Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1944-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Tome 73 \u2014 Numéro 2 MONTRÉAL, FEVRIER 1944 Bulletin de ['Elssociation des (Médecins de Langue Française de l'tmérique ou Mord (Fondée à Québec en 1902) LAUAnion abédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph 53%, rue Saint-Louis Montréal Québec TéL: LAncaster 9888 PV ler fi cS Angulair cS .Par sa seule habileté a établir et à maintenir des standards élevés et à fabriquer des produits nouveaux et utiles au contrôle de la maladie, un fabricant de produits pharma- e ceutiques peut devenir un agent efficace dans le monde médical. e © © \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1837335 .155 Un sédatif et antispasmodique puissant mais sûr PULVETS BUTYLONE HARTZ Le Butylone de Hartz exerce une action hypnotique rapide | quoique relativement brève et, par conséquent, il s'avère très avantageux comme sédatif pré-anesthésique.Le Butylone de Hartz est l'un des composés barbituriques agissant le plus rapidement.On peut donc l'administrer a des doses assez élevées avec le minimum de danger pour a, le malade.| for Le Butylone de Hartz est un analgésique efficace en obstétrique | ou, A L I et peut être associé a l'hyoscine ou à la morphine.| TH EL.E H AR I 7 co, LIM ITED 1454 McGill College me 2e i Er Th 5 32-54 Grenville st ~~ TORONTO | \" 4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 5 Sou lagement agréable des symptomes douloureux CYSTITE, de la PYÉLONÉPHRITE, de la PROSTATITE, de l'URÉTRITE [> soulagement symptomatique, prompt et efficace, réalisé par inistration du Pyridium est très réconfortant pour le malade souf- de troubles urinaires douloureux tels que: mictions douloureuses, jieuses et fréquentes, ténesme et irritation périnéale.23 malades qui ont bénéficié d\u2019un soulagement efficace et rapide de douleurs par l\u2019emploi du Pyridium éprouvent une grande confiance s leur médecin et son traitement.se Pyridium est facile à administrer et peut être continué pendant |la durée de la cystite, de la pyélonéphrite, de la prostatite et de l\u2019uré- La dose orale moyenne est de 2 comprimés trois fois par jour.+RCK & CO.LTD.Falricants chimistes Nt dre (A M Pyridine GEL ; MONTREAL - TORONTO SOMMAIRE (Suite) ANALYSES .222111111111 111157 PHTISIOLOGIE L'hémorragie de la tuberculose pulmonaire (157).CHIRURGIE Le cancer du sein: II Critère d'opérabilité (157).Amputation non traumatique au tiers inférieur de la cuisse dans les maladies vasculaires des extrémités (158).Pan- créatico-duodénectomie en un temps (158), Iléite régionale (158).NEURO-PSYCHIATRIE Les pseudo-tumeurs cérébrales d'origine inflammatoire non spécifique (159).Etudes des réflexes dans le traitement par électro-choc (161).PEDIATRIE L'érythroblastose fœtale et le facteur Rh (161).Le traitement simplifié de l'ophtalmie gonococcique des nouveau-nés par la chimiothérapie (162).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Eruption fixe, conjonctivite et fièvre dues au sulfathiazole (162).Résultats d\u2019un questionnaire sur les tests cutanés (163).Alopécie marginale traumatique par traction sur les cheveux (163).ELECTRO-RADIOLOGIE Les signes radiologiques de la persistance du canal artériel (163).SOCIETES .2 2° 24444444 « .164 Société Médicale des hôpitaux universitaires de Québec.Séance à l'Hôtel-Dieu de Québec, le ler octobre 1943 (164).\u2014 Séance à la Clinique Roy-Rousseau, le 15 octobre 1943 (165).\u2014 Seance a l'hôpital du Saint-Sacrement, le 5 novembre 1943 (165).\u2014 Séance à l'hôpital Laval, le 19 novembre 1943 (169).\u2014 Séance à l'Université Laval, le 3 décembre 1943 (170).Société de Chirurgie de Montreal.Seance du 17 novembre 1943 (172).Société de Gastro-Entérologie de Montréal.Séance du 15 décembre 1943 (173).Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame.Séance du 21 octobre 1943 (174).\u2014 Séance du 18 novembre 1943 (182).Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Sainte-Justine.Séance du 27 novembre 1943 (190).Société de Biologie de Montréal.Séance du 21 décembre 1943 (192).NECROLOGIE .19 REVUE DES LIVRES .193 NOUVELLES .« « « « + « « .184 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Ampoules Reticulogen\u2019 (Extrait de Foie Parentéral avec Vitamine B,, Lilly ) , EXTRAIT DE FOIE DE HAUTE EFFICACITE SOUS UN VOLUME RESTREINT \u201cRETICULOGEN\u201d est purifié et concentré de façon que le petit volume de 0.5 cc.donné à intervalle de sept à dix jours, est suffisant pour maintenir une réaction suffisante de globules rouges dans les anémies macrocytiques.L\u2019efficacité de \u2018Reticulogen\u2019 est démontrée de façon positive par l\u2019épreuve clinique actuelle.Avant qu\u2019une quantité préparée ne soit mise À la disposition du médecin, elle est standardisée par l\u2019administration à des cas bien connus d\u2019anémie pernicieuse en rechute.Chaque centimètre cube de \u2018Reticulogen\u2019 ne contient pas moins de 3 mg.de chlorure de thiamine (1,000 unités Internationales de vitamine B1) ce qui est une addition efficace au traitement de certaines anémies.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED lly TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmérique ou Mord Fondée à Québec en 1902 1L' Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, E.Saint-Jacques (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, À.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Léon Gérin-Lajoie - Roma Amyot Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Edouard Desjardins Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, Yves Chaput, René Dandu- rond, R.Doré, Guy Drouin, Roger Dufresne, Roland Dussauit, J.-C.Favreau, De la Broquerie Fortier, L.-H.Gariépy, Emile Gaumond, H.Gélinas, À.Gratton, Georges Hébert, Pierre Jobin, À.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Paul La Rochelle, C.Lefrançois, Sylvio Leblond, J.LeSage, À.Magnan, Emile Maranda, Antonio Martel, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 1774 PROPRIETES THERAPEUTIQUES: Les gouttes de SEDANTYL a base de benzoate de benzyle et d'or thoformiate d'éthyle, sont l'antispasmodique idéal des muscles lisses.Comparables, comme action, qux alcaloïdes de l'opium, elles n'en ont pas les incon- vénients et peuvent être ingérées à doses relative- ment élevées, sans occasionner aucune action toxique sur le système nerveux.INDICATIONS: Tous les spasmes des muscles lisses en général: Asthme vrai, Dyspnées nerveuses, Spasmes bronchiques, Coqueluche, Hoquet persistant, Diarrhées douloureuses, Dysménorrhées, Coliques utérines, Hypertension, Angine de poitrine, Spasmes des vaisseaux sanguins, Vomissements de la gros- sesse et des nourrissons, etc.Présentation: Flacon compte-gouttes de 30 et 60 c.c.MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue Saint-Denis \u2014 Montréal EN, 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Bulletin de I\u2019 Agsociation des \u2018Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 T' Union lIDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: C.-A.Gauthier Vice-Présidents: L.-C.Simard et J.-A.Denoncourt Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.C.-A.Gauthier, A.LeSage, L.-C.Simard, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.Jacques-D.Clerk, publiciste.COMITE DE PROPAGANDE MM.[T-A.Mousseau, | L.Gérin-Lajoie.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé, M.P.P.(Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités. 11/7 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, fév.1944 11 Rencontrez-vous plus de Ouberculose chez vos Clients?EPREUVE A LA TUBERCULINE (Vollmer) Lederle OUS devriez dépister la tuberculose avec plus de facilité aujourd\u2019hui car, grâce a l\u2019intensification de la recherche de cette maladie, de plus en plus on la découvre dès ses débuts.Parmi les diverses méthodes employées pour déceler la tuberculose dès ses débuts, l\u2019Epreuve a la Tuberculine (Vollmer) Lederle occupe une place importante à côté des rayons-X et de l\u2019intradermo-réaction de Mantoux.Le Vollmer s\u2019est acquis la faveur du corps médical pour les raisons suivantes: ® Il est d\u2019application simple.® 11 donne des résultats stirs.® Les enfants et les adultes s\u2019y soumettent volontiers.Prenez I'habitude de faire un Vollmer lors de chaque examen physique! Demandez des échantillons et des notices.ederle PRÉSENTATION: Pochettes individuelles et boîtes de 10 et de 100.1396 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, Canada TORONTO, Ont.\u2014 64-66 est, rue Gerrard.ST-JEAN, N.-B.\u2014 181, rue Union.EDMONTON, Alta \u2014 10056 - 100e rue.Dépôts au Canada: VANCOUVER, B.-C.\u2014 883, rue Howe.WINNIPEG, Man.\u2014 219, rue Kennedy.Pa 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 OFFICIERS DE l'Association des (Dédecins de Langue Française de l'Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 © DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, RE.VALIN, Ottawa.Ottawa.Donatien MARION, Montréal.; © Oscar MERCIER, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER-GÉNÉRAL Che.VÉINA, Québec.Donatien MARION, .326 est, Blvd Saint-Joseph, Eugéne GAULIN, Ottawa.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.® COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-président.J.-F.-A.FONTAINE, 2e \u201d J.-A.DENONCOURT, 6e i: Albert SORMANY, 3e \u201c ; J.-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sén., 4e \" C.-A.GAUTHIER, Trésorier.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, - Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.e MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1946 LAFRAMBOISE, J.-M, 692, Ses ane e 0 Ottawa .1946 BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .1944 LAROCHELLE, \u2019).- -R., Manchester, N.H.1944 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta L !: : .1946 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal! 1944 BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.Lo 1 1 ! 1944 LEMIEUX, LR 17, Ste-Ursule, Québec 1944 BIBAUD, B., Valleyfield .1944 MICHAUD, ose Jaw Saskatchewan .j 1946 BLAIN, \u2018Emile, 3464 St-Denis, \u2018Montréal .1944 MILOT, Poe oT tafford Road, Fall River .1944 BLANCHET, R., » Couillard, Québec .1944 PANNETON, Auguste, Trols-Riviéres.1946 BOHEMIER, era! St- Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass, .1946 CARON, Sylvio, Master, Québ 1944 PERRAS, |.-E., Hull 10 1944 CHOLETTE, 1451\" Blvd St-Joseph Est, Montréal 1946 PERRON, Jos, Shawinigan .1946.CLOUTIER, Victor, St-Ceorges, Beauce .1944 PHENIX, G., St-Jean .1944 OLLIN, Donat, St-Boniface, Manitoba 1946 PIETTE, Ed.Joliette 1946 D'ARG ENCOURT, Guy, Drummondville 1946 POWERS, A., Hull 0 1946 DES se Li CIA hy | A (rove co) ve = -Hube ontrea .DUBE, Edmond, 6bSS, St-Denis, Montréal .: 1646 RIGHARD: ph 168 est.Laure Ottawa ots DUBE, LF.Notre-Dame du Lac 194$ SMITH, Pierre, 300, Carré St-Louls, Montréal [1344 DUFAULT, Paul, Rutland State Sanat., Rutland Mass.1946 TANCUAY.R, Sudbury.Ont : 1946.DUMAS, F.-A., Chicoutim .1944 2 ry.oo | GAUTHIER.Hare-£., Wooniockt, R.I 1946 TASSE CoE.Sorcester Sherbrook Montrée 1944 GAUTHIER, P.-P., 47.Hazelwood, Montréal .1946 fue 3n e, Montr LACHARITE, V., St-Célestin .; ! 1944 j VIGER, J.-A, St-Hyacinthe .1944 ISF L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 13 GALATESI rébuir Les MINUTES ex SECONDES DANS LA RECHERCHE DU SUCRE DANS LES URINES Ce réactif dec épargne du temps el élimine l'ennui de .L'ÉBULLITION D'ÉLROUVETTES EXCELLENTE MÉTHODE DE RECHERCHE DU SUCRE DANS LES URINES, en 30 SECONDES 1.Un peu de poudre Galatest.2.Une goutte d'urine.S'il y a présence de sucre \u2014 changement instantané de couleur.ET VOILÀ TOUT ! Les diabétiques accueillent favorablement ce réactif sec.À la maison ou ailleurs, Galatest facilite à vos malades leur méthode de recherche du sucre dans l'urine.Le petit nécessaire Galatest contient tout ce dont le malade a besoin pour une analyse complète.Notices descriptives sur demande.PUBLICITÉ ACCEPTÉE DANS LE JOURNAL DE L'AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION.APA THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 153 ouest, rue Lagauchetiére, Montréal 14 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Nonobstant la qualité de la composition de Viadol, ce produit donne au médecin UN POINT D'APPUI dont la base repose surtout sur des résultats cliniques.Résultats qui confirment la valeur formulaire constituée des éléments essentiels à la croissance normale des enfants.Résultats qui démontrent la valeur thérapique de Viadol dont la formule rallie les données nouvelles aux données anciennes.Formule qui infère, par l'expérience clinique, des effets thérapeutiques et qui apporte une sécurité d'ordonnance au médecin.Un poini d'appui : VIADOL Composition: La dose quotidienne fournit en: Sir.iodo-tannique 180 m.5 ue .pe Vitamine A 2500 U.l.Médicament alimentaire et tonifiant Vitamine D 2000 U.I.om Fer assimilable 1-20 gm pour la croissance et le maintien de Calcium soluble 1 grn , , Ext.de foie 1 once la santé de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent.(standardisé) Malt, q.s.Posologie: ° Une cuillerée à thé rase, trois fois par jour, avant les repas.Présentation: En pot de 107 oz.Laboratoire NADEAU Limitée 100 ouest, rue St-Paul, Montréal.; ,Ç \u2018Qualité intrinsèque + Véracité formulaire = NADEAU\u201d NN L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, fév.1944 15 Casgrain & Charbonneau Ltée présente : DECRIGENE avec VITAMINE \u201cA\u201d Concentré par excellence d'Huile de Foie de Morue.Il n'en retient que les principes actifs (Vitamines À et D), en très grande concentration, puisque chaque goutte contient: 1000 Unités Internationales de Vitamine \u2018A\u2019 500 Unités Internationales de Vitamine \u2018\u2019B\u2018\u2019 x Cette préparation est de tout repos car, a) Le concentré Vitamine À a été extrait et titré par les Laboratoires de la Distillation Products Inc., Rochester, N.Y.(Molecular Distillation Process).b) Le concentré Vitamine D a été extrait et titré par les Laboratoires de la Wisconsin Alumni Research Foundation (Steen- bock Process).Préparé sous la surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., B.Ph.Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant Bactériologiste.Pharmaciens-Chimistes, Analystes, Biochimistes, Diplômés de l'Université de Montréal.* Echantillons et Littérature sur demande DECRIGENE avec vitamine \u201cA\u201d vous parvient en a MM.les Médecins seulement.bouteilles de 9 cc et de 60 cc.Casgrain & Charbonneau Limitée Spécialité du Laboratoire. 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Les compatimés de ZYMION LABORATOIRES COUTURIEUX dans les diverses formes de La composition est la suivante (par capsule et en grammes): Extrait sec de levure de bière (Levurine Extractive) 0 Gr.10 Soufre colloïdal .0Gr.05 Etain colloidal .+.O0GCr03 Manganése colloidal ce ee .0Gr.02 Lithium colloidal .+.+.+.0Gr.0l DOSE.La dose moyenne est de 6 à 8 capsules par jour, mais le ZYMION ne présentant aucune contre-indication, on peut facilement doubler les doses indiquées.(60 capsules par flacon.En flacons de 500 et de 1000 pour les médecins.) Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.NUCLÉARSITOL ROBI GRANULE - COMPRIMÉS .INJECTIONS MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE 2-0 > Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cmc GRANULÉ et COMPRIMÉS hate de Soude 0.05 Cee hot de $ ude 00135 Glycérophosphate de Soude O.cérophosphate oude O.y phosp Nucléinate de Soude .0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Méthylarsinate discdique .0.01 Grammes, par culllerée-dose Gms.par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal._ 4 xs PÈRES DE LA MÉDECINE PARACELSE (1493-1541) Médecin, chimiste, philosophe, Auréole-Philip- Théophraste Bombast de Hohenheim (nom qu'il latinisa lui-même en Paracelsus) naquit à Einsie- deln.Il parcourut l'Europe et peut-être l'Orient, cherchant des mines et des adeptes du grand art.I] disait que l\u2019illumination supérieure rend les livres et la science superflus et qu'il suffit de s'appliquer à la kabale.Appelé à Bâle pour y professer la chirurgie, des cures heureuses lui apportèrent une très grande réputation.Propagateur de chimères, il niait l'autorité d'Hip- pocrate et déclarait que \u2018\u2019les cordons de ses souliers en savaient plus que Galien et Avicenne\u201d\".Concédons-lui cependant qu'il fut le champion de l'étude indépendante et du droit de s'éloigner des idées reçues.Ses travaux font de lui, en quelque sorte, un des pères de la chimiothérapie.Rappelons aussi qu'il fut l'ennemi juré de la polypharmacie et de cette panacée d'autrefois, la saignée à tout bout de champ.Clares E.Gnosst et Cie a rédigé ces brèves notices biographiques à l'intention de MM.les médecins canadiens de langue française. 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A M.L.F.A.N-\u2014-Montréal, février 1944 De récentes observations permettent de croire que bon nombre des malades traités aux sulfonamides acquièrent à l'égard de ces agents chimiques une certaine sensibilisation (terme qui, pour quelques auteurs, serait synonyme d'anaphylaxie ou d'allergie), sensibilisation qui peut durer assez longtemps.Nous conseillons donc de restreindre leur administration au traitement des maladies graves dont les sulfo- namides sont les remèdes spécifiques et de continuer de recourir, pour le traitement des affections bénignes, aux comprimés d'Acetophen et d'Acetophen composé. L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014BULLETIN \\.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1944 19 T2, COMPOSE d''ACETOPHEN\" Us ET CODEINE Comprime No 222 \u2018Hrwosst\" } Acetophen - - - = = - - 31 grains Phénacétine - - - - - - = - 2V2 grains Citrate de caféine - - - - - = - V2 grain Phosphate de codéine - - - - = - Ya grain I @ Comprimé No 282 Host Même formule que celle du comprimé no 222, avec Y4 grain de phos- Ii phate de codéine.2 @F- Comprimé No 292 \"Frost\" Même formule que celle du comprimé no 222, avec Va grain de phosphate de codéine.INDICATIONS: Rhumatisme articulaire aigu, grippe, rhumes ordinaires, lumbago, sciatique, céphalalgie, dysménorrhée.Douleurs consécutives à un trauma ou à une opération.DOSE: 1 comprimé, avec de l\u2019eau, 2 ou 3 fois par jour, au besoin.Se A \\ N\u2019entraîne la formation d\u2019aucune habitude.Fourni, sur ordonnance, en toute quantité que le médecin croit nécessaire à un traitement complet.el pour les enfants: COMPOSÉ d'\u2019ACETOPHEN \u2018 COMPOSÉ d'\u2019ACETOPHEN \u2018 Comprimé no 263 \"Srosst et CODEINE Comprimé no 273 \"Shoost\u2019 Acetophen - - - - - 7 grain \u201cAcetophen\u201d - - - - - 7 grain Phénacétine - - - - - 58 grain Phénacétine - - - - - % grain Citrate de caféine - - - Ya grain Citrate de caféine - - - Y grain Phosphate de codéine - - - 1/32 grain 1 .(Va de la force du comprimé no 217) (Va de la force du comprimé no 222).Couleur rose.Couleur rose DOSE: de 1 a 3 comprimés par jour, au besoin.Afin que le malade ne puisse reconnaître la formule, ces comprimés ne portent que la lettre F, en creux, et les comprimés nos 257, 262 Depuis 1899, cette morque et 282 sont de cou- conadienne est le symbole de leurs différentes.préparations pharmaceutiques supérieures.ÉGALITÉ DE PRIX ET DE QUALITÉ, PRESCRIVEZ { PRODUIT CANADIEN! D 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.\\.N.\u2014 Montréal, février 1944 \"OSTOGEN-A\" Réunissant les vitamines À et D sous forme d\u2019une VITAMINE D préparation unique, concentrée et d\u2019une efficacité constante, l'Ostogen-A offre cinq avan- 14,000 unités int.par gramme tages qu'on ne trouve pas dans l'huile de foie de morue: (500 par goutte) Ni goût ni odeur désagréables.VITAMINE A 28,000 unités int.par gramme (1000 par goutte) Ne provoque ni dérangement d'estomac.Ni régurgitation.Administration facile, dosée à la goutte.Très économique\u2014ne coûte au malade que le par jour.INDICATIONS: Grands et petits enfants \u2014 grossesse et allaitement.Prophylaxie et guérison du rachitisme et de la tétanie.L'Ostogen-A aide aussi à prévenir la carie dentaire, accroît la résistance aux agents infectieux, et maintient la calcémie ainsi que l'intégrité du tissu épithélial.DOSE: De 1 à 3 gouttes par jour (au moyen d'un compte-gouttes de précision).PRÉSENTATION: Flaçons de 6 cc.(assez pour 78 jours) et de 15 cc.(195 jours).\"OSTOGEN\" (VIOSTÉROL CONCENTRE) \\ À prescrire dans les cas où la vitamine À n'est pas censée nécessaire.Contient 1000 unités int.de vitamine D par goutte.DOSE: de 1 & 6 gouttes par jour (au moyen d'un compte- gouttes de précision).Présentation: flaçons de 6 et 15 cc.Charles GE SOI & Co.Depuis 1899, cette marque canadienne | | MONTREAL CANADA est le symbole de préparations pharmaceutiques supérieures.A b PR X D () A i HD 2 NN PROD A N A 1) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 21 mm LA VITAMINE D DEVRAIT-ELLE ETRE ADMINISTREE SEULEMENT AUX NOURRISSONS ?LA VITAMINE D a donné de si bons résultats dans la prévention du rachitisme chez le nourrisson, qu\u2019on a peu insisté sur la nécessité de continuer son administration après l\u2019âge de deux ans.Cependant, une étude histologique approfondie a démontré l\u2019existence du rachitisme à un taux exceptionnellement élevé chez les enfants de 2 à 14 ans.Follis, Jackson, Eliot et Park * rapportent que l\u2019autopsie pratiquée chez un groupe de 230 enfants de cet âge a révélé que la fréquence totale du rachitisme était de 46.5%.Des transformations rachitiques furent observées même jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, et l\u2019incidence fut plus élevée chez les enfants mourant d\u2019une affection aiguë que chez ceux mourant d\u2019une maladie chronique.Les auteurs concluent: « Nous doutons que le rachitisme bénin, tel que nous le rencontrons chez plusieurs de nos enfants, puisse nuire à une bonne santé et au développement normal, mais nos recherches entières démontrent bien la raison de prolonger l\u2019administration de la vitamine D jusqu\u2019à la limite d\u2019âge que nous avons étudiée, 14 ans.Ces recherches indiquent surtout la nécessité de surveiller le rachitisme et de prendre les moyens nécessaires pour protéger les enfants malades contre cette affection.» * R.H.Follis, D.Jackson, M.M.Eliot et E.A.Park: Prevalence of rickets in children between two and fourteen years of age.Am.J.Dis.Child.66: 1-11, July 1943.L\u2019'OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD, associé à d\u2019autres huiles de foie de poisson et Viostérol, offre une source efficace de vitamines À et D, que les enfants plus âgés accueillent favorablement parce qu\u2019on peut l\u2019administrer en petites doses ou sous forme de capsules.Cette administration facile favorise son usage tout le long de l\u2019année, y compris les périodes de maladie.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD fournit 60,000 unités de vitamine À et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 et de 50 cc., et en boîtes de 48 et de 192 capsules.Présenté selon l\u2019éthique.MEAD JOHNSON & COMPANY, Belleville, Ontario. 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 T' Union \u2018Bédicale ou Canada Fondée à Québec en 1902 CONDITIONS DE PUBLICATION: « L'Union Médicale (du Canada)» paraït tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord.© ABONNEMENT: L'abonnement est de cing dollars par année.Les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ont droit, de ce fait, à la réception du Journal ainsi que tous les médecins qui font partie des Sociétés Médicales des divers états et provinces.© COLLABORATION: Seuls les travaux inédits sont acceptés.© ILLUSTRATIONS: « L'Union Médicale » assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail, pourvu que les auteurs fournissent des photographies et des dessins convenables; les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.EXTRAITS: L'auteur peut obtenir des extraits pourvu qu'il en assume les frais et qu'il en fasse la demande à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.© TARIF: Sans page de titre, tel que publié dans la revue: | 4 pages 8 pages 16 pages 32 pages 100 .$3.50 $ 5.50 $ 8.25 $13.75 200 Ce eee ee 6 4.25 6.50 12.25 18.00 500 ee eee eee 6.00 11.50 18.75 29.00 1000 eee eee eee 9.50 16.50 25.50 36.50 La page de titre comprenant 4 ou 5 lignes de texte sera fournie au prix de $1.50 pour les frais de composition, et les corrections d'auteur devront être payées au prix de l'heure.Couverture imprimée en noir, qualité et couleur or de la revue: 100.2.2 2222244 2 2.+ .$ 5,00 200.2.1 202020444444 4e eee 6.50 500.2 2 204040404444 6 66e 11.00 1000 .2.2 4 204040444806 eee 18.50 Tous ces prix sont susceptibles d'être majorés de la taxe fédérale et de la taxe municipale s\u2019il y a lieu, et de toute autre taxe qui pourrait survenir.BIBLIOGRAPHIE: L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.: PUBLICITE: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonres est fovrni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, blvd Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 23 1/77 272 gry on wn mg \u2014 2 \u201crer à hos hd Kn of wi J 4 4 io A DE DEUX PUISSANTS AGENTS EE ASSOCIES k.Vaso-constriction puissante et bactériostase efficace combinées en un seul composé chimique stable.(L\u2019efficacité de ces deux agents west aucunement amoindrie.) Pour répondre à la vaste demande, la division membrane muqueuse que la Néo-Synéphrine, de recherches de Stearns a réuni en un composé Sans effets secondaires désagréables \u2014 asso- chimique stable les propriétés vaso-constrictives ciée à l'efficacité bactériostatique du sulfathia- ; na - 2x ; le sodique.de la Néo-Synéphrine et l'action bactériostatique \u201c° ., 4e d lathi Y Le q Facile et sûre à administrer, la Néo-Synéphrine- 4 Sudathazoie.Sulfathiazolate fournit à la profession médicale un puissant agent nouveau dans le soulagement des symptômes du rhume et de la sinusite.LA NÉO-SYNÉPHRINE SULFATHIAZOLATE \u2014 dans le traitement local du rhume et de la sinusite \u2014 est présentée en flacons de 1 once (avec compte-gouttes) et en flacons de 16 onces en solution tampon à 06 pour cent limpide dans un véhicule approximativement tsotonique.EA ma VOT A ; Frederick, A.À O4 1 444 & Company La Néo-Synéphrine Sulfathiazolate réalise la même décongestion rapide et prolongée de la OF CANADA, LIMITED Depuis 1884 \u2026 fabricants de médicaments indispensables à l\u2019armamentarium du médecin.JEW YORK, KANSAS CITY, SAN FRANCISCO, DETROIT, MICH., WINDSOR, ONTARIO, SYDNEY, AUSTRALIE, AUCKLAND, N.-ZELANDS. 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Depuis longtemps se faisait sentir le besoin d'un composé mercuriel diurétique puissant, dont l'administration par voie orale produirait des résultats efficaces.Une telle préparation se montre très avantageuse non seulement comme complément à la médication parentérale, mais aussi lorsque l'on ne peut utiliser la voie injectable.L'administration orale des comprimés de Salyrgan-Théophylline a donné des résultats diurétiques satisfaisants dans un grand nombre de cas.Cependant, on obtient des résultats plus constants par l'administration de la solution de Salyrgan-Théophylline par voie intraveineuse ou intramusculaire.Salyrgan-Théophylline est présenté sous deux formes: COMPRIMÉS (kératinisés) en flacons de 25, 100 et 500.Chaque comprimé contient 0.08 grm.de Salyrgan et 0.04 grm.de théophylline.SOLUTION, ampoules de 1 cc., en boîtes de 5, 25 et 100; et en ampoules de 2 cc., en boîtes de 10, 25 et de 100.Documentation envoyée sur demande.Publicité acceptée par l'American Medical Association.Marque de commerce enregistrée au Canada et æux Etats-Unis.WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l\u2019usage de la Faculté.Succursale au service de MM.les médecins Administration et laboratoires à: du Québec: 1019 ouest, rue Elliott, Immeuble \u201cDominion Square\u201d WINDSOR, Ontario.MONTREAL, P.Q. .L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 25 La femme d'âge moyen prend aujourd'hui une part active à la vie économique du pays: la tranquillité d'esprit lui est nécessaire.La perte de temps à l'usine ou à la maison ne peut jamais être compensée.Il importe donc de maintenir le moral de la femme au plus haut degré possible, afin d'assurer un travail ininterrompu.A la ménopause, la plupart des femmes se soucient moins de l'incapacité de concevoir que de l'indifférence à l'égard des relations sexuelles, susceptible d'ébrécher le moral et d'entraîner de l'inaptitude au travail.L'observation clinique a démontré que, de toutes les substances œstrogènes naturelles, produites synthétiquement, le dipropionate d'œstradiol manifeste, à égalité de poids, l'effet le plus prolongé.La Di-Ovocyline influence favorablement le psychisme : c'est un fait reconnu en clinique; son emploi aide à relever le moral chez la femme à la ménopause.Littérature sur demande DI-OVOCYLINE > LUVIN EY & LLG 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L FAN.\u2014 Montréal, fév.1944 | Depuis 1923, époque où, pour la premiière fois, Lorenz et ses collaborateurs conseillèrent l\u2019emploi du \u201cTrypar- L A samide Merck dans le traitement de la paralysie générale a sa période primaire, sa valeur thérapeutique, dans les | M É D I C A TI O N cas dlistincts de syphilis cérébro-spinale, a été de plus en plus reconnue.On ne peut compter .sur des résultats favorables dans DE C H O 1 X les cas avancés de paralysie générale ou de tabes.Cependant, lorsque la thérapeutique est instituée dès le || début et se prolonge assez longtemps, l\u2019administration d ans le du Tryparsamide Merck a pour effet de ralentir le processus lésionnel et de prolonger la durée de la vie.Le Tryparsamide Merck est indiqué non seulement dans © traiteme nt de la la paralysie générale, mais il s\u2019avère efficace aussi dans le traitement du tabes -dorsalis, de la neuro-syphilis méningée et certaines autres formes de SYPHILIS NERVEUSE avantageusement employé amocié à le pyrétothérapie.Spamalititangd og Riper AG USA AK X Un agent thérapeutique | i ACCEPTED MERIC MEDICAL de grande valeur dans Achetez la syphilis nerveuse davantage des Certificats D\u2019Epargne de Guerre BROCHURE ILLUSTREE sur la chimiothérapie de la neuro-syphilis envoyée sur demande.MERCK & CO.LIMITED Faliccants chimistes MONTREAL - TORONTO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 CASGRAIN & CHARBONNEAU LTEE présente : \u2018| ODOSYL avec VITAMINE \u201cC\u201d Calcium .Phosphone Iode .Vitamine \u201cC\" Une ARME puissante contre l'INFECTION chez les ENFANTS causée généralement par: l.la mauvaise ou sous-alimentation 2.une déficience en Vitamine \"C\u201d IODOSYL AVEC VITAMINE \u201cC\u201d 1) est donc d'un grand secours dans les cas: de croissance difficile, de rachitisme, de croissance trop rapide, de nervosité, d'anémie, d'adénite, 2) accroît la résistance et confère une certaine immunité contre les maladies d'origine mi- crobienne: pneumonie influenza coqueluche grippe diphtérie tuberculose pulmonaire.Préparation très agréable au goût, facilement assimilable, même pour les estomacs les plus délicats.Préparé sous la surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., B.Ph., Echantillons et littérature sur demande à Messieurs les Léopold Bergeron, B.Â., B.Ph., Asst-Bac- Médecins seulement.tériologiste.Pharmaciens, Chimistes, \u201cIODOSYL AVEC VITAMINE C\u201d vous parvient en bou- Analystes, Biochimistes, Diplômés de teilles de 16 oz., 80 oz.et 160 oz.l'Université de Montréal.A CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITEE \u2014 MONTREAL EEE _\"_\u2014 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 | S TOI RE\" DE C A Si ÜBSERVATION CLINIQUE NO 2 Patient B.M.\u2014 Age 60 \u2014 Journaliste Réaction de Wassermann ++++ Liquide céphalo- rachidien Positit Réaction de l'or colloidal 5554432211 ANTECEDENTS Durant la dernière Grande Guerre, le patient fut atteint d\u2019une balle dans les parties charnues et pendant les traitements au postérieur il fit montre de déséquilibre mental.1916.Plus tard, à cause de perversion sexuelle, d\u2019outrages à la loi et à la décence, on le séquestra, d\u2019où il résulta un fort penchant à la réclusophobie.Au début, les activités sexuelles furent intermittentes.Le patient admet Dans ce cas, les traitements furent des plus inadéquats.Le patient a eu trois enfants légitimes; aucun autre digne de mention.Révélons qu\u2019à cette époque on remarqua une aberration bien définie des idées.Ses mouvements d\u2019exaltation patriotique étonnèrent parents et amis.(Ex.: durant un voyage en chemin de fer, il s\u2019imagina commander un assaut militaire contre la capitale de son pays.) Le patient vivait dans d\u2019immenses appartements afin de contenter ses goûts d'espace, d'expansion; aussi pour loger confortablement son thorax volumineux et sa lourde corpulence.MALADIE ACTUELLE La déchéance morale et physique du patient date de 1930.En 1935, au cours d\u2019un voyage en Ethiopie, le patient tira de la vie des conclusions d\u2019un noir pessimisme.En 1940, en France, il commit des crimes de lâche agression (Ex.: Un coup de poignard dans le dos.), se révélant ainsi déplorablement déséquilibré.En 1942, pendant qu\u2019il assistait aux courses «cross-country» en Tunisie, 1! fut irrémédiablement atteint de dépression mentale et physique.En dépit du fait que le patient s\u2019est réfugié dans un sanatorium d\u2019incurables, une sorte de glas lui annonce son destin implacable.DIAGNOSTIC Parésie générale du dément.THERAPEUTIQUE Lourds métaux (Eisenhower).Réclusion et repos (Gestapo).Plomb .308.REMARQUE: Le patient refuse catégoriquement de prendre de l'huile de ricin sous prétexte qu\u2019il l\u2019a déjà administrée à d\u2019autres avec résultat médiocre. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 29 TABLETTES EN PLUS DU FERLES TABLETTES FERONOL contiennent 215 grains de Sulfate de Fer en plus du Sulfate de Cuivre, la vitamine B complexe et de l\u2019Extrait de Foie.LES TABLETTES FERONOL sont indiquées pour le traitement de l\u2019anémie primaire et secondaire, durant la période de grossesse, et pendant la convalescence.LES TABLETTES FERONOL peuvent être prescrites \u2014 deux _ tablettes trois fois par jour \u2014 elles sont présentées en bouteilles de 60.Ik FRANK W.HORNER LIMITED A MONTREAL CANADA 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Spartosal Isovalerianate Neutre de Spartéine SEDATIF CARDIO -VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE * / \u2018 \\ Dragees de Spartoval (dosees a O gr, 05,) 2 à 6 par jour.ee dt CN 4 0.¢ Ethylphénylbarbiturate Neutre de Spartéine NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE «EQUILIBRANT » du Système nerveux végetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'\u20acthylphénylmalonylurde et 0.015 de sparteine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 15 à 4 \" .= | LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents, pour .le .Canada: .VINANT .Ltée\u201d 200, rue Vallée, MONTREAL ] ,, ; .ve Kos A Ct evs a ses 2 300 1 , » * > * v .9 Che deen aes, E L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 \u201cElastoplast\u201d dans le traitement des Entorses \"APPLICATION d\u2019un bandage « Elastoplast » sur le joint, le muscle ou le ligament soulage la douleur, contrôle l\u2019enflure et la formation d\u2019hématome.Le traitement précoce permet au malade de se servir de son membre blessé et abrege la période d\u2019inactivité.Le bandage doit couvrir plusieurs pouces au-dessus et au-dessous de la partie affectée; par exemple, dans les entorses du joint de la cheville, le bandage devrait commencer à la base des orteils et se terminer à la partie supérieure du mollet.Le bandage doit être bien tendu \u2014 un bandage appliqué trop lâchement ne soulage pas les symptômes.Le bandage « Elastoplast » offre l'association d'une surface adhésive spéciale et les propriétés remarquables du tissu « Elastoplast » de s\u2019étendre et de se rétrécir, offrant ainsi le degré exact de compression et de fermeté.Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith and Nephew, Ltd., Hull.31 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 = = = - a : MIDY 2 2 # Ji \u201cREGULATEUR DE LA #4 dis CIRCULATION VEINEUSE \" 9% it TROUBLES de la PUBERTE et de la ue 4 = & LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL G ENATRO P I N E Paralysant du vague POLONOVSKI et NITZBERG.Propriétés: Sédatif de l'hypersécrétion et de l'hypermotricité digestive.: Toxicité d'environ 200 fois plus faible que celle de l'Atropine.Indications: Hyperchlorhydrie, Spasmes digestifs, Vomissements, Aérophagie, Coliques, Diarrhées.Posologie: La dose moyenne est de 4 à 6 granules par jour.Si l'on prescrit les gouttes, on en donnera 10 & 30, deux ou trois fois par jour, deux heures après les repas.Les injections sous-cutanées se donnent à raison d'une à trois ampoules par jour.Présentation: Granules cu 2 mor.flacon de 60 granules.Gouttes, solution & 1.5 p.1000, flacon de 20 c.c.Ampoules dosées à 2 mar.boîte de 10 amp.de | c.c.\u2018 Laboratoires AMIDO Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. hy Pour faire analyse QUALITATIVE DU SUCRE DANS L\u2019URINE avec .CLINITEST L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 33 S DE FLAMME - - PAS DE BAIN D'EAU - - PAS DE CHALEUR Une méthode employant des comprimés et basée sur la issi simple que ceci.xites tomber 5 gouttes d'urine (LA c.c.) 2 Ajoutez 10 gouttes d'eau (2 c.c.).ans le tube à essais ou éprouvette.Faites tomber un Comprimé Clinitest dans le tube.Attendez la réaction.puis comparez avec l'échelle des couleurs qui indique la quantité de sucre contenu dans l'urine jusqu'à 2 pour cent.EST TOUT.ide poudre à renverser.Pas de réactifs à mesurer.L'analyse se fait facilement uelques secondes, par le médecin, l'aide de laboratoire ou le patient.En plus de servir de récipient pour l'urine diluée, le tube Clinitest est un facteur qui contribue à la précision des analyses.D'après la sixième édition de \u2018\u2019Physiological Chemistry\u201d, par Matthews, page 41.tous les sucres réducteurs dans des solutions chaudes et fortement alcalines se trouvent oxydés à divers degrés par l'oxygène présent dans l'atmosphère.Lorsqu\u2019un comprimé Clinitest réagit dans une solution aqueuse, une quantité de CO» est libérée.On a trouvé des preuves que dans l'espace restreint du tube à essais, ce gaz agissait comme barrière contre l'introduction de l'oxygène atmosphérique dans la solution chaude et alcaline.Ecrivez pour recevoir de la documentation descriptive.En vente à la maison qui vous fournit des accessoires chirurgicaux ou à votre pharmacie d'ordonnances.Fee réduction du cuivre POUR LABORATOIRES Le Nécessaire Clinitest pour Laboratoires contient 10 fioles de 25 comprimés chacune .250 analyses .un compte-gouttes Clinitest spécial, et un livre d'instructions avec échelle des couleurs.Prix raisonnable.Concessionnaires exclusifs pour le Canada FRED.J.WHITLOW & CO., LTD.187 Dufferin Street, Toronto.Coron ve st cures, A NERD est complet avec tube à essais ou éprouvette, compte-gouttes spécial, NÉCESSAIRE CLINITEST \u2014 MAINTENANT $1.75 Les Analyses Qualitatives de Sucre dans l\u2019Urine d\u2019après la Méthode Clinitest employant des comprimés et basée sur la Réduction du Cuivre ne coûtent pas cher.Le Nécessaire Clinitest tel qu'\u2019illustré, livre d\u2019instructions avec échelle des couleurs, et feuille pour analyses.Vendu maintenant $1.75 au patient.Comprimés de rechange pour 75 analyses, $1.75.comprimés pour 50 analyses, L'UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 34 Py 2 5.w S Xe À, + ES A 5 roue Pos \u201c bi 7 I 55 #2 2 A ] LE fm de Ë 2 6 2, ¢ Zi 57 2 77 H i Y Z 7 2 SH i + LA i 1 % \u2019 5 50% oa 7 5 i = a - 2 0 3 > 2 A Æ Gi dE 2 EL 2 fée 2 7 > ig I Gy Le 33 > 7 Ci, 5 2 7 i bi: GE I i z se = i i 2 4 52 a I 4 Er 7 2 i 2 = 7 i x GE 7 a / EE a.ans %: pl 2 2 2 3 à pxces 33 PR a 2 2e A GE Gp 2 4 i JEL ok oe i Go i ne i 2 FE zo sw HAR ih rr 57 HABE BAR x srt LE a THS Fas 2 = 7: 7 @ i LUN! NA GEL fring A pala ; ing 11 avoted id wi th pepper A i ADS RE NTACID- aati © % se ue, os nog RAGE ost TEAS S ooueuts 5 ane PR ETWEER MEA i i 7 5 | SHAKE ne» po i [aad i 0 ; dex 2 on puilierées thé ent: 5 ican 1 EN ia ih es He ik CREADS es PAGE Be da) Lid 7 = RE &B i u A eh: 3 niin 1h) fs fell 5 bi KE eZ ce SERRE So Toy ee ; vi 7 is MPHD Gel d\u2019hydroxyde JOHN WYETH & BROTHER (Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 35 \u2014 Saisissant Cableau Expérimental \u201cA la suite des observations que nous avons faites a date, nous sommes inclinés a donner dans les cas graves d'ulcère peptique un traitement d'essai avec l'hydroxyde d'alumine avant de recourir à la gastrectomie sub-totale.\u201d ! \"Il est évident que l'hydroxyde d'alumine a prouvé sa grande efficacité d'antacide sans danger de \u2018\u2019récidive\u201d d'activité.Quoique l\u2019on puisse l'employer concurremment avec les repas fréquents, il n'est plus nécessaire de contrôler l'acidité de ces derniers et on peut sûrement s\u2019en dispenser, donnant suffisamment d'hydroxyde.Il est évident que la drogue « une tendance à inhiber la sécrétion gastrique quand on l'administre durant une longue période de temps.En conclusion, son emploi est compatible avec la tendance actuelle de donner de plus généreux repas durant le traitement.\u201d \u2018Quatre cent sept cas d'ulcère peptique.Voici les plus saisissantes caractéristiques du traitement de l'ulcère peptique par l'administration continue de l\u2019'hydroxyde d'alumine colloïdale: 1° Prompt soulagement de la douleur; 2° Guérison rapide de l'ulcère; 3° Guérison d'ulcères réfractaires; 4° Résultats excellents dans des cas d'hémorragie abondante.\u2018 3 \u201cLes patients que nous avons observés font de meilleurs progrès que ceux qui reçoivent des poudres alcalines.\u201d * 1.Nouvelles études sur le traitement de l\u2019ulcère peptique avec le gel d'hydroxyde d'alumine.\u2019 Emery, Jr.E.S.and Rutherford, R.B., Boston, Mass.The New England Journal of Medicine, 222, 205 (8 février) 1940.(c) 1940 by the Massachusetts Medical Society.2.\u201cL\u2019'emploi de I'hydroxyde d'alumine colloidale dans le traitement de l'ulcére peptique\u201d, par John F.McIntosh et Colin G.Sutherland.The Canadian Medical Journal, 42, 140, (février) 1940.(c) 1940 Canadian Medical Association.3.\u201cLa valeur de I'hydroxyde d'alumine colloïdale dans le traitement de l'ulcére peptique\u201d, par Edward E.Woldman et Charles G.Poland.American Journal of the Medical Sciences, 198, 155, (août) 1939.(c) 1939 by Lea and Febiger.} 4.\u201cL'évaluation de la thérapie de l\u2019ulcère peptique\u201d, Brown, Clarence F.G., et Dolkart, Ralph E.Journal American Medical d\u2019alumine Wweth Association, 113, 278, (22 juillet) 1939.(c) 1939 by the American y Medical Association.LIMITED, Walkerville, Ontario 36 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Quand il est question d\u2019économie, considérez la formule des vitamines Unicap.* Elles sont très accessibles.UNE SEULE UNICAP JOURNALIÈRE FOURNIT: Vitamine A .5,000 unités int.VitammneD .500 unités int.Vitamine C(30 mg) .600 unités int.VitamineB, .500 unités int.Riboflavine (Vitamine BJ} .2.0 mg.VitamineB, .«+ .02mg Pantothénate de Calcium .1.0 mg.Amide d\u2018Acide Nicotimque .20.0 mg En vente en bouteilles de 50 et de 100 384 ADELAIDE ST, WEST TORONTO CANADA VITAMINES UNICAP *Nom Déposé tn voit BE ns TÉ [Ee \u2014 \u2014\u2014 a \u2014 - _\u2014 .- a a.ome alia nr SAIN A cause du grand intérêt manifesté par le Corps Médical Le personnel des Laboratoires de Recherche de la Maison Abbott désire annoncer que les travaux sur la ° eq se sont en cours depuis dejà assez longtemps, et qu'il attaque avec tous les moyens à sa disposition les problèmes tres difficiles que comporte la fabrication industrielle de ce corps.Les recherches cliniques sur la gen me rm ae ie PENICILLINE ABBOTT donnent des résultats des plus encourageants, et on peut espérer que dans un avenir pas trop eloigné il sera possible d'étendre l'emploi de ce produit \u2014 mais les besoins des forces rere ttes mm bre » .» armées devront naturellement avoir la preséance sur tous les autres, LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE + 20 CHEMIN BATES + MONTRÉAL wager vor mew a 4 44 find fa fl ls og 4 0, I] a Citation tirée de parmi plus de 400 publications.2 4 .Co., 7 \u201cPour notre travail dans un poste d\u2019évacuation des blessés, | le pentothal offre les avantages suivants: (1) Grande faci- lité de transport de dépôts jusqu\u2019au front.(2) Sommeil ost-opératoire prolongé, sans vomissements ni agitation.i vaut la reconnaissance du patient et les éloges \u20ac i thousiastes des gardes-malades surchargées de travail, nesthésie agréable.(4) Facilité d\u2019administration.\u201d Laboratoires Abbott Limitée, 20 Chemin Bates, Montréal Moore, R.H, Major R.A.M.C.Correspondance : L\u2019Anesthésie en Temps de Guerre British Med.Jour, Vol.2: 336, 7 sept.1940 NTOTHAL S O D | Q U Ia ee IN MEMORIAM LÉO PARISEAU 1882-1944 a ; a La Médecine, l\u2019Electro-radiologie, la Nationalité, la Science, et l\u2019Histoire canadienne- françaises viennent de faire une perte sensible en la personne du docteur Léo Pariseau.Né à Grenville dans la Province de Québec, le 24 mai 1882, Léo Pariseau commençait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en automne 1900.Il n\u2019avait alors que 18 ans; mais il avait su profiter de ses études au Mont St-Louis, pour mûrir son jugement autant que pour meubler son intelli- \u2018gence.Aussi, lorsqu\u2019il obtint son doctorat en médecine en 1904, le docteur Pariseau, à.peine âgé de 24 ans, était-il déjà un médecin sérieux.Toutefois, son esprit-scientifique et son goût pour la recherche orientèrent ses activités vers \u201c1 la nouvelle branche de la médecine qu\u2019était alors la radiologie.De 1906 à 1909, il fut radiologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame, en même temps qu'il enseigna la physique et les mesures électriques à l\u2019Ecole Polytechnique.Il fut done l\u2019un des pionniers de la radiologie au Canada.Réalisant l\u2019importance socïale et économique pour les Canadiens-Français d\u2019éviter la 106 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 maladie, le docteur Pariseau se mit à l\u2019étude de l\u2019hygiène publique en 1911-1912.Muni de son doctorat, il devint hygiéniste en charge du district de Sherbrooke, attaché au Conseil provincial d'hygiène, de 1912 à 1915, puis mé- decin-hygiéniste de la ville de Sherbrooke de 1914 à 1915.Ses nouvelles fonctions ne le détournèrent cependant pas de la radiologie.Car en même temps qu\u2019il remplit sa charge d\u2019hygiéniste, le docteur Pariseau trouva moyen de faire de la radiologie à l\u2019hôpital St-Vincent de Sherbrooke, de 1913 à 1915.Patriote convaincu, le docteur Pariseau partit en 1915 pour la France, où il devait être attaché comme radiologiste militaire à l\u2019hôpital Laval de St-Cloud pendant toute la durée de la guerre.Durant plusieurs mois cependant, il dut quitter son travail radiologique pour aller organiser la prophylaxie des maladies, dans une zone du front de guerre.À son retour au Canada, en 1919, le docteur Pariseau prit la direction du Service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu, et la conserva jusqu\u2019à ces dernières années, alors que son état de santé le contraignit à prendre sa retraite.Sa formation médicale, ses études physiques et son habileté technique jointes à une vaste culture générale et à un bilinguisme intégral, firent de Léo Pariseau un électro-radiologiste parfait.Pour se rendre compte de la variété des connaissances du docteur Pariseau, il suffit de relire quelques-unes de ses publications dans l\u2019Union Médicale, dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, et dans le Journal de Radiologie et d\u2019Electrologie de France, sur les erreurs de technique et d\u2019interprétation en médecine, la clinique vis-à-vis la radiographie, le spectre diathermique, la mesure des courants de haute fréquence dans les applications médicales, etc.Sachons que c\u2019est à cause des connaissances en physique du docteur Pariseau, qu\u2019on lui confia le rapport sur les bases physiques de la physiothérapie, au 1le Congrès des M.L.F.A.N.tenu à Montréal en septembre 1930 .C\u2019est pour la même raison qu\u2019il fut accepté comme membre de la McGill Physical Society.Le docteur Pariseau ne perdit jamais une occasion de faire valoir ses talents à l\u2019étranger, pour l\u2019honneur de ses compatriotes.Lorsqu\u2019il exposa, devant la Société de Radiologie de France, ses recherches sur le spectre dia- thermique, il y fut très applaudi.L'originalité et le caractère scientifique de son travail, avaient créé une impression tout à fait favorable à l\u2019égard de la Radiologie canadienne- française.Un jour qu\u2019il assistait à un Congrès de radiologie dans la ville de Chicago, l\u2019un des radiologistes inscrits au programme du lendemain matin, fit savoir qu\u2019il ne pourrait assister à la réunion.Le Comité en quête d\u2019un remplaçant apprit du docteur Pirie, alors radiologiste de l\u2019hôpital Royal Victoria, que l\u2019homme tout désigné pour ce remplacement impromptu, était le docteur Léo Pariseau de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Ayant accepté la tâche qu\u2019on lui confiait, le docteur Pariseau passa une partie de la nuit à préparer sa communication.Et lorsqu\u2019il parla le lendemain matin, devant les radiologistes américains, avec un anglais impeccable, il eut un tel succès que ses auditeurs américains firent les réflexions les plus élogieuses sur les Canadiens Français du Québec.Non seulement le docteur Pariseau se plaisait à faire estimer ses compatriotes de langue française par ceux de langue anglaise, mais il n\u2019hésitait pas à défendre les droits de ceux-là, lorsqu\u2019ils étaient lésés par ceux-ci.Les articles qu\u2019il a écrits dans Le Devoir: «Notre Patois» (février 1922); « Du Parisian French en vers » (août 1929); « Century Old Patois » (février 1930); « Découverte de l\u2019inventeur du Parisian French» (décembre 1931), illustrent bien la défense qu\u2019il prit du parler français au Canada, contre ceux qui l\u2019attaquaient, sans le connaître.Durant toute sa carrière, le docteur Pariseau a défendu la profession médicale contre les intrusions des charlatans et les irrégularités professionnelles de certains confrères peu scrupuleux.Son tempérament fougueux, sa vivacité d\u2019esprit et son érudition, tous à la fois, le firent craindre de tous ceux qu\u2019il combattit.Mais, pour avoir défendu, trop vaillamment parfois, les intérêts de la médecine et de l\u2019électroradiologie, Léo Pariseau se fit bien des ennemis.Sa frêle constitution et sa grande sensibilité eurent souvent à souffrir de l\u2019indiffé- IN MEMORIAM 107 rence de ceux qui se disaient ses amis.Cepen- \u201cdant son ardeur et sa persévérance au combat n\u2019en furent pas amoindries.Toutes les luttes que le docteur Pariseau mena contre les charlatans, furent sans merci.Ceux qui se rappellent certains articles publiés dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu tels: « Histoires d\u2019ostéopathes et de Chiropraticiens »; « Les Chiropraticiens peints par eux-mêmes » ; « Diagnostic et thérapeutique automatique » ; « L\u2019Hôpital Marcoux fermé pour cause de.réouverture » ; ete., n\u2019hésiteront pas à admettre que celui qui vient de disparaître, fut l\u2019un des adversaires les plus acharnés des charlatans.Sa riche documentation sur les chiropraticiens, à largement contribué, du reste, à empêcher la passation d\u2019un bill leur reconnaissant un droit de pratique.Tout en s\u2019occupant activement de la défense des droits de la médecine et en s\u2019adonnant sérieusement à l\u2019électroradiologie, le docteur Pariseau trouva moyen de faire des recherches scientifiques.Ses travaux sur la répartition de la chaleur entre les deux plaques d\u2019un circuit diathermique; sur l\u2019éclairage d\u2019une salle de R.X.pour l\u2019extraction des corps étrangers; sur les causes de variation de la résistance de la peau aux courants électriques; sur un dispositif pour la stéréoradiographie automatique, resteront parmi les plus importants des annales de la science canadienne-française.Au docteur Pariseau, la science canadienne- française devra aussi d\u2019avoir répandu parmi ses jeunes confrères et ses jeunes compatriotes, le goût de la recherche.Membre fondateur de la Société de Biologie, et membre fondateur de l\u2019Association Cana- dienne-Française pour l\u2019Avancement , des Sciences, le docteur Pariseau a beaucoup contribué au développement et au prestige de la science au Canada français.Si le docteur Léo Pariseau fut un vaillant défenseur des droits de la médecine, un électroradiologiste réputé, un francophile à toute épreuve, un chercheur infatigable, il fut surtout un grand bibliophile.Sa bibliothèque, cédée à l\u2019Université de Montréal, témoigne du souci qu\u2019il apporta à collectionner les ouvrages sur l\u2019Histoire de la médecine et des sommes qu\u2019il y consacra.Les vieux livres de médecine, qu\u2019il exposa avec grands sacrifices de temps et d\u2019argent, à plusieurs congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord, sont devenus une précieuse acquisition pour les professeurs et étudiants en médecine de l\u2019Université de Montréal.Les étudiants et professeurs de la Faculté des Sciences eux aussi, pourront bénéficier de l\u2019histoire des sciences racontée par les vieux livres de la bibliothèque Pariseau.Le docteur Pariseau avait consacré tous ses loisirs et toutes ses économies à sa bibliothèque; et tous ceux qui ont eu le privilège d\u2019être reçus chez lui, se rappellent avec quelle fierté il leur présentait ses meilleurs amis: ses vieux livres.C\u2019est d\u2019eux qu\u2019il avait recueilli les miettes médicales et gastronomiques, délicieuses, publiées dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, dont il fut le fondateur et le premier rédacteur.En faisant parler ses vieux livres, le docteur Pariseau a pu enrichir notre histoire canadienne de précieux fragments qui ont valu à l\u2019auteur les titres de membre de la Société Historique de Montréal, et de membre de la Société d\u2019Histoire Naturelle.Les mérites du docteur Pariseau lui ont déjà valu de grands honneurs.Il fut décoré de la « Service Medal » pour encouragement au dévouement en 1915; fut créé Officier de l\u2019Instruction Publique de France, fut fait docteur ès sciences honoris causa de l\u2019Université Laval; fut gratifié d\u2019un titre honorifique par le Royal College of Physicians and Surgeons, dont il était membre; fut accepté comme Fellow of the American College of Radiology; fut élu vice-président de la Radiological Society of North America (1921); fut invité à devenir Membre de la Société de Radiologie Médicale de France; fut nommé membre de la Montreal Physiological Society; fut élu président de la Société de Biologie; fut choisi comme premier président de l\u2019Association Canadienne pour l\u2019Avancement des Sciences.Mais le plus grand honneur que puissent lui décerner ses confrères, à titre post mortem, c\u2019est de placer sur sa tombe, entre leurs hommages d\u2019admiration, et leurs expressions de deuil, l\u2019épitaphe: «Ce médecin a fait grand honneur à sa profession.» Origène DUFRESNE. BULLETIN ee ee RÉUNION DES ORGANISATIONS MÉDICALES NATIONALES Invitées par l\u2019Exécutif de la « Canadian Medical Association >, 14 associations canadiennes avaient délégué des représentants (près de 60) à une réunidin'de caractère officieux, tenue à Toronto, les 28 et 29 janvier, dans les salons de l\u2019Hôtel King Edward: L'Association \u2018dès Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord; LC ; Royal College of Physicians and Surgeons of Canada; = Association of Canadian Medical Colleges; | Medical Council of Canada; Canadian Tuberculosis Association; Canadian National Committee for Mental Hygiene; Canadian Hospital Council ; CE Canadian Nurses Association; Canadian Retail Druggists Association; National Research Council; Canadian Dental Association; Health League of Canada; Canadian Public Health Association.L\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord était représentée par son Directeur-Général, le docteur R.-E.Valin, le docteur C.-A.Gauthier, Québec, et moi-même.La première séance était consacrée à l\u2019étude du problème de l\u2019As- surance-Santé; chaque société avait été priée de choisir un de ses membres comme son porte-parole, afin de faire connaître brièvement l'opinion de ses membres.Pour notre Association, le docteur Valin développa, d\u2019une façon précise, les quatre aspects suivants: \u201c1° Au cas où l\u2019Assurance-santé serait désirable dans notre pays, le fonctionnement de cet organisme devrait être sous le contrôle provincial, c\u2019est-à-dire autonome en accord avec l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord qui a délimité les pouvoirs respectifs du gouvernement fédéral et des provinces; BULLETIN 2° L\u2019octroi fourni par le gouvernement fédéral devrait être proportionnel à la population de chaque province; 3° Le projet de loi devra être limité à certaines classes de la société et non s\u2019appliquer à la population tout entière ; 4° Au point de vue économique, l\u2019organisation élaborée d\u2019un système d\u2019Assurance-santé, ne serait-ce pas un fardeau financier trop lourd à supporter.œ - Dans l\u2019après-midi, les deux questions à l\u2019étude avaient trait aux meilleurs services à donner dans les centres ruraux et urbains, et à l\u2019entraînement professionnel.La séance du samedi matin prit plutôt l\u2019allure d\u2019une discussion générale sur les multiples aspects du problème qu\u2019entraînerait une mise en application d\u2019une loi d\u2019Assurance-santé.Prenant de nouveau la parole, le docteur Valin se dit désappointé que les points principaux du projet d\u2019Assurance-santé qui doit être soumis au Parlement Fédéral n\u2019aient pas été résumés et présentés pour fins de discussion aux délégués réunis.« J\u2019ai l\u2019impression, dit-il, que nous mettons la charrue devant les bœufs ».Malgré tout, je suis d\u2019avis que la réunion a permis la discussion sur nombre de questions du plus haut intérêt pour la profession médicale.Toutefois, le résultat de la conférence entraîne cette conclusion: l\u2019organisme professionnel (médecins, pharmaciens, dentistes, infirmières, services hospitaliers) n\u2019est pas préparé à mettre en mouvement un plan d\u2019Assurance-santé d\u2019une ampleur telle que celui que nos dirigeants fédéraux désirent faire adopter à la Chambre des Communes.D'autant plus que le mystère qui entoure l\u2019élaboration de ce fameux plan ne nous dit rien qui vaille au point de vue de la protection réelle du public.Ces quelques notes écrites à la hâte seront complétées dans le numéro de mars par un rapport plus détaillé.\u201c Donatien MARION.109 OXYGÉNOTHÉRAPIE ET TRANSFUSION Dans le traitement des affections respiratoires du nourrisson \u2018 Par Norbert VEZINA, Assistant bénévole dans le Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame.OXYGÉNOTHÉRAPIE L\u2019être humain peut continuer à vivre des semaïnes sans prendre aucune nourriture et, durant quelques jours, sans eau; mais, sans oxygène, il meurt en quelques minutes.L\u2019oxygène en inhalation dans le traitement des affections pulmonaires a été employé dès le début du XIXe siècle.On peut relever dans la littérature médicale quelque 3,000 références au sujet de l\u2019oxygénothérapie.Très diversement jugée, l\u2019oxygénothérapie est cependant capable de rendre les services les plus grands.L\u2019effet bienfaisant de l\u2019oxygène se manifeste le plus souvent par une chute légère de la température, un ralentissement du pouls, une diminution de la cyanose, de la dyspnée, de l\u2019agitation ou du délire.Nous n\u2019insisterons pas sur les injections sous- cutanées.La preuve est faite que l\u2019oxygène en sous-cutanée se résorbe, mais relativement lentement.Plus efficace est l\u2019inhalation de l\u2019oxygène.I.Mode d\u2019action de l\u2019oxygène en inhalation.L\u2019air que nous respirons ne contient que 21% d\u2019oxygène.Il existe une loi en physique selon laquelle la pression d\u2019un mélange de gaz est égale à la somme des pressions que posséderait chaque gaz, s\u2019il occupait, à lui seul, le volume total offert au mélange (loi de Dalton).Or, comme la pression de tous les gaz réunis de l\u2019atmosphère (oxygène, azote, hydrogène, vapeur d\u2019eau, hélium, xénon, argon, néon, krypton) est de 760 mm.de Hg, la pression partielle exercée par l\u2019oxygène sera d\u2019environ 160 mm.de Hg.(21% de 760: 160).Sous l\u2019influence de cette pression, l\u2019oxygène de l\u2019air traverse les parois des alvéoles pulmonaires pour aller se greffer sur l\u2019hémoglobine, ce pigment ferrugineux qui imprègne chaque globule rouge.Dans les conditions normales, cette pression de 160 mm.est suffisante pour permettre une 1.Travail présenté au Cours de Perfectionnement en Pédiatrie, à l\u2019hôpital Notre-Dame, 9 octobre 1943.saturation complète de l\u2019hémoglobine par l\u2019oxygène, c\u2019est-à-dire que l\u2019augmentation de la pression partielle de l\u2019oxygène au-dessus de 160 mm.ne peut amener une combinaison d\u2019une plus grande quantité d\u2019oxygène avec l\u2019hémoglobine.Ceci est vrai pour le poumon sain.Dans plusieurs affections pulmonaires, cependant, l\u2019entrée de l\u2019air jusqu\u2019aux alvéoles peut être empêchée par un rétrécissement ou un véritable blocage de la lumière des bronchioles; souvent même la cavité alvéolaire contient un exsudat fibrineux plus ou moins dense.Mais, alors même que les capillaires du poumon laissent exsuder dans les alvéoles des albumines et des cellules, le sang continue toutefois à circuler dans ces capillaires; ce qui fait défaut, c\u2019est l\u2019oxygénation.Or, il n\u2019existe pas de moyen efficace de fournir à l\u2019organisme l\u2019oxygène dont il a besoin, si ce n\u2019est par l\u2019intermédiaire des poumons.Si la barrière entre l\u2019air alvéolaire et le sang est devenue anormalement épaisse et plus difficile à franchir, il faudra logiquement augmenter la pression de l\u2019oxygène dans le poumon, si l\u2019on veut que ce gaz vital traverse en quantité suffisante dans le sang.C\u2019est ce que l\u2019on fait dans l\u2019oxygénothérapie: on donne à respirer à l\u2019enfant de l\u2019air contenant 50 à 60% d\u2019oxygène.A cette concentration, la pression partielle de l\u2019oxygène est d\u2019environ 450 mm.de Hg., soit 300 mm.environ de plus que dans l\u2019air normal.(La pression partielle de l\u2019oxygène dans l\u2019air normal est en effet de 160 mm.) IT.Affections pulmonaires du nourrisson susceptibles de bénéficier de l\u2019oxygène en inhalation.L\u2019inhalation d\u2019oxygène est nettement indiquée dans tous les cas où un obstacle au niveau des bronches ou des alvéoles s\u2019oppose à une saturation complète de l\u2019hémoglobine du sang par l\u2019oxygène de l\u2019air.L\u2019oxygénothérapie, en effet, a peu de valeur si l\u2019hémoglobine est déjà presque complètement saturée par l\u2019oxy- VÉZINA: OXYGÉNOTHÉRAPIE ET TRANSFUSION gène provenant de la respiration de lair normal.Le manque d\u2019oxygène (anoxhémie) se traduit souvent par de la cyanose, mais, dans de nombreuses conditions, le degré de cyanose n\u2019est pas proportionné au degré de l\u2019anoxhé- mie.L\u2019intensité de la couleur bleue de la peau dépend, en grande partie, de la quantité de sang autant que du caractère et du teint de la peau de l\u2019enfant.Les principales affections respiratoires du nourrisson susceptibles de bénéficier de l\u2019oxygénothérapie sont: a) l\u2019atélectasie pulmonaire du nouveau-né; b) l\u2019asthme (peut exister chez le nourrisson; Marfan, par exemple, en rapporte un cas âgé de 4 mois); c) la pneumonie lobaire; ; d) la pneumonie syphilitique (pneumonia alba); e) certaines pneumonies atypiques dites à virus filtrants; f) la bronchopneumonie (indication la plus courante) ; g) la bronchite capillaire (syn.: catarrhe suffocant, bronchiolite) ; h) la laryngo-trachéo-bronchite aiguë (donne du tirage à cause d\u2019exsudats épais, visqueux, dans larynx, trachée et arbre bronchique) ; 1) l\u2019edème aigu du poumon, par exemple à la suite d\u2019une dilatation aiguë du ventricule gauche; 7) l\u2019inhalation d\u2019un corps étranger dans les bronches, avant et après la bronchoscopie.Dans toutes ces affections pulmonaires, l\u2019oxygénothérapie sera évidemment d\u2019autant plus efficace qu\u2019elle sera appliquée plus de bonne heure.Cette thérapeutique reste à peu près sans valeur lorsque la maladie en est a sa phase ultime.III.Modes d\u2019administration de l\u2019oxygène en inhalation (1, 2).L\u2019oxygène peut être administré de trois façons surtout: 1) Au moyen d\u2019un cathéter introduit dans le nez.(La méthode assez populaire de donner 111 l\u2019oxygène en plaçant un petit entonnoir devant le nez et la bouche de l\u2019enfant est inutile et constitue un pur gaspillage.) Le cathéter, après avoir été lubrifié, est introduit dans une narine et est poussé jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne le niveau de la luette.S\u2019il descend trop bas dans le bucco-pharynx, il provoque des mouvements de déglutition.Le cathéter peut être changé de narine, s\u2019il se produit de l\u2019irritation.Un débit de 7 litres à la minute est suffisant pour entretenir une concentration de l\u2019oxygène aux environs de 50%.Le plus grand inconvénient de la méthode du cathéter intranasal, c\u2019est l\u2019action desséchante et irritante de l\u2019oxygène sur la muqueuse pharyngée, même si on a la précaution de faire barboter le gaz dans de l\u2019eau.Il est possible aussi que le cathéter pénètre dans l\u2019æsophage et amène un gonflement considérable, et même un éclatement, de l\u2019estomac.2) L'administration de l\u2019oxygène à l\u2019aide d\u2019un masque est surtout indiquée lorsqu\u2019on désire obtenir une concentration élevée du gaz, c\u2019est-à-dire une concentration de 75, 90 ou 100%, par exemple dans l\u2019asphyxie du nouveau-né.Cependant, sauf en cas d\u2019urgence, le masque n\u2019a pas sa place dans le traitement de la plupart des affections respiratoires du nourrisson, parce qu\u2019on s\u2019expose à administrer des concentrations trop fortes d\u2019oxygène.3) La façon la plus efficace et la plus confortable d\u2019administrer l\u2019oxygène, c\u2019est d\u2019installer l\u2019enfant à l\u2019intérieur d\u2019une tente sous laquelle on entretient une atmosphère contenant 50 à 60% d'oxygène.C\u2019est même la seule méthode d\u2019oxygénothérapie que l\u2019on puisse conseiller.Il existe dans le commerce des tentes fabriquées d\u2019un matériel transparent à travers lequel on peut facilement observer l\u2019enfant.La température à l\u2019intérieur de la tente doit être maintenue aux environs de 70° F.et l\u2019humidité autour de 60%.Les tentes modernes sont assez hermétiques pour permettre une concentration de l\u2019oxygène à 50%, avec une dépense de 7 à 8 litres d\u2019oxygène par minute.Pour éviter des concentrations trop grandes, qui peuvent être nocives, 112 l\u2019oxygène de l\u2019atmosphère de la tente doit être analysé 3 fois par jour et le résultat de l\u2019analyse doit être enregistré sur la feuille de température du malade.Le COz expiré par le patient est balayé par le surplus d\u2019oxygène qui s\u2019échappe- par les fuites de la tente.Cependant, il est préférable \u2018analyser également la teneur de l\u2019air de la tente en CO»: un pourcentage trop élevé de COz provoque, en effet, une respiration de plus en plus profonde qui devient vite très fatigante, insupportable et même dangereuse.On veillera à ce que la concentration de l\u2019oxyde carbonique ne dépasse par 1.5%.On se rend compte, par l\u2019énumération de toutes ces précautions, que l\u2019inhalation d\u2019oxygène sous la tente doit être administrée par des mains expertes, si l\u2019on veut que l\u2019enfant en tire profit.À cause de la complexité et de la variété des appareils modernes, plusieurs médecins préfèrent confier la manipulation de ces instruments à des techniciens ou à des techniciennes spécialement entraînées à ce genre de travail.Pour être efficace, l\u2019oxygénothérapie doit être continuée aussi longtemps qu\u2019il semble nécessaire.L\u2019organisme ne contient pas de réserve d\u2019oxygène.L\u2019enfant a continuellement besoin d\u2019oxygène ou n\u2019en a pas besoin du tout.L'usage d\u2019administrer l\u2019oxygène d\u2019une façon intermittente durant quelques heures chaque jour est une perte de temps et d\u2019argent.On peut assister, d\u2019ailleurs, à des réactions très sérieuses, si l\u2019oxygène est retranché brusquement.IV.Dangers de l\u2019oxygénothérapmie.« Administré à l\u2019aveuglette, l\u2019oxygène peut avoir des effets fâcheux (3).Il est prouvé en effet que des concentrations au-dessus de 70% sont capables de léser le parenchyme pulmonaire à la longue.Les concentrations élevées, au-dessus de 70%, ne seront administrées d\u2019une façon continue que pour une période ne dépassant pas 24 heures, 48 heures au plus (4).Il faut penser que l\u2019oxygène s\u2019enflamme facilement.On évitera surtout de fumer à proximité de la tente, ou d\u2019allumer des allu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 mettes ou un briquet.On ne tolérera pas dans la même pièce la présence d\u2019appareils électriques susceptibles de produire des étincelles.Autre précaution importante, on ne doit jamais huiler les connexions des valves de la bonbonne d\u2019oxygène, car l\u2019oxygène sous pression peut faire explosion s'il vient en contact avec de l\u2019huile.V.Addition d\u2019autres gaz ou de substances médicamenteuses aux inhalations d\u2019oxygène.Il arrive parfois que l\u2019on ajoute d\u2019autres gaz ou certaines substances médicamenteuses au courant d\u2019oxygène inhalé.Par exemple, l\u2019addition de 5 3 10% de CO, peut se montrer trés utile dans le traitement du tirage de la trachéo-bronchite aiguë (5).La dyspnée est due ici à la présence d\u2019exsudats fibrineux, visqueux, qui obstruent les diverses ramifications de l\u2019arbre respiratoire.Dans cette affection, l\u2019administration d\u2019oxygène seul est contre-indiquée, parce que l\u2019oxygène, à cause de son action desséchante, augmente la viscosité des sécrétions.Le CO», au contraire, possède des propriétés fluidifiantes de premier ordre.Les crises d\u2019asthme sont heureusement influencées par l\u2019inhalation d\u2019une mixture d\u2019hélium et d\u2019oxygène, soit 20 à 30% d\u2019oxygène mélangé à 80 ou 70% d\u2019hélium (1).On remarquera que, dans cette mixture, l\u2019oxygène est représenté par un pourcentage à peu près égal à celui de l\u2019air normal (21% d\u2019oxygène dans air normal), tandis que le taux d\u2019hélium correspond à celui de l\u2019azote dans l\u2019air (78% d\u2019azote dans air normal).L\u2019avantage de substituer ainsi l\u2019hélium à l\u2019azote est dû à la densité plus faible de l\u2019hélium (Hé: dens., 0.177, et azote: dens., 1.2506).S\u2019il est mélangé à l\u2019hélium, l\u2019oxygène se fraye un chemin jusqu\u2019aux alvéoles beaucoup plus facilement et plus rapidement que lorsqu\u2019il se trouve mélangé à l\u2019azote, comme dans l\u2019air normal.Respirer une mixture d\u2019oxygène et d\u2019hélium demande la moitié moins d\u2019effort à un asthmatique que de respirer l\u2019air normal ou l\u2019oxygène pur.Chez les grands enfants, on se sert aussi de l\u2019oxygène sous pression pour administrer VÉZINA: OXYGÉNOTHÉRAPIE ET TRANSFUSION en vaporisations certains broncho-dilatateurs comme l\u2019adrénaline ou la néosynéphrine (1).On emploie un vaporisateur ordinaire réuni à la bonbonne d\u2019oxygène par un tube de caoutchouc.On laisse s\u2019échapper l\u2019oxygène à raison de 5 litres à la minute.L\u2019autre extrémité du vaporisateur est placée dans la cavité buccale, la bouche étant largement ouverte.Cette méthode de faire parvenir par les voies aériennes certaines vaporisations jusqu\u2019aux alvéoles a été employée pour administrer des inhalations de certains antiseptiques, comme le diamino-sulfone-glucoside.* % # TRANSFUSIONS I.Mode d\u2019action des transfusions.Une autre mesure de support, aussi précieuse que l\u2019oxygénothérapie, dans le traitement des affections pulmonaires du nourrisson, consiste dans la transfusion.Il est difficile d\u2019apprécier à leur juste valeur les injections intraveineuses de sang humain dans les infections respiratoires de l\u2019enfant: le plus souvent, en effet, il est impossible de déterminer si l\u2019issue heureuse de la maladie doit être attribuée aux transfusions plutôt qu\u2019aux sulfa- midés, ou à l\u2019oxygénothérapie ou à tout autre traitement.Nul ne peut nier cependant l\u2019effet tonifiant général des transfusions dans les infections respiratoires, Parfois les résultats sont évidents, immédiats: l\u2019agitation cesse, la respiration devient moins rapide, la diaphorèse moins marquée.Dans ces cas, tout se passe comme si la transfusion neutralisaït l\u2019infection.Et il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en étonner quand on songe que le sang injecté fournit des globules blancs et des plaquettes, éléments nécessaires à la défense de l\u2019organisme; la transfusion fournit aussi des globules rouges qui augmentent la capacité de transport du sang en oxygène.Willeneger parvint à détecter des globules rouges du donneur dans le sang du receveur 100 à 130 jours après la transfusion (6, 7); la transfusion fournit également des anticorps protecteurs qui viennent rehausser l\u2019immunité du malade.113 D'ailleurs, les enfants souffrant de pneumonie ou de bronchopneumonie sont souvent anémiques, hypotrophiques, sujets aux infections chroniques, souvent en convalescence d\u2019une maladie contagieuse telle que la coqueluche ou la rougeole.Chez ces enfants, la valeur de la transfusion ne peut être mise en doute.Même chez l\u2019enfant robuste, une anémie normocytaire est la règle dès le début de l\u2019infection pulmonaire (8).Il est facile de corriger efficacement et rapidement cette anémie, et, par là même, d\u2019augmenter les chances de guérison, par deux ou trois petites transfusions.II.Affections respiratoires du nourrisson susceptibles de bénéficier de la transfusion.La transfusion sera surtout profitable au cours de la bronchopneumonie et de la pneumonie.Le sang complet donne aussi d\u2019excellents résultats dans les infections traînantes comme l\u2019abcès du poumon, la gangrène pulmonaire ou l\u2019empyème.La transfusion peut également être indiquée dans le traitement des infections localisées à certaines régions annexes des voies respiratoires supérieures: mastoïdites, otites, ethmoïdites.Dans les infections sérieuses du poumon, en général, il faut procéder avec la plus grande prudence lorsqu\u2019on donne une transfusion, surtout si la maladie en est à une phase avancée.Il faut songer, en effet, que chaque c.c.de sang qu\u2019on injecte ajoute au travail du cœur.Dans la bronchopneumonie, par exemple, il existe souvent un certain degré d\u2019insuffisance cardiaque due à une participation du myocarde au processus toxi-infectieux.Cette insuffisance peut même en arriver jusqu\u2019à l\u2019ædème pulmonaire: la transfusion, évidemment, est tout À fait contre-indiquée lorsque les poumons sont noyés dans l\u2019ædème; il faudrait pratiquer une saignée dans ce cas.L\u2019induration du parenchyme dans la pneumonie, également, exige un effort plus grand de la part du cœur.Il faut donc éviter de le taxer davantage par des transfusions massives, rapidement injectées.N\u2019importe quelle infection chez l\u2019enfant peut s\u2019accompagner d\u2019une 114 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 légère atteinte rénale.Si les urines de l'enfant contiennent déjà de l\u2019albumine et des globules rouges, il faudra le transfuser avec une extrême précaution.Dans la plupart des infections du nourrisson, il vaut mieux d\u2019ailleurs faire de petites transfusions de 40 à 50 c.c.fréquemment répétées.Quelle que soit la voie d\u2019introduction du sang, il est important de suivre une technique précise, pour faire vite et éviter les tâtonnements inutiles qui fatiguent l\u2019enfant.III.Choix du sang destiné à la transfusion.L\u2019emploi du citrate pour empêcher la coagulation simplifie beaucoup la question des transfusions.Il est prouvé que le citrate n\u2019est pas toxique, qu\u2019il n\u2019augmente pas la fragilité des globules rouges, qu\u2019il n\u2019endommage pas les leucocytes et qu\u2019il n\u2019altère pas la qualité des anticorps contenus dans le sérum (8).Quant au choix du donneur, on trouve plus commode généralement de s\u2019adresser aux parents de l\u2019enfant ou à des amis de la famille.Il est infiniment mieux cependant d\u2019employer le sang d\u2019un donneur professionnel dûment enregistré et ayant subi récemment un examen médical complet, un dosage de l\u2019hémoglobine et un B.W.Il semble oiseux de souligner que le donneur doit être exempt de syphilis, de grippe, de tuberculose, de typhoïde, de malaria, de leucémie, etc.La transfusion de sang leucémique peut cependant être indiquée dans l\u2019agranulocytose (9).Idéalement, le donneur professionnel devrait être un jeune homme ou une jeune femme robuste.Quand on doit donner plusieurs transfusions au même enfant, il peut y avoir intérêt à changer de donneur de temps à autre.Si on s\u2019entoure de toutes ces précautions au moment de choisir le donneur, la qualité du sang est invariablement supérieure à celle du sang obtenu d\u2019urgence de parents en détresse ou d\u2019amis remplis de sympathie, chez qui l\u2019examen médical est rarement fait avec toute l\u2019attention qu\u2019il mérite.Que penser du sang en conserve dans le traitement des affections respiratoires du nourrisson?Le sang provenant d\u2019une banque de sang n\u2019a certes pas la valeur du sang frais (10), mais il est capable de rendre de grands services.À mesure qu\u2019il vieillit, le sang conservé perd de ses vertus (8), les plaquettes commencent à se désintégrer au bout de 2 jours, les leucocytes au bout d\u2019une semaine.On assiste également à une hémolyse progressive des globules rouges à partir du 7e jour.Cependant, même après la quatrième semaine, on retrouve un pourcentage imposant de globules rouges encore vivants.Le Japonais Na- kamura démontra en 1941 que les anticorps présents dans le sang conservé gardent leur pouvoir protecteur jusqu\u2019au 2le jour au moins (11).Il nous a été donné d\u2019observer des résultats indiscutables à la suite de transfusions de sang conservé vieux de 4 semaines, dans des cas de suppuration chronique.Les \u2018injections intraveineuses de plasma sanguin, surtout indiquées dans les hémorragies, les états de choc, les brûlures étendues, peuvent logiquement être utilisées également dans le traitement des infections pulmonaires du nourrisson; le plasma contient en effet des anticorps spécifiques et non spécifiques dont le petit malade peut profiter (12).Baum, d\u2019un autre côté, traite les symptômes d\u2019obstruction de la laryngo-trachéo-bronchite aiguë par des injections intraveineuses de plasma très concentré (13).On sait qu\u2019on peut obtenir du plasma en poudre grâce à certains procédés de dessication.Le plasma desséché se présente sous forme de poudre ou d\u2019aiguillettes jaunâtres et ne contient pas plus que 0.33% d\u2019humidité.Il se dissout rapidement dans l\u2019eau distillée (14).À partir de cette poudre, il est possible de préparer des solutions de plasma quatre fois plus concentrées que le plasma normal.L\u2019action osmotique des solutions hy- pertoniques de plasma favorise la résorption de l\u2019ædème de l\u2019arbre trachéo-bronchique et des exsudats visqueux qui l\u2019obstruent.Le plasma n\u2019est que du sang moins les éléments figurés.Les éléments figurés, globules et plaquettes.sont séparés du plasma par centrifugation.On a tenté, dans divers milieux, d'utiliser les globules rouges qui restent au gt ploy fot r put VÉZINA: OXYGÉNOTHÉRAPIE ET TRANSFUSION 115 fond du culot de centrifugation, après le si- .phonnage du plasma surnageant (15, 16).On emploie le dépôt de globules rouges tel qu\u2019on le trouve après séparation du plasma, sans aucune dilution préalable: il s\u2019agit donc de suspensions très concentrées de globules rouges.On se sert d\u2019une grosse aiguille n° 18.Ce genre de transfusion a amené des améliorations exceptionnellement rapides dans certaines anémies graves.Il pourrait être question d\u2019employer ces concentrés de globules rouges dans le traitement de certaines pneumopathies du nourrisson accompagnées, comme il arrive parfois, d\u2019anémie globulaire marquée.L\u2019immuno-transfusion consiste à transfuser du sang provenant d'un donneur qui a augmenté sa résistance vis-à-vis tel ou tel microbe, grâce à une ou plusieurs injections de vaccins monovalents ou polyvalents.L\u2019im- muno-transfusion est dite spécifique lorsque le donneur est immunisé par un vaccin préparé à partir du microbe isolé de l\u2019enfant.Elle est non spécifique lorsque le donneur est préparé sans délai par l'injection intraveineuse de 50,000,000 de bacilles typhiques morts.L'enfant est transfusé 6 heures après.L'im- muno-transfusion vaut la peine d\u2019être tentée dans les infections pulmonaires accompagnées de phénomènes septicémiques très marqués.L'immuno-transfusion, cependant, ne semble pas donner les résultats qu\u2019on pourrait en attendre.Disons un mot enfin de l\u2019auto-transfusion de sang irradié.Le sang du malade est soutiré d\u2019une veine, puis, après avoir été soumis à l\u2019action des ultra-violets, il est ensuite réinjecté dans une autre veine.Le procédé est compliqué, mais il à à son crédit des guérisons de septicémies à pronostic très sombre (17).Peut-être verrons-nous un jour cette méthode appliquée au traitement des infections pulmonaires du nourrisson.IV.Technique de la transfusion.Voies d\u2019introduction du sang.La quantité de sang à injecter en une fois varie avec chaque enfant, mais, comme nous le disions plus haut, il est préférable de faire de petites transfusions de 50 c.c.environ que l\u2019on répète 2, 3, 4 fois.Ainsi, nous avons présentement en mémoire un bébé de 6 mois qui reçut 16 transfusions de 50 c.c.chacune durant une hospitalisation de 80 jours.On donne en général 15 à 20 c.c.de sang par kilogramme de poids.À un enfant de 6 mois on peut injecter par exemple 45 à 90 c.c., à celui de 1 an, 90 à 120 c.c., et à un enfant de 2 ans, 120 à 180 c.c.Il est préférable, en général, de s\u2019en tenir aux doses minima qui viennent d\u2019être énumérées, dans les infections du nourrisson.Les résultats obtenus dans les infections pulmonaires avec les injections de sang intramusculaires sont insignifiants, si on les compare à ceux que l\u2019on obtient par les injections intraveineuses.L\u2019introduction de sang dans la cavité péritonéale, à cause de sa simplicité, probablement, a eu sa vogue autrefois.Cependant, la résorption du sang se fait lentement; parfois il arrive même que le sang n\u2019est pas résorbé du tout.La technique des injections intra- péritonéales est facile.La peau de l\u2019abdomen est pincée et soulevée entre le pouce et l\u2019index gauches, et l\u2019aiguille, à biseau pas trop pointu, est introduite dans la cavité abdominale à peu près à mi-chemin entre l\u2019ombilic et le pubis, plus près de l\u2019ombilic que du pubis.L\u2019aiguille est enfoncée presque parallèle à la surface de l\u2019abdomen, la pointe dirigée vers l\u2019ombilic.Penser à la présence de la vessie.Chez le nouveau-né, on peut employer la veine ombilicale.Cette veine reste perméable, en effet, jusqu\u2019au quatrième jour.On défait la ligature du cordon, et on installe une aiguille à biseau court dans la veine.En cas d'urgence, chez le nouveau-né encore, l\u2019injection intracardiaque de sang peut être indiquée.L\u2019aiguille, de calibre 19, est enfoncée dans le quatrième espace \u2018intercostal, 4 2 em.14 du bord gauche du sternum.Exceptionnellement, des veines profondes telles que la poplitée ou la fémorale juste en dessous du ligament de Poupart, peuvent étre utilisées pour la transfusion chez le nourrisson. 116 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Dans plusieurs cas, les veines du cuir chevelu sont assez visibles pour qu\u2019on puisse, après rasage, avec une aiguille fine, y injecter des quantités de sang appréciables.La jugulaire externe également se pique très facilement: il est assez difficile cependant d\u2019y laisser l\u2019aiguille en place à cause des oscillations continuelles de la paroi latérale du cou lorsque l\u2019enfant pleure.donner la partie immédiatement plutôt que de s\u2019exposer à provoquer un hématome intra- cérébral ou sous-duremérien.Personnellement, nous préférons faire la plupart de nos transfusions dans la veine malléolaire interne, après l\u2019avoir extériorisée par une petite incision de la peau.À l\u2019aide d\u2019une lame très fine, la paroi de la veine est ouverte sur sa longueur, et un petit trocart à extrémité Fic.1 \u2014 Aiguille servant aux transfusions dans la moelle osseuse.(Service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame.) Dans des mains habiles, la ponction du sinus longitudinal supérieur reste le procédé de choix pour faire une transfusion chez un enfant dont la fontanelle est encore ouverte.On pique sans hésitation sur la ligne médiane en dirigeant la pointe de l\u2019aiguille vers l\u2019angle postérieur de la fontanelle, à un angle de 45 degrés environ.Si l\u2019opérateur éprouve quelque difficulté à pénétrer dans le sinus, il est mieux d\u2019aban- mousse est poussé dans cette ouverture par un mouvement de vrille, puis le trocart est maintenu dans la veine par un nœud de catgut.Les veines du pli du coude peuvent être extériorisées de la même façon.Le procédé est relativement simple, et il est impossible de rater son coup, même avec les plus petites veines.Tocantins, de Philadelphie, a démontré, enfin, que le sang injecté dans la moelle osseuse i «re ~~ D> VEZINA:, OXYGENOTHERAPIE ET TRANSFUSION 117 était absorbé presque aussi rapidement que s\u2019il était injecté dans le système veineux (18).L\u2019injection dans la cavité médullaire se pratique avec une aiguille spéciale fabriquée par la maison Pilling.A diverses reprises, nous nous sommes servis de cette méthode avec succès.L'injection se pratique surtout dans l\u2019extrémité supérieure du tibia, après anesthésie du périoste.Chez l\u2019enfant de plus de trois ans, on emploie plutôt la voie sternale.Cette méthode devient précieuse lorsque la Fra.2.\u2014 Transfusion dans la moelle osseuse ; aiguille en place dans le tibia (Service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame.) fontanelle est fermée et que les autres veines sont inutilisables pour une cause quelconque: oblitération à la suite de transfusions succes - sives, œdème très marqué, cicatrices mutilantes, agitation extrême de l\u2019enfant, etc.V.Incidents et Accidents de la transfusion.Passons maintenant aux réactions que l\u2019on peut observer à la suite de la transfusion chez le nourrisson.Il est curieux de noter les sensations désagréables que semble éprouver l\u2019enfant de quelques mois lorsqu\u2019on le transfuse ; regard anxieux, agitation, cris dès que le sang commence à pénétrer dans la veine.Sitôt qu\u2019on arrête le cours du sang, les pleurs cessent brusquement.Il arrive parfois que le sang injecté paraisse, au contraire, causer un bien- être manifeste: le visage devient souriant, et le bébé peut même dormir par intervalles d\u2019un sommeil calme durant la transfusion.Si l\u2019enfant est tenu par un aide en position assise, comme on le fait parfois, lorsque la transfusion est pratiquée dans la fontanelle, l\u2019opérateur se rend plus difficilement compte de toutes ces petites réactions que lorsque l\u2019enfant repose dans le décubitus dorsal.Heureusement, les phénomènes réactionnels les plus fréquents sont plutôt des incidents désagréables, temporaires, qui ne comportent aucune conséquence sérieuse pour le nourrisson: agitation, dyspnée légère, mouvements continuels de la langue, comme si le bébé éprouvait une sensation de sécheresse de la bouche, accès de toux, ou crises d\u2019éternuements, nausées, vomissements, urticaire, petits clochers de température les jours suivants.Parfois, après 24 ou 48 heures, les urines deviennent rouge foncé et l\u2019analyse montre qu\u2019elles sont chargées d\u2019hémoglobine: c\u2019est déjà plus grave.Les événements peuvent même se gâter jusqu\u2019à donner de l\u2019anurie.Une jaunisse peut également se développer au bout de quelques jours, résultat de l\u2019hémolyse, et surtout des lésions du parenchyme hépatique (19).Les accidents fatals, heureusement rarissimes, sont surtout représentés par de l\u2019apnée survenant en pleine transfusion, après quelques spasmes respiratoires, et suivie rapidement de mort. 118 Plusieurs facteurs peuvent être tenus responsables de ces réactions: entre autres, la présence du citrate dans le sang, l\u2019usage de vieilles tubulures de caoutchouc malpropres, l\u2019intervention de phénomènes allergiques, la maladie elle-même du receveur, une injection trop rapide, etc.(20).Parmi ces facteurs, cependant, l\u2019incompatibilité entre le sang du donneur et celui du receveur doit surtout retenir notre attention.Ordinairement, on décide de la compatibilité ou de l\u2019incompatibilité de deux sangs en se basant d\u2019une part sur les 4 groupes sanguins classiques.D\u2019autre part, on recourt à l\u2019épreuve directe qui consiste à éprouver les globules rouges du donneur avec le sérum de l\u2019enfant à transfuser.Landsteiner décrivit ses 4 groupes sanguins selon la présence ou l\u2019absence dans les globules rouges de deux corpuscules À et B, véritables antigènes, connus sous le nom d\u2019agglutino- gènes.(IV) Dans le groupe O, les globules rouges ne contiennent ni l\u2019agglutinogène À, ni l\u2019agglutinogène B.(Le sérum contient les deux agglutinines anti- À et anti-B.) (IT) Dans le groupe À, les globules rouges contiennent l\u2019agglutinogène A.(Le sérum contient l\u2019agglutinine anti- B.) (III) Dans le groupe B, les globules rouges contiennent l\u2019agglutinogène B.(Le sérum contient l\u2019agglutinine anti- A.) (T) Dans le groupe AB, les globules rouges contiennent les deux agglutino- gènes À et B.(Le sérum ne contient ni l\u2019agglutinine anti-A, ni l\u2019agglu- tinine anti-B.) La nomenclature officielle se sert de ces quatre lettres O, A, B et AB pour désigner les quatre groupes sanguins.Le donneur appartenant au groupe Ô est connu sous le nom de donneur universel; c\u2019est le groupe IV de la nomenclature Moss.Les individus du groupe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 AB sont dits receveurs universels.Le groupe AB correspond au groupe I de la nomenclature Moss.On peut se demander si les individus appartenant au groupe Ô méritent réellement le titre orgueilleux de donneurs universels.Il est vrai que les globules rouges de ces personnes ne peuvent être agglutinés par le sérum d\u2019aucun receveur, mais il ne faut pas oublier que leur nlm propre sérum contient deux agglutinines, ag- glutinines anti-A et anti-B, capables dans certaines circonstances, d\u2019agglutiner les globules rouges du receveur, si ce dernier appartient à l\u2019un des groupes A, B ou AB.Dans la très grande majorité des cas, et c\u2019est heureux, les agglutinines contenues dans le sérum du donneur sont relativement inoffensives parce qu\u2019elles vont se diluer dans toute la masse du plasma contenue dans le système circulatoire du receveur.Mais il peut arriver que le taux des agglutinines anti-A et anti-B soit tellement élevé dans le sérum du donneur universel, qu\u2019on doive considérer ce dernier comme un donneur dangereux (21, 22).En effet, les agglutinines anti-A et anti-B, non suffisamment diluées, produisent alors une hémolyse des globules rouges du receveur, hémolyse fatale dans certains cas.Les accidents de ce genre peuvent être évités lorsqu\u2019on recherche, avant la transfusion, si les globules rouges de l\u2019enfant sont agglutinés par le sérum du donneur universel.Après.que Landsteiner, en 1900, eut divisé les sangs en quatre groupes, on crut un moment que le dernier mot était dit sur ce sujet, et on se mit à donner des transfusions en se guidant.sur existence de ces quatre groupes.Mais on s\u2019aperçut bientôt que la transfusion d\u2019un sang, provenant pourtant d\u2019un donneur de même groupe que le receveur, pouvait parfois s\u2019accompagner de réactions plus ou moins intenses.L\u2019explication de ces réactions, réactions souvent mortelles, réside dans le fait que, probablement, il n\u2019existe pas deux sangs absolument identiques, pas plus qu\u2019il n\u2019est possible- de rencontrer deux individus ayant absolument le même visage.La vérité est qu\u2019à côté des corpuscules À et B, qui servent à distinguer les 4 groupes sanguins classiques, les chercheurs ont mis progressivement à jour toute- wl + rt 0 gi groupé.us coup ÿ depui si des pl vogue d'age cour ls ¢ Ion al (at er ; de Le tor | logy VEZINA: OXYGENOTHERAPIE ET TRANSFUSION une série d\u2019autres facteurs dont l'importance, au point de vue pratique, s\u2019avère de plus en plus chaque jour.On connaît, par exemple, les agglutinogènes M et N qui portent déjà le nombre des groupes sanguins au delà de quatre.En 1911, von Dungern et Hirszfeld montrèrent que l\u2019agglutinogène À se présente sous deux formes: l\u2019agglutinogène A,, qui est fortement agglutinable, et l\u2019agglutinogène A», moins agglutinable.Récemment, un troisième sous- groupe, As, a été démontré.Ces différents sous-groupes deviendront probablement beaucoup plus faciles à déceler que par le passé, depuis que Morgan a réussi en laboratoire la synthèse d\u2019un agglutinogène A, agglutinogène des plus artificiels, capable cependant de provoquer dans le sérum du lapin l\u2019apparition d\u2019agglutinines anti-A très puissantes (23).En 1930, Friedenreich, de Copenhague, découvre que l\u2019action de certaines bactéries sur les globules rouges libère un agglutinogène latent, susceptible d\u2019être agglutiné par une agglutinine qui existe dans tous les sérums.Cette action bien particulière des bactéries sur le globule rouge est connue sous le nom .de phénomène de Thomsen.Les méfaits de cet agglutinogène sont faciles à éviter en prenant toutes les précautions pour ne pas contaminer le sang, surtout le sang conservé.En 1940, Landsteiner et Wiener reconnaissent un nouvel agglutinogène capable de causer des réactions fatales au cours des transfusions si on l\u2019ignore: je veux parler du facteur Rh.Le facteur Rh est un corpuscule spécial qui existe dans les globules rouges de 81% des individus environ.Ces individus sont dits Rh positifs.Durant la grossesse, si le fœtus est Rh positif, et si la mère qui le porte est Rh négative, il se peut que les globules rouges de l\u2019enfant passent dans le sang de la mère et qu\u2019ils y suscitent la production de substances antagonistes anti-Rh.Ces anticorps, formés dans le sérum de la mère sous l'influence des corpuscules Rh du fœtus, peuvent ensuite filtrer à travers le placenta pour aller hémolyser les globules rouges de ce même fœtus.Ce fœtus, s\u2019il arrive à terme, possédera au moment 119 de sa naissance des anticorps anti-Rh, lui venant de sa mère, véritables hémolysines en circulation dans son sang.La transfusion d\u2019un sang Rh positif à ce nouveau-né l\u2019expose à des accidents très sérieux, le plus souvent mortels.On a même accusé, dans ces cas, le lait maternel de transporter l\u2019anticorps Rh (24).Nous avons imaginé le schéma suivant pour fixer les idées au sujet du facteur Rh, et du rôle qu\u2019il joue dans la pathogénie de la maladie hémolytique du nouveau-né (anciennement érythroblastose fœtale).Sous 1'influence de l'antigène Rh,le sérum de la mère fabrique un anticorps a Cet anticorps(enti-Rh) est ensuite Perr d 'hémolyser les eo du HOO, O O de la mère nel contiennent pas l'ar- tigène Rhe LI AED eovyy aR tb GEED SND GND aus de À _ PLACENTA 9 A @ @ @ NS r @ 0 DH es © du foetus oon Ti tiennent l\u2019antigène Rhe |U 8 Il y a quelques années enfin, il a été décrit toute une catégorie d\u2019agglutinines qui ne manifestent leur activité qu\u2019à de basses températures, à la température de la glacière par exemple, ou parfois à des températures de 20-22 C.Les Américains les dénomment cold agglutinins.Règle générale, elles agglutinent les globules rouges de tous les groupes, y compris les globules rouges du même individu.L\u2019opinion prévaut que l\u2019on peut injecter du sang conservé, qui sort du réfrigérateur, sans qu\u2019il soit nécessaire de le 120 réchauffer au préalable à la température du corps humain (37 C.) (25).Durant son trajet, du bock à la veine, le sang se réchauffe, pré- tend-on, si bien que, lorsqu\u2019il pénètre dans le système circulatoire du receveur, il est aux environs de \u2018la température de la pièce (20- 22 C.).Cependant, si on tient compte de l\u2019existence des cold agglutinins et de leur grand rayon d\u2019action, on est en droit, à mon sens, de douter de l\u2019inocuité complète de cette mé- .thode (26.) Nous voici donc, à l\u2019heure actuelle, en présence de multiples agglutinogènes qui nous mènent bien loin des quatre groupes sanguins établis par Landsteiner en 1900.Avec la reconnaissance des facteurs A1, As, A, B, M, N, et Rh, il est possible de cataloguer 72 groupes sanguins différents, Et encore, le dernier mot n\u2019est certainement pas dit dans ce domaine des agglutinogènes et des agglutinines.Ainsi, Cum- ley et Irwin, il y a quelques mois, ont mis en évidence l\u2019existence de nouveaux antigènes, non pas dans le globule rouge cette fois, mais au sein même du sérum (27).D\u2019après eux, le sérum contient .des substances antigéniques ayant des caractéres bien spécifiques, qui peuvent différer d\u2019un individu à l\u2019autre.Le sérum humain pourrait donc être classifié en plusieurs groupes, en se basant sur ces différences antigéniques, comme on l\u2019a fait pour les globules rouges.Voici un tableau des agglu- tinogènes et des agglutinines identifiés à date dans le sang htimain.Ces différents facteurs déterminent l\u2019individualité de chaque sang.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F:A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Pour finir, je veux vous parler d\u2019une com- » pui plication à longue échéance de la transfusion.Il s\u2019agit d\u2019un ictère catarrhal qui peut apparaître chez l\u2019enfant, un à quatre mois après la transfusion de sang ou de plasma.C'est; en somme une hépatite, susceptible d\u2019ailleurs d\u2019être transmise par l\u2019injection de n\u2019importe quel produit contenant du sérum humain (28).Le fait a été reconnu, Pour la première fois, | à Bremen, en 1885, où, à la suite de la vaccination de 1289 personnes, avec une vaccine de source humaine, 191 présentèrent de la jaunisse, après une incubation de plusieurs semaines.Des observations semblables ont été faites en Angleterre, en 1937, à la suite d\u2019injection de sérum de convalescents rougeoleux, et au Brésil, en 1939, à la suite de l\u2019immunisation contre la fièvre jaune.En mars 1942, 266 soldats britanniques furent traités pour oreillons avec du sérum de convalescents: 86 d\u2019entre eux présentèrent de la jaunisse par la suite.En avril 1943, Beeson rapportait 7 cas d\u2019ictère survenu après une ou plusieurs transfusions de sang (29).Le mécanisme de cette hépatite reste encore assez obscur.Les observateurs parlent d\u2019un virus filtrant, mais rien ne prouve, pour le moment, l\u2019exactitude de cette hypothèse.L\u2019association de tels cas de jaunisse avec la transfusion peut facilement passer inapercue, 3 cause de la longue période (60 à 90 jours) asymptomatique qui s\u2019écoule entre la transfusion et l'apparition de l\u2019ictère.Bien plus, l\u2019autopsie a révélé des lésions étendues au sein ANTIGÈNES , | Agglutinogène A1.\u201c| Agglutinogène As.* Agglutinogène As.Agglutinogène B.Agglutinogène M.Agglutinogène N.Agglutinogène Rh.Agglutinogène du Antigènes \u2018 du GL.R.- Antigènes du sérum \u201c(27 ).| Phénomeésie de Thomsen.ANTICORPS Agglutinine anti-A,.Agglutinine anti-A».Agglutinine anti-A3.Agglutinine anti-B.Agglutinine anti-M.Agglutinine anti-N.Agglutinine anti-Rh.(N\u2019existe pas dans le sérum normal.) Agglutinine correspondante.Cold Agglutinins.bo (Les agglutinines se retrouvent + dans le sérum.) gt y i opt bi = _ T&T VEZINA: OXYGENOTHERAPIE ET TRANSFUSION d\u2019autres organes, en dehors de I'hépatite.Il est donc probable que le même agent causal peut être responsable de certains états pathologiques, non encore identifiés, et ne s\u2019accompagnant pas nécessairement de jaunisse.10.11.12.13.Paul BIBLIOGRAPHIE .«Standards of effective administration of inhala- tiona! therapy» By the Committee on Public Health Relations of N.-Y.Academy of Medicine, JAMA.121: 755 (6 mars) 1943.R.M.TOVELL et J.E.REMLINGER: « History and present status of oxygen therapy and resuscitation.» J.A.M A, 117: 1939 (6 décembre) 1941.BERT: «La pression atmosphérique.» Paris, 1898.W.M.BOOTHBY, E.W.MAYO et W.R.LOVELACE: «One hundred per cent Oxygen: Indications for its use and methods of its administration.» J.A.M A, 113: 477 (5 août) 1939.P.HOLINGER, F.P.BASCH et H.G.PON- CHER: «The influence of expectorants and gases on sputum and the mucous membranes of the tracheobronchial tree.» JAMA.117: 675 (30 août) 1941.H.WILLENEGER : « Fate of transfused erythrocytes.» Helvetica Medica Acta, 9: 15 (mars) 1942.M.KRUPE: «New method for demonstration of transfused erythrocytes in blood of recipient: Experiments with preserved human blood.» Zeitschrift für Immunitätsforschung, 99: 177 (janvier) 1941.I.N.KUGELMASS: «Blood Disorders in Children.» Ozford University Press, 1941.I.M.RYBAKOV: «Cure of agranulocytosis by transfusion of blood from leukemic patient.Klinicheskaya Meditsina, 19: 76 (No.9) 1941.J.HOHENWALLNER: «Experiences with transfusion of conserved blood.» Zentralblatt fiir Chirurgie, 68: 1257 (5 juillet) 1941, Y.NAKAMURA: «Experimental Study on the transfusion of preserved blood.» Mitt a.d.med.Akad.zu Kioto, 32: 867 (juillet) 1941.M.STRUMIA et J.McGRAW : « Blood plasma.» JAMA, 118: 427 (7 février) 1942.L.BAUM: «Acute laryngotracheobronchitis: treatment of the obstructive laryngeal and tra- 14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.121 cheobronchial edema with hypertonic human plasma.» Laryngoscope, 53: 371 (juin) 1943.A.BERTRAND: «Sang et substituts du sang dans la transfusion.» L'Union Médicale, 71: 1151 (nov.) 1942.S.EVANS: «Concentrated red cells as a substitute for whole blood in transfusion therapy of anemia.» JAMA, 122: 793 (17 juillet) 1943.L.ALT: «Red cells transfusions in the treatment of anemia.» JAMA.122: 417 (12 juin) 1943.W.REBBECK: «Ultraviolet irradiation of auto- transfused blood in treatment of post-abortional sepsis.» American Jour.of Surg., 55: 476 (mars) 1942.L.M.TOCANTINS, F.O'NEILL et W.JONES: « Infusions of blood and other fluids via the bone marrow.» \u2018JAMA.117: 1229 (11 oct.) 1941.L.BERNARD et L.CHAREST: «La transfusion du sang.» L\u2019Union Médicale, 70: 514 (mai) 1941.E.WHITBY: «Les hasards de la transfusion.» Lancet, 1: 581 (16 mai) 1942.M.MULLER ct E.BULGAIRIES: «Taux élevé d\u2019agglutinines dans le sérum d\u2019un donneur universel dangereux.» Compt.rend.soc.de biol., 121: 1447 (mars) 1936.C.KLENDSHOY et C.McNEIL: «A transfusion reaction following the use of universal blood.» J.A.M A, 118: 528 (14 février) 1942.J.MORGAN: « Artificial blood group A specific antigen.» Brit.J.Exper.Path.24: 41 (avril) 1943.E.WITEBSKY et A.HEIDE: «Rh antibody in breast milk.» Proc.Soc.Exper.Biol.and Med, 52: 280 (avril) 1943.P.KIYASHEV: «Clinical aspects of transfusion of Cold preserved blood.» Klinicheskaya Me- ditsina, 19: 29 (No 10-11) 1941, I.DAVIDSOHN: «Irregular Isoagglutinins.» JAMA.120: 1288 (19 décembre) 1942.W.CUMLEY et R.IRWIN: «Individual specificity of Human Serum.» J.Immunol., 46: 63 (février) 1943.« Homologous Serum Jaundice.Memorandum prepared by Medical Officers of the Ministry of Health.» The Lancet, 1: 83 (16 janvier) 1943.B.BEESON: «Jaundice occurring 1 to 4 months after transfusion of Blood or Plasma.» J.A.M A, 121: 1332 (24 avril) 1943. RECUEIL DE FAITS DIAGNOSTICS RÉVÉLÉS PAR L\u2019ENDOSCOPIE DIRECTE AVEC BIOPSIE AU BESOIN ! Par V.LATRAVERSE, Bronchoscopiste et oto-rhino-laryngologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Observations.ler cas.Cancer de l\u2019estomac: gastroscopie directe et biopsie.C.C., 61 ans, menuisier, est un malade du docteur G.Dumont, de Campbellton, N.-B,, lui a fait constater un retard du transit au- dessus du cardia ».Hospitalisé le 16 août, le malade n\u2019accuse ni régurgitations, ni dysphagie, ni hématémèse, ni ptyalisme; mais présente plutôt un teint jaune paille, de l\u2019amaigrissement prononcé, Fra.1 La radiographie de l\u2019estomac démontre l\u2019aspect en chou-fleur de la tumeur gastrique de la petite courbure s\u2019étendant jusqu\u2019à la portion abdominale de l\u2019æsophage (cliché du Dr D.Léonard).La biopsie endoscopique prouve la présence d\u2019un épithélioma glandulaire.qu\u2019il nous adresse pour œsophagoscopie diagnostique parce que «l\u2019examen radiologique l.Travail présenté à la réunion scientifique du Bureau Médical de l'hôpital Notre-Dame, le jeudi, 21 octobre 1943.de la douleur épigastrique, de\u2019la dyspepsie progressive depuis un an, du mélaena intermittent.Comme, avant toute œsophagoscopie, s\u2019impose l\u2019examen radiologique œsophago-gastri- LATRAVERSE: DIAGNOSTICS RÉVÉLÉS PAR L\u2019ENDOSCOPIE DIRECTE 123 que, voici les observations du docteur Léonard, le 17 août 1943: « L\u2019œsophage paraît normal jusque dans la région du cardia.Le cardia est presque complètement bouché par une tumeur de l\u2019estomac.Toute la partie supérieure de l\u2019estomac présente une masse en forme de chou-fleur qui donne l'impression d\u2019un gros néoplasme de toute la partie supérieure de l\u2019estomac.» (Fig.1.) Le 18 août, nous pratiquons l\u2019exploration endoscopique: a) Œsophagoscopie.Aucune lésion si ce n\u2019est une sténose partielle spasmodique du cardia.b) Gastroscopie directe (avec un tube de 53 cms x 10 mm.) \u2014 biopsie.Le champ visuel nous offre une zone ou masse mamelonnée, bourgeonnante, végétan- te, ulcérée, hémorragipare au contact, située à 5 cms environ au-dessous du cardia.Elle semble s\u2019étaler sur la petite courbure, puis sur la face antéro-postérieure adjacente.Résultat de la biopsie (docteur A.Bernier) : « La biopsie présente, en un endroit, un épithélium pavimenteux stratifié, en prolifération très suspecte, et pousse des crêtes allongées en profondeur, dont le sommet possède des mitoses nombreuses.Parakératose marquée.Je tiendrais cette lésion pour le moins pré- cancéreuse, pour ne pas dire qu\u2019elle soit tout à fait cancéreuse, déjà.» Nouvelle biopsie le 25 août, dont voici le résultat: «La biopsie renferme un épithélioma glandulaire de provenance stomacale; mais, en surface, on trouve un épithélium malpighien pavimenteux stratifié qui est peut-être une métaplasie stomacale et qui peut provenir aussi de l'cesophage pres du cardia.» (L.-C.Simard.) Alors, nous demandons l\u2019opinion chirurgicale du docteur A.Bellerose, qui considère le cas inopérable.Il se dit satisfait de la biopsie gastroscopique, car ainsi il sera permis de poser le diagnostic différentiel préopératoire entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne, 2e cas.Cancer du poumon avec métastase hépatique plus bruyante que la lésion primitive.Mme L.G., 51 ans, est hospitalisée dans le service de médecine, le 31 août 1943.Soumise à l\u2019observation médicale du docteur G.Fra.2 Cancer para-hilaire du poumon gauche avec métastase trachéo-bronchique.a) Ulcération perforante de la bronche souche droite par effondrement de la paroi médiane sous pression d\u2019un ganglion trachéo-bronchique métastatique.b) Gros ganglion néoplasique situé au-dessus de l\u2019éperon trachéal.c) Sténose complète de la bronche souche gauche par compression néoplasique parenchymateuse péribronchique.d) Eperon trachéal déformé fixé sur place, ne pouvant done suivre les mouvements respiratoires, signe caractéristique d\u2019une tumeur médiastino-pulmonaire.f) Tumeur cancéreuse primitive.Barry, la malade offre un syndrome abdominal que l\u2019on attribue à une hypertrophie géante du foie associée à une lésion médiastinale probablement tumorale.Le 15 septembre, on nous demande de voir la malade pour dyspnée intense que l\u2019on croit d\u2019origine laryngée.Au premier abord, elle nous semble oppressée par un tirage relevant d\u2019un obstacle trachéobronchique puisqu\u2019il y a ab- 124 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 | st oA | of Jost fer piller sais ese give Le el que ( \u201c lb 4 de oo > Exp iralisn Inspcralion \u2019 i FA { B _ C, n Ame À ; t TC ly Émphy d dés Fav (elo) ten B f43 Sr FC on AE Ge S.a tontrale double 50 Fra.3 a (A).L\u2019éperon trachéal.(E) apparaît normal.La bronche souche gauche (b.sg.) présente une obstruction complète en expiration d\u2019où rétention d\u2019air en aval; mais, partielle en inspiration avec entrée d\u2019air.(B).Le jeu de cette soupape avec arrêt de retour produit un emphysème en aval, d\u2019ailleurs \u2018constaté par le Dr A.Joannette.L\u2019extraction de granulations, la dilatation sous contrôle bronchoscopique ont rétabli une ventilation dans les deux sens qui a fait disparaître l\u2019emphysème.Fra, 4 ! La sténose de la bronche souche gauche (b.s.g.) apparaît évidente au lipiodolage selon la méthode à la sonde trans-glottique.Pour l\u2019imprégnation de l'arbre trachéo-bronchique, la position demi-assise ou couchée (fig.b) illustre bien ici sa supériorité sur la position uniquement debout (fig.a).Poumon droit: lobe supérieur (S); lobe moyen (M); lobe inférieur (I). LATRAVERSE: DIAGNOSTICS RÉVÉLÉS PAR L\u2019ENDOSCOPIE DIRECTE sence de la rétraction des espaces sus-sternal, sus et sous-claviculaire et de la traction des st-cl-mastoidiens.Cette rétraction est le signe pathognomonique d\u2019obstruction laryngée.L\u2019examen au miroir laryngé nous montre une paralysie de la corde vocale gauche probablement due à une lésion médiastino-pulmo- naire; nous ne croyons pas une trachéotomie nécessaire, la glotte étant suffisamment ouverte.Le soir, l\u2019état d\u2019anxiété de la patiente nous incite à exécuter une bronchoscopie diagnostique dont voici le résultat: « Sténose complète de la bronche souche gauche par compression péribronchique.La déformation, l\u2019immobilisation de l\u2019éperon trachéal expliquent l\u2019envahissement du médiastin.Ulcération hémorragique de la paroi interne de la bronche souche droite par l\u2019effondrement de la paroi sous la pression d\u2019une adénite trachéo- bronchique probablement causée par une lésion néoplasique de voisinage.Il s\u2019agit vraisemblablement d\u2019une tumeur broncho-pulmo- naire.» La patiente meurt au cours de la nuit.Voici le diagnostic anatomique du docteur L.-C.Simard, confirmant celui de l\u2019exploration endoscopique: « Cancer du poumon dans le carrefour tra- chéo-bronchique avec obstruction de la bronche souche gauche.Métastases multiples, innombrables aux ganglions, dans le poumon et dans le foie.Métastase surrénalienne gauche.» (Fig.2.) 3e cas.Sténose inflammatoire bronchique emphyséme.avec Le docteur Albert Joannette nous adresse R.P., jeune fille de 24 ans, pour exploration endoscopique.Il à constaté de l\u2019emphysème de la plage pulmonaire droite, manifestée par une dyspnée progressive.Bronchoscopie, le 19/8/43.Eperon trachéal: aspect granuleux du versant gauche.125 Bronche souche gauche: en expiration, sténose compléte de son extrémité inférieure, mais très légère perméabilité en inspiration.Le mécanisme de l\u2019emphysème par le jeu de la soupape en sens unique se trouve réalisé.(Fig.3.) À ce niveau, la muqueuse est remplacée par du tissu de granulation rosé apparemment non néoplasique.\u2018Une biopsie est pratiquée.La dilatation de la lumière à l\u2019aide d\u2019une bougie permet d\u2019en agrandir le diamètre et de favoriser une meilleure aération.Biopsie.Fausses membranes fibrino-puru- lentes.Il est impossible de dire qu\u2019il s\u2019agit de cellules néoplasiques.» (L.-C.Simard.) Bronchographie.Pour mieux préciser la topographie de la lésion, nous exécutons un lipiodol en position demi-couchée, qui est idéale pour bien délimiter les contours de l\u2019arbre trachéo-bronchique.(Fig.4.) A cause de sa supériorité sur la méthode nasale, la méthode soit bronchoscopique, soit laryngos- copique à la sonde, devrait être adoptée dans un hôpital possédant une clinique\u2019 bronchos- copique.{ Traitement.Dilatation périodique et élec- tro-dessication sous endoscopie directe.L\u2019emphysème est disparu et la ventilation trachéo- pulmonaire gauche rétablie.Je cas.Bronchite pseudo-membraneuse hémorragique.Mme E.B., 49 ans, obèse, dans le service de médecine, sous les soins des docteurs Y.Chaput et J.Léger, présente l\u2019ensemble des symptômes suivants: Depuis juin 1940, successivement, grippe, toux, asthénie, anorexie, diaphorèse, expectorations, hémoptysies répétées, congestion pulmonaire à l\u2019automne 1941.Point de côté gauche persistant, cardiopathie.Signes physiques: râles de stase, râles cré- pitants, sub-matité des bases.Examen radiologique (docteur L.-P.Bélis- le): 19 mai 1943. 126 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 «Aucun signe de lésion sur les plages pulmonaires.Lipiodolage, le 29 mai 1943: bronches perméables au lipiodol et normales de calibre.» Bronchoscomre.Poumon gauche: bronche souche - muqueuse congestionnée, hypertrophiée, non ulcérée, plutôt granuleuse.Orifice du lobe supérieur libre.Lobe inférieur: muqueuse hypertrophiée, anémiée à certains endroits, ruisselante de sang, granuleuse, exulcérée à la face postérieure de la lumière, juste au-dessus de la subdivision en bronches secondaires.Biopsie faite à cet endroit.À ce niveau, la muqueuse est hémorragipare au contact; mais l\u2019hémorragie cesse après broncho-aspiration.Attouchement au nitrate d\u2019argent 5%.Poumon droit: bronche souche - la muqueuse est hypertrophiée, congestionnée parsemée d\u2019un piqueté hémorragique.Orifice du lobe supérieur: largement ouvert, à contour exulcéré, rugueux, hémorragipare; c\u2019est plutôt l\u2019aspect d\u2019une lésion atrophique de la muqueuse.Ruissellement de sang sans présence de pus.Orifice du lobe moyen: aspect identique, mais avec un décollement de lambeaux muqueux.Lobe inférieur: la lumière bronchique paraît béante et gênée par la présence de caillots de sang, de mucosités et de lambeaux de muqueuse.La paroi bronchique est presque dénudée à certains endroits.Il ne semble pas exister d\u2019ulcération nécrotique.Les orifices des bronches secondaires présentent une muqueuse plutôt normale et sont aussi de calibre normal.La toux réflexe projette du sang plus ou moins clair, des caillots noirâtres et des lambeaux de muqueuse.Conclusion.Endoscopiquement, il s\u2019agit d\u2019une bronchite ulcéro-membraneuse non né- crotique mais œdémateuse, atrophique et des- quamante.Il n\u2019est constaté aucune tumeur visible, la lumière bronchique étant plutôt béante, surtout dans les bronches souches et primaires droites.Pour préciser le diagnostic et l\u2019étiologie, nous retenons un prélèvement de lambeau de muqueuse.Biopsie.« Ce tissu est composé par du tissu conjonctif renfermant des glandes, du muscle, quelques fragments d\u2019épithélium, de la fibrine et de nombreux polynucléaires; mais, il est impossible de dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélio- ma.Les lambeaux de muqueuse de la bronche du poumon droit sont constitués en effet par une muqueuse très fortement infiltrée par les polynucléaires.Bronchite aiguë suppurée.Je ne trouve pas de lésion épithéliomateuse.» (L.-C.Simard.) N.B.\u2014 Grâce à l\u2019examen bronchoscopique, il nous a été permis de reconnaître une affection bronchique très rare.L\u2019hémorragie massive, des hémoptysies répétées emportent la malade rapidement.L\u2019autopsie n\u2019a pas été possible.CONCLUSION Les cas cliniques précédents démontrent quelques-unes des indications majeures de l\u2019endoscopie: toute hémoptysie non tuberculeuse, toute dyspnée indéterminée, même asthmatique, toute gêne broncho-pulmonaire par sécrétion ou tumeur.Très souvent, le li- piodolage du poumon doit être précédé de l\u2019exploration endoscopique; autrement, le lipiodol, solution huileuse plus ou moins lourde, peut provoquer une atélectasie alarmante et fatale, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019une sténose bronchique à soupape de retour.Seule, la position demi- assise et couchée permet à cette méthode de fournir les renseignements qu\u2019elle est susceptible d\u2019offrir au médecin.La douleur épigastrique, la dysphagie, la toux réflexe engendrée par le déversement de mucosités de l\u2019hypopharynx dans le larynx exigent une œsophagoscopie diagnostique complétée parfois d\u2019une gastroscopie indirecte ou directe.Avec l\u2019aide d\u2019un personnel entraîné et un outillage relativement complet, l\u2019endoscopie est une méthode qui, de plus en plus, devient un moyen d\u2019exploration dont il n\u2019est plus permis de ne pas se servir, le cas échéant, dans l\u2019intérêt du malade et du médecin.| 19\" IA b tord it ud jot g Ji ge | els epeort sr Jin | dirid | ma tion lt ii tl he Dar ' ly INSTABILITÉ DE CERTAINS ASTIGMATISMES CRISTALLINIENS ! Par Emile BLAIN, Ophtalmo-oto-rhino-laryngologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).On reste parfois songeur, devant une paire de lunettes qu\u2019on nous demande de reviser.À considérer l\u2019écart axial qui existe entre l\u2019ancienne ordonnance et la nouvelle, l\u2019oculiste se demande, bien charitablement, c\u2019est entendu, si l\u2019examinateur précédent n\u2019a pas eu.une grosse distraction.Pourtant, s\u2019il se glisse quelquefois des erreurs inexplicables, plus souvent encore, la différence des deux formules n\u2019est attribuable qu\u2019à une métamorphose de l\u2019œil lui-même.En principe, la réfraction visuelle d\u2019un individu représente quelque chose de relativement stable.Sans doute subit-elle des variations, mais celles-ci sont si lentes à évoluer qu\u2019on peut, à bon droit, les envisager comme banales.C\u2019est le cas des changements physiologiques qui s\u2019opèrent dans la vision, au début, au milieu et au déclin de la vie humaine.Mais en dehors de ces transformations pour ainsi dire à date fixe, et indépendamment des quelques facteurs pathologiques connus, il reste un fait indéniable: certains astigmatismes de faible envergure ont le don de se modifier, et cela de la façon la plus fantaisiste.Tel astigmate à qui vous aviez prescrit, il y a six mois, un cylindre de + 0.50 X 180 exige aujourd\u2019hui un + 0.25 X 45; tel autre, à qui vous aviez cru faire plaisir en proposant un \u2014 0.50 X 180, demande maintenant un \u2014 0.50 X 135, et ainsi de suite.Faut-il en déduire témérairement que le méridien avait été mal choisi, ou que le patient ne sait pas au juste ce qu\u2019il veut?Je ne le crois pas.Les probabilités sont plutôt que, depuis les dernières constatations, il s\u2019est produit du nouveau dans le globe oculaire.1.Travail présenté à la Société des Oto-rhino- laryngologistes et Ophtalmologistes canadiens- francais, Sherbrooke, 9 octobre 1943.Pour réduire le probléme & sa plus simple expression, admettons qu\u2019en pratique la réfraction totale dépend de la réfraction cornéenne et de la réfraction cristallinienne additionnées.Or, à moins que la cornée n\u2019ait été soumise à une cicatrice, ou à une affection délabrante, sa réfringence ne varie pas beaucoup, une fois l'adolescence passée.Ce n\u2019est donc pas de ce côté qu\u2019il faut rechercher l\u2019élément en cause.Il reste le cristallin.Et c\u2019est précisément là qu\u2019on trouve une piste valable.De fait, si dans les circonstances ordinaires la cornée est immuable après la vingtième année, il en va tout autrement de la lentille cristallinienne.Des auteurs récents prétendent que le cristallin continue de se développer indéfiniment dans l\u2019âge adulte, et cela, aussi longtemps qu\u2019il conserve sa limpidité.Un tissu neuf se reproduit sans cesse, sous sa capsule, et contribue ainsi à altérer, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, la régularité des surfaces externes et les courbures préexistantes.C\u2019est une hypothèse vraisemblable, émise à la Société Américaine d\u2019Ophtalmologie, par le docteur Edward Jackson, de Denver.Cette théorie, qui n\u2019a rien de scientifiquement subversif, répond assez bien à la question qui nous occupe.Duke-Elder, sans aller aussi loin, déclarait, il y a déjà longtemps, que dans plusieurs astigmatismes hypermétropiques, l\u2019axe tend à pivoter de la verticale vers l\u2019horizontale; tandis que, dans d\u2019aussi nombreux astigmatismes myopiques, le cylindre semble tourner dans le sens contraire.D'ailleurs, tout en restant bien orthodoxe, si l\u2019on concède au cristallin une nutrition quelconque de l\u2019extérieur, cela n\u2019implique-t-il pas des modifications intrinsèques, et possiblement aussi des variantes dans les dimensions des méridiens? 128 Pourquoi ce phénomène joue-t-il dans certains yeux, et pas dans les autres?Je l\u2019ignore.Mais ce qui m\u2019a le plus frappé, dans ce domaine, c\u2019est que la chose semble survenir davantage chez ceux qui abusent de leur vue: comptables peinant dans un pauvre éclairage; lecteurs enragés de petits caractères sur mauvais papier; brodeuses de motifs fins sur toile encore plus fine; couturières à tant du morceau opérant en vitesse dans quelque arrière-boutique; vérificateurs d\u2019obus dans les usines de guerre ; perpétuelles tricoteuses pour les soldats d\u2019outre-mer, etc, etc.S\u2019agit-il, en définitive, de quelques manifestations d\u2019une nutrition mal équilibrée?.\u2026.Qui sait?\u2026 Une nouvelle \u2018vitamine est peut-être au fond de ce désordre.Quoi qu\u2019il en soit, cette transition se fait sentir, au cours ou À la suite d\u2019un surmenage intense.Et ce genre d\u2019effort surtotal, comme bien d\u2019autres, a des allures endémiques.N\u2019avez-vous pas remarqué comme moi que, depuis quelques années, le nombre des petits astigmatismes, indirects ou obliques, augmente sensiblement?.\u2026 Est-ce parce que je cherche trop cette anomalie que je la trouve si souvent?C\u2019est possible.Mais ce qui l\u2019est moins, c\u2019est que tant de souffreteux, une fois corrigés, se trompent eux-mêmes, au point de se trouver améliorés.Chose certaine, c\u2019est qu\u2019il y a là plus qu\u2019une simple coïncidence.Un relevé de vingt-deux dossiers personnels en fait, jusqu\u2019à un certain point, la démonstration.Ce sont des cas d\u2019astigmatisme léger, d\u2019une dioptrie ou moins.Tous, corrigés dans les dix- huit mois précédents, ont subi depuis un nouvel examen, à la suite de défection visuelle.Or, voici, en résumé, ce que l\u2019analyse en révèle.La prédominance va à des astigmatismes hypermétropiques à axe horizontal, et s\u2019orientant vers un axe oblique.Quelques-uns sont des astigmatismes myopiques à axe antérieurement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 vertical, et qui, par la suite, tournent à 45° ou & 135°.La plupart se recrutent chez des femmes de 20 & 40 ans; quelques autres, plus rares, chez des hommes à l\u2019âge de la presbytie; et enfin, trois cas chez des jeunes d\u2019âge scolaire.Les vingt-deux sujets de cette étude se plaignent presque tous, en plus de leur mauvaise acuité, de troubles sympathiques variés.Au delà de 33% de cet ensemble représente des ouvriers sur métaux, travaillant sous une illumination violente.De ce groupe d\u2019observations, j'en extrais une que je vous soumets comme assez caractéristique.Observation.Une femme de 32 ans, examinée par un confrère consciencieux, il y a plus d\u2019un an, portait depuis la correction suivante: O.D : + 0.50 X 90, 0.G.: +.G.: + 0.50 X 180.Ces lunettes lui donnaient une vision parfaite, disait-elle.C\u2019est une sténo-dactylo, de santé apparemment bonne, mais fournissant depuis longtemps un effort visuel exagéré: le jour, travail de bureau assez ardu; le soir, confection d\u2019un trousseau de mariée; entre temps, séances fréquentes de cinéma; et, aux heures des repas, lecture, dans un tramway trépidant, des dernières nouvelles censurées ou de quelque roman-feuilleton non censuré.Bref, la victime insouciante d\u2019une auto-destruction visuelle systématique.Il y a huit mois, à la suite d\u2019une migraine plus marquée qu\u2019à l\u2019ordinaire, la demoiselle me demande une vérification de ses verres.L\u2019examen subjectif révèle une amélioration notable, avec à droite un + 0.25 X 135, et à gauche un + 0.25 X 180.La nouvelle ordonnance, portée constamment, vaut une disparition rapide des symptômes, et un bien-être oculaire complet.En dépit des recommandations paternelles de son médecin, la jeune femme n\u2019en continue pas moins son régime désordonné, sauf durant les quinze jours de vacances annuelles. fe FZ ss Il y a un mois, la cliente me revient, en accusant encore ses lunettes de toutes sortes de méfaits.Nouvel examen, pour acquit de conscience, et je découvre, non sans un brin de scepticisme, que la correction idéale devrait maintenant se lire comme suit: O.D.: + 0.25 X 180: I, O.G.: + 0.25 X 45: I.Depuis, les nouveaux « Corectals », prescrits sous conditions, mais portés avec conviction, semblent avoir amadoué, encore une fois, cette vue extravagante.Et voila!.+ * + Quelles conclusions pratiques faut-il tirer de ces faits?D'abord, gardons-nous de croire trop vite BLAIN: INSTABILITÉ DE CERTAINS ASTIGMATISMES CRISTALLINIENS que le réfractionniste précédent a été médiocre.129 N\u2019accusons pas, non plus, le patient d\u2019être trop capricieux; il n\u2019a pas toujours tort.Examinons plutôt soigneusement; et prescrivons judicieusement, mais sans respect humain, nous occupant peut-être moins des trouvailles skiascopiques que des résultats subjectifs contrôlés.Si la chose est possible, essayons de mettre un frein à la prodigalité visuelle de nos patients.Et enfin, s\u2019il faut un argument scientifique pour faire taire nos serupules, supposons, jusqu\u2019à nouvel ordre, que le tissu sous-capsulaire du cristallin se régénère parfois, en produisant des variations astigmatiques.La notion de la localisation du bacille de Koch sur l\u2019oreille est déjà relativement ancienne, et il est classique de rapporter à l\u2019école française, en particulier à Grisolle et Nélaton, l\u2019idée première d\u2019une liaison entre la tuberculose et les lésions osseuses du rocher et du temporal.À cette époque, cependant, où les connaissances anatomo-pathologiques et étiologiques étaient plutôt vagues à l\u2019égard de la tuberculose, cette notion ne pouvait être que très confuse.C\u2019est ce qui faisait dire à von Troeltsch: « Ce qu\u2019ils ont pris pour des tubercules n\u2019est qu\u2019un amas de pus épaissi, pus accumulé faute de soigner l\u2019otorrhée, et devenu caséeux et fort analogue au tubercule proprement dit.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019'honneur d\u2019avoir 1.Travail présenté à la Société des Oto-rhino- laryngologistes et Ophtalmologistes canadiens- francais, Sherbrooke, 9 octobre 1943.REVUE GENERALE 2-e >& CONSIDERATIONS SUR LA TUBERCULOSE DE L\u2019OREILLE Par G.-Léo COTE, Chef de Service à l\u2019hôpital Laval (Québec).les premiers entrevu la connexité de cette altération du temporal avec la phtisie n\u2019en appartient pas moins à nos confrères de France.» Depuis lors, les progrès réalisés dans la clinique, de nouvelles recherches anatomo-patho- logiques, ont permis d\u2019individualiser la tuberculose de l\u2019oreille comme entité clinique propre.Cependant, malgré les nombreux travaux parus, il n\u2019en reste pas moins vrai que la tuberculose de l\u2019oreille reste très souvent méconnue! Aujourd\u2019hui encore, sauf de rares exceptions où la présence de lésions pulmonaires avancées nous obligent à y penser, le diagnostic en est rarement fait, et je ne crois pas me tromper en disant qu\u2019il n\u2019y a pas de mois, que chacun de nous ne méconnaisse un ou plusieurs cas de tuberculose de l\u2019oreille. 130 Et pourtant, la phtisie auriculaire\u2019 est fréquente.L'inoculation systématique du pus ou des fongosités aurait montré que 10% à 20% des otorrhées chroniques seraient tuberculeuses.Des auteurs américains, en détruisant par l\u2019antiformine tous les microbes pyogènes, sauf le groupe acido-résistant, auraient trouvé que 15%! des otorrhées chroniques de l\u2019enfance étaient dues au bacille de Koch.Il ne serait donc pas exagéré de dire, si l\u2019on songe au nombre immense des otites, que, parmi les tuberculoses chirurgicales, la tuberculose de l\u2019oreille compte parmi les plus fréquentes.Cependant, nous le répétons, la tuberculose , de l\u2019oreille reste méconnue.Ceci tient peut- être à ce que dans aucun manuel ou traité d\u2019otologie il n\u2019existe une description détaillée de la tuberculose de l\u2019oreille; à peine y trouve- t-on, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une affection excessivement rare, la mention possible de la tuberculose dans l\u2019étiologie des otorrhées chroniques en général! Mais, sur la pathogénie de cette affection de l\u2019oreille, sur la symptomatologie, sur les formes anatomo-cliniques, tous ces traités classiques se montrent d\u2019une réticence désespérante, pour ne pas dire d\u2019un mutisme complet.D'autre part, le polymorphisme si connu de la tuberculose, qui se rencontre tout autant dans l\u2019évolution des lésions auriculaires que dans les autres localisations, le rôle important des infections associées, particulièrement marqué dans la tuberculose de l\u2019oreille, ne sont pas pour nous faciliter un diagnostic et sont encore autant de raisons auxquelles la bacillose auriculaire doit d\u2019être si souvent méconnue.Nous avons pensé, à la lumière des travaux déjà parus, et malheureusement éparpillés dans de multiples revues médicales, et aussi à l\u2019aide d\u2019observations personnelles, reconstituer cette importante question dans son cadre propre.Nous verrons en cours de route les raisons qui ont pu motiver fréquemment une erreur de diagnostic, et comment la méconnaissance de la tuberculose de l\u2019oreille peut avoir des répercussions désastreuses.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 PATHOGÉNIE Pour bien comprendre les différents aspects cliniques de cette affection, il est indispensable de connaître la voie d\u2019invasion de la tuberculose au niveau de l\u2019oreille ainsi que les infections associées qui l\u2019accompagnent.C\u2019est, en effet, sur les différents modes d\u2019invasion que nous établirons tout à l\u2019heure les différentes formes anatomo-cliniques de la tuberculose de l\u2019oreille.Si l\u2019on excepte les cas très rares de tuberculose primitive, plusieurs voies s\u2019ouvrent au bacille de Koch pour pénétrer dans l'oreille: ce sont la voie tubaire, la voie sanguine, la voie lymphatique.1° La voie tubaire.On en faisait autrefois la voie presque exclusive de l\u2019invasion de la caisse.On a tendance aujourd\u2019hui à réserver cette interprétation aux tuberculeux pulmonaires.Ce sont en général des malades ayant en abondance des bacilles de Koch dans le pharynx, et qui pourront, à la faveur d\u2019une trompe d\u2019Eustache béante, être projetés dans la caisse.Ce sont de vieux phtisiques qui « crachent dans leur oreille ».On a expliqué cette inoculation directe de l\u2019épithélium de la caisse, qui, comme tous les épithéliums, se montre généralement très rebelle à l\u2019infection tuberculeuse, par les trois conditions suivantes si communes dans l\u2019infection bacillaire: inoculation massive, long contact avec la muqueuse, état d\u2019anergie dans lequel se trouve le malade.Ces conditions se trouveraient d\u2019ailleurs réalisées dans deux autres lésions qu\u2019il faut rapprocher de la tuberculose de l\u2019oreille: le larynx et l\u2019intestin grêle.2° Voie sanguine.Si la voie tubaire peut être facilement admise chez les tuberculeux pulmonaires, elle devient inadmissible lorsqu\u2019il n\u2019existe pas de lésion pulmonaire.C\u2019est alors la voie sanguine qui serait la voie d\u2019invasion.L'hypothèse de l\u2019origine hématogène de la fl, gy Mile I} la CÔTÉ: CONSIDÉRATIONS SUR LA TUBERCULOSE DE L'OREILLE 131 tuberculose auriculaire cadre bien, d\u2019ailleurs, avec l\u2019idée que l\u2019on se fait de l\u2019évolution de la bacillose, dont les diverses manifestations correspondent non pas à des inoculations nouvelles, mais à des localisations successives d\u2019une infection datant de la première enfance.Cette hypothèse est confirmée cliniquement par l\u2019apparition d\u2019autres manifestations tuberculeuses, généralement articulaires ou osseuses, preuves de la bacillémie.Mais cette hypothèse n\u2019est pas sans soulever certaine difficulté.On admet en effet que la tuberculose hématogène des muqueuses est rare, les divers épithéliums offrant une résistance remarquable à l\u2019infection bacillaire.Quant aux ostéites bacillaires, elles atteignent les os riches en tissus spongieux, en particulier l\u2019épiphyse des os longs, ce qui explique la rareté de l\u2019ostéite tuberculeuse des divers os du crâne.Or, comment expliquer la localisation relativement fréquente de la tuberculose au niveau de l\u2019oreille, où « ni l\u2019os ni la muqueuse qui le revêt ne paraissent remplir les conditions qui attirent et fixent les bacilles de Koch en circulation dans le sang » ?On a cru qu\u2019il fallait réserver cette inoculation par voie sanguine, aux stricts cas où l'atteinte se faisait primitivement au niveau de la partie spongieuse du temporal, la mastoïde.3° Voie lymphatique.On a voulu faire intervenir une troisième voie dans l\u2019inoculation bacillaire de l\u2019oreille: la voie lymphatique.Malgré que l\u2019on connaisse très mal, au point de vue anatomique, les connexions lymphatiques de l\u2019oreille moyenne, ces dernières joueraient un rôle important dans la propagation de l\u2019infection aiguë du rhinopharynx, où l\u2019on a l\u2019impression que tout le système lymphatique du cavum, de la trompe, de la caisse, se trouve simultanément pris.N\u2019a-t-on pas soutenu, d\u2019ailleurs, que chez l\u2019enfant, alors qu\u2019à chaque poussée d\u2019adénoïdite aiguë on assiste à une injection du tympan, cet état était bien plus, du moins au début, une lymphangite qu\u2019une otite véritable.Il en serait de même de l'infection tuberculeuse de la caisse.L\u2019on sait d\u2019ailleurs très bien aujourd\u2019hui que la tuberculose du cavum, des adénoïdes, des amygdales, n\u2019est pas une rareté, et que ces différents organes peuvent très bien être le point de départ d\u2019une otite propagée par les voies lymphatiques.Les voies d\u2019invasion sont donc multiples.Dans la voie tubaire, il s\u2019agit de tuberculose par inoculation directe.Elle est assimilable à la laryngite tuberculeuse.La voie sanguine doit surtout être réservée aux lésions primitivement osseuses, dont la genèse est celle de toutes les tuberculoses osseuses.Enfin, très souvent, le bacille gagne l\u2019oreille à travers les lymphatiques exactement de la même manière qu\u2019il envahit les ganglions du cou.Ces différents modes d\u2019invasion sont utiles à connaître.Ils expliquent en effet bien des particularités cliniques; nous verrons d\u2019autre part qu\u2019à chaque voie d\u2019invasion correspond une forme anatomo-clinique assez bien individualisée.Mais, avant d\u2019en arriver à décrire ces différentes formes, il nous faut encore insister sur un autre point de pathogénie qui présente également un très grand intérêt pratique: ce sont les infections associées.Les infections associées.Les infections associées jouent un rôle excessivement important dans la tuberculose de l\u2019oreille.L\u2019otite banale en effet précède très souvent l\u2019otite tuberculeuse et semble même en favoriser l\u2019éclosion; Chassaignac avait déjà rapporté l\u2019histoire d\u2019un malade qui, à la suite d\u2019un violent rhume de cerveau, vit apparaître un écoulement d\u2019oreille; quelque temps après, il mourait d\u2019une otorragie foudroyante, et on trouva à l\u2019autopsie une caverne pulmonaire.Quoique l\u2019on ait dit que le bacille de Koch n\u2019aime pas le voisinage des microbes pyogènes, et qu\u2019il se développe avec prédilection sur les tissus sains, il semble cependant qu\u2019au niveau de l\u2019oreille ces conditions ne se retrouvent pas. 132 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Il existe d\u2019ailleurs d\u2019autres exceptions.N\u2019a- t-on pas prétendu en effet que la syphilis, l\u2019orchiépididymite gonococcique, étaient un lit sur lequel pouvaient se développer plus tard l\u2019_épididymite bacillaire et les lésions ganglionnaires?C\u2019est pourquoi la fréquence avec laquelle on relève l\u2019infection banale au début des otites bacillaires, l\u2019existence de faits analogues au niveau d\u2019autres organes, nous autorisent à voir là plus qu\u2019une coïncidence.L'importance des microbes pyogènes n\u2019est donc pas niable dans l\u2019otite tuberculeuse.Non seulement on les trouve en abondance dans le pus, mais ils interviennent dans l\u2019évolution de la maladie, et sont souvent à l\u2019origine des complications.Nous avons cru qu\u2019il était important de dire un mot du rôle des infections associées dans la tuberculose de l\u2019oreille, et nous comprenons déjà comment ces dernières peuvent influencer la physionomie clinique de la maladie.C\u2019est à leur présence presque constante que la bacillose auriculaire doit d\u2019être si souvent méconnue.Dès le début, elles défigurent la maladie.Elles donneront l\u2019impression d\u2019une otite banale succédant à une infection rhino-pharyn- gée aiguë.Plus tard, des réinfections successives seront à l\u2019origine de nouvelles poussées inflammatoires d\u2019apparence encore banale, et (comme le dit Mayoux) c\u2019est derrière les signes bruyants dus aux microbes pyogènes qu\u2019il faudra chercher les symptômes qui décèlent l\u2019action beaucoup plus discrète du bacille de Koch.Nous voyons maintenant que les voies multiples d\u2019invasion du bacille de Koch, avec leur pathogénie propre, vont imprimer à la tuberculose de l\u2019oreille un caractère spécial, une forme anatomo-clinique propre à chaque mode d\u2019invasion.FORMES ANATOMO-CLINIQUES Il existera donc, basées sur le mode d\u2019invasion, trois formes anatomo-cliniques de la tuberculose de l\u2019oreille, suivant que l\u2019inoculation se fait par voie tubaire, par voie sanguine, par voie lymphatique.a) Infection par voie tubaire.C\u2019est l\u2019otite des phtisiques, celle que l\u2019on observe chez les tuberculeux pulmonaires adultes, qui inoculent directement leur caisse par l\u2019intermédiaire de la trompe d\u2019Eustache.C\u2019est à cette tuberculose auriculaire que correspond la symptomatologie classique: insidio- sité du début qui se fait sans douleur, sans température, sans cause rhino-pharyngée.Les infections associées n\u2019y jouent ici qu\u2019un rôle effacé.Le malade n\u2019accuse souvent qu\u2019une surdité progressive, surdité pouvant avoir les caractères d\u2019une surdité labyrinthique, mais présentant aussi les caractères d\u2019une surdité de transmission avec formule acoustique analogue à celle trouvée dans l\u2019otospongiose.Le caractère particulier de cette surdité est d\u2019être très\u2018 intense, et l\u2019on est souvent surpris d\u2019opposer cette surdité marquée aux lésions souvent légères de l\u2019oreille moyenne.C\u2019est que, dans la tuberculose de l\u2019oreille, les lésions ne se limitent pas toujours à la caisse, mais envahissent souvent la pyramide pétreuse, pour donner naissance à une labyrinthite coch- léo-vestibulaire, qui s\u2019installera sournoisement, sans bourdonnements, sans vertige, ne se manifestant que par une surdité de plus en plus intense.Cette torpidité dans l\u2019installation et l\u2019évolution des signes cochléo-vestibulaires distingue nettement la labyrinthite tuberculeuse de celles qui compliquent les otites moyennes chroniques suppurées banales.Dans le premier cas, l\u2019ostéite évolue lentement pour respecter assez longtemps les éléments sensoriels; mais, petit à petit, ces derniers seront pris par le processus infectieux, alors que s\u2019établira une surdité marquée, type de perception, seul signe de l\u2019atteinte labyrinthique.Dans le deuxième cas, au contraire, où l\u2019ostéite est rapidement destructrice, l\u2019atteinte des éléments sensoriels sera rapide, en même temps que se complétera tout le tableau ou Fou 4 i je | A que i Jon \u2014 an i he FRE er vo steele COTE: CONSIDERATIONS SUR LA clinique d\u2019une labyrinthite: bourdonnements, vertige.L'aspect des lésions, examinées au spéculum, n\u2019est pas toujours caractéristique.On a insisté sur les tubercules miliaires, les perforations multiples, la carie blanche du rocher.Il faut savoir que ces symptômes ne sont pas fréquents, et que l\u2019on risquerait de méconnaître l\u2019immense majorité des otites tuberculeuses, si l\u2019on comptait uniquement sur l\u2019otoscopie pour en faire le diagnostic.Il est cependant juste de dire que l\u2019apparition de ces symptômes constitue un signe à la fois excellent et nullement exceptionnel.L'évolution va se faire suivant des modes très différents.Elle peut évoluer pendant des mois, comme une banale otite chronique, sans entraîner de complications; rien ne semble la distinguer d\u2019une otorrhée chronique non bacillaire: elle n\u2019entraîne pas de carie osseuse, ni de réaction mastoïdienne.La guérison peut quelquefois survenir alors que se tarit l\u2019écoulement et que se cicatrise la perforation tympanique.Le plus souvent, cette forme torpide évolue lentement vers une surdité complète, et expose le malade à des complications plus ou moins tardives.Dans d\u2019autres cas, moins fréquents, l\u2019évolution n\u2019est pas aussi torpide.Aux lésions de la muqueuse s\u2019ajoutent des lésions d\u2019ostéite né- crosante; c\u2019est alors que l\u2019on pourra observer la paralysie faciale, le syndrome de Gradenigo, la labyrinthite, et même l\u2019ulcération de la carotide interne, donnant naissance à une otorragie foudroyante, telle que rapportée par Collet et Mayoux dans un cas d\u2019otorragie ca- rotidienne au cours d\u2019une tuberculose du rocher.Cette otite des phtisiques ne présente que peu d'intérêt au point de vue chirurgical.L'intervention est presque toujours inutile ou dangereuse: inutile dans les formes torpides, dangereuse dans les formes nécrosantes dont elle précipite l\u2019évolution.C\u2019est le souvenir de tels cas qui a créé l\u2019opinion que la tuberculose de l\u2019oreille est peu chirurgicale.Nous verrons qu\u2019il n\u2019en est pas de même dans les autres formes.TUBERCULOSE DE L'OREILLE 133 b) Infection par voie sanguine.L\u2019inoculation de la caisse par voie sanguine est peu fréquente.Nous avons vu en effet que la muqueuse de la caisse, de même que sa portion osseuse, ne réalisent en aucune façon les conditions idéales qui permettent de fixer le bacille de Koch en circulation dans le sang.Ce mode d\u2019inoculation doit surtout être réservé à la portion spongieuse de l\u2019os, c\u2019est-à-dire, la mastoide.Alors que, dans le cas d\u2019infection tubaire, la lésion initiale est tympanique et muqueuse, elle est ici osseuse et mastoïdienne.Nous assisterons donc à l\u2019apparition d\u2019une mastoïdite primitive tuberculeuse, ayant de ce fait des caractères et une allure clinique spéciale.; La mastoïdite primitive tuberculeuse est heureusement plutôt rare.Lorsqu\u2019elle existe, elle est très souvent associée à d\u2019autres lésions tuberculeuses osseuses ou articulaires qui traduisent la bacillémie.Au contraire de la bacillose auriculaire précédemment décrite, le traitement opératoire donnerait ici d\u2019excellents résultats, à condition d\u2019être complété par les soins généraux nécessaires.c) Infection par voie lymphatique.Ce mode d\u2019inoculation est probablement le plus fréquent, et la présence d\u2019infections associées lui imprime un caractère tout spécial et une forme anatomo-clinique bien individualisée.C\u2019est l\u2019otite mixte à pyogènes et à bacille de Koch, dont nous avons expliqué précédemment la pathogénie.C\u2019est ici l\u2019otite des enfants.Elle débute généralement au cours d\u2019une infection rhinopharyngée aiguë, au cours d\u2019une affection anergisante telle que la grippe, la rougeole.Dès le début, elle est remarquable par l\u2019importance des infections associées.Ici, pas de début insidieux, sans douleur, comme l\u2019otite des phtisiques; c\u2019est la symptomatologie bruyante des otites aiguës banales: élévation de température, douleurs violentes à l\u2019oreille, perforation tympanique spontanée, tout impose immédiatement le diagnostic d\u2019otite banale: l\u2019erreur est presque inévitable. 134 Ce n\u2019est que plus tard, en cours d\u2019évolution, après que se sont calmés les symptômes dus aux microbes pyogènes, que la maladie va se préciser peu à peu.En effet, contre toute attente, malgré un traitement correctement appliqué, l\u2019écoulement ne se tarit pas, la perforation persiste sans se cicatriser, et l\u2019on assiste progressivement au passage d\u2019une otite aiguë banale vers un stade d\u2019otorrhée chronique, avec apparition de granulations, de fongosités.S\u2019il apparaît secondairement une mastoïdite, la plaie opératoire pourra se fistuliser avec élimination intermittente de séquestres.La pâleur de l\u2019enfant, une température subfébrile persistante, l\u2019apparition de ganglions cervicaux, l\u2019histoire suspecte des antécédents, contribueront enfin à éveiller l\u2019attention.L\u2019inoculation au cobaye viendra confirmer le diagnostic.Il faut cependant savoir que beaucoup de ces otites guériront comme une lésion banale, quoïque souvent plus lentement.Mais, alors que l\u2019on crie victoire, apparaît brusquement une granulie, une méningite, révélant quand même la présence du bacille de Koch.La connaissance de cette forme de tuberculose auriculaire est done d\u2019une excessive importance; elle est la plus fréquente, la plus susceptible de guérison, mais malheureusement aussi la plus difficile à reconnaître.On devra toujours avoir présent à l\u2019esprit qu\u2019une otite aiguë correctement traitée doit guérir vite, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019une infection particulièrement virulente, telle que la scarlatine ou la diphtérie.Dans le cas contraire, il faudra toujours penser à la possibilité de la bacillose.Méconnaître de telles possibilités, c\u2019est s\u2019exposer souvent à un désastre.Nous devons admettre aujourd\u2019hui qu\u2019une bacillose auriculaire peut présenter une tout autre symptomatologie que celle décrite par nos auteurs classiques, c\u2019est-à-dire, l\u2019insidio- sité du début, la marche tout à fait indolore et apyrétique.Nous savons que, si cette symptomatologie caractérise la tuberculose de l\u2019oreille, laquelle devient alors d\u2019un diagnostic facile, elle ne doit pas être rapportée à tous les cas; bien au contraire, le début d\u2019une otite L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 tuberculeuse est souvent bruyant, et rien ne la différencie d\u2019une otite banale.! C\u2019est donc dans l\u2019étude et la connaissance de cette dernière forme que réside l\u2019intérêt pratique de la tuberculose auriculaire.L\u2019otite du phtisique n\u2019est pas intéressante: elle évolue dans l\u2019ombre de la tuberculose pulmonaire, et nous n\u2019avons pas de prise sur elle.L\u2019ostéite du temporal d\u2019origine sanguine est rare, et son diagnostic est généralement facile.I] faudra donc savoir penser plus souvent à la tuberculose au cours des otites de l\u2019enfance, quels que soient leurs symptômes et les circonstances dans lesquelles elles évoluent.Nous ajouterons de plus que cette variété d\u2019otite guérit bien si elle est convenablement traitée, c\u2019est-à-dire que, si quelquefois les infections associées nous obligent à intervenir, il ne faudra pas oublier de considérer que ce petit malade est avant tout un tuberculeux, et que c\u2019est de ce côté que devra porter une thérapeutique efficace: repos, héliothérapie, séjour à la campagne.C\u2019est à ce prix seulement, répétant ici les mots de von Troelsch par lesquels nous désirons terminer ce travail, que l\u2019on cessera de voir si souvent les otorréiques mourir à la fleur de l\u2019Âge de tuberculose aiguë des méninges ou des poumons.BIBLIOGRAPHIE St.Clair THOMPSON : « Tuberculosis of the middle ear as met with in a Sanatorium: » The Journal of Laryngology and Otology, Edinburgh, 46: 460; 1931.F.C.ORMEROD: « Tuberculosis disease of the middle ear.» The Journal of Laryngology and Oto- logy, Edinburgh, 46: 449; 1931.René MAYOUX: «Contribution à l\u2019étude de la tuberculose de l\u2019oreille.» Les annales d\u2019oto-laryn- gologie, 846; 1931.Alain GASTON: « Méninges et liquide céphalo-rachidien en otologie.» Les annales d\u2019oto-laryngo- logie, 1059; 1931.R.RIGAUD: «La tuberculose du labyrinthe.» Les annales d\u2019oto-laryngologie, 634; 1931.« Tuberculous of the tonsils \u2014 Incidence and origin.» Year book of Eye, Ear, Nose and Throat, p.544.1.Nous voyons déjà quelle portée sociale peut avoir la connaissance de ces faits au simple point de vue, par exemple, du dépistage, et il devient inutile d\u2019insister sur le nombre de vies que l\u2019on peut être appelé à sauver en ne méconnaissant pas une affection que l\u2019on a considérée pendant longtemps comme une rareté. LES CAUTÉRISATIONS NASALES ' Par Olivier FRENETTE.Une expérience de plusieurs années déjà nous rend de plus en plus sceptique sur le traitement de certains troubles des voies nasales par les cautérisations.Il nous est arrivé si souvent de voir, au bureau ou à l\u2019hôpital, de si nombreux malades, guéris d\u2019épistaxis ou de rhinite congestive, nous présenter de larges perforations de la cloison nasale ou une atrophie presque complète des cornets, que nous en sommes arrivé à nous demander s\u2019il valait réellement la peine d\u2019améliorer un premier symptôme temporaire en créant un état pathologique permanent.Avant d\u2019étudier ces résultats, il serait nécessaire de revoir, en résumé, l\u2019histologie et la physiologie du nez, car c\u2019est de leur étude que découle tout traitement raisonnable.HrsToLOoGIE La muqueuse nasale, formée d\u2019un chorion et d\u2019un épithélium à cils vibratiles, est constituée par trois sortes de cellules: les cellules épithéliales proprement dites, les cellules basales et les cellules olfactives.Ces dernières sont de véritables cellules nerveuses ne se rencontrant que dans la partie supérieure de la pituitaire et ne dépassant guère la grandeur d\u2019une pièce de dix sous.Les plus importantes sont les cellules épithéliales proprement dites, dont le rôle est primordial.On trouve aussi de très nombreuses glandes dans la muqueuse, laquelle est très vascularisée et très innervée.PHYSIOLOGIE 1) Respiration.L\u2019air inspiré ne suit pas une ligne droite des narines aux choanes, mais remonte en faisant des remous vers la fente olfactive pour redescendre ensuite vers le pharynx.Sans cela, l\u2019air n\u2019a pas le temps d\u2019acquérir les qualités physiologiques.L'air expiré suit à peu près le même trajet.2) Réchauffement et humidification de l\u2019air.1.Travail présenté à la Société des Oto-Rhino-Laryngologistes et Ophtalmologistes canadiens-français, Sherbrooke, octobre 1943.De plus, l\u2019air inspiré est réchauffé et humidifié.C\u2019est là un phénomène couramment admis.Il passe dans les fosses nasales 500 pieds cubes d\u2019air par vingt-quatre heures.Durant ces 24 heures, le nez sature d\u2019eau cette quantité d\u2019air et en élève la température au voisinage de 98° F.(Pour saturer l\u2019air d\u2019un jour, le nez a besoin d\u2019un litre d\u2019eau, et pour le réchauffer, de 70,000 calories.) ACTION DES CILS VIBRATILES Nous avons vu, en étudiant la muqueuse pituitaire, qu\u2019elle est recouverte d\u2019un épithélium cylindrique à cils vibratiles.Ces derniers ont été étudiés de nouveau par les laryngologistes et ils sont tous d\u2019accord pour admettre que la fonction ciliaire est la plus importante dans le maintien et la restauration de la physiologie nasale.Normalement, l\u2019air inspiré est débarrassé de toute poussière et de tous les micro-organismes qu\u2019il contient.Les grosses particules de la poussière et un grand nombre d\u2019organismes flottants, ceux-ci rarement nocifs, sont arrêtés par les vibrisses des narines.Les autres corps plus petits sont saisis par le mucus qui recouvre toute la muqueuse pituitaire.Ce mucus, qui n\u2019est pas bactéricide, englue ces corps et favorise l\u2019action des phagocytes.Ce rôle est tellement grand qu\u2019après avoir introduit dans le nez des cultures virulentes, on a été incapable de les retrouver dans le pharynx.Nulle part dans l\u2019organisme on ne rencontre une structure aussi délicate et qui soit aussi exposée que la muqueuse nasale.L\u2019air inspiré varie beaucoup quant à sa température et à son degré d\u2019humidité et, de plus, il transporte une grande variété de bactéries et beaucoup de gaz et de fumée.Mais la muqueuse résiste parce qu\u2019elle est protégée par la couche de mucus qui la recouvre, et c\u2019est grâce à cet enduit que les cils peuvent drainer les fosses nasales et ses cavités.L\u2019action des cils vibratiles est rapide, puissante, indépendante de la position, et leur coordination est remarquable.Le mouvement de ces cils s\u2019effectue 136 d\u2019avant en arrière, et il en est de même pour la couche de mucus qui est entraînée par le mouvement.(1 pied de hauteur: antre pouvant contenir 735 billions cubes \u2014 eau pour la ville de New-York pour 14 ans et 5 mois.) La couche de mucus est renouvelée à toutes les 10 ou 15 minutes.INDICATIONS DES CAUTÉRISATIONS Les cautérisations nasales trouvent leurs indications dans les rhinites congestives, les rhinites spasmodiques et les épistaxis.Pour les exécuter, nous nous servons soit d\u2019un caustique (nitrate d\u2019argent ou acide chromique), soit encore d\u2019un galvano-cautère.Nous avons tendance à abandonner les premiers pour nous servir du cautère.En effet, les caustiques étaient dangereux à cause de l\u2019imprégnation trop large des tissus, et souvent il nous arrivait d\u2019outrepasser l\u2019étendue à traiter.LA TECHNIQUE DE LA GALVANO- CAUTÉRISATION Nous employons ici la technique classique.La galvano-cautérisation se pratique sous anesthésie locale.Un cautère choisi selon l\u2019indication et selon la perméabilité de la fosse nasale, monté sur un manche approprié, est introduit dans la filière, placé au contact muqueux de l\u2019extrémité postérieure du cornet inférieur, porté au rouge sombre, ramené lentement d\u2019arrière en avant vers la tête du même cornet de façon à tracer un sillon profond jusqu\u2019au squelette et retiré incandescent pour éviter toute adhérence.Selon le cas, on pratiquera, dans la même séance, une, deux ou trois raies parallèles.Si nous étudions le résultat d\u2019une cautérisation sur la muqueuse nasale du lapin, qui ressemble beaucoup à celle de l\u2019homme, nous constatons que la muqueuse est détruite et que le tissu de réparation sera un tissu conjonctif recouvert d\u2019un épithélium pavimenteux.De plus, la brûlure s\u2019étend plus ou moins de chaque côté de la raie; ainsi, une partie du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 cornet disparaît.Qu\u2019adviendra-t-il alors de la fonction ciliaire, du réchauffement et de l\u2019humidification de l\u2019air?La physiologie nasale sera bouleversée et ses différentes fonctions seront profondément modifiées.Si nous continuons à observer un patient soumis à un tel traitement, nous remarquerons qu\u2019il ressentira un soulagement immédiat, mais, après quelques mois, il se plaindra d\u2019un malaise dans le nez, car il fera une rhinite chronique, avec tous les inconvénients inhérents.Pourtant, il y a une règle en médecine qui nous dit qu\u2019il faut aider le malade et non pas lui nuire! Ne serait-il pas mieux de traiter la cause d\u2019état général et de donner au nez sa perméabilité par des médications appropriées?Faut-il encore être judicieux quant au choix du médicament, et plusieurs physiologistes en ont étudié le résultat sur la muqueuse du lapin.Nous savons qu\u2019une solution aqueuse d\u2019adrénaline inférieure à 1/3000 n\u2019entrave pas l\u2019activité et ne coagule pas le mucus.Il en est de même pour une solution aqueuse d\u2019éphédrine inférieure à 2%.Les solutions huileuses paralysent la muqueuse; les sels d\u2019argent et l\u2019argyrol coagulent le mucus et ils ne peuvent être employés.Ils ont leur indication dans certaine thérapeutique nasale et il faut la respecter, mais il ne serait pas bon d\u2019en généraliser l\u2019emploi, car, si la muqueuse est paralysée ou que le mucus est coagulé, le nez ne peut remplir son rôle et il y aura une stase qui facilitera l\u2019infection.L\u2019action de plusieurs autres médicaments a été étudiée, mais il serait trop long de les énumérer tous et de parler de leur mode d\u2019application.Nous avons présenté ce travail non pas pour passer en revue l\u2019étude complète des fosses nasales, mais pour connaître votre opinion sur les cautérisations employées depuis si longtemps.Si le cœur, les poumons et les différents organes du corps humain commandent un traitement adéquat, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait négliger le nez, qui est l\u2019organe protecteur de toutes voies aériennes et digestives. MOUVEMENT MÉDICAL SÉROTHÉRAPIE DE LA COQUELUCHE ' Par J.-Paul BEAUDET, Unité Sanitaire des Trois-Rivières.La thérapeutique de la coqueluche a été tellement décevante depuis des siècles que, chaque fois qu\u2019un nouveau remède est présenté, les médecins sont toujours, et avec raison, un peu sceptiques.En effet, combien de traitements qui au début semblaient devoir donner des résultats mirobolants et qui par la suite ont déchu au simple rang de palliatifs! Je vous ferai \u2018grâce de la nomenclature des préparations qui ont été essayées tour à tour pour lutter contre cette maladie.Ce n\u2019est pas mon intention non plus d\u2019en faire la critique.Au cours des mois de juillet et d'août 1942, nous avons eu l\u2019heureuse occasion d\u2019expérimenter une anti-endotoxine dans le traitement de la coqueluche.Cette antitoxine spécifique nous était gracieusement fournie par le docteur L.-P.Stream, bactériologiste des laboratoires Ayerst, MeKenna.Elle est préparée en vaccinant des lapins avec le mélange « pertussis vaccine » et « pertussis toxoid ».Son titrage est de 1,000 unités au centimètre cube.Nous avons suivi en tout une centaine de cas de coqueluche et 42 coquelucheux ont reçu du sérum à expérimenter.Tous les cas traités étaient cliniquement des cas de coqueluche véritable.Plusieurs fois, même, nous avons fait l\u2019épreuve bactériologique au moyen de la culture des sécrétions du nez et de la gorge sur des boîtes de Petri.Comme vous le verrez par la suite, nous n\u2019avons pu toujours donner le sérum dans les premiers jours de la maladie, et bien des fois celle-ci évoluait depuis longtemps déjà quand le traitement spécifique était institué.La coqueluche est une maladie pour laquelle, vous le savez, nos gens n\u2019appellent pas toujours le 1.Travail présenté à la séance spéciale d\u2019hygiène publique, lors des « Journées Médicales» de la Société Médicale de Montréal, le 17 juin 1943.médecin.Quand ils le font mander, c\u2019est que bien souvent une complication vient en modifier le cours.Vers la fin de l\u2019épidémie, toutefois, alors qu\u2019on savait dans le public qu\u2019un nouveau traitement était employé, nous avons pu traiter des cas de début.Dans tous les cas, c\u2019est le médecin de famille qui a donné le sérum, et nous avons eu toute la latitude voulue pour bien suivre les malades et noter chaque jour la marche de la maladie.Nous avons fait donner la dose recommandée, c\u2019est- à-dire 10 c.c.ou 10,000 unités dans les muscles de la fesse.Chez les tout-petits, pour éviter la distension des tissus, nous avons aimé mieux fractionner la dose et donner 5 c.c.dans chaque fesse.Les réactions locale et générale après l\u2019injection ont toujours été très bénignes: un peu de rougeur, de douleur et de gonflement avec quelquefois une température à 100° F.pendant quelques heures.Dans 8 cas, nous avons noté, 5 à 6 jours après l'injection, une urticaire sérique transitoire.Maintenant, nous allons, si vous le voulez bien, étudier les résultats que nous avons obtenus.Vous me pardonnerez de ne vous donner presque uniquement que des chiffres.Voici d\u2019abord l\u2019âge des enfants traités: 0à6mois .3 6moisalan.9 lana2ans.5 2ansà5ans.16 5ansetplus .19 15 coquelucheux ont reçu le sérum dans la première semaine des quintes.Dans ce groupe, la moyenne des quintes était de 10 par 24 heures.Les résultats obtenus sont les suivants: 53% ont vu leurs quintes disparaître complètement en 15 jours; dans 26% des cas, les quintes ont persisté pendant un mois, et deux 138 enfants n\u2019ont accusé aucune amélioration, c\u2019est-à-dire que leurs quintes ont duré de 7 à 8 semaines.Voici l\u2019histoire clinique de quelques-uns de ces cas.1° Denise Godin, 2 mois, a des quintes de toux depuis le 7 août, et le 10, lors de l\u2019injection d\u2019antitoxine, elle a dix quintes avec cyanose et vomissements alimentaires.Son frère, âgé de 20 mois, chante le coq depuis le début de juillet.Trois jours après l'injection, les quintes sont aussi nombreuses, mais les vomissements ont cessé et, d\u2019après la mère, les crises seraient aussi moins intenses, de plus courte durée.Le 17 août, l\u2019enfant a 5 quintes pendant les 24 heures, le 22, il en a 3, et le 25, c\u2019est- à-dire 15 jours après la mise en œuvre du traitement, l\u2019enfant n\u2019a plus qu\u2019une toute petite toux sans quinte.2° Suzette Fournier, 2 ans, tousse depuis le 8 du mois d\u2019août.Trois semaines auparavant, elle avait joué avec un petit voisin qui avait une forte grippe et qu\u2019on laissait quand même circuler à volonté.Le 12 août, veille de l\u2019injection, l\u2019enfant a 5 quintes sans vomissement, le 14, 2 quintes et, le 16, il n\u2019y a qu\u2019un peu de toux de bronchite qui disparaît complètement le 24 août.3° Voici maintenant une histoire plus pessimiste.Gérard Rousseau, 21 mois, tousse depuis le début du mois d\u2019août.Les quintes sont apparues vers le 10, et le 13 août, la veille de l\u2019injection d\u2019antitoxine, l\u2019enfant a 15 quintes de toux avec cyanose, vomissements alimentaires et épistaxis.C\u2019est un petit malade mal nourri, pâle, avec tissu adipeux pauvre et musculature peu développée.Après le traitement, les symptômes continuent avec la même intensité jusque vers la mi-septembre.À la fin de septembre, il a encore 4 à 5 quintes par jour, mais sans vomissement.Tout rentre dans l\u2019ordre vers le début d\u2019octobre.Ici donc, la coqueluche a duré près de deux mois malgré la sérothérapie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 11 enfants ont été traités dans la deuxième semaine du stage paroxystique de la maladie.La moyenne des paroxysmes par 24 heures était ici de 20.Dans 63% des cas, les quintes étaient disparues 15 jours après la sérothérapie.Tandis que 37% des cas ont vu leurs quintes s\u2019éterniser pendant encore un mois.Voici une histoire clinique qui mérite une mention spéciale.Murielle Plamondon, 7 mois, a des quintes depuis les premiers jours du mois d\u2019août.La veille de l\u2019injection, le 11 août, la mère inscrit sur la feuille que nous lui avons donnée 20 quintes avec cyanose et vomissements alimentaires.Deux jours après l\u2019injection de 10,000 unités d\u2019anti-endotoxine, le bébé n\u2019a plus que 6 quintes sans vomissements; le 23 août les quintes sont disparues totalement.Les deux frères de cette enfant, âgés respectivement de 2 et de 6 ans, font aussi une coqueluche bien caractéristique.Pour des raisons spéciales, on ne leur donne pas de sérum et ils continuent de quinter pendant deux mois.Dans ce groupe d\u2019enfants, nous avons aussi trois membres d\u2019une même famille dont l\u2019âge varie de 9 mois à 3 ans et qui avaient de 40 à 50 quintes par 24 heures.Les deux plus âgés voient leurs quintes disparaitre en 15 jours, tandis que le bébé de 9 mois est guéri après 24 jours.Un groupe de 12 enfants sont traités tardivement dans la troisième semaine des quintes.Dans ce groupe, la moyenne des quintes par 24 heures est de 15.Ici, 75% des malades sont guéris après 15 jours et 25% des enfants toussent avec des quintes deux mois après l\u2019injection.Enfin, un dernier groupe de 4 enfants avaient des quintes depuis bientôt un mois quand on leur donna du sérum.Nous nous sommes laissé | Xl gi qu Lang l'a | ai po 3 8 he {a of = Fg T&F It iy BEAUDET: SEROTHERAPIE DE LA COQUELUCHE 139 attendrir par les parents, sachant bien que les paroxysmes disparaitraient sous peu.Tout de même, un de ces enfants a continué à quinter pendant plus d\u2019un mois.Nous avons fourni à quelques médecins des environs de Trois-Rivières du sérum pour quelques cas.Les résultats obtenus semblent superposables aux nôtres.Le docteur Marcel Langlois, médecin de Québec, constate que l\u2019amélioration a été appréciable dans les 4 cas qu\u2019il a traités; même si les quintes ont duré trois semaines après l'injection, l\u2019atténuation a été manifeste.Nous avons de même suivi 5 contacts à qui nous avions donné les 10 c.c.d\u2019antitoxine à titre préventif.Trois de ces enfants n\u2019ont pas développé de coqueluche.Nous avions fait subir à l\u2019un d\u2019eux l\u2019épreuve de Stream à la toxine coquelucheuse, et cette dernière s\u2019était révélée positive.Les deux autres enfants ont fait une coqueluche non atténuée de 3 à 4 semaines après la dose préventive de sérum.Il n\u2019y a dans ce fait rien de bien étonnant, car l\u2019immunité passive conférée par tout sérum ne dure que très peu de temps.J\u2019ai à la mémoire des contacts de scarlatine à qui le médecin traitant avait donné 3,000 unités de sérum antistreptococcique, et, 21 jours après l'injection, ils ont tout de même développé une scarlatine caractéristique.Les résultats que nous avons obtenus doivent vous sembler comme à moi bien difficiles d\u2019interprétation.La coqueluche, vous ne l\u2019ignorez pas, est une maladie très polymorphe.Tous, vous avez rencontré des cas de coqueluche avortée tandis que d\u2019autres fois vous avez été témoins de crises paroxystiques qui ont duré 3 mois et quelquefois plus.Deux de nos petits malades avaient semblé bénéficier largement du traitement institué.Les quintes avaient disparu complètement.Tout semblait définitivement éteint quand, à la suite d\u2019un simple coryza, les quintes se présentèrent de nouveau pour durer encore quelques semaines.La littérature médicale fourmille d\u2019histoires cliniques analogues.Notre groupe de témoins nous fournit quelques indications assez précieuses.Nous nous excusons toutefois d\u2019avoir porté à ces derniers- une attention moins soutenue.Nous étions surtout intéressés à noter la valeur du traitement dit spécifique.Tous ces malades ont été traités de la façon habituelle, c\u2019est-à-dire avec des médications variées: bromures, belladone, Pa- véral, barbituriques, vitamine C à haute dose.De plus, quelques-uns ont reçu des doses répétées et rapprochées de vaccins et d\u2019antigène anticoquelucheux.La durée moyenne de la maladie a été de plus de 2 mois.Deux enfants de ce groupe sont morts de broncho-pneumonie; ils étaient tous deux âgés de moins d\u2019un an.Fait à noter parmi tous ceux qui ont reçu l\u2019anti-endotoxine coquelucheux: pas un n\u2019a fait de broncho-pneumonie, d\u2019otite ou encore d\u2019autres complications habituelles de la coqueluche.Pourtant, nous avions 12 enfants de moins d\u2019un an, et vous n\u2019ignorez pas que la maladie est d\u2019une particulière gravité dans ces cas.Peut-être aurions-nous eu de meilleurs résultats si nous avions assuré le traitement dès l\u2019apparition des quintes.Et pourtant, comment expliquer qu\u2019un de nos petits malades traité dès le début, alors qu\u2019il avait 2 à 3 quintes par jour, a vu ses quintes se multiplier et des vomissements alimentaires apparaître?Peut- être aussi aurait-il fallu doubler ou même tripler la dose.Il est des cas de diphtérie qui cèdent à la suite d\u2019une injection de 20,000 unités d\u2019antitoxine, tandis que d\u2019autres nécessitent une sérothérapie intensive et massive.Ce sont encore là des inconnus que des recherches ultérieures permettront peut-être d\u2019élucider, 140 Bulletin de \"Association des (Dédecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) IL\u2019 Wnion Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 73 \u2014 N°2 Montréal, février 1944 SUR LE PLAN DE L\u2019ASSURANCE- SANTÉ DEVANT ÊTRE INSTITUÉE PAR LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL Où allons-nous avec le projet d\u2019Assurance- santé devant être établi par le Gouvernement fédéral et en très grande partie administré par les différentes provinces ?Que doit-on en penser?Problème difficile à résoudre si on désire lui donner une solution équitable pour la collectivité.Pour simplifier en quelque sorte l'étude des grands principes qu'il comporte, on.peut l\u2019étudier en tant que médecin, et en tant que citoyen du Canada et du Québec.En tant que médecin, le projet pourrait nous agréer, pourvu que des droits et des privilèges intangibles soient respectés.Ces droits et ces privilèges ont été consacrés par l'expérience du temps et remontent au berceau de l\u2019art de traiter les malades, ils relèvent de la nature de l\u2019homme et de l\u2019essence même de la médecine.La liberté pour le malade du choix de son médecin, la liberté pour le médecin, à moins que certaines circonstances prévues par les devoirs de la déontologie ne s\u2019y opposent, de refuser ses soins à un malade, la sauvegarde du secret professionnel, sont les principaux éléments auxquels les médecins tiennent le plus et dont la violation d'ailleurs serait incompatible avec les bases philosophiques sur lesquelles reposent nos gouvernements démocratiques.Et puis, il y a les honoraires qui constituent en quelque sorte, par leur somme honorable et substantielle, un droit que le médecin peut revendiquer en regard de sa formation culturelle, de ses obliga- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 tions et du rang qu\u2019il occupe dans la société, en plus de la nature essentielle des services qu\u2019il rend à ses semblables.Mais le médecin, en tant que tel, ne perd pas son caractère de citoyen; on ne peut et ne doit séparer l\u2019attribut du sujet même dont il dépend.Comme citoyen du Canada et du Québec, le problème de l\u2019Assurance-santé établie en système, patronisée par l\u2019Etat, organisée par le Gouvernement fédéral, se présente comme problème très complexe et d'une solution très difficile, si on l\u2019étudie sans parti pris et avec en tête le désir d'aider ses semblables et de sauvegarder la justice.Il y a, en premier lieu, un fait qui s'impose: c\u2019est que la mode et le monde sont aux mesures sociales, ou pour mieux dire, en l\u2019occurrence, socialisantes ou franchement socialistes.Nous n\u2019entrerons pas dans l'examen du pour et du contre de cette tendance; nous n\u2019en avons pas d\u2019ailleurs la compétence.Mais une chose est certaine, c\u2019est que de la théorie à la pratique il y a souvent tout un monde; c\u2019est qu\u2019un système parfait en soi s'avère pernicieux ou impraticable dans son application.Dans l\u2019état où en sont les choses et les hommes, le paternalisme de l'Etat, autant en ce qui concerne la santé que tout autre | intérêt humain, semblerait favoriser bien plus le laisser-aller, le désintéressement moral des individus, que leur esprit d\u2019entreprise, d\u2019attention éveillée et leur sens de la responsabilité; pour ne pas ajouter que ces applications étatisantes versent plutôt dans le totalitarisme que dans la jouissance éclairée de la liberté individuelle en saine démocratie.Et puis il y a tous ces abus qu'on doit prévoir, que l\u2019on doit redouter, de la part des malades, de la part de certains médecins peut-être aussi, qui se prévaudront de leurs droits de consultants et de consultés, ce qui aura pour effet de grossir démesurément les frais, de provoquer par réaction normale un contrôle d'inspection et de pistage pour le moins ennuyeux et peut-être, en dernier ressort, de modifier radicalement le procédé ee \u2014_ ÉDITORIAL Xigefde rémunération des soins médicaux pour Tieden venir à un mode de rétribution salariée.; Pere Ut êt lg be, o fn Et puis, que dire du coût de maintien de dla bureaucratie nécessaire à l\u2019administration de l\u2019ensemble du plan, de cette équipe de fonctionnaires, lourd fardeau à supporter où se trouvera forcément un appréciable poids mort: On a estimé des chiffres approximatifs devant couvrir les sommes nécessaires à l\u2019exercice d\u2019un plan d\u2019assurance-santé devant donner entière satisfaction et efficience quant au maintien et à l'amélioration de la santé des citoyens du Canada.On doit se demander avec raison si ces estimés théoriques correspondront à la pratique réelle du mécanisme, si les contributions individuelles des assurés et des patrons suffiront à couvrir ces énormes frais.Ne doit-on pas prévoir plutôt qu\u2019un décalage important entre ces estimés et les frais réels devra être comblé par les gouvernements, c\u2019est-à-dire par le peuple, au moyen de taxes diverses, comme d\u2019ailleurs ce même peuple sera appelé indirectement et en définitive à payer lui-même la part de contribution des employeurs à l'assurance de l'employé : la hausse du prix de vente des produits de l\u2019employeur verra sans doute à solder dûment la contribution de ce dernier, au détriment de l\u2019acheteur,.c'est-à-dire de l'employé.Et, en conséquence de tous ces facteurs et probablement d\u2019autres, ce vaste projet d\u2019assurance-santé drainera une somme formidable d\u2019argent qui pourra bien obliger les assurés, et les non-assurés, si le plan ne s'applique qu\u2019aux moins fortunés, à des déboursés indirects qui finiront par dissiper l\u2019illusion que cela est moins coûteux de se faire traiter «en assurance-santé ».On parle beaucoup aussi des droits des provinces qui seraient sacrifiés par l\u2019imposition aux provinces de ce plan fédéral, sans modification de l\u2019Acte de l'Amérique du Nord; on discute aussi des conséquences dangereuses, pour le Québec, des tendances centralisatrices actuelles dont le plan d\u2019As- surance-santé fait partie intégrante.Ainsi, 141 dans notre Province, il y a les partisans d'un plan d\u2019assurance-santé exclusivement provinciale.Ces esprits verraient dans le sacrifice d\u2019une quinzaine de millions de dollars, part du Fédéral, le prix de notre liberté, le prix de notre autonomie totale quant à la solution de nos problèmes de santé.Mais qu'il s\u2019agisse d\u2019un plan fédéral ou d\u2019un plan uniquement provincial, on se trouve toujours en face du même système socialisant, de la même hypertrophie de l\u2019Etat qui envahit tout, se charge de tout, impose d'office des mesures qui sont, il est vrai, susceptibles d\u2019améliorer les conditions de vie des individus, mais qui, en contre-partie, abaissent l\u2019initiative individuelle, brisent l\u2019élan de chaque citoyen ou société en vue d\u2019améliorer son propre sort, améliorer celui de son prochain et recourir par lui-même à des mesures préventives.Qu'\u2019elles viennent du Fédéral ou du Provincial, les mesures socialisantes comme le plan d\u2019assurance-santé ne manquent pas d\u2019encourager l\u2019insouciance, la passivité des individus qui laissent à l'Etat le soin de prendre toutes les initiatives, quand ils pourraient contribuer eux-mêmes et par un effort personnel à résoudre des problèmes que l\u2019on dit sociaux uniquement parce qu\u2019on charge l\u2019Etat de s'en occuper.Doit-on payer la santé d\u2019un tel sacrifice d'argent et de moralité?.Le principe de l\u2019assurance-santé, comme celui de toute assurance, n\u2019est pas en soi mauvais, il peut même être bon.Mais il devient beaucoup moins bon quand c'est l'Etat qui s'en charge, et l\u2019impose aux citoyens.Ces derniers pourraient très bien, il me semble, éclairés, éduqués, éveillés aux avantages de la prévention et du traitement des maladies, s'assurer librement auprès d\u2019organisations privées dont l'installation pourrait être dirigée par des commissions d'Etat, dont l\u2019administration financière et médicale serait surveillée par elles, dont le fonctionnement devrait être encouragé même par les gouvernements.Certaines assurances de groupe existent actuellement contre la maladie, certaines assurances-hospitalisation 142 fonctionnent merveilleusement bien depuis quuelques années aux Etats-Unis et au Canada.Peut y participer qui le désire.L'Etat n\u2019y engage pas ses fonds, l\u2019argent du public n\u2019y est pas exposé, et la liberté individuelle, l'initiative individuelle, sont totalement sauvegardées sans détriment, au contraire, pour la santé.Ne doit-on plus compter sur la perfectibilité humaine?L\u2019homme est-il destiné à vivre d'un bonheur uniquement matériel, béat, inerte, entretenu par le soutien d\u2019autrui, dans une société d'êtres nivelés selon une commune et médiocre mesure?Ou plutôt, ne peut-on pas espérer que l\u2019affinement de son intelligence finira par lui indiquer les voies à suivre en toute lumière pour grandir son bonheur et le prémunir contre les maux qui pourraient l\u2019ébranler et le détruire.Il aurait ainsi la joie d\u2019avoir acquis lui-même ce bonheur, de l\u2019avoir façonné par sa diligence et son attention, et par-dessus tout, il jouirait d\u2019un sentiment inestimable de liberté, d\u2019individualité définie au sein de la société.Un tel rêve est-il il- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 lusoire?Nous croyons que non.Les mesures socialistes, même si elles s\u2019établissent maintenant, ne devraient pas faire désespérer pour l'avenir.La nature de l\u2019homme est inaltérable, elle finit toujours par briser les cadres étroits et artificiels, par franchir \u2018 les barrières et par réclamer ses droits imprescriptibles de liberté et de dignité individuelle.nous rendre à cette évidence: cette question de l'assurance-santé du Fédéral regarde toute | la population du Canada; c\u2019est en définitive la «masse » qui dira le dernier mot, dont l\u2019opinion sera auscultée et probablement dirigée par nos gouvernants.Il est à présumer qu'elle sera favorable à l'installation du plan de l'Assurance-santé.C\u2019est aux provinces de sauvegarder le plus possible de leurs prérogatives; c\u2019est aussi aux médecins de défendre les leurs et certains privilèges inviolables, inhérents à l\u2019exercice de la médecine, de même qu\u2019à maintenir inaltérée la dignité de leur rôle.Roma AMYOT.MEDECINE SOCIALE ee.++ UNE EPIDEMIE DE PARATYPHOIDE \u201cB\u201d ET DE DYSENTERIE BACILLAIRE À CABANO, HIVER 1942-43! Par Sarto SIROIS, Unité Sanitaire de Rivière-du-Loup.Le but de ce travail n\u2019est pas tant de mettre sous vos yeux les moyens qui ont été employés pour enrayer cette épidémie, que de vous raconter comment, parfois, certains dangers nous guettent, même pendant de nombreuses années, avant de déclencher une catastrophe.Il arrive assez souvent, dans nos régions rurales, qu\u2019un puits mal situé et mal protégé, soit en usage depuis 50 ans par une famille, sans avoir cependant Jamais causé de maladies 1.Travail présenté à la séance spéciale d\u2019hygiène publique lors des «Journées Médicales» de la Société Médicale de Montréal, le 17 juin 1943.entériques.Mais voilà qu\u2019un bon jour, il survient dans cette famille une éclosion de typhoi- de ou de dysenterie bacillaire imputable, d\u2019après enquête sérieuse, à la consommation de l\u2019eau de ce puits, qui pourtant avait étanché la soif de presque toute une génération, sans jamais les rendre malades.À Cabano, 1l ne s\u2019agit plus d\u2019un puits mettant en danger la santé ct la vie d\u2019une seule famille, mais bien d\u2019un lac dont la qualité de l\u2019eau a constitué une réelle menace pour toute la population du village, durant de nombreuses années, pour enfin donner lieu à une épidémie considérable.sg le il of jo ! A ; fil mee nd val 3 agp pid : : dise Pour demeurer pratiques, il nous faut | gr SIROIS: UNE ÉPIDÉMIE SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET INDUSTRIES Le village de Cabano, 2,200 âmes, est situé sur les bords du Lac Témiscouata, à 40 milles de Rivière-du-Loup, soit à mi-chemin entre Rivière-du-Loup et Edmundston, N.B.L'industrie du bois fournit du travail à la presque totalité des chefs de famille.La Compagnie Fraser y opère un des moulins les plus importants de la région, et ses moulins sont alimentés en eau, pour fins industrielles, par le Lac Témiscouata.ORGANISATION SANITAIRE 1° Ce que nous en savions avant l\u2019épidémre.Eau.Le village est alimenté par un aqueduc comprenant des sources dont l\u2019eau est amenée dans un bassin de collection, d\u2019où elle descend par gravité dans un réservoir de distribution situé à la croisée des deux chemins principaux du village.De ce réservoir, l\u2019alimentation continue par gravité à tout le reste du village jusqu\u2019au Lac Témiscouata.Il existe également à environ 250 pieds du bassin des sources, un puits profond de 145 pieds, 6 pouces de diamètre.Il y a une dizaine d\u2019années que l\u2019eau de ce puits est pompée dans le bassin de collection pour suppléer à l\u2019insuffisance d\u2019eau des sources.Ce système d\u2019aqueduc appartient à une compagnie privée et n\u2019est donc pas municipalisé.Toutes les analyses d\u2019eau de l\u2019aqueduc depuis plusieurs années, ont donné des résultats satisfaisants.Egouts municipaux.Ils se déversent dans le Lac Témiscouata par deux égouts collecteurs.Au moulin Fraser, les employés se servent de deux grosses latrines extérieures installées sur le bord du lac.Lait.Trois laitiers se partagent la clientèle et la qualité du lait cru est satisfaisante.Viande.Mauvais système de distribution de la viande, au moyen de voitures passant de maison en maison, d\u2019où exposition de la viande à la chaleur, aux mouches, poussières, etc.Pression exercée auprès de la municipalité pour améliorer cette condition, mais sans succès.Epidémiologie.Par suite de la grande sécheresse de l\u2019été dernier, les sources ont tari, et il a fallu pom- 143 - per l\u2019eau du puits continuellement, afin de donner toute l\u2019eau nécessaire à la population.Vers la fin de décembre, la pompe du puits s\u2019est brisée et le village s\u2019est trouvé privé d\u2019eau complètement.Nous savions que la construction de l\u2019aqueduc remontait à 1903, et que les sources d\u2019alimentation avaient été approuvées la même année.2° Ce que nous 1gnorions.Mais, jusqu\u2019à la fin de décembre 1942, nous ignorions les faits suivants: 1° Qu\u2019il y avait un raccordement entre le service industriel de la Compagnie Fraser et le service normal de l\u2019aqueduc.2° Que ce raccordement était réalisé par une pompe tirant l\u2019eau du lac et la poussant dans le système de l\u2019aqueduc et servant à protéger, en cas d\u2019incendie, et les moulins de la Compagnie et les maisons du village.3° Lorsqu\u2019un incendie survenait, les pompes de la Compagnie refoulaient l\u2019eau du lac Témiscouata dans le réseau de distribution de l\u2019aqueduc.On demandait aux gens de ne pas boire d\u2019eau durant le feu.À quelque distance du réservoir, il y a une soupape de retenue (check-valve) empêchant l\u2019eau du lac d\u2019atteindre le réservoir.Et, une fois le feu fini, l\u2019eau du réservoir qui provenait des sources, lavait le système de distribution et on attendait le feu suivant.Cette prise d\u2019eau auxilial- re dans le lac n\u2019a jamais été soumise à l\u2019approbation du Ministère de la Santé, tel que requis par l\u2019article 56 de la Loi de l'Hygiène Publique de Québec.Le Service Provincial d\u2019Hygiene, en 1930, lors de l\u2019approbation du réseau d\u2019égouts dans Cabano, ignorait aussi ce raccordement.L\u2019Unité sanitaire a toujours ignoré ce genre de système contre les incendies.FAITS CONSTATÉS PAR L\u2019UNITÉ SANITAIRE DEPUIS QUELQUES ANNÉES Il est un fait qu\u2019il est bon ici de mentionner.Nous constations qu\u2019à Cabano, il survenait surtout l\u2019été et l\u2019automne, des petites éclosions de diarrhée qui duraient quelques jours et tout rentrait ensuite dans l\u2019ordre.Aussitôt que nous en étions avertis, une enquête épidémio- logique était instituée.L\u2019eau était analysée et donnait de bons résultats.Nos recherches se 144 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.AN.\u2014 Montréal, fév.1944 portaient surtout sur la qualité du lait et de la viande, puisque l\u2019eau avait presque toujours été trouvée bonne par analyse.Quant au lait, nous n\u2019avons jamais pu établir de relations qui prouvaient que ce produit fût la cause de ces éclosions occasionnelles de diarrhée.Nous en étions venus à conclure que la viande devait être responsable de ce malaise constaté surtout chez les adultes et les grands enfants, parce que la viande n\u2019était certainement pas de bonne qualité.En effet, de nombreuses plaintes parvenaient à nos bureaux et, après enquête, nous avons trouvé que ces plaintes étaient fondées.Croyant avoir trouvé la cause de ces malaises intestinaux, nous avons essayé, à différentes reprises, de convaincre le Conseil du village qu\u2019un règlement municipal concernant la vente et la distribution de la viande, rendrait un grand service à la population et serait de nature à faire disparaître beaucoup de maladies dont Cabano semblait être plus affecté que partout ailleurs dans notre district.Et les choses allaient ainsi, lorsqu\u2019a la fin de décembre 1942, nous apprenons que l\u2019eau manquait par suite du tarissement des sources et du mauvais fonctionnement de la pompe affectée au puits.Le 23 décembre, sur demande du Conseil municipal, notre Inspecteur sanitaire, se rend à Cabano pour prélever échantillons d\u2019eau du lac et de l\u2019aqueduc.Les analyses ne furent pas faites parce que les échantillons arrivèrent trop tard à Montréal.Au cours de cette visite, nous apprenons que, depuis le 21 décembre, à la demande du Conseil municipal.la Compagnie Fraser pompait l\u2019eau du lac dans la distribution du village.C\u2019est alors que rous est révélée la présence d\u2019une prise d\u2019eau dans le lac et son usage en cas d\u2019incendie.Etat de choses qui durait depuis 1903.Nous réalisons maintenant que les petites éclosions de diarrhée qui survenaient de temps en temps à Cabano, coïncidaient avec un incendie.À preuve, à la suite du dernier incendie, fin août 1942, il y eut une cinquantaine de cas de diarrhée (durée 3, 4 jours).A la date du 23 décembre, aucun cas de diarrhée ne nous avait été rapporté.L'eau du lac a été poussée dans le système d\u2019aqueduc à différentes reprises du 21 au 28 décembre.La pompe est alors réparée et l\u2019eau du puits alimente la population du 29 décembre au 20 janvier.Du 20 janvier au 15 avril, l\u2019eau du lac alimente la population.Depuis le 15 avril, les sources sont revenues à leur niveau normal et fournissent l\u2019eau nécessaire, bonne à l\u2019analyse.MESURES PRISES Dès le 23 décembre, la population est avertie de ne pas boire d\u2019eau, à moins de l\u2019avoir fait bouillir Même précaution vis-à-vis de toute eau provenant de puits, de rivières ou de ruisseaux.Du 29 décembre au 20 Janvier, la pompe du puits, près des sources, est utilisée après avoir été réparée.L\u2019eau de l\u2019aqueduc est bonne par l\u2019analyse.Nous demandons de continuer à faire bouillir l\u2019eau et le lait, par prudence.Le 20 janvier, la pompe du puits devient inutilisable et l\u2019eau du lac est pompée de nouveau jusqu\u2019au 2 mars, et du 6 mars au 15 avril.Chloration de l\u2019eau du lac.Le 22 février, monsieur Birchard, chimiste de la Compagnie Fraser, à Edmundston.a installé à la pompe du moulin, un appareil à chlorer l\u2019eau.Il s'agissait d\u2019une solution de chlore à 3% (hypochlorite de chaux) fabriquée en cruches de 5 gallons.Des analyses sur les lieux ont montré des résultats satisfaisants entre les standards d\u2019excès 2 et .5 ppm, à l\u2019orthotoluidine.L'eau du lac a été chlorée du 22 février au 15 avril 1948.L\u2019eau du puits artésien a été chlorée également pour désinfecter les conduites de l\u2019aqueduc, souillées antérieurement par l\u2019eau du lac.Vaccination.La vaccination contre la typhoïde est commencée le 20 février.1,000 contacts ont été vaccinés à deux injections.Organisation d\u2019un manufacturier de « liqueurs douces».Ordre fut donné au propriétaire de fabriquer ses liqueurs avec de l\u2019eau bouillie et non avec de SIROIS: UNE ÉPIDÉMIE l\u2019eau du lac, comme il le faisait depuis le début de l\u2019épidémie.CAUSE DE L\u2019ÉPIDÉMIE Usage de l\u2019eau du lac, contaminée par deux égouts du village dont l\u2019un débouchait à 500 pieds de la prise d\u2019eau, et l\u2019autre à 600 pieds de l\u2019autre côté de la prise.CONSEQUENCES DE L\u2019EPIDEMIE Disons tout d\u2019abord que l\u2019existence de cette épidémie ne nous fut révélée que le 10 février, par une lettre du curé de l\u2019endroit, et que les premiers cas dépistés étaient surtout de la dysenterie bacillaire du groupe Flexner New-Castle (laboratoire).Le premier cas de para « B» fut rapporté par le laboratoire le 18 février.Le début de l\u2019épidémie remonte, après enquête et dépistage, au 27 décembre 1942, et était terminée- à la fin de mars 1943.Voici, pour les cas connus, un tableau indiquant la distribution des cas, Dysenterie bacillaire et Para « B » selon le mois d\u2019occurrence.DISTRIBUTION DES CAS SELON LE MOIS D\u2019OCCURREN CE Mois d\u2019occurrence Nombre de cas % Décembre, 1942 2 2.1 Janvier, 1943 44 46.3 Février, 1943 39 41.0 Mars, 1943 10 10.6 ToTAL:- ; 95 100.% De ces 95 cas connus, il y avait 43 cas de Para « B » et 52 cas de dysenterie bacillaire.NOMBRE DE CAS PROBABLES Nous pouvons dire, sans crainte de nous tromper, qu\u2019au moins 1,800 personnes ont été plus ou moins malades durant cette épidémie.MORTALITE Para « B »: 1 (contrôlé par laboratoire) Diarrhée: 8 (pas de laboratoire).145 Parmi ces huit décès, nous en relevons un d\u2019adulte, 40 ans, dont le diagnostic clinique est intoxication gravidique, mal de Bright et dysenterie, et sept d\u2019enfants de 0-1 an.De ces derniers, un est mort de broncho-pneumonie, accompagnée de diarrhée, et un autre souffrait de coqueluche avec gastro-entérite.Causes de décès Age des décédés Date d\u2019occurrence des décès Dysenterie: 8 mois 8 fév.Broncho-pneumonie et diarrhée: 5 mois 19 Gastro-entérite: 13 jours 238 \u201c \\5 décès Gastro-entérite: 21 \u201c 24 \u201c Intoxication gravidique, mal de Bright, dysenterie: 40 ans 25 \u201c 6 Gastro-entérite: 16 jours 16 mars | 9 décès Para «B»: 15ans 28 \u201c | Gastro-entérite: 2 mois 7 avril Coqueluche et 2 décès gastro-entérite: 2 mois 26 \u201c | Total des déces: 9 Taux de mortalité.Si l\u2019on considère ces 9 décès comme attribuables à cette épidémie, nous aurons un taux de mortalité de 0.5% en nous basant sur 1,800 cas probables, et un taux de 9.4, en nous basant sur les 95 cas connus.RECOMMANDATIONS a) Suppression du raccordement pour fins d\u2019incendies.Achat d\u2019une pompe d\u2019une capacité de 90,000 gallons par jour.b) Si la quantité d\u2019eau des sources et du puits auxiliaire est insuffisante, il faudra installer une usine de filtration pour utiliser l\u2019eau du lac, après avoir soumis les plans d\u2019un tel projet au Ministère de la Santé, qui établira le mode de traitement qu\u2019il faudra faire subir à l\u2019eau avant de l'utiliser dans la distribution.c) Organisation d\u2019un système contre les incendies.thm www TY VARIÉTÉS MÉDECINE D\u2019AUTREFOIS Par Ulysse FORGET, Warren, R.I.Un lecteur désintéressé qui jette un coup d\u2019œil sur les différents Rapports de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, porterait peut-être vite le jugement que ces publications sont bien arides et bonnes pour les chercheurs seulement.Mais, pour quelqu\u2019un qui s\u2019intéresse à la vie des Anciens, à la petite histoire, il y a là toute une mine d\u2019or.C\u2019est le livre le plus fascinant qui soit publié chaque année, c\u2019est le journal des aïeux.On y voit les personnages agir et, de la sorte, l\u2019histoire n\u2019est pas seulement un groupe de héros qu\u2019on ne se sent pas le courage d\u2019imiter, mais c\u2019est un texte rempli des gestes de gens comme nous, qui doivent peiner tous les jours pour le pain quotidien.Ce qui est encore plus intéressant, c\u2019est le fait que ces gens sont nos propres ancêtres.Voyons, par exemple, le compte rendu de l\u2019incendie de l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal, le 19 juin 1721; l\u2019incendie du séminaire de Québec, le 8 novembre 1718.La lettre de Mgr de Saint-Vallier, aux habitants de Laprairie, le 28 mai 1719, leur recommandant de s\u2019habiller plus modestement durant l\u2019été.Qu\u2019est-ce que le bon évêque aurait pu écrire, s\u2019il avait vu les costumes de nos plages modernes?Le même évêque écrit, en 1717, « que le nombre des filles dans la colonie est de 2 à 3,000 de plus que les garçons et qu\u2019elles ne pourront se marier que si l\u2019on envoie de nouvelles recrues.» (1) MICHEL SARRAZIN.Je n\u2019ai pas de biographie de Michel Sar- razin.Mgr Tanguay mentionne qu\u2019il est né en France en 1659.I] fut inhumé à Québec, le 9 septembre 1734.Il fut le père de 8 enfants.Je ne connais pas la date de son arrivée au pays, mais il y était du temps de M.Denon- ville.Il repassa en France, et revint à Québec, avec Mgr de Saint-Vallier, en 1697.L\u2019Intendant Champigny écrit au comte de Pontchartrain, le 27 août 1697, l\u2019informant que «les sollicitations de M.l\u2019évêque de Québec ont ramené ici cette année le sieur Sarrazin.Il a rendu, dans la traversée, de très grands services dans la Gironde où il y a eu quantité de malades du pourpre, et particulièrement à M.l\u2019évêque de Québec, qui l\u2019a été dangereusement et qu\u2019il a tiré d\u2019affaires.» (2) Il y a, dans les Jugements du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, vol IV, un rapport daté du 14 mai 1699, concernant Michel Sarrazin.Bien que ce rapport soit long, il est à citer en entier, parce qu\u2019il nous fait très bien connaître ce pionnier de la médecine au Canada.Ce rapport nous présente aussi un cachet particulier, c\u2019est celui du français du XVIIe siècle.On en rencontre encore des vestiges chez nos bonnes gens du Canada français.« Du Jeudy quatorziesme may gbie.quatre vingt dix neuf.» « Sur ce qui a Esté remontré au Conseil par le Procureur général du Roy que des Lannéé 1686 Monsieur le Marquis de Denonuille alors gouverneur general de ce pays, Et Monsieur de Champigny Intendant ayant Esté pleinement Informé que le Sieur Michel Sarrazin Estoit très habile Chirurgien le conuierent de rester En ce pays et pour l\u2019y Engager ils leta- blirent chirurgien major des Troupes que sa Majesté y Entretenoit par leur breuet Et ordonnance du douzième 9 bre, ce qui fit aprouué par Monsieur de Seignelay Et con- firmeté par vn autre breuet que sad.Majesté luy a Ensuitte accordé, il a exercé non seulement la fonction de Chirurgien major, mais aussy celle de medecin pendant huit annéés FORGET: MÉDECINE D\u2019AUTREFOIS 147 tant a la satisfaction dud.Sieur marquis de Denonuille Et dud.Sieur de Champigny que des officiers Et Soldats Et des habitans du pays qu\u2019il visittoit et traittoit soit dans les hôpitaux de quebec Et de Montreal soit dans leurs maisons sans rien receuoir desd habitans a cause de leur pauureté se contantant de ce que le Roy et les troupes luy donnoient, Qu\u2019en l\u2019annéé 1694, ayant crû.quil luy Estoit neces- soire pour se perfectionner dauantage de passer En France.Il y a fait vn cours de medecine a Paris ou il a demeuré Enuiron trois ans Ft a pris ses degrez a Rens, Enfin quelques raisons layant Engagé de reuenir En Canada Enlannée 1697, il se trouua heureusement dans l\u2019Escadre -commandéé par Mr de Nemont ou la maladie se mit, mais surtout dans la Gironde, aux malades delaquelle il rendit de si grands seruices particulierement a Monsieur l\u2019Euesque de quebec que tous auoiient que sans luy il en seroit \u2018tres peu rechapé, aussy En pensatil luy mesme mourir depuisement Et de cette mesme maladie En arriuant En cette ville ou nestant En- \u2018core que conualescent il fut dabord occupé a soigner non seulement les malades des nauires \u2018qui furent portez a l\u2019hostel Dieu, mais Encore \u2018dix a douze Religieuses du dit hostel Dieu la plus part attaquéés de ces maladies quelles auoient (comme il arriue tres souuent) con- tractéés a loccasion desd.soldats et matelots, desquelles Religieuses il n\u2019en mourut qu\u2019vne seule; Mais comme ce gouuernement et celuy des Trois-Riuieres sont depuis quatre mois affligez d\u2019vne Espece de maladie D\u2019autant plus dangereuse quelle Est populaire Et quelle tüe dans les deux, trois et quatrie.jour ceux qui ne sont pas dabord secourus, on connoist Evi- damment que sans l\u2019assuidité dud Sieur Sar- razin soit par les auis qu\u2019il a donné par Escrit aux Chirurgien Esloignez Et mesme aux Curez, soit par les peines qu\u2019il s\u2019est donné a l\u2019esgard de ceux quil a traitté luy mesme dans quebec Et dans l\u2019hostel Dieu ou l\u2019on apporte presque tous les malades de la Campagne.Il en seroit mort vn bien plus grand nombre, Ce qui est dautant plus aisé de juger quil y a Enuiron douze ans qu\u2019vne maladie a peupres semblable mais En apparence moins mortelle puisquelle resistoit plus longtemps il mourut cependant plus de huit cent françois Canadiens des plus forts Et des plus vigoureux faute sans doute de personne capable dy remedier, dans le cas present que la maladie parroist cessée il n\u2019en Est tout au plus mort que Cent, auec cette remarque que du grand nombre que led S' Sarrazin a traité luy mesme, il en est mort peu, Et Encore ce na presque Esté que ceux ausquels on ne pouuoit plus faire de remedes par ce quils auoient Esté apportez trop tard a l\u2019hostel Dieu: Et comme il y a bien de l\u2019apparence que le Sieur Sarrazin a Ev d\u2019autres veües En reuenant En Canada que celle de traitter seulement les malades, sapliquant beaucoup aux dessection des animaux rares qui sont En ce pays ou à la recherche des plantes Inconnües on a tout lieu de croire Et de craindre qu\u2019après qu\u2019il se sera pleinement satisfait ladessus ou plustost quelque personne de consequence de sa profession qui nous paroissent auoir bonne part a ces sortes de recherches il ne sen retourne En france flatté de leur protection Et de son auance- ment par leur moyen, ce qui laisseroit ce pays dautant plus depourveu de secours qu\u2019il tient les Chirurgiens En haleine pour bien Exercer leur profession.« Et comme il font le metier d\u2019apotiquaires il les oblige a se fournir des remedes neces- saires; Pour toutes ces raisons, Et comme la pauureté des habitans de cette colonie Est telle que de dix personnes que le sieur Sar- razin visitte, apeine y En a til vn En Estat de payer Et qu\u2019il a neantmoins vne tres grande assiduité a seruir depuis son retour Et sans Interrest les pauuvre malades, surtout ceux de l\u2019hostel Dieu de quebec.Led Procureur general dailleurs Engagé par les pressentes sollicitations du peuple croid qu\u2019il est d\u2019vne tres grande consequence pour le bien et pour le soutient du pays que le Conseil ordonne que sa Majesté sera tres humblement supliéé d\u2019accorder aud Sieur Sarrazin ses lettres de Mede- cin des hopitaux de ce pays, mais surtout de celuy de quebec comme de la capitale du pays qui Est le lieu le plus peuplé ou Mr le gouuer- neur et Monsieur l\u2019Intendant font leur résidence ordinaire Et qui est le port et abord des nauires Et par consequent plus Exposé par les maladies quils contractent par la longueur des voiages; Et luy accorder pareillement vne 148 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 certaine pention afin de l\u2019Engager a y rester Et que pour obtenir Lesd.lettres Et lad pention Monsieur de Pontchartrain ministre Et Secre- taire d\u2019Estat soit Instamment prié d\u2019apuyer cette demande aupres de Sa Majesté afin de preseruer par ce moyen dans de pareilles maladies populaires qui ruinent Et depeuplent en peu de temps les nouuelles Colonies celle cy qui commence dy Estre fort sujette.LE CONSEIL Estant pleinement Informé du contenu aud.requisitoire Et des seruices considerables qu\u2019a cy deuant rendu et rend presentement led.Sieur Sarrazin dans les fonctions de medecin supliéé de luy accorder ses Lettres de medecin des hôpitaux de ce pays Et principalement de celuy de Quebec et vne pention afin de l\u2019Engager a rester En ce pays Et par ce moyen de continüer ses soins aux pauures habitans et a la conseruation de cette Colonie et que pour obtenir lesd.Lettres Et pention Monsieur de Pontchartrain ministre Et Secretaire d\u2019Estat sera Instamment prié par mond.Sieur l\u2019Intendant Et par led.Procureur general d\u2019apuyer cette demande apres de sad.Majesté, fait a quebec le 14 mai 1699.» BOCHART CHAMPIGNY.Cette lettre parle par elle-même et nous fait mieux connaître notre homme.Voici done un médecin qui, comme nous et très souvent, se trouve en face de la maladie et de la mort.Il sentit l\u2019insuffisance de sa science et décida de retourner en France pour se perfectionner.Nous est-il déjà venu à l\u2019idée qu\u2019il y a 250 ans, un médecin ou plutôt un chirurgien-barbier de la Nouvelle-France soit allé prendre des cours de perfectionnement?La lettre le dit bien: «.il à pris ses degrez à Rens .» Voilà certainement un point sur lequel il nous dame le pion.Dans cette lettre il est souvent question du traitement gratuit des pauvres.Aujourd\u2019hui, nous sommes dans la même obligation, bien que parfois les municipalités nous compensent en partie pour nos services.Nous donnons nos consultations avec une ordonnance.Les chirurgiens du temps «.font le métier d\u2019apoti- - caires, il les oblige a se fournir des remèdes necessaires.» «.que sur dix personnes que le sieur Sarrazin visitte, a peine y En a til vn En Estat de payer.» Nous trouvons une autre preuve de la charité de Michel Sarrazin dans une lettre de M.de Vaudreuil au ministre Pontchartrain, datée de Québec, le 28 avril 1706: « Nous avons I\u2019honneur de vous écrire en faveur de M.Sar- razin pour une place de Conseiller.J\u2019ose vous dire qu\u2019il la mérite tant par sa conduite que par son savoir, et que ce sera même un bien pour tout le pays, à qui il rend de grands services, cette marque d'honneur étant capable de le retenir et de lui faire continuer ses soins pour le public en qualité de médecin, dont il ne retire aucune livre par le mauvais état des affaires du pays.» (3) Le roi se rend à la demande du gouverneur, puisque nous lisons dans une lettre conjointe, du gouverneur et de l\u2019intendant, au Ministre, en date du 15 novembre 1707: «.vous remercient, Monseigneur de la grace que vous avez faite au S\" Sarasin en luy accordant une charge de Con®'\" dans le Con\u201c! superieur de cette ville.» (4) Michel Sarrazin était certainement un chercheur et un travailleur, «.sapliquant beaucoup aux dissection des animaux rares qui sont En ce pays ou a la recherche des plantes Inconnües .» Il est question de ses qualités de botaniste dans une lettre du gouverneur au Ministre, datée le 15 novembre 1707: «.Les S'° de Vaudreuil et Raudot donneront toujours au S' Sarasin tous les secours qui pourront dependre d\u2019eux pour le mettre en estat d\u2019envoyer des plantes au jardin de Sa Maté.» (5) Voici une citation qui est bien claire: Michel Sarrazin, collectionneur de plantes pour les jardins de Louis XIV.Est-ce qu\u2019il y a quelqu\u2019un, parmi nous, qui n\u2019aurait pas envié cet honneur?Michel Sarrazin était-il heureux de vivre à Québec?Cherchait-il un champ d\u2019activité plus vaste?Lors de son voyage, il s\u2019était fait des amis en France et il est bien humain de croire qu\u2019il s\u2019en ennuyait un peu.La lettre de Cham- pigny mentionne que « quelque personne de consequence lui accorderait sa protection et s\u2019occuperait de son auancement .» Il était légitime pour lui de vouloir s\u2019élever au-dessus du rang de simple chirurgien-barbier, lui qui venait de faire des études spéciales.Ces études i pt! soul 3 ne pas ga I one! fu 1h] pro ol 3 ql nent qe Ye pie Le dom! 1e 30 de de qu en \u20ac FORGET: MÉDECINE D\u2019AUTREFOIS 7 149 de perfectionnement, une fois finies, aurait-il voulu rester en France?On a vu que c\u2019est sur les instances de Mgr de Saint-Vallier qu\u2019il est revenu au Canada.Il était indispensable ici, mais il faut croire qu\u2019il parlait souvent de retourner en France, puisqu\u2019on insiste auprès du roi, pour le faire nommer conseiller et lui procurer une pension.En un mot, on fait tout pour le retenir au pays.Ce n\u2019est qu\u2019au bout de quelques années que le roi lui assura son avancement.Cela lui permit de mieux subvenir aux besoins de sa nombreuse famille et la Nouvelle-France pouvait compter sur les services d\u2019un bon médecin.Le roi ne lui a pas accordé la pension demandée.Dans une lettre à M, de Vaudreuil, le 30 juin 1707, le roi écrit: « Ils ont bien fait de donner au S\" Sarazin medecin les secours qui pouvoient dependre d\u2019eux pour le mettre en estat denvoyer des plantes pour le jardin de Sa Maté, il faut qu\u2019ils continuent a layder pourveu que cela se fasse sans depense.Elle n\u2019a pû luy accorder la gratification qu\u2019ils ont demandé pour luy.Elle a pourveu au payement de ses appointemens parce quelle a reglé pour lestat des charges de la colonie et Elle la agréé pour con® du conseil superieur de Quebek .» (6) Déjà, à cette époque, on s\u2019occupa de protéger les chirurgiens reconnus du pays.Michel Sar- razin, comme membre du Conseil, a dû y prendre une part active.Voici un extrait d\u2019une ordonnance du Conseil Souverain passée le 27 juin 1712: «.1il est fait deffenses a tous chirurgiens des Vaisseaux Venants d\u2019Europe ou d\u2019ailleurs, Ensemble a tous chirurgiens Etrangers de quelques nations qu\u2019ils soient, autres que ceux qui sont establys dans les Villes de ce pays, et dans les Costes, de pencer, et medicamenter les malades dud.pays; sous quelque pretexte que ce soit, sous peine de cinquante liures d\u2019amande, applicable aux Sœurs de la congregation de cette Ville, Et de confiscation des instruments et remedes dont ils se trouueront saisis, applicable au corps des Chirurgiens de cetted.Ville, Et ce pour la première fois Et de plus grosses peines en cas de recidiue .» (7) Il y avait done un Corps de Chirurgiens, qui veillaient à leurs propres intérêts.Une autre décision du Conseil Supérieur, donnée en 1716, nous montre qu\u2019il fallait passer un examen pour pratiquer la chirurgie dans la Colonie.Le chirurgien Pierre DuVerger se présente devant le Conseil pour obtenir un ordre d\u2019éviction contre le cordonnier Louis Bul- teau, à qui il à loué une partie de sa maison.Il obtient ce qu\u2019il demande, mais le jugement conclut: « Le Conseil fait deffense audit du Verger de prendre la qualité de chirurgien, et d\u2019Exercer la Chirurgie, qu\u2019au préalable, 1l n\u2019ayt esté Examiné, a la requeste du S* lajus lieutenant des Chirurgiens de cette Ville, par Maist'° de sarrazin medecin des hôpitaux de ce pays; et ôbtenû de luy, Vn certifficat de sa capacité.» (8) HONORAIRES DES CHIRURGIENS.Le salaire du chirurgien de la garnison de Trois-Rivières, en 1663, était de 150 livres par année.« Une livre valait 16 à 17 sous, et sa valeur a varié considérablement avec le temps.» (9) Ce chirurgien demande une augmentation, et voici le verdict du Conseil Souverain: « Du quatorziesme Nouembre 1663.Sur la requeste presentée par le nommé Pinard chirurgien aux Trois Riuieres Tendante a auoir augmentation de gages pour assister en son art la Garnison du dict lieu des Trois Riuieres Il est ordonné que si le dict Pinard n\u2019est pas comptant et satisfaict de cent cinquante liures de Gages pour penser et medi- camenter les Soldats de la garnison des Trois Riuieres que la fontaine Gamelin chirurgien, aus dictes Trois Riuieres et Cap de la Magde- laine joüira des gages et appoinctements du dict Pinard en assistant par luy de pensemens et medicamens la dicte garnison .» (10) Le 13 mai 1665, on trouve une autre ordonnance qui donne 150 livres à Louis Pinard, qui est encore chirurgien à \"Trois-Rivières.Dès l\u2019année 1670, on voit un chirurgien poursuivre son client pour toucher ses honoraires.Je ne peux cependant pas dire si c\u2019est le premier cas du genre au pays.Me Gilles Ra- geot, greffier et notaire de Québec, avait eu une discussion avec un nommé Richer.On en vint vite aux prises: «.le dict Rageot l\u2019au- roit fort maltraicté ensortequ\u2019il lui auroit faict plusieurs trous a la teste.» Rageot, 150 'L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 responsable des coups portés, avait disparu.Jean de Launay, chirurgien, s\u2019adresse au Conseil pour toucher ses honoraires.Le jugement conclut: «.Tout consideré, Le Conseil a taxé les dicts medecaments et sallaires a la somme de trente liures, de laquelle le dict Rageot sera contrainct par toutes les voyes deües et raisonnables faire payement au dict Delaunay .» (11) « Deux chirurgiens de l\u2019Hotel Dieu, Antoine Forestier et Jean Martinet de Fonblanche, sont engagés par cet hôpital par un acte de Mauzue en date du 13 juillet 1681.Les deux chirurgiens s\u2019engagent à servir l\u2019hôpital, à panser et médicamenter tous les malades, à se rendre par quartier de trois mois en trois mois assidus à visiter les malades sur les sept heures du matin, par chaque jour et autres heures si nécessaires, l\u2019un pour l\u2019absence de l\u2019autre, à requisition, moyennant 75 livres par an, chacun, les remèdes étant fournis par l\u2019hôpital.» (12) Au temps de Michel Sarrazin, voici un extrait des Délibérations du Conseil de Marine sur la lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon en date du 6 novembre 1720 (Louvre, 8 janvier 1721): « Le sieur Sarrazin leur a représenté qu\u2019il faudrait un chirurgien à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec; il leur a dit qu\u2019il ne pouvait suffire seul à faire les nombreuses opérations qui se présentent; il croit qu\u2019au lieu de deux chirurgiens à 200 livres par an, il serait préférable d\u2019en nommer un plus habile avec une gratification de 800 livres par an.» (13) Plus tard, le 14 juin 1721, ils écrivent: « Sa Majesté accorde 800 livres par an pour le salaire d\u2019un bon chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.(14) Enfin: «.800 livres ont été données au sieur Berthier qui passe en Canada comme chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.» (15) Voici quelques exemples d\u2019honoraires de chirurgiens en pratique privée, d\u2019un mémoire du chirurgien Pierre Puibarau: « des remedes que jay fournis a Mr Chartier Et a Mademoiselles son nepouse Et a les domestiques » Le 17 doux 1734, deux saigné et medesinne composée 4L Le 2 de 7tambre, une medesinne et prise composéé 2L avoir pencé et fournis d\u2019ongant pour ces Etmoroïdes et ful- cas?desang .40L Le 15 janvier, une saigne 0L15S Le'19 janvier,unpotedethisanne 1 L 10 S.Le 16 du même, un lavement 1L Le 25 doctobre, une once daux divinne à luy .2L Le 30 du même, pour sa servante, une dant 1L Puibarau.Un autre compte « mémoire des médicamant que ges fournis Et fait dans la Moisont de: Monsieur Larches de lannée 1721 »: Du 10 janvier, une seignée de pied .du 11, une portion cordialle du 13, pour avoir passer la nuit du 16, un vouxmitif .du 4, un lavemant composer .du 12, une prisse cordialle .du 15, une porsion du 20, deux prisse plus pour l\u2019avoir panser et froter avec des huilles chodes à une cuisse de une goute sia- tiques Coe.du 18 février, pour de camfres pour froter sont côté du 20 de mait, Seigner son fis éner .M du 10 de juint, Donner de laux pour les yeux de son marit 10 S SHNNO@ON SoCo 15 L 2 L 1L 2L (16) Je n\u2019ai donné que les items intéressants, car il y a bien des répétitions.Il semble, à lire ces comptes, que les médicaments étaient cotés beaucoup plus chers que les services.du chirurgien.Enfin voici un autre engagement de chirurgien un peu plus tard.« Le 23 juin 1753, M.de la Corne engage par contrat, le chirurgien Charles Doullon Desmarest.passer trois.hyvers et fournir les médicaments qu\u2019il ail sera nouri logé et chauffé en montant et en descendant.» son salaire sera «.douze cent quatre vingt dix livres en monnoye ayant.Auf nde FORGET: MÉDECINE D\u2019AUTREFOIS cours .partager par Egale moitié toutes les pelleteries et castors qu\u2019il retirera des pansements, soins et médicaments.» (17).TUBERCULOSE.La tuberculose doit avoir fait son apparition de bonne heure dans la Nouvelle-France.La rigueur des longs hivers a dû y contribuer pour une large part.D\u2019autant plus qu'à cette époque on n\u2019avait que des foyers pour réchauffer les maisons.Toutefois il y eut des poêles à la fin du XVIIe siècle.« Le 21 décembre 1693, Marie Pacro, veuve d\u2019Antoine Pichon Duverny, de Montréal, loue jusqu\u2019au premier mai prochain, à Pierre du Roy et Jacques Baillet associés, un poêle garni d\u2019un tuyau de quatre taules, auquel il manque quatre ou cinq avis (sic) et pour tenir ledit poêle il y a un cercle de fer.» (18) Le 21 août 1702, « Entre les Religieuses de l\u2019hopital general demanderesses .et Joseph Duquet de labaziniere deffendeur .Le Conseil Sans tirer a conseq®.pour l'auenir a ordonné Et ordonne que led deffendeur fournira ausd Religieuses le Poesle mentionné aud billet.» (19) Des Délibérations du Conseil de Marine sur la lettre de MM.Vaudreuil et Bégon en date du 6 novembre 1720 (Louvre, 8 janvier 1721), nous trouvons: « Le sieur Sarrazin leur a représenté aussi qu\u2019il y a dans la Nouvelle- France un grand nombre de personnes souffrant de maux de poitrine; comme le lait d\u2019Ânesse est le meilleur remède contre ces maladies, il demande s\u2019il ne serait pas possible d\u2019envoyer quelques-uns de ces animaux sur les prochains vaisseaux du roi.En marge est écrit: On ne peut refuser la demande d\u2019un bon chirurgien; on priera M.de Beauharnois d\u2019envoyer en Canada un âne et trois Ânesses.(20) Les ânes furent envoyés, comme le montre la lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon à M.le comte de Morville (Québec, 14 octobre 1723).« Des trois bêtes asines envoyées en Canada, en 1722, par le vaisseau du roi, le mâle est mort au commencement du printemps de 1723.En demandent un autre.» (21) Le docteur Sarrazin, dans son rapport, ne mentionne pas le traitement de la tuberculose par l\u2019allaitement au sein.Nul ne sait combien 151 de tuberculeux furent ainsi traités, mais il y en a un cas dans les Archives de Montréal.« Un marchand de Montréal, Pierre Roze, souffrant d\u2019une maladie contagieuse et incapable, sans doute, de consommer les aliments ordinaires, engagea une sauvagesse pour l\u2019allaiter! Le malade n\u2019en mourut pas moins quelques semaines plus tard et la Sauvagesse réclama son salaire du sieur Antoine Paschaud, marchand, exécuteur testamentaire du défunt.Pour s\u2019éviter des embarras, Paschaud décida de ne payer que sur un ordre du tribunal.De là un procès dont voici le résumé: À monsieur le lieutenant général civil et criminel de la prévôté de Montréal.Suplie humblement, Marie Chambli et vous remontre qu\u2019elle auroit aletté le sr Pierre Roze environ un mois et demi, pour raison de quoy, ledit Roze luy avoit promis, en présence de monsieur de Maricour et de François Roze de l\u2019habiller à la françoise de pied en cap.Et comme ledit Roze est décédé depuis trois à quatre jours sans avoir satisfait à sa promesse, Elle a recours à vous pour y estre pour- veu.» (22).Le cas fut repris plus tard par Gabriel Na- deau, M.D.du Sanatorium de Rutland, Mass., dans un très bel article où il traite des anciennes méthodes du traitement des maladies débilitantes par le « contact corporel, l\u2019haleine des jeunes filles et l\u2019allaitement des tuberculeux ».Puis le cas de Pierre Roze est analysé.Cet article devrait être un jour publié dans l\u2019Union Médicale (23).Comme on le voit par ce qui précède, Michel Sarrazin s\u2019est occupé activement du traitement de la tuberculose par le lait d\u2019ânesse.Quant à l\u2019allaitement au sein, on connaît celui de Roze parce que la nourrice a dû poursuivre pour son salaire, comme le prouvent les Archives judiciaires.Il peut y en avoir eu d\u2019autres cas isolés, mais, comme le dit le docteur Na- deau: «Il y avait danger d\u2019infection pour la femme et danger moral pour elle et pour le malade.» ALIÉNÉS.Tout comme la tuberculose, les maladies mentales firent leur apparition de bonne heure dans la Nouvelle-France.Dans l\u2019inventaire 152 de Documents concernant l\u2019Eglise du Canada sous le Régime Français (24), par l\u2019abbé I.Caron, la première mention se rencontre dans les délibérations du Conseil de Marine sur la lettre de Mgr de Saint-Vallier, en date du 7 octobre 1719 (Louvre, 20 avril 1720) «Demande une gratification spéciale pour l\u2019Hôpital general.Il a fait construire de petites loges à cet hôpital, afin qu\u2019on puisse y recevoir un certain nombre d\u2019alliénés.Il faudrait un secours spécial pour soutenir la dépense que cela occasionne.» (25) Dans un Mémoire du roi à MM.de Vau- dreuil et Bégon, on lit: « A accordé 1,000 par année à l\u2019évêque pour l\u2019entretien des aliénés et des infirmes.» (26) Ceux-ci répondent au Conseil de Marine le 26 octobre 1720: « La gratification de 1,000 livres accordée à l\u2019Hôpital général pour la construction de loges pour les filles devrait être suffisante pour en construire aussi pour les fous.» (27) Apparemment, l\u2019évêque voulait prendre soin des aliénés du sexe féminin d\u2019abord, mais, dans une lettre du Conseil de Marine à Mgr l\u2019évêque de Québec, datée le 14 juin 1721, on lit: «Le roi accorde la gratification de 1,000 livres au même hôpital pour le logement des fous, à condition que la bâtisse soit agrandie de manière à y permettre l\u2019admission des hommes aussi bien que des femmes.» (28) Enfin MM.de Vaudreuil et Bégon, dans une lettre au Conseil de Marine, datée le 26 octobre 1721, disent: « Ils feront faire un bâtiment à l\u2019Hôpital général pour loger les fous, dans le même genre que celui qu\u2019a fait faire Mgr de Saint-Vallier pour y loger les folles.Demandent un fonds de 1,200 livres pour achever cet ouvrage.» (29) Il est très intéressant de voir que les autorités religieuses furent très bien secondées par l\u2019autorité civile pour prendre soin de ces pauvres malades et leur permettre de vivre dans un milieu propre à leur état mental.SAGES-FEMMES.Il y eut des sages-femmes au début de la colonie qui furent d\u2019un grand secours aux épouses des premiers colons.Je ne puis dire à quelle époque elles firent leur apparition.Il semble bien que, dans les paroisses, la sage- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 femme était prise parmi les femmes du peuple et choisie au scrutin à une assemblée des dames de la paroisse.Voici: « Un acte laissé Ÿ par M.Dauzat, curé de Boucherville, prouve | tout le soin que l\u2019on prenait alors de nel choisir pour sages-femmes que des personnes recommandables et dignes de toute confiance, car elles étaient soumises à l\u2019élection des Dames de toute la paroisse, et devaient prêter un serment solennel, comme on le voit dans l'acte suivant: « Aujourd\u2019hui, ce onzième jour du mois de Février de l\u2019année 1713, Catherine Guertin, femme de Denis Verono de cette paroisse, âgée d\u2019environ 46 ans, a été élue dans l\u2019assemblée des femmes de cette paroisse à la pluralité des suffrages pour exercer l'office de sage-femme, et a fait serment entre mes mains, conformément à l\u2019ordonnance de Monseigneur l\u2019évêque de Québec, (Mgr.de St.Va- lier).» (30) Dans une lettre au Conseil de la Marine, en date du 7 octobre 1719, Mgr de Saint- Vallier dit: «.qu\u2019l faudrait augmenter le nombre de sages femmes dans la colonie.(En marge est écrit: « Le Conseil ne peut proposer cette augmentation »)» (31).L\u2019évêque ne dit pas le nombre de sages-femmes qui sont actuellement disponibles, mais, le nombre des naissances augmentant, il voyait peut-être des mères et des enfants mourir faute de soins, et il travaillait à combler cette lacune.Le 7 juin 1720, le Conseil de Marine répond à l\u2019évêque: «.qu\u2019on ne peut convenir de l\u2019envoi d\u2019une sage-femme, à Québec, laquelle serait entretenue aux frais de Sa Majesté.» (32).On a dû continuer à faire des demandes encore plus pressantes, puisque, le ler juin 1722, le Conseil de Marine écrit à Michel Bégon: « Envoie en Canada, comme sage-femme, Madeleine Bouchette, femme du sieur Domptail, ci- devant lieutenant dans le régiment de Noail- les.Ses appointements seront de 400 livres par an à commencer du ler janvier 1722.» Pour le temps, nos devanciers avaient fait faire à la médecine de grands et réels progrès.Québec et Montréal avaient leur Hôtel-Dieu depuis leurs débuts.Mgr de Saint-Vallier avait fondé l\u2019Hôpital Général de Québec en 1693 et les frères Charron, le leur, à Montréal, en FORGET: MÉDECINE D'AUTREFOIS 153 1694.Voici que les autorités religieuses et ci-avons vu qu\u2019il était l\u2019ami et le médecin de viles s\u2019occupaient officiellement des tuberculeux et des aliénés, peut-être pour la première fois.On veut plus de sages-femmes pour s\u2019oc- euper spécialement des mères et des bébés.N\u2019était-ce pas là un geste décisif pour diminuer la mortalité infantile?Le nombre des enfants qui mouraient chaque année était très grand.« À Montréal, de 1685 à 1704, il y eut 1,036 décès.Sur ce nombre, il y eut 738 enfants et 298 adultes.» (34) Voici les statistiques sur la mortalité infantile dans la famille Forget.J'ai pris mes renseignements dans le bel ouvrage de M.Raymond Masson, « Généalogie des familles de Terrebonne de 1727 à 1872.» J\u2019ai compilé toutes ces dates il y a 3 ans, pour ma propre généalogie.Ces chiffres ne comprennent naturellement qu\u2019un groupe bien petit de la famille qui s\u2019est disper- .sée comme toutes les autres familles.Je ne peux, non plus, généraliser et conclure qu\u2019il en fut ainsi dans tout le pays, mais il peut tout de même y avoir un point de comparaison avec d\u2019autres familles.Dans la région de Terre- bonne, de 1652 à 1850, les Forget ont formé un total de 104 famiiles qui ont eu 681 enfants.Certaines familles en ont eu 20, d\u2019autres familles, aucun.Sur ce nombre, 23 bébés sont morts le jour de leur naissance et 121 enfants sont morts au-dessous de l\u2019âge de 5 ans.Quelle mortalité infantile! La mortalité maternelle fut de 3 seulement.Chez nos ancêtres, il y eut des drames et des démembrements de familles dont les Archives Judiciaires sont les seules à en garder encore le secret.En faisant des recherches dans les Archives Judiciaires du district d\u2019Iberville, j'ai trouvé une famille Grégoire de la paroisse de St-Valentin, dans laquelle 5 enfants âgés de 1 à 8 ans sont morts dans l\u2019espace de 3 jours.Ceci se passait vers 1870.Ces tragédies ne sont pas isolées, et ont peut-être été plus lugubres encore, en d\u2019autres endroits.On conçoit facilement que les autorités civiles et religieuses furent troublées par les misères du peuple et ont insisté pour avoir de bons médecins, des sages-femmes dévouées et des hôpitaux.On peut aussi croire que Michel Sarrazin contribua pour une large part à l\u2019amélioration de la santé publique.Nous Mgr de Saint-Vallier.Il était aussi l\u2019ami et le médecin du gouverneur.Comme tel, son influence avait du poids.Le 10 juin 1725, l\u2019intendant M.Bégon écrit au comte de Maurepas: « La maladie de M.le marquis de Vaudreuil a commencé depuis environ un mois.M.Sar- razin m\u2019écrit de Montréal du 30 du mois de \u2018mai qu\u2019il se portait beaucoup mieux, sans cependant pouvoir dire qu\u2019il fut parfaitement guéri.» (35) Le Corps des Chirurgiens, tout comme notre Collège des Médecins, devait aussi contribuer sa grande part de conseils et de suggestions, pour tout ce qui pouvait améliorer le sort de leurs malades et faciliter leurs propres travaux.En écrivant cet article, je n\u2019ali aucunement l\u2019intention de m\u2019intituler historien.J\u2019ai rassemblé ces notes au cours de mes lectures afin de faire revivre ces gestes des anciens et de les faire connaître davantage.BIBLIOGRAPHIE 1.Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1941-42, pp.180, 189, 192, 207.2.P-G.ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1939-40, p.394.3.Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1940-41, p.387.4.P-G.ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1939-40.p.394.Idem, p.398.Idem, p.365.7.Jugements et Délibérations du Conseil Supérieur de Québec.Vol.VI., p.430.Idem, p.1161.9.I.CARON, ptre.: Bulletin des Recherches Historiques.Vol.39, 1933, p.596.10.Jugements et Délibérations du Conseil Souverair de la Nouvelle-France.Vol.1.11.Idem.Vol.I.12.Oscar MERCIER, M.D.: «L\u2019Hé6tel-Dieu et les Médecins à Montréal.» Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu, ncvembre-décembre 1941.13.Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1941-42, p.201.14.Idem, p.206.15.Idem, p.214.16.E-Z.MASSICOTTE : Bulletin des Recherches Historiques.Vol.25.1919.17.Idem.Vol.26, 1920, p.157.18.Idem.« Les premiers poêles.» Vol.22, 1916.19.Jugements et Délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.Vol.IV, p.752.9 ur 0 154 20.Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1941-42, p.201.21.Idem, p.222.22.E-Z.MASSICOTTE: «Un cas d\u2019allaitement tardif.» Bulletin des Recherches Historiques.Vol.26, 1920.23.Gabriel NADEAU, M.D.: «D\u2019Abisag la Suna- mite & Marie Chambly.» Bulletin des Recherches Historiques.Vol.46, pp.12 et 61.24.P-G.ROY et Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1939 à 1942.25.Antoine ROY: Rapport de UArchiviste de la Province de Québec, 1941-42, p.195.26.Idem, p.196.[UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 27.Idem, p.199.28.Idem, p.205.29.Idem, p.209.30.Chevalier HUGUET-LATOUR: Histoire de la paroisse de Boucherville.31.Antoine ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1941-42, p.195.32.Idem, p.196.33.Idem, p.213.34.O.H.L.: « Mortalité à Montréal de 1685 à 1704.» Bulletin des Recherches Historiques.Vol.20, 1914.35.Antoine ROY :Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec, 1941-42, p.238.vante MÉDECINE PRATIQUE TRAITEMENT DES PRURITS À.\u2014 TRAITEMENT ETIOLOGIQUE DES PRURITS SYMPTOMATIQUES.On ne saurait évidemment guérir le prurit de Ia gale sans les méthodes habituelles, celui du diabète sans le régime et sans l\u2019insuline, celui des ictères par rétention sans l\u2019ablation d'un caleul ou la dérivation biliaire dans le cas de cancer du pancréas, etc.Mais, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un prurit essentiel ou rebelle, un traitement symptomatique s\u2019impose dont les éléments différeront un peu suivant les cas.B.\u2014 TRAITEMENT DES DIVERSES FORMES DE PRURITS.Prurits généralisés.Le traitement général importe surtout.On prescrira un régime approprié, le gardénal comme sédatif, l\u2019autohémothérapie, les injections d\u2019hyposulfite de soude ou de magnésium, de gluconate de chaux, de silicate de chaux, de bromure de sodium, d\u2019extraits de rate, etc., les peptones par la voie digestive.En cas d\u2019échec, on pratiquera la radiothérapie vertébrale, parfois la ponction lombaire, et on conseillera une cure thermale.Le traitement local est plus facile à réaliser avec les bains, les lotions et les poudrages qu\u2019avec les pommades, étant donnée l\u2019étendue de la surface à recouvrir; toutefois, le glycé- rolé aux trois acides et les crèmes stovaïnées ou mentholées pourront rendre quelques services.Prurits localisés.Ici, contrairement à la forme précédente, le traitement local prime le traitement général.En dehors de la suppression de la cause irritative, la thérapeutique sera ainsi instituée.Si les téguments sont irrités, on utilisera les pansements humides qui calment remarquablement l\u2019inflammation, puis la pâte de zinc.Dans les cas anciens qui ne s\u2019accompagnent pas d\u2019inflammation cutanée, on pourra recourir aux pansements occlusifs, au goudron de houille pur, à la colle de Unna, aux pommades ichtyolées ou au goudron.Dans les cas bénins et récents, les pommades stovaïnées ou mentholées pourront suffire, ou la crème calmante, le liniment oléo-calcaire, la pommade aux trois acides.Prurit vulvarre.En dehors de la thérapeutique antidiabéti- que, antisyphilitique, urinaire ou gynécologique qui s\u2019adresse aux prurits de causes déterminées, on dispose des éléments suivants: Localement, on utilisera: les bains de siège prolongés suivis de séchage et de poudrage; les injections chaudes (sans dépasser 400) avec la solution d\u2019azotate d\u2019argent a 1 p.2000 (Vayssière) ; le glycérolé aux trois acides MÉDECINE PRATIQUE de Brocq; certaines pommades à la folliculine; les injections locales de quinine et d\u2019urée à 5 p.100, ou de benzoate de benzocaine.Le traitement général comprendra la médication sédative, à l\u2019aide du gardénal, du bromure, parfois même de l\u2019opium en suppositoires.Quelques résultats heureux ont été signalés par Schockaert, Cotte, ete., avec injection de folliculine.Enfin, les cures de Néris, La Roche- Posay, etc, pourront être utilisées.La psychothérapie ne sera pas négligée, non plus que la médication désensibilisante: autohémothé- rapie, etc.Le traitement physiothérapique sera surtout réalisé à l\u2019aide de la radiothérapie, qui, correctement conduite, donne souvent des résultats satisfaisants.Le traitement chirurgical convient aux formes rebelles.En dehors des opérations utérines, annexielles ou vulvaires qui s\u2019adressent à la cause prurigène, on dispose de la névrotomie des nerfs honteux ou génito-crural et surtout de la résection du nerf présacré (Cotte).Prurit anal.Très rebelle surtout lorsqu\u2019on n\u2019en connaît pas la cause, l\u2019affection bénéficie cependant de divers traitements locaux, auxquels peuvent s\u2019ajouter la médication sédative par le gardénal le soir, au coucher, la médication dé- sensibilisante par les extraits spléniques, l\u2019hyposulfite intraveineux, l\u2019autohémothérapie.L\u2019alcool iodé \u2014 1 gramme d\u2019iode pour 100 grammes d\u2019alcool & 900 \u2014 donne des résultats remarquables dans certains prurits dus à des épidermophytoses ou à des levures.On badi- 155 geonne fortement la région, de préférence le soir au coucher, et, une demi-heure apres, on applique une pommade acide, d\u2019abord faible, puis forte (1).L\u2019eau d\u2019Alibour convient plutôt aux variétés microbiennes eczémateuses.Sézary conseille: lotionner matin et soir le pli interfessier et l\u2019orifice anal avec de l\u2019eau d\u2019Alibour diluée dans trois parties d\u2019eau distillée, tiédie; puis sécher soigneusement et appliquer une crème renfermant O gr, 03 de sulfate de cuivre et 0 gr, 05 de sulfate de zinc pour 3 centimetres cubes d\u2019eau distillée, 5 grammes de lanoline et 10 grammes de vaseline; poudrer au tale par-dessus.La radiothérapie sous forme de rayons-limi- tes donne souvent des résultats remarquables, comme j'ai eu l\u2019occasion de l\u2019observer.Les injections locales d\u2019histamine ont été récemment préconisées par Cain.On utilise la solution de bichlorhydrate d\u2019histamine dosée à un demi-milligramme par centimètre cube, par voie intradermique, après désinfection de la peau à l\u2019alcool iodé, à une distance de l\u2019anus variant de quelques millimètres à 2 centimètres.On renouvelle les injections quotidiennement.On note toujours la triade de Lewis.La douleur est vive ou presque nulle suivant les cas.SAVY.1.Acide salicylique .1 ou 2 grammes Acide benzoïque .Lou 4 + Vaseline .( Lanoline .AA 6 \u2014 Axonge .\u201cT'Union Medicale dou Canada\u2019 en 1875 Nouvelles médicales Février 1875.Le nouvel hôpital de l\u2019ouest.Les gouverneurs de cette institution ont acheté, pour la somme de $30,300, un terrain formant le coin nord-est de la rue Dorchester et de l\u2019avenue Atwater.Ce terrain renfermant 79,436 pieds carrés est situé dans un endroit salubre et est borné au sud par la rue Dorches- ter; à l\u2019est, par une rue de 60 pieds de largeur; au nord, par le nouveau pare, dont il n\u2019est séparé que par une rue; à l\u2019ouest, par l\u2019avenue Atwater de 100 pieds de largeur et qui s\u2019étend en ligne droite jusqu\u2019au fleuve, donnant un accès court et facile au centre manufacturier de la ville.On se propose d\u2019ériger sur ce terrain six pavillons séparés, pouvant recevoir à peu près 300 patients.Ces pavillons auraient de 80 à 110 pieds en longueur, sur une largeur de 40 pieds; trois étages y compris les mansardes.La hauteur des étages serait considérable, chaque pavillon serait éclairé sur les quatre faces et séparé par un espace d\u2019au moins 75 pieds afin d\u2019assurer partout une bonne ventilation et 156 l\u2019exposition de tous les bâtiments aux rayons du soleil.Les souscriptions volontaires, au moyen desquelles on se propose de payer le coût de l\u2019érection, s\u2019élevaient au 31 décembre dernier à la somme de $40,300.Asiles d\u2019aliénés.D\u2019aprés le rapport de M.J.W.Langmuir, inspecteur des Asiles et Prisons pour la province d\u2019Ontario, il appert que les trois asiles d\u2019aliénés de Toronto, London et Kingston renferment 1,675 patients.Durant l\u2019année, il y a eu une augmentation de 75 sur l\u2019année dernière.Sur ce nombre, 138 sont sortis guéris.Ces asiles contiennent un grand nombre d\u2019idiots, le nombre de ces derniers s\u2019élevant au-dessus de 1,000.La proportion des aliénés par rapport à la population dans la \u2018province d\u2019Ontario est de un sur 1,070.La mairie.Une délégation de médecins s\u2019est rendue auprès du docteur Hingston, dans le but de lui présenter une réquisition, lui demandant de se porter candidat à la mairie.Cette réquisition, signée par presque tous les médecins de la ville, anglais et français, insiste particulièrement sur l\u2019état sanitaire peu satisfaisant de la cité et sur l\u2019opportunité, dans les circonstances, de mettre un membre de la profession médicale à la tête des affaires civiques.Notre distingué confrère a accepté la candidature, et, dans son adresse aux électeurs, il promet de donner, s\u2019il est élu, toute son attention à l'amélioration de l\u2019état sanitaire de la ville.Vick\u2019s Floral Guide.Ce journal est publié tous les quatre mois en anglais et en allemand.Le numéro de janvier que nous avons reçu renferme des informations très utiles sur la culture des fleurs et des légumes; il contient au-dessus de 100 pages, 500 gravures, des planches coloriées, et des descriptions de plus de 500 fleurs et légumes.Le prix est seulement de 25 cents par année, et ceux qui achètent leurs graines de James Vick, Rochester, N.-Y., le reçoivent gratis.Hôpital des varioleux.On a préparé une table statistique concernant les varioleux qui ont passé par l'hôpital de la Montagne: 118 patients ont été admis dans cette institution depuis le 2 novembre dernier, de ceux-ci 91 étaient catholiques et 27 protestants; 36 sont morts, 26 sont dans l'hôpital et 56 en sont partis convalescents; 43 des 118 malades étaient de cette ville, ce qui fait 75 varioleux des autres municipalités qui ont été soignés aux dépens de la ville.Dans une correspondance adressée à l\u2019Evening Star, un citoyen de cette ville qui a eu le malheur de subir les atteintes de cette maladie fait les plus grands éloges de la manière dont il a été traité dans cette institution.Il exprime particulièrement son admiration des soins assidus et empressés dont les patients sont l\u2019objet de la part des Sœurs de Charité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 De retour.MM.les docteurs Ed.Painchaud, de Varennes, et F.Paré, de Sherbrooke, sont arrivés d\u2019Europe, après 9 mois d\u2019absence.Ces MM.ont séjourné la plus grande partie du temps à Paris et ils | se sont appliqués à prendre connaissance des progrès que la science médicale a faits en Europe.Petite vérole.Cette maladie a fait des ravages dans les Cantons de l\u2019Est, surtout à Warwick, et aussi dans les districts du Haut-Ottawa où elle est devenue épidémique.Elle a même pénétré jusqu\u2019aux loges des sauvages, et aux camps des gens qui sont en chantier.| La petite vérole fait de sérieux ravages dans plusieurs paroisses du comté d\u2019Yamaska.A St-Guillaume d\u2019Upton, à St-David, à St-Pie de Guire surtout, les victimes de ce fléau sont nombreuses.Dans la paroisse de St-Pie, trente personnes sont mortes dans l\u2019espace de quelques jours.Indications utiles.La délégation municipale de St-Pétersbourg se propose, disent les Nouvelles, d\u2019installer dans toutes les rues de la capitale des tableaux indicateurs portant divers renseignements de première urgence, tels que, par exemple, les adresses des médecins, les signaux d'incendie et d\u2019inondation, Jes adresses des pharmacies les plus voisines; celles des sages-femmes, des avocats, ete.Les tableaux sont suspendus à des poteaux plantés des deux côtés de chaque rue à une distance de 500 sagènes l\u2019un de l\u2019autre.Vaccination.Durant le mois de décembre, les médecins vaccinateurs ont parcouru la ville de maison en maison.Le rapport constate qu\u2019il y a eu 3,000 personnes vaccinées.Un grand nombre ont refusé de faire vacciner leurs enfants.Enlèvement des cadavres.Le village de St-Cons- tant a été le théâtre, durant le mois dernier, d\u2019une carabinade bien réussie.Dans la nuit du 9 au 10, 5 cadavres ont été enlevés de la voûte où ils devaient passer l\u2019hiver.Les recherches faites jusqu\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont pu faire découvrir les auteurs du méfait.Mesures sanitaires.D\u2019après le Constitutionnel, il est sérieusement question d\u2019organiser à Trois-Rivières un bureau de santé qui offre des garanties sérieuses à la population.Le fléau de la petite vérole semble vouloir se propager et la corporation s\u2019est assurée d\u2019une maison un peu éloignée de la ville où les malades pourront être transportés et soignés attentivement.Les mêmes mesures ont été prises par les autorités de la ville de Sorel.Accusé de réception.Nous accusons réception du rapport général du Commissaire de l\u2019Agriculture et des Travaux Publics de la Province de Québec, ainsi que des pamphlets suivants: An address delivered before the McDowell Medical Society of Kentucky, by Wm.T.Briggs, M.D.Letter to a committee of citizens on the proposed Schuylkill Drove-Yard and Abattoir, by John H.Rauch, M.D.Hor Le Le A lig tn phe Université Victoria.M.le docteur A.Dagenais a été chargé de donner le cours d\u2019Obstétrique à l\u2019Ecole de Médecine de cette ville.Personnel.M.le docteur A.-B.Larocque, officier de santé de cette ville, a été élu membre de l\u2019Association Américaine d\u2019Hygiène publique.Association médicale à Sorel.Dimanche dernier, 24 janvier, les médecins de Sorel se sont réunis sous la présidence de M.le docteur Provost.Ils ont décidé * de former une association médicale composée des médecins du district de Richelieu et de ceux.des comtés environnants qui voudront s\u2019adjoindre à eux.Cette association est formée dans le but d\u2019instruction mutuelle et de protection de la profession médicale contre les abus dont elle a à se plaindre.M.le docteur Sylvestre est nommé secrétaire pro-tempore de la nouvelle société.La médecine au Japon.L'Île de Yesso gagne tous les jours en importance; un médecin américain y dirige actuellement cinq hôpitaux indigènes; il y a installé une clinique avec des leçons pour les jeunes « L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1875 Japonais se dest/nant à l\u2019exercice de la médecine.pi ANALYSES 157 Ce ; leçon : sont reprcduites par lui, dans une publication mensuelle illustrée, en langue japonaise.Différence entre un malade et un député.Les gens malades suivent un traitement.Les députés ont un traitement qui les suit, même en vacances.Il y a donc tout avantage à être député.Cu.doit payer la bière?Nous lisons dans La Cul- tire, d- Sedan.journal à verve gauloise, cette jolie anecdoic sur Martainv.lle, racontée par Bachaumont : «Ur so! il se trouvait au café du Vaudeville, après ure première représentation, avec M.Duvicquet, un médecin et quelques amis.On venait de prendre la bière.M.Duvicquet voulait payer.- - Non.lui dit le docteur en l\u2019arrêtant, cela me regarde.-C'\u2019est juste, dit M.Duvicquet en riant, c\u2019est au irédecin à payer la bière.\u2014- Oui! s'écria Martainvil'e, c\u2019est ce qui s\u2019appel'e faire relier ses œuvres.» Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le «Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique.le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est heddomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.PHTISIOLOGIE Georges R.MINOR.\u2014 L'hémorragie de la tuberculose pulmonaire.\"Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 2: 109 (août) 1943.Une hémorragie e t toujours un phénomène alarmant, parce que.si l\u2019on croit qu\u2019elle vient des poumons, le spectre de la tuberculose se fait jour chez le patient.Bien d\u2019autres causes peuvent provoquer une hémorragie.Sur mille tuberculeux traités dans un sanatorium, des hémoptysies.sont apparues dans 24.3 pour cent et elles surviennent le plus souvent la nuit, au lit.La quantité de sang émis est de 5 onces en moyenne, allant d\u2019une goutte à 64 onces.Chez 40 pour cent des cas, il y a eu récidive-.Les plus grandes hémor- regies se sont rencontrées chez des bronchiectasiques.des rhumatisants et des cardiaques.L\u2019hémoptisie a été le premier symptôme chez 60 patients seulement.Soixante-dix pour cent ont vu leur diagnostic bien établi par leur propre médecin.Treize pour cent ont + été mal étiquetés, ce qui eût été plus rare si l\u2019on &vait pu se servir de tous les moyens de diagnostic mis à notre disposition.Quarante-neuf des 230 cas d\u2019hémoptysie n'ont pas montré a la rad.ograph\u2019e de cavernes.On a trouvé des bacilles de Koch positifs chez 83.4 pour cent des Cas.Les traumatismes, les efforts, les périodes mens- truélle: favorisent les hémoptysies et 12 sont morts des conséquences de leur hémoptysie.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE C.D.HAAGENSEN et A.P.STOUT.\u2014 Le cancer du sein: II.Critére d\u2019opérabilite.\u201cAnn.of Surg.\u201d, 118: 859, 1943.Les A, à l'aide d'une série de 1,040 cas observés au Presbyterian Hospital de New-York, étudient, dans cette deuxième partie de leur travail, les indi- cationy opératoires de la mammectomie totale avec évidement ganglionnaire de l\u2019aisselle, dans certains cas dits evancés du cancer du sein.Ils mettent en garde contre la tendance générale à opérer pour donner unc soi-di-ant dernière chance à la malade, alors que les s\u2019gnes cliniques laissent prévoir que les résultats opératoires seront nuls ou néfastes.Les bons ré-ultats obtenus un peu partout au cours des dernières années sont attribuables en grande partie au fait que les cancers du sein sont mieux étudiés en 158 fonction de leur opérabilité et de leur éventuelle guérison opératoire.Les A.notent que 36% de leurs opérées sont considérées comme guéries après cinq ans.Ils énumèrent et étudient les nombreux facteurs ou éléments cliniques qui doivent entrer en ligne de compte pour déterminer le degré d\u2019opérabilité.Quelques-uns sont d\u2019importance secondaire, d\u2019autres d\u2019une valeur capitale, ainsi que le démontrent leurs nombreux tableaux statistiques.On ne devrait pas dorénavant accorder à certains symptômes la mauvaise réputation qu\u2019ils ont eue jusqu\u2019à ce jour.L'état constitutionnel des cancéreuses, âge, gravidité, lactation, sont étudiés de même que les nombreux signes physiques des cancers: métastases, localisation, dimensions, coexistence de noyaux multiples, rougeur, envahissement et ulcération de la peau, en fonction du résultat post-opératoire.Dans une prochaine étude, les A.continueront l\u2019analyse des facteurs permettant de déterminer plus précisément les indications opératoires.Pierre SMITH.F.PEARL et M.MISRACK.\u2014 Amputation non traumatique au tiers inférieur de la cuisse dans les maladies vasculaires des extrémités.\"Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 77: 354, 1943.Depuis 1935, les A.pratiquent amputation de la cuisse au-dessus des condyles dans les cas de lésions vasculaires périphériques.Les avantages seraient les suivants: 1.Inutilité de l\u2019emploi du garrot ou tourniquet.2.Conservation du fascia de la région poplitée, barrière protectrice contre l\u2019infection.Aucune section des masses musculaires.4.Possibilité de conserver des lambeaux cutanés viables et de grandes dimensions.5.Fermeture du moignon n\u2019intéressant que la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, qui se réalise alors sans tension et permettant un drainage plus efficace.©.Un moignon plus long, plus mobile, avec surface de portée ou d\u2019appui à l'extrémité.7.Choc opératoire moindre.8.Possibilité d\u2019asseoir le malade dans sa chaise dès le lendemain de l\u2019opération.Le travail des A.est basé sur 36 amputations, dont 15 d\u2019après le procédé de Callender et 21 d\u2019après la modification apportée par Pearl.Les A., après des considérations générales sur les lésions vasculaires des extrémités, associées ou non à l\u2019infection ou au diabète, donnent une analyse détaillée de leurs cas observés et traités: analyse clinique et résultats opé- Tatoires immédiats et ultérieurs, et font remarquer que les 5 cas de mortalité traduisent un résultat d\u2019ensemble supérieur à ceux obtenus jusqu\u2019à ce jour par les autres méthodes.En conclusion, les À.soulignent notamment que la sympathectomie lombaire pratiquée à la période où Qo L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 existe encore une vaso-constriction satisfaisante est le moyen le plus sûr d\u2019accroître la circulation périphérique et de prévenir l\u2019amputation.Pierre SMITH.Alexander BRUNSCHWIG.\u2014 Pancréatico- duodénectomie en un temps.\u2018Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 77: 581, 1943.L\u2019exérèse complète du duodénum et de la tête du pancréas en un seul temps, dans les cas de cancer de l\u2019ampoule de Vater, de la tête du pancréas et du cholédoque, a été pratiquée 8 fois par l\u2019A.qui indique dans les détails de sa technique opératoire les modifications qu\u2019il a apportées à la même opération effectuée auparavant en deux temps.Sur les 8 cas opérés, il y eut 4 morts post-opératoires, c\u2019est-à-dire 50% de mortalité.Les survies des autres cas varient de 5 à 16 mois.Cependant l\u2019auteur admet que plusieurs points restent encore sujets à discussion, concernant cette opération, notamment: l\u2019opération en un \u2018temps plutôt qu\u2019en deux temps chez certains malades, la cholédocho-entérostomie en regard de la cholécysto-entérostomie, l\u2019implantation du canal pancréatique dans la lumière intestinale, la suture de la veine porte et de la veine mésentérique éventuellement lésées au cours de l\u2019opération.Malgré les difficultés opératoires et la mortalité opératoire encore élevée, l\u2019A.est d\u2019avis que les efforts conjugués des chirurgiens doivent tendre vers l\u2019opération chirurgicale de mieux en mieux comprise et de plus en plus curative.Pierre SMITH.John W.HOLLOWAY.\u2014 Iléite régionale.\u201cAnn.of Surg.\u201d, 118: 329, 1943.Dans la localisation des lésions inflammatoires qui affectent l\u2019iléon, l\u2019A.remarque, à la suite de Crohn, qu\u2019elles ne dépassent généralement pas la valvule iléo-cæcale.Celle-ci agirait comme une barrière empêchant l\u2019extension au cæcum, du moins dans certains cas.Du point de vue clinique, l\u2019iléite se développe en quatre phases: 1) douleurs abdominales aiguës; 2) période d\u2019ulcération accompagnée de crampes, de diarrhée, parfois d\u2019anémie et de perte de poids; 3) période sténosante; 4) formation d\u2019une fistule interne ou externe.Du point de vue pathologie microscopique, une classification en périodes aiguës, subaiguës et chroniques, n\u2019est pas exacte, car bien souvent sur des lésions chroniques surviennent des poussées d\u2019inflammation aiguë.L\u2019A.reprend une description clinique et microscopique détaillée des signes caractéristiques de l\u2019iléite.En période aiguë, il est très difficile de poser un diagnostic d\u2019iléite, & cause de la similitude des symptômes avec ceux de l\u2019appendicite aiguë.Une radiographie est également de peu de secours. hig, i & deg eg W iy, ig Jy Bent 8j % Sid iy qu À, cop on train | eh | pe leh vel al 3 tf a rik ANALYSES 159 L\u2019A.a eu l'occasion d\u2019opérer six malades présentant des lésions d\u2019iléite chronique sténosante par résection iléo-cæcale et anastomose latérale du grêle au côlon ascendant; pas de mort opératoire, et suites opératoires secondaires satisfaisantes.Pierre SMITH.NEURO-PSYCHIATRIE Prof.Iglesias BETANCOURT.\u2014 Les pseudo- tumeurs cérébrales d'origine inflammatoire non spécifique.(Chaire de pathologie médicale de l'Université de la Havane.) \u201cVillaclara Medica\u2019, 11: 409 (sept.-oct.) 1943.Dans l\u2019Union Médicale du mois de mars 1942, le docteur Le Beau publie un article très intéressant sur les affections inflammatoires du cerveau en neuro-chirurgie; encéphalopathies de nature inconnue (le plus souvent d\u2019origine inflammatoire indéterminée) capables de simuler une tumeur intracrânienne et de conduire à l'intervention chirurgicale.Le docteur Le Beau propose une telle désignation pour ce nouveau groupe nosologique et parle de la nécessité de l\u2019intervention dans toutes les modalités cliniques; mais il serait peut-être préférable de conserver le terme de pseudo-tumeurs cérébrales, qui est d\u2019expression clinique adéquate, et sans préjuger d\u2019avance sur la ligne de conduite à suivre.En effet, d\u2019après son expérience, cet auteur affirme que certains de ses malades bénéficièrent de la chirurgie, mais d\u2019autres, par contre, furent très améliorés par le seul traitement médical.Les entités nosologiques pouvant simuler une tumeur cérébrale sont très nombreuses et il est nécessaire de préciser les quelques caractères cliniques appartenant à ce groupe de pseudo-tumeurs cérébrales d\u2019origine inflammatoire non spécifique.Tout d\u2019abord, il ne faut comprendre sous cette dénomination que les tableaux subaigus ou chroniques de néoformation intracrinienne d\u2019étiologie non spécifique, étant donné qu\u2019ils peuvent apparaître après une otite, rhino-pharyngite banale, mastoïdite, appendicite, infection utéro-annexielle.Parfois la cause toxi-infectieuse déterminante peut passer inaperçue et ce sont les explorations complémentaires et l\u2019intervention qui permettent de les classer dans ce groupe nosologique.Ainsi la ventri- culographie est de la plus grande importance, car les ventricules, quoique normaux morphologiquement et topographiquement, conservent mal l\u2019air injecté.Et l'intervention montre les hémisphères cérébraux ou cérébelleux tuméfiés, d\u2019aspect vasculaire, comme conséquence d\u2019une circulation plus intense dans les artérioles de la pie-mère et du cortex.On peut constater par ailleurs une hyperproduction de l.c.r.et des épaississements arachnoïdiens.On élimine de cette description les manifestations cérébrales pseudo-tumorales de l\u2019urémie, l\u2019hypertension artérielle, la tuberculose et la syphilis ménin- go-encéphalique, les abcès cérébraux, les ramollissements cérébraux athéromateux ou syphilitiques, les encéphalites à pyogènes ou à virus au cours d'\u2019affections bien définies (maladie de Von Economo, sclérose en plaques, varicelle).L'auteur .rappelle ensuite la classification du docteur Le Beau, fait un exposé clinique succinct de chacune des formes cliniques en y intercalant l\u2019étude de ses cas personnels qui vont lui servir comme base d'analyse.Il accepte la plupart des points de vue de l\u2019auteur français.Il différera d\u2019opinion sur d\u2019autres.Observation I.\u2014 Ayant observé un cas réalisant le tableau d\u2019une encéphalite généralisée qui bénéficia du seul traitement médical, il se demande si l\u2019intervention chirurgicale est aussi nécessaire que le pense le docteur Le Beau.Il s\u2019agit d\u2019un malade de 28 ans, épileptique depuis deux ans, observé à l\u2019occasion d\u2019un état de mal épileptique avec des convulsions d\u2019allure généralisée et forte obnubilation.L\u2019examen décela des signes d\u2019irritation pyramidale du côté droit (hyperréflexie, clonus, Babinski) et une légère aphasie mixte.Tous les examens complémentaires du sang, I.c.r., fond d\u2019œil, champ visuel, acuité visuelle se montrérent négatifs, de méme que la radiographie simple du crâne.Cependant la ventri- culographie fut décisive pour le diagnostic, car elle montra des cavités ventriculaires normales en aspect et topographie, mais s\u2019injectant mal.Le malade refusa l\u2019intervention, mais deux mois après on pratiqua une nouvelle encéphalographie dont les résultats furent aussi probants et permirent d\u2019éliminer l\u2019hypothèse d\u2019une tumeur cérébrale.Il s\u2019agit done tout probablement d\u2019une encéphalite pseudo-tumorale à forme d\u2019épilepsie généralisée étant donné ses conditions d\u2019apparition chez un sujet de 28 ans indemne de passé comitial jusqu\u2019à l\u2019âge de 26 ans, sans aucun autre antécédent spécifique, traumatique ou autre, et dont la ventriculogra- phie était très démonstrative.Et, contrairement à ce qu\u2019affirme Le Beau, 1) les crises convulsives peuvent être fréquentes au point de réaliser comme chez ce malade un véritable état de mal; 2) il est possible d\u2019observer des signes déficitaires post-épileptiques quoique régressifs; 3) enfin le succès immédiat et tardif du traitement médical le seul suivi dans ce cas autorise l\u2019auteur à défendre jusqu\u2019à un certain point une ligne de conduite non absolument interventioniste.Observation II.\u2014 Se rapporte à la forme d\u2019encéphalite localisée qui cliniquement réalise un tableau d\u2019épilepsie Bravais-Jackson pouvant aussi aller jusqu\u2019à l\u2019état de mal.La ventriculographie seule aide au diagnostic, mais souvent on craint une tumeur ou abcès et on intervient, et c\u2019est alors que cette encéphalite de la région rolandique est reconnue.Il s\u2019agit d\u2019une malade âgée de 42 ans présentant depuis une semaine seulement des crises convulsives localisées à la moitié droite du corps, subintrantes, 160 avec état de semi-conscience, laissant dans leurs intervalles des signes déficitaires du même côté et des troubles aphasiques.À part son état fébrile, on ne décela aucun autre signe digne de mention, mais l\u2019entourage renseigna sur un état infectieux survenu un mois et demi avant le début des crises et consécutif à l\u2019expulsion spontanée d\u2019un fœtus macéré.On intervient, avec le diagnostic d\u2019abcès cérébral métastatique à point de départ utérin, et après avoir essayé sans résultat le traitement sulfamidé.Le volet pariéto-temporo-occipital gauche re montra aucune collection, mais un état congestif localisé avec aspect lisse des circonvolutions permettant le diagnostic d\u2019encéphalite pseudo-tumorale.L'évolution fut très favorable; mais quatre mois après les crises convulsives réapparaissent pour céder rapidement au traitement ioduré.Il est à remarquer que ce traitement institué avant son premier départ de l'hôpital avait été volontairement abandonné par la malade.C\u2019est peut-être là la raison de cette récidive et ainsi l\u2019auteur confirme l'utilité d\u2019un traitement médical prolongé après l\u2019acte chirurgical.Observation III.\u2014 Le diagnostic porté est celui de méningite séreuse diffuse et l\u2019auteur ne participe pas au critère du docteur Le Beau quant à la conduite thérapeutique, c\u2019est-à-dire opération de Cushing typique.Le traitement médical (sulfamidés, iodures, cyanure) associé aux P.L.répétées peut suffire à la guérison du processus évitant ainsi la trépanation à laquelle ne se prêtent pas facilement tous les malades.Il s\u2019agit d\u2019une malade de 22 ans se plaignant de céphalée d\u2019abord fronto-orbitaire puis généralisée avec insomnie et vomissements.Ces troubles existent depuis une semaine et sont consécutifs à un catarrhe nasal fébrile.Son facies est crispé de par la douleur, mais la démarche est normale et il n\u2019y a aucune manifestation psychique.Il y a une légère raideur de la nuque sans aucun autre signe méningé; bradycardie; douleur exquise à la pression des points supra et infra-orbitaires des deux côtés, mais surtout du côté gauche; un liquide cr.très hypertendu, trouble, sans microbes, avec 700 éléments, surtout des lymphocytes, et par ailleurs normal; légère stase papillaire bilatérale.Suit la discussion diagnostique de ce cas, avec une rapide explication pathogénique.Enfin la malade s\u2019améliora grandement par le traitement médical et tant que cette évolution sera favorable il n\u2019y aura pas lieu de recourir à l\u2019opération de Cushing.La IVe observation décrit le cas d\u2019une patiente de 29 ans atteinte d\u2019arachnoïdite opto-chiasmatique.En 1934, quelques jours après une appendicectomie s\u2019installe un état septique avec fortes céphalées et modifications de la vision (brouillards devant les yeux).Cet état infectieux guérit, mais progressivement s\u2019installent l\u2019amblyopie et le rétrécissement du champ visuel qui atteignent en mars 43 la forme d\u2019une hé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.L.F.AN, \u2014 Montréal, fév.1944 mianopsie bitemporale; la céphalée persiste avec aménorrhée et obésité.L'intervention, après libération des adhérences de la région opto-chiasmatique, fut suivie d\u2019une amélioration surprenante.Il s\u2019agissait donc d\u2019une encéphalo-arachnoïdite de la région péri-hypophysaire qui par sa symptomatologie double (hypophysaire et chiasmatique) permettait de discuter une tumeur hypophysaire ou péri-hypophy- taire.Celle-ci fut éliminée en raison de l\u2019aspect normal de la selle turcique, des conditions d'apparition (épisode infectieux) et enfin de par les résultats et constatations chirurgicales.L'auteur étudie ensuite les pseudo-tumeurs de la fosse postérieure : cérébellites, les méningites séreuses localisées de la fosse cérébelleuse, l\u2019obstruction inflammatoire du IVe ventricule, et l\u2019arachnoïdite de l\u2019angle ponto-cérébelleux.Il expose deux autres observations cliniques de son service.La Ve observation correspond à une méningite séreuse localisée de la fosse cérébelleuse.La malade âgée de 24 ans est opérée pour appendicite chronique deux mois avant l\u2019apparition d\u2019une céphalée diffuse irradiée à la région occipitale et à la nuque.Lors de l\u2019examen on constate une grande incoordination avec démarche impossible, dyssymétrie des quatre membres, parésie faciale droite de type central, et une paralysie de la VIe paire droite.Stase papillaire bilatérale et une diminution considérable de l\u2019acuité visuelle.Il s'agissait d\u2019un syndrome d\u2019hypertension intracrânienne.Les ventricules étaient un peu dilatés, mais non déformés ; l\u2019aqueduc et la partie haute du IVe ventricule étaient visibles; le liquide était hypertendu et la malade fut grandement soulagée par la décompression.On intervient par crâniectomie sous-occipitale et on constate en plus de la quantité anormalement abondante de |.c.r, une tuméfaction discrète du cervelet avec légère exagération de la vascularisation de sa surface.On conclut à la possibilité d\u2019une cérébellite diffuse avec méningite séreuse libre, sous réserve qu\u2019il existe un autre processus ailleurs.Une nouvelle intervention est pratiquée un mois après et en conclusion l\u2019auteur opine qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme plus globale si on la compare & celles schématiquement signalées par Le Beau, car parti- ciperent au processus inflammatoire aussi bien le cerveau que le cervelet et les méninges, quoique la symptomatologie fût à prédominance «fosse postérieure ».La dernière observation relate un cas d\u2019obstruction inflammatoire du IVe ventricule réalisant un tableau d\u2019hydrocéphalie non communicante; le trou de Magendie était oblitéré par un bouchon d\u2019ara- chnoïdite dont l\u2019extirpation fut suivie 48 heures plus tard de la mort de la malade, peut-être comme conséquence de la décompression brusque.Julio VASQUEZ. ANALYSES F.F.KINO.\u2014 Etudes des réflexes dans le traitement par électro-choc.\u2018Brain\u2019, 66: 152, 1943.Les manifestations motrices complexes produites par l\u2019électro-choc peuvent être divisées en quatre stages: I.Le paroxysme: il se produit un spasme tonique puissant par tout le corps; la téte se rétracte, les bras sont lancés en avant ou sur les côtés et les jambes se plient vigoureusement en triple flexion.II.La crampe tonique: la lère phase ayant duré une à deux secondes, le corps répète les contractions du paroxysme, mais d\u2019une manière plus intense; l\u2019opisthotonos est plus prononcé, les bras et les jambes sont dans une sorte de crampe tonique, les pieds et les mains ont une position tétanoïde typique.Durée: 10 à 15 secondes.III.Phase clonique: mouvements qui ressemblent à une crise épileptique.Durée: 20 à 30 secondes.IV.Phase post-convulsive: il y a somnolence ou bien les yeux du patient sont hagards; il pourra alors faire des convulsions myocloniques ou des mouvements involontaires rythmiques de ses membres.Si le stimulant électrique n\u2019a pas été assez fort, la réaction se résume au paroxysme et le choc avorte; parfois la réaction convulsive arrive avec un retard de 5 à 30 secondes.D\u2019après l\u2019auteur, pour une même personne, les manifestations réflexes sont toujours les mêmes, quand la technique et le degré de stimulation sont les mêmes.F.F.Kino a fait mille examens sur deux cents patients, dont la majeure partie avait 25 à 45 ans et quelques-uns de 16 à 70 ans; il a trouvé que les réflexes tendineux étaient très exagérés durant la minute post-convulsive, qu\u2019il y avait clonus de la rotule.Graduellement, et cela en cinq minutes, les réflexes tendineux retournent à leur état qui a précédé l\u2019élec- tro-choc, mais les autres réflexes tendineux seront exagérés.Les réflexes cutanés abdominaux, crémasté- r\u2018ens et plantaires disparaissent complètement.Les réflexes abdominaux et crémastériens vont réapparai- tre en 8 à 15 minutes.Quant au réflexe plantaire, il reste indifférent et sans réponse pendant 3 à 4 minutes, puis l\u2019on observe un Babinski qui dure de 8 à 10 minutes.L\u2019extension du gros orteil s\u2019accompagne d\u2019un triple retrait de flexion du membre.Le phénomène de l\u2019éventail ne fut jamais constaté.Le signe d'Oppenheim est négatif, sauf si on constate un signe de Babinski très évident.Le signe de Gordon est toujours absent.Le réflexe cornéen ne donne au- eune modification.Les pupilles ont montré des changements inconstants; dans la phase tonique, elles se contractent ou se dilatent et dans la phase post- convulsive, il se produit souvent l\u2019hippus.Les réflexes vaso-moteurs ne sont pas exagérés malgré la transpiration.L'auteur nous donne un travail intéressant qui 161 demande du temps et de la patience; iI nous montre que c\u2019est encore le «bon vieux» signe de Ba- binski qui l\u2019emporte sur les autres.Alcide PILON.PEDIATRIE D.H.KARIHER et H.A.SPINDLER.\u2014 L'érythroblastose foetale et le facteur Rh.\"American Journal of Medical Sciences\u201d, 205: 369 (mars) 1943.Les auteurs rapportent 6 cas qui viennent confirmer, une fois de plus, la thèse voulant que l\u2019érythroblastose fœtale soit le résultat d\u2019une destruction des globules rouges de l\u2019enfant par une hémolysine anti-Rh contenue dans le sang de la mère.Dans un de ces cas, il fut même possible, par l\u2019_étude des facteurs Rh avant l\u2019accouchement, de prédire que l\u2019enfant qui naîtrait présenterait de l\u2019érythroblastose.Cet enfant fut d\u2019ailleurs traité avec succès par des transfusions répétées de sang Rh négatif, dépourvu également d\u2019agglutinines anti-Rh.Cette ligne de conduite est conseillée dans tous les cas de ce genre.Il est suggéré d\u2019abandonner le terme «érythroblastose », pour celui de «maladie hémolytique du nouveau-né ».La maladie hémolytique du nouveau- né sert donc à désigner l\u2019ancien hydrops fœtalis, l\u2019ictère grave du nouveau-né et l\u2019anémie hémolytique.\u2019 On sait depuis quelques années que le facteur Rh est contenu dans le sang de 85% des individus environ.Voici comment on peut expliquer, en quelques mots, ce qui se passe dans la pathogénie de l\u2019érythroblastose fœtale.Les globules rouges du fœtus contiennent un corpuscule Rh, tandis que les globules de la mère ne contiennent pas ce corpuscule.Les globules rouges du fœtus peuvent, dans certains cas, filtrer à travers la barrière placentaire, et tomber dans le torrent circulatoire de la mère.En face du facteur Rh lui venant du fœtus, le sérum maternel réagit en fabriquant un anticorps anti-Rh.Cet anticorps anti-Rh peut, à son tour, passer à travers le placenta, et venir hémolyser les hématies du fœtus.Cette hémolyse, si elle est très marquée, donnera naissance à l\u2019hydrops fœtalis ou à l\u2019ictère grave du nourrisson; moins prononcée, nous aurons affaire à l\u2019anémie hémolytique du nouveau-né.En se basant sur cette théorie, il est possible de prédire, avant la naissance, l\u2019érythroblastose fœtale.Si leg globules rouges de la future mère ne contiennent pas le facteur Rh, tandis que son sérum renferme des anticorps anti-Rh, il faut craindre sérieusement la naissance d\u2019un bébé qui souffrira d\u2019érythroblastose.Lorsqu\u2019il s\u2019agira de transfuser cet enfant, on ne pourra se servir ni du sang du père, ni du sang de la mère.Le sang de la mère, en effet, ne ferait que prolonger les troubles hémolytiques auxquels était soumis le fœtus durant sa vie intra-utéri- ne.L'enfant se trouverait bien à recevoir des glo- 162 bules rouges de bonne qualité, mais il recevrait en même temps des anticorps anti-Rh qui lui sont nocifs.Le sang du père, dans ces cas, est Rh positif, comme celui du fœtus.Il faut songer que le nouveau- né atteint d\u2019érythroblastose contient en circulation dans son sang des anticorps anti-Rh qu\u2019il a reçus de sa mère.On conçoit facilement qu\u2019à cause de la présence de ces anticorps ant:-Rh, il est dangereux de lui injecter du sang Rh positif, c\u2019est-à-dire du sang dont les globules rouges contiennent le corpuscule Rh.C\u2019est pourquoi il faut s\u2019adresser à un donneur dont les globules rouges sont dépourvus du facteur Rh, et dont le sérum ne contient pas d\u2019anticorps anti-Rh.Si on ne s\u2019entoure pas de toutes ces précautions, on s\u2019expose à voir les phénomènes hémolytiques s\u2019accentuer après la transfusion, ou même l\u2019enfant peut mourir durant la transfusion.Norbert VEZINA.M.L.BLUMBERG et M.GLEICH.\u2014 Le traitement simplifié de l'ophtalmie gonococcique des nouveau-nés par la chimiothérapie.\"Jour.A.M.A.\u201d, 123: 132 (18 sept.) 1943.Malgré qu\u2019il soit de routine partout d\u2019instiller du nitrate d\u2019argent dans les yeux des nouveau-nés à la naissance, on rencontre encore beaucoup de cas d\u2019ophtalmie gonococcique.Les dossiers du département de santé de la ville de New-York révèlent qu\u2019un total de 213 cas d\u2019ophtalmie gonococcique furent rapportés de 1938 à 1942.Evidemment, la maladie est encore un problème sérieux.Avant l\u2019introduction des sulfamidés, cette maladie était longue, le traitement très compliqué et les complications fréquentes, allant souvent jusqu\u2019à la cécité.La thérapeutique d\u2019alors consistait à laver l\u2019œil avec diverses solutions antiseptiques.Parfois 3l fallait s\u2019adresser à des moyens plus énergiques comme la cautérisation des conjonctives à l\u2019aide du nitrate d\u2019argent, ou même la canthotomie ou l\u2019incision du tarse.Le traitement local était, à l\u2019occasion, complété par des injections intramusculaires de protéines diverses.Le sulfanilamide fut d\u2019abord utilisé dans le traitement de cette maladie sous forme de solution faible en irrigation de l\u2019æil.Mullen se servit de ce médicament en ingestion et à la fois localement, en solution, tandis que Panneton conseillait d\u2019insuffler du sulfanilamide ou du sulfapyridine en poudre dans le sac conjonctival.Depuis deux ans surtout, des guérisons rapides ont été rapportées par plusieurs cliniciens à la suite de l\u2019emploi des sulfa- midés par voie orale, dans le traitement de l\u2019ophtalmie gonococcique.Dans le but de démontrer la simplicité et l\u2019efficacité du nouveau traitement de cette maladie, les auteurs présentent une étude comparative de trois groupes de nouveau-nés atteints d\u2019ophtalmie gono- coccique.Le premier groupe que nous présentent les auteurs comprend 30 cas.Ces 30 cas furent traités, entre 1934 et 1937, par des lavages fréquents avec une solution d\u2019acide borique et l\u2019instillation d\u2019argyrol L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 à 10 ou 25%.La durée de la maladie, dans ce premier groupe, fut de six à quarante-six jours.Les.complications furent nombreuses: 357% dans ce groupe présentèrent des complications, telles que de « l'arthrite, l\u2019infection de l\u2019autre œil, l\u2019ulcération de la cornée, et chez un bébé un abcès métastatique à la peau.Le second groupe de malades comprenait 31 cas.« Dans ce second groupe, les auteurs administrèrent * soit du sulfanilamide, soit du sulfapyridine, soit du sulfathiazole ou du sulfadiazine.Tous, en plus des sulfamidés qu\u2019ils recurent par la bouche, furent trai- : tés localement à l\u2019aide d\u2019irrigations avec une solu- i tion d'acide borique ou de sérum physiologique.\u2018| Quelques-uns eurent de l\u2019argyrol à 10 ou 20% dans | l\u2019œil.Les complications furent rares (7.1%) dans ce | deuxième groupe.La durée de la maladie fut de un à sept jours.Dans le dernier groupe, on comptait 10 nouveau- nés.Tous les dix furent traités exactement de la même façon.Le sulfathiazole fut administré par la bouche à raison de 3 grains comme dose initiale, et fut continué à raison de 1 grain toutes les quatre heures, jusqu\u2019à la disparition des symptômes, ainsi que des gonocoques dans les prélèvements.Les bords ciliaires des paupières furent simplement nettoyés des croutelles de pus à l\u2019aide de tampons de coton hydrophile trempés dans du sérum physiologique.On ne fit aucune tentative pour écarter les paupières dans le but de faire des lavages de l'œil.L\u2019œil sain ne fut recouvert d'aucun écran protecteur.Tous les bébés tolérèrent très bien le médicament: pas d\u2019anorexie, ni perte de poids, ni symptômes d'\u2019irritation rénale.La médication d\u2019ailleurs fut de courte durée, puisque l\u2019ophtalmie disparut au bout de 4 jours de traitement au maximum.On ne put relever aucune complication dans ce dernier groupe.Ces bébés furent tenus sous observation durant une semaine après leur guérison: il n\u2019y eut aucune récidive de l'infection gonococcique de l\u2019œil.Norbert VEZINA.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Lieutenant Commander William DIRECTOR.\u2014 Eruption fixe, conjonctivite et fièvre dues au sulfathiazole.\u201cAmerican Archives of Dermatology and Syphilology\", 48: 523 (nov.) 1943.L'auteur rapporte l\u2019histoire d\u2019un malade qui se présente à l'hôpital avec des lésions de lymphogranulomatose vénérienne.Traité par le sulfathiazole, le patient développe, 24 heures après le début dn traitement, une éruption maculo-œdémateuse rouge des deux côtés du cou et sur le front.En même temps, on note une élévation de température et des signes de conjonctivite.On cesse le sulfathiazole et en deux jours tout rentre dans l\u2019ordre.Quelque temps après, alors que le malade se lève depuis 3 jours, les ganglions inguinaux augmentent #9 Ce \u2014 \u2014 ves ea.= © fol Vea) Ge | A Js lit litre id Ives don ANALYSES de nouveau de volume.Le malade prend du sul- fathiazole et dès la Zième journée du traitement les lésions cutanées réapparaissent exactement aux mêmes endroits que la première fois.Réapparaissent également la conjonctivite et la fièvre.Tous ces symptômes cèdent rapidement après la cessation du sulfathiazole.Douze jours plus tard, cependant, et avant de libérer le malade de l\u2019hôpital, on lui a fait prendre par la bouche 0.50 gm.de sulfathiazole.Peu de temps après, les mêmes symptômes observés précédemment font leur apparition: d\u2019abord la température, puis la conjonctivite et l\u2019éruption cutanée qui siège exactement aux mêmes endroits.L'auteur appelle «fixe» l\u2019éruption cutanée présentée par son malade parce qu\u2019elle se répète toujours aux mêmes endroits.L\u2019éruption cutanée et la conjonctivite sont évidemment des manifestations de phénomènes vasculaires: la dilatation des petits vaisseaux du chorium se traduit à la peau par une éruption; la dilatation des petits vaisseaux de la conjonctivite par de la conjonctivite.Le malade ne se souvenant pas avoir jamais pris du sulfathiazole auparavant, la période latente de sensibilisation dans ce cas ne serait que de 24 heures.D\u2019après l\u2019auteur, il peut se faire que la localisation des lésions cutanées soit due à des phénomènes de photosensibilisation.Le lit du malade, en effet, placé près d\u2019une fenêtre par laquelle entraient abondamment les rayons solaires, les parties découvertes seules, c\u2019est-à-dire le cou et la tête, sont atteintes.Henri SMITH.John G.DOWNING.\u2014 Résultats d\u2019un questionnaire sur les tests cutanés.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilo- logy\u201d, 48: 514 (nov.) 1943.Deux cent onze dermatologistes et 55 spécialistes en médecine industrielle ont répondu à un questionnaire sur les tests cutanés.De ces réponses se dégagent les conclusions suivantes: De tous les tests cutanés employés, l\u2019épidermo- réaction (patch test) est le plus sûr et le plus fidèle.Il a cependant des indications bien précises: dermites artificielles eczématiformes de causes externes et dermites médicamenteuses eczématiformes.L\u2019épidermo-réaction se fait le plus souvent à la face interne du bras ou de l\u2019avant-bras et il vaut mieux attendre que la phase aiguë de l\u2019éruption soit passée pour la faire.Assez souvent les patientes demandent qu\u2019on leur fasse des tests cutanés.Dans certains cas, les compagnies d\u2019assurance insistent pour qu\u2019ils soient faits, méme si le médecin ne les juge pas nécessaires.L\u2019épidermo-réaction, bien que simple en apparence, ne devrait étre faite que par un médecin expérimenté.Faite en série chez tous les ouvriers avant leur 163 engagement, l\u2019épidermo-réaction n\u2019a aucune valeur pratique.Aux Etats-Unis, les médecins se plaignent du fait que les dermatoses industrielles ne sont pas reconnues par leurs Etats respectifs.L\u2019épidermo-réaction, par certains ennuis assez sérieux dont elle a été la cause chez quelques malades, a entraîné parfois des réclamations aux médecins et même des poursuites judiciaires.Plusieurs malades ont été invalidés pour plusieurs mois à la suite d\u2019une épidermo-réaction.Henri SMITH.Oswaldo G.COSTA et Moacyr A.JUNQUEI- RA.\u2014 Alopécie marginale traumatique par traction sur les cheveux.\u2018American Archives of Dermatology and Syphilo- logy\", 48: 527 (nov.) 1943.L\u2019alopécie marginale traumatique, décrite par Ri- beiro en 1937, s\u2019observe fréquemment chez les négresses et les mulatresses du Brésil.Ces femmes, dans le but de rendre droits leurs cheveux crépus, se servent de divers instruments qui exercent une traction constante sur leurs cheveux.Cette traction amène une chute des cheveux habituellement en avant et au-dessus des oreilles.\u2019 L\u2019aspect de ces régions alopéciques varie suivant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une femme jeune ou d\u2019une femme d\u2019un certain âge.Chez les jeunes femmes, la repousse est possible, mais, chez les femmes d\u2019une quarantaine d\u2019années ou plus, les follicules pileux sont atrophiés et scléreux et l\u2019alopécie est définitive.L\u2019alopécie marginale traumatique peut s\u2019étendre à la région frontale.Elle ressemble à l\u2019alopécie liminaire frontale décrite par Sabouraud.Quelques auteurs sont d\u2019avis que cette dernière affection serait due à la traction exercée sur les cheveux par les Cbigoudis» dont se servent un certain nombre de femmes noires ou blanches, et par certains genres de coiffures, notamment celle dite «en brioche ».L\u2019alopécie marginale traumatique peut s\u2019étendre non seulement à la région frontale, mais aussi à la région occipitale, réalisant ainsi une alopécie en couronne comme celle que l\u2019on voit dans l\u2019alopécie ophiasique de Celse.Les auteurs, cependant, croient être les seuls à avoir observé de tels cas.Henri SMITH.ELECTRO-RADIOLOGIE Mark S.DONOVAN, Edward B.D.NEUHAU- SER et Merrill C.SOSMAN.\u2014 Les signes radiologiques de la persistance du canal artériel.\"Am.Journ.Roentg.and Radium Therapy\u201d, 50: 293 (sept.) 1943.La persistance du canal artériel fait d\u2019un certain nombre d\u2019individus de pauvres hypothéqués cardiaques, chez lesquels les ressources de la thérapeutique s\u2019avéraient très limitées jusqu\u2019à récemment. 164 Gross a rapporté en 1939 ses premiers cas de ligature chirurgicale du canal artériel.Il en a actuellement un total de 50, avec trois mortalité.Nombre de ces cas sont de véritables résurrections.Le diagnostic clinique s\u2019avère parfois très difficile.C\u2019est alors que les signes radiologiques, bien étudiés par les auteurs, deviennent d\u2019un précieux apport: 1° Hypertrophie du ventricule gauche (due au débit plus marqué).20 Hypertrophie de répercussion de l\u2019oreillette gauche.3° Dilatation de l\u2019artère pulmonaire (par afflux supplémentaire de sang et augmentation de pression).40 Danse des hiles.5° Engorgement des vaisseaux pulmonaires.6° Pulsations exagérées du ventricule gauche et de l\u2019artère pulmonaire.79 Présence parfois, en O.A.G., d\u2019une dilatation fusiforme de la portion moyenne de la crosse aortique (correspondant probablement à l\u2019infundibulum du canal).Les hypertrophies globales du cœur accompagnant les dilatations de l\u2019artère pulmonaire se L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 rencontrent plus volontiers dans les associations: d'anomalies: tétralogie de Fallot (atrésie aortique, hypertrophie ventriculaire, communication interventriculaire et sténose pulmonaire) ou le complexe d\u2019Eisenmenger (l\u2019insuffisance pulmonaire remplaçant la sténose dans la même association).La dilatation de l\u2019artère pulmonaire étant ici le facteur marquant, il convient d\u2019éliminer les autres.états pathologiques où on la trouve également: 1° Persistance de la communication inter-auricu- laire.20 Dilatation congénitale de l\u2019artère pulmonaire.3° Le complexe d\u2019Eisenmenger.40 L\u2019msuffisance pulmonaire.L\u2019angiographie n\u2019a pas apporté de précisions constantes.Elle a permis de répérer parfois: La dilatation aortique fusiforme.Une sorte d\u2019attraction en haut des artéres pulmonaires.Une dilatation variable de l\u2019artère pulmonaire et du ventricule gauche.Louis-Philippe BELISLE.SOCIETES L\u2019 « Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Séance à l'Hôtel-Dieu de Québec Séance du ler octobre 1943 Cancer de la thyroïde M.Gustave AUGER Le 29 mars 1943, un malade âgé de 35 ans se présente parce qu\u2019il a des ganglions cervicaux gauches, apparus depuis deux mois et augmentant progressivement de volume.Un ganglion est enlevé et le rapport histo-patho- logique démontre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer de la thyroïde.Par la suite, on lui fait un évidement complet des ganglions du cou, à gauche, et une thyroïdectomie totale du côté gauche et sub-totale du côté droit.L'analyse démontre que tous les ganglions sont envahis ainsi que la thyroïde, par un épithélioma en partie vésiculaire et en partie dentritique.Les suites opératoires sont normales et le malade est dirigé vers la rœntgen- thérapie.Actuellement, cinq mois après l\u2019intervention, le patient est très bien.Le cancer de la thyroïde n\u2019est le plus souvent diagnostiqué qu\u2019au moment de l'examen histo-pathologique.II se développe généralement au niveau d\u2019un adénome.Ses caractères histologiques sont très variables, d\u2019où les nombreuses classifications.Mais ses caractères doivent être recherchés pour pouvoir fixer le pronostic et choisir le traitement.Son évolution peut varier de quelques mois à plusieurs années, et ses récidives peuvent apparaître, dans certains cas, 15 à 20 ans après l\u2019opération.L\u2019hypertrophie rapide, la consistance ligneuse et la douleur en sont les principaux SOCIÉTÉS symptômes: l\u2019inflammation et l\u2019hémorragie doivent être éliminées au moment du diagnostic.Dans tous les cas où il est possible, l'acte chirurgical doit être posé de préférence à tout autre traitement.Il doit être complet, intéressant tous les tissus touchés et tous les tissus qu\u2019il est nécessaire d\u2019enlever pour que l\u2019opération soit suivie de succès.La radiothérapie agit différemment suivant les types de cancers.Elle doit être employée lorsque la chirurgie est impossible ou comme complément à la chirurgie.Pentothal et cyclopropane M.Fernando HUDON Dans l\u2019anesthésie mixte pentothal-eyclopro- pane, le pentothal peut servir comme anesthésique de fond, anesthésique de départ, ou comme complément.Les deux produits agissent synergiquement.Ce mode d\u2019anesthésie mixte diminue l\u2019angoisse du début, simplifie la mise en marche de la narcose, supprime la période d\u2019excitation, assure un meilleur contrôle de l\u2019anesthésie, procure une bonne résolution musculaire, diminue après l'opération les nausées, les vomissements, les complications pulmonaires et gastro-intestinales.L\u2019hémorragie est plus abondante et le choc plus fréquent qu\u2019avec l\u2019éther.Considérations sur les corps étrangers des bronches M.Paul PAINCHAUD- La migration des corps étrangers dans les voies aériennes inférieures n\u2019est pas laissée à l\u2019aventure, elle est soumise aux caprices de conformation anatomique, au respect des lois physiologiques et à l\u2019inexorable loi de la gravité.| Laissant intentionnellement de côté certains facteurs: a) fonctionnels; paralysies, etc.; b) pathologiques; cancer, tuberculose, syphilis, abcès, ete.; c) malformations, acquises ou congénitales; l\u2019auteur raprorte amuels sont, chez l\u2019homme normal, les facteurs favorisant ces fausses routes.Suit une courte synthé J \u2014 V/A F AGIDE AR, Hexamethylènetétramire Benzoate de Lithine PIPERAZINE Bicarbonate de Soude = SOUFRE COLLOIDA HERDT & CHARTON, INC \u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE DU COLLEGE McCILL \u2014 MONTREAL TT 202 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 LE SOULAGEMENT DE LA DOULEUR | « Celui qui souffre de céphalée doit manger des oignons avec du miel, il doit éviter de s'asseoir dans les rayons du soleil, = | s'abstenir de travailler et de se baigner.» = NY | Tiré de Aztec Herbal en 1552.\u201cy : _ AN mn Ta pag TR a = e 3 É 7 SA Ao.> ) = its d eR eA PSI PI IS AEA, Fe i= Sor 2 PSN A aS 2 PP ell Ly 7 4 go =S a 2 ES Se NEEL \u2014=Z AZ y= F5 a 1 \\ \u2014 ree = S .I ds.Save NES AN Cg Tl \\ Ad HIER \u2014 S7 compliqué AUJOURD'HUI \u2014 Si simple M SEULEMENT ASPIRIN L\u2019Aspirin s'avère efficace non seulement dans le soulagement des céphalées, mais aussi bien dans les rhumes, les affections rhumatismales, la névralgie, l\u2019influenza, la névrite.Le malade éprouve un soulagement rapide et peut vaquer à ses occupations normales.L\u2019Aspirin a été pendant près d\u2019un demi-siècle l\u2019un des agents thérapeutiques le plus en usage dans l\u2019armamentarium du médecin.i Chaque comprimé d'Aspirin contient la dose complète du médicament | pur \u2014 presque entièrement exempt d'acides salicyliques et acétiques libres.| En raison d\u2019un procédé particulier, les comprimés se désagrègent rapidement | dans l\u2019estomac.Nom déposé au Canada.THE BAYER COMPANY, LIMITED 1019 Elliott Street West, Windsor, Ontario. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 203 La vitamine B-COMPLEXE au complet La carence de vitamine B peut résulter de ce qui suit: TRY ER ere De la dénutrition \u2014 Il peut y avoir un manque des composants ; | u complexe B dans le régime alimentaire.2 De certaines drogues, telles que les sulfamidés, qui génent l'action des bactéries autotrophes dans les intestins, ralentissant ainsi la synthèse normale \u2018\u2019in-vivo\u201d des composants du complexe B.3 Des excrétions liquides volumineuses, particulièrement dans les cas de diarrhée, qui peuvent causer la perte d'une grande portion de ces facteurs aquasolubles.4 D\u2019une forte ingérence de liquides, comme dans l'alimentation parentérale.Ceci peut, par dilution, amener la concentration du sang à des niveaux inférieurs à ceux qui sont essentiels pour conserver la santé.Hack fi Hamin B, (This Fr 2000 Heated in angels, copesiss vie dus to Viswmin Hy ds #8 dobflitated conditions On 1a wis, feuspocalu : four \u201cdaily Hos mir sais, réctemablz On peut soupçonner qu\u2019il y a carence de complexe B si le patient présente les symptômes suivants: 1 Lésions aux lèvres, aux joues ou sur la langue.2 Hypochlorhydrie accompagnée d'une certaine courbe de tolérance en ce qui concerne l'absorption de la dextrose.3 Acrodynie.} 4 Fatigue facile et récupération lente.AVIPLEX E.B.S.\u2014 Liquide 5 Nausée exagérée pendant la grossesse.i n flacons de 1 livre, de 80 onces, 6 Syndrome de Wernicke.i et de 1 gallon.7 Maladies cutanées d'origine inexplicable.Jue cuillerée à thé contient : 8 Hypotonie intestinale.ture de thiamine .75 mgr.On peut restaurer à l'orga- hoflavine Ce ee eee .25 mgr.nisme la vitamine B en quan- de nicotinique .3.0 mgr.tité suffisante par l'adminis- Hidoxime 1112220 63 microgr.tration de VIPLEX E.B.S.sous A | forme liquide ou en com- ile pantothénique .63 microgr.primés.LEX E.B.S.\u2014 En comprimés S.C.T.No 745, en flacons de 100, 500 et 1,000.que comprimé contient : Sur vos ordonnances, ins- orure de thiamine .75 mgr.crivez les lettres E.B.S.Æoflavine .0.5 mgr.aprés le nom Viplex, pour #de nicotinique .10.0 mgr.indiquer que vous désirez , Eridoxine .250 microgr.un produit Shuttleworth .Toronto Ontario êde pantothénique .250 microgr.R Viplex EBS.Etabli en 1879 204 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Une étude approfondie de 2340 cas sur une période de 5 ans, répond à des questions importantes sur l\u2019emploi des tampons menstruels Tampax.Sunn Dem EE \u2014 \u2014\" \u2014 \u2014\u2014 \u2014 RT S\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 er er a E\u2014 E\u2014 me S\u2014 Em Sm EE ES \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 =\u2014 = PUBLICITÉ ACCEPTÉE CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.NOMI eee eters anaes sienna PAR HE JOURNAL 533 College Street, Toronto, Ad HE AMERICAN Il me ferait laisir d ir d éch : TESSE oot iret rte aie rates plaisir de recevoir des ec antillons des MEDICAL ASSOCIA- trois grandeurs de Tampax.TION\u201d.VILE ooo ares cennessaresne De plus amples détails, basés sur la publication de rapports, seront envoyés promptement sur demande.d sectes HE 1 ' 3 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 205 TRAITEMENT | NOUVEAU et MODERNE DE LA CERVICITE PAR 0 L'on connaît depuis longtemps l'efficacité du Sulfate de magnésie dans le traditionnel paquet humide (solution concentrée de sulfate de magnésie dans un mélange de glycérine et d'alcool).OSMOPAK est une pâte molle constituée de 58% de sulfate de magnésie et de 1/% de benzo- caïne, laquelle contient à son tour le sulfate de tétra-éthyl-diamino-triphényl-méthane (vert brillant), le tout incorporé dans une base hydro-soluble.L'on en a corrigé le pH de façon à ce qu'il se main- tienne entre À et 5.LA TECHNIQUE DE CE TRAITEMENT EST SIMPLE On pratique un soigneux examen bimamuel, on introduit le spéculum et on nettoie le col.Déposer environ une demie once d'Osmopak sur un morceau d'ouate de 3 pouces par 6 que l\u2019on roule serré et que l'on attache au milieu par une ficelle de façon à ce qu'il ait une ongueur de 3 pouces.A l'aide d'une pince à pansement utérin, introduire le tampon à l'intérieur du spéculum et le placer sur le col.La ficelle doit sortir d\u2019un pouce à l'orifice de la vulve.On conseille à la patiente de retirer le tampon par simple traction sur la ficelle, au bout de 924 heures au minimum et de 48 heures au maximum, ou en moyenne au bout de 36 heures.DY L a y \u2014_ 2) RESUME L'expérience a montré que le traitement à l'OSMOPAK était particulièrement recommandable pour les patientes enceintes ou très nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation ou des mesures plus radicales sont contre- indiquées.1 \u2014 OSMOPAK est efficace dans le traitement des cervicites banales.2 \u2014 Il est un adjuvant utile de la cautérisation du col.3 \u2014 Il est d'emploi facile.4 \u2014 C'est un mode de traitement peu coûteux.5 \u2014 ll ne cause aucune gêne à la patiente.6\u2014 ll n'entraîne aucune réaction douloureuse ou irritante.PRESENTATION en pots d'une livre et quart pour emploi au bureau.Echantillon médical et documentation sur demande IRWIN NEISLER & CO.\u2014DECATUR, ILLINOIS MEDICAMENTS DE MARQUE 7 2027, avenue du College McGill, Montréal 206 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 IL Y A ABONDANCE DE POUVOIR DANS LE volume liquide Essayez le volume liquide \u2014 tel que formé par Sal Hepatica additionné d\u2019eau \u2014 pour débarrasser rapidement et efficacement l\u2019intestin de ses déchets.Des expériences démontrent que: © une solution laxative de Sal Hepatica introduite dans une anse isolée de l\u2019iléon d\u2019un chien a pour effet d\u2019augmenter le volume liquide de 34 pour cent dans l\u2019espace d\u2019une heure.cliniques et de laboratoire ® les expériences faites dans un tube de sûreté ont démontré que la solution de Sal Hepatica augmenta le volume liquide de 100 pour cent dans l\u2019espace de 6 à 12 heures.© le volume liquide formé par Sal Hepatica stimule le péristaltisme intestinal et maintient Péquilibre liquide nécessaire.Les substances salines contenues dans Sal Hepatica soulagent l\u2019hyperacidité gastrique et augmentent l\u2019écoulement de la bile.Bristol-Myers Company of Canada Ltd., 3035F, rue Saint-Antoine, Montréal, Canada.POUR NETTOYER LE TRACTUS INTESTINAL al Hepat ION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Le 207 = ee Ns « RS A iS TY RN i NCS we 52 = 2e > £5 4 ax By i = .x i x RR 3 S = A = $ = BS 4 5 ie, = ie * % A a, a 5 s 5 > Le La pe SX ©, s > = * A i = ad ps x A 2 a & = > 7 Se SE = a = A .ni ES = .3 = » ue i He => + .a A £7, A as = Se as A MPOULES 2 © VE & ce = #8 i À = se Æ \u201c Gi SE Ure ce oo sou 33 ie tests je aie at ; ss LE {aire NC A 5 vs e amPot i 7 # © FEE op I Ye M ACEUTIQ of on PHAR ÆxpANSI 2 5 £7TE Sec dar noe & af se 63 JF ¢ poss: ve = = 344 gx £3 de tr He wing ra svt i i & i hy a sph Ca 55 gré 105 cut I\" 2643 5 XF I = A se Xe LÉ yt à Exiren tre a F sysrais a , Thai sn i Da Chlorure Ak ru ue ia IE 8 Serum â s er = as pr Es pe eB ait, Ÿ is 2 # i 3 i : 5 5 fe To ee a = & Be, = Pa Fi ox Vs Ga, % Fa Ww 7 Œ 2; ah 24 \u201c5 SA 1 4 ir Si A # GE # CE Zs Zi 7 \u201ci Z; go i # 21 i) i A a 5 is: 2 2 S (aepy SSION y u % i 7 i py; i 7; x 4 5 Æ 4 7 \u20ac & # É i % 9 i 2 og % iz Ze à a i 7 or Fi iE x 5 # 77 4 NE PO É A E TOU DEU x OUR 2 i Ge Bo i 3 he 2 ji FE % 4 a.= A 2 Zs 7 2 5 G 2 5% \u201cyn N O 7 55 cé U 7 D % 2: > M P R TRO I Oo S P A O 7 5 5 © 0 A x wi 2 i ye \u201ci 7 2 7 Fa 7 = 5 a 5 # \u201c 5 7 GE = i Li 7 2 52 $7373 mv Lau \u2014 pt a RAI D PHARMACEUTIQUE TA Qu RUE CHERRIER TOT A + bu Lg 208 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 MAINTENANT combiné au SULFATHIAZOLE EN SUSPENSION CRISTALLINE Pour combattre les infections naso-pha- ryngées avec plus de succès, PARKE DAVIS présente le GLUCO-FÉDRIN AVEC SULFATHIAZOLE .® produit des recherches modernes pour décongestionner les muqueuses nasales (lactate d\u2019éphédrine 1%) ; l\u2019action bactéricide du sulfathiazole cristallisé est très puissante; son pH est le même que celui du mucus nasal; légèrement acide; solution isotonique, additionnée de dextrose: suspension aqueuse qui n\u2019irrite pas les muqueuses.GLUCO-FEDRIN AVEC SULFATHIAZOLE est stable et se répand d\u2019emblée sur les mugqueuses.Il peut étre employé en ins- PARKE, DAVIS tillation, vaporisation et pour faire un pansement compressif du nez.Présenté en flacon d\u2019une once avec bouchon compte-gouttes.& COMPAGNIE .Montréal, Qué. MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 209 L\u2019UNIO i A = # mY = fd s x ce S ) 5 5 es 3, Se ots = 3 82 = 7 2, ~ AN +.+ 5 £ È i 3 4 & = sé & * Ÿ he 3 5 > $ = ; 3 = vu H = & 3 Le $ $ à .iy ¢ 3 3 22 x 5 à Xz Rs 2 * RS =: 4 x 7 w = 3: * = re i sf i oN \u201c = # a Tdi es i # % A 2 ps sd a or LA # % 2 2 2 i 4 ex Ks fé $> [35 3 0 pu % : CL, ws 2 i oi i 5 dy 5 OL a % i Gé 2 2 i i 2 \u201c2 2 GE 7 = 5 rs ESIQU OD \u201ca mpm 5 ppo em nt pour soul ge es 7 7 7 % D > * Pas encore officiel.NOUVEAU en Therapie Vitaminique Correcte: 1.Les Capsules de Vitamines d\u2019aprés la Formule Spéciale Squibb se vendent en vrac aux pharmaciens.Le pharmacien n\u2019est pas obligé de garder sur ses tablettes des paquets de différentes grandeurs; de fait, il n'y en a pas.2.On prescrit pour un patient le nombre de capsules qu'on veut pour n\u2019importe quelle durée de temps.3.En général, les pharmaciens remplissent la prescription au prix d\u2019une capsule, environ six ou sept cents la capsule, que l\u2019on en prescrive 10 ou 100.4.La thérapie aux vitamines avec les Capsules de Vitamines d\u2019après la Formule Spéciale Squibb n\u2019est pas coûteuse.Les Laboratoires Squibb font tout leur possible pour que le prix reste bas.pour encourager le médecin à prescrire la préparation polyvitami- nique.pour conserver le contrôle de la thérapie vitaminique à qui elle appartient: la surveillance du a médecin unie à la collaboration du pharmacien. Compresses stériles - - Toujours prêtes .Les médecins trouvent que les Steripads répondent à la plupart des exigences du bureau quand ils s\u2019agit de pansements simples.Peu volumineuses, ces compresses assurent protection parfaite.Chaque Steripad s\u2019obtient dans une enveloppe scellée.Boîtes de 25 ou de 100 compresses.Dimensions: les 3\u201d x 3\u201d, s\u2019étendent a4 3\u2019 x 9\u201d; les 4\u201d x 4\u201d, s\u2019étendent a 4\u201d x 16\u201d.Commandez-les chez volre fournisseur habituel ( LIMITED fohmor LES PLUS: GRANDS FABRICANTS AU MONDE: DE PANSEMENTS CHIRURGICAUX eee camera cree core ps l'analgésique incorpore l\u2019nalgésique efficace \u2014 l'acide acétylsalicylique \u2014 à une gomme à mâcher agréablement aromatisée.Ce mode de préparation permet à la médication d'atteindre les replis de la muqueuse souvent inaccessibles aux gargarismes ou irrigations, et garde ainsi l\u2019analgésique in situ.La mastication de l\u2019Aspergum par le malade provoque une sécrétion de salive chargée d'acide acétylsalicylique.La légère stimulation musculaire est une aide efficace dans le soulagement de la spasmodicité locale.Le malade étant moins souf- Aspergum À gorge tuméfiée et enflammée par suite de l\u2019amygdalectomie, de l\u2019amygdalite, de la pharyngite ou du rhume nécessite une médication susceptible de soulager la douleur au point même de l\u2019irritation.Pour amener l\u2019analgésique en contact direct et prolongé avec la surface enflammée frant accepte volontiers une alimentation nlus substantielle qui aura pour effet de hâter la convalescence.L'Aspergum est idéal pour les enfants \u2014 ils acceptent avec plaisir cette gomme à mâcher.Présenté en boîtes de 16 et en flacons de 250 comprimés à l\u2019épreuve de l'humidité.L\u2019Aspergum est présenté selon l\u2019éthique \u2014 aucune publicité autre qu\u2019à la profession médicale.Echantillons et documentation envoyés sur demande.W.Lloyd Wood, Ltd, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario.Dillon Aspergum 214 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 v\u2026 LAIT \u2014 PARTIEL cre TELLE fume capes ant ei COW & GATE cmon LIMITED - GANANOQUE, ONT.A.-O.PAUL ROY \u2014 AGENT DISTRIBUTEUR POUR LA PROVINCE DE QUEBEC 635 ouest, rue Saint-Paul, MONTREAL \u2014 Tél.: MA.3901 ® Pour commandes: MA.5094 c tenir des cholécystographies nettes On peut maintenant être plus sûr d\u2019un diagnostic juste de l\u2019état de la vésicule biliaire, grâce au PRrODAX, un nouvel agent opacifiant qui doit sa supériorité à sa forme et à sa composition.L\u2019Iode (51.5 pour cent), qui s\u2019y trouve en combinaison organique stable, donne des clichés nets, clairs, de densité uniforme, faciles à interprêter, par la méthode dite de dose unique.Il ne contient pas de phénolphtaléine ni aucun de ses dérivés, ce qui diminue le risque de diarrhée et la perte de milieu opacifiant qui s\u2019ensuit.L\u2019administration sous forme de comprimés et la nature chimique du produit en favorise la rétention.Les vomissements .si fréquents lorsqu\u2019on emploie des poudres d\u2019un goût désagréable .sont rares avec le PRIODAX.Mode d\u2019Emploi: Six comprimés, avalés entiers au cours d\u2019un repas léger et sans graisse, la veille au soir Radiographier 12 à 15 heures après.Le PRriopAx, acide B-(4-hydroxy-3, 5-diiodophényl)-X-phénylpropionique, se vend en fioles contenant chacune six comprimés.Boîtes de 1, 5 et 25 fioles.POUR LA VICTOIRE ET L\u2019APRES-GUERRE ACHETEZ DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE CHERINGŸCORPORATIONŸLI Uso 187, RUE'S: 216 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 RÉSUMÉ DES BULLETINS DES LABORATOIRES KILLIAN RAPPORT SUR LES ALIMENTS POUR BÉBÉS A citer du rapport même: ce rapport résume les renseignements accumulés durant sept ans dans le but spécifique d'apprécier et de déterminer du point de vue critique, à la lueur des plus récentes connaissances de la nutrition de l'enfance, à la fois le pour et le contre de (1) l'homogénéisation et (2) des mélanges dans la préparation des aliments protecteurs comme suppléments à la diète lactée du nourrisson.La série de bulletins déjà préparés comporte une diversité d'épreuves in vitro et d'expériences cliniques.Sur la foi de ces recherches, les conclusions des Laboratoires Killian comportent trois facteurs importants: (1) L'homogénéisation augmente la digestibilité de la nourriture contenue dans les fruits, les légumes et les céréales.CELLULE NUTRITIVE AVANT L\u2019HOMOGÉNÉISATION Remarquez que la substance nutritive est recouverte d\u2019une rude paroi de cellulose que ne brise pas un tamisage fait avec soin.Les sucs gastriques à l\u2019état latent de l'estomac du nourrisson ne peuvent franchir la paroi de cellulose, ce qui fait perdre une substance nutritive nécessaire.Des aliments non digérés pénètrent dans le gros intestin où ils peuvent fermenter et produire des désordres graves.Maintenant à la disposition des Pédiatres et des Médecins.(2) L'homogénéisation augmente les disponibilités des valeurs biologiques du fer dans les légumes.(3) L\u2019'homogénéisation rend pratiquement possible de nourrir de légumes et de suppléments de fruits les nourrissons entre 4 et 8 semaines d'âge.Ces conclusions et d'autres importantes sont prouvées et discutées dans les bulletins ci-haut mentionnés.Pour des copies, pédiatres et médecins sont priés d'écrire à Libby, McNeill and Libby of Canada, Limited, Chatham, Ontario.LIBBY, McNEILL and LIBBY of CANADA, LIMITED Chatham, Ontario CELLULE NUTRITIVE APRES L\u2019HOMOGÉNÉISATION Remarquez que la rude paroi de cellulose a été complètement brisée.La substance nutritive a été libérée pour une digestion rapide.Presque disparu le danger de troubles intestinaux produits par la fermentation d\u2019aliments partiellement digérés et le bébé reçoit plus de substance nutritive pour la même quantité d\u2019aliments.8 MELANGES D\u2019ALIMENTS BIEN EQUILIBRES POUR BEBES Ces mélanges de légumes, de céréales, de soupes, et de fruits homogénéisés rendent facile la tâche du médecin dans le choix d'une variété d'aliments solides pour les nourrissons.1.Pois, 4, Lait 7.Soupe maigre composée de 10.Tomates, carottes et pois \u2014 Betteraves complet.céleri, de pommes de terre, de ceux-ci donnent un nouveau mé- \u2019 Blé pois, de carottes, de tomates, de lange végétal avec des propriétés Asperges.complet.farine de soya et d'orge.Peut diététiques et une saveur excel- Farine de être donnée à de tout jeunes lentes.2.Courge.pois chinois.bébés.Tomates.6.Soupe \u2014 ; Haricots Carottes.9.Mélange entièrement de « lé- verts Céleri \u2014 gumes verts» \u2014 Nombre de \u2019 tomates.médecins en ont fait la demande.3.Pois Foies de Pois, épinards et haricots verts ° \u2019 poulet.sont mélangés de fagon a donner Carottes.Orge, une préparation de légumes très Epinards.oignons.appétissante.En plus, deux simples légumes spécialement homogénéisés: POIS, ÉPINARDS ET LAIT ÉVAPORÉ HOMOGÉNÉISÉ DE LIBBY Les aliments Libby pour Bébés sont les seuls homogénéisés. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, fév.1944 219 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HEMOSTYL du Dr Roussel (Ampoules et sirop) Anémies.Convalescence.Allaitement.1 à 2 ampoules dans 44 de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURINASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes œu coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés a 0 Gr.015 et à 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladie du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 ÉDITIONS BEAUCHEMIN A.de Saint-Exupéry LE PETIT PRINCE Geneviève de la Tour Fondue RETOUR A LA VIGIE Alain-Fournier LE GRAND MEAULNES .Léon Bloy LA FEMME PAUVRE René Bazin MAGNIFIOAT Madeleine d\u2019Angreville LADY FLORENCE .Oscar Masse LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER Solange Chaput-Rolland FUMEES .Marie de Villers REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE FILLE Léon Chancerel LES JEUX DRAMATIQUES Maurice Bedel GEOGRAPHIE DE MILLE HECTARES Mrs.James Roosevelt MON FILS FRANKLIN Jacques Chastenet WILLIAM PITT René Grousset HISTOIRE DE LA CHINE C.-V.Johnson A TRAVERS LE TEMPS ET L\u2019ESPACE .Jean Bruchesi HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, 2 vol.Léon Marchal VILLE-MARIE.Les origines de Montréal Mgr Camille Roy DU FLEUVE AUX OCEANS Emile Lengyel DAKAR Elie-J.Bois LE MALHEUR DE LA FRANCE Léon Marcha! DE PETAIN A LAVAL Général Eon LA BATAILLE DES FLANDRES Emile Vaillancourt LE CANADA ET LES NATIONS UNIES Arthur Maheux POURQUOI SOMMES-NOUS DIVISES?Abbé Charles Journet VUES CHRETIENNES SUR LA POLITIQUE Abbé Louis Bouhter, p.s.s.MAD BRAULT, une mystique canadienne Abbé Paul Lachapelle PSYCHIATRIE PASTORALE Gabrielle Carrière COMMENT GAGNER SA VIE Abbé C.-E.Roy ORGANISATION CATECHISTIQUE R.P.Denis PRIERES DE SAINTE GERTRUDE .- $1.00 $1.28 $1.35 $1.25 $1.50 $0.75 $1.00 $0.78 80.75 80.75 81.25 $1.50 $1.50 $1.28 $2.50 $1.25 $1.00 $1.50 $1.00 $0.75 $1.00 $1.00 $1.28 $1.28 $1.00 $2.50 $1.00 \u2014_\u2014 > a, Ne She , .# La préparation de la solution du sulfate 2-amino-heptane a été entreprise et ralgarisée au Canada par les Laboratoires Mowatt & Moore sous la marque \u2018commerce \u2018\u2018Heptosol\u201d.ee a Un nouveau vasoconstricteur puissant, non toxique et dépourvu d\u2019efféts fâcheux.C\u2019est un composé en chaîne droite \u2014 une amine aliphatique possédant toutes les propriétés bac- téritides et fongicides.La durée de ses effets * dépasse celle des vasoconstricteurs ordinaires 5x et son usage prolongé ne produit pas l\u2019accou- stumance, «Efficacité et action constrictive rapide.Action de beaucoup supérieure à celle de I\u2019éphédrine.2.Solution isotonique, aqueuse stable, dépourvue d'huile.3.Action prolongée.4.Absence d\u2019effets généraux indésirables.5.Absence de réaction sur l\u2019appareil ciliaire.6.Absence de réactions locales.7.Absence de vasodilatation compensatrice.«= 8.Absence d\u2019effets astringents et d\u2019asséche- Pen = ment de la muqueuse.9.Propriétés bactéricides et fongicides remarquables.«si.10.Absence d\u2019accoutumance après usage prolongé.rsh ey Ae wot PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX re, MONTRÉAL - Rare 222 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons U.V.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Charles-A.Langlois; Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot.4445 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 TE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Une Vérification Continuelle Permet de Conserver à un Haut Degré le Contenu en Vitamines et Sels Minéraux des PURÉES HEINZ DES agronomes experts, des faiseurs de recherches et des spécialistes en matière d\u2019alimentation vérifient continuellement le goût, la pureté et l\u2019uniformité des Purées Heinz! Des hommes spécialement entraînés par Heinz surveillent la culture des légumes dans des champs fertiles près des cuisines immaculées de Heinz \u2014 choisissent le jour de la récolte pour que les pois, les haricots verts et les épinards nous parviennent frais et savoureux.Des Chimistes du Service de Contrôle de Qualité de la maison Heinz examinent les aliments et les boîtes spéciales doublées d\u2019émail.Grâce à tout cela, vous pouvez être certaine que les Purées Heinz vous donneront entière satisfaction au point de vue de la qualité.Aidez l\u2019industrie de l\u2019alimentation à atteindre son objectif de $2,000,000 dans la Campagne qu\u2019elle entreprend en février, pour la vente de Timbres d\u2019Épargne de Guerre.14 PURÉES DÉLICIEUSES, PRÊTES-À-SERVIR 11 PUREES DE LEGUMES \u2014 Asperges - Haricots Verts - Carottes - Soupe au Bœuf et Foie - Poulet, Légumes et Farine - Légumes Verts Mélangés - Pois - Épinards - Courge et Carottes - Soupe aux Tomates - Soupe aux Légumes.3 PURÉES DE FRUITS (Rationnées) \u2014 Pêches avec riz - Poires avec @ farine - Prunes avec farine.* Purées HEINZ 223 294 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Vragées glutinisées PYELOSE | DIURETIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE * Réalise la désinfection des reins, des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Indications : Pyélites, pyélonéphrites, lithiases, cys- Mandalate de calcium 1 gr.lites, colicystites, toxémies colibacillaires.Hydrate de terpine .A gr.Y Phosphate d\u2019ammonium 1 gr.Acide nicotinique .% gr.; Mode d\u2019emploi : Deux dragées trois fois par jour sui- Benzo \u2014 Méthyl \u2014 ., , Oxyquinoléine .% gr.vant l'avis du médecin.Littérature et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS Limitée, 1180, rue Benoît, Montréal.see pre = 4 a El EE NY Np.oo - COLLYRE ISOTONIQUE STABILISE Préparation sûre, commode, approuvée par un grand nombre de médecins, beaucoup employée sous les conditions rigoureuses qui existent dans les industries de guerre.I dA I] est bien reconnu que les propriétés astringentes et toniques de la berberine et de l\u2019hydrastine exercent une action bienfaisante sur les délicates membranes muqueuses des yeux, du canal lacrymal et des voies nasales.Ce collyre contient de la berbe- rine et de l\u2019hydrastine sous forme de chlorhydrates; il a été créé par des oculistes à l\u2019usage de l'hôpital et du foyer.Depuis longtemps cette préparation s\u2019est montrée très efficace dans le traitement des affections oculaires ordinaires.Cependant, depuis le début de la guerre, ce collyre a donné des résultats hs appréciables dans les postes de premiers soins et les hôpitaux de plusieurs industries de guerre, d\u2019un océan à l\u2019autre, au Canada et aux Etats-Unis.É MURINE, dont le nom provient de la MURiate de berberINE, offre INGRÉDIENTS au médecin un collyre isotonique tamponné adoucissant dont l\u2019action Bicarbonate de potassium.est légèrement antiseptique\u2026 il coopère aux fonctions normales des Borate de Sotanium.glandes lacrymales sans provoquer la moindre irritation.Chlorhydrate de be .MURINE a une pression osmotique identique à celle des larmes.elle Chlorh dote ane drastine \\ est modérément alcaline.peu astringente.elle aide à nettoyer le canal au stéril \u2026 lacrymal de toutes les sécrétions albumineuses, et elle soulage l\u2019inflamma- \u201cMerthiolate\u201d (Ethyle mer- \u2026 tion causée par l\u2019irritation ou la simple conjonctivite.curethion y 001 06 Littérature descriptive sur demande.Remarques que l\u2019action libre du potassium et l\u2019actide THE MURINE COMPANY - - TORONTO, ONTARI borique sont maintenus dans \\ ss la lotion présentée 7 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 295 SANATORIUM de 47e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles de la nutrition, neurasthénie, Dette, Aer LAC Montréal Or Charlemamne rhumatisme, arério-sclérose, ine VAR DURS LAS aires: Dr Ra Vell toxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.MÉDECINS CONSULTANTS: PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d\u2019ascenseur, etc.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRÉ Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q. 226 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 | J-0.GIROUX OPTICIEN * Membre diplômé de l\u2019'A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté de MM.A.PHILIE A.ALLAIRE G.LAURIER BUREAUX CHEZ MONTREAL II est étonnant de voir ce qu\u2019un SUPPORT SPENCER TRAVAILLEURS DE GUERRE ' 7 ! Le support Spencer reléve le bas abdomen, soutient de facon reposante le dos fatigué et douloureux, puis ü améliore l'attitude.Tous ces | avantages se liguent pour parer a la fatigue ou la so lager.| Le support et la rectificæ tion de l'attitude qu'apporte le Spencer aident aussi à diminuer et à prévenir la fa- | tigue des pieds.Comme les pieds font partie de la struc- ture du corps affectant l'attitude, ils ne peuvent subir un changement avantageux sans que toute la structure qui touche l'attitude reçoive une transformation harmonieuse.Les supports Spencer s'enfilent et s'ajustent en un clin d'œil.Ils se lavent facilement, sont légers, flexibles et confortables.Si vous désirez du service, consultez le bottin du téléphone, sous la rubrique \u2019Corsetière Spencer\u201d, ou écri- vez-nous directement.Supports pour l\u2019abdomen, le dos et les seins individ par S P E N C ER | \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 ve ms vue SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED, Rock Island, Québec.Nous permet Aux Etats-Unis: 137, avenue Derby, trez-vous de New Haven, Connecticut.vous adresser En Crande-Bretagne: Spencer (Banbury) Limited, une brochure! Banbury, Oxon, Angleterre.Veuillez m'adresser la brochure « Comment les supports Spencer secondent le traitement du médecin ».M.D.AL 2 2 1 4 42 0 2 0 0 4 4 46 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00 00 00000 80080038 TSSS A 4 1 0 0 1 4 0 a 0 02 0 8 8 0 6 0 0 0 00 0 0 00 0 00 000000080081 059 CT CSTS°° L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 TONISEDINE ».RÉGULATEUR DU CŒUR, TONIQUE NERVIN DE VALEUR.FORTIFIANT ET RÉGÉNÉRATEUR DE LA NUTRITION, ANTISPASMODIQUE.* ETATS NEVROPATHIQUES : insomnie, surmenage, dyspepsie nerveuse, dépression nerveuse, et nervosisme durant ménopause.CONTIENT À L'ONCE: Crataegus .0.972 Passiflore .0.972 Salix elba .0.972 Valériane .0.972 Méthylarsinate de soude .0.004 Les glycérophosphates de Calcium .0.518 Soude.1.036 Manganése .0.065 Chlorure de thiamine \"\u2019B:\u2018\u2019 500 U.I.Pepsine, Pancréatine et Diastase.POSOLOGIE: une à deux cuillerées à thé avant les repas et au coucher.ABORATOIRE MAROIS MONTRÉAL À messieurs les médecins : CHIMIQUES SUPERIEURS.VVVVVVVYVYY R LA PHARMACIE D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR uv OM la préparation (0 années D'EXPÉRIENCE PLOYONS QUE de ardonnances COMME PHAR- LES PRODUITS wold | MACIE PRO FESSIONNELLE.VVVVVVVVVY Angle SAINT-DENIS et DE MONTIGNY \u2014 Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL 227 298 I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d CIGARETTES WEET CAPORAL UN MÉLANGE LACTE de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de Maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de Mais se digerent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.EDWARDSEURT Da Fabriqués par THE CANADA STARCH | COMPANY Limited, |} Montréal et Toronto.méescecssacuonsonconsO.sanUUDO0CaUAN002DO00220000008 The CANADA STARCH CO., Ltd, re iS \u201cCROWN BRAND\u201d Veuillez m'envoyer SIROP DE MAIS C [D CALCULATEUR _ \u2026.[J Livret: \u201cLES SIROPS DE MAIS DANS t SIROP DE MAIS T LILY WHITE 9, L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d Ç .() TABLETTES DE FORMULES {J La brochure: \u201cLA FEMME ENCEIN- AUX MEDECINS SEULEMENT TE\u201d Vous pouvez obtenir, sur demande.un petit caleulateur de JDoche La brochure: \u201cDEXTROSOL\u201d™ contenant les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on rouve Li ro re © ces deux célèbres sirops de Maïs .un traité scientifique, sous forme Nom .ALL LL LL LL de livret, sur l\u2019alimentation des enfants \u2026 des tablettes de formules et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous Adresse .adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous. Baer Xn £4 | POURQUOI CHOISIT-ON {I CUPREX 4 À Laf d PEDICULOSE ?Parce qu\u2019il.V Détruit PROMPTEMENT Poux, Larves et Lentes! V Une application suffit habituellement! V Est inodore et non collant! V Agit avec efficacité! D'EMPLOI PROPRE ET FACILE \u2014 CHEZ TOUS LES PHARMACIENS J.UN PRODUIT, DE MERCK&CO.; LIMITED, MONTREAL\u2019 \" L E contrôle rigoureux exercé au laboratoire prévient l\u2019accumulation d\u2019alcalis ou d\u2019acides gras non combinés dans le savon Baby\u2019s Own.Ce savon ne contient aucune teinture ni parfum violent.Exceptionnellement doux, il possède les propriétés rafraîchissantes de la lanoline.Fait des meilleurs et des plus purs ingrédients, spécialement pour les bébés, le savon Baby\u2019s Own jouit de la confiance des mamans, qui l\u2019emploient depuis des générations.Vous pouvez recommander en toute confiance le populaire savon Baby\u2019s Own, le tale et l\u2019huile Baby\u2019s Own, à cause de leur pureté. 230 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, fév.1944 Gi ALGALINE+NATURELLE®JAILLISSANTE Fortement recommandiée par Messieurs les Médecins 2000 \u2014f GB) F0.USINE D\u2019EMBOUTEILLAGE \u2018\u201cMASKI\u201d Saint-Justin, Qué., Canada mATONTC E La pureté de l\u2019eau \u201cNa- talka\u201d est d'une importance capitale pour la ALCALINE profession médicale et le ETAT bien des consommateurs.\u2019 5 NAISSANT L EAU | C\u2019est dans cet état que l'eau alcaline possè- \u201cJUSTIN\u201d de son maxi- _ max Bicarbonatée, mum d'énergie.mise en bouteilles aux Analyse Bactériologique: sources, avec Système Colibacilles dans 100 cc.O Nitrites 0.00 Scientifique, de da Fay ates 29 Source à la bouteille PH 8.4 sans le contact de l'air.Température: 36 F.CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée Pharmacie en Gros 445, boul.Saint-Laurent Tél.: LAncaster 3292 Montréal COUVRETTE-SAURIOL Ltée 50, rue De Bresoles Tél: HArbour 8151 Montréal Langlois & Paradis Limitée \u2014 Tél.: 2-2071 \u2014 19, rue Saint-Jacques, Québec.ee N reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .«.COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.- e Littérature sur demande.int LCI RME EN 1 F2ND J.NE 01 {ICR OOM VT] oo) ME RES AGE AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées \u2018 e Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: 4156, rue Adam.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame LL 1926, rue Plessis. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratoires Ltée (Pénicilline) .37 Abbott Laboratoires Ltée (Pentothal sodique) :.- - 38 Anglo-French Drug Cie (Sulfosalyl) - .197 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée ('Alphamettes\u201d et \u2019Alphamette\u201d\u2019 liquide) .- .2 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée Huile de foie de Morue \u201c10-D'\") .2 + + +.+.1 Baby's Own (Produits) .12 2 .229 Banque Canadienne Nationale .231 Bard-Parker Company (Manches de Bistouri B- P) .217 Bayer Company Ltd.(Aspirin) .202 Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Sal Hepatica) 206 Canada Drug Co., Lid.(Pavéral) .230 Canada Starch Company.Lid.(Sirops de Mais \u2019 \u2018Crown Brand\u201d et \"Lily White\u201d) .228 Canadian Tampax Corporation Ld.(Tampax) 204 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Lait irradié Farmer's Wife) 214 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Iodosyl avec vitamine \u201ccy.27 Casgrain & Charbonneau, Ltée Decrigène avec vitamine \"A\") .= 15 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Eau \u2018alcaline Natalka) 230 Ciba Compagnie Limitée (Di-Ovocyline) - .25 Couvrette-Sauriol, Ltée (Eau Justin) .230 Denver Chemical Manufacturing Company.The (Ga- latest) .13 Dohow Chemical Company, Ltd.(Auralgan) .200 Eddé, J., Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Hemostyl du Dr Rous.sel) \u2014 (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Inn- tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 219 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lére page de la couverture Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Reticulogen) - 7 Frosst, Charles E.& Co.17-18-19-20 Giroux, J.-O.(Opticien) .226 Gouvernement de la Province de Québec, Ministère de la Sonté et du Bien-Etre Social.Hygiène \u20ac dentaire et médecine) .218 Hortz Co., Lid.The J.F.(Butylone) .oe 4 Heinz Company of Canada Ltd.(Purées) .223 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) 201 Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) 209 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) .205 Horner, Frank W., Lid.(Histoire de cas) .28 Horner, Frank W., Lid.(Tabletites Feronol) .29 Imperial Tobacco Ltd.(Cigarettes Sweet Caporal) .228 Johnson & Johnson Ltd.(Compresses stériles) - 212 Laboratoire Nadeau Ltée (Viadol) - .- = 14 Laboratoires DesBergers-Bismol (B-Totum) Ze p.de la couv.Laboratoires Désautels (Pyélose) .224 Laboratoires Jean Olive (éymion) \u2014 (Nucléarsitol Robin) .16 Laboratoire Marois (Tonisedine) .227 Laboratoires Poulenc Frères (Soluseptazine) .- - Ze p.de la couv.Lederle Laboratoires, \u2018Inc.Epreuve à à la tuberculine \u2014 Vollmer) .11 Libby, McNeill and Libby of Canada, Ltd.L (Rapport sur les aliments pour Bébés) 216 Librairie Beauchemin Ltée .220 Mead Johnson & Co.ot Canada Ltd.(Oleum Percomor- phum .oe eee 21 Merck & Co.Ltd.(Cuprex) ee + 1 + 229 Merck & Co., Ltd.(Pvridium) Cee 5 Merck & Co., Ltd.(Tryparsamide Merck) .26 Millet, Roux & Cie Ltée (Sécantzl «eee.9 Monty, Gagnon et Monty .cee .230 Mowatt & M~rre Lid.(Heptosal) 221 Murine Co.(Collyre isotonique stabilisé) .224 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour.La .227 Pages Rougier Freres (Neuréol) .195 Rougier Freres (Bes-Min) .ce.3 Sanatorium de Blois (47e¢ année d\u2019 existence) - 225 Sanatorium Prévost Inc.- 222 Sharp & Dohme (Canada) Lid.(\u2018Depropanex\u2019) .- 8e p.de la couv.Parke, Davis & Compagnie (Gluco-F édrin avec sulfa- thiazole) 208 Singer Sewing Machine Company Le sutureur chirurgical Singer) - - .\u2026 .210 Schering Corporation Ld.(Priodax) - 215 Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) - 226 Shuttleworth E.B.Chemical Co.Ltd.(Viplex E.B.S.) .203 Smith & Nephew Lid.(Elastoplast) .- 31 Société d\u2019Expansion Pharmaceutique Inc.(Separsyl) 207 Squibb, E.R.& Sons of Canada, Ltd.(Capsules de Vitamines) .A2 2 2 21 Stearns & Company of Canada Lid., Frederick (Neo-Synephrine-Sulfathiazolate) .+ + = 23 Upjohn (Vitamines Unicaps) - .36 Usines Chimiques du Canada Inc.(Asm \u201cValor y 232 Vinant Limitée (Spartoval) \u2014 (Sparte- Camphre) \u2014 (Ge- nisténal) .- 30 Vinant Limitée (Proveinase Midy) \u2014 (Génatropine) .32 Warner, Wm.R.Lid.(Lorate) .199 Winthrop Chemical Co., Inc.(Salyrgan-Théophylline) 24 Wyeth & Bro., (Canada) Lid., John (Amphojel) .3 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Saisissant tableau expérimental) .- 35 Wyeth & Bro., (Canada) Ld.John (Wyanoids por hémorroïdes) - .\u2026.226-229 Whitlow, Fred J.& Co., Lid.(Clinitest) .«+ +.+.33 White Laboratories (Dillard's Aspergum) 213 A A VOTRE DISPOSITION Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d'épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d\u2019ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.Banaue CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $200,000,000 514 bureaux au Canada 60 succursales 3 Montréal UM 12 Nl AL chlorh) 1/6 eA CALE a Ephédr we VE ate) 0.17 Calcium \u201d ar od) YI RL odo)! CI Ca Ear Re (3 +) cc) Coloro® » iP a od FPLC SV) ave)! WW SA Ir = ll JRL ges ¢ 7 wl ASM analgésie thérapeutique.La douleur est un symptôme: le type d\u2019analgésie propre à enrayer sa cause est le plus appréciable.Dans la colique néphrétique et la claudication intermittente, l\u2019administration par voie injectable d\u2019extrait hépatique déprotéiné \u2018Depropanex\u2019 offre l\u2019analgésie thérapeutique efficace pour faire disparaître rapidement le spasme de la musculature lisse \u2014 cause immédiate de la douleur.On n\u2019a jamais observé de réactions désagréables.D\u2019autre part, dans la colique néphrétique, les effets de la morphine ne se font sentir que seize minutes après son administration et, à vrai dire, augmentent le péristaltisme urétéral.1 L\u2019administration de l\u2019extrait pancréatique déprotéiné \u2018Depropanex\u2019 est un mode simple et efficace d\u2019enrayer \u2018DEPROPANEX\u2019 1.Med.Clin.N.America, 26:343, 1942.2.New England Med.J., 225:805, 1941.le spasme urétéral et la colique néphrétique occasionnés par un calcul, un rétrécissement ou par l\u2019emploi d\u2019instruments.Cette préparation s\u2019avère très avantageuse aussi pour faciliter la pyélographie rétrograde et la dilatation urétérale.En outre, selon l\u2019opinion d\u2019un observateur, Pextrait \u2018Depropanex\u2019 agit favorablement sur la claudication intermittente et semble le plus efficace parmi plusieurs extraits tissulaires expérimentés au cours de dix années de traitement de plus de 200 malades.2 L\u2019extrait pancréatique déprotéiné \u2018Depropanex\u2019 est présenté en fioles de 10 ce.Sharp & Dohme (Canada) Ltd.Toronto 5, Ontario.Értrail franorcalique défroléine ve es rn AE EEE ss = Se Te A a sr S = at SR hh 8 et Ns A ~.YS 4 x vu > 4 a = % ov.ve 5 ES 3 2 a 2 2 a 2 ot « Sn, .we, Svan se us Eb Ne * 4 a 3 a Zz es 2 cs h \u201c a 2 23, se HF a 4 se A oz ù a = Fd eww wa ort 7 PR UN IB © TFDTFUMI est ENTIER US ce at NATUREL et hE or CONCENTRE yy | \u20ac PM B-TOTUM contient TOUS les facteurs du Complexe FLACONS DE 100 COMPRIMÉS POSOLOGIE: 6 COMPRIMÉS PAR JOUR ee LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL Pharmaciens Chimistes Biologistes MONTRÉAL >, = au "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.