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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1974-11, Collections de BAnQ.

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[" ecatrcirtetetetrn MONTRÉAL \u2014 NOVEMBRE 1974 ON DU CANADA ue ; 1872-1974 É HYPERCAPNIE SÉVÈRE CONSÉCUTIVE À L\u2018ALCALOSE MÉTA- ÉDITORIAL BOLIQUE oo LL LL LL 1955 LES SCIENCES HUMAINES ET LA MEDECINE .1907 André Gougoux, Michel Prud'homme Edouard Desjardins FRACTURES CENTRALES DE L'ACETABULUM.1960 Luc Racine, Edgar Lépine, Jacques Archambault DOCUMENTATION et Ziad Mehio LES SIX ANS D'EXISTENCE DE L'UNION INTERNATIONALE DES SOCIÉTÉS D'IMMUNOLOGIE \u2014 RAPPORT DU PRESIDENT (BRIGHTON, 1974) 1.111111 11 .1908 B.Cinader NEUROBIFROMATOSE : HYPERTENSION RÉNOVASCULAIRE, STÉNOSE DE L'AORTE ABDOMINALE, DE L'ARTERE HEPA- TIQUE ET DE L'ARTÈRE MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE .1964 Floribert Muboyayi, Hervé Blanchard, Ronald Guérin, Jacques Boisvert, Albert Royer et Pierre-Paul Collin MEDECINE SOCIALE MÉLANOME METASTATIQUE TRAITE CHEZ UNE FEMME L\u2019ALCOOLISME A LA LUMIERE DE LA PSYCHIATRIE COM- ENCEINTE : IMPLICATIONS PRÉ ET POSTNATALES .1968 PARÉE .11111111 LL LL LL 1914 Tahmouresse Toussi, Madeleine Blais, Henri F.Ellenberger Pierre Langevin, Philippe Ngassam et Claire Gélinas-Mackay LA SITUATION D\u2019ETRE MALADE .1920 Guy Da Silva CHRONIQUE PHARMACOLOGIQUE LES PSYCHOTHÉRAPIES D\u2019INSPIRATION PSYCHANALYTIQUE.1926 PROPRIÉTÉS ANTIARYTHMIQUES ET ANTIANGINEUSES DE Pierre Doucet LACEBUTOLOL .1974 Pierre Biron, Gérard Tremblay, Ce 1929 Réginald Nadeau et André Proulx LA PERSONNALITE DU THERAPEUTE Camille Laurin LES CONTRACEPTIFS ORAUX ET L'ÉCOLOGIE FÉMININE .1933 SUJETS DIVERS Yves Lefebvre LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC : Vi Edouard Desjardins LL La 1891 TECHNIQUE TECHNIQUE DE CANULATION DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES CARDIAQUES 1941 NOUVELLES LL LL LL LL - Soo.1851 P.Julien, L.Gailis, A.Blouin et P.-E.Roy LA PENSEE DES ANCIENS .Ca So So 1868 UTILISATION DU CATHETER « SWAN-GANZ ».ÉTUDE COMPARATIVE CLINIQUE DE LA PRESSION VEINEUSE CENTRALE ET DE LA PRESSION PULMONAIRE BLOQUÉE .1943 Philippe F.Richard, Robert Demers et Lloyd D.MacLean NÉCROLOGIE .1978 REVUE DES PERIODIQUES .0 .1982 REVUE DE LIVRES .\u2026.; LA PENSÉE DES ANCIENS .LL LL PRÉSENTATIONS CLINIQUES NCIENS 1996 EN MARGE DE L'HISTOIRE .2006 L'ARTHRITE TUBERCULEUSE : À PROPOS D\u2018UN CAS ET REVUE oe CONCEPTIONS ACTUELLES TOUCHANT SA PATHO- NOUVELLES DE DERNIÈRE HEURE GÉNIE oo M.Kaludi NOUVELLES PHARMACEUTIQUES =.-.2012 2011 A a Lhypertension IE SO Actor: À TT d se GUYANE , * Débit cardiaque .g ape © = (0 HOTS Diagrammé\"SoOmmaire Illustrant d = EmOSaiqué du Dr Irvine Page Ser-Ap-Es un traitement complet De nombreux facteurs entrent invariablement en cause dans Ser-Ap-Es est une association antihypertensive réunissant l'hypertension essentielle \u2014 y compris la participation des trois agents dont chacun est doué d'une action distincte et systèmes nerveux et endocrinien, de l'appareil cardio-vas- dont les effets synergiques déterminent une baisse tension- culaire et du rein \u2014 dont l'interaction et les influences réci- nelle efficace en décubitus et debout, pratiquement à tous proques contribuent à l'élévation des chiffres tensionnels.les stades de l'hypertension essentielle.Du fait de cette intervention de facteurs multiples et variés En même temps, Ser-Ap-Es prolonge la diastole, déclenche dans l'étiologie de la maladie, il sembierait donc logique de la diurèse, diminue la résistance périphérique, accroit l'irri- choisir, pour le traitement, une médication qui agisse simul- gation sanguine rénale, maintient l'irrigation sanguine céré- tanément au niveau des divers organes et mécanismes impli- brale et calme la tension nerveuse.Grâce à tous ces effets, qués, offrant ainsi au patient une thérapie des plus complètes.Ser-Ap-Es peut prévenir efficacement les répercussions ré- 1.Page, |.H.: Concepts of the Etiology of Arterial Hypertension, nales, cardiaques ou cérébrales de hypertension.Ser-Ap-Es Med.Clin.N.Amer.45: 235-238, March, 1961 constitue le traitement complet d'une affection complexe.CI BA DORVAL, QUÉBEC Informations et posologie à la page 1853 | | | Ti it aw U-1 B TOME 103 \u2014 No 11 MONTREAL \u2014 NOVEMBRE 1974 UNION MEDICALE DU CANADA 1872-1974 EDITORIAL HUMAN SCIENCES AND MEDICINE Edouard Desjardins DOCUMENTATION FIRST SIX YEARS OF INTERNATIONAL UNION OF SOCIETIES OF IMMUNOLOGY \u2014 PRESIDENTIAL REPORT B.Cinader SOCIAL MEDICINE ALCOHOLISM: POINT OF VIEW OF TRANSCULTURAL PSYCHIATRY Henri F.Ellenberger A STUDY OF THE PSYCHOTHERAPEUTIC ENCOUNTER Guy Da Silva PSYCHOANALYTIC THERAPY Pierre Doucet PERSONALITY OF THE PSYCHOTHERAPIST Camille Laurin ORAL CONTRACEPTIVES AND CHANGES IN THE FEMALE BODY ; Yves Lefebvre TECHNIC TECHNIC FOR CANNULATION OF CARDIAC LYMPHATICS P.Julien, L.Gailis, A.Blouin and P.-E.Roy THE USE OF \"SWAN-GANZ\"\u201d CATHETER AND COMPARISON OF WEDGE PRESSURE TO CPA: A CLINICAL STUDY Philippe F.Richard, Robert Demers and Lloyd D.MacLean TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 1907 1908 1914 1920 1926 1929 1933 1941 1943 CASE REPORTS TUBERCULOUS ARTHRITIS: WITH REGARD TO A CASE AND SURVEY OF NOWADAYS CONCEPTS OF ITS PATHO- GENESIS 1949 M.Kaludi SEVERE HYPERCAPNIA SECONDARY TO METABOLIC ALKALOSIS 1955 André Gougoux, Michel Prud\u2019homime and Jean Charest CENTRAL FRACTURE OF THE ACETABULUM 1960 Luc Racine.Edgar Lépine, Jacques Archambault and Ziad Mehio NEURO-FIBROMATOSIS: RENOVASCULAR HYPERTENSION, STENOSIS OF ABDOMINAL AORTA, HEPATIC ARTERY AND OCCLUSION OF SUPERIOR MESENTERIC ARTERY .1964 Floribert Muboyayi, Hervé Blanchard, Ronald Guérin, Jacques Boisvert, Albert Royer and Pierre-Paul Collin ISSUE OF A PREGNANT WOMEN WITH A GENERALIZED MELANOMA .1968 Tahmouresse Toussi, Madeleine Blais, Pierre Langevin, Philippe Ngassam and Claire Gélinas-MacKay PHARMACOLOGICAL CHRONIC ANTIARRHYTHMIC AND ANTIANGINAL PROPERTIES OF ACEBUTOLOL 1974 Pierre Biron, Gérard Tremblay, Réginald Nadeau and André Proulx SPECIAL ARTICLE THE MEDICAL PROFESSION IN THE PROVINCE OF QUEBEC: VI .1891 Edouard Desjardins 1847 Dis La cystite aiguë\u2014 les aspec S v Ca ans £5; 15 => oi.235 SE Gses TD ) LE Y 7 rT tL a Nh NY ZZ co GE IE # (ar, \u201coy St Px TERS AN A CN 9, .7 QUES © SY SIN IN NY NN CN d 4 Zl J 4 ve S NY oF NN ss Ne 7 7, IN WN NAT Y 0 = d = FX Po 8 XX 5 ee ç À JY A) =) 3 AS A = g =x = AN ude \u2018 (y A = as ca Ne 2 7 S Ak Pr OO! (réunion de laboratoire).24 septembre \u2014 « Thalassémies » (présentation de cas) docteur J.C.Godreau, docteur Y.Lapointe, docteur S.Laurin, docteur G.St-Laurent.L'UNION MÉDICALE DU CANADA d Ly oh Weg 4 lis bride anf jun ents at 001, tous me SSeur haine nt de aly ase og [Hi ig afin dlr hil rel 30 septembre \u2014 « Déficiences enzymatiques du globule rouge » (réunion d\u2019hématologie).ler octobre \u2014 « Anémies hémolytiques non sphérocy- taires » (présentation de cas) docteur F.Plante, docteur J.M.Beaugé, docteur S.Laurin, docteur G.Biron.II \u2014 Travaux pratiques dirigés par le docteur Boulard \u2014 Mise au point de quelques techniques de dosage des enzymes du globule rouge.\u2014 Étude biochimique du globule rouge dans des cas de leucémie et de syndromes pré-leucémiques.\u2014 Au Laboratoire d\u2019hématologie (Section hémato spéciale) Hôpital Notre-Dame \u2014 3 matinées par semaine de 9 h.à 12 h., les mardi, mercredi, jeudi (participation limitée).III \u2014 Activités spéciales 20 septembre \u2014 Conférence du docteur Boulard à la réunion du Département de médecine HND.« Identification et purification d\u2019une nouvelle ferro-protéine non hé- minique, non ferritinique ».3 octobre \u2014 Communication du docteur Boulard à la réunion scientifique d\u2019automne: «Association des médecins de laboratoire du Québec » (section hématologie) « Effet du cuivre sur l\u2019activité enzymatique du globule rouge ».Les responsables des Journées étaient le docteur Jean Max Beaugé, responsable des activités scientifiques et le docteur Blandine Y.Gosselin, chef du Service d\u2019hématologie.COURS DE BIOLOGIE CELLULAIRE ORGANISE PAR L'UNIVERSITE DE MONTREAL ET McGILL UNIVERSITY A LINSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL Le programme de ce cours de biologie qui sera donné les jeudis de septembre 1974 à avril 1975, de 16 h.à 18 h,, est le suivant: 12 septembre \u2014 « Génétique, biologie cellulaire et médecine moderne >: docteur F.C.Fraser.19 septembre \u2014 « Morphologie de la cellule »: docteur Y.Clermont.26 septembre \u2014 « Structure et fonctions du noyau »: docteur J.Lafontaine.3 octobre \u2014 « Réplication et réparation de ADN »: docteur W.Verly.10 octobre \u2014 « Transcription » (première partie): docteur B.Brandhorst.17 octobre \u2014 « Transcription » (deuxiéme partie): docteur B.Brandhorst.24 octobre \u2014 « Synthèse des protéines »: docteur N.Barden.31 octobre \u2014 « Mécanismes de contrôle de la biosynthèse des protéines »: docteur G.Drapeau.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 14 novembre \u2014 « Chimie des protéines »: docteur M.Chrétien.21 novembre \u2014 « Chimie des protéines »: docteur C.Gilardeau.28 novembre \u2014 « Métabolisme des acides aminés »: docteur C.Scriver.5 décembre \u2014 « Cinétique enzymatique et allostérie »: docteur F.Lamy.12 décembre \u2014 « Chimie et métabolisme cellulaire des sucres (I) »: docteur N.Kalant.18 décembre \u2014 « Recombinaison génétique >: docteur A.Sasarman.19 décembre \u2014 « Chimie et métabolisme cellulaire des sucres (II) »: docteur N.Kalant.9 janvier \u2014 « Chimie et distribution cellulaire des lipides »: docteur Y.Marcel.16 janvier \u2014 « Métabolisme et transport des lipides »: docteur E.Rasio et docteur J.Davignon.23 janvier \u2014 «Cycle cellulaire»: docteur C.Brai- lovsky.30 janvier \u2014 1) « Métabolisme des acides nucléiques »: docteur C.Brailovsky; 2) « Surface cellulaire »: docteur V.Nigam.6 février \u2014 « Contrôle génétique »: docteur J.Spencer.13 février \u2014 « Action cellulaire des stéroides »: docteur D.Trachewsky.20 février \u2014 « Action cellulaire des hormones peptidi- ques et AMP cyclique »: docteur M.Lis.27 février \u2014 «-Mitochondrie »: docteur S.V.Pande.6 mars \u2014 « Phagocytose et lysosomes »: docteur D.Hawkins.13 mars \u2014 « Appareil de Golgi et synthése des glycoprotéines »: docteur H.Schachter.20 mars \u2014 «Structure et chimie de la membrane »: docteur D.Maestracci.27 mars \u2014 « Énergie et transport »: docteur R.Blostein et docteur R.Johnstone.3 avril \u2014 «Transport des molécules organiques »: docteur C.Scriver et docteur M.Bergeron.10 avril \u2014 « Transport de l\u2019eau et des électrolytes »: docteur J.Sealy.17 avril \u2014 « Excitabilité de la membrane cellulaire »: docteur L.Wolfe.P.S.\u2014 Le docteur Jerker Porath, directeur de l\u2019Institut de biochimie de Suède, donnera 4 cours dans la semaine du 21 avril 1975.Le docteur Michel Chrétien donnera les informations nécessaires.1857 SÉANCE SCIENTIFIQUE DE LA SECTION D'UROLOGIE DU DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE DE L'HOTEL-DIEU DE MONTREAL Le ler octobre 1974, le Service d\u2019urologie du département de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu dirigé par le docteur Jean Charbonneau avait invité le docteur Jean-Louis Durier à présenter un travail sur «les remplacements urétéraux segmentaires par le tube digestif ».McGILL HONORE LE DOCTEUR FRANCIS McNAUGHTON Le docteur Francis McNaughton, professeur de neurologie et consultant senior au Montreal Neurological Institute a reçu le titre de profeseur honoraire à la cérémonie de collation des grades de la faculté de Médecine de McGill, mercredi 29 mai à 15 heures à la salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts.Le docteur McNaughton a obtenu à l\u2019Université McGill son baccalauréat en 1927 et son doctorat en médecine en 1931.Après avoir fait son internat au Montreal General Hospital et au Boston City Hospital, il est revenu à McGill comme démonstrateur en neuro-anatomie en 1937.Il est devenu par la suite chargé de cours en neurologie en 1939, professeur adjoint en 1945, et professeur titulaire de neurologie en 1959 Le docteur McNaughton pratique la neurologie à Montréal depuis 1935 et détient les postes de neurologiste au Montreal Neurological Institute, ainsi qu\u2019au Royal Victoria Hospital, et de consultant en neurologie au Montreal General Hospital depuis 1951.De 1951 à 1968, il a été neurologiste en chef au Montreal Neurological Institute et au Royal Victoria Hospital.Le docteur McNaughton est responsable de l\u2019enseignement de la neuro- anatomie à McGill pour les étudiants de tous les cycles depuis plus de trente ans.Dans son domaine particulier, qui est la neurologie chimique, il est internationalement connu comme consultant en neurologie et spécialiste de l\u2019anatomie et de la physiologie des migraines.Le docteur McNaughton est membre de nombreuses associations médicales et ancien président de la Société canadienne de neurologie et de I'\u201cAmerican League Against Epilepsy\u201d.(Communiqué) 1858 SCHERING En cas de DÉPRESSION accompagnée d'agitation psychomotrice et d'anxiété, il est conseillé de traiter l'ensemble des symptômes avec ETRAFON ETRAFON est disponible sous quatre formes posologiques pratiques pour répondre aux besoins variables des malades.Forme posologique Etrafon-D (2-25) 2 mg de perphénazine N.F.et 25 mg de chlorhydrate d\u2019amitriptyline U.S.P.Indications En présence de stress émotionnel, avec dépression et anxiété modérée ou grave.Dose d's! 1 dragée t.id./q.id.Dose d'entretien Adapter la posologie à la dose la plus faible pouvant maintenir le soulagement des symptômes.Etrafon 2-10% 2 mg de perphénazine N.F.et 10 mg de chlorhydrate d'amitriptyline US.P.Comme traitement d'entretien à faibles doses.La plus faible pouvant maintenir le soulagement des symptômes.Comme traitement d'entretien à faibles doses.Etrafon-F*(4-25) 4 mg de perphénazine N.F.et 25 mg de chlorhydrate d\u2019amitriptyline U.S.P.En présence d'états anxio-dépressifs sérieux et pour les malades plus gravement atteints, avec schizophrénie.Chez les psycho-névrosés, 1 dragée t.i.d./q.i d.Dans les cas plus graves avec schizophrénie, 2 dragées t.i.d.et, si nécessaire, une quatrième dose au coucher.Adapter ia posologie à le dose la pius faible pouvant maintenir ie soulagement des symptômes.Etrafon-A (4-10) 4 mg de perphénazine N.F.et 10 mg de chlorhydrate d\u2019amitriptyline U.S.P.Pour les personnes âgées, les adolescents ou autres malades tel qu\u2019indiqué.1 dragée t.id./q.id Adapter la posologie à la dose la plus faible pouvant maintenir le soulagement des symptômes.INDICATIONS ET EMPLOIS CLINIQUES: Etrafon est indiqué en cas de dépression anxieuse ou agitée.Il est particulièrement recommandé chez les malades souffrant de dépression accompagnée de surexcitation psychomotrice et d'anxiété.Ce médicament a également prouvé son utilité pour certains schizophrènes présentant des symptômes de dépression.Etrafon (perphénazine et a malades déprimés souffrant d'agitation marquée, d'anxiété et de tension nerveu les phénothiazines peuvent avoir une activité.POSOLOGIE: mitriptyline) à été employé chez des se sur iesquels Pour la prescription d\u2019Etrafon, on tiendra compte des considérations qui se rapportent au traitement et qui sont de pratique courante avec chacun des agents faisant partie de l'association amitriptyline-perphénazine, notamment les indications recommandées, les posologies, les précautions et la surveillance à exercer relativement à la tolérance et à la réaction des malades.Dose d'attaque Dans les cas de patients déprimés non hospitalisés, lorsque les degrés d'anxiété et de dépression sont tels qu\u2019IIs justifient l'emploi d'une association thérapeutique, on recommande un comprimé d'Etrafon-D (2-25) ou d'Etrafon-F (4-25), trois ou quatre fois par jour, en fonction de la gravité de l'agitation et de l'anxiété.Dans les cas plus graves de malades atteints de schizophrénie, avec des symptômes de dépression que pourrait aider l'amitriptyline, Etrafon-F est recommandé à une dose d'attaque de deux comprimés trois fois par jour.Au besoin, deux autres comprimés peuvent être administrés au coucher.La dose quotidienne totale ne devrait pas dépasser neuf comprimés.Chez les personnes âgées, les adolescents et d\u2019autres malades tel qu\u2019indiqué, un comprimé d'Etrafon-A (4-10) ou d'Etrafon 2-10 peut être administré trois ou quatre fois par jour comme dose d'attaque, celle-ci pouvant par la suite être adaptée comme il convient afin d'obtenir une amélioration suffisante.Dose d'entretien Selon l\u2019état traité, l'effet thérapeutique exige pour se manifester un délai variable, allant de quelques jours à quelques semaines ou même plus.Après l'obtention d'une amélioration satisfaisante, la posologie doit être réduite à la dose la plus faible pouvant procurer un soulagement des symptômes pour lesquels Etrafon est administré.Une posologie d'entretien utile, à titre d'indication, consiste en un comprimé d'Etrafon-D (2-25) ou d\u2019Etrafon-F (4-25), deux à quatre fois par jour.Chez certaines personnes, une posologie d'entretien est nécessaire pendant plusieurs mois.Etrafon 2-10 et Etrafon-A (4-10) peuvent servir pour accroître la souplesse posologique et ajuster la posologie d'entretien au seuil thérapeutique le plus bas qui puisse procurer un soulagement des symptômes.PRÉCAUTIONS: La perphénazine et l'amitriptyline peuvent potentialiser d'autres médicaments agissant sur le système nerveux central; on doit donc user de prudence s'il est nécessaire d'administrer de tels agents avec Etrafon.On devra surveiller tout signe ou symptôme de dyscrasie sanguine.Une hypotension, des troubles de conduction ou d'autres effets cardiovasculaires pouvant survenir.Etrafon doit être administré avec prudence aux personnes âgées et aux malades chez qui des effets cardiovasculaires sont à craindre.Le produit est contre-indiqué chez les malades atteints de glaucome ou sujets à la rétention urinaire.Lorsque les malades ont reçu un agent inhibiteur de la monoamine oxyd de commencer le traitement avec Etrafon.établie, l'emploi d'Etrafon n'est pas recommandé chez les enfants.EFFETS SECONDAIRES: Les effets secondaires les plus communément rapportés à la suite de traitement à la perphénazine, un des ingrédients d'Etrafon, sont les suivants: insomnie, vision brouillée, sécheresse de la bouche, gain de poids et des réactions extrapyramidales.Les effets le plus souvent signalés à la suite d'un traitement à l'amitriptyline, autre composante de l'Etrafon, sont les suivants: sécheresse de la bouche, hypotension orthostatique, augmentation d'appétit et gain de poids, déclenchement d'un glaucome latent ou aggravation d'un glaucome existant, ase, il faut attendre au moins deux semaines avant Une posologie infantile n'ayant pas encore été et rétention urinaire, particulièrement en présence d'hypertrophie de la prostate chez les hommes.Il y a lieu de se rappeler que les phénothiazines peuvent renforcer l'action des agents qui dépriment le système nerveux central tels que les opiacés, les analgésiques, les antihistaminiques, les barbituriques et l'alcool.PRESENTATION: Flacons de 50 et 500 dragées.Monographie sur demande adressée & Schering Corporation Limited, Pointe Claire, Québec.HOR 184.MEMBRE Etrafon (antidépresseur/neuroleptique) \u201cMarque déposée © Eh hob _.ane are rs ae Te rp - AE eI TA ar ey 5 3 an pe LE PER rr LAT NY = 3 ors aise vus ASS > THEA == = > ve sr ai 3 A x i TE ee ey SUES AIS ES Reg SENET Ta = Sa EES Tes eek ee EE _ TT oS REE ES = > tre HE ri EHESS EE a og 208 DRE ES A prs TT ee oe ro, Fon Ea rr Ee To Ee DOTE FE ESS ie CFE Pa FEE rae = Ti = = = SEE 8 3 es #2 = pese = Tn == =, = = SEE rs = = Ze CS Sei SSH 5 537 = = sn ar RI 225: 55 Framers TE creer ss RN EEE FEE = > PERS aT EE SE PE VE rs EEE HEURE er NE Re TE en PIE A EE AS Ta ane 5.= ss Fo PSE FEES SES PRES = ee == = Sw a = = È Aer = ses FREE rs as Ter == EE ey en = PERS es = EE == Bx ELSE = = 3 = 5 = 25 se TEL a es cs = == ESS ea Ta RES sde con en = a = ra Ras Se Re EEE SI ar: So PRESS SET = iT EE ma RET RE == = == PSS EEE a HE SAISIE ES ee Aa, Ps = 2 air SES EE EE ES \u2014 LTA Press SES 5 PE es = ST SL: rk = 4 rs is R ASE ao = she HE = on FRE SISTER ee = i = = = = sr en se = 3 pckd TH LEE RS Es ay = RITE 2 TSR er Te Se CT Ton He CS Cr a pc == EP TREES EE ee SE EEE = Ere Se = 2.2 ree] ESS Hier RES ae os HE gas pre] = TERE TS Re eters = Ra 2 er \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = agg ap 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Ye = > - jo 3 Si ç asi joist ETRAFON 2 5 { fc sb 125 16 i 43 is = A = 5 = Ce) P! §héra dépr poss BEEN se Sa 2 ir er 35 a SLE, 2 5 Lei = } == - = = ë ble | el ih Uyant ant vels inde = = put a æ qi nt 1} - ai tly Voici pourquoi la Garamycin ophtalmique et , efficace dans les infections courantes de l'oet: = * Garamycin collyre/pommade ophtalmique paraît être \u2018\u201c\u2026.un antibiotique de choix pour le traitement initial des infections oculaires externes\u201d .' Antibiotique simple à faible risque de sensibilisation.Vaste spectre antibactérien\u2014 action contre les bactéries à Gram-négatif.Efficace aussi contre les staphylocoques à coagulase-positive et négative résistants à la pénicilline, ainsi que contre certaines souches de pseudomonas aeruginosa.Egalement efficace, en général, contre les proteus indole- positifetnégatif.La GARAMYCIN ophtalmique est tamponnée au pH des larmes.Le collyre ne brouille pas la vue et convient à l'emploi pendant le jour.Avec son action légèrement émolliente, la pommade est recommandée au coucher.SE > » 2 - 2 a U menmvo SNTHALINC SUSPENSIR Cou vas GLUCOCDNT ICO B ÿ ANTISACTEREAL ; \"GLUCOCONT ICONE ; hy d ANTRACTERER | LÉ GERIANUCIN SULPHAIE VSP fe SUEATE OF GENTAMICOM USP IE .Re oh FES #| AY af MAY i BLEPHARITE + ss rE BLEPHARO-CONJONCTIVITE + Quand l'infection s'accompagne d'inflammation Metimyd suspension ophtalmique Action anti-inflammatoire et antibactérienne simultanée.Associe l'action anti-inflammatcie éprouvée de l'acétate de prednisolon à l'action antibactérienne étendue di SULAMYD* sodique.Procure un soulagement de l'oedème, de l'érythème, de la douleur, de l\u2019irritation et du larmoiement.La suspension METIMYDest À relativement non irritante et non sen: bilisante.3 % Garamycin\u2019 collyre/pommade ophtalmique {Sulfate de gentamicine U.S.P.) INDICATIONS: Traitement des infections bactériennes superficielles de la conjonctive, de ia cornée, des paupières, des conduits lacrymaux et de l'épiderme adjacent.Ces infections comprennent la conjonctivite, la blépharite, la blépharo-conjoncti- vite, la kératite, la kérato-conjonctivite, l'épisclérite, Ja dacryocystite, les ulcères cornéens et les infections de l'orbite de l'oeil.Également indiqué pour ta prévention des infections oculaires dans les cas où une blessure rend l'oeil ou les surfaces adjacentes vulnérables à l'infection: après enlèvement de corps étrangers, après des brûlures ou lacérations des paupières ou des conjonctives, ou après une lésion causée par des agents chimiques ou physiques, ainsi qu'avant et après une intervention chirurgicale dans l'oeil.CONTRE-INDICATIONS: Hypersensibilité à l'un des ingrédients des préparations.MISE EN GARDE: L'emploi d'antibiotiques topiques permet parfois une surcroissance de micro-organismes non sensibles, tels que les charipignons.Dans un tel cas ou en présence d'irritation ou de sensibilisation à l'un des ingrédients de la préparation, le traitement devrait être arrêté et un traitement approprié institué.Pour éviter toute contamination du collyre ou de la pommade, éviter de toucher toute surface avec le bout du compte-gouttes ou du tube.EFFETS SECONDAIRES: Les préparations ophtalmiques de gentamicine, comme toute autre préparation ophtalmique, peuvent provoquer une brève sensation de picotement.Des cas d\u2019irritation ont été signalés, mais aucun cas de sensibilisation.POSOLOGIE: Pommade ophtalmique: Appliquer la pommade ophtalmique sur les régions oculaires et péri-oculaires affectées, 3 ou 4 fois par jour.Si l\u2019on emploie le collyre pendant le jour, la pommade peut être employée au coucher afin de poursuivre le traitement pendant la nuit.Collyre\u2014Instiller deux gouttes de collyre dans le sac conjonctival de l'oeil affecté 3 ou 4 fois par jour.La dose peut être augmentée dans les infections graves et réduite à la fin du traitement.Contre l\u2019infection des conduits lacrymaux (dacryocystite) qui se produit de façon intermittente chez les enfants, des compresses chaudes et des massages de la surface recouvrant le sac lacrymal sont des adjuvants utiles au traitement à l'aide des préparations ophtalmiques.PRÉSENTATION: La pommade ophtalmique contient 5 mg/g de sulfate de gentamicine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du méthylparaben et du propylparaben comme agents conservateurs, dans un excipient doux de paraffine molle limpide.Présenté en tubes-applicateurs de 3,5 g.Le collyre contient 5 mg/ml de sulfate de gentami- cine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du phosphate disodique, du phosphate monosodique, du chlorure sodique et du chlorure de benzalkonium comme agents conservateurs, dans une solution aqueuse stérile tamponnée à un pH approximatif de 6,7.Présenté en flacons compte-gouttes de plastique contenant 5m.Metimyd' suspension ophtalmique (Acétate de prednisolone U.S.P.et.sulfacétamide sodique U.S.P.) INDICATIONS: Maladies inflammatoires et allergiques de l'oeil, de l'oreille et du nez, surtout quand un effet antibactérien est désirable.CONTRE-INDICATIONS: En présence de tuberculose, dans la plupart des affections fongiques et virales de l'oeil (herpès simplex, kératite dendritique), en cas de vaccine, varicelle, conjonctivite aigue et purulente et blépharite purulente aiguë, ainsi que chez les personnes allergiques à l'un des ingrédients de la préparation.MISE EN GARDE: L'emploi prolongé de corticostéroi- des topiques peut causer un accroissement de la pression intra-oculaire chez certains sujets.Une vérification fréquente de la pression intra-oculaire est recommandée.Dans les affections causant l'amincissement de la cornée, des perforations ont été signalées avec l'emploi de corticostéroides topiques.L'emploi prolongé peut amener une sur- croissance d'organismes non sensibles, particulièrement de champignons.En présence de surinfection, prendre des mesuresappropriées, Quelques personnes peuvent être allergiques à l'un ou plusieurs des ingrédients de cette préparation.Cesser le traitement en présence de toute réaction de sensibilisation.Tenir dans un endroit frais.POSOLOGIE: L'administration doit être adaptée aux besoins de chaque cas individuel.Instiller deux ou trois gouttes de suspension dans le cul-de-sac conjonctival à intervalles d'une à deux heures durant le jour et moins souvent la nuit, jusqu'à l'obtention d'un résultat favorable.Réduire ensuite la posologie.PRÉSENTATION: Composition par ml: 5 mg d'acétate microcristalline de prednisolone U.S.P.(0,5 pour cent) en suspension dans une solution isotonique tamponnée, titrée à 100 mg (10 pour cent) de sulfa- cétamide sodique U.S.P.Flacons compte-gouttes de 5ml: Pour plus amples renseignements, consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques ou s'adresser à Schering Corporation Limited.*Marque déposée 1.Gordon, D.M.: Amer.J.Ophthal.69:300 (Feb.) 1970 tCausée par des bactéries sensibles.MEMBRE Schering Corporation Limited (=) Pointe Claire, Que.H9R 1B4 cn LA NEUROLOGIE EN PRATIQUE GÉNÉRALE Samedi 19 octobre 1974, à I\u2019Auditorium du Pavillon Jeanne-Mance de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, 3840, rue Saint-Urbain, Montréal et sous la direction scientifique du docteur Guy Courtois ont eu lieu des cours de neurologie en pratique générale.Mot de bienvenue: docteur Guy Courtois.\u2014 « L'examen neurologique: film et présentation »: docteur Guy Courtois.\u2014 < Problèmes neuroophtalmologiques courants »: docteur Dan Boghen.\u2014 « Les céphalées » \u2014 Diagnostic: docteur Lionel Le- mieux; Traitement: docteur Louis Roy.\u2014 «Les accidents cérébro-vasculaires » \u2014 Diagnostic: docteur Michel Copti; Traitement: docteur Jacques Me- loche.\u2014 «Les vertiges» \u2014 Diagnostic: docteur Normand Giard; Traitement: docteur Robert A.Bertrand.\u2014 « L'épilepsie» \u2014 Diagnostic: docteur Jean-Marc St-Hilaire; Traitement: docteur Yves Duchastel.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL : ÉDUCATION MÉDICALE CONTINUE 1974-1975 Programme des activités de septembre 1974 à mai 1975 as 20-21 septembre \u2014 « Mise a jour en pneumologie » \u2014 Hotel Reine Elizabeth.19 octobre \u2014 « La neurologie en pratique générale » \u2014 Hôtel-Dieu.21-22-23 octobre \u2014 « 4e Symposium international sur la médecine et le sport» \u2014 Hôtel Sheraton Mount Royal.14-15-16 novembre \u2014 « L\u2019omnipraticien à la salle d\u2019urgence > \u2014 Hôtel Sheraton Mount Royal.27-28-29 novembre \u2014 « Pédiatrie en pratique générale » \u2014 Holiday Inn (centre ville) et Hopital Sainte-Justine.7 décembre \u2014 « Anesthésie-réanimation en pratique générale » \u2014 Hopital Sainte-Justine.13 décembre \u2014 « Journée d\u2019oncologie > \u2014 Institut de recherches cliniques.11 janvier \u2014 « Les douleurs rhumatismales d\u2019origine extra-articulaire > \u2014 Hôpital Notre-Dame.18 janvier \u2014 «Journée de nutrition: l\u2019obésité » \u2014 Hôtel-Dieu de Montréal.7-8 février \u2014 « Gynécologie-obstétrique en pratique générale > \u2014 Hôpital Notre-Dame.22 février \u2014 « Médecine nucléaire en pratique générale > \u2014 Hôpital Notre-Dame.8 mars \u2014 « La psychiatrie du praticien» \u2014 Hôpital Saint-Luc.22 mars \u2014 « Hypertension et condition associées » \u2014 Institut de recherches cliniques.1861 RRR 18-19 avril \u2014 « Journées chirurgicales de l'Hôtel-Dieu » \u2014 Hôtel-Dieu de Montréal.19 avril \u2014 « Maladies infectieuses et antibiotiques > \u2014 Hôpital Saint-Luc.26 avril \u2014 « Drogues, alcool et autres toxicomanies » \u2014 Hôtel Bonaventure.8-9-10 mai \u2014 « Cardiologie en pratique générale » \u2014 Institut de cardiologie de Montréal.15-16 mai \u2014 « Endocrinologie pédiatrique » \u2014 Holiday Inn (centre ville).21-22-23 mai \u2014 « Entretiens ophtalmologiques de Mai- sonneuve > \u2014 Holiday Inn (centre ville).Matinées psychosomatiques \u2014 (janvier-juin) Réunions mensuelles inter-hospitalières portant sur l\u2019étude des maladies psychosomatiques.Enseignement régional Visites de professeurs itinérants dans plusieurs centres médicaux de la province.Séjours d\u2019étude à l\u2019étranger Organisation de séjours d\u2019étude à l\u2019étranger.Conférenciers invités Participation de personnalités étrangères à nos différents programmes d\u2019enseignement.Admission des médecins spécialistes à l\u2019enseignement offert aux résidents Les médecins spécialistes, désireux de mettre leurs connaissances à jour, sont invités à assister aux conférences, cours et autres activités pédagogiques organisés à l\u2019intention des résidents inscrits à l\u2019un ou à l\u2019autre des trente programmes d\u2019études médicales et chirurgicales spécialisées.Séjours de recyclage dans les hôpitaux Organisation, à l'intention des praticiens, de séjours de recyclage dans les hôpitaux universitaires.Évaluation de l\u2019acte médical (\u201cmedical audit\u201d) Service de bibliothèque Étroite collaboration entre la bibliothèque des sciences de la santé de l\u2019Université de Montréal et celles des centres hospitaliers du Québec.Pour renseignements additionnels, veuillez communiquer avec le Directeur du Service d\u2019éducation médicale continue, Université de Montréal, C.P.6207, succursale A, Montréal, Québec, H3C 3T7 (Communiqué) 1862 McGILL REND HOMMAGE AU DOCTEUR GERTRUDE KALZ Le docteur Gertrude Kalz, professeur de microbiologie et d'immunologie à la retraite a reçu récemment le titre de professeur honoraire à la cérémonie de collation des grades de la faculté de Médecine.Le docteur Kalz a fait ses études à l\u2019Université de Prague où elle a reçu un baccalauréat en 1925, un doctorat en médecine en 1931, un diplôme de santé publique et de bien-être social en 1935, et un diplôme de spécialiste en dermatologie et maladies vénériennes en 1936.En 1940, elle s\u2019est jointe à McGill comme démonstratrice au Département de bactériologie et d'immunologie et est entrée en même temps à l'Hôpital Royal Victoria comme bactériologiste adjointe.Elle est restée au Royal Victoria jusqu\u2019en 1948 et a continué à McGill comme professeur du Département de microbiologie et d\u2019immunologie jusqu\u2019à sa retraite en 1972.Au cours de sa carrière à McGill, le docteur Kalz s'est valu une réputation d\u2019excellent professeur, amie et conseillère des étudiants.Elle est également bien connue au Canada pour ses travaux en microbiologie.Elle est membre de plusieurs associations et sociétés médicales, et ancienne présidente de l\u2019Association canadienne des microbiologistes médicaux; elle a été pendant de nombreuses années membre du Conseil de rédaction du Journal canadien de microbiologie.(Communiqué) INAUGURATION DU CENTRE EPIC Le premier centre de médecine préventive et d'activité physique Epic a été inauguré le 16 septembre 1974, au 5055 est, rue Saint-Zotique à Montréal.L'UNITÉ DES MALADIES RHUMATISMALES DE L'HOPITAL NOTRE-DAME RATTACHEE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL L\u2019Unité des maladies rhumatismales de l'Hôpital Notre- Dame, dirigée par le docteur Guy Germain, vient d\u2019être rattachée à l\u2019Université de Montréal.Ce sera la troisième unité des maladies rhumatismales au Québec; l\u2019une est à l\u2019Université de Sherbrooke, dirigée par le docteur André Lussier, l\u2019autre est à l\u2019Université McGill.L\u2019Unité de Notre-Dame sera installée au Pavillon Mail- loux; elle sera secondée par les services de radiologie, d\u2019orthopédie et de physiatrie de l'hôpital et par les rhumatologues de l\u2019Hôpital Saint-Luc et de l\u2019Hôtel-Dieu.Les travaux de recherches sont financés par la Société canadienne contre l\u2019arthrite et le rhumatisme.INAUGURATION AU CENTRE HOSPITALIER ST-EUSÈBE DE JOLIETTE Un département de Santé communautaire a été inauguré le 5 septembre 1974 au Centre hospitalier St-Eusèbe de Joliette.L'UNION MÉDICALE DU CANADA te 2a x = i.RSS i Races a Sm ses SE = = = ast x Se.ori cree TRS am iE ms sa are es Fes Len, nid oo eos Py = in i em ei i JE eo ir ON oo = Ra = es 5 i Rs ren NT if Cio = cp Et = = = = == = pas = = sam ha 5 Srp CaN ss set = pee 5 ci 5 se == ces cs PRÉ ES = = ee tS ge ae LEE = i ess = SERS EN on ne à Ei = Re CE 25 ss = Eas = == = ST EE mi en D ss i Eke = = ae = Sent =: RS = SE = 3 SE i PRESS Sec Ine = au Re; 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= S = a = 2 2.S = = = = wi = + = = = = 5 ee A A i = & sn = = $ = - = = = a Es se Nu © = = = = = = = = = = A 2 = = S = WN Ww = = A N = = SN a = A = = = AS i = A § = ss = = = s = = = = = SN 4 - a « = $ = i 8 EL ga © a A = = = = = = = WN 4 7 = S = S .= .SN ° a - > = = = = S = A = 5 s = 3 = = S = .= .= = = = s s S A = = .= s = S 3 = 5 5 S .= S .Sh © = = s = = 5 > S = a , = = = = = = s = = a .= Wu x .ou ho ZE - a S = 2 2 = = S - s .= = S = 5 = = = a bE = À a S = Se = wo Si = S S A = = = S 4 2 a Sa s = Nu = = = = = >.A so 3 a = = - - « S 3 a Nik Es vk 2 = S S , > = = = = = S i .\u20ac iy NS = S A = i es & WR S Sa = X a sw Pos NS = 5 « a Rg .= « À ve = = = = S $ > 3 = % s A =.= = = % = 5 Eu = L i = = 5 = ry = i 4 Q A & S > NN NL NN « 2 S nN XN 2 3 ; An id Ie CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU CANADA La 24e réunion annuelle de l'Association des psychiatres du Canada s\u2019est tenue du 2 au 4 octobre 1974, à Ottawa.Le docteur Neal Miller a prononcé la conférence académique.LAURÉATS DU PRIX ARTISTIQUE FRANK HORNER Les lauréats du Prix artistique Frank W.Horner pour 1974 sont les docteurs Z.Kondieleroski, John W.Fowles, L.E.Ranta, Ian Revelle, N.E.Hunt, T.S.Murray, Christian Hamel, E.E.Faridy et René Pion.NOUVEAU DIRECTEUR GENERAL AU CENTRE HOSPITALIER HOTEL-DIEU DE SOREL La nomination du nouveau directeur général du Centre hospitalier Hotel-Dieu de Sorel, M.Richard L\u2019Ecuyer, vient d\u2019étre annoncée.M.Richard L\u2019Ecuyer était antérieurement directeur de personnel à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.L'HÔPITAL SHRINERS DE MONTRÉAL ÉTABLIT UN IMPORTANT CENTRE DE RECHERCHES GÉNÉTIQUES L'ouverture officielle du Centre de recherches génétiques de l\u2019Hôpital Shriners pour enfants infirmes marque aujourd\u2019hui (le 9 septembre) un pas important dans le diagnostic, la connaissance fondamentale et la prévention éventuelle chez l\u2019enfant des maladies métaboliques des os qui causent l\u2019invalidité et parfois la mort.Le Centre fut établi grâce à un don de $500,000 de I'Ordre des Shriners de l\u2019Amérique du Nord qui a de plus promis de verser en 1975, $500,000 additionnels pour assurer le maintien des recherches pures et appliquées sur les maladies génétiques des os qui frappent chaque année des milliers d\u2019enfants.Le nouveau Centre sera dirigé par le docteur Richard Cruess, orthopédiste, chirurgien en chef et directeur des Services professionnels de l'Hôpital Shriners de Montréal, et par le docteur Francis Glorieux, pédiatre et généticien, qui sera directeur de la recherche.Les activités du Centre ont reçu l\u2019approbation et l\u2019appui du Réseau de médecine génétique du Québec qui a désigné le Centre comme source provinciale de référence pour le diagnostic d\u2019un groupe de maladies génétiques connues sous le nom de maladies lysosomiales congénitales qui affectent sérieusement le développement et la fonction des os et de plusieurs organes.Comme l\u2019expliquait le docteur Glorieux lors des cérémonies d\u2019ouverture, les travaux du Centre porteront surtout sur la recherche appliquée qui devrait permettre de poser des diagnostics exacts, afin d\u2019aider les médecins à réaliser des consultations génétiques efficaces et à établir les besoins thérapeutiques appropriés.La plupart des affections à l\u2019étude comportent l\u2019absence ou le fonctionnement anormal d\u2019enzymes essentiels causant le nanisme, la déforma- 1864 tion osseuse et des troubles organiques qui sont parfois fatals.Le docteur Glorieux a affirmé: « Nous ne limitons pas nos services aux patients de l\u2019Hôpital Shriners de Montréal.Nous travaillons en étroite collaboration avec le Centre de recherches de l'Hôpital Montreal Children's, avec l\u2019Hôpital Sainte-Justine et avec les autres institutions qui font partie du Réseau de médecine génétique du Québec; à l\u2019échelle internationale, nous collaborons entre autres avec l\u2019Université du Minnesota et la Clinique Mayo ».Le Centre de recherches génétiques est une nouvelle entreprise de l'Ordre des Shriners rendue possible grâce à la collaboration du ministère des Affaires sociales du Québec.(Communiqué) CONGRÈS ANNUEL DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE DE RADIOLOGIE Le XIe Congrès annuel de la Société canadienne française de radiologie aura lieu à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, les 6, 7 et 8 novembre 1974.À la demande de la Société canadienne française de radiologie et de l\u2019Association canadienne des radiologistes, le 6¢ symposium de l\u2019American College of Radiology \u201cRadiology of the Skeletal System\u201d se tiendra pour la première fois à Montréal les 8, 9 et 10 novembre prochains, à l\u2019Hôtel Sheraton Mont-Royal.CONGRÈS DU CONSEIL DU QUÉBEC DE L'ENFANCE EXCEPTIONNELLE Le Conseil du Québec de l\u2019enfance exceptionnelle tiendra son XIIe Congrès à Québec, les 15, 16 et 17 novembre prochain, sur le thème général de l'Apprentissage.Quelque 3,000 participants sont attendus, représentant plusieurs disciplines: médecins, biologistes, psychologues, psycho-édu- cateurs, enseignants, spécialistes de l\u2019enfance exceptionnelle, rééducateurs, parents, étudiants, etc.Le congrès se tiendra sous la présidence d'honneur de Messieurs Claude Forget, ministre des Affaires sociales, et François Cloutier, ministre de l\u2019Éducation.Plusieurs personnalités du monde de la psychologie, de l'éducation et de la médecine participeront au congrès et animeront ateliers, symposiums, tribunes d'expérience et de recherches.Les participants pourront choisir parmi une centaine d'activités qui correspondent a leurs intérêts professionnels ou personnels.Le thème de l'apprentissage sera envisagé sous plusieurs angles: mésadaptation socio-affective, éducation, théorie et technologie, enfance exceptionnelle, etc.Dans le domaine de la mésadaptation socio-affective, le C.Q.E.E.offre un choix imposant de sujets de réflexion: la notion de mésadapté socio-affectif, le système individualisé d\u2019enseignement des mathématiques pour les enfants mésadaptés, la didactique du français pour les mésadaptés du niveau élémentaire, etc.Un atelier portera tout particulièrement sur la < réalité-thérapie », une théorie psychanalytique originale applicable avec succès à tous ceux qui ont des problèmes: jeunes délinquants, malades mentaux, enfants mésadaptés en milieu scolaire, individus en cure psychanalytique privée.L'UNION MÉDICALE DU CANADA el Tec S 3 E à I = a = T= J! La stimulation et la sensation de \u201cbien-étre\u201d pouvant accompagner certains anorexigènes peuvent sembler souhaitable chez la patiente obèse qu'un problème de poids et la nécessité d'observer une diète prescrite peuvent rendre malheureuse.Cependant, il est important que le médecin de cette patiente se souvienne qu\u2019avec ce type de médication, la sensation de \u201cbien- être\u201d et la stimulation sont des effets secondaires \u2014des effets secondaires qui augmentent la possibilité d\u2019assuétude.i La prochaine fois qu\u2019un anorexigène sera indiqué, prescrivez celui qui ne produit pas d'effets secondaires amphétaminiques.Prescrivez la fenfluramine\u2014le seul anorexigène non-stimulant.Ajoutez-y ce dont votre patiente a réellement besoin pour se \u201csentir bien\u201d: réconfort et compréhension.Prenez quelques minutes pour lui faire comprendre ce que vous recherchez\u2014et ce à quoi elle doit s'attendre.Expliquez-lui également que même si Pondimin peut efficacement l'aider à respecter sa diète, il ne produit aucun des effets secondaires stimulants de certains Quand son anorexigène lui procure une sensation de \u201cbien-être\u201d avant de perdre du poids, il s'agit là d'un effet secondaire.dérivés amphétaminiques; de sorte qu\u2019il peut être pris trois fois par jour et maintenir son action durant toute la journée, ordinairement sans qu\u2019elle demeure éveillée pendant la nuit.Il est bon de savoir également que Pondimin, non-stimulant, peut aider à contrôler l'appétit des adolescents sans exacerbation émotive et qu'il peut même être utilisé dans les cas d\u2019obésité compliqués d\u2019une légère hypertension.Par conséquent, lorsqu'elle doit perdre du poids, pensez au secours que vous seul pouvez lui offrir et prescrivez-lui Pondimin, non-stimulant.Ce traitement bien compris peut l'aider à se \u201csentir bien\u201d, de la seule façon qu\u2019un anorexigène devrait le faire: en l\u2019aidant à observer sa diète.n n min ( chlorhydrate de fenfluramine ) L\u2019anorexigène non-stimulant AHROBI NS La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée, Montréal, Québec Pondimin®, marque de chlorhydrate de fenfluramine, est disponible sous forme de comprimés de 20 mg.sécables, de couleur orange, monogrammés \u201cAHR\u201d, en flacons de 100 et de 500.INDICATIONS: Pondimin est indiqué comme adjuvant à court terme dans le traitement médical de l'obésité exogène.CONTRE-INDICATIONS: Glaucome, hypersensibilité à la fenfluramine, ou administration concomitante des inhibiteurs de la MAO.Il n\u2019est pas recommandé de l\u2019administrer aux femmes enceintes.MISE EN GARDE: Comme avec les autres anorexigènes, les causes organiques de l\u2019obésité devraient être éliminées avant de prescrire le Pondimin.Pondimin ne doit pas être utilisé chez des patients souffrant de troubles émotifs à la place de psychotropes appropriés.L\u2019accoutumance physique et psychologique n'a pas été rapportée avec Pondimin.Toutefois, l\u2019on doit prendre des précautions chez les individus sujets à l\u2019assuétude ou dont le passé permet de prévoir qu\u2019ils pourraient augmenter la dose de leur propre chef.PRÉCAUTIONS: Pondimin peut être utilisé avec précaution chez le patient légèrement hypertendu; c'est avec très grande prudence, si l\u2019on doit le faire, qu'on le prescrira aux malades souffrant d'hypertension sévère, de trouble aigu de l'artère coronaire ou de thyrotoxicose.Le produit pouvant entraîner une sédation légère ou modérée, la réaction individuelle du patient devrait être évaluée avant qu'il n'entreprenne des activités exigeant de la vigilance.Il se peut que Pondimin potentialise les médicaments agissant au niveau du système nerveux central.EFFETS SECONDAIRES: La somnolence, les étourdissements, la diarrhée, la pollakiurie, les nausées et la xérostomie peuvent survenir chez certains patients.POSOLOGIE: On devrait entreprendre le traitement au Pondimin à raison de 1 comprimé de 20 mg, trois fois par jour, une heure avant les repas.Si l\u2019on n\u2019obtient pas les effets anorexigènes satisfaisants et si le médicament est bien toléré, la dose peut être augmentée d'un comprimé par jour, à chaque semaine, jusqu'à ce qu'une dose maximum de 2 comprimés t.i.d.soit atteinte.Si l\u2019on n'obtient pas le résultat désiré, l\u2019on ne doit pas excéder la dose maximum recommandée dans le but d'obtenir l\u2019effet recherché.Monographie du produit disponible sur demande. Le thème de l'apprentissage est tout naturellement lié au milieu de l\u2019éducation et fera l\u2019objet de nombreux ateliers et symposiums du congrès: perspectives actuelles en motivation dans le milieu scolaire, apprentissage du français comme langue seconde chez les immigrants, perspectives originales dans l\u2019apprentissage de la langue maternelle.Un atelier portera sur l\u2019écoute active, façon de communiquer qui favorise l\u2019apprentissage scolaire; un autre traitera de l\u2019utilisation d\u2019événements pertinents en didactique scolaire.Le docteur Burton White, directeur et principal chercheur du projet préscolaire de l\u2019Université Harvard dirigera un atelier sur l\u2019origine des compétences de l\u2019enfant qui pourra intéresser parents et éducateurs du niveau préscolaire.Les personnes intéressées pourront s\u2019inscrire à des rencontres portant sur le rôle de l\u2019ordinateur dans l\u2019éducation des enfants, sur les nouvelles découvertes technologiques et leur application dans l\u2019apprentissage, et sur la théorie de l\u2019apprentissage, découverte ou contrainte.Les spécialistes de l\u2019enfance exceptionnelle auront le choix entre plusieurs rencontres, selon leur intérêt: surdité, déficience mentale légère ou profonde, rééducation des jeunes inadaptés, programmes de rééducation pour jeunes handicapés physiques, psychopathologie juvénile, stages industriels pour débiles légers, etc.Le C.Q.EE.offre également les rencontres suivantes: bases neurophysiologiques de la mémoire, apprentissage de l\u2019expression chez l\u2019enfant et l\u2019adulte, apprentissage expérimental (électronique par exemple), rôle des mass media dans l\u2019apprentissage.Au moment de la clôture du congrès, le C.Q.E.E.invitera le ministre de la Justice, Monsieur Jérôme Choquette, à recevoir une Déclaration des droits de l\u2019enfant.(Communiqué) LA CONFÉRENCE NEURO-OPHTALMOLOGIQUE DE MONTRÉAL (mars 1975) Les universités de Montréal et McGill annoncent que la Conférence neuro-ophtalmologique de Montréal aura lieu à l\u2019Hôtel Reine Elizabeth les 17 et 18 mars 1975, Parmi les invités d\u2019honneur, on remarque les noms des docteurs David G.Gogan de Boston, Robert Daroff de Miami, Joel Glaser de Miami et Robert W.Hollenhorst de Rochester, Minnesota.Le docteur Brian R.Younge de l\u2019Institut neurologique de Montréal est en charge du programme.Les frais d'inscription sont de $100 pour les médecins et de $40 pour les résidents.LE CONGRÈS ANNUEL DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA SE TIENDRA À WINNIPEG les 23, 24 et 25 janvier 1975 La 44e réunion annuelle du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada aura lieu du 23 au 25 janvier 1975, au Centre des congrès de Winnipeg.1866 LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES COLLÈGES DE CHIRURGIE ET LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE CHIRURGIE SE RÉUNIRONT EN 1975 À EDIMBOURG, EN ÉCOSSE À retenir les dates du 14 au 21 septembre 1975 et l'endroit: Edimbourg, en Écosse, des réunions conjointes de la Fédération internationale des collèges de chirurgie et de la Société internationale de chirurgie.Pour renseignements, s'adresser au professeur J.Van Geerstruyden, 43 des Champs Elysées, Bruxelles 1050, Belgique.HÔPITAL LAVAL ET UNIVERSITÉ LAVAL Inauguration de l\u2018Unité de médecine familiale de l\u2018Hôpital Laval Le 5 septembre 1974 à 16 h.a été inaugurée l'Unité de médecine familiale de l'Hôpital Laval, en présence du docteur Jacques Brunet, sous-ministre des Affaires sociales, de M.L.-P.Bonneau, président du Conseil d\u2019administration et du docteur Jean Grenier, directeur général de l\u2019Hôpital Laval, du docteur Jean Turgeon, responsable de la Section de médecine familiale de l\u2019Hôpital Laval, ainsi que des représentants de la faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, le docteur Jean Beaudoin, doyen, le docteur Jean Rochon, directeur du Département de médecine sociale et préventive et le docteur Jacques Gaudreau, directeur de la Section de médecine familiale.Les unités de médecine familiale, qui seront établies progressivement dans le cadre du réseau des hôpitaux affiliés à l\u2019Université Laval, visent à la fois à assurer des soins de haute qualité au public et à donner un enseignement clinique aux médecins qui se spécialisent en médecine familiale.Dans ce but, l\u2019unité de médecine familiale veut reproduire un modèle de clinique familiale.Ces cliniques sont appelées à dispenser des soins généraux à la population en alliant les avantages du bureau du médecin familial aux services modernes de prévention, de diagnostic et de traitement.Elles s'adressent à tous les membres de la famille depuis le nouveau-né jusqu'aux grands-parents.Chaque patient y est suivi par une équipe restreinte, composée d\u2019un médecin de famille ou d\u2019un médecin résident et d\u2019une infirmière qu\u2019il pourra identifier comme son médecin et comme son infirmière.Un système de garde permettra d'assurer des soins continus.Six médecins, membres de la Section de médecine familiale du Département de médecine sociale et préventive de la faculté de Médecine, sont attachés à la nouvelle unité de l\u2019Hôpital Laval.Ils seront secondés par des médecins résidents qui, après avoir obtenu leur doctorat en médecine, viendront se spécialiser durant deux ans en médecine familiale.Des infirmières et divers spécialistes dans le domaine de la santé (tels que diététistes, travailleurs sociaux, etc.), viendront compléter l'équipe.La nouvelle unité de médecine familiale fonctionnera grâce à des subventions du ministère des Affaires sociales: une subvention de fonctionnement de $75,000 et une sub- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014\u2014_ PAP bbb bbb rb bbb bbb bbb bi bur bur ir br iu i buy yy a NO Indications: Presque toutes les formes d'hypertension artérielle sévère ou de gravité moyenne (y compris l'hypertension maligne), sauf en présence de phéochro- mocytome.Posologie: Au début, 10 mg par jour, en une seule prise.On augmentera ensuite graduellement la posologie a raison d'un comprimé a 10 mg par jour, en respectant Un intervalle d'au moins une semaine entre chaque augmentation, et ce, jusqu\u2019à ce que la tension soit abaissée au niveau désiré ou possible.On obtient en général un effet hypotenseur satisfaisant avec une dose de 30 à 60 mg par jour, bien que chez certains sujets réfractaires, il faille parfois donner jusqu'à 150 mg par jour.REMARQUE: la tension artérielle doit être prise à la fois en décubitus et debout durant la période d'ajustement de la posologie.L'association d'une autre médication à ISMELIN permet dans certains cas de réduire les doses efficaces du traitement initial.Effets secondaires: Hypotension orthostatique et d'effort, étourdissements, faiblesse, C-3129 lassitude, diarrhée, rétention liquidienne, inhibition de |'éjaculation, myalgies, faiblesse musculaire, vue brouillée et congestion nasale.Précautions d'emploi: L'emploi concomitant d'ISMELIN avec les dérivés de la rauwolfia peut déterminer une nette poten- tialisation de l'effet hypotenseur.Par ailleurs, le traitement aux ganglioplégiques devra être suspendu avant de commencer l'administration d'ISMELIN ou la posologie de ces agents réduite au moins de moitié.Egalement, on respectera un intervalle d\u2019au moins une semaine entre l'arrêt du traitement aux inhibiteurs de la MAO et le début du traitement à ISMELIN, ces deux catégories d'agents ne devant jamais être administrées simultanément.Les agents anorexiques de même que les stimulants peuvent diminuer l'action hypotensive d'ISMELIN.Employer le médicament avec prudence en présence d'atteinte rénale grave, d'ulcére gastro-duodénal et d'ischémie coronarienne ou cérébrale récente.|| est préférable, si possible, d'interrompre le traitement deux semaines avant l'intervention chirurgicale afin d'écarter le risque de collapsus vasculaire.Comme il existe également une possibilité d'augmentation de la réponse aux agents vasopresseurs, ceux-ci devront être administrés avec prudence.On surveillera l'augmentation de poids ou l'apparition d'oedème chez les malades en début de décompensation cardiaque.On pourra prévenir ces symptômes en ad- Mministrant un thiazide conjointement avec ISMELIN.Au cas où l'on emploierait de la digitale conjointement avec ISMELIN, il faudra se rappeler que les deux médicaments ont pour effet de ralentir le rythme cardiaque.Contre-indications: Phéochromocytome avéré ou soupçonné, la guanéthidine pouvant potentialiser l'effet presseur de la norépinéphrine et/ou accélérer la libération de l'hormone par la tumeur.Surdosage: Le surdosage provoque un collapsus orthostatique qui ne nécessite en général aucun autre traitement que de faire garder au patient la position allongée.En cas de surdosage massif, il peut être nécessaire d'administrer un agent vaso- presseur comme la norépinéphrine.Présentation: Toutes les formes pharmaceutiques du produit contiennent du sulfate de guanéthidine.Comprimés à 10 mg (jaune pâle, sécables): flacons de 100, 500 et 5000.Comprimés à 25 mg (blancs, sécables); flacons de 100 et 500.CI BA DORVAL, QUÉBEC vention d'investissement de $50,000, subvention qui a permis le réaménagement complet de quelques 5,000 pieds carrés de locaux au rez-de-chaussée du Pavillon Rousseau (côté est de l\u2019Hôpital Laval).Elle sera ouverte à la population de Cap-Rouge et de Sainte-Foy, quel que soit l\u2019âge ou la pathologie des patients.Le renouveau récent de la médecine familiale est caractéristique du souci de garder une bonne communication entre le médecin et le patient, malgré les cadres complexes du système de santé actuel, de tenir compte largement du milieu familial et social dans le développement de la maladie et d\u2019assurer une action éducative et préventive en contact direct avec le public.(Communiqué) la pensée des anciens NOTE DE LA RÉDACTION Le texte qui apparaît ci-dessous sous le titre étonnant de « Parmi les tombes» est la reproduction d\u2019une conférence présentée devant les membres de la Société Médicale de Montréal le 22 mars 1904 et publiée dans L\u2019Union Médicale du Canada de la même année.La causerie a eu un tel succès que La Revue Médicale du Canada a jugé bon de la présenter à ses lecteurs dans sa livraison du 20 avril 1904.L\u2019auteur était un chirurgien gynécologue de l\u2019Hôpital Saint-Luc d'Ottawa, fils et frère de médecins de grande réputation.Le père de l\u2019auteur était un des personnages dont Claude-Henri Grignon a maintes fois parlé dans ses Belles Histoires des Pays d\u2019En Haut: le docteur Jules- Édouard Prévost de Saint-Jérôme.Les frères du conférencier, le docteur Coyteux Prévost, étaient les docteurs Henri Prévost de Saint-Jérôme et Paul- Emile Prévost de Montréal.Trente ans avant Max Thorex qui rédigea en 1934 : Surgical Errors and Safeguards et trente-cinq ans avant le professeur E.Forgues et le docteur A.Aimes de Montpellier qui écrivirent un fort volume édité chez Masson, à Paris, sous le titre: Les piéges de la chirurgie, Coyteux Prévost avait manifesté un courage et une probité professionnels sans borne en dévoilant à ses confrères les malheurs qu\u2019il avait essuyés durant sa carrière.En ce faisant, d\u2019ailleurs, il démontrait la vérité de cet aphorisme de Samuel Cooper: «Il n\u2019y a que les chirurgiens vraiment grands qui avouent leurs erreurs et leurs insuccès ».La lecture en 1974 d\u2019une communication écrite en 1904 pourrait de prime abord paraître surannée et dépassée.Il n\u2019en est rien.Coyteux Prévost eut, il y a sept décennies, la perception étonnante de faits qui se révèlent fondés près de trois quarts de siècle plus tard.Dépouillé de considérations générales, l\u2019article: « Parmi les tombes » est très près de la constante actualité.On y retrouvera des observations encore valables et des attitudes excusables vues à la lumière des connaissances scientifiques du début du vingtième siècle.1868 Dernière heure: ÉLECTION DES GOUVERNEURS DE LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU QUÉBEC Le résultat des élections tenues le 2 octobre 1974 est le suivant: élus: les docteurs Louis C.Blouin (Gaspésie), Gérard Boudreault (Chicoutimi-Lac Saint-Jean), Guy Drouin, André Gilbert et Claude Roy (Québec), Guy Lafontaine (Trois-Rivières et Mauricie), Bernard Mongeau (Sherbrooke et Cantons de l\u2019Est), Robert Bourque, Michel Dupuis, Roger Lapalme, Clifford Lindsay, Léopold Marchand, Claude Prud'homme, Raymond Rivest, Augustin Roy et Jean-Guy Lavallée (Montréal), Jacques Olivier (Rive Sud), C.A.Valiquette (Laurentides) et Georges Wexler (Ou- taouais-Abitibi).(Communiqué) On croirait, en lisant les lignes qui suivent, retrouver un Dieulafoy originaire de Saint-Jérôme de Terrebonne, éduqué à Montréal et à Paris et exerçant à Ottawa sa profession sans les ressources actuelles de l'asepsie, des sulfa- midés, des antibiotiques et des moyens de diagnostic ultra perfectionnés.Édouard Desjardins PARMI LES TOMBES ! par le docteur COYTEUX PRÉVOST, médecin de l'Hôpital Saint-Luc, Ottawa « En recevant de votre Société l\u2019aimable invitation de venir « lecturer » devant elle, je me suis senti pénétré d'un vif sentiment d\u2019orgueil à la pensée de me voir ainsi choisi parmi tant d\u2019autres, certes bien plus dignes que moi de cet honneur.Dans un élan de gratitude et de fierté, la première idée qui a surgi dans mon cerveau fut de répondre à votre appel par un véritable chef-d\u2019œuvre de littérature; mais, heureusement je me suis ravisé.Je connais ceux qui composent la Société Médicale de Montréal, me suis-je dit, ce sont des travailleurs, des hommes sérieux.Ils ne tiennent nullement à ce que l\u2019on prodigue purement des caresses à leur tympan; c\u2019est un aliment substantiel pour l\u2019intelligence qu\u2019ils désirent par-dessus tout; ce sont des faits et non pas des mots qu\u2019ils réclament.\u2026 Non, j'ai cru infiniment plus utile de vous parler de mes désastres.Il faut du courage, je le sais bien, pour oser ainsi faire l\u2019aveu public de ses fautes.Mais, nous sommes en famille, mes amis, et je suis aussi sûr de votre discrétion que de votre indulgence.\u2026 Certes, nous avons droit de nous enorgueillir des progrès immenses réalisés dans les sciences médicales durant les vingt-cinq dernières années qui viennent de s\u2019écouler.Le bistouri du chirurgien, surtout, rend tous les jours à la vie des milliers d'êtres humains que la mort touchait déjà de son aile, et, si les hommes du milieu du siècle dernier se retrouvaient subitement transportés dans nos somptueux 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, séance du 22 mars 1904.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dit i PHASE UN fi 3 5 I, Ei Te k jF ¥ : by 3e tl \\ A 3 agi 4 | i % \u201d i i 77 i 2 Û i 7a f BR ge i et sie rs ré i | È ÿ | | | | Sa ménopause vient is Di à peine de terminer fig i JE va iil 5 i, {hit fil: Hi MAIS MAINTENANT DES | i POST-MENOPAUSIQUES b (D'ORIGINE INDÉTERMINÉE) ÿ nn iN i pourraient être le signe de nouveaux i troubles à venir.(ie i | is RECHT 0) ie FEN bu He 4 ld a HR : = a A DOULEURS DORSO-LOMBAIRES Elles peuvent être le signe d\u2019un début d\u2019ostéoporose Les douleurs dorso- lombaires post-mé- nopausiques sont souvent apparentées à une carence calcique.Un comprimé effervescent de CALCIUM- SANDOZ* FORTE PAR JOUR, ET UN RÉGIME ALIMENTAIRE RICHE EN CALCIUM.PHASE TROIS 15 ans plus tard OSTEOPOROSE et FRACTURES La plupart des malades ostéoporotiques présentent un bilan calcique négatif.123 \"Un comprimeé effervescent de GRAMCAL du À PAR JOUR, ET UN RÉGIME ALIMENTAIRE RICHE EN CALCIUM.er rrr DE SEC R\u2019Fp99sS9SpÿvousgesospossgcopesorcEssgzgsgocscvfp sesoseEsz= ] DOULEURS DORSO-LOMBAIRES CALCIUM- SANDOZ\" FORTE Chaque comprimé effervescent contient 500 mg de calcium élément.OSTÉOPOROSE GRAMCAL Chaque comprimé effervescent contient 1000 mg de calcium élément.RÈGLES DE PRESCRIPTION POSOLOGIE: Douleurs dorso-lombaires post-ménopausiques (ostéoporose débutante): un comprimé effervescent de Calcium-Sandoz Forte (dans un verre d'eau) par jour, et un régime alimentaire riche en calcium.Traitement de l\u2019ostéoporose: un comprimé effervescent de Gramcal (dans un verre d\u2019eau) par jour, et un régime alimentaire riche en calcium.COMPOSITION: Calcium-Sandoz Forte Chaque comprimé effervescent contient 2.940 g de gluconolactate de calcium et 0.30 g de carbonate de calcium et fournit 500 mg de calcium élément.Gramcal Chaque comprimé effervescent contient 3.08 g de gluconolactate de calcium et 1.50 g de carbonate de calcium et fournit 1,000 mg de calcium élément.PRÉCAUTIONS: L'administration de doses élevées de calcium a donné lieu, à l\u2019occasion, à de la diarrhée.D'autres malades par contre ont présenté, à l\u2019occasion, de la constipation.Lorsque le calcium est administré par voie parentérale, on doit tenir compte de la possibilité d\u2019une augmentation de la toxicité des dérivés digitaliques.Chez les diabétiques, il ne faut pas oublier que chaque comprimé de Calcium-Sandoz Forte renferme 0.868 g de saccharose, que la teneur en sucre à glacer des comprimés de Gramcal est de 0.187 g, et que chaque cuillerée à thé de sirop de Calcium-Sandoz renferme 1.05 g de sucre cristallisé.En ce qui concerne les malades soumis à un régime hyposodé, il faut se souvenir que le sirop de Calcium-Sandoz et le Gramcal sont dépourvus de sodium, mais que chaque comprimé de Calcium-Sandoz Forte renferme 276.3 mg de sodium élément.CONTRE-INDICATIONS: Insuffisances rénales graves, hypercalciurie, hypercalcémie.En raison de leur teneur en sodium (Calcium-Sandoz Forte) ou en potassium (Gramcal), les comprimés effervescents sont contre-indiqués chez les malades présentant des maladies rénales avancées.References: 1.Principles of Internal Medicine: ed.Harrison, T.R.et al, Section 12, Chap.227.Osteoporosis: Rich, Clayton, p.1339, 1966, 5th edition.2.Cecil-Loeb Textbook of Medicine: ed.Beeson and McDermott, 13th edition, W.B.Saunders & Co.Philadelphia, 1971.Disease of the Bone: Robert P.Heaney, \u201cThe Osteoporoses\u201d, p.1860.3.Jowsey, Jennifer (Mayo Clinic): Modern Medicine of Canada, 21:57-64, 1966.Renseignements complets, sur demande.SANDOZ DORVAL QUEBEC Sandoz Pharmaceuticals, Dorval, Québec.Division de Sandoz (Canada) Limitée, amphithéâtres ils seraient émerveillés à la vue des audaces que se permet aujourd\u2019hui la chirurgie contemporaine.Mais, ces brillants résultats, que nul ne saurait désavouer, n\u2019ont pas été obtenus sans peine, et ce resplendissant tableau cache un revers où gisent bien des échecs et bien des regrets ! \u2026 Que voulez-vous ?\u2026 La chose est inévitable; c\u2019est toujours l\u2019éternelle antithèse qui préside aux destinées des hommes et des choses ici-bas; c\u2019est par la foudre que l'atmosphère retrouve sa pureté; le malheur et les larmes rendent à l\u2019âme la sérénité qu\u2019elle avait perdue; la paix naît de la guerre et la vie germe dans la mort.Nos échecs sont bien déplorables, jen conviens, et laissent dans notre mémoire de pénibles souvenirs que le temps ne parvient pas toujours à effacer.Mais, en fin de compte, c\u2019est le reste de l\u2019humanité qui profitera des tortures morales du chirurgien, rendu plus prudent par l'épreuve et assagi par l\u2019expérience.La révolution subie par la chirurgie, depuis un quart de siècle, a rendu inévitable la nécessité redoutable de la léthalité dans les grandes opérations abdominales, mais de ce mal relatif devra naître le bien; quel incendie à éteindre n\u2019exige la part du feu ?* * * Je ne veux pas prolonger ce préambule; j'aurais l\u2019air de vous offrir par anticipation une pièce justificative.Pénétrons plutôt sans tarder dans ce cimetière, où j'ai bien souvent promené seul mes regrets et mes soupirs ! I.\u2014 Ici, à gauche en entrant, repose, seul, le corps d\u2019une pauvre femme âgée de 38 ans qui succomba une semaine après une simple myomectomie.Petit fibrome situé sur le côté droit de l\u2019utérus.Laparotomie; énucléation facile; fermeture de l\u2019abdomen.Puis, septicémie; mort le treizième jour.Autopsie: l\u2019utérus est entouré par une collection de pus épais, de couleur rosée.À peine trace d\u2019inflammation du côté du péritoine.Pourquoi cette terminaison fatale à la suite d\u2019une opération si simple ?Jen ai pratiqué bien d\u2019autres myomec- tomies depuis, quelques-unes même sur des utérus gravides.\u2026 Oui, mais, à cette époque, je faisais mes premières armes dans la chirurgie abdominale.J\u2019opérais dans un milieu où tout était à faire.Seul à la tête d\u2019un service chirurgical composé d\u2019un personnel inexpérimenté, j\u2019étais forcé de tout surveiller moi-même: assistance, ligatures, pièces de pansement.Il n\u2019est pas étonnant que quelques streptocoques aient profité de ces conditions pour s\u2019insinuer furtivement dans le champ opératoire et y semer l\u2019infection et la mort.À mesure que les circonstances dans lesquelles je me suis trouvé placé sont devenues plus favorables, ce genre d\u2019accidents a de plus en plus perdu de sa fréquence, et aujourd\u2019hui, une infection septique postopératoire dans ma pratique, soit hospitalière soit privée, est tout un événement qui ne se rencontre qu\u2019à de très longs intervalles.Cependant, quoique l\u2019on fasse, et malgré toutes nos précautions, dans mon humble opinion, nous ne serons jamais absolument à l\u2019abri de ces complications si redoutables qui, à elles seules, sont presque exclusivement responsables de la mortalité qui suit les interventions dans la cavité abdominale.Une opération métaphysiquement aseptique est un mythe, et l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, quelles que soient les conditions dans lesquelles elle s\u2019effectue, doit toujours être considérée de la part du chirurgien comme 1871 EI {e0] MODE D\u2019ACTION UNIQUE: Le CATAPRES baisse la tension artérielle en réduisant, sans toutefois les bloquer, les décharges sympathiques du centre vasomoteur dans le cerveau.Cela signifie que tous les réflexes régissant la tension artérielle sont maintenus.\u201d** AVANTAGES POUR LE PATIENT: En raison du mode d'action unique du CATAPRES, l\u2019'hypotension orthostatique ou post-exercice est quasi absente,*5.7:55.10 Le risque d\u2019autres effets secondaires imputables à un blocage sympathique, tels la diarrhée et l'impuissance, est également réduit de façon appréciable : TENSION ARTÉRIELLE THÉRAPEUTIQUE.\u2019 CATARRES] TNL avec le CATAPRES.*# Dans le traitement de longue durée par le CATAPRES, la fonction ou l'irrigation sanguine des organes vitaux, à savoir les reins, le foie et le cerveau, ne sont pas altérées.?8.212 L\u2019administration prolongée du CATAPRES n'\u2019entraîne pas de perturbations biochimiques ou hématologiques.*°.!!.1:13.14 Le CATAPRES produit une baisse de la pression sanguine tant en décubitus qu'en position verticale, assurant ainsi une maîtrise efficace de l'hypertension 24 heures sur 24.7:34:19.:17;13 ING L'HYPERTENSION «WE BUT PRINCIPAL DU TRAITEMENT, ES DE MENER UNE VIE PLUS AGRÉABLE QUA GE DB DIARRHEMPI\u2019IMPUISSAN DE FA ji 0 ; ba) .» \u20ac jo 0 J» he Cecil-Loeb Textbook of Medicit | \u201cNOUS SOMMES | CONVAINCUS DE |: L'INNOCUITE REMARQUABLE F1! DE L'EFFICACITÉ | PROLONGÉE DE LA CLONIDINE | (CATAPRES)* | \\ \\ y ATAPRE Se orhydrate de clonidine 4 INTIHYPERTENSEUR D'UNE CLASSE ENTIEREMENT (YJ OUVELLE, POSSEDANT UN MODE D'ACTION UNIQUE {GUIDE THERAPEUTIQUE TAPRES® chiorhydrate de clonidine position Jorhydrate de 2-(2,6-dichlorophénylamino)-2-imidazoline tions Ratapres s'est révélé efficace dans le traitement de tous les stades de l'hypertension.indications e connaît aucune contre-indication absolue au Catapres.en garde cas de cessation d'un traitement par le Catapres, pour quelque raison que ce soit, le sevrage doit se faire graduellement 4 plusieurs jours.On rapporte de rares cas de crises hypertensives de rebond à la suite d'un arrêt brusque du traitement à \u201ces doses.La réinstauration de la thérapie à la posologie antérieure met fin à ces poussées hypertensives; cependant, si un - Aitrôle plus rapide s'impose, des injections intra-veineuses lentes d'agents inhibiteurs, tels la phentolamine (5-10 mg à 5 minutes ; tervalle jusqu\u2019à une posologie totale de 30 mg) auront une action antinypertensive efficace.cautions @ patients présentant des antécédents de dépression doivent faire l\u2019objet d'une surveillance constante, car on a rapporté quelques d'épisodes dépressifs survenus chez des sujets prédisposés, à la suite d\u2019un traitement par le Catapres.me le retrait brusque du Catapres se traduit parfois par un surcroît de catécholamines en circulation libre, la prudence s'impose s le cas d'administration concomitante de médicaments affectant le métabolisme ou l'absorption tissulaire de ces amines @ inhibiteurs de la MAO et les antidépresseurs tricycliques respectivement).rares cas d'un syndrome du type Raynaud ont été signalés.Par conséquent, il s'agit d'être prudent chez les patients atteints Jia maladie de Raynaud ou de thrombo-angéite oblitérante.me c'est le cas de tous les médicaments principalement excrétés dans les urines, des doses plus faibles de Catapres se : Méleront souvent efficaces chez les patients souffrant d'une certaine insuffisance rénale.élBerver les précautions habituelles durant le premier trimestre de la grossesse.Les expériences effectuées chez des animaux Ent pas décelé d'effet nuisible sur le foetus.secondaires (8 effets secondaires les plus courants sont une légère sédation et de la sécheresse buccale en début de traitement.Ces \u2018igctions sont rarement sérieuses, elles sont souvent en rapport étroit avec la dose administrée et tendront à disparaître avec pmps.i rapporté quelques cas de rétention liquidienne et de gain pondérai en début de traitement.|| s'agit d'une réaction habituellement agère et l'administration concomitante d\u2019un diurétique aura raison de la rétention d'eau.res réactions médicamenteuses rapportées comprennent: vertiges, céphalées, agitation nocturne, nausées, euphorie, consti- , impuissance (rarement), et agitation de sevrage.Une pâleur faciale a parfois été rapportée après administration de fortes ptudes de la formule sanguine et des fonctions rénale et hépatique n\u2019ont révélé aucune réaction d'intoxication.Le traitement ngue durée ne révèle aucune réaction adverse sur les taux d'azote uréique, et chez les patients déjà atteints de dysfonction on n\u2019a pas constaté de détérioration du débit sanguin rénai, malgré une chute de la tension artérielle.plogle Ke d'attaque: 0.05-0.1 mg quatre fois par jour.La posologie peut être accrue à intervalles de 2 jours ou plus, jusqu'à obtention hiffres tensionnels désirés.Administré seul, la posologie d'entretien du Catapres se situe habituellement entre 0.2 et 1.2 War jour.La dernière dose de la journée devrait être administrée au coucher afin de maîtriser la tension artérielle pendant mmeil.atapres administré conjointement avec un diurétique atapres a été administré avec succès simultanément avec la chlorthalidone et les dérivés de la thiazide et de la furosémide.Wmprimé à 0,1 mg: Comprimé blanc, sécable, portant l'inscription D sur une face et la marque Boehringer Ingelheim sur l'autre.- Pmprimé à 0,2 mg: Comprimé orange, sécable, portant l'inscription 02Csur une face et la marque Boehringer Ingelheim sur l\u2019autre.«flacons de 50 et de 500.wT Eur des renseignements plus détaillés, veuillez consulter la monographie Catapres ou votre visiteur médical Boehringer Ingelheim.(LUS DE 500 ÉTUDES SUR LE CATAPRES INT DÉJÀ ÉTÉ PUBLIÉES DE PAR LE MONDE pllographie: | Cecil-Loeb Textbook of Medicine, Publié par P.B.Beeson and W.McDermott, W.B.Saunders Co., 13e édition, 1971, p.1061.Onesti, G.et colt, \u201cAntihypertensive Effect of Clonidine\u201d.Supplément It à Circulation Research, Vol.XXVIII et XXIX, mai 1971, pp.53-69.-Onesti, G.et coll, \u201cClonidine: A New Antihypertensive Agent\u201d, Am.J.Cardiology, 28:74-83, juillet 1971 - Muir, A.L.et coll, \"Circulatory Effects at Rest and Exercise of Clonidine, an Imidazoline Derivative with Hypotensive Properties\u2019, 5 The Lancet, le 26 juillet 1969, pp.181-185.- Smet, G.et coll, \u201cClinical Observations on a New Antihypertensive Drug, 2-(2,6-dichlorphenylamine) - 2 - imidazoline hydro- chloride\u2019, Am.Heart J., 77:473-478, avril 1969.E -Hoobler, S.W.et Sagastume, E., \u201cClonidine Hydrochloride in the Treatment of Hypertension\u201d, Am.J.Cardiology.28:67-73, juillet 1971 .Putzeys, M.R.et Hoobler, S.W., \u201cComparison of Clonidine and Methyldopa on Blood Pressure and Side Effects in Hypertensive Patients\u2019, Am.Heart J., 83:464-468, avril 1972.Parsons, W.B.et Morledge, J.H., \u201cAntihypertensive Effect of a New Imidazoline Compound (Clonidine) and Chlorthalidone, fl Individually and in Combination\u201d, Am.J.Cardiology, 26:258-261, sept.1970.Macdougall, A.l.et coll, \u201cTreatment of Hypertension with Clonidine\".Br.Medical J., 3:440-442, le 22 août 1970.ï .Raftos, J., \u201cThe Use of \u2018Catapres\u2019 in the Treatment of Severe Hypertension\u201d, Med.J.Australia, le 4 oct.1969, pp.684-687.-Mroczek, W.J., Leibel, B.A.et Finnerty, F.A., 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l\u2019antisepsie, où alors le chirurgien reçoit le juste châtiment que sa négligence et son impéritie méritent, dans le cours d\u2019une laparotomie même le plus régulièrement conduite, il existera toujours quelques issues qui échappent entièrement à notre contrôle et par où pénétreront les germes pathogènes.Jamais on ne referme un ventre laparotomisé sans que l\u2019on y renferme un plus ou moins grand nombre de microbes qui, s\u2019ils se trouvent dans des conditions favorables à leur développement, nous ménagent de bien désagréables surprises.C\u2019est une profonde erreur de croire que les mille précautions dont nous nous entourons, avant et pendant l\u2019opération, nous protègent entièrement contre l\u2019accès de ces germes malfaisants.Outre la souillure fortuite \u2014 toujours possible \u2014 qui aurait pu contaminer, à notre insu, une pièce de pansement, une ligature, un instrument, sommes-nous bien sûrs, par exemple, de l\u2019asepsie parfaite des mains de l\u2019opérateur et des assistants ?Vous connaissez les expériences de Furbringer et d\u2019autres à ce sujet, et vous savez combien il est difficile d'obtenir la pureté chirurgicale absolue des mains du chirurgien et du ventre de l\u2019opérée.Puis, l\u2019air ambiant, est-il toujours inoffensif ?Dans le début de l\u2019ère antiseptique, Lister n\u2019opérait jamais que dans un nuage de pulvérisations phéniquées afin de se prémunir contre les micro-organismes contenus dans l\u2019atmosphère.Il a depuis, il est vrai, abandonné cette pratique et il a peut- être raison.Cependant, laissez filtrer dans une chambre quelconque, un rayon de soleil et vous constaterez aisément que nous respirons, vivons et opérons littéralement dans un bain de poussières dont chaque atome est le véhicule de myriades de germes plus ou moins pathogènes qui pénétreront sans entraves dans l\u2019abdomen grand\u2019ouvert de l\u2019opérée.La bouche même de l\u2019opérateur peut dans certains cas jouer un rôle important dans l\u2019introduction des agents infectieux dans la cavité abdominale.Vous vous rappelez la série 1873 i PE a d\u2019expériences entreprises par Hubener à la Clinique de Mikulicz ?Sur une table qui devait figurer la table d\u2019opération, il disposait en forme de croix quatre boîtes de Pétri.L'auteur, placé à 50 centimètres environ de la boîte la plus rapprochée, a parlé, tantôt à voix \u2018basse, tantôt à voix ordinaire.Ces expériences ont montré que dans tous les cas et surtout quand on parlait à haute voix, des cultures se développaient dans les boîtes de Pétri et que ces cultures étaient particulièrement abondantes dans les boîtes les plus rapprochées de la bouche.Ces considérations démontrent que, quels que soient les moyens aseptiques ou antiseptiques auxquels on ait recours, des germes s\u2019insinueront infailliblement dans la cavité abdominale ouverte et, si la contamination produite par leur présence n\u2019est pas dans tous les cas suivie d\u2019accidents, c\u2019est que leur action est paralysée par les moyens de défense de l\u2019organisme, pourvu que celui-ci jouisse de son intégrité normale et que le nombre et la virulence de ces micro-organismes ne soient pas exagérés.De là la nécessité impérieuse d\u2019examiner et d'assurer les conditions de résistance de l\u2019opéré pour lui permettre de sortir victorieux de la lutte qu\u2019il aura à subir.De là, aussi, les appréhensions que fait toujours naître une opération pratiquée chez un malade dont l\u2019état de santé morale ou physique laisse plus ou moins à désirer, toutes choses égales d\u2019ailleurs.\u2026 Je crois plutôt que dans les premiers jours qui suivent l\u2019opération, l\u2019organisme momentanément sidéré par le traumatisme chirurgical, devient la proie des germes introduits ou même préexistants dans l'intimité de ses tissus, traduisant sa souffrance par une élévation de température.Seulement, la lutte tourne bientôt à son avantage; les germes sont mis hors de combat; la fièvre disparaît et tout rentre dans l\u2019ordre.En d\u2019autres termes, c\u2019est une infection autochtone, un commencement de septicémie que les moyens de défense dont est physiologiquement armé le corps humain font avorter.* * * IT.\u2014 Vous est-il déjà arrivé de perdre une opérée à la suite d\u2019hémorrhagie secondaire?Les deux tombes que voici réveillent sous ce rapport dans ma mémoire de bien cuisants souvenirs ! Jai lu souvent le récit d\u2019opérés ayant succombé à une hémorrhagie causée par le glissement d\u2019une ligature.La possibilité d\u2019un accident de ce genre me faisait sourire.Comment une telle bévue pouvait-elle être commise ?Ce n\u2019est certes pas à moi que pareille chose arriverait jamais ! Pour me servir du langage du petit catéchisme: je présumais de moi et je me préférais aux autres.L'expérience ménageait à mon orgueil un bien cruel châtiment ! Dans le mois de février 1899, j\u2019opérais une jeune femme de trente ans; simplement l\u2019ablation bilatérale des annexes.Ligature des pédicules au catgut, soigneusement appliquées.Peu de temps après le réveil anesthésique, l\u2019opérée présenta tous les signes d\u2019une hémorrhagie interne: face pâle, exsangue; pouls fréquent, filiforme.Malheureusement, certaines circonstances ne me permirent de me rendre auprès de la malade que plusieurs heures après le début des accidents.Je la conduisis rapidement sur la table d\u2019opération, je fis sauter les sutures; l'abdomen était rempli de sang et les deux ovariennes, toutes les deux, veuves de leurs ligatures, saignaient abondamment.Je les liai de nouveau, très 1874 fortement cette fois, ai-je besoin de le dire ?Je mis tout en œuvre pour ranimer la malade: infusion saline, injections sous-cutanées d\u2019éther et d'huile camphrée; bandages autour des membres et le reste, rien n\u2019y fit; elle mourut dans la nuit.Pourtant, j'avais, je vous l'assure, apporté le plus grand soin en pratiquant l'hémostase.Vous m\u2019accorderez, je l\u2019espère, assez d\u2019expérience et d'intelligence pour connaître à fond tous les détails techniques en pareille matière; quelle garantie ai-je contre la récidive d'un pareil accident dans l'avenir ?L\u2019an dernier.je fixais un rein droit mobile chez une femme de quarante ans.Elle repose à côté de celle dont je viens de vous rapporter l'histoire.Comme cette malade souffrait aussi de pelvi-péritonite, j'ouvris dans la même séance l'abdomen et détachai de nombreuses adhérences.Au réveil de l'anesthésie, tout allait bien et, à l'exception de quelque douleurs épigastriques immédiatement soulagées par l'application d\u2019un sinapisme, l\u2019après-midi se passa dans un calme parfait.Vers 8 heures du soir, le pouls devint subitement imperceptible.La malade se plaignait d\u2019une vive douleur dans le membre inférieur droit.Bientôt la face pâlit; soif ardente: agitation accompagnée de délire.Tous les efforts que nous fimes pour conjurer ces symp- tomes demeurérent stériles; vers la fin de la soirée, elle rendit le dernier soupir.Vous me demanderez peut-étre pourquoi, dans ce cas-ci, je ne me suis pas empressé de rouvrir I'abdomen ?Purement parce que je n\u2019étais pas entièrement convaincu qu\u2019il existât quelque part une hémorrhagie interne.Et si cette hémorrhagie existait, siégeait-elle dans le rein ou bien dans l\u2019abdomen ?D'ailleurs, je vous avouerai, sans que je puisse exactement définir ce que je veux dire, que l\u2019habitude extérieure de mon opérée ne ressemblait pas absolument à celle que l\u2019on observe ordinairement chez une malade en proie à une hémorragie.N'était-ce pas plutôt du choc opératoire ?J\u2019hésitais.Pris dans cette alternative, vous concevez combien est embarrassante la position du chirurgien.Si les symptômes sont attribués à l\u2019hémorrhagie alors qu'ils sont dûs au choc opératoire, la réouverture de l\u2019abdomen sera sûrement suivie d\u2019une terminaison fatale.Si, d\u2019un autre côté, en présence d\u2019une hémorrhagie que vous méprenez pour le choc opératoire, vous croyez devoir recourir au moyen héroïque et si efficace de la transfusion, vous tuerez la malade dont les artères sont ouvertes.Malgré la description du diagnostic différentiel de ces deux complications que nous lisons un peu partout, je vous affirme moi, que, dans certains cas, la situation du chirurgien est des plus perplexes, et le plus sage à mon avis, est de se retrancher dans une abstention, pénible il est vrai, mais qui a, au moins, le mérite de nous épargner le regret d\u2019avoir contribué à la catastrophe.* * * HI.\u2014 Continuons toujours notre lugubre promenade dans l'empire des morts.Ci-gisent les victimes de l\u2019hystérectomie vaginale et abdominale; onze cercueils ! Vous voudriez bien, j'imagine, que je vous dise le total des hystérectomies que j'ai pratiquées, afin de connaître le pourcentage de ma léthalité ?Je me garderai bien de me rendre à votre désir; les lois qui ont I'honneur de me régir accordent à tout sujet britannique le privilège de ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA «hol A 20 i A \u2014 Voici les Pussyfoots Savage! Beaucoup de mamans vous les demanderont.Les Pussyfoots Savage sont parmi les plus populaires chaussures au Canada pour les enfants commencant a marcher.Depuis plus de soixante ans, elles représentent le standard sur lequel sont jugées toutes les autres chaussures de ce genre.Leur bout mocassin arrondi assure au pied tout l'espace nécessaire pour sa croissance, Leur protection hygiénique est assurée, car les Pussyfoots sont Sanitized.Leur semelle antidérapante en cuir suédé ou en caoutchouc texturé, assure une sécurité accrue.Leur forme s'adapte étroitement mais doucement autour du talon et sur le cou-de-pied.Vous pouvez recommander les Pussyfoots Savage en toute confiance.re ae ee SAVAGE Savage Shoes Limited/Cambridge/ Ontario jamais s\u2019incriminer.Il sera d\u2019ailleurs bien plus intéressant pour vous d'ouvrir avec moi quelques-uns de ces tombeaux, pour prendre connaissance des circonstances qui ont fermé à jamais les yeux des trépassées qu\u2019ils renferment.Voyez-vous ce tertre\u2026 Il recouvre le corps d\u2019une jeune fille de 26 ans, opérée pour un fibrôme de l'utérus.Hystérectomie abdominale subtotale.Opération rapide et régulière, n\u2019offrant pas la moindre difficulté.Excellente santé antérieure.Morte le sixième jour, de septicémie, dont la cause est toujours restée inconnue.C\u2019est un des cas où tout faisait prévoir une convalescence sans entraves et où la fatalité est venue brutalement ravir toutes nos espérances.Voici maintenant une autre victime de l\u2019intoxication septique.Cette mort est un éclatant exemple de la justesse des considérations que je vous offrais tout à l\u2019heure, sur l'importance de l\u2019intégrité relative de l\u2019organisme chez une malade qui doit subir une opération grave.Cette femme, âgée de 42 ans, s\u2019est présentée à l\u2019hôpital, pour se faire débarrasser d\u2019une large tumeur fibreuse de l\u2019utérus.Des hémorrhagies successives l\u2019avaient profondément anémiée; la face était pâle; l\u2019examen hématologique indiquait deux millions et demi d\u2019hématites et 25% d\u2019hémoglobine.Je refusai d\u2019opérer avant que son état général fut devenu plus satisfaisant.Après plusieurs semaines d\u2019un régime fortifiant, aidé d\u2019un traitement reconstituant, jugeant les circonstances favorables malgré une anémie encore très accusée, je pratiquai l\u2019hystérectomie abdominale.Dès le lendemain de l'opération, le pouls devint fréquent, misérable; la température s\u2019éleva graduellement pour atteindre 105° le quatrième jour et la malade s\u2019éteignit, après avoir présenté tous les signes de la plus profonde intoxication septique.Morale : Chez les malades offrant une anémie telle que l\u2019on serait presque tenté de lui attribuer un caractère pernicieux, quelle que soit l\u2019apparence bénigne des symptômes subjectifs, refusez toute opération majeure sous peine a de courir à un désastre.Je vous présente ici un groupe composé de trois hysté- rectomisées qui, toutes les trois, ont choisi la même porte pour passer de vie à trépas.Toutes les trois ont également guéri de leur opération et, subitement, sans crier gare, elles ont été emportées par une embolie.Voici en deux mots leur histoire: No 1 \u2014 Catherine B., 49 ans.Fibrôme utérin.Hystérectomie abdominale.Opération facile, sans la moindre complication.Convalescence normale.Le neuvième jour, vers trois heures de l\u2019après-midi, elle devint subitement très pâle, paraissant menarée de syncope.Le pouls était fort.régulier, mais la respiration gênée, laborieuse.Elle se plaignit de vives douleurs sous-sternales, et vingt minutes après le début de ces symptômes, elle cessa de respirer.No 2 \u2014 Miss S., 40 ans.Hystérectomie pour fibrome.Tout se passa naturellement jusqu\u2019au treizième jour alors qu\u2019elle fut prise d\u2019une violente céphalagie.Le lendemain, profonde stupeur; hémiplégie du côté droit, déviation conjuguée des yeux; selles involontaires.Ces symptômes persistèrent une couple de jours et se terminèrent finalement par la mort.No 3 \u2014 Madame W., 44 ans.Fibrome.Hystérectomie abdominale.Le 26° jour, apparifion d\u2019une phlegmasia 1876 alba dolens du côté gauche.Cette complication suivit son cours ordinaire quand, au bout d'une couple de semaines, survinrent des troubles gastriques accompagnés d'\u2019urticaire.Des vomissements presque incoercibles tourmentèrent la malade pendant plusieurs jours.Après s'être calmés momentanément, ces vomissements reparurent avec plus d\u2019intensité que jamais et résistèrent à tous les anti-émétiques imaginables.Finalement, le lavage de l\u2019estomac apporta un soulagement considérable.Un matin, pendant que le lavage était pratiqué comme les jours précédents, la malade se rejeta subitement en arrière et, au bout de quelques secondes, elle était morte.Est-ce bien une embolie ici qui a causé la mort ?La phlébite préexistante rend cette supposition plus que plausible.Cependant, ne pourrions-nous pas incriminer le lavage de l\u2019estomac ?Par quel mécanisme ?Je l\u2019ignore, mais nous trouvons des faits de ce genre cités par quelques auteurs.Ainsi, Roux affirme avoir vu plusieurs fois des patients, atteints d'iléus, succomber immédiatement après un lavage d\u2019estomac, sans qu\u2019il y eut un accident quelconque.Il me semble que jai été, moi, témoin plus souvent qu\u2019à mon tour, d'accidents emboliques postopératoires.Ainsi, j'avais enlevé un jour un carcinome de la mamelle chez une femme âgée de 68 ans.Elle demeura plusieurs semaines dans mon service et se préparait finalement à le quitter, quand, en s\u2019éveillant un matin, elle fut subitement prise de suffocation, de raideur convulsive des membres, et mourut presque aussitôt sans que rien du côté du cœur put faire supposer que la mort fut d'origine cardiaque.L\u2019embolie est là conséquence d\u2019une thrombose, vous le savez tous.Or, la thrombose, suivie ou non d'embolie est plus commune qu\u2019on ne pense à la suite des opérations chirurgicales, surtout celles qui sont pratiquées dans la cavité pelvienne.C\u2019est parfois une simple phlébite aseptique, évoluant sans fièvre et due à une altération quelconque dans la composition du sang.La moindre cause aidant, les coagulations intra-vasculaires deviennent alors très faciles.La dilatation des veines, comme par exemple dans les tumeurs fibreuses de l\u2019utérus, l\u2019éraillement des parois des vaisseaux sanguins durant les manœuvres qu\u2019emploie le chirurgien pour énucléer la tumeur, la ligature, la piqûre des paquets vasculaires par l'aiguille, toutes ces lésions traumatiques sont susceptibles d\u2019agir comme cause provocatrice de la thrombose.Mais, dans la grande majorité des cas, c'est l'infection qui est le plus puissant facteur des coagulations vasculaires.Malgré toutes les précautions prises, comme je l\u2019ai déjà dit, l\u2019asepsie ne saurait être parfaite; un fil peut s\u2019infecter: l'infection peut venir du voisinage, de l'intestin, par exemple.Or, qu\u2019une veine soit tiraillée, lésée, éraillée, aussitôt elle se trouve en état d\u2019infériorité au point de vue de l\u2019envahissement des agents pathogènes; l'infection, quoique réduite au minimum, peut néanmoins aboutir à la formation d\u2019un thrombus.Qu'une partie du caillot se détache et soit entraîné par le courant circulatoire, il ira se loger dans une bifurcation de l'artère pulmonaire et produira la mort subite par embolie.Mais, dans l\u2019absence de cette complication, la thrombose peut néanmoins exister et constituer une menace perpétuelle de ce redoutable accident.L'UNION MEDICALE DU CANADA pe ye i Hid it i oe ei gsi kdl Li Gi {aid it Le i 7 à A i: 5 & a if i | $ ® fi i i : i | 3 bh | ge i ji! = se | Rory a = Jha: = 5 I RE i re d iH, i \" s gi i [ith hi qe fi I almane A Ë id ii | ; ul i | 4 ! | | LS LR fre $, ¥ aise ss prie I A al RS on | 5 ces ia i] LIT i ab 5 50 ÿ nre,.c and diff ath ï rh Fe a RL i j pl ti Atle i HM oe A i I Im 1 i, 9 Ii 5 Bly ps Ga | = + vi sph on ÿ Su © ont it dis ce i anne cu £ i ez le hr f ll Es soi nd LY.33 a file wceig ico de su ta i Le re: oh i sd pu er 1 Li ! ec 55 in HET A [ot À la (6 His) débiles af éviter 7 ts a 4 n SELS es-patien i rie] CH it va 4 hepatig N il qu | i TRY ORT TINY Hy y x fl 3 A ue À 3 He HE 5 i i KE A bi a ' ' we | vu {i 1 Ll THT ER i it ih RA 4 ?y 8 ut A HI hi HAbER ih .\u2014 Vous voyez ici dans un coin, toujours dans le même enclos, quatre tombes portant la même inscription: « Hystérectomies vaginales».Toutes les quatre ont été opérées pour un cancer de l\u2019utérus.Trois sont mortes de septicémie entre le troisième et le sixième jour.Chez la quatrième, il est survenu un accident opératoire dont je vous demanderai la permission de vous dire un mot.Les tissus péri-cervicaux étaient infiltrés, sclérosés.Malgré tout le soin que j\u2019apportai à pratiquer le détachement du col, dans le premier temps de l\u2019opération, je blessai malheureusement la vessie à laquelle je fis une entaille telle, que je dus, séance tenante, abandonner la voie vaginale, ouvrir l\u2019abdomen et aller réparer à ciel ouvert les torts dont je m\u2019étais rendu coupable.Tout se passa à merveille durant les deux premiers jours qui suivirent l\u2019opération; mes sutures vésicales tinrent bon ainsi que le démontra la quantité d\u2019urine recueillie par un catheter que j'avais laissé à demeure.Mais, le soir du troisième jour, la température s\u2019éleva, le pouls augmenta de fréquence et la malade mourut dans la soirée, avec tous les symptômes d\u2019une violente septicémie.Or, à la même époqne, il passa sur presque toutes les salles de l\u2019hôpital, un véritable orage d\u2019infection, causé par un cas de septicémie puerpérale venu de la Maternité et admis par erreur chez nous.Deux autres malades moururent dans la même semaine de septicémie à la suite d\u2019opérations insignifiantes, une, après ane simple amputation du col, et une autre trois jours après une hystéropexie pratiquée par mon assistant.Ce dernier, quelques jours plus tard, portait l'infection en ville chez une de ses accouchées qui faillit en mourir.\u2026 TV \u2014 Arrêtons-nous un instant sur le bord de cette fosse solitaire, dissimulée dans l\u2019ombre, comme si elle craignait, par son aspect, de raviver l\u2019humiliation de celui qui l\u2019a causée.Il y a quelques années, une jeune femme se présentait à mon bureau pour me consulter au sujet d\u2019une fistule fécale située vers le milieu de l\u2019abdomen entre l\u2019ombilic et le pubis.Elle avait été opérée quelques semaines auparavant par un chirurgien de la ville pour une affection de la cavité pelvienne.On lui avait ouvert le ventre, mais la plaie ne s\u2019était jamais cicatrisée et, depuis quelque temps, des matières fécales s\u2019échappaient abondamment par l\u2019angle inférieur de l\u2019incision.Les sensations particulières dont elle se plaignait du côté du rectum firent diriger mon exploration dans cette région.En introduisant le doigt dans l\u2019anus, je sentis un corps étranger, mollasse, sur lequel j'exerçai immétiatement quelques tractions.Comme le prestidigitateur qui retire de sa bouche des aunes de ruban dont on ne soupçonnait pas la présence, je fis graduellement l\u2019extraction d\u2019un pouce, deux pouces, six pouces, huit pouces d\u2019un corps étranger, mou, flexible, couvert de matières fécales.C\u2019était une compresse de gaze, oubliée dans l\u2019abdomen par le chirurgien qui avait pratiqué l\u2019opération.J\u2019opérai la fistule qui guérit parfaitement, et je ne pus me défendre d\u2019un haussement d\u2019épaule surmonté d\u2019un sourire de pitié, en songeant à mon confrère qui s\u2019était rendu coupable d\u2019une pareille maladresse.Ah! bien non, ce n\u2019est pas à moi que semblable aventure arriverait jamais ! Favais oublié que, scandalisé un jour en songeant à .l'impéritie de ceux qui oubliaient de serrer suffisamment leurs ligatures, je m\u2019étais déjà orgueilleusement livré à des réflexions de ce genre.1878 Quelque temps plus tard, j'enlevais à une jeune femme un utérus renfermant un énorme fibrome.Le soir de l\u2019opération, l'infirmière en chef m\u2019annonça, tout effarée, que, sur les douze compresses dont nous nous étions servi, elle n'en retrouvait plus que onze.Le lendemain, je fis adroitement comprendre à mon opérée qu'il fallait lui administrer de nouveau l\u2019anesthésie, pour lui enlever certaines sutures.Je rouvris l'abdomen et retrouvai sans peine la compresse égarée.Généralement, quand je ferme l'abdomen à la fin d'une laparotomie, je protège les anses intestinales par une compresse dont l'extrémité inférieure dépasse l'angle de l'incision et repose sur la paroi de l\u2019abdomen.L'\u2019ayant sans cesse sous les yeux, je la retire, avant de faire les derniers points de suture.Dans ce cas-ci, à cause du volume de la tumeur, j'avais dû pratiquer une très longue incision et la compresse, trop courte, était enfouie tout entière dans la cavité abdominale.Je menai rapidement une suture entortillée sur les bords du péritoine soulevés par mon assistant et, par la plus coupable distraction, nous avions tous les deux oublié cette serviette, plus ou moins indispensable.La «nurse » en charge était également en faute; elle aurait dû attirer notre attention sur cet accident, même si elle n'avait pas entendu retentir cette question que je manque rarement de poser avant la fermeture de l'abdomen : « Avez-vous toutes vos compresses ?» Bref, l\u2019opérée ne s\u2019en porta pas plus mal et elle en a été quitte pour une anesthésie supplémentaire absolument inutile.Si, au moins, j'avais guéri de ma maladresse aussi bien que ma malade de sa tumeur! Mais, pas du tout; vous allez voir.L'an dernier, jopérais, dans une petite ville située dans les environs d\u2019Ottawa, une femme atteinte d\u2019obstruction intestinale causée par des brides dues à une péritonite tuberculeuse.À mon domicile, surtout dans la campagne, je redoute toujours une contamination possible de la part des aides, souvent absolument inexpérimentés, que j'ai à ma disposition.Aussi, je cherche autant que possible à tout faire moi-même: l'hémostase, le maniement des ligatures, des éponges, des compresses.Vous avouerez que c\u2019est beaucoup, peut-être trop, pour un seul homme, surtout quand cet homme est un chirurgien, l\u2019esprit tendu absorbé par les détails d\u2019une opération difficile et délicate.Quelques jours après l\u2019opération le confrère qui m'avait appelé en consultation m\u2019annonça par le téléphone que la malade avait de la fièvre, qu\u2019elle se plaignait de douleur dans le côté droit de l'abdomen où il croyait sentir une masse rénitente, douloureuse.C\u2019est un abcès qui se forme, lui répondis-je; appliquez des fomentations chaudes, et incisez quand vous sentirez de la fluctuation.C'est ce qu'il fit, et l\u2019ouverture de la collection donna issue à une large quantité de pus fétide.Singulier abcès ! pensais-je en moi-même; d\u2019où cela peut-il venir ?Deux semaines plus tard, nouveau message.L\u2019abcès ne tarissait pas, la suppuration était toujours abondante.Je fis alors un diagnostic renversant, \u2014 accordez-moi au moins ce mérite.Il y a certainement un corps étranger au fond de cette affaire; une compresse peut-être.L'UNION MÉDICALE DU CANADA = RT PSS i if ! Hi l Ê S1 ti t i a mi ; fi fie Hi Wh hi 11 1 \u201cwy / 10) 28.6 vie ks \u20ac a si 14 fit D \u2018 20 Hy > rame i | - & pe à if 0 aR y / +i fi > IH | ' l fr 1 fi ! - + 2 it i oe YIP IPP\u201d | | ez, i * Gr - \u2026n i AH = 7, IIS L rin ii 4 + Gi EL ES it io i ALF # If Qu fn Ë in jit \u2018es i ii hy J vu | Our, ih R apres i h 0124 ii 1 0 7] BL WL yr LASIX satisfait à trois conditions essentielles au traitement à long terme LASIX dont l\u2019action dans le néphron est unique, rend habituellement l\u2019urinesotonique ou hypotonique, alors qu'elle est nettement hypertonique avec les thiazides * L'urine est ainsi plus normale et l'équilibre électrolytique n'est àpeu près pas modifié, ce qui est d'une mpor- tance primordiale dans le traitement à long terme.\"Goodman, LS.et Gilman.A (eds) The Pharmacological Basis of Therapeutics 4iéme ed .New York Macmillan Co.1970.p: 861 LASIX dont la posologie se règle aisément selon les besoins de chaque patient, maintient le poids normal sans œdème de façon sûre et avec régularité, un autre point d'importance vitale dans le traitement à long terme.Une faible dose prise une fois par jour suffit Lasix pour le (raitemen a long [erme habituellement pour le traitement d'entretien des malades souffrant d\u2018œdème bénin LASIX dont l\u2019action est rapide et relativement de courte durée est très commode pour le patient, considération d'importance dans le traitement à long terme.L'amétioration clinique est prompte et notable La diurèse se termine en général en moins de six heures, de sorte qu'on peut calculer et adopter le régime posologique qui n'interrompt pas les activités journalières ni le sommeil! durant la nuit Efficacité thérapeutique.Réaction prévisible proportionnelle à la dose.Souplesse posologique.Commodité pour le patient.Sécurité.Tous ces avantages font de LASIX le diurétique de choix pour le traitement à long terme NOUVEAUX COMPRIMÉS LASIX de 20 mg Les nouveaux comprimés LASIX de 20 mg assurent une plus grande souplesse posologique et permettent de régler avec plus de précision la dose nécessaire au traitement d'entretien qui doit se prolonger.Lasix jour après jour MEMBRE B Reg.Hoechst TM 1157-7094 F HOECHST Hoechst Pharmaceuticals Division de Hoechst du Canada Ltée Montréal u © Lasix jour après jour Composition: Chaque comprimé contient 40 mg ou 20 mg de furosémide.Chaque ampoule de 2 mi contient 20 mg de furosémide; chaque ampoule de 4 mi contient 40 mg.Indications \u2014 Oral: Hypertension légère ou modérée, et avec d'autres hypotenseurs dans les cas sévères.Odème lie à l'insuffisance cardiaque, à la cirrhose du foie, à la néphrose et à la néphrite chronique, ainsi que tout autre était œdé- mateux, e.g., la tension prémenstruelle.Parentéral: Cedéme pulmonaire aigu et œdème sévère d'origine cardiaque, hépatique ou rénale.Contre-indications: Arrêt complet\u2019de la fonction rénale.Discontinuer si l'azotémie augmente et s'il se produit de l'oligurie au cours du traitement d'une néphropathie progressive sévère.En présence de coma hépatique et de déplétion électrolytique, n'instaurer le traitement que lorsque l'état du malade a été amélioré ou corrigé.Ne pas administrer par voie parentérale aux enfants, jusqu\u2019à ce qu'on ait accumulé plus d'expérience.Avertissements: On a rapporté que les diurétiques sulfami- dés diminuaient la capacité des artères à réagir aux amines hypertensives et augmentaient l'effet de la tubocurarine.Administrer avec prudence le curare ou ses dérivés pendant un traitement avec Lasix.Interrompre une semaine avant toute chirurgie élective.Des cas de surdité et de bourdonnements d'oreilles réversibles ont été rapportés lorsque La- six Parentéral a été administré à des doses dépassant plusieurs fois la dose thérapeutique habituelle de 20 à 40 mg.Une surdité passagère est plus probable chez les malades dont la fonction rénale est gravement atteinte et chez ceux qui reçoivent des médicaments déjà connus pour leurs propriétés d'otoxiques.Précautions: L'injection i.v.doit se faire lentement [1 à 2 minutes].L'apport en sodium ne doit pas être moins de 3g/jour.Donner un supplément de potassium lorsque des doses élevées sont utilisées pour des périodes prolongées.Porter une attention particulière aux niveaux potassiques avec des glucosides de la digitale, des stéroi- des susceptibles de produire une déplétion potassique ou lorsqu'il y a risque de coma hépatique.Un supplément de potassium, une diminution de la dose ou l'interruption du traitement peuvent être nécessaires.Ajouter un antagoniste de l'aldostérone dans la cirrhose avec ascite.Les études de la reproduction animale n\u2019ont pas révélé d'anomalies foéta- les provoquées par le médicament.Cependant, Lasix a été très peu employé dans la grossesse: comme tout nouveau médicament, l'administrer durant cette période seulement lorsque essentiel.Vérifier le glucose sanguin et urinaire car on a observé des diminutions de la tolérance aux glucides.Vérifier la calcémie car on a rapporté de rares cas de tétanie.L'administration de Lasix et de doses élevées de salicylates peut provoquer une toxicité aux salicylates à des doses inférieures.Réactions secondaires: Comme avec tout diurétique efficace, la déplétion électrolytique peut survenir, surtout avec des doses élevées et un régime hyposodé.Symptômes de déplétion électrolytique: faiblesse, étourdissements, léthargie, crampes dans les jambes, anorexie, vomissements ou confusion mentale.Vérifier les électrolytes sériques, surtout le potassium, aux doses élevées.Chez les hypertendus, réduire la dose des autres hypotenseurs car Lasix augmente leur effet.L'hyperuricémie asymptomatique peut survenir, rarement avec goutte.Des élévations passagères de l'urée sanguine sont possibles surtout durant l\u2019insuffisance rénale.Pourront aussi survenir: Jdermatite, prurit, paresthésie, vision brouillée.hypotension orthostatique, nausées, vomissements, diarrhée.On a observé de l'anémie, leucopénie, et thrombocytopénie [avec purpura] et de rares cas d\u2019agranulocytose.Pourront aussi survenir: faiblesse, lassitude, étourdissements, crampes musculaires, soif, transpiration accrue, spasme de la vessie et symptômes de pollakiurie.Surdosage: Symptômes: Déshydratation et déplétion électrolytique.Traitement.Discontinuer la médication et rétablir l'équilibre hydrique et électrolytique.Posologie et administration \u2014Oral: Hypertension: La dose habituelle est de 40 à 80 mg par jour.Adapter la posologie et ajuster celle des hypotenseurs concomitants.Oedème: La dose initiale habituelle est de 40 à 80 mg.Ajuster selon la réaction.Si la diurèse ne s\u2019est pas produite après 6 heures, augmenter les doses suivantes de 40 mg, à toutes les 6 heures, au besoin.Ensuite, la dose efficace peut être répétée de 1 à 3 fois par jour.Ne pas dépasser 200 mg/jour.Adapter la dose d'entretien aux besoins de chaque malade.Un programme posologique intermittent de 2 à 4 jours consécutifs par semaine peut être utilisé.Pour des doses dépassant 120 mg/jour, on conseille des observations cliniques et biochimiques.Parentéral: La dose habituelle est de 20 à 40 mg en une seule injection, par voie i.m.ou i.v.L'injection i.v.devrait être effectuée lentement [1 à 2 minutes].D'ordinaire, il s'ensuit une diurèse rapide.Si la diurèse n'est pas satisfaisante, augmenter les doses suivantes de 20 mg à la fois, à 2 heures d'intervalle jusqu'à l'obtention de la diurèse voulue.On recommande une dose quotidienne maximum de 100 mg.Oedème pulmonaire aigu.Injecter immédiatement 40 mg lentement par voie i.v.Faire suivre par 40 mg 1 h à 1% h plus tard.Usage en pédiatrie: Instituer Lasix par voie orale sous étroite surveillance en milieu hospitalier.La dose orale est de 0.5 à 1 mg/kg par prise.La dose quotidienne ne devra pas excéder 2 mg/kg en doses divisées.Chez les nouveau-nés et les prématurés, la dose quotidienne ne devra pas dépasser 1 mg/kg.Porter une attention particulière à la kaliémie.Ne pas utiliser chez les nouveau-nés souffrant d'ictère ou de maladies pouvant causer de l\u2019hyperbilirubinémie et possiblement de l\u2019ictère nucléaire.Présentation: Comprimés [Code DLI] à 40 mg, jaunes, ronds, sécables, en flacons de 50 et 500.Comprimés [Code DLF] à 20 mg, blanès, ronds, en flacons de 30.Ampoules ambrées de 2 ml en boîtes de 5 et 50, 4 mi en boîtes de 50.Renseignements complets sur demande.HOECHST Hoechst Pharmaceuticals.Division de Hoechst du Canada Ltée, Montréal 1168/7084/F Reg Hoechst TM Je fis venir la malade à Ottawa.J\u2019incisai la bosse que je sentis parfaitement et retirai, une compresse, toute pelotonnée, blottie, au milieu d\u2019une cavité baignée d\u2019un pus fétide, dans la région de l\u2019appendice.Quelques jours après, la malade retournait chez elle, parfaitement guérie.Comme la plus grande magnanimité a toujours été un des côtés remarquables de mon caractère, je ne réclamai, au grand ébahissement du mari, aucun honoraire pour cette seconde et brillante opération.Mais tant va la cruche à l\u2019eau qu\u2019à la fin elle se casse.Femme de 40 ans; jaunisse; douleur, et tumeur mal limitée, peu volumineuse, située entre l\u2019épigastre et la région de la vésicule biliaire.Calcul dans le cholédoque probablement.J\u2019ouvre l\u2019abdomen et je trouve un néoplasme cancéreux de la tête du pancréas que naturellement je laisse en place.Mais la vésicule est largement distendue par la bile, vraisemblablement infectée; je fais une cholécystotomie.Après la fermeture de l'abdomen, la «nurse» m\u2019annonce qu'il lui manque une compresse qu\u2019elle pense être restée dans le ventre de l\u2019opérée.Je refuse d\u2019y croire et je l\u2019assure qu\u2019en cherchant bien, elle la retrouvera quelque part.Seulement, au bout de deux jours l\u2019état de ma malade m\u2019inspira des craintes telles, que je me décidai à rouvrir le ventre.Je cherchai longtemps la malheureuse compresse, dirigeant naturellement mes investigations vers la partie supérieure de l\u2019abdomen.Je ne trouvai rien.À la fin, je plongeai la main dans la cavité du bassin et là, coiffant l\u2019utérus, je trouvai le corps du délit, déjà en train de contracter des adhérences avec les tissus voisins.La malade mourut, deux jours après, de septicémie\u2026 \u2026 Si je vous ai fait la relation de ces méprises, ce n\u2019est certainement pas, vous me croirez sans peine, dans l\u2019intention d\u2019en tirer vanité.Mais, l'Évangile nous l\u2019assure, « Omnis homo mendes », tout homme se trompe, et personne, que je sache, ne peut se flatter de pouvoir toujours réussir à se soustraire à cet axiôme qui menace tous les mortels et, il pourrait se faire que ce fut un jour au tour de quelqu\u2019un d\u2019entre vous de se trouver placé dans des circonstances analogues; or, il suffit souvent de signaler un écueil pour multiplier les chances de l\u2019éviter.Oublier une éponge, un instrument, une pièce de pansement dans l\u2019abdomen d\u2019une laparotomisée, est un accident apparemment si bête, qu\u2019il paraît inconcevable qu\u2019il puisse survenir dans la pratique d\u2019un chirurgien tant soit peu attentif.Pourtant, les relations de faits de ce genre fourmillent dans la littérature médicale.\u2026 V.\u2014 Maintenant, si vous le voulez bien, prenons cette allée à droite et inclinons-nous en passant sur la tombe de ces deux pauvres vieilles, mortes à la suite d\u2019opération pour hernie ventrale.Toutes les deux ont succombé à des accidents analogues: fistules au niveau de l\u2019intestin grêle.Chez la première, affligée depuis huit ans d\u2019une énorme hernie survenue après une laparotomie, je trouvai les anses intestinales adhérentes et extrêmement fragiles.Malgré la prudence que j'apportai à détacher ces adhérences, l\u2019intestin se déchira en plusieurs endroits.J\u2019appliquai des sutures partout, mais, quelques jours après l\u2019opération, des trajets fistuleux s\u2019établirent, les matières contenues dans le petit intestin s\u2019écoulèrent continuellement et la malade mourut d\u2019épuisement.1881 Chez la seconde malade, l\u2019opération n\u2019avait pas été si laborieuse; aussi, je me demande encore quelle a bien pu être la cause de la fistule intestinale, laquelle fut suivie du même désastreux résultat.* * * VI.\u2014 Mais, que signifient cette multitude de croix ! ces rangées de cercueils et de pierres tombales ?Sommes-nous donc dans les catacombes ou dans une nécropole égyptienne, ou plutôt, transportés déjà dans la vallée de Josaphat où l\u2019on nous promet que le Souverain Juge viendra, au son de la trompette démasquer enfin les hypocrisies humaines ?Non; c\u2019est le caveau où dorment de leur dernier sommeil les malheureux qui, atteints d\u2019appendicite ou d\u2019obstruction intestinale, ont passé, malgré ou à cause de l\u2019intervention, de la table d\u2019opération au tombeau.Treize obstructions intestinales; dix appendicites; vingt-trois victimes! Je m\u2019étais bien promis de ne pas divulguer mes statistiques mortuaires, mais je me risque, en me recommandant à votre clémence.Sur 1000 opérations chirurgicales, j'ai eu 59 morts: disons 60 en chiffres ronds; du reste, rien ne m\u2019assure que quelques blessés ne sont pas allés mourir ailleurs à mon insu.Or, sur ces 60 morts, 13 ont succombé à la suite d\u2019occlusion intestinale, c\u2019est-à-dire, près de 22% ! \u2026 Et si je mettais maintenant en regard de ce pourcentage, le chiffre total de ceux que j'ai opérés pour cette redoutable maladie, le petit nombre de ceux qui restent vous ferait frémir ! Aussi, je considère l\u2019obstruction intestinale aiguë comme le plus formidable accident que le chirurgien puisse rencontrer sur son chemin et les résultats de l'intervention par le bistouri dans les cas de ce genre constituent entre les mains de tous une véritable opprobe pour la chirurgie.Pourquoi ?\u2026 Parce que, quelle que soit la cause qui produise l\u2019obstruction, l\u2019opération est toujours pratiquée trop tard.Il est vraiment étonnant de constater parfois l\u2019étendue et la gravité des dégâts que nous rencontrons déjà à l'ouverture de l\u2019abdomen, malgré la bénignité relative des symptômes subjectifs éprouvés par le malade, il m'est arrivé plusieurs fois de trouver l'intestin perforé et une quantité considérable de matières fécales épanchées dans la cavité abdominale, chez des opérés qui paraissaient, avant l\u2019opération, dans des conditions générales comparativement satisfaisantes.Aussi, s\u2019il m'était permis de vous donner un avis, je vous dirais : dans toute obstruction intestinale aiguë, ne vous attardez jamais dans l\u2019espérance illusoire d\u2019une débâcle spontanée ou dans la recherche d\u2019un diagnostic étiologique que vous ferez bien plus sûrement, quand vous aurez les lésions sous les yeux; mais ouvrez de suite l\u2019abdomen; quatre jours, trois jours après le début des accidents, rengainez votre couteau ou bien attendez-vous à un échec.Ici, nous sommes en pays de connaissance; c\u2019est la partie du caveau réservée à ceux qui sont morts à la suite d\u2019appendicectomie.Il y en a dix.C\u2019est beaucoup peut- être, mais relativement peu, si l\u2019on prend en considération le nombre considérable d'appendicites que j'ai opérées.\u2026 J'ai gardé pour la dernière, l\u2019histoire de cette petite tombe d'enfant, toute humide encore des larmes de la pauvre mère.Je l\u2019aimais moi-même tendrement ce char- 1882 Pour éviter que l\u2019hypc- kaliémie ne s\u2019installe insidieusement Slow-K \u201c\u2026 la seule forme satisfaisante de kalithérapie orale.'\u2019* e Les dragées SLOW-K sont enrobées de sucre et agréables au goût e Pas d'enrobage kératinisé e SLOW-K renferme l'ion CI\u201d, le sel physiologique qui convient e La libération graduelle de la substance active facilite son absorption continue et son utilisation maximale par l'organisme e Les dragées SLOW-K sont économiques INDICATIONS\u2014Tous les états où un supplément de potassium s'avère nécessaire et surtout durant le traitement prolongé ou intensif aux diurétiques.La fuite potassique présente un danger particulier chez les malades souffrant de cirrhose hépatique grave ou de néphropathie chronique, chez les patients atteints d'œdème grave (surtout dans les cas où la diurèse est abondante).chez les patients soumis à un régime désodé ainsi que chez les patients digitalisés puisqu'une carence en potassium rend le myocarde plus sensible à l'action toxique de la digitale Le champ des indications de Slow-K peut donc se resumer comme suit Supplément aux diurétiques Alcalose hypochlorémique Stéarrhées Syndrome de Cushing Diarrhée chronique Traitement aux stéroides lléte régionale Cirrhose hépatique lléostome Affections caractérisées par Néoplasmes ou obstructions des vomissements persistants gastro intestinates ou de la diarrhée Colite ulcéreuse Traitement à la digitale POSOLOGIE\u2014La dose esta établir ind viduellement.suivanties besoins.Lorsque le médicament est administré comme supplément de potassium durant le traitement aux diurétiques.une dragée Slow-K par comprimé de diurétique est habituellement suffisante.mais ON peut augmenter cette proportion, si besoin est En règle générale, une dose vanant entre 2 et 6 dragées Slow-K (environ 16 à 48 mEqK * ) par jour ou tous les deux jours procure un supplément de potassium suffisant dans la plupart des cas Administrer de préférence après les repas MISE EN GARDE\u2014I! existe une corrélation probable entre l'emploi de comprimés enrobés contenant des sels de potassium, avec ou sans diurétiques thrazidiques, et l'incidence d'ulcération grave de l'intestin grêle Ces préparations ne doivent être employées que s'il n'est pas possible de suppleer convenablement au régime alimentare.il faut en cesser l'emploi dès qu'apparaissent des douleurs abdominales, une distension abdominale.des nausées, des vomissements ou des hémorragies gastro -ntestinales EFFET SECONDAIRE\u2014 Jusqu'à présent, on n\u2019a signalé que trois cas d'uicération intestinale, dont l'un d'étiologie douteuse PRÉCAUTIONS À PRENDRE\u2014 Administrer avec prudence aux patients aîtemnts d'insuffisance renale grave.afin d'éviter une hyperkaliérme possible Slow-K doit également être prescrit avec circonspection dans les états liés à UN bloc cardiaque, une augmentation du taux de potassium sérique etant susceptible d'aggraver ce blocage CONTRE-INDICATIONS\u2014 Troubles de la fonction rénale se manifestant par de l'ohgurie ou de l'azotémie.maladie d'Addison non traitée, myotonie congenttale.hypersurrénalsme hé à un syndrome genito-surrenal, déshydratation aque, crampes de chaleur et hyperkalierme d'étiologies diverses PRÉSENTATION\u2014Dragées (orange pâle) dosées a 600 mg de chlorure de potassium integrés dans un noyau de cire inerte.à libération lente flacons de 100, 1000 et 5000 BIBLIOGRAPHIE: .O'Driscoll, B.J Potassium Chloride with diuretics, Br.Med J 1:348, 1966 Potassium deficiency in ambulant patents, Br.Med.J I! 191, 1967.Wilson, G M Dwretics, Practitioner 200 39, 1968 Hinman, EJ Potassium supplements and diuretics, Md State Med.J.11142, 1962 Milne, MD Potassium, Gen Pract 54,1968 s se n C1 BA DORVAL, QUÉBEC if id n TTR 12 58TS te \u201cLes drag Avant que votre patient ne soit entraîné vers un déficit potassique ées Slow-K (chlorure de potassium) constituent la seule forme satisfaisante de kalithérapie orale.\u201d Les patients suivant un traitement diurétique au long cours sont le plus exposés \u201cL\u2019hypokaliémie est une complication notoire d\u2019un grand nombre d\u2019affections médicales et chirurgicales, mais elle peut aussi évoluer insidieusement chez les malades sur pied et atteindre un sérieux degré de gravité avant de pouvoir être diagnostiquée.'\u201d Faute d'un traitement approprié, un déficit chronique du potassium intracellulaire peut à la longue entraîner une dégénérescence des tubules rénaux et du myocarde en même temps que des troubles neuro-musculaires.C-3003 \u201cLa fuite excessive de potassium est une complication fréquente survenant à la suite de l'administration de certains diurétiques et plus particulièrement les benzo- thiodiazines, le furosémide et l\u2019acide éthacrynique.\u201d* \u2018Chaque médecin devrait envisager sérieusement l'emploi d'un supplément de potassium chez les patients soumis à un traitement prolongé aux diurétiques.\u201c C1 BA DORVAL, QUÉBEC \u201cEn règle générale, la façon la meilleure et la plus sûre de prescrire le potassium est de donner un comprimé connu sous le nom de SLOW-K .C\u2019est je pense, de l'avis de la plupart, la forme d'administration la plus satisfaisante et la Moins toxique.Les dragées sont agréables au goût et ne causent pas d'irritation gastrique ni d\u2019ulcération de l'intestin grêle\u201d, du fait de leur mécanisme à libération lente.Les dragées SLOW-K contiennent du chlorure de potassium, le sel qu'il faut.Informations et posologie à la page 1493 mant petit homme de 12 ans.Aussi, ce fut avec une véritable angoisse, qu\u2019appelé un jour pour lui donner mes soins, je constatai qu\u2019il était atteint d\u2019appendicite aiguë.Je m\u2019empresse de vous déclarer que je me suis rangé, depuis longtemps, au nombre des chirurgiens qui sont intimement convaincus que l\u2019appendicite doit être considérée comme une infection essentiellement du ressort de la chirurgie et que, par conséquent, dans presque tous les cas, on doit avoir recours à l\u2019opération, pourvu que l\u2019on soit appelé dès les premiers jours de la maladie.Je sais bien qu\u2019un grand nombre d\u2019appendicites peuvent se terminer spontanément par la guérison et avec le seul secours d\u2019un traitement médical, mais, à quels signes reconnaître au début les cas qui devront suivre cette marche favorable ?Les cas qui devront demeurer bénins et ceux qui doivent aboutir à une péritonite mortelle débutent souvent avec les mêmes allures.Si vous vous retranchez derrière une expectation armée et que vous attendiez témérairement la lutte, je vous plains: l\u2019avenir vous ménagera de bien douloureuses surprises ! Cherchez plutôt votre salut dans la fuite; enlevez sans tarder pendant qu\u2019il en est temps le corps du délit, refusez le combat; c\u2019est plus lâche peut-être mais plus sûr, croyez-moi.Cependant, te simple mot « d'opération » retentit toujours d\u2019une manière formidable aux oreilles du malade et de son entourage, et le chirurgien est toujours inondé de torrents de remerciements et de reconnaissance, quand il déclare que l\u2019opération n\u2019est pas nécessaire.= Je reconnais, à ce sujet, les sentiments de terreur qui animaient mon petit malade ainsi que ses parents; la maladie, d\u2019ailleurs, s\u2019annonçait avec des symptômes mitigés: peu de fièvre, douleurs modérées, état général satisfaisant.Bref, je résolus de risquer l\u2019expectation; pour une fois, je n'aurais sûrement pas lieu de m\u2019en repentir.Pendant toute une semaine, les choses allèrent à merveille et je me félicitais d\u2019avoir pu me rendre si agréable a toute la famille, quand, le soir du huitième jour, j'appris par le téléphone que la température marquait 103°; que le petit malade vomissait et était en proie à la plus grande détresse.J\u2019accourus et me trouvai en présence de tous les symptômes d\u2019une péritonite généralisée ! Le malade fut transporté à l\u2019hôpital et l\u2019opération pratiquée le plus tôt possible.Toute la cavité abdominale était remplie de pus fétide.L\u2019appendice, ni gangrené, ni perforé, était adhérent du côté du bassin.Résection et drainage.Mort au bout de quelques heures.Cette amère leçon ne sortira jamais de ma mémoire.Que les interventionnistes et les non interventionnistes continuent, s\u2019ils le veulent, à chercher la solution de leur éternel problème; qu\u2019ils amassent, de part et d\u2019autres, les arguments les plus ingénieux à l\u2019appui de leur opinion respective, quant à moi, je ne fais plus partie de la lutte et, toutes les fois que je rencontrerai une appendicite n\u2019ayant pas encore franchi la fin du troisième jour, je proposerai l\u2019opération, quelle que soit la fermeté de mon diagnostic, car, même si ce dernier est encore hésitant, j'aurai, en opérant, tout à gagner et rien à perdre.D'où viennent, je vous le demande, tous ces cas d\u2019appendicite ?Cette maladie est-elle simplement ce qu\u2019on appelait jadis: pérityphlite, inflammation d\u2019intestin, péritonite ?Je ne le crois pas.Le nombre en est vraiment prodigieux et semble s\u2019accroître de jour en jour.1884 Puisque nous ne sommes pas responsables des fléaux qui affligent l\u2019humanité, je me risque à exprimer l\u2019espérance que cette maladie n'est pas de sitôt destinée à disparaître.Elle suffit presque à elle seule à faire vivre le médecin ! Puis, guidés par l'expérience, nous pourrons peut-être bientôt nous flatter d\u2019avoir réduit à néant, dans le traitement chirurgical de l\u2019appendicite, la mortalité de nos statistiques opératoires.Ce sera, alors, l'âge d\u2019or de la chirurgie abdominale ! Malheureusement, tous les médecins, autorisés ou non et protégés par l'antisepsie, sinon par leurs connaissances chirurgicales, voudront y aller de leur petit coup de couteau et nous, pauvres gynécologues spécialistes, victimes de l'application injuste d\u2019une sorte de doctrine de Munroe et chassés d\u2019une partie d\u2019un territoire que nous réclamons par droit de conquête, nous nous verrons relégués dans nos derniers retranchements, n'ayant pour toute consolation que notre expérience méconnue.Heureusement qu\u2019il restera toujours, pour apaiser notre soif, quelques femmes fatiguées de leurs ovaires ou soupirant après la restitution des dimensions virginales de leurs organes relächés.Je termine ici cette excursion macabre dans laquelle vous avez eu l\u2019obligeance de m'\u2019accompagner.C\u2019est avec un sentiment de véritable soulagement que je quitte ce séjour endeuillé où sont ensevelies, avec mes pauvres morts, les impressions douloureuses que j'éprouvais, les angoisses qui torturaient mon Ame quand, face à face avec moi-même après la perte d'un opéré, je me sentais entraîné à me poser le problème de ma responsabilité directe dans la catastrophe.Dans l\u2019espoir de vous intéresser, je vous ai fait une confession austère de mes échecs et, ne cherchant en aucune façon à me soustraire au châtiment que mérite ma culpabilité, sans proférer le moindre murmure ni même invoquer le bénéfice des circonstances atténuantes je me condamne moi-même.à être lapidé.Cependant, contrit, humilié, l\u2019instinet de la conservation et l\u2019espérance d\u2019échapper peut-être au sort qui me menace, m'invitent à chercher le salut dans cette humble prière: Que le chirurgien qui ne porte pas lui-même un petit cimetière dans un coin de sa mémoire, me jette la première pierre!» (Extrait de L'Union Médicale du Canada, 33: 130-155, 1904) UNE ÉTAPE PRÉLIMINAIRE DU PREMIER CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.: LES PROGRÈS DE LA MÉDECINE DE 1850 À 1900, CONFERENCE DU DOYEN L.J.A.SIMARD «On m'a prié, tant à cause de mon âge que de ma position de Doyen de l\u2019Université Laval, de vous dire quelques mots sur les progrès de la Médecine dans notre district dans ces cinquante dernières années.Malgré sans doute que le sujet aurait pu être traité d'une manière bien plus parfaite par un grand nombre de ceux que je vois ici présents, j'ai cru devoir accepter cette tâche, espérant que ma bonne volonté ferait oublier ce qui manquera à la forme et au fond du sujet.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dicusalés, \u2018 ; 1 bt LE cin Sein ; 4, assis ct 16 El ro UT Dé Da Hil k jo eu ns ns Pe 105 = h x ÿ le | : 2 on # ir, de es a Ré de 4 i I A = # Fa I Ë iy | nt b, | It ge 7 i i 3 fe , nl Sag | 1 0% Ë ifs - k hii iH an Hr oh \\ ha È ; 5 ws Ÿ ; De ; ue 2 > = de i ; fh fit d | ; ; ; ii ihe Hi 3 ffir ih ir i tie} ee By i i i i i i > | I Ne | k Ii i = An His | i | { bli i fi Hi | ME ot D $ Ht tli i | | el SI Î erg : Rk { i fl D i Il BN 48 De Ine | 3 i I 1 pur, ec I 19/518 Il Ver.Ni HER hii hl i vs He, 4 | il fl al SON Chem he I i U cu ti 4 pénici : ' | : : | is Ti : S ER I i Ti BA | LA PENICILLINE G A SON MEILEEU [4 by ky is ÿ i ; { i t E i Ar i | | ï a | 4 th on .rena.FOTROTIIEF rT HU i i AT RR RR A.Rag Eu TT UE ht qu a0 ou 3 hy a x 4 ft 2 8 i BN enh H 1 | yl pi of) hl i: On peut, je pense, se faire une assez bonne idée des progrès de la médecine dans notre district par les modifications heureuses de la loi médicale durant cette période et surtout par les efforts de l'Université Laval à toujours donner un enseignement tout à fait au courant de la science \u2014 en même temps que par l'examen de la pratique médicale et chirurgicale dans les Hôpitaux et dans la Médecine privée.Vous me permettrez d'insister surtout sur les deux premiéres considérations.I.De 1847 à 1876.Loi incorporant le Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas Canada.Si l\u2019on jette un coup d\u2019œil sur ce qui se passait depuis 1847 à 1876, alors que l\u2019ancienne loi médicale nous régissait, c\u2019est-à-dire depuis l\u2019incorporation du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada, ou la création du Bureau de Médecine, jusqu\u2019au jour où cette loi a été modifiée et complétée, il est facile de s\u2019assurer que d'immenses progrès ont été réalisés, tant au point de vue des conditions de l\u2019admission à l\u2019étude qu\u2019au point de vue des conditions imposées pour l\u2019obtention de la licence.En effet, rien n\u2019était plus facile que de remplir les conditions nécessaires pour l\u2019obtention du brevet.Il suffisait de subir devant un des neuf comités, de quatre membres du Bureau de Médecine, un examen oral de sept à dix minutes sur quelques matières seulement du cours classique.Inutile de dire que toutes les connaissances du cours classique n'étaient pas exigées, et que celles qui s\u2019acquièrent dans les deux années de philosophie étaient alors considérées comme des connaissances de luxe, et que souvent l\u2019on réussissait à décrocher son brevet, non seulement après la rhétorique, mais encore après les belles-lettres et même après la troisième (la versification).Il faut avouer que durant le même temps, de leur côté, certaines Universités ne se gêénaient pas non plus de donner le brevet à des étudiants tout à fait incompétents.Il y avait donc un abus auquel il fallait rémédier à tout prix.Je suis heureux de vous dire que Québec peut revendiquer à juste titre l\u2019honneur d\u2019avoir lutté pour cette amélioration dans nos études et enfin de l\u2019avoir obtenue.En effet, nous voyons que non seulement Laval engageait les élèves qui se destinaient à notre profession, de faire des études complètes, mais même que, du moment qu\u2019elle ouvre ses portes, elle inscrit dans ses règlements que pour obtenir les degrés supérieurs c\u2019est-à-dire la licence et le doctorat, il faut avoir en sa possession le degré de Bachelier-ès-arts; bien plus elle ne reçoit que pour deux ans les élèves qui n\u2019ont pas pris l\u2019inscription ou qui n\u2019ont pas terminé leurs études classiques, et cela afin de forcer les jeunes gens à n\u2019entrer dans les professions libérales qu\u2019après s\u2019y être préparés par de fortes études classiques.Mais je dois ajouter avec regret que ni le Bureau de Médecine du temps, ni la législature, ni même les autres universités de la province, se montrèrent disposés à suivre son exemple et qu\u2019ils persistèrent encore plusieurs années à laisser perpétuer le même état de choses.Si dans le même temps (de 1847 à 1876) on examine les conditions requises pour l\u2019obtention de la licence, il est facile de voir qu'il y avait aussi beaucoup de progrès à réaliser.En effet le curriculum médical était tout à fait insuffisant.Pour le prouver il suffit de vous dire que ni la Toxicologie, ni la Pathologie générale, ni I'Hygiéne, ni l\u2019Histologie normale et pathologique faisaient partie des 1886 cours de médecine.Par contre la Botanique était obligatoire.Aussi vous ne serez pas surpris d'apprendre que l\u2019Université Laval, qui s\u2019était donné à juste titre le rôle de relever les études médicales, ne balança pas, non seulement à mettre ces cours dans son programme, mais encore à envoyer en Europe de jeunes professeurs pour leur permettre de les enseigner avec plus d'éclat.Mais il y avait alors un autre obstacle non moins grand à de fortes études médicales, c\u2019était un défaut dans la cléricature.Vous n'ignorez pas en effet, que, malgré que la cléricature fut de quatre ans, elle se passait pour les trois quarts sous un patron et qu\u2019on n\u2019exigeait des élèves que l'assistance de deux fois six mois de cours.Inutile de dire que par cette disposition le temps des élèves était loin d\u2019être employé constamment d\u2019une manière utile et que même il y avait beaucoup de temps perdu.Aussi l\u2019Université s'efforça-t-elle dès son début d\u2019y rémédier le plus possible, en exigeant au moins trois ans de cours de neuf mois (c'est-à-dire vingt-sept mois alors que la loi médicale n\u2019en exigeait que douze) pour l'obtention des certificats nécessaires pour la licence.Vous admettrez avec moi qu'évidemment ce n\u2019était pas un moyen infaillible pour augmenter le nombre de ses élèves, mais c\u2019en était certainement un pour lancer dans le monde des médecins d\u2019une compétence convenable et je ne sache pas que Laval ait jamais regretté sa conduite à ce sujet.Il y avait dans la même époque une troisième cause, qui mettait encore peut-être plus d'obstacle au progrès de la médecine: C\u2019était la facilité avec laquelle le Bureau de médecine donnait la licence et certaines écoles, leur diplôme de M.D.pour se la procurer.Les abus allèrent si loin qu\u2019il fut déclaré par des personnes autorisées qu\u2019au moins 14 des licences n\u2019était pas mérité \u2014 et qu\u2019il fut même constaté que l\u2019on donna le brevet et ensuite le Doctorat à des apprentis tailleurs et barbiers.De là des plaintes qui furent cause de la passation de la loi de 1876.Pendant la première partie de cette époque (1854 à 1876) très peu d'élèves subissaient les examens à Laval; et ce ne fut qu\u2019en 1865 que le Doctorat put s\u2019acquérir chez nous immédiatement après les études médicales.Jusque là on ne pouvait obtenir que la licence et ses conditions en un seul examen étaient si rigides qu\u2019il n\u2019y avait que les exceptions qui se risquaient à en subir les épreuves.\u2014 Ce ne fut que lorsque cet examen eut été divisé en primaire et final, les années suivantes \u2014 vers 1867, \u2014 que les élèves s\u2019habituèrent à le subir au lieu de celui du Bureau de Médecine: mais l\u2019on voyait surtout alors bon nombre de nos élèves nous quitter après leur deuxième année pour aller subir les épreuves plus faciles de Victoria.II.Loi de 1876.La loi de 1876, malgré les lacunes qu\u2019elle présentait, fut un progrès sensible, tant pour la partie préliminaire, ou le brevet, que pour la partie médicale proprement dite ou la licence.En effet l\u2019examen préliminaire devient plus sérieux, parce qu\u2019il cesse d'être oral et qu\u2019il est conduit par quatre personnes choisies dans l\u2019enseignement classique; mais il est encore insuffisant parce qu\u2019il n\u2019exige que le !5 des points, et parce qu'il ne s'étend pas, contrairement à la demande de Laval, à toutes les matières du cours classique, et qu\u2019il renferme des matières facultatives (grec, physique et philosophie) une seule sur trois étant obligatoire au choix du candidat.Le résultat fut que le plus grand nombre des étudiants pouvait se dispenser de L'UNION MÉDICALE DU CANADA fi Hi Ei fr k A k 4 t il; ii nadostin h Æ le ; marque de nystatine & 8 le il i {il fl of oh i k & 1 oj i Al 4 is fii ffi tL ie ÿ it Gr git in 9 bs dr as i Se, de i de di ! | ent i au fu 1 | ( le des if i JE al nr i fl Us | : i = {i i fl ait eme pr i i es iY él it TRAITEMENT SPECIFIQUE , qe iN du DES CANDIDOSES Hi palit bon Ù US Wh Ai me {ie fis buccale fie fh i | oesophagienne | 4 ta, mener ve ce ce ie, intestinale : i die gs | : it wt em, vaginale i Sil i qe cutanéo-muqueuse 4 ue d ves g tant le & irk NS us KoA RUE pe Laboratoire Ltée DA nadeau Laboratory Ltd Montréal - Canada Renseignements thérapeutiques sur demande ts Rey i! faire la plus grande partie des deux années de philosophie.Dès lors des efforts furent bientôt faits, surtout depuis 1886, pour rendre cet examen plus complet.Mais cette modification heureuse, refusée d\u2019abord par le Bureau en 1886, admise quelques jours après par l'assemblée triennale des Médecins à Montréal à la suite d\u2019un plaidoyer chaleureux de feu l\u2019Honorable Docteur David Marcil, fut repoussée à trois reprises successives (de 1886 à 1892) par la législature de Québec; et ce ne fut qu\u2019en 1894 que, sur l'initiative du Bureau, elle fut effectuée par un arrêté du Lieutenant gouverneur en Conseil.Qu'il me soit permis d'indiquer, en passant, un fait qui prouve quel prix Laval attachait au changement de la loi à ce sujet, c\u2019est qu\u2019après l\u2019assemblée triennale de 1886 indiquée plus haut, elie s'empressa d\u2019offrir à l\u2019Hon.David Marcil le diplôme de M.D., honneur qui n\u2019a été conféré depuis qu\u2019à MM.Brouardel et LeDentu, de Paris, en reconnaissance des services rendus par eux aux jeunes médecins canadiens, qui comp!étaient leurs études dans cette Université.La loi de 76 renfermait de plus une disposition, qui fut appréciée différemment: c\u2019est qu\u2019elle enlevait aux Université le droit de donner le Brevet, en même temps que le Bureau de Médecine, comme le permettait l\u2019ancienne loi.Vous n\u2019ignorez pas que ce droit leur fut restirué moyennant certaines conditions par la loi du B.A., passée en 1890; et vous n\u2019ignorez pas non plus qu\u2019on a fait quelques objections à cette nouvelle loi.Mais malgré les efforts qui ont été déployés, non pas tant parmi les médecins, que parmi les avocats \u2014 pour la faire rappeler, \u2014 je ne crains pas de dire qu\u2019elle a produit les meilleurs résultats, surtout celui d\u2019engager le plus grand nombre des étudiants à faire des études classiques régulières et celui de débarrasser le pays du fléau des répétiteurs dont le but est, comme on sait, de remplacer des mois d\u2019études par quelques jours seulement, en donnant à l\u2019élève l\u2019abrégé le plus succinct possible de chaque question.Inutile de dire combien vite s\u2019oublient de telles connaissances, ainsi acquises à la vapeur et en aussi petite quantité, et quels fruits secs une telle méthode doit produire ! Si l\u2019on examine maintenant la loi de 76 pour ce qui regarde la médecine proprement dite, il est impossible de ne pas avouer qu\u2019elle réalisait un grand progrès et même renfermait des dispositions très heureuses, telle que l\u2019institution des assesseurs, qui finit par mettre fin à beaucoup d\u2019abus dans les examens médicaux, malgré que ce nouveau mode d\u2019examen ne produisit pas d\u2019abord tout le bien qu\u2019on était en droit d\u2019en attendre \u2014 parce qu\u2019il était mal appliqué \u2014 et qu\u2019il a réalisé plus tard.De plus par la loi de 76 le curriculum médical se trouve amélioré considérablement par l\u2019addition de l\u2019Hygiène, de l\u2019Histologie et de la Pathologie générale, comme cours distincts; la force des études se trouve favorisée par l\u2019obligation imposée aux élèves de suivre trois fois des cours de six mois, et surtout comme je viens de la dire, par un meilleur système d'examen: l\u2019examen devant les assesseurs.Toutefois il faut avouer que durant la période qui s\u2019étend de 1876 à 1895, les examens médicaux faits devant le Bureau lui- même laissaient encore beaucoup à désirer, et que ce corps était loin de prêcher l\u2019exemple aux universités.Mais la loi de 76, bien qu'infiniment supérieure a l\u2019ancienne (celle de 1847) était loin de satisfaire le monde médical, tant pour la partie qui concerne l'admission à 1888 l\u2019étude que pour celle qui regarde l'obtention de la licence.De là la présentation à la législature depuis 1886 à 1892 de trois Bills par le Bureau de Médecine, qui tous eurent le même sort: celui d'être rejetés, parce que l'entente qui avait existé en 1876 entre le Bureau et les Universités, avait cessé de régner.Je dois ajouter toutefois que Laval de Québec seule avait accepté le Bill de 1892, malgré qu\u2019il diminuait ses privilèges par la création dun jury combiné, parce que ce Bill renfermait des dispositions qui relevaient les études médicales et préparatoires.III.Arrété du Lieutenant-Gouverneur en Conseil en 1894 et refonte des statuts du Bureau en 1896.\u2014 Le Bureau de Médecine, après le renvoi de son troisième Bill, résolut, \u2014 ce qui aurait dû être essayé dès le début, \u2014 de s\u2019adresser au lieutenant gouverneur en Conseil, pour faire accepter les modifications à la loi de 1876 qu\u2019il croyait nécessaires.Ces modifications passées à son assemblée semi-annuelle de septembre 1893 et 1896, furent ratifiées par le gouverneur en conseil le 4 janvier 1894 et le 28 octobre 1896 (refonte des statuts du Bureau).L'on peut assurer que ces arrêtés ont eu l'immense avantage de rétablir la bonne entente entre le Bureau et les Universités, et qu\u2019ils ont relevé beaucoup le niveau des études médicales dans le pays et ont rendu notre loi médicale la plus parfaite de toute celles de l\u2019Amérique.En effet, par ces arrêts, l\u2019on obtint ce que Laval avait toujours demandé, c'est-à- dire que l\u2019examen préliminaire pour l'admission à l\u2019étude de la Médecine roulerait sur toutes les matières du cours classique.Cet examen fut encore relevé d\u2019une autre manière, en exigeant des candidats, au lieu du tiers des points \u2014 la moitié sur l\u2019ensemble des matières littéraires et scientifiques; de sorte que l\u2019on peut dire que l'examen préliminaire du Bureau équivaut à peu près au Baccalauréat ès- lettres ou ès-sciences de Laval.De plus par ces arrêtés, le curriculum médical se trouve complété d\u2019une manière à peu près parfaite par l\u2019adjonction de plusieurs cours spéciaux, savoir: maladies mentales et nerveuses, maladies des enfants, gynécologie, histologie pathologique et bactériologie, médecine opératoire et petite chirurgie, ophtalmologie et otologie, rhinologie et laryngologie, des exercices à la morgue; de plus le nombre des leçons cliniques fut doublé; les élèves furent forcés de suivre les cours au moins quatre fois six mois, et même le plus grand nombre des universités de la province durent imiter Laval de Québec, c'est-à-dire donner des cours de neuf mois, en même temps que notre système d'assesseurs était perfectionné pour assurer un meilleur résultat dans les examens.Je dois ajouter aussi comme complément que le Bureau de Médecine a enfin, depuis 1895, commencé à faire des examens médicaux sérieux, à la suggestion du président du temps.Enfin laissez-moi vous dire qu\u2019il est un fait qui frappe à première vue, c'est que le curriculum médical du Bureau et son système d\u2019examen, inaugurés en 1894, ne sont en quelque sorte qu\u2019une reproduction du programme universitaire et du mode d'examen adoptés par Laval depuis longtemps avant.Si maintenant nous comparons notre système médical avec celui des autres provinces, l\u2019on peut assurer qu\u2019il est de beaucoup supérieur à celui des autres provinces, y compris Ontario.Pour le prouver, il suffit de se rappeler que le nombre des leçons exigées des élèves durant leur cléricature dépasse à peine 1300 à Ontario, tandis que notre Bureau en exige au-delà de 2600, que nos cours de L'UNION MÉDICALE DU CANADA eR A.vr tr sci Ze 1e 1 ies elidel an Andie, 4 raie à ; f ; tif surged baat di | dj I & Gt tte = étre m di.; dsietet cat Co i ticle dd fein i ! it 1 dan Of AN i\" )( 05 > 3 i \"A Jif ue.rs REET Hi o 4 if, pe els a NAS.» LANA i.MD.i.oli.tbisic: abe pi De fr | 4 te it f t In : et ti | RB à a EE i & i A i fi 5 D ix & = gd i = a .a LS ha i i $ 25 # Lt ae a Lira oh 3 # i x, ; $ \u20ac men oo = i 8 LI = is a { Le Rep rn ; 2) 4 7 Sa 3 ; À = fit | J i i i ik 5 i | Es NE i i | ' su 55, | a i Sie : i IE Sa = | n i ë À 4 A 5 } i fi\u2019 = 3 he Ÿ \\ i 5 » À a 4 Ho i | 4 ; ÿ I i 4 a itt Te 5 i i Vi wi Wf is i i \u201d 3 Fi A 8 i i | it & i = Lu I i SE ft gr I & f { ICS avoir tde votre mieux fh A i Hh i i PEN ssez nous fz dle icre Ste.3A 5 bit Ed AISNE: RS i j 3 i fi Bid ll iS i ES = ih Ra Renseignements hécéssaires à la rédaction des ordonnances sûr demande.i! JES I RE ih 1 a Si À BX SH Aad i 34 is 4 1 x RY 3 oh itl HA ve NAS hl Sie i Lr I A flag = a i\" fe + th 120 ou de 60 leçons, correspondent à des cours de 50 ou de 25 leçons dans la province d\u2019Ontario, que nos cours sont de neuf mois, tandis que ceux d\u2019Ontario sont de six; que nos élèves suivent trente-six mois de cours, tandis que ceux d\u2019Ontario n\u2019en suivent que trente et même que vingt-quatre (Bachelier senior).Malgré cela vous entendrez répéter tous les jours que le curriculum de Québec est inférieur à celui d\u2019Ontario et que cette dernière province ne pourrait pas accepter la réciprocité inter- provinciale sans s\u2019exposer à abaisser le niveau de ses études médicales.Rien de moins fondé, comme vous le voyez.Il est vrai que le système d\u2019Ontario semble l'emporter sur celui de la province de Québec par la longueur de la cléricature; mais ceci est plus apparent que réel.En effet, il est constaté que le Bachelier senior n\u2019est obligé qu\u2019à quatre années de cléricature, et qu\u2019il n\u2019y a que le Bachelier junior, qui soit tenu de faire une cinquième année.Or si l\u2019on examine la différence dans les deux cas on constate qu\u2019il n\u2019y a que le Bachelier senior, qui ait fait preuve de connaissances aussi étendues que celles que l\u2019on exige par notre examen du Bureau ou par le Baccalauréat ès-arts, ès-lettres ou ès-sciences, tandis qu\u2019au contraire le Bachelier junior n\u2019a pas complété ses études classiques, et que sa première année de cléricature médicale se passe à étudier toute autre chose que la médecine proprement dite, savoir: les mathématiques, la physique, les éléments de la chimie, la botanique et la zoologie (matières qui dans notre programme font partie du cours classique).Évidemment le Bachelier junior correspond à un de nos élèves qui, après avoir subi seulement la première partie de l\u2019examen préliminaire (les lettres) ou le premier examen du Baccalauréat, recevrait son brevet, à la condition de suivre les cours universitaires une année de plus pour faire sa philosophie en même temps que ses études médicales.Il ne peut venir à l\u2019esprit de personne de penser que sa cléricature, de même que celle du Bachelier d\u2019Ontario serait augmentée par le fait.N\u2019ai-je pas raison de vous dire que la différence de longueur de la cléricature dans les deux provinces est plus apparente que réelle ?et que ce n\u2019est que par un malentendu, occasionné par le fait qu\u2019à Ontario on donne le Baccalauréat junior après les lettres ou la rhétorique \u2014 ce qui n\u2019a pas lieu à Québec, \u2014 que l\u2019on a pu prétendre que la cléricature était plus longue dans la première province que dans la seconde.Voilà pourtant la grande raison que l\u2019on invoque à Ontario pour rejeter la réciprocité interprovinciale.Vous pouvez en juger la valeur.Il va sans dire que tout en soutenant que la cléricature des élèves de la province de Québec est aussi longue, strictement parlant que celle d\u2019Ontario, je suis loin de me prononcer contre une cinquième année de cléricature, à dater de l\u2019admission réelle à l\u2019étude de la médecine.Je pense au contraire qu\u2019elle s\u2019imposera bientôt par suite du grand développement des sciences médicales dans ces dernières années.Mais l\u2019on me dira peut-être que le système du jury combiné d\u2019Ontario l\u2019emporte sur notre système d\u2019assesseurs.Vous me permettrez de ne pas admettre cette proposition et de soutenir que notre système est beaucoup préférable.En effet notre système d\u2019assesseurs donne d\u2019un côté tout autant de garantie d\u2019impartialité que celui d\u2019Ontario, vu que les Universités sont surveillées dans leurs examens par des personnes tout à fait indépendantes d\u2019elles, nommées par le Bureau, et qui ont même le 1890 pouvoir de demander aux examinateurs-professeurs de faire d'autres questions, si les réponses des candidats ne les satisfont pas.Mais, d\u2019un autre côté, le système des assesseurs remplit une autre condition importante que n'offre pas un jury combiné c'est de rendre plus justice aux élèves qui ont droit de n'être examinés que sur les matières qui leur ont été enseignées.Il ne viendra, j'espère, à l\u2019esprit de personne de supposer qu'un élève durant sa cléricature a le temps de se mettre au courant de la littérature médicale française et anglaise.Évidemment il doit s'en rapporter surtout à l\u2019enseignement de ses professeurs.Or on comprend que lorsque l\u2019examen est conduit par un étranger à l\u2019élève, qu\u2019il peut arriver que cet interrogateur fasse des questions sur des sujets qui pourront avoir été traités et appréciés d\u2019une manière tout à fait différente à son opinion, et par suite cet interrogateur pourra juger défavorablement le candidat, malgré que celui-ci puisse avoir les connaissances voulues suffisantes.D'ailleurs il est évident que, quelle que soit sa perspicacité, il ne pourra juger du premier coup aussi bien la valeur d\u2019un élève que le professeur qui l\u2019a suivi durant quatre ans et que par suite les faibles ou non valeurs ont avec de l\u2019audace plus de chance de passer devant un jury combiné qu\u2019avec notre système d'examen devant les assesseurs.Ceci est tellement vrai que nous pouvons presqu'a coup sûr, prédire avant les examens les noms de ceux qui doivent échouer, parce que l\u2019on sait qu\u2019ils n\u2019ont pas fait preuve à leurs examens de terme d\u2019une assez grande somme de connaissances.Le système de jury combiné, bon pour un concours d\u2019aggrégation, est, comme on le voit, très défectueux pour les élèves ordinaires en médecine.Ce jugement est encore confirmé par les résultats obtenus dans les deux provinces.En effet, en même temps que l\u2019on voit dans notre province la licence être de plus en plus difficile à obtenir, ne voit-on pas à Ontario presque tous les candidats admis du premier coup, et par suite, la profession tellement encombrée que le nombre des médecins est aujourd\u2019hui d\u2019un pour 600 individus ?De ce qui précède, je crois donc que l\u2019on peut, sans être taxé d\u2019exagération, conclure non seulement que notre système médical l\u2019emporte sur celui d\u2019Ontario, mais encore que la médecine a fait de grands progrès dans notre district dans ces cinquante dernières années, grâce aux changements successifs de la loi médicale, et grâce surtout aux efforts de l\u2019Université Laval à suivre les progrès de la science médicale.Si quelques doutes existaient encore dans l\u2019esprit de quelques-uns d\u2019entre vous, je pense qu'ils pourraient être enlevés facilement d'abord par l'examen de la pratique chirurgicale des Hôpitaux où l\u2019on voit faire tous les jours des opérations que l\u2019on n\u2019osait pas tenter autrefois, telles que la laparatomie exploratrice et curative, ovariotomie, ablation de tout ou d\u2019une partie de l'estomac, etc, etc.De même un simple examen de la pratique médicale des Hôpitaux vous permettrait de conclure que le traitement des maladies internes s\u2019est beaucoup perfectionné de même que leur diagnostic.Je pourrais en dire autant par l\u2019examen de la pratique privée de chaque médecin.Je pourrais encore invoquer les connaissances beaucoup plus étendues qu\u2019autrefois qu\u2019on exige maintenant des élèves pour la licence; qu\u2019il me suffise seulement de constater qu'aujourd'hui l\u2019antisepsie est entrée dans la pratique courant des Médecins du District, grâce à l\u2019enseignement de notre Université, pour avoir immédiatement une preuve certaine des grands progrès de la médecine dans ces derniers temps.Qu\u2019il me suffise enfin de citer le grand succès L'UNION MÉDICALE DU CANADA = \u2018ei in sv va ie Rl mai Jul gins 184 une SU He ve où kd th qua dix lx fre fin de notre Société Médicale et ce conventum, qui n\u2019aurait Le docteur L.-J.-A.Simard se rendit ensuite en Europe jamais pu se réunir, après quelques jours d'avis seulement, où il fit des stages à Paris pendant deux ans, puis à Lou- si chaque médecin n\u2019était pas convaincu de l'importance vain et à Giessen en Prusse.et de l'utilité de sa profession et si un grand progrès Le 2244 LE 0112 P 8 prog De retour d\u2019Europe en 1863, on le nomma secrétaire ne s\u2019était réalisé dans nos rangs.li .\\: .is d\u2019espé ] de la Faculté, directeur du musée et professeur d\u2019anatomie.En finissant, au il me soit permis espère r que \u2018\u20ac MOU- En 1866, il devint titulaire de la chaire d\u2019ophtalmologie, vement de progrès, manifesté aujourd\u2019hui, ira toujours en de la pathologie générale: en 1869, on lui confia l\u2019enseigne- i grandissant et qu\u2019ainsi sera atteint le grand désir que nous ment de la physiologie, celui de la zoologie, de l\u2019anatomie avons tous: celui de voir la profession médicale du district comparée; en 1903, il accepta en plus de devenir profes- de Québec marcher il ee as 2 scien ce médicale.a seur d'histoire de la médecine et de la déontologie médicale.(Extrait de Le Bulletin Médical de Québec, 1: PE Il occupa la présidence du Collège des médecins et chirur- 1899-1900).giens de la province de Québec de 1895 à 1898.fl Note de la rédaction Le docteur Louis-Joseph-Alfred Simard était le père du Le docteur Louis-Joseph-Alfred Simard (1837-1905) fut docteur Arthur Simard et le grand-père du docteur André le sixième doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Simard, tous deux chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.* Laval de Québec.Il naquit à Sainte-Anne-des Plaines, Le docteur Arthur Simard fut également président du comté de Terrebonne, et fit son cours classique au Sémi- Collège de 1914 à 1918.naire de Sainte-Thérèse et sa cléricature auprès du docteur ; Jules-Edouard Prévost de Saint-Térôme de Terrebonne.Il REFERENCES A - Là « s\u2019inscrivit à Laval après deux ans comme clerc et, en ce .P 2 .« , © Laval Médical (numéro spécial) et Albert Lesage: Le centenaire 1860, il obtint sa licence en médecine, car à cette époque, du Collège des médecins et chirurgiens de la province de le doctorat n\u2019était conféré qu\u2019aux étudiants qui soutenaient Québec, 1847-1947.une thèse.Édouard DESJARDINS bs pe | : sujets divers i LA PROFESSION MEDICALE AU QUEBEC: VI Edouard DESJARDINS is ire x L'HOTEL-DIEU ET L'ÉCOLE DE MÉDECINE medicus passée à l\u2019université anglophone, de consi- DE MONTREAL dérer les étudiants de l\u2019École comme des élèves de iid .x | Le geste que les Religieuses Hospitalières de bonne foi.h l\u2019Hôtel-Dieu ont posé en 1872, en facilitant la cons- L\u2019École tenta d\u2019obtenir un statut universitaire au- oe \\ truction d\u2019un gîte où dorénavant se donneront les près du Parlement qui siégeait, en 1850, à Toronto.cours théoriques, marque une étape historique dans le déroulement d\u2019événements peu ordinaires qui ont js débuté un peu avant 1850 pour se continuer jus- L'École voulait apporter des amendements à sa charte qui permettraient de décerner la licence ad { \u2018 ey oy racti à ini i i isfai .qu\u2019au début du vingtième siècle.p candum à ses finissants qui auraient satisfait i aux exigences des examens de fin de scolarité.La i Les liens qui favorisaient l\u2019enseignement clinique requête de l\u2019École fut présentée au Parlement par le ah aux étudiants de l\u2019École, en leur permettant l\u2019accès docteur Pierre Davignon, député de Rouville.Le aux salles de malades du Montreal General Hospital, docteur Louis-Daniel Mignault se reconnut impuis- I furent définitivement rompus à cette date.sant, malgré toutes ses recherches, à retrouver le i texte de ce projet de loi qui demeure encore introu- i La charte du Collège des Médecins et Chirur- vable.Il nota toutefois dans son historique de l\u2019Éco- je giens, passée en 1847 et amendée en 1849, enlevait le que \\ I 15 ° » .; à 1 Ecole qui cherchait une incorporation umversi- les journaux du temps mentionnent bien la présentation ; taire le droit de décerner à ses finissants la licence de la pétition, mais n\u2019entrent pas dans les détails 1.SN TE ad practicandum.McGill venait de mettre fin & Mignault, LouisDaniel \u2014 Histoire de lHeole de Médecine ; ; 3 > et de irurgi e Mon .i i .Union Méd.i une entente verbale, qui permettait après l\u2019annus Canada, 55: 617 (octobre) 1626, ¢ fuistorique.Union h TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 1891 tai sara bu = 12 A y+! ~ 8 ~,y G = 9 AE és IC \u20ac.© A0 oression =A [ = \u201c\u2014 ornme LA} % , N° NS Ny\u201d \u2019 2 X À MAX LX Do A .- rif a EN AMELIOBAN, AIDE LES AER | 1?mas RENEE Sinequan Soulage la dépression et l\u2019anxiété - surtout en présence de troubles du sommeil.Indications \u2014Les propriétés antidépressives et anxiolytiques de Sinequan en font un médicament utile dans le traitement des états suivants: 1.Psychonévrose avec anxiété et/ou réactions dépressives; Névrose anxieuse associée à des troubles somatiques; Alcoolisme avec anxiété et/ou dépression.2.Dépression psychotique y compris la psychose maniaco-dépressive (type dépressif) et la mélancolie d'involution.Usage ciinique\u2014Des études cliniques contrôlées ont confirmé que le Sinéquan est un psychotrope efficace qui possède des propriétés anti- dépressives et anxiolytiques.Le Sinéquan s'est révélé utile pour soulager l'anxiété manifeste chez les malades névrotiques y compris ceux qui avaient aussi des troubles somatiques.On à aussi constaté son utilité chez les malades souffrant de dépression névrotique y compris ceux qui souffraient d'anxiété et de dépression mixtes.Les malades souffrant de dépression endogène ou psychotique, y compris la psychose maniaco-dépressive (type dépressif) et la mélancolie d'involution ont réagi favorablement au Sinéquan.Comme adjuvant, il semble utile chez certains alcooliques souffrant d'anxiété chronique et de réactions dépressives.Comme avec la ptupart des psychotropes, certains de ces malades qui n'ont pas répondu à d'autres médicaments peuvent bénéficier d'un traitement avec le Sinéquan.Chez les malades psychonévrotiques, les symptômes suivants ont répondu d'une manière significative à la doxépine: anxiété, tension, humeur dépressive, préoccupation somatique, sentiments de culpabilité, insomnie, angoisse, appréhension et inquiétude.Son effet anxiolytique se manifeste promptement, tandis que son effet antidépressif est retardé et survient habituellement après 10 jours de traitement ou plus.Posologie et administration \u2014 La posologie quotidienne optimale est déterminée d'après l'état traité et la réponse individuelle.Certains malades répondent rapidement, tandis que d'autres peuvent prendre deux semaines ou plus.Une posologie initiale de 25 mg t.i.d.est recommandée pour ta plupart des malades.Au besoin, on peut augmenter cette posologie à intervalles appropriés par paliers de 25 mg jusqu'à obtention de la réponse thérapeutique désirée.La posologie optimale habituelle est de 100 à 150 mg par jour.Chez certains malades, il peut être nécessaire d'administrer jusqu'à 300 mg par jour, mais une posologie plus élevée est rarement bénéfique.Chez les ma- iades Âgés, on recommande d'être prudent dans l\u2018augmentation des doses et d'instituer le traitement à la posologie la plus faible En présence d'insomnie, administrer la plus grande partie de la posologie quotidienne le soir.au début du traitement Après l'obtention de la réponse thérapeutique désirée, on peut habituellement diminuer la posologie tout en maintenant cet effet.Contre-indications \u2014 Le Sinéquan est contre-indiqué chez les sujets qui ont manifesté une hypersensibilité au médicament.Il n'est pas recommandé chez les enfants de moins de 12 ans puisqu'il n'existe pas encore de données suffisantes pour son utilisation dans ce groupe En raison de son action anticholinergique.le Sinéquan ne doit pas être administré aux malades souffrant de glaucome ou qui ont une tendance à la rétention urinaire Les agents tricycliques sont généralement contre-indiqués chez les malades ayant des antécédents de dyscrasie sanguine et une affection hépatique grave Le Sinéquan ne doit pas être administré conjointement avec des inhibiteurs de la MAO, car cette association peut provoquer un syndrome de stimulation sympathique intense.Les médicaments de ce genre doivent être discontinués au moins deux semaines avant l'institution du traitement au Sinéquan Précautions et mise en gerde \u2014 Bien que les études de la reproduction chez les animaux n'aient pas révélé d'eftets tératogènes, la sécurité de Sinéquan dans la grossesse n'a pas encore été établie et.par conséquent.il ne faut pæs l'utiliser chez les femmes enceintes, sauf si le médecin juge que c'est nécessaire pour le bien-être de la patiente.Comme ce médicament peut provoquer la somnolence, il faut avertir fe patient de cette possibilité au tout début du traitement et le mettre en garde contre la conduite d'une automobile ou la manoeuvre de machines.L'association de Sinéquan avec d'autres médicaments agissant sur le systéme nerveux central ne doit être entreprise qu'en pleine connaissance de la possibilité de potentiatisation.La réaction à l'aicoo! peut aussi être modifiée Comme avec les autres agents antidépressifs, il faut tenir compte de la possibilité d'activation des symptômes psychotiques.Ilimporte de bien surveiller les malades déprimés et on doit aussi envi sager d'autres formes de traitement chez les malades très déprimés vu le risque inhérent de suicide.Les agents tricycliques peuvent abaisser le seuil convulsif et.par conséquent, t| faut les utiliser avec précaution chez les malades atteints de troubles convulsifs.Le Sinéquan doit être utilisé avec prudence chez les malades atteints d'affections cardio- vasculaires.Aux doses de 300 mg/jour ou plus, il peut bloquer l'effet antihypertensif de la guanéthidine ou autres composés semblables.Effets secendaires \u2014Le Sinéquan est généralement bien toléré.On a signalé les effets secondaires suivants: Efets sur le comportement: agitation, nervosité, excitation, activation des symptômes psychotiques et état de confusion toxique.Effets anticholinergiques: sécheresse de la bouche, troubles de l'accommodation, constipation et troubles génito-urinaires Effets sur le SNC:somnolence, insomnie, symptômes extra-pyramidaux Effets cardio-vasculaires: étourdissement, hypotension, tachydardie Effets divers: fatigue, gain pondérai, transpiration excessive et autres effets sécrétoires.nausées, brûlures d'estomac, éruption cutanée et prurit, paresthésie, oedème, bouffées de chaleur, frissons, tintements d'orsilles, photophobie, diminution de la libido.Présentation \u2014Le Sinéquan est présenté sous forme de capsules de gélatine dure renfermant duchlorhydrate de doxépine équivalant à 10, 25et50mgdedoxépine Disponibleenflaconsde 100et 50Ocapsules.*Marque déposée \u2014 Usage autorisé = DIVISION PHARMACEUTIQUE 50 PLACE CRÉMAZIE, MONTRÉAL 351.QUÉBEC La question en jeu dépassait, en 1850, la solution du problème clinique; aussi les efforts des membres du Conseil de l\u2019École se portèrent-ils vers une modification sous forme d\u2019amendements à la charte de l\u2019École (1845).D\u2019après le procès-verbal du 13 juin 1850, le docteur Peltier est choisi comme délégué pour représenter l'École devant le comité des Bills privés et l\u2019Assemblée lui accorda 10 livres (quarante dollars) pour ses frais de déplacement (de Montréal a Toronto).Le 17 juin 1850, le docteur Pierre Beaubien est prié d\u2019aller prêter main- forte au docteur Peltier et les membres de l\u2019École se cotisent d\u2019une livre chacun à cette fin 2.Le docteur Louis-Daniel Mignault a pris soin d\u2019avertir ses lecteurs que les montants mentionnés dans les procès-vérbaux sont exprimés en livres et en schillings avec l\u2019addition des mots « Cours ordinaire » 3.Le 3 août 1850, le Conseil de l\u2019École nota la résolution suivante: L\u2019École apprend avec une grande surprise et un extrême mécontentement que le Bill qu\u2019elle a présenté à la Chambre a été retiré à la 3e lecture.Elle prie en conséquence le docteur Davignon de lui exposer les raisons qui l\u2019ont engagé à agir ainsi sans son consentement 4.Aucune réponse du docteur Pierre Davignon ne fut apparemment donnée à l\u2019École qui, non satisfaite de ce silence, chargea les docteurs Peltier et d\u2019Orsonnens de voir le docteur Davignon et de savoir de lui les raisons qui l\u2019ont engagé à laisser tomber le Bill et à ne pas répondre à la lettre du secrétaire 5.À la même réunion du 3 août 1850, le Conseil décida de.demander au Président de l\u2019Université McGill, si l\u2019entente survenue en 1847, entre eux, au sujet de l\u2019annus medicus, tenait toujours.À la réunion subséquente du 7 septembre, le secrétaire de l\u2019École donna lecture de la réponse du président de McGill.Mignault en a tiré les conclusions en écrivant: elle a dû être négative, car l\u2019École a adopté une série de résolutions justifiant sa requête à la Législature.(La dernière résolution dit) que l\u2019École de Médecine, en acceptant la décision du Collège McGill, commet une violation de ses engagements, le rend seul responsable des conséquences qui pourront en résulter pour lui 6.Par ailleurs, la composition du Bureau provincial de médecine ne semblait pas de nature à favoriser les diplômés de l\u2019École qui devaient se présenter aux examens de la licence ad practicandum.Les Gouverneurs du Collège des Médecins et Chirurgiens représentant le district de Montréal étaient 2.Ibid.3.Ibid.4, Ibid.5.Ibid.6.Ibid. d (indométhacine) Pourra-t-il terminer sa journée de travail?Souvent INDOCID* peut apporter le soulagement symptomatique désiré.edt MOO [rd wg red gard essai ag aml pt terlet apr ou ju Polat wel dose § psquià cortios l'on carans Quod aden athe?tek pas jour Goute sympl ao Sipps ng Hepas {gee Anolt ung al sui Toy wa Comme Utere, Gert Tire Bua ove ¢ sasner L300) *Marque déposée INDOCID* s\u2019est révélé efficace pour soulager la douleur, le gonflement et la sensibilité; il augmente ainsi la motilité des articulations dans certains cas d\u2019ostéo-arthrite grave, y compris l\u2019arthropathie dégénérative de la hanche, certains cas de polyarthrite rhumatoïde, de goutte et de spondylite ankylosante.INDOCID GÉLULES ET SUPPOSITOIRES Indications INDOCID* (indométhacine) s\u2019est révélé efficace dans le traitement symptomatique de cas choisis de polyarthrite rhumatoïde, de spondylite (rhumatoïde) ankylosante, de goutte, de cas choisis d'ostéo-arthrite grave (y compris l\u2019arthropathie dégénérative de la hanche).INDOCID* devrait être utilisé dans les cas d'ostéo-arthrite grave qui ne réagissent pas à un traitement avec d'autres médicaments tels que les salicylates.Dans ces infections, INDOCID* peut à l'occasion remplacer d\u2019autres agents couramment utilisés tels que les corticostéroïdes, les salicylates, la colchicine et les composés du type de la phénylbutazone.Posologie pour adultes Polyarthrite rhumatoïde chronique et spondylite (rhumatoïde) ankylosante: Amorcer le traitement à raison de 25 mg b.i.d.ou t.i.d.Si la réaction est insuffisante, ajouter 25 mg par jour, chaque semaine, jusqu\u2019à ce que le résultat soit satisfaisant ou jusqu'à une posologie de 150 à 200 mg par jour.Polyarthrite rhumatoïde aiguë et crises aiguës de polyarthrite rhumatoïde chronique: Débuter par 25 mg b.i.d.ou t.i.d.Si le résultat est insuffisant, ajouter à la dose quotidienne 25 mg par jour jusqu'à ce que le résultat soit satisfaisant ou jusqu'à une posologie globale de 150 à 200 mg par jour.Les doses d'entretien de corticostéroïdes peuvent souvent être réduites graduellement de 25 à 50 pour cent et l'on peut même les supprimer après plusieurs semaines ou plusieurs mois chez certains malades.Ostéo-arthrite grave et arthropathie dégénérative de la hanche: Commencer le traitement a raison de 25 mg b.i.d.ou t.i.d.Si le résultat est insuffisant augmenter la dose quotidienne de 25 mg à des intervalles d'environ une semaine jusqu'à ce que le résultat soit satisfaisant ou jusqu'à une posologie globale de 150 à 200 mg par jour.Goutte aiguë: Administrer 50 mg t.i.d.jusqu'à la disparition de tous les signes et symptômes.Suppositoires d'INDOCID*: Donner 100 à 200 mg par jour.Insérer un suppositoire au coucher et un autre le lendemain matin, si nécessaire.On peut administrer \\es suppositoires et les gélules simultanément.Dans ce cas, insérer un suppositoire à 100 mg le soir au coucher suivi, le lendemain matin, de gélules à 25 mg, au besoin.Ne pas dépasser une posologie globale de 150 a 200 mg d\u2019indométhacine par jour (gélules et suppositoires).À noter: Dans les cas chroniques, il est important de commencer le traitement par une faible posologie et de l\u2019augmenter graduellement pour obtenir de meilleurs résultats et pour minimiser les effets secondaires.Toujours administrer INDOCID* avec des aliments, immédiatement après les repas ou avec un antiacide afin de réduire l'irritation gastrique.Comme pour tout médicament, on devrait utiliser la dose efficace la plus faible possible pour chaque malade en particulier.Contre-indications Uicére gastro-duodénal en évolution, gastrite, entérite régionale, colite ulcéreuse, diverticulite, et lorsque l'anamnèse révèle des lésions gastro-intestinales récurrentes.Également contre-indiqué chez les malades allergiques à l'acide acétylsalicylique ou à l'indométhacine.La sécurité d'emploi de l'indométhacine durant la grossesse ou la période d'allaitement n'a pas été établie.Les suppositoires d\u2019indométhacine sont contre-indiqués chez les sujets ayant accusé des saignements rectaux récents.NE DOIT PAS ÊTRE ADMINISTRÉ AUX ENFANTS Mise en garde Les malades qui éprouvent des vertiges, des étourdissements ou de l'apathie durant leur traitement à l\u2019indométhacine doivent être prévenus du danger de conduire des véhicules-moteurs, de manœuvrer des machines, de monter aux échelles, etc.On doit l\u2019administrer avec prudence aux malades souffrant de troubles psychiques, d'épilepsie ou de parkinsonisme.Précautions L\u2019indométhacine doit être utilisée avec précaution en raison des réactions gastro- intestinales éventuelles; la fréquence de ces réactions peut être réduite en administrant le médicament immédiatement après les repas, avec des aliments ou des antiacides.En présence de tels symptômes, le danger d'un traitement continu à l'indométhacine doit être évalué en regard des bienfaits possibles pour chaque malade en particulier.|| faut administrer les suppositoires d'indométhacine avec prudence aux malades qui présentent une pathologie anale ou rectale.Cesser le traitement si des saignements gastro-intestinaux surviennent.On a rapporté des cas d\u2019ulcère gastrique ainsi que des hémorragies et des perforations chez des su- MERCK a> [SHARP (MC-757) & DOHME CANADA LIMITED/LIMITÉE La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain (indométhacine) jets ayant des antécédents d'ulcéres gastriques (voir sous la rubrique \u201cContre- indications\u201d) ou recevant simultanément des stéroides et des salicylates.Chez certains malades, I'anamnése n\u2019'avait pas révélé d'ulcère et, d'autre part, ils ne recevaient pas d'autres médicaments.À la suite d'un saignement gastro-intestinal, certains malades peuvent accuser de l\u2019anémie et, pour cette raison, on recommande qu'ils se soumettent périodiquement à des examens hématologiques appropriés.La céphalée peut survenir, habituellement au début du traitement.Le cesser si la céphalée persiste malgré la diminution de la posologie.L'indométhacine possède en commun avec d'autres médicaments anti- inflammatoires analgésiques et antipyrétiques le pouvoir de masquer les signes et les symptômes qui accompagnent généralement une maladie infectieuse.Le médecin doit penser à cette éventualité afin de ne pas trop retarder le traitement approprié de l'infection.On doit employer l'indométhacine avec prudence en présence d'infections déjà maîtrisées.Lorsque le traitement est prolongé, des examens ophtalmologiques effectués à intervalles réguliers sont souhaitables (voir \u201cRéactions ophtalmiques\u201d).Étant donné que la possibilité des réactions défavorables semble augmenter avec l\u2019âge, on devrait employer l'indométhacine, chez les personnes âgées, avec une prudence accrue.Réactions défavorables Système nerveux central: Réactions le plus souvent observées: céphalée (généralement plus marquée le matin), vertiges et étourdissements.Réactions rarement observées: confusion mentale, somnolence, convulsions, coma, dépression pouvant être grave, et autres troubles psychiques, telle la dépersonnalisation.La gravité de ces effets peut parfois nécessiter l'abandon du traitement mais rarement l\u2019hospitalisation.Réactions gastro-intestinales: elles comprennent le plus fréquemment: nausées, anorexie, vomissements, gêne épigastrique, douleur abdominale, diarrhée.On a aussi rapporté: ulcération simple ou multiple de l\u2019æsophage, de l'estomac, du duodénum ou de l'intestin grêle entraînant parfois la perforation et l'hémorragie.Quelques décès ont été signalés ainsi que des hémorragies sans ulcération évidente et des douleurs abdominales accrues chez les malades souffrant de colite ulcéreuse.On a soupçonné l'indométhacine de précipiter les symptômes de colite ulcéreuse ou d'iléite régionale, mais la relation de cause à effet n'a pas été prouvée.Réactions les moins fréquentes: stomatite uicéreuse, saignement de l\u2019anse sigmoïde ou d'un diverticule, perforation de lésions sigmoïdes préexistantes (d'un diverticule ou carcinome).Après l'usage de suppositoires d'indométhacine, on a quelquefois signalé du prurit anal, du ténesme, de l\u2019irritation de la muqueuse rectale, et rarement des saignements rectaux.Chez plusieurs malades, la rectoscopie n'a cependant révélé aucun changement significatif de la muqueuse rectale.Réactions hépatiques: hépatite toxique et ictère d\u2019étiologie incertaine comprenant des cas graves et parfois mortels.Réactions cardiovasculaires et rénales: l'œdème, l'élévation de la tension artérielle et l'hématurie surviennent rarement.Réactions dermatologiques et d'idiosyncrasie: Réactions peu fréquentes: prurit, urticaire, œdème angioneurotique, angéite, érythème noueux, éruptions cutanées, chute des cheveux et angoisse respiratoire aiguë comprenant dyspnée soudaine et asthme.Réactions hématologiques: Réactions peu fréquentes: leucopénie, purpura et thrombocytopénie.Réactions rares: agranulocytose, anémie hémolytique, dépression de la moelle osseuse comprenant de l'anémie aplastique, mais une relation précise avec l'emploi du médicament n'a pas été établie, anémie secondaire à une hémorragie gastro-intestinale occulte ou évidente.I| est recommandé d'effectuer périodiquement des numérations globulaires (y compris des numérations plaquettaires) chez les malades soumis à un traitement prolongé.Si des signes ou symptômes des réactions ci-dessus mentionnées apparaissent, interrompre l'emploi du médicament et instituer des examens hématologiques appropriés.Réactions auriculaires: tintements d'oreilles peu fréquents; surdité, rarement.Réactions ophtalmiques: On a observé des troubles rétiniens (y compris ceux de la tache jaune) et des dépôts cornéens.Il y a eu régression de certaines de ces conditions après l'arrêt du traitement.Parfois, vision brouillée, douleurs orbitaires et périorbitaires.Réactions secondaires diverses.saignement vaginal, hyperglycémie, glycosurie, neuropathie périphérique et épistaxis surviennent rarement.On peut obtenir, sur demande.des renseignements détaillés concernant la posologie, l\u2019administration, les indications, les précautions, ainsi qu'une bibliographie.Présentation Ca-8662 Gélules\u2014INDOCID*, dosées à 25 mg chacune, bleues et blanches, portant le sigle MSD et leur degré de concentration.Présentées en flacons de 50 et de 00.Ca-8663 Gélules\u2014INDOCID*, dosées à 50 mg chacune, bleues et blanches, portant le sigle MSD et leur degré de concentration.Présentées en flacons de 50 et de 250.Ca-8711 Suppositoires\u2014INDOCID*, dosés à 100 mg chacun.lls sont blancs, opaques.Présentés en boîtes de 12 ou de 30.MEMBRE tous anglophones.On y comptait bien deux des fondateurs de l\u2019École, les docteurs Thomas-Francis Arnoldi et William Sutherland, mais ils avaient déjà accepté d\u2019être professeurs à la Faculté de Médecine de McGill.Deux problèmes se posaient dès lors: où donner l\u2019enseignement clinique aux élèves de l\u2019École et vers quel organisme universitaire cette dernière devait- elle se diriger pour obtenir l\u2019affiliation universitaire indispensable?On pensa à régler d\u2019abord la question la plus urgente: l\u2019enseignement clinique.Une seule solution paraissait digne d\u2019être étudiée: un accord entre le premier hôpital de Montréal et l\u2019École.LE PREMIER DEMI-SIÈCLE DE L'ENTENTE ENTRE L'HÔTEL-DIEU ET L'ÉCOLE On se souvient que l\u2019École a été fondée en 1843 et incorporée en 1845.Dès l\u2019automne de 1843, elle ouvrit ses portes à ses premiers étudiants que reçurent les fondateurs Francis-Thomas Arnoldi, Francis Badgley, William Sutherland, Pierre (alors Peter) Munro et Robert Nelson.Le docteur Jean-Gaspard Bibaud se joignit à eux en 1845; ses collègues Hector Peltier, Joseph Emery- Coderre, Louis Boyer, Pierre Beaubien, Eugène- Herménégilde Trudel et Thomas-Edmond d\u2019Odet d\u2019Orsonnens devinrent membres du Conseil de l\u2019École, les trois premiers en 1847 et les trois autres en 1849.L\u2019enseignement théorique se faisait dans les locaux de l\u2019Ecole et les cliniques se donnaient dans les salles de malades du Montreal General Hospital.Le départ, en 1849, des docteurs Arnoldi, Bad- gley, Sutherland et Robert Nelson compliqua l\u2019entente verbale passée entre McGill et l\u2019École concernant l\u2019admission au Montreal General Hospital des étudiants de cette dernière et bientôt les élèves de l\u2019École se retrouvèrent privés de tout enseignement clinique.Le Conseil de l\u2019École s\u2019émut de la situation; une seule solution apparaissait possible, difficile peut-être, mais non irréalisable: conclure une entente avec les Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu.En même temps, le Conseil de l\u2019École poursuivait par la voie lente des négociations législatives sa tentative d\u2019amendement de la charte ou, à son défaut, l\u2019obtention d\u2019un statut d\u2019Institution de Haut savoir.* * * Le 13 novembre 1849, les docteurs Pierre Munro et Louis Boyer, respectivement président et secré- 1896 = taire de l\u2019École, adressèrent la requête ci-dessous à la Communauté des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de l'Hôtel-Dieu de Montréal.REQUÊTE DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE DEMANDANT L'ADMISSION DE SES ÉLÈVES DANS NOS SALLES 13 novembre 1849 À une assemblée spéciale de l'École de Médecine de Montréal, tenue ce jour.furent présents : MM.Munro, Beaubien, Bibaud, Trudel, Coderre, Peltier, Boyer.Le président prit le fauteuil.Les minutes de la dernière assemblée furent lues et approuvées.Le docteur Peltier soumit un projet de requête aux Dames de FHôtel-Dieu de Montréal conçue en ces termes : Aux Dames Religieuses Hospitalières de St-Joseph de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.L'École de Médecine et de Chirurgie incorporée de Montréal a l'honneur de vous exposer : I.Que l'expérience a démontré l'avantage qu'il y avait pour les élèves en Médecine de suivre les cliniques de médecins éclairés à la tête d'une Institution conduite sous les mêmes principes que la vôtre: 2.Que nos Élèves Canadiens dans cette ville n'ont d'autre ressource dans le moment que de suivre un hôpital où l'on ne parle que l'anglais, tandis que si vos salles leur étaient ouvertes, ils se trouveraient à même de profiter beaucoup mieux de leurs études et de pouvoir plus tard rendre plus de services à la société: 3.Qu\u2019en outre les Élèves paient un honoraire à cet hôpital, et que cet honoraire, nous le savons bien, serait donné avec beaucoup plus de plaisir à votre excellente Institution, en même temps que vous pourriez compter que leur conduite sera celle de gens bien élevés; 4.Que l'admission des Élèves Canadiens dans votre Établissement aurait l'effet de lui donner le développement qu\u2019il est appelé à avoir, et contribuerait à lui faire prendre, au milieu des établissements de ce genre, le rang qu\u2019il est si éminemment en droit d'occuper.S.D\u2019après ces considérations, nous osons espérer que, dans l'intérêt même de la société en général, et nommément de nos compatriotes, vous voudrez bien recevoir notre présente supplique.Cette requête ayant été lue, il fut résolu que notre Président, Monsieur le docteur Munro, soit prié de présenter cette requête aux Dames Religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et de vouloir bien se mettre en communication avec elles sur la demande qu\u2019elle contient et que ce qu'il fera sera considéré comme l'expression des désirs de l\u2019École.(signé) P.A.C.Munro, M.D.Président de l\u2019École Louis Boyer, M.D.Secrétaire 7.Cette requête sensibilisa les autorités de l\u2019Hôtel- Dieu qui présentèrent, le 26 novembre 1849, au chapitre de la Communauté, le mémoire dont voici quelques points saillants: 7.Vraie copie de l\u2019original, Archives de l'Hôtel-Dieu de Montréal, Tiroir L.No 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA dci ou DA \u2014 = Les religieuses sont invitées à réfléchir sérieusement et à se prononcer sur la question suivante : Doit-on confier le traitement médical de l\u2019Hôpital à une Faculté de Médecine établie par la loi et à la tête de laquelle se trouvent aujourd\u2019hui le docteur Munro et plusieurs autres médecins canadiens ?\u2026 au lieu d\u2019un médecin, on en veut plusieurs.et les élèves qui suivent le cours de médecine, donné par la Faculté, seront admis dans les salles pour la visite des malades.\u2026 Les inconvénients et les embarras qui pourraient résulter de l\u2019admission dans les salles de malades, des médecins de la Faculté et de leurs élèves sont notoires et connus 8.Le mémoire entend d\u2019abord exposer brièvement les raisons qui pourraient faciliter l\u2019entente.On y lit: Avant tout et pour jeter plus de lumière sur la question, il n\u2019est pas inutile d\u2019observer en passant qu\u2019il y a maintenant dans cette ville deux Facultés établies et reconnues par la Loi, l\u2019une protestante et l\u2019autre catholique.Ces deux Facultés sont aujourd\u2019hui rivales et en lutte\u2026 l\u2019on sait assez pourquoi.Voyons s\u2019il est de l\u2019avantage de la religion et de la Société canadienne que l\u2019Hôtel- Dieu s\u2019innocule (sic) pour ainsi dire à la Faculté de Médecine.9.Le mémoire cite les principales raisons qui militent en faveur de l\u2019affiliation.1° L'hôpital.ne jouit pas de l'importance qu\u2019il pourrait et devrait avoir dans le Pays parmi nos frères séparés, ainsi qu\u2019à l'étranger.Les journaux protestants se plaisent à répéter qu\u2019il est mal tenu, que l\u2019on n\u2019y observe point de régime, que l\u2019on fait trop manger les malades, qu\u2019il ne s\u2019y fait aucune opération chirurgicale avec succès, qu\u2019il n\u2019y a que des personnes abandonnées qui y aillent pour beaucoup 10.Ces propos malicieux répandus par la presse anglophone éloignent les protestants de l\u2019Hôtel-Dieu; le chapitre doit les connaître et mettre les moyens de les combattre.Tous ces préjugés disparaissent, si l\u2019hôpital est au soin d\u2019une Faculté établie par la Loi et composée d\u2019hommes habiles dans leur art.Cette Faculté a toutes sortes de raisons de réfuter les calomnies inventées contre l\u2019établissement qu\u2019elle dirige 11, L\u2019affiliation de l\u2019hôpital avec une Faculté de Médecine présente donc de grands avantages.8.9.10.11.12.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 Elle publie les cours et opérations importantes qu\u2019elle fait.Alors bon nombre de protestants de bonne foi, désabusés par les rapports de la Faculté, voudront faire la comparaison des hôpitaux catholiques et protestants.Il y a ici de l\u2019avantage de la Société Canadienne comme de celui de la religion 12, Vraie copie de l\u2019original, Cahier No 3, Tiroir 7.Archives de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Ibid.Ibid.Ibid.Ibid.De jour ou de nuit: TUSSIONEX attrape toujours.sa toux ® dosage b.i.d.(une seule dose dompte la toux pendant 8-12 heures) ® deux présentations commodes (comprimés & suspension) © dosage pour bébés et enfants © effets secondaires négligeables e économique (12 comprimés et/ou 2 onces de suspension suffisent pour six jours) TUSSIONEX (Complexes résiniques d\u2019hydrocodone et de phényltoloxamine) (mise en garde: peut conduire à l\u2019accoutumance) = ENNWALT Pennwalt du Canada Ltée.Division des Produits pharmaceutiques 393 Midwest Road Scarborough, Ontario MIP 3A6 = 8 \u2014 \u2014 À $7 ey xm x 250 = Sn FAURE sa Lire «lot S è os EX BT Lins = SE NE > Pa NES or ava 223 = me \u201cAT iv nu CHAR \"ES assé ca ENS \u2014 4 + \"> ee x 59 FRAC ANSE A in x SRE pp de 4 SF a x 369 RY = Pa Am Ce pau se AF \u201c,\u201d FAN >» a x FR A Rape i ay A a = at NE 2 es RN A ee ae ce Ro 2 ich Po; ce Cal wo 3 LE ce wr FO rive ser dt EY 6 Sas, rt J ay > Xe Se ee lS N RE a 0s\" BN S sx #2 3 pg R- >> BS PE SL XE LER 2 3 pCi ea 3 S 6e 2e La el + Re oT 7 a pi AT se LA oN x 4 J! = SES BS es = en tA > Pre x os CS 5925 = + Cot, , + 2 re oS ed te fr #5 add a ha 0 Se iq oH SE gr KEE ALP PAE St > Le Pate A se ty 1 Re ov, A4 4% \u201c6 À ri 2 GS = = Sf Er Ny À GE > Rat SE AV ST q 2 Ji Le A WE eù as Se £37 és SET * e à GE > Pot Bo > 2 x En a 3, = - Avo ERT Ie, Gs DS, fs x Wik = se 2 dk 23 SE sui cs 3 > ¥ > KA PEE) 155 hr es + 2.3 J = 3 - Ad .) a > DE Q 5, a) ¢ gy 0514 = A © a i HORN a) mn 0 o) O ov wr ge 0 0) mis à > > > PA - - y : \u201cile Hs, 0 : À RENT | IDO E 3 °.DPF, \u20ac : revit IN La tendance «= des - ; das So Beth Si Re fas Gas ce ee oh = are RO cs \u201ca 5e ge ey Feds =k ES Ais LAER =H FE hey Rpt DEL = pret Sax Ry a a, a RL Fils rat peat mee = = 2 | La tendance Depuis leur apparition sur le marché en 1957, la 2 | tt au point des contraceptifs oraux s\u2019est ULL TL SUL vers une US faible PELLE CI oe: rogéne, Alors que leg prem igrs IELTS ontenaient EIT RI] mceg LA oestrogène ol rs 1 LTTE es plu récents de a QE el US En PE de LLL LT eT 80 mcg.Jusqu\u2019'a récemment, lac cc LE, Ur TEE ir ale efficace en oestrogène, CET ad CT J & CS | [Baca présente TEEN x nouvelle génération de contraceptif oral ISSR ors cn néréthindrone, 1b] gat [E:Te 101, TT \u2014 contient 40 p.100 moins ci oestrogène que les formulations à 50 meg : associe 'efficacité a une 1:1 le) incidence de plusieurs effets Secondaires Clipless.Ak eT elu oft SEE ES + j A le / AU, 196 ae vi eu\u201d I ! F FS Fopv * = Ig Os ig | Nez seo oir fkephalees, = Faso él e produi- ¢ Sont le SEY TELE changements pärfoig 1 à plus faible leneur en acétatd e noréthindrone, 1 mg bthinyLestradidii&0 mcg REE A ARS orient oegjrogente (bien qu\u2019encorefaible) pour une plus granderégularité dans leur 4 Qe FATTO Le choix Lederle pour les besoins de chacune Logest 15 ee ou Logest1 © CONTRACEPTIFS ORAUX EN COMPRIMES | LS La Cra Aare mmr mR pe IT Lo EL RE RT TRO NR SRA TAT! RR SRR gest 1680 gest 160 CONTRE-INDICATIONS.Thrombo- phlébite, troubles thrombo-emboliques, apoplexie cérébrale ou antécédents de ces affections; dysfonction hépatique marquée; carcinome évident ou possible du sein ou des voies génitales; néoplasie oestrogéno-dépendante connue ou possible; hémorragies vaginales anormales non diagnostiquées; pendant l'allaitement au sein de la mère; lésion oculaire, telle que la perte partielle ou complète de la vue, trouble du champ visuel ou diplopie originant de troubles vasculaires ophtalmiques; soudure incomplète des épiphyses; possibilité de grossesse; migraine ordinaire; antécédents d'ictère choléstatique; thrombose coronaire.MISE EN GARDE.Si une affection se rapportant à la thrombose survient ou est soupçonnée il faut discontinuer sans délai l\u2019administration du médicament.Les examens préthérapeutique et périodiques doivent surtout porter sur les seins et les organes pelviens.Les fibromyomes utérins pré-existants peuvent augmenter de volume.Il faut surveiller de près les affections que la rétention hydrique peut influencer, à savoir l\u2019épilepsie, la migraine, l\u2019asthme et la dysfonction cardiaque ou rénale.PRÉCAUTIONS.Il existe plusieurs énoncés concernant les précautions à prendre avec les contraceptifs oraux.Les épreuves de la fonction endocrinienne, probablement celles de la fonction hépatique et de la thyroïde peuvent être affectées par le traitement aux contraceptifs oraux.Une altération du cycle menstruel peut également survenir.Pendant une thérapie aux contraceptifs oraux il faut surveiller étroitement les patientes diabétiques et celles qui ont des antécédents familiaux de diabète.Les contraceptifs oraux peuvent voiler l\u2019apparition du syndrome climatérique.Les femmes sensibles peuvent souffrir d\u2019hypertension.II faut administrer les contraceptifs oraux avec grande circonspection aux patientes ayant des antécédents d'ictère.EFFETS SECONDAIRES.Les contraceptifs oraux ont été associés à un certain nombre d'effets secondaires, y compris: thrombo-phlébite, embolie pulmonaire, thrombose cérébrale, nausées, altération du cycle menstruel, oedème, sensibilité des seins, changements de poids, céphalées, acné, dépression nerveuse, tension prémenstruelle et hirsutisme.PRÉSENTATION.LOGEST 1.5/30, 1 comprimé bleu par jour pendant 21 jours, 7 jours sans médication.LOGEST 1/50, 1 comprimé vert par jour pendant 21 jours, 7 jours sans médication.La MONOGRAPHIE DU PRODUIT donnant de plus amples renseignements est disponible sur demande.J DEPARTMENT DES PRODUITS LEDERLE Cyanamid du Canada Limitée C.P.1039 Montréal, Québec H3C 2X4 @Marque déposée Le mémoire poursuit en donnant quelques chiffres concernant les admissions à l'Hôtel-Dieu.Trois mille malades, qui passent chaque année dans les salles, disent assez haut les bienfaits de l\u2019Institution 13.Le texte présenté au chapitre souligne un aspect nouveau: resserrer les liens qui attachent les citoyens à l\u2019Hôtel-Dieu.La Faculté Catholique ayant un hôpital à sa disposition pour donner son cours peut lutter avec avantage contre.(sa rivale).(L'École) étant formée de médecins recommandables\u2026.les étudiants en médecine ont l'avantage de pouvoir conserver leur foi et leurs mœurs.Si elle tombe (l\u2019École), il leur faut de toute nécessité suivre les cours de la Faculté Protestante.14, Le mémoire ne manque pas d\u2019insister sur le fait que les étudiants admis à l\u2019Hôtel-Dieu y entendront de bons conseils; ils trouveront dans les sœurs de bonnes mères dont les sages avis, les bons exemples.leur seront d'un grand secours !5.Et raison majeure qu\u2019il ne faut pas oublier loin de la.Une chose attachera spécialement les médecins canadiens à la Faculté et à l'Hôpital, c'est qu\u2019ils y pourront faire leur cours de médecine dans leur langue.Montréal, 26 novembre 1849 16, Au milieu du dix-neuvième siècle, l\u2019Hôtel-Dieu accepta le principe de modifier son rôle qui était jusqu\u2019alors de recevoir et de traiter les malades et les blessés et d\u2019accepter l\u2019orientation nouvelle proposée par les dirigeants de l\u2019École: celle de se transformer en un hôpital d'enseignement.11 était juste que le médecin de l\u2019Hôpital et l\u2019un des fondateurs de l\u2019École, le docteur Pierre Munro, prit l'initiative du mouvement.L\u2019évêque de Montréal, Monseigneur Ignace Bour- get, était au courant du projet d\u2019unir l\u2019École ct l\u2019Hôtel-Dieu; le 5 décembre 1849, il écrivit à la Supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu ses impressions: Montréal, le 5 décembre 1849 Ma Révérende Mère, Veuillez bien examiner le Mémoire ci-inclus, avec vos chères Sœurs, afin de vous assurer si tout ce que vous croyez devoir être nécessairement stipulé, pour le repos de la Communauté, s\u2019y trouve renfermé.Je viens de voir le docteur Munro, qui m'a fait toutes ses observations; et je vous conseille de le voir, vous- même.Quand vous aurez tout pesé au poids de votre prudence et sagesse, vous m'en donnerez avis, afin que l\u2019on transmette à la Faculté une copie de ce Mémoire avec les modifications que l'on croira nécessaires.(signé) Ig.Ev.de Montréal 17 .Ibid.Ibid.Ibid.Ibid.Vraie copie de l'original.Cahier No 3, Tiroir No 7.Archives du Secrétariat.L'UNION MÉDICALE DU CANADA moi al ll A Fa fra mer vide tl êlre tro as Chr cont 1, lign de! Que ki ln fond ay Fug de ths sq rr Int ~~ i us Toh - ves a aR m\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 L\u2019évêque de Montréal, Monseigneur Ignace Bour- get, l\u2019homme prédestiné aux grandes œuvres, comprit importance de ce rattachement de l\u2019École à l\u2019Hôtel-Dieu.Les archives de l\u2019Hôtel-Dieu ont conservé ce mémoire de Mgr Bourget; grâce à la générosité des archivistes de l\u2019Hôtel-Dieu, il est possible de le reproduire ci-dessous 18: MÉMOIRE POUR L\u2019INSTRUCTION DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE AU SUJET DE SON ADMISSION DANS LES SALLES DE L\u2019HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL, POUR LE TRAITEMENT DES MALADES Une demande a été faite au nom de l\u2019École de Médecine, aux Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, pour qu\u2019il lui soit permis de visiter et soigner les malades qui sont à l\u2019Hôtel-Dieu, afin de pouvoir donner aux élèves qui suivent son cours, l\u2019expérience dont ils ont besoin pour devenir habiles dans leur art, et qu\u2019il leur serait facile au moyen de plusieurs milliers de cas qui se présentent annuellement dans les salles du dit Hôtel-Dieu.Avant de répondre affirmativement à la demande de la Faculté, les dites Religieuses ont besoin de lui exprimer franchement leur bon vouloir, car elles désirent ardemment que leurs jeunes compatriotes appelés par la Providence à exercer la Médecine s\u2019y rendent très habiles, et leur crainte parce que s\u2019étant retirées du monde pour être toutes à Dieu, elles ne sauraient consentir à être troublées dans le Monastère, qu\u2019elles n\u2019ont préféré à la maison paternelle que parce qu\u2019elles y trouvaient Jésus- Christ dans la personne des pauvres et qu\u2019elles y rencontraient cette paix que le siècle ne pouvait leur donner.Si donc elles mettent certaines conditions, peut-être rigoureuses à l\u2019admission de la Faculté dans les salles de l\u2019Hôtel-Dieu, elles la prient de croire que c\u2019est uniquement parce qu\u2019elles ont des devoirs à remplir comme Religieuses; et qu\u2019elles sont strictement obligées de suivre les règles saintes, que leur ont prescrites leurs vénérables fondateurs.La Faculté voudra bien en conséquence prendre en bonne part les observations suivantes : 1° Toutes les Religieuses concourent de tout leur cœur aux efforts.que fait la Faculté, pour faciliter aux Étudiants en Médecine les moyens d\u2019acquérir la science de leur état.Mais elles sont vivement pénétrées de la nécessité de prendre de sages précautions pour qu\u2019il n\u2019en résulte pour elles et leurs pauvres aucun inconvénient.2° Elles comprennent l\u2019avantage d\u2019avoir pour le bon traitement de leurs malades, l\u2019art et l\u2019expérience des 18.Vraie copie de l\u2019original.Cahier No 3.Tiroir No 7.Archives du Secrétariat.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 meilleurs médecins de la ville.persuadées que cet heureux résultat sera produit.par une parfaite harmonie entreux.Elles ne sauraient donc s\u2019exposer à voir se renouveler dans leurs salles de fâcheuses divisions par rapport au traitement médical de leurs malades.3° Les visites des salles se feront à heure qui accommodera le mieux les médecins; pourvu que ça ne dérange pas l\u2019ordre de la maison.À l'heure fixée, les Apothi- cairesses se tiendront prêtes à recevoir les médecins; mais ceux-ci ne manqueront pas d\u2019être ponctuels à l'heure déterminée.Car les Apothicairesses étant toujours très occupées, n\u2019ont point de temps à perdre.Ces visites ne se prolongeront point au delà d\u2019un temps raisonnable, et jugé tel par la majorité du Bureau.4° Les Élèves n\u2019entreront qu\u2019en la compagnie des Médecins; et jamais en trop grand nombre pour ne point fatiguer les malades.5° Les Médecins seront consultés pour le choix des remèdes et les moyens de les conserver en bon état.Les Apothicairesses se conformeront à leur direction très soigneusement.Mais la Communauté n\u2019achètera de médicaments qu\u2019à un certain montant proportionné au revenu de PHôtel-Dieu; et les Médecins ne se permettront pas de visiter les remèdes une fois disposés dans PApothicairerie, s\u2019en fiant à la vigilance des Apothicai- resses.6° Les Médecins prescriront le régime que devra garder chaque malade, mais ce sera à la sœur hospitalière qu\u2019ils s\u2019adresseront pour savoir si ce régime a été exactement suivi.Ils ne se permettront jamais d\u2019interroger les malades là-dessus.7° Les Religieuses auront toujours droit de renvoyer les malades qui, d\u2019après leurs règles, ne pourront demeurer à l\u2019hôpital.Elles pourront aussi soigner ceux qu\u2019elles jugeront à propos d\u2019admettre dans certains cas dont elles seront seules les juges.Mais alors les Médecins ne seront point obligés de s\u2019en occuper.8° Il n\u2019y aura ordinairement qu\u2019une visite par jour, après laquelle il ne sera plus permis d\u2019entrer dans les salles.Que si des cas extraordinaires survenaient, il était nécessaire d'y revenir, ce sera aux Médecins en fonction de le faire, et non pas au premier venu.Comme aussi ce sera à eux seuls que les Apothicairesses devront recourir, s\u2019il survient inopinément des cas qui exigeraient le secours prompt des Médecins.Une des Apothicaires- ses sera toujours à côté du Médecin en fonction durant ces visites.9° Les Médecins après les visites des salles feront entreux les consultes qu\u2019ils jugeront à propos, mais les Apothicairesses ne pourront recevoir de prescriptions que d\u2019un seul, et celui-ci leur sera désigné par le Bureau.10° Une chambre aussi commode que possible est offerte aux Médecins, mais elle ne sera ouverte que pour le temps des consultes et des opérations.1901 Gastonest _ _ retourné à ses gâteaux | après b - y - \u201cà une poussée d'arthrite - , : ) \u2018 ! A cause d'une poussée d'arthrite i\" qui a échappé au controle de l'aspirine, il a passé des semaines % de douleur, de raideur, de gonflement, de souffrances\u2026 gli an Songez à tous les gâteaux qu'il n\u2019a pas pu glacer! ; La prochaine fois, songez à je - [| A per Alka Butazolidine |: i Pond la po tri, fee i vent dene ment ¢ deux Hose foi pi Mes bas p ment Conçu Perse Contr L'Ala mile du de des ar Je mé une gl Me pa oem Prica Fab ba comp Cer un 140 dele sp lim re, ss ¢ ts en ont A is, iin Miers | font hs Met Neus Frèlon Hen Lo LT ng, hi High ayy Sea Rig un Prési Geigy Alka Butazolidine\u201d * action anti-inflammatoire prompte * comprimés-manteau * période d'essai courte 100 de phénylbut , Gei i \u2019 1 i 100 mg de Sel d'hydroxyde d'aluminium desséché * posologie d entretien faible 150 mg de trisilicate de magnésium * S'il n y a pas d'amélioration dans ( G-3150 une semaine, changez de traitement. i A 2 - Alka Butazolidine\u2019 comprimés-manteau Geigy maximum d'avantages Butazolidine minimum de dérangement gastrointestinal dans les troubles aigus non infectieux, tels que: ostéo-arthrite grave thrombo-phlébite superficielle aiguë attaques de goutte arthrite rhumatoïde spondylite ankylosante (rhumatoide) bursite péritendinite capsulite Guide thérapeutique concis Alka Butazolidine comprimés-manteau Geigy Posologie La posologie d'attaque recommandée dans l'arthrite, le rhumatisme et la thrombophiébite super- ficietle est de 3 à 6 comprimés par jour.Dans la crise de goutte, jusqu'à 9 comprimés par jour peuvent être nécessaires.Répartir la posologie quotidienne en plusieurs doses et les prendre au moment des repas.Après amélioration (généralement deux ou trois jours), on administre la plus petite dose efficace possible.La posologie d'entretien ne doit pas excéder 4 comprimés par jour.Si, après une semaine de médication, l'Alka Butazolidine n\u2019a pas produit d'effets favorables, cesser ce traitement.L'Alka Butazolidine comprimé-manteau a été conçue spécifiquement pour les patients avec hypersensibilité gastrique.Contre-indications L'\u2019Alka Butazolidine est contre-indiquée chez les malades dont l'anamnèse révèle des antécédents ou des symptômes d'un ulcère gastro-duodénal, des antécédents de dyscrasie sanguine ou d'allergie médicamenteuse, et chez ceux qui présentent une atteinte rénale, hépatique ou cardiaque grave.Ne pas la prescrire aux malades présentant un oedème clinique ou des symptômes de sénilité.Précautions à observer Etablir avec soin l'anamnèse du malade et faire un examen physique et une numération globulaire complète avant de commencer le traitement.Exercer une surveillance étroite de tous les malades qui reçoivent ce médicament et les avertir de cesser de le prendre dès l'apparition de l'un ou l'autre des signes ou symptômes suivants qu'ils devront signaler immédiatement à leur médecin: fièvre, mal de gorge, lésions buccales, méléna, réactions cutanées ou gain pondéral subit.Faire régulièrement des numérations globulaires chez les patients en traitement prolongé.Les vieillards à qui l'on prescrit I'Alka Butazolidine doivent être suivis de très près.Comme tout autre médicament, l'Alka Buta- Zolidine ne doit être employée durant les trois premiers mois de grossesse que si, aux yeux du médecin traitant, son potentiel thérapeutique l'emporte sur les risques possibles.Réactions adverses Nausées, vomissements, malaises abdominaux, formation ou réveil d'un ulcère gastro-duodénal et rétention de sodium avec oedème ont été signalés.Réactions d'hypersensibilité, réactions dermatolo- giques et dyscrasies sanguines ont été signalées, bien que rarement.Présentation Alka Butazolidine, comprimés-manteau Chaque comprimé-manteau blanc, mat, portant le sceau @ , renferme 100 mg de\u2019 phénylbutazone (Butazolidine®), 100 mg de gel d'hydroxyde d'aluminium desséché et 150 mg de trisilicate de magnésium.Flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande Gei Dorval! 780, Québec gy 11° Les opérations délicates surtout celles des femmes, se feront selon toutes les règles de la modestie.Il en sera de même pour l\u2019autopsie des cadavres.Les jeunes élèves y seront admis avec les précautions convenables.12° Les Religieuses ne peuvent s\u2019engager à fournir des remèdes aux malades du dehors qui leur seraient adressés par les Médecins, ni à extraire les dents et à faire les pansements des passants.13° Les instruments de chirurgie ne sortiront jamais de l\u2019hôpital; et les chirurgiens qui feront les opérations les remettront en bon état aux Apothicairesses.14° Les Médecins sont priés d\u2019observer que l'hôpital étant pauvre, il y a nécessité de ménager les remèdes dispendieux.15° L'\u2019autopsie ne se fera que sur le corps de ceux qui décèderont à l'hôpital, qu\u2019avec la permission de l\u2019hospitalière, qui pourra se pourvoir de la permission des parents quand il y en aura à la ville et l\u2019Apothicairesse = assistera à celle des femmes.= 16° Les Religieuses continueront à se faire soigner elles-mêmes par un médecin de leur choix.17° Les Médecins se conformeront, pour l\u2019admission des malades, au règlement écrit sur la carte qui se trouve exposée à la porte de chaque salle.Cette carte exprime toutes les maladies contagieuses ou incompatibles avec l\u2019ordre de la maison.18° Les Médecins n\u2019auront égard, qu\u2019à la nature de la maladie, et aux qualités des malades, qui voudront venir se faire soigner à l\u2019hôpital et ils pourront en conséquence refuser d\u2019admettre certaines personnes sous prétexte qu\u2019elles auraient le moyen de se faire soigner chez elles.19° Cette admission n\u2019est ainsi permise qu\u2019aux conditions susdites que par manière d\u2019essai : et les Religieuses seront toujours libres de retirer cette permission, quand elles croiront ne pouvoir se maintenir dans la régularité avec cet état de choses.Ce mémoire a été remis à tous les intéressés.Le 29 décembre 1849, le docteur Louis Boyer sollicita dans une lettre adressée à la Supérieure la faveur d\u2019une entrevue: 19.L\u2019École de Médecine a l\u2019honneur de prier ces Dames de vouloir bien accorder à trois de ses membres une entrevue prochaine pour leur présenter et leur soumettre une série de demandes qu\u2019elle croit être dans les intérêts de l\u2019Hôtel-Dieu et ceux de l\u2019École.L\u2019École vous prie en outre d\u2019assigner le jour et l\u2019heure où il vous sera loisible d\u2019accorder cette entrevue.Je suis avec la plus haute considération, Votre très humble et obéissant serviteur.Louis Boyer, M.D.Secrétaire de l\u2019École de Médecine 19 Vraie copie de l\u2019original.Archives de l\u2019Hôtel-Dieu, Tiroir L, No 1.1903 Cette Jettre du docteur Louis Boyer prêta à confusion; le docteur Pierre Munro étant président de l\u2019École était de toute évidence indiqué pour être l\u2019un des trois négociateurs.Le docteur Pierre Munro comprit la méprise et décida de présider le jeu.Le docteur Louis-Daniel Mignault a écrit: La conduite de ce dernier (Munro) montre bien ses qua- L'École de Médecine de Montréal m'a chargé en ma qualité de Secrétaire de la dite École, de vous faire savoir qu\u2019elle acceptait vos conditions telles que transmises par le Docteur Munro, savoir : l'entrée de l'Hôtel- Dieu pour le service médical par un des Professeurs de l'École tous les trois mois à tour de rôle: que les Professeurs se conforment aux intentions de ces Dames relativement aux dépenses pour les médicaments et à 2 , .l'acceptation de tel ou tel médecin.lités de cœur et d\u2019esprit.Au lieu de dire : « Vous avez F voulu marcher sans moi et contre mon avis, arrangez- En conséquence, on m'a prié de vouloir bien vous trans- ' vous maintenant.>» Il s\u2019est au contraire chargé de la mettre nos plus sincères remerciements pour l'avantage mission où ses collègues avaient échoué, plaida si bien que le public et les élèves retireront d\u2019une telle conces- la cause de l\u2019École qu\u2019au mois d'octobre suivant, il sion, et l\u2019École de Médecine de Montréal vous en sera annonça que la Communauté lui permettrait, à lui et à à jamais reconnaissante.de membre de la faculté, de faire le service accompagne J'ai l\u2019honneur d'être avec le plus profond respect et la Li es élèves.Le docteur Boyer lui fut donc adjoint comme plus haute considération, Révérendes Mères, il professeur de clinique médicale.Un mois plus tard, toujours grâce au docteur Munro, une lettre de la Mère Votre très humble serviteur, I Supérieure (de Lahaye) informa l\u2019École que tous ses L.Boyer, Secrétaire 22 membres seraient admis à faire le service à tour de rôle.Le 18 novembre 1850.fu Cette permission ne fut accordée que pour une année à .LL a .i titre d\u2019essai, l\u2019École se chargeant par convention écrite Monseigneur Bourget se rendit à l'hôpital et dis- ri du service des malades 20, cuta avec les religieuses les avantages et les incon- Re Le 16 bre 1850.l\u2019Écol on | \u2018 vénients du projet d\u2019affiliation de l\u2019École et, comme q novembre Cole accepta ra ean , Ul .2°?pta fe rapport, memo, le 19 novembre 1850, il écrivit a la Supé- 3 fait par le docteur Pierre Munro: .TA .: rieure de l\u2019Hôtel-Dieu: Ja PROCÈS-VERBAL Révérende M R D'UNE ASSEMBLÉE DE L\u2019ÉCOLE DE MÉDECINE Ma Révérende Mère, TENUE LE 16 NOVEMBRE POUR L\u2019ACCEPTATION Je vous envoie ci-joints les deux papiers concernant DU RAPPORT FAIT PAR LE DOCTEUR MUNRO, l'École de Médecine.Je remarque : PRESIDENT DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE 1° que le docteur Munro a chargé les Sœurs de la res- We Une assemblée spéciale des Membres de l'École ponsabilité de l'approbation des Médecins visiteurs; de Médecine fut tenue le 16 novembre 1850, à la- 2° que l'engagement de se soumettre aux règles de Le quelle étaient présents: les docteurs Munro, Peltier, l'hôpital n\u2019a pas été spécifié, bad Coderre, d\u2019Orsonnens, Beaubien et Boyer; il fut ré- 3° que l\u2019obligation de fournir aux Médecins les remèdes elie solu: qu\u2019ils demanderont soit sujette à l\u2019approbation des auto- me .rités religieuses.1.Le docteur Pierre Munro fait rapport que les Dames .L de l\u2019Hôpital Hôtel-Dieu consentent que la visite des À la lecture de cette lettre de mise en garde et E salles de Médecine soit faite par chacun des Professeurs d\u2019appel à la prudence dans leurs délibérations, la GR de l\u2019École, à tour de rôle tous les trois mois pendant Supérieure convoqua, le 20 novembre, une séance adress l\u2019espace d\u2019un an. peut seulement déclarer son attachement à la défense corps et âme de l\u2019homme seul » 2.Tout de même, le médecin ne doit pas, même en présence d\u2019obstacles majeurs, abdiquer le rôle qu\u2019au moment de son accession à sa profession, il a juré de jouer dans toute société, si imparfaite qu\u2019elle soit.5m pi ef db Edouard DESJARDINS ne OÙ ot pic BIBLIOGRAPHIE pis 1 et 2.HAMBURGER, Jean: Les inquiétudes du médecin et les soucis de la biologie.Chr.O.M.S., 28: 408-412, 1974.js , PL aie su rd J TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 1907 documentation LES SIX ANS D'EXISTENCE DE L'UNION INTERNATIONALE DES SOCIÉTÉS D'IMMUNOLOGIE \u2014 RAPPORT DU PRESIDENT (BRIGHTON, 1974)\" B.CINADER Institut d\u2019Immunologie, Université de Toronto, Toronto, Canada, M5S 1A8 L\u2019Union internationale des Sociétés d\u2019immunologie existe depuis 1968.C\u2019est toutefois en 1971, au premier Congrès international d\u2019immunologie qu\u2019elle recevait sa constitution.Plusieurs considérations ont motivé ceux qui ont fondé notre organisation internationale.Premièrement le fait que l\u2019immunologie était devenue un champ de recherche des plus productifs et un propulseur de la recherche en biologie moderne, et également le fait que l\u2019immunologie en tant que discipline, a transformé ses objectifs originaux, davantage intéressés aux maladies infectieuses et aux problèmes techniques, en un vaste champ de recherche sur la régularisation, l\u2019évolution, la génétique, la différentiation aussi bien que sur les processus cellulaires qui donnent naissance à l\u2019immunité humorale et cellulaire.Il y avait également un deuxième objectif d\u2019importance : à mesure que les bases théoriques de notre compréhension des processus immunologiques grandissaient, les applications de l\u2019immunologie s\u2019étendaient à une variété toujours plus grande de domaines autant médicaux qu\u2019industriels.L\u2019immunologie s\u2019est rapidement taillé une place dans le domaine du diagnostic et de la thérapeutique autant en obstétrique, en pédiatrie, en gynécologie, en chirurgie, que dans de nombreux autres secteurs da la médecine humaine.Il est vite devenu évident que la recherche et l\u2019enseignement de cette discipline allaient devoir acquérir une autonomie suffisante pour permettre les développements nouveaux qu\u2019on était en droit d\u2019espérer, et ça, dans les meilleures conditions possibles.Si ces développements allaient être assez faciles dans les institutions de recherche, ils présentèrent des problèmes difficiles dans les universités et les écoles de médecine.On se souviendra que les structures départementales des écoles de médecine ont été établies au XIXe siecle pour répondre aux objectifs de la recherche et de la technique du temps.Déjà, au milieu du XXe siècle, une bonne partie de ces structures avait perdu leur justification initiale, et avait 1 Traduit de l\u2019anglais sur demande de l\u2019auteur par le docteur Gilles Lamoureux, Ph.D., Immunologiste, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de Montréal, Ville de Laval, P.Q.Canada.1908 sombré dans l\u2019inertie institutionnelle ou était devenue des chasses gardées aux mains de titulaires omnipotents.À cause de cette situation, il a été difficile de créer des départements universitaires d\u2019immunologie.Pourtant, de tels départements n\u2019en sont pas moins nécessaires si on veut assurer un entraînement adéquat en recherche immunologique, un enseignement capable de s'adapter aux produits de la recherche et qui faciliterait l\u2019élaboration de travaux de recherche interdisciplinaires.Le besoin de démontrer le vaste champ d\u2019action de l\u2019immunologie nouvelle, aussi bien que ses applications immédiates dans un grand nombre de secteurs de la biologie, a été un motif de plus qui a favorisé la fondation de l\u2019I.U.I.S.(International Union of Immunological Society).Cet impressionnant développement de l\u2019immunologie moderne a suscité de nombreux problèmes.Des sous-spécialisations de l\u2019immunologie surgissaient au fur et à mesure que se développait l\u2019immunologie.Certaines de ces sous-spécialisations ont rapporté leurs travaux aux congrès de biochimie et de microbiologie, mais il manque souvent, à ces niveaux, des chercheurs spécialisés capables d\u2019analyser toute la gamme de la recherche immunologique présentée.Il devenait crucial que ces sous-spécia- lités de l\u2019immunologie ne s\u2019isolent pas les unes des autres ct puissent avoir des échanges d\u2019information entre elles.Les congrès internationaux peuvent provoquer ces échanges en même temps que fournir des occasions de rencontres avec les chercheurs capables d\u2019assurer une continuité.L'organisation de ces rencontres et échanges devenait un motif supplémentaire pour la formation d\u2019une organisation internationale qui favoriscrait les occasions d\u2019échanges; l\u2019un de nos objectifs primordiaux a donc été d\u2019organiser des congrès internationaux qui engloberaient toutes les sous-spécialités reliées à l\u2019immunologie.Beaucoup de congrès internationaux sont devenus énormes ct ont perdu de leur efficacité.La division des congrès en sujets sous-spécialisés, déjà expérimentes dans certaines disciplines, à réussi à maintenir en vie certaines organisations tout en con- L'UNION MÉDICALE DU CANADA i 0 \u201c4 Ma Uk Jl Me de ile servant les avantages des grands rassemblements, mais en perdant les avantages de fertilisation croisée, c\u2019est-à-dire la possibilité d\u2019exposer les scientistes à des recherches qui peuvent paraître peu importantes à un chercheur particulier, mais qui pourraient avoir des implications utiles.Il semblait clair dès le début de nos consultations que nos congrès devraient tirer parti des erreurs des autres et devraient être planifiés pour encourager la diffusion à travers les frontières des sous-spécialités, aussi bien que de permettre une présentation plus cohérente de tous les domaines en croissance active.C\u2019est dans ce but unique que fut conçue la forme actuelle de nos congrès qui consistent exclusivement en symposiums et en ateliers de travail.La fonction des symposiums étant la présentation de la connaissance mise à jour en tant que tout, alors que celle des ateliers de travail vise la participation active de tous, ou au moins de la plupart des participants, au processus de discussion, de présentation de travaux et d\u2019échange d\u2019opinions.Cette formule s\u2019est avérée excessivement utile et a été reprise en entier par les organisateurs du deuxième Congrès international d\u2019immunologie.Son utilité devrait indiscutablement faire l\u2019objet d\u2019examen constant et la formule sera modifiée au fur et à mesure que de nouvelles conditions seront développées et nécessiteront une adaptation.Lorsque nous avons commencé à penser au mécanisme d\u2019échange d\u2019opinions à l\u2019échelle internationale, il est vite apparu qu\u2019il allait être de plus en plus difficile aux jeunes chercheurs de se faire entendre dans les différents ateliers de travail.Notre intention a été de créer des ateliers de travail où les jeunes chercheurs pourraient apporter une contribution majeure.Les ateliers de travail tels qu\u2019ils existent présentement sont géographiquement assez limités et parfois exclusifs à certains chercheurs.Nous avons l\u2019intention de surmonter cette seconde difficulté, et ceci est même devenue une préoccupation spécifique de l\u2019IU.IS.C\u2019est pourquoi son comité de symposiums a été l\u2019un des plus actifs et des plus utiles dans notre organisation internationale.À la base de toute communication entre chercheurs, il y a les probièmes de terminologie.Il est évident que la terminologie ne doit pas être ambiguë, mais être aussi simple que possible, aussi cohérente que possible avec les mécanismes biologiques connus et utiles pour la publication.Comme pour la linguistique, l\u2019immunologie qui est en perpétuelle fermentation donne naissance à de nouveaux faits et à de nouvelles visions des phénomènes biologiques et elle doit être revisée régulièrement.Pour remplir ces fonctions l\u2019I.U.I.S.a formé un comité de nomen- TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 clature et des sous-comités appropriés.Il y a eu de nombreux problèmes rencontrés par beaucoup de sous-comités.Est-il trop tôt pour définir une nomenclature ?Les connaissances de demain nous obligeront-elles à abandonner la nomenclature que nous pourrions imposer maintenant ?Il est quand même devenu évident, dès le début, qu\u2019une nomenclature bien définie pour des systèmes particuliers n\u2019était pas encore réalisable, mais qu\u2019une nomenclature était néanmoins désirable pour permettre de communiquer avec les non-spécialistes et minimiser les obstacles de l\u2019enseignement présenté aux étudiants de manière à prévenir des conflits.Souvent les nomenclatures ont des justifications historiques plutôt que mécanistiques.La nomenclature est un obstacle pour tous les nouveaux chercheurs qui entrent dans le domaine de l\u2019immunologie nouvelle aussi bien que pour les étudiants, mais particulièrement pour les étudiants en médecine.Une partie parfois disproportionnée de la préparation des cours peut être justement absorbée par une terminologie encombrante.Par exemple, il paraît raisonnable de présenter les composantes qui font partie d\u2019une chaîne de réactions par des nombres selon la séquence des interactions plutôt que par la séquence des découvertes.Naturellement, ceux qui ont été impliqués dans les processus de découverte ont, par sentiment, une facilité d\u2019enseigner par ordre de découverte historique.Par contre, les nouveaux arrivés dans le champ de l\u2019immunologie n\u2019ont pas cet impératif et, par la nature des choses, ne sont pas considérés, aussi longtemps qu\u2019ils n\u2019ont pas été établis comme chercheurs ou n\u2019ont pas adopté le langage des pères.Il y a quand même de très bonnes raisons pour favoriser un conservatisme.Il ne serait pas utile par exemple de reviser la nomenclature chaque année et une confusion totale pourrait naître si chaque découverte d\u2019un nouveau composé impliquait une révision complète de la désignation de chacun des composés d\u2019une réaction.Comment alors déterminer le temps où une nouvelle découverte serait suffisamment établie sur une base solide pour justifier une re-nomenclature de tous les composants ?Dans des domaines assez particuliers, je crois que le meilleur moment pour ce type de changements devrait être décidé par les experts de sous-comités concernés.Dans les domaines où une révision s\u2019impose d'elle-même, il peut y avoir beaucoup moins de problèmes.Les problèmes de nomenclature se rencontrent surtout dans les domaines où le même composé a été découvert par plusieurs chercheurs, où il est difficile d\u2019établir une priorité, et où il n\u2019est pas toujours facile de démontrer les avantages d\u2019un 1909 changement de nomenclature.Il importe de trouver une solution acceptable à tous dans de telles situations.Finalement, un système de nomenclature, même en étant parfait, serait complètement inutile s\u2019il n\u2019était pas accepté par ceux qui œuvrent dans le domaine aussi bien que par ceux qui enseignent le sujet dans les universités.Pour surmonter ces difficultés, une série de dialogues continuels est nécessaire et l\u2019Union internationale des Sociétés d\u2019immunologie fournit la base structurelle pour un tel dialogue, en même temps qu\u2019elle permet l\u2019évolution vers un système cohérent de nomenclature.Dans ce sens, le second Congrès international d\u2019immunologie ouvre la voie à d\u2019immenses progrès.Après des débats ardus qui ont duré près de douze mois, il a été décidé à la dernière réunion du conseil tenue à Strasbourg en septembre 1973, de créer un comité qui s\u2019occupera de l\u2019immunologie clinique.Ce comité aura une fonction d\u2019enseignement et un rôle de consultant auprès des comités de l\u2019I.U.I.S., responsables de la standardisation, de la nomenclature et des symposiums internationaux.Il tentera d\u2019enrayer les disparités régionales des différents secteurs où œuvre l\u2019immunologie clinique, lesquels ont besoin d\u2019être pensés en fonction de la pratique.On souhaite particulièrement que ce comité élabore un vocabulaire de l\u2019immunologie clinique, spécialement adapté aux exigences de la clinique et du diagnostic dans les régions tropicales d\u2019Afrique, de l\u2019Amérique du Sud et de l\u2019Asie.Il existe maintenant des sociétés d\u2019immunologie au Chili, en Argentine, au Brésil, en Inde, et au Nigéria.Celles-ci pourront consulter notre comité d\u2019immunologie clinique au fur et à mesure que les nouveaux développements seront nécessaires pour solutionner les besoins spécifiques d\u2019une région.Il existe aussi un pressant besoin de standardisation des faits immunologiques, aussi bien que des réactifs qui sont devenus des outils importants dans les activités de plusieurs laboratoires de diagnostic hospitalier.De bons et de moins bons réactifs sont mis sur le marché par un nombre de firmes commerciales toujours grandissant.Un commerce impliquant plusieurs millions de dollars s\u2019est développé en réponse à ces besoins.Cependant, il y a encore très peu de réactifs standardisés capables de servir de guide aussi bien aux producteurs qu\u2019aux consommateurs.Le comité de standardisation de I'LLU.LS.fait un effort constant pour déterminer quels sont les réactifs nécessaires, comment on peut les classifier en ordre d\u2019urgence et d\u2019importance et pour 1910 coordonner les étapes qui sont impliquées dans la préparation de ces réactifs aussi bien que dans leur évaluation et leur distribution en forme stable.L'O.M.S.a été impliquée depuis plusieurs décades dans l\u2019établissement de réactifs immunothérapeuti- ques et s\u2019occupe maintenant de coordonner le développement des réactifs standardisés d\u2019immunodia- gnostic.Une grande coopération s\u2019est développée entre l'O.M.S.et l\u2019I.U.I.S.Ces activités commencent maintenant à porter des fruits qui influenceront, nous l\u2019espérons, la production d\u2019un plus grand nombre de réactifs d\u2019immunodiagnostic O.M.S./I.U.1.S.Comme pour le cas de la nomenclature, l\u2019acceptation par les immunologistes sur une large échelle des réactifs standardisés est aussi importante que la qualité et la stabilité du produit même.Cette acceptation sera d\u2019autant plus facile que les usagers seront eux-mêmes impliqués dans les processus de décision.Une organisation telle que la nôtre peut facilement éviter le danger d\u2019accepter une décision dogmatique prononcée trop hâtivement par des chercheurs même réputés.Avec toutes ces considérations en tête, l'IU.I.S.a dressé une liste d\u2019immunologistes cliniques internationaux déjà impliqués dans le diagnostic.Ils seront consultés par questionnaire au sujet des réactifs qu\u2019il serait nécessaire de mettre au point en premier lieu.Les membres de ce groupe seront également chargés du bon usage des réactifs standardisés qui ont subi une évaluation minutieuse dans les laboratoires de standardisation de l\u2019O.M.S./I.U.I.S.Ces experts seront responsables des essais préliminaires aussi bien que de la validation d\u2019un réactif standardisé particulier.Il faut que toutes les sociétés régionales participent à la formation et révisent la composition de ce comité de consultants.L'importance du service futur que pourra rendre ces experts dépend de leur utilisation adéquate par le comité de standardisation de l'O.M.S./1.U.I.S.et de la révision régulière de sa composition par les sociétés nationales et régionales.Pendant que le comité des symposiums s\u2019occupe de la formation mutuelle des scientistes, le comité d\u2019éducation s\u2019occupe des fonctions éducationnelles beaucoup plus diversifiées de l\u2019I.U.I.S.Sa principale préoccupation a été de trouver les moyens de transférer l\u2019information des chercheurs hautement spécialisés vers les moins spécialisés.Une attention particulière doit également être donnée aux besoins de spécialistes dans d\u2019autres champs de la biologie.Ceci requiert, cependant, des structures d\u2019organisation très différentes de celles des ateliers de travail de l\u2019I.U.I.S., et souvent, des occasions de rencontres beaucoup plus importantes : les cours d\u2019été sont un exemple type de cette espèce d\u2019activités.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cjbl y il oi als srl Jui wi Jui Age, hu Mowe sels De forma bleme ny Dars org lu re mel de sx pol {obs bres M1.) file giles qu inl lat q dis n Nous don wig, Ng dion tui di di ous Doug Dit pl Ou Mery, Jour { fisent MON \u20ac qu fo Den i} Mem ME Je n\u2019ai parlé jusqu\u2019à maintenant que de questions de coopération internationale telle que conçue et mise en pratique par le conseil de l\u2019I.U.I.S.À mesure que les activités se déploient et progressent, de nouveaux besoins se font sentir au niveau régional aussi bien que national.De nouvelles sociétés régionales et locales commencent à apparaître : il existe présentement une trentaine de sociétés nationales distribuées un peu partout dans le monde; il n\u2019y a pas de continent sans société d\u2019immunologie.Graduellement, nous espérons étendre nos activités en Asie, en Afrique et Amérique du Sud.L\u2019un des buts de l\u2019I.U.I.S.est d\u2019aider, en autant que nos moyens nous le permettent, la formation de nouvelles organisations locales.Des problèmes assez spéciaux sont nés avec la formation de nouvelles sociétés nationales; ces problèmes se rencontrent surtout dans les régions, où il n\u2019y a pas plus d\u2019une douzaine d\u2019immunologistes.Dans certaines circonstances, la mise sur pied d\u2019une organisation nationale n\u2019est pas utile et l\u2019activité de la recherche peut fort bien se développer à son meilleur à un niveau régional, avec la participation de sociétés déjà établies dans les pays voisins.Notre politique est de donner à un tel groupe un statut d\u2019observateur à P\u2019I.U.1.S., et de donner à leurs membres tous les privilèges des membres des sociétés de PILU.LS.L\u2019admission définitive d\u2019une société nationale se fait quand la grande majorité des immunolo- gistes travaillant dans un même pays sont groupés et quand il y a eu un certain nombre de réunions scientifiques annuelles régulières.Il est très important que l\u2019admission de sociétés nouvellement fondées ne soit pas entreprise d\u2019une façon précipitée.Nous devons éviter le danger de créer une organisation locale qui existe en nom, mais qui n\u2019est pas active, qui n\u2019inclut pas les jeunes chercheurs et qui ne se conforme pas à la conduite des sociétés internationales.Il est également concevable qu\u2019une société puisse avoir été active à un temps donné et qu\u2019elle ait dégénéré en une simple organisation sur papier.Nous devons trouver un mécanisme approprié pour pouvoir retirer de l\u2019I.U.I.S.une société qui ne remplit plus son rôle.Quand les congrès internationaux se tiennent à intervalle de trois ans, il y a suffisamment de temps pour que des congrès régionaux d\u2019importance s\u2019organisent entre-temps.Les rencontres de la Commission européenne de l\u2019I.U.I.S.en sont un modèle, qui pourrait s\u2019étendre au besoin à d\u2019autres régions.Depuis sa fondation, la Commission européenne de LU.LS.a organisé son premier congrés et est présentement sur le point de tenir son second.Méme TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 si ceux qui participent a ces congrés sont surtout européens, ces congrès sont naturellement ouverts aux immunologistes de tous les continents.Les activités internationales dont j\u2019ai parlé jusqu\u2019à maintenant dépendent de deux facteurs : le dévouement et la participation bénévole des individus, et des moyens financiers qui vont permettre la réalisation de ce dévouement.Il n\u2019y a jamais eu de mesquinerie chez les collègues qui ont consenti à faire des expertises quand il s\u2019est agi de donner leur temps et leur travail à notre cause.Trop fréquemment l\u2019aspect financier de ces activités a été un fardeau additionnel qui a dû être placé sur les épaules des chercheurs demandés en expertise.Nous devons d\u2019abord considérer les moyens qui pourraient et devraient réduire ces fardeaux additionnels.Nos efforts se sont portés à trois niveaux différents, l\u2019un concernant le financement des congrès, le second l\u2019obtention de fonds pour la standardisation de lO.M.S./1.U.I.S.et le troisième l\u2019obtention de fonds pour les buts généraux, incluant le financement des ateliers de travail de l\u2019I.U.I.S., les écoles d\u2019été de l'IU.I.S., les rencontres des comités et des sous- comité de l\u2019IU.I.S.et l\u2019Institut d\u2019éducation de PO.M.S./I.U.I.S.à Amsterdam.La responsabilité financière majeure des congrès internationaux demeure et demeurera encore la responsabilité de la société qui reçoit.La contribution de l\u2019IU.IS.devrait consister en un fonds de base, qui devrait être considéré comme un prêt et être retourné à l\u2019IU.I.S.à la fin du congrès.Alternativement, cette contribution pourrait devenir une donation au congrès, à la condition que toutes les recettes du congrès soient retournées à l\u2019IU.IS.Le deuxième Congrès d\u2019immunologie a mis sur pied la création d\u2019un fonds pour les congrès internationaux.Nous avons obtenu des fonds de sources différentes pour la standardisation et pour les buts généraux de l\u2019IU.I.S., l\u2019intérêt de financement étant différent.La participation de l\u2019I.U.L.S.à la standardisation se conçoit clairement comme un service où l\u2019I'U.I.S.fournit les talents, l\u2019expertise et la capacité imaginative de ses membres à un travail qui sert de base qualitative et quantitative pour le contrôle des réactifs d\u2019immunodiagnostic, et ceci remplit un rôle social.Il n\u2019en demeure pas moins évident que les contrôles de qualité doivent demeurer la responsabilité des ministères de la Santé de chaque pays et que chaque ministère ne pourra remplir adéquatement cette charge sans être assuré de l\u2019approvisionnement des réactifs standards.Nos efforts pour obtenir des fonds ont, à cause de ceci, été dirigés aux différents ministres de la 1911 Santé et spécialement à des individus à l\u2019intérieur de ces ministères qui nous avaient été désignés par les sociétés nationales.Ces demandes de support ont été faites conjointement par lettre du président de l\u2019IU.I.S.et par requête personnelle d\u2019un représentant de la société nationale.Jusqu\u2019à maintenant, des contributions financières ont été obtenues de l\u2019Allemagne, du Canada, de la Suisse et de la Suède.Le support de la Grande-Bretagne consiste en la donation de réactifs et de services; des contrats individuels pour le développement de réactifs sont négociés par différentes agences américaines responsables pour les contrôles de la qualité et de la recherche.Nous espérons que chaque société s\u2019occupera de ces négociations qui ne seront fructueuses que quand un effort adéquat aura été déployé par la société nationale.Les fonds déjà obtenus nous ont permis de commencer notre travail pour la préparation des nouveaux standards, pour organiser un congrès à Genève sur les standards O.M.S./I.U.I.S.et pour contribuer financièrement à l\u2019organisation d\u2019une rencontre sur les techniques de fluorescence quantitative qui font partie du développement des réactifs d\u2019im- munofluorescence.Nous avons également contribué aux ateliers de travail O.M.S./I.U.I.S., l\u2019un sur les allergènes et sur les sérums naturels antisperme qui pourraient avoir une grande importance comme réactifs utilisés dans les études d\u2019infertilité.Une seconde source de financement est nécessaire pour couvrir les activités générales de l\u2019IU.ES.Citons principalement les ateliers de travail de l\u2019I.U.I.S.qui sont supportés individuellement et où les organisateurs agissent comme bailleurs de fonds.Ces situations créent des inconvénients sérieux qui conduisent souvent à des situations où le remboursement des fonds n\u2019arrive qu\u2019au dernier moment.Si nous continuons à tenir nos ateliers de travail dans les endroits géographiques où le travail peut s\u2019effectuer le plus adéquatement, nous serons forcés de continuer de demander les argents nécessaires en dehors des pays où se tiennent ces ateliers de travail.Ceci accentue les difficultés d\u2019obtenir des fonds « ad hoc » et constitue un argument particulièrement fort pour l\u2019obtention des argents nécessaires provenant d\u2019un fonds central de l\u2019IU.I.S.Dans le passé, de petites sommes d\u2019argent ont occasionnellement été données à partir des contributions des membres de l\u2019I.U.I.S., mais ceci n\u2019a été possible que parce que la grande partie des dépenses de l\u2019I.U.I.S.a été donnée par les dirigeants de l\u2019I.U.I.S.Actuellement, nous avons besoin annuellement de $10,000.00 à $12,000.00 pour maintenir la location, la participation et la fréquence de nos ateliers de travail.1912 Les Écoles d\u2019été de l\u2019I.U.I.S.ont, jusqu'à maintenant, été subventionnées par la coopération de l'O.M.S.I.U.I.S.et par des fonds de voyage obtenus à même les fonds personnels des professeurs-cher- cheurs.La valeur de ces Écoles d\u2019été en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie est évidente par elle- même.L'organisation d\u2019une École d\u2019été à tous les trois ans sur chacun de ces trois continents nécessite approximativement $10,000.00 par année.Les rencontres de nos comités, tenues annuellement, ont entièrement été défrayées par les participants à même leurs propres fonds de voyage.Ceci n\u2019a permis qu\u2019une présence irrégulière, même si nous nous efforçons de tenir ces réunions conjointement avec une réunion scientifique pour défrayer plus facilement des fonds de voyage de chaque membre.Il est clair qu\u2019à mesure que nos différentes activités se développeront, le besoin de réunions augmentera.Ceci peut être démontré par les sous-comités impliqués dans la nomenclature; une partie du travail peut être effectuée par correspondance, mais les experts doivent éventuellement se rencontrer pour discuter les champs de désaccord qui demeurent.Une somme de $8,000.00 par année devrait être nécessaire pour assurer la participation des membres du comité qui ne peuvent obtenir leurs propres fonds de voyage.Cette somme d\u2019argent pourrait être réduite si ces fonds provenaient des sociétés nationales et je reviendrai sur ce point au cours de ce rapport.Le Comité d\u2019éducation de lI.U.I.S.à recommandé que l\u2019IU.I.S.accorde une somme de $10,000.00 à l\u2019Institut d'éducation O.M.S./L.U.LS.d\u2019Amsterdam.Cet institut assume la responsabilité des cours de formation du personnel scientifique et des cours de formation en immunologie clinique.Ces cours de formation vont contribuer au développement des expertises sur les standards internationaux et permettent le développement de l\u2019immunologie dans les pays où il y a un urgent besoin.D\u2019autres activités de ce genre, dans d\u2019autres régions, nécessiteraient un apport additionnel d\u2019environ $10,000.00.Sur la base de toutes ces considérations, nous avons trouvé un support additionnel de $48,000.00 par année.En relation avec le travail envisagé, cette somme apparaît disproportionnellement minime, et il en est ainsi parce que les contributions d\u2019expertise se font sans coût.Seule une organisation comme la nôtre, reposant sur l\u2019idéalisme de centaines de scientistes reconnus, peut faire ceci.Cet exemple est un argument de valeur quand il s\u2019agit de trouver les fonds nécessaires à nos activités, parce que les agences qui donnent les fonds peuvent être assurées d\u2019une participation assez unique à notre Société.L'UNION MÉDICALE DU CANADA les Les besoins généraux de l\u2019I.U.I.S.sont présentement financés à partir de trois sources, soit 1° la contribution de chaque société d\u2019immunologie, 2° les fonds de l\u2019extérieur reçus d\u2019une campagne de souscription et 3° les fonds obtenus de certaines fondations ou firmes commerciales.Présentement, chaque société d\u2019immunologie paie un dollar par membre annuellement.Quelques sociétés ne peuvent pas transférer leurs contributions à un fonds central et conservent ces contributions dans un compte qui sera disponible à l\u2019I.U.I.S.lorsqu\u2019elle œuvrera dans cette région.Ces sommes d\u2019argent seront extrêmement utiles pour les ateliers de travail de l\u2019I.U.I.S.ou pour les réunions de comités.Nécessairement, ces montants ne contribuent pas aux sommes d\u2019argent nécessaires pour notre administration.La contribution des membres a rarement été suffisante pour couvrir les frais de poste, d\u2019imprimerie ou les dépenses pour telle ou telle publication comme le livre bleu, et s\u2019il n\u2019y a pas eu de déficit, c\u2019est uniquement parce que, c\u2019est la pratique générale des directeurs de la société d\u2019assurer sans charge l\u2019aide de secrétariat.Si ce mode de fonctionnemnet n\u2019était plus permis dans le futur (et une charge horaire pour le secrétariat peut certainement être justifiée) nous trouverions difficile le financement de nos principales activités.L\u2019Association américaine d\u2019immunologie a développé un autre type de contribution, en prenant la charge d\u2019assurer les fonds de voyage à chacun de ses membres qui participeront à un comité de 'LU.LS.Si cette forme de financement était acceptée par chaque société d\u2019immunologie, les activités de chacun de nos comités seraient grandement facilitées et la présence des membres aux réunions serait garantie.Certaines sociétés nationales peuvent ne pas être capables de financer les fonds de voyage à partir de leurs propres fonds, mais presque toutes seraient capables de négocier certaines sommes d\u2019argent par des demandes à différents niveaux gouvernementaux ou aux agences nationales de recherche.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 Jusqu\u2019à maintenant, seul le président s\u2019est chargé de la collecte de ces fonds et cette collecte a coûté une somme d\u2019environ $3,000.00 par année au cours des trois dernières années.Cette activité devrait être intensifiée par des comités régionaux de financement et coordonnée par le trésorier qui identifierait les différentes sources de fonds possibles suggérées par les membres des sociétés nationales et une demande formelle devrait être faite par le trésorier et le président.Une autre source de financement pourra être disponible quand nous serons membres du conseil de l\u2019Union internationale des unions scientifiques (I.C.S.U.) qui dispose de fonds gouvernementaux.Notre organisation existe maintenant depuis six ans et a tenu les deux congrès requis pour l\u2019admission au I.C.S.U.Notre acceptation directe nécessitera probablement de patientes négociations et de la fermeté de notre part avec l\u2019Union internationale des Unions, aussi bien qu\u2019avec les membres des comités et les membres des différentes sociétés nationales d\u2019immunologie.Une demande a déjà été soumise en juillet, et nous avons commencé nos pourparlers.Le rôle prépondérant et multidisciplinaire que joue l\u2019immunologie devrait nous assurer une place au sein de l\u2019Union internationale des unions scientifiques, comme membre indépendant à part entière.La recherche immunologique des dernières décades a été une extraordinaire aventure propulsée par la curiosité et le désir de contribuer au bien-être de l\u2019humanité.L\u2019Union internationale des Sociétés d\u2019immunologie a été fondée pour maintenir le tempo de développement résultant de chacune de ces deux motivations.Ce fut pour moi un privilège de servir comme président de l\u2019I.U.I.S.au cours de ces six dernières années et de travailler en étroite collaboration avec plusieurs amis et collègues qui ont sacrifié à la coopération internationale les heures les plus précieuses de leurs recherches.1913 médecine sociale L'ALCOOLISME A LA LUMIERE DE LA PSYCHIATRIE COMPAREE * Henri F.ELLENBERGER ** Le problème de l\u2019alcoolisme, comme celui des autres toxicomanies, est immensément compliqué.Nous ne pouvons l\u2019envisager ici que dans la mesure où il touche à la psychiatrie comparée.Un premier problème est celui des causes qui amènent les individus ou les groupes humains à consommer l\u2019alcool sous ses différentes formes; un autre est celui des symptômes déterminés par sa consommation (ivresse, ivrognerie, alcoolisme chronique et ses complications).La psychiatrie occidentale, axée sur l\u2019étude de l\u2019individu, s\u2019est longtemps limitée à chercher les causes individuelles de l\u2019alcoolisme: soulagement de l\u2019anxiété, sentiment d\u2019infériorité, moyen détourné pour atteindre un contact humain ou au contraire pour s\u2019en isoler, etc.Pourtant l\u2019histoire nous fait entrevoir que les facteurs culturels jouent un rôle primordial dans l\u2019étiologie de l\u2019alcoolisme.Il vaut la peine de s\u2019y arrêter un instant.Un premier fait bien établi est que beaucoup de peuples ont ignoré jusqu\u2019à une date relativement récente l'usage des boissons fermentées (par exemple les Eskimos, les Indiens d\u2019Amérique du Nord et de la Terre de Feu, les Australiens, beaucoup de Mélanésiens).Nous sommes donc en état d\u2019étudier la façon dont l\u2019introduction de l\u2019alcool a fait naître de nouveaux types de comportement chez ces peuples et comment ces comportements ont évolué par la suite.Un deuxième fait bien établi est que là où l\u2019usage des boissons alcooliques est attesté depuis une haute antiquité, cet usage a traversé une succession de phases de progression et de régression qui ont été bien mises en lumière par Bergman *: Dès l\u2019Antiquité classique, on distinguait des peuples sobres (parmi lesquels les Grecs et les Romains) et des peuples adonnés à l\u2019ivrognerie (Égyptiens, Thraces, etc.).Les Celtes, les anciens Germains et les Scandinaves se livraient à des beuveries sacrées à l\u2019occasion des grandes fêtes saisonnières et des événements de la vie publique ou privée.Les missionnaires chrétiens combattirent l'ivresse en tant que rite païen et l\u2019alcoolisme recula, malgré la persistance de beuveries cérémonielles dans les * Amplification d\u2019une conférence donnée le 26 avril 1973 au Service de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Montréal.** Pgychiatre de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.1.Johann Bergman: Geschichte der Niichternheitsbestrebungen.Ein Ueberblick über die alkoholgegnerischen Bestrebungen aller Kulturlinder seit den dltesten Tagen bis auf die Gegen Ag Uebersetzt und bearbeitet von Dr.Kraut, Hambourg, 1914 guildes ou corporations.La Renaissance marqua un retour de l\u2019ivrognerie, et les médecins prescrivirent abondamment alcool comme remède quasi universel.Les dévastations de la Guerre de Trente Ans firent reculer l'alcoolisme au 17© siècle, mais il reprit son expansion au 18e siècle.La Révolution industrielle facilita la fabrication et la circulation de l'alcool, et le 19 siècle vit apparaître l\u2019« alcoolisme de misère > parmi les masses prolétariennes exploitées.Mais c\u2019est au 19\u201c siècle que débuta l'étude scientifique de l'alcoolisme, que se développèrent des sociétés de tempérance, et qu'eurent lieu de grandes croisades antialcooliques (comme celles du P.Matthew en Irlande, de John Gough en Angleterre, de l'abbé Chiniqui au Canada Français).On voit par là que les mouvements de progression et de régression de l\u2019alcoolisme ont été liés à des facteurs socio-économiques et culturels.Mais ces faits mériteraient de nouvelles études, ainsi que l'histoire des phases d\u2019extension et de recul de l\u2019alcoolisme en Asie Mineure, aux Indes, en Chine et dans l\u2019ancien Mexique.D'autre part, l\u2019ethnologie nous révèle une grande diversité de coutumes et d\u2019attitudes culturelles envers les boissons alcooliques.Sur la base de données historiques et ethnologiques, plusieurs théories ont été proposées: L\u2019ethnologue anglais Crawley ?a écrit un curieux exposé sur les breuvages ct les manières de boirc parmi de nombreux peuples.Crawley part de cette idée qu\u2019il existe un « sentiment de boire » (a sense of drink), dans la complexité duquel on peut discerner trois éléments: d\u2019abord la sensation élémentaire de la soif, \u2014 puis l\u2019expérience primordiale que le breuvage a une valeur nutritive ct des propriétés gustatives, \u2014 ensuite la recherche continuclle de breuvages doués de goûts nouveaux ct constituant des équivalents d\u2019aliments ou de drogues.Crawlcy semble donc impliquer qu\u2019il existe un « instinct de boire » qui se serait développé chez l\u2019homme à mesure qu\u2019il inventait des méthodes pour fabriquer de nouveaux breuvages, fermentés ou non.L\u2019historien des religions de Félice * estime que l'alcool comme plusieurs autres toxiques, a eu pri- 2.Ernest Crawley: Dress, Drinks and Drums, edited by Theodore Besterman, London, Methuen, 1931, p.177-231.3.Philippe de Félice: Poisons sacrés, ivresses divines.Essai sur quelques formes inférieures de la mystique divine.Paris, Albin Michel, 1936 (395 p.}.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ie bon- Les caler Sion à h jet ere ke Urent tls gk: sion ide MEE és sont TRUK hoire cette sense | di Tel sie ; pro: mele juant WE of & à mé er de p qu I pl peodort qui sf \u201cais NADA \u2014 mitivement une valeur religieuse, celle d\u2019un « poison sacré » procurant une « ivresse divine ».Les détails qu\u2019il rapporte sur l\u2019ivresse sacrée dans le culte de Dionysios, dans les religions des Celtes et des Germains, sont convaincants et se relient bien avec d\u2019autres faits relatés par Bergman.Plusieurs ethnologues ont cherché à mettre en évidence les fonctions que la consommation de l\u2019alcool pouvait exercer chez les différents peuples.C\u2019est Ruth Bunzel * qui a inauguré cette nouvelle voie en 1940 avec une étude comparative sur le rôle joué par l\u2019alcool dans deux villages indiens: Chichi- castenango (au Guatemala) et Chamula (au Mexique): À Chichicastenango, on boit soit des jus fermentés, soit de l\u2019eau-de-vie.La population se livre à des beuveries, cérémonielles à l\u2019origine, lors des fêtes religieuses (à l'exception de la Semaine Sainte) et des festivals publics.Les hommes boivent jusqu'à ivresse complète, les femmes beaucoup moins, les jeunes garçons souvent.On ne boit qu\u2019en public, jamais à la maison.À Chamula on boit surtout de l\u2019eau-de-vie.Tout le monde boit, depuis les très jeunes enfants jusqu\u2019aux femmes d\u2019âge avancé.On boit, cérémoniellement ou non, pendant toute l\u2019année.Lors des fiestas, toute la population est ivre, et (à la différence de Chichicastenango) les actes de violence ne sont pas rares.Il s\u2019agit d\u2019un alcoolisme social, et nul n\u2019a le droit de refuser de boire si on le lui offre.Bunzel indique qu\u2019à Chichicastenango existe un système patriarcal rigide, engendrant une hostilité intense mais refoulée entre père et fils.L'alcool, ici, permet d'obtenir une certaine abréaction de l\u2019agressivité contenue, à la faveur de l'ivresse.À Chamula, rien de tel n\u2019existe; on boit simplement pour le plaisir (par hédonisme, dirions-nous).L\u2019auteur en conclut que l'alcool pose, dans chaque société, un problème différent, et que si l\u2019on veut essayer d\u2019y remédier il faut commencer par chercher quel rôle l\u2019alcool exerce dans cette société-là.D\u2019autres études de ce genre ont suivi et une revue d\u2019ensemble en a été faite par Donald Horton °.D\u2019après cet auteur, la fonction principale de l\u2019alcool chez les peuples primitifs serait de soulager l\u2019anxiété, de renforcer les liens sociaux, et parfois de défouler quelque peu l'agressivité contenue.En fait, ces trois théories ne s\u2019excluent pas.Il est certain que les boissons alcoolisées ont procuré une « ivresse divine » aux fidèles de certaines religions et qu\u2019elles ont rempli diverses autres « fonctions » chez de nombreux peuples, tout en satisfaisant partout les desiderata du « sens de boire ».4, Ruth Bunzel: Role of Alcoholism in two Central American Cultures.Psychiatry, vol.3, 1940, p.361-387.5.Daniel Horton: The functions of Alcohol in Primitive Societies: A Cross-Cultural Study Quarterly Journal of Studies on Alcohol, vol.4, 1943, p.199.Voir aussi la contribution du même auteur dans Raymond G.McCarthy (Ed.): Drinking and Intoxication, Selected Read- aus\" New Haven College and University Press, 1959, p.251- TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 Mais la théorie fonctionnaliste, comme nous le verrons plus loin, est sujette à de sérieuses réserves.Ceci nous amène au second aspect psychiatrique- comparatif du problème, celui des différences entre les symptômes de l\u2019alcoolisme d\u2019une population à l\u2019autre.Comme point de comparation, nous prendrons le tableau traditionnel et classique de l\u2019alcoolisme chez les Occidentaux.On sait que l\u2019étude systématique clinique, psychologique et anatomo-patho- logique de l\u2019alcoolisme remonte au 19° siècle.Les symptômes de l\u2019intoxication aiguë \u2014 l\u2019ivresse \u2014 ont été mis en corrélation avec le taux de l\u2019alcoolémie, la paralysie physiologique de certains centres cérébraux et l'atteinte des fonctions sensorimotrices qui en dépendent.On considère généralement que ce processus détermine une désinhibition qui se manifeste chez la plupart des individus par la perte de la maîtrise de soi, d\u2019où le désordre des paroles et des actes et souvent un comportement agressif.Mais les cliniciens savent que cette désinhibition prend des formes différentes suivant les individus.Certains individus ont, comme on dit, le «vin gai», le «vin triste », le «vin mauvais », etc.Les psychiatres, surtout ceux qui pratiquent la médecine légale, ont décrit plusieurs autres formes d\u2019ivresse pathologique ©.L'une des plus connues est l\u2019ivresse excito-motrice, dans laquelle le sujet est saisi brusquement d\u2019une fureur aveugle et destructrice où il s'attaque avec précision aux êtres et aux choses, frappe, brise et tue avant de s\u2019écrouler sans connaissance.Mais il existe aussi des ivresses hallucinatoires, des ivresses avec délire d\u2019auto-accusâtion où l\u2019ivrogne va se dénoncer à la police comme l\u2019auteur d\u2019un crime imaginaire, des ivresses avec transformation de la personnalité, des ivresses à forme catatonique, etc.Plus fréquentes sont les ivresses à forme dépressive où le malade va se suicider.Ces faits sont bien connus, mais malheureusement on manque de statistiques sur le pourcentage de ces diverses formes d'ivresse chez les civilisés.Certains cas échappent même à tout contrôle, comme ceux des buveurs solitaires qui vont s\u2019enfermer dans Jeur cave pour y cuver leur vin.Si nous passons du monde occidental moderne à celui des Aztèques du 15° siècle, nous y trouvons un tableau assez comparable: Sahagun 7 rapporte que les Aztèques appelaient le vin cenizontotochtin («les 400 lapins »), parce qu\u2019il était source d\u2019une très grande variété d\u2019ivresses.Certains, disaient-ils, ne reçoivent du vin aucun dommage: ivres, ils tombent endormis et ne font aucune sottise.Certains pleurent et soupirent tristement.Certains chantent.Certains deviennent hâbleurs, se pavanent, sont méprisants.6.Une série de cas remarquables qui gardent encore tout leur intérét aujourd\u2019hui ont été publiés par Paul Garnier: La Folie à Paris, Paris, Baillière, 1890, p.76-121.7.Bernadino de Sahagun: Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne.Trad.fr.Paris, Masson, 1880, p.245-247.1915 D\u2019autres deviennent soupçonneux, croient qu\u2019on médit ou se moque d\u2019eux et se fâchent.Des femmes ivres tombent assises sur le sol, défont leur chevelure, etc.En de tels cas, les Aztèques disaient: « C\u2019est son lapin » (c\u2019est-à-dire sa forme d\u2019ivresse).Les Aztèques avaient donc bien reconnu, tout comme les cliniciens occidentaux, la pluralité des formes d'ivresse.Cette pluralité implique nécessairement que l\u2019alcool agit comme un réactogène: il révèle, non pas, comme on le dit parfois la « vraie nature » de l\u2019individu, mais un de ses côtés cachés, ou peut-être crée-t-il un aspect nouveau.L\u2019apport de l\u2019ethnologie est d\u2019une nature différente: elle nous montre que les manifestations de l\u2019ivresse peuvent différer, non seulement d\u2019un individu à l\u2019autre, mais aussi d\u2019un groupe ethnique à l\u2019autre.Burchell 8 racontait en 1824 qu\u2019au début d\u2019un voyage en Afrique du Sud, ses deux domestiques Hottentots vinrent le trouver un soir avec de grandes marques de respect, le cœur débordant de zèle, pour lui apporter un renseignement utile.Il s\u2019apercut alors qu\u2019ils étaient complètement ivres et il apprit que cette extrême politesse était la manière d\u2019être ivre des Hottentots.Tout à l\u2019opposé sont les récits que nous ont laissés les missionnaires et les voyageurs sur les états d'ivresse furieuse que déterminait l\u2019eau-de-vie chez les Indiens du Nord-Est, aux alentours de 1650 à 17009.Les Iroquois et les Algonkins cherchaient par tous les moyens à se procurer de l\u2019eau-de-vie, et ne la buvaient que lorsqu\u2019ils étaient sûrs d\u2019en avoir une quantité suffisante pour produire l'ivresse: « Ils s\u2019enivrent complètement, ou ne boivent pas du tout », rapportait un témoin.Ils avaient soin de boire à jeun pour augmenter l'effet du toxique.Lorsque la tête commençait à leur tourner, ils chantaient leur chant de mort et proféraient des imprécations contre leurs ennemis.Devenus ivres, ils couraient, le couteau à la main, hurlaient, se battaient entre eux, tuaient tout devant eux: hommes, femmes et animaux, violaient les femmes et les petites filles, mettaient le feu aux maisons.Parfois ils commettaient des atrocités encore pires, comme lorsqu\u2019ils dévastèrent le village indien de Lachine, près de Montréal, où des femmes furent empalées, des enfants rôtis dans la cendre chaude.Des villages entiers furent anéantis et leur population massacrée, et c\u2019est ainsi qu\u2019une grande partie des Iroquois et des tribus voisines furent exterminés.En termes de psychiatrie occidentale, on avait affaire à des épidémies d\u2019ivresse excito-motrice d\u2019une forme exceptionnellement violente, ce qui nous amène au problème suivant: pourquoi cette variété d'ivresse, très rare en psychiatrie occidentale, était- elle la forme commune et quasi-spécifique d\u2019ivresse chez les Indiens du Nord-Est dans la période de 1650 à 1700?Avant de chercher une réponse à cette question, il nous faut examiner les autres formes d\u2019ivresse atypiques que nous ont fait connaître les ethnologues.8.William J.Burchell: Travels in the Interior of Southern Africa.London, Longman, Hurst & Co., 1824, vol.II, p.152.9.Nous nous basons surtout sur l\u2019ouvrage de François Vachon de Belmont: Histoire de l\u2019eau-de-vie au Canada, 1840.1916 Ce sujet a été traité par Craig Mac Andrew et Robert B.Edgerton ' dans un ouvrage ou ils proposent une théorie relativiste et fonctionnaliste de l\u2019ivresse.Ces auteurs reconnaissent que l'ingestion d\u2019alcool produit une perturbation des fonctions sensorimotrices, mais nient qu\u2019il en résulte nécessairement une désinhibition des fonctions psychiques supérieures.À l'appui de cette théorie, ils apportent un certain nombre d\u2019exemples bien choisis et souvent remarquables, et ils en tirent trois conclusions: 1° Dans certaines sociétés, l\u2019alcool ne détermine pas d'effets désinhibiteurs.2° Le comportement de l\u2019homme ivre dépend des circonstances où la boisson a été absorbée.3° Dans l\u2019état d'ivresse, le comportement déviant se meut à l\u2019intérieur de limites bien définies socialement.Parmi les populations qui « maîtrisent leur alcool » (hold their liquor), les auteurs citent les Indiens Yuruna, tribu de guerriers et chasseurs de têtes du Brésil: lorsqu\u2019ils boivent leur malicha, ils se retirent en eux-mêmes comme si le reste du monde n'existait plus.Les Urubu, chasseurs de têtes féroces du Brésil, lorsqu'ils sont ivres, deviennent pacifiques, chantent et dansent avec leurs ennemis.Les Aritama, en Colombie, gens sérieux, deviennent « lugubres » (gloomy).D'assez nombreux exemples sont donnés de populations chez qui les effets de l\u2019ivresse varient suivant les circonstances.Chez les Papagos, l\u2019ingestion d'alcool pendant les festivités traditionnelles provoque l'apparition de visions mystiques, tandis que l\u2019alcool des blancs produit une ivresse brutale.Chez les Taira, à Okinawa, lorsque les hommes et les femmes boivent ensemble, il n\u2019y a jamais d\u2019agressions, lorsque les hommes boivent seuls, il y en a.Parfois le comportement a changé d\u2019une époque à l\u2019autre: chez les Tahitiens, l'ivresse était violente autrefois, elle est devenue non violente aujourd'hui.Enfin, le comportement en état d'ivresse se maintient, sauf rares exceptions, dans des limites que l'individu ne franchit pas.Ces limites sont imposées par la société.Ainsi chez les Lepchas, dans l'Himalaya, l'ivresse détermine une suspension temporaire de tous les tabous sexuels, sauf celui de l'inceste.Les auteurs insistent d\u2019autre part sur le fait qu\u2019il existe, chez de nombreux peuples, des périodes d'exception (comme notre Carnaval) où certaines conduites, normalement interdites par l'usage, sont permises temporairement.Les comportements d\u2019ivresse seraient donc souvent analogues à ceux de ces périodes d\u2019exception (\u201cout-time\u201d) et ne seraient donc pas aussi spécifiques qu\u2019on le croirait au premier abord.En définitive, la thèse de Mac Andrew ct Edger- ton est que le comportement de l\u2019homme ivre est un comportement appris, autrement dit un « rôle » dicté par la société, ct que celle-ci prescrit également les limites à l\u2019intérieur desquelles l\u2019individu est autorisé à se comporter de façon déviante.Cette théorie contient indubitablement une part de vérité, mais les choses sont beaucoup moins sim- 10.Craig Mac Andrew et Robert B.Edgerton: Drunken Comportment: A Social Explanation.Chicago, Aldine, 1969.L'UNION MEDICALE DU CANADA wy a, Jor èmes ruby, ire, sen Vème pile nt les | per on de roduit SR nya seuls, : i dente 0 nen, du ne Et.dèter- (abous sistent nbreux Cama: is par ypore- à Cet eran! mer ger ge el 0 fal ju ei ; put gil n 0.NADA ples.Dans I\u2019étiologie du comportement des groupes sociaux au cours de l\u2019ivresse, il faut tenir compte d\u2019au moins une dizaine de variables: 1° L'élément racial, peut-être le plus mal connu de tous.Des expériences physiologiques faites par Peter Wolff !!, ainsi que par John Ewing et coll.!\u201d montrent que les réactions vaso-motrices et car- diovasculaires après ingestion d\u2019alcool apparaissent pour des doses plus minimes chez des Orientaux (Chine, Japon, Corée, etc.) que chez des Occidentaux; ces différences apparaissent déjà chez de très jeunes enfants.De telles expériences démontrent l\u2019existence d\u2019un facteur racial de sensibilité à l\u2019alcool.2° Les travaux de Mac Andrew et Edgerton ne tiennent aucun compte de l\u2019élément statistique, ni de l\u2019existence de variations individuelles à l\u2019intérieur des populations étudiées.Ces auteurs paraissent sous-entendre que le comportement en état d'ivresse est exactement le même chez tous les individus d\u2019un groupe ethnique.Or, rien de tel n\u2019est démontré.Lors d\u2019une beuverie cérémonielle, est-on sûr que tous les hommes y participent?N\u2019a-t-on pas examiné si quelques uns ne se cachent pas ou n\u2019ont pas un comportement différent de celui des autres, sinon même plusieurs variétés de comportement différents (comme les Aztèques)?Un des rares auteurs qui tiennent compte de ce fait, Ozzie Simmons, rapporte que dans une communauté de Mestizos du Pérou, tous les hommes s\u2019enivrent fréquemment et deviennent alors agités, loquaces, larmoyants, mais qu\u2019il existe aussi parmi eux des buveurs solitaires, très mal vus des autres, ainsi que des buveurs périodiques considérés comme des êtres bizarres 18.3° On peut mentionner ici la théorie d'Archdall Reid !*: Toute population est primitivement sensible à l\u2019alcool.II s\u2019ensuit une élimination continue des moins résistants, avec survie d\u2019individus de plus en plus résistants à l\u2019alcool par un mécanisme de sélection darwinienne.C\u2019est par un tel mécanisme qu\u2019on pourrait expliquer les transformations subies par l\u2019alcoolisme chez les Iroquois: à la folie destructrice du 17° siècle a succédé graduellement une ivresse de plus en plus « normale » à mesure que s\u2019entre-détruisaient ou disparaissaient ceux qui étaient intolérants à l\u2019alcool.Néanmoins, l\u2019introduction de l\u2019alcool chez certaines populations où il était inconnu jusqu\u2019alors (Mélanésie, par exemple), 11.Peter H.Wolff: Ethnic Differences in Alcohol Sensitivity.Science, vol.175, 1972, p.449-450.12.John A.Ewing, Beatrice A.Rouse, ED.Pellizzary: Alcohol Sensitivity and Ethnic Background, American Journal of Psychiatry, vol.131, 1974, p.206-210.13.Ozzie G.Simons: Drinking Patterns and Interpersonal Performance in a Peruvian Mestizo Community.Quarterly Journal of Studies on Alcohol, vol.20, 1959, p.103-111.14.G.A.Reid: Alcoholism.A Study in Heredity.Londres, Bail- lière, 1902.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 n\u2019a de loin pas déterminé des effets aussi destructeurs, et c\u2019est ici aussi qu\u2019une étude comparative serait souhaitable.4° Il faudrait tenir compte des maladies régnantes.Dans une population où, par exemple, les maladies du foie sont endémiques, il faut s'attendre à ce que les individus soient intolérants à l\u2019alcool, ce qui pourrait se manifester aussi dans les symptômes cliniques de l'ivresse.5° Le facteur diéto-toxique intervient certainement: les déséquilibres alimentaires, la désydrata- tion, la désalinisation, augmentent la toxicité de l\u2019alcool 15.6° Les effets toxiques de l\u2019alcool dépendent beaucoup du genre des boissons alcooliques: 11 existe une différence entre la pathologie du vin, celle de la bière, celle des liqueurs fortes, etc.Il en est de même, à plus forte raison, quand certaines substances y sont ajoutées.Ainsi, lorsqu\u2019on parle de la lourde ivresse dans laquelle tombaient les Bushmen qui avaient bu leur hydromel primitif, on oublie souvent qu\u2019ils y ajoutaient une certaine racine dont quelques-uns d\u2019entre eux se réservaient le secret 9.7° L\u2019alcool exerce des effets très différents suivant les doses ingérées.À très faible dose il agit comme un condiment, à doses modérées comme un sédatif, à doses fortes il produit l\u2019ivresse, à doses très fortes il aboutit à la narcose.Toute recherche sur les effets des boissons alcooliques chez une population devrait tenir compte des doses ingérées et indiquer si chaque individu en ingère la même quantité ou s\u2019il peut s\u2019arrêter à volonté à une certaine dose.8° On sait que les effets de l\u2019alcool dépendent beaucoup du style de consommation: l'absorption est-elle lente ou rapide, faite en une fois ou répétée, l\u2019individu était-il à jeun ou non?Des procédés ont été imaginés pour augmenter ou diminuer l\u2019effet de l\u2019alcool ingéré.Dans une étude sur les alcooliques russes, Lustig'\" a bien montré que la gravité de leurs ivresses à forme agressive provient d\u2019une part de leur tendance naturelle à des réactions excessives, mais d\u2019autre part aussi à leur style de consommation qui consiste à boire à courts intervalles des doses massives de vodka très concentrée.D\u2019autre part Günther Hartmann !* a indiqué que beaucoup de tribus primitives de l\u2019Amérique du Sud connaissent 15.Juan Dalma: La deshidratacion y desalinizacion per motivos laborales como causante de alcoholismo.Revista de la Facul- tad de Medicina de Tucuman, vol.7, 1964-1965, p.215-228.16.George W.Stow: The Native Races of South Africa, Londres, Sonnenschein, 1905, p.53.17.B.Lustig: Ueber Besonderheiten der psychiatrischen Diagnos- tik und der psychiatrisch Kranken in der Sowjetunion.In: N Petrilowitsch (Ed.): Beiträge zur vergleichenden Psychiatrie, Basel/New York, Karger, 1567, vol.II, p.11-21.18.Gunther Hartmann: Alkoholische Getränke bei den Natur- vôlkern Südamerikas, Berlin, 1958, p.201-204.1917 et pratiquent l\u2019art de se faire vomir au cours des beuveries; cette pratique devient même parfois « un talent de société et un raffinement d\u2019épicurisme ».9° L'effet placebo joue sans doute un rôle même dans l'ivresse la plus banale.Des observateurs tempérants qui assistaient à des réunions bachiques dans nos pays en s\u2019abstenant de rien consommer assurent qu\u2019il est parfois difficile d\u2019échapper à un effet d'ivresse par contagion psychique.Il est incontestable que l\u2019homme qui s\u2019enivre, non seulement subit les effets physiologiques de l\u2019alcool, mais encore joue le rôle d\u2019homme ivre tel qu\u2019il lui a été enseigné par l\u2019exemple, l'habitude, l\u2019attitude de l\u2019entourage et la tradition culturelle.À la limite, on peut arriver à s\u2019enivrer par le seul effet de la suggestion.Un curieux exemple en a été observé par Maurice Leenhardt 19: Les Canaques de la Nouvelle-Calédonie ignoraient l\u2019usage des boissons fermentées qu\u2019ils n\u2019apprirent qu\u2019assez tard des Européens.Vers 1890, dans un district éloigné, quelques Canaques qui avaient observé la conduite de Blancs qui s\u2019enivraient décidèrent d\u2019en faire autant.Ils commencèrent par se procurer une table, des chaises et des verres, puis ils se mirent à boire de l\u2019eau en contrefaisant les manières des Blancs.Ils devinrent bientôt ivres à tel point qu\u2019il en résulta une bagarre, puis l\u2019incendie de leur case et l\u2019intervention de la force publique.Cet effet de suggestion se rencontre sous des formes moins extrêmes en d\u2019autres lieux.Harumi Befu 2°, dans une comparaison entre le « cocktail party » américain et son équivalent japonais, indique que lorsque des Japonais se réunissent pour boire, ils se groupent de telle façon que nul d\u2019entre eux ne soit isolé, et alors il suffit d\u2019une très faible quantité d\u2019alcool pour atteindre le moment où l\u2019on se lève, où l\u2019on parle bruyamment et se déchaîne sans être véritablement ivre.On pourrait se demander si ce n\u2019est pas là simplement l\u2019effet du facteur racial mentionné plus haut, mais l\u2019auteur ajoute que le même individu, buvant la même quantité d\u2019alcool étant seul, resterait tout à fait sobre.C\u2019est le même facteur psychique qui explique la possibilité de délires collectifs au cours de l\u2019ivresse.De tels délires collectifs étaient sans doute plus fréquents à l\u2019époque où les beuveries étaient exécutées en commun selon des rites définis, comme chez les anciens Grecs.Athénée 21 raconte dans le Banquet des Sophistes l\u2019histoire d\u2019un groupe de jeunes gens qui, a Agrigente, 19.Maurice Leenhardt: Communication personnelle.Le même incident a été rapporté par Philippe de Félice: Foules en délire.Extases collectives, Paris, Albin Michel, 1947, p.24 (qui le tenait également de M.Leenhardt).20.Harumi Befu: Japan: An Anthropological Introduction.San Francisco, Chandler Publishing Co., 1971, p.164-165.21.Athénée: The Deipnosophists, II, 37.The Loeb Classical Library: Athenaeus, vol.I, 1951, p.163-165.1918 après s'être enivrés en commun, se crurent dans un bateau secoué par la tempête et jetèrent tout le mobilier par les fenêtres de la maison.Le lendemain matin, ils persistaient encore dans leur délire collectif.Nous retrouvons ainsi la théorie de Mac Andrew et Edgerton.Le comportement des individus en état d'ivresse collective est jusqu\u2019à un certain point un « rôle » enseigné par la culture et renforcé par la suggestion mutuelle, Il resterait à étudier pourquoi certains « rôles » sont enseignés plutôt que d\u2019autres, à l\u2019intérieur de chaque culture.L'exemple des Canaques de la Nouvelle Calédonie, rapporté par Leenhardt, montre comment une population qui ignorait entièrement l\u2019usage des boissons alcooliques, peut adopter en bloc un comportement imité de celui d\u2019une population supposée supérieure.Un exemple un peu moins insolite mais non moins instructif a été publié par Ogan ?*: Il s\u2019agit des Nasioi, population mélanésienne qui ignorait, elle aussi, les boissons alcooliques avant l\u2019arrivée des blancs.Lorsqu\u2019un groupe d'hommes de cette tribu se mettent à boire, ils s'agitent, démolissent des objets, se disputent (sans toutefois se battre) et parlent en pidgin au lieu d\u2019employer leur langue.L'ivresse, dit Ogan, leur permet de décharger leurs tensions et en même temps de satisfaire certains fantasmes en jouant le rôle d\u2019Européens.Mais l\u2019auteur ne nous dit pas quelle est la proportion de la population mâle des Nasioi qui joue ce jeu, ni d\u2019autres Nasioi ne s\u2019enivrent pas sous des formes différentes.Mais tout en reconnaissant que le comportement des individus en état d\u2019ivresse est jusqu\u2019à un certain point un « rôle » défini par la culture, 1l faut souligner que ce facteur culturel est limité par de nombreuses variables dont il serait nécessaire de tenir compte dans les recherches futures.Pour reprendre l\u2019exemple des Iroquois, certains ethnologues ont voulu expliquer la forme particulière de leur ivresse au 17° siècle en invoquant leur « quête du rêve » et de l\u2019inspiration spirituelle: ce qu\u2019ils cherchaient en l\u2019alcool, c\u2019était la découverte d\u2019eux-mêmes et une « expérience spirituelle positive » 2, Pour Mac Andrew et Edgerton, tout au contraire, le comportement destructeur des Indiens ivres était une imitation du comportement des blancs ivres.Ne pourrait-on pas l\u2019interpréter aussi comme une réactualisation, par les Iroquois ivres, de leur propre comportement quand ils étaient en guerre et massacraient les villages de leurs ennemis?D'autre part, les ethnologues oublient souvent de tenir compte de variables dont l\u2019importance n\u2019a pas échappé aux historiens.Douville et Casanova ?#, citant l\u2019histo- 22.Eugène Ogan: Drinking Behavior and Race Relations.American Anthropologist, vol.68, 1966, p.181-187.23.Edmund S.Carpenter: Alcohol and the Iroquois Dream Quest.American Journal of Psychiatry, 1959, p.148-151.24.R.Douville et J.D.Casanova: La vie quotidienne des Indiens à l\u2019époque de la colonisation française, Paris.Hachette, 1967, p.273-278.L'UNION MÉDICALE DU CANADA En 16k ï dec dh iit jee qu Sous AS lg leur : jee sil tal fos , 191: HA rien de la médecine Gabriel Nadeau, mentionnent la prédisposition de ces Indiens à la cirrhose du foie, de même que l\u2019absence de sel et d\u2019épices dans leur alimentation, ce qui les sensibilisait envers l\u2019alcool.Il y a encore le fait avéré que les « eaux-de-vie » que l\u2019on vendait aux Indiens étaient toujours frelatées, donc additionnées de produits toxiques dont la nature exacte nous échappe.Les recherches comparatives sur l\u2019alcoolisme présentent une autre lacune: la grande majorité d\u2019entre elles ne concernent que l\u2019ivresse, c\u2019est-à-dire l\u2019alcoolisme aigu, et non l\u2019alcoolisme chronique avec ses complications.Or, les formes d\u2019évolution différent souvent d\u2019une population à l\u2019autre.Lorsque Jelli- nek ?* publia en 1946 ses recherches sur les phases d\u2019évolution dans l\u2019histoire des alcooliques, les médecins français firent remarquer que ses descriptions étaient sans doute exactes pour les alcooliques américains, mais non pour les alcooliques français: les « black-out », notamment, survenaient à une période d\u2019évolution plus tardive chez les Français que chez les Américains.On peut supposer que les formes d\u2019évolution de l\u2019alcoolisme chronique sont encore plus différentes chez d\u2019autres populations, mais des études précises sur ce point font défaut.Il en est de même pour les complications de l\u2019alcoolisme chronique.Pour ne parler que du delirium tremens, les manuels de psychiatrie indiquent que le malade a des hallucinations caractéristiques: des petits animaux (insectes, souris, serpents, etc.) grouillent autour de lui, il est poursuivi, il tombe dans des précipices, etc.Un collègue allemand ?° nous faisait remarquer un jour que les alcooliques allemands qui faisaient du delirium tremens avaient tendance à entendre une musique de marche, hallucination qui semble inconnue chez les alcooliques francais.Bogoyavlenski 27, déclare que d\u2019anciens auteurs russes avaient admirablement décrit les signes du delirum tremens, lequel était fréquent chez les alcooliques russes des siècles passés.Dans leurs hallucinations visuelles mobiles et animées, les malades apercevaient, non pas des animaux comme nos alcooliques d\u2019aujourd\u2019hui, mais une foule de petits démons agressifs qui tourbillonnaient autour d\u2019eux en les menaçant avec des flèches et des objets pointus.L\u2019Indien Winnebago dont Radin a publié l\u2019autobiographie ?raconte qu\u2019il eut une crise de delirium tremens au cours de laquelle il voyait 25.E.M.Jellinek: Phases in the Drinking History of Alcoholics.Quarterly Journal of Studies on Alcoholism, vol.7, 1946, p.26.Prof.Dr Ernst Griinthal: Communication personnelle.27.N.A.Bogoyavlenskii: Old Russian Views on the Harm of Drunkenness to Health.In: Sluchevskii, I.(Ed.): Problems of Psychiatry and Neurology, New York, Pergamon, 1963, p.338-346.28.Paul Radin: Crashing Thvnder: The Autobioaraphy of an American Indian, London, Appleton, 1926, p.157.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 cinq ou six fantômes montés sur le même cheval, tous ivres et chantants, et 1l les reconnut comme étant des morts qu\u2019il avait connus jadis.Il est donc permis de supposer que les symptômes du delirium tremens varient suivant les peuples et les époques; c\u2019est là un sujet qui mériterait, lui aussi, des recherches comparatives.Lustig ?° dans son article sur les alcooliques russes indique que la « pseudo-paralysie générale » des alcooliques, quasi-inconnue en Europe occidentale, était assez fréquente en Russie.I s\u2019agit d\u2019un tableau clinique de démence avec mensonges, vantardises, mégalomanie; cette affection récède largement si le malade cesse complètement de boire.Les recherches comparatives sur les traitements appliqués aux alcooliques chez les différents peuples sont également peu avancées.Le folklore médical fait pourtant mention de bien des remèdes populaires.Kourennoff °° décrit un remède « radical , mais désagréable et douloureux », réservé par les guérisseurs russes de Sibérie aux alcooliques animés de la volonté de guérir.Le malade, à jeun, buvait un grand verre d\u2019une décoction de mousse lycopode, et immédiatement après un grand verre de vodka; d\u2019où vomissements immédiats et douloureux.L\u2019épreuve était répétée deux ou trois fois coup sur coup.Par la suite, le sujet vomissait immédiatement dès qu\u2019il prenait de l\u2019alcool et même il se trouvait, dit-on, guéri pour la vie.On notera l\u2019analogie de cette cure avec la méthode moderne à l\u2019antabuse.On manque aussi d\u2019études comparatives sur les mouvements de tempérance surgissant spontanément chez les peuples non occidentaux et généralement liés à des mouvements de prophétisme religieux (comme celui, bien connu, de Handsome Lake parmi les Seneca au début du 19° siècle).D'autre part, le docteur Louise Jilek-Aall 31 a bien montré qu\u2019une institution comme les Alcooliques Anonymes ne peut être efficace chez une tribu d\u2019Indiens que si ces Indiens en prennent la direction en main et la remodelent en conformité avec leur philosophie.D\u2019une façon générale, les recherches psychiatri- ques-comparatives et ethnologiques sur l\u2019alcoolisme ont souffert jusqu\u2019ici d\u2019une grande difficulté à se dégager d\u2019une attitude, non seulement ethnocentri- que, mais, pourrait-on dire, chronocentrique.L\u2019histoire de l\u2019alcoolisme, comme l\u2019avait montré Bergman, est celle d\u2019une succession de phases d\u2019expan- 29.B.Lustig: Article cité plus haut, n° 17.30.Paul M, Kourennoff: Plantes et guérison.Les secrets de la médecine russe traditionnelle, La Table Ronde, 1971, p.22-23.31.Louise Jilek-Aall: Alcohol and the Indian-White Relationship: The Function of Alcoholics Anonymous in Coast Salish Society.M.A.Thesis.The University of British Columbia, 1972 (dactylographié, 64 p.).1919 sion et de recul.Au cours du 19° siècle, le mouvement antialcoolique gagna de plus en plus, avec les grandes croisades religieuses antialcooliques et le dévelopement des mouvements de tempérance.Vers la fin du 19° siècle, fleurirent les ligues de tempérance à caractère professionnel, même parmi les médecins.Plusieurs éminents psychiatres, comme Auguste Forel, Emile Kraepelin, Eugène Bleuler, étaient des abstinents convaincus et militants.Un renversement se produisit aux alentours de 1920, avec l\u2019échec de la prohibition américaine et l\u2019avé- nement de la Société d\u2019abondance.L\u2019alcool cessa d\u2019être un vice des classes pauvres pour devenir une habitude élégante des classes supérieures.On vit apparaître, parmi les médecins, une littérature louant les bienfaits de l\u2019alcool °°.D\u2019une manière générale, l\u2019idéologie occidentale contemporaine ignore délibérément les aspects négatifs de l'alcoolisme (sauf, 32.Citons, par exemple, les ouvrages de Salvatore P.Lucia (Ed.): Alcohol and Civilization, New York, McGraw-Hill, 1963.\u2014 Salvatore P.Lucia: A History of Wine as a Therapy, Philadelphia, Lippincott, 1963.\u2014 Morris E.Chafetz: Liquor, the Servant of Man, Little Brown and Co., 1965.peut-être, en ce qui touche aux accidents de la circulation).Une telle attitude ne peut pas ne pas influencer les recherches ethnologiques et psychiatriques-com- paratives.Pendant tout le 19° siècle et au début du 20°, les observateurs mettaient l\u2019accent sur les effets pernicieux de l'alcoolisme, considéré comme un fléau qui contribuait à détruire les populations auxquelles les blancs l\u2019apportaient.Dans la période pro-alcoolique actuelle, l\u2019accent est mis sur la « fonction » de l'alcool, fonction que l\u2019on postule à-priori comme étant positive, ce qui aboutit à attribuer une fonction culturelle et religieuse même aux ivresses excito-motrices collectives et destructrices des Iroquois du 17° siècle.La valeur des recherches scientifiques sur l\u2019alcoolisme restera biaisée, dans un sens ou dans l\u2019autre, aussi longtemps que les chercheurs ne tiendront pas compte de l\u2019optique culturelle (anti-alcoolique ou pro-alcoolique) dans laquelle s\u2019effectuent leurs recherches.LA SITUATION D'ÊTRE MALADE Essai d\u2019une théorie de la psychothérapie Guy DA INTRODUCTION La thèse que je développerai se propose d\u2019examiner la situation d\u2019« être malade », non pas comme un événement biologique, mais comme un événement biographique qui peut aussi être au service de la santé.Pourquoi parler de la situation d\u2019être malade à une table ronde dont le sujet porte sur les facteurs curatifs communs aux processus thérapeutiques ?Parce que c\u2019est la thèse principale que je veux pré- 1 Communication donnée au colloque sur « Les facteurs curatifs dans les psychothérapies », tenu au pavillon Albert- Prévost, hôpital du Sacré-Cœur, le 31 janvier 1974, dans le cadre des réunions scientifiques du département de psychiatrie (Université de Montréal).2 Psychiatre et psychanalyste.8 Dans la mesure où il existe dans toute relation médecin- malade, quelles que soient la maladie et la technique médicale utilisée, des éléments psychologiques, les concepts présentés ici devraient trouver leur application.Tout médecin remplit, qu\u2019il en soit conscient ou non, une fonction psycho- thérapeutique dès qu\u2019il accepte de traiter un patient.De plus, nous croyons que cette fonction est devenue plus importante depuis les transformations épidémiologiques qui font que les causes de morbidité sont moins reliées à des agents infectieux et davantage à l\u2019homme lui-même et à ses habitudes de vie (voir à ce sujet « les Transformations épi- démiologiques et l\u2019offre des médecins » par Thomas Bou- dreau, in Le Médecin du Québec, juin 1974).Il est facile de retrouver dans ces habitudes de vie les attitudes de régression et de dépendance dont il est question dans cet article.1920 SILVA ?senter, que la situation même d\u2019être malade comporte à la fois un aspect nocif et un aspect curatif.Je veux préciser qu\u2019il ne sera question ni de la maladie physique, bien qu\u2019on pourrait y retrouver des éléments 3, ni de la situation du malade seul avec sa maladie, ni de celle du patient a qui on a imposé un traitement contre son gré.Il s\u2019agira du malade qui, ayant décidé d\u2019entrer en relation avec un psychothérapeute, a créé ainsi une relation particulière.Être malade avec un thérapeute, c\u2019est déjà commencer à guérir, puisque la situation inclut en même temps deux courants, un courant morbide et un courant curatif.Avant de trop s\u2019étonner devant ce qui peut sembler un paradoxe, qu\u2019on se rappelle dans la maladie physique le processus inflammatoire lequel contient à la fois l\u2019agent infectieux et la réaction défensive de l\u2019organisme contre l\u2019infection.Qu\u2019on se rappelle aussi le phénomène de la vaccination.ÊTRE MALADE ET RÉGRESSION I! nous est plus facile d\u2019associer l\u2019idée d\u2019être malade à l\u2019idée de processus de régression qu\u2019à l\u2019idée de processus de guérison, maladie et régression pouvant tous les deux conduire éventuellement à la mort.Pourtant, on peut distinguer plusieurs formes L'UNION MÉDICALE DU CANADA an fl 0 dun sg tie Min sy li nel re Mr fide 9 pol formes NADA de régression: 1) régression comme mécanisme de défense; 2) régression comme une des composantes de la pathologie; 3) régression comme résistance; 4) mais aussi régression comme alliée dans le traitement.En fait c\u2019est surtout dans ses aspects péjoratifs qu\u2019à une certaine époque du mouvement psychanalytique, on a envisagé la régression.Plus tard, à partir de 1935, on assiste à une réhabilitation du concept de la régression.Ernst Kris proposa d\u2019examiner deux formes de régression: l\u2019une dans laquelle le Moi est submergé par la régression et une autre forme qu\u2019il appelera la « régression au service du Moi ».Plus tard, Peter Knapp '\u201d parlera de « régression pour la recherche d\u2019un Objet » et Balint 2 de régression pour l\u2019amour de la progression ou encore de régression pour la recherche de la reconnaissance (\u201cfor the sake of recognition\u201d).Ce qui nous permet d\u2019introduire qu\u2019à côté de la maladie dans sa composante pathologique, on pourrait envisager la notion de « maladie au service de la santé » et examiner cet apparent paradoxe.Les concepts que je vais présenter sont inspirés de lectures variées, de Freud évidemment, mais surtout de Balint, Winnicott et Margaret Mahler, les trois auteurs que je trouve les plus utiles pour la compréhension du travail clinique.LA SITUATION D'ÊTRE MALADE Qu\u2019en est-il au juste de cette situation d\u2019être malade ?Cette situation a déjà été attentivement examinée par Selye 7 qui cependant a restreint ses observations aux seuls aspects biologiques de la maladie même s\u2019il a reconnu que la tension émotionnelle était le facteur le plus commun du stress.Dai déjà ailleurs (Da Silva %) commencé d\u2019examiner le syndrome d\u2019« être un patient en analyse » à l\u2019occasion d\u2019un rapport clinique.Il ne s\u2019agit pas maintenant de patients en analyse mais c\u2019est ma conviction qu\u2019il y a, au-delà des différences, un fond commun indépendamment de l\u2019approche thérapeutique bien que ce soit dans la situation d\u2019analyse que cela soit plus visible et devrait théoriquement être mieux travaillé.Quand quelqu\u2019un est malade, il commence par se retirer de son environnement pour s\u2019occuper de sa maladie.Celle-ci est vue habituellement comme un agent mauvais (Robert, p.226; maladie: \u201cmale habitus\u201d, avoir quelque chose de mauvais; Webster, p.1126, vol.I: le mot «ill » signifie aussi < immoral» et « evil »).Le sujet se percevant lui-méme comme narcissiquement bon, cet agent mauvais est perçu comme ne pouvant venir que de l\u2019extérieur TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 qu\u2019il soit un poison, une bactérie ou un traumatisme mental.La partie malade en même temps en vient à prendre une existence autonome du sujet, à avoir sa vie propre, de sorte que l\u2019individu n\u2019est plus un « in-dividu » dans son sens étymologique, i.e.quel- qu\u2019un qui ne peut plus être divisé.Au contraire, il commence à se morceler.L'expression anglaise \u201cI am cracking up\u201d exprime fort bien ce processus de division.En même temps, les parties malades fractionnées échappent à son contrôle.Le patient dira que ses phobies, ses obsessions ou ses impulsions sont plus fortes que lui.Il n\u2019est plus le maître dans la maison de son corps et de son esprit.Ce corps étranger qui est mauvais doit ou bien être extirpé par toutes sortes de techniques, depuis l\u2019exorcisme jusqu\u2019à la chirurgie, ou bien en tous cas être réintégré sous le contrôle de l\u2019individu.C\u2019est de cette intégration qu\u2019il est question dans la plaisanterie habituelle au sujet de l\u2019ex-patient qui a maintenant terminé son analyse.On dira de lui qu\u2019il a à peu près les mêmes problèmes qu\u2019avant sauf que ça ne lui fait plus rien! L'important justement c\u2019est que ça ne lui fasse plus rien.La partie jugée mauvaise auparavant est maintenant intégrée et acceptée comme faisant partie de la personnalité.Incidemment, il est intéressant de noter que le mot anglais \u201chealth\u201d (santé) est dérivé de l\u2019anglo-saxon \u201chale\u201d qui signifie \u201cwhole\u201d (entier).Être en santé, c\u2019est être en entier.LA SITUATION D'ÊTRE MALADE : C\u2019EST AUSSI UN MOMENT PROPICE, UNE CAPITULATION ET UNE RÉCAPITULATION Cette rencontre patient-thérapeute pour être valable comporte d\u2019autres éléments importants: 1 \u2014 Un moment propice: le terme de Kairos a été discuté par Ellenberger 7, pour qui ce moment propice est caractérisé par les faits suivants: a) le patient a perdu espoir de s\u2019en sortir par ses propres ressources; b) il n\u2019a pas perdu tout espoir d\u2019être aidé et cherche à l\u2019extérieur de lui le secours nécessaire; c) quelqu\u2019un a entendu le message et accepte d\u2019apporter son assistance.ce 2 \u2014 Une capitulation à un autre (le terme \u201can act of surrender\u201d a été proposé par Tiebout !*.L\u2019acte de reddition à l\u2019autre suppose que le patient a abandonné son attitude grandiose de défi face aux réalités de la vie et qu\u2019il a reconnu temporairement sa vulnérabilité.Ne pouvant supporter plus longtemps cette blessure à sa mégalomanie, il capitule devant l\u2019autre à qui il veut s\u2019attacher et attribue maintenant à la nouvelle unité formée des deux partenaires, des pouvoirs grandioses d\u2019invulnérabilité.La capitulation à l\u2019autre se fait en échan- 1921 ge d\u2019une prescription.Si ce qui est donné ne peut pas être le bon don, le patient ne guérira pas.Il convient de se rappeler ici le mot de Balint! a l\u2019effet que le médecin est le médicament le plus important et le moins étudié.S\u2019il n\u2019y a pas de reddition, il ne pourra pas y avoir de changements véritables mais tout au plus une restauration à l\u2019état antérieur, ce qui est déjà quelque chose.L'un ou les deux partenaires peuvent opposer une résistance à cet acte de reddition.De la part du patient, la résistance est habituellement reliée à la méfiance profonde due à l\u2019absence d\u2019un noyau de confiance de base (\u201cbasic trust\u201d d\u2019Erickson).De la part du thérapeute, la résistance vient la plupart du temps ou bien de son hésitation à assumer pleinement le risque et la responsabilité de l\u2019entreprise thérapeutique, ou bien de son malaise à se laisser idéaliser temporairement, conscient qu\u2019il est qu\u2019il ne possède pas les pouvoirs magiques que lui attribue son patient (Kohut 13), 3 \u2014 Une récapitulation de la phase de fusion symbiotique: Le mouvement régressif qui se passe a ce moment de la capitulation a l'autre est aussi une récapitulation.En effet, des événements extrémement importants sont revécus, événements survenus entre les quatrième et dixième mois de la vie, au moment ou le langage n\u2019est pas encore développé.Le Moi commence a se différencier vers le troisième mois lorsqu\u2019émergent les structures perceptives et affectives.Mahler a situé le début de la phase normale symbiotique à ce moment-là.Quand l\u2019enfant devient conscient d\u2019événements psychiques, il devient psychologiquement né en quelque sorte et il est alors dans une phase symbiotique.Le Moi est alors un Moi anaclitique qui utilise sa mère comme Moi auxiliaire.Il peut distinguer la \u201cgestalt\u201d du visage de la mère mais il croit encore dans sa toute-puissance narcissique que ce visage qu\u2019il va faire apparaître à volonté par ses cris, fait partie de lui-même.Ce n\u2019est qu\u2019au sixième mois, au moment de la phase de séparation-individuation, qu\u2019il réalise que ce visage appartient à l\u2019autre et combien il en est terriblement dépendant.Les premières expériences de l\u2019anxiété de séparation procurent au narcissisme primaire et au sentiment de toute-puissance une blessure qui ne se cicatrisera jamais plus vraiment.« On n\u2019en revient jamais de devoir quitter sa mère » (Bigras 3).C\u2019est aussi à ce moment que se situe dans la terminologie de Melanie Klein la position dépressive.Dans toutes les maladies, on retrouve une perte, perte d\u2019Objet ou perte narcissique et dans tout traitement doit se faire un travail 1922 de deuil et de détachement.Nunberg !° affirme que ce que le sujet cherche en analyse (et j'ajoute dans toute situation d'être malade) c\u2019est la récupération de sa toute-puissance narcissique.Grunberger *: « L\u2019analyste n\u2019a pas à être un bon Objet, il n'a pas à être puisque le patient est en union narcissique avec lui.et qu'il a été englobé dans ccttc union ».Bouvet *: « Le traitement ne peut être mené à bien sans que le sujet perçoive cette communauté de nature, cette union consubstantielle entre l\u2019analyste ct lui.cette sorte de symbiose qui doit se dissoudre tout naturellement comme se détendent les liens qui unissent l\u2019enfant aux parents ».Sclon Bion *: \u201cPsychoanalysis is identification of experience.the analyst is completely onc with the analytic experience and under ideal conditions, there is a development of an egoless state during the analytic hour\u201d.CONSIDERATIONS SUR LE PARTENAIRE En se cherchant un partenaire thérapeute qu\u2019il va investir d\u2019un pouvoir illusoire, le patient à déjà commencé sa cure.Encore faudra-t-il cependant qu\u2019il y ait entre les deux partenaires un bon contact ou selon l\u2019expression de Winnicott, un bon \u201cfitting\u201d.Le modèle le plus utile pour la description de l\u2019attitude thérapeutique du partenaire que le patient s\u2019est choisi, autant qu\u2019il a été choisi par le thérapeute, nous est fourni par Winnicott à partir de ce qu\u2019il nous dit de la \u201cgood enough mother\u201d et du \u201cholding environment\u201d.La mère en s\u2019adaptant activement aux besoins de l\u2019enfant presque à 100% au début permet d\u2019entretenir pour un temps l'illusion que son sein et qu\u2019elle-même font partic de lui.Ce n\u2019est que graduellement qu\u2019elle va le désillusionner, au fur ct à mesure de la capacité de l\u2019enfant à tolérer des tensions plus grandes.Mais elle ne peut espérer réussir que si d\u2019abord elle a donné à l\u2019enfant l\u2019occasion d\u2019entretenir pour un temps l\u2019illusion.Cette capacité de la mère dépend de sa dévotion à son enfant et n\u2019a rien à voir avec sa compréhension intellectuelle ou sa finesse d\u2019esprit.Je crois qu\u2019il en va de même en psychothérapie et quelle que soit la forme de thérapie.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que le patient d\u2019un collègue lui disait: « C\u2019est votre enthousiasme qui m\u2019a guéri».Pas vos techniques, pas votre \u201cflooding\u201d, pas vos inhibitions réciproques! Votre enthousiasme, i.e.votre dévotion.Je n\u2019ai pas dit que les techniques ne sont pas importantes.En fait, la compétence dans l'utilisation des techniques doit faire partic de l'enthousiasme et de la dévotion du thérapeute.Pour moi, il ne fait pas de doute que la première fonction que nous remplissons au moment du premier contact avec le patient est une L'UNION MÉDICALE DU CANADA ?hn part Jie Pass an Cy on > el qui ding ement debut Je son hae fir el «des spect } l'oc- (elt jn on I ui on oi la pein jme ; voire Voir de gai, a 25 doi fon D pe Qué qu D of We ADA fonction maternelle par contraste a la fonction paternelle qui est remplie au moment ou nous utilisons les techniques spécifiques a telle forme de psychothérapie ou a telle forme de traitement médical.LE PREMIER CONTACT OU LA NATURE DU LIEN (FITTING) Mais examinons plus a fond la nature du contact et du lien entre les deux partenaires.Une chose étrange se passe.Alors que le patient se sent faible et beaucoup moins important que son thérapeute, c\u2019est quand méme lui, le patient, et seulement lui qui doit compter avec ses désirs et ses besoins puisqu\u2019il est devenu selon une expression chère à Freud « Sa Majesté le Bébé».Comment le partenaire thérapeute peut-il arriver à tolérer une telle situation?Écoutons Gitelson 8: « Le premier contact.s\u2019il est réussi met en opération une équation anaclitique-diatrophique\u2026 le facteur curatif est cet engagement professionnel.avec son intention diatrophique.qui va favoriser la transition du narcissisme à l\u2019amour pour un Objet ».Zilboorg ?! disait: « Il est impossible de guérir un malade sans s\u2019identifier à lui ».Comme le shaman qui, ayant déjà parcouru ce chemin intérieur, peut guider un autre et refaire ce voyage avec lui, le psychothérapeute en accompagnant son patient consolide les gains qu\u2019il a déjà accomplis au cours de ses voyages antérieurs dans un pays qui ne lui est pas tout à fait inconnu.Malan 15 en arrive, après l\u2019étude la plus sérieuse que je connaisse sur la thérapie brève, à une conclusion: \u201cSuddenly there cristallizes from all the complexity of this long exposition of evidence, a single unifying factor of extraordinary simplicity.The prognosis is best where there is a willingness on the part of both patient and therapist to become deepiy involved to bear the tension that inevitably ensues.prognosis seems to be most favorable when the following conditions apply: the patient has a high motivation, the therapist has a high enthusiasm.grief and anger at termination are important issues\u201d COMMENT ON ARRIVE A LA MALADIE ET A LA GUERISON Pour Winnicott, la maladie mentale est essentiellement une maladie de carence d\u2019un environnement particulier, psychose et névrose n\u2019ayant que des différences quantitatives.Il n\u2019y a aucune possibilité que l\u2019enfant puisse passer du principe de plaisir au principe de réalité à moins de l\u2019existence d\u2019une \u201cgood enough mother\u201d.Cette mère par sa dévotion aux besoins du nourrisson permet l\u2019illusion qu\u2019elle fait partie de lui en TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 étant présente magiquement sur demande.Au début donc, l\u2019enfant seul ne constitue pas une unité.L\u2019unité est constituée par la fusion symbiotique mère- enfant ou environnement-enfant.Une carence excessive de l\u2019environnement créera le sol fertile à la psychose et l\u2019apparition d\u2019un faux-moi (\u201cfalse-self\u201d), l\u2019individu devant assumer vis-à-vis de lui-même les offices de \u201ccaretaker\u201d que la mère n\u2019a pas adéquatement remplis.De même pour le patient en situation d\u2019être malade: c\u2019est la responsabilité du thérapeute de permettre au début que s\u2019installent les attentes mégalo- maniaques de l\u2019enfant à l\u2019intérieur du patient qui consulte.Le danger ici c\u2019est de ne pas permettre l'illusion.À mon avis, c\u2019est probablement l\u2019erreur la plus fréquente d\u2019un thérapeute de se laisser effrayer par la régression du patient, ne la permettant pas suffisamment et alors court-circuitant le traîte- ment, évitant ainsi au patient le bénéfice d\u2019un \u2018\u201cnew beginning\u201d (Baltint 2).Je dis permettre l\u2019illusion non pas la fabriquer soi-même en adoptant une attitude omnipotente parce que ce serait soutenir une illusion contre la réalité.Le besoin d\u2019omnipotence doit venir du patient et non du thérapeute.Et puis désillusionner progressivement le patient jusqu\u2019au moment où le travail de terminaison soit finalement complété.Ici, l\u2019écueil consisterait à maintenir une régression et une dépendance symbiotique et ainsi à empêcher les bénéfices de l\u2019individuation.La mère ordinairement dévouée et le bon thérapeute doivent intuitivement intervenir au bon moment de la bonne manière.Que ce travail de démystification soit pénible, il est évident dans ces commentaires de deux patientes commençant à réaliser que leurs attentes grandioses ne seront pas accomplies: Patiente A: (après deux ans et demi de traitement) « Ce n\u2019est pas la maladie qui m\u2019effraie, c\u2019est la cure ».Patiente B: (après deux ans de traitement) « Hier soir, j'ai passé des heures à parler avec vous.Je vous interrogeais: pourquoi quand je vous ai demandé au début si je pouvais changer, vous m'avez répondu « pourquoi pas?».Je vous en voulais pour ça.Votre « pourquoi pas?» ce n\u2019était pas une réponse, ça restait une question.Pourquoi alors je suis revenue aujourd\u2019hui.Peut-être parce que quand je doute si ça vaut la peine de vivre vous y croyez à ma place.» Dans cette perspective, la situation d\u2019être malade devient une fuite de responsabilités, un repli plus ou moins temporaire face à la réalité, \u201ca flight from individuation\u201d (Heidegger 1°) due a une insupportable appréhension face à sa propre vulnérabilité et à ses limites.Pour Whitaker 1° \u201cWellness is fundamentally the increasing capacity to choose., sick- 1923 ness.any hindrance to free choice\u201d.En fait, les personnes malades ne sont-elles pas exemptées des responsabilités par la loi.Dans la mesure avec laquelle la maladie est une fuite de son individuation, elle s\u2019identifie avec l\u2019ignorance et, être malade, devient ne pas savoir ce qu\u2019on ne veut pas savoir, i.e.son état de séparation, de dépendance relative et de vulnérabilité.Freud a déjà décrit ainsi les buts de l\u2019analyse: « La ou le Ça était, je suis».« Je suis» signifie «je suis séparé >» et « je suis limité et vulnérable ».La guérison s\u2019identifie alors avec la connaissance et il ne peut y avoir de guérison véritable sans acquisition d\u2019insight.Il est évident cependant que la connaissance de la Réalité va de pair avec la capacité d\u2019acceptation de cette Réalité.Margaret Mahler a suggéré que le cycle vital constitue pour chacun un processus plus ou moins réussi de distanciation de la mère symbiotique perdue et le problème de sa propre séparation-indivi- duation un problème de toute la vie.La condition humaine est essentiellement une condition symbiotique et nous existons dans une tension constante entre le désir de maintenir à tout prix notre identité et la tentation de l\u2019abandonner entièrement.La situation d'être malade devient une nouvelle occasion de modifier un mauvais équilibre intérieur et de gagner de nouveaux morceaux du Moi.11 est évident qu\u2019un grand nombre de ces occasions sont perdues et que la rencontre avec un mauvais soignant peut aussi donner lieu à un renforcement de la pathologie, la psychothérapie n\u2019étant pas une drogue inoffensive.Dans la mesure avec laquelle la coopération soignante exigée du patient vis-à-vis de sa maladie sera supérieure à sa capacité réelle de s\u2019occuper de lui-même ou, faute de mieux, supérieure à sa capacité de comprendre et de tolérer l\u2019écart, son faux-moi et sa vulnérabilité seront renforcés.Dans la mesure avec laquelle la sollicitude soignante du thérapeute aura su remplacer pour le mieux l\u2019activité du faux-moi, alors le patient sortira de sa maladie plus solide qu\u2019auparavant.S\u2019il réussit, le traitement devrait mener finalement à une consolidation de la séparation-individuation, sachant que cette individuation n\u2019est jamais achevée une fois pour toutes et que l\u2019homme s\u2019est réservé par la religion, la drogue, la mystique dans l\u2019appartenance à son groupe, les carnavals et les expériences orgastiques bien des occasions de réaliser son besoin de perdre périodiquement ses frontières mentales et ses limites pour des retrouvailles dans une union qui garde des relents de la première symbiose.1924 H importe de distinguer entre séparation (en anglais: \u201cseparation\u201d\u2019) signifiant une perte d'Objet, et séparation (en anglais: \u201cseparateness\u2019 ou separation- individuation) signifiant la conscience d\u2019un individu d\u2019être une entité par lui-même, entité séparée de toute autre.Les pertes d\u2019Objet par elles-mêmes ne devraient pas amener de maladie mentale.Si elles le font aussi souvent, c\u2019est à cause des trop forts relents de symbiose dans l\u2019attache quand « être séparé de quelqu'un » (\u201cseparation\u201d) est venu signifier la perte de son identité propre (sa \u201c\u2018separateness\u201d).CONCLUSION En résumé donc, il y a toujours dans la rencontre soignant-soigné et à la condition d\u2019un bon contact (\u201cfitting\u201d), une illusion de fusion narcissique et des attentes d'invulnérabilité, une situation qui doit conduire pour qu\u2019il y ait traitement, à une démystification progressive.En fait, pour que le traitement soit vraiment complété, cette démystification doit conduire à un travail de terminaison, travail qui se poursuit après la séparation des deux partenaires.Alors et alors seulement, le patient pourra profiter aussi pleinement que possible des bénéfices d\u2019une individuation accrue.À mon avis, le traitement commence toujours par un désir plus ou moins grand de fusion narcissique pour se terminer par une consolidation plus ou moins réussie de sa séparation-individuation.Ce processus peut s\u2019accomplir dans quelque forme de psychothérapic que ce soit à la condition d\u2019y retrouver ces éléments et je ne crois pas pour ma part que la psychanalyse se différencie qualitativement mais seulement quantitativement.Il reste pourtant que, de toutes les techniques, l\u2019interprétation systématique est probablement le plus puissant moyen de démystification à la condition qu\u2019on ne s\u2019en serve pas pour mystifier davantage.Quant aux honoraires ils sont un instrument particulièrement efficace de démystification de l'illusion primitive d\u2019amour inconditionnel et de confrontation avec la réalité.Les échanges entre les humains sont négociés au moyen de l\u2019argent et tant que l'argent remplira le rôle social qu\u2019on lui attribue le paiement aura un rôle puissamment facilitateur pour le passage des relations basées sur le don aux relations basées sur l\u2019échange.L'entrée d\u2019un tiers, la Régie de l\u2019assurance-maladie, dans la relation soignant-soigné est venu modifier notre pratique de façon significative sans qu\u2019on ait suffisamment réfléchi sur les problèmes possibles de cette intervention.Alors que beaucoup d\u2019énergic a été dépensé pour négocier des tarifs, comparativement peu d\u2019effort a été consacré à examiner la signification psychologique de cette intervention d\u2019un tiers L'UNION MÉDICALE DU CANADA ite it il or js dans la relation soignant-soigné.En ce qui concerne la pratique de la psychothérapie à la clinique externe de notre institution où existait avant la Régie une cédule d\u2019honoraires tenant compte du revenu ct du nombre de dépendants à la charge du patient, nous croyons que ce système avait plus d\u2019avantages thérapeutiques.Alors que les buts louables poursuivis par la Régie étaient de rendre accessibles les soins médicaux et de corriger les abus évidents, son introduction du traitement gratuit à tous à l\u2019intérieur d\u2019un espace de temps prédéterminé constitue un exemple frappant d\u201d\u201coverkill\u201d bureaucratique! * Ayant agi avec le paternalisme infantilisant d\u2019un parent à la fois surprotecteur et contrôleur, l\u2019État risque, comme lui, de se retrouver avec un tigre sur les bras au lieu d\u2019un individu préparé à la vie.Sans la perception personnelle d\u2019un honoraire qui sans doute devrait être adapté à la capacité réelle de payer, je doute qu\u2019il puisse être possible de libérer le patient d\u2019un sentiment excessif de gratitude et d\u2019obligation.Les discussions autour de l\u2019argent charrient la plupart du temps beaucoup d\u2019émotions et il n\u2019y a peut-être rien qui n\u2019expose les velléités paranoïdes, le sentiment d\u2019être exploité et ne mette autant à l\u2019épreuve la confiance de base (basic trust).C\u2019est surtout à la fin du traitement que l\u2019honoraire remplit une fonction importante et on ne peut que souhaiter que des rapports cliniques comparatifs puissent nous éclairer davantage sur ce point.Certains auteurs !* ont souligné l\u2019utilité pour le travail thérapeutique du concept de \u2018emotional refueling\u201d proposé par Margaret Mahler et décrivant la démarche de l\u2019enfant qui, après s\u2019être éloigné de la mère, retourne y faire le plein d\u2019énergie émotionnelle.Pour terminer sur une note d\u2019actualité, je dirai que le rôle social du thérapeute consiste à servir de « poste d\u2019essence » d\u2019énergie vitale où les hommes en crise d\u2019énergie peuvent sur la route de leur vie s'arrêter un instant et y refaire le plein avec ou sans la carte! ** * L\u2019expression est du docteur Hunter qui poursuit ainsi: \u201cIt well behooves us to look to our own professional behavior or we may be forced to dance to the iron clicking of the computer which with formidable impersonality, would measure out our lives in dollars and cents and hours and minutes.For the sake of our patients as well as our own the true coinage of our work which we know to be the relief of helplessness, desperation and pain, must not be lost sight of.(R.C.A.Hunter, Notes on five years of office consultations in psychiatry.Can.Psychiat.Assoc.J., 19, 1974).Au Québec, la danse de la « castonguette » est-elle déjà trop installée dans nos mœurs ?oH Il s\u2019agit de la carte d\u2019assurance-maladie avec laquelle les résidents du Québec peuvent acquitter leurs frais de traitement.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 Résumé La situation d\u2019être malade est examinée en tant qu\u2019événement biographique dans une perspective psychodynamique.La maladie n\u2019est pas seulement une expression pathologique, mais aussi une tentative de récupération narcissique par la fusion plus ou moins temporaire avec un Autre\u2014le guérisseur\u2014.La maladie par ce mouvement de « régression au service du Moi » devient donc une occasion privilégiée de maturation et de santé accrues.On peut alors parler paradoxalement de « maladie au service de la santé ».Ces occasions sont souvent perdues ou mal utilisées de sorte que le malade ne peut retirer plein bénéfice de la fonction curative que comporte sa maladie.L\u2019auteur propose à partir de ces données une théorie de la psychothérapie.Summary The situation of \u201cjust being sick\u201d is examined from a psychodynamic perspective as a biographical event.Sickness is not only a pathological manifestation but also a tentative of narcissistic recuperation expressed by a wish for fusion with an Other, the healer.By its \u201cregression in the service of the Ego\u201d, the situation of \u201cbeing sick\u201d can become a propitious occasion for greater maturation and greater eventual health.Paradoxically one can therefore speak of \u201csickness in the service of health\u201d.These occasions are often missed or badly used so that the patient cannot exact from his illness the full benefit derived from the curative factor inherent in his \u201cbeing sick\u201d.These considerations lead the author into suggesting a theory on the workings of psychotherapy.BIBLIOGRAPHIE 1.Balint, Michael: Le médecin, son malade et la maladie.Traduction Valabrega, Payot \u2014 1957.2.Balint, Michael: The Basic Fault.Therapeutic Aspects of Regression.Tavistock Publications \u2014 1968.3.Bigras, Julien: La résistance du psychanalyste a s\u2019engager avec un patient \u2018\u2018border-line\u201d, présenté à la Société psychanalytique de Montréal, 15 novembre 1973.4.Bion: In \u201cLaing speaks on meditation\u201d.The American Academy of Psychoanalysis, février 1973, vol.17, no 1.5.Bouvet, Maurice: Psychanalyse.\u2014 La cure type.\u2014 Terminaison.Encyclopédie médico-chirurgicale 2, 1955, 37812A40.6.Da Silva, Guy: L\u2019analyse en tant que consolidation de la phase de séparation-individuation, présenté le 22 février 1973 à une réunion conjointe de la Société psychanalytique de Montréal et de la Canadian Psychoanalytic Society (Quebec English).7.Ellenberger, Henri: Concept of Kairos in Psychotherapy, présenté à la Société canadienne de psychanalyse (Quebec English), le 22 novembre 1973.8.Gitelson, Maxwell: The Curative factors in Psychoanalysis.Int.J.PSA, Vol.43, 1962.9.Grunberger, Bela: Essai sur la situation analytique et le pro- gessus de guérison.Revue francaise de psychanalyse, Vol.21, 1957.10.Heidegger, Martin: Being et Time.Harper et Row, N.Y, 1962.11.Journal of the American Psychoanalytic Association: Panel reports on the experience of Separation-Individuation, Vol.21, no 1 et no 3, 1973.12.Knapp, Peter: Panel discussion (1959) Criteria for Analysabi- lity.Journal of Psychoanalytic Association \u2014 1960, Vol, 8.13.Kohut, Heinz: The Psychoanalytic treatment of narcissistic personality disorders.Psychonalytic Study of the Child, Vol.3 \u2014 1968.1925 14.Mahler, Margaret: On Human Symbiosis and the vicissitudes of Individuation.International 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d\u2019inspiration psychanalytique qui seront identifiées par le sigle PIP dans ce texte.Dans un second temps, j\u2019étudierai les facteurs curatifs qui sont les plus spécifiques pour ces psychothérapies et ce à travers une comparaison avec la psychanalyse et des exemples cliniques.HISTORIQUE Les PIP sont une création nord-américaine apparue dans le monde psychiatrique après la deuxième guerre mondiale.Elles ont été inventées afin de permettre à toute personne, patient et thérapeute, de profiter des connaissances bénéfiques apportées au monde occidental par les découvertes psychanalytiques du XX° siècle.Car la psychanalyse d\u2019abord ne s\u2019intéressait qu\u2019au traitement à long terme des névrosés fortunés et c\u2019est pour élargir le champ des applications de cette science que les PIP ont vu le jour.Freud, selon les psychanalystes défenseurs des PIP, a donné sa bénédiction dans cette déclaration faite en 1918 à un congrès de psychanalyse à Budapest 3 et je le cite: «Il est très probable que l\u2019application de notre thérapeutique à un grand nombre nous obligera à allier largement l\u2019or pur de l\u2019analyse au cuivre de la suggestion directe.Mais quelque forme que puisse prendre cette psychothérapie, de quelques éléments qu\u2019elle se puisse composer, ses ingrédients les plus efficaces et les plus importants resteront à coup sûr ceux qu\u2019elle aura empruntés à la psychanalyse stricte.» DÉFINITION La psychothérapie possède deux significations.D\u2019abord traitement du psychisme puis traitement par le psychisme.Donc, dans ces deux acceptions, la PIP est une thérapeutique où les soignants dans un échange verbal et non-verbal avec un ou des soignés cherchent à découvrir les causes émotionnelles des symptômes psychiatriques.Ceci dans le but de faire disparaître autant que faire se peut les malaises qui font souffrir le malade et son entourage.Ce travail se fait dans des séances régulières en face à face 1926 pour des durées variables en utilisant la théorie freudienne par des techniques qui produisent des changements mincurs de la personnalité.Examinons maintenant quels sont les points théoriques freudiens qui nous sont nécessaires pour réaliser une PIP.La psychanalyse nous apprend que le symptôme est un compromis entre les désirs du patient, désirs archaïques et inconscients, et leur réalisation.Comme notions importantes soulignons l\u2019existence d\u2019une vie consciente mais surtout l'inconscient d\u2019une vie pulsionnelle qui se structure très tôt chez l\u2019humain à travers les stades bien connus, nommément stade oral, anal et phallique.Cette structuration s\u2019élaborc dans une topique de la personnalité qui se divise en instances, le Ça, le Moi et le Surmoi, avec des interactions à travers les mécanismes de défense.Je veux insister sur ces mécanismes de défense car les PIP y portent une attention particulière.L'essentiel de ces connaissances nous a été fourni par Anna Freud ?en 1936 et complété par Laplanche et Pon- talis °.Je détaille les principaux mécanismes pour illustrer une dimension de la compréhension que nous devons posséder de la pathologie de nos malades.Le refoulement est l'opération par laquelle le sujet tend à repousser ou à maintenir dans l\u2019inconscient des représentations liées à des pulsions.La régression désigne l\u2019utilisation des modes d\u2019expression anciens tandis que la formation réactionnelle propose une attitude opposée aux sentiments véritables.L\u2019isolation réussit à séparer un élément de l\u2019ensemble de la vie du sujet et l\u2019annulation rétroactive vise à l\u2019effacer.L'\u2019introjection, et dans la même ligne, l\u2019incorporation et l'identification concourrent toutes à la prise intérieure d\u2019un objet extérieur tandis que la projection est l\u2019inverse.À ne pas oublier, deux mécanismes fréquemment utilisés, soit le retournement sur la personne propre, v.g., l\u2019agressivité dans le masochisme ct le changement cn son contraire, par exemple, l\u2019amour transformé en haine.Quand on sort du champ de la névrose où agissent plus particulièrement les mécanismes déjà nommés, on L'UNION MÉDICALE DU CANADA rest Qu Rill de mai tee ind des vil lip an Mig oi mi Hi, port retrouve dans le domaine de la psychose, de la perversion comme moyen de défense constant: la négation ou mieux, le désaveu, le déni.Enfin, la sublimation en tant que solution normale nous sert constamment, car il s\u2019agit ici de l\u2019utilisation d\u2019activités socialement acceptables comme débouchés pour la pulsion.Nous nous devons de mentionner comme exemple classique de sublimation, le sadisme chez le chirurgien et le voyeurisme chez le psychiatre.Cette personnalité humaine dont nous venons d\u2019examiner la structure rencontre dans l\u2019entreprise psychothérapique un autre, le thérapeute, différent mais semblable aussi car il possède la même structure de base.Donc, l\u2019expérience sera vécue dans le cadre du transfert/contre-transfert signifiant reviviscence dans la relation actuelle thérapeutique des relations avec les parents, touchant dans le transfert le patient et dans le contre-transfert, le thérapeute lui-même.Finalement, l\u2019apparition du matériel verbal est amenée par l\u2019association libre et favorisée par la régression qu\u2019impose le divan analytique.Une prédilection est faite pour les rêves, les actes manqués, le passé dans un travail de longue haleine.FACTEURS CURATIFS A) Distinctions Que retire la PIP de ce schème de référence?Que reste-t-il de toutes ces données dans une PIP?Quelles sont enfin les distinctions techniques à faire entre une analyse et une PIP?Si dans la cure-type les associations libres sont de règle, dans les PIP, l\u2019_échange verbal prend une nature beaucoup plus sociale et la brièveté, relative cependant, est de mise.La technique de la cure analytique est rigide avec la frustration, la régularité dans les absences, les vacances, par opposition à une flexibilité qui marque vraiment la technique dans les PIP.L\u2019analyse des résistances, des défenses est systématique dans l\u2019analyse tandis que dans les PIP une manipulation, un contournement seront utilisés de préférence.Ainsi, dans la cure-type, l\u2019épanouissement de la névrose de transfert et son analyse sont vraiment au cœur du travail à effectuer mais pour les PIP, le transfert est manipulé.On doit accentuer le transfert positif constamment et éliminer le transfert négatif autant que possible, et ceci avec une régression toujours mineure par rapport à la régression encouragée et obligatoire de l\u2019analyse.Un point très important, les identifications: dans la cure-type, on vise à obtenir chez le sujet des identifications restructurantes des identifications de TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 CRAIN fond, bouleversant les structures du Ca, du Moi et du Surmoi.Je ne poursuis pas plus loin l\u2019étude de cet aspect de l\u2019analyse, car Vincent Mauriello, dans son texte sur la psychanalyse freudienne, vous fournira des explications complètes.Dans les PIP, il s\u2019agit d\u2019identifications beaucoup plus labiles, d\u2019identifications par le transfert positif.En fait, le malade adopte via le transfert positif, le matériel proposé par le thérapeute.Enfin, l\u2019actualisation des conflits se fait toujours dans la cure-type au niveau du transfert, de la névrose de transfert; ce travail dans les PIP se fait à travers l\u2019étude des situations problématiques dans la vie réelle, passée ou actuelle du malade.B) Spécificité : Après vous avoir brossé la toile de fond théorique et pratique des PIP, je vous donne maintenant ce que je considère les facteurs les plus spécifiques dans la cure par les psychothérapies d\u2019inspiration psychanalytique.Quels sont en définitive les moyens utilisés pour amener les améliorations tant recherchées par tous dans ces psychothérapies?M\u2019inspirant largement d\u2019un texte d\u2019Edward Bibring', je vous propose de retenir et d\u2019utiliser constamment avec une posologie souple, accommodée à la situation de chaque cas, les ingrédients suivants.Ce sont la suggestion, la gratification, l\u2019abréaction, la manipulation, la clarification et l\u2019interprétation.Je vais dans un bref résumé de cas, par des vignettes cliniques, définir et illustrer l\u2019application de ces différents outils thérapeutiques.Un agent de circulation de 24 ans, célibataire, se présente à la consultation avec une névrose d\u2019angoisse marquée qui l\u2019a conduit à laisser tomber plusieurs de ses activités normales.Sa crainte de mourir se précise surtout dans une peur d\u2019être emporté par une crise cardiaque.La psychothérapie au départ offre des gratifications sous forme de support de réassurance vis-à-vis des symptômes.Le thérapeute peut dire au patient qu\u2019il ne mourra pas au- jourd\u2019hui d\u2019un infarctus, et qu\u2019avec l\u2019aide du médecin, il découvrira les causes de cette réaction et pourra être débarrassé de ces malaises.La suggestion interviendra aussi pour lui demander de reprendre ses activités y compris les fréquentations avec une jeune fille bien désireuse d\u2019épouser notre patient.La clarification a permis rapidement de constater et de lui faire voir que sa peur de mourir coïncide avec cette situation actuelle de sa vie, le mariage projeté.La peur des femmes est rattachée à cette peur de mourir.La manipulation comme bien souvent s'applique aux mécanismes de défense, l\u2019identification dans ce 1927 cas.L'identification masculine fragile ici, malgré les apparences, n\u2019est pas analysée pour essayer de travailler l\u2019identification féminine de fond, mais plutôt renforcée en encourageant la reprise de ses activités sportives comme le golf, le ballon-balai.L\u2019abréaction s\u2019applique à tous les moments de l\u2019entreprise, mais il faut bien se souvenir qu\u2019elle joue un rôle thérapeutique surtout quand elle touche les émotions du malade.Dans cette thérapie, la peur chronique des femmes derrière une facade de donjuanisme est abondamment verbalisée avec une petite pointe du côté de l\u2019agressivité incluse dans toutes ces relations.Dans le cas actuel, on a retrouvé des conflits importants avec la mère et l\u2019interprétation permet de montrer au patient que la peur actuelle est reliée à cette peur beaucoup plus ancienne, celle de la mère.La mère a toujours été appréhendée comme une force de la nature par qui tous les hommes du milieu étaient emportés, risquant continuellement d\u2019être détruits ou abandonnés.Les distinctions entre cette image archaïque et la réalité actuelle sont à faire.Types et indications Ces deux points sont intimement liés et c\u2019est pourquoi je les mets côte-à-côte.Je m\u2019explique: il existe deux grands types de PIP, les supportives et les investigatrices, ce qui en fonction des facteurs curatifs mentionnés peut se comprendre ainsi.Les PIP de support utilisent surtout la gratification, la suggestion, l\u2019abréaction et la manipulation tandis que les PIP d\u2019investigation misent plus sur la clarification et l\u2019interprétation.À partir de cette distinction, il faut voir le problème des indications ainsi.Tout l\u2019éventail de la psychopathologie peut bénéficier de ce traitement à condition d\u2019ajouter les nuances suivantes.Plus la pathologie est grave, v.g.psychoses, plus nous opterons pour une PIP de support et plus la pathologie est bénigne, v.g.névroses, nous choisirons une PIP d\u2019investigation.Ce menu inclut aussi selon moi les indications d\u2019analyse dans des cas où le malade ne peut accéder à la cure-type.CONCLUSION Si nous examinons le champ des psychothérapies actuelles au sens le plus étendu du terme, et je pense en ce moment à toutes les nouveautés des dernières 1928 années: thérapie rogérienne, de sensibilisation, de groupe de rencontres, transactionnelle, bioénergéti- que, « primal scream », brèves, y compris les thérapies du comportement, nous pouvons voir un lien avec les PIP.Ces thérapies appartiennent surtout au type supportif et se subdivisent en deux groupes généralement selon qu\u2019elles misent plus sur la suggestion, la gratification ou sur la manipulation et l\u2019abréaction.La part accordée à la clarification et à l\u2019interprétation demeure toujours mince si on s'en tient à cette dernière définition succinte de la PIP: traitement des troubles psychiatriques par l\u2019instauration d\u2019un métabolisme nouveau du psychisme au sens freudien du terme.Résumé Après un bref rappel historique, situant les origines de ces psychothérapies, une définition est proposée.Ensuite, une comparaison avec le modèle psychanalytique est faite pour préciser les contributions de la psychanalyse à ce mode de traitement.À travers une vignette clinique, l'étude des facteurs curatifs spécifiques, tels: suggestion, gratification, abréaction, manipulation, clarification et interprétation est élaborée.Finalement, un court commentaire sur les types et les indications de ces psychothérapies est ajoutée, avec, en conclusion, la situation de ces thérapies dans l\u2019éventail moderne des psychothérapies.Summary An historial definition of these therapies is first proposed.Then, the relationship with psychoanalysis is studied.Through clinical material, the specific curative factors, namely: suggestion, gratification, abreaction, manipulation, clarification, interpretation are explained.Finally, some remarks on the types and indications of these psychotherapies are made with a note on the place of these therapies in the modern psychiatric armentarium.BIBLIOGRAPHIE 1.Bibring, E.: Psychoanalysis and the dynamic psychotherapies.Journal of the American Psychoanalytical Association, 2: T45, 1954, 2.Freud, A.: The Ego and the Mechanisms of Defence.International Universities Press Inc., page 47, New York, 1957.3.Freud, S.: Lines of Advance in Psycho-analytic therapy.The Standard Edition of the Complete Psychological work of Sigmund Freud, Vol.XVII, pages 167-168.The Hogarth Press, London, 1966.4.Held, R: Les psychothérapies d\u2019inspiration psychanalytique freudienne.Revue Française de Psychanalyse, No 64 et No 65 Spécial, Tome XVIII.5.Laplanche, J.et Pontalis, J.B.: Vocabulaire de la Psychanalyse.Presses Universitaires de France, 1967.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ai ll 5 7 LA PERSONNALITE DU THERAPEUTE Camille Dans une revue de la littérature des quinze dernières années sur les divers facteurs liés à la personnalité du thérapeute qui peuvent influencer dans un sens défavorable ou non le cours de la psychothérapie, Matarazzo ! cite une très longue liste de contributions, les unes portant sur le niveau d\u2019expérience, l\u2019habileté et les centres d\u2019intérêt du thérapeute, d\u2019autres portant sur l\u2019analyse de ces variables importantes de la relation que sont l\u2019empathie, l\u2019« unconditional positive regard », l\u2019authenticité et la chaleur non possessive, d\u2019autres encore sur les résultantes de l\u2019interaction de personnalités similaires ou dissimilaires chez le thérapeute et le patient et d\u2019autres enfin portant sur le sexe du thérapeute, la discipline professionnelle qu\u2019il exerce et la qualité de la relation.Dans une revue analogue de la littérature des vingt dernières années, et qui comporte une cinquantaine de titres, Swensen ?s\u2019attache davantage aux facteurs qui connotent un engagement affectif authentique du thérapeute à l\u2019endroit de son patient.Dès 1947, l\u2019American Psychological Association avait dressé une liste des qualités que tout psychothérapeute se doit de posséder ou d\u2019acquérir : intelligence, originalité, curiosité, intérêt à l\u2019endroit d\u2019autrui, connaissance de soi, sensibilité, tolérance, chaleur humaine, ingéniosité, sens des responsabilités, tact, intégrité personnelle, contrôle de ses réactions, haut degré d\u2019éthique professionnelle, culture étendue et diversifiée et motivation professionnelle profonde.De toutes ces qualités, il appert des nombreuses études effectuées que c\u2019est d\u2019abord l\u2019intérêt pour autrui qui constitue le plus important facteur de succès thérapeutique, bien avant d\u2019autres facteurs comme l\u2019originalité, l\u2019insight, la chaleur humaine, l\u2019intégrité et le contrôle de soi.De toutes les études consacrées aux types dé thérapeutes qualifiés de A et B par Whitehorn et Betz 2, il ressort également que le thérapeute connaît ses meilleurs succès thérapeutiques avec les patients qui l\u2019intéressent et avec qui il s'engage au plus haut point.De même la similarité ou la dissimilarité des profils de personnalité respectifs du thérapeute et du patient ne semblent importants que dans la mesure où ils se relient à l\u2019intérêt et à l\u2019engagement du thérapeute pour son patient.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 LAURIN Pour Carl Rogers #5 et ses disciples enfin, les gains thérapeutiques paraissent d\u2019abord liés à ces trois qualités essentielles du thérapeute que sont l\u2019empathie, l\u2019« unconditional positive regard » pour le patient et l\u2019authenticité.Pour Truax °, ces qualités et ces gains valent pour toutes les catégories diagnostiques, indépendamment de la formation du thérapeute, du cadre et des modalités de la psychothérapie.Il semble donc a Swensen que cet engagement et cet intérêt du thérapeute constituent l\u2019élément de succès véritablement crucial, quelle que soit l\u2019école de pensée à laquelle le thérapeute se réfère et quel que soit le type de psychothérapie, directif ou non directif, qu\u2019il pratique.Sapolsky \u201d a même retrouvé cet élément dans les thérapies behaviorales, ce que nous confirmait Yves Lamontagne lors d\u2019une communication récente au Pavillon Albert-Prévost.Le thérapeute idéal apparaît ainsi à Strupp, Fox et Lessler 8, comme intéressé, extrêmement attentif, réceptif, capable d\u2019une écoute intégrale, chaleureux, naturel, qui parle le langage du patient, lui donne son sens et ne soulève que rarement chez lui une hostilité marquée.Il reste que toutes ces études nous laissent sur notre appétit.Soit qu\u2019elles confirment le sens commun, qu\u2019elles demeurent superficielles et linéaires, que la variable étudiée trouve difficilement sa place et son sens dans un champ à ce point vaste et composite qu\u2019il constitue un système et un univers.L\u2019étude de Parloff ° en est un bel exemple.Parloff mesure la qualité de la relation thérapeutique en se servant de l\u2019inventaire de Fiedler, qui comprend 75 énoncés, établis par des thérapeutes appartenant à diverses écoles de pensée.Il trouve ensuite que les patients que la psychothérapie a améliorés, selon certains paramètres qu\u2019il mesure également, sont précisément ceux qui ont obtenu les plus hauts résultats lors de l\u2019administration du test de Fiedler.Un pareil effort, aussi peu utile, mérite-t-il le nom de recherche et vaut-il la peine d\u2019être poursuivi ?L'APPROCHE PSYCHANALYTIQUE Il me paraît plus profitable, pour ma part, d\u2019interroger l\u2019œuvre de celui qui, le premier, a attiré l\u2019attention du monde scientifique sur le facteur curatif important pour ne pas dire essentiel que cons- 1929 titue la personnalité du thérapeute, c\u2019est-à-dire, l\u2019œuvre de Freud et de ses disciples.Que la découverte de Freud ait été à ce point éclairante, nul n\u2019en peut témoigner aussi bien que Frieda Fromm-Reichman !°, qui a consacré toute sa vie à la psychothérapie intensive des psychotiques: « Seuls les psychothérapeutes qui ont pratiqué leur art avant ou après avoir pris connaissance de l\u2019œuvre de Freud peuvent réaliser toute la signification de cette découverte.Avant que cela ne m'arrive, je constatais, avec détresse, que quelque chose dans mes relations avec le patient et réciproquement interférait avec le processus thérapeutique.Mais je ne pouvais ni le toucher du doigt, ni le définir, ni l\u2019explorer.Quel soulagement ce fut pour moi de connaître et utiliser les outils que m\u2019offrait Freud pour la mise a jour et exploration de la relation médecin-malade.Avant cette découverte, les psychiatres nageaient dans l\u2019obscurité, ce qui ne pouvait que diminuer le respect qu\u2019ils avaient pour eux-mêmes en tant que professionnels et la qualité de l'aide qu\u2019ils pouvaient apporter aux patients.» Pour résumer ce qu\u2019avait d\u2019essentiel cette découverte, il suffit de rappeler qu\u2019au cours du traitement analytique, une névrose ou même une psychose de transfert peut se créer, qui reproduit dans tous leurs aspects structuraux, dynamiques et évolutifs les conduites du patient, depuis les plus archaïques jusqu\u2019aux plus actuelles.Le patient projette sur le thérapeute les désirs, demandes et craintes qu\u2019il a ressentis à l\u2019endroit de toutes les personnes qui ont compté ou comptent pour lui depuis sa naissance et il se défend contre ces représentations et affects de la même manière archaïque, automatique et stéréotypée qu\u2019au moment du conflit initial qu\u2019il n\u2019a pu résoudre adéquatement.Même s\u2019il a acquis maturité et équanimité, le thérapeute est sollicité ou assailli par ces demandes, attaques, souffrances qui lui rappellent ou actualisent les moments dramatiques de sa propre évolution avec ses situations traumatiques et les solutions plus ou moins parfaites ou adaptées qu\u2019il y a apportées.Il est alors porté à utiliser le discours du patient à ses propres fins libidinales ou défensives, ce qui nuit à l\u2019écoute et au processus proprement thérapeutiques.Il ne suffit donc pas, pour bien conduire le traitement, de connaître l\u2019alpha et l\u2019omega de la clinique, de la psychopathologie et de la technique analytique, mais il faut se laisser assaillir par toutes les projections transférentielles du patient, en reconnaître la nature et l\u2019origine, aussi bien que la nature et l\u2019origine des réactions contre-transférentielles qu\u2019elles peuvent susciter, pour ensuite renvoyer le patient à son désir, à son angoisse et à son projet existentiel.C\u2019est donc sur le champ clos où se ren- 1930 contrent en même temps que s\u2019affrontent deux personnalités dans toutes les dimensions de leur vécu que va se jouer l\u2019issue du traitement.Cette découverte n\u2019était pas que fondamentale.Elle était aussi révolutionnaire et scandaleuse.Depuis Descartes, Vesale, Harvey et surtout Claude Bernard, la relation médecin-malade avait toujours été vécue sur le mode Je-Ça, qu\u2019a si bien décrit le phénoménologue Martin Buber.Pour ces cartésiens, l\u2019âme n\u2019est qu\u2019accidentellement unie au corps.Le corps est par ailleurs une machine animale dont l\u2019étude ne relève que des sciences de la nature.Le corps du malade n\u2019est donc qu\u2019un objet, que l\u2019on étudie, manipule, altère ou même détruit sans référence aux sentiments, dans une relation d\u2019autant plus inhumaine qu\u2019elle est plus « scientifique » au sens expérimental du terme.Relation d\u2019ailleurs bien commode puisqu\u2019elle permet de mettre en parenthèses, de forclore, refouler ou évacuer le vécu subjectif du malade aussi bien que du médecin, dans une situation dramatique qui ne peut par ailleurs que l\u2019intensifier et l\u2019exacerber.Même si l\u2019évidence force les psychothérapeutes à adopter le modèle freudien, ceux-ci gardent tous et toujours la nostalgie de ce modèle aseptique et réifiant, ainsi qu\u2019en témoignent les innombrables tentatives de validation mesurable des résultats thérapeutiques et les mythes de l\u2019analyste-miroir et de sa neutralité suppo- sément bienveillante.Mais nous devons à Freud une autre découverte tout aussi capitale.Le conflit psychique peut déborder la sphère symbolique et se répercuter ou se traduire au niveau du corps, sous la forme de symptômes divers; ruminations hypochondriaques, conversions hystériques, somatisations de tout ordre, ce que d\u2019ailleurs devaient confirmer plus tard Cannon, Selye et tant d\u2019autres savants de stricte observance.Freud démontra également que toute maladie constitue une atteinte narcissique et incite à la régression, ce qui peut amener plus ou moins le malade à réagir à l\u2019endroit des soignants comme l\u2019enfant qu\u2019il a été à l\u2019endroit des imagos parentales qu\u2019il a connues.La maladie ne peut plus alors être étudiée et traitée dans l\u2019abstrait comme si elle était plaquée sur son support qu\u2019est le malade.Malade et maladie entretiennent à tous les moments de leur évolution réciproque une relation à ce point dialectique qu\u2019on ne peut plus les étudier ou traiter séparément.L\u2019unité psychosomatique est totalement et à tout instant engagée dans le processus morbide.Il n\u2019est pas de traitement soi-disant médical qui n\u2019affecte pas la personnalité et le vécu du malade, qui ne comporte pas en conséquence une dimension psychothérapeutique.Tout médecin est donc un L'UNION MÉDICALE DU CANADA i psychothérapeute, qu\u2019il pratique cet art à la façon de Monsieur Jourdain, du Docteur Knock ou des groupes Balint, c\u2019est-à-dire pour le meilleur ou pour le pire.MODÈLE ANALYTIQUE ET INTERVENTIONS THÉRAPEUTIQUES Ce sont ces découvertes qui permettent à la psychanalyse d\u2019édifier une théorie générale de la relation médecin-malade et des psychothérapies.Dans son merveilleux « Abrégé de psychologie pathologique » !!, Bergeret classifie les psychothérapies selon que le transfert y est utilisé ou analysé.Dans le premier groupe, où la suggestion joue un rôle plus ou moins grand, il place l\u2019hypnose, la relaxation, les thérapies directives, de soutien et divers types de psychothérapie non analytique.Dans le deuxième groupe ne figure que la cure analytique classique et au point de jonction des deux groupes se situe la psychothérapie intensive d\u2019orientation analytique.Par le mystère dont il s\u2019entoure, par les appareils et procédés qu\u2019il utilise pour frapper l\u2019imagination de son client, par l\u2019assurance et l\u2019autorité qu\u2019il déploie, par l\u2019attention qu\u2019il prête aux souffrances qu\u2019on lui raconte, le charlatan s\u2019impose comme le père tout-puissant et subjugue, nourrit les rêves de sécurité et de bonheur, ce qui explique évidemment la confiance et l\u2019admiration qu\u2019on lui porte malgré tous les démentis scientifiques et poursuites judiciaires que les instances médicales multiplient à son endroit.L\u2019autoritarisme impatient et sans réplique de certains médecins peut avoir le même effet rassurant, malgré qu\u2019il suscite par ailleurs des inhibitions et une hostilité rentrée qui s\u2019avèrent anti-thérapeutiques et morbigènes.Les « bedside manners » des praticiens à succès d\u2019hier, (car l\u2019assurance-maladie est en train d\u2019assassiner les quelques docteurs Welby qui nous restent), constituaient au contraire une invite au dialogue authentique et global en même temps qu\u2019une tentative de séduction dont les effets heureux, pour limités qu\u2019ils furent, n\u2019étaient pas négligeables.L\u2019hypnose, qui revient de plus en plus à l\u2019honneur, constitue une véritable prise en charge affective, ce qui procure une jouissance affective profonde et une grande sécurité au patient dépendant qu\u2019agite une problématique œdipienne mal résolue.Les thérapies de comportement et la rétroaction ou biofeedback nous ramènent au modèle « scientifique » où le patient est réifié, objectivé, dans un champ sado-masochique où le pouvoir est subi ou infligé, sans que l\u2019on permette au vécu qui l\u2019accompagne de s\u2019exprimer.Le patient masochique TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 y trouvera certes des satisfactions et une sécurité qui pourront contribuer à une réduction de ses symptômes, acquise par ailleurs au prix d\u2019un refoulement super-étayé qui lui en cachera à jamais le sens ainsi que celui de sa souffrance et de son projet existentiel.À moins évidemment qu\u2019au traitement axé sur le symptôme s\u2019ajoute en cours de route une considération de la problématique intérieure du sujet, à la demande implicite de celui-ci et en vertu d\u2019une motivation confuse ou inconsciente du thérapeute, par delà le cadre théorique dans lequel il a choisi consciemment d\u2019opérer.La thérapie anaclitque de Margolin pour les maladies psychosomatiques graves rejoint la demande régressive archaïque du malade, en quête d\u2019un objet stable et bon, qui lui dispense à tout moment les apports oraux qui seuls peuvent lui donner le goût et les moyens de vivre.Les psychothérapies bio-énergétiques ou psychothérapies du corps contentent un double besoin du patient et du thérapeute, celui de retrouver la libre disposition et jouissance d\u2019un corps qu\u2019une civilisation axée sur le succès et l\u2019ordre a raidi, figé, voilé, scotomisé, mais celui aussi de libérer ce corps de toute contrainte surmoïque et sublimatoire qui s\u2019oppose à la décharge des pulsions qui l\u2019agitent, d\u2019où l\u2019épithète de « primal scream » dont on les qualifie.De toutes les psychothérapies, la psychothérapie de support ou de soutien est certes celle qui suscite le moins de controverse et à laquelle on recourt le plus souvent, parce qu\u2019elle rejoint les « rescue fantasies » qui motivent les choix de carrière de tous les soignants, parce qu\u2019elle constitue la réponse immédiate et facile à la demande expresse et urgente du malade, parce qu\u2019elle constitue pour le moment la seule réponse à la disproportion considérable de l\u2019offre et de la demande de soins.Les autres psychothérapies ressortissent à un ordre différent de motivations.Que ce soit dans le maternage des psychotiques ou dans la cure dite de réalisation symbolique, le thérapeute cherche à combler les déficits affectifs effarants que le malade lui paraît avoir injustement subis à un stade précoce de son existence, ce qui revient parfois à tenter de remplir le tonneau des Danaïdes.Mi par le méme sentiment d\u2019omnipotence narcissique, le thérapeute peut aussi tenter de se substituer au moi ou au surmoi du sujet, tantôt l\u2019accablant de son propre système de valeurs, de ses interdits ou de ses reproches, tantôt vivant la vie de celui-ci par procuration, tantôt se contentant de l\u2019instruire ou d\u2019orienter son apprentissage, ce qui peut s\u2019avérer plus ou moins thérapeutique selon les cas ou les circonstances.1931 Pour les psychothérapeutes existentiels, il s\u2019agit au contraire de faire apparaître au jour l\u2019intentionnalité du sujet et les impasses familiales et sociales où elle s\u2019aliène en tout ou en partie, d\u2019accompagner le patient tout au long du chemin solitaire, glacé ou obscur où il se traîne, de l\u2019assister dans les efforts qu\u2019il fait pour rompre son aliénation et retrouver sa qualité de sujet.Il y a certes là-dedans de la scoptophilie, de la contestation anale et de l\u2019omnipotence.Mais quand ces motivations sont convenablement perçues et utilisées, la qualité de l\u2019écoute, de la compréhension et du support se hausse à un niveau rare, qu\u2019exige d\u2019ailleurs la difficulté de l\u2019entreprise thérapeutique, particulièrement chez les psychotiques.Je n\u2019aborderai ici la cure psychanalytique et la psychothérapie d\u2019orientation analytique que pour en rappeler brièvement quelques aspects.On ne soulignera jamais assez l\u2019importance de la prise de conscience et de la maîtrise des réactions contre-transfé- rentielles.Selon Strupp 2, ces attitudes inconscientes colorent la conception technique que se fait le thérapeute de son malade, ses formulations diagnostiques, son évaluation pronostique, son plan et ses objectifs thérapeutiques, le caractère de ses communications et jusqu\u2019au processus névrotique lui-même.Par exem- le, une attitude inconsciente de rejet peut assombrir la conception que l\u2019on se fait du diagnostic et du pronostic et mener tout droit, sans raison valable, au défaitisme thérapeutique.Frieda Fromm-Reichmann et Edith Weigert !3 donnent moult exemples d\u2019obstacles contre-transfé- rentiels qui entravent l\u2019écoute fidèle et constante du malade.La levée de ces obstacles, qui engendre les « blind spots » ou distorsions, exige, à défaut d\u2019une analyse personnelle, une toilette analytique quotidienne, pour reprendre les mots de Glover, et un sens élevé de l\u2019intégrité professionnelle.Même s'ils ne sont pas de caractère contre-transférentiel au sens strict, les modèles culturels dont nous nous inspirons à notre insu, peuvent constituer également un obstacle sérieux à l\u2019écoute du patient.Tel thérapeute se conformera d\u2019une façon rigide, pour des raisons de sécurité ou par identification, au modèle médical, psychiatrique ou psychanalytique que lui auront transmis les professeurs qui l\u2019ont marqué.Tel autre jouira en secret du pouvoir que lui donne son titre, sa fonction, l\u2019appareil auquel il participe, sa position à l\u2019endroit du malade et il l\u2019utilisera pour infantiliser celui-ci, bloquer son hostilité et maintenir sa dépendance.Il est par ailleurs des systèmes de valeurs qui nous sont propres, en matière sociale, politique ou religieuse, et qu\u2019il ne faut pas imposer au patient.Les seules valeurs que l\u2019on doit lui trans- 1932 mettre, et d\u2019ailleurs par notre exemple beaucoup plus que par nos paroles, sont celles de l\u2019apprentissage progressif de sa liberté, de la mobilisation de ses énergies créatrices, de sa maturation multidimensionnelle, de la rigueur ct de la constance de sa quête de vérité.Si le thérapeute peut prendre conscience de son contre-transfert cet le maîtriser, il constituera un écran parfait pour les projections transférentielles du malade, ce qui maximisera sa compréhension du processus pathologique et lui permettra d\u2019interpréter ou d\u2019utiliser au mieux cet outil thérapeutique essen- ticl que constitue le transfert.La même recommandation vaut d\u2019ailleurs pour tous les types de psychothérapie.Car il est d\u2019autant plus facile de supporter, d\u2019enscigner, de diriger, d\u2019accompagner que l\u2019on connaît mieux l\u2019autre ct soi-même ct que l\u2019on sait exactement ce que l\u2019on tente et ce que l\u2019on fait.Je reviens en conclusion au titre de ce colloque: les facteurs curatifs dans les psychothérapies.Avant de s\u2019engager dans toute entreprise thérapeutique, quelle qu\u2019elle soit, il faudrait toujours se demander quel sens nous donnons au mot « cure ».Visons- nous la seule réduction du symptôme ou une compréhension du monde intérieur du patient et un remaniement plus ou moins limité de sa personnalité?Dans ce dernier cas, il faudra se rappeler que plus grande est l\u2019ampleur de la visée, plus il faudra donner de son savoir, de son temps, de son effort et de soi-même.Résumé L\u2019analyse factorielle ne me paraît posséder qu\u2019une utilité limitée pour la compréhension de cet outil thérapeutique essentiel que constitue la personnalité du thérapeute.Malgré l\u2019appareil scientifique et statistique impressionnant auquel elle recourt, cette approche reste superficielle et n\u2019explique à peu près rien.Pour connaître et comprendre ce qui se passe dans la rencontre médecin-malade, pour situer les objectifs cet évaluer les résultats de toute intervention thérapeutique, pour « visualiser » l\u2019inter-action constante et à tous les niveaux des personnalités respectives du malade et du thérapeute, il faut de toute nécessité se référer au modèle analytique.Ce modèle est en particulier le seul qui nous permette d\u2019éclairer le jeu dialectique du transfert et du contre- transfert qui se déploie dans toute cure, que ces projections soient utilisées, manipulées ou interprétées.C\u2019est la connaissance et la maîtrise de ce jeu dialectique qui assurent au premier chef leur qualité et cfficacité à toutes les techniques thérapeutiques, et en particulier à la psychothérapie d\u2019orientation analytique qui, au delà du symptôme, vise un remaniement structural de la personnalité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA y ! ap i wl nf der sam RU pent ner find here pd aa tem van i lion mek ion fore why cual pi dng ke ! blz Summary Factor analysis is of minimal value for the understanding of this very important tool: the personality of the therapist.Even with the impressive scientific and statistical apparatus, factor analysis remains superficial and explains but nothing.The analytic model is essential if we wish to know and understand what goes on between the therapist and the patient, what are the objectives and results of any therapeutic intervention, how the therapist and patient constantly interact at all different levels of their respective personalities.This model only may shed some light on the dialectical interplay of transference and countertransference which took place in any type of treatment, whether those projections are used, manipulated or interpreted.It is only when one knows and masters this kind of interplay that one can practice efficiently any therapeutic technique, especially intensive psychoanalytic psychotherapy which aims, beyond symptom resolution, at a structural remodeling of personality.BIBLIOGRAPHIE 1.Matarazzo, J.: A psychotherapy annual II Therapeutic conditions and outcome in psychotherapy.In: Psychotherapy, 1971, an Aldine annual, Aldine-Atherton, Chicago, 1972.2.Swensen, Clifford, H.: Commitment of the successful therapist, in Psychotherapy 1971, Aldine 1972, pages 203 et suivantes.3.Whitehorn, J.C.et Betz: Further studies of the doctor as a crucial variable in the outcome of treatment with schizophrenic patients.American Journal of Psychiatry, 117: 215- 223, 1960.4.Rogers, C.R.: The characteristics of a helping relationship.The Personnel and Guidance Journal, 1958, 37, pages 6 a 16.5.Rogers, C.R.: The therapeutic relationship and its impact: a study of psychotherapy with schizophrenics.The University of Chicago Press, 1967 6.Truax, C.B.et Carkhuff, R.R.: Toward effective counseling and psychotherapy, Training and Practise.Chicago, Aldine 1967.7.Sapolsky, A.: Effect of interpersonal relationships upon verbal conditioning.Journal of Abnormal and Social Psychology, 1957, 13, pages 295 a 298.8.Strupp, H.H., Fox, RE.et Lessier, K.: Patients view their psychotherapy Baltimore, Johns Hopkins Press, 1969.9.Parloff, M.B.: Therapist-patient relationships and outcome of psychotherapy.Journal of Consulting Psychology, 25: 29-38, 1961.10.Fromm-Reichmann, F.: Personality of the psychotherapist and the doctor-patient relationship (1952).In: Psychoanalysis and Psychotherapy.University of Chicago Press, 1959.11.Bergeret, J: Abrégé de psychlogie pathologique, Masson et Cie, Paris, 1972.12.Strupp, H.H.: Psychotherapists in action: explorations of the therapist\u2019s contribution to the treatment process.Grune and Stratton, 1960.13.Weigert, E.: Doctor-patient relationship in therapy.In: The Courage to love.New Haven, Yale University Press, 1970, pages 232 à 238.LES CONTRACEPTIFS ORAUX ET L'ÉCOLOGIE FÉMININE Yves LEFEBVRE * Au moment où des pressions tant nationales qu\u2019internationales se manifestent en faveur d\u2019une plus grande latitude dans la distribution des contraceptifs oraux avec disparition de la nécessité d\u2019une prescription médicale, quelle position prendre en tant que médecin?Responsable du maintien et de la promotion de la santé de la population, le médecin doit faire un choix après avoir analysé les effets des ano- vulants sur l\u2019écologie féminine et après en avoir évalué les risques.Il est certain que la vie de la femme qui prend la pilule est modifiée; d\u2019abord elle n\u2019ovule plus, ce qui dénote un changement interne majeur; en second lieu la grande efficacité des contraceptifs oraux (Tableau I) permet à la femme de contrôler les nais- TABLEAU 1 EFFICACITE DES CONTRACEPTIFS ORAUX * Combinés 99.3 \u2014 99.87 Séquentiels 95.3 \u2014 99.50 96.3 \u2014 98.00 * Statistiques tirées de \u201cContraceptifs oraux\u201d par le Health Protective Branch 1973.Microdose de progestatifs seuls * Professeur agrégé, Département d\u2019obstétrique-gynéco- logie, Université de Montréal et Centre hospitalier Notre- Dame, vice-président de la Fédération de la planification familiale du Canada, membre du Comité consultatif sur les contraceptifs oraux, Division protection de la santé, ministère de la Santé et du Bien-être social.Présenté en partie au congrès des médecins de langue française, tenu à Ottawa, le 20 octobre 1973.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 sances et d'orienter différemment sa propre sexualité.Pour elle et/ou le couple, la relation sexuelle est définitivement dissociée de la conception, d\u2019où le changement écologique majeur social et démographique.Les changements chez la femme qui permettent de prévenir la conception sont multiples (Tableau IT).TABLEAU Il CHANGEMENTS EN RELATION AVEC L\u2019EFFET CONTRACEPTIF 1 \u2014 Bloc de l\u2019ovulation (relié aux œstrogènes et progesto- gènes combinés ou aux œstrogènes seuls) A) diminution du niveau de base de F.S.H.B) abolition du peak de LH 2 \u2014 Prévention de la conception (reliée principalement aux progestogènes) A) le mucus cervical devient plus cellulaire, moins abondant, plus visqueux et son pH alcalin le transport du sperme est inhibé la capacitation du sperme est perturbée B) l\u2019endomètre devient atypique, son stroma compact œdémateux, les glandes se rarifient et leurs cellules sont cuboïdales ou cylindriques sans signe de sécrétion.Les principaux types d\u2019action sont (1) le blocage de l\u2019ovulation par inhibition hypothalamo-hypophy- saire, résultant de l\u2019action combinée des œstrogènes et de la progestérone ou de l\u2019action unique des œstro- gènes, (2) la prévention de la conception à la suite de modifications du mucus cervical et de l\u2019endomè- 1933 tre résultant de l\u2019action des progestogènes seuls ou inclus dans les comprimés combinés.L'effet contraceptif des comprimés combinés résulte donc de l\u2019action concomitante des deux mécanismes et se traduit nécessairement par une plus grande efficacité.L'effet contraceptif des comprimés séquentiels dépend exclusivement du blocage de l\u2019ovulation et se traduit par une efficacité moindre.L'effet contraceptif des progestogènes seuls et à très faibles doses est encore moindre, car en ne bloquant pas l\u2019ovulation dans la majorité des cas, il dépend uniquement de son action sur le mucus cervical et l\u2019endomètre.Ces changements écologiques sont désirés, de courte durée et réversibles, sitôt après l\u2019arrêt des contraceptifs oraux et on ne peut les qualifier de nocifs.Cependant les changements de l\u2019écologie interne de la femme par les contraceptifs oraux ne se limitent pas à la prévention de l\u2019ovulation et de la conception.Dans le Tableau III, on voit les changements non reliés à l\u2019effet contraceptif.Ces changements se situent aux niveaux hypothalamo-hypophysaire, ovarien, métabolique et cellulaire, vasculaire et du système de la coagulation.Le lecteur qui voudrait avoir plus d\u2019informations sur le sujet n\u2019a qu'à se référer aux revues récentes de la littérature !*.De tous ces changements, certains apparaissent plus importants: l\u2019augmentation de la sécrétion de l\u2019hormone de croissance qui, couplée à une diminution de la tolérance au glucose et à une augmentation des niveaux sanguins de l\u2019insuline, peut provoquer chez la diabétique des problèmes de contrôle de la glycémie et favoriser chez la prédiabétique l\u2019éclosion plus rapide d\u2019un diabète jusqu\u2019ici latent.De même l\u2019inhibition des facteurs de relâche ou hormones de relâche hy- pothalamiques pour la FSH et la LH qui couplée à un épaississement du cortex ovarien peut dans certains cas produire une aménorrhée après l\u2019arrêt des anovulants.De plus les modifications du système rénine-angio-tensine-aldostérone provoqueront une hypertension difficilement contrôlable par les moyens connus, sans l\u2019arrêt préalable des contraceptifs oraux.Finalement les modifications de la coagulation pourront causer des problèmes lors d\u2019interventions chirurgicales ou dans le postpartum.Les changements qui surviennent chez certaines femmes prenant des contraceptifs oraux comprennent également les états dépressifs, les migraines vasculaires vraies, les déficiences en acide folique et les vaginites à monilia.Pour être nocifs, ces changements doivent répondre aux critères suivants: 1 \u2014 une incidence accrue par rapport a la population de contrôle; 1934 TABLEAU 111 CHANGEMENTS DIVERS SANS RELATION AVEC L\u2019EFFET CONTRACEPTIF 1 \u2014 Changements hypothalamo-hypophysaire A) diminution de l'inhibition de la prolactine B) augmentation de la sécrétion de l'hormone de croissance 2 \u2014 Changements ovariens A) baisse de la production des œstrogènes et de la progestérone B) épaississement du cortex ovarien 3 \u2014 Changements métaboliques et cellulaires A) modifications du réticulum endoplasmique et des mitochondries des cellules hépatiques B) augmentation du taux circulant de la thyroxine, des corticostéroïdes et des lipides liées aux protéines C) changements du métabolisme des lipides et des protéines D) diminution de la tolérance au glucose et augmentation des niveaux sanguins de l'insuline E) diminution de l'absorption de folate polyglutamique F) absorption accrue de calcium G) augmentation des besoins en vitamine C, en riboflavine (B.) en pyridoxine (B 6) et en zinc H) hyperplasique et érythémateux des gencives et de l\u2019endocol 4 \u2014 Changements de la T.A.dans 1.1% des cas avec modifications du système rénine-angiotensine-aldostérone A) augmentation de la concentration plasmatique d'an- giotensine II B) augmentation du substrat rénine plasmatique C) augmentation de l\u2019activité de la rénine plasmatique D) augmentation compensatoire de l'aldostérone urinaire 5 \u2014 Augmentation de l'incidence (5-6 fois) de phénomènes thrombo-emboliques avec modification du système de coagulation A) augmentation de la concentration du facteur VII (Procouvertine) B) augmentation de la concentration du facteur IX (Christmas) C) augmentation de la concentration du facteur X (Stuart-Prower) D) augmentation de la concentration du facteur XII (Hagemann) E) augmentation de la concentration de prothrombine F) augmentation de l'incidence de cryofibrinogénémie (25.6%) G) augmentation de l'activation par le froid des facteurs VII et XII et du système kallikréinogène (85%) H) à long terme (12-15 mois) il y a diminution du temps d'\u2019agrégation des plaquettes dans l'appareil \u201cChandler\u201d et des changements thrombo-élastogra- phiques.2 \u2014 modifier la vie actuelle et/ou future de la femme en cause; 3 \u2014 importance sur la vie et la santé de la progéniture de cette femme, 4 \u2014 changements irréversibles ou difficilement réversibles.De tous les problèmes énumérés, nous traiterons principalement de ceux qui ont une forte composante obstétrico-gynécologique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA , À A \u2014 LES PROBLÈMES DE FERTILITÉ 1 \u2014 Aménorrhée secondaire ou syndrome « d\u2019hy- persuppression ».2 \u2014 Avortements.Aménorrhée Le syndrome d\u2019hypersuppression ou \u201cd\u2019over suppression\u201d est caractérisé par une aménorrhée de 6 mois ou plus survenant immédiatement après l\u2019usage de contraceptifs hormonaux.Les premières descriptions de ce syndrome peuvent se retrouver dans la littérature médicale dès 1965.Ce syndrome se rencontre plus fréquemment chez la nulligeste de 20 à 30 ans.La durée d\u2019emploi des anovulants semble avoir peu d'importance.En effet, le syndrome d\u2019hypersuppression a été observé aussi bien chez des patientes soumises à 3 mois de médication contraceptive que chez celles qui ont pris des anovu- lants pendant plus de 60 mois (Tableau IV).Le Tableau IV fait une synthèse de l\u2019étude de 20 cas personnels et d\u2019une brève revue de la littérature sur ce sujet 5-11, Théoriquement tous les types d\u2019anovulants peuvent engendrer un syndrome d\u2019hypersuppression mais les agents retards comme la medroxy-progestérone (Depo Provera) sont les plus fréquemment impliqués suivis des anovulants combinés, séquentiels et des microdoses de progestatifs prises de façon continue.L'aménorrhée est le symptôme le plus constant, mais elle peut parfois être associée à la galac- torrhée, à l\u2019acné et a l\u2019hirsutisme.Le syndrome d\u2019hy- persuppression peut également représenter soit 1 \u2014 un retour à une situation plus ou moins préexistante c\u2019est-à-dire un retour à des cycles longs et peu fréquents chez une patiente qui présentait de tels cycles même avant l\u2019emploi des anovulants ou 2 \u2014 une situation nouvelle chez une patiente qui a toujours présenté des cycles réguliers avant l\u2019usage d\u2019anovu- lants.Dans l\u2019une ou l\u2019autre de ces situations il est remarquable de constater jusqu\u2019à quel point ce nouvel état (aménorrhée) peut être anxiogène chez ces patientes qui sont jeunes et qui veulent devenir enceintes.Même si ce syndrome est relié à une endocrinopa- thie mineure et facilement réversible, une investigation complète doit être faite de façon à éliminer toute cause organique d\u2019aménorrée.Cette endocri- nopathie est d\u2019origine hypothalamo-hypophysaire et est facilement réversible grâce à un traitement au clomiphène ou au cis-clomiphène.Les résultats de ces traitements sont excellents en terme d\u2019ovulation et de conception (Tableau V).L\u2019avortement Les études de Rice-Wray et coll.12, de Monif et coll.13 et celles de Robinson et coll.'* n\u2019ont pas démontré de différences significatives dans la fréquence d\u2019anomalie congénitale chez des bébés, nés de femmes prenant des anovulants ou qui avaient pris des anovulants récemment avant de devenir enceintes.Par contre, les études de Carr ' et de Poland 1¢ comportant des études morphologiques et cytogénétiques sur les embryons ou les fœtus avortés suggèrent qu\u2019il peut exister un risque accru d\u2019avortements spontanés si la grossesse survient en dedans de 6 mois après la prise de contraceptifs oraux.Il apparaît que l\u2019emploi de contraceptifs oraux dans les 6 mois qui précèdent la conception est associé avec une augmentation d\u2019un type spécifique d\u2019anomalies létales et sévères du développement et d\u2019anomalies chromosomiques.Ces anomalies chromosomiques et du développement semblent être le résultat d\u2019un trouble secondaire à la prise d\u2019anovulants plutôt qu\u2019à une action tératogénique directe.Il est heureux cependant que ce type d\u2019anomalie produise inévitable- TABLEAU IV SOMMAIRE CLINIQUE DES CAS D\u2019AMÉNORRHÉE SECONDAIRE Shear- Rapporteurs Dodek5 Rankin® man\u201d No.de cas 4 2 69 No.de nulligeste 4 2 53 Age 22-26 23-24 20-34 Oligoménorrhée 1 0 19 avant RX Durée du RX ano- vulant en mois 8-30 12-21 3-37+ Type d\u2019anovulants: combinés 4 2 61 séquentiels 0 1 3 Durée aménorrhée 7-12 17-22 12-60 White- Horo- Mac- Fried- law8 witz® Leod!® manll Lefebvre 24 6 14 21 20 8 2 9 17 11 18-32 22-36 21-34 19-31 20-34 2 0 4 8 3-30 6-42 24 6 0 2-12 4-7 TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 TABLEAU V RÉSULTATS ET TYPES DE TRAITEMENT DES AMÉNORRHÉES POST ANOVULANTS Traitements Résultats No.de Predni- Gonado Ovu- Concep- Non cas sone Clomid humaines lation tion Faillite traitée Dodek5 4 4A \u2014 1A 4 3 \u2014 \u2014 Rankin8 2 \u2014 \u2014 \u2014 1 1 \u2014 2 Shearman\u201d 36 0 36B SD 26B 14B 10B 33 SD 4D Horowitz?6 6 0 0 5 3 1 \u2014 MacLeod10 14 2 8 1 7 4 \u2014 3 Lefebvre 20 5C 11C \u2014 12 10 2 8 A \u2014 Patientes traitées conjointement avec Prednisone + Pergonal.B \u2014 Patientes traitées avec Clomid.C \u2014 (2) Patientes traitées successivement avec Prednisone + Clomid.D \u2014 (5) Patientes traitées avec gonadotrophines humaines après faillite du Clomid.ment un avortement dans les 3 mois après la conception.Il demeure donc prudent de recommander à toute femme ayant pris des anovulants d\u2019attendre une période d\u2019au moins 6 mois avant de devenir enceinte et d\u2019employer un autre moyen anticonceptionnel durant cette période d\u2019attente.Lésions bénignes et malignes des organes génitaux internes et externes Ce sujet a fait l\u2019objet de nombreuses études extensives depuis 1969.Les plus récentes sont celles du comité consultatif de la division de la Protection de la santé ! et celles du docteur Vokaer !\u201d.Il ne semble pas exister de relations de cause à effet entre la prise des contraceptifs oraux et l\u2019apparition d\u2019un cancer du col utérin, des ovaires ou des seins.Pour ce qui est des lésions bénignes, certaines ont été observées au niveau du col utérin et du sein et semblent être reliées à la prise d\u2019anovulants.Au niveau du col utérin une hyperplasie polypoïde adé- nomateuse de l\u2019endocol a été décrite !*.Cette lésion polypoïde est facilement extirpable par curetage après l\u2019arrêt des anovulants.Au niveau du sein, des lésions de fibrose mammaire et des lésions visibles à la mammographie comme l\u2019aspect en boule de neige déjà décrit !.Ces lésions ne semblent pas cependant être malignes.La mastite est souvent améliorée par la prise d\u2019anovulants 2°.Le phénomène thrombo-embolique Depuis 1961 des études nous ont suggéré que l\u2019emploi de contraceptifs oraux prédisposait à des maladies thrombo-emboliques veineuses, aux embolies pulmonaires, aux thromboses cérébrales, aux infarctus myocardiques et à d\u2019autres complications throm- bo-emboliques.Depuis 1967 de nombreuses études épidémiologiques faites sur une haute échelle ont 1936 étudié la relation qui existe entre les contraceptifs oraux et la prédisposition aux thrombo-embolies et ont même évalué le risque avec ces agents.Ces études ont établi une incidence accrue de thrombo- embolies chez les femmes prenant des contraceptifs oraux.Cette incidence accrue serait de l\u2019ordre de 3 à 9 fois pour les thrombo-phlébites, les thrombo- embolies, les thromboses cérébrales, les thromboses profondes des veines et les embolies pulmonaires.Ces études ont été faites en Angleterre aussi bien qu\u2019aux États-Unis, en Suède et au Danemark *.Dans étude des thrombo-embolies 2 points m\u2019apparaissent dignes d\u2019étre soulignés: I \u2014 Les risques pour une personne employant des contraceptifs oraux et qui doit subir unc opération; les risques de développer une thrombo-phlébite postopératoire sont 4 fois plus grands comme semble le démontrer l\u2019étude de Vessey en 1970 *!, celui-ci suggère d\u2019arrêter les contraceptifs oraux au moins 1 mois avant toute intervention chirurgicale.2 \u2014 L'emploi d\u2019hormones dans le postpartum immédiat pour prévenir la montée laiteuse peut également augmenter les risques de thrombo-embolies.En effet Daniel et coll.en 1967 * et Jeffcoate et coll.en 1968 #3 ont trouvé une incidence accrue de complications thrombo-emboliques dans le puerpu- rium lorsque les femmes recevaient des œstrogènes à haute dose pour supprimer la lactation.Jeffcoate a particulièrement noté l'incidence accrue de ces thrombo-embolies lorsque la femme subissait un type d'accouchement traumatique ou chirurgical.Il convient donc de se demander si notre pratique courante de donner des œstrogènes à des patientes ayant subi des césariennes ou une épisiotomie ct/ou des forceps ne met pas en danger la vie ou la santé future de nos parturientes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA i 10 170 | ad ul | ele kp il EL nié Bi Re |- vous qu e Tu part | diffé fife, fn Voger inl Pipa M \u2018ent Ml \"ou | Dor \"he des Sélection des patientes et du type de contraceptifs oraux La majorité des femmes qui demandent des contraceptifs oraux sont jeunes et en bonne santé.Il est donc important 1 \u2014 de déceler par l\u2019histoire et l'examen physique toute patiente qui pourrait présenter des problèmes à la suite de leur emploi, 2 \u2014 de prescrire le contraceptif oral le plus adapté à l\u2019état de la patiente (Tableau VI).Dans le but de TABLEAU VI FACTEURS IMPORTANTS DANS LA SÉLECTION DES PATIENTES A) Responsabilités qui peuvent être partagées avec des non- médicaux : 1 \u2014 Connaissance des antécédents personnels physiques et mentaux a) cancer \u2014 diabète \u2014 hypertension \u2014 désordres thrombo-emboliques b) cholestase de grossesse et maladies hépatiques c) migraine et réactions dépressives d) ménométrorragies \u2014 oligoménorrhée \u2014 aménorrhée e) infertilité et avortements antérieurs 2 \u2014 Connaissance des antécédents familiaux, diabète \u2014 cancer 3 \u2014 Connaissance des moyens de contraception, des raisons qui motivent et limitent ce choix, par ex.: efficacité désirée, acceptation des effets secondaires B) Responsabilités médicales : 1 \u2014 Examen physique: T.A.et poids, sein + pelvien, fond de l\u2019œil, cytologie cervico vaginale, analyses bactériologiques, analyses (routine) de sang et d\u2019urine 2 \u2014 Connaissance par le médecin des différents types d\u2019anovulants, de leurs activités œstrogéniques et progestatives respectives et du rapport œ./prog.vous remémorer les différents composés contraceptifs qui existent actuellement sur le marché canadien nous les avons réunis dans le Tableau VIT.D\u2019une part nous avons établi le nom commercial de ces différentes préparations et d\u2019autre part le nom générique.Étant donné l\u2019importance que les dosages d\u2019æs- trogènes peuvent avoir sur l\u2019incidence de thrombo- embolie nous avons réuni dans le Tableau VIII les préparations qui actuellement au Canada contiennent 50 Mcg et 75 ou 80 Mcg d\u2019œstrogènes.B \u2014 LES INDICATIONS DE CHANGER LA MEDICATION HORMONALE OU LA DISCONTINUER x Dans le but de vous aider à sélectionner les patientes lors de leurs visites ou à repérer la cause des problèmes thérapeutiques nous avons cru bon de vous fournir le tableau suivant extrait de Dickey et Dorrs 1969 ** Tableau IX.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 TABLEAU VII LES DIVERSES SORTES A) Les combinés Dérivés des 19 \u2014 norstéroïdes a) Enovid \u2014 Novinol = Norethynodrel + Mestranol b) Ortho novum \u2014 Norinyl = Norethindrone + Mes- tranol c) Norlestrin = Acétate de norethindrone + Ethinyles- tradiol d) Ovulen = Diacétate d\u2019éthynodiol + Mestranol e) Demulen = Diacétate d\u2019éthynodiol + Ethinylestradiol f) Lyndiol = Lynestrenol + Mestranol g) Ovral = Norgestrel + Ethinylestradiol B) Les séquentiels 1 \u2014 Dérivés des 19 norstéroïdes a) Ortho S.Q.\u2014 Norquen = Norethindrone + Mestranol b) Miniquen = Diacétate d\u2019éthynodiol + Mestranol c) Lyndiol S.Q.= Lynestrenol + Mestranol 2 \u2014 Dérivés de l\u2019hydroxyprogestérone a) Serial 28 = Acétate de mégestrol + Ethinyles- tradiol 3 \u2014 Dérivés de la testostérone a) Oracon = Diméthistérone + Ethinylestradiol b) Secrovin = Diméthistérone + Ethinylestradiol C) Les microdoses de progestatifs seuls Micronor = 0.35 mgm de Norethindrone Noraday = 0.35 mgm de Norethindrone Micrel = mgm de Norgestrel D) Les pilules postcoitales a) Diéthylstilbeestrol 25 mg B.I.D.ou T.I.D.durant S jours b) Norgestrel.TABLEAU VIII DOSAGES D\u2019ŒSTROGÈNES 50 megm d\u2019æstrogènes 1 \u2014 Oftho 1/50 \u2014 Norinyl 1/50 2 \u2014 Norlestrin 1 mgm et 2.5 mgm 3 \u2014 Demulen 4 \u2014 Ovral 75 - 80 mcgm d\u2019æœstrogènes 1 \u2014 Ortho 1/80 2 \u2014 Norinyl 1/80 3 \u2014 Ortho S.Q.4 \u2014 Norquen 5 \u2014 Lyndiol.Lorsqu\u2019une patiente prenant des anovulants présente une aménorrhée de 2 mois votre première réaction devrait être d\u2019éliminer une grossesse principalement si elle prend des comprimés séquentiels.Cependant, si cette patiente reçoit des combinés, cette aménorrhée peut être due à un contenu trop faible en œstrogènes ou à une influence progestative trop grande et trop soutenue.Pour corriger cette anomalie vous devrez augmenter la dose d\u2019œstrogènes ou prescrire des comprimés de type séquentiel.Si cette patiente n\u2019a pas rétabli un saignement cyclique dans les 2 mois suivants, vous devrez alors soumet- 1937 TABLEAU IX Excès d\u2019œstrogènes Nausées et vomissements Crampes aux jambes Œdème Vertige Crampes utérines Maux de tête (pendant le traitement) Altération des seins (pendant le traitement) Mucorrhée cervicale Troubles veineux Chloasma Augmentation de volume des myomes Déficience en æstrogènes Tachetures et saignements intermenstruels au début et au milieu du cycle Absence de saignement de retrait (traitement combiné) Bouffées de chaleur et nervosité Excès de progestérone Appétit accru et gain de poids Fatigue Diminution de la libido Dépression Absence de saignement de retrait Maux de tête (entre les traitements) Gonflement des seins (entre les traitements) Hirsutisme Perte des cheveux Eruption acnéiforme Déficience en progestérone Tachetures et saignements intermenstruels à la fin du cycle Ménorragie accompagnée de caillots Retard ou absence de saignement de retrait (sequentiel).Extrait de Dickey and Dorrs (24).tre cette patiente à une investigation complète pour en déterminer la cause, même si elle a de nouveau des menstruations normales après avoir cessé les anovulants.Les métrorragies sont fréquentes durant les 3 premiers cycles avec les préparations contenant une faible dose d\u2019œstrogènes.Ces métrorragies des premiers mois ne requièrent aucun traitement.Cependant si elles persistent au delà des 3 premiers mois il faut songer à une médication hormonale contenant un plus fort dosage d\u2019œstrogènes.Si les métrorragies surviennent à la fin du cycle vous devez alors songer à augmenter le dosage de progestogè- nes ou à donner un composé ayant une activité progestative plus forte, tout en maintenant au même niveau le dosage d\u2019œstrogènes.En présence d\u2019une persistance de ces saignements de type métrorragique vous devez alors procéder à une investigation complète incluant une dilatation du col et un curetage puisqu\u2019il n\u2019est pas rare de trouver des polypes endo- métriaux ou toute autre cause organique responsable de ces saignements.En présence de ménorragies 1938 nous pouvons affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un dosage de progestatifs trop faible ou de progestatifs à activité progestative insuffisante.Il faut alors faire la correction en conséquence.En présence de patientes qui développent un prurit généralisé, de l\u2019ictère, des dysfonctions hépatiques, des signes de phlébites superficielles ou profondes, des troubles visuels, des migraines classiques, de l\u2019aphasie transitoire et de la paralysie ou des pertes de conscience, dans tous ces cas la médication doit être immédiatement discontinuée et une autre méthode contraceptive doit être substituée.Dans les cas d\u2019une élévation de la tension artérielle d\u2019une façon significative ou en présence de réactions de type dépressif il est suggéré de discontinuer la médication contraceptive orale même si les patientes sont par ailleurs asymptomatiques car dans la plupart de ces cas la médication hormonale interférera avec le traitement \u201cad hoc\u201d ou sera inefficace.En présence d\u2019un diabète difficilement contrôlable ou d\u2019un diabète qui a cessé d\u2019être latent la médication hormonale devrait être cessée et on devrait substituer une autre forme de contraception.C \u2014 INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES Les interactions médicamenteuses entre certains médicaments et les anovulants sont nombreuses.Quelques-unes sont le fruit d\u2019études extensives chez l\u2019animal alors que d\u2019autres sont le résultat de l\u2019observation d\u2019un ou de deux cas chez l\u2019humain.La littérature actuelle fait mention des interactions médicamenteuses suivantes avec les anovulants: l\u2019huile minérale, l\u2019acide folique, les barbituriques, l\u2019acide amino-caproïque, les anticoagulants, les anticonvul- sivants, la guanethidine et les antihypertenseurs, anti- diabétiques, la mépéridine, la chloramphenicol, le tétrachlorure de carbone, le chlordane, le chloramphe- nicol et le SKF 525A et le D.D.T.Les principales interactions notées concernent: 1) absorption, 2) la liaison aux protéines, 3) les altérations physiologiques et du métabolisme hépatique ou au niveau des sites récepteurs.Modification de l'absorption L\u2019ingestion d\u2019huile minérale a semblé diminuer l\u2019absorption des anovulants.Cependant, les études qui ont été faites à ce sujet ne semblent pas avoir utilisé une méthode scientifique à toute épreuve.Les études qui ont porté sur l\u2019absorption de l\u2019acide foli- que à la suite d\u2019anovulants et sur le métabolisme de l\u2019acide folique sont tout à fait différentes.Le folate polyglytaminique semble être moins bien ab- L'UNION MÉDICALE DU CANADA a æ les ia ii no | af or form Yo £m ag de Ti; up M > sorbé en présence d\u2019anovulants et dans certains cas causer des déficiences marquées en acide folique avec une anémie secondaire.Les protéines de liaison L'emploi d\u2019anovulants semble augmenter la tyrosine, les corticostéroïdes et l\u2019aldostérone liés aux protéines.Il semblerait que la portion œstrogénique des anovulants soit responsable de cette action.En effet, en présence de progestogènes à faible dose et/ou en présence de progestogènes seuls, ces différentes hormones ne semblent pas augmenter dans leur forme liée aux protéines.Modifications du métabolisme Des études tant animales qu\u2019humaines ** ont montré que le Phénobarbital, la progestérone, le D.D.T.et le chlordane ?° produisent une augmentation de l\u2019activité des enzymes hépatiques avec diminution des effets pharmacologiques et une augmentation du taux du métabolisme des hormones en général et des stéroïdes en particulier tels que le cholestérol, le cortisol, l\u2019æstrone et l\u2019œstradiol avec consécutivement une diminution du taux sanguin.Il est à noter qu\u2019une augmentation du métabolisme peut également provoquer une production accrue des métabolites toxiques ou des métabolites actifs.Par ailleurs, le SKF 525A, le chloramphenicol et le tétrachlorure de carbone \u201c* sont reconnus pour produire une diminution du taux de métabolisme, une augmentation de l\u2019effet pharmacologique et une diminution de l\u2019activité enzymatique au niveau hépatique.Il faut de plus noter que les composés qui produisent une augmentation de l\u2019activité enzymatique hépatique en général produisent également une augmentation de la synthèse de protéines structurales et de protéines plasmatiques tels que le fibrinogène et la céruloplasmine.Cette induction enzymatique hépatique est cependant dépendante 1) de l\u2019âge, 2) du contrôle génétique, 3) de l\u2019état de nutrition de la patiente ou de l\u2019animal en expérimentation.Parmi les études les plus détaillées de l\u2019influence des drogues sur le métabolisme, on retrouve l\u2019étude de l\u2019influence du phénobarbital sur le métabolisme d\u2019un certain nombre de stéroïdes tels que l\u2019œstradiol, le mestranol, le noréthynodrel et le noréthindrone.Le changement dans le métabolisme de ces stéroïdes se manifeste par un changement dans l\u2019activité et dans l\u2019effet pharmacologique de ces stéroïdes.Ainsi chez le rat, le métabolisme accru des hormones sté- roïdiennes dites sexuelles, par le phénobarbital, produit une diminution de l\u2019activité utérotropique des TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 œstrogènes, une diminution de l\u2019effet anesthésique de la progestérone, une diminution de l\u2019effet des hormones gonadotrophiques sur l\u2019ovaire et une diminution de la cornification vaginale produite par les œstrogènes.Il est à noter que le chlordane et le D.D.T.produisent des effets similaires sur le métabolisme des œstrogènes.Au contraire, les médicaments tels que les S.K.F., le chloramphénicol et le tétrachlorure de carbone qui inhibent les enzymes hépatiques, augmentent l\u2019action des œstrogènes sur l\u2019utérus et inhibent le métabolisme du cortisol et sa conversion en des composés plus polaires, en plus de réduire la conversion de 17 Béta-cestradiol en estrone.Chez le rat, administration d\u2019cestradiol 17 Béta inhibe le métabolisme d\u2019autres drogues par le foie.Finalement, les femmes qui emploient des contraceptifs oraux peuvent voir décroitre leurs activités enzymatiques au niveau hépatique.Ainsi la demi- vie plasmatique de l\u2019antipyrine est prolongée chez des patientes prenant des contraceptifs oraux \"; les contraceptifs oraux peuvent aussi produire des attaques aiguës de porphyrie intermittente dues à une production accrue de porphyrine et de leurs précurseurs ?8; de plus les contraceptifs oraux semblent inhiber le métabolisme de la mépéridine et modifier ses métabolites.Enfin le traitement peu satisfaisant de patientes par des anticonvulsivants, des antihypertenseurs et des antidiabétiques devrait nous inciter à plus de précaution et surtout à plus de recherches dans ce domaine.Résumé Les contraceptifs oraux produisent de nombreux changements dans l\u2019organisme féminin.Certains de ces effets sont désirés comme l\u2019inhibition de l\u2019ovulation et les changements du mucus cervical.Par contre d\u2019autres effets ne sont pas voulus et peuvent être nocifs.Nous avons énuméré ces changements, défini nos critères de nocivité et discuté les changements qui nous semblaient les plus importants en gynécologie-obstétrique, tels que le syndrome d\u2019hy- persuppression, les avortements, les lésions bénignes des organes génitaux et les risques de thrombo-em- bolies survenant lors de chirurgie et dans le postpartum.Nous avons également discuté les principes conduisant à la sélection des patientes, du type de contraceptifs oraux et de la modification de la médication prescrite.Nous avons finalement abordé le problème des interactions médicamenteuses et discuté les modifications de l\u2019absorption, des protéines de liaison, des modifications du métabolisme hépatique.1939 Summary Oral contraceptives are producing many different changes in the female body.Some of these modifications are desirable such as ovulation inhibition and cervical mucus changes and others are considered as undesirable side effects.We have defined our criteria of nocivity and discussed the one that we consider the most important such as hyper- suppression syndrome, abortion, benign lesions of the female tract and the risk of thrombo-embolism after surgery or in the post partum.We have also discussed the basic principles that should direct our selection of patients and change of medication.We have finally discussed interaction of drugs and related problems.10.BIBLIOGRAPHIE Rapport du Comité consultatif sur les contraceptifs oraux, Division protection de la santé, Ministère Santé et Bien-Etre social, Gouvernement du Canada, 1973.Spellacy, W.N.: Effects of Oral Contraceptives, Estrogens and Progestogens on Protein Carbohydrate and Lipid Metabolism, pp.508-527, dans \u201cHuman Reproduction Conception and Contraception\u201d in 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lymphatique, ainsi que celui des autres organes, maintient \u2019homéostase par drainage du liquide intersti- tiel qui retourne au système veineux !.La lymphe est donc formée, d\u2019une part, par le plasma sanguin qui diffuse au niveau des capillaires et, d\u2019autre part, par les métabolites cellulaires relâchés par le myocarde 2.La composition de la lymphe cardiaque prend un intérêt considérable car elle se présente comme un indicateur très sensible du métabolisme du myocarde.Depuis les travaux d\u2019anatomie de Patek 3, peu de chercheurs ont étudié la composition de la lymphe cardiaque, probablement à cause des difficultés de localisation de ces vaisseaux.Le présent travail propose une modification de la technique de Kluge * pour le prélèvement de la lymphe cardiaque à partir des troncs efférents.Par la suite, nous décrivons une technique de prélèvement de la lymphe cardiaque a partir du tronc antérieur interventriculaire.Ainsi, nous désirons déterminer si la composition lipidique de la lymphe est identique dans ces deux sites de prélèvements.MATÉRIEL ET MÉTHODES L\u2019approche chirurgicale est effectuée par sterno- tomie chez des chiens à jeun pesant entre 15 et 22 kg.Le péricarde est incisé antérieurement et le ganglion cardiaque est dégagé; celui-ci est facilement localisé grâce à la présence de bleu de Evans dans 1 Etudiant gradué, Département de médecine, Université Laval, Québec.2 Professeur adjoint, Département de médecine, Université Laval, Québec.3 Assistant en chirurgie, Centre de recherches, Hôpital Laval, Québec.4 Professeur agrégé, Département de médecine, Université Laval, Québec.Les demandes de tirés à part doivent être envoyées à l\u2019adresse postale suivante: P.Julien, Centre de recherches, Institut de cardiologie de Québec, 2725, Chemin Ste-Foy, Québec, Canada G1V 4GS5.Index des abréviations : D.I.= diamètre intérieur D.E.= diamètre extérieur TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 les vaisseaux lymphatiques *.Le canal lymphatique thoracique est localisé puis ligaturé postérieurement et antérieurement au champ opératoire.La lymphe est prélevée a partir des troncs cardiaques efférents, tel que décrit par Kluge *, et à partir du tronc antérieur interventriculaire (subépicar- dique) *.Les troncs efférents sont canulés à l\u2019aide d\u2019une aiguille (# 25) reliée à un tube de Silastic ayant la propriété d\u2019être extrêmement flexible, 0.51 mm D.I.x 0.94 mm D.E.(Dow Corning Silicones Inter-America Ltd., Toronto).Le tronc antérieur interventriculaire (Fig.1) est rendu visible grâce à 3 > Fig.1 \u2014 Schéma d\u2019un cœur de chien montrant le drainage lymphatique du tronc antérieur interventriculaire (1) et des troncs efférents (2) conduisant au ganglion cardiaque (3).une injection subépicardique, au niveau de l\u2019apex, de bleu de Evans (0.2 ml).Ce tronc est alors ligaturé à l\u2019aide d\u2019un fil de soie 4-0, ce qui permet de dilater le vaisseau et de le soulever légèrement afin 1941 d\u2019y introduire une aiguille (# 27) reliée à un tube de Silastic (0.30 mm D.I.X 0.64 mm D.E.).Lorsque l\u2019aiguille est convenablement implantée, la lymphe colorée pénètre immédiatement dans le tube (Fig.2).Le débit régulier de la lymphe est assuré en ajustant le tube de Silastic.Fig.2 \u2014 Cœur de chien montrant le tronc antérieur inter- ventriculaire canulé et coloré après une injection de bleu de Evans dans le myocarde.On peut remarquer la lymphe colorée à l\u2019intérieur du tube de Silastic.Les prélèvements se font par gravité en plaçant l\u2019extrémité distale des tubes collecteurs plus bas que le niveau de la table d\u2019opération.Les dosages lipi- diques sont alors effectués à l\u2019aide du Technicon Auto-Analyzer (Technicon Instruments Corporation, Tarrytown, N.Y.).Le taux de cholestérol et de tri- glycéride fut évalué d\u2019après la technique décrite par Rush, Leon et Turrell * et les esters de cholestérol d\u2019après la technique de Sullivan $.La méthode proposée par Itaya et Ui\u201d a été appliquée pour doser les acides gras libres et celle de Zilversmit et Davis 8 pour doser les phospholipides.RÉSULTATS ET DISCUSSION La technique de prélèvement épicardique est plus difficile à réaliser que celle des troncs efférents, 1942 mais elle donne un taux élevé de réussite (70%) comparable à celui que nous obtenons (80%) en utilisant la technique décrite par Kluge *.Ainsi, nous pouvons détourner les difficultés rencontrées par plusieurs chercheurs quant à la localisation anatomique très variable chez le chien\u201d et quant au danger que le tronc canulé et identifié par le colorant soit contaminé par un vaisseau lymphatique étranger.Le Tableau ! représente la répartition des composés lipidiques de la lymphe cardiaque prélevée chez douze chiens.La teneur en phospholipides (38 à 39%) et en triglycérides (33 à 36%) est très élevée et compte pour plus de 70% de la composition lipidique totale.Le cholestérol présente un taux variant de 17 à 20% et les acides gras se répartissent comme suit: 2.0% d\u2019acides gras libres ct 6.0 a 7.0% d\u2019acides gras estérifiés au cholestérol.Nous avons obtenu un débit lymphatique de 0.5 à 1.0 ml! par heure pour le tronc interventriculaire et de 6 a 10 ml pour les troncs efférents.Ce débit est demeuré constant pour des périodes de collection d\u2019au moins une heure.L\u2019hématocrite de la lymphe cardiaque est inférieure à 1% et le taux d\u2019hémoglobine est de moins de 4 mg/ml.Nous n\u2019avons rencontré aucun problème de coagulation de la lymphe en utilisant ces tubes de Silastic.Ces résultats nous permettent d\u2019affirmer que la composition lipidique de la lymphe, prélevée à partir des troncs efférents et subépicardiques, est identique.De plus, la lymphe provenant des troncs efférents ne peut être contaminée par celle du canal thoracique étant donné que celui-ci a été ligaturé au préalable.Nous présentons cette nouvelle technique comme un outil scientifique permettant une meilleure connaissance du métabolisme et du transport des substances extracellulaires dans des zones myocardiques précises.Cette technique nous permet d\u2019obtenir des échantillons du milieu extracellulaire pour en faire des analyses quantitatives, ceci ne nécessitant pas des prélèvements à volume élevé.Ainsi, le contenu en lipides de la lymphe cardiaque représente la composition lipidique du milieu extracellulaire myocar- dique.Résumé Nous présentons une technique de canulation des vaisseaux lymphatiques cardiaques et de prélèvement de la lymphe a partir du tronc antérieur inter- ventriculaire (subépicardique) et des troncs efférents au myocarde.Chez douze chiens, les vaisseaux L'UNION MÉDICALE DU CANADA du ul Ten hee ion sm subg local diam ble la pig Hospi 1 Medi \u201cimen 1 Mado Trg Des die 14p, \u201cAP M, TABLEAU 1 REPARTITION DES COMPOSES LIPIDIQUES DE LA LYMPHE CARDIAQUE PRELEVEE A PARTIR DES TRONCS EFFERENTS ET DU TRONC INTERVENTRICULAIRE ; .Acides gras Lipides Cholestérol Trighy - Pp hospho- 4 cides gras estérifiés au cérides tpide rôre cholestérol Troncs efférents (% ) 17 36 38 2 7 Tronc interventriculaire (%) 20 33 39 2 6 lymphatiques ont été visualisés après injection de bleu de Evans dans le myocarde puis canulés.Les cathéters utilisés ont été faits à partir de tubes de Silastic qui ont la propriété d\u2019être extrêmement flexibles.En suivant cette technique, nous réussissons des prélèvements de lymphe subépicardique dans 70% des tentatives.Ainsi, nous pouvons comparer la composition lipi- dique de la lymphe cardiaque prélevée à partir du tronc antérieur interventriculaire et des troncs efférents.Nos résultats nous permettent d\u2019affirmer que la composition lipidique de la lymphe cardiaque est identique dans ces deux sites de prélèvement.Summary This paper presents a technique for cardiac lymph sampling by canulation of the anterior interventricular (subepicardial) trunk.The lymphatic vessels were easily localised with Evans blue.Silastic tubing of the appropriate diameter, which has the advantage of being extremely flexible, was used for the catheters.Sampling lymph from the epicardium presents difficulties but gives a high proportion of successfull collections (70%).We compared the lipid composition of the lymph obtained from the efferent trunks with that from the anterior inter- ventricular trunk.We may conclude that the lipid composition of the lymph from these two collection sites was identical.BIBLIOGRAPHIE 1.Casley-Smith, J.R.: How the lymphatic system works.logy, 1: 77-80, 1568.2.Rusznyak, I, Foldi, M.et Szabo, G.: in Lymphatics and lymph circulation, pp.566-592.Pergamon Press, édit., 1967.3.Patek, P.R.: The morphology of the lymphatics of the mammalian heart.Amer.J.Anat., 64: 203-249, 1939.4.Kluge, T.et Ullal, S.R.: A standardized technique for drainage and collection of cardiac lymph.Acta Physiol.Scand., 83: 433- 436, 1971 5.Rush, R.L., Leon, L.et Turrell, J.: Automated simultaneous cholesterol and triglyceride determination on AutoAnalyzer II 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temps est ines- Département de chirurgie expérimentale, Royal Victoria Hospital, université McGill, Montréal.1 ¢« Fellow » en chirurgie et en recherches du Conseil médical de recherches du Canada.?Ingénieur bio-médical, Département de chirurgie expérimentale, Royal Victoria Hospital, Montréal.3 Professeur, chef du Département de chirurgie, Royal Victoria Hospital, université McGill, Montréal.Travail subventionné par le Conseil Médical de Recherches du Canada.Tirés-a-part: Surgical Lab, Royal Victoria Hospital, 687 ouest, avenue des Pins, Montréal 112, Clé des abréviations: p.v.c.: pression veineuse centrale.p.AP.: pression de l\u2019artère pulmonaire.p-APbl.: pression de l'artère pulmonaire bloquée.p.W.: pression en « wedge » de l\u2019artère pulmonaire (synonyme de la précédente) TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 timable dans tous les cas où une administration liquidienne est requise, que ce soit durant ou après une intervention chirurgicale importante, dans les cas de choc hypovolémique, cardiogénique ou septique ainsi que dans les états de déshydratation de quelque origine que ce soit.La généralisation de l\u2019emploi de cette mesure dans tous les secteurs importants : salles d\u2019opération, de réanimation, de soins intensifs, prouve son utilité.Que représente donc cette valeur ?Selon Jacobson !, la pression veineuse centrale est fonction de quatre paramètres mesurables et indépendants : le volume sanguin veineux central, la distensibilité et la contractilité du cœur droit, l\u2019activité veino-mo- trice des veines centrales et la pression intrathora- cique.Dans une certaine mesure, cette valeur permet 1943 d\u2019évaluer la pression du côté gauche du cœur ; toutefois, cette évaluation doit se faire en sachant que les variations du côté gauche sont supérieures à celles notées du côté droit.Ceci fut prouvé au cours de surcharge ou de restriction liquidiennes réalisées sur des sujets normaux, au laboratoire ?et en clinique *.Cependant, chez les grands malades présentant des troubles cardio-dynamiques et pulmonaires, les valeurs de la pression veineuse centrale ne sont pas les témoins fidèles de l\u2019activité cardiaque gauche, mais uniquement le reflet de la fonction ventriculaire droite #5-6-7-8, L'apparition récente du cathéter à ballonnet « Swan-Ganz » permet maintenant de réaliser au chevet de malades intransportables un cathétérisme du cœur droit sans contrôle fluorosco- pique et de ce fait, obtenir la pression de l\u2019artère pulmonaire bloquée (p.APbl.) ou « wedge pressure » pulmonaire (p.W.) par gonflage du ballonnet °.La « wedge pressure » pulmonaire moyenne (p.W.) est une valeur importante car, comme l\u2019ont prouvé Batson !°, Fitzpatrick !! et Lappas !\u201c, dans une étude comparative chez l\u2019homme, elle reflète l\u2019état du cœur gauche, à savoir la pression moyenne de l\u2019oreillette gauche ainsi que la pression ventriculaire gauche de fin de diastole.La première partie de ce travail présente une étude comparative des valeurs de la p.v.c.et de la p.W.réalisée sur 40 malades hospitalisés.Certains cas d\u2019utilisation du cathéter pulmonaire « Swan- Ganz », chez de grands malades ou des patients suspects de complications, sont détaillés.Dans la seconde partie, l\u2019effet d\u2019une surcharge en volume, imposée à certains patients, est analysé en vue de déterminer la relation pouvant exister entre les changements de la p.v.c.et de la p.W.MÉTHODE Tous les cathétérismes de l\u2019artère pulmonaire furent réalisés à l\u2019unité des soins intensifs ou de réanimation, sur des malades chirurgicaux à l\u2019exclusion de tous ceux relevant de la chirurgie cardiaque.Le cathéter à ballonnet utilisé était un « Swan-Ganz » 5.F ; il était introduit soit dans une veine du pli du coude préalablement dénudée, soit au travers d\u2019une grosse aiguille de calibre n° 12 introduite dans une veine périphérique, sous-clavière, ou jugulaire interne selon la technique de Civetta et Gabel 13.La technique d\u2019utilisation de ce cathéter a déjà été décrite précédemment 4.Dans la majorité des cas, le patient était déjà porteur d\u2019un cathéter à pression veineuse centrale.Les deux cathéters étaient alors connectés à deux capteurs de pression Sanborn 268 reliés à un enregistreur graphique à deux canaux.La pression de référence 1944 RRS Zéro était prise 5 cm.sous l\u2019angle de Louis, le patient étant à l'horizontale.Dans certains cas, la position des cathéters était confirmée par une radiographie du thorax prise au lit du malade, bien que, pour le « Swan-Ganz », les courbes de pression obtenues en gonflant et dégonflant le ballonnet étaient suffisantes pour affirmer une position adéquate.Le cathéter était alors fixé, ballonnet dégonflé, et maintenu perméable par un goutte à goutte lent de sérum physiologique.Certains furent gardés, sans complications, durant cinq jours.RÉSULTATS Quarante-quatre cathétérismes furent réalisés chez 40 malades dont le diagnostic principal était le suivant : cirrhose (5), traumatisme (8), septicémie ou choc septique (14), problèmes pulmonaires (œdème interstitiel, atélectasie, consolidation, embolie) : 13.Quatre de ces quarante malades eurent un double cathétérisme, deux d\u2019entre eux qui présentaient initialement des problèmes pulmonaires développèrent un état de septicémie qui motiva un second cathétérisme.Un total de 155 mesures comparatives p.v.c./p.W.fut obtenu.La p.v.c.moyenne est de 6.5 mm.de Hg.alors que la p.W.moyenne s\u2019élève a 9.5 mm.de Hg.Le cœfficient de corrélation «r » obtenu entre les deux variables est égal à 0.57 et est peu significatif (Fig.1).Observations Quatre observations de patients sur 40, illustrant l\u2019utilisation du cathéter pulmonaire, ont été choisies.Observation 1 Patient de 80 ans, souffrant d\u2019une cholécystite aiguë, dont les antécédents sont chargés : angine de poitrine, défaillance cardiaque, emphysème, thrombose cérébrale récente sans séquelle.Après 48 heures de traitement et la persistance d\u2019une température supérieure à 101° F, le chirurgien découvre à la laparotomie un empyème vésiculaire.Au sortir de la salle d\u2019opération, le patient est conduit au département des soins intensifs pour la période post-opé- ratoire immédiate, avec un cathéter à pression veineuse centrale en place.Un « Swan-Ganz » est introduit pour mieux évaluer la quantité des fluides à donner : p.W.: 6.5 mm.Hg, p.AP.: 14 mm.Hg, p.v.c.: 0.5 mm.Hg., pression artérielle : 160/100.Le lendemain, les valeurs étaient respectivement à 5, 9 et O0 mm.Hg.avec un pouls à 100/min.; l\u2019image radiologique était celle d\u2019une atélectasie à la base droite ; la balance ingesta/excreta était négative.Les fluides furent augmentés sous surveillance étroite des pressions qui passèrent au deuxième jour à L'UNION MÉDICALE DU CANADA 3, = 35 1 .30 25 1 .4 ° q .201 pW \u2014 ° ° e mmHg .4 .° ° .7 .15 .of .° .4 .e .° q ee 9 .\u201c ° a PC pos ° 0 oe ° 1 .oo .10 + .ogee § evenecoe ° A 0 Qe feo ° .° .4 ê ° oe : *.° 4 *% 4 .od oe oo 4 9 4 eo .°.° ° ° .° 54 0 .° ° À = .° 9 ° °.À .7 ° .4 e .I .T T T T T T T T T T T T T T T T T T T 1 5 10 15 20 p.v.c mm Hg Fig.1 \u2014 Pression moyenne de I'artére pulmonaire bloquée (p.W.) versus pression veineuse centrale moyenne (p.v.c.): n = 155, r = 0.57 (n.s.).7.5 mm.Hg.pour la p.W.et 2 mm.Hg.pour la p.v.c., pouls à 88/mn.et pression artérielle : 130/70.Une surcharge de 500 cc.de sérum physiologique fut donnée rapidement et elle fit passer les valeurs de p.W.et p.v.c.à 9 et 5 mm.Hg.sans aucun problème, ce qui signifiait une bonne réserve cardiaque.À la fin de la journée, les valeurs étant stables, le cathéter fut enlevé et le patient quitta le département des soins intensifs.Cet état d\u2019hypovolémie, banal chez un autre patient, survint chez un opéré âgé au lourd passé.La connaissance simultanée des pressions droite et gauche est importante dans cette sorte de réhydra- tation où la moindre erreur peut amener des complications sérieuses.Observation 2 Patiente de 64 ans, admise en défaillance cardiaque aiguë secondaire à une maladie mitrale connue depuis 1964 et associée à un diabète et à une TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 cirrhose.Après le traitement médical, il y eut amélioration ; le cathétérisme cardiaque révéla une p.W.à 17 mm.Hg, une p.AP.à 30 mm.Hg, un index cardiaque à 3.1 1/mn/m°, et une pression artérielle à 170/70.Le remplacement de la valve mitrale fut décidé et il se déroula sans incident ; cependant, la période post-opératoire fut orageuse car apparurent des problèmes rénaux, hépatiques et finalement cardio-pulmonaires.Le 12° jour post-opéra- toire, la patiente fut trachéotomisée et admise au département des soins intensifs à cause d\u2019un diagnostic présumé de fuite au niveau de la prothèse valvulaire.La radiographie des poumons montrait un œdème interstitiel diffus.Sous l\u2019influence du Bird a 40% d\u2019O?, la pO?était de 75 mm.Hg.avec 95.5% de saturation.Le « Swan-Ganz » passé donnait : p.AP.: 23.5, p.W.: 13 et p.v.c.: 11.5 mm.Hg.La pression artérielle tomba brusquement au-dessous de 80 mm.Hg.et le pouls au-dessous de 60/mn., alors que les extrémités devenaient froides.Devant ce rapide changement et en vue d\u2019augmenter la perfusion périphérique, plus de 1000 cc.de liquides avec de l\u2019isoprotérénol, furent donnés rapidement sans aucune amélioration : p.W.: 20.5, p.AP.: 42.5, p.v.c.: 15.55 mm.Hg.avec une pression artérielle de 40.L\u2019absence de réponse du cœur fut considéré comme un signe d\u2019infarctus.Les gaz artériels tomberent a des valeurs terminales d\u2019acidose et la patiente expira quelques heures plus tard.L\u2019autopsie confirma la présence d\u2019un infarctus du myocarde aigu et récent.Ce cas illustre la progression d\u2019un choc cardio- génique causé par un infarctus aigu du myocarde avec perte d\u2019adaptation du cœur gauche, indice d\u2019une échéance fatale prochaine.Observation 3 Une jeune mère de 25 ans développa 9 jours après un accouchement normal, un clocher thermique à 100° F qui persista et atteignit 104° F, 8 jours plus tard.Une masse abdominale fut palpée à l\u2019examen.La laparotomie démontra la présence d\u2019un abcès ovarien droit avec thrombophiébite ascendante de la veine ovarienne.On fit une salpingo- ovariectomie droite.Pendant la période post-opé- ratoire immédiate, la patiente développa de l\u2019hypo- xémie pO?: 57 mm.Hg, avec présence d\u2019un œdème pulmonaire.Des diurétiques l\u2019améliorèrent, mais la dyspnée persista ainsi que la pO 2 basse a 57 mm.Hg.Au troisième jour post-opératoire, l\u2019image radiologique était suggestive d\u2019embolies pulmonaires multiples.Les pressions recueillies par le cathéter _« Swan-Ganz » confirmèrent le diagnostic: p.AP.: 24 mm.Hg.avec une p.W.: 11-13 1945 mm.Hg.et une p.v.c.: 7 mm.Hg.Sur la foi de toutes ces constatations, un diagnostic d\u2019embolies pulmonaires septiques fut posé et l\u2019antibiothérapie fut associée à l\u2019héparinothérapie.Vingt-quatre heures après le début du traitement, la p.AP.baissait pour atteindre des valeurs de 18 mm.Hg.Au sixième jour post-opératoire, la radiographie des poumons montrait une très nette amélioration ; la patiente quitta l\u2019hôpital deux semaines plus tard, guérie.L'utilisation diagnostique du cathéter pulmonaire confirme ici la présomption tant clinique que radiologique d\u2019une embolie pulmonaire.Observation 4 Patient de 59 ans, mineur, alcoolique, hospitalisé dans un état physique et mental lamentable, pour une pneumonie associée à des problèmes cardio- hépatiques.Amélioré par le traitement médical, il présenta au onzième jour de son hospitalisation une hémorragie digestive haute causée par un ulcère antral de la petite courbure.L\u2019échec du traitement conservateur motiva l\u2019intervention qui consista en une antrectomie-Billroth I.Dès la sortie de la salle d\u2019opération, on installa un « Swan-Ganz » : p.AP.: 14, p.W.: 9, p.v.c.: 3 mm.Hg.avec une pression artérielle : 120/60 et un débit cardiaque de 3.6 1/mn.Le lendemain, on nota une consolidation du lobe droit et un œdème pulmonaire d\u2019origine cardiaque, crut-on, avec dyspnée, pO?à 61 mm.Hg.sous 40% d\u2019O?.Néanmoins, la p.Wet la p.v.c.se maintinrent à 9 et à 1.5-2 mm.Hg.ainsi que le débit cardiaque à 4.5 1/mn., mais la pression artérielle s\u2019abaissa à 90/50.Au deuxième jour post-opératoire, on nota une aggravation de l\u2019état pulmonaire avec anoxémie (pO?à 49 mm.Hg.), oligo-anurie, septicémie à Pseudomonas, développement d\u2019un état de choc septique hyperdyna- mique avec débit cardiaque passant à 6 et 7.5 1/mn., chute de la pression artérielle à 80 et 60 mm.Hg, p.v.c.10 mm.Hg.et p.W.: 5 mm.Hg.Décès au troisième jour post-opératoire.L'\u2019autopsie révéla une pneumonie d\u2019aspiration massive et bilatérale couvrant 70 à 80% des deux poumons.Dans les cas de choc septique, le « Swan-Ganz » permet d\u2019évaluer l\u2019état cardiaque (pressions, débit, résistance), de surveiller l\u2019équilibre hydrique et les effets des médicaments adrénergiques donnés, d\u2019obtenir du sang veineux mêlé pour en mesurer le pH, les gaz, le taux de lactate et la concentration en O 2, indispensable pour calculer la consommation en oxygene.1946 SURCHARGE a) Méthode Les malades furent choisis dans tous les groupes, en fonction des problèmes pulmonaires qu\u2019ils présentaient et répartis en deux sous-groupes : a) œdè- me pulmonaire interstitiel : 9 cas et b) atélectasie- consolidation : 8 cas.On injecta cinq cents cc.de sérum physiologique dans une veine périphérique à la vitesse de 8 cc/mn.dans 4 cas et de 16 cc/mn.dans les autres.La p.v.c.et la p.W.furent mesurées toutes les cinq minutes durant la perfusion et une demi-heure après la fin de celle-ci.Aucun patient ne présenta des problèmes cardio-pulmonaires durant la surcharge, si ce n\u2019est un cas d\u2019arythmie qui obligea d'arrêter la perfusion après six minutes et dont la cause ne fut pas clairement établie.b) Résultats La comparaison des variations de la p.v.c.(A pvc) et de la pW.(A p.W.) observée durant la perfusion est représentée sur les Fig.2 et 3.Elles indiquent que les patients en œdème pulmonaire interstitiel tendent à augmenter leur p.W,., relativement à leur p.v.c., plus rapidement et plus systématiquement que ne le font les malades avec atélectasie ou consolidation.Les équations de régression s\u2019écrivent respectivement : À pW.= 2.07 + 1.118 À p.v.c.avec n = 9, r = 0.80, p < 0.01.pour le groupe des œdè- mes pulmonaires interstitiels (Fig.2) et OEDEME PULMONAIRE INTERSTITIEL 10- ApW - 2.07+1.118 À pvc h - 0.80 p .sé.ACAD.SP APN ren F2H \u2014 O \u2014 F2 \u2014 (OOH + F + Cl (Van Dyke).L\u2019enflurane, administré à une concentration alvéolaire de 1.5%, est trés faiblement métabolisé, i.e.de l\u2019ordre de 2.40%, chiffre de beaucoup inférieur à ceux du fluothane et du penthrane (15 \u2014 35%); cela est dû vraisemblablement à sa structure moléculaire où domine l\u2019élément fluor, et à son cœffi- cient de partage dans le sang qui est de 1.91 (Chase).Une étude de Maduska (1974), étayée sur une série de 102 adultes anesthésiés à l\u2019éthrane a montré que le niveau sérique de l\u2019ion fluor \u2014 métabolite habituel des halogénés \u2014 excède rarement 50 mi- cromoles par litre, deux cas seulement ayant atteint 70 80 uM/L; avec le méthoxyflurane, ce taux s\u2019élèverait jusqu\u2019à 200 micromoles.1992 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.BIBLIOGRAPHIE Botty, C., Brown, B., Stanley, V.et Stephen, C.R.: (Clinical Experiences with Compound 347, A Halogenated Anesthetic Agent).Anesthesia and Analgesia: 47, no 5.pp.499-505 (sept.- oct.), 1968.Brown, BR.et Crout, JR: A comparative Study of the Effects of Five General Anesthetics on Myocardial Contractili- ty.Anesthesiology: 34, no 3, pp.236-245 (mars) 1971.Halsey, M.J., Phil, D., Sawyer, D.V., Eger, El.Bahlman, SH et Impelman, DM K.: Hepatic Metabolism of Halothane, Me- thoxyflurane, Cyclopropane, Ethrane and Forane in Miniature 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à la tension.ÉCONOMIE Le malade peut obtenir deux agents antihypertensifs efficaces au moyen d\u2019une seule ordonnance.ACTION SANS A-COUPS L'hypotension a l'effort et les fluctuations tensionnelles diurnes se produisent rarement RÉACTION SÛRE Si le malade développe une certaine accoutumance, une 1 augmentation de la dose rétabl# habituellement la maîtrise de la tension artérielle.} i 7%) cHannes ° SIANLAND (MONTREAL) QUEBEC ANY Ws RES (méthyldopa et chlorothiazide) INDICATION Hypertension essentielle permanente.CONTRE-INDICATIONS Affections hépatiques évolutives telles une hépatite aiguë ou une cirrhose évolutive; idiosyncrasie reconnue au chlo- rothiazide ou à la méthyldopa; phéochromocytome; malades atteints d'hypertension labile ou bénigne qui peut être traitée par de légers sédatifs ou par des thiazides seuls; anurie.Utiliser avec prudence chez les malades qui ont des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.Voir également Emploi au cours de la grossesse et chez la mère nourrice sous la rubrique MISE EN GARDE.MISE EN GARDE Le traitement peut provoquer ou aggraver l\u2019hyperazotémie.User de prudence chez les malades dont la fonction rénale est altérée afin d'empêcher des effets toxiques ou cumulatifs.Si une hyperazotémie ou une oligurie s'aggrave pendant le traitement d\u2019une affection rénale évolutive grave, cesser l'administration du produit.En présence de cirrhose, les moindres modifications de l'équilibre hydro-électrolyti- que peuvent causer le coma, aussi doit-on faire preuve de prudence.On doit tenir compte de la possibilité de réactions allergiques chez les personnes ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme.La posologie des autres antihyper- tenseurs, surtout des ganglioplégiques, doit être réduite d'au moins de moitié dès que le chlorothiazide fait partie de la thérapeutique.Des risques d\u2019exacerbation ou d'un réveil du lupus érythémateux disséminé ont été signalés.On a rapporté de la sténose et de l\u2019ulcération de l'intestin grêle, liées à l'administration de comprimés de sels de potassium entéro-solubles, employés seuls ou en adjonction à des thiazides sans enrobage entéro-soluble ou certains autres diurétiques per os.Ces lésions de l'intestin grêle ont causé de l\u2019obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.On doit administrer des comprimés de potassium enrobés seulement quand leur usage est vraiment justifié et quand il est impossible de recourir a un supplément suffisant de potassium dans le régime alimentaire.Cesser immédiatement l\u2019administration dès qu'il se manifeste des douleurs abdominales, de la distension, de la nausée, des vomissements ou des hémorragies gastro-intestinales.Emploi au cours de la grossesse et chez la mère nourrice: A l'heure actuelle, l'expérience clinique et les études a long terme avec la méthyldopa sont encore trop limitées, De plus, les thiazides traversent le placenta et apparaissent dans le sang ombilical.Ainsi, l\u2019utilisation de ce produit en cas de grossesse avérée ou soupçonnée nécessite que l\u2019on soupèse les avantages de la médication par rapport aux risques qu\u2019elle peut présenter pour le foetus.Ces risques comprennent l\u2019ictère foetal ou du nouveau-né, la throm- bocytopénie, ainsi que d'autres réactions nocives qui se sont manifestées chez l'adulte, Les thiazides apparaissent dans le lait, raison pour laquelle l\u2019on déconseille l'usage de ce produit chez la mère nourrice à moins qu\u2019elle ne cesse d'allaiter.PRÉCAUTIONS La méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.En cas de signes cliniques évocateurs d'anémie, on doit faire la détermination du taux d\u2019hémoglobine ou une hématocritie, ou les deux a la fois.Si l\u2019anémie se confirme, les tests de laboratoire doivent être pratiqués pour déceler la présence d\u2019hémolyse.La présence d'une anémie hémolytique commande l'arrêt du traitement.Cette interruption, seule ou associée à une corticothérapie, fut suivie d'une rapide rémission de l\u2019anémie.Une épreuve directe de Coombs s\u2019est révélée positive chez un certain nombre de sujets en traitement prolongé à la méthyldopa.Le mécanisme et la portée.de ce phénomène n'ont pas été établis avec précision.La fréquence de la positivité de l'épreuve de Coombs est en moyenne de 10 à 20 p.c.Advenant un résultat positif, on le constate d\u2019ordinaire dans les douze mois après le début du traitement.Le retour à un résultat négatif survient dans les semaines ou les mois après l'arrêt du traitement.S'il arrive qu\u2019une transfusion sanguine soit nécessaire, on pourra mieux évaluer l\u2019épreuve croisée de compatibilité sanguine si l\u2019on sait déjà que l'épreuve de Coombs est positive.Certains malades dont la réaction de Coombs est positive au moment de l\u2019exécution de l'épreuve croisée de compatibilité peuvent présenter une incompatibilité mineure.ll faut dans ce cas faire une épreuve indirecte de Coombs.Si elle est négative, on pourra alors faire latransfusion de ce sang dont la compatibilité a, par ailleurs, été prouvée par l'épreuve croisée de compatibilité majeure.Toutefois, devant un résultat positif, il relève de l\u2019hématologue ou d\u2019un spécialiste en problèmes de transfusion de déterminer de l\u2019opportunité d'une telle transfusion.Il est rare que l\u2019on ait constaté une leucopénie réversible portant surtout sur les granulocytes.On a rapporté quelques cas d'agranulocytose clinique; la numération des granulocytes et des leucocytes est rapidement redevenue normale après l\u2019abandon du médicament.On a noté parfois de la fièvre dans les trois premières semaines du traitement à la méthyldopa.Dans quelques cas, cette fièvre a été associée à une éosinophilie ou à des anomalies portant sur une ou sur plusieurs explorations *Marque déposée (MC-258) fonctionnelles hépatiques.La biopsie du foie, effectuée chez plusieurs malades souffrant d'insuffisance hépatique, a mis en évidence un foyer microscopique de nécrose qui était compatible avec l'existence d\u2019une hypersensibilité au médicament.Il faut effectuer périodiquement des épreuves fonctionnelles hépatiques, des numérations leucocytaires ainsi qu'une détermination de la formule différentielle leucocytaire au cours des six ou huit premières semaines du traitement ou chaque fois qu\u2019apparaît une fièvre inexpliquée.S'il se manifeste de la fièvre en l'absence de toute infection, il faut discontinuer le médicament Lorsque la méthyldopa est combinée à d'autres antihyper- tenseurs, il peut se produire une potentialisation de l\u2019action hypotensive.Une surveillance étroite s'impose afin de dépister le moindre effet secondaire ou toute manifestation inhabituelle d'idiosyncrasie médicamenteuse.La méthyldopa cause une fluorescence dans les urines aux mêmes longueurs d\u2018onde que les catécholamines; aussi a-t-on signalé une fausse augmentation des concentrations de catécholamines urinaires, ce qui peut faire poser un diagnostic erroné de phéochromocytome.La méthyldopa ne peut pas être utilisée comme moyen de diagnostic pour le phéochromocytome.La méthyldopa peut fausser les résultats de la détermination de la créatinine par la méthode au picrate alcalin et de la détermination de l'acide urique par la méthode au phosphotungstate.Le chlorothiazide: On doit surveiller le malade de près pour dépister des signes de déséquilibre hydro-électrolytique, surtout quand il vomit à l'excès ou quand 1l reçoit des liquides par voie parentérale.(Les signes avant-coureurs, quelle qu'en soit la cause, sont comme suit: sécheresse buccale, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs musculaires ou crampes, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et malaises gastro-intestinaux.) Une hypokaliémie peut survenir lors d'une diurèse intense, notamment en présence de cirrhose grave ou au cours de l'administration concomitante de stéroïdes ou d\u2019ACTH, ou s'il y a ingestion insuffisante d\u2019électrolytes.Un traitement a la digitale peut intensifier les effets métaboliques de l\u2019hypokaliémie surtout en ce qui concerne l\u2019activité myo- cardique.La prophylaxie ou la thérapeutique de l'hypoka- liémie se fait par l'administration de chlorure de potassium ou d'aliments à forte teneur potassique.Toute carence de chlorure peut être corrigée pareillement par l\u2018usage de chlorure d'ammonium (sauf chez des malades atteints d'affections hépatiques): on peut également l'empêcher par un apport quasi normal de sel.Une alcatose hypochlorémi- que ne se produit que quelques fois et, le cas échéant, n\u2019est que rarement grave.Un régime désodé particulièrement rigoureux, surtout chez les grands oedémateux qui souffrent d'insuffisance cardiaque ou d'une maladie rénale, peut causer de l'hyponatrémie et ainsi compliquer le traitement surtout en période de temps chaud Les thiazides peuvent accroître la sensibilité à la tubocura- rine, Leseffets antihypertensifs du médicament peuvent être plus intenses chez le malade qui a subi une sympathecto- mie.Lechlorothiazide diminueles effets de la noradrénaline surlesartères, nécessitant des soins chez les malades sournis à la chirurgie.|| faut donc cesser le traitement aux thiazides 48 heures avant une intervention chirurgicale.De l\u2019hypotension orthostatique peut survenir et s'intensifier sous l'effet de l\u2019alcool, des barbituriques et des narcotiques.Des modifications pathologiques des glandes parathyroïdes accompagnées d'hypercalcémieet d'hypophosphatémieont été observées chez quelques malades en cure prolongée aux thiazides, Les complications courantes de l\u2019hyperpara- thyroïdie telles lithiase rénale, résorption osseuse et ulcération gastro-duodénale n'ont pas eu lieu.En évaluant la nécessité d'une intervention au niveau des parathyroides chez ces matades, il peut êtse utile de connaître les effets que produit la cessation du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore.Une parathyroïdectomie entraîne la plupart du temps une amélioration clinique subjective, mais elle demeure sans effets sur l'hypertension.Après l'opération, on peut instituer le traitement aux thiazides de nouveau.Il faut être prudent chez les malades atteints d\u2019hyperuricé- mie ou ceux dont les antécédents révèlent des accès de goutte car la médication peut provoquer une crise de goutte.Chez les diabétiques, les besoins en insuline peuvent changer ou demeurer stables.Dans les cas de diabète latent, le médicament peut causer de l'hyperglycémie et de la glycosurie.EFFETS SECONDAIRES La méthyldopa.Effets cardio-vasculaires: || peut se produire une aggravation de l\u2019angine de poitrine; en présence d\u2019hypotension orthostatique, réduire la posologie.On observe parfois de la bradycardie.Effets neurologiques: Les symptômes que l'on associe parfois à une baisse de la tension artérielle sont: vertiges, étourdissements et signes d'insuffisance cérébro-vasculaire.La sédation, qui est d'ordinaire temporaire, se manifeste pendant le stade initial du traitement ou chaque fois que l'on augmente la dose.Pareillement, les céphalées, l\u2019asthénie ou la faiblesse peuvent être des symptômes initiaux, mais provisoires, On a également signalé, mais rarement: paresthésie, maladie de Parkinson, troubles psychiques y compris cauchemars, psychose ou dépression légère et réversible, ainsi qu'un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Effets gastro-intestinaux: Symp- MEMBRE tômes occasionnels qui disparaissent habituellement en diminuant la \u2018dose: légère sécheresse buccale, distension, constipation, flatulence et diarrhée; symptômes plus rares: nausées et vomissements.Effets hématologiques: Résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, anémie hémolytique acquise, leucopénie et de rares cas de thrombocytopé- nie.Effets toxiques et allergiques: Fièvre médicamenteuse et anomalies de la fonction hépatique occasionnelles, élévation de l\u2019urée sanguine.[| peut survenir, mais rarement, un léger ictère réversible, des éruptions cutanées, une sensibilité de la langue et de la glossophytie.Effets endocriniens et métaboliques: De façon rare, hypertrophie mammaire, lactation et impurssance; gain pondéral et oedème qui peuvent disparaître lorsqu\u2019on administre un diurétique dérivé des thiazides.Si l\u2019oedèmre s'aggrave ou s\u2019il se manifeste des signes d'insuffisance pulmonaire, cesser le traitement.Effets divers: A l'occasion, enchifrènement, arthralgie légère, myalgie et, rarement, noircissement des urines après évacuation.Le chlorothiazide: On a rapporté rarement de la thrombo- cytopénie, de la leucopénie, de l\u2019agranulocytose, de l\u2018anémie aplastique, de la cholostase et de l'hépatite péricho- langiolitique., Des nausées, vomissements, diarrhées, étourdissements, vertiges, paresthésies, une vision brouillée passagère et une sialadénite peuvent survenir.On a signalé également du purpura, des éruptions, de l\u2019urticaire, de la photosensibilité ou d\u2019autres réactions d\u2019hypersensibilité Les diurétiques à base de thiazides ont provoqué de la vascularite cutanée chez des malades âgés dont les antécédents faisaient état d\u2019un usage répété et continu de plusieurs médicaments.Des cas isolés ont associé l'usage des thiazides avec de la pancréatite, de la xanthopsie, de la thrombocytopénie et de l\u2018ictère chez les nouveau-nés.Chaque fois que les effets secondaires sont modérés ou intenses, on doit diminuer la posologie ou bien cesser le traitement.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI La dose d'attaque est habituellement de un comprimé \u201cSUPRES\u2018*-150 ou\u2018SUPRES\u2018*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu\u2019à l'obtention d\u2019effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3.0 g de méthyldopa et de 1.0 à 20 g de chlorothiazide (12 comprimés \u2018SUPRES\u2018*-150 ou 8 comprimés 'SUPRES\u2019*-250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l\u2019on conseille d\u2019y ajouter de la méthyldopa seule afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de \u2018SUPRES™ S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu\u2019on augmente [a dose) sans aggraver l\u2019hypotension orthostatique du matin.\u201cSUPRES'* peut à l'occasion causer de l\u2019accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de \u2018SUPRES\u201d* ou celle de l'un ou de l\u2019autre des composants de façon individuelle, l\u2019on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensifs: On peut donner \u2018SUPRES\u201d* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au \u2018SUPRES\u2019* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec servrage graduel au fur et à mesure que l\u2019on ajoute \u2018SUPRES\u2019*, L'adjonction graduelle de \u2018SUPRES'* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d\u2019amorcer un traitement au \u2018SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l\u2018hydralazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant I'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de 'SUPRES\u2019*-150 ou \"SUPRES'*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.PRÉSENTATION N° 8758 \u2014 'SUPRES'*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa, comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759 \u2014 'SUPRES'*-250, a 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de methyldopa, comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.Nous fournissons tous les renseignements au sujet de la posologie, les contre-indications, la mise en garde, les précautions, les effets secondaires, ainsi qu'une bibliographie, sur demande.E CHARLES \u20ac.FROGST KT CIE w = MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 < « KIRKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC ANNNÉ : je ol) revue de livres Le ganglion lymphatique normal et pathôlogique par B.Hoerni et D.Marée.Librairie Maloine, éditeur, Paris, 1973.Le ganglion lympathique a toujours occupé une place prépondérante dans les différents processus pathologiques.Depuis plusieurs années, l\u2019anatomopathologie a su l\u2019étudier avec soin, ce qui a permis souvent de classer certaines maladies dans leur cadre nosologique respectif.Il se prête bien à une étude, son prélèvement étant relativement facile.L\u2019anatomo-pathologiste avait forcément donné une orientation cancérologique à l\u2019étude du ganglion.Depuis ces dernières années, d\u2019autres scientifiques se sont également penchés sur cet important organe.C\u2019est ce qu\u2019a fait l\u2019équipe de la Fondation Bergonié de Bordeaux et ceci nous a valu cet intéressant et indispensable ouvrage.Les monographies consacrées uniquement aux ganglions lymphatiques sont rares et on doit nécessairement recourir aux articles déjà parus dans les périodiques.Nous étions accoutumés à consulter l\u2019important livre de Duha- mel sur l\u2019histopathologie du ganglion lymphatique.La monographie de Hoerni et Marée devra elle aussi occuper une place de choix dans la bibliothèque de ceux qui s\u2019intéressent aux ganglions lymphatiques.Tant le clinicien, le chercheur que le médecin de laboratoire y trouveront de nombreux renseignements utiles à leur travail.En effet, cette monographie porte sur le ganglion normal et pathologique et les dernières découvertes dans le champ immuno- logique y sont traitées avec soin.la pensée des anciens L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE (DE FRANCE) Inlassablement, dans ce journal, vous m\u2019avez entendu prêcher l\u2019union étroite de tous les Français autour de notre mère commune, la Patrie.Peut-être, en me lisant, vous êtes-vous même ça et là demandé si Chauvin, le type démodé du patriote irréfléchi et imprudent, n\u2019était pas ressuscité.Oh! je ne vous en veux pas.Le rêve que faisaient maints Français était si beau, tant de fois nos pères s\u2019étaient laissé prendre à ce mirage de fraternité universelle, que vraiment on pourrait bien trouver hors de mise mon zèle jaloux à lutter pour l'influence française, encore que ma bonne foi ne pût être suspectée.Les événements de l\u2019été dernier ont montré au contraire combien étaient avisés ceux qui se_refusaient à jouer des pipeaux pacifiques.Trois fois, l\u2019Allemagne fut à la veille 1996 L'ouvrage est divisé en trois grandes parties.La première porte sur les bases fondamentales; puis les auteurs traitent des techniques diagnostiques et thérapeutiques et enfin la troisième partie concerne la pathologie.Ainsi, le fondamentaliste s\u2019attachera instinctivement à la première partie, alors que le clinicien lira avec intérêt la deuxième partie et y trouvera profit; enfin, l\u2019homme de laboratoire ou le pathologiste s\u2019attardera à la troisième partie.Chaque partie est divisée en chapitres bien individualisés et forme un tout assez complet.À titre d\u2019exemple, nous en énumérons quelques-uns: structure et histophysiologie; les ganglions dans l\u2019extension des cancers; sémiologie clinique; lymphographie; explorations chirurgicales; adénopathies infectieuses; maladie de Hodgkin; adénopathies métaboliques, etc.L\u2019ouvrage est facile à lire, bien écrit et bien aéré.Les illustrations frappent par leur haute qualité, surtout celles montrant les images lymphographiques ou les aspects microscopiques des ganglions pathologiques.Un tableau résumant les points importants traités complète plusieurs chapitres.On trouve à la fin de chaque chapitre une liste des principaux ouvrages auxquels on peut se référer.Le livre contient également un index alphabétique des matières.Souhaitons que ce livre connaisse une grande diffusion et qu\u2019il soit consulté par tous ceux intéressés à la pathologie ganglionnaire.Marcel CADOTTE, M.Sc.de fondre sur nous.En ce moment encore, nous traitons pour ainsi dire le couteau sous la gorge; le Berlin et la Panther sont toujours embossés dans le petit port d'Agadir et je crois bien que c'est la première fois dans l'histoire du monde que la diplomatie, en pleine paix, discute sous la menace des canons ennemis 1.Ceux qui avaient acclamé les rêves de paix, dangereux parce que prématurés, doivent être édifiés maintenant sur la fragilité du vernis qui recouvre notre civilisation.Ils savent aussi que la France n\u2019est pas encore prête à passer sous les fourches et qu\u2019en dépit de tout, la grande pacifique d\u2019hier aurait tôt fait de ceindre le glaive et d\u2019endosser l\u2019armure de combat.+ + 1 Au moment où je corrige ces épreuves nous apprenons que les Allemands se sont enfin décidés à quitter Agadir.Il n'en est pas moins vrai que l'accord marocain a été signé, \u2014 sinon ratiflé sous le coup de la menace.L'UNION MÉDICALE DU CANADA fie itd mp 7 & ap ils ae Jet a ndele poil Lei} es à gfe | amd ui aft 1 ent tele lain pv Luis sé x ligenee snd nl he mn + a AUX spi les an pire 7 walnuts.an gl ill sendent à lemagne Di \u201ciris Ma fir, ME our a ply I faut plu ample, 1 mate, ele doitez pas at dose a wis en 4 Plucs er tables, nou nous-mêmes foire conse nel daccor 4005 lend pil geste de lini Porter dang sènérl, Q la Pair + confond pousser à ]' « ouble, Jane ed Mas que Rae yy IY 1 Med bs anf AG gy ol ig \u20ac longue | \"0g la Is ions dla alt e du pl jeu tour I asl pi pssir 5 Que 1 aif 0A Plié par goût d\u2019abord, par nécessité ensuite, à lire ce qui s\u2019écrit et se dit un peu partout, j'avais toujours été frappé de ce fait que si les Latins, et en particulier les Français, citent à l\u2019envi les Germains, ceux-ci, en revanche, comme s'ils eussent tenu pour nulles et non avenues nos productions, ne daignaient pas une seule fois, dans aucun de leurs mémoires, nous rendre la pareille.Au Congrès de la tuberculose, à Washington, il fallut toute l'énergie et toute l'autorité de M.le Professeur Landouzy, dans les questions de tubercuiose, pour qu\u2019on nous rendit justice; certains Allemands avaient tellement manqué de tact, leur dédain pour l'effort scientifique des Latins s\u2019était affirmé avec tant d\u2019outrecuidance, qu\u2019à la fin les savants du monde entier firent bloc avec nous.= Je n\u2019en veux d\u2019ailleurs à personne; nos rivaux ont compris que la lutte entre les races se poursuivait même en pleine paix; ils savent, ces bons patriotes, que la victoire restera à ceux qui auront conquis l\u2019hégémonie intellectuelle.Tous leurs actes donc tendent à assurer la grandeur de l\u2019AI- lemagne Deutschland ueber alles! et j'aurais mauvaise grâce à les en blamer, moi qui sans relâche veux lutter pour la plus grande patrie française.Il faut plutôt nous inspirer de leur exemple.La Patrie vient d\u2019être menacée, elle le sera encore demain, n\u2019en doutez pas.La période de l\u2019accord est close au Maroc, l\u2019ère des désaccords en Afrique commence.Placés en face d\u2019échéances redoutables, nous devons tous rentrer en nous-mêmes et prendre vis-à-vis de notre conscience l\u2019engagement solennel d\u2019accomplir tous les jours, \u2014 vous entendez! tous les jours, \u2014 un petit geste qui nous élève au-dessus de l\u2019intérêt particulier pour nous transporter dans le domaine de l'intérêt général.Oui, 1l faut que Vidéal de la Patrie et l\u2019idéal de la race latine se confondent en nous pour nous pousser à l\u2019action.Si nous venions à les oublier, autant vaudrait nous proclamer esclaves.* + + Mais quel geste ?direz-vous.Dy arrive.Au récent Congrès français de médecine interne, tenu à Lyon, des confrères français et étrangers, tous dévoués à l\u2019avenir de notre langue, ont décidé de transformer leur réunion en Association des médecins de langue française.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 ntlernent .tic-tac\u2026.«th -tac\u2026tic-taa.Hurt \u2026Ôc-tac.iC\u2026ÀMc-tac\u2026 SM.tic-tac\u2026 \u20ac tic-tac.Fotac.tc tac.tic Qic-tac IC-tac.=.lc @ i 258 f x » me \u2014_ da = > Wagyg CCtonguerit aasat ORE L = Son vus Denis {a pare fe #° - by, Bons PU Sasans dues shod 4 gg Goat ny s fes $ : \" uw tantes fes = ll » NE PAS avai gate » Ta \u201d Ed Pourun soulagement rapide e la congestion _ nasale «J RIN IN à action douce et prolongée il agit des heures et des heures durant\u2026 Une application apporte un soulagement symptomatique continu pouvant durer 12 heures.; ve ON Recommandez \\ } : RIVI1N.en gouttes ou en vaporisations nasales pour enfants et adultes.Indications Congestion nasale accompagnant le rhume, la rhinite, la sinusite; également, dans les céphalées de tension, l'obstruction du canal auditif et l\u2019otite moyenne séreuse lorsque ces états sont liés à la congestion nasale.Otrivin facilite les explorations rhinoscopiques et est utile comme médication pré- et post-opératoire.Posologie Peut s'employer deux ou trois fois par jour, ou plus souvent si nécessaire.Adultes et enfants de plus de 12 ans: une ou deux vaporisations 4 0.1% ou deux ou trois gouttes à 0.1% dans chaque narine.Enfants de 6 à 12 ans: une ou deux vaporisations à 0.05% ou deux ou trois gouttes à 0.05% dans chaque narine.Enfants de moins de 6 ans: une vaporisation à 0.05% ou une goutte de 0.05% dans chaque narine, Effets secondaires On observe rarement de la congestion réactionnelle ou des picotements légers.On a signalé.dans certains cas, des céphalées, de la somnolence, des palpitations et du vertige.Précautions à prendre Chez le jeune enfant, le surdosage peut provoquer une sédation profonde.Présentations Toutes les formes pharmaceutiques d'Otrivin contiennent du chiorhydrate de xylo- métazoline.Solution nasale à 0.1%; flacons d'une once lig.avec compte-gouttes.Vaporisations nasales à 0.1%: nébuliseurs de 20 ml en plastique.Solution nasale pédiatrique à 0.05% ; flacons d'une once lig.avec compte-gouttes.Vaporisations nasales CIBA pédiatriques à 0.05%; nébuliseurs de 20 ml DORVAL, QUEBEC en plastique. Mode _ d'action unique en son genre! _\u2014 eu \\\\ Le modificateur du comportement digestif MAXERAN se présente comme le seul traitement fondamental et logique des symptômes dé la stase gastrique tels que: e Douleur épigastrique ¢ Nausee e Vomissements e Brûlement d\u2019estomac REA ER NS OS Acquisition thérapeutique fondamentale en gastro-entérologie.Le MAXERAN {chlorhydrate de métoclopramide) est un modificateur du comportement digestif 3 d\u2019un type radicalement nouveau.Le MAXERAN U MAXERAN possède la propriété exclusive de n effet unique en son genre par sa façon d\u2019accélérer la vidange gastrique.Le produire simultanément et de pat synchronisée les effets suivants: QA an re 3 red ar ad e Ouverture du he e Distension du ef duodénal (3) e Accélération après vagotomie! > RECONNUE Pas eprilf-maue ae JG Ce TSI s\u2019appuie sur 10 ans J\u2019 d\u2019expérience clinique.\u2018e Le MAXERAN est utilisé av uce dans plus de 110 payse Le MAXERAN a déjà fait l\u2019objet de plus de 1500 publications scientifiques A LX NY \u2018NORDIC BiSehemicalPLiu} Laval, Qué.Canada du transit| § gastro-duodénal (4)| À IE WC Classification.MAXERAN\u201d* (chlorhydrate de métoclopramide) est un modificateur de la motilité du tractus gastro-intestinal supérieur.Indications.Gastrite sub-aiguë, gastrite chronique.Séquelles gastriques d'opérations chirurgicales telles ue vagotomie, pyloroplastie.Dans ces indications, là où il y a ralentissement de la vidange gastrique, le Maxeran soulage les symptômes tels que nausées, vomissements, douleurs épigastriques, distension abdominale, etc.intubation du petit intestin: Maxeran facilite et accélère l'intubation du petit intestin.Réactions indésirables.De la somnolence et, plus rarement, de l'insomnie, fatigue, maux de tête, étourdissements et dérangements de l'intestin, ont été rapportés.On a rapporté en de rares occasions, des cas de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux.On a rapporté une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises lors de l'emploi du Maxeran chez des patients épileptiques.Précautions.Les médicaments dont l'activité est du type \u201catropinique\u201d ne devraient pas être utilisés en même temps que le Maxeran puisque ces médicaments tendent à annuler l'effet du Maxeran sur la motilité gastro- intestinale.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé en association avec des ganglioplégiques ou des neuroleptiques puissants puisqu'une potentialisation de leurs effets pourrait survenir.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé chez des patients souffrant d'épilepsie et de syndromes extrapyramidaux à moins que les effets bénéfiques-attendus dépassent les risques d'aggraver ces symptômes.À cause des risques de manifestations extrapyramidales, le métoclopramide ne devrait pas être utilisé chez les enfants à moins que l'indication pour son usage ait été clairement établie.I ne faudrait pas dépasser la posologie recommandée pour le Maxeran puisqu'une posologie excédentaire ne produirait pas un effet correspondant sur le plan clinique.La posologie recommandée pour les enfants ne devrait pas non plus être dépassée.Contre-indications.Maxeran ne devrait pas être administré à des patients en association avec les inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques, substances sympathicomimétiques et nourriture dont le contenu en tyramine est élevé, puisque la sûreté d\u2019une telle association n'a pas encore été établie.Par mesure de précaution, on devrait laisser s'écouler un intervalle de deux semaines entre l'utilisation d'une de ces substances et celle du Maxeran.La sûreté d'emploi du Maxeran dans la grossesse n'ayant pas été établie, il est alors recommandé de ne pas utiliser le produit chez les femmes enceintes à moins que le médecin croit que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques possibles pour le foetus.Posologie et administration.Ralentissement de la vidange gastrique Adultes Comprimés.> à 1 comprimé (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Liquide.5 - 10 mi (5- 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Ampoules.Quand l'administration parentérale est indi- guée: une ampoule (10mg) {.M.ou L.V.(lentement), à répéter deux ou trois fois par jour si nécessaire.Enfants (5 à 14 ans) Liquide.2.5 à 5 ml (2,5 \u2014 5 mg) trois fois par jour avant les repas.Intubation du petit intestin Adultes.Une ampoule (10 mg) |.V.\u2014 15 minutes avantl'intubation.D\u2019autres voies d'administration (orale ou intramusculaire) peuvent être utilisées mais avec une plus grande période de latence.Enfants (5 à 14 ans) 2.5 à 5 ml (2.5 - 5 mg) Présentation.Comprimés.Chaque comprimé blanc sécable contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide.Flacons de 50 et 500 comprimés.Liquide.Chaque mi contient 1 mg de monochlorhy- drate de métoclopramide.Flacons de 110 ml et 450 ml.Ampoules.Chaque ampoule de 2 ml contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide dans une solution claire et incolore.Conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.Boîtes de 5 et 50 ampoules.Monographie du produit disponible sur demande.AÆNoRDIC Biochemicals Ltd.Laval, Qué.Canada M.le professeur Teissier, qui présidait cette grande assemblée, a raconté comment le Congrès français de médecine interne avait pris naissance.Dans une langue admirable, avec la vraie éloquence qui vient du cœur, il montra comment l\u2019idée du docteur Mayet, de Lyon, avait fait son chemin; et ici je ne résiste pas au plaisir de céder la parole au maître lyonnais.Vous allez voir combien j\u2019ai raison.Donc, voici f'historique du premier groupement des médecins de langue française, d\u2019après M.Teissier: «.C'est bien a Octave Mayet, Messieurs, que revient, à n'en pas douter, le très grand mérite d\u2019avoir rendu possible l\u2019organisation d'un Congrès de médecine interne.Sans doute l'idée était loin d\u2019être sa propriété exclusive, puisqu\u2019elle avait germé déjà dans bien des esprits, s\u2019étonnant à bon droit que notre France, qui possédait depuis longtemps ses congrès périodiques de chirurgie et même des réunions régulières d'associations spécialisées, tout particulièrement brillantes et suivies, n\u2019ait pu réaliser encore un congrès parallèle de médecine proprement dite \u2014 alors et surtout que des institutions similaires existaient, nombreuses et prospères, particulièrement en Italie et chez nos voisins d\u2019outre-Rhin.« Les raisons de cette éclosion tardive sont assez difficiles à démêler.Le fait est que plusieurs tentatives avaient été faites et toutes infructueusement.Paris même avait tenté l'effort, et cela sans succès.Mayet le savait bien, et je ne trahis aucun secret, car il l\u2019a raconté dans l\u2019allocution qu\u2019il prononça ici-même lors de la première séance du Congrès de 1894.« Alors, comment comprendre que notre collègue, un solitaire, vivant loin de toutes les relations mondaines, constamment entravé par les obligations d\u2019une vie familiale particulièrement difficile, et que la maladie attrista trop souvent, comment comprendre, dis-je, car tout ici tient du prodige, que cet homme toujours anhélant, à la face blême, au regard parfois douloureux, au ton souvent amer, paraissant toujours plus prompt à blâmer qu'à convaincre, ait pu réaliser ce à quoi de plus puissants avaient dû renoncer.«Il y arriva pourtant, parce qu\u2019il avait voulu comme il savait vouloir, c'est-à-dire en homme que rien ne décourage, en savant qui ne voit que le but à atteindre et qui ne compte ni avec les difficultés de la route, ni avec les blessures à gagner aux aspérités du chemin.Comme il était parti en 1884, à la tête de la première ambulance lyonnaise, secourir les cholériques de l\u2019Ardèche, comme il allait à son service d\u2019hôpital ou à son amphithéâtre de la Faculté, le corps voûté sous le poids des paroxysmes de l'angoisse, par le vent, par la neige, au risque des complications les plus graves, n\u2019admettant aucun obstacle à l\u2019accomplissement de ce qu\u2019il croyait un devoir, Mayet avait décidé de provoquer la réunion, à Lyon, d'un Congrès de médecine, et il partit en guerre.L'expression n\u2019est pas exagérée.Ollier venait de faire voter, mais non sans quelque résistance et à titre exceptionnel, qu\u2019en cette année 1894, le Congrès de chirurgie se tiendrait à Lyon.Pourquoi la médecine interne ne bénéficiait-elle pas d'une égale faveur?Mayet ne l\u2019admettait pas; et il souffrait profondément de ce qu\u2019il 2?Depuis, ainsi que veut bien me le faire observer le très distingué M.Triboulet, médecin des Hôpitaux, il y en a un second, organisé par nos confrères canadiens sous le titre de Congrès des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord.1999 AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE H (A faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) Ancienne adresse .\u2026 ST CL Nouvelle adresse .LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL 0 (en caractéres d\u2019imprimerie) ê A partir du.1 22110001 L LL AA LL a LL Le LIL LL A LL ee a { ; .fl Prière d'expédier à : L'UNION MÉDICALE DU CANADA ( 5064, Avenue du Parc Montréal H2V 4G2 I ( § De di ii LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA A EXAMENS A Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se 3 présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.A 2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation i préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se pré- à senter, c.a.d.avant le 1er septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l'extérieur devraient soumettre leur demande d'appréclation préliminaire \u20ac de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l'année It précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l\u2019examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation; 4e b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); i d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège royal des Médecins et Chirurglens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario = KIM 1P4.x 2000 L'UNION MEDICALE DU CANADA M A 3 I et voici comment: Adaptabilité Indications: Hypertension artérielle de formes diverses: hypertension essentielle fixe, de forme bénigne ou maligne; hypertension liée à la glomérulo-néphrite aiguë et chronique; néphrosciérose; toxémies hypertensives de la grossesse, pré-éclampsie et éclampsie.Posologie: Hypertension: Voie buccale: d\u2019une manière générale, après la mise en route du traitement, on augmentera graduellement la posologie en ajustant la dose suivant la réponse individuelle.Si le médicament est employé seul, on commencera avec 10 mg quatre fois par jour; on pourra augmenter ensuite par paliers jusqu\u2019à un maximum pratique de 200 mg par jour.En association avec d'autres hypotenseurs, on pourra réduire la posologie d'APRESOLINE.Voie parentérale: en cas d'urgence, le traitement du malade hospitalisé peut être institué par voie intraveineuse ou intramusculaire.La dose habituelle dans ces cas varie entre 20 et 40 mg et on répète l'injection, si besoin est.Chez certains Malades, notamment ceux qui présentent une atteinte rénale grave, il peut être nécessaire de réduire la dose.La baisse de la tension artérielle peut être amorcée dans les quelques minutes qui suivent l'injection, la baisse maximale moyenne se produisant en l'espace de 10 à 80 Minutes.On peut reprendre l\u2019administration orale d'APRESOLINE dans les 24 à 48 heures chez la plupart des malades.Toxémie de la grossesse a) Toxémie précoce et hypertension gravidiques: un comprimé à 10 mg per os 4 fois par jour pour commencer, en augmentant ensuite Apresoline dans le traitement antinypertensif l'autre solution, au lieu d'augmenter les doses des autres agents [| arrive souvent que vous ne soyez pas entièrement satisfait d\u2019un traitement antihypertensif et que vous vouliez accroître son effet.Par ses actions uniques, Apresoline vous offre le moyen d'améliorer la réponse de votre hypertendu, Baisse tensionnelle accrue La baisse tensionnelle réalisée par Apresoline semble résulter de l'action vasodilatatrice périphérique qu'elle exerce par relâchement direct du tonus musculaire lisse au er niveau des vaisseaux.; Avantages pour le rein et le cerveau / | Apresoline maintient ou accroît l\u2019irrigation sanguine rénale et cérébrale.Apresoline peut s'employer conjointement.| avec d'autres agents antinypertensifs tels que les thiazides et/ou la reserpine pour obtenir l'effet thérapeutique plus complet désiré.graduellement la dose jusqu'à concurrence de 400 mg par jour ou jusqu'à obtention de l'effet thérapeutique.b) Toxémie tardive et pré-éclampsie: administrer 20 à 40 mg par voie intramusculaire ou lentement, par injection intraveineuse directe ou perfusion.Répéter l'administration si nécessaire.Effets secondaires: Tachycardie, céphalées, palpitations, étourdissements, faiblesse, nausées, vomissements, hypotension de posture, engourdissement et picotements des extrémités, rougeurs, congestion nasale, larmoiement, rougeur de la conjonctive, dyspnée, symptômes d'angine, éruption cutanée, fébrilité médicamenteuse, diminution du taux de l'hémoglobine et du nombre des hématies, urticaire géante et syndrome pseudo-lupique (arthralgies) dans certains cas après l'administration durant des périodes prolongées.Précautions d'emploi: Employer avec prudence en présence d'atteinte rénale grave et d'ischémie coronarienne ou cérébrale récente.APRESOLINE peut potentialiser les effets narcotiques des barbituriques et de l'alcool.Des cas de névrite périphérique, se traduisant par de la paresthésie avec engourdissement et picotements, ont été observés.Les observations publiées indiquent que le médicament a un effet antipyridoxinique et que si des symptômes de carence se manifestent, il est conseillé d'associer de la pyridoxine au traitement.Surdosage: Symptômes: hypotension et tachycardie.Traitement: lavage d'estomac ou, en CSST CEE CT A COM LA Apresoline quand vous voulez obtenir davantage du traitement actuel l'absence de coma, émétiques.En présence d'hypotension, administrer très prudemment de la norépinéphrine (par voie intraveineuse) ou de l'éphédrine afin de relever la tension artérielle sans aggraver la tachycardie.Eviter l'emploi de l'épinéphrine.Le traitement symptomatique général comprend: l'administration de liquides intraveineux, l'application de chaleur et l'élévation du pied du lit.Présentations: Toutes les formes pharmaceutiques du produit contiennent du chlorhydrate d'hydralazine.Comprimés à 10 mg (jaunes, sécables); flacons de 100.Dragées à 25 mg (bleues); flacons de 100 et 500.Dragées à 50 mg (roses); flacons de 100 et 500.Ampoules de 1 m: de solution aqueuse titrée à 20 mg; boîtes de 10. envisageait comme un avilissement de la médecine, en regard de sa grande sœur, la chirurgie; un tel amoindrissement était inadmissible; il fallait un Congrès de médecine et il aurait lieu.« Et pourtant les circonstances étaient fort peu propices: d'abord, Mayet n\u2019était pas Ollier.Il n\u2019en avait ni l'autorité, ni l'influence, ni l\u2019activité rayonnante; puis Lyon restait sous l'impression douloureuse des sombres jours vécus à la suite de l'assassinat du président Carnot.Mais Mayet n\u2019était pas homme à mesurer les obstacles ou à compter avec la gravité de l'heure présente.Il commence ses démarches et va solliciter quelques amis, qu\u2019il trouve, pour la plupart, récalcitrants.Il n\u2019insiste pas, mais revient le lendemain à la charge et renouvelle ses visites, tant et si bien, qu\u2019il finit par réunir chez lui quelques collègues qu'il constitue en comité préparatoire; nous en étions.Mais, il faut bien l\u2019avouer, ce comité montrait peu d\u2019enthousiasme; il entrevoyait des entraves et redoutait l'échec \u2014 si bien que les objections se faisaient chaque jour de plus en plus nombreuses, de plus en plus serrées, à tel point qu\u2019un moment arriva où tout parut compromis.« Mayer pressentait l'effondrement de son projet, mais, s\u2019il en fut profondément affecté, il sut taire son découragement.Ne voyant alors le salut qu\u2019en intéressant au succès de l\u2019entreprise un de ces hommes devant l\u2019autorité desquels tout s\u2019incline, et sous l\u2019égide de qui tous les dissidents se rallient, il me fit appeler un beau matin et me confia ses nouvelles intentions.Voici comment il me montra sa volonté formelle d\u2019aboutir.«Tout craque, me lance brusquement Mayet, avant «même que d\u2019avoir échangé le bonjour coutumier et «d'un ton de reproche qui semblait m'imposer la « responsabilité de la déconvenue.Il n\u2019y a qu'un moyen « de sortir de l'impasse; il faut que vous décidiez Potain « à venir présider le Congrès, c\u2019est alors partie gagnée.» « Surpris par la brusquerie de cet ordre un peu trop impératif, je me tus d\u2019abord; puis, faisant valoir les difficultés à prévoir, je réclamai le temps normal de la réflexion et me disposai à sortir.Alors Mayet, se dirigeant vers la porte et tournant brusquement la clé dans la serrure: « Vous ne sortirez pas de chez moi que ne m\u2019ayez formellement promis d'amener M.Potain à présider le Congrès.Le temps presse; ce n\u2019est pas demain, c\u2019est aujourd\u2019hui, c\u2019est sur l'heure qu\u2019il faut promettre.».Ahuri, stupéfait, sans rien répondre, je regardai autour de moi, à la recherche d\u2019une issue me permettant d\u2019échapper à cette injonction si pressante.Mais dans ce mouvement d\u2019investigation circulaire nos regards se croisèrent, et sous la paupière de cet homme que je croyais seulement un violent, je vis perler une larme.A lirritation du premier moment, succèda chez moi bien vite, un sentiment d\u2019admiration sincére; je venais de comprendre ce qu\u2019il y avait, sous cette écorce si rude, de volonté, de bonté et de foi.Je lui serrai la main sans rien dire, je promis, je sortis et partis sans plus attendre.« Jallai trouver l\u2019homme de tous les devoirs et de tous les dévouements; celui qui ne refusa jamais un service à qui lui persuada que son intervention pouvait être utile; celui qui, délié de toute obligation, les devoirs quotidiens de la profession une fois remplis, bien que touchant la cinquantaine allait, durant l\u2019année terrible, dans Paris assiégé, monter les gardes de nuit, unique- 2002 ment pour donner l'exemple et encourager les plus jeunes.Point ne fut avec lui besoin de recourir à la violence: l'avenir d'une institution qu'il croyait bonne était, pensait-on.entre ses mains?\u2014 c'était assez: la décision était prise et l'heureuse nouvelle télégraphice sur l'heure.«Le nom de Potain eut l'effet d\u2019un talisman magique.À l'annonce de sa venue.les difficultés s'aplanissent comme par enchantement.les dissidents se rallient, les indifférents se reprennent.les retardataires se hâtent.les rapports s'achèvent et sont distribués à l'heure dite.Si bien que le Congrès eut un succès retentissant: des discours mémorables, des rapports de grande envergure.soulignés par des discussions de haute portée, plus de cent vingt communications originales, et, par-dessus tout.une harangue inaugurale mémorable, où le Président universellement acclamé trouvait d'admirables paroles pour glorifier.avec le passé brillant de nos devanciers et l'éclat des travaux sortis de notre École.le fécond labeur des grands médecins de province à qui revient une si large part dans la constitution du patrimoine scientifique dont s\u2019honore notre pays.« L'impulsion était donnée: toutes les Universités pro- vincia'es nous ouvrent successivement leurs portes.Bordeaux d'abord.sous la présidence de Ch.Bouchard: puis Nancy, puis Montpellier, puis Lille.Toulouse, enfin.Partout le Congrès est accueilli avec ferveur, suscitant et stimu'ant le zèle des chercheurs, entretenant, dans nos divers foyers d'enseignement, les sentiments d'une émulation féconde et le culte du progrès dans la science.« C\u2019est alors que Paris pressenti, et conscient du bien à réaliser en collaborant plus intimement à notre initiative, accepte d\u2019entrer dans le cycle de nos réunions périodiques.La session de 1904, préparée par les soins du regretté Cornil et du professeur Gilbert-Ballet, fut de complète réussite.Nous avions conquis Plassans.Deux fois depuis, fa Capitale nous a ouvert ses portes, et nous n\u2019avons pas oublié l'accueil si bienveillant que nous y fit, l'an dernier, M.le doyen [Landouzy.Ainsi s\u2019était scellée d\u2019une façon définitive l'union de nos forces jusque là un peu dispersées, et il fut décidé que nos réunions périodiques se tiendraient, suivant un rythme à peu près régulier.une fois à Paris, une fois dans un de nos grands centres universitaires de province.« Entre temps, le succès nous avait rendus plus ambitieux et, confiants dans les chaudes sympathies que nous manifestaient de nombreux collègues des pays limitrophes, restés fidèles à notre idiome national.nous nous enhardîmes à passer les frontières: Liège nous tendit d'abord les bras; et nombreux sont ici ceux qui ont conservé la mémoire de la réception chaleureuse faite à nos compatriotes par la grande Cité dans le rayonnement de son Exposition universelle: session inoubliable, où un ministre de France vint ouvrir lui- même notre première séance, aux côtés du président Lépine, et où, grâce à l'infatigable labeur du professeur Henrijean, comme à son dévouement inaltérable à l'œuvre de nos congrès, la science médicale française fut particulièrement honorée.« Un lâche et aveugle destin a failli, il y a quelques mois à peine, arracher à notre affection ce maître éminent de la pharmacodynamie et de la pathologie générale.C\u2019est un rare bonheur pour nous de pouvoir L'UNION MÉDICALE DU CANADA lent ley ong Tl ie saluer aujourd'hui, et à Lyon, son retour à la santé et sa restitution à la science.« Après Liège, Genève, avec le charme incomparable de son cadre enchanté, Genève, avec le concours de sa brillante Université et de ses maîtres habiles, les Re- villod, les d\u2019Espine, les Bard, les Mayor.Et nous voilà revenus à Lyon, après avoir semé à travers le pays et jusqu\u2019au delà de ses limites, selon la mesure de nos forces, l'amour désintéressé de la science et le culte de la médecine vraiment rationnelle, ouvrant l\u2019accès de nos tribunes à tous les travailleurs de bonne volonté, aux praticiens isolés et modestes comme aux maîtres les plus illustres, encourageant les uns, recevant les conseils des autres, mettant nos efforts en commun pour répandre et faire germer la bonne semence sous l'influence généreuse de la pensée française.« Mais toute œuvre qui ne progresse pas décline, ainsi que le disait M.Teissier, « toute institution qui ne sait pas s'adapter aux lois de l\u2019évolution auxquelles sont nécessairement soumises aussi bien les institutions scientifiques que les organisations sociales, risque de péricliter».La multiplicité et l\u2019élargissement rapide des relations internationales, le développement d\u2019innombrables foyers d'observations ou de recherches, un mouvement toujours croissant de production intensive, sont autant de conditions nouvelles qui ont créé des besoins nouveaux et imposent au médecin, et plus particulièrement à celui qui a charge d\u2019enseignement, l'impérieuse obligation de se tenir au courant des conquêtes réalisées dans ces divers champs d\u2019expérience, comme de soumettre ses propres travaux au contrôle de ses pairs et à la critique mondiale, sous peine de rester ignoré.De là, la nécessité formelle de donner à nos groupements plus de cohésion et de stabilité; d\u2019assurer la permanence et la sûreté de nos moyens d'expansion; de multiplier, en définitive, dans la plus large mesure, nos contacts, pour profiter plus amplement de l\u2019expérience des maîtres et bénéficier aussi de ce que l\u2019heure trop brève ou l\u2019insuffisance de l\u2019outillage, ne nous a pas permis de réaliser.«Et c\u2019est ainsi que nombreux étions-nous qui, depuis longtemps, avions exprimé le désir de transformer nos réunions transitoires, malgré les incontestables services qu\u2019elles aient pu rendre, en une Association permanente de médecine interne, ayant plus d\u2019unité dans sa direction, plus de fixité dans ses moyens de propagande, moins de variabilité dans le nombre ou le caractère de ses adhérents, et de réclamer pour cette Association nouvelle le bénéfice de la loi de 1901.«Il y a trois ans même, au Congrès de Genève, l\u2019Assemblée générale décidait qu'au Congrès de l\u2019année suivante, à Paris, on étudierait les voies et moyens de réaliser cette transformation infiniment désirable, insistant d\u2019ores et déjà sur cette condition essentielle que cette Association, pour répondre au but plus spécialement poursuivi, devrait s\u2019étendre à tous les pays de langue française.Pour des raisons imprévues, Paris ne put aborder la question, mais votre Comité permanent chargea les futurs organisateurs du Congrès de Lyon de cette tâche; arguant d'ailleurs, dans un sentiment de fort délicate attention dont nous fûâmes profondément touchés, qu\u2019il paraissait juste que Lyon, berceau de notre premier Congrès, préparât l\u2019organisation nouvelle, TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 et l'on décida de confier à notre ancien et habile secrétaire général, le professeur Bard, l\u2019inspirateur de nos premiers statuts, le soin de les modifier en vue de ce nouvel avenir.« Le fait est accompli, grâce à l\u2019affluence de nombreux et éminents souscripteurs, parmi lesquels nos collègues de Belgique et de Suisse tiennent une très large place; cet empressement de nos excellents voisins ne nous a point surpris; nous pensions bien que, parlant la même langue, ils avaient aussi un peu du même cœur.Avec eux, plus de quinze confrères du Canada, dont plusieurs maîtres déjà particulièrement estimés des Universités de Montréal et de Québec, ont tenu à figurer parmi nos premiers adhérents.Jusqu\u2019au dernier moment, nous espérions que le sympathique Président des médecins de langue française de l'Amérique du Nord, M.Hervieux, serait venu s\u2019asseoir à ce Bureau; un empêchement de force majeure nous prive de sa présence; qu\u2019il sache au moins, si nos regrets sont grands, que nous lui gardons le souvenir le plus reconnaissant pour le précieux concours qu\u2019il nous a prêté.« C'est qu\u2019ils savent bien que dans nos intentions ne se glissent ni sentiment d\u2019ambition mesquine, ni arrière- pensée de domination jalouse.Tous, enfants d\u2019Hippo- crate, disciples des mêmes maîtres, nous émanons en somme d\u2019une formation commune; ayant sucé le même lait, nous poursuivons le même but: découvrir la vérité et soulager la souffrance.Si Lavoisier est le créateur de la chimie biologique, Bichat, le père de l'anatomie générale, que serait la clinique sans l\u2019immortelle découverte de Laennec, la physiologie sans Claude Bernard et sans Chauveau, la microbiologie sans Davaine et Pasteur?Mais si nous avons le droit d\u2019être fiers de notre passé et le devoir de défendre cet intangible patrimoine, nous nous inclinons avec un égal respect devant l\u2019œuvre générale d\u2019un Harvey ou d\u2019un Morgagni, les découvertes puissantes d\u2019un Robert Koch ou d'un Roentgen.« Et c'est pour cela que, tendant la main par delà les frontières, insoucieux des intérêts misérables des partis, les yeux constamment tournés vers l\u2019idéal de paix et de fraternité humaine, ignorant l'envie et la haine puis- qu\u2019« on ne hait que lorsqu'on ne sait pas », a dit Spinoza, nous attirons a nous tous ceux qu'animent esprit de science et de désintéressement et cette conception de haute et féconde solidarité qui prépare les grands apaisements.Nous ne leur demandons que de donner a leur pensée la forme frangaise et de parler notre verbe.« C\u2019est que, de cette uniformisation dans les manifestations de l\u2019idée, de l\u2019unité dans la valeur des expressions utilisées pour soutenir la discussion et entamer la critique, doit naître fatalement entre collègues une intimité plus étroite, facilitant sans conteste les échanges de vues, aidant singulièrement à la pénétration des conceptions réciproques et préparant l\u2019entente.Toutes choses infiniment difficiles à réaliser quand on discute un important problème de pathogénie ou de thérapeutique, en se servant de mots différents dont la poriée nous échappe ou d'expressions dont la véritable valeur n\u2019a pas été appréciée.« Et je ne parle pas du charme des relations qui s\u2019établissent ainsi, souvent très intimes et très durables, malgré de grosses divergences de vues parfois, entre collè- 2005 gues qui se respectent et s\u2019estiment.Je veux me limiter à ce qui intéresse directement le développement des sciences médicales et tirer seulement d\u2019un exemple frappant un argument bien fait pour mieux préciser ma pensée.» * * * Ayant ainsi expliqué la genèse de la nouvelle organisation et brossé à grands traits éloquents l'historique de nos groupements français, M.le professeur Teissier avait cédé la parole à M.le professeur Paul Courmont.Celui-ci se chargea de montrer, \u2014 avenir plein de promesses, \u2014 les résultats de la nouvelle Association.Pour premier résultat, disait-il, l'Association des médecins de langue française réalisera ce paradoxe apparent de faire, à l\u2019aide de notre langue nationale, du meilleur internationalisme scientifique; il y aura désormais des Congrès internationaux ayant l\u2019unité de langage.« Cette unité de langue, continuait-il, réalise précisément le plus grand et peut-être le seul véritable avantage des Congrès, qui est de rapprocher les hommes et les intelligences par un commerce scientifique que permet seule une langue commune.Sans cela, les Congrès internationaux deviennent de véritables tours de Babel où la diversité des langues empêche trop souvent l\u2019unité de pensée et la communauté d'efforts.Ceci nous a frappé, comme tous ceux qui ont assisté à ces grands tournois scientifiques.Nous avons eu souvent la sensation fort nette d\u2019une arène où les combattants scientifiques s\u2019escrimaient chacun de leur côté dans des parades héroïques, mais sans se rencontrer jamais, je veux dire sans se comprendre.« Un autre résultat, dépendant du premier, sera la propagation de la science et de la langue française.« Mais, dira-t-on, il n\u2019y a qu\u2019une science et celle-ci n\u2019a pas d\u2019étiquette nationale.Sans doute, il n\u2019y a qu\u2019une science, mais il y a bien des modes d\u2019expression de la vérité scientifique.C\u2019est précisément parce que la science est une qu\u2019il faut lui trouver le mode d\u2019expression qui réalisera pour l\u2019ensemble la plus grande vérité.On a dit qu\u2019une langue est une science bien faite.Plus la langue sera claire, plus précise et plus proche de la vérité sera l\u2019ex- en marge de l\u2019histoire pression scientifique.N\u2019oublions pas, Messieurs, les vertus de la langue de Voltaire.« On ne peut séparer l\u2019homme de son langage, le savant de son parler scientifique, ignorer que le second influe sur le premier, plus peut-être qu'on ne le croie communément, et nous pensons fermement que cela a quelque signification de parler en science la langue de Cuvier, de Claude Bernard et de Pasteur.« En médecine, comme ailleurs, le français est synthétique, uniciste: il y aurait une belle page d'histoire de la médecine à écrire sur l'unicisme français en pathologie.Là où d\u2019autres divisent, dissèquent et accumulent les distinctions, le français unit, rassemble et généralise.« Ne croyez-vous pas, Messieurs, que cette clarté du génie français soit indissolublement liée à son langage et qu\u2019en propageant, en répandant ce dernier par notre Association et nos Congrès, nous soyons en même temps les propagateurs de la science et du génie français dans ce qu\u2019ils ont de plus universel?» Et nunc erudimini.J'ai tenu à vous annoncer que cette année s\u2019était organisée une Association des médecins de langue française.La première assemblée de I Association aura lieu l\u2019an prochain à Paris.Tous les médecins, quelle que soit leur nationalité, y sont admis pourvu qu\u2019ils parlent notre langue.Cette humble Revue Moderne, qui a déjà dix ans derrière elle, va aujourd\u2019hui dans tous les pays latins.Publiée en espagnol, en italien, et en français, elle étend son effort, je le dis sans fausse modestie, sur le monde entier.Eh bien, il faut que cette diffusion serve les intérêts de notre pays.Que tous ceux qui aiment notre culture se rapprochent de nous, mettent leurs actes en rapport avec leurs idées.Oui, de toute mon âme je souhaite que l\u2019appel parti de Lyon trouve un écho dans tout le monde où l\u2019on aime la douceur latine, où l\u2019espoir de son rôle dans le monde fait encore palpiter les cœurs.Français d\u2019Europe et d\u2019Amérique, Brésiliens, Italiens, venez à nous.Il y va de notre idéal commun, et vive l\u2019'Association des médecins de langue française! F.HELME Tiré de la Revue Moderne de médecine et de chirurgie, 9: 403-410 (nov.), 1911.UN PAMPHLÉTAIRE SANS PITIÉ, LE DOCTEUR ELZÉAR PAQUIN (1851-1947) Édouard DESJARDINS Le docteur Elzéar Paquin, à peine reçu médecin, n'hésita pas à se lancer dans la lutte universitaire.Né à Saint- Raphaël de l'Île Bizard, Elzéar Paquin obtint, en 1878, son doctorat en médecine du Collège Victoria de Cobourg, en Ontario.Doué de ce qu\u2019on appelait alors une belle plume, Elzéar Paquin publia, en 1880, à Montréal, un volume intitulé : Le livre des mères.Cet essai lui servit à assouplir son style et à lui indiquer les pièges qu\u2019il faut éviter pour réussir un bon livre.En 1881, il décida d\u2019apporter son concours écrit à la lutte universitaire qui était rendue à un point culminant.2006 Emballé, semble-t-il par la littérature employée par certains combattants tant d\u2019un côté que de l'autre et impressionné par les titres époustouflants que ceux-ci avaient choisis pour chapeauter leurs diatribes, Elzéar Paquin voulut à son coup de départ faire plus solennel que quiconque en choisissant un titre de vingt mots : « La cité du mal contre la cité du bien ou le droit de la force contre la force du droit à propos de la question universitaire.» H voulut dépasser les exploits de l'abbé Alphonse Villeneuve qui, sur les presses du Franc Parleur de Montréal, avait publié une brochure en 1871-73, intitulée : « La comédie infernale ou conjuration libérale aux enfers par un L'UNION MÉDICALE DU CANADA gh A fais un | ITSEC.source de fierté iy i iH fr it Hh le Ie lénurésie.silne peut la Ii contrôler seul: .i th i k {4 Lf i | is Un, du tt 5 hd ls af At gt i .i lo it 4 i fr Hind \" SD pli le = is i ; I] ; ih ; | i il bs » 5, ft a I - i ve ; | | Ie ce i i Ë | i 1 = | ir lt i hi ; i il ; | I 3 ; ie Kr : il e | i @ ce fi = i Lt Ii ir it i i i ta hi hy dll = = Ho that ji i à.§ É ih i, 1 @ ht t À o% i | ; Ï A i 1 : Yi th S S = Des études control oulageant de I'én ; i ont demon que le Tolrani le Tofranil p soula Geigy iH di fade en sie chez del umnlation ei de se i aim tea nfants.conséquences psycholog: Hi guid Gu i 1 hs nL ON au RAY TH HENS, A Tofrani* anti-énurésie/anti-dépression Sources 1.Bindelglas, PM.et coll: Amer.J.Psychiat.124: 1107-1112, 1968 2.Poussaint, AF.et coll: J.Pediat.67: 283-290, 1965 3.Kardash, S.et coll.: Can.Med.Assoc.J.99: 263-266, 1968 Guide thérapeutique concis Indications 1 Dépression: Dépression névrotique ou psychotique, y compris: dépression réactionnelle, dépression endogène.mélancolie d\u2019involution, dépression sénile, phase dépressive de la psychose maniaco-dépressive, dépression liée à des lésions organiques, dépression liée à d'autres troubles de nature psychiatrique (schizophrénie, alcoolisme, déficience mentale) 2 Enurésie fonctionnelle persistante de l'enfant Posologie Les recommandations posologiques qui suivent devraient servir de guide.Enurésie Dans l\u2019énurésie fonctionnelle persistante qui n'a pas répondu à d\u2019autres formes de traitement, on peut considérer l'essai du Tofranil chez les enfants de 5 à 15 ans pourvu que l'examen ne révèle ni déficience mentale, ni cause organique.La posologie d'essai recommandée est de 10 à 25 mg une heure avant le coucher chez les enfants de 5 ans et plus.Si à cette posologie on n'obtient pas de réponse, on peut porter la dose à 50 mg chez les enfants de 12 à 15 ans.Cette période d'essai devrait durer de 2 a 4 semaines.En cas de rechute, on peut reprendre le traitement mais on ne doit pas administrer ce médicament durant plus de deux mois de suite, après quoi le besoin de continuer le traitement médicamenteux doit de nouveau être déterminé.Comme la marge de sécurité est plus faible chez les enfants, on ne doit pas excéder la dose recommandée et on doit toujours limiter la posologie à la plus petite dose efficace possible.L'énurésie est la seule indication où le Tofranil doit être considéré chez les enfants.Dépression Patients âgés, adolescents et enfants exceptés: une dragée (25 mg) trois fois par jour au début; augmenter jusqu'à six dragées par jour au besoin.En traitement ambulatoire, une posologie excédant huit dragées (200 mg) par jour est déconseillée.Il peut être nécessaire d\u2019administrer jusqu'à 300 mg par jour aux patients plus gravement atteints, hospitalisés.En gériatrie et chez les adolescents: 30 à 40 mg par jour au début; augmenter de 10 mg par jour au besoin, mais ne pas excéder 100 mg chez les patients âgés.Contre-indications L'administration concomitante du Tofranil et d'un inhibiteur de la monoamine oxydase est une contre- indication absolue.Observer un intervalle de deux semaines entre la dernière dose d'un inhibiteur de la monoamine oxydase et la premiére de Tofranil.Précautions à observer On doit être très prudent lorsqu'on prescrit le Tofranil en présence de thrombose coronarienne, d'angine de poitrine, d'insuffisance cardiaque avec oedème, de troubles de la fréquence, ou du rythme, ou de la conduction cardiaque, de troubles prostatiques avec possibilité de rétention urinaire, ou de glaucome.Le patient doit cesser de prendre ce médicament et se soumettre à une formule leucocytaire complète dès l'apparition de fièvre, d'un mal de gorge ou d'une stomatite.Comme tout autre médicament, le Tofranil ne doit être employé durant les trois premiers mois de grossesse que si, de l'opinion du médecin traitant, ses avantages thérapeutiques l'emportent sur les risques possibles.Réactions adverses La plupart proviennent de son action pharmacolog!- que anticholinergique (xérostomie, troubles de l'accommodation, tachycardie, constipation, diaphoré- se).On a signalé certains cas d'hypotension et de modifications du temps de conduction atrio-ventricu- laire.Tremblements, éruptions cutanées et dyscrasies sanguines sont des effets possibles mais rares.Présentation Chaque dragée ronde, de couleur corail.estampillée du sceau (ai) en blanc, renferme 25 mg d'imipramine HCI, normes Geigy.Flacons de 100 et 1,000.Autres présentations: dragées a 10 mg triangulaires, et à 50 mg rondes, de couleur corail, estampillées du sceau (ai) en blanc.Flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande.Geigy Dorval, Qué.H9S 1B1 G-4008 illuminé »; il tenta de faire mieux que Louis-Antoine Des- saules qui, en 1873.avait choisi pour titre de son pamphlet : «La grande guerre ecclésiastique.La comédie infernale et les noces d\u2019or.La suprématie ecclésiastique sur l\u2019ordre temporel », édité par A.Doutre, à Montréal: il se sentit ensorcelé par la prose de Luigi, pseudonyme de l'abbé Alexis Pelletier qui, en 1874, avait commis un titre impertinent : « Le Don Quichotte montréalais sur sa Rossinante ou M.Dessaules et la grande guerre ecclésiastique ».Elzéar Paquin avait retenu de ces trois opuscules leurs facilités de s'étendre à l'infini et il enviait leur tendance à cultiver la métaphore et les redondances.À preuve.sa seconde pièce qui a été citée par Robert Rumilly ! et qui s'ornait d\u2019un épigranime dont aurait été fier Marcel Dugas, ce poète en prose du début du vingtième siècle.Le voici : « La conscience catholique outragée et les droits de l\u2019intelligence violés par les deux défenseurs de l\u2019Université Laval, Sa Grandeur Monseigneur Elzéar-Alexandre Taschereau et Sa Grandeur Monseigneur C harles-Édouard Fabre, évêque de Montréal.Ouvrage réservé pour le public canadien et Notre Très Saint Père le Pape.» Ce dernier titre comportant in se tout un programme gue l'on serait aujourd\u2019hui pardonné d'étiqueter explosif.Le texte de ce dernier ouvrage mentionnait : « On nous impose des décrets obtenus de Rome par la fourberie et le mensonge et ce qui est pire.on publie des mandements pour demander aux catholiques de cette province de se soumettre à ces décisions romaines » =.Rumilly signale qu'une lettre circulaire datée du 13 mars 1882 fut adressée aux journaux les mettant en garde et interdisant même la brochure du docteur Elzéar Paquin dans l\u2019archidiocèse de Québec °.Selon Monseigneur Laflèche, évêque de Trois-Rivières, il s'agissait avant tout de conflit d'idées entre le tradi- tionnalisme et le modernisme 4.Le jeune docteur Elzéar Paquin eut un avant-goût, en 1882, de la pilule amère que l\u2019on tenta de faire avaler, à l\u2019été de 1883, aux professeurs de l\u2019École Victoria, à leurs élèves et aux Religieuses Hospitalières en les menaçant des foudres de l\u2019excommunication, s'ils persistaient à s'opposer aux vues d'expansion vers Montréal de l'Université Laval.Le polémiste Elzéar Paquin réussit tout de même à stimuler l'opposition à Montréal et sa participation à l'action a été remarquée par les historiens de l'époque.Arthur Savaëte lui a accordé une mention dans son ouvrage : Vers l\u2019abîme \u2014 Voix canadiennes *.André Lavallée, dans son texte récent sur l'Hôtel-Dieu de Montréal, a relevé certaines assertions violentes de Frédéric Houde, rédacteur en chef du journal Le Monde.(I) accusa l\u2019Archevêque Taschereau d'être de connivence avec le Préfet de la Propagande pour influencer Léon XIII en faveur de Laval (la dernière lettre du Cardinal Simeoni, in Le Monde, 26 janvier 1882).Ce qu'avait écrit Frédéric Houde parut une homélie en comparaison du pamphlet que publia un ancien étudiant de l'École 1.Rumilly, Robert \u2014 Histoire de la Province de Québec, 3: 161.R.Valiquette, Montréal.Ibid, p.161.Ibid.Mémoire de Mgr Laflèche sur les difficultés religieuses au Canada.Désilets et Frère, Trois-Rivières, 1882.Savaëte, Arthur \u2014 Vers l\u2019abime \u2014 Voix canadiennes.A.Savaëte, édit, Paris, s.d.a son L'UNION MÉDICALE DU CANADA > \u2014e de Médecine, le docteur Elzéar Paquin (La conscience catholique outragée et les droits de l\u2019intelligence violés, Montréal, s.n.1882).T1 accusa Monseigneur Tasche- reau et Monseigneur Fabre d\u2019avoir menti effrontément au Préfet de la Propagande et de n'être que des prévaricateurs (ibid.2).Là-dessus, le recteur de l'Université réclama la venue du délégué apostolique.Mgr Tasche- reau rédigea une circulaire spéciale pour son clergé et Mgr Fabre mit cette brochure à l'index 6.Un nombre considérable de travaux furent publiés entre 1876 et 1891, les uns portés à la défense de l\u2019Université Laval, les autres consacrés aux droits acquis de l\u2019École de Médecine.Pami les polémistes les plus virulents de la cause laval- loise, il y eut un prêtre écrivain, l\u2019abbé Thomas-Aimé Chandonnet 7.Ses nombreux écrits sur la querelle universitaire avaient un ton de violence surprenante chez un principal d\u2019Ecole normale.La tentation est vive de comparer les assauts d\u2019escrime littéraire d\u2019Elzéar Paquin et ceux de l\u2019abbé Chandonnet.On croirait entendre des propagandistes de la violence en lisant leur prose colorée.Elzéar Paquin décrit le champ clos qui servira de théâtre aux affrontements.Nous allons voir aussi combien Montréal et l\u2019École sont héroïques dans leur défense contre leur horrible ennemie de Québec.C\u2019est Québec et Montréal que je vais vous montrer engagés l\u2019un et l\u2019autre, dans une guerre terrible.D'un côté vous verrez une armée des habitants de la cité du mal; Intrigue sera générale qui conduira au combat cette troupe aspirant à la bataille.D'un autre côté, nous admirerons l\u2019armée paisible, mais invincible des gens honnêtes habitant la grande Cité du Bien; cette armée sera commandée par Ignace (Monseigneur Bourget) sur le champ de bataille.1.Québec est une ville orgueilleuse et intraitable.Tirant sa vanité de son majestueux promontoire, elle est assez égoïste pour croire que toutes les autres villes de la province doivent s\u2019incliner respectueusement devant toutes les étranges prétentions qui lui passent par la tête.Elle tend.à tout accaparer, même le monopole universitaire et cela pour développer à sa façon la vie intellectuellle de nos générations présentes et de toutes les générations futures.2.Montréal, sans se faire une vanité et de sa puissance, admire les beautés naturelles et les souvenirs historiques de sa rivale.Elle se plaît constamment à contempler la montagne verdoyante et pleine de fraîcheur au pied de laquelle elle s\u2019étend à son aise et sent une vie robuste circuler dans toutes ses parties.Montréal voit le triple courant industriel, commercial et agricole aboutir dans son sein et se dilate devant cette affluence d\u2019un nombre si considérable de personnes venant de l'étranger et de toutes les parties du Canada.» 8.Le docteur Elzéar Paquin a une prédilection pour les mots symboliques, comme Intrigue \u2014 Exagération \u2014 Hypocrite \u2014 Mensonge \u2014 Fourberie \u2014 Matériel \u2014 La 6.Lavallée, André \u2014 Les Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel- Dieu de Saint-Joseph et l\u2019Ecole de Médecine, in l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal (1642-1973).H.M.H., Montréal, 1973, p.230-291.7.Chandonnet, Thomas-Aimé (1834-1887), né a Saint-Pierre-les- Becquets, fut principal de l\u2019Ecole Normale de Québec (1867) et fondateur de la Revue de Montréal (1877).8.Paquin, Elzéar \u2014 La Cité du Mal contre la Cité du Bien, s.e., Montréal, 1881.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 La Reine du Monde immatériel \u2014 Mauvaise Foi \u2014 Franchise Sans preuve \u2014 Égoïsme perfide \u2014 Mensonge malhonnête \u2014 Justice indigne Duplicité et à la façon d\u2019un montreur de marionnettes, il en tirait les ficelles.Malheureusement, ces allégories alourdissent le texte et le rendent difficilement intelligible.La manœuvre de ces marionnettes dans un cadre aussi restreint peut difficilement donner un spectacle impeccable.car elle est fort complexe.En 1880, on voit surgir un nouvel assaut de Laval se diriger vers Rome.Monnaie La fondation par l'Université Laval d'une succursale à Montréal ne donna aucune satisfaction.les professeurs de l'École de Médecine refusaient de se faire imposer des programmes et des horaires par Québec et de voir leurs traitements déterminés par d\u2019autres qu'eux-mêmes.Surtout les ultramontains redoutaient une substitution de l'État au clergé °.Le texte de La Cité du Mal contre la Cité du Bien fourmille d\u2019allusions peu voilées à la manière d\u2019un roman à clé.Elzéar Paquin cultivait également avec passion le lyrisme et parfois sa plume s'arrêtait à la porte de la grandiloquence.Quant à moi, embrassant plus particulièrement la cause de l'École, mon Alma Mater, je vais déployer toutes mes forces pour démontrer le droit qu\u2019elle possède de continuer son enseignement sans être obligée de s'affilier à Laval.sans être tenue de devenir succursale de Laval 10, Pour appuyer ses affirmations concernant la présence d\u2019une Cité du Mal en guerre contre la Cité du Bien, Paquin fit l'éloge de son École.Voilà une École de Médecine qui semblable à ces grands arbres dont les vertes et innombrables branches couvrent de leur ombre une certaine étendue de terre, répandent au loin ses nombreux rameaux tenant leur robuste vie et leur fraîcheur de sa sève féconde et laissant tomber sur la souffrance et la maladie la rosée vivifiante d'une thérapeutique douce et imprégnée des sueurs du travail et on aurait la témérité et la méchanceté de contraindre une telle École à accepter une condition secondaire.Laval que Montréal ne veut pas !!, Le style s\u2019éloigne de la simplicité qui devrait toujours caractériser les plaidoyers qui veulent être lus, médités et profitables; ce qui n\u2019était pas la manière du jeune Paquin, alors néophyte en médecine.Elzéar Paquin consacra un chapitre entier à la description des batailles qui ont eu lieu sur le terrain universitaire depuis 1859 jusqu\u2019à nos jours «entre l\u2019armée fournie par la Cité du mal commandée par Intrigue et l\u2019armée envoyée par la Cité du bien et commandée par le vaillant Ignace (Bour- get).D\u2019après sa charte impériale obtenue à Londres en 1852, l\u2019Université Laval était une institution de haut savoir appelée à une carrière provinciale.De nos jours, à cette époque enviable de liberté et de progrès, il faudra en venir aux mains avec nos ennemis en 1862, 63, 64, 65, 72, 74 et jusqu\u2019en 1881.9.Théorét, Abbé Pierre-Eucher \u2014 Figure de prêtre, R.H.A.F., 387-406, 196 .10.Paquin, Elzéar \u2014 La Cité du Mal contre la Cité du Bien.Montréal, s.n., 1881, p.5.11.Ibid., p.7.2009 fi i Jig On attribuera les causes de toutes ces misères aux ma- nœuvres du chef Intrigue, aux calculs méchants de la reine Ambition, aux plans injustes d'un officier, appelé Matériel et à d\u2019autres tristes personnages qui se réfugient dans l'Université Laval !2.Paquin décrivit longuement les premiers combats et il souligna les efforts tentés par Monseigneur Bourget pour obtenir, en 1862, une université catholique à Montréal.Notre vénéré prince catholique, Ignace sans peur et sans reproche, fait de nouvelles instances pour obtenir une université à Montréal, mais Intrigue, Ambition et surtout Injustice s'envolent à l'Orient portés par les ailes de ce mauvais ange qu\u2019on appelle Démon 18.Rome, toutefois, ordonna, le 17 août 1865, aux armées rivales de «cesser leurs batailles et enjoignit aux chefs d\u2019attendre une décision devant mettre fin à toutes leurs dissensions et à toutes les causes qui les entraînaient à la guerre » 14.L'admiration du jeune Paquin pour Monseigneur Bour- get n'était pas exclusive; il avait une égale faiblesse pour «les nobles fils de Loyola, la phalange la plus redoutable de la milice sainte dans la Cité du Bien » 15, I! faudrait êrte expert en décodage et porteur du trousseau de clés de Paquin pour comprendre quoi que ce soit a la lutte qui s\u2019engagea en 1881 à Rome.Tentons de comprendre en lisant entre les lignes : Intrigue, plus habile que jamais à la guerre, fit tant de ses pieds et de ses mains qu'il vint à bout d\u2019avoir des renforts fournis par les états tributaires de Laval.Ces états sont : l'état appelé : « Les difficultés », ayant pour chef exclusif En contradiction avec lui-même; l\u2019état nommé « approbation de l'épiscopat » et gouverné par Exagération hypocrite, l\u2019état connu sous le nom d'Entente formelle dont le gouvernement est entre les mains du fils de « Mensonge-Fourberie », état fameux qu\u2019on appelle «les sacrifices des dépenses énormes » et dont le gouvernement est le Très Respectable Matériel, l'état désigné sous le nom de « Non Expedire » et qui a pour chef Mauvaise Foi, l'état appelé les « Quatre Lettres » et dont le représentant de l'autorité porte le nom de Sans Preuve, l\u2019état qui se nomme « Proposition d'Application en 1870» et qui est sous le commandement d'Égoïsme Perfide et de Basse Jalousie, l\u2019état appelé « Réponse au Télégramme» et qui est gouverné par deux abominables tyrans : « Mensonge Malhonnête » et « Déloyauté Criante ».12.Ibid., p.26.13.Ibid., p.28.14.Ibid.p.29.15.Ibid, p.30.2010 (De l'autre côté) Ignace et tous ses généraux, Vérité, Logique, Justice, Honneur, Droit se trouvent à la tête de l'armée intrépide de la Cité du Bien 16, Le docteur Elzéar Paquin écrivit des textes de lecture indigeste: la lourdeur de leur argumentation n'était pas de nature à retenir l'attention.Il n'avait pas un souci de l'ordre très marqué.car il était tantôt bénisseur des amis de la Cité du Bien, tantôt accusateur des protagonistes de la Cité du Mal.Les divisions étaient mal établies entre la droite et la gauche.La presse, les avocats qui prirent part à la préparation du Bill de Laval et à la contre-proposition de l'École firent.à tour de rôle, l'objet de développements parfumés aux fleurs de rhétorique.Le Monde, le Franc- Parleur, le Courrier de Montréal, le Journal de Trois-Ri- vières, l'Abeille Médicale trouvaient grâce aux yeux de Paquin.La Tribune, L'Électeur, L\u2019Événement, la Concorde étaient vouées aux géhennes éternelles ! Peu heureux de la lenteur des procédures judiciaires civiles et canoniques, le docteur Elzéar Paquin jugea bon de quitter Montréal en 1888 pour faire carrière à Chicago où il allia à la pratique de la médecine, celle du journa- tisme.It y fut écrivain et dramaturge.Il fonda, à Chicago, un journal canadien-français : «Le Combat ».afin de débattre la question de l'enseignement du français à Chicago.Il écrivit un drame sur Louis Riel, un essai sur «la longévité de la vie humaine » et un ouvrage sur la colonie canadienne-française de Chicago.Il pratiqua sa profession jusqu'à l'âge de 85 ans.Quittant les États-Unis pour le Canada, il se retira à Montréal où il mourut à l'âge de 96 ans, le 15 janvier 1947.Dans sa livraison de février 1947, L'Union Médicale du Canada signala le décès du docteur Elzéar Paquin en quelques lignes trop discrètes : « Le défunt exerça la médecine jusqu'à l'âge de 85 ans.Manifestant par là une vitalité peu ordinaire, le docteur Paquin avait montré une grande activité, s'adonnant à la pratique de sa profession et à l'art d'écrire comme journaliste et essayiste.Le docteur Paquin était probablement le médecin le plus âgé du pays.» L'École de médecine et de chirurgie de Montréal a eu en Flzéar Paquin un défenseur qui ne lui a pas ménagé un apport positif.Son nom ne pouvait rester enfoui dans l\u2019oubli.Il a été, selon ses talents et sa manière de faire.un apôtre de la cause montréalaise dans le conflit universitaire qui a duré un quart de siècle.Il à droit à la reconnaissance de ses collègues de Montréal.Sa plume de pamphlétaire était guidée par des sentiments de reconnaissance envers son Alma Mater, l\u2019École de Médecine Victoria.16.Ibid, p.30-31.L'UNION MÉDICALE DU CANADA J qi M af juts Jur inl Jv\" i tête lrg de Mis là il rl coke de fi it iin ns nouvelles de dernière heure PROCLAMATION DES LAURÉATS DES PRIX DE RECHERCHE DÉCERNÉS PAR L'A.M.L.F.C.I \u2014 Le docteur André Barbeau Lors de la séance inaugurale du 47e Congrès de PA.M.L.F.C., tenu à l\u2019Hôtel Québec Hilton du 16 au 19 octobre 1974, il y eut proclamation solennelle par le docteur Jean-Louis Léger, président de l\u2019Association, des lauréats après concours des Prix de la Recherche.Le docteur André Barbeau, lauréat du Prix de la Recherche clinique (médecine) Le docteur André Barbeau, directeur du département de neurobiologie de l\u2019Institut de Recherches Cliniques de Montréal, membre du département de médecine de !l\u2019Hôtel-Dieu, professeur titulaire de médecine (neurologie) à l\u2019Université de Montréal et \u201cassociate member\u201d au département de médecine expérimentale de l\u2019Université McGill, a été proclamé lauréat du Prix de la Recherche clinique (médecine) pour le travail présenté au concours et jugé le meilleur par les membres du jury, intitulé: «Résultats à long terme de la L-Dopa dans le traitement de la maladie de Parkinson».Le curriculum vitae du docteur André Barbeau ne peut s\u2019évaluer sans consulter la liste forcément incomplète de ses titres et travaux publiée récemment dans Notre Hôpital (septembre 1974).«Activités professionnelles» (18 titres parmi lesquels: «Regional Editor» de «Pharmacology Biochemistry and Behavior» Membre du Comité éditorial de «Phronesis» Membre du Comité éditorial de «Advances in Neurology» «Associate Editor» de «Canadian Journal of Neurological Sciences» Distinctions honorifiques (24 prix et titres parmi lesquels: 1961-66: «Scholar» de la «John and Mary Markle Foundation» 1965 : Prix annuel de recherches de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale 1965 : «Award of Merit» de la «Parkinson Foundation» (Chicago) 1970 : «I.C.N.Annual Award for Research in the Medical Sciences» 1970 : «1970 Gold Medal» de la «Canadian Parkinson\u2019s Disease Association» 1972-73: «President, Canadian Neurological Society » 1973 : «President, Canadian Society for Clinical Investigation» 1973 : «Honorary Member of the Japanese Neurological Society» Publications - Thèmes principaux : Communications: 10 volumes (le 11e en voie de publication) 187 articles scientifiques a) Maladie de Parkinson b) Biochimie des amines cérébrales 61 communications avec c) La chorée de Huntington résumé publiés 21 articles sur des sujets paramédicaux d) Divers aspects de la neuro-génétique Associations (Membre de 34 associations parmi lesquelles) Commission internationale de neuro-génétique, Fédération mondiale de neurologie American Academy of Neurology American Neurological Association American Association for the Advancement of Science Royal Society of Medicine (London) TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 New York Academy of Sciences Société française de neurologie International Brain Research Organization Contributions originales: Le docteur Barbeau fut le premier à utiliser la L-Dopa dans le traitement de la maladie de Parkinson (en 1961).Il a aussi décrit et étudié deux nouvelles maladies: le ptosis familial tardif et l\u2019érythrokératodermie avec ataxie (en collaboration avec le docteur J.-M.Giroux).Plus récemment il a mis au point et étudié un nouveau modèle expérimental de l\u2019épilepsie et, pour la première fois, utilisé la Taurine dans l\u2019épilepsie humaine.II \u2014 Le docteur Georges Pelletier, lauréat du Prix de Recherche fondamentale Le Prix de la Recherche fondamentale a été attribué par les membres du jury au docteur Georges Pelletier, membre du Laboratoire d\u2019endocrinologie moléculaire du Centre Hospitalier Universitaire de Laval, pour son travail intitulé: «Localisation immunohistochimique en microscopie électronique de produits de neuro-sécrétion au niveau de Fhypo- thalamus et de la neuro-hypophyse».III \u2014 Le docteur Pierre Côté, lauréat du Prix de Recherche (exclusif aux étudiants, internes et résidents) Le docteur Pierre Côté, résident en médecine de Montréal, a obtenu après concours le Prix de la Recherche Médicale pour le travail, soumis au jury sous le titre: «Effets du diazépam sur la circulation coronarienne et le métabolisme du myocarde chez des sujets avec artères coronaires normales et des patients avec athéromatose coronarienne ».Les trois lauréats ont présenté leur communication réciproque lors d\u2019une des séances du congrès, le docteur Gérard Plante, neurologiste du Centre Hospitalier de l\u2019Université de Sherbrooke, a présenté le docteur André Barbeau; le docteur Bernard Hazel, médecin oncologiste de l\u2019Hôpital Maison- neuve-Rosemont de Montréal, a présidé la communication du docteur Georges Pelletier et le docteur Michel Chrétien, président du Comité scientifique de l\u2019A.M.L.F.C.et chercheur senior de l\u2019Institut de Recherches Cliniques de Montréal, a présidé la communication du docteur Pierre Côté.Le docteur Roger R.Dufresne, conférencier Brochu Au déjeuner du 18 octobre 1974 présidés par le docteur Jean-Louis Léger, la conférence Delphis Brochu a été donnée par le docteur Roger R.Dufresne, membre du Centre Hospitalier de l\u2019Université de Sherbrooke.La causerie du docteur Roger R.Dufresne était intitulée: «Les apprentis sorciers de la médecine moderne».Le docteur Jean-Claude Patel de Paris, délégué de la France Le délégué officiel de la France au 47e Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., tenu à l\u2019Hôtel Québec Hilton, du 16 au 19 octobre 1974, était le professeur Jean-Claude Patel, chirurgien de Paris.Il a donné une conférence, le 17 octobre 1974, qui a été présidée par le docteur Jean-Louis Léger, sur le sujet suivant: «Le traitement des pancréatites chroniques».Le 18 octobre 1974, le professeur Jean-Claude Patel a participé également à la table ronde consacrée aux maladies inflammatoires de l\u2019intestin, avec les docteurs Richard Clermont de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Luc Hamelin et Jacques Baillargeon de l'Hôpital Notre-Dame et Réal Lagacé, pathologiste de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.2011 nouvelles pharmaceutiques DALACIN C Phosphate, solution stérile Indications : Le Dalacin C Phosphate a été efficace dans le traitement de certaines infections causées par des bactéries anaérobies, incluant l\u2019espèce Bacteroïdes, le Peptostrep- tococcus, les sreptocoques anaérobies, l\u2019espèce Clostridium et les streptocoques microaérophiles.Ce produit est aussi indiqué pour traiter les infections causées par des micro- organismes gram-positifs sensibles à son action, notamment les staphylocoques, les streptocoques et les pneumocoques.Comme pour tout antibiotique, il importe d\u2019effectuer une épreuve de la sensibilité in vitro.Posologie et mode d\u2019administration Adultes : Voie i.m.\u2014 600 à 2400 mg*/par jour en 2, 3 ou 4 doses égales, il est déconseillé d\u2019administrer des injections intramusculaires de plus de 600 mg au même endroit.Voie iv.\u2014 900 à 4800 mg*/jour en goutte-à-goutte continu ou en 3 ou 4 doses égales perfusées sur une période d\u2019au moins 20 minutes.Il est déconseillé d\u2019administrer plus de 1200 mg en une seule perfusion intraveineuse d\u2019une heure.** Enfants (âgés de plus d\u2019un mois) : Voie i.m.\u2014 10 à 30 mg*/kg/jour en 2, 3 ou 4 doses égales.Voie iv.\u2014 15 à 40 mg*/kg/jour en goutte-à-goutte continu ou en 3 ou 4 doses égales perfusées sur une période d'au moins 20 minutes.** N.B.Dans les infections graves, il est recommandé d\u2019administrer aux enfants au moins 300 mg par jour.quel que soit le poids corporel.Contre-indications : Le Dalacin C Phosphate est contre-indiqué chez les malades ayant des antécédents d\u2019hypersensibilité à ce composé, au composé de base clindamycine, ou au palmitate de clindamycine-2.Bien qu\u2019on n\u2019ait pu démontrer une sensibilité croisée avec la Lincocin (lincomycine).il est à conseiller de ne pas administrer le Dalacin C Phosphate aux malades ayant déjà eu des réactions de sensibilité à la lincomycine.Jusqu'à ce qu\u2019on dispose d\u2019une plus longue expérience clinique, il faut s'abstenir de donner le Dalacin C Phosphate aux nouveau-nés (de moins de 30 jours) et aux femmes enceintes.* Selon le degré de sévérité de l\u2019infection.#* Ne pas administrer la solution stérile de Dalacin C Phosphate par voie intraveineuse, sous forme non diluée: toujours l\u2019administrer en perfusion.Pour de plus amples renseignements sur la posologie et la vitesse de perfusion, consulter la monographie qui se trouve dans chaque boîte.2012 DOTE RERO ISERE PO PO Avertissement : Des cas de diarrhée sévère et persistante ont été signalés, et certains ont nécessité la cessation du traitement.Au cours de cette diarrhée, du sang et du mucus ont parfois été remarqués dans les selles, et de temps à autre elle a entraîné une colite aiguë.Précautions : Le Dalacin C Phosphate, comme tout autre médicament, doit être prescrit avec prudence aux personnes ato- piques.La solution stérile de Dalacin C Phosphate doit être diluée pour administration par voie intraveineuse.Les antibiotiques provoquent parfois une prolifération de germes insensibles à leur action, notamment des levures.En présence.de surinfection, prendre les moyens thérapeutiques appropriés dictés par l\u2019état clinique.Étant donné que des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique, chez l\u2019animal ainsi que chez l\u2019homme, ont été notées de temps à autre, il importe de procéder à des épreuves de la fonction hépatique durant un traitement prolongé.Des hémogrammes doivent également être effectués lors d\u2019un traitement prolongé.Comme pour tous les autres antibiotiques, des études de sensibilité doivent être effectuées durant le traitement.Le phosphate de clindamycine-2 peut être administré aux malades souffrant d\u2019anurie et à ceux dont la fonction hépatique est altérée.Ta demi-vie du phosphate de clinda- mycine-2 dans le sérum de malades dont la fonction rénale est sérieusement réduite est supérieure à celle du composé chez les sujets normaux.Dans ces cas, il importe de réduire la dose de phosphate de clindamycine-2 de façon appropriée.T'hémodialyse ni la dialyse péritonéale ne constituent des moyens efficaces pour éliminer l'antibiotique du sang.Chez les malades souffrant d\u2019une insuffisance rénale grave.procéder périodiquement au dosage de clindamycine dans le sérum.Réactions défavorables : Injection intramusculaire.\u2014 Sur les 404 sujets ayant été traités, deux se sont plaints d\u2019une douleur au point de piqûre, deux ont présenté une induration au point de piqûre et deux ont développé un abcès stérile.Perfusion intraveineuse.\u2014 Sur les 192 sujets ayant été traités.14 (7.3%) ont eu des réactions locales.Onze ont développé une thrombophiébite superficielle et un une thrombo-phlébite superficielle ainsi que profonde.Dans la plupart des cas, le produit fut administré par l'entremise d\u2019une sonde à demeure déjà en place.TI est donc difficile d'établir jusqu\u2019à quel point le médicament a contribué à l'irritation.Documentation détaillée envoyée sur demande.Présentation : Dalacin C Phosphate, solution stérile \u2014 Chaque ml renferme le phosphate de clindamycine-2 correspondant à 150 mg de clindamycine base.Ampoules de 1 et de 2 ml.L'UNION MÉDICALE DU CANADA TEX A \u2014 \u2014 x et Nouveau £2210 / XO.y Métolazone, IMENNWALT as, Au ig ba puveau.Pennwalt a l'honneur de présenter un puveau et intéressant diurétique/antihypertensif it I i in on à ; (I Ie nt a eu x GE Ÿ le EUR fis, i 1598 \\ i eg, 3 i Ri BR ME belie: - hs iy] i \u2014 Le ouveau M@AtOxOWT, Métolazone, ISENNWALT Nouveau Trois indications importantes Le Zaroxolyn (métolazone) est une nouvelle et unique molécule de quinazoline dotée de réelles propriétés diurétiques et antinypertensives.!23 C\u2019est le résultat de plus de 13 années d'intensives recherches mondiales dont 55 études pré-cliniques et 88 études cliniques.Le Zaroxolyn est indiqué pour: 1.L'hypertension essentielle, de bénigne à modérée 2.l'oedème relié à la défaillance cardiaque congestive 3.l'oedème relié aux maladies rénales, y compris le syndrome néphrotique.Avant de recourir au Zaroxolyn (métolazone) dans votre pratique, nous vous invitons à prendre connaissance du rapport complet suivant sur notre produit.A7 1) Diminutions cliniquement et statistiquement significatives de la tension artérielle dans les traitements antihypertensifs a long terme.51217.18 Un traitement au Zaroxolyn (métolazone) produisit de sensibles diminutions de la tension artérielle chez la majorité des 295 patients soumis à étude dans 13 programmes de recherche contrôlés.De plus, le Zaroxolyn se révéla apte à maintenir une tension artérielle moindre pendant six mois et plus.Tension artérielle diastolique, 1101 en supination B 1 05}.A 100 c D 1 1 L L 5 10 15 20 semaines 180|\u2014 Tension artérielle systolique, en supination 170 |\u2014 160 C D 150 | 1 1 1 1 5 10 15 20 semaines Dans une étude effectuée au Hahnemann Medical College and Hospital, 33 patients souffrant depuis longtemps d'hypertension essentielle de bénigne à modérée furent mis sous observations.Pendant la période d'utilisation d\u2019un placébo, les pressions systolique et diastolique s'élevèrent.Mais au cours du traitement au Zaroxolyn (métolazone) à raison de 5 mg par jour, la pression subit une chute remarquable (partie ombrée).It se révéla inutile d'accroître la dose a 5 mg b.i.d.ou t.i.d.On ne releva aucune preuve de tolérance à l\u2019effet antinypertensif au cours d\u2019un traitement prolongé.Dans une étude sur 22 patients ayant reçu en moyenne 5, 5 mg de Zaroxolyn par jour pendant 48 semaines, on n'observa aucune tolérance.Début rapide, diurèse soutenue; une dose quotidienne La diurèse et la salurèse commencent habituellement en moins d\u2019une heure et persistent pendant 12 à 24 heures, selon le dosage.On atteint à l'effet maximal environ deux heures après l'administration du médicament.Aux plus forts dosages recommandés, l'effet peut être prolongé au-delà de 24 heures grâce à une seule dose quotidienne.4.5.6 \u201cL'acceptation par les patients des régimes de soins par médicaments constitue l\u2019un des principaux obstacles à un traitement efficace de l'hypertension.Il se peut que le recours à des médicaments antihypertensifs pouvant n'être administrés qu\u2019une seule fois par jour améliore les taux d\u2019acceptation.\u201d18 8 8 (pt Eq/min) UnaV no S 0 À À.À 1 4 60 120 180 420 1440 CONTRÔLE Temps (minutes) après dosage Temps-évolution de l'excrétion de sodium dans l\u2019urine (UnaV) à la suite de doses de 5 mg et 20 mg de métolazone par voie buccale (Zaroxolyn).Adaptation de Materson et al: Oral metolazone: effects on urine composition in water-loaded normal man.Efficace seul ou combiné; compatible.Dans l'hypertension, le Zaroxolyn (métolazone) peut servir comme seul agent thérapeutique ou pour activer d'autres agents antihypertensifs quand la maladie est grave.Les études contrôlées!7 ont porté sur 11 patients dont la tension artérielle échappait à l\u2019action d'agents antihypertensifs non diurétiques tels que la réserpine, l'alpha méthyldopa ou I'hydralazine.L'adjonction de métolazone (Zaroxolyn) par doses croissantes favorisa un contrôle allant de bon à excellent.5 * 5 0 ê t Ÿ \u2018 ! th Re ] me EF da nee jen ant gel Le Zaroxolyn (métolazone) s\u2019est aussi révélé compatible avec plusieurs des agents couramment utilisés dans le traitement des maladies cardiovasculaires tels la digitaline, les tranquilisants et l\u2019'héparine.S Efficace dans le traitement de l\u2019oedème relié à la défaillance cardiaque congestive.L'efficacité du Zaroxolyn (métolazone) en rapport avec la défaillance cardiaque congestive a fait l'objet de 21 études comprenant 334 patients.Dans une étude, 21 patients âgés atteints de défaillance cardiaque congestive furent traités au Zaroxolyn (métolazone) par doses de 2-1/2 mg à 5 mg par jour.Le Zaroxolyn (métolazone) ramena 75% de ces patients à leur \u201cpoids sec\u201d.en fin de Journée 2 4 6 8 10 12 14 T T T T Variations moyennes de poids (livres) Souvent efficace dans le traitement de l\u2019oedème relié à des fonctions rénales diminuées et au syndrome néphrotique'314.15 On a constaté l\u2019efficacité et la sécurité du Zaroxolyn (métolazone) dans le traitement de patients souffrant de fonctions rénales diminuées et/ou du syndrome néphrotique à la suite de quatorze études portant sur 129 patients.Seuls environ 15% des 129 patients sous observation ne réagirent pas au Zaroxolyn (métolazone).Les échecs eurent lieu surtout chez les patients au stade terminal de la maladie rénale.Plusieurs patients dont le taux de filtration glomérulaire était de 20 ml/min.et moins réagirent au Zaroxolyn (métolazone), mais il fallut souvent recourir à des doses plus considérables.Le Zaroxolyn (métolazone) a deux lieux d\u2019interventions210.11 Des études®?ont démontré que le Zaroxolyn (métolazone) intervient principalement en empêchant la réabsorption de sodium dans le segment de dilution cortical de l\u2019anse de Henle ou a I'entrée du tubule circonvolutionnaire distal.La micropuncture\"° et d\u2019autres méthodes11 ont fait la preuve d\u2019une intervention moindre dans le tubule circonvolutionnaire proximal.Facilement toléré; effets secondaires semblables à ceux des thiazides.Les effets secondaires du Zaroxolyn (métolazone) sont similaires quant à leur nature, amplitude et fréquence à ceux des thiazides.Au sujet d\u2019une épreuve du simple insu portant sur 19 patients à qui l\u2019on donna des doses quotidiennes par voie buccale pendant 20 semaines, les auteurs rapportent que le métolazone fut \u201cremarquablement bien toléré\u201d.!8 Au cours d\u2019études de toxicologie, il ne fut pas possible de tuer des animaux par suite de fortes doses simples par voie intrapéritonéale de 5000 mg/kg ou de doses simples par voie buccale de 10,000 mg/kg ou de doses par voie buccale allant jusqu'à 50 mg/kg données quotidiennement pendant aussi longtemps qu'une année.Le Zaroxolyn (métolazone) peut activer de façon sensible la furosémide1s Il faut user de précaution lorsqu'on donne le Zaroxotyn (métolazone) simultanément avec la furosémide, étant donné qu\u2019une activation très sensible peut s'ensuivre.Conclusion \u201cIL SEMBLE QUE LES PRINCIPAUX AVANTAGES QU'OFFRE LE METOLAZONE CONSISTENT EN LA HAUTE FREQUENCE DES REACTIONS ALLANT DE BONNES A EXCELLENTES, L'ADMINISTRATION D'UNE SEULE DOSE QUOTIDIENNE, L'ACTIVATION D\u2019AUTRES AGENTS ANTIHYPERTENSIFS NON DIURETIQUES ET L'ABSENCE DE TOLERANCE DANS LES TRAITEMENTS A LONG TERME.\" REFERENCES 1.U.S.Patent No.3,360,518.2.Shetty BV, Campanella LA, Thomas TL et al: Synthesis and activity of some 3-aryl- and 3-aralkyl-1,2,3 4-tethrahydro-4-oxo- 6-quinazolinesulfonamides.J Med Chem 13:886-895, 1970.3.Swartz WB: The effects of sulfanilamide on salt and water excretion in congestive heart failure.New England J Med 240:173, 1949.4.Materson BJ, Barkin JS: Metolazone, a new diuretic: acute effects on urine composition in water-loaded normal humans, abstracted, AM Soc Nephrol Annu Meet p.46, 1969.5.Pharmaceutical Division, Penwalt Corporation: records and reports on file.6.Materson BJ, Hotchkiss JL, Barkin JS et al: Oral metolazone: effects on urine composition in water-loaded normal man.Curr Ther Res 14:545-560, 1972.7.Cohen Al, Hinsvark ON: Comparative binding of WC-Zaroxolyn, a new diuretic, to blood fractions and the pattern of metabolites in man and other species.Pro Can Fed Biol Soc 13:155, 1970.8.Cohen Al, Hinsvark ON, Sullivan DJ: Metabolism of 1\u201cC-metolazone, a new diuretic, in naive and chronically treated dogs and monkeys.Toxicol App! Pharmacol 17:285, 1970.9.Suki WN, Dawoud F, Eknoyan G et al: Effects of metolazone on renal function in normal man.J Pharmacol Exp Ther 180:6-12, 1972.10.Fernandez PC Puschett JB: Proximal tubular actions of metolazone and chlorothiazide.Am J Physiol 225:954-961, 1973.11.Smiley JW, Onesti G, Schwartz C: The acute effects of metolazone on electrolyte and acid excretion in man.Clin Pharmacol Ther 13:336-342, 1972.12.Fotiu S, Finnerty FA, Mroczek WJ: Metolazone and chlorthalidone in hypertension\u2014a double blind evaluation.Int Res Commun Syst, March 1973.13.Tannenberg AM: Use of metolazone for nephrotic edema associated with reduced glomerular filtration rate (GFR) and renal plasma flow (RPF).Clin Res 10:518, 1970.14.Schoonees R, Mostert JW, Moore RH et al: Evaluation of metolazone: new diuretic in chronic renal disease.NY J Med 71:566-569, 1971.15.Bennet WM, Portel GA: Efficacy and safety of metolazone in renal failure and the nephrotic syndrome.J.Clin Pharmacol 13:357-364, 1973.16.Gunstone RF, Wing AJ, Shani HGP et al: Clinical experience with metolazone in fifty-two African patients: synergy with frusemide.Postgrad Med J 47:789-793, 1971.17.Cangiano JL, Campos JA, Trevino A, Ramirez-Gonzoles R, Ramirez-Muxo O: The effects of metolazone in the long term treatmeni of essential hypertension.18.Materson BJ, Oster JR, Perez-Stable EC: Antihypertensive effects of metolazone (Zaroxoyln)., XO Métolazone, ENNWALT (Prononciation phonétique: ZA-RÔX-O-LYN) un nouveau produ RARES Le résultat de plus de 3 années de recherches priginales pal r CLE Nous vous invitons à lire les renseignements descriptifs pour Zaroxoln\u2019 Métolazone IJENNWALT PP 2:mg 8 5 mg 9 10 mg Dosage recommandé de Zaroxolyn (métolazone) Hypertension essentielle, de bénigne à modérée 2-1/2 a 5 mg, une fois par jour Oedème de la défaillance cardiaque 5 à 10 mg, une fois par jour Oedème des maladies rénales 5 à 20 mg, une fois par jour NB: Le dosage quotidien dépend de la gravité de l'état du patient, son ingestion de sodium et son degré de réaction.Il faut donc régler le dosage en cours de traitement.NB: Chez les patients atteints de défaillance cardiaque congestive susceptibles de souffrir de dyspnée nocturne paroxysmale, on conseille habituellement de recourir aux doses les plus fortes en vue de garantir la durée de la diurèse et de la salurèse pendant une période complète de 24 heures.Lorsqu'on a atteint l'effet thérapeutique préalablement fixé, on conseille habituellement de réduire le dosage du métolazone à un niveau de maintien inférieur.tH Classification Thérapeutique \u201c NRA Diurétique/Antihypertensif NT Formule Structurale et Chimie sos C7 N FORMULE MOLECULAIRE: C16H16CIN3038 © © POIDS MOLECULAIRE: 365,84 \" NOM CHIMIQUE: Sulfonamide quinazoline 7-chloro-1,2,3,4- tétrahydro-2-méthyl-4-oxo-3-0-tolyl- Le métolazone n'est que modérément soluble dans l'eau, mais il est davantage soluble dans le plasma, le sang, les alcalis et les solvants organiques.Action: Le métolazone est un médicament diurétique/antihypertensif.L'action du métolazone consiste à intervenir dans le mécanisme de réabsorption des électroiytes au niveau du tubule rénal.Le mécanisme de cette intervention n'est pas connu.Le métolazone agit principalement en empêchant la réabsorption du sodium au niveau du lieu de dilution corticale et du tubule circonvolutionnaire proximal.Les ions de sodium et de chlorure sont excrétés en quantités à peu près égales.Le transport accrû de sodium vers le lieu d'échange distal-tubulaire peut entraîner une excrétion plus considérable de potassium et l'hypocalémie.Après une dose clinique par voie orale, la diurèse et la salurèse commencent habituellement en moins d'une heure et durent de 12 à 24 heures selon le dosage.L'effet maximal survient de 3 à 6 heures après l'absorption.L'action du médicament se poursuit pendant plus de 24 heures.On recommande une seule dose quotidienne et il est possible d'agir sur la durée de l'effet en réglant la dose.Le mécanisme grâce auquel les diurétiques interviennent dans le contrôle de l\u2019hypertension n\u2019est pas connu: il se peut que des actions à la fois rénales et extra-rénales soient en cause.On peut constater un effet antihypertensif dès la troisième ou la quatrième journée après le début du traitement au métolazone.D'habitude, toutefois, il faut de trois à quatre semaines pour atteindre l\u2019effet antihypertensif maximal.Indications: Le Zaroxolyn (métoiazone) est indiqué pour le traitement de l'oedème accompagnant la défaillance cardiaque congestive; de l'oedème accompagnant les maladies rénales et les états d'une fonction rénale diminuée, y compris le syndrome néphrotique.Le métolazone est également indiqué pour diminuer la tension artérielle dans le traitement de l'hypertension essentielle de bénigne à modérée, soit en tant que seul agent thérapeutique, soit simultanément avec un autre traitement antihy- pertensif.Contre-indications: Le Zaroxolyn (métolazone) est contre-indiqué dans les cas d\u2019anurie, de coma ou précoma hépatique et en présence d'hypersensibilité connue au métolazone et aux autres dérivés de la sul- fonamide.Avertissements: L'hypocalémie peut survenir, accompagnée des faiblesses, crampes et dysrythmies cardiaques en découlant.L'hypocalémie constitue un danger particulier chez les patients traités à la digitaline; elle peut précipiter des arythmies dangereuses ou fatales.L'azotémie et l'hyperuricémie peuvent survenir ou être précipitées au cours de l'administration du métolazone.(Peu fréquemment, on a signalé des attaques de goutte chez des personnes ayant souffert de ce mal.) Si l'azotémie et l'oligurie empirent au cours du traitement de patients souffrant d'une maladie rénale grave, on doit cesser l'administration du métolazone.Occasionnellement, le métolazone fera preuve d'une activation considérable lorsqu'il est administré simultanément avec la furosémide.1l peut s'ensuivre une déplétion massive, excessive de volume et d\u2019électro- es.récautions: Les patients traités au métolazone doivent faire l'objet d'une surveillance étroite et l'on doit faire le relevé des électrolytes sériques pour déceler des signes ou symptômes de déséquilibre des liquides ou des électrolytes, notamment l'hyponatrémie, l\u2019'hypochlorémie et l'hypocalémie.Au cours d\u2019un traitement, il faut établir périodiquement les niveaux de nitrogéne d'urée du sang, d'acide urique et de glucose.L'hypocalémie, qui constitue toujours un risque dans la plupart des traitements par diurétiques, est plus fréquente lorsque la médication est donnée simultanément avec des stéroides ou avec des hormones cor- ticotropes ou lorsqu'il y a absorption insuffisante d'électrolytes.Le niveau de potassium sérique doit être établi à intervalles réguliers et, au besoin, on doit fournir un supplément de potassium.Les indices cliniques de déséquilibre des électrolytes sont: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et désordres gastro-intestinaux tels que nausée et vomissement.Le métolazone peut activer les effets de la tubocurarine et amortir la réaction artérielle à la norépinéphrine.En conséquence, il peut être indiqué de supprimer le médicament au moins 48 heures avant une intervention chirurgicale prévue.On doit être particulièrement prudent dans le traitement des patients souffrant d'une maladie hépatique grave car les diurétiques peuvent favoriser, dans les cas de déplétion de potassium, l'alcalose métabolique, ce qui peut précipiter des crises d'encéphalopathie hépatique.L'hypotension orthostatique est possible et peut être activée par l'alcool, les barbituriques, les narcotiques ou un traitement simultané à l\u2019aide d'autres antinypertensifs.Lorsqu'on utilise le métolazone avec d'autres médicaments antinyper- tensifs, il faut faire montre d'une prudence particulière, surtout au début du traitement.On devrait diminuer la dose des autres agents antihyper- tensifs, surtout celle des agents d'obstruction ganglionnaire et de la guanéthédine.Par doses thérapeutiques, l'hydralazine peut entraver l'action natriurétique du métolazone.On peut, lorsque c'est indiqué, donner du métolazone avec un diurétique de conservation du potassium.En l'occurrence, la diurèse peut être activée et l\u2019on doit réduire les dosages.La rétention de potassium et l'hypercalémie peuvent en résulter; on doit fréquemment établir le niveau de potassium sérique.Si l'on donne un diurétique de conservation du potassium, un supplément de potassium est contre-indiqué.Bien qu'on ne l'ait pas signalé dans le cas du métolazone, on a, en de rares occasions, relié l'utilisation des diurétiques à des changements pathologiques de la gance parathyroide, ainsi qu'à l'hypercalémie et l'hypophosphatémie.On a signalé que des dérivés de la sulfonamide ont exacerbé ou activé l'érythématose lupus systémique.li faut garder ces possibilités à l'esprit quand on recourts au métolazone.Etant donné que la plus grande partie du métolazone est excrétée par la voie rénale, il faut user de précaution lorsqu'on l'administre à des patients chez qui la fonction rénale est gravement déréglée.Il faut user de précaution fors de l'administration du métolazone aux patients hyperuricémiques ou goutteux.Le métolazone produit des effets minimaux sur le métabolisme du glucose; chez les diabétiques, il se peut que les besoins en insuline soient affectés tandis que chez les patients souffrant de diabète latent, l'hyperglycémie et la glycosurie peuvent survenir.Jusqu'à plus ample informé, le métolazone n\u2019est pas recommandé pour les enfants.Utilisation au cours d\u2019une grossesse: Etant donné que le métolazone traverse la placenta et qu'on le retrouve dans le sang du cordon, son administration aux femmes enceintes exige que l'on compare les avantages potentiels du médicament aux dangers qu'il peut faire courir au foetus.Les effets potentiels sur le foetus comprennent la jaunisse foetale ou néonatale, la thrombocytopénie et d'autres réactions adverses qui sont apparues chez l'adulte.Toutefois, des études tératologiques chez les souris, les rats et les lapins\u2014pendant trois générations chez les rats\u2014 n'ont démontré aucun effet tératogénique chez ces animaux.On retrouve le métolazone dans le lait maternel.Il est donc possible que les effets du métolazone se fassent sentir chez le nouveau-né.Si on juge essentiel de donner du métolazone à une mère qui allaite, celle-ci doit cesser d'allaiter.Réactions Adverses: Réactions gastro-intestinales: constipation, nausée, vomissement, anorexie, diarrhée, gonflement abdominal, malaise de I'épigastre, jaunisse cholestatique intrahépatique, hépatite.Réactions du systéme nerveux central: syncope.étourdissement, somnolence, vertige, mal de tête.Réactions cardiovasculaires: hypotension orthostatique, déplétion excessive de volume, hémoconcentration, thrombose veineuse, palpitation, douleur à la poitrine.Réactions hématoiogiques; leucopénie.Réactions dermatologiques: urticaire et autres démangeaisons de le peau.Autres réactions: sécheresse de la bouche, hypocalémie symptomatique et asymptomatique, hyponatrémie, hypochlorémie, alcalose hypochlorémique, hyperuricémie, hyperglycémie, glycosurie, accroissement du BUN ou de la créatinine, fatigue, crampes ou spasmes musculaires, faiblesse, nervosité, frissons, attaques de goutte aiguës.Parmi les réactions adverses signalées par suite de l'usage d'autres diurétiques mais qui n'ont pas été relevées dans le cas du meétolazone, on retrouve: pancréatite, paresthésie, xanthopsie, agranulocytose, thrombocytopénie, anémie aplastique, purpura, photo-sensibilité et angiite nécrotisante (vasculite cutanée).On doit considérer ces réactions comme possibles par suite de l'utilisation clhnique du métolazone.Quand les réactions adverses sont modérées ou graves, on doit réquire le dosage du médicament ou supprimer celui-ci.Presentation: On trouve le Zaroxolyn (métolazone): en comprimés roses 2-1/2 mg, comprimés bleus 5 mg et comprimés jaunes 10 mg, en contenants de 50 et 500 pour chaque catégorie de comprimés.On doit livrer le métolazone dans des bouteilles de teinte ambrée 5 [JENWALT Pennwalt du Canada Ltée Division pharmaceutique 393 Midwest Road Scarborough, Ontario M1P 3A6 a tl dif 4 il A Mr |; ein De if Pfs Peuvent Mél.8 ar fa HE hyper U début type à de la ver lac vec un spa sine iggy dopo: en ements me et hide fer ces lé par fs pe Te aux sefels Se peut alens su mardé le nat ages pelus Je ou i sont 1 ls as ssèle Sion elo gion, mg nel.nek ain.del fr se i 185 , es oe.05, gel INAUGURATION DE L\u2019INSTITUT ROCHE DE PHARMACOLOGIE MARINE Une courte cérémonie marquait récemment l\u2019ouverture de l\u2019Institut Roche de recherche en pharmacologie marine à Sydney, en Australie.L'institut complémentera le travail qui se poursuit actuellement dans d\u2019autres domaines par deux autres institutions de recherche financées par Roche : l\u2019Institut Roche de biologie moléculaire à Nutley, New Jersey et l\u2019Institut d\u2019immuno\u2019ogie de Bâle, en Suisse.Les principales fonctions du nouvel institut seront d'isoler et d\u2019identifier les composants chimiques de la faune et de la flore marines; de savoir si ces composants exercent une activité microbiologique et pharmacologique qui permettrait leur emploi en médecine humaine et vétérinaire; de fournir des substances naturelles biologiquement actives comme modèles pour des synthèses en laboratoire.De plus, l\u2019institut collaborera avec des universités, des services gouvernementaux, des musées et autres organisations scientifiques dans le domaine de la recherche en sciences marines.Il assemblera et publiera aussi des informations sur les espéces marines et des rapports scientifiques sur les travaux en cours.CATAPRES Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée annonce la mise sur le marché de deux nouveaux antihypertenseurs : Cata- pres® \u2014 comprimé à 0,2 mg et Combipres®.Catapres (chlorhydrate de clonidine) fut commercialisé sous forme de comprimés à 0,1 mg.Le lancement des comprimés à 0,2 mg offre maintenant une plus grande flexibilité posologique ainsi qu\u2019une thérapeutique « sur mesure ».Combipress (comprimé à 0,1 mg de catapres et 15 mg de chlortalidone) associe tous les avantages de Catapres à la diurèse sûre et en douceur de la chlortalidone.Voici les principaux atouts d\u2019une thérapeutique à Combipres: \u2014 un effet antihypertenseur beaucoup plus important que celui de l'un ou l\u2019autre principe actif utilisé seul: \u2014 une posologie simple et adéquate permet à l\u2019hypertendu de mieux se conformer aux directives thérapeutiques; \u2014 pratiquement aucun changement dans la T.A.prise en décubitus et en position debout, donc absence de symptômes orthostatiques dans la plupart des cas.Combipres permet donc de maîtriser l\u2019hypertension tout en incitant à mieux suivre le traitement.Catapres \u2014 comprimé à 0,2 mg et Combipres sont offerts en flacons de 50 et de 500 comprimés.Toute information vous sera envoyée sur demande.TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 FEU VERT POUR LE PREMIER VACCIN ANTIGRIPPAL À VIRUS VIVANT, PAR VOIE NASALE Smith Kline & French Canada Ltd.a déclaré aujour- d'hui être la première compagnie du monde à recevoir l'autorisation de commercialiser un vaccin antigrippal vivant administré par voie nasale.Le nouveau vaccin, approuvé par le ministre belge de la Santé publique, sera mis sur le marché en Belgique pendant la saison des grippes 1974-75.En Amérique du Nord, c\u2019est la compagnie canadienne qui constitue le dossier pour le soumettre le plus tôt possible à la Direction générale de la protection de la santé pour examen et approbation.Le nouveau vaccin offre d'importants avantages sur les vaccins antigrippaux dont nous disposons.Comme il s\u2019agit d'un vaccin à virus vivant, les experts estiment qu\u2019il offre une meilleure protection contre la grippe que les vaccins à virus inactivé.En outre, étant administré par voie nasale et non par injection, le nouveau vaccin produit une immunité loca'e des voies aériennes supérieures par lesquelles les virus grippaux pénètrent dans l\u2019organisme, tout en assurant une protection générale.La valeur de cette conception, relativement neuve, de l\u2019immunité locale a déjà été prouvée par le vaccin antipoliomyélitique oral à base de virus vivant, qui entraîne une immunité locale à la poliomyélite dans les voies digestives, lieu d'élection du virus.Des milliers de personnes ont été inoculées avec le nouveau vaccin lors d'études cliniques en Belgique, aux États-Unis et en Australie pour établir son innocuité et son efficacité.Il protège contre les souches actuelles et les variants du virus A de l\u2019influenza circulant depuis 1968, et peut être facilement adapté aux mutants antigéniques principaux de la souche influenza prévus.Le vaccin Smith Kline est bien toléré et ne provoque pas de transmission de virus.La vaccination préventive est la seule arme efficace contre la grippe, seule maladie infectieuse qui continue à provoquer dans le monde des épidémies mortelles.La mise au point de ce nouveau vaccin antigrippal à base de virus vivant a été effectuée grâce à l\u2019équipe de chercheurs du centre de Recherche et Industrie thérapeutiques, filiale belge de la société Smith Kline qui, il y a quelques années, a mis au point le premier vaccin mondial contre la rubéole.Font partie de cette équipe le docteur Constant Huygelen, directeur du service de biologie, qui a dirigé la recherche de laboratoire, et le docteur Abel Prin- zie, directeur médical pour l'Europe continentale.responsable des travaux cliniques à l\u2019échelle mondiale pour établir l'innocuité et l\u2019efficacité du vaccin.2017 BOUTEILLES D'OXYGÈNE PORTATIVES À USAGE MÉDICAL On emploie de plus en plus l'oxygène et il est de plus en plus facile de se procurer des bouteilles d\u2019oxy- < gène portatives.On trouve cependant sur le marché beaucoup de beuteilles qui ne conviennent pas à un traitement médical ou à une urgence.Par conséquent, je me propose de recommander que des règlements soient établis en vertu de Benoëyl/Sulfoxy: est fabriquë par Stistel Laboratories, Inc.Distributeur exclusif au Canada: 1CN (Canada) Ltée Le traitement de l'acné est maintenant pius souple grâce à une lotion absolument stable de peroxide de benzoyle \u2014 avec ou sans soufre.La supériorité marquée des lotions comparées aux crèmes est évidente par leur application plus douce et plus uniforme sur la peau.Les lotions n'ont pas d'odeur, ne tachent pas et sont complètement invisibles sur la peau.Les patients dont l'épiderme est sensible peuvent utiliser d\u2019abord le Benoxyt*.On passe ensuite graduellement à la lotion Suifoxyl ordinaire, puis à la lotion Sulfoxyl forte selon le degré d'effet kératolytique désiré.Le traitement à longue échéance peut être continué à tous les niveaux.*Les personnes dont l\u2018épiderme est modérément sensible et huileux peuvent être traitées dès le début avec la lotion Sulfoxyl ordinaire.2018 la Loi des aliments et drogues, pour contrôler l'utilisation de ces appareils.Les règlements proposés exigeraient que chaque boutcille d'oxygène portative comprenne : à) un contenant portatif d'oxygène à usage médical, défini comme n'importe quel contenant d'oxygène d'une capacité maximale de 410 pieds cubes d'oxygène à usage médical, à température et pression normales, et d\u2019une capacité minimale suffisante pour fournir le débit indiqué au paragraphe b); Seno Sulfoxyl Composition: Lotion Benoxyl \u2014 5% et 20% de peroxide de benzoyle.Sulfoxyl ordinaire \u2014 5% de peroxide de benzoyle, 2% de soufre.Sulfoxyl fort \u2014 10% de peroxide de benzoyle, 5% de soufre.Présentation: Lotions \u2014 Flacons en plastique de 1 et 2 0z.avec bouchon distributeur Crèmes (Sulfoxyi seulement) \u2014 pots de 1 oz.Des biocs-notes d'instructions aux patients ainsi que des échantillons sont fournis sur demande.JON HL Subsidiaure d'International Chemical & Nuclear Corporation 675 Montée de Liesse Montréal 377, Québec (L'oxygène à usage médical est défini comme étant de l'oxygène correspondant aux normes décrites dans n'importe quelle pharmacopée.mentionnée à l'annexe B de la Loi des aliments et drogues) ; b) un appareil distributeur consistant en un dispositif régulateur de pression qui permette de maintenir un débit constant d'au moins 6 litres d'oxygène par minute pendant une période minimale de 15 minutes : c) un indicateur du contenu en oxygène et d) un masque ou tout appareil permettant de donner de l'oxygène à un malade.Ces règlements exigeront aussi que le contenant d'oxygène porte les avertissements suivants : a) l\u2018inhalation prolongée de grandes quantités d'oxygène peut être dangereuse.b) Ne pas se servir de cette bouteille pour des malades qui ont cessé de respirer, à muins de l\u2019utiliser conjointement avec des appareils de réanimation.c) Garder hois de portée des enfants.d) Le contenu est très inflammable: éviter toute trace d'huile ou de graisse; ne pas utiliser ou entreposer près d'une source de chaleur ou d'une flamme et se servir uniquement d'ic- cessoires spécialement conçus pour l\u2019utilisation d'oxvgène.Les bouteilles d'oxygène portatives devront satisfaire aux exigences de l'étiquetage des instruments médicaux.Ces exigences comprennent : le nom de l'appareil, le nom et l'adresse du fabricant et du distributeur, le numéro de lot ainsi qu\u2019un mode d'emploi approprié.Les bouteilles d'oxygène portatives devront également satisfaire aux exigences de l'étiquetage des drogues puisque l'oxygène dans un contenant pressurisé est considéré comme étant une drogue.Je vous invite à étudier ces propositions et à faire part de vos observations au plus tard deux mois après la date qui se trouve sur la présente lettre, au Directeur, Bureau des instruments médicaux, Direction de l'hygiène du milieu, Parc Tunney, Ottawa, Ontario, KIA 0L2.(Communique) L'UNION MÉDICALE DU CANADA el ne CEFADYL Bristol Laboratories of Canada, un chercheur réputé dans le domaine des antibiotiques, est heureux d\u2019annoncer la mise sur le marché de Cephadyl (céphapirine sodique).Cefadyl est un nouvel antibiotique semi-synthétique de la classe des céphalosporines parentérales, possédant un large spectre d'activité bactéricide.Cefadyl vous procure tous ces avantages remarquables que vous rechèrchez dans une céphalosporine parentérale : 1.Cefadyl est indiqué dans les infections graves des voies respiratoires supérieures et inférieures, du tractus génito- urinaire, de la peau et des tissus mous, dans la bacté- riémie et la septicémie causées par des organismes sensibles, y compris le staphylocoque résistant à la pénicilline G.2.Cefadyl est bien toléré généralement \u2014 aucun cas de néphrotoxicité rapporté jusqu\u2019à ce jour, chez plus de 1,000 patients traités à des doses s\u2019élevant jusqu\u2019à 12 grammes par jour.3.Cefadyl est bien toléré localement, avec une faible incidence de phlébite rapportée lors de l\u2019administration LV.4.Cefadyl peut être administré par la voie I.V.ou LM.Cefadyl est stable, après préparation, pendant 12 heures à la température ambiante ou 3 jours au réfrigérateur.6.Cefadyl est immédiatement soluble dans un volume de diluant de 2 ml pour l\u2019injection I.M.BUREAUX DE MÉDECINS A CITE CONCORDIA \u2014 15,000 pieds carrés par étage (projet moderne et extraordinaire) pouvant être subdivisés selon les désirs de chaque locataire.\u2014 Traits de sécurité et d\u2019'urgence particulièrement avancés.\u2014 Situé au cœur de la ville près de six (6) grands hôpitaux.\u2014 Accessibilité directe : hôtel, aire commerciale, bureau de poste, centre récréatif, édifice à appartements et garage de stationnement de 1000 places.\u2014 Présentement à louer pour occupation en 1975.Pour de plus amples renseignements, veuillez signaler 935-6371 et demander M.Plinge INTEREALTY LIMITED Hôpital Jean-Talon à Montréal Établissement public de soins aigus recherche les services d\u2019un DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS Fonctions : Sous l'autorité du directeur général, le directeur des services professionnels exerce les activités et fonctions visées dans la loi sur les services de santé et les services sociaux, ainsi que celles déterminées par l\u2019arrêté en conseil 3322-73 (règlement).Exigences : Etre médecin autorisé à exercer sa profession en vertu de la loi médicale.Posséder une expérience directe ou connexe à la fonction.Salaires et avantages d\u2019emploi : Application des échelles de salaires et des avantages d'emploi, en provenance du ministère des Affaires sociales.Seules seront retenues les candidatures accompagnées d'un curriculum vitae complet et adressées à: Directeur Général Hôpital Jean-Talon 1385 est, rue Jean-Talon Montréal Hôpital Jean-Talon à Montréal Établissement public de soins aigus recherche un médecin à titre de : CHEF DE SERVICE DE PSYCHIATRIE Fonctions : Sous l'autorité du direcetur des services professionnels et du Conseil des médecins et dentistes; Créer et organiser un nouveau service de Psychiatrie (45 lits), selon les normes modernes généralement acceptées, et en conformité avec les politiques et les programmes du ministère des Affaires sociales.Ce poste est disponible dès maintenant de façon à préparer l'ouverture du service prévue dans approximativement un an, (fin de la construction en cours).Les modalités de l\u2019emploi du temps pendant cette période seront à discuter avec le candidat.Exigences : Etre Médecin certifié en Psychiatrie de la Corporation professionnelle des Médecins du Québec.Salaires et avantages d\u2019emploi : Selon les normes établies par l\u2019entente intervenue entre le ministère des Affaires sociales et la Fédérations des Médecins spécialistes.Prière d\u2019adresser toute demande à : Directeur Général Hôpital Jean-Talon 1385 est, rue Jean-Talon Montréal TOME 103 \u2014 NOVEMBRE 1974 TABLE DES ANNONCEURS Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd.(Catapres) 1872-3 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Ser-Ap-Es) Deuxième page de la couv.Ciba, Produits Pharmaceutiques (Ser-Ap-Es \u2014 Posologie) 1853 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Ismelin) 1867 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-K) 1882-3 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-Fe) 1991 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Otrivin) 1997 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Apresoline) 2001 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 2000 Desbergers Limitée (Anoryol) Quatrième page de la couv.Eli Lilly (Canada) Ltée (Darvon-N) 1889 Franca, Laboratoires (Glucophage \u2014 posologie) 1905 Franca, Laboratoires (Glucophage) Troisième page de la couv.Frosst, Chas.E.& Cie (Mégacilline) 1885 Frosst, Chas.E.& Cie (P.V.F.) 1982-3 Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) 1994-5 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tandéaril) 1855-6 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Alka Butazolidine) 1902-3 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tofranil) 2007-8 Herdt & Charton Inc.(Hormodausse) 1863 Herdt & Charton Inc.(Algésal) 1977 Hoechst Pharmaceuticals (Lasix oral) 1879-80-1 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Dalmane) 1877 2020 Hôpital Jean-Talon (Carrières et professions) 2019 Interealty Ltd.(Locaux à louer) 2019 International Chemical & Nuclear Corporation (Benoxyl/Sulfoxy) 2018 Lederle, Laboratoires (Logest 1.5/30 \u2014 Logest 1/50) 1898-9-1900 Lederle, Laboratoires (Aristocort / Minocin) 1985-6 Les Laboratoires Eaton (Macrodantin) 1848-9 Merck, Sharp & Dohme Canada Limitée (Indocid) 1894-5 Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadostine) 1887 Nordic Biochemicals Ltd.(Norbitone) Enveloppe Nordic Biochemicals Ltd.(Maxeran) 1998-9 Pennwalt of Canada (Tussionex) 1897 Pennwalt of Canada (Zaroxolyn) 2013-4-5-6 Pfizer (Sinequan) 1892-3 Pfizer (Atarax) 1989 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Pondimin) 1865 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Donnazyme) 1981 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Robaxisal /Robaxisal Cl4 / Robaxisal Ce) 1993 Sandoz Pharmaceuticals (Calcium-Forte Gramcal) 1869-70-1 Savage Shoes Ltd.(Pussyfoots) 1875 Schering Corporation Limited (Etrafon) 1858-9 Schering Corporation Limited (Garamycin-Metimyl) 1860-1 Schering Corporation Limited (Tinactin) 1979 Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Medrol) 1906 @ 2 SS LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE ap | » ¢ / Le Glucophage.ih ti fit jout le mondé est iret), &e * [ 3 il Q \u2014 e ä lg ut 1 ° e\"@ Dy 5 3 ft à TIEN hu 0g a % £a The 1 > ré il H i ge ois | CR 0 © Le 5.le te 5 AE hi is al : yy en 9 ; a A & ~ 2 2c i ir 6 Hin * à $ ho y 7 Ur bE.A a fe pe $e ] 7 B a ; © © 77 ) | | En oI\u201d | | 6 4 il & A efficace et sûr \u2018est le traitement oral logique, 0 i ih oP u diabétique adulte et du diabétique obèse.{ 5 Œ | i
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