L'union médicale du Canada, 1 août 1975, Août
[" MONTRÉAL \u2014 DU CANADA 1872-1975 ÉDITORIAL LES PARASITOSES TROPICALES, PÉRIL À DÉPISTER Edouard Desjardins ARTICLES SPÉCIAUX LES TOXICOMANIES À LA LUMIÈRE DE LA PSYCHIATRIE COMPARÉE Henri F.Ellenberger EFFET D'UNE DOSE UNIQUE DE PERCHLORATE SUR LA CAPTATION DE 24 HEURES À L'IODE 131 Nacia Faure et Jean-H.Dussault LE SYNDROME XXXX À PROPOS D'UN NOUVEAU CAS OBSERVÉ DÈS LA NAISSANCE A.Tumba, J.P.Frijns, J.Timmerman et H.Van Den Berghe L'ASTHME CHEZ LE TRÈS JEUNE ENFANT (14-30 mois).II.CARACTÉRISTIQUES ALLERGIQUES.Ill.CONCLUSIONS GÉNÉRALES _ Yvon Gauthier, C.Fortin, Pierre Drapeau, Jacques-J.Breton, Louise Quintal, J.Gosselin, John Weisnagel, Léon Tétreault et Gilbert Pinard PROTÉINES LIANT LES ANDROGÈNES DANS LA PROSTATE HUMAINE HYPERPLASIQUE.ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES .Jean-Y.Dubé, Roland-R.Tremblay et Louis Coulonval TECHNIQUE BILAN DE 1,821 SÉROLOGIES PARASITAIRES EFFECTUÉES EN 1974 À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Pierre Viens, Richard Morisset et P.Ambroise-Thomas INSERTION PRÉCOCE DES DISPOSITIFS INTRA-UTÉRINS EN POSTPARTUM Robert-G.Castadot FAITS CLINIQUES OBSTRUCTION INTESTINALE PAR PHYTOBEZOAR CHEZ LES GASTRECTOMISÉS \u2014 À L'OCCASION DE DEUX OBSERVATIONS Roland Bouliane et André Lapointe 1199 1200 1208 1211 1215 1224 1229 1233 1237 EN MARGE DU TRANSSEXUALISME Jean-Louis Saucier INSUFFISANCE RÉNALE AIGUË APRÈS UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE PAR PERFUSION DANS LES CAS DE NÉPHROPATHIE DIABÉTIQUE Marcel Tremblay, J.Bernheim, F.Berthoux, P.Zech et J.Traeger « PRÉVALENCE » ET MORBIDITÉ DU DIABÈTE DANS UN HÔPITAL FRANCOPHONE DE MONTRÉAL Ronald Matte, Pierre Pesant, Jacques Bernier et Guy Valiquette FORUM L'ERREUR ET LA VÉRITÉ Marcel Cadotte MÉDECINE SOCIALE NUTRITION DES FEMMES ENCEINTES : |.LES HABITUDES ALIMENTAIRES DURANT LA GROSSESSE ET LEUR CHANGEMENT Jitka S.Vobecky et Josef Vobecky SUJETS DIVERS LES MÉDECINS MILITAIRES AU CANADA : CHARLES-ELEMY- JOSEPH-ALEXANDRE-FERDINAND FELTZ (1710-1776) Gilles Janson, Lise Lapointe et Edouard Desjardins NOUVELLES ANTHOLOGIE .Gabriel Nadeau REVUE DE LIVRES REVUE DES PERIODIQUES LIVRES RECUS CONGRES NOUVELLES DE FRANCE AOÛT 1240 1242 1247 1251 1252 1260 1169 1181 1274 1280 1284 1285 1975 ION MEDICALE ie v ea TOVdPIAT 4 CLT @ 4 .i.ow on ff Yi appad e 18 Xe aNaua 1Naique oO - æ 33 adie fe CL XN \"agen a cars Goma au Ge 0 porignte ey Addiw -gra 2 - TT 2 \u201cte ; = EN Oo.2 (J oN Pour le traitement de la carence martiale.SIOW;Ie C à Autre spécialité: SLOW-Fe folic.DORVAL.QUÉBEC Informations et posologie a ia page 1173 TOME 104 \u2014 MONTRÉAL \u2014 AOÛT 1975 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1975 EDITORIAL TROPICAL DISEASES : PREVENTION AND DIAGNOSIS Edouard Desjardins SPECIAL ARTICLES TOXICOMANIAS IN THE LIGHT OF TRANSCULTURAL PSYCHIATRY LL .Ce Henri F.Ellenberger THE EFFECT OF A SINGLE DOSE OF PERCHLORATE ON THE 24 HOUR THYROIDAL l131 UPTAKE Nacia Faure and Jean-H.Dussault A NEW CASE OF XXXX SYNDROME OBSERVED SINCE BIRTH .A.Tumba, J.P.Frijns, J.Timmerman and H.Van Den Berghe ASTHMA IN VERY YOUNG CHILDREN (14-30 MONTHS) : Il.ALLERGIC CHARACTERISTICS.Ill.GENERAL CONCLUSIONS [EE .LL .Yvon Gauthier, C.Fortin, Pierre Drapeau, Jacques-J.Breton, Louise Quintal, J.Gosselin, John Weisnagel, Léon Tétreault and Gilbert Pinard ANDROGEN BINDING PROTEINS IN HYPERPLASTIC HUMAN PROSTATE \u2014 METHODOLOGICAL ASPECTS Jean-Y.Dubé, Roland-R.Tremblay and Louis Coulonval TECHNIC RESULTS OF 1,821 PARASITIC SEROLOGIES CARRIED OUT AT THE HOTEL-DIEU DE MONTREAL IN 1974 Pierre Viens, Richard Morisset and P.Ambroise-Thomas EARLY POSTPARTUM AND IMMEDIATE POSTABORTION INTRAUTERINE CONTRACEPTIVE DEVICE INSERTION Robert-G.Castadot TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 CASE REPORT INTESTINAL OBSTRUCTION BY PHYTOBEZOAR IN THE POST GASTRECTOMY PATIENT Roland Bouliane and André Lapointe CLINICAL ASPECTS OF TRANSSEXUALISM Jean-Louis Saucier ACUTE RENAL FAILURE FOLLOWING HIGH DOSE PYELO- GRAPHY IN PATIENTS .Marcel Tremblay, J.Bernheim, F.Berthoux, P.Zech and J.Traeger PREVALENCE AND MORBIDITY OF DIABETES IN A FRENCH- CANADIAN HOSPITAL POPULATION Ronald Matte, Pierre Pesant, Jacques Bernier and Guy Valiquette FORUM TRUTH AND ERROR Marcel Cadotte SOCIAL MEDICINE NUTRITION OF PREGNANT WOMEN : |.DIETARY HABITS AND THEIR CHANGES DURING PREGNANCY Jitka S.Vobecky and Josef Vobecky MEDICAL HISTORY MILITARY DOCTORS IN EARLY CANADA: FERDINAND FELTZ (1710-1776) Gilles Janson, Lise Lapointe and Edouard Desjardins Ll\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS i Jean-Marie Albert 5 André Archambault?Pierre Audet-Lapointe 7 Raymond Barcelo 7 Maurice Bélanger 8 Jacques Bernier 7 Martial Bourassa 7 Jacques Cantin 7 Jean Chagnon 7 Claude Chartrand 7 Luc Chicoine 7 Gilles Dagenais © Louis Dallaire 7 Pierre Daloze 7 André Davignon 7 Ghislain Devroede 11 Charles Dumas 7 Robert Elie 7 RÉDACTEUR EN CHEF: Edouard Desjardins 7 Maurice Falardeau 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 Jacques Gagnon 7 Marc-André Gagnon 7 Paul-A.Gagnon 7 Réjean Gauthier 7 Claude Goulet 7 Fernand Grégoire 7 Pierre Grondin 7 Otto Kuchel 7 Claude Laberge 10 Lucette Lafleur 7 Yves Lamontagne 7 Gilles Lamoureux 7 Pierre Lavoie 7 René Lebeau 7 Guy Lemieux 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEURS ADJOINTS: Marcel Cadotte 7 Jacques Cantin 7 Camille Dufault 7 Paul Dumas 7 RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Roma Amyot 7 Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 ç Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard 7 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer 7 Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 T Jacques Turcot 7 à Jacques Van Campenhout 7 $ SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: I Marcel Cadotte 7 { 0 MEMBRES HONORAIRES Guy Albot 9 Jean-L.Beaudoin 10 Albert Bertrand 7 Pierre Bois 7 Paul Bourgeois 7 Georges Brouet 9 Paul-Louis Chigot 9 Jean-François Cier 6 Rosario Fontaine 7 Claude Fortier 10 Gustave Gingras 7 Adélard Groulx 7 Albert Jutras 1 Raou! Kourilsky 9 Richard Lessard 10 Paul Letondal 4 Jean-Jacques Lussier 8 Gilles Pigeon 11 Francis Tayeau 2 MEMBRES DE LA CORPORATION Roma Amyot 7 Paul-René Archambault 7 André Barbeau 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Jean-Réal Brunette 7 Marcel Cadotte 7 Serge Carrière 7 Roland Charbonneau 7 Michel Chrétien 7 Paul David 7 Edouard Desjardins 7 Camille Dufault 7 Origène Dufresne 7 Roger R.Dufresne 11 Pau! Dumas ?Michel Dupuis 7 Jacques Genest 7 Ghislaine Gilbert 7 Jules Hardy 7 Murat Kaludi 7 Simon Lauzé 7 Jean-Louis Léger 7 Charles Lépine 7 Marcel Rheault 7 Rosario Robillard 7 Claude C.Roy 7 Pierre Smith 7 Léon Tétreault 7 Florent Thibert 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux: 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes: 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris: 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke; 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION CONSEILLERS : Edouard Desjardins Jules Hardy Murat Kaludi PRÉSIDENT : Jean-Réal Brunette VICE-PRÉSIDENT : Simon Lauzé TRÉSORIER : Serge Carrière SECRÉTAIRE : Marcel Cadotte Gabrielle Faucher SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE : PUBLICITÉ Roger Bergeron, Enr.5915, rue Arthur-Chevrier Montréal, Qué.H1G 1R4 Tél.: 322-2110 membre du 1e] Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 1168 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles HONNEUR CONFÉRÉ AU PROFESSEUR JEAN-MARIE DELÂGE Un doctorat « honoris causa » a été remis au docteur Jean-Marie Delage, le 29 mai 1975, à Paris, par l\u2019Université de Paris-VI (université Pierre et Marie Curie).Le docteur Delâge est directeur du Centre d\u2019hématologie et d\u2019immunologie clinique de l'Hôpital du Saint- Sacrement à Québec.LE DOCTEUR SORIN SONEA, ÉLU À LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA Le docteur Sorin Sonea, directeur du département de microbiologie et immunologie, de la Faculté de médecine, a été élu membre de la Société royale du Canada (dans la section III \u2014 sciences).La Société royale du Canada est une académie nationale qui s\u2019efforce de reconnaître le mérite supérieur et d'inciter à la production d\u2019œuvres éminentes dans le domaine des humanités, des sciences sociales et des sciences par l\u2019élection de membres, par l'attribution de médailles, de prix et d\u2019octrois.La Société tient ou chapeaute des colloques afin d\u2019examiner certaines questions pertinentes et d\u2019en informer le public.(Extrait du communiqué de presse de la Société royale du Canada).NOMINATION À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LAVAL Le Conseil universitaire de Laval annonce la nomination de sept professeurs agrégés et d\u2019un professeur titulaire à la Faculté de médecine.Ce sont: au rang de professeur titulaire: le docteur Rosita F.de Estable-Puig, au rang de professeurs agrégés: les docteurs Raymond Bernier, Fritz Daguillard, Michel Jobin, Noël Montgrain, André Nadeau, Jean Rochon, R.-Roland Tremblay.NOUVEL EXÉCUTIF MÉDICAL DE L\u2018HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL À la suite des élections récentes au Conseil des médecins et dentistes de l'Hôtel-Dieu de Montréal, le comité exécutif suivant a été élu: président \u2014 Denis Bourbeau; vice-président \u2014 Luc Bruneau: secrétaire \u2014 Marcel Ca- dotte; conseillers \u2014 Guy Dumont, Pierre Fauteux et Harry Pretty, président sortant de charge.CONFÉRENCE DE PRESSE AU RITZ-CARLTON Le jeudi 2 juillet 1975, les docteurs Pierre Audet- Lapointe et Lise Fortier ont présenté à un groupe de médecins et aux media d'information, le volume contenant les délibérations du 25° congrès international d\u2019obstétrique et de gynécologie tenu à Montréal en 1974.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DE NÉPHROLOGIE AU PROGRAMME À PARIS La Société française de néphrologie et la Société québécoise de néphrologie ont tenu une réunion scientifique commune le 2 juin dernier à Paris dans le cadre des Actualités néphrologiques de Necker.À cette occasion, les néphrologues québécois ont pu exposer à leurs collègues français les résultats de quelques travaux de recherche.Il s\u2019agit en l\u2019occurrence des présentations suivantes: \u2014 L\u2019amino-acidurie dicarboxylique : une nouvelle maladie métabolique impliquant le transport des acides glutamique et aspartique, par P.Robitaille, S.-B.Melançon, L.Dallaire, B.Lemieux et M.Pothier du Centre de recherche pédiatrique, hôpital Ste-Justine, Universités de Montréal et de Sherbrooke.\u2014 Mise en évidence d\u2019un facteur régulateur (Chalone) de la masse rénale, par J.Martel-Pelletier et M.Bergeron, du département de physiologie, Université de Montréal.\u2014 Glutamine synthétase et glutamine ~-glutamyl trans- férase dans le rein de l'homme, du chien et du rat, par G.Lemieux et P.Wadoux, section de néphrologie-métabolis- me, Hôtel-Dieu de Montréal et département de médecine, Université de Montréal.\u2014 Effet de la parathormone sur l\u2019excrétion rénale des ions sodium et bicarbonate, par G.-E.Plante et H.Herm- kens, département de physiologie-pharmacologie, Université de Sherbrooke.\u2014 Mécanismes responsables de l\u2019ischémie rénale corticale externe au cours de l\u2019hypotension hémorragique chez le chien, par S.Carrière, J.-G.Lachance, E.Arnoux et M.-G.Brunette, service de néphrologie, Hôpital Maison- neuve-Rosemont et Université de Montréal.\u2014 L\u2019excrétion urinaire d'\u2019'AMP cyclique au cours de l'expansion chez le rat, par T.Nawar, département de médecine, Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.\u2014 Effet des acides gras sur l\u2019ammoniogénèse rénale, par P.Vinay, P.Cartier, M.Ahmad et G.Lemieux, section de néphrologie-métabolisme, Hôtel-Dieu de Montréal et département de médecine, Université de Montréal.La séance fut présidée conjointement par les professeurs J.Mirouze de Montpellier et Raymond Barcelo de Montréal.DISCUSSION-COLLOQUE À L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL Le jeudi 12 juin 1975 eut lieu à la salle du conseil une discussion-colloque à laquelle ont participé les docteurs Terry Binns, Lecturer, Department of Pharmacology and Therapeutics, London Hospital Medical School, London, England, Denis Burley, Head of Medical Services, Ciba Company Ltd.,, Horsham, England, et Richard Rondell, Head of Medical Services, Nicholas Research Laboratories, London, England, sur le sujet suivant: \u201cProblems in the development and evaluation of drugs\u201d \u2014 Drug evaluation, Scope and limitation of drug trials, Statistical and ethical consideration about drug trials.1169 30 SE a \u201cNEN va ; \u2018+ & ~~ A \\ oo A N el va A ~ 2 in % } fa 4 \\ Los 4 D Dans r'osteo-arthrite et rarthrite rhumatoide le traitement dure des annees ws AR letyg © as (Le ete\u201d 3 k 4* aï ËF - 4.à* 4 ny 7 \u201cil 4 » & _ a.Sf \"Ke «ARES NY ( $\\- : ~\u2014 STR RH I HHS de AO Linie ia Ass ritesiciiiinitisisni titine satire né ates notaneiit EMAL ce qui compte pour vous est la sécurité et l'efficacité lors de l'administration de longue durée Considérez MORN l'agent anti-inflammatoire non stéroïde pour administration prolongée dans l'arthrite rhumatoïde ou l\u2019ostéo-arthrite légère ou modérée \u201cNous avons surveillé pendant cinq ans plus de 1200 malades prenant de l'ibuprofène et avons conclu que ce médicament est un traitement efficace dans les affections rnumatismales.Les paramètres biochimiques et hématologiques n'ont pas dépassé .| les limites normales.\u201d { F.E.Sheldrake, J.Agar, J.W.Buckler, P.G.Dodsworth, A.A.J.Goldberg and J.E.Hall (Royaume-Uni).The Boots Company Ligited, Nottingham.arr SE Mode d'action: L'ibuprofène a exercé une activité anti-inflammatoire, analgésique et antipyrétique au cours des études sur les animaux faites dans le but précis de démontrer ces activités.L'ibuprofène n'exerce aucun effet glucocorticoïde démontrable.Chez l'homme, les essais cliniques ont démontré que l'activité clinique d\u2019une dose quoti- acétylsalicylique.L'ibuprofène est moins ulcérogéne et moins apte à provoquer des hémorragies gastro- intestinales, aux doses courantes, que l'acide acétylsalicylique.; Indications et usage clinique: L'ibuprofène est indiqué dans ie traitement de l'arthrite rhumatoïde et de l'ostéo-arthrite.Contre-indications: Ne pas utiliser l'ibuprofène au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n'a pas été établie dans ces cas.L'ibupro- fène ne doit pas non plus être utilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l'acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d'ulcère gastro-intestinal.It a été rapporté que l'ibuprofène a été associé à une amblyopie toxique.Il importe donc d\u2019avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmologique complet.Discontinuer le traitement en cas de signe d'amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausée, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie, douleur épigastrique et selles positives au gaïac.Les examens radiologiques n'ont révélé aucun cas +.d'ulcère gastrique ou duodéna! pouvant être relié à l'em- % ploi de l'ibuprofène.Système nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtaimologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d'autres.rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d'amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ontété publiés.Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de l'acuité visuelle et une difficulté à distinguer les couleurs.D'autres troubles dienne de 1200 mg d'ibuprofène est semblable à celle d'une dose de 3600 mg d'acide (généralement un scotorrie central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel.Ces symptômes sont disparus après que le traitement fût discontinué.Un examen rétrospectif de 142 sujets ayant subi un traitement continu à l'ibuprofène (pendant des périodes allant de 1 à 4 ans) n'à pas révélé de semblables troubles visuels.Réactions cutanées: Des éruptions maculo-papuieuses et du prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement à l'ibuproïène.Des cas d'oedème ont également été signalés de temps à autre.Épreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais il n'y a eu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies sporadiques ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de l'urée sanguine.Symptômes et traitement du surdosage: Chez des volontaires sains, des doses de 2400 mg par jour d'ibuproféne administrées pendant quatre semaines n\u2019ont causé aucune réaction défavorable grave.Au cours d'une autre étude, la perte de sang gastro-intestinal n\u2019a pas augmenté chez les sujets ayant reçu des doses d'ibuproféne aussi élevées que 1800 mg par jour, pendant trois semaines, tel que déterminé par la mesure des érythrocytes marqués au Cr.Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d'un an a ingéré 1200 mg d'ibuproftène et n'a subi aucune réaction fâcheuse, sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins d'ibuprofène ont atteint 711 g/mil, ce qui est considérablement supérieur à ceux de 904.g/mi qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés-chez des adultes ayant reçu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l'ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, il importe de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit urinaire.Le médicament s'élimine rapidement, et l'excrétion est virtuellement complète en six eures.Posologie et mode d\u2019administration: Aduites \u2014 Pour obtenir une réaction thérapeutique rapide, au début du traitement, surtout dans les cas où l'on passe au Motrin à partir d'autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin à la posologie d\u2019un comprimé de 300 mg quatre fois par jour (soit 1200 mg par jour) jusqu'à l'obtention d'une réaction clinique optimale.Pour le traitement d'entretien, on peut réduire ta posotogie à 600/800 mg par jour, selon la réaction clinique obtenue.Enfants \u2014 Vu l'absence d'expérience clinique, l'ibuprofène n'est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (blancs) en flacons de 100 et de 1000.749 MARQUE DÉPOSÉE: MOTRIN CF 7661.1 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS, ONTARIO MEMBRE yr re p | LES CONFÉRENCIERS PFIZER DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Les conférenciers Pfizer de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal furent le docteur M.R.N.Prasad, du département de zoologie de l'Université de Delhi, aux Indes, qui, le jeudi 26 juin 1975, traita du sujet suivant: \u201cApproaches to control of fertility in the male\u201d, et le docteur Meir Wilchek, de l'Institut scientifique Weizman de Rehovot, Israël, qui, le 23 juin, parla d\u201d\u201cAffinity Labeling\u201d et des \u201cRecent developments in affinity chromatography\u201d.SYMPOSIUM D'ÉCHOCARDIOGRAPHIE À L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE QUÉBEC Il y aura du 8 au 10 septembre 1975 un symposium d\u2019échocardiographie qui se tiendra à l\u2019Hôtel Québec Hilton, sous la direction du docteur J.-L.Laurenceau.Le programme préliminaire est le suivant: Les réunions auront lieu au Centre des congrès (sous le Québec Hilton).Les conférenciers invités sont les docteurs I.Belenkie, Calgary, Alberta, J.G.Dumesnil, I.C.Q., S.Gagné, 1.C.Q., J.-L.Laurenceau, I.C.Q., M.Paquet, I.C.Q., R.Popp, Standford, Californie, P.Roy, hôpital du Saint-Sacrement, Québec, E.Smith, Halifax, Nouvelle- Écosse, A.Tajik, Mayo Clinic, U.S.A.Les présidents de sessions seront les docteurs P.Auger, Hôtel-Dieu de Lévis, P.Besse, Bordeaux, France, M.Bourassa, Institut de Cardiologie de Montréal, A.Davignon, hôpital Sainte-Justine de Montréal, et J.-M.Guy, I.C.Q.La journée du 9 septembre sera consacrée à l\u2019étude des cardiopathies congénitales; celle du 10 septembre réunira les travaux sur la fonction ventriculaire gauche.ÉLECTIONS À L'HÔPITAL ST-FRANÇOIS-D'ASSISE Au cours de l\u2019assemblée annuelle tenue le 10 juin 1975, les membres du Conseil des médecins et dentistes du Centre hospitalier Saint-François-d\u2019Assise, ont procédé à l'élection de leur comité exécutif, pour l\u2019année 1975-76.Le Comité (75-76) sera donc composé des membres suivants : Président: docteur Marcel Lacerte; vice-président: docteur Michel Marois; secrétaire-trésorier: docteur Jacques Samson; membres: docteurs Pierre Morency et Jean-Guy Martel: directeur général: M.Jean-Jacques Minguy; directeur des services professionnels: docteur Gérard Roy.Le Conseil des médecins et dentistes a également désigné le docteur Robert Carrier représentant des médecins au Conseil d'administration, et le docteur Claude Filiatrault représentant des médecins au Conseil consultatif du personnel clinique de notre Centre hospitalier.ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUÉBEC Voici la composition du conseil d'administration pour l'exercice 1975-76: président: docteur Réjean Gauthier; vice-président: docteur Pierre Dorion: secrétaire: docteur Ramzi Kiriakos: trésorier: docteur Jean Hillel; conseiller: docteur Herta Guttman: conseiller: docteur André Mauf- fette: conseiller: docteur Gilbert Pinard.1172 PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN PSYCHOSYNTHESE La psychosynthèse est une approche intégrale à la psychothérapie et à la croissance humaine développée par le psychiatre italien Roberto Assagioli.Une psychologie des profondeurs, elle ajoute à l'exploration de l\u2019inconcient des techniques actives pour développer des fonctions et des capacités bien précises telles que la volonté, les habiletés à communiquer, l\u2019acceptation de soi et de l\u2019autre, la relaxation et la méditation.Des programmes estivaux intensifs sont offerts à la campagne pour 2 ou 3 semaines à compter du 28 juin et pour une semaine, du 11 au 27 août.Les sessions de fin de semaine et hebdomadaires recommencent au mois de septembre.Pour de plus amples renseignements sur les programmes de formation professionnelle et de psychothérapies'adresser à l'Institut Canadien de Psychosynthèse, Inc, 3496, avenue Marlowe, Montréal, Qué.H4A 31.7.TéL (514) 488-4494.(Communiqué) McGILL HONORE LES DOCTEURS BROWN, MacFARLANE et STERN McGill confère un doctorat honorifique au docteur G.Malcolm Brown Le docteur G.Malcolm Brown, F.R.S.C., président du Conseil des recherches médicales du Canada, a reçu le diplôme de docteur ès-sciences (honoris causa) lors des cérémonies de collation des grades de la Faculté de médecine de McGill, le 28 mai 1975 au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Le docteur Brown est bien connu dans le milieu médical, non seulement parce qu\u2019il préside depuis dix ans le Conseil des recherches médicales, mais aussi en raison de ses propres contributions au domaine de la recherche médicale.Il à publié dans les revues scientifiques plus de 70 articles consacrés à des problèmes tels que les recherches sur la malaria, la physiologie du froid, l'hématologie et la gastroentérologie.McGill honore le docteur Kenneth Mackarlane Le docteur Kenneth T.MacFarlane, professeur d'obstétrique et de gynécologie à la retraite.a regu le titre de professeur honoraire lors de la cérémonie de collation des grades de la Faculté de médecine de l'Université McGill, tenue le 28 mai 1975 au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.McGill honore le docteur Herbert Stern le professeur Herbert Stern, F.R.S.C., du département de biologie de l'Université de Californie à San Diego, a obtenu le diplôme de docteur ès-sciences (honoris causa) lors des cérémonies de collation des grades de la Faculté des sciences qui se déroulèrent le mardi 10 juin au gymnase Sir Arthur Currie Memorial.Le professeur Stern est diplômé de McGill (B.Sc.1940), (M.Sc.1942), (Ph.D.1945).C\u2019est lui qui a créé l'un des départements les plus remarquables des sciences biologiques en Amérique du Nord.Il y a cinq ans, il était président du comité indépendant des sciences biologiques à McGill et auteur du rapport présenté par ce comité.C'est à la suite L'UNION MÉDICALE DU CANADA CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L\u2018Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être originaux et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.|| est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L\u2019acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu\u2019il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l\u2019encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.a Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2018un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cing dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 Pour le traitement de la carence martiale Siow-Fe Formule: Chaque comprimé Slow-Fe est dosé à 160 mg de sulfate ferreux desséché USP (équivalent à 50 mg de fer ferreux) dans une préparation spéciale à libération lente.Le fer contenu dans la préparation est libéré de façon uniforme et continue en l'espace d'une heure et demie en moyenne, ce qui constitue un laps de temps optimal, permettant une absorption maximale.Les comprimés sont enrobés d'une pellicule.Indications: Traitement des états de carence martiale.Les comprimés Slow-Fe ont été formulés de manière à assurer une meilleure tolérance que les comprimés de sulfate ferreux ordinaires, ce qui rend le médicament particulièrement indiqué pour le traitement prolongé.Des réactions secondaires telles que les nausées et l'irritation gastro-intestinale étant réduites au minimum, le traitement se révèle d'un avantage particulièrement appréciable dans ta grossesse, les troubles gastro-intestinaux \u2014 comme par exemple en présence d'ulcère gastro-duodénal \u2014 la convalescence eten gériatrie où l'on a souvent besoin de corriger une anémie ferriprive simple.Posologie et administration: La libération lente du fer contenu dans le comprimé Slow-Fe permet d'assurer l'absorption de la dose nécessaire à raison d'une seule prise quotidienne.Le comprimé Slow-Fe est formulé de manière à ce que la substance active ne soit dégagée qu'en quantité infime dans l'estomac, ce qui supprime la nécessité de prescrire la médication au moment des repas ou immédiatement après.Traitement préventif: Un seul comprimé par jour est suffisant pour maintenir l'apport en fer nécessaire durant la grossesse et dans les cas de carence martiale simple.Traitement curatif: Suivant ie degré de gravité de la carence martiale, un ou deux comprimés Slow-Fe par jour, habituellement en une seule prise.Dans les anémies légères, par exemple celles ou le taux d'hémoglobine est supérieur à 75%, un comprimé par jour suffira en général.Dans les anémies modérées ou plus sévères, on donnera deux comprimés par jour jusqu'à ce que les valeurs de l'hémoglobine soient revenues à la normale.Il peut falloir jusqu'à huit semaines environ pour que le processus physiologique de stockage du fer rétablisse le bilan hémoglobinique.Ensuite, on pourra réduire la dose d'entretien à un comprimé par jour chez la plupart des patients et on continuera l'administration durant 12 à 16 semaines pour reconstituer les réserves de fer Enfants: Un comprimé Slow-Fe est la dose qui convient pour les enfants qui peuvent avaler un petit comprimé.Effets secondaires: Les symptômes gastro-intestinaux iels que nausées et irritation gastro-intestinale \u2014 qui se produisent habituellement avec les autres préparations de fer en comprimés \u2014 ne sont en général pas à prévoir avec Slow-Fe.Traitement du surdosage: On a réduit au minimum les risques d'absorption accidentelle de comprimés Siow-Fe chez l\u2018enfant en les enrobant d'une pellicule presqu'insipide au lieu de les dragéfier et en leur donnant une couleur jaunâtre qui les rend moins attirants.De plus, le conditionnement en plaquette d'aluminium à alvéole individuelle pour chaque comprimé fait que l'enfant peut difficilement se procurer par ce moyen des quantités importantes de comprimés.Néanmoins, en cas de surdosage accidentel, On instituera le traitement habituellement employé dans l'intoxication martiale.Comme le fer n'est libéré que lentement, les risques d'absorption de fer ionique à des niveaux toxiques sont moindres et on dispose de ce fait d'une marge de temps plus grande pour effectuer un lavage gastrique; l'emploi d'un agent chélateur du fer tel que Desferal® (déféroxamine CIBA) donnera également de trés bons résultats.Pour tous détails sur le traitement de l'intoxication martiale, voir la documentation CIBA sur le Desféral® Contre-indications: La thérapie martiale est contre- indiquée en présence d'hémochromatose, d'hémosidérose et d'anémie hémolytique Précautions d\u2019emploi: Comme toutes les préparations de fer à administration orale, Slow-Fe peut aggraver l'uicère gastro-duodénal, l'entérite régionale et la colite uicéreuse.Présentation: Les comprimés Siow-Fe sont conditionnés en plaquettes de 30 et présentés en unités de 30, 120 et 4,800 Référence bibliographique: 1 Enquête nationale sur la nutrition au Canada.Un rapport présenté par Nutrition Canada au Ministère de la Santé nationale et du Bien-être, Ottawa, Information Canada, 1973.C1 BA DORVAL, QUÉBEC H9S 1B1 C-5024 des recommandations du comité en question que l\u2019enseignement des sciences biologiques fut restructuré à McGill et que l\u2019on procéda à la formation du département de biologie.(Communiqué) UN NOUVEAU NOM POUR L'HÔPITAL ST-JEAN-DE-DIEU Suite au sondage d'opinion effectué auprès du personnel et des patients, le Conseil d\u2019administration, lors de sa réunion du 19 mars, a choisi comme futur nom de l\u2019hôpital celui de Louis-Hippolyte Lafontaine, Les démarches nécessaires sont déjà entreprises pour rendre légale cette appellation.(L\u2019Actuelle) LA LÉGISLATION FACE AU VIOL AU PROGRAMME DU 6e SALON DE LA FEMME DE MONTREAL, PLACE BONAVENTURE, LE 10 MAI 1975 a 16 h.30 Les membres du colloque étaient: le docteur Richard Michaud, psychiatre à l'Hôtel-Dieu; Me Jean Morin, substitut du procureur général; madame Eliette Rioux, coordonnatrice, Centre d'aide aux victimes du viol; le docteur Jacques Roux, gynécologue à Sainte-Justine et à l\u2019Hôtel-Dieu, et madame Lise Chevrier-Doucet, animatrice.Le docteur Michaud a traité principalement de l\u2019impact psychologique du viol sur la victime, CONFÉRENCE À QUÉBEC DU DOCTEUR NORBERT BENSAÏD DE PARIS Invité du département de médecine sociale et préventive, section Médecine familiale de Laval, le docteur Bensaïd a prononcé le 3 juin 1975, à I'amphithéatre Blanchet de la Faculté de médecine, une conférence ayant pour titre: « Qui est malade : la médecine ou la politique ?.» Le docteur Bensaïd est l\u2019auteur de La consultation, publié aux éditions de France en 1974.Le conférencier a été présenté par le docteur Fernand Hould, vice-doyen et remercié par le docteur Yves Morin, doyen de la Faculté de médecine de Laval.NOUVEAU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION MÉDICALE DU QUÉBEC La composition du nouveau Comité exécutif de l\u2019Association élu à Sherbrooke, le 17 mai 1975, est comme suit: président \u2014 Jean-Paul Couture, Montréal; premier vice- président \u2014 Claude d'Amours, Québec; deuxième vice-président \u2014 Osman P.Gialloreto, Montréal; troisième vice- président \u2014 Marcien Fournier, Rimouski; secrétaire \u2014 Lorraine Trempe, Montréal: trésorier \u2014 Gérald Caron, Montréal; président sortant \u2014 L.Parker Chesney, Montréal; président du conseil d'administration \u2014 Sylvain La- porte, Joliette.1174 CONFÉRENCIERS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE À la réunion de la Société canadienne d'histoire de la médecine, tenue le vendredi 6 juin 1975, deux conférences étaient au programme: la première, par le docteur Jean- Paul Fortier, dont le sujet était: « Une première canadienne dans l'Estrie: première anesthésie générale à l'éther sulfurique au Canada \u2014 11 mars 1874 » et la seconde, par monsieur Charles-Marie Boissonneault intitulée: « La recherche médicale jadis ».DEUX COMMUNICATIONS DU DOCTEUR P.-À.BELANGER Membre du Laboratoire de recherche en optique et laser (LROL), le docteur Bélanger présentait une première communication au colloque sur l\u2019optique des ondes guidées qui se tenait à Paris du 8 au 11 avril dernier, Le docteur Bélanger, ne pouvant se rendre lui-même à Paris, la communication fut lue par un de ses étudiants gradués, M.D.Rochette.Celle-ci portait sur l'étude d\u2019une distribution en tangente hyperbolique de la constante diélectrique d'une fibre optique.Plus récemment, le 30 avril, le docteur Bélanger était conférencier dans le cadre d\u2019un séminaire sur la physique des lasers et des plasmas organisé par le Conseil national de la recherche du Canada tenu à Ottawa.Sa communication s'intitulait alors: \u201cMultigigawatt Pulse Generation With an Above-Threshold Regenerative Amplifier\u201d.(Au fil des événements) L\u2019ACFAS ATTRIBUE TROIS PRIX SCIENTIFIQUES, LORS DE SON 43e CONGRÈS TENU À MONCTON Le récipiendaire de la Médaille Archambault de l'ACFAS est le docteur Hans Selye, directeur de l'Institut de médecine et de chirurgie expérimentales à l'Université de Montréal.Quant à la Médaille Pariseau, elle est décernée cette année à M.Pierre Angers, s.j., professeur et chercheur dans le domaine des sciences de l'éducation, à l'Université du Québec à Trois-Rivières.Enfin, la Médaille Vincent, créée en 1974 et attribuée pour la première fois en 1975, va à M.Pierre Deslongchamps, professeur de chimie à l'Université de Sherbrooke.Ces trois médailles sont accompagnées chacune d'un prix de $2,000, financé par l'Aluminium du Canada (Archambault), la Banque Canadienne Nationale (Pariseau) et Bell Canada (Vincent).La remise des prix de l'ACFAS s'est faite le jeudi 8 mai, à 7 h.30, lors d'un banquet qui a eu lieu à l'hôtel Beau- séjour de Moncton.C'était la première fois que l'ACFAS tenait son congrès dans la région des Maritimes.Plus de 500 communications scientifiques y furent présentées par les membres de 40 sections regroupant les sciences humaines, physiques et biologiques.Plusieurs colloques d'intérêt général y furent tenus, dont trois portant sur différents aspects de la réalité acadienne.Près de mille congressistes participèrent à ces assises du 7 au 9 mai à l'Université de Moncton.L'année dernière, les congressistes s'étaient réunis à l'Université Laval.L'UNION MÉDICALE DU CANADA DONNATAL EST PRESCRIT PAR PLUS DE MEDECINS QUE TOUT AUTRE ANTISPASM = 4 La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée Montréal, Québec AHROBINS DEPUIS PRES DE DEUX GENERATIONS.ODIQUE.RD Chaque comprimé, capsule, ou cuillerée à thé Chaque (5 c.c.) d\u2019élixir contient: Extentab® sulfate d\u2019hyoscyamine.01037mg .0.3111 mg sulfate d\u2019atropine.00199mg .0.0582 mg bromhydrate d\u2019hyoscine.0006bmg .0.0195 mg phénobarbital(1/4ar).\u2026.162mg.(3/4 ar) 48.6 ma Pour informations complètes quant à la prescription, consulter la documentation sur ce produit ou le Compendium. EXPOSITION QUÉBÉCOISE AU MUSÉE NATIONAL DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES Dans le cadre des échanges franco-québécois, le Musée national des arts et traditions populaires de Paris (6, route du Mahatma-Gandhi), présente, jusqu'au 30 juin, une exposition d\u2019une cinquantaine de couvertures et couvre-lits anciens provenant de différentes régions du Québec.Tissés avec de la laine ou du lin, ou travaillés à l\u2019aiguille, ils ont été réalisés, pour la plupart, dans la seconde moitié du XIXe siècle et témoignent des principales techniques et disciplines de l\u2019artisanat québécois.Le tissage est en effet une tradition au Québec.La couverture de lit est non seulement fonctionnelle mais décorative.Au XIX- siècle elle devint une œuvre d\u2019art en atteignant une grande perfection, tant par la variété des techniques utilisées que par le choix des couleurs et l\u2019originalité des dessins.L'utilisation de la teinture végétale, l\u2019inspiration paysanne des motifs et des éléments décoratifs qui traduisent le plus souvent les réalités de la vie quotidienne, confèrent à ces œuvres une grande simplicité non exempte de beauté.(BNF 3-5-75) ÉLECTION DU PROFESSEUR JEAN HAMBURGER À L'ACADÉMIE DE MÉDECINE L'Académie de médecine a élu membre titulaire dans sa première section (médecine et spécialités médicales) le professeur Jean Hamburger.Né à Paris le 15 juillet 1909, le professeur Hamburger commença ses études supérieures à la Faculté des sciences \u2014 il obtint la licence ès-sciences \u2014 avant de s'orienter vers la médecine.Médecin des hôpitaux en 1945, titulaire de la chaire des maladies métaboliques en 1956, il dirige depuis lors, à l\u2019hôpital Necker, la clinique néphrologique de la Faculté de médecine Necker-Enfants Malades.Autour de cette unité clinique, le professeur Hamburger a créé un centre entièrement consacré à l'étude du rein normal et pathologique et, par là-même, aux transplantations rénales et au rein artificiel.On lui doit une œuvre scientifique considérable et de nombreux ouvrages consacrés à la néphrologie.TI est aussi l\u2019auteur d\u2019une Petite encyclopédie médicale et d'un ouvrage, La puissance et la fragilité, dans lequel il livre ses réflexions sur les métamorphoses de l'homme dues aux acquisitions de la médecine, de la biologie et de la thérapeutique.Le professeur Hamburger a été à l'origine de la création de la Fondation pour la recherche médicale française.Il est membre de l'Académie des sciences.Il a reçu.en 1973, le grand prix de l'organisation américaine \u201cNational Kidney Foundation\u201d destiné à récompenser un savant qui s'est illustré dans la recherche néphrolo- gique.(BNF 3-5-75) 1176 NUTRITION-CANADA, LES PROVINCES, LES INDIENS ET LES ESQUIMAUX Dans le cadre de l'enquête Nutrition-Canada dont un premier rapport national était publié en novembre 1973.le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social vient de faire paraître un compte rendu détaillé de l'étude menée sur l'état nutritionnel de la population dans chacune des provinces de même que dans les communautés indienne et esquimaude, Sauf indications contraires, les situations dont il est fait état dans chaque rapport sont celles qui prévalent à l\u2019échelle nationale.Préparée par le Bureau fédéral des sciences de la nutrition à même des données fournies par l\u2019enquête nationale, cette série sera suivie de rapports distincts sur l'hygiène dentaire, Fanthropométrie, et les habitudes alimentaires des Canadiens.L'information recueillie servira de base à des recherches ultérieures, à des modifications législatives concernant l'enrichissement des aliments, et à l\u2019élaboration de programmes d'éducation en hygiène publique et, en particulier, en matière de nutrition.RÉSULTATS Équilibre énergétique et lipides sanguins Dans l\u2019ensemble l'excès de poids qui, chez un nombre important d\u2019adultes, atteint le niveau de l'obésité ne semblerait pas relié à un apport calorique excessif.Cet excès pourrait provenir d'anciennes habitudes alimentaires, d\u2019un mode de vie sédentaire, d'estimations inférieures à la réalité ou d'oublis dans les rappels alimentaires de 24 heures.On observe un taux de cholestérol sérique généralement élevé plus fréquemment chez les adultes d'âge moyen et d'âge avancé que chez les jeunes adultes.Au Québec, 45% des femmes âgées ont des taux de cholestérol classés dans la catégorie «risque élevé».Les apports caloriques les plus faibles ont été relevés chez les personnes âgées.Cette insuffisance peut être de nature à compromettre les apports en vitamines et en minéraux.Protéines On n'a observé aucune carence chez la majorité des enfants, adolescents et adultes.Chez les personnes âgées les apports sont à peine satisfaisants.Chez les enfants de moins d\u2019un an les apports médians dépassent trois fois la valeur fixée par la norme.Thiamine Les apports sont généralement satisfaisants bien que l'homme adulte se classe fréquemment dans la catégorie «risque modéré » par son taux d'excrétion urinaire.Chez les femmes d'âge moyen et les femmes âgées les apports sont faibles à cause de la réduction dans la quantité d\u2019aliments consommés.Riboflavine En général le régime est suffisant et on a observé peu d'indices de carence d'après les taux d'excrétion urinaire.Les femmes d'âge moyen et les femmes âgées ont des apports qui excèdent à peine la norme.Ce sont les adolescentes qui sont le plus souvent classées dans la catégorie « risque modéré » d'après leur taux d\u2019excrétion urinaire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Niacine Dans l\u2019ensemble, le régime alimentaire en contient en abondance.Les femmes d'âge moyen et les femmes âgées ont des apports plus faibles que le reste de la population.Acide ascorbique ou vitamine C En général, aucun signe manifeste de carence n\u2019a été noté.Les apports semblent suffisants.Cependant chez les hommes âgés on compte le plus fort pourcentage de sujets classés dans la catégorie « risque élevé » d\u2019après les taux de vitamine C sérique.Les femmes ont un taux sérique plus élevé que les hommes du groupe d\u2019âge correspondant bien que les apports alimentaires soient analogues.L'hypothèse d'une différence liée au sexe en ce qui concerne le métabolisme de l\u2019acide ascorbique n\u2019est pas à rejeter.Vitamine À En général, on n\u2019a observé aucune carence franche.Chez certains Canadiens, dont les femmes d'âge moyen et les femmes Âgées, les apports sont à peine suffisants et la réserve hépatique demeure faible.Vitamine E En général, on n'a observé aucune carence.Le taux sérique paraît lié à l'âge et au sexe.Calcium Les apports sont en général satisfaisants.Les femmes enceintes \u2014 sauf en Colombie Britannique \u2014 et les adolescentes ont des apports marginaux, L\u2019enrichissement obligatoire de la farine, à Terre-Neuve, a exercé un effet perceptible sur les apports en calcium des gens de cette province; certains groupes terre-neuviens ont les apports les plus élevés de toutes les provinces.C\u2019est au Québec qu\u2019on retrouve les apports en calcium les plus faibles.Vitamine D Chez bon nombre d'adultes, surtout les gens âgés, les apports sont faibles et ils seraient insuffisants chez des personnes confinées à la maison pendant de longues périodes.Chez les nourrissons, les apports sont satisfaisants mais diminuent avec l\u2019âge.Fer Chez une partie importante de la population, les réserves de fer sont insuffisantes.Les cas d\u2019anémie franche sont rares cependant et ce sont les hommes de 65 ans et plus qui sont alors le plus souvent atteints.Folacine Dans la population adulte les réserves sont déficitaires chez 10 à 20% des gens.Chez les enfants les taux ont a tendance à être plus élevés que chez les adultes.lode et goitre Le goitre est assez répandu au Canada et constitue un problème important dans certaines provinces.On observe TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 des cas de goitre chez tous les groupes qui ont dépassé l\u2019âge préscolaire dans les provinces des Prairies, en Colombie Britannique et à Terre-Neuve.Chez les Indiens Par rapport à Péchelle nationale, les cas d\u2019apports caloriques élevés et de taux de cholestérol sérique élevés sont beaucoup moins fréquents, peut-être en raison de différences culturelles: mode d\u2019alimentation, activité physique, degré de stress.Les apports en protéines sont plus que satisfaisants et comparables à ceux de l'échantillon national.Toutefois, on observe des taux d'albumine sérique très faibles chez quelques femmes enceintes, ce qui laisse supposer une consommation insuffisante de protéines chez certaines personnes de ce groupe.En général, les apports en thiamine, riboflavine et niacine sont plus faibles que chez les Esquimaux mais suffisants.Pour l\u2019acide ascorbi- que, les apports médians sont nettement inférieurs à ceux de l'échantillon national.De 40 à 70% des adultes sont classés dans des catégories de risque d\u2019après leur taux de vitamine C sérique.Les Indiens des régions éloignées des centres urbains sont plus exposés à une carence en vitamine C.Les apports en vitamine À sont à peine suffisants et inférieurs à ceux de la population nationale.La réserve hépatique faible demeure inquiétante mais aucun signe défini de carence ne fut observé.Pour le calcium, les apports sont plus faibles que ceux des provinces et indiscutablement insuffisants chez les femmes enceintes et les adolescentes.Les apports en vitamine D sont nettement insuffisants chez les enfants de 5 à 9 ans, les adolescents et les femmes enceintes.Dans tous les groupes, l\u2019état des réserves de fer est beaucoup plus précaire chez les Indiens que dans l'échantillon national.Les taux sériques de folacine sont plus faibles que dans le reste de la population et cette déficience est plus marquée chez les Indiens qui vivent loin des centres urbains.Chez les Esquimaux Les apports caloriques sont inférieurs à ceux de l\u2019échantillon national et sont particulièrement bas chez les femmes d'âge moyen, les femmes âgées et les femmes enceintes.Les apports en protéines, thiamine, riboflavine et niacine, pour tous les groupes, dépassent largement les quantités jugées suffisantes.Quoique l\u2019étiologie de nombreux signes cliniques de carence en vitamine soit incertaine, les résultats d'ordre clinique, diététique et biochimique indiquent que le scorbut pourrait exister à l\u2019état endémique chez les Esquimaux.Les hémorragies diffuses des gencives y sont particulièrement répandues.La situation est nettement inquiétante pour la vitamine A.Les apports alimentaires sont les plus faibles enregistrés au pays.Ceci contredit la croyance populaire selon laquelle le régime alimentaire des Esquimaux est constitué de poissons et d\u2019autres animaux marins riches en vitamine A.Ce groupe ne semble pas consommer des aliments comme les fruits, les légumes et les produits laitiers en quantités suffisantes.Les apports de calcium sont plus faibles que ceux des provinces et indiscutablement insuffisants chez les femmes enceintes et les adolescentes.Tous les groupes ont des apports en vitamine D extrêmement faibles.Malgré un apport en fer un peu plus élevé, les réserves de fer des Esquimaux sont 1177 an voir \u201ccé Jen Défenses du malade il il affaiblies Rl gn \u201cse Besoi Jar 4% Aha dantibiotique Hl nf ti 30a 7 ash, At \"ob Pa # \u2018 30a f, \u201cand que 8 \u201cCom N _ ; 2 no {al ) le \\ 4 Ml A N We A A rr guérir a od Me AI \u201cwr | \\ ; NL \\ andl à; 7 S AA ÉG 4 ES Z it > 7 2 A 4.= CN | \u201c = Ve.e id A #7 AE = Y/NACTN Zi A ER fe y 3) Vos Champa A SF rime z : TI se rem dejions Ae = ADMAUHAT.IU EC Se i, Nee 6 AUX AE MA @ 9 00 HT A EA ls 85.8 5.Sie AS be del = ne de a w\\ Od - RM) 74 de p nude (Ugede pa Cc, = ES : 204) În Te a plat M ted, A A MA FO Contin) Ti Ap 0 ù du prodluda o6 el ol a Corporation, Cemiles ou a # Let : oi an Sai a Sk t ea Quebec, = an Fs od HIR 1 (Er wn A up 22 a Fournisseur orkid hd des Jeux officiel À & 1 23mainet.la Olympiqués de 1976 DH Aout ou A traiennt m & Vial 06 pouce pan présente (lolnabtale y PD) * Marque pice i Celilo Rm BT Et Pe LEP PEE PEP TE EUR A Dossier Arnoux, Rapport sur les archives publiques pour.\u2026, 1929, Ottawa, 1930, 8.Le 7 août 1760, M.de Vaudreuil écrit au ministre qu\u2019on a envoyé du cheval et du bœuf pourri que les soldats n\u2019ont pu manger.(Rapport sur les archives du Canada, 1887, Ottawa.1888, CXCI).Voir aussi Lettres de M.de Bourlamaque au chevalier de Lévis, Québec, 1891, 41.La situation, quant aux entérites, semble avoir été la même chez les Anglais.(Lettres du chevalier de Léwis., Montréal, 1889, 47).Arthur Vallée, Un Biologiste canadien, Michel Sarrazin, Québec, 1927, 273-276.Ernest Myrand, Sir William Phips devant Québec, Québec, 1893, 295-266.En 1702, Hans Sloane publia On the Use of Ipecacuanha for Looseness.(Annals of Medical History, sept.1938, 392).Nova Francia, VI, 113.Kenneth Roberts (comp.), March to Quebec, New York, 1938, 412, et Ahern, Notes pour servir à l\u2019histoire de la médecine., 381.Rapport sur les archives canadiennes, 1886, 787.Rapport sur les archives du Canada, 1887, 133.Pour l\u2019emploi de l\u2019ipécac à Montréal au siècle dernier, voir « Acute Dysentery Treated with Large Doses of Ipecanuanha, etc.» par John W.Mathieson dans le Canada Medical Journal, VII, 158-159.Aussi pp.159-162.Charlevoix, Op.cit.IV, 304-305.Il y a une Euphorbia Ipecacuanha qui croît le long de la côte de l\u2019Atlantique.(National Standard Dispensatory, 1905, 586).Charlevoix, Op.cit, VI, 97.Cité par Gilbert, Op.cit., 346.Gilbert, Op.cit., 346-347.Sur l\u2019abbé de l\u2019Ile-Dieu, voir le Bull.rech.hist, 1940, 297- 302.Il y avait en France, à cette époque-là, un médecin du nom de Joseph de Diest.Etait-il parent de l\u2019apothicaire ?Tous ces extraits de la correspondance de l\u2019abbé de l'Ile- Dieu peuvent se lire dans Pierre-Georges Roy, Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 pour 1935-1936, 377, 379, 383, 396, 397, 398, 400, 401, 403, 409, 410.Le 2 avril 1753, le président du Conseil de marine écrit à Helvétius « au sujet de remèdes demandés par l\u2019abbé Le Loutre pour les habitants qu\u2019il rassemble dans sa mission ».(Rapport concernant les archives canadiennes pour l\u2019année 1905, I, 186).En 1757, un nommé Chomel reçoit son brevet de médecin du roi en Canada.(Rapport concernant.1805, I, 233, 2486, 259).Voir aussi Gosselin, L\u2019Eglise du Canada., Mgr de Pontbriand, Québec, 1914, 515.Ce Chomel était-il de la même famille que Chaumel-les-pilules ?Nova Francia, III, 180-181, aussi 169.Roy, Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 pour 1936-1937, 331, 333, 367, 368, 369, 414.Aussi Rapport.pour 1937-1938, 156-157.Feuillet de quatre pages et de 22 par 17.5 cm.Cette pièce fait partie de notre collection.Le petit livre qui accompagnait chaque lot de remèdes avait pour titre: Traité des maladies les plus fréquentes, et des remédes spécifiques pour les guérir; avec la méthode de s\u2019en servir pour l\u2019utilité du public et le soulagement des pauvres.Helvétius en distribuait aussi un autre: Mémoires instructifs sur l\u2019usage des différents remèdes spécifiques pour les armées du Roy et les malades de la campagne.Gosselin, Op.cit, 545.L'UNION MÉDICALE DU CANADA éditorial LES PARASITOSES TROPICALES, PÉRIL À DÉPISTER Les media d\u2019information ont effrayé récemment beaucoup de braves gens en leur révélant que des fautes graves impardonnables avaient été commises depuis un certain temps dans la manipulation des viandes, les rendant impropres à la consommation humaine et dangereuses pour la santé des usagers.Simultanément, on a recommencé à prêcher les doctrines non moins inquiétantes de l\u2019anti-médecine lesquelles, à toute fin pratique, visent les professionnels de la Santé, tout au moins ceux que, depuis Hippocrate, on connaissait sous le nom de médecin.On clame à tout vent la supériorité de la médecine préventive sur les acquis séculaires de la médecine curative.La chronique épidémiologique, jadis à l\u2019honneur, est devenue caduque depuis l\u2019éradication presque totale, tout au moins dans les pays occidentaux, de la variole.Cette chronique trouve maintenant un rôle de vedette, comme le disent si bien dans un article spécial de ce numéro les docteurs Pierre Viens, Richard Morisset et P.Ambroise Thomas, puisque « la vogue croissante des excursions touristiques en zone tropicale \u2014 jusqu\u2019ici presque inexistante dans notre milieu \u2014 atteint maintenant davantage d\u2019individus et (que) les échanges internationaux au plan de l'assistance technique conduisent de plus en plus de Canadiens à s'expatrier avec leur famille, pour des périodes parfois prolongées ».La teneur de ce travail porte sur les résultats de 1821 sérologies exécutées E au cours dé la première année d\u2019existence du laboratoire de séro-parasitologie de À l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal (1974).La lecture du texte démontre clairement que personne ne peut ignorer la percée constante chez nous des maladies tropicales parasitaires et contagieuses.Serait-il surprenant que des agents de contamination entreprennent à leur tour le périple inverse à bord des longs courriers aériens ?Qu\u2019il suffise de dire que les maladies parasitaires reconnues en notre milieu s\u2019appellent : l\u2019amibiase, la fasciolase, la filariose, l\u2019hydatidose, le paludisme, la schistosomiase, la toxocarase, la taxoplasmose, la.trichinose et la cysticercose, dont le diagnostic se fait dans la plupart des cas par la technique d\u2019immunofluorescence.Reste maintenant à établir, avec le concours de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, une véritable campagne de prévention.Entre temps, soulignons que les parasites sus-nommés ont « exproprié la santé » de ceux qui ont foulé le sol de nombreux pays du Tiers Monde.Rappelons à nos lecteurs le vers de Joachim du Bellay : « Heureux celui qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage ».s\u2019il a su se prémunir contre les agents de contamination ! La parole est maintenant aux parasitologues et à leur enseignement.Édouard DESJARDINS TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 1199 articles spéciaux LES TOXICOMANIES À LA LUMIÈRE DE LA PSYCHIATRIE COMPARÉE Henri F.ELLENBERGER * Dans le cadre de cet article, nous nous limiterons aux aspects des toxicomanies qui touchent à la psychiatrie comparée.Nous définirons d\u2019abord rapidement les problèmes généraux, c\u2019est-à-dire que nous nous demanderons en quoi la psychiatrie comparée peut nous aider à comprendre le problème des toxicomanies.Nous passerons ensuite en revue les principales toxicomanies en examinant quelles variations elles présentent en fonction des différentes populations chez lesquelles elles se développent.LE PROBLÈME GÉNÉRAL Dans les toxicomanies, des facteurs ethniques et culturels peuvent se rencontrer à plusieurs niveaux: 1.Tout d\u2019abord, ils se rencontrent à l\u2019origine de l'impulsion qui pousse à absorber le toxique et déterminent le but recherché par ceux qui absorbent ce toxique.Comme l\u2019a montré de Félice !, résumant les travaux de nombreux auteurs, la plupart des toxicomanies actuelles sont d\u2019origine ancienne et ont été, à l\u2019origine, des moyens utilisés en vue d\u2019obtenir, soit des « intoxications religieuses » chez les peuples primitifs (kawa, haschich, peyote, tabac, boissons fermentées), soit des « ivresses divines » chez les peuples indo-européens (soma des Hindous, ivresse dionysiaque, etc.).Aujourd\u2019hui encore, le peyote est employé comme produit sacré dans la religion du Peyote des Indiens d'Amérique du Nord, le tabac est fumé rituellement dans certaines cérémonies indiennes ainsi que dans plusieurs sectes du Brésil.Quant au haschich, on connaît l\u2019histoire, plus ou moins légendaire, de l\u2019usage qu\u2019en faisait l« Ordre des Assassins » au Proche-Orient au XI\" siècle.Aux environs de 1880, Kalamba, roi des Baluba, au Congo, institua dans son royaume une rcligion du haschich.D'autres exemples pourraient être cités.Mais depuis longtemps, la grande majorité des poisons se sont laïcisés; ils ont passé dans le domai- * Professeur à l'Université de Montréal, psychiatre à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Le présent travail fait partie d'une recherche poursuivie avec une subvention du Conseil des Arts du Canada.1.Philippe de Félice: Poissons sacrés, ivresses divines.Essai sur quelques formes inférieures de la mystique divine.Paris, Albin Michel, 1936 (395 p.).1200 ne des habitudes sociales, des us et coutumes individuels.Souvent aussi, la drogue sert simplement à soulager la misère et la faim et à rendre la vie un peu moins intolérable.Parfois, elle est imposée du dehors aux individus qui s\u2019y adonnent, comme nous le verrons plus loin à propos du coca chez les Indiens du Pérou.2.D'autres facteurs culturels se rapportent aux croyances et aux rites associés à la consommation de ces produits.Il à paru, à ce sujet, de nombreuses études de détail ct quelques revues d'ensemble.Le fait incontestable qui en ressort est qu\u2019on ne peut pas étudier les effets des poisons d\u2019accoutumance indépendamment de l\u2019étude des croyances, des mythes, du folklore qui s\u2019y rattachent, et qu\u2019il est souvent difficile de distinguer, parmi les cffets cliniques du poison, la part d\u2019autosuggestion collective dictée par les croyances.3.Un autre problème est celui du choix du toxique: pourquoi certains groupes cthniques et culturels adoptent-ils certains toxiques de préférence à d\u2019autres?Peu d'études ont été faites sur ce sujet, mais il faut mentionner particulièrement celle de G.M.Carstairs 7, à propos de deux castes dans un village du Nord de l'Inde.Ces deux castes sont celle des Brahmanes, qui sont en tête de la hiérarchie spirituelle ct obligés de mener une vice pieuse, et celle des Rajputs, guerriers et propriétaires fonciers.Il est interdit aux Brahmanes de consommer viande ou alcool, mais il s\u2019enivrent souvent avec une infusion de chanvre, le bhang.Les Rajputs s\u2019abstiennent de chanvre, mais s\u2019enivrent volontiers avec une liqueur fortement alcoolisée, le daru.Carstairs montre que, pour un Brahmane, l'ivresse que lui procure le bhang constitue une aide à la méditation solitaire que sa religion lui prescrit, tandis que le Rajput, qui cultive un idéal de bravoure et vit au milieu de fortes tensions et rivalités intrafamiliales, trouve dans l'alcool un soulagement de son anxiété et un abréac- tif bienvenu.4.Un problème important et difficile est celui des différences entre les effets cliniques produits par ces poisons d'accoutumance chez les différents peuples.Longtemps on a cru qu'une substance toxique devait 2.@ M.Carstairs: Daru and Bhang.Cultural Factors in the Choice of Intoxicants.Quarterly Journal of Studies on Alcohol, vol.15, 1954, p.220-237.L'UNION MÉDICALE DU CANADA fe 15 nécessairement produire des effets identiques, aux mêmes doses, chez les individus de même âge, quelle que fût leur appartenance ethnique.D\u2019anciennes observations, il est vrai, faisaient état de différences ethniques: l\u2019opium produisait, disait-on, un effet plus fortement enivrant chez l\u2019Oriental que chez l\u2019Européen et déterminait parfois chez le Malais un accès de fureur homicide.Mais ces observations étaient souvent mises en doute.Aujourd\u2019hui, les expériences sur les effets des drogues psychotropes chez les différents peuples ont mis en évidence l\u2019existence de facteurs génétiques ou culturels qui s'ajoutent aux prédispositions individuelles, aux effets placebo et probablement à d\u2019autres variables physiologiques inconnues.LES PRINCIPALES TOXICOMANIES Nous allons maintenant passer en revue, du point de vue de la psychiatrie comparée, les principales toxicomanies, dans l\u2019ordre de leur action physiologique.On distingue généralement trois grandes classes des toxicomanies: les stimulants, dépresseurs et perturbateurs de l\u2019activité du système nerveux central.À ces trois groupes il faut en ajouter deux autres, beaucoup moins fréquents mais importants théoriquement: les toxicomanies aux substances inertes et à des aliments.SUBSTANCES INERTES Il existe au moins deux formes de toxicomanie à des substances inertes: la potomanie et la géophagie.La potomanie est une impulsion qui conduit un individu à absorber de grandes quantités d\u2019eau dans la journée (sinon aussi dans la nuit).Le potomane éprouve généralement une dilection particulière pour le goût de l\u2019eau et distingue avec raffinement la saveur de diverses variétés d\u2019eau, par exemple suivant la source dont elle provient ou son état de fraîcheur.Il va sans dire qu\u2019il faut distinguer la potomanie des polydipsies dues au diabète ou aux dysfonctionnements hypophysaires.La littérature scientifique semble très pauvre en données ethno-comparatives sur la potomanie, peut- être simplement parce que l\u2019attention des observateurs n\u2019a pas été attirée sur ce point.Le seul exemple précis que nous ayons trouvé se rapporte à une ancienne tribu du Kamtchatka, que Steller appelait les Italmènes.Cette population connaissait des boissons fermentées mais en usait assez peu, semble-t-il.En revanche, la description de Steller 2 laisse penser qu\u2019il existait là une sorte de potomanie collective: Les Italmènes, dit Steller, buvaient une grande quantité d\u2019eau le matin à jeun, puis après le repas.3.Georg Wilhelm Steller: Beschreibung von dem Lande Kamts- chatka.Frankfurt a.M., 1774, p.325-326.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 Le soir, avant de se coucher, leur dernière occupation était d\u2019apporter, chacun, un grand récipient plein d\u2019eau glacée, d\u2019y mettre de la glace et de la neige, et de placer ce récipient à côté de l\u2019endroit où ils se couchaient ; ils en buvaient si souvent la nuit qu\u2019au matin il n\u2019en restait plus une goutte.L'hiver, on les voyait souvent se délecter de glace et de neige qu\u2019ils se mettaient dans la bouche par poignées.Le jeune homme, qui aspirait à la main d\u2019une de leurs filles, devait se faire valoir en fournissant à ses futurs beaux-parents, ainsi qu\u2019à sa fiancée, de la glace et de la neige pendant tout l\u2019été, ce qui l\u2019obligeait à aller les chercher sur le haut des montagnes.La géophagie a attiré beaucoup plus que la poto- manie l\u2019attention des ethnologues.La médecine occidentale l\u2019a presque ignorée, mais la géophagie est bien connue des médecins qui ont exercé leur art dans différentes parties du monde.Nous citerons d\u2019abord un exemple classique de géophagie, celui qu\u2019Alexandre von Humboldt* a donné dans sa description de la tribu des Otomaques, aux bords de l\u2019Orénoque.Les Otomaques, d\u2019après Humboldt, étaient des hommes vigoureux mais « laids, farouches, vindicatifs, passionnés pour l\u2019usage des liqueurs fermentées ».Ils se nourrissaient principalement de poisson et de tortues, mais à l\u2019époque des inondations, qui durent 2 à 3 mois par an, ils souffraient d\u2019une âpre disette et c\u2019est à ce moment qu\u2019ils absorbaient de grandes quantités d\u2019argile pour apaiser leur faim.Ils choisissaient une certaine variété de glaise fine et onctueuse, en faisaient des boulettes qu\u2019ils brûlaient légèrement au feu et ils les absorbaient sans les mélanger à aucune substance nutritive.La géo- phagie constituait donc chez eux un moyen extraordinaire, mais indispensable pour survivre.« L\u2019état de santé parfaite dont jouissent les Otomaques pendant le temps où ils font si peu de mouvements musculaires et se soumettent à un régime si extraordinaire, est un phénomène difficile à expliquer » notait Humboldt.Humboldt ajoutait cependant que quelques Otomaques éprouvaient « un désir déréglé, presque irrésistible d\u2019avaler de la terre » ; ils en consommaient en dehors de la période annuelle de disette et ils en ressentaient les effets désastreux.Même certains enfants éprouvaient cette passion, au point qu\u2019on était obligé de lier leurs mains pour les empêcher de manger de la terre.Humboldt comparait la géophagie des Otomaques avec celle de diverses populations du globe.Chez les Otomaques il s\u2019agissait d\u2019une nécessité vitale, d\u2019un 4.Alexandre von Humboldt: Relation historique du Voyage aux Régions équinoxiales du Nouveau Continent.Vol.II, p.698.1201 expédient pour supporter la famine, chez d\u2019autres peuples l\u2019argile était consommée comme une friandise, ailleurs il s\u2019agissait d\u2019un « désir déréglé » (en langage moderne, d\u2019une toxicomanie).Dans la littérature plus récente figure une monographie de B.Laufer 5 qui analyse les diverses motivations de la géophagie (substitut alimentaire, friandise, condiment, usage religieux) et sa répartition géographique (où l\u2019on note sa présence en Chine et son absence au Japon).Annell et Langererantz % soulignent les motivations médicales, l'argile étant prise comme remède contre la diarrhée (Sumatra, Java) et contre la syphilis (Nubie), ainsi que les motivations religieuses (en Indonésie, une personne appelée à jurer met un peu de terre dans sa bouche en prononçant son serment).Le Muet \u2019 a publié une étude sur 300 cas de géophagie observés au Maroc.Certaines femmes enceintes, dit-il, absorbent de la terre comme médicament; la consommation de la terre avoisinant le tombeau de saints marabouts procure en outre une bénédiction particulière à l\u2019enfant.Mais il est aussi des géophages pour qui cette habitude devient aussi contraignante que la passion de l\u2019alcool ou de l\u2019opium.Dans tous les cas, la géophagie expose à des dangers: absorption d\u2019œufs de parasites intestinaux, anémies graves.SUBSTANCES ALIMENTAIRES Bicn qu\u2019il n\u2019en soit guère fait mention dans la littérature consacrée aux toxicomanies, il n\u2019est pas rare de rencontrer, dans nos pays, des individus qui s\u2019adonnent avec passion à la consommation de certains produits alimentaires, comme le sucre ou le chocolat.Une variété culturellement déterminée de saccharomanie a été décrite aux Indes par V.P.et S.Vatuk *.Dans la province d'Uttar Pradesh, on désigne sous le nom de chatorpan une sorte de toxicomanie caractérisée par une consommation excessive de pâtisseries sucrées, entraînant certains troubles du comportement.Il y a la une influence culturelle évidente.Dans les régions septentrionales de l\u2019Inde, les pâtisseries sucrées jouent un rôle important dans les rites sociaux ct religieux.Des gâteaux sucrés sont offerts lors des cérémonies qui ont lieu à l\u2019occasion de la naissance d'un enfant, des mariages, des funérailles, lors des réceptions ct des fêtes dans les familles, ainsi que dans les offices religieux et les grandes fêtes sacrées.Certains individus contractent une impulsion invincible à consommer des 5.Berthold Laufer: Geophagy.Field Museum of Natural History, Anthropological Series, vol.18, N.2, 1930.6 B.Anell et S.Langercrantz: Geophagical Customs.Studia Ethnographica Upsaiiensa, vol.17, 1958, p.1-23 (cité dans Anthropos, vo.54, 1959, p.590).7.G.Le Muet: À propos de 300 cas de Géophagisme observés au Maroc, Maroc médical, 1956.8.Ved Prakash Vatak et Sylvia Vatak: Chatorpan: À Culturally Defined Form of Addiction.Résumé dans Transcultural Psychiatric Research, vol.4, 1967, p.27-30.1202 quantités extraordinaires de pâtisseries sucrées, ce qui peut entraîner une détérioration de leur vie économique ct sociale.De tels individus, loin de s'attirer l'indulgence amusée que l\u2019on éprouve parfois envers les alcooliques dans les pays occidentaux, subissent le mépris que leurs compatriotes attachent aux hommes qui ne savent pas dominer leurs passions.STIMULANTS DE L'ACTIVITÉ DU S.N.C.On sait que l\u2019usage du café prend des formes tres variables suivant les peuples, au point de vue mode de préparation, quantité absorbée, style de consommation.On sait d'autre part que diverses formes de caféisme ont été décrites: ivresse caféique, caféisme chronique entrecoupé dans les cas graves d'épisodes délirants.Mais jusqu'ici aucune étude de psychiatrie comparée ne semble avoir été entreprise.La grande variété des modes de consommation du thé à travers le monde pouvait faire prévoir des psychopathologies très différentes.Des accidents de théisme aigu à formes confusionnelles et hallucinatoires avaient été décrits chez les dégustateurs de thé en Amérique du Nord vers 1880.La consommation d'une infusion concentrée de thé vert sa répandit en Afrique du Nord.P.Lalu° écrit qu'au Maroc les mères en faisaient prendre à leurs enfants dès le sevrage, ce qui provoquait des spasmes coliques pseu- do-occlusifs d\u2019allure dramatique, ainsi que des troubles nerveux assez graves (agitation psychomotrice, insomnie).Mais c'est surtout l'épidémie de théisme de Tunisie qui attira attention aux environs de 1927.Les paysans des classes pauvres, surtout les femmes, s\u2019assemblaient en des réunions interminables pendant lesquelles elles absorbaient, avec un cérémonial compliqué, un grand nombre de tasses d\u2019une décoction très concentrée de thé noir.On observa des cas de théisme aigu avec hallucinations et délire.Cependant, d\u2019après Ammar et Barek 1°, le théisme chronique déterminait surtout une sorte de torpeur psychique, avec asthénie, aboulie, perte de l'appétit et atteinte de l\u2019état général, où la sous- alimentation (done l'élément diéto-toxique) jouait un rôle important.Une immense littérature a été consacrée au tabac, au point de vue médical, cthnologique et culturel.Ici, aussi, on note la multiplicité des modes de consommation du tabac (qu\u2019il soit fumé, prisé, chiqué ou même absorbé en infusion), et les diversités de la pathologie qu\u2019il peut déterminer.Jusqu'ici des études comparatives ne semblent pas avoir été entreprises sur une grande échelle.Il serait intéressant.par P Lalu: Maroc médical, 1958.p.1067-1069.16.Sleim Ammar et EM.Barck: Study of the Evolutive Aspects of Toxicophilia Troisième congrès mondial de psychiatrie, Montréal, 4-10 juin 1961.Comptes rendus, vol.1, p.407-412.L'UNION MÉDICALE DU CANADA exemple, de comparer les diverses formes de l\u2019habituation tabagique, ou encore de mesurer la fréquence comparée des accidents cardiaques ou pulmonaires chez les fumeurs de cigarettes de différents peuples.La coutume de mâcher le bétel est répandue dans les Indes et les pays adjacents, la Malaisie, les Philippines, l\u2019Indonésie, la Micronésie et une partie de la Mélanésie.Elle s\u2019est répandue en Nouvelle-Guinée depuis l\u2019arrivée des Blancs.T1 s\u2019agit d\u2019une préparation à mâcher composée de trois substances: la noix d\u2019arec, la feuille ou le fruit du bétel et une variété particulière de terre glaise.Chez le débutant, la consommation du bétel détermine des vertiges et des nausées avec goût âcre dans la bouche, mais l\u2019individu s\u2019habitue très vite et ne ressent plus qu\u2019un sentiment de bien-être et une odeur agréable dans la bouche.La consommation du bétel est une coutume sociale, comme celle de la cigarette dans les pays occidentaux, mais le non-habitué y voit surtout une coutume répugnante (les habitués crachent fréquemment des filets de salive rouge).Burton-Brad- ley '! a attiré l\u2019attention sur les aspects psychiatriques du bételisme: après une phase d\u2019usage modéré, peut survenir une phase d'accoutumance psychologique, aboutissant plus rarement à la toxicomanie vraie avec besoin croissant et irrésistible, et enfin on observe parfois des psychoses aiguës avec hallucination et délire, surtout chez les prédisposés.L'usage d\u2019une autre substance à mâcher, le khat, est répandue en Ethiopie, en Afrique Orientale (chez les Kikuyu, les Masai), et au Sud-Ouest de I\u2019Arabie (notamment au Yemen).Il s\u2019agit des feuilles et des pousses d\u2019une plante (le Catha edulis).La drogue produit d\u2019abord un goût doux, amer et une sécheresse dans la bouche, ce qui fait que les habitués du khat, au Kenya, absorbent force bière en mâchant le produit.Le khat fait disparaître les sensations de fatigue et de faim et stimule l\u2019activité physique, ce qui peut aller jusqu\u2019à un état hypoma- niaque.L\u2019usage prolongé du khat détermine une habituation dont on discute si elle doit être appelée toxicomanie.Margetts 1?rapporte que des cas de psychoses au khat ont été observées par Carothers 2, et par lui-méme.Au Yémen, la grande masse de la population s\u2019adonne au khat, ce qui entraine des conséquences sociales sérieuses: déséquilibre budgétaire chez les pauvres, diminution générale du rende- 11.B.G.Burton-Bradley: Papua and New Guinea Transcultural Psychiatry: Some Implications of Bete] Chewing.Medical Journal cf Australia, vol.2, 1966, p.744-746, Voir aussi l\u2019article \u201cBetel Chewing\u201d dans Encyclopaedia of Papua and New Guinea, Melbourne, University Press, vol.I, p.66-67.Peter Ryan (éd.), 1972.12.Edward L.Margetts: Miraa and myrrh in East Africa-Clinical Notes about Catha edulis.Economic Botany, vol.21, 1967, p.358-362.13.John C.D.Carothers: Miraa as a Cause of Insanity.East African Medical Journal, vol.22, 1945, p.4-6.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 ment au travail.La doctoresse Eva Hoeck \u2018*, qui exerça pendant plusieurs années au Yémen, décrivait comment pendant les « heures du khat » les visites du médecin n\u2019étaient pas bienvenues; il était impossible de faire travailler un ouvrier, même en lui offrant double salaire, et l\u2019on aurait considéré comme une horrible cruauté de priver les détenus des prisons de leur khat accoutumé.L'histoire de la feuille de coca et de son alcaloïde, la cocaïne, est connue par une littérature abondante.On a fait ressortir la différence entre l\u2019usage de la cocaïne chez les nations occidentales \u2014 toxicomanie à évolution grave et rapide \u2014, et l\u2019usage de la feuille de coca chez les Indiens.Une faible proportion de ceux qui usent de la coca deviennent des coqueros, c\u2019est-à-dire des toxicomanes véritables, et chez ceux-ci il ne semble pas que l\u2019on observe les symptômes d\u2019excitation sthénique des cocaïnomanes occidentaux; il s\u2019agirait plutôt d\u2019une déchéance psychophysiologique progressive évoluant vers un état de cachexie avancée.Quant à la grande masse des consommateurs, les symptômes qu\u2019ils présentent sont d\u2019un tout autre ordre.Ces Indiens sont pour la plupart des Mestizos ou métis avec une forte prédominance de sang indien.Ils parlent en majorité la langue de leurs ancêtres, le quechua, mais bien dégénéré et infiltré de mots espagnols; ils ont honte de cette langue, qu\u2019en présence d\u2019étrangers ils prétendent ne pas comprendre, révélant par là le profond sentiment d\u2019infériorité qui les domine depuis la perte de leur indépendance nationale.Cette population agricole vit pauvrement sur un sol ingrat cultivé avec des moyens arriérés.L'eau est peu abondante; les sources et les cours d\u2019eau sont l'objet de nombreux procès.L'habitation, le vêtement, sont misérables, la nourriture insuffisante, composée surtout de féculents et pauvre en protéines.Les conditions de travail sont telles que ces Indiens gagnent à peine assez pour ne pas mourir de faim.Ils sont astreints à des corvées ou à des travaux qui leur sont payés pour une partie en coca, tabac et alcool.C\u2019est seulement sur cet arrière-plan social, économique, alimentaire et culturel que l\u2019on peut comprendre l'importance énorme de la coca chez ces Indiens.La feuille de coca, mâchée par les ouvriers, diminue la sensation de fatigue et la faim, interrompt la monotonie d\u2019un travail interminable, aide à établir des contacts humains, dissipe la tristesse, en un mot sert à rendre la vie un peu plus supportable 15, Les amphétamines représentent, du point de vue psychiatrique comparé, un problème très différent.Ici, il ne s\u2019agit pas d\u2019une drogue d\u2019origine exotique, mais de produits de l\u2019industrie pharmaceutique occidentale moderne.On sait que les amphétamines ont été utilisées, au cours de la deuxième guerre mon- 14.Eva Hoeck: Doctor Amongst the Bedouins.(English Trans.) London, Robert Hale, 1962, p.24, 63.15, P.Aliaga Lindo: Aspectos culturales de una poblacion an- dina: Boletin del Departamento de Higiene Mental (Lima), 1959, N.2/3, 1-7.1203 diale, pour suspendre les sensations de fatigue et de faim chez les aviateurs perdus dans le désert.Une grande épidémie de toxicomanie aux amphétamines s\u2019est déclarée à partir de 1945.Au Japon, on estime que plus d\u2019un million d\u2019individus ont été atteints d\u2019Ahyloponisme (du nom d\u2019hylopon donné à la méthylbenzédrine '°).L\u2019épidémie a atteint d\u2019abord les acteurs, joueurs, gangsters, et s\u2019est répandue ensuite chez les étudiants.D\u2019après Tatetsu !\", cette toxicomanie peut déterminer des tableaux cliniques assez variés: soit des troubles du comportement de caractère « dur » ou « mou », soit des états psychotiques simulant très exactement la maniaque-dépressive (avec une plus grande fréquence de manie aiguë) ou la schizophrénie.Tatetsu déclare qu\u2019il ne connaît aucune maladie capable de déterminer un tableau clinique ressemblant de si près à celui des psychoses endogènes, tant par les symptômes que par l\u2019évolution.Les psychiatres des pays occidentaux ont fait des constatations analogues.Connell 1¥ en Angleterre, Bell !° en Australie, d\u2019autres en Europe et en Amérique ont décrit des psychoses amphétaminiques simulant la schizophrénie, avec cependant quelques nuances (présence fréquente d\u2019hallucinations visuelles, absence de désordre de la pensée).Au Canada, Levine et ses collaborateurs \u201c° étudiaient la psychologie et le milieu très spécial du « speed user »; dans ses plaintes reviennent à peu près constamment les mêmes thèmes: enfance malheureuse, désir d\u2019évasion, recherche d\u2019une vie communautaire, désintégration sociale.DÉPRESSEURS DE L'ACTIVITÉ DU S.NC.Nous n\u2019aborderons pas ici l\u2019étude des sédatifs et des hypnotiques mineurs (bromures, barbituriques, etc.) ni celle des neuroleptiques.Du point de vue de la psychiatrie comparée, deux produits sont d\u2019une importance primordiale: l\u2019opium (avec ses dérivés) et l\u2019alcool.L'alcool sera traité dans un autre endroit.L\u2019opium soulève plusieurs problèmes intéressants.Tout d\u2019abord, on sait qu\u2019il a été connu depuis une haute antiquité chez les peuples de l\u2019Orient classique et utilisé abondamment comme médicament en Europe occidentale, mais il fallut de nombreux siècles 16.Taei Miura: Some Observations About Japanese Psychiatry.Psychiatric Quarterly.Supplement.Vol.29, N.2, 1955, p.181- 189 17.Seijun Tatetsu: Pervitin-Psychosen.Folia Psychiatrica et Neurologica Japanica.Suppl.6, 1960, p.25-33.Seijun Tatetsu: Methamphetamine Psychosis.Folia Psychiatrica et Neuro- logica, N.7, 1963, p.377-380.18.P.H.Connell: Amphetamine Psychosis.London, Chapmanand Hall, 1958.19.D.S.Bell: Comparison of Amphetamine Psychosis and Schizophrenia.British Journal of Psychiatry, vol.3, 1965, p.701.707.20.Saul V.Levine, David D.Lloyd et William H.Longdon: The Speed User: Social and Psychological Factors in Amphetamine Abuse.Canadian Psychiatric Association Journal, vol.17, 1972, p.229-241.1204 avant que l\u2019on s\u2019aperçût qu\u2019il pouvait engendrer la toxicomanie.Il semble qu\u2019une incertitude ait longtemps régné au sujet de ses propriétés médicales et toxiques.Longtemps on lui attribua, outre une « vertu dormitive », celle de guérir les fièvres, les maux d\u2019estomac et les maladies les plus diverses.Quand l\u2019opiomanie apparut, des auteurs affirmèrent que l\u2019opium produisait un effet plus fortement cnivrant chez l\u2019Oriental que chez l\u2019Européen, et que chez les Malais il déclenchait parfois un accès de fureur homicide.On discute encore sur les causes de la brusque apparition de l\u2019opiomanie de masse en Chine au XVII\" siècle.Il semble qu\u2019on puisse l\u2019attribuer en partie à la misère et à la sous-alimentation, ce qui expliquerait peut-être aussi la morne passivité des opiomanes chinois.Mais nous manquons d\u2019études comparatives sur les symptômes de l\u2019opiomanie chez les divers peuples.Quant à la morphine, on peut noter que les auteurs de la fin du 19° siècle tendaient à décrire les accidents du sevrage d\u2019une manière beaucoup plus dramatique qu\u2019on ne le fait aujourd\u2019hui.PERTURBATEURS DE L'ACTIVITÉ DU S.N.C.L'étude de ces substances, appelées encore phan- tastika (Lewin) ou hallucinogènes, se situe au carrefour de l\u2019ethnologie, de l\u2019histoire des religions, de la pharmacologie et de la psychiatrie.Les cthno- logues ont décrit un grand nombre de ces produits, dont beaucoup sont étroitement localisés géographiquement ; leur secret n\u2019est souvent connu que d\u2019un très petit nombre d'hommes ; ils sont difficiles à identifier botaniquement et chimiquement.Ils ont parfois des usages multiples : poisons magiques, poisons d\u2019épreuve ou de divination, rites religieux, usages médicamenteux ou pharmaco-psychothérapi- que.Mais nous sommes loin de posséder un tableau d\u2019ensemble satisfaisant de tous ces divers produits.Le chanvre indien et ses dérivés (haschich) ont été consommés par des millions d\u2019être humains pendant des siècles et dans de nombreux pays; or, on se heurte à cc fait paradoxal que leurs effets psycho- pathologiques font encore l\u2019objet de divergences marquées parmi les spécialistes.Aux Indes, la plupart des auteurs affirment, non seulement l\u2019existence de psychoses spécifiques ducs au chanvre et à ses préparations (ganja, bhang, charas) mais aussi leur fréquence.Dhunjibhoy 2! en 1930 cn décrivait trois formes: une d\u2019excitation aiguë avec hallucina- 21.Jal Edulji Dhunjibhoy: A brief résumé of the types of insanity commonly met in India, with a full description of \u201cIndian Hemp Insanity\u201d peculiar to the country.Journal of Mental Science, vol.76, 1930, p.254-264.L'UNION MEDICALE DU CANADA ca Wi a tions visuelles et auditives, agressivité, amnésie complète après la crise; une de manie prolongée avec euphorie; et une de démence terminale.Il existerait encore une forme clinique assez rare identifiée par Chevers et caractérisée par la perte complète de la parole pendant une longue durée.Chez un malade de Dhunjibhoy, cet état aurait duré huit années, après quoi il aurait retrouvé la parole et expliqué qu\u2019il avait compris chaque mot prononcé à côté de lui pendant ces huit ans.De nombreuses publications décrivent la déchéance physique profonde où tombent les vieux habitués du haschich.Les auteurs hindous disent qu\u2019on peut souvent les reconnaître par la congestion intense de leurs conjonctives, l'inflammation de leurs paupières et souvent la coloration très rouge de leur figure.Des auteurs plus récents, aux Indes, ne sont pas moins catégoriques.L.P.Varma 7?mentionne la fréquence des psychoses cannabiques aux Indes comme une chose bien connue.Il s\u2019agit d'hommes issus, pour la plupart, des couches socio-économiques inférieures de la société, qui avaient fumé du ganja pendant de longues années et étaient devenus toxicomanes progressivement.Généralement à la suite d\u2019une augmentation de dose, la psychose se déclare; elle prend l\u2019allure d\u2019un épisode schizophrénique ou maniaque-dépressif, dont il est difficile de la distinguer autrement que par l\u2019anamnèse.V.R.Thacore ?* a publié quatre observations de « psychose au bhang »; trois de ces malades avaient des hallucinations et des idées de persécution; chez le quatrième il s\u2019agissait d\u2019une dépression avec « abêtissement euphorique ».Tous les quatre guérirent complètement sous l\u2019effet de la suppression de la drogue.En Malaisie, on a souvent incriminé le rôle de l\u2019intoxication cannabique aiguë dans l\u2019étiologie de certaines crises homicidaires d\u2019amok.En voici un exemple =: En 1886, le vapeur Frank N.Thayer allait de Manille à Boston avec un chargement de copra et de bois exotique.Deux matelots malais qui avaient fumé du cannabis furent saisis d'amok, poignardèrent le capitaine et brûlèrent le navire.Les descriptions faites en Turquie, en Grèce et en Afrique du Nord soulignent également les dangers de la toxicomanie au haschich, notamment du point de vue médico-légal.Stringaris ?* a donné une excellente monographie sur la toxicomanie haschichi- que en Grèce.Il décrit toute une gamme de formes 22.LP.Varma: Cannabis psychosis.Indian Journal of Psychiatry, vol.14, 1972, p.241-255.23.V.R.Thacore: Bhang Psychosis.British Journal of Psychiatry, vol.123, 1973, p.225-229.24.Cité par Jean-Louis Brau: Histoire de la drogue, Paris, Tchou, 1968.25.M.G.Stringaris: Die Haschischsucht.Psychopathologie, Klinik Soziologie Kriminologie, Berlin, Springer, 1939.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 cliniques: ivresse haschichique aiguë, ivresse aiguë prolongée, psychoses aiguës à forme pseudo-catato- nique, démence terminale.Chez les toxicomanes chroniques non psychotiques, il souligne leur allure niaise, vaniteuse, querelleuse, qui les fait reconnaître facilement, au point qu\u2019à Athènes, nous dit Stringaris, certains acteurs s\u2019attirent des succès en imitant sur la scène le comportement de ces individus.Stringaris insiste sur l'énorme criminalité due au haschich en Grèce; il s\u2019agit surtout d\u2019une criminalité de violence déclenchée pour des causes futiles.Les données que nous possédons sur la toxicomanie haschichique en Afrique du Nord sont moins détaillées, mais elles aussi insistent sur sa gravité.Porot \u201c$ rapporte avoir été commis huit fois comme expert, en Algérie, pour des meurtres sauvages accomplis, chez des fumeurs de kif, dans un état de confusion hallucinatoire violente suivie de prostration et d\u2019amnésie; dans quelques-uns de ces cas, le cannabis était associé à l'alcool.Plus récemment, Christozov \u201c7 a publié une description détaillée de 140 cas de cannabisme observés dans un hôpital psychiatrique au Maroc.L\u2019auteur ne doute pas de I'existence de psychoses cannabiniques spécifiques ; elles offriraient une certaine ressemblance avec la schizophrénie, mais avec un tableau clinique plus changeant.Dans la période aiguë prédominent les hallucinations visuelles (où le malade voit souvent des djinns); dans la période chronique prédominent les hallucinations auditives, accompagnées d\u2019idées de persécution et parfois de grandeur.Dans les pays occidentaux, où le mode de consommation consiste surtout à fumer de la marihuana, la plupart des auteurs tendent à minimiser les effets du cannabis.On a décrit un « syndrome amotiva- tionnel »: les habitués de la drogue vivent au jour le jour, apathiques, indisciplinés, suggestibles, sans attachements profonds, détachés de la réalité.Mais, a-t-on objecté, le cannabis ne serait que le révélateur qui ferait apparaître ce syndrome, lequel lui serait préexistant.Certains ont même soutenu que l\u2019usage de la marihuana diminuerait la délinquance en affaiblissant les dynamismes moteurs qui constituent le ressort du crime.Dans une étude critique du sujet, H.B.M.Murphy 75 concluait que les descriptions des auteurs sont souvent imprécises ou contradictoires, que les syndromes spécifiques existent sans doute mais sont rares, et qu\u2019en définitive Antoine Porot et Charles Bardenat: Anormaux et malades mentaux devant la justice civile.Paris, Maloine, 1960, p.230- 27.a rte Christozov: L\u2019aspect marocain de l\u2019intoxication can- nabique.Maroc médical, vol.44, 1965, p.630-643, 866-899.28.HB.M.Murphy: Le cannabisme.Revue de la littérature psychiatrique récente.Bulletin des Stupéfiants, vol.15, 1963, p.15-24.1205 les effets cliniques du chanvre indien sont encore insuffisamment connus.Le peyote (ou peyotl) est un exemple typique de ces produits qui, pendant longtemps, restent presque inconnus et qui acquièrent un jour une grande célébrité.Lorsque les Espagnols conquirent le Mexique, ils apprirent que certaines populations indigènes consommaient des substances dites magiques au cours de leurs cérémonies religieuses: ils en conclurent qu'il s\u2019agissait d\u2019un acte du démon, et ce fut le point de départ d\u2019une persécution impitoyable.L\u2019usage du peyote sortit de son obscurité et se répandit parmi les Indiens d\u2019Amérique du Nord vers 1870.D\u2019après Gusinde \u201c°, la rapidité de sa diffusion résulta de sa réputation d\u2019être une panacée infaillible, une sorte d\u2019« aspirine des Indiens ».C\u2019est seulement secondairement que le peyote serait redevenu un « poison sacré » chez une grande partie des tribus indiennes et que se constitua un nouveau Culte du Peyote sous le nom de Native Indian Church.11 semble que James Mooney fut le premier à attirer l\u2019attention des ethnologues sur ce nouveau culte, dans une conférence prononcée devant la Société anthropologique de Washington en 1891 3°.Les effets psycho-pharmacologiques du peyote furent signalés par Weir Mitchell, Havelock Ellis, puis étudiés systématiquement par Lewin *', Rou- hier*\u201d, et bien d\u2019autres.Les expériences se multiplièrent après que les chimistes eurent isolé le principe actif du peyote, la mescaline **, Des descriptions d\u2019ordre littéraire surgirent ensuite, comme celles d\u2019Aldous Huxley # et d\u2019Henri Michaux #.Les expérimentateurs occidentaux ont relevé particulièrement, dans les effets du peyote et de la mescaline, les caractéristiques suivantes: pour le sujet occidental, il s\u2019agit d\u2019une expérience individuelle et d'un spectacle esthétique: c\u2019est une fantasmagorie de formes, de lumières, de couleurs et de mouvements qui le fascine par sa beauté incomparable.Ces hallucinations sont discontinues ct imprévisibles, ce qui produit soit un effet de surprise ct de charme, soit un sentiment d\u2019angoisse (Michaux).Le sujet reste conscient du fait que ses hallucinations sont irréelles.29.Martin Gusinde: Der Peyote-Kult.Entstehung und Verbrei- tung.In: Festschrift zum 50-jährigen Bestandsjubiläum des Missionshauses.St.Gabriel, Wien-Mädling, 1939, p.401-499.30.D\u2019après Nolie Mumey: The Peyote Ceremony Among the American Indians.Bulletin of the Medical Library Association, vol.39, 1951, p.182-188.31.Ludwig Lewin: Die Gifte in der Weltgeschichte, Berlin, Springer, 1920.32.Alexandre Rouhier: La plante qui fait les yeux émerveillés.Le Peyotl.Paris, Doin, 1927.33.Kurt Beringer: Der Meskalinrausch.Berlin, Springer, 1927.34.Aldous Huxley: The Doors of Perception.New York, Harper, 1954.35.Henri Michaux: Les grandes épreuves de l'esprit.Paris, Galli- mard, 1966.1206 Récemment, I\u2019ethnologue Marino Benzi 3 a fait une étude approfondie de la tribu des Huichols, décrivant leurs croyances, leurs mythes, leur religion: chaque année une expédition exécute un long et pénible pélerinage à la recherche de la plante sacrée, au retour duquel ils célèbrent une grande fête.Le peyote est pour eux, non seulement une divinité, mais le centre de leur culture ct le lien social de leur tribu.Les descriptions que Benzi a données des visions du peyote chez ces Indiens different de celles des cxpérimentateurs occidentaux par plusieurs traits importants.Chez les Huichols il s\u2019agit d\u2019une expérience communautaire et religieuse, commencée dans un sentiment de profonde vénération ct d\u2019ou l\u2019on sort spirituellement édifié.L\u2019élément esthétique ne manque pas, mais il est subordonné.Tout en étant mobiles, les visions ne sont pas discontinues; elles présentent une certaine organisation à la façon d\u2019un récit ou d\u2019un drame qui se conforme aux croyances religieuses ct mythologiques des Huichols.Enfin, le Huichol est persuadé que ses visions sont vraies, dans le sens que c'est la divinité elle-même qui se manifeste par elles.On pourrait résumer ces différences dans le tableau suivant: Visions des Huichols Expérience communautaire Expérience religieuse Hallucinations considérées comme vraies Mobilité avec une certaine organisation.Visions des Occidentaux Expérience individuelle Spectacle esthétique Hallucinations conscientes Mobilité discontinue Ce contraste illustre à merveille le rôle de la culture dans la morphogénèse des hallucinations.Mais chez les Occidentaux eux-mêmes, les influences intellectuelles jouent un certain rôle, comme le montrent les expériences faites par Sanford Unger #7 au laboratoire de psychologie de l\u2019Institut national de la santé mentale à Bethesda, Des expériences furent faites avec la mescaline et d'autres hallucinogènes.Lorsque les drogues étaient administrées par des psychanalystes freudiens, les sujets tendaient à revivre des expériences infantiles avec résultats positifs; lorsqu'elles étaient administrées par des jungiens, les sujets avaient des expériences transcendantes avec résultats non moins positifs; lorsqu\u2019on administrait les drogues à des étudiants de Harvard, ils cogitaient des problèmes philosophiques tels que celui du déterminisme et du libre arbitre, du bien ct du mal, etc.L'opinion générale est que le peyote et la mescaline n'engendrent pas la toxicomanie.La législation 36.Marino Benzi: Les derniers adorateurs du l\u2019eyotl.Paris, Gallimard, 1972.37 Sanford M.Unger: Mescaline, LSD, Psilocybin and Personality Change.Psychiatry.vol.26, 1963, p.11-125.L'UNION MÉDICALE DU CANADA fl if Maca DIRE EOI UMMA A HAUS bbe tle ol hE LAL HG tL teat américaine, répressive au début, a maintenant accepté l\u2019idée que le culte du Peyote constitue une religion, et non une toxicomanie.II existe toutefois quelques rares cas de toxicomanie au peyote.En voici une observation personnelle: En 1957 fut admis à l'hôpital psychiatrique de Topeka (Kansas) un Indien Kikapoo âgé de 65 ans et qui, sobre jusque alors, avait commencé à boire de l'alcool avec excès à la suite de circonstances où des désaccords avec sa deuxième femme, une Potowatomie, semblaient avoir joué un rôle.Le cas fut diagnostiqué « névrose alcoolique ».Le fait que je connaissais bien un de ses amis et voisins incita le malade à me raconter son histoire.Comme la plupart des Indiens de sa tribu, il avait une sorte de double personnalité, un nom américain et un nom indien, une religion « officielle > et une religion «indienne >.Quoique nominalement protestant, il appartenait à la religion du Peyote, tandis que sa femme qui appartenait a la religion des «Drummers» était hostile à celle du Peyote.En fait, notre homme était devenu toxicomane; il absorbait du peyote en dehors des cérémonies religieuses, et le jour où il ne put plus s\u2019en procurer, il fut saisi de vives souffrances qui l\u2019incitèrent à chercher un soulagement dans l\u2019alcool.Telle était l\u2019origine réelle de cet alcoolisme sur le tard mais il répugnait profondément à notre homme de parler du peyote et de sa religion, qu\u2019il considérait comme des affaires purement indiennes qui ne regardaient pas les médecins.Le malade nous raconta qu\u2019après une enfance et une jeunesse malheureuses il s\u2019était converti au Peyote à l\u2019âge de 27 ans.Sa première expérience lui avait laissé un souvenir inoubliable qu'il nous raconta en détail.Une vingtaine d\u2019Indiens étaient réunis un soir dans une salle au milieu de laquelle se trouvait un autel.Les rites, longs et compliqués, étaient dirigés par le « Peyote Chief », assisté par deux «Fire Chief », un « Cedar Chief », et un « Drum Chief ».Le goût du peyote lui avait paru amer comme de la quinine, mais bientôt commencèrent les visions: tout d\u2019abord une montagne doni les pentes étaient couvertes de rochers.Une eau claire et limpide commença à ruisseler entre les rochers et par dessus ceux-ci, mais bientôt ce spectacle grandiose devint une vision d'horreur: ce n\u2019était plus de l\u2019eau qui coulait, mais du sang, et les rochers s\u2019étaient transformés en cadavres d\u2019enfants.Notre homme demanda au dieu, par lintermédiaire du Peyote Chief, pourquoi il avait ce cauchemar, et la divinité lui répondit par le même truchement que c'était parce qu\u2019il avait péché, ayant eu des relations sexuelles illicites dont il ne s\u2019était pas purifié préalablement par une confession publique.Par la suite, notre homme était devenu un adepte fidèle qui ne manquait jamais les réunions du culte (célébrées une fois toutes les deux semaines); ce n\u2019est qu\u2019après de longues années que la consommation du peyote était devenue pour lui un besoin irrésistible.Les champignons hallucinogènes constituent un autre exemple de substances oubliées qui reviennent à la lumière après une longue éclipse.Lorsque les Espagnols conquirent le Mexique, ils s\u2019indignèrent de voir les Aztèques consommer rituellement un champignon nommé teonanacatl qui leur procurait TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 des visions.Ici aussi, il y eut répression, conservation secrète, et redécouverte récente.D\u2019autre part, les explorateurs russes découvrirent, dès le XVII siècle, que dans certaines tribus de Sibérie (les Ostiak, les Koryak, etc.), on fabriquait un breuvage enivrant au moyen d\u2019un champignon vénéneux, l\u2019individu intoxiqué avait des visions; le principe toxique était éliminé dans l\u2019urine, et celle-ci, considérée comme une liqueur précieuse, était bue, soit par le même individu, soit par d\u2019autres \u201c8.L\u2019étude des champignons hallucinogènes a été renouvelée principalement par Robert Heim 39 et par Gordon Wasson \u2018.Il résulte de leurs travaux qu\u2019il s\u2019agit, au Mexique et en Sibérie, de champignons de genres très différents (au Mexique des Psilocybe, Stropharia et Conocybe, en Sibérie c\u2019est l\u2019Amanita muscaria).Au Mexique, l\u2019individu intoxiqué reste éveillé et tranquille pendant 4 à 5 heures, éprouvant des visions qu'il décrit et commente, après quoi il tombe dans un lourd sommeil sans rêves qui dure environ deux heures.En Sibérie, le sujet traverse d\u2019abord une période d\u2019agitation bruyante avec cris, chants, danses, etc., au bout de 10 à 12 heures survient le sommeil: c\u2019est à ce moment et pendant les heures suivantes que les visions apparaissent.Wasson fait ressortir certaines similarités frappantes: au Mexique comme en Sibérie, les champignons sont personnifiés au cours des visions: ils donnent des ordres, ils répondent aux questions, ils prennent la forme de petits nains.Wasson pense que les deux cultes, au Mexique et en Sibérie, ont pris naissance indépendamment l\u2019un de l\u2019autre il y a des milliers d\u2019années.Wasson pense aussi que le culte des champignons a eu jadis une diffusion beaucoup plus grande qu\u2019aujourd\u2019hui, et que le fameux soma de l\u2019Inde védique, plante mystérieuse qui n\u2019a jamais été identifiée, n\u2019était autre que l\u2019amanita muscaria.Ici encore, on peut soupçonner que certains individus prédisposés peuvent devenir des toxicomanes.Une observation publiée par Reko *! pourrait se rapporter à un cas de ce genre: Dans un hôpital psychiatrique mexicain, une jeune indienne internée à la suite d\u2019un état d\u2019excitation maniaque s'était rapidement calmée, mais on observait que chacune des visites de sa famille était suivie d\u2019un état d'ivresse typique à caractère agressif, jusqu\u2019au jour où l\u2019on trouva dans les affaires de la malade une petite boîte contenant un produit végétal desséché; l\u2019Institut 38.Des extraits d\u2019auteurs russes, du XVIIe siècle à nos jours, ont été rassemblés et traduits par R.Gordon Wasson dans son livre: Soma: Divine Mushroom of Immortality.Harcourt Brace, Jovanovich, s.d.(1971).39.Robert Heim: Champignons toxiques et hallucinogènes, Paris, Boubée, 1963.40.Roger Heim et Gordon Wasson: Les champignons hallucinogènes du Mexique.Archives du Muséum d\u2019Histoire naturelle de Paris, 1958.41.Viktor Reko: Magische Gifte, Stuttgart, Enke, 1936, p.127.1207 biologique déclara qu'il s\u2019agissait de fragments d\u2019Ama- nita mexicana, et le mystère fut éclairci.L'étude des champignons hallucinogènes s\u2019est étendue récemment à la Nouvelle-Guinée \u20182, Les indigènes de la tribu des Kuma, dans les Hautes Plaines Occidentales, désignent sous le nom de nonda plusieurs espèces de champignons comestibles dont quatre possèdent des propriétés hallucinogènes, mais celles-ci n\u2019apparaissent que tard dans la saison sèche.Les effets pathologiques ne se manifestent que chez une partie de la population, à savoir des individus affectés d\u2019une prédisposition héréditaire.La consommation de ces champignons n\u2019est liée à aucun rituel religieux ou autre.Son effet est de provoquer, chez les prédisposés, l\u2019apparition d\u2019une « folie » collective qui se manifeste d\u2019une façon différente chez les hommes et chez les femmes.Chez les hommes, il s\u2019agit d\u2019une agitation furieuse, l\u2019individu armé court et terrifie les gens, mais (à la différence de l\u2019amok malais) ne tue ou ne blesse gravement personne.Les femmes mariées (que la contrainte sociale oblige à garder une chasteté rigoureuse et auxquelles elle interdit de danser), maintenant se peignent, s\u2019ornent le visage, ont des accès de rire, se vantent d\u2019aventures sexuelles vraies ou imaginaires, ont des rapports sexuels avec des hommes du clan de leur mari.Tout rentre dans l\u2019ordre au bout de deux jours; chacun est considéré comme irresponsable de ce qu\u2019il a pu faire pendant sa crise de «folie».D\u2019après les observations de Roger Heim, ces champignons ne seraient que très faiblement toxiques.La « folie » passagère qui suit leur consommation serait donc d\u2019ordre psychologique, et, 42.Mary Reay: \u201cMushroom Madness\u201d in the New Guinea Highlands.Oceania, vol.31, 1960-1961, p.137-139.comme le dit Mary Real #3, serait pour les Kuma une occasion inégalée de catharsis sociale et une institution tendant à maintenir l\u2019équilibre de leur société.L'histoire des hallucinogènes ne serait pas complète sans une mention du plus récent d\u2019entre eux.lc LSD 25%.On sait comment ce produit fut découvert accidentellement en 1943 par le chimiste Albert Hofman qui en éprouva sur lui-même les effets hallucinogènes dépersonnalisants.De 1943 à 1960, on l\u2019expérimenta comme inducteur de « psychoses expérimentales » et révélateur de l\u2019inconscient.Vers 1960, il fut adopté par les groupes qui cherchaient à se procurer des « expériences transcen- dentales ».À partir de 1964 commença la période de grande diffusion, marquée par l'apparition d\u2019accidents graves.Tandis que d\u2019autres toxiques du psychisme, qui avaient commencé par être des « poisons divins » ct le centre de culte religieux, se laïcisèrent par la suite et devinrent plus tard l\u2019objet d\u2019études pharmacologiques, le LSD 25 a suivi le processus inverse: il débuta par la phase d\u2019études pharmacologiques, se diffusa dans le public et devint ensuite le véhicule d'expériences philosophico-mys- tiques.Il y aurait encore bien d\u2019autres toxicomanies à mentionner ct beaucoup d\u2019autres points à traiter.Nous espérons avoir fait entrevoir l'ampleur ct la complexité du sujet.Dec tous les chapitres de la psychiatrie, il en est peu, en effet, qui soit dominé a tel point par son aspect transculturel.Mary Reay: The Kuma, Melbourne University Press, 1959.44.M.A.Wyss: Les intoxications par le ILSD 25, Paris, Masson, 1970, EFFET D'UNE DOSE UNIQUE DE PERCHLORATE SUR LA CAPTATION DE 24 HEURES À L'IODE 131 Nacia FAURE ! et Jean-H.DUSSAULT ?INTRODUCTION L'épreuve au perchlorate est employée couramment dans l\u2019évaluation de certaines lésions pathologiques thyroïdiennes, telles les dyshormonogénèses et la maladie d\u2019Hashimoto ' # 3.+, Cet anion a aussi été utilisé comme agent antithyroïdien dans le traitement de la thyrotoxicose 5-6, 'Résidente en endocrinologie.* Professeur adjoint, Service d'endocrinologie et métabolisme, le Centre hospitalier de l'Université Laval, 2705, boul.Laurier.Québec, Canada GIV 4G2.1208 Cette épreuve est basée sur le principe physico- chimique suivant: I'iode inorganique partageant avec le perchlorate (et avec d\u2019autres anions de poids moléculaire similaire comme le pertechnate (Tc0,).le perrhenate (Rc0,)), un mécanisme de transport actif responsable de la création d\u2019un gradient de concentration intrathyroïdien, les relations entre ces éléments sont soumises aux lois du mécanisme de compétition ©.L'iode capté au niveau de la thyroïde étant en équilibre avec l'iode extracellulaire, un blo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA cage de l\u2019influx d'iode par un anion comme le perchlorate entraînera une perte nette d\u2019iode.Cependant, dans des conditions normales, l\u2019organification de l\u2019iode étant très rapide et le \u201cPool\u201d d\u2019iode inorganique intrathyroïdien limité, l\u2019administration de perchlorate ne libérera que très peu d\u2019iode.Par contre, la situation opposée survient, lorsque l\u2019organification de l\u2019iode est inefficace en raison d\u2019un trouble intrinsèque, telle la présence d\u2019un inhibiteur de l\u2019organifica- tion: alors l\u2019iode libre intracellulaire sera sujet à un vidangeage vers le milieu extracellulaire.Le perchlorate peut aussi inhiber la liaison organique de l\u2019iode *; cependant des doses très élevées sont alors nécessaires et l\u2019inhibition du transport de l\u2019iode demeure son action principale (cette dernière étant à la base de son emploi dans la thyrotoxicose).Le but de la présente étude était de vérifier la durée de l\u2019action de l\u2019ion perchlorate au niveau de la captation de l\u2019iode 131: dans l\u2019éventualité d\u2019un effet à court terme, il aurait été alors théoriquement possible d\u2019accélérer une investigation thyroïdienne en combinant au moyen d\u2019une seule injection d'I'#! l\u2019épreuve au perchlorate et, si négative, la captation des 24 heures.MÉTHODES Quinze volontaires, âgés de 20 à 34 ans (8 femmes et 7 hommes), ont subi à environ une semaine d'intervalle, une épreuve au perchlorate, puis une captation des 24 heures à l\u2019['*!.Un prélèvement sanguin pour dosage du T4 \u201d a précédé l\u2019épreuve chez chacun des sujets, dans le but de vérifier biochimi- quement l\u2019euthyroïdie clinique.Lors de l\u2019épreuve au perchlorate, environ 30 mi- crocuries d\u20191'3! sous forme d\u2019iodure de sodium ont été administrés par voie intraveineuse au temps 0.7 Au temps 2 heures, la captation de I'I'31 a été mesurée avec un appareil Spectroscaler III A, et, à la suite, un gramme de perchlorate de potassium B.P.(5 comprimés de 200 mg de peroidin) était administré.Une nouvelle captation était faite au temps 3 heures (soit une heure après perchlorate), puis enfin au temps 24 heures.Pour la seconde partie du protocole, une captation a PI'3 était faite 24 heures après l\u2019administration d\u2019environ 30 yCi d\u2019T*! administrés par la même voie que précédemment.Nous avons alors pris soin de soustraire de la radioactivité captée au niveau de la thyroïde, lc résidu radioactif parvenant de l\u2019iode injecté la semaine précédente.RÉSULTATS Chez nos sujets, les valeurs de la thyroxine (T4) dosée par méthode radioimmunologique ont varié TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 de 5.9 a 15.3 ug %; moyenne de 9.87 = 2.4 ug% (moyenne + déviation standard).Le perchlorate n\u2019a entraîné aucun vidangeage de l\u2019iode thyroïdien chez le même groupe d\u2019individus.La captation moyenne à 2 heures est de 6.7 = 1.7% et une heure apres la perchlorate, la captation demeure inchangée (6.8 = 1.6%).La différence entre ces valeurs calculée selon une distribution normale de données pairées n\u2019est pas significative.En ce qui concerne les valeurs des captations à l\u2019118! 24 heures après le perchlorate, nous avons obtenu les résultats tels qu\u2019illustrés à la Fig.1: la va- CAPTATION THYROIDIENNE DE 24 HRS A L'IODE 1!3! AANT ET APRES UNE DOSE UNIQUE DE PERCHLORATE(lg) 351 N- 15 I-M+ ETM.304 \\ ] \\ 251 ¢ ] 20- N 8 NN Ë 154 8 \\ Be 10- 5- N p< 0.0001 EPREUVE EPREUVE DE BASE AVEC PERCHLORATE Fig.1 \u2014 Captation thyroidienne de 24 heures a |'I181 avant et après une dose unique de perchlorate (1g).La moyenne des captations de base s\u2019abaisse de 25.1 + 4.8% a 6.4 = 1.9% apres perchlorate.riation de la captation lors de l\u2019épreuve contrôle et lors de l\u2019_épreuve avec perchlorate est indiquée pour chaque sujet.Les captations de base ont pour moyenne 25.1 + 4.8%, tandis que, après perchlorate, la moyenne s\u2019abaisse à 6.4 + 1.9%.Ces valeurs sont significativement différentes a p < 0.0001.Finalement, une dernière observation qui nous semble intéressante, est le taux de captation une heure et 24 heures après le perchlorate (Fig.2); les moyennes de captation à ces deux temps sont respectivement de 6.8 = 1.6% et de 6.4 + 1.9%, valeurs 1209 CAPTATION A L\u2019'IS 1HRE ET 24 HRS APRES UNE DOSE UNIQUE DE PERCHLORATE (1g) N-15 1-M+ ETM.12- 114 104 9- | % DE CAPTATION I\" oO 1- p.Bulletin de 11.Echeverry, G.: « Le planning familial immédiatement après demographic et de planning familial, no.8, 1972, The Popu- I\u2019'accouchement ».Etudes de planning familial, 4: 55, 1973.ation Council.3.Castadot, R.G.: \u201cPostpartum Contraceptive Methods\u201d Inter 12.Sivin, I: \u201cContraception and Fertility Change in the Inter- J.Gynaecol.Obstet., 12: 187, 1974.national Postpartum Program\u201d, The Population Council, New 4.Swartz, EP.; Bullard, T.-H; Boone, P.A., et Hoelscher, E.W.: York, 1974, page 11.es y ostpartum, Intra-uterine Device Insertion: À Pre 13.Andolsek, L.: \"Experience with Immediate Post-Abortion In- vances in Planned Parenthood.International Congress Series sertions of the IUD a eit, ws oa.) fbortion Jechniques No.138, Amsterdam, Excerpta Medica Foundation, 1967, page page oy pices, xcerpia Medica, ICS No.235.ste , \u2019 164.: 5.Phatak, L.V.et Vishwanath, S.: \u201cThe Use of Intra-uterine 14.Goldsmith, A.; Goldberg, R.; Eyzaguirre, H., et coll.: \u201cIUD Contraceptive Devices During the Immediate Postpartum Period: Preliminary Report\u2019\u201d.Am.J.Obstet.Gynec., 96: 587, 1966.1236 Insertion in the Immediate Postabortal Period\u201d, in Goldsmith, A.et Snowden, R.(Eds.): Family Planning Research Conference, Excerpta Medica, Amsterdam, 1972, page 59.L'UNION MÉDICALE DU CANADA hi lv ar iS ones les À ang (hog Ques Las p de cel au | (i Cas à Qui couv dû thir de | dtr billy avant avg and ser +] im fita ete The Tes ler (er es im, faits cliniques OBSTRUCTION INTESTINALE PAR PHYTOBEZOAR CHEZ LES GASTRECTOMISES À L'OCCASION DE DEUX OBSERVATIONS Roland BOULIANE * et André LAPOINTE ** Le terme bézoar, consacré aujourd\u2019hui pour désigner des concrétions d\u2019origines très variées et trouvées dans l\u2019estomac ou l\u2019intestin, remonte à des origines très lointaines.Ce sont les Perses ® et ensuite les Arabes qui l\u2019ont utilisé.Il en est fait mention dans la littérature dès le XTI®° siècle avant Jésus- Christ .Les anciens ont attribué des qualités magiques à une poudre extraite de ces pierres triturées.Les plus belles et les plus colorées ont même servi de fétiches et de pierres précieuses et curieusement celles d\u2019Orient avaient toujours une plus grande valeur que celles d\u2019Occident.C\u2019est Baudamant * qui publia en 1779 le premier cas authentique de trichobézoar humain, tandis que Quain !° présenta le premier cas de phytobézoar découvert lors d\u2019une autopsie chez un épileptique.King et Outten ° furent en 1894, les premiers à extraire chirurgicalement un phytobézoar.Il faudra attendre 1930 pour obtenir dans la littérature la première description par Seifert 1 d\u2019une obstruction due à un bolus de choucroute chez une patiente de 44 ans ayant subi une gastrectomie type Billroth II.Le travail classique de Schlang et McHenry '* a démontré que dans 84 cas étudiés, les agrumes étaient pour 53 fois responsables de l\u2019obstruction sans que l\u2019on puisse invoquer des brides adhérentielles pouvant jouer un rôle dans le mécanisme.Norberg® a rapporté que sur 28 cas, les agrumes en furent responsables 26 fois et que le type de gastrectomie était la plupart du temps un Billroth II Polya avec gastro- jéjunostomie rétrocolique.Jusqu\u2019à ce jour, la littérature chirurgicale a publié au moins 200 cas alors que les revues radiologiques n\u2019en rapportent que de rares observations 7.Nous avons cru qu\u2019il y avait intérêt à présenter les deux observations suivantes: Observation 1 Il s\u2019agit d\u2019un médecin de 73 ans ayant déjà subi une chirurgie gastrique pour ulcus, il y a 20 ans.Le matin de son admission à l\u2019urgence, il présente un syndrome abdominal aigu avec douleur en barre * Professeur adjoint au Centre hospitalier universitaire Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec, Qué.G1V 4G2.** Professeur agrégé et chef du service de radiologie au Centre hospitalier universitaire Laval.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 à la région moyenne sous forme de crampes, de fortes coliques avec vomissements alimentaires abondants.L\u2019état général du patient est bon et il n\u2019est pas déshydraté.Il est très souffrant et n\u2019a pas eu de selles depuis 24 heures.À l\u2019examen physique, le pouls est irrégulier, sa tension artérielle 160/90 mm de Hg.L\u2019auscultation pulmonaire ne montre que quelques petits rales cré- pitants aux bases.À l\u2019inspection, l\u2019abdomen est tendu et ballonné.À la palpation, on constate une douleur à sa partie supérieure sans point précis.Le péristaltisme est accéléré.Au toucher rectal, l\u2019ampoule est libre.L'étude des radiographies de l\u2019abdomen montre des signes d\u2019obstruction (Fig.1 et 2) avec niveaux hydro-aériques dans le grêle supérieur.À l\u2019opération, on a constaté une grande quantité de sérosité péritonéale, un grêle distendu s\u2019extériorisant spontanément et présentant par endroits des zones d\u2019ecchymoses sans lésion pariétale.Au cours Fig.1 1237 Fig.2 Fig.1 et 2\u2014 Observation 1 \u2014 Abdomen: debout et couché: obstruction intestinale.La flèche (Fig.2) indique le phytobézoar.de l\u2019examen systématique du grêle, à environ 50 cm de la valvule iléo-cæcale, on découvre une masse intraluminale, de consistance mollasse.Par iléosto- mie, on extrait une masse principale de 4.0 par 5.6 cm.Après cette extraction, de nombreuses autres petites masses sont enlevées et la lumière intestinale s\u2019affaisse lors de l\u2019aspiration du liquide intestinal.À l\u2019examen histologique, la nature végétale (orange) de ces corps étrangers est constatée.Les suites opératoires sont normales et le patient est libéré après 10 jours d\u2019hospitalisation.Observation 2 Ce patient de 50 ans, alcoolique chronique, est admis le 20 août 1974 avec un diagnostic de crises épileptiformes secondaires à un sevrage de six jours.Après un traitement efficace de ces crises, on lui recommande une diète riche en vitamine C, que lc malade observa scrupuleusement en consommant une grande quantité d\u2019oranges.On relève dans ses antécédents une gastrectomic en décembre 1970.Un transit, demandé pour une histoire d\u2019hématémèse et de maelena remontant à quelques semaines précédant l\u2019hospitalisation, nous révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une gastrectomic type Billroth II.En cours d'hospitalisation, soit le 28-8-74 à 12.00 heures, le patient présente des douleurs épigastriques à irradiation ombilicale se généralisant rapidement à tout l\u2019abdomen 1238 en fin d\u2019après-midi.Le soir, apparaissent des vomissements bilieux et abondants avec arrêt des selles et des gaz.Un tube de Levine est mis en place et soulage lc malade.À l'examen, l'abdomen est tendu et douloureux.La tension artérielle est de 90/70 et le pouls à 60-80/minute.Une radiographic de I'ubdomen (Fig.3 et 4) pratiquée 36 heures après le transit montre un résidu baryté sporadique ct des niveaux hydro-aériques dans le jéjunum avec soupçon d'une masse intralu- minale.Devant ce tableau clinique ct radiologique, la notion d\u2019une consommation exagérée d\u2019agrumes chez un gastrectomisé fait poser au clinicien le diagnostic d'une obstruction par phytobézoar.Fig.3 À l'intervention, une dilatation marquée du jéjunum et de l'iléon est constatée.À 45 cm en amont de la valvule iléo-cæecale, le chirurgien palpe au moins 4 masses intestinales de diverses grosseurs.Unc iléostomie permet de les extraire ct d\u2019aspirer 3000 ce de liquide.L'examen macroscopique laisse voir des masses informes, brunâtres, nauséabondes « contenant des cosses d'oranges ».L'examen histologique confirme l'origine végétale de ces débris.Le patient quitte l'hôpital la 25\" journée, mais revient à plusieurs reprises pour des cures de désintoxication alcoolique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.4 Fig.3 et 4\u2014 Observation 2 \u2014 Abdomen: debout et couché: obstruction intestinale.La flèche (Fig.4) signale le phytobézoar dans la lumière intestinale.DISCUSSION L\u2019obstruction par substance alimentaire doit être ajoutée à la liste des complications fréquentes de la gastrectomie, c\u2019est-à-dire le \u201cdumping syndrome\u201d, le syndrome de l\u2019anse afférente, l\u2019anémie hypochrome, la malabsorption et l\u2019amaigrissement.De nombreux facteurs prédéterminent le mécanisme d\u2019obs*ruction chez les gastrectomisés: la composition du fruit ou légume, l\u2019état de la mastication, la digestibilité des aliments, l\u2019état de l\u2019estomac, le calibre et la mobilité du grêle.Beaucoup de fruits et de légumes contiennent une bonne partie de fibres cellulosiques.Souvent une personne extrait par mastication les jus de ceux-ci et la masse: de cellulose est par la suite avalée assez facilement \u201d.L'état de la dentition joue, parait-il, un rôle important.Une édention partielle ou complète, de mauvaises prothèses dentaires, favorisent l\u2019éventualité de cette obstruction.D\u2019après les auteurs & 7 8, ce n\u2019est pas tellement l\u2019état de la dentition que la façon gloutonne d\u2019avaler sans mastication fractionnée.Pour permettre le transit pylorique de la cellulose peu digestible des fruits et des légumes, la région TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 antrale de l\u2019estomac joue le rôle d\u2019un broyeur.Les autres régions de l\u2019estomac accumulent et mélangent les sucs et les aliments 2.La gastrectomie supprime la fonction essentielle de broyage antral, I'estomac restant ne conservant que partiellement la capacité de rétention au dessus d\u2019une anastomose souvent béante.Il en résulte un transit rapide de tous les aliments.Dans ces conditions, les agrumes non fragmentés vont se loger directement dans le grêle où, en s\u2019hydratant, ils vont reprendre une partie de leur volume.Dépendant de leur grosseur, leur transit peut être ralenti jusqu\u2019à l\u2019arrêt total.Le siège de l\u2019obstruction se situe dans l\u2019iléon, de 50 à 70 cm en amont de la valvule iléo- cæcale, où, selon les anatomistes et les physiologistes, la lumière et le péristaltisme de l'intestin sont diminués 2.Nos deux patients ont présenté des conditions favorables à l\u2019obstruction par un phytobézoar : gastrectomie type Billroth II, prothèses dentaires et hygiène alimentaire douteuse chez le 2° patient.Chose inusitée, chez le second malade, la crise d\u2019obstruction est survenue en cours d\u2019hospitalisation et dans les 12 heures qui ont suivi une ingurgitation inconsidérée d\u2019oranges.Les signes radiologiques sont ceux d\u2019une obstruction de l\u2019intestin grêle: niveaux hydro-aériques et absence de gaz dans le côlon.En scrutant attentivement les anses aérées, une masse intraluminale de densité non homogène peut être identifiée (Fig.2 et 4).À l\u2019opposé d\u2019une tumeur d\u2019une autre nature, elle a la densité caractéristique de particules alimentaires ou de matières fécales.CONCLUSION Bien que le diagnostic d\u2019obstruction intestinale par phytobézoar chez les gastrectomisés reste difficile à faire, la notion antérieure de gastrectomie et l\u2019anamnèse des habitudes alimentaires sont des facteurs primordiaux pour poser un diagnostic précis.Il faut prémunir ces patients contre une trop grande consommation d\u2019agrumes et, surtout, leur conseiller de bien mastiquer et de bien fragmenter les aliments riches en fibres cellulosiques.Résumé Deux observations d\u2019obstruction intestinale par phytobézoar sont rapportées.Dans les deux cas, l\u2019obstruction intestinale s\u2019est produite chez des gas- trectomisés de type Billroth IT et l\u2019agent incriminé fut le zeste d\u2019orange qui forma un bolus se logeant à environ 50 cm en amont de la valvule iléo-cæcale.1239 Summary Two cases of bowel obstruction by phytobezoar are reported.In both, obstruction happened to a patient who had a gastrectomy of the Billroth IL type.The offending agent consisted of orange fibres forming a bolus at 50 cm proximal to the ileo-cecal valve.BIBLIOGRAPHIE 1.Baudamant: Description de deux masses de cheveux trouvées dans l\u2019estomac et les intestins d\u2019un jeune garçon de 16 ans, Hist, Soc.Roy.de méd., Par., 2: 262, 1777-79.2.Buchlohz, R.et Haisten, S.: Phytobezoars Following Gastric Surgery for Duodenal Ulcer.Surgical Clinics of North America, 52, no 2: 341-352, avril 1972.3.Davenport, HW.: Physiology of the Digestive Tract.Chicago, Yearbook Medical Publisher Inc., 50-51, 1961.4.De Bakey, M.D.et Alton Ochsner, M.D.; Surgery.Recent advances in Surgery, octobre 1934, 935, janvier 1935, 132.5.Dechambre, Amédé: Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 9: Paris, 1968.6.Edelman, G.: L\u2019iléus alimentaire chez les gastrectomisés.Soc.nationale francaise de gastro-entérologie, pages 657-661.Séance du 10 avril 1961.7.Moskowitz, H.: Phytobezoars of the Small Bowel Following Gastric Surgery.Radiology, 113: 23-26, octobre 1974.8.Norberg, D.B.: Intestinal Obstruction due to food.Surg, Gyn.Obs., août 1961, p.149.9.Oulten, W.B.: Case of Double Gastrolith Removed by Gastro- tomy.Med.Fortnighty, 455, 1894.10.Quain: Stomach of an Insane patient filled with Cocoanut Fiber, which caused death by perforation.Tr.Path.Soc.London, 5: 145, 1854.11.Schlang, H.A.et McHenry, L.F.: Intestinal Obstruction due to food.Surg Gyn.Obst., 113; 149-152, août 1961.12, Seifert, E.: Veber Krautilus.Deutsche Zts Chr.F.Chir., 224; 96-98, 1930.EN MARGE DU TRANSSEXUALISME ! Jean-Louis SAUCIER 2 En cours de psychothérapie, les symptômes quels qu'ils soient s\u2019estompent et nous parlons volontiers de « résistances » à propos du climat défensif que le patient élabore dans la relation thérapeutique: résistances à dévoiler son identité au thérapeute (Deve- reux).Dans l\u2019observation qui retient particulièrement notre attention aujourd\u2019hui, la symptomatologie est si criarde que l\u2019observateur ne peut éviter de la remarquer.Nous pourrions donc prévoir que les résistances seront énormes.Ainsi, du profil psycho- sexuel, de ce jeune homme (jeune femme?) de vingt- neuf ans, danseuse de son métier, qui dès I'Age de quatre ans et demi se sentait une âme féminine et se travestissait en femme avec l\u2019approbation de sa mère, nous retenons les étapes suivantes.À huit ans, il assiste, blotti dans les bras de sa mère au suicide de son père, géant incestueux, libertin, brutal et alcoolique.Enurétique jusqu\u2019à l\u2019âge de dix ans, il est initié à la même époque à l\u2019homosexualité dans un orphelinat et dès l\u2019âge de quatorze ans il s\u2019adonne au travestisme de façon lucrative et subit une hormonothérapie visant à augmenter le volume de ses seins.Il se soumettra, par la suite, à l\u2019âge de vingt-deux ans, à une mammoplastie d\u2019addition.Parallèlement à ces tentatives « rectificatrices », à partir de l\u2019âge de vingt ans jusqu\u2019à maintenant, il vit une liaison homosexuelle stable, mais ponctuée de plusieurs tentatives de suicide provoquées soit par l'indifférence soit par une conduite de rejet de son partenaire.! Intervention lors d'un colloque sur le transsexualisme organisé par le département de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Montréal le 29 novembre 1974.Z Membre du service de psychiatrie de !'Hôtel-Dieu de Montréal.1240 Depuis environ deux ans, ses tentatives d\u2019autolyse se sont multipliées, son partenaire l\u2019ayant désinvesti graduellement bien qu\u2019approuvant en principe les dernières interventions chirurgicales qu\u2019il a subies: une castration et une vaginoplastie.Même si ces « correctifs » visaient à le modeler au plus près possible du sexe féminin et à créer chez lui et les autres l'illusion de la féminité, notre sujet les juge mal réussis, insatisfaisants et dérisoires.D'ailleurs, la vue des organes génitaux féminins l\u2019écœure.Sur le plan diagnostique, bien qu\u2019il présente un état dépressif évident, ce qui retient l\u2019attention, c\u2019est son immaturité, un état de dépendance chronique, un contenu fantasmatique fusionnel et une énergie de contreinvestissement centrée essentiellement sur le désir de changer de sexe.Il nous assure qu\u2019il s'est toujours senti étranger dans sa peau; ses agissements nous font hésiter à le classer dans la catégorie des homosexuels, des travestis, des fétichistes, ou des transsexucls pour ne pas mentionner les troubles prépsychotiques de l\u2019identité.Il réclame de la société qu\u2019elle l\u2019aide à se « trouver », il la critique de avoir mutilé ou mal refait.I! se sent d\u2019abord une erreur de la nature puis il se voit comme une victime de la société.Il n\u2019a aucune place distincte.Devant ce spectacle dramatique de la recherche de soi (le sujet tente de nier cet aspect de sa quête inlassable) nous pouvons prendre le parti soit de traiter ses symptômes comme des manifestations inconscientes d\u2019un conflit, comme nous le faisons en général aussi bien pour une phobie que pour unc dépression, soit délibérément (pour des raisons affectives personnelles) assigner à ces symptômes un sens L'UNION MÉDICALE DU CANADA extérieur; ainsi, on légalisera l'homosexualité, on rendra possible la libéralisation des conduites perverses, on transformera chirurgicalement les gens selon le sexe de leur choix.Ce faisant, on assignera à nos données d\u2019observation des valeurs absolues: par exemple, le fétichisme existe; il a droit de cité, donnons-lui sa place.Nous pourrions aussi considérer ces conduites minoritaires dites perverses à la lumière des recherches des éthologues tels Lorenz ou Tinbergen qui nous apportent des faits d\u2019observations multiples et des modèles d'explications fort élaborés centrés autour des avatars de « l\u2019instinet ».Ces recherches qui se veulent objectives et qui ont pour objet les comportements finalisés des espèces animales en général, si elles ont mis en évidence la qualité répétitive et souvent stéréotypée de telle ou telle activité animale spécifique, ne peuvent éviter de nous séduire non sans nous mettre en garde contre les risques d\u2019erreurs à vouloir passer d\u2019un plan trop objectif à celui de « l\u2019intentionalité subjective » (Diatkine).Bien sûr, les données psychodynamiques actuelles que nous, cliniciens, utilisons sont empruntées souvent à des postulats freudiens qui, en partie, tirent leurs références d\u2019un schéma réflexologique et utilisent des concepts d\u2019« énergie » et d\u2019« instinct ».Le désir est grand de juxtaposer les découvertes et de passer d\u2019une méthodologie à l\u2019autre, nous pensons ici aux travaux des éthologues et des endocrinolo- gues.Quoi qu\u2019il en soit, il m\u2019a semblé intéressant de dégager un facteur mentionné d\u2019une part par les éthologues dans la description qu\u2019ils font des conduites animales et d\u2019autre part par les psychanalystes, quand ils veulent décrire le caractère antithétique fondamental qui sépare leurs patients présentant une « Vie imaginaire » des autres qui en sont « dénués »: je veux parler de l\u2019automatisme de répétition.La clinique nous apprend à reconnaître deux catégories d\u2019individus.Ces différences sont mises en évidence dans le contexte interpersonnel du « discours » de nos patients et notamment à propos du « caractère répétitif » dans les propos qu\u2019ils nous tiennent.Ainsi, les uns nous paraissent évolués; leur « discours » s\u2019adresse à nous et, même s\u2019il semble stagner à certains moments et se répéter inlassablement, une oreille attentive saura y percevoir qu\u2019il s\u2019enrichit d\u2019une « réécriture intérieure évolutive » selon l'expression heureuse de M.de M'Uzan.« Tout se passe comme si les événements réels du patient, une fois traversés, cédaient en importance au récit intérieur qui en est fait et refait ».Tel serait le destin des organisations dites normales ou névro- TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 tiques.Le patient se souviendra de « choses » et se les remémorera à travers un entrelacs complexe qui signera la diversité et la richesse de la décharge du souvenir; nous dirons alors qu\u2019il élabore en répétant.Au contraire, d'autres auront un « discours » décharné: telle caractéristique mise de l'avant sera retransmise inchangée.Les répétitions seront imitatives: il répétera sans élaborer.Les activités de représentation et de symbolisation qui étaient à l\u2019œu- vre chez les premiers seront appauvries, celles de condensation, de déplacement et de dramatisation, paraîtront rudimentaires.On aura toujours l\u2019impression d\u2019un vide intérieur où l\u2019on craindra la soudaineté d\u2019une décharge brutale, d\u2019un déferlement.Pour qualifier cet état, M.Fain faisait remarquer que « la pauvreté d\u2019élaboration est compagnon de misère de l\u2019automatisme de répétition ».Notre patient vient grossir les cadres de la dernière description; sa vie intérieure est pauvre; ses besoins sont formulés caricaturalement.Ils n\u2019en demeurent pas moins réalisés sans l\u2019intermédiaire d\u2019une élaboration mentale suffisante qui les ferait accéder à la promotion de désirs.Tout ce passe comme si la satisfaction devait naître d\u2019une réponse extérieure à soi.Rien ne peut être retenu ou encore vécu intérieurement.Nous préférerions dire: rien ou très peu ne peut s\u2019imaginer ou se représenter intérieurement.Il y a chez lui une carence de fantasmes, un déficit de la faculté de représenter les choses.Il aurait été plus juste de dire initialement que son sentiment d\u2019être femme était un symptôme clos non élaboré.Ce sentiment, s\u2019il a existé d\u2019ailleurs, a été épisodique, car il a finalement cédé le pas aux mécanismes répétitifs mis en œuvre pour le dénier, le « chosifier » et, comportant surtout des mesures pragmatiques, pour, non pas faire la femme, mais être femme et non comme chez le travesti, faire « comme si» il était femme.La dernière mesure de comportement utilisée a été radicale comme nous le savons et matérialisée à travers un « contre-acting » chirurgical, c\u2019est-à-dire, une participation extérieure dans la réalisation de son « acting » de devenir femme, non pas pas la pensée, mais par le corps, les attitudes et les vêtements.Nous terminerons en notant que ce patient a eu deux chances théoriques de sortir de son automatisme stérile, stéréotypé et dépourvu de possibilité éla- boratrice et de se signifier au niveau de son identité; d\u2019abord au moment de son travestisme où il gardait son identité en « faisant comme si» et pendant sa vie homosexuelle, où il faisait aussi comme s\u2019il était femme, tout en ayant la possibilité de revenir à sa position antérieure.D'ailleurs, il serait plus éclai- 1241 IB RE h i rant de poser le problème différemment: la vie sexuelle proprement dite de ce malade n\u2019aura eu de sens relationnel qu\u2019aux deux niveaux mentionnés ci-dessus.Au niveau transsexuel, il ne s\u2019agit déjà plus de ça; ses préoccupations s\u2019inscrivent dans un ordre plus archaïque: celui du narcissisme primaire, c\u2019est-à-dire, de ce moment particulier où la pensée n\u2019a pas encore fait le partage entre le moi et le non- moi.Le plaisir recherché n\u2019est pas dans la relation à autrui, mais dans la relation primitive à soi, dans le plaisir de contempler sa propre image.Les transsexuels ne recherchent pas le plaisir de l\u2019orgasme partagé mais ils ont le souci de plaire à leur « partenaire » à travers les relations « spéculaires » de leur vis-a-vis a propos de leur apparence réalisée.Quant à nous, individus différenciés, qui avons suivi les dédales des relations (?) de cet individu, nous avons compris le sens de ce qu\u2019il n\u2019a pas réussi à trouver dans sa quête inlassable: se retrouver ravi de l\u2019image maternelle qu\u2019il se renvoit, car il s\u2019agit presque d\u2019une réalisation délirante de facto, c\u2019est-à-dire recréer ce qui a toujours existé inconsciemment chez lui: la fusion avec sa mère, condition qui l'a toujours empêché de vivre dans son sexe véritable.Résumé Nous dirons que le transsexuel transformé dans le sexe de son choix aurait théoriquement réalisé par la connivence d'autrui l\u2019imaginaire fusionnel de l'in- distinction; il serait en fait une sorte de monstre are- lationnel; il exprimerait aussi le désir caché de ses parents d'annulation de leur produit et sa soumission inexorable aux exigences morcelantes de ses géniteurs.Summary We come to see manifest transsexualism as the surgical product of a wish of the subject to realize a long standing phantasy of indistinctness.Through his desperate ordeal, the subject is once again tied up to his own's parents wish of fusion in their relations with their offspring.One may include clinically this special form of object-relationship in the wide variety of narcissistic personality disorder.INSUFFISANCE RENALE AIGUE APRES UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE PAR PERFUSION DANS LES CAS DE NEPHROPATHIE DIABETIQUE Marcel TREMBLAY ', J.BERNHEIM 2, F.BERTHOUX 3, P.ZECH ® et J.TRAEGER* Les accidents secondaires à l\u2019urographie intraveineuse sont bien moins fréquents depuis l\u2019utilisation de P.C.triiodés.De ce fait, le nombre des indications s\u2019est accru, aussi bien en technique classique qu\u2019en perfusion, incluant les cas d'insuffisance rénale aiguë \"\u201d, d\u2019insuffisance rénale chronique * 7 et de myélome 12, Des anuries, sans manifestations allergiques, après urographie intraveineuse par perfusion, ont cepen- ! Résident IV en néphrologie, Québec, Canada.?Assistant en néphrologie, Hôpital Meir, Université de Tel Aviv, Kfar Saba, Israël.3 Clinique de néphrologie et des maladies métaboliques, Service du professeur J.Traeger \u2014 Pavillon P, Hôpital Edouard-Herriot, 69374 Lyon, Cedex 2, France.Clé des abréviations F.G.: Filtrations glomérulaires F.S.C.: Flux sanguin cortical F.S.R.: Flux sanguin rénal G.R.: Globules rouges IRA: Insuffisance rénale aigué IL.R.C.: Insuffisance rénale chronique P.C.: Produit de contraste U.LV.: Urographie intraveineuse U.LV.P.: Urographie intraveineuse par perfusion.1242 dant été rapportées par différents auteurs *.Dans les cas de néphropathie diabétique les complications semblent rares ct se manifestent soit par une aggravation transitoire d\u2019une insuffisance rénale chronique \u201c, soit par une insuffisance rénale aiguë = * 15, Dans notre travail nous rapportons les observations de quatre cas d'insuffisance rénale aiguë survenues chez des malades présentant une néphro- pathic diabétique.Nous tenterons, a partir de ces cas et de la littérature, de tirer des conclusions sur leur étiopathogénie et leur prévention.MATÉRIEL ET MÉTHODES Vingt et un malades atteints d'une néphropathie diabétique ont été hospitalisés dans la Clinique de Néphrologie et des maladies métaboliques de Lyon entre septembre 1973 ct octobre 1974.Neuf présentaient une I.R.C.Une U.LV.a été réalisée dans quinze cas ct unc U.LLV.P.chez six des neuf malades en LR.C.Une I.R.A.a été notée dans les suites immédiates de l\u2019U.1.V.P.chez quatre d\u2019entre eux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA il la un 0 & di ré TABLEAU I INSUFFISANCE RENALE AIGUE APRES UROGRAPHIE CHEZ LES DIABETIQUES CARACTERISTIQUES GENERALES ET EVOLUTIVES DES DIABETES Complications du diabéte RT NP ' HTA No Age Sexe Type Durée (A) (A/IR) MA NR (A) 1 27 F II 14 ans 4 4/1 + + 1 2 28 M Il 25 ans 7 6/ + + 4 3 48 M I 17 ans 17 17/2 + + 0 4 65 M I 17 ans 3 3/0.5 + + 1 Légende : RT: Rétinopathie (A: ancienneté en année de la rétinopathie).NP: Néphropathie (A/IR: ancienneté en année de la néphropathie/ancienneté en année de l\u2019insuffisance rénale chronique).MA: Macroangiopathie.NR: Neuropathie.HTA (A): Ancienneté en année de l'hypertension artérielle.Une ponction biosique rénale percutanée n\u2019a été faite qu\u2019une seule fois (cas n° 1), onze jours après l\u2019examen radiologique à l\u2019aide d\u2019une aiguille à usage unique Travenol.Le produit de contraste utilisé pour l'urographie intraveineuse a consisté en 60 ml d\u2019acide ioxitala- mique (iotalamate de méthylglucamine et de sodium en proportion 2 pour 1), dont la teneur en iode est de 38 gm/100 cc.Pour l\u2019U.I.V.P., 140 ml d\u2019une solution à 60 pour cent de sel de méthylglucamine de l\u2019acide iotalami- que, dont la teneur en iode est de 28 gm/100 cc, ont été perfusés en plus de l\u2019ioxitalamate.Le temps d\u2019injection des deux produits a été de quatre à six minutes.Le contenu total en iode était de 62 gm.Il n\u2019y a eu ni préparation digestive, ni restriction liquidienne avant l\u2019examen.Les critères retenus pour le diagnostic de l\u2019épisode d\u2019I.R.A.ont été : l\u2019augmentation de l\u2019urée et de la créatinine sanguine, l\u2019apparition d\u2019une oligo- anurie (diurèse inférieure à 100 ml/24 h), les signes cliniques d\u2019urémie et la récupération fonctionnelle rénale par la suite.RÉSULTATS Les quatres malades, âgés de 27 à 65 ans, étaient diabétiques depuis plus de quatre ans.Les deux plus jeunes étaient insulino-dépendants.Ils présentaient tous des complications vasculaires, néphrolo- giques et neurologiques de leur diabète.Lors de leur admission, ils étaient tous hypovolémiques.Une LR.C.était présente depuis plus de six mois dans tous les cas (Tableau I).Les détails biologiques, cliniques et évolutifs apres I'LR.A.sont rapportés dans la Fig.1 et le Tableau II.Il est à noter que la durée de l\u2019oligo- anurie n\u2019a été que de un à trois jours, mais que le retour à une fonction rénale identique à celle précé- TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 or dant l\u2019U.I.V.P.s\u2019est réalisé dans un délai de 15 20 jours.TABLEAU II INSUFFISANCE RENALE AIGUE APRES UROGRAPHIE CHEZ LES DIABETIQUES TRAITEMENT ET ÉVOLUTION DES 4 CAS D\u2019I.R.A.Durée O.A.Délai de la R.F.Cas SH.(jours) (jours) 1 0 3 15 2 4 1 18 3 1 3 20 4 1 3 20 Légende : S.H.: Nombre de séances d\u2019hémodialyse.O.A.: Oligo-anurie (< 100 cc/j).R.F.: Récupération fonctionnelle.La biopsie rénale (cas n° 1) a révélé en microscopie optique l\u2019existence de lésions typiques de glo- mérulosclérose diabétique accompagnées de signes de néphrite interstitielle chronique avec fibrose et atrophie tubulaire.Aucune lésion microscopique ne permettait de suspecter une néphrose osmotique ou une nécrose tubulaire aiguë.Des dépôts glomérulaires d\u2019IgM, de C3 et de Ciq ont été mis en évidence dans les zones hyalinisées par l\u2019étude en immuno- fluorescence.DISCUSSION Données histologiques et physiopathologiques en relation avec le produit de contraste.Des modifications structurales du parenchyme rénal, des parois vasculaires rénales et cérébrales, ainsi que des hématies ont été remarquées lors de l\u2019emploi des produits de contraste.Des lésions histologiques rénales ont été constatées chez l\u2019animal après injection de P.C.dans les artères rénales.Il a été noté un engorgement des capillaires glomérulaires avec exsudat albumineux, des cellules épithéliales dégénérées dans l\u2019espace de Bowman et une vacuolisation des cellules tubulaires 1243 L Diurese D \u2014 /esheures Creatinine Cee eo mg, Uree U- mg, Hemodialyse H CAS 1 CAS 3 1a9 Ÿ Dec uIP 250Y Dc uve yo = 6 I.s., rss 200 10 .te Thea .*e * 10C 5 LY \u2018e >, i 5 Pd e.~ 4 4 eu, wo] 4 Ao Ld ., o .eo] a] e fre.754 3 2 sof 2 0) 11 NJ 25] \\ IN 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Jours 1 2 3 4 56 748 9 10 11 12 13 '4 15 16 17 13 19 20 Jours H D-C ULVP U DC n 3 1 LV.P CAS?ope VY CAS 4 oe 1Q °° % 200 2 lo * o *vecvec0cp0 0000 0060000000, 250] sf L° ETT 100] & 200 4 80) 4 1504 3 sos 3 we] 2 wolf 2 / / sof | 20081 i 3 445 6 746 6 doi dz 13 ta 15406 17 tadours 1 34 5 6 708 3 10 nm 12 3 14 15 18 17 18 15 20Jours H H H H H Fig.1 et de leurs mitochondries !°._ L\u2019étendue des lésions tubulaires est proportionnelle à la concentration du P.C.Chez l\u2019homme, des lésions de type néphrose osmotique, identiques à celles retrouvées après perfusions de solutés hypertoniques, ont été décrites aussi bien après U.I.V.P.° qu\u2019après artériographie rénale.L'atteinte directe par le P.C.des cellules endothéliales et musculaires des parois vasculaires a été signalée, aussi bien au niveau du cerveau qu\u2019au niveau des reins 15, En plus d\u2019un phénomène d\u2019hémolyse associée à une diminution de la durée de vie des G.R., tous les P.C., quelle que soit leur concentration, provoquent une acanthocytose et une aggrégation des G.R.#10 et ce de manière diffuse, lésant indirectement les parois vasculaires.Dans le domaine hématologique, il faut noter aussi l\u2019existence d\u2019un allongement du temps de coagulation et du temps de thrombine.Du point de vue physiopathologique, il semble bien que le rôle néfaste joué par les P.C.sur la fonction rénale et sur la vascularisation locale et générale s\u2019associe à certains facteurs prédisposants pour favoriser la survenue d'une I.R.A.1244 La clearance des P.C.est équivalente à celle de l\u2019inuline et aucune réabsorption tubulaire n\u2019a pu être démontrée.Par contre, une sécrétion tubulaire a été mise en évidence chez l\u2019animal, mais elle n\u2019est pas prouvée chez l\u2019homme.Chez l\u2019animal, la détérioration des fonctions rénales induite par les P.C.est variable suivant le type du produit ct la concentration utilisée 8.Des injections dans l\u2019aorte abdominale ou dans les artères rénales ont provoqué une diminution de la tension artérielle moyenne, une réduction importante de la F.G.et du F.S.R.Une vasoconstriction (avec diminution du F.S.R.) a également été observée, faisant suspecter l\u2019intervention du système rénine-angio- tensine.Enfin, l\u2019existence d\u2019une diminution de la tension en oxygène dans le rein a été signalée.Chez l\u2019homme, l\u2019altération fonctionnelle sous l\u2019influence des P.C.est beaucoup plus discutée.Certains ont constaté une augmentation transitoire de la créatininémie en cas d'I.R.C.7.Une étude plus récente de Bahlman ! révélait l\u2019existence d\u2019une chute significative de la F.G.uniquement en présence d'IR.C.modérément évoluée, et d\u2019une diminution non significative du F.S.R.dans tous les cas.D\u2019autres n\u2019ont noté aucune de ces modifications 3.La L'UNION MÉDICALE DU CANADA clearance osmolaire et le volume urinaire sont régulièrement augmentés, que la fonction rénale soit normale ou modérément réduite.Les effets du P.C.sur les G.R.ont comme conséquence l\u2019augmentation de la viscosité sanguine ™ avec apparition de lésions des parois vasculaires provoquant soit une obstruction des vaisseaux, et donc des lésions du parenchyme rénal, soit une résistance vasculaire accrue, ralentissant la circulation, augmentant le contact « P.C.-Tissu » et donc accentuant la toxicité du produit # !°.Le rôle toxique de la prolongation du contact « P.C.-Tissu» a, de même, été envisagé au niveau de la lumière tubulaire chez les sujets hypovolémiques °.Les lésions des parois vasculaires directement liées au P.C.aboutissent à l\u2019augmentation de la perméabilité des cellules endothéliales.Celles-ci expliqueraient la présence d\u2019un œdème rénal, constaté chez l\u2019animal, et qui serait proportionnel à la concentration du P.C.De ce fait, l\u2019augmentation de la pression intracapsulaire serait responsable d\u2019un ralentissement du flux sanguin cortical (F.S.C.) et donc de la chute de la F.G.Les P.C.auraient également une action dépressive sur le débit cardiaque, soit par un effet direct sur le myocarde, soit par stimulation parasympathique, et l\u2019effet hypotenseur serait aggravé par la libération de dérivés de l\u2019adénine lors de l\u2019hémolyse.L\u2019association de facteurs prédisposants peut accentuer la toxicité du P.C.Parmi ceux-ci, l\u2019hypersensibilité peut être l\u2019une des causes d\u2019I.R.A.\"°.Elle s'accompagne généralement de manifestations cliniques variées (cutanées, pulmonaires, etc.), parfois même de choc.En fait, la sensibilité à l\u2019iode est rare, mais le P.C.agirait comme libérateur d\u2019histamine au niveau des organes, la sensibilité des sujets étant variable de l\u2019un à l\u2019autre S.Pour certains auteurs, le produit de contraste favoriserait la précipitation de la mucoprotéine de Tamm et Horsfall 5 et expliquerait certaines I.R.À., d\u2019autant plus qu\u2019il existe une basse concentration urinaire de sodium et une déshydratation.Elle serait le principal constituant des cylindres \u2018dans un bon nombre d\u2019I.R.A., comme certains l\u2019ont suggéré dans les cas de myélome.Kirkland et Haslock ont observé, après U.I.V., l\u2019apparition d\u2019une protéinurie chez sept malades, et son augmentation chez seize autres, sur 35 cas étudiés, sans spécifier les types de protéinurie.Le rôle prédisposant d\u2019une hyperuricémie a été envisagé par certains®.La précipitation d\u2019urates intratubulaires serait favorisée par la déshydratation TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 et par l\u2019effet uricosurique de certains P.C.!*.Une atteinte hépatique préexistante pourrait aussi jouer un rôle aggravant *.Enfin, le rôle prépondérant de la déshydratation lors de l\u2019examen a été souligné par la plupart des auteurs ayant rapporté des I.R.A.après urographie 5.7.8:9, Souvent d\u2019origine iatrogène (laxatif, diurétique, etc.), aggravée par la diurèse osmotique due aux P.C., elle favorise leur effet toxique.DISCUSSION DES CAS Nous n\u2019avons pas retrouvé de lésions rénales correspondant à une néphrose osmotique ou à une nécrose tubulaire aiguë, sur le seul spécimen histologique qui a été étudié.Parmi les facteurs prédisposants, aucun paramètre clinique ou biologique ne nous permettait de retenir l\u2019intervention de l\u2019acide urique, d\u2019une atteinte hépatique ou d\u2019une hypersensibilité.Par contre, la précipitation de matériel protéique dans les tubules peut être prise en considération ; cependant la rapide réapparition de la diurèse et l\u2019absence de cylindres au seul examen anatomopathologique, peut nous en faire douter.Dans la mesure où dose et concentration du P.C.jouent un rôle dans les complications rénales & 7, il est indiscutable qu\u2019une seconde injection (U.I.V., artériographie), trop rapidement effectuée, soit un facteur d\u2019aggravation.Nous l\u2019avons constaté chez l\u2019un de nos malades à la suite d\u2019une artériographie réalisée 24 heures après U.I.V.P.(Fig.1, cas 3).Les âges, types de diabète et gravité d\u2019atteinte rénale fonctionnelle étant très disparates dans nos cas, il ne semble pas que l\u2019un de ces paramètres ait eu un rôle déterminant dans l\u2019induction de l'IR.A.En fait, si tous les facteurs précédemment cités peuvent avoir une certaine importance, l\u2019atteinte vasculaire, la toxicité du P.C.et l\u2019hypovolémie nous semblent primordiales.La présence d\u2019une vasculopathie diabétique diffuse et sévère comme ce fut le cas chez les quatre sujets étudiés, modifie l\u2019état de la vascularisation rénale et son potentiel d\u2019autorégulation.De ce fait, il apparaît une plus grande susceptibilité aux lésions vasculaires d\u2019où qu\u2019elles proviennent, toxiques notamment, en particulier lorsqu\u2019il existe une hypovo- lémie avant U.I.V.P.Celle-ci était, effectivement, présente chez nos quatre malades.Le rôle néfaste de la déshydratation a été confirmé chez deux d\u2019entre eux, puisqu\u2019un examen radiographique, utilisant les P.C., a été réalisé deux et cinq mois après l\u2019I.R.A., sans aucun problème.1245 Nous interpréterions donc ces I.R.A.comme secondaires à une ischémie rénale transitoire, particulièrement grave chez ces vasculopathiques.Cette hypothèse nous semble d\u2019autant plus logique que la récupération de la diurèse a été rapide et que les fonctions rénales sont redevenues identiques à celles qui existaient avant l\u2019épisode.En conclusion, l\u2019U.I.V.P.ne nous semble pas contre-indiquée chez les malades diabétiques, même en I.R.C., si les conditions de préparation et d\u2019hydratation sont bonnes et si la surveillance est régulière après l\u2019examen.Résumé Quatre cas d\u2019insuffisance rénale aiguë (LR.A.), survenue après urographie intraveineuse par perfusion (U.L.V.P.) chez des diabétiques insuffisants rénaux chroniques, sont rapportés par les auteurs.Le produit de contraste (P.C.) utilisé associait de l\u2019ioxitalamate de méthylglucamine et de sodium et une solution d\u2019iotalamate de méthylglucamine.Les quatre malades ont présenté une oligo-anuric de courte durée, récupérant leurs fonctions rénales antérieures en trois semaines.Après une étude approfondie de la littérature dans le domaine de la toxicité directe et indirecte du P.C.vis-à-vis du parenchyme rénal, la discussion porte sur les différentes possibilités étiopathogéni- ques de ces I.R.A., en fonction des observations rapportées et de celles des autres auteurs.Le rôle de l\u2019association de dysmorphie des hématies, d\u2019œdème rénal, d\u2019hyperpression intracapsulaire, d\u2019hypotension d\u2019origines diverses et d\u2019hypovolémie sanguine, semble primordial chez des sujets présentant une vasculopathie sévère diffuse.Dans ces cas l\u2019T.R.A.apparaît logiquement être, le plus souvent, secondaire à une ischémie rénale transitoire.Le type évolutif des quatre malades présentés, avec reprise rapide d\u2019une diurèse et récupération fonctionnelle, est en accord avec l\u2019hypothèse d\u2019une néphropathie vasomotrice transitoire.Chez deux de ces sujets, un examen radiogra- phique (U.I.V., artériographie rénale) a pu être réalisé sans complication dans les mois qui suivirent l\u2019incident, les malades étant normovolémiques.De ce fait, on peut conclure que l'existence d\u2019une néphropathie diabétique n\u2019est pas une contre-indication a PU.LV.P, si les malades sont bien préparés.1246 Summary Four cases of acute renal failure (A.R.F.) following high dose pyelography (H.D.I.V.P.) in diabetic patients with chronic renal failure are presented.Sodium methylglucamine ioxitlamate plus methylgluca- mine iotalamate were used together for H.D.I.V.P.All four cases developed oligouria for a brief period, but previous level of function returned within three weeks.From our observations and a review of the literature concerning the direct and indirect renal toxicity of the contrast dyes the different possibilities of the etiology of A.R.F.are cited.The association of red corpuscular damage, renal oedema, capsular hypertension, systemic hypotension and serum hypovolhemia, all seem important factors in the development of A.R.F.in these patients with diffuse and severe vascular disease.In these cases, the A.R.F.seems to be most often secondary to transitory renal ischemia.The evolution in these four patients, with oligouria of short duration and functional recuperation after the acute phase is consistent with this hypothesis.In two of the four cases other radiological exams (pyelography and renal arteriography) were performed in the first few months after the acute phase without complications.In the second exams, special care was taken to hydrate the patients well.Our conclusion is that H.D.L.V.P.is not contraindicated in patients with diabetic kidney disease, but they must be in a good state of hydratation before the examination.BIBLIOGRAPHIE 1.Bahlman, J.et Goelnish, H.J: Renal function after infusion pyelography.Klin.Wsehr., 51: 215, 1973.2.Barshay, M.E, Kaye, J.H., Goldman, R.et Coburn, JW.Acute renal failure in diabetic patients after intravenous infusion pyelography.Clin.Nephrol, 1: 35, 1973.3.Bartley, D., Bengtsson, U.et Cederbom, G.: Renal function before and after urography and angiography with large doses of contrast media.Acta Radiol., 8: 9, 1969.4.Davidson, A.J., Becker, J., Rothfield, N., Unger, G.et Ploch, D.R.: An evaluation of the effect of high-dose urography on previously impaired renal and hepatic function in man.Radiology, 97: 249, 1970.5.Dudzinski, P.J., Petrone, AF, Persoff, M.et Callagnan, EE.: Acute renal failure following high dose excretory urography in deshydrated patients.J.Urol., 106: 619, 1971.6.Dure Smith, P.: The dose of contrast mediams in intravenous urography a physiologic assessement.Amer.J.Roentgenol., 108: 691, 1970.7.Ensor, R.D., Anderson, E.E.et Robinson, R.R.: Drip infusion urography in patients with renal disease.J.Urol., 103: 267, 1970.8.Gillenwater, J.Y.: Reactions associated with excretory uro- graphy: Current concepts.J.Urol., 106: 122, 1971.9.Kleinknecht, D., Jungers, P.et Michel, J.R.: Les accidents anuriques après urographie par perfusion chez l\u2019insuffisant rénal en dehors du myélome.Sem.Hôp.Paris, 48, 51: 3383, 1972.10.Lasser, E.C.: Basic mechanisms of contrast media reactions.Theoritical and experimental considerations.Radiology, 91: 63, 1968.11.Linogren, P., Lofstrom, B.et Saltzman, GF.Intravascular erythrocyte aggregation after intravenous injection of contrast media.Acta Radiol., 2: 234, 1964.12.Morgan, C, Jr et Hammack, W.J.: Intravenous urography in multiple myeloma.New Engl.J.Med., 215: 77, 1968.13.Pillay, V.K.G., Robbins, P.C, Schwartz, F.D.et Kark, RM.Acute renal failure following intravenous urography in patients with long-standing diabetis mellitus and azotemia.Radiology, 95: 633, 1970.14.Postlethwaite, AE.et Kelley, W.N.: Uricosuric effect of radio-contrast agents.A study in man of four commonly used preparations.Ann.Intern, Med., 74: 845, 1971.15.Xerre, A., Aubert, J, Jungers, P., Kleinknecht, D., Michel, J.R.et Auvert, J.: L'urographie intraveineuse avec forte dose de produit de contraste dans l'anurie.Note préliminaire.J.Urol.Néphrol., 77: 657, 1971.L'UNION MEDICALE DU CANADA { i Jul it Ribas Lei dd Latta Mii \u201cPREVALENCE\u201d ET MORBIDITE DU DIABETE DANS UN HOPITAL FRANCOPHONE DE MONTREAL Ronald MATTE, Pierre PESANT, Jacques BERNIER et Guy VALIQUETTE \" INTRODUCTION L'étude de la fréquence du diabète présente plusieurs problèmes particuliers.La maladie n\u2019a pas de marqueur diagnostique et les critères de normalité appliqués à la glycémie sont arbitraires et variables d\u2019une étude à l\u2019autre.De plus, les résultats obtenus de l\u2019étude d\u2019une population donnée ne s\u2019appliquent pas nécessairement à une autre population, principalement à cause de la variabilité de l\u2019héritage génétique et de l\u2019environnement.En Amérique du Nord et en Europe, 1 à 2 pour cent de la population générale est considérée comme diabétique }°.Chez les patients hospitalisés, cette proportion s\u2019élève à environ 10 pour cent !°-!1, Peu de renseignements sont disponibles sur la population canadienne-française.Nous avons donc voulu vérifier la fréquence du diabète dans notre population hospitalière, ainsi que l\u2019association de la maladie avec l\u2019hérédité, l\u2019obésité et l\u2019atteinte artérioscléro- tique.MATÉRIEL ET MÉTHODES L\u2019étude est rétrospective.Les dossiers de tous les patients hospitalisés en salle en médecine à l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal, du 1°\" juillet au 31 décembre 1964, ont été analysés.De ces 640 dossiers, 19 ont été rejetés parce qu\u2019incomplets.Nous avons retenu le diagnostic de diabète chez tout patient ayant soit de la glycosurie, soit une glycémie à jeun ou postprandiale supérieure à 120 mg %, soit une hyperglycémie provoquée anormale (0 min-120 mg % ; 30 et 60 min-160 mg% et 120 et 180 min-120 mg%).La glycémie a été dosée par \u201cauto-analyser Technicon\u201d.Le diagnostic d\u2019obésité a été posé sur des critères purement subjectifs; a été considéré comme obèse tout patient décrit comme tel dans l\u2019histoire de cas.Les diagnostics d\u2019artériosclérose ont été posés selon les critères suivants: artériosclérose cérébrale; syndrome clinique d\u2019ischémie cérébrale, diminution du pouls carotidien ou présence d\u2019un souffle caro- 1 Département de médecine, Hopital Saint-Luc de Montréal.Tirés a part : Docteur Ronald Matte, Hopital Saint-Luc, 1058, rue Saint-Denis, Montréal.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 tidien; artériosclérose coronarienne: syndrome clinique d\u2019insuffisance coronarienne ou changements diagnostiques d\u2019ischémie à l\u2019ECG; artériosclérose périphérique: présence de gangrène, de pouls diminué, de souffles fémoraux ou de claudication intermittente.Parmi les dossiers de patients non diabétiques, 132 ont été analysés et servent de groupe-témoin.L\u2019étude statistique a été faite par le test du Chi carré et l\u2019analyse de variance pour les âges des patients par le test T de Student.RÉSULTATS Parmi les 621 patients étudiés, 154 sont diabétiques, soit 24.8 pour cent.40.3 pour cent (62/154) des patients diabétiques sont des hommes et 59.8 pour cent (92/154) sont des femmes.Chez les sujets-témoins, 53.8 pour cent (71/132) sont des hommes et 46.2 pour cent (61/132) sont des femmes.Étudiée par décennie (Fig.1) la « prévalen- PREVALENCE DU DIABETE PAR DECADE 90 4 © 807 > © 70] [= w 0 60 « [=] 30 \u2018dos 2 = 40] w + 304 2% a hor a 20-4 wv 5104 ss 2 À Zao 60-69 70+ AGE ce » de diabète augmente progressivement, atteignant un sommet entre 50 et 69 ans pour ensuite fléchir légèrement après 70 ans.Plus de la moitié des diabétiques sont obèses et près de 40 pour cent ont des antécédents héréditaires (Tableau I), les obèses présentant un léger excès non significatif d\u2019antécédents héréditaires (Tableau II).Presque tous les patients obèses et ayant des antécédents héréditaires sont diabétiques (92.1 pour cent); ils forment le quart de 1247 notre population diabétique.Cette association ne se rencontre pratiquement pas dans notre groupe- témoin (Tableau III).TABLEAU I « PREVALENCE » DE L\u2019OBESITE ET D\u2019ANTÉCÉDENTS HÉRÉDITAIRES DE DIABÈTE CHEZ LES DIABÉTIQUES ET LES CONTRÔLES Obésité Diabétiques Contrôles 93/154 19/132 (60.4%) p ¢ 7.On cherche à définir le comportement alimentaire de la femme enceinte à savoir: \u2014 est-ce que l\u2019alimentation a été changée au point de vue de la fréquence des différents aliments dans le menu habituel, et \u2014 est-ce qu\u2019elle correspond aux recommandations du Guide alimentaire canadien.L'apport quantitatif des différents nutriments sera analysé plus tard par l'intermédiaire des journaux alimentaires.RÉSULTATS Le Tableau I montre la répartition de 620 femmes enceintes selon l\u2019âge et le trimestre et dont la grossesse se déroulait sans troubles importants.La majorité des femmes (66.6% ) a répondu aux questionnaires au 2\" trimestre.Ceci est dû au fait que la première visite survient le plus souvent au cours de ce temps pour des raisons évidentes.La proportion des groupes d'âge est presque la même dans chaque trimestre, ce qui nous permet de ne pas ajuster les résultats selon l\u2019âge.Il faut noter le faible pourcentage de femmes de moins de 20 ans.Les femmes appartiennent plutôt à la classe moyenne et urbaine.Une première question, à savoir «si la femme change son comportement alimentaire pendant la grossesse » et « si oui, dans quel sens », la Fig.1 montre que la majorité ne le change pas, ce qui confirme l\u2019opinion exprimée par Guthrie ® et autres, que les habitudes sont difficiles à changer, même si la femme pouvait être motivée à le faire.viande legumes fruits changement: [] aucun 8 augmentation diminution EE +.pain et ceréales sucre Fig.1 \u2014 Les changements de la consommation alimentaire pendant la grossesse (en pourcentage).En général, le pourcentage des changements de la consommation des aliments, soit par augmentation, soit par diminution, est relativement faible pour la plupart des groupes d\u2019aliments.Par exemple, 56.6% des femmes ne changent pas leur consommation de lait et des produits laitiers; 79.4% des femmes ne changent pas leur consommation de gras; les autres groupes d\u2019aliments se trouvent entre les deux extrêmes.Il est à noter que, quand il y a des changements, ceux-ci sont plutôt dans la bonne direction.Par exemple: pour le lait, la viande, les légumes et les fruits, on remarque la prédominance de l\u2019augmentation, tandis que pour le sucre et les gras on les voit plutôt diminuer.Il semble que ni l\u2019âge de la mère, ni le trimestre n\u2019influence le changement.Pour ce qui est de la fréquence hebdomadaire par laquelle les différents aliments sont consommés, le Tableau II la montre en détail.Cette fréquence est classifiée en 5 groupes: jamais, une fois ou plus par jour, une fois ou plus par semaine mais moins que chaque jour, de temps en temps (ceci veut dire moins d\u2019une fois par semaine) et finalement fréquence inconnue.Examinons seulement quelques aliments: même si plusieurs sortes de viandes sont prises assez fréquemment, 33.3% des femmes ne prennent pas du TABLEAU I RÉPARTITION DES FEMMES SELON L\u2019ÂGE ET LE TRIMESTRE Trimestres Total Age ler 2me 3me Inc.% N % N % N % N % \u2014 20 4 34 11 2.7 5 6.2 0 \u2014 20 3.2 20 \u2014 24 43 36.8 140 339 22 27.5 3 30.0 208 33.5 25 \u2014 29 52 44.4 175 42.4 39 48.8 5 50.0 271 43.7 30 + 18 15.4 87 21.0 13 17.5 3 20.0 121 19.5 Total 117 100.0 413 100.0 79 100.0 11 100.0 620 100.0 TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 1253 TABLEAU II FREQUENCE HEBDOMADAIRE DE LA CONSOMMATION DES ALIMENTS PENDANT LA GROSSESSE (EN 77) Fréquence Aliments Une fois Une fois De temps Jamais par jour par sem.en temps Inconnu Lait 4.7 78.8 6.8 9.7 \u2014 Produits laitiers 4,5 15.0 52.7 27.8 \u2014 Fromage 5.1 37.5 50.6 6.8 \u2014 Viande 0.2 96.5 2.9 0.4 \u2014 Volaille 0.7 0.5 79,5 19.0 0.3 Abats 33.3 0.2 29.2 37.2 0.2 Charcuterie 3.3 1.6 62.6 32.5 \u2014 Poissons 16.7 0.4 53.1 29.4 0.4 Œufs 4.1 17.9 71.2 6.0 0.8 Légumes cuits \u2014 74.9 24.1 0.8 0.2 Légumes crus 0.6 61.3 36.4 1.6 0.2 Pommes de terre 0.3 66.8 25.6 4.3 \u2014 Légumineuses 33.9 \u2014 12.1 52.7 1.4 Fruits cuits 6.4 9.5 57.8 25.7 0.6 Fruits crus \u2014 78.6 18.9 2.3 0.2 Fruits secs 45.7 51.1 4.3 44.0 0.1 Jus 6.6 64.8 19.8 8.8 \u2014 Céréales 30.7 14.0 32.1 23.0 0.2 Pâtes 1.9 2.5 76.1 19.5 \u2014 Pain 1.2 95.5 2.3 0.6 0.4 Sucreries 7.0 31.1 36.2 25.7 \u2014 Chips 36.2 3.7 24.7 34.8 0.6 Gras 0.4 86.0 0.4 12.8 0.4 Bacon 26.8 3.5 44.0 24.7 1.0 Marinades 15.8 24.1 38.1 21.6 0.6 Boissons gazeuses 18.5 23.5 35.5 25.3 1.2 Boissons alcooliques 28.8 2.5 23.0 44,4 1.4 Boissons autres 8.0 70.0 2.3 18.7 1.0 tout d\u2019abats et en plus 37.2% des femmes ne les consomment que de temps en temps.Malgré que le foie soit la source de l\u2019acide folique et du fer dont l'importance dans la grossesse est grande, il ne s\u2019agit pas d\u2019un aliment préféré.Le lait est pris régulièrement au moins une fois par jour par 78.8% des femmes mais 16.5% le prennent seulement une fois ou moins qu\u2019une fois par semaine et en plus 4.7% des femmes ne le consomment pas du tout.Il est surprenant qu\u2019un pourcentage si haut, soit 33.9% ct 30.7%, des femmes ne mange jamais de légumineuses ni de céréales.Ces dernières, une des plus importantes sources de fer, sont consommées régulièrement une fois par jour seulement par 14% des femmes.En ce qui concerne les sources de calories vides, leur fréquence est relativement très élevée, surtout pour les sucreries: 31.1% des femmes les prennent une fois ou plus par jour.1254 Nous voyons alors que certains aliments d\u2019une haute valeur nutritive tels que, le foie dans le groupe des viandes, le lait ct les produits laitiers, les céréales ct les légumineuses, sont consommés très irrégulièrement et, de plus, beaucoup de femmes ne les consomment pas du tout.Parmi les boissons, l\u2019alcoo! mérite une attention particulière (Tableau IT).H n\u2019a aucune place parmi les aliments pendant la grossesse.En plus des effets nocifs ct de l\u2019apport des calories vides, il augmente les besoins de la vitamine B, et d\u2019acide folique.Les taux, ajustés sclon l\u2019âge et le trimestre, indiquent que sculement 29.4% des femmes enceintes ne le consomment jamais pendant la grossesse tandis que 2.5% ne peuvent se priver d\u2019alcool chaque jour.H en ressort donc que 23.7% en prennent une fois ou plus par semaine.La troisième question cherche à savoir si la femme enceinte se conforme aux recommandations du Guide alimentaire canadien.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ë om TABLEAU III ALCOOL PENDANT LA GROSSESSE \u2014 FREQUENCE DE LA CONSOMMATION (EN %) Fréquence Une fois ou plus par Trimestre Jamais Une fois par jour semaine De temps en temps Ages », un autre de « vicil velours noir », un pannier de Balcine, des « camisoles de gros Bazin ».On y retrouve de surcroit des coiffes de toutes sortes, des L'UNION MÉDICALE DU CANADA i a (IR bas, des souliers de damas et pour clore cette longue liste, soixante-quatorze « chemises a femme de toile de morlay avec leurs tours de gorge Et manches garnies de mousseline.» Dans une pièce avoisinante, madame Feltz range plusieurs objets familiers: deux petits rouets de bois tourné, des pots de fayances, trois cafetières de terre, « deux petites piscines avec leurs assiettes », des soucoupes de fayance, des assiettes de porcelaine « a fleur rouge » et d\u2019autres « a fleurs bleux », plusieurs verres de cristal, et autres accessoires.Dans la salle de séjour, trône « un poesle des forges du St-Maurice ».Un buffet à panneaux meuble un coin de cette pièce.Il renferme entre autre: des mouchettes, un pot à eau, des assiettes de fayan- ce, d\u2019autres d\u2019argent « partie poinçon de paris ET du pays », un réchaud de cuivre, une fontaine de fayance, des jattes, des terrines, un « huillier avec ses Burettes.Neuf chaises de bois » Empaillées D\u2019Ecor- ce occupent le reste de l\u2019espace.On pourrait ainsi continuer pendant des pages, pour décrire l\u2019ameublement et les objets trouvés de la cave au grenier en passant par la cuisine et le cabinet de travail du chirurgien \u201c°.La situation matérielle de Feltz s\u2019était améliorée d\u2019une façon sensible depuis son arrivée en Canada comme simple recrue en 1738.En 1743, comme nous venons de le voir, il possède déjà pignon sur rue.Quelque temps après, il loue à Jacques Presse- que dit Montauban un jardin, situé à proximité de la ville de Montréal.Le locataire aura soin des arbres et d\u2019une pépinière de sept cent « écussons ».* Tous les revenus tirés du jardin, seront partagés par moitié entre le preneur et le bailleur \u201c.Le sieur Presseque s\u2019engage en outre à rendre le jardin « bé- ché et fumé ».Un autre bail prouve que Feltz possède une deuxième maison au faubourg d\u2019Ailleboust.Une partie de cette habitation avec son jardin est louée pour trois ans à Jean Manceau, jardinier, et à sa femme Catherine Forget dit Dépatie.Le propriétaire se réserve les appartements donnant au sud-ouest et la cave « pour son logement lors quil ira En ladite maison ».Des pommiers et d\u2019autres arbres fruitiers ombragent le jardin.Les clauses du bail semblent très profitables au sieur Feltz.En effet, « en plus d\u2019une somme de six cents livres par année, il réclame tous les ans cent choux, autant de cellerie et de chicorée, deux cent poireaux, un minot d\u2019échalottes * Ecusson: le terme est sans doute employé dans le sens d\u2019une greffe.L\u2019Encyclopédie de Diderot et d\u2019Alambert parle de « greffe en écusson ».40.ANQM, idem, no 7007 \u2014 Inventaire après décès de Dame Feltz, 9 octobre 1756.41.ANQM \u2014 Minutier d\u2019Henri Bouron, no 17, 21 mars 1751.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 et douze «tresses» d\u2019oignons ».Les locataires s\u2019obligent en outre: « de donner Et fournir audit s(ieu)r feltz dans les Temps Et Saisons ordinaires Toutes les herbes Salades Et Raves nécessaire pour Sa maison, plus a la Charge par les preneurs d\u2019Entretenir lad(dite) maison de toutes Réparations, ( ) réparer les Clotures du jardin, ( ) Entretenir ledit jardin En bon Etat, Ensemencer Et Cultiver iceluy dans les Temps Et saision ordinaires ( ) Sans pouvoir labourer les allées dudit jardin; Et renderont les arbres fruitiers ( .) pareil Etat (qu\u2019ils sont) actuellement En sorte que S'il venoit a En manquer quelques uns ils Seront Tenus d\u2019En faire planter d'autres (.) Comme aussy les Ustancils du jardin Consistant En une Bêche, une gratte, une pioche Et deux Ratteaux a dent de fer, ( ) S\u2019obligent En outre lesd(its) preneurs (.) de mettre Tous les ans autant de fumier qu\u2019il Sera nécéssaire Sur un ou deux quarrés du jardin ( .) Ne pourront mettre aucun animal dans La Cave sans le Consentement Et permission par Ecrit du sieur Bailleur.» Cette litanie d\u2019obligations prend fin avec une dernière exigence: Feltz demande la préférence sur tout autre acheteur pour les produits fruitiers et ma- raichers du jardin.Il assure cependant vouloir en payer un juste prix **.Les lignes précédentes laissent entrevoir l\u2019aisance matérielle de Feltz.De nombreux contrats conservés aux archives nationales du Québec, éclairent davantage cet aspect intéressant de sa carrière.# * # Au début du mois de mai 1754, Feltz acquiert une terre située au faubourg Saint-Laurent, dans l\u2019île de Montréal, terre dont il entend tirer des profits substantiels; aussi la fait-il diviser en lots par l\u2019arpenteur Bélisle.Il y ouvre des chemins et sur quelques-unes de ces parcelles, il construit de ses propres deniers, des habitations de pièces sur pièces avec solage de pierre.En l\u2019espace d\u2019un peu moins de six ans, il vend une vingtaine de terrains tous situés au faubourg Saint- Laurent \u201c.La majorité de ces ventes sont faites sous forme de constitutions de rentes annuelles et perpétuelles, rachetables en un ou plusieurs versements; moyennant de plus une rente foncière de bail d\u2019héritage.Les dimensions des lots cédés varient souvent d\u2019un contrat à l\u2019autre, mais dans plusieurs cas le terrain s\u2019étend sur quarante pieds de front par cent trente sept pieds et demi de profondeur.Presque tous donnent sur la rue Saint-Charles et touchent par derrière la terre du nommé Joseph Robereau dit Duplessis.Parfois, l\u2019acquéreur crée une rente viagère non ra- 42, ANQM \u2014 Minutier de Danré de Blanzy, no 7017, 20 octobre 1756.43.ANQM \u2014 Ibid, 20 ventes par Feltz (1754-1760): nos 6034, 6043, 6077, 6078, 6115, 6163, 6164, 6181, 6845, 6873, 6974, 7020, 7024, 7203, 7212, 7679, 7707, 8026, 8044, 8234.1265 chetable.En 1759, sentant peut-être la précarité de la situation militaire, le sieur Feltz exige de l\u2019argent comptant.C\u2019est ainsi que Charles Normant, maçon, doit remettre immédiatement 600 des 1600 livres exigées pour l'acquisition d\u2019une parcelle et constituer une rente de 50 livres pour les 1000 livres restantes.La même année, Jean Ardillos, dit Saint-Jean, achète un lot avec une maison en construction de pièces sur pièces.On est au mois de mai et monsieur Feltz a déjà ensemencé le terrain.Il se réserve donc la récolte de blé d\u2019Inde, mais, assure-t-il l\u2019acquéreur pourra jouir de la maison immédiatement.Cependant, il est bien spécifié que « le sieur Feltz ne sera pas tenu de faire parachever la maison, mais seulement de faire faire les 3 foyers des cheminées ».Jean Ardillos s\u2019oblige à élever une clôture « En pieux debout » entre lui et le dit vendeur ».Pour devenir propriétaire, il devra débourser la somme de 13500 livres.TI paie comptant 8500 livres et pour les 5000 livres restantes il crée une rente de 250 livres.Un an plus tard, quelques mois avant la reddition de Montréal, Feltz vend à Louis Liénard de Beaujeu de Villemond, capitaine d\u2019infanterie et à sa femme Geneviève de Longueuil, tout le terrain « Sis au faubourg St-Laurent qui se trouve de front depuis le bord de la petite Rivière ou glacis ».Sur ce terrain, s\u2019élève une maison de pièces sur pièces avec solage de pierre et une écurie de pieux.Le tout occupé par le menuisier Raymond Fabre.Le sieur de Beau- jeu paie cette propriété comptant.Tous ces « placements » rapportent de bons dividendes.En mai 1759, le total des rentes constituées sur ces lots s\u2019élève à 1192 livres 10 sols annuellement.Ces rentes peuvent être rachetées pour la coquette somme de 20,650 livres.De plus, entre mai 1759 et avril 1760 Feltz reçoit 12,600 livres d\u2019argent comptant.Un fait intéressant, mais qui n\u2019est peut-être qu\u2019une coïncidence, se révèle à la lecture de ces actes de vente: la majorité des acheteurs se recrutent dans ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui « les métiers de la construction ».On dénombre quatre charpentiers, quatre maçons, deux charretiers et un ferblantier.Feltz a surtout réalisé ses profits à la suite de transactions immobilières par la vente de lots au faubourg St-Laurent.I a cependant effectué quelques opérations du même genre en d\u2019autres lieux de l\u2019île de Montréal.Le 29 avril 1757, il achète, pour la somme de 2000 livres un terrain situé dans le fief de Lagauchetière **.Deux semaines plus tard il acquiert pour le prix de 1100 livres un autre terrain 44.ANQM \u2014 Ibid.Minutier de Blanzy, no 7184, 29 avril 1757.1266 « en la censive du fief Closse » #5.Sur cette dernière propriété, il construit une maison de pièces sur pièces avec solage de pierre le tout « presqu\u2019entièrement clos de pieux debout ».Feltz ne garde pas longtemps ces deux propriétés.Un an plus tard, 1l s\u2019en dessaisit.Il fractionne d'abord le terrain du fief Lagauchetière et en vend une partie aux frères Périneau, ce qui constitue une rente de 60 livres rachetable au capital de 12000 livres **, Pierre Roy, maçon, se porte acquéreur du reste en plus du terrain et de la maison non terminée du fief Closse.Le chirurgien retire 10,000 livres comptant de cette dernière affaire.Feltz a le malheur de voir mourir son épouse: Marie-Ursule Aubert de Lachenaye * le deux octobre 1756, entre onze heures et midi.Le 9 octobre, on procède à l'inventaire des biens laissés par la défunte **.Les meubles et autres effets trouvés dans la maison de la rue Notre-Dame, ainsi que dans la cour sont estimés à 6473 livres.Les dettes actives à 135 livres S sols et les dettes passives à 3358 livres 2 sols.Dans la cour, les deux époux gardaient « deux vieilles vaches laittières, deux douzaines de Poules, Une Calèche avec Ses Roues ferrées, Et un vieil cheval sous Poil Blanc ».Feltz ne devait pas rester veuf très longtemps; cinq mois cet demi après les funérailles de sa première femme, il épousait à Lachine, Cécile Gosselin, veuve en troisièmes noces de Charles Douaire, négociant \u2018°, qu\u2019il connaissait surement avant le décès de son épouse, car on retrouve son nom comme créancière pour une somme de 639 livres 15 sols dans l\u2019inventaire après décès \u201c°.Leur contrat de mariage stipule qu\u2019il « * à Eté Expressément Convenu Et accordé qu'il n\u2019y aura aucune Communauté de biens Entre les dits Sieur Et Damoiselle futurs Epoux Soit de ceux qui leur appartiennent présentement ou de ceux qui leur Echeront cy apres Fn quelque Sorte Et manière que ce soit nonobstant La Coutume de Paris ( ) a laquelle ils ont Expressément dérogé Et Renoncé » 51.Ce genre de contrat de mariage en séparation de biens étaient rares à l\u2019époque; mais la future madame Feltz, possédant quelques biens, entre autres une terre a Lavaltric et unc maison rue Saint-Paul, cette clause protégcait les droits d'un fils, encore mineur, né de son précédent mariage, et héritier d\u2019une partie 45.ANQM \u2014 Ibid, no 7210, 14 mai 1757.46.ANQM \u2014 Ibid, no 7629 et 7729, 28 avril et 23 août 1758.47.ANQM \u2014 Registre des baptêmes, mariages et sépultures de Notre-Dame de Montréal, 3 octobre 1756.48.Voir note 40.49.ANQM \u2014 Registre des baptêmes, mariages et sépultures de Lachine (1749-1760), 16 février 1757, 50.Voir note 40.51.ANQM \u2014 Minutier de Blanzy, no 7105.Contrat de mariage Feltz-Cécile Gosselin, 16 février 1757.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dt] fair s2ez es / de la succession.Cette alliance servira les futurs projets de monsieur Feltz.En effet, le 11 août 1758, il effectue sans doute la plus importante transaction de sa vie.Il achète de Jean Le Ber de Senneville et de sa sœur Marie-Anne, une large portion du fief de l\u2019Île Saint-Paul (île des Sœurs) 52.« Scitué dans Le grand fleuve saint Laurent proche montréal, consistant En cinq cens Cinquante Trois arpents de terre En superficie avec maison, grange et autres Batiments.Justice haute moyenne et Basse, Terres LaBourables, fruits sur Icelle pendant par Les racines * prés, Bois, avec Les Ilets et Batures adjacentes C) Cette terre relève « En foy et hommage » du roi de France, « aux Charges Et profits féodeaux ordinaires ».Jean Le Ber lui vend par la même occasion une autre terre située sur la même île; d\u2019un arpent de front par seize de profondeur.Cette dernière en la censive des religieuses de la Congrégation Notre- Dame.Les bestiaux, les meubles, les ustanciles de ménage et d'agriculture sont laissés au nouveau propriétaire.Le cheptel est important pour l\u2019époque: dix bœufs, six taureaux, quatorze vaches, quatre génisses, quatre chevaux, dix grands cochons et six petits, cent sept moutons, huit dindes, six canards avec tous leurs petits, six douzaines de poules avec leurs poulets et sept oies.Le Ber de Senneville exige une somme considérable pour se départir de ces deux terres.Feltz devra lui verser soixante quinze mille livres.Sur cette somme, il donne comptant au vendeur trente cinq mille livres.Pour les quarante mille livres restantes il s\u2019oblige à les payer « En la ville de Larochelle En L'ancienne France au quinze may de l\u2019année mil sept Cent soixante et un, En Espèces d\u2019or et d\u2019argent ».De plus il lui faudra payer un intérêt de 5%.Cinq jours plus tard, Félix s\u2019occupait déjà à amasser la somme nécessaire pour défrayer le coup de son achat.D\u2019abord, il vend pour la somme de seize mille livres à Michel Avrard et à Charlotte Garreau dit Saint-Onge, la maison et le terrain de la rue Saint-Paul, propriété de sa seconde femme.Il reçoit immédiatement quatre mille livres.Pour les douze mille livres restantes, les acquéreurs constituent une rente de six cent livres °°.Dans la même journée, il transporte cette rente à Jean Le Ber qui lui vendait une partie du fief de l\u2019île Saint-Paul.Ce dernier lui délivra aussitôt la somme de 12,000 livres 54.Durant le même mois, il se défait de plusieurs rentes * Fruits pendants par les racines, par racines, les blés, et généralement tous les fruits lorsqu\u2019ils sont sur pieds.Fruits pendants par branches, les fruits non encore détachés de l\u2019arbre.Dictionnaire de la langue française, par E.Littré, tome III, Librairie Hachette et Cie (Paris), 1887.52.ANQM \u2014 Ibid., no 7721, 11 août 1758.53, ANQM \u2014 Ibid., no 7723, 16 août 1758.54.ANQM \u2014 Ibid., no 7724, 16 août 1758 TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 constituées par la vente des terrains du faubourg Saint-Laurent entre 1754 et 1758 55.Cette transaction lui rapporte en argent liquide, 11,773 livres.Quelques jours après, continuant dans la même veine, il transporte à François-Marie Marchand sieur Deli- gnery, beau-frère de sa première épouse, une autre rente.Ce dernier la rachète pour la somme de 1,200 livres 5°.Feltz réussit à amasser rapidement la somme qui lui restait à payer pour le fief de l\u2019île Saint-Paul.Le 15 mai 1759, il reçoit quittance complète pour les 40,000 livres qu\u2019il devait encore; il épargnait ainsi 4,000 livres qu\u2019il aurait dû payer en intérêt.Les faits que nous venons d\u2019énumérer prouvent le sens des affaires du chirurgien; ils nous éclairent sur une des sources auxquelles il s\u2019abreuve.L\u2019exercice de sa profession lui permet d\u2019arrondir son pécule.Nous ne connaissons pas le salaire qui lui était versé lors de son arrivée au Canada en 1738.Mais, déjà en 1740, Beauharnois et Hocquart signalent que « sa profession luy fournit de quoy subsister honné- tement » #7, Aucun chiffre non plus sur ses gages, pendant ses deux ans de pratique à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Mère Duplessis de Sainte-Hélène indique cependant qu\u2019on lui verse le salaire d\u2019un chirurgien major.Elle ajoute dans une lettre qu\u2019il ne trouve pas ses « appointements assez fort » °°.Sa nomination comme chirurgien major de Montréal en juillet 1742 lui assure une bonne rémunération.Pour prodiguer ses soins aux soldats cantonnés à Montréal il reçoit 1008 livres, « et 300 livres qui luy Sont Encore payer annuellement pour Ses Courses et Voyages pour traiter les Sauvages »5°.Il a dû consentir à verser 800 livres par année à l\u2019ancien chirurgien major Joseph Benoît, pour obtenir son emploi.Celui-ci vieux et paralytique, meurt peu de temps après, laissant l\u2019entière jouissance des gages à son remplaçant.Feltz reçoit également des honoraires de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal dont il fut le chirurgien attitré pendant de nombreuses années.Nous avons vu précédemment qu\u2019avant son départ pour Québec il pratiquait la médecine et la chirurgie dans la même institution.De retour à Montréal au mois d\u2019août 1742, il reprend sans doute ses fonctions dans l\u2019hôpital de la rue Saint-Paul, remplaçant Joseph Benoît que sa santé empéchait d\u2019exercer son art.Cependant, ce n\u2019est qu\u2019en 1746 qu\u2019on retrouve son nom 55.ANQM \u2014 Ibid., no 7726, 19 août 1758.56.ANQM \u2014 Ibid., no 7727, 21 août 1758.57.Voir note 7.58.Voir note 18.59.Voir note 15.1267 2) i A It BR: hi dans le registre des recettes et dépenses de l\u2019Hôtel- Dieu ©: Du premier juillet 1746 au mois d\u2019août 1760, les religieuses ont versé à M.Feltz 250 livres par année.Même si Feltz demeure à Montréal après la capitulation du 8 septembre 1760, on ne retrouve plus son nom dans les livres de comptes de l\u2019Hôtel-Dieu.En juin 1763, le chirurgien Jacques Lartigue, père du premier évêque de Montréal, est nommé médecin de l\u2019hôpital.Feltz compte plusieurs cordes à son arc.Il ne se contente pas d\u2019être le chirurgien des troupes de la garnison à Montréal, des « sauvages » et de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.En plus, il soigne les malades de l'Hôpital Général de Montréal; on retrouve à quelques occasions son nom au registre des recettes et dépenses de cette maison de charité °'.Les Sœurs lui défrayent même la location d\u2019une « cariole », mais il n\u2019y a aucune mention d\u2019un salaire qui lui soit payé à terme régulier.L\u2019Hôpital Général n\u2019était pas un hôpital comme on le conçoit de nos jours, mais un hospice pour vieillards et infirmes; les religieuses ne sentent sans doute pas le besoin d\u2019avoir à leur service un chirurgien permanent.Elles préfèrent faire appel au talent de Feltz au besoin.% % + On ne peut négliger les revenus provenant de la vente de médicaments et de soins que Feltz prodigue à des particuliers.Il est difficile de donner une idée exacte de l\u2019importance de ces revenus.Il ne reste aucun livre de compte d\u2019un praticien mont- réalais du milieu du XVIII® siècle.Mais ils devaient Être assez considérables.En France, seuls les apothicaires peuvent vendre des remèdes.Les bénéfices qu\u2019ils en retirent sont si intéressants que des fils de médecins et de chirurgiens embrassent cette carrière au lieu de marcher sur les traces de leur père °\u201d, En Nouvelle-France, les médecins et chirurgiens s\u2019adonnent au commerce des médicaments, les apothicaires étant très rares.Déjà en 1741, Mère Duplessis de Sainte-Hélène se plaignait des agissements de Feltz.Il «tire, dit-elle, de notre apothicaire ce quil peut » #3.L\u2019Année précédente, écrivant à Jacques-Tranquil- lain Féret, apothicaire de Dieppe qui approvisionne l'Hôtel-Dieu de Québec en remèdes, elle lui apprend que Feltz a l'intention de lui envoyer un mémoire de 500 livres « pour son compte » 4.60.ARHSJ \u2014 Registre des recettes et dépenses de 1'Hétel-Dieu de Montréal, 1744-1783.61.ASGM \u2014 Registre des recettes et dépenses de l'Hôpital Général, 7 septembre 1747 au 31 décembre 1779, 48-50.A.Liot \u2014 Contribution à l\u2019histoire de la pharmacie en Haute-Normandie, 25.Voir note 18.Voir note 17.288 1268 65.ANQM \u2014 Registre des audiences Le chirurgien sait bien faire payer ses services.Le 15 mars 1748, il réclame 46 livres « pour Reme- des Et medicaments par luy fourni » à Jean-Baptiste Roy, remèdes qui n'ont pas empêché le dénommé Roy de mourir \u201c.La même année, le 2 juillet, le chevalier d\u2019Ailleboust lui remet la somme de 41 livres 5 sols pour des médicaments fournis à madame d'Argenteuil.En voici le mémoire: «1747 le 8 oct.un gargarisse û LIt le 9 un bolle 1.1t 10s.le 12 une potion [It Ss.le 13 une potion .It 5s.le méme jour un lavement 1.1t le 14 lavement 2112200200 1.1¢ une potion 22200202 lt 5s.le 15 potion LLL.[lt 5s.livement 1110 1.1¢ le 16 potion [It 5s.le 19 potion So [.It le 22 potion .oo Lt le 24 potion 1.1t le 25 potion febrifuge 3.0t 10s.le 26 potion par cuillier 3.1t le 27 potion par cuillier 3.1t le 28 potion par cuillier 3.1t le 29 potion par cuillier 3.1t le 30 potion par cuillier 3.1t le 31 potion par cuillier 3.1t le 1 nov.potion par cuillier 3.1t le 2 potion par cuillier 3.1t 41 It S ss, » 06 Les Sœurs Grises s\u2019approvisionnent quelquefois en médicaments chez le chirurgien major.Ainsi au mois de novembre 1750, elles lui payent pour des remèdes la somme de 36 livres.Au mois d\u2019août 1751, c\u2019est 100 livres qu\u2019elles lui versent pour les mêmes produits \u201c.Les sommes exigées sont parfois très importantes.Feltz qui avait soigné Charles Nolan Lamarque, marchand de Montréal, mort le 5 octobre 1754, réclame de la succession.232 livres 5 sols « pour remèdes Et médicaments fournis \u201c*.Lors de l'inventaire fait chez lui après le décès de sa première femme, les chirurgiens Nicolas Morant et Jacques Lartigue découvrent dans son cabinet de travail pour 1058 livres de médicaments \u201c°.- Montréal, 1746-1749, vol.24.66.U.M.Colection Baby G- à madame d\u2019Argenteuil.67.Voir note 61.68.ANQM \u2014 Registre des audiences, 1755, vol.26, 18 avril 1755.69.Voir note 40.2 juillet 1749 \u2014 Compte de Feltz L'UNION MÉDICALE DU CANADA mel de ke di eu du bar Durant la guerre de la conquête, le commerce des « drogues médicales » devint très lucratif, les combats apportant leur cortège de blessés aux hôpitaux de la colonie.Le manque d\u2019hygiène, une nourriture souvent de qualité douteuse et en quantité insuffisante, un climat auquel les troupes récemment arrivées d\u2019Europe résistent mal et la longueur des campagnes favorisent la naissance d\u2019épidémies et augmentent encore la clientèle.C\u2019est à cette époque que Joseph Arnoux, apothicaire, fait venir de France une grande quantité de médicaments.Si l\u2019on en croit Montcalm, Feltz et Varin, commissaire et contrôleur de la marine et membre de la « clique Bigot », fournissent eux aussi des drogues aux soldats.Ce commerce semble très profitable: 200,000 livres selon le marquis; ce chiffre nous paraît hautement exagéré 7°.L\u2019intendant Bigot, dans une lettre au chevalier de Lévis, confirme l\u2019existence de ce trafic.« Il vient, dit-il, d\u2019être envoyé a Carillon deux coffres de remèdes.Le sieur Feltz m\u2019a dit qu\u2019il alloit encore faire un envoi de drogues demandées, qui ne sont pas comprises dans les deux coffres »\u201d1.SITUATION SOCIALE Les multiples sources de revenus de Feltz lui permettent de mener un train de vie supérieur à celui de la majorité des gens de sa profession.Pendant le régime français plusieurs « médecins » possédaient des esclaves \"?, la plupart se contentaient de deux ou même d\u2019un seul, Feltz fait vraiment figure d\u2019exception, car, à lui seul, il en possede dix \".Parmi ceux-ci: «une fille Esclave panize agée d\u2019Environ vingt a vingt Et un ans, une dite Vieille Ne parlant et Entendant La langue françoize Et infirme, une, agée de Cing à Six ans, malade des Ecrouelles, un nègre Esclave, agé de douze ans ou Environ » 74, Au moins une domestique vient s\u2019ajouter à ces esclaves.Ainsi en 1743, Pierre Laperle et son épouse consentent à ce que leur fille Geneviève s\u2019engage en qualité de servante pour six années au service des sieur et dame Feltz \"5.Six ans plus tard, la petite Laperle est encore au service de ses maîtres, qui déboursent 65 livres 8 sols pour la faire soigner à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal 76.La promotion sociale du sieur Feltz semble rapide.Son premier mariage avec Ursule Aubert de Lache- naye, fille de seigneur et petite fille d\u2019un des plus importants marchands de la Nouvelle-France, a facilité son accession à la « haute société » coloniale; 70.Journal du Marquis de Montcalm, 515.71.Lettres: Bigot au Chevalier de Lévis, 18.72.Marcel Trudel \u2014 L\u2019esclavage au Canada francais, 146.id.74.Voir note 40.75.ANQM \u2014 Minutier C.J.Poitier, no 971, 3 avril 1743.76.Voir note 60, février 1749.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 son deuxième mariage avec la veuve du négociant Charles Douaire a consolidé ces alliances.Les relations qu\u2019il entretient avec les personnalités importantes de l\u2019époque lui seront très vite profitables.Comme on l\u2019a vu déjà en 1740, l\u2019intendant Hocquart lui obtint la place de chirurgien de l\u2019Hôtel- Dieu de Québec, devenue vacante à la suite du décès de Michel Berthier.Il suggéra même au ministre de la Marine de le nommer chirurgien major de Québec.Maurepas ayant déjà octroyé ce poste au chirurgien Briault, Hocquart s\u2019empressa de solliciter pour son protégé, celui de chirurgien major de Montréal, même s\u2019il savait que le gouverneur Beau- harnois favorisait la nomination de son chirurgien et médecin personnel Claude Benoît.À Montréal, le sieur Feltz fréquentait les notables.Mme Bégon parle souvent de lui et il entretint même une correspondance avec elle.Plusieurs fois, il fut appelé à son chevet pour la soigner 77.Elle l\u2019a décrit comme un homme qui aime bien parler et se moquer des gens à l\u2019occasion \"8.Ce trait de caractère, sœur Duplessis de Saint-Hélène le soulignait le disant « fort abeleur et comique dans le discours »\u201d°.Il donne chez lui des réceptions où se côtoient les gens les plus en vue de la colonie; c\u2019est dans sa demeure de la rue Notre-Dame que M.de Longueuil a fêté les rois le 6 janvier 1749, en compagnie de monsieur et madame Varin 8.Dr\u2019ailleurs, comme madame Bégon, Varin a recours aux soins du chirurgien 81, et l\u2019on sait que tous deux étaient associés dans la vente de médicaments aux armées du roi.Feltz soigne un autre personnage qui gravite autour de l\u2019intendant Bigot: Michel-Jean-Hugues Péan 8, En 1757, Bigot et le gouverneur Pierre de Cavagnal de Vaudreuil intercédèrent auprès des autorités métropolitaines pour obtenir des lettres de naturalité « pour le Sieur Feltz, né en Allemagne ».Le roi de France répond favorablement à cette demande et lui accorde la naturalité française le 3 février 1758 ©, Un autre fait prouve les excellentes relations entre le chirurgien major de Montréal et les notables canadiens.Le marquis de Vaudreuil s\u2019étant querellé avec son frère Rigaud, ce dernier demanda l\u2019hospitalité à Feltz qui le reçut chez lui 8.Madame d\u2019Youville entretint des relations cordiales avec Feltz.Peu de temps après son arrivée au Canada, il soigna sans succès sa plaie du genou, insuccès qui ne fut pas un obstacle à sa nomination 77.Correspondance Dame Bégon, 1748-1753.RAPQ, 1934-1935, 193, 194, 197, 207, 209, 215, 250.78.Ibid., 197.79.Voir note 21.80.Voir note 77, p.197.81.Guy Frégault \u2014 François Bigot, administrateur francais, 129.82.Lettres de divers particuliers au Chevalier de Lévis, 91-92.83.MGI, E, carton 181, dossier Feltz.84.Voir note 71, p.62.1269 A fl comme chirurgien de l\u2019Hôpital Général.Son nom apparaît pour la première fois dans les registres de la communauté en 1750.Le 18 mai 1765, un terrible incendie détruisit plus de cent maisons à Montréal; l\u2019Hôpital fut totalement consumé.Feltz, rencontrant les religieuses et les pauvres chassés de leur refuge par la conflagration, ne put retenir ses larmes 8.Une grande amitié liait le couple Feltz à madame d\u2019Youville.Lorsque celle-ci était dans le besoin, ils n\u2019hésitaient pas à lui avancer de l\u2019argent %, Après leur départ pour la France, Mère d\u2019Youville entretint une correspondance suivie avec eux.Dans une lettre, elle s\u2019informait de madame Feltz.« S\u2019en- nuie-t-elle autant de ne point voir ses amis comme ils s\u2019ennuient d\u2019elle?Elle assurait « Monsieur et Mme » que toutes les sœurs ne les oublient pas et prient pour eux.Quatre ans après leur départ, elle regrettait encore leur absence.« Non, monsieur, je n\u2019oublierai jamais des amis de qui j'ai reçu mille bontés et autant de bienfaits et je vous avoue que votre absence et celle de votre Dame me coûtent toujours beaucoup.Nous nous entretenons souvent de vous » 87.Le 23 décembre 1771, la fondatrice s\u2019éteignait.La nouvelle supérieure dans une lettre au chirurgien, fait état de l\u2019amitié qui liait Mère d\u2019Youville, ses compagnes et le couple Feltz 8.Les archives de l\u2019époque mentionnent encore d\u2019honnêtes gens qui appréciaient la compagnie de Feltz et lui accordaient leur confiance; entre autres Louis Landriaux dit Lancette « soldat de la Compagnie de M(onsieu)r Le Chevalier De la Corne, faisant les fonction de chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu » de Montréal.Sur le point de s\u2019engager comme chirurgien au fort Saint-Frédéric, il nomma Feltz son procureur avec pouvoir de s'occuper de toutes ses affaires et de recevoir ses gages *.Gabrielle-Fran- çoise Aubert, veuve de l\u2019ancien gouverneur de Montréal, Dubois Berthelot de Beaucourt et belle-sœur du chirurgien major, le prit aussi pour procureur °°.Bien vu et estimé par « l\u2019élite » coloniale, notre ex-allemand naturalisé se voit confier certaines responsabilités par les autorités de la Nouvelle-France.Le 12 mars 1748, Hocquart publia une ordonnance au sujet des « Enfants trouvés », ou nés de père inconnu dans la région de Montréal °!.Leur nombre allait en augmentant et plusieurs enfants étaient morts à la suite de mauvais traitements; il fallait donc agir.Le choix de la nourrice s\u2019avérant im- 85.Faillon \u2014 Vie de Madame d\u2019Youville, 214.86.ASGM \u2014 Extrait: Ancien journal, médecins F.et compte de Savarie, cité par A.Ferland-Angers, 246.87.Ibid, p.2245.88.ASGM \u2014 Lettre de Mère Despins à Feltz, 7 septembre 1772.89.ANQM \u2014 Minutier de François Simonet, 7 mai 1748.90.ANQM \u2014 Minutier d\u2019Henri Bouron \u2014 procuration G.F.Au- bert à Feltz, 5 juin 1750.91.Arrêts et règlements, 295-296.1270 portant, l\u2019intendant demanda au procureur du roi de s\u2019informer auprès de « la nommée Rabot, sage- femme, et de Feltz » si celles qui étaient choisies pouvaient nourrir et élever convenablement les enfants qu\u2019on leur confiait.On s\u2019adressa également à lui dans certaines causes judiciaires.Un habitant de Mascouche, Picrre Ga- riépy, refusait de payer le compte de 102 livres 10 sols que lui présentait le chirurgien Joseph Istre pour avoir aidé sa femme à accoucher.Sclon Gariépy, le chirurgien loin de mériter un salaire aurait dû, au contraire, être puni, « pouvant Etre regardé comme le fauteur tant de la mort de La mère que de deux Enfans quelle a mis au monde, pour avoir arraché avec des outils un Enfant Vivant tandis que (le chirurgien) Le soutenoit pourri dans Son Sein depuis plus de deux jours contre l'avis de Deux femmes réputées Sages femmes dans L'Endroit, qui s\u2019opposoit formellement a Cette opération soutenant (.) que L'Enfant Etoit Vivant Et qu'il viendroit a bien si on Laissoit agir la nature » 92, Feltz est appelé à juger du bien-fondé de la réclamation de son confrère ct malgré les raisons invoquées par Pierre Gariépy, il conscilla au juge de le condamner à payer 80 livres au sieur Istre.Durant la guerre de la Conquête, c\u2019est à lui que l\u2019intendant Bigot confia la vérification des remèdes envoyés aux soldats combattant sur les fronts du lac Champlain et du lac Ontario *.À l\u2019occasion de ces mêmes événements, on procéda à Montréal à l\u2019exécution de huit soldats allemands, déserteurs de Ca- taracouy, accusés d'avoir fait feu sur ceux qui voulaient les reprendre.Trois d\u2019entre eux étaient de religion protestante et ils abjurèrent leur foi avant d\u2019être pendus.Le sieur Feltz servit d\u2019interprête \u2018*.LA VIE PROFESSIONNELLE DE FELTZ Les services professionnels de Feltz étaient fort appréciés par les gens.Deux ans après son arrivée au Canada, les citoyens de Montréal avaient une très bonne opinion de lui: « Si l'on juge de sa capacité et de ses talents par sa réputation, disent Beauharnois et Hocquart, c'est un bon chirurgien.La vérité Est qu'il a fait quelques opérations délicates de chirurgie avec succès; qu\u2019il a la confiance et l'approbation du Public de cette ville même dans sa façon de traiter comme médecin les autres malades » 95.Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de Montréal l\u2019employent dans leur institution.Était-ce sa réputation, ou des talents réels qui décidèrent madame d\u2019Youville à avoir recours à ses services?Nous ne saurions le dire; mais comme nous l\u2019avons 92.ANQM \u2014 Registre des audiences, Montréal, vol.27, 7 mars 1750.93.Voir note 71, 17.94.«Journal de Jean-Félix Récher, curé de Québec (1757- 1760) », BR H,, vol.9, 299-300.85.Voir note 7.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Dr Ma vu, l\u2019utilisation des crapauds pour soulager ses douleurs au genou n\u2019eut pas le succès escompté.C\u2019est vers la même époque qu\u2019il soigna Thérèse Bériau d\u2019une plaie au gosier.Sa réputation doit sans doute reposer sur des capacités éprouvées, car immédiatement après la mort de Michel Berthier à Québec on le fait revenir de Montréal pour prendre en charge l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; on songe à le nommer chirurgien major de la ville, poste qu\u2019il occupera effectivement jusqu\u2019à l\u2019arrivée du chirurgien Antoine Briault.Durant son séjour à Québec (2 ans) il prodigua ses soins à Mère Duplessis de Saint-Hélène qui souffrait d\u2019un catarrhe.Il employait une recette très populaire à cette époque: la purgation.Le succès n\u2019est pas très vif.La religieuse s\u2019en plaint.« Cela, dit-elle, ma même épuisé et oté des forces sans me soulager le coté malade, je ne scay ou cela me mènera »°°, Mais malgré ce fait et quelques différends que nous avons relatés plus haut, les hospitalières gardèrent un bon souvenir de leur chirurgien.En 1751, soit 9 ans après son départ de la capitale, elles se rappellent de lui comme d\u2019un homme «tres habille dans sa profession et dont nous avions tout sujet de nous louer pour son assiduité et son adresse aupres des malades » °7.C\u2019est avec le titre de chirurgien major de Montréal qu\u2019il retourna dans cette ville en août 1742.Quelque temps après, on le reprit comme chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et les Sœurs Grises lui confièrent le soin de leurs pensionnaires de l\u2019Hôpital Général.Il ne tardera pas à se faire une clientèle parmi les notables de l\u2019endroit.Madame Bégon goûte à sa thérapeutique.Accablée d'étourdissements, elle doit se soumettre aux traitements du chirurgien.On lui fait d\u2019abord une saignée, traitement universel dont on usait et abusait souvent au XVIII* siècle.Quelques jours plus tard, elle avoue avoir pris une « médecine qui, pour le coup, me mit dans des estats telle que je nay de ma vie eté.Javés des étourdissements sy violant que je fut jusqu\u2019à 3 heure après-dinay sans oser ouvrire les yeux.Sytost que je les ouvrès, je voyès ma chambre sans desus desous.M.Feltz, voyant que la médecine n\u2019opérès point, ( ) me fit donné un lavement que je randy avec un peut de fruits ( .)»°8.À la fin, elle jura de ne plus prendre de remède.Feltz craint pour monsieur de Bleury qui «a la teste très enflée avec une grande fièvre.Il espère que dans son cas l\u2019enflure s\u2019étant fixée sur la joue, il pourra s'y formé un abcès qui poura le soulagé » 99.96.Voir note 19.97.Voir note 21.98, Voire note T5.99.Ibid.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 Messieurs Péan et Varin associés aux prévarications de Bigot auront leur tour.Madame Bégon est même très sceptique devant le diagnostic du chirurgien concernant le commissaire ordonnateur.Pour Feltz, Varin souffre de « douleurs d\u2019antraile qui ne sont occasionné que par la colesre où il se met ».Pour sa part l\u2019épistolière avoue ne pas croire « à ces charades » 19°, Le bras de Péan étant « devenu tout enflammé en moins d\u2019une heure de temps et gonflé jusque dans l\u2019épaule », il profite de la circonstance pour demander son renvoi en France.Surtout que monsieur Feltz l\u2019a fait trembler en lui disant qu\u2019il risquait sa vie s\u2019il retardait encore !°!, Feltz s\u2019efforce également de soulager la souffrance des gens du peuple.Ses efforts n\u2019ont pas toujours le succès escompté.Le jeune Hector-Joseph Beau- mer, de la Pointe-aux-Trembles sur l\u2019île de Montréal, « enfant rompu de naissance » fut remis par la nourrice entre les mains du chirurgien.Celui-ci tenta vainement de soulager l\u2019enfant.À la fin il le rendit à ses parents en leur laissant espérer qu\u2019il tenterait de faire mieux lorsque leur garçon « serait dans un âge plus avancé » 102, Pendant la guerre de 7 ans, Feltz redoubla d\u2019efforts pour soulager les derniers défenseurs de la Nouvelle-France.Vaudreuil affirme qu\u2019il a servi « avec beaucoup de Zèle, de désinteressement et le plus grand succès, Surtout dans les tems où à la Suite des Combats et des Sièges et a la fin des Campagnes de la derniere guerre Sur lac champlain et Ontario, les hôpitaux de Montreal étoient remplie d'officiers et Soldats malades et blessés.I! ajoute que le Sieur Fetz s\u2019étoit acquis l'estime de tous les honnêtes gens de la Colonie et qu\u2019il en a joui a juste titre pendant tout le tems que nous avons commandé en Canada tant par Ses talens que par la distinction avec laquelle il a toujours rempli Ses fonctions » 103, Apres la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, Feltz aurait aimé retourner en l\u2019ancienne France pour y jouir d\u2019un repos bien mérité.Les autorités en ont décidé autrement.Ses services sont jugés indispensables en Canada.On lui ordonna de continuer à soigner les soldats dans les hôpitaux.Il y demeura jusqu\u2019en 1766.Cette année le gouverneur James Murray lui décerna le certificat suivant: «Je Certifie a qui il apartiendra que Le Sieur feltz ci devant Chirurgien major des Villes et hopitaux de Montréal pour le Roy Très Chrétien; et qui est actuellement sur le point de repasser en france, a continué d\u2019exercer sa profession de Chirurgien depuis La réduction de cette Province à la satisfaction, et au Grand Soulagement et avantage de l\u2019une et L'autre Nation dont 100.Ibid.101.Voir note 82.102.Voir note 23, p.133-137.103.APC.MGI, E.carton 181, dossier Feltz.1271 H{ : bi iN M ; il mérite et possede également l\u2019Estime et la confiance.En Temoin de quoi je lui ai donné Le présent Certificat que j'ai Signé de ma main et scellé du cachet de mes Armes; et fait contresigné par mon Secrétaire À Québec le 15me jour de juin 1766.(Signé) Par son Excellence Tho.Fothringam Ja: Murray » 104, Comme la majorité de ses confrères, Feltz a utilisé fréquemment les saignées et les lavements pour soulager ses patients.Madame Bégon et Mére Duples- sis de Saint-Hélène s\u2019en plaignent.Dans un mémoire de remède fournis à madame d\u2019Argenteuil, le lavement est employé trois jours consécutifs !°5, Pour venir au secours des santés chancelantes, le docteur Feltz possède une pharmacie très bien garnie: « huit Livres de man, deux Livres de Rubarbe, quatre Livres de poudres de Citron, quatre Livres de poudre divine, douze livres de jalup en poudre, quatre Livres d\u2019Emplatre divin, quatre Livres d\u2019empla- tre de diapalure (?), quatre livres de vitriol de cypre, deux livres de tarte Emétique, douze livres de thériaque, dix livres de Confection d\u2019hyacinte, deux livres de discordium, deux livre de sel de nitre, quatre onces de Kermes minéral, quatre livres de vitriol, quatre livres de vif argent, dix livres de Sené, deux livres d\u2019Epiquequeuna, quatre Livres de Styrac, quatre livres de gommes Elemy, deux livres de Camphre, deux Livres de drabotum, quatre livres de Cymarou- ba, une de Beaume fioraventy, une livre de saffran Riantal ».Dans tout ce « fatras » on ne retrouve que quelques instruments pour exercer sa profession: une seringue, une paire de petites balances et un trébuchet !°6, Mais ce qui devait le plus contribuer à son succès et à sa renommée fut la découverte d\u2019une recette contre le cancer.S\u2019agissait-il vraiment de cancers?Les documents que nous possédons nous laisseraient plutôt croire à des plaies ulcérées.Ainsi Mère d\u2019Youville souffre de plaies au genou, Elisabeth Bé- riau, d\u2019une plaie près du gosier « qui rendait continuellement du pus ».Pour cette dernière, Feltz applique des emplâtres, mais sans spécifier leur nature 197, Louis Landriaux, qui succéda au chirurgien Feltz à l\u2019Hôpital Général et «a qui M' Feltz a laissé son secret », emploie ce merveilleux remède pour soigner Marguerite Youmet.Celle-ci se voyait affligée d\u2019un « chancre au milieu du front, de la Grandeur d\u2019une piastre ».Le traitement s\u2019avèra efficace et la dame certifia avoir été guérie \u2018°°, Un autre personnage de nos annales médicales « qui a eu quelque commencement de chirurgie sous M.104.Ibid.105.Voir note 66.106.Voir note 40.107.Voir note 23.108.Gazette de Québec \u2014 23 juillet 1767, no 134.1272 Feltz \"°°, Pierre-Joseph Compain, a hérité lui aussi de la précieuse formule.Devenu prêtre, il livra son secret aux religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières !!°, Voici la méthode d\u2019utilisation de ce remède divin: « Remedes Pour Les chancres L\u2019on Comances Par seigné Le Malade et le purgé.Ensuite on appliquera L'Emplatre de cette maniere.Vous prendrez de L'Avoine pulvérisé et passé au tamis Vous le d\u2019étremperés avec quelque Goutes D\u2019Eau, avec une Spatule, Et Lapliquerés Sur le mal.Ensuite, vous Couvrirés La plais avec un fil d\u2019Areigné et prendrés garde que Le malade ne Le fasse tombé Par sa salive, surtout si Le mal est a la Lévre inférrieure.Vous Laisserés L\u2019Emplatre jusqua ce que qu\u2019elle tombe delle même.Vous traiterés Ensuite Comme une plaie ordinaire.Le Regime, est de la soupe peu de viande point de poisson ».RETOUR EN FRANCE Feltz arrivé au Canada en 1738, semble décidé à s\u2019y installer jusqu\u2019à la fin de ses jours.Ses affaires sont prospères; il a la considération et l\u2019estime de ses concitoyens et enfin il n\u2019est pas exposé ici à la concurrence qui existe en France dans sa profession.La conquête vient bouleverser ses projets.Il songea à retourner en France; seul un ordre du marquis de Vaudreuil et de l\u2019intendant Bigot, le jour de la capitulation de Montréal, l\u2019obligea à rester dans la colonie pour soigner les soldats malades et blessés !!!.Il désirait quitter le pays le plus tôt possible, car le 17 septembre 1760 il vendit la portion qu\u2019il détient du fief de l\u2019île Saint-Paul, à Antoine Lupien dit Baron !!2, Ses espérances ne se concrétiscront que 6 ans plus tard.Entre temps Lupien Baron résilie son contrat; Feltz doit se chercher un autre acheteur.Le 1! octobre 1764, Thomas Lynch, capitaine de navire, acquiert le fief pour une somme de 41,000 livres \u20183.Les pertes occasionnées par cette transaction prouve l\u2019ardent désir du chirurgien de regagner la France.Au mois de juin 1766, les préparatifs de départ vont bon train, Murray lui accorde un certificat reconnaissant ses services; document qui lui sera utile lors de la réclamation d\u2019une pension.Le 25 août, c\u2019est sur un navire ancré dans le port de Montréal que le capitaine Lynch reçoit des mains du sieur Feltz la quittance pour l\u2019entier payement de son achat.Quelques jours auparavant, Mère d\u2019Youville lui confiait plusieurs lettres à remettre à des gens de France.Il débarqua enfin sur les côtes de France au mois de novembre.109.Gabriel Nadeau \u2014 La bufothérapie sous le régime français.Union Méd.Canada, 73: août 1944, 110.AMHDQ \u2014 Lettre de l\u2019abbé Compain à la Supérieure, Hôtel- Dieu de Québec, 6 février 1799.ARHSJ \u2014 Délibérations capitulaires, 1731-1800, p.58, 25 février 1799.111.APC.MGI, E, carton 181, dossier Feltz.112.ANQM \u2014 Minutier de Danré de Blanzy, no 8365, 17 septembre 1760.113.ACND \u2014 Vente de Feltz 3 Lynch, 11 octobre 1764 et minutier de P.Mézière, no 36, 15 octobre 1764.L'UNION MEDICALE DU CANADA si Malgré l\u2019éloignement, il resta en relation avec ses anciens amis du Canada.Il entretint une correspondance suivie avec Mère d\u2019Youville qui le renseignait sur les activités des personnes qu\u2019il a connues en Amérique.En 1772, mère Despins lui annonce le décès de la vénérable fondatrice.À Paris, il soigna le fils de Joseph-Gaspard Chaussegros de Lery affligé d\u2019une blessure à la jambe « large comme une pièce de douze sols » 114, Aussitôt débarqué, Feltz sollicita une pension royale.Il se dit « plein d\u2019amour et de Reconoissan- ce pour le Roy qui a daigné l\u2019adopter pour son sujet, il a eu Constamment le projet de Venir joüir sous son heureuse domination du fruit de ses travaux, qu\u2019il l\u2019a enfin Exécuter cette année, mais qu\u2019il n\u2019a put le faire qu\u2019en Sacrifiant une partie de sa fortune par la Vente à Vil prix des biens fonds considérables qu\u2019il possedoit en Canada et par les dépenses inévitables, pour Son Emigration \u2018!°.De plus l\u2019âge avancé et ses infirmités ne lui permettaient plus de pratiquer sa profession comme il désire.En plus d\u2019une pension, Feltz réclama un privilège pour exercer la chirurgie à Paris, « ou son principal -Soin seroit de secourir les Pauvres ».Le roi se rendit à ses arguments et lui procura une pension de 300 livres par année.Il lui accorda également un brevet de chirurgien.Depuis leur retour, le couple Feltz habitait un logement fourni par l\u2019évêque de Blois.Feltz s\u2019occupait à soigner et à panser les pauvres qui rendaient visite au prélat.Malheureusement, comme il commençait à se faire une clientèle, la mort le surprend.Il décèda le 9 mars 1776.Quatre ans plus tard sa veuve, Cécile Gosselin, le suivait dans la tombe 118.CONCLUSION Dans une colonie où l\u2019accumulation de la richesse provient surtout du commerce des fourrures, il est rare d\u2019y parvenir sans passer par cette voie.Au XVIII siecle le cercle des marchands de fourrure était bien établi et presque fermé aux nouveaux immigrants.Ils devaient donc s\u2019orienter vers d\u2019autres champs d\u2019action pour améliorer leur condition.Ferdinand Feltz, grâce à son esprit d\u2019initiative et à son sens des affaires, devint l\u2019un des notables de la société montréalaise.La plupart des chirurgiens qui l\u2019ont précédé à Montréal n\u2019ont pu atteindre sa renommée et son aisance.Plusieurs facteurs jouèrent en sa faveur.D\u2019abord il débarqua ici en période de paix, la population de Montréal était en pleine croissance et lui assurait une clientèle abon- 114.Lettres du vicomte François Chaussegros de Léry à sa famille.RAPQ 1933-34, 18 février 1767.115.APC, MGI, E., carton 181 \u2014 dossier Feltz.116.ASGM, M.4/D.Feltz.Lettre de Charles Douaire, fils de madame Feltz à monsieur Gamelin de Lajemmerais, 17 janvier .TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 dante.Comme chirurgien major il entretint des relations étroites avec les officiers de l\u2019armée; fait qui n\u2019est pas négligeable lorsqu\u2019on considère l\u2019importance des militaires de carrière en Nouvelle-France.La rareté de bons chirurgiens dans la colonie et la faible concurrence facilitent grandement son ascension.Le mariage étant à cette époque un moyen d\u2019améliorer son sort, Feltz l\u2019emploie à son profit.Son premier mariage avec Marie Ursule Aubert de La- chenaye le met en relation avec l\u2019élite du temps.L\u2019écheveau des liens créés par cette union le favorise dans ses entreprises.Son second mariage avec la veuve d\u2019un négociant ajoutera de nouvelles ramifications à un tissu de relations déjà complexe.Il est difficile de préciser son influence sur la vie médicale de son époque en Nouvelle-France.Plusieurs contemporains apprécient son expérience et vantent ses qualités.Les chirurgiens Landriaux et Compain (qui fut son élève) se servent de son nom comme réclame et affirment posséder de lui le secret pour la guérison des chancres.La conquête vint briser les liens qu\u2019il avait patiemment tissés autour de lui.Plusieurs de ses relations retournèrent en France et lui-même songea à rentrer au pays.Il réalisa ce projet en 1766, mais au prix de lourdes pertes financières.Feltz fut sans doute l\u2019une des figures médicales les plus en vue de la société montréalaise au temps de la Nouvelle-France.Très peu de ses confrères eurent une notoriété aussi grande que la sienne, si on excepte Michel Sarrazin et François Gaultier.REMERCIEMENTS Les auteurs offrent leur sincère reconnaissance aux Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et aux Sœurs Grises de Montréal qui ont mis à leur disposition leurs archives de lHôtel-Dieu et de l'Hôpital Général.BIBLIOGRAPHIE Ahern, M.J.& G.: Notes pour servir à l\u2019histoire de la médecine dans le Bas-Canada, depuis la fondation de Québec jusqu\u2019au commencement du XIXe siècle, Québec, 1923.Arrêts et règlements du Conseil Supérieur de Québec et ordonnances et jugements des intendants du Canada, vol.II.Québec, 1855.Casgrain, H.R., éd.: Journal du Marquis de Montcalm durant ses campagnes en Canada de 1756 a 1759.Québec, 1895.(Collection des Manuscrits du Chevalier de Lévis.) Lettres de divers particuliers au Chevalier de Lévis.Québec, 1895.(Collection des Manuscrits du Chevalier de Lévis.) Lettres de l\u2019intendant Bigot au Chevalier de Lévis.Québec, 1895.(Collection des Manuscrits du Chevalier de Lévis.) Dictionnaire biographique du Canada.Vol.II: De 1701 à 1740.Québec, Presses de l\u2019Université Laval, 1969.(Faillon, E.M.) Vie de Mme d\u2019Youville, fondatrice des Sœurs de la Charité de Villemarie dans l\u2019Me de Montréal, en Canada.Villemarie, 1852.Ferland-Angers, A.: Mère d\u2019Youville, première fondatrice canadienne.Montréal, 1945, Frégault, Guy: François Bigot, administrateur français.Vol.II.Montréal, 1948, Frégault, Guy et Trudel, M.: Histoire du Canada par les textes.Vol.I.Montréal, 1963.Liot, Andrée E.A.P.: Contribution à l\u2019histoire de la pharmacie en Haute-Normandie: les apothicaires dieppois du XVIe au XIXe siècle, Rouen, 1912.Salone, Emile: La colonisation de la Nouvelle-France.'Trois- Rivières, 1970.Tanguay, Cyprien: Monseigneur de Lauberivière, cinquième évè que de Québec, 1739-1740.Montréal, 1885.Trudel, Marcel: L\u2019esclavage au Canada français.Québec, 1960.1273 4 1 i revue de livres LACASSE, Maurice \u2014 Le Lion de la Péninsule.s.n.1975.Le Lion de la Péninsule est un ouvrage récemment paru qui n\u2019a rien de la science-fiction, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une biographie intéressante due à la plume émue et reconnaissante de Maurice Lacasse, l\u2019un des onze enfants du Sénateur Gustave Lacasse, de T'e- cumseh.Le journaliste Dostaler O\u2019Leary écrivit dans La Patrie, de Montréal, édition du 12 juillet 1942 : « La personnalité du sénateur Lacasse vous conquiert du premier coup.De taille moyenne, bien bâti, la figure énergique, les traits prononcés, les sourcils fortement dessinés, (il) a l\u2019aspect physique de ce qu\u2019il est en réalité: un \u201cfighter\u201d qui n\u2019a pas froid aux yeux, un homme sociable qui peut devenir un lion dès qu\u2019on lui marche sur les pieds.» Médecin, journaliste et homme politique, Gustave Lacasse naquit a Sainte-Elisabeth de Joliette; il fit ses études au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval de Montréal, où il reçut son doctorat en médecine en 1913, à l\u2019âge de 23 ans.La même année, il choisit de vivre sa carrière dans la péninsule, située à la pointe extrême sud de l\u2019Ontario où se font face sur les rives de l\u2019historique rivière Détroit les villes industrielles de Détroit au Michigan et de Windsor en Ontario.Gustave Lacasse décida d\u2019exercer la médecine à l\u2019endroit névralgique « où se livrait la bataille pour l\u2019enseignement du français dans les écoles, à la suite de l\u2019adoption de l\u2019inique règlement XVII par le gouvernement (ontarien) qui interdisait l\u2019enseignement du français, signifiant, à toutes fins utiles, la disparition de cette langue à plus ou moins brève échéance » (p.9).En octobre 1941, le docteur Lacasse, devenu depuis 1928 membre du Sénat canadien, déclara lors d\u2019une conférence sur les « Soixante et quinze ans de vie catholique et française en Ontario » après avoir cité les paroles de Léon XIII à Dom Gasquet : « Publiez, des archives du Vatican, tout ce qui a quelque valeur historique, que cela jette du crédit ou du discrédit sur les autorités ecclésiastiques, la première loi de l\u2019histoire, c\u2019est de dire la vérité, et, la deuxième, c\u2019est de ne pas craindre de la dire » *; que « des témoignages authentiques démontrent en effet que cette mesure, qu\u2019ont toujours considérée ! Léon XIII, Saepe numero, 18 août 1883, in Introduction des œuvres de Dom Gasquet.1274 comme inique et vexatoire tous les pédagogues avertis, avait été inspirée par Mgr Fallon lui-même, lors de sa fameuse entrevue avec M.Hanna, membre du gouvernement Whitney à Sarnia, dès 1910.À la suite d\u2019une enquête instituée par lc gouvernement de M.Howard Ferguson, successeur de Sir James Whitney, enquête connue sous le nom de Scott-Merchant- Côté, le ministre de l'Éducation décida de rayer des statuts provinciaux le règlement (XVII) qui avait été la cause de tant de discorde et de dissatisfaction.C\u2019était enfin le triomphe de la justice et du bon sens sur l\u2019ostracisme et la fausse pédagogie et c\u2019était aussi, pour les Franco-Ontariens, le commencement d\u2019une nouvelle ère de paix et de liberté scolaire » (p.120-122).La principale lutte qu\u2019entreprit Gustave Lacasse concernait le fait français sur le plan scolaire et il vécut cette période historique en véritable lutteur.Il « considérait la médecine comme un sacerdoce» a dit de lui son collègue au Sénat, monsieur Cyrille Vaillancourt.Le docteur Gustave Lacassc publia un article dans L\u2019Union Médicale du Canada (tome 75, p.1347, novembre 1946) sur une « institution qui sen va»: le traditionnel médecin de famille.Son texte constate un fait dont il cherche les causes, à savoir la baisse de l\u2019attrait pour la carrière de l\u2019omnipraticien.Ses propos sur la disparition graduelle du médecin de famille ct du respect qui entourait sa personne donnent un avant-goût de ce que l\u2019auteur anticipait avec crainte pour l\u2019avenir.Les lignes qui suivent datent de bientôt trente ans et semblent décrire une situation contemporaine: « Cette orientation décisive vers le collectivisme, au nom de l\u2019économie et de la protection des deshérités, est probablement justifiée surtout dans des centres à population très dense, mais il est tout à fait malheureux qu\u2019elle soit devenue nécessaire\u2026 Il ne s\u2019agit pas de parler de la médecine d\u2019État, totale ou mitigée, mais je ne puis m'empêcher d\u2019exprimer ici\u2026 mes très sérieuses appréhensions sur les résultats désastreux qui découleraient de l\u2019adoption généralisée d\u2019un tel système tant au point de vue des prérogatives normales ct légitimes de la profession médicale qu\u2019à celui de l'intérêt tout court.Aucun médecin qui se respecte et qui comprend son rôle dans la société ne peut accepter avec enthousiasme de devenir un simple rond de cuir exposé à tous les tracas ct embêtements de l\u2019intrigue politique et des caprices électoraux » (p.144).L'UNION MÉDICALE DU CANADA l mi ol fond gl il fig fin he 3 fo Li tu ih Pre RR 5 Le docteur Gustave Lacasse conserva toujours un attachement marqué pour l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal où il fit un court séjour d\u2019internat et pour sa fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Windsor.L\u2019auteur de cette revue et le docteur Romuald Gatien avec les infirmières Gosselin et Pelletier eurent \u2019honneur de représenter l\u2019institution de Montréal au dévoilement du monument Jeanne-Mance qui se déroula en octobre 1946, sur le terrain de l\u2019Hôtel-Dieu de Windsor; ce monument fut une initiative du Sénateur Lacasse.Parmi les orateurs invités à la cérémonie, il y eut les sénateurs Athanase David de Montréal et Hurtu- bise du Nord-Ontarien.De 1913 à 1953, date de sa mort, le docteur Lacasse vécut une existence sans repos: la médecine, la politique, le journalisme (il avait fondé un hebdomadaire: La Feuille d\u2019Érable), la poésie occupaient tous ses instants sans le détacher de sa famille.« Le Lion de la Péninsule », grâce à Maurice Lacasse, fait connaître à ses compatriotes une page d\u2019histoire que nul d\u2019entre eux n\u2019a le droit d\u2019ignorer.La carrière médicale, la vie politique et journalistique de Gustave Lasse reçoivent dans cet ouvrage un couronnement inhabituel: la reproduction de 46 de ses poèmes retrouvés, signés de noms de plume variables, comme Jean de Fierbois, Janvier Leroux, Jean Jason, Jean Rigole, Perspicax, Le Chasseur, Le Bonhomme Sept-heures, Civis, Amicus, Christia- nus, Agricola, Gerald Dillon et Zip se retrouvent à la fin des articles que le Sénateur écrivit dans la Feuille d\u2019Erable.« Le Lion de la Péninsule » est un mémorial qui fait œuvre utile; les membres et les amis de la famille Lacasse ne seraient pas mécontents qu\u2019il soit lu par ceux qui ignorent encore qu\u2019en dehors du Québec il y eut, qu\u2019il y a et qu\u2019il y aura des Canadiens d\u2019expression française dont on puisse être fier.Édouard DESJARDINS FROMENT, R., GONIN, A., MICHAUD, P., PERRIN, A.et DESCOTES, J.\u2014 Actualités cardio-vasculaires médico-chirurgicales, 7e série: Angines de poitrine.Masson et Cie, édit, Paris, 1975.Les Actualités cardio-vasculaires médico-chirurgi- cales présentent en 1975 leur septième série qui porte sur les angines de poitrine.Il s\u2019agit cette fois d\u2019un travail de l\u2019Hôpital cardiologique de Lyon, fait en collaboration avec l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.C\u2019est dire que l\u2019on retrouve à la table des matières des cardiologues de Lyon et de Montréal.TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 Parmi ces derniers, on remarque les noms des docteurs Martial Bourassa, Jacques Lespérance, Claude-M.Grondin, Claude Goulet, Lucien Cam- peau et Paul David qui présentent leurs résultats éloignés de la chirurgie du pontage aorto-coronarien, qu\u2019ils pratiquent de façon courante avec un taux de mortalité opératoire faible de l\u2019ordre de 1 à 5 pour cent chez des malades atteints du syndrome angineux stable sans évidence de défaillance ventriculaire gauche.Les auteurs concluent de leurs statistiques personnelles qu\u2019« il existe peu de doute actuellement que le pontage aorto-coronarien améliore la qualité de la vie chez une forte proportion de patients avec angor sévère.La nature palliative de cet effet doit être cependant reconnue et les bénéfices à long terme sur l\u2019angine, au cours d\u2019une période de 5 à 10 ans, doivent être démontrés » (p.91).Durant les cinq dernières années, les auteurs ont recueilli les observations de trois séries consécutives de malades: la série 1 comprend les malades de 1 à 138 opérés de septembre 1969 à septembre 1970; la série 2 comporte l\u2019étude des patients 378 à 480 opérés de novembre 1971 à juin 1972 et la série 3 réunit 40 malades qui ont subi des anastomoses entre les artères mammaires internes et les artères coronaires depuis juillet 1972 et qui ont été revus deux semaines et un an après l\u2019intervention.Un second article de l\u2019équipe de Montréal qui porte sur « le pontage aorto-coronarien: étude socio- économique » est signé Hélène David et M.Juneau.Un court résumé au début du travail signale que « sur 502 opérés, 42% n\u2019ont pas repris le travail, alors que près de 88% disent qu\u2019ils vont bien on très bien.L\u2019analyse de cette discordance suggère les moyens d\u2019y remédier, afin que l\u2019opération soit plus nettement bénéfique sur le plan socio-économique » (p.94).Ces articles de nos collègues de Montréal sont précédés des communications de J.Normand, H.Milon, R.Froment, P.Cahen, S.Quard, J.De- pouilly, M.Amiel, A.Clermont, A.Janin, C.Dalloz, A.Perrin, J.Delaye, J.-C.Roques, J.-C.Dupont, V.Dufoix.En résumé, les Actualités VII se divisent en angines de poitrine par coronaropathie de type athéro- scléreux et en angines de poitrine de types particuliers.Le volume comprend 216 pages qui contiennent de précieux renseignements.Leur lecture est hautement recommandable.Édouard DESJARDINS 1275 JAUMOTTE-ISTASSE, Marie-Thérèse \u2014 L\u2019allergie alimentaire.Vauder/Nauwelaerts, édit, Bruxelles, 1975.L'ouvrage de Marie-Thérèse Jaumotte-Istasse sur l\u2019allergie alimentaire est préfacé par le professeur Jean Lederer qui souligne que « le livre de madame Jaumotte-Istasse, fait d\u2019une patiente compilation et d\u2019une expérience attentive, rendra service aux médecins et aux diététiciennes, car il apporte de la clarté dans un domaine où ne règne trop souvent que la confusion ».Et pour ce faire, le volume est divisé en cinq chapitres, suivis d\u2019une excellente bibliographie.Il y a une logique impeccable dans l\u2019ordonnance du texte: les définitions de l\u2019allergie alimentaire et de ses composants, le diagnostic de l\u2019allergie alimentaire, le traitement de l\u2019allergie alimentaire, l\u2019allergie alimentaire chez les enfants et les nourrissons, les différents modes alimentaires et pour terminer les conclusions générales.Il faut retenir de celles-ci que la diététicienne devra « rendre le régime aussi agréable et aussi varié que possible, assurer avec patience la collaboration spontanée du malade en l\u2019informant du but poursuivi et en le rassurant sur la longueur du traitement et la lenteur des résultats, garantir autant que possible, au travers des inéluctables restrictions alimentaires un régime nutritionnel adéquat et équilibré ».Le professeur Jean Lederer écrit: « Madame Jau- motte-Istasse a défini les contours de l\u2019allergie alimentaire et marqué ses frontières d\u2019avec l\u2019intolérance alimentaire.Elle a eu le grand mérite de mettre au point une méthode rigoureuse, notamment en ce qui concerne l\u2019anamnèse de ces cas dont l\u2019étiologie est souvent bien difficile à préciser.» Madame Jaumotte-Istasse est l\u2019élève du professeur Jean Lederer qui se porte garant de sa compétence et de son enseignement.Y a-t-il une meilleure recommandation ?Édouard DESJARDINS THOMERET, G.\u2014 Le cancer en pratique médicale.Masson et Cie, édit, Paris, 1975.L'ouvrage du professeur de clinique chirurgicale cancérologique et chirurgien de l'hôpital Laënnec, G.Thomeret, est un ouvrage de 273 pages qui ne comporte ni bibliographie, ni références.Cet auteur avertit ses lecteurs qu'« il n\u2019est pas d\u2019usage dans ce genre d\u2019ouvrage de donner ses sources et ses références.Il faudrait de trop nombreux repères et dix 1276 pages de bibliographie.Je garantis que tous les chiffres cités ont une origine précise.Ils peuvent être contredits par d\u2019autres auteurs ou par des publications plus récentes ».Le volume sur « le cancer en pratique médicale » est une étude approfondie qui comporte: A) des généralités: la tumeur cancéreuse, le sujet cancéreux et des notions sur les cancers; B) unc étude clinique: les signes d\u2019alerte, affirmation du diagnostic, quoi dire aux malades; C) le traitement: les moyens, les indications, le pronostic, la surveillance, la fin du cancéreux; D) le dépistage et la prévention et E) le cancer, mythe et réalités.La conclusion: mythe et réalités est à retenir; d\u2019abord « le cancer est une réalité » et la « cancérologie » est un mythe, ce qui cest une dernière affirmation qui ne fera pas l\u2019unanimité; « s'occuper du cancer, le dépister, le prévenir est d\u2019abord l'affaire de la médecine générale tout entière et ensuite le traiter est l\u2019affaire de toutes les spécialités médicales sans exception » ce qui est vrai; « le cancérologue » est le spécialiste des cas avancés et «le médecin praticien est la cheville ouvrière de la lutte contre le cancer »; ce qui est voisin de la certitude; « l'État croit se racheter cn donnant de l'argent aux centres anticancéreux depuis trente ans, qu\u2019ont-ils faits ?», thème à discuter, « il ne faut pas négliger les médecins praticiens, mais les encourager ct les instruire »; cette affirmation est d\u2019une justesse remarquable et il apparaît que l\u2019ouvrage de Thomeret offre aux omnipraticiens une arme puissante qui leur permettra de donner leur appui inconditionnel à la politique de dépistage, dont ils sont les principaux agents.Les dernières lignes du livre de Thomeret sont lumineuses sur ce plan: « C\u2019est l'action du médecin de famille qui est capitale dans la prévention du cancer, dans son dépistage ct dans son diagnostic précoce.C\u2019est à lui d'orienter son malade et de lui faire accepter le traitement nécessaire, c\u2019est lui qui peut exercer la surveillance la plus serrée et la plus discrète dans les suites.C\u2019est lui qui soutiént le moral de son malade.C\u2019est lui qui adoucira sa mort.» Sur la foi de ces paroles franches et percutantes, il n\u2019y a aucun doute que « le cancer en pratique médicale » est un livre à lire ct à méditer.Il est sûrement plus consolateur que la Némésis Médicale qui menace l\u2019avenir d\u2019une profession qui, malgré ses erreurs involontaires et ses appréciations parfois discutables, n'en a pas moins depuis des siècles joué un rôle pour le moins fort appréciable.Édouard DESJARDINS L'UNION MÉDICALE DU CANADA ENZY-PEPSOL ENZYMES DIGESTIFS POLYVALENTS ler NOYAU + Contenant les enzymes d\u2019origine fongique (Lipase, Amylase, Protéase) Pep- ; sine, enzyme d\u2019origine gas- er trique et adjonction de Cellulase.Action en milieu acide (pH 1,5 à 6,9) dans i l\u2019estomac.Début de la pro- Le | téolyse.Dyspepsies de fer= oo mentation.> 2e NOYAU _ Protégé lors du passage \u201c7 dans l'estomac, contenant À les enzymes d\u2019origine pans créatique (Lipase, Pros ; téase, Trypsine): Action en : milieu alcalin (pH 6,9 à 9,0) i ya .d » ASSURE UNE DIGESTION et Jéjunum.Dyspepsies de putréfaction.GASTRO - DUODENO - JEJUNALE PARFAITE Posologie: 1 à 2 dragées aux repas.Présentation: Flacons de 36, 100 et 500 dragées.Herdt :Chharton (1971) Inc.9393 Louis-H.-Lafontaine, Montréal fer a Pathologie chirurgicale.Masson et Cie, édit, deuxième édition entièrement revue, 1975.L\u2019excellent volume de Pathologie chirurgicale publié en collaboration par des chirurgiens de France et du Canada, à la librairie Masson et Cie de Paris, vient de faire une deuxième édition entièrement revue du même format que la première.L\u2019ouvrage a été conçu par un comité de rédaction composé de J.-P.Cachera, J.Cukier, G.Lavarde, R.Rettori, R.Roy-Camille et P.Vayre et d\u2019un secrétaire général: Jean-Claude Patel.Un comité de patronage a aidé à l\u2019orientation du livre; il était constitué des chirurgiens A.Sicard, Jacques Mialaret, M.Roux, CI.Olivier, Jean Patel, Lucien Léger de Paris et de Jacques Turcot de Québec.La liste des collaborateurs contient près d'une centaine de noms de chirurgiens de France, de la Côte-d\u2019Ivoire, de Suisse, de Belgique et du Canada.Les auteurs canadiens d\u2019articles sont les docteurs Jean-Paul Bossé, Denis Bourbeau, Jacques Brière, Jacques Bruneau, Georges-Étienne Cartier, Jean-G.Desjardins, Maurice Falardeau, Pierre Lavoie, André Péloquin de Montréal, Gustave Bounous, Roch Lapointe, Bernard Perey de Sherbrooke, le regretté Wilfrid Caron, Roland Cauchon, Paul L\u2019Espérance, Gendron Marcoux, Paul Savary et Jacques Turcot de Québec.La Pathologie chirurgicale, seconde édition, est un fort volume de mille cinq cent quinze pages; il donne place à mille quatre-vingt-sept figures et l\u2019index alphabétique des matières couvre neuf pages de trois colonnes.Cet ouvrage est fortement recommandé aux étudiants, aux résidents et aux professeurs de chirurgie de tous les niveaux.Grâce à ses dix-huit chapitres, il devient facilement une œuvre de références et de documentation scientifique adéquate.Le coût du volume peut sembler élevé; en peut-il être autrement en cette période de récession économique ?Les bibliothèques des hôpitaux et des diverses facultés de médecins doivent l\u2019offrir à leurs fidèles lecteurs.Édouard DESJARDINS Herbert MARX \u2014 Les grands arrêts de la jurisprudence constitutionnelle au Canada.Presses Univ.Montréal, 1974.(Communiqué des éditeurs) Présentés ct annotés par Herbert Marx, professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal.1278 Cet ouvrage est un recueil de la quasi-totalité des arrêts de la jurisprudence constitutionnelle canadienne traduits en français, complété de commentaires et de notes explicatives.Pour la première fois, avec la parution de cet ouvrage important, le juriste et l\u2019étudiant francophones pourront se référer au droit constitutionnel canadien, en français.Table des matières I.Principes fondamentaux du droit constitutionnel canadien.Le contrôle judiciaire de la légalité constitutionnelle.La souveraineté du Parlement et la séparation des pouvoirs.Le fédéralisme et la délégation des pouvoirs.Le principe de légalité.II.Le partage des compétences.La qualification des lois.La paix, l\u2019ordre et le bon gouvernement.Le commerce.Les compagnies.Le domaine du travail et la législation sociale.Le transport et les communications.La taxation.La mise en œuvre des traités.La naturalisation, les aubains et la citoyenneté.Le droit criminel.IT, Les libertés publiques.Les garanties implicites.Les garanties expresses.1974.Relié, 763 pages (0 8405 0263 x) $24.00.Dinkar MUKHEDKAR, Pierre BRETAULT et Gérard SEVESTRE \u2014 Aspects modernes de la fiabilité.Presses Univ.Montréal, 1974.(Communiqué des éditeurs) Cet ouvrage à pour but de présenter les idées, les modèles mathématiques ct les méthodes permettant de résoudre les problèmes d\u2019estimation, de prédiction et d\u2019optimisation de la fiabilité d\u2019un système.Après avoir fait des rappels mathématiques sur la théorie des probabilités et les variables aléatoires, les auteurs traitent de la fiabilité d\u2019un système complexe en fonction du temps.L\u2019étude du processus aléatoire permet de déterminer la disponibilité ou la fiabilité d\u2019un système réparable.Ils présentent aussi un bref aperçu des méthodes de statistiques utilisées pour l\u2019étude de la fiabilité.Ils font le point sur les méthodes utilisées à l'heure actuelle pour résoudre les problèmes de fiabilité posés par les systèmes électriques de puissance.Le programme « SEPAR », dont les énoncés ont été donnés en appendice À, a été conçu pour calculer la fiabilité d\u2019un système série parallèle quelconque.Il permet d\u2019éviter des calculs fastidieux lorsque le nombre d\u2019éléments devient élevé.Le programme « BOFI », dont les énoncés ont été donnés en appendice B, permet de déterminer les ensembles mini- L'UNION MÉDICALE DU CANADA Mist MMA dE , ee f | hemorroides crises aiguës et traitement d\u2019entretien.Varices \u2014 Phlébites \u2014 Fragilité capillaire Troubles circulatoires veineux \u2014 Engelures ne A pps PAR EX) 1 K.=\" : Cd ; : ; i ° 1p i: he ww ad ewe À À + Loam?i JC > \u2018om, La préparation la plus riche en vitamine \u201cP\u201d native.Présenté sous 4 FORMES @ as Dragées Pommade Suppositoire Solution 4 Fiacons de 50 et 100 Tube de 40g Boite de 10 Flacons de 30 et 120 cc Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada: rterdt :Charton (1971) Inc.9393 Louis-H.-Lafontaine, Montréal maux de coupure et de liaison pour un système complexe composé d\u2019éléments indépendants.À partir des approximations, il en déduit des bornes pour la fiabilité du système.Dinkar Mukhedkar est professeur agrégé au département de génie électrique de l\u2019École polytechnique de l\u2019Université de Montréal.Son ouvrage, écrit en collaboration avec Pierre Bretault et Gérard Se- vestre, s\u2019adresse aux spécialistes et aux étudiants en génie électrique, génie mécanique, génie industriel, mathématiques, physique et statistiques.1974.Broché, environ 296 pages (0 8405 0275 3) $9.75.Marie-Thérèse PAQUIN \u2014 La Bohème.Presses Univ.Montréal, 1975.LA BOHÈME, Libretto di Giuseppe Giacosa e Luigi Tlica, Musica di Giacomo Puccini, traduction mot à mot, accent tonique.(Communiqué des éditeurs) revue des périodiques L\u2019enflurane (éthrane \u2014 CF,H-O-CF,CHFC1) : effets de cet anesthésique halogéné sur le système cardiovasculaire et sur la fonction rénale.Thèmes traités par les auteurs suivants: LÉVESQUE, P.R.: NANAGAS, V.; SHANKS, C.; SHIMOSATO.S.\u2014 \u201cCirculatory Effects of Enflu- rane in Normocarbic Human Volunteers\u201d.The Canadian Anaesthetists\u2019 Soc.Journal, Vol.26, No 6.pp.580-595, nov.1974; GRAVES, Constance L.: DOWNS, N.H.\u2014 \u201cCardiovascular and Renal Effects of Enflurane in Surgical Patients\u201d.Anesthesia-Analgesia.Vol.53, No 6, pp.898-903, nov.-déc.1974: KONCHIGERI, H.H.; SHAKER, M.H.: WINNIE, A.P.\u2014 \u201cEffect of Epinephrine During Enflurane Anesthesia\u201d.Anesthesia- Analgesia.Vol.53.No 6.pp.894-897.nov.-déc.1974, et LOEHNING.R.W.; MAZZE, R.I.\u2014 \u201cPossible Nephrotoxicity from Enflurane in a Patient with Severe Renal Disease\u201d.Anesthesiology.Vol.40.No 2.pp.203- 205.fév.1974.Une étude clinique de Lévesque ct ses collègues (1974) montre que l\u2019éthrane modifie l\u2019'hémodynamique de l\u2019opéré, particulièrement le rythme cardiaque et la pression sanguine; elle concerne dix sujets anesthésiés avec cet agent \u2014 à unc tension normale et constante d\u2019anhydride carbonique (COs).La concentration anesthésique pulmonaire était maintenue entre 1.8 et 3.2%, et celle du sang arté- 1280 La Bohème est le deuxième livre d\u2019une série de traductions en français et en anglais de mélodies et d\u2019opéras italiens et allemands.L'originalité des traductions de Marie-Thérèse Paquin, c\u2019est d\u2019être à la fois littérales et littéraires, Elles permettent à tout chanteur, étudiant ou professionnel, de comprendre avec clarté ce qu\u2019il doit interpréter dans la langue originale dont le texte est ponctué de l\u2019accent tonique.Avec cette méthode, le public de concerts et les amateurs de disques pourront eux aussi profiter pleinement des auditions musicales.Suzanne Danco, Pierrette et Léopold Simoneau, Andrew Downie, parmi beaucoup d\u2019autres, ont accueilli avec enthousiasme cette collection qu\u2019inaugurait Don Giovanni, paru au printemps 1974.Paraîtront prochainement, entre autres ouvrages, les opéras Otello, Falstaff ct Madame Butterfly et les lieder de Schubert, Brahms et Schuman.riel variait de 19 à 32 mg par 100 cc.Il fut observé que les contractions cardiaques augmentèrent de fréquence, en moyenne de 20 par minute.D'autre part, la pression systolique diminua de 38 torr ct la diastolique de 20 torr approximativement.Ces chiffres apparaissent a priori assez significatifs.Des résultats sensiblement superposables ont été obtenus par d'autres auteurs (Graves et Downs, 1974).Leur investigation est étayée sur une série de 21 patients subissant des interventions majeures d\u2019une durée moyenne de trois heures, sous narcose à l\u2019éthrane administré à une concentration de | CAM (un pour cent) avec un mélange de N.O-O.: 60-40% .II y eut une baisse de la tension systolique, de l\u2019ordre de 17 pour cent (14613 \u2014 12615); la tension diastolique présenta en général les chiffres suivants : 80x5 \u2014 759, correspondant à une diminution de 6%.Les variations du rythme cardiaque s\u2019avérèrent cependant de moindre importance : 88+1\u2014 85=+11.Selon Konchigeri et ses collaborateurs (1974), l\u2019injection d\u2019épinéphrine au cours de la narcose à l\u2019éthrane aurait une action sensibilisante presque L'UNION MÉDICALE DU CANADA le de Sat out ire ng {ogi D'un côté il y a le prix.De l'autre, une question éclipsée depuis quelque temps, la valeur.Le Valium* Roche® est reconnu comme l'un des psychotropes les plus utiles, les plus efficaces et les plus importants de l'arsenal thérapeutique.C'est un médicament infiniment maniable, indiqué dans tous les états dominés par la tension, l'excitation, l'agitation, la peur ou l'agressivité.C\u2019est aussi un myorélaxant efficace contre une variété de troubles musculaires.Mais par-dessus tout, le \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 est un médicament éminemment sûr, même à des doses relativement fortes.Présenté sous diverses formes \u2014 suspension, comprimés, ampoules injectables \u2014 il est d'emploi commode.Les médecins font confiance au \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019.Non seulement parce qu'ils le connaissent de longue date, mais parce qu'ils savent que son efficacité a été évaluée et confirmée par des millters de travaux cliniques publiés continuellement partout dans le monde.Et Roche est le seul qui soit en mesure de fournir des renseignements:scientifiques complets sur cette spécialité, comme sur toutes les autrès spécialités dont il est l'inventeur.C'est ce qui fait la valeur du \u2018Valium\u2019 *Roche\u2019 \u2014 un produit qui, au contraire des autres diazépams, s'appuie sur autre chose que le prix.se \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 en bref: Indications: Troubles émotifs: Le \u2018Valium\u2019 Roche est indiqué dans tous les cas où la tension, l'excitation, l'agitation, l'angoisse ou l'agressivité dominent ou aggravent le tableau clinique: anxiété aiguë et chronique, tension émotive, anxiété avec symptômes coexistants de dépression, maladies psychosomatiques ou organiques, céphalées tensionnelles, psychonévroses, syndrome obsessif-compulsif, troubles du sommeil, fatigue névrotique.Troubles musculaires: Spasmes musculaires d\u2019origine centrale ou périphérique accompagnés ou non par de la tension: états spastiques d'origine cérébrovasculaire, en particulier dans la paralysie cérébrale et l\u2019athétose, hémiplégie, paraplégie, dystonie de torsion.Foulures et étirements, spasme musculaire d\u2019origine rhumatismale ou arthritiguie, hernies discales, syndrome dorso- lombaire, lumbago, actidents:\u2018\u2018en coup de fouel\u201d, fractures, myalgies.Contre-indications: Myasthénie grave, hypersensibilité connue au médicament et, vu fe manque de données cliniques, chez les nourrissons de moins.de 6 mois.Posologie: Troubles émotifs \u2014 Patients sur pieds: Dose moyenne pour aduites, cas légers à modérés: 2-10 mg deux à quatre fois par jour.Patients:âgés et débiles: 2 mg une à deux fois par jour au début; augmenter graduellement sefon les besoins et la tolérance.Enfants: 1-2 mg trois à quatre fois par jour au début; augmenter graduellement selon les besoins et Ja tolérance.Patients hospitalisés: Cas graves ou aigus \u2014 Adultes: Jusqu\u2019à 40 mg-Par jour (en doses fractionnées).Spasticité: Adultes \u2014 Enfants: 2-10 mg trois a quatre fois par jour.(Remarque: les victimes d\u2019athétose ou de paralysie cérébrale peuvent tolérer des doses allant jusqu\u2019à 40 mg).Spasmes musculo-osseux: Adultes: 2-10 mg trois à quatre fois par Jour.Enfants: 2 mg deux ou trois fois par jour.Patients âgés et débiles: 2 mg deux fois par jour.Présentation: \u2018Valium\u2019 2 Roche: Comprimés sécables à 2 mg (blancs) 100, 1000.\u2018Valium' 5 Roche: Comprimés sécables à 5 ma (jaunes) 100, 1000.*Valium\u2019 10 Roche: Comprimés sécables à 10 mg (bleus} 100;:1000.Suspension 5 mg/5 ml, 100 et 400 ml.Egalement disponible: Ampoules \u2018Valium\u2019 Roche 10 mg/2 ml, 5 et 25.Renseignements sur demande *Marque déposée du diazépam Roche @Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée ® Vaudreuil, Québec \u2014rm\u2014 se ae Pats xi ses CRE ee Re sh HY Hi PA SRA Pr nulle à l\u2019_égard du myocarde, opinion qui diffère de celle de certains spécialistes expérimentant sur les animaux (Krantz, Virtue, McDowell).Leur étude portait sur 300 patients dont l\u2019âge variait de 7 à 60 ans.La concentration de l\u2019agent anesthésique était de 1-2 pour cent pendant lintervention d\u2019une durée moyenne de 135 minutes.Le premier groupe \u2014 servant de contrôle \u2014 ne reçut pas de catécho- lamine.Au second groupe on injecta une solution d\u2019épinéphrine (adrénaline) à 1:100,000, 10 pg/cc avec de la lidocaïne à 1% dans le champ opératoire, dix à vingt minutes avant l\u2019incision; la dose totale, donnée en dix minutes au début, était en moyenne de 8 ml, i.e.80 ug.Pour le troisième groupe, la solution saline d\u2019adrénaline (1:100,000) \u2014 sans lido- caine \u2014 contenait un dosage identique au précé- dent.Le tandem rythme cardiaque - pression sanguine se modifia tres peu apres infiltration.Pour Pun: 86+21.4 \u2014 91 18.7; 89+24.8 > 94+22.4 et pour l\u2019autre (calculée en mm Hg) : 10898 \u2014 106\u20148.7; 105\u201412.8 > 103\u201412.6.Chez cinq patients des groupes II et III, recevant de I\u2019adrénaline, l\u2019électrocardiographe indiqua des contractions prématurées des ventricules, de courte durée (40-90 secondes), anomalies qui disparurent après une ventilation adéquate ou une narcose plus profonde.Les auteurs ici opinent que l\u2019adrénaline peut être utilisée sans inconvénient en présence de l\u2019_éthrane \u2014 sauf chez les cardiaques et les hyperthyroïdiens \u2014 en ayant la précaution d\u2019injecter cette drogue lentement, à un taux faible (1:100,000) et à un dosage de 80-150 pg.Il appert que l\u2019enflurane exerce une certaine action sur les divers paramètres de la physiologie rénale; cela a été démontré par Graves et Downs (1974) dans une étude faite chez 200 patients dont l\u2019âge variait entre 5 et 95 ans (âge moyen de 46 ans).Le volume du débit urinaire resta généralement en rapport avec le degré d\u2019hydratation du malade.Voici les chiffres que l\u2019on observa : 400 à 3450 cc par jour, soit une moyenne de 1335 ml.La gravité spécifique de l\u2019urine demeura normale : 1019, 1018, 1020.L\u2019aspect de l\u2019urine cependant apparut trouble jusqu\u2019au dixième jour avec présence d\u2019albumine chez un bon nombre d\u2019opérés.La créatinine conserva à peu près sa valeur intiale : 1.35; 1.23; 1.15 mg%.Le taux de l\u2019acide urique changea à peine : 4.6; 4.2 mg%.L\u2019azote uréique sanguin parut toutefois abaissé de façon notable la première journée : 18.1 mg%.On a rapporté récemment un cas où l\u2019administration d\u2019enflurane fut vraisemblablement un facteur néphrotoxique chez un sujet souffrant depuis nombre d\u2019années de glomérulonéphrite (Loehning ct Mazze, 1974).Il s\u2019agit en l\u2019occurrence d\u2019une femme de 24 ans chez laquelle on avait pratiqué une transplantation d\u2019un rein deux ans auparavant.On l\u2019admit à l\u2019hôpital pour la mise en place d'un shunt artério-veineux du bras avec la saphène, en vue d\u2019une néphrectomie et d\u2019une nouvelle greffe rénale.La première intervention sous narcose à l\u2019éthrane (0.5- 0.8% ) dura environ quatre heures.Le débit urinaire quotidien se tint au voisinage de 1900 cc pendant les deux premiers jours.Le taux sanguin de l\u2019azote uréique augmenta à 105 mg/100 ml et la clearance de la créatinine diminua légèrement à 9.4 ml/min.À cause de l\u2019aggravation clinique de la fonction rénale, on procéda le quatrième jour, sous anesthésie locale, à une biopsie du rein; le tout rentra graduellement dans l\u2019ordre au point de vue biochimique durant les quinze jours qui suivirent.Le spécimen biopsique avait cependant révélé des changements typiques d\u2019un rejet chronique de l\u2019allogreffe rénale : hyperplasie de l\u2019épithélium glomérulaire et capsulaire, fibrose à l\u2019endroit des loupes capillaires, sténose de la lumière des artères et des artérioles, atrophie tubulaire, fibrose des interstices, œdème ct vacuolisation du cytoplasme des tubules, altération de l\u2019épithélium tubulaire.Aucun cristal d\u2019acide oxalique toutefois n\u2019y fut décelé.Un mois plus tard, on fit l\u2019ablation du rein greffé.Douze heures après la narcose, le taux du fluor inorganique attint un sommet de 19 #M/1; l\u2019examen histologique ne montrait plus les aspects d\u2019un dommage rénal aigu comme on l'avait observé lors de la biopsie antérieure.Plusieurs arguments semblent plaider ici pour une relation de cause à effet : une polyurie postanesthé- sique, une élimination moindre de la créatinine, une excrétion diminuée du fluor inorganique qui ne fut en cette instance que 15 pour cent de la normale.Les auteurs présument que l\u2019emploi de l\u2019enflurane \u2014 un éther méthyléthyl fluoré comme le méthoxy- flurane (penthrane) \u2014 n\u2019est pas indiqué en présence d\u2019une affection rénale sévère ou après une récente transplantation rénale dont les chances de survie sont souvent précaires.René LEBEAU L'UNION MÉDICALE DU CANADA si.Cel i ca me Al: [it font l'une ns 7 peut être miserablesa sans nous ols cy vous pouvez prescrifg ] {Chic Trpolon en tonte confiance: son-action est rapide >, éprouvée.pe Tele ° \u2018existe en coffiprimés à 4/mg, 9 Repetabs* à efen ww sirop et en solution injectable.¢ : : Fournisseur._.# Pour de plus amples rénseignements hérspgtiue | A officiel FE veüillez consulter le Compendiur des produits et spécialités #° - des-Jeux PB it ni poration Lifts id dd phärmaceutiques ou écrire a Schering Cot A A | Olym piques d id | \u201cPointe Claire, Québec, H9R 1B4.\u2026 * CHLORT RIPOLON' (maléate de chlorphéniramine U.S.P.) \\ (J AC IM *Marque déposée ms ss 7 Aare ms mr ER as Sr EAE a RE livres reçus LIVRES REÇUS DEPUIS JANVIER 1975 Diagnostic des rickettsiales au laboratoire par M.Capponi.Maloine, édit, Paris, 1974.Exercices de diagnostic radiologique.I.Le thorax.II.L\u2019abdomen.III.L\u2019os par Lucy Frank Squire, William M.Colaiace, Natalie Strutynsky.Maloine, édit, Paris, 1974.Traité de biologie appliquée \u2014 Tome VI \u2014 Fascicule A : L\u2019exploration fonctionnelles des glandes endocrines par H.-R.Olivier.Librairie Maloine, édit, Paris, 1974.Histopathologie du tube digestif par F.Potet et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Les fractures du cotyle par R.Judet, E.Letournel.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.La dépression masquée \u2014 édité par P.Kielholz, Bâle.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Actualités chirurgicales \u2014 75e Congrès français de chirurgie, sous la dir.de C.Olivier.Masson et Cie, édit.Paris, 1974.La chirurgie plastique du sein par J.-P.Lalardrie, J.-P.Jouglard.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Les complications digestives du stress par A.Sibilly et Ph.Boutelier.Masson et Cie, édit, Paris, 1974, Embolies pulmonaires par P.Marion et J.-P.Binet.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Problèmes pratiques d\u2019endocrinologie sous la dir.de J.Hazard et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Hygiène et santé du voyageur en zone tropicale par M.Payet.Masson et Cie, édit.Paris, 1974.Avortement et parturition provoqués \u2014 Société nationale pour l'étude de la stérilité et de la fécondité.Rapporteurs généraux: M.J.Bosc, R.Palmer et Cl.Sureau.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Sécrétion de l'insuline et du glucagon \u2014 Étude clinique et expérimentale par A.Luyckx.Masson et Cie, édit.Paris, 1974.Du syndrome à la maladie en neurologie par A.et C.Gui- bert.2e éd.Maloine, édit, Paris, 1974.Physique cardiovasculaire par G.Duboucher.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Actualités hématologiques sous la dir.de J.Bernard et coll.8° série.Masson et Cie.édit, Paris, 1974.Dix-septième congrès national de la tuberculose et des maladies respiratoires, Clermont-Ferrand 1974.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Les manifestations respiratoires des collagénoses sous la dir.de R.Israël-Asselain.Expansion Scientifique.édit.Paris, 1974.Relations entre oligo-éléments et maladies cardio-vasculaires.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.1284 Hygiène du poisson et des fruits de mer.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Précis de terminologie médicale par J.Chevalier.2° éd.Maloine, édit, Paris, 1973.Cando médical et pharmaceutique par J.Chevalier.2¢ éd.Maloine, édit., Paris, 1974.Techniques chirurgicales du pied par B.Regnauld.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Nouveau traité de technique chirurgicale \u2014- T.VII par R.Merle d\u2019Aubigné, F.Mazas et coll.Membres et ceintures \u2014 généralités \u2014 membres supérieurs.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Nouveau traité de technique chirurgicale \u2014- T.XV par R.Couvelaire, J.Cukier et coll.Urologie.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Protection des droits de l'homme \u2014 Compte tenu des progrès scientifiques et techniques de la biologie et de la médecine 8° table ronde du CIOMS.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Publications de l\u2019Organisation mondiale de la Santé 1968- 1972.Bibliographie.Org.mondiale de la Santé, édit.Genève, 1974.Biologie de l\u2019oxygène par Boris Rybak.Maloine, édit.Paris.1974.Urgences chez les polytraumatisés par S.Lahbabi.Ma- loine, édit.Paris, 1974.Réanimation et médecine d\u2019urgence par M.Goulon, M.Rapin et coll.Expansion Scientifique.édit.Paris, 1974.Répertoire mondial des écoles de médecine, 1970.Org.mondiale de la Santé, édit.Genève.1973.Dictionnaire médical clinique, pharmacologique et thérapeutique par Alain Blacque-Belair.Librairie Maloine.édit., Paris, 1974.Classification histologique internationale des tumeurs des animaux domestiques.Org.mondiale de la Santé, édit.Genève, 1974.Récipients en matière plastique pour les préparations pharmaceutiques \u2014 Essai et contrôle par Jack Cooper.Org.mondiale de la Santé.édit, Genève.1974.La respiration dynamique relaxante par J.Courchet.Ma- loine, édit., Paris, 1974.L\u2019acupuncture par l\u2019oreille par M.Santaro.Maloine.édit.Paris, 1974.L'enseignement accéléré de l'acupuncture par M.Cintract.Maloine, édit., Paris, 1974.Comité O.M.S.d'experts du paludisme, 16\" rapp.Org.mondiale de la Santé, édit.Genève, 1974.Physiologie de l'effort par L.Morehouse et A.Miller.Ma- loine, édit, Paris, 1974, Les muscles \u2014 bilan et étude fonctionnelle par H.O.Kendall et coll, 2* éd.Maloine, édit, Paris, 1974.L'UNION MÉDICALE DU CANADA (0 Ace Ada Aff And Arh Ars Bag Bad Ba Bal Ban Bis Bai E5300 184 cel ma Ca pros de la Jak Mr qe Ji.congres Accary, J.P., 42-49 Adair, L., 68 Afifi, F., 118 André, C., 91 Arhan, P., 99-133-134 Arsac, M., 119 Bader, J.P., 45 Badurski, J.E., 44 Balas, D., 88 Bali, J.P., 120 Bartelt, D.C., 73 Bastin, E., 65 Bates, J., 76 Bauduin, H., 48 Beaudoin, A.R., 47-150 Beaudoin, J.G., 103 Beaudoin, M., 57 Beck, 1.T., 62 Beck, M., 62 Begon, F., 59 Benhamou, J.P., 80-131 Bérard, A., 89 Bergeron, M., 90-145 Bermann, C., 84 Bernier, J.J., 60-63 Bertrand, F., 129 Betourne, C., 84 Block, P., 139-140 Bognel, J.C., 109 Boiron, M., 115 Bonfils, S., 92-116 Bordes, M., 94 Bourde, J.152 Bourgeon, R., 126 Boutros, M.I.R., 71 Bremen, J.46 Bremer, A., 117 Brette, R., 84-123 Brissac, C., 100 Brizard, M., 126 Brooks, F.P., 68 Brown, W.R., 66 Cailla, H.L., 153 Carey, M., 57 Caron, M., 53 Cassuto, J.P., 122 Casteleyn, P.P., 43 Charbonneau, R., 147 TOME 104 \u2014 AOÛT 1975 édit sich than ect TA oi Sherbrooke, 16-17 juin 1975 Animateur : Henri NAVERT Résumé des communications INDEX ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS Chariot, J., 51 Charlopain, G., 128 Chartrand, L., 52 Chartrand, R., 83 Chastan, R.128 Chauve, A., 65 Christophe, J., 50 Clark, R.G., 144 Colin, R., 93 Collette, M., 127 Colomb, E., 73-77 Corring, T., 108 Cortot, A., 63 Coupris, L., 99-133 Coutu, P., 105 Crotte, C., 58-121 Curran, P.F., 61 Daburon, F., 108 Dagorn, J.C., 74-143 Dauchel, J., 95 Dauphinée, W.D., 130 Debray, C., 51-84-142 De Caro, A., 148 Dechelette, M.A., 89 De Graaff, P., 135 De Graef, J., 46 Delaage, M., 153 De La Tour, J., 51 Delmont, J., 122 De Neef, P., 50 Denis, P., 93 Desjeux, J.F., 61 Desvigne, C., 110 Devroede, G., 65-97-98-99-133-134- 136-141 Dhumeaux, D., 59 Diaz, A., 80 Dinda, P.K., 62 Domingo, N., 101-154 Dozois, R.R., 69 Druguet, M., 91 Dubois, F., 133-134 Dubrasquet, M., 42-92-111 Dumas, J., 115 Dumont, M., 82 Dunnigan, J., 47 Durbec, J.P., 58 Duval, M., 80-82 uit sit FORUM INTERNATIONAL FRANCOPHONE DE RECHERCHES EN GASTROENTÉROLOGIE Eloy, R., 132-146 Erlinger, S., 82 Etienne, J.P., 84 Faivre, M., 110 Fargeas, J., 137 Faverdin, C., 99-133-134 Feldmann, G., 55 Feroldi, J., 123 Figarella, C., 73-77-148 Fromageot, P., 92 Gallot, D., 140 Gauthier, M., 124 Geffroy, Y., 93 Gepts, W., 117 Gerard, J., 98 Gérolami, A., 58-84-121 Ghesquier, D., 67 Girma, J.P., 42-92 Giron, B.J., 49 Gislon, T., 42 Glasinovic, J.C., 82 Glass, G.B.J., 44-72 Gouffrant, J.M., 128 Graaff, P., 135 Grenier, J.F., 48-64-95-132-146 Guguen, C., 54 Guillouzo, A., 54 Guy, O., 73-148 Hadchouel, M., 124 Hadorn, B., 86 Hardouin, J.P., 142 Hauton, J.C., 58-101-154 Hecketsweiler, P., 63 Hétu, C., 79 Himal, H.S., 71 Hodmatter, D., 64 Hollande, E., 49 Holwerda, P.J., 135 Huet, P.M., 83-104 Huguet, C., 139-140 Hurlburt, A., 96 Imler, M., 125 Infante, R., 56 Isman, H., 126 Ito, H., 44 1285 31 VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE HYPERTENSION ESSENTIELLE PERMANENTE ee etchilorothiazide) TOS rSUPRES\u201d Contient deux agents qui t révélés efficaces pour Cou a AY: Tp a BRP Lrg PROTECTION a een VITAUX SUPRES*coatrib PATES sontre.les effets SIMPLICITE DE LA POSOLOGIE SUPRES# permet d'étabify fastiement la peselogie contrairgment a cartaingautres antibypertenseurg qui pécessitent ne ie pliquée CONVIENT UNE GRANDE VARIETE DHYPERTENDUS SUPRESEanvient FUhérande variété-d'hypertendus, y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d'insuffisance cardiaque congestive 5 po survient een ing LJ Ml | -e 153 > | 4 efficace et sûr C\u2019est le traitement oral logique, 3 du diabétique adulte et du diabétique obèse.197 i | Jad i {i we « (ei AUNT) = li \u2014_ Ca CW ä .qu qi # UN a CIN 4 {5 | AA El 2 it MONTE va él 1 8 ange fc % il @ Cle BE Ori | ia 31981 gp 2j eo js x= « if 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