L'union médicale du Canada, 1 juillet 1975, Juillet
[" TOME 104 \u2014 No 7 UUNION MEDICALE MONTREAL \u2014 JUILLET 1975 m DU CANADA 1872-1975 EDITORIAL L'UNITE DE LA PENSEE DIRECTRICE ET LA DIVERSITÉ DANS L'EXPRESSION Edouard Desjar dins ARTICLES SPÉCIAUX L'\u2018'ASTHME CHEZ LE TRÈS JEUNE ENFANT (14-30 MOIS) |.L\u2019'AUTONOMIE ET L'OPPOSITION DE L'ENFANT ET LES RÉACTIONS DE LEURS MÈRES À CES BESOINS Yvon Gauthier, C.Fortin, Pierre Drapeau, Jean-Jacques Breton, Louise Quintal, J.Gosselin, John W eisnagel, Léon Tétreault et Gilbert Pinard ANALYSE DES PROPRIÉTÉS ONCOLYTIQUES DE CLOSTRI- DIUM PERFRINGENS \u2014 EMPLOI D'UN MUTANT ATTÉNUÉ ET DU CARCINOME SOLIDE D\u2018EHRLICH Jean-Rock Lapointe et Victorien Fredette STEREOLOGIE: ASPECTS PRATIQUES DES PRINCIPES ET METHODES APPLIQUES A L'ETUDE DU DEVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE O.Mathieu et Paul-Emil Messier DETERMINATION DE LA CAPACITE TOTALE DE FIXATION DU FER (TIBC) \u2014 NOUVELLE APPROCHE PAR DOSAGE IMMUNOLOGIQUE DE LA TRANSFERRINE .R.Gauvin, M.Pagé, J.-M.Loiselle et J.Talbot MÉTABOLISME DU TISSU ADIPEUX DANS TROIS CAS D'OBÉSITÉ EXTRÊME Sylvie Quirion, Jacques Letarte, Maurice Verdy, René Ouellet, Jacques-R.Ducharme, Gilles Leboeuf et Robert Collu PRÉSENTATIONS CLINIQUES LARVA MIGRANS VISCERALE : REVUE DE LA LITTÉRATURE À PROPOS D'UN CAS CHEZ L'ENFANT Fahed Halal, Francine Lampron et Pierre Viens LA TUBERCULOSE OSTÉO-ARTICULAIRE: UN PROBLÈME DIAGNOSTIQUE .N.Sliman, John V.Fowles et Richard Morisset TECHNIQUE REFECTION DE LA PLEVRE PARIETALE ET DE LA PAROI THORACIQUE PAR TRANSPOSITION ÉPIPLOÏQUE ET GREFFE DERMIQUE : PRÉSENTATION D'UN CAS DE CAR- CINOMATOSE MAMMAIRE AVEC RADIONÉCROSE DE LA PAROI L.LL 1111 LL LL Le Hugo Ciaburro et Claude Dupont 1059 1060 1070 1077 1084 1089 1094 1101 REVUE GÉNÉRALE L'UTILITÉ DE L'ULTRASONOGRAPHIE CARDIAQUE DANS UN HÔPITAL GÉNÉRAL Paul Lemire, Guy Cousineau et Reynald Bouchard VALEUR DE LA LAPAROTOMIE DANS LE DIAGNOSTIC ET LA DÉTERMINATION DU STADE DE LA MALADIE DE HODGKIN ; .John Mathieu et Louis Dionne MÉDECINE SOCIALE LA CAPACITÉ PHYSIQUE DES ENFANTS CANADIENS : UNE COMPARAISON ENTRE LES ENFANTS CANADIENS-FRAN- ÇAIS, CANADIENS-ANGLAIS ET ESQUIMAUX \u2014 11.PSYCHOLOGIE ET SOCIOLOGIE DES ENFANTS CANA- DIENS-FRANÇAIS Roy J.Shephard, Hugues Lavallée, Claude Beaucage, Michel Pérusse, Mirjana Rajic, Guy-R.Brisson, Jean-Claude Jéquier, Georges Larivière et Robert La Barre SUJETS DIVERS HISTOIRE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC : LA NOUVELLE FACULTÉ Edouard Desjardins NOUVELLES ANTHOLOGIE .Gabriel Nadeau REVUE DE LIVRES REVUE DE PÉRIODIQUES LIVRES REÇUS NOUVELLES DE FRANCE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 1115 1122 1131 1137 1029 1039 1144 1147 1153 1156 1165 EE iH Bi tt 3 bi RE Spécialement formulé pour la femme enceinte de Slow-Fe alliés au supplément dacide folique.Fréquence minime des réactions secondaires (diarrhée, vomissements, constipation).Réponse hémoglobinique maximale (le fer est libéré là où il est le mieux absorbé).Supplémentation efficace en acide folique.Comprimés à enrobage pelliculaire; petits, faciles à avaler.O Posologie simple, facile à [ retenir-un comprime par Jour, ol) à prendre à n'importe quel DA moment de la journée: ; ) | avant, pendant ou & «= après les repas., & ¢ | CS > 7 j oS & > FF LS ss.HS &L S & 2 Z Jor à la page \u2018O5: Se 8 A | TOME 104 \u2014 No 7 MONTRÉAL \u2014 JUILLET 1975 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1975 EDITORIAL UNITY IN DIVERSITY Edouard Desjardins SPECIAL ARTICLES ASTHMA IN VERY YOUNG CHILDREN (14-30 MONTHS): |.AUTONOMY AND OPPOSITION IN CHILD AND REACTIONS OF THE MOTHERS TO SUCH NEEDS Yvon Gauthier, C.Fortin, Pierre Drapeau, Jean-Jacques Breton, Louise Quintal, J.Gosselin, John Weisnagel, Léon Tétreault and Gilbert Pinard SEARCH FOR ONCOLYTIC CAPACITIES IN CLOSTRIDIUM PERFRINGENS BY USING AN ATTENUATED MUTANT STRAIN AND THE EHRLICH'S SOLID CARCINOMA Jean-Rock Lapointe and Victorien Fredette STEREOLOGY: PRACTICAL ASPECTS OF THE PRINCIPLES AND METHODS AS THEY APPLY TO A STUDY OF EMBRYOLOGICAL DEVELOPMENT O.Mathieu and Paul-Emil Messier DETERMINATION OF THE TOTAL IRON BINDING CAPACITY (TIBC) \u2014 A NEW IMMUNOLOGICAL APPROACH R.Gauvin, M.Pagé, J.-M.Loiselle and J.Talbot IN VITRO STUDIES OF ADIPOSE TISSUE METABOLISM FROM THREE CASES OF METABOLIC OBESITY Sylvie Quirion, Jacques Letarte, Maurice Verdy, René Ouellet, Jacques-R.Ducharme, Gilles Leboeuf and Robert Collu CASE REPORTS VISCERAL LARVA MIGRANS: REPORT OF A CASE AND A REVIEW OF THE LITERATURE Fahed Halal, Francine Lampron and Pierre Viens TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 1059 1060 1070 1077 1084 1089 1094 SKELETAL TUBERCULOSIS.A DIAGNOSTIC PROBLEM N.Sliman, John V.Fowles and Richard Morisset TECHNIC REFECTION OF THE PARIETAL PLEURA AND THORACIC WALL BY DERMAL GRAFT AND GREAT OMENTUM TRANSPOSITION Hugo Ciaburro and Claude Dupont GENERAL REVIEW THE USEFULNESS OF ECHOCARDIOGRAPHY IN A LARGE GENERAL HOSPITAL Paul Lemire, Guy Cousineau and Reynald Bouchard THE VALUE OF STAGING LAPAROTOMY AND SPLENECTOMY IN HODGKIN'S DISEASE John Mathieu and Louis Dionne SOCIAL MEDICINE PHYSICAL WORKING CAPACITY OF THE CANADIAN CHILD: A COMPARISON BETWEEN FRENCH-CANADIAN, ESKIMO AND ANGLO-CANADIAN CHILDREN.Ill.PSYCHOLOGY AND SOCIOLOGY OF FRENCH-CANADIAN CHILDREN Roy I.Shephard, Hugues Lavallée, Claude Beaucage, Michel Pérusse, Mirjana Rajic, Guy-R.Brisson, Jean-Claude Jéquier, Georges Larivière and Robert La Barre MEDICAL HISTORY THE MEDICAL PROFESSION IN THE PROVINCE OF QUEBEC: XIII Edouard Desjar dins 1101 1110 1115 1122 1131 1137 1025 La cystite aiguë\u2014 oS XL PII HEX Xs = 82° æ = Les récidives de la cystite apres traitement sont tres communes, surtout chez les femmes.Pourquoi?oS les aspect LE His a or CU fi A ve \u2018 7 EL kT HG MES rd En se basant sur les preuves actuelles, il semblerait que la voie d\u2019infection ascendante, avec colonisation de l\u2019orifice vaginal-urétral, constitue l\u2019étape intermédiaire chez les femmes réceptives.\u2019 Es - > a = \u2014 \u2014= » ) libido e ntestinaux Dans la cystite aiguë, E.coli est l\u2019hôte indésirable le plus fréquent.Pourquoi?Les sérotypes d\u2019E.coli isolés des infections du tractus urinaire se sont révélés identiques à ceux de la flore fécale de la patiente.\u201d* Les antibiotiques et les sulfamides concentrés dans le tractus gastro-intestinal et génito-urinaire, peuvent éventuellement convertir la flore intestinale et engendrer des souches résistantes.La propre flore intestinale résistante des patientes est alors à même de les réinfecter.°* Contre les \u201cpremiers fautifs\u201d de la cystite et les infections récidivantes.Macrodantin® (Nitrofurantoine Eaton en cristaux) Capsules de 25 mg, 50 mg, 100 mg Le spécifique des voies génito-urinaires H Il concentre son action sur un seul tractus.le tractus urinaire Bm Il n\u2019héberge pas, dans l'intestin, de flore résistante susceptible d\u2019entrainer la réinfection N \u2018Les observations accumulées ont prouvé que la nitrofurantoïne est efficace contre les infections des voies urinaires aussi bien supérieures qu\u2019inférieures\u201d\u2019!° B Aprés des années d'utilisation clinique intense, la résistance au traitement est encore restreinte.References: 1.EDITORIAL; Escherichia serotypes and renal infection.Lancet 1:532-533, 1971 2, TURCK M.PETERSDORF RG: J.Clin Invest 41:1760-1765, 1962 3.VOSTI KL et al: J Clin Invest 43: 2377-2385, 1964 4.O'GRADY & BRUMFITT (Eds): Urinary Tract Infection.Oxford University Press, London, 1968, p.68 5.STAMEY TA, TIMOTHY M, MILLAR M, et al Calif Med 115:1-19, 1971 6.KUNIN CM: Quoted in Infect Dis 1(5):10, 1971 7.KUNIN CM: Detection, Prevention and Management of Urinary Tract Infections.Phitadeiphia, Lea & Febiger, 1972, p.154 8.STAMEY TA: Hosp Physician 9:31-32, 1973 9.LINCOLN K, LIDIN-JANSON G, WIN- BERG J: Br Med J 3:308, 1970 10.KUNIN CM: op cit., p-188.ACTION: Le volume des cristaux de Macrodantin (macrocristaux de nitrofurantoïne) a amélioré la tolérance intestinale sans entraver l'efficacité clinique confirmée de la Furadantin® (nitrofurantoine).Dans les essais cliniques comparatifs entre Macrodantin et les comprimés de Furadantin (nitrofurantoine) la fréquence des nausées et/ou vomissements occasionnés par les cristaux a été considérablement réduite par rapport aux comprimés.Un certain nombre de patients qui ne pouvaient pas tolérer les comprimés de Furadantin® peuvent prendre les capsules de Macrodantin sans nausées.INDICATIONS: Macrodantin est indiqué dans le traitement des pyélonéphrite, pyélite et cystite imputables à des organismes sensibles.Cependant, il n'est pas indiqué pour le traitement des abcès rénaux, corticaux ou périnéphrétiques, ni pour celui de la prostatite.CONTRE-INDICATIONS: Anurie, oligurie ou perturbation profonde de la fonction rénale (clearance de créatinine inférieure à 40 ml par minute); à terme, pour les femmes enceintes de même que pour les nouveau-nés de moins d\u2019un mois était donné la possibilité d'anémie hémolytique imputable à l'immaturité des systèmes enzymatiques (instabilité du glutathion).MISES EN GARDE: Des cas d\u2019anémie hémolytique du genre sensi- tivité acquise ont été engendrés par la nitrofurantoïne.L'hémolyse semble être liée à une carence de la déshydrogénase du glucose- 6-phosphate dans les hématies des patients affectés.Cette carence a été confirmée pour 10 pour cent des individus de race noire et pour un petit pourcentage de sujets originaires du bassin méditerranéen et du Proche-Orient.Tout signe d'hémolyse sous-entend la suspension du traitement.La cause supprimant les effets, l'hémolyse cesse à l'interruption du médicament.Pseudomonas est l'organisme le plus communément responsable des infections récidivantes chez les malades traités à la nitro- furantoïne.; USAGE PENDANT LA GROSSESSE: L'INNOCUITE DE LA NITRO- FURANTOINE PENDANT LA GROSSESSE ET LA LACTATION N'A PAS ENCORE ETE CONFIRMEE.ELLE EST DONC CONTRE- INDIQUEE POUR LES FEMMES ENCORE FECONDES, A MOINS QUE LES AVANTAGES NE SURPASSENT LES RISQUES EVENTUELS.PRECAUTIONS: Le traitement a la nitrofurantoine est susceptible de déclencher une neuropathie qui risque d'être grave ou irréversible.Une issue fatale a été signalée.En cas d'engourdissement ou de picotements, l'administration de la drogue sera interrompue.Macrodantin ne doit pas être administré en même temps que des médicaments susceptibles de perturber la fonction rénale.RÉACTIONS ADVERSES: Nausées, vomissements et, moins fréquemment, diarrhée.La réduction de la dose soulagera les symptômes.La sensibilisation au médicament se manifeste sous la forme d'éruptions cutanées érythémateuses, macropapulaires, urticaire, éruptions eczémateuses et prurit.Réactions d\u2019hypersensitivité résultant d\u2019une anaphylaxie non fatale, oedème angiotique, infiltration pulmonaire avec effusion pleurale et eosinophilie ont été signalés.Les autres réactions possibles sont frisson, fièvre, jaunisse, symptômes asthmatiques et hypotension.On a constaté parfois des réactions mineures telles maux de tête, étourdissements, nystagmus, vertige, somnolence, malaises et douleurs musculaires.L'alopécie temporaire a été constatée également.La leucopénie, y compris la granulocytopénie n\u2019ont été signalées que rarement.Le retour de la formule sanguine à la normale suit habituellement la cessation du traitement.Comme avec tous les agents antimicrobiens, les surinfections par des organismes résistants sont possibles.Cependant, Macrodantin en limite les récidives au tractus génito-urinaire car il n'y a pas de suppression de la flore bactérienne normale dans une autre partie de l'organisme.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE: Posologie: Adultes: 50 à 100 milligrammes quatre fois par jour.Enfants: La dose sera calculée sur la base de 5 à 7 milligrammes par kilogramme de poids corporel (2.2 à 3.2 mg par lb) par 24 heures, à administrer en doses scindées quatre fois par jour (contre-indique pour les nourrissons de moins d'un mois).Administration: Macrodantin (nitrofurantoïne en macrocristaux) peut être pris avec les aliments ou du lait pour pallier les troubles gastriques dans toute la mesure du possible.Si le médicament est destiné au traitement suppressif à long terme, une réduction de la dose devra être envisagée.PRÉSENTATION: Macrodantin est présenté en capsules blanc opaque, gravées, 25 mg (Eaton 007) en flacons de 30, 100 et 500 capsules; jaune opaque/blanc, gravées, de 50mg (Eaton 008) en flacons de 30, 100 et 500 capsules; jaune opaque, gravées, de 100 mg (Eaton 009) en flacons de 30, 100 et 500 capsules.Monographie du produit disponible sur demande Les innovateurs des Nitrofurans ® LES LABORATOIRES EATON & Division de Norwich Pharmacal Company Ltd.Paris, Ontario.tl RENE RE RO TEE 1 hi A Hi oi Ho RCE Bi jas it uid Rt SET i L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS Jean-Marie Albert 5 Maurice Falardeau 7 André Archambault 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 Pierre Audet-Lapointe 7 Jacques Gagnon 7 Raymond Barcelo 7 Marc-André Gagnon 7 Maurice Bélanger 3 Paul-A.Gagnon 7 Jacques Bernier 7 Réjean Gauthier 7 Martial Bourassa 7 Claude Goulet 7 Jacques Cantin 7 Fernand Grégoire 7 Jean Chagnon?Pierre Grondin 7 Claude Chartrand 7 Otto Kuchel! 7 Luc Chicoine 7 Claude Laberge 10 Gilles Dagenais 9 Lucette Lafleur 7 Louis Dallaire 7 Yves Lamontagne 7 Pierre Daloze 7 Gilles Lamoureux 7 André Davignon 7 Pierre Lavoie 7 Ghislain Devroede 11 René Lebeau 7 Charles Dumas 7 Guy Lemieux 7 Robert Elie 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEUR EN CHEF: RÉDACTEURS ADJOINTS: Edouard Desjardins 7 Marcel Cadotte 7 ; 1, Jacques Cantin 7 RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Camille Dufault 7 Roma Amyot 7 Paul Dumas7 Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard 7 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer?Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 Jacques Turcot 7 Jacques Van Campenhout 7 SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: Marcel Cadotte 7 MEMBRES HONORAIRES Guy Albot 9 Jean-François Cier 6 Jean-L.Beaudoin 10 Rosario Fontaine 7 Albert Bertrand 7 Claude Fortier 10 Pierre Bois 7 Gustave Gingras 7 Paul Bourgeois 7 Adélard Groulx 7 Georges Brouet ?Albert Jutras 1 Paul-Louis Chigot © Raoul Kourilsky 9 Richard Lessard 10 Paul Letondal 4 Jean-Jacques Lussier 8 Gilles Pigeon 11 Francis Tayeau 2 MEMBRES DE LA CORPORATION Roma Amyot 7 Edouard Desjardins 7 Simon Lauzé 7 Paul-René Archambault 7 Camille Dufault 7 Jean-Louis Léger 7 André Barbeau 7 Origène Dufresne 7 Charles Lépine 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Roger R.Dufresne 11 Marcel Rheault 7 Jean-Réal Brunette 7 Paul Dumas 7 Rosario Robillard 7 Marcel Cadotte 7 Miche! Dupuis 7 Claude C.Roy 7 Serge Carrière 7 Jacques Genest 7 Pierre Smith 7 Roland Charbonneau 7 Ghislaine Gilbert 7 Léon Tétreault 7 Miche! Chrétien 7 Jules Hardy 7 Florent Thibert 7 Paul David 7 Murat Kaludi 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke; 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PRÉSIDENT : CONSEILLERS : Jean-Réal Brunette Edouard Desjardins .Jules Hardy VICE-PRESIDENT : Murat Kaludi Simon Lauzé TRÉSORIER : Serge Carrière SECRÉTAIRE : SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE : Marcel Cadotte Gabrielle Faucher PUBLICITÉ Roger Bergeron, Enr.5915, rue Arthur-Chevrier Montréal, Qué.H1G 1R4 Tél.: 322-2110 membre du [HEE] Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 1028 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles LE DOCTEUR CLAUDE LABERGE NOMMÉ DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DE MÉDECINE DU C.H.U.L.On vient de nous faire connaître la nomination du docteur Claude Laberge, chef du service de génétique médicale, au poste de directeur du département de médecine du Centre Hospitalier Universitaire Laval de Québec.LE PROFESSEUR JEAN BERNARD À L'\u2019ACADÉMIE FRANÇAISE Le professeur Jean Bernard, chef de file de l\u2019hématologie française, a été élu à l\u2019Académie française au fauteuil de l\u2019écrivain Marcel Pagnol.Né à Paris le 26 mai 1907, il dirige actuellement à l'hôpital Saint-Louis à Paris un des principaux centres de recherche de l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale: FInstitut sur les leucémies et les maladies du sang, domaine dans lequel il jouit d\u2019une réputation internationale.LE DOCTEUR MARTIN LABERGE, PRÉSIDENT ET DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA REGIE DE L\u2019ASSURANCE-MALADIE DU QUEBEC Le docteur Martin Laberge, anciennement chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, vient d'être nommé président et directeur général de la Régie de l\u2019Assurance-Maladie du Québec.Il succède à M.Yves Martin, nommé récemment recteur de l\u2019Université de Sherbrooke.Avant sa nomination à la Régie, le docteur Martin Laberge était sous-ministre adjoint responsable de l\u2019agrément au ministère des Affaires sociales.LE DOCTEUR FERNAND HOULD, NOMMÉ SOUS-MINISTRE ADJOINT AUX AFFAIRES SOCIALES Le ministre des Affaires sociales vient d\u2019annoncer la nomination du docteur Fernand Hould, pédiatre de Québec et vice-doyen de la Faculté de médecine de Laval, au poste de sous-ministre adjoint responsable de la direction générale de l\u2019agrément.Le 1¢r juillet 1975, il succédera au docteur Martin Laberge.NOMINATION DE CINQ PROFESSEURS ÉMÉRITES PAR L'UNIVERSITE DE MONTREAL Lors de la collation des grades universitaires tenue a l\u2019Université de Montréal le juin 1975, cinq professeurs ont été promus au titre d\u2019émérite.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Ce sont les docteurs Eugène Robillard, ancien doyen et directeur du département de physiologie, Georges-Étienne Cartier, ancien chef de chirurgie vasculaire au département de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu, le Père Noël Mailloux, direc- teur-fondateur de l'Institut de psychologie et du Centre de recherche en relations humaines, monsieur Pierre Dagenais, ancien directeur du département de géographie, et monsieur Abel Gauthier, ancien directeur de la Faculté des sciences de l'éducation et mathématicien renommé.L'UNIVERSITE LAVAL DECERNE UN DOCTORAT D'HONNEUR AU DOCTEUR HANS SELYE À l\u2019occasion de la collation des grades, le 31 mai 1975, l\u2019Université Laval a conféré un doctorat d\u2019université \u201cho- noris causa\u201d au docteur Hans Selye, directeur de l\u2019Institut de médecine et de chirurgie expérimentale de l\u2019Université de Montréal.Né à Vienne et âgé de 68 ans, le docteur Selye dirige cet Institut depuis 1945.Le docteur Selye ainsi que plusieurs membres de cet Institut se consacrèrent jusqu\u2019au début des années \u201960 à l\u2019étude du stress.Le stress est le moyen dont dispose un organisme vivant pour s\u2019adapter à toutes sortes de situations.Dans le sport, par exemple, le stress permet de soutenir un effort et de dépasser la fatigue.Il publia un important traité sur le stress en 1950; au cours des cinq années suivantes, plus de 19,000 travaux scientifiques furent publiés sur ce sujet à travers le monde.Depuis 1960, l\u2019Institut, toujours sous l'inspiration et la direction du docteur Selye, s\u2019est orienté vers l\u2019étude des maladies pluricausales (tuberculose, troubles cardio-vasculaires), idée développée lors des études sur le stress.La notion de maladie pluricausale a permis de rendre compte de nombreux facteurs qui interviennent souvent dans l\u2019apparition d\u2019une maladie.À partir de 1973, le docteur Selye et ses collaborateurs étudièrent l\u2019accroissement de la résistance biologique grâce à certaines substances assurant la détoxication des tissus (catatoxines).Conservant la même idée de base, il devait étendre sa théorie du stress au comportement social de l'individu.Il montra que l\u2019ego, soit le mécanisme d\u2019auto- protection qui force l\u2019organisme à lutter pour survivre, réagit souvent comme une entité biologique lorsqu'il est assailli par des agents stressants.Enfin, le docteur Selye a formulé dernièrement un tout nouveau concept, l\u2019hétérostasie, s\u2019opposant au concept plus ancien de l\u2019homéostasie ou tendance qu\u2019a tout système biologique à conserver ses paramètres de fonctionnement constant.L\u2019hétérostasie implique une hausse de la résistance normale de l\u2019organisme par l\u2019intermédiaire de ses propres moyens de défense.Au cours de plus de quarante années de recherche, le docteur Selye a publié 31 livres et plus de 1500 travaux scientifiques.Il a également reçu plusieurs doctorats honorifiques et de nombreuses mentions internationales.(Communiqué) 1029 Le i HE vf À NE Be Rte fit ASSEMBLÉE CONJOINTE DE LA SOCIÉTÉ DE NÉPHROLOGIE FRANÇAISE ET DE LA SOCIÉTÉ DE NÉPHROLOGIE DU QUÉBEC Une réunion conjointe des Sociétés de néphrologie de France et du Québec a eu lieu à l'hôpital Necker de Paris, dans le service du professeur Jean Hamburger, les 2 et 3 juin 1975.Parmi les participants canadiens à cette assemblée scientifique, on remarquait les docteurs Guy Lemieux de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Michel Bergeron de l\u2019Université de Montréal, Serge Carrière et Raymond Barcelo de I'hd- pital Maisonneuve-Rosemont, Jean-Guy Mongeau et Philippe Robitaille de l'hôpital Sainte-Justine, Gérald Plante et Tewfik Nawar du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, qui tous ont présenté des communications.PROMOTIONS ET NOMINATIONS À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le Conseil de l\u2019Université a accordé à sa réunion cinq nouvelles promotions à des professeurs.Ainsi, à la Faculté de médecine, les docteurs Jean Desjardins (chirurgie) et Roger Poirier (pédiatrie) sont promus au rang de professeur titulaire plein temps géographique tandis que le docteur D\u2019Arcy Thibert (médecine) est promu professeur agrégé plein temps géographique.Toujours à la Faculté de médecine, le Conseil a désigné au rang de professeur agrégé de clinique les docteurs Jean Caron (psychiatrie) et Gilles Amyot (obstétrique-gynécologie).À la Faculté des arts et des sciences, Mme Martine Léonard (études françaises) est promue professeur agrégé.Par ailleurs, le Conseil a renouvelé pour une troisième fois le mandat du doyen de la Faculté de médecine dentaire, M.Jean-Paul Lussier et a nommé le professeur titulaire à l\u2019École d'architecture, M.Colin Davidson, au poste de vice-doyen de la Faculté d\u2019aménagement.Le Conseil a aussi décidé de renouveler le mandat du directeur du Département de mathématiques, M.Aubert Daigneault, et de nommer M.Jean-Claude Marsan comme directeur de l\u2019École d'architecture.Ces deux dernières nominations sont entrées en vigueur le 1°\" juin.Soulignons également, qu\u2019à la suite des recommandations de l'Assemblée universitaire, les membres du Conseil de l'Université ont accepté d\u2019une part le rapport du Comité conjoint de la planification sur les sciences de la santé à FU.de M.et apporté d\u2019autre part des modifications aux statuts de l\u2019université qui ont trait au quorum des assemblées et aux élections tenues par ces assemblées.Ces nouvelles modifications aux statuts, qui seront en vigueur lorsqu'elles paraîtront dans la Gazette officielle du Québec, précisent en outre que les assemblées de faculté et de département pourront dorénavant adopter tout règlement de régie interne.Par ailleurs, en modifiant l'article 37.08 et 37.09 le Conseil a précisé qu'un scrutin tenu dans une assemblée de faculté lors d\u2019une procédure d'élection ou de consultation pourra se faire par courrier et nécessitera la participation minimale du tiers des membres pour qu'il soit jugé valide.De plus, l\u2019article 50.07 reconnaît aux assemblées de faculté et de département le pouvoir de fixer leur quorum.1030 L'assemblée universitaire devra approuver par la suite ces modifications de quorum.Par contre, les corps universitaires ne pourront adopter pour eux-mêmes des règles de quorum différentes que celles qui sont prévues dans un autre article modifié, le 50.08.Dans celui-ci, on précise que le quorum des assemblées de la FES, de la FAS, de la Faculté de médecine et d'une assemblée de professeurs des sciences de la santé qui doivent élire (selon l'article 29.02e) des représentants au conseil de la FES, sera de 100 personnes.Pour les comités exécutifs, l\u2019article ajoute que le quorum requis est la majorité des membres et celui du comité exécutif de l'Université, doit comprendre au moins un membre qui ne reçoit aucun traitement de l'U.de M.(Forum, 18 avril 1975) ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE NÉPHROLOGIE TENUE À FLORENCE La Société internationale de néphrologie a tenu une assemblée générale au Palais des Congrès de Florence, Italie, du 8 au 12 juin 1975.Les néphrologues du Québec qui avaient assisté la semaine précédente au Congrès conjoint de Necker à Paris et participé activement étaient en grand nombre présents à l\u2019assemblée de Florence.LE DOCTEUR ÉDOUARD BEAUDRY, CHEF DU DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE DE L'HÔPITAL DE CHICOUTIMI Le Conseil d'administration de l'Hôpital de Chicoutimi Inc.faisait part, en janvier 1975, de la nomination du docteur Édouard Beaudry comme chef du Département de chirurgie.Le docteur Beaudry œuvre depuis plusieurs années comme chirurgien à l'Hôpital de Chicoutimi Inc.Bachelier &s arts du Séminaire de Québec, promotion 1942, il obtenait l\u2019année suivante un baccalauréat en philosophie.En 1946, l'Université Laval de Québec lui octroyait son doctorat en médecine et la même année il passait son L.M.C.C.Après une année d'internat à FHôtel- Dieu de Québec, il fit deux années de résidence dans le même hôpital, jusqu'en 1948.Il entreprit par la suite sa spécialisation comme chirurgien.Au cours des années 1950-51, il étudiait à Paris et à Strasbourg pour revenir ensuite à l'Université de Pennsylvanie qui lui octroyait un certificat de spécialiste en chirurgie.En 1952, il fit de l'enseignement à l'Université Laval dans le département d'anatomie.À la fin de cette année 1952, il passait avec succès ses certificats en chirurgie générale de la province de Québec (C.S.P.Q.) et du College royal du Canada (C.S.C.R.).Et enfin, il obtenait son diplôme d'associé, après examen, du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (F.R.C.S.) (C).Le docteur Beaudry est professeur agrégé en chirurgie à l'Université Laval.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ss A \u2014 \u2014 Depuis juillet 1952, le docteur Édouard Beaudry est membre actif du Conseil des médecins et dentistes et membre du Service de chirurgie générale, et en 1970-71, le docteur Beaudry a été président du Conseil des médecins et dentistes.Le docteur Édouard Beaudry, chef du Département de chirurgie à l\u2019Hôpital de Chicoutimi Inc, était dernièrement nommé Régent du Collège international des chirurgiens, section canadienne.CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LES MALADIES PULMONAIRES TENUE À MONTRÉAL La Conférence internationale sur les maladies pulmonaires a été tenue à l'hôtel Reine Elizabeth et à l\u2019hôtel Windsor de Montréal du 18 au 21 mai 1975.Cette conférence réunissait les membres de l\u2019American Thoracic Society, de la Canadian Thoracic Society, de American Lung Association, de la Canadian Tuberculosis and Respiratory Disease Association.Parmi les participants, on remarque les noms des docteurs A.Zidulka, S.Nadler, Antonisen, Engel, Randan, L.Taussig, Macklew, J.Richardson, J.Béland, M.Hazu- cha, J.Milic-Emili, Derenne, A.Grassino, Whitelaw, J.Awar, J.Dosman, Monique Kryger, O.Yacoub, K.Ascah, J.Joubert, M.King, L.Moroz, J.C.Hogg, W.L.Ving, N.S.Wang, Pierre Beaudry, F.Aubry, G.W.Gibbs, S.Swift, M.R.Becklake, C.S.Rousson, D.I.M.Segler de Montréal, P.A.Martorana, J.W.Richard, N.W.McKeel, Fernand Moisan, N.N.Share, Mare Desmeules, Lionel Montmini de Québec.La conférence du docteur Pierre Beaudry portait sur les maladies pulmonaires de l'adolescent, celle du docteur Marc Desmeules sur les maladies pulmonaires de l\u2019adulte.Parmi les membres du Comité des congrès, on notait M.F.-P.Paradis, les docteurs Roland Charbonneau, Dar- lington, Cornely, Crockett, MacKlew, J.J.Laurier Jessup, Caldwell, Richard Martin, Chaparas, Earle, Claude Len- fant, R.Lourenco, K.Moser, Motoyama, Rogers, Sackner, Sharbaro et Gérard-M.Turino.LE DOCTEUR CLAUDE BERGERON, CHEF DU SERVICE DE CHIRURGIE GÉNÉRALE DE L'HÔPITAL DE CHICOUTIMI Le Conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital de Chicoutimi Inc.a également fait part de la nomination du docteur Claude Bergeron au poste de chef du Service de chirurgie générale.Le docteur Bergeron est membre actif du Conseil des médecins et dentistes et membre du Service de Chirurgie générale, depuis 1961.Le docteur Claude Bergeron est chargé d\u2019enseignement à l\u2019Université Laval.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d\u2019un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être originaux et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.[| est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L\u2019acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d\u2018imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l\u2019encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable, L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie : nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u2018\u2019Ll'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cingq dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2018éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u2018\u2019, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.1031 RÉUNION CONJOINTE MÉDICO-CHIRURGICALE DE L'HOTEL-DIEU DE MONTREAL Dans le cadre des séances conjointes médico-chirurgi- cales organisées par les départements de médecine et de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, une séance médico- chirurgicale a eu lieu le jeudi 29 mai 1975, à 8 heures, à l\u2019auditorium du pavillon Jeanne-Mance.Le sujet présenté par les docteurs Richard Morisset et Jacques Bruneau, était le suivant : « Les septicémies à l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal ».LE NOUVEAU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS GÉNÉRAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC À l\u2019occasion du Congrès de 1975 tenu à l\u2019hôtel Québec Hilton, les membres de l\u2019Association des chirurgiens généraux de la province de Québec ont procédé à l\u2019élection de leur exécutif.Les élections ont donné le résultat suivant : président \u2014 Jacques Côté; l\u2018\" vice-président \u2014 Richard Margolese; 2° vice-président \u2014 Maurice Falardeau; secrétaire \u2014 Denis Bernard; trésorier \u2014 Jean-Paul Thibault.Les nouveaux administrateurs sont les docteurs Jean- Guy Beaudoin, Montréal, Claude Bergeron, Chicoutimi, Denis Bernard, Montréal, Jacques Côté, Québec, Jean Dionne, Montréal, Pierre Dugal, Arthabaska, Maurice Fa- lardeau, Montréal, Claude-L.Fortin, Québec, Claude Le- Blanc, Ville LaSalle, Richard Margolese, Montréal, John F.Meyers, Noranda, Rodolphe Paré, Hull, Jean-Paul Thibault, St-Jérôme, René Tremblay, Shawinigan-Sud et Rodolphe Tremblay, Rimouski.NOMINATION DU DOCTEUR JACQUES MACKAY AU POSTE DE DIRECTEUR GÉNÉRAL INTÉRIMAIRE DE L'HÔPITAL RIVIÈRE-DES-PRAIRIES À sa dernière réunion régulière tenue le 7 avril 1975, le Conseil d'administration de l'hôpital Rivière-des-Prairies a nommé le docteur Jacques Mackay directeur général intérimaire.Il est à noter que le docteur Mackay demeure aussi directeur des services professionnels.NOMINATIONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LAVAL Deux nominations de directeur de départements ont été faites à la Faculté de médecine de Laval.Ce sont: Département de chirurgie (directeur): docteur Louis Levasseur.Ce dernier est professeur titulaire à l\u2019Université depuis 1970.Il dirige le Département de chirurgie du C.H.U.L.depuis 1972.M.Levasseur fait partie de nombreux comités et conseils de chirurgie, tant sur le plan local que national.Il siège notamment au Conseil du Département de chirurgie de la Faculté depuis près de 4 ans.1032 Apresoline l\u2019'hypotenseur \u201cde renfort\u201d a action unique INDICATIONS: Hypertension artérielle de formes diverses: hypertension essentielle fixe, de forme bénigne ou maligne; hypertension liée à la glo- mérulo-néphrite aiguë et chronique; néphrosclé- rose; toxémies hypertensives de la grossesse, pré-éclampsie et éclampsie.POSOLOGIE: Hypertension: Voie buccale: d'une manière générale, après la mise en route du traitement, on augmentera graduellement la posologie en ajustant la dose suivant la réponse individuelle.Si le médicament est employé seul, on commencera avec 10 mg quatre fois par jour: on pourra augmenter ensuite par paliers jusqu'à un maximum pratique de 200 mg par jour.En association avec d'autres h golenseurs, on pourra réduire la posologie d'APRÉSOLINE.Voie parentérale: en cas d'urgence, le traitement du malade hospitalisé peut être institué par voie intraveineuse ou intramusculaire.La dose habituelle dans ces cas varie entre 20 et 40 mg et on répète l'injection, si besoin est.Chez certains malades, notamment ceux qui présentent une atteinte rénale grave, il peut être nécessaire de réduire la dose.La baisse de la tension artérielle peut être amorcée dans les quelques minutes qui suivent l'injection, la baisse maximale moyenne se produisant en l'espace de 10 à 80 minutes.On peut reprendre l'administration orale d'APRESO- LINE dans les 24 à 48 heures chez la plupart des malades.Toxémie de la grossesse: a) Toxémie précoce et hypertension gravidiques: un comprimé à 10 mg per os 4 fois par jour pour commencer, en augmentant ensuite graduellement la dose jusqu'à concurrence de 400 mg par jour ou jusqu'à obtention de l'effet thérapeutique.b) Toxémie tardive et pré-éclampsie: administrer 20 à 40 mg par voie intramusculaire ou lentement, par injection intraveineuse directe ou perfusion.épéter l'administration si nécessaire.EFFETS SECONDAIRES : Tachycardie, céphalées, palpitations, étourdissements, faiblesse, nausées, vomissements, hypotension de posture, engourdissement et picotements des extrémités, rougeurs, congestion nasale, larmoiement, rougeur de la conjonctive, dyspnée, symptômes d'angine, éruption cutanée, fébrilité médicamenteuse, diminution du taux de l'hémoglobine et du nombre des hématies, urticaire géante et syndrome pseudo-lupique (arthralgies) dans certains cas après l'administration durant des périodes prolongées.PRÉCAUTIONS D'EMPLOI: Employer avec prudence en présence d'atteinte rénale grave et d'ischémie coronarienne ou cérébraie récente.APRESOLINE peut potentialiser les effets narcotiques des barbituriques et de l'alcool.Des cas de névrite périphérique.se traduisant par de la paresthésie avec engourdissement et picotements, ont été observés.Les observations publiées indiquent que le médicament a un effet antipyri- doxinique et que si des symptômes de carence se manifestent, il est conseillé d'associer de la pyridoxine au traitement.SURDOSAGE: Symptômes: hypotension et tachycardie.Traitement: lavage d'estomac ou, en l'absence de coma, émétiques.En présence d'hypotension.administrer très prudemment de la norépinéphrine (par voie intraveineuse) ou de l'éphédrine afin de relever la tension artérielle sans aggraver la tachycardie.Éviter l'emploi de l\u2019épinéphrine.Le traitement symptomatique général comprend: l'administration de liquides intraveineux, l'application de chaleur et l'élévation du pied du lit.PRÉSENTATIONS: Toutes les formes pharmaceutiques du produit contiennent du chlorhydrate d'hydralazine.Comprimés à 10 mg Vaures.séca- bies), flacons de 100 Dragées à 25 mg (bieues): flacons de 100 et 500, Dragées à 50 mg (roses): flacons de 100 et 500.Ampoules de 1 mil de solution aqueuse litrée à 20 mg: boîtes de 10.C 1 BA DORVAL.QUEBEC C-5003 DOGO Apresoline complète la plupart des traitements antihypertensifs lt uf = et fait toute In différence dans les etais = \u2014 effets secondaires n minimes li ES a we DORVAL, QUEBEC C I B.A C-5003 TT TTT TI TH ST ITT I TR TH HR HOON IT IU TI HT Département de médecine (directeur): docteur Yves Warren.Celui-ci est directeur de la section de néphrologie du Département universitaire de médecine depuis 1973.Il est également rattaché au Département de médecine de la faculté et professeur agrégé à cette même faculté.M.Warren est membre du Conseil de direction de nombreux instituts hospitaliers notamment celui du C.H.U.L.et celui de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, CONFÉRENCES DU DOCTEUR MICHEL CHRÉTIEN AU DÉPARTEMENT DE NUTRITION DE L'UNIVERSITE DE NANCY ET À L'INSTITUT DE BIOLOGIE MOLÉCULAIRE DE L'UNIVERSITE DE ZURICH A Nancy, le docteur Michel Chrétien était l\u2019invité du professeur Debry et il a présenté ses travaux sur les substances lipolytiques hypophysaires.À Zurich, le docteur Chrétien était l'invité du professeur Rudinger et il a présenté ses travaux sur la structure chimique et la biosynthèse des hormones hypophysaires.NOUVEL HONNEUR AU DOCTEUR GÉRARD GAGNON Le docteur Gérard Gagnon, chirurgien attaché à l\u2019Hôpital de Chicoutimi Inc.et jusqu\u2019à dernièrement chef du Département de chirurgie au même hôpital, vient d\u2019être nommé \u2018au poste de président-élu de la section canadienne du Collège international des chirurgiens.LE DOCTEUR PAUL JOLICOEUR, CONFÉRENCIER PFIZER DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Le docteur Paul Jolicoeur du Massachusetts Institute of Technology était lundi, le 9 juin 1975, conférencier Pfizer de l'I.R.C.M.sur le sujet suivant: « Étude génétique du virus leucémique murin ».UN MÉDECIN DE FAMILLE À LA TÊTE DU C.C.AH.: LE DOCTEUR CONRAD MACKENZIE Le docteur Conrad Mackenzie, résidant à Vancouver et représentant de l'Association médicale canadienne, a été élu président du conseil d'administration du Conseil canadien d'agrément des hôpitaux pour l\u2019année 1975-76.Il prend la succession de M.Lucien Lacoste, directeur général de l'hôpital Notre-Dame, à Montréal, qui a assuré, au cours de l\u2019année passée, la présidence du C.C.A.H., organisme commandité par les professions de santé et les hôpitaux.Mademoiselle Helen Taylor, R.N., B.N., qui représente l'Association des infirmières du Canada, a été élue à la vice-présidence.Le Conseil envoie des représentants à travers le Canada dans les hôpitaux, les établissements psychiatriques et les foyers de santé afin d'évaluer l\u2019organisation des services pour la dispensation de soins de qualité et pour aider les 1034 médecins, les infirmières et le personnel hospitalier en général à atteindre des normes élevées.Le Conseil, qui a pour rôle de définir ces normes, est commandité par des organismes nationaux dont l\u2019Association des hôpitaux du Canada, l\u2019Association médicale canadienne, l'Association des infirmières canadiennes, l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, l'Association des médecins et chirurgiens du Canada.NOMINATION DU DOCTEUR ROGER BELLEAU DE QUÉBEC Le docteur Roger Belleau de Québec a été nommé chef du Département de pneumologie de l\u2019Hôpital Laval et directeur de la section de pneumologie du Département de médecine de l'Université Laval.Le docteur B.W.Kirk, directeur des soins intensifs respiratoires de l'Hôpital général de Winnipeg, a été invité à visiter le département de pneumologie de l'Hôpital Laval et à donner une conférence qui s'\u2019intitulait: \u201cMonitoring\u201d respiratoire dans les soins intensifs.SYMPOSIUM SUR L'INFIRMITÉ MOTRICE CÉRÉBRALE AU CENTRE CARDINAL-VILLENEUVE Le Centre Cardinal-Villeneuve a été l\u2019hôte d\u2019un symposium d\u2019une envergure internationale, sur l\u2019infirmité motrice cérébrale les 30 et 31 mai 1975.C'était le premier symposium d\u2019une telle importance dans l\u2019est du Canada.L'objectif principal de ces assises était de sensibiliser les praticiens et le public aux moyens de prévention, de diagnostic et de traitement de l\u2019infirmité motrice cérébrale.Par la suite, les connaissances acquises permettront d'assurer aux jeunes handicapés physiques un programme complet de réadaptation les conduisant à l'autonomie et, par conséquent, leur facilitant l\u2019intégration dans le milieu scolaire régulier ainsi que dans leur milieu familial.Parmi les participants invités à ce symposium de deux jours on notait les docteurs et madame Karel Bobath, du \u201cWestern Cerebral Palsy Centre\u201d de Londres, Angleterre, le docteur W.J.W.Sharrard, de l\u2019Université de Sheffield, Angleterre ainsi que le docteur Robert !.Samilson, de la Faculté de médecine de l'Université de Californie à San Francisco.Le symposium a été tenu sous les auspices de la Fondation Cardinal-Villeneuve Inc.et de la « Donation Louis- Philippe Roy», avec la participation du ministère des Affaires sociales du Québec, du Service de l'enseignement permanent de la Faculté de médecine de l'Université Laval, de l'Association canadienne d'orthopédie et de l'Association des orthopédistes du Québec.(Communiqué) SYMPOSIUM SUR LE DIAGNOSTIC ET LA CONDUITE À TENIR EN PRÉSENCE D'UNE MALADIE À GRAM-NÉGATIF Un symposium sur le diagnostic et la conduite à tenir en présence d'une maladie à gram-négatif a eu lieu au Four Seasons Sheraton Hotel de Toronto les 29 et 30 mai 1975.L'UNION MÉDICALE DU CANADA retettitontii tin ot ied lorsque l'oreille externe ou la chambre antérieure de l'oeil sont menacées d'une _ inflammation ou d'une infection foot Neo- Cortef | gouttes oto-ophtalmiques onguent oto-ophtalmique Composition.par ml: : .\u2018 : Composition par gramme: ; Acétate d'hydrocortisone nee 15mg (1.5%) Acetate d'hydrocoartisone i.ue © 5%) Sulfate de NEOMYCING ne vus 50 ou15mg(1.5%) (corr.a 3.5 mg.de néomycine base) 1 Sulfate de néomycine Gers a 5 mg Présentation: Concentration à 1.5%, en flacons compte-gouttes (corr.à 3.5 mg de néomycine base) : - de 5 ml.| \u2018Presentation: Concentrations a 0.5% et 1 5%, en n tubes de a 59 Mode d'emploi: OEIL\u2014Comme traitement d\u2019attaque, instiller 1 avec bec applicateur.ou 2 gouttes, toutes les heures pendant la journée et toutes les Mode d'emploi.OEIL\u20143 ou 4 applications par jour.OREILLE\u20141 - deux heures pendant la nuit.Une fois l'amélioration obtenue, | 23 applications par jour dans le conduit But externe.oo réduire a 1 goutte trois ou quatre fois-par jour OREILLE\u201420u | ; 3 gouttes dans le conduit auditif externe, deux ou trois fois par jour.Contre-indications: Affections virales de la cornée et: de la conjonctive; tuberculose oculaire; affections fongiques de l'oeil: infections purulentes aiguës et non traitées des yeux qui; \u2018comme d'autres affections d'origine microbienne, peuvent étre dissimulées ou aggravées par le corticoïde.Avertissement: L'emploi ophtalmique prolongé de corticostéroïdes peut entraîner, chez certains sujets, une augmentation de la pression intra-oculaire et, dans les affections causant un amincissement de la cornée; provoquer une perforation.Une documentation détaillée sur Maire: les réactions secondaires, les précautions, etc \u2026 est envoyée sur demande, ; ; : 73\" MARGUE DÉPOSÉE: NEO-CORTEF CF:6948:4 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO tf NER : EA Le re ES BA: A nl A es ne TRE STORES PE PES A PST EAR YO SI VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE | HYPERTENSION ESSENTIELLE | PERMANENTE Boat WoL RI MW \u2014 X E - Zee EE x : y ££ % a ù ; He V 2 i \u201c9 \u2019 iv Xx i pr AWE QTE TREATY EFFICACITE Ares ontient deux âgents qui segont révélés efficaces 3 fast A GUT TTR i PROTECTION DES ORGANES VITAUX SUPRES* aantrib er Op\" A CAUCE] SIMPLICITE DE LA POSOLOGIE uit permet ¢ établir iglRement | hy 4 contrairement \u20ac rm ped qui né JCI Pg Com UNE GRANDE VARIETE DHYPERTENDUS LT Tg TIE NR Le CTE y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d'insuffisance cardiaque congestive, NN NSE LN EE 5 x mer Tome STAPS OS TE CSST CO DS A ADOPTE RTT gg merge Cc (méthyldopa et chlorothiazide) INDICATIONS Hypertension essentielle permanente.RESUME POSOLOGIQUE La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu\u2019à l\u2019obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3.0 g de méthyldopa et de 1.0 à 2.0 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*- 250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l\u2019on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d\u2019effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l\u2019on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver l'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d\u2019agents antihypertensifs: On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l\u2019on ajoute SUPRES* L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydralazine et des antinypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter ia dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothiazide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie, grossesse et allaitement (voir \u2018Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilicai.C\u2019est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l\u2019adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'\u2019allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver I'hyperazotémie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.interrompre le médicament si l'on note de I'hyperazotémie ou de l'oligurie pendant le traitement d\u2019une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chlorothiazide est utilisé en même temps que d\u2019autres antihypertenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chiorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seulement lorsque c\u2019est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l\u2019usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de l\u2019obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro- intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupçonner de l'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une hématrocritie ou les deux à la fois.En présence d\u2019anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d\u2019anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de l'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyldopa.On n\u2019a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent, si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l\u2019instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l\u2019arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l\u2019épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d\u2019agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l\u2019interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s\u2019est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.Il peut se produire de l\u2019ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose comptatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à huit premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l'action d\u2019autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d\u2019idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l'anesthésie, de l\u2019hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l\u2019aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo-athétosiques involontaires chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébro-vasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.ChlorothiazIde: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque ie malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l'hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à l'ACTH ou d'ingestion insuffisante d\u2019électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d\u2019eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubocurarine.L'effet antinypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n'est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroïdiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypophosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades I'hyperuricémie ou déciencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d\u2019'hypotension orthostatique apparaissent.|| se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovaseulaire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l'on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro- intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.!| peut se produire pendant le traitement de la pancréatite et de inflammation des glandes salivaires.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de I'anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d\u2019atteintes hépatocellulaires (voir \u201cPrécautions\u2019) ainsi qu\u2019une augmentation de l\u2019urée sanguine.On a rarement signalé de l\u2019éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie.Troubl docrini et métaboliq On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l\u2019oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.|| faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l\u2019enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.11 peut arriver que l'urine exposée l'air devienne foncée.Chlorothiazide Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du systéme nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du système cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'\u2019ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d'hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécrosante (vascularite, vascularite dermique allergique), fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758 \u2014 SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759 \u2014 SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.MEMBRE (MC-351) MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSBST ET CIE KIRKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC Il était organisé conjointement par le département de microbiologie médicale de l\u2019Université de Toronto et par Eli Lilly et Compagnie du Canada.Les participants étaient les docteurs N.A.Hinton, Department of Medical Microbiology, University of Toronto and Toronto General Hospital; M.T.Parker, Cross Infection Reference Laboratory, Colindale, London, England; R.P.Rennie, Sunnybrook Medical Centre and Department of Medical Microbiology; J.L.Penner, Toronto General Hospital and Department of Medical Microbiology; I.B.R.Duncan, Sunnybrook Medical Centre and Department of Medical Microbiology; A.R.Ronald, Division of Infectious Diseases and Department of Medical Microbiology, University of Manitoba; J.A.Smith, Mount Sinai Hospital and Department of Medical Microbiology, University of Toronto; H.B.Robson, Division of Infectious Diseases, Departments of Medicine and Microbiology, Royal Victoria Hospital, Montreal and McGill University; M.Gur- with, Division of Infectious Diseases and Department of Medical Microbiology, University of Manitoba; M.Bach, Division of Infectious Diseases and Department of Medical Microbiology, University of Toronto; E,T, Sheaff, Toronto General Hospital and Department of Medical Microbiology, University of Toronto; R.B.Grant, Hospital for Sick Children and Department of Medical Microbiology, University of Toronto; P.C.Fleming, The Hospital for Sick Children and Department of Medical Microbiology, University of Toronto; H.R.Rabin, Division of Infectious Diseases, University of Alberta, et E.J.Benner, Department of Medicine, University of California.ATELIER SUR LA PSYCHOTHÉRAPIE BEHAVIORISTE ET LA RÉTROACTION BIOLOGIQUE Le 12 mai 1975, un atelier sur les applications cliniques de la psychothérapie behavioriste et de la rétroaction biologique a été tenu à l\u2019amphithéâtre Palmer Howard du pavillon de médecine McIntyre de l\u2019université McGill.Les conférenciers, M.Peter J.Lang et le docteur Isaac M.Marks, ont une réputation internationale dans ce domaine.Le docteur Leslie Solyom du Département de psychiatrie de McGill et organisateur de cet atelier, prononça le discours inaugural, qui fut suivi d\u2019un exposé de M.Lang intitulé \u201cLearned Cardiovascular Control\u201d (Contrôle cardio- vasculaire acquis) au cours duquel il présenta un bilan de ses recherches sur la théorie et l'emploi de la rétroaction biologique, appliquée au contrôle du rythme cardiaque et de la pression sanguine.À 14 heures, le docteur parla des nouvelles découvertes en psychopathologie et en psychothérapie behavioriste du comportement compulsif dans la névrose obsessionnelle.M.Peter Lang est professeur au département de psychologie de l\u2019université du Wisconsin et l'un des pionniers dans le domaine de la thérapie behavioriste.Il a également réalisé d\u2019importants travaux en médecine psychosomatique.Membre de l\u2019Association américaine de psychologie et de la Société de recherche sur la rétroaction biologique, il fait également partie de l'Association américaine pour l'avancement des sciences.Il a publié plusieurs documents de recherche et a fait partie du conseil de rédaction de nombreuses revues spécialisées.M.Lang parle couramment le français.1038 Le docteur Marks est conseiller en psychiatrie et enseigne à l\u2019Institut de psychiatrie de l\u2019hôpital Maudsley de Londres (Angleterre).Il sera de passage à Montréal avant de se rendre à l\u2019assemblée annuelle de l'Association américaine de psychiatrie à laquelle il a été invité à titre de conférencier spécial.Il est l\u2019auteur de plus de 100 articles scientifiques et de quelques livres, dont Fears and Phobias (1969) et Clinical Anxiety (1972).11 est également rédacteur en chef adjoint de la publication \u201cArchives of Sexual Behaviour\u201d (Archives du comportement sexuel).L\u2019atelier était organisé sous les auspices du Conseil des études postuniversitaires de l'hôpital Royal Victoria, de l\u2019Institut Allan Memorial et de l\u2019université McGill.(Communiqué) INFORMATIQUE ET MÉDECINE L\u2019École informatique de l'IRIA a présenté les 13 et 14 mai 1975 le programme suivant: L\u2019aide à la décision médicale sous la direction du professeur Gremy, hôpital Pitié-Salpétrière.I \u2014 Introduction: les outils mathématiques utilisés en aide à la décision: professeur F.Gremy (C.H.U.Pitié-Sal- pétrière).II \u2014 Le problème des erreurs dans l'observation médicale (en anglais): docteur F.T.de Dombal (Leeds).IIT \u2014 Aide à la décision d\u2019anastomose portocave dans les cirrhoses: docteur Y.Hecht (hdpital Saint-Antoine).IV \u2014 Aide au diagnostic des images rondes du poumon: Mme A.Alperovitch (Institut Gustave Roussy, Villejuif).V \u2014 Aide au diagnostic de paternité: docteur D.Salmon, docteur C.Chastang (Pitié-Salpétriére).VI\u2014 Le diagnostic des symptômes abdominaux aigus (en anglais): docteur F.T.de Dombal (Leeds).VII \u2014 Aide au diagnostic en neurologie: professeur agrégé Derouesne, M.R.Salamon (C.H.U.Pitié-Salpétriere).VIII \u2014 Pronostic postopératoire des prothèses valvulaires cardiaques: docteur D.Salmon, docteur L.Michat (C.H.U.Pitié-Salpétrière).IX \u2014 Aide à la prescription des régimes dans le cas d'obésité: professeur agrégé M.Apfelbaum (hôpital Bichat).X \u2014 Problèmes posés par l'analyse des données évolutives.Aspect informatique et aspect statistique: professeur agrégé M.de Heaulme, docteur C.Chastang (C.H.U.Pitié- Satpétrière).XI \u2014 Problème de décision dans le domaine de santé publique (en anglais): docteur J.M.Forsythe (Maidstone).X1I \u2014 Conclusion: professeur F.Gremy.(Communiqué) L'UNION MEDICALE DU CANADA PRIX DE BRONCHOLOGIE « VILLE DE SAN REMO » La municipalité de San Remo institue pour l\u2019année 1975 le Prix international de bronchologie « Ville de San Remo », pour consacrer les progrés que la science médicale a accomplis dans une spécialité qui est étroitement liée aux caractéristiques climatiques et thérapeutiques de cette ville.Le Prix « Ville de San Remo » est doté de 10,000,000 de lires, a une valeur internationale et sera attribué le 13 juin au cours du Congrès international de bronco-pneu- mologie.Le prix sera conféré aux personnes ou organismes ou instituts ou laboratoires, quel que soit leur pays d'origine, qui auront apporté, au cours des cinq dernières années, par des travaux de recherche originaux, des œuvres ou des initiatives, la plus grande contribution au progrès scientifique dans ce secteur.Une commission internationale a été designée qui, par son jugement souverain, procédera à l'attribution de ce prix.anthologie UN EPISODE DE L\u2019HISTOIRE DU TYPHUS A QUEBEC: LEDOYEN ET SON DESINFECTANT Gabriel NADEAU ! Note de la rédaction Avec la permission du docteur Gabriel Nadeau, ancien surintendant du State Hospital de Rutland, Mass., maintenant a la retraite bien méritée, nous nous permettons de reproduire un article que trop ignorent, qui parut dans L'Union Médicale du Canada (p.52, janvier 1944).Le docteur Nadeau rappelle dans son texte la grande épidémie de typhus de 1847 et l'emploi du désinfectant de Jean Ledoyen.La lecture de ce travail fort documenté de Gabriel Nadeau peut être considérée comme une entrée en matière sur l\u2019épidémiologie au Québec.Nos lecteurs devront la plus profonde reconnaissance à celui qui les a initiés à la culture de la petite histoire médicale.E.D.1.L\u2019adresse actuelle du docteur Gabriel Nadeau est: Holden, Mass., U.S.ATOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Cette commission est composée comme suit: Président: professori G.Daddi, presidente della Societa di Pneumologia, Roma.Vice-président: professori F.Bronda, delegato alle atti- vità culturali del Comune di Sanremo.Membres: professori R.Bolinelli, presidente della So- cietà Internazionale di Broncopneumologia, Tolosa; profes- sori L.Corbetta, primario otorinolaringoiatra dell\u2019Ospedale di Sanremo; professori V.de Carolis, presidente dell\u2019Ordine dei Medici di Imperia; professori H.Herzog, direttore Di- partimento Malattie Polmonari della Clinica Universitaria di Basilea; professori G.Lenti, direttore Catt, di Patologia Medica dell\u2019Università di Torino; professori A.Ferraris, primario pneumologo Ospedale di Genova Sampierdarena: professori O.Orlandi, primario Broncologo dell'Ospedale Pneumologico S.Luigi Gonzaga di Torino; professori A.E.Paletto, direttore dell\u2019lstituto di Patologia Chirurgica dell'Università di Torino.Secrétaires: professori C.Grassi, direttore Clinica Tisio- logica e Malattie App.respiratorio dell\u2019Università di Pavia; professori T.Oliaro, direttore di Minerva Medica.(Communiqué) « L'année 1847 fut une des plus sombres dans l\u2019histoire de notre bonne ville de Montréal.» C\u2019est par ces mots qu'un auteur décrit les ravages que causa le typhus à Montréal il y a un siècle!.Si la situation était sombre à Montréal, elle ne l\u2019était pas moins dans les autres villes que visita ce fléau.Le choléra avait décimé la population du Canada en 1831 et en 1832 et avait éclaté encore deux ans plus tard.Et maintenant, treize ans après, une autre épidémie, tout aussi redoutable, le typhus, s'abattait sur le pays.Au plus fort de la pestilence, le 19 juillet 1847, Grey, secrétaire d\u2019État pour les colonies, écrivait à lord Elgin, gouverneur général du Canada: «I am in hopes that I shall be able « to send you out by the packet the inventor of the \u201cdisin- « fecting fluid\u201d of wh.you have probably heard.\u2014 The « reports of its efficacy in destroying infection are really « wonderful & its use in the quarantine stations & hospi- « tals in Canada will I trust be attended with great advan- «tage.» = Qu\u2019était ce désinfectant merveilleux et qui en était l\u2019inventeur?Commençons par répondre à la deuxième de ces questions.L\u2019inventeur était Jean Ledoyen et son passage chez nous constitue un chapitre curieux, bien qu\u2019oublié, de notre histoire médicale.1039 : Voici pourquoi la Garamycin ophtalmique es efficace dans les infections courantes de l'oeil Garamycin collyre/pommade ophtalmique paraît être \u2018\u201c\u2026.un antibiotique de choix pour le traitement initial des infections oculaires externes\u201d .' Antibiotique simple à faible risque de sensibilisation.Vaste spectre antibactérien\u2014 action contre les bactéries à Gram-négatif.Efficace aussi contre les staphylocoques à coagulase-positive et négative résistants à la pénicilline, ainsi que contre certaines souches de pseudomonas aeruginosa.Également efficace, en général, contre les proteus indole- positif et négatif.La GARAMYCIN ophtalmique est tamponnée au pH des larmes.Le collyre ne brouille pas la vue et convient à l\u2019emploi pendant le jour.Avec son action légèrement émolliente, la pommade est recommandée au coucher.NIDANVEVS METIMYD | caLYRE i SLICSCHR 1 ICO8 Ë ANTIBACTERIAL d \u2018 4 { CERTAMACI \"uri PHATE U St SWEATS DF CVA \u20ac ARTINOTIC ARTIS TIRE FS Le ; \u201cThins CONJONCTIVITE+ em EE ORGELET+ BLÉPHARITE+ = 1 » F1 Fo.BLEPHARO-CONJONCTIVITE + Quand l'infection s'accompagne d'inflammation Metimyd suspension ophtalmique Action anti-inflammatoire et antibactérienne simultanée.Associe l\u2019action antiinflammatoirg éprouvée de |'acétate de prednisolone à l'action antibactérienne étendue du SULAMYD* sodique.Procure un soulagement de l\u2019oedème, de l\u2019érythème, de la douleur, de l\u2019irritation et du larmoiement.La suspension METIMYD est relativement non irritante et non sensibilisante.A SPN IS EAR Wis WEE AUTRES Ew aN ETS CR a a RE EE MEMES SHE ONS ss REET ETS KIS RE ThE wm SR Er 8 wm rf Sk Sh AR EE on en ew\u2014 > + Lee 3 re a we cv EE ea soe a wa kr ee Garamycin\u2019 collyre/pormmade ophtalmique (Sulfate de gentamicine U.S.P.) INDICATIONS: Traitement des infections bactériennes superficielles de ia conjonctive, de la cornée, des paupières, des conduits lacrymaux et de l\u2019épiderme adjacent.Ces infections comprennent la conjonctivite, la blépharite, la blépharo-conjoncti- vite, la kératite, la kérato-conjonctivite, l'épisclérite, la dacryocystite, les ulcères cornéens et les infections de l'orbite de l'oeil.Également indiqué pour la prévention des infections oculaires dans les cas où une blessure rend l\u2019oeil ou les surfaces adjacentes vulnérables à l'infection: après enlèvement de coms étrangers, après des brûlures ou lacérations des paupières ou des conjonctives, ou après une lésion causée par des agents chimiques ou physiques, ainsi qu'avant et après une intervention chirurgicale dans l'oeil.CONTRE-INDICATIONS: Hypersensibilité à l'un des ingrédients des préparations.MISE EN GARDE: L'emploi d'antibiotiques topiques permet parfois une surcroissance de micro-organismes non sensibles, tels que les charripignons.Dans un tel cas ou en présence d'irritation ou de sensibilisation à l'un des ingrédients de la préparation, le traitement devrait être arrêté et un traitement approprié institué.Pour éviter toute contamination du collyre ou de la pommade, éviter de toucher toute surface avec le bout du compte-gouttes ou du tube.EFFETS SECONDAIRES: Les préparations ophtalmiques de gentamicine, comme toute autre préparation ophtaimique, peuvent provoquer une brève sensation de picotement.Des cas d'irritation ont été signalés, mais aucun cas de sensibilisation.POSOLOGIE: Pommade ophtalmique: Appliquer la pommade ophtalmique sur les régions oculaires et péri-oculaires affectées, 3 ou 4 fois par jour.Si l'on emploie le collyre pendant le jour, la pommade peut être employée au coucher afin de poursuivre le traitement pendant la nuit.Collyre\u2014Instiller deux gôuttes de collyre dans le sac conjonctival de l'oeil affecté 3 ou 4 fois par jour.La dose peut être augmentée dans les infections graves et réduite à la fin du traitement.Contre l\u2019infection des conduits lacrymaux (dacryocystite) qui se produit de façon intermittente chez les enfants, des compresses chaudes et des massages de la surface recouvrant le sac lacrymal sont des adjuvants utiles au traitement à l\u2019aide des préparations ophtalmiques.PRÉSENTATION: La pommade ophtalmique contient 5 mg/g de sulfate de gentamicine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du méthylparaben et du propylparaben comme agents conservateurs, dans un excipient doux de paraffine molle limpide.Présenté en tubes-applicateurs de 3,5 g.Le collyre contient 5 mg/ml de sulfate de gentami- cine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du phosphate disodique, du phosphate monosodique, du chlorure sodique et du chlorure de benzalkonium comme agents conservateurs, dans une solution aqueuse stérile tamponnée à un pH approximatif de 6,7.Présenté en flacons compte-gouttes de plastique contenant 5ml.Metimyd\u2019 suspension ophtalmique (Acétate de prednisolone U.S.P.et.sulfacétamide sodique U.S.P.) INDICATIONS: Maladies inflammatoires et allergi ques de l'oeil, de l'oreille et du nez, surtout quand un effet antibactérien est désirable.CONTRE-INDICATIONS: En présence de tuberculose, dans la plupart des affections fongiques et virales de l'oeil (herpès simpiex, kératite dendritique), en cas de vaccine, varicelle, conjonctivite aigue et purulente et blépharite purulente aigue, ainsi que chez les personnes allergiques à l'un des ingrédients de la préparation.MISE EN GARDE: L'emploi prolongé de corticostéroi- des topiques peut causer un accroissement de la pression intra-oculaire chez certains sujets.Une vérification fréquente de la pression intra-oculaire est recommandée.Dans les affections causant l'amincissement de la cornée, des perforations ont été signalées avec l'emploi de corticostéroïdes topiques.L'emploi prolongé peut amener une sur- croissance d'organismes non sensibles, particulièrement de champignons.En présence de surinfection, prendre des mesuresappropriées.Quelques personnes peuvent être allergiques à l\u2019un ou piu- sieurs des ingrédients de cette préparation.Cesser le traitement en présence de toute réaction de sensibilisation.Tenir dans un endroit frais.POSOLOGIE: L'administration doit être adaptée aux besoins de chaque cas individuel.Instiller deux ou trois gouttes de suspension dans le cul-de-sac conjonctival à intervalles d\u2019une à deux heures durant le jour et moins souvent la nuit, jusqu'à l'obtention d\u2019un résultat favorable.Réduire ensuite la posologie.PRESENTATION: Composition par ml: 5 mg d'acétate microcristalline de prednisolone U.S.P.(0,5 pour cent) en suspension dans une solution isotonique tamponnée, titrée à 100 mg (10 pour cent) de sulfa- cétamide sodique U.S.P.Flacons compte-gouttes de 5ml.Pour plus amples renseignements, consuiter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques ou s'adresser à Schering Corporation Limited.*Marque déposée 1.Gordon, D.M.: Amer.J.Ophthal.69:300 (Feb.) 1970 *Causée par des bactéries sensibles.MEMBRE Schering Corporation Limited Pointe Claire, Que.HOR 1B4 LEDOYEN EN FRANCE Jean Ledoyen était Français.Nous savons peu de chose de la période précanadienne de sa vie, sauf quelques détails qui n'ont rien de biographique.En quelle année était-il né et de quelle partie de la France venait-il?Nous l\u2019ignorons.Il n\u2019était pas médecin, mais chimiste, et il faisait partie de la « Société pour l\u2019encouragement de l\u2019industrie nationale ».Sa vie publique paraît commencer vers 1844.C\u2019est à cette date en tous cas qu\u2019il se met en train de faire connaître au public français un désinfectant liquide de son invention.En l\u2019espace de quatre ans, le souci de faire bénéficier le genre humain de ce remède qu\u2019il disait être quasi merveilleux devait le mener en Angleterre, en Irlande, au Canada et aux États-Unis.Ce souci fut-il complètement désintéressé?Sans doute que non.La solution de Ledoyen semble avoir eu toutes les vertus.C\u2019était un antiseptique et un « déodorisant », un anticholéra et un antityphus.Elle guérissait les plaies et engraissait les sols.La formule n\u2019en était pas compliquée, bien que Le- doyen la tint secrète.Elle ne contenait qu\u2019un ingrédient.Ledoyen réussit dès le début à intéresser le Gouvernement français, quelques sociétés savantes et les corps publics.Un grand nombre d'expériences, toutes publiques et dont les procès-verbaux nous ont été conservés, furent faites au cours de 1845 et de 1846.Les premières furent conduites en décembre 1844 sur les ordres du Gouvernement.Elles se firent dans les bureaux mêmes d\u2019un ministre, au n° 101, rue de Grenelle.Il s\u2019agissait \u2014 nos lecteurs vont sans doute pouffer de rire \u2014 de désinfecter une fosse d\u2019aisances.Deux commissions, composées de médecins et de chimistes et comptant plus de vingt-cinq personnes, étaient présentes.L'une avait été nommée par le Préfet de police et l\u2019autre par la « Société pour l'encouragement de l\u2019industrie nationale » dont Ledoyen était membre.On dit que les résultats satisfirent tout le monde, et Ledoyen fut invité à conduire d\u2019autres expériences devant le « Comité d\u2019Agriculture de Seine-et-Oise » et devant le Conseil municipal de Versailles.Ces expériences furent longues et se déroulèrent pendant toute l\u2019année suivante et en 1846.Nommons, parmi ceux qui furent chargés de les contrôler, Frémy, membre du Conseil municipal de Versailles et secrétaire de la « Société royale d'agriculture de Seine-et-Oise »; Quetz, professeur de médecine et de chimie au Collège royal de Versailles; Collin, professeur de chimie à Saint-Cyr; Blin et Thibierge, professeurs de chimie; et Pigeon, de la « Société d\u2019agriculture de Seine-et-Oise ».Le rapporteur était S.B.Philippar.Ce Philippar était professeur à l\u2019École normale de Versailles.L\u2019énumération de ces noms peut paraître fastidieuse; mais elle semble démontrer, ou que Ledoyen n\u2019était pas le premier venu, ou bien que sa découverte avait quelque mérite.Nous n\u2019osons pas supposer qu\u2019il ait pu être ce que les Américains appellent un « promoter».Le rapport de Philippar fut communiqué aux membres de la « Société pour l\u2019encouragement de l\u2019industrie » et transmis au Gouvernement.Il serait trop long d\u2019en donner les conclusions.Disons que des fosses d\u2019aisances furent désinfectées, ou plus exactement « déodorisées », et que des terres méêlées à du fumier ou à des matières organiques en putréfaction furent soumises à l\u2019action du désinfectant.Il fut démontré 1041 que non seulement ces terres se trouvaient désinfectées: mais que les légumes, comme carottes, pois et betteraves, y poussaient bien, y poussaient même avec plus d\u2019entrain qu'ailleurs.Enfin, des pièces de cinq francs mises en contact avec des matières fécales arrosées de la solution ne se ternissaient plus.Le 7 février 1846, d\u2019autres épreuves, de nature différente cette fois, sont faites au Val-de-Grâce.On purifia l'air des salles de l'hôpital et de l\u2019amphithéâtre d\u2019anatomie.On traita des plaies cancéreuses.On prit une tumeur qui provenait de la gorge d\u2019un malade et qui était en voie de putréfaction avancée après avoir séjourné dans l\u2019eau pendant trois mois et on la plongea dans la solution de Le- doyen.On put en faire des coupes et la conserver pendant plus de six mois.On clôtura ces séances en passant aux fosses d\u2019aisances où Ledoyen obtint le même succès que chez le ministre à Paris.Tous ces résultats sont attestés par un certificat que le docteur Lacouchie, professeur d'anatomie au Val-de-Grâce, donna à Ledoyen le 9 août 1846.Au cours de 1846, des expériences sont effectuées à la Charité de Paris.Un incurable du service du docteur Cru- veilhier rendait l\u2019air de la salle insupportable.Des serviettes trempées dans la solution et placées de chaque côté du malade font disparaître aussitôt toute mauvaise senteur.Malheureusement, le patient meurt quatre jours plus tard, au moment où on allait renouveler les serviettes.Cette même année, Ledoyen obtient du docteur Robert, chirurgien de l'hôpital Beaujon, un certificat dans lequel les propriétés remarquables de sa découverte sont encore attestées.Deux malades de cet hôpital avaient été soignés par Le- doyen.L'un avait une plaie fétide à la poitrine; l\u2019autre, un cancer infecté à la face.La suppuration est aussitôt arrêtée et les plaies se mettent à guérir.Enfin, le 1¢r septembre 1846, onze personnes sont asphyxiées par le gaz dans une cave a Paris.Ledoyen est appelé.A l\u2019aide de sa solution, il parvient à en ramener huit à la vie.Il purifie ensuite l\u2019air de la cave.LEDOYEN EN ANGLETERRE ET EN IRLANDE A la fin de 1846, Ledoyen part pour Londres.Quelle était la raison de ce départ?Sûrement les encouragements, officiels et semi-officiels, ne lui manquaient pas en France.Les autorités avaient reconnu la valeur de sa découverte et ses collègues semblaient tous bien disposés à son égard.Quoi qu'il en soit, muni de sept attestations qu\u2019il compte utiliser à bon escient, il s'embarque pour l\u2019Angleterre.Dès son arrivée, il s'associe le colonel A.C.Calvert, avec qui nous le verrons plus tard venir au Canada.Calvert ne semble pas avoir été médecin, pas plus que Ledoyen.Il avait un fils, F.C.Calvert, qui enseignait la chimie à l'Institut royal de Manchester.Ledoyen se met aussitôt en communication avec le gouvernement anglais, par l'entremise d'abord de lord Morpeth, « first commissioner of Her Majesty's woods and forests\u201d, et plus tard de sir George Grey, «secretary of State for the home department ».Dans une lettre a Morpeth, il exposait ainsi l'objet de sa visite en Angleterre: « M.Ledoyen, chemist of Paris, has discovered the « means of disinfecting all fetid animal substances and gases « by a liquid which is very cheap, simple, and can be « applied by any person with the greatest facility.It dis- « infects night-soil, not destroying but increasing vegeta- « tion, more particularly as regards agriculture, completely 1042 « preventing the disease in potatoes, when the land is « manured with disinfected night-soil.It disinfects hospital « wards of miasma, also cellars, water-closets, and buildings «infected by impure gases.It disinfects sailors suffering « from fever on board of vessels; it will also disinfect ships « at sea and under quarantine.It disinfects patients suffer- «ing with infectious disorders and wounds, also dead « bodies, so that they may be kept nearly a month; also « different parts of the body can be kept for the purpose of « dissection, for coroner's inquests, &c.« M.Ledoyen has with him a Report from a Commis- « ston, composed of the first chemists and agriculturists, « ordered by the French Gouvernment, and transmitted to « the Society of Arts for the Encouragement of National « Industry at Paris, which contains a series of agricultural « experiments made in the years 1845 and 1846, showing « the immense advantage of using the disinfected night-soil « in agriculture.This Report shows that the process enables « the night-soil to be removed from privies at any time of «the day.M.Ledoyen has many certificates from phy- « sicians and surgeons of different hospitals at Paris, cer- « tifying to the efficacy of the process of disinfecting dead « bodies, wounds, &c.; and also from the minister of war, «ordering M.Ledoyen to disinfect all military hospitals, « barracks, &c.This process is most effectual as a sanatory « remedy for towns, &c.M.Ledoyen wishes to place this « discovery in the hands of this British Government, that « they may give it their authority, and publish it to the « country, after having tested its merits by any experiments « that the Government may think proper to order, which «experiments will be made «ar the cost of Monsieur Le- « doyen.» Les mêmes expériences, ou à peu près, qui avaient été faites en France furent répétées en Angleterre.Elles furent poussées plus à fond cependant et faites dans un plus grand nombre de villes.Le rapport le plus détaillé que nous en possédions est celui du docteur T.Southwood Smith et de R.D.Grainger et Joseph Toynbee.Smith, Grainger et Toynbee firent une étude approfondie de la solution en 1847.Ils l'essayèrent sur des matières végétales et animales putréfiées, sur des fumiers, sur le contenu de fosses d'aisances et de puisards, enfin sur l\u2019air vicié des bâtisses.Voici les conclusions de ce rapport qui a douze pages: « 1.That this fluid does not possess any peculiar power « in preserving the dead body from decomposition, and that, « therefore, it is not applicable to any considerable extent « to purpose of dissection.«2.That it removes the foetor of putrifying substances, « vegetable and animal, by decomposing the sulphuretted « hydrogen upon which that foetor chiefly depends.«3.That it is capable of preventing the disengagement «of sulphuretted hydrogen in sick chambers and in the « wards of hospitals, and of removing it in a few minutes « when it is present, not merely by dissipating the smell, « but by destroying the poison.«4.That the use of it is simple and easy, and as the « occasions on which it is required are of constant occur- « rence, and as it has the peculiar advantage of being itself « inodorous, its possession would be a comfort and blessing «to private families.«5.That by decomposing the sulphuretted hydrogen it « removes from night-soil the poison which renders such L'UNION MÉDICALE DU CANADA ee gE = = ea 8 y d 0 f nadostine marque de nystatine i ib i i 8 i es of $ t $ It ES AN él TRAITEMENT SPÉCIFIQUE Sa it DES CANDIDOSES e buccale | ! e Oesophagienne © intestinale © vaginale f cutanéo-muqueuse t ssn SAR Laboratoire Ltée nadeau O Laboratory Ltd Montréal -Canada Renseignements thérapeutiques sur demande Se « matter injurious to health and dangerous to life, and by « changing the ammonia from a volatile into a fixed sub- « stance, and thereby prevent its escape and loss, it preserves «in the night-soil the principle which renders it chiefly « valuable as a manure, while it presents that principle to « the plant in a form which is known to be highly beneficial « to vegetation.«6.That, as it renders the removal of night-soil practi- « cable, without creating a nuisance, it ought, in our opinion, «to be made a matter of police regulation that no privy «or cesspool should be emptied without the previous use « of a sufficient quantity of it to destroy all offensive smell.«7.That its most successful application to privies and « cesspools is only a palliation of their evil, and does not « remove the objection to their existence; that there is and «can be no safety but in the immediate removal of all « excrementitious and all other refuse matters, and that the « retention of such matters in and about dwelling-houses is « dangerous to health and life, and altogether unworthy « of a nation which has made any progress in civilization.« That it is, in our opinion, essential to the health of « the people that privies and cesspools, as long as their « existence continues to be lawful, should be constructed «in such a manner as to prevent the escape of their liquid « contents, and that their construction, so as to secure this « object, should be rendered compulsory by a positive legis- « lative enactment.» L\u2019étude du désinfectant de Ledoyen avait donc amené ces messieurs à proposer ni plus ni moins que de changer les mœurs et les habitudes du peuple anglais! C\u2019était plus que Ledoyen avait rêvé et il n\u2019en demandait pas tant, nous en sommes sûr.Il serait trop long de citer ici tous les autres rapports, certificats et attestations qu\u2019obtint Ledoyen pendant son séjour en Angleterre et en Irlande.Il se rendit en effet jusqu\u2019en Irlande.Ces pièces sont au nombre d\u2019environ soixante.Le 26 juin 1847, S.M.Philips, « under secretary of state for the home department », écrit à Calvert qu\u2019il a communiqué à sir George Grey les divers rapports des épreuves qui ont été faites avec son désinfectant et que le ministre en a pris connaissance avec le plus vif intérêt.Le 22 juillet, le gouvernment anglais faisait imprimer ces rapports en brochure.Cette brochure a pour titre: Copies of Letters and Reports received by the Chief Commissioner of Woods and Forests, from doctor Southwood Smith, Mr.Grainger, and Mr.Toynbee, also of the Physicians, Surgeons, and Others in London, and from Manchester, Liverpool and Ireland, on the Efficacy of Monsieur Ledoyen\u2019s Disinfecting Fluid 3.LEDOYEN AU CANADA Le 3 août 1847, Grey écrivait au gouverneur Elgin: «I «recd your private letter by the last mail & I am very «much grieved by what you say in it & in your public « Despatches of the state of the unhappy Emigrants.It « makes me regret more than ever that that pottering block- «head Col.Calvert contrived to lose his passage by the « steamer with the disinfecting fluid\u2014I told him over & « over again if he did not go by the mail train on Monday « night he wd be too late.He did not choose to believe «me went by the early train the next day & arrived at « Liverpool at 3 the packet having sailed at one\u2014I thought 1044 « he had no claim to go now so much later in the year so «I have refused to allow him but I trust that Auckland + « will have succeeded in making arrangements for sending « some casks of the liquid.» 5 Le gouvernement anglais avait donc décidé d\u2019envoyer Calvert et Ledoyen au Canada.Le typhus battait son plein et l'on espérait que la découverte de Ledoyen, qui donnait en Europe tant de promesses, pourrait en mitiger les effets.Calvert et Ledoyen, qui avaient, comme on vient de le voir, manqué leur bateau, en prirent un autre deux semaines plus tard.«In accordance with an order received from «your Lordship, écrivait Ledoyen à Grey, we started on «the 19th August, 1847, on board the Caledonia, and «arrived at Montreal on the 8th September following.We « were received by the Governor-General, Lord Elgin, with «the greatest courtesy.» Ils ne séjournèrent à Montréal que tout juste le temps de faire connaître le désinfectant.Les expériences durent se faire au « Montreal General Hospital ».Ledoyen, dans le rapport qu'il en fit à Grey.parle de l\u2019« English hospital ».C\u2019est sans doute le « General » qu\u2019il veut dire.Elgin nomma une commission qui fut chargée à la fois d'aider Ledoyen et de contrôler ses expériences.Elle était composée de médecins de Montréal: M.McCulloch, Francis Badgley, George W.Campbell 7, James Crawford et Wolfred Nelson.« This Commission, écrit Ledoyen a Grey, « put itself into communication with us to try the value of « the fluid.By the report of those gentlemen, which was « placed in the hand of Lord Elgin, your Lordship will « observe that we succeeded in disinfecting enormous quan- « tities of night-soil, and we also obtained the valuable «result in the English hospital of keeping several wards « devoid of any effluvia for eight or ten days.It is for « similar applications that the Commission attached great « importance to our disinfecting fluid to which the advan- « tage attaches of being perfectly inoderous (sic) and emit- « ting no odour in its application.Owing to this latter fact; «and in order to judge if our fluid would act effectually « in disinfecting vessels on board of which fever existed, « we received from his Lordship, Lord Elgin, in the latter « part of September, an order to go to Quebec and Grosse « Isle where emigrant ships were unloading.» Nous ne connaissons pas la teneur du rapport que la Commission fit au gouvernement; mais il est permis de supposer que ce rapport était favorable à Ledoyen.Autrement, on ne lui eut pas permis d'aller à Québec.Ledoyen arriva donc à Québec en septembre.Le « Marine and Emigrant Hospital », ou il se rendait avec Calvert, avait été fondé en 1830.On l'appelait communément chez les Canadiens l\u2019Hôpital de la Marine ou l'Hôpital des Emigrés.Il était situé sur les bords de la Saint-Charles.Destiné d'abord aux matelots et aux marins, il reçut plus tard des pauvres de la ville et des émigrants.Cette institution, après quelques années de calme et de tranquillité, passait, au moment de l'arrivée de Ledoyen, par une période de troubles et d'agitation qui devait éclater au grand jour quatre ans plus tard.Il est nécessaire d\u2019en dire quelques mots ici pour l'intelligence de ce qui va suivre.Le docteur Joseph Painchaud et le docteur James Douglas étaient les deux médecins en chef de l'hôpital.Le premier avait charge du service de médecine; l\u2019autre, du service de chirurgie.Ils étaient assistés de quatre ou cinq L'UNION MÉDICALE DU CANADA bali A Hisisbrinie tials Bia : hl 2 SN, Lo di nN Po Ig Sed jr] = \u20ac ARS 2.me tre, Er sri wb fr Eg Ie ol 0 rf a Et.\"te \u2018 15 oh k 4} A 4 \u2018 y mn >t FF + 0 = on Sy ere nd fi \u201c> fie BN oF ih ri ni si _ ae, \u201c £ fl Vou = = di oF qi ex » décrites in vivo sont malheureusement intriquées, en autant que sont concernées les spores ou les bacilles néanmoins.Bien que négatif quant à l\u2019oncolyse, C.perfringens LNG-11 a pu toutefois retarder de façon significative la croissance du carcinome solide d\u2019Ehrlich 6: il répond peut-être à l\u2019idéal d\u2019une souche dont la propriété oncolytique est faible comparativement à la propriété d\u2019inhibition de croissance tumorale.En tant que phénomène anatomo-pathologique, l\u2019oncolyse par Clostridies nous apparaît être une nouvelle maladie infectieuse due exclusivement aux espèces bactériennes appartenant au genre Clostri- dium, plusieurs ayant été classées auparavant parmi les espèces apathogènes.Cette maladie porterait une spécificité tissulaire aussi étroite que curieuse, c\u2019est- à-dire une prédilection marquée pour les masses néoplasiques.Plusieurs faits expérimentaux militent en faveur de l\u2019hypothèse émise: a) le caractère morbide ou mortel de l\u2019oncolyse b) son apparition spontanée en l\u2019absence de toute thérapie clostridienne c) l\u2019exaltation du pouvoir oncolytique des souches par passage successif chez l\u2019animal cancéreux d) sa reproduction expérimentale tant chez l\u2019homme ! !* que chez l\u2019animal, laquelle aurait précédé l\u2019observation de la maladie naturelle e) il ne semble pas que la maladie puisse être reproduite par les filtrats de culture f) enfin, l\u2019analyse des travaux sur l\u2019oncolyse montre qu\u2019elle répond parfaitement aux postulats de Koch.Concomitamment à l\u2019hypothèse d\u2019une nouvelle maladie infectieuse, les résultats négatifs que nous 1076 avons obtenus sont-ils consécutifs à l\u2019emploi d\u2019une souche atténuée ou cncore à l\u2019inhabilité de l'espèce perfringens à provoquer la maladie.Bien que l\u2019on- colyse spontanée n\u2019ait pas été rapportée en cancérologie humaine, le cas échéant, quel serait son rôle, bénéfique ou néfaste, sur l\u2019évolution et le pronostic des néoplasmes humains?Tout traitement provoquant une nécrose tissulaire ou une immuno-sup- pression aurait pour conséquence de favoriser l\u2019éclosion de l\u2019oncolyse.Résumé Puisque l\u2019oncolyse par Clostridies, vue sous l\u2019angle des critères établis par Môse et Môse, semble rattachée à la capacité de fermentation des glucides, nous avons cherché à savoir si l\u2019ampleur de ce phénomène pouvait être proportionnelle au pouvoir hautement saccharolytique de Clostridium perfringens type A.Un mutant atténué et le carcinome solide d\u2019Ehrlich murin ont été utilisés.Les groupes expérimentaux de souris cancéreuses, portant des nodules tumoraux âgés de 7 à 20 jours et variant en diamètre de 7 X 7 mm a 18 x 18 mm, furent traités par voie intraveineuse soit avec des bacilles, des spores ou des filtrats et des doses variables respectivement de 10 x 10° à 100 x 10°, de 3.6 x 105 à 6.5 x 10°, puis de 0.2 ml a 4.0 ml.Parmi un nombre total de 111 souris, seulement 16, c\u2019est-à-dire 14,4%, ont présenté des signes quelconques d'oncolyse.Parallèlement, nous avons observé l\u2019apparition spontanée du phénomène chez 6 des 78 souris cancéreuses appartenant aux groupes témoins, soit une incidence naturelle de 7.7%.En général la survie moyenne n\u2019a pas été diminué par le traitement ct fut même parfois augmentée, tandis que le temps d'induction de l\u2019oncolyse chez les souris positives fut nettement plus long que celui rapporté dans la littérature.En conséquence, suivant les conditions d'expérimentation utilisées ct devant la négativité des résultats obtenus, nous sommes portés à conclure qu\u2019il y a une absence dc corrélation entre les propriétés oncolytiques ct saccharolytiques de C.perfringens type A, le mutant atténué LNG-11 ayant conservé le méme pouvoir fermentatif que la souche sauvage dont il origine.Nous avons cherché à expliquer par d\u2019autres facteurs la négativité des résultats: 1° infériorité oncolytique de C.perfringens en vertu du nombre restreint de cycle « germination-division- resporulation » qu\u2019il peut compléter in vivo a l'in- téricur du tissu tumoral 2\u201d non-représentativité du mutant atténué LNG-11 en vertu de la baisse marquée de ses pouvoirs myolytiques, #/éta-hémolytique et gélatinolytique.Nous avons conclu par une nouvelle hypothèse concernant l\u2019oncolyse par Clostridies: 'oncolyse com- L'UNION MÉDICALE DU CANADA porte tous les caractères d\u2019une maladie infectieuse due à certaines espèces du genre Clostridium considérées jusqu\u2019alors inoffensives; la spécificité tissulaire de la maladie serait aussi étroite que curieuse, soit l\u2019atteinte des tissus néoplasiques.Summary Since Oncolysis by Clostridia, seen under the criteria established by Mose and Môse, appears to be linked with the carbohydrate fermentation ability, we sought to find out whether the extensiveness of this phenomenon could be directly related to the highly potent saccharolytic power of Clostridium perfringens type A.For this purpose, an attenuated mutant strain and Ehrlich\u2019s solid carcinoma of the mouse were used.Mice were randomly selected for treatment when their tumors were 7 to 20 days old, with diameters measuring from 7 x 7 mm to 18 x 18 mm; bacilli, spores and filtrates were injected by intravenous route, the respective dosage range being 10 x 106 to 100 x 108, 3.6 x 105 to 6.5 x 106, and 0.2ml to 4.0 ml.Among a total number of 111 mice tested, only 16, that is 14.4%, have presented any oncolytic signs.In a parallel way, we observed the spontaneous happening of oncolysis with 6 of 78 control mice, that is a natural incidence of 7.7%.Otherwise, the mean survival time was not decreased after the treatment, but was contrariwise sometimes increased, whereas the mean delay for oncolysis induction was generally greater than that one described in literature.Our results do not support any correlation between the highly saccharolytic power of C.perfringens and its on- colytic ability, the mutant strain used being similar to the wild-type strain as far as carbohydrate fermentation is concerned.However other factors could partially explain the low rate of oncolysis: first, since C.perfringens is generally a poor spore-forming anaerobe, sporulation-germi- nation cycles are probably few in number in vivo and even the wild-type strain would be in an unfavourable position as far as germination is concerned in oncolysis; second, the attenuated mutant strain may be not representative of the wild-type since we do not know whether the muscle destroying-power, gelatinolytic power, théta-toxin or other parameters have any role to play in oncolysis by C.perfringens.We conclude with a personal view of oncolysis by Clostridia: the phenomenon appears to be an infectious disease which bears a tissue specificity as strange as narrow, that is the neoplastic tissues; the disease would be provoked by some Clostridial species seen as apathogenic in the past.REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier lé docteur Vincent Portelance et monsieur Robert Boulanger pour leur collaboration au cours de l'utilisation de l\u2019appareil Ribi; nous remercions également Carmen Lapointe, i.l., pour son assistance technique dévouée.BIBLIOGRAPHIE 1.Carey, R.W., Holland, J.F., Whang, HY, Neter, E.et Bryant, B.: Clostridial oncolysis in man.Europ.J.Cancer, 3: 3746, 1967.2.Engelbart, K.et Gericke, D.: Oncolysis by Clostridia.V.Transplanted tumors of the hamster.Cancer Res., 24: 239-243, 1964.3.Fredette, V et Planté, C.: Oncolytic activity of Clostridium M-55 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ASPECTS PRATIQUES DES PRINCIPES ET METHODES APPLIQUÉS À L'ÉTUDE DU DÉVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE O.MATHIEU et Paul-Emil MESSIER \" INTRODUCTION Au cours des processus de cytodifférenciation qui président au développement embryonnaire, les organites cellulaires varient en nombre, certains changent \u2014_\u2014 1 \u201cScholar\u201d du Conseil de recherches médicales du Canada.Département d\u2019anatomie, Faculté de médecine, Université de Montréal, C.P.6128, Montréal, P.Q.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 rapidement de forme et, d\u2019une façon générale, leur distribution cytoplasmique subit de nombreux remaniements.La microscopie électronique offre le pouvoir de résolution nécessaire à l\u2019observation du détail de ces structures mais, cette méthode à elle seule reste d\u2019une valeur limitée pour l\u2019appréciation quantitative de l'importance des événements en cours.1077 CEE Bi ; | Par contre, la stéréologie, basée qu\u2019elle est sur des critères de probabilités dont le traitement est doté de la rigueur mathématique, permet de transposer les informations recueillies sur une série de coupes à la structure telle qu\u2019elle existait dans l\u2019ensemble du tissu.Dès lors, la méthode permet de quantifier les additions ou retraits de structures, d\u2019évaluer précisément les changements de volume et de rapport de surface constamment en évolution comme elle permettra d'apprécier l\u2019importance, voire de saisir la signification fonctionnelle dans les changements de distribution de certains organites cellulaires.Il nous est apparu important de puiser aux principes généraux de la stéréologie (voir revues dans Elias et coll., 1971; Mathieu et Messier, 1973; Weibel, 1969) un ensemble de procédés qui rendent possible une analyse des événements qui accompagnent ou qui président aux processus de la cytodif- férenciation.Ces méthodes, basées sur des principes vieux de plus de cent ans, ont été, au cours des toutes dernières années, de plus en plus utilisées en recherche biologique.Les morphologistes ont intérêt à les connaître et plusieurs souhaiteraient déjà pouvoir les utiliser mais leur développement mathématique et les questions pratiques que pose leur utilisation sont trop souvent présentés sous une forme qui décourage les non-initiés qui voudraient s\u2019y adonner.Nous décrivons ici, avec une attention particulière portée aux aspects pratiques, les méthodes présentement utilisées dans une étude de l\u2019orga- nogénèse du tube neural de l\u2019embryon de poulet, étude dont une partie des résultats sont présentés séparément (Rev.Can.Biol., sous presse).DESCRIPTION DES PRINCIPES ET MÉTHODES Déjà, en 1847, Delesse montrait que pour le cas d\u2019une distribution homogène de particules dans un volume donné, la densité volumique des particules à l\u2019intérieur de ce bloc (c\u2019est-à-dire le pourcentage de volume qu\u2019elles occupent dans le bloc) est égale à la densité de surface occupée par les sections des particules sur unc coupe faite au hasard dans le bloc.À titre d\u2019exemple, si (Fig.1) les sections de particules occupent 5% de la surface de Ja coupe, il en découle que dans le bloc, les particules occupaient 5% du volume total.Ceci, qui se démontre mathématiquement, est vrai pour autant que la coupe analysée est faite au hasard et que sa surface est assez grande pour être représentative de l\u2019ensemble du volume.Comme l'indique la nomenclature, les rapports de volume entre les particules et le volume du bloc sont directement égaux aux rapports de surface (ou rapports d\u2019aires) entre les sections des particules et la 1078 Volume des particules Surface des sections des particules Volume du cube Surface de to coupe mi An Fig.1 \u2014 Illustration du principe de Delesse.On voit à droite une section provenant du bloc situé à gauche.surface de la coupe.En pratique, on calcule le rapport entre le volume des particules ct le volume du bloc qui les contient en mesurant la surface de section des particules sur unc coupe ct en divisant cette surface par la surface de la coupe.Ces mesures de surface peuvent être réalisées par planimétrie ou suivant la méthode des pesées.Mais hélas, ces méthodes prennent beaucoup de temps, et d\u2019autant plus que les particules sont nombreuses et de forme irrégulière.On obvie à ces difficultés en tirant profit des travaux de Rosiwal.Rosiwal, en 1898, démontrait que la densité de surface des sections de structures sur des coupes cst elle-même égale au pourcentage de lignes qui recouvrent ces structures lorsque l\u2019on superpose un système de lignage aux coupes (Fig.2).: Surface des sections des particules L'onqueur des \u201cegments recouvrant les portaules -\u2014- \u2014 - \u2014 Surface de lo coupe Lcgueur fotale des lignes A L | A = L L Fig.2 \u2014 Illustration du principe de Rosiwal.Les structures sont recouvertes d'un système de lignage.I! ressort que si, sur la Fig.2, on mesure la longueur totale des lignes qui recouvrent les sections des particules et qu'on divise cette longueur par la longueur totale de lignage superposée à la coupe, on L'UNION MÉDICALE DU CANADA if i es A aura directement le rapport entre la surface des sections des particules et la surface de la coupe.Par ailleurs, on sait déja (par Delesse) que cette densité de surface des sections des particules par rapport a la coupe est elle-même égale au rapport entre le volume des particules et le volume du bloc qui les contient.La méthode de Rosiwal est donc un progrès sur celle de Delesse, en ce qu\u2019elle implique simplement des mesures de lignes plutôt qu\u2019une évaluation de surfaces.En fait, on peut simplifier encore davantage le relevé des mesures.En effet, Glagolev, en 1933, montrait qu\u2019on peut aussi déterminer le pourcentage de surface qui est occupé par les sections des structures sur les coupes en superposant aux coupes non plus un système de lignes, mais un système de points.Surface des sections des particules ___ Nombre de points qui recouvrent les particules Surface de la coupe Nombre total de points A = PL, = _8 \u2014 .063 A P 126 Fig.3 \u2014 Illustration du principe de Glagolev.Les structures sont recouvertes d\u2019un système de points.La densité de surface des sections des particules (Fig.3) est ici égale au rapport entre le nombre de points qui rencontrent les sections des particules et le nombre de points qui recouvrent la coupe.On voit dans l\u2019exemple choisi que 8 points recouvrent les sections des particules.Le nombre total de points qui recouvrent la coupe est 126.On obtient ainsi très facilement la densité de surface des sections des particules par rapport à la coupe en divisant 8, nombre de points qui recouvrent les particules par 126, nombre de points qui recouvrent la coupe.Or, ce rapport est directement égal à la densité de volume des particules par rapport au bloc.Dans bien des cas il pourrait s\u2019avérer important de chercher à déterminer un autre paramètre.TI s\u2019agirait maintenant non plus de savoir quel volume occupe une structure dans un bloc, mais quelle place occupe sa surface, son enveloppe ou sa peau, par rapport au bloc qui la contient.Ce paramètre s\u2019appelle la densité de surface de la structure par rap- TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 port au volume qui la contient.Pour le déterminer, on superpose à la coupe un système de lignes horizontales et l\u2019on compte le nombre de fois où ces lignes rencontrent le contour de la structure.Nbre d'intersec.entre lignes et structures Surface de lo structure Volume du cube Longueur totale des lignes Sy \u2014 2h Fig.4 \u2014 Détermination de la densité de surface d\u2019une structure par rapport au volume qui la contient.Une surface S dans l\u2019espace (à gauche) est représentée par son tracé sur une coupe (à droite).On doit à Smith et Guttman (1953) et à Saltykov (1958) d\u2019avoir démontré que le rapport entre la surface d\u2019une structure et le volume dans lequel elle est contenue est égal à 2 fois le nombre d\u2019intersections entre des lignes superposées à la coupe et le contour de la structure (c\u2019est-à-dire, pour le cas illustré en Fig.4: 2 fois 12) divisé par la longueur totale des lignes qui recouvrent la coupe.Nous venons donc de voir que l\u2019on peut déterminer 2 types de paramètres, à savoir des volumes, en comptant des points, et des surfaces, en comptant les intersections entre des lignes et le contour des structures.Or, en groupant ces 2 paramètres, on pourra en déterminer un troisième; il s\u2019agira du rapport entre la surface et le volume d\u2019une même structure.À titre d\u2019exemple, imaginons que l\u2019on ait déterminé pour une série de cellules, la densité volumique des mitochondries par rapport au cytoplasme (en comptant des points) et d\u2019autre part la densité de surface de l\u2019enveloppe (ou de la peau) de ces mitochondries par rapport au même cytoplasme (ceci en comptant le nombre des intersections entre le contour des sections des mitochondries et des lignes horizontales).Étant donné que les densités de volume de ces mitochondries sont toutes deux rapportées au même cytoplasme, il suit que le rapport entre les deux nous donnera directement la valeur du rapport existant entre la surface d\u2019enveloppe de ces mitochondries et leur volume.On voit aussitôt l'intérêt de ce paramètre en réalisant que plus une particule est petite, plus le rap- 1079 port entre sa surface et son volume est grand.Au fond, on acquiert un moyen très rapide, en comptant des points et des intersections avec des lignes, de savoir si des particules varient en taille, ou pas, lorsque l\u2019on compare deux échantillons.Notre analyse morphométrique des caractères de l\u2019épithélium neural d\u2019embryons de poulet en voie de neurulation a porté sur plusieurs stades de développement qui vont de la formation de la plaque neurale jusqu\u2019à la fermeture du tube neural.Au cours de son développement, le tube neural se différencie de façon séquentielle de la région céphalique à la région caudale.Pour tenir compte de ce développement séquentiel, nous avons considéré plusieurs niveaux le long de l\u2019axe céphalo-caudal des embryons: Niveau 1: l\u2019avant de la tête Niveau l\u2019arrière de la tête Niveau 2: 3: le seul somite ou le premier somite Niveau 4: 5: le dernier somite Niveau le nœud de Hensen À chacun de ces niveaux, nous avons confectionné des coupes sauf pour le niveau 4, intermédiaire entre le premier somite et le nœud de Hensen, qui n\u2019a pas été retenu dans le cas des embryons d\u2019âge 1 somite (1 S), cette distance étant trop courte pour que l\u2019on puisse y effectuer des coupes convenables (Fig.5).Pour les paramètres devant être étudiés en microscopie photonique, un certain nombre de microphotographies ont été prises, à l\u2019objectif à immersion, de façon à couvrir à chacun des niveaux toute la surface de la section de l\u2019épithélium neural.À titre d\u2019exemple, la Fig.6 montre qu\u2019il faut prendre 9 de ces clichés pour couvrir entièrement la surface de coupe de cet embryon de 7 S, coupé ici au niveau 4.Ensuite, un système de points a été superposé aux photographies (Fig.7).Ce système de points est un quadrillage où chaque croisement entre deux lignes est considéré comme un point.À ce grossissement, nous avons considéré le volume occupé par les noyaux et le cytoplasme de même que l\u2019importance volumique des espaces intercellulaires par rapport au volume de l\u2019épithélium neural.En pratique, le nombre de croisements, c\u2019est-à- dire le nombre de points tombant sur les noyaux, le cytoplasme et les espaces intercellulaires a été comp- 1080 té.Cependant, pour le cas des mitoses comme il était difficile de faire la part du noyau et celle du cytoplasme on a compté les points s\u2019y superposant séparément et les avons ajoutés ensuite à l\u2019ensemble des autres points afin de connaître le nombre de points total recouvrant le tube neural (Py x).Déjà quatre colonnes de résultats se dessinent où l\u2019une fournit le total des points touchant les noyaux (Puor)» l\u2019autre les points recouvrant le cytoplasme (P.,), la suivante les points liés aux espaces interccllulaires (P\u2026«) et finalement une dernière qui représente la sommation des points recouvrant tout l\u2019épithélium mitoses incluses (Pr.x).La densité volumique des noyaux par rapport au cytoplasme prend alors la forme de \u201cvv o/c, la densité volumique des espaces intercellulaires par rapport au tube neural s\u2019exprime par Yv e/rn, la densité volumique du cytoplasme par rapport au tube neural est égale à \u201cy ey/r.v.et enfin la densité volumique des noyaux par rapport au tube neural s\u2019obtient par Yv noy/T.N- Par ailleurs, nous avons déterminé la surface de section de tube neural, à chacun des niveaux considérés, en utilisant la méthode des pesées.Chacune des sections du tube neural, examinée à l\u2019objectif 25 X a été projetée sur un papier à densité constante et son contour a été décalqué.Nous avons ensuite utilisé une lame micrométrique (micromètre objet) pour projeter, puis décalquer, dans les mêmes conditions, une surface connue.Ceci nous à permis, après avoir découpé ct pesé les différents calques, de calculer la surface, en u°, des différentes sections de tube neural analysées.L'analyse des images de microscopie électronique a porté sur des photographies de coupes fines provenant de chacun des différents niveaux décrits et de régions immédiatement voisines de celles d\u2019où provenaient les coupes étudiées en microscopie photonique.Or, chacun le sait, les coupes fines sont supportées par une grille dont le treillis masque une partie de l\u2019échantillon.On a donc, en pratique, pho- tographi¢ 1) un carrcau de grille montrant la région suprachordale du tube, 2) un carreau montrant la région des crêtes neurales ct 3) un carreau montrant la région intermédiaire entre 1 ct 2 (Fig.8).Ces trois zones ont été considérées comme représentatives de l\u2019ensemble de l\u2019épithélium neural pour un niveau donné.Chacun des carreaux de grille, représentant une des zones mentionnées, a été photographié systéma- L'UNION MÉDICALE DU CANADA tr i .Fig.5\u2014 Image d\u2019un embryon de poulet de 7 paires de somites indiquant les différents niveaux d\u2019où proviennent les coupes analysées.Fig.6 \u2014 Microphotographie de l\u2019épithélium neural vue à faible grossissement et qui montre les neuf régions (rectangles) où ont été prises, à l\u2019aide de l\u2019objectif à immersion, les images sur lesquelles ont été faits lés comptages.tiquement au grossissement 12,000 X du microscope.La Fig.9, dessinée à l\u2019échelle, montre l\u2019emplacement des différentes photographies enregistrées.Pour réaliser une étude statistique du contenu du cytoplasme, les photographies ont été prises au TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 hasard, sans égard aux structures cellulaires.Un repère extérieur aux structures biologiques, en l\u2019occurrence des barreaux de la grille, a été choisi.La première photographie a été faite en haut à gauche du carreau de la grille puis, la préparation a été 1081 aa XRT a es À # Fig.7 \u2014 Portion de l\u2019épithélium neural photographiée à l\u2019objectif à immersion et recouverte d\u2019un système de points (voir texte).On a donc ici Paoy = 30, Pey = 67, Pas = 33, P = 12 et Py = 130 \u2014 ca.X 4,500.mitoses Fig.8 \u2014 Montage représentant l\u2019aspect suivant lequel apparaît, au très faible grossissement du microscope électronique, le tube neural supporté par une grille.Pour les fins de la démonstration, le montage est ici réalisé à partir d\u2019une image du tube neural faite en microscopie photonique.Toutes les proportions ont été respectées.On voit les zones qui seront étudiées en microscopie électronique : 1.zone suprachordale; 2.zone intermédiaire; 3.région des crêtes neurales \u2014 ca X 775.déplacée pour prendre les clichés suivants et ce, en espaçant toujours les photographies de la même distance.La Fig.10 illustre une de ces photographies.Les paramètres étudiés à ce grossissement ont tout d\u2019abord été la densité volumique des mitochondries par rapport au cytoplasme.À cette fin, on a superposé un système de points aux photographies et compté le nombre de points qui recouvraient les mitochondries pour ensuite diviser cette donnée par le nombre de points qui recouvraient le cytoplasme.Est-il besoin de mentionner que dans la somme des points recouvrant le cytoplasme, il faut compter tous les points qui recouvrent les mitochondries.La den- 1082 Fig.9 \u2014 Image d\u2019un carreau de grille prise au faible grossissement du microscope électronique et qui montre les régions successives (rectangles) d\u2019où sont tirées les photographies au grossissement X 12,000 du microscope électronique \u2014- ca.X 3,700.sité volumique des mitochondries par rapport au cytoplasme s\u2019exprime donc ainsi Puito Vy mito/ ex _\u2014\u2014\u2014 Py + Prito D'autre part, pour tenir compte du degré de développement du réticulum endoplasmique rugueux, on a évalué quelle surface il occupait dans le cytoplasme.Ici, on a considéré les lignes horizontales du quadrillage et compté le nombre de fois où ces lignes rencontraient le contour des sections du réticulum endoplasmique.D\u2019une façon générale, la densité de surface (*v) du réticulum endoplasmique rugueux par rapport au cytoplasme peut s\u2019écrire Inx.M 1000 Sy RE rug/ vy = 2 L cy où In est le nombre de fois ou les lignes rencontrent le réticulum cndoplasmique ct L., cst la longueur totale de lignage qui recouvre le cytoplasme.Cette longueur totale (L.,) peut aussi s\u2019écrire (P., L'UNION MÉDICALE DU CANADA a ét = aire tte esc .dl Portion d\u2019une région de l\u2019épithélium neural photographiée au grossissement initial de 12,000 X et recouverte Fig.10 du grillage test.Py, = 7, Poy = 93, Ix g rg = 18 et I = 10 \u2014 ca.X 33,200.mito + Puito)d c\u2019est-à-dire suivant un mode que l\u2019on connait déja et qui tient compte des points touchant le cytoplasme et les mitochondries.Quant à l\u2019élément d, c\u2019est une constante qui représente la maille du quadrillage (distance entre deux points du quadrillage) et qui valait 1.5 cm.Par rapport à la formule de Saltykov, qui a été décrite au début et sert à l'évaluation des surfaces, il apparaît ici un nouveau facteur (M) qui tient compte du grossissement final (i.e.au microscope et en photographie) et ce, afin que lon puisse rapporter les valeurs obtenues non pas au grossissement des photographies, mais à la coupe elle-même avant qu\u2019elle soit examinée au microscope.Autrement dit, les valeurs sont exprimées en terme de jp sur des coupes plutôt qu\u2019en terme de mm sur des photographies.Dans nos conditions M valait toujours 40 900 X.Maintenant, si l\u2019on regroupe les paramètres qui sont toujours les mêmes d\u2019une photographie à l\u2019autre (grossissement, maille du quadrillage) la densité vo- TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 lumique de la surface du réticulum endoplasmique apparaît comme étant simplement.Ire 545 \u2014\u2014M\u2014 Py + Pmito Finalement, nous avons analysé le rapport surface/volume des mitochondries (Rmito) afin de voir si elles variaient en taille.On obtient ce rapport en divisant la densité de surface de l\u2019enveloppe des mitochondries par rapport au cytoplasme, par la densité volumique des mitochondries par rapport à ce même cytoplasme.Ainsi 2 Inito M SVaio Le 1000 Rito \u2014 \u2014 Vito Pat Py + Prnito En faisant les simplifications qui sont possibles et en regroupant ici aussi les paramètres qui sont fixes d\u2019une photographie à l\u2019autre, on obtenait Lito Rui = 545 .Puito COMMENTAIRES Les méthodes morphométriques présentées ici nous donnent le moyen de quantifier plusieurs paramètres cellulaires et d\u2019évaluer leur devenir au cours du processus de l\u2019organogénèse.Dans l\u2019application de ces méthodes on aura à comparer entre eux des échantillons biologiquement différents (e.g.différents stades de développement).Il en découle l\u2019obligation de soumettre les spécimens à une rigueur toute particulière au moment de leur préparation.Ainsi, la fixation, la déshydratation, l\u2019enrobage et la confection des coupes doivent être effectuées dans des conditions extrêmement rigoureuses, afin d\u2019éviter que se produisent des gonflements, des rétractions et des compressions de structures d\u2019un échantillon à l\u2019autre.Dans le même sens, la précision avec laquelle on détermine les différents niveaux (Fig.5) où sont effectuées les sections le long de l\u2019axe cé- phalo-caudal des embryons prend toute son importance lorsque l\u2019on sait que la différenciation du tube neural est séquentielle le long de cet axe.Enfin, la valeur du grossissement auquel sont analysées les sections ultrafines entre dans la composition de l\u2019équation de plusieurs paramètres (Sv ne.rug/eys Runito)- Il est donc essentiel que sa valeur soit déterminée avec soin et qu\u2019elle reste constante d\u2019une micrographie à l\u2019autre.1083 Pour ce qui est du relevé des mesures, le nombre total de points comptés pour chacun des échantillons doit être assez grand pour que les paramètres qui en découlent soient obtenus avec une précision suffisante.Rappelons que le nombre total de points comptés dépend de la surface analysée mais aussi de l\u2019espacement des différents points du quadrillage que l\u2019on utilise.Dunnill (1968) a montré que «l\u2019erreur standard >» r sur la densité volumique d\u2019une structure était de: A (100 \u2014 A) N où À est le pourcentage de points qui tombent sur la structure et N le nombre total de points comptés.On voit ainsi que plus une structure est en faible densité dans un tissu, plus il faudra compter de points pour déterminer sa densité volumique avec une précision donnée.Résumé Des principes et méthodes de la stéréologie sont décrits et on indique comment, d\u2019une façon pratique, ceux-ci s\u2019appliquent à l\u2019analyse de l\u2019évolution de l\u2019épithélium neural de l\u2019embryon de poulet.Summary Some principles and methods of stereology are described and we show how, practically, they apply to the analysis of the chicken embryo neural development.REMERCIEMENTS Nous M.Léveillé, photographe et Mlle Adolphe, secrétaire, pour leur précieuse collaboration.Ce travail a été subventionné par le Conseil de recherches médicales du Canada et par le ministère de la Santé et du remercions Bien-être social \u2014 section sur l'usage non médical des drogues.BIBLIOGRAPHIE Delesse, A.(1847): Procédé mécanique pour déterminer la composition des roches.C.R.Acad, Sci, 25: 544.Dunnill, M.S.(1968): Quantitative methods in histology, in Recent Advances in Clinical Pathology, Dyke S.C., éd., p.401.J.and A.Churchill Ltd., London.Elias, H., Hennig, A.et Schwartz, D.E.(1971): Stereology: Applications to Biomedical Research.Physiological Reviews, 5%: 158.Glagolev, A.A.(1933): On the geometrical Methods of Quantitative Mineralogic Analysis of Rocks.Trans.Inst.Econ.Min.Moscow, 59.Mathieu, O.et Messier, P.E.(1973): Principes et méthodes de la stéréologie tels qu\u2019appliqués au domaine de l\u2019ultrastructure cellulaire.Rev.Can, Biol, 32: 31.Rosiwal, A.(1898): Uber geometrische gesteinsanalysen.handl.der K.-K.geologischen Reichanstalt, 5/6: 143.Saltykov, S.A.(1958): Stereometric Metallography, second edition, in Metallurgizdat Moscow.Smith, C.S.et Guttman, L.(1953): Measurement of internal boundaries in three dimensional structures by random sectioning.Trans.AI1M.E,, J.Metals., 197: 81.Weibel, ER.(1969): Stereological principles for morphometry in electron microscopic cytology.Int.Rev.Cytol., 26: 235.Ver- DÉTERMINATION DE LA CAPACITÉ TOTALE DE FIXATION DU FER (TIBC) NOUVELLE APPROCHE PAR DOSAGE IMMUNOLOGIQUE DE LA TRANSFERRINE R.GAUVIN, M.PAGÉ, J.-M.LOISELLE et J.TALBOT! INTRODUCTION Le fer sérique est transporté dans l\u2019organisme sous forme ferrique par une bêta-globuline, la transferri- ne.Cette protéine a un poids moléculaire d\u2019environ 90,000.Dans les conditions physiologiques normales, seulement un tiers des sites disponibles sont occupés par le fer.La capacité latente est habituellement déterminée indirectement en saturant le sérum avec une quantité définie d'ions ferriques.Le fer non lié est alors mesuré par une méthode colorimé- trique analogue à celle utilisée pour la détermination du fer sérique et la capacité latente est établie par déduction.La capacité latente ajoutée à la concentration de fer sérique constitue la capacité totale de liaison de l\u2019ion ferrique (TIBC).Cette approche n\u2019est en réalité qu\u2019une mesure indirecte de la trans- ferrine sérique.! Service de biochimie médicale, Hôtel-Dieu, Québec.Tirés à part: Michel Pagé, Ph.D, Hôtel-Dieu, Québec.1084 La facilité d\u2019exécution ainsi que les moyens pour le dosage direct de la transferrine n\u2019étant pas disponibles, cette technique a été adoptée par la plupart des laboratoires cliniques.La disponibilité commerciale de plaques à immu- nodiffusion préparées avec des immunsérums spécifiques de la transferrine nous a amenés à évaluer cette technique pour déterminer la capacité totale de fixation du fer (TIBC).Nous présentons dans ce travail les résultats obtenus sur des sérums-témoins dont la capacité totale était connue ct une étude comparative des sérums de patients sur lesquels on a effectué les dosages par les deux méthodes.MATÉRIEL Nous avons utilisé comme étalon de transferrine le sérum humain stabilisé contenant 340 mg de trans- ferrine par 100 mi (Behring Diagnostics).Les sé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5 f o e 5 lo rums-témoins suivants furent utilisés: Monitrol I (Dade), Ledernorm (Lederle Diagnostics), Calibrate 1, 2, 3 (Warner Chilcott) et le sérum du contrôle de qualité de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal dont la valeur a été établie à partir des analyses de plus de cent hôpitaux affiliés au réseau.Les sérums utilisés pour l\u2019étude comparative provenaient de patients pour lesquels une demande de dosage de la capacité de saturation en fer était faite.Le dosage du ur sérique ainsi que la capacité latente furent effectués par la méthode Ferro-Chek II de Hyland.Le dosage de la transferrine par immunodiffusion a été effectué à l\u2019aide des plaques M-Partigen-Transferrin de Behring Diagnostics.MÉTHODES 1.Détermination chimique de la capacité de saturation Nous avons utilisé la technique Ferro-Chek II de Hyland.Un millilitre d\u2019un mélange d\u2019acide ascorbi- que et de fer est ajouté à 1 ml de sérum.On ajoute ensuite 1 ml de tampon alcalin.Le fer ajouté se lie a la transferrine libre et tous les sites sont saturés apres environ 10 minutes.Le surplus de fer est dosé par l\u2019addition de 100 ul de ferrozine.Le complexe fer-ferrozine donne une coloration que l\u2019on mesure à 560 nm.La différence entre la quantité de fer ajoutée au départ et le surplus dosé nous donne la capacité latente; cette capacité latente ajoutée au fer sérique nous donne la capacité totale de liaison du fer sur la transferrine (TIBC).2.Dosage immunologique de la transferrine Les plaques d\u2019immunodiffusion M-Partigen-Trans- ferrin utilisant la méthode de Mancini! ont servi pour ces analyses.Dans cette technique, l\u2019augmentation de la surface de l\u2019anneau de précipitation est fonction de la racine carrée du temps de diffusion.Après un temps suffisant, on atteint un point final d\u2019équivalence où IR \u2014 K, Que + Sos ou Q,, = quantité d\u2019antigène en mg II R?\u2014 surface de l\u2019anneau Sos \u2014 constante sous une autre forme: II D° \u2014 surface 4 D \u2014 diamètre en mm TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 a tdi GéLAUS iti uatiadaatautinuiitio \u2014 4 X surface 0 et Qu Car X Vi ou C,, = concentration d\u2019antigène Vag = volume d\u2019antigene déposé L\u2019on obtient en remplaçant: 4 D?= 7 (K1 Que + So1) si 4 Ks = Il K, Vag et 4 Soz \u2014 Il So1 l\u2019on obtient IDE = Ks Cox + Sos La dernière équation montre que la surface est directement proportionnelle à la concentration d\u2019antigène.Mancini a de plus montré que Sos était fonction du diamètre des puits et du volume de l\u2019échantillon !.Pour une technique utilisant des puits de même diamètre et un même volume d\u2019échantillon, Sog devient une constante.Mancini a démontré empiriquement que la pente K, était inversement proportionnelle à la concentration d\u2019antisérum dans le gel.Les plaques Partigen- Transferrin sont étalonnées de façon à obtenir une concentration constante et une ordonnée à l\u2019origine Sog constante pour des puits identiques et un volume d\u2019échantillon constant.On a utilisé pour déterminer cette pente l\u2019étalon de Behring dilué au 1:20, 1:15, 1:10 dans la saline.Le dosage de la transferrine dans les sérums-témoins a été effectué en diluant ces sérums 1:10, 1:12.5, 1:15, 1:20, 1:30, 1:40.Les sérums des patients ont été dilués 1:15.On a appliqué 5 ul d\u2019échantillon de chacune des dilutions.Les anneaux de diffusion ont été mesurés avec une précision de 1/10 mm après 48 heures à la température ambiante.RÉSULTATS La courbe d\u2019étalonnage établie à l\u2019aide de l\u2019étalon de Behring est présentée à la Fig.1.On obtient une valeur K» de 1.47 et Sog de \u201414.29.1085 Transferrine (mg/100ml) w a \u201c © o o ot or 09 ot.(wi) essque:a ov se oc ST oz si sv = © Fig.1 \u2014 Courbe d\u2019étalonnage de la transferrine établie à l\u2019aide de l'étalon de Behring.La Fig.2 nous montre les courbes d\u2019étalonnage tracées à l\u2019aide des sérums-témoins.Une droite de régression établie à partir des quatre sérums-témoins nous a permis de déterminer directement la capacité totale de saturation en fer d\u2019un échantillon à partir du carré du diamètre de l\u2019anneau de diffusion (Fig.3).La capacité totale de saturation en fer d\u2019un sérum obéit à l\u2019équation suivante: y = \u2014 0.827 + 1.161 X où y \u2014 capacité totale en fer x = diamètre carré de l\u2019anneau de précipitation.La capacité totale en fer ainsi mesurée doit être multipliée par le facteur de dilution du sérum.Capacité totale de saturation en fer de la molécule de transferrine Si l\u2019on reprend les courbes 1 et 3, et si l\u2019on place en abcisse la concentration en transferrine et en ordonnée la capacité en fer correspondant à une même surface de diffusion l\u2019on obtient les résultats présen- 1086 Capacité en fer (uÿ/10c0 mi} © » © o oi or os oe 0 {Ww) enqueig i w © Fig.2 \u2014 Courbes d\u2019étalonnage de la capacité de saturation en fer tracées à l\u2019aide des sérums-témoins.e \u2014\u2014 : Monitrol I x =-=- Ledernorm 0 \u2014\u2014\u2014 Calibrate e \u2026\u2014.\u2014- Notre-Dame tés au Tableau | et à la Fig.4.La droite de régression ainsi obtenue donne la relation suivante: TABLEAU I CAPACITÉ TOTALE DE SATURATION EN FER DE LA MOLÉCULE DE TRANSFERRINE D?Transferrine Capacité en fer (min?) (mg/100ml) (n moles/ml) (ug/100ml) (n moles/ ml) 10 0.45 0.05 10.78 1.93 15 7.81 0.87 16.58 2.97 20 15,18 1.69 22.39 4.01 25 22.54 2.50 28.20 5.05 30 29.91 3.32 34.01 6.09 35 37.27 4.14 39.81 5.14 40 44.64 4.96 45.63 8.17 45 52.00 5.77 51.42 9.20 50 59.37 6.59 57.25 10.25 = nanomoles de fer lié/ml x \u2014 nanomoles de transferrine/ml L'UNION MÉDICALE DU CANADA Capacité on fer lug/100mI1) © » - o o o ol or 14 0s (uw) eaipweig or £14 or sr ol se se 8 Fig.3 \u2014 Droite de régression linéaire établie à partir des quatre sérums-témoins.Si l\u2019on calcule à partir de cette courbe le nombre d\u2019atomes de fer lié par molécule de transferrine en relation avec la concentration de cette dernière protéine (voir Tableau II), l\u2019on obtient le tracé illustré à la Fig.5.La concentration moyenne de transferri- TABLEAU Il CALCUL DU NOMBRE DE MOLES DE FER LIÉ PAR MOLE DE TRANSFERRINE EN FONCTION DE LA CONCENTRATION DE CETTE PROTÉINE n moles de transferrine/ moles de fer lié/ ml mole de transferrine 1 3.14 2 2.21 3 1.89 4 1.74 5 1.65 6 1.58 8 1.51 10 1.46 20 1.37 30 1.33 40 1.32 100 1.29 200 1.28 1000 1.27 10000 1.27 Nanomoles de fer lié/ml = > w » \u201c ° ~ [WU/OUL11648UE13 SP 88|0WOUEN 8 Fig.4 \u2014 Capacité totale de saturation en fer de la molécule de transferrine.ne dans le sérum normal étant de 33 nanomoles/ml, on obtient à partir de la Fig.5, environ 1.34 atome de fer lié par molécule de transferrine.Pour des valeurs de transferrine variant entre 50 et 100 mg % le nombre d\u2019atomes de fer lié par molécule de trans- ferrine ne varie qu\u2019entre 1.64 et 1.31.Corrélation avec la méthode chimique Nous avons obtenu une valeur de corrélation r = 0.999 entre les résultats obtenus par ces deux méthodes (po.o1 = 0.765), Tableau III et Fig.6.TABLEAU III CAPACITÉ TOTALE DE SATURATION EN FER (TIBC) Méthode chimique Méthode immunologique 477 434 317 288 342 311 306 278 366 333 317 288 267 243 342 311 X = 342 X = 311 TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 1087 Nanomoles de transferrinesml Moles de fer lié/Mole de transferrine Fig.5 \u2014 Calcul du nombre de moles de fer lié par mole de transferrine en fonction de la concentration de cette protéine.Nous avons de plus fait mesurer les neuf anneaux de diffusion par quatre techniciens entraînés à ce genre de travail.Les variations de lectures obtenues par ces techniciens n\u2019ont pas été significatives (P < 0.01).Reproductibilité interessais Nous avons étudié à l\u2019aide d\u2019un même lot de plaques Partigen, les variations en capacité de saturation sur une période d\u2019un mois.Nous avons obtenu un coefficient de variation de 4.6%.Discussion Concuremment à cette étude, Nyssen et Dorche ont rapporté l\u2019utilisation du dosage immunologique de la transferrine pour mesurer la capacité totale de fixation du fer (TIBC)*.Ces auteurs sont arrivés à la même conclusion que nous sur l\u2019utilité de cette méthode dans les laboratoires cliniques.Van Der Heul et coll.ont cependant trouvé un écart de 15 à 20% entre les méthodes chimique et immunologi- que de dosage de la capacité totale de saturation *.L'étude de Nyssen et la nôtre montrent qu\u2019il n\u2019existe pas un tel écart entre les méthodes.Nyssen et Dor- che ont rapporté un écart de 10.5% tandis que nous 1088 {ug/sr00mi) Capacité an ter (dosage chimique) - - - » - - © - 8 3 ° © ° oot 00s oss {1woo1/8Bn) 00% osy oo» ost oot ose ot (enbrbojounuw: ebesop) 194; ue 9iloede) oss = © © Fig.6 \u2014 Etude de corrélation entre la capacité en fer obtenue par dosage chimique et immunologique.avons obtenu un écart de 9.1%.Nous n\u2019avons pas effectué une étude extensive comme ces derniers auteurs sur les variations entre les lots de plaques Partigen, car après entente avec la compagnie nous avons la possibilité d\u2019obtenir un même lot pour des périodes de plusieurs mois.Ce mode de dosage n\u2019est pas influencé par l\u2019hémolyse ou par un sérum ictérique contrairement au dosage par la méthode chimique.De plus l\u2019on peut effectuer l\u2019analyse sur quelques microlitres de sérum avec un minimum de manipulations.Nous rapportons pour le moment au clinicien la capacité totale de saturation en fer et non la concentration en trans- ferrine afin de faciliter l'interprétation clinique des résultats.Résumé Le travail présente une nouvelle approche de lu détermination de la capacité totale de fixation du fer par un dosage immunologique de la transferrine.La détermination de cette protéine par immunodiffusion radiale dans des sérums-témoins montre qu\u2019à une concentration normale la transferrine lie environ 1.3 mole de fer par mole de protéine.Une droite de régression entre le taux de transferrine et la capacité en fer (TIBC) établie à l'aide de quatre sérums- témoins a permis de déterminer directement la ca- L'UNION MÉDICALE DU CANADA d fo ; pacité totale de saturation en fer d\u2019un sérum.Une étude de corrélation entre le dosage chimique de la capacité totale et cette méthode a donné une valeur r = 0.99.Contrairement au dosage chimique cette technique immunologique n\u2019est pas influencée par l\u2019hémolyse et ne requiert que cinq microlites de sérum.Summary The serum total iron binding capacity (TIBC) was determined by the direct assay of transferrin by radial immuno- diffusion.Within a normal range of concentrations, trans- ferrin binds about 1.3 moles of iron per mole of protein.Using four different control sera a linear regression was obtained between the transferrin concentration and TIBC.A direct measurement of the binding capacity of a serum is possible using this regression coefficient.Values obtained with this method and the conventional chemical determination gave a correlation coefficient r = 0.99.No interference was observed in hemolysed sera and the methode requires only five microlites of serum.BIBLIOGRAPHIE 1.Mancini, G., Carbonara, A.O.et Heremans, J.F.: Immuno- chemical quantitation of antigens by single radial immunodif- fusion.Immunochemistry, 2: 235-254, 1965.2.Nyssen, M.et Dorche, J.: Estimation of transferrin by Radial Immunodiffusion.Ann.Biol.Clin., 31: 263-273, 1973.3.Van der Heul, C., Van Eisk, H.G., Wiltink, W.F.et Leijnse, B.: The binding of iron to transferrin and to other serum components at different degrees of saturation with iron.Clin, chim, Acta, 38; 347-353, 1972.METABOLISME DU TISSU ADIPEUX DANS TROIS CAS D'OBÉSITÉ EXTRÊME Sylvie QUIRION, Jacques LETARTE, Maurice VERDY, René OUELLET, Jacques-R.DUCHARME, Gilles LEBŒUF et Robert COLLU Le tissu adipeux est le siège d\u2019un échange lipi- dique constant, l\u2019équilibre des dépôts étant assuré par une synthèse et une dégradation continuelle.Le glucose joue un rôle important dans ce contrôle et son action est influencée par diverses hormones *.Suite à son entrée dans l\u2019adipocyte, le glucose peut être métabolisé en un faible taux de glycogène mais les voies principales sont la synthèse des lipides et l\u2019oxydation en CO; 2.Dans le tissu adipeux blanc, le glucose est essentiel à la synthèse des lipides car il fournit, par l\u2019intermédiaire de la voie glycolytique, lacétyl CoA utilisé pour la formation des acides gras et l\u2019a-glycérophosphate pour leur estérification 3.Aussitôt formés, les triglycérides peuvent être hydrolysés; le glycérol et les acides gras diffusent à travers la membrane cytoplasmique.Ils sont alors libérés dans le plasma puis dirigés vers le foie pour répondre aux besoins métaboliques.Cependant lors d\u2019un apport alimentaire accru, il peut se produire une accumulation de triglycérides au niveau du tissu adipeux, accumulation responsa- Laboratoire d\u2019endocrinologie et métabolisme, Hôpital Sainte-Justine, et Département de médecine, Hôtel-Dieu de Montréal, Québec, Canada.Demandes de tirés à part: Docteur Jacques Letarte, Laboratoire d\u2019endocrinologie et métabolisme, Hôpital Sainte- Justine, 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal H3T 1C5, Québec, Canada.Subventionné par le Conseil de recherches médicales (Canada) et par la Fondation Justine Lacoste-Beaubien.Mots clés: Tissu adipeux \u2014 Obésité métabolique \u2014 Lipolyse \u2014 Lipogénèse \u2014 Syndrome de Pickwick \u2014 Syndrome de Prader-Labhart-Willi (PLW) \u2014 Théophylline Clé des abréviations: PLW: Syndrome de Prader-Labhart-Willi AGL: Acides gras libres TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 ble de l\u2019obésité.La comparaison entre différents types d\u2019obésité chez la souris amena Mayer à classifier l\u2019obésité en deux catégories bien distinctes selon l\u2019origine de l\u2019'anomalie: l\u2019obésité régulière ou exogène et l\u2019obésité métabolique *.L\u2019obésité exogène dépendrait d\u2019une mauvaise régulation de la prise d\u2019aliments.L\u2019obésité métabolique serait due à une erreur métabolique, innée ou acquise, au niveau du tissu adipeux.Dans le cas de l\u2019obésité exogène, l\u2019augmentation des lipides du tissu adipeux semble dépendre du nombre et de la taille des cellules adipeuses % %, Ainsi les anomalies semblent plutôt dues à la cellu- larité du tissu adipeux qu\u2019à un métabolisme anormal.En effet, Bjorntorp et coll.5 ont démontré que le métabolisme du glucose n\u2019est pas modifié dans l\u2019adi- pocyte « obèse ».Ils n\u2019ont trouvé aucune différence significative du métabolisme glucidique entre les sujets normaux et les obèses lorsque leurs résultats sont exprimés par unité d\u2019azote ou d\u2019acide désoxyribonucléique 8.De même Salans et coll.° suggèrent que le métabolisme basal du glucose ne diffère pas significativement de celui des normaux lorsque calculé d\u2019après la cellularité du tissu.Bray et coll.1° ont démontré que la lipolyse induite par l'adrénaline ne diffère pas chez des sujets de poids normal ou élevé.Ceci confirme une étude précédente !! montrant que la lipolyse induite par l\u2019adrénaline, loin d\u2019être réduite dans les cas d\u2019obésité humaine, se trouve au contraire légèrement augmentée.Cette dernière observation est valable que les résultats soient exprimés en rapport avec le contenu 1089 CERTES se Sen ae en ADN du tissu ou en rapport avec son poids sec.Toutes les études précitées se rapportent à l\u2019obésité exogène.Peu de travaux portant sur l\u2019obésité métabolique ont été effectués jusqu\u2019à maintenant.Un syndrome héréditaire d\u2019obésité accompagnée d\u2019hyperglycémie a été décrit chez la souris '2.Les animaux atteints de ce syndrome ont des taux de lipogénèse à jeun au-dessus des valeurs normales et la simple réduction calorique ne permet pas le retour à un poids normal.Il semble probable que le syndrome soit dû à la présence anormale d\u2019une glycérokinase permettant la réutilisation immédiate du glycérol résultant de l\u2019hydrolyse des triglycérides.La synthèse des lipides se trouve donc accentuée même lors d\u2019un apport moindre de glucose exogène !*.Johnsen et coll.!* ont démontré chez des patients souffrant du syndrome de Prader-Labhart-Willi (PLW) une syn- thése accrue de lipides alors que la réponse lipolyti- que a une stimulation hormonale est diminuée.Pour sa part, Galton !5 attribue différents types d\u2019obésité métabolique à une altération de la voie lipolytique.Il définit trois catégories de déficits métaboliques: a) manque de réponse du récepteur adényl-cyclase à la stimulation hormonale; b) défaut de l\u2019enzyme protéine-kinase activant la triglycéride lipase responsable de l\u2019hydrolyse des triglycérides; c) défaut de l\u2019enzyme triglycéride lipase dans plusieurs tissus.Au cours du présent travail, nous nous sommes arrêtés à l'étude de l\u2019obésité métabolique.Notre but était de mesurer in vitro l\u2019activité lipogénique et lipolytique du tissu adipeux de trois patients souffrant d\u2019obésité métabolique: un cas de syndrome de Pickwick (obésité, hypoventilation alvéolaire, somnolence) '¢ et deux cas de syndromes de PLW (obésité, courte taille, hypotonie, hypogonadisme, retard mental, phénotype anormal '?.MATÉRIEL ET MÉTHODES Sujets: Trois patients, un sujet mâle de 14 ans atteint d\u2019un syndrome de Pickwick (patient 1), et deux patientes de 16 et 24 ans (patients 2 et 3) souffrant d\u2019un syndrome de PLW, furent étudiés.Les renseignements cliniques concernant les patients sont résumés dans le Tableau I.Le sujet 1 (Pickwick) avait une glycémie à jeun et un test de tolérance au glucose normaux.Ses taux d\u2019insuline étaient élevés comme dans une obésité exogène .Le sujet 2 (PLW) est une diabétique avec une glycémie à jeun de 105 mg %.Le dernier sujet (PLW) a une glycémie à jeun de 100 mg % et une épreuve de tolérance au glucose oral normale.Les taux d\u2019insuline et d\u2019hormone de croissance de ces patients n\u2019ont pas été mesurés au moment de l\u2019étude.Un sujet obèse exogène et deux sujets de poids normaux servirent de témoins.Le premier témoin était un obèse du même âge que le patient 1; pour le deuxième patient ce fut un sujet de poids normal, du même âge ainsi que pour le troisième patient, sauf que cette fois le témoin était plus âgé.Il faut noter que l\u2019âge ne semble cependant pas affecter le métabolisme du glucose dans l\u2019adipocyte '* bien que les taux d\u2019insuline plasmatique soient plus élevés comme dans l\u2019obésité exogène 7.Soulignons ici un des problèmes des études portant sur l\u2019humain, soit la sélection des témoins.La nécessité d\u2019obtenir du tissu adipeux du patient et du témoin au même moment nous a obligés à choisir nos témoins parmi d'autres patients devant subir une opération chirurgicale en même temps.Ainsi nous ne pouvons pas toujours obtenir des témoins d'âge, de sexe ct de poids comparables.Procédures d\u2019incubation: Les échantillons de tissu adipeux (paroi abdominale), prélevés sous anesthésie générale et conservés dans du sérum physiologique à 4° C, sont rapidement réduits cn petits fragments.Pour chaque échantillon, deux différentes séries d\u2019incubation sont effectuées pour l\u2019étude de la lipogénèse et de la lipolyse.A) Lipogénèse: Les fragments de tissu adipeux répartis entre 4 vials sont incubés à 37° C pendant 4 heures.Le milieu d\u2019incubation est le suivant: un tampon Krebs-Ringer bicarbonaté, pH 7.4 contenant de l\u2019albumine bovine 2.5%, du glucose UMC (1 uCi/ml) et du glucosc non radioactif portant la concentration finale à 2.5 mM.Au début de la période d\u2019incubation, on ajoute de l\u2019insuline bovine (1 mU/ml) afin d\u2019augmenter l\u2019incorporation du glu- TABLEAU 1 EVALUATION CLINIQUE : .Excédent Identification Diagnostic Sexe Age Taille Poids de poids Patient 1 Pickwick M 14 152 103 83 Patient 2 Prader-Labhart-Willi I F 24 142 96 107 Patient 3 Prader-Labhart-Willi II F 16 150 100 100 1090 L'UNION MÉDICALE DU CANADA I 6 A cose dans les lipides tissulaires.Apres 4 heures d\u2019incubation les produits radioactifs suivants sont mesurés: CO», lipides totaux et glycogène 19 70.21, Tous les résultats sont exprimés en microatomes de carbone de glucose incorporés dans ces divers produits par gramme de poids de lipides totaux par 4 heures (uÂt C/g LT/4 hr).B) Lipolyse: Une incubation préliminaire de fragments de tissu adipeux dans le milieu décrit précédemment se poursuit pendant 3 heures à 37° C afin de permettre le marquage radioactif des lipides nouvellement formés.Les fragments sont ensuite rinsés et une incubation subséquente d\u2019une durée de 2 heures, dans le même tampon mais cette fois sans substrat métabolique, permet la mesure du taux de lipolyse qui est stimulée par une substance lipo- lytique soit l\u2019adrénaline (10 ug/ml).Ainsi les tri- glycérides marqués synthétisés au cours de la pré- incubation sont dégradés et les acides gras libres (AGL) passent dans le milieu d\u2019incubation d\u2019où ils peuvent être extraits et mesurés.Les lipides totaux des tissus sont également mesurés.Les résultats sont exprimés en pourcentage d'AGL libérés dans le milieu par rapport au contenu en lipides totaux radioactifs nouvellement formés du tissu (AGL dans le milieu < 100/LT dans le tissu).Techniques: La captation du *CO, se fait selon la méthode de Gliemann '?et les échantillons sont comptés dans un liquide de scintillation toluene POPOP-PPO.Les lipides tissulaires sont extraits dans un mélange chloroforme-méthanol 2:1 2°, L\u2019extrait chlorofor- RRM HEMI aU da dO MH dU Hi asia ual ag mique est alors transféré dans un vial prépesé, séché et pesé puis dissout dans 10 ml de toluene POPOP- PPO et la radioactivité est comptée.Le tissu résiduel est séché et hydrolysé avec du KOH 30% a 100° C pour la détermination du glycogène *.Le précipité final est dissout dans l\u2019eau distillée (1 ml) et un aliquot de 0.8 ml est compté dans 10 ml de toluene POPOP-PPO contenant du Trixon X-100 (2:1 v/v).RESULTATS Lipogénèse: Le métabolisme total du glucose fut évalué par la somme de son incorporation en CO», en lipides et en glycogène.En effet, ce sont les produits des voies majeures du métabolisme du glucose dans l\u2019adipocyte ?et leur mesure permet de rendre compte presque totalement du taux d\u2019utilisation du glucose.Les résultats obtenus au cours de la lipogénèse sont illustrés dans le Tableau II qui donne les valeurs comparées de CO, lipides totaux et glycogène pour chaque patient et son témoin ayant subi, de façon parallèle, les mêmes traitements.Le métabolisme glucidique total du sujet 1 ne diffère pas significativement de celui observé chez un obèse simple.La production de CO», de lipides totaux et de glycogène est semblable.Toutefois chez le deuxième patient, le métabolisme glucidique total est plus élevé que celui du sujet normal (p < 0.01) avec une augmentation de 124%.L'orientation semble surtout se faire vers la production de lipides (p < 0.005) où l\u2019augmentation est de 192.5%, alors que la formation de TABLEAU II MÉTABOLISME IN VITRO DU GLUCOSE DU TISSU ADIPEUX DE SUJETS HUMAINS Métabolisme total Lipides Sujets du glucose * CO, * totaux * Glycogéne * Controle 1 1.25 = 0.13 2 0.25 + 0.10 0.96 + 0.08 0.05 + 0.02 Patient 1 1.26 + 0.09 0.30 = 0.11 0.93 = 0.06 0.04 = 0.01 © NS3 NS NS NS Contrdle 2 0722027 025-009 040%020 007 +0007 Patient 2 1.61 = 0.40 0.43 + 0.19 1.17 = 0.22 0.03 = 0.005 @ p < 0.014 NS p < 0.005 p < 0.005 Contre 3 122+036 031011, 097-026 004=001 Patient 3 1.93 + 0.28 0.43 \u2014 0.05 1.53 + 0.23 0.03 = 0.01 © p < 0.025 NS p < 0.01 NS u At C/g LT/4 heures .Les valeurs entre parenthéses indiquent le nombre de replicata .NS valeurs non significatives » 1 2, Déviation standard 3 4.p déterminé par le test de Student entre TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 des valeurs pairées.1091 glycogène est diminuée de 43% (p < 0.005) et que celle de CO» n\u2019a pas varié significativement.Le troisième patient présente lui aussi un métabolisme glucidique global accru de façon significative (p < 0.025, 60%).L\u2019augmentation observée se retrouve dans les lipides (p < 0.01, 57%).Il n\u2019y a pas de diminution significative du glycogène et du CO».Lipolyse: Les taux de dégradation des lipides sont indiqués dans le Tableau IT.Le patient 1 montre une lipolyse induite par l\u2019adrénaline diminuée.En effet une diminution de 51% est observée (p < 0.005).Chez les deux autres patients nous notons aussi des taux diminués de lipolyse: 46% et 71% respectivement (p < 0.025).Ainsi le métabolisme de l\u2019adipocyte des trois patients semble caractérisé par une diminution de la lipolyse.TABLEAU II LIPOLYSE IN VITRO DU TISSU ADIPEUX DE SUJETS HUMAINS Taux de Diminution Sujets lipolyse * % p° Contrôle 1 7.63 + 1.512 (4)! Patient 1 3.75 + 0.87 50.85 < .005 (4) Contrôle 2 7.82 + 2.71 (4) Patient 2 4.21 + 0.85 46.13 < .025 (4) Contrôle 3 5.05 + 2.52 (4) Patient 3 1.43 + 0.52 71.73 < .025 (4) * AGL dans le milieu X 100 LT dans le tissu .Les valeurs entre parenthèses indiquent le nombre de replicata .Déviation standard 3.p déterminé par le test de Student entre des valeurs pairées.NH DISCUSSION Dans certains cas extrêmes d\u2019obésité, il semble exister une orientation préférentielle du glucose vers la synthèse des lipides et leur mise en réserve dans le tissu adipeux.De plus, une fois la synthèse complétée, la rétention de lipides y serait plus élevée que chez les témoins.Aussi l\u2019accumulation excessive de lipides, dans le tissu adipeux de ces obèses souffrant de syndromes caractéristiques, serait le résultat d\u2019une modification de ces deux voies métaboliques du tissu adipeux.Ces résultats peuvent être comparés à ceux d\u2019un travail précédent * fait chez un patient souffrant de 1092 lipodystrophie totale ° Il fut démontré que, bien que le taux de formation de lipides par gramme de lipides totaux dans le tissu était presque normal.sa rétention était diminuée, ceci résultant en une lipolyse accélérée.Ces deux études combinées nous amènent à postuler que la lipolyse serait l'événement métabolique limitant qui contrôle la taille finale et le contenu en lipides de l\u2019adipocyte.Des problèmes techniques ont rendu impossible l\u2019évaluation de la cellularité du tissu adipeux des patients et des témoins, C\u2019est pourquoi nos valeurs sont exprimées en fonction du poids de lipides totaux.La connaissance de l\u2019état de cellularité du tissu nous aurait sûrement permis une meilleure compréhension du métabolisme des lipides dans ces cas d\u2019obésité extrême.Toutefois bien que ces études in vitro du tissu adipeux suggèrent une déficience possible des mécanismes enzymatiques impliqués dans la lipogénèse ou la lipolyse, nous sommes pleinement conscients que ce métabolisme lipidique anormal pourrait être secondaire à un dérèglement hormonal ou métabolique sous contrôle hypothalamique in vivo.Récemment on tenta d\u2019expliquer l\u2019hypogonadisme des sujets atteints du syndrome de PLW par un désordre de l\u2019axe hypothalamo-hypophysaire-gonadotrophi- que ** #7.En fait il existe beaucoup de variations d\u2019un sujet à l\u2019autre * mais il reste possible qu\u2019un dérèglement de cet axe soit responsable de l\u2019apparition des divers signes caractérisant le syndrome.En conclusion, il semble que certains cas d\u2019obésité métabolique différeraient de l\u2019obésité exogène en ce que la modification du métabolisme glucidique pourrait être secondaire 1) soit à une déficience enzymatique dans le tissu adipeux même, 2) soit à un déséquilibre hormonal dû à un contrôle cérébral modifié ct aussi responsable du syndrome caractéristique.Le sujet souffrant d\u2019un syndrome de Pickwick a vu son poids redevenir normal à la suite d\u2019une restriction calorique (1500 cal/jour) combinée à une thérapie par théophylline orale.Cette évolution supporterait l\u2019hypothèse d\u2019un déficit de la lipolyse in vivo.En cffet la théophylline inhibe la c-AMP- phosphodiestérase, causant ainsi une augmentation de PAMP-cyclique intracellulaire qui stimule alors la lipolyse par activation d\u2019une lipase hydrolysant les triglycérides et sensible à l\u2019adrénaline #, Ce traitement pourrait aussi se révéler cfficace dans les cas de syndromes de PLW qui sont résistants à la restriction calorique seule ou combinée aux drogues anorexigènes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA t G Pas de crépitants Normal 05-10-74 Toux ++++ Normale Normal Nombreux crépi- tants plage Dr.Normal avec | MV Crépitants aux 2 bases Bien que l\u2019identification du Toxocara canis remonte à bien loin (Werner, 1782), le syndrome de LMV ne fut reconnu comme tel que par Beaver ! en 1952 et le cycle complet de développement du parasite n\u2019a été étudié qu\u2019en 1958 par Sprent 7.Les vers TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 adultes de Toxocara canis mesurent 7.5 à 12.5 cm et vivent dans l\u2019intestin de l\u2019hôte définitif.Ils produisent des œufs qui, après maturation (3 semaines à 1 mois dans le sol) deviennent nocifs pour les autres chiens et l'homme.1095 TABLEAU III RESULTAT DU TEST CUTANE (ERYTHEME ET INDURATION) A L\u2019ANTIGENE DE TOXOCARA CANIS 0 minute 30 minutes 24 heures 72 heures Témoin : 3-4 mm _ _ _ Antigène : induration : 7 mm 20 mm 7 mm \u2014 érythème : 30 mm 30 mm 7 mm Lorsque l\u2019homme ingère les œufs, les larves sont libérées dans l\u2019intestin, traversent la paroi intestinale et se rendent en général au foie et aux poumons.Ces larves peuvent enfin quitter le poumon et se disséminer par voie hématogène dans d\u2019autres tissus, notamment la rétine, le cerveau et ailleurs.Cette migration est erratique et correspond au phénomène d\u2019inadaptation hôte-parasite.D\u2019après Sprent ?, la larve quitterait le capillaire sanguin à un point où son diamètre approche celui du vaisseau et cette constatation a été confirmée plus tard par d\u2019autres auteurs *.Chez l\u2019homme, la larve au stade L2 ne va pas plus loin dans son développement et reste dans les tissus entourée d\u2019un granulome inflammatoire; c\u2019est l\u2019impasse parasitaire.Ce granulome est d\u2019autant plus actif que l\u2019inadaptation biologique est manifeste.Il en est de même pour les rats, souris, singes et autres hôtes paraténiques.Cependant, cette règle semble connaître des exceptions, puisqu\u2019on a déjà retrouvé un ver adulte de Toxocara à une ou deux occasions chez l\u2019humain °*, ainsi que dans le petit intestin d\u2019un poney °.MODE D'INFESTATION Le mode le plus commun d\u2019infestation chez le chien demeure la voie prénatale.En effet, contrairement à l\u2019ascaris humain qui ne présente qu\u2019une phase de migration tissulaire transitoire, Toxocara canis voit plusieurs de ses larves se disséminer et s\u2019encap- suler au niveau des muscles du chien lorsque l\u2019infection survient à l\u2019âge adulte.Ces larves demeurent en attente pour des périodes prolongées.Lorsque la chienne est en gestation, les larves quittent le territoire musculaire sous l\u2019effet des modifications hormonales et infectent le fœtus in utero.Trois semaines après la naissance du chiot, ces larves sont devenues adultes ct les excréments du jeune chien montrent des œufs de Toxocara.Cette infestation presque automatique explique la très forte incidence de cette parasitose chez les jeunes chiots, indépendamment du comportement et du « milieu social » de l\u2019animal.1096 Cette forte incidence de Toxocara canis retrouvée parmi les chiens nouveau-nés diminue avec l'âge probablement en raison d\u2019une certaine immunité acquise.Cette immunité très bien démontrée par Fernando © semble être spécifique de la larve au stade L2: après une primo-infestation, les sérums des chiots formaient des précipités au niveau des orifices oraux des larves au stade L2 et empêchaient leur développement vers le stade adulte.Comme la sévérité immédiate de l\u2019infection chez l\u2019homme est en relation directe avec la dose inocu- lante, les cas cliniques typiques sont en relation avec la géophagie et le pica, ce qui explique son incidence plus élevée chez l\u2019enfant de 1 à 5 ans 7 # * \"*.Les habitudes, d\u2019ailleurs tout à fait naturelles, chez le jeune enfant de jouer avec de la terre sans toujours se laver les mains après, conduisent à des infestations plus légères dont la majorité sont même sub- cliniques, mais dont la fréquence cest certainement élevée.INCIDENCE Les résultats d\u2019analyse de selles de 332 chiens, faite dans notre laboratoire °°, montrent unc incidence de T.canis variable en fonction de l\u2019âge de l\u2019animal (Tableau IV).En effet, cette incidence qui TABLEAU IV INCIDENCE DE T.CANIS D'APRÈS LES RÉSULTATS D'ANALYSE DE SELLES DE 332 CHIENS PROVENANT DE 35 CLINIQUES VÉTÉRINAIRES DE LA RÉGION DE MONTRÉAL Age du chien Incidence de T.Canis 3 mois 50% 3- 6 mois 41.8% 7 - 11 mois 11.5% 12 mois 10.5% (moyenne : 34%) est de 50% chez les chiens âgés de 3 mois, tombe à 10.5% à l\u2019âge de 12 mois.À l\u2019examen d\u2019échantillons de sable et de terre provenant de terrains de jeux de la région de Montréal, 18% de ces échantillons étaient contaminés par des œufs de Toxocara.Dans des échantillons de terre provenant d\u2019îlots de L'UNION MÉDICALE DU CANADA | verdure, la contamination par 7.canis était de l\u2019ordre de 34.1%.Les résultats de cette étude approchent ceux qu\u2019on retrouve dans la littérature à ce sujet.Après avoir examiné 800 échantillons de déchets de chiens et chats, pris dans des places publiques un peu partout en Angleterre, Borg et Woodruff !! rapportèrent une incidence d\u2019œufs de Toxocara de 24.4%.Les autopsies pratiquées par Niak !\u201d sur 71 chats de Liverpool ont montré la présence de Toxocara cati dans 39.4% de ces chats.Tettamanti !® rapporte une incidence de 15% d\u2019eeufs de Toxocara dans les déchets de chiens et de chats en Suisse.La prévalence mondiale de la toxocarase chez les chiens et les chats d\u2019apres les examens des selles de ces animaux ou a la suite d\u2019autopsies révele des chiffres variant entre 2.5 a 37.5% pour T.canis et 13 à 63% pour T.cati \u2018*, L\u2019incidence du syndrome chez l\u2019homme est très mal connue.Woodruff \u2018* estime, à la suite d\u2019une enquête sérologique, que 2% de la population britannique serait affectée.; SYMPTOMATOLOGIE ET ETUDES EXPERIMENTALES L\u2019éosinophilie 15 16.17.18 est constante, en général exagérée ( > 50% à 60% des leucocytes périphériques), et accompagnée d\u2019une hyperleucocytose de 30,000 à 100,000/mm°.Elle peut exceptionnellement, quoique à des taux moindres, persister de plusieurs mois à 3 ans, et dans certains cas être le seul signe évident de toxocarase.En général, l\u2019éosinophilie persistera de quelques semaines à quelques mois.Les manifestations respiratoires: rhinorrhée, toux, wheezing, crises asthmatiformes avec ou sans signes radiologiques d\u2019infiltrats fugaces ou durables sont fréquentes.17% des asthmatiques testés par Wood- ruff 1* avaient une réaction cutanée positive à l\u2019antigène de Toxocara alors que Brown !° rapporte 22% de positivité.Une étude similaire est en cours dans notre milieu (P.V.).Occasionnellement, l\u2019atteinte pulmonaire est assez sévère conduisant à un arrêt respiratoire 2°, L\u2019hépatomégalie observée chez 60% des patients pédiatriques serait moins fréquente chez les plus âgés.Sur les 6 adultes rapportés par Lapierre et Holler *!, un seul avait un foie augmenté de volume et douloureux.L\u2019atteinte du système nerveux central est loin d\u2019être aussi bien documentée chez les humains et le peu qu\u2019on puisse dire actuellement, c\u2019est que le Toxocara pourrait être responsable de manifestations épileptiques, encéphalitiques et paralytiques chez TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 certains individus.Il a été démontré expérimentalement que les larves de Toxocara étaient capables de transmettre des microorganismes tels que le virus de l\u2019encéphalite japonaise B chez les souris 2.7.5% des épileptiques testés avec l\u2019antigène de Toxocara avaient une réponse cutanée positive comparée à une positivité de 2% dans la population générale !* (en Angleterre).La découverte par Beautyman et ses coll.?* d\u2019une larve de Toxocara dans le cerveau d\u2019un enfant décédé de poliomyélite a incité certains auteurs à la recherche d\u2019une possible corrélation entre ces deux entités.Woodruff a trouvé 14.6% de test cutané positif au Toxocara canis chez des poliomyéliques chroniques avec paralysies résiduelles comparé à 2% dans la population générale.Khalil et ses coll.?rapportent une incidence de 5.8% de test cutané positif chez des enfants poliomyétiques de 1 à 2 ans comparé à 1.4% de positivité chez les témoins.Par ailleurs, les études expérimentales faites par Burren 25 26 sur les animaux montrèrent une atteinte du cerveau chez 100% des souris par T.canis et seulement 8.3% par T.cati.Tout ceci est en accord avec Anderson 27, pour qui les nématodes sont une cause bien plus commune de maladies neurologiques qu\u2019il n\u2019est généralement admis.Les atteintes oculaires sont diverses et souvent unilatérales sous forme de papillite ?*, d\u2019uvéite postérieure ?\u2019, de tube sous-rétinien 2°, d\u2019endophtalmi- te 31.32, L\u2019uvéite antérieure est plus rare 3.Le ré- tinoblastome est le diagnostic différentiel le plus souvent évoqué dans les lésions rétiniennes à Toxocara et la connaissance de cette entité éviterait des énucléations inutiles.Chez les souris infestées expérimentalement °6, l\u2019incidence de l'atteinte oculaire est de 4.5% pour T.canis et de 8.3% pour T.cati.L\u2019atteinte cardiaque sous forme de myocardite n\u2019a été mise en évidence qu\u2019à quelques rares occasions chez les humains 14 34, Les manifestations cutanées sont variables sous forme de: purpura, urticaire, prurit, pseudoeczéma, érythème noueux.Les manifestations générales: fièvre, asthénie, amaigrissement, adénopathies, anémie, vitesse de sédimentation élevée, peuvent aussi être rencontrées.Parmi les autres manifestations possibles, Garrow et Kane #5 démontrèrent la présence d\u2019anticorps anti- Toxocara canis à un taux significatif chez un groupe d\u2019enfants parmi lesquels on trouvait: des douleurs abdominales récurrentes, un purpura de Henoch Schônlein, une polyarthrite, des douleurs de croissance, et conclurent que la toxocarase pourrait être 1097 by TE une cause commune dans ces états pathologiques.Hutchison °° avait suggéré qu\u2019il était possible pour les larves de T.cati de transporter le Toxoplasma gondii et lui servir de moyen de transmission parmi les chats, mais l\u2019investigation faite chez les humains par Wiseman et coll.** pour prouver une possible relation causale entre le Toxoplasma gondii et le Toxocara cati élimine cette hypothèse de façon définitive.DIAGNOSTIC La recherche des œufs ou du ver adulte dans les selles n\u2019est pas utile puisque le cycle n\u2019est jamais complet chez l\u2019homme.La ponction-biopsie du foie peut parfois renseigner sur la présence de granulomes, mais comme le risque de tomber sur du tissu sain est grand, elle ne semble pas à conseiller.Le diagnostic de présomption réside dans la mise en évidence d\u2019une éosinophilie sanguine exagérée accompagnée d\u2019une hyperglobulinémie et d\u2019une augmentation des isohémagglutinines **, Avec le perfectionnement des méthodes immunologiques, il est actuellement possible de confirmer le diagnostic soit par la sérologie, soit par le test cutané utilisant l\u2019antigène de Toxocara ou les deux ensemble.MÉTHODES Le dosage des anticorps anti-Toxocara par la technique d\u2019immunofluorescence indirecte fait appel à un antigène constitué d\u2019œufs embryonnés de Toxo- cara canis contenant des larves L2, incluses dans un tube de muscle de cobaye congelé, coupé au cryostat et fixé à l'acétone ** 41.Le sérum du malade est incubé sur ces surfaces antigéniques à une dilution initiale de 1/80 représentant le seuil de spécificité.Les complexes antigène-anticorps sont révélés avec un sérum de lapin anti-IgG humain préparé et conjugué à la fluorescéine dans notre laboratoire et dilué 1/25 avec une solution tamponnée isotonique de bleu d\u2019Evans 1/2000.Utilisée dans ces conditions, la technique est sensible et spécifique sauf si l\u2019on suspecte une ascaridiose associée, ce qui est relativement facile à vérifier.En phase aiguë initiale, cette sérologie est toujours fortement positive (1/2560 dans le cas présent).Un test cutané est aussi utilisé.L\u2019antigène (préparé dans notre laboratoire) provient d'un extrait total de 7.canis dilué 1/1000 avec de la saline isotonique et filtré bactériologiquement **.0.1 m! d\u2019antigene est injecté par voie intradermique et la réaction (érythème et induration) mesurée après 20 minutes, 24 et 48 heures.Il semble que ce test soit en corrélation avec l\u2019immunofluorescence en phase aiguë mais encore plus fidèle dans les infestations anciennes étudiées en rétrospective !*, 1098 TRAITEMENT Trois médicaments sont actuellement suggérés dans le syndrome de LMV : le thiabendazole, le diethyl-carbamazine et la cortisone.Les deux premiers agissent comme anti-parasitaires.Le thiaben- dazole perturberait la physiologie larvaire du parasite #3.Il agit comme un larvicide empêchant la migration tissulaire de l\u2019Ascaris lumbricoïdes et agirait probablement de la même façon sur les larves de Toxocara **.De plus, il inhiberait 'embryonnement des œufs **.Le diéthyl-carbamazine agirait probablement en augmentant le tonus musculaire et l\u2019activité électrique du parasite à l\u2019opposé de la pipérazine **.Le potentiel de repos du muscle somatique ainsi augmenté résulte en une paralysie de ce muscle.La prednisone est réservée pour les atteintes pulmonaires sévères et la localisation oculaire du Toxocara dont l\u2019atteinte relève directement de la réaction de l'hôte.Les dosages recommandés de ces médicaments sont les suivants #6 47.4% 49: Thiabendazole: 50 mg/K/J en 2 à 3 doses pour 3 jours.À répéter au besoin.Diéthyl-carbamazine: 2 a 4 mg/K/dosc T.1.D.pour 3 semaines.Prednisone: 2 mg/K/J.Le consensus est loin d\u2019être atteint sur l\u2019efficacité de ces procédés thérapeutiques.Les médicaments antiparasitaires, en particulier, ne sont justifiés que dans les cas cliniques où l\u2019on suspecte une complication majeure telles les localisations oculaires ou nerveuses.Beaucoup plus utile est la corticothérapic qui contribue à limiter la réaction inflammatoire, source première de l\u2019atteinte toxocariasique.La corticothé- rapie amène notamment une rémission rapide des manifestations pulmonaires sévères.Beaver (communication personnelle) serait même d'avis qu'il faille s\u2019abstenir d\u2019antiparasitaires dans les formes oculaires ct n\u2019utiliser que les corticostéroïdes, partant du principe, que si on limite la réaction inflammatoire, la larve pourra plus facilement quitter d\u2019elle- même lc globe oculaire, étant entendu qu\u2019une larve vivante est beaucoup moins dommageable qu\u2019une larve morte génératrice de produits de désintégration toxiques.Après traitement, la chute de l\u2019éosinophilie sanguine peut être rapide *.La persistance d'une éosinophilie encore élevée durant les premiers mois après le traitement ne veut pas dire nécessairement que celui-ci a échoué *!.Bien plus, l'élévation de l\u2019éosinophilie dans la période postthérapeutique immédiate peut vouloir dirc que ce dernier a été efficace ct que la libération de protéines et métabolites des larves désintégrées a conduit à unc réponse immunolo- gique accentuée °°.Il ne faut pas oublier non plus la possibilité de réinfestation en l\u2019absence de mesures prophylactiques adéquates.L'UNION MÉDICALE DU CANADA | Chez le chien, l\u2019infection acquise in utero est éradiquée * presque à 100% avec l\u2019administration chez le chiot, du 5° au 20° jour de vie, de thiabendazole à raison de 150 mg/K/jour.Lorsque les parasites sont devenus adultes (œufs dans les selles), les dérivés de la pipérazine sont les médicaments de choix.Le « déparasitage » des chiots dès le sevrage et mensuellement pour les quelques mois suivants devrait réduire considérablement les sources de transmission et représente la mesure de contrôle certainement la plus efficace et la moins onéreuse.DISCUSSION Le Giardia lamblia ne pouvait être retenu comme étiologie de l\u2019éosinophilie durant la première hospitalisation.Le Giardia, comme presque tous les protozoaires, ne donne pas d\u2019éosinophilie 1°.Le souffle cardiaque, trouvé à l\u2019admission, aurait pu offrir une explication à l\u2019éosinophilie car un certain pourcentage d\u2019enfants avec des lésions cardiaques sténotiques présentent une éosinophilie inexpliquée 5, Mais l\u2019auscultation cardiaque, l\u2019ECG et le RX cardio-pulmonaire plaidaient en faveur d\u2019une CIV.Les nombreux oxyures retrouvés dans les selles durant la deuxième hospitalisation n\u2019ont pu être retenus longtemps comme étiologie de l\u2019éosinophilie, car peu de temps après, la sérologie positive pour T.canis a mis fin à nos spéculations.Cependant, il est raporté que, vers le 20° jour d\u2019une primo-infesta- tion à l\u2019Enterobius vermicularis, l\u2019éosinophilie peut être de l\u2019ordre de 25%, alors que durant les réinfes- tations, cette éosinophilie est plus discrète autour de 10%16.L\u2019oxyure, comme tout helminthe cavitaire, est peu éosinophilogene.Si l\u2019éosinophilie exagérée (> 5000/mm°) est suggestive du syndrome de LMV, l\u2019éosinophilie modérée entre 1000 et 5000/mmê, mais persistante devrait aussi faire penser à cette entité.En effet, la moitié des patients rapportés par Lapierre et Holler ?! et tous les patients de Brown !° avaient un décompte absolu d\u2019éosinophiles inférieur à 3000/mmê.Dans le cas présent, et sur une évolution de 2 mois, l\u2019éosinophilie n\u2019a dépassé les 5000/mm° qu\u2019à une seule occasion (Tableau D).La diminution chez notre patiente des facteurs de la coagulation pourrait être due soit à une dysfonction hépatique secondaire au passage par le foie des larves de Toxocara, ce qui est fort improbable, soit à un certain degré de malabsorption de la vitamine K secondaire à la présence de Giardia lamblia dans son intestin grêle; mais dans ce cas, on expliquerait mal la diminution du facteur V qui est non vitamine-K TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 dépendant.Un test à la vitamine K IV aurait pu donner la réponse, mais il ne fut malheureusement pas pratiqué chez la patiente.Il n\u2019y a aucune mention dans la littérature de trouble de la coagulation comme complication du syndrome de LMV.Le bébé-chien, hébergé récemment par la famille de notre patiente, n\u2019est probablement pas responsable du syndrome de LMV chez celle-ci, à moins que ses déchets n\u2019aient traîné dans la maison pendant au moins 3 semaines à 1 mois (le temps requis pour que les œufs deviennent « infestants ») avant d\u2019être enlevés.Plus probable est la contamination à partir d\u2019un sol déjà souillé autour de la maison et nos études en cours sur la contamination des parcs et terrains de jeux montrent que cette probabilité est, dans la région montréalaise, une réalité.3.CONCLUSION La facilité avec laquelle les épreuves sérologiques peuvent être pratiquées et leur disponibilité dans notre milieu*, devraient inciter à considérer d\u2019une façon beaucoup plus systématique la toxocarase dans tous cas d\u2019éosinophilie même modérée chez l\u2019enfant.D\u2019autres parasitoses fréquentes, telle la trichinose, peuvent être impliquées et il est devenu la règle dans notre laboratoire de vérifier systématiquement une série d\u2019antigènes parasitaires choisis selon l\u2019histoire et la provenance du malade lorsque ces cas nous sont soumis.Une étude épidémiologique d\u2019envergure est actuellement entreprise pour évaluer, dans la région mont- réalaise, l\u2019incidence clinique et subclinique de cette entité en relation avec, d\u2019une part l\u2019endémicité zoono- tique et les habitudes de vie, et d\u2019autre part, avec les complications oculaires, pulmonaires et neurologiques théoriques de l\u2019infestation.Quant au traitement, dans l\u2019état actuel de notre thérapeutique anti-larvaire et tenant-compte des effets physiopathologiques potentiels de cette parasitose, il nous semble plus logique et efficace d'adopter une attitude préventive au niveau des foyers zoono- tiques.Résumé Les auteurs présentent un cas clinique de larva migrans viscérale chez un enfant de deux ans et demi, suivi d\u2019une revue détaillée de la littérature concernant l\u2019épidémiologie, l\u2019incidence locale et mondiale, la symptomatologie, les études expérimentales, le diagnostic immunologique et le traitement de la toxocarase.* Laboratoire de séro-parasitologie, Hôtel-Dieu de Montréal.1099 Te Ss Se SEAT re ER ES ne ee Summary The authors report the case of a two and a half year old child with visceral larva migrans, followed by an extensive review of literature concerning epidemiology, local and world-wide incidence, symptomatology, experimental studies, immunological diagnosis, and treatment of toxocariasis.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.25.BIBLIOGRAPHIE Beaver, P.C., Snyder, M., Carrera.G., Dent, J.et Lafferty, J.: Chronic eosinophilia due to visceral larva migrans.Report of three cases.Pediatrics, 9: 7-19, 1952, Sprent, J.F.A.: Observation on the development of Toxocara canis in the dog.Parasitology, 48: 184-209, 1958.Sprent, J.F.A.: On the invasion of the central nervous system by nematodes.J.Parasitol., 45: 41-55, 1955, Bisseru, B.: Studies on the liver, lung, brain and blood of experimental animals infected with Toxocara canis, J.Hel- minth, 43: 267-272, 1969.Mirzayans, A.: 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qui est une entité peu fréquente puisqu\u2019elle ne constitue que 2% du nombre des cas de tuberculose S.Nous rapportons l\u2019observation de huit malades, admis à l\u2019hôpital sur la foi d\u2019un diagnostic autre que celui de la tuberculose, chez qui le bacille de Koch fut mis en évidence trois ans, en moyenne, après le début des signes cliniques.MATÉRIEL ET MÉTHODE Malades étudiés: chez 16 malades hospitalisés à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal entre le 1°\" janvier 1970 et le 13 décembre 1973, un diagnostic de tuberculose ostéo-articulaire a été porté.Huit de ces cas ont été retenus pour les fins de cette étude tandis que les autres ont été rejetés, faute de preuves bactériologiques et leurs dossiers ont été jugés incomplets.Les cas de 4 hommes et de 4 femmes ayant un âge moyen de 51 ans (Tableau I) ont été retenus.Sept de ces malades étaient nés et avaient été élevés au Canada.L\u2019autre était originaire d\u2019Espagne.Les localisations des lésions étaient variées et comprenaient, notamment, des arthrites d\u2019une épaule, d\u2019un coude, d\u2019un poignet, de deux genoux; une maladie de Pott; des ostéites du grand trochanter et d\u2019un métacarpe.1 Résident en orthopédie, Hôtel-Dieu de Montréal.2 Service d\u2019orthopédie, Hôtel-Dieu de Montréal.Pro- fesseur-adjoint de clinique, département de chirurgie, Université de Montréal.3 Chef, Service de microbiologie et maladies infectieuses, Hôtel-Dieu de Montréal.Professeur adjoint, département de microbiologie et immunologie, Université de Montréal.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Chez aucun de ces malades un diagnostic de tuberculose n\u2019avait été posé à leur admission; l\u2019intervalle de temps écoulé entre le diagnostic véritable de tuberculose et un diagnostic initial erroné, correspondant au début de la symptomatologie, fut de trois ans en moyenne avec un maximum de huit ans et un minimum de deux mois.Des traitements variés et nombreux ont été institués au cours de l\u2019évolution de la maladie (Tableau D).LE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE Pour faire partie de cette étude, les malades ont dû satisfaire aux critères diagnostiques suivants: 1.Présenter un tableau clinique qui même atypique permettait de suspecter le diagnostic de tuberculose.2.Avoir des signes radiologiques caractéristiques d\u2019atteinte ostéo-articulaire.3.Avoir des preuves bactériologiques obtenues par cultures sur milieux de Lowenstein Jensen.4, Montrer des lésions histologiques granuloma- teuses.Chez tous ces malades, des spécimens adéquats pour étude microbiologique ont été obtenus par aspiration purulente ou par biopsie soit de la synovie ou de l\u2019os.À partir de ces spécimens, des ensemencements pour la recherche de bactéries aérobiques et anaérobiques, de mycoses et de mycobactéries ont été faits de routine.Dans chacun des cas, il y eut des frottis directs colorés par la méthode de Zeihl Nielson.Aucune inoculation aux cobayes n\u2019a été pratiquée.LE TRAITEMENT ANTITUBERCULEUX Tous nos malades ont été soumis initialement à une chimiothérapie triple comprenant de l\u2019isoniazide, de l\u2019ethambutol et, soit de la streptomycine, soit de la rifampicine.Ce traitement a été institué jusqu\u2019à ce que la sensibilité du germe soit connue.Chez tous nos malades, après une période de trois à six mois, la streptomycine ou la rifampicine ont été cessées tandis que l\u2019isoniazide avec l\u2019ethambutol ont été continués pour une période totale de deux ans.Au cours de la troisième année, les malades ne reçu- \u2018rent que de l\u2019isoniazide.1101 coli TABLEAU 1 DETAILS CLINIQUES DES HUIT MALADES Diagnostic Traitement Temps écoulé entre diagnostic Traitement aprés diagnostic Patient Né Sexe initial initial initial et de la de la tuberculose Follow-up Résultats HS.1922 F Déchirure méniscale Arthrographie négative.9 mois Aspiration.Traitement triple.4 ans Genou sec, stable, genou d.Cortisone et butazolidine per os.Synovectomie et débridement.indolore.Ancienne affection Extension: 0 cuisse d.Flexion: 120 J.B.1897 M Bursite chronique du coude.Aspiration toutes les trois 3 ans Traitement triple.18 mois Coude sec, stable, semaines.Synovectomie, débridement, indolore.résection de la tête radiale.Extension: \u201425 Flexion: 120 L.T.1921 F Arthrose dégénérative du Physiothérapie et béquilles.7 ans Ponction.Traitement triple.4 ans Genou sec, stable, genou; puis arthrite Synovectomie et séquestrectomie; indolore.septique.arthroplastie en deux temps.Extension: \u20145 Flexion: 90 R.B.1908 F Arthrite rhumatoïde, phase Anti-inflammatoire; puis drai- 6 mois Biopsie ouverte.Traitement triple 3 ans Fistule fermée.Epaule aiguë; puis arthrite septique nage, séquestrectomie, et plâtre et plâtre thoraco-brachial.bloquée en position de fistulisée de l'épaule.thoraco-brachial, et antibioti- fonction.Indolore.ques.Culture: Pseudomonas aeroginosa.F.B.1913 M Monoarthrite rhumatoïde Aucun.2 mois Biopsie ouverte.Traitement triple.2 ans Poignet sec, stable, du poignet.Arthrodèse du poignet \u2014 indolore.Fusion solide.Atteint poumons.pseudarthrose; reprise de Le malade travaille l'arthrodèse.depuis 15 mois.ur s T.N.1923 F 1965, Canada: 1965, Canada: bursectomie; 8 ans Biopsie ouverte.Traitement triple.18 mois Fistule fermée.65 Bursite trochantérienne; puis plusieurs drainages, débri- > puis osméomyélite dements, curetage osseux, trochantérienne irrigation-aspiration.Culture: = (fistule en 1940).Pseudomonas aeroginosa.5 (Fistulectomie en Espagne, 1940).0 > B.F.1955 F Entorse poignet: puis ostéite Tensor.puis antibiotiques.6 mois Biopsie ouverte et curetage.1 an Ostéite guérie.m du métacarpe.Traitement triple.Oo c G.H.1923 M Discarthrose de la colonne Analgésiques.3 ans Myélogramme: bloquage.Lami- 3 ans Récupération complète Oo dorsale.Paraparésie spasti- nectomie D5, costotransversecto- de la motricité d\u2019une > que et troubles urinaires mie, évacuation d\u2019abcès, séques- jambe et incomplète de Zz dans les derniers mois.trectomie Corset platre.l'autre.Fonction 2 Atteint poumons.Traitement triple.urinaire normale.> iodo I sicGO LUC rb UL MAG EMM RL id MM IM LAE abbas AACA AL LTR Heh Comme dans le cas de nos malades, le diagnostic ne fut établi que tardivement, tous durent être soumis à la chirurgie.Les approches furent les suivantes: une chirurgie conservatrice par des débridements simples (Fig.1) pour préserver la fonction articulaire; une chirurgie de sauvetage dans le cas des destructions ostéo-articulaires assez avancées (Fig.2); une chirurgie d\u2019ankylose pour les lésions avancées et particulièrement dans le cas de certains métiers comme les manœuvres ou les ouvriers devant se servir de leur force dans leur travail (Fig.3).Fig.la \u2014 Monsieur J.B.Radiographie du coude droit prise à son admission.Il y a une ostéoporose marquée, un pincement de l'interligne articulaire, des kystes sous-chon- draux dans le cubitus et une enflure du tissu mou.Fig.Ib \u2014 Un an après l'intervention, où la synoviale et la tête radiale étaient excisés.Il y a une réaction sclérotique de l'humérus distal et du cubitus, et les kystes dans le cubitus sont en train de disparaître.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Fig.lc \u2014 18 mois après le début du traitement, le coude droit a conservé une bonne fonction indolore et stable.Observations cliniques Les détails cliniques de chacun des huit malades sont résumés sur le Tableau I.Le temps d\u2019évolution moyen depuis le début du traitement est de trois ans.Sept de ces malades sont considérés guéris, les fistules s\u2019étant taries, la douleur étant minime ou absente, tandis qu\u2019un malade est encore sous anti- biothérapie et sous observation.Dans six de ces cas, l\u2019amplitude des mouvements est augmentée secondairement à la chirurgie.Le tableau clinique et les traitements variés reçus par les malades sont illustrés par les observations suivantes: Observation 1 : Mme H.S.âgée de 48 ans, dont un frère est décédé de tuberculose de la colonne vertébrale, fut opérée en 1950 pour un « kyste » de la cuisse droite.Depuis ce moment, une tuméfaction qui s\u2019est fistulisée à la cuisse droite est apparue de façon intermittente.Elle fut traitée avec de la tétracycline et après un certain temps, la fistule sembla s\u2019être fermée pour quelques années.Au cours de cette période, le diagnostic de tuberculose ne fut jamais soupçonné.En 1103 i 3 | iH (Li Fig.2a \u2014 Madame U.T.Radiographie du genou faite 7 ans après le début de la maladie.Le cartilage articulaire est détruit dans le compartiment interne et il existe des kystes et des séquestres sous-chondraux.1968, elle présente une douleur au genou droit avec gonflement qui fut suivi d\u2019une légère atrophie du quadriceps.Il n\u2019y avait aucune histoire de traumatisme, à ce moment ni antérieurement.La radiographie du genou était alors normale.En 1970, la malade consulte un médecin qui pose un diagnostic de déchirure méniscale.La malade subit alors une arthrographie qui s\u2019avère sans particularité.Elle est alors traitée avec de la cortisone et de la butazoli- dine par voie orale.Un an plus tard, présentant toujours la même symptomatologie, un diagnostic de tuberculose est posé à la suite d\u2019une ponction du genou dont une culture montra du Mycobacterium tuberculosis.À ce moment, les films radiologiques montrèrent un pincement localisé à l\u2019interligne du genou ainsi qu\u2019une ostéoporose locale et le fémur présentait une image fortement suspecte d\u2019une ostéite ancienne; la colonne lombaire montrait une fusion antérieure intervertébrale entre la 4° et la 5° vertèbre lombaire attribuée à un ancien mal de Pott.Une fois le diagnostic établi et après deux mois de triple thérapie avec isoniazide, acide para-aminosalicylique et streptomycine, on pratiqua une synovectomie et 1104 mr er EN 23.73 LET LRU RS ICANT REI Ri] Fig.2b \u2014 Radiographie faite 4 ans après l'arthroplastie, montre la prothèse fémorale de Gariépy sur place, tenue par une vis.L'os sous-chondral au niveau du tibia s\u2019est reformé en forme de la prothèse avec une réaction sclérotique.Il y a une légère difformité en genu varum.a _ _ Fig.2c\u2014 Une photographie de la prothèse fémorale du docteur Gariépy, faite de Vitallium.Autrefois on la faisait à mesure en deux temps opératoires, mais aujourd'hui la prothèse est préfabriquée en 3 grandeurs.De ce fait, le chirurgien peut la poser en un seul temps opératoire.un débridement du genou qui fut suivi d'une thérapie double avec isoniazide et acide para-aminosalicy- lique.La malade fut revue en 1974 ct présentait un genou sans signe inflammatoire, « sec », indolo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.2d \u2014 Une photographie de la malade, faite 3 ans après la chirurgie qui montre une bonne amplitude de mouvement de 90°.Fig.3a re, stable avec des mouvements d\u2019amplitude de O à 120 degrés.Observation 2 : M.J.B., âgé de 70 ans, fut hospitalisé en juillet 1973 pour une synovite chronique du coude droit avec douleur, raideur et fistulisation à la peau.Pendant les 3 années précédentes, un diagnostic de bur- site chronique banale avait été posé.Le malade avait été ponctionné toutes les deux ou trois semaines.Devant cette articulation tuméfiée sans rougeur, ni TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Fig.3b Fig.3a et 3b \u2014 Radiographies A.P.et lat.du poignet de Monsieur F.B.Remarquez le pincement de l\u2019interligne des articulations inter-carpiennes et carpo-métacarpiennes, un phénomène qui signale une perte du cartilage articulaire, et des érosions sous-chondrales.Il y a une réaction sclérotique, en certains endroits, ainsi que de l\u2019ostéoporose dans d\u2019autres.Tableau radiographique typique d\u2019une tuberculose avancée sur la latérale.On croit que l'articulation inter-carpienne est complètement luxée.Fig.3c chaleur mais très douloureuse et bloquée à 90%, montrant à la radiographie une atteinte de l\u2019interligne articulaire et un début de destruction osseuse péri- articulaire sous-chondrale, le diagnostic de tuberculose fut suspecté.Une coloration au Ziehl, à partir du liquide articulaire, s\u2019étant avérée positive, le malade fut soumis à une triple thérapie (isoniazide, myambutol et rifampine) suivie ultérieurement d\u2019une synovectomie du coude avec résection de la tête radiale (Fig.1).Les prélèvements bactériologiques confirmèrent qu\u2019il s\u2019agissait de Mycobacterium tuberculosis sensible à l\u2019isoniazide et au myambutol qui furent administrés au patient.Seize mois après la chirurgie, le coude était stable, non tuméfié, non douloureux et l\u2019amplitude des mouvements était de 25 à 120 degrés (Fig.1).1105 EE RES A # ; À ji b SNR IT Fig.3d Fig.3c et d.\u2014 Radiographies de A.P.et lat, un an après les opérations.On voit les greffes qui fixent les articulations radio-carpiennes, inter-carpiennes et carpo-métacarpien- nes, en gardant le poignet en position de fonction, c\u2019est-à- dire légère déviation cubitale et dorsiflexion de 25°.Fig.3e Fig.3f Fig.3e et 3f \u2014 Photographies des deux mains qui montrent la fonction des doigts et l'arthrodèse du poignet gauche en bonne position.1106 Observation 3 : Mme T.N., âgée de 49 ans, fut hospitalisée pour la première fois à l'Hôtel-Dieu de Montréal en mai 1973 pour une fistule chronique à la cuisse droite.Elle avait subi une fistulectomie de la cuisse droite en Espagne en 1940.Elle vint au Canada en 1965 et peu après, elle nota la réapparition d\u2019une fistule à la face externe de la cuisse droite.Un diagnostic de bursite trochantérienne fut posé et l\u2019on pratiqua alors une fistulectomie ct unc bursectomic.Les coupes histologiques révélerent du caséum et des granulomes a cellules géantes, mais les études bactériologiques ne révélèrent pas de bacilles alcoolo-acido- résistants, mais plutôt du Pseudomonas aeruginosa.Devant l\u2019absence de preuve bactériologique de tuberculose, la malade ne reçut pas à cc moment de médication spécifique.La fistule réapparut à plusieurs occasions dans les années suivantes ct plusieurs interventions chirurgicales furent pratiquées, notamment: fistulectomic, curetage du grand trochanter et drainage par irrigation, aspiration.La recherche du bacille de Koch s\u2019étant constamment avérée négative, la malade ne fut jamais traitée avec une médication antituberculeuse.Lors d\u2019une nouvelle intervention en mai 1973, les cultures sur milieux Lowen- stein Jensen a partir du liquide fistulaire et des prélèvements synoviaux et osseux révélèrent du My- cobacterium tuberculosis.La malade fut alors soumise à une triple thérapie comprenant INH, myam- butol et rifampine.Après un an de traitement, la fistule était guéric ct il n'y avait aucune évidence de récidive.La malade a pu reprendre une activité normale comme professeur de culture physique.Observation 4 : Mme T.Pendant sept ans Madame T.a été considérée comme atteinte d\u2019une arthrose dégénérative puis d\u2019unc arthrite septique chronique du genou droit.Pendant cette période, elle reçut des traitements médicaux variés sans aucune amélioration (Fig.2).En février 1970, elle se présenta à I'Hotel-Dicu où elle subit une ponction du genou qui révéla des bacilles acido-alcoolo-résistants à la coloration du Zichl Nelson.Elle fut alors traitée avec de la streptomycine, de l'isoniazide et de l\u2019acide para-aminosalicyli- que qui fut substitué après un mois par de l\u2019etham- butol.Après deux mois de chimiothérapie, on pro- cèda à une synovectomie puis à unc arthroplastic cn deux temps à l\u2019aide d\u2019une prothèse chondylienne fémorale de Gariépy (Fig.2).La malade compléta ultérieurement 2 ans de chimiothérapie ct après 4 ans d\u2019évolution sans complication, le genou est stable, non douloureux et la mobilisation varie de 5 à 90 degrés.L'UNION MÉDICALE DU CANADA a >= Observation 5 : M.F.B., âgé de 58 ans, est un malade atteint de tuberculose du poignet qui fut considéré comme atteint d\u2019une monoarthrite rhumatoïde pendant 2 mois.Une biopsie synoviale pratiquée en février 1972 révéla une synovite chronique granulomateuse tuberculoïde avec nécrose caséiforme.Les colorations de Ziehl Nelson s\u2019avérérent négatives mais la culture révéla la présence de Mycobacterium tuberculosis et le patient fut soumis a une triple thérapie.Tenant compte de l\u2019étendue de la destruction articulaire, de la luxation du poignet (Fig.3), et de la profession de peintre en bâtiment du malade, une arthrodèse par voie antérieure fut réalisée.Un retard de fusion se produisit, ce qui nécessita une nouvelle greffe postérieure.Toutefois, après neuf mois de convalescence et d\u2019antibiothérapie, le malade put reprendre son métier sans handicap notable.COMMENTAIRES Le tableau clinique décrit dans l\u2019infection tuberculeuse ostéo-articulaire est celui d\u2019une arthrite ou ostéite d\u2019allure chronique, douloureuse sans inflammation et s\u2019accompagnant de gonflements et ne répondant pas aux traitements non tuberculeux.Les muscles para-articulaires sont souvent atrophiques, l\u2019articulation est soit limitée dans ses mouvements avec contracture, soit fixée en attitude vicieuse.Sept de nos malades se sont présentés avec un tel tableau clinique mais quatre n\u2019ont consulté que lorsqu\u2019ils ont manifesté des signes d\u2019une inflammation aiguë de l'articulation atteinte.Parmi les signes radiologiques les plus fréquents retrouvés, mentionnons l\u2019ostéoporose locale, le pincement de l\u2019interligne articulaire, l\u2019irrégularité des contours articulaires et des remaniements osseux avec destruction articulaire importante.Tous nous malades ont présenté des signes radiologiques (Fig.1, 2, 3).Chez tous ces malades, des spécimens soit de liquide articulaire, soit de matériel biopsique synovial ou osseux adéquats, ont été obtenus pour étude mi- crobiologique.Des examens directs par la méthode de Ziehl Nelson se sont avérés positifs dans quatre cas.Les 8 cas présentés ont été prouvés par cultures sur milieux de Lowenstein Jensen et sur chacune des souches, des antibiogrammes ont été obtenus.Aucune inoculation aux cobayes n\u2019a été pratiquée.L'image histologique classique d\u2019un granulome avec présence de caséum central a été retrouvée 5 fois de façon indiscutable et trois fois l\u2019aspect a été interprété comme lésion chronique granulomateuse.La sauvegarde de la fonction ostéo-articulaire est d\u2019autant meilleure que le diagnostic de tuberculose TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 est porté précocement ! ?T.Lorsqu\u2019un malade se présente avec un abcès froid, fistulisé ou non, ou avec une articulation raide, enflée, douloureuse, associée à la destruction du cartilage articulaire et de l\u2019os sous-chondral, un diagnostic de tuberculose doit fortement être suspecté *.Cependant, si un malade consulte au tout début de la maladie, avant l\u2019apparition des signes classiques, le diagnostic peut ne pas être suspecté et ne se faire que tardivement à cause de la faible incidence de la maladie dans notre milieu 2 5 6.Les erreurs de diagnostic et de traitement sont donc possibles.Par contre, dans les pays où la tuberculose est encore fréquente, des maladies plus graves d\u2019arthrite rhumatoïde ou l\u2019ostéochondro- se de Legg-Calvé-Perthe peuvent être faussement considérées comme de la tuberculose Valve mitrale, feuillet antérieur.O.G.> oreillette gauche, paroi postérieure.Vitesse du papier: 25 mm/sec., horizontal.Amplitude: 1 carreau = 2 cm, vertical.S.V.: systole ventriculaire.D.V.: diastole ventriculaire.P.D.: pente diastolique.est en horizontal de 25 mm/sec.Verticalement, un carreau équivaut a 2 cm.Les implications sont claires.Tl est facile d\u2019analyser verticalement le mouvement antéro-postérieur des interfaces, c\u2019est-à-dire l\u2019amplitude de leur course.De la même façon, on peut apprécier la mobilité de ces structures dans le temps à l'horizontale.La notion la plus importante de toute l\u2019échocar- diographie est celle de la « pente diastolique ».La Fig.1 nous montre que le tracé mitral comprend deux pentes principales AC et EF.Le point C correspond à la fermeture de la valve mitrale, c\u2019est-à- dire au début de la systole ventriculaire.Le point E correspond à l\u2019ouverture de la valve mitrale, c\u2019est- à-dire au début de la diastole ventriculaire.La pente diastolique peut être évaluée si on la considère comme le premier côté d\u2019un triangle dont le second côté à l\u2019horizontale représente une secondc (25 mm dans notre cas).Le troisième côté à la verticale représente la vitesse d\u2019ouverture de la valve mitrale exprimée en mm/sec.Le Tableau I illustre TABLEAU ! STÉNOSE MITRALE Pente diastolique N > 50 Winsberg e Serrée < 15 e Modérée 15-30 e Peu serrée 30-40 eo Non significative 40 - 50 Gramiak e Serrée 0-10 e Modérée 10-25 e Peu serrée 25 - 35 1116 les valeurs des pentes diastoliques dans la sténose mitrale selon Gramiak ! ct Winsberg\u201d.Moins la sténose est serrée, plus la pente diastolique tend vers l\u2019horizontale.Cette capacité qu\u2019a l\u2019échographie d\u2019évaluer le degré d\u2019une sténose mitrale doit être comprise pour réaliser le rôle important et parfois décisif que cette technique joue dans l\u2019étude des valvu- lopathies mitrales.La Fig.2 met en opposition un tracé mitral normal (A), une sténose mitrale peu serrée (B) (pente diastolique 24 mm/sec.) et une sténose mitrale serrée (C) dont la pente diastolique est de moins de 10 mm/scc.Mentionnons en terminant ces notions de base qu\u2019il est facile de calculer le diamètre antéro-posté- rieur d\u2019une chambre cardiaque pour un plan horizontal donné.Il devient possible de distinguer l\u2019hypertrophie de la dilatation du ventricule gauche.On peut également déceler une tumeur ou un thrombus dans l\u2019orcillette gauche réfléchissant les ultrasons là où il n\u2019y a pas ordinairement de réflexion échogra- phique.DEMANDES ET RÉPONSES Comme le montre le Tableau IT, la plupart des demandes concernent la sténose mitrale.Loin derrière vient l\u2019épanchement péricardique, puis la tumeur ou le thrombus dans l\u2019oreillette gauche, des souffles cardiaques de nature imprécise, des cardio- mégalies d\u2019étiologie indéterminée, des valvulopathies autres que mitrales, des coarctations de l'aorte, des sténoses sous-valvulaires aortiques ct enfin des sil- houcttes cardiaques anormales sur les radiographies pulmonaires.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.2A \u2014 Tracé mitral normal.Pente diastolique 150 mm/sec.Fig.2B \u2014 Sténose mitrale peu serrée.Pente diastolique 24 mm/sec.Le Tableau III montre que dans huit cas nous avons évalué le degré actuel d\u2019anciennes sténoses mitrales.Le cas 1 est un exemple typique.Une patiente de 60 ans est atteinte d\u2019une sténose mitrale depuis fort longtemps.Après plusieurs cathétérismes TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Fig, 2C\u2014 Sténose mitrale serrée.Pente diastolique 10 mm/sec.TABLEAU II ECHOCARDIOGRAPHIE (HOPITAL NOTRE-DAME) 100 CAS Evaluation pour : Sténose mitrale Epanchement péricardique Tumeur ou thrombus de l\u2019oreillette gauche Souffle cardiaque Cardiomégalie Valvulopathie: aortique \u2014 tricuspidienne Prothèse mitrale Coarctation de l\u2019aorte Hiss Cœur anormal \u2014 Un a PSS WVVOAGARRS OR TABLEAU III STENOSE MITRALE (56 EVALUATIONS) Sténose mitrale diagnostiquée depuis longtemps (évaluer degré de sténose) Sténose mitrale \u2014 nouveaux cas A\u2014RX + Ausc.+ B\u2014RX \u2014 Ausc.+ C \u2014 R.X.compatible Ausce.\u2014 D\u2014RX.+ Ausc.\u2014 Postcommissurotomie Pré et postcommissurotomie Prothèse mitrale Valvulopathie mitro-aortique (valve aortique non franchie) 14 10 v 1117 DCE MORE SEE EE PRE ee = EEE STATE cardiaques, après des épisodes d\u2019œdème pulmonaire jugulés et de dyspnée minime, le cardiologue doit faire le point.La radiographie pulmonaire (Fig.3A) Fig.3A \u2014 Sténose mitrale de longue date.Dyspnée modérée.Cardiomégalie modérée.montre des signes modérés d\u2019hypertension pulmonaire et une cardiomégalie également modérée.L\u2019échographie (Fig.3B) révèle une sténose extrême Pente diastolique Fig.3B \u2014 Sténose mitrale très serrée.8 mm/sec.(double flèche).Paroi postérieure de l'oreillette gauche (flèche simple).1118 de la valve mitrale, (la pente diastolique est de 8 mm/sec.) que ne laissait pas soupçonner la radiographie pulmonaire et l\u2019état clinique au moment de l\u2019examen.Nous avons examiné 28 nouvelles sténoses mitrales.Dans 14 cas, l'information échographique complétait le tableau clinique et l\u2019image radiologique était caractéristique.Dans deux cas, la radiographie était négative et l\u2019auscultation positive.L'image échographique était positive, car il n\u2019y a pas de « faux positif » dans l\u2019évaluation ultrasono- graphique de la sténose mitrale, quand il n\u2019y a pas de fibrillation auriculaire significative.Six cas prouvés par l\u2019échographie avaient des radiographies douteuses et une auscultation négative.Le cas 2 est une illustration fort significative.Malgré une radiographie pulmonaire peu remarquable (Fig.4A) ct unc auscultation négative, l'ultra- sonographic (Fig.4B) ne laisse aucun doutc sur la présence d\u2019une sténose mitrale modérée (pente diastolique 24 mm/sec.) Radiographic pulmo- Fig.4A \u2014 Auscultation normale.naire peu remarquable.Six autres cas présentaient des radiographies caractéristiques et une auscultation négative.L'échographie a permis de confirmer le diagnostic radiologique ct d\u2019évaluer le degré de ces sténoses.Dix cas, ayant subi une commissurotomie mitrale plusieurs années auparavant, ont été étudiés pour déterminer s\u2019il y avait eu une re-sténose.Le cas 3 (Fig.5) nous montre un patient de 37 ans com- missurotomisé en 1966 et dont la dyspnée augmente de façon modérée depuis quelques mois.L\u2019échographie nous révèle une sténose mitrale assez serrée avec pente diastolique à 14 mm/scc.Il y avait donc peu de doute que ce patient présentait une re-sténose de la valve mitrale puisque nous tenons pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA A Fig.4B \u2014 Pente diastolique 24 mm/sec.(fleche).Sténose mitrale peu serrée.Fig.5A \u2014 Sept ans aprés commissurotomie mitrale.Car- diomégalie.acquis que la commissurotomie avait été réussie.Après commissurotomie, la pente diastolique se situe aux environs de 30 mm/sec.Ainsi, six cas ont été évalués pré et postcommissurotomie.Il est facile de constater le succès de l'intervention par la verti- calisation de la pente diastolique.Nous pouvons surtout suivre ces patients pour déceler par des examens de contrôle régulier, la moindre modification de la pente diastolique et donc le premier signe TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Fig.5B \u2014 Dyspnée modérée.Pente diastolique 14 mm/sec.(double flèche).Sténose mitrale modérément serrée.La paroi postérieure de l\u2019oreillette gauche est indiquée par la grosse flèche et la petite flèche, le septum interventriculaire.de re-sténose, longtemps avant que le tableau clinique ne fasse son apparition.Nous avons examiné quatre cas pour des souffles de nature indéterminée ou une image cardiaque anormale et nous avons pu constater soit un écho- gramme normal ou une dilatation d\u2019une des deux cavités cardiaques gauches.Le cas 4 (Fig.6A) illustre une patiente de 55 ans atteinte d\u2019une cardiomégalie.L\u2019échogramme (Fig.6B) nous révèle : 1.un tracé mitral normal.2.l\u2019absence d\u2019épanchement péricardique.3.une oreillette gauche modérément dilatée (diamètre antéro-postérieur maximum 5 cm).4.surtout une dilatation de la chambre de chasse du ventricule gauche qui mesure jusqu\u2019à 4 cm.Il s'agissait d\u2019une cardiomyopathie congestive avec atteinte ventriculaire gauche prédominante.1119 RE ES AS Se EEE Fig.6B \u2014 Echographie: pas d\u2019épanchement péricardique.Oreillette gauche gauche peu modifiée, dilatation du ventricule gauche: cardiomyopathie congestive.La petite flèche indique le septum interventriculaire et la grosse flèche, le tracé mitral normal.Nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019information pertinente sur les tracés des prothèses mitrales étudiées.Nous nous limiterons à mentionner l\u2019autre grande indication de l\u2019échographie cardiaque: l\u2019épanchement péri- cardique.Le Tableau IV montre que nous avons examiné 14 cas au sujet desquels les cliniciens vou- 1120 TABLEAU 1V ECHOCARDIOGRAPHIE Evaluation pour épanchement péricardique Cas positifs : eo Clinique + ¢ RX.+ e Echo.+ 3 e Clinique \u2014 e RX.+ e Echo.+ 4 e Clinique \u2014 ¢ RX.\u2014 e Fcho.+ Faux positif 111100 Cas négatifs: Dilatation V.G.- 4 © we Faux négatif laient infirmer ou confirmer un épanchement péri- cardique.Trois cas étaient positifs, cliniquement, radiologi- quement et échographiquement.Dans quatre cas, il n\u2019y avait pas de critère clinique.La radiologie avait fait le diagnostic confirmé par l\u2019échographie.Dans deux cas, la clinique et la radiographie furent négatives ct l\u2019échographie positive.Il n\u2019y eut pas de « faux positif».Quatre cus furent négatifs, il s\u2019agissait de dilatation ventriculaire gauche.Il y eut un « faux négatif ».Le cas 5 cest celui d\u2019un adolescent de 15 ans, présentant de la température et une vague douleur précordiale.Il n\u2019y avait aucun signe clinique ou électrocardiographique d\u2019épanchement péricardique.La silhouette cardiaque était volumineuse (Fig.7A).Fig.7A \u2014 Radiographie pulmonaire: cardiomégalie.La fluoroscopie cardiaque était normale.L'échocar- diographie démontre clairement un épanchement pé- ricardique, et malgré cet épanchement, une dilatation du ventricule gauche (Fig.7B).L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.7B \u2014 Première échocardiographie: dilatation du ventricule gauche.Double flèche: endocarde, myocarde, péricarde viscéral.Flèche simple: péricarde pariétal.Entre les deux, l\u2019épanchement péricardique postérieur.Nous avons donc prouvé une péricardite et une atteinte myocardique chez ce patient.L\u2019échogramme (Fig.7C) après ponction péricardique et traitement médical, révéla la disparition de l\u2019_épanchement péri- cardique mais la dilatation ventriculaire gauche persista pendant plusieurs semaines.CONCLUSION L\u2019ultrasonographie cardiaque est une technique non invasive, sans contre-indication, qui peut même être faite au chevet du malade.Elle est à la fois un outil de précision dans l\u2019évaluation de la gravité d\u2019une sténose mitrale mais elle sert aussi au dépistage puisque les patients ayant une auscultation ou une radiographie douteuse de sténose mitrale ont un diagnostic précis posé en quelques instants, Évitant dans les cas négatifs ou peu significatifs, un cathétérisme cardiaque.La technique permet d\u2019ajouter une information précise en excluant ou en confirmant l\u2019atteinte mitrale dans les cardiomégalies inexpliquées, de même qu\u2019elle permet d\u2019apprécier s\u2019il y a dilatation ou TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Fig.7C \u2014 Disparition des signes d'épanchement péricardi- que.Persistance de la dilatation ventriculaire gauche.hypertrophie de la chambre de chasse du ventricule gauche.Aucune autre technique ne permet de suivre aussi facilement et aussi sûrement les patients ayant eu une commissurotomie mitrale.Elle est précieuse dans la recherche des épanchements péricardiques parce qu\u2019elle peut être faite également au chevet du patient.Toutes les lésions mentionnées sont fréquentes dans tous les hôpitaux généraux.Les silhouettes cardiaques bizarres sont monnaie courante tout comme les sténoses mitrales évidentes, les auscultations douteuses et les épanchements péricardique, viral, traumatique ou autres.Il apparaît donc clairement que cette technique simple ne doit pas être réservée au grand centre de cardiologie.Non seulement elle a sa place dans un hôpital général, mais elle est devenue un instrument indispensable autant pour les cliniciens confrontés avec des problèmes cardiologiques souvent imprécis que pour le radiologiste face à une image non caractéristique.Des cinq cents premiers cas évalués, nous avons, à dessein, choisi de reviser les cents premiers.Ces 1121 ES es Ee SR TA RS Tra Bo cas ont été examinés avec un appareil ancien, de manipulation simple, de performance limitée (la seule vitesse de balayage étant de 25 mm/sec.) et d\u2019un prix minime.L'information obtenue était également très simple.Depuis nous avons continué notre travail avec un appareil plus moderne, plus dispendieux, de manipulation plus difficile mais qui apporte une somme plus considérable d\u2019informations.Il faut donc envisager dans les plus brefs délais, l\u2019établissement de cours pour technicien en ultrasonographie en général et en échocardiographie en particulier.Il faut sensibiliser les étudiants en médecine à cette technique, intégrer l\u2019échocardiographie au programme de résidence en radiologie, car il ne fait pas de doute que cette technique simple est appelée à occuper une part de plus en plus grande de l\u2019investigation cardiaque même dans un hôpital général.Il est urgent que des cadres médicaux et paramédicaux compétents soient formés pour que cette technique garde la qualité que les quelques centres qui la pratiquent actuellement lui ont conférée.Résumé Nous avons revu les cent premiers cas examinés par échocardiographie dans notre hôpital.Nous avons pu préciser le degré de sténoses mitrales récentes ou anciennes en pré et postopératoire.Nous avons démontré des dilatations cardiaques, des hypertrophies de même que des épanchements péricar- diques.À cause de sa simplicité et de la quantité d'informations qu'elle permet d'obtenir, l\u2019échocar- diographie peut faire partie intégrante de tout hôpital général, qu'il soit grand ou petit, a condition que des personnes compétentes soient formées pour la pratiquer.Summary We have reviewed the first hundred cases examined by echocardiography in our hospital.Essential information was obtained for new and old mitral stenosis pre and post- operatively.Cardiac dilatation and pericardial effusion can be demonstrated.Because of its simplicity and the mass of information it can give, echocardiography should be an important part of any general hospital be it large or small, provided competent personnel is trained to perform this examination.BIBLIOGRAPHIE et Shah, P.M.: Cardiac ultrasonography.Rad.IX: no 3, 469-490, déc.1971.ultrasound \u2014 Echocardiography 1.Gramiak, R.Clin.of N.Amer.2.Winsberg, F.: Diagnostic Manual.Picker Corp.VALEUR DE LA LAPAROTOMIE DANS LE DIAGNOSTIC ET LA DETERMINATION DU STADE DE LA MALADIE DE HODGKIN John MATHIEU ! INTRODUCTION Les travaux et les progrès réalisés par H.S.Ka- plan ! ?ont permis de modifier, au cours des dernières années, notre façon de diagnostiquer et de traiter les patients atteints d\u2019une maladie de Hodgkin.À l\u2019instar de Glatstein et Kaplan # *, on a vite reconnu les limitations importantes des examens du bilan biologique, radiologique et scintigraphique, pour déterminer l\u2019extension tumorale de la maladie.En conséquence, la laparotomie exploratrice diagnostique, comme complément nécessaire d\u2019un bilan très précis de l\u2019extension tumorale, a été proposée lors du second Symposium de Cancérologie tenu à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval en mars 19705, et mise en application dans notre milieu hospitalier.Toutefois, présentement, le bien-fondé de la détermination chirurgicale du stade de la maladie est ! Résident, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.2 Chef du Service de chirurgie générale, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Service de chirurgie générale.1122 et Louis DIONNE, F.R.C.S.(C) ?remis en question % 7.Il semble qu\u2019avec le recul des années, la laparotomic cxploratrice présente également ses limitations et ses risques.Cette étude rétrospective de notre expérience nous permet de présenter: 1) l\u2019analyse de nos résultats (40 cas opérés à l\u2019Hôtel-Dicu de Québec de juin 1970 à juin 1973); 2) notre conception actuelle de l'utilité de la lapa- rotomie dans la maladie de Hodgkin.MATÉRIEL ET MÉTHODES À l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, les patients atteints d\u2019une maladie de Hodgkin sont présentés à l\u2019équipe multidisciplinaire de la clinique des lymphomes, composée des divers spécialistes intéressés au diagnostic ct au traitement de cette maladie.Un protocole (Tableau I) d'investigation clinique, biologique, radiologique, radioisotopique ct chirurgical, est prescrit et la modalité thérapeutique décidée en fonction du stade de la maladie déterminé après la laparotomie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5 = | 1 TABLEAU V SPORTS POPULAIRES * Dénombrement Description Garçon Fille Total % Hockey 110 69 179 28.7 Baseball 98 66 164 26.3 Natation 6 31 37 5.9 Ski 13 18 31 5.0 Golf, mini-golf 18 20 38 6.1 Lutte 17 12 29 4.6 Football 13 2 15 2.4 Patin, patinage artistique 0 12 12 1.9 Courses 4 4 8 1.3 Tennis 2 5 7 1.1 Ballon-chasseur 1 5 6 1.0 Quilles 1 1 2 0.3 Crosse 1 0 1 0.2 Athlétisme 7 2 9 14 Autres sports (soccer, handball, etc.) 11 8 19 3.0 Activités de plein-air (chasse, pêche, etc.) 11 12 23 3.7 Jeux (saut à la corde, etc.) 5 4 9 1.4 Rien, pas de réponse 16 5 21 3.4 Réponses non pertinentes 4 10 14 2.2 Total: 338 286 624 100.0 Dénombrement Sports Intérêt Participation Garçon Fille Garçon Fille Hockey 110 69 18 2 Baseball 98 66 12 3 Natation 6 31 4 20 Ski 13 18 2 5 * Selon le nombre de réponses exprimées à l\u2019inventaire d\u2019informations générales.1 \u2014 Une corrélation négative entre la consommation maximale d\u2019oxygène et l\u2019ordre de naissance des garçons de la ville (r = \u2014 .40, .02 < P < .05).Si l\u2019on accepte le postulat voulant que les aînés d\u2019une famille sont habituellement plus débrouillards, i.e.plus actifs, et que les benjamins sont plus protégés, les premiers chercheraient davantage à faire du sport et par conséquent seraient en meilleure condition physique.2 \u2014 Une corrélation négative entre la consommation maximale d\u2019oxygène et la force de l\u2019ego chez les filles de milieu rural (r = \u2014.41, P \u2014 .10).On peut postuler une relation entre la force de l\u2019ego et la féminité; une insatisfaction de l\u2019image corporelle féminine amènerait les filles à adopter des attitudes dites masculines en l\u2019occurence une participation accrue aux sports ; par conséquent, elles seraient en meilleure condition physique.On sait que TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 ce groupe de filles considérait le sport surtout comme un moyen susceptible d\u2019améliorer leur condition physique (et aussi d\u2019exprimer la beauté du mouvement humain).3 \u2014 Une corrélation négative entre la force musculaire et l\u2019intensité de l\u2019ego chez ce même groupe de filles (à \u2014 \u2014.57, P \u2014 .02).Cet indice irait dans le même sens que l\u2019hypothèse émise ci-haut.DISCUSSION 1.Les problèmes des questionnaires pour les jeunes.Bien que l\u2019étude formelle de validation reste à faire sur la traduction des questionnaires, il appert que certains résultats peuvent fournir des renseignements très utiles.Dans leur forme actuelle, les questionnaires ne peuvent être remplis par les enfants seuls.Même avec des explications plus claires et des exemples concrets dispensés par un psychologue, les enfants les plus jeunes (9 et 10 ans) éprouvent de la difficulté face à certains item.Cependant, une supervision étroite lors de la passation peut permettre de contourner ces problèmes.Par ailleurs, de tels questionnaires peuvent comporter beaucoup d\u2019avantages pour ce genre de recherche.2.Attitudes face aux sports.L'intérêt manifesté envers les sports est décourageant pour les gens qui s'intéressent à l\u2019amélioration de la condition physique des enfants canadiens.En particulier, nous avons constaté chez ces enfants un manque frappant d\u2019intérêt pour les exercices de gymnastique pratiqués dans les écoles et un écart assez grand entre l\u2019intérêt exprimé face aux sports (hockey, baseball) et la participation suscitée.On peut, en partie, considérer cet écart comme l\u2019expression d\u2019un manque d\u2019intérêt personnel face aux activités physiques pouvant comporter des risques et du hasard.Nous avons pu cerner les principales dimensions que les enfants valorisent dans le sport.Aussi, un programme qui viserait à amener les enfants vers une plus grande participation devrait tenir compte des données suivantes : tout d\u2019abord, il faudrait cerner les champs d\u2019intérêts des enfants et, ensuite, voir à l\u2019intérieur de ces domaines quelles dimensions l\u2019enfant veut valoriser par le sport.Ainsi, une activité sportive faisant partie des spheres d\u2019intérét de l\u2019enfant, et qui lui serait présentée comme pouvant répondre à ses besoins, l\u2019amènerait fort probablement à pratiquer ce sport.À la suite des renseignements obtenus par les questionnaires nous suggérons quelques moyens pour augmenter la participation.En premier lieu, détruire 1135 le culte de la vedette ; éliminer toute forme d\u2019agression entre les participants ; faciliter aux filles l\u2019accès aux sports dits masculins (hockey, baseball) et valoriser la participation active de la femme.3.La télévision, L\u2019influence de la télévision nous apparaît énorme.En effet, la quantité d\u2019informations véhiculées par ce médium est aussi importante pour les enfants que celle reçue à l\u2019école.Aux États-Unis, des données comparables ont été obtenues par Sherif 7.Une des façons d\u2019amener les enfants à faire du sport serait une utilisation planifiée de la télévision.En effet, les enfants ont montré une forte propension vers les émissions télévisées et un indice d\u2019intérêt élevé en tant que spectateur.Dès lors si certaines émissions destinées aux enfants servaient à l\u2019enseignement des sports et de l\u2019activité physique, nous noterions possiblement une participation accrue.Résumé Nous avons examiné les caractéristiques psychoso- ciologiques et les attitudes, face aux sports, des enfants francophones, âgée de 9 à 12 ans, échantillonnés au hasard d\u2019un milieu urbain (Trois-Rivières) et d\u2019un milieu rural (Champlain).L'influence énorme de la télévision est confirmée.Que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural les enfants veulent être présents surtout comme spectateurs, non pas comme participants.Les filles aiment le hockey et le baseball autant que les garçons.Nous pouvons suggérer quelques mesures pouvant améliorer la pratique du sport : l\u2019utilisation accrue de la télévision pour l\u2019enseignement des techniques sportives et l\u2019élimination de la violence des rencontres sportives ; une plus grande accessibilité aux sports dits masculins (hockey, baseball) pour les enfants, aussi bien filles que garçons ; il faudrait également abolir le dicton valorisant l\u2019inactivité de la femme.Ces mesures doivent 1136 tenir compte des attitudes face aux activités physiques telles que révélées par des épreuves comme le \u201cSemantic differential test\u201d, l\u2019image corporelle, le moi caractéristique et les différences dues à l\u2019âge, au sexe et au milieu.Summary We have examined some psychosociological characteristics of two groups of French-Canadian children aged 9 to 12 years, randomly selected from an urban region (Trois- Rivières) and a rural region (Champlain).The enormous influence of television has been confirmed.Both in the urban and the rural environment, the children are interested to watch sports but not to participate.Girls like hockey and baseball almost as much as boys.Practical suggestions for increasing the physical activity of children seem to exploit the teaching potential of television, to diminish violence, to open sports such as hockey and baseball equally to male and female performers, and to modify the traditional stereotype of the boyish girl in sports.Due account should be taken of children\u2019s attitudes to sports, as revealed by our use of formal questionnaires that include Kenyon's semantic differential, body image, and \u201cthe real me\u201d, and differences in responses to these tests related to age, sex and milieu.BIBLIOGRAPHIE 1.Kenyon, G.S.: Semantic differential test.Madison: University of Wisconsin, 1967, cited by Massie, J.F.in: Some studies of motivation and attitude in a voluntary training programme.M.Sc.thesis, University of Toronto, 1970.2.Kenyon, G.S.et McPherson, B.D.: Becoming involved in physical activity and sport: a process of socialization, In: Physical activity, human growth and development.Ed.: Rarick, G.L., New York, Academic Press, 1973.3.Massie, J.F.et Shephard, R.J.: Physiological and psychological effects of training.Medicine and Science in Sports, 3.3: 110- 117, 1971.4.Semotiuk, D.M.: Attitudes and interests in physical activity of Edmonton secondary school students.Unpublished M.Sc.thesis, University of Alberta, Edmonton.5.Shephard, R.J., Lavallée, H., Lariviére, G., Rajic, M., Brisson, G.R., Beaucage, C., Jéquier, J.C.et La Barre, R.: La capacité physique des enfants canadiens: une comparaison entre les enfants canadiens-français, canadiens-anglais et esquimaux.I.Consommation maximale d'oxygène et débit cardiaque.Union Médicale du Canada, 103: 1767-1777, 1974.6.Shephard, R.J., Lavallée, H., Larivière, G., Rajic, M., Brisson, G.R., Beaucage, C., Jéquier, J.-C.et La Barre, R.: La capacité physique des enfants canadiens: une comparaison entre les enfants canadiens-français, canadiens-anglais et esquimaux.II.Anthropométrie et volumes pulmonaires.Union Médicale du Canada, 104: 259-269, 1975, 7.Sherif, C.W.et Rattray, G.D.: Psychosocial Development and Activity in Middle Childhood (5-12 years).National Conference and Workshop on the Child in Sport and Physical Activity, Queen\u2019s University, Kingston, Ontario, 13-18 mai 1973.L'UNION MEDICALE DU CANADA poo Ji sujets divers HISTOIRE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC : XI LA NOUVELLE FACULTE Edouard DESJARDINS Dès l\u2019automne de 1891, les professeurs de l\u2019École et ceux de Laval se réunirent pour étudier la mise au point d\u2019un nouveau régime.Le nombre de titulaires dépassait du double celui des chaires disponibles ; les réunions préliminaires à l\u2019ouverture de l\u2019année scolaire de 1891-1892 se déroulèrent sans incident notable sous la présidence active de Louis- Benjamin Durocher.L\u2019ouverture solennelle des cours eut lieu le 5 octobre 1891 à l\u2019amphithéâtre de l\u2019École, avenue des Pins.Le président Durocher fit le discours d'usage, puis il présenta aux étudiants les maîtres dont ils auraient à fréquenter les cours et les cliniques.L\u2019établissement du programme scolaire fut difficile, car il s'agissait de réunir en une seule chaire des professeurs chevronnés qui avaient, chacun de leur côté, élaboré la liste des leçons qu\u2019ils jugeaient essentielles.Les bonnes volontés facilitèrent l\u2019établissement du curriculum des études ; chaque matière principale du cours eut deux titulaires qui se partageaient la tâche.Le programme officiel affichait les noms des professeurs Salluste Duval et Louis-Daniel Migneault (physiologie et pathologie générale), Edouard Desjardins (clinique ophtalmologique à l\u2019Institut de Nazareth), Norbert Fafard (chimie), A.A.Foucher (clinique ophtalmologique à Notre-Dame), Alfred Laramée (clinique interne à Notre-Dame), Toussaint Brosseau (clinique chirurgicale à Notre-Dame), Wil- liam-Hales Hingston (clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel- Dieu), Sénateur A.H.Paquet (clinique médicale à l'Hôtel-Dieu), Sévérin Lachapelle (pédiatrie), Michael Brennan (histologie), Louis-Benjamin Durocher (médecine légale), Hugues-Evariste Desrosiers (matière médicale), J.A.S.Brunelle (pathologie externe), Adolphe Lamarche (obstétrique), Emma- nuel-Persillier Lachapelle (hygiène), Salluste Duval (botanique), J.Royal, L.N.Delorme et L.E.Fortier (anatomie pratique), Adolphe Dagenais (clinique obstétricale).Les mêmes professeurs furent à l\u2019œuvre au second terme; on remarquait un seul nouveau nom: docteur James-John Guerin (clinique médicale de l\u2019Hôtel- Dieu).* * + TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Le deuxième cinquantenaire de l\u2019École connut des bouleversements majeurs.L'enseignement académique se détourna dès 1893, de l\u2019ordonnance quasi statique qui le guidait jusqu\u2019alors pour adopter des normes empreintes d\u2019un certain dynamisme ; on chercha à rattraper le temps perdu.L\u2019évolution marqua le pas à la cadence d\u2019un rodage prudent de 1893 à 1897 ; à partir de cette date, la formation médicale subit des transformations révolutionnaires ; on connut mieux les règles de la pédagogie et l\u2019ordonnance des programmes de 1897 à 1907 se ressentit des découvertes récentes.Vint la guerre de 1914-1918 et ses perturbations.Dès 1918, l\u2019enseignement des sciences fondamentales occupa une place de choix ; cette politique fut un digne prélude au renouveau de la clinique.L\u2019entrée en fonction du doyen Jean-Philippe Rottot marqua le début de l\u2019évolution pédagogique.L\u2019expérience qu\u2019il avait acquise comme doyen de la Succursale de Laval et comme clinicien a l\u2019hôpital Notre-Dame, lui fournissait un atout précieux dans la partie en jeu.Les inimitiés, compagnes inséparables de la vieille querelle, s\u2019amenuisaient avec le temps ; les rivaux n\u2019avaient plus leur fougue d\u2019antan.La disparition de plusieurs professeurs titulaires, décédés ou incités à prendre leur retraite pour cause de maladie, força le nouvel exécutif de la Faculté à combler les postes vacants.Le professeur Toussaint Brosseau céda une partie de l\u2019enseignement chirurgical à son assistant, Oscar-Félix Mercier ; les docteurs Alfred Laramée et Hugues Desrosiers, disparus dans la force de l\u2019âge, furent remplacés par leurs collègues L.A.Demers, J.J.Guerin, Henri Hervieux et E.P.Benoit ; les chirurgiens Amédée Marien et Télesphore Parizeau succédèrent à J.A.S.Brunelle et a William-Hales Hings- ton ; Adolphe Dagenais et Adolphe Lamarche remplacèrent Trudel à la Miséricorde.Les chefs de file entendaient faciliter de tous leurs efforts l\u2019évolution scientifique ; au début ils ne voulurent pas brusquer les individus et les traditions.Télesphore Parizeau fut chargé d\u2019amorcer l\u2019étude des sciences fondamentales ; Henri Hervieux et E.-P.Benoit assistaient avec dévouement Rottot, Demers et Guerin.1137 La première vague à toucher Montréal vint de la marée montante des « anciens d\u2019Europe » qui arrivaient de Paris pleins d\u2019ardeur.Dès leur arrivée, on les accusa d\u2019être de violents contestataires ; leurs vues du progrès scientifique bouleversaient des traditions bien ancrées ; ils ne réclamaient que des réformes qui tardaient à faire leur apparition.Certains anciens se rallièrent fièrement aux jeunes réformateurs ; plusieurs « anciens d\u2019Europe » avaient obtenu de Paris un doctorat universitaire après soutenance de thèse.Les docteurs T.Parizeau, A.Le- Sage, J.E.Dubé, D.Masson revinrent à Montréal, fiers du parchemin de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Paris et de la thèse qu\u2019ils avaient rédigée à cet effet.Certains étaient des élèves de Dieulafoy, de Terrier, de Péan, de Chantemesse, de Widal, de Letulle, de Reclus ou de Delbet.La bactériologie et l\u2019anatomie pathologique étaient à leurs yeux les matières prioritaires d'enseignement (on était alors au tournant du siècle).L'arrivée des pionniers fut immédiatement reconnue par ceux des patrons qui n\u2019ignoraient rien des bienfaits de la révolution antiseptique dont ils avaient constaté les avantages lors des congrès internationaux ; l\u2019enseignement clinique fut le premier à y trouver son profit.La création par Amédée Marien du Comité d\u2019Études Médicales, qui temporairement prit la relève pendant les années d'hibernation de la Société Médicale de Montréal, permit de canaliser les énergies.À la même époque, l\u2019Union Médicale du Canada fit peau neuve ; Adolphe Lamarche et E.P.Benoit cédèrent leurs droits de propriété aux docteurs Albert LeSage, J.Edmond Dubé, Amédée Marien, Henri Hervieux et Rodolphe Boulet.Cette transaction facilita l\u2019essor de l\u2019enseignement continu au bénéfice du médecin de famille.Les sciences de laboratoire commençaient à s\u2019imposer.La bactériologie, enseignée à la Faculté par Télesphore Parizeau, Séraphin Boucher et J.E.Dubé, fut à l\u2019Hôtel-Dieu et à la Miséricorde confiée à Charles-Achille Daigle; l\u2019anatomie pathologique prit plus d\u2019importance de jour en jour et elle exigea la présence de spécialistes ; jusqu\u2019alors la tâche du pathologiste relevait du microbiologiste.Les chirurgiens Parizeau, Marien et Donald A.Hingston agissaient comme anatomo-pathologistes à l'Hôtel-Dieu et à l'Hôpital Notre-Dame.L\u2019hygiène était cnsci- gnée par un pédiatre, le docteur Séverin Lachapelle et par un futur doyen, le docteur E.P.Lachapelle.Les docteurs J.A.Asselin et Isaie Cormier donnaient les cours sur les maladies des enfants.La diffusion des notions scientifiques parvenait alors plus facilement d\u2019un continent à l\u2019autre ; les 1138 progrès étaient plus rapides en chirurgie qu\u2019en médecine ou en obstétrique; grâce aux travaux de Terrier, de Lucas Championnière, l\u2019asepsie succéda à l\u2019antisepsie.La formation médicale avait enfin dépassé dès la fin du XIX siècle, le cap de l'enseignement par l\u2019apprentissage.Pendant un certain temps, des concours d'agrégation curent lieu à la Faculté, afin d'éviter les critiques et les influences indues.Le concours comportait certaines épreuves : l'évaluation des titres et travaux, la leçon publique donnée sur un sujet tiré au sort.Tout candidat devait faire preuve de compétence professionnelle et d'aptitude à l'enseignement.Ces concours se déroulèrent à la fin du XIX\" et au début du XX\" siècle.À l'époque, le programme académique des matières fondamentales exigeait beaucoup et rapportait peu ; on vit des professeurs, peu enclins à la recherche, lire à la tribune les textes de certains manuels ou les notes de leurs prédécesseurs ; par modestie, sans doute, ils ne faisaient aucun commentaire.L'enseignement théorique dévorait beaucoup d'heures de l'horaire quotidien ; on explique ce fait par Ja carence du matériel de travail en laboratoire.William Osler a écrit que durant sa première année comme enseignant, il n\u2019y avait qu\u2019un seul microscope disponible pour ses élèves.Parizeau connut les mêmes problèmes : pénurie d'instruments de laboratoire, absence de personnel de soutien qualifié, pénurie de fonds, incapacité physique de loger les tables de travail et les rayons de bibliothèque; la même salle de cours était interchangeable et recevait successivement, médecins, chirurgiens et accoucheurs.Le professeur titulaire se résignait à payer de sa poche l'achat des objets nécessaires à scs démonstrations, car la Faculté disposait d\u2019un budget minuscule.La pratique médicale se limitait à la formule pluraliste dont le résultat a été décrit par le poète : Full many thing he knew; But knew them all badly L'enseignement clinique était excellent.Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, de l\u2019hôpital Notre-Dame ct de la Miséricorde rivalisaient de zèle et jouaient sérieusement leur rôle de pédagogues, tout en s'inspirant de l'enseignement propre aux écoles de France, du Royaume-Uni, et des États-Unis.Télesphore Parizeau a dépeint la période héroïque de la chirurgie à Montréal! dans une conférence 1.Conférence prononcée en janvier 1935 au Cercle Universitaire devant les membres de la Société de Chirurgie de Montréal.Archives de la Société de chirurgie, 1935 (Archives de l\u2019Université de Montréal).L'UNION MÉDICALE DU CANADA J qu\u2019en janvier 1935, il a présentée au Cercle Universitaire devant les membres de la Société de Chirurgie de Montréal : « C\u2019était l'époque où la suppuration était la règle et où toute plaie pour guérir «secundum artem » devait baigner dans un pus louable.Tout le secret d\u2019une bonne chirurgie résidait dans le fait d\u2019obtenir ce pus louable.Il fallait en quelque sorte ruser avec les phénomènes de l\u2019inflammation pour obtenir l\u2019abondante diapédèse, rêve toujours poursuivi, parfois et trop souvent suppléé par la gangrène sous toutes ses formes.Bien heureux, quand cela ne tournait pas à la pourriture d\u2019hôpital.La pourriture d'hôpital, voilà un terme dont les auteurs modernes ont oublié jusqu\u2019à la physionomie, mais qui vers le dernier quart du siècle dernier se retrouvait encore assez fréquemment pour que les auteurs du temps aient cru bon de l\u2019inscrire dans leurs descriptions classiques.\u2026 Pasteur, dans son laboratoire, et Lister à sa clinique, unissant leurs efforts, entraînèrent assez rapidement les chirurgiens de France et d\u2019Angleterre dans la voie nouvelle.L\u2019antisepsie était née, elle devint un peu plus tard l\u2019asepsie.Les premiers «retour d\u2019Europe » eurent à faire une vraie bataille avant de réussir à introniser chez nous les vues nouvelles, à faire accepter en haut lieu les méthodes de l\u2019antisepsie.\u2026 Il fallut la preuve par comparaison; il fallut convaincre et les chirurgiens et les administrateurs.Les premiers ne comprenaient pas qu\u2019on pût sacrifier aux idées nouvelles, les autres se refusaient à permettre les frais additionnels considérables pour le temps que nécessite la pratique de la chirurgie moderne.Un simple détail vous fera comprendre l\u2019état d\u2019âÂme des gardiens de la finance hospitalière.Le luxe des compresses, de champs opératoires, la lingerie même dont nous usons si copieusement dans nos salles d\u2019opération, et dont une bonne partie ne sert qu'une fois, était représentée dans ce temps-là par quelques serviettes et des éponges qui, après un simple = nettoyage, passaient à d\u2019autres plaies, les germes étant cueillis un peu partout.Les appareils de stérilisation même simplifiés coûtaient fort chers 2.Ce tableau signé Parizeau, reproduisait l\u2019image exacte de ce sombre passé.* * * Le cours de médecine avait été réparti sur quatre ans ; les deux premicres années étaient consacrées à l\u2019étude des sciences fondamentales ; elles comportaient, sauf en anatomie, beaucoup plus de leçons théoriques que de démontrations pratiques ; la dissection se faisait au cours des deux premières années.Les troisième et quatrième années étaient consacrées le matin à l\u2019enseignement clinique ; l\u2019anatomie pathologique et la bactériologie, servies à doses minimes, faisaient l\u2019objet de cours théoriques avec démonstrations pratiques limitées.Les microscopes et les spécimens étaient en nombre insuffisant; l\u2019ana- 2.Ibid.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 tomie pathologique était traitée en parente pauvre comme sa sœur d\u2019infortune, la bactériologie.La clinique se faisait à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019hôpital Notre-Dame.Les accouchements étaient réservés à la Miséricorde, où tous devaient faire l\u2019objet d\u2019un stage obligatoire à la salle de délivrance.L\u2019internat était le lot de quelques privilégiés en nombre infime eu égard au total d\u2019élèves.Le contact de l\u2019étudiant avec le malade se faisait à distance, les cliniques magistrales étaient données dans les amphithéâtres.Les leçons en salle publique se terminaient par l\u2019examen du malade fait par un élève ou deux tout au plus.À la salle d\u2019opérations, l\u2019étudiant était surtout invité à regarder sans plus.La formation chirurgicale était purement théorique ; pour apprendre son métier, l\u2019aspirant chirurgien devait dénicher une place d\u2019internat (rare a Montréal) ou s¢ rendre en Europe.Les jeunes chirurgiens des universités anglophones canadiennes acquirent leur expérience dans les hôpitaux d\u2019Edimbourg, de Londres, de Berlin, de Berne, de Vienne ou de Budapest.L'INCIDENT FLEXNER La visite à la Faculté de Médecine de Laval à Montréal d\u2019un enquêteur de la Fondation Carnegie, M.Abraham Flexner, eut des conséquences imprévues.Il s\u2019agissait au départ d\u2019une enquête sur les disponibilités que la Faculté de Montréal possédait pour l\u2019éducation de ses étudiants.La Fondation Carnegie pour le progrès de l\u2019enseignement avait décidé en 1909 de faire une enquête sur l\u2019éducation médicale aux États-Unis et au Canada; elle avait choisi, pour ce faire, M.Abraham Flexner.Celui-ci fit une tournée d\u2019inspection auprès de 155 écoles américaines de médecine et de huit écoles canadiennes.La visite d\u2019Abraham Flexner à la Faculté de Laval à Montréal se fit en mars 1909.Sans s\u2019annoncer, l\u2019enquêteur se présenta au 85 de la rue St-Denis et réclama le privilège de visiter la Faculté de Médecine.Le docteur Eugène St-Jacques, un chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, se trouvait au laboratoire d\u2019anatomie pathologique, quand Abraham Flexner y fit son apparition.St-Jacques, mis au courant de la mission de Flexner, s\u2019offrit à lui servir de guide.Ensemble, ils parcoururent les salles de cours, les amphithéâtres, les laboratoires d\u2019anatomie, de physiologie, d\u2019histologie, d\u2019anatomie pathologique et s\u2019attardèrent à la bibliothèque.Eugène St-Jacques répondit de bonne grâce à toutes les questions du délégué américain.La visite des lieux et le questionnaire durèrent au plus trente 1139 CARRE minutes ; au moment de se quitter, le docteur St- Jacques remit au visiteur un exemplaire de l\u2019annuaire de la Faculté de médecine ; cet ouvrage décrivait succinctement les aspects géographiques, scientifiques et pédagogiques de l\u2019Université Laval à Montréal, secteur médecine.À son retour à New York, Flexner rédigea un rapport de sa tournée d'inspection.The Montreal Medical Journal (tome 39, pages 564-565, 1910) publia un condensé de son évaluation des écoles canadiennes de Médecine; celui-ci ne débordait pas d\u2019éloges sur la faculté de Laval à Montréal.On peut lire quelques considérations défavorables dans cet article du journal : «In matter of medical schools, Canada reproduces the United States on a greatly reduced scale.Western University (London) is as bad as anything to be found on this side of the line; Laval and Halifax Medical College are feeble; Winnipeg and Kingston represent a distinct effort toward higher ideals.McGill and Toronto are excellent.The eight schools of the Dominion thus belong to three different types, the best adding a fifth year to their advantages of superior equipment and instruction.At this moment the needs of the Dominion could be met by the four better English Schools and the Laval department at Quebec.Toronto has practically reached the limits of efficiency in point of size; McGill and Manitoba are capable of considerable expansion.The future of Kingston is least doubtful ».1 Le rapport consacrait 23 lignes d\u2019appréciation a la Faculté de Médecine de McGill et 14 lignes seulement a la faculté de Laval a Montréal.« Laval University Medical Department (Montreal) Organized 1878.The University connexion is not intimate.Entrance requirement: indefinite, depending on the prospective location of the student.The Medical course covers five years.Attendance: 217 Teaching Staff: 8 Ressources available for maintenance: Fees, most of which are distributed among the teachers.Laboratory facilities: Chemistry is given by the university, Anatomy is limited to dissecting.A single laboratory with meagre equipment is assigned to Pathology, Bacteriology and Histology.There is a library and a small collection of specimens, not all labelled.Clinical facilities: The school has access to two hospitals, containing together 250 beds.The dispensary has a fair attendance.» * La Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec était traitée un peu plus généreusement ; elle avait droit à 25 lignes d\u2019appréciation, une de plus que l\u2019Université McGill.À noter dans cette courte analyse de l\u2019Université Laval à Québec ces notes : 1.The Montreal Medical Journal, 39: 566, 1910.2.Ibid.1140 « Quebec: Population 70,000 Attendance: 92 Teaching Staff: 22 Laboratory facilities: Instruction in Chemistry and physics is provided by the University; in the medical building, recent, though not extensive laboratory provision is made for Anatomy, Histology, Bacteriology and Pathology.There is no experimental Physiology or Pharmacology.» 3 Il est évident que certaines omissions devaient être considérées comme des erreurs impardonnables.Le nombre des professeurs: huit était évidemment faux.L'annuaire de Laval de Montréal pour l\u2019année 1909-10 mentionne qu\u2019appartenaient au corps professoral médical: dix-neuf titulaires, deux professeurs émérites: les docteurs Jean-Philippe Rottot et Louis- Édouard Desjardins.17 professeurs titulaires dispensaient l\u2019enseignement: E.-P.Lachapelle en hygiène, déontologie et histoire de la médecine, Adolphe Lamarche en obstétrique, Séverin Lachapelle en pédiatrie, Salluste Duval en physiologie ct en électroradiologie, James- John Guerin en clinique médicale, A.A.Foucher en ophtalmo-otorhino-laryngologie, Louis-Daniel Mi- gnault en anatomic descriptive, Henri Hervicux en pathologie interne, Georges Villeneuve en psychiatrie, neurologie et médecine légale, L.-Napoléon De- lorme en anatomie pratique, Oscar-Félix Mercier en clinique chirurgicale, A.Napoléon Rivet en toxicologie ct chimie, Télesphore Parizeau en pathologie externe, Amédée Marien en clinique chirurgicale, L.de Lotbinière Harwood en gynécologie, E.-P.Benoit en clinique médicale, Séraphin Boucher en histologie et L.J.-Vitalien Cléroux en clinique interne.28 agrégés étaient cn exercice: Louis-Édouard Fortier (matière médicale), G.T.Moreau (anatomie pratique), David Gauthier (clinique interne), Isaie Cormier (pédiatrie), S.N.Valin (dermatologie et hygiène), J.-Edmond Dubé (clinique médicale), René Hébert (propédeutique médicale), J.-Albert LeSage (pathologie interne), E.P.Chagnon (neurologie), À.Ethier (gynécologie), Arthur Bernier (bactériologie), Eugène Virolle (anatomie), A.F.Jeannotte (histologie et bactériologie), Charles-Achille Daigle (clinique interne), Eugène St-Jacques (anatomie pathologique et clinique chirurgicale), Théodule Bruneau (clinique médicale), Donald-A.Hingston (clinique chirurgicale), Elie-Gcorges Asselin (physiologie), André Brisset de Nos (obstétrique), Alphonse Mercier (clinique médicale), B.G.Bourgeois (clinique chirurgicale), Rodolphe Boulet (ophtalmologie), Joseph Lemieux (histoire de la médecine), Arthur Ricard (pédiatrie), Raoul Masson (pédiatrie), Jean-P.3.Ibid.L'UNION MÉDICALE DU CANADA I li Décarie (histologie), Eugène Latreille (anatomie pathologique).Des erreurs aussi grossières expliquent les attaques que certains journaux portèrent contre la faculté de médecine de Laval à Montréal.Ces commentaires disgracieux ont donné naissance à des réponses acidulées qui parurent dans l\u2019Union Médicale du Canada.Le doyen de Montréal, Emmanuel-Persillier Lachapelle écrivit une lettre de protestation à Abraham Flexner *.Dans sa lettre, le doyen Lachapelle soulignait les principales erreurs contenues dans le rapport.Ces erreurs touchaient: 1) le nombre erroné de professeurs; selon Flexner huit, quand en réalité ils étaient cinquante; 2) la suppression des cours de chimie et d\u2019anatomie descriptive, une affirmation dénuée de tout fondement; 3) la capacité des lits mis dans les hôpitaux généraux à la disposition des étudiants de médecine, soit un écart de quarante (290 au lieu de 250); 4) la compilation par Flexner de deux annuaires différents: celui de Laval à Montréal et celui de Laval à Québec.L\u2019enquêteur avait confondu, à certains endroits de son rapport, Laval de Montréal et Laval de Québec.Le doyen Lachapelle concluait en disant: 1 \u2014 « Vous ignorez que l\u2019Université Laval de Montréal possède son organisation propre et qu\u2019elle est indépendante de l\u2019Université Laval de Québec », 2 \u2014 « Vous avez confondu les annuaires de deux facultés », 3 \u2014 « Lors de votre inspection à Montréal, vous n\u2019avez pas pris les précautions nécessaires et convenables pour obtenir vos informations des autorités compétentes », 4 \u2014 « Même lorsque nous attirons votre attention sur les erreurs que vous avez commises, vous les maintenez et refusez de les corriger », 5 \u2014 «Vous ne semblez pas réaliser l\u2019importance de ce que vous faites et les conséquences que vos inspections et rapports peuvent avoir pour les institutions que vous visitez.» 5 Le doyen Lachapelle adressa au président de la Fondation Carnegie une copie de sa lettre à Flexner en y ajoutant les commentaires qui suivent: «\u2026 la faculté de Médecine.regrette qu'une institution comme la Fondation Carnegie juge à propos et préférable de faire des enquêtes ex parte et surtout qu\u2019elle emploie pour cela un homme aussi incompétent qu\u2019Abraham Fiexner\u2026 Ce n\u2019est pas dans l\u2019esprit de la constitution américaine de juger les gens et les institutions sans les entendre.» 6.Le président Pritchett mis au courant, la Faculté attendit une réponse de la Fondation Carnegie.Le 4.EP.Lachapelle: La Fondation Carnegie.Union Médicale du Canada, 40: 125 (mars) 1971.5.Ibid.6.Ibid.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 3 février 1911, Abraham Flexner répondit au doyen Lachapelle « Votre lettre du 31 janvier que je viens de recevoir explique complètement mon erreur et m\u2019en fait voir l\u2019origine.Par une inadvertance que je regrette profondément, j'ai en effet utilisé l'annuaire de Laval de Québec qui, en apparence, réfère aux deux facultés, celle de Montréal et celle de Québec;.jai pris dans l'annuaire de Québec le nombre de vos professeurs au lieu de consulter l\u2019annuaire de Montréal dont je n\u2019ai pas fait usage pour une raison que je ne m\u2019explique pas, bien qu\u2019il m\u2019ait fourni des renseignements sur d\u2019autres points.En anatomie, j\u2019ai voulu signaler que les recherches en anatomie et embryologie ne font pas partie du programme régulier des laboratoires.\u2026 La lettre de M.Pritchett vous convaincra, jen suis sûr, que j'ai essayé de voir le doyen ou le secrétaire de la Faculté.N\u2019ayant pu le faire, j'ai demandé qu\u2019on me donne quelqu\u2019un pour me diriger dans la bâtisse.Je vous prie de croire que les erreurs de détails que vous m'\u2019avez signalées et que je vois clairement, je les regrette profondément;.jenvoie au journal de I\u2019Association Médicale américaine une déclaration dont copie incluse et je serais heureux que vous en usiez aussi librement que possible.Je suis avec regret Très humblement vôtre Abraham Flexner » 7 Monsieur Flexner tint parole et la déclaration adressée au journal de PA.M.A.disait: « Permettez-moi.de réparer une erreur parue dans le Bulletin n° 4 de la Fondation Carnegie concernant l\u2019Enseignement Médical aux États-Unis et au Canada.Il s\u2019agit de mon rapport sur le département médical de l\u2019Université Laval de Québec.Le personnel enseignant de la Faculté de Montréal est de 50, dont 20 sont professeurs.Le nombre de lits dans les deux hôpitaux généraux employés pour les cliniques aurait dû être inscrit à 290 et j'aurais dû ajouter que l\u2019École possède, en outre, plusieurs hôpitaux supplémentaires.\u2026 Les cours de chimie sont donnés aux étudiants en médecine par un professeur de la Faculté Médicale.Le doyen m\u2019informe que la population de Montréal est beaucoup plus considérable que celle donnée dans le rapport, mais mon information venait du statisticien du Canada.Abraham Flexner.8 L\u2019analyse des faits montre clairement que l\u2019enquête Flexner a été bâclée à la hâte; une investigation qui se veut sérieuse, quand elle porte sur 163 écoles de médecine exige un séjour prolongé et non une visite à la volée.Albert LeSage avait réagi violemment dans ses éditoriaux: « Tout est faux dans le rapport: chiffres, dates, salaires, enseignement théorique et pratique.C\u2019est une infamie\u2026 il qualifie l'Université Laval d'incompétente et il conclut (à la nécessité) de sa suppression en se basant sur des faits inexacts.» 7.Ibid.8.Ibid.1141 EE Ca pe Albert LeSage alla même jusqu\u2019à dire: « Vous avez faussé les chiffres dans le but de déprécier l\u2019enseignement médical français au Canada.Sur quoi vous basez-vous, M.Flexner pour écrire à la page 150 de votre rapport: \u2026 and Laval and Montreal have no present function.» 9 Albert LeSage avait coiffé son article d\u2019un titre-choc: « le bluff américain ».Louis-Édouard Fortier traita le problème d\u2019une manière moins explosive: « M.Flexner n\u2019est pas un observateur ordinaire \u2014 c\u2019est un critique expert; d\u2019un coup d\u2019œil, il embrasse l\u2019esprit, l'idéal et les avantages pratiques des institutions qu\u2019il visite.L\u2019arme la plus puissante est la vérité.Vous dites huit professeurs.(Or) l\u2019enseignement est donné par 21 professeurs titulaires avec l'assistance de deux professeurs adjoints, de 32 professeurs agrégés et de 15 démonstrateurs.soit exactement 55 au lieu de 8.» Vos conclusions: «l\u2019enseignement est faible ».pourquoi ne pas avoir dit « que l\u2019enseignement ne vaut rien du tout?» .«Ce rapport est inexact.Il est injuste.» .«cet ostracisme irraisonné, entretenu par des enquétes faites à la légère n\u2019a pas sa raison d\u2019être et ne doit pas durer.9.LeSage, Albert: Le Bluff américain, Union Médicale du Canada, 39: 683 (déc.) 1910.1142 La défense est facile.Il s'agit tout simplement de rétablir les faits.10 L\u2019incident Abraham Flexner démontre avec évidence les dangers que comporte une enquête faite au Canada français par des inspecteurs mal informés de la culture française.L\u2019incident Flexner a bouleversé le Conseil de la faculté de Laval à Montréal.Il est sûr que, survenant presqu\u2019à la même époque que le rapport de l\u2019American College of Surgeons, brûlé dès sa production parce que trop explosif, le mémoire Carne- gie-Flexner aurait dû être réduit en cendres.Par bonheur, il a préludé à des réformes indispensables pensées à la française.Ses crreurs d'interprétation ont forcé les professeurs de Montréal à repenser l\u2019orientation de l\u2019enseignement qu\u2019ils donnaient à leurs étudiants.L'affaire Flexner a cu à Montréal un retentissement presque semblable à celui de l\u2019affaire Dreyfus en France, tout au moins chez les professeurs de la faculté de médecine.10.Fortier, LE: La Fondation Carnegie et l\u2019Université Laval, 39: 686 (déc.1910).(à suivre) L'UNION MÉDICALE DU CANADA x, Pe A x sue; RS gen, =» Fe vies A CERES Le LX.gir a Seana, ap ires oo æ En J PR za mix er er 1 105 = FEC = a ces wie 3210 SiR py oo i SE ex Hiss TEER 5e 5 SiS 5) res Ra oR See RE es Ene Se A 5 fifa: Ets STIR ER Es Cy REIS CR rer as ère EI EEE: 5 2e à SC ir ax >! et aks ss a St cac cs = 3 \u2014 \u2014 ESS vs Ne A i\u201c 2 ay > - ES s D « = 25 oN 2 i J D 7 S 5 = 8 2 i S 3 $ 7 2 S Ta © 2 2 , iN Eu AS or Es # ne y 2 = = x i = y ae oy a (Tela (3) ok A a Sy 7 Ë 5 À iS 7; 7 qu : a pe Le A ine & 5 i = dE = , = oy 2 = > > : Lic T 4 = = -Lafonta n T \u20ac H [A ds .A 1S- = a : = - ÿ % = Ë \u20ac 393 Pou 7 = ; = à .= ë IO = NS & any \u2018 fe = = 4 Ne de .2 Gr .= s 7) A i 7 Sid i 2 \u201c iv SZ > - & ~ A = 2 .5 = 2 \u201c Herdt :Charton 5 y 4 ve = 5 S 7: 2 = = s Gu 7 > Bin, 3 = A 7 Si a 7 Se 5 Ney se = ZX = i = a = 7 2 4 Si = , = = A = = = = i Go = > i 2.i J s = = i 5 5 2 à.2 2 = $ @ Sh 5 hl i 7 = 3 2 7 , = 2 S = = 2 2 7 = = = = © - = 4% 2 S > S = i 7 5 = à i - 2 = a = : : = 2 = i di se = = = = = Hi a 7 = 2 a 7 Ns $ « 5 5 à S .S , 5 = 5 3 = Ke = S .= Si # 2 = = = « 2 = = we » = = Ga & = i i Ze hs 2 Si 5 i \u201c % ba i 2 Pn S Us = i 7 de = @ = © a .= = > 2 = a = x S S 2 7 - 2 > # 3 = 2 $ i a 2 5 5 = 3 Si S , 2 i = ; 5 .5 = = 2 5 J 2 = 2 = > ad © 7 2 > = a 7 ; > 2 $ = = 5 = S .i 2 = 5 : - S S 5 = a = i 7 5 dn = = = > S > 5 # .Oo - = : = s in i i Sh i S = = 3 = 2 3 i 5 > =o = , i i 5 2 x 7 a = 4 = 2 =.# À # > 2 5 ss = = > 5 = x i = Æ a ; $ S S S S 2 a A 7 = = « , = = s ss > S = = i Zo A 7 i i Nk = i = vo 5 < $ 5 = 2 $7 2 = 7 Li = A LL Ë x = = a a aN 7 = S = v ; 5 $ = =~ = A = s = = 5 > & 5 = = 5 .i\u201c - 4 = = 5 5 = = = A \u20ac, iN $ NZ $i 3 = = 5 = 5 4 S = ; = = Le = = = 7 a = 5 , = > A = = = © = = 5 « Æ > 2 7 2 s = i = «.= Si 2 i a = = a 2 i i = = \u201c = i i 2 = = i 5 p Si S 2 i = = Se = = S 3 = = i § is A ee = 3 = a i $ = a = S = 5 S 5 ; Si Go isl = a .> = 7 a se 5 7 Ro > = De = = S = = Sy Ny = 2 wu a = Si 0 S = nN \u20ac a WN = Si 2 se = 7 N 3?= = he 3 7 \u201c, nN 2 7 a 7 S ESS = lie 3 - \u2014 y Ca revue de livres David W.SMITH (traduit de l\u2019anglais par Pierre Haegel) \u2014 Types reconnaissables de malformations humaines.Masson et Cie, éditeur, Paris, 1974.Ce magnifique volume porte en épigraphe ces quelques lignes de Sir James Paget: « Nous ne devons pas les rejeter par paresse intellectuelle ou avec des mots faciles comme « curiosité > ou « fatalité ».Aucun d\u2019eux n\u2019est sans signification; aucun qui ne puisse devenir le point de départ d\u2019une meilleure connaissance si nous pouvions répondre à la question: Pourquoi est-ce rare?et si c\u2019est rare, pourquoi cela s\u2019est-il produit dans ce cas?».Ces mots de Sir James Paget ont presque valeur d\u2019apophtegme et méritent réflexion avant la lecture du volume.Poser le diagnostic d\u2019un syndrome malformatif rare ne se fait pas sans peine, et ce diagnostic demeure souvent lourd de conséquences pour l\u2019enfant et sa famille.La lecture d\u2019un ouvrage didactique comme celui du docteur Smith aplanira plusieurs difficultés auxquelles fait face le médecin devant un enfant atteint de malformations.Les anomalies congénitales atteignent un peu moins d\u2019un pour cent des nouveau-nés et pourtant elles occupent une place importante dans les préoccupations des médecins et de tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019enfance.La presque totalité du livre est consacrée aux malformations, mais l\u2019auteur y traite aussi de morphogénèse, de génétique, d\u2019anomalies mineures et d\u2019altérations des dermatoglyphes.Placée au début du volume, la table des matières est facilement accessible.L\u2019ouvrage se divise en cinq chapitres.Le premier, consacré aux malformations simples, comprend quelques dizaines de pages.Les malformations traitées; fentes labiales ou palatines, anencéphalie, extrophie vésicale, ctc., sont expliquées à l\u2019aide de schémas embryologiques.Le chapitre II, le plus élaboré, comprend près de 300 pages.L'auteur y traite de 135 maladies ou syndromes dysmorphiques divisés en plusieurs groupes, chacun sous un thème général.Ainsi, sous le thème d\u2019anomalies chromosomiques, sont classés douze syndromes dysmorphiques s\u2019accompagnant d\u2019une aberration chromosomique; les dysplasies ectodermiques, les anomalies faciales comme signe prédominant, la surdité, les ostéopétroses, les mucopolysaccharidoses, etc, constituent autant de thèmes généraux sous lesquels sont groupés les anomalies morphologiques s\u2019y 1144 rapportant.Chaque sujet est traité habituellement en deux pages.La page impaire contient les illustrations d\u2019un syndrome et la fausse page porte le texte explicatif.La lecture et la compréhension du sujet en sont donc rendues faciles d'autant plus que texte et illustrations tombent sous les yeux simultanément.Le lecteur n\u2019est jamais perdu dans les dédales des renvois, puisqu'ils sont presque inexistants.L'auteur fait encore preuve d\u2019ingéniosité dans la dernière partie de ce deuxième chapitre où il a réuni des anomalies individuelles, caractéristiques d\u2019un syndrome particulier.Ces anomalies sont groupées sous vingt-deux rubriques: le crâne, l'œil, le nez, la bouche, les membres, la peau, les troubles métaboliques, etc.Sous la rubrique crâne, sept anomalies sont énumérées: microcéphalie, macrocéphalie, hydrocéphalie, craniosynostose, ctc.Sous chacune de ces anomalies, sont énumérés les différents syndromes comportant souvent cette anomalie et ceux chez qui, parfois, on les retrouve.Ainsi la microcéphalie se rencontre souvent dans le syndrome de trisomie 13, dans le syndrome de la rubéole et parfois dans le syndrome de trisomie 18 et de Fanconi, ete.Il en est de même des autres rubriques.Dans le chapitre troisième, l\u2019auteur traite de la morphogénèse tant normale que pathologique.Cc chapitre est abondamment illustré.Le docteur Smith ne s\u2019est attardé qu\u2019aux principaux phénomènes de la morphogénèse de l'œil, du rein, des membres, de la thyroïde ct de l\u2019hypophyse.Après quelques explications de morphogénèse anormale, il enchaîne au cours du chapitre IV sur la transmission génétique et les directives eugéniques.L'auteur donne plusieurs conseils que le médecin devrait dispenser aux parents d\u2019enfants atteints d\u2019anomalies morphologiques dominantes ou récessives ou liées au chromosome X.Les pages suivantes portent plusieurs schémas illustrant la transmission des gènes mutants avec leur fréquence d\u2019apparition chez les descendants.Les malformations mineures occupent le cinquième chapitre qui est aussi abondamment illustré.En appendice, l\u2019auteur trace des schémas de questionnaires et d\u2019examen physique de sujets atteints de malformations.Les pages suivantes contiennent de nombreux abaques pour les mensurations des enfants.L'ouvrage se termine sur les différentes méthodes d'enregistrement des dermatoglyphes.Bref, à cause de l'originalité de sa présentation, ce livre n\u2019est pas démuni d'intérêt pour le praticien L'UNION MÉDICALE DU CANADA TR ENZY-PEPSOL ENZYMES DIGESTIFS POLYVALENTS E SEE ue te ler NOYAU Contenant les enzymes d\u2019origine fongique (Lipase, Amylase, Protéase) Pepsine, enzyme d\u2019origine gastrique et adjonction de Cellulase.Action en milieu acide (pH 1,5 à 6,9) dans l\u2019estomac.Début de la protéolyse.Dyspepsies de fermentation.LE ti S OO 0 IY \u201c lors du passage \u2018estomac, contenant & les en ymes d\u2019origine pans A, créatique (Lipase, Protéase, Erypsine).Action en erralcalin (pH 6,939 ,0) dans l'intestin duodénum A SS U R E UNE D | G EST | 0 N et jéjunum.Dyspepsies de putréfaction.GASTRO - DUODÉNO - JÉJUNALE PARFAITE Posologie: 1 à 2 dragées aux repas.Présentation: Flacons de 36, 100 et 500 dragées.Herdt :C'harton (1971) Inc.9393 Louis-H.-Lafontaine, Montréal Se i it A RU À i jt if t e © , rR Certains maux pete ae tO VER CX TTT) io 8 nécessitent AP Suspension de pénicilline V Frosst ie en rm.De saveur agréable et faciles à (suspension de prendre, les suspensions PVF\u201d sont benzathine- indiquées pour les amygdalites phénoxy-méthyl- | et pharyngites streptococciques.pénicilline, e Les préparations Dee drebtenir Une pénicilinérie norme de Frosst) maximale dans un intervalle de 40 minutes.*Marque déposée | @ PVF* permet à votre malade de se sentir vite mieux et de reprendre rapidement le chemin du travail ou de l\u2019école.@ PVF*, suspension stable à saveur de fruits, ne nécessite pas de réfrigération.@ PVF* est offert en 2 teneurs et en comprimés PVF* K (phénoxy-méthyl-pénicilline potassique) afin d'adapter plus facilement la posologie aux oo MASON ROL Be 1 ANA In 1890 besoins du malade.Caan (MONTREAL) QUEBEC PVF*e FACILE À RETENIR FACILE À PRESCRIRE * FACILE À PRENDRE LH (olf nd SUSPENSION PVF * (Suspension de benzathine-phénoxy- méthyl-pénicilline, norme de Frosst) COMPRIMES PVF * K (Comprimés de phénoxy-méthyl- pénicilline potassique, U.S.P.) INDICATIONS: Indiqué dans le traitement d'infections légères ou modérément graves provoquées par des micro-organismes sensibles à l'action de la pénicilline G y compris la pharyngite streptococcique, les staphylococcies sans bactériémie et les pneumococcies qui répondent habituellement à une thérapeutique par voie buccale.Egalement indiqué pour empêcher les récidives de fièvre rhumatismale ou de chorée, ou les deux; l\u2019endocardite bactérienne chez les malades atteints de lésions cardiaques congénitales ou rhumatismales; avant de subir une intervention dentaire, une intervention chirurgicale mineure des voies respiratoires supérieures ou un examen instrumental: pour prévenir une bactériémie consécutive à une extraction dentaire.CONTRE-INDICATIONS: La phénoxy-méthyl-pénicilline ne doit pas être utilisée chez les sujets qui ont des antécédents d\u2019hypersensibilité à la pénicilline ou à ta céphalosporine.Les préparations orales de pénicilline ne sont pas recommandées pour le traitement de la syphilis, de |\u2019endocardite infectieuse subaigué (endocardite lente), de la diphtérie, de la gangréne gazeuse et d'autres infections graves provoquées par des organismes pénicillino-sensibles.MISES EN GARDE: On a rapporté des réactions d\u2019hypersensibilité graves et parfois mortelles, plus probables chez ceux qui ont des antécédents d'hypersensibilité à de nombreux allergènes, chez des malades soumis à la pénicillinothérapie.Des sujets ayant déjà accusé des manifestations d\u2019hypersensibilité à la pénicilline ont accusé des réactions graves à la céphalospo- rine.Bien que plus fréquent après un traitement par voie parentérale, le choc anaphylactique s\u2019est produit après l\u2019administration de pénicilline per os et doit être traité.sur-le-champ en interrompant d\u2019abord la médication puis en administrant de l'épinéphrine.Les antihistaminiques peuvent soulager les réactions allergiques plus légères.PRÉCAUTIONS: On ne doit pas administrer ce médicament avant de s'assurer que le malade n\u2019a jamais manifesté de réactions d\u2019hypersensibilité à la pénicilline: user de prudence chez les sujets qui présentent des antécédents graves d'allergie ou d'asthme ou les deux.Comme avec tous les antibiotiques, une pénicillinothérapie prolongée à fortes doses peut provoquer une prolifération d'organismes non sensibles y compris les fongi.Ne pas avoir recours à la voie buccale chez les malades atteints d'affections graves ou de nausées, de vomissements, de dilatation gastrique, de cardiospasmes ou d\u2019hyperpéristal- tisme.Dans les streptococcies, un traitement de 10 jours au moins est nécessaire pour réussir à éliminer l'organisme causal; autrement, des séquelles de l'infection peuvent se présenter.Il arrive que l'absorption de doses thérapeutiques de pénicilline par voie buccale ne se fasse pas chez certains malades.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Bien que l\u2019on ait relevé beaucoup moins souvent des réactions allergiques après une pénicillinothérapie par voie buccale que par voie parentérale, il faut se rappeler que des manifestations d\u2019hypersensibilité à tous les degrés, y compris des choes anaphylactiques mortels, se sont présentées après l'administration orale de pénicilline.Les réactions les plus usuelles à la pénicilline sont les nausées, les vomissements, l'épigastralgie, la diarrhée et la glosso- phytie.On a aussi relevé les réactions d'hypersensibilité suivantes: éruptions cutanées (de la dermatite maculopapulaire à la dermatite exfoliative), urticaire, réactions ressemblant aux accidents sériques comprenant frissons, fièvre, œdème et enfin choc anaphylactique.Il peut arriver que la fièvre et l\u2018éosinophilie soient les seules manifestations allergiques.L'anémie hémolytique, la leucopénie, la thrombocytopénie, la neuropathie et la néphropathie sont des réactions rares et font habituellement suite à l'administration de fortes doses de pénicilline par voie parentérale.RESUME POSOLOGIQUE: Il faut régler la posologie suivant les besoins de chaque malade et en fonction du degré de sensibilité du micro-organisme en cause, de la gravité de l'infection et enfin de la réaction du malade.La posologie habituelle pour adultes et entants de 12 ans et plus s'échelonne entre 250 000 et 500 000 U.I.trois à quatre fois par jour.Chez les enfants de moins de 12 ans la dose est fonction du poids.Pour les nourrissons et les jeunes enfants, la dose recommandée est de 25 000 à 90 000 U.I.(15 à 50 mg) par kg en trois à six doses fractionnées.RENSEIGNEMENTS COMPLETS SUR DEMANDE PRÉSENTATION: N° 994\u2014 PVF * 500, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur orangée, renferme 500 000 U.l.(300 mg} de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 ml et de 450 ml (16 onces).; N° 993\u2014 PVF * 250, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur jaune serin, renferme 250 000 U.I.(150 mg) de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 ml et de 450 ml (16 onces}.N° 860\u2014 PVF * K 500, Comprimé.Le comprimé renferme 500 000 U.l.(300 mg) de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel potassique.I! est blanc, rond et mesure 7/16\" de diamètre, Uni d\u2019un côté, il porte sur l'autre une rainure et l'inscription PVF.Présenté en flacons de 20 et de 500.500 MEMBRE \u2018 ÿ \u2018Ç i MAISON FONDEL AU CANADA LW 1899 (MC-301) *Marque déposée RIRKLANS (MONTNEAU) QUÉBEC intéressé aux malformations congénitales et à leur transmission héréditaire.Le professeur Pierre Haegel du Centre hospitalier de Saint-Denis, Université de Paris, a assuré la traduction du volume dont le docteur David W.Smith, pédiatre de l\u2019Université de Washington, est l\u2019auteur.La maison Masson et Cie de Paris a, au cours de la dernière année, édité en langue française ce livre dont le titre original était: \u201cRecognizable Patterns of Human Malformations, Genetic, Embryologic and Clinical Aspects.\u201d Marcel CADOTTE revue de périodiques Maurice EWING \u2014 Histoire de la médecine : l\u2019influence de PÉcole de Médecine d\u2019Edimbourg sur les premiers développements de l\u2019Université McGill.(Influence of the Edinburg Medical School on the early development of McGill University).J.Canadien Chir., 18: 287-296 (mai) 1975.Le texte historique du docteur Maurice Ewing, \u201cJames Stewart professor of surgery\u201d a été présenté devant les membres de la faculté de médecine d\u2019Edimbourg, en Ecosse, en décembre 1974.Il concerne au plus haut point les chirurgiens du Québec, puisque cette tranche de l\u2019histoire médicale intéresse non seulement les professeurs de McGill de la première génération, mais rappelle aux chirurgiens d\u2019expression française de Montréal que plusieurs des professeurs de l\u2019ancienne École de médecine et de chirurgie ont été également des élèves de la Royal Infirmary d\u2019Edimbourg, dont un de ses anciens doyens pour ne nommer ici que le plus célèbre: Sir William Hales Hingston.Le docteur Maurice Ewing commence son article en décrivant les ressemblances qu\u2019il a retrouvées dans les caractéristiques architecturales de la Royal Infirmary et du Montreal Royal Victoria Hospital.Dès son arrivée tôt en 1974, à Montréal, pour y écouler une partie de son année sabbatique à McGill, le docteur Ewing fut frappé par les liens étroits que le docteur Lloyd MacLean lui signala entre l\u2019Université d\u2019Edimbourg et les origines de l\u2019Université McGill.L\u2019auteur fait un bref rappel des conditions locales particulières au Bas-Canada; au début du 19° siècle, peu de médecins avaient eu la bonne fortune de 1147 A A A compléter leur cléricature par un séjour plus ou moins long en Europe, passé soit en Écosse, soit en France.Edimbourg était à ce moment une ville remarquable pour son hospitalité à l\u2019égard des visiteurs canadiens.L\u2019éducation clinique, avant la fondation de la faculté de médecine de McGill, bénéficiait d\u2019un seul hôpital: l\u2019Hôtel-Dieu, fief exclusif des rares médecins d\u2019expression française.La communauté anglophone, en majorité protestante, bénéficia de la fondation en 1816 de la Female Benevolent Society dont le programme de charité comprenait l\u2019aide aux malades sous forme d\u2019un refuge, établi dans le faubourg des Récollets, au voisinage de l\u2019actuelle rue McGill.Bientôt prit corps le Montreal General Hospital dont la fondation remonte à 1819.Les premiers médecins de cet hôpital faisaient partie de The Montreal Medical Institution et du Bureau des médecins examinateurs du district de Montréal.Tls étaient au nombre de cing: les docteurs William Robertson, William Caldwell, John Stephenson, Andrew Fernando Holmes et Henry Loedel.Tous ces médecins avaient reçu au préalable une excellente formation à Edimbourg.Hommes d\u2019avant- garde, ils ne tardèrent pas à constater combien s\u2019avérait difficile l\u2019enseignement des jeunes étudiants qui les entouraient.Astucieux, \u201cthey pointed out the inadequacy of medical skill in Lower Canada, the demand made by students for an opportunity to study medicine and the existence of good facilities for clinical teaching at the new hospital (M.G.H.).At the same time, they petitioned the Governor General to remodel the board of (medical) examiners of the district of Montreal so that it would consist of the medical officers of the proposed new Montreal Medical Institution.This was an astute move which was certain to give them authority in realizing their educational ambitions\u201d (p.288).En 1821, le roi Georges IV signa l\u2019acte d'incorporation de l'Université McGill; le Montreal Medical Institution devint la faculté de médecine de McGill en juin 1829, dont firent automatiquement partie William Robertson, William Caldwell, John Stephenson et Andrew Fernando Holmes; le cinquième, le docteur Henry Locdel se retira de la lice.Robertson, Caldwell, Stephenson et Holmes étaient des anciens d\u2019Edimbourg.Caldwell est celui dont le nom fit les manchettes des journaux du temps quand il se battit en duel sur la Pointe du Moulin-à-Vent, le 11 avril 1819; son adversaire était le futur juge 1148 en chef de la Cour du Banc de la Reine de Montréal, Michael O\u2019Sullivan.Le dccteur John Stephenson, ancien du College des Sulpiciens de Montréal, étudia également a Paris sous le professeur Roux.Stephenson souffrait d'une fissure médianc du palais que son maitre frangais opéra sans anesthésie; lintcrvention tenuc secrète dura une heure.Elle obtint un tel succes que Stephenson en donna le compte rendu le 13° jour postopératoire devant les membres de l\u2019Institution Royale de Paris (à lire à ce sujet: Wallace, A.B.\u2014 Cana- dian-Franco-Scottish Cooperation: cleft palate story, in Br.J.Plast.Surg., 19: 1, 1960).Andrew Fernando Holmes naquit par accident à Cadix, en 1797.\u201cHis parents had bcen taken therc as prisoners, when captured by a French Frigate while sailing to Canada on a British ship.Four years clapsed before the family was allowed to continue its journey to North America, settling first in Quebec and later in Montreal\u201d (p.293).Andrew Holmes fut le premier doyen de la faculté de médecine de McGill, à savoir en 1854.Un souvenir tangible des liens qui unissent Edim- bourg et McGill demeure: \u201cThis tablet (that) has been erected by the University of Edinburg as a symbol of the bond between that historic centre of learning and McGill University and in memory of the founders of McGill University William Caldwell, A.F.Holmes, William Robertson, John Stephenson, all of whom received their training at the University of Edinburg\u201d.Le texte du docteur Maurice Ewing est fort clair et digne de mention.Cet historique de près de dix pages cest conforme à la méthodologie classique.L'auteur mérite notre reconnaissance.Édouard DESJARDINS Barbara R.TUNIS \u2014 La licence médicale au Bas-Canada \u2014 le conflit au sujet du premier diplôme de médecine.(Medical licensing in Lower Canada: the dispute over Canada\u2019s First Medical Degree).The Can.Hist.Rev.55: no 4 (décembre) 1974.L'histoire de l'octroi du premier diplôme médical au Bas-Canada et de la dispute qui s'ensuivit tient de la comédie dramatique.Madame Barbara R.Tunis, une infirmière diplômée, recherchiste et documentaliste, collaboratrice du vice-doyen, le docteur E.H.Bensley, et du docteur Donald G.Bates, professeur d'histoire de la médecine à la faculté de médecine de McGill, à L'UNION MÉDICALE DU CANADA ea \u2014 D> « poussé depuis sa première publication sur William Leslie Logie parue dans le Journal de l'Association médicale canadienne (déc.1971, 1259-63), des recherches intensives sur le cas de ce premier diplômé en médecine à qui l\u2019on a conféré sa licence le 24 mars 1833, pour la lui disputer par la suite.On y mit tant d\u2019acharnement que William Logie quitta le Bas-Canada en 1834 pour exercer sa profession dans un État plus hospitalier, en Louisiane, à la Nouvelle-Orléans.William Logie fit d\u2019ailleurs toute sa carrière aux États-Unis d\u2019Amérique et il mourut en 1879 à Geneva, dans l\u2019État de New York.* * * Le cas Logie est un exemple de démélés judiciaires comme on savait les créer dans la première moitié du XIX° siècle.Le diplômé de McGill, William Logie, obtint donc son diplôme le 24 mars 1833.L\u2019octroi de ce document précipita une polémique qui risqua de n\u2019en plus finir.Jusqu\u2019alors, l\u2019octroi de la licence ad practicandum était un privilège réservé au Bureau des médecins examinateurs du Bas-Canada qui avait deux sections, l\u2019une pour le district de Montréal, l\u2019autre pour celui de Québec.La décision de l\u2019Université McGill venait donc en conflit avec l\u2019usage établi par la loi médicale de 1831.La controverse qui suivit alla de l\u2019Université McGill au Gouvernement du Bas-Canada et toucha les membres des Bureaux des médecins examinateurs.Les adversaires en cause étaient McGill, d\u2019un côté, et le Bureau des médecins examinateurs de l\u2019autre.On remit en question la légalité de la procédure suivie par McGill.Depuis sa formation en 1831, seuls les bureaux de médecins examinateurs avaient juridiction.Il était discutable, sembla-t-il, que le même pouvoir n\u2019ait été accordé dans la charte de McGill.Le Bureau de 1831 succédait à un tribunal analogue dont les membres étaient des médecins désignés par le Gouverneur du Bas-Canada depuis 1788.À cette date, Lord Dorchester voulant améliorer la situation de la santé publique et éloigner de la pratique les charlatans que l\u2019on retrouvait dans à peu près toutes les régions du Bas-Canada, avait nommé deux bureaux d\u2019examinateurs.Toute personne désireuse d\u2019exercer la profession médicale, ayant suivi des stages continuels de cléricature chez des méde- TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Le modificateur Ju comportement digestif Classification.MAXERAN?(chlorhydrate de métoclopramide) est un modificateur de la motilité du tractus gastro-intestinal supérieur.Indications.Gastrite sub-aiguë, gastrite chronique.Séquelles gastriques d'opérations chirurgicales telles que vagotomie, pyloroplastie.ans ces indications, là où il y a ralentissement de la vidange gastrique, le Maxeran soulage les symptômes tels que nausées, vomissements, douleurs épigastriques, distension abdominale, etc.Intubation du petit intestin.Maxeran facilite et accélère l'\u2019intubation du petit intestin.Réactions indésirables.De la somnolence et, plus rarement, de l'insomnie, fatigue, maux de tête, étourdissements et dérangements de l'intestin, ont été rapportés.On a rapporté en de rares occasions, des cas de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux.On a rapporté une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises lors de l'emploi du Maxeran chez des patients épileptiques.Précautions.Les médicaments dont l'activité est du type \u201catropinique\u201d ne devraient pas être utilisés en même temps que le Maxeran puisque ces médicaments tendent à annuler l'effet du Maxeran sur la motilité gastro- intestinale.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé en association avec des ganglioplégiques ou des neuroleptiques puissants puisqu'une potentialisation de leurs effets pourrait survenir.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé chez des patients souffrant d'épilepsie et de syndromes extrapyramidaux à moins que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques d'aggraver ces symptômes.À cause des risques de manifestations extrapyramidales, le métoclopramide ne devrait pas être utilisé chez les enfants à moins que l'indication pour son usage ait été clairement établie.Il ne faudrait pas dépasser la posologie recommandée pour le Maxeran puisqu'une posologie excédentaire ne produirait pas un effet correspondant sur te plan clinique.La posologie recommandée pour les enfants ne devrait pas non plus être dépassée.Contre-indications.Maxeran ne devrait pas être administré à des patients en association avec les inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques, substances sympathicomimétiques et nourriture dont le contenu en tyramine est élevé, puisque la sûreté d'une telle association n'a pas encore été établie.Par mesure de précaution, on devrait laisser s'écouler un intervalle de deux semaines entre l'utilisation d'une de ces substances et celle du Maxeran.La sûreté d'emploi du Maxeran dans la grossesse n'ayant pas été établie, il est alors recommandé de ne pas utiliser le produit chez les femmes enceintes à moins que le médecin croit que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques possibles pour le foetus.Posologie et administration.Ralentissement de la vidange gastrique Adultes Comprimés.2 à 1 comprimé (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Liquide.5 - 10 ml (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Ampoules.Quand l'administration parentérale est indi- auée: une ampoule (10mg)|.M.ou I.V.(iente- ment), à répéter deux ou trois fois par jour si nécessaire.Enfants (5 à 14 ans) Liquide.2.5 à 5 ml (2.5 \u2014 5 mg) trois fois par jour avant les repas.Intubation du petit intestin Adultes.Une ampoule (10 mg) I.V.\u2014 15 minutes avant l'intubation.D'autres voies d'administration (orale ou intramusculaire) peuvent être utilisées mais avec une plus grande période de latence.Enfants (5 à 14 ans) 25a5ml (25-5 mg) Présentation.Comprimés.Chaque comprimé blanc sécable contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide.Flacons de 50 et 500 comprimés.Liquide, Chaque ml contient 1 mg de monochlorhy- drate de métoclopramide.Flacons de 110 mI et 450 ml.Ampoules.Chaque ampoule de 2 ml contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide dans une solution claire et incolore.Conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.Boîtes de 5 et 50 ampoules.Monographie du produit disponible sur demande.Informations et posologie \u2014 Voir 3e couverture PHARMACEUTIQUES LTÉE PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada. cins reconnus, était requise par la loi de 1788 de se présenter avec les documents comprenant ses états de service devant l\u2019un ou l\u2019autre de ces bureaux.Le caractère, la compétence, les études du candidat étaient évalués par les membres du Bureau; celui-ci, s\u2019il était satisfait du dossier soumis par chacun, accordait le permis après paiement des droits légaux; si les titres paraissaient insuffisants, le candidat devait se soumettre à un examen public portant sur ses connaissances médicales.Le système ne plaisait pas, car il prêtait lourdement à la critique d\u2019abord par la composition des membres des bureaux, choisis arbitrairement par le gouverneur; on accusait certains membres de discrimination raciale ou linguistique.Les membres des bureaux étaient majoritairement d\u2019expression anglaise, à Montréal surtout, même les candidats anglophones sentaient qu\u2019ils étaient asservis à un groupe d\u2019hommes intègres et compétents, qui tout de même faisaient tous partie du Montreal General Hospital et de la Montreal Medical Institution.En 1822, par exemple, le bureau de Montréal était composé de trois médecins: William Robertson, Henry Loedel et Daniel Arnoldi.En 1823, Lord Dalhousie décida qu\u2019à l\u2019avenir le bureau serait composé de diplômés d\u2019universités britanniques reconnues et des dirigeants du Montreal General Hospital; ce furent les docteurs Stephenson, Holmes, Caldwell et Robertson, dont deux seulement étaient nés au Canada.L\u2019acte médical de 1831 plaça le bureau sous la direction des seuls médecins élus par leurs pairs; à Montréal, il y avait alors 41 médecins aptes à voter et le bureau des examinateurs fut privé des docteurs Robertson, Caldwell, Stephenson et Holmes, non élus par leurs pairs.Les nouveaux représentants étaient deux députés, les docteurs Jacques Labrie et Alexandre Demers, Pierre Beaubien, Guillaume Vallée, Jean-Baptiste Meilleur, F.C.Duvert, R.S.Bourdages, T.Kimber, les trois frères Nelson, Wolfred, Robert et John, Daniel Arnoldi.Le docteur J.B.Lebourdais succéda au docteur Jacques Labrie qui mourut peu après son élection.Ce nouveau bureau de douze examinateurs fut en fonction jusqu'au 1\u201c mai 1837.Un siège devenu vacant fut occupé pendant peu de temps par le docteur Daniel Tracey qui fut élu au printemps de 1832 après l'émeute du 21 mai et mourut du choléra deux mois plus tard.1150 À chaque réunion du bureau, la requête de William Logie était présentée sans succes.En 1834, d\u2019autres candidatures venant de diplômés de McGill furent évincées.La décision de la Cour dans le cas de « La Couronne versus Logie » fut connue en octobre 1834.Le 6 janvier 1835, The Gazette souligne: \u201cThe cause of this extraordinary circumstance is said to be their unwillingness to obey the recent judgement of the Court of King\u2019s Bench ordering the Board, by a peremptory mandamus, to grant a licence to doctor William L.Logie, a graduate of Medical College\u201d.Le Bureau des médecins examinateurs de Montréal créé en 1831 cessa d\u2019exister quand l\u2019Acte médical expira en mai 1837.Faute de combattants, les procédures cessèrent.Le docteur William L.Logie n\u2019eut donc jamais gain de cause.Cette longue série de procédures de toute sorte demeure comme un exemple de l\u2019inanité de vouloir mettre aux prises Thémis ct Esculape.Édouard DESJARDINS FOGDALL, R.P.et MILLER, R.D.:\u201cNeuromuscular Effects of Enflurane, Alone and Combined with Tubcurarine, Pancuronium and Succinylcholine, In Man\u201d.Anesthesiology.Vol.42.No 2.pp.173-178, février 1975.\u2014 LEONARD, P.E.: \u201cThe lower Limits of Flammability of Halothane, Enflurane and Isoflurane\u201d.Anesthesia and Analgesia.Vol.54.No 2, pp.238-240, mars- avril 1975.\u2014 RADTKE, N.et WALDMAN, J.: \u201cThe Influence of Enflurane Anesthesia in Intraocular Pressure in Youths\u201d, Anesthesia and Analgesia.Vol.54.No 2, pp.212-214, mars-avril 1975 : Enflurane (éthrane) : son action neuro- musculaire; son degré d\u2019inflammabilité comme anesthésique général; ses effets sur la tension intra-oculaire.\u2014 Thèmes divers.L'étude clinique de Fogdall et Miller, concernant l\u2019action de l\u2019éthrane sur les muscles striés, comprend un groupe de 45 patients (age moyen: 40-43 ans), anesthésiés avec une concentration moyenne de cet agent 1.25 CAM* (2.1 + 0.15 pour cent).La ventilation pulmonaire correspondait à une tension d\u2019anhydride carbonique de 38.8 + 0.83 torr (Pa CO.).Pour mesurer le degré de curarisation, indiqué par la force contractile de l\u2019adducteur du pouce, on utilisa le stimulateur Grass appliqué sur le nerf cubital du poignet, et le polygraphe Grass * CAM : concentration alvéolaire minima.L'UNION MÉDICALE DU CANADA JT _ - x ee a PRB or.Les en es io = i = ere rares rase oo oc ra \u2014 sy mc 2 3 3 > 3 = 3 È f= 5 = en # dé % i > = Ny, 3 # ; Un Y Ê 7 £5 RSS 7 Wi , Gé es iy 24 si = 3 2 4 SN a HR Ge 3 of , re Ee S YU Wi piso 2 a Av 7 HHH & Ji ¢ & 3 © Qa ax LR vents my ey «x 3 A * = N $ see ce a SS a 7 À + Cu) Ti 4 * Ho % _ oe = 3 À ES 2x 1} PRES .= 3 ê Qi # = >) # TAN = = i aii 2 3 4% ; i 3 .sa 6 3 = > > À bi 4 7 24 Ke Sr % ç S 32 4 A 5 x 2 eS « > oh NY 2 4 yo x ™ > +3 4 ou a 5 4 E > 4 ss J \u20ac gris 34 4 2 0e =» ed % ce kr a) Sy © A.= Cy S % À * «.À i \u20ac 5 =.X SRG 55 SE \u201cA * 2 BE 27 sai 3 3 ; me sq ; S Hh 3 & Le 3 i i ti An fn pes a pas x ss ose ae ; = A ve ior # a a on de ÿ i! : à , 1 * gf jh fa = 3 #4 Be 7 : 3 - = re ES # 7 ~ >.0 TI mec + De # i a % A % si Ky # 2 A $ % ii a & dof wi Eo » o % oh A A \u201cod 5 *% Ed EE # Par \u201d ire % - 4 ts a vy ap Hx ! Ry A AR -# Le = 4 + ry 2 ne La ma ue wh 3 où les résultats étaient enregistrés.On analysa ainsi, chez treize malades particulièrement, le blocage neuromusculaire \u2014 la narcose étant renforcée par de la tubocurarine (1.5 mg/m°).Les effets variaient selon le taux alvéolaire de l\u2019anesthésique.Pour une concentration donnée de 1-2 pour cent d\u2019éthrane (0.71 CAM), il y eut chez cinq patients une dépression contractile de 7.0 + 4.3%; a une concentration de 2.1 pour cent (1.25 CAM), le tonus musculaire diminua de 36.4 = 5.3%, chiffre figuré sur le polygraphe; un taux anesthésique plus élevé soit 2.8 pour cent (1.67 CAM) provoqua une dépression contractile de 86.7 = 1.8%.D\u2019autre part, on constata au cours de l\u2019expérience que l\u2019éthrane, comparé au fluothane, requiert pour réduire de moitié le tonus musculaire une dose trois fois moindre de tubocurarine (4.90 \u2014 1.57/m° de surface corporelle).À cause de ses propriétés myo- résolutives, l\u2019enflurane présente un certain avantage en chirurgie intra-abdominale.Leonard a montré récemment (1975), à la suite d\u2019autres spécialistes (Brown et Morris 1966; Cruice, Eger 1974), que l\u2019enflurane, de même que le fluo- thane, est inflammable dans des conditions particulières de laboratoire.L\u2019enflurane produit l\u2019ignition quand il est administré à une concentration de 5.75 pour cent dans une atmosphère d\u2019oxygène-protoxyde d\u2019azote (30-70% ); le fluothane produit le même effet à une concentration de 4.75 pour cent.L\u2019expérience est pratiquée dans des tubes clos, en l\u2019absence de vapeur d\u2019eau, de bioxyde de carbone ou d\u2019azote.L\u2019énergie électrique fournie par un transformateur de 15-kV est ici mille fois plus grande que celle qui existe dans les salles d\u2019opération.En clinique chirurgicale, les conditions sont entièrement différentes.Cependant, ainsi que le présume l\u2019auteur, il semble opportun d\u2019éviter l\u2019emploi du thermocautère au début de la narcose où la concentration de l\u2019agent est habituellement élevée, ou lorsque les gaz peuvent être en contact avec le champ opératoire comme dans une intervention sur le larynx.Il a été observé par Radtke et Waldman (1975) que l\u2019éthrane modifie la tension interne des globes oculaires chez les jeunes anesthésiés avec cet agent fluoré.Cette investigation concerne un groupe de dix-neuf malades âgés de 6 à 19 ans, subissant des interventions extra-abdominales: arthroplastie de la hanche, ostéotomie du maxillaire, thyroïdectomie, amygdalectomie, paracenthèse du tympan, abrasion dermique de la face, cystoscopie, examen des yeux, goniotomie pour glaucome, recul des muscles droits externes, double recul des droits internes, résection sclérale et autres.Au cours de la narcose, la concentration de l\u2019en- flurane à l\u2019inspiration variait entre 3 et 5 pour cent, avec une ventilation pulmonaire spontanée.Les tensions artérielles restaient dans les limites de la normale: 90/70, 100/60, 110/70, 116/70, 130/80, 140/80, 160/105.Les mesures de la pression intra- oculaire, calculées en mm de Hg à chaque œil des opérés, furent prises à deux intervalles différents durant l\u2019intervention.Il y eut une baisse de la tension oculaire dans 84 pour cent des cas, i.e.\u20141, \u20142, \u20143, \u20145, \u20148, \u20149, \u201410, \u2014 11 mm de Hg.Elle demeurera inchangée dans deux cas: 11 et 15 respectivement.Il y eut une hausse de la tension chez quatre patients seulement, assez minime cependant: +1, +1, +2, +2.Ancienne adresse .Nouvelle adresse A partir du AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) Prière d'expédier à: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA TL D OLA La plupart des anesthésiques généraux diminuent la tension intra-oculaire, tels le chloroforme, le cyclo- propane, l\u2019halothane, le thiopental, ainsi que certains sédatifs: morphine, mépéridine, sécobarbital (De- roetth, Schwartz 1956; Kornblueth, Aladjemoff, Ma- gora 1959; Magora, Collins 1961).D\u2019autres agents par contre, tels le protoxyde d\u2019azote, l\u2019hydrate de chloral et la kétamine \u2014 un nouvel anesthésique intraveineux \u2014 ont tendance à augmenter la tension oculaire (Corssen, Hay 1967).Quant au diéthyl- éther, les opinions sont partagées (Kornblueth 1959; Rubino, Esente 1950).Pour expliquer cette baisse de la tension oculaire au cours de l\u2019anesthésie générale, plusieurs hypothèses ont été proposées: une diminution du débit de l\u2019humeur aqueuse (Kornblueth 1959; Hetherington, Shaffer 1968); une réduction du tonus musculaire de l\u2019œil (Roche 1950; Snydacker, Deutsch, Bayard 1954); une dépression du contrôle central nerveux de la tension normale (Schmerl, Steinberg 1948 et 1950); un changement au niveau du système vasculaire (von Sallmann, Loewenstein 1955); un état de déshydratation du sujet avant l\u2019opération (Sheic 1955).René LEBEAU livres reçus LIVRES REÇUS DEPUIS LE 15 FÉVRIER 1975 Médecine périnatale \u2014 3èmes Journées nationales, Monaco 1973 par Olivier Dubois et Robert Renaud.Librairie Arnette, édit, Paris, 1974.L\u2019homme moléculaire et son psychisme par P.Bacques.Ma- loine, édit, Paris, 1974.Précis de thérapeutique sexologique par Gérard Zwang et Antoine Romieu.Maloine, édit, Paris, 1974.Guide pratique des obésités par Jacques Moron.Maloine, édit, Paris, 1974.Vivre face à l\u2019usure du monde moderne par Valentin Char- ry.Maloine, édit., Paris, 1974.Alimentation et pathologie nutritionnelle en Afrique noire par M.Sankale et coll.Maloine, édit., Paris, 1974.La chimiothérapie des cancers \u2014 Leucémies, hématosarco- mes et tumeurs solides par Georges Mathé et Yvon Kenis.Expansion Scientifique, édit, Paris, 1975.Manuel sur les besoins nutritionnels de l\u2019homme.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Un défi thérapeutique: mésothérapie par M.Pistor.Maloi- ne, édit, Paris, 1974.Vade-mecum encyclopédique du médecin praticien par H.Dousset et C.Plard.8e éd.Maloine, édit, Paris, 1974.La respiration dynamique relaxante par J.Courchet.Ma- loine, édit, Paris, 1974.Pharmacie \u2014 diplôme d\u2019état d\u2019infirmière par Y.Touitou.4e éd.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Les endocardites bactériennes de l\u2019adulte par Jacques Ster- non.Masson et Cie, édit, Paris, 1975.L\u2019Acupuncture par l\u2019oreille par M.Santaro.Maloine, édit.Paris, 1974.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Actualités gynécologiques publiées sous la direction de À.Netter et A.Gorins.5e série.Masson et Cie, édit., Paris, 1974, Répertoire mondial des écoles de médecine.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Biologie de l\u2019oxygène par Boris Rybak.Maloine, édit, Paris, 1974, Publications de l\u2019Organisation mondiale de la Santé 1968- 1972 \u2014 Bibliographie.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Pathologie moléculaire par G.Schapira, J.-C.Dreyfus et coll.Masson et Cie, édit., Paris, 1975.Neuropathologie des fosses nasales, du larynx, du pharynx et de l\u2019æœsophage par M.Aubry, C.-H.Chouard et M.Neveu.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.Les dérivés mercuriels et leurs produits de remplacement dans le traitement des semences \u2014 Org.mondiale de la Santé, édit., Genéve, 1974.Traité de radiodiagnostic \u2014 17-2 stomatologie, pathologie maxillo-faciale, pathologie pharyngo-laryngée par P.Cer- nea, G.Dulac et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Classification histologique internationale des tumeurs des animaux domestiques \u2014 Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Enseignement accéléré de PAcupuncture par M.Cintract.Maloine, édit, Paris, 1974.Cardiologie \u2014 Bases biologiques et explorations fonctionnelles par J.Lanfranchi et M.Maillet.Doin, édit., Paris, 1975.Physiologie et biophysique de la circulation par A.C.Burton.2e éd.Masson et Cie, édit, Paris, 1975.Physiologie du système nerveux central par G.Morin, 6¢ éd.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Les mutilations de la main par J.Gosset et coll.Expansion Scientifique, édit, Paris, 1975.L\u2019enseignement au malade par M.-F.Thibaudeau et N.Marchak.Presses de l\u2019Université de Montréal, édit., Montréal, 1974.Le zonage au Québec \u2014 Un mort en sursis par Réjane Charles.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1974.Lignes québécoises \u2014 Parti pris littéraire par Lise Gauvin.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1975.Tous les oiseaux du monde par Louise Darios.Lib.Beau- chemin, édit, Montréal, 1975.À la découverte de l\u2019inconscient par Henri F.Ellenberger.Édit.Simep, Villeurbanne, France, 1975.Pierre Perrault, ou un cinéma national par Michel Brûlé.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1974.Récits et réalités d\u2019une conversion par André Billette.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit., Montréal, 1975.Expérience religieuse et expérience esthétique par Marcelle Brisson.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1974.Physical Aspects of Lie Group Theory par Robert Hermann.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1974.Epidemic Hysteria par François Sirois.Acta Psychiatrica Scand., édit., Copenhague, 1974.Planification et politique au Québec par Jacques Benjamin.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit, Montréal, 1974.La resocialisation du jeune délinquant par Maurice Cusson.Presses de l\u2019Univ.de Montréal, édit., Montréal, 1974.1153 H HO IHN lt ot ate oi Défenses du malade 1 hd affaiblies.acier ng Besoin 1 en 402 ss | su dantibiotique.eh Lon EF anh i 20 nt ; AT où) 406 # êqu Un 2con ) , al mi WA ga >, \\g= YY; | 0, pe = \u201cee pe A \u2014 20 v À ' < ¥* F gd \u201c> À 1 « ¢ Ne Td ny - 3 ; * um vw 7 pme \\ ) Commencez avec la Garamycin Quand Pétat 0 de votre malade chez qui vous soupçonnez un | septicémie à Gram-néaatif ne permet pas.0 d'attendre un antibiogramme.La Garamycin injectable offre une grande probabilité d\u2019efficacité contre les espèces a bactériennes suivantes: Pseudomonas aeruginosa + E.coli + Proteus * Klebsiella: Enterobacteriaceae * Serratia.\u201d 3 avec me ss La Garamycin injectable peut sauver a des septicémiques \u2026 .elle peut apporter un résultat extraordinaire en présence de plaies of de brûlures compliquées de septicémie,!.12 \u201c Continuez avec la Garamycin uand l\u2019antibiogramme l'indique: : La Garamycin injectable a fait 1 preuv Lune sensibilité maintenue à un.degré élevé:1416 La résistance bactérienne n'a pas posé de we problème j jusqu\u2019 à ce jour.Hy .La Garamycin injectable présente u une \u2026 fréquence relativement faible d\u2019effets secondaires quand elle est employée comme eu est recommandé.!3:14,17.Posologie ne LM.7 I vr Plus de 60 kg (132 1b): 80 mg ti.d.\u201860 kg (132 Ib) ou moins: 60 mg ti d.Hndications posologiques recommandées pour les malades avec c fonction rénale normale.# ONE EE Veuillez consulter la page suivante pour de pls amples renseignements thérapeutiques.| MEMBRE *Marque déposée Garamycin Injectable IM/IV (sulfate de gentamicine) GARAMYCIN injectable (40 mg (base)/ml) GARAMYCIN injectable pour usage pédiatrique (10 mg (base)/ml) INDICATIONS: SCHERING La GARAMYCIN injectable est indiquée dans le traitement d'infections sérieuses causées par des germes sensibles a la gentamicine.On doit considérer la GARAMYCIN injectable comme traitement antimicrobien initial dans les cas de septicémie à Gram-négatif soupgonnée ou confirmée, \u2018 particulièrement en présence de choc ou d'hypotension.Il faudra aussi la prendre en considération en cas d'infections staphylococciques graves quand un traitement antimicrobien classique est inapproprié, ou quand les épreuves de sensibilité bactérienne et le jugement clinique indiquent son emploi.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI ADMINISTRATION INTRAMUSCULAIRE OU INTRAVEINEUSETt A.Infections des voies urinaires: La dose usuelle dans les infections des voies urinaires inférieures est de 0,8 à 1,2 mg/kg par jour, administrée en deux ou trois prises fractionnées ales, pendant sept à dix jours.Pour augmenter l\u2019action antibactérienne, il peut être avantageux d'alcaliniser l'urine.Les infections des voies urinaires supérieures, comme la pyélonéphrite, seront traitées suivant l\u2019une des posologies indiquées pour les infections généralisées.B.Infections généralisées \u2014 Fonction rénale normale: Le traitement d'infections généralisées chez les sujets ayant une fonction rénale normale demande une posologie de 3 mg/kg par jour, administrée par vole intramusculaire en deux ou trois prises fractionnées égales.Un traitement d'une durée de sept à dix jours permet généralement d'éliminer une infection à germe sensible.En présence d'infections menaçant la vie es malades, des posologies allant jusqu\u2019à 5 mg/kg par jour peuvent être administrées en trois ou quatre prises fractionnées égales.Une telle posologie sera réduite à 3 mg/kg par jour dès que l'état clinique le permettra.C.Malades avec fonction rénale altérée: Chez les sujets présentant une insuffisance rénale ou soumis à une hémodialyse intermittente, la posologie doit être adaptée en fonction du degré d'aitération rénale.Pour de plus amples renseignements, consulter la documentation sur le produit ou le représentant de Schering.HADMINISTRATION INTRAVEINEUSE La dose usuelle de GARAMYCIN injectable généralement efficace par voie intraveineuse est de 3 mg/kg par jour, en trois prises fractionnées ca suit; on dilue une dose simple (1 mg/kg) de G ales.L'administration intraveineuse s'effectue comme AMYCIN injectable dans 100 à 200 ml de soluté physiologique stérile ou de dextrose à 5%; on administre cette solution par perfusion d'une durée d'une ou deux heures, et on répète l'opération deux ou trois fois par jour.La durée habituelle de traitement est de sept a dix jours.PRECAUTIONS Ototoxicité: La gentamicine, comme les autres aminoglucosides, a provoqué de l'ototoxicité chez les animaux de laboratoire et chez l'homme.Cet effet se manifeste principalement par une atteinte de la fonction vestibulaire et il peut se produire à retardement.Une telle atteinte s'est produite chez les sujets souffrant d'urémie ou d'insuffisance rénale, ou chez des malades antérieurement traités à l'aide de médicaments ototoxiques ou ayant reçu un traitement à doses plus élevées ou de plus longue durée t que celui généralement recommandé.On doit éviter l'emploi concomitant de diur iques puissants comme l'acide éthacrynique ou la furosémide.Le médecin traitant doit sérieusement considérer l'arrêt de l'antibiotique si le maiade se plaint de bourdonnements d'oreilles, d'étourdissements ou d'une diminution de l'acuité auditive.Éviter des taux sériques de GARAMYCIN supérieurs à 12 ug/ml Néphrotoxicité: On a signalé des cas de néphrotoxicité avec la GARAMYCIN, celle-ci se manifestant par une élévation du taux d'azote uréique dans le sang ou du taux de créatinine sérique, ou Par une diminution de la clearance de créatinine.Dans la plupart des cas, ces variations furent réversibles.Action de blocage neuromusculaire: Un blocage neuromusculaire et une paralysie respiratoire ont été signalés chez des animaux.La possibilit que ce phénomène se produise chez l'homme doit être gardée présente à l'esprit.particulièrement chez les sujets recevant des agents de blocage neuromusculaire.EFFETS DÉFAVORABLES D'autres effets secondaires pouvant être reliés à la GARAMYCIN ont été signalés peu fréquemment.notamment une élévation du S.G.O.T., une élévation du taux de bilirubine sérique; une granulo- cytopénie et de l'urticaire.On a également signalé de rares cas de fièvre médicamenteuse.d'hypotention, d'hypertension, de démangeaisons, d'hépatomégalie et de splénomégalie.SURDOSAGE Une dialyse péritonéale ou une hémodialyse contribuera à éliminer la GARAMYCIN du sang.PRÉSENTATION.Disponible en fioles multidoses de 2 mi contenant 40 mg/ml ou 10 mg/ml (pédiatrique) de gentamicine base dans une solution aqueuse de pH 4,5 pour administration parentérale.Agents de conservation: méthylparabene U.S.P., bisulfite de sodium U.S.P., édetate disodique USP.galement disponible en ampoules Unidose* de 1,5 ml contenant 60 mg de gentamicine base/1.5 mi.Les solutions aqueuses de gentamicine sont stables et n'exigent pas de réfrigération RÉFÉRENCES: 1.Cox, C.E.: Gentamicin, M.Clin.North America 54:1305, 1970.2.Hoeprich, P.D.New antimicrobics for the treatment of infections caused by gram-negative bacilli, M.Clin.North America 51.1127, 1967 3.Finland, M.: The symposium on gentamicin, J.Infect.Dis.119:537, 1969.4.Brayton, R.G., et Louria, D.B.Gentamicin in gram-negative urinary and pulmonary infections, rch.Int.Med.114.205, 1964.5.Louria, D.B.: Young, L.Armstrong, D., et Smith, J K.Gentamicin in the treatment of pulmonary infections, J.Infect.Dis.119:483, 1969.6.Cox, C.E.Gentamicin, a new aminoglycoside antibiotic: Clinical and laboratory studies in urinary tract infection, J.Infect.Dis.119:486.7.Cox, C.E., et Harrison, L.H.Gram-negative bacteremia and comparison of gentamicin and polymyxin B\u2014 kanamycin therapy.Presented at the Annual Meeting of the American Urological Association, Philadelphia, Pennsylvania, 10-14 mai 1970.8.Groll.E.: Clinical experience with gentamicin, data from 12 German clinics, in Gentamicin First International Symposium, Paris, janvier 1967, Lucerne.Essex Chemie AG, 1967.p 121 9.Jackson, G.G.Laboratory and clinical investigation of gentamicin, ibid.p.62.10.Medeiros, AE.Discussion, J.infect.Dis.119:533, 1969.11.Polk, H.Discussion.J.Infect.Dis 119:529, 1969.12.McCracken, G.H., Jr.et Jones, L.G Gentamicin in the neonatal period, Am.J.Dis Child, 120.524, 1970.13.Nunnery, AW.et Riley, H.D.Jr Gentamicin: Clinical and laboratory studies in infants and children.J.infect.Dis.119:460., 1969.14.Jackson, G.G.: Highlights of a Symposium on Gentamicin, a fiimed panel discussion summarizing a symposium on gentamicin.University of California School of Medicine, Los Angeles, 26 janvier 1971 15.Cox, C.E.ibid 16.Weinstein, M.J_, Drube.C.G .Moss.EL Jr.et Waitz.J A.Microbiologic studies related to bacterial resistance to gentamicin, J.Infect.Dis.124.511, 1971 17.Arcieri, G.M.Falco, F.G.,.Smith.HM.et Hobson.L.B.Clinical research experience with entamicin: Incidence of adverse reactions.upplement to the Medical Journal of Austraha.13 juin 1970 Documentation et bibliographie complètes sur demande Schering Corporation Limited, Pointe Claire, Québec H9R 1B4 nouvelles de France L'INSTITUT NATIONAL DE LA SANTÉ ET DE LA RECHERCHE MÉDICALE FÊTE SON DIXIÈME ANNIVERSAIRE L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (I.N.S.E.R.M.) a fêté, dans ses nouveaux locaux de la rue de Tolbiac (75013 Paris), le dixième anniversaire de sa création.Fondé en 1964, l'IN.S.E.R.M.a succédé à l'Institut national d'hygiène.Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Santé, il a pour mission essentielle de développer la recherche biomédicale, c\u2019est-à-dire l'ensemble des recherches ayant trait à l'homme normal ou malade.Il est, d'autre part, chargé de tenir le gouvernement informé de l'état sanitaire de la population.Depuis dix ans, l'EN.S.E.R.M.a entrepris des efforts sans précédent pour favoriser l\u2019accroissement du personnel, des équipements, des moyens mis à la disposition de la « médecine de recherche » qui \u2014 comme le rappelle le professeur Jean Bernard, président du conseil d'administration, en préambule de la plaquette éditée à cette occasion \u2014 se situe à mi-chemin entre la clinique et les sciences fondamentales.l'IN.S.E.R.M.possède aujourd\u2019hui 129 unités de recherche contre 50 en 1965 et 95 en 1970.Ses effectifs, en dix uns, sont passés de 1,065 personnes (452 chercheurs, 613 ingénieurs, techniciens et administratifs) à 2,804 (1,019 chercheurs, 1,785 ingénieurs, techniciens et administratifs), tandis que son budget, en augmentation constante.passait de 54 millions de francs (32 millions de crédits de fonctionnement, 22 millions d'autorisations de programmes) en 1965 à 246 millions dix ans plus tard (48 millions d\u2019autorisations de programmes, 198 millions de crédits de fonctionnement).Pour marquer ce dixième anniversaire l'IN.S.E.R.M.a organisé des conférences-débats sur le thème « Dix ans de recherche, dix ans de progrès » \u2014 en cancérologie, néphrologie, gas- tro-entérologie, neurologie, périnata- logie, endocrinologie \u2014 montrant par là qu'en dépit des difficultés, nombre de groupes de recherche ont obtenu des résultats encourageants.L'UNION MÉDICALE DU CANADA * Marque déposée . L\u2019inauguration officielle des nouveaux locaux de l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale a eu lieu en présence de Mme Weil, ministre de la Santé.Au cours de la cérémonie inaugurale le professeur Jean Bernard, a évoqué les effets désastreux de la pollution.Après avoir cité les quatre grands problèmes de la santé qui ne sont pas encore résolus (maladies du cœur et des vaisseaux, malformations du petit enfant, troubles de l'esprit, cancer), il a indiqué quelques-uns des objectifs qui, selon lui, devraient guider la recherche dans les prochaines années : \u2014 Développer, avant tout, la neurochimie, la psycho- chimie et toutes les disciplines biologiques qui permettent d\u2019aborder sous une forme objective et précise les problèmes essentiels de la neurologie et de la psychiatrie; \u2014 privilégier les recherches portant sur la prévention par rapport aux recherches thérapeutiques; \u2014 maintenir un grand secteur libre de la recherche car nul ne peut prévoir de quel côté viendront les découvertes essentielles; \u2014 enfin, encourager des échanges étroits entre la recherche médicale et les autres branches de la recherche scientifique.Mme Weil a souligné qu\u2019il convenait d\u2019orienter vers la recherche « les meilleurs de nos étudiants venant de toutes les disciplines» mais, aussi, de favoriser dans le même temps « la participation transitoire de ceux qui n\u2019y font pas carrière mais qui veulent bénéficier de la vertu formatrice de la recherche ».(BNF 1-2-75) DIX ANS DE RECHERCHES MÉDICALES À L'IN.S.E.R.M.: COLLABORATION NATIONALE ET INTERNATIONALE L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (I.N.S.E.R.M.) collabore étroitement avec les autres organismes de recherche nationaux (Institut Pasteur, Centre national de la recherche scientifique, Institut national de la recherche agronomique, Commissariat à l\u2019énergie atomique, Universités de médecine, de pharmacie et des sciences); beaucoup de chercheurs sont accueillis dans ses unités et groupes ou bénéficient d\u2019un contrat de recherche.Des liens privilégiés sont établis avec les hôpitaux auxquels PILN.S.E.RM.rend des services dans de nombreux domaines.% + * En ce qui concerne les relations internationales, entre 1945 et 1960, l\u2019attraction exercée par les laboratoires de recherche anglo-saxons a amené de jeunes chercheurs français, médecins ou scientifiques, à effectuer des stages dans les laboratoires étrangers réputés et à y compléter leur formation.Les liens établis à cette occasion se sont peu à peu renforcés et ont été à l\u2019origine de coopération régulière entre laboratoires homologues.Aujourd\u2019hui, plusieurs de ces coopérations sont intégrées dans des accords formels avec l\u2019IN.S.E.R.M.Parallèlement, les relations traditionnelles qu\u2019entretenait la médecine française avec les pays francophones ou marqués par la culture française se sont peu à peu transformés.Progressivement, les échanges de nature essentiellement culturelle qui s\u2019effectuaient dans le cadre d\u2019accords gouverne- TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 mentaux sont maintenant intégrés dans les programmes à court, moyen et long termes.Les secteurs privilégiés de ces coopérations sont choisis entre les pays partenaires en tenant compte des ressources et des moyens existants.Une collaboration étroite est également établie entre les divers organismes européens de recherche biomédicale, dans une perspective d\u2019efficacité et de meilleure utilisation des moyens respectifs.L\u2019ensemble de ces relations avec l'étranger se situe dans un vaste contexte de concertation avec le ministère des Affaires étrangères, dans le cadre de la Direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques, le ministère de l\u2019Industrie et de la Recherche, le ministère de la Santé et les autres organismes de recherche nationaux qui apportent tous leur appui.(BNF 15-2-75) LE PRIX MAURICE MAYER AU DOCTEUR JEAN DECOCQ L\u2019I.N.S.E.R.M.(Institut national de la santé et de la recherche médicale) décerne tous les deux ans, le prix Maurice Mayer.Ce prix commémorant le souvenir du professeur Maurice Mayer, \u2014 qui dirigea les activités cliniques du Groupe de recherches sur la physiologie placentaire à l'EN.S.E.R.M.\u2014 a pour but de favoriser les recherches dans le domaine de la pathologie de la grossesse ou de la pathologie néonatale.Il est destiné à un chercheur français ou étranger, âgé de moins de 35 ans.Le jury qui vient de décerner le prix Maurice Mayer, était présidé par le professeur Robert Debré.Le lauréat de ce prix est le docteur Jean Decocq, âgé de 34 ans, chef de clinique dans le service de gynécologie- obstétrique du professeur Crépin, au Centre hospitalier de Roubaix.Le docteur Jean Decocq a, entre autres, réalisé pour sa thèse de Doctorat en médecine, une « Étude du néphro- gramme isotopique dans la gravido-puerpéralité normale et pathologique ».Cette technique consiste à injecter par voie intraveineuse des substances radioactives éliminées rapidement et exclusivement par le rein, et, à suivre cette épuration de façon continue.Il s\u2019agit d\u2019une épreuve fonctionnelle qui a l\u2019avantage d\u2019être facile à réaliser, inoffensive, fiable et apporte des renseignements d\u2019ordre diagnostique.Elle permet de savoir si le fonctionnement du rein est normal ou non et complète le bilan vasculo-rénal, suppléant ici les épreuves radiologiques interdites du fait de l\u2019état gravide.(BNF 22-3-75) ÉLECTION DU PROFESSEUR YVES RAOUL À L'ACADÉMIE DE MÉDECINE L\u2019Académie de médecine a élu membre titulaire, dans sa sixième section (pharmacie), M.Yves Raoul.Né le 28 juillet 1910 à Paris, M.Raoul a fait ses études à la Faculté de médecine de Paris, où il est actuellement professeur de physiologie.Également docteur ès sciences, il a consacré l\u2019essentiel de ses travaux aux hormones et au métabolisme des phosphates.M.Raoul est membre de l\u2019Académie de pharmacie depuis 1967.(BNF 22-3-75) 1157 atti ith A» ELIE QULYVOIL ol aprElie PratigueTquc oo CUS ~ MN j : : Pr E S 1 U i \u2018fi ALR LOCACORTEN-VIOFORME CIBA DORVAL.QUEBEC C-4012 > Lorsqu'il y a infection ou inflammation de la peau.LOCACORTEN- VIOFORME\u201d e anti-inflammatoire e antiprurigineux e antifongique e antibactérien INDICATIONS Traitement des dermatoses compliquées d'infections bactériennes et/ou fongiques, conjointement avec une couverture antibiothérapique par voie générale en cas de besoin.Recommandé pour la prévention des infections secondaires, notamment lors du traitement par pansements occlusifs.L'emploi du médicament est indiqué dans: les dermatomycoses, la folliculite, l\u2019impétigo, la pyodermiezet la dermatite infectieuse, ainsi que dans les affections suivantes: dermatit atopique, dermatite séborrhéique, névrodermite, dermatite eczématoïde, psoriasis, prurit ano- e génital, lichen simplex, lichen plan, névrodermite chronique, dermatite de contact (dermatite vénéneuse), dermatite nummulaire, dermatite de stase, acné, intertrigo et de nombreuses affections similaires.La crème a un léger effet dessicatif qui s'avère essentiellement utile dans les lésions humides et suintantes; elle s'emploie également aux régions intertrigineuses.L'onguent est particulièrement indiqué dans les lésions sèches accompagnées d'épaississement et de desquamation de la peau.MODE D'EMPLOI ET POSOLOGIE Faire des applications, en couche mince, sur la région atteinte, trois ou quatre fois par jour.Le cas échéant, recouvrir d\u2019un pansement protecteur.Le traitement devra être poursuivi durant au moins quelques jours après la disparition des lésions.EFFETS SECONDAIRES Une irritation légère peut se produire, dans des cas exceptionnels.Avec les pansements occlusifs, on a observé quelques cas de vergetures.Le Vioforme peut provoquer, bien que rarement, des effets sensibilisants.Si une exacerbation de la lésion ou une réaction de typ e allergique se produit, on cessera les applications.PRÉCAUTIONS D'EMPLOI Comme d'autres composés iodés, le Vioforme peut fausser certains tests de la fonction thyroïdienne, tels que: l'évaluation de l\u2019iodémie protidique (PBI), la fixation de l'iode radio-actif et le dosage de l'iode d'extraction butylique.On devra donc s'abstenir de pratiquer ces tests moins de trois mois après l'emploi de Locacorten-Vioforme.D\u2019autres tests de la fonction thyroïdienne, tels que l'absorption de T3 sur résine ou la détermination de la T4 ne sont pas modifiés par le Vioforme.Dans le traitement occlusif prolongé, la possibilité d'effets sur le métabolisme est un risque dont il faut tenir compte.Le Locacorten-Vioforme peut tacher la peau, les ongles, le linge et décolorer les cheveux.CONTRE-INDICATIONS Tuberculose de la peau, varicelle, éruptions post-vaccinales, grossesse, et toutes les affections cutanées d'origine virale, en général.H faut également éviter d'employer le Locacorten- Vioforme dans les affections oculaires et les dermatoses d'origine syphilitique.PRÉSENTATIONS Crème, renfermant 3% de Vioforme® (iodo- chlorhydroxyquin) et 0.02% de Locacorten® (pivalate de fluméthasone) dans un excipient lavable à l'eau; tubes de 15 et 50 g.Onguent, renfermant 3% de Vioforme® et 0.02% de Locacorten® dans un excipient de vaseline; tubes de 15 et 50 g.Goutles oliques en flacons-stilligouttes de 10 ml en plastique contenant une solution titrée a 0.02% de Locacorten et a 1% de Vioforme.C1 BA DORVAL, QUEBEC C-4012 PHARMACOLOGIE CLINIQUE DU FOIE L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) finance une série de contrats de recherches dans le cadre de l'action thématique programmée « Pharmacologie clinique du foie », présidée par le professeur J.P.Benhamou.La plupart des médicaments sont des substances solubles dans les graisses.Cette propriété est une condition indispensable pour que le médicament puisse agir.En effet, pour exercer son action, le médicament doit pouvoir pénétrer dans les cellules et par conséquent franchir la membrane cellulaire; or, cette membrane est formée de graisses, et seules les substances solubles dans ces graisses liposolubles pourront entrer dans les cellules.Aprés avoir exercé leur action, les médicaments doivent disparaître de l\u2019organisme sinon, ils s\u2019y accumuleraient et seraient alors toxiques.La voie principale d\u2019élimination est représentée par les urines; mais les urines sont un milieu aqueux et seules les substances solubles dans l\u2019eau peuvent être éliminées par cette voie.Par conséquent, pour être évacués, les médicaments liposolubles, doivent être transformés en produits hydro solubles; cette transformation se fait presque exclusivement dans le foie.En bref, le cheminement habituel d\u2019un médicament dans l'organisme est le suivant: pénétration, transformation par le foie en un produit hydrosoluble qui passe dans le sang et, finalement, dans les urines.L\u2019examen d\u2019un tel cheminement permet de comprendre le rôle important du foie dans la tolérance et la toxicité des médicaments.Ces considérations permettent de comprendre pourquoi l'INSERM a choisi la « Pharmacologie clinique du foie » comme thème de recherche dont l\u2019objectif est de permettre une meilleure compréhension des actions médicamenteuses sur le foie et du foie sur les médicaments.Ces recherches contribueront également à augmenter les connaissances dans le domaine de la physio-pathologie et du traitement des maladies hépatiques.(BNF 11-1-75) À L'INSTITUT DE LA SANTÉ ET DE LA RECHERCHE MÉDICALE : DIX ANS DE RECHERCHES EN NÉPHROLOGIE La néphrologie ou science du rein a connu pendant ces dix dernières années un essor particulier, notamment en ce qui concerne les maladies rénales et l\u2019hypertension.En effet, si des progrès spectaculaires ont été obtenus en thérapeutique par le rein artificiel et les greffes du rein, ces traitements restent encore des palliatifs et des solutions d'attente.Seule la prévention des maladies du rein, surtout grâce à des études épidémiogénétiques, permettra de réduire l\u2019insuffisance rénale chez les enfants et, par là même, chez les adultes.Comme l\u2019a expliqué le professeur Jean Hamburger, de l\u2019Académie des sciences, directeur du Centre de recherches néphrologiques de l\u2019hôpital Necker à Paris, lors d\u2019une conférence donnée à l\u2019occasion du dixième anniversaire de l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « l\u2019urémie n\u2019est pas seulement l\u2019accumulation d\u2019urée du fait de la défaillance des reins qui, chez l\u2019homme sain, éliminent cette substance.C\u2019est plus que cela.Plu- 1159 sieurs années de recherches ont démontré que la faillite des fonctions rénales entraînait aussi une série de déséquilibres de l\u2019eau, du sodium, du potassium, du calcium, du magnésium et de bien d\u2019autres constantes du milieu intérieur de l\u2019homme ».Des recherches en pathologie rénale menées par plusieurs équipes françaises, ont montré, par exemple, que derrière la dénomination de « néphrite chronique » se cachait une série de maladies tout à fait distinctes les unes des autres par la façon dont elles attaquent le rein et la nature des lésions qu\u2019elles provoquent.La connaissance de plus en plus approfondie de chacun de ces désordres, la recherche de leur cause (souvent immu- nologique) sont nécessaires à leur traitement curatif et même préventif.Des chimistes tentent, de leur côté, d'isoler une à une les substances toxiques charriées dans le flot circulatoire, qui sont responsables de désordres mortels et que seul le rein artificiel, pour le moment, permet d\u2019épurer.(BNF 15-3-75) LA LUTTE CONTRE LE CANCER : SECTEUR DE POINTE DE LA RECHERCHE MÉDICALE Depuis de nombreuses années, les travaux concernant l\u2019immunologie sont l\u2019un des secteurs de pointe de la recher- médicale française.Divers organismes sont concernés, en particulier l\u2019Institut Pasteur, le Service de cancérologie du professeur Mathé à l'hôpital de Villejuif et l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (I.N.S.E.R.M.).C\u2019est dans ce domaine qu\u2019une équipe de l\u2019Institut Pasteur dirigée par les professeurs François Jacob \u2014 Prix Nobel de médecine \u2014 et Robert Faure, a fait une découverte importante en biologie.Cette dernière permet de comprendre pourquoi les défenses immunitaires de l\u2019organisme sont sans effet sur l\u2019embryon chez la femme enceinte et sur les cancers, alors qu\u2019elles sont la cause du rejet des greffes d\u2019organes.En revanche, il n\u2019est pas encore possible de dire si elle pourra contribuer au traitement clinique du cancer.L\u2019année médicale 1974 a encore été marquée par la création d\u2019une Commission internationale pour la prévention radio-immunologique du cancer, avec l\u2019assistance du Commissariat à l\u2019énergie atomique (C.E.A.) responsable, en France, d\u2019un programme de recherches et de développement des techniques radio-immunologiques.Il s\u2019agit de promouvoir les études concernant les substances associées aux tumeurs et, en particulier, celles concernant l\u2019antigène carcino-embryonnaire.Les travaux menés en France depuis plusieurs années dans le secteur de la cancérologie ont été sanctionnés l\u2019an dernier par diverses remises de prix.II faut retenir plus particulièrement: \u2014 les Prix ESSEC contre le cancer remis à Mme Sabine Von Kleist (Institut d\u2019Immunochimie de Villejuif) et Mlle Françoise Wendling et M.Pierre Tambourin (Institut du Radium de la faculté des sciences d'Orsay); \u2014 les Prix Rosen de cancérologie attribués collectivement aux docteurs Joseph Huppert, Fanny Lacour, Louise Harel et Jacques Harel (Villejuif), ainsi qu\u2019au professeur François Martin (Dijon).1160 L'année médicale 1974 ne se réduit pourtant pas aux seules recherches concernant limmunologie et la cancérologie.De nombreuses autres sommités françaises ont été distinguées, tant en France qu\u2019à l'étranger, pour les travaux qu\u2019elles mènent dans d\u2019autres branches de la médecine.Ainsi: \u2014 le docteur Alain Zwaibaum de l'hôpital Broussais, maître de recherche à l\u2019I.N.S.E.R.M,, a reçu le Grand Prix Claude Bernard de la recherche médicale, pour ses travaux sur les groupes tissulaires et le système d'\u2019histo-compatibi- lité; \u2014 le docteur Paul Laurens, de l\u2019hôpital Broussais, directeur de recherche à PI.N.S.E.R.M.à qui l\u2019on doit la mise au point du stimulateur cardiaque au plutonium 238, a reçu le Grand Prix de la Société des ingénieurs civils de France; \u2014 le professeur Boris Ephrussi s\u2019est vu attribuer le Prix Louisa-Gross-Horwitz de l'Université de Columbia (États- Unis), pour sa contribution importante à la biologie moderne: le professeur Ephrussi est en effet considéré comme l\u2019un des fondateurs de la génétique moléculaire; \u2014 le professeur Charles Dubost, chef du service de chirurgie cardiaque à l\u2019hôpital Broussais, a reçu le « Bistouri d\u2019or» décerné par l\u2019Argentine lors du 7° congrès mondial de cardiologie; \u2014le professeur François Jacob de l'Institut Pasteur, s\u2019est vu décerner le Prix Arnold-Raymond par l\u2019Université de Lausanne (Suisse), pour son ouvrage « La logique du vivant, une histoire de l'hérédité», paru en 1970 chez Gallimard.(BNF Spécial février 1975) LE GRAND PRIX CLAUDE BERNARD DE LA RECHERCHE MÉDICALE AU DOCTEUR ALAIN ZWAIBAUM Le Grand Prix Claude-Bernard, pour la recherche médicale, doté de 10,000 francs, a été décerné par la Ville de Paris, pour la première fois, à l\u2019occasion du vingtième anniversaire de la fondation de l'Association Caude-Ber- nard.Ce prix a été créé par le Conseil de Paris pour couronner une importante découverte ayant pris naissance au sein d\u2019un laboratoire situé dans un établissement relevant du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Paris ou bien l\u2019ensemble de l\u2019œuvre d'un chercheur dans le domaine médical.Le lauréat est le docteur Alain Zwaibaum, âgé de 41 ans, de l'hôpital Broussais.Il est maître de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).Le prix lui a été remis pour ses travaux sur les groupes tissulaires et le système d'histo-compatibilité, dont l'intérêt a été révélé par les transplantations d'organes.(BNF 7-12-74) LE PRIX SUISSE ARNOLD-REYMOND AU PROFESSEUR FRANÇOIS JACOB L'Université de Lausanne vient de décerner le Prix Arnold-Reymond au professeur français François Jacob, L'UNION MÉDICALE DU CANADA HYPNOGENE non barbiturique AVant sur le centre vigile de, la substance réticulée Chaque capsule contient: Méthaqualone H(L.\u2026 300 mg.Une capsule le soir 15 minutes avant le coucher.@ Induction au sommeil en 15 minutes Jualone existe également sous forme * Dépourvu d'action au niveau bulbaire de capaules et de comprumis.doséà à *® Aucun effet secondaire sérieux 150 Mg.à Aucun effet indésirable au réveil.IGNE (51111 Montréal\u2014Toronto \u2014\u2014 ale od #; Ê.4 a TITRA ; © +} Yow Xn va, ne z Ni xe % L & A bos {| Dans l'ostéo-arthrite et l\u2019arthrite rhumatoïde le traitement dure des annees veus mes Âée -#\\ oe\u2019 dp » ~N J.14 vo.240 \\ or Z| 3 J No + TS x an «4 ANS Ya \u201c | | 2 \u2014~\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 ine \u2014\u2014 JU a\" VE ce qui compte pour vous est la - sécurité et l'efficacité lors de l'administration de longue durée Considérez MOR l'agent anti-inflammatoire non stéroïde pour administration prolongée dans l\u2019arthrite rhumatoïde ou l\u2019ostéo-arthrite légère ou modérée \u201cNous avons surveillé pendant cinq ans plus de 1200 malades prenant de l'ibuproféne et avons conclu que ce médicament est un traitement efficace dans les affections rnumatismales.Les paramètres biochimiques et hématologiques n\u2019ont pas dépassé les limites normales.\u201d F.E.Sheldrake, J.Agar, J.W.Buckler, P.G.Dodsworth, A.A.J.Goldberg and J.E.Hall (Royaume-Uni).The Boots Company Limited, Nottingham.Mode d'action: L'ibuprofène a exercé une activité anti-inflammatoire, analgésique et antipyrétique au cours des études sur les animaux faites dans le but précis de démontrer ces activités.L'ibuproféne n'exerce aucun effet glucocorticoïde démontrable.Chez l'homme, les essais cliniques ont démontré que l'activité clinique d'une dose quotidienne de 1200 mg d'ibuprofène est semblable à celle d'une dose de 3600.mg d'acide acétylsalicylique.\u2019 L'ibuprofène est moins ulcérogène et moins apte à provoquer des hémorragies gastro- intestinales, aux doses courantes, que l'acide acétylsalicylique.Indications et usage clinique: L'ibuprofène est indiqué dans le traitement de Far- thrite rhumatoide et de l'ostéo-arthrite.Contre-indications: Ne pas utiliser l\u2019ibuprofène au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n'a pas été établie dans ces cas.L'ibupro- fène ne doit pas non plus être utilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l'acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d'ulcère gastro-intestinal.It a été rapporté que l'ibuprofène a été associé à une amblyopie toxique.ll importe donc d'avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmologique complet.Discontinuer ie traitement en cas de signe d'amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausée, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie, douleur épigastrique et selles positives au gaïac.Les examens radiologiques n'ont révélé aucun cas d'uicère gastrique ou duodénal pouvant être relié à l'emploi de l'ibuprofène.Système nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtaimologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d'autres.rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d'amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ont été publiés.Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de l'acuité visuelle et une difficulté à distinguer les couleurs.D'autres troubles (généralement un scotome central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel.Ces symptômes sont disparus après que le traitement fût discontinué.Un examen rétrospectif de 142 sujets ayant subi un traitement continu a Fibuproféne (pendant des périodes allant de 1 à 4 ans) n'a pas révélé de semblables troubles visuels.Réactions cutanées: Des éruptions maculo-papuleuses et du prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement à l'ibuprofène.Des cas-d'oedème ont également été signalés de temps à autre.Epreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais if n'y a eu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies sporadiques ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de l'urée sanguine.Symptômes et traitement du surdosage: Chez des volontaires sains, des doses de 2400 mg par jour d'ibuprofène administrées pendant quatre semaines n'ont causé aucune réaction défavorable grave.Au cours d\u2019une autre étude, la perte de sang gastro-intestinal n'a pas augmenté chez les sujets ayant reçu des doses d'ibuprofène aussi élevées que 1800 mg par bar pendant trois semaines, tel que déterminé par la mesure des érythrocytes marqués au r Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d'un an a ingéré 1200 mg d'ibuprofène et n'a subi aucune réaction fâcheuse, sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins dibuproféne ont atteint 711 g/ml, ce qui est considérablement supérieur à ceux de 904 g/mI qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés-chez des adultes ayant reçu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l'ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, il importe de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit urinaire.Le médicament s'élimine rapidement, et l'excrétion est virtuellement compiète en six eures.Posologie et mode d'administration: Adultes \u2014 Pour obtenir une réaction thérapeutique rapide, au début du traitement, surtout dans les cas où l'on passe au Motrin à partir d'autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin à la posologie d\u2019un comprimé de 300 mg quatre fois par jour (soit 1200 mg par jour) jusqu\u2019à l'obtention d'une réaction clinique optimale.Pour le traitement d'entretien, on peut réduire la posologie à 600/800 mg par jour, selon la réaction clinique obtenue.Enfants \u2014 Vu l'absence d'expérience clinique, l'ibuprotène n\u2019est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (biancs) en flacons de 100 et de 1000.749 MARQUE DÉPOSÉE: MOTRIN CF 7661.1 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS, ONTARIO MEMBRE Prix Nobel, professeur au Collège de France et chef de service à l\u2019Institut Pasteur, pour son ouvrage « La logique du vivant, une histoire de l\u2019hérédité », publié en 1970 chez Gallimard.Ce prix a été solennellement remis au palais de Rumine, à Lausanne, en présence des représentants de l\u2019ambassade de France et des autorités suisses.À l\u2019issue de cette cérémonie, le lauréat a prononcé une conférence sur le sujet : « Évolution et réalisme ».COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA SCLÉROSE EN PLAQUES La sclérose en plaques a fait l\u2019objet d\u2019un colloque international qui a été organisé par l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) à l\u2019hôpital de la Salpêtrière, à Paris.L\u2019appellation sclérose en plaques correspond à la description des lésions observées dans le système nerveux central et résume les fondements à partir desquels on peut expliquer la séméiologie et l\u2019évolution de la maladie.Le mot « plaques » signifie que le système nerveux central est parsemé de foyers pathologiques, d\u2019où la notion de signes et symptômes liés à des altérations disséminées sur les grandes voies transmettant les informations sensitives, sensorielles et motrices.Le mot «sclérose » exprime la cicatrice du foyer pathologique.La sclérose en plaques est une maladie fréquente et grave.Dans la plupart des cas, elle crée des infirmités qui excluent les patients de leur profession et de la vie active.Le professeur Lhermitte, directeur du Groupe de recherches de neuro-psychologie de l'I.N.S.E.R.M,, a souligné que seule une meilleure compréhension du processus auto- immunitaire de la sclérose en plaques permettrait d\u2019émettre l\u2019hypothèse d'une origine virale.En effet, plusieurs enquêtes épidémiologiques conduisent à penser qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un virus.Celui-ci infesterait le système nerveux vers l\u2019âge de 10 à 15 ans, y demeurerait inactif durant une vingtaine d\u2019années avant que le processus de la sclérose en plaques se manifeste cliniquement.Bien qu\u2019à titre exceptionnel, on ait pu isoler un virus à partir de fragments frais de cerveau, il est néanmoins impossible d\u2019en affirmer le rôle pathologique.Deux directions s'offrent actuellement à la recherche médicale intéressant la sclérose en plaques: d\u2019un côté, l'analyse des anticorps et du comportement des immuno- cytes, de l\u2019autre côté, l'isolement d\u2019un virus à partir de tissu nerveux.(BNF 7-12-74) LA LUTTE CONTRE LE CANCER : UNE DÉCOUVERTE À L'INSTITUT PASTEUR Une équipe de l\u2019Institut Pasteur de Paris vient de révéler une importante découverte dans le domaine de l\u2019immunologie qui permet de comprendre pourquoi les défenses immunitaires de l\u2019organisme \u2014 responsables de la lutte contre les agressions étrangères et partant du rejet des greffes \u2014 sont sans effet sur ces intrus particuliers pour l'organisme, que sont les cancers et, pour la femme enceinte, l\u2019embryon.1164 Cette équipe, dirigée par les professeurs François Jacob, prix Nobel de médecine, et Robert Faure, est composée de Mme Brigitte Hevin, MM.Hedwig Jakob et Jean Gaillard.It s\u2019agit, pour l\u2019instant, d\u2019une découverte de biologie pure et non d\u2019un traitement clinique du cancer.Cependant, les perspectives qu\u2019elle ouvre dans la compréhension de l\u2019immunologie et du comportement des cellules cancéreuses peuvent être d'une importance capitale.La direction de l'Institut Pasteur a tenu à préciser « qu\u2019à l'heure actuelle, il est totalement impossible de prévoir quand, ou même si cette découverte pourra directement ou indirectement apporter à la médecine de nouvelles armes contre le cancer ».«Il importe, en revanche, de souligner, ajoute le communiqué de l\u2019Institut Pasteur, que les résultats obtenus l\u2019ont été grâce à une collaboration étroite, sur le plan fondamental, entre deux équipes de vocation différente dont ni l'une ni l'autre ne se donnait, à l'origine, pour but l\u2019étude de la maladie cancéreuse en elle-même: celle du professeur Faure, spécialiste en immunologie, celle du professeur Jacob, axée sur les problèmes de l\u2019embryologie cellulaire.C\u2019est la confrontation de ces problèmes, en apparence différents, et de l'association des moyens techniques et conceptuels propres à chacune de ces deux disciplines qu'ont pu sortir les résultats remarquables et les conceptions entièrement nouvelles que Faure, Jacob et leurs collaborateurs ont décrits récemment.» (BNF 28-12-74) CHANGEMENT À LA DIRECTION DE L'INSTITUT PASTEUR-PRODUCTION Le professeur Jacques Monod, prix Nobel de médecine et directeur de l'Institut Pasteur, a quitté la présidence du directoire de la société Institut Pasteur-Production dans le but de «se consacrer plus pleinement à la direction et à l'animation scientifique de l'Institut ».Il est remplacé à ce poste par M.Jean Hardy, qui était antérieurement vice-président directeur général de ce directoire.La société anonyme Institut Pasteur-Production (I.P.P.) a été créée le ler janvier 1972 pour doter la fondation de moyens industriels et commerciaux capables de renforcer le secteur productif.La fondation détient la totalité du capital de lI.P.P.qui fabrique notamment des vaccins, des sérums et des milieux de culture.En 1973, le chiffre d\u2019affaires de l'I.P.P.a atteint 84 millions de francs.Par décision du conseil d'administration de la fondation, réuni le 19 décembre dernier, et du conseil de surveillance de l\u2019Institut Pasteur-Production, plusieurs autres décisions ont été prises pour restructurer les équipes de direction.Ainsi, M.Monod devient le représentant permanent de la fondation au conseil de surveillance de la société et M.Hardy a été nommé directeur du centre d'application de l\u2019Institut.En outre, une direction du développement a été créée et confiée à M.Joël de Rosnay pour « une meilleure animation et une meilleure coordination des programmes de recherche susceptibles d'avoir une application ».(BNF 8-2-75) L'UNION MÉDICALE DU CANADA iOUGOUQUELGLL bete LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d\u2019appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d\u2019appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le 1er septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l\u2019extérieur devraient soumettre leur demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l\u2019examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d\u2019appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés 5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario KiM 1P4.par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation; b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, nouvelles pharmaceutiques LA PREMIÈRE CONFÉRENCE CANADIENNE SUR LES INSTRUMENTS MÉDICAUX ET LA PROTECTION DE LA SANTÉ Pour marquer le centenaire de l\u2019adoption de textes législatifs régissant l\u2019innocuité des aliments et drogues au Canada, la Direction générale de la protection de la santé du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social et l\u2019Association canadienne des fabricants d\u2019équipement médical organisent conjointement une conférence internationale sur les instruments médicaux.Flle sera tenue au Centre de conférences du gouvernement, 2, rue Rideau, Ottawa, Ontario, les 20, 21 et 22 octobre 1975.L'inscription est limitée à 400 personnes et les frais d\u2019inscription sont de $60 et comprennent deux déjeuners et un banquet.Il y aura traduction simultanée dans les deux langues officielles de la conférence, l\u2019anglais et le français.Des activités sociales seront organisées pour les épouses.La conférence servira de tribune pour l'interaction et la communication constructives entre le gouvernement, l\u2019industrie et le personnel de santé, au moyen d\u2019exposés, de discussions de groupe et de conversations informelles au sujet des programmes fédéraux actuels et des projets de réglementation relatifs aux instruments médicaux, et également au sujet de la responsabilité en vertu de ces programmes.Les réalisations, tendances et problèmes d\u2019importance majeure dans le domaine des soins, surtout dans deux sec- teurs-clefs : diagnostics in vitro et stérilisation, seront exposés par des conférenciers nationaux et internationaux.TOME 104 \u2014 JUILLET 1975 Les sujets à débattre comprendront, entre autres : les opinions des spécialistes, des usagers et des membres de l\u2019industrie, la réglementation des instruments et son incidence, la conformité, la déclaration, les mécanismes de la réglementation, les rappels, la mise au point de produits, le contrôle de la qualité et les bonnes pratiques industrielles, l\u2019entretien et la formation.La conférence fournira une occasion unique d\u2019identifier les problèmes de l\u2019usager et de promouvoir la compréhension entre le gouvernement, l\u2019industrie et l\u2019usager.Les discussions concourront à faire mieux connaître les instruments médicaux et aideront à la formation de lignes directrices, de normes et de règlements en vue de la protection de la santé et de l\u2019amélioration des soins.Les participants y trouveront aussi l\u2019occasion de questionner les représentants de l\u2019industrie et des professions intéressées et de présenter leurs propres opinions.Pour plus de renseignements, écrivez ou appelez : Docteur A.K.DasGupta, directeur, Bureau des instruments médicaux, Direction générale de la protection de la santé, ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa, Ontario KIA OL2 \u2014 Téléphone: (613) 996-8983; ou: M.F.Fiksel, directeur et président du comité des normes, Association canadienne des fabricants d\u2019équipement médical, a/s Centre de recherche industrielle du Québec, 572, avenue Orly, Dorval (Québec) \u2014 Téléphone : (514) 636-4401.(Communiqué) 1165 TABLE DES ANNONCEURS Ayerst, Laboratories (Pyopène) 1047 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-Fe folic) Deuxième page de la couv.Ciba, Produits Pharmaceutiques (Apresoline) 1032-3 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-Fe folic \u2014 posologie) 1055 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Locacorten-Vioforme) 1158-9 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1165 Desbergers Limitée (Anoryol) Quatrième page de la couv.Eaton, Les Laboratoires (Macrodantin) 1026-7 Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) .1036-7 Frosst, Chas.E.& Cie (P.V.F.) 1146-7 Herdt & Charton Inc.(Hormodausse) 1143 Herdt & Charton Inc.(Enzy-Pepsol) 1145 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Valium) 1049 1166 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Noludar) 1151 International Chemical & Nuclear Corporation (Tualone-300) .1161] Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadostine) 1043 Omnimedic Inc.(Maxeran \u2014 posologie) 1149 Omnimedic Inc.(Maxeran) Troisième page de la couv.Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Entozyme /Donnazyme) 1045 Schering Corporation Limited (Ophtalmiques) 1040-1 Schering Corporation Limited (Valisone-G) 1052-3 Schering Corporation Limited (Garamycin Injectable) 1154-5-6 Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Cortef) 1035 Upjohn, Compagnie du Canada (Depo-Medrol) 1056-7 [= Upjohn, Compagnie du Canada (Medrol) 1058 Upjohn, Compagnie du Canada (Motrin) 1162-3 BH DD LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE EEE PU MAT OA EE CEA AREA Acquisition thérapeutique / \\ fondamentale en 4 gastro-entérologie.4 Sp VALISES chlorhydrate de métoclopramide) .est un modificateur du comportement digestif | d\u2019un type radicalement nouveau.Le MAXERAN _est en effet unique en son genre par sa façon d\u2019accélérer la vidange astrique.Le 'MAXERAN possède la propriété exclusive de , ne produire simultanément et de fagon Pls les effets suivants: Mode d'action unique en son genre! 8 ne © Hyperkinésie_ gastrique U} v ET du pylore (2) < Distension du bulbe OLLI ENED) o Accélération | du transit \u2018 gastro-duodénal (4) |} .: et ce, même \"apres vagotomie! gg / AYN TEE AE LE » d\u2019expérience clinique.Lr ye traitement fondamental et logique des symptomes de la stase gastrique tels e Douleur épigastrique ¢ Nausée e Vomissements e Brûlementd\u2019estomac e Eructations e Flatulence eo Le MAXERAN est utilisé avec succes dans plus de 110 payse Le MAXERAN déjà fait l\u2019objet de dE de 1500 publications scientifiques.Informations et posologie a la page 1149 \u2014 | eo noryol
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