L'union médicale du Canada, 1 décembre 1944, Décembre
[" a a min \u201c0 Tome 73 \u2014 Numéro 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1944 Bulletin de l'Hssoctation des (éodecing de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union (Bédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT [ SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph 128, rue Sainte-Anne Montréai Tél.: LAncaster 9888 Les produits pharmaceutiques et biologiques Lilly sont fabriqués d\u2019une façon consciencieuse et annoncés selon les principes de l'éthique.Le médecin du meilleur jugement, le pharmacien le plus soigneux peuvent avoir confiance en ces produits.Spécifier \u201cLilly,\u201d c\u2019est exiger la meilleure qualité.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO PTAL AVEC THEOPHYLLINE Neptal avec Théophylline est un diurétique mercuriel puissant indiqué dans l'oedème d\u2019origine cardiaque ou rénal, l\u2019oedème d\u2019origine cardio-rénal, la cirrhose hépatique avec ascite.Il peut être administré par voieintra- musculaire ou intraveineuse.Neptal avec Théophylline est offert en: AMPOULES pour injections, boîtes de 5 et 20 ampoules.SUPPOSITOIRES pour voie rectale, boîtes de 5 suppositoires.Nous enverrons avec plaisir, sur demande, notre brochure \u2018\u201cNeptal avec Théophylline\u201d* où l'on trouvera les notions principales sur ce médicament.Tn L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 L\u2019heureux age! Age où les problèmes et les responsabilités comptent peu! Une existence aussi calme est rarement possible chez l\u2019adulte, et aujourd\u2019hui surtout, nombreux sont ceux qui vivent continuellement sous tension.Le complexe vitaminique B, en quantité suffisante, apporte à ces personnes une aide efficace au maintien de leur résistance physique et nerveuse.\u201cBEMINAL\u201d COMPLEXE VITAMINIQUE B \u2019 \u2019 COMPRIMES CONCENTRE INJECTABLE \u2019 COMPOSE LIQUIDE GRANULES Une présentation pour répondre aux besoins de chaque patient 23¢F > ; AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE » Biologistes et Pharmaciens .MONTREAL, CANADA SOMMAIRE TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES 82222.1471 TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES =.22222.1470 TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS .22221 2.148] BULLETIN Albert LeSAGE Souhaits 1945 1483 IN MEMORIAM Albert LeSAGE .CN.Valin .1 1 1.1485 J.-A.ROULEAU Anselme Léger .\u20ac .1486 © e © Charles-Pierre MATHE et Manuel-Jesus de CASTILLO La chirurgie radicale et conservatrice du rein.634 cas opérés à l'hôpital Southern Pacific .1488 Henri J.TAGNON, Stanley M.LEVENSON et F.-H.-L.TAYLOR L'état de choc et son traitement .1498 QUELQUE CHOSE DE PLUS A QUELQUE CHOSE DE BON La teneur additionnelle en vitamines de l\u2019Huile de foie de morue \u2018\u201810-D\u2019 Ayerst en fait un supplément diététique d\u2019une valeur toute particulière durant les mois d'hiver.HUILE DE FOIE DE MORUE Plus riche en vitamines À et D \u2018Biologistes TT NAT RAT IE MONTREAL, Canada Rill L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 IN ENTER AVANTAGES DU BES-MIN 1.BES-MIN fournit les sels minéraux en méme temps que le Complexe Vitaminique B nécessaires au métabolisme normal.BES-MIN renferme le Complexe Vitaminique B NATUREL (extrait du son de riz).BES-MIN est très agréable au goût et possède des propriétés apéritives remarquables.BES-MIN possède également des propriétés digestives et stomachiques grâce à son véhicule spécial.BES-MIN contient une faible teneur alcoolique (seulement 5%), ce qui en permet l'administration aux enfants et même aux nourrissons, LABORATOIRES ANDROMACHUS .BES-MIN n'est présenté que sous forme liquide pour une meilleure 22 East 49th Street.New York City - New York, US.A.absorption.7.BES-MIN est un produit de prescription strictement médicale.An = u N Produit des a Fabricants et Concessionnaires au Canada : ROUCGIER FRÈRES 350 rue Le Moyne Montréal Présenté en flacons de 12 oz., V2 et 1 gallon. SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Antoine PETTIGREW Un cas rare de tumeur de la parotide: le lipome .1508 J.-Louis PILON Pneumonie atypique \u2014 (Etude clinique).1511 Fernand GREGOIRE ° Début atypique et rare d'une tuberculose broncho-pneumonique .1515 EDITORIAL Jean SAUCIER Un nouvel agent analgésique, antispasmodique et sédatif: le Démérol .1519 UTILISÉE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES e Stabilisée selon une pression osmotique équivalente à celle des larmes, à une alcalinité et une isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les premiers soins comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l\u2019utilise aussi pour soulager l\u2019irritation des yeux causée par la lumière vive, les pous- 2 sières, les vapeurs chimiques, les parcelles métal- SEPT INGRÉDIENTS liques et la fumée.\u2018 COMPOSENT LA MURINE Les yeux rougis, irrités ou enflammés n\u2019ont pas Bicarbonate de potassium toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de Borate de potassium: la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Acide borique le vernis-laque souffrent souvent d\u2019inflammation Chlorhydrate de berbérine des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Glycérine soudeurs électriques sont très irritants pour les Chlorhydrate d'hydrastine yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause Eau stérilisée dans les installations industrielles, telles que les \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- vapeurs chimiques et les poussiéres qui sont une salicylate de soude, Lilly) .001% source de malaises pour les ouvriers.Remarquez que l\u2019action libre du .rez pe potassium et de I'acide borique est La Murine a depuis longtemps été utilisée com- maintenue dans In solution pré- me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane sentée.muqueuse des yeux et des paupières.THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 5 CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE présente UN TRAITEMENT oPuTAIMIQUE | [ogg CP Applications uniques d'onguent hydrophile d'un pH approprié aux sécrétions glandulaires de l'œil.a) OCULETS Thiazol (sulfathiazole 5%) Couleur rouge b) OCULETS Oxyde jaune de Mercure 1% Couleur c) OCULETS Oxyde jaune de jaune Mercure 2% Les OCULETS sont préparés sous la surveillance et le contrôle de: | Application facile et sanitaire.Charles Laurin, B.A., BPh.- Léopold Vous n'avez qu'à \"couper le bout effilé Bergeron, B.A., B.Ph., assistant-bac- de l'oculet avec un canif ou des ciseaux tériologiste.Pharmaciens, Chimistes, \u2018 propres\u201d.Analystes-Biochimistes.Diplômés de l'Université de Montréal Les OCULETS vous parviennent sous conditionnement de 12 - 100.ECHANTILLONS Sur demande, à Messieurs les Médecins seulement.(S.V.P.spécifier la formule désirée.) N.B.- Aussi tubes (en gélatine) d'onguent ophtalmique Thiazol (sulfathiazole 5%) V4 oz.avec cap- [ASGRAIN & [HARBONNEAU [ sules de plastique (en boîte de 12 tubes).ef SOMMAIRE (Suite) MEDECINE SOCIALE J.-Ed.DORION Assurance-santé et médecins +.+.1520 Données actuelles sur l'état sanitaire des nourrissons, des enfants et des adolescents en France en 1942 et 1943 .1525 Le problème des maladies vénériennes au Canada .1532 MEDECINE PRATIQUE Jules BRAHY L'amygdalectomie sous anesthésie intratrachéale au cyclo-propane .1534 © © © \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1875 .1535 ANALYSES .« «oo.1538 MEDECINE Evolution naturelle de la poliomyélite (1538).PHTISIOLOGIE Bronchectasie secondaire & la tuberculose pulmonaire (1538).ENDOCRINOLOGIE Solution de Lugol et Thiouracil dans la préparation préopératoire du goitre toxique (1539), Hémorragie utérine fonctionnelle (1539).PEDIATRIE La rubéole au début de la grossesse: une cause de malformations congénitales des yeux et du cœur (1540).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Traitement médical de l'otite chronique suppurée (1541).Nomenclature de l'arbre trachéo-bronchique selon l'anatomie appliquée (1542), DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Prurigo de Hebra (1542).Le traitement ambulatoire des infections gonococciques chez l'homme par la pénicilline (1543).Atrophie icthyosiforme de la peau dans la maladie de Hodgkin (1543).Dermites causées par les explosifs (1544).SOCIETES .« + + + « + « + « + « .lo4 La Société Médicale de Montréal.Séance du 2 mai 1944 (1546).Séance du 30 octobre 1944 (1548).\u2014 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec.Séance du 6 octobre 1944 (1551).Séance du 20 octobre 1944 (1554).\u2014 La Société de Chirurgie de Montréal.Séance du 25 octobre 1944 (1555).NECROLOGIE .1556 NOUVELLES .« « .2.1558 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLEFIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 > L enrobage utilisé pour \u2018Enseals\u2019 (Enteric-Sealed Tablets, Lilly) constitue une modification radicale dans cette sphère.L'efficacité de ce revêtement ne dépend pas de son habilité à résister au contenu acide de l\u2019estomac ou à se dissoudre dans les milieux alcalins, mais repose sur la longueur de temps que le comprimé est en contact avec humidité.La durée de désintégration devient une réalité et non une théorie.Le temps requis pour la désintégration de l'enrobage peut être contrôlé par le degré de l\u2019absorption de l'humidité et par le gonflement de ses composants végétaux.Cet enrobage glutinisé est maintenant utilisé par plus de cinquante \u2018Enseals.\u201d Exigez \u2018Enseals\u2019 chaque fois que les enrobages entériques sont désirés.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED Toronto, Ontario 5 \u2018 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.I.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Bulletin de l\u2019Hssociation des (Médecins de Langue Francaise oe \"Amérique du Mord Fondée & Québec en 1902 IL\" Union adédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, E.Saint-Jacques (Montréal).BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, À.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, Jean Saucier, L-C.Simard, Pierre Smith, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Assistant-rédacteur en chet Roma Amyot Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Québec Maurice Beaudry 128, rue Sainte-Anne.Secrétaire adjoint à Montréal Edouard Desjardins 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Guy Drouin, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, De la Bro- querie Fortier, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, À.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Paul La Rochelle, Sylvio Leblond, ].LeSage, Emile Maranda, Antonio Martel, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Entrainent une decalcification intense chez la maman qui doit pourvoir aux besoins calciques du foetus et du nourrisson.i importe donc au praticien de combler cette déficience en-utilisant une médication calcique entièrement assimilable.L\u2019ENDO-PLEX-D par ses composés calciques, minéraux et organiques apporte à la femme enceinte et à la nourrice l\u2019excédant de calcium dont elles ont besoin.Il facilite l\u2019ossification et la dentition et en combat les états pathologiques.ENDO-PLEX-D Laboratoires \u201cNational\u201d Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTREAL.P.Q.ee ES 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Bulletin de l\u2019Association Des (Médecins de Langue Française oe Amérique du Mord Fondée a Québec en 1902 Union Adédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: C.-A.Gauthier Vice-Présidents: L.-C.Simard et J.-A.Denoncourt Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.C.-A.Gauthier, A.LeSage, L.-C.Simard, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); T.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); ~ L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); | L.-P.Mousseau (Edmpnton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 11 Nulti-vitamines en médecine interne LENTABS VI-MAGNA Lederle E MALADE QUI CONSULTE son médecin pour de vagues malaises manifeste souvent des signes bénins d\u2019hypovitaminose.Chez une partie considérable de la population, l\u2019administration de vitamines comme complément de celles qu\u2019elle trouve dans son alimentation donne des résultats favorables.Il peut y avoir une insuffisance multi- vitaminique au cours de la convalescence des infections, surtout celles qui relèvent d'indices et de symptômes gastro-intestinaux.Les infections secondaires sont fréquentes en présence d\u2019insuffisance vitaminique.Une insuffisance multi-vita- minique survient inévitablement lorsqu\u2019il se produit une déperdition marquée de vitamines par suite de diarrhée, de vomissements ou de drainage externe d\u2019un viscère.Ces malades perdent invariablement des quantités considérables de vitamines, et il est souvent nécessaire de leur en administrer par la bouche et en injection.LENTABS VI-MAGNA Lederle Chaque LENTAB fournit: Cadi Panted MMENDED Vitamine A.5,000 Un.Int.tres of A =B : Vitamine D .500 Un.Int.: TER a Acide Ascorbique (C) .30 mg.Yl Chlorhydrate de Thiamine (B;) 1,000 Un.Int.(3 mg.) Riboflavine (B2) .2 mg.Niacinamide .20 mg.BTL MIA LH RLS > ) Les LENTABS VI-MAGNA sont des comprimés minces, enrobés de gélatine et faciles à avaler.Les vitamines liposolubles v sont émulsionnées dans un milieu gélatiné contenant les vitamines hydrosolubles.Grâce à cette texture améliorée, les vitamines sont dégagées lentement et l\u2019après- Microphotographie (360X) d\u2019un «Lentab» Lederle, un NOUVEAU genre de comprimé dans lequel les facteurs liposolubles sont EMULSIONNES de fagon à disperser les goût est supprimé.huiles en fines gouttelettes facilement assimi- , , lables, dans un milieu ténu.L'HYPOVITAMINOSE EST GENERALEMENT UNE INSUFFISANCE MULTI-VITAMINIQUE 177% ouert, rue Sainte-Catherine, Montréal, Canada Dépôts au Canada: TORONTO, Ont.\u2014 64-66 est, rue Gerrard.VANCOUVER, B.-C.\u2014 883, rue Howe.SF-JEAN, N.-B.-\u2014 181, rue Union.WINNIPEG, Man.\u2014 219, rue Kennedy.EDMONTON, Alta \u2014 10056 - 100e rue. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 DIRECTEUR GÉNÉRAL R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.e SECRÉTAIRE-TRÉSORIER-GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, Blvd Saint-Joseph, Montréal.Eugène GAULIN, ler Vice-président.J.-F.-A.FONTAINE, 2e \" Albert SORMANY, 3e \" G.LACASSE, Séen., 4e Albert LeSAGE, J.-H.LAPOINTE, AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .BAUDOUIN, }.-A., 23, Springrove, Montréal .BEAUCHEMIN, L.-O., BELIVEAU, P., Méthégan, N.E BIBAUD, B., Valleyfield .; BLAIN, \u2018Emile, 3464, St-Denis.\u2018Montréal BLANCHET, R., 7, Couillard, Québec \u2018 BOHEMIER, C.-A., 4119, St-Denis, Montréal .CARON, Sylvio, Mastaï, Québec CHOLETTE, A.-M.1451, Blvd St- Joseph Est, Montréal CLOUTIER, Victor, St- Georges, Beauce COLLIN, Donat, St- Boniface, Manitoba D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville .DESMEULES, Roland, 167.Grande-Allée, Québec .DESROCHERS, J.-E., 4305, St-Hubert, Montréal .DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .Calgary, Alberta DUBE, L.-F., Notre- Dame du Lac DUPÉ UT Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass.DUMAS, F.-A., \u2018Chicoutimi .GAUTHIER Henri-E., Woonsocket, R1l.| .GAUTHIER, P.-P., 47, Hazelwood, Montréal LACHARITE, V., St-Célestin OFFICIERS DE l'Association des (Médecins de Langue Française de l'Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Chs-N.DeBLOIS, MEMBRES DU CONSEIL 1946 1944 1946 1944 1944 R.-E.VALIN, Ottawa.Donatien MARION, Montréal.Oscar MERCIER, Montréal.Chs.VEZINA, Québec.Eugene GAULIN, Ottawa.J.-B.JOBIN, Québec.Richard GAUDET, J.-A.DENONCOURT, 6e \u201d J.-B.JOBIN, Secrétaire.C.-A.GAUTHIER, Trésorier.J.-A.JARRY, Oscar MERCIER.LAFRAMBOISE, }.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .LAROCHELLE, ].-R., Manchester, N.H.LEBEL, M.- 3646, Laval, Montréal .LEMIEUX, Lis 17, Ste-Ursule, Québec .MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .MILOT, ] -D., \"1017, Stafford Road, Fall River .PANNETON, Auguste, Trois-Rivières .PELLETIER, A.Winchendon, Mass.PERRAS, }.-E., Hull .PERRON, Jos., Shawinigan .PHENIX, G., St-Jean PIETTE, Ed., Joliette POWERS, A., Hull .R , ranby .RICHARD, L.-A., 168 est, Laurier, Ottawa .RIVARD, Paul- Léon, Clova, Abitibi SMITH, Pierre, 300.Carré St-Louis, Montréal TANGUAY, R., Sudbury, Ont.TASSE, CE, Worcester, Mass.VIDAL, |.-A., 454 est, rue Sherbrooke, \u2018Montréal .fVIGER, he St-Hyacinthe |.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION 5e Vice-président. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1944 13 PAS PAS PAS PAS D\u2019EBULLITION DE TUBES À MESURER D\u2019EPROUVETTES DE BRISURES + / NX ANALYSES SIMPLIFIEES POUR LA RECHERCHE DU SUCRE ET DE L'ACETONE dans I'urine du diabétique Kéactif a l'Acétone (DENCO) er Galatest LE RÉACTIF À L\u2019ACÉTONE (Denco) décèle la présence ou l'absence d\u2019acétone dans l'urine dans l\u2019espace d\u2019une minute.La réaction par modification de couleur est identique à celle de l'épreuve avec l\u2019anneau violet.Un soupçon d'acétone donne à la poudre une couleur lavande pâle \u2014 une plus forte quantité la rend pourpre foncée.GALATEST est un réactif sec pour la découverte immédiate du sucre dans l'urine.S\u2019il y a présence de sucre à un degré pathologique, la poudre devient immédiatement grise ou noire \u2014 selon la quantité de sucre dans l\u2019urine.LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES 1.Un peu de poudre.2.Un peu d\u2019urine.S'il y a présence de sucre \u2014 changement immédiat de la couleur.Nécessaire commode disponible pour le diabétique ou la trousse du médecin.Contient une fiole de réactif à l\u2019acétone (Denco), une fiole de Galatest (suffisant dans chacune d\u2019elles pour au moins 100 analyses), un stilligoutte médical et un tableau des couleurs.Ce nécessaire ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019accessoires chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d. Aide visuelle pour différencier dans le DIAGNOSTIC DE L'ARTHRITE | | \u201cTHE HANDS IN ARTHRITIS\u201d \u2014 un Hq livre de photographies en couleurs u 7 .17° \\ ° 0 choisies parmi des milliers de cas A \u201c1° d\u2019arthrite chronique \u2014 a été préparé = .par le Service Médical des Nutrition ?| AR Research Laboratories, fabricants de ss l\u2019Ertron*.) .; .La main de l\u2019arthritique peut fournir de nombreux renseignements utiles pour le diagnostic du cas.C\u2019est pourquoi nous avons représenté et décrit les diverses formes étiologiques de l\u2019arthrite du point de vue de leurs effets sur les mains.Dans le but d\u2019aider le médecin dans le diagnostic du type d\u2019arthrite et de lui permettre d'instituer le traitement approprié, ce livre a été adressé à tout le corps médical.NUTRITION RESEARCH LABORATORIES | CHICAGO, U.S.A.Distributeurs au Canada: LAURENTIAN AGENCIES, REG\u2019D.MONTREAL 1, P.Q.* Nom CSS == EE rel À a ES ve ERTRON SERIE (tee ES [ See arr bry Marron O5 EXCEPTIONNES ss .Vs Lee, ee méme Oo - os x pe SEE.re CONTRAINDICATED tN © : SCT MATE 0° 05 ENS NS 4 NUTRITION RESEARCH CHICAGO CE ame = ae s 3 k.\u201d See st 4% wa N W NN NN 3 : \u201c a L.MPI : i» {fi UE WR NN \\ VEN I é Sil I i TEN aq x77 [Ld L 2 fe bf MG/L \u2019, Wi 1 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 L'ANTIPHLOGISTINÉ ENTRETIENT \u201cLA CHALEUR HUMIDE\u201d L'ANTIPHLOGISTINE, modérément chauffée et appliquée directement sur la région affectée, entretient la chaleur humide durant plusieurs heures et contribue au soulagement de la douleur, de l'enflure et des spasmes musculaires causés par les entorses, les foulures et les contusions.Dans le traitement symptomatique du rhume d'estomac et de la bronchite, la chaleur de l'ANTIPHLOGISTINE est employée avantageusement pour soulager la toux, la douleur musculaire et la sensation de constriction thoracique.L'ANTIPHLOGISTINE peut être utilisée associée à la chimiothérapie.Fabriquée pur Devin CHEMICAL MANUFACTUR 5 MONTREAL, GaNABE: incorporés en 1508) Littérature sur demande THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 153 ouest, rue Lagauchetière, Montréal ! \" Ct ¢ BUENOS ATIES LoNDRE ft = 0 bE JANEIRO PA MOTE ES PÈRES DE LA MÉDECINE | HERMANN BOERHAAVE (1668-1738) Né à Woorhout, près de Leyde, il fut d\u2019abord destiné à l'état ecclésiastique, mais, se sentant plus de goût pour les sciences naturelles, 1l se fit recevoir médecin en 1693.L'Université de Leyde lui confia les chaires de médecine théorique et pratique, de botanique et de chimie, qu\u2019il remplit toutes à la fois avec une même supériorité.Il a exercé par son enseignement et ses écrits une influence toute puissante sur son siècle.Après avoir préconisé à ses débuts la méthode d'Hippocrate (on I'appelait I'Hippocrate des Pays-Bas), il s\u2019en écarta pes à peu et joignit à la philosophie toute vitaliste du médecin grec des explications chimiques et mécaniques qui furent contestées; cependant, il a fait en chimie des observations exactes et a réussi à décomposer le sang, le lait et tous les fluides animaux.Il a aussi Charles E.Pnosst & Co.a rédigé ces brèves notices biographigues considérablement contribué à l'avancement de la botanique, en partie par les encouragements qu\u2019il donna au célèbre Linné.Ses principaux ouvrages sont: Institutiones medicae (1708), Aphorismi de cognoscendis et curandis morbis (1709), traités qui embrassent la médecine tout entière, et Elementa chimiae (1732), tous traduits par Lamettrie et réunis à Venise en 1766 (in-4).Boerhaave avait acquis une réputation universelle.On raconte qu'un savant de la Chine lui ayant écrit: 4 M.Boerhaave, en Europe, la lettre lui parvint exactement.Comblé d'honneurs, agrégé à l\u2019Académie des Sciences de Paris et à la Société royale de Londres, il mourut de la goutte.à l'intention de 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 f 'HUILE DE FOIE DE MORUE sous une forme commode et en doses d\u2019ingestion facilels OSTOGEN-A\u201d 500 UNITÉS INT.DE VITAMINE D ° 1000 UNITÉS INT.DE VITAMINE A 0, i >» 22\u201d S : GO tot.voits Vitemin 1) 11000 Int.units Vitarats À in cach drop : A FACILEMENT ADMINISTRÉ AJ Ni DOSE À LA GOUTTE RO Înt.vite Vitanes 00 fest.ing tsmin 5 SOA arts Vian 8 : = Per fram e .a syre ce na Cos etre er serv! v Co (NO ce ele voctiver e remet | Mere aficiers ESPN SR S * L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 19 NAHE A Combinaison, en une préparation unique, des vitamines A et D.La VITAMINE D La VITAMINE A prévient et guérit le rachitisme et la tétanie accentue, chez l'adulte et l'enfant, la aide à prévenir la carie dentaire résistance aux agents infectieux .main- PIS 14 à tient l'intégrité des épithéliums.maintient la calcémie à la normale.2, .28,000 unités int.de vitamine À au gramme.14,000 unités int.de vitamine D au gramme; © .! Lo.© 1,000 unités int.de vitamine À par goutte.500 unités int.de vitamine D par goutte.Préparation provenant d'huiles de poissons (canadiennes), concentrées et uniformisées fectuées dans les laboratoires \u201cShost.dans les laboratoires \u201cSos.Synthèse et standarisation biologique ef- En plus d'être une préparation de force constante, l'\u2019Ostogen-A est préférable à l'huile de foie de morue pour les raisons suivantes: Ni goût ni odeur désagréables .ni régurgitation; administration facile en doses calculées à ni dérangements d'estomac .la goutte; Economie (ne coûte que lc par jour au patient).DOSE: de 1 a 3 gouttes par jour, au compte-gouttes de précision.PRÉSENTATION: flacons de 6 cc.(assez pour 78 jours); A.prescrire dort\u2019 for cos où la.vitamine À n'est pas jugée nécessaire.\u201cUE Contient 1000 unités.internationales LE : Bhi 1 à à 6 ne par jour, , au compte- .Chante & Frost &Co.\u201cERIE , ° ° | PRÉSENTATION © MONTREAL CANADA \u2018flacons de 6 et 15 ce.flacons de 15 cc.(assez pour 195 jours).Depuis 1899, cette marque canadienne est le symbole de préparations pharmaceutiques de qualité supérieure. Depuis \\ Désormais à (a disposition do MM.led medecins du Dominion so, FE NE NAT AS THYRACIL (THIOURACIL \u201cSrosë) Pourla préparation a une Thyroidectomie dans les cas de Thyrotoxicose.L'emploi du Thyracil pour préparer à la thyroïdectomie dans les cas de thyrotoxicose, ainsi que pour provoquer et maintenir la rémission de l'affection, a suscité partout le plus vif intérêt.Les résultats obtenus par cette médication sont souvent tout à fait remarquables.IMPORTANT! EFFETS FACHEUX POSSIBLES L'administration de Thyracil peut cependant être suivie de manifestations graves \u2014 fièvre, rash, leucopénie, agranulocytose.La fièvre et le rash semblent diminuer promptement dès qu'on interrompt la médication.D'autre part, l'agranulocytose peut devenir irréversible, et la mort ainsi causée a été constatée en plusieurs cas.Il est donc extrêmement important, lorsqu'on projette un traitement au Thyracil, de tenir compte de cette grave complication en regard des résultats thérapeutiques susceptibles d'être obtenus.ADMINISTRATION ADMINISTRATION PRÉPARANTE 0.5 gramme par jour en doses divisées pendant deux semaines, puis 0.3 gramme par jour jusqu'à ce que le quotient métabolique basal revienne à la normale et que le malade semble capable de supporter l'opération.Sans interrompre l'administration de Thyracil, on peut lui donner de 5 à 10 gouttes (angl.: minim) de solution de Lugol trois fois par jour, avant que l'opération soit pratiquée.Le temps requis pour obtenir rémission varie de 10 à 24 jours.Cependant, s'il y a eu administration d'iode au préalable, il faudra peut-être de 4 à 6 semaines, et même plus.> A POUR OBTENIR ET MAINTENIR REMISSION DES SYMPTOMES: 0.5 gramme par jour en doses divisées pendant deux semaines, puis 0.3 gramme par jour en doses divisées jusqu'au retour du quotient métabolique basal à la normale.On réduit alors la dose au minimum susceptible de maintenir la rémission, ce qui peut être d'aussi peu que 0.1 gramme par jour.Cette méthode a permis d'observer rémission pendant plusieurs mois et, en certains cas, le médicament fut définitivement supprimé sans retour des symptômes.Si le traitement au Thyracil se prolonge, on conseille d'ajouter au régime soit du foie soit Cu de l'extrait de foie non raffiné.A.AVERTISSEMENT : L\u2019emploi du Thyracil peut être dangereux.On ne saurait trop conseiller aux médecins de se documenter soigneusement, tant au point de vue pharmacologique que foxicologique, avant de prescrire cette préparation.On en cessera promptement l\u2019administration aux premiers signes d'intolérance.Analyses du sang et déterminations du quotient métabolique basal doivent être fréquentes.7 Sp GY 899, cette marque canadienne est le symbole de préparations pharmaceutiques de qualité supérieure.2 \u201cTHYRACIL\u201d 3 (Thiouracil \u201cSzosf) C.T.no 373 Thyracil \"Sos! 0.1 gramme (114 grain) C.T.no 374 Thyracil \"Sos 0.25 gramme (334 grains) Flacons de 40 et 500 comprimés ART ATR Charles & Frost & Co.MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 21 LA VITAMINE D DEVRAIT-ELLE ETRE ADMINISTREE SEULEMENT AUX NOURRISSONS ?LA VITAMINE D a donné de si bons résultats dans la prévention du rachitisme chez le nourrisson, qu\u2019on a peu insisté sur la nécessité de continuer son administration après l\u2019âge de deux ans.Cependant, une étude histologique approfondie a démontré l\u2019existence du rachitisme a un taux exceptionnellement élevé chez les enfants de 2 a 14 ans.Follis, Jackson, Eliot et Park * rapportent que l\u2019autopsie pratiquée chez un groupe de 230 enfants de cet âge a révélé que la fréquence totale du rachitisme était de 46.5%.Des transformations rachitiques furent observées même jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, et l\u2019incidence fut plus élevée chez les enfants mourant d\u2019une affection aiguë que chez ceux mourant d\u2019une maladie chronique.Les auteurs concluent: «Nous doutons que le rachitisme bénin, tel que nous le rencontrons chez plusieurs de nos enfants, puisse nuire à une bonne santé et au développement normal, mais nos recherches entières démontrent bien la raison de prolonger l\u2019administration de la vitamine D jusqu\u2019à la limite d\u2019âge que nous avons étudiée, 14 ans.Ces recherches indiquent surtout la nécessité de surveiller le rachitisme et de prendre les moyens nécessaires pour protéger les enfants malades contre cette affection.» * R.H.Follis, D.Jackson, M.M.Eliot et A.Park: Prevalence of Rickets in children between two and fourteen years of age.Am.).Dis.Child.66: 1-11, July 1943.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD, associé à d\u2019autres huiles de foie de poisson et Viostérol, offre une source efficace de vitamines A et D, que les enfants plus âgés accueillent favorablement parce qu\u2019on peut l\u2019administrer en petites doses ou sous forme de capsules.Cette administration facile favorise son usage tout le long de l\u2019année, y compris les périodes de maladie.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD fournit 60,000 unités de vitamine A et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 et de 50 cc, et en boîtes de 48 et de 192 capsules.Présenté selon l\u2019éthique.\u2018 MEAD JOHNSON & COMPANY, Belleville, Ontarie. Anémies par déficience de fer TERAD \u2018TABLOID\u2019 71l0.2 Le fer à l\u2019état ferreux est censé être la forme la plus efficace pour le traitement \u201d des anémies par déficience de fer.Le \u2018FERAD\u2019 marque \u2018TABLOID\u2019 No.2 renferme 3 grains de sulfate ferreux anhydre.C'est une préparation bien tolérée, efficace et économique.L'\u2019alcalin soluble incorporé dans cette formule joue un rôle important en ce qu'il neutralise l'action astringente du sel ferreux, permettant au malade de prendre de fortes doses sans aucune manifestation d\u2019intolérance.Chaque produit dragéifié renferme : Sulfate ferreux anhydre - - - = -, - _ - 5 grains (= 514 grains de sulfate ferreux Ph.Brit.).Carbonate anhydre de sodium: - - - - - 2 grains En flacons de 100 et de 500 comprimés.BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL MAISONS ASSOCIÉES : LONDRES - NEW YORK - SYDNEY CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 «Elastoplast\u201d dans le traitement des Entorses \"APPLICATION d'un bandage « Elastoplast » sur le joint, le muscle ou le ligament soulage la douleur, contrôle l\u2019enflure et la formation d\u2019hématome.Le traitement précoce permet au malade de se servir de son membre blessé et abrège la période d\u2019inactivité.| Le bandage doit couvrir plusieurs pouces au-dessus et au-dessous de la partie affectée; par exemple, dans les entorses du joint de la cheville, le bandage devrait commencer à la base des orteils et se terminer à la partie supérieure du mollet.: Le bandage doit étre bien tendu \u2014 un bandage appliqué trop lâchement ne soulage pas les symptômes.Le bandage « Elastoplast » offre l\u2019association d\u2019une surface adhésive spéciale et les propriétés remarquables du tissu « Elastoplast » de s'étendre et de se rétrécir, offrant ainsi le degré exact de compression et de fermeté.Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith and Nephew, Ltd., Hull.23 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.T.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1944 \u2018 Ato, XI aude /eompte elt\u2019 soutenue Le Creamalin corrige rapidement l'acidité gastrique.Son effet est durable et son administration n'occasionne aucune réaction compensatrice au niveau de l'estomac, comme cela se produit habituellement dans l'emploi des alcalins: par conséquent le Creamalin ne provoque non plus aucune hypersécrétion réactionnelle de l'acide chlorhydrique.En outre, il n'entraîne aucunement la présence d'alcalose.Le Creamalin soulage rapidement les douleurs et l'aigreur de l'estomac associées à l'hyperacidité gastrique.Le Creamalin amène souvent la guérison de l'ulcère peptique lorsqu'on l'associe au régime préconisé dans cette affection.Saveur agréable Taciles à garder sur 3oi et a prendre Action efficace COMPRIMES [ pes \u2014CREAMALIN Marque de commerce enregistrée Marque du GEL D'HYDROXYDE D'ALUMINIUM WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l'usage de la Faculté.Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u201cDominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 25 E e cons\"?Depuis nombre d'années le Cibazol* (sulfathiazole) est reconnu en chimiothérapie comme agent spécifique contre les infections dues aux pneumocoques, e e J oué staphylocoques, gonocoques, méningocoques, et celles des voies urinaires; AN 58° l'on a surtout mis en relief son efficacité dans le traitement intensif des brûlures e off p et des infections localisées accessibles.Les affections de la peau, telles que: ?infections pyogéniques, infections secondaires de dermatoses pré-existantes, ue affections mycosiques et parasitaires, cèdent rapidement à l'application locale ® oué de Cibazol.Le Cibazol se présente sous six formes différentes, pour adminis- yo tration orale, parentérale, rectale ou locale: la nature de l'affection ou de la e \u20ac Uv plaie aussi bien que le jugement du médecin déterminent la forme à employer.e of os\" Littérature et échantillons sur demande oJ *Nom déposé.Compagnie C HE WB A Ymite MONTRÉAL, CANADA NOS RECHERCHES D'AUJOURD'HUI : LA MEDECINE DE DEMAIN baque époque A eu som s mbole SUN le 7 r FER 4000 av.J.-C.23 \u201d P ro 2000 av.JC.(( bine 500 av.J.-C.Rome Aujourd\u2019hui.> COMPRIMES FESOFOR \u2014 efficaces, pratiques et peu coûteux \u2014 thérapeutique ferreuse classique pour les anémies dues à une insuffisance de fer.| Chaque comprimé contient 3 grains de sulfate ferreux anhydre, correspondant à environ 5 grains de sulfate ferreux officinal.COMPRIMÉS FESOFOR SMITH, KLINE & FRENCH CORPORATION INTER-AMÉRICAINE, PHILADELPHIE ET MONTRÉAL, 1 CONCESSIONNAIRES POUR LE CANADA, THE LEEMING MILES CO, LTD, MONTREAL, 1 \u2018I L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 27 y LTÉE cass\u201d pascal gente re rol ° ne enz out arb it 5 Jun 9 gape\u201d sme © et 1a\u2019 our de \\< ent de nite Troite™ a @ anti mcot ok\" ar EXC ollenc® , dative et de so n gou pENZOT a dicati© de B° porte Succ god sp gsmno api! ate emet et \\ ent 1° oniur® favo coat Expe ctorot o & ot b) port et d ont ec Le Ave fact parce a pnûn e DK?on choc as drain?{OT sont une dif pire fv vor Cote fort v ronde à À ntiseP nino a on © Oo M sep v Jlanc® \\ où io) are O est p! BY as jstc pimiste® ENZOT de une \u2018 oz charte Berget Bo Balyet géo sisted, de Mo 6 07\" LeoP aciens phot 1Univ ers?ateill toux pip!° cde \u2014D \\es ent jent © ande q'un CO acter ptenit litter atu s ule ment ake pENZ ed op stant Ech ts le Mess! ouItd4 6, À me not presct (Va NN ated Morphi®® wy TOL oY o (net oir au 1% spec\u201d like ve Mere s mp z= a fora UN i yo NE SA 2 > bs «3, >, Æ Ep # CS 4 55 34 4 a 4 a Le * Se HE 5 = # > = oe Fert # 5 pee 4 ¥ Ed a Se A PT see = # + A % By A x, Sy 2 pit Gai \u201cwd calme.Passage x L\u2019'HEXESTR OL (Horner) En.Oestrogenothérapie synthétique per os, inoffensive.24 ae L\u2019Hexestrol (Horner) est un composé- oestrogéne synthé- - tique présentant une incidence de reactions toxiques moindre que le diéthylstilbestrol.# - Comprimés d\u2019un et de cinq milligrammes.Présentés en flacons de 100.« FRANK W.HORNER LIMITED Montreal Canada LB tés n° » L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LLF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 \u2018HIVER ET SES SPORTS, l'attrait des 0 journées froides et stimulantes \u2014 de > tels plaisirs ne sont pas pour les gens débiles et épuisés.Les rigueurs de l'hiver sont une dure épreuve pour l\u2018organisme sain et révèlent les dangers des déficiences de la nutrition.Trophonine X est l\u2019aliment liquide supplément de choix dans ces cas.Il fournit des hydrates de carbone qui donnet rapidement une vigueur nouvelle; cinq facteurs connus du complexe vitaminique B synthétique pour stimuler l\u2019appétit et conserver la tonicité nerveuse; des acides aminés facilement assimilables et autres dérivés de protéines hydrolisées très efficaces dans la préservation des tissus et des organes; une teneur modérée en alcool pour assurer une stimulation rapide.COMPOSITION: Chaque once liquide de cette préparation savoureuse, nutritive et facilement assimilable contient: Chlorhydrate de thiamine (vitamine B)).5 mg.Chlorhydrate de pyridoxine (vitamine B).0.75 mg.Riboflovine (vitamine Ba).2 mg.Hydrates de carbone (dextrine, dextrose, maltose et sacchorose).4 gm.Niacinamide.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 10 mg.: Acides amines et autres derives de proteines Pantothénate de calcium.1.5 mg.hydrolisees\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 1.6 gm.Procurez à vos malades une santé florissante avec Trophonine X .Présenté selon l'éthique.POSOLOGIE: À prendre suivant l\u2019avis du médecin.Deux cuillerees à table de Trophonine X contiennent de la riboflavine et de la niacinamide pour les besoins minimums quotidiens recommandés, et de la chlorhydrate de thiamine \u2014 la vitamine antinévritique \u2014 en quantité plus que suffisante pour les besoins quotidiens de l\u2019organisme.PRESENTATION: flacons de 12 onces et de 1 gallon.REED & CARNRICK (CANADA) LTD.64-66 GERRARD STREET E., TORONTO, ONT.29 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, décembre 1944 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISÉ ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.VALERIANATE PIERLOT Calme les Maladies Nerveuses \u2014 Traite la Neurasthénie Composition: Valérianate d\u2019Ammonium.Propriétés: Antispasmodique.Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l'innervation.Indications: Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convulsions, Attaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Règles douloureuses ou difficiles.Posologie: Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d'eau sucrée, matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d'une cuillerée à thé.Présentation: Flacon de 120 cc.Laboratoires H.RIVIER Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. 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L\u2019UNION MÉDICALE DU CAN ADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 33 L\u2019alcalinisation urinaire et l\u2018\u2019absorption d'une grande quantité de liquide sont devenues des procédés routiniers dans la thérapeutique sulfamidée, et le Citrocarbonate*, depuis longtemps reconnu comme moyen d'alcalinisa- tion efficace et agréable, est devenu l\u2019adjuvant de choix pour cette sorte de chimiothérapie.On administre chaque cuillerée de Citrocarbonate dans un verre d\u2019eau, ce qui fait une boisson effervescente, agréable au goût, et qui produit une polyurie abondante, légèrement alcaline.La plus grande solubilité des dérivés acétylés de sulfonamide qui en résulte, aide à prévenir la cristallurie et les concrétions urinaires.Ainsi, d\u2019une manière simple et agréable, le Citrocarbonate sert à éliminer la cause de plus de 50% de toutes les complications rénales dûes à la thérapeutique sulfamidée.Le CITROCARBONATE fournit les quatre bases essentielles du corps\u2014le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium\u2014approximativement dans les mêmes proportions que dans le sang.Le Citrocarbonate se vend dans des bouteilles de 4 et de 8 onces.* Nom Déposé 384, rue Adélaïde, Ouest Upjohn Fabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886 TORONTO.ONTARIO 34 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Grossesst ET SUITES DE COUCHES Le retour a la normale et la maintien des taux adéquats d\u2019hémoglobine sont d\u2019importance primordiale durant la grossesse, les suites de couches et l\u2019allaitement.12 Le besoin accru de fer afin d\u2019assurer la croissance du foetus * et les 4.mesures prophylactiques afin d\u2019éviter les anémies secondaires devraient nécessiter une excellente médication ferrugineuse.\u201d Les réserves en fer nécessaires à la mère et à l\u2019enfant peuvent être fournies avec satisfaction par l\u2019administration d\u2019Hematinic PLASTULES, (Simples ou avec Concentré de Foie).Le sulfate ferreux contenu dans les Hematinic PLASTULES est rapidement assimilé ar le patient, du fait qu\u2019il est protégé contre l\u2019oxydation dans une p p q p g y Ô capsule molle de gélatine.EXAMINEZ LE SANG! Prescrivez Hematinic PLASTULES dans les anémies de la grossesse, les carences nutritives en fer et les autres formes d\u2019anémie secondaire.1.Senet, Opin Blentn.En and ogg J.H., 2, Irving, F.K., Amer.J.Obst.& Gyner-., 26:6:850 (1935).3.Heath, C.W., J.A.M.A., 125:5:366 (1942,.4, Crescoff, À.J., Pennsylvania Med.J., 43:12:1697 (1940).5.Strauss, M.B., Annals of Int.Med., 9:1:38 (1935).JOHN WYETH AND BROTHER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 35 HEMATINIC PLASTULES NOM DÉPOSÉ AU CANADA HEMATINIC PLASTULES simples \u2014 Chaque capsule contient 5 grains de sulfate ferreux desséché; et 0.75 grain de concentré de levure.En bouteilles de 75.HEMATINIC PLASTULES avec concentré de foie\u2014 Chaque capsule contient 2.5 grains de sulfate ferreux desséché; 2.62 grains de concentré de foie et 0.75 grain de concentré de levure.En bouteilles de 50.(CANADA) LIMITED.wALKERVILLE.ONT. 36 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 ¢ N'IMPORTE OU .N'IMPORTE QUAND! Vous ou votre patient pouvez faire I'analyse qualitative du sucre dans Purine avec cette MÉTHODE SIMPLE \u2014PRATIQUE \u2014SURE CLINITEST (Réactif sous forme de Comprimés, basé sur la Réduction du Cuivre) RAPIDITÉ \u2014 Ajoutez simplement un Comprimé Clinitest à la |* quantité appropriée d'urine diluée.Attendez quelques secondes pour la réaction.SÛRETÉ \u2014 Comparez avec l\u2019échelle des couleurs pour savoir le pourcentage de sucre contenu dans l\u2019urine.COMMODITÉ \u2014 Pas besoin de flamme, de chauffage externe, de POUR LE LABORATOIRE bain d\u2019eau ni d\u2019appareils compliqués.Le Nécessaire Clinitest pour | Laboratoire contient 10 fioles Pas de Poudre à Renverser: L'emploi du comprimé et de l\u2019éprou- de 25 comprimés chacune .vette limite l\u2019analyse aux agents et réactifs connus.250 analyses .un compte- Cela protège l\u2019analyse contre l\u2019oxydation qui gouttes Clinitest et un livre pourrait être causée par l\u2019oxygène de l\u2019atmosphère.d'instructions avec échelle de couleurs.Prix raisonnable.NÉCESSAIRE CLINITEST POUR LE PATIENT Nécessaire complet.tel qu\u2019illustré a droite.Com- .om i prenant une éprouvette ou tube d\u2019essai, un compte- 7 _ 1h % 7e gouttes, un livre d\u2019instructions, une échelle de ; & 4 couleurs et suffisamment de Comprimés Clinitest pour 50 analyses.Cotite $1.75 au patient.Compri- LL més de rechange (pour 75 analyses) $1.75.en SEAL RE $ Les Nécessaires de Fournitures Clinitest se ven- ne : ee oF dent dans les maisons d\u2019accessoires chirurgicaux et i Sr nT SE LE les pharmacies d\u2019ordonnances.De la documentation descriptive vous sera promptement envoyée eAMESS COMPANY, INC.e rn Poi eo Successeurs de Effervescent Products Ine.CONCESSIONN AIRES EXCLUSIFS POUR LE CANADA FRED.J.WHITLOW & CO.LTD.187 DUFFERIN STREET, TORONTO 2 Va 4 EW > N\u2014 \u201cna ha \\ pes J / ô | 7 \\ ge on Y Mi = gi Tea e Cardiaque voguera plus doucement dans la vie i 8 Bw Um u | a tio lisse YO § Vi la] es ut ge ! per diure cardi qu er Queg e Sont t] ela.Tepre len ecr No br SU; es e lv thi J, êrte ardia.am Ce le S Pro él, op, ur Jeg ess on Mon tr \u20acls ut le od diure diur ti i Est \u20ac la lqu an.tlic Cre Maiso ent ut 1.Phyllin x hig Ue 8luca \u201cce d dj H Co Ucopp, AE FR bi ai Non, ® Xa thi \u201cophylti, Yline So n \u20acs co hy); off; rea lur, de © pl us Aes.Seu] Cligy, es do Méthy] \u20ac e Cette Ortan Sur la Uqu h 8luc Jastro.; 1.4, Peut Île s / tr at; 10 St of, \u20acree in Ugmey, Ce, Manif st Ours Paren, 3 ley, ent 2° TIv t1 Unin effe \u20acnd er Ig) lsurie Main So luré 3 héopy, Lhiqy, Co Yi; Prim és sat à E-m loutes \u20acoph \u201cop hyl; Mine H Blue, Unes ha qui Dent Drip, s ST Alns .Coy D Uvep \u20acn le re Contient b len STains eff Uré ins d dns es Cas d img mig lucop hy ne Co ft 1 adie, Acti, l'Oin d Bur Iva ° Gue art, ont Ntis .Comprime Sting in Qing; Rar: laitemen Mbyte, \u201cMire, \"ONTRE,, : GLUCOPHYLLINE NOM DEPOSE (THEOPHYLLINE-METHYL GLUCAMINE, ABBOTT) à C\u2019est probablement quelque chose que j'ai mangé®.Z : :.OU peut-être quelque chose que vous n\u2019avez pas mangé ! De vagues malaises peuvent fort bien provenir du fait que l\u2019alimentation journalière ne contient pas les quantités optimum d\u2019aliments protecteurs importants.Aujourd\u2019hui un grand nombre d\u2019individus.trop occupés, trop négligents, ou trop ignorants.se trouvent dans ce cas.Et même si leur régime peu judicieux n\u2019entraîne pas une avitaminose nettement caractérisée, beaucoup d\u2019entre eux n\u2019en courent pas moins un risque constant d\u2019hypovitaminose subeclinique.Lorsque le médecin soupçonne une déficience vitaminique subaiguë, non seulement corrige-t-il le régime défectueux, mais il prescrit un complément de vitamines sous forme d\u2019un produit fabriqué par une maison de confiance afin d\u2019être sûr que son malade reçoive chaque jour les quantités optimum des vitamines importantes.Beaucoup d\u2019entre eux spécifient les Penta-Kaps Améliorées Abbott sur leurs ordonnances, car ils savent que leurs malades auront ainsi un produit vitaminique irréprochable.Pourquoi ne pas prendre avantage de la sécurité qu\u2019offre ce nom ?LABORATOIRES ABBOTT LTÉE., Montréal, 8.CHAQUE CAPSULE CONTIENT: VITAMINE A.5000 unités int\u2019les VITAMINE D.500 unités int\u2019les K Va a 500 anités inble Penta-Kaps (Chlorhydrate de Thiamine, B.P., 1.5 mg.) VITAMINE G.1112\u2026.1,000 mg.AMÉLIORÉES (Rivoflavine 1 mg.) NICOTINAMIDE.20 mg.ACIDE PANTOTHENIQUE.0.2 mg.off (200 microgrammes) VITAMINE C.500 unités int\u2019les (Acide ascorbique, B.P., 25 mg.) Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmerique On Mord Fondée à Québec en 1902 Union \u2018IDédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 73: MM.Abadie (J.); Amyot (Roma); Arcand (Arthur) ; Archambault (Paul-René) ; Ba- deaux (Francois); Barbeau (Antonio); Beaudet (Jean-Paul); Beaudry (Maurice) ; Bégin (B.-G.); Bélisle (Louis-Philippe) ; Bernier (Alphonse); Bertrand (Albert); Bisson (Christophe); Blain (Emile) ; Bombardier (J.-P.); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo) ; Brahy (Jules) ; Cabana (Ernest) ; Cantero (Antonio) ; Campeau (Jean) ; Choquette (G.); Clermont (Moïse); Côté (G.-Léo); Cousineau (Azarie); Cuddihy (Basil) ; D\u2019Argencourt (Guy) ; David (Paul) ; Décarie (Roland); De Castillo (Manuel - Jesus) ; Demers (F.-X.); De Saussure (Raymond) ; Desjardins (Edouard) ; Doré (Réaii ; Dérion (J.-Ed.); Drouin (Guy); Dufault (Paul); Dufresne (Origène); Dufresnz (Roger-R.) ; Dugal (J.-P.) ; Favreau (].-C.) ; Fisher (John); Forget (Ulysse); Fortier (de la Broquerie) ; Frénette (Olivier) ; Fré- nette (Ulric); Gagnon (Arthur); Gariépy (Roger) ; Gaumond (Emile); Gauthier (C.- A.); Gélinas (Henri); Gendreau (}.-E.); Gérin-Lajoie (Léon) ; Gingras (Gustave-E.) ; Grégoire (Fernand); Groleau (Lionel); Groulx (Adélard) ; Hébert (Auguste) ; Houot (A.); Jackson (Chevalier-L.); Jarry (J.-A.}; Jobin (].-B.); Jobin (Pierre) ; lu- tras (Albert) ; Kozlowski (F.Bratek) ; La- brecque (François) ; Lafleur (L.); Lambert (Adrien) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.); Lauzer (Rosaire); Lebeau (Jacques); Le- blond (Sylvio) ; Leblond (Wilfrid) ; Lecours (J.-Antonio) ; Legault (Jean-Paul); LeSage (Albert); LeSage (Jean); Letendre (Samuel) ; Letondal (Paul); Levenson (Stanley M.) ; Longtin (Léon) ; Lorge (Lt.Heinz J.) ; Mainville (Lodois) ; Mantha (Léopold) ; Maranda (Emilien) ; Marin (Albéric) ; Marion (Donatien) ; Martel (Antonio) ; Mathé (Charles-Pierre) ; McCormick (W.|.) ; Mercier (Oscar); Mignault (Georges); Millet (J.-A.) ; Monette (Gustave, C.R.); Morin (J.-Edouard) ; Morissette (Léopold); Na- deau (Gabriel); Nadeau (Honoré) ; Panac- cio (Victor) ; Panet-Raymond (Jean) ; Panneton \u2018 (Philippe) ; Paquette (].-Philippe) ; Pettigrew (Antoine); Pilon (Alcide); Pilon (Louis); Poliquin (Paul-A.); Pouliot (Ant.) ; Riopelle (Joseph-Luc); Rolland (Gérard) ; Rouleau (J.-A.); Roy (L.-P.); Salgado (Pierre-F.); Samson (Antonio); Samson (Maurice) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.) ; Simon (Edouard) ; Sirois (Sarto) ; Smith (Henri); Smith (Pierre); Tagnon (Henri-J.}; Taylor (F.-H.-L.) ; Têtu (Félix) ; Tourangeau (J.-F.); Trudel (H.); Valois (Antoine-B.) ; Vasquez (Julio); Vézina (Charles) : Vézina (Norbert) ; Vida! (].-A.) ; Wauters (Arthur). TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES A Abcès cérébral.Diagnostic de I' (|.-Antonio Le- cours) Ce ee ee .263 Amygdalectomie sous anesthésie intratrachéale au cyclo-propane.L\u2019 (Jules Brahy) .1534 Amygdalite pseudo-calcaire.L\u2019 (Ph.Panneton) 1162 Anatomie pathologique.L\u2019 (L.-C.Simard) 1390 Anesthésie caudale continue.La technique de L\u2019 (Jean Champeau) .510 Anesthésie caudale et son application en obstétrique.L\u2019 (Azarie Cousineau) .508 Anesthésie caudale.Etude anatomique et physiologique de son mode d\u2019action.(M.Clermont) 493 Anesthésie des membres par réfrigération locale.L\u2019 (Roma Amyot) .44 Aperçu historique de l\u2019école de Saint- Louis.(AI- béric Marin) - .1285 Aphonie et dysphonie psychiques (Laryngite .spas- tique (V.Latraverse).1178 Asepsie intégrale des salles d\u2019opération d\u2019après M.Gudin.(Pierre Smith) Coe 513 Association des Médecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Nord et la France.L\u2019 (Charles Vézina) .Ce.1275 Association des Médecins de Langue Francaise du Canada.(Albert LeSage) - «+.1753 Assurance-maladie à l\u2019étranger.Résultats de I (Emile Blain) Ce ee ee 0 528 Assurance-maladie.Les modes de rémunération sous le plan d\u2019 (C.-A.Gauthier) 275 Assurance-santé.Résumé du plan fédéral d\u2019 (Tel que connu à date) (C.-A.Gauthier) 525 Assurance-santé.Sur le plan de l°.devant être institué par le Gouvernement fédéral (Roma Amyot) Co.140 Assurance-santé et médecins (J.-Ed.Dorion) 1520 Astigmatismes cristalliniens.De certains (Emile Blain) 127 B Bactériologie.Albert Bertrand) .1384 B.C.G.Vaccination anti-tuberculeuse.(Norbert Vézina) .1330 Béribéri.Les affinités pathologiques du b.et de la poliomyélite.(W.|.McCormick) 638 Bronchectasie du point de vue bronchoscopique.La (Maurice Bonnier) 1040 Bufothérapie sous le régime francais.La (Gabriel Nadeau) 917 Bulletin: Association des Médecins de Langue Francaise du Canada.(Albert LeSage) .753 Certification de spécialistes.(Léon Gérin- Lajoie) 1020 L'Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord et la France.1275 (Charles Vézina) .La syphilis \u2014 maladie sociale.(Albert LeSage) 234 Le XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N., à Québec.(Charles Vézina) 233 Le dix-huitième Congrès de I\" Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.(C.-A.Gauthier) .489 Le docteur Edmond Dubé, nouveau doyen à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Le docteur Albert LeSage, sortant de charge.Vœux et hommages.(Roma Amyot) .+2 2 .873 Les Journées Médicales de 1944.(E.Desjardins) .768 N'oublions pas la France.(Roma Amyot) 242 Oxygénothérapie et transfusion.(Norbert Vézina) 110 Programme préliminaire des activités sociales du XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.(J.-Edouard Morin) .491 Programme préliminaire du XVllle Congrès de l\u2019'A.M.L.F.A.N.(J.-B.-J.Jobin) 353 Réunion des organisations médicales nationales.(Donatien Marion) .108 Réunion des organisations médicales sociales, Toronto, 28-29 janvier 1944.(Donatien Marion) .2.2.2 2104101111 11 239 Souhaits 1945.(Albert LeSage) .1483 Sur la tuberculose et Sir Wilfrid Laurier.(Roma Amyot) 355 C Cæcum.Diverticule solitaire du c.(La chirurgie en province.(Guy D\u2019Argencourt) .660 Cancer du célon.Considérations sur le (Albert Jutras) 877 Cancer du larynx.Critériums servant au choix des méthodes de traitement.Le (Chevalier-L.Jackson) 1129 Cancer.Vitamines et (A.Cantero) .908 Cautérisations nasales.Les (Olivier Frenette) .135 Certification de spécialistes.(Léon Gérin-Lajoie) 1020 Certificats de spécialistes au Canada.(H.Trudel) 1056 Cervelet.La hernie du c.au-dessus du tentorium.(Jacques LeBeau) 243 Chirurgien dans le théâtre contemporain.Le (|.Abadie) 1021 Chirurgie.L\u2019école francaise de chirurgie.(Edouard Desjardins) 1369 1472 Choc et son traitement.L\u2019état de (Henri-J.Ta- gnon, Stanley M.Levenson et H.-H.-L.Taylor) Choc.Etat du sang dans le (Alphonse Bernier) Choc opératoire.La prévention du c.o.par la méthédrine.(Edouard Desjardins) Cirrnose alcoolique de Laennec.Etiologie de la (Henri Gélinas) RE Côlon.Considérations sur le cancer du Jutras) Congrès de l\u2019A.M.L.FA.N.à \u2018Québec.Le XVIIIe (Charles Vézina) Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Le dix- huitième (C.-A.Gauthier) Congrès de l\u2019A.M.LEAN.Logement à à Québec lors du XVIIIe - Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.\u2018Programme des activités sociales du XVIIIe .Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.septembre 1944.Programme des activités scientifiques du XVIIIe .- Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Programme des Dames du XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Programme préliminaire des activités sociales du XVIIIe ().-Ed.Morin) .Congrès de l\u2019A.M.L.FA.N.Programme préliminaire des activités sociales du XVIIIe .Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Programme préliminaire du XVIIIe (/.-B.-J.Jobin) .- Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Programme scientifique du XVIIIe .Congrès de l\u2019A.M.L.F.A.N.Remis à juin 1945.Le XVIIIe Cee .Convulsions infantiles.Traitement des (Paul Savy) Coqueluche.Sérothérapie de la (J.-Paul Beaudet) Corporatisme et médecine.(}.-Ed.Dorion) Cure qui s\u2019impose.La (Edouard Desjardins) (Albert D Un nouvel agent analgésique antispasmodique et sédatif.Le (Jean Saucier) Dents.Comment doit s\u2019alimenter la femme qui attend un bébé, afin de conserver ses dents et pour que son enfant ait de bonnes dents.(J.-N.Laporte) Dermatoses industrielles.béric Marin) Dermatoses industrielles.(Maurice Beaudry) Dicumarol.Héparine et le.(Roger-R.Dufresne) .Dieulafoy.Les débuts du professeur (d\u2019après si- redey) .Diphtérie en 1927 et en 1944.(Aperçu des résultats obtenus).La (Albert LeSage) Diphtérique.Polynévrite.(Roma Amyot) Démérol.Le diagnostic des (Al- Vue d\u2019ensemble sur les Les anti-coagulants.Diverticule du duodénum.Le (Roland Décarie) Diverticule solitaire du caecum.(La chirurgie en province.) (Cuy D\u2019Argencourt) Duodénum.Le diverticule du (Roland Décarie) 1498 1042 792 673 877 233 489 1018 1017 934 1918 491 938 353 1006 1005 940 137 675 519 1519 910 769 11 1184 1430 1187 1034 783 660 783 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Dysenterie bacillaire à Cabano.Une épidémie de paratyphoide \u2018'B\u2019\u2019 et de dysenterie bacillaire à Cabano, hiver 1942-43.(Sarto Sirois) E Education dans la pratique de la médecine et l\u2019éthique professionnelle.Le rôle de r (Albert LeSage) .Electro-radioiogie.(Albert Jutras) .Embolie aux membres inférieurs.(Roma Amyot et Julio Vasquez) 1122220 Embolie gazeuse pendant l'administration des liquides dans le système circulatoire.Appareil pour éviter l\u2019 (Léon Longtin) .Empyème enkysté de petite dimension.(Gérard Rolland) .24 42 0 Endocardite infectieuse lente.Odyssée d\u2019une Albert LeSage) LL 1 1 1 10 Endocraniennes.Les tumeurs.(Roma Amyot) Endoscopie directe avec biopsie au besoin.Diagnostics révélés par I\u2019 (V.Latraverse) Endométriose.(L.Gérin-Lajoie) .Enurésie.Conduite thérapeutique dans I\u2019 (Savy) Epilepsie.Profil criminologique de I\u2019 (Antonio Barbeau) LL 241420 Epreuve directe dans la détermination des compatibilités sanguines.Importance de I\u2019 (Albert Bertrand) Etape.La dernière (Arthur \u2018Arcand) ae vee a.Editoriaux: Anesthésie des membres par réfrigération locale.(Roma Amyot) .Ce que les orthopédistes américains pensent de la méthode « Kenny».(Roma Amyot) Etiologie de la cirrhose alcoolique de Laénnec.(Henri Gélinas) .La chimiothérapie de la tuberculose .La leucotomie frontale en psychiatrie La pénicilline contre la syphilis .(Roma Amyot) La cure qui s'impose.(Edouard Desjardins) La «Fondation Nationale de la Paralysie infantile » et la méthode Kenny.(Roma Amyot) .La pénicilline est bien un puissant agent anti- (Roma Amyot) La prévention du choc opératoire par la méthé- drine.(Edouard Desjardins) .Les anti-coagulants (l\u2019Héparine et le Dicuma- rol) (Roger-R.Dufresne) .L\u2019Université de Montréal, centre de recherches.(Edouard Desjardins) Sur le plan de l\u2019Assurance-Santé devant être infectieux, sans toxicité.ee ee es institué par le Gouvernement Fédéral.(Roma Amyot) Cee eee Thiouracil, nouvel agent thérapeutique de l\u2019hyperthyroïdie.(Réal Doré) Un nouvel agent analgésique, antispasmodique et sédatif: le Démérol.(Jean Saucier) Vitamines et cancer.(A.Cantero) 142 913 1392 885 1065 397 1032 1066 122 1141 278 1146 646 924 44 790 673 273 273 274 519 519 .1052 792 1184 400 140 401 1519 908 Fr fr fr AIL EEE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 F Fausses couches répétées.Facteur « Rh » et (Albert Bertrand) Foie.A qui et comment donner les extraits de\u2026 (Léopold Morissette) Fractures des deux os de la jambe.A propos du traitement des (Lionel Groleau) .+.France.Hommage à la (Albert LeSage) ee = + France.N\u2019oublions pas la (Roma Amyot) G Gastro-entérologie.Contribution de l\u2019école française à la (Roger-R.Dufresne) Gynécologie.Influence de l\u2019école française sur l\u2019évolution de la (Léon Gérin-Lajoie) H Hémiplégie infantile.Un cas curieux d\u2019 (Pierre-F.Salgado) Hémophilie et manifestations articulaires.(Léopold Morissette) .Hémorroïdectomie.Technique d\u2019 (Antoine Petti- grew, john Fisher et Maurice Samson) Hémorroïdes.Eléments du traitement des (Paul Savy) Héparine et le dicumarol.L\u2019 \u2014 Les anti-coagu- lants.(Roger-R.Dufresne) Hépatologie.Contribution de la médecine française à l\u2019 (Jean LeSage) Hygiène.Sécurité sociale et enseignement de f (Adélard Groulx) Hyperthyroïdie.Thiouracil, peutique de l\u2019 (Réal Doré) nouvel agent théra- Invagination liquin) .Coe ee Iritis.Le traitement causal des i.et particuliére- ment des iritis bacillaires.(Philippe Panneton .jéjuno-gastrique.L\u2019 (Paul-A.Po- J Journées médicales de 1944.Les (E.Desjardins) K Kenny.Ce que les orthopédistes américains pensent de la méthode (Roma Amyot) \u2018Kenny.La «Fondation nationale de la paralysie infantile » et la méthode Kenny.(Roma Amyot) Korsakoff.Un cas de syndrome de K.guéri par la vitaminothérapie.(Jean et Gustave-E.Gingras) Panet-Raymond 40 1046 252 1423 242 1325 1347 1176 662 787 805 1184 1315 47 401 18 259 768 790 519 L Laryngite grippale suffocante chez un nourrisson de 5 semaines.(Norbert Vézina) SP Laryngite spastique.Aphonie et dysphonie psychiques.(V.Latraverse) .Larynx.Critériums servant au choix des méthodes de traitement.Le cancer du (Chevalier-L.Jackson) Laurier.Le plus illustre de nos poitrinaires: Sir Wilfrid Laurier.(Gabriel Nadeau) Laurier.Sur la tuberculose et Sir Wilfrid Amyot) {Roma Ledoyen et son désinfectant.Un épisode de l\u2019histoire du typhus 3 Québec.(Gabriel Nadeau) .Leucotomie frontale en psychiatrie.La (Roma Amyot) Lithiase biliaire.Eléments du traitement médical de la (Paul Savy) Cee Lihiase biliaire.La (La douleur.) (Albert LeSage) Lobectomie.Tuberculose pulmonaire et (Paul Du- fault et Lt.Heinz J.Lorge) Loi.Le médecin devant la (Gustave Monette, C.R) Lymphangiome du mésentére.Le (Ernest Cabana et Lodoïs Mainville) M Malade.Le premier m\u2026.connu dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.(Philippe Panneton) Marie-Victorin.Le frère (Albert LeSage) Médecin devant la loi.Le (Gustave Monette, C.R.) Médecine d'autrefois.(Ulysse Forget) - .- .Médecins d\u2019usines.Fonctions et rôle du (F.-}.Tou- rangeau) 22 40 (H.Trudel) Médicales nationales.Réunion des organisations.(Donatien Marion) Médecin, guéris-toi!\u2026 Médicales nationales.Réunion des organisations.Toronto, 28-29 janvier 1944.(Donatten Marion) Médico-social.Quelques aspects du service M.-S.à la division des maladies vénériennes.(G.Choquette) Menstruelle.Réflexions sur les troubles pendant la période inter-menstruelle.(F.Bratek Koz- lowski) Mésentère.Le lymphanziome du (Ernest Cabana et Lodoïs Mainville) Méthédrine.La prévention du choc opératoire par Ja (Edouard Desjardins) Mortalité infantile dans Hull.La (François Labrec- brecque) 1473 894 1178 1129 404 355 52 273 1071 1204 1135 530 655 804 1060 530 146 1054 108 239 1195 631 655 792 1198 1474 Médecine et chirurgie pratiques et formulaire: Amygdalectomie sous anesthésie intratrachéale au cyclo-propane.L\u2019 (Jules Brahy) 1534 Appareil pour éviter l\u2019embolie gazeuse pendant l\u2019administration d\u2019un liquide dans le système circulatoire.(Léon Longtin) .1065 Conduite thérapeutique dans l\u2019énurésie.(Savy) 278 Eléments du traitement des hémorroïdes.(Paul Savy) .805 Eléments du traitement médical de la lithiase biliaire.(Paul Savy) .1.222210 1079 La lithiase biliaire.(La douleur) (Albert LeSage) .2.2 202 2 44 1 4 4 LL 4 LS 1204 Les tumeurs endocraniennes.(Roma Amyot) 1066 Le traitement des varices.(Savy) .681 Médications neurologiques essentielles (Roma Amyot) Co.1206 Traitement des convulsions infantiles.(Paul Savy) La eee 940 Traitement des prurits.(Savy) 154 N Néphritique moderne.Du mirage des urines au syndrome.(Roméo Boucher) .1291 Neuroblastome.Sur un cas de (J.-B.Bombardier) 1038 Neurologie.La (Jean Saucier) 1308 Neurologiques.Médications n.essentielles.(Roma Amyot) .: 1206 Nourrissons, des enfants et des adolescents en France en 1942 et 1943.Données actuelles sur I\u2019état sanitaire des.1525 Nutrition.La n.est un probleme d hygiène publique.(René Blain) .779 Nécrologie: B Barolet, le docteur |.-Wilfrid .193 Bergeron, le docteur Pierre .1085 Bernard, le docteur A.-A.441 Boileau, le docteur Georges .88 Boucher, le docteur |.-Gaspard .88 Bourque, le docteur Louis-N.709 C Champagne, le docteur J.-F.835 Cloutier, le docteur Edouard .954 Colin, le docteur J.-E.709 Colin, le docteur Albert .1556 D De Grandpré, le docteur Henri .293 Dugas, le docteur Jules-Marie .293 G Gagnier, le docteur Léglius-A.(Albert Comtois) 834 Gauthier, le docteur ]J.-D 954 H Hamelin, le docteur J.-R.441 Hébert, le docteur Nérée-Avila - 293 L Lafontaine, le docteur Gustave .1223 Lauzon, le docteur Ernest-E.316 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Leduc, le docteur Roméo .954 Léger, le docteur Anselme.In Memoriam ( i- A.Rouleau) .1436 Leroux, le docteur J.-O.954 M Meunier, le docteur |.-W.Coe.Mignault, le docteur Georges-Etienne (1.-A.Vidal) .571 Moreau, le docteur ].-L.-A.316 O Olivier, le docteur Joseph .1.316 Ouimet, le docteur L.-J.293 p Pariseau, le docteur Léo.In Memoriam.(Ori- gène Dufresne) 105 Pelletier, le docteur A.Co.1223 Pelletier, le docteur Elzéar (A.R.Foley) : .1222 Pelletier, le docteur Frédéric .709 Provencher, le docteur Gustave .316 R Ranger, le docteur Joseph-Avila .316 Ricard, le docteur Orille .835 Rousseau, le docteur J.-A.\u2026 .709 Ruest, le docteur Florian A.1085 S Sabourin, le docteur Sévérin .835 Valin, le docteur C.-N.In Memoriam (Albert LeSage) 1485 Nouvelles: A « American Review of Soviet Medicine ».Nouvelle Revue Médicale Américaine .80 Amyot, le docteur Roma.Nomination .196 Association des Médecins de Langue Française AN.\u2014 Réunion .194 Association Médicale Canadienne.« Journées médicales » de la division de Québec .1561 B Baril, le docteur Georges.Nomination .956 Beaudoin, le docteur Hervé.Nomination .320 Beaudry, le docteur Maurice.Nomination .196 Bonin, le docteur Wilbrod.Nomination .196 Bourdon, le docteur C.-A.Promotion .- 324 Bourgeois, le docteur Paul.Nomination .198 Burke, le docteur.Nomination .320 i C Canadian Medical Association.Le docteur L.Gé- rin-Lajoie nommé Président .710 Cantero, le docteur A.Nomination .956 Casgrain et Charbonneau.Prix - 576 Centre d\u2019études scientifiques de la thérapie par les agents physiques .80 Chaput, le docteur Yves.Nomination .956 Charbonneau, le docteur J.-H.Nomination .196 Chiray.Des nouvelles du professeur .710 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1475 Cliniques de dermato-syphiligraphie de l\u2019Université de Montréal .+ + +++ +5 322 Couillard, le docteur J.-A.Nomination 82-320-1226 D DeGuise, le docteur Albert.Nomination .956 Delage, le docteur Jean.Nomination - - < .956 Denis, le docteur C.Nomination .196 Denoncourt, le docteur J.-A.+ + + + +\" 196 Desjardins, le docteur Edouard.Nomination - 78-196 Desmeules, le docteur.Nomination .- < - .320 Desrochers, le docteur L.-P.Nomination .- - 196 Dubé, le docteur Edmond.Nouveau doyen à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.212111222244 2 2.- 956 Dubreuil, le docteur L.Promotion .324 Dufault, le docteur Paul.Promotion .196 Dufresne, le docteur Roger-R.Nomination .956 Dufresne, le docteur Roger-R.Nomination - 78 Dugal, le docteur Jean-Paul.Nomination .196 F Faure, le professeur Jean-Louis.Décès .- - - 1564 Fauteux, le docteur Mercier à Boston.(Albert LeSage) .+ + + + oo oe o.oo.1224 Fleury, le docteur J.-A.Nomination .196 Foley, le docteur.Nomination .= 320 G Carceau, le docteur Eugène.Nomination .196 Gariépy, le docteur J.-U.Nomination .78 Gauthier, le docteur C.-A.Nomination .196 Gérin-Lajoie, le docteur Léon.Nominations .196-710 Gosset, le professeur.Décès .+ + + .Des (Albert LeSage) 1277 Souhaits 1945.(Albert LeSage) 1483 Symblépharon.Nouvelle technique de correction du (Philippe Panneton) Ce ee 42 Syphilis \u2014 maladie sociale.La (Albert LeSage) 234 Syphilis masquée.La.Etude de quelques cas observés en clientéle.(Henri Smith) .898 Syphilis.Traitement de la s.récente en 30 jours.(Albéric Marin et Adrien Lambert) 1031 Sociétés: Congrés A.M.L.F.A.N.Programme des activités scientifiques du XVllle, sept.1944.617-934-938- 1005-1006-1017-1018.Société de Chirurgie de Montréal: Séance du 27 octobre 1943 .78 Séance du 17 novembre 1943 - 172 Séance du 15 décembre 1943 .172 Séance du 22 janvier 1944 .293 Séance du 25 octobre 1944 .1555 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpial Notre-Dame: Séance du 21 octobre 1943 - 174 Séance du 18 novembre 1943 .182 Séance du 16 décembre 1943 .305 Séance du 13 janvier 1944 .564 Séance du 17 février 1944 .708 Séance du 20 avril 1944 .828 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Sainte-Justine: Séance du 27 novembre 1943 .190 Séance du 29 janvier 1944 700 Séance du 29 avril 1944 .952 Société de Biologie de Montréal: Séance du 7 décembre 1943 .78 Séance du 21 décembre 1943 192 Séance du 23 mai 1944 708 Société de Gastro-Entérologie de Montréal: Séance du 15 décembre 1943 .173 Séance du 26 janvier 1944 .302 Séance du 23 février 1944 562 Séance du 27 avril 1944 .948 Séance du 13 juin 1944 .949 1477 Société de Phtisiologie de Montréal: Séance du 30 septembre 1943 .300 Séance du 25 octobre 1943 .301 Société Médicale de Montréal; Séance du 21 décembre 1943: Rapport annuel du Secrétaire-général pour l\u2019année 1943 .74 Séance du 18 janvier 1944 .291 Séance du 16 novembre 1943 .546 Séance du 7 décembre 1943 547 Séance du 21 décembre 1943 549 Séance du 18 janvier 1944 .551 Séance du ler février 1944 .554 Séance du 11 février 1944 .557 Séance du 7 mars 1944 696 Séance du 21 mars 1944 .699 Séance du 4 avril 1944 .- 820 Séance du 18 avril 1944 .824 Séance du 2 mai 1944 .1546 Séance du 30 octobre 1944 1548 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: Séance du ler octobre 1943 .164 Séance du 15 octobre 1943 164 Séance du 5 novembre 1943 .165 Séance du 19 novembre 1943 169 Séance du 3 décembre 1943 .170 Séance du 17 décembre 1943 .558 Séance du 4 février 1944 .559 Séance du 18 février 1944 .560 Séance du 3 mars 1944 .561 Séance du 17 mars 1944 825 Séance du 14 avril 1944 .827 Séance du 28 avril 1944 .947 Séance du 6 octobre 1644 .1551 Séance du 20 octobre 1944 .1554 T Tachycardie paroxystique de 350 pulsations a la minute chez un nourrisson de 4 mois.(Norbert Vézina) .648 Testicule.Tumeurs des cellules interstitielles du (Joseph-Luc Riopelle) .903 Thiouracil, nouvel agent thérapeutique de l\u2019hyperthyroïdie.(Réal Doré) .A401 Thyréo-glosse simulant une laryngocéle.Kyste du canal (V.Latraverse) .+ .890 Transfusion et chirurgie thoracique.(B.-G.Bégin) 370 Transfusion.Oxygénothérapie et (Norbert Vézina) 110 Tuberculose broncho-pneumonique.Début atypique et rare d\u2019une (Fernand Grégoire) 1515 Tuberculose de l\u2019oreille.Considération sur la (G.-Léo Côté) .22244 42 4 14045 129 Tuberculose et l\u2019armée.Le point de vue du médecin consultant.La (Basil Cuddihy) .359 Tuberculose génitale chex la femme.Considérations sur la (Samuel Letendre) .378 1478 Tuberculose génitale chez l\u2019homme.La (Jean-Paul Legault) Ce ee ee eee 6 Tuberculose inflammatoire.(Versus) Le rhumatisme tuberculeux.La doctrine \u2014 Les faits.D\u2019après Poncet de Lyon.La (Albert LeSage) Tuberculose.La (J.-À.Vidal) .+ + 2 + 25 Tuberculose.La chimiothérapie de la (Roma Amyot) Ce ee ee eee Tuberculeuse.L\u2019ostéo-arthrite t.du poignet.(Ulric Frenette) Ce ee eee Tuberculose.La cure de repos dans le traitement de la (J.-A.Millet) Tuberculose pulmonaire et lobectomie.fault et Lt.Heinz J.Lorge) Tuberculose pulmonaire.Traumatisme et ges-E.Mignault) Tuberculose.Quelques constatations sur la t.os- téo-articulaire au Djebel Druze.(A.Houot) Tumeurs a cellules géantes du radius.Traitement des (Antonio Samson) Tumeurs cervicales.Diagnostic différentiel - des (Réal Doré) Coe Ce Tumeurs des cellules interstitielles du testicule.(Joseph-Luc Riopelle) .Tumeurs du quatrième ventricule ou de la ligne médiane.Les (Roma Amyot) (Paul Du- (Geor- + + 5 a se ss = Tumeurs endocraniennes.Les (R.Amyot) Tumeur sacro-coccygienne.(Rosaire Lauzer) 392 1335 1287 273 365 1044 1135 356 774 30 269 903 621 1066 1036 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 U Ulcères gastro-duodénaux.Perforation des (Pierre Smith) .266 Union médicale du Canada en 1875.LU.66-155-281- 433-535-685-810-943-1077-1211-1535.Université de Montréal, centre de recherches.L\u2019 (Edouard Desjardins) .2.400 Université de Montréal, Faculté de médecine.Le docteur Edmond Dubé nouveau doyen.Le docteur Albert LeSage sortant de charge.Vœux et hommages.(Roma Amyot) .873 Université de Montréal.L\u2019.Ouverture officielle de l\u2019année académique.Le discours de Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur.+.1201 Urologie est une spécialité française.L\u2019 (Oscar Mercier) 1358 Vv Vaccination anti-tuberculeuse: Le B.C.G.(Norbert Vézina) cee 1330 Varices.Le traitement des (Savy) 681 Vénériennes.La lutte contre les maladies v.a Montréal.(Adélard Groulx) .794 Vénériennes.Quelques aspects du service médico- social.La Division des maladies (GC.Choquette) 1195 Vitamines et cancer.(Antonio Cantero) .908 Vitamines.Mode d\u2019action des (Arthur Gagnon) 906 Voix francaises.Deux éminentes (Albert LeSage) - 1407 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES Acides aminés.Etude sur l'administration des: Il.Emploi clinique d'un produit venant de la digestion enzymatique de la caséine Alopécie marginale traumatique par traction sur les cheveux Aluminium.te d\u2019 Ce eee eee Amputation non traumatique au tiers inférieur de la cuisse dans les maladies vasculaires des extrémités Anarogènes.Investigation clinique du phospha- Effets des substances a.sur les glandes sébacées de la peau humaine - .Anurogene.Le traitement des tumeurs malignes du bassin par I\u2019 .Ce ee Appendicectomie.Persistance de la douleur après , ® .Appendicite.Drainage et fermeture de la plaie dans I\u2019 Cee eee ee Artériel.Les signes radiologiques de la persistance du canal .Auiothérapie en tuberculose.L .B Bronchectasie secondaire a la tuberculose pulmonaire Ce ee.Bralures.Les b.en temps de guerre .Bralures.L\u2019utilisation du plasma dans les - C Cancer du col utérin.Opération de Wertheim - Cancer.Le c.du sein: Il.Critère d\u2019opérabilité .Cancers multiples - Cancer du rectum .Chancrelle.Le diagnostic différentiel du lympho- granulome vénérien et de la c.toire et les épreuves cutanées .Chirurgie.Quelques leçons de c.guerre .Cholécystite aiguë - par le labora- \u2026.fournies par la Côlite ulcéreuse chronique suivie de cancer.Rapport de 26 cas .LL 1 41 41 20 Convalescence.Métabolisme azoté, absorption de calories et perte de poids dans la c.ratoire Ce ee ee ee eee Cordes vocales.Simplification d\u2019une opération correctrice de la paralysie bilatérale des dilatateurs des c\u2026 vocales .\u2018Coronariennes.post-opé- Causes et prévention de la mort subite dans les insuffisances .Ce Curare.Quelques observations sur l\u2019usage du c\u2026 comme préventif des complications dans la thérapeutique convulsive par le choc .D Dermatite due aux chaussures - Dermite des paupières - .Dermites causées par les explosifs .Diasone.Le traitement de la tuberculose par la .Digitalisation.Persistance de la d.de la digitale et de la ouabaïne .après usage 1082 163 435 158 693 944 687 287 163 435 1538 434 434 541 157 1081 541 289 542 814 1079 71 288 436 287 694 817 1544 812 285 viphtérie ulcéreuse de la peau.La - 1084 E Eczéma par contact dû au vernis à ongles .819 Electro-choc.Etudes des réflexes dans le traitement par - .ce ee ee ee 161 Enfants.Peut-on servir des aliments frits aux - 543 Epidermolysia Bullosa .946 Erythroblastose fœtale et le facteur RH.L\u2019\u2026 161 F Fractures de marche.Les 816 G Gale.Traitement de la g.en temps de guerre .73 Gastrique.Aspects bactériologiques du contenu g.dans les lésions chirurgicales de l\u2019estomac et du duodénum Ce ee ee 436 Gastrique.Un essai nouveau pour la fonction - 1081 Glucose.Manque de g., facteur de symptômes cardio-vasculaires .686 Coitre toxique.Solution de Lugol et Thiouracil dans la préparation préopératoire du - 1539 Gonococciques.Examens en série des infections .440 Gonococciques.Le traitement ambulatoire des infections g\u2026 chez l\u2019homme par la pénicilline 1543 Gonorrhée.Les critériums de guérison dans la - 544 Goudron en dermatologie.Les préparations au 1083 Grossesse.Atteinte vasculaire faisant suite à la toxémie de la .\u2026 540 H Hématome sous-dure-mérien chez le jeune enfant.L\u2019 Ce 438 Hernie inguinale droite consécutive aux incisions abdominales basses .687 Hodgkin.Atrophie icthyosiforme de la | peau \u2018dans la maladie de .1543 Hypertension.Pyélonéphrite unilatérale et .283 Hypertensive.Le traitement de la maladie .538 Hystérectomie totale abdominale - 70 | lléite régionale ce ee 158 Impetigo contagiosa.Traitement de li.c.et autres maladies connexes par la pénicilline 1219 Insuline-protamine-zinc modifiée.Amélioration sur l\u2019I.-P.-Z.standard - 12.4.538 Isinglass.L\u2019emploi de !\u2019i.comme substitut du sang dans l\u2019hémorragie et le choc .283 Isinglass.L\u2019usage clinique de I\u2019 .283 K Kératodermie de la ménopause .818 L Lobotomie pré-frontale dans la schizophrénie chronique .oT Loeffler.Syndrome de « 1079 Lombo-sacrées.Traitement des algies I.-s.récidivantes sans sciatique - 1217 Lymphogranulome.Le diagnostic différentiel du !.vénérien et de la chancrelle par le laboratoire et les épreuves cutanées .289 Lymphosarcome du cæcum - 813 1480 M Traitement chirurgical du m\u2026 rapport d'un cas de mégacôlon acquis Ménorragies.Traitement moderne des Mégacôlon.avec Menstruel.La psychologie féminine au cours du cycle Cee ee eee Moignon.L\u2019importance de laisser un bon m.d\u2019amputation .Co.co Mortalité fœtale et la mortalité des nouveau-nés dans les grossesses compliquées de diabète sucré.La Cee eee Mycoses.Traitement des m.rure d\u2019éthyle .Mycosis fongoïde avec lésions bulleuses N Neurinome de la région cervicale antérieure .O Thérapeutique buccale par le sulfate sodique d\u2019 .Onguents.Etudes sur les o.nant de la résorcine .Ophta!mie.Le traitement simplifié de I\u2019.gonococ- cique des nouveau-nés par la chimiothérapie Ostéomyélite.Le rôle des sulfamidés dans le traitement de !\u2019 cutanées par le chlo- Œstrone.\u2014 Oneuents conte- Traitement médical Otite chronique suppurée.de I\u2019 Cee Ouabaïne.Persistance de la digitalisation après usage de la digitale et de la.P Pancréatico- duodénectomie en un temps .Paralysie faciale d\u2019origine otogéne: son traitement conservateur et chirurgical.La - .Paralysie infantile.Evaluation du traitement de la p.i.par la méthode Kenny .Pénicilline.La p.dans le traitement des infections.Rapport portant sur 500 cas .Pénicilline.Traitement de la syphilis récente par la.Rapport préliminaire .Pénicilline.Traitement de l\u2019impétigo contagiosa et autres maladies connexes par la .Pénicilline.Traitement des lésions cutanées tertiaires par la\u2026 Présentation d\u2019un cas - .Pénicilline.Le traitement ambulatoire des infections gonococciques chez l\u2019homme par la.Péritonite fœtale à méconium.Le diagnostic radiologique de la Plaie.Drainage et fermeture de la p.dans l\u2019appendicite .LL 12140 Plasma.L\u2019utilisation du Dp.dans les brûlures Pneumonie atvpique primitive .Pneumonie primaire atypique - Poliomyélite.L\u2019amvgdalectomie en rapport avec la .21110220 411120 Poliomyélite.Evolution naturelle de la .Promine.Chimiothérapie de la tuberculose par la p.Second rapport .Prurigo de Hebra .Le ee eee, Pseudo-tumeurs.Les p.\u2026 cérébrales d\u2019origine inflammatoire non spécifique .ee ee Psoriasis.Le traitement du p.avec la salsepareille composée .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, déce 1080 945 286 691 437 288 73 71 70 72 162 542 1541 285 158 1083 1081 283 693 1219 439 1543 819 287 434 944 435 817 1538 1216 1542 159 mbre 1944 Psoriasis.Le traitement du p.par des substances lipidiques dérivées des aliments .Pyélonéphrite unilatérale et hypertension R Rétroversion utérine.Que signifie la .RH.L\u2019érythroblastose feetale et le facteur RH.Rubéole au début de la grossesse: une cause de malformations congénitales des yeux et du cœur S Sclérodermie.L\u2019aspect radiologique du tube digestif dans la Ce ee Sein.Le cancer du .: Il.Critére d\u2019opérabilité .Sérum.La réaction de coagulation du s.fication clinique - .; sa signi- Sinusite chez l\u2019enfant.Diagnostic et traitement de la 4444 ee ae LL Sporotrichose à la suite d\u2019une piqûre de maringouin Stomatite et diarrhée du nourrisson causées par un virus méconnu jusqu'ici - : Sulfamidés.Des usages et des abus des .Sulfamidés.L\u2019abus des .Sulfanilamide.L\u2019absorption du s.rectale et vaginale .ee.oo Sulfathiazole.Eruption fixe, conjonctivite et fièvre dues au par les voies Sulfathiazole.Indications cliniques du succinyl s.(sulfasuxidine) LL 2 110 Syphilis nerveuse.La conduite du traitement de la Syphilis primaire traitée en 25 semaines par le Ma- pharsen et le bismuth .T Tachycardie paroxystique.Le sulfate de magnésie dans la .Teignes du cuir chevelu.Les .- Tests.Résultats d\u2019un questionnaire sur les 1 t.- tanés FE .Ce.Tétanos.Nouvelle méthode de traitement du - Thyroïdite.Diagnostic différentiel du cancer thyroïdien Toxoplasmique.Encéphalite infantile Trachéo-bronchique.Nomenclature de l\u2019arbre t.-b.selon l\u2019anatomie appliquée .Tuberculose.Chimiothérapie de la t.par la pro- mine.Secohd rapport .Cee Tuberculose.L\u2019hémorragie de la t.pulmonaire .Tuberculose par la Diasone.Le traitement de la .Tuberculose pulmonaire.De l\u2019importance du râle sibilant dans la .Coe Tularémie chez le trés jeune enfant.La .Tumeurs osseuses.Le traitement des .U Ulcère gastrique, cancer-ulcère ou ulcère cancérisé .Utérine fonctionnelle.Hémorragie .V Veneriennes.\u2018lraitements rapides des maladies .Verrues plantaires.Le traitement des .- Vésicule.Le facteur thyroïdien dans les lésions de la v\u2026 et la formation de calculs biliaires .Vitallium.Usage clinique du .Vitamines en dermatologie.Les .694 283 542 161 1540 819 157 538 1220 290 1218 686 818 814 162 436 440 545 540 544 163 1218 813 816 1542 1216 157 812 1216 692 690 688 1539 439 440 1080 437 895 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS A ABADIE, |.Co .1021 AMYOT, Roma, 44, 71, \u201c140, 242, 273, 274, 355, 442, 519, 621, 790, 836, 873, 885, 1034, 1052, 1066, 1165, 1206, 1217, 1218, 1396.ARCAND, Arthur .2 2 2 20 928 ARCHAMBAULT, Paul- René « .157, 435, 944, 1216, 1538.B BADEAUX, François .241 1 20 1364 BARBEAU, Antonio .1146.1301 BEAUDET, Jean-Paul .137 BEAUDRY, Maurice .11, 440, 1544 BEGIN, B.-G.Coe.370 BELISLE, Louis-Philippe - .163, 819 BERNIER, Alphonse .1042, 1173 BERTRAND, Albert 40, 648, 1384 BISSON, Christophe - 881 BLAIN, Emile .127, 528 BOMBARDIER, J.-P.1038 BONNIER, Maurice 1049 BOUCHER, Roméo 1291 BRAHY, Jules .1534 CABANA, Ernest .655 CANTERO, Antonio, 435, 436, 908, 1079, 1080, 1081 CAMPEAU, Jean .510 CHOQUETTE, C.141 2 2 20 1195 CLERMONT, Moise .493 COTE, G.-Léo .24222202 I.129 COUSINEAU, Azarie .508 CUDDIHY, Basil .359 D D'ARGENCOURT, Guy .660 DAVID, Paul, 881 DECARIE, Roland .783 de CASTILLO, Manuel- Jesus .1488 DEMERS, F.-X.944, 945 de SAUSSURE, Raymond 1027 DESJARDINS, Edouard 400, 519, 572, 768, 792, 1369 DORE, Réal .269, 401, 813, 1539 DORION, J.-Ed.675, 1520 DROUIN, Guy - .283 DUFAULT, Paul .1135 DUFRESNE, Origène .21120 105 DUFRESNE, Roger-R.1184, 1325 DUGAL, J.-P.538 F FAVREAU, J.-C.« « «oo 1377 FISHER, John .787 FORGET, Ulysse .146 FORTIER, de la Broquerie .686 FRENETTE, Olivier .135 FRENETTE Ulric .365 G GAGNON, Arthur .906 GARIEPY, Roger .1538 GAUMOND, Emile .Co .694, 695 GAUTHIER, C.-A.275, 489, 520, 525 GELINAS, Henri .1220 , 673 CENDREAU, J.-E.1.21.666, 1168 GERIN-LAJOIE, Léon .1020, 1141, 1347 GINGRAS, Gustave-E.37 GREGOIRE, Fernand .1515 GROLEAU, Lionel .252 GROULX, Adélard .47, 794 H HEBERT, Auguste .1182 HOUOT, A.774 J JACKSON, Chevalier-L.1129 JARRY, J.-A.955 JOBIN, J.-B.353 JOBIN, Pierre 194, 283, 542 JUTRAS, Albert 877, 1392 K KOZLOWSKI, F.Bratek .631 L LABRECQUE, Francois 1198 LAFLEUR, L.666, 1168 LAMBERT, Adrien .1031 LAPORTE, ).-N.LL 10220 910 LATRAVERSE, V.122, 288, 890, 1083, 1178, 1220, 1541, 1542.LAUZER, Rosaire .813, 1036, 1081, 1173 LeBEAU, Jacques .22 120 243 LEBLOND, Sylvio - .538 LEBLOND, Wilfrid .4, 434, 435 LECOURS, |.-Antonio 263 LEGAULT, Jean-Paul .392 LeSAGE, Albert, 234, 753, 913, 1032, 1060, 1187, 1204, 1277, 1335, 1407, 1423, 1483, 1485.LeSAGE, Jean .1315 LETENDRE, Samuel .378 LETONDAL, Paul .1304 LEVENSON, Stanley M.1498 LONGTIN, Léon 1065 LORGE, Lt.Heinz J.1135 M MAINVILLE, Lodoïs .655 MANTHA, Léopold 271 MARANDA, Emilien .779, 817 MARIN, Albéric 769, 1031, 1285 MARION, Donatien 108, 239, 1351 MARTEL, Antonio .286 1482 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 MATHE, Charles-Pierre .1488 McCORMICK, W.J.2.4.638 MERCIER, Oscar.- .1358 MIGNAULT, Georges .- .- « .« .356 MILLET, J.-A.1044 MONETTE, Gustave, C.R.530 MORIN, J.-Edouard .491 MORISSETTE, Léopold .662, 1046 N NADEAU, Gabriel .52, 404, 917 NADEAU, Honoré .538, 540 P PANACCIO, Victor .439 PANET-RAYMOND, Jean .37 PANNETON, Philippe -.42, 259, 804, 1162 PAQUETTE, J.-Philippe .812, 1079, 1216 PETTIGREW, Antoine 287, 437, 688, 787, 814, 1508 PILON, Alcide .161, 287 PILON, Louis - .395 1511 POLIQUIN, Paul-A.18 POULIOT, Ant.816 R RIOPELLE, Joseph-Luc .903 ROLLAND, Gérard .+.+ + .397 ROULEAU, J.-A.1486 ROY, L-P.542 690, 691] S SALCADO, Pierre-F.1176 SAMSON, Antonio .SAMSON, Maurice .SAUCIER, Jean .SAVY, Paul, SIMARD, L.-C.SIMON, Edouard .SIROIS, Sarto .SMITH, Henri, 72, 73, 162, 163, 288, 289, 290, 440, 544, 545, 671, 30 cee ee 787 ce eee.1308, 1519 154, 278, 681, 805, 940, 1071 1390 .70, 1539 142 \u20ac93, 694, 817, 818, 819, 898, 946, 1083, 1084, 1219, 1542, 1543.SMITH, Pierre, 70, 71, 157, 158, 266, 513, 541, 687 TAGNON, Henri-J.TAYLOR, F.-H.-L.TETU, Félix .TOURANGEAU, J.-F TRUDEL, H.VALOIS, Antoine-B.VASQUEZ, Julio .VEZINA, Charles .VEZINA, Norbert, 1 T 1498 .1498 Cee 285, 436, 540, 686, 838 Ce eee 2 20 1 1054, 1056 .1189 ., 159, 885, 1165 Ce ee 233, 1275 10, 161, 162, 193, 437, 438, 543, 648, 692, 816, 894, 1081, 1082, 1218, 1330, 1540 VIDAL, J.-A.WAUTERS, Arthur .572, 1287 Soubaits 1945 Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.\u2014 (JOUBERT).Un souhait comporte tant d\u2019imprévus, qu\u2019on hésite à en formuler un qui puisse se réaliser complètement.Sans doute, la soif du bonheur, les surprises déconcertantes de la réalité et les incertitudes du lendemain constituent la longue théorie des émotions quotidiennes que la vie distribue sans trève, tandis que l'imagination ne cède à aucune entrave.Elle les ignore ou les contourne, elle abuse de notre crédulité, elle éteint la voix du remords et enfouit le spectre du désespoir.Entre ces deux états d\u2019ame, ou donc est la vérité dans ce problème insondable de l\u2019avenir?Il est dans la sécurité, c\u2019est-à-dire la confiance et la tranquillité de l\u2019esprit.Voilà le souhait que j\u2019adresse, pour 1945, à tous les membres de notre groupe: collaborateurs de Québec et de Montréal.Ayons le sens de la responsabilité dans l\u2019accomplissement de la tâche quotidienne.Protégeons, d\u2019abord, notre famille contre les méfaits de l\u2019imprévoyance; servons loyalement ceux qui assurent notre subsistance; pratiquons la solidarité entre amis ou compagnons de travail; observons les règles de la dignité pour imposer à autrui le respect de notre personne en nous souvenant que l'exemple vaut mieux que la parole.Pratiquons la bienveillance, malgré tout, car le sourire et l\u2019empressement envers les autres servent autant les intérêts partieu- liers que les intérêts généraux.N\u2019oublions pas qu\u2019une réputation est longue et difficile à acquérir.Cela exige beaucoup de calme, de vision, de persévérance et d\u2019abnégation.Songeons, aussi, à son instabilité à travers les périls 1484 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 et les embûches semés sur la route.Un mot, un geste, une attitude, un silence même peuvent la ternir et nous faire perdre le fruit de tant d\u2019efforts méritoires.Sachons subir, sans dépit, les épreuves qui nous atteignent; elles nous éclairent, souvent, sur la certitude de nos convictions ou les erreurs de notre jugement.C\u2019est l\u2019école du savoir et du savoir-faire.Les deux maîtres sont inséparables; leur enseignement fait loi et l\u2019esprit doit l\u2019observer malgré les subtilités du raisonnement.« Les succes les plus beaux et les plus glorieux Ne sont pas sans chagrin pour les victorieux.» ; (BoursAauULT).Ainsi, comme je le disais il y a un instant, pourrons-nous croire que nous avons atteint le bonheur puisque nous aurons obtenu, par nous-même, grâce à une discipline stricte et dure à pratiquer, cette tranquillité d\u2019esprit qui nous fait apercevoir le véritable sens en toutes choses: la mesure, c\u2019est-à-dire le discernement: cette clef de voûte d\u2019une vie sans heurts et sans regrets, sinon sans espoir.\u20acIl est bon de parler et meilleur de se taire, Mais tcus deux sont mauvais alors qu\u2019ils sont outrés.» (LA FONTAINE).Voici donc un souhait qu\u2019on doit essayer de réaliser si on peut se soumettre à toutes ses exigences.La seule et véritable union en est le prix.C\u2019est beaucoup; c\u2019est peu si on cherche un refuge dans le travail: «il éloigne de nous trois grands maux: l\u2019ennui, le vice et le besoin.» (Voltaire).Albert LeSAGE, Rédacteur en chef.= er a.\u20142êetE \u2014\u2014- IN MEMORIAM C.-N.VALIN (1859-1944) Mon excellent ami et collègue, le docteur C.-N.Valin, est décédé il ya quelques semaines après une courte maladie et une longue jeunesse ! Nous tenons à signaler ce départ, car il rappelle des souvenirs anciens que la génération actuelle ignore et que les anciens amis ne doivent pas oublier.Valin a pratiqué la médecine durant plus de cinquante ans.Il exerça sa profession, au début, à Belœil et à Saint-Hilaire.Possédant un physique agréable doublé d\u2019un bel esprit, il réussit, en peu de temps, à capter la confiance de tous.Il s\u2019exprimait avec clarté et conviction.Sa parole, nettement articulée et servie par un vocabulaire aussi varié qu\u2019original, se doublait d\u2019un geste qui en accentuait l'expression.D\u2019une tenue irréprochable, il a toujours pratiqué l'hygiène du vêtement, cet attrait irrésistible dont le public est si friand.Bref, il possédait dans son milieu un prestige enviable qu\u2019il devait bientôt transporter sur un autre terrain.Médecin, le docteur Valin était aussi un artiste.Il connaissait la musique et l\u2019aimait à ce point qu\u2019il réussit à grouper autour de lui des artistes bénévoles à qui il inocula son enthousiasme, si bien qu\u2019il organisa et dirigea quelques opérettes dont le succès fut grand, même à Montréal.Il y participait lui-même, car il possédait une belle voix de baryton.C\u2019est vers cette époque qu\u2019il résolut de venir pratiquer à Montréal.C\u2019était vers 1893 ou 95, sauf erreur, après un voyage en Europe où il poursuivit des études en dermatologie.Il devint bientôt le chef du dispensaire à l\u2019hôpital Notre-Dame, où ses cliniques étaient suivies par ses élèves et les médecins avec ponctualité et un vif intérêt, tant à cause de l\u2019érudition du « paucier » que de l\u2019éloquence du verbe.Valin était non seulement un enseigneur, mais un orateur insurpassable.C\u2019est dans la chaire d\u2019Hygiène, où il succéda à Sévérin Lachapelle, qu'il fit valoir son talent à son plus haut degré.Valin n\u2019était pas un chef de laboratoire.Sans doute, il en appréciait hautement la valeur et la nécessité, mais il en consignait plutôt les résultats dans ses leçons, très suivies.Les élèves l\u2019aimaient, mais ils le craignaient à cause de sa sévérité aux examens; elle était proverbiale et transmise de génération en génération.Si bien, qu\u2019un jour, en face des échecs de plus en plus nombreux, le doyen attira son attention sur ce fait, en ajoutant que si un jeune médecin est obligé de connaître les lois générales qui constituent la base de l'hygiène avant de devenir un hygiéniste consommé ou spécialisé comme le professeur, il est impossible d\u2019exiger de lui davantage à cause de l\u2019étendue du programme.Il sera surtout un médecin mais non un spécialiste.Il le deviendra plus tard si les circonstances le permettent.Il s\u2019amenda.Il ne fut jamais titulaire de cette chaire.Qu\u2019importe.Son enseignement, splendide, valait mieux qu\u2019un titre doublé d\u2019un enseignement médiocrel.Professeur agrégé, il atteignit la limite d\u2019âge et se retira.On le regretta.en de vaines paroles, et l'oubli le recouvrit de son épais suaire.Il survécut à cette redoutable retraite.car il y a toujours des « morts qui parlent»! .Il se consacra, alors, avec plus d\u2019ardeur à sa pratique, et il continua son enseignement sur une autre tribune: celle de la Société Saint-Jean-Baptiste au Monument National.J'ai suivi, chaque année, ses leçons publiées dans les journaux.Malgré l\u2019âge et la reclusion forcée, il avait conservé son enthousiasme, et son esprit avait à peine fléchi.Son enseignement était nourri de faits et d'idées, et son débit avait conservé sa fraîcheur et son élan. 1486 Valin a été un professeur érudit, un médecin instruit, un ami agréable et spirituel, aimant la vie et tout ce qui en fait l'attrait, Un artiste épris de musique, de peinture et d'art \u2014 il possédait une belle collection de tableaux \u2014 un dilettante dont l\u2019esprit, voltairien à ses heures, savait entrevoir un bonheur que la terre ne possède guère; enfin, un philosophe sans disciples s\u2019ingéniant à peupler ses longs silences des souvenirs orgueilleux de sa jeunesse, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 des vains soucis des mensonges conventionnels et des folies de son imagination, qui anime\u2019 tout ce qui meurt.« Ce qui nous plait le mieux dans toute la nature, Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on voit, c\u2019est ce qu\u2019on se figure.» Sur cette tombe, l\u2019Union Médicale dépose un sentiment de gratitude et d'espoir en reconnaissance de sa précieuse collaboration d\u2019autrefois.Albert LeSAGE.ANSELME LEGER (1888-1944) La mort l\u2019a foudroyé, un dimanche d\u2019aott, dans ce décor des Laurentides qu\u2019il aimait tant.Le coup atterra les siens.Et le lendemain, quand les amis apprirent la nouvelle, ils eurent beaucoup de mal à se convaincre qu\u2019il n\u2019était déjà plus.On l'avait coudoyé quelques heures plus tôt, encore.Rien dans sa bonne apparence ne laissait prévoir un dénouement si brusque.Et pourtant, la Providence en avait déjà décidé autrement.Anselme Léger, né à Shédiac en 1888, avait fait ses classiques au collège de Memramcook.En 1915, il entrait à l\u2019hôpital Notre-Dame, dans le service du docteur Alphonse Mercier.Celui-ci devint rapidement, pour le jeune médecin, un protecteur dévoué en même temps qu\u2019un ami précieux.Puis le professeur Albert LeSage continua le rôle de Mécène auprès du brillant assistant.Et, un jour, Anselme Léger accepta la chaire de pathologie interne.De cette vie si bien remplie, on peut mettre en relief quelques aspects particuliers qui font mieux apprécier l\u2019homme et résument en quelque sorte son existence.On a l\u2019impression que le disparu, fauché en pleine force de l\u2019âge, n'avait pas encore eu le temps de donner toute sa mesure.Né citoyen au pays du Grand Dérangement, Léger demeura toujours Acadien.Il aima profondément sa patrie, petite et grande.Il conserva toujours, dans son cœur et dans son esprit, le souvenir de la persécution.Il sut suppléer à cette amertume héréditaire par une opiniâtreté au travail qui lui valut bien des succès.Timide, par nature, il dut probablement se combattre toute sa vie, pour percer comme il l\u2019a fait; et ce qu\u2019on pouvait prendre parfois pour du calcul était peut-être tout simplement chez lui un excès de timidité.Il fut sincèrement patriote; et, si quelqu'un a pu discuter de la vigueur de ses convictions nationales, personne ne peut lui reprocher d\u2019avoir courtisé les puissants.Dans sa sphère, il a bien servi son pays.Fidèle à ses origines, oppositionniste par caractère, il n\u2019a jamais cessé complètement d\u2019être un critique adroit.Au demeurant, excellent Canadien français dans l\u2019âme, s\u2019il s\u2019est montré plus combatif que dominateur; c\u2019est qu\u2019il était de ceux que les circonstances ne destinent pas au pouvoir.Il fut toujours un père de famille modèle.Il voua aux siens un culte comme on en voit peu.Son plus grand bonheur consista à vivre avec les siens et pour eux.Il vécut en voulant donner à ses enfants ce qu\u2019il considérait comme le meilleur et il y réussit bien.Ses fils, mes confrères, en sont un témoignage.La vie de famille bien comprise ne déprécie pas son homme.C\u2019est souvent une source de succès; et Léger n\u2019a jamais eu à se repentir de son dévouement envers ceux qu\u2019il chérissait pardessus tout.\u2014\u2014 IN MFMORIAM Il est un peu tôt pour juger Anselme Léger comme médecin.S\u2019il faut en croire sa vaste clientèle, il suscitait beaucoup d\u2019attachement et d\u2019admiration chez ses malades.Il avait le don d\u2019inspirer le respect et ne ménageait pas sa sollicitude.S\u2019il exigeait de ses patients une confiance absolue, c\u2019est que, instinctivement, il se sentait de taille à la mériter.Son sens de la responsabilité était aigu, sa façon de procéder calme et méthodique, sa réussite sérieuse.De son passage au Conseil universitaire de la Faculté, nous savons encore peu de choses.Il y a vécu une époque difficile et troublée.L\u2019avenir nous dira si les circonstances l\u2019ont trahi, ou si elles se sont trompées elles-mêmes, mais son apport, tel quel, a dû être précieux à la Faculté, et il se peut qu\u2019à l'avenir son absence soit plus cruellement sentie.A l'hôpital Notre-Dame, où il a passé toute sa vie de clinicien, il a, sans aucun doute, accompli une œuvre.À mesure qu'on gravit les sommets, on s\u2019expose davantage aux regards scrutateurs des yeux.Il n\u2019est pas surprenant qu'ayant monté bien haut, il ait été discuté, mais si certains font des restrictions sur tel ou tel point de sa contribution hospitalière, tous s'accordent à louer ses qualités de travail et d'organisation.1487 Dans l'institution qu\u2019il a contribué à faire grandir, il n\u2019avait qu\u2019un amour: celui de son service de médecine.Il s\u2019y est dépensé avec acharnement et ponctualité; pour mieux le servir, il a refusé des honneurs qui lui revenaient et je crois bien que l'orgueil de sa carrière médicale a été son service de médecine.Comme citoyen, comme père de famille et comme médecin, il a bien mérité.S'il a poussé le souci du mérite jusqu\u2019à rester une énigme pour quelques-uns, il a su acquérir, de la plupart, une estime enviable; quand on peut rendre un pareil tribut à un contemporain, c\u2019est la meilleure preuve de sa valeur.Il a rendu service à la communauté et réalisé, pour lui-même, un programme de vie qu\u2019il proposait naguère aux autres: « Ascende » (H.N.D.) Son confrère et ami depuis 35 ans, appelé à.lui succéder dans son domaine favori, est heureux de lui rendre témoignage aujourd\u2019hui.Il réitère à la famille du disparu ses plus vives condoléances.Au nom des assistants du regretté défunt, il dépose sur la tombe du professeur Léger une gerbe de fleurs bien vivaces: celles de la reconnaissance.J.-A.ROULEAU. LA CHIRURGIE RADICALE ET CONSERVATRICE DU REIN.634 CAS OPÉRÉS À L\u2019HÔPITAL SOUTHERN PACIFIC Par Charles-Pierre MATHE, Chef du Service d\u2019Urologie San Francisco Depuis 1930, notre but au service d\u2019urologie de l'hôpital Southern Pacific, celui de reconnaître précocement les affections chirurgicales du rein, s\u2019est réalisé de façon inespérée.En relevant nos statistiques nous constatons la justesse de l'observation déjà faite que le diagnostic des maladies du rein est le plus précis de la pratique médicale.Des innovations telles que la cystoscopie et l\u2019urographie contemporaines, ainsi que les multiples épreuves et examens spéciaux qu\u2019on et pratique régulièrement, nous mettent à même - de poser notre diagnostic avec une exactitude remarquable.Les renseignements que nous en tirons rapportent non seulement sur l\u2019anomalie et la pathologie du rein mais également sur celles de l\u2019uretère, qui ne se révélaient autrefois que lors de la mise à jour de l\u2019organe.Quand il nous est permis de voir ces malades dès le début de leurs souffrances, nous réussissons quelquefois à rendre inutile l'intervention chirurgicale qui serait tôt ou tard devenue inévitable.Sous ces mêmes conditions, nous arrivons plus souvent à garantir la guérison consécutive à une opération conservatrice.Malgré ce progrès énorme en matière diagnostique, le devoir qui s'impose à tout chirurgien de décider le meilleur traitement \u2014 radical ou conservateur \u2014 n\u2019a pas changé.Une connaissance minutieuse des conditions devant lesquelles on se trouve, un jugement fondé sur une longue expérience et une habileté bien développée sont les seuls moyens dont nous disposons à l\u2019heure actuelle.La néphrectomie dans certains cas représente la seule méthode pour assurer la guérison définitive.Encore y a-t-il plusieures techniques opératoires qu'on peut employer pour effectuer l'extirpation totale d\u2019un rein; reste à appliquer celle qui sera la plus efficace devant la ou les lésions auxquelles on a affaire.Manuel-Jesus de CASTILLO, Ancien Interne des hôpitaux (Californie).Dans d'autres cas, par contre, l\u2019ablation du rein sacrifie inutilement un organe qui renferme encore une certaine quantité de tissu de valeur fonctionnelle.Il faut se rendre compte du fait que la chirurgie rénale conservatrice exerce une action à la fois offensive et défensive.L\u2019application opportune du conservatisme opératoire empêche aussi bien la destruction du rein qu\u2019elle ne conserve son tissu sain.Dans les affections où il semble justifié de permettre à la partie saine de demeurer, le malade restera pourvu de réserves rénales qui l\u2019entretiendront au cas de crise urologique ultérieure.Du reste, si la chirurgie conservatrice ne tient pas à l'épreuve ou si une lésion venant siéger à l\u2019un ou à l\u2019autre rein rend obligatoire l\u2019extirpation totale de l\u2019organe réséqué, il est toujours temps de pratiquer une néphrectomie secondaire.Nous essayons de réaliser la restauration aussi complète que possible de la physiologie rénale normale, dont les mérites n\u2019ont pas toujours joui de l\u2019estime qui leur revient justement.Il n\u2019est pas niable qu\u2019une telle entreprise dépasse souvent les moyens du chirurgien même le plus doué.De l'avis de plusieurs auteurs, l\u2019hypertrophie compensatrice du rein unique vient contre-balancer la perte de l\u2019autre.Ce phénomène ne se produit pas après la néphrectomie partielle, la partie restante (qui d\u2019ailleurs ne subit ni atrophie ni hypertrophie) conservant bien son activité physiologique.De nombreux malades délivrés de leurs souffrances, et ainsi de l'incapacité de travailler, confirment avec une unanimité impressionnante les bienfaits des interventions conservatrices.Nous allons revoir les lésions en présence desquelles notre conduite a été radicale ou conservatrice.L'analyse qui suit doit son inspiration au désir que nous avons d\u2019améliorer notre diagnostic chirurgical, de perfectionner notre technique opéra- MATHÉ ET CASTILLO: LA CHIRURGIE DU REIN toire et de diminuer un taux de mortalité déjà au-dessous de la moyenne.Depuis le ler janvier 1930 jusqu\u2019au 15 juillet 1943, nous avons pratiqué à l\u2019hôpital Southern Pacific 643 interventions chirurgicales sur le rein: 112 radicales et 531 conservatrices.MORTALITÉ.La mortalité portant sur toutes les opérations atteint 2.2 pour cent.Sur 112 néphrectomies il y eut 8 morts, un taux de 7.1 pour cent.Les causes de mort étaient: métastase de cancer rénal (2); occlusion de la coronaire (2); pneumonie (1); collapsus circulatoire (1); choc (1); iléus paralytique (1).Trois des 18 néphrectomisés pour cancer sont décédés, donc 16 pour cent.C\u2019est un fait accepté que l'ablation du rein cancéreux entraîne la mortalité la plus élevée de la chirurgie rénale.Rapportant sur nos excellentes statistiques, nous attachons une signification importante au fait de nous être rigoureusement tenus à l\u2019abord du rein extra-péritonéal lombaire ou abdominal.Le genre de néphrectomie que l'on pratique exerce une grande influence sur la mortalité qui en découle, et nous attribuons une large mesure de nos succès au choix de la technique comme aux soins pré et postopératoires.Il y eut 7 décès après néphrectomie classique à pince.Une mort sur 6 malades néphrectomisés par morcellement eut lieu chez un homme de 67 ans porteur d\u2019une pyo-hydronéphrose avec ectopie rénale.Pas de mortalité après l\u2019opération sous-capsulaire pratiquée chez 4 malades, ainsi qu'après l\u2019extirpation en deux temps chez 12 patients gravement malades et encore suivant la méthode sans pince chez 12 autres sujets.La mortalité portant sur les opérations conservatrices du rein est naturellement moins élevée.Elle était relativement basse dans notre série de cas: 6 morts sur 531 malades, un taux de 1.1 pour cent.Les causes de mort étaient: œdème pulmonaire et occlusion intestinale (1); septicémie (3); pneumonie (1): 1489 occlusion de la coronaire (1).Le hombre de morts à la suite de néphrolithotomie est le plus élevé.Le taux courant de 15 pour cent tombe entre nos mains à 8 pour cent.On conçoit qu'un drainage insuffisant soit responsable de la septicémie survenue après né- phrolithotomie chez un seul malade, faute d\u2019avoir introduit un drain à néphrostomie ou à pyélostomie.Actuellement nous pratiquons un lavage de la plaie à la solution saline suivi d\u2019un saupoudrage avec 4 grammes de sulfanilamide cristallisée.Nous constatons une infection de la plaie très minime et rarement une septicémie.Une mort a suivi la pyélolithotomie pratiquée dans 33 cas (3.5 pour cent).Le taux courant est de 7 pour cent.Nous accusons une mortalité nulle à la suite de 11 résections partielles du rein pratiquées pour pyonéphrose calculeuse localisée, kyste polaire, hydrocalicose avec ou sans calculs, etc.Un seul de ces reins fut sacrifié plus tard par suite de la formation ultérieure de multiples abcès corticaux.La combinaison néphrolyse-urétérolyse-néphropexie- énervation rénale s\u2019est montrée bénigne, ainsi qu\u2019on le voit d\u2019après une mortalité nulle sur 92 cas opérés.Chez un sujet qui laissait soupçonner une tumeur surrénale, une lombotomie exploratrice n\u2019a pas révélé de pareille lésion, mais a montré l'existence d\u2019une ptose; nous avons donc pratiqué une néphropexie et une énervation.Une occlusion de la coronaire qui s\u2019est déclarée trois jours après a amené la mort.Ce décès ne peut guère être classé parmi ceux faisant suite à la néphropexie, car l\u2019opération n\u2019a pas été exécutée de propos délibéré.Nous constatons avec grande satisfaction qu\u2019aucun cas de mort n\u2019était dû à l\u2019anurie consécutive, cauchemar de la chirurgie rénale d\u2019autrefois.Cet accident, qui apparaissait si souvent dans les premiers temps de la chirurgie du rein, est maintenant tenu à l\u2019écart par l\u2019ingestion forcée d'eau pendant les 24 heures qui précèdent l'intervention et l\u2019injection intraveineuse de solution de glucose la veille. 1490 DISCUSSION SUR LA NÉPHRECTOMIE Néphrectomie classique.Nous avons pratiqué cette opération dans la majeure partie des cas où la chirurgie radicale s\u2019imposait (78 sur 112 cas), habituellement par voie rétro-péritonéale lombaire.Même dans les cas d\u2019ectopie rénale nous avons employé l\u2019abord extra-péritonéal à cause de la mortalité moins élevé et des suites moins sérieuses qu\u2019elle entraîne.L\u2019incision lombaire d\u2019AI- barran ou la hockey-stick de Mayo nous ont généralement donné un jour suffisant.Sur 12 malades porteurs de grandes tumeurs ou de lésions destructives siégeant au rein adhé- rent haut placé, il fallait enlever la douzième côte, et sur un autre la onzième également.Notre technique est de placer deux pinces sur le pédicule vasculaire.Si la dissection et la ligature des vaisseaux sont praticables, on les enserre une ou deux fois chacun suivant leur calibre; sinon, on place trois ligatures, enserrant en masse les vaisseaux du pédicule vasculaire.Devant le cancer rénal il faut clamper aussi tôt que possible afin d'éviter la dissémination de cellules cancéreuses par voie sanguine.Lorsqu'il s'agit de néphrectomie pour néoplasme comme pour certains cas de tuberculose rénale, l\u2019'ablation totale de la capsule adipeuse s'impose.Le fait d\u2019'avoir rigoureusement appliqué ces soins de précaution, ainsi que d'avoir employé une technique opératoire atraumatique, a minimisé l\u2019événement de métastases et nous a donné le plus grand pourcentage de guérisons définitives (66 pour cent).Nous n\u2019hésitons pas à laisser à demeure pinces et clamps hémostatiques sur un pédicule court et friable où la ligature serait impossible ou tout au moins hasardeuse.Les pinces à demeure sont surtout indiquées dans les cas où le choc nécessite une terminaison rapide de l\u2019opération, et elles sont retirées de 48 à 72 heures plus tard.Nous ne connaissons pas d\u2019hémorragie consécutive.Sept de nos né- phrectomisés par la méthode classique sont morts.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Néphro-urétérectomie.Nous avons enlevé la totalité de l\u2019uretère avec le rein malade dans ll cas qui présentaient respectivement: cancer du bassinet, cancer primitif de l\u2019uretère, urétérite kystique, tuberculose rénale et hydronéphrose associée avec mégalo-uretère et urétérite calculeuse.Depuis quelques années nous appliquons cette méthode sur une plus grande proportion de cas, en particulier sur ceux qui donnent lieu de penser à l'éventualité d\u2019une atrophie fibreuse oblitérante, phénomène survenant d'ordinaire chez les uretères abandonnés après néphrectomie pour tuberculose.On pratique l\u2019incision rétro-périto- néale lombaire comme d\u2019usage, suivie d\u2019une dissection aussi parfaite que possible de l\u2019uretère vers la profondeur.On attire alors le rein au dehors de la plaie, où il reste suspendu par l'uretère intact.La découverte de la partie inférieure de l\u2019uretère se fait au moyen d\u2019une seconde incision rétro-périto- néale pratiquée au bas-ventre, à travers laquelle on parvient facilement à disséquer jusqu\u2019à la vessie.Dans les cas de néoplasme du bassinet, ainsi que dans le cancer primitif de l\u2019uretère, on procède de deux façons: l\u2019une, électro-cautérisation préopératoire de la muqueuse de l\u2019orifice urétéral, l\u2019autre, extirpation en bloc de l\u2019orifice avec la partie inférieure de l\u2019uretère.On enlève alors rein, uretère et segment de vessie en une seule masse.Dans les cas de tuberculose rénale, quand l'étude histologique de la pièce démontre un processus actif dans l\u2019uretère, l\u2019extirpation de sa continuité se fait lors d'une seconde intervention comme il vient d'être décrit.La néphro-urétérectomie pratiquée de cette façon est aseptique en tout, elle est bien tolérée et ne comporte ni suites fâcheuses ni échecs.Nous ne comptons pas de mortalité suivant ce procédé.Néphrectomie sous-capsulaire.Cette méthode est seule a pouvoir étre pratiquée avec assurance en face d\u2019un rein ma- MATHE gr CASTILLO: LA CHIRURGIE DU REIN lade qui présente des adhérences massives rendant impossible la séparation de la capsule propre de l'atmosphére graisseuse indurée.En passant entre la capsule propre et le parenchyme rénal on parvient a conserver l\u2019intégrité de la plèvre, du péritoine, du duodénum, du côlon et de la veine cave.La dé- Fic.1 Urétéro-pyélogramme d\u2019un homme âgé de 58 ans, qui souffrait de choc, de syncope, de douleurs du côté droit.de l\u2019abdomen et de calciurie.Un pyélogramme rétrograde était insuffisant à cause du petit volume de skiodan qui a pu dépasser et monter au-dessus du caleul obstruant siégeant dans l\u2019uretère supérieur.cortication n\u2019offre d\u2019habitude pas d\u2019inconvénient par manque d\u2019adhérences à ce niveau.A cause du pédicule excessivement court, le rein se laisse difficilement attirer au dehors de la plaie; ainsi doit-on souvent placer le clamp guidé par le toucher seul.L'intégrité du pédicule est assurée en sectionnant en deçà du clamp et en laissant un bouchon de tissu rénal qu'on ligaturera et coupera ensuite comme a l'ordinaire.Avant de fermer, on retire de la plaie des fragments de rein qui s\u2019y trouvent, ainsi que la partie non adhérente de la capsule.Cette opération est particulièrement indiquée pour le malade affai- 1491 bli chez lequel on est obligé d'achever aussi vite que possible l\u2019intervention entreprise.Les bons résultats obtenus dans nos 4 cas débiles témoignent de la bénignité de ce procédé.Néphrectomie par morcellement.Quelques reins malades montrent une telle friabilité qu\u2019il est impossible d'en enlever la totalité en une seule pièce, même par la méthode sous-capsulaire.C\u2019est surtout dans les cas de tuberculose et de calcul, ou d'infection rénale avancée présentant des adhérences solides, que le morcellement trouve ses indications.Les détails opératoires changent selon la lésion anatomique, mais consistent en général à placer sur le pédicule des pinces guidées par le toucher, de disséquer le rein et de l\u2019extirper par fragments.Dans les cas de rein calculeux, on fait bien d'extraire les calculs avant de procéder a la dissection.On prend bien soin de sectionner le pédicule au moins un centimetre en deçà de la pince, en laissant un bouchon'de tissu rénal de la façon déjà expliquée.Au cours de l'opération, l\u2019hémorragie n\u2019est guère à redouter par suite de l\u2019avascularité du tissu malade et de la rapidité avec laquelle on peut avancer et placer les clamps.Devant l\u2019impossibilité de ligaturer, nous avons laissé à demeure des pinces dans nos 6 cas.Un seul décès a suivi.Cette opération manque de tout principe chirurgical et ne doit être exécutée qu'au cas d\u2019urgence, car elle entraîne maintes complications et souvent la mort.Néphrectomie en deux temps.Une période de drainage préalable a l'extirpation du rein malade est conseillée pour les sujets chez lesquels la néphrectomie en un temps serait nettement dangereuse.Le drainage par cathétérisme urétéral doit être appliqué dans tous les cas où il est exécutable.Lorsqu\u2019il est rendu impraticable par obstruction urétérale, on aura recours au drainage chirurgical.Nous avons pratiqué la néphrectomie en deux temps chez 12 sujets grave- 1492 ment malades, atteints d\u2019hydronéphrose compliquée d'infection, de calcul ou de rupture, de pyonéphrose calculeuse ou non calculeuse, de tuberculose ou d\u2019abces périnéphrétique secondaire.Le drainage, pratiqué en général sous anesthésie locale, était bien toléré.Apres 10 à 14 jours, lorsqu\u2019une amélioration suffisante l\u2019a permis, nous avons exécuté la néphrectomie.Une transfusion de plasma pratiquée au cours de l\u2019opération a minimisé le choc, et tous nos malades ont supporté sans Fic.2 Roéntgénogramme pratiqué après le premier temps (drainage) d\u2019une néphrectomie en deux temps.Observer la sonde de Pezzer en place, le caleul obstruant dans l\u2019uretère supérieur et l\u2019épingle anglaise attachée au drain-cigarette qui draine les tissus périnéphréti- ques infectés.incident la néphrectomie secondaire.L'exécution précoce d\u2019une néphrostomie nous a permis de sauver plusieurs reins autrement destinés au sacrifice par ablation.Nous sommes persuadés que le choix de ce procédé a exercé une excellente influence sur notre statistique, en particulier sur le nombre relativement peu élevé de décès à la suite de néphrectomie secondaire.Décidément elle nous offre un moyen de sauver la vie dans des cas désespérés.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Néphrectomie sans pince.Cette méthode est la toute dernière modification, et nous l'avons pratiquée dans 12 cas.La néphrectomie sans pince se montre idéale pour l\u2019extirpation du rein anormal qui présente congénitalement une distribution vasculaire irrégulière, aussi bien que pour certains reins normalement disposés chez lesquels on peut ligaturer les vaisseaux séparément ou en masse.Elle a été pratiquée avec succès dans la tuberculose, l\u2019'hydronéphrose, la lithiase, la pyonéphrose et l\u2019ectopie rénale accompagnée d\u2019un processus destructif.Nous nous sommes gardés de l\u2019employer dans le cancer rénal.La dissection minutieuse qu\u2019il faut pratiquer durant l'isolement du pédicule minimise le risque de traumatiser les organes avoisinants.L\u2019absence uniforme de choc au cours de la ligature et de l\u2019extirpation du rein, contraire à l\u2019ablation typique, est remarquable.Nous sommes convaincus que, chez nos malades, l\u2019application de cette technique a amené des suites plus favorables que la méthode à pince.La mortalité a été nulle.Depuis 6 ans nous la pratiquons dans environ 33 pour cent de nos cas de néphrectomie, toujours quand elle est praticable, sauf dans le néoplasme.DISCUSSION SUR LES OPÉRATIONS CONSERVATRICES Chirurgie de l\u2019'hydronéphrose.Un des phénomènes rénaux les plus destructifs, les plus douloureux et les plus débilitants, qui pourtant se prête à la réparation chirurgicale, se trouve dans l\u2019hydronéphrose.Dans plusieurs de nos cas, l\u2019hydronéphrose était d\u2019origine congénitale, mais dans la plupart elle était acquise.Parmi les lésions ob- struantes productrices d\u2019une poche nous comptons: calculs urétéraux, valvules ou rétrécissements à l\u2019abouchement urétéro-pyé- lique, lésions extrinsèques comprimant la bouche pelvienne ou la coudure urétérale consécutive à la ptose rénale.Dans cette revue nous ne discuterons pas le grand nombre de cas qui ont éprouvé du soulagement après diverses manœuvres cystoscopiques, soit par on wan lll stig A= 4 ale la ol a Indes gon te duré MATHÉ Er CASTILLO: LA CHIRURGIE DU REIN dilatation urétérale, soit par extraction de calculs, etc.La chirurgie conservatrice de l\u2019hydronéphrose pratiquée chez nos 14 malades consistait dans la suppression de la lésion obstruante, la section de l\u2019éperon pyélo: urétéral et la réparation plastique du bassinet distendu comme de l\u2019abouchement urétéro- pyélique vicieux.Dans ces cas marqués de a F Fic.3 Pyélogramme pratiqué par injection d\u2019une solution opaque à travers une sonde à néphrostomie à demeure.Les pyélogrammes rétrograde et intraveineux tentés préalablement étaient insuffisants dû au caleul situé dans l\u2019uretère supérieur qui obstruait la voie jusqu\u2019au bassinet.L\u2019insuffisance fonctionnelle secondaire à la pyoné- phrose a empêché l\u2019excrétion du skiodan injecté dans la veine.phénomènes douloureux, nous avons pratiqué l\u2019énervation supplémentaire du rein; dans ceux qui s'accompagnaient de ptose rénale, la néphropexie.L'application régulière de la néphrostomie ou pyélostomie, et l'introduction d\u2019une sonde urétérale laissée à demeure dans le but d'éviter des coudures consécutives, ont réussi à empêcher la destruction progressive du rein.La mortalité suivant ces procédés était nulle.Néphrolithotomie et pyélolithotomie.Dans le traitement du rein calculeux, nous avons passé en revue plusieurs considérations 1493 avant de décider l\u2019opération de choix suivant le cas donné.L'état de l\u2019autre rein, la pathologie rénale concomitante, le siège, le volume et la configuration de la pierre y prenaient part.Chez certains sujets la néphrectomie s\u2019imposait.Devant ces cas où le conservatisme semblait justifié, nous avons toujours pratiqué la pyélolithotomie quand elle était réalisable (33 cas).Cette intervention amène rarement l\u2019hémorragie, ne sacrifie aucun tissu rénal et porte moins de suites fà- cheuses que la néphrolithotomie.Pourtant, la néphrolithotomie (34 cas) a moins de chances pour passer sur des calculs incrustés siégeant dans la papille rénale.La pyélotomie et Ja néphrotomie combinées (incision de Marion recommandée par l\u2019auteur) a donné les résultats les plus satisfaisants lorsqu'il s'agissait de l\u2019extraction de certains calculs ramifiés.Nous avons pratiqué régulièrement le drainage du rein calculeux, soit par néphrostomie soit par pyélostomie, afin de diminuer la tension intra- rénale provenant de l\u2019œdème postopératoire.Au cours de l\u2019intervention nous avons remédié autant que possible aux lésions qui favorisent la formation de calculs: fixation du rein mobile, énervation du rein douloureux, suppression de l\u2019obstruction par abouchement urétéro-pyélique et résection de l\u2019hydrocalice cloisonné qui draine mal.Nous comptons 4 morts sur 34 malades traités par néphrolitho- tomie et une sur 33 traités par pyélolitho- tomie.Néphrectomie partielle.La néphrectomie partielle trouve ses indications dans les lésions bénignes limitées à l\u2019un ou l\u2019autre pôle d\u2019un rein de disposition anatomique normale, ou dans la malformation congénitale.Le mérite spécial de cette opération est qu\u2019elle permet l'application d\u2019un traitement conservateur dirigé sur des lésions circonscrites d\u2019un rein unique ainsi que sur des anomalies rénales où il y a une circulation indépendante.Nous avons pratiqué l\u2019hémi-néphrectomie pour supprimer la partie hydronéphrotique d\u2019un bassinet dou- 1494 ble aussi bien que celle d\u2019un rein en fer à cheval.Quant aux lésions polaires telles que le kyste (3 cas), l'infarctus, l\u2019abcès, le furoncle, la pyonéphrose circonscrite (1 cas), etc., nous possédons le moyen de sauver le rein, car ces affections-là se prêtent admirablement à la résection.La ligature immédiate des vaisseaux a évité l\u2019'hémorragie primaire ou secondaire.Fic.4 Rein suspendu par deux sutures sous la capsule de la face postérieure du rein, ainsi qu\u2019une suture sur la face antérieure.Les deux sutures supérieures sont liées au-dessus de la douzième côte.La suture posté- rieure-inférieure est liée au-dessous de la onzième côte pour éviter la torsion postopératoire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, décembre 1944 Nous avons réussi a supprimer avec une perte minime de substance rénale les susdites lésions en exécutant une taille cunéiforme prenant largement sur du tissu sain.On adosse les valves de la section rénale en plaçant des points de suture en U au catgut de chrome enfilé sur une aiguille atraumatique vaselinée.Pour terminer, on coapte et suture les lambeaux pardessus des morceaux de graisse.Nous avons pratiqué à quatre reprises, chaque fois qu\u2019un calcul siégeant au calice inférieur coïncidait avec une pyélonéphrite ulcérative, la résection du pôle inférieur.Ce choix du traitement a évité la récidive par suppression du calice chroniquement infecté qui drainait mal.Nous avons exécuté une seule fois la néphrectomie partielle d\u2019un rein dans le but délibéré d'obtenir un échantillon histologique.Tous nos malades, à une exception près, se MATHÉ er CASTILLO: LA CHIRURGIE DU REIN sont bien rétablis et mènent actuellement une vie normale.Celle-là dut être néphrectomisée par suite de la formation ultérieure d\u2019un abcès rénal.Nous n\u2019accusons aucune fatalité.Les examens pratiqués depuis n\u2019ont jamais relevé de récidive.Il est impossible de ne pas reconnaître les bienfaits de cette intervention conservatrice qui, au lieu d\u2019extirper la totalité d\u2019un organe dont une partie seule est malade, conserve la portion valable pour continuer son rôle physiologique.Le choix réfléchi des malades, ainsi que l'emploi d'une technique opératoire très soignée, sont essentiels.La récompense vient toucher un nombre croissant de chirurgiens qui voient l\u2019amélioration et la prolongation de la vie de leurs malades.Néphrostomie.Dans certains cas de reins gravement malades, la néphrostomie est une intervention qui sauve la vie.Dans trois cas où le traitement par cathétérisme urétéral s\u2019est montré insuffisant devant l\u2019anurie calculeuse par suite d\u2019une obstruction totale d\u2019un rein unique, nous avons pratiqué en dernier ressort le drainage par néphrostomie ou pyélostomie.Six fois la néphrostomie a servi de premier stade à une néphrectomie en deux temps indiquée dans l\u2019obstruction, et six fois également dans la pyonéphrose.Dans un cas exceptionnel, ce premier temps (néphrostomie) a amené la guérison et a converti le traitement proposé de radical en conservateur.Parmi les onze cas qui restent, nous signalons celui de W.H., qui est entré à l\u2019hôpital dans un état de choc profond, de cachexie et de toxémie.L'examen pratiqué d\u2019emblée a montré la rupture spontanée d\u2019un rein avec épanchement d\u2019urine, infection calculeuse et distension hydroné- phrotique avancée de l'organe.La néphrectomie était inévitable.L\u2019état grave du malade nous obligeait à instituer le traitement en pratiquant une intervention préalable (drainage du rein et des tissus périrénaux) sous anesthésie locale, afin de le mettre à l\u2019abri des phénomènes du choc opératoire.Après cette opération la température est redevenue rapidement normale, et le malade a regagné en peu 1495 de temps ses forces.Une néphrectomie sous- capsulaire exécutée quinze jours plus tard était couronnée de succès.Ailleurs, nous avons pratiqué la néphrostomie antérieure à la dérivation du cours des urines par anastomose uré- téro-cutanée ou urétéro-intestinale, et plus rarement à intention diagnostique.La mortalité suivant ce procédé était nulle.Drainage d\u2019abcès périnéphrétique.Dans le traitement de nos 18 cas d\u2019abcès pé- rinéphrétique nous avons pratiqué un drainage suffisant par introduction d\u2019un drain à cigarette ou de quelques mèches de gaze vaselinée, que nous avons alors retirées insensiblement chaque jour.Il faut compter de 10 à 20 jours avant d\u2019en enlever la totalité, permettant ainsi à la cicatrisation de se faire du fond vers la surface.Nous nous élevons contre l'habitude courante de retirer le drain entier en 24 à 48 heures, ce qui permet à la partie superficielle de la plaie de se cicatriser pendant que l\u2019abcès originel se reforme avec des proportions souvent plus considérables.Dans ces cas d'infection destructive rénale compliquée d\u2019abcès périnéphrétique où la néphrectomie est obligatoire, nous préconisons une intervention en deux temps telle qu\u2019elle est décrite sous ce titre.Un seul décès a suivi l\u2019emploi de ce procédé entre nos mains.Un cas qui fait bien voir les avantages du drainage d\u2019abcès périnéphrétiques secondaires pratiqué avant la néphrectomie est celui de S.M., âgé de 59 ans, qui est entré à l'hôpital dans un état de débilité extrême.L'examen immédiat a relevé une pyonéphrose tuberculeuse calculeuse et un abcès secondaire infiltrant les tissus périrénaux.Il y avait en plus un abcès énorme qui avait perforé le diaphragme et pénétré jusque dans la cavité de la plèvre, remontant jusqu\u2019au niveau de la deuxième côte.Dai:s un premier temps opératoire nous avons drainé l\u2019abcès péri- néphrétique inférieur.Dix jours après, l'état du malade s\u2019était tellement amélioré qu'on pouvait pratiquer sans danger la néphrectomie, même en réséquant la douzième côte.Quinze jours plus tard, troisième 1nterven- 1496 tion, dirigée sur un abcès volumineux qui s'était ouvert dans la cavité du thorax.Daus le but d'obtenir un drainage suffisant, nous avons réséqué la onzième côte.Comme moyen de précaution contre l\u2019infection nous avons lavé largement à la solution saline isotonique la grande poche.Ensuite, nous avons tamponné celle-ci avec cinq mètres de gaze vase- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 leurs rénales et qui souffrent de phénomènes gastro-intestinaux et nerveux déterminés par la ptose et la torsion du rein.Nous la pratiquons régulièrement devant le rein descendu qui est exposé au cours d\u2019une opération conservatrice à autre intention.La méthode de l\u2019auteur a été appliquée dans la plupart de nos cas, secondairement à Fic.5 Pyélographie préopératoire pratiquée chez un malade âgé de 31 ans atteint d\u2019une ptcse de deuxième degré.On remarquera la position basse qu\u2019occupe le rein.linée que nous avons retirée peu à peu par la suite.Après plusieurs semaines de convalescence, la cicatrisation de la plaie s\u2019est achevée et le malade a quitté l\u2019hôpital guéri.Néphropexie.C\u2019est avec grande satisfaction que nous constatons que la néphropexie a enfin gagné la place qu\u2019elle mérite parmi les interventions conservatrices pratiquées sur le rein.Le rein mobile est particulièrement voué à l\u2019infection chronique et à la formation de calculs par suite de la stase qui s\u2019y produit.Ainsi, le rétablissement du drainage doit se faire dans le plus bref délai.L'opération est nettement indiquée chez les malades qui accusent des dou- Fic.6 Pyélographie pratiquée après suspension chirurgicale (technique Mathé) qui montre que le rein a été relevé à sa situation normale.la néphrolyse et à l\u2019urétérolyse.Les cou- dures urétérales ont été libérées des liens adhésifs et des vaisseaux aberrants.Le pé- dicule rénal a été soigneusement isolé dans le but de fournir un jour suffisant à l\u2019opération délicate de l\u2019énervation.Nous avons observé les détails techniques les plus minutieux afin d'assurer la fixation définitive du rein à sa place normale.Dans les cas de torsion du rein sur son axe nous avons pratiqué la détorsion.Dans un de ces cas, le pédicule était tordu à un point tel qu\u2019il étranglait la circulation rénale, mettant ainsi en danger l\u2019intégrité de l\u2019organe.La détorsion et la néphro- pexie pratiquées dans ce cas ont réussi à re- MATHÉ er.CASTILLO: LA CHIRURGIE DU REIN mettre le rein dans sa situation anatomique normale et ont délivré le malade des crises sévères de Dietl dont il souffrait.Nous n'avons pas manqué d'explorer le rein et la partie supérieure de l\u2019uretère, afin de nous assurer de l\u2019absence de lésions à ce niveau.Les excellents résultats que nous constatons chez chacun de nos 92 opérés de néphropexie nous incitent à augmenter l'appui que nous ne cessons de porter à cette intervention rénale bienfaisante.Enervation rénale.Papin, en 1909, a le premier observé expérimentalement l\u2019innocuité de la section des filets nerveux sympathiques du rein; celle-ci n\u2019influence en aucune façon la fonction ni le drainage de l'organe.Dès 1921, il a pratiqué avec succès l\u2019énervation du rein chez l\u2019homme dans un cas de petite hydronéphrose douloureuse.En 1930, l'auteur (C-P.M.) a eu l\u2019honneur de voir cette malade.Elle était complètement guérie.Cette intervention n\u2019a pas tardé à être adoptée avec enthousiasme par les chirurgiens de l'avant-garde du monde entier.Actuellement on l\u2019applique d\u2019une façon assez générale pour la suppression des douleurs du rein provenant de l\u2019hydronéphrose, de la ptose avec torsion du pédicule, de la néphral- gie, de la sympathicotonie, de la motilité hyperdynamique douloureuse du bassinet, etc.L'un de nous (C-P.M.) l\u2019a pratiquée à l\u2019origine en 1925, et pour la première fois à l\u2019hôpital Southern Pacific en 1932 chez une jeune néphralgique.Quoiqu\u2019elle demande une habileté technique exceptionnelle et un maniement atraumatique scrupuleux des vaisseaux rénaux, la mortalité nulle que nous constatons sur 94 malades ainsi opérés met en évidence l\u2019innocuité absolue de cette intervention.Décortication rénale.Cette intervention a été tentée à l\u2019origine dans l'espoir d'améliorer la circulation collatérale du rein.Elle a été pratiquée dans la néphrite aiguë avec urémie et anurie, ainsi que dans la maladie de Bright chronique où d'autres méthodes ont échoué.Les observa- 1497 tions ont montré la nature transitoire de son effet décompressif sur le rein, et depuis nous l\u2019avons pour ainsi dire abandonnée (3 cas sur 531 interventions conservatrices, tous vivants).Résumé Nous venons de présenter une revue de 643 interventions pratiquées sur le rein à l\u2019hôpital Southern Pacific entre le ler janvier 1930 et le 15 juillet 1943, parmi elles 112 néphrectomies et 531 opérations conservatrices.La mortalité portant sur toutes les opérations atteignait 2.2 pour cent: pour la néphrectomie, 7.1 pour cent; pour les interventions conservatrices 1.1 pour cent.Nous croyons pouvoir affirmer que la mortalité peu élevée et les excellents résultats que nous constatons après la néphrectomie sont dus à un choix judicieux de malades et à l\u2019exécution parfaite du genre de néphrectomie appliqué suivant les indications particulières, c'est-à-dire: néphrectomie classique, néphro- urétérectomie, extirpation sous-capsulaire, ablation par morcellement, I'opération pratiquée en deux temps et néphrectomie sans pince.L'emploi de l\u2019abord extra-péritonéal, d'une technique opératoire méticuleuse et de soins vigilants pré et postopératoires sont des adjuvants qu\u2019il ne faut pas négliger.Nos efforts visant à la conservation du tissu rénal sont prouvés par le fait que nous avons pratiqué six fois plus d'interventions conservatrices que radicales.La mortalité insigni- flante et les suites heureuses des diverses opérations témoignent d\u2019une façon impressionnante de la valeur des techniques suivantes: correction plastique de l\u2019hydronéphrose, né- phrolithotomie ou pyélolithotomie; résection partielle du rein; énervation rénale; néphro- pexie; détorsion; pyélostomie, néphrostomie et urétérostomie; et néphrectomie en deux temps.Nous ne saurions trop appuyer sur l\u2019importance de l'examen périodique qui a comme but la prophylaxie et la thérapeutique précoce de toute affection rénale ultérieure.Southern Pacific General Hospital.450 Sutter Street. L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT ! Par Henri J.TAGNON, M.D., Stanley M.LEVENSON, M.D., et F.-H.-L.TAYLOR, Ph.D.2 Mis en présence d\u2019un traumatisé grave, le clinicien sait qu\u2019il doit résoudre un double problème: il y a le problème du traitement du traumatisme considéré en lui-même, comme une lésion limitée des tissus; mais il y a surtout le problème plus pressant et plus immédiatement important de la prévention et du traitement de l\u2019état de choc.Alors que le traitement de la région traumatisée elle- même, blessure ou brûlure, est un problème limité, qui ne met pas immédiatement en danger la vie du malade, le clinicien ne peut s'empêcher d\u2019éprouver quelque angoisse à la pensée du drame physiologique qu\u2019évoque le mot choc avec ses effrayantes implications quant à la survie du malade.Il sait que l\u2019état de choc, s\u2019il n\u2019a pas déjà apparu au moment où il voit le malade, peut néanmoins apparaître d\u2019un instant à l\u2019autre.Il sait qu'avant même d\u2019avoir examiné à fond la région du corps qui a subi le traumatisme, avant d\u2019évaluer complètement l\u2019importance de la lésion, il doit, de toute nécessité, mettre en œuvre, sans attendre, les moyens thérapeutiques dont 1l dispose, pour prévenir le choc, si celui-ci n\u2019a pas encore fait son apparition, ou pour le combattre, s\u2019il s\u2019est déjà montré.Il se souvient aussi que durant les 48 ou 72 premières heures qui suivent le traumatisme, le traumatisé se trouve en danger permanent de mort imminente par choc, et que seuls une surveillance et des soins continus peuvent assurer au blessé sa meilleure chance de survie.Les premières heures qui 1.Conférence prononcée par Henri J.Tagnon, à la Société Médicale de Montréal, le 17 octobre 1944.2.(Thorndike Memorial Laboratory, 2e et 4e Services de médecine (Harvard), Boston City Hospital.et le Département de Médecine, Harvard Medical School, Boston, U.S.A.) suivent le traumatisme constituent la période de choc.Les jours qui suivent constituent la période où d'autres complications mettront la vie du blessé en danger.Mais il est clair que, pour que cette seconde période soit atteinte par le blessé, le choc doit avoir été traité avec succès.Le médecin qui n\u2019est pas familiarisé avec le traitement de l\u2019état de choc, ou bien qui ne dispose pas des moyens matériels de le combattre, très vraisemblablement n'aura jamais l\u2019occasion de traiter les complications tardives du traumatisme chez ses blessés graves, car ils succomberont tous en dedans des deux premiers jours.Le traitement de l\u2019état de choc est donc la condition première de toute médecine traumatique.L\u2019état de choc est un syndrome clinique, qui est observé dans les cas de traumatisme de types les plus divers.Son apparition est d\u2019autant plus probable que le traumatisme est plus sévère.Pour fixer les idées, voici quelques chiffres qui montrent le nombre de cas de choc observés uniquement chez les.brûlés, dans un grand hôpital de Boston.Sur 148 brûlés admis à l'hôpital en un an, 29 étaient en état de choc au moment de l\u2019admission.Sur ces 148 brûlés, 42 avaient une brûlure couvrant plus de 25% de la surface du corps.Les 29 cas de choc étaient tous des.malades faisant partie du petit groupe ayant plus de 25% de surface brûlée.Cette proportion montre clairement le rapport entre l\u2019étendue de la surface brûlée et le choc.Il ne faut pas perdre de vue que dans cet hôpital le traitement prophylactique du choc est mis en œuvre pour chaque brûlé grave qui est admis.Il en résulte que le nombre cité ici est en dessous de la vérité, puisque, sans trai- at TAGNON, LEVENSON er TAYLOR: L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT tement prophylactique, un plus grand nombre de malades auraient été choqués.Ces chiffres montrent clairement que, méme en temps de paix, le probléme du choc est un important probleme médical.Mais, cependant, sauf en ce qui concerne les médecins et chirurgiens des hôpitaux, il arrive souvent en temps de paix qu\u2019un médecin passe plusieurs années sans rencontrer un cas de choc.Le problème du choc est proprement un problème médical du temps de guerre, car la médecine du temps de guerre est de façon prépondérante une médecine traumatique.Aussi bien, en temps de paix, la littérature médicale ne contient que peu d'études sur le choc.Mais dès que la situation internationale se trouble et dès que les nations se mettent à apprêter leurs armes, comme on le vit entre les années 1936 et 1939, les études expérimentales et cliniques sur le choc et son traitement font leur apparition, illustrant une fois de plus le parallélisme de ces deux activités proprement humaines, l\u2019activité destructrice et l\u2019activité réparatrice.Nous avons appris beaucoup sur la nature et le traitement du choc durant la guerre 1914-18.En 1939, nous sommes pratiquement repartis de l\u2019état du problème tel qu\u2019il avait été laissé à la fin de la première guerre mondiale.Nous avons beaucoup appris de nouveau durant la période 1939-1944.Nous avons appris davantage, il faut le dire, sur le traitement du choc que sur sa nature et le mécanisme de son apparition.En médecine, comme en d\u2019autres domaines de la science et de la technique, il arrive souvent que nous pouvons plus que nous ne savons.Nous pouvons beaucoup, à l'heure actuelle, en ce qui concerne le traitement du choc; mais en ce qui concerne de nombreux problèmes de la pathologie du choc, nous sommes encore très ignorants et il n\u2019y a pas de doute que notre action thérapeutique sera renforcée par l\u2019élargissement de nos connaissances théoriques.Il est impossible, à l\u2019heure actuelle, de 1499 donner une définition complètement satisfaisante de l'état de choc.Lattitude la plus sûre est de le considérer comme un syndrome clinique, facile à reconnaître, qui fait son apparition une heure ou plus longtemps après le moment où le traumatisme a eu lieu.Ceci le distingue immédiatement de l\u2019état appelé choc primaire, qui est en grande partie d\u2019origine émotive et nerveuse, peut apparaître après le traumatisme le plus minime et ne présente en général pas de danger.Le choc secondaire, celui dont nous nous occupons ici, est caractérisé par des symptômes remarquables: pâleur extrême, anxiété, sensation de fatigue et de faiblesse, soif intense, sudation froide, pouls rapide et faible, respiration superficielle, pression artérielle basse, et une diminution frappante de la circulation veineuse superficielle.Ce tableau clinique chez un traumatisé ne trompe pas et impose le diagnostic.C\u2019est le tableau typique de l\u2019état de choc confirmé.Si maintenant nous essayons de comprendre, en physiologistes, le mécanisme de la production du choc, nous verrons tout de suite, en étudiant la masse des faits expérimentaux et des observations cliniques accumulées sur le sujet, que certains points sont acquis définitivement, tandis que d'autres, sujets à révision, sont encore du domaine de l'hypothèse et de l'interprétation.Parmi les premiers, il est établi que le choc traumatique est toujours accompagné d\u2019une diminution du volume du sang circulant.La conséquence de cette diminution de volume du sang est la diminution du débit cardiaque par la diminution du retour veineux du sang au cœur, et l\u2019effondrement de la circulation périphérique.L'organisme s'efforce de compenser la diminution de volume du sang par une vaso-constriction généralisée.Au cours du choc traumatique on voit donc réalisée l\u2019association paradoxale d\u2019une chute profonde de la pression artérielle avec une vaso-cons- triction généralisée et intense.Ceci différencie 1500 immédiatement le choc traumatique d\u2019autres formes de choc, telles que le choc anaphylactique par exemple, où la chute de la pression artérielle s'accompagne de vaso-dilatation généralisée sans modification du volume du sang circulant.Dans le choc traumatique, le facteur qui déclenche le mécanisme de l\u2019effondrement circulatoire est la diminution du volume du sang.Dans le choc anaphylactique, le facteur déclenchant est la vaso-dilata- tion périphérique avec un volume sanguin normal.Il en résulte qu\u2019on ne pourra guère attendre de bons résultats de l\u2019emploi au cours du choc traumatique de drogues vaso-constric- trices puisqu\u2019une vaso-constriction marquée existe déjà avant l'emploi de toute drogue; tandis qu\u2019au cours du choc anaphylactique, l'emploi de l\u2019adrénaline ou d\u2019autres agents vaso-constricteurs périphériques est très efficace.L'intérêt des expérimentateurs s\u2019est concentré sur l'étude du mécanisme par lequel le volume du sang circulant est réduit au cours du choc traumatique.Lorsque le choc est causé par l\u2019hémorragie, le mécanisme est clair, le sang extravasé suffit comme explication.Mais lorsqu\u2019il s\u2019agit du choc traumatique, du choc par brûlure ou par écrasement, la situation n\u2019est pas aussi claire.Deux théories se sont affrontées pour l\u2019expliquer.L\u2019une invoque une intoxication générale à partir des produits toxiques venant de la région traumatisée et produisant une augmentation générale de la perméabilité du système capillaire sanguin.La transsudation de plasma à travers la paroi capillaire, affectant la totalité de l\u2019organisme, expliquerait la diminution du volume sanguin.Il faut dire immédiatement qu\u2019on n\u2019a jamais pu démontrer expérimentalement, au cours du choc traumatique, une augmentation générale de la perméabilité du système capillaire, et des expériences récentes, soigneusement contrôlées, ont au contraire établi qu\u2019il n'existait pas d\u2019augmentation de la perméabilité capillaire dans aucune phase du choc.La question paraît donc jugée à l\u2019heure ac- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 tuelle, d'autant plus qu\u2019il existe une série de preuves impressionnantes en faveur de la théorie qui explique la diminution de volume du sang circulant par une augmentation locale, dans la région traumatisée elle-même, et ses environs immédiats, de la perméabilité capillaire et de la transsudation plasmatique.Les preuves de ce fait sont directes: on a pu montrer expérimentalement qu\u2019après traumatisme d\u2019un membre, chez le chien par exemple, la diminution du volume du sang circulant correspondait de façon satisfaisante à l'augmentation de poids du membre traumatisé comparé au membre symétrique non traumatisé: de même, dans les expériences sur les brûlures, la quantité de lymphe recueillie par ponction du tronc lymphatique à la racine du membre brûlé est très supérieure à la quantité obtenue du membre symétrique non brûlé.On se trouve donc conduit à considérer le choc traumatique comme un syndrome cli- | nique caractérisé par un effondrement de la circulation périphérique causé par une diminution considérable du volume du sang circulant que ne parvient pas à neutraliser une vaso-constriction généralisée: la diminution du volume sanguin s'explique soit par la perte de sang, soit, au cours du choc traumatique, par une augmentation de la transsudation plasmatique dans la région traumatisée.La restauration du volume sanguin, dans de nombreux cas, supprime l\u2019état de choc.Cependant, on observe assez souvent des cas qui, en dépit de ce qui apparaît comme un traitement suffisant, ne sortent pas de l\u2019état de choc et meurent en état de choc.Le problème de la pathologie de ces cas de choc irréversible est complexe.La solution paraît être d\u2019ordre biochimique plutôt que physiologique.L'état de choc a d'autant plus de chances d\u2019être irréversible qu\u2019il dure plus longtemps: il est probable que les tissus périphériques ne peuvent résister longtemps à l\u2019anoxémie causée par l\u2019effondrement de la circulation périphérique.L'étude actuelle de i TAGNON, LEVENSON ET TAYLOR: L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT l\u2019état de choc s'oriente de plus en plus vers les modifications du métabolisme cellulaire engendrées par l\u2019anoxémie des tissus.C\u2019est de ces études, à peine ébauchées actuellement, mais qui se révèlent pleines de promesses, que viendra probablement la solution à certains problèmes encore mystérieux: un exemple de ces altérations métaboliques au cours du choc est l'élévation du taux des acides aminés et du glucose sanguin au cours du choc causé par hémorragie et du choc par brûlures chez l\u2019homme; le sucre sanguin chez l\u2019homme peut s'élever jusqu\u2019à trois et quatre fois sa valeur normale chez le brûlé grave.On a observé aussi des élévations remarquables de l'acide pyruvique et de l'acide lactique au cours de ces états; il y a là un champ de recherches rempli de possibilités du plus haut intérêt aux points de vue théorique et pratique et qui commence à peine d\u2019être exploité.Il faut maintenant nous arrêter un instant pour considérer une contribution très importante faite à l\u2019étude de la pathogénie du choc récemment, par un groupe de chercheurs à New-York.Pour comprendre l\u2019importance de leur travail, il faut se souvenir que le travail expérimental sur le choc a été fait principalement sur l\u2019animal, et en utilisant des méthodes artificielles de production de choc qui ne produisent pas nécessairement un syndrome complètement identique à celui du choc traumatique chez l\u2019homme.Un groupe de chercheurs, à l\u2019hôpital Bellevue, à New- York, s\u2019est donc attaqué à l'étude de la circulation au cours du choc chez l\u2019homme.Ils ont mis au point une technique rigoureuse de mesure du débit cardiaque: mesure de la pression sanguine dans l'oreillette droite du cœur, mesure de la pression artérielle.Ces diverses mesures sont rendues possibles par leur technique d'introduction, jusque dans l'oreillette droite du cœur, d\u2019un cathéter de caoutchouc, qui est enfoncé dans une veine du bras, et dont le trajet ultérieur est suivi sous écran fluoroscopique.La pression artérielle est mesurée directement au moyen d\u2019un ma- 1501 nomètre de Hamilton, relié à une aiguille enfoncée dans l'artère fémorale.Le fonctionnement des reins et la circulation rénale peuvent être mesurés avec précision par la méthode des «clearances».Une premiére mesure de toutes ces valeurs est obtenue des I'admission du malade traumatisé, et ensuite, à intervalles d\u2019une ou plusieurs heures, de sorte que les effets du traitement et l\u2019évolution du choc peuvent être suivis par des variations de valeurs mesurables.Les résultats obtenus par cette équipe de chercheurs sont importants en ce qu\u2019ils constituent la première définition expérimentale du désordre cardio- vasculaire qui cause le choc chez l\u2019homme.Ils ont trouvé qu'au cours du choc traumatique par destruction tissulaire sans hémorragie externe, la diminution de volume du sang circulant pouvait atteindre deux litres, ou environ 50% de la masse totale du sang.Le retour veineux du sang au cœur est fortement déprimé et en conséquence le débit cardiaque baisse beaucoup.Il y avait de l\u2019hémoconcen- tration dans certains cas de choc par écrasement de membre et non dans d\u2019autres, ce qui montre qu'au cours de ce genre de choc sans hémorragie externe, la diminution du volume sanguin est due non seulement à une perte de plasma, mais peut être due, en plus, à une véritable hémorragie cachée, se produisant dans l'épaisseur des tissus sous-jacents.Au cours du choc par brûlure, leurs constatations ont été identiques, avec l\u2019importante différence que la réduction.du volume sanguin ici est toujours accompagnée d\u2019hémoconcen- tration, ce qui indique qu\u2019elle est due à une perte de plasma seulement.En ce qui concerne l\u2019état du système cardiovasculaire, leurs résultats sont également du plus haut intérêt.Ils ont confirmé chez l'homme l\u2019existence d\u2019une vaso-constriction marquée au cours du choc, comme elle est observée chez l\u2019animal.Chez l'homme, la vaso-constriction intéresse la peau, d'où la pâleur et le refroidissement des extrémités.Mais en plus, ils ont démontré qu\u2019elle intéresse certains organes profonds et, 1502 entre autres, le rein dont la circulation sanguine peut être mesurée.Normalement, chez l\u2019homme, par minute, un litre de sang passe par les reins, soit à peu près 1, du volume sanguin total.Au cours du choc, alors que le cours du sang envisagé dans sa totalité diminue par exemple de moitié, la quantité de sang passant par les reins peut tomber jusqu'au vingtième de sa valeur normale, ce qui indique évidemment l\u2019existence d\u2019une vaso-constriction sélective s\u2019exerçant sur certains viscères; cette vaso-constric- tion sélective est utile en ce qu\u2019elle permet d'épargner le sang pour d\u2019autres organes qui ne peuvent s'en passer même pendant quelques minutes, le cerveau par exemple.Mais elle peut entraîner des dommages irréparables pour les organes où elle se produit et il se peut qu'une partie des désordres de la fonction rénale observés dans certains types de choc soit due aux altérations rénales produites par la vaso-constriction.Jusqu'à présent, ces chercheurs ont étudié 92 cas de choc dus aux traumatismes les plus divers en mesurant chez chacun, par les mé- thôdes directes que j'ai décrites, le débit cardiaque, le volume sanguin, la différence de tensions d'oxygène entre le sang veineux prélevé au cœur et le sang artériel, et le fonctionnement rénal.Ils sont parvenus ainsi à établir de façon raisonnablement certaine, et pour la première fois, que les résultats expérimentaux obtenus chez l'animal pouvaient, avec quelques adaptations, être appliqués à l'homme.Le grand bénéfice que la médecine a retiré de ces études est qu\u2019elles ont supprimé l\u2019arrière-pensée toujours présente jusqu'alors, et qui nous faisait nous demander dans quelle mesure nous pouvions être certains d\u2019être dans le vrai quand nous appliquions à l\u2019homme les résultats de travaux expérimentaux faits sur l\u2019animal.Quelques mots à propos du traitement de l\u2019état de choc: il est bien connu et sa technique est actuellement bien au point, mais cela donnera l\u2019occasion de\u2019 passer rapidement en revue quelques acquisitions récentes dans L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 le domaine des succédanés du sang.Comme vous le savez, l\u2019objet principal du traitement du choc est de rétablir le volume normal sanguin et de l\u2019y maintenir.C\u2019est un traitement d'urgence et il ne faut pas attendre d'observer la chute de la pression artérielle pour l'appliquer.En effet, quand le volume du sang circulant diminue, la première ligne de défense de l\u2019organisme est une vaso-constric- tion généralisée affectant, de diverses façons, les organes profonds, et la peau, mais dont le résultat final est la conservation d\u2019une pression artérielle normale avec un volume sanguin déjà fortement réduit.La pression artérielle ne commence à tomber que lorsque la vaso-constriction ne parvient plus à compenser la réduction de volume.En d\u2019autres termes, la chute de la pression artérielle indique un état de choc déjà avancé.Il faut donc traiter prophylactiquement tout traumatisé chez lequel, à cause de l\u2019étendue du traumatisme, de l'importance de la perte de sang, ou bien, en cas de brûlure, de l\u2019étendue de la surface brûlée, on peut s'attendre au développement de l\u2019état de choc.Il faut traiter avec plus de rapidité et d'énergie les blessés chez qui, cliniquement, on fait le diagnostic de vaso-cons- triction généralisée qui se manifeste par la pâleur et le refroidissement des extrémités.Enfin, il faut traiter au maximum les traumatisés qui montrent déjà une chute de leur pression artérielle.Le rétablissement du volume du sang ne peut pas se faire par l'infusion intraveineuse de solution salines, parce que ces solutions quittent la circulation sanguine en très peu de temps, ce qui est dû à la petitesse des molécules qui les composent.Il faut administrer au traumatisé un liquide qui soit qualitativement et quantitativement aussi semblable que possible à celui qu\u2019il a perdu.En cas de perte de sang, si on ne dispose pas de sang complet, il vaut mieux donner du plasma ou du sérum que des solutions salines.Le plasma et le sérum sont efficaces en ce qui concerne la restauration du volume sanguin, parce que les molécules protéiques qu\u2019ils contiennent TAGNON, LEVENSON ET TAYLOR: L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT sont trop grandes pour traverser la paroi capillaire normale.Elles restent donc dans la circulation et y retiennent l\u2019eau en vertu de leur pression osmotique.Si le choc est causé par la perte de sang, les travaux expérimentaux ont montré qu\u2019il faut non seulement restaurer le volume sanguin, mais encore remplacer les globules rouges perdus.Ce fait est intéressant au point de vue pratique, en médecine de guerre notamment.Au début de cette guerre, l\u2019opinion générale, qui n\u2019était pasappuyée sur l\u2019expérience, était que dans le choc par hémorragie, la grande restauration du nombre de globules rouges n\u2019était que secondaire.Par conséquent, le plasma ou le sérum, plus faciles à transporter et à conserver que le sang complet, furent employés à cette époque sur une plus grande échelle que le sang complet.Actuellement, on sait qu\u2019il faut donner du sang complet aux blessés avec hémorragie et on assiste à un renversement de la situation existant au début de la guerre.Le plasma ou le sérum ont leurs indications impératives dans les états de choc dus aux blessures produites par écrasement, par brûlures et comme succédanés du sang dans les cas où le sang est indiqué mais ne peut être obtenu.Il n\u2019existe pas de différence reconnue, au point de vue thérapeutique, entre l'emploi du plasma ou du sérum.Le plasma diffère du sérum en ce qu\u2019il contient le fibrinogène qui ne se trouve pas dans le sérum.La présence ou l\u2019absence du fibrinogène ne paraît pas avoir d'importance au point de vue thérapeutique.D\u2019autre part, le sérum a certaines propriétés pharmacologiques, encore imparfaitement élucidées a I\u2019heure actuelle, que le plasma ne possède pas, mais ces propriétés, intéressantes au point de vue physiologique, ne paraissent pas exercer une influence quelconque sur ses indications thérapeutiques.Il faut cependant mentionner le fait que le sérum, liquide obtenu du sang après sa coagulation spontanée, contient la thrombine qui est le facteur de la coagulation du sang.Le 1503 plasma ne contient pas de thrombine.La thrombine est toxique parce qu\u2019elle produit la coagulation intravasculaire, heureusement elle disparaît du sérum après quelques heures.Il convient donc de ne jamais employer le sérum frais en injections intraveineuses.D'autre part, le plasma contient du citrate de soude qui lui a été ajouté pour empêcher la coagulation, alors que le sérum n\u2019en contient pas.Le citrate de soude en grande quantité et lorsqu\u2019il est injecté rapidement est toxique.En pratique, la quantité de citrate de soude présente dans le plasma, surtout si l\u2019on considère que le plasma est injecté avec lenteur, n\u2019est jamais toxique, comme l'ont montré de nombreuses expériences chez l\u2019animal et chez l\u2019homme.Il ne paraît donc pas y avoir à faire de distinction, au point de vue indication thérapeutique, entre le sérum et le plasma.Au point de vue de la facilité de préparation, ces deux produits sont à peu près équivalents et 1l n\u2019existe véritablement, à l\u2019heure actuelle, aucune raison de préférer l\u2019un à l\u2019autre.Le plasma comparé au sang complet offre l'immense avantage de se conserver pendant plusieurs mois sans perdre ses propriétés thérapeutiques.Le sang complet conservé à température basse subit une hémolyse progressive qui le rend impropre à l'usage après quelques jours.D'autre part, la survie des globules rouges du sang transfusé dans l\u2019organisme du receveur est d\u2019autant plus courte que le sang a été conservé plus longtemps avant d\u2019être administré; l\u2019adjonction au sang citraté de certaines substances permet de prolonger la période de conservation et la durée de survie des globules rouges.Un des meilleurs mélanges à cet égard est un mélange de glucose et de citrate.Même dans ces conditions, on ne peut pas prolonger la durée d'utilisation du sang au delà d\u2019un mois et ce fait rend impossible la constitution d\u2019importants stocks de sang en temps de guerre par exemple.L\u2019instabilité du sang complet est la raison principale pour laquelle on a eu ten- 1504 dance à employer le plasma ou le sérum de préférence au sang partout où c'était possible.Une autre raison est que la transfusion de sang ne peut être pratiquée sans la détermination préalable des groupes sanguins, qui est inutile lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une transfusion de plasma ou de sérum.Au double point de vue de la conservation et de la facilité d\u2019administration, le plasma offre donc d'incontestables avantages sur le sang complet.Le plasma citraté, de méme que le sérum, peut être conservé sous trois formes: à l'état liquide, à l\u2019état congelé ou à l\u2019état sec.Le plasma citraté liquide est le plus facile et le moins coûteux à préparer; ses désavantages sont qu\u2019il constitue un excellent milieu de culture et qu\u2019une contamination même légère y produira certainement une prolifération microbienne considérable.De plus, certains constituants labiles disparaissent progressivement du plasma liquide: par exemple, la prothrombine, le fibrinogène et l\u2019alexine ont complètement disparu après quelques mois de conservation.Ce fait ne le rend pas impropre à l'emploi pour le traitement de l\u2019état de choc, mais le rend impropre à certains usages spéciaux, tel par exemple le traitement des états hémorragiques chez les hémophiliques où le plasma liquide vieux est tout à fait inefficace.Du plasma liquide, vieux de trois ans, peut être injecté sans inconvénient et avec de bons résultats chez les choqués.La seconde forme sous laquelle le plasma peut être conservé est le plasma congelé: pour préparer le plasma congelé, on refroidit le plasma jusqu\u2019à la température d'environ 50° C.Pour le conserver, il doit être maintenu à une température d'environ 30°.Cette forme de plasma a l'avantage de ne pas permettre le développement de la flore bactérienne et ensuite de maintenir intacts les constituants labiles du plasma qui, nous l'avons vu, disparaissent progressivement au cours de la conservation du plasma liquide.Par contre, le plasma congelé a un prix de revient élevé, puisqu\u2019il nécessite des glacières L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 à très basse température.Pour la même raison, il se prête mal au transport sur de longues distances.Le plasma congelé est donc particulièrement indiqué pour l\u2019emploi dans les hôpitaux, mais il ne convient pas pour l'emploi par les forces armées en temps de guerre.La troisième forme de plasma, le plasma desséché, ou plasma en poudre, est la forme qui a été adoptée par l\u2019armée et la marine américa\u2019nes pour l'emploi en zone de combat.Il est préparé par dessication dans le vide du plasma congelé.Au moment de l'emploi, on dissout la poudre dans la quantité convenable d\u2019eau distillée.Cette dissolution ne prend pas plus de trois minutes.Le plasma sec est très stable et se prête bien au transport.Il est coûteux à préparer, mais se conserve parfaitement à la température ordinaire.Il est donc spécialement indiqué pour l'usage par les forces armées en zones de combat, mais à cause de son prix de revient élevé, il convient moins bien pour l'emploi dans les hôpitaux civils.Le plasma citraté et le sérum sont souvent appelés des succédanés du sang.Cette expression n\u2019est pas tout à fait correcte, car, comme nous l'avons vu précédemment, le sang complet a ses indications particulières, l\u2019état de choc avec perte de sang, et le plasma dans ces cas ne le remplace que très imparfaitement.D'autre part, le plasma est indiqué dans le choc accompagné de perte de plasma, qui s\u2019observe en cas de brûlure et de'blessure par écrasement: cette forme de choc est accompagnée d\u2019hémoconcentration et par conséquent le sang complet ne doit pas y être employé.Il est plus sage de considérer le sang et le plasma comme ayant chacun leurs indications particulières et comme pouvant se remplacer l\u2019un l\u2019autre en cas d'urgence.Il nous faut maintenant considérer brièvement l\u2019usage et les indications d\u2019un autre soi- disant succédané du sang, la solution d'albumine, qui est apparue en 1940 et fait main- TAGNON, LEVENSON Er TAYLOR: L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT tenant partie de l\u2019équipement médical des forces armées américaines.La solution d\u2019albumine, préparée à partir de plasma citraté humain, a été développée et étudiée au laboratoire de chimie physique de l\u2019université de Harvard.L'idée directrice qui a abouti à la création de la solution d\u2019albumine est la suivante: pour rétablir le volume sanguin en cas de choc, il faut injecter dans les veines une molécule protéique suffisamment grande pour qu'elle ne puisse quitter la circulation et suffisamment petite pour que sa pression osmotique soit élevée; on sait, en effet, qu\u2019à poids égal, une substance a une pression osmotique d'autant plus élevée que ses molécules sont plus petites.Or, la partie protéique du plasma sanguin est composée approximativement de 4 parties d\u2019albumine pour 3 gm.de globuline et, à cause de la petitesse de sa molécule, l\u2019albumine réalise 85% de la pression osmotique totale des protéines du plasma.D'autre part, la fraction globuline du plasma, à grosses molécules et à pression osmotique faible, par conséquent peu intéressante au point de vue du traitement du choc, cette fraction globuline est composée de protéines ayant des fonctions physiologiques de premiere importance.C'est dans la fraction globuline du plasma, en effet, qu\u2019on trouve la prothrombine, le fibrinogène, le complément, les anticorps, des hormones et des enzymes diverses.On a donc entrepris de séparer, par un procédé de précipitation par l\u2019alcool éthylique à froid, la fraction albumine de la fraction globuline du plasma.La fraction globuline est ensuite fractionnée elle- même en ses constituants dont chacun trouve un usage dans la pratique médicale.La fraction albumine sert uniquement au traitement de l\u2019état de choc et son prix de revient se trouve fortement diminué du fait de l\u2019utilisation de la fraction globuline correspondante.Les fractions globuliques contenant les anticorps, celles contenant le fibrinogène et d'autres sont déjà largement utilisées dans les hôpitaux.1505 La solution d\u2019albumine, telle qu\u2019elle a été adoptée par les forces armées américaines, est une solution à 25% dont 100 cm3 constituent une unité.Au point de yue osmotique, 100 cm® de cette solution équivalent à 400 cm* de plasma.Injectée dans les veines, la solution d\u2019albumine est efficace en cas de choc: elle produit l\u2019hémodilution et la restauration du volume sanguin.Elle a l\u2019avantage sur le plasma, en temps de guerre, d\u2019occuper très peu de place, et de constituer ainsi un moyen de traitement d\u2019urgence de l\u2019état de choc facile à transporter.Cependant, dans l'évaluation de sa valeur thérapeutique, il ne faut pas oublier deux points importants: le premier est que la solution d\u2019albumine est très concentrée et qu'elle fournit par conséquent peu de liquide: il faudra donc, quand elle sera employée, lui adjoindre l\u2019adminis- trat'on de liquide par la bouche ou par voie parentérale.Le second point est que le plasma sanguin est un liquide infiniment plus complexe que la solution d\u2019albumine.Cette dernière peut lé valoir au point de vue osmotique.Mais il est parfaitement possible que l\u2019efficacité du plasma dans le choc soit due non seulement à ses propriétés osmotiques, mais aussi, dans une certaine mesure, aux propriétés physiologiques que lui confèrent sa complexité et l'équilibre des éléments qui le composent.Une indication qu\u2019une pareille possibilité existe est donnée par une observation clinique où l'injection de plusieurs unités d\u2019albumine à un malade brûlé a produit une disparition presque complète des globulines dans le sang du malade, avec diminution de la prothrombine, du complément et des anticorps.Encore une fois, il est faux de parler de la solution d'albumine comme d\u2019un succédané du plasma.La solution d\u2019albumine a son indication particuliere qui est le traitement d\u2019extréme urgence de l\u2019état de choc, à condition qu\u2019on la remplace par du sang ou du plasma aussitôt qu'on le pourra.Avec cette restriction, la solution d\u2019albumine s'annonce comme un agent thérapeutique de grande importance. 1506 Dans les dernières années, l'intérêt des chercheurs s\u2019est attaché à la recherche de protéines d\u2019origine animale pouvant remplacer le sang et le plasma dans le traitement de l\u2019état de choc.Cette question est en pleine évolution actuellement, sans que des résultats absolument concluants aient encore été atteints.Trois principales directions de recherche sont suivies actuellement.La première est la solution d\u2019albumine, préparée à partir de plasma de bœuf.Il semble bien établi que la fraction albumine du plasma n'est pas antigénique, contrairement à la fraction globuline.Le problème consiste à préparer une albumine bovine suffisamment pure pour qu\u2019elle ne contienne aucune trace de globuline.Des résultats très encourageants ont été obtenus, mais le nombre de malades traités par l\u2019albumine bovine est encore trop petit pour qu\u2019on puisse dire avec assurance qu\u2019elle peut remplacer la solution d\u2019albumine humaine dans le traitement du choc.Le seconde direction s'oriente vers l\u2019emploi de la solution de gélatine, qui n\u2019est pas antigénique et a une pression osmotique élevée.Ici encore, le nombre de cas traités est trop petit pour autoriser une appréciation fondée.Certains travaux expérimentaux paraissent cependant indiquer que la gélatine pourrait avoir une certaine toxicité pour le foie et, s\u2019ils se confirment, l\u2019emploi de la gélatine devra probablement être abandonné.La troisième direction, pleine de promesses, mais à peine ébauchée, consiste à employer des plasmas ou sérums d\u2019autres espèces animales, après les avoir dénaturés par l\u2019action d\u2019enzymes protéolytiques.L'action des enzymes protéolytiques est capable de supprimer l'antigénicité des protéines du plasma ¢tranger sans détruire ses propriétés osmotiques.L\u2019avenir dira si ces plasmas protéo- lysés tiendront les promesses qu\u2019ils para!ssent donner actuellement.Enfin, on a également proposé les solutions de pectine comme succédanés de sang dans le traitement du choc.La pectine est un hy- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LL.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 drate de carbone à grosses molécules et possède des propriétés osmotiques satisfaisantes.Mais il se passe pour la pectine ce qui s\u2019est passé pour la gomme acacia qui avait été proposée il y a quelques années comme succédané du sang et a été abandonnée depuis: ces produits, contrairement aux protéines du plasma, ne sont pas métabolisés dans l\u2019organisme; ils s'accumulent dans certains organes, comme le foie et la rate, et y produisent des dégâts.Le foie montre des altérations de fonctionnement nettes après injection de quantités suffisamment grandes de gomme acacia, et il est à craindre qu\u2019il en soit de même après injection de pectine.Un succédané du sang ou du plasma ne doit pas seulement avoir les propriétés osmotiques des protéines du plasma: c\u2019est une erreur profonde de considérer les protéines plasmatiques comme des molécules chimiquement inertes qu\u2019on peut remplacer par d\u2019autres molécules inertes, telles que celles de la pectine par exemple.En réalité, les protéines plasmatiques sont en état d'interaction continuelle avec les protéines tissulaires, et seule l'étude des succédanés du plasma composés de protéines analogues à celles du plasma et capables d'être métabolisées par l'organisme, offre des chances de succès à ceux qui s\u2019efforcent de trouver des succédanés.Au Boston City Hospital, où nos observations sur le choc ont été effectuées, nous traitons les malades en état de choc par les injections du plasma citraté.L'emploi de solutions salines administrées par voie parentérale est limité aux cas des malades qui sont incapables de prendre des liquides par la bouche.Les solutions salines, telles que le sérum physiologique, ne doivent pas être considérées comme un traitement du choc et ne peuvent être administrées que dans les cas où il existe une indication à leur emploi indépendamment de la présence du choc, par exemple en cas de vomissement ou de diarrhée ou bien quand le malade est incapable de boire.Nous employons la morphine pour soulager - cdl.amet TAGNON, LEVENSON Er TAYLOR: L\u2019ÉTAT DE CHOC ET SON TRAITEMENT la douleur, mais ici encore nous sommes très prudents dans le choix de la dose et nous en donnons le moins possible.Une dose de 15 milligrammes est donnée d\u2019abord, qu\u2019on peut répéter une ou deux fois dans les 24 heures.La morphine en effet provoque le vomissement et déprime le centre respiratoire bulbaire, deux actions qui sont nettement indésirables chez un patient choqué.Nous n\u2019employons pas d\u2019agent pharmacologique vaso-constricteur au cours du traitement du choc, pour la raison que l\u2019appareil vasculaire est déjà en état de vaso-constriction et qu'il n\u2019est pas certain que ces agents vasoconstricteurs ne font pas de tort.De même nous n'employons pas les extraits surrénaux qui ont été proposés parce que 1507 certains faits expérimentaux suggèrent qu\u2019ils peuvent modifier la perméabilité capillaire.Leur indication était basée principalement sur le fait, reconnu faux actuellement, que la perméabilité capillaire générale était augmentée au cours du choc traumatique.Des études cliniques ont d\u2019ailleurs montré que les extraits surrénaux n\u2019ont pas d\u2019action bienfaisante dans les états de choc.Enfin, pour les infusions de plasma et d'autres liquides, nous avons parfois employé la technique d\u2019infusion intrasternale, qui est facile, non douloureuse, parfaitement supportée par le malade et rend d\u2019immenses services lorsque la ponction veineuse est impossible a cause de la disparition des veines ou bien parce que les membres sont gravement traumatisés. RECUEIL DE FAITS + + UN CAS RARE DE TUMEUR DE LA PAROTIDE: LE LIPOME Par Antoine PETTIGREW, Chirurgien à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).En général les tumeurs des glandes salivaires ne sont pas très rares, puisque dans une période de dix ans seulement on opéra quatre- vingt-une de ces tumeurs à la clinique La- hey (1).Dans notre service de chirurgie, depuis sept ans nous pouvons réunir une dizaine de cas de tumeurs localisées à la parotide.La majorité des tumeurs solides de la glande parotide appartiennent à une variété spéciale de néoplasmes qu\u2019on désigne sous le nom de tumeurs mixtes (2).Il y a bien aussi le cancer, le sarcome, qui est peu fréquent à l\u2019état de pureté; l\u2019adénome, qui est une tumeur rare et mal connue et qui ne peut être différenc'ée de la tumeur mixte qu'au microscope; puis il y a le lymphadénome; et enfin une tumeur que les Français sont à peu près les seuls à décrire: c\u2019est le lipome de la loge parotidienne dont nous avons été assez heureux de rencontrer un cas récemment.Observation.M.Georges O., âgé de soixante-deux ans, marié, cultivateur, se présente à nous pour une tuméfaction de la région parotidienne s'étendant à la mastoïde droite et ayant débuté il y a trente ans environ.Au début cette tumeur n\u2019était pas plus grosse qu'une fève et était située en pleine région parotidienne pour gagner plus tard toute la glande, contourner l'oreille, et occuper la région mastoïdienne.Depuis cinq ans la tuméfaction s\u2019est développée assez rapidement et le malade accuse une légère gêne à la mastication.A l'examen clinique, on est en présence d\u2019une tuméfaction en forme de fer à cheval englobant l'oreille droite, de consistance ferme, non douloureuse, peu mobile, et prenant toute la région parotidienne, l\u2019angle du maxillaire inférieur, la région mastoïdienne.La formule sanguine est normale, et le Bordet- Wassermann négatif.L'état général est assez bon, mais on note un peu d\u2019amaigrissement depuis deux mois.En présence d\u2019une telle tuméfaction nous portons le diagnostic probable de lymphadé- nome de la parotide ou peut être d\u2019un lipome.A l'opération nous constatons que la tumeur a des limites plus ou moins nettes, est de couleur blanchâtre, non mobile sur les plans profonds et de consistance ferme, siège sous l\u2019aponévrose superficielle de la région.mais accompagne le prolongement pharyngien de la glande et s'étale en arrière de l\u2019oreille dans la région mastoïdienne.Vu la dureté de cette tumeur et son union assez intime avec le pôle inférieur de la parotide et l\u2019évolution lente, nous pensons alors soit au lymphosarcome, soit au lipome.L\u2019anatomo- pathologiste confirme par la suite le diagnostic de lipome porté par l\u2019un de nous.L'exé- rèse se fait assez difficilement, une mèche est laissée en place.Les suites opératoires sont normales et notre patient quitte l'hôpital six jours après.Nous l'avons revu depuis et nous n\u2019avons constaté ni récidive ni trouble nerveux de la région.* * Les lipomes parotidiens (3) sont des tumeurs vraiment rares puisqu\u2019on peut a peine en réunir une quinzaine de cas, dont un seul chez la PETTIGREW: LIPOME DE LA PAROTIDE femme.Il est à remarquer que le plus souvent ces tumeurs siègent dans la région parotidienne gauche.Au point de vue topographique on distingue trois variétés de lipomes de la loge parotidienne: le Le lipome sous-aponévrotique superficiel, siégeant entre cette aponévrose et la glande: généralement, dans ces cas, la tumeur est encapsulée.2° Le lipome sous-parotidien profond, siégeant au-dessous de la glande entre son prolongement pharyngien et le pharynx, en avant des muscles styliens et du paquet vasculo- nerveux du cou.3° Le lipome intraglandulaire, qui siège en pleine épaisseur de la glande et qui peut être soit encapsulé et facilement énucléable, soit diffus et adhérent au tissu glandulaire.Cliniquement le lipome parotidien se présente comme une tumeur à limites plus ou moins nettes, mobile sur les plans profonds, de consistance ordinairement molle mais parfois dure, souvent pseudo-fluctuante et simulant un kyste.Habituellement cette tumeur, à cause de sa consistance, ne comprime pas les vaisseaux ou les nerfs de la région.L\u2019évolution est toujours bénigne.Le traitement, c\u2019est I'extirpation qui sera facile si la tumeur est superfic'elle ou encapsulée, délicate si la tumeur est diffusée à travers la glande.* Faisons donc maintenant une revue des autres tumeurs de la parotide, lesquelles se présentent sous trois espèces: 1° les tumeurs kystiques; 2° les ang'omes; 3° les tumeurs solides.1° Les tumeurs kystiques.Comme tumeurs kystiques de la parotide il y a d\u2019abord les kystes hydatiques dont on ne connaît qu\u2019un petit nombre et dont le diagnostic exact est impossible.Puis il y a le lymphangiome kys- 1509 tique, identique aux kystes congénitaux du cou, et il n\u2019existe que quatre ou cinq observations.Enfin on rencontre les kystes salivaires; ces kystes sont presque toujours uniques et uniloculaires, de la grosseur d'un œuf.Ils renferment un liquide visqueux, incolore ou légèrement ambré ressemblant à de la salive.Ces kystes doivent être regardés comme de véritables néoplasmes, des adénomes kystiques, ou des kystes congénitaux provenant d\u2019ébauches embryonnaires non évoluées de la glande.Leur développement se fait lentement sans donner de trouble fonctionnel appréciable.La tumeur forme une saillie régulièrement arrondie, lisse; la peau est normale; et la consistance est le plus souvent fluctuante.Il n\u2019y a jamais de compression des rameaux du nerf facial.Si la tumeur est fluctuante, le diagnostic en est facile.I] faudrait cependant penser à certaines formes de tuberculose circonscrites de la parotide.Lorsque au contraire la tumeur est assez tendue pour paraître dure, de diagnostic devient plns difficile et il faudra avoir recours à la ponc- t'on pour la différencier d\u2019une tumeur mixte.Le traitement de ces kystes, c\u2019est l\u2019ablation complète de la poche kystique en disséquant avec beaucoup de ménagement.2° Les angiomes.Les angiomes sont relativement fréquents à la parotide.La tumeur présente l'aspect habituel des angiomes.His- tologiquement, la lésion débute par les vaisseaux interlobaires et non par le tissu glandulaire.C\u2019est une tumeur congénitale qui se manifeste pendant les premières années de la vie.Le diagnostic est facile lorsqu'il y a coexistence d'un angiome superficiel de la rég'on.Si l\u2019angiome est profond, uniquement glandulaire, on constate une sorte d'hypertrophie parotidienne unilatérale avec développement vasculaire considérable.La tumeur est mal l\u2019mitée, molle, partiellement réductible; elle augmente par les cris, les efforts, I'inclinaison de la tête.L\u2019angiome s'accroît lentement puis reste stationnaire, ou parfois prend un développement rapide et on note souvent 1510 l'existence d\u2019une paralysie faciale.On traite ces tumeurs par la radiothérapie ou la curiethérapie.3° Les tumeurs solides (4).La majorité de celles-ci appartiennent à une variété spéciale: les tumeurs mixtes, lesquelles sont caractérisées anatomiquement par ce fait que plusieurs tissus de nature différente: tissu fibreux, tissu cartilagineux, tissu épithélial, etc, entrent dans leur constitution, et cliniquement par leur évolution d\u2019abord bénigne, pouvant rester telle ou devenir maligne.Les tumeurs mixtes constituent une masse toujours unique, de forme arrondie, irrégulière, bosselée; elles peuvent avoir des dimensions considérables.Elles sont limitées et entourées d\u2019une capsule fibreuse, ce qui en permet l\u2019énucléation.La consistance est variable, elle est plus souvent dure, parfois à zones calcifiées, et la présence de kystes est possible.L'examen microscopique révèle la présence de tissu conjonctif, de tissu cartilagineux, de cellules épithéliales variées, cylindriques, pavimenteuses, etc.On voit donc que ces tumeurs sont formées d'éléments complexes.L'hypothèse que leur provenance est embryonnaire a été développée par Cunéo et Veau (5).Puis, McFarland (6) avec eux croient que ces tumeurs peuvent originer dans les branchies, ce qui expliquerait l\u2019extraordinaire variabilité histologique.Le sexe n\u2019influence pas la formation de ces tumeurs, ni l\u2019âge, car on les retrouve chez l\u2019enfant à partir de dix ans comme chez l'adulte, et elles se rencontrent aussi souvent à droite qu\u2019à gauche.Cliniquement, la tumeur apparaît donc comme un nodule arrondi, siégeant en un point quelconque de la glande, ne provoquant aucun trouble au début; c\u2019est par hasard que le malade découvre sa présence.La consistance est ferme, I'indolence parfaite, la peau n\u2019adhère pas et conserve sa couleur et sa souplesse normales.L\u2019accroissement de la tumeur est lent et peut évoluer pendant huit, vingt et trente- cinq ans sans causer aucun trouble.Parfois elle subit un développement brusque; c\u2019est le L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 signe de la transformation maligne, il y a des douleurs spontanées puis parfois paralysie faciale.Les récidives sont relativement fréquentes, mais ne veulent pas dire malignité.Le diagnostic de ces tumeurs est assez facile à faire vu leurs caractères physiques bien tranchés et leur fréquence.On pourrait peut- être les confondre au début avec un ganglion parotidien hypertrophié.Les autres tumeurs, kystes ou lipomes, sont plus rares et ont une consistance différente.Plus tard, lorsque la tumeur est volumineuse, bosselée, ramollie en certains points, il faut la distinguer du cancer; l\u2019évolution devra nous renseigner.Ici la rapidité d\u2019accroissement, les douleurs, la paralysie faciale, sont les meilleurs signes de malignité.Comme traitement on fait l\u2019extirpation complète sans exception et les résultats en sont satisfaisants.L'épithélioma, ou cancer primitif, est rare et s'observerait plus souvent chez l'homme et à un Âge assez avancé, entre quarante et soixante-dix ans.Au point de vue anatomo-pa- thologique, nous pouvons avoir affaire à deux variétés de cancer: l\u2019encéphaloïde et le squirrhe.Le premier est une tumeur arrondie, bosselée, molle et rougeâtre à la coupe.Le deuxième est dur, ligneux, grisâtre et adhère à la peau.L'envahissement ganglionnaire est précoce.Le squirrhe apparaît comme un petit noyau irrégulier d\u2019une dureté extrême, absolument fixé aux parties voisines sur lesquelles il ne présente aucune mobilité; dès le début 1l adhère à la peau et envahit le système lymphatique puis le néo se rétracte, se ratatine, attire et englobe le lobule de l\u2019oreille, se creuse d\u2019une dépression centrale où l\u2019ulcération se fait: puis, comme troubles fonctionnels, 1l y a paralysie faciale totale ou localisée à la branche inférieure du nerf, il y a diminution de l\u2019acuité auditive et des bourdonnements d'oreille.La douleur est tardive, la marche du squirrhe est lente.L\u2019encépha- loïde est à développement rapide, ressemblant parfois à une inflammation aiguë.La peau est AD A \"x PETTIGREW: rouge, violacée, chaude et tendue; les douleurs sont précoces et violentes, puis la paralysie faciale s\u2019installe.Les ganglions sont envahis de très bonne heure et la peau s\u2019ulcère.L'état général est atteint d\u2019emblée, la cachexie est précoce et la mort survient avant la fin de la première année.L\u2019ablation totale puis les rayons X sont les seuls traitements.Le sarcome est une tumeur rare ressemblant tellement aux tumeurs mixtes que le diagnostic en est impossible.La marche est lente et la cachexie est tardive.La récidive est rapide, jamais plus de cinq ans.L\u2019extirpation compléte en est le traitement.LIPOME DE I.A PAROTIDE 1511 BIBLIOGRAPHIE (1) Neil W.SWINTON et Shields WARREN: «Salivary Gland Tumors.» Surg.Gyn & Obst, 67: 424 (octobre) 1938.(2) Ch.LENORMAND: Traité Path.Chir.Tome: 11, Masson & Cie, 1938.(3) Voir (1).(4) Rodney MAINGOT: «Tumeurs des glandes salivaires.» Post Graduate Surgery.Vol.2, page 1875, 1936.(5) B.CUNEO et V.VEAU: «Sur l\u2019origine branchiale des tumeurs mixtes cervico-faciales: Branchiomes cervico-faciaux.» XIII Cong.internat.de Méd, 1900, Paris, 1901.Comp.rend., Sect.de Chir.gén, p.p.278-281.(6) Jcseph McFARLAND: « Ninety tumors of parotid region, in all of which the postoperative history was traced.» Am.J.M.Sc., 172: 804, 1926.Cas Age-Sexe Lieu Durée Opération Récidive Complication Rés.final Tumeur mixte 54 M parotide droite 12 ms.3-3-42 + nil nil T.B.\u2014 \u2014 52 F \u2014 gauche 15 ms.2-5-40 28-4-43 nil T.B.\u2014 \u2014 47 F \u2014 \u2014 2 ans 8-6-38 nil néo décès \u2014 \u2014 31 F \u2014 \u2014 8 ms.3-5-37 nil nil T.B.\u2014 \u2014 50 F \u2014 \u2014 12 ans 20-6-37 nil nil T.B.Epithélioma 38 F \u2014 \u2014 5 ans 20-643 nil nil T.B.apres neuf \u2014 78 M \u2014 > 2 ans 27-144 3 ms.suppura- mois tion- cachexie \u2014 30 F \u2014 droite 2 ans 2-6-37 14-1141 nil T.B.Adénome 45 M \u2014 gauche 6 ans 13-4-44 nil nil T.B.Lipome 62 M \u2014 droite 30 ans 30-6-44 nil nil T.B.Pneumonie Atypique \u2014 (Étude clinique)! Par J.-Louis PILON, Médecin à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur Si l\u2019on parcourt la littérature médicale, on constate que depuis 1936 surtout la pneumonie dite atypique a fait l\u2019objet d\u2019études toujours plus poussées, tant du point de vue diagnostic, pathologique, clinique, radiologique que sérologique.Je ne prétends donc pas vous présenter, ce matin, un sujet nouveau ni des découvertes.Je veux tout simplement vous exposer une question d'ordre purement clinique et pratique sans même conclure d\u2019une façon caté- 1.Travail présenté à la Société de Phtisiologie de Montréal, le 23 octobre, 1944.(Montréal).gorique parce que, dans chacun des cas, il nous manque des critériums absolus donnant une réponse scientifiquement établie.Observation 1.| Mlle P.M., 20 ans, commence à se sentir fatiguée au début de janvier 1942, puis bientôt s\u2019installe une toux opiniâtre peu productive, elle ressent des malaises vagues au côté droit et tout à coup la température monte à 101-102 degrés F.pour persister durant 15 à 18 jours.Pas de frisson ni point de côté violent, ni d\u2019herpés.On donne tout de même les sulfa- 1512 midés, sans résultat sur la température.Après 4 jours de traitement intensif, on cesse et l\u2019on ne s\u2019en tient qu\u2019au traitement symptomatique.Au début, devant le caractère plutôt bénin de la maladie et l\u2019état général satisfaisant, on envoie la malade se faire radiographier à la Clinique Laurier le 19 janvier 1942, et voici le résultat.(Fig.1.) Ombre de faible densité à contours flous dans la région para-hilaire droite.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N .\u2014 Montréal, décembre 1944 Après 3 mois de bonne convalescence, une radiographie de contrôle montre une fixité dans les images.Son état de santé est encore très bon après 2 ans.Il est à noter que cette patiente fut traitée à domicile, par conséquent, il manque forcément des examens de laboratoire.Observation 2.Mme W.G., 44 ans, entre à l'hôpital du Sacré-Cœur pour une tuberculose fibro-exsu- dative droite, deuxième période B.Fic.1 Ombre de faible densité dans la région para-hilaire droite.Les analyses à répétition des expectorations avaient toujours été négatives pour le B.K., et on ne décelait en plus aucune flore microbienne nette.L'examen physique du thorax révélait, surtout à droite en arrière dans la région inter- scapulo-vertébrale, un souffle de condensation avec râles à caractères plutôt homogènes surtout après la toux.Après 3 semaines d\u2019évolution, la patiente \u2018va un peu mieux, les signes physiques diminuent et la température tombe en lysis.Une nouvelle radiographie prise le 23 février 1942, soit après un mois et quatre jours, montre, à notre surprise, une résolution complete de l'image pathologique.(Fig.2.) Fig.2 Résolution complète de l\u2019image pathologique.À la suite d\u2019une évolution heureuse de la maladie, en attendant l\u2019entrée à l\u2019hôpital, nous avons eu à reviser le diagnostic.Maladie actuelle: Après un début insidieux d\u2019asthénie, d\u2019anorexie, d\u2019amaigrissement, la patiente présente, vers la mi-mai 1944, tous les signes d\u2019une infection pulmonaire aiguë: température 102-103 degrés F.durant 3 semaines, pour devenir irrégulière; toux opiniâtre avec de rares expectorations; céphalée intense, aucun point de côté ni frissons.L'examen pulmonaire du 8 juin 1944 don- naît, à la percussion, une submatité du sommet droit.À l\u2019auscultation, une respiration type bronchique, râles à caractère plutôt humide, mais homogènes après toux. PILON: PNEUMONIE ATYPIQUE La radiographie prise à l\u2019hôpital de Verdun le 5 juin 1944 montrait, sur la plage droite, des images du type exsudatif avec aspect nuageux et taches à contours flous.(Fig.3.) Laboratoire: B.W.négatif.Les expectorations ont toujours été négatives pour le B.K.et n\u2019ont jamais montré de flore microbienne nette.Fic.3.\u2014 Plage droite.Image du type exsudatif avec aspect nuageux et taches à contours flous.Globules blancs: 7,500 dont 56% de poly.; 41% de lymphocytes, donc légère leucopénie en phase aiguë; 1% d\u2019éosinophilie.En face d\u2019un tel tableau clinique, les signes qui militaient en faveur d\u2019une tuberculose étaient: 1) Le début insidieux.2) Les signes fonctionnels pulmonaires discrets.3) La haute température durant 3 semaines.4) Les signes physiques pulmonaires: a.submatité au sommet droit; b.râles après toux; c.respiration bronchique.5) L'image radiologique \u2014 foyers.de condensation à faible densité et à distribution lobulaire.1513 6) Le laboratoire \u2014 lymphocytose à 41%.7) Il restait le facteur étiologique: le B.K., qui est toujours demeuré négatif jusqu\u2019à l\u2019entrée de la malade à l'hôpital, alors qu\u2019en moins d'un mois tous les signes cliniques et radiologiques étaient disparus.Lors de son séjour tous les examens ont été négatifs pour mettre en évidence une tuberculose pulmonaire.Fie.4.Radio prise un mois plus tard.Résolution complète de l\u2019image pathologique.On peut penser à un foyer tuberculeux labile: la rapidité de la régression nous fait rejeter cette hypothèse; au syndrome de Loef- fler: il n\u2019y avait pas d\u2019éosinophilie; a une pneumonie atypique.(Fig.4.) COMMENTAIRES S1 l\u2019on s\u2019en tient à la description qu\u2019en font les auteurs américains, et en particulier Rei- man de Philadelphie, dans le J.A.M.A4., décembre 1938, je crois que nos deux observations répondent d'assez près à cette pneumo- pathie différemment dénommée: pneumonie primaire atypique \u2014 pneumonie à virus \u2014 pneumonie d\u2019étiologie douteuse \u2014 bronchio- lite aiguë diffuse avec atélectasie.Il s\u2019agit, au point de vue clinique, de début insidieux sans point de côté ni frisson, de céphalée intense, de haute température qui peut même 1514 se prolonger deux mois; aucune expectoration hémoptoïque, la formule leucocytaire dépasse rarement la normale, les neutrophiles ne sont pas augmentés.On peut même avoir de la leucopénie.Dans les expectorations la flore microbienne est nulle, aucun microbe pathogène prédominant; tout au plus peut- on rencontrer de rares pneumocoques.Au microscope: l\u2019exsudat alvéolaire toujours résolutif renferme des grands mononucléaires, foyer de bronchiolite, de péribron- chite avec atélectasie.A la radiographie: arborisation broncho- vasculaire marquée, petits foyers de condensation lobulaire, ombres homogènes à contours flous de type exsudatif.Bien que cette maladie se rencontre surtout dans les agglomérations (collèges, armée, etc.), le problème de l\u2019épidémiologie de la pneumonie atypique n\u2019est pas définitivement solutionné.Le capitaine John W.Brown, dans « Proceedings of the Royal Society of Medicine », juin 1943, remarque que le germe pathogène semble plutôt transmissible par l\u2019air et non de personne à personne.Dans sa forme actuelle la pneumonie atypique n\u2019est pas hautement contagieuse.La véritable étiologie reste encore inconnue.Drew et ses collaborateurs, dans le « Lancet » de juin 1943, après une étude de 50 cas de pneumonie atypique de 1941-1943, suggèrent, à cause des ressemblances des lésions pulmonaires, une étiologie commune entre les maladies à certains virus, les maladies par carence et la pneumonie atypique.Enfin, il existe une relation entre les agglu- tinines à froid pour les globules rouges humains de groupe « O » et la pneumonie atypique.Turner et ses collaborateurs ont rencontré des réactions fortement positives presque constantes dans le sérum des malades atteints de pneumonie atypique, ils y verraient même un anticorps spécifique.D'un autre côté, ils n\u2019ont pu déceler de réactions d\u2019ag- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 glutinine significatives dans plusieurs maladies courantes des voies respiratoires: la discussion est donc ouverte aux différences de réactions sérologiques, c\u2019est une question de nature de l'agent infectieux concerné.Il n\u2019y a aucun doute que la pneumonie atypique sera plus généralement reconnue avec l'usage plus fréquent des rayons X qui, seuls, peuvent nous orienter vers un diagnostic précis.Au point de vue clinique et radiologique, il ne faudra pas confondre la pneumonie atypique avec l'influenza, la pneumonie a pneumocoques et surtout avec la tuberculose pulmonaire.Méme en présence de signes cliniques et radiologiques très suggestifs de tuberculose, il faut la preuve de l\u2019agent spécifique de la maladie, puisqu\u2019il s'agit d\u2019un diagnostic étiologique.La grande erreur serait d\u2019instituer des pneumothorax inutiles.TRAITEMENT Spink, de l\u2019Université de Minnesota, en face d\u2019une pneumonie aiguë, conseille des sulfamidés durant 48 heures; si l\u2019on ne peut déceler de flore microbienne significative et si l'on n\u2019a pas de résultat, on cesse aussitôt.McKinglay et ses élèves ont donné des sul- famidés, à titre expérimental, durant 10 à 15 jours sans résultat appréciable.Le traitement devient donc d'ordre général et purement symptomatique.BIBLIOGRAPHIE J.W.BROWN, G.E.HEIN, P.ELLMAN et H.JOULES: «Atypical pneumonia.Discussion.» Proc.Royal Soc.Med., 36: 365-390 (juin) 1943.H.A.REIMANN: « An acute infection of respiratory tract with atypical pneumonia.» The Journal of A.M.A, 113: 2377-2380 (24 déc.) 1938.W.R.M.DREW, E.SAMUEL et M.BALL: «Primary atypical pneumonia.» The Lancet, 1: 761- 765 (juin) 1943.J.C.TURNER, E.SAMUEL et NISNEWITZ: «Relation of cold agglutinine to atypical pneumonia.» The Lancet, 1: 765 (juin) 1943.WESLAY et W.SPINK: Sulfonamide Therapy.114- 147 (juillet) 1943. DÉBUT ATYPIQUE ET RARE D\u2019'UNE TUBERCULOSE BRONCHO- PNEUMONIQUE' Par Fernand GREGOIRE, Assistant bénévole à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).Si la tuberculose pulmonaire se manifeste sous un polymorphisme parfois troublant, la topographie des images radiologiques n\u2019en est pas moins décevante dans son interprétation.L'observation que nous vous présentons démontre bien que la clinique conserve toujours ses droits dans l'interprétation et la succession des accidents pathologiques et la radiographie seule peut en préciser la topographie.Observation.Mlle E.C., 18 ans, étudiante, est admise à l'hôpital du Sacré-Cœur pour tuberculose pulmonaire du lobe inférieur droit, confirmée par la présence du bacille de Koch.Cependant le caractère de la toux et l'abondance des expectorations forment un syndrome anormal dont nous tâcherons de préciser l\u2019origine.Dans son histoire familiale, il n\u2019y a rien de particulier sauf qu\u2019elle aurait été souvent en contact en bas âge avec une tante tuberculeuse.Il est logique de conclure qu\u2019elle a fait à ce moment sa primo-infection.Dans son histoire personnelle, on retrace une rougeole à six ans et un violent épisode grippal à 13 ans, et depuis elle s\u2019enrhume facilement.Nous pouvons admettre que cet épisode pathologique, appelé « grippal », n\u2019était pas une infection saisonnière banale puis- qu'il est l\u2019origine de bronchites répétées.Sans pouvoir préciser ce qui s\u2019est passé à ce moment de la puberté, nous pourrions penser à une adénopathie trachéobronchique, second épisode tuberculeux.Début de la maladie actuelle.Le début semble insidieux, marqué par une fatigue banale, l\u2019appétit est irrégulier, et il y a 1.Cette observation a été recueillie dans le Service du docteur J.-A.Vidal.un manque d\u2019entrain; mais en somme rien de suffisamment grave pour attirer l'attention de la patiente.Ce début du réveil de la primo- infection se manifeste au début de novembre 1943.Elle continue ses études, lorsque le soir de Noël, après le surmenage traditionnel de la préparation des « Fêtes» et un refroidissement prolongé, elle fait ce qu\u2019elle appelle un épisode grippal, avec température, toux, expectoration, ce qui l'oblige a s\u2019aliter durant 10 jours.A peine deux jours apres cet acces fébrile, elle reprend sa vie ordinaire et continue a se surmener.Cependant elle ne reprend pas son entrain d\u2019autrefois, elle se fatigue facilement, et se plaint d\u2019une lassitude constante.Au début de mars 1944, ses compagnes lui font remarquer qu\u2019elle a maigri.De fait elle n\u2019avait pas d\u2019appétit, une petite toux sèche non productive, avec diaphorèse nocturne, petits frissons répétés avec température l\u2019oblige à garder la maison.Malgré le repos, l\u2019état général, loin de s'améliorer, semble s\u2019aggraver et elle décide enfin de consulter une clinique au début de mai.Il y avait donc 4 à 5 mois que cette jeune fille était sous le coup d\u2019une infection à caractère progressif.Après un examen clinique on prend une radiographie qui donne une ombre arrondie, de densité cardiaque, dans la zone périhi- laire droite.Cette opacité à contours nettement délimités déborde le bord droit du sternum pour se perdre dans la région postérieure du diaphragme.Le reste du parenchyme des deux plages pulmonaires est tout à fait normal.(Fig.1.) A ce moment le diagnostic est resté imprécis.Une bronchoscopie exploratrice suivie d\u2019une bronchographie aurait sans doute aidé à préciser le diagnostic.Comme la patiente 1516 consultait une clinique externe, ces recherches ont été impossibles à réaliser.En face de cette image radiographique par- ticuliecre, à quoi aurions-nous pu penser ?Fic.1 1° Un abcès pulmonaire ?La symptomatologie, qui donnait une petite toux quinteuse, avec température, pouvait motiver un tel diagnostic, mais, radiographiquement, l\u2019abcès pulmonaire ne peut donner une masse si nettement arrondie et à contours si bien délimités.2° Maladie de Hodgkins?L\u2019absence de prurit et d\u2019une polyadénite ne plaide pas en faveur d\u2019un tel diagnostic; ni la formule leucocytaire.3° Un lymphosarcome ?L'image radiogra- phique pourrait cadrer avec ce diagnostic, mais l\u2019envahissement volumineux des ganglions lymphatiques du médiastin aurait certainement produit un syndrome médiastinal qui n'existait pas chez notre petite patiente.Cependant l\u2019évolution ultérieure nous per- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 met d'éliminer ces trois hypothèses parce qu'il s\u2019est produit une abondante vomique d'environ 500 à 700 grammes, d\u2019un pus jaune verdâtre et non odorant.Après cette vomique, la température s\u2019a- ., .3 .baisse et l\u2019expectoration, quoique moins abondante, a toujours continué.Après cette vomique, elle consulte un phtisiologue qui fait un cliché radiographique, lequel montre une disparition totale de l'ombre dense et arrondie pour donner de multiples taches floues disséminées dans tout le lobe inférieur droit et moyen, donnant un aspect broncho-pneumonique.Que s'est-il donc passé ?Cette ombre de densité cardiaque était une collection purulente qui a fait irruption dans une bronche et a causé cette abondante vomique.Fra.IT Quelle en fut l\u2019origine ?D'après l\u2019histoire clinique, l\u2019évolution lente et la rupture brutale de la poche purulente, il est logique de penser à une pleurésie tuberculeuse enkystée GRÉGOIRE: TUBERCULOSE BRONCHO-PNEUMONIQUE entre les feuillets de la plèvre médiastinale.L'origine de cette pleurésie aurait pu être la résultante d\u2019une ostéite T.B., mais nous n\u2019avons nullement pensé à ce diagnostic, car la malade n\u2019a pas accusé le moindre symptôme douloureux vertébral.Nous disons pleurésie tuberculeuse parce qu\u2019après la vomique, trois examens de crachats furent positifs au bacille de Koch.(Fig.2.) La rupture soudaine de cette poche purulente inondé le lobe moyen et inférieur droit pour donner l\u2019image actuelle d\u2019une tuberculose broncho-pneumo- nique dont le mécanisme fut un ensemencement par voie bronchogène.Une tuberculose broncho-pneumonique à la suite d\u2019un tel mécanisme est exceptionnellement rare.Actuellement nous sommes en présence d'une malade très pâle, très amaigrie avec a malheureusement Fic.III une température oscillant entre 101° à 102°, et une toux donnant une expectoration abondante, soit 6 à 8 onces par jour.Elle est très Intoxiquée.1517 Nous acceptons d'emblée son diagnostic d'entrée: «tuberculose pulmonaire », mais, en face du caractère de sa toux et l\u2019abondance de son expectoration, nous trouvons étrange Fic.IV qu'une T.B.broncho-pneumonique puisse fournir un tel syndrome.Nous suspections une maladie infectieuse secondaire, soit une bronchectasie abcédée, et nous demandons au docteur Bonnier de pratiquer une bronchoscopie et une bronchographie.Voici le rapport de l\u2019endoscopie bronchique et du rad'odiagnostic par lipiodol: 1° Aucune obstruction bronchique évidente.2° Grande pâleur de la muqueuse.3° Suppuration dans toutes les bronches visibles droites.4° Stagnation particulière dans les segments postérieurs du lobe inférieur.5° L\u2019exploration des bronches de l'hémitho- rax gauche ne démontre aucune suppuration.Une bronchographie faite une semaine plus tard démontre: 1518 Poumon droit.Opacification d\u2019un immense réseau de lacs géants intercommunicants en plusieurs .régions.Conclusion.Le poumon droit est un formidable marais d'abcès tuberculeux.Le parenchyme restant est atélectasié et carnifié.Nous sommes donc en présence d\u2019une tuberculose pulmonaire suraiguë à forme ulcéreuse récente avec une nécrose brutale et rapide tout comme on la rencontre chez les formes malignes de l\u2019enfant.L'analyse des expectorations donne B.K, Gaftky VII avec streptocoques, staphylocoques et pneumocoques.La sédimentation globulaire donne une courbe verticale a 32.Les urines sont normales.Hémogrammes: 15-8-44 14-9-44 Globules rouges 4,450,000 4,300,000 Hémoglobine 70% 70% Valeur globulaire 0.79 0.86 Globules blancs 14,218 12,656 Poly.neutrophiles 62% 90% Lympho.32% 8% Mono.4% 2% Poly, éosinophiles 2% 0% Poly.basophiles 0% 0% Temps de coagulation: 5 minutes.Kline: négatif.Avec un tel état toxique, le pronostic est évidemment fatal.L'évolution a été tellement rapide que la patiente a succombé exactement 2 mois après son entrée à l\u2019hôpital.Le rapport de l\u2019autopsie donne: AUTOPSIE PRATIQUÉE LE 5 OCTOBRE 1944 Entrée le 5-9-44.Autopsie pratiquée 2 heures après la mort.\u2018 Diagnostic anatomique Ostéite tuberculeuse des parties antérieures et latérales des 12 corps vertébraux de la colonne dorsale avec abcès sous-pleural du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 niveau de la gouttière costo-vertébrale droite s'étendant de la 4e vertèbre dorsale à la 8e.Pachypleurite adhésive à droite.Excavations géantes multiples creusées à même le poumon droit.Tuberculose miliaire disséminée du poumon gauche.Examen histologique Poumon droit: Cavernes tuberculeuses creusées dans un bloc pneumonique.Caséifications multiples en foyers.\u2018Poumon gauche: Broncho-pneumonie tuberculeuse à foyers miliaires.Foie: œdème; stéatose; granulie discrète.Rate: Foyers d\u2019hyalinisation au niveau des follicules.(Georges Manseau.) * * + Nous avons rapporté cette histoire clinique à cause de la rareté du mécanisme de son évolution: 1° Pleurésie enkystée entre les feuillets pleuraux de la cloison médiastinale droite dont l\u2019évolution fut plutôt lente, qui n\u2019était qu\u2019un abcès originant d\u2019une ostéite T.B.vertébrale qui a fusé sur le côté droit du médiastin.2° Ouverture spontanée dans une bronche.3° Ensemencement purulent par aspiration bronchique au lobe moyen et inférieur droit, ce qui a causé une nécrose ulcérative massive.Quelle aurait été la thérapeutique à instituer ?S'il eût été possible de préciser le diagnostic avant que la masse ne fit rupturée, une ponction de l\u2019abcès aurait peut-être pu prévenir cette complication désastreuse.Conclusion Nous ne prendrons jamais trop de précautions pour préciser nos diagnostics, et essayons de ne pas nous complaire trop rapidement dans une opinion de probabilité. ÉDITORIAL Bulletin de Association des Médecins de Langue Francaise O¢ UEAmérigue ou Mord (Fondée a Québec en 1902) W'Union Deédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 73 \u2014 N° 12 Montréal, décembre 1944 UN NOUVEL AGENT ANALGÉSI- .QUE, ANTISPASMODIQUE ET SÉDATIF: LE DÉMÉROL Le Démérol est un produit synthétique isolé en 1939 par Eisleb et Schaumann 1.C\u2019est l\u2019éther éthylique de l\u2019acide I-méthyl- 4-phényl-pipéridine-4-carboxilique, poudre cristalline blanche insoluble dont le chlorhydrate devient facilement soluble dans l\u2019eau.S-140, D-140, Dolantin et Do- lantol sont des synonymes.Le Démérol est un médicament relativement peu toxique si l\u2019on en juge par les doses considérables administrées aux animaux de laboratoire et à l'homme.Faeci- lement absorbé par les voies buccale, sous- cutanée et intramuseulaire, il est analgésique et sédatif.I] exerce une action qui rappelle celle de l\u2019atropine et de la papavérine sur les viscères à muscles lisses.L\u2019effet est encore plus net lorsqu'il existe un spasme ou quelque manifestation d\u2019hyperactivité.Toutefois, si le Démérol n\u2019abolit pas l\u2019'hyperspasmodicité d\u2019un viscère, l\u2019échec de son action antispasmodique peut être masqué par l\u2019analgésie concomitante.Stimulant le péristaltisme intestinal chez le chien, il n\u2019a pas cet effet chez l'homme; par conséquent, comme il n\u2019augmente pas le tonus intestinal et que, par ailleurs, 1l n\u2019est pas constipant, il remplace avantageusement la morphine, qui est nettement constipante.Noth et ses collaborateurs * ont observé 1.Eisleb et Schaumann.Dolantin, ein neuartiges Spas- molytikum und Analgetikum.Deutsch.med.Woch.1939, 1xv, 967 (cité par F.F.Yonkman et ses co'labo- rateurs).2.P.H.Noth.H.H.Hecht et F.F.Yenkman.Annals of Internal Medicine 21: 17-35 (juillet) 1944.1519 dans 123 cas de douleurs intenses une sé- dation complete de celles-ci dans 64.2% des cas, une sédation partielle dans 23.6% et aucun soulagement dans 12.2% .La dose habituelle est de 100 mgms, soit per os, soit en injection intramuseulaire; cette dose peut être renouvelée jusqu\u2019à 8 fois par 24 heures, mais habituellement une dose toutes les 4 ou 6 heures est suffisante.L'effet analgésique se fait sentir entre 5 et 20 minutes après l\u2019injection intramuseu- laire, et entre 20 et 30 minutes après l\u2019ingestion.La durée moyenne de l'effet est de une à six heures.A la dose de 100 mgms, le Démérol a des effets plus remarquables que la codéine a la dose de gr.i.et que les associations de codéine et d\u2019aspirine; ces effets sont toutefois moins marqués que ceux que produit la morphine à la dose de gr.1/, ou gr.14.Les effets analgésiques du Démérol ont été étudiés dans divers états algiques, notamment dans les algies liées aux spasmes des muscles lisses: lésions du tube digestif, des voies biliaires et du tractus uro-génital ; dans les douleurs qui accompagnent la thrombose ou l\u2019embolie des artères coronaires ou des artères périphériques: dans les arthrites chroniques et dans certains syndromes neurologiques tels que les polynévrites, les névralgies, la migraine, les crises tabétiques et les douleurs thalamiques.Dans nombre d\u2019autres affections douloureuses, le Démérol agit encore dans le pourcentage signalé plus haut.Ses effets sédatifs, une agréable somnolence, ont été utilisés dans la pneumoen- céphalographie, dans la coqueluche et dans les vomissements des enfants.Dans ce groupe, consacré aux effets ssmplement sédatifs, 50.5% ont dormi; 30.3% ont été calmés sans dormir et 19.2% n\u2019ont pas été calmés.À doses thérapeutiques (100 mgms), le Démérol peut produire des réactions désagréables qui ne sont ni sédatives ni analgésiques.Les principales réactions no- 1520 tées ont été le vertige, la diaphorèse, les nausées, les vomissements, l\u2019euphorie, la céphalée.Une ou plusieurs de ces réactions ont été observées 40 fois chez 146 malades.Trois asthmatiques ont été améliorés alors qu\u2019un quatrième est demeuré stationnaire.La faible toxicité du Démérol a été bien étudiée: des toxicomanes en ont reçu de 825 à 2,985 mgms par jour pendant 10 à .11 semaines sans effets toxiques sérieux.Sur une série de 146 malades, deux seulement ont présenté des réactions inquiétantes.Il est possible qu\u2019il crée l\u2019accoutumance, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 mais celle-ci n'est certainement pas aussi marquée que dans le cas de l\u2019opium et de ses dérivés.Chez le plus grand nombre des malades traités par le Démérol, l\u2019accoutumance, ou bien ne fut pas notée, ou bien fut facilement combattue.On n\u2019a pas encore publié de travaux sur l\u2019utilisation systématique du Démérol dans la cure de désintoxication des narcomanes.En somme, il s'agit d\u2019un nouvel analgésique, à la fois sédatif et antispasmodique, qui est appelé à remplacer les opiacés dans de nombreux états où 1l faut combattre la douleur.Jean SAUCIER.MEDECINE SOCIALE ee.++ ASSURANCE-SANTÉ ET MÉDECINS Pronostics Par J.-Ed.DORION (Québec).Que n\u2019aurons-nous pas vu en l\u2019espace de quelques années ?Les alliés d\u2019hier devenus les ennemis d'aujourd'hui et les ennemis du début bientôt des alliés; les frères de mêmes nations s'entretuer, et les gouvernements se substituer les uns aux autres, tous toujours plus légitimes.Notre temps serait-il celui de la confusion?En tout cas le jugement de l\u2019histoire sera sévère.Et plus près de nous les gouvernements qui encore hier demeuraient indifférents envers les lois sociales, font maintenant flèche de tout bois et \u2018c\u2019est à qui se dirigerait le plus vite vers la paternité de l\u2019Etat.C\u2019est dans cette ambiance, que les médecins qui travaillent 24 heures par jour et sept jours par semaine, traqués sans répit par le téléphone, emportés par la machine qui leur enlève le temps de réfléchir, doivent, pour la très grande majorité d'entre eux, faire des prodiges de renoncements à des loisirs Le problème n\u2019est plus de savoir si nous aurons l\u2019assurance-santé, mais quel genre d\u2019assurance-santé aurons-nous?nécessaires et mérités pour observer ce qui se passe en dehors de leurs incessantes occupations.C'est dans ces conditions que nous devons tous, suivant nos capacités et notre sphère d\u2019action, nous occuper de l\u2019importante question de l\u2019assurance-santé, car je soutiens, de prime abord et comme point de départ, que tous les médecins doivent s\u2019en saisir; seul, un mouvement d'ensemble peut en effet prendre la direction de l\u2019épineux problème de la santé contemporaine.On semble aujourd'hui, d'une part, dans les milieux gouvernementaux vouloir régler ce problème par un moyen appelé l'Assu- rance-Santé; or, l\u2019on trouve dans le rapport du Comité Consultatif de l\u2019Assurance-Santé, p.161, ce qui suit: « L'organisation de l\u2019assurance sociale accuse une tendance prépondérante vers la centralisation.Cette tendance, dont on retrouve des exemples dans plusieurs autres domaines de la vie sociale, se mani- DORION: ASSURANOE-SANTÉ ET MÉDECINS feste en répartissant les risques ordinaires sur un groupe sans cesse plus nombreux.» Le public, d'autre part, demande une meilleure distribution des soins médicaux et des services hospitaliers sans en spécifier d\u2019une manière absolue les moyens; enfin les médecins se sont contentés par leurs organismes officiels de demeurer sur le point de vue strictement médical, quoique tous et chacun en particulier, à quelques exceptions près, soient opposés à l\u2019assurance-santé antichambre de l\u2019étatisation totale, mais n\u2019ont encore rien fait pour l\u2019éviter.Voilà, telle que nous la comprenons, la situation actuelle.Il faut, c\u2019est entendu, une distribution adéquate des soins médicaux.et pour cela deux moyens actuellement connus existent: 1) l\u2019étatisation de la médecine et, 2) l'initiative privée subsidiée par l'Etat, c\u2019est-à-dire les différents systèmes d\u2019assurance dont l'idéal est la coopérative médicale.Que faut-il penser du projet de loi appelé l\u2019Assurance-Santé ?Certains faits sont assez évidents à date, pour nous permettre de porter un jugement, voire même des pronostics qui ont chance d\u2019être exacts.Un premier point: il semble bien établi que la loi Assurance-Santé a été instituée dans les divers pays par calcul politique et par concession électorale au socialisme et non pour sa valeur réelle.Vous trouverez dans le témoignage du docteur J.J.Heagerty, devant le comité spécial de la Sécurité Sociale, fascicule n° 2, p.49, ce qui suit: « Nos idées, quant à l\u2019assurance-maladie, ont changé comme vous le savez, depuis l'instauration du système allemand en 1883.Cette année-là, Bismarck, voyant la vague montante du socialisme, décida qu\u2019il lui fallait intervenir, soit en la détournant soit en la réprimant.Il décida de s\u2019inféoder au mouvement en contraignant les salariés de s\u2019assurer dans certaines sociétés existantes et les patrons de contribuer.En agissant de la sorte, il trouva le tour de plaire a la fois aux ouvriers et aux socialistes.Plus tard, d\u2019autres pays s\u2019engagè- 1521 rent dans la même voie et, en 1911, Lloyd George introduisait l\u2019assurance-maladie en Angleterre.On dit qu\u2019il fit valoir la cause de l\u2019assurance-maladie en s'appuyant sur le principe qu\u2019il donnait à l\u2019ouvrier neuf pen- ces contre les quatre que ce dernier payait.» Et il avouait d\u2019ailleurs au docteur Routley lui-même que la mesure était susceptible de contrôler plusieurs centaines de milliers de votes (C.M.A.Journal, p.168).Au dire du docteur Heagerty, ce fut un plan politico-écono- mique dès les débuts (Séc.Soc, p.43).La même pensée inspira les lois d\u2019assurance- maladie françaises sous Herriot et Blum.Le projet de loi, au Canada, prend naissance dans des circonstances analogues: la menace socialiste.Un deuxième point conséquent du premier: écoutons le docteur Heagerty dans le même fascicule 2, p.49: « Il a été prouvé que la santé du peuple britannique ne s\u2019est päs améliorée en raison de l\u2019Assurance-maladie depuis son instauration, son application en Angleterre en 1912.» «La première année, 60 p.100 des personnes assurées mandèrent le médecin et 60 p.100 des gens mandent encore le médecin.» Et plus loin il ajoute: « Il ne sert à rien d\u2019instaurer un système de soins médicaux si la médecine préventive n\u2019en fait pas partie intégrante.Il est inutile de dépenser des sommes d'argent, d'année en année, pour le traitement de maladies que des mesures d'hygiène publique peuvent contrôler.» Citons les conclusions d\u2019un article paru.dans une revue médicale des Etats-Unis et intitulé « Médecine Socialisée» (Digestive Diseases, janvier 44).Après avoir en effet étudié les différents systèmes d\u2019assurance-maladie en Europe et ailleurs, le docteur conclut: « Les systèmes (gouvernementaux) de distribution du service médical n\u2019améliorent pas la qualité du service et n\u2019en diminuent pas le coût.«La médecine préventive n\u2019est pas plus avancée dans les pays qui ont une loi d\u2019assu- 1522 rance-maladie obligatoire qu\u2019elle ne l\u2019est aux Etats-Unis (M.Lorenzo Paré, qui arrive d\u2019Australie, affirme la même chose de la Nouvelle- Zélande).«Les ressources médicales sont presque toutes gaspillées dans le traitement superficiel d\u2019affections insignifiantes.«Il se développe, dans la pratique, une double méthode, consistant à donner une sorte de soins à une classe du public et une autre aux assurés de l'Etat.«La période de la maladie est prolongée plutôt que raccourcie.« Le diagnostic et le traitement tendent à devenir routiniers et superficiels.« Le système devient une bureaucratie gouvernementale comprenant une multitude d\u2019employés qui pensent bien plus à rendre cette bureaucratie permanente qu\u2019à fournir le meilleur service médical possible.« Le système ne donne vraiment à l\u2019ouvrier que ce pourquoi il paie lui-même; autrement dit, il n\u2019en a que pour son argent.» EN GRANDE-BRETAGNE Or, forte de l\u2019expérience du passé, l'assurance-maladie anglaise évolue vers deux points: 1) l\u2019association de l\u2019hygiène publique et de la médecine préventive; 2) le centre de santé.Je cite (Séc.Soc, fascicule 2, p.50): «La commission d\u2019organisation de la « British Medical Association » a recommandé dans son premier rapport, un rapport intérimaire, que toute la Grande-Bretagne soit divisée en cliniques de groupements.Elle signale qu\u2019il sera impossible d\u2019établir ces cliniques de groupements dans les zones rurales au même point que dans les centres urbains, mais son rapport appuie sur l\u2019étude de tout le problème de la prévention et du traitement de la maladie en fonction des conceptions modernes et elle insiste pour que l'hygiène publique soit associée à la médecine préventive.» De plus, le gouvernement anglais a publié dernièrement un livre blanc, dans lequel il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A N.\u2014 Montréal, décembre 1944 affirme que des développements doivent être anticipés et il dit en substance ceci: Le gouvernement considère le problème « seulement du point de vue de ce qui doit donner un nouveau service efficient».Dans le centre de santé les médecins « ne seront plus en compétition », par conséquent le système par capitation est inadéquat, et il propose que ces médecins soient rémunérés par salaire ou sur quelque base autre que la capitation, et ces médecins doivent être prêts à discuter avec la profession médicale quelle méthode devrait être adoptée et quelles échelles de salaires seraient appropriées.Ceci s\u2019appliquerait aussi, probablement, aux médecins qui pratiquent en groupe.Dans tout système, «le résultat pratique sera de décider quel est, pour le standard professionnel ordinaire, une rémunération raisonnable pour un médecin engagé à plein temps dans un service public.» Il espère que la grande majorité des médecins s'engageront dans les nouveaux services, et soutient que le point essentiel est que personne n\u2019ait raison de croire qu\u2019il est mieux traité en payant privément comme malade privé que dans les services publics.Au CANADA Continuons: en réponse à certains membres du comité de Sécurité Sociale, le docteur Heagerty ajoute (fascicule n° 3, p.105.): « Aucun système adopté ou projeté au Canada n\u2019est aussi complet que celui que nous envisageons.Nous avons l\u2019intention de donner un service complet et gratuit à tout le monde, aux indigents dans la même mesure qu'à ceux qui payent.Vous pouvez voir que cela aura une tendance à augmenter le coût.Le but de l'assurance est de fournir une somme suffisante pour payer tous les soins médicaux et de répartir cette somme de telle manière qu\u2019elle ne pèse pas lourdement sur les épaules des particuliers.C\u2019est réellement là le but de l'assurance » et (p.107) il continue: «La Commission des projets de DORION: ASSURANCE-SANTE ET MÉDECINS l'Association des médecins britanniques aimerait diviser l'Angleterre en cliniques miniatures.Certains pensent ici que ce serait le système idéal, et je le crois aussi; je pense que nous finirons par adopter ce genre d\u2019organisation.Il ajoute: «Ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est d'établir dans les villes, le plus tôt possible, bien que ce choix ne se soit pas encore définitif, des cliniques Mayo en miniatures, si je puis les appeler ainsi.» Quelques lignes plus loin, il fait remarquer qu\u2019il «est possible d'obtenir à moins de frais tous les services nécessaires des spécialistes au même endroit.» BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Dans le « Bulletin Officiel» du ler juin 1944 de la XXVIe Conférence du Travail, tenue à Philadelphie en mai 1944, recommandation n° 69, les principes ci-dessous émis, p.37, indiquent nettement le but vers lequel se dirige l\u2019Assurance-Santé dans les principaux pays du monde.Principe 27: L'optimum de soins médicaux devrait être mis à la portée des bénéficiaires du service au moyen d'une organisation assurant la plus grande économie et efficacité possible par la mise en commun des connaissances, du personnel, de l'équipement et des autres ressources du service, ainsi que par un contact et une collaboration étroite entre tous les membres de la profession médicale et des professions connexes et les autres organes collaborant au service.Principe 28: La participation sans réserve du plus grand nombre possible de membres de la profession médicale et des professions connexes est indispensable au.succès d\u2019un service national de soins médicaux.Le nombre de praticiens de médecine générale, de spécialistes, de dentistes, d'infirmières et de membres d\u2019autres professions collaborant au service devrait être adapté à la répartition et aux besoins des bénéficiaires.Principe 31: Pour atteindre ces buts, les soins devraient, de préférence, être donnés par voie de collaboration médicale dans des 1523 centres de divers genres fonctionnant en relation effective avec les hôpitaux.ET ICI MÊME DANS LE QUÉBEC Dans nos propres milieux médicaux, l\u2019opinion courante n'\u2019est-elle pas que les patients les mieux traités sont ceux des services publics ?Ce mode de pratique médicale coûtant moins cher et donnant de meilleurs résultats, il semble logique de croire que nous nous dirigeons vers le centre de santé et le salariat; lequel mode de pratique, cependant, sera l\u2019étatisation camouflée de la médecine s\u2019il relève de l'Etat.Ajoutez à cela que les actuaires n\u2019ont pu, jusqu\u2019à date, donner le coût de l\u2019assurance-santé au Canada, mais que le coût en sera moindre si tout le monde est assuré; et vous avez une idée assez juste de ce qui s\u2019en vient.Un dernier point cependant, mais un point qui a son importance: la santé publique a tellement été améliorée pat les Unités Sanitaires dans les régions ou elles opèrent par rapport aux régions où elles n\u2019opèrent pas dans la Province de Québec, et cela sans Assurance-Santé, qu\u2019elles sont citées en exemples dans tout le Canada et ailleurs.La médecine préventive est donc une des conditions importantes du succès des centres de santé.Il ressort de tout cela que l\u2019Assurance- Santé ne semble pas avoir donné des résultats probants dans les pays où on l\u2019a appliquée, que la médecine préventive a donné une amélioration de la santé publique sans Assurance- Santé; qu'avec la médecine préventive, c\u2019est le centre de santé qui coûte le moins cher et qui donne les meilleurs résultats, que dans ces centres de santé les médecins seront rémunérés par salaire, enfin que l\u2019assurance- santé coûtera d'autant moins cher que tous seront rémunérés par salaire, enfin que l\u2019as- surance-santé coûtera d'autant moins cher que tous seront assurés.Il demeure acquis aussi que les meilleurs systèmes d'Assurance-Santé possibles ne don- 1524 neront plein rendement qu'avec la disparition des causes économiques de la maladie; on ne peut demander aux médecins et à l'Assu- rance-Santé de donner ce que seule la sécurité économique peut produire.Il appartient aux médecins, suivant les circonstances et leurs sphères d'actions, d\u2019user de leur influence en faveur du salaire familial, des allocations familiales, de la disparition des taudis, de programmes d\u2019alimentation plus rationnelle, de la diminution de la consommation des liqueurs alcooliques et de toutes autres mesures propres à améliorer la santé publique tout en éliminant le plus possible les subsides des pouvoirs publics.L'initiative privée est-elle compatible avec le centre de santé ?Nous trouvons, dans le volumineux rapport intitulé Assurance-Santé émis par le comité consultatif de l\u2019Assurance-Santé nommé par le décret du conseil C.P.836, du 5 février 1942, l\u2019appréciation suivante sur les coopératives médicales (p.76): « L'expérience acquise aux Etats-Unis depuis dix ans en matière d'assurance collective pourvoyant aux soins médicaux, a démontré la valeur de ce régime et assure maintenant les soins médicaux requis à des milliers de familles à modeste revenu.La plus forte opposition au régime d'assurance collective des soins médicaux est celle des médecins eux-mêmes.En dépit de cette opposition cependant, la médecine collective s\u2019est implantée et a fait des progrès considérables dans une douzaine de grandes villes des Etats-Unis.Dans ces centres, la santé des citoyens s\u2019est grandement améliorée et les médecins qui ont donné l'essor à ce mouvement sont bien satisfaits des résultats obtenus.Le plan est des plus simples et fonctionne bien.» Il n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail de décrire la Coopérative médicale; une simple définition nous permettra d\u2019en saisir le mécanisme.Une coopérative médicale est une organi- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 sation volontaire, privée, sans profit ni influence politique, composée d'individus qui s'unissent dans le but de se procurer des services médicaux.Elle s'appuie sur les quatre principes suivants: 1.Pratique médicale par équipe; Médecine préventive; wo 19 Paiement périodique; a Contrôle des consommateurs.(« La médecine coopérative », par le docteur J.Tremblay, du Conseil Supérieur de la Coopération, Québec.) C\u2019est donc là un centre de santé da a l'initiative privée, soustrait a l'influence politique, qui coûte infiniment moins cher en frais administratifs et qui améliore la santé publique.Il est par conséquent permis de croire que l\u2019étatisation de la médecine aurait été plus facilement évitée, si les médecins s'étaient intéressés plus tôt à la médecine coopérative.Au Danemark, en effet, il existe des coopératives depuis 1882; celles-ci se sont développées petit à petit et, en 1933, le gouvernement rendait obligatoire pour tous les adultes l\u2019affiliation à une caisse-maladie, il accordait des subventions, se réservant simplement la surveillance qui revient de droit à l'Etat.L\u2019amélioration de la santé publique par l\u2019initiative privée, subventionnée par l'Etat avec simple surveillance de celui-ci, est possible dans la Province de Québec plus qu'ailleurs, parce que, chez nous, les Unités Sanitaires généralisées complèteraient le travail des coopératives médicales, et qu\u2019en plus, dans notre province, le mouvement coopératif a pris depuis quelques années une ampleur telle qu\u2019il fait autorité à l'extérieur.Il est même accepté dans les milieux officiels.Je ne doute pas que, si les médecins le demandaient \u2014 et ils auraient en cela l'appui des unions ouvrières\u2014 le gouvernement de notre Province, quel que soit le parti au pouvoir, appuierait une coopérative de plus.L'opinion prévaut que l'Assurance-Santé DORION: ASSURANCE-SANTÉ ET MÉDECINS sera mise en force d\u2019ici trois à sept ans; bien que ce soit peu, nous avons encore le temps d'intervenir.Selon mon humble opinion, la « Fédération des Sociétés médicales de la Province de Québec» doit entrer en action et prouver son utilité.Le Collège alors, appuyé par toute la profession, pourra intervenir avec autorité et chance de succès.1525 La coopérative médicale crée l\u2019une de ces situations dans lesquelles le corporatisme et le coopératisme se rencontrent à leurs sommets et se complètent.La Corporation des médecins vit actuellement une heure critique, mais elle sera à la hauteur de la tâche, comme facteur national, si elle évite de contribuer à l\u2019étatisme général qui s'annonce pour l'après- guerre.DONNÉES ACTUELLES SUR L\u2019ÉTAT SANITAIRE DES NOURRISSONS, DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN FRANCE EN 1942 ET 1943 Les données essentielles dont nous disposons pour apprécier l\u2019état de nutrition et l\u2019état sanitaire de l\u2019enfance et de l'adolescence en 1942 et 1943 sont principalement les suivantes: 1° Des enquêtes fixant parallèlement les rations alimentaires effectivement consommées et l\u2019état de nutrition; 2° La composition du rationnement officiellement attribué dans les grands centres urbains; 3° L'évolution de la morbidité par maladies infectieuses; typhoïde, diphtérie, poliomyélite; 4° L\u2019évolution de la mortalité par tuberculose pour les âges correspondants; 5° Une étude sur la mortalité infantile par gastro-entérite à Marseille; 6° Diverses études sur l\u2019amaigrissement des enfants d'âge scolaire.I.ENQUÊTES SUR L\u2019ÉTAT DE NUTRITION DE L'ENFANCE ET DE L\u2019ADOLESCENCE a) Etude sur l\u2019état de nutrition de la population à Marseille: Série de trois enquêtes publiées, la 1ère, par l\u2019Institut de Recherches d'Hygiène sous le patronage du Secrétariat d'Etat à la Famille à la Santé, les deux autres par le Bulletin de l\u2019Institut National d\u2019Hygiène.(Recueil des travaux de l'IN.H.\u2014 Tome I \u2014 I.N.H., 45 rue Cardinet, Paris, 1944, pp.255 à 303.) Ces enquêtes portent, en réalité, sur tous les groupes d'âge; nous en extrayons ce qui a trait aux enfants et aux adolescents.1° Rations alimentaires.La ration alimentaire fut déterminée très minutieusement: 1° pendant 8 jours par pesées de tous les aliments stockés ou entrant dans la famille; 2° pendant 3 jours, par pesées directes à table de ce que consommait chaque membre de la famille.Ainsi, un groupe de 226 sujets de moins de 19 ans fut suivi pendant plus de 3 ans, depuis février 1941.Ces sujets furent répartis en 3 groupes suivant la classe sociale à laquelle ils appartenaient: (groupe I, ressources inférieures à 1,500 frs; groupe II, entre 1,500 frs; groupe III, ressources de plus de 3,500 frs par mois).Si l\u2019on considère l\u2019évolution des rations de 1941 à 1943, on constate que leur taux calorique s\u2019est légèrement relevé, mais uniquement aux dépens des glucides, car le taux des lipides et des protides animaux a, au contraire, baissé.20 Etat de nutrition.On a constaté un amaigrissement dans 72% des cas totaux en 1942 et 45% des cas totaux en 1943.Voici la répartition des amaigrissements suivant les catégories d'âge: 1526 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Dif.moyenne Pourcentage des Nombre de avec poids inférieurs CATEGORIES sujets le poids théorique à la normale E 26 + 0,192 K.38% JI 30 + 0,108 \u201c 40% J2 52 \u2014 0,310 \u201c 56% J3 20 \u2014 2,865 \u201c 70% Il existe une fatigabilité nette; une tendance au sommeil, une certaine anémie comme le montre le tableau suivant: = 9 eS » § mnt = 02 + ns CATEGORIES Be 2% 5 sa 2 SEE 8 \u20ac £3 TE -: Ë: a8 ey = > of g mË « § x +E g Ages: 0a 2 ans 35 8% 14% 34% 44% 2 à 12 ans 126 1% 18% 33% 48% 12 à 19 ans 21 0 4% 38% 58% 19 anset+ 123 O 17% 43% 40% Groupes: I 183 1% 15% 37% 47% IT 8 1% 16% 33% 50% IIT 42 2% 19% 50% 29% La carence en vitamine A, appréciée par le seuil de perception rétinienne à l\u2019adaptomè- tre de Chevallier-Roux, et d\u2019après le taux de vitamine À dans le sérum, se répartit comme suit: \u2014 de O0 à 2 ans 6% \u2014 de 2 à 12 ans 25% \u2014 de 12 à 19 ans 35% \u2014 19 ans et plus 20% \u2014 Groupe I 22% \u2014 \u2014_ II 22% \u2014 \u2014 II 16% La carence en vitamine D constatée cliniquement par les signes de rachitisme fut de: \u2014 0 à 2 ans 54% \u2014 2à 12 ans 10% \u2014 12 à 19 ans 0% b) Etude sur l\u2019état de nutrition des enfants des écoles de Marseille, au printemps 1943, effectuée par la Section de Marseille de l\u2019Institut National d\u2018Hygiène (pour paraître dans le T.III du Recueil des Travaux de U'I.N.H.).Cette enquéte a porté sur 233 écoliers des écoles communales.Voici le taux moyen de leur ration: \u2014 Calories .1,725 \u2014 Glucides .295 grs \u2014 Lipides .30 \u2014 \u2014 Protides animaux .19 \u2014 \u2014 Protides végétaux .19 \u2014 \u2014 Alcool .3 \u2014 \u2014 Calcium .847 mgrs - \u2014 Phosphore 1,366 \u2014 \u2014 Fer .204 \u2014 \u2014 Vitamine A .60.5 gamma \u2014 Carotène 47,000 UI.\u2014 Vitamine C .105 mgrs \u2014_ \u2014 PP assimilable 68 \u2014 Ces chiffres reflètent surtout la pauvreté de l\u2019alimentation en viande, en œufs et en laitages et l'abondance relative en légumes.25% des parents ont signalé une nervosité excessive de leurs enfants, d\u2019ailleurs très souvent signalée par les instituteurs.18% des enfants ont un poids inférieur de plus de 10% au poids théorique donné par les tables de Baldwin et Wood.Parmi ceux-ci, il y a 4 fois plus de filles que de garçons.Parmi les enfants examinés, 83 avaient été vus en 1942; parmi ceux-ci, 2 ont maigri d\u2019une année à l\u2019autre, et 42, c\u2019est-à-dire 50%, ont eu une croissance pondérable insuffisante, qui n\u2019est en moyenne que de 65% du chiffre normal.Des signes de carence en vitamine À furent décelés par d\u2019adaptomètre de Chevallier-Roux comme le montre le tableau suivant: Enfants Adultes 1943 1942 1941 1939 Nombre d\u2019examens.149 179 75 58 Seuils bons (inf.à 13,2) 2% 2% 7% 43% \u201c moyens (148-263) 15% 26% 39% 50% \u201c médiocres (26,4 - 59,2) 76% 65% 4% 7% \u201c mauvais (sup.à 502) 7% 7% 9% 0% Moyenne générale.362 35,2 30,6 13,2 D'autres carences vitaminiques ne furent pas notées.Les numérations globulaires ont montré que 25% des sujets avaient un taux inférieur à 4,000,000 et 40% seulement avaient un taux supérieur à 4,500,000.La moyenne générale est de 4.34 millions. ETAT SANIT.DES NOUR., ENF., ADOLESCENTS EN FRANCE EN 1942 ET 1943 c) Etude sur la nutrition des enfants, faite sur l'initiative de la Croix-Rouge américaine (docteur Stuart), et effectuée par la Section de Marseille de l\u2019Institut National d'Hygiène.Cette enquête confirme les résultats précédents, mais a comporté de plus l\u2019administration d'une quantité de lait variant de 14 à 15 litre, pendant 3 ou 6 mois.La conclusion du rapport est la suivante: «Le nombre d'enfants étudiés a été trop restreint et la durée d'administration du lait trop courte pour pouvoir noter une différence significative entre les enfants ayant reçu des suppléments de lait et ceux n\u2019en ayant pas reçu.Nous ne doutons évidemment pas du bénéfice que les enfants ont pu \u2018tirer de ce lait.Mais les effets n\u2019en ont pas été mesurables, étant donné les conditions de l\u2019expérience.» d) Voici les taux des rations effectivement consommées dans certains internats d\u2019étudiants à Paris, tels qu\u2019ils découlent des enquêtes alimentaires effectuées par le Service d'Enquêtes de Mme Randoin à la demande de l\u2019Institut National d'Hygiène en juin 1943: Foyer Sainte- St-Louis intern.Geneviève Calories 2,930 1,875 1,786 Protides animaux 24.9 14.3 6.2 Protides végétaux 70.6 52.6 53.3 Lipides animaux 298 13.2 9.5 Lipides végétaux 18.0 8.0 9.7 Glucides 502.6 335.45 327.11 e) Enquêtes portant sur 70 adolescentes d\u2019un Centre de Jeunesse de la banlieue parisienne, effectuée dans le ler trimestre 1944 par l\u2019Institut national d'Hygiène.Composition moyenne de la ration attribuée: Calories .2,783 Protides animaux .8.58 Protides végétaux 72.13 Lipides animaux .15.82 Lipides végétaux .10.56 Glucides.531.69 Cellulose .20.48 \\ 1527 Cette ration, presque uniquement végétarienne, comporte un taux trés bas de protides animaux et un chiffre élevé de cellulose.L'enquête clinique révèle un amaigrissement lors de l'entrée au Centre, suivi d\u2019une reprise de poids dans les 6 mois suivants; une asthénie importante et la fréquence des aménorrhées, I'acuité de I'impression de faim, la fréquence du météorisme abdominal.L'administration d\u2019une quantité de fromage qui double le taux de protides animaux pendant 1 mois suffit à guérir 70% des aménorrhées et améliora nettement plus que sur un groupe témoin la fatigabilité, la force musculaire, la rapidité.f) Enquête effectuée par l\u2019Institut National d'Hygiène dans un Orphelinat d\u2019enfants de 5 à 21 ans.Voici les taux effectivement consommés en novembre 1943: % Ô © a PRINCIPES 8 2 8 S S : 3 s RI IP © © © NUTRITIFS Vo =, 23 sa 2a > © Da Ss 8.Ses 58s à 5 = 5 ER ie EH SH = oa Calories .1.624 1.958 2.384 2.599 3.001 Protides animaux .28,83 30,10 30,10 37,85 37,85 Protides végétaux 39,59 30,61 65,46 64,95 77,54 Lipides animaux .18,41 19,36 20,59 25,90 25,90 Lipides végétaux .6,48 8,69 10,58 9,14 10,52 Glucides 265,71 326,88 407,73 443,40 524,88 Cellulose .9,604 12,098 15,62 16,59 20,58 Phos.(en mgr) 1.210 1.439 1.777 1.982 2.291 Calcium \u201c 625 701 808 936 1,065 2 ® % » 8 8 $ | ts § 20 8 8 38 PRINCIPES ® « + 2 ori NUTRITIFS 23s SH gn Ba ge > 8.3 os 3s ow SR SE so Bm Se Fer (en mgrs) 16,171 20.095 25,81 28,29 33,78 Chlore ** 4.566 5.985 7.663 7.968 10.247 Sodium *¢ 2.939 3.834 4.964 5.148 6.613 Vit.C (en mgrs) 58,99 82,851 106,34 109,60 157,242 Vitamine B! \u201c 1,172 1,441 1,82 1,98 2,39 Vitamine B?\u2018\u201c 1,204 1,366 1,61 1,95 2,08 Vitamine PP \u201814,571 18,194 23,51 25,36 30,94 Caroténoïdes \u2018\u2018 1,401 2,049 2,67 2,64 4,03 Vitamine A .0,114 0,118 0,118 0,148 0,148 Vitamine D .0,0005 0,0005 0,0005 0,0007 0,0007 L'enquête sur l\u2019état de nutrition l\u2019a révélé tout à fait satisfaisant: les courbes de croissance et les moyennes pondérales étant normales.Cet orphelinat, situé dans la banlieue d\u2019Orléans, dans une région agricole riche, est le témoin de l\u2019inégalité des conditions alimentaires actuelles suivant les régions. 1528 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 g) Enquête sur l\u2019état de nutrition des nourrissons tel qu\u2019il découle d\u2019une enquête effectuée sur 2,500 nourrissons des maternités parisiennes, par l\u2019Institut National d'Hygiène en 1943.Le poids moyen des nouveau-nés fut de 3 kg.23 (3.310 pour les garçons, 3.200 pour les filles).Le rapport du poids du nouveau-né (poids du placenta) fut de: 5.92.La chute de poids moyenne de l'enfant fut de: 261.92.Ainsi les normes des nourrissons, en 1943, furent sensiblement normales, alors que l'enquête menée parallèlement sur les mères montra une influence manifeste de l\u2019alimentation sur leur état de nutrition.II.RATIONNEMENT.L\u2019annexe 11 montre les taux du rationnement attribué à Paris, Centre de priorité nationale en janvier 1944 et mars 1944.Ces tableaux montrent que le rationnement fait un effort considérable en faveur des enfants, des adolescents et des femmes enceintes, et ceci au détriment des adultes et des travailleurs.C\u2019est toujours en lipides et en protides animaux que le déséquilibre est le plus.marqué.III.L\u2019annexe III montre l\u2019évolution de: la morbidité par diphtérie, typhoïde et poliomyélite.Le relèvement simultané et progressif des.taux de morbidité dépend vraisemblablement de facteurs complexes, parmi lesquels il n\u2019est pas impossible de faire la moindre résistance: des enfants, en rapport avec leur dénutrition.IV.L'évolution de la mortalité par tuberculose (« Considérations sur la mortalité par tuberculose en France, au cours du ler trimestre 1943, P.Boulanger et M.Moine, Recueil des travaux de l\u2019Institut National d\u2019hygiène, tome 1 »), révèle les faits suivants: 1) Dans le département de la Seine (pro- DONNEES ACTUELLES DE L\u2019ETAT SANITAIRE DES NOURRISSONS, DES ENFANTS ET DES.ADOLESCENTS EN FRANCE EN 1942 ET 1943.Tableau I #3 ETAT SANIT.DES NOUR., ENF., ADOLESCENTS EN FRANCE EN 1942 ET 1943 1529 se INSTITUT êæs 38 Tableau II Gl Typh 5 BE | x Lt \u201c> 3 EV rag Lila i ZZ HGH: Tableau III 1530 portion des décès par tuberculose pour 100 décès au total): 1936 1943 Variations 10 a 14 ans 27.6% 28.7% 15 à 16 ans 43.8% 53.8% + 22.8% 20 a 24 ans 50.0% 60.0% + 20.0% 25 à 29 ans 46.0% 49.8% + 8.2% 30 a 34 ans 44.0% 43.5% \u2014 1.1% 40 a 44 ans 29.8% 34.7% + 16.4% 45 a 49 ans 23.7% 29.5% + 24.4% 2) Dans les départements de la Seine, du Nord et du Rhône, c\u2019est-à-dire dans les départements les plus riches en agglomérations urbaines, les chiffres d\u2019après le sexe sont les suivants: Sexe masculin Proportion des décès Sexe féminin Proportion des décès AGES par tuberculose sur par tuberculose sur 100 décès au total - 100 décès au total - 1936 1943 Variations 1936 1943 Variations 10à 14ans 188 234 +244% 303 330 + 89% 15à19ans 338 423 +251% 498 613 +230% 20à24ans 438 573 +308% 499 565 +132% 25à29ans 446 565 +266% 428 413 \u2014 35% 3) Si nous considérons maintenant les départements ruraux (Côtes-du-Nord, Creuse, Loir et Cher, Haute-Loire, Mayenne, Orne, Haute-Saône et Vendée), dans lesquels la population rurale représente 83% de l\u2019ensemble des habitants, les chiffres sont les suivants: Sexe féminin Proportion des décès Sexe masculin Proportion des décès AGES par tuberculose sur par tuberculose sur 100 décès au total - 100 décès au total - 1936 1943 Variations 1936 1943 Variations 10a 14ans 244 69 \u2014717% 296 445 +503% 15àl19ans 380 400 + 52% 58 349 \u2014398% 20à24ans 480 535 +114% 542 460 \u2014151% 25à29ans 478 508 + 62% 424 442 + 42% Ainsi, il est possible de conclure que la mortalité par tuberculose a augmenté dans des proportions importantes dans l\u2019adolescence, au cours des circonstances actuelles.Cette augmentation est plus sensible dans les départements à populations urbaines, ce qui permet de présumer que le facteur alimentaire joue un rôle imprtant dans ce fait.V.Une étude bibliographique permet de se faire une idée de l\u2019état de nutrition des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 écoliers, tel qu\u2019il apparaît aux médecins-ins- pecteurs des écoles.1) Voici un résumé du travail de M.P.Bertoye: (Etude critique des Statistiques portant sur la croissance pondérale des enfants des écoles de la Ville de Lyôn, pendant le ler trimestre de l\u2019année 1942, Lyon Médical No 11, 14 mars 1943, p.204.).La statistique porte sur 28,117 enfants: 20,568 ne fréquentent pas les cantines; 7,609 y prennent leurs repas.Parmi les adolescents, les pertes de poids et les poids stationnaires sont de 31.3 pour les garçons et de 39.2% pour les filles.La croissance pondérale des filles est plus déficitaire que celle des garçons: 27.7% de perte chez les garçons de 7 à 12 ans; 33.4% chez les filles du même âge.De 13 à 18 ans, la proportion est de 31.7 à 68.3 chez les garçons, contre 37.3 a 60.7% chez les filles.D'une manière générale, les enfants ayant fréquenté les cantines ont pris plus de poids que les autres (proportion de 6% en plus).Un fait important à signaler est la persistance de la croissance staturale.L\u2019index tuberculinique au cours de l\u2019année 1941 est de 20%; il était en 39 de 26% et en 38 de 24%.Il n\u2019est pas apparu de maladies par carence, mais tous les professeurs sont unanimes à reconnaître que l'attention est fugace, papillotante, dispersée, difficile à fixer et à maintenir malgré l\u2019intérêt et la succession des exercices scolaires et que dans ces conditions il est impossible d\u2019obtenir de bons résultats.2) Un rapport de M.Ribadeau-Dumas (au nom de la Commission du rationnement) (« Quelques conséquences de l'alimentation actuelle chez l\u2019enfant », Bulletin de l\u2019Académie de Médecine, tome 127.Nos 15 et 16; séances des 13 et 20 avril 1943), insiste sur la fréquence actuelle, chez l\u2019enfant, de la tension épigastrique, de I'importance des gaz et des selles, des augmentations de poids insuffisantes, de la fatigabilité, du signe de Schwos- tek, de l\u2019hypocalcémie, de l'augmentation et de l\u2019irrégularité des chromaxies. ETAT SANIT.DES NOUR., ENF., ADOLESCENTS EN FRANCE EN 1942 ET 1943 Pour conclure, l\u2019auteur incrimine l\u2019action néfaste de la cellulose et la pauvreté en calcium et vitamine D des régimes.VI.L'étude faite par H.Violle et Nabonne à Marseille (« A propos de la mortalité infantile par gastro-entérite a Marseille » \u2014 Archives de Médecine générale et coloniale, No 2; (mars-avril 1943), p.54, et Bulletin de l'IN.H., T.I, p.316) montre que la mortalité des nourrissons par gastro-entérite a augmenté en 1942 de 50% sur ce qu'elle était antérieurement, comme le traduit le graphique de l\u2019annexe IV.(Voir graphiques.) syanne des ecnantdions |: raie \u201d deer \u2014 Fars Rel Ver Suny ; EraCeutiqe de Ca Lertven es tres ln © i ee Lact carte i : i ia Yo Tableau IV En méme temps, les auteurs étudient la teneur des laits en collibacilles, et montrent qu'elle est tout à fait parallèle à celle de la mortalité.Ils concluent donc à un rapport 1531 de cause à effet entre la souillure du lait ordinaire dans les mois chauds et la mortalité par gastro-entérite.Conclusion De l\u2019ensemble de ces faits, quelques conclusions se dégagent: 1) La ration alimentaire des enfants et des adolescents, dans les grandes villes, est trop pauvre en protides animaux (18 gr.\u2014 19 gr.\u2014 6 gr.au lieu de 30 a 40 gr.); et trop pauvre en lipides (35 gr.\u2014 30 gr.\u2014 9 gr.\u2014 25 gr.\u2014 au lieu de 8015 gr.).Parfois son taux calorique est aussi trop bas; d\u2019autres fois, il est normal, mais le régime est presque exclusivement végétarien, très riche en cellulose.Un enquête effectuée en milieu rural révèle, par contre, des chiffres sub-normaux.2) L\u2019état de nutrition des enfants et des adolescents se caractérise par: un retard dans la croissance (31 à 39% Lyon \u2014 50% à Marseille); une nervosité excessive, une turbulance anormale avec hyper-fatigabilité et hypersomnie; une augmentation importante des cas de diphtérie, de typhoïde, de poliomyélite; une augmentation de la mortalité par tuberculose d\u2019environ 20%, plus marquée dans les départements industriels; la fréquence des signes biologiques de carence en vitamine A; la fréquence des signes cliniques de carence en vitamine D.Tous les troubles sont d\u2019autant plus marqués que l'enfant est plus grand.3) Les nouveau-nés ne semblent pas avoir souffert de la situation pour ce qui est de leur poids, du rapport poids du nouveau-né / poids du placenta, de la perte de poids.Par contre, dans le Midi de la France, la mortalité dans le premier age par gastro-entérite a doublé, et ceci est trés probablement en rapport avec la qualité du lait fourni actuellement pendant les mois chauds. 1532 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 RATIONS ALIMENTAIRES JOURNALIERES DES DIVERSES CATEGORIES DE SUJETS COH Grais- PROTEINES Nom- ses ANIM, VEGET, Catégories bre Calories gr.gr.gr.gr.Groupe 1.Enfants - 12 à 19 ans 24 1.477 214 35.7 21.2 32.7 7 à 12 ans 4 1.377 206 32.5 18 31 24 \u20187 ans 41 1.182 176 33.7 17 25.7 0à 2 ans 40 686 93 24 18 4 Groupe 11 124 19 ans 6 1.741 255 43 236 36.3 7 à 12 ans 12 1.543 237 36.5 20 32 2à 7ans 20 1175 176 315 21 22 0à 2 ans 12 673 92 22 18 5 Groupe 111 12419 ans 2 2097 356 43 22 52 7à 12ans 9 1777 293 40 217 384 2à 7ans 7 1662 261 424 30 30 0à 2ans 2 1032?175 25?23 7 MINERAUX VITAMINES Ale.CA P Fe A.BI B- C D gr.gr.UI.gam usb.mgr Ul 13 545 957 154 13000 1240 585 47 45 9 480 916 12 7400 1070 484 38 39 0 523 805 10 8600 900 428 29 16 0 595 507 54 2400 411 354 24 12 13 730 1200 14 21000 1400 761 58 20 8 562 1030 13 14000 1180 566 41 65 2 565 845 92 8000 960 506 45 21 0 635 600 3.7 2500 419 500 34 13 0 743 1410 18 7000 2017 720 77 7 0 696 1150 15 17000 1610 710 80 64 0 728 1070 12 7100000 1450 600 68 8 0 853 700 3 1200 201 418 35 10 Les vitamines sont exprimées en unités internationales pour les vitamines A et D, en U.Sher- man-Bourquin pour la vitamine B», en gammas pour la vit.B;, en mgr.pour la vitamine C.o > LE PROBLEME DES MALADIES VENERIENNES AU CANADA! Un aperçu du problème, des mesures LE PROBLEME Les maladies vénériennes constituent un des problèmes les plus graves de santé publique au Canada.Le nombre de nouveaux cas de maladies vénériennes dépasse celui de toutes les autres maladies sur lesquelles on peut établir des chiffres, y compris la poliomyélite, la fièvre typhoïde, la diphtérie, le cancer et la tuberculose.Plus de 300,000 Canadiens sont atteints de la syphilis, suivant les statistiques nationales.Plus des deux-tiers, soit 200,000, ignorent qu\u2019ils sont infectés, en raison même de la nature insidieuse de la maladie qui ne se manifeste souvent qu\u2019après plusieurs années.Environ 10% des cas de maladies mentales sont dues à la syphilis.Environ 15% des mortalités dues à des affections cardiaques sont causées par la syphilis.Dans beaucoup de cas, la stérilité chez les hommes et chez les femmes est attribuable aux suites de la gonorrhée.Soixante-quinze pour cent de toutes les infections vénériennes sont contractées par les individus formant la classe de quinze à trente ans, et surtout chez ceux qui sont encore célibataires.Au cours des trois premières années et demie de la seconde Grande Guerre, plus de 35,000 combattants de toutes les catégories, au Canada, contractèrent des maladies vénériennes.On peut ainsi se faire une idée de la situation parmi les civils.1.Texte préparé par Harold F.Stanfield, Limited, conjointement avec le Ministère des Pensions et de la Santé Nationale, Service de Contrôle des Maladies Vénériennes.à > Le danger de ces maladies se retrouve dans les familles.Il arrive souvent que le père, la mère et les enfants en soient atteints.Chose encore plus tragique, c\u2019est que des enfants en bas âge soient victimes de la syphilis.Ce problème est un des plus sérieux à envisager.La perte de facultés physiques et mentales pour fins productives, dès le début de la vie, par les victimes des maladies vénériennes, est cause de désordres économiques et impose des problèmes sérieux d'ordre social et économique aux familles en cause.La propagation de ces maladies s\u2019effectue fréquemment par l\u2019intermédiaire d\u2019établissements où l\u2019activité antisociale se manifeste librement ou à couvert, tel que dans les maisons de prostitution, certains lieux de réunions sociales sans responsabilité aucune, dans des hôte's, maisons de chambres, ete, qui, soit par insouciance ou à dessein, facilitent !es rencontres entre personnes des deux sexes, d\u2019où relations sexuelles qui entraînent la propagation des maladies vénériennes.Durant la période qui suivra immédiatement la guerre, ces maladies pourraient prendre des proportions quasi épidémiques, à moins que des mesures énergiques et poursuivies sans relâche ne soient prises par les autorités gouvernementales et un public suffisamment éclairé.Il est évident que le danger d\u2019une reprise de l\u2019épidémie universelle qui suivit la première Grande Guerre est imminent, à moins que les plus grands efforts ne soient tentés pour enrayer le flot montant et inévitable de l\u2019expansion des maladies vénériennes, qui découlent du vaste chambardement des conditions sociales et économiques dans tous les pays du globe.LA SOLUTION Les maladies vénériennes peuvent être tenues en échec; elles pourraient même disparaître presque complètement si des mesures de contrôle sont mises en vigueur par les individus eux-mêmes et les autorités = - m\u2014\u2014 MALADIES VÉNÉRIENNES AU CANADA locales.Quelques-unes des plus importantes d\u2019entre elles sont les suivantes: L\u2019adoption au Canada d\u2019un «front à quatre secteurs » contre les maladies vénériennes.La conception de ce «front à quatre secteurs» repose sur l\u2019action concertée de quatre forces sociales majeures qui s\u2019attaqueraient au problème, à savoir: la santé publique, le bien- être social, la loi et la morale.Cette action concertée contre les maladies vénériennes peut être effectuée avec succès si tous les citoyens consacrent leurs énergies à l\u2019un ou plusieurs de ces secteurs.Le Secteur « Santé Publique ».Ce secteur relève des Ministères de la Santé, des médecins, des infirmières, etc.Ses principaux objectifs sont les suivants: (a) La vulgarisation des faits touchant les maladies vénériennes afin de mettre fin à la conspiration du silence.(b) Soins médicaux: diagnostic adéquat et facilités de traitement par des médecins ou des cliniques gratuites.(c) Epreuves de - sang prénatales: chaque femme enceinte doit subir une épreuve du sang avant le cinquième mois, à titre de protection pour l\u2019enfant à venir.La syphilis prénatale peut être évitée.(d) Epreuves du sang prénuptiales: un examen physique, y compris des épreuves du sang pour la syphilis, avant le mariage, sont des garanties essentielles de santé et de bonheur.(e) Abolition du charlatanisme: seul un médecin a qualité pour diagnostiquer ou traiter les maladies vénériennes.Les charlatans qui posent aux \u201cspécialistes des maladies masculines» exploitent leurs victimes avec des remèdes sans valeur et diminuent les chances de guérison quand, en définitive, le malade doit recourir aux soins du médecin.(f) Enquêtes sur les contacts: il faut rechercher minutieusement tous ceux ou celles avec qui les personnes infectées ont eu des rapports sexuels.Seuls cette recherche et le fait d\u2019amener les contacts au traitement sous surveillance médicale, permettront de détruire le réseau toujours croissant des maladies vénériennes.Le secteur « Bien-être Social ».La lutte d\u2019une localité contre les maladies vénériennes se résume souvent à la solution des problèmes d\u2019ordre social et économique.La lutte contre les maladies vénériennes est la lutte contre les taudis, l\u2019encombrement, la faim, la négligence et l\u2019insécurité.La sécurité | socinle détruira les maladies vénériennes.Le secteur « Loi».Les cours de justice, la profession juridique et les organismes policiers peuvent grandement contribuer à la lutte de la localité contre les maladies vénériennes.L'application rigoureuse des lois visant la prostitution commercialisée \u2014 qui agit en marge de la loi et propage 1533 la maladie \u2014 et la suspension ou l'annulation des licenses de certains hôtels, tavernes, salles de danse, compagnies de taxis, et le reste, contribueront grandement à faire disparaître les foyers locaux de reproduction des maladies vénériennes.Le secteur « Morale ».La menace grandissante des maladies vénériennes lance un défi aux églises du Canada.Le secteur « Morale» peut diminuer la fréquence des maladies vénériennes Si le caractère de la nation et de l\u2019individu est raffermi.Si la sainteté du mariage est maintenue.Si la sagesse morale des âges est appliquée aux aspects pratiques et quotidiens de la vie de l\u2019individu, de la collectivité et de la nation.Le Canada se doit de tracer un programme bien conçu pour assurer le contrôle des maladies vénériennes, afin de pouvoir satisfaire efficacement aux nécessités de l'heure, prévenir des épidémies probables d\u2019ordre local ou général.Ce programme doit être poursuivi sans relâche et avec toute la prévision voulue.Les maladies vénériennes peuvent être éliminées grâce à des mesures énergiques prises par les Ministères de la Santé du Canada, ayant à leur disposition le personnel et les fonds requis, et étant appuyés par un public éclairé.LE PROGRAMME National.Le Ministère des Pensions et de la Santé Nationale a créé, il y a environ un an et demi, un Service de Contrôle des Maladies Vénériennes.Ses fonctions se résument à ceci: (a) Mobiliser et coordonner les ressources du pays contre les maladies vénériennes.(b) Venir en aide aux ministères provinciaux de la Santé par voie d\u2019octrois spéciaux, matériel, publicitaire, services, etc.Depuis les débuts de 1944, alors que les services d\u2019un personnel restreint de spécialistes furent retenus, le service fédéral a mis en vigueur un programme énergique comportant la rédaction ou la création de propagande moderne, de films, ete, pour distribution par les services provinciaux et il a en même temps largement mis à contribution les journaux, la radio et les cinémas.Provincial.Les ministères provinciaux de la Santé ont, dans la plupart des provinces, mis à exécution des programmes élaborés de contrôle des maladies vénériennes.L\u2019année 1944 a marqué le début de la campagne la plus intensive jamais lancée au Canada contre les maladies vénériennes.Il importe que rien ne soit négligé et qu\u2019il n\u2019y ait aucun ralentissement.CE QU\u2019IL FAUT FAIRE Mise en action des « quatre secteurs» contre les ma- Indies vénériennes.Protection de la famille (la mère, l\u2019enfant et le père) : 1534 (1) Epreuves du sang prénuptiales.(2) Epreuves du sang prénatales.(3) Epreuves du sang confidentielles Pembauchage.Ceci permettra de découvrir la syphilis cachée et atténuer les conséquences tragiques aujourd\u2019hui si évidentes qui résultent de l\u2019ignorance ou de la négligence.Substitution d\u2019un traitement humiain, rapide et thérapeutique, et création de cercles de réhabilitation, au lieu de la «cure d\u2019incarcération » donnée aux femmes et aux filles malheureuses.Création de cercles d\u2019hygiéne locaux ol, dans des conditions agréables et sympathiques, une thérapeutique préventive et curative sera rendue disponible pour résoudre efficacement les principaux problèmes de santé publique.Renseigner la jeunesse, dans les écoles supérieures et les cercles de jeunes, sur la question des maladies vénériennes et le contrôle auquel elles devraient être soumises.Etudes générales qui contribueront dans une préalables à L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 grande mesure à faire comprendre les devoirs de chacun et de la localité.Faire disparaitre les conditions antihygiéniques locales qui facilitent la propagation des maladies vénériennes.\u2019 Créer des centres de distractions saines et agréables dans chaque localité.Une action concertée plus efficace contre la prostitution commerciale en: (a) Cessant d\u2019imposer l\u2019>mende aux prostituées, ce qui en somme permet à une localité de profiter d\u2019une exploitation éhontée des jeunes femmes et, en l\u2019absence de mesures efficaces de réhabilitation, force la prostituée à recommencer son triste métier afin de s\u2019acquitter des amendes imposées.(b) Imposant des sentences de prison aux tenancières, souteneurs, entremetteurs et autres individus du même acabit (y compris ceux qui passivement facilitent la prostitution en louant des locaux pour ces mêmes fins).MÉDECINE PRATIQUE L\u2019AMYGDALECTOMIE SOUS ANESTHÉSIE INTRATRACHÉALE AU CYCLO-PROPANE Par Jules BRAHY, En charge du Service d\u2019oto-rhino-laryngologie à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Cartierville), Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).C\u2019est avec la précieuse collaboration du docteur Georges Cousineau, anesthésiste-en-chef de l'hôpital du Sacré-Cœur, que nous avons eu l'occasion, depuis quelque temps déjà, de pratiquer un bon nombre de ces cas spéciaux dont nous allons parler.Nous disons «cas spéciaux », car l\u2019amygdalectomie, en soi, est un sujet plutôt banal, et nous n\u2019oserions pas y revenir, s\u2019il ne s\u2019agissait pas ici de quelques particularités, du moins en pratique, pour la plupart d\u2019entre nous.Comme le titre le laisse entendre clairement, il n\u2019est uniquement question dans ce court exposé que de l\u2019ablation des amygdales sous anesthésie générale par le cyclo-propane administré directement dans la trachée au moyen d'un tube passant, soit par les fosses nasales et le rhino-pharynx, soit tout simplement par la bouche, procédé qui est d\u2019ailleurs couramment employé dans un grand nombre d'hôpitaux depuis longtemps.Nous ne voulons pas insinuer ainsi qu'il faille soumettre tous les cas d\u2019amygdalectomie à ce genre d\u2019anesthésie spéciale.Non, cette dernière doit être réservée exclusivement aux patients adultes récalcitrants qui, pour une raison ou une autre, refusent l\u2019anesthésie locale à la novocaïne.À notre avis, l\u2019anesthésie locale est encore la méthode de choix pour les adultes, tout comme, chez les enfants, l\u2019éther ou même la «mixture» ne saurait être supplanté par le cyclo-propane intra- trachéal.Dans notre clientèle, nous avons tous rencontré un bon nombre d'adultes consentant a I'amygdalectomie, sous réserve d'une anesthésie générale « au gaz».De cette demande persistante naquit un jour l\u2019idée de l'anesthésie intratrachéale au cyclo-propane (dans les débuts, au protoxyde d'azote), car il n\u2019y avait vraisemblablement pas de raison plausible pour que l\u2019on ne pût pas faire bénéficier les patients de l\u2019oto-rhino-laryngologie des MALADIES VÉNÉRIENNES AU CANADA mêmes avantages que ceux de la chirurgie générale, c\u2019est-à-dire d\u2019une anesthésie apparemment idéale à l\u2019heure actuelle.L\u2019anesthésiste y éprouvera peut-être, au début, un peu plus de difficultés que par la voie intraveineuse, rachidienne ou rectale, mais, avec un tout petit peu de patience ou de pratique, il sera tôt en mesure d'introduire son tube sans délai et en toute sécurité.D'ailleurs, si besoin, l\u2019opérateur n'est-il pas là pour collaborer ?Pour le chirurgien, 11 y a évidemment l\u2019ennui du tube qui, soyez assurés, ne compte pas pour beaucoup.Le laryngologiste tant soit peu habile s\u2019y habitue sans encombre; il n\u2019a qu\u2019à changer la position du tube, c'est-à-dire le mettre a droite quand 1l opère à gauche, et vice versa.Y a-t-il hémorragie (pour tout prévoir), voici un procédé qui nous a tres bien réussi depuis plusieurs années.Il s\u2019agit tout simplement d'introduire un tampon de gaze stérilisée, de la grosseur d'une noix, dans la loge amygdalienne et de suturer les 1535 piliers antérieur et postérieur, parc \u2018dessus.Ne jamais se servir d ouate qui \u2018adhère trop aux parois et qui devient, ainsi très difficile à enlever.Ce tampon, peut rester en place de vingt-quatre à quarante-huit heures et offre l\u2019avantage, en outre, d'arrêter l\u2019'hémorragie, de laisser par la suite une bien plus belle loge, sans cicatrisation contractile ultérieure.Quant au patient, c\u2019est véritablement lui qui est le grand bénéficiaire de tout ce procédé.Si nous étions à sa place, nous voudrions que le chirurgien et l\u2019anesthésiste fassent tout leur possible pour nous procurer le maximum de satisfaction et de confort.Pourquoi ne pas agir de la même façon à son égard ?Ce mode d\u2019anesthésie est idéal pour le malade, qui se réveille aussitôt sans nausées, sans vertiges et pratiquement sans aucun malaise, comme chacun le sait.La glotte étant obstruée par le tube, le danger d'introduction de sang dans les bronches est éliminé: finie ainsi la hantise de l\u2019abcès pulmonaire postérieur à l\u2019amygdalectomie ! Le patient est confiant et satisfait.\u201cW'Union Médicale du Canada\u2019 en 1875 Notes sur un cas de grossesse extra-utérine Par A.DAGENAIS, M.D., Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Décembre 1875.Vous avez tous ou presque entendu parler d\u2019un cas de grossesse extra-utérine que j'ai eu à traiter l\u2019automne dernier; plusieurs même d\u2019entre vous ont eu l\u2019occasion d\u2019examiner la femme.Parmi les nombreux confrères qui ont été appelés à donner leur opinion sur le cas, quelques-uns pensaient qu\u2019il n\u2019y avait pas grossesse, mais la plus grande partie partageait mon opinion et était d\u2019avis qu\u2019il fallait faire la gastrotomie pour sauver la mère et l\u2019enfant.Mais la femme cédant à la crainte naturelle que provoque toujours une opération aussi sérieuse, et de plus, étant conseillée par quelques médecins ignorant sa situation, je n\u2019al jamais pu la faire consentir et ce n\u2019est qu\u2019à sa mort, arrivée au commencement de mai dernier, que l\u2019enfant a pu être extrait de la cavité abdominale.Cette autopsie a confirmé la justesse de mon diagnostic et a prouvé l\u2019opportunité de l\u2019opération de la gastrotomie.Vous avez devant vous, Messieurs, le fœtus, l\u2019utérus, une partie du placenta et les ovaires.C\u2019est grâce à l\u2019obligeance de MM.les docteurs Ricard et Brosseau, que je puis aujourd\u2019hui vous montrer ces pièces anatomiques.Je regrette beaucoup que les circonstances sous lesquelles ces deux Messieurs ont fait l\u2019autopsie ne leur aient pas permis de faire un examen plus détaillé des parties.Dans tous les cas, l\u2019autopsie a démontré qu\u2019il y avait réellement grossesse extra-utérine et que cette grossesse extra-utérine était abdominale, et par conséquent, J'étais parfaitement justifiable d\u2019avoir voulu faire la gastrotomie.L'enfant était libre dans l\u2019abdomen et le placenta était adhérent au sacrum, en remplissant toute la concavité.Comme vous pouvez le voir, le fœtus est bien conformé, du volume d\u2019un enfant à terme ordinaire, surtout si vous tenez compte de la diminution qu\u2019il a dû subir dans l\u2019abdomen de la mère depuis sa 1536 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 mort jusqu\u2019au moment de celle de la mère, et de plus si vous prenez en considération le fait qu\u2019il est dans l\u2019alcool depuis cinq mois.L\u2019utérus et les ovaires ne présentaient rien de particulier, si ce n\u2019est un état de ramollissement et de flaccidité très apparent.La hâte avec laquelle MM.Ricard et Brosseau ont fait l\u2019autopsie les a empêchés d\u2019extraire tout le placenta qui était assez volumineux.Maintenant, Messieurs, voici l\u2019histoire du cas.Dans le mois de juillet 1874, j\u2019eus occasion de voir à l\u2019Hôtel-Dieu, la femme F., française, arrivée depuis deux ans dans le pays.C\u2019était une personne de stature moyenne, plutôt petite que grande, d\u2019un tempérament vif et nerveux, très intelligente.Elle se disait enceinte de quatre mois, prétendait sentir les mouvements du fœtus et se plaignait de douleurs violentes dans l\u2019abdomen et de constipation habituelle.Quelques laxatifs et quelques calmants l\u2019ayant mise assez bien, elle partit de l\u2019Hôtel-Dieu, sans que j\u2019en eusse connaissance.Le 19 novembre suivant, son mari vint me chercher, me disant que sa femme avait toujours été souffrante depuis son départ de l\u2019Hôtel-Dieu et qu\u2019elle désirait me voir.Je la trouvai en effet très amaigrie, et se plaignant de douleurs très fortes dans l\u2019abdomen.Les intestins ne fonctionnaient qu\u2019à l\u2019aide de lavements.Ses douleurs abdominales étaient surtout augmentées par les mouvements du fœtus.Ayant mis la main sur les parois abdominales, je fus frappé du peu d\u2019épaisseur des tissus qui séparaient ma main du fœtus et de la facilité avec laquelle on pouvait en distinguer les différentes parties.On pouvait saisir, à travers la peau, les membres et les suivre avec la main dans presque toute leur longueur.Tandis que je palpais ainsi, le fœtus ayant fait des mouvements très marqués, je n\u2019eus aucun doute sur la grossesse, mais je ne pouvais pas encore dire si la grossesse était utérine ou extra-utérine, car il pouvait se faire que les parois utérines fussent tellement amincies et ramollies qu\u2019elles permissent de saisir le fœtus.En examinant l\u2019abdomen à l\u2019œil et avec la main, je vis que le fœtus remplissait la fosse iliaque gauche; vers le milieu de la région hypogastrique on voyait et on sentait une petite tumeur arrondie et allongée de haut en bas.Dans la fosse iliaque droite on sentait une tumeur oblongue et, lorsque l\u2019on pesait sur cette dernière tumeur, la femme avait envie d\u2019uriner, ce qui m\u2019a porté à croire que c\u2019était la vessie qui était refoulée à droite par le fœtus et l\u2019utérus.L\u2019ombilie était dans son état normal.Après l\u2019examen externe de l\u2019abdomen, je fis un examen vaginal.En pénétrant dans le vagin, mon doigt tomba sur une tumeur dure et spongieuse, qui me parut donner la même sensation qu\u2019une masse placentaire.Cette tumeur allant d\u2019arrière en avant, remplissait presque tout le bassin.Malgré toutes mes recherches, je ne pus découvrir le col de l\u2019utérus dans ce premier examen.Mais la présence de cette tumeur m'\u2019expliqua la constipation habituelle de la femme, que cette tumeur fût le placenta ou autre chose.Pour moi, ce que j'avais observé jusqu'ici était suffisant pour me faire croire à une grossesse extra-utérine.La position du, fœtus, la facilité, avec laquelle on percevait ses mouvements, la tumeur de la région hypogastrique qui devait être l\u2019utérus refoulé en haut par la masse placentaire, et la tumeur oblongue de la fosse iliaque droite qui devait être la vessie refoulée aussi par le placenta, tout cela, dis-je, joint à la présence dans la concavité du sacrum de la tumeur spongieuse, me faisait fortement croire à une grossesse extra-utérine.J'ai omis de vous dire que la tumeur de la fosse iliaque droite disparaissait quand la femme avait uriné.Cependant, je ne crus pas devoir m\u2019en rapporter à mon seul jugement.J\u2019ordonnai un lavement laxatif pour vider l\u2019intestin et de la morphine pour apaiser les douleurs qui étaient très fortes; et le lendemain je visitai la malade avec MM.les docteurs Painchaud, Ricard et Brosseau.Ces Messieurs ne crurent pas devoir se prononcer d\u2019une manière définitive, d\u2019autant plus qu\u2019ils ne réussirent pas plus que moi à trouver le col de l\u2019utérus.Je continuai la morphine pendant quelques jours et les lavements laxatifs, ce qui réussit à soulager la malade.Comme elle ne se trouvait -pas dans une condition à recevoir les soins nécessaires, je la décidai à aller au couvent de la Miséricorde, où je pouvais la voir plus souvent, en même temps qu'elle avait là tous les soins que réclamait son état.Le 23 du méme mois, je la vis avec le docteur Grenier qui, le premier, parvint a trouver le « L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1875 1537 col de l\u2019utérus.On y entrait par une petite fissure qui se trouvait en haut et en avant de la tumeur spongieuse dont j'ai parlé et tout à fait en arrière du pubis.Le col était très mince et mou, et permettait facilement l\u2019introduction du doigt jusqu\u2019à l\u2019orifice interne qui se trouvait au bas de la petite tumeur arrondie de la région hypogastrique.Les parois du col et de l\u2019abdomen étaient si amincies qu\u2019avec la main appliquée sur la peau on sentait le doigt introduit dans le col.Désirant avoir l\u2019opinion d\u2019un plus grand nombre de confrères, le 25, je la vis avec MM.les docteurs Trudel, Munro, Bibaud, Peltier, La- ramée, Lussier et Gauthier.Pour quelques-uns de ces Messieurs, qui n\u2019avaient pas pu sentir _ les mouvements actifs et qui ne voulaient pas s\u2019en rapporter à ceux qui disaient les avoir sentis, il y avait encore doute sur la grossesse; mais presque tous étaient d\u2019opinion qu\u2019il fallait opérer, qu\u2019il y eût grossesse ou non.À cette réunion, j'introduisis un cathéter mâle dans la vessie et la vidai.On percevait parfaitement le bout de l\u2019instrument dans la tumeur de la fosse iliaque droite qui s\u2019affaissa après l\u2019application du cathéter.De sorte que pour cette tumeur, il n\u2019y avait plus de doute, c\u2019était bien la vessie.Je continuai à voir ma malade tous les jours et quoique je pratiquai l\u2019auscultation plusieurs fois, je ne pus jamais entendre les battements du cœur du fœtus.L\u2019état général de la femme n\u2019était pas des plus rassurants, elle devenait de plus en plus émaciée, ses intestins ne fonctionnaient qu\u2019à l\u2019aide de lavements et la morphine ne réussissait pas toujours à calmer les violentes douleurs qu\u2019elle éprouvait.Le 28, je la vis avec le docteur D\u2019Orsonnens, et pour enlever tout doute sur la nature de la grossesse, nous introduisimes une sonde dans l\u2019utérus.La sonde pénétra facilement dans la tumeur de la région hypogastrique et nous en sentimes aisément l\u2019extrémité à travers la paroi abdominale.Mon diagnostic, quant à cette dernière tumeur, était done encore corroboré.Dans cette visite, M.le docteur d\u2019Orsonnens perçut facilement les mouvements actifs du fœtus et il demeura bien convaincu qu\u2019il y avait grossesse extra-utérine.Le diagnostic étant bien établi, il restait à décider ce qu\u2019il fallait faire; devait-on opérer immédiatement ou attendre ?D\u2019après l\u2019histoire de la malade elle devait être à terme vers le milieu de décembre, ce qui s\u2019accordait avec ce qu\u2019elle m\u2019avait dit au mois de juillet à l\u2019Hôtel- Dieu.Attendre, c\u2019était la laisser affaiblir et souffrir inutilement.Le fœtus était viable; il paraissait même très fort à en juger par ses mouvements.De plus en attendant, il pouvait y avoir rupture du sac, ce qui aurait pu entraîner la mort du fœtus et une péritonite qui pouvait être mortelle pour la mère, de sorte que tout me portait à opérer immédiatement et je me décidai en conséquence.Le 27, je dis à ma malade ce qui en était et la conclusion à laquelle j'en étais arrivé et je lui dis de réfléchir, que je reviendrais dans l\u2019après-midi pour connaître sa décision.En effet, je retournai dans l\u2019après-midi, mais ma malade était disparue; son mari qu\u2019elle avait consulté n\u2019avait pas voulu consentir à l\u2019opération et il l\u2019avait emmenée chez lui disant qu\u2019il trouverait bien des médecins qui guériraient sa femme sans opération.J\u2019appris au bout de quelques jours qu\u2019il avait en effet trouvé un médecin qui se faisait fort de guérir la malade avec des cataplasmes et des lavements.Pour lui les douleurs qu\u2019elle ressentait ne provenaient que de l\u2019irritation intestinale, et les tumeurs étaient des matières fécales amassées.Comme la femme et son mari étaient très préjugés contre moi, je n\u2019osai pas aller la voir.Mais le docteur Ricard qui était en bons termes avec eux, les visitait et m\u2019en donnait des nouvelles.Ainsi, je sus par ce monsieur que les mouvements du fœtus avaient cessé vers le commencement de février; et que durant le mois de mars, la malade avait perdu, par le vagin et le rectum, une grande quantité de matières sentant la charogne; c\u2019est l\u2019expression dont elle se servit, me dit le docteur Ricard.Après ces pertes, la tumeur dans la fosse iliaque gauche s\u2019affaissa et diminua beaucoup de volume.Les règles parurent dans le même mois pour ne plus reparaître ensuite.La malade continua à souffrir et à dépérir jusqu\u2019à l\u2019époque de sa mort, arrivée vers le 12 de mai.La mort a sans doute été causée par la fièvre hectique qui s\u2019était emparée de la malade dans le courant de l'hiver.+ #»=æ.- ow me.eae. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est heddomadai- re), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Mary S.SHERMAN.\u2014 Evolution naturelle de la poliomyélite.(The course of polyomyelitis).\u201cJTA.M.A., 125: 99 (13 mai) 1944.Après une revue succinte des principales statistiques publiées sur la paralysie infantile depuis les premiers dix cas de l\u2019épidémie de Louisiane en 1841, l\u2019auteur analyse un groupe de 70 patients suivis à Chicago en 1943.L'auteur fait remarquer que le taux de mortalité en ces dernières années est plus bas que celui des premières statistiques, et cela parce qu\u2019un plus grand nombre de formes abortives sont aujourd'hui reconnues.Voici dans les grandes lignes quelle fut l\u2019évolution des 70 cas étudiés par l\u2019auteur.Traitement : repos absolu au lit, diète normale sans médication particulière sauf l\u2019administration de sérum de convalescent à 53 patients qui n\u2019ont présenté aucune amélioration notable.Quelques mesures spéciales ont été appliquées pour les cas de paralysie bulbaire: oxygène, position de drainage, sérum physiologique parentéral.Trois cas furent placés dans le respirateur.Aucun appareillage, enveloppement, etc, ne fut employé.La raideur et la contracture existant dans presque tous les cas au dos et au genou, ne reçurent aucun traitement et ces manifestations disparurent spontanément dans tous les cas en quelques semaines.Les patients furent congédiés dès qu\u2019ils apparaissaient en pleine convalescence, la durée moyenne d\u2019hospitalisation étant de 17.9 jours.Les patients qui n\u2019avaient pas présenté de paralysie n\u2019ont reçu aucun traitement après leur départ.Ce groupe comprend 13 cas (18,5%).Ils avaient tous les signes généraux de la poliomyélite, une augmentation du nombre des cellules dans le liquide c.-r., mais en aucun temps on + + ne put démontrer chez eux un affaiblissement musculaire ou une modification des réflexes.38 cas (54.3%) ont été soumis à la physiothérapie (exercices de mobilisation active dans l\u2019eau et reprise précoce de l\u2019activité normale), et ont guéri sans séquelle importante.6 cas (8.6%) conservent une infirmité légère n\u2019exigeant pas de correction orthopédique ou autre, et sont en mesure de mener une vie normale 6 mois après le début de la maladie.Un de ces derniers avait présenté une quadriplagie initiale très importante.7 patients (10%) devront subir tôt ou tard des interventions réparatrices.6 patients (8.6%) sont décédés de paralysie ascendante et de complication bulbaire.En résumé, sur un groupe de 70 patients, chez qui la poliomyélite antérieure aiguë a suivi son évolution naturelle, 10% devront subir des interventions chirurgicales, 8.6% conservent une infirmité légère, 8.6% sont décédés et 72.88% n\u2019ont pas de séquelle.La durée moyenne d\u2019hospitalisation fut de 19.2 jours.Roger GARIEPY.PHTISIOLOGIE Arnold B.RILANCE et Bruns GERSTL.\u2014 Bronchectasie secondaire à la tuberculose pulmonaire.\u2019Americon Review of Tuberculosis\u201d, 48: 8 (24 juillet) 1943.Les auteurs nous parlent de 47 tuberculeux qui en même temps souffrent de bronchectasie.L\u2019autopsie seule révèle la bronchectasie chez 12 de ces malades.Les 35 autres sont diagnostiqués par le lipiodol.Les À.affirment que, chez 3, la bronchectasie s\u2019est greffée à la tuberculose.Chez 32 autres la bronchectasie est le résultat de la tuberculose.Aux rayons X, les auteurs admettent que, chez ces tuberculeux chroniques, les signes de tuberculose cachent, masquent les autres symptômes.On note cependant que, dans plus de la moitié des cas, le lipiodolage des bronches a fait voir des bronches dilatées avec des angu- lations anormales et plus ou moins marquées; c\u2019est la fibrose pulmonaire qui semble avoir dila- ANALYSES té ces bronches en forme cylindrique ou de fuseau.Dans la fibrose pulmonaire simple, la dilatation paraît se généraliser tandis que, chez le tuberculeux, la dilatation semble s\u2019attaquer à certaines sections de l\u2019arbre bronchique.Dans le plus grand nombre de ces cas, ces dilatations bronchiques ne donnent que très peu de symptômes parce que la dilatation est plutôt bénigne.Chez un certain nombre mais plutôt restreint, les symptômes d\u2019une bronchectasie avec suppuration intense, en se surajoutant aux signes tuberculeux, peuvent prendre toute l\u2019importance et peuvent aussi changer tout l\u2019aspect clinique de la tuberculose, ce qui rend parfois le diagnostic assez difficile surtout si l'on peut se servir de tous les moyens à notre disposition.Paul-René ARCHAMBAULT.ENDOCRINOLOGIE Frank H.LAHEY.\u2014 Solution de Lugol et Thiou- racil dans la préparation préopératoire du goitre toxique.(The combination of Lugol's solution with thiouracil in the preoperative preparation of patients with toxic goiter.\"The Lahey Clinic Bulletin\u2019, 4: 2 (no 1) 1944.Lahey a constaté que, chez les hyperthyroidiens traités exclusivement avec du thiouracil, l\u2019hémorragie est difficile de contrôle au cours de la thyroïdectomie, que les ligatures coupent facilement le tissu thyroïdien, que la friabilité de celui-ci ne permet à peu près pas l\u2019emploi de la pince Lahey à triple pointe.Si le thiouracil baisse le métabolisme, l\u2019iodo- thérapie crée une involution de la glande thyroïde, involution qui se caractérise par la fermeté de la glande.Il y va de l\u2019intérêt du patient d\u2019opérer des tissus de bonne consistance au niveau d\u2019un champ opératoire sec et de coloration normale.Pour obvier à ces difficultés opératoires le docteur Bartels, du département médical de la clinique, a combiné l\u2019emploi du thiouracil avec la solution de Lugol.Le thiouracil est administré à la dose de 0.60 mg.par jour jusqu\u2019à ce que le métabolisme basal soit baissé raisonnablement, puis, pour favoriser l\u2019involution de la glande, la solution de Lugol est prescrite à raison de 30 gouttes par jour pendant environ une semaine.1539 Lahey a constaté que cette manière de préparer à la thyroïdectomie résout complètement le problème de la friabilité de la glande thyroïde.Au cours de l\u2019intervention le suintement sanguin est négligeable et la dissection de la région thyroïdienne se pratique au niveau d\u2019un champ opératoire sec.; À la clinique Lahey cette manière de procéder est employée systématiquement chez les hyper- thyroïdiens.Chez les autres patients non toxiques l\u2019iodothérapie, qui a toujours été entièrement satisfaisante, est la seule médication mise en usage.Réal DORE.John KARNAKY.\u2014 Hémorragie utérine fonctionnelle (Dysfonctional uterin Bleeding).\u201cThe Journal of Clinical Endocrinology\", 3: 648 (déc.) 1943.La cause de cette affection, d\u2019un intérêt pratique considérable, est mal connue: les théories explicatives sont nombreuses.On croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un déséquilibre des hormones ovariennes et pituitaires.L'auteur cite les théories de plusieurs cliniciens, entre autres celle de Kurzrok, qui, avec de nombreuses expériences cliniques à l\u2019appui, est d\u2019avis que le trouble ne réside pas dans une élévation du taux de la folliculine dans le sang, mais bien dans l\u2019endomètre.Celui-ci demanderait plus que sa part de l\u2019hormone estrogénique, ce qui forcerait l\u2019ovaire à une production augmentée de l'hormone.Ainsi l\u2019aspect de l\u2019endomètre serait la cause et non l\u2019effet des follicules cystiques de l\u2019ovaire.Puis l\u2019auteur fait une revue critique complète de la thérapeutique endocrinienne des hémorragies fonctionnelles.Il rejette la plupart des procédés médicamenteux, chirurgicaux ou autres pour démontrer ensuite les bienfaits de la thérapeutique qu\u2019il a adoptée, c\u2019est-à-dire celle de l'administration des hormones estrogéniques a hautes doses.1) La testostérone: sans doute arréte les métrorragies d\u2019aprés les statistiques de Mazer et de ses collaborateurs.Son modus operand: serait probablement son effet inhibitoire sur le lobe antérieur de l\u2019hypophyse.L\u2019inconvénient du médicament résiderait dans ses effets masculinisants de la femme, surtout l\u2019apparition de l\u2019acné. 1540 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 2) Les substances gonadotrophiques hypophysaires: elles devraient agir favorablement d\u2019après la théorie de leur influence trophique sur l\u2019ovaire.L\u2019auteur n\u2019a pas obtenu de résultats avec ces hormones dans 21 cas d\u2019hémorragie fonctionnelle.3) Les gonadotrophines du chorion (Prolans, A.P.L.): se sont montrées sans effet pour arrêter et faire disparaître les hémorragies utérines fonctionnelles chez 55 patientes que l\u2019auteur a traitées.4) Les gonadotrophines chevalines (sérum de jument gravide) : cette préparation est capable de provoquer l\u2019ovulation chez les animaux, mais chez les humains elle n\u2019a, d\u2019après l\u2019auteur, que peu ou pas de valeur, bien que des rapports favorables aient été publiés par certains auteurs, entre autres par Sevringhaus.5) Les gonadotrophines combinées: c\u2019est un prolan combiné à des extraits pituitaires complets.Préparation très prometteuse à l\u2019heure actuelle et déjà des expérimentateurs rapportent des succès obtenus dans les métrorragies et dans les aménorrhées.Il est cependant trop tôt pour se prononcer sur sa valeur et il faut se rappeler que toutes les préparations similaires ont passé par une phase de grande popularité.6) La thyroïde: substance de grande valeur que l\u2019auteur a employée avec succès, avec ou sans diéthylstilbestrol ou lipo-iode, dans les cas d\u2019hémorragie utérine fonctionnelle.7) L\u2019hormone du corps jaune: d\u2019abord employée avec enthousiasme, cette substance, supposée l\u2019antagoniste des estrogènes, n\u2019a pas donné les résultats cliniques que, théoriquement, l\u2019on pouvait en attendre.Cependant Weisbader rapporte des succès dans le traitement des métrorragies avec des doses élevées de progestérone synthétique.Gaines et ses collaborateurs trouvent cette hormone d\u2019aucune valeur dans le traitement des hémorragies fonctionnelles.8) Les estrogènes: théoriquement ces substances n\u2019auraient pas de place dans le traitement des métrorragies.Cependant l\u2019auteur a pu arrêter les menstruations normales et les hémorragies fonctionnelles avec n'importe quel type d\u2019endomètre à l\u2019aide de fortes doses d\u2019hormones estro- géniques.Il appuie les succès de cette thérapeutique sur les faits suivants: a) En l\u2019absence des ovaires, l\u2019endomètre devient atrophique et il y a aménorrhée.b) L\u2019endomètre prépubertaire est atrophique.c) Durant la grossesse, alors que le taux de la folliculine est très élevé dans le sang, il y a aménorrhée.Il existerait donc un niveau estrogénique dans le sang au-dessus et au-dessous duquel l\u2019hémorragie ne peut pas se produire et il en résulte de l\u2019aménorrhée.En d\u2019autres termes, si le taux de la folliculine dans le sang fluctue autour du niveau hémorragique, il y a métrorragie.Ce niveau varie d\u2019une femme à l\u2019autre par le fait du métabolisme continu de la folliculine par le foie, le rein et l'utérus.Si l\u2019hémorragie se produit au cours du traitement, il suffit d\u2019élever la dose pour voir cesser \u2019hémorragie.L\u2019auteur cite McGuin pour appuyer sa théorie.Il y aurait effet inhi- bitoire sur le lobe antérieur de l\u2019hypophyse, ce qui donnerait une période de repos à l\u2019ovaire.Les doses employées varient de 5 à 10 milligrammes de diéthylstilbestrol par jour dans les cas d\u2019hémorragies moyennes et la dose peut être portée à 50 milligrammes par jour dans les cas d\u2019hémorragies graves.L\u2019auteur a obtenu d\u2019excellents succès avec cette thérapeutique chez 86 jeunes filles souffrant de métrorragie et dans des centaines d\u2019autres cas d\u2019hémorragie fonctionnelle chez des femmes adultes.Il condamne le radium et les rayons X dans le traitement de cette affection et la chirurgie n\u2019y doit jouer qu\u2019un rôle mineur.Edouard SIMON.PEDIATRIE C.A.ERICKSON.\u2014 La rubéole au début de la grossesse: une cause de malformations congénitales des yeux et du cœur.(Rubella early in pregnancy causing congenital malformations of eyes and heart).\u201cThe J.of Ped.\u201d 25: 281 (octobre) 1944.La rubéole, si elle survient au cours des premiers mois de la grossesse, peut causer des malformations congénitales chez l\u2019enfant, malformations intéressant surtout les yeux et le cœur.L\u2019auteur rapporte l\u2019histoire de cas de 11 mères qui firent de la rubéole au début de leur grossesse.Tous les enfants nés de ces 11 mères présentèrent à leur naissance des cataractes, et ANALYSES 9 d\u2019entre eux souffraient en outre d\u2019une malformation cardiaque, On sait, en effet, que les tissus embryonnaires sont particulièrement sensibles aux infections par virus.De fait, on se sert en laboratoire des embryons de poulet pour cultiver certains virus.On conçoit qu\u2019étant données les dimensions infimes des virus filtrants, ces derniers puissent traverser les villosités du chorion plus facilement que d\u2019autres agents pathogènes de dimensions plus importantes, comme les bactéries par exemple.Ainsi, il semble plausible qu\u2019une femme puisse présenter une infection aussi légère que la rubéole durant sa grossesse, qu\u2019elle même soit à peine malade, mais que de graves avaries se produisent au sein du fœtus en formation.Il est bien possible que des infections plus graves à virus, comme la rougeole, soient capables de tuer le fœtus et de causer l\u2019avortement, tandis que la rubéole, affection bénigne, ne fait que l\u2019endommager et produit une malformation.Il est clair que toutes les malformations des yeux ou du cœur, chez le nouveau-né, ne sont pas dues au fait que la mère a eu la rubéole durant les 2 ou 3 premiers mois de sa grossesse, mais il se peut que des observations ultérieures finissent par incriminer d\u2019autres virus.Cependant bien des malformations congénitales resteront encore sans explications.Plusieurs points pratiques découlent de ces nouvelles acquisitions.On ne devrait pas permettre aux jeunes filles d\u2019arriver à l\u2019âge de la puberté sans qu\u2019elles aient fait de la rubéole; un contact volontaire à un moment opportun semble même désirable chez toute jeune fille.On doit également considérer la possibilité d\u2019employer le sérum de convalescent chez toutes les femmes qui en sont au début de leur grossesse, et qui n\u2019ont jamais eu la rubéole, à plus forte raison s\u2019il y a eu contact, ou s\u2019il existe une épidémie.Si la rubéole s\u2019installe chez la femme enceinte durant les premiers mois de sa grossesse, l\u2019avortement thérapeutique est justifié, d\u2019après l\u2019auteur, car, selon les chiffres publiés à date, le bébé présentera de graves malformations congénitales dans 100% des cas.Enfin, la possibilité de reproduire des malformations similaires chez l\u2019animal de laboratoire, par l\u2019inocu- 1541 lation de différents virus, à différentes phases de la gestation, offre de grands espoirs pour l\u2019avancement de nos connaissances en ce domaine.Norbert VEZINA.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE J.W.VOORHEES.\u2014 Traitement médical de l'otite chronique suppurée.\u201cThe Eve, Ear, Nose and Throat Monthly\", 23: 26 (juin) 1944.L\u2019A.est d\u2019avis que l\u2019on peut efficacement traiter par la médication locale assidue plusieurs de ces cas qui présentent du cholestéatome, de l\u2019ostéite des osselets ou des parois osseuses de la caisse et qui autrement demanderaient l\u2019évidement pétromastoïdien.L\u2019échec des antiseptiques locaux est souvent dû à leur abandon précoce et à leur application inadéquate.Voici la technique recommandék par l\u2019auteur: 1.Enlever les débris du conduit et de la caisse à l\u2019aide d\u2019une porte coton; 2.Détruire les bourgeons ou granulations avec une perle d\u2019acide chromique formée à l\u2019extrémité d\u2019une tige métallique (aluminium ou cuivre) passée à la flamme.3.Pratiquer l\u2019insufflation de poudre iodée soit de Sulzberger soit selon la formule suivante: Cristaux d\u2019iode grs V [odure de potassium grs = Mélanger le tout.Alcool 95% m.XV Ajouter de la poudre acide borique jusqu\u2019à 1 once.Servir cette poudre dans une bouteille brune à goulot large.Mode d\u2019application dans l'oreille: employer un bout de sonde de Nélaton n° 16 ou 18; dans un des bouts introduire un petit tube métallique (tire-pois); charger la lumière du caoutchouc de la poudre précédente et introduire le bout libre dans l\u2019oreille malade; insuffler la poudre dans la caisse en appliquant la bouche sur le tube métallique.Après quoi, placer une petite boule d\u2019ouate à l\u2019entrée du méat du conduit auditif externe.Fréquence du traitement: 1 fois par jour, puis tous les 2 jours, enfin 1 fois par semaine.V.LATRAVERSE. 1542 C.L.JACKSON et J.F.HUBERT.\u2014 Nomenclature de l'arbre trachéo-bronchique selon l'anatomie appliquée.\u2018Diseases of the Chest\", 9: 319 Quillet-août) 1943.Les divers travaux portant sur la division bronchique ont donné lieu à une terminologie des plus diverses.Toutefois on y rencontre toujours le «terme segment » pulmonaire.Un segment correspond au champ de distribution d\u2019une bronche quelconque.Après la critique rationnelle des différentes nomenclatures les A.expliquent la raison d\u2019être de celle qu\u2019ils proposent.Ainsi, pour mettre en évidence la ramification bronchique terminale, ils se sont servis des moyens suivants: insufflation d\u2019air, injection de matière colorante, dissection.Cette dernière leur a paru la plus concluante.Ils sont d'avis que la subdivision anatomo-clinique de chaque poumon doit être basée de préférence sur l\u2019arborisation bronchique plutôt que sur la division scissurale.Ainsi proposent-ils une nomenclature qui ne s\u2019oppose pas à la clinique classique déjà acceptée par le bronchologiste, le médecin, le chirurgien et le radiologue.La terminologie d\u2019une bronche correspond à la position qu\u2019un segment occupe dans tel lobe étudié; la bronche porte donc le titre du segment fournissant cette bronche.Voici le tableau suggéré par les A.auquel ils ajoutent un schéma topographique devant servir tant au bronchoscopiste et au radiologiste qu\u2019au clinicien.| Poumons Droit Gauche Lobes segments Lobes segments apical | \u2018 Sup postérieur Division { apical post.' antérieur sup.antérieur M Latéral Sup.oyen {Médian ; , 2 inf.{ supérieur sup.lingula inférieur méd.basal | supérieur Inf.ant.basal ant.-méd.bas.lat.basa] Inf.latéral basal post.basal post.basal V.LATRAVERSE.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Ben KANEE.\u2014 Prurigo de Hebra (Pririgo of Hebra) \u201cAmerican Archives of Dermatology and Syphilology\", 50: 113 (août) 1944.Le prurigo de Hebra est une maladie rare en Amérique du Nord.De 1873 à 1925, 48 cas seulement en ont été rapportés.L'observation de l\u2019auteur concerne un jeune homme de 18 ans chez qui la dermatose a débuté à l\u2019âge de 6 ans.L\u2019éruption se compose principalement de papules urticariennes, de papulo-pus- tules et dc papulo-vésicules.Elle occupe le dos, la face antéro-externe des membres inférieurs et la face postéro-externe des membres supérieurs; elle respecte la face, les plis du coude et les creux poplités.L\u2019affection est très prurigineuse et la plupart des lésions cutanées sont excoriées par le grattage.Le traitement par les rayons X, la pyrétothé- rapie, l\u2019histamine en injections, les applications locales de pommades au soufre ou au goudron n\u2019améliorent que très peu la dermatose.L\u2019auteur fait une revue des 48 cas rapportés dans la littérature américaine de 1873 à 1925, puis termine son travail par quelques commentaires et conclusions.Le diagnostic de prurigo de Hebra est basé sur les critériums suivants: 1) Il apparaît généralement dans l\u2019enfance; 2) l\u2019éruption se continue pendant l\u2019âge adulte; 3) l\u2019état général est atteint; 4) l\u2019éruption se compose de papules caractéristiques qui apparaissent par poussées et sont très prurigineuses; 5) les endroits d\u2019élection sont les faces d\u2019extension des membres supérieurs et inférieurs; 6) les ganglions axillaires et inguinaux sont augmentés de volume.Le malade observé par l\u2019auteur a vu son éruption débuter à l\u2019âge plutôt avancé de 6 ans et a conservé un bon état général.D\u2019autres auteurs ont fait les mêmes constatations chez quelques-uns de leurs malades.Le diagnostic était à faire entre: (1) excoriations neurotiques; (2) urticaire papuleuse et (3) prurigo de Hebra.Le caractère de l\u2019éruption, sa durée et sa persistance ainsi que l\u2019absence d\u2019une histoire antérieure de dermite ato- pique et le fait que les «tests» épidermiques et intradermiques sont tous négatifs, favorisent le diagnostic de prurigo de Hebra.Henri SMITH. \u2018 C.J.Van SLYKE et S.STEINBERG.\u2014 Le traitement ambulatoire des infections gonococci- ques chez l'homme par la pénicilline.(Outpatient Penicillin Treatment of Gonococcic infections in Males).'Venereal Disease Information\u2019\u2019, 25: 229 (août) 1944.Les auteurs communiquent les résultats qu\u2019ils ont obtenus avec la pénicilline dans le traitement de la blennorragie chez l\u2019homme.La méthode employée a ceci de particulier qu\u2019elle ne nécessite pas l\u2019hospitalisation du malade.Celui-ci, en effet, se présente au dispensaire ou au cabinet de consultation de son médecin à différents intervalles pour y recevoir chaque fois une injection intramusculaire de pénicilline.Deux groupes, l\u2019un comprenant 114 malades, et l\u2019autre 65 malades, sont traités de cette façon.Les membres du premier groupe reçoivent une injection intramusculaire de 2 c.c.d'une solution de pénicilline contenant 8,000 unités Oxford par c.c.à 9.00 a.m., 11.30 a.m., 2.00 p.m., 4.30 p.m.et de nouveau a 9.00 a.m.le lendemain.Les malades du deuxiéme groupe sont traités un peu différemment.Ils reçurent chacun 25,000 unités de pénicilline à 9.00 a.m., 11.30 a.m.et 2.00 p.m.et enfin 50,000 unités à 4.30 p.m.Les malades sont suivis pendant 8 jours après la cessation du traitement et, à chaque jour et pour chacun des malades, on recherche le gonocoque dans les sécrétions urétrales ou prostatiques au moyen de cultures.Sur les 93 malades du ler groupe qui ont pu être suivis au moins 8 jours, 81, i.e.87 p.100, sont considérés comme guéris.Quarante-trois malades du 2e groupe ont pu être suivis après le traitement, 36 de ces malades, i.e.84 p.100, sont considérés comme guéris.Dans tous les cas le traitement a été bien supporté.Les auteurs reconnaissent que la période d\u2019observation qui suit le traitement pourrait avec avantage être portée à plus de 8 jours.La chose cependant n\u2019est pas toujours possible chez des malades ambulants.La pénicilline s\u2019étant montrée capable de faire disparaître le tréponème dans un chancre primaire en 12 à 16 heures, les auteurs recommandent de faire l\u2019examen à l\u2019ultra-microscope des sécrétions de toute ulcération génitale avant de commencer le traitement par la pénicilline.Henri SMITH.ANALYSES 1543 À.J.GLAZEBROOK et W.TOMASZEWSKI.\u2014 Atrophie icthyosiforme de la peau dans la maladie de Hodgkin.(Ichthyosiform Atrophy of the skin in Hodgkin's disease).American Archives in Dermatology and Syphilology\u201d, 50: 85 (août) 1944.D\u2019après Ziegler on peut trouver des manifestations cutanées dans environ 25 p.100 des cas de maladie de Hodgkin.Les plus fréquentes de ces manifestations cutanées sont le prurit, le prurigo et l\u2019urticaire.Cependant, des troubles trophiques consistant en sécheresse de la peau, atrophie, hyperkératose et alopécie se rencontrent assez souvent, comme en témoigne l\u2019observation rapportée par les auteurs.Un homme âgé de 39 ans présente, à son admission à l'hôpital, les symptômes suivants: ictère, adénite axillaire, foie augmenté de volume, chute des cheveux, des sourcils et des cils, atrophie icthyosiforme généralisée, hyperkéra- tose plantaire, striation des ongles et héméralopie.L\u2019examen histologique d\u2019un fragment du ganglion axillaire hypertrophié confirme le diagnostic de maladie de Hodgkin.L\u2019examen histologique d\u2019une parcelle de peau suggère l\u2019idée d\u2019une déficience vitaminique.Enfin l\u2019épreuve au benzoate de soude indique un trouble hépatique grave.Le malade, à son admission à l'hôpital, est apyrétique et son état s\u2019améliore rapidement.Peu de temps après cependant, surviennent 2 périodes de fièvre du type Pel-Ebstein, d\u2019une durée de 12 jours chacune et séparées par un intervalle apyrétique de 15 jours.Ces périodes de fièvre s\u2019accompagnent d\u2019une recrudescence de tous les symptômes.L\u2019examen histologique de la peau, d\u2019une part, suggérant l\u2019idée d\u2019une déficience en vitamine et, d\u2019autre part, un certain nombre de symptômes présentés par le malade, notamment l\u2019alopécie, la dystrophie unguéale, l\u2019icthyose, l\u2019hyperké- ratose et l\u2019héméralopie, pouvant être rattachés à un trouble du métabolisme de la vitamine À, les auteurs eurent l\u2019idée de rechercher la vitamine À et la carotène dans le sang et dans l\u2019urine pendant une période apyrétique et pendant une période de fièvre.Les résultats de ces recherches, présentées en un tableau schéma- 1544 tique, démontrent clairement un abaissement du taux de la vitamine À et de la carotène dans le plasma et une excrétion pathologique de la vitamine À dans l\u2019urine.Les auteurs sont d\u2019avis que le passage pathologique de la vitamine À dans l'urine est dû à la température et aux troubles hépatiques observés chez leur malade.Il leur paraît également que l\u2019abaissement du taux de la vitamine À et de la carotène dans le plasma est une conséquence de l\u2019augmentation de ces substances dans l\u2019urine.Le malade reçoit 100,000 unités de vitamine À par jour pendant 18 jours.Le traitement commencé pendant la période apyrétique est continué pendant la période de fièvre.Les symptômes cutanés subissent une recrudescence pendant cette période de fièvre, mais n\u2019atteignent pas le degré d\u2019intensité de la période de fièvre précédente.Il semble donc que la vitamine À a un certain effet sur la peau du malade.En résumé, les auteurs attribuent l\u2019atrophie icthyosiforme de la peau observée chez leur malade à un trouble du métabolisme de la vitamine À dû lui-même à une infiltration lympha- dénomateuse du foie.Quatre photographies et une photomicrographie illustrent le texte.Henri SMITH.Louis SCHWARTZ et BETHESDA.\u2014 Dermites causées par les explosifs.(Dermatitis from explosives).\u2019J.A.M.A.\u201d, 125: 186 (20 mai) 1944.En temps de paix, les explosifs ne sont pas un facteur appréciable comme agent causal des dermites, mais en temps de guerre les dermites causées par ces explosifs sont un sérieux problème et elles sont difficiles à prévenir.Classification: a) les explosifs concentrés et stables qui font éclater la charge; b) les explosifs sensibles employés pour les fusées et les détonateurs.Les explosifs sensibles sont: le tétryl, le fulminate de mercure, le styphnate de plomb et la nitroglycérine.Les explosifs stables sont: le trinitrotoluène (T.N.T.), le picrate d\u2019ammonium, l\u2019acide picrique (lydite), le dinitrotoluène (D.N.T), la poudre noire et la poudre sans fumée.ANALYSES Le tétryl est une poudre cristalline, jaune claire, obtenue par la combinaison du dimé- thylaniline et de l\u2019acide nitrique.La dermite causée par ce produit est la plus fréquente.Elle apparaît lors de la fabrication même de la poudre, spécialement dans les chambres où elle est desséchée.Les ouvriers sont alors atteints dans la proportion de 50%, surtout ceux qui travaillent à la fabrication des billes et au chargement des fusées.Par exemple, dans une usine, sur 6,364 ouvriers 1,904 présentaient une dermite au tétryl, soit 30%.Généralement cette dermite paraît dans les trois premiers mois surtout chez les ouvriers qui n\u2019ont jamais manipulé ce produit.Un grand nombre acquièrent une certaine résistance dans les trois ou quatre premières semaines de l\u2019évolution de la dermite ; ils sont alors pratiquement immunisés.L\u2019éruption atteint surtout la figure (la bouche, les joues, les yeux et le cou).Elle est caractérisée par un œdème considérable.D\u2019autres régions telles que les mains, les bras, les organes génitaux sont souvent lésées si les ouvriers Se grattent avec les mains souillées de ce produit.Au début, il y à une démangeäison intense et la peau devient rouge avec papules, vésicules, suintement et formation de croûtes.Le tétryl pigmente la peau des mains en jaune brun et.donne aux cheveux une coloration rousse spéciale (couleur tétryl).Le traitement consiste à faire des pansements humides à l\u2019eau boriquée suivis d\u2019applications de pommade douce quand l\u2019ædème et le suintement sont disparus.La pigmentation de la peau des mains est très difficile à faire disparaître.A cette fin, on recommande des lavages avec du savon contenant du sulfite de soude ou avec une solution de sulfite de soude à 10%.Plusieurs mesures sont employées afin de prévenir la dermite au tétryl: a) le lavage des habits chaque jour; b) le port de gants en cuir lavable; c) des sous-vêtements étanches serrés aux .3 poignets et aux épaules.Pour empêcher la pénétration de la poudre et pour éviter le dépôt de ce produit sur la peau, on conseille des applications de pommade protectrice dont voici la formule: ANALYSES shellac 13 parties alcool propylique 31 \u2014 huile 4 \u2014 oxyde de titane 12 \u2014 perborate de soude 13 \u2014 tale 20 \u2014 carbitol 3 \u2014 On conseille de la vaseline pour diminuer l\u2019état congestif de la muqueuse nasale.Le trinitrotoluène ou T.N.T.est la poudre pour la décharge d\u2019éclatement la plus communément employée.C\u2019est une poudre brun clair ressemblant à du sucre et elle est soluble dans l\u2019acétate et l\u2019alcool mais non dans l\u2019eau.La dermite causée par le T.N.T.apparaît dès l\u2019opération qui consiste à laver le produit avec de l\u2019eau chaude pour neutraliser l\u2019acide, mais elle peut apparaître de même dans toutes les opérations subséquentes.Les mains, les avant-bras, le thorax sont les endroits électifs touchés, mais tous les endroits de friction sont sujets à la dermite.Les lésions sont des vésicules et des grosses bulles profondes avec œdème considérable.Après une à deux semaines, l\u2019état inflammatoire disparaît et la peau desquame en larges lamelles aux mains et en plus fines lamelles aux autres parties.Le trinitrotoluène pigmente la peau des mains en jaune clair et les cheveux prennent une couleur rousse.Ce produit peut être absorbé par les voies respiratoires et le tractus gastro-intestinal tout aussi bien que par la peau et cause soit de l\u2019anémie, soit de la leucopénie ou une atrophie du foie.T1 donne aussi aux lèvres une couleur cyanosée spéciale (blue lips).Le traitement consiste en des pansements humides à l\u2019eau boriquée et en applications d\u2019acétate d\u2019aluminium à la phase aiguë et en applications d\u2019onguent boriqué ou d\u2019onguent de zine à la phase chronique.Il est très important de traiter les ouvriers dès le début pour augmenter leur résistance et les désensibiliser.Le fulminate de mercure est une poudre cristalline jaune claire, assez lourde, obtenue par l\u2019action de l\u2019alcool sur le nitrate de mercure.Les dermites causées par ce produit sont rares.1545 Le fulminate sert surtout comme détonateur.Généralement cette poudre est manipulée à l\u2019état humide et les ouvriers doivent porter des gants de caoutchouc.Les régions les plus communément atteintes sont la figure, la face antérieure des bras.Si cette poudre humide vient à pénétrer à travers les vêtements, lorsqu\u2019elle devient sèche, elle peut produire une dermite généralisée.La poudre noire et la poudre sans fumée ont été le premier propulseur employé.Ce produit ne cause pratiquement pas de dermite.La mitroglycérine s\u2019obtient en ajoutant de la glycérine à un mélange d\u2019acide sulfurique et d\u2019acide nitrique.La nitroglycérine mélangée avec de la poudre noire et la poudre sans fumée donne la cordite, qui a des propriétés balistiques.Ce produit donne aux \u2018ouvriers nouveaux venus de la céphalée.Il ne cause pas de dermite mais peut être absorbé par la peau et peut déclencher des troubles cardiovasculaires.Conclusion.Les ouvriers travaillant dans les vsines où l\u2019on fabrique des explosifs présentent féquemment des dermites.Le principal agent causant ces dermites est le trinitrotoluène ou T.N.T.Maurice BEAUDRY.ee ++ ERRATA Dans ie numéro d\u2019octobre 1944, sous la rubrique Analyses, section de Dermatologie: 1) Première analyse (Ph.S.Saunders.\u2014 Le traitement du psoriasis, etc.), page 1219, 3e paragraphe, 7e ligne: à la place de «un seul échec sur les 11 malades traités uniquement par la salsesaponine », lire «un seul échec sur les 11 malades traités de cette façon contre 9 échecs pour les malades traités uniquement par la salsesaponine ».2) Deuxième analyse (H.M.Johnson.\u2014 Traitement de l\u2019impétigo contagiosa.etc.), page 1220, ler paragraphe, 5e et 6e lignes: au lieu de 1 d\u2019un ulcère chroniaue d\u2019un doigt, 1 de furonculose de la vulve et du cou » lire «1 d\u2019un ulcère chronique de la paroi abdominale, 1 d\u2019infection streptococcique d\u2019un doigt, 1 de furonculose de la vulve et du cou».++ LIVRE REÇU EN DECEMBRE 1944 Memoria del Instituto de Medicina Experimental, 1940-1943, Buenos Aires. SOCIÉTÉS L'« Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 2 mai 1944 Présidence de M.J.-U.Gariépy La lecture des procès-verbaux des deux dernières séances est faite par le Secrétaire des Séances; adoption faite par M.A.Groulx, secondé par M.A.Bertrand.Correspondance.Le ministre provincial de la Santé, l\u2019honorable Henri Groulx, dans une lettre en date du 26 avril, accuse réception d\u2019une résolution qui lui a été transmise relativement à une demande de lits supplémentaires pour nos primo-infectés tuberculeux du Québec.L\u2019honorable ministre promet d\u2019accorder à cette requête sa meilleure attention.Madame G.-E.Mignault et sa famille nous ont adressé une carte de remerciements, en réponse.à une lettre de condoléances de la Société, à l\u2019occasion de la mort du docteur Mignault.Mise en nomination de MM.Wilbrod Bonin, Jean Frappier, Arthur Gagnon et Roland Fré- nette (St-Lin des Laurentides).Le Président déclare élus membres de notre Société MM.J.-Gérard Hébert et Albert Joan- nette (Ste-Agathe-des-Monts).M.Bonin adresse la bienvenue aux membres de la Société Médicale.Il fait ensuite l\u2019historique des laboratoires d\u2019histologie et d\u2019embryologie et en résume les activités actuelles.Les premiers stades du développement de l'œuf humain.Présentation d'un des plus jeunes embryons humains connus MM.Wilbrod BONIN et Joseph-Luc RIOPELLE Les rapporteurs ont eu, récemment, l\u2019occasion d\u2019étudier un des plus jeunes embryons humains qui alent été jusqu\u2019ici recueillis.L'histoire est celle d\u2019une personne de 37 ans, multipare, hystérectomisée pour métrorragies rebelles.L\u2019examen histologique révéla, au niveau du myomètre, les lésions vasculaires si fréquemment observées après des involutions utérines défectueuses.L\u2019endomètre ne montrait rien de pathologique, mais la muqueuse, en phase sécrétoire, était remarquable par l\u2019état déciduiforme du chorion superficiel, ce qui fit soupçonner une gestation au début.Un retour au spécimen chirurgical permit de retrouver, au niveau du fond de l'utérus, une petite voussure centrée par une tache fibrino-hémorragique en croissant, mesurant elle-même 4 x 2 mm.Cette tuméfaction localisée, passée inaperçue lors du premier examen, fut prélevée en bloc et coupée complètement en série.L\u2019œuf qui s\u2019y trouvait, par bonheur bien conservé et bien fixé, a donc pu être étudié et partiellement reconstruit dans les meilleures conditions.D\u2019après une série de données maintenant classiques, on tend de plus en plus à admettre que la ponte survient au milieu du cycle menstruel, c\u2019est-à-dire entre le onzième et le dix-septième jour.Dans ces conditions, chez la patiente dont la dernière menstruation débuta le 23 octobre 1943, l\u2019ovulation serait survenue entre le 3 et le 9 novembre.Comme la fécondation doit se faire dans les vingt-quatre heures qui suivent l\u2019ovulation, l\u2019œuf aurait au moins dix jours, au plus dix-sept jours, car l\u2019opération qui interrompit la gestation eut lieu le 20 novembre.Une seconde méthode de démonstration clinique de l\u2019âge d\u2019un embryon, beaucoup plus précise quand elle est applicable, découle de la recherche du coït fécondant.Dans le cas présent, d\u2019après les déclarations les plus nettes de la patiente, la date du coït fécondant peut être déterminée avec la plus grande précision.L\u2019avant- dernier rapprochement datait d\u2019un mois et demi auparavant, tandis que le dernier avait eu lieu le 9 novembre 1943.D\u2019après cette dernière donnée, l\u2019Âge de l\u2019embryon serait de dix jours et demi.Deux autres méthodes plus scientifiques permettent de fixer l\u2019âge des embryons.La première, qui exige des mensurations de longueur, n\u2019est pas applicable ici, parce que l\u2019embryon a la forme \\ SOCIÉTÉS d\u2019un disque où il est impossible de trouver ni tête ni membres.La dernière méthode de définir l\u2019âge d\u2019un embryon consiste à comparer sa structure avec celle d\u2019autres embryons décrits précédemment et dont l\u2019âge est connu.Ces spécimens d\u2019embryon très jeunes sont rares.Souvent, au moment de la fixation, ils étaient morts depuis plusieurs jours, et, conséquemment, très altérés.Néanmoins, les rapporteurs croient que l\u2019embryon qui fait l\u2019objet de cette communication semble âgé morphologiquement de onze à quatorze jours, car sa structure se compare aux embryons de cet âge.Ce dernier, au stade du disque embryonnaire, possède une forme à peu près parfaitement arrondie; il mesure 0.530 millimètre de diamètre.L\u2019épaisseur de l\u2019ectoblaste en dehors de la ligne primitive ne dépasse pas 0.043 millimètre.La ligne primitive mesure 0.270 millimètre de longueur.Les dimensions extrêmes de la vésicule ombilicale sont 0.533 x 0.400 x 0.233 millimètre; elle est légèrement plus grande que la cavité amniotique (0.513 x 0.405 x 0.116 millimètre).Le pédicule ventral, à peine ébauché, ne montre pas de canal allantoïdien.La cavité du chorion mesure 4.8 x 4.5 x 2.1 millimètres.Elle est entourée par un chorion villeux à deux couches.Les villosités possèdent un axe conjonctif; elles sont ramifiées.Le bouchon fibrineux persiste.En conclusion, les rapporteurs font la preuve de l\u2019origine « ligne primitive » du mésoblaste in- traembryonnaire et paraembryonnaire.La nidation s\u2019est faite très tôt avant la mort de l'embryon comme le prouve la présence des globules rouges dans le caillot fibrineux qui ferme la zone d\u2019entrée de l\u2019œuf.Le caillot n\u2019est d\u2019ailleurs pas organisé.Enfin, l\u2019ovulation et la fécondation ont eu lieu au milieu du cycle menstruel.Syndrome infectieux et hémorragique apparu chez des rats soumis à un régime dépourvu de vitamine E MM.Arthur GAGNON et Jean FRAPPIER Une centaine de rats mâles et femelles carencés en vitamine E dès leur naissance ont développé un syndrome infectieux et hémor- 1547 ragique mortel, vis-à-vis duquel les femelles se sont montrées beaucoup plus résistantes.L\u2019autopsie et l\u2019étude des coupes histologiques ont révélé des lésions caractéristiques d\u2019une avitaminose E ainsi que d\u2019autres lésions analogues à celles décrites dans l\u2019avitaminose A.Une avitaminose A dans ce cas pourrait s\u2019expliquer par une destruction de la vitamine A, soit au sein de la diète, soit dans l\u2019organisme du rat.Des expériences sont actuellement en cours, pour vérifier le bien-fondé de ces hypothèses.Discussion.M.F.GREGOIRE.Si au cours de ce régime carencé on avait soudainement ajouté un apport de vitamine E à la diète, n\u2019y aurait-il pas eu amélioration des signes présentés par l\u2019animal en expérience?MM.BONIN et RIOPELLE.En fait, on a, au cours de ce régime carencé, donné la vitamine E à certains rats et ils sont morts de même.Quant aux lésions portant sur les testicules, elles sont irréversibles.M.J.SAINE.Les lésions histopathologiques observées au niveau de l'intestin à la suite de ce régime carencé en vitamine E ne ressemblent- elles pas aux lésions de la côlite muco-membra- neuse?MM.BONIN et RIOPELLE.Nous n\u2019avons pas fait d\u2019étude de la côlite muco-membra- neuse et nous ne pouvons pas établir de relations entre les lésions histopathologiques présentées dans les deux cas.M.R.LABRECQUE.Il existe en médecine une entité clinique connue sous le nom de « fibrose kystique du pancréas».Cette maladie, relativement récente, a été attribuée à une déficience en vitamine À et elle ressemble, du point de vue clinique comme du point de vue pathologique, aux manifestations décrites par les rapporteurs sur les animaux d\u2019expérience.Peut-on savoir jusqu\u2019à quel point le pancréas était touché chez les rats et s\u2019il présentait la fibrose et les kystes trouvés dans la maladie fibro-kystique du pancréas?MM.BONIN et RIOPELLE.On a pratiqué plusieurs coupes de pancréas chez les animaux d\u2019expérience et il ne nous a pas été donné de 1548 trouver de métaplasie au niveau des canaux pancréatiques, ni de processus Kkystique ou fibreux.M.le président félicite les rapporteurs pour leurs magnifiques travaux de recherche qui suscitent autant d\u2019intérêt que d\u2019admiration.Le Secrétaire des Séances, Raymond LABRECQUE.* % %x Séance du 30 octobre 1944 Présidence de M.Urgel Gariépy Le procès-verbal de la huitième séance est lu par le secrétaire des séances.L'adoption en est faite par M.H.Trudeau, secondé par M.Georges Hébert.Après avoir fait l\u2019éloge du professeur Anselme Léger, qui fut autrefois président de la Société Médicale de Montréal, M.Gariépy demande que l\u2019on observe une minute de silence pour honorer sa mémoire.Mise en nomination de MM.J.-C.Bélanger et Jean Denis.Sont déclarés élus membres de la Société: MM.Wilbrod Bonin, Jean Frappier, Arthur Gagnon et Roland Frénette (de St-Lin des Lau- rentides).Correspondance.Nous avons recu de madame L.-A.Gagnier et sa famille une lettre de remerciements, en réponse à la marque de sympathie que la Société lui a témoignée à l\u2019occasion de la mort du docteur Leglius-Antoine Gagnier.Autre lettre de remerciements de madame A.Léger et sa famille, pour sympathie témoignée par la Société a l'occasion de la mort du docteur Anselme Léger.Le secrétaire du Bureau Médical de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, M.H.Lacharité, dans une lettre en date du 31 mai, nous transmet le texte d\u2019une résolution adoptée par les membres du Bureau Médical de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc relativement au projet fédéral d\u2019assurance-maladie.Lecture de cette résolution est faite par M.Roger Dufresne.M.Dufresne nous fait ensuite part de l\u2019octroi de $1,500 que l\u2019ex-ministre provincial de la Santé, l\u2019honorable Henri Groulx, a bien voulu faire à la Société Médicale de Montréal pour l\u2019année fiscale 1944-45.Sur proposition de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.I.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 M.L.de G.Joubert, secondé par M.Léon Gérin-Lajoie, un vote de remerciements doit être adressé à l\u2019honorable Henri Groulx.Le président désire saluer les médecins praticiens et leur rendre hommage, comme ils doivent, pour la première fois, monter à la tribune de la Société et prendre une part active aux séances; il présente alors les conférenciers.Considérations sur un cas d'infarctus du myocarde MM.Antonio PAGER et Marc PAPINEAU M.Pager rapporte l\u2019histoire détaillée d\u2019un malade qu\u2019il a étiqueté «Infarctus du myocarde ».En regard des signes présentés dans le cas particulier, M.Pager repasse la symptomatologie, le diagnostic différentiel, le pronostic et le traitement de la maladie.Il en rappelle la fréquence toujours croissante et la gravité, insistant sur l\u2019importance du questionnaire bien dirigé pour la dépister.En conclusion et pour résumer le traitement, le rapporteur affirme le rôle essentiel du repos, aussi bien physique que moral, et du régime de vie qui, souvent, donnent de meilleurs résultats qu\u2019une thérapeutique excessive et trop compliquée.Discussion.M.Rodrigue LEFEBVRE tient à souligner le caractère d\u2019actualité de cette affection que l\u2019on rencontre aujourd\u2019hui chez des sujets de plus en plus jeunes.Il félicite M.Pager d\u2019avoir présenté de façon brillante son cas, dans une de ses formes les plus trompeuses, c\u2019est-à-dire l\u2019indigestion aiguë.Se permettant quelques questions, M.Lefebvre demande: 1° En ce qui a trait à la thérapeutique de la phase aiguë: quels motifs ont poussé le rapporteur à ne pas donner de sérum glucosé I.Vet de l\u2019oxygène; 2° Quant au traitement d\u2019entretien: que penser de l\u2019aminophyline en usage prolongé et de la tri- nitrine; 3° Quelle attitude prendre, tant au point de vue clinique qu\u2019au point de vue électrocardio- graphique, en présence d\u2019un cas dont les symptômes sont assez nets pour poser le diagnostic de thrombose coronarienne, alors que l\u2019électrocardiogramme est négatif?I Ç a.\u2014 emmy ea SOCIÉTÉS M.A.PAGER répond que 1° son malade a reçu de l\u2019oxygène.Quant au sérum glucosé à injecter par voie veineuse, M.Pager s'en est abstenu pour trois motifs: a) si le sérum glu- cosé peut prévenir l'insuffisance cardiaque en imminence, tel n\u2019était pas le cas chez son malade; b) l\u2019administration du sérum glucosé est souvent suivie de réactions qui sont mal interprétées en clientèle privée; c) dans certains cas d\u2019infarctus du myocarde, le sérum glucosé augmente la douleur.2° L\u2019aminophyline est un agent vaso-dilata- teur et diurétique qui a été employé avec satisfaction chez le malade de M.Pager.Quant à la trinitrine, c\u2019est aussi un vaso-dilatateur à action rapide, mais fugace, commode chez les sujets qui ont à faire un travail plus marqué qu\u2019il ne leur faut.Il est bon de commencer par de petites doses.Il n\u2019est pas prudent de laisser les malades en disposer trop largement, car cela conduit à des écarts de régime.3° Dans les cas ordinaires, la clinique doit primer le laboratoire.Il sera bon de répéter, cependant, les électrocardiogrammes.Dans le cas de renouvellement des symptômes et de la négativité de l\u2019électrocardiogramme, il faudrait chercher ailleurs un syndrome douloureux pouvant, par action réflexe, causer les symptômes chez le malade.M.Rigaud CANGE.Comment peut-on, par les moyens radiologiques, faire le diagnostic différentiel entre l\u2019infarctus du myocarde, l\u2019infarctus pulmonaire et la péricardite?M.PAGER.Il appartiendrait plutôt au radiologiste de donner la réponse.Dans l\u2019infarctus du myocarde, l\u2019image radiologique est négative; cependant, si la lésion porte sur le ventricule gauche, la systole peut être moins marquée.L\u2019infarctus pulmonaire porte ordinairement a la périphérie du poumon et donne une image triangulaire à sommet tourné vers le hile.Le diaphragme peut être abaissé.La péricardite montre un affaissement du cul- de-sac phrénique.L'image change de forme avec la position du malade.Les battements cardiaques deviennent presque nuls si l\u2019épanchement est considérable.1549 Expérience personnelle du lever précoce en chirurgie M.Guy DARGENCOURT Le lever précoce postopératoire constitue une question d\u2019actualité en chirurgie abdominale interne.Le rapporteur l\u2019a, pour sa part, pratiqué avec avantage depuis 1942 sur une série de 173 cas, comprenant presque exclusivement des appendicectomies faites suivant le mode d\u2019incision de Mac Burney.De ce nombre, 94 opérés se sont levés au bout de 24 heures; les autres sont descendus du lit à des périodes variables à cause de leur état général ou de complications déjà existantes ne permettant pas cette conduite.Dans la première catégorie, les seuls accidents rencontrés furent des décollements cutanés attribuables à des sutures insuffisantes.On pare maintenant à ces inconvénients en faisant usage de catgut chromique sur les aponévroses, de crins et d\u2019agrafes sur la peau.Les avantages à tirer du lever précoce sont de trois ordres: 1° Au point de vue du malade: ses forces n\u2019en sont que plus vite rétablies, ce qui lui permet de reprendre ses activités beaucoup plus rapidement; 2° Au point de vue hospitalier: le roulement dans les services se trouve augmenté, ce qui constitue un avantage économique si l\u2019on considère les dépenses accessoires que l\u2019acte chirurgical, par lui-même, entraîne.En résumé, le rapporteur se dit enchanté de la méthode, parce qu\u2019elle n\u2019a montré que des avantages.3° Au point de vue du chirurgien: le malade qui a vite repris ses activités se trouve en meilleure position pour régler sa note.Discussion.M.SMITH dit avoir fait, dès 1933, une communication sur le même sujet, mais qu\u2019elle avait reçu, en général, un accueil peu favorable ct, en particulier, de la part du président d\u2019alors.Les statistiques du rapporteur sont intéressantes, dit-il, puisqu\u2019elles présentent une moyenne de levers vraiment précoces de 50% ; il aurait pu, cependant, sans danger, la porter à 75%.Quand on parle de lever précoce postopératoire, il s\u2019agit bien de chirurgie abdominale interne. 1550 Les interventions pour appendicites aiguës ou chroniques, et faites suivant le mode d\u2019incision de Mac Burney, constituent les cas les plus favorables au lever précoce et même il n\u2019y a pas de raison pour que le malade ne se lève pas aussitôt après l\u2019opération, si le chirurgien n\u2019y a rencontré aucune complication, aucune adhérence.Quant aux cas de hernie, la sécurité est moins grande, puisque ici la paroi est déficiente.Le travail pourrait cependant être repris trois semaines après l\u2019intervention, au lieu de trois mois.Les interventions pelviennes permettent, elles aussi, le lever précoce.Les cas de fibromes utérins présentent cependant une prédisposition aux embolies, quoique l\u2019on sache, par expérience, que les embolies surviennent aussi bien le quatorzième jour que le premier jour après l\u2019opération.Le rapporteur a déjà énuméré les avantages du point de vue du malade, de l'hôpital et du chirurgien.On n\u2019a pas beaucoup insisté sur la technique opératoire, elle présente pourtant une condition essentielle.Elle se résume dans la ligature parfaite des vaisseaux, dans la pratique de points séparés, par plans séparés afin d\u2019éviter les hématomes intrapariétaux.M.J.SAINE désire savoir à qui il faut attribuer l\u2019idée de la pratique du lever précoce.M.DARGENCOURT.Le rapporteur ne peut préciser.L'idée en a cependant été inspirée par les exemples de lever précoce sans complication en médecine vétérinaire et aussi de la tendance au lever précoce montrée par les enfants après les opérations.M.Urgel GARIEPY.Comme les propos de M.Smith l\u2019ont mis en cause, le président se dit favorable à toutes les nouveautés en médecine, pourvu qu\u2019elles fassent leur preuve.Un cas de fièvre prolongée chez un adulte M.Claude GUILBEAULT M.Guilbeault nous rapporte l\u2019histoire d\u2019un malade qui l\u2019a consulté pour malaises généraux, douleurs articulaires, température élevée persistante, et est revenu, à plusieurs reprises, sans accuser, malgré la médication, aucune amélioration sur les fois précédentes.L\u2019idée première d\u2019un état grippal, changée en- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 suite pour celle de typhoïde, puis de tuberculose \u2014 à cause d\u2019une tuberculino-réaction positive \u2014 s\u2019est orientée enfin, après des examens nombreux et un séjour infructueux du malade dans un hôpital de premier ordre à Montréal, vers la brucellose, diagnostic final confirmé par l'épreuve cutanée.M.Guilbeault résume alors tous les caractères de la fièvre de Malte, et rappelle sa fréquence croissante depuis quelques années, particulièrement aux Etats-Unis.Malgré le fait connu de la futilité des traitements quels qu\u2019ils soient, M.Guilbeault croit bon de suggérer le vaccin, mode qui lui a réussi dans le cas particulier, sous forme de Sherman #9 à doses progressives jusqu\u2019à concurrence de huit injections.Discussion.M.HEBERT trouve la communication très intéressante et dit ne rien avoir à ajouter aux notions exposées par le rapporteur.Il croit pouvoir expliquer la faillite des hospitaliers à faire le diagnostic dans le fait de l\u2019extrême rareté de la brucellose dans nos villes.Pour ce qui est du traitement, il croit pouvoir dire, à la suite de tous les auteurs, qu\u2019il n\u2019existe aucun traitement efficace de la maladie, pas même le vaccin qui, dans le cas présent, semble avoir agi, mais à une période de la maladie où elle devait guérir d\u2019elle-même.M.R.SAVOIE peut citer deux cas de fièvre de Malte, confirmés sans qu\u2019on puisse en retracer l\u2019origine.Ils se sont montrés tous les deux résistants aux sulfamidés.M.R.DUFRESNE a connu un cas de fièvre de Malte chez qui on n\u2019a pu trouver la cause de contamination.La sulfamidothérapie n\u2019a dorné, pour ce cas, aucun résultat.M.Gérard HEBERT a eu connaissance d\u2019un cas de brucellose qui a guéri en trois semaines, après n\u2019avoir reçu que des sulfamidés.Traitement hormonal de l'acné M.Edouard SIMON L\u2019acné est une maladie fréquente contre laquelle le médecin pouvait à peine espérer un soulagement autrefois.Les recherches récentes en endocrinologie ont conduit au traitement hormo- UU J - SOCIETES nal de cette affection.C\u2019est à C.-H.Lawrence et N-.T.Werthessen que nous devons les premières expériences cliniques dans ce champ d'action.Leur théorie s\u2019appuie sur le principe suivant: l\u2019affection se développe à l\u2019occasion d\u2019un déséquilibre des hormones androgéniques et estrogéni- ques: s\u2019il existe un taux d'hormones mâles suffisamment élevé en comparaison de l\u2019hormone femelle, l\u2019action acnégénique de celle-là entre en jeu et l\u2019hormone estrogénique perdrait alors son pouvoir de protéger l\u2019individu contre cette action.Il suffit donc d\u2019administrer des doses suffisantes d'hormones femelles pour rétablir l\u2019équilibre et faire disparaître l\u2019acné.: Chez l\u2019homme, il y a le danger de féminiser l\u2019individu; on peut remarquer le gonflement douloureux des seins, lequel disparaît rapidement après cessation du traitement, et de l\u2019atrophie testiculaire.Il faut éviter cette complication, laquelle cependant n\u2019est probablement pas définitive.Chez la femme, il faut respecter le cycle menstruel et la physiologie hormonale de celle- ci nous met à l\u2019abri de complications sérieuses.Les hormones anté-hypophysaires, de même que les prolans, seraient plus physiologiques, mais ne sont pas pratiques et leur action est très incertaine.On doit employer les hormones estrogéni- ques synthétiques ou naturelles.Ce traitement est trop récent pour tirer des conclusions définitives, mais il laisse prévoir les plus grands espoirs.Discussion.M.Henri SMITH désire répéter, après le rapporteur, que la théorie d\u2019un déséquilibre Hormonal repose sur des données sérieuses.Le traitement, d\u2019ailleurs, donne des résultats.On ne rencontre cependant pas que des succès, car les échees sont nombreux.En attendant que les causes de l\u2019acné soient connues, le traitement hormonal promet d\u2019entretenir les plus grands espoirs.M.P.POIRIER a vu, depuis quinze ans, plusieurs cas d\u2019acné.J'avoue n\u2019avoir personnellement aucune expérience du traitement par les extraits glandulaires.Cependant, d\u2019après les statistiques d\u2019auteurs sérieux, le traitement hormonal ne donne pas ce que l\u2019on entend dire.J\u2019aimerais connaître vos statistiques.1551 M.Edouard SIMON put compter vingt malades dont dix garçons et dix filles.Il n\u2019est pas un malade qui ne se soit pas amélioré.Plusieurs sont guéris.Je tiens à dire qu\u2019il y a parfois des récidives.Les malades qui répondent le mieux au traitement sont les femmes.M.P.DUMAS.1° S\u2019est-il montré, pour les cas réfractaires, une aggravation des lésions?2° Le rapporteur a-t-il expérimenté l\u2019application locale d\u2019extraits hormonaux?3° Le rapporteur a-t-il déjà administré la pyridoxine par voie intraveineuse?M.E.SIMON.1° Je n\u2019ai pas noté d\u2019aggravation des lésions pour les malades réfractaires.2° Je n\u2019ai aucune expérience avec les applications locales.; 3° Je n\u2019ai pas d\u2019expérience avec la pyridoxine; je crois, cependant, que son action, analogue à celle du progestérone, devrait produire des effets contraires à ceux que nous attendons des extraits folliculaires.Le Secrétaire des Séances, Raymond LABRECQUE.ee ++ SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Séance du 6 octobre 1944 Les furoncles de la face.Leur pronostic et traitement ! M.Jean GRANDBOIS Quel que soit le siège du furoncle, l\u2019agent causal et les causes prédisposantes demeurent les mêmes, mais le pronostic devient beaucoup plus sérieux si la lésion fait son apparition dans la région faciale.Cette région, dans son ensemble, est plus vulnérable, mais, pour des raisons tant anatomiques que physiologiques, la lèvre supérieure et le nez doivent être considérés très particulièrement comme la « zone dangereuse ».Celle-ci est comprise dans un triangle qui s\u2019étend des angles de la bouche à la racine du nez.Huit cas dè furoncles et un cas d\u2019anthrax de la face sont rapportés.Sur ce nombre, sept pa- 1.Travail du Service de Dermatologie de l\u2019Hôtel- Dieu de Québec. 1552 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 tients étaient affligés d\u2019un furoncle dans la zone dangereuse.La roëntgenthérapie demeure le meilleur traitement de ces infections, et la pénicilline se montrera sans doute un adjuvant très précieux dans les cas graves.Le pronostic des furoncles de la face est en effet toujours sérieux et il faut éviter à tout prix de les traumatiser.Le travail se termine par les conclusions suivantes: 1° Le furoncle de la face doit la gravité de son pronostic à des raisons anatomiques et physiologiques.2° Les statistiques de plusieurs auteurs très sérieux démontrent que le taux de mortalité varie de 10 à 90%.3° Les neuf observations de patients affligés de furoncles de la face apportent une nouvelle preuve de la sévérité de cette affection.L\u2019un d\u2019entre eux avec un furoncle du nez, compliqué de septicémie et de méningite, est mort quelques heures après son admission à l'hôpital.4° Le traitement des furoncles de la face doit être un traitement conservateur.5° La roëntgenthérapie est le traitement conservateur le plus favorable dans les furoncles de la face et plus particulièrement dans les furoncles de la zone dangereuse.Sympathectomie présacrée dans le traitement de la dysménorrhée M.Fuchariste SAMSON Parmi tous les procédés chirurgicaux employés pour traiter la dysménorrhée fonctionnelle rebelle, la résection du plexus hypogastrique supérieur, ou sympathectomie du nerf présacré, a fait l\u2019objet de plusieurs publications très intéressantes.C\u2019est une des interventions sympathiques les plus répandues et en même temps une des plus efficaces.Cotte, de Lyon, en a précisé la technique en 1924.Le plexus hypogastrique supérieur est formé de rameaux nerveux provenant du sympathique lombaire et du plexus solaire.La sympathectomie présacrée, seule ou combinée avec d\u2019autres procédés, fut pratiquée dans 17 cas; nous avons obtenu de bons résultats dans 10 cas, l\u2019opération fut satisfaisante dans 2 cas et nulle dans 5.C\u2019est donc une opération qu\u2019il est bon de pratiquer mais à bon escient et seulement après avoir tenté un traitement médical sérieux et bien suivi.Utérus double et grossesse gémellaire M.J.CAOUETTE C.rapporte l\u2019observation d\u2019une femme présentant un utérus double avec grossesse simultanée développée dans chacune des cavités utérines.Cette grossesse a évolué sans incident jusqu\u2019à son terme normal.Madame L.D., 31 ans, est une femme bien conformée qui ne présente rien à noter du côté de ses antécédents héréditaires ou personnels.Née de parents robustes, elle fait partie d\u2019une famille de treize enfants, tous vivants et en bonne santé.Pubère à l\u2019âge de 12 ans, ses menstruations apparaissent tous les 30 jours avec une durée de 3 à 4 jours.Mariée à 29 ans, elle a conduit heureusement à terme deux grossesses très rapprochées: une simple, l\u2019autre gémellaire.Son premier enfant est né le 24 janvier 1943.De nouveau enceinte dès le début d\u2019avril de la même année, elle donne naissance à sa première jumelle chez elle le 20 décembre; les suites de couche sont normales et elle se lève le 9e jour.Le 4 janvier 1944, un nouveau travail se déclare (15 jours après la naissance du premier fœtus).Une opération césarienne est pratiquée d\u2019urgence parce que l\u2019utérus gauche, en sub-invo- lution, reste enclavé dans l\u2019excavation agissant comme une tumeur prævia, et empêche la descente de l\u2019extrémité céphalique.L\u2019indication opératoire est posée par une menace de rupture utérine.La laparotomie permet d\u2019obtenir une deuxième fille vivante et de faire un diagnostic précis de duplicité utérine.La malade était porteuse de deux utérus complètement distincts, situés l\u2019un près de l\u2019autre.Au fond de chacun dés deux utérus, sur leur côté externe, l\u2019on trouve une trompe et un ovaire.Les deux utérus étaient très bien conformés et susceptibles de devenir gravides.\u2014 ue Tw Te SOCIÉTÉS Le toucher vaginal pratiqué quelques jours après l\u2019opération a permis de constater la présence d\u2019une cloison verticale divisant le vagin en deux conduits juxtaposés et au fond de chacun d\u2019eux un col utérin bien conformé.Cette observation nous fait voir que, dans les cas de duplicité utéro-vaginale, le diagnostic n\u2019est fait le plus souvent qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019une complication survenant à l\u2019âge de la puberté, au cours d\u2019une grossesse ou au moment d'un accouchement dystocique et que seule une lapa- rotomie permet de poser un diagnostic exact de la malformation génitale et des diverses modalités qu\u2019elle peut présenter.Sarcomes développés aux dépens de la synoviale M.Jean-Ls PETITCLERC Ces tumeurs sont apparemment peu fréquentes, .puisque le docteur Moretz, de Rochester, New- York, dans un récent article de Surgery, Gynecology and Obstetrics (août 1944), où il rapporte quatre nouveaux cas, n\u2019en a trouvé dans toute la littérature médicale des Etats-Unis qu\u2019une compilation totale de 78 cas.Ces tumeurs se rencontrent le plus fréquemment entre 20 et 40 ans.On en a trouvées chez des jeunes de 9 mois et des vieux de 75 ans.Dans 50% des cas, la tumeur siège au genou; on la trouve fréquemment au coude, à la cheville, au pied, à la paume de la main.Dans 95% des cas, on trouve une tumeur appréciable et, dans 50% des cas, la douleur est le symptôme important.Le pronostic en est nettement défavorable.Dans la statistique de Lazarus et Marks, 56.6% des cas ont rapidement récidivé et donné des métastases.Le traitement consiste dans l\u2019exérèse large ou l\u2019amputation.Ewing recommande l\u2019irradiation.Une grosse difficulté, c\u2019est que le diagnostic n\u2019est jamais soupçonné avant l\u2019intervention.Madame G., 48 ans, opérée en mars dernier, pour un soi-disant kyste synovial, sur le dos du pied gauche.Monsieur M., 54 ans, opéré en juillet, pour une troisième récidive d\u2019un kyste du genou gauche.Madame C., 53 ans, opérée en septembre, pour un soi-disant hématome consécutif à rupture de varice.Ces trois patients ont 15563 présenté, au moment de l\u2019intervention, des tumeurs à contenu ressemblant à de la substance cérébrale, plus ou moins grisâtre, qui a permis au moins de soupçonner qu\u2019il s\u2019agissait de sarcomes.M.le professeur Berger, qui a examiné les pièces, a fait rapport dans le cas de Madame G.: «Le prélèvement est complètement envahi par un sarcome généralement in- différent mais qui présente par endroits une structure rendant une origine synoviale très probable.» Dans le cas de Monsieur M., « il s\u2019agit d\u2019un sarcome, en partie très indifférent, mais le plus souvent nettement mucipare et partiellement nécrotique, d\u2019origine synoviale.» Dans le cas de Madame C., «le prélèvement est entièrement constitué par un sarcome très polymorphe et partiellement nécrotique, d\u2019origine très probablement synoviale.» Subséquemment, la jambe fut amputée et, le 12 septembre, le professeur Louis Berger faisait un nouveau rapport: «Il s\u2019agit d\u2019un sarcome polymorphe parsemé de foyers nécrotiques et purulents, dont l\u2019aspect partiellement histocytaire et mucoïde est en faveur d\u2019une origine synoviale (bursique).» Goitre et troubles cardiaques MM.J.-B.JOBIN, Richard LESSARD et R.CAOUETTE 1,300 cas de goitre observés en 10 ans (1934-1943), à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Nous trouvons 7 femmes pour 1 homme.Les goitres simples représentent près de la moitié du nombre total.Nous remarquons que le nombre des maladies de Basedow est à peu près égal à celui des adénomes toxiques.La pression artérielle est augmentée dans 77 cas sur 100 de nos goitres toxiques.Le pouls est accéléré chez 88% des sujets porteurs de goitres avec hyperthyroïdie.Nous avons observé 16 cas d\u2019insuffisance cardiaque associée ou non à de la fibrillation auriculaire; ces cas s\u2019observaient surtout chez des femmes porteuses d\u2019un adénome toxique.L\u2019association goitre-insuffisance cardiaque ne constitue pas une contre-indication à la thyroïdectomie même s\u2019il existe en plus de l\u2019arythmie complète.213 malades ont eu un électrocardiogramme. 1554 46 fois le tracé électrique était normal, alors que 167 fois nous avons observé soit un trouble du rythme, ou une altération des complexes, ou tout simplement une prépondérance ventriculaire quelconque.Il n\u2019existe pas de profil électrocardiographique caractéristique dans les altérations thyroïdiennes.Séance du 20 octobre 1944 L'insuffisance thyroidienne en psychiatrie M.Jean-Chs MILLER Après avoir rappelé l'importance des fonctions neuroglandulaires sur la vie végétative, affective, et le comportement général de l\u2019être humain, l\u2019auteur démontre l'influence prépondérante du corps thyroïde, par suite de sa riche innervation amphotone, son action métabolique et ses liaisons synergiques nombreuses.Et c\u2019est ainsi que cette glande contribue largement aux échanges nutritifs et à la vie végétative en général, en même temps qu\u2019au tonus musculaire, à la tonalité affective, et à l\u2019activité mentale.Les dysthyroïdies se retrouvent très souvent à la base même de troubles mentaux (crétinisme, myxœdème ou Basedowisme), ou encore apparaissent au cours d\u2019évolutions psychiatriques déjà déclenchées (démence précoce, mélancolie puerpérale, dépression mélancolique, involution sénile, etc.).Suivent de nombreuses observations de malades dont l\u2019âge varie de 14 mois à 63 ans.Dans ces cas la médication thyroi- dienne a élevé le métabolisme et la tension artérielle, accéléré le rythme végétatif et psychomoteur, en même temps qu\u2019elle profitait à l\u2019état général physique et mental, à la pousse des cheveux, etc., Cette expérience thérapeutique fut rendue possible par la Maison DesBergers-Bismol qui a gracieusement fourni son « Thyronol» en tablettes d\u2019un grain et d\u2019un quart de grain, présentations fort commodes.L\u2019expérience a .permis de constater l\u2019efficacité de ce produit, en même temps que sa toxicité réduite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Considérations sur le problème des brucelloses à l'hôpital St-Michel Archange M.C.-A.PAINCHAUD Dans la première partie de son travail l\u2019auteur montre l\u2019existence à l\u2019état endémique de la brucellose bovine (avortement contagieux \u2014 maladie de Bang) dans l\u2019exploitation de bovins de l\u2019hôpital St-Michel Archange.Un fort pourcentage des animaux sont atteints de cette infection vérifiée dans le troupeau par l\u2019épreuve de la séro-agglutination de Wright.Dans le but de se rendre compte de la répercussion sanitaire au point de vue brucellose chez les consommateurs de lait cru provenant de cette source infectée, l\u2019auteur a pratiqué chez plus de 200 patients l\u2019épreuve du séro-diagnostie.De ce nombre il en choisit 162 qui représentent ceux qui ont consommé ce lait depuis au moins une année.L\u2019épreuve lui a révélé l\u2019existence d\u2019un certain nombre de formes latentes, inapparentes, de brucellose humaine.Il consigne l'importance de cette notion des formes inapparentes révélées uniquement par le laboratoire.I] constate de plus par cette épreuve que, malgré l\u2019existence de nombreux cas de brucellose animale, la brucellose humaine n\u2019avait eu jusqu\u2019à date aucun caractère de gravité, fait sans doute attribuable au faible pouvoir pathogène de brucella abortus pour l\u2019homme.Cependant le problème du point de vue brucellose animale lui était apparu beaucoup plus sérieux.Devant l\u2019échec ou les progrès trop lents des mesures jusque-là préconisées pour combattre cette infection chez l\u2019animal, il suggère l\u2019emploi des sulfamidés, administrés selon un mode qu\u2019il décrit.Avec cette chimiothérapie, depuis près de quatre années, on n\u2019a revu aucun nouveau cas d\u2019avortement chez les bovidés.Les animaux sont-ils guéris de leur infection?Pour s\u2019en rendre compte il pratique le séro-diagnostic dans le sang et le lait des animaux infectés et traités par les sulfamidés.Dans une \u2018deuxième expérience il pratique l\u2019inoculation au cobaye de tous les laits d\u2019animaux présentant une réaction positive dans le sang, que la réaction soit positive ou négative dans le lait.Avec 14 inoculations, il obtient trois résultats positifs: les animaux présentent des lésions de brucellose et leur sang contient des agglutinations spécifiques.L\u2019'au- SOCIÉTÉS teur croit que, malgré la persistance de l\u2019infection, la chimiothérapie devrait être poursuivie sur une plus grande échelle, à cause de son action anti-abortive; parce qu\u2019en supprimant les avortements on supprime la grande cause de pertes matérielles, les dangers de dissémination de l\u2019infection, et partant aussi les dangers de contagion pour l'homme.| En terminant l\u2019auteur insiste sur la valeur du séro-diagnostic, et tout particulièrement du procédé rapide décrit par Huddleson, dans le diagnostic de infection brucellique, bovine et humaine, quelle que soit la forme de cette dernière, aiguë ou chronique, apparente ou non cliniquement.Il souligne de plis l\u2019utilité de la brucellose expérimentale qui du point de vue pratique pourrait rendre service au cours d\u2019enquêtes épidémio- logiques.Enfin, il croit que la brucellose animale devrait être mieux connue des médecins parce qu\u2019elle est à l\u2019origine de la brucellose humaine.Electrochoc et cramiopathies M.Charles-A.MARTIN On présente les observations de quatre malades porteurs de lésions craniennes qui ont été traitées par l\u2019électrochoc pour en déduire les conclusions suivantes: 1.Les lésions crâniennes qui ne sont pas en rapport direct avec les troubles mentaux comme dans un cas de fracture du crâne et d\u2019une maladie de Paget localisée au crâne seulement ne sont pas: des contre-indications à l\u2019électrochoc.2.Dans les cas où les troubles mentaux sont une conséquence directe des lésions crâniennes, comme dans deux cas d\u2019hyperostose frontale interne, l\u2019électrochoc n\u2019est pas indiqué.3.Les lésions crâniennes de nature pagétique semblent abaisser considérablement le seuil d\u2019excitation électrique, tandis que les fractures et l\u2019hyperostose crânienne ne l\u2019influencent pas.Considérations cliniques d'un cas de tumeur cérébrale M.Sylvio CARON Le docteur Sylvio Caron a fait plusieurs fois l\u2019observation qu\u2019au cours de la dégénérescence d\u2019un gliome cérébral les patients présentaient des phases de somnolence et d\u2019inconscience accom- 1555 pagnées d\u2019une aggravation des symptômes paralytiques suivies de phases de lucidité correspondant avec une amélioration notable de la paralysie.Ce signe a pour lui une importance capitale.oo ++ LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Séance du 25 octobre 1944 Présidence de M.A.Bellerose Appendicite aiguë et pénitilline M.Pierre SMITH Il s\u2019agit d\u2019un cas d\u2019abcès appendiculaire dont les complications postopératoires semblent avoir été améliorées par la pénicilline.J.-J.L., âgé de 18 ans, entre à l\u2019hôpital au début de septembre dernier.Il souffre d\u2019appendicite chronique depuis un an.Dans les derniers quinze jours, il présente des symptômes appendiculaires aigus méconnus par deux consultants.Opéré d\u2019urgence, on trouve un abcès appendiculaire avec appendice gangrené et coprolithe.En cours d\u2019opération le grêle est contaminé par le pus de l\u2019abcès et, les jours suivants, le malade présente un iléus paralytique toxi-infec- tieux qui nécessite une fistule sur le grêle.L'état péritonitique restant alarmant, on administre, par voie intraveineuse et pendant quatre jours consécutifs, des injections de pénicilline dont le total se chiffre à 190,000 unités.Amélioration rapide et notable des symptômes locaux et généraux.Une vingtaine de jours plus tard, incision d\u2019un abcès pariétal, juxta-ombilical, issu du foyer appendiculaire.Une semaine plus tard, apparaît une phlébite de la jambe gauche.Dès l\u2019apparition de la phlébite, on administre pendant deux jours un total de 60,000 unités de pénicilline.La phlébite semble évoluer vers la guérison plus rapidement que les phlébites traitées par les thérapeutiques courantes.Le malade se lève quatorze jours après le début de la phlébite et quitte l\u2019hôpital huit jours plus tard.En résumé, deux complications postopératoires d\u2019une appendicite aiguë abcédée et gangrenée semblent avoir été heureusement influencées par les injections de pénicilline.Le Secrétaire annuel, J.-Ernest CABANA. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR ALBERT COLIN Le docteur A.Colin, exerçant à Grand- Mère, vient de mourir à l\u2019âge de 69 ans.Le défunt obtint son doctorat de l\u2019université Laval de Montréal en 1901.Il exerça d\u2019abord à Central Falls, puis à Saint-Flie de Caxton, à Saint-Narcisse, enfin à Grand-Mère.Nous prions sa fille, le docteur Anne-Marie Colin, de Québec, d\u2019agréer nos condoléances.LE DOCTEUR J.-W.MEUNIER Le docteur Meunier vient de mourir à l\u2019âge de 67 ans.Diplômé de l\u2019université Laval de Montréal, le défunt avait exercé la médecine à Montréal, ayant fait partie du personnel médical de l\u2019Institut Bruchesi et de l\u2019Hôtel-Dieu.i mm pe et re ce me.welll Lt\" AI ~~ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014- Montréal, décembre 1944 1557 .HYPNOTIQUE DYAYTAIYF 3 Le NEU un som- NEUREC sede des ANALGESIQUE es indi- avantag inis sur nifère qu cations cas de se\u201d les autr iques It surmen llectuel est bien l\u2019esto- affection odiques Totalement mac, ne accou- v2 états de osite, d émo- tumanc ne faci- 2 tru tivité, d\u2019 t les dé- pt epou lement nisme It = séquilibr = moteurs ra LE) n exerce fet nui- Il procur mmeil ré- sible su , les reins Pron parateur nsation ou la m Présenté de bien-ê veil sans en solut oolique, pe 4 aucun m URÉOL le NEU fiserve in- | est lam par ex- Je] 4 V11]N tégralem tion sy- cellence rs états par cuillerée à thé nergiqu } compo- Diéthylbarb: turate dBgr.20 de surexc: , rab 0 gr.06 sants \"Ext.de Valériane SE TT (PI AN Crat us gr [Doren \u2018 Procure un sommeil LETT Lila wri au ddl ROUGIER TAN 350 I\" ah \u2018Moyne MONTREAL.{ NOUVELLES + UNIVERSITE DE MONTREAL Faculté de Médecine CONCOURS D\u2019AGRÉGATION Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à des décisions prises antérieurement, ouvre un concours d\u2019agrégation pour les postes d\u2019agrégés suivants: 1.Médecine générale comprenant: la pathologie médicale, la pathologie générale, la clinique médicale, la matière médicale et la pharmacologie.2.Chirurgie générale comprenant: la pathologie chirurgicale, la clinique chirurgicale et la médecine opératoire.Urologie Psychiatrie Chirurgie infantile et orthopédie Physiologie Electro-radiologie.Ceux qui désirent poser leur candidature sont tenus de le faire par écrit avant le 14 décembre 1944, à midi.Le règlement exige de chaque candidat qu\u2019il ait fait Un stage d\u2019au moins trois ans comme assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans certaines conditions la durée du stage peut être abrégée.Tout candidat doit produire, en même temps que sa demande écrite, une attestation du ou des professeurs auprès desquels il a travaillé.La demande doit aussi faire mention des titres du candidat et des travaux scientifiques qu\u2019il a publiés.Les candidats ORs Ÿ qui ont déjà produit, depuis le 11 mars 1942, les documents requis, ne sont pas tenus de les présenter de nouveau.La demande des candidats doit être adressée au Directeur des études avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut (14 décembre 1944, à midi).Les candidats pourront obtenir une copie des règlements concernant les concours d\u2019agrégation en s\u2019adressant au secrétariat de la Faculté de Médecine.Le Secrétaire de la Faculté de Médecine, Albert DeGUISE.+ + UNIVERSITE DE MONTREAL Faculté de Médecine COURS SPÉCIAL SUR LA MÉDECINE INDUSTRIELLE 1 Pour les étudiants de 4e année et le public médical \u2014 Du 16 novembre au 21 décembre 1944 \u2014 Les mardi et jeudi, de 4 a 5 heures.Le 16 novembre \u2014 Dr A.Chartier.Histoire de la médecine industrielle.Le service médical dans l\u2019industrie.Les examens physiques et le classement des employés d\u2019après les aptitudes physiques.Le 21 novembre \u2014 Dr A.Chartier.Les accidents industriels: leurs causes, leurs préventions.Le 23 novembre \u2014 Dr A.Chartier.(suite) Les accidents industriels, etc.Le 28 novembre \u2014 Dr Jean Tremblay.Attitude du médecin industriel en face des grands blessés: chocs, brûlures, traumatismes crâniens, etc.1.Ces cours sont obligatoires pour les étudiants de 4e année.D'autre part, ces cours sont cuverts au public médical. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1559 LES ALGIES RHUMATISMALES et SYNDROMES DOULOUREUX Complexe médicamenteux de Po- lysalicylates, Soufres, Calcium, Thyroïde et Parathyroïde, en capsules glutinisées, ne se dissolvant que dans l'intestin.PUISSANT MODIFICATEUR DU TERRAIN RHUMATISMAL POSOLOGIE.\u2014 Pour obtenir les meilleurs résultats, prescrtre: 12 Capsules par jour pendant 4 jours, afin d\u2019obtenir l'effet de saturation et la cessation des douleurs.Continuer ensuite à raison de 6 ou 8 capsules par jour aussi longtemps que nécessaire.Ne jamais dépasser 2 capsules toutes les heures ou toutes les 2 heures.PRESENTATION: En flacons de 100 Capsules.SULFOSALYL Echantillon sur demands.ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE 209 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal. 1560 : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Le 30 novembre \u2014 Dr I.Côté.Loi des Accidents du Travail dans notre Province; ce que doit en savoir tout médecin praticien.Le 5 décembre \u2014 Dr I.Côte.L\u2019expertise: l\u2019évaluation des incapacités et le médecin comme témoin.Le 7 décembre \u2014 Dr Alb.Marin.Les dermatoses d'origine industrielle.Le 12 décembre \u2014 Dr R.Fontaine.Les intoxications industrielles.Le 14 décembre \u2014 Dr E.Legrand.La médecine industrielle et la psychiatrie.Le 19 décembre \u2014 Dr A.Chartier.Les maladies post-traumatiques.Le 21 décembre \u2014 Dr A.Chartier.Les maladies industrielles.N.B.\u2014 Ces cours sont donnés sous la direction de la Faculté de Médecine.Les docteurs A.Chartier et I.Côté sont des invités.Montréal, le 10 novembre 1944.Edmond DUBE, Doyen de la Faculté de Médecine.RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LA LIGUE DE SANTE Trois importantes résolutions ont été adoptées à la 25e réunion annuelle de la ligne canadienne de santé.L\u2019exécutif national et celui de Québec étant conjointement réunis sous la présidence de M.J.-A.Gairdner et de I\u2019hon.J.-E.Perrault, ces deux corps ont reconnu que l\u2019 « Association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord » devait être représentée officiellement au sein de l'exécutif national au même titre que la « Canadian Medical Association ».En outre, la division du Québec de la même ligue a admis et adopté une résolution à l'effet que la «Société médicale de Montréal » (groupe français) et la « Montreal Medico- chirurgical Society » (groupe anglais) soient officiellement représentés au sein de l'exécutif (section de Québec) de la ligne canadienne de santé.Il est indispensable d'obtenir la coopération entière et totale de la profession médicale tant anglaise que française.Dans ces conditions seulement, dit la résolution, il sera plus facile d'obtenir celle du grand public.Enfin la section du Québec adopte une résolution encourageant fortement une vaste campagne d\u2019immunisation contre la diphtérie dans le Québec.Cette campagne devra être renouvelée, chaque année, jusqu\u2019à disparition complète de cette maladie dans la province.C\u2019est le docteur Paul Letondal, élu, hier après-midi, membre de l'exécutif de la division du Québec, qui a présenté et fait adopter ces trois résolutions.Il a été secondé pour la première par M.W.Harrison; par le docteur J.-A.Beaudoin pour la seconde et par le docteur Ernest Couture pour la dernière.La réunion de la section du Québec était présidée par le docteur J.-C.Meakins.\u201cJOURNEES MEDICALES\u201d DE LA DIVISION DE QUEBEC DE L'ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE La division du Québec de l'Association Médicale Canadienne tiendra ses assises annuelles a Montréal, les 26 et 27 janvier 1945.Le programme sera consacré a des séances cliniques qui auront lieu dans les hôpitaux français et anglais: l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019hôpital Notre-Dame; l'hôpital Royal Victoria et le Montreal General.Il y aura, de plus, des séances spéciales où des travaux seront présentés dans les deux langues et où l\u2019on discutera diverses questions d'actualité.On prévoit des journées médicales extrêmement intéressantes.Tous les membres de la profession médicale de la Province sont invités.Le programme détaillé sera publié dans le numéro de janvier.En voici un aperçu schématique: Séances du matin Vendredi, 26 janvier: Hôtel-Dieu \u2014 Médecine.Montreal General \u2014 Chirurgie.tl! PP A EEE DÉRES DE LA MÉDEC XUNE DES ANNONCES DE LA SERI Asile d'Aliénés de Beauport, Québec, fondé en 1845.: JAMES DOUGLAS naquit le 20 mai 1800, a ; Brechin Ecosse.Sa vie est un exemple de la force de caractère des hommes qui vinrent au Canada quand ; ce pays était encore dans son enfance.Après avoir fait cinq ans d'apprentissage chez et la chirurgie au Williams College.En 1826, il alla a Québec et obtint, de la Commission Médicale, le permis de pratiquer dans cette ville.Pendant quelque .temps, * Thomas Law, à Penrith, Cumberland, il entra à l'Université d'Edimbourg en 1818.Liston et Syme étaient au nombre de ses professeurs.Il fut étudiant en même temps que Holmes et Stephenson de I'Hopi- tal Général de Montréal, les fondateurs de l\u2019Institut de Médecine de Montréal qui précéda la Faculté de Médecine de l'Université McGill.Il fut nommé \u201cM.R.C.S.L.\u201d à Edimbourg et aussi à Londres en 1820.Pendant qu\u2019il était à Londres, il étudia dans les hôpitaux Guy et St.Bartholomew, sous la direction d'Abernethy et de Sir Astley Cooper.» Après avoir reçu son diplôme, Douglas voyagea beaucoup.Il pratiqua sa profession aux Indes, fit un long voyage sur un baleinier jusqu'à la Baie d'Hudson, puis descendit le long des côtes de l'Afrique jusqu'au Cap de Bonne Espérance.Il passa quelque temps au Honduras comme Surveillant Médical de la colonisation des Poyais, puis alla ensuite à Boston où il arriva en 1823.À son arrivée, il souffrait d'une fièvre qui lui coûta presque la vie.wean AYA R INTE Fabricants de Produits Pharmaceutiques WEST, 1856-1944 727-733 KING STREET DOCTEUR EN MEDECIN] _ \u2018Chirurgien : et Anatomiste ( 1 800-1 886) MR.C.S.L 5 rv Al fut nommé membre.du Collège Royal des rurgiens en 1821, Douglas.passa \u201cplosiaurs années dans l'Etat de = New-York où il fit des conférences sur l'anatomie : il fit, dans le sous-sol de sa maison sur la .Côte de la Montagne, des conférences sur l\u2019 anatomie aux étudiants = médecine de Québec.Douglas était \u2018appelé \u201cle vénérable vieillard de Québec\u201d.Il ne fut pas seulement brillant chirurgien mais s\u2019occupa aussi d'une façon active de l'instruction médicale et de la santé publique de cette ville.Il fut un des premiers à s'occuper des soins à donner aux aliénés et, en 1845, aidé des Docteurs Frémont et Morrin, il fonda.un Asile d\u2019 Aliénés a Beauport.Le travail que James Douglas accomplit dans la Province de Québec pour établir la médecine sur une base solide au Canada inspire notre compagnie à veiller d\u2019une façon plus vigilante au maintien de sa politique .Exactitude Thérapeu- \u2018 ( LE SYMBOLS tique et Excellence Pharmaceutique.D'EXCELLENCE PHARMACEUTIQUE & COMPANY LTD.TORONTO FONDÉE EN 1856 1562 Samedi, 27 janvier: Hôpital Notre-Dame \u2014 Chirurgie.Hôpital Royal Victoria \u2014 Médecine.Ces séances comporteront des présentations cliniques et la discussion de cas intéressants.Les hôpitaux serviront gracieusement un déjeuner froid à l\u2019issue de chaque séance.Séances de l'après-midi Ces réunions auront lieu à l\u2019 « Engineering Institute », 2050 rue Mansfield.Le vendredi, une série de cinq travaux sur des sujets de médecine, de chirurgie, d'obstétrique, de gynécologie et de pédiatrie, sera présentée.Le samedi après-midi sera consacré à la discussion des divers aspects de l\u2019Assurance-Santé.Quatre orateurs ont été invités; parmi ceux- ci figure le nom du docteur Harris McPhe- dran, président de l\u2019Association Médicale Canadienne.C\u2019est la première fois que la division du Québec tient des assises au milieu de l'hiver.On s\u2019attend à des séances de très grand intérêt et l\u2019on espère que vous pourrez y assister.ee ++ SOCIETE DE BIOLOGIE DE MONTREAL \u2018Heure de Biologie organisée par la Société de Biologie de Montréal 1944-1945 Série de conférences sur «La Génération des Etres vivants » Premier semestre La réouverture des conférences appelées l\u2019 « Heure de Biologie » aura lieu jeudi, le 93 novembre courant, à 5 heures de l\u2019après- midi.Ces conférences s'adressent aux professeurs de tous les ordres d\u2019enseignement (écoles primaires, couvents, écoles normales, facultés), aux étudiants des diverses Facultés ou Ecoles, au public désireux de suivre les progrès de la science.Ces conférences sont ouvertes à tous sans inscription préalable, et auront lieu à l\u2019Université de Montréal, 2900 boulevard du Mont-Royal, salle H 4.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Cette année, tous les conférenciers traiteront de sujets se rapportant à la génération des êtres vivants; voici le programme du premier semestre: 23 novembre \u2014 M.Léon Lortie, D.Sc.: Les idées anciennes sur la reproduction.Historique de nos connaissances actuelles sur la reproduction.30 novembre \u2014 M.Jean Frappier, M.D.: Les cellules sexuelles.7 décembre \u2014 M.Wilbrod Bonin, M.D.: La fécondation, généralités et signification.14 décembre\u2014 M.Louis-Paul Dugal, Ph.D.: La fécondation a travers la série animale \u2014 Mécanisme.Les animaux a sexes réunis; les animaux a sexes séparés.Le programme particulier de chaque conference sera affiché une semaine d\u2019avance a l\u2019Université de Montréal et publié dans les journaux locaux.+ + SOCIETE D'ORTHOPEDIE DE MONTREAL Il y aura réunion de la Société d\u2019Orthopédie au « Children\u2019s Memorial Hospital », le 23 décembre à 9 heures du matin, sous la direction du docteur Norman T.Williams.Docteur Antonio SAMSON, Secrétaire.+ + .ELECTIONS A L'HOPITAL SAINT-LUC Les officiers du corps médical de l'hôpital Saint-Luc pour 1945 seront les suivants: Exécutif du Conseil Médical: Président: Dr J.-A.Fleury; Vice-Président: Dr J.-H.Charbonneau; Secrétaire: Dr R.Grondin; Membres: Drs C.Denis et D.Longpré.Conseil Médical: Président: Dr E.Garceau; Vice-Président: Dr R.Lallemand:; Secrétaire: Dr Alphonse Bernier.= 2x > | Ta => CC SR SSSR ES: a ='% vec les sédatifs suivants * | uablement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 SCILEXOL _ ish Herein An Efficient Expectorants Reapiratary edative Ancdyne.Scilexol E.B.S.Zhaque once liquide contient: lhlorure d\u2019Ammonium 16grs \u2018hloroforme .2 gouttes icide Hydrocyanique, Dil.B.P.4 gouttes irop de Scille .90 gouttes ) irop de Tolu .120 gouttes JOSE: Une ou deux drachmes li- (uides, toutes les quatre heures.Scilexol est également fourni au choix: .Teinture d\u2019Opium Camphrée 80 gouttes par once '.Chlorhydrate de Diethyl- morphine (Dionine) 14 gr.par once .Héroine .Yj gr.par once .Codéine .1 gr.par once dore: L'addition de Teinture d'O- ium Camphrée augmente remar- l\u2019action expectorante u Scilexol.* Une commande de narcotique est requise.La sécrétion de mucus sert au moins à deux choses \u2014 à protéger les tissus, et à excréter les déchets provenant de l'infection des membranes muqueuses.Dans le traitement de la bronchite, nous pouvons aider la Nature à faire la deuxième en administrant des drogues expectorantes qui augmentent le fluide des voies respiratoires.Ces drogues expectorantes gardent le mucus clair et fluide pour que les cils trachéaux puissent le faire glisser vers la gorge, d'où la toux et l'expectoration le font finalement sortir.L'on obtient ainsi deux choses.Premièrement, l'excrétion naturelle.Deuxièmement, l'accumulation de mucus dans les poumons, qui est toujours une menace de pneumonie, est évitée.Mais il est quelquefois important que le patient obtienne du repos, surtout lorsqu'il y a des périodes fatigantes de toux pendant la nuit.Il faut alors un sédatif pour diminuer temporaire- mént les quintes de toux.Pour aider à accomplir cela dans le traitement de la bronchite, la E.B.Shuttleworth Chemical Company offre deux préparations: Scilexol (simple et avec sédatif) et Bronexol.Ontario à + Etablie en 1879 à.© 1563 SP asstsut- LE a SHUTTLEWORT ; be A COMPANY.L UNTER SOND.wii Jronexol E.B.S.Chaque once liquide contient: Carbonate d\u2019Ammonium 8 grs Chlorure d\u2019Ammonium .16 grs Prunus Serotina .6 grs Senega .8 grs Menthol .14 gr.Chloroforme .2 gouttes Glycyrrhiza .q.s.Miel .q.s.DOSE: Une ou deux drachmes, toutes les trois heures.\u2014 Indiqué dans les cas ou les voies respiratoires sont resserrées par suite d\u2019une bronchite récente.\u2018 x Sur vos ordonnances.spécifiez \u201c E.B.S. 1564 Bureau Médical: Président: Dr René Major; Vice-Président: Dr Yvon Vallée; Secrétaire: Dr Paul Morin; Secrétaire des séances scientifiques: Dr L.-P.Desrochers.6-6 a NOMINATION DU DOCTEUR J.-A.ROULEAU Le docteur J.-À.Rouleau vient d\u2019être nommé chef du service de médecine à l\u2019hôpital Notre-Dame.Il succède ainsi au docteur Anselme Léger, récemment décédé.Tous connaissent les grandes qualités de cœur et d'esprit du docteur Rouleau ainsi que son expérience étendue dans l\u2019exercice de la médecine.Nous lui offrons nos sincères félicitations.+ + A L'ACADEMIE FRANÇAISE Nous avons été très heureux d'apprendre que le professeur Vallery-Radot, qui avait pris une part prépondérante dans la résistance des médecins français à la collaboration avec l'ennemi, vient d\u2019être élu à l\u2019Académie française.Ses nombreux travaux scientifiques, sa Vie de Pasteur, son rôle d'indéfectible patriote durant ces quatre dernières années, tout le désignait à cet honneur.Nous nous en réjouissons et le prions d'accepter nos chaleureuses félicitations.ee + LE PROFESSEUR ROUSSY Le professeur Roussy, que les médecins canadiens ont eu l\u2019occasion de bien connaître lors d'un voyage de ce dernier au Canada, vient d\u2019étre nommé secrétaire général de l\u2019Académie de Médecine.On nous apprend qu\u2019en plus il fut récemment réintégré au poste de Recteur de l\u2019Université de Paris.Autre bonne nouvelle ! L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 M.HENRI LAUGIER M.Henri Laugier, qui tout récemment encore était recteur de l'Université d'Alger, vient de réintégrer la France métropolitaine et reprendre sa chaire de Physiologie à la Sorbonne.MAITRES FRANÇAIS DISPARUS Nous venons d\u2019apprendre que les professeurs Jean-Louis Faure et Marfan sont récemment décédés.Nous célébrions dans l\u2019édition de novembre les mérites, les travaux et l\u2019enseignement de ces deux éminents maîtres français.Ils ont, au Canada, des élèves nombreux \u2018et distingués qui n\u2019oublient pas la dette de reconnaissance contractée envers leurs maîtres de France.Ils leur doivent, à l\u2019un et à l\u2019autre, d\u2019avoir formé leur esprit à la spécialité qu\u2019ils pratiquent avec science et habileté au Canada.Nous nous associons à ces élèves canadiens de Faure et de Marfan pour déplorer leur disparition et manifester à leur mémoire un témoignage de respect et de gratitude.è-e ++ MONSEIGNEUR PIETTE Le décès de Monseigneur A.-J.-V.Piette, qui vient de mourir subitement, est un deuil cruel pour le diocèse de Montréal, où cet homme d'action et ce prêtre animé d\u2019un saint zèle avait exercé le ministère de son dévouement à la cause de la religion et de l\u2019éducation.L'organisation diocésaine, l\u2019enseignement universitaire et la vie paroissiale bénéficièrent tour à tour des hautes qualités morales qui caractérisaient Monseigneur Piette, de son activité animatrice, de son zèle pour le bien.Il avait laissé, dans les postes qu\u2019il avait occupés avant de prendre finalement l'importante cure du Saint-Nom-de-Jésus, la marque de son caractère et la moisson de ses œuvres fructueuses.C\u2019est sans contredit duränt'les dix années qu\u2019il consacra au rectorat :«de l\u2019université de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1565 EP H EDR I oS 3 (4 cn 5 UE | Ho a k P % a $ Sia A QU ATRE GOUTTES c ï gt FOI S PAR JOUR Ut AD SOLUTION AQUEUSE POUR STILLATIONS ET PULVER ISATIONS RHINO \u201cPH di EEE NL HARMACEUTIQU sui.Fermi roo 680 OUES ONTREA 1566 Montréal que Monseigneur Piette trouva l\u2019occasion de donner de façon plus visible la mesure de ses talents.Il fut, comme on le sait, l\u2019animateur êt le soutien indéfectible de la grande entreprise qui devait conduire l\u2019université dans son nouvel immeuble de la montagne.Il voulut faire œuvre grande et durable et il y réussit, dans des conditions extrêmement difficiles.Aujourd'hui que l\u2019entreprise est menée à bonne fin, on doit rendre témoignage à l'homme qui, au milieu des vicissitudes, sut accomplir la première partie de la tâche.| ob ++ MORT DU; PROFESSEUR GOSSET - Cet éminent chirurgien, que de nombreux médecins canadiens connurent dans son service de la Salpêtrière, vient de mourir à Paris.| - Le professeur Gosset laisse après lui une réputation de très habile opérateur, d\u2019un ex- -cellent organisateur.Son service à la Salpêtrière pouvait être comparé aux meilleurs de France et de l\u2019étranger.Le professeur Gosset ÿ; était un adepte convaincu du progrès et il fut de la sorte, auprès des étrangers qui fréquentaient son service, un éminent propagandiste de la chirurgie française.ee ++ LE JUBILE DU DOCTEUR DeBLOIS, \u2018\u2019 DETROIS-RIVIERES _ Nous adressons nos vœux et nos félicitations au docteur DeBlois, de Trois-Rivières, à l\u2019occasion de ses noces d\u2019or que ses amis viennent de célébrer le mois dernier.L'\u2019évêque, le clergé, les médecins et ses nombreux amis se sont réunis pour lui offrir leurs hommages ainsi qu\u2019à Madame DeBlois en cette unique occasion.Cette démonstration, spontanée, montre en quelle estime le tiennent ses confrères et ses amis, Monseigneur Comtois a.exptimé ses sentiments personnels envers le docteur dont il L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 a exalté les qualités de bon citoyen, qu\u2019il a cité en exemple au point de vue civique et religieux, en faisant allusion à la haute décoration qu\u2019il a reçue du Saint-Siège.Ses collègues ont montré quel rôle important il a joué en médecine à \"Trois-Rivières où il a introduit les agents physiques dont les bienfaits sont admis de tous, aujourd'hui, et dont jl\u2019action physio-thérapique n\u2019est plus discutée.\u2018Il a dû, à cette époque, lutter contre les préjugés.Il a été un pionnier dans cette nouvelle méthode de traitement des maladie nerveuses et psychiques.Son hôpital a rendu d'immenses services a la population de notre {province et d\u2019ailleurs.\u201cAncien président de l\u2019A.M.L.F.A.N,, il a tenu, à Trois-Rivières, un congrès dont nous nous souvenons tous.Et que de services il a rendus à sa ville de / Trois-Rivières, après le grave incendie et * depuis.Nous nous joignons à tous ses amis et confrères pour lui adresser, aussi, nos vœux et nos remerciements pour sa fidélité envers notre \u201cJournal ou il'ne compte que des amis.La rédaction.ee ++ MENU QUOTIDIEN DES ENFANTS « Lait, fruits, légumes, céréales entières, viande ou poisson, des œufs, voilà les aliments qu'il faut inclure dans le menu quotidien des enfants.Si vous suivez exactement ces directives chaque jour, vous avez les plus \u2018grandes chances possibles que vos enfants reçoivent tous les éléments essentiels à leur croissance, à leur développement ainsi qu\u2019à leur santé.Leur résistance aux infections sera plus grande et vos petits vous donneront moins de troubles.» Voilà ce que vient de déclarer le docteur Ernest Sylvestre, directeur de la nutrition au ministère de la santé et du bien-être social de la province de Québec.« Nous pourrions préciser davantage en distribuant les aliments aux trois repas de la journée.Le déjeuner des enfants doit être un repas _\u2014\u2014 -_ \u2014_l Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cmc GRANULE et COMPRIMES Glycérophosphate de Ca.0.125 Glycérophosphate de Soude 0.05 Glycérophosphate de Soude 0.0125 .Nucléinate de Soude .0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Méthylarsinate discdique .0.01 Grammes Boar ce-dose Gms.par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 3 3 cuill.ou comprimés aux repas.e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal. 1584 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Hommage à la Musique Francaise os par LEO-POL MORIN Un grand volume in-8, 440 pages, broché.PRIX: $2.00 \u2014 Par la poste, $2.20.Par ce choix de chroniques et de causeries, Léo-Pol Morin va continuer dans le grand public et surtout parmi la jeunesse de vivre pour la cause de la musique qu\u2019il servit avec tant d\u2019intelligence et de verve.A relire ces textes les uns à la suite des autres, on constate l\u2019étendue de sa curiosité d\u2019esprit, la modération et la finesse de ses jugements, la profondeur de son attachement à l\u2019art.Dans tout le volume il n\u2019y a pas un article indifférent, et nombreux sont ceux que seul Morin pouvait écrire.Sa vie, tragiquement écourtée, nous a privés de ses jugements toujours pertinents, lumineux et personnels.Pour les jeunes amis de l\u2019art s\u2019éveillant à la musique d'orchestre, ce livre constituera une mine précieuse.L'ouvrage, triplement et très heureusement préfacé par S.Exc.M.Jean Désy, MM.Marcel Dugas et Robert de Roque- brune, deviendra le livre de chevet de tous les jeunes amis de la musique.Marcel VALOIS.ÉDITIONS BEAUCHEMIN - L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1585 FORMULE: POSOLOGIE: PRÉSENTATION: La dose quotidienne fournit Une cuillerée à thé rase, En pot de 10% oz.en: trois fois par jour, aux Sir.jodo-tannique 180m.repas.Vitamine A 2,500 U.L Vitamine D 2,000 U.I.Fer assimilable 1/20 grn Calcium soluble l grn Extrait de foie (standardisé) 1 once Malt, q.s.> rigoureux.20 sous zéro, disent certaines prédictions.et ça, c'est froid! Mais, ne vous en faites pas, monsieur; d\u2019entrevoir les hivers de paix vous amènera à l'esprit cette pensée réconfortante: un voyage, une fois encore, à la Barbade ensoleillée! Préparez-vous dès maintenant à prendre ce repos depuis longtemps attendu et dont vous avez grand besoin après la tension de ces actives années de guerre.Vous méritez des vacances prolongées.un changement complet sur toute la ligne \u2014 et quel meilleur endroit que la Barbade, cette ile de corail au cœur des Antilles.où le climat est le plus sain au monde! Jouissez une fois de plus de tous les plaisirs qu\u2019un homme puisse désirer: golf, tennis, yachting, natation, pêche aux poissons de mer, clubs champêtres accueillants.pays pittoresque encadré de récifs de corail riches en couleurs! C\u2019est la meilleure prescription qui soit, comme vous le savez bien, pour vous remettre sur pied! Nous avons cru vous faire plaisir en vous rappelant qu\u2019il est encore possible de passer des vacances à la Barbade.Naturellement, le voyage offre encore quelques difficultés, mais pour y apporter une solution heureuse, écrivez à THE CANADIAN WEST INDIES LEAGUE 309 S, Édifice Sun Life, Montréal, P.Q.ou à LActon laxative du volume constitué par le ArL-BRAN DE KErLOCG est différente de celle de certains volumes THE BARBADOS PUBLICITY COMMITTEE laxatifs.Et tandis que le ALL-BRAN est indiqué dans les cas Bridgetown, Barbade, Antilles de constipation due à l'insuffisance du volume alimen- \u2019 ' taire \u2014 IL NE SE DILATE PAS CONSIDERABLEMENT DANS LE cOLON.Le ALL-BrAN fournit les substances fibreuses qui rendent la flore utile du côlon plus floconneuse tout en adoucissant les déchets et les rendant plus faciles à éliminer.Un supplément raisonnable, en plus de l\u2019apport ordinaire, importe peu \u2014 le volume de la substance fibreuse supplémentaire demeure inerte.Les remarques ci-dessus offrent aux médecins une bonne raison pour recommander l\u2019ingestion de ALL-BRAN régulièrement, comme céréale ou sous forme de muffins, aussi bien que de boire beaucoup d\u2019eau \u2014 pour corriger l\u2019insuffisance du « volume » dans l\u2019alimentation.La seconde raison est que LE ALL-BRAN DE KELLOGG EST UN ALIMENT EXCELLENT, souvent recommandé comme élément protecteur dans l\u2019alimentation.En effet, le ALL-BRAN possède des propriétés nutritives protectrices dépassant en valeur celles du blé entier.Fabriqué par Kellogg Co.of Canada Limited, London, Ontario. 1604 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 AFFECTIONS NERVEUSES EN GÉNÉRAL Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles de la nutrition, neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.PROSPECTUS iLLUSTRE : SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS 48e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.MÉDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOWS DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS MÉDECINS CONSULTANTS: Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlie BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.GELINAS, Trois-RI- vières; Dr Benoït JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariume, service d'ascenseur, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.SANATORIUM de BLOIS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1605 Douce rafraichissante J-0.GIROUX OPTICIEN Membre diplômé de 'A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté de MM.A.PHILIE A.ALLAIRE G.GUERNON .BUREAUX CHEZ pour la peau Dupuis Srères délicate du bébé | MONTREAL | 2 L'huile Baby's Own, un , autre fameux produit 7) #| Baby's Own, est spécia- XN, /- lement préparée et mé- Va 7/° langée pour protéger la (NS peau délicate et tendre du bébé.Humectez une ouate de cette huile aux endroits voulus afin de prévenir l'irritation causée par les couches, les boutons, les gerçures, etc, etc.L'épiderme du bébé est si délicat qu'il s'irrite au moindre frottement.Préparée avec un soin particulier et destinée spécialement aux bébés, l'huile Baby's Own peut être recommandée en toute confiance.DIARRHE! The J.B.WILLIAMS CO.(CANADA) Limited 1606 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 PASTILLES GLUCO-VITOSE réalisent l\u2019association du Gluconate de Chaux assimilable et de la Vitamine \u201cD\u201d (anti-rachitique) nécessaires aux mères durant leur grossesse et aux enfants pendant leur den- tition.- : Elles se recommandent également comme Ch tille renfe RT , .aque pastille renterme récalcificateur d\u2019entretien chez les enfants Gluconate de Calcium .050 Grm.1 dul .if ] Vitamine \u201cD\u201d .600 UL ou les adultes qui maniiestent les symp- Base chocolatée .QS tomes habituels du rachitisme.Littérature et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS Limitée, 1180, rue Benoit, Montréal.ACHETEZ DES « CERTIFICATS D\u2019EPARGNE DE GUERRE » UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour I'alimentation des bébés Les sirops de Mais Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sir et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Fabriqués par THE Ces purs sirops de Maïs se digèrent facile- CANADA STARCH PB coi 9» ment et n'irritent pas lintestin délicat des COMPANY Limited, Ÿ CA 5 bébés Montréal et Toronto.i .Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.The CANADA STARCH CO., Ltd, til AS \u201cCROWN BRAND\u201d Veuillez m'envoyer SIROP DE M [J CALCULATEUR J .0 Livret: \u201cLES SIROPS DE MATS DANS t SIROP DE MAIS T LILY WHITE 9, L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d Ç (O TABLETTES DE FORMULES [J La brochure: \u201cLA FEMME ENCEIN- AUX MEDECINS SEULEMENT TE\u201d Vous pouvez obtenir, sur demande.un petit caleuta tens de Poche HE \" ntenant les différents régimes d'enfants dans lesquels on trouv [lta brochure: \"DEXTROSOI.cos Pp célébres sirops de Mals .un traité scientifique, sous forme Nom .0 ii.de livret, sur l\u2019alimentation des enfants .des tablettes de formules \u2019 et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous Adresse .220221 1104111 : adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous.Se ss se ses mse hate sees eae sea e eee ea lip L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 \u201c J'ai des patientes enceintes AYANT BESOIN D'UN SUPPORT .- » 9 mais je ne veux pas avoir à m occuper \u201dS .44 de l'ajustement, etc.- dit un médecin à la corsetière Spencer Quand ils prescrivent un support Spencer, les médecins ont l\u2019assurance de n\u2019avoir aucune responsabilité relative au dessin, à l\u2019ajustement et au confort.Le médecin nous dit ce qu\u2019il veut.et nous nous occupons du reste.Non seulement la corsetiére Spencer livre personnellement le support, mais elle se tient en contact avec la patiente afin de lui assurer satisfaction constante.Chaque support Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement pour répondre aux exigences du médecin et aux besoins de sa patiente.C\u2019est pourquoi les Spencers sont beaucoup plus efficaces que les supports ordinaires.Les supports Spencer ne se vendent pas dans les magasins.Si vous voulez atteindre une spécialiste Spencer, consultez le bottin du téléphone, sous la rubrique \u201c\u201cCorsetières Spencer\u201d, ou écrivez-nous.CI-DESSUS: Corset maternel Spencer, dessiné individuellement pour cette femme.Il soutient la partie inférieure de l\u2019abdomen tout en permettant entière liberté à la partie supérieure.Il assure le bon équilibre du corps et protège contre les dérangements organiques.Il s\u2019ajuste facilement selon le développement de l\u2019abdomen qui grossit.Remarquez aussi le support maternel pour les seins.Il est fait avec laçages aux côtés, ce qui permet de l\u2019agrandir à mesure que les seins grossissent.Ces deux supports peuvent se porter après les couches.Supports pour l\u2019abdomen, le dos et les seins dessinés S p E N C E R individuellement par SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Voulez-vous Rock Island, Québec.une Aux Etats-Unis: Spencer Inc., New Haven, Conn.brochure?En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, Oxon.Veuillez m'adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d.1607 PRODUITS LAITIERS NESTLÉS Ces meilleurs au monde 1608 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 dr Éd E \u201cUne 5% , NE ; Sweet Can?\u201d ve je Vh Ou que les Canadiens se réunissent, vous entendez Hl cette invitation à lier amitié.Aux Fêtes prochaines, plus que jamais auparavant, on l\u2019entendra partout où les Canadiens se rencontrent > en service actif outre-mer S3, ainsi que d\u2019un océan à 5 l\u2019autre, au Canada.~ CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\" A messieurs les médecini : LA PHARMACIE D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR eu Pom la préparation unir PLOYONS QUE : D'EXPÉRIENCE COMME PHAR- LES PRODUITS de sod ardonnances MACIE PRO CHIMIQUES FESSIONNELLE.SUPÉRIEURS.VVVVVVVVYVY VVVVVVVVYVYY R - Angle SAINT-DENIS et DE MONTIGNY \u2014 Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 1609 Un sédatif et antispasmodique puissant mais sûr PULVETS BUTYLONE HARTZ Le Butylone de Hartz exerce une action hypnotique rapide quoique relativement brève et, par conséquent, il s'avère très avantageux comme sédatif pré-anesthésique.Le Butylone de Hartz est l'un des composés barbituriques agissant le plus rapidement.On peut donc l'administrer à des doses assez élevées avec le minimum de danger pour le malade.Le Butylone de Hartz est un analgésique efficace en obstétrique et peut être associé à l'hyoscine ou à la morphine.AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées ® Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres ® Salons mortuaires Salons mortuaires: $156.rue Adam.po oo de MHEpHal Notre-Dame 1926, rue Plessis. 1610 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1944 Une thérapeutique efficace pour.[ Otite Moyenne DOIT ÊTRE ANALGÉSIQUE - BACTÉRICIDE et PRODUIRE la DÉSHYDRATATION des TISSUS Montréal \u2014 New-York \u2014 Londoa OTT NN RUE Re] Parce qu\u2019il.Ÿ Détruit PROMPTEMENT Poux, Larves et Lentesl V Une application suffit habituellement! VW Est inodore et non collant! V Agit avec efficacité! D'EMPLOI PROPRE ET FACILE \u2014 CHEZ TOUS LES PHARMACIENS reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la Emm a a a TE Tah Tan TEs Tad TI .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.e Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.moNTREAL TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratoires Ltée 37-38 American Can Co.(Erreurs disparues et autres qui survivent) .1588 Anglo-French Drug Cie (Sulfosalyl) .1559 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (\u201cBéminal\u201d) .1 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Huile de foie de Morue \u201c10-D\") .2 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Alphamette) .1579 Bard-Parker Company, Inc.(Lames Rib-Back) .1577 Bayer Company.Lid.The (Aspirin) .1591 Borden Company Ltd.The (Lait évaporé Borden\u2019 5) .- 1594 Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Sal Hepatica) 1593 Burroughs Wellcome & Co.(Ferad) .22 Canada Drug Co., Ltd.(Pavéral) 1610 Canada Starch Co., Ltd.The (Sirops de Mais \u201cCrown Brand\u201d et \u201cLily White\u201d) - Canadian Tampax Corporation, Ld.(Avantages de la 1606 protection menstruelle interne) .1597 Canadian West Indies League (L'hiver va être rigoureux.\u2026.) - .1603 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Benzotol) 012 27 Casgrain & Charbonneau, Ltée (Oculets) .5 Ciba Compagnie Limitée (Cibazol) .- 25 Denver Chemical Manufacturing Company.The (Ga latest) \u2014 (Réactif & l'acétone) .13 Denver Chemical Manufacturing Company (Antiphlo- gistine).- .16 Dohow Chemical Company Lid.(Auralgan) .1610 Eddé, J., Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Hemostyl du Dr Rous- sel) \u2014 (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Ino- tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 1598 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lère page de la couverture Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.Œnseals) .7 Frosst, Charles E.& Co.\u2026 17-18-19-7N Giroux, J.-O.(Opticien) 1605 Gouvernement de la Province de Québec.Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social (La coqueluche) .1590 Hartz Co.Lid.The J.F.(Pulvets Butylone Hartz) .1609 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) « .\u2026 1575 Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .1565 Herdt & Charton, Inc.(Vératrite) «++.1571 Heinz Company of Canada, Ltd.(Aliments Heinz pour bébés) .1600 Homer, Frank W., Lid.(Hexestrol) .28 Horlick\u2019s Malted Milk Corporation of Canada, Lid.(Horlicks) 1587 Huston.John W.& Co.Ltd.(Digestif- Rennie dans les troubles gastriques) .1573 Imperial Tobacco Ltd.(Cigarettes Sweet Caporal) .1608 Johnson & Johnson Ltd.(Ethicon) - Co .1595 Kellogg Co.of Canada Ltd.(All-Bran) .1603 Laboratoire Nadeau Ltée (Viadol) .1585 Laboratoires Desbergers-Bismol (Héparos) 4e p.de la couv.Laboratoires Désautels (Hémosthénol irradié) .1606 Laboratoires Jean Olive (Zymion) \u2014 (Nucléarsitol) .1583 Laboratoire Marois (Hémo-Vitol) \u2014 (Tonisédine) .1589 Laboratoires Poulenc Frères (Diurèse abondante) Pet 2444 4 1 1 1 2 1.\u2014 Ze p.de la couv.Laurentian Agencies, Reg\u2019d.(Ertron) 14-15 Lederle Laboratories Inc.(Multi-vitamines en médecine interne) .cee 11 Libby.McNeill and Libby of Canada, Ld, (Les aliments homogénéisés pour bébés.) .1596 Librairie Beauchemin Ltée .1584 Mead Johnson & Co.of Canada Ltd.(La \u2018vitamine D devrait-elle être administrée seulement aux nourrissons?) .cee eee ee AN Merck & Co.Lid.(Cuprex) .Millet, Roux & Cie Ltée (Optules) Co Millet, Roux & Cie, Ltée (Endo-Plex-D) .9 Ministère des Pensions et de la Santé Nationale.(Combattez les maladies vénériennes sur le front aux quatre secteurs) .Monty.Gagnon et Monty .Murine Co.(Utilisée dans les installations industr elles) 4 Pages Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited 4 (Produits laitiers Nestlé\u2019s) .1607 Nutrim Company Ltd.* (Nutrim) .1601 Parke, Davis & Co.(Imuvac) .1586 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour, La .1608 Reckitt & Colman (Canada) Ltd.(Antisepsie) .1592 Reed & Carnrick (Canada) Ltd.(Trophonine X) .29 Rougier Frères (Bes-Min) .- - Lo 3 Rougier Frères (Neuréol) - .\u2026 1557 Sanatorium de Blois (488 année \" d'existence) .1604 Sanatorium Prévost Inc.- .1602 Sharp & Dohme (Canada) Ld.(Delvinal\u2019 Sodium) .- 3e p.de la couv.Shuttleworth Chemical Co.Ltd.The E.B.(Deux préparations pour traiter la bronchite) .- .1563 Singer Sewing Machine Co.(Le sutureur) chirurgical.) 1599 Smith & Nephew Ltd.(Elastoplast) - - .Co 23 Smith, Kline & French Laboratories (Comprimés Fésofor) 26 Société d'expansion pharmaceutique (Séphédril) - .1567 Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .1607 Squibb.E.R.& Sons of Canada, Ltd.(Amniotine) .1569 Stearns & Company of Canada Ltd., Frederick (Neo-synephrine) - .Cee ee ee 31 Upjohn (Citrocarbonate) .33 Usines Chimiques du Canada Inc.(Hartoval) .1612 Vinant Limitée (Pommade et suppositoires Midy) \u2014 (Valérianate Pierlot) .- cee 30 Vinant Limitée (Lipiodol Lafay) \u2014 (Génésérine) .82 Warner, Wm.R., Ltd.(Pères de la Médecine canadienne) .+.1561 Whitlow.Fred J.& Co.Ld.(Clinitest) Co .36 Williams Co.(Canada) Ltd.The J.B.(Huile Baby\" s Own) .1605 Winthrop Chemical \u2018Company, Inc.\u2018(Creamalin) .24 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.John (Grossesse et suites de couches) .34-35 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.John (Wyanoids pour hémorroides) .1610 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.John Kaomagma pour la diarrhée) .1605-1611 1612 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, décembre 1944 a a =.y COEUR =.\u201c3 QUTIEN D es Be.Hartoval est une solution à 25% de Le manque de sommeil régulier et adéquat est un facteur très sérieux dans plusieurs cas cliniques.Le recouvrement d'un sommeil normal et paisible est de première importance dans de telles circonstances, et lorsqu'il est nécessaire d'administrer un médicament pour provoquer un sommeil profond et réparateur, on peut employer avec confiance le \u2018DELVINAL\u2019 \u2018\u2019vinbarbital\u201d sodique.Le \u2018DELVINAL\u2019 sodique est un sédatif et un hypnotique de grande valeur en clinique.La période préliminaire est brève, la durée de son action est modérée et les effets secondaires, tels que l'agitation et les reliquats, sont rares.Le \u2018DELVINAL\u2018 sodique est indiqué non seulement dans le soulagement de l'insomnie fonctionnelle, mais aussi comme sédatif dans certaines affections nerveuses, ainsi que pour provoquer la sédation pré-opératoire, l'hypnose pré-anesthé- sique, le calme et I'amnésie en obstétrique.Il est particulièrement avantageux en pédiatrie.Présenté en capsules colorées, remplies à sec, de deux teneurs: V2 gr.et 1% gr.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 5, Ont.Vintartital Sodium FOIE DE VEAU + ACIDES AMINÉS | par vote buccale @ Apport important du facteur hématopoiétique ® Corrige les déficiences pro- téiniques @ Chaque dose dans un tube- ampoule de 10 cc.@ POSOLOGIE: Une ampoule par jour ou tous les deux jours ë.@ Extrêmement bien toléré et \u2018 agréable au goût Une spécialité des Laboratoires DesBergers-Bismol PRODUITS BIOLOGIQUES ET PHARMACEUTIQUES Montréal - - Canada D = S "]
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