L'union médicale du Canada, 1 septembre 1975, Septembre
[" wr TOME UNION MEDICALE 104 \u2014 MONTRÉAL \u2014 DU CANADA 1872-1975 ÉDITORIAL LA GLOIRE DE L'ESPRIT, UN HONNEUR INSIGNE Edouard Desjardins ARTICLES SPÉCIAUX LES MICRO-EMBOLIES ET L'USAGE DES FILTRES AU COURS DE LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE Robert-G.Guidoin, Pierre-J.Morin, Dominique Domurado et John A.Awad LES TAUX SERIQUES ET DE TSH DANS LE EFFET DE LA CIGARETTE SUR D\u2019HORMONE DE CROISSANCE DIABETE Maurice Verdy, André Orsetti, Line Baldet et Anne-Marie Puech- Cathala ÉTUDE PRÉLIMINAIRE DES CARACTÉRISTIQUES DU LIPIDO- GRAMME LIEES A LA PRESENCE DE L\u2019ANNEAU CORNEEN CHEZ UN GROUPE D'HAÏTIENS Antoine Gattereau, Robert Elie, Wilfrid Figareau et Jean Davignon MISE AU POINT DERMATITE HERPÉTIFORME ET MALADIE CCŒLIAQUE Bernard Rousseau FAITS CLINIQUES UN NAEVUS D'OTA ASSOCIÉ À DE MULTIPLES NAEVI BLEUS CUTANÉS ET DU COL UTERIN, À UNE ICHTYOSE VULGAIRE ET AU SYNDROME DE KLIPPEL-TRÉNAUNAY Guy Sylvestre, André Barbeau et Jean-Mario Giroux LA MALADIE DE FABRY \u2014 ÉTUDE HISTOLOGIQUE ET ULTRA-STRUCTURALE J.-Gilles Paquin, Pierre Camirand, Nicolas Mandalénakis et Jean-Paul Ferron LA KERATOPATHIE LIPIDIQUE Michel Tremblay et Ide Dubé MEDECINE SOCIALE ÉTUDE DE L'IMMUNITÉ DES ENFANTS DE TROIS ANS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC .Lise Frappier-Davignon, Marc Quevillon et Jacques St-Pierre L'EVALUATION BIOMETRIQUE GLOBALE DE LA NORMALITE BIOLOGIQUE Pierre Philippe 1347 1348 1356 1359 1365 1369 1377 1383 1386 1392 ÉTUDE DE L'EFFET DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE SUR LA MORTALITÉ PAR CANCER DU POUMON ET PAR CANCER DE L'INTESTIN : ÎLE DE MONTRÉAL 1963-1966 B.Lavergne, L.Frappier-Davignon et J.St-Pierre LA CONTRIBUTION DU PSYCHOLOGUE À L'HUMANISATION DU SÉJOUR HOSPITALIER D'ENFANTS PHYSIQUEMENT HANDICAPÉS Madeleine Mongeon, Bernard Hébert et Pierre Boucher (CORRECTION) IMMUNITÉ TUBERCULINIQUE DU PERSONNEL HOSPITALIER : INCIDENCE ET SIGNIFICATION CLINIQUE SELON LE STATUT PROFESSIONNEL, LA VACCINATION AU BCG ET LE CONTACT AVEC LE BACILLE DE KOCH Roland Charbonneau, Robert Elie et Michel Movin TECHNIQUE ANALYSE DE 410 CAS D'HYSTÉRECTOMIE ABDOMINALE ET VAGINALE Youssef Ainmelk et Claude Robillard CHRONIQUE PHARMACOLOGIQUE LA RÉHABILITATION DES HYPOGLYCÉMIANTS ORAUX Pierre Biron FORUM LA RÉTROACTION BIOLOGIQUE ET LES SYMPTÔMES PSYCHOSOMATIQUES Pierre Boucher SUJETS DIVERS UNE THÈSE DE MÉDECINE RÉDIGÉE EN FRANÇAIS SOUTENUE EN 1835 À McGILL Edouard Desjardins ÉVOLUTION DE LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC: XIV \u2014 LA CONTRIBUTION MILITAIRE DE LAVAL À MONTRÉAL .\u2026 Edouard Desjardins NOUVELLES REVUE DE LIVRES .NÉCROLOGIE CONGRÈS SEPTEMBRE 1397 1407 1412 1413 1421 1425 1334 1426 1315 1430 1436 1442 1975 8 | H A  R i A AD sa T0 N AN | = y SN 8 U Bi A GRY i: Y ER 0 Hie He ro kalié 1 ne olicatio O- Atl Ù (M) 0 RIE (AE is wolfe au 0): HE SITE ea Ne ORY êr de Re hh, Vant dé DOUVOIr (zee eels = yb CA 8:0 d vs) Ney être dlagnostiquee.ert WO \u2014 \u2014 I Fig RR 2S , Up 1 |v ti; 0 table ae © à\" 4 ¢ ie % 09% 8 A EU os À ui \u2018 yd FF ai V - 9 j= \u2018à f à .\u201cRe $ 4° Iv Ay de vA foodvr A \u2018a yu ; : oN \\ ph vd /* Ja \\ : hy { A Mp \u201cof + >> Kou WY 4 V od rad.4 Lu Se vw % Me iL, 8° N \u201c0 \\, ta °° Lu te te ide oF A.A+ TOME 104 \u2014 No 9 MONTRÉAL \u2014 SEPTEMBRE 1975 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1975 COMPREHENSIVE BIOMETRICAL ASSESSMENT OF BIOLO- EDITORIAL GICAL NORMALITY .\u2026.1392 GREAT MINDS REPUTE, A SIGNAL HONOUR .1347 Pierre Philippe Edouard Desjardins EFFECT OF AIR POLLUTION ON MORTALITY FROM LUNG CANCER AND INTESTINE CANCER.MONTREAL ISLAND SPECIAL ARTICLES 1963-1966 .111111220000 ; 1397 B.Lavergne, L.Frappier-Davignon EXTRACORPOREAL CIRCULATION AND THE PREVENTION and J.St-Pierre OF MICROEMBOLI FORMATION WITH FILTERS .1348 HUMANIZING LONG TERM HOSPITALIZATION OF HANDICAPPED CHILDREN: THE PSYCHOLOGISTS CONTRIBUTION .\u2026.1407 Madeleine Mongeon, Bernard Hébert and Pierre Boucher Robert-G.Guidoin, Pierre-J.Morin, Dominique Domurado and John A.Awad EFFECT OF CIGARETTE SMOKING ON SERUM GROWTH HORMONE AND TSH IN DIABETES MELLITUS .1356 Maurice Verdy, André Orsetti, Line Baldet and Anne-Marie Puech-Cathala PRELIMINARY SURVEY OF LIPID DISORDERS AND THE DEVELOPMENT OF CORNEAL ARCUS AMONG A GROUP (CORRECTION) TUBERCULINIC IMMUNITY OF THE HOSPITAL PERSONAL: INCIDENCE AND CLINICAL SIGNIFICANCE ON BEHALF OF THE PROFESSIONAL STATUS, THE BCG°S VACCINATION AND THE CONTAMINATION WITH KOCH OF HAITIANS 1359 BACILLUS .1412 Antoine Gattcreau, Robert Elie, Wilfrid Figareau Roland Charbonneau, Robert Elie na Jean Lavignon and Michel Morin RESTATEMENT OF QUESTIONS TECHNIC DERMATITIS HERPETIFORMIS AND CELIAC DISEASE .1365 AN ANALYSIS OF 410 CASES OF ABDOMINAL AND Bernard Rousseau VAGINAL HYSTERECTOMIES = 1413 Youssef Ainmelk and Claude Robillard CASE REPORT NEVUS OF OTA.ASSOCIATION WITH MULTIPLE CUTANE- PHARMACOLOGICAL CHRONIC OUS BLUE NEVI, BLUE NEVUS OF THE CERVIX, ICHTYOSIS VULGARIS AND A KLIPPEL-TRÉNAUNAY ORAL HYPOGLYCEMIC AGENTS CLEARED 1421 SYNDROME .1369 Pierre Biron Guy Sylvestre, André Barbeau and Jean-Mario Giroux FORUM FABRY\u2019S DISEASE | CL 1377 J.-Gilles Paquin, Pierre Camirand, BIOFEEDBACK AND PSYCHOSOMATIC SYMPTOMS 1425 Nicolas Mandalénakis and Jean-Paul Ferron Pierre Boucher LIPID KERATOPATHY .1383 Michel Tremblay and Ide Dubé MEDICAL HISTORY A MEDICAL THESIS PRESENTED IN FRENCH AT McGILL IN SOCIAL MEDICINE 1835 .1334 Edouard Desjar ding STUDY OF THE IMMUNIZATION STATUS OF THREE-YEARS OLD CHILDREN IN THE PROVINCE OF QUEBEC .1386 EVOLUTION OF THE MEDICAL PROFESSION IN QUEBEC Lise Frappier-Davignon, Marc Quevillon PROVINCE .1426 and Jacques St-Pierre Edouard Desjardins TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1311 j by o + Bl.AN 0 À 3 i fie: A A à RE PRE È se DO ES DOTE ea ALY Fo FIAT 15 \u20ac - œ = = = 2 a = 8 © 2 ' © =: > 2 8\u20ac SN © = = x: | >< 2 = = ; le E = 2 1 =~ 3 -\u2014 | \u2014 5 = * 2 =: 5 [3 = Ê [ E: $ \u2014 ob; 2 £ \u2014{- oN noc 2.\" =f - =) = E; À = - > © © 0 hi a GENTAMICIN SULPHATE INJECTABLE DIN 223824 ANTIBIOTIC A o Ke i ar pris ai \u2018 vu Ju\".y} r \u201c266 INF dX ZYWYVS LOT Nouvelles seringues jetables pré-remplies avec code de couleur pour laGaramycin.La Garamycin injectable (sulfate de gentamicine USP.) maintenant en seringues jetables pour en faciliter l\u2019emploi et épargner du temps.Le code de couleur rend l'identification instantanée.Les nouvelles seringues existent en deux présentations: 1,5 ml! (60 ma) et 2 mi (80 mg), correspondant aux doses indiquées dans le guide posologique simplifié (voir ci-contre).Dans la plupart des cas, le contenu d\u2019une seringue représentera la dose nécessaire.Posologie simplifiée 1M/LV* Plus de 60 kg (132 Ib): 80 mg ti.d.60 kg (132 Ib) ou moins: 60mgt.id.+Indications posologiques recommandées pour les malades avec fonction rénale normale.Veuillez consulter la page suivante pour de plus amples renseignements thérapeutiques. BC cl\" 5 oo ia Garamycin' Injectable IM/IV (sulfate de gentamicine) GARAMYCIN injectable (40 mg (actif)/ml) GARAMYCIN injectable pour usage pédiatnque (10 mg (actify/mi) INDICATIONS: La GARAMYCIN injectable est indiquée dans le traitement d'infections sérieuses causées par des germes sensibles à la gentamicine.On doit considérer la GARAMYCIN injectable comme traitement antimicrobien initial dans les cas de septicémie à Gram-négatif soupçonnée ou confirmée, particulièrement en présence de choc ou d'hypotension.Il faudra aussi la prendre en considération en cas d'infections staphylococciques graves quand un traitement antimicrobien classique est inapproprié, ou quand les épreuves de sensibilité bactérienne et le jugement clinique indiquent son emploi POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI ADMINISTRATION INTRAMUSCULAIRE OU INTRAVEINEUSE*t: À.Infections des voies urinaires: La dose usuelle dans les infections des voies urinaires inférieures est de 0,8 à 1,2 mg/kg par jour, administrée en deux ou trois prises fractionnées égales, pendant sept à dix jours, Pour augmenter l'action antibacté- rienne, il peut être avantageux d'alcaliniser l'urine.Les infections des voies urinaires supérieures, comme la pyélonéphrite, seront traitées suivant l'une des posologies indiquées pour les infections généralisées.B.Infections généralisées \u2014 Fonction rénale normale; Le traitement d'infections généralisées chez les sujets ayant une fonction rénale normale demande une posologie de 3 mg/kg par jour, administrée par voie intramusculaire en deux ou trois prises fractionnées égales.Un traitement d'une durée de sept à dix jours permet généralement d'éliminer une infection à germe sensible.En présence d'infections menaçant la vie des malades, des posologies allant jusqu'à 5 mg/kg par jour peuvent être administrées en trois ou quatre prises fractionnées égales.Une telle posologie sera réduite à 3 mg/kg par jour dès que l'état ctinique le permettra.C.Malades avec fonction rénale altérée: Chez les sujets présentant une insuffisance rénale ou soumis à une hémodialyse intermittente, la posologie doit être adaptée en fonction du degré d'altération rénale.Pour de plus amples renseignements, consulter la documentation sur le produit ou le représentant de Schering.TTADMINISTRATION INTRAVEINEUSE: La dose .usuelle de GARAMYCIN injectable généralement efficace par voie intraveineuse est de 3 mg/kg par jour, en trois prises fractionnées égales.L'administration intraveineuse s'effectue comme suit: on dilue une dose simple (1 mg/kg) de GARAMYCIN injectable dans 100 à 200 mI de soluté physiologique stérile ou de dextrose à 5%; on administre cette solution par perfusion d'une durée d'une ou deux heures, et on répète l'opération deux ou trois fois par jour.La durée habituelle de traitement est de sept à dix jours.PRÉCAUTIONS: Ototoxicité: La gentamicine, comme les autres aminosides, a provoqué de l'ototoxi- cité chez les animaux de laboratoire et chez l'homme Cet effet se manifeste principalement par une atteinte de la fonction vestibulaire et il peut se produite à retardement.Une telle atteinte s'est produite chez les sujets souffrant d\u2018urémie ou d'insuffisance rénale, ou chez des malades antérieurement traités à l\u2019aide de médicaments ototoxiques ou ayant reçu un traitement à doses plus élevées ou de plus longue durée que celui généralement recommandé.On doit éviter l'emploi concomitant de diurétiques puissants comme l'acide éthacrynique ou la furosémide.Le médecin traitant doit sérieusement considérer l'arrêt de l'antibiotique si le malade se plaint de bourdonnements d'oreilles, d'étourdissements ou d'une diminution de l\u2019acuité auditive.Eviter des taux sériques de GARAMYCIN supérieurs à 12 pg/ml.Néphrotoxicité: On a signalé des cas de néphro- toxicité avec la GARAMYCIN, celle-ci se manifestant par une élévation du taux d'azote uréique dans le sang ou du taux de créatinine sérique, ou par une diminution de la clearance de créatinine.Dans la plupart des cas, ces variations furent réversibles.Action de blocage neuromusculaire: Un blocage neuromusculaire et une paralysie respiratoire ont été signalés chez des animaux.La possibilité que ce phénomène se produise chez l'homme doit être gardée présente l'esprit, particutièrement chez les sujets recevant des agents de blocage neuromusculaire EFFETS DÉFAVORABLES: D'autres effets secondaires pouvant être reliés a la GARAMYCIN ont été signalés peu fréquemment, notamment une élévation du SG.OT., une élévation du taux de bilirubine sérique; une granulocytopénie et de l'urticaire.On a également signalé de rares cas de fièvre médicamenteuse, d'hypotention, d'hypertension, de démangeaisons, d'hépatomégalie et de splénomégalie.SURDOSAGE: Une dialyse péritonéale ou une hémodialyse contribuera a éliminer la GARAMYCIN du sang.PRESENTATION: Disponible en fioles multidoses de 2 ml contenant 40 mg/ml ou 10 mg/ml (pédiatrique) de gentamicine active dans une solution aqueuse de pH 4,5 pour administration parentérale.Agents de conservation: méthylparabène U.S.P.bisulfite de sodium U.S.P., édetate disodique U.S.P.Également disponible en ampoules Unidose* de 1,5 ml contenant 60 mg de gentamicine active 1,5 ml.Également disponible en seringues jetables pré-remplies de 2 ml et 1,5 ml titrées à 40 mi de gentamicine active par millilitre.Les solutions aqueuses de gentamicine sont stables et n'exigent pas de réfrigération.Documentation complète sur demande Schering Corporation Limited Pointe Claire, Quebec.H9R 1B4 MEMBRE \u201c Marque déposée CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être originaux et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.Il est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L\u2018Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l\u2019encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d\u2019imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un.index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s'il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l\u2019étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2018observe pas I'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIEME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.1313 nu fi i I h i fH: A L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA | 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS a Jean-Marie Albert 5 Maurice Falardeau 7 Jacques Lorrain 7 al a André Archambault 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 André Lussier 11 « à Pierre Audet-Lapointe 7 Jacques Gagnon 7 Gérard Mignault 7 Raymond Barcelo 7 Marc-André Gagnon 7 André Moisan 10 Cen Maurice Bélanger 3 Paul-AÀ.Gagnon 7 Yves Morin 10 Jacques Bernier 7 Réjean Gauthier 7 Réginald Nadeau 7 Martial Bourassa 7 Claude Goulet 7 André Panneton 12 It Jacques Cantin 7 Fernand Grégoire 7 Gilbert Pinard 7 ls Jean Chagnon 7 Pierre Grondin 7 Harry M.Pretty 7 ' Claude Chartrand?Otto Kuchel 7 Gilles Richer 7 tr Luc Chicoine 7 Claude Laberge 10 Paul Roy 7 Gilles Dagenais 9 Lucette Lafleur 7 Maurice St-Martin 7 Louis Dallaire 7 Yves Lamontagne 7 Paul Stanley 7 Mo Pierre Daloze 7 Gilles Lamoureux 7 Jacques Trudel 7 Ca André Davignon 7 Pierre Lavoie 7 Jacques Turcot 7 Ghislain Devroede 11 René Lebeau 7 Jacques Van Campenhout 7 Charles Dumas 7 Guy Lemieux 7 Robert Elie 7 Jacques Letarte 7 a RÉDACTEUR EN CHEF: RÉDACTEURS ADJOINTS: SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: Edouard Desjardins 7 Marcel Cadotte 7 Marcel Cadotte 7 D Jacques Cantin 7 ui REDACTEUR EN CHEF EMERITE: Camille Dufault 7 Roma Amyot 7 Paul Dumas?le C MEMBRES HONORAIRES i Guy Albot 9 Jean-François Cier 6 Richard Lessard 10 Jean-L.Beaudoin 10 Rosario Fontaine 7 Paul Letondal 4 ;Ç Albert Bertrand 7 Claude Fortier 10 Jean-Jacques Lussier 8 & Pierre Bois 7 Gustave Gingras 7 Gilles Pigeon 11 M Paul Bourgeois 7 Adélard Groulx 7 Francis Tayeau 2 Ur Georges Brouet 9 Albert Jutras 1 Paul-Louis Chigot 9 Raoul Kourilsky 9 du MEMBRES DE LA CORPORATION | J Roma Amyot 7 Edouard Desjardins 7 Simon Lauzé 7 À Paul-René Archambault 7 Camille Dufault 7 Jean-Louis Léger 7 André Barbeau 7 Origène Dufresne 7 Charles Lépine 7 © Jean-Marc Bordeleau 7 Roger R.Dufresne 11 Marcel! Rheault 7 Jean-Réal Brunette 7 Paul Dumas 7 Rosario Robillard 7 Marcel Cadotte 7 Michel Dupuis 7 Claude C.Roy 7 it Serge Carriére 7 Jacques Genest 7 Pierre Smith 7 1 Roland Charbonneau 7 Ghislaine Gilbert 7 Léon Tétreault 7 a Michel Chrétien 7 Jules Hardy 7 Florent Thibert 7 i Paul David 7 Murat Kaludi 7 André Viallet 7 D Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke; 12 \u2014 Trois-Rivières.li by CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PUBLICITÉ | PRÉSIDENT : CONSEILLERS : Roger Bergeron, Enr.4 Jean-Réal Brunette Edouard Desjardins 5915, rue Arthur-Chevrier | VICE-PRÉSIDENT : ales hardy Montréal, Qué.H1G 1R4 Simon Lauzé Tél.: 322-2110 ï TRÉSORIER : : Serge Carrière = SECRETAIRE : SECRETAIRE ADMINISTRATIVE : membre du GES ; RK Marcel Cadotte Gabrielle Faucher Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 l 1314 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1 nouvelles LE CONGRÈS ANNUEL DE L'AMLFC À SHERBROOKE, LES 16, 17 ET 18 OCTOBRE 1975 Motel Le Baron et Auberge des Gouverneurs PROGRAMME Salle l\u2019Echanson, le jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 octobre 1975.Déjeuners-causeries: 16 octobre: Goutte et pseudogoutte.André Lussier, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.17 octobre: Arthroses, polymyalgie rhumatismale, arthrite du vieillard.D.Myhal, Unité des maladies rhumatismales, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.18 octobre: Comment faire l\u2019investigation d\u2019une arthrite?Monique Camerlain, Unité des maladies rhumatismales, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Salle d\u2019Armes, jeudi matin, le 16 octobre 1975.Incompatibilités médicamenteuses, animateur: Gérard-E.Plante.1) Introduction.\u2014 Importance pratique du problème.Déroulement de l\u2019exposé.G.-E.Plante, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.2) Interactions médicamenteuses \u2014 Les hypotenseurs.Les antibiotiques.Les anticoagulants.Les tranquillisants.C.Caron, D.Gagnon, T.Nawar, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.3) Intoxications médicamenteuses.\u2014 Intoxications iatro- géniques.Intoxications accidentelles et suicidaires.Traitement des intoxications.P.Montambault, Centre hospitalier, Université de Sherbrooke.4) Prévention de la pollution médicamenteuse.\u2014 Rôle du médecin.Rôle du pharmacien.G.-E.Plante, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke; R.Nelson, Sherbrooke Hospital, Université de Sherbrooke; A.Felteau, pharmacien, Sherbrooke; E.Gysling, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.5) Conclusion.\u2014 G.-E.Plante, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Salle l\u2019Echanson, jeudi matin, le 16 octobre 1975, Dysfonction sexuelle, animateur: Léonard Langlois.1) Causes organiques de dysfonction sexuelle.D.Cloutier, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.= 2) Groupes à risque élevé.Mode de présentation au cabinet de consultation.R.Caux, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.3) Prévention (\u201cpreventive counselling\u201d).Diagnostic.Traitement.J.Wright et collaborateurs, Unité du comportement, Allan Memorial Institute, Université McGill, Montréal.Salle d\u2019Armes, jeudi aprés-midi, le 16 octobre 1975.Usage non médical des drogues, animateur: Albert Nantel.1) Rôle des médecins et pharmaciens dans la génèse des toxicomanies.M.Dallaire, Centre hospitalier St-François d\u2019Assise, Université Laval, Québec.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Hdi HAA HHI LA AE ALES 2) \u201cDoping\u201d chez l'athléte.R.Dugal, INRS (Santé).3) Colloque.\u2014 Rôle des médecins et pharmaciens dans la génése et le traitement des toxicomanies.A.Nantel, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke; M.Dallaire, Centre hospitalier St-François d\u2019Assise, Université Laval, Québec; R.Dugal, INRS (Santé).Salle d\u2019Armes, vendredi matin, le 17 octobre 1975.Anti- biothérapie et infections hospitalières, animateur: André Marcoux.L\u2019antibiothérapie en 1975.Michel Bergeron, Centre hospitalier universitaire Laval.Infections des voies respiratoires.Jean-Claude Péchère, Centre hospitalier \u2014 Hôtel-Dieu \u2014 Université Laval.Infections des voies urinaires.Pierre Turgeon, Centre hospitalier St-Luc, Université de Montréal.Septicémies.Richard Morissette, Centre hospitalier, Hô- tel-Dieu, Université de Montréal.Salle l\u2019Echanson, vendredi matin, le 17 octobre 1975.Responsabilité médicale, animateur: Roger Dufresne: Responsabilité du médecin envers le patient, les autres médecins et l\u2019hôpital \u2014 Euthanasie.Membres du panel : Docteur Jacques Brière, Syndic de la corporation professionnelle des médecins du Québec; Me Jacques Prévost, Étude Pouliot, Dion et Guilbault, conseiller juridique de la corporation professionnelle des médecins du Québec; Me Robert Kouri, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Sherbrooke; docteur Roger Dufresne, responsable des cours de déontologie et de responsabilité médicale à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke.Salle d\u2019Armes, vendredi après-midi, le 17 octobre 1975.La médecine nucléaire en 1975, animateur: Etienne Lebel.La médecine nucléaire, discipline à part entière dans l'ensemble des sciences de la santé.E.Lebel, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.L'évaluation quantitative de la vascularisation thyroïdienne dans les goîtres nodulaires.C.-F.Pison, Centre hospitalier Hôtel-Dieu, Université de Montréai.L'évaluation du malade cardiaque: L'\u2019infarctus, l\u2019ischémie, la péricardite.R.Bernier, Institut de cardiologie et hôpital Laval, Université Laval, Québec.L'utilisation du Gallium 67 dans la recherche de l\u2019abcès.J.Lamoureux, Centre hospitalier Notre-Dame, Université de Montréal.L'évaluation de la maladie articulaire inflammatoire.Y.Lacourcière, Centre hospitalier universitaire, Université Laval, Québec.L'évaluation de la dynamique du liquide céphalo-rachidien et son impact sur la santé publique.J.Léveillé, Centre hospitalier Hôtel-Dieu, Université de Montréal.1315 \u20188 fi: i g Ri fi HEME RA wich raid Il est bon de retrouver son petit monde.erm ts possible.Pr Je io A \u2018 PET A ; x rd ekg, + 4, i Lu ses, ie .TL # \\ SF \u2018 \\ # \\ __- Pi | | | ! ) + 4 / Pourvotre patient, un prompt rétablissement & Nephew, nous prenons le temps de fabri- veut dire: bientôt se retrouver avec son petit quer soigneusement des produits plus effi- monde.Nourrirson poisson rouge, retrouver caces pour le rétablissement de vos patients.sa famille.En somme tout simplement re- Consultez notre représentant, il pourra prendre goût à la vie.Pour vous, le mieux vous renseigner sur la prompt rétablissement de vos pa- gamme des produits et des tients veut dire plus de temps avec services Smith & Nephew.votre famille et vos amis.Chez Smith Les produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.2 4 TEE Oe ERY NE Les Produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.ELASTOPLAST\u201d Bandages élastiques adhésifs; diachylons et pansements.AIRSTRIP\u201d Pansements, pansements de rechange.ELASTOCRÉPE* Bandages en coton crêpé élastique B.P.C.ELASTOLEX\"-SAN\" Bandages élastiques.VISCOPASTE Bandes imprégnées de pâte de zinc et gélatine du type Unna.ICHTHOPASTE\"\u201d Bandages imprégnés de pâte de zinc et [chthammol.PARAGON\" Ruban adhésifs.JELONET\u201d Gaze imprégnée de paraffine molle.GYPSONA\u201d* Régulier Bandes et attelles platrées.GYPSONA™ LPL Bandes et attelles platrées (à faible perte de plâtre.) GYPSONA* SS Bandes et attelles platrées (super-solidité).GYPSONA\" Extra Bandes et attelles plâtrées (renforcées de polymère).PLASTAZOTE\u201d Polyéthylène thermoplastique pour immobilisation.SAN\u201d -SPLINT Matériel à immobilisation isoprène.SUPER-CRINX* Bandages extensibles souples.DUCHESSE iqués CELLOLITE\u201d Couvertures calorifuges en coton.MINIMS\u201d Gouttes ophtalmiques à dose unique.FLAMAZINE\u201d Creme de sulfadiazine d'argent a 1% p/p micronisée.* NIVEA Créme ATRIXO* Créme et lotion.Marque déposée de Smith & Nephew Ltd.SMITH & NEPHEW LTD.2100\u2014 52e avenue Lachine, Québec HST 2Y5 Canada Rentabilité sociale de la médecine nucléaire: Némesis ou progres.A.Arsenault, Centre hospitalier universitaire, Uni- verté de Sherbrooke.Discussion générale avec la participation du délégué officiel de la France, le doyen Gaston Meyniel.Salle l\u2019Echanson, vendredi, après-midi, 17 octobre 197$.Communications libres, président de séance: Gilles Jodoin.Une comparaison entre trois programmes de soins pour patients souffrant de maladie broncho-pulmonaire obstructive chronique (MBPOC).L.W.Jankowski, L.E.Roy, J.Vallée et P.Martin.Centre hospitalier Maisonneuve-Rose- mont, Université de Montréal.Réadaptation des broncho-puimonaires chroniques par la physiothérapie d'immersion en position étendue (PIPE).J.Vallée, L.W.Jankowski, L.E.Roy, R.Soucy, P.Martin, Département d\u2019éducation physique, Université de Montréal; Service de soins à domicile, Centre hospitalier Maisonneu- ve-Rosemont, Montréal.L\u2019ischémie sous-endocardique joue-t-elle un rôle dans l\u2019insuffisance cardiaque gauche des cœurs pulmonaires aigus?F.Sestier, R.Mildenberger, D.Zborowska-Sluis et G.A.Klassen.hôpital Royal Victoria, Université McGill, Montréal.La pleurectomie par voie transaxillaire, une nouvelle approche au traitement des pneumothorax spontanés récidivants.M.Benhamou, J.-P.Després, J.Deslauriers, J.-M.Beaubien, Service de chirurgie thoracique, Centre hospitalier Laval, Québec.Réflexions sur le traitement chirurgical de la gouttière thoracique.J.Trudel, G.Lemire, A.Rabbat et J.Trudel.Centre hospitalier St-Luc, Université de Montréal.Valeur de la débitmétrie urinaire dans le diagnostic et le traitement des incontinences d\u2019effort.J.-G.Susset, D, Cloutier, G.Schlarder et D.Dutartre, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Chimiothérapie.Traitement d\u2019attaque pour le rhabdo- myosarcome pelvien chez l\u2019enfant.G.-E.Rivard, Centre hospitalier Ste-Justine, Université de Montréal et J.Ortega, Children\u2019s Hospital of Los Angeles, Californie.Angiosarcomes du foie chez des individus ayant été en contact avec le chlorure de vinyl.Présentation de 18 cas et revue de la question.J.Delorme, Centre hospitalier régional de la Mauricie, Shawinigan.Salle d\u2019Armes, samedi matin, le 18 octobre 1975.Péri- natalogie et régionalisation des soins, animateur: Bernard Doray.B.-H.Doray, Centre hospitalier Ste-Justine, Université de Montréal.Rôle des unités de soins intensifs fœtaux et/ ou néonatals intramuros dans la province.Résultats de l\u2019étude provinciale.Chiffres et données par causes.Avenir de référence de grossesses à risque.C.Carrier, Centre hospitalier, Université Laval, Québec.Rôle des unités de soins intensifs néonatals extramuros (unités ou hôpitaux pédiatriques).Organisation du transport des nouveau-nés (présent et futur).R.Brault, Département d\u2019obstétrique et gynécologie, Université Laval, Québec.Mortalité maternelle dans la province.Correction par la référence à des unités de soins 1317 intensifs fœtaux.Facilités de transport des mères dans la province.Dimension d\u2019une unité d\u2019obstétrique.B.Salle, hôpital Édouard-Herriot, Université Claude- Bernard, Lyon, France.Les soins néonatals et les unités d\u2019obstétrique en France.Régionalisation présente et à venir.J.-F.Roux, Département d\u2019obstétrique et gynécologie, Centre hospitalier Ste-Justine et Hôtel Dieu, Université de Montréal.La régionalisation aux États-Unis.Différence du problème entre les États-Unis et la province de Québec.E.Duenas, La Havane, Cuba.L'étude périnatale à Cuba comme outil pour améliorer la santé.La régionalisation à Cuba.C.Jean, Centre hospitalier St-François d\u2019Assise, Université Laval, Québec.Le rôle du pathologiste dans la mortalité périnatale.Les meilleurs résultats des hôpitaux où le taux des autopsies est élevé: sont-ils dûs à un plus grand intérêt pour le nouveau- né, ou à un meilleur équipement en personnel ou appareils.La régionalisation des autopsies.Salle l\u2019Echanson, samedi matin, le 18 octobre 1975.Communications libres: Enquête épidémiologique des besoins de réadaptation.J.Vobecky et V.Susset, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Diglycoaldéhyde produisant un test de Coombs positif.J.Demers et C.Higgins, Children\u2019s Hospital of Los An- geles, Californie et Montreal Children\u2019s Hospital, Université McGill.Implications métaboliques et fonctionnelles de la déficience hypoxanthine phosphoribosyltransférase (syndrome de Leschnyban) dans les plaquettes sanguines.G.-E.Rivard, Centre hospitalier Ste-Justine, Université de Montréal; J.Lazerson et M.McLaren, Children\u2019s Hospital of Los An- geles, Californie.La synovectomie radioactive à l\u2019or 198.D.Myhal et M.Camerlain, Unités des maladies rhumatismales, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Pouvoir synergique de la pénicilline G et de la genta- micine chez le vivant.M.-G.Bergeron, B.-M.Nguyen, L.Gauvreau, Service des maladies infectieuses et microbiologie, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec.La gentamicine ototopique dans l\u2019otorrhée.M.-C.Gydé, St-Boniface, Manitoba.Electrocoagulation tubaire par cœlioscopie.Analyse d\u2019une série continue de 1,328 cas.D.Cloutier, R.Lafond, R.Gagner, Y.Ainwelk et G.Schlarder, Département de gynécologie-obstétrique, Centre hospitalier universitaire, Université de Sherbrooke.Scoliose et diastématomyélie.Présentation de 21 cas.M.Décarie, J.-P.Mathieu et M.Ducharme, Service de neurochirurgie et d'orthopédie, Centre hospitalier Ste-Jus- tine, Université de Montréal.Salle d\u2019Armes, samedi après-midi, le 18 octobre 1975.Colloque sur l'assurance maladie au Québec.Rétrospective sur les Cinq premières années et perspectives sur les cing prochaines, animateurs: Jules Gosselin, Sherbrooke, 1318 Raymond Robillard, président de la Fédération des médecins spécialistes de la province de Québec; Bertrand Savoie, Unité de médecine familiale, Faculté de médecine de l\u2019Université Laval; Laurent Laplante, rédacteur en chef, Journal « Le Jour »; Gérard Hamel, président de la Fédération des médecins omnipraticiens de la province de Québec; Jacques Brunet, sous-ministre, ministère des Affaires sociales.LE DOCTEUR JEAN COUTURE NOMMÉ VICE-DOYEN DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE LAVAL À sa séance du 17 juin 1975, le conseil de l\u2019Université Laval a nommé le docteur Jean Couture, vice-doyen de la Faculté de médecine, particulièrement responsable des affaires professorales.Il succède à ce poste au docteur Fernand Hould, récemment nommé sous-ministre adjoint au ministère des Affaires sociales.COLLOQUE DIAGNOSTIQUE AMES La compagnie Ames a organisé le colloque diagnostique 1975 qui se tiendra le 24 octobre 1975, à l'Hôtel Bonaventure de Montréal, sous la présidence du docteur Guy Lemieux, professeur titulaire de médecine à l\u2019Université de Montréal, chef de la section de néphrologie-méta- bolisme et du laboratoire de néphrologie de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Les docteurs Jean-Gil Joly, membre de la section d\u2019hé- pathologie de l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal et professeur adjoint de médecine à l\u2019Université de Montréal, Mimi Bel- monte, professeur agrégé en pédiatrie à l'Université McGill et directeur du département de métabolisme au Montreal Children\u2019s Hospital, Serge Carrière, professeur titulaire de médecine à l\u2019Université de Montréal et membre du département de médecine de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont, présenteront respectivement: « Les ictères: pathophysiolo- gie et diagnostic », « Le diabète sucré en 1975 » et « L'évaluation de la fonction rénale ».Le docteur Guy Lemieux traitera de « l\u2019importance diagnostique de l'examen microscopique de l'urine» et M.James W.Sutton, instructeur clinique de la compagnie Ames, présentera un travail intitulé: « Exposé sur l'analyse de l\u2019urine ».= Le colloque est à guichet fermé, le nombre de places disponibles est restreint.MÉDECINS AYANT CINQUANTE ANS D\u2018EXERCICE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC (1925-1975) La Corporation rend hommage à ses anciens membres les docteurs Archambault, Paul-René, Montréal; Brosseau, Wilfrid, Montréal; Bussiére, H.C., McGill; Dorrance, F.S., McGill; Dowd, Kenneth E., McGill; Dufresne, Origène, Montréal; Gagnon, J.Raoul, Laval: Groleau, Valére, Laval; Hébert, Emile, Montréal; Joannette, Albert, Montréal; Jobin, J.-B., Laval; Jutras, Albert, Montréal; Kennedy, Wm, Roland, McGill; Fieldman, J.David, McGill; Lafortune, Joseph, Montréal; Lamarche, Louis, Montréal; Lamontagne, Joseph, Laval; Lapointe, Henri, Laval; Leroy, Alfred, Montréal; Macdonald, D.O., McGill; Marcotte, J.-E.-Alex, L'UNION MEDICALE DU CANADA ge mo ~~.~ + Le D Se Lo an oe Lo ny - pe Le A ax = or ors =X PES ess as, Bas 2 a Ci ar pe arr EEE is Fo pak RE a ee mE 55 = ess = Ty EL Lo frre EER a Er poses comte re PS HE rere x Sp oz Soc Gi 5S ces x EX = 222 0 oe HR = 5 = \u2014 IN \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee en 2 I, TC 7 Le ax Tir se ZT Rs £ > dr on £7 og = oe 0 = sem = 7 273) Li % Es = es Ge 5 ES SAREE IESE ERE 3% 5% 5% 3% & a = x Ea 7 SEE $C aire ces 5 5 Sor oe 0% A SEA 200 A Ss Ge se ges 7 A Si x LL x Li 2 5 25 : bait ; TE = # = 25 75; Sn \u201cx 53 3 + 7 2 % Hl 3 g 7 = > = Vin # CRE 3264 ES RE, A = Et Svc 5 we Ie 2e > => % La 2.Sy a SRE LE cs 2 EN 22 4 = 2 AE ue 7 A = > ps % = NE Ze 7 SE i \u20ac fes uh LENE ROY ak HA 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para-olympiques 1.Montréal est-il prét pour les Olympiades?Simon St- Pierre.2.Changements a apporter aux prochaines Olympiades (au point de vue médical), Daniel Hanley.3.Service de santé lors des Olympiades de Montréal en 1976, Morris Duhaime.4.Mécanismes de contrôle du \u201cdoping\u201d lors des jeux Olympiques, Robert Dugal.5.Les olympiades des handicapés \u2014 les autres olympiades, Robert W.Jackson.6.Les sports d\u2019hiver pour les handicapés, Duane Mess- ner.7.Obésité et activités athlétiques, Robert H.Peter.8.Activités physiques du cardiaque, Ronald Ferguson.9.Les soins donnés outre-mer a une équipe nombreuse \u2014 l\u2019expérience que nous avons acquise, Geoffrey Haigh.10.Problèmes liés aux drogues, Daniel Hanley.11.Qu\u2019avons-nous appris des Olympiades antérieures?Guiseppe La Cava.Problèmes concernant le conditionnement physique 12.L'usage rationnel des données de l\u2019électro-cardio- gramme fait durant l\u2019exercice, Gordon Cumming.13.À propos d\u2019une ancienne théorie de Dudley Morton \u2014 le pied atavique comme facteur étiologique du syndrome de surmenage du pied, de la jambe ou du genou chez l\u2019athiète, George Sheehan.14.Course et santé, Robert H.Peter.Jeudi, 30 octobre Recherches connexes 15.Les besoins de la recherche en médecine du sport, Allan J.Ryan.16.Quoi de neuf sur la prévention des blessures au cours d'activités sportives, Geoffrey Haigh.17.Les principes de Peter appliqués à la médecine du sport et les prescriptions de Peter, James Garrick.18.Normes pour la conduite des épreuves d\u2019efforts et des programmes d\u2019entrainement physique: formation professionnelle, James Skinner.19.Limites des activités sportives imposées par différentes pathologies vertébrales, James Funk Jr.1320 20.Fractures intra-articulaires de la cheville, Morris Duhaime.21.Traumatismes de l\u2019épaude et du coude causés par le tennis, James Glick.22.Neuropathies secondaires a certaines activités sportives.J.-O.Ramadier.L\u2019omnipraticien et la médecine sportive 23.Prévention des accidents au cours des sports, James Garrick.24.L\u2019adolescent et le sport \u2014 facteurs physiologiques, Gordon Cumming.25.Evaluation clinique et traitement non chirurgical des blessures du genou, Allan MacKenzie.26.Conditionnement physique de l'individu sain, Ronald Ferguson.27.Conditionnement physique de l'adulte (cas particuliers), Gaston Choquette.28.Rôle de l\u2019omnipraticien dans l\u2019organisation communautaire d'activités récréatives, Jean-Paul Bédard.Vendredi, 31 octobre La cheville 29.Investigation des traumatismes aigus de la cheville, Robert Larson.30.Blessures des tissus mous des membres inférieurs, David D.Wise.31.La cheville de l\u2019athlète, James Funk Jr.32.Blessures de la cheville \u2014 prévention et traitement, James Glick.Recherches connexes 33.L'organisation d\u2019un département de médecine sportive, James Garrick.34.L'équilibre force/flexibilité dans la prévention et le traitement des blessures de l\u2019athlète, George Sheehan.35.Ce que l\u2019éditeur recherche dans les articles de médecine sportive, Allan J.Ryan.36.Indices dans l\u2019obtention de la perfection dans les programmes audio-visuels, Ejnar Eriksson.Le genou 37.Conduite à tenir sur les pentes de ski en cas de blessures, Duane Messner.38.Arthroscopie ou arthrographie \u2014 Nouvelles considérations, Robert W.Jackson.39.Les progrès de la chirurgie concernant le traitement des ligaments croisés, John C.Kennedy.40.Rééducation du genou blessé, James D.Sullivan.41.Progrès récents dans la chirurgie de reconstruction ligamentaire du genou, J.-O.Ramadier.42.Quoi de neuf en chirurgie de la rotule?John C.Kennedy.interne.traite- 43.Instabilité rotatoire Diagnostic et ment, Robert Larson.44.Y a-t-il trop d'interventions pour les blessures aux ligaments croisés?Ejnar Erikson.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ik.{ Un problème qui prend de l\u2019ampleur: LES INFECTIONS GRAM NÉGATIVES Une considération qui gagne en importance (carbénicilline) RENE OSD: WECTABLE.ANTY _ dom cabenieliiian § \u201cdéposé Les infections gram négatives, et en particulier les septicémies gram négatives, posent, dans les hôpitaux, un problème de plus en plus sérieux par leur fréquence croissante.Jusqu'à très récemment, tout traitement existant comportait un risque de toxicité relié à l'importance des doses.Ce problème a été résolu par la mise au point d\u2019une pénicilline efficace contre les micro-organismes gram négatifs, PYOPÈNE.Cet agent est pratiquement libre de toxicité reliée aux prises et particulièrement de réaction néphro- ou ototoxique.PYOPÈNE représente un progrès important en thérapeutique.En effet, pour la première fois, une substance allie la sécurité de la pénicilline à une action bactéricide sur les Pseudomonas aeru- ginosa et sur les micro-organismes gram négatifs particulièrement les souches de Proteus résistant aux autres antibiotiques.PYOPÈNE est recommandée dans le traitement des infections massives et graves causées par des souches sensibles de Ps.aeruginosa et de Proteus (P.vulgaris; P.rettgeri; P.morganii): septicémie; infections des voies respiratoires; méningite; infections des voies urinaires; péritonite; brûlures et plaies infectées.En présence de Ps.aeruginosa ou de Proteus déterminée par antibiogramme, prescrivez PYOPÈNE.L'efficacité alliée à l'absence de toxicité due à l'importance des doses font de PYOPÈNE la pénicilline indispensable en milieu hospitalier 365 jours par année (et même 366).Se | ! bstitut ; i STITU 55 voxed Ayerst CONTRE-INDICATIONS, PRÉCAUTIONS ET RÉACTIONS INDÉSIRABLES: celles de la pénicilline G.Les réactions indésirables spécifiques rapportées avec PYOPENE sont les suivantes: douleur au siège de l'injection intramusculaire; thrombophiébite après administration intraveineuse prolongée; éruption érythémateuse, maculopapulaire ou urticarienne généralisée ou localisée au siège de l'injection intramusculaire; hausse occasionnelle des transaminases glutamiques oxalacétiques dans le sérum et des taux de phosphatase alcaline._ _ On a rapporté une propension au saignement chez ceux qui ont subi un traitement prolongé avec de fortes doses.PRESENTATION: PYOPENE injectable: flacons d'1 et de 5 grammes de carbénicilline sous forme de sel disodique.Renseignements détaillés et bibliographie délivrés sur demande.LABORATOIRES AYERST, division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée, Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM INC.5 Ei A A It: ï _SYMPOSIUM SUR LES ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX A L'UNIVERSITE LAVAL LES 21 ET 22 NOVEMBRE 1975 Le symposium sur les ulcères gastro-duodénaux de l\u2019Université Laval comportera le programme préliminaire suivant: Le vendredi 21 novembre 1975 Mot de bienvenue: docteur Yves Morin, doyen de la Faculté de médecine, Université Laval.Président : docteur James McManus Épidémiologie: docteur Jean Rochon, Université Laval.Pathogénie: Rôle du facteur acide: docteur James Mec- Manus, Université Laval.Rôle de la pepsine: docteur R.Dozois, Clinique Mayo, U.S.A.Importance de la gastrine et des autres hormones pepti- diques: docteur Gabriel Makhlouf, Richmond, Virginie, U.S.A.Diagnostic et traitement médical des ulcères gastro- duodénaux: docteur H.M.Spiro, Université de Yale, U.S.A.Efficacité des extraits de la réglisse dans le traitement des ulcères gastro-duodénaux (Biogastrone-Duogastrone): docteur François Martin, Université de Montréal.Président : docteur Picard Marceau Évolution des ulcères gastro-duodénaux: docteur James McManus, Université Laval.Le problème de la maladie ulcéreuse chez l\u2019enfant: docteur Claude Morin, Université de Montréal (Ste-Justine).Perspective d'avenir dans le traitement de l\u2019ulcère gastro- duodénal: docteur Gabriel Makhlouf, Richmond, Virginie, U.S.A.Traitement chirurgical de l\u2019ulcère gastrique: docteur R.C.Harrison, Université de la Colombie Britannique, Vancouver.Ulcère aigu de stress: docteur J.Hinchey, Université McGill.Le samedi 22 novembre 1975 Président : docteur Louis Levasseur Évolution du traitement chirurgical de l\u2019ulcère duodénal: docteur Bernard Perey, Université de Sherbrooke.La place de la vagotomie supra-sélective sans drainage: docteur D.Johnston, University Department of Surgery, The General Infirmary, Leeds, U.K.Étude de la fonction gastrique après vagotomie: docteur R.Dozois, Clinique Mayo, U.S.A.La récidive ulcéreuse (diagnostic et traitement): docteur R.C.Harrison, Université de la Colombie Britannique, Vancouver.La gastrite par reflux: docteur Paul Poncelet, Université Laval.Président: docteur Bernard Perey, Université de Sherbrooke Table ronde sur les hémorragies des ulcères gastro-duo- dénaux.1322 Radiologie: docteur Marc Dorion, radiologiste, Hôtel- Dieu de Québec.Endoscopie et traitement médical: docteur Bernard Rousseau, Université Laval.Traitement chirurgical: docteur Marcel Rheault, Montréal.LANCEMENT DU VOLUME « LES MOYENS RÉCENTS D'INVESTIGATION EN OBSTÉTRIQUE ET GYNÉCOLOGIE » L\u2019 Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, grace au concours financier de la Compagnie pharmaceutique Desbergers Ltée, a publié le volume Les moyens récents d\u2019investigation en obstétrique et gynécologie.L\u2019ouvrage est la somme de quelque quarante-cinq communications faites à l\u2019intérieur des cinq colloques du XXVe Congrès de la Fédération des sociétés de gynécologie et d\u2019obstétrique de langue française qui a tenu ses assises à Montréal l\u2019automne dernier.Le lancement a eu lieu le 2 juillet, au Salon Bleu de l\u2019hôtel Ritz-Carlton, en présence de nombreux gynécologues et obstétriciens du Québec et des représentants de la Compagnie Desbergers Ltée.L'ouvrage, d\u2019un haut intérêt scientifique, est d\u2019ores et déjà assuré d\u2019une distribution internationale.On a également mis en circulation, par la même occasion, le résumé des tables rondes du congrès et des communications prononcées lors de cet important symposium qui, pour la première fois, se déroulait en Amérique.Le précédent congrès de la Fédération des sociétés internationales de gynécologie et d\u2019obstétrique de langue française avait eu lieu à Bruxelles en 1970 alors que le prochain se déroulera à Lyon en 1976.Le rapporteur est Roger Vokaer.Le volume a été publié sous la direction de Pierre Audet-Lapointe et de Lise Fortier, respectivement président et secrétaire du congrès.(Communiqué) CONFÉRENCIER PFIZER DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Le docteur Bernard Kerdelhue, C.N.R.S., Gif-sur-Yvet- te, France, a donné vendredi le 27 juin 1975, la conférence Pfizer sur l\u2019« Analyse du rôle du LR-RF sur la régulation gonadique ».LANCEMENT D'UN VOLUME SUR L'ABUS DES DROGUES Le S juin dernier, à l\u2019occasion du lancement de l\u2019ouvrage « Pharmacologie, toxicologie et abus des psycho- mimétiques (ou hallucinogènes) », publié par les P.U.L., sous la direction de André Villeneuve, Simone et Corneille Radouco-Thomas, de la Faculté de médecine, une réception réunissait les collègues, et les amis des co-auteurs, au Pavillon Vandry.Les trois responsables de cette publication qui tire ses origines du Symposium international sur les psychodysleptiques, réunit à l'Université Laval, il y a quelques années, une trentaine d'experts intéressés à l\u2019usage des drogues hallucinogènes et inquiets de leur usage excessif.I s'agit d\u2019une tentative d'intégration multidisciplinaire réunissant en Cinq sections une série de concepts et de L'UNION MÉDICALE DU CANADA Jit mard font Es Qu L'anxiété: ce fut la toute premiere indication pour \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019.Mais depuis, \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 s\u2019est révélé plus qu\u2019un tranquillisant efficace.Ainsi, on a découvert que les propriétés myorelâchantes et anxiolytiques de \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 sont utiles dans bien d\u2019autres domaines comme l\u2019'anesthésie, l\u2019obstétrique et la gynécologie, la neurologie, \u2018 l\u2019'odontologie.La recherche continuelle et des travaux cliniques bien documentés ont permis à d'utiliser \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 dans.ÿ des états aussi différents que 8 l'alcoolisme, le tétanos et l\u2019état de mal épileptique.\u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019, c\u2019est plus testé et documenté par ram quu'Un tranquillisant.Découvert, Hoffmann-La Roche.\u2018 Valiuri Roché ; plus qu\u2019un | : tranquillisant ion, tachycardie et phiébite.Réay patients sychiatriques.4 \u201cPrécautions S'abstenir d\" prudence stimpose f { de reflexes rapides: En'iraitement prolong ratiquer périodiquement des.hémogramm fonction hépatique.If faut élre très.prud falium\u2019 a des grands déprimes ou au présentent des tendances: suicidaire HRT ; Posologie (voie orale) -Selonia gravité des symptom Adultes: 2-10'mg, 2.à 4 fois par jour.Malad | nts: 1-mg = 2,5 mg, 3 où 4 fois par jour au:départ Augr fla dose graduellement selorvle besoin eta tolérance ole-parentérale Angoisse ou-tension-diguë, troubl émotionnels non.psychotiques: 2: mig im.\u2018Répéter au bout-de 3 ou 4 \u2018heures \u201calcool os dgées ou fragiles: \u2018Presentation Comprirné: -\u201cValium\u201d\u2019 \u2018Roche\u2019, à l\u2019insta - d\u2019autres benzodiazépines .comme Librium* et Dalmane*; y ~~ allie l\u2019efficacité à \u201cune excellente marge.thérapeutique. données sur les hallucinogènes dans les domaines biomédical et social.Le lecteur y trouvera non seulement des données objectives caractéristiques de chaque discipline, mais aussi une information plus générale sur les grandes orientations et tendances de valeur significative et relativement permanente quant à l\u2019abus des drogues.(Communiqué) Xe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUÉBEC Le congrès de l\u2019Association des psychiatres du Québec aura lieu à l\u2019Hôtel Holiday Inn, Place Dupuis, à Montréal, les 24 et 25 octobre 1975.Pour renseignements: docteur Jacques Gagnon, président du congrès, 3875 rue St-Urbain, Suite 100, Montréal, Québec.25e CONGRÈS INTERNATIONAL D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE QUÉBEC ET MONTRÉAL La Société canadienne d\u2019histoire de la médecine a eu la lourde tâche d'organiser le 25e Congrès international de la Société internationale d\u2019histoire de la médecine.Le Comité d\u2019organisation est heureux aujourd\u2019hui de faire parvenir son «second programme provisoire » qui a reçu, à Paris, le 10 mai l\u2019approbation et les éloges du « Bureau des délégués nationaux de la S.LH.M.».En adressant ce « programme », nous réalisons l\u2019une de nos responsabilités de vous tenir au courant des activités de votre Société.En outre, nous comptons que ce < programme » du Congrès soit la source d\u2019une adhésion plus grande encore envers votre Société d\u2019histoire de la médecine et vous entraînera à la propager parmi les collègues de votre activité professionnelle en sollicitant l\u2019enregistrement de nouveaux membres.De plus, nous espérons que les thèmes des communications du congrès vous inciteront à vous inscrire dans l\u2019une dee sections.Ce premier congrès international d'histoire de la médecine dans les Amériques n\u2019aura de réalité canadienne et québécoise que dans la mesure où chacun de nous du Canada y apportera sa précieuse participation.L'on notera, sans doute, qu\u2019au programme n\u2019apparait plus la ville de Montréal.Jusqu\u2019au milieu d\u2019avril 1975, nous pouvions espérer donner suite au programme élaboré dès 1972 pour une journée à Montréal, samedi le 28 août avec réception civique, visites de la ville et des universités.Des circonstances hors de notre contrôle sont survenues et nous dûmes, à regrets, abandonner ce projet.Nous tenterons de conserver au moins les visites aux universités McGill et Montréal.Docteur de la Broquerie Fortier, président (Communiqué) SERVICE DE DOCUMENTATION INTERNATIONAL SUR LE STRESS Le Service de documentation sur le stress en médecine et dans la vie quotidienne pourra maintenant fournir sur demande des listes de références sur ces sujets.1324 Depuis la premiére description du stress biologique et du syndrome général d'adaptation (SGA), en 1936, nous avons rassemblé environ 110,000 documents originaux, dont plusieurs centaines de livres.Des scientifiques du monde entier ont visité notre Institut pour consulter ces textes, tous indexés suivant le système de sténographie symbolique (SSS) conçu pour retrouver rapidement l\u2019information.Le service de consultation sur place est maintenu et gratuit; toutefois, pour s'assurer de la disponibilité d\u2019un bureau et d\u2019une assistance technique, il est utile de prendre rendezvous avec le signataire.De plus, nous fournirons sur demande des listes de références pertinentes [comprenant Titre, Journal, année et numéro (0.254 par référence)] et des photocopies d'articles (0.15¢ la page).Les tarifs ont été établis strictement sur la base du prix coûtant, les frais de manutention et de poste par voie de surface étant à la charge de notre Institut.Nous pensons qu\u2019il était dommage de limiter à nos seuls visiteurs l\u2019accès à notre banque de données sur le stress: de nombreux scientifiques, de leur propre aveu, hésitaient à nous imposer un travail additionnel en nous consultant par la poste et nous ne pouvions d\u2019ailleurs fournir ce service à titre gracieux.Nous espérons qu\u2019ainsi seront facilités le travail de recherche et l'information sur le stress.Nous tenons à préciser à la Communauté scientifique que ce service pourrait devenir limité ou même cesser complètement si les demandes venaient à dépasser nos moyens.Antonio Rodriguez, Directeur documentation Université de Montréal, LM.C.E.Montréal, Canada (Communiqué) LA SOCIÉTÉ D'HYGIÈNE ET DE MÉDECINE PRÉVENTIVE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC La Société d'hygiène et de médecine préventive de la province de Québec tiendra deux journées d\u2019étude les 16 et 17 octobre 1975 dans le cadre du congrès de I'Association des médecins de langue française du Canada, à Auberge des Gouverneurs de Sherbrooke.Le programme est élaboré en fonction d'un théme général: « La promotion de la santé face aux grandes endémies de l\u2019ère postindustrielle ».CONGRÈS ANNUEL DE 1976 DU C.R.M.C.C.Le prochain congrès annuel du Collège aura lieu au Centre municipal des congrès de Québec (ville de Québec) les jeudi, vendredi et samedi 22, 23 et 24 janvier 1976.Les sociétés suivantes tiendront en même temps leur assemblée annuelle: L\u2019Association canadienne de gastro-entérologie L'Association canadienne de biochimie médicale L'Association canadienne de chirurgie infantile L'Association canadienne de médecine physique et de réadaptation La Société canadienne d'hématologie L'UNION MÉDICALE DU CANADA tt 100 dont vode Xe, que ow Teal dere gi fe La Société canadienne d\u2019endocrinologie et de métabolisme La Société canadienne de microcirculation La Société canadienne de néphrologie L'Association canadienne de médecine nucléaire La Société canadienne de chirurgie de la main La Société canadienne de rhumatologie Les auteurs qui désirent présenter une communication à l\u2019une des assemblées susmentionnées doivent se servir de la formule commune de résumé.Les auteurs n\u2019ont à présenter qu\u2019une seule formule de résumé et doivent indiquer à quelle assemblée ils aimeraient mieux présenter leur communication, si celle-ci est acceptée.Le secrétariat du Collège enverra sur demande des formules alditionnelles de résumés.Les auteurs qui désirent présenter des films à caractère scientifique ou pédagogique doivent également remplir la formule de résumé en y précisant le contenu du film, sa durée, ses auteurs et la date de production.On mettra gratuitement à la disposition des associés du Collège, des facultés de médecine ou des hôpitaux universitaires un certain espace\u2019 en vue d\u2019y exposer des articles scientifiques non commerciaux.L'auteur ou l\u2019établissement devra payer tous les autres frais, soit le transport, le montage et le démontage, le personnel, etc.Une description du sujet de l\u2019exposition, de l\u2019espace requis, etc, devra également être faite sur la formule de présentation des résumés, ci-annexée, mais elle devra être clairement marquée « Exposition scientifique » dans la partie supérieure de la formule.Veuillez noter que la date limite pour la présentation des résumés est le 15 septembre.Les résumés des travaux qui seront présentés à l\u2019une ou l\u2019autre des assemblées paraîtront dans le numéro de janvier 1976 des Annales du collège.(Communiqué) AVIS CONCERNANT L'ATTRIBUTION DE PRIX ANNUELS C.R.M.C.C.Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada offre à chaque année un concours pour l\u2019obtention de la « Médaille du Collège royal des médecins du Canada » et de la « Médaille du Collège royal des chirurgiens du Canada ».Ce concours a pour objet de reconnaître à l\u2019échelle nationale les travaux originaux de jeunes chercheurs ou cliniciens.Les gagnants de ces médailles présentent leurs travaux au cours d\u2019une séance scientifique du Congrès annuel du collège.Voici les règlements réagissant la soumission de manuscrits pour ce concours: 1.Limite d'âge L'auteur ne devra pas avoir atteint ses 45 ans au 31 décembre de l\u2019année du concours.2.Le concours est ouvert à a) tout associé ou spécialiste certifié du collège; b) tout gradué en médecine de nationalité canadienne; TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 c) tout docteur en médecine, de n\u2019importe quelle nationalité, dont le manuscrit est basé sur un travail effectué au Canada.d 3.Soumission des manuscrits ! a) La présentation doit être accompagnée d\u2019un résumé du travail de l\u2019auteur et de 3 copies du manuscrit v complet prêt pour la publication, y compris la bibliographie et les illustrations.b) Les manuscrits doivent être établis à double espace ; sur papier-machine ordinaire (format lettre \u2014 81% gi X 11) et doivent être de 20 à 30 pages.c) On doit indiquer clairement si le manuscrit est sou- i mis pour le concours en vue de la médaille en mé- gE decine ou de la médaille en chirurgie.d) On doit donner le nom, l\u2019adresse et l\u2019âge de l\u2019au- af teur, mais ces renseignements ne doivent pas paraitre i sur le résumé ou sur le manuscrit.i e) Si le concurrent n\u2019est pas un associé du collège, sa x présentation doit étre parrainée par un associé.4.Date limite pour la soumission des manuscrits Les soumissions doivent être envoyées au: Secrétaire, È le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, 8 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario KIM 1P4 avant le : ler septembre de chaque année.i 5.Travaux acceptables Tous les travaux dans le domaine des recherches ou it dans les sciences fondamentales connexes à la médecine E: ou à la chirurgie seront considérés comme acceptables.; L\u2019essai doit porter sur des travaux originaux et ne pas constituer simplement une revue des ouvrages sur le sujet.Les manuscrits publiés ou même soumis pour publication au cours des douze mois précédant le ler septembre de chaque année sont acceptés, à condition que les autres exigences soient remplies.La présentation du manuscrit doit être acceptable pour publication dans une revue scienti- Bi fique.F 6.Collaboration S'il y a eu collaboration, un des auteurs seulement peut | concourir pour le prix.Les auteurs devront décider lequel d\u2019entre eux soumettra le manuscrit, subordonnément aux conditions établies.= 7.Résumés à soumettre au Comité du programme du Congrès annuel Les auteurs de manuscrits qui ne seront pas choisis com- Mme gagnants du concours peuvent être invités à présenter leurs travaux aux séances scientifiques du Congrès annuel.Les auteurs qui désirent soumettre leurs travaux au Comité du programme doivent nous faire parvenir avec leurs ma- | nuscrits un résumé d\u2019environ 200 mots en utilisant la for- ; mule de résumé ci-jointe.Si un concurrent ne soumet pas de résumé, nous conclurons qu\u2019il ne veut pas que le Comité du programme considère son travail pour présentation au cours des séances scientifiques générales.8.Droits de publication Les droits de publication appartiennent à l\u2019auteur.Le bureau de rédaction des ANNALES du Collège royal apprécierait recevoir les premiers droits de publication des travaux primés.1325 SI VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE HYPERTENSION ESSENTIELLE PERMANENTE REISE Ai CEA Lee ¢SUPRESY Contient deux agentsqui Dnt révale efficaces pour = 10 1811 CC Ja tengenentgrigie gp Le Led lI) debout L PROTECTION DES TE VITAUX QU SVT dE Cpe rd ge Ng effets SIMPLICITÉ DE LA POSOLOGIE por mtb Fred yd repr essitent to bac mpliquée CONVIENT NY er 2 VARIETE DHYPERTENDUS CVS TEE ard sharin nhl Lahti y compris ceux qui seuffrent de maladies respiratoires chroniques ou d'insuffisance cardiaque congestive ~Marque de| wm , \"er hate vr er moe See eo \u2014\u2014 - - - \u2014\u2014\u2014rem \"SRE HATH pertes REF used PRES\" whan | wf nnd erence afin rurale ælhkdop fr 8 resp Jie! pen wildfng 2 malad nécessite ncn éculare sis émrinvant Silest né commen sal Irilemen LA SUPRES* Ht LORE Wate huge temple bte hid oir Vatener fom Fei EAS FFRAFE FEES FS THES FET UPRES (méthyldopa et chlorothiazide) INDICATIONS Hypertension essentielle permanente.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l\u2019on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3.0 g de méthyldopa et de 1.0 à 2.0 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*- 250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antinypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES* S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l\u2019occasion causer de l\u2019accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensifs: On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.H est possible d\u2019amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydralazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d\u2019au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothiazide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie, grossesse et allaitement (voir \u2018Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C\u2019est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chiorothiazide peut déclencher ou aggraver l'hyperazotémie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l\u2019on note de l\u2019hyperazotémie ou de l\u2019oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chlorothiazide est utilisé en même temps que d\u2019autres antihypertenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobagé entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu\u2019il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de I'obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro- intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S\u2019il y a lieu de soupgonner de l'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une hématrocritie ou les deux à la fois.En présence d\u2019anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s\u2019il y a hémolyse.Cesser la médication s\u2019il y a évidence d\u2019anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de l'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyldopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l\u2019arrêt du traitement.S\u2019il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l\u2019opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s'est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.H peut se produire de l\u2019'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose comptatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à huit premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l\u2019action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de I'anesthésie, de l'hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo-athétosiques involontaires chez les malades traités à l\u2019aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébro-vasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d\u2019onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l\u2019hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à \"ACTH ou d'\u2019ingestion insuffisante d'électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l\u2019ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l\u2019ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubocurarine.L'effet antinhypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n'est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l\u2019alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d\u2019iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroïdiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypophosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut étre utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroides s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades l\u2019hyperuricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d\u2019hypotension orthostatique apparaissent.il se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovasculaire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l'on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro- intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée: on a rarement signalé des nausées et des vomissements.Il peut se produire pendant le traitement de la pancréatite et de inflammation des glandes salivaires.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l\u2019anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir Précautions\u2019) ainsi qu'une augmentation de l'urée sanguine.On a rarement signalé de l\u2019éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.Il faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l'enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.|| peut arriver que l\u2019urine exposée à l'air devienne foncée.Chlorothiazide Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du système nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du système cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d'hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécrosante (vascularite, vascularite dermique allergique), fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorabies revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758 \u2014 SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759 \u2014 SUPRES*-250, a 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.(MC-351) \u2019 MEMBRE MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIAKLAND (MONTRÉAL) QUEBEC 9.Les médailles et ce qui sy rattache a) Médaille de bronze aux armes du Collège.Au revers, figurent le nom du gagnant, celui du prix et la date de présentation.b) La présentation des médailles a lieu lors de la séance académique annuelle du collège.c) Les gagnants reçoivent un prix en argent de $500 en plus de la médaille.d) On remboursera les frais de voyage et de séjour du récipiendaire et de son épouse au Congrès annuel.(Communiqué) MÉDAILLES ANNUELLES DU COLLÈGE ROYAL (médailles de bronze et prix de $500) « La Médaille du Collège royal des médecins du Canada » et « La Médaille du Collège royal des chirurgiens du Canada » sont accessibles par voie de concours annuel aux auteurs de travaux scientifiques originaux portant sur la médecine et la chirurgie.Le travail peut se rattacher à une science fondamentale ou à un domaine de la recherche clinique.L'auteur peut être un diplômé en médecine de nationalité canadienne, un diplômé en médecine de toute nationalité dont le travail se fonde sur des travaux exécutés au Canada ou tout associé ou spécialiste certifié du collège sans égard à sa nationalité ou au pays où il a exécuté ses travaux.Comme les médailles visent à honorer les travaux originaux des jeunes investigateurs, les auteurs ne doivent pas être âgés de plus de 45 ans au 31 décembre de l\u2019année où ils soumettent leur manuscrit.Les auteurs qui ne sont pas associés ou spécialistes certifiés du collège doivent être proposés par un associé ou un spécialiste certifié.Les gagnants des médailles seront invités à présenter leurs communications à la réunion annuelle du collège.On peut obtenir d\u2019autres détails, en écrivant au secrétaire du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, 74 avenue Stanley, Ottawa, Ontario K1M 1P4.(Communiqué) BOURSES DE VOYAGE D'ÉTUDES DU COLLÈGE ROYAL H.K.DETWEILER 1.Les Bourses de voyage d\u2019études du Collège royal sont financées au moyen du revenu de la Caisse des œuvres d'enseignement du collège.2.Les associés du collège peuvent seuls se porter candidats aux bourses.Il n\u2019est pas nécessaire que les candidats soient d\u2019un milieu universitaire.3.Les bourses de voyage sont destinées à aider un jeune médecin à visiter des centres médicaux du Canada ou de l\u2019étranger pour y étudier ou expérimenter l\u2019emploi ou I'application de nouvelles connaissances ou techniques dans le domaine qui lui est propre.Le boursier peut viser a acquérir des connaissances ou de l'expérience qu\u2019il appliquera directement à la pratique clinique dans son milieu ou à poursuivre l\u2019étude d'un problème de recherche pure ou clinique.4.Le Comité de gestion de la Caisse des œuvres d\u2019enseignement fera fonction de comité de sélection.Le choix se fondera sur une évaluation générale des titres des candidats, sur le but et l\u2019objectif du voyage, sur les avantages qui en découleront pour le candidat et l'institution ou la 1328 collectivité qu\u2019il représente, sur la disponibilité de fonds pour le genre de travaux envisagés, sur les besoins financiers du candidat, etc.5.Les bourses doivent servir à un stage d\u2019études d\u2019au moins trois mois.Elles sont d\u2019une valeur de $2,000 chacune, mais ce montant peut être augmenté à $3,000 si les études projetées impliquent un voyage outre-mer.Le montant peut servir à compléter l\u2019aide reçue d\u2019autres sources ou à payer le transport (aller et retour) à un centre où le stage comporte des émoluments qui permettent d\u2019y acquitter les frais de subsistance du boursier.6.Avant son départ, le candidat à qui une bourse est accordée doit remettre la preuve qu\u2019il a été admis à un stage par le chef du département qu\u2019il doit visiter.7.Lorsque son voyage d'études est terminé le récipiendaire de la bourse doit envoyer au collège un court rapport de ses études qui sera remis au comité.8.À chaque année la date limite de la réception des demandes de bourses est le 28 février.Adresser comme suit les demandes de bourse ou de renseignements: le secrétaire, Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario KIM 1P4.(Communiqué) JOURNÉES INTERNATIONALES DE CARDIOLOGIE PARIS, 17, 18 ET 19 MAI 1976 Les prochaines Journées internationales de cardiologie organisées par les professeurs J.Facquet et J.J.Welti auront lieu les 17, 18 et 19 mai 1976 à la Faculté de médecine Pitié-Salpétrière, 105, boul.de l\u2019Hôpital 75013, Paris.Un programme détaillé paraîtra en janvier 1976.Pour tous renseignements complémentaires s\u2019adresser à l\u2019Expansion scientifique française, 15, rue Saint-Benoît, 75278 Paris CEDEX 06.MEMBRES ASSOCIÉS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Printemps de 1975 La liste des candidats heureux aux examens du printemps de 1975 nous a été adressée par le secrétariat.Ont été nommés après examens: 1.Médecine interne (29) Ahmad, Masood (Kashmir, India), Amra, Suleman (Natal, Durban), Brandes, Lorne Joy (Western Ontario), Chisholm, Robert James (Toronto), Dembo, Alon Joseph (Witwatersrand), El-Rawi, Rafi Mohamad (Iraq, Bagdad), Fenton, Stanley Frederick (Queen's, Ireland), Hand, Roger (New York), Harder, Edward Jake (Alberta), Hutcheon, Michael Alexander (Toronto) Jefferies, John William Tasker (Queen\u2019s), Klimo, Paul (Comenius, Czech), Lacour- ciére, Yves (Laval), Laryea, Eric Adja (Toronto), Letarte, Pierre (Laval), Maletz, Roy Martin (Johns Hopkins), Nielsen, John Matthew (Queensland), Prchal, Josef Thomas (Charles), Pylypchuk, George Borys (Saskatchewan), Ray- ner, Harry Ledingham (Manitoba), Sadikali, Fakhruddin (London, England), Schulze, Konrad Sigurd (Heidelberg, Germany), Seaton, Trevor Leroy (West Indies), Shivaram, Mysore (Mysore, India), Siddiqui, Tariq (Karachi-Dow), L'UNION MÉDICALE DU CANADA nds i pêl Tamblyn, Charles David (Western Ontario), Thomson, Alan Bryan Robert (Queen\u2019s, Kingston), Varga-Solymoss, Susan Margaret (Budapest, Hungary), Walde, Paul Lewis David (London, England).2.Cardiologie (2) Baigrie, Ronald Spencer (Toronto), Noël, Clément (Montréal).3.Gastroentérologie (1) Redinger, Richard Norman (Western Ontario).4.Hématologie (3) Belch, Andrew Robert (Toronto), Koopmann, Peter (Geneva, Switzerland), Prchal, Josef Thomas (Charles, Czech.).5.Maladies respiratoires (1) Matar, Nadim (St-Joseph, Beyrouth).6.Anesthésie (12) Baxter, Richard James (Guy\u2019s, London, Eng.), Bédard, O\u2019Donnell (Laval), Grant, Donald James (Calgary), Harper, Alastair Fraser (Edinburgh, U.K.), Knox, Bruce Wilson (Glasgow, U.K.), Lavigne, Paule (Laval), Matthew, Kada- mapuzha (Kerala, India), NG, Anthony Tsun-Hung (Hong Kong), Snigurowicz, Krystyna (Cracow, Poland), Taillefer, Jean (Montréal), Thompson, Dorothy Elizabeth A.(Liverpool England), Wiebe, Henry (Alberta).7.Neurologie (2) Singh, Gurmail (Panjab, India), Suranyi, Leslie (Budapest, Hungary).8.Pédiatrie (12) Boustani, Parry (Pahlavi, Iran), Castelino, Barbara Bernadette (Karachi-Dow), Ciastko, Allen Russel (Manitoba), Darwish, Husam Zaki (Beirut, Lebanon), Doyle, David Anthony (Toronto), El-Bardeesy, Makram Wissa Henein (Cairo, Egypt), Kesaree, Nirmala (Bombay, India), Madap- puli, Valarian Angelo (Ceylon, Colombo), Martin, Richard John (Sydney, Australia), Monaghan, John (Ireland, Gal- way), Smith, David Prosser (McGill), Wickramasinghe, Senani Devananda (Ceylon, Colombo).9.Psychiatrie (22) Abdelmalek, Ezzat Tadros (Cairo, Egypt), Berger, Joseph (London, England), Blackman, Maurice (Dublin, Ireland), Booth, Barry Frederick (Manitoba), Carr, Robert Peter (Penna, Pennsylvania), Dickinson, Gordon Thomas (McGill), El-Gaaly, Ahmed Ali (Cairo, Egypt), Gorman, Richard Frederick (Toronto), Kunjukrishnan, Reghuvaran (Kerala, India), Leibl, Raymond Danny (Toronto), Leve- rette, John Spencer (Queen\u2019s, Kington), MacRae, Donald Keith (Saskatchewan), Monti, Liliana Lucy (Toronto), Patil, Kashinath Bhagavan (Gutrat, India), Plante, Marie Carmen (Montréal), Powell, Garry Wayne (Calgary), Presser, Bal- domero (Chile, Santiago), Shane, Marvin David (Manitoba), Simard, Hugues (Laval), Slezakova, Dana (Masarykova, TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Czech.), Spring, Paul (Toronto), Sullivan, Penelope Kar- vellas (Calgary).10.Diagnostic radiologique (7) Joss, Sidney Steve (Queen\u2019s, Kingston), Lamarre, Paul (Laval), Lee, Hai-Jin (Seoul National, Korea), Patel, Fatma Subhash Chandra (Bombay, India), Rémillard-Lamarre, Denise (Laval), Stevenson, Giles Wyndham (Oxford, England), Teed, David Lionel (Dalhousie).11.Thérapeutique radiologique (1) Del Vecchio, Pierre (Montréal).12.Pathologie générale (4) Ahmed, Shaheda Begum (Osmania, India), Chang, Sze Ching (Hong Kong), Chang, Vivien Yuen Hwa (Hong Kong), Roy, Ronald Paul (St.Louis, U.S.A).13.Anatomie pathologique (5) Abramowicz, Aleksander (Academy of Lodz-Poland), Bowes, Vernon Franklin (Dalhousie), Boyce, Olive Joyce (West Indies, Jamaica), de Chadarevian, Jean-Pierre (St.Joseph, Beyrouth), Ludwin, Samuel Katzenellenbogen (Witwatersrand, S.A.).14.Hématologie pathologique (1) Blais, Madeleine (Montréal).15.Chirurgie générale (18) Bhana, Dayal (Royal College of Ireland), Bleicher, Michael Alan (Boston, Mass.), Chaturvedi, Prabhat Kumar (Lucknow, India), Desgroseillers, Michel-F.(Ottawa), Gold- stein, William (McGill), Goyal, Suresh Chander (India Institute, New Delhi), Hassan, Adel Abdallah Fahmy (Ein Shams, Cairo), Jarrett, Frederic (Boston, Mass.), Jovanovic, Miodrag Stevana (Belgrade, Yugoslavia), Kamal, Thad Mohamed (Cairo), Liu, Victor King Yan (McGill), Mehta, Jeet Ram (Delhi, India), Nali, Mamadou Nestor (Laval), Nayak, Ramesh (Karnatack, India), Nimmagadda, Upendra- nath (Andhra, India), Phimolsarnti, Ravi (Mahidol, Thailand), Suwonpanich, Surapoch (Chiengmai, Thailand), Verma, Terence Rai (Rangoon, Burna).16.Chirurgie cardiovasculaire et thoracique (1) Poirier, Normand Ludger (Montréal).17.Neurochirurgie (2) Chaudhuri, Anup Kamal (Calcutta, India), Richardson, Peter Murray (Toronto).18.Obstétrique et gynécologie (9) Carroll, Bryan William (Western Ontario), Derzko, Christine Mary (Toronto), Downie, James (Edinburgh, Scotland), Hewlett, Patrick Thomas (London, England), Langton, Stephen Ross (Calgary), McHattie, Thomas John (Saskatchewan), Rangarajan, Navalpakkam Srinivasa (Ma- 1329 dras, India), Ruparelia, Bhagwanji Chakubhai (Bombay, India), Walker, Robert Lyman Adam (Toronto).19.Ophthalmologie (2) Balisky, Larry Alvin (Calgary), Israel, Morton Philip (McGill).20.Orthopédie (7) Evans, John Allan (Western Ontario), Kerner, Martin (McGill), McMillan, James Floyd (Alberta), Miller, Robert Douglas (McGill), Moneim, Moheb Sayed Ebdel (Cairo, Egypt), Morcos Roger (Damas, Syrie), O'Connell, Richard John (National, Ireland).21.Otolaryngologie (1) Yu, Wing-Kit (Hong Kong).22.Chirurgie plastique (2) Malik, Saleem Akhtar (Punjab, Lahore), Vogt, Peter Andrew (Manitoba).23.Urologie (7) Abidin, Mahamed Faiz (Damascus, Syria), Boyd, Richard Norman (Western Ontario), Jhunjhunwala, Jagadish S.(Nagpur, India), Macquarrie, Donald Fraser (Dalhousie), Pakulis, Valdis (Western Ontario), Seddon, John Michael (Edinburgh), Snihurowych, Walter Melety (Calgary).ENDOCRINOLOGIE PEDIATRIQUE \u2014 UNIVERSITE DE MONTREAL Ces cours eurent lieu jeudi et vendredi, 15 et 16 mai 1975 au Holiday Inn, Montréal sous la direction scientifique du docteur Gilles Lebœuf.Le comité d'organisation était composé de Raymond Chicoine, Jean-Guy Harris et Serge Melançon.Le programme se présentait comme ci-dessous: Jeudi, le 15 mai 1975 (Salon «E ») Bienvenue à l\u2019endocrinologie 1975: Gilles Lebœuf.Diabète juvénile: président de séance: Jacques Letarte.Introduction et perspectives d\u2019avenir: Jacques Letarte.Acidose diabétique: traitement d\u2019urgence: Roger Poirier.Traitement à long terme: Jean Wilkins.Approche nutritionnelle: Odette Larue-Dufour.Current trends in the treatment of juvenile diabetes: Lester Baker.Table ronde.Puberté: président de séance: Jacques R.Ducharme.Introduction: Jacques R.Ducharme.Mécanismes régulateurs de la puberté: Jean Bertrand.1330 Retards pubertaires: aspects nosologiques.Ressources cliniques et implications psychologiques: Jacques R.Du- charme.Épreuves diagnostiques et traitement: Robert Collu.Les anovulants: Jacques Roux.Table ronde.La conférence du docteur Lester Baker sera prononcée en anglais.Vendredi, le 16 mai 1975 (Salon «E ») Hyperlipémie \u2014 Hypothyroïdie congénitale \u2014 Hypoglycémie: président de séance: Jacques Letarte.Dépistage et traitement des hyperlipémies: Jacques Letarte.Dépistage et traitement des hypothyroïdies congénitales: Jean H.Dussault.Hyperlipémie et hypoglycémie: approche nutritionnelle: Diane Decelles.Hypoglycémie du nouveau-né: Harry Bard.Hypoglycémie de l\u2019enfant: Pierre Sizonenko.Les retards de croissance \u2014 Nouveautés diagnostiques: président de séance: Gilles Lebœuf.Les retards de croissance Approche clinique à l\u2019étude du nanisme: Jacques R.Du- charme.Évaluation biologique: Robert Collu.Radiologie: Gilles Perreault.Traitement: Gilles Lebœuf.Nouveautés diagnostiques Thyroïde (T,, F, Echographie, TSH): Gilles Lebœuf.Prolactine: Robert Collu.Insuline: Gilles Lebœuf.Cytogénétique en endocrinologie quinze ans après: Louis Dallaire.CONGRÈS À DÜSSELDORF SUR LA COMPRÉHENSION CROISSANTE POUR LES PROBLÈMES DE PROTECTION ET DE MÉDECINE DU TRAVAIL On a constaté chez les employés et les employeurs, particulièrement en Europe, un grand intérêt pour les thèmes protection et médecine du travail ainsi qu'une compréhension croissante pour les problèmes.Cet avis est partagé par les organisateurs du 14\u201c congrès avec exposition spéciale pour la protection et la médecine du travail se tenant du 12 au 15 novembre 1975 à Düsseldorf.La loi concernant les médecins d'entreprises, les ingénieurs de sécurité et techniciens spécialisés dans la sécurité au travail \u2014 nommée loi de sécurité du travail \u2014 entrée en vigueur en décembre 1974 et le décret existant depuis L'UNION MÉDICALE DU CANADA qu si ant 18 leur fn { mur te kp nl pa Sa ap ek Me) près mis soc rl dent ces, ur 10] ts Dis ile id sue 5 Hid 03 quelques années, concernant l\u2019outillage technique de travail a contribué décisivement à cette façon de penser.Ce décret a pris une importance grandissante auprès des fabricants de pays européens dont les outillages utilisés ou usinés en Allemagne Fédérale sont soumis, quelle que soit leur origine, aux contrôles stricts des normes allemandes.En outre on a procédé dans le cadre des pays de la Communauté européenne à un ajustement des lois de la protection du travail.De ce fait, le congrès, organisé par la Société allemande pour la protection du travail, enregistre un intérêt croissant, surtout dans les dernières années et également de la part des auditeurs étrangers.L\u2019organisateur s\u2019est efforcé de sauvegarder l'actualité des thèmes et des discussions.L'exposition sur la protection et la médecine du travail adjointe au congrès, qui a compté en 1971 180 exposants venant de 11 nations, sera encore plus grande lors de la manifestation de novembre prochain.Grand nombre d\u2019exposants nouveaux ont déjà annoncé leur participation.En 1975 des institutions et organisations publiques se présenteront également à cette exposition.En effet, le ministère du Travail, de la Santé publique et des Affaires sociales de Rhénanie-Westphalie, l\u2019Institut fédéral pour la protection du travail et des recherches de causes d\u2019accidents, les syndicats professionnels et l\u2019association des services de mines présenteront un grand exposé instructif spécial sur le thème: «sécurité au travail».En 1973 presque 10,000 visiteurs venant de toute l\u2019Europe ont visité-le congrès et l'exposition protection et médecine du travail à Düsseldorf.Lors de la réunion des membres de l\u2019Association fédérale de la protection du travail, le docteur G.Bôhme, (Duisburger Kupferhütte) a été élu nouveau président.Il succède au docteur E.Frank, qui fut le président de cette association pendant de longues années.AMERICAN CANCER SOCIETY ELEANOR ROOSEVELT INTERNATIONAL CANCER FELLOWSHIPS L'Union internationale contre le cancer, grâce à une subvention de l\u2019\u201cAmerican Cancer Society\u201d, alloue chaque année des bourses de recherche sur le cancer.Ces bourses sont attribuées à des chercheurs ayant Pex- périence et les capacités requises pour la recherche indépendante et qui désirent élargir le champ de leurs connaissances par une période d\u2019études dans un institut d\u2019un autre pays.Elles ne sont accordées qu\u2019à des personnes appartenant au personnel scientifique d\u2019universités, d\u2019hôpitaux universitaires, de laboratoires ou d\u2019institutions similaires.Ces bourses sont destinées à des chercheurs se livrant à des travaux sur le cancer soit dans le domaine expérimental soit dans le domaine clinique.Elles ne sauraient être accordées à des personnes désirant se perfectionner dans les méthodes de dépistage ou de traitement ou qui désirent simplement visiter plusieurs centres à l\u2019occasion d\u2019un bref voyage d\u2019étude à l\u2019étranger.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Slow-K \u201cLes dragées SLOW-K® sont la seule forme satisfaisante de kalitherapie orale\u2019?Guide de prescription Indications \u2014 Tous les états où un supplément de potassium s'avère nécessaire et surtout durant le traitement prolongé ou intensif aux diurétiques.La fuite potassique présente un danger particulier chez les malades souffrant de cirrhose hépatique grave ou de néphropathie, chez les patients atteints d'œdème grave (surtout dans les cas où la diurèse est abondante), chez les patients soumis à un régime désodé ainsi que chez les patients digitalisés, puisqu'une carence en potassium rend le myocarde plus sensible à l'action toxique de la digitale.Le champ des indications de SLOW-K peut donc se résumer ainsi: Supplément des Traitement à la digitale diurétiques Stéatorrhée Alcalose hypochlorémique Diarrhée chronique Syndrome de Cushing lléite régionale Traitement aux stéroïdes lléostomie Cirrhose hépatique Néoplasmes ou Affections caractérisées obstructions par des vomissements gastro-intestinales persistants Colite ulcéreuse ou de la diarrhée Posologie \u2014 La dose est à établir individuellement, selon les besoins.Lorsque le médicament est administré comme supplément de potassium durant le traitement aux diurétiques, une dragée SLOW-K par comprimé de diurétique est habituellement suffisante, mais on peut augmenter cette proportion si besoin est.En règle générale, une dose variant entre 2 et 6 dragées SLOW-K (environ 16 à 48 mEq K + ) par jour ou tous les deux jours procure un supplément de potassium suffisant dans la plupart des cas.Le médicament s'administre de préférence après les repas.Mise en garde \u2014 || existe une corrélation probable entre l'emploi des comprimés enrobés contenant des sels de potassium, avec ou sans diurétiques thiazidiques, et l\u2019incidence d'ulcération grave de l'intestin grêle.Ces préparations ne doivent être employées que s\u2019il n'est pas possible de suppléer convenablement au régime alimentaire; il faut en cesser l'emploi dès qu'apparaissent des douleurs abdominales; une distension abdominale, des nausées, des vomissements ou des hémorragies gastro-intestinales.Effet secondaire \u2014 Jusqu'à présent, on n'a signalé que trois cas d'ulcération intestinale, dont l'un d\u2019étiologie douteuse.Précautions d\u2019emploi \u2014 Administrer avec prudence aux patients atteints d'insuffisance rénale grave, afin d'éviter une hyperkaliémie éventuelle.SLOW-K doit être également prescrit avec circonspection dans les états liés à un bloc cardiaque, une augmentation du taux de potassium sérique étant susceptible d'aggraver ce blocage.Contre-indications \u2014 Troubles de la fonction rénale se manifestant par de l'oligurie ou de l'azotémie, maladie d'Addison non traitée, myotonie congénitale, hypersurrénalisme lié à un syndrome génito-surrénal, déshydratation aiguë, crampes de chaleur et hyperkaliémie d'étiologies diverses; états liés à une stase gastro-intestinale.Présentation \u2014 Dragées (orange pâle) dosées à 600 mg de chlorure de potassium dans un noyau de cire inerte, à libération lente; flacons de 100, 1,000 et 5,000.Bibliographie 1.Article de fond, Brit.Med.J., 1, 191, 1967 (22 avril).2.O'Driscoll, B.J.Potassium Chloride with Diuretics, Br.Med.J., Vol.11, pages 348, 1966.CI1BA DORVAL, QUEBEC HIS 1B1 C-4073 La durée de ces bourses sera généralement d\u2019un an.Cependant, dans certaines circonstances particulières, leur durée pourra être plus longue ou plus courte.Le montant de la bourse sera fixé compte tenu du salaire actuel du candidat et du salaire de chercheurs d\u2019un niveau équivalent dans l\u2019institut où le candidat désire travailler.Une allocation spéciale est prévue pour couvrir les frais de voyage aller et retour du boursier et des personnes à sa charge qui l\u2019accompagneront de son domicile à l\u2019institut qui l\u2019accueillera.Dernier délai pour la réception des demandes de bourse: ler septembre.Les candidats retenus peuvent commencer leur bourse à la date de leur choix, pourvu qu\u2019elle se situe dans les douze mois qui suivent le ler mars.Les formules de demande de bourse ainsi que tous renseignements complémentaires sont fournis par l\u2019Union internationale contre le cancer.(Communiqué) BOURSES INTERNATIONALES YAMAGIWA-YOSHIDA D\u2018ETUDES SUR LE CANCER Les bourses internationales Yamagiwa-Yoshida d\u2019études sur le cancer, dont le Comité national japonais pour I'UICC assume les charges financières, sont administrées par l\u2019Union internationale contre le cancer.Elles ont pour but de permettre à des chercheurs de toute nationalité de parfaire leur expérience ou de se livrer à des études comparatives sur les techniques spéciales utilisées dans la recherche anticancéreuse, tant biologique que clinique.Elles ne sont attribuées que pour des stages d\u2019études effectuées par les bénéficiaires hors de leur pays de résidence, attendu que l\u2019objectivité de ces bourses est d\u2019intensifier et d\u2019encourager la coopération internationale dans ce domaine d\u2019activité.Il ne saurait être accordé de bourses d\u2019études à des personnes désirant uniquement visiter des instituts ou participer à des congrès, des conférences ou des symposiums.La durée maximale d\u2019une bourse est de 90 jours.Le bénéficiaire reçoit une allocation de voyage dont le montant équivaut au prix d\u2019un billet d'avion en classe économique, et une allocation journalière destinée à couvrir ses frais d\u2019entretien et autres; les familiers ne touchent pas de subvention.Les demandes de bourses peuvent être déposées deux fois l\u2019an, les dates-limites de réception étant respectivement les 30 juin et 31 décembre.Lorsqu\u2019une demande est agréée, notification en est donnée au bénéficiaire dans les 90 jours qui suivent la date- limite de réception.Les bourses commencent obligatoirement dans les 180 jours suivant la notification.1332 Les formules de demande de bourse et tous les renseignements y relatifs peuvent être obtenus en écrivant à l\u2019adresse ci-dessous: Union internationale contre le cancer Boîte postale 400 1211 Genève 2 Suisse (Communiqué) Nouvelles de France LE PROFESSEUR PIERRE DENOIX ; NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SANTÉ Le conseil des ministres a nommé M.Pierre Denoix directeur général de la Santé publique, en remplacement de M.Pierre Charbonneau qui occupait ces fonctions depuis 1970.Né le 26 octobre 1912 à Paris, le docteur Pierre Denoix a fait ses études à la faculté de médecine de Paris.Chirurgien des hôpitaux de Paris depuis 1948, il était directeur de l\u2019Institut Gustave-Roussy a Villejuif depuis 1956.Il est professeur titulaire de la chaire de clinique carcinologique de la faculté de médecine de Paris.Le docteur Denoix est membre de l'Académie de chirurgie, président de l\u2019Union internationale contre le cancer depuis 1972.En plus de ses activités en cancérologie, orientées vers la clinique, la recherche et l'organisation de la lutte contre le cancer, le professeur Denoix s\u2019est intéressé à l\u2019administration hospitalière et à l'architecture.ll a ainsi beaucoup contribué à la réalisation d'un centre hospitalier ultra-moderne à l'Institut Gustave-Roussy.Lors de sa leçon inaugurale en juin 1966, le docteur Denoix avait montré tout l\u2019intérêt qu\u2019il attachait à la médecine hospitalière et à la médecine sociale.(BNF 7-6-75) LE PROFESSEUR CHARLES DUBOST ÉLU À L\u2019ACADÉMIE DES SCIENCES Le professeur Charles Dubost, membre de l'Académie de chirurgie, vient d\u2019être élu à l\u2019Académie des sciences, dans la section médecine, au fauteuil précédemment occupé par son maître, le professeur de Gaudart d\u2019Allaines.Né le ler octobre 1914 à Saint-Gaultier (Indre), M.Charles Dubost est professeur titulaire de la chaire de chirurgie cardiovasculaire à la faculté de médecine de Paris; il est chef du service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Broussais, à Paris.Il a été le premier à introduire en France, il y a vingt ans, la technique de chirurgie à cœur ouvert.Il a effectué à l'hôpital Broussais, avec le docteur Jean-Paul Cachera, la 3e transplantation cardiaque réalisée en France (12 mai 1968).Le professeur Dubost, a obtenu, en 1969, le Prix Osiris de l\u2019Institut.(BNF 24-5-75) L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1% à EE LES SERVICES DE SANTE UPJOHN ré) Cher Docteur, Les Services de Santé Upjohn, offrent maintenant à la population du k i Québec un programme de soins à domicile d'urgence.i 1 de i qu Qu'il s'agisse d'injections à domicile, de prises de sang pour vos ki malades incapables de se rendre à l'hôpital, de refaire un pansement, i id d'éducation de vos malades (Post-partum, diabétiques, aveugles) ou de k:.Ci toutes autres fonctions qu'une infirmière peut remplir vous pouvez y four : = : Al a faire appel à nos services.by 2 Bt ; fi: ige .A ; ; .; À Tous ces soins seront exécutés suivant l'autorisation écrite du médecin = ; traitant, et en accord avec notre médecin consultant.ki Sr ue En outre pour le convalescent à la maison ayant besoin de soins infirmiers $, ou d'aide domestique nous offrons les services compétents d'infirmières, of d'aides-infirmières et d'aides-ménagères disponibles en tout temps, selon is les besoin de votre patient, et pour aussi longtemps que vous le jugerez ler nécessaire.a Votre malade aura à débourser un certain montant dépendant de l'acte que ti nos infirmières autorisées auront à poser; par contre plusieurs régimes d'assurance remboursent partiellement le coût des soins infirmiers à domicile dispensés par des infirmières autorisées, sur la recommandation du médecin.Pour prendre avantage de ce nouveau programme, téléphonez à une de nos succursales suivantes: Montréal 288-4214, Québec 687-3434, Trois Rivières 379-4355, Ottawa 238-4805.mie us gr fs ean-Claude Leroux i Vice-Président et Directeur général Acceptez, Docteur, l'assurance de nos sentiments les meilleurs Bi | victoria Vancouver Calgary Edmonton Winnipeg Windsor London Hamilton St Catharines Toronto Ottawa Montréal Trois Rivieres Québec Halifax À UNE FILIALE DE LA COMPAGNIE UPJOHN sujets divers UNE THÈSE DE MÉDECINE RÉDIGÉE EN FRANÇAIS SOUTENUE EN 1835 A McGILL Une découverte récente, faite par un archiviste * de l\u2019Université du Québec à Montréal dans le Fonds des brochures canadiennes du Pavillon Lafontaine, révèle qu\u2019au début de l\u2019Université du Collège McGill, M.Pierre Dan- sereau de Montréal soutint sa dissertation médicale inaugurale le 25 mai 1835.Cette thèse, comme en fait foi la Fig.1, portait sur le délire tremblant.La page liminaire de ce document très rare indiquait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une dissertation sur le THÈSE SUR LE U = + = ! El Hi ed El | in W Et Li = Hl vw a y to al , .P.DANSEREAVD.j J SW \u2018 2 A : Fig.1 \u2014 Reproduction due à la collaboration des Archives de l\u2019Université du Québec à Montréal, section des brochures canadiennes au Pavillon Lafontaine.délire tremblant qui, suivant les statuts, règles et ordonnances de l\u2019Université du Collège McGill, avait été soutenue pour l'obtention du grade de docteur en médecine et chirurgie en présence des gouverneurs et de la Faculté médicale de la dite université, le 25 mai 1835.La brochure avait été imprimée chez Louis Perrault de Montréal (Fig.2).Le docteur Pierre Dansereau de Montréal faisait partie de la troisième promotion médicale de l\u2019Université McGill.Le docteur Pierre Dansereau avait dédié sa thèse au professeur John Stephenson, M.D., C.L.S., professeur d\u2019anatomie et d'accouchement, ancien diplômé d\u2019Edimbourg et * Gilles Janson, archiviste à l'UQAM.1334 DISSERTATION MÉDICALE INAUGURALE SUR LE DELIRE TREMBLANT, QUI,SUIVANT LESSTATUTS,REGLES ET ORDONNANCES, DE D'UITVEBSITE DU COLLEGE alah POUR L'OBTENTION DU GRADE pr Docteur Ex MeorciNe ET CHIRURGIE, A £T£ SOUTENUE EN PRÉSENCE DES GOUVERNEURS, ET DE LA F4cULTÉ MÉDICALE DE LA DirE UNIVERSITÉ.PAR P.DANSEREAU, pE\u2026 MoNTRÉAI.\u2018* At, nequis modici transiliat munern Liberi.\u201d Horace Oo.xvi, 25 Mai, 1835.MONTRÉAL, De L'imPaimemie pe Louis PrngaUT.MDCCCXXXY.Fig.2 de Paris, où il subit à froid une cure de fissure palatine exécutée par le professeur Roux dont il était alors l'élève; le candidat Pierre Dansereau précéda sa dissertation inaugurale d'un poème en huit vers libres qui exprimait à son maître et opérateur admiration et reconnaissance (Fig.3).La trouvaille de ce document est précieuse, car elle démontre clairement l'état de la question du délire tremblant \u2014 à une époque déjà lointaine \u2014, ce mal qui était connu sous le nom latin de delirium tremens.Le maître Grisolle de Paris, qui soutint sa thèse de médecine la même année, fut un des premiers auteurs français à écrire sur le même sujet et à relever la relation entre l'alcoolisme et ce délire.Nous prenons la liberté de reproduire textuellement quelques pages du travail de Pierre Dansereau, afin de démontrer que certaines notions acceptées de nos jours ont des racines séculaires : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \\iiesad Es je x Di Îsesent mieux.Ri & qu.Son espritest plus à + | we.: I sd @ % Savre est p & NOT, gv Fe : # ts Q 9 od wa 8 wv, ; .Ni 5 Pre 8 # zs, ® Sy 8 ky : AH 3 3 \u2019.y.ia i Af Lu Es ee i A) id me SERN Sy sen, (5 A R RN -t 2.0 LA jd CJ hy he 1 i S/ % it L age 5 Fa a N (rx PA It à A Ù be 53 he ol?ve ARR ox 4 & J PE po.N a esr 3 -r 3 Ÿ i # pony i [> = = i = 7 3 mami 42: PAE - i A es J 4 2, Ww > il i WE ANd ÿ rer A 3 PRA en é AF re ww bk) A Ri { ; it i iy a ay #4 $ | as 3 Fy, p @ Jig iV œ Ge À Ève.+ |B pal & 5 > a4 Ld .4 i by ne # Ÿ kd 5, 8: ik 8 rere rein he 1 a Te Ii: al sa 1 fo do be ù de oh mar wm Ve hr we & Be is su 8 > a EE 108 Mh oll de \u201cy ot a favorisé laméhoration pA de son état général Hyderc \u2014 donnedelaure He.Va ue + 4 aux années avancées L'Hydergine favorise le soulagement des symptômes dus à l\u2019activité métabolique diminuée du cerveau vieillissant.L'Hydergine, en agissant exactement à l'endroit voulu: sur le cerveau et non pas en périphérie, favorise le soulagement du syndrome le plus courant de l\u2019âge avancé: troubles de la mémoire, confusion, désorientation, manque de motivation.Une fois que ces symptômes sont améliorés par l\u2019'Hydergine, comme cela arrive fréquemment, le malade âgé, en général, présente: plus d\u2019entrain et de vivacité mentale, plus d\u2019activité physique et une plus grande autonomie, une meilleure orientation et moins de fatigue.L\u2019Hydergine favorise l\u2019amélioration du métabolisme cellulaire cérébral SANDOZ ( \u2018Hydergine dans le traitement de l\u2019insuffisance cérébrale diffuse REGLES DE PRESCRIPTION POSOLOGIE D (D D D pendant 4 semaines DOOD pendant 6 semaines Ensuite, la dose quotidienne peut, si justifié, être diminuée à 2 comprimés.Les malades devraient être convaincus de la nécessité et de l\u2019importance de prendre leur médicament régulièrement, tous les jours, de préférence avec leurs repas, et au coucher.Le succès ou l\u2019échec thérapeutique, dépend souvent, directement, de la régularité et de la discipline du traitement.Composition \u2014 Comprimés: Chaque comprimé dosé à 1 mg renferme, en proportions égales de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Ampoules: Chaque ampoule dosée à 0.3 mg (1 ml) d\u2019Hydergine renferme, en proportions égales, de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Effets secondaires \u2014 L'Hydergine est, en général, bien tolérée, même à doses élevées.Les effets secondaires sont rares et discrets.En dehors de congestion nasale, on peut observer des nausées, des lourdeurs d'estomac, de l\u2019anorexie et des céphalées, spécialement chez les malades présentant une labilité végétative.Dans ce cas, il convient, soit de diminuer la posologie, soit d\u2019administrer le médicament pendant ou après les repas.Contre-indications \u2014 Bradycardie grave et hypotension grave.Présentation \u2014 Flacons de 100 et de 500 comprimés; Boîtes de 6 et de 100 ampoules.Renseignements complets, sur demande.SANDOZ L QUEBEC Sandoz Pharmaceuticals Division de Sandoz (Canada) Limitée Dorval, Québec DELIRE TREMBLANT.CETTE maladie-est-d\u2019autant plus intéressante, qué les fonctions'qui-classent l\u2019homme au-dessus-des autres ani- mauxy sont troublées, -dérangées; et que-ses jours sont menacés- de.prendre fin-dans: une agonie-malheureuse et pitoyable: = Celui qui auparavant cette aliénation, dont il-est- lui-même la-propre- cause, se faisait remarquer par la\u2018sagesse de-ses- pensées, et la régularité de ses expressions; ne présente- plus qu\u2019un- être insensé, dont le discours-n\u2019est que des-mots assemblés au-hazard, ct que'des\u2018idées\u2019 remarquables\u2018par leur incohérence et leur peu-de suite.\"Tout dérangement mental doit-atti- rer la sérieuse attention des gens de l\u2019art, non que généralement la medècine\u2019 possède des ressources très efficaces pour ces sortes d\u2019affectations, mais parceque le malade est dans un état affligeant, et qu\u2019en conséquence, le médecin connaissant son peu de contrôle sur ces maladies, doit donc\u2019 tout remarquér et ne rien laisser échapper de ce qui se passe, pour tâcher\u2019 de le faire tourner au profit du patient\u2019 confié a ses soins.Souvent dans un état d'ivresse, sont saisies de cette maladie après, des fêtes répétées, lors de leurs discontinuation ; quelquefois elle parait après.un,excès de bois- Sons spiritueuses et.se manifeste \u2018sans indices précur- #eurs ; d\u2019autre fois,elle commence graduellement ; souvent.on ne remarque qu\u2019une légére excitation, et qu\u2019une exaltation de-l\u2019esprit, quand tout;à coup la maladie se déclare avec.force et vialence ;.généralement les pré- miers symptômes qu\u2019on remarque.sont :\u2014 malaise, lassitude, débilité-apparente, frissoni général; souvent chaleur, mal de ,tête, sommeil troublé et plus court que d\u2019ordinaire, oppression dans-le creux.de l\u2019estomac, aversion et répugnance: pour Ja nourriture, agitation considérable, contenance inquiète, et rêves effrayants.Ces Symptômes durent quelques temps, après quoi Pirritabilité de l\u2019estomac augmente, il y a nausées, vomissement, la langue est - généralement humide et blancheâtre, la contenance devient farouche, les yeux égarés et vifs, le pouls est faible et rapide il y a insomnie irritabilité générale, humidité de la peau qui s\u2019augmente au moindre exercice; il y a presque toujours tremblement.des mains, et c\u2019est ce qui a donné naissance au nom de Délire Tremblant; quelquefois aussi les bras sont agités, il y a subsullus tendinum, Vesprit devient troublé, la mémoire manque au malade, qui oublie d\u2019un instant à l\u2019autre ce qu\u2019il a dit et ce qui s\u2019est passé autour de lui.Il se forme des idées imaginaires .; pense que ses amis le trahissent et l\u2019abandonnent, et qu\u2019ils ont formé le dessein de le tuer, ou de le faire périr; quelquefois il est désespéré de.voir ses\u2019 affaires ruinées ; d\u2019autre fois il est occupé à régler des comptes et agit comme s\u2019il donnait ou recevait de l\u2019argent; sou- Xent il-imagine .voir des spectres effroyants, appelle \u2018quelques.uns pour les chasser et les faire disparaître, ou bien au contraire on voit le patient oceupé dans une conversation comme s\u2019il parlait à des êtres -cilestes, qui l\u2019encouragent et le-consolent.Dans quelques cas, 1337 A J.STEPHENSON, M.D.C.L.S.PROFESSEUR d'ANATOMIE ET d'ACCOUCHEMENT DE TL\u2019UNIVERSITÉ DU COLLEGE MGILL.Tes tulents reconnus tes grandes connaissances, T\u2019assurent le respect des siècles avenir ; Mais, ta bonté pour moi, veut des reconnaissances, Que Maigré mes efforts, je ne pourrai t\u2019offrir, Mais quand un cœur sincère, à fait tout son possible Peut-on exiger plus, c\u2019est pourquoi dans ce jour, Je t'offre cet essai, fruit de veilles pénibles ; Reçois le : c\u2019est Peffort d\u2019un trop juste retour.L'AUTEUR.Fig.3 il croit voir de la vermime dans -tout son Ht-et dans ses draps, et s\u2019efforce de l\u2019en chasser ; dans d\u2019autres, cesont «des taches noires qui sont dans un coin de la Chambre quiatticent Pattention du malade ; il se persuade que quelques unsy sont cachés, pour le surprendre et l\u2019assassiner.Souvent-H pense être dans un lieu propre pour satisfaire les:;besoins de la nature, et laisse aller dans son lit; les selles sont peu naturelles, et génerale- ment d\u2019une couleur noirâtre et d\u2019une odeur très désagréable.Le corps est quelquefois libre et quelquefois resserre.Lorsque la maladie se montre avec violence, le pouls est fréquent et bat entre cent à cent vingt coups par minute ; la langue est blanche, la soif est peu considérable, le tremblement des mains continue toujours, la pupille est contractée, mais du reste les yeux sont peu affectés et peuvent supporter la lumière aussi bien qu\u2019auparavant.Le patient est dans une agitation continuelle, et ne peut garder le lit ; si on le contraint d\u2019y demeurer, il devient furieux et bruyant ; l\u2019esprit est troublé d'avantage, bien souvent il se croit forcé de rester dans un lieu éloigné, et qui lui est étranger, et pense présent plusieurs objets qui sont loin de lui; il s\u2019imagine quelquefois entendre le bruit des armes, et des coups de canon, voir des armées rangées en bataille ou d\u2019autres fois cn action.Dans quelques cas, il est occupé du plan d\u2019une bâtisse qu\u2019il projette de construire et son esprit y est tellement engagé qu\u2019il ne répond pas lors même qu\u2019on lui parle ; dans d\u2019autres il parait très bien 1338 s'amuser dans une compagnie agréable ; ou bien le patient se croit être dans un beau jardin, et respire avec delice l'odeur des fleurs qui le parsement et est enchan- tc de leurs nuances ; il parait jouir de la beauté et des agr\u2018 ments -de la nature &c.Cet état de félicité et de bonheur ne dure pas généralement très longtemps ; car l\u2019esprit est ordinairement plus porté às\u2019occuper d\u2019objets \u2018mélancholiques et serieux.Si on contredit le malade il soutiendra avec opiniâtreté ct fermeté son opinion, et souvent s\u2019emportera de se voir contrarier ; st on lui parle avec douceur et complaisance, souventil donnera quelques réponses assez bonnes et assez satisfaisantes ; mais si on.lui fait trop de questions et si on lui parle de trop de choses différentes, il deviendra troublé et retombera dans-sa première incohérence d'idées ; il prendra une chose pour une autre, se trompera de nom, et souvent les-oublira, il ne se rappellera plus le nom des choses les plus usitées, presque tou- Jours il reconnaitra ses parents et ses amis ; mais aussi très souvent il refusera d\u2019en voir quelques uns, et ne pourra souffrir leur présence.Comme la maladie avance, les forces du malade diminuent, etles symptômes plus haut décrits angmentent ; le patient est très agité et fait des efforts qui produisent une abondante transpiration, qui est facilitée par son état de foiblesse.Les pieds et les mains deviennent froids et gluants; le pouls est plusSréquent, plus petit, plus faible, et quelquefois très difficile à sentir; le tremblement parait alors plutôt ressembler à celui que le froid produit qu\u2019à subsullus tendinum, qu\u2019on remarque dans les fièvres ty- phoides.La transpiration devient de plus en plus froide, ct exhale une odeur qui lui est particulière.Le Dr.Hodgskin a remarqué qu\u2019il existait un peu d\u2019analogie entre cette odeur et celle du vin.La pupille est très contractée ; la contenance est pale, la langue est chargées, brune.au milieu, et à la racine ; les côtés et la pointe sont frès rouges ; lc patient parle beaucoup et avec grande rapidité ; le délire: augmente en violence, Pesprit est extrémement irritable, ct continue ainsi, jusqu\u2019à quelques instans avant la.mort pour faire place à un calme profond.Dans quelques cas, au lieu de ce calme, le patient meure en convulsions.Plusieurs des Symptômes plus haut décrits, peuvent durer depuis quatre à cinq jours jusqu\u2019à douze, mais il est très rare qu\u2019ils aillent au-delà du seizième et généralement, quand ils outrepassent ce temps, le Délire Tremblant se.termine.parmanie.Le Dr.Armstrong en rapporte deux cas de cette nature, qui après.avoir duré longtemps, finirent par être guéris.Quand la maladie ne se termine pas avant six semaines, il y a à craindre que la personne ne reste aliénée pour longtemps, si non pour la vie; mais le plus souvent elle prend fin avant cette période, soit que la guérison soit opérée, ou que la mort soit survenue.Bien souvent le Délire Tremblant est compliqué avec quelques lésions ou affectations organiques.Ce n\u2019est pas rare, qu\u2019on trouve le foie affecté, chez les pcerson- nes accoutumées à faire des abus de liqueurs fortes ; ct quand la maladie survient, clle est beaucoup plus dan- L'UNION MÉDICALE DU CANADA si tant 1 CH dat fot ul mi d'u ni li I tm cl val in {ie li jit mo im qu bie h In Mi a al fl an rèle sel >= géreuse, non seulement par ce que les fonctions importantes que cet organe remplit dans l\u2019état de santé, sont troublées, mais encore par la grande sympathie qui existe entre lui et le cerveau, principalement par le medium du système ganglionique ; car combien de fois ne trouve-t-on pas le cerveau affecté dans certaines maladies du foie et vice versû ?Une autre complication, ou pour mieux dire, une autre lésion qui ne manque jamais d\u2019exister est une gastrite ou une gastro anterite ; car nécessairement les liqueurs stimulantes venant en contacte avec les parois de l\u2019estomac, les irritent, et cutte irritation y est entretenue par la répétition de ces stimulants, et quoique l\u2019aliénatior soit le premier symptôme qui frappe notre attention, ce nest pas ¢ \u2018dire pour cela:que le cerveau soit-le-premier affecté ; aussi;- généralement; quand la maladie devient fatale: en- peu de jours, l\u2019estomac et le canal intestinal, à proportion gardée, sont toujours les parties qui- paraissent avoir\u2019 souffert le plus ; \u2018quoique le-cerveau-dans beaucoup de cas, présente le moins de déviation de l\u2019état de santé; néanmoins.il est celui-qui joue'le rôle-le plus immédiatement\u2019 important & la vie.Car soit qu'il soitaffecté sympathi:: quement au idiopathiquement, quand il ne remplitpas\u2019 bien ses fonctions, il yartoujours dans le système; pro- ductior d\u2019un trouble qui: est d\u2019autant plus: considérable que-l\u2019exaÎtation du centre nerveux est'plus grande.La: plupart des auteurs, qui'ont écrit sur\u2019 ce sujet, paraissent presque'tous portés à croire que'si-la maladie devient fatale, le malade meurre comateux ; mais d'au- tres-au contraire pensent que-souvent la mort arrive sans sommeil ni coma et que Peffusion qu\u2019on trouve dans la tête, n\u2019est pas la cause-de la-fin des\u2019 jours du patient, mais bien'le-résultat d\u2019un épuisement nerveux.Cette maladie-est d\u2019autant plus-a rédouter que le systéme nerveux est plus affecté ; delà il faut distinguer deux conditions du'systéme où cette maladie peut paraître.Dans le premier cas, le malade est généralement énervé par une vie de débauche, tant par les liqueurs et les veilles; que par Pabus deg plaisirs* vénériens ; le'systéme ner veux est devenu trés irritable et trés mobiles; de\u2018sorte que la\u2019 maladie,- une - fois établie aura tendance à y' demeurer-et à y séjourner par prédispositior de la cors- titution du patient; dans'l\u2019autre; il y-aura toujours\u2019plus d\u2019inflammation, et- d\u2019excitation \u2018du* système vasculaire; et généralement les-personnes d\u2019uie complexion robuste ct pléthorique; qui feront\u201d de temps\u2019 à'autre;.quelques exc& des liqueurs aleoholiques y seront plus exposées.Ces deux états du-systême, quoique diférents dans leur condition ne varient pas autant dans les conséquences du mal ; car dans Pun et l\u2019autre, l\u2019ancéphale est le principal et le plus important organe qui souffre, mais il y a cette distinction à faire, que dans Pun c\u2019est le système nei veux qui parait être seul direetement affecté, au liew que dans l\u2019autre, ce dernier et lesystéme sanguin y sont engagés ; et la cireulation parait répondre par sa grande- excitation à celui du systême nerveux plus affecté dans le premier cas.\u201cDans presque toutes les maladies de: ce genre, il y aura toujours tendance ¥ de nouvelles at-: taques, de sorte qu\u2019une personne qui en aura été une TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 fois mala.lo y sera bien plus exposée qu\u2019une autre qui n\u2019en aura jamais été atteinte.CAUSES.Tous ceux qui ont traité de cette maladie, ont reconnu une cause principale qui est l\u2019abus des liqueurs fortes ct alcohioliques, particulièrement quand il est longtemps continué et arrété tont à coup.Toute espèce de stimulants poussés trop loin peut y conduire.Un long usage d'opium, de belladonne, de tabac &c.et d\u2019autres stimu- Yatits diffusibles peuvent produire cette maladie.Un êluteur célèbre rapporte un cas où une dame étant accoutumée à prendre une forte dose d'opium tous les jours, fut attaquée violemment du Délire Tremblant en discontinuant d'en prendre comme à l'ordinaire ; il remarque de plus que l\u2019é tat de collapse fut le premier qui sur-\u2019 vint, ct qu\u2019il fut suivi d'une très grande irritabilité de l\u2019estomac &c.Ce qui donnerait.à entendre que dans l\u2019état de santé, lé équilibre de la circulation était seule- tneut soutenue par un sfimulus artificiel, et qui du mo- Mont qu'il fut discontinue, l'énergie du systême ne pouvant plus se soutenir par elle même, il s\u2018ensuivit une accumulation de sang trop considérable dans les veines par lequel il fut oppressé; mais aussi si les forces eussent été assez puissantes pour se rallier et qu'il y eut eu réaction, il s\u2018en serait suivi un état d\u2018excitation, I\u2018effet des stimulants est d\u2018exciter, et c\u2018est cet état.dtexcitation qui souvent repété, produit une extrême iv- ritabilité du systéme nerveux qui adopte une nouvelle susceptibilité capable, quand les stimulants sont discon- tinués, de causer un trouble plus ou moins considérable selon que l\u2018exaltation nerveuse aura été plus au moins grande.Il est un fait autenthique que les personnes qui sont très occupées du corps, et qui travaille beaucoup, y sont moins sujettes, quand bien même elles s\u2018exposeraient aux causes qui les produisent, tandisque l\u2018on voit les personnes menant une vie oisive et sédentaire en être affectées par des causes d\u2018une nature bien moins violentes.Dans le premier cas, le stimulus n'est pas seulement dépensé en agissant uniquement sur le sys- téme nerveux, mais les muscles profitent de ce surcroit d\u2018énergie pour remplir leurs fonctions avec plus de vigueur ; au lieu que dans l\u2018autre le système\u201dgarde, pour.ainsi-dire, toute l\u2018impression stimulante qu'il reçoit, d\u2018autant plus qu\u2018un état d\u2018inaction, et de nonchalance, est très propres, à produire forpor ; tandisque celui du travail et d'activité produit un effet contraire.D'autre fois on a vu cette maladie survenir à la suité d\u2018un accident, d\u2018une francture,d\u2018une dislocation et même d\u2018une blessure ; mais la cause première venait d\u2018un trop grand usage des boissons alcoholiques.Un cas de cette espèce est rapporté dans la revue Medico Chirurgicale de Londres ; ie patient fut saisi d\u2018un violent accès de Délire Tremblant trois à quatre jours aprèsune fracture du col du tybia.Le: Baron Dupuytren fait aussi mention d'un autre cas à peu près semblable qui-parut apres - une blessuve.Ceest dela, quand il y a blessure à l\u2018extérieur, que lui est venu le nom de Délire Treumatique.1339 D'après ce qui vient d'être dit, des différentes causes, capables de produire le Délire Tremblant, il est évident qu\u2018une cessation soudaine de prendre des liqueurs fortes, pour une personne qui y est accoutumée, est la plus fréquente.Il paraitrait alors que le système a besoin du secours d\u2018un stimulus étranger pour soutenir l\u2018équilibre entre la circulation, et le pouvoir nerveux ; et que ce dernier privé de cet auxiliaire, fait un effort pour rétablir la balance, mais qu\u2018étant déjà trop exalté pour recevoir un choc violent il y a production de Dédire.Il ne sera pas hors de propos de faire remarquer en passant, que cette maladie est très rare dans les campagnes, et qu\u2018elle parait presque seulement dans les villes.La raison de ceci n\u2018est pas très aisée à donner, et la question est peut-être plus diflicile à résoudre qu\u2018on ne le pense.On me dira peut-être, que cest que les paysans ne sont pas adonnés aux boissons alcoholiques ; ceci serait un avaneé purement gratis, car j\u2018y ai vu de vieux ivrognes n\u2018en être jamais altaqués, quoiqu'ils fissent des fêtes qui durassent, quelque fois, quinze jours à trois semaines.La-seule chose qu'il faut considérer, est qu'il n\u2018y a pas dans les campagnes, comme dans le sein des villes, tant de sources de débauches ; dans celles-ci plusieurs des personnes qui se livrent à l\u2018abus des liqueurs fortes, ne se eontentant pas, d\u2019en prendre cutre mesure, ils passent les nuits à veiller, et ce qui est bien pis encore à fréquenter des maisons de désordre ; tandisque dans les campagnes ces places sont inconnues de.leurs habitants: Deplus, l'air pur et sain que ces derniers respirent doit contribuer beaucoup à la restauration du système.Dans les villes il y a toujours des inquiétudes, des troubles, du bruit, &c.l\u2019esprit est toujours partagé entre le désir et l\u2019insouciance ; tandis\u2014 que dans la campagne;- le laboureur vit heureux et content du peu qu\u2019il possède, se repose taut qu\u2019il se sent fatigué deses fêtes.Il n\u2019y a pas de doute que ces diffe\u2014 rentes circonstances doivent influer considérablement sur le systême des personnes dont il est parlé ci-dessus; et si ces raisons ne sont pas satisfaisantes, elles pourront du moins être regardées comme vraisemblables.» Le docteur Pierre Dansereau avait des données précises sur le traitement du délire tremblant consistant à rétablir les fonctions dérangées et à ramener l\u2019esprit à l\u2019état naturel.Voyons le traitement qu\u2019il pratiquait : \u20ac Mais comme ce dernier n\u2019est que la conséquence du trouble des premières, j'en parlerai plus tard, après avoir fait connaître les moyens employés pour combattre-cette terrible maladie.\"Toute fois, it ne sera pas hors de propos de remarquer que, comme-aliénation et manie la suivent quelque fois, on doit porter une attention particulière à l\u2019esprit, et si son traitement était plus doux et plus rationel, il y -aurait encore moins de dérangement mental pour ré- suitat.1340 Quant à ce qui regarde\u2019 le traitement du corps, il doit être réglé plus ou moins, selon: le-tempérament, l'âge du patient, et la manière dont il aura vécu; il sera réglé d\u2019après dexobservations semblables.On voit la même -ma- ladie dans deux.espèces.de personnes différentes, quoi qu\u2019elle soit produite par les-mèmes causes; néanmoins elle présente dans les deux cas, des phénomènes opposés; chez les uns (les vieux ivrognes particulièrement) on trouve prèsque toujours une grande faiblesse dans tout le systême, pouls fréquent, mais faible, langue blancheâtre, contenance pâle et abattue, peau froide, sueur gluante, et signe général de dépression ; dans ces cas il est évident que le traitement doit différer de celui qu\u2019on emploierait pour une per- somme forte et plétorique, qui a toujours joui d\u2019une bonne santé et qui n\u2019est point ruinée par des excès de boissons fortes souvent répétés.- Si une personne de cette dernière description était saisie du délire tremblant après des excès comme ci-dessus, les phénomènes qu'on remarquerait seraient bien différents de ceux qui se manifesteraient dans un cas de la première nature.Les forces seraient hautement augmentées, au lieu d\u2019être diminuées, et on remar- \u2018querait excitement au lieu d\u2019oppression.Ces deux états du systéme doivent être distingués, et il ne faut point administrer indistinctement des - opiats (malheureusement trop prodigués) parcequ\u2019étant- une- maladie nerveuse et accompagnée de beaucoups d\u2019irritabilité, et qu\u2019il s\u2019en suit une grande insomnie.Après avoir bien reconnu l\u2019état du.système du malade et s'être assuré des causes de.la maladie, en'siinformant s\u2019il etait accoutumé à mésuser des liqueurs fortes, et si ce sont ces dernières qui en sont la cause, comme c\u2019est près- que toujours le cas, il faudra alors prescrire selon la vio- lence-des symptômes que l\u2019on remarquera.Si ie patient est un vieil ivrogne, si.le pouls est faible, la figure pâle, la peau froide et gluante, fortes marques \u2018d\u2019une-rélaxation muscu laire, nausée, &c.Dès ce moment il ne faut plus penser à pratiquer la-saignée : l\u2019abstraetion du sang dans de semblables cas.ne: feraient qu\u2019augmenter la faiblesse sans devenir utile ; alors si l'irritabilité de l'estomac et des intestins n'est pas trop grande, il faudras-avoir recours, (toute fois si les forces du malade le permettent) à un émétique qu\u2019on fera suivre d\u2019un cathartique.Si les forces diminuaient considérablement, on pourrait administrer quelques stimu- lans pour soutenir le ton du système, il ne faudra cependant y avoir recours que lors qu'on y sera fortement obligé.On me trouvera peut-être peu consistant avec Inoi- même, si on veut rapprocher les idées que j'ai donné de la maladie avec le traitement que je recommande ; il ne faut point oublier que la qualité du sang est prèsque aussi altérée que le système nerveux est affecté, et que pour ramener l\u2019un et l\u2019autre à l\u2019état naturel il faut agir fortement sur l\u2019estomac.et les intestins par des évacuations.Non que je ne sache que les medecines que je recommande ici soient irritantes et qu'elles vont devenir immédiatement en contact avec une surface irritée.C'estprécisement par- cequ\u2019elles possèdent cette qualité qu'elles seront préférables, et qu\u2019en produisant une nouvelle irritation, elles produiront pour ainsi-dire une révulsion, et par là feront dis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 lili [dads atisdie) [RB diidthis 8 4 ui fi à ili K = # it i FES li i i ÿ bi \\ a [di ia i a Bly SN Hé ; da Tae Qui i a yell they Ouve 4 A bl, La ds 2c?ance 2 ie fr pi à is > i ig Fraie 2 lf 4 Je ay | me CRE ae # Son Es ç \"4 « #.SE 1ère Foy 51 rase\u201d | 16 A 36 - Jang 4 a ! ies 4 Tir 3 A ze lls sf NE A 1 Dent kJ WM dl \u2018 i : sit À 2 © lue pen JE [ee SJ ile A 8 Je 0 Æ au a A «A ul 58 a ei ii cr enr 4 2 PE i pi { ta bi) ite ! J va I Hi) a js Fa Re A A [0 4 Eu Bi TE Pre fil in Cd oy i an & = AN 3 a Ig i ili Ji.> br iit ph 4 ÿ fe a a à 1 ; ih at A lie 5 Fg À 5 # ë x; J | $ i ju = i % AAS qu o Fd [ie qh of { io À N/ J iY i i if ie PARCE QU'ELLE EST ¥ LA PENICILLINE MPO QUI OFFRE DAVANTAGE - a À Iln'y a pas de substitut 7 Ja pour la qualite MB = ORBÉNINE, A PÉNICILLINE QUI OFFRE DAVANTAGE! Tout comme le saumon surmonte des obstacles redoutables dans sa longue montée à contre-courant, ainsi ORBENINE s'\u2019impose- t-elle d'emblée au-delà du courant des pénicillines ordinaires.ORBÉNINE EST EFFICACE: Elle est douée d\u2019une excellente absorption, elle est bactéricide et elle couvre un spectre étendu de germes gram positifs, notamment les pneumocoques, les streptocoques et tous les staphylocoques (tant pénicillino-sensi- bles que dits résistants).ORBENINE EST SURE: Elle offre la sécurité d\u2019une pénicilline et partant, elle est particulièrement utile dans le traitement des enfants, des vieillards et des débiles.De plus, Orbénine étant une pénicilline, sa toxicité n\u2019augmente pas avec l'importance des doses bien qu\u2019il s'agisse d\u2019un antibiotique à spectre moyen.ORBÉNINE EST ÉCONOMIQUE: Le prix d'ORBÉNINE est inférieur à celui de l'érythromycine, égal à celui de la pénicilline V et à peine supérieur à celui de la pénicilline G.Pour toutes ces raisons, ORBÉNINE est la pénicilline qui offre davantage.Faites parvenir le bon de commande suivant aux Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale A, Montréal, Canada et vous recevrez a titre gracieux, une reproduction de l'illustration (saumon) prête à encadrer.NOM ADRESSE Lettres moulees ORBENINE\", la pénicilline qui offre DAVANTAGE! DONNEES THERAPEUTIQUES INDICATIONS: Les infections à Gram positif les plus courantes.notamment les infections mixtes el 0° inconnue: les steptococcies béta-hemolytiques et les pneumococcies.Toutes les infections slaphylococ micro-organismes tant sensibles que dits \u2019résistants\u201d].Dans les infections graves à slaphylocoques (les cémies, les ostéomyéliles.les endocardiles.les pneumonies el les staphylococcies des diabétiques) ou ce micro-organisme est l'agent étiologique probable et qu'on doit instaurer le traitement avant que les de l'antibiogramme ne soient connus.on administre d'abord L'ORBÉNINE injectable.On peut administrer © remment L'OBÉNINE orale ou passer à celle-ci lorsque la phase aiguë es! revolue.CONTRE-INDICATIONS à la pénicilline.MISE EN GARDE: Les connaissances actueltes indiquent que L'ORBÉNINE n'est pas toxique foie, le rein ou la lignée rouge de la moelle: cependant.l'expérience clinique étant limitée à ce sujet.préférable de procéder à des prises de sang et à l'examen des fonclions hépatique el rénale au C thérapie prolongée.Lorsque la pénicilline atteint des concentrations excessives dans le liquide cépha dien.il est possible que survi des sympld neur tels que des sp y 9 l'hyperréflexie et même une perte de conscience.À moins que l'administration du médicamenl ne soit ie pue ou que la posologie ne soit réduite.le syndrome peut s'aggraver jusqu'à l'élai de mat.le coma et la pénicifline ne traverse pas normalement la barriere hemato-encephalique en quantité appreciable mais qu'on ¢ des doses {atteig plusieurs még par jour) ea présence d' inflamma méninges.de lésion de la fonclion rénale ou au cours de dérivalion à l'aide du cœur -poumon artificiel.ou chez les vieillards, il est possible que surviennent les réactions loxiques décrites plus haut.Bien ques jamais rapporte de complications de cel ordre avec L'ORBÉNINE.il laut teaur compie de la possibilile qu\u2019 produisent.RÉACTIONS INDÉSIRABLES- Ce sont celles de la pénicilline G el par consequenl.à l'occasion.ible que sur lese : erylheme.nausées.seiles molles.moniliase.eosi oedeme aigu angio-neurolique de Quincke et plus rarement.l'anaphylaxie.POSOLOGIE ORALE: ADULTE dong infections bémignes ou de gravité moyenne: 250 à 500 mg aux 6 heures.À prendre de preference une avant les repas Maintenir la therapie au moins 5 jours Dans les infections graves.les prises pewvest doublées.ENFANTS: de poids inférreur à 5 kp (11 livres}.250 mg par jour: de poids supérieur à 5 kg (11 mais inférieur à 40 kg [85 livres).50 mg/kg par jour.La dose quotidienne totale doit être divisee 89 prises égales admiaistrées aux 6 heures.POSOLOGIE PARENTERALE: Consulter le dépliant de condit PRÉSENTATION: ORBÉNINE.gélules (noir et ve) à 250 mg et à 500 mg.ORBENINE liquide: 125 mg de \u20ac cilling 2 1a \u20ac.à thé [SmA apres reconstitution.ORBÉNINE injectable: 250 mg.500 mg ou 2000 mg de ciex flacon.Renseignements supplémentaires et bibliographie fourais sur demande 517 922 19, 5 7 Ay Ç ) > pour la qualite 51(0 7 Laboratoires Ayerst.division de Ayerst McKemna & Harrison.Limitée.Montreal.Q Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM INC fe rr] | I i | | | } i = = paraître cette première action morbide qu\u2019entretenait une irritation différente tant par ses causes que par ses effets.Souvent j'ai\u2018eu-Poccasion de remarquer l\u2019effet avantageux des cathartiques quand ils sont administrés à propos.*.Cependantsi-après quelques temps, on voit que lax maladie perde de-sa force et de son intensité, il sera nêéces- saire de diminuer la dose des -purgatifs; les employer moins souvent! sans toutefois les discontinuer.Dans tous les cas où le patient ne sera pas trop faible, leur usage sera avantageux.Bien souvent après leur effet, le malade se trouve affaibli;le sommeil et le repos surviennent sans le secours d\u2019aucuns anodins; si cependant ils n'étaient pas suivis d\u2019un tel éffet, \u2018on pourrait employer quelques opiats pour les produire, \u2018et pour donner temps au système nerveux de £e rallier ; je ne saurais trop insister sur le dernier plan de traitément, d'employer les purgatifs quand le sys- téme peut le permettre.Il possède un avantage marqué sut l'ancien; et l\u2019épium qu\u2019on prodiguait dans celui-ci était certainement peu propre à rétablir l\u2019équilibre.Si le foie y était engagé, comme c\u2019est généralement le cas, on pourrait ajouter à chaque dose quelques grains de calomel, dans la vue d'agir plus particulièrement sur cet organe.{| ne sera pas méchant d'aider l\u2019effet des purgatifs par une ablution d\u2019eau chaude impregnée de sel, et répétée de temps à autre, si la faiblesse n\u2019est pas trop grande; après quoi on sèchera le corps du malade avec des flannelles chaude, et on le mettra dans son lit bien enveloppé de draps.Le traitement du Délire Tremblant causé, soit par les liqueurs alcoholiques, soit -par d\u2019autres stimulans, sera le même, et il ne faudra en dévier que dans le cas où la maladie changera, ou que d\u2019autres choses surviendront.- (Généra'ement la convalescence n\u2019est-point longue, surtout si la maladie n\u2019a pas été très violente.Mais si c\u2019est le contraire, le malade pourra rester aliéné pour longtemps.Quelquefois-le Délire Tremblant affaiblit la constitution à un.point considérable.- Le Dr.Barrows dit avoir vu cette maladie être suivie d\u2019hydropisie, preuve évidente du manque de pouvoir des vaisseaux absorbans.Il ne sera pas mauvais pendant la convalescence d\u2019administrer des toniques tels que les amères, pour encourager les forces du patient.- La diète sera légère, nourrissante, facile à digérer; un air pur, un léger exercice &c.seraient de grande utilité.Le médecin ne doit point se borner seulement a employer des remèdes propres à soulager le corps, il lui faut aussi soigner l\u2019esprit.Quoique l\u2019affectation de ce dernier voit le résultat.dela pré- mière, néanmoins il ne doit point la négliger, tout en zombattant la cause.Il est vrai qu\u2019on n\u2019a moins de sontrôle sur l\u2019esprit que sur le corps ; mais il faut faire tous ses efforts par des moyens physique et moraux, pour * Depuis quelques années le Poctear Stephenson, Professeur d'Anatomie et d'Accouchement, au Collège McGill, et dont j'ai été l'Elève tout le temps de ma Cléricature a adopté.ce traitement et le succès brillant qu\u2019il on a obtenu et dont j'ai eu occasion plus d\u2019une fois d'être témoin, n\u2019ont plainement convaincu de leur grande utilité dans cette maladie.Il n'ernploie prèsque rien autre chose depuis 1829, temps auquel il commença à mettre les cathartiqnes en usage; l\u2019avantage marqué qui en a été le résultat, l\u2019a empeché de suivro aucun autre traitement pour adopter celuici, qu'il regarde comme superieur à tout autre ; je n\u2019ai vu que deux, ou trois cas, dans les quels il s'est servi des anodins, après les purgatifs; et le peut de confiance qu\u2019il met en ces premiers, l'ont porté .à les abandonner tout-à-fait, pour n\u2019employer que les derniers.\u2019 TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 rétablir ce dernier à son état de santé, vii sa grande importance, et qu\u2019il peut rester troublé après la maladie.J'ai parlé plus haut des moyens employés par la médecine, que j'ai exposés selon qu\u2019ils m\u2019ont parus naturels etefficaces.1l ne me reste maintenant qu\u2019à donner une idée du traitement moral, qu\u2019on doit employer dans des circonstances semblables et des choses qu\u2019on doit principalement éviter.Quoiqu'il soit bien difficile de pouvoir.établir un plan de traitement pour ce qui regarde le dérangement des fonctions intellectuelles \u2018dans cette maladie, néanmoins j'essaierai de faire connaître quelques uns des principes les plus- propres à aider hautement le rétablissement du pouvoir mental.Mais il ne faut pas oublier que les meilleurs moyens et les plus certains sont ceux qui sont lesplus propres à combattre les causes du- mal lui même, et que ceuxiqui sont employés moralement, ne le sont pas dans la vue intime de guérir esprit, tandisque le corps est affecté, mais bien dans le dessein de donner temps aux moyens physiques de produire leur plein effet, tandisque'l\u2019esprit sera en repos.Quoique le Délire Tremblant affecte beaucoup l\u2019esprit des malades,-néanmoins ces derniers distinguent très bien un traitement doux d\u2019avec un traitement sévère, et souvent un discours paisible, leur fait faire ce que des menaces leur feraient-refuser.Une des plus mauvaises choses qui se pratique communément est de géner les patiens, de-les attacher dans leur Lt ou de leur mettre la camisole ; rien n\u2019est plus propre à les irriter, et à accréditer d\u2019avantage chez eux l\u2019idée qu\u2019ils sont dans le péril ou dans ledanger.Cette méthode de les géner, contribue beaucoup à augmenter l\u2019insomnie et l\u2019irritabilité nerveuse ; il sera toujours préferable de leur accorder autant de liberté que leur situation pourra le permettre.Il ne faudra jamais leur parler qu\u2019avec douceur, et tâcher de s\u2019attirer leur confiance.On s\u2019efforcera de leur procurer un état de répos qui sera d\u2019une grande utilité pour faciliter leur guérison.Si le patient a pris quelqu\u2019un en aversion, ou qu\u2019il le craigne, soit qu\u2019il soit son parent ou son ami, il ne faudra pas lui permettre d\u2019approcher, ni même d\u2019entrer dans la chambre.On pourra accorder au malade qui le désirera, de marcher dans sa chambre, \u2018et même de sortir si la maladie n\u2019est pas trop violente.Souvent l\u2019influence d\u2019un air frais et pur avec un peu d\u2019éxercice ont été très utiles en finissant par procurer le repos et'le sommeil.Il faudra surtout faire attention à ce qu\u2019il ner se trouve: dans.la chambre du malade aucun objet capable: de: fixer son.esprit, tel- que.des chaises, des tables et autres meublés qui pôur- raient lui porter ombrage ; vä-quela-moindrerchose l\u2019inquiète et l\u2019agite; et lui fait apercevoir des fantômes imaginaires.Il ne faut point le contrediré de.peur-de Pirriter,: et s\u2019abstenir de toute contestation avec lui dans le cas où- il croirait voir des ombres.- -Mais-touten acquiescant.à son opinion, les personnes- présentes: pourront - frap- per-avec un biton ou quelqu\u2019autze - chose dè sernblable à l\u2019endroit qui paraitra attirer son attention; et par là lui faire comprendre que.ce qu\u2019il a.cru voir, n\u2019est rien de- dangéreux et d\u2019offensif ; ces moyens.seront bien plus, 1343 Bendectin: conçu exclusivement pour les nausées matinales | | I ) ; AN RR.= = TM - y \\ # Seul le Bendectin possède un enrobage spécial L'enrobage spécial du Bende LANE eo = SL AL que, de $orte que la dose prise le soir agit le lendemain matingpau moment & la malade en a le plus besoin.L'activité maximale QdUN D Oduit q nest pas doté de et enrobage peut &fre passée le lendemainma Assurez-Y8Us qué Yoiré pa tiente enceinte, seuffrant de nau sées matinales, reçoit réellement e Bendectin que Vous prescrivez.herchez le-@omprimé qui porte j'empreinte Merrell. Bendectin Antinauséeux DESCRIPTION \u2014 Chaque comprimé à délitement progressif contient: Chlorhydrate de dicyclomine (Bentylol®}\u2014 antispasmodique 10 mg Succinate de doxylamine (Decapryn®)\u2014 antihistaminique \u2026 10 mg Chlorhydrate de pyridoxine 10 mg ACTION \u2014Le Bendectin réunit l'action de trois différents produits à effets distincts: l'antispasmodique calme le spasme gastro-intestinal qui accompagne les nausées; l'antihistaminique est chimiquement apparenté à d'autres médicaments servant à maîtriser les nausées et le mal des transports; enfin le chlorhydrate de pyridoxine remédie à la carence en vitamine B4 qui peut se produire au cours de la grossesse.L'enrobage spécial du Bendectin en retarde l'action antiémétique, de sorte que la dose prise le soir produit son effet le lendemain matin, au moment où la patiente en a le plus besoin.INDICATION ET EMPLOI CLINIQUE\u2014 Nousées et vomissements de la grossesse.CONTRE-INDICATIONS \u2014 Le Bendectin est contre-indiqué chez les personnes qui souffrent de rétention urinaire franche, d'ulcère gastro- duodénal causant une sténose, d'une obstruction du pylore ou du duodénum, d'hypertrophie de la prostate ou de cardiospasme.PRÉCAUTIONS-\u2014Vu le risque de somnolence, on prescrira le Bendectin avec prudence à toute personne qui conduit une automobile ou qui opère une machine.Le Bendectin doit également être employé avec prudence si le patient boit de l'alcool ou prend d'autres médicaments inhibiteurs du système nerveux central ou chez les patients épileptiques.EFFETS SECONDAIRES- Les effets secondaires possibles sont ceux des ingrédients considérés individuellement.Chez les personnes particulièrement sensibles, le chlorhydrate de dicy- clomine peut produire des effets atropiniques tels que la sécheresse de la bouche, la vision trouble, la soif ou les étourdissements.On a relevé, en de rares occasions, des cas de fatigue, de sédation, d'éruptions, de constipation, d'anorexie, de nausées et de vomissements, de maux de tête et de dysurie.Le succinate de doxylamine peut provoquer de la somnolence, du vertige, de la nervosité, des douleurs épigastriques, des maux de tête, des palpitations, de la diarrhée, de la désorientation, de l'irritabilité, des convulsions, de la rétention urinaire ou de l'insomnie.Quant au chlorhydrate de pyridoxine, c'est une vitamine à laquelle on ne reconnaît généralement aucun effet adverse.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION \u2014 Adultes: 2 comprimés de Bendectin au coucher.Si le cas est grave ou si la patiente a des nausées durant la journée, ajouter | comprimé de Bendectin le matin, suivi d'un autre dans l'après-midi.FORME POSOLOGIQUE \u2014Comprimés en flacons de 100 et 500 Marque: Bendectin Renseignements sur le produit\u2014septembre 1973 THE WM.S.MERRELL COMPANY Division de Richardson-Merrell (Canada) Lid., Weston, Ontario.M9LIR9 4-230F MEMBRE (com) Imprimé en septembre 1974 propre à le satisfaire que le-meilleur -argument.qu\u2019on.pourrait lui faire pour prouver que ces idées sont fausses.et mal fondées, et d\u2019ailleurs cette pratique seraït très désagréable pour le praticien et très fatiguante pour le.malade, sans procurer aucun soulagement à ce dernier.Le Dr.Armstrong rapporte un cas.où il avait accordé beaucoup de liberté à son patient, et qu\u2019il avait même été jusqu\u2019à lui accorder de sortir de la maison et de faire un mile pendant un froid très considérable.de l\u2019hiver pour aller voir la mer, et il ajoute qu\u2019à son retour, il so, livra au sommeil, et que le jour suivant, \u2018il était considérablement mieux, et même convalescent.Ce- qui est une preuve que moins on gène les.malades attaqués.du Délire Tremblant, mieux ils se trouve et moins longue est leur maladie.II faut pour cela user de beaucoup de douceur envers eux, leur accordant beaucoup la cette maladie que fr > es Aa to! point qu\u2019ils tombent, en défaillence;- et it est évident que dans quelques cas semblables où la constitution se- rait-épuisée et trèsirritable, la mort pourrait s\u2019en suivre.Il est donc prudent toutes les fois qu\u2019on a un patient affecté du Délire Tremblant config à ses soins d\u2019étudier son caractère-et sa constitution, sans né an- moins oublier de porter attention à sa manière de vivre.Dela le traitement.moral qu\u2019on emploiera pour un mai-.tre ne sera pas.tout: a.fait semblable 4.celui qu\u2019on recommanderait pour son domestique.Il faudra donc distinguer pour lai conduite qu\u2019on uoit tenir envers le patient, sa condition morale, et en inème temps ticher de découvrir ses inclinations pour les favoriser, si»elles sont compatibles\u2019 avec le traitement médical qu\u2019on emploiera.Je pense avoir raison de dire que si on portait plus de soià à l\u2019esprit, le nombre des cas funestes serait beaucoup moins nombreux et que le Délire Tremblant serait moins rébèle à un traitement propre et judicieusement employé.Car on sait que c\u2019est le système nerveux qui est principalement affecté, et que parconséquent on doit avoir pour but la diminution de l\u2019extrême mobilité du système nerveux.Ce n\u2019est donc pas en l\u2019augmentant qu\u2019on Trétablira l\u2019équilibre, mais bien en agissant sur l\u2019esprit par des\u2019 moyens: moraux en même temps qu\u2019on agira sur\u2019 le corps par des moyens physiques par le me- dira de Testomae; ; je remarquerai de plus que dans le on avait toujours négligé de faire attention à a l'esprit; et toujours on avait gêné les patients à un tel point, qu\u2019ils ne pouvaient remuer dans leur lit.Un, en outre, qu\u2019on avait attaché sur son lit, était lellèment occupé à faire des efforts pour se délier, qu\u2019il refusait même d\u2019entendre ses meilleurs amis, et ceux qui sans cela auraient eu le plus d'influence auprès de lui ; il était dans un état de trangpiration considérable produite par les mouvements et l\u2019agitation continuelle qu\u2019il.se donnait, son visage était rouge et animé, ses yeux égarés &c.preuves évidente 1345 da Liberté ; rien n\u2019est plus propre à gagner leur affec- igi), eta établir un contrôle sur les personnes attaquées: le-leur-montrer de:la condescen- sTce ; car souvent.lacontradiction- peut les irriter à un de la trop grande abondance de sang dans .le cerveau, et résultat de ses efforts réitérés.0 En g\u2018néral-la douceur et:la liberté autant qu\u2019elles s\u2019accordent avec \u2018la situation du rialade ne doivent jamais être-n\u201c*glig'es par le médecin, et la passion dans aucun temps, ne doit régler ses actions.Il doit se rap- prller que la situation du patient est.plutôt digne de pitié et de compassion que de colère, et qu\u2019en conséquence, il doit faire ses efforts pour l\u2019en retirer.rdinairement pendant la maladie le patient ne désire prend:e aucune nourriiure.On pourra pourtant soutenir ses forces par quelque chose de léger, et de facile à dig\u201crer; pendant lu convalescence, la diète sera nourrissante et peu stimulante, il faud:a toujours porter attention au canal intestinal et le r\u201cgler, en ayant recour à quelques apcrients; s'il est nécessaire, on pourra aussi faire usage des tonijues pour r-tablir ic.ton et les forces du systéme.; Après la guérison, le m@decin devra expliquer au malade la cause de sa ma adie et les cons quences fo cheuses qui pourraient en r:sulter s\u2019ii persistait dans ses mauvaises habitudes ; ca n\u2019est pas que de semblables avis peuvent souvent produire chez le patient un changement dans sa manière de vivre mais le médecin aura fait son devoir » * * * La bienveillance et la solidarité qui rapprochent les historiographes de même appartenance idéologique ont agi dans le cas présent.Le docteur Edward H.Bensley, vice-doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université McGill, consulté à l\u2019occasion de la découverte imprévue d\u2019un exemplaire de la thèse du docteur Pierre Dansereau, est en mesure de reconnaître que \u201conly one other copy of Dr.Pierre Dansereau\u2019s McGill M.D.thesis.is in the Lawrence Lande Collection in the McLennan Library of McGill University.Pierre Dan- sereau was our first French Canadian graduate.That his thesis was written in French is interesting but not surprising.The regulations concerning the McGill M.D.theses as published in our university calendars state that the thesis or inaugural dissertation should be \u201con some subject connected with Medical or Surgical Science, either in Latin, English or French language\u201d.1 Le docteur Bensley prend soin de donner ici une précision importante: \u201cYou will not of course understand that these theses were not of a post graduate character.The thesis was one of the requirements for the attainment of the McGill medical degree.This requirement was in force from 1833 to 1877.The former year was that in which McGill University granted its first medical degree.1877 was the last in which a thesis was required.\u201d 2 1.Lettre personnelle du docteur E.H.Bensley à l\u2019auteur.2.Ibid.1346 L\u2019enquête rapide faite par le docteur Bensley dans les archives de McGill lui a permis de retrouver huit titres de thèses écrites en français, publiées en 1863 et 1864.Il en donne la liste suivante: 1863.\u2014 Jean-B.Blanchet, Québec, C.E.(titre): Rhumatisme aigu.\u2014 Alphonse Brodeur, Varennes, C.E.(titre): L\u2019influence des dges sur le développement des maladies.\u2014 Pierre Rainville, Ste-Marie de Monnoir, C.E.(titre): Les hémorragies puerpérales.\u2014 Honoré Thérien, Rivière David, C.E.(titre): Les purgatifs.\u2014 Louis-P.-A.Grenier, Lotbinière, C.E.(titre): Causes occultes des maladies.\u2014 Francis-D.Thériault, Beauharnois, C.E.(titre): Laryngite pseudo-membraneuse.1864.\u2014 Charlemagne Dubuc, Montréal, C.B.(titre): Pathologie générale des sécrétions.\u2014 Alex.-R.Pinet de St-Laurent, C.E.(titre) De l\u2019hystérie.8 Le docteur Bensley complète cette compilation de thèses présumément écrites en français, si l\u2019on en juge par le titre seulement : \u201cThus, in conclusion, we have knowledge of 9 french titles.This is not really very many.I estimate that the total number of theses submitted between 1833 and 1877 was in the neighbourhood of 740.The vast majority was in English.Whether or not any was in Latin, I do not know.There were quite a few Latin titles, v.g.Logic\u2019s thesis had a latin title, but the text was in English: On cynanche trachealis.\u201d 4 3.Ibid.4.Ibid.Il est intéressant de constater que, méme dans le premier tiers du XIXe siécle, on avait un grand nombre de notions précises sur les grands syndromes de l\u2019époque.La thèse du docteur Pierre Dansereau a une valeur historique indiscutable; elle peut servir d'excellente réfé- = rence à l\u2019auteur qui prépare un travail sur l'alcoolisme et ses complications.Édouard DESJARDINS REMERCIEMENTS Notre reconnaissance s'exprime au chercheur qui a découvert cet antique document de la médecine montréa- laise, M.Gilles Janson, et au département des archives de l\u2019Université du Québec à Montréal qui autorise sa publication, ainsi qu'au docteur Edward H.Bensley de l\u2019Université McGill.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 8 les ot éditorial {0 Rie : LA GLOIRE DE L\u2019ESPRIT, UN HONNEUR INSIGNE fi ; Le professeur Claude Fortier de l\u2019Université Laval a été récemment, à titre 4 de président de la Société Royale du Canada, chargé d\u2019être le héraut de la nouvelle transformation de celle-ci en une fédération de trois académies nationales : ce qu\u2019il Ie a qualifié d\u2019un défi à relever.Le docteur Fortier, en présentant à Edmonton, le 2 juin 1975, le président de The Royal Society de Londres, Sir Alan Hodgkin, a tracé un parallèle entre la carrière de celui-ci et celle de Sir Isaac Newton, un de ses prédécesseurs à la même fonction.|! a cité Fontenelle dans son éloge de Newton: « Les Anglais n\u2019en honorent pas moins les grands talents pour être nés chez eux; loin de chercher à les rabaisser par des critiques injurieuses, loin d\u2019applaudir à l\u2019envie qui les attaque, ils sont tous de concert à les élever et cette grande liberté qui les divise sur les sr points les plus importants, ne les empêche pas de se réunir sur celui-là.Ils sentent tous combien la gloire de l\u2019esprit doit être précieuse à un État, et qui peut la procurer à leur patrie leur devient infiniment cher\u2026 Tacite qui a reproché aux Romains leur extrême indifférence pour les grands hommes de leur nation, eut donné aux Anglais la louange tout opposée.En vain, les Romains se seraient-ils excusés sur ce que le grand mérite leur était devenu familier, Tacite leur aurait répondu que le grand mérite n\u2019était jamais 55 commun, ou que méme il faudrait, s\u2019il était possible, le rendre commun par la gloire qui le y serait attachée ».! Cat id] = a Cette citation de Fontenelle est d\u2019une telle actualité qu\u2019il est dur de résister te à la tentation de ne pas la compléter par ces mots prophétiques de Camus: fi « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.La nôtre sait pourtant ir qu\u2019elle ne le refera pas.Mais sa tâche est peut-être encore plus grande.Elle consiste à Le empêcher que le monde se défasse\u2026.Devant un monde menacé de désintégration, elle SE sait qu\u2019elle devrait, dans une course folle contre la montre, restaurer entre les nations une I paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d\u2019alliance ».2 Le professeur Claude Fortier fut invité le 5 mai 1975 à l'Académie des Sciences de Paris à parler de la Société Royale du Canada dans les termes suivants: « À l\u2019invitation du marquis de Lorne, futur duc d\u2019ArgyH alors gouverneur général du 1 Canada, un petit groupe de Canadiens éminents se réunissaient à Montréal, (en 1882) \u2026 en vue d\u2019étudier les moyens de former une société qui se consacrerait à l'avancement de la littérature et des sciences dans notre pays.Bon nombre de Canadiens croyaient que or la formation d\u2019une société savante de ce genre était prématurée en notre pays et un ge journaliste.écrivait: à peine avons-nous abattu les arbres de la forêt qu\u2019on nous demande d\u2019y semer des fleurs et de faire des jardins entre les abattis ».° Le professeur Claude Fortier ne manqua pas de souligner que « Notre Académie des Sciences (du Canada).compte à elle seule plus de membres répartis en douze divisions que l\u2019ensemble des deux autres (Académie francophone des Lettres et des Sciences humaines et The Academy of Humanities and Social Sciences); elle est en principe bilingue, puisqu\u2019on ne saurait admettre dans ce contexte de barrière linguistique ».* Le professeur Fortier, tant à Québec qu\u2019à Edmonton et à Paris, a représenté avec dignité les savants du Canada et il a clairement démontré qu\u2019ils étaient les vaillants apôtres de la gloire de l'esprit en consacrant leurs meilleurs efforts à la recherche scientifique.ie Edouard DESJARDINS 1.FORTIER, Claude \u2014 Présentation de Sir Allan Hodgkin, Soc.Roy.Can., Edmonton, 2 juin 1975.2.FORTIER, Claude \u2014 Allocution inaugurale de l'assemblée annuelle, Soc.Roy.Can., 1975.3.FORTIER.Claude \u2014 Comptes rendus Sciences Ac.des Sciences, Paris, 5 mai 1975.4.Ibid.| TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1347 articles spéciaux LES MICRO-EMBOLIES ET L'USAGE DES FILTRES AU COURS DE LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE Robert-G.GUIDOIN !, Pierre-J.MORIN, Dominique DOMURADO et John A.AWAD La circulation extra-corporelle avec cœur-poumon artificiels s\u2019est révélée être un outil des plus précieux pour la chirurgie cardio-vasculaire.Sans elle, la correction de malformations cardiaques congénitales, les remplacements valvulaires et les pontages aorto- coronariens ne seraient pas possibles.Cependant, les poumons artificiels à bulles, utilisés pour de courtes périodes lors d\u2019interventions chirurgicales souffrent d'insuffisances auxquelles on n\u2019a pas encore totalement remédié aujourd\u2019hui et on peut encore l\u2019admettre, à l\u2019instar de De Burgh Daly qui, en 1954, suggérait que « la perfusion extra-corporelle clinique cause une détérioration graduelle du patient avec l\u2019apparition de signes du choc circulatoire périphérique ».Les problèmes soulevés par les circuits cœur-pou- mon artificiels sont dus aux méthodes d\u2019oxygénation du sang, aux appareils de succion, aux matériaux synthétiques utilisés pour confectionner les poumons, à la qualité de leurs surfaces, aux tubes et connecteurs, et surtout à la turbulence des écoulements dans le circuit.La grande majorité des oxygénateurs utilisés en clinique aujourd\u2019hui font appel à des systèmes d\u2019oxygénation du sang par barbottage d'oxygène.Au cours de son passage dans une chambre d\u2019échanges gazeux, le sang reçoit une grande quantité de bulles d'oxygène et, du fait de la tendance à légalisation des pressions partielles des gaz dissous dans le sang et de celui emprisonné dans les bulles, I'oxygénation est excessivement efficace.La grande turbulence dans la chambre de barbottage joue également un rôle qui n\u2019est pas négligeable.Cette méthode d'échanges gazeux provoque, cependant, des traumatismes importants sur les globules rouges et les plaquettes *, les protéines et les lipoprotéines # 4.Laboratoire de chirurgie expérimentale, Département de chirurgie, Faculté de médecine, Université Laval.Québec GIK 7P4.! Boursier du Conseil de la recherche médicale du Québec.Tirés à part: Robert Guidoin, Laboratoire de chirurgie expérimentale, Centre de biomédecine.Université Laval, Québec GIK 7P4.1348 La destruction des éléments figurés du sang et le traumatisme physique causé au cours de l'intervention à cœur ouvert entraînent diverses réactions secondaires reliées à la présence dans le plasma d\u2019éléments intracellufaires tels le potassium, l\u2019histamine, la sérotonine, les composés d'adénosine, les métabolites acides et les lysosomes.La libération de potassium intracellulaire dans le plasma augmente les possibilités d'hyperkaliémie.L'usage d\u2019hémodilution avec une diurèse abondante annule cependant cet effet, et un état d\u2019hypokaliémie est souvent observé à la suite d\u2019une intervention avec circulation extracorporelle.Lorsque le sang est à l'extérieur de son milieu naturel, même s\u2019il est hépariné, les mécanismes de coagulation au cours de la perfusion ne sont pas totalement éliminés *.Cette réaction semblable en plusieurs points à la coagulation intravasculaire active la formation de fibrinolysine et nuit à l\u2019'hémos- tasc pendant plusieurs heures après la perfusion.La présence d\u2019histaminc due a la destruction des leucocytes ct des plaquettes provoque une extravasation ct de Peedeme, alors que la présence de sérotonine est susceptible de provoquer des réactions de vasoconstriction artérielle.La dénaturation protéinique modifie la structure de certaines enzymes, protéines ct hormones, ce qui entraîne, selon Neurath une perte totale d'activité biologique ct des changements dans le caractère chimique de la molécule.Ainsi, certaines protéines solubles dans des solutions aqueuses deviennent insolubles dans le plasma et se précipitent ou s'accolent à la surface des cellules sanguines provoquant des micro-agrégats.L'insuline est une exemple d\u2019une hormone qui perd son activité biologique au cours d'une perfusion.Les lipoprotéines subissent des modifications quant à leur structure ct laissent échapper la partie lipidique.Ces lipides, par la suite, peuvent s'agréger ct former des structures assez importantes pour obturer des vaisseaux de la grosseur d'un capillaire ou d'un vaisseau précapillaire.Lee et Hill © ont d'ailleurs vérifié la présence d'embolies lipidiques L'UNION MÉDICALE DU CANADA nûs- A z x chez tous leurs patients décédés à la suite d\u2019une circulation extracorporelle.Les appareils de succion utilisés pour renvoyer le sang accumulé dans le thorax et dans le cœur vers le cœur-poumon artificiel d\u2019abord, et vers la circulation générale ensuite, sont d\u2019autres sources de traumatisme pour le sang.La turbulence dans ces appareils est excessive et le mélange air-sang provoque des changements analogues, sinon plus sévères, à ceux décrits pour les poumons artificiels à contact direct.Dobell implique d\u2019ailleurs les embolies provenant des succions dans les changements de perméabilité à la pénicilline de la membrane qui sépare le cerveau du sang (blood/brain barrier).Fig.1 \u2014 Phénomène de \u201csludging\u201d dans une oreillette humaine après une intervention chirurgicale: les globules rouges sont déformés et entourés de substances protéini- ques qui obstruent le capillaire.Finalement, la turbulence et les zones de hautes vitesses semblent provoquer des déformations des globules rouges et les plaquettes deviennent très visqueuses et adhérentes.Ce phénomène ferait aussi partie du phénomène global appelé \u201csludging\u201d ou « ralentissement circulatoire périphérique » observé au cours de la circulation extracorporelle.La Fig.2 représente un agrégat de plaquettes déformées ou brisées et entourées de substances protéiniques.Ces deux illustrations proviennent d\u2019oreillettes humaines prélevées à la fin d\u2019une intervention chirurgicale et illustrent ce phénomène de \u201csludging\u201d.Le phénomène décrit plus haut n\u2019est cependant pas exclusif aux cœurs-poumons artificiels et certains accidents au cours de dialyses cliniques pour le traitement de l\u2019insuffisance respiratoire seraient reliés à des phénomènes emboliques #°.Les écoulements turbulents et le contact du sang avec les matériaux synthétiques ne sont donc pas des éléments négligeables face aux problèmes rencontrés au cours de la circulation extracorporelle.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Fig.2 \u2014 Autre illustration du phénomène de \u201csludging\u201d .,.\u2026 dans une oreillette humaine après une intervention chirur- UT gicale: les plaquettes sont déformées ou brisées et entourées de substances protéiniques.SOURCES ADDITIONNELLES DE PROBLÈMES Certains autres phénomènes jouent aussi un rôle *# dans les troubles circulatoires périphériques observés à la suite d\u2019une circulation extra-corporelle.Il est bien connu qu\u2019un traumatisme peut causer des embolies de lipides.Le traumatisme chirurgical peut donc devenir en soi une source d\u2019embolies lipidiques.Les transfusions de sang peuvent être une source de problèmes.En effet, Litvak et Gadboys !° ont démontré que le mélange d\u2019une quantité de sang provenant de plusieurs donneurs provoque un syndrome qu\u2019ils ont appelé le \u201cHomologous Blood Syndrome\u201d et qui se traduit par une chute de tension artérielle avec séquestration sanguine locale.Plus récemment, Moseley et Doty !!, dans un compte rendu d\u2019autopsies pratiquées sur des blessés de guerre, attribuent les décès aux nombreuses micro- embolies chez ces patients.Dans un autre travail 2, ces mêmes auteurs, utilisant un filtre de 170 microns, ont réussi à retenir 0.86 gramme de caillots par 500 ml de sang frais et 5 grammes dans du sang de 21 jours.Ces masses de caillots sont importantes si l\u2019on prend en considération la taille des pores du filtre.Solis 13, en effet, a rapporté plus de 100,000 petits agrégats de 10 à 200 microns par ml de sang de 1 à 4 jours.Les travaux de Swank et Con- nell 14 15.16 permettent de faire ressortir les grandes ressemblances symptomatiques et microscopiques des lésions pulmonaires observées à la suite d\u2019un choc hémorragique de celles observées chez le patient ayant reçu plusieurs transfusions et de celles observées chez celui qui a subi une dérivation extra-cor- porelle.Dans les cas d\u2019embolies, résultant du choc ou de transfusions, la formation de micro-agrégats serait liée à une augmentation de l\u2019adhérence pla- quettaire et leucocytaire secondaire à une perte d\u2019ATP, et a la présence de sérotonine dans le milieu.1349 Cette augmentation de l\u2019adhérence favoriserait alors la formation de colonies dépassant souvent 200 microns.Les embolies observées en circulation extra- corporelle peuvent également être dues au traumatisme cellulaire engendré par le circuit extra-corporel.Dans ce deuxième cas, il est possible qu\u2019une déformation de la membrane des cellules résultant des écoulements turbulents dans le circuit extra-corporel additionné au contact des plastiques avec la cellule, cause une perte d\u2019intégrité de la membrane cellulaire et que, par conséquent, l\u2019adhérence cellulaire observée soit de même nature que dans le premier cas.Finalement, Ashmore a démontré que le mélange de sang venant d\u2019un patient avec du sang d\u2019un circuit extra-corporel entraîne la formation de micro-agré- gats appelée \u201cmixing phenomenon\u201d.Des agrégats de leucocytes et de plaquettes rendus visqueux dans le circuit extra-corporel serviraient de noyaux sur lesquels les plaquettes et les leucocytes dans le sang du patient s\u2019agglutineraient pour former des agrégats beaucoup plus considérables.SIGNES CLINIQUES POSTPERFUSIONNELS Les études effectuées sur les fonctions des principaux organes démontrent que ceux-ci subissent des lésions non négligeables.Les poumons, le foie, les reins, le cerveau et le cœur subissent des dommages qui peuvent être permanents.Le rapport d\u2019autopsies de Hill sur 215 patients ayant subi soit une intervention sur le système cardio-vasculaire, mais sans perfusion, soit une intervention à cœur ouvert, dénote deux types principaux d\u2019embolies cérébrales: le premier composé principalement de matières lipidiques et le second composé, en large partie, de plaquettes et de fibrine.D\u2019autres embolies furent occasionnellement notées comme des débris de muscles striés, des xanthomes contenant du calcium, et autres.Les embolies additionnées à la dénaturation des protéines entraînent, selon les études effectuées par Tufo ' et Hazan, des phénomènes de confusion mentale accompagnés de comportements anormaux.Les signes cliniques vont de la confusion simple par intermittence et de la perte d\u2019orientation passagère au délire permanent.Tufo implique la basse pression de la perfusion comme principal responsable des signes observés.Cette hypothèse fait cependant abstraction des nombreuses embolies décelées chez 15 de ses patients décédés.Du point de vue pulmonaire, la perfusion extra- corporelle entraîne une insuffisance respiratoire d\u2019intensité variable et réversible.Les signes, tels que décrits par Dodrill, sont généralement ceux d\u2019une 1350 insuffisance pulmonaire avec congestion, œdème et inflammation et, quelquefois, hémorragie.La ressemblance du poumon perfusé et du poumon du choc a d\u2019ailleurs été notée par Baer et Osborn d\u2019une part, Connell et Swank !* et autres, d'autre part.La perte ou la dénaturation du surfactant pulmonaire entraîne la formation d\u2019atélectasies réversibles sem- ble-t-il.La présence de sérotonine et d\u2019histamine dans le sang à la suite de la rupture de leucocytes et de plaquettes aggrave probablement la sévérité des lésions pulmonaires observées.Finalement, les mi- cro-embolies selon Connell favorisent la destruction de l\u2019endothélium vasculaire à la suite d\u2019une dégranu- lation cellulaire, ce qui complique encore davantage le problème.Le syndrome du poumon perfusé est donc la résultante de multiples agressions dont les micro-embolies sont une partie importante.Au niveau des reins, la circulation extra-corporelle peut provoquer des lésions tels des nécroses tubulaires et des petits infarctus.Quelquefois, cependant, la sévérité du phénomène embolique peut devenir catastrophique et des pertes totales de la fonction rénale ont été rapportées.Ces lésions ne semblent cependant pas réversibles comme dans le cas du poumon.Les fonctions hépatiques sont aussi perturbées mais cet organe semble posséder une capacité de récupération considérable et ne démontre pas de lésions permanentes.Le cœur peut aussi subir de multiples petits infarctus.même si le nombre d'embolies est assez considérable.Les pertes de fonction totale doivent cependant être différentiées des phénomènes hypoxiques et du traumatisme résultant de clampage de l'aorte ou des manipulations effectuées sur le cœur.PERSPECTIVES D'AMÉLIORATIONS Les systèmes cœurs-poumons artificiels utilisés en clinique aujourd\u2019hui sont efficaces ct remplissent adéquatement leur rôle de support respiratoire et circulatoire de courte durée.Ceux-ci infligent cependant un traumatisme que le patient ne peut tolérer qu\u2019une courte période de temps.Il serait illusoire de prétendre que ce type de poumon artificiel pourrait être utilisé pour plusieurs jours.Les travaux de Clowes, en 1957, permettaient déjà d'envisager un système d'échangeur gazeux beaucoup plus physiologique que celui à bulles.Dans ce type de poumon artificiel, on interpose une membrane perméable aux gaz entre le sang et les gaz respiratoires du poumon artificiel et les échanges s'effectuent à travers la membrane.Cependant, l'oxygéna- teur de Clowes était très volumineux et exigeait un L'UNION MÉDICALE DU CANADA me gl cle thir il, \u201cir ton volume de charge considérable.Peirce apporta au cours des années quelques améliorations au système de Clowes et aujourd\u2019hui ce poumon artificiel est adéquat pour un usage clinique à long ou à court terme.Bramson, Landé, Kolobow, réussirent tour à tour à produire des poumons à membrane utilisables en clinique.La récente réalisation du poumon de la compagnie Travenol, le « Teflo » fait de membrane microporeuse de teflon, semble devoir apporter une amélioration considérable aux échangeurs gazeux utilisables soit pour la chirurgie à cœur ouvert, soit pour l\u2019assistance cardio-respiratoire.Dans cet oxygé- nateur, le sang est séparé des gaz par une membrane microporeuse en teflon.Les échanges gazeux y sont améliorés de manière appréciable, ce qui permet d\u2019en réduire le volume alors que la membrane empêche toujours le contact direct du sang avec les gaz respiratoires et prévient la dénaturation des protéines du sang.L\u2019usage courant de l\u2019hémodilution et de l\u2019hypothermie au cours des circulations extracorporelles réduit du moins en partie la dénaturation des protéines du sang telle que démontrée par les travaux de Lesage, Litwak, Cooley, Neville, Neptune et De Wall.L\u2019addition de dextran, dont le poids moléculaire est faible (40,000 de moyenne) semble prévenir la formation d'agrégats cellulaires et le ralentissement circulatoire périphérique en favorisant la dispersion des cellules et des plaquettes dans le sang.Toutes ces mesures permettent de diminuer les effets néfastes des cœurs-poumons à bulles utilisés en clinique.Il demeure cependant que les agrégats lipi- diques, cellulaires ou autres sont introduits dans les cœurs-poumons artificiels soit par les succions, dans le sang transfusé au patient ou par les traumatismes inhérents au circuit.Swank et Connell, Solis, Jene- vein et d\u2019autres ont démontré que ces agrégats pouvaient être enlevés grâce à des filtres spécialement conçus pour cette tâche 19 20.21, 22, Trois différents filtres sont disponibles présentement sur le marché pour retenir les micro-agrégats sanguins qui sont introduits dans les cœurs-poumons artificiels: le filtre Swank, le filtre Pall ou Barrier, et le filtre Bentley.FILTRE SWANK (US Patent 3 593,854) (Fig.3) Ce filtre est composé d\u2019un boîtier cylindrique en polycarbonate de 10 em de diamètre et de 4,5 cm d\u2019épaisseur.Les voies d\u2019entrée et de sortie ont un diamètre interne de 9,4 mm.Le matériel filtrant TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Fig.3 \u2014 Filtre Swank dont on a coupé le boîtier.Cette illustration donne une idée de la compression du dacron dans le boitier.Par ailleurs, nous comprenons aisément que la surface filtrante soit indéterminée.(Fig.4) est composé de 30 grammes de fibres de dacron comprimées et retenues par un grillage fin en nylon (100 mesh).Fig.4 \u2014 Fibres de dacron d\u2019un filtre Swank vierge.Ces fibres sont parfaitement réguliéres et organisées en réseau sur dë courtes distances (photo par microscopie électronique à balayage x 200).D'après les illustrations (Fig.5, 6, 7) il semble que l\u2019adhérence des éléments cellulaires aux fibres du filtre est parfois précaire.La grande surface de sa section (78 cm?) permet un écoulement relativement lent de 38 cm/min au travers du filtre et les multiples couches de fibres constituent un point important de la sécurité et de l\u2019efficacité du filtre.Le volume d\u2019amorçage est de 225 ml et ce dispositif peut filtrer jusqu\u2019à 3 litres par minute avec une différence de pression de 50 mm de mercure.Le manufacturier recommande deux choix d\u2019utilisation pour ce filtre: ligne de succion coronarienne et ligne artérielle du circuit pour les opérations à cœur ouvert d\u2019une part, et deux filtres en parallèle sur la ligne artérielle pour les perfusions plus lon- 1351 Fig.5\u2014 Fibres de dacron d\u2019un filtre Swank inséré dans un simple shunt artério-veineux pendant 12 heures chez un chien sous anesthésie.Bien qu\u2019il n\u2019y ait eu aucun traumatisme opératoire, les dépôts sur les fibres sont nombreux.Le débit du sang, voisin de 1000 ml/minute au début de l'expérience, a chuté au cours des quatre dernières heures (photo par microscopie électronique à balayage x 200).Fig.6\u2014 Grappes de globules rouges, globules blancs et plaquettes retenues à la surface du filtre après utilisation et lavage au lactate Ringer de celui-ci.Les globules rouges sont déformés, leur adhésion aux fibres semble aléatoire.Toutefois, grâce aux multiples couches de ce filtre, les micro-embolies sont parfaitement bien retenues (photo par microscopie électronique à balayage x 2000).gues d'autre part.Nous devons ajouter que l\u2019amorçage est absolument indispensable pour ce genre de filtre car le dacron sec retient et détruit un très grand nombre de plaquettes, et les pertes doivent être limitées autant que faire se peut.FILTRE BENTLEY (PF-427) Ce filtre est composé d\u2019un boîtier en polycarbo- nate de 10 cm de diamètre et de 4 cm de long avec une entrée ct une sortie de 94 mm de diamètre intérieur.Le boîtier est en polycarbonate et les éléments filtrants sont constitués de mousse de polyuré- thane disposée en trois couches permettant d'arrêter respectivement des éléments de 150, 73 et 27 mi- 1352 Fig.7\u2014 Les globules rouges comme les plaquettes semblent retenus de manière aléatoire.En fait, le danger de voir les micro-agrégats n\u2019existe guère puisque des études par Coulter Counter ont montré que ce genre de fibre retient plus de 90% des particules de 20 à 28 microns (photo par microscopie électronique à balayage x 5000).crons (Fig.8, 9, 10).La matière filtrante avec les pores les plus grandes est à l\u2019entrée du filtre et celle avec les plus petites est à la sortie.Le volume d\u2019amorgage est de 185 ml et il peut recevoir un débit allant jusqu\u2019à 6 litres.Fig.8 \u2014 Les trois couches filtrantes du Bentley PF-427 qui retiennent respectivement des agrégats de 150 microns, 73 microns et 27 microns.L'épaisseur de la première couche est plus grande que celle des deux autres et c'est elle qui est la première exposéee au courant sanguin.Les illustrations montrent des globules rouges et des plaquettes qui adhèrent aux parois des pores du filtre (Fig.11, 12).Quelques plaquettes sont au stage de formation de pseudopodes.Il semble que les éléments cellulaires sont bien retenus par le matériel filtrant et qu'il n'y a que peu de probabilités qu'elles s'en échappent.Les cellules rouges captives sur le matériel semblent à peu près toutes déformées.La vitesse du flot sanguin dans le filtre est comparable à celle du Swank et le filtre semble sécuritaire et efficace.L'UNION MÉDICALE DU CANADA sème 1 de ides fire 1008 D, les \u201cle qu 15 ire Fig.9 \u2014 Couche supérieure du filtre Bentley PF-427 susceptible de retenir les particules de 150 microns et plus (photo par microscopie électronique à balayage x 200).a\u201d, Fig.10 \u2014 Couche inférieure du filtre Bentley PF-427 susceptible de retenir les particules de 27 microns et plus.En fait, comme des études au Coulter Counter nous l\u2019ont montré, plus de 70% des particules de 20 à 28 microns sont arrêtées (photo par microscopie électronique à balayage x 200).FILTRE PALL OU BARRIER (JOHNSON & JOHNSON) Ce filtre est constitué d\u2019un boîtier en polycarbo- nate de 6,6 cm de diamètre par 9 cm de longueur.Les embouts d\u2019entrée et de sortie ont un diamètre interne de 9,4 mm.La surface filtrante de 625 cm?est disposée verticalement dans le boîtier et pliée en forme d\u2019accordéon pour former un cylindre.Deux grilles en « monofilament » de polypropylène retiennent une partie centrale faite de polyester et ayant des pores de 40 microns (Fig.13, 14, 15).La vitesse de passage du sang au travers du filtre serait approximativement 612 fois moins grande que pour les deux autres.Le volume d\u2019amorçage est de 160 ml et le filtre peut tolérer jusqu\u2019au débit de 12 litres par minute bien que ce débit soit rarement nécessaire.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Fig.11 \u2014 Eléments figurés du sang retenus dans la couche supérieure d\u2019un filtre Bentley PF-427 après 12 heures d\u2019utilisation dans un simple shunt artério-veineux chez un chien.I n\u2019y a donc eu ni traumatisme opératoire ni traumatisme dû à l\u2019utilisation d\u2019oxygénateurs ou de succions.Le débit du sang a été constant pendant toute l'expérience et voisin de 1000 ml/minute.Les dépôts sont causés par le traumatisme dû au shunt et au filtre (photo par microscopie électronique à balayage x 200).CR vu 8 Hy So Fig.12 \u2014 Il s\u2019agit également d\u2019une illustration de la couche supérieure du filtre Bentley PF-427, Les éléments figures du sang adhèrent individuellement aux parois des poress du filtre.Les plaquettes en particulier y semblent fortement attachées, libérant de nombreux pseudopodes.Fig.13 \u2014 Filtre Pall que l'on a ouvert afin de mettre en évidence la partie filtrante pliée en accordéon et soutenue par deux grilles aux mailles plus larges et plus rigides.1353 Fig.14 \u2014 Grille filtrante du filtre Pall.Le tressage en est parfaitement régulier en tous points d'un même filtre et ne varie pas d\u2019un filtre à l'autre (photo par microscopie électronique à balayage x 100).Fig.15 \u2014- Grille de soutien de la précédente.La qualité en est plus aléatoire et elle peut retenir des éléments embo- liques.Celle qui est placée en aval de la grille filtrante peut donc être dangereuse (photo par microscopie électronique à balayage x 50).Après une utilisation en dérivation artérioveineuse chez le chien pendant 12 heures, le grillage du filtre des éléments se recouvre d\u2019éléments cellulaires retenus de façon précaire sur le grillage filtrant.Fréquemment, des dépôts de fibrine sont mélés aux éléments figurés déformés qui recouvrent les grilles.Certains amoncellements comme dans l'illustration semblent assez considérables et placés de façon assez précaire pour s'échapper dans la circulation et causer de petites embolies (Fig.16, 17).DISCUSSION Les travaux récents sur les phénomènes emboli- ques démontrent que ceux-ci ont un rôle jusqu'alors insoupçonné dans certains syndromes de détresse respiratoire ou circulatoire et dans l\u2019étiologie de certains troubles observés à la suite d\u2019une circulation extracorporelle.On reconnaît quatre sources distinctes de problèmes dans ce type d'intervention.1354 Fig.16 \u2014 Dépôts sur la grille filtrante d'un filtre Pall après 12 heures d'utilisation dans un simple shunt artério- veineux de chien.sans pompe, sans oxygénateur.Les adhésions sont nombreuses et semblent mal retenues.I! semble qu'une augmentation du débit ou de Ix turbulence pourrait entraîner de nombreux agrégats de taille inférieure à 40 microns.Bien que sa fabrication soit parfaite, son principe semble contestable et la filtration en profondeur, ou ultrafiltration, semble préférable (photo par microscopie électronique à balayage x 500).Fig.17 \u2014 Fléments figurés du sang retenus à la surface de la grille filtrante.Nous retrouvons tous les éléments habituels des dépôts qui se forment lorsque le sang est en contact avec une surface synthétique: globules blancs, agrégats plaquettaires et globules rouges plus ou moins déformés (photo par microscopie électronique à balayage x 4200).La conservation du sang pendant quelques jours produit une détérioration importante des plaquettes ct, même si les altérations des globules blancs et des globules rouges est moins nette.la perte de l'intégrité de la membrane cellulaire doit être notée.Celle-ci se manifeste par une transformation quelquefois tres subtile du caractère des cellules qui deviennent alors visqueuses et très adhérentes.Par la suite, ces cellules s'accolent aux surfaces avec lesquetles elles viennent en contact ou elles s'assemblent pour former des amas capables d'obturer des vaisseaux précapillaires.La libération du matériel L'UNION MÉDICALE DU CANADA lio a Fe TN me ir =-e Pal EI idhé- ble irait 14 ir irs cire at fis IL w intracellulaire des leucocytes présents dans les petites embolies produit, par la suite, des lésions intéressant surtout la membrane vasculaire capillaire ou précapillaire.Les lignes de suction retournent au cœur-poumon artificiel plaquettes, leucocytes et cellules rouges endommagées et des gouttelettes de lipides et ces éléments servent de noyau pour la formation de micro- agrégats qui sont alors retournés dans la circulation du patient et causent des problèmes circulatoires périphériques.Les cœurs-poumons artificiels à contact direct par leur ambiance oxygène-sang causent des modifications aux protéines plasmatiques.Celles-ci s\u2019accolent par la suite à la surface des cellules et des plaquettes et les rendent adhérentes.La formation de grappes de cellules rouges observées par Lee serait liée à ce type de phénomène.Finalement, lorsque du sang venant d\u2019un cœur- poumon artificiel est administré dans la circulation d\u2019un patient, certains petits micro-agrégats présents dans le circuit extracorporel servent de noyau pour la formation d\u2019agrégats plus considérables.Ce phénomène est appelé \u201cmixing phenomenon\u201d par Ash- more.Les amas plaquettaires et leucocytaires provenant du sang transfusé ne semblent cependant pas être dotés d\u2019une permanence d\u2019agrégation et ils finissent par passer au travers du réseau capillaire périphérique et par retourner dans la circulation veineuse.Ils servent cependant de noyaux favorisant la réfor- mation des agrégats qui obtureront par la suite le réseau capillaire pulmonaire.Cette situation expliquerait la présence systématique d\u2019insuffisance respiratoire chez les patients qui reçoivent des transfusions sanguines.Dans ces situations où un traumatisme est infligé au sang, il nous semble essentiel de filtrer le sang qui est administré au patient via la ligne artérielle ou au cours des transfusions sanguines.Cette mesure peu coûteuse et facile à appliquer pourrait réduire considérablement les détresses fonctionnelles observées en enlevant du sang les multiples amas cellulaires, lipidiques ou mixtes qui s\u2019y trouvent.Les mêmes précautions seraient probablement justifiées au cours des dialyses pour le traitement de l\u2019insuffisance rénale chronique.Selon nos observations au microscope électronique à balayage, il semblerait que les cellules qui adhèrent aux fibres ou aux pores des filtres sont généralement déformées, soit subtilement soit de façon très évidente, ce qui expliquerait leur adhérence.Il est fort TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 possible que quelques cellules soient endommagées dans le filtre lui-même et qu\u2019elles s\u2019y accolent par la suite.Les travaux de Swank et Connell laissent présager que ces cellules sont déjà affaiblies soit par leur longévité, soit par des traumatismes antérieurs et qu'il est préférable qu\u2019elles soient éliminées de la circulation.Dans ce cas, les traumatismes imputés aux filtres seraient inférieurs aux apparences.Cette dernière hypothèse n\u2019est cependant pas encore démontrée de façon absolue.Les méthodes de conservation du sang dans les banques de sang devraient faire l\u2019objet d\u2019une étude approfondie afin d\u2019éliminer les traumatismes que les méthodes de conservation actuelles semblent infliger au sang.Pour le moment, l\u2019usage de filtres efficaces au cours des transfusions nous semble essentiel pour contrer les effets des traumatismes subis au cours de la conservation.L'usage de filtres n\u2019est pas très répandu au cours des circulations extracorporelles prolongées.Cette situation est due en partie à la relative innocuité des poumons à membrane utilisés au cours de ces perfusions.De plus, on craint généralement que le traumatisme résultant de l\u2019usage prolongé des filtres ne conduise à une accumulation graduelle des produits intracellulaires résultant de l\u2019incapacité du corps de les éliminer assez rapidement.Cette question demeure cependant en suspens pour le moment et l\u2019expérience dictera la conduite à suivre pour l\u2019avenir.Résumé Lors de toute circulation extracorporelle, le sang subit différents traumatismes causés par l\u2019oxygénation du sang d\u2019abord, mais aussi par les appareils de succion et la turbulence des écoulements dans les circuits.La qualité des matériaux synthétiques utilisés et celle de leur surface jouent également un rôle non négligeable.Il s\u2019ensuit la formation de micro-agrégats et de micro-embolies que différents auteurs ont retrouvés au cours d\u2019autopsies soit dans les poumons, dans le cœur ou encore dans le cerveau.Ces ennuis peuvent être considérablement amoindries par l\u2019utilisation de filtres qui peuvent retenir des particules de l\u2019ordre de 20 microns.Summary Whenever there is extracorporeal circulation, one can foresee various sources of trauma to the blood.Amongst some of the known factors there are the succer handles, the oxygenation of blood, and the turbulence within the lumen of the tubing system.The quality of polymer in use as well as its finish have a serious impact too.These causes are the source of microemboli substantiated by autopsies of the lungs, heart and in the brain's capillary bed.The use of filters will retain microaggregats of a size near 20 microns, thus minimizing their side effects.1355 REMERCIEMENTS Le travail a été subventionné par la Fondation du Quebec des maladizs du cœur et par le Conseil de la recherche médicale du Canada.Nous tenons à exprimer notre plus vive gratitude au docteur François Jobin du Service d'hématologie à l\u2019hôpital du St-Sacrement, Québec, pour avoir revu ce manuscrit.Nous voulons également remercier le docteur Geoffrey H.Haggis, chef du Centre de microscopie électronique, Agriculture Canada, Ottawa, pour avoir mis son microscope à balayage à notre disposition, et Sierk Hz du même laboratoire pour l\u2019aide technique apportée.La collaboration de Medtronic Canada Ltée, Pierre Lefebvre, a été très appréciée.BIBLIOGRAPHIE Galleti, P.M.et Brecher, G.A.: Heart-lung by-pass.Principles and techniques of extracorporeal circulation.Publ.Grune et Stratton, p.61-62, 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transfusion.Amer.J.Path., 20: 215, 1964.Bischel, M.D., Orrel, F.L., Scoles, B.G., Mohler, J.G.et Barbour, B.H.: Effects of microemboli filtration during hemo- dialysis.Trans.Amer.Soc.Artif, Int.Organs, 19: 492, 1973.Litvak, R.S., Slonim, R., Wisoff, B.G.et Gadboys, H.L.: Homologous blood syndrome during extracorporeal circulation in man.Phenomena of sequestration and desequestration.New Eng.J.Med., 269: 1377, 1963.Moseley, R.V.et Doty, D.B.: Death associated with multiple pulmonary emboli soon after battle injury.Ann.Surg., 171: 336, 1970.Moseley, R.V.et Doty, D.B.: Changes in the characteristics of stored blood.Ann, Surg., 171: 329, 1970.Solis, R.T.et Gibbs, M.B.: Filtration of the microaggregates in stored blood.Transfusion, 12: 245, 1972.Connell, R.S.et Swank, R.L: Pulmonary embolism after blood transfusions.An electron microscopic study.Ann.Surg., 177: 40, 1973.Swank, R.L., Connell, RS.et Webb, M.C.Dacron wool filtration and hypotensive shock.An electron microscopical study.Ann.Surg., 179: 427, 1974, Connell, R.S., Page, S., Bartley, T.D., Bigelow, J.C.et Webb, M.C.: The effect on pulmonary ultrastructure of dacron wool filtration during cardiopulmonary bypass.Ann.Thorac.Surg.15: 217, 1973.Tufo, H.M., Ostfeld, A.M.et Shekelle, R.: Central nervous system dysfunction following open heart surgery.J AM.A., 212: 1333, 1970.Connell, R.S.et Swank, R.L.: Pulmonary fine structure after hypotensive shock and transfusion of aging blood.Symposia VI, European conference on microembolism, Aalborg, Denmark, Basel: Karger (1971).Solis, RT.et Gibbs, M.B.: Filtration of the microaggregates in stored blood.Transfusion, 12: 245, 1972.Patterson, R.H.et Twichell, J.B.: Disposable filter for micro- emboli.JJA.M.A., 215: 76, 1971.Osborn, J., Swank, R.L., Hill, J.D.et Aguilar, M.J.: Clinical of a dacron wool filter during perfusion for open heart surgery.J.Thor.Cardiovasc.Surg., 60: 575, 1970.Hill, J.D., Osborn, J.J., Swank, R.L., Aguilar, P., de Lane- rolle, P.et Gerbode, F.: Experience using a new dacron wool filter during extracorporeal circulation.Arch.Surg., 101: 649, 1970.EFFET DE LA CIGARETTE SUR LES TAUX SÉRIQUES D'HORMONE DE CROISSANCE ET DE TSH DANS LE DIABÈTE Maurice VERDY !\u2018, André ORSETTI 2, Line BALDET?et Anne-Marie PUECH-CATHALA * INTRODUCTION Quelques auteurs ont noté une augmentation de l\u2019hormone de croissance due à la fumée de cigarette L 2 3, À cause du rôle important de cette hormone dans le métabolisme des glucides, des lipides et, possiblement, dans les complications du diabète, nous avons voulu connaître la réponse des diabé- Travail effectué à la Clinique St-Éloi, service du professeur J.Mirouze, Montpellier, France.1 Professeur agrégé, Université de Montréal, Canada.Chef du service d\u2019endocrinologie-métabolisme et nutrition, Hôtel-Dieu de Montréal.Z Professeur agrégé de physiologie, Université de Montpellier.Chef de service du laboratoire d\u2019exploration physiologique des hormones, Clinique St-Eloi, Montpellier, France.3 Assistante de recherche à la Clinique des maladies métaboliques et endocriniennes, Clinique St-Eloi, Montpellier, France.4 Pharmacienne, attachée des Hôpitaux, laboratoire d'exploration physiologique des hormones.1356 tiques à la fumée de cigarette.De plus, nous avons mesuré une autre hormone hypophysaire, la TSH (thyroid stimulating hormone) pour suivre parallèlement un autre paramètre hypophysaire.SUJETS ET MÉTHODES 1° Sujet (Tableau I).\u2014 Diabétiques : Douze sujets de sexe masculin, tous fumeurs, ont volontairement participé à cette étude.Ces malades étaient hospitalisés dans le service d\u2019endocrinologie.Leur âge était en moyenne de 45.9 ans (26 à 63 ans) et leur poids de 66 kg.Neuf étaient traités à l\u2019insuline (sujets 1 a 9), un par des hypoglycé- miants oraux et deux par une diète seulement (sujets 11 et 12).L'UNION MÉDICALE DU CANADA after 4m, wool pica] Vebb, wool TH qu after posia Den- ea TABLEAU I CONTRÔLES Temps 0 Réponse maximale Age Poids Taille Sujets (ans) (kg) (mètre) (mg/100ml) (ng/ml) Glycémie STH STH Glycémie Temps (ng/ml) (mg/100 ml) (minutes) 54 69 1,58 51 63 1,70 20 65 1,80 49 88 1,76 41 59 1,72 45 64 1,69 100 1.0 5.0 97 20 110 1.0 3.0 115 40 99 1.2 2.7 100 20 110 0 1.2 112 20 100 1.0 8.0 95 40 85 7.5 14.0 90 20 Moyenne 43.3 68 1,7 Ecart type 12.3 0,07 Erreur type 5.02 4.2 0,03 100.6 1.95 5.65 101.5 26.66 9.2 2.75 4.71 9.89 10.32 3.756 1.12 1.92 4.03 4.21 DIABETIQUES 1,65 1,70 1,85 1,81 1,71 1,75 1,65 1,62 1,72 1,74 1,60 1,76 DORAN UN DW \u2014_ 5e DN = 336 2.0 .327 71 0 78 55 < 0.5 .70 115 0 124 146 < 0.5 .195 30 < 0.5 .60 145 < 0.5 .155 110 4.0 110 150 7.0 152 180 4.0 195 173 < 0.5 .185 260 1.5 .265 Moyenne 1,71 Ecart type 0,074 Erreur type 0,02 147.58 1.75 159.66 85.59 2.16 80.16 24.7 0.626 23.14 \u2014 Témoins : Six volontaires, hospitalisés dans le service de médecine physique pour des maladies non systémiques, ont servi de témoins.Tous étaient fumeurs.Leur âge moyen était de 43 ans (20 à 54 ans) et leur poids de 68 kg.Il n\u2019y a pas de différence statistiquement significative entre les moyennes de poids et d\u2019âge des diabétiques et des témoins.2° Protocole : Les sujets étaient à jeun et n\u2019avaient pas fumé depuis 20 heures, la veille.La médication (insuline, etc.) n\u2019était donnée qu\u2019après la fin de l\u2019épreuve.À 7h 30, au lit du malade, un cathéter en plastic fut installé dans une veine du pli du coude et maintenu en place durant la durée du test.Après une période de 30 minutes, la prise de sang du temps 0 était faite, puis les sujets fumaient deux cigarettes (tabac noir, sans filtre) en 10 minutes, en inhalant le plus possible la fumée.Des prises de sang furent faites au temps 5\u2019, 10\u2019, 20\u2019 et 40 minutes.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 3° Méthodes : La mesure de sodium, potassium, chlorure, bicarbonates, urée, glycémie fut faite par l\u2019auto-analyseur (Technicon).L'hormone de croissance a été mesurée par méthode radioimmunologique a double anticorps.La TSH a été mesurée chez huit diabétiques par méthode radio-immunologique.RESULTATS a) Données cliniques : Le fait de fumer deux cigarettes en un court laps de temps a produit très peu de symptômes.Occasionnellement, il y a une sensation de léger étourdissement, une légère céphalée et de la faiblesse.Dans environ la moitié des cas, la fumée de cigarette a provoqué de la toux (patients diabétiques nos 5, 8, 9, 11 et 12 et chez les témoins, patients nos 2, 3 et 5).1357 b) Hormone de croissance : Chez les témoins, la valeur de base moyenne de l\u2019hormone de croissance est de 1.95 ng/ml (+ 1.12 erreur type) et la réponse maximale est en moyenne a 5.65 ng/ml (p < 0.02).Chez 3 des 6 sujets, l\u2019augmentation, comparée au temps O, est inférieure a 4 ng/ml.Cette réponse maximale arrive en moyenne à la 26° minute (à la 20° minute dans 4 cas et à la 40° minute dans deux cas (Tableau T).Chez les diabétiques, la valeur de base moyenne de l'hormone de croissance est de 1.75 ng/ml (+ 0.62 et la valeur maximale est en moyenne à 5.58 ng/ml (p < 0.05).Seulement 4 des 12 sujets ont une augmentation de plus de 4 ng/ml.Cette réponse maximale est en moyenne a la 28¢ minute.Toutes ces valeurs ne sont pas statistiquement différentes de celles obtenues chez les témoins.c) Glycémie : Chez les témoins, la glycémie n\u2019a pas changé (100.6 mg/100 ml au temps 0 et 101.5 mg/100 ml lors de la réponse maximale).Chez les diabétiques, la glycémie au temps O était de 147.5 mg/100 ml et de 159.6 mg/100 ml au moment de la réponse maximale de l\u2019hormone de croissance.Cette légère augmentation n\u2019est pas statistiquement significative.d) TSH : Le taux de TSH mesuré chez huit diabétiques n\u2019a pas changé au cours de l'épreuve.Au temps O, le taux moyen était de 9.6 nU/ml (== 0.33 erreur type).A 10 minutes, le taux était de 10 jU/ml (= 0.48) ; a 20 minutes, 9.7 JU/ml (= 0.43) ; à 40 minutes, 8.8 jU/ml (= 0.16).e) Divers : Il n\u2019y a pas eu de changement pendant le test, ni chez les diabétiques ni chez les témoins, des chlorures, bicarbonates, sodium, potassium, urée.DISCUSSION Nous avons donc observé, comme d\u2019autres auteurs ! # 3 une augmentation de l\u2019hormone de croissance après inhalation de fumée de cigarettes.Bien que cette augmentation de l'hormone de croissance soit en moyenne statistiquement significative, nous notons cependant une grande variabilité de réponse d\u2019un sujet à l\u2019autre.Ceci est vrai pour les sujets témoins et pour les sujets diabétiques.Il est intéressant de noter, cependant, que Sandberg et coll.2 n\u2019ont pas trouvé après trois cigarettes d'augmentation de l'hormone de croissance chez les non- fumeurs : chez les fumeurs, l'augmentation de 11 1358 ng/ml arrivait a la 30° minute.Legros et coll.! ont fait une étude semblable ct ont montré aussi une augmentation de l'hormone de croissance du même ordre ct il est à noter que leurs sujets étaient des fumeurs.Ces auteurs n\u2019ont pas trouvé de changement dans le taux des hormones gonadotrophiques (FHS et LH).Orsetti et coll.* ont aussi trouvé une augmentation de l\u2019hormone de croissance après un test fait dans des conditions très semblables à celui que nous rapportons.Ils ont, comme Sandberg, trouvé une augmentation de l'hormone de croissance qui est significative chez les fumeurs mais non significative chez les non-fumeurs.Notons, de plus, que même chez les fumeurs la réponse est variable d'un sujet à l\u2019autre.Il est possible que l'absence de réponse chez les non-fumeurs soit due à une moins grande inhalation de la fumée de cigarettes.Des études faites avec une administration de nicotine par voie parentérale pourrait éclaircir ce point.Dans notre étude, nous n\u2019avons pas pu mettre en évidence de différence entre la réponse des sujets témoins et des sujets diabétiques.T1 faut cependant noter que, chez sept sujets diabétiques ct chez deux sujets témoins, la réponse maximale était lors de la dernière prise de sang (à la 40° minute) et qu'il est possible que le maximum aurait été atteint plus tard.Dans le diabète, le taux d\u2019hormone de croissance de base ont été rapportés comme normaux *.Cependant, il y a une hyper-réponse après exercice chez les diabétiques juvéniles.réponse qui devient normale lorsqu\u2019on normalise la glycémie \u201c.L'augmentation d\u2019hormone de croissance apres arginine cst bloquée par la production d'hyperglycémie chez le sujet normal mais pas chez lc diabétique \u201c.Le fait que la TSH n\u2019ait pas changé chez les patients diabétiques pour lesquels nous avons fait cette mesure suggère que l'augmentation de STH.apres avoir fumé deux cigarettes, n'est pas unc réponse a un stress non spécifique mais est probablement due à d\u2019autres mécanismes.L'effet de la cigarette sur les maladies vasculaires est bien connu et, à cause de l'augmentation et de l\u2019apparition à un âge plus jeune des complications des maladies vasculaires chez les diabétiques, il serait important de connaître quels sont les facteurs qui augmentent la sécrétion d'hormone de croissance après inhalation de fumée de cigarette chez certains sujets.Résumé Chez 18 hommes fumeurs (six témoins et douze diabétiques), nous avons mesuré l'hormone de croissance sérique après leur avoir fait fumer 2 cigarettes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dis RI all rc kw & Ing 1 il vs a Ma Nas Dich level diffe saut ti \u201cgr cle al Ils font jeux : i ols Bien que la réponse soit très variable d\u2019un sujet à l\u2019autre (seulement 50% des sujets environ ayant une réponse maximale plus grande que 4 ng/ml) nous avons noté une augmentation significative de l\u2019hormone de croissance.Les sujets diabétiques ont des taux d\u2019hormone de croissance de base et des réponses maximales qui ne sont pas différentes de celles des sujets témoins.Les taux de TSH (mesurés chez huit diabétiques) n\u2019ont pas changé pendant le test.Summary Serum growth hormone level was measured after smoking two cigarettes in 18 men (6 controls and 12 diabetics, all smokers).Even though the response was variable from one subject to another and only about 50% of subjects had a maximal response greater than 4 ng/ml.we observed a statistically significant increase in growth hormone level.Diabetic subjects had normal baseline growth hormone levels and their responses to cigarette smoking was not different from that of controls.Serum TSH (measured in 8 subjects) did not change during the test.REMERCIEMENTS Nous remercions le professeur J.Mirouze, chef du service d'endocrinologie et doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Montpellier, grâce à qui nous avons pu réaliser cette étude.Nos remerciements s'adressent aussi aux médecins et infirmières de la Clinique St-Éloi de Montpellier pour leur précieuse collaboration, ainsi qu\u2019à mesdemoiselles M.Dion et C.Gingras pour le travail de secrétariat.BIBLIOGRAPHIE 1.Legros, J.J., Demoulin, A.et Franchimont, P.: Etude de l\u2019intégrité de la fonction antéhypophysaire par le test de stimulation a la nicotine.Ann.Endocrinol.(Paris), 33: 635- 638, 1972.2.Sandberg, H., Roman, L., Zavodnik, J et Kupers, N.: The effect of smoking on serum somatotropin, immunoreactive insulin and blood glucose levels in young adult males.J.Pharmacol, Exp.Ther,, 184: 787-791, 1973, 3.Orsetti, A., Amara, F., Collard, F.et Mirouze, Z.: Tabac et hormones essentielles de la glycorégulation.Nouvelle Presse Médicale (sous presse).4.Glick, S.M., Roth, J, Yalow, R.S.et Berson, S.A.: The regulation of growth hormone secretion.Recent Progr.Hormone Res., 21: 241-283, 1965.5.Hansen, A P.: Normalization of Growth hormone hyperresponse to exercise in juvenile diabetics after \u2018\u2019normalisation\u201d of blood sugar J.Clin.Invest., 50: 1806-1811, 1971.6.Burday, S.Z., Fine, PH.et Schalch, D.S.: Growth hormone secretion in response to arginine infusion in normal and diabetic subjects: Relationship to blood glucose levels.J.Lab.Clin.Med., 71: 6, 897-911, 1968.ETUDE PRELIMINAIRE DES CARACTERISTIQUES DU LIPIDOGRAMME LIÉES À LA PRÉSENCE DE L\u2019'ANNEAU CORNÉEN CHEZ UN GROUPE D'HAÏTIENS Antoine GATTEREAU, M.D., M.Sc., F.R.C.P.(C), F.A.C.P., F.A.P.H.A.4, Robert ELIE, M.D., Ph.D.2, Wilfrid FIGAREAU 3 et Jean DAVIGNON, M.D., M.Sc., F.R.C.P.(C), FA.C.P.'*?INTRODUCTION L'arc ou anneau cornéen (arc ou anneau sénile, gérontoxon) est habituellement interprété comme un signe de sénilité rencontré après la cinquantaine, chez la plupart des groupes raciaux ! 7 #1.Plusieurs groupes d\u2019investigateurs ont rapporté une incidence accrue de ces lésions en relation avec l\u2019athérosclérose > 5 Boas et Coll.7 ont démontré l\u2019importance de l\u2019arc et de l\u2019anneau cornéen en tant que stigmate classique, mais non obligatoire de l\u2019hypercholestéro- lémie familiale.Les travaux de Forsius $ et de Ma- careg ® ont démontré l'association entre l\u2019anneau cornéen et la xanthomatose.Par contre, la corrélation avec le niveau des lipides sériques fait encore l\u2019objet de nombreuses controverses * * 1.11, La 1 Service d\u2019endocrinologie, métabolisme et nutrition, hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.2 Institut national de la recherche scientifique (INRS- Santé), hôpital Saint-Jean-de-Dieu, Montréal-Gamelin.3 Étudiant en médecine, Université d'Etat, Haïti.+ Département de recherche sur les lipides et l\u2019athérosclérose, Institut de recherches cliniques, Montréal.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 présence de l\u2019anneau cornéen n\u2019est pas toujours associée à la sénilité ou à l\u2019athérosclérose.On l'observe assez fréquemment chez des individus âgés de moins de 40 ans, normolipidémiques et cliniquement sains.Cette observation a été rapportée à deux reprises chez une famille dont les ancêtres étaient de descendance mixte: aléoutienne, russe et allemande * *.Plusieurs investigateurs \u201d.17.13 ont rapporté une prévalence particulièrement élevée de l\u2019anneau cornéen chez le Noir suggérant des différences raciales ou écologiques.Par contre, il a été démontré que l\u2019incidence de l\u2019athérosclérose et de ses complications était remarquablement faible chez certaines populations noires des États-Unis, de l'Amérique Centrale et Sud et de l'Afrique \u2018+.Il ne semble donc pas à priori qu\u2019il puisse exister une corrélation importante entre l\u2019anneau cornéen et l'athérosclérose dans ces populations.En effet, selon Macaraeg ?, la présence de l'anneau cornéen chez le Noir relève beaucoup plus d'un facteur génétique ou racial que 1359 d\u2019un trouble du métabolisme des lipides ou d\u2019une maladie vasculaire généralisée.À notre connaissance, il n\u2019a pas encore été étudié si, à l\u2019intérieur d\u2019une même population noire, il existe des différences métaboliques entre les porteurs et les non-porteurs de l\u2019anneau cornéen.Cette étude a pour but de comparer dans une population noire assez homogène du point de vue ethnique les caractères métaboliques chez les sujets, des deux sexes, porteurs ou non porteurs d\u2019un anneau cornéen.MATÉRIEL ET MÉTHODES La population échantillonnée est celle de l\u2019Haïtien noir, d'appartenance rurale, vivant dans un espace géographique relativement restreint.A en juger par la couleur et les caractéristiques anthropologiques, cette population rurale est demeurée relativement pure du point de vue racial.Selon le témoignage de Donnan *!, il semble bien que sur le plan ethnique, les Noirs d\u2019Haïti diffèrent peu de leurs congénères du Sud-Est des États-Unis avec lesquels ils partagent une ascendance commune, provenant des souches africaines importées vers l\u2019année 1700 de la côte occidentale de l\u2019Afrique: Congo belge, Angola, Cal- labar, Côte-d\u2019Or, Sierra Leone et Gambie.L'échantillon a été recueilli à partir de patients volontaires des deux sexes (33 femmes et 26 hommes), de race noire, âgés de 18 à 41 ans, qui se présentaient pour examen général aux cliniques externes de l'hôpital Ste-Croix, Léogane, Haiti.Cet hôpital est situé à une quarantaine de kilomètres de Port-au-Prince, la capitale, et dessert principalement la population rurale périphérique.Les 59 volontaires de cette étude furent soumis à un questionnaire médical et un examen clinique sélectifs pour rechercher leur compatibilité avec les critères de sélection de l\u2019étude.Furent exclus de l\u2019enquête les patients présentant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes: maladie débilitante, suspicion d'une pathologie pouvant influencer les lipides sanguins (pathologies thyroïdienne, hépatique ou rénale, diabète, éthylisme, etc.), médication récente à effets hypo ou hyperlipidémiants.Ainsi, 44 volontaires, soit 22 femmes et 22 hommes, furent acceptés dans l'étude et convoqués pour prélèvement sanguin, le matin, après une période de jeûne de 12 heures.Les variables estimées par cette enquête sont les suivantes: l'incidence de l\u2019anneau cornéen en fonction du sexe, les caractéristiques physiques de la population échantillonnée (âge, taille, poids), les variables biochimiques pertinentes de troubles métaboliques (cholestérol, triglycérides et lipoprotéines 1360 plasmatiques, calcémie, phosphorémie, glycémie et uricémie), les groupes sanguins usuels incluant les systèmes ABO, Lewis, Rhésus, MNSS, P, Tj, Duffy, Kidd, Lutheran, Kell, Vell et I, et enfin deux marqueurs génétiques: la phosphatase acide ct la phos- phoglucomutase.Le sujet porteur de l\u2019arce ou de l'anneau cornéen a été défini comme celui présentant une opacité gri- sûtre, localisée aux zones périphériques de la cornée, en forme d\u2019arc au pôle supérieur ou inférieur, ou réalisant un anneau complet avec persistance d'une zone claire et transparente entre le limbe et la lésion (Fig.1).Le sujet témoin présentait une cornée intacte, transparente sur toute sa superficie.Fig.1 \u2014 Œil d'un sujet noir âgé de 40 ans, normolipidé- mique, porteur d\u2019un anneau cornéen indiqué par la flèche.Des 44 sujets sélectionnés, 28 (13 hommes et 15 femmes) se sont présentés pour le prélèvement sanguin.Les échantillons ont été recucillis dans des tubes à vide (Becton, Dickinson and Company, Rutherford, N.J.) No 3200 Q, avec ethylène diami- netetraacétate (EDTA) 10 mg/10 ml, sur la glace, et No 3218, sans anticoagulants, a la température de la pièce.Les échantillons ont été centrifugés dans les deux heures qui ont suivi.Le plasma et le sérum ont été séparés ct conservés à 4 C durant toute la durée du transport par avion jusqu\u2019à Montréal.La validité de cette méthode de collection a distance a été établie par Schrott et collaborateurs =, Les variables biochimiques ont été déterminées dans les laboratoires du département de recherche sur les lipides et l'athérosclérose de l'Institut de recherches cliniques et à l'hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.Le dosage plasmatique du cholestérol, du glucose, de l'acide urique, du calcium total et des protéines totales a été réalisé par les méthodes suivantes: N-24a, N-2b, N-13b ct, enfin, SMA-12/60 Technicon Instrument Corporation Tarrytown, New York, U.S.A.Le dosage des triglycérides plasmatiques à été effectué par la méthode de Kraml ct L'UNION MÉDICALE DU CANADA tem Ie) \u201cOT gf His uy, Tir fog Teen IE, ou Une sion I Cosyns 7°.L\u2019électrophorèse des lipoprotéines plasmatiques a été réalisée en milieu albumineux selon la technique de Lees et Hatch #, Enfin, la séparation des fractions lipoprotéiques par ultracentrifugation combinée à la précipitation au sulfate de dextran a été effectuée par la méthode de Hatch et Lees 2*.Les valeurs du calcium sérique ont été corrigées selon la méthode de Parfitt > modifiée par Husdan et coll.* qui tient compte de l\u2019élévation des protéines sériques, consécutive à l\u2019emploi d\u2019un tourniquet pour la ponction veineuse et du fait que le sujet était ambulant au moment du prélèvement.Les résultats de cette enquête transversale furent soumis à l\u2019analyse de variance factorielle en tenant compte des différences liées au sexe ou à la présence de l\u2019anneau cornéen.Une analyse par la méthode des moyennes non pondérées \u201c\u201d fut réalisée pour tenir compte de l\u2019inégalité de l\u2019effectif entre les 4 groupes évalués, soit 6 femmes avec anneau cornéen et 9 femmes témoins, 6 hommes avec anneau cornéen et 7 hommes témoins.Une probabilité d\u2019erreur du premier ordre de 5% fut acceptée pour juger de la validité statistique des différences.RÉSULTATS Parmi les 59 volontaires à cette enquête, 24.2% des femmes et 46.1% des hommes ont été identifiés comme porteurs d\u2019un anneau cornéen selon les critères définis dans la méthodologie.Cette prévalence chez l\u2019homme est statistiquement significative telle que mesurée par le test du chi carré (chi?= 28.94, p < 0.01).Les 44 volontaires choisis pour l\u2019étude ont tous accepté les contraintes de l\u2019examen médical, mais 16 d\u2019entre eux ont refusé le prélèvement sanguin entraînant un taux de défection de 32% chez les femmes et de 41% chez les hommes.Les variables à l\u2019étude ont donc été estimées à partir d'un échantillonnage réduit.Les caractéristiques de la population échantillonnée ne montrent pas de différences significatives à l\u2019analyse factorielle entre les hommes et les femmes porteurs ou non d\u2019un anneau cornéen (voir Tableau I).La répartition homogène de ces caractéristiques entre les quatre groupes à l\u2019étude permet de minimiser les biais de « type S » 28 qui leur sont liés (âge et poids vs troubles métaboliques).Le Tableau IT résume les résultats observés pour les variables métaboliques.En présence de l\u2019anneau cornéen, le cholestérol plasmatique et les bétalipo- protéines montrent des valeurs moyennes légèrement supérieures.Ces différences ne sont toutefois jamais significatives et peuvent être aléatoires.De même, les valeurs des triglycérides plasmatiques, de la fraction chylomicrons et prébétalipoprotéines, de la glycémie et de l\u2019uricémie n\u2019ont pas montré de différence imputable à la présence de l\u2019anneau cornéen.TI faut TABLEAU 1 CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DE LA POPULATION ECHANTILLONNEE Hommes Femmes Anneau cornéen Présent Absent Présent Absent Nombre de sujets 6 7 6 9 Age (années) * 29 + 8.6 30 += 2.4 25 + 58 24.5 + 4.5 Poids (livres) * 118 + 14.9 124 + 4.7 112 += 18.6 126 + 20.1 Taille (pouces) * 65 + 3.0 66 + 1.5 62 = 2.2 63 + 2.1 * Moyenne +.Intervalle de confiance à 95%.TABLEAU Il CARACTÉRISTIQUES METABOLIQUES D'UNE POPULATION D'HAÏTIENS * Hommes Femmes Anneau cornéen Présent Absent Présent Absent Cholestérol total 146 + 38.8 130 = 28.1 168 + 30.7 131 = 15.2 Cholestérol de 3-LP 90 + 35.7 81 = 19.9 114 + 27.1 80 + 15.4 Cholestérol de a-LP 27 + 5.3 26 = 4.9 31 + 8.4 28+ 5.6 Cholestérol des chylos et prébétalipoprotéines 29 + 4,5 23 += 7.1 23 = 118 23+ 8.6 Triglycérides 71 = 36.8 48 + 28.9 65 + 40.5 62 + 31.6 Acide urique 4+ 09 6+ 12 4+ 09 4+ 1.3 Glycémie 82 + 8.5 76 78 83 + 94 82 = 8.5 Calcémie 11 = 0.7 11 += 0.7 11 + 1.7 11+ 03 * Valeurs moyennes en mg/100 ml + intervalle de confiance à 8577; LP = lipoprotéines.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1361 de plus noter que les valeurs du cholestérol plasmatique et des bétalipoprotéines les plus élevées observées dans cette enquête ont été respectivement de 202 mg/100 ml et de 148 mg/100 ml, valeurs qui se situent, selon les standards nord-américains, dans les limites de la normale (cholestérol < 250 mg/ 100 ml et bétalipoprotéines < 190 mg/100 ml).La détermination des groupes sanguins usuels, de la phosphatase acide et de la phosphoglucomutase n\u2019a pas démontré la prévalence de l\u2019un de ces traits chez les sujets porteurs d\u2019anneau cornéen.Le phénotype Fy (a\u2014 b\u2014) a été retrouvé dans 81.44% de l'échantillon.Selon Race et Sanger 7°, la présence de ce phénotype permet pratiquement d\u2019affirmer l\u2019origine noire d\u2019un échantillon de sang.Il est intéressant de noter que l'incidence observée dans cette enquête (81.4% ) est voisine de celles rapportées par ces mêmes auteurs pour les Noirs d\u2019Afrique Occidentale (90% ) et les Noirs américains (68%).DISCUSSION Bien que l'anneau cornéen soit fréquemment observé en médecine courante, il a fait l'objet d'études relativement peu nombreuses.Sa pathogénèse n\u2019a pas encore été complètement élucidée et il est encore impossible de préciser le degré d'association avec l'athérosclérose ou avec les troubles du métabolisme lipidique ou autre.Sa prévalence globale dans une population génétiquement hétérogène (Amérique du Nord, par exemple) n'a jamais été étudiée.Les résultats de cette enquête confirment l\u2019une des rares données disponibles sur le sujet, soit la prépondérance de la lésion chez l\u2019homme * * 1°, Dans cet échantillon, la présence de l\u2019anneau cornéen n\u2019était jamais associée aux autres stigmates habituels d'imprégnation lipidique (xanthélasma, xanthomes tendineux ou cutanés, etc.) tels que rencontrés classiquement avec certains types d\u2019hyperlipidémie primaire (hyperlipidémie xanthomateuse familiale du type II, type III) ou secondaire.Schrott et coll * ont observé chez les Aléoutiens une forte prévalence d'anneaux cornéens non associés à l'hypercholestéro- lémie.La même observation a été rapportée antérieurement par Garn ct Gertler ! chez ce même groupe ethnique.D'autres investigateurs '™ = 39 ont été incapables de démontrer une corrélation entre l\u2019arc cornéen et l'hypercholestérolémie.Les résultats de cette enquête n'ont pas non plus révélé une élévation significative du niveau moyen du cholestérol et des bétalipoprotéines plasmatiques chez les sujets des deux sexes porteurs de l'anneau cornéen.Par contre.Rosenman et coll.*! rapportent une élévation significative du cholestérol plasmatique liée à la présence de l'anneau cornéen dans une étude prospecti- 1362 ve de 3,152 Américains mâles, alors que Finley ** n'a observé qu'une faible corrélation entre l'arc cornéen et l'hypercholestérolémie.Cette divergence des données disponibles sur ce point reflète vraisemblablement les particularités de l'échantillon de population étudié.Il existe assez d'évidence dans la littérature scientifique pour soutenir le concept d'au moins deux significations distinctes à l\u2019existence de l\u2019anneau cornéen.D'une part, après les travaux de Forsius * et Macaraeg \u2018\u2019, ceux de Schrott et coll.\u201c ont démontré que les Aléoutiens souffrant d'hypercholestérolé- mie familiale développent un anncau cornéen dans 100% des cas à partir de la 3° décade.On peut déduire de ces observations que l'anneau cornéen constitue un stigmate habituel de l'hypercholestéro- lémie familiale.D\u2019autre part, l'existence d'un anneau cornéen à caractère héréditaire ct non lié à l'hypercholestérolémie a été bien documentée par les travaux de Ahuja **, Vogt et coll.**.Stephenson ** et Rollet **.On remarque en outre que chez les sujets étudiés.les valeurs moyennes du cholestérol et des triglycé- rides plasmatiques sont plus basses que celles rapportées récemment ** chez un groupe de Canadiens des deux sexes d'âge comparable et normolipidémi- ques (Fig.2).La différence de poids entre les deux groupes peut influencer la valeur des triglycérides.mais non celle du cholestérol.À partir de leurs travaux personnels ** et en se rapportant à d'autres CHOLESTEROL (mg/I00mI%1.C.) CANADIENS 200 HAITIENS 180 160 140 120 100 80 60 40 20 HOMMES FEMMES Fig.2 \u2014 Comparaison des valeurs du cholestérol plasmatique total entre deux groupes de Canadiens et Haïtiens des deux sexes d'âge comparable.L'UNION MÉDICALE DU CANADA études interraciales !*- 19.7, Groom et collaborateurs ont postulé que le Noir haïtien avait deux fois moins d'athérosclérose coronarienne que son congénère américain et quatre fois moins que le Nord-Américain blanc.À cause de l\u2019association classique entre le niveau du cholestérol sanguin et l\u2019athérosclérose *°.4\", il est tentant de rattacher les observations de Groom au bas niveau du cholestérol démontré dans cet échantillon.L'étude de Framingham (Mass.) a en effet démontré que si le cholestérol sanguin est supérieur à 269 mg/100 ml chez l\u2019homme, les risques de faire un infarctus du myocarde sont cinq fois plus grands que si le cholestérol est inférieur à 220 mg/ 100 ml +1, Une observation fortuite est celle d'un calcium plasmatique moyen (11 mg/100 ml) qui demeure dans les limites supérieures de la normale (standard nord-américain: 9.5-10.5 mg/100 ml) malgré la correction de Parfitt modifiée 75 76, Les données fournies par cette investigation ne permettent pas de conclure sur la signification de l\u2019hypercalcémie.11 est possible qu\u2019un facteur nutritionnel soit impliqué, par exemple, la consommation d\u2019eau dure.On peut également évoquer la possibilité d\u2019une absorption optimale du calcium ingéré consécutive à un niveau idéal de vitamine D résultant de l'exposition presque quotidienne au soleil tropical.On n\u2019est pas enclin à faire intervenir ici cependant une consommation excessive de produits laitiers dans le contexte local à cause de la non-accessibilité à ces produits, compte tenu des limitations économiques de l\u2019échantillon de population étudié.La littérature récente rapporte une relation inverse entre les niveaux du cholestérol plasmatique et ceux de la calcémie \u2018*.En effet, selon De Moor et collaborateurs, le cholestérol plasmatique serait anormalement bas pendant la phase hypercalcémique de l\u2019hyperparathyroïdie primaire et augmenterait parallèlement à la baisse de la calcémie après exérèse chirurgicale de l\u2019adénome.Cette observation mérite de plus amples considérations à cause des interrelations entre le niveau de cholestérol et l\u2019incidence de l\u2019athérosclérose d\u2019une part et le rôle controversé du calcium (et du magnésium) comme facteur de protection contre l\u2019athérosclérose 33 d\u2019autre part.L\u2019athérosclérose constitue indubitablement l\u2019ennemi public numéro 1 dans le domaine de la santé, en étant directement ou indirectement responsable d\u2019un décès sur deux en Amérique du Nord *.Pour être efficace, la lutte contre ce fléau doit déborder le cadre traditionnel de la médecine curative pour s\u2019intensifier sur l\u2019aspect préventif par une détection précoce des signes avant-coureurs et des mesures énergiques en vue de prévenir les lésions athéromateuses.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Bien que les données de cette enquête suggèrent un facteur racial ou génétique à l'origine de l'anneau cornéen chez les sujets étudiés, il est indéniable que chez le Blanc, l\u2019anneau cornéen constitue l\u2019un des indices les plus précoces d\u2019une éventuelle prédisposition à l\u2019athérosclérose.Ainsi, sa signification sé- méiologique pourrait être différente selon l\u2019origine ethnique ou le patrimoine génétique.Le groupe d\u2019Haïtiens étudié pourrait être représentatif d\u2019une population particulière d\u2019anneaux cornéens.Ce concept est en conformité avec la notion d\u2019au moins deux populations distinctes de sujets porteurs d\u2019anneau cornéen.Le degré d'association avec le niveau du cholestérol plasmatique dans une population génétiquement hétérogène dépendra nécessairement de la distribution de chacun de ces deux groupes à l'intérieur de cette même population.Les travaux devraient s\u2019orienter vers une meilleure caractérisation de ces deux « types » d\u2019anneaux cornéens.Bien que cette enquête préliminaire n'ait pas révélé une association avec les marqueurs génétiques étudiés, cet aspect mérite néanmoins une étude plus extensive et plus complète.Résumé La corrélation entre l\u2019arc cornéen et le niveau sanguin de certains paramètres biochimiques pertinents aux troubles métaboliques a été étudiée dans une enquête impliquant 28 Noirs d\u2019Haïti, âgés de 18-41 ans et des deux sexes.Cette enquête n\u2019a pas démontré une association significative entre l\u2019arc cornéen et le niveau des lipides plasmatiques, de la glycémie, ni de l\u2019uricémie.Le niveau moyen du cholestérol et des triglycérides plasmatiques était remarquablement plus bas que celui d\u2019un groupe de Canadiens d'âge comparable.Le niveau moyen du calcium plasmatique (11 mg/100 ml) se situait au- delà des limites supérieures de la normale selon les standards nord-américains.Il n\u2019est pas impossible que chez le Noir d\u2019Haïti au moins, l\u2019apparition de l\u2019arc cornéen reflète habituellement un facteur génétique plutôt que le stigmate d\u2019une anomalie des lipides.Néanmoins, à cause du petit nombre de l\u2019échantillon, les résultats de cette enquête préliminaire doivent être interprétés avec circonspection.Summary The relation of corneal arcus to abnormalities of several biochemical parameters indicative of metabolic disorders was studied in a survey of 28 Negroes from Haiti, 18-41 years old, both sexes.Corneal arcus was not found to be associated with high levels of plasma lipids and lipo- proteins, glucose or uric acid.The mean level of plasma cholesterol and triglycerides was noticeably lower than that of a group of Canadians of comparable age.The mean calcium level of the sample was 11 mg/100 ml, which 1363 is in the range of hypercalcemia according to North- American standards (9.5-10.5 mg/100 ml).It is suggested that in Negroes from Haiti at least, the development of corneal arcus might be genetically determined rather than the reflexion of lipid disorders.However, in view of the small size of the sample, the results of this preliminary survey must be interpreted with caution.REMERCIEMENTS Ce travail a été financé par une bourse H.K.Detweiler du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.Les auteurs expriment leur profonde gratitude au docteur Rion Dickson, directeur de l\u2019hôpital Sainte-Croix de Léogane (Haïti) ainsi qu'à tous les membres du personnel de cet hôpital.Cette étude n\u2019aurait certes pas été possible sans la collaboration intelligente d\u2019un groupe d\u2019amis, messieurs Pierre Guvot, Denis Simonin et Bernard Zert qui ont bien voulu consacrer de nombreuses heures à plusieurs aspects de cette investigation.Les auteurs désirent également remercier l\u2019équipe de la CNMA et celle du département de recherche sur les lipides et l\u2019athérosclérose de l\u2019Institut de recherches pour leur excellent apport technique ainsi que mesdemoiselles Isabelle Morin, Madeleine Dion et Daniéle Arnaud pour les illustrations et la rédaction du manuscrit.BIBLIOGRAPHIE 1.Garn, SM.et Gertler, M.M.: Arcus Senilis and Serum Cholesterol Levels in the Aleut.New Engl.J.Med., 242: 283- 285, 1850.2.Schrott, H.G., Goldstein, JL., Hazzard, W.R., McGoodwin, M.M, et Motulsky, A.G.: Familial Hypercholesterolemia in a Large Kindred.Evidence for a Monogenic Mechanism.Ann.Intern.Med., 76: 711-720, 1972.3.Boas, E.P.: Arcus Senilis and Arteriosclerosis.J.Mt.Sinai Hosp., 12: 79, 1945.4.Rifkind, B.M.: The Incidence of Arcus Senilis in Ischaemic Heart Disease: its Relation to Serum Lipid Levels.Lancet, 1: 312, 1965.5.White, C.E.: The Relation of Arcus Senilis to Arteriosclerosis and Senility.New Engl.J.Med., 212: 10, 1935.6.Beaumont, J.L., Richard, J.L., Anguera, G.et Lenégre, J.L\u2019arc cornéen.Malattie Cardio Vascolari, 1: 485-502, 1960.7.Boas, E.P.: Coronary Artery Disease.Chicago, Year Book 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10533 Titel lei Bit.ffett of fan ps I: mise au point DERMATITE HERPÉTIFORME ET MALADIE COELIAQUE Bernard ROUSSEAU, F.R.C.P.(C)\" INTRODUCTION La relation entre certaines affections dermatologi- ques et la malabsorption d\u2019origine intestinale a été soulignée à plusieurs reprises dans la littérature L 2.Lorsqu\u2019on étudie les groupes de patients qui ont des manifestations des deux systèmes, peau et intestin, il faut d\u2019abord exclure les possibilités suivantes: 1 \u2014 si l\u2019éruption cutanée est secondaire au syndrome de malabsorption, telles l\u2019hyperpigmentation et l\u2019ichtyose acquise; 2 \u2014 si l\u2019atteinte cutanée et intestinale ont une cause commune, telles la sclérodermie, les vasculites, la papulose atrophique maligne, l\u2019enteropathica acro- dermatitis et les gastroentéropathies allergiques !.Reste alors un groupe de patients qui, tout en ayant une maladie cutanée connue et relativement fréquente, ont, au niveau de l\u2019intestin, des anomalies histologiques et, parfois cliniques, qui sont fortement suggestives d\u2019une maladie cœliaque.Ce sont les « en- téropathies dermatogéniques » ! #8, Même si plusieurs maladies de la peau ont été décrites dans ce groupe de lésions, tels l\u2019eczéma, le psoriasis, le lichen plan, le pityriasis rubra pylaris, la rosacée et le pemphigus ! ?, l\u2019association d\u2019anomalies intestinales dans ces cas semble non spécifique et, en fait, pas plus élevée que dans un groupe témoin, soit 8% !.Une seule maladie dermatologique semble faire exception à cette règle.Il s\u2019agit de la dermatite herpétiforme ! 3, Nous allons étudier dans cet article les arguments qui supportent l\u2019hypothèse d\u2019une incidence plus marquée de la diathèse cœliaque dans la dermatite herpétiforme.HISTORIQUE C\u2019est en 1966 que J.Marks et ses collaborateurs ont démontré pour la première fois que les deux tiers des patients atteints de dermatite herpétiforme avaient des anomalies morpholiques au niveau de la muqueuse jéjunale proximale tout à fait comparables à celles que l\u2019on trouve dans la maladie cœliaque *.Par la suite, cette constatation fut corroborée par plusieurs observations # % 7.8.9, 10.11, 12, Dès 1968, 1 Service de médecine interne, unité de gastro-entérolo- gie, Centre hospitalier de l'Université Laval, 2705, boul.Laurier, Ste-Foy, Québec; professeur adjoint, Faculté de médecine, Université Laval, Québec.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 sur un total de 93 patients atteints de dermatite her- pétiforme ayant été rapportés dans la littérature, 72% étaient également porteurs d\u2019anomalies morphologiques de la muqueuse jéjunale.Ces dernières, soit à la stéréomicroscopie, soit en histologie ordinaire, étaient semblables à celles que l\u2019on rencontre dans la maladie cceliaque '*.Malgré une certaine dissension initiale au sujet de ces résultats, probablement secondaire au fait que la sévérité des lésions intestinales dans la dermatite herpétiforme est beaucoup moins importante que dans la maladie cœlia- que et que la distribution de ces mêmes lésions y est plutôt discontinue * 1%, la plupart des auteurs s\u2019entendent maintenant pour affirmer que la diathèse cœliaque accompagne souvent la dermatite herpéti- forme.Cependant, les manifestations cliniques de malabsorption n\u2019apparaissent que chez 5% des patients atteints de dermatite herpétiforme, parce que la sévérité des lésions y est moins importante et qu\u2019elles sont discontinues !*.1°, ARGUMENTS GÉNÉTIQUES La nature familiale de la maladie cœliaque étant bien reconnue !\u201d, il faut d\u2019abord se demander si cette diathèse familiale des lésions intestinales se rencontre également dans la dermatite herpétiforme.À cette question, nous pouvons répondre oui pour deux raisons: 1 \u2014 l\u2019incidence d\u2019anomalies morphologiques jéju- nales comparables chez les parents des patients porteurs de dermatite herpétiforme, est nettement plus élevée que dans une population normale 18; 2 \u2014 le rapport de J.Marks et ses collaborateurs publié en 1971 et soulignant la présence de dermatite herpétiforme chez des jumeaux monozygotes 1°.Ces arguments sont cependant de nature indirecte et, idéalement, il faudrait identifier la présence d\u2019un marqueur génétique commun, appartenant, à la fois à la dermatite herpétiforme et à la maladie cœlia- que.Or nous savons maintenant que la présence du HL-A8, plus fréquente dans la maladie cœliaque que dans une population normale \u201c ?!, l\u2019est également dans la dermatite herpétiforme lorsqu\u2019il y a atteinte intestinale 22.28.24, Étudiant la corrélation entre la fréquence du HL-A8 et les anomalies morphologi- 1365 ques notées par biopsies multiples au niveau du jéjunum, W.M.Weinstein et ses collaborateurs ont récemment démontré que 78% des patients atteints de dermatite herpétiforme et de lésions jéjunales avaient un HL-A8 « positif ».Cette fréquence est comparable à celle qui est rapportée dans la maladie ccelia- que et est très significative sur le plan statistique si l\u2019on tient compte du fait que le HL-A8 n\u2019était présent que chez 19% des sujets d\u2019un groupe témoin \u201c, Par ailleurs, il semble que seulement 33% des patients porteurs de dermatite herpétiforme sans lésion intestinale ont un HL-A8 « positif » 24, À l\u2019heure actuelle, on peut donc dire que la présence du HL-A8 dans la dermatite herpétiforme se voit surtout chez les patients qui ont des anomalies intestinales et que son incidence est comparable à celle que l\u2019on retrouve dans la maladie cœliaque.Ceci concerne environ 70-75% des cas de dermatite herpétiforme.Cependant, la relation de cause à effet est encore discutable, car il existe un certain nombre de patients atteints de dermatite herpétiforme qui n\u2019ont pas de HL-A8 et chez lesquels l'atteinte intestinale est inexistante.La discussion reste ouverte quant à l'importance de ces faits.ARGUMENTS FONCTIONNELS En principe, si les lésions jéjunales se ressemblent dans la maladie cœliaque et dans la dermatite her- pétiforme, les anomalies fonctionnelles devraient également être superposables.Or, tel n\u2019est pas le cas.En effet, dans la dermatite herpétiforme il n\u2019y a aucune corrélation entre les anomalies morphologiques notées à la biopsie jéjunale et les épreuves d\u2019absorption intestinale, telles qu'utilisées cliniquement * % 7.Deux raisons peuvent expliquer cette constatation: | \u2014 la nature segmentaire des lésions intestinales trouvées dans la dermatite herpétiforme \u20185; 2 \u2014 l'imprécision des épreuves d\u2019absorption normalement utilisées en clinique.II fallait donc trouver des épreuves d'absorption plus sensibles, capables de détecter des anomalies fonctionnelles de la muqueuse jéjunale communes aux deux maladies.Utilisant des techniques de perfusion intestinale déjà décrites précédemment \u201c6, P.J.Kumar et ses collaborateurs ont effectivement démontré que.tout comme dans la maladie cœliaque, les taux d'absorption de l\u2019eau, du glucose, du sodium et des bicarbonates, sont diminués dans la dermatite herpétiforme.Non seulement sont-ils diminués, mais tout comme dans la maladie ceeliaque, on peut assister à des phénomènes de sécrétion au niveau de la muqueuse jéjunale '*.Sur le plan fonctionnel, ces constatations créent un lien de plus entre la dermatite herpétiforme et la maladie cœliaque.1366 ARGUMENTS IMMUNOI.OGIQUES Les études les plus récentes sur la maladie cœlia- que ct la dermatite herpétiforme démontrent qu'il y a des anomalies immunologiques communes aux deux maladies: 1 2 \u2014 l\u2019atrophie splénique, décrite dans les deux maladies %; la diminution des IGm sériques \u201c; 3 \u2014 l'inhibition de la migration des leucocytes par des suspensions de rate sarcoïdienne in vitro ?T; 4 \u2014 le grand nombre d'anticorps circulants, communs aux deux maladies ct qui ont tous comme caractéristique d\u2019être dirigés contre les macromolé- cules contenues dans les aliments (le glutène, le blé, le riz, le blanc d\u2019œuf, le lait de vache, ctc.) #8; 5\u2014la présence d'anticorps tissulaires, dirigés contre la réticuline (anticorps anti-réticuline) commune aux deux maladies, quoique encore plus élevée dans la maladie ceeliaque 2.D\u2019autre part, certains phénomènes immunologi- ques n'appartiennent qu'à l\u2019une ou l\u2019autre des deux maladies: 1 \u2014 la présence du facteur antinucléaire, qui n\u2019appartient qu\u2019à la dermatite herpétiforme **; 2 \u2014 la déposition d'IgA dans la peau des patients atteints de dermatite herpétiforme #°.31; 3 \u2014 l'accumulation des lymphocytes interépithé- llaux au niveau de la muqueuse jéjunale, qui semble plus importante dans la maladie cœliaque que dans la dermatite herpétiforme !*; 4 la diminution de la production d'IgA par la cellule lymphoplasmocytaire lorsque stimulée par des vaccins oraux (poliovirus) démontrée dans la maladie ceeliaque, mais pas encore dans la dermatite her- pétiforme #2; 5 \u2014 l'accumulation en excès de plasmocytes à IgM ct d'anticorps précipitants au niveau de la muqueuse jéjunale, qui n\u2019appartient qu'à la maladie cœliaque à l'heure actuelle **; 6 la diminution de la réponse des lymphocytes à la Phytohémagglutinine (PHA) et a la Thymidine tritiée (H*TD\") qui n'a été démontrée que dans la maladie cœliaque à ce jour #3, L'interprétation de ces différents phénomènes im- munologiques est très difficile.La clef du problème se situc peut-être au niveau du système HL-A8 (et des anticorps antiréticuline) dont nous avons discuté plus haut.Ainsi dans ces formes d'entéropathies, I\"anomalic primaire nc concernerait pas d'abord la cellule épithéliale de la muqueuse intestinale, mais L'UNION MÉDICALE DU CANADA il m- In; i dé, 1s n- el plutôt le tissu conjonctif sous-jacent.Nous entrons ici dans un domaine purement hypothétique, mais qui représente un très beau champ de recherche à l\u2019heure actuelle.ARGUMENTS CLINIQUES Même si histologiquement les lésions de la peau et de l\u2019intestin ne se ressemblent pas, il fallait, pour savoir si les deux maladies avaient une cause commune, voir si elles répondaient à un traitement commun.Les arguments utilisés plus haut, qui tendent à rapprocher la dermatite herpétiforme et la maladie cœliaque, justifiaient cette approche.D'autant plus que, tout comme dans la maladie cœliaque, la présence de réticuloses malignes au niveau de l'intestin avait été rapportée dans la dermatite her- pétiforme **.Il est maintenant clairement démontré que dans cette dernière, les lésions intestinales re- gressent lorsque les patients sont soumis au traitement classique de la maladie cœliaque, soit par la diète sans gluten\u201d, soit par les stéroïdes °°, Par ailleurs, l'éruption cutanée de la dermatite herpéti- forme ne répond pas au traitement de l\u2019entéropa- thie I #7, tout comme l'entéropathie ne répond pas au traitement de la dermatopathie seule par le dap- sone ou la sulphapyridine + 23.Selon J.Marks et ses collaborateurs, ces faits cliniques doivent nous convaincre qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une relation indirecte entre la dermatite herpétiforme et la maladie cœliaque.Cette relation se situe probablement sur le plan génétique, un patient développant une maladie, ayant la « prédisposition » à développer l\u2019autre.Ainsi les patients atteints de dermatite herpétiforme seraient porteurs d\u2019une diathèse cœliaque et, lorsque prouvée, la maladie cœliaque devrait être traitée comme telle chez eux !.CONDUITE À TENIR CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE DERMATITE HERPÉTIFORME Puisque seulement 5% des patients porteurs de dermatite herpétiforme avec lésions intestinales ont des symptômes de malabsorption, c\u2019est chez le groupe de patients atteints de dermatite herpétiforme, mais asymptomatiques, que les problèmes thérapeutiques se posent.Ainsi: quand traiter l\u2019entéropathie lorsqu'elle est asymptomatique?Dans quelles mesures devons-nous insister pour dépister l\u2019entéropathie asymptomatique dans la dermatite herpétiforme?À l'heure actuelle, la réponse nous vient du dernier Symposium international sur la maladie cælia- que qui a eu lieu en Hollande en 1974.Les recommandations du groupe de W.M.Weinstein à ce sujet, sont les suivantes 2°: TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1 \u2014 chez les patients atteints de dermatite herpé- tiforme, l\u2019évaluation gastrointestinale initiale devrait inclure des tests biochimiques et hématologiques de malabsorption et, surtout, une biopsie jéjunale per- orale; 2 \u2014 les patients atteints de stéatorrhée symptomatique devraient être traités avec une diète sans gluten; 3 \u2014 chez les patients asymptomatiques, certains auront des déficiences nutritionnelles en fer et/ou en folates.Ces déficiences doivent alors être remplacées spécifiquement; 4 \u2014 ces patients asymptomatiques sur le plan gastrointestinal, doivent être revus une fois par année, avec la recommandation de revenir plus tôt s\u2019ils présentent de nouveaux problèmes tels que: perte de poids, diarrhée, anémie; 5 \u2014 la dermatite herpétiforme, entre-temps, doit être traitée spécifiquement avec dapsone ou sulpha- pyridine.À l\u2019heure actuelle, cette conduite nous paraît logique et raisonnable jusqu'à ce que les travaux en cours nous apportent de nouveaux résultats.Résumé C\u2019est en 1966 que J.Marks et ses coll.ont rapporté pour la première fois que les deux tiers des patients porteurs de dermatite herpétiforme avaient, au niveau de la muqueuse jéjunale, des changements morphologiques tout à fait superposables à ceux que l\u2019on rencontre dans la maladie cœliaque.Depuis cette date, plusieurs auteurs ont confirmé cette observation.Après avoir passé en revue les arguments génétiques, immunologiques, fonctionnels et cliniques qui supportent l'association entre ces deux maladies, il semble que le lien entre les deux se situe au niveau génétique et qu\u2019il soit indirect.Le patient porteur de dermatite herpétiforme aurait donc une prédisposition à la maladie cœliaque.Ce lien est probablement relié à la transmission de l\u2019antigène d\u2019hysto- compatibilité HL-A8.Selon le Second symposium international sur la maladie cœliaque qui a eu lieu en Hollande en 1974, tout patient porteur de dermatite herpétiforme devrait être investigué pour malabsorption.Dans le cas où cette malabsorption serait symptomatique, le patient devrait être traité avec une diète sans glutène.Cependant, les lésions cutanées devraient être traitées avec dapsone ou suiphapyridrine.Cette attitude devant les patients porteurs de dermatite herpétiforme devrait être adoptée dans notre pratique clinique usuelle, jusqu'à ce que nous connaissions mieux le lien qui relie les deux maladies.1367 ee PER PEES Deere ae Ses een ESS a Summary Since Marks J.first report, in 1966, that two-thirds of patients with dermatitis herpetiformis have morphological changes in the jejunal mucosa indistinguishable from those of coeliac disease, many authors have confirmed the presence of this association.After reviewing the genetic, immunological, functional and clinical facts which support the link between these two diseases, evidences are that it may be a genetic one and indirect, patients with dermatitis herpetiformis having a predisposition to develop coeliac disease.This link is probably related to inheritance of histocompatibility antigen HL-A8.According to the Second International Coeliac Symposium which has been held in Holland in 1974, malabsorption should be looked for in every patient with dermatitis herpetiformis.If symptomatic, this malabsorption should be treated with a gluten-free diet, whereas skin lesions should be treated with Dapsone or Sulphapyridine.This gastrointestinal management of patients with dermatitis herpetiformis should be applied in clinical practice, until we know more precisely the nature of the relationship between both diseases.10.11.12.13, 14.BIBLIOGRAPHIE Marks, J.et Shuster, S.: skin.Gut, 12: 938, 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15.16.17.18.19.20.21.23.24.25.26.27.28.29, 30.31.32.33.36.37, Brow, J.R., Parker, F., Weinstein, W.M.et Rubin, C.E.: The small-intestinal mucosa in dermatitis herpetiformis.I.Severity and distribution of the small intestinal lesion and associated malabsorption.Gastroenterology, 60: 359, 1971.Kumar, P.J., Silk, D.B.A., Rousseau, B., Pagaltsos, A.S.Clark, M.L., Dawson, A.M.et Marks, R.: Assessment of jejunal function in patients with dermatitis herpetiformis and adult coeliac disease using a perfusion technique.Scand.J.Gastroenterology, 9: 793, 1974.Stokes, P.L., Asquith, P.et Cooke, W.T.: Genetics of coeliac disease.Clinics in Gastroenterology, 2: 547, 1973.Marks, J., Birkett, D., Shuster, S.et Roberts, D.F.: Small- intestinal mucosal abnormalities in relatives of patients with dermatitis herpetiformis.Gut, VI: 493, 1970.Marks, J., May, S.B.et Roberts, D.F.: Dermatitis herpeti- formis occurring in monozygous twins.Brit.J.Derm., 84: 1971.Falchuk, Z.M., Rogentine, G.N.et Strober, W.: 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ASSOCIÉ À DE MULTIPLES NAEVI BLEUS CUTANÉS ET DU COL UTÉRIN, À UNE ICHTYOSE VULGAIRE ET AU SYNDROME DE KLIPPEL-TRENAUNAY Guy SYLVESTRE !, André BARBEAU, F.R.C.P.(C) ?et Jean-Mario GIROUX, F.R.C.P.(C)* INTRODUCTION D\u2019abord en 19301, puis en 193932, Ota a présenté sous Pappellation hermétique de \u201cnaevus fusco- caeruleus ophtalmomaxillaris\u201d (fuscus, foncé; caeru- leus: ciel, firmament) un syndrome inhabituel constitué par une hyperpigmentation bleu grisatre atteignant la sclérotique d\u2019un œil et la peau faciale ipsilatérale innervée par les deux premières branches du trijumeau.Il existe des descriptions antérieures # 12 et cette condition a été étiquetée différemment plus tard : « congenital melanosis bulbi » \u2018*, « progressive melanosis oculi » '*, « melanosis bul- borum et taches mongoliennes aberrantes » !*, taches mongoliennes persistantes et aberrantes » 1%, \u201cpatch- like pigmentation\u201d '?, « mélanocytose oculodermi- que » '*, « mélanocytose oculo-muco-dermique > \u2018*.Quoique les éponymes soient généralement indésirables, l\u2019appellation « naevus d\u2019Ota » reste consacrée.Nous désirons ici rapporter un cas de naevus d\u2019Ota en association avec de multiples naevus bleus cutanés, un naevus bleu du col utérin, une ichtyose vulgaire et un syndrome de Klippel-Trenaunay avec présentation asymétrique.Observation Mme P.B., caucasienne, âgée de 36 ans, a été vue en consultation par le service de dermatologie et de neurologie en janvier 1975 alors qu\u2019elle était hospitalisée à l'étage psychiatrique pour une dépression endogène (depuis le 17 décembre 1974).Dans ses antécédents personnels, notons qu\u2019elle accoucha d\u2019un enfant mort-né en 1959 (G,PhA1); en novembre 1959, elle subit une ovariectomie gauche pour un 1 Guy Sylvestre, résident en dermatologie, Hôtel-Dieu de Montréal.2 André Barbeau, directeur, département de neurobiologie.Institut de recherches cliniques de Montréal, département de médecine, Hôtel-Dieu de Montréal, professeur titulaire, Faculté de médecine, Université de Montréal.3 Jean-Mario Giroux.chef du service de dermatologie, Hôtel-Dieu de Montréal.Professeur agrégé, Faculté de médecine, Université de Montréal.Tirés à part \u2014 S'adresser au docteur Jean-Mario Gi- roux, chef du service de dermatologie, Hôtel-Dieu, 3870, rue St-Urbain, Montréal.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 kyste; en 1960, 1962 et en 1968, on procède à des curetages pour ménométrorragies (« hémorragies utérines dysfonctionnelles »); en mai 1968, une biopsie du col utérin révèle la présence d\u2019un naevus bleu; en décembre 1968, en raison d\u2019hémorragies persistantes, on fait une hystérectomie totale abdominale avec ovariectomie droite; en juillet 1969, elle est hospitalisée pour la première fois dans le service de psychiatrie pour un état anxieux avec somatisations et personnalité hystérique; on lui administre une série d\u2019électrochocs; en novembre 1969, elle est ré- hospitalisée en psychiatrie où on découvre une névrose obsessionnelle et compulsionnelle qui aurait débuté progressivement 14 ans auparavant et qu\u2019elle camouflait soigneusement depuis, elle reçoit une deuxième série d\u2019électrochocs; en août 1971, elle subit une lobotomie préfrontale bilatérale, sa névrose devenant insupportable et rebelle aux autres traitements; la gammaencéphalographie préopératoire s\u2019avère normale et le pneumoencéphalogramme montre des ventricules de dimensions normales et un léger agrandissement des sillons sous-arachnoïdiens de la région frontopariétale gauche; en mai, puis en décembre 1974, elle est admise à nouveau pour une dépression neurotique, une névrose obsessionnelle et compulsionnelle chronique et un syndrome aboulique postlobotomie et on note alors un gain pondéral de 30-40 livres depuis sa lobotomie.LE QUESTIONNAIRE Il nous révèle que la malade présente depuis sa naissance des lésions hyperpigmentées à la tempe droite et à l\u2019œil droit, de multiples petits nodules bleus au membre supérieur droit, au dos et à la région présacrée, ainsi qu\u2019une « sécheresse » de la peau du tronc et des membres.De plus, elle se plaint d\u2019hypertrophie asymétrique du membre supérieur droit, du membre inférieur gauche et du sein gauche apparue, selon elle, depuis sa lobotomie, mais cette hypertrophie était déjà notée à son dossier au moment de l'intervention.Il n\u2019y a pas d\u2019histoire familiale de lésion cutanée ni de consanguinité chez ses parents.1369 RRR OAR ER RE 4 NE L\u2019EXAMEN PHYSIQUE Il montre une patiente obèse de (81.6 kg) normo- tendue, en bon état général.À la paupière inférieure et supérieure et aux régions temporales et pariétales antérieures droites (Fig.1 et 2), on note que hyperpigmentation maculaire « brun-gris-ardoisé », au contour irrégulier, mal délimité, correspondant au territoire cutané innervé par la première et la Fig.1 \u2014 Hyperpigmentation maculaire aux paupières inférieures et supérieures droites.Fig.2 \u2014 Hyperpigmentation maculaire des paupières et de la région fronto-temporale droites.1370 deuxième branche du trijumeau.La sclérotique palpébrale et bulbaire et l'iris de l'œil droit présentent unc hyperpigmentation d'un noir bleuté.L\u2019hétéro- chronie des iris est évidente.le gauche étant brun noisette (Fig.3).Lins cts Bn Fig.3 \u2014 Vue de plus prés mettant en évidence la coloration de la sclérotique.I y a de multiples petits nodules bleus de 0.3 à 1.5 cm de diamètre au membre supérieur droit, au dos et à la région présacrée.Il existe une hyperpig- mentation rougeâtre irrégulière touchant la région acromioclaviculaire droite et le membre supérieur droit (Fig.4).Au tronc et aux 4 membres, la peau est sèche et écailleuse.On remarque une hypertrophie asymétrique du membre supérieur droit, du membre inférieur gauche et du sein gauche (cf.tableau somatométrique).Les membres inférieurs sont variqueux, de façon plus évidente à gauche.Les membres hypertrophiés montrent un réseau vasculaire compatible avec l'image du livedo réticulaire (Fig.5).L'examen oto-rhino-laryngologique avec audiogramme est normal de même que le bilan ophtalmologique complet (incluant les champs visuels et la tonométrie).ANALYSES DF LABORATOIRE SMA-12, Hb, Ht, formule leucocytaire, analyse d'urine, VDRL, BSP, SGOT, glycémies à jeun et 2 heures pc sont dans les limites normales: la phos- phatase alcaline est très légèrement élevée à 82 et 90 mu/m! (normale: 30-85 mu/ml).L'ECG est sans particularité.EXAMENS RADIOGRAPHIQUES Mains et pieds: les structures osseuses des 2 pieds sont sans différence appréciable, mais, au niveau des mains, les différents segments droits apparaissent un L'UNION MÉDICALE DU CANADA al mn [Un 06 TNS RES A Te Rater réticulaire.peu plus larges et un peu plus longs que du côté gauche.TABLEAU I Lo «pro .SOMATOMETRIE (cm) Extrémités supérieures et inférieures: l\u2019étude com- cm parative des membres supérieurs montre, du côté Droit Gauche droit, une augmentation de la longueur humérale et Stature 161 radiale d\u2019un cm; le diamètre transversal de l\u2019humérus Portée des doigts 160 DEEE es op Fig.4 \u2014 Macule rougeâtre du membre supérieur droit.Fig.5 \u2014 Asymétrie des membres et des seins et livedo droit est de 20 mm; du côté gauche, il est de 18 mm.Longueur du bras 32 29 .Longueur de l\u2019avant-bras 27 25 | , Aux membres inférieurs, il n\u2019est pas possible de Longueur de la main 19.1 18.2 mesurer de façon précise la longueur fémorale, mais Longueur du membre sup.65 64 \u2019 le diamètre transversal du fémur gauche est plus Circonférence du bras 33 25.2 ; grand que le droit d\u2019un mm; les 2 tibias sont de Circonférence de l'avant-bras 27 23 même longueur, mais le gauche a un diamètre trans- Circonférence du poignet 16 15.2 N .; Largeur de la main 23 22 versal de 3 mm supérieur au droit.Il existe aussi Longueur de la cuisse 42 42 une importante augmentation de volume des tissus Longueur de la jambe 41 41 : mous au membre inférieur gauche.Longueur du membre inf.76 77 a .Circonférence de la cuisse 56.5 67 ; Les poumons, le bassin, le P.E.V.sont dans les Circonférence du mollet 40 41 ; | limites radiologiques normales.À l\u2019estomac et à Circonférence de la cheville 23 24.5 l\u2019æsophage, on note la présence de 2 érosions de 2 et Longueur du pied 24 24.5 | 6 mm de diamètre à la portion abdominale de l\u2019œso- Largeur du pied 19.6 20 | phage; on a observé un reflux cesophagien et, de plus, un petit glissement hiatal réductible.EXAMENS RADIO-ISOTOPIQUES La cholécystographie orale montre au 1/3 moyen La scintigraphie cérébrale montre la présence de la vésicule une petite image lacunaire suggestive d\u2019une concentration douteuse en pariétal gauche sud\u2019un petit polype de 4 mm de diamètre.périeur, visualisée à la phase tardive (4 heures) sur [ TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1371 la projection latérale gauche.Afin d\u2019éliminer une lésion organique à ce niveau, une reprise de cet examen est faite et s\u2019avère négative.Le scintigraphie thyroïdienne, la TSH et la T, plasmatique sont dans les limites de la normale.L\u2019œsophagogastroscopie est normale.EXAMENS HISTOPATHOLOGIQUES DE QUATRE BIOPSIES CUTANEES Le spécimen n° 1 provient de la tache brune bleu- téc de la région temporale droite.Au niveau du derme, ce fragment montre des petits amas de mé- lanocytes dendritiques contenant un pigment brun qui se colore en noir par la technique de Fontana- Masson.Cette image est en accord avec le diagnostic de nacvus d\u2019Ota (Fig.6).Fig.6\u2014 Nuevus d\u2019Ota (Fontana-Masson}) (x 400).Le spécimen n° 2 provient d\u2019un nodule bleu foncé à la région sacrée.Ce fragment est similaire au 1\u201c, mais les mélanocytes dans le derme sont ici beaucoup plus nombreux et refoulent l\u2019épiderme vers le haut.Il s'agit d'un naevus bleu (Fig.7).Le spécimen n° 3 provient de la peau du dos, ce fragment cutané montre une absence de la couche granuleuse épidermique.L'image est en accord avec celle de l'ichthyose vulgaire (Fig.8).Le 4° spécimen a été prélevé au niveau d'une tache rouge brunâtre de l'avant-bras droit.En ce qui a trait à l\u2019'épiderme, ce spécimen montre les mé- mes lésions que le troisième; en plus.on trouve ici une dilatation des capillaires du derme superficiel.L'image est en accord avec une ichthyose vulgaire ct un naevus flammeus (Fi.9).COMMENTAIRES I \u2014 NAFVLS DOTA 1.Clinique Il semble que la tache mongolienne, les nacvus bleu et le nacvus d'Ota soient reliés étroitement et 1372 Loan 7 HA pd Fig.8\u2014 Ichtyose vulgaire \u2014 peau du bas (HPS x 400).représentent des stages différents d'un même processus.Typiquement, le nuevus d'Ota est limité à l'œil, touché dans 50% à 65% des cas 2043, et A la peau innervée par la première et la deuxième branche du trijumeau (paupières, tempes, région zygomatique, joues ct front\u2026).L'incidence bilatérale, quoique rare (5% ) est possible.Il s'agit de taches à contour mal défini dont la couleur peut varier du brun au gris ardoisé.voire au bleu noir.L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014\u2014 3 ; af = Fig.9 \u2014 Naevus flammeus et ichtyose vulgaire (HPS x 100).Cette coloration bleu noirâtre dépend du phénomène suivant: la lumière passant à travers un milieu turbide comme la peau est éparpillée lorsqu\u2019elle rencontre des particules, telles les granules de mélanine dans le derme du naevus d\u2019Ota.En vertu de l\u2019effet « Tyndall », les couleurs dont la longueur d\u2019onde est la plus grande comme le rouge, l\u2019orange et le jaune, tendent à être moins éparpillées et continuent à voyager en profondeur de la peau.Les couleurs de longueur d\u2019onde plus courte, tels le bleu, l\u2019indigo et le violet, sont réfléchies latéralement ou reviennent à la surface de la peau.Parfois, à travers les macules, on retrouve des petits nodules éparpillés en surface, représentant des naevi bleus \u201c4.L'atteinte oculaire peut intéresser la cornée, l\u2019iris, le fundus, les muscles extraoculaires, la graisse ré- trobulbaire et même le périoste 25.Le tympan peut être touché dans 55% des cas, la muqueuse nasale dans 28% des cas, la paroi postérieure du pharynx dans 24% des cas, le palais dans 18% des cas 2°.Il \u2018est rare que les lèvres 26.27 ou le tronc \u201c$ soient atteints.Une autre particularité signalée par Aubrey ° est l\u2019association de phénomènes neuropsychiques (épilepsie, troubles de caractère, hypertension intra- cranienne) explicables par l\u2019extension de l\u2019infiltration pigmentaire aux méninges, que cet auteur qualifie de fréquente quoique Kopf et Weidman la considèrent comme rare ?#.Moins souvent encore, il peut exister des taches pigmentaires au tronc\u201c° Ainsi pour Dorsey et Montgomery 7° le naevus d\u2019Ota est essentiellement une tache mongolienne localisée à un côté de la figure et atteignant l\u2019œil.Les taches mongoliennes peuvent survenir dans toutes les régions du corps, mais se voient surtout à la région sacrée.Cette hyperpigmentation peut survenir chez toutes les races TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 durant la première année de vie, pour disparaître habituellement vers l\u2019âge de 4 ans.Les taches mongoliennes extrasacrées ou aberrantes (partie supérieure ou moyenne du dos) peuvent être multiples, apparaître plus tard et tendre à persister.Si l\u2019hyperpigmentation atteignait le territoire desservi par les nerfs supraclaviculaire postérieur et brachial latéral (région acromioclaviculaire, scapulaire, deltoïdienne et thoracique supérieure) on pourrait parler de « nevus fusco-caeruleus acromio-deltoi- deus » ou naevus d\u2019Ito 3°.2.Classification La classification standard du naevus d\u2019Ota telle que proposée par T'anino 7! s'appuie sur la distribution et l\u2019étendue de la pigmentation.Il a décrit 4 formes: 1) forme minime: a) type orbital: pigmentation brun léger ou gris ardoise limitée aux paupières b) type zygomatique: taches brunâtres discrètes limitées à la pommette; 2) forme modérée: pigmentation habituellement plus importante aux paupières, à la pommette et à la racine du nez; 3) forme grave: taches de couleur bleu ardoise ou brun foncé aux paupières, à la pommette, à la racine et à l\u2019aile du nez, au front, au pavillon de l\u2019oreille, à la région postauriculaire et à la moitié antérieure du cuir chevelu; 4) forme bilatérale.\u2014 La patiente s\u2019inscrirait dans une forme grave.3.Epidémiologie Le naevus d\u2019Ota est fréquent au Japon où Tanino, en 1940, relate 26 cas *!, Yoshida, en 1952, 110 cas ?*, et Hidano en 1967, 240 cas #2, Cette dyschromie congénitale survient surtout chez les Orientaux quoiqu\u2019elle se rencontre aussi chez les caucasiens et les noirs.Au Japon, l'incidence de ce naevus chez les patients externes des cliniques dermatologi- ques varie de 0.5% ® a 1% 3'.Cette lésion survient 4 fois plus souvent chez la femme que chez l\u2019homme.L\u2019incidence familiale du naevus d\u2019Ota est rare et insuffisante pour suggérer une hérédité dominante.Rarement, celui-ci a semblé se développer à la suite d\u2019un traumatisme 73-24.#3, 4.Âge d'apparition, variations Habituellement, on note l'hyperpigmentation à la naissance, mais elle peut n\u2019apparaître qu\u2019à la puberté 1373 i i i dQ AE A A 1 H RE Ps ou lors d'une grossesse.L'âge d'apparition se situe avant | an dans 50% des cas.Le début le plus tardif rapporté est à 26 ans\u201c.L'apparition fréquente du naevus d\u2019Ota à l\u2019adolescence laisse supposer que jouent des influences hormonales sur la mélanogénèse.Chez la femme, l'intensité de la pigmentation peut varier en fonction de la stimulation hormonale pituitaire ou ovarienne des mélanocytes dermiques qu\u2019on rencontre dans divers états physiologiques (menstruations, puberté, grossesse ) !*, 5.Histopathologie L'image histologique du naevus d\u2019Ota varie de celle d'une tache mongolienne à celle d\u2019un naevus bleu **.De façon caractéristique, on retrouve, localisées aux tiers moyen et inférieur du derme, des cellules fusiformes, dendritiques, bipolaires, contenant des granules de mélanine.Ces cellules, de même que celles de la tache mongolienne et du naevus bleu donnent une dopa-réaction positive, indiquant qu\u2019il s'agit de mélanocytes et non de méla- nophages *#.Lorsque les mélanocytes sont fortement pigmentés, cette réaction est faible ou négative, probablement parce que toute la tyrosinase a été utilisée pour la formation de mélanine 7.Ces mélanocytes ont souvent une distribution plus superficielle que dans une tache mongolienne.Les régions surélevées ou nodulaires du naevus d\u2019Ota montrent des mélanocytes plus nombreux, disposés en amas et en groupes sinueux, donnant un tableau similaire à celui du naevus bleu.6.Histogénèse Comme pour les autres naevi pigmentaires, on ne sait pas précisément si les mélanocytes originent directement de la crête neurale pour ensuite migrer dans le derme ou s\u2019ils proviennent des cellules de Schwann 3%, Pour tenter d'expliquer la présence de mélanocy- tes aberrants au niveau de tissus innervés par le nerf trijumeau, il est nécessaire de postuler que la distribution de ces cellules pigmentaires est déterminée par la présence de nerfs ou que ces cellules naissent à partir de constituants nerveux.Des preuves expérimentales montrent que les mé- lanoblastes migrent de la crête neurale chez l\u2019embryon ect se différencient en mélanocytes lorsqu\u2019ils atteignent leur destination finale à la peau, aux muqueuses, au tractus uvéal et aux leptoméninges.Ceci à été clairement démontré chez les amphibiens, les oiscaux et les mammifères *\u201d quoique la preuve expérimentale de ce processus n'ait pas encore été faite chez l'homme.Zimmerman et Becker ** ont observé 1374 qu'à partir de la 10° semaine de vie embryonnaire, le derme contient de nombreux mélanocytes; entre la 12° et la 14° semaine àn utero, ceux-ci ont commencé à pénétrer l'épiderme; après la 20° semaine, ils disparaissent graduellement du derme ct a la naissance, ils y sont à peu près absents.La tache mongolienne, la mélanocytose oculo-dermique et probablement le nacvus bleu représenteraient des reliquats postnataux de cette couche pigmentaire dermique que l\u2019on retrouve d'ailleurs normalement chez les singes adultes.Mishima #, a partir d\u2019études ultra- structurales, suggere que le nacvus bleu dérive des mélanoblastes originant de la crête neurale ayant arrêté dans leur migration avant d'atteindre la couche basale de l'épiderme.Masson a mis de l'avant le concept que les cellules du naevus bleu origineraient des gaines nerveuses *#.Cependant, des formes de transition entre les cellules de la gaine de Schwann et les cellules du nacvus bleu n'ont pu être démontrées.Mishima, lui, relate 2 cas de Schwannome associé à un naevus bleu '.Les cellules de nacvus d'Ota ont été trouvées en relation étroite avec les cellules de la gaine des nerfs périphériques '°.S'appuyant sur une observation similaire, Yoshida est d\u2019avis que les cellules du naevus d\u2019Ota dérivent du périnèvre ou de l\u2019endo- nèvre des nerfs périphériques \u201c*, Les travaux expérimentaux de Nakai et Rappaport *! renforcent la conception que les cellules de Schwann ou les cellules de l'endonèvre peuvent se transformer en méla- nocytes ce qui expliquerait le développement de naevi bleus extracutanés (intraoraux **, prostatiques **, col utérin **), 7.Lésions associées Le nacvus d'Ota peut se compliquer de surdité neurosensorielle **.*# et de glaucome !* 16-47, L'\u2019association du nacvus d\u2019Ota avec un naevus d'Ito 2 26.27.32.48 ou des naevi bleus 7° n\u2019est pas rare.Des anomalies vasculaires tels le nacvus flammeus !* 70.4, le syndrome de Sturge-Weber ** , des hé- mangiomes multiples *! ou le syndrome de Klippel- Trenaunay ** peuvent survenir avec un naevus d'Ota.On a aussi observé la cœxistence de nacvus spilus =°, naevus verruqueux \u201c°, d\u2019hémiatrophie faciale ?8 et d\u2019une anomalic crânienne de l'occiput \u201c9.52, 8.Transformation maligne Sauf pour son aspect cosmétique, le nacvus d'Ota est généralement considéré comme inoffensif et bénin.On n'a jamais rapporté de transformation maligne d'une tache mongolienne.Il est à noter qu\u2019au Japon aucun cas de transformation maligne d\u2019un nacvus d'Ota n'a été décrit.Toutefois, chez les L'UNION MÉDICALE DU CANADA fla {0 In il an gi blancs, Dorsey et Montgomery citent 2 cas de naevus d\u2019Ota ayant donné naissance a des mélanomes malins survenant au niveau d\u2019un tissu de naevus bleu cellulaire #3.Ceux-ci ont été reclassifiés plus tard comme des naevi bleus malins °°.L\u2019association du naevus d\u2019Ota avec un mélanome malin de la choroide a été reconnue pour la 1% fois en 1961 3%.Depuis, il a été rarement associé à des mélanomes malins atteignant la choroïde 55 6! et l\u2019orbite ©.8, avec un naevus bleu malin de l\u2019orbite 6, à des mélanomes malins de l\u2019iris et du cer- veaubs 68, 9.Diagnostic différentiel La naevus d\u2019Ota doit être distingué de la tache mongolienne, du naevus bleu, du naevus pigmentaire névocellulaire, du naevus flammeus, de la « tache café-au-lait », d\u2019une contusion, de l\u2019ochronose, du chloasma, de l\u2019argyrie, de la mélanose préblastoma- teuse de Dubreuilh et du mélanome malin.L\u2019atteinte des structures oculaires doit être différentiée de la pigmentation conjonctivale congénitale, du naevus diffus « plat » de la conjonctive et de la mélanose précancéreuse et cancéreuse de la conjonctive.10.Traitement Une petite lésion pourra être excisée, mais chez la plupart des patients le camoufflage avec des cosmétiques appropriés est la seule solution thérapeutique.II\u2014 NAEVI BLEUS CUTANÉS ET EXTRACUTANES L'association chez notre patiente du naevus d\u2019Ota avec de multiples naevi bleus cutanés n\u2019est pas étonnante si l\u2019on considère l\u2019histogénèse similaire de ces deux conditions et cette association a d\u2019ailleurs été rapportée ?°.Il s\u2019agit dans le cas présent de naevi bleus de type « commun » où on n\u2019a jamais observé de transformation néoplasique.Il existe une autre variété de naevus bleu, le type « cellulaire », sous forme de nodules ou plaques fermes, bleutées, à surface lisse ou irrégulière qui, rarement, peut subir une dégénérescence maligne.La présence d\u2019un naevus bleu du col utérin chez notre patiente est remarquable parce que les naevi bleus extracutanés sont très rares #2 43, Qizilbash, revisant la littérature concernant le naevus bleu du col utérin, n\u2019a trouvé que 13 cas décrits avant 1972.La présence de mélanocytes à ce niveau appuie la thèse de l\u2019origine schwanienne des naevi bleus.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 PONT ETES FEE CETTE Hadas iAdttittiai biti Mite adidcinidib stati itt iin silica AA Le dE III \u2014 ICHTYOSE VULGAIRE C\u2019est un désordre fréquent de la kératinisation.L\u2019ichtyose vulgaire, d\u2019hérédité autosomale dominante, apparaît quelques mois après la naissance.Elle se manifeste par des squames larges, « en écailles de poisson », ou fines.L'image histologique se caractérise par une hyperkératose modérée et une diminution ou une absence complète de la couche granuleuse de l\u2019épiderme.À notre connaissance, c\u2019est le premier cas décrit d\u2019une association de naevus d\u2019Ota et d\u2019une ichtyose vulgaire.IV \u2014 SYNDROME DE KLIPPEL-TRENAUNAY En 1900, Klippel et Trenaunay ont décrit un cas d\u2019hémihypertrophie des os et des tissus mous avec hémangiome cutané et varices formant une triade qu'ils ont appelée « naevus variqueux ostéohypertro- phique » .En 1907, Weber décrivait 3 cas similaires 7°.Plus tard, il rapporta un cas semblable associé à une fistule artérioveineuse 7! qu\u2019il dénomma « hypertrophie hémangiectatique ».Lindenauer propose 7?qu\u2019on utilise les éponymes de « syndrome de Klippel-Trenaunay » pour les conditions sans fistule artério-veineuse et de « syndrome de Parkes-Weber » lorsqu\u2019il y a évidence de fistule artério-veineuse.L\u2019artériographie séquentielle du membre atteint reste la meilleure technique pour démontrer les communications vasculaires.Les signes cliniques sont aussi très précieux: « thrill > palpable, souffle continu à renforcement systolique, signe de Branham (fermeture de la fistule par pression digitale entraînant un ralentissement du pouls, une augmentation de la pression diastolique et une disparition du murmure cardiaque), ou, moins souvent, signes d\u2019insuffisance cardiaque à haut débit.L\u2019existence de fistules artério-veineuses chez un patient affecte grandement le traitement et le pronostic.Ce syndrome de Klippel-Trenaunay est rare selon Owens qui releve moins de 200 cas dans la littérature américaine 73, La patiente présentée ici souffre vraisemblablement de ce syndrome plutôt que de celui de Parkes-Weber, aucun signe clinique de communication artério-veineuse n\u2019ayant pu être mis en évidence.Nous n\u2019avons pu procéder à une artériographie.La présence d\u2019un naevus flammeus du membre supérieur droit avec hypertrophie des os et des tissus mous et veines variqueuses du membre supérieur droit et inférieur gauche est éloquente ici.Habituellement le naevus vasculaire est de type capillaire (« naevus flammeus », « port - wine »), mais il peut être caverneux.L\u2019hypertrophie est le plus souvent unilatérale, touchant une extrémité, communément un membre inférieur.Rarement, tout 1375 l\u2019hémicorps est atteint, produisant l\u2019hémihypertro- phie.Encore plus rarement on voit des formes « croisées » ou asymétriques, comme c\u2019est le cas ici.Une atrophie des os et des tissus mous est aussi possible.L'âge d'apparition est variable: à la naissance ou plus tard, de façon graduelle.Notons enfin que chez la plupart des patients qui ont eu une phlébographie, on a démontré une agénésie ou une obstruction du réseau veineux profond 7 7, Une intervention chirurgicale n\u2019est indiquée que pour enlever l\u2019obstruction veineuse profonde, si présente, ou pour corriger l\u2019inégalité de la longueur du membre.L\u2019excision de varices superficielles est contre-indiquée, résultant en l\u2019aggravation des symptômes 75.Le meilleur traitement consiste dans le port de bas élastiques.Résumé Nous avons présenté une patiente atteinte d\u2019un naevus d\u2019Ota, de naevi bleus cutanés multiples, d\u2019un naevus bleu du col utérin, d\u2019une ichtyose vulgaire, d\u2019un syndrome de Klippel-Trenaunay associés à un problème psychiatrique.Les aspects cliniques et his- topathologiques de ces entités, l\u2019histogénèse, les lésions associées sont revisées.Summary A patient with nevus Ota.multiple blue nevi of the skin, a blue nevus of the cervix, ichtyosis vulgaris, a Klippel-Trenaunay syndrome associated with psychic disturbances is presented.The clinical and histopathological aspects are discussed, along with the histogenesis and the associated pathologies.REMERCIEMENTS Nous désirons remercier le docteur Maurice Verdy pour nous avoir fourni l\u2019occasion d'étudier cette patiente.De même nous remercions le docteur Marcel Cadotte, pathologiste à l\u2019'Hôtel-Dieu, pour son interprétation des coupes histopathologiques.BIBLIOGRAPHIE 1.Ota, P.: Nevus fuscocaeruleus ophtalmomaxillaris.Tokyo M.J., 1243, 1930.2.Ota, M: Nevus fuscocaeruleus ophtalmomaxillaris.Jap.J.Derm.Uro., 46: 369, 1539.3.Hulke, J W.: A series of cases of carcinoma of the eyeball 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céramide trihexosidase.Opitz*, en 1965, établit que l\u2019altération génétique est liée au chromosome X; les hommes atteints présentent généralement une symptomatologie riche, les femmes porteuses accusent un tableau moins sévère.Le tableau clinique varie selon le sexe, le degré de pénétration du gène et le stade d\u2019évolution.En général, les mâles hémizygotes présentent le plein tableau de la maladie.Les femmes hétérozygotes ne 1 Pathologistes, hôpital du Sacré-Cœur, Montréal.?Dermatologiste, hôpital du Sacré-Cœur, Montréal.3 Interniste, hôpital du Sacré-Cœur, Montréal.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 FERRON 3 présentent pas nécessairement le plein syndrome quoiqu\u2019elle présentent dans presque tous les cas les lésions oculaires caractéristiques de la maladie de Fabry.L'éruption cutanée apparaît généralement un peu avant la puberté.L\u2019angiokératome se présente sous forme de macules et de papules télangiectasiques mesurant quelques millimètres de diamètre, de coloration rouge foncé ou noirâtre, avec plus ou moins d\u2019hyperkératose.Dans certains cas, l\u2019éruption est minime.Dans d\u2019autres cas, l\u2019éruption est généralisée.Ces angiokératomes ont tendance à se grouper sur les cuisses, les organes génitaux et au pourtour de l\u2019ombilic donnant naissance à la rosette péri-ombili- cale.L'examen oculaire révèle des dystrophies au niveau de la cornée et une tortuosité avec dilatation anévrismale des vaisseaux de la rétine et de la conjonctive.Les patients peuvent aussi présenter des crises douloureuses aux extrémités accompagnées de myalgies et de polyarthralgies diffuses secondaires à l\u2019atteinte du système nerveux autonome.Les manifestations cardio-vasculaires peuvent se présenter par de l\u2019insuffisance cardiaque ou de l\u2019arythmie cardiaque.Les manifestations rénales aboutissent souvent à l'insuffisance rénale habituellement au début de la quatrième décennie.1377 ag aon: AE por re ss OBSERVATIONS CLINIQUES Nous avons étudié deux familles canadiennes-fran- çaises demeurant dans deux régions rurales éloignées et après un questionnaire élaboré, nous avons éliminé toute relation familiale ou génétique.Observation 1 Famille R.(Fig.1): trois membres de cette famille sont atteints de la maladie de Fabry.La mere, âgée de 50 ans, présente une atteinte cutanée dis- Famille Riv.o\u2014 0 50 @ O58 oc « e 9 9% 26 24 22 17 Ke Fig.1 \u2014 Trois membres de cette famille sont atteints de la maladie de Fabry.crete, des opacités cornéennes ct elle est hypertendue.Les examens de laboratoire ont montré une diminution des alpha-galactosidases sériques ct une augmentation des trihexosides et dihexosides céra- mides urinaires.L'examen urinaire à aussi montré une albuminurie légère.L'examen oculaire à révélé une cataracte sectorielle.Son fils, âgé de 24 ans, présente une atteinte cutanée diffuse marquée avec collerette péri-ombilicale (Fig.2 et 3), une dystrophie cornéenne, une dilatation anévrismale des vaisseaux de la conjonctive (Fig.4) et de la rétine, une cataracte sectorielle (Fig.5), une hypertension et de l\u2019albuminurie.Il accuse aussi des douleurs aux membres supérieurs et inférieurs de même que des douleurs abdominales passagères sous forme de crampes.Une fille, âgée de 22 ans, présente une atteinte cutanée légère et des anomalies vasomotrices depuis l'âge de 13 ans.Par ailleurs, le père, âgé de 58 ans, un autre garçon (26 ans) et deux filles (17 ans et 10 ans) ne présentent aucun signe cutané ou oculaire de la maladie.1378 Fig.2 \u2014 Angiokératomes sous forme de macules et de papules télangiectasiques mesurant quelques millimètres de diamètre.Fig.3 \u2014 Rosette péri-ombilicale.Fig.4 \u2014 Tortuosité avec dilatation anévrismale des vaisseaux de la conjonctive.Fig.5 \u2014 Caturacte sectorielle, Observation 2 Famille L.(Fig.6): quatre membres de cette famille sont atteints de la maladie de Fabry.La mère, âgée de 54 ans, est asymptomatique et n'a pas de a Famille Lac.Q\u2014 54 @ oO 57 « © « : 29 24 19 16 [5 Fig.6 \u2014 Quatre membres de cette famille sont atteints de la maladie de Fabry.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ls mon Ton den al ml uly pis mul fren {Ul bi à cal Ï iG.k Le DA lésion cutanée.Par contre, l\u2019examen oculaire a montré une dystrophie cornéenne et une augmentation urinaire des trihexosides et des dihexosides céramides, de même qu\u2019une diminution des alpha- galactosidases sériques.Son fils, âgé de 29 ans, montre le plein syndrome de la maladie de Fabry.Un autre fils, âgé de 16 ans, est asymptomatique mais présente une atteinte cutanée et oculaire avec anomalies biochimiques des enzymes telles que chez son frère.Sa sœur, âgé de 15 ans, montre une atteinte cutanée, une dystrophie cornéenne et les anomalies biochimiques de la maladie de Fabry.Le père et deux filles, respectivement âgées de 24 et 29 ans, n\u2019ont aucune anomalie suggestive de la maladie de Fabry.Les caryotypes de tous ces patients sont normaux.MATÉRIEL ET MÉTHODE Parmi les quatorze patients étudiés, sept biopsies cutanées provenant de cinq malades et quatre biopsies rénales individuelles ont été obtenues pour étude histologique.Cinq biopsies cutanées et toutes les biopsies rénales ont été examinées en microscopie électronique.De plus, deux biopsies rectales et trois ponctions biopsiques du sternum nous ont été fournies.Cependant, ce matériel n\u2019a été examiné qu\u2019en microscopie optique.Pour la microscopie optique, les fragments de peau, de parenchyme rénal et de muqueuse rectale ont été fixés dans la formaline, déshydratés dans une série d'alcool et de xylol et enrobés dans la paraffine.Deux des sept biopsies cutanées, afin de mettre en évidence de façon plus adéquate les glycolipides, ont été fixées dans le formol à 10% et le chlorure de calcium à 1%, selon la technique de Pittelkow.Les colorations suivantes ont été faites: \u2014 hématoxyline-phloxine-safran; \u2014 Luxol Fast Blue; \u2014 P.A.S.Au surplus, sur certaines des biopsies de peau, une coloration au Scharlack et au Soudan noir a été faite sur du tissu frais.La moelle osseuse a été colorée au Wright-Giemsa.Pour la microscopie électronique, le matériel cutané et rénal a été directement fixé dans le glutéral- déhyde, postfixé dans l'acide osmique et enrobé dans l\u2019épon.Du tissu cutané, des champs incluant surtout des capillaires, des vaisseaux et d'autres structures annexielles ont été choisis sur des coupes semi- fines colorées au bleu de toluidine.De même, pour le matériel rénal, deux glomérules ont été choisis de chaque biopsie incluant également des vaisseaux et des tubules proximaux et distaux.Par la suite, TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 des coupes fines ont été obtenues à l\u2019aide d\u2019un ultra- microtome LKB et colorées à l\u2019acétate d\u2019uranyle et au citrate de plomb.Ces coupes ont été examinées au microscope électronique Philips 300.MICROSCOPIE OBTIQUE ET ULTRASTRUCTURALE Peau Chez nos cinq malades, la lésion cutanée est typique d\u2019un angiokératome.Le derme papillaire contient des capillaires ectasiques, parfois d\u2019aspect anévrismal, entassés les uns sur les autres (Fig.7).Fig.7 \u2014 Capillaires ectasiques entassés les uns sur les autres au niveau du derme papillaire avec allongement des crétes épidermiques et hyperkératose discrete (H.P.S.x 100).Ces capillaires sont tapissés par une assise de cellules endothéliales étirées ou sphériques.Certains capillaires sont thrombosés.L\u2019hyperkératose est discrète.Ces capillaires ectasiques donnent naissance à un allongement des crêtes épidermiques qui tendent à circonserire les lacunes vasculaires.À un stade plus tardif, l\u2019allongement des crêtes épidermiques peut devenir si marqué qu'elles encerclent complètement les lacunes vasculaires si bien que celles- ci semblent purement intra-épidermiques, donnant l'image de lacs sanguins intra-épidermiques.1379 gt Dp des Des colorations spéciales, celle au Luxol Fast Blue nous a été la plus utile.Elle nous a permis de localiser des inclusions glycolipidiques dans les cellules endothéliales des capillaires et des vaisseaux, dans les cellules musculaires lisses et les péricytes des parois vasculaires ainsi que dans les muscles arrecteurs des poils, les fibroblastes, les histiocytes et dans quelques cellules schwanniennes.L'étude ultra-structurale à montré la présence d\u2019inclusions denses en microscopie électronique dans ces même cellules.Ces inclusions lamellaires sont de deux types, soit compactes, soit feuilletées avec des formes intermédiaires mixtes (Fig.8).Elles sont Fig.8 \u2014 Etude ultra-structurale d\u2019un vaisseau dermique où l\u2019on note des inclusions denses en microscopie électronique, de type compact et de type lamellaire dans les cellules endothéliales.musculaires Tisses et dans un péricyte (Acétate d'uranyle et citrate de plomb.Gr x 6,478).constituées par une alternance de bandes denses et de bandes claires rappelant les fausses figures myéli- niques.Leur périodicité se situe autour de 40 À.Rein Des quatre biopsies rénales, nous n'avons retrouvé des glomérules que dans trois.Les glomérules sont plutôt de taille et de cellularité normales avec occasionnellement tendance à un début de sclérose segmentaire.Les cellules épithéliales, viscérales et pariétales nous permettent d'observer un cytoplasme finement vacuolaire (Fig.9).Nous retrouvons lc même aspect cytoplasmique dans quelques cellules épithéliales des tubules distaux ainsi que dans l'endothélium et la paroi de certains vaisseaux de calibre moyen.En microscopie électronique.les cellules épithéliales des glomérules sont surchargées de ces inclusions glycolipidiques.On retrouve aussi.ici, les deux types ainsi que des formes intermédiaires (Fig.10).De plus, de telles inclusions existent dans le cytoplasme de cellules endothéliales et mésangiales.La mem- 1380 Fig.9 \u2014 Cellules épithéliales, viscérales et pariétales d\u2019un glomérule prenant un aspect micro-vacuolaire et granuleux (P.A.S.x 900).Fig.10 \u2014 Corps d'inclusion compacts et lamellaires dans les cellules endothéliales, épithéliales et mésangiales du glomérule (Acétate d'uranyle et citrate de plomb.GR x 775).brane basale glomérulaire est d'épaisseur normale et les pédicelles ne présentent qu'une fusion segmen- taire discrète (Fig.11).Ate Ct a8\u201d, \u2019 A2 + S ç.1 > 0 > i} P= sa 4 Fig.11 \u2014 Corps d'inclusion identiques dans les cellules épithéliales, endothéliales et mésangiales avec fusion des pédicelles (Acétate d'uranyle et citrate de plomb.GR x 6.478).L'UNION MÉDICALE DU CANADA Il Te d'un ly es ar Tube digestif Deux de nos patients ont eu des biopsies rectales.Des glycolipides ont été retrouvés au niveau des fibres musculaires lisses de la muscularis mucosae.Cependant, les lésions les plus importantes ont été notées au niveau des vaisseaux et des nerfs, plus précisément au niveau du système nerveux autonome, soit des plexus sous-muqueux de Meissner (Fig.12) Fig.12 \u2014 Cellules micro-vacuolaires et granuleuses dans un plexus sous-muqueux de Meissner du rectum (HPS x 900).et dans l\u2019une des sections heureuses au niveau d\u2019une cellule sympathique d\u2019un plexus myentérique d\u2019Auer- bach.Moselle osseuse sternale Tel que déjà décrit par Von Gemmingen 5 et Tanaka $, la moelle osseuse de deux de ces malades contient des histiocytes à cytoplasmes granuleux et microvasculaire chargés d\u2019inclusions identiques à celles que nous avons décrites auparavant et caractéristiques de la maladie de Fabry.DISCUSSION La maladie de Fabry peut être considérée comme une maladie moléculaire due à une erreur de codage génétique qui entraîne une perturbation de synthèse enzymatique.Les conséquences les plus évidentes en sont des lésions de surcharge lipidique intracellulaire.Du point de vue strictement histologique, l\u2019angio- kératome de Fabry se distingue difficilement des autres types d\u2019angiokératome sauf pour quelques caractères peu contributifs \u201d.En effet, dans l\u2019angio- kératome de Mibelli et l\u2019angiokératome solitaire de Helwig, l\u2019hyperkératose est généralement marquée.De plus, dans l\u2019angiokératome de Mibelli, de Fordyce et l\u2019angiokératome circonscrit, il y a dans le derme, des veinules dilatées drainant ces capillaires superfi- TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 ciels ectasiques.Toutefois, d\u2019un point de vue purement clinique, il est souvent facile de faire la différence avec les autres types d\u2019angiokératome.Cependant, l\u2019angiokératome de Fabry se distingue des autres formes d\u2019angiokératome par la présence de glycolipides (tri-hexoside) dans certaines cellules.Ces glycolipides peuvent être mis en évidence, de préférence sur coupe à la congélation ou après fixation spéciale telle que décrite auparavant, par le Soudan noir, le Luxol Fast Blue et le P.A.S.# 9 10, 11, Aussi, il faut noter le caractère biréfringent des glycolipides que l\u2019on peut détecter en lumière polarisée.La coloration au Luxol Fast Blue nous a été la plus utile.Dans le chapitre des sphingolipidoses, les inclusions denses, compactes ou feuilletées que nous retrouvons dans la maladie de Fabry sont presque caractéristiques de cette entité.Tel qu\u2019en fait foi l\u2019article de Frost, déjà cité, seule la maladie de Nie- mann-Pick présente des inclusions semblables, mais dont la périodicité diffère quelque peu.En effet, dans la maladie de Niemann-Pick et de Fabry, les inclusions sont denses, compactes ou lamellaires.Cependant, dans la maladie de Niemann-Pick, la périodicité varie entre 43 et 50 À alors que dans la maladie de Fabry, la périodicité varie entre 40 et 42 A.Par ailleurs, dans la maladie de Tay-Sachs, les inclusions sont purement lamellaires avec une périodicité variant entre 50 et 60 A.La maladie de Gaucher se distingue en microscopie électronique par ses structures tubulaires.La maladie de Fabry se distingue aussi par la localisation de ses inclusions lipidiques.En effet, l\u2019atteinte dans la maladie de Fabry est systémique.Les dépdts se retrouvent dans presque toutes les cellules mais plus particulièrement dans les cellules endothéliales, les cellules musculaires lisses, les cellules musculaires cardiaques \u2018*, les cellules de Schwann, les histiocytes, les fibroblastes et les cellules épithéliales et mésangiales du rein !% 14.15, Les lésions du tractus digestif et la symptomatologie clinique les accompagnant ont été bien décrites par certains auteurs 4 17% 18, Nous pouvons ajouter qu\u2019elles ont été décrites au niveau du poumon par Bartimmo !* et Bagdade *°, de l\u2019épithélium cornéen par Weingeist =! et au niveau des cellules glandulaires de l\u2019endomètre par Tighe \u201d ce qui suppose que ces inclusions se forment rapidement au sein de la cellule.Notre étude sur les deux familles canadiennes- françaises confirme les données de la littérature au point de vue clinique et anatomo-pathologique.Des sept membres de la famille Riv., deux présentent 1381 ae es ro ASE AR FANS 2 SEER A l\u2019atteinte cutanée, oculaire et rénale; un autre membre, l\u2019atteinte cutanée de façon légère, et quatre sont exempts de manifestation de cette maladie.Fait inusité concernant l\u2019atteinte oculaire, deux montrent une cataracte sectorielle.Sur les sept membres de la famille Lac., un seul présente le plein syndrome, tandis que trois d\u2019entre eux montrent des atteintes au niveau oculaire, cutané et rénal, soit de façon isolée, soit en association.Par contre, les trois autres membres sont sans particularité.L\u2019examen anatomo-pathologique nous a révélé la présence d\u2019inclusions glycolipidiques dans les cellules endothéliales et musculaires lisses des vaisseaux, des muscles arrecteurs de poils, dans les fibroblastes et dans les cellules de Schwann de la peau.De plus, de telles inclusions ont été retrouvées dans les cellules épithéliales des glomérules et des tubules distaux, ainsi que dans les cellules endothéliales et mésangia- les glomérulaires.Les histiocytes de la moelle osseuse, les cellules du système nerveux autonome du rectum, ainsi que la muscularis mucosae sont également chargés d\u2019inclusions identiques.Résumé Après un bref résumé historique de la maladie de Fabry, les auteurs dressent le tableau clinique de cette entité et rapportent sept cas de maladie de Fabry provenant de deux familles canadiennes-fran- çaises, dont cinq ont été étudiés en microscopie optique et électronique.Les lésions, selon les auteurs, sont caractéristiques de cette maladie.Summary After a brief history of Fabry's disease, the authors review the clinical aspects and present seven cases occurring in two French Canadian families.Five cases were studied by light and electron microscopy and the lesions observed by the authors are characteristic of Fabry's disease.REMERCIEMENTS Les auteurs remercient le docteur Michel Trottier, ophtalmologiste de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, pour la description des lésions oculaires de ses malades, et le docteur Wolff, 1382 de l\u2019Institut neurologique de Montréal, qui a bien voulu faire les dosages biochimiques chez ces patients.Nous remercions également madame F.Trudeau pour son assistance technique, mademoiselle Francine St-Jacques pour la dactylographie du manuscrit et mademoiselle Micheline Favreau du département d'illustration médicale.BIBLIOGRAPHIE 1.Scriba, K.: Zur pathogenese des Angiokeratoma Corporis Diffusum Fabry Mit Cardio-vasorenalem Symptomenkomplex.Verh.Deutsch.Ges.Path., 34: 221, 1950.2.Sweeley, C.C., Klionskey, B., Krivit, W.et Desnick, R.: Fabry\u2019s Disease: Classification as a sphingolipidosis and partial Characterization of a Novel Glycolipid.J.Biol.Chem., 238: 3148, 1963.3.Brady et coll.: Enzymatic Defect in Fabry's Disease.The New England Journal of Medicine, 276: 1163-1167, 1967.4.Opitz, J.et coll: The Genetics of Angiokeratoma Corporis Diffusum (Fabry\u2019s Disease) and its Linkage Relations with the Xg Locus.American Journal of Human Genetics, 17: 325-342, 1965.5.Von Gemmingen, G., Kierland, R.R.et Opitz, J.M.: Angio- keratoma Corporis Diffusum (Fabry\u2019s Disease).Arch.Dermat., 91: 206-218, 1965.6.Tanaka, Y., Frost, H et Spaeth, GL.: Figures myéliniques dans les cellules spumeuses de la maladie de Fabry.Nouvelle Revue francaise d\u2019Hématologie, 5: 425-430, 1965.7.Imperial, R.et Helwig, E.B.: Angiokeratoma.Arch.Derm., 95: 166-175, 1967.8.Wallace, R.D.et Cooper, W.J.: Angiokeratoma Corporis Diffusum Universale (Fabry).American Journal of Medicine, 39: 656-661, 1965.9.Wallace, H.J.: Anderson-Fabry\u2019s Discase.British Journal of Dermatology, 88: 1-23, 1973.10, Frost, P., Tanaka, Y.et Spaeth, G.L.: Fabry's Disease \u2014 Glycolipid Lipidosis.American Journal of Medicine, 40: 618- 627, 1966.11.Volk, B.W., Adachi, M.et Schneck, L.: The Pathology of Sphingolipidosis.Seminars in Hematology, 9 (No 3): 317-348, 1972.12.Mossard, J.M.et coll: Le cœur dans la maladie de Fabry.Arch, Mal.du Cœur, 65: 495-503, 1972.13.Henry, E.W.: The Renal Lesion in Angiokeratoma Corporis Diffusum (Fabry\u2019s Disease).Canad.Med.Ass.J., 89: 206- 213, 1963.14, McNary, W.F.et Lowenstein, L.M.: A Morphological Study of the Renal Lesion in Angiokeratoma Corporis Diffusum Uni- versale (Fabry\u2019s Disease).The Journal of Urology.93: 641- 648.15.Colley, J.R., Miller.D.L., Hutt, M.S R.et Wallace, HJ.: The Renal Lesion in Angiokeratoma Corporis Diffusum.British Medical Journal, 1266-1268, 1958.16.Rowe, J.W.et coll.: Intestinal Manifestations of Fabry\u2019s Disease.Annals of Internal Medicine, 81: 628-631, 1974.17.Flynn, D.M., Lake, B.D, Boothly, CB.et Young, EP.: Gut Lesions in Fabry's Disease without a Rash.Archives of Disease in Childhood, 47: 26-33, 1972.18.Kamoshita, S.et Landing, B.H.: Distribution of Lesions in Myenteric Plexus and Gastro-Intestinal Mucosa in Lipidoses and Other Neurologic Disorders of Children.The American Journal of Clinical Pathology, 49: 312-318, 1968.19.Bartimmo, E.E., Guisan, M.et Moseri, K.M.: Pulmonary Involvement in 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même chez l\u2019individu dont le cholestérol est normal.La kérato- pathie lipidique est une affection cornéenne où il y a des dépôts de graisses dans une zone cornéenne préalablement vascularisée.Il s\u2019agit d\u2019une dégénérescence lipidique secondaire que l\u2019on retrouve au niveau des cicatrices cornéennes faisant suite aux traumatismes, aux infections, etc.Elle peut apparaître plusieurs années après la cicatrisation.Cogan * l\u2019a reproduite expérimentalement chez le lapin.L\u2019aspect clinique est celui d\u2019une tache jaunâtre souvent disciforme dans un territoire de vascularisation.Il existe également une forme rare de dégénérescence lipidique primitive avec infiltration des deux cornées en l\u2019absence de vascularisation de la cornée ?.Notre but est de décrire l\u2019ultrastructure d\u2019une kératopathie lipidique secondaire à un pemphigoïde oculaire et de tenter de démontrer l\u2019origine de ce processus.Observation clinique Mme P.M., âgée de 85 ans, s\u2019est présentée à la clinique d\u2019ophtalmologie se plaignant d\u2019une perte graduelle de vision depuis un an et demi.À l\u2019examen, on note des symblépharons bilatéraux avec un trichiasis sévère.Les cornées sont opaques avec des néo-vaisseaux et des dépôts lipidiques (Fig.1).Il y a absence de larmes.On constate également la présence de lésions bulleuses des muqueuses.Il n\u2019y a aucune lésion cutanée.Les examens de laboratoire sont tous dans les limites normales et il n\u2019y a aucune augmentation des lipides sériques.On a porté le diagnostic de pemphigoïde oculaire avec dégénérescence lipidique secondaire de la cornée.Une kératoplastie de l\u2019œil gauche a été effectuée avec succès.1 Professeur adjoint, Département de pathologie, Université Laval.?Professeur adjoint, Département d\u2019ophtalmologie, Université Laval.Adresse pour tirés à part: C.H.U.L., 2705, boulevard Laurier, Québec 10, Québec.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 2 2 i 2 i 5 % \u2019 | Fig.1 \u2014 Œil gauche de la malade.La cornée est opaque et néo-vascularisée avec des dépôts lipidiques.Il y a un symblépharon avec trichiasis.MATERIEL ET METHODES Lors de la kératoplastie, la moitié de la cornée a été immédiatement fixée a la salle d\u2019opération dans la glutaraldéhyde a 2% et maintenue a 4°C durant trois heures.Elle fut postfixée à l\u2019acide osmique et subit le processus habituel pour l\u2019inclusion dans I\u2019Epon 812.L\u2019orientation des coupes fut contrôlée par des coupes épaisses colorées au bleu de toluidine.Les coupes ultrafines furent colorées par de l\u2019acétate d\u2019urany!l et du citrate de plomb et examinées au microscope électronique.L\u2019autre moitié de cornée fut fixée dans le formol pour examen sur des coupes à la paraffine.Les colorations spéciales des graisses sur des coupes à la congélation comprenaient la méthode à l\u2019huile rouge et le soudan noir.RÉSULTATS Histologie L\u2019épithélium cornéen est très mince et souvent ulcéré.Il y a plusieurs pannus dégénératifs.La membrane de Bowman lorsque présente est épaissie de façon irrégulière.Les lamelles stromales sont dissociées par un processus cicatriciel contenant des néo-vaisseaux, des cellules inflammatoires mononu- cléées, des dépôts lipidiques et quelques macropha- ges spumeux.Les colorations spéciales des graisses ont révélé la présenté de graisses neutres et de phospholipides (Fig.2).À l\u2019examen en lumière polarisée, on retrouve des petites formations cristallines biréfringentes.La membrane de Descemet présente quelques fractures et l\u2019endothélium n\u2019apparaît pas modifié.1383 Fig.2 \u2014 Microphotographie du stroma cornéen.Il y a d'abondants dépôts de graisses entre les fibres de collagène (Huile rouge \u2014 x 250).Ultrastructure Les coupes ont été effectuées au niveau des zones de dépôts lipidiques dans le stroma.On note la présence de plusieurs gouttelettes osmiophiles de grosseur variée situées entre les fibres de collagène (Fig.3).Ces inclusions n\u2019ont pas de membrane Fig.3 \u2014 Ultrastructure du stroma cornéen.Inclusions osmiophiles formant des agrégats plus ou moins denses entre les fibres de collagéne (x 28,000).limitante mais montrent toutefois une coloration os- miophile plus dense à la périphérie.Leur aspect morphologique est compatible avec des gouttelettes lipidiques.Ces dépôts lipidiques sont plus abondants près des capillaires et dans les fibres de collagène mal orientées du stroma cicatriciel.À ce niveau, les fibroblastes semblent très actifs dans la synthèse du collagène.Certaines inclusions lipidiques s\u2019agglomèrent et se fusionnent présentant parfois ainsi une 1384 forme rhomboïdale.Par endroits, on peut identifier avec certitude des cristaux de cholestérol.Ces cristaux sont tantôt libres dans le stroma, tantôt entourés de fibroblastes ou de kératocytes hypertrophiés en voie de dégénérescence (Fig.4).Parfois, là où les in- Fig.4 \u2014 Cristaux de cholestérol entourés de kératocytes hypertrophiés en voie de dégénérescence (x 17.500).clusions osmiophiles s\u2019agglomèrent, on retrouve des débris cellulaires pouvant provenir des kératocytes dégénérés.On observe d\u2019occasionnels macrophages contenant des globules graisseux.DISCUSSION Dans ce cas, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d\u2019une kératopathie lipidique ou dégénérescence lipi- dique secondaire à un pemphigoïde oculaire.L'infiltration graisseuse fait suite à la cicatrisation et à la vascularisation du stroma.L'examen histologique a démontré des lipides et des cristaux de cholestérol et l\u2019examen histochimique a révélé la présence de graisses neutres et de phospholipides.À l'ultrastruc- ture, on constate que ces dépôts graisseux sont souvent extracellulaires et dans lc voisinage des néo- vaisseaux du stroma cicatriciel.Sauf pour la phagocytose d\u2019inclusions lipidiques par des macrophages, nous n'avons trouvé aucune évidence de synthèse intracellulaire de lipides par des kératocytes.Les cristaux de cholestérol ct les dépôts graisseux sont similaires à ceux que l'on observe dans l\u2019arc sénile 3, la dystrophie cristalline *- * % ou la kératopathie lipi- dique primitive * bien que ces altérations de la cornée ne soient pas précédées par du tissu cicatriciel, une néovascularisation ou une atteinte antérieure de la cornée.La pathogénèse des dépôts graisseux dans le stroma cornéen demeure tout à fait inconnue.En L'UNION MÉDICALE DU CANADA {re TET com ddl oe au per con nd ds ti 18 effet, elle ne semble pas en relation directe avec une hypercholestérolémie, une hyperlipidémie ou de l\u2019athérosclérose.Certains chercheurs ont émis l\u2019hypothèse d\u2019une lipogénèse par les kératocytes \u201d.Pour d\u2019autres, cette lipogénèse expliquerait l\u2019arc sénile de même que la dégénérescence lipidique primitive ou la dystrophie cristalline de Schnyder, conditions qui ne seraient qu\u2019une exagération de l\u2019arc sénile 3.Dans le cas que nous rapportons ici, les inclusions osmio- philes dans le stroma apparaissaient surtout en relation avec des débris cellulaires de kératocytes dégénérés.Il ne semble pas ici s\u2019agir d\u2019une lipogénèse de la part des kératocytes mais plutôt d\u2019un phénomène de dégénérescence ou de nécrose tissulaire comparable à ce que l\u2019on trouve dans l\u2019athérome ou autre processus dégénératif de l\u2019organisme.Cette accumulation de lipides pourrait être également due à un métabolisme anormal du stroma cornéen, une perméabilité accrue aux lipides sériques en partie consécutive à la présence de néo-vaisseaux.Résumé L'observation porte sur un cas de kératopathie li- pidique secondaire à un pemphigoïde oculaire et non associé à une augmentation des lipides sériques.L'ultrastructure a révélé la présence de multiples inclusions osmiophiles dans le stroma.Ces structures apparaissaient dans les zones cicatricielles, néo- vascularisées où la présence de multiples gouttelettes graisseuses avait été démontrée à l\u2019histochimie.L'ultrastructure a également montré plusieurs cristaux correspondant vraisemblablement à du cholestérol.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Bien que l\u2019origine de ces graisses demeure problématique, l\u2019hypothèse d\u2019une dégénérescence des kéra- tocytes accompagnée d\u2019une modification du métabolisme du stroma cornéen n\u2019est pas exclue.La présence de néo-vaisseaux est peut-être un facteur additionnel.Summary One case of lipid keratopathy secundary to ocular pemphigoid is presented.Lipid serum values were normal.Ultrastructure showed multiple osmiophilic inclusion in the stroma.These inclusions were present in scarred tissue, containing new vessels.In these areas, fat stains were positive and showed multiple tiny deposits.Ultrastructure also revealed many clefts probably corresponding to cholesterol.The origin of these lipids in the cornea remains a mystery but the authors hypothesize that degeneration of keratocytes with modified metabolism of the stroma could bring accumulation of lipids.New vessels in the corneal stroma could be an additional factor.BIBLIOGRAPHIE 1.Cogan, D.G.et Kuwabara, T.: Ocular changes in experimental hlpercholesterolemia.A.M.A.Arch, Ophthal., 61: 219-225, 1959.2.Conway, J.A.et Lowenstein, A.: A third entity of primary symetrical fatty corneal dystrophy.Br.J.Ophthalmol., 27: 49-54, 1943.3.Fine, B.S., Townsend, W.M., Zimmerman, L.E.et Lashkari, M.H.: Primary lipoidal degeneration of the cornea.Am.J.Ophthalmol., 78: 12-23, juillet 1974.4.Bron, A.J., Williams, H.P.et Carruthers, M.E.: Hereditary crystalline stromal dystrophy of Schnyder.I.Clinical features of a family with hyperlipoproteinemia, Br.J.Ophthalmol., 56: 383-399, 1972.5.Garner, A.et Tripathi, R.C.: Hereditary crystalline stromal dystrophy of Schnyder.II.Histopathology and ultrastructure.Br.J.Ophthalmol., 56: 400-08, 1972.6.Babel, J., Englert, V.et Ricci, A.: La dystrophie cristalline de la cornée.Etude histologique et ultrastructurale.Arch.Opht.(Paris), 33: 721-34, 1973.7.Cogan, D.G.et Kuwabara, T.: Lipogenesis by cells of cornea.Arch.Pathol., 59: 453-56, 1955.1385 médecine sociale ÉTUDE DE L'IMMUNITÉ DES ENFANTS DE TROIS ANS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC ! Lise FRAPPIER-DAVIGNON, M.D., M.P.H.2, Marc QUEVILLON, Ph.D.* et Jacques ST-PIERRE, Ph.D.\u201c Depuis leur création en 1926, les unités sanitaires de la province de Québec ont poursuivi sans relâche leur lutte contre les maladies infectieuses en intensifiant surtout les programmes d\u2019immunisation.Les résultats obtenus dans la diminution de la mortalité et de la morbidité démontrent l\u2019excellence du travail accompli.Cependant, l\u2019équilibre atteint est instable; le moindre relâchement dans les programmes d\u2019immunisation peut permettre la réapparition de toutes les maladies aujourd\u2019hui sous contrôle.La réorganisation des services de santé dans la province de Québec prévoit la disparition des unités sanitaires telles qu\u2019elles existaient et l\u2019intégration de leurs services aux centres locaux de santé et aux départements de santé communautaire.Il était important de s\u2019assurer que ces changements ne s\u2019opéreraient pas au détriment de la population.La surveillance du taux d'immunité contre certaines maladies infectieuses dans un groupe d\u2019enfants de trois ans choisis pour représenter chacune des régions de la province représentait une façon rapide de mesurer l\u2019impact du nouveau mode de distribution des soins de médecine préventive.Nous rapportont ici les résultats de la première partie de l\u2019enquête qui représentent le niveau d\u2019immunisation avant la mise en application de la loi.MÉTHODOLOGIE Échantillonnage À partir d\u2019une liste de noms des enfants nés dans le Québec entre le 1 juillet 1969 et le 30 juin 1970, nous avons choisi de façon randomisée un enfant sur trente-sept dans chacune des régions administratives.Comme le travail devait durer un an, l\u2019échantillon a été tiré en deux groupes: ! Ce travail a été subventionné par le ministère des Affaires sociales de la province de Québec (subvention fédérale-provinciale à la recherche sur la Santé publique).2 Chef du service de médecine préventive et d\u2019épidémiologie.Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal.3 Chargé du service des produits biologiques, Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal.+ Département d'informatique.Université de Montréal.Toute demande de tirés à part doit être adressée : Docteur Lise Frappier-Davignon, Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, 531, boulevard des Prairies.Case postale 100, Laval-des-Rapides.Province de Québec.Canada H7N 473.1386 \u2014 1\u201c groupe: enfants nés entre le 1°\u201d juillet 1969 ct le 31 décembre 1969; à être visités entre le 1°\u201d août 1972 et le 31 janvier 1973; \u2014 2° groupe: enfants nés entre le 1°\u201d janvier 1970 ct le 30 juin 1970; à être visités entre le 1\u201d février 1973 ct le 1°\u201d juillet 1973; de façon à ce que, lors de la visite, l\u2019âge des enfants varie entre 30 et 42 mois (36 mois = 6 mois).Cette façon de procéder nous a fourni 2,573 noms dont 1,813 dans la région de Montréal.À cause de retards incontrôlables survenus dans la mise en marche de l\u2019étude, nous avons décidé de réduire de moitié le nombre d\u2019enfants à visiter dans la région de Montréal (06), en laissant tomber ceux du deuxième groupe.Pressés par le temps, nous avons plus tard visité un sur deux enfants listés dans les régions métropolitaines de Québec et de Montréal.Cette façon de procéder a diminué le nombre total d\u2019enfants à visiter à 1,275.Choix de l'âge L\u2019âge de trois ans nous à paru le plus favorable car à cet âge: la série des immunisations est complétée; le taux d\u2019immunité est encore assez élevé pour être facilement détectable; il est assez facile d\u2019obtenir des parents la permission de prélever du sang chez leurs enfants sur le bout du doigt ou sur le talon; enfin, une réévaluation pourra se faire très peu de temps après la mise en vigueur du nouveau régime.Mode d'approche Une lettre a été envoyée à chacune des familles pour les renseigner sur le but de l'étude et demander leur collaboration.En même temps, nous indiquions la date de la visite de notre infirmière à leur domicile.Lors de l'entrevue.un questionnaire était complété portant sur: le métier du père; les immunisations reçues (en indiquant le nom du vaccin, le nombre de doses reçues et le nombre de rappels); la source de distribution.à savoir: le médecin, l'hôpital ou l'unité sanitaire: les maladies comme la coqueluche, L'UNION MÉDICALE DU CANADA er être \" Id ANS ms Esc Ltt i a i CAMA CE Ai Ma VA AH IE LAL Lar Lea Assis it dt LES la rougeole en particulier, que l\u2019enfant aurait pu contracter.Enfin, un prélèvement de sang capillaire était effectué pour la détermination du niveau d\u2019immunité contre la diphthérie et la coqueluche.À cause des distances à parcourir, il n\u2019y a pas eu de visite de relance.Pour tous les enfants que nous n\u2019avons pas vus pour une raison ou pour une autre, nous avons contacté les unités sanitaires et les services de santé pour obtenir tous les renseignements concernant les immunisations chez ces enfants.Analyses des sérums La détermination du taux des antitoxines antidiphtériques a été faite selon la micro-méthode sur culture de tissu mise au point par Quevillon et Cha- gnon 2.Les taux d\u2019anticorps anticoquelucheux ont été dosés par micro-agglutination # *.Classes sociales La division par classes socio-économiques a été établie à partir du travail du père en se servant de la classification des occupations employée en Angleterre\u201d.La classe l comprenant les professionnels et les cols blancs et la classe V les ouvriers non spécialisés.RÉSULTATS = Sur les 1,275 enfants à visiter, 8 étaient décédés, 158 déménagés et 213 n\u2019ont pu être rejoints pour différentes raisons: mauvaises adresses, absences, mauvaises routes et autres.Enfin, 73 ont refusé leur collaboration (Tableau I).La collaboration a été excellente dans les régions rurales, un peu moindre dans les milieux urbains; Montréal restant la ville, où il est le plus difficile de rejoindre les gens.Le Tableau II montre l\u2019acceptation des différents vaccins selon la classe sociale.Le DCT et le Sabin ne sont pas acceptés de la même façon par les diffé- TABLEAU I DISTRIBUTION DE LA POPULATION PAR RÉGIONS ADMINISTRATIVES 25 Nombre ad IN Low, es Déménagés Décédés Refus réponse d'enfants 01 Rimouski 67 3 2 3 2 57 02 Chicoutimi 110 4 \u2014 7 11 88 04 Trois-Rivières 103 15 2 3 15 68 05 Sherbrooke 61 14 1 1 37 07 Hull 78* 20 \u2014 5 3 51 08 Rouyn 50 7 \u2014 1 3 39 09 Saguenay 40 1 \u2014 1 35 1) 74 5 \u2014 6 10 53 03 Québec 2) 109 7 \u2014 8 14 80 1) 321#* 52 2 19 96 154 06 Montréal 2) 262% * 30 1 19 48 166 Total 1,275 158 8 73 213 828 1) région métropolitaine 2) reste de la région * inclus un couple de jumeaux ** inclus deux couples de jumeaux.TABLEAU II TAUX DE NON-VACCINATION A DIFFERENTS VACCINS CHEZ LES ENFANTS DE TROIS ANS SELON LES CLASSES SOCIALES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC 1973 Classes Nombre total % non vaccinés sociales d'enfants D.C.T.Polio Rougeole Rubéole BCG I 41 2.4 4.8 29.2 56.0 51.2 Il 193 5.1 5.1 31.0 57.3 46.6 III 315 6.9 7.3 36.5 63.4 49,2 IV 78 15.3 17.9 33.3 62.8 50.0 Vv 105 14.2 14.2 39.0 61.9 51.4 Non classés 96 16.6 16.6 40.6 67.7 53.1 TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 RT ROR TRY FE PE EE PE EEE FE rT Pr TC PRET 1387 TABLEAU III STATUT DE VACCINATION TEL QUE RAPPORTE PAR LA FAMILLE OU L\u2019UNITE SANITAIRE Vaccinés=#* .Non vaccinés Régions Nombre Avec Sans % vacei administratives à visiter renseign.renseign.Nombre % à és par Nombre % médecin 01 Rimouski 67 63 4 50 79 2 13 21 02 Chicoutimi 110 108 2 91 84 \u2014 17 16 04 Trois-Rivières 103 93 10 90 97 \u2014 3 3 05 Sherbrooke 61 55 6 48 87 2 7 13 07 Hull 78% 60 19 50 83 20 10 17 08 Rouyn 50 46 4 43 93 2 3 7 09 Saguenay 40 38 2 35 92 2 3 8 1) 74 68 6 64 94 18 03 Québec 7 7 2) 109 104 5 97 93 \u2014 4 6 1) 321%% 214 109 204 95 32 10 5 06 Montréal 2) 262** 215 49 195 91 15 20 9 Total 1.275 1.064 216 967 91 97 9 1) région métropolitaine 2) reste de la région * inclus un couple de jumeaux ** inclus deux couples de jumeaux *** vaccinés: ayant reçu au moins une dose de vaccin.rentes classes sociales, les classes IV et V étant les moins bien protégées.Cette différence de classes n'existe pas pour les vaccins antirougeole, antirubéole et le BCG.Nous ne rapporterons ici que ce qui concerne le DCT, car comme nous venons de le voir, la réponse du public varie d\u2019un vaccin à l\u2019autre.Sur les 1,275 enfants de nos listes, nous avons eu des renseignements pour 1,064 d\u2019entre eux, soit 83%.Sur ce nombre, 967 ou 91% avaient reçu au moins une dose de DCT.Le Tableau III montre les variations d\u2019une région à l\u2019autre.Les régions urbaines de Hull (07), Québec (03) et Montréal (06) sont celles où se trouvent la plus grande proportion d\u2019enfants sans renseignement, car un beaucoup plus grand nombre de vaccinations sont faites par les médecins dans ces régions; donc les unités sanitaires n\u2019ont pu nous fournir les renscignements désirés.Le Tableau IV donne le nombre de doses de DCT reçu par les enfants visités et par les enfants non visités.Comme on peut le constater, ces deux groupes ne diffèrent pas sensiblement l\u2019un de l\u2019autre; 9% des deux groupes d\u2019enfants n\u2019ont pas été vaccinés cet au moins 60% d\u2019entre eux ont reçu une immunisation complète contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCT), soit trois doses (0.5 cc, 1 ce, 1 cc) et une dose de rappel (0.5 cc).Les deux groupes ont été unifiés pour établir le nombre de doses reçues par la population dans chacune des régions (Tableau V).1388 Comme il n'existe pas de différence marquée au point de vue des vaccinations reçues entre les enfants visités et les enfants non visités, nous ne croyons pas qu\u2019il y ait raison de croire que ceux pour lesquels nous n\u2019avons pas de renseignements diffèrent des deux autres groupes.C\u2019est pourquoi on peut considérer le pourcentage de non-vaccination comme représentant la réalité dans les différentes régions.Sérologie Comme la quantité de sérums prélevés ne permettait qu\u2019une seule analyse par enfant, 409 sérums recueillis ont été distribués de façon aléatoire en deux groupes pour la détermination des anticorps antidiphtériques dans un premier groupe et des anticorps anticoquelucheux dans un second.L'étalage des sérums aussi bien pour la diphthéric que pour la coqueluche, selon le nombre de doses de vaccin reçu, reflète l\u2019histoire de vaccination recueillie dans la population soit: 9% à 11% des enfants n\u2019ont pas reçu le vaccin et 66% à 69% ont reçu les trois doses recommandées plus une dose de rappel.Les Tableaux VI et VIT donnent les résultats des analyses sérologiques selon le nombre de doses de vaccin reçu.Trois points à noter dans ces tableaux: le premier, que la grande majorité des enfants (85% à 88% ) ont des anticorps dans leur sérum contre l\u2019un ou l'autre des deux antigènes bactériens en question; le deuxième, que parmi les enfants n'ayant reçu aucun vaccin, 16% ont un taux élevé d'anticorps anticoquelucheux et 13% d'anti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA I PT EN TET TABLEAU IV STATUT D'IMMUNISATION DES ENFANTS VISITÉS ET NON VISITÉS Enfants visités Enfants non visités Régions administratives Vaccinés Non Total Vaccinés Non Total 4 doses 1-3 doses inconnus \u201c#C- 4 doses 1-3 doses inconnus \u201c9 01 Rimouski 36 10 \u2014 11 57 3 1 \u2014 2 6 2 Chicoutimi 57 18 \u2014 13 88 10 6 \u2014 4 20 04 Trois-Rivières 60 6 \u2014 2 68 14 10 \u2014 1 25 05 Sherbrooke 27 6 1 3 37 8 6 \u2014 4 18 07 Hull 35 7 \u2014 9 51 6 \u2014 1 9 08 Rouyn 28 9 \u2014 2 39 2 1 1 7 09 Saguenay 19 12 1 3 35 3 \u2014 \u2014 \u2014 3 1) 38 11 2 2 53 10 2 1 2 15 03 Québec 2) 61 12 3 4 80 14 5 2 3 24 1) 97 38 10 9 154 40 18 1 1 60 06 Montréal 2) 111 36 2 17 166 34 12 \u2014 3 49 Total 569 165 19 75 828 141 68 5 22 236 % 69 20 2 9 100 60 29 2 9 100 1) région métropolitaine 2) reste de la région corps antidiphtériques; enfin, un petit pourcentage d\u2019enfants (4% à 6%) ne présentent pas d\u2019anticorps, même s\u2019ils ont reçu la série complète des quatre injections.DISCUSSION Grâce à la collaboration du personnel des unités sanitaires et des services de santé des villes de la province, nous avons pu obtenir des renseignements sur la majorité des enfants non visités.Comme dans certaines régions un bon nombre de vaccinations avaient été données par les médecins en clinique privée, il devenait pratiquement impossible d\u2019obtenir les renseignements voulus.Avec les nouvelles structures de distribution de soins, ce genre d\u2019étude deviendra de plus en plus ardu à moins que l\u2019on n\u2019exige le carnet de santé pour tous, que l\u2019on regroupe les renseignements des différents CLSC au DSC et que l\u2019assurance-maladie introduise un code spécial pour dissocier les vaccinations des inoculations médicamenteuses.Dans la province de Québec, la vaccination a toujours été pratiquée sur une base volontaire sauf pour TABLEAU V REPARTITION DES ENFANTS SELON LE NOMBRE DE DOSES DE VACCIN RECU , Vaccinés Non vaccinés Régions Total administratives 4 doses 3 doses 1-3 doses* nombre % nombre % nombre % nombre % 01 Rimouski 39 62 6 9 5 8 13 21 63 02 Chicoutimi 67 62 17 16 7 6 17 16 108 04 Trois-Rivières 74 80 13 14 3 3 3 93 05 Sherbrooke 35 64 11 20 2 3 13 55 07 Hull 37 62 9 15 4 6 10 17 60 08 Rouyn 31 67 10 22 2 4 3 7 46 09 Saguenay 22 58 10 26 3 8 3 8 38 1) 48 70 8 12 8 12 4 6 68 03 Québec 2) 75 72 10 10 12 11 7 7 104 1) 137 64 44 20 23 11 10 5 214 06 Montréal 2) 145 68 43 20 7 3 20 9 215 Total 710 67 181 17 76 7 97 9 1,064 1) région métropolitaine 2) reste de la région * inconnus inclus.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 1389 TABLEAU VI DISTRIBUTION DES ENFANTS SELON LEUR TAUX D\u2019ANTICORPS ET LE NOMBRE DE DOSES DE VACCIN RECU COQUELUCHE Nombre Nombre Taux des anticorps agglutinants de doses d'enfants _ 1/8 1/8 1/16 1/32 1/64 1/128 1/256 1/512 0 18 12 3 \u2014 1 1 \u2014 1 \u2014 1 2 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 3 1 \u2014 \u2014 \u2014 1 _\u2014 3 25 2 5 5 5 4* 3 \u2014 1 4 104 7 6 19% 21 21 17 1 2 inconnus 4 \u2014 \u2014 2 \u2014 \u2014 1 \u2014 Total 156 24 14 25 29 27 21 13 3 * un enfant a contracté la maladie.TABLEAU VII DISTRIBUTION DES ENFANTS SELON LEUR TAUX D'ANTICORPS ET LE NOMBRE DE DOSES DE VACCIN RECU DIPHTERIE Nombre Nombre Taux d\u2019antitoxine de doses denfants < 0.01 Au/ml 0.01-0.1 Au/ml 0.1-1 Au/ml ~~ I Au/ml 0 23 15 5 3 \u2014 1 4 2 2 \u2014 \u2014 2 4 1 2 1 \u2014 3 41 5 13 17 6 4 175 8 44 89 34 inconnus 6 \u2014 Î 4 1 Total 253 31 67 114 41 Au : Unité internationale d\u2019antitoxine diphtérique.la variole.La cédule suivie depuis plusieurs années est la suivante: \u2014 le BCG est offert à la naissance; \u2014 le DCT se donne aux 2°, 4° et 6° mois avec le Sabin; la dose de rappel se donne entre le 15° et le 18° mois; \u2014 vers le 12* mois, on offre les vaccins de la rougeole et de la rubéole; \u2014 des doses de rappel pour le BCG, le DT et le Sabin sont prévues à 5 ou 6 ans et à 15 ou 18 ans.Quel taux d'individus vaccinés est suffisant pour constituer une bonne immunité de masse?Les auteurs % 7 * s\u2019accordent à dire que lorsque 70% des enfants d\u2019âge préscolaire et scolaire en milieu urbain ont été vaccinés, ce taux est suffisant pour contrôler la diphtérie pourvu que l\u2019on garde ces personnes bien immunisées.I] existe des variations d'acceptation d'une classe sociale à l\u2019autre * ° et de façon générale, les classes les plus défavorisées sont aussi les moins bien protégées.Les variations régionales d'acceptation sont de plus importantes à connaître.Ainsi, si l\u2019on con- 1390 sidère le taux d'immunisation avec trois doses de vaccin, les variations d'une région à l\u2019autre dans la province sont de 73% à 95%.Cependant, si l\u2019on considère le pourcentage d'immunisation complétée selon les directives de l\u2019emploi du vaccin, soit trois doses plus une dose de rappel, les variations régionales sont beaucoup plus marquées soit de 58% a 80%.Le niveau actuel d\u2019immunité chez les enfants de trois ans n\u2019est pas nécessairement représentatif du niveau de protection de l\u2019ensemble de la population.Cependant, il est peut-être significatif qu'il y ait eu des cas de diphtérie rapportés l\u2019année dernière dans la région où seulement 58% des immunisations avaient été complétées et où cependant 82% des enfants avaient reçu trois doses.La majorité des cas sont survenus chez des adolescents non vaccinés; mais deux avaient reçu respectivement quatre ct cinq doses et 82% des adolescents présentaient un Schick négatif 1°.Plusieurs auteurs !!.!= 13 ont rapporté des épidémies de diphtéric dans des populations bien protégées soit à 80% ct plus Schick négatif.Une souche L'UNION MÉDICALE DU CANADA gravis de Corynebacterium diphteriae, donc très virulente, était alors en cause.Ces faits soulignent l\u2019importance d\u2019assurer un haut niveau d\u2019immunisation en donnant des doses de rappel.En général, le degré de protection est parallèle au nombre de doses reçues.La durée de l\u2019immunité dépend aussi du nombre de doses et de l\u2019exposition subséquente au bacille diphtérique.Au Canada en 1936 7, alors qu\u2019il existait encore une assez forte incidence de diphtérie, 34% des vaccinés avec trois doses devenaient Schick positif après cinq ans.Il est fort possible qu\u2019actuellement la durée de l\u2019immunité soit un peu plus courte vu la très basse fréquence de la diphtérie dans la population; d\u2019où une nécessité plus grande de revaccination à l\u2019entrée et à la sortie de l\u2019école.Le dosage des anticorps antitoxiques dans le sérum à révélé que 13% (3/23) des enfants n\u2019ayant jamais reçu d\u2019anatoxine diphtérique avaient un taux d\u2019anticorps protecteurs considéré comme suffisant soit entre 0.1 à 1 Au/ml.Que 16% des enfants non vaccinés présentent des anticorps contre la coqueluche n\u2019est pas étonnant car cette maladie est encore fréquente dans la population, mais que presque autant d\u2019enfants non protégés présentent un haut taux d\u2019anticorps contre la diphtérie peut surprendre à première vue car de 1970 à 1974, un seul cas de diphtérie a été rapporté dans la province de Québec.Étant moralement assuré que ces enfants n\u2019ont pas été vaccinés, comment peut-on expliquer la présence de ces anticorps?Par la possibilité d\u2019un fort pourcentage de porteurs sains malgré la faible incidence de la maladie et le taux élevé d\u2019immunité de la population?Par des réactions sérologiques croisées avec d\u2019autres diphtéroïdes pathogènes ou saprophytes de l\u2019homme?Il n\u2019y a rien dans la littérature sur l\u2019antigénicité des diphtéroïdes et leurs relations avec la diphtérie.Cependant, une publication récente !* mentionne que les vaccins viraux atténués contiennent des phages qui peuvent infecter des corynébactéries présentes chez l'hôte et ainsi induire la sécrétion de toxine.Mais aucune preuve épidémiologique n\u2019existe présentement pour soutenir cette théorie.Nos connaissances de l\u2019épidémiologie actuelle de la diphtérie dans la province ne nous permettent pas d'évaluer le nombre de porteurs sains, mais en général ce taux est inversement proportionnel au degré d\u2019immunité de la population *.La distribution de ces cas positifs selon la classe sociale montre une augmentation de 0% pour la classe I a 2.8% pour la classe V; soit une gradation inverse au taux de vaccination dans les différentes classes.Ce fait serait TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 plus en faveur de l\u2019hypothèse des porteurs sains que de celle des phages transmis.La solution au problème posé n\u2019est pas de nature purement spéculative car l\u2019implication en santé publique est bien différente dans l\u2019un ou l\u2019autre cas.Un petit nombre d\u2019enfants n\u2019ont pas développé d\u2019anticorps même après avoir reçu quatre doses de vaccin.Aucun vaccin ne provoque la formation d\u2019anticorps dans 100% des sujets vaccinés.On estime en général que 2% à 5% de la population vaccinée ne présente pas d\u2019anticorps.Nos enfants semblent donc dans les limites de la normale.Mais même sans présence d\u2019anticorps décelable par les techniques utilisées, ces enfants peuvent avoir quand même une certaine protection.CONCLUSION Si l\u2019on considère qu\u2019il faut quatre doses de DCT pour obtenir une bonne protection et que 70% des vaccinés représentent le niveau minimum pour établir une immunité de masse acceptable, il nous faut alors conclure que la plupart des régions de la province ne satisfont pas à ces critères.Le taux d\u2019immunité des enfants de trois ans n\u2019est pas nécessairement le reflet exact de celui du reste de la population.Cependant, l\u2019apparition de cas de diphtérie dans la région où le niveau de protection chez les enfants est le plus bas peut être un indice qu\u2019il existe une certaine relation entre les deux.Il ne serait pas impossible alors que des cas surgissent dans d\u2019autres régions dans un avenir prochain.Les jeunes enfants n\u2019étant pas complètement immunisés en assez forte proportion et la durée de la protection étant limitée, les adolescents deviennent un groupe très vulnérable.C\u2019est d\u2019ailleurs parmi eux que sont survenus la majorité des cas.Il devient nécessaire de réviser la politique de vaccination et de mettre en vigueur l\u2019administration de doses de rappel à l\u2019entrée à l\u2019école et surtout à la sortie du secondaire.Pour ce qui est de la vaccination des jeunes enfants, l\u2019effort des autorités sanitaires devrait tendre à compléter à quatre doses les vaccinations par le DCT, surtout dans les classes défavorisées qui acceptent moins facilement semble-t-il ces mesures de prévention.Résumé Nous avons étudié le statut d\u2019immunisation d\u2019un groupe représentatif d'enfants de trois ans dans chacune des régions administratives du Québec.Des renseignements sur les vaccins reçus ont été obtenus auprès des parents, des unités sanitaires ou des cen- 1391 tres de santé pour 83% des 1,275 enfants listés.Nous ne rapportons que les résultats sur l\u2019immunisation contre la diphtérie et la coqueluche car la population semble-t-il n\u2019accepte pas tous les vaccins de la même façon.Selon les régions, 58% à 80% des enfants ont ecu une immunisation complete (trois doses et un rappel) avec le vaccin DCT.Il apparaît donc que certaines régions n\u2019ont pas atteint le taux minimum de 70% de vaccination reconnu pour établir une immunité de masse suffisante au contrôle de la diphtérie.Même si actuellement 85% à 88% des enfants ont des anticorps dans leur sérum contre la diphtérie et la coqueluche, les immunisations étant incomplètes et la durée de la protection étant limitée, ces enfants deviendront un groupe très vulnérable à l\u2019adolescence.C\u2019est pourquoi il faudrait mettre en vigueur l\u2019administration de doses de rappel dès l\u2019entrée à l\u2019école et à la sortie du secondaire.Summary We have studied the immunization status of a representative group of three-years old children in each administrative region of the province of Quebec.Information on vaccine received have been obtained from parents, health units or health centres for 83% of 1275 listed children.Only results on DPT vaccine are reported here as parents do not accept all vaccines equally.The rate of completed immunizations (three doses and one booster dose) varies from region to region between 58% to 80% of all children.It is clear that certain regions do not satisfy the minimum rate of 70% immunized pre-school children to obtain a good herd immunity against diphtheria.Even if presently 85% to 88% of the children have antibodies in their sera against diphtheria and pertussis, as the immunizations are incomplete and as the duration of protection is limited, those children will become very vulnerable during adolescence.It is why a politic of giving booster doses at entry at school and at the end of secondary grades should be inforced.BIBLIOGRAPHIE 1.Loi sur les services de santé et les services sociaux.Editeur officiel du Québec: Roch Lefebvre, 1971.2.Quevillon, M.et Chagnon, A.: A micro tissue culture test for the titration of low concentrations of diphtheria antitoxin in minimal amounts of human sera.Appl.Microbiol., 25: 1-4, 1973.3.Mynard, M.C., Ayme, G.et Triau, R.: Les contrôles sérolo- giques de la vaccination anticoquelucheuse.Revue Immunol., 33: 7-20, 1969.4.Preston, N.W.et Te Punga, W.: The relation between ag- glutinin production hy pertussis vaccines and their immunizing potency in mice.J.Path.Bacteriol., LXXVIII: 209-216, 1959.5.General register office Great Britain.Classification of occupations, 1960.6.Wilson, G.S.et Miles, A.A.(Topley and Wilson's): Principles of bacteriology and immunity.Baltimore, 1964, p.1668.7.Fraser, D.T.et Brandon, K.F.: Duration of Schick immunity.Can.J.Publ.Hlth, 27: 597-599, 1936.8.Zalma, V.M., Older, J.J.et Brooks, G.F.: The Austin, Texas, diphtheria outbreak.J.A.M.A., 211: 2125-2129, 1970.9.Byrne, E.B., Schaffner, W., Dini, EF.et Case, G.E.: Infant immunization surveillance: cost vs effect.A prospective, controlled evaluation of a large-scale program in Rhode Island.J.A.M.A., 212, 770-773, 1970.10.Martineau, G.et Breton, J.P.: Epidémiologistes de la province de Québec.Communication personnelle.11, Mattison, B.F.: Diphtheria in adequatly immunized community.N.W.J.Med., 44: 2138, 1944.12.Murphy, W.J., Maley, V.H.et Dick, L.: Continued high incidence of diphtheria in a well-immunized community.Publ.Htlh Reports, 71: 481-486, 1956.13.Fanning, J.: An outbreak of diphtheria in a highly immunized community.Brit.Med.J., 1: 371-373, 1947.14.Kolata, G.B.: Phage in live virus vaccines: Are they harmful to people.Science, 187: 522-523, 1975.EVALUATION BIOMETRIQUE GLOBALE DE LA NORMALITE BIOLOGIQUE Pierre PHILIPPE, Ph.D.\" Quand un patient se présente au médecin, le rôle de celui-ci consiste à discriminer entre l'état normal ou pathologique de celui-là.Le degré d\u2019aisance de cette pratique est fonction du niveau de distinction entre l\u2019état normal et un état pathologique bien identifié à partir de caractéristiques signifiantes.C\u2019est le cas, entre autres, de la reconnaissance des individus atteints de thalassémie, maladie héréditaire de type récessif, prévalente dans le bassin méditerranéen, et caractérisée par une diminution du taux de l'hémoglobine.Les thalassémiques sont aisément ! Professeur adjoint.département de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine.Université de Montréal.2375, chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal H3T 1A8.1392 identifiés puisque nettement distincts des indemnes.Les risques d\u2019erreur du diagnostic sont, à toutes fins utiles, nuls.Cependant, dans la plupart des affections, la variabilité inhérente des réponses biologiques individuelles à la maladie pose des problèmes quant à l\u2019identification des personnes atteintes.Lorsque le médecin affirme que le patient vu est normal ou anormal.son affirmation n'est, en fait, qu'une conclusion relative à une hypothèse fondamentalement biométrique.Autrement dit, à l'arrivée du patient.les hypothèses de départ sont les suivantes: H, : le patient est normal H, : le patient est anormal L'UNION MÉDICALE DU CANADA UT est li in ie Uz I It et le médecin conclut, au terme de son examen et des tests de laboratoire, à la vraisemblance de H, ou de H,.Comme cette démarche est essentiellement biométrique, la conclusion quelle qu\u2019elle soit, est entachée d\u2019un risque d\u2019erreur.Il y a, en fait, quatre possibilités exposées dans le Tableau I.TABLEAU I RÉSULTATS ÉVENTUELS DU DIAGNOSTIC MÉDICAL 27842 é , Réalit Conclusion biologique H, acceptée Ha rejetée Ho vraie Normalité reconnue (p.43).Puis le vagabond fit le tour de la parenté, il passa de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan à la Colombie Britannique, au Yukon.Il revint à la maison hospitalière du Manitoba, mais malade; il exigea d\u2019être soigné avec un remède de charlatan, qui lui rendit la santé; il décida de nouveau de partir cette fois.pour l\u2019Ontario, où il lui restait de la parenté à visiter.« Bon voyage, bon voyage, notre cousin Gustave » lui cria ma mère.Entendit-il?Peut-être.En tout cas, il s\u2019était coupé une branche de notre jardin pour s\u2019en faire un bâton de route » (p.58).Cette nouvelle rappelle aux anciens le souvenir des vieux contes du docteur Drummond: The Habitant ou The Voyageur.On y trouve en plus une saveur du pays toute particulière, un enchaînement des événements ajustés dans un crescendo qui retient l\u2019attention et on prend L'UNION MÉDICALE DU CANADA ct ARH a, i ETH CE i a sit 8 at si Hi 1918 Sy 0 B i 1s Ea = 810 Is el né =z de If pi ou = il - de 00 I i fe 5 i Je | i js Ï it | i : H i I i Dalmane ih 3 il [rakes Nese i , lis > eS | IB 3% #3 ¥oyd Rk $ x: = letter > Yells ee ra ef LA + aE ; \u201cw ALLY [A fF en labotatoire ds SR È CR as see 7 A te * ap 3 a EY LEO +1 18 Ab ded elf th = dos ds innocuite 5 ou ten t p Vela * dr gard tés dans toute sit ex êle te de Cl *+ J aussi EU mm te = ans ment, a Fi iazépoxyde \u2018Roche! LCR: HI AGL lal | i Ua x ld t emme né qu Phe te devenir n'a pas il: i © pation rant d tH ou æ CIE EE PE UC TE u médicament ofimann-L oche it ols Pate (CE YL ILE CLR TC PEI Le réactio 210 pe dangers possible 2210 mère I'g fant peuvent vai la dose et la s Nib > dreuil Québec, FERRARI FRRRRNE ee ar TE HH goût à deviner le motif de cette visite d\u2019un vagabond du genre Canadien errant, plutôt que d\u2019un vague cousin.Qu\u2019ajouter à la nouvelle intitulée: Un jardin au bout du monde?Gabrielle Roy y trouve l\u2019occasion de céder à l\u2019inspiration que fait jaillir en elle Phis- toire d\u2019un couple où le dialogue était et fut durant toute leur existence complètement inexistant.Des pages comme cette description de la vieille chapelle que Martha et Stépan avaient construite méritent d\u2019être citées à des jeunes en mal de s\u2019instruire dans la langue de leurs aïeux.Relisons quelques passages: « Martha devint attentive à quelque souffle d\u2019air qui frémissait sur le seuil; c\u2019était le vent, comme étonné de trouver ouverte cette porte depuis si longtemps close.On eût dit qu\u2019il se retenait d\u2019avancer, saisi de curiosité.« Qu\u2019est-ce donc qui se passe aujourd\u2019hui?>» semblait chuchoter le vent.Rien ne pouvait être plus câlin et envoûtant que le vent parfois si furieux de ce pays.Tous les mouvements de l\u2019âme, la stérile révolte humaine l\u2019ébranlant presque jusqu\u2019à la folie, les grands coups d\u2019ennui frappant de toutes parts et aussi l\u2019abandon, la douceur, le calme, il semblait que le vent connût tout cela et tour à tour cherchât à leur donner expression » (p.177).nécrologie LE DOCTEUR ANTONIO ALLARD Le docteur Antonio Allard est décédé à Montréal le 15 mai 1975, à l\u2019âge de 70 ans.Il avait obtenu en 1931 son doctorat en médecine de l\u2019Université de Montréal.Il a toujours exercé sa profession à la Pointe Saint-Charles, à titre de médecin de famille.LE DOCTEUR ROGER BEAUDOIN Le docteur Roger Beaudoin est décédé à Montréal le 30 juillet 1975 à l\u2019âge de 75 ans.Il avait obtenu en 1926 son doctorat en médecine à l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR ÉMILE BROSSEAU Le docteur Émile Brosseau est décédé à Montréal le 1° août 1975 à l\u2019âge de 87 ans.Il fit ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse et ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal, promotion de 1913.Il fut chef interne à l\u2019hôpital Notre-Dame, pratiqua quelques années à Montréal, puis s\u2019établit à St-Stanislas-de-Kostka, près de Valleyfield, où il pratiqua sa profession pendant près de cinquante ans.1436 Et puis, cette phrase prononcée aux dernières heures de la vie de la femme esseulée: « La destination était trop haute, la fin trop grande pour la vie qu\u2019elle avait vécue.Pourtant, que rien d\u2019elle ne subsistât dans l\u2019esprit et le son du vent, dans la douce plainte des herbes, dans le murmure du petit bois de Pologne, lui était malgré tout un chagrin » (p.215).Les quatre nouvelles de Gabrielle Roy sont parmi les pièces littéraires récentes les plus vraies, les mieux senties et les plus agréablement écrites.Nous devons à l\u2019éditeur le grand mérite d'avoir su garnir une fois de plus la liste des œuvres dont la Librairie Beauchemin a raison de se flatter.I y eut Maria Chapdelaine, avant la première guerre mondiale, il y a depuis 1945 Gabrielle Roy.Cette dernière ne savait si bien dire quand, dans sa préface, elle écrivit: « Loin de moi l\u2019idée de proposer à ceux qui voudront bien me lire une interprétation de mes écrits et de mes personnages.Je souhaiterais bien davantage apprendre ce qu\u2019ils en pensent, eux ».Une seule réponse vient a la pensée du signataire: Beau, bon et bien.Edouard DESJARDINS Il était le père du docteur Maurice Brosseau, chef de psychiatrie à l\u2019hôpital Maisonneuve, le beau-père du docteur Simon Rivest et le frère du docteur Wilfrid Brosseau de Montréal.L\u2019Union Médicale du Canada présente ses sincères condoléances à la famille Brosseau.LE DOCTEUR J.-AIMÉ CARLE Le docteur J.-Aimé Carle est décédé à Duvernay le 11 mai 1975, à l\u2019âge de 63 ans.Diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1938, le docteur J.-Aimé Carle exerça d\u2019abord sa profession à Val-d\u2019Or en Abitibi.H s\u2019installa par la suite à Montréal où il exerçait sa profession à titre de médecin de famille.LE DOCTEUR EUGÈNE CASTONGUAY Le docteur Eugène Castonguay de Maisonneuve, quartier de Montréal, est décédé le 15 juin 1975, à l\u2019âge de 90 ans.Le docteur Eugène Castonguay a obtenu son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval de Montréal en 1911, L'UNION MÉDICALE DU CANADA I i ok Liliana Il exerça sa profession à Maisonneuve depuis ce moment où il succéda à son beau-père, le docteur Pierre Lussier, un des premiers médecins de l\u2019ancienne Cité de Maisonneuve.Le docteur Eugène Castonguay était le père des docteurs Yves, Bruno et Denise Castonguay à qui L'Union Médicale du Canada présente l\u2019expression de ses sincères condoléances.LE DOCTEUR ALPHONSE CLOUTIER Le docteur Alphonse Cloutier est décédé à Sherbrooke le 24 avril 1975, à l\u2019âge de 85 ans.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1918 à l\u2019Université Laval.LE DOCTEUR GUY DUCHESNE Le docteur Guy Duchesne est décédé au Cap-de- la-Madeleine le 11 avril 1975, à l\u2019âge de 42 ans.Diplômé en 1960 de l\u2019Université de Montréal, le docteur Guy Duchesne se spécialisa en oto-rhino- laryngologie et obtint en 1968 son certificat de spécialiste du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Il était oto-rhino-laryngologiste au Centre hospitalier du Cap-de-la-Madeleine.LE DOCTEUR ANTONIO FORTIN Le docteur Antonio Fortin est décédé subitement à Montréal le 30 juin 1975, à l\u2019âge de 73 ans.Le docteur Antonio Fortin, diplômé en 1926 de l\u2019Université de Montréal, avait exercé sa profession à Montréal.LE DOCTEUR AURAY FONTAINE Le docteur Auray Fontaine de Woonsocket, R.L., est décédé le 30 juin 1975, à l\u2019âge de 74 ans.Il fut pendant des années membre actif de l\u2019A.M.L.F.C.à titre de vice-président du conseil central.Le docteur Auray Fontaine avait fait ses études à l\u2019Université de Montréal, promotion de 1925.LE DOCTEUR VICTORIEN FREDETTE Le docteur Victorien Fredette est décédé à Montréal le 30 juin 1975, à l\u2019âge de 62 ans.Il était professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et, depuis 1938, assistant-directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de Montréal.LE DOCTEUR LÉON GAUTHIER Le docteur Léon Gauthier est décédé à Acton Vale le 6 juillet 1975, à l\u2019âge de 90 ans.Diplômé en 1911 de l\u2019Université Laval, le docteur Léon Gauthier a toujours poursuivi sa profession à Acton Vale.Il était le père des docteurs Guy Gauthier, Bernard Gauthier, Roger Gauthier et Jean Gauthier et le TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 beau-père du docteur Maxime Hamel de Montréal à qui L'Union Médicale du Canada offre le témoignage de ses vives condoléances.LE DOCTEUR PAUL GOYER Le docteur Paul Goyer est décédé à Magog le 18 juillet 1975, à l\u2019âge de 57 ans.Le docteur Paul Goyer avait fait ses études de médecine et obtenu son doctorat en 1947 de l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR JEAN GRÉGOIRE Le docteur Jean Grégoire est décédé à Québec le 1° juin 1975, à l\u2019âge de 79 ans.Le docteur Jean Grégoire, après ses études classiques faites au Collège de Joliette, avait entrepris à l\u2019Université de Montréal ses stages et suivi ses cours de médecine.Il obtint en 1924 son diplôme de doctorat.Le docteur Jean Grégoire fit carrière en hygiène publique.Il fut pendant plusieurs années sous- ministre de la Santé de la province de Québec.Il fut également professeur d\u2019hygiène à l\u2019Université Laval de Québec.LE DOCTEUR OSCAR GUÉRETTE Le docteur Oscar Guérette est décédé à East Angus le 4 avril 1975, à l\u2019âge de 44 ans.Il avait obtenu son doctorat en 1958 de l\u2019Université Laval.LE DOCTEUR J.-ANTONIO HOULE Le docteur J.-Antonio Houle est décédé à Montréal le 27 mars 1975, à l\u2019âge de 72 ans.Diplômé en médecine en 1928 de l\u2019Université de Montréal, il fut pendant trente-cinq ans médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame.LE DOCTEUR LOUIS-MARIE LANGLAIS Le docteur Louis-Marie Langlais est décédé récemment.ll exerçait sa profession à Vihleim Mercy Center du Lac Placide, état de New York.LE DOCTEUR ANTOINE LARUE Le docteur Antoine Larue est décédé à Québec le 18 avril 1975.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1935 à l\u2019Université Laval.LE DOCTEUR JEAN-THOMAS L\u2018ÉCUYER Le docteur Jean-Thomas l\u2019Écuyer est décédé à Montréal le 22 avril 1975, à l\u2019âge de 72 ans.Le docteur L\u2019Écuyer avait obtenu en 1929 son doctorat en médecine de l\u2019Université de Montréal.1437 EMRE apd RAR : \u2014_ 7 ren «À #4 ~u : ON $ ne pq \\ un, an la at \\\\\\ Li Dans l'ostéo-arthrite et l\u2019arthrite rhumatoïde le traitement dure des années oe?= .208 : à à 7 fr oc § Man =, + ye ) ~\u2014\u2014] ce qui compte pour vous est la sécurité et l'efficacité lors de l'administration de longue durée Considérez MOR l'agent anti-inflammatoire non stéroïde pour administration prolongée dans l'arthrite rhumatoïde ou l'ostéo-arthrite légère ou modérée x \u201cNous avons surveillé pendant cing ans plus de 1200 malades prenant de I'ibuprofene et avons conclu que ce médicament est un traitement efficace dans les affections rhumatismales.Les paramètres biochimiques et hématologiques n'ont pas dépassé les limites normales.\u201d F.E.Sheldrake,-J.Agar, J.W.Buckler, P.G.Dodsworth, A.A.J.Goldberg and J:E; Hall (Royaume-Uni).The Boots Company Limited, Nottingham.Mode d'action: L'ibuprofène a exercé une activité anti-inflammatoire, analgésique et antipyrétique au cours des études.sur les animaux faites dans le but précis de démontrer ces activités.L'ibuproféne n'exerce aucun effet glucocorticoide démontrable.; Chez l'homme, les essais cliniques ont démontré que l'activité clinique d'une dose quotidienne de 1200 mg d'ibuprofène est semblable à celle d'une dose de 3600, mg d'acide acétylsalicylique.: L'ibuprofène est moins uicérogène et moins apte a provoquer des hémorragies gastro- intestinales, aux doses courantes, que l'acide acétylsalicylique.Indications et usage clinique: L'ibuprofène est indiqué dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde et de l'ostéo-arthrite.Contre-indications: Ne pas utiliser l'ibuprofène au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n\u2019a pas été établie dans ces cas.L'ibupro- fène ne doit pas non plus être ütilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l'acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d'uicère gastro-intestinal.Il a été rapporté que l'ibuprofène a été associé à une amblyopie toxique.I! importe donc d'avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmologique complet.Discontinuer le traitement en cas de signe d'amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausée, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie, douleur épigastrique et selles positives au gaïac.Les examens radiologiques n'ont révélé aucun cas d'ulcère gastrique ou duodénal pouvant être relié à l'em- .*% ploi de l'ibuprofène.Système nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtalmologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d'autres.rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d'amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ont été publiés.Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de l'acuité visuelle et une difficulté à distinguer les couleurs.D'autres troubles (généralement un scotome central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel.Ces symptômes sont disparus après que le traitement fût discontinué.Un examen rétrospectif de 142 sujets ayant subi un traitement continu à l'ibuprofène (pendant des périodes allant de 1 à 4 ans) n'a pas révélé de semblables troubles visuels.Réactions cutanées: Des éruptions maculo-papuleuses et du prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement à l'ibuprofène.Des cas d'oedème ont également été signalés de temps à autre.Épreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à \u2018l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais il n'y à eu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies sporadiques ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de Furée sanguine.\u2019 Symptômes et traitement du surdosage: Chez des volontaires sains, des doses de 2400 mg par jour d'ibuproféne administrées pendant quatre semaines n\u2019ont causé aucune réaction défavorable grave.Au cours d'une autre étude, la perte de sang gastro-intestinal n'a pas augmenté chez les sujets ayant reçu des doses d'ibuprofène aussi élevées que 1800 mg par our pendant trois semaines, tel que déterminé par la mesure des érythrocytes marqués au T, Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d'un an a ingéré 1200 mg d'ipuprofène et n'a subi aucune réaction fâcheuse, sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins d'ibuprofène ont atteint 711 g/mil, ce quiest considérablement supérieur à ceux de 904g/mI qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés chez des adultes ayant regu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l'ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, ilimporte de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit primaire.Le médicament s'élimine rapidement, et l'excrétion est virtuellement complète en six eures.Posologie et mode d'administration: Adu/tes \u2014 Pour obtenir une réaction thérapeutique rapide, au début du traitement, surtout dans les cas où l'on passe au Motrin à partir d\u2019autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin a la posologie d'un comprimé de 300 mg quatre fois par jour (soit 1200 mg par jour) jusqu'à l'obtention d\u2019une réaction clinique optimale.Pour le traitement d'entretien, on peut réduire la posologie à 600/800 mg par jour, selon-la réaction clinique obtenue.Enfants - Vu l'absence d'expérience clinique, l'ibuprofène n'est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (blancs) en flacons de 100 et de 1000.749 MARQUE DÉPOSÉE: MOTRIN CF 7661.1 MEMBRE LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS, ONTARIO Jusqu\u2019au moment de sa retraite survenue il y a quelques années, le docteur Jean-Thomas L\u2019Écuyer a toujours exercé sa profession à Maniwaki.LE DOCTEUR JEAN MAUFFETTE Le docteur Jean Mauffette est décédé à Outre- mont le 17 février 1975, à l\u2019âge de 65 ans.Diplômé en médecine de l\u2019Université de Montréal, promotion de 1937, il était directeur du Service de santé de la Ville d\u2019Outremont.LE DOCTEUR WILFRID MELANÇON Le docteur Wilfrid Melançon est décédé le 10 octobre 1974 à Sainte-Anne-de-la-Pérade.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1919, à l\u2019Université Laval.Le Collège des Médecins et Chirurgiens du Canada lui décerna en 1952 son certificat de spécialiste en chirurgie générale.Le docteur Wilfrid Melançon a fait partie du service de chirurgie de l\u2019hôpital Sainte-Croix de Drum- mondville.LE DOCTEUR CÉCILIUS MERCIER Le docteur Cécilius Mercier est décédé à Thetford Mines le 3 avril 1975, à l\u2019âge de 66 ans.Il était diplômé de l\u2019Université Laval depuis 1936.LE DOCTEUR RAYMOND-R.MEUNIER Le docteur Raymond-R.Meunier est décédé récemment à Indian Orchard, Mass., à l\u2019âge de 84 ans.Né à Fitchburg, il fit ses études au Williston Seminary de Fast Hampton et sa médecine à la Faculté de Médecine Tufts de Boston où il obtint, en 1919, son doctorat.Il exerça sa profession à titre de médecin de famille à Indian Orchard.LE DOCTEUR ROSE MIRON Le docteur Rose Miron est décédée récemment à Hamilton.Diplômée en 1957 de l\u2019Université d\u2019Ottawa, elle était anesthésiste à l\u2019hôpital Général d\u2019Hamilton.Le docteur Rose Miron était fellow du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.LE DOCTEUR J.-ANTOINE RAYMOND Le docteur J.-Antoine Raymond est décédé à Saint-Louis du Ha Ha, comté de Témiscouata, le 28 avril 1975, à l\u2019âge de 73 ans.Il avait obtenu son doctorat en 1928 à l\u2019Université Laval.1440 LE DOCTEUR LUCIEN SYLVESTRE Le docteur Lucien Sylvestre est décédé fin avril 1975, à l\u2019âge de 77 ans.Le docteur Lucien Sylvestre, qui avait fait ses études classiques au Collège Sainte-Marie de Montréal, obtint en 1922 son doctorat en médecine de l\u2019Université de Montréal.Il fit son internat à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal où, jusqu\u2019à la date récente de sa retraite, il fut attaché à la section de vénérologie.L'Union Médicale du Canada a publié plusieurs de ses travaux dont les plus récents avaient été publiés en collaboration avec le docteur Zoltan Gallai, décédé récemment.Le docteur Lucien Sylvestre avait durant sa carrière occupé rue Delorimier le bureau où son père avait exercé sa profession d\u2019omnipraticien.Le docteur Lucien Sylvestre était le beau-frère du docteurs Jean-Charles Tremblay, chirurgien de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc, et du regretté Émile Blain, ancien directeur général de l\u2019A.M.L.F.C.et ophtal- mo-oto-rhino-laryngologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame.L\u2019Union Médicale du Canada offre ses plus sincères condoléances à la famille du docteur Lucien Sylvestre.LE DOCTEUR RENÉ THÉRIEN Le docteur René Thérien est décédé le 15 février 1974, à New Mexico, à l\u2019âge de 78 ans.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1922 à l\u2019Université de Montréal.T exerça sa profession dans cette ville.LE DOCTEUR LOUIS-RENÉ VÉZINA Le docteur Louis-René Vézina est décédé à Québec le 12 avril 1975, à l\u2019âge de 76 ans.Diplômé en médecine de l\u2019Université Laval en 1922, le docteur Vézina exerça sa profession au Québec.Il obtint en 1950 son certificat de spécialiste en hygiène publique du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Il était le père du docteur Jean Vézina, radiologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame, à qui s\u2019adressent nos condoléances.LE DOCTEUR VICTORIN VOYER Le docteur Victorin Voyer est décédé le 27 juillet 1975, à l\u2019âge de 57 ans.Après l\u2019obtention de son doctorat en médecine en 1943 à l\u2019Université Laval de Québec, le docteur Victorin Voyer s\u2019orienta en neuro-psychiatrie et, à la suite d\u2019études postscolaires faites à l\u2019étranger et au pays, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui décerna un certificat de spécialiste en psychiatrie en 1956.L'UNION MÉDICALE DU CANADA i Dès 1939, il eut l\u2019occasion d\u2019être l\u2019élève du professeur Karl Stern; ce dernier mentionna son élève dans « Le Buisson ardent », volume que les Éditions du Seuil publièrent à Paris en 1951 et qui était une traduction de \u201cPillar of Fire\u201d.On y lit en effet que « Victorin Voyer fut le premier élève canadien-fran- çais que j\u2019arrivai à connaître assez intimement.C\u2019était un étudiant licencié qui suivait mon cours de psychiatrie.Il m\u2019accompagnait lorsque je faisais un tour dans les salles et au début je ne remarquai rien d\u2019autre que son ardeur à l\u2019étude; nos conversations restaient confinées dans des domaines purement techniques.Toutefois son personnage me faisait grande impression; il y avait chez lui quelque chose de sain, propre et droit.Un jour après avoir fait le tour d\u2019un service comportant une centaine de malades chroniques, il se mit soudain à parler du mystère de la souffrance.À vingt-six ans, il paraissait un peu sentimental.Il était de toute évidence en contact étroit avec la philosophie thomiste contemporaine et avec le mouvement personnaliste.quoi que nous discutions, \u2026 je sentais toujours présent le même esprit de charité et de justice chaleureuse qui lui permettait d\u2019aller droit au cœur du problème sans la moindre acrobatie intellectuelle.Il m\u2019expliqua, sans lui trouver d\u2019excuse, l\u2019arrière plan social, économique et psychologique du chauvinisme franco-canadien.Lui-même était tout, sauf romantique ou réactionnaire.Notre amitié ne mit pas longtemps à s\u2019affermir.Moi, le Juif allemand.chassé.et lui, le garçon venu d\u2019un village franco- canadien, nous parlions le même langage, nous avions les mêmes pensées et il y avait, de toute évidence, un facteur assez puissant, pour réduire à néant toutes les forces sociales, politiques et biologiques qui nous avaient marquées.» Cette amitié des deux hommes conduisit au bap- tème de Karl Stern par le Père Ethelberg dans l\u2019église des Franciscains de Montréal, le 21 décembre 1943, Victorin Voyer ayant accepté d\u2019être le parrain de son maître.L\u2019un et l\u2019autre des deux psychiatres continuèrent leur carrière dans des territoires limitrophes.Le docteur Victorin Voyer fut un des piliers de l\u2019Institut Anbar et il participa à sa manière à l\u2019enseignement de la discipline médicale qu\u2019il aimait.Il laisse sept enfants; il était l\u2019un des membres d\u2019une famille de onze frères et sœurs, dont deux l\u2019ont suivi dans la même orientation professionnelle.À ses frères, les docteurs d\u2019Argenson Voyer et Louis Voyer, à toute sa famille, L\u2019Union Médicale du Canada offre le témoignage de ses profondes sympathies.E.D.TOME 104 \u2014 SEPTEMBRE 1975 Le modificateur Ju comportement digestif Classification.MAXERAN * (chlorhydrate de métoclopramide) est un modificateur de la motilité du tractus gastro-intestinal supérieur.Indications.Gastrite sub-aiguë, gastrite chronique.Séquelles gastriques d'opérations chirurgicales telles que vagotomie, pyloroplastie.ans ces indications, là où il y a ralentissement de la vidange gastrique, le Maxeran soulage les symptômes tels que nausées, vomissements, douleurs épigastriques, distension abdominale, etc.intubation du petit intestin: Maxeran facilite et accélère l'intubation du petit intestin.Réactions indésirables.De la somnolence et, plus rarement, de l'insomnie, fatigue, maux de tête, étourdissements et dérangements de l'intestin, ont été rapportés.On a rapporté en de rares occasions, des cas de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux.On a rapporté une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises lors de l'emploi du Maxeran chez des patients épileptiques.Précautions.Les médicaments dont l'activité est du type \u201catropinique\u201d ne devraient pas être utilisés en même temps que le Maxeran puisque ces médicaments tendent à annuler l'effet du Maxeran sur la motilité gastro- intestinale.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé en association avec des ganglioplégiques ou des neuroleptiques puissants puisqu'une potentialisation de leurs effets pourrait survenir.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé chez des patients souffrant d'épilepsie et de syndromes extrapyramidaux à moins que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques d'aggraver ces symptômes.À cause des risques de manifestations extrapyramidales, le métoclopramide ne devrait pas être utilisé chez les enfants à moins que l'indication pour son usage ait été clairement établie.Il ne faudrait pas dépasser la posologie recommandée pour le Maxeran puisqu'une posologie excédentaire ne produirait pas un effet correspondant sur le plan clinique.La posologie recommandée pour les enfants ne devrait pas non plus être dépassée.Contre-indications.Maxeran ne devrait pas être administré à des patients en association avec les inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques, substances sympathicomimétiques et nourriture dont le contenu en tyramine est élevé, puisque la sûreté d'une telle association n'a pas encore été établie.Par mesure de précaution, on devrait laisser s'écouler un intervalle de deux semaines entre l'utilisation d'une de ces substances et celle du Maxeran.La sûreté d'emploi du Maxeran dans la grossesse n'ayant pas été établie, il est alors recommandé de ne pas utiliser le produit chez les femmes enceintes à moins que le médecin croit que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques possibles pour le foetus.Posologie et administration.Ralentissement de la vidange gastrique Adultes Comprimés.Y à 1 comprimé (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Liquide.5-10 ml (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Ampoules.Quand l'administration parentérale est indiquée: une ampoule (10mg}I.M.ou |.V.(lentement), à répéter deux ou trois fois par jour si nécessaire.Enfants (5 à 14 ans) Liquide.2.5 à 5 mi (2.5 \u2014 5 mg) trois fois par jour avant les repas.Intubation du petit intestin Adultes.Une ampoule (10 mg) I.V.\u2014 15 minutes avant l'intubation.D'autres voies d' administration (orale ou intramusculaire) peuvent être utilisées mais avec une plus grande période de latence.Enfants (5 à 14 ans) 2.5 à 5 ml (2.5- 5 ma) Présentation.Comprimés.Chaque comprimé blanc sécable contient 10 mg de monochlorhydrate de metoclopramide.Flacons de 50 et 500 comprimés.Liquide.Chaque ml contient 1 mg de monochlorhy- drate de métoclopramide.Flacons de 110 ml et 450 ml.Ampoules.Chaque ampoule de 2 mi contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide dans une solution claire etincolore.Conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.Boîtes de 5 et 50 ampoules.Monographie du produit disponible sur demande.Informations et posologie \u2014 Voir 3e couverture PHARMACEUTIQUES LTÉE PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada.E i I: \u20183 yf 3 jet Re i congrès 2° SECTION FORUM INTERNATIONAL FRANCOPHONE DE RECHERCHES EN GASTROENTÉROLOGIE Sherbrooke, 16-17 juin 1975 Animateur : Henri NAVERT Résumé des communications (suite) 95 97 LES EFFETS DE LA SEKOTONINE SUP LES CONTRACTIONS.LONGITUDINALES ET CIRCULAIRES DE L'INTESTIN CHEZ LE CHIEN À JEUN-MENDEL C.-KACHELHOFFER J.- POUSSE A.-DAUCHEL J.-SCHANG J.C.et GRENIER J.F.-U 61 Physiopathologie Digestive-INSERM-Strasbourg-France.La motilité intestinale a été étudiée chez 18 chiens à jeun depuis plug de 48 heures, avant et après stimuiation par la sérotonine (5-HT).Sous anesthésie, une anse jéjunale a été extériorisée après laparotomie L'activité électrique a été enregistrée durant une heure au moyen d'une électrode séreuse monopolaire.Pendant le même temps les contractions circulaires ont été mesurées à l'aide d'un ballonnet intraluminal et les contractions longitudinales par un dispcsitif original de mesure de déplacements, placé au même niveau que l'électrode.Avant stimulation, les 2 couches musculaires ne se contractent pas én permanenceet les durées d'activité sont différentes.On observe des contractions circulaires et longitudinales durant respectivement 62% (sem= 12%) et 83% (sem=13%) du'temps d'enregistrement.Les contractions circulaires, lorsqu'elles existent, sont constamment en phase avec le rythme électrique de base (REB) sur iequel des potentiels rapides se greffent épisodiquement.Les contractions longitudinales paraissent indépendantes del'activité circulaire et du REB.La stimulation par la sérotonine entraine une coordination des activités électriques et mécaniques.À chaque maximum de polarisation électrique on cbserve simultanément une bouffée de potentiels rapides, le début d'une contraction circulaire et le début d'une relaxation longitudinale.Les contractions circulaires et longitudinales sont séquenticlles.La fréquence de chacune de ces contractions est identique à celle du REB.Il est conclu que la stimulation par la 5-HT fait passer l'intestin, chez le chien à jeun d'un état où les contractions lorsqu'elles existent, sont dissociées et incapables d'assurer le transit intestinal, à INHIBITION SELECTIVE DE LA SECRETION DU BICARDONATE DANS LE COLON DU RAT PERFUSE DURANT LE CHOC HEMORPAGIQUE.Hoel D., Sicotte C.et Devroede G.Centre Hospitalier Universitaire, Sherbrooke, Québec, Canada.Au cours d'une perfusion de salin isotonique, le colon conserve le sodium, Je chlorure et l'eau et sécrête le bicarbonate et le potassium.La quantité de bicarbonate sécrété correspond bien & l'excédent net d'absorption du chlorure.Les mécanismes exacts de ces phénorènes demeurent inconnus.Afin de les explorer, 28 colons de rats furent perfusés in vivo & la vitesse de 0.2 ml/min.avec une solution ssline isotonique.Quatorze animaux ont Été maintenus sous des conditions de contrôle et la tension sanguine des autres à été maintenue pendant toute la durée des expériences À 35 mn/Hg.Il n'y avait pas de différences significatives dans l'absorption de l'eau, du chlorure et du sodium, Ou la sécrétion du potassium entre les deux groupes, mais la sécrétion du bicarbonate était réduite d'une moyenne allant de h70 n£q & 220 niq/minute (P += RE re ors SR pe > x ne Fr FR = aes EIR A TR is Cy Foren ss Err i So rey mary ne 3 3 brs, 127 TE SPEIER oi a Pre D TRIAL 2e re ss = chy PRES ee ERED ES AEST 7 = ST DES DÉBUTS MODESTES Par une belle soirée de l\u2019été 1924, quatre spécialistes en pharmacie se onnèrent la main scellant ainsi un pacte, celui de servir la profession médicale et le public en se consacrant à une industrie jeune encore, l\u2019industrie pharmaceutique et particulièrement, dans les domaines inexplorés de l\u2019endocrinologie et de la vitaminologie.Les quatre pionniers de la future compagnie étaient collègues dans une maison pharmaceutique établie: M.W.A.S.Ayerst y était vice- président, M.W.J.McKenna, directeur de la vente, M.W.Harrison, directeur régional de la vente et M.H.McPherson, chimiste.Quelques mois plus tard, le 19 jan- Une idée.une magnifique réalisation vier 1925, ils obtinrent un permis pour la fondation de la maison Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée.Ils versèrent un capital de $4 250.Les lettres patentes autorisaient la nouvelle compagnie à produire, fabriquer, acheter, vendre, importer, exporter des substances chimiques, médicaments et drogues de toutes sortes ainsi qu\u2019à vendre de la poudre à priser, des épices, du tabac en feuille, des manilles à bouts coupés, de la gomme laque et de la poterie.Les fondateurs d\u2019Ayerst s\u2019étaient voués spécifiquement à la recherche et à la technologie pharmaceutiques.En moins de dix ans, ils avaient assuré à la maison une place de choix parmi les plus grandes fabriques de produits pharmaceutiques du monde.L\u2019histoire de la compagnie a débuté par la mise sur le marché d\u2019une huile de foie de morue standardisée et titrée biologiquement.Dans l\u2019optique des fondateurs, toutes les formules thérapeutiques devaient être normalisées, les techniques anciennes n\u2019assurant point la concentration uniforme dans tous les lots de fabrication.Après plusieurs mois d\u2019expériences et de fabrication en usine pilote, les laboratoires Ayerst mirent sur le marché trois douzaines de fla- AYERST cons d'huile de foie de morue standardisée et titrée.La concentration était rigoureusement uniforme dans chaque lot de fabrication.Le nouveau concept d'assurer un dosage précis des ingrédients et d\u2019en fournir la liste sur l\u2019étiquette souleva un intérêt remarquable dans le public mais aussi chez les médecins et pharmaciens.C'était une innovation réalisée pour les Canadiens, par des Canadiens et avec des fonds canadiens.Les cinquante premières années En avril 1925, la nouvelle compagnie était bien établie.Depuis ors la recherche a progressé de pair avec la science et la technologie.En 1929, furent lancées les premières capsules de concentré d\u2019huile de foie de morue, ALPHAMETTE*; en 1930, le premier œstrogène actif par voie orale, EMMENINE; en 1935, les produits BEMINAL* qui sont aujourd\u2019hui parmi les plus fréquemment prescrites des formules vitaminiques du complexe B avec C: en 1939, était produit le premier lot d\u2019œstrogènes conjugués PRÉMARINE et cette spécialité a été la plus marquante contribution de la maison au bien-être des fem- mesdu Canada.Aujourd'hui, Ayerstæ Au cours du premier quart de siècle de l\u2019histoire d\u2019Ayerst, les besoins croissants en soins médicaux universels, en planification familiale et en soins pré-natauxontvunaître des spécialités médicales, notamment la pédiatrie, la gériatrie, l\u2019endocrinologie et concurremment de nouvelles thérapeutiques telles que l\u2019antibiothérapie et la chimiothérapie.Ayerst est une entreprise canadienne qui a apporté une contribution remarquable dans ces domaines.Aujourd\u2019hui, après cinquante ans, Ayerst joue toujours un rôle prépondérant dans la mise au point et la fabrication des produits pharmaceutiques.Par ailleurs, I'influence de la maison Ayerst s\u2019est étendue hors les frontières du Canada; elle exporte en effet dans soixante pays.ge pl FeatraclC tees poncède | nite psi puna qu con plodui ê compos i Lave enc PREMA men propnét subsiane sees be Me Une d'Art rag de proc propice ceuique ores x0 I oni AUX el fede une gy ment Qu Or d'un demon diem Jeti, $e lung; Tétionn, des Jes Hhyigy fa Gili Medi Ay % Ri est le plus important spécialiste dans l\u2019extraction et le traitement des ces- rogenss naturels conjugués et on concede facilement que la maison possède une expérience inégalée dans la collecte, la répartition et la purification des matières premières qui composent PRÉMARINE.Ce produit est tout à fait naturel sans composants synthétiques ou semi- synthétiques.Les femmes du monde entier bénéficient des avantages de PRÉMARINE.Depuis plus de 35 ans, les médecins ont compté sur les propriétés remarquables de cette substance pour assurer aux ménopausées et aux postménopausées, force métabolique et vie active.Une visite des installations d\u2019 Ayerst peut amplement démon- rer a quel point la maison tente jde procurer atmosphere la plus propice aux découvertes pharmaceutiques.Les appareils de labora- [toires sont les plus perfectionnés; ils ont été conçus pour répondre jaux exigences de tous les types de -Frecherche auxquels se consacrent iqune équipe de scientifiques hautement spécialisés.Or, il reste que la découverte d\u2019un nouveau médicament demeure un défi et les objectifs à atteindre, plus complexes que /Pjamais.On estime en effet, qu\u2019en se fondant sur les concepts les plus rationnels et en utilisant les métho- ÿides les plus sérieuses, une seule substance sur trois mille dont on \u2018ÿ fait la synthèse et l\u2019essai aura les B qualités requises pour devenir un -ÿ médicament.ler ration forme on, rer vo lents à liqullk quabl ces lé, C'tai our le fers | 5 fe pes _ i .5 4 HUILE \"IR DE FOIE un DEMORUE i comedune A L\u2019ORIGINE, DE L'HUILE DE FOIE DE MORUE | LABORATOIRES AYERS @ Pre Sora LJ JEN J JA entier- pra IE de JLetticacite Q oe rt S 35 ans) Ayerst Ayersr njugués e ( \u201cil Sey La TE TRO IE TET Rite demeure la seule dans sa classe.Une création canadienne de | a recherche Ayerst Arr 0 \u2018 ll n\u2018ya pas de substitut A x À) ga pour la qualité 5 O Division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal Canada Ni y den déposé Les essais chez les animaux Lorsqu'on a reconnu à un produit synthétisé la possibilité de devenir un médicament efficace, le service de mise au point chimique et l\u2019usine pilote ont pour responsabilité de fournir au kilogramme la nouvelle substance aux fins de recherche pharmacologique et clinique.Avant que se poursuivent les essais cliniques chez l\u2019homme cependant, on doit déterminer la sécurité et l\u2019efficacité du produit chez les animaux de laboratoire de même que ses effets sur l\u2019organisme, notamment sur les systèmes nerveux autonome et central, sur le système endocrinien et sur le métabolisme.S1 l\u2019efficacité du produit chez les animaux est confirmée, les travaux passent au stade suivant qui est celui de l\u2019étude de la toxicité chronique.Les pharmacologues utilisent en moyenne 4 000 souris et 5 000 rats par mois, outre des centaines de chiens, de cobayes, de singes, de lapins et de chats.Si à un moment quelconque, des épreuves plus poussées décèlent quelques effets toxiques, le composé peut être rejeté.Si le produit passe avec succès tous ces examens critiques, LES NORMES LES PLUS STRICTES on procède alors aux essais avec témoins chez l\u2019homme.5000 RATS PAR MOIS La fabrication L\u2019usine de produits pharmaceutiques Ayerst est considérée dans l\u2019industrie comme un modèle du genre.Elle a été conçue pour correspondre aux normes les plus strictes de la fabrication des médicaments.Ainsi dans sa construction même, on a pris toutes les dispositions requises pour prévenir la contamination croisée ou interaction des substances médicamenteuses et pour fournir les conditions ambiantes les plus favorables à la fabrication de chaque substance.Le contrôle de l\u2019environnement joue un rôle important à tous les stades de la fabrication.À cet égard, le plus remarquable appareil est probablement celui qui alimente en air les divers secteurs de la fabrique.Le système fournit 2 320 m° d\u2019air à la minute et renouvelle 12 fois à l\u2019heure tout l\u2019air de l\u2019édifice.Ajoutons que l\u2019air usé est lavé avant d\u2019être rejeté dans l\u2019atmosphère.Pas un seul lot de produit ou de composés ne quitte notre usine sans avoir reçu le sceau officiel du Laboratoire de contrôle de la qualité.Aucune substance ne peut être confiée aux pharmacologues cliniques sans qu\u2019ait été d\u2019abord constitué un dossier circonstancié des résultats des essais analytiques pour en établir l\u2019identité, la pureté et les propriétés physiques et la concentration.Les essais de vérification de la qualité peuvent comporter jusqu\u2019à 250 épreuves depuis la réception des matières premières jusqu\u2019à la mise au point finale.ar | Cu ; \u2018 eut sat ; sais: pHs et ar Cb regis (HM 4} i + (Si 1 \u201c th i { {ik td att A in Gi H A A irik ss i HEH EGR EG Atal sdRUR TH D EE UC AO A TN OR OR rach Meuse; hig far §f mem § tous lei | AGI | aliment # lofi Jf Mo vel | edi ¥ gl ln l'aimos tou 0g a fu Late quill | fre cor me onstité @ 5 16) pour réelle comncet Parmi les milliers de substances mises à la disposition des médecins praticiens, bien rares sont celles qui voient leur importance thérapeutique reconnue par l'attribution d\u2019un prix prestigieux.ATROMIDE-S a mérité cet honneur et s'est vu attribuer le prix Galien à Paris en 1973.f de k | jusqu | qui | - : \u2018 \u201c bêta adrénergiques 2320 METRES CUBES D\u2019AIR A LA MINUTE 4 1 \u201c1 LA tion.la fiabilité et È .ces deux thérapeutiques innovation, la napilite \u20ac ' ' \u2018 la recherche de la perfection Ë constituent deux contributions sont une tradition pour le pre- È importantes d'Ayerst dans le :{ mier laboratoire commercial 3 domaine des maladies cardio- à | biologique du Canada.Ses 3 vasculaires.fondateurs Ayerst, McKenna, / Harrison et McPherson l\u2019ont établie et c\u2019est tout à leur honneur.Dès le début, en effet, ils ont instillé à leur personnel un tel sens de fierté, d\u2019intégrité et de sens de la perfection que leur esprit vit et se manifeste | encore aujourd\u2019hui.Tous renseignements utiles prog: LABORATOIRES AYERST \u2019 division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée.Montréal, Canada 5 O ANS DE PROGRES rés sur demande.ATROMIDE-S et INDERAL sont fabriqués au Canada selon accord avec MEMBRE IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED - deposé HIRE] La recherche et la mise au point jouent un rôle prépondérant La maison Ayerst a sans conteste Joué au Canada un rôle important dans la mise au point, la recherche clinique et la production des antibiotiques depuis qu\u2019elle a érigé la première usine de fabrication de la pénicilline au cours de la deuxième guerre mondiale.En 1943, la maison Ayerst mettait ses installations à la disposition du gouvernement canadien pour la production de pénicilline pour l\u2019armée.En février 1944, la construction de la nouvelle usine étant terminée, on put produire la pénicilline G en grandes quantités et en diverses concentrations, formules posologiques et combinaisons.Après la mise au point de pénicilline G sous forme de comprimés Une visite des installations d\u2019Ayerst peut amplement démontrer à quel point la maison tente de procurer l\u2019atmosphère la plus propice aux découvertes pharmaceutiques.Les appareils de laboratoires sont les plus perfectionnés; ils ont été conçus pour répondre aux exigences de tous les types de recherche auxquels se consacrent une équipe de scientifiques hautement spécialisés.à désagrégation réglée, mis sur le marché sous le nom d\u2019HYLENTA, la compagnie lança au Canada la première pénicilline semisynthéti- que, suite à une affiliation avec des compagnies britanniques.C\u2019était en 1960.La maison Ayerst procéda pendant plusieurs années à des essais cliniques au Canada et CELBÉNINE (méthicilline), ORBÉNINE (cloxacilline), PENBRITINE (ampicilline), PYOPÈNE (carbénicilline) et tout récemment, AMOXIL (amoxicil- line) purent être fabriqués et vendus au Canada.Or, en dépit de l\u2019ère des médicaments miracles que nous avons connue, les champs inexplorés demeurent nombreux.À mesure | Or, il reste que la découverte d\u2019un nouveau médicament demeure un défi et les objectifs à atteindre, plus complexes que jamais.On estime en effet, qu\u2019en se fondant sur les concepts les plus rationnels et en utilisant les méthodes les plus sérieuses, une seule substance sur trois mille dont on fait la synthèse et l\u2019essai aura les qualités requises pour devenir un médicament.qu'augmentent les connaissances, en matière médicale, des substances plus efficaces remplacent les anciennes.La nécessité de meilleures spécialités dans le domaine car- diovasculaire s'impose notamment.Par ailleurs, les causes des troubles endocriniens doivent étre explorées davantage.Il est à espérer également que des médicaments oraux plus efficaces soient mis au point pour maîtriser les maladies métaboliques telles que le diabète.Le système nerveux continuera sans doute à susciter à l\u2019avenir la recherche pour des produits améliorés.Quant aux antidépressifs et aux tranquillisants, ils sont probablement appelés à céder le pas à des substances génératrices de bien- être.La marge entre l\u2019état normal et la maladie pose un défi qui provoque sans cesse des explorations intéressantes et importantes dans deux domaines spécifiques, à savoir celui des amines biogènes et celui de l\u2019action des hormones au niveau intracellulaire.Nous espérons apporter dans ces disciplines une contribution aussi importante que celle que nous avons fournie dans le passé.Ce sont les faits saillants de l\u2019histoire des Laboratoires Ayerst.Une idée germée dans le cerveau de quatre vaillants pionniers a mené à une entreprise d\u2019envergure mon- UNE SEULE SUBSTANCE SUR TROIS MILLE di Li {8 gual sance 31 | 00 pe de ute de med Joo end fares.fal d'Avent enreche fitz.en commer sondiio ment.D produits fa dens QUALI MTP Sam diale.L\u2019entente intervenue entre hig.foes quatre Canadiens a donné nais- an; sance à un complexe qui emploie nel §1 000 personnes.De la fabrication tar de l\u2019huile de foie de morue à celle nmy Âde médicaments chimiothérapeuti- nik fques endocriniens et cardiovascu- diz flaires, la maison Ayerst a toujours inl lété à l\u2019avant-garde.L\u2019histoire Oral ld\u2019 Ayerst est celle des travailleurs pi fen recherche, en controle de la qua- ni Jlité, en fabrication et en services i |; fcommerciaux, notamment: achats, 7 9 fconditionnement, contingente- tee AMent.Dans le monde entier, les fins Ÿproduits Ayerst sont conformes à da Ha devise de la compagnie: LA wi: FQUALITÉ AYERST NE CON- sit {NAÎT PAS DE SUBSTITUT.bier norm pr ratios 5 dans vs, à ai motes iia FI JOU 51 ; Une qu de ment ot) 1 \u201cDans notre domaine plus que | dans tout autre, 1a plus humble tâche doit être exécutée méticuleusement puisqu\u2019elle contribue de quelque fagon a assurer à l\u2019humanité l\u2019un de ses biens les plus précieux, le maintien de la santé.\u201d || Jesuis particulièrement fier en comptant les spécialités Ayerst | 1 offertes au public aujourd\u2019hui, - |} de constater comme bien peu | d\u2019entre elles étaient connues en 1938, année de mes débuts chez | Ayerst.Aujourd\u2019hui comme hier, c\u2019est à l\u2019équipe entière qui a fourni les efforts et les res- | sources intellectuelles que les Laboratoires Ayerst doivent leur succès.\u201d Le président, John A.Walker ji Un nouveau médicament à pedigree L'arbre généalogique d\u2019AMOXIL est impressionnant: Les données scientifiques colligées avant l'introduction d\u2019AMOXIL* (amoxicilline) pèsent 266 livres.Elles comprennent les renseignements chimiques, pharmacologiques et toxicologiques de la substance thérapeutique, la preuve de l'efficacité et de la sécurité du produit et le protocole de l\u2019administration de milliers de doses au cours des essais de laboratoire et des essais cliniques.Son arbre généalogique couvre 48 volumes, soit 17 804 feuillets.Cette masse de recherche précède l\u2019introduction d\u2019AMOXIL sur le marché canadien.Une dénomination commune peut-elle faire l\u2019objet d\u2019une histoire aussi fouillée?Quand vous choisissez un médicament, pesez la réputation et la fiabilité du fabricant et prescrivez la spécialité appuyée et mise au point par la recherche et par des années d\u2019essais cliniques.Choisissez celui qui mérite votre confiance.(amoxicilline) Le poids lourd d Ayerst Tous renseignements utiles procurés sur demande.Vi 2 MES Avert #6 SIC po 5.0 LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal, Canada AMOXIL, fabrication canadienne selon accord avec Beecham Inc.MEMBRE *déposé ANS DE PROGRES ANS DE PROGRES nous avons tous progressé ensemble Depuis 1925, année de la fondation de la compagnie Ayerst, McKenna & Harrison, quelle transformation ont connue les domaines de la médecine et des soins.Au cours de ces cinquante années, la portée, l'efficacité et la qualité des techniques diagnostiques, de la médecine et des produits pharmaceutiques ont pris une ampleur remarquable.Seuls sont demeurés constants, le dévouement et l'intérêt de milliers et de milliers d'artisans qui ont collaboré à la révolution tranquille de la médecine, des soins et de la fabrication de produits pharmaceutiques de qualité.À l\u2019occasion du cinquantième anniversaire de leur fondation, les Laboratoires Ayerst saluent tous les corps professionnels du Canada dédiés à la santé.ll n'y a pas de substitut ; FY LT 086 \u2014_\u2014 ey 99 102 COMPARAISON ENTRE LES PROPRIETES ELASTIQUES DE LA PAROI RECTALE CHEZ DES ENFANTS NORMAUX ET CHEZ DES SUJETS ATTEINTS DE MALADIE DE HIRSCHSPRUNG.ARHAN P., DEVROEDE G., PER S0Z B., FAVERDIN Cl., COUPRIS L., PELLERIN D.Département de Physiologie, Faculté Necker, Paris - France.Chez 30 sujets normaux, la distension du rectum pendant 1 ou 2 minutes par un ballonnet sphérique gonflé brusquement à des volumes variant entre 7 et 50 millilitres, met en évidence un phénomène uc relaxation pariétale qui se traduit par une pression d'abord élevée dans le ballonnet dis tendeur qui se stabilise ensuite à une valeur plus basse.Exprimée en fonction du temps, la pression apparait comme une somme de 2 fonctions exponentielles et d'une constante asymptotique.La valeur de la tension de la paroi est déduite de la pression en appliquant la loi de Laplace.Un modèle rhéologique simple de la paroi rectale peut être élaboré à partir de la moyenne des résultats,ce qui schématise les composantes visqueuses et la composante élastique.Les mêmes tests sont pratiqués chez des enfants atteints de maladie de Hirschsprung avant toute intervention.Chez ces derniers, en ce qui concerne uniquement les propriétés élastiques du rectum, on peut séparer les sujets à élasticité rectale normale et les sujets dont l'élasticité élevée dénote une paroi rectale très résistante à la distension.La corrélation entre ces résultats, la hauteur de la zone spastique repérée radiologiquement et le tableau clinique est présentée.ERFUSION ¥LECTIVE DU FOIE ET DISTRIBUTION INTRAHEPATIQUE DE L'OR COLLOI AL.RELATION AVEC L'EPURATION HEPATIQUE DE L'AMMONIAQUE .ECTOR J.C1., VERBEUSTEL S., LAMBILLIOTIE J.P.Laboratoire de Chirurgie Expérimentale - U.L.B.- Bruxelles-Belgique.Groupe 1.: Quinze chiens furent perfusés, soit par la veine porte, soit par l'artère hépatique, avec des solutions de chlorure d'ammonium de con centrations croissantes.Des échantillons de sang furent prélevés dans l'artère fémorale et dans une veine sushépatique.Groupe I1.: Chez 10 autres chiens, le foie fut perfusé in situ pendant 1 heure avec une solution contenant 45 mg de chlorure d'ammonium/kg/h et SOuCie d'or colloïdal et ce, par l'intermédiaire d'un cathéter placé soi dans une veine iléale, soit dans l'artère hépatique.Las concentration- en isotope fut mesurée en 12 points standards dans le foie.Les concentrations sanguines d'ammoniaque pendant chaque épreuve furent mesurées dans l'artère fémorale et dans bne veine sushépatique.Résultats : Dans le ler groupe, la perfusion de NH4CL par la veine porte entraine une augmentation significative de l'ammoniémie périphérique, si la concentration de la solution perfusée dépasse 20 mg/kg/h.Par ailleurs, la perfusion d'NH&C1l par l'artère hépatique n'entraîne aucune augmentation de l'aumoniémie périphérique, même pour une concentration de 45 mg NH4C1/kg/h.Dans le 2e groupe, la distribution de l'isotope radioactif montre une plus grande hétérogénéité quand la voie d'administration est la veine porte, par rapport à la voie artérielle hépatique (pn7e était de 25 am dean, La preacion ravenne de remnlirsage du système canalaire et du p>renchy\"e nancréatinues était de !3 em d'eau.Le Glucagon, la Sécr4tinm I.V., pas plus que la Xylocaïne et l'Hydroc-rtisons intra-canalairac ne modifirient ~igni- ficativement les conditions de remnlissage du pancréas.Un effet sécrétoire inhabituel du Glucagon fut constaté 3 la dose utilisée (1 mg).Hacrosconinumment, on obcorvait un gonflement ondimatoux du pancréas ai cours du remnlissage P*d{ringicnenent, de bovnn- images des canaux pancréatin- 7 et du narenchyme A*aicnt ~htenucs, avec des aspects d'effraction tordifs.Une npaicification nrécoce des reins était constarment observé\u201d.La substance nnaque n'arnaraissait | que tardivement dars la lymphe thoracique.110 LES EFFETS DU JEONE SUR LA COMPOSITION LIPIDIQUE DE LA BILE DE SUJETS NORMAUX ET DE LA BILE DE FEMMES AYANT UN CALCUL BILIAIRE.Williams, C.N., Morse, J.W.I., Macdonald, I.A., Kottoor, R.et Riding, M.D.Departements de Medecine et Radiologie, Dalhousie University et Victoria General Hospital, Halifax, Nova Scotia, Canada., , La composition l{pidique de la bile dans des extraits duodenaux a ete déterminée après injection intra-veineuse de cholécystokinine apres 9h, 12h et 16h de jeûne chez 19 hommes et 22 femmes normaux ainsi que 3 femmes ayant un calcul biliaire de cholestérol.Les valeurs moyennes concernant les pourcentages molaires d'acide biliaire, de phospholipides et de cholesterol portés sur coordonnées triangulaires ont montré des changements distincts avec le îeûne.Après 16h de jeûne, hommes et femmes ont secrété une bile 1ithogénique; cependant, un certain nombre de femmes l'ont développée dés 12.6h de jeûne tandis que pour le même temps les hommes présentaient une bile normale.La bile de plusieurs individus était anormale pour la plus courte période de jeûne bien que la moyenne des valeurs pour les deux sexes était normale dans ce cas.Lorsque la bile des sujets normaux ainsi que des patientes ayant un calcul s'avere être lithogenique après une moyenne de 8.9h de feune, cette caractéristique s'accroît lorsque le temps de jeûne est prolongé.La bile lithogénique chez les femmes normales apparaissant plus tôt que chez les hommes normaux en période de jeune, cela pourrait expliquer la prédisposition des femmes aux maladies de ls vésicule biliaire.La durée du jeÜte apparait donc Être un facteur important pour l'interprétation de la présence de bile lithogenique.LA XYLAMIDE EST-ELLE UNE ANTIGASTRINE ?DESVIGNE C., Ï VAGNE M., FAIVRE M.INSERM U 45, 69374 LYON CEDEX 2 FRANCE.L'action inhibitrice de la xylamide sur la sécrétion gastrique acide stimulée par la gastrine a fait l'objet de nombreux travaux.Pour &tudier la nature de cet antagonisae nous avons recherché si la xylamide était capable de soared ser à un autre effet de la gastrine, sur la motricité antra 1e chez le chat éveillé.4 chats ont été équipée chirurgics- lement d'une canule gastrique.Après un jeûne de 18 h, les animaux ont reçu par voie intraveineuse une perfusion contin aue de sérum physiologique pendant 30 minutes avant chaque test etI- de la pentagastrine aux doses de 8 et 32 pe/ke-h | pendant deux heures.2- de la xylamide aux doses de 100 et 400 mg/kg-h.3- de la pentagastrine 8 et xylamide 100, 4- d la pentagastrine 32 et xylamide 400 mg/kg-h.La motricité ! antrale a été enregistrée en continu à l'aide d'un catheter : perfusé relié à un capteur de pression Statham.La sécrétio gastrique a été recueillie en périodes de 15 minutes et sa concentration acide mesurée à pH 7.; La sécrétion acide stimulée par la pentagastrine a été inhibée de 15 Z avec 100 mg/kg-h de xylamide et de 30 Z avec | 400 (p 0,05) et par contre sensiblement plus faïbles pour le 2 DOG avec 103 + 9 yFg/30 min.(p < 0,001).Ces premiers résultats devraient nous permettre d'approfondir l'étude cinétique des réponses sécrétoires aux différents stimulants et d'aborder parallèlement l'étude des débits muqueux sanguins chez le rat en chronique.116 DETERMINATION DE LA VITESSE INITIALE DE LA PROTEOLYSE PEPTIQUE A L'AIDE D'UN SYSTEME ANALYTIQUE AUTOMATIQUE (AUTOANALYSEUR TECHNICON) VATIER J., SAUVAGE M., LEWIN M., BONFILS SU, 10, INSERM, Hp.Bichat, 170 Bd.Ney, 75877 PARIS CEDEX 18, FRANCE.Nous avons préconisé depuis plusieurs années une méthode automatique pour le dosage de l'activité protéolytique du suc gastrique humain.Le présent travail a pour but d'examiner la fiabilité de cette méthode en regard des critères enzymatiques exigés pour des mesures plus précises, en particulier au cours d'expérimentations chez l'animal.Nous avons cherché à déterminer une zone expérimentale dans laquelle la réaction de protéolyse est conforme à un modèle linéaire de type Michaellien et à situer les mesures dans la zone de la vitesse initiale de la réaction.Nous avons abordé ce problème par l'étude de la cinétique de la protéolyse peptique en utilisant un circuit permettant l'enregistrement en continu de l'évolution de la réaction.Les cinétiques montrent une concavité croissante en fonction de la concentration de pepsine.La vitesse initiale a été déterminée à l'aide d'un modèle mathématique basé sur l'epproximation exponentielle des courbes obtenues.Pour toutes les concentrations de pepsine étudiées, les valeurs expérimentales des vitesses sont constantes jusqu'à un temps de 150 secondes, Ce résultat nous a paru fondamental pour fixer les conditions de linéarité du dosage.Il est indispensable d'utiliser des temps de réaction à 37°C inférieures à 150 secondes.Le fait de placer la détermination dans la zone de la vitesse initiale de la réaction permet en outre d'exprimer les résultats en unités internationales de papsine, (ynoles de tyrosine libérée).Nous proposons en conséquence des normes nouvelles pour un dosage epplicable tant à l'étude de la sécrétion de pepsine qu'à des études enzymatiques sur un plan fondamental.1456 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 117 EFFET TROPHIQUE D'UNE HYPERGASTRINEMIE MODEREE CHEZ LE CHIEN.WILLEMS G., VAN STEENKISTE Y., GEPTS W., BREMER A.Laboratoire de Chirurgie et d'Anatomie Pathol.(ULB-VUB)Bruxelles- \u2018Belgique.On sait que l'administration de doses très élevées de gastrine exogène jou de pentagastrine active la croissance de la muqueuse gastrique, mais jusqu 'à présent, on ignore si la propriété trophique de la gastrine peut, jouer un rôle physiologique.Chez 4 chiens à jeün, porteurs de poches de Heidenhain, les paramètres suivants sont déterminés le même jour ä 3 reprises : la sécrétion acide basale de la poche; le pourcentage des cellules en mitose ou en phase de \u2018synthèse de l'ADN (technique autoradiographique après marquage in vitro par la thymidine tritiée) dans la poche; la gastrinémie (technique de dosage radioimmunologique).Les mêmes paramêtres furent déterminés trois fois après séparation chirurgicale de l'antre et du fundus, fermeture de l'antre sur lui-même et fundico-entérostomie, Ce montage détermina une hypergastrinémie significative chez tous les chiens (x 0,01).Enfin, une nouvelle série de mesures fut réalisée après antrectomie chez 4 mêmes chiens.Cette dernière intervention réduisit la gastrinémie.Nos résultats démontrent l'existence d'une corrélation (r= 0,78 , p Eo ee = ven = Cas = a PE = 2 ce 2 = ES =~ x 7 tees Re \u2014 panne 3 oa ow i» wide Es = i £ nt == ze - ES as SURI SVevi ic SAR eer LY fo.J.[ SN a vu Le anses OR EM ae pe PU ou it NS EEE 371% oui I pat Sp raat Toone DELS Cras RESTOS RE LEA = pr RE Ra pa OURS en oe gir _ EPS 5 ec Ardy mre Ey re Sy Lee 2e oT 7e pee LX: SE = ey At = ces ET COR SL FAA OT TR LS SAS RES ces ro LIANE Sane pa TE EE Se us, EEE TESTS 7 2 1 TA cas = AR pis me re Fouts HI pix re ED > Es Br Te AREAS = DEEE Bs >= Des = a Kil = oz AE AERA: deen a Ll = ESS rs re en ges] Ta HERE ES TRS nat TIRE pc 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