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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1975-11, Collections de BAnQ.

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[" TOME 104 \u2014 No 11 L'UN MONTREAL \u2014 NOVEMBRE 1975 ION MEDIC DU CANADA EDITORIAL LE RIDEAU SE LEVE SUR UN SPECTACLE DE CHOIX 1641 Edouard Desjardins ARTICLES SPECIAUX L'ÉCHOCARDIOGRAPHIE : UNE MÉTHODE D'INVESTIGATION CARDIOVASCULAIRE ATRAUMATIQUE INDISPENSABLE EN CARDIOLOGIE PÉDIATRIQUE .12202020020 2000 c nee 1642 Maurice Payot, André Bozio, Francisco Espelta-Vela, Jean-Claude Fouron et André Davignon RECHERCHES RÉCENTES EN RUSSIE SUR LES RÊVES 1667 Emilie Ellenberger et Henri F.Ellenberger UNE ORIGINE MÉCONNUE ET FRÉQUENTE DE LOMBALGIES BASSES : LES ARTICULATIONS INTERAPOPHYSAIRES DE LA CHARNIÈRE DORSO-LOMBAIRE \u2014 RÔLE DES \u201cPOSTERIOR RAMI\u201d DES NERFS RACHIDIENS D11-D12-L1 1676 R.Maigne L'INTRODUCTION AU CANADA DE L'ÉLECTROCARDIOGRAPHIE i aa 1685 Harold N.Segall MEDECINE SOCIALE IVAN ILLICH ET LE RAPPORT CASTONGUAY : DEUX VISIONS DE LA SANTE ET DE LA MEDECINE .1690 Gilbert Blain MISE AU POINT L'UTILISATION DU LITHIUM EN PSYCHIATRIE .1694 Camille Laurin 1872-1975 RETARD DE CROISSANCE INTRA-UTÉRINE : PHOBIE OU RÉALITÉ?L.LLLLLL0 LA La a aa aa ea aa nana ee 1698 Adrien Dandavino, Pierre Guimond et Pierre Bastien FAITS CLINIQUES CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DES TROUBLES DE LA REPO- LARISATION PROVOQUÉS PAR LA SURDIGITALISATION, CHEZ LE PATIENT PORTEUR D'UN CARDIOSTIMULATEUR VENTRICULAIRE DROIT TRANSVEINEUX \u2014 À PROPOS D'UN CAS ie ce ae 1704 Rafael Castan et Vincent Lavoie REVUE GENERALE LES MEFAITS IATROGENIQUES DU TALC .1708 Roger Gareau TECHNIQUE STERILISATION TUBAIRE PAR LAPAROSCOPIE EN POSTPARTUM i ree 5 1723 Jacques Bergeron et Jean Blanchet NOUVELLES «iii 44e ee ee ae ea a aa aa ea se aa» 1611 ANTHOLOGIE 1142011111 ee ee ee eee 1629 et 1737 Gabriel Nadeau NÉCROLOGIE 222 LL LL La ane ee nana e .1728 K- ae tit mm 2a spam © a LAC WZ oo iqeT]e olan O=Tar: ol-mli us[[e[V]: 46 glen SITE NICE EE ER 9I=agjgicd@sIeisl -_ -_ eacioui on elelif oui GITITIOS es sc Ee 7 5 SEES = yo ti, \u2018 pr AE EE AE ETE TE.Pour le traitement de la carence martiale.(J ue » » à Autre spécialité: SLOW-Fe folic ( DORVAL, QUEBEC informations et posologie a la page 1613 Puy MCE u-16 Js TOME 104 \u2014 No 11 MONTREAL \u2014 NOVEMBRE 1975 : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1975 i EDITORIAL RESTATEMENT OF QUESTIONS THE CURTAIN RISES ON CHOICE PAPERS 1641 THE USE OF LITHIUM IN PSYCHIATRY .1694 k Edouard Desjardins Camille Laurin ; INTRAUTERINE GROWTH RETARDATION: PHOBIA OR SPECIAL ARTICLES REALITY?ee eee eee 1698 Adrien Dandavino, Pierre Guimond ECHOCARDIOGRAPHY: A NON-INVASIVE METHOD OF and Pierre Bastien INVESTIGATION ESSENTIAL IN PEDIATRIC CARDIOLOGY 1642 Maurice Payot, André Bozio, i Francisco Espelta-Vela, Jean-Claude Fouron and André Davignon CASE REPORT i RECENT RESEARCHES IN DREAMS IN URSS.1667 CONTRIBUTION TO THE STUDY OF REPOLARIZATION È Emilie Ellenberger and Henri F.Ellenberger DISTURBANCES PROVOKED BY OVER-DIGITALIZATION 3 IN A PATIENT WITH A RIGHT VENTRICULAR TRANS- NEW EXPLANATION OF THE MECHANISM OF LOW-BACK VENOUS PACEMAKER \u2014 CASE REPORT .1704 i PAIN PROBLEMS: ROLE OF THE POSTERIOR RAMI OF Rafael Castan and Vincent Lavoie : D11, D12, L1 RACHIDIAN NERVES 1676 i R.Maigne N GENERAL REVIEW THE INTRODUCTION OF ELECTROCARDIOGRAPHY IN CANADA iii ee 1685 Harold N.Segall IATROGENIC INCONVENIENCES OF TALCUM POWDER 1708 Roger Gareau SOCIAL MEDICINE à | TECHNIC É IVAN ILLICH AND THE CASTONGUAY REPORT: TWO ki VIEWS ON HEALTH AND MEDICINE .1690 pOST-PARTUM TUBAL STERILIZATION PER LAPAROSCOPY 1723 Gilbert Blain Jacques Bergeron and Jean Blanchet TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 1607 È SI VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE HYPERTENSION ESSENTIELLE PERMANENTE f | Le ¥ éthyldopa et chlorothiazide) x EFFICACITÉ S SUPRES\u201d Contient deux agents qui se sont révélés efficaces pour RECTLY LSID] ) pogitign Bell que, debout.i PROTECTION DES ORGANES VITAUX SUPRES* cq ribue a protéger les organes vi aux contre les effets PFO yp LY SIMPLICITE DE LA POSOLOGIE | SUPRES* permet d\u2019établir facilement la posologie gp contrairement à gertainsautres antihypertenseurg qui pecessitent Ua ee TEE mpliquée CONVIENT À UNE GRANDE VARIÉTÉ D'HYPERTENDUS SUPRE9@eonvient & une grande variété d'hypertendus, y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d'insuffisance cardiaque congestive.| Marque dépo ue press mage ._- y A SUPRES {methyldopa et chlorothiazide INDICATIONS Hypertension essentielle.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3 g de méthyldopa et de 1 à 2 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*-250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver l\u2019hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l\u2019accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensifs On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans a-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydra- lazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour enl'augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothia- zide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie; grossesse et allaitement {voir \"Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C'est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter, Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver l'hyperazo- témie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l'on note de I'hyperazotémie ou de l'oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.I! faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chloro- thiazide est utilisé en même temps que d'autres antihyper- tenseurs.H faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium a enrobage entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de l'obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro-intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupçonner de l\u2018anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une héma- trocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de l'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyl- dopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des feucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fiêvre s'est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.I peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose compatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à douze premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l'anesthésie, de l'hypotension se manifeste, on peut habitueliement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo- athétosiques involontaires chez les malades traités à l\u2019aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébrovasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l\u2019hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à l'ACTH ou d'ingestion insuffisante d'électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubo- curarine.L'effet antihypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n'est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.l'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroidiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypo- phosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades I'hyper- uricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d'hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et es symptômes d'insuffisance cérébrovaseu- laire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de ta même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l\u2019on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro-intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l'anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir \u201cPrécautions\u201d) ainsi qu'une augmentation de l\u2019urée sanguine.On a rarement signalé de l\u2019éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie, de la pancréatite et de l\u2019inflammation des glandes salivaires.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.Il faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion puimo- naire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l'enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.Il peut arriver que l'urine exposée à l'air devienne foncée.Chiorothiazide Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du systéme nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du systéme cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants].Reactions dhypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécro- sante (vascularite, fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758\u2014SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759\u2014 SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.(MC-351a) MEMBRE *Marque déposée Snosst MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTREAL) QUEBEC BB d « L\u2019UNION MÉDICALE Du CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 : 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS Jean-Marie Albert 5 Maurice Falardeau 7 Guy Lemieux 7 André Archambault 7 Pierre Franchebois 7 Jacques Letarte 7 Pierre Audet-Lapointe 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 Jacques Lorrain 7 Raymond Barcelo 7 Jacques Gagnon 7 André Lussier 11 Maurice Bélanger 3 Marc-André Gagnon 7 Gérard Mignault 7 Jacques Bernier 7 Paul-A.Gagnon 7 André Moisan 10 Martial Bourassa 7 Réjean Gauthier 7 Yves Morin 10 Jacques Cantin 7 Claude Goulet 7 Réginald Nadeau 7 Jean Chagnon 7 Fernand Grégoire 7 André Panneton 12 Claude Chartrand 7 Pierre Grondin 7 Gilbert Pinard 7 Luc Chicoine 7 Otto Kuchel 7 Roger Poisson \u20197 Gilles Dagenais 9 Claude Laberge 10 Harry M.Pretty 7 Louis Dallaire 7 Lucette Lafleur?Gilles Richer?Pierre Daloze 7 Yves Lamontagne 7 Paul Roy 7 André Davignon 7 Gilles Lamoureux 7 Maurice St-Martin 7 Lise Frappier-Davignon \u201d Louis-E.Laplante \u201d Pau! Stanley 7 Ghislain Devroede 11 Pierre Lavoie 7 Jacques Trudel 7 Charles Dumas 7 René Lebeau 7 Jacques Turcot 7 Robert Elie 7 Bernard Leduc\u2019 Jacques Van Campenhout 7 REDACTEUR EN CHEF: REDACTEURS ADJOINTS: SECRETAIRE DE LA REDACTION: Edouard Desjardins 7 Jacques Cantin 7 Marcel Cadotte 7 ASSISTANT RÉDACTEUR EN CHEF: Camille Dufault 7 7 Marcel Cadotte 7 Paul Dumas RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Roma Amyot 7 MEMBRES HONORAIRES Guy Albot 9 Jean-François Cier 6 Richard Lessard 19 Jean-L.Beaudoin 10 Rosario Fontaine 7 Paul Letondal 4 Albert Bertrand 7 Claude Fortier 10 Jean-Jacques Lussier 8 Pierre Bois 7 Gustave Gingras 7 Gilles Pigeon 11 Paul Bourgeois 7 Adélard Groulx 7 Francis Tayeau 2 Georges Brouet 9 Albert Jutras 1 Paul-Louis Chigot 9 Raoul Kourilsky 9 MEMBRES DE LA CORPORATION Roma Amyot 7 Edouard Desjardins 7 Simon Lauzé 7 Paul-René Archambault 7 Camille Dufault 7 Jean-Louis Léger 7 André Barbeau 7 Origène Dufresne 7 Charles Lépine 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Roger R.Dufresne 11 Marcel Rheault 7 Jean-Réal Brunette 7 Paul Dumas 7 Rosario Robillard 7 Marcel Cadotte 7 Michel Dupuis 7 Claude C.Roy7 Serge Carrière 7 Jacques Genest 7 Pierre Smith 7 Roland Charbonneau 7 Ghislaine Gilbert 7 Léon Tétreault 7 Michel Chrétien 7 Jules Hardy 7 Florent Thibert 7 Paul David 7 Murat Kaludi 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8\u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke; 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PUBLICITÉ PRÉSIDENT : CONSEILLERS : Roger Bergeron, Enr.Jean-Réal Brunette Edouard Desjardins 5915, rue I VICE-PRÉSIDENT : Jules Hardy Montreal.\u201d A Simon Lauzé Murat Kaludi - TRÉSORIER : Serge Carrière a SECRÉTAIRE : SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE : membre du [SEI] Marcel Cadotte Gabrielle Faucher Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 1610 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles LE DOCTEUR HENRI-F.ELLENBERGER, PROFESSEUR INVITÉ À LA SORBONNE DE PARIS Le docteur Henri-F.Ellenberger, psychiatre de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal et professeur de criminologie à l\u2019Université de Montréal, a été désigné pour donner pendant trois mois, soit du 15 octobre 1975 au 15 janvier 1976, à titre de professeur associé, des cours à la Sorbonne de Paris (Université René-Descartes) sur l\u2019histoire et l\u2019évolution de la psychiatrie dynamique.Durant son séjour, le docteur Ellenberger animera à la Clinique Psychiatrique Sainte-Anne un séminaire consacré à l\u2019ethno-psychiatrie.NOMINATION DE PROFESSEURS ÉMÉRITES À LAVAL On nous apprend que les docteurs Jean-Paul Dugal et Pierre Jobin ont été nommés professeurs émérites à l\u2019Université Laval.(Au Fil des Événements, 4/9/75) RENOUVELLEMENT DU MANDAT DU DOYEN GILLES PIGEON Le docteur Gilles Pigeon, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Sherbrooke, a été renommé pour une nouvelle période de quatre ans.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ANDRÉ BARBEAU Le docteur André Barbeau, professeur titulaire de neurologie et Directeur du département de neuro-biologie à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal vient d\u2019être nommé au Conseil exécutif de l\u2019American Academy of Neurology, organisme qui groupe 4,815 membres pratiquant la neurologie et les sciences neurologiques aux États-Unis et au Canada.Il est le seul Canadien membre de ce Conseil et le premier Canadien français à y siéger.NOUVEAUX MEMBRES ÉMÉRITES DE L'A.M.L.F.C.À la séance inaugurale du Congrès de Sherbrooke, le 15 octobre 1975, trois médecins: les docteurs Richard Gau- det de Sherbrooke, Jean-Baptiste Jobin de Québec et Eugène Thibault de Verdun ont été proclamés membres émérites de l\u2019A.M.L.F.C.NOMINATION DU DOCTEUR THÉRÈSE MORAIS-ROCHON Le Conseil universitaire de Laval a nommé récemment le docteur Thérèse Morais-Rochon, membre du bureau de l\u2019École des sciences infirmières.(Au Fil des événements, 4/9/75) TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 L'IIN.R.S.-SANTÉ ET LES JEUX OLYMPIQUES DE 1976 Les experts de l\u2019'INRS-Santé se préparent pour les Jeux Olympiques de 1976 dans leurs laboratoires d\u2019analyses et de tests situés sur le campus de l\u2019hôpital Saint-Jean-de- Dieu L'INRS-Santé est chargé du dépistage des drogues chez les athlètes participants aux Jeux.Le docteur Léon Tétreault, directeur de l\u2019INRS-Santé, est membre du Comité aviseur de la direction de la Santé du COJO et expert conseil du Comité de contrôle du doping.Le docteur Robert Dugal, professeur à I'INRS- Santé, est membre de la direction de la Santé à titre de directeur du programme de contrôle du doping et le docteur Michel Bertrand, aussi professeur à l\u2019'INRS-Santé, est directeur adjoint du programme.(Le Réseau) NOMINATIONS AU CASF Le ministre des Affaires sociales, M.Claude-E.Forget, rend publique la nomination de trois nouveaux membres du Conseil des affaires sociales et de la famille faite par le lieutenant-gouverneur en Conseil.Les nouveaux membres sont: M.André Boyer, de Montréal, conseiller social au bureau du Service social de la Commission des écoles catholiques de Montréal et président du Conseil central de Montréal de la société Saint-Vincent- de-Paul; M.André Beaudoin, de Québec, directeur de l\u2019école de service social de l\u2019Université Laval; le docteur Lorraine Trempe, de Montréal, médecin, journaliste médicale et membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada et de l\u2019Association médicale du Québec.NOMINATIONS AU CONSEIL DE RECHERCHES MÉDICALES DU CANADA L\u2019Honorable Marc Lalonde, ministre responsable devant le parlement du C.R.M,, vient d\u2019annoncer les nominations de cing nouveaux membres du Conseil de recherches médicales et les renominations de deux membres à des mandats de trois ans.Le Conseil se compose du président du C.R.M.et de 21 membres nommés par le Gouverneur général en conseil, Nouveaux membres: William E.Alexander, B.S.P., M.S., Ph.D., doyen de Pharmacie, Université de Toronto; Danielle Bourgaux- Ramoisy, M.D., professeur agrégé, département de microbiologie, Université de Sherbrooke; Thomas E.Cuddy, M.D., M.Sc., F.R.C.P.(C), F.A.C.C., professeur de médecine, Université du Manitoba; Louis-J.Poirier, O.C., B.A., M.D., Ph.D., D.de l\u2019Université de Rennes, professeur et directeur, département d\u2019anatomie, Université Laval; Leslie S.Val- berg, M.D., M.Ss., F.R.C.P.(C), F.A.C.P., professeur de médecine, Université de Western Ontario; Barry C.Mc- Bride, B.Sc., M.Sc., Ph.D., assistant-professeur de biologie 1611 LT et de microbiologie, University of British Columbia; Lor- rame Sweatman, B.A., Winnipeg, Manitoba; Pierre Bois, M.D., Ph.D., doyen de la Faculté de médecine, Université de Montréal, vice-président; William R.Awrey, M.D., omnipraticien, Henderson General Hospital, Hamilton; Margaret R.Becklake, M.B., B.Ch., M.D., F.R.C.P., professeur de médecine expérimentale, McGill University; Jean de Margerie, B.A., M.D., D.Phil.,, F.R.C.S.(C), F.A.C.S., professeur et directeur, département d'ophtalmologie, Université de Sherbrooke; Sergey Fedoroff, B.A., M.A., Ph.D, professeur et chef du département d\u2019anatomie, University of Saskatchewan; Jacques Genest, C.C., M.D., F.A.C.P., F.R.C.P(C), FRS.C., F.RSM.directeur scientifique, Institut de recherches cliniques de Montréal; Nathan Kaufman, M.B.E., M.D., F.R.C.P.(C), professeur et chef du département de pathologie, Queen\u2019s University; Dorothy Ker- gin, B.Sc.N., M.P.H,, Ph.D., doyen des Sciences de la Santé (Nursing), McMaster University; Mary S.Lamontagne, B.Sc., Québec; Bernard Langer, M.D., F.R.C.S.(C), F.A.C.S., professeur agrégé de chirurgie, Université de Toronto; Franklin W.Lovely, D.D.S., M.Sc., F.R.C.D.(C), professeur et chef du département de chirurgie orale, Faculté de Dentisterie, Dalhousie University; Keith L.MacCannell, M.D, B.Sc.(Méd.), Ph.D., F.R.C.P.(C), vice-doyen a la recherche, Faculté de Médecine et de Thérapeutique, University of Calgary; Ernest E.McCoy, M.D., F.R.C.P.(C), professeur et chef du département de pédiatrie, University of Alberta: Hugh McLennan, Ph.D., professeur de physiologie, University of British Columbia.Esquisses biographiques Le docteur Danielle Bourgaux-Ramoisy est née en Belgique.Elle a été diplômée en médecine de l\u2019Université libre de Bruxelles en 1961 et elle fut nommée spécialiste en microbiologie de la même université en 1966.Boursière de recherche à l\u2019Institute of Virology de l\u2019University of Glasgow en 1964-1965, elle retourna à l'Université libre de Bruxelles comme assistant et chef des travaux au département de microbiologie jusqu\u2019en 1968.Le docteur Bourgaux-Ramoisy vint à l\u2019Université de Sherbrooke en 1968 et elle est maintenant professeur agrégé au département de microbiologie.Elle s\u2019occupe de recherche en virologie.Le docteur Louis-J.Poirier, 57 ans, né à Montréal, bachelier ès lettres en 1941 et diplômé en médecine en 1947 de l\u2019Université de Montréal, a obtenu un Ph.D.en neuroanatomie de l\u2019University of Michigan en 1950.Il a détenu différents postes au département d'histologie à l\u2019Université de Montréal durant les années 1950 à 1965.En 1965, il se joignit à l\u2019Université Laval à titre de professeur de physiologie expérimentale.Il est maintenant professeur et directeur du département d\u2019anatomie ainsi que directeur des laboratoires de neurologie.Ses intérêts de recherche sont en neurologie.(Communiqué) LANCEMENT DU VOLUME DU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS a Le 8 septembre était lancé à l'immeuble Sogides, le livre du docteur Gustave Gingras : « Combats pour la survie ».Une foule très nombreuse de collègues, de patients et d'amis du directeur de l\u2019École de réadaptation qui est également directeur de l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal, étaient présents, parmi lesquels on remarquait le vice- 1612 recteur à la recherche, Maurice L'Abbé et l'éditeur parisien Robert Laffont, maison qui a édité le livre.Il raconte, écrite par lui-même, son aventure : c\u2019est le combat pour la survie de milliers d'hommes.Il dirige le sauvetage de 10,000 Marocains paralysés pour avoir absorbé de l'huile frelatée.Il expérimente de nouveaux procédés, notamment le bras myo-électrique pour les victimes de la thalidomide, il crée au Vietnam des centres de réadaptation pour les populations civiles.Il devient ainsi, à travers le monde, le symbole de la réadaptation.Aujourd'hui, lauréat du Prix Lasker pour services auprès des handicapés, il \u2018occupe la chaire de médecine physique et de réadaptation à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal et dirige l\u2019École de réadaptation qu\u2019il a fondée à la même université.NOMINATION DE M.JEAN LUPIEN AU POSTE DE SOUS-MINISTRE DE LA SANTÉ À OTTAWA On nous apprend la nomination de M.Jean Lupien au poste de sous-ministre de la Santé nationale à Ottawa.Né à Montréal, il étudia à l\u2019Université d'Ottawa, fut journaliste, puis administrateur.Il était depuis 1971 assistant senior du sous-ministre de l'Environnement à Ottawa.NOMINATION DE M.ANDRÉ CHARRON À LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'INSTITUT ARMAND-FRAPPIER Le directeur de l\u2019Institut Armand-Frappier, le docteur Aurèle Beaulnes, est heureux d'annoncer la nomination de Me André Charron, C.R., comme président du conseil d\u2019administration de I'lAF.Me Charron est président de Lévesque, Beaubien Inc.et administrateur de plusieurs compagnies ainsi que directeur de sociétés sans but lucratif.Connu jusqu\u2019au 1° juin 1975 comme l\u2019Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, l'IAF a été fondé en 1938 et est devenu l'une des dix unités constituantes de l\u2019Université du Québec en 1972.L'IAF poursuit en parallèle quatre orientations complémentaires : la recherche appliquée à la médecine préventive et à l'industrie, I'enseignement supérieur, les services de diagnostic et d'expertise offerts aux hôpitaux, à l\u2019industrie et à la population en général, et la production de vaccins, sérums, milieux de culture et autres produits biologiques.(Communiqué) LE DOCTEUR ANDRÉ BOUDREAU QUITTE L'OPTAT PRIS EN CHARGE PAR L'ÉTAT En vertu d'une décision gouvernementale, l'Optat cessera d'exister en tant qu\u2019entité autonome dès après le 10 Congrès de la Fondation canadienne sur l\u2019alcool et la dépendance aux drogues.Le docteur André Boudreau était le président fondateur d'Optat.L'UNION MÉDICALE DU CANADA on a CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur Un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être originaux et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.Il est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu\u2019il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.1| doit également fournir sur Une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l\u2019encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l'auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d'un hebdomadaire, l\u2019année.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l\u2019étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2018observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2018Union Médicale du Canada\u201d, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 Pour le traitement de la carence martiale Silow- Formule: Chaque comprimé Siow-Fe est dosé à 160 mg de sulfate ferreux desséché USP (équivalent à 50 mg de fer ferreux) dans une préparation spéciale à libération lente.Le fer contenu dans la préparation est libéré de façon uniforme et continue en l'espace d'une heure et demie en moyenne, ce qui constitue un laps de temps optimal, permettant une absorption maximale.Les comprimés sont enrobés d'une pellicule.Indications: Traitement des états de carence martiale.Les comprimés Slow-Fe ont été formulés de manière à assurer une meilleure tolérance que les comprimés de sulfate ferreux ordinaires, ce qui rend le médicament particulièrement indiqué pour le traitement prolongé.Des réactions secondaires telles que les nausées et l'irritation gastro-intestinale étant réduites au minimum, le traitement se révèle d'un avantage particulièrement appréciable dans la grossesse, les troubles gastro-intestinaux \u2014 comme par exemple en présence d'uicère gastro-duodénal \u2014 la convalescence et en gériatrie où l'on a souvent besoin de corriger une anémie ferriprive simple.Posologie et administration: La libération lente du fer contenu dans le comprimé Slow-Fe permet d'assurer l'absorption de la dose nécessaire à raison d'une seule prise quotidienne.Le comprimé Siow-Fe est formulé de manière à ce que la substance active ne soit dégagée qu'en quantité infime dans l'estomac, ce qui supprime la nécessité de prescrire la médication au moment des repas ou immédiatement après.Traitement préventif: Un seul comprimé par jour est suffisant pour maintenir l'apport en fer nécessaire durant la grossesse et dans les cas de carence martiale simple.® Traitement curatif: Suivant le degré de gravité de la carence martiale, un ou deux comprimés Slow-Fe par jour, habituellement en une seule prise.Dans les anémies légères, par exemple celles où le taux d'hémoglobine est supérieur à 75%, un comprimé par jour suffira en général.Dans les anemies modérées ou plus sévères.on donnera deux comprimés par jour jusqu'à ce que les valeurs de l'hémoglobine soient revenues à la normale, |! peut falloir jusqu'à huit semaines environ pour que le processus physiologique de stockage du fer retablisse le bilan hémoglobinique.Ensuite, on pourra réduire la dose d'entretien à un comprimé par jour chez la plupart des patients et on continuera l\u2018administration durant 12 à 16 semaines pour reconstituer les réserves de fer Enfants: Un comprimé Slow-Fe est la dose qui convient pour les enfants qui peuvent avaler un petit comprimé.Effets secondaires: Les symptômes gastro-intestinaux tels que nausées et irritation gastro-inlestinale \u2014 qui se produisent habituellement avec les autres préparations de fer en comprimés \u2014 ne sont en général pas à prévoir avec Slow-Fe.Traitement du surdosage: On a réduit au minimum les risques d'absorption accidentelle de comprimés Slow-Fe chez l'enfant en les enrobant d\u2019une pellicule presqu'insipide au lieu de les dragéfier et en leur donnant une couleur jaunâtre qui les rend moins attirants.De plus, le conditionnement en plaquette d'aluminium à alvéole individuelle pour chaque comprimé fait que l'enfant peut difficilement se procurer par ce moyen des quantités importantes de comprimés.Néanmoins, en cas de surdosage accidentel, on instituera le traitement habituellement employé dans l'intoxication martiale.Comme le fer n'est libéré que lentement, les risques d'absorption de fer ionique à des niveaux toxiques sont moindres et on dispose de ce fait d'une marge de temps plus grande pour effectuer un lavage gastrique; l'emploi d'un agent chelateur du fer tel que Desferal® (déféroxamine CIBA) donnera également de très bons résultats.Pour tous détails sur le traitement de l'intoxication martiale, voir la documentation CIBA sur le Desféral®, Contre-indications: La thérapie martiale est contre- indiquée en présence d'hémochromatose, d'hémosidérose et d'anémie hémolytique Précautions d\u2019emploi: Comme toutes les préparations de fer à administration orale, Slow-Fe peut aggraver l'uicère gastro-duodénal, l'entérite régionale et la colite ulcéreuse.Présentation: Les comprimés Slow-Fe sont conditionnés en plaquettes de 30 et présentés en unités de 30.120 et 4,800.Référence bibliographique: 1 Enquête nationale sur la nutrition au Canada.Un rapport présenté par Nutrition Canada au Ministère de la Santé nationale et du Bien-être, Ottawa, Information Canada, 1973.CI BA DORVAL, QUÉBEC H9S 1B1 C-5024 I Hi i i Jat H.14 i ¥ i: Ri 18 EE RAR Ih Toute maison , I 8 ( Ce proouits pharmaceutiques, | maortante, ) se sméciaiise Clans un certain dormnairne.à a | \" af ale S[CLelul \u201ctre Je dh 4a < 5) SANDOZ Un médicament pour chaque type de céphalee ar À céphalées v vasculaires de type migraineux ECAFERGOT®d ragées © CAFERGOT*PB | ~ dragéeset suppositoires | MIGRAINE CLASSIQUE, EGYNERGENE® dragées et injections: MIGRAINE CLASSIQUE, COMMUNE, OU HISTAMINIQUE COMMUNE, OU wy HISTAMINIQUE So \u2014 (accompagnée de tension.FMerveuse, de nausées etde Lo vomissements) .BSANSERT dragées TRAITEMENT _PROPHYLACTIQUE DES MIGRAINES FRÉQUENTES ET RECURRENTES Céphalees non vasculaires ©FIORINAL® et OFIORINAL® ç \u201ccomprimés ou capsules CÉPHALÉEPAR CONTRACTION _ MUSCULAIRE (céphalée de tension) ©FIORINAL® et \u2014 OFIORINAL® -C .4 comprimés ou .capsules \u2014 (céphalées associées à a .\u2026.\u201c dysménorrhée, à la sinusite, sm.\u2026.aux maladies fébriles,au rhume oo - et à la grippe, aux excès .\u201c d'aliments ou d\u2019alcool, ete ) : Renseignements complets, oo sur demande.a Poupée: appartenant ala collection de: Victoria Furniture.Co., [ Montréal, Qué = on sanpoz SANDOZ (CANADA) LIMITEE, DORVAL, QUEBEC NOUVELLES ADMISSIONS DE MÉDECINS AU CONSEIL DES MÉDECINS ET DENTISTES DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC On nous communique les nominations suivantes: Membres actifs: docteur Jean-Yves Bhérer, médecine générale, docteur Michel Morissette, médecine générale, docteur Claude Radoux, médecine générale, docteur John Warren, médecine générale, docteur Réal Noël, néphrologie.Membre conseil: le docteur Marcel Martin, recherche et chirurgie générale.Nominations de chefs de service: Renouvellement du mandat du docteur Albert McKinnon comme chef du Département de médecine générale, pour une durée de 4 ans à partir du 8 juillet 1975.Nomination du docteur Yvan Drolet comme chef du Service de laboratoire d\u2019hématologie, pour une durée de 4 ans à partir du 28 juillet 1975.MÉDECINS HYGIÉNISTES DU TRAVAIL Voici la liste des chefs de département de santé communautaire nommés « médecins hygiénistes du travail > aux termes de la Loi des établissements industriels et commerciaux: Dans la région du Bas St-Laurent et de la Gaspésie : docteur Michel Pelletier de l\u2019Hôtel-Dieu de Gaspé, docteur Michel Vézina de l\u2019Hôpital St-Joseph de Rimouski.Dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean : docteur Paul Desmeules de l\u2019Hôpital de Chicoutimi; docteur Léopold Riverin de l\u2019Hôtel-Dieu de Roberval.Dans la région de Québec : docteur Richard Boudreau de l\u2019Hôtel-Dieu de Rivière-du-Loup ; docteur Monique Rioux-Lacroix de l'Hôpital du St-Sacrement ; docteur Jean- Paul Leclerc de l'Hôpital St-Toseph de Beauceville ; docteur Arthur Richard de l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny ; docteur Roger T.Roberge de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis ; docteur Émilien Rochette de l'Hôpital de l'Enfant-Sésus ; docteur Jean Rochon du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval.Dans la région de Trois-Rivières : docteur Alexandre Beaudet de l\u2019Hôpital régional de la Mauricie (Shawinigan) ; docteur Gilles Lagacé de l\u2019Hôpital Ste-Marie a Trois- Rivières ; docteur Julien Lamoureux de l'Hôpital Ste-Croix, à Drummondville.Dans la région des Cantons de l'Est : docteur Léonard Langlois du Centre hospitalier de l\u2019Université de Sherbrooke.Dans la région métropolitaine de Montréal : docteur Roger Cadieux de l\u2019Hôpital Christ-Roi de Verdun, docteur Marcel Cantin de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville ; docteur Paul Landry de l\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont ; docteur Isabelle Laporte de l'Hôpital Ste-Justine ; docteur Richard Marsan de l\u2019Hôpital St-Luc.Dans la région des Laurentides-Lanaudière : docteur Raymond Carignan du Centre hospitalier St-Eusèbe, à Joliette ; docteur Normand Vermette de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme.Dans la région sud de Montréal : docteur Yves Carrier de l'Hôpital du Haut-Richelieu à Saint-Jean; docteur 1616 Gaétan Gauthier de l\u2019Hôtel-Dieu de Valleyfield ; docteur Jean-Guy Hévey de l'Hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacin- the; docteur Henri Labrie, de l'Hôpital Charles-Lemoyne à Greenfield Park.Dans la région de l'Outaouais : docteur Michel Dalpé- Charron de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur à Hull.(Communiqué) INAUGURATION DES NOUVEAUX LOCAUX DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Le premier ministre Pierre-Elliott Trudeau a inauguré l'expansion de l'Institut de recherches cliniques de Montréal le 7 octobre à 17 h.Le vice-premier ministre et ministre de la Justice du Québec, M.Gérard-D.Lévesque, était également présent.A l'occasion de cet événement, cinq éminents hommes de science, dont deux gagnants du prix Nobel, participèrent a un symposium, le 16 octobre, à l'Institut.Me Marcel Piché, OC, c.r.,, président du conseil de l\u2019Institut, a dit que la surface utile de l'immeuble avait été augmentée de 88,000 pieds carrés.Elle était auparavant de 65,000 pieds carrés.L'expansion comprend une annexe de quatre-vingt-six pieds sur quatre-vingt-dix, abritant la nouvelle clinique externe ; la transformation des troisième et quatrième étages où sont logées la mécanique additionnelle et une animalerie moderne ; et trois étages supplémentaires \u2014 les cinquième, sixième et septième \u2014 dont deux de laboratoires et l\u2019autre réservé à l'administration.Les travaux ont aussi permis de consacrer plus d'espace aux anciens laboratoires et de reloger adéquatement certains services auxiliaires, entre autres l'équipement audiovisuel, la bibliothèque et l'illustration médicale.Huit nouveaux laboratoires de recherche ont été aménagés, ce qui en porte le nombre à vingt.D'ici deux ans, l'Institut en comptera trente.Au cours de la cérémonie d'inauguration, le Premier ministre Trudeau a dévoilé une immense murale en céramique de l'artiste canadien réputé Jordi Bonet.L'œuvre illustre les diverses étapes du développement des nouveaux médicaments.La murale, de vingt-quatre pieds sur huit, orne l\u2019un des murs de la salle d'attente.En 1967, l'Institut avait commandé une première murale à Bonet pour rendre hommage à quatre chercheurs qui avaient marqué de façon particulière la médecine canadienne.Le symposium du 16 octobre a eu lieu dans l\u2019auditorium de l'Institut de 14 h.à 17 h.et il était présidé par l\u2019honorable Lucien Tremblay, Juge en chef du Québec et président du comité d'éthique de l'Institut.Les conférenciers furent les professeurs UIf von Euler, de Stockholm, et Julius Axelrod, de Washington, tous deux lauréats du prix Nobel ; le professeur Harold Copp de Vancouver ; le professeur Choh Hao Li, de Berkeley (Californie); et le docteur Karl Beyer, de West Point (Pennsylvanie).(Communiqué) L'UNION MÉDICALE DU CANADA Un problème qui prend de l\u2019ampleur: LES INFECTIONS GRAM NÉGATIVES Une considération qui gagne en importance MEMBRE \u201cdéposé Les infections gram négatives, et en particulier les septicémies gram négatives, posent, dans les hôpitaux, un problème de plus en plus sérieux par leur fréquence croissante.Jusqu'à très récemment, tout traitement existant comportait un risque de toxicité relié à l'importance des doses.Ce problème a été résolu par la mise au point d\u2019une pénicilline efficace contre les micro-organismes gram négatifs, PYOPÈNE.Cet agent est pratiquement libre de toxicité reliée aux prises et particulièrement de - réaction néphro- ou ototoxique.PYOPÈNE représente un progrès important en thérapeutique.En effet, pour la première fois, une substance allie la sécurité de la pénicilline à une action bactéricide sur les Pseudomonas aeru- ginosa et sur les micro-organismes gram négatifs particulièrement les souches de Proteus résistant aux autres antibiotiques.PYOPÈNE est recommandée dans le traitement des infections massives et graves causées par des souches sensibles de Ps.aeruginosa et de Proteus (P.vulgaris; P.rettgeri; P.morganii): septicémie; infections des voies respiratoires; méningite; infections des voies urinaires; péritonite; brûlures et plaies infectées.En présence de Ps.aeruginosa ou de Proteus déterminée par antibiogramme, prescrivez PYOPÈNE.L'efficacité alliée à l'absence de toxicité due à l'importance des doses font de PYOPÈNE la pénicilline indispensable en milieu hospitalier 365 jours par année (et même 366).SA SL 5.0 Ayerst CONTRE-INDICATIONS, PRÉCAUTIONS ET RÉACTIONS INDÉSIRABLES: celles de la pénicilline G.Les réactions indésirables spécifiques rapportées avec PYOPÈNE sont les suivantes: douleur au siège de l'injection intramusculaire; thrombophilébite après administration intraveineuse prolongée; éruption érythémateuse, maculopapulaire ou urticarienne généralisée ou localisée au siège de l'injection intramusculaire; hausse occasionnelle des transaminases glutamiques oxalacétiques dans le sérum et des taux de phosphatase alcaline.On a rapporté une propension au saignement chez ceux qui ont subi un traitement prolongé avec de fortes doses.PRESENTATION: PYOPENE injectable: flacons d'1 et de 5 grammes de carbénicilline sous forme de sel disodique.Renseignements détaillés et bibliographie délivrés sur demande.LABORATOIRES AYERST, division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée, Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM INC. Bendectin: conçu exclusivement pour les nausées matinales Seul le Bendectin possède un enrobage spécial L'enrobage Ae C BandecRREC'un produit qui n'ést pas doté de fin.i ard et,anti-éméti el enrobage peut &re passée yg dogs pies le le lendema | LE (SA uS VOIS pa EXE à plus besoin.L'activité maximale ente enceinte, #uffrant de nau sées matinales, reçoit réellement e Bendectin qué Vous prescrivez.Cherchez lé eomprimé qui porte empreinte Merrell. (A TY Bendectin Antinauséeux DESCRIPTION \u2014 Chaque comprimé à délitement progressif contient: Chlorhydrate de dicyclomine (Bentylol®}\u2014 antispasmodique \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 10 mg Succinate de doxylamine (Decapryn®)\u2014 antihistaminique se 10 mg Chlorhydrate de pyridoxine \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 10 mg ACTION \u2014Le Bendectin réunit l'action de trois différents produits à effets distincts: l'antispasmodique calme le spasme gastro-intestinal qui accompagne les nausées, l'antihistaminique est chimiquement apparenté à d'autres médicaments servant à maîtriser les nausées et le mal des transports; enfin le chlorhydrate de pyridoxine remédie à la carence en vitamine Bs qui peut se produire au cours de la grossesse.L'enrobage spécial du Bendectin en retarde l'action antiémétique, de sorte que la dose prise le soir produit son effet le lendemain matin, au moment où la patiente en a le plus besoin.INDICATION ET EMPLOI CLINIQUE \u2014Nausées et vomissements de la grossesse.CONTRE-INDICATIONS \u2014 Le Bendectin est contre-indiqué chez les personnes qui souffrent de rétention urinaire franche, d'ulcère gastro- duodénal causant une sténose, d'une obstruction du pylore ou du duodénum, d'hypertrophie de la prostate ou de cardiospasme.PRÉCAUTIONS-\u2014Vu le risque de somnolence, on prescrira le Bendectin avec prudence à toute personne qui conduit une automobile ou qui opère une machine.Le Bendectin doit également être employé avec prudence si le patient boit de l'alcool ou prend d'autres médicaments inhibiteurs du système nerveux central ou chez les patients épileptiques.EFFETS SECONDAIRES-Les effets secondaires possibles sont ceux des ingrédients considérés individuellement.Chez les personnes particulièrement sensibles, le chlorhydrate de dicy- clomine peut produire des effets atropiniques tels que la sécheresse de la bouche, la vision trouble, la soif ou les étourdissements.On a relevé, en de rares occasions, des cas de fatigue, de sédation, d\u2019éruptions, de constipation, d'anorexie, de nausées et de vomissements, de maux de tête et de dysurie.Le succinate de doxylamine peut provoquer de la somnolence, du vertige, de la nervosité, des douleurs épigastriques, des maux de tête, des palpitations, de la diarrhée, de la désorientation, de l'irritabilité, des convulsions, de la rétention urinaire ou de l'insomnie.Quant au chlorhydrate de pyridoxine, c'est une vitamine à laquelle on ne reconnaît généralement aucun effet adverse.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION \u2014 Adultes: 2 comprimés de Bendectin au coucher.Si le cas est grave ou si la patiente a des nausées durant la journée, ajouter 1 comprimé de Bendectin le matin, suivi d'un autre dans l'après-midi.FORME POSOLOGIQUE \u2014Comprimés en flacons de 100 et 500.Marque: Bendectin Renseignements sur le produit\u2014septembre 1973 THE WM.S.MERRELL COMPANY Division de Richardson-Merrell (Canada) Ltd., Weston, Ontario.MPL 1R?4-230F MEMBRE (Ge) Imprimé en septembre 1974 LA CONFÉRENCE À LA MÉMOIRE DU DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE MOUSSEAU M.Alexandre Law, chef du département de chirurgie orthopédique au London Hospital, a donné le 8 octobre 1975 la conférence à la mémoire du docteur Louis- Philippe Mousseau.Cette causerie donnée au Henry Marshall Tory Building portait sur «la chirurgie dans la maladie de Marie Strumpell ».Elle voulait honorer la mémoire du docteur Mousseau, chef du département de chirurgie de l\u2019Edmonton General Hospital de 1937 à 1961, assistant professeur de chirurgie à l\u2019Université d\u2019Alberta et gouverneur pendant six ans.LE DOCTEUR WILLIAM SPELLACY, CONFÉRENCIER À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Le docteur William Spellacy, directeur du département d\u2019obstétrique-gynécologie de l\u2019Université de la Floride, à Gainesville, a donné le 23 septembre 1975 une conférence à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, sous les auspices du département de gynécologie-obstétrique de l\u2019Université de Montréal.Il a traité du sujet suivant : « Progrès récents dans le traitement du diabète durant la grossesse ».NOMINATIONS UNIVERSITAIRES ET HOSPITALIÈRES À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Les autorités de l\u2019Université de Montréal font connaître les nominations suivantes comme professeurs à la Faculté de Médecine : Ly.Professeur émérite : le docteur Georges-Étienne Cartier.= Professeurs titulaires à plein temps géographique : le docteur Jean-Panet Fauteux (chirurgie), le docteur Pierre Nadeau (médecine).Professeurs titulaires de clinique: le docteur Carroll-A.Laurin (chirurgie), le docteur Léopold Long (médecine), le docteur Michel Chrétien (médecine).Professeurs agrégés à plein temps géographique: le docteur Denis Bourbeau (chirurgie), le docteur Jacques Cantin (chirurgie), le docteur Marcel Rheault (chirurgie).Professeurs agrégés de clinique: le docteur Roger Du- fresne (psychiatrie), le docteur André Fontaine (radiologie), le docteur André Grégoire (radiologie), le docteur Jean-Paul Bossé (chirurgie), le docteur Colette Perras (chirurgie), le docteur Paul Cartier (chirurgie).Se conformant aux recommandations du Comité exécutif du Conseil des médecins et dentistes, le Conseil d\u2019administration de l\u2019Hôtel-Dieu a procédé à la nomination des médecins dont les noms suivent: les docteurs Louis-A.Corriveau (chirurgie \u2014 ophtalmologie), Louis Drouin, (médecine \u2014 clinique de première ligne), Marc Favreau (médecine \u2014 médecine interne), Michel Gélinas (radiologie \u2014 radiothérapie), Pierre Larochelle (médecine \u2014 médecine interne), Elie Tawil (radiologie \u2014 radiothérapie).Le 15 juin 1975, le docteur Rodrigue Stébenne, membre actif depuis 1972, a été nommé professeur-adjoint de clinique au département de psychiatrie.1619 Les médecins dont les noms suivent font maintenant partie du personnel médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal: les docteurs Harry Bard, département d\u2019obstétrique-gynéco- logie, Gilbert Cérat (arrivée en septembre 1975), laboratoires, Bernard Doray, département d\u2019obstétrique-gynécologie, Robert Duguay, département de psychiatrie, Jacques Provost (arrivée mi-juillet), département de chirurgie.CONFÉRENCIERS PFIZER DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL Le 29 septembre 1975, le docteur Jacques Barlizet, de l'hôpital Henri-Mondor de l\u2019Université de Paris-Val de Marne, a parlé des « Données modernes sur la fonction mnésique: mécanismes et méthodes d'investigation ».Le docteur W.McFate Smith, du San Francisco General Hospital, était le conférencier Pfizer le lundi 6 octobre 1975.Il a parlé du sujet suivant: « Design, Organization and Factors involved in the Drug Trials for Mild Hypertension ».Le professeur J.L.de Gennes, de Paris, a donné la conférence Pfizer le lundi 27 octobre 1975, sur « l\u2019étude de la fréquence et du type d\u2019hyperlipidémies familiales latentes dans 50 cas d\u2019accidents thrombotiques sous traitement œstro- progestatif-contraceptif par pilule» et «hyperlipidémies mixtes résistantes au traitement ».Le 25 septembre 1975, le docteur E.B.Adams, de l\u2019Université de Durban, Afrique du Sud, a traité de l\u2019amibiase.Le 17 octobre 1975, le docteur Denis Gospodarowicz, de The Salk Institute, a donné un travail intitulé: « Control of division of mammalian cells in vitro and in vivo ».Les conférenciers Pfizer de l'Institut de Recherches Cliniques de Montréal furent, le 11 septembre 1975, le docteur Alan D.Cherrington, du département de physiologie et de médecine de Vanderbilt University à Nashville, Tennessee, et, le 15 septembre 1975, le docteur J.E.Rall, du National Institute of Health.Le premier donna un travail intitulé: « Somatostatin as a tool to study the hormonal control of carbohydrate metabolism » et le second parla de: « Thyroglobuline: Structure and function of a non-enzyme protein» et de « The Natural History of thyroiditis, adolescent goiter and thyroid nodularity in children ».NOMINATION DU DOCTEUR SEAN MURPHY Le docteur Sean B.Murphy, ophtalmologue montréalais de grande réputation, vient d\u2019être nommé directeur du département d\u2019ophtalmologie de la Faculté de médecine de l\u2019université McGill.Docteur Murphy reste ophtalmologue en chef de l'hôpital Royal Victoria, poste qu\u2019il occupe depuis 1970.Né en Angleterre, le professeur Murphy obtint le BS de Harvard en 1943 et le MDCM de McGill en 1947.Après avoir terminé l\u2019internat à l'hôpital Royal Victoria, il devint «fellow » en neurochimie et neuroanatomie à l\u2019Institut neurologique de Montréal.Entre 1950 et 1952 il était successivement résident adjoint et résident à l\u2019Institut d\u2019ophtalmologie du Presbyterian Hospital de New York.De 1953 à 1955 il servit à titre de chef du département d\u2019ophtalmologie de l'Aviation Royale du Canada à l'hôpital Rock- liffe des trois armes à Ottawa.1620 En plus d\u2019exercer ses responsabilités en médecine, le docteur Murphy est président du Musée des beaux-arts de Montréal.Le programme de résidence de McGill est dispensé dans trois hôpitaux universitaires et un hôpital affilié, à savoir les hôpitaux Royal Victoria, Montreal General et Montreal Children\u2019s ainsi que le Jewish General.Outre le service d'ophtalmologie pédiatrique à l'hôpital Montreal Children\u2019s, ces hôpitaux assurent des cliniques pour spécialités secondaires dans diverses branches de l'ophtalmologie.(Communiqué) MISE À JOUR EN GASTROENTÉROLOGIE Vendredi le 31 octobre 1975 et samedi le 1e\" novembre 1975 auront lieu des Journées médicales de mise à jour en gastroentérologie à l'hôpital St-Luc, auditorium du Pavillon Édouard-Asselin, 1112, rue Sanguinet à Montréal sous la direction scientifique du docteur François Martin.Le programme provisoire est le suivant: Vendredi 31 octobre 1975: Session I: ŒSOPHAGE \u2014 Modérateur: Alain Farley.Dysphagies et Physiologie œsophagienne: François Martin \u2014 La radiologie dans les maladies œsophagiennes: Halim Mheir \u2014 Reflux gastro-cesophagien (avec ou sans hernie): Alain Farley \u2014 Complications et traitement du reflux gastro-cesophagien: Daniel Tassé.Session Il: MALADIE ULCÉREUSE \u2014 Modérateur: Roméo Lafrance.Considérations étiopathogéniques de la maladie ulcéreuse: Francois Martin \u2014 Ulcère gastrique: Évaluation diagnostique: François Martin \u2014 Ulcère gastrique: Approche thérapeutique biogastrone: Alain Farley \u2014 Ulcère gastrique: La place de la chirurgie: Daniel Tassé \u2014 Ulcère duodénal: Évaluation diagnostique et approche thérapeutique: Alain Farley \u2014 Ulcère duodénal: Approche thérapeutique de l\u2019ulcère compliqué: Roméo Lafrance \u2014 Table ronde: Alain Farley, Roméo Lafrance, Halim Mheir, François Martin et Daniel Tassé.Session III: LES MALADIES DU GRÊLE \u2014 Modérateur: Michel Gagnon.La physiologie de l\u2019assimilation: Michel Gagnon \u2014 Suspicion et diagnostic de la mal assimilation: Michel Gagnon \u2014 La radiologie du grêle: ses frontières: Halim Mheir \u2014 Maladies infectieuses intestinales: diagnostic du traitement: Michel Laverdière \u2014 Diarrhées chroniques: approche pratique: Michel Gagnon.Session IV: LES MALADIFS DU CÔLON \u2014 Modérateur: Denis Bernard.Rectorragies en pratique courante: Alain Farley \u2014 L'apport de la radiologie dans les maladies coliques: Hamil Mheir \u2014 Diverticulopathies: Denis Bernard \u2014 Polypes du côlon et cancer colique: Denis Bernard \u2014 Table ronde: Denis Bernard, Alain Farley, Michel Gagnon, Michel La- verdière, Halim Mheir Samedi I novembre 1975 Session V: FOIF FT VOIFS BILIAIRES \u2014 Modérateur: André Viallet.L'alcoolisme et les maladies du foie: Jean-Gil Joly \u2014 Les hépatites virales: Denis Marleau \u2014 l'hypertension L'UNION MÉDICALE DU CANADA fi i {i an Q ou Si Qu do to Me ion If] \u201c = S portale: Pierre-Michel Huet \u2014 Approches diagnostiques des ictères: André Viallet \u2014 Périodes de questions et réponses: « Colles pour les professeurs ».Session VI: LE PANCRÉAS \u2014 Modérateur Pierre Lavoie.Physiologie et physiopathologie du pancréas: Michel Gagnon \u2014 Radiologie des voies biliaires: Halim Mheir \u2014 Pancréatographie et cholangiographie rétrograde: Alain Farley \u2014 Le syndrome postcholécystectomie: Pierre Lavoie \u2014 La pancréatite chronique récidivante: Pierre Lavoie \u2014 Les diètes en gastroentérologie: François Martin \u2014 Gastronomie et gastroentérologie: François Martin \u2014 Table ronde: Alain Farley, Michel Gagnon, Pierre Lavoie, Halim Mheir, François Martin.QUÉBEC SE PENCHE SUR L'INTOXICATION AU MERCURE Une équipe de spécialistes, chargée d\u2019enrayer les risques d'intoxication par le mercure, vient d\u2019être formée, a-t-on annoncé au ministère des Affaires sociales.Ce comité d\u2019étude et d\u2019intervention, qui se réunira à Québec, devra déterminer les causes précises de l\u2019intoxication par le mercure qu\u2019elles soient naturelles, industrielles ou conséquentes aux activités humaines.Le comité mettra sur pied des équipes médicales et scientifiques pour évaluer l\u2019étendue de ce phénomène au Québec et y trouver des solutions.Au nombre des experts nommés au comité, on note le docteur Albert Nantel, directeur du Centre régional de toxicologie de l'université Laval et le docteur André Barbeau, neurologue à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Le docteur Barbeau s\u2019est rendu au Japon étudier la maladie de Minamata, une intoxication mercurielle.JOURNÉE CLINIQUE CHIRURGICALE ; AU ROYAL VICTORIA HOSPITAL DE MONTREAL LE 20 NOVEMBRE 1975 Une journée chirurgicale aura lieu au Royal Victoria Hospital de Montréal le 20 novembre 1975, à laquelle participeront les docteurs Jean-Guy Beaudoin, Harry S.Himal, Lloyd D.MacLean, Peter W.A.Mausell, A.Peter H.McLean, Jonathan L.Meakins, Edmond D.Monaghan, Henry R.Shibata, Harry M.Shizgal, Lawrence À.Stein, John H.Webster, Marvin J.Wexler, William E.Wilson, tous du Royal Victoria Hospital, et le professeur invité Doyd M.Nyhus, chirurgien en chef de University of Hlinois Hospital et professeur de chirurgie à University of Illinois.12e JOURNÉE CLINIQUE ANNUELLE La 12e Journée clinique annuelle a eu lieu le 8 octobre 1975, sous le thème « Diéte et maladie» au Montreal Jewish General Hospital.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 SÉMINAIRE SUR L'IMPLANTATION D'UNE LENTILLE OCULAIRE Un séminaire sera tenu à l'hôtel Reine Elizabeth de Montréal le 15 novembre 1975 sur l\u2019implantation d\u2019une lentille oculaire: la technique, les soins pré et post-opéra- toires, ainsi que les résultats éloignés.Les participants actifs du séminaire seront Miles Galin, Henry Kirschman, Norman Jaffe, Marvin L.Kwitko et Donald Praeger.Le docteur Marvin L.Kwitko de Montréal se tient à la disposition des intéressés.29e CONGRÈS ANNUEL DE L'ASSOCIATION DES CONSEILS DES MÉDECINS ET DENTISTES DU QUÉBEC Samedi le 8 novembre 1975, le thème du congrès de l\u2019Association des Conseils des médecins et dentistes du Québec portera sur: La place du médecin dans le milieu hospitalier.Le congrès se tiendra au Château Frontenac de Québec.LE Vie CONGRÈS D\u2019ANATOMIE Lors de son VIe Congrès, tenu à l\u2019Université de Montréal du 17 au 22 août dernier, l\u2019Association panaméricaine d\u2019anatomie a signé plusieurs contrats de coopération avec des universités latino-américaines en vue de mettre sur pied un programme multinational de formation pour les professeurs de sciences morphologiques.C\u2019est ce qu\u2019a révélé à Forum, lors de la clôture du congrès, le docteur Pierre Jean, directeur du Département d\u2019anatomie de l\u2019U.de Met secrétaire de cet organisme.L\u2019Association panaméricaine d\u2019anatomie dont l\u2019objectif premier est de stimuler la recherche et l\u2019enseignement des sciences morphologiques, existe depuis 1966 et compte plus de 80 membres.En 1973, lors d\u2019une conférence tenue à Mexico, elle avait adopté un projet visant à créer en Amérique latine des centres de formation pour les enseignants de cette discipline; projet qui fut réalisé depuis grâce à l'aide de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI).Par la création de ce réseau de centres et l\u2019établissement d\u2019un programme panaméricain de formation, les étudiants des pays latino-américains peuvent avoir accès à un enseignement de meilleure qualité dans les différentes spécialités des sciences morphologiques puisqu\u2019une seule université ne peut les offrir toutes.En outre, l\u2019Association se charge d\u2019envoyer dans ces centres, pour des périodes variées et selon les besoins exprimés, ses propres spécialistes.Ce programme de formation s\u2019inscrit dans un plan d\u2019ensemble de la Fédération des Associations panaméricaines des Facultés de médecine.Quant au congrès lui-même, il a réuni à Montréal 340 anatomistes, médecins, professeurs et chercheurs de 22 pays des trois Amériques.Ils se sont entretenus d\u2019anatomie microscopique, d\u2019embryologie et d\u2019histologie.Les matinées étaient consacrées à des symposia sur les structures des choses vivantes, les après-midis à des communications brèves au cours desquelles les chercheurs de plusieurs départements 1621 a Kl H Qi 8 Ri Il est bon de retrouver son petit monde \u2026 le plus tôt TS possible.CE taie rio ra A > > ee ~_ 1 > A \u201cose TK a Pourvotre patient, un prompt rétablissement & Nephew, nous prenons le temps de fabri- veut dire: bientôt se retrouver avec son petit quer soigneusement des produits plus effi- monde.Nourrirson poissonrouge, retrouver caces pourle rétablissement de vos patients.sa famille.En somme tout simplement re- Consultez notre représentant, il pourra prendre goût à la vie.Pour vous, le mieux vous renseigner sur la prompt rétablissement de vos pa- gamme des produits et des tients veut dire plus de temps avec services Smith & Nephew.votre famille et vos amis.Chez Smith Les produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.Len Les Produits Smith & Nephew.Pour le rétablissement de vos patients.ELASTOPLAST\u201d Bandages élastiques adhésifs; diachylons et pansements.AIRSTRIP* Pansements, pansements de rechange.ELASTOCREPE* Bandages en coton crépé élastique B.P.C.ELASTOLEX\"-SAN\" Bandages élastiques.VISCOPASTE Bandes imprégnées de pâte de zinc et gélatine du type Unna.JCHTHOPASTE\" Bandages imprégnés de pâte de zinc et Ichthammol.PARAGON\" Ruban adhésifs.JELONET\" Gaze imprégnée de paraffine molle.GYPSONA\u201d Régulier Bandes et attelles plâtrées.GYPSONA\u201d LPL Bandes et attelles plâtrées (à faible perte de plâtre.) GYPSONA\u201d SS Bandes et aitelles plâtrées (super-solidité).GYPSONA\" Extra Bandes et attelles plâtrées (renforcées de polymère).PLASTAZOTE\"\u201d Polyéthylène thermoplastique pour immobilisation.SAN\u201d -SPLINT Matériel a immobilisation isopréne.SUPER-CRINX\" Bandages extensibles souples.DUCHESSE iqués CELLOLITE\u201d Couvertures calorifuges en coton.MINIMS* Gouttes ophtalmiques a dose unique.FLAMAZINE\u201d Créme de sulfadiazine d'argent a 1% p/p micronisée.* NIVEA Crème ATRIXO* Crème et lotion.Marque déposée de Smith & Nephew Ltd.SMITH & NEPHEW LTD.2100 \u2014 52e avenue Lachine, Québec HST 2Y5 Canada de la Faculté de médecine et de la Faculté des arts et des sciences ont pu exposer les résultats de leurs travaux.Des kiosques et des ateliers de travail ont permis aux anatomistes présents de se familiariser avec l\u2019utilisation des techniques audio-visuelles dans l\u2019enseignement de l\u2019anatomie.(Forum, 12 septembre 1975) NOUVELLE SUBVENTION DES « FONDATIONS JOSEPH-RHÉAUME » À L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE QUÉBEC Les « Fondations Joseph-Rhéaume » ont accordé encore une fois la somme de $3,000 pour des travaux de recherches à l\u2019Institut de cardiologie de Québec.Ces travaux de recherches sont actuellement orientés sur les causes, les approches diagnostiques et thérapeutiques, sur la prévention des maladies cardio-vasculaires et particulièrement de la maladie coronarienne.Ces maladies sont responsables du plus grand nombre de décès dans notre population.C\u2019est la quatrième année consécutive que les « Fondations Joseph-Rhéaume » contribuent à l\u2019essor de la recherche de l\u2019Institut de cardiologie de Québec à l\u2019hôpital Laval.On se souvient que monsieur Rhéaume qui est décédé en 1947 à Riviére-des-Prairies était un chef d\u2019entreprise bien connu.En plus de son sens des affaires, il a manifesté un vif intérét pour les travaux orientés vers le développement des connaissances humaines.Monsieur Rhéaume a réalisé que chacun d\u2019entre nous avait un rôle important à jouer pour favoriser l\u2019_épanouissement des individus et par conséquent, de notre société.Pour concrétiser ce désir, il a établi en 1943, une fondation dont les revenus seraient utilisés pour les travaux des différentes institutions au service de notre population.Les membres de l\u2019Institut de cardiologie de Québec tiennent à souligner leur gratitude pour ce don des « Fondations Joseph-Rhéaume ».(Communiqué) NOMINATION AU COMITÉ DE DÉONTOLOGIE Le docteur André Villeneuve, professeur agrégé au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval a été nommé membre du Comité consultatif de déontologie du Conseil des arts du Canada.Le docteur Villeneuve est aussi membre du Département de psychiatrie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et de la Division de recherches de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange.SUBVENTION DE $50,000 AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE SHERBROOKE Le ministre des Affaires sociales a annoncé que son Ministère a accordé récemment une subvention de $50,000 au C.H.U.de Sherbrooke qui utilisera l\u2019acupuncture comme = traitement à titre expérimental.(Communiqué) 1623 Le Gluco phage.ai Le ost LEC RG C\u2019est le traitement oral logique, efficace et sûr M@ du diabétique adulte et du diabétique obèse.excellente lérangé Ple taux d\u2019acide Mictique et ne NE dminemmen Sri e et NL ae, (CE Rg tour, \u201cQuatre diabétolo- ay i) N 7 | 920 est, rue Port-Royal, Montréal, *Marquewriginale de Choshpdrate de Metformine utilisée dans plus de 70 pays.Canada, Membre: ACIM Droit d'utilisation pour le Canada: Laboratoires Franca Inc, GLUCOPHAGE Nouveau médicament antidiabétique oral Classification: Le GLUCOPHAGE (chlorhydrate de Metformine) est un antidia- bétique oral de la famille des biguanides.Pharmacologie: Le GLUCOPHAGE est rapidement absorbé et excrété.Le produit n\u2019est pas métabolisé et est excrété inchangé dans les urines.Le GLUCOPHAGE abaisse la glycémie du diabétique mais non celle de l\u2019homme normal.Contrairement aux sulfonylurées, l'hypoglycémie n\u2019a jamais été rapportée à la posologie normale chez le diabétique traité au GLUCOPHAGE seul.Selon l\u2019opinion la plus répandue le GLUCOPHAGE favorise l\u2019utilisation du glucose périphérique et exerce son activité par l\u2019intermédiaire de l\u2019insuline.Ainsi le GLUCOPHAGE améliore le coefficient K d\u2019assimilation glucidique et le coefficient d'efficacité insulinique.Le GLUCOPHAGE entraîne chez le diabétique obèse hyperinsu- linémique une tendance très nette à la normalisation de la sécrétion d'insuline parallèle à celle de la glycémie.Expérimentalement, le GLUCOPHAGE n\u2019exerce, en dehors de ses activités métaboliques propres, aucune action notable sur l\u2019organisme.Contrairement aux sulfonylurées, le GLUCOPHAGE ne stimule pas la sécrétion pancréatique d\u2019insuline.Indications: 1) Diabéte adulte, stable, sans complications et non cétosique, ne pouvant être contrôlé par la diète seule.2) Le GLUCOPHAGE est particulièrement indiqué chez le diabétique obèse, car en plus de son action spécifique sur le diabète lui-même, il entraîne fréquemment une baisse importante de poids chez ces patients.Le GLUCOPHAGE peut être administré seul ou associé aux sulfonylurées, dans les cas d\u2019échecs primaires ou secondaires à un traitement aux sulfonylurées utilisées seules.L'usage conjugué du GLUCOPHAGE et d\u2019une sulfonylurée peut s'avérer particulièrement efficace chez les diabétiques âgés qui n\u2019auraient pas obtenu les résultats désirés de l'un ou de l\u2019autre médicament utilisé séparément.Ce traitement conjugué représente dans certains cas une alternative au traitement à l\u2019insuline.Les deux médicaments agissent probablement en synergie, la sulfonylurée stimulant la libération d\u2019insuline des cellules bêta du pancréas et le GLUCOPHAGE potentialisant son action sur les tissus périphériques.Adjuvant de l\u2019insuline: dans certains cas le GLUCOPHAGE peut permettre de supprimer l\u2019insuline.Souvent l\u2019addition du GLUCOPHAGE au traitement permet de réduire les doses d\u2019insuline, particulierement dans les cas qui sont mal stabilisés avec l\u2019insuline seule.Utilisation clinique: Le GLUCOPHAGE est utilisé a travers le monde depuis 1957.De très nombreuses études cliniques révèlent que le GLUCOPHAGE se caractérise comme suit: Il ne cause pas d\u2019hypoglycémie lorsqu\u2019utilisé seul chez le diabétique.Il favorise la perte de poids chez l\u2019obèse et cet effet n\u2019est pas relié à la posologie et n\u2019est pas la manifestation d\u2019une propriété ano- rexiante du médicament.Il conserve son activité durant des traitements à long terme.L\u2019acidose lactique n\u2019a jamais été rapportée avec le GLUCOPHAGE.Effets secondaires: Goût métallique dans la bouche, gêne épigastrique, nausées et vomissements.La diarrhée et des éruptions cutanées ont été rarement rapportées.Aucune réaction toxique grave n\u2019a été rapportée.Précautions: En cas de vomissements: cesser temporairement le traitement et reprendre en instituant une posologie progressive.Utiliser avec prudence chez les patients souffrant de maladie d\u2019Addison et chez les patients qui tolèrent mal l\u2019alcool et les sédatifs.Comme avec tous les autres hypoglycémiants oraux, on recommande des examens périodiques du patient incluant l\u2019hémogramme, les fonctions hépatiques et ophtalmiques afin de prévenir ou de minimiser les complications à court ou à long terme.Discontinuer le traitement en présence d\u2019élévation importante de la lactacidémie.Contre-indications: Le GLUCOPHAGE, utilisé seul, est contre-indiqué en présence de diabète cétosique, juvénile, insulinoprive.Le GLUCOPHAGE est contre-indiqué dans les cas d\u2019acidose grave, de coma, et de diabète très instable.Durant les périodes graves de stress telles que: infections graves, traumatismes, opérations chirurgicales, etc., un changement temporaire à l\u2019insuline est recommandé.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué durant la grossesse, dans les cas de jaunisse, de maladies hépatiques et rénales graves.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué en présence de complications préexistantes particulières au diabète telles que: la rétinopathie, la névropathie, la néphropathie et les états de diabète latent ou conditions prédiabétiques.Posologie et administration: Le GLUCOPHAGE est administré par voie orale.La posologie quotidienne usuelle est de 0.5 gramme trois fois par jour mais peut varier de 0.5 gramme à 3 ou 4 grammes par jour.Le médicament est mieux toléré lorsqu'il est administré aux repas.Selon les résultats obtenus, il peut être nécessaire d\u2019augmenter la dose (dans les limites indiquées \u2018ci-haut); cette augmentation doit être graduelie sur une période de 10 jours afin de prévenir les troubles gastro-intestinaux.Présentation: Comprimé blanc, rond, convexe, sécable, identifié \u2018\u2018Franca\u201d.Chaque comprimé contient 0.5 gm de chlorhydrate de Metformine.Flacons de 100 et 500 comprimés.3 ~~ 4 \u2014 UN PROGRÈS IMPORTANT DANS LE TRAITEMENT DE L\u2019ASTHME On vient de réaliser un des plus importants progrès dans le traitement de l\u2019asthme; il s\u2019agit de l\u2019introduction au Canada d\u2019un agent qui permet d\u2019entreprendre un traitement ainti-inflammatoire assez tôt pour éviter la détérioration respiratoire et le risque de dommages permanents aux poumons et ceci, sans aucun des effets systémiques secondaires que l\u2019on associe d\u2019ordinaire à la thérapie à l\u2019aide de stéroïdes oraux.Une conférence de presse a eu lieu le 2 octobre à Toronto avec la participation des invités suivants: Le docteur Timothy J.H.Clark, spécialiste de renommée mondiale pour les maladies respiratoires et médecin consultant (respirologie), Guy's Hospital et Brompton Hospital, Londres, Angleterre; Le docteur Irvin Broder, immunologue, professeur adjoint de médecine, Université de Toronto, et directeur de l\u2019Institut de recherche Gage; Le docteur Cecil Collins-Williams, directeur de la clinique d\u2019allergie, Toronto Sick Children\u2019s Hospital, et professeur adjoint de pédiatrie, Université de Toronto; Le docteur William Mahon, chef du service de pharmacologie, Toronto General Hospital, et professeur adjoint de pharmacologie et de médecine, Université de Toronto.Ces spécialistes présentérent un court exposé sur les problèmes et le traitement de l\u2019asthme, ainsi que sur un nouveau médicament, le dipropionate de béclométhasone, mis au point par Allen and Hanburys, qui promet de révolutionner le traitement de l\u2019asthme chronique.(Communiqué) SYMPOSIUM D'ÉCHOCARDIOGRAPHIE TENU À QUÉBEC Un symposium d'échocardiographie s\u2019est tenu à Québec au Centre municipal des congrès de l\u2019Hôtel Hilton, les 8, 9 et 10 septembre dernier.Cet événement médico-scientifique qui regroupait des experts québécois, canadiens, américains et européens a été organisé par l'Institut de cardiologie de Québec.Un programme élaboré couvrant à peu près tout ce que cette technique d'investigation peut comporter a été conçu par les docteurs Serge Gagné, Jean-Louis Laurenceau et Yves Marquis de l\u2019Institut de cardiologie de Québec.Ce programme qui s\u2019adressait spécifiquement aux médecins ayant un intérêt en échocardiographie a réuni comme conférenciers invités d\u2019éminents spécialistes de la Clinique Mayo, de John\u2019s Hopkins, d\u2019hôpitaux de Calgary, d\u2019Halifax et de Bordeaux dans le but d\u2019échanger leurs connaissances a sur ce mode d\u2019investigation et d\u2019en faire une mise à jour.L\u2019Institut de cardiologie de Québec a acquis au cours des quatre dernières années, dans ce domaine, une renommée internationale et une expérience qui le place à l\u2019avant- garde dans ce domaine parmi les centres canadiens.Ces faits ont incité les échocardiographistes de l\u2019Institut à organiser ce symposium à Québec, symposium qui faisait suite au 5e « Entretiens de cardiologie de langue française », réunion internationale de cardiologie qui avait lieu à Montréal du 4 au 6 septembre dernier.(Communiqué) 1625 Al Ni A; A HORMONES DU CERVEAU ET FERTILITÉ, CROISSANCE ET FONCTIONS THYROÏDIENNES C\u2019est sous les auspices de l\u2019Université Laval, du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval (CHUL), de la Société canadienne d\u2019endocrinologie et du métabolisme et de la Société internationale de neurobiologie que se sont réunis, du 21 au 24 septembre dernier, à l'hôtel Le Concorde de Québec, environ 200 chercheurs et cliniciens intéressés aux mécanismes de la régulation hormonale.Venus du monde entier, ces spécialistes ont exposé alors leurs plus récentes contributions à la compréhension de la chaîne de réactions qui permet au cerveau de contrôler, via les glandes endocrines, l\u2019activité des tissus et organes relevant du système hormonal.Les discussions firent également état des apports de cette connaissance à l\u2019étendue des traitements cliniques d\u2019un très grand nombre de maladies, Parmi les autres sujets traités, nous retrouvons la stérilité, le contrôle des naissances, la croissance et même le diabète.Le docteur Fernand Labrie qui dirige le groupe de recherche en endocrinologie de l\u2019Université Laval avait assumé le rôle de président du comité local d\u2019organisation.Il y a presque deux ans, le Conseil de recherche médicale du Canada (CRM) accordait à l\u2019équipe du docteur Labrie une aide financière considérable devant s'étendre sur cinq années.Le groupe devenait alors le premier à être établi pour le C.R.M.en endocrinologie.(Communiqué) LAUREATS DU SALON DES ARTS LORS DU CONGRES 1975 DE L\u2019ASSOCIATION MEDICALE DU CANADA Le jury vient de rendre son verdict et de proclamer les lauréats pour 1975 du Salon des arts réservé aux travaux des médecins qui sont les docteurs L.E.Ranta de Vancouver, W.M.Pfeiffer de Saint-Lambert, Paul Morin de Saint- Hyacinthe, W.M.Franks de Toronto, Ian Revelle de Kingston, H.J.Shimizu d\u2019Edmonton, G.K.Higgins de Calgary, Richard Whittaker de Montréal, dans le domaine de l\u2019art traditionnel; les docteurs A.J.Webster de Beamsville, Ontario, HH.King de Vernon, B.C., F.N.Oosman de Cudworth, Sask., K.J.Tompkins de Welland, W.L.Tew de London, Ontario, D.W.Boettger d\u2019Edmonton, A.J.W.Alcock de Winnipeg, R.J.Mason de Windsor, C.J.Evans de Moose Jaw, J.F.Mehl d\u2019Ottawa, dans la section des transparents en couleur; le docteur W.G.Hobbs de Gainsborough dans la section du portrait; les docteurs G.H.Valentine de London, R.V.Worling de Willowdale, Fran- ¢ois Dubuc de Maria et Jean-Pierre Jean de Montréal dans le domaine de la photographie monochrome, les docteurs Gary Urano de Winnipeg et D.B.Carruthers d\u2019Elms- dale dans celui de la photographie en couleur.ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUEBEC L\u2019assemblée des délégués pour 1975 comporte les élus suivants: Région | \u2014 Bas St-Laurent-Gaspésie: René Boisvert, hôpital St-Joseph, Rimouski.1626 Région 2 \u2014 Saguenay-Lac St-Jean: Paul-André Gauthier, Inst.Roland-Saucier, Chicoutimi-Nord.Région 3 \u2014 Québec: André Beaudoin, St-Michel- Archange; Pierre Lessard, Cl.Roy-Rousseau: Jacques Thi- vierge, Hôtel-Dieu du S.C.Région 4 \u2014 Trois-Rivières: Paul Casavant, hôpital Ste- Marie, Trois-Rivières.Région 5 \u2014 Cantons de l\u2019Est: Pierre Gagné, hôpital de Sherbrooke.Région 6 \u2014 Laurentides: Jean-Marie Albert, hôpital St-Charles, Joliette.\u2014 Rive-Sud: Jean-Pierre Berthiaume, hôpital Honoré-Mercier, St-Hyacinthe.\u2014 Montréal: Georges Aird, Saint-Luc; Robert Charette, Saint-Jean-de-Dieu \u2014 Elie G.Debbane, Allan Memorial \u2014 Pierre Gagnon, Jewish General \u2014 Jacques Garant, Allan Memorial \u2014 Léon-M.Larouche, Albert Prévost \u2014 Roger Leduc, Albert- Prévost \u2014 Richard Michaud, Hôtel-Dieu.Région 7 \u2014 Outaouais: Claude Ménard, C.H.Pierre- Janet, Hull.COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA FORMATION DU CALCUL RÉNAL Du 29 mars au l*r avril 1976 se tiendra à Davos, Suisse, un colloque international sur la formation du calcul rénal.Écrire au secrétaire: docteur H.Fleisch, service de patho- physiologie, Mertenstrasse 35, CH-3008 Berne/Suisse pour renseignements supplémentaires.ATTRIBUTION DES BOURSES DE VOYAGE H.K.DEITWEMER ET MERCK SHARP & DOHME PAR LE COLLÈGE ROYAL EN 1975 Les bourses de voyage Deitweiler viennent d'être attribuées à neuf bénéficiaires; elles comportent une somme de $25,000.La Bourse Merck Sharp & Dohme de six mille dollars a été décernée au docteur Harvey J.Guyda, de Montréal, pour un stage au Centre d\u2019études des maladies du métabolisme chez l'enfant, situé à l\u2019hôpital des Enfants malades de Paris, qui sera dirigé par le professeur Pierre Royer.Le docteur Guyda, diplômé en 1962 à l\u2019Université du Manitoba, est un « fellow » depuis 1972 en pédiatrie du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.La bourse résulte de l\u2019octroi au Fonds d'éducation du Collège Royal par la maison Merck Sharp & Dohme.Les boursiers Deitweiler du Collège Royal sont: 1) les docteurs André Robitaille de Québec, diplômé en 1969 de l\u2019Université Laval, qui fera un stage en rhumatologie pé- diatrique à Taplow, Berkes, Angleterre; 2) A.S.Boyd d\u2019Edmonton, diplômé en 1942 de la Faculté de Médecine de Glasgow, où il passera plusieurs mois à faire des études sur le strabisme; 3) P.A.F.Morrin de Kingston, qui fera un stage à l\u2019hôpital Necker de Paris en néphrologie dans le service du professeur Jean Hamburger; 4) R.L.Walley de St.John's, qui fera des études en obstétrique et gynécologie à Harvard; 5) Claude C.Roy de l'hôpital Sainte-Justine de Montréal, qui passera treize mois en gastro-entérologie pé- diatrique dans le service du professeur Pierre Ferrier, à l'hôpital Cantonal de Genève; 6) David E.L.King d'Ottawa, L'UNION MÉDICALE DU CANADA eld Hi oy À AU L'anxiété: ce fut la toute pre- Ve h R he allure \u2018Roche diazépamentret oo x .\u2018 Indications.\u2019 isse modérée dans:les \u20ac mière indication pour Vaium | VA jum oC e meet Cn Roche\u2019.Mais depuis, Valium lusqulun iether \u2018Roche\u2019 s'est révélé plus qu'un a tranquillisant efficace.t ill t TIO ve hypoter: .2 sion, tachycardie et phiébite.Reactions \u2018paradoxales chez | Ainsi, 0 n a découvert que les ranqui ISan êtes des psyoriatriques.d'alcool pendant le traitement, La propriétés myo relâchantes et = .\u201cprudence s'impose s'il faut faire-préüve d'acuité mentale et .\u20ac .- de réflexes rapides.En\u2018traîtement prolongé, on conseille de anxiolytiques de Valium\u2019 z pratiquer périodiquement des hemogramies et des tests de : \u2018Roche\u2019 sont utiles dans bien luna des grade dénrimée ou aux patents nL d , t d .i présentent des tondances suicidatres nd 2 p a res lornaipes comme Ae (oma 2 24 fois par our.an anest AA obstétrique etla adcoemen la dos Salon ie soin ot rane Er gyneco ogie, a neuro ogle, : on a.dose graduellément selon le besoin et done e | odontologie.fs \u2018Vole parentérale Angoisse ou fension aigué, troubles La recherche continuelle et des travaux cliniques bien documentés ont permis d'utiliser \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019 dans des états aussi différents que l'alcoolisme, le tétanos et l'état Valium\u2019 \u2018Roche\u2019, afinstar Susponsin, § mg/ml 100 61400 de mal épileptique.dd autres benzodiazépines \u201cseringues jetables, 10 mae ml, con io i: Rk) Rl La -Répéter about de 3 ou 4 heures au besoin: Sevrage: alcoolique brusque: 10.mg iim.ou Lv.au depart; puis 5 10 | mgm.ou Lv.au bout de 3 ou 4tieures-au besoin.Soulagement des spasmes musellaites: 5-40 mg iim.ou.iv;au départ répéter au boutde 3 ou 4 heures au besoin.Etat de mal épileptique et convulsions graves.récurrentes: 5-10 ma'i.m.ou:L.v, répéter au bout de 2 à 4 Heures au be: Soin: Enfants: 2 - 10 mé im.ou:iv; ou 0:25 ma/K g Perso nes agées ou fragiles: 2-5 ig bm, oli iv, Présentation Comprimés à:2, 5 et 19 me: : émotionnels.non psychotiques:.2-10:mg.m.OU LV.\" \u2018Valium\u2019 \u2018Roche\u2019, Cc \u2018est plus comme Librium* et Dalmane** * Marque déposée du chlordiazépox de toch qu \u2019un tranquillisant.Découvert, = allie I'efficacité a «Male depasse du lusepany Rue testé et documenté \u2018 re une excellente marge Hoffmann-La Roche e.thérapeutique. qui passera un an à Londres à faire des études en médecine locale; 7) Francis J.Jarrett de Kingston, qui fera des recherches en psychiatrie à Edimbourg; 8) Michel Lefrançois de Montréal, ophtalmologiste, qui fera un stage de six mois dans le service des docteurs Jules Baum et Dohlman au New England Medical Center de Boston et à Retina Funda- tion, Eye and Ear Hospital de Boston.Le docteur Le- françois est diplômé en 1969 de l\u2019Université de Montréal; 9) Nabil Mansour de Roberval, diplômé de Beyrouth en 1968 qui poursuivra des études en gynécologie et obstétrique a Londres, au St.Mary\u2019s Hospital, sous la direction du docteur Beard.(Communiqué) LES « SCHOLARSHIPS » CRM: 1975 Les médecins suivants au palmarés des « Scholarships » du CRM entreront en fonction durant l\u2019année en cours.IIs sont nommés pour cinq ans aux départements tels qu\u2019indiqués.« Scholars » et lieux d'exercice Gilles Bleau, Ph.D., Montréal 1972: département d\u2019obstétrique et gynécologie, Université de Montréal \u2014 Paul Bra- zeau, Ph.D., Sherbrooke 1971: département médecine expérimentale, McGill University \u2014 Marc-G.Caron, Ph.D, Miami, 1973: département de physiologie, Université Laval \u2014 Attar S.Chawla, Ph.D., McGill 1970: département de physiologie, McGill University \u2014 L.Fernando Congote, Dr.rer, nat.,, Marburg 1970: département de médecine expérimentale, McGill University \u2014 Virginia M.Wiewert, D.D.S., Alberta 1966, M.Sc., Northwestern 1970: faculté dentaire, University of British Columbia \u2014 John W.Downie, Ph.D., Manitoba 1972: département d\u2019urologie et de pharmacologie, Queen's University \u2014 Bryan T.S.Eaton, Ph.D., Queen\u2019s 1973: département de microbiologie et d\u2019immunologie, Queen\u2019s University \u2014 David Goltzman, M.D., McGill 1968: département de médecine expérimentale, McGill University \u2014 Philip F.Halloran, M.D., Toronto 1968, F.R.C.P.(C) 1973: département de médecine, University of Toronto \u2014 P.-Michel Huet, M.D., Paris 1967, Ph.D., McGill 1973: département de médecine, Université de Montréal Thomas G.Kennedy, Ph.D., New South Wales 1970: département d\u2019obstétrique et gynécologie et de physiologie, Uni- 1628 versity of Western Ontario \u2014 Ramji L.Khandelwal, Ph.D., Manitoba 1972: faculté dentaire, University of Manitoba \u2014 Theodore C.-Y.Lo, Ph.D., Toronto 1973: département de biochimie, University of Western Ontario \u2014 Terence F.McDonald, Ph.D., Dalhousie 1971: département de physiologie et de biophysique, Dalhousie University \u2014 Rozan- ne H.Poulson, Ph.D., Wales 1968: département de biochimie, University of British Columbia \u2014 Gary A.Quam- me, D.V.M., Saskatchewan 1969, Ph.D., McGill 1974: département de médecine expérimentale et physiologie, Mc- Gill University \u2014 Serge Rossignol, M.D., Montréal 1966, Ph.D., McGill 1973: département de physiologie, McGill University \u2014 Brent A.Schacter, M.D., Manitoba 1965, F.R.C.P(C) 1971: département de médecine, Université du Manitoba \u2014 Josef P.Skala, M.D., Prague 1964, Ph.D., British Columbia 1973: département de pédiatrie, University of British Columbia \u2014 Allan M.Smith, Ph.D., McGill 1969: département de physiologie, Université de Montréal \u2014 Patrick Vinay, Ph.D., Montréal 1975: département de médecine, Université de Montréal \u2014 Simon N.Young, Ph.D., London 1971: département de psychiatrie, McGill University.(Communiqué) XIIIe CONGRES INTERNATIONAL DE LA S.M.LE.R.LYON (FRANCE), 6, 7, 8 MAI 1976 Le XIII¢ congrés international de la SSM.ILE.R.(Société Médicale Internationale d\u2019Endoscopie et de Radiocinéma) aura lieu à Lyon, du 6 au 8 mai 1976, sous la présidence du professeur Pierre Mounier-Kuhn, en liaison avec la Réunion de la Société de broncho-æsophagologie de langue française (Président, professeur J.Gaillard).Thème: L'apport de l\u2019endoscopie, de la radiologie, de la cinématographie et de la thermographie au diagnostic précoce du cancer.Langues officielles: français, anglais (traduction simultanée).Secrétaire général-trésorier: professeur agrégé J.P.Ha- guenauer, Clinique O.R.L., hôpital de la Croix-Rousse, 69317 Lyon Cedex ! (France).Agence: Lycotour, Maison de Lyon, Place Bellecour, B.P.254, Lyon R.P., 69223 Lyon, Cedex 1.L'UNION MEDICALE DU CANADA a anthologie LE DERNIER CHIRURGIEN DU ROI À QUÉBEC ANTOINE BRIAULT 1742-1760 Gabriel NADEAU Note de la Rédaction Nous continuons avec le présent texte la série des articles historiques publiés par le docteur Gabriel Nadeau dans L'Union Médicale du Canada de juin 1951.I s\u2019agit d\u2019un travail princeps intitulé: Le dernier chirurgien du roi à Québec: Antoine Briault.Faisons place, avec sa permission, à l\u2019écrit sur les médecins militaires en Nouvelle-France.E.D.SOMMAIRE DES PREMIERS CHAPITRES Avant-propos Chap.I et II L'organisation médicale de la ville de Québec.Le médecin du roi \u2014 les chirurgiens \u2014 les barbiers, les perruquiers et les fraters \u2014 les apothicaires \u2014 les sages- femmes \u2014 les nourrices.Les hôpitaux, les hospices, les infirmeries \u2014 le service de santé dans les institutions religieuses non hospitalières \u2014 les édits et ordonnances qui réglementaient la pratique de la médecine.Chap.III, IV et V L'hôpital de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Les salles des malades \u2014 l\u2019apothicairerie \u2014 les services de médecine et de chirurgie \u2014 l\u2019administration \u2014 le personnel hospitalier.Chap.VI et suiv.La biographie de Briault.AVANT-PROPOS Le chirurgien du roi à Québec occupait sans contredit dans l\u2019organisation médicale de la Nouvelle-France la charge la plus importante.Certes, le médecin du roi, son vis-à-vis, jouissait d\u2019un prestige plus grand, il recevait, du moins jusqu'à la Guerre de Guerre de Sept Ans, un traitement plus élevé; mais les fonctions que remplissait à la tête de la colonie le chirurgien entretenu par la Cour étaient plus utiles, ses services plus indispensables.Ce paradoxe s\u2019explique par la nature des tâches communément dévolues au chirurgien à cette époque; il s\u2019explique surtout par des raisons d\u2019ordre local, Québec étant à la fois capitale du pays, place forte, port maritime et siège d\u2019amirauté.Il convient de bien situer le chirurgien dans la hiérarchie médicale de l\u2019Ancien Régime.C'\u2019était un homme de la classe ouvrière; il n\u2019exerçait pas une profession, mais un métier; il se rangeait donc parmi les gens de métier, sur le TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 même pied que les armuriers par exemple, les charpentiers, les cordonniers.Le médecin, lui, appartenait à une profession honorable et libérale.On s\u2019avilissait socialement en s\u2019employant à la chirurgie.Le médecin pouvait devenir baron, comte ou marquis, car son état « procédait du travail de l\u2019esprit et non de l\u2019ouvrage des mains »; mais il était interdit au chirurgien d\u2019aspirer à la noblesse.Son métier l\u2019excluait même de la bourgeoisie.Les chirurgiens étaient les serviteurs des médecins qui les méprisaient et exigeaient d\u2019eux le respect et l\u2019obéissance, et une subordination qu\u2019ils n\u2019étaient pas loin de croire établie par Dieu lui-même.Deus creavit de Cælo medicinam! Combalusier, régent de la Faculté de Paris, écrivait en 1748, au moment où les chirurgiens secouaient enfin la tutelle séculaire des médecins, le pamphlet suivant, contresigné par Martinenq son doyen: La Subordination des chirurgiens aux médecins démontrée par la nature des deux professions et par le bien public.Le docteur en médecine dédaignait les tâches serviles et se confinait dans les rôles nobles.Il enseignait l'anatomie, mais se gardait de toucher au cadavre.Pendant qu\u2019il parlait du haut de sa chaire, un préparateur, le plus souvent un chirurgien, maniait le scalpel.Le docteur eut dérogé en faisant acte de chirurgie.S\u2019il avait été chirurgien avant de recevoir le bonnet, il devait promettre de ne plus se souiller les mains à ce métier.Bien plus, à Paris, c\u2019est par un acte passé devant notaire qu\u2019il renonçait à faire partie du corps des chirurgiens « afin de conserver pure et intacte la dignité de la corporation médicale».À propos d\u2019une petite Algonquine souffrant d\u2019ascite, l\u2019annaliste des Ursulines de Québec écrit en 1671: « Mr de Bonamour luy fit ouvrir le ventre».Ces mots luy fit suffisent à nous convaincre que Bonamour était docteur en médecine.Il eut manqué à sa dignité en pratiquant lui- même la paracenthèse.Même la saignée constituait un acte déshonorant pour tout médecin.En 1748 un orfèvre de Paris ayant été frappé d\u2019apoplexie, le docteur Dumoulin fut appelé.Il ordonna deux saignées.Pendant qu\u2019on courait après un chirurgien pour pratiquer ces saignées, l\u2019orfèvre expira.Le traitement des maladies vénériennes, traitement purement médical, était laissé aux chirurgiens parce que, intéressant des organes « que la bienséance ne veut pas que l\u2019on nomme », ces maladies étaient réputées honteuses.Pendant longtemps d\u2019ailleurs \u2014 et ceci nous éclaire encore sur la mentalité d\u2019un âge révolu \u2014 le vénérien, avant de recevoir son traitement, subissait la peine du fouet pour avoir péché, ou payait une amende.L\u2019obstétrique avait d\u2019abord été du ressort des sages-femmes.Quand les chirurgiens s\u2019en mélèrent, certains médecins, au nom de la morale, voulurent leur défendre une spécialité que la Nature, selon eux, réservait aux femmes seules.Philippe Hecquet fut de ceux-là.Il écrivit un ouvrage qui avait pour titre L\u2019Indécence aux hommes d\u2019accoucher les femmes, dans lequel il montrait, par des raisons de physique, de morale et de médecine, que les mères n\u2019exposaient ni leur vie ni celle de leurs enfants en se passant ordinairement d\u2019accoucheurs.Hecquet servit de modèle à LeSage pour son personnage du docteur Sangrado dans Gil Blas.Le romancier ne pouvait mieux choisir.Cet ineffable 1629 A À A fi q RB 1 i i vécut pendant vingt-cinq ans d'herbes et de légumes et soutint un jour que le tabac, le tabac à priser comme le tabac à fumer, rompait le jeûne.En passant, rattachons Hec- quet à notre histoire.La Mère Duplessis de Sainte-Hélène, supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec au temps de Briault, l\u2019avait connu à Chevreuse où elle passa son enfance et par la suite elle entretint une longue correspondance avec sa parente d\u2019Abbeville.On a dit des chirurgiens, comme du Tiers-État en 89, qu\u2019ils n\u2019étaient rien et qu\u2019ils voulaient devenir tout.C\u2019est vrai qu\u2019ils n\u2019étaient rien.À Vorigine ils faisaient tous la barbe.Il leur fallut cing siècles de lutte pour s\u2019élever jusqu\u2019au niveau des médecins qu\u2019ils allaient dépasser quand la Révolution éclata.La Faculté de médecine les couvrait de ses dédains.Tenus pour de méprisables artisans indignes de cirer les bottes d\u2019un médecin, ils produisirent cependant Ambroise Paré et créèrent la chirurgie française.L\u2019audace ne leur fit pas défaut, mais cette audace légitime s\u2019appuyait sur l\u2019amour de la science et du progrès.Pendant que les chirurgiens amélioraient leurs positions en se perfectionnant dans leur art, les médecins refusaient de bouger.Remplis de leur dignité, parlant latin, proclamant la prééminence de leur état, ils étendaient leur hautain despotisme sur tout ce qui concernait l\u2019art de guérir et s\u2019entétaient dans un respect fanatique de la tradition, qui avait tout progrès en horreur.On bafouait la Faculté au théâtre, on la ridiculisait en littérature; elle restait inébranlable et incorrigible, continuant à soutenir avec la même ardeur des opinions inouïes et gardant un enseignement devenu arriéré.Elle avait sa Bible: les œuvres d\u2019Hippocrate; ses Pères de l\u2019Église: Galien, Celse, Philarète, Théophile, Avicenne, et ses dogmes intangibles; elle fulminait des décrets et faisait appel au bras séculier contre les médecins hérétiques qu'elle avait excommuniés et contre ses ennemis les apothicaires et les chirurgiens.Tel le Pape donnant sa bénédiction Urbi et Orbi, à Rome et au Monde, elle accordait à ses docteurs le droit d\u2019exercer dans Paris et par toute la Terre, Ubique Terrarum.Elle fut l\u2019artisan de sa propre décadence et on a pu dire avec raison que, même si la tourmente révolutionnaire ne l\u2019avait pas emportée, elle se serait éteinte parce que son immobilisme l\u2019eut fait périr.Pour ce qui regarde la Nouvelle-France, il est difficile de mettre les médecins et les chirurgiens en parallèle car, pendant tout le régime français, deux médecins seulement ont exercé leur art dans l\u2019étendue de la colonie \u2014 trois, si l\u2019on compte Bonamour qui s\u2019empressa de repasser en France peu après son arrivée.Et de ces deux médecins, Sarrazin, le mieux connu, avait été chirurgien et le resta jusqu\u2019à la fin de sa vie en dépit des préjugés attachés à ce métier.L'histoire de la médecine chez nous est donc avant tout une histoire de chirurgie et de chirurgiens.Antoine Briault, dont nous esquissons la biographie, ne s\u2019est signalé par rien d\u2019extraordinaire.Sa carrière n\u2019en fut pas moins des mieux remplies, comme le montrent ses états de service.; Diplômé de l\u2019École de santé de Rochefort Chirurgien de la Marine Chirurgien de l\u2019Hôpital de Rochefort Chirurgien du roi à Québec Chirurgien-major de la ville Chirurgien de la garnison Chirurgien de la prison 1630 Chirurgien des sauvages domiciliés Chirurgien en chef de l\u2019Hôtel-Dieu Chirurgien en chef de l\u2019Hôpital-Général Médecin du roi à Québec par brevet Pour mieux faire comprendre le rôle qu\u2019il a joué à Québec en même temps que l'importance de ses fonctions, nous avons cru qu\u2019il fallait d\u2019abord reconstituer le cadre médical dans lequel il se mouvait.Ce cadre est double: l\u2019un englobe l\u2019organisation médicale de la ville; l'autre, plus étroit, celle de l\u2019Hôtel-Dieu.Chapitre I L'ORGANISATION MÉDICALE DE LA VILLE DE QUÉBEC Sommaire: Le Médecin du roi \u2014 Les Chirurgiens \u2014 Les Barbiers, les perruquiers, les fraters \u2014 Les Apothicaires \u2014 Les Sages-femmes \u2014 Les Nourrices.« On ne peut pas dire, a écrit Thomas Chapais en parlant de la médecine sous le régime frangais, que la profession médicale fût vraiment organisée au Canada, telle qu\u2019elle l\u2019était en France » 1.Cela est vrai dans une certaine mesure et cette carence n\u2019a pas lieu de surprendre, car elle était invévitable.Exiger pour la colonie l\u2019organisation qui existait déjà en France où elle avait pris des siècles à naître, à grandir, à se perfectionner, ce serait méconnaître les lois qui président au développement des sociétés.Cette observation s\u2019entend aussi bien de la médecine que des autres professions et des métiers.On trouvait en France, dans la métropole comme dans les villes universitaires de province, des facultés de médecine, des écoles de chirurgie, des collèges de médecins, des communautés de chirurgiens, des bibliothèques, des jardins botaniques, des hôpitaux spécialisés.Rien de semblable chez nous; le contraire eût été une anomalie, pour ne pas dire une monstruosité.Tout de même, une organisation médicale a fonctionné au Canada.Suffisante pour les besoins des habitants, elle s\u2019est élargie à mesure que la colonie a gagné en étendue et en population et ses divers éléments, jamais amorphes ni chaotiques, présentaient un agencement distribué avec une sage économie et solidement hiérarchisé.La Nouvelle-France, sous le rapport de l\u2019organisation médicale, n\u2019eut jamais rien à envier aux autres colonies de ce continent, ses contemporaines.Et plus d'une ville de France, dépassant Québec et Montréal en importance, était moins bien partagée En 1742, Québec comptait avec sa banlieue environ 4 700 habitants répartis entre 950 familles.C'était à peu près la dixième partie de la population totale de la colonie.Nous allons expliquer ce qu\u2019en était l'organisation médicale.I\u2014 LES MÉDECINS A \u2014 Le médecin du roi Il s\u2019appelait indifféremment: médecin du roi, médecin ordinaire du roi, médecin ordinaire, médecin de l'Hôtel- Dieu, médecin entretenu à Québec, médecin entretenu dans la colonie.On pouvait être médecin du roi sans être médecin.C'\u2019est- à-dire qu'il n\u2019était pas nécessaire d'être docteur en médecine pour occuper cet emploi.H suffisait d'être chirurgien.Les L'UNION MÉDICALE DU CANADA BAGO H tan Hittin tide Hi Ji si Hh titi fi Het - a @ > À - A ne 2 f x \u201c4 5) fe > = { i = 5, S À = ni = Ie =F Vat > a LL Las a \\ wh 0 es = Ai »\u2014 Le À A w; ES RK $y Ry Te hy XN es + i TS *- 3 3 4 M a dd + : 33 Es Ce gr S | x of +  4 i ve 8 Rehi 8 Ê = (Sy Ri À i i wi >, n 2 Y ff n a 5 # % > LX le 7 ie 0 a 3 4 \u201cQu ¥ XN i) : As & f >.065 hi Wl Ra Gi 5 5 4e £ ! po Pr De) 3 No a NRT: au i = i I ; La 4 7 £ SI x go Wi.} os in aR : js hi A > Je = i « K Si i= ne ne A Ge E Ÿ ba 8 ETT v.5 4 w= » wt FPR 5, go ae i 6 id æ te Ie Ta E és if 1 it o le 9 fl + ! fl re x i % er H H H PE n ie A 6 | | Rte 20 5: 0 4 D D | 15 PARCE QU'ELLE EST 3 LA PENICILLINE 3 IM QUI OFFRE DAVANTAGE ; y Ad A DE BEE Ayerst on ORBÉNINE, LA PÉNICILLINE QUI OFFRE DAVANTAGE! Tout comme l\u2019esquimau, digne et fier, s\u2019impose dans le Grand Nord Canadien, ainsi ORBENINE s'impose d\u2019emblée au milieu des autres pénicillines.ORBÉNINE EST EFFICACE: Elle est douée d\u2019une excellente absorption, elle est bactéricide et elle couvre un spectre étendu de germes gram positifs, notamment les pneumocoques, les streptocoques et tous les staphylocoques (tant pénicillino-sensi- bles que dits résistants).ORBENINE EST SURE: Elle offre la sécurité d\u2019une pénicilline et partant, elle est particulièrement utile dans le traitement des enfants, des vieillards et des débiles.De plus, Orbénine étant une pénicilline, sa toxicité n'augmente pas avec l'importance des doses bien qu'il s'agisse d\u2019un antibiotique à spectre moyen.ORBÉNINE EST ÉCONOMIQUE: Le prix d'ORBÉNINE est inférieur à celui de l\u2019érythromycine, égal à celui de la pénicilline V et à peine supérieur à celui de la pénicilline G.Pour toutes ces raisons, ORBÉNINE est la pénicilline qui offre davantage.Faites parvenir le bon de commande suivant aux Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale À, Montréal, Canada et vous recevrez à titre gracieux, une reproduction de l'illustration (Esquimau) prête à encadrer.NOM ADRESSE Lettres moulees ORBENINE\", la pénicilline qui offre DAVANTAGE! DONNEES THERAPEUTIQUES INDICATIONS: Les infections à Gram posilif les plus courantes, notamment les infections mixtes el les ies béta-hemolytiques el les p ies.Toutes les infecti l micro-organismes tant ibles que dits \u201cresi \").Dans les infeclions graves a q cémies.les ostéomyélites.les endocardites.les pneumonies ef les slaphylococcies des diabétiques) ce micro-organisme est l'agent éliologique probable et qu'on doit instaurer le traitement avant que i de l\u2019antibiogramme ne soient connus.on administre d'abord L'ORBENINE injectable.On peut administ remment L'OBÉNINE orale ou passer à celle-ci lorsque la phase aiguë est révolue.CONTRE-INDICATIO à la pénicilline.MISE EN GARDE: Les connaissances actuelles indiquent que L'ORBÉNINE n'es! pas loxk foie.le rein ou la lignée rouge de la moelle: cependant, l'expérience clinique étant limitée à ce préférable de procéder à des prises de sang et à l'examen des fonctions hépatique el rénale a thérapie prolongée.Lorsque la pénicilline atteint des concentrations excessives dans le liquide cé dien.il est possible que survi des symptd neurotoxi tels que des spasmes myocl l'hyperrétlexie et même une perte de conscience.À moins que l'administration du médicament ne pue ou que la posologie ne soit réduite.le syndrome peut s'aggraver jusqu'à l'étal de mal.le coms et pénicilline ne traverse pas normalement la barrière hémato-encéphalique en quantité appreciabl qu'on administre des doses massives (atteignant plusieurs mégaunités par jour} en présence d'infla méninges, de lésion de la fonction rénale ou au cours de dérivation à l'aide du cœur -poumon artificiel chez les vieillards, il est possible que surviennent les réactions toxiques décrites plus haul.Bien jamais rapporté de complications de cet ordre avec L'ORBÉNINE.il faut tenir comple de la possibilité produisent.RÉACTIONS INDÉSIRABLES: Ce sont celles de la pénicilline G el par conséquent.a l'oc possible que survi les épiphénome i erytheme.pes.selles molles, moniliase.6 oedème aigu angio-neurotique de Quincke el plus rarement, l'anaphylaxie.POSOLOGIE ORALE: AOÛL infections bénignes ou de gravité moyenne: 250 à 500 mg aux 6 heures.À prendre de preference) avant les repas.Mainlenir la thérapie au moins 5 jours Dans les infections graves.les prises doublées.ENFANTS: de poids inférieur à 5 kg {1 1 livres): 250 mg par jour.de poids supérieur à 5 mais inférieur à 40 kg (85 livres): 50 mg/kg par jour.La dose quotidienne totale doil être divisé prises égales administrées aux 6 heures.POSOLOGIE PARENTERALE: Consulter le dépliant de col PRÉSENTATION: ORBÉNINE.gélules (noir et orange) à 250 mg et à 500 mg.ORBENINE liquide: 125 cilline a 1a c.a the (Smi) apres reconstitulion.ORBENINE injectable: 250 my.S00 mg ou 2000 mg de \u20ac flacon.Renseignements supplémentaires et bibliographie fournis sur demande a?! Les 5 SA ant 00 peoante Laboratoires Ayerst division de Ayerst.McKenna & Harrison.Limitée Montréal, Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM INC PES tis 30 ils si pause i EDA ce jy api iE is pap lait! ple ts joe, aides jes ÿ ei | ey pi?médecins du roi à Montréal n\u2019ont jamais été que des chirurgiens.À Québec, plusieurs d\u2019entre eux ne furent pas docteurs en médecine.L'autorité royale pouvait faire d\u2019un chirurgien, à la rigueur d\u2019un apothicaire, un médecin.Elle ne pouvait pas le créer docteur en médecine ni au moyen d\u2019un brevet lui communiquer la science d\u2019une profession qui lui manquait; mais elle pouvait le créer médecin, comme elle pouvait créer notaire un vulgaire plumitif.De nos jours la loi peut accorder la licence, le droit de pratique à celui qui, pour une raison ou pour une autre, n\u2019a pu obtenir son doctorat de médecine.Il en était de même en France sous les rois.Un chirurgien muni d\u2019un brevet de médecine ou d\u2019une commission émanant du roi jouissait des mêmes droits et des mêmes privilèges qu\u2019un docteur en médecine.C\u2019est faute de n\u2019avoir pas distingué entre un médecin du roi, déjà docteur en médecine avant son brevet, et un médecin du roi qui n\u2019était que chirurgien, que tant d\u2019erreurs ont été commises par ceux qui se sont occupés de notre histoire médicale.Combien de nos chirurgiens ont été appelés médecins, dans le sens où nous l\u2019entendons de nos jours! De là à les appeler docteurs il n\u2019y avait qu\u2019un pas.Appeler un chirurgien docteur! Autant donner du Révérend Père à un enfant de chœur, du Monseigneur à un simple tonsuré! La Faculté de Paris aurait éclaté d\u2019un rire formidable en entendant un chirurgien coiffé du titre de docteur.Et avec raison.Appellerait-on docteur un cordonnier, un maître forgeron?De tous ceux que le roi a entretenus à Québec seuls ont droit au titre de docteurs les médecins suivants: Bonamour, Sarrazin, Gaultier, Amable Chomel, Lebeau et enfin Gan- doger de Foigny, médecin-désigné en 1759.Les autres n\u2019y ont aucun droit, bien que brevetés médecins.Quelles étaient les fonctions du médecin du roi à Québec et les attributions de sa charge?1\u2014 Son autorité pour les choses qui relevaient de la médecine s\u2019étendait à toute la colonie, tandis que celui de Montréal avait juridiction seulement sur la ville et le gouvernement de ce nom.Le médecin du roi à Montréal était donc subordonné à celui de Québec, comme l\u2019eut été celui des Trois-Rivières si la Cour en avait entretenu un à cet endroit.Voici comment s\u2019exprime le ministre en parlant de Gauthier: « Le sieur Gauthier à qui la place de médecin du roi en Canada a été donnée ».Le brevet de Timothée Sylvain, en 1724, porte qu'il exercera les fonctions de médecin du roi à Montréal « sous les ordres du sieur Sarrazin Médecin de Sa Majesté à Québec auquel il sera subordonné ».2\u2014 Le médecin du roi avait préséance et autorité sur les chirurgiens.S'il était docteur en médecine, ces attributions découlaient du fait de son doctorat; s\u2019il n\u2019était que chirurgien avant son brevet ou sa commission, ce brevet ou cette commission lui assurait sur ses confrères en chirurgie la même autorité qu\u2019un docteur en médecine.3\u2014 TI avait droit de surveillance sur les apothicaires.Ce droit comprenait l\u2019inspection de leur boutique et le contrôle de leur pratique.Le métier de chirurgien était interdit aux apothicaires.Un chirurgien pouvait débiter des drogues, mais Un apothicaire ne pouvait pas pratiquer la chirurgie, à moins évidemment qu\u2019il n\u2019eût fait au préalable des études en chirurgie.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 mac ent trad te dd de sata Lis 4\u2014 Il était médecin de l\u2019hôpital du roi, c\u2019est-à-dire de l'Hôtel-Dieu de Québec dont l\u2019administration regardait non les Religieuses mais l\u2019intendant.C'était la principale de ses fonctions.5 \u2014 TI était avant tout le médecin des pauvres, mais il devait soigner aussi les soldats et les matelots, les matelots des vaisseaux du roi et ceux de la marine de guerre et de la marine marchande.6 \u2014 Il lui était loisible de pratiquer en ville et alors il pouvait se faire payer pour ses services.7 \u2014 Te médecin du roi était l\u2019examinateur-né des chirurgiens et des apprentis-chirurgiens de la colonie: 8 \u2014 Il était exempté du logement des gens de guerre, du service de la milice, de la tutelle et de la curatelle, en un mot, de toutes charges publiques.9\u2014 TI pouvait occuper de hauts emplois.Sarrazin fut appelé à siéger au Conseil supérieur.Gauthier le sera après lui.Berthier, devenu médecin par brevet, suivit les cours de droit que donnait le Procureur général Verrier, dans l\u2019espoir d'être nommé conseiller comme Sarrazin qu\u2019il remplaçait.Peut-être l\u2019eut-il été sans l\u2019_épidémie qui l\u2019emporta.10 \u2014 Ses occupations paraprofessionnelles.Si le médecin du roi était docteur en médecine, par conséquent instruit et possédant une culture générale, la Cour attendait qu\u2019il s\u2019occupât d'histoire naturelle.De fait, elle lui en faisait presque une obligation.Depuis longtemps le mouvement scientifique était en marche en France.La Cour favorisait les découvertes dans tous les domaines, en botanique, en entomologie, en chimie, en physique.Des savants, après avoir exploré leur pays, allaient faire des enquêtes au dehors.Jusqu\u2019en Amérique.Sarrazin avait été membre correspondant de l\u2019Académie des sciences.Gauthier le sera aussi.Quand le ministre annonce le départ de Chomel, docteur-régent de la Faculté de Paris, pour le Canada en 1757, il explique à Vaudreuil et à Bigot que ce médecin «a été chargé de ramasser quelques plantes, des graines et d\u2019autres objets d'histoire naturelle pour les jardins particuliers du roi.Vous lui donnerez, ajoute-t-il, les facilités qui dépendront de vous à ce sujet ».Gandoger de Foigny, qui avait obtenu l\u2019expectative de la charge de médecin, se proposait lui aussi d\u2019agrémenter sa pratique par des études paramédicales.« Ce long voyage dans un continent où la nature est si digne d\u2019être encore interrogée, nous dit son panégyrisie, cette espèce de mission philosophique s\u2019accordait merveilleusement avec l\u2019envie qu\u2019il avait d'acquérir de nouvelles connaissances, d\u2019étudier le physique et le moral des hommes et des climats, et de jeter enfin sur les différentes parties de l\u2019Univers le coup d\u2019œil d\u2019un Médecin et d\u2019un Naturaliste ».Si l\u2019on compare les médecins que le roi a entretenus au Canada avec ceux de ses autres colonies, des Antilles par exemple, il faut admettre que les nôtres n\u2019ont guère montré de diligence dans leurs recherches et dans leurs travaux.Mais les occupations scientifiques du médecin du roi restaient paraprofessionnelles.Elles n\u2019avaient rien à faire avec ses fonctions de médecin.Il était nommé et payé pour soigner les malades, non pour herboriser ni pour vérifier le thermomètre de Réaumur ou l\u2019opération de sa couveuse.1633 R :8 \u20184 bad atid I I fl [SEC] 0! i FABIO > | \\ Seelicicang - NDI H Tal bons ment NOIR pour ofan i orl dans ang! don lop dorm gent ren Vener sage, ù bons La sssen ely qo | lire aor + Quam ih HOD Fare larg lea \u2018x role furan 1 dipa Pr FFE ney 4 Use Ocely séige ; ] es a, 0 dll RE; Com beur| My Oiolg #lle Ca mn : leat \u2018or Ds mn\u201d Si ang J tm, ug les a CON \\ Tig Dost ong li iy + fem; Phis (rem hl Ë rl.OIQUXaTIOTS {og zh ny Lt tes | J LOCACORTEN-VIOFORME CIBA DORVAL.QUEBEC C-4012 Pa Lorsqu'il y a infection ou inflammation de la peau\u2026 LOCACORTEN-= VIOFORME\u201d e anti-inflammatoire e antiprurigineux e antifongique e antibacterien INDICATIONS Traitement des dermatoses compliquées d'infections bactériennes et/ou fongiques, conjointement avec une couverture antibiothérapique par voie générale en cas de besoin.Recommandé pour la prévention des infections secondaires, notamment lors du traitement par pansements occlusifs.L'emploi du médicament est indiqué dans: les dermatomycoses, la folliculite, I'impétigo, la pyodermieset la dermatite infectieuse, ainsi que dans les affections suivantes: dermatite atopique, dermatite séborrhéique, névrodermite, dermatite eczématoïde, psoriasis, prurit ano- génital, lichen simplex, lichen plan, névrodermite chronique, dermatite de contact (dermatite vénéneuse), dermatite nummulaire, dermatite de stase, acné, intertrigo et de nombreuses affections similaires.La crème a un léger effet dessicatif qui s'avère essentiellement utile dans les lésions humides et suintantes; elle s'emploie également aux régions intertrigineuses.L'onguent est particulièrement indiqué dans les lésions sèches accompagnées d'épaississement et de desquamation de la peau.MODE D'EMPLOI ET POSOLOGIE Faire des applications, en couche mince, sur la région atteinte, trois ou quatre fois par jour Le cas échéant, recouvrir d\u2019un pansement protecteur.Le traitemeni devra être poursuivi durant au moins quelques jours après la disparition des lésions.EFFETS SECONDAIRES Une irritation légère peut se produire, dans des cas exceptionnels.Avec les pansements occlusifs, on a observé quelques cas de vergetures.Le Vioforme peut provoquer, bien que rarement, des effets sensibilisants.Si une exacerbation de la lésion ou une réaction de type allergique se produit, on cessera les applications.PRÉCAUTIONS D'EMPLOI Comme d'autres composés iodés, le Vioforme peut fausser certains tests de la fonction thyroïdienne, tels que: l'évaluation de l'iodémie protidique (PBI), la fixation de l'iode radio-actif et le dosage de l'iode d'extraction butylique, On devra donc s'abstenir de pratiquer ces tests moins de trois mois après l'emploi de Locacorten-Vioforme.D'autres tests de la fonction thyroïdienne, tels que l\u2019absorption de T3 sur résine ou la détermination de la Ts ne sont pas modifiés par le Vioforme.Dans le traitement occlusif prolongé, la possibilité d'effets sur le métabolisme est un risque dont il faut tenir compte.Le Locacorten-Vioforme peut tacher la peau, les ongles, le linge et décolorer les cheveux.CONTRE-INDICATIONS Tuberculose de la peau, varicelle, éruptions post-vaccinales, grossesse, et toutes les affections cutanées d'origine virale, en général.Il faut également éviter d'employer le Locacorten- Vioforme dans les affections oculaires et les dermatoses d'origine syphilitique.PRÉSENTATIONS Crème, renfermant 3% de Vioforme® (iodo- chlorhydroxyquin) et 0.02% de Locacorten® (pivalate de fluméthasone) dans un excipient lavable à l'eau; tubes de 15 et 50 g.Onguent, renfermant 3% de Vioforme® et 0.02% de Locacorten® dans un excipient de vaseline; tubes de 15 et 50 g.Gouttes otiques en flacons-stilligouttes de 10 ml en plastique contenant une solution titrée a 0.02% de Locacorten et a 1% de Vioforme.C1 BA DORVAL.QUÉBEC B \u2014 Les médecins de la pratique civile Parce que de nos jours un chirurgien est docteur en médecine au même titre qu\u2019un médecin, on a cru qu\u2019il en était de même sous le régime français.On a donc appelé médecins des praticiens qui n'étaient que chirurgiens.II faut le répéter et le répéter encore: les chirurgiens appartenaient à la classe ouvrière, c\u2019étaient des artisans, des hommes de métier.À la date qui nous occupe, il n\u2019y avait pas de médecins- docteurs en médecine däns la ville de Québec.Bien plus, pendant toute la durée du régime français il n\u2019y en eut jamais un seul.Et non seulement à Québec mais dans toute l\u2019étendue de la Nouvelle-France.II \u2014 LES CHIRURGIENS A \u2014 Le chirurgien du roi Il était désigné de plusieurs manières: chirurgien du roi, chirurgien entretenu, chirurgien gagé du roi, chirurgien ordinaire de Sa Majesté, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, chirur- gien-major de l\u2019Hôtel-Dieu, chirurgien-major de Québec.Sous ces appellations différentes c\u2019était le même personnage.Ses fonctions étaient nombreuses.1 \u2014 Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu D\u2019abord et avant tout il était chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu.Avec le médecin du roi il constituait le « bureau médical » de l\u2019hôpital.Aucun chirurgien de la ville n\u2019était admis à pratiquer à l\u2019hôpital à moins que ce ne fût comme apprenti- chirurgien ou gagnant-maîtrise.Si on était forcé d\u2019appeler un chirurgien, au cours d\u2019une épidémie par exemple, c\u2019était avec l\u2019autorisation du chirurgien du roi.Il n\u2019y avait pas de chirurgien-aide-major à l\u2019Hôtel-Dieu.Cette charge sera créée d\u2019autorité par Bigot pendant la Guerre de Sept Ans, parce que Briault se trouvait débordé de travail.L\u2019aide-majorité fut donnée a Aman Pezès.Pezès et Briault constitueront alors à eux seuls le « bureau médical » de l\u2019Hôtel-Dieu, car Gauthier était mort et Briault avait été breveté médecin à sa place.2 \u2014 Chirurgien de la place Le chirurgien du roi était chirurgien de la ville considérée en tant que place militaire.Il devait donc soigner les officiers de l'état-major, non seulement lorsqu\u2019ils étaient malades à l\u2019Hôtel-Dieu mais à leur domicile, s\u2019ils logeaient en ville.Joseph Benoist, chirurgien-major à Montréal, se plaignait de cette corvée au ministre en 1737.« Messieurs les officiers, disait-il, prétendent que je suis obligé d\u2019aller chez eux et les soigner gratis.Il est spécifié par mon brevet que je soignerai messieurs les officiers et non l\u2019endroit.J'aurai l'honneur de représenter à Votre Grandeur que l\u2019hôpital est considérable par la quantité de soldats qui y sont malades.La plupart des officiers demeurent aux deux extrémités de la ville.Pendant que je fais ma visite à Phôpital, l\u2019on vient me chercher pour un officier bien malade, quelquefois plusieurs.Je ne sais auxquels courir, si c\u2019est aux soldats qui sont malades à l\u2019hôpital ou aux officiers qui le sont chez eux.J\u2019espère, Monseigneur, que vous voudrez bien avoir la bonté d\u2019en décider » 2.Le ministre n\u2019avait pas à en décider; depuis longtemps les ordonnances royales avaient réglé cette question.Antoine Forestier, chirurgien de Montréal, s\u2019était soustrait à cette obligation de visiter les officiers alités chez eux, en 1635 1711.Il est vrai qu\u2019il était chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, mais ce sont les Religieuses et non le roi qui l\u2019entretenaient 3.Voici quels étaient les officiers de l'état-major résidant à Québec en 1742: le lieutenant du roi ou commandant de la place: c\u2019était Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons.Il logeait rue Sainte-Famille, près des remparts; le major de la place: Jacques-Hugues Péan de Livaudière, qui demeurait rue Buade; les capitaines: François Desjordy de Cabanac, Rue des Jardins, Paul Bécard de Fonville, Rue Buade, voisin de Péan, Claude-Antoine de Bermen de la Martinière, Rue Buade, Eustache Lambert-Dumont, Rue Saint-Anne, Dar- naud, Rue Saint-Pierre, Gaspard Adhémar de Lantagnac, Rue Saint-Louis; les lieutenants: Paul-Louis Dazmat de Lu- signan, voisin de Lantagnac, rue Saint-Louis, Henri Albert de Saint-Vincent, Rue Saint-Louis, Charles-François Tarieu de la Naudière, Rue Saint-Louis, Daniel-Hyacinthe Liénard de Beaujeu, Rue de la Fabrique, Jean-Joseph Feray-Dubu- ron, Rue Notre-Dame; les enseignes: Nicolas-Antoine Cou- lon de Villiers, Rue de la Montagne, Charles-Denis Regnard- Duplessis, Rue des Pauvres, tout près de l\u2019Hôtel-Dieu et voisin de la veuve du chirurgien Berthier.Les docteurs Ahern ont écrit que Briault était chirur- gien-major des troupes.C\u2019est une erreur.Les troupes entretenues dans la colonie, dites troupes de la marine parce qu\u2019elles relevaient du ministère de la Marine, avaient leur chirurgien-major en chef, qui résidait habituellement à Montréal.Ces troupes étaient formées en compagnies.Si on veut dire que Briault a été chirurgien-major d\u2019une de ces compagnies, c\u2019est une erreur encore.Il était chirurgien- major de place.Évidemment, un autre brevet ou une commission auraient pu étendre ses fonctions à celles de chi- rurgien-major en chef des troupes.Le chirurgien-major en chef résidait d\u2019ordinaire à Montréal parce qu\u2019on gardait le gros des troupes à Montréal ou dans les paroisses de ce gouvernement.Cette charge fut occupée successivement par: Vincent Basset du Tartre, Michel Sarrazin, Pierre Bau- deau, Joseph Benoist et Ferdinand de Feltz.En 1755 des troupes de terre furent envoyées au Canada.Ces troupes, qui relevaient du ministère de la Guerre, avaient leur chirurgien-major en chef.C\u2019était Jean-Baptiste Polémond.Polémond n\u2019avait aucune autorité sur son vis-à-vis des troupes de la marine.Il se noya peu après son arrivée dans la colonie et André Arnoux fut nommé à sa place.3 \u2014 Chirurgien de la garnison Cette fonction découlait de la précédente.Mais d\u2019abord y avait-il une garnison à Québec?Murray, dans un rapport sur l\u2019organisation du gouvernement de Québec sous le régime français, écrit qu\u2019il n\u2019y avait pas de garnison entretenue dans les trois villes de Québec, Montréal et Trois- Rivières.Il a dû se tromper ou on l\u2019a mal renseigné.« Toutes les forces du Canada, dit un Mémoire de 1712, consistent en 28 compagnies d'infanterie des troupes de la marine, qui doivent être de 50 hommes chacune commandée par un capitaine, un lieutenant, un enseigne détachés les uns des autres, mais dont le corps entier obéit à un capitaine commandant pourvu par un brevet de la Cour sans égard au rang ou à l'ancienneté.Tl en reste ordinairement quatre à Québec, six à Montréal et deux aux Trois- Rivières, le reste doit être dispersé dans les autres forts du pays selon la force des postes ».1636 Comme les capitaines étaient censés loger à proximité de leur compagnie, le nombre de ces officiers dans une ville devrait en théorie nous fournir celui des compagnies en casernes.Mais parfois le gouverneur détachait les capitaines pour commander des expéditions militaires.«Il s\u2019est trouvé l'année dernière sept compagnies à Québec sans aucun officier, écrit en 1755 Jacques Imbert, trésorier de la marine.Il y a souvent un officier présent à sa compagnie suivant l'extrait mais ne résidant point à sa garnison, le trésorier ne peut avoir ses quittances lorsqu'il paye la solde, il [l'officier] est souvent à Montréal par congé, et il part quelquefois pour aller servir dans les forts.» L\u2019effectif des compagnies a varié à différentes époques.Il était de 28 hommes en 1742 mais fut augmenté plus tard.« Les compagnies de la Colonie dont le fond est de 50 hommes, écrit le commissaire des guerres Doreil en 1756, doivent être composées à présent de 65»4.En 1747 un prisonnier anglais compta 700 soldats faisant la parade un dimanche.«Saw the Melitia of the Town, note-t-il dans son journal, march the Back of the Walls in Order to be Drawn up for Exercise as they have done Every Sunday past; But to Day were much more in Number than Ever we Saw Before; for as they March'd along \"Twas Easy to Count their Number Since there was 4 in Each file and 175 files Total 700 men under arms Including Officers » 5.C\u2019était après l\u2019expédition des Mines et il est possible que des compagnies revenues de l\u2019Acadie se soient mélées a celles de la garnison.On a remarqué aussi qu\u2019il emploie le mot Melitia.T1 pouvait donc s'agir non des troupes régulières mais de la milice.Il écrit ailleurs dans son journal, à la date du 7 mai de la même année: « The Country Farmers and their Sons are now our Guard ».Si nous insistons sur le nombre des compagnies en garnison à Québec, c'est afin de calculer celui des soldats que le chirurgien du roi avait sous ses soins, c'est surtout pour savoir combien il y avait de fraters dans la ville.On comptait un frater par compagnie et ces soldats-chirurgiens assistaient le chirurgien du roi.Si donc nous admettons que 6 compagnies étaient casernées en 1742, la garnison se trouvait à comprendre 6 fraters et 168 hommes.Les casernes s\u2019élevaient près du mur de la Potasse, non loin du palais de l\u2019Intendance et de l\u2019Hôtel-Dieu.C'était «un grand corps de logis fermé par une grande cour».Construite en pierre et à deux étages, cette bâtisse mesurait 150 pieds de long sur 18 de large.4 \u2014 Chirurgien de l\u2019amirauté Aux alentours de 1750 un chirurgien de la ville, Simon Soupiran, reçut du duc de Penthièvre, amiral de France, une commission de chirurgien de l\u2019amirauté.Jusque-là c'était le chirurgien du roi qui remplissait les fonctions de cet emploi.Les personnes relevant de cette juridiction et auxquelles il devait ses soins comprenaient: Les officiers du port, les hommes de plume de 'amirauté, les ouvriers des chantiers maritimes, les officiers du port étaient les suivants en 1742: Les brigadiers des gardes du port: Jacques Vallerand, qui logeait rue Champlain, Alexandre du Souchet, Rue de la Montagne.Les gardes du port : Jean Montary,.Rue des Grisons, Maurice Coutelaux, Rue Saint-François.Jean Lecompte.Rue L'UNION MEDICALE DU CANADA a Ye + sos = x => re Se © 3 ul EE \u201c= LES SERVICES DE SANTE UPJOHN Cher Docteur, Les Services de Santé Upjohn, offrent maintenant a la population du Québec un programme de soins à domicile d'urgence.Qu'il s'agisse d'injections à domicile, de prises de sang pour vos malades incapables de se rendre à l'hôpital, de refaire un pansement, d'éducation de vos malades (Post-partum, diabétiques, aveugles) ou de toutes autres fonctions qu'une infirmière peut remplir vous pouvez faire appel à nos services.Tous ces soins seront exécutés suivant l'autorisation écrite du médecin traitant, et en accord avec notre médecin consultant.En outre pour le convalescent à la maison ayant besoin de soins infirmiers ou d'aide domestique nous offrons les services compétents d'infirmières, d'aides-infirmières et d'aides-ménagères disponibles en tout temps, selon les besoin de votre patient, et pour aussi longtemps que vous le jugerez nécessaire.Votre malade aura à débourser un certain montant dépendant de l'acte que nos infirmières autorisées auront à poser; par contre plusieurs régimes d'assurance remboursent partiellement le coût des soins infirmiers à domicile dispensés par des infirmières autorisées, sur la recommandation du médecin.Pour prendre avantage de ce nouveau programme, téléphonez à une de nos succursales suivantes: Montréal 288-4214, Québec 687-3434, Trois Rivières 379-4355, Ottawa 238-4805.Acceptez, Docteur, l'assurance de nos sentiments les meilleurs Gh Bd ace an-Claude Leroux Vice-Président et Directeur général Victoria Vancouver Calgary Edmonton Winnipeg Windsor London Hamilton St Catharines Toronto Ottawa Montréal Trois Rivières Québec Halitax UNE FILIALE DE LA COMPAGNIE UPJOHN Bt gr 14 EE: H BN: Ry RB: Sainte-Famille, Antoine-Nicolas Chevalier Bouillet, Rue Champlain.Le capitaine du port avait été Testu de la Richardiére jusqu\u2019en 1741, année de sa mort.M.de Macarty le remplaça; mais comme il préférait le service de la mer, d\u2019Aille- boust de Cerry devint capitaine de port en 1748 8.Cette année-là la Cour établit un enseigne de port et nomma à cette place Lemaître de la Morille.Le chirurgien du roi devait aussi à l\u2019occasion suppléer le chirurgien d\u2019un navire, mort en mer ou malade, quand ce navire arrivait avec des matelots ou des passagers sur les cadres.S'il était retenu à l\u2019hôpital ou empêché pour quelque raison, on envoyait un chirurgien de la ville à sa place.En 1734 Jourdain Lajus avait dû aller soigner les malades du Rubis.T1 rappelait ce service au ministre quatre ans plus tard.« Le vaisseau du roi La Rubis, commandé par Mr.de Chaon, étant au pied de la traverse, entre le cap brûlé et le cap tourmente, mouillé et retardé à cause des vents contraires, et l\u2019Hôtel-Dieu de Québec étant vide pour recevoir les malades de ce vaisseau, qui étaient en grand nombre, Mr.de Chaon écrivit à Québec et demanda le chirurgien gagé du roi pour aller soulager les malades du vaisseau, du nombre desquels était son chirurgien-major.Il fallut que Lajus, qui n\u2019a jamais eu l\u2019honneur d\u2019être aux gages de Sa Majesté, abandonnât toutes ses affaires et partît aussitôt.Il y fit deux voyages au grand soulagement des malades ».Ce fameux Rubis, remarquons-le ici en passant, portait déjà dans ses flancs l\u2019agent du typhus exanthématique qui devait par la suite, presque chaque année, semer la mort parmi son équipage et l\u2019apporter dans les salles de l\u2019Hôtel- Dieu et dans la ville.Le typhus se transmet par les poux.« Nous avions à bord, raconte le Père Nau en 1734, une centaine de soldats de nouvelle levée, dont chacun avait avec soi un régiment entier de Picardie.Personne ne fut exempt de leurs morsures.Toutes les fois que nous sortions de l\u2019entrepont, nous nous trouvions couvert de poux.Autre fourmilière de poux et source d\u2019infection: c\u2019étaient quatre-vingts faux-saulniers, qui avaient langui pendant un an dans les prisons.Ces misérables auraient fait pitié aux plus barbares des Turcs.Ils étaient demi-nus, couverts d\u2019ulcères, et quelques-uns même mangés tout vifs par les vers.Nos soins ne les empéchérent pas de mettre dans le navire une espéce de peste dont tout le monde a été attaqué, et qui a fait mourir vingt hommes » 7.5 \u2014 Chirurgien de la prison Le chirurgien du roi était encore chirurgien de la prison.Située en arrière de l\u2019Intendance, la prison ne servait pas seulement aux détenus qui étaient sujets du roi; elle servait aussi, et à partir de la date qui nous occupe, elle servira surtout aux prisonniers de guerre anglais, pris en mer ou dans les colonies voisines.Le nombre de ces prisonniers était si considérable en 1746 qu\u2019il fallut transformer les casernes en prison.À la prison de Montréal il y avait une chambre où les cadavres étaient exposés « pour être reconnus ».C\u2019était ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui la morgue.Il devait y avoir une chambre destinée au même usage dans la prison de Québec.Pour les soins des prisonniers le chirurgien du roi se faisait assister par les barbiers de la ville et par les fraters de la garnison.1638 La question ordinaire et extraordinaire était employée dans les informations criminelles.Elle comprenait la bastonnade, le chevalet, la roue, l\u2019arrachement des ongles, les brodequins, l\u2019huile bouillante, le plomb fondu, le supplice de l\u2019eau.C\u2019est l'exécuteur des hautes œuvres qui servait de tortionnaire dans la colonie; il n'y eut jamais, que nous sachions, de questionnaire, c\u2019est-à-dire de bourreau préposé uniquement à la torture des suspects et des accusés.En 1740 Bigot, qui avait le vol en horreur, demande au ministre d'envoyer un questionnaire à Louisbourg, un nègre des Antilles de préférence.« Le besoin où nous venons de nous trouver d\u2019un questionnaire dans une affaire criminelle, mande-t-il, m\u2019a fait connaître la nécessité qu\u2019il y en eût ici; le dit crime ayant resté impuni faute de pouvoir donner la question à celui qui en était accusé; on est encore actuellement dans le même cas au bailliage pour un vol.Je vous prie, Monseigneur, de vouloir ordonner qu'on nous envoie des isles le premier nègre condamné, pour faire ces fonctions, étant persuadé qu\u2019on ne trouverait ici personne qui voulût les accepter.» Par un juste retour des choses d'ici-bas le sieur Bigot entendra plus tard le Procureur général réclamer pour ses crimes la question ordinaire et extraordinaire avec la pendaison et l\u2019étranglement.Pendant la question le chirurgien du roi ou à son défaut un autre chirurgien était présent pour arrêter à temps la main du bourreau, car les tortures ne devaient pas entraîner la mort.6 \u2014 Chirurgien des sauvages L\u2019Acte qui établissait la Compagnie des Cent Associés en 1627 et l\u2019Arrêt du Conseil d\u2019État du 5 mars 1648 stipulaient que les sauvages chrétiens devaient être réputés regnicoles.Ils jouissaient donc des mêmes droits que les naturels français.Les sauvages encore païens étaient traités comme pupilles du roi.Les sauvages domiciliés dans le gouvernement de Québec étaient tous chrétiens et en maladies le chirurgien du roi leur devait ses soins.Joseph Benoist, chirurgien-major à Montréal, recevait 300 livres par an « pour ses courses et voyages pour traiter les sauvages ».Les sauvages organisés en partis de guerre et attachés aux troupes, étaient soignés par les fraters ou par les chi- rurgiens-majors de ces troupes.Lors du siège de Québec en 1759, François Lajus était le chirurgien des sauvages qui assistaient les troupes de la colonie.7 \u2014 Le chirurgien du roi en pratique civile Il pouvait se faire une clientèle en ville et exiger paiement des gens de la classe aisée.En 1740 la Sœur de I\u2019Enfant-Jésus mande a Féret de Dieppe que Feltz, s'il obtient son brevet de chirurgien du roi à Québec, se propose de lui envoyer un mémoire pour 500 livres de drogues, pour son compte personnel.Mais le chirurgien du roi pouvait-il se faire payer des malades en moyens qu'il traitait à l'Hôtel-Dieu?Question chatouilleuse à laquelle nous répondrons dans un autre chapitre.B \u2014 Le lieutenant du Premier Chirurgien du Roi Nous entrons ici dans le domaine de la pratique civile.Le lieutenant du Premier Chirurgien du Roi s'appelait aussi L'UNION MÉDICALE DU CANADA Je pif L (ig du de At ae iu Dun dim kt a mur dir gen un le | rai ind list pe au hp qu pra I furg ine nrg de sé nrg hii , VY, ar Pe rp a 4 æ da a R en SOT wy , ee Wo A Fig.18 \u2014 Echocardiogramme d\u2019un enfant de 8 ans, porteur d\u2019une communication interauriculaire (shunt gauche-droit de 65%).Noter le mouvement du septum parallèle à celui de la paroi ventriculaire gauche, le diamètre très augmenté du ventricule droit ainsi que le mouvement ample de la paroi antérieure du ventricule droit.L'UNION MÉDICALE DU CANADA On ded ie el d.d das valu Dr uy fel jo Il ; i i i | pec py | AJ Re ! ! 3 : CLICK i N PHONO eLick CLICK | & if AH ji = \\ ; ; ! i ai Bi pue Æ \u2014 Fig.19 \u2014 Echocardiogramme d\u2019un enfant de 10 ans, porteur d\u2019un syndrome de Barlow.A gauche, le click mésosystolique se produit au moment où le prolapsus méso-télésystolique est maximal (trait vertical).La flèche indique le prolapsus postérieur.A droite, ventriculogram- \u20ac °C -É4 I .LL., .Lo.Ê i que par la mise en évidence d\u2019un flutter du feuillet pulmonaire avec augmentation des résistances.On k ¥ mitral antérieur 33, de la fermeture précose de celle- aura dans ces cas une horizontalisation de la pente f s ci, d\u2019une dilatation ventriculaire gauche et d\u2019échos de fermeture diastolique et une fermeture mésosysto- : diastoliques aortiques multiples.Une sténose sous- lique partielle de la pulmonaire accompagnées d\u2019un il Li valvulaire aortique membraneuse sera caractérisée flutter très marqué de la valve.Par ailleurs, l\u2019onde E i par une fermeture protosystolique et un flutter des «a» présystolique tend a disparaitre.Souvent, la 8 feuillets sigmoïdiens aortiques °?, pente d\u2019ouverture systolique valvulaire est très rapide, EY , | I 1 ETT | | 1 0 5 \u2018 5 me gauche.On suspectera une bicuspidie aortique grâce à l\u2019index d\u2019excentricité aortique !°7, une insuffisance aorti- L'aspect échocardiographique de la valve pulmonaire 1%.52 permettra de soupçonner une hypertension A - SA ILES TN, r ~~.A NE Em Nr IS , CP AS : SES RE TSS SET SR Tema NES TT EE LE 4 pl Ae PR TL He IN YET GE PRET PE TD IRE || IT g SERRE Ar TT A x Mo f i Fig.20 \u2014 Echocardiogramme d\u2019un enfant de 8 ans, porteur d\u2019une hypertrophie symétrique afl restrictive du VG.Noter l\u2019hypertrophie marquée symétrique du septum et la paroi libre du ot ventricule gauche (plus grande que 2 cm).La pente EF de la mitrale est abaissée.L\u2019OG ne semble pas dilatée.\u201cA TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 1663 plus grande que 260 mm/sec >.Le PEP (temps de pré-éjection) est plus long et le temps d\u2019éjection ventriculaire droit plus court 84 108, Enfin dans les atteintes myocardiques, les mesures des cavités et des épaisseurs du septum et des parois libres ventriculaires droite et gauche nous orienteront soit vers une cardiomyopathie congestive avec dilatation des cavités ou hypertrophique et restrictive avec hypertrophie musculaire (Fig.20).Une augmentation asymétrique de l\u2019épaisseur du septum interven- triculaire ** nous fera suspecter une hypertrophie septale asymétrique soit non obstructive, soit obstructive si elle est accompagnée d\u2019un mouvement systolique antérieur du feuillet mitral (SAM) et d\u2019une fermeture partielle, mésosystolique des feuillets valvulaires aortiques \u20180.41.42.45, RÉSUMÉ ET CONCLUSION Le but de ce travail est de dégager l\u2019apport de l\u2019échocardiographie dans l\u2019évaluation des cardiopathies congénitales, à partir de notre expérience à l\u2019hôpital Sainte-Justine et d\u2019après les données de la littérature.La première partie est consacrée à l\u2019aspect qualitatif et quantitatif de l\u2019échocardiogramme de l\u2019enfant normal.La technique de mesure des principaux paramètres ainsi que leur valeur normale sont données.La deuxième partie est consacrée à l\u2019étude de l\u2019échocardiogramme pathologique.A) À la période néo-natale l\u2019intérêt est triple : 1) Dépister par une méthode atraumatique les patients ayant une symptomatologie cardiaque sans malformation congénitale.2) Éliminer les patients ayant une malformation au-dessus des possibilités chirurgicales actuelles et éviter ainsi un cathétérisme inutile (comme par exemple dans les hypoplasies du cœur gauche).3) Orienter les explorations hémodynamiques et angiographiques dans les autres cas : \u2014 Soit en révélant le caractère urgent de l\u2019exploration (transposition des gros vaisseaux).\u2014 Soit en révélant des anomalies associées pouvant modifier la technique d\u2019exploration.\u2014 Surtout en dirigeant l\u2019exploration, du fait d\u2019un diagnostic anatomique avant le cathétérisme.B) Chez l\u2019enfant plus grand, l\u2019intérêt réside dans la mise en évidence des signes distinctifs de nombreuses cardiopathies, de la possibilité de suivre par des mesures répétées l\u2019évolution de ces malformations.L'expérience acquise nous permet de penser que cette technique a pris une place définitive et prépondérante en cardiologie pédiatrique.Il est très important de souligner enfin que l\u2019écho- cardiographie ne prendra la place qu\u2019elle mérite en cardiologie que dans la mesure où elle sera pratiquée de façon rigoureusement contrôlée.Des standards très stricts quand a la technique, à l'expérience de l'opérateur et au volume clinique minimum nécessaire devront être établis.Ceci est particulièrement vrai chez le nourrisson porteur de cardiopathic congénitale où le manque d\u2019expertise de l'utilisateur pourra être lourd de conséquence pour le patient.De plus, le développement de nouvelles techniques bidimensionnelles semblent ouvrir une voie prometteuse à l\u2019échocardiographie dans le domaine des cardiopathies congénitales \u201c7.88, Summary The first part of this work deals with the quantitative and qualitative aspects of the normal echocardiogram in children.The second part is devoted to the abnormal echo- cardiogram with emphasis on its aspects in congenital heart disease in the newborn.During the newborn period, the interest of this technique is obvious.It allows one to rule out congenital heart disease using non-invasive means and so avoiding useless hemodynamic investigations, It also facilitates, by giving in many cases a good idea of the malformations, cardiac catheterization and angiocardiographic studies.In the older child, it has proved very useful in following the evolution of numerous congenital diseases of the heart.The great majority of heart diseases in children can be suspected or diagnosed by echocardiography.The authors believe that the technique of echocardio- graphy has acquired an essential place in the field of Pediatric Cardiology.On the other hand, if echocardiogra- phy is to take the place it deserves in Cardiology, very strict standards concerning the technique, the operator's experience and a minimum clinical load will have to be established.This is especially true in the newborn with congenital heart disease where à lack of expertise from the operator can have terrible consequences for the patient.leading to false interpretation and wrong management.REMERCIEMENTS Nous désirons remercier le personnel technique du laboratoire d\u2019échocardiographie pour sa collaboration soit : M.André Choquette, technicien en électronique, Mme Marguerite Mégélus, coordonnateur de la recherche en échocardio- graphie, Mlle Lucie Guénette, préposée en échocardiogra- phie et Mlle Francine Proulx, technicienne en radiologie.Nous désirons aussi rendre hommage au laboratoire d'art et de photographie médicale de l'hôpital Sainte-Justine à qui nous devons l\u2019iconographie de ce travail.L'UNION MÉDICALE DU CANADA tart ass 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.26.27.28.29.30.31.32.33.cit PI I RRR nny BIBLIOGRAPHIE Cooperative study on cardiac catheterization, Circulation, 37: (suppl.111), 1968.Spitaels, S., Fouron, J.C., Kratz, C.et Davignon, A.: Les mécanogrammes: une méthode atraumatique d\u2019investigation cardiovasculaire en pédiatrie.Un.Méd.Can., 100: 1160, 1971.Harris, L.C., Weissler, A.M., Manske, A.O., Danford, B.H,, White, G.D.et Hammill, W.A.: Duration of the phases of mechanical systole in infants and children.Amer.J.of Cardiol., 14: 448, 1964.Edler, I.et Hertz: Use of ultrasound 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paru intéressant de donner un compte rendu d\u2019un ouvrage consacré à une étude systématique et approfondie sur les rêves, le livre du professeur V.N.Kasatkin, de Léningrad, intitulé: Théorie des Rêves 2.Disons tout de suite que les idées de l\u2019auteur n\u2019ont rien à voir avec la psychanalyse.Il s\u2019agit essentiellement d\u2019une étude sur le contenu des rêves.L\u2019auteur s\u2019est appliqué pendant de longues années à recueillir les rêves d\u2019un grand nombre d\u2019individus, et il les a classés par groupes d'âge, de sexe, de profession, de niveau d\u2019instruction, et même par groupes ethniques, et il a accordé une attention spéciale aux infirmités et aux maladies.Les conclusions de cette vaste recherche peuvent se résumer en deux points: 1.Le contenu du rêve dépend étroitement de certains stimuli sensoriels extérieurs et physiologiques intérieurs, d\u2019où les traits spécifiques qu\u2019il prend dans les diverses maladies.2.Le contenu du rêve est déterminé étroitement par les conditions de vie du sujet; c\u2019est pourquoi il reflète étroitement son âge, son sexe, son niveau social et culturel, son métier, son ethnie.L'ouvrage de Kasatkin est extrêmement copieux et nous ne pouvons donner qu\u2019un survol de ses principaux chapitres.L'auteur commence par un aperçu historique d\u2019une trentaine de pages où il fait preuve d\u2019une grande érudition.Il rejette les théories de Freud et des psychanalystes.Les rêves, dit-il, sont liés avant tout à l\u2019état de l\u2019écorce cérébrale.Kasatkin se réfère à plusieurs chercheurs de l\u2019école de Pavlov, et principalement au livre de F.P.Mayorov: Théorie Physiologique des Rêves, paru en 1951.Un court chapitre nous fait connaître ensuite la méthodologie utilisée par l\u2019auteur.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une étude proprement physiologique avec des enregistrements de mouvements des yeux ou autres, mais d\u2019une méthode purement clinique.Chacun des sujets 1 Henri F.Ellenberger, psychiatre de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, professeur à l'Université de Montréal.2 Kasatkin, V.N.: Teoria Snovidenii (Théorie des réves), Ed.Meditsina, Leningrad, 1972 (328 p.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 Henri F.ELLENBERGER' observés a inscrit tous ses rêves pendant une période aussi longue que possible.Il notait quel avait été son état de santé, ses occupations pendant la journée ayant précédé le rêve, ainsi que son état au moment du réveil: la position du corps et les sensations éprouvées dans les diverses parties de celui-ci, le ton affectif, et enfin les circonstances d\u2019environment au cours du sommeil: température, bruit, lumière et autres stimuli extérieurs.Un total de 10 240 rêves furent ainsi obtenus de 1020 sujets (dont des tableaux synoptiques indiquent la répartition par groupes d'âge, sexe, appartenance ethnique, profession, etc.) Le chapitre suivant est consacré à la fréquence des rêves.La thèse de l\u2019auteur est que celle-ci dépend de l\u2019état de l\u2019écorce cérébrale.L\u2019excitation de l\u2019écorce cérébrale augmente la quantité et la fréquence des rêves.C\u2019est ce que l\u2019on constate dans les états de surmenage, les maladies physiques aiguës, ou même simplement lorsqu\u2019on dort dans des circonstances extérieures défavorables, au milieu de la lumière ou du bruit, par exemple.L'auteur passe ensuite à une revue des caractères spécifiques pris par les rêves dans différents groupes constituant son échantillon.Nous citerons ses constatations principales, y ajoutant quelques exemples de rêves caractéristiques.En étudiant le contenu des rêves selon l\u2019âge, Kasatkin constate que les rêves des petits enfants sont très simples et reflètent naivement les événe- ments des jours précédents.Exemples: Un groupe d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire est allé chercher des baies dans un bois.Les enfants ont été attaqués par des guêpes, quelques-uns mordus.Au cours de la nuit suivante, une fillette de 6 ans et 2 mois rêve qu\u2019elle va dans le bois avec ses petits camarades et ramasse les baies, lorsqu\u2019elle voit un « oncle » étrange qui gronde les enfants; puis elle aperçoit beaucoup de mouches noires qui attaquent les enfants; elle prend peur, s\u2019enfuit et se réfugie chez sa grand-mère qu\u2019elle aime beaucoup.Un garçon du même groupe, âgé de 6 ans et 11 mois, rêve que ses camarades et lui sont attaqués par des brigands; une bataille s'engage, mais les brigands sont les plus forts.Il est frappé à la joue gauche, veut courir, mais ses jambes ne bougent 1667 i Rt: R: BN KR: hi -f Bt ir R pas.TI s\u2019éveille en criant « Maman! », sent une forte douleur à la joue gauche, laquelle est enflée: c\u2019est là où il a été piqué par une guêpe.Chez les enfants plus grands, le contenu des rêves s\u2019enrichit à mesure que s\u2019élargit l\u2019horizon mental.Des notions et des sentiments nouveaux apparaissent, conformes à l\u2019éducation, au niveau culturel.Exemple: Un garçon de 13 ans, élevé dans un orphelinat depuis l\u2019âge de 8 ans se rappelle vaguement sa mère, mais pas du tout son père.Il est en 5° classe; son niveau scolaire est suffisant, sauf en arithmétique.Pendant la journée, il a été appelé au tableau noir pour un problème qu\u2019il n\u2019a pas pu résoudre.L\u2019institutrice l\u2019a grondé et l\u2019a averti qu\u2019il risque de redoubler son année, ce qui l\u2019a beaucoup chagriné.La nuit suivante, en s\u2019endormant il pense à sa mère qui aurait pu l\u2019aider en arithmétique.Il fait ensuite ce rêve: à l\u2019école on a supprimé les leçons d\u2019arithmétique et congédié l\u2019institutrice; l\u2019année scolaire est finie, il va passer en 6° avec des notes excellentes, mais il lui manque la note d\u2019arithmétique, ce qui le préoccupe un peu; il voit sa mère qui le félicite pour ses succès scolaires.(Recueilli par le médecin au réveil).Les rêves se transforment ainsi d\u2019une étape de la vie à la suivante, ce que Kasatkin illustre par une série d\u2019exemples caractéristiques.Pour ce qui est du contenu des rêves selon le sexe, Kasatkin affirme que la différenciation sexuelle se manifeste constamment en rêve, et cela dès l\u2019âge de 6 ans: les petits garçons rêvent qu\u2019ils jouent à des jeux de garçons, se battent, font la guerre, tandis que les petites filles dansent et jouent à la poupée.La différenciation s\u2019accroît à mesure que le sujet avance en Âge, tant pour les vêtements, les occupations, les rôles joués dans la famille, que pour les sentiments, au point qu\u2019il est assez facile, dit Kasat- kin, d\u2019identifier le sexe du rêveur d\u2019après le contenu de ses rêves.Quant aux anormaux, Kasatkin dit que dans sa clinique psychiatrique il a observé de nombreux malades affectés des déviations les plus diverses.Dans les rêves de ces individus apparaissaient des scènes sexuelles correspondant toujours à leurs déviations spécifiques.Exemples: I.(Transsexualité).Une jeune fille désirait être transformée en homme; elle entra à l\u2019hôpital, demandant que l\u2019on effectue une opération à cet effet.Elle fait le rêve suivant: Rentrée à la maison après une opération réussie, elle est assise à une table de fête, entourée de toute sa famille ct des compagnes de sa salle d\u2019hôpital.Elle est de- 1668 venue homme, a des moustaches et porte des habits d'homme, mais celle s'inquiète de voir qu'elle a cn- core des seins de femme.À ce moment.le professeur ct le médecin traitant apparaissent et lui disent que le moment est venu de faire l'ablation des glandes mammaires.On la ramène à l'hôpital, et l\u2019on fait les préparatifs de l'opération, ce qui produit chez elle un sentiment de peur.Tandis que les assistants la tiennent par les poignets et les épaules, lc professeur et son aide enfoncent de grands couteaux brillants dans chacun des deux seins.Saisie de douleur et d\u2019épouvante, elle s\u2019écrie: « O maman, j'ai mal ».Elle se réveille, couchée à plat ventre, les seins et les bras engourdis.Ses voisines de chambre lui disent qu\u2019elle a réellement poussé un cri.Dans ce rêve, on voit le désir d\u2019être transformée en homme, mais en même temps l\u2019idée que la transformation complète est impossible.D'autre part, on note le rôle des stimuli agissant pendant lc rêve: pression sur la poitrine et sur les bras.II.(Homosexualité).Un homme de 46 ans, qui a déjà subi une condamnation pour homosexualité et traité dans le service neuro-psychiatrique, raconte que lorsqu\u2019il lui est impossible de satisfaire ses inclinations pendant un certain temps, il est saisi par un désir obsédant qui se manifeste la nuit par des rêves où il voit des hommes nus et a des relations sexuclles avec eux, lesquelles s\u2019accompagnent de pollutions réelles.Nous passons sur les détails données par Kasatkin sur les rêves dans divers états fonctionnels du système nerveux central, ct nous arrêterons un instant au contenu des rêves des aveugles et des sourds- muets.Ces rêves présentent un intérêt particulier, dit Kasatkin, car ils concernent des individus dont les fonctions de certains analyseurs sont détruites.T1 en résulte que la réception de certains éléments sensoriels (lumière, son, etc.) est absente, ce qui confère à la représentation du monde une originalité particulière qui se reflète dans leurs rêves.D'autre part cette catégorie de rêves fait mieux comprendre le rôle des différents analyseurs à l\u2019état normal.dans le rêve comme à l\u2019état de veille.Pour ce qui cst des rêves des aveugles, Kasatkin rappelle les études déjà anciennes de Maury (1867), d\u2019après lequel les aveugles dont la cécité était récente continuaient pendant quelque temps à rêver en images visuelles, mais avec le temps ne « voyaient » plus que des sons.En Russic, Mayorov, étudiant les rêves des aveugles-nés, trouvait que les images visuelles manquaient totalement, que les images auditives ct tactiles étaient plus nombreuses que chez les voyants, et qu\u2019il y apparaissait encore des images L'UNION MÉDICALE DU CANADA olfactives, gustatives et cénesthésiques.Blank, en 1958, constatait que chez les aveugles de naissance et chez ceux qui l\u2019étaiïent devenus avant l\u2019âge de 5 ans, les images visuelles faisaient entièrement défaut, mais qu\u2019elles persistaient longtemps chez ceux qui perdent la vue après l\u2019âge de 6 ans.Kasatkin, pour sa part, se fondant sur une statistique de 49 cas conclut que le caractère des rêves des aveugles dépend à la fois du degré de la cécité et de l\u2019âge où elle est survenue.Sur 29 personnes devenues aveugles avant l\u2019âge de 5 ans, une seule avait conservé des images visuelles pendant tout le reste de sa vie.Chez !1 individus affligés d\u2019une cécité partielle (de 0.01 à 0.07) depuis l\u2019âge de 3 ans, on constatait qu\u2019ils avaient quelquefois des images visuelles en rêve, mais très indistinctes, c.à d.comme dans la vie, avec de fréquentes images auditives, tactiles, gustatives et olfactives.D\u2019une façon générale, les rêves visuels des aveugles ne leur présentent que des choses qu\u2019ils ont pu voir avant de devenir aveugles.Les rêves des sourds-muets, d\u2019après Kasatkin, sont des rêves visuels très colorés, sous forme de grands tableaux, mais dépourvus de la moindre sonorité.TI faut en conclure qu\u2019à la différence des images visuelles, les images auditives disparaissent très rapidement après la perte de l\u2019ouïe.Les jeunes sourds- muets qui n\u2019ont pas encore acquis le langage parlé n\u2019ont en rêve que des conversations gestuelles, mais cela se transforme à mesure qu\u2019ils apprennent le langage parlé.Un autre chapitre très intéressant du livre de Kasatkin est celui consacré au contenu des rêves en fonction du niveau culturel et de la profession.L\u2019auteur affirme, en se fondant sur sa statistique de 1200 sujets, qu\u2019il existe une corrélation précise entre le rêve et le niveau culturel du rêveur, à tel point que du contenu des rêves on peut déduire avec assurance le niveau culturel du rêveur.T1 y voit un argument contre les théories psychanalytiques.Les rêves des adultes illettrés sont, comme ceux des enfants, pauvres de contenu; ils reflètent les préoccupations courantes et la fatigue du travail, tandis que chez les enfants leur simplicité s\u2019explique surtout par le peu d\u2019abondance du stock d\u2019images amassé pendant la courte durée de leur existence.La connaissance des langues se reflète dans les rêves.Celui qui ne connaît que sa langue maternelle n\u2019entend parler que cette langue dans ses rêves.Celui qui connaît plusieurs langues entend souvent plusieurs mots dans ces langues, quoique la langue maternelle prédomine.Les paroles en langue étrangère entendues dans les rêves sont généralement des mots TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 connus; dans le cas contraire on y découvre toujours la déformation de mots connus.Les rêves, d\u2019après Kasatkin, reflètent toujours l\u2019environnement géographique et les conditions de vie du sujet.Des individus de nationalités différentes mais vivant dans le même lieu et la même ambiance font des rêves très semblables.En revanche, des individus vivant au même endroit font des rêves différents s\u2019ils ont des professions, des coutumes ou des langues différentes.Par exemple, les nomades-éle- veurs des steppes voient dans leurs rêves leur entourage accoutumé de steppes avec les mêmes bestiaux et les mêmes bêtes sauvages que dans la réalité.La langue, les coutumes, le vêtement, la nourriture, la famille, apparaissent en rêve exactement tels qu\u2019ils sont dans la réalité.Mais lorsqu\u2019un individu de ce groupe ethnique émigre vers la ville et change de profession ses rêves commencent à se transformer en conséquence.Kasatkin a recueilli un abondant matériel parmi les soldats des diverses nationalités qui composent l\u2019URSS.Il a constaté que pendant la première année de service, les rêves étaient très différents par leur contenu, car on y trouvait de nombreux éléments de la vie passée des sujets.Mais peu à peu des traits communs apparaissaient dans les rêves de tous ces soldats, et pendant la troisième année, il était devenu difficile de distinguer les rêves des Russes de ceux des autres nationalités.Chez des Allemands nés et élevés au milieu des Russes, l\u2019auteur n\u2019a remarqué aucune différence ethnique avec les Russes dans leurs rêves.Des enfants du Kazakstan et d\u2019Ouzbe- kistan élevés dans des familles russes ne présentaient, à l\u2019âge adulte, aucune différence dans leurs rêves avec ceux de leurs familles adoptives, l\u2019inverse était également vrai.Notons que sur les 1200 individus qui ont fourni les 10 240 rêves analysés, on comptait 740 Russes, 82 Ukrainiens, 34 Biélorussiens, 26 Tartares, et des représentants des ethnies les plus diverses: Arméniens, Kirghizes, Ouzbeks, Ossètes, Bashkirs, etc.On ne peut s'empêcher de regretter que l\u2019auteur ait été si bref sur ce chapitre et qu\u2019il n\u2019ait pas décrit les traits caractéristiques des rêves chez chacune de ces ethnies, ce qui aurait beaucoup augmenté la valeur du livre du point de vue des études transculturelles.C\u2019est surtout sur l\u2019activité professionnelle et son reflet dans les rêves qu\u2019insiste Kasatkin.Kasatkin semble considérer qu\u2019il y a là un des éléments de base qui déterminent le contenu des rêves.Dans la statistique de notre auteur, 95,3% des sujets rêvaient de l\u2019activité qu\u2019ils exerçaient; 61,7% rêvaient de façon plus précise de leur métier; 4,7% seule- 1669 ment affirmaient n\u2019avoir jamais pratiqué les activités dont ils rêvaient (mais Kasatkin soupçonne qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019oublis ou de déformations des rêves).Un long chapitre est ensuite consacré à l\u2019effet des stimuli d\u2019origine interne, à l\u2019état normal.Deux catégories de stimuli sont examinées: les stimuli d\u2019ordre général (faim, soif, instinct sexuel, besoins naturels, etc.), et les stimuli provenant des diverses parties du corps.De nombreux exemples sont apportés, souvent illustrés par des dessins du rêve.Ce chapitre est peut-être, de tout le livre, celui qui se rapproche le plus des descriptions faites, à la suite de Scherner, par une série de chercheurs occidentaux; c\u2019est pourquoi, malgré l\u2019intérêt des exemples apportés, nous ne nous y arrêterons pas.Un des chapitres les plus importants du livre de Kasatkin est celui consacré au contenu des rêves dans les maladies physiques.Les observations de Kasatkin nous semblent d\u2019autant plus précieuses que cet aspect de l\u2019étude des rêves a été quelque peu négligé en Europe et en Amérique du Nord.Les modifications apportées aux rêves par les maladies physiques varient suivant la période de la maladie, sa gravité, sa localisation, mais dans presque tous les cas on peut distinguer un certain nombre de traits communs: 1.Le premier est une augmentation de la fréquence des rêves: celle-ci passe du taux de 70% chez les bien portants à 85% ou 100% chez les malades.2.En second lieu, les rêves prennent un caractère pénible, allant jusqu\u2019au cauchemar, avec images violentes (guerre, bagarres, incendies, blessures dans les parties du corps correspondant au siège de la maladie), visions de sang, de viande crue, d\u2019aliments avariés, de cadavres, de tombes, d\u2019ordures, d\u2019eau sale, d\u2019ascension de montagnes et de chutes dans des précipices, ou encore d\u2019hôpitaux, de pharmacies, de médecins, de médicaments, etc., le tout accompagné presque constamment par des sentiments de frayeur.Sur le total des rêves étudiés, 91% avaient ce caractère pénible, mais la douleur n\u2019était ressentie que dans 9% des cas, et encore pas toujours de façon très précise.3.Kasatkin souligne le fait que des rêves de ce genre ainsi que les troubles du sommeil apparaissent généralement avant les premiers symptômes de la maladie.Souvent ce sont les malades eux-mêmes qui remarquent ce fait rétrospectivement, et le signalent au médecin pendant l\u2019interrogatoire.1670 4.À la différence des rêves pénibles provoqués par des ennuis ordinaires, ceux qui sont provoqués par la maladie sont plus longs, ils persistent pendant toute la nuit et toute la durée de la maladie.5.Enfin, le contenu des rêves reflète assez exactement la localisation de la maladie ou la fonction qu\u2019elle atteint, et ce sont là des motifs qui sc répètent avec plus ou moins de constance d\u2019un rêve à l'autre.Nous allons passer en revue brièvement les caractères spécifiques des rêves dans quelques maladies physiques.Kasatkin remarque que plus la maladie est étroitement localisée, plus les rêves sont typiques.Ces rêves apparaissent la veille du début clinique de la maladie, ce sont des images visuelles, souvent très colorées, pénibles qui se transforment ct disparaissent lorsque le malade va mieux et guérit.En voici quelques exemples: Angine: Une femme médecin, jusque là en bonne santé, rêve qu\u2019elle a la diphtérie.Elle voit très nettement sa gorge couverte d\u2019une membrane diphtérique, surtout à droite.Elle rêve qu\u2019elle a contaminé son fils, chez qui elle découvre des symptômes identiques.Elle se réveille, inquiète, avec une douleur du côté droit de la gorge.Au cours de la journée se déclare une angine lacunaire.Angine: Une jeune femme rêve qu\u2019elle est poursuivie par des voyous.L\u2019un d\u2019eux la saisit par la gorge et l\u2019étrangle; elle suffoque.Elle se réveille avec un mal de gorge accompagné de dyspnée.Pendant la journée se déclare une angine folliculaire, tandis que la veille elle se croyait en pleine santé.Fracture de jambe.Un homme qui combattit sur le front en 1944 subit une fracture fermée du tibia droit.TI nota tous les réves qu\u2019il eut pendant les 4 mois qu\u2019il passa à l'hôpital.Pendant les premières semaine, outre les souffrances locales il subissait des troubles généraux: fièvre, insomnie, tension nerveuse.ll révait alors qu\u2019il participait à des batailles très violentes; d\u2019autre part il voyait sa jambe droite blessée, purulente, gangrenée, opérée.À mesure que son état s\u2019améliorait, les rêves prenaient un caractère moins pénible, ce qui s\u2019accentua pendant la 3° semaine.Les cauchemars disparurent, mais les images désagréables relatives à la jambe droite persistèrent jusqu\u2019à la fin du 4° mois, pour disparaître avec la guérison.Hémorrhoïdes.Un homme âgé rêve qu\u2019il fait la guerre contre les Turcs.Il est fait prisonnier et les Turcs vont l\u2019empaler.II sent la dureté du pieu qui s\u2019enfonce dans l\u2019anus.Au réveil persiste la douleur et la sensation de corps étranger.L'UNION MÉDICALE DU CANADA a Ci de du Dans la plupart des maladies physiques, la localisation n\u2019est pas aussi nette, mais on reconnaît dans les rêves les particularités fonctionnelles des organes malades.Kasatkin en donne de nombreux exemples très frappants, dont nous ne pouvons citer ici qu\u2019un petit nombre.Maladies gastro-intestinales.Dans ies formes moyennes apparaissent des scènes pénibles liées avec l\u2019alimentation, la digestion, la défécation, parfois aussi des blessures à l\u2019abdomen.Dans les formes légères, les images se réduisent souvent à celles d\u2019aliments avariés, de vomissements.Dans les formes graves apparaissent des scènes de défécation, de blessures, de tumeurs, d\u2019opérations.Dans les maladies à début lent, l\u2019apparition des signes cliniques est précédée par des rêves à répétition où dominent les visions de poisson, viande ou pommes de terre crues, d\u2019aliments avariés, de vers intestinaux.Exemples: Gastrite achlorhydrique: Une femme d\u2019âge moyen éprouve depuis quelque temps une diminution d\u2019appétit, sans autre symptôme.Pendant un mois, elle fait des rêves à répétition où dominent des scènes de repas de poisson cru ou avarié.La maladie est découverte, mais s\u2019aggrave, et les mêmes rêves deviennent de plus en plus fréquents.Gastro-entérite aiguë Un homme mange dans l\u2019après-midi un saucisson dont la qualité lui paraît suspecte.La nuit suivante, il rêve qu\u2019il pêche en eau trouble.Les poissons, étalés sur la rive à mesure qu\u2019il les pêche, se détériorent à vue d\u2019œil, deviennent mous et répugnants.Toute la rive est maintenant souillée par des matières fécales, et il lui vient à l\u2019esprit que cette pollution est la cause de la détérioration du poisson, qu\u2019il ne doit plus en manger sous peine de devenir malade.Il se réveille en sentant un malaise dans l\u2019abdomen.Il se rendort et fait, cette fois-ci, un cauchemar.Il est attaqué par une bande de voyous, se sauve en courant, arrive à la Gare de Finlande, à Léningrad, et se réfugie dans les toilettes.Celles-ci sont souillées de matières fécales, d\u2019urine, de vomissures, d\u2019où un profond sentiment de dégoût et des nausées.À ce moment, les voyous forcent la porte des toilettes et lui lancent des coups de pied dans le ventre.TI se réveille en sursaut avec angoisse, douleurs abdominales, envie d\u2019aller à la selle.On remarquera que dans la première partie du rêve la gastro-entérite aiguë ne s\u2019était manifestée que par des images visuelles et que c\u2019est dans la deuxième partie que la localisation a pris un caractère précis.Gastro-entérite aiguë: Une malade qui en est atteinte fait, elle aussi, un rêve en deux temps.« Je TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 sentais dans ma gorge une accumulation de glaires qui m\u2019empéchait de respirer.Il en sortait de nombreux filaments gluants que je tirai avec les mains, qui se cassaient mais s\u2019allongeaient, et finalement j'arrachai une sorte de gros champignon rugueux, couvert de glaires, sur la surface duquel grouillaient des araignées et des cloportes de couleur pâle.Je m\u2019imaginai avoir un cancer de l\u2019estomac et je me réveillai, avec la gorge irritée, des nausées et un malaise dans l\u2019estomac.Je me rendormis et vis une rivière avec de l\u2019eau trouble.La rive, très sale, était couverte de poissons crevés, répugnants à voir, avec des mucosités ».Des sensations de brûlures d\u2019estomac se traduisent souvent dans les rêves par des scènes où figurent la consommation d\u2019aliments acides, tels que choucroute, cornichons, harengs saurs, souvent avariés.Dans les gastrites achyliques, au contraire ce sont plutôt des aliments insipides ou peu appétissants, tels que pommes de terre crues ou poisson cru.Les rêves sont pénibles surtout pendant la période aiguë de la maladie, particulièrement dans la dysenterie où ils fourmillent de cauchemars.Appendicite aiguë: Une étudiante en médecine rêve qu\u2019on l\u2019enterre vivante; elle est dans une fosse et l\u2019on jette sur elle un énorme poids de terre.En même temps on torture des gens à moitié vêtus qui ressemblent à ses voisins d\u2019appartement.Au réveil elle se sent mal, couverte de sueur, et l\u2019appendicite se déclare deux heures plus tard.Hépatite épidémique.Lors l\u2019une épidémie en 1943, on remarqua que plusieurs jours avant le début clinique de la maladie on voyait apparaître des rêves angoissants, avec des scènes de bagarres ou de guerre.Maladies du poumon.Dans la règle, les images oniriques se rapportent à la cage thoracique et à l\u2019acte respiratoire.Le malade rêve qu\u2019il est enseveli, qu\u2019un fardeau lui pèse sur la poitrine, qu\u2019il doit passer à travers un trou étroit sa poitrine est resserrée, qu\u2019il doit escalader une montagne, que ses vêtements sont trop étroits ou malcommodes, etc.Lorsqu\u2019il y a obstruction respiratoire, le malade rêve souvent qu\u2019il suffoque sous l\u2019eau sans pouvoir s\u2019en sortir.Exemples: Bronchite aiguë: Un homme rêve qu\u2019il marche avec des camarades sur un chemin très sale.Il est bientôt distancé par ses camarades qui grimpent allègrement sur la montagne, tandis qu\u2019il n\u2019arrive pas à les rattrapper.Sa tête est incommodée par une espèce de coiffure qui l\u2019empêche de regarder.Puis il se trouve sur la rive escarpée d\u2019une rivière à l\u2019eau 1671 R.A BY 8 A: BR 4 4 boueuse.Il tombe dans cette eau, s\u2019enfonce et n\u2019arrive pas à émerger, suffoque, sent que c'est la fin de sa vie.Il se réveille avec un malaise dans tout le corps, un mal de tête, et se trouve couché à plat ventre, le thorax oppressé.Tuberculose pulmonaire.Une étudiante en médecine qui en est atteinte depuis trois ans, rêve qu\u2019elle est couchée, nue, sur la terre humide, tout en pensant que c\u2019est une chose nuisible que de coucher sur la terre humide, en raison de sa maladie.Puis la terre commence à s\u2019enfoncer sous elle, formant une cavité dont les bords commencent à se relever, puis se referment sur son corps, comprimant le thorax et provoquant une sensation d\u2019étouffement.Elle se réveille épouvantée, dyspnéique, couverte de sueurs froides.Des rêves de ce genre ont été enregistrés déjà deux mois avant l\u2019apparition de la maladie déclarée.Maladies de cœur.Plusieurs chercheurs avaient déjà remarqué que des rêves angoissants avec peur de mourir et réveil subit indiquaient l\u2019existence d\u2019une maladie de cœur, même s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019autres symptômes cliniques.Déjà des troubles circulatoires légers font apparaître des rêves angoissants.Il est vrai qu\u2019il est difficile de dire avec certitude si c\u2019est l\u2019excitation cardiaque qui a déterminé le rêve, ou l\u2019inverse.Mais c\u2019est surtout dans les cas d\u2019infarctus du myocarde que ces rêves se montrent sous la forme de cauchemars angoissants.Exemples: Crise cardiaque légère: Une femme devenue veuve récemment rêve qu\u2019elle se trouve au cimetière, assise sur la tombe de son mari.Tout à coup deux mains de squelette sortent de la tombe et la saisissent, l\u2019une à la gorge, l\u2019autre dans la région cardiaque, et elle sent les doigts du squelette qui lui pénètrent dans les chairs.Terrifiée et suffocante, elle veut crier et appeler à l\u2019aide, mais ne le peut.Enfin le cri sort, elle se réveille et éprouve palpitations, spasmes de la gorge et douleurs cardiaques.Infarctus du myocarde.Un médecin âgé, hospitalisé, rêve onze jours après un infarctus du myocarde qu\u2019il se trouve dans son village natal, couché sur le dos, sur un poële, dans une atmosphère étouffante.Tout à coup des bandits commencent à forcer la porte.Les frères et les sœurs du malade leur opposent résistance.Le malade assiste à la scène, épouvanté.Un des bandits qui a grimpé sur le toit troue le plafond avec une poutre.La poutre tombe sur lc malade, justement sur la région du cœur, d\u2019où redoublement de terreur et vains efforts pour se débarrasser de la poutre.Il essaye vainement de crier.1672 Enfin il y arrive et se réveille, couché sur le dos, avec une forte fièvre et une douleur précordiale.Son voisin de chambre lui raconte qu'avant de se réveiller, il émettait de faibles gémissements, puis a crié.Dans ce rêve, la douleur cardiaque se traduisait par le cauchemar angoissant ct la chute de la poutre.la fièvre par l\u2019image du poële sur lequel il était couché sur le dos.Grippe et catarrhes aigus des voies respiratoires.Kasatkin a recueilli 132 rêves faits au cours de ces maladies.Ces rêves apparaissent souvent la veille du début de la maladie.Ils sont souvent localisés dans la tête, le nez, la gorge, ou autres sièges réels de la maladie.Leurs thèmes sont fréquemment les ordures, l\u2019eau sale, la viande et le poisson crus, des cercueils, des cadavres, des médecins.Ils sont souvent accompagnés de pensées pénibles: doute, insatisfaction, peur, sentiment d\u2019échec.En voici deux exemples: Catarrhe aigu: Un étudiant en médecine, qui se sentait bien portant le soir, s'endort d'un sommeil agité.Il rêve qu\u2019il est à la guerre, on le frappe sur la tête et le dos.Dans ses efforts pour se cacher, il se traîne dans une neige boueuse.Puis il traverse à la nage, tout habillé, une rivière dont l\u2019eau est sale.Son fusil, son bagage, fixés sur son dos l\u2019entraînent vers le fond.Il sent qu\u2019il se noie et qu\u2019il est perdu.Il se réveille angoissé, avec des douleurs dans le dos et le thorax.T1 se rendort, mais le reste de la nuit est rempli de rêves de bagarres et de poursuites.La catarrhe aigu des voies respiratoires se déclare dans la journée du lendemain.Grippe: Un médecin de 41 ans, jusque là bien portant, rêve qu\u2019il traverse une région du Kazakstan (qui lui est connue en réalité).Il voyage à cheval à travers une montagne qu\u2019il connaît.La pente est très escarpée, les chevaux n\u2019arrivent pas à grimper, et il est obligé de continuer à pied.Il pleut, la marche est pénible, entravée par la boue.Il éprouve une grande fatigue et s\u2019inquiète pour la suite de son voyage.Enfin, avec mille peines, il arrive à un village de montagnards.Son hôte, se conformant à l\u2019ancien usage du pays, égorge un: mouton en son honneur.Il éprouve un sentiment pénible en voyant le sang vermeil jaillir de la gorge tranchée de l'animal et d'assister au dépeçage.Apres quoi il doit se joindre à toute l\u2019assistance pour dévorer la chair crue du mouton, non sans éprouver la crainte de s\u2019intoxiquer.Il se réveille, brisé de fatigue, comme s'il avait reçu une volée de coups de baton.Il se rendort et rêve qu\u2019avec des collègues il est mêlé à une bagarre contre des policiers; mais ceux-ci ont le dessus, ct alors il doit se cacher dans les bois, L'UNION MÉDICALE DU CANADA ns DA portant sur ses épaules des provisions consistant en de grandes quantités de viande crue, ce qui entrave sa marche.Il se réveille avec des douleurs dans la nuque et le dos.Le lendemain apparaissent les symp- tomes de la grippe.Au dire de ce médecin, la consommation de viande crue dans les rêves serait un signe indubitable de maladie, au point qu\u2019il lui serait arrivé, dans un rêve, de refuser d\u2019ingurgiter cette viande ou de la recracher.Comme exemples de rêves typiques au cours de la fièvre, Kasatkin mentionne ceux de se trouver nu, de se baigner dans l\u2019eau sale ou dans un bain surchauffé.Hypertension artérielle.Là aussi ce seraient des rêves caractéristiques, très colorés, avec prédominance de scènes pénibles, localisés à la tête ou dans la région du cœur, accompagnés de sentiments de frayeur.Ces rêves peuvent faire leur apparition déjà 2 ou 3 mois avant le diagnostic.En voici un exemple: Hypertension artérielle: Un architecte rêve qu\u2019il se tient debout tout en haut d\u2019un échafaudage édifié autour d\u2019une maison bâtie selon ses plans.Il s'aperçoit que la maison a été construite avec une grande négligence; avec des fissures dans les murs, et même on sent une oscillation générale.Il éprouve une vive inquiétude à la pensée qu\u2019il sera mis en accusation pour négligence.Puis l\u2019ensemble s\u2019écroule, il se trouve enfoui sous les décombres, suffoquant, saisi d\u2019une intense frayeur.Au réveil, il éprouve des douleurs, une pesanteur dans la région du cœur, des vertiges, de l\u2019angoisse.Nous pensons que ces quelques exemples suffisent à montrer l'intérêt des recherches de Kasatkin sur les corrélations entre le contenu des rêves et les maladies physiques.Cette étude permet en outre, comme le montre Kasatkin, une application pratique pour le diagnostic des maladies physiques.* * * Un autre chapitre fort intéressant est celui que Kasatkin consacre aux rêves dans les névroses.Mais il est évident que la classification des névroses n\u2019est pas la même en Russie soviétique que dans le monde occidental.Kasatkin n\u2019envisage que deux névroses: la neurasthénie et l\u2019hystérie.La plupart des rêves rapportés dans ce chapitre concernent des névrosés que Kasatkin qualifie de neurasthéniques.Kasatkin a recuilli 2019 rêves chez 26 névrosés.C\u2019est dire que sa collection comprend de longues TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 séries de rêves, permettant de suivre l\u2019évolution de la névrose à travers son reflet dans les rêves.Ces rêves mettent en évidence, dit Kasatkin, la susceptibilité particulière des névrosés pour les plus petits changements survenus dans l\u2019organisme ainsi que dans le milieu environnant.En d\u2019autres termes, le cerveau du névrosé est infiniment plus sensible à de tels stimuli que celui du bien portant.Les traits caractéristiques des rêves des névrosés sont, d\u2019après Kasatkin, les suivants: 1.Dès leur plus tendre enfance, leur sommeil est superficiel et abonde en rêves, souvent de caractère anxieux.2.Des troubles du sommeil et des modifications dans le contenu des rêves apparaissent déjà quelques mois ou quelques semaines avant l\u2019apparition de la névrose.3.Le sommeil des névrosés est plus troublé et la fréquence de leurs rêves plus grande que chez les bien portants.4.Leurs rêves ont toujours un ton affectif pénible, qui constitue un précieux indicateur pour le diagnostic.5.Leurs rêves contiennent des thèmes à répétition de caractère inquiétant ou frustrant: incendies, mers déchaînées, naufrages, retards pour le train, etc.6.Les particularités individuelles de leurs rêves sont très variées, mais dépendent toujours du niveau culturel, de la profession, des conditions de vie du sujet, et aussi de la cause qui a provoqué la névrose.| Exemples de réves de neurasthéniques: Un jeune homme de 19 ans commence a avoir le sommeil troublé.Il rêve qu\u2019il échoue à ses examens, alors que\u2019 tous ses camarades réussissent.Peu à peu les rêves deviennent plus angoissants: il navigue sur une mer déchaînée, fait naufrage, se noie dans une eau boueuse, se réveille épouvanté.Au quatrième mois se manifestent les symptômes de la neurasthénie.Chez un autre neurasthénique, Kasatkin eut la possibilité de recueillir ses rêves pendant une longue suite d'années.C\u2019étaient des rêves à répétition où il manquait le train, n\u2019arrivait pas à terminer son travail, ou arrivait le dernier dans une course.Voici cinq rêves du sujet, pris à intervalles éloignés: Premier rêve, fait en 1938, alors qu\u2019il était encore étudiant: II se trouve chez ses parents, en train de ramasser du foin avec son père et son frère plus jeune, mais il n\u2019arrive pas à faire de façon satisfaisante ce travail qu\u2019il exécutait jadis avec facilité.Il se réveille, avec un malaise, la tête lourde.Deuxième rêve, fait un peu plus tard, à la suite d\u2019un examen où il avait donné des réponses insatisfaisantes: Il marche sur une montagne aux pentes 1673 abruptes, mais n\u2019arrive pas à avancer.Puis il voit une rivière à l\u2019eau laiteuse où ses camarades sont en train de se baigner.Il se trouve tout à coup dans l\u2019eau, lui aussi, fait des efforts infructueux pour traverser la rivière, tandis que ses camarades le devancent facilement et s\u2019éloignent.Puis il traverse la rivière sur une planche jetée au travers, mais la planche est glissante et il prend peur.Il se met a plat ventre sur la planche, et avec mille peines arrive jusqu\u2019à l\u2019autre bord où ses camarades se moquent de lui.T1 se réveille, mécontent contre lui-même, de mauvaise humeur, avec un léger mal de ventre.Troisième rêve, fait 12 ans plus tard, en 1950.(Entre temps il est devenu médecin et rêve très souvent qu\u2019il manque le train; c\u2019est un rêve stéréotypé qu\u2019il fait même dans les périodes où il ne voyage pas).Il rêve qu\u2019il doit prendre le train pour rentrer de vacances.À la gare, il doit entrer aux toilettes pour uriner, mais il n\u2019arrive pas à finir.Il entend le sifflet de la locomotive, se dépêche, arrive sur le quai au moment où la locomotive démarre, il court et avec un effort épuisant, il arrive à sauter dans la dernière voiture.T1 se réveille avec un fort malaise, éprouve le besoin d\u2019uriner, entend le bruit de la vaisselle à la cuisine.On notera le rôle des stimuli extérieurs (le bruit de la vaisselle évoquant le bruit du train), des stimuli intérieurs (réplétion de la vessie), à côté du thème répétitif.Quatrième rêve, en 1955.Cette fois-ci il manque le train pour de bon, et il reste sur le quai de la gare, vêtu de ses seuls sous-vêtements.Mais les rêves du sujet ne suivent pas seulement une ligne d\u2019évolution continue, ils présentent aussi des phases d\u2019aggravation liées à des crises survenant par périodes.Voici comme exemple un rêve fait au cours d\u2019une de ces crises, en 1952: Cinquième rêve: Après s\u2019être fatigué à taper à la machine à écrire pendant plusieurs heures, il se couche et fait le rêve suivant: lui, son frère aîné et un camarade ont trouvé le cadavre d\u2019un géant mort il y a plusieurs années.Le cadavre est couché sur le ventre et cousu dans une peau.Le collègue commence à ouvrir le corps.Mais le squelette, de couleur brune et recouvert de muscles, s\u2019anime tout à coup et saisit notre sujet par le flanc et l\u2019abdomen.Il se réveille, terrifié, et la peur persiste quelque temps après le réveil.Pendant le reste de la nuit il fait d\u2019autres rêves, mais de moins en moins angoissants à mesure que le matin s\u2019approche.Kasatkin a constaté que les thèmes à répétition, dans les rêves de ces sujets, ont généralement un lien avec des situations vécues par le sujet à l\u2019ori- 1674 gine de sa névrose.Un étudiant en médecine qui avait eu une crise de neurasthénic au moment où il préparait un examen d\u2019anatomie, avait souvent des cauchemars au cours desquels il se trouvait dans un amphithéâtre d\u2019anatomie; on disséquait des cadavres, mais ceux-ci se dressaient et l'attaquaient.Plus tard, le sujet était complètement guéri, mais lorsqu'il se surmenait, un « rêve d\u2019amphithéâtre d'anatomie » survenait, à la manière d\u2019une sonnette d'alarme, et il diminuait aussitôt la quantité de travail qu\u2019il s\u2019imposait.Les rêves des névrosés, ajoute Kasatkin, sont souvent colorés, voire même multicotores, composent de grands tableaux d\u2019ensemble, et, plus souvent que chez les bien portants, sont constitués d\u2019une suite logique d\u2019événements.Quelques sujets, qui sont timides et maladroits dans la vie réclle, sont capables en rêve de donner brillamment une conférence publique devant un grand auditoire.En revanche, des professeurs d\u2019université rêvent qu\u2019ils sont en difficulté pour passer leurs examens secondaires.Autre thème fréquent: Le névrosé rêve qu'il se trouve à l\u2019étranger sans passeport ou documents appropriés, ou encore sur un territoire interdit, d\u2019où il n\u2019arrive pas à sortir.L\u2019un d\u2019eux rêvait souvent qu\u2019il se trouvait en province sans argent et sans possibilité de revenir chez lui.Ou encore le malade erre dans une ville ou un bâtiment compliqué et délabré dont il n\u2019arrive pas à trouver la sortie.Comme nous l\u2019avons mentionné plus haut, Kasat- kin affirme que le névrosé est hypersensible à toutes espèces de stimuli, tant extérieurs qu\u2019intérieurs, ce qui se manifeste dans ses rêves.En voici deux exemples: Premier exemple: Un sujet affligé d\u2019une neurasthénie de degré moyen, rêve qu\u2019il est poursuivi par un vieillard obèse et par une espèce de sorcière.Celle-ci le rattrappe, saute sur son dos et l\u2019étouffe en pesant sur lui de tout son poids.Il essaye vainement de se débarrasser de son fardeau et de crier.Enfin, le cri sort et il se réveille.Il est sur le dos, avec une douleur dans le dos, la poitrine et la plante des pieds, suffoqué et angoissé.Deuxième exemple: Un ncurasthénique rêve qu'il se trouve dans un pays mystérieux ct inquiétant.Il y est arrivé en creusant un trou sous un mur, mais il y reste coincé par le thorax.En face de lui il aperçoit deux êtres étranges avec une tête ronde, de gros yeux rouges brillants, de longues tentacules rouges ct annelées à la place des bras.Terrifié, il fait des efforts desespérés pour se dégager, gratte la terre avec ses doigts et sent la dureté du sol sous ses ongles.Au réveil, il se sent oppressé, avec des L'UNION MÉDICALE DU CANADA ent douleurs dans les deux mains, surtout dans le bout des doigts, une pression dans les yeux, et la tête lourde.Il se rendort et rêve qu\u2019il voit une mer déchaînée, avec d\u2019énormes vagues noires qui déferlent sur lui en menaçant de l\u2019engloutir.TI se réveille avec terreur et constate que la fenêtre de sa chambre vibre sous l\u2019effet d\u2019un vent violent.Dans ces deux rêves on distingue l\u2019effet successif des stimuli intérieurs, puis extérieurs.Kasatkin accorde beaucoup moins de place aux rêves des hystériques qu\u2019à ceux des neurasthéniques.Ces rêves, dit-il, sont généralement très colorés (même autant que dans la réalité), l\u2019élément émotif y est très marqué, ils contiennent moins de paroles et de pensées que chez les neurasthéniques, mais le rôle des stimuli sensoriels y est au maximum, enfin ils manifestent parfois des thèmes érotiques (actes sexuels inachevés, par exemple).Deux très importants chapitres sont consacrée par Kasatkin aux rêves dans les maladies organiques du cerveau (par exemple les tumeurs cérébrales) et aux rêves dans les maladies mentales.Dans l\u2019impossibilité où nous sommes de résumer ces chapitres où sont condensés une masse énorme de faits, avec de nombreux exemples de rêves (souvent illustrés), nous nous contenterons de signaler les pages consacrées aux rêves des psychotiques criminels.Le fait saillant qui ressort des recherches de l\u2019auteur, c\u2019est que les schizophrènes qui deviennent criminels tuent souvent leur victime en rêve longtemps avant de la tuer dans la réalité.Exemple: Un homme de 30 ans, atteint depuis 6 ans d\u2019un délire avec hallucinations, avait eu dès l\u2019enfance un sommeil agité et troublé de cauchemars (par exemple il rêvait qu\u2019il se noyait, voyait des cadavres, des sorcières, etc.).À l\u2019âge de 24 ans apparut le délire: il accusait son père de lui avoir fait boire un poison qui le privait de sa virilité.Il décida alors de se venger en le tuant.Il acheta un couteau, l\u2019aiguisa, et se prépara pendant une année entière.Pendant tout ce temps il voyait son père en rêve, l\u2019étranglait ou lui coupait la gorge.Un an après, il le tua au fond d\u2019une forêt.Après l\u2019assassinat, il rêvait souvent qu\u2019il voyait le père vivant, et toujours mé- chant.Comme dans d\u2019autres cas semblables, les voix ne résonnaient pas en rêve.Si le meurtre a été commis impulsivement sur une victime inconnue, le malade ne rêve pas d\u2019elle ni de l\u2019acte homicidaire.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 L\u2019ouvrage de Kasatkin s\u2019achève par deux chapitres consacrés, le premier à l\u2019étude des rêves d\u2019après les principes de Pavlov et les recherches de Mayorov, le second à des considérations théoriques, (parmi lesquelles une critique des hypothèses de Freud).Nous n\u2019avons pu en donner qu\u2019un aperçu très incomplet, car il s\u2019agit d\u2019un livre extrêmement dense, contenant une mine inépuisable de documents sur les rêves (notons, entre autres, les exemples de rêves dans les tumeurs cérébrales, classés d\u2019après leurs localisations ou encore les rêves des jumeaux; Kasatkin a même trouvé une paire de jumeaux siamois qui lui ont raconté leurs rêves).Il serait intéressant de comparer les recherches de Kasatkin avec celles des auteurs américains qui, au cours de la dernière décennie, ont fait des études sur les contenus de rêves.Citons la monographie de Hall et Van de Castle ! et l\u2019article de Kramer ?qui passe en revue un grand nombre de travaux américains.Kramer, Winget et leurs collaborateurs # * y ont ajouté des travaux plus récents.D\u2019une façon générale, on peut remarquer que les auteurs américains n\u2019expliquent pas toujours de quelle façon leurs rêves ont été recueillis, qu\u2019ils s\u2019abstiennent de donner des exemples de rêves (comme s\u2019ils craignaient de tomber dans l\u2019« anecdote »), et qu\u2019ils donnent très souvent, sous le nom de « contenus de rêves » des interprétations psychanalytiques.Lorsqu'ils parlent de rêves à contenu oral, anal, œdipien, se rapportant au complexe de castration, etc, il est évident qu\u2019il ne s\u2019agit pas du contenu réel des rêves mais d\u2019interprétations fondées sur les hypothèses freudiennes.À cet égard, la méthode de Kasatkin nous paraît plus scientifique.En revanche, Kasatkin ne semble envisager nulle part un problème qui préoccupe plusieurs chercheurs américains: l\u2019influence de la personnalité du chercheur sur la nature des rêves obtenus.Les recherches de Kasatkin nous semblent d\u2019un particulier intérêt pour la psychiatrie transculturelle pour deux raisons.Tout d\u2019abord, les nombreux rêves, admirablement classés, qu\u2019il nous apporte, constituent un échantillon substantiel pour une comparaison transculturelle, le jour où nous disposerons d'échantillons semblables recueillis en Europe, en Amérique du Nord ou dans des cultures plus différentes encore.En second lieu, Kasatkin a ébauché une étude des rêves de sujets appartenant à diverses nationalités de l\u2019Union Soviétique; nous souhaitons vivement qu\u2019il publie ses observations de façon plus détaillée.Le livre mériterait d\u2019être traduit en français ou en anglais, de préférence dans une édition mise à jour par l\u2019auteur et pourvue d\u2019un index.1675 BIBLIOGRAPHIE 1.Hall, C.S.et Van de Castle: The Content Analysis of Dreams.New York, Appleton, 1966.2.Kramer, Milton: Manifest Dream Content in Normal and Psychopathological States.Archives of General Psychiatry, vol.22, 1970, pp.149-159.3.Kramer, M, Whitman, Rov M.et Winget, Carolyn: A Survey Approach to Normative Dream Content: Sex, Age, Marital Status, Race, and Educational Difference.Psychophysiology.vol.7, 1970 (IT), p.325.4.Winget, Carolyn, Kramer, Milton et Whitman, Roy M.: Dreams and Demography: Canadian Psychiatric Association Journal, vol.17, 1972, SS-203-208.UNE ORIGINE MÉCONNUE ET FRÉQUENTE DE LOMBALGIES BASSES : LES ARTICULATIONS INTERAPOPHYSAIRES DE LA CHARNIÈRE DORSO-LOMBAIRE : ROLE DES \u201cPOSTERIOR RAMI\u201d DES NERFS RACHIDIENS D11-D12-L1 R.MAIGNE \" Nous voulons attirer l\u2019attention sur un mécanisme des lombalgies qui, à notre connaissance, n\u2019a jamais été évoqué.Un nombre important de lombalgies ressenties comme des douleurs lombaires basses ou lombofessiè- res ou sacroiliaques sont dues à l\u2019irritation des branches postérieures des derniers nerfs rachidiens dorsaux (D10, D11, D12 ou LI) par les articulations interapophysaires correspondantes D10-D11, ou D11-D12, ou D12-L1, avec lesquelles elles affectent des rapports très étroits.Le diagnostic de cette forme de lombalgie est strictement clinique car l\u2019aspect radiologique du segment responsable est le plus souvent normal.Cela est d\u2019autant plus trompeur que le patient présente souvent des lésions radiologiques au niveau des derniers segments lombaires, auxquelles on attribue à tort l\u2019origine de la lombalgie alors qu\u2019elles sont cliniquement muettes (Fig.1).Nous appellons cette forme: « Lombalgie basse d\u2019origine haute ».RAPPEL ANATOMIQUE Les branches postérieures des nerfs rachidiens dorso-lombaires (Fig 2 et 3).Rappelons que les branches postérieures des nerfs rachidiens ?innervent tous les plans cutanés du dos, du vertex au coccyx, les muscles intrinsèques de la colonne vertébrale, les articulations interapophysaires et les ligaments sur et interépineux.Le « posterior ramus > au niveau lombaire supérieur et dorsal inférieur se détache presque à angle droit du nerf rachidien.Il contourne l\u2019articulation interapophysaire, en moulant son trajet sur le relief de l\u2019apophyse articulaire supérieure de la vertèbre sous-jacente.Il se 1 Service de médecine physique et de rééducation de l'Hôtel-Dieu (Paris).2 \u201cPosterior ramus\u201d.3 Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur Robert Maigne, 6, rue Jeun Richepin, Paris, 75016.1676 Cc © CG & se Fig.1 \u2014 La lombalgie est ressentie, soit au niveau de la région fessière ou sacro-iliaque, soit au niveau de la crête iliaque et de la hanche, parfois comme une douleur superficielle, souvent comme une douleur profonde.Mais son origine est haute, vers la charnière dorso-lombaire.divise immédiatement en arrière de la portion inférieure du muscle intercostiforme en une branche externe motrice ct sensitive qui devient sous-cutanée, plusieurs vertèbres au-dessous de son origine et une L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.2 \u2014 Nerf rachidien avec (1) sa branche antérieure (anterior ramus) et sa branche postérieure, avec ses deux divisions: interne (3) musculaire et externe (2) musculocu- tanée.\u2014\u2026\u2026 , it # 00000000 Fig.3 \u2014 Trajet schématique des rameaux cutanés des branches postérieures de D9 et D12.Noter le décallage par rapport à l\u2019origine du nerf.a branche interne à peu près exclusivement motrice et qui se dirige en bas, en arrière et en dedans et se distribue aux muscles multifidus, rotatores et inter- spinaux.Le rameau cutané traverse le fascia lombaire, continue son trajet descendant dans les plans sous-cutanés et s\u2019épanouit en plusieurs rameaux qui se terminent dans les plans sous-cutanés et cutanés.Les anastomoses entre les branches postérieures de différents étages sont fréquentes.Classiquement, l\u2019innervation cutanée de la région lombaire basse et fessière est due à la branche externe de L2 pour la partie interne et a celle de L1 pour la partie externe.En fait, nous avons pu noter de fréquentes variations individuelles.L\u2019innervation cutanée de la région fessière vient fréquemment de niveaux plus élevés D12, et même D11 chez certains sujets, directement ou par le jeu d\u2019anastomoses.Les articulations interapophysaires de la charnière dorso-lombaire Elles sont constituées par les apophyses articulaires supérieures et inférieures qui naissent de l\u2019arc TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 [ARR TR Lt ie = postérieur.Elles contribuent à former le trou de conjugaison.Elles conditionnent l\u2019amplitude et la direction du mouvement de chaque étage vertébral.Leur orientation et leur forme changent effectivement à chaque étage du rachis et favorisent certains mouvements et en empêchent d\u2019autres.Au niveau du rachis cervical, le plan articulaire a une inclinaison de 45° sur l\u2019horizontale.Celle-ci est de 60° au niveau du rachis dorsal et de 90° au niveau du rachis lombaire.Au niveau du rachis cervical et du rachis dorsal, les articulations sont sensiblement dans un plan frontal.Elles sont au contraire dans un plan sagittal au niveau du rachis lombaire.Cette disposition fait que le rachis dorsal devrait avoir une mobilité particulièrement grande surtout en rotation si les côtes ne le génaient.Par contre, ce mouvement de rotation est pratiquement impossible au niveau du rachis lombaire surtout à sa partie inférieure.Anatomiquement et physiologiquement, D12 est une vertèbre intermédiaire.Ses articulations supérieures se comportent comme celles du rachis dorsal et les inférieures comme celles du rachis lombaire.Il y a donc là une certaine rupture de l\u2019harmonie du mouvement.C\u2019est au niveau de la jonction dorso-lombaire que s\u2019effectue dans la vie courante l\u2019essentiel de la rotation du tronc limitée au-dessus par les côtes et rendue impossible au-dessous par l\u2019orientation des surfaces articulaires des vertèbres lombaires, Ces articulations ont donc quotidiennement à souffrir, même si leurs lésions radiologiques sont rares.TABLEAU CLINIQUE DES LOMBALGIES D\u2019ORIGINE DORSO-LOMBAIRE On peut se trouver en présence d\u2019une lombalgie aiguë, ou d\u2019une lombalgie chronique.La lombalgie aiguë est généralement provoquée par un faux mouvement ou un effort en torsion du tronc.Elle est unilatérale.Elle est ressentie comme un endolorissement profond, mal localisé de la fosse lombaire, irradiant à la crête iliaque.Elle ne s'accompagne pas d\u2019attitude antalgique en baïonnette ou en cyphose, comme la lombalgie discale L4-L5 ou L5-S1.Il existe une contracture plus ou moins importante de la région paravertébrale sans déviation rachidienne.La limitation douloureuse du mouvement porte généralement sur la rotation et la laté- roflexion du côté douloureux et plus souvent sur la flexion que sur l\u2019extension.La lombalgie chronique se présente à première vue comme une lombalgie banale lombo-sacrée.Elle est 1677 Lt Rt a: a jt: \u201c0 vi 8 influencée par les positions, les efforts.Mais il faut noter son caractère unilatéral habituel et la fréquence avec laquelle les mouvements de torsion forcée du tronc exagèrent ou provoquent la douleur.La position couchée, même sur un lit ferme, n\u2019a pas toujours l\u2019effet favorable qu\u2019elle a dans les lombalgies d\u2019origine lombaire basse et le patient est parfois réveillé le matin par sa douleur dans le lit.La douleur est ressentie soit au niveau d\u2019un point précis de la crête iliaque, soit plus profonde, plus diffuse, endolorisant la fosse lombaire et la fosse iliaque externe, avec parfois une sensation de pesanteur difficile à localiser.Certains patients ressentent en même temps que la douleur basse une douleur plus haut située, latérovertébrale, au niveau de l\u2019angle costo-vertébral.Il faut souligner la fréquence avec laquelle on peut noter une irradiation antérieure plus ou moins vive au niveau de la fosse illaque ou de l\u2019aine du même côté, dans le territoire de la branche antérieure du même nerf rachidien concerné.Cette douleur antérieure, parfois dissociée de la douleur lombaire, est une cause fréquente d\u2019erreur diagnostique.L'EXAMEN L\u2019examen va mettre en évidence les caractères particuliers de cette lombalgie au niveau de la crête iliaque et de la fosse iliaque externe et au niveau de la région dorso-lombaire où elle trouve son origine.1° Au niveau de la crête iliaque: le « point de crête » On notera une très vive sensibilité à la pression du doigt au niveau du point correspondant à l\u2019émergence cutanée de la branche postérieure du nerf rachidien concerné.On réveille en ce \u2018point précis une douleur assez vive qui correspond souvent à la sensation habituelle du patient.Ce « point de crête » est très interne pour L2, il est situé sensiblement au niveau de l\u2019insertion du ligament iliolombaire pour LI, il est plus externe pour D12.Les variations individuelles sont très fréquentes.Il faut le rechercher avec beaucoup de minutie et d\u2019attention.Le patient est couché en travers de la table (Fig.4).Le médecin va, avec l\u2019index, parcourir lentement de dedans en dehors la crête iliaque sur toute sa longueur.Il effectue tous les demi-centimètres une pression modérée, associée à des petits mouvements de frottement en va et vient horizontaux puis verticaux.Il réveille ainsi une vive sensibilité lorsqu\u2019il comprime avec son doigt le nerf irrité contre la crête illaque.On repère au crayon le point sensible (Fig.5).1678 Fig.4 \u2014 Position la meilleure pour examiner un patient lombalgique.U Nn Vf 4 Fig.5 \u2014 Recherche du « point de crête ».L\u2019index du médecin parcourt la crête iliaque en la frottant avec des petits mouvements de va et vient verticaux et horizontaux.Lorsqu'il comprimera contre l'os le rameau nerveux sensible, il réveillera une vive douleur en un point précis, le « point de crête > dont la pression reproduit fréquemment la douleur habituelle du patient.L'UNION MÉDICALE DU CANADA M Mi lig M ent 2° Au niveau de la fosse iliaque externe On examine les plans cutanés et sous-cutanés de la région fessière et de la région de la crête iliaque par la manœuvre du « palpé-roulé ».On prend entre pouce et index de chaque main un gros pli de peau et de tissus sous-cutanés ; on le fait rouler comme on roule une cigarette.On trouvera souvent du côté de la lombalgie, à partir du point doulou- deux de la crête, une zone plus ou moins étendue de cellulalgie où le pli est épaissi, grumeleux, extrêmement sensible à la pression ce qui contraste avec les zones voisines et symétriques.Il est des cas où ce signe manque et il est des cas où il est difficile à mettre en évidence lorsque le patient et surtout la patiente est obèse et a les tissus très infiltrés.Mais même là, on peut souvent noter une différence sensible entre les deux côtés dans la douleur provoquée Fig.6).Fig.6 \u2014 Le « pincer-rouler » des plans cutanés de la fesse.Cette manœuvre mettra en évidence une plaque plus ou moins étendue, adjacente au « point de crête» où le pli cutané est infiltré, épaissi et douloureux au pincer-rouler (à comparer avec les zones voisines et le côté opposé).3° Au niveau de la région dorso-lombaire Disons tout de suite que l\u2019examen radiographique indispensable pour tout diagnostic vertébral ne permet pas ici d'affirmer ou d\u2019infirmer la responsabilité d\u2019un étage vertébral précis.L\u2019étage concerné est le TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 plus souvent radiologiquement normal.On ne peut tenir compte de certaines lésions banales telles que hernies intraspongieuses ou discrète ostéophytose, qui se situent d\u2019ailleurs aussi bien sur les étages voisins non responsables que sur l\u2019étage responsable.Par contre est à retenir la fréquence avec laquelle les lombalgiques chroniques de ce type présentent des lésions radiologiques parfois importantes au niveau des deux derniers segments lombaires L4-L5 ou L5-S1.Bien entendu, c\u2019est à ces segments que l\u2019on a généralement tendance à rapporter l\u2019origine de la lombalgie, alors qu\u2019ils sont cliniquement muets.C\u2019est en effet l'examen clinique qui fournit la clef du diagnostic.LA RECHERCHE DE L'ÉTAGE DORSO-LOMBAIRE RESPONSABLE L\u2019examen de la région lombaire supérieure se fera également sur le patient couché à plat ventre en travers de la table \u2014 au besoin avec un coussin sous le ventre.On cherchera à mettre en évidence la souffrance d\u2019un étage vertébral entre D10 et L2, mais on examinera systématiquement de D10 à L5.Les manœuvres les plus utiles seront: La sensibilité à la pression latérale de l\u2019épineuse de la vertèbre concernée (Fig.7, 8, 8bis) Cette manœuvre se fait avec le pouce.La pression est tangentielle aux plans cutanés.Elle est lente et maintenue.On agit ainsi sur chaque épineuse de L5 a D9.(Lorsqu'elle réveille une sensibilité précise, il faut vérifier que celle-ci appartient bien à la vertèbre et non aux plans cutanés).On fait la manœuvre de droite à gauche, puis changeant de côté de gauche à droite.La manœuvre sera douloureuse sur un seul étage, parfois sur deux étages adjacents, entre D10 et LI d\u2019un seul côté (droite vers le gauche par exemple).Elle est généralement indolore du côté opposé (ici de la gauche vers la droite).On note au crayon l\u2019étage sensible.Une telle manœuvre provoque une forte rotation segmentaire de l\u2019étage examiné.La sensibilité du massif articulaire postérieur Au niveau du même étage, on pourra avec le médius qui parcourt la région paravertébrale à un travers de doigt de la ligne médiane, explorer la sensibilité de l\u2019articulation interapophysaire correspondante.On effectue tous les demi-centimètres une pression modérée suivie d\u2019une friction lente appuyée et profonde d\u2019abord verticale puis horizontale à droite, puis à gauche (Fig.9).Ces manœuvres réveillent une vive douleur sur l\u2019articulation responsable.On note avec précision le point sensible au 1679 se < ; = HHEE oO Oo Fig.7 et 8\u2014 Recherche de l'étage dorso-lombaire responsable.Pression latérale sur les épineuses faite lentement de D10 à L2, à droite puis à gauche.Cette manœuvre va provoquer une douleur sur la vertèbre responsable et généralement dans un seul sens (droite-gauche ou gauche-droite).1680 Fig.8 bis \u2014 Ici c\u2019est la pression faite de la droite vers la gauche qui est douloureuse.provoquant une rotation droite de la vertèbre, dont la transverse droite devient plus postérieure et la gauche plus antérieure.crayon dermographique.C\u2019est au niveau de ce point précis qu\u2019on infiltrera l\u2019articulation pour confirmation du diagnostic et pour le traitement.Elle est en règle du même côté que le point de crête.Examen de la paroi abdominale La fréquente association de l\u2019irritation de la branche antérieure du même nerf rachidien fait qu\u2019on examinera avec attention le territoire de celle-ci.On effectuera la manœuvre du palpé-roulé au niveau des plans cutanés du ventre, fosse iliaque externe, de l\u2019aine et de la face interne de la cuisse.On trouvera souvent du même côté que la lombalgie un placard très sensible de cellulalgie qui, s\u2019il cst ancien, aurait pu être responsable d\u2019erreurs de diagnostic: pseudo-appendicite, pscudo-colite, pseudo-douleur gynécologique, etc.TI expliquera les douleurs dites « projetées » de la lombalgie vers la région abdominale.En fait, elles appartiennent au même nerf rachidien, pur sa branche antérieure et leur irritation relève de la même origine (Fig.10).OBJECTIVATION DU RÔLE DES ARTICULATIONS INTÉRAPOPHYSAIRES DE LA CHARNIÈRE DORSO-LOMBAIRE Il est facile de faire la preuve de l\u2019origine dorsale de cette douleur lombaire.Preuve du rôle de l'articulation interapophysaire et de la branche postérieure dans le mécanisme de la lombalgie (Fig.11).L'infiltration anesthésique de l'articulation intera- pophysaire responsable (D10-D11, DI11-D12 ou D12-L1) repérée par examen fait aussitôt disparaître: 1° La douleur ct la gêne aux mouvements du patient.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fi Gy i sf Fig.9\u2014 La recherche du point articulaire postérieur.Le doigt du médecin glisse en appuyant sur les régions para- épineuses de haut en bas de D10 à L2 avec des petits mouvements de friction profonde.Il va ainsi mettre en évidence la sensibilité exquise du massif articulaire postérieur responsable, toujours situé du même côté que le « point de crête ».2° La sensibilité du « point de crête iliaque » que l\u2019on ne retrouve plus, et, 3° souvent aussi la zone cellulalgique qui devient aussitôt indolore et souple, paraissant désinfiltrée.Cet assouplissement immédiat de tissus parfois très infiltrés est tout à fait étonnant.Dans les premières secondes de l\u2019infiltration, l\u2019injection provoque parfois la douleur habituelle du patient.Mécanisme de la souffrance articulaire postérieure On peut s\u2019interroger sur le pourquoi de cette souffrance articulaire postérieure.Il serait tentant lorsque l\u2019articulation est atteinte d\u2019arthrose d'attribuer à cette TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 Fig.10\u2014 On trouve souvent à la manœuvre du pincer- rouler une zone cellulalgique identique dans le territoire cutané de la branche antérieure du même nerf rachidien.Elle peut provoquer des douleurs ressenties comme profondes et pseudoviscérales, causes d\u2019erreurs de diagnostic.0 0 se Fig.11 \u2014 Les « Points » essentiels du diagnostic des lombalgies d'origine dorso-lombaire : 1) Le « Point articulaire postérieur », 2) Le « Point de crête», 3) La « Cellulalgie fessière ».1681 lésion la responsabilité de la douleur, mais cela est rare et lorsque chez des sujets âgés il y a de telles lésions, elles sont rarement limitées à une articulation interapophysaire.En fait, il faut surtout souligner les contraintes mécaniques considérables de cette région charnière, particulièrement dans les mouvements de torsion-latéroflexion du tronc, générateurs d\u2019entorses segmentaires ou de « faux-pas » articulaires.La souffrance articulaire postérieure peut être considérée comme la conséquence de la souffrance globale du segment mobile correspondant.Elle est favorisée par la déterioration discale qui perturbe la stabilité et la résistance du segment vertébral correspondant.La riche innervation de ces articulations les rend plus sensibles à ces dysfonctionnements segmen- taires qui n\u2019ont généralement pas de traduction radiologique.Ce dysfonctionnement segmentaire est assez souvent réversible puisque dans bon nombre de cas la manœuvre orthopédique précise qu\u2019est la manipulation vertébrale bien faite fait disparaître à la fois la douleur spontanée du patient et les signes d\u2019examen.Nous appellerons en attendant mieux « dérangements intervertébraux mineurs » ces dysfonctionnements segmentaires douloureux du rachis que les manœuvres manipulatives spécifiques peuvent faire disparaître temporairement ou durablement.CONDITIONS FAVORISANTES La fréquence de ce type de lombalgie est grande.Elle représente certainement plus de la moitié des lombalgies mécaniques d\u2019origine vertébrale.Les formes associées « bipolaires », à la fois dorsolombaires et lombosacrées ne sont pas rares.Plus on sait reconnaître cette lombalgie d\u2019origine haute, plus elle paraît fréquente.Âge Schématiquement, la lombalgie d\u2019origine dorso- lombaire est presque la règle chez les sujets ayant dépassé 45 ans, alors qu\u2019elle est moins fréquente chez les sujets jeunes où le rôle du disque est dominant et le siège de l\u2019atteinte est plus souvent la région lombo-sacrée.On pourrait dire schématiquement qu\u2019un sujet lombalgique chronique commence sa « carrière » par des douleurs \u2014 souvent discales d\u2019origine lombosacrée \u2014 et qu\u2019il la termine par des lombalgies d\u2019origine dorsale basse par irritation des articulations interapophysaires.Pendant un certain temps, les deux étiologies vont se mélanger.Cas particuliers Nous avons très fréquemment pu obtenir cette forme de lombalgies chez des sujets opérés de discec- tomie pour sciatique.Ceux-ci avaient eu un bon 1682 résultat opératoire sur la sciatique et un mauvais sur les lombalgies.C\u2019est qu\u2019ils avaient conjointement avec leur sciatique discale, une lombalgie d'origine dorsale, ou qu\u2019ils ont développé cette dernière après l'intervention, et dans ce cas la lombalgie est alors rapportée à tort à la charnière lombosacrée.Nous la rencontrons fréquemment aussi chez des sujets ayant eu une greffe lombo-sacrée ou dorsale ce qui surcharge le travail de la charnière dorsolombatre restée libre.Cette lombalgie d\u2019origine dorsale inférieure est également très fréquente dans les scolioses même importantes où la responsabilité de la lombalgie revient souvent en définitive à rm seul étage précis, D11-D12 ou D-12-L1.On la rencontre très souvent chez des personnes âgées, surtout des femmes, où les lésions radiologiques de porose, d\u2019arthrose, sont importantes mais ne jouent en définitive qu\u2019un rôle nul ou mineur dans les lombalgies chroniques qu\u2019elles présentent.L\u2019examen attentif permet chez nombre de ces patientes de découvrir la sensibilité d\u2019un seul étage dorsal inférieur précis qui est le principal responsable de la lombalgie basse.La réussite de l\u2019infiltration de l\u2019articulation correspondante confirme l'hypothèse.TRAITEMENT L\u2019infiltration de l\u2019articulation postérieure responsable constitue un traitement efficace et commode de cette forme de lombalgie.Elle sera pratiquée au niveau de l\u2019articulation douloureuse.La recherche de celle-ci, comme d\u2019ailleurs l\u2019infiltration, se fera sur le patient couché en travers de la table, tête, bras et jambes bien relâchés, un coussin sous le ventre de préférence.Le point d\u2019injection se situe à un centimètre de l\u2019épineuse au niveau de son bord inférieur.On peut injecter un cm 3 d\u2019un dérivé cortisonique retard de préférence; on réveille souvent la douleur basse en injectant le liquide.Le test de réussite est immédiat: diminution ou disparition de la sensibilité du point sensible de la crête iliaque tandis que la plaque de cellulalgie de la fosse iliaque externe devient plus souple ct indolore.On fait de une à six infiltrations (Fig.12).Dans le cas où elle est possible, on peut aussi utiliser la manipulation, soit comme complément de l\u2019infiltration lorsque l\u2019effet de celle-ci est incomplet ou ne dure pas, soit comme traitement d'emblée.Le résultat est souvent aussi spectaculaire que celui de l\u2019infiltration, et cette technique a de plus le mérite d\u2019améliorer le fonctionnement segmentaire du rachis.Elle sera effectuée selon les principes que nous avons énoncés de la « non-douleur et du mouvement con- L'UNION MÉDICALE DU CANADA » fig ju Fig.12 \u2014 L'infiltration anesthésique avec 3 ml de procaïne faite au contact du massif articulaire postérieur sensible (1) (qui arrose aussi la branche postérieure du nerf rachidien) fait disparaître la sensibilité du point de crête (2) et celle de la zone cellulalgique de la fesse (3).traire », c\u2019est-à-dire que la rotation sera faite de manière à forcer le mouvement dans le sens opposé à celui qui provoque la douleur par la pression latérale sur I'épineuse.Une des techniques utilisables est celle où le patient est assis à cheval en bout de table et où l\u2019opérateur utilise une manipulation semi- directe assistée.Il faut évidemment avoir une bonne pratique de ces manœuvres pour qu\u2019elles soient indolores et efficaces en une à six séances (Fig.13).Une autre manœuvre peut être appliquée lorsque l\u2019extension est libre (Fig.14).Elle doit malgré les apparences être très douce, si elle est bien exécutée.Dans les cas récidivants, la rééducation peut donner des résultats favorables, mais il faut interdire tous les mouvements de rotation.Il faut également enseigner au patient à éviter les mouvements de torsion du tronc, surtout en position assise, et bien entendu, les efforts.Nous n\u2019avons pas prescrit de lombostat aux patients que nous avons traités.Mais signalons que plusieurs d\u2019entre eux en avaient porté et que certains l\u2019avaient mal supporté, car les lombostats qui prennent appui sur la crête iliaque, appuient précisément sur la zone sensible, tandis que la barre supérieure frotte souvent sur la région dorsale basse, origine de TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 Fig.13 \u2014 Manipulation en rotation.(ici droite) Le patient est assis à cheval en bout de table.Il croise ses bras sur la poitrine.Le médecin avec sa main gauche entraîne lentement le tronc en rotation gauche, tandis que le talon de la main droite prend appui au niveau de la transverse de la vertèbre révélée sensible par l\u2019examen (fig.8 bis).Lorsque la torsion maximum est atteinte \u2014 c'est la « mise en tension» \u2014 le médecin exagère brusquement de ' quelques degrés le mouvement de rotation, d\u2019une manière brève, sèche et limitée.Cela s'accompagne de l\u2019habituel bruit de craquement articulaire.Le mouvement doit être effectué dans le sens non douloureux de rotation de la vertèbre, opposé au sens douloureux; dans l\u2019exemple 8 bis, c\u2019est la rotation droite qui est douloureuse et la rotation gauche qui est libre.La manipulation se fera en rotation droite.la douleur.Une lombalgie que le lombostat aggrave a une bonne chance d\u2019être du type de celle que nous décrivons ici.Il faut veiller à ce que la zone cellulalgique fessière disparaisse complètement.Le traitement du segment dorso-lombaire responsable par infiltration ou manipulations peut suffire pour donner ce résultat.Dans les cas chroniques, le résultat peut être incomplet.On fait alors pratiquer quelques massages en pétrissages superficiels.L\u2019infiltration anesthésique du « point de crête » iliaque est un complément parfois utile.Dans certains cas rebelles, on peut envisager l\u2019énervation chirurgicale de l\u2019articuation interapo- physaire dorsale, responsable.Nous proposons ainsi une thèse nouvelle: sur le mécanisme de certaines lombalgies qui débouche sur une thérapeutique simple et généralement efficace.Elle explique les fréquents déboires que la chirurgie a eu jusqu\u2019à présent dans cette entité si fréquente.1683 Fig.14 \u2014 Manipulation en extension.Le patient est assis sur un tabouret, il croise ses doigts derrière la nuque.Le médecin est assis derrière lui, un peu plus haut que le malade.Passant ses avant-bras sous les aisselles du malade, il lui saisit les poignets.Puis il applique ses deux genoux sur le segment vértébral concerné.Il amène alors le tronc du patient en extension, en l\u2019attirant à lui; puis il soulève ses avant-bras tout en tirant à lui et met la colonne lombaire en tension.Une brusque, mais légère exagération de ce mouvement, les genoux faisant contre-appui, va alors faire la manipulation.Cette manœuvre bien faite est douce et indolore.Résumé L'auteur propose une explication nouvelle pour le mécanisme d\u2019un certain nombre de lombalgies.La lombalgie d\u2019origine vertébrale n\u2019est pas toujours le résultat de la souffrance des deux derniers étages lombaires.La lombalgie ressentie dans la région lombo-fes- sière ou sacro-iliaque trouve souvent son origine au niveau de la charnière dorso-lombaire (D-11-D12- L1).En effet, les plans cutanés de la région lombaire basse et de la fesse reçoivent leur innervation des branches postérieures des nerfs rachidiens (posterior rami) issus de cette région (D11-D12-L1).Ces « posterior rami » sont à la sortie du foramen de conjugaison au contact des articulations interapo- physaires qu\u2019ils contournent.Ces articulations sont particulièrement sollicitées à ce niveau, car la charnière dorsolombaire est le pivot des mouvements usuels de rotation, de latéroflexion et de flexion- 1684 extension du tronc dans les gestes de la vie courante.La souffrance articulaire retentit sur le posterior ramus correspondant.Elle n'a généralement pas de traduction radiologique, mais un examen clinique attentif permet d'individualiser cette lombalgie et de mettre en évidence l\u2019étage responsable.Cette explication permet de comprendre les nombreux échecs de la chirurgie des lombalgies et débouche sur des traitements simples et efficaces dans la plupart des cas.La dénomination de « lombalgie basse d'origine haute » est proposée pour cette forme de lombalgie.Summary The author gives a new explanation of the mechanism of a number of low-back pain problems.Essentially, he believes that the low-back pain of vertebral origin does not always take its origin in the two last lumbar segments.The pain felt in the lumbo-gluteal or sacro-iliac region often originates form the dorso-lumbar segment (D11, D12, L1).As a matter of fact, the cutaneous tissues of the lower lumbar region and of the thigh receive their innervation from the posterior rami of D11, D12, L1 rachidian nerves.At the exit of the foramina inter-vertrebrales, these posterior rami are in contact with the inter-apophyseal joints, when they pass round them.These joints are particularly put under stress at this level, because the dorso-lumbar segment acts as a pivot for the rotation, lateral flexion, flexion and extension of the trunk in many activities of daily living.A strain of an inter-apophyseal joint of the dorso-lumbar segment (D11, D12, L1), has also an effect on the corresponding posterior rami.There are no radiological signs, but one can individualize this type of low-back pain and find the responsable segment with a good clinical examination.This explanation allows one to understand better the numerous non-satisfactory results of low-back pain surgery, and emerges on a simple and effective treatment in many cases.The denomination of \u201clow-back pain from upper origin\u201d is proposed for this type of low-back pain.BIBLIOGRAPHIE Hovelacque, A.: Anatomie des nerfs craniens et rachidiens.1 vol.872 pages.G.Doin, édit., Paris, 1927.Lazorthes, G.et Gaubert, J.: Le syndrome de la branche postérieure des nerfs rachidiens, Presse Médicale, 64e année, no 87: décembre 1956, p.2022.Maigne, R: Douleurs d'origine vertébrale et traitements par manipulations.1 vol.512 pages, Exp.Sc.Fr, édit., Paris, 1968.Maigne, R.: Articulations interapophysaires et pathologie douloureuse commune du rachis, Ann.Méd.Phys, T.XV: no 2, pp.262-274, 1972.L'UNION MÉDICALE DU CANADA v) ha) atoiititieitithitelisiaitial EERE TS Ett L'INTRODUCTION AU CANADA DE L\u2019ELECTROCARDIOGRAPHIE ! Harold N.SEGALL Une fois en deux ou trois ans un malade quelconque pose la question suivante: « Quand les médecins ont-ils commencé a utiliser les électrocardiogrammes?» La plupart des curieux sont surpris d'apprendre que ce moment est assez ancien, car ils s'attendaient à entendre prononcer une date subséquente à la guerre mondiale II.Augustus Waller * fut le premier à faire un électrogramme chez l\u2019humain il utilisa l\u2019électromètre à mercure de Lippmann et cela en 1887; il avoua plus tard qu\u2019à ce moment- là, il ne croyait pas à la valeur clinique de ce test.Wilhelm Einthoven de Leyde, en Hollande, commença à étudier l\u2019électrophysiologie du cœur en 1893; rapidement, il découvrit que l\u2019électromètre de Lippmann ne donnait pas de mesures suffisamment précises.Il s\u2019attacha à construire un meilleur instrument avec l'aide du docteur Berghansius qui transforma les concepts théoriques d\u2019Einthoven en réalités mécaniques et électriques.Donc, le premier électrocardiographe à corde (string) vit le jour en 1901 2.Au début, Einthoven confia la production commerciale de Pappareil a Edelmann et Fils, de Munich, en Allemagne, qui en donna un spécimen à Thomas Lewis de Londres.En 1909, un jeune médecin américain, Alfred E.Cohn 3, venu travailler à Londres aupres de Sir James Mackenzie, rencontra grace a celui-ci, Thomas Lewis.Il aida Lewis à l\u2019installation de l'appareil dans le sous-sol de l\u2019University College Hospital*.Il en acheta un pour lui-même qu\u2019il transporta à New York, où il l\u2019installa la même année au Mount Sinai Hospital.Le docteur W.B.James, du Presbytarian Hospital de New York, acquit en 1909 un appareil semblable qu\u2019il fit connaître au professeur de physiologie de Columbia, le docteur Horatio B.Williams, qui joua un jour un rôle très important pour la diffusion de l\u2019emploi de l\u2019électrocardiographe.Ces appareils furent les deux premiers électrocardiographes qui franchirent l\u2019Océan Atlantique.Einthoven, ennuyé par le problème des royautés, quitta la compagnie Edelmann pour adopter la Cambridge Scientific Instrument Company de Londres.Le modèle sur table de ce manufacturier fut 1 Conférence prononcée devant les membres de la Division d'histoire de la médecine au Congrès conjoint de l\u2019Ontario Medical Association et de l'Association médicale canadienne, tenu à Toronto, le 26 juin 1974.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 accessible en 1911; le laboratoire de Thomas Lewis en eut le premier spécimen.À peu près vers la même époque, Thomas Cotton, le premier Canadien à étudier l\u2019électrocardiographie avec Lewis, utilisa cet appareil.Diplômé de McGill en 1909, Cotton fit plusieurs années d\u2019internat au Montreal General Hospital avant de se rendre en Europe poursuivre ses études postscolaires.Il reçut à Berlin, en 1912, une lettre du docteur Henri Lafleur du Montreal General Hospital, son professeur et ami, dans laquelle celui-ci lui suggérait d\u2019apprendre le maniement de l\u2019électrocardiographe; Cotton décida de consulter Sir Wil- llam Osler, professeur à Oxford.Osler lui assura qu\u2019un stage de quelques mois auprès de Thomas lui serait profitable; ce qu\u2019il fit.Lorsque je commengai en 1955 à faire enquête sur l'introduction de l\u2019électrocardiographe au Canada, j\u2019écrivis au docteur Cotton, de qui j\u2019obtins les nombreux détails qui suivent: « Une lettre a Lewis de William Osler était tout ce qu'il fallait pour rendre meilleure ma vie.Jétais seul au laboratoire de Lewis depuis assez longtemps et j'y avais beaucoup de travail.C\u2019est avec tristesse que je quittai Lewis et l\u2019University College Hospital.À ma dernière visite de fin de semaine à \u201cOpen Arms\u201d, la résidence d\u2019Osler à Oxford, Sir William me dit qu'il se servirait de ses influences pour persuader les gouverneurs du Montreal General Hospital par le truchement du docteur Shepherd de faire l\u2019achat d'un électrocardiographe et y apporter sa contribution.Peu après mon retour à Montréal en 1913, la perspective d\u2019un achat d\u2019électrocardiogramme s\u2019avérait incertaine quand arriva une lettre d\u2019Osler; le brouillard s\u2019éleva et laissa entrevoir la décision des gouverneurs de fournit partie des mille cent dollars nécessaires à l\u2019achat de l'appareil, le solde fut comblé grâce à Finley, à Lafleur, à d\u2019autres inconnus et à la contribution personnelle d\u2019Osler.» Dans I'History of the Montreal General Hospital du docteur HE.McDermott ®, nous notons que Osler donna $25.00 en 1913, Lafleur $25.00 en 1914, Finley $100.00, Shepherd $25.00 et Cotton lui- même $100.00.Le docteur Cecil C.Birchard aida Cotton à monter l\u2019appareil en 1914.L\u2019année suivante, ce dernier était en Angleterre où il faisait partie du Corps médical de Armée canadienne.Birchard mania l\u2019électrocardiographe jusqu\u2019en 1917, alors qu\u2019à son tour, il 1685 s\u2019enrôla et fut envoyé outre-mer.Les recettes que l\u2019électrocardiographe rapportèrent en 1915 se montèrent à $17.00; en 1916, Birchard faisait une moyenne de 17 électros par mois.Deux membres du service médical, Henri Lafleur et F.G.Finley, prescrivaient plus des deux tiers des cas; à ce moment, le Montreal General Hospital avait une capacité de 400 lits.Il va sans dire que la pénétration de l\u2019électrogra- phie était aussi lente dans des autres hôpitaux du Canada.À Vancouver, le docteur E.Newton Drier acheta, en 1914, un appareil Cambridge que, l\u2019année suivante, il offrit en vente au Vancouver General Hospital, offre qui fut refusée.L\u2019année suivante, l\u2019hôpital accepta le don d\u2019un Cambridge Electrocardiograph par madame B.T.Rogers que lui avait suggéré le docteur B.G.Gillies (McGill 1904).Le procès-verbal de l\u2019assemblée du bureau médical tenue en 1918 souligne la présence de cet appareil en ajoutant: \u201cIt would have to be disposed of, unless used more\u201d.Le docteur Gillies continua de s\u2019occuper de l\u2019électrocardiographe à la manière d\u2019un dilettante.L\u2019emploi de l\u2019appareil fut modernisé et la spécialité du cœur fut dirigée à Vancouver par le dynamique George F.Strong, accepté comme membre du service en 1926.\u201cFritz\u201d Strong, connu sous ce nom de tous, mourut subitement à la gare Windsor en février 1957, à Montréal, à sa descente du train venant de Toronto.T1 venait pour assister à une assemblée de l\u2019exécutif de la nouvelle Fondation Canadienne du Cœur dont il était le président fondateur.Le docteur Cecil Birchard fut, pendant son service militaire, préposé durant plusieurs mois à l\u2019hôpital pour les maladies du cœur organisé à Colchester, par Thomas Lewis.Il eut à cet endroit l\u2019occasion d\u2019établir des contacts avec des cardiologues canadiens et américains qui devinrent par la suite d\u2019éminents cardiologues.De retour à Montréal, il s\u2019intéressa de nouveau à l\u2019électrocardiographie, de concert avec le docteur C.C.Bourne qui l\u2019assistait.À cette époque, l\u2019électrocardiographiste du Montreal General Hospital était un technicien qui reproduisait l\u2019électrocardiogramme sur une plaque négative en verre d\u2019environ six pouces par trois.Il développait ensuite le négatif et l\u2019imprimait habituellement dans la chambre noire du département de radiologie.Petit à petit, un des techniciens en radiologie finit par s\u2019occuper du développement de l\u2019impression.Birchard ou à son défaut Bourne et moi- même à partir de 1926 nous avons aidé au montage des images imprimées; nous faisions rapport par écrit de nos interprétations et très rarement on nous demandait officiellement une opinion clinique.1686 Peu après les débuts de ma carrière au Montreal General Hospital, Birchard me dit que notre électrocardiographe était le premier qui fut installé au Canada et je le crus.Toutefois, un doute s\u2019empara de mon esprit quand je trouvai dans le C.M.A.J.(26 juin 1965), sous le titre: « Pages du passé tirées du journal d'il y a cinquante ans », un sous-titre en larges caractères: « Le docteur Loudon fit un électrocardiogramme » ®.La phrase retenue dans cet article publié en 1915 consistait dans une présentation clinique d\u2019un cas où le docteur Julian Loudon avait pu, à l\u2019aide d\u2019un électrocardiogramme, confirmer le diagnostic clinique d\u2019une malformation congénitale (transposition) du cœur chez un patient admis au St.Michael\u2019s Hospital de Toronto le 22 octobre 1914.Julian Loudon, diplômé de faculté des sciences naturelles en 1903 et de la faculté de médecine de l\u2019Université de Toronto en 1906, était le fils du président de l\u2019Université.Julian Loudon se rendit en Angleterre en 1906 où il demeura jusqu\u2019en 1911, à titre d\u2019étudiant post-scolaire.Il dut sûrement subir influence de Sir James MacKenzie et de Thomas Lewis.En 1913, il persuada la direction de St-Michael\u2019s Hospital d\u2019acheter un électrocardiographe; j'ignore l\u2019heure, le jour et le mois de 1914 choisis pour l\u2019installation de l\u2019appareil Cambridge.Il n\u2019y a cependant peu de doute que le docteur Loudon soit véritablement le premier Canadien à publier un article sur l\u2019électrocardiographie clinique; il parut en juillet 1914 de The Canadian Practitioner and Review\u201d.Bien que les sigles qui suivent son nom: B.A., M.B.(Tor.), M.R.C.S.(Eng.) laissent entendre son intérêt pour la chirurgie en Angleterre, il n\u2019en était pas moins en 1914 assistant clinicien en médecine à l\u2019Université de Toronto ct assistant junior au St.Michael\u2019s Hospital de Toronto.Sa veuve, le docteur Esther Loudon, m\u2019a gracieusement fourni le tiré à part de cet article dont le titre pourrait coiffer un traité moderne : « L\u2019électrocardiographie clinique ».Ses treize pages contenaient la substance d\u2019un précis miniature.Les archives de La Société cardio-vasculaire du Canada conservent maintenant une mini-biographie du docteur Julian Loudon.Pendant mon année de résidence en cardiologie dans le service du docteur Paul Dudley White, au Massachusetts General Hospital, en 1923-24, jai appris que l'appareil Cambridge utilisé alors était le premier installé à Boston, soit cn 1914.Le docteur White prit plaisir à m\u2019apprendre qu\u2019à son arrivée à l\u2019automne de 1913 dans le laboratoire de Lewis, il y rencontra un Montréalais: Jonathan Meakins, qui lui aussi venait d\u2019arriver pour un stage postscolaire.Il devinrent d\u2019ailleurs auteurs conjoints avec Lewis L'UNION MÉDICALE DU CANADA bre fit im ble Mi Mar Mey mp a ling yg dans des communications concernant des projets de recherches % ?qu\u2019ils complétèrent durant un stage de six mois.Meakins trouva à son retour à Montréal, en 1914, un Cambridge électrocardiographe qui devait être installé au Royal Victoria Hospital.Quand fonction- na-t-il pour la première fois?Je l\u2019ignore encore.John Oille, né sur une ferme dans une famille de Quaker près de Sparta, en Ontario en 1876, a joué un rôle important en électrocardiographie au Canada.Diplômé de la Faculté de Médecine de Toronto en 1903, interne au Toronto General Hospital, il épousa Miss Jennie Cole, de Sparta, et s\u2019installa à Syng Inlet, village où le bois était roi; il y était le seul médecin.Il se rendit en Angleterre en 1911, où il succomba à l\u2019influence de Sir James Mackenzie.Au bout de l\u2019année, il revint à Syng Inlet, porteur d\u2019un polygraphe Mackenzie, dont il se servait pour noter les faits de sa pratique générale.En 1912, il déménagea à Toronto et il fut admis dans le bureau médical du Toronto General Hospital et à l\u2019Université.Il se servait beaucoup du polygraphe dans son enseignement et dans sa pratique.En 1914, John Oille fut chargé du Cambridge Electrocardio- graphe que le Toronto General Hospital acquit en cette année.Il forma de nombreux élèves qui se retrouvèrent dans toutes les parties du Canada et dans plusieurs centres mondiaux.Au Winnipeg General Hospital, le docteur Arthur Burridge installa le premier électrocardiographe en 1914; il s'agissait d\u2019un appareil Cambridge.En 1920, à Edmonton, le pionnier de l\u2019électrocardiographe fut le docteur C.W.Hurlbutt; il faisait son travail au département de physiologie, faute d\u2019appareil à l\u2019hôpital.Il possédait également un Mackenzie polygraphe chez lui et à l\u2019hôpital.Dans le but de réunir tous les événements concernant l\u2019évolution de la cardiologie au Canada, le Comité des Archives de la Canadian Cardiovascular Society a demandé, en 1965, à chacun de ses membres de répondre à un questionnaire.Le docteur Earle Scarlett, diplômé de Toronto en 1924 qui a fait des études postscolaires d\u2019une durée de six années avant de s\u2019établir à Calgary, a répondu agréablement à l\u2019interrogatoire et c\u2019est avec un grand plaisir que je citerai ici quelques revues de ses remarques.En réponse à la question de savoir comment il avait pris la décision de choisir la spécialité de cardiologie, le docteur Scarlett a répondu: « Il est impossible pour moi d\u2019écrire une Apologia pro vita sua in cardiologia, parce que, à cause des circonstances, mon intérêt pour la cardiologie et ce qui concerne les connaissances cardiovasculaires s\u2019est TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 développé à travers le concept de la médecine interne.À cause de la dimension de Calgary avant l\u2019âge de l\u2019huile Devonian et américaine, il n\u2019était pas possible d\u2019être autre chose qu\u2019un interniste intéressé à la cardiologie, ce qui constituait une créature médicale grotesque qui était en même temps un spécialiste et un sous-spécialiste.Avec le temps, je réalisai que le public m\u2019acceptait comme un « spécialiste du cœur », mais trouvait impossible de comprendre ce qu\u2019était en fait un interniste que tous regardaient comme un être qu\u2019ils identifiaient à une créature mythique, l\u2019unicorne.Pour sauver la face, j'adoptai le titre de spécialiste du cœur, ce qu\u2019en réalité je n\u2019ai jamais été.Cependant, la famille de cardiologues fut assez généreuse pour m'\u2019accepter dans son sein sur la foi d\u2019un passeport douteux.Maintenant que Calgary est devenu un second Bagdad-on-the-Bow, il est très possible d\u2019avoir la respectabilité et la rentabilité d\u2019un cardiologue pur et simple ».Le docteur Scarlett acheta son premier électrocardiographe en 1930.Le docteur David Baltzan introduisit l\u2019électrocardiogramme dans les années 20 à Saskatoon.Il transportait le lourd appareil portatif de son bureau à l\u2019hôpital et vice versa tant et aussi longtemps que l\u2019institution hésita avant de faire l\u2019achat d\u2019un appareil.À Régina, le docteur Max Israels fut le premier à utiliser dès 1938 l\u2019électrocardiographe qui, au début, était utilisé au bureau et à l\u2019hôpital.Le docteur Albert de Guise, diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1920, étudia la cardiologie à Paris; à son retour à Montréal, en 1924, il entra à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il possédait un fluoroscope et un électrocardiographe Boulitte.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal d\u2019ailleurs, le plus ancien du Canada, se procura un électrocardiographe en 1925, à la demande du docteur Léo Pariseau, l\u2019_éminent radiologiste; cet appareil fut utilisé pendant un certain temps par le docteur Édouard Tétrault qui passa sept années à Paris à se spécialiser en cardiologie.L\u2019appareil servit au docteur Rodrigue Lefebvre dès 1934, À Québec, le docteur Richard Lessard introduisit en 1933 un électrocardiographe à l\u2019École de Médecine de Laval et à l\u2019Hôtel-Dieu de cette ville en 1933, dès son retour d\u2019études faites à Paris chez le professeur Antonin Clerc.Le pionnier en électrocardiographie à Halifax fut le docteur Kenneth Mackenzie qui dirigeait au début ses malades au laboratoire de physiologie de l\u2019Université Dalhousie qui avait acheté, en 1926, un appareil Cambridge, sur la recommandation du professeur de physiologie, le docteur E.W.Cruikshank.Le docteur Mackenzie fut le spécialiste en 1687 cardiologie des quatre provinces maritimes: l\u2019Île-du- Prince-Édouard, Terreneuve, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse; les trois premières provinces n\u2019acquirent un appareil qu\u2019après la seconde guerre mondiale.Les réflexions du docteur Scarlett sur la valeur des titres: Interniste-Spécialiste du cœur ou cardiologue nous donnent une idée des médecins qui ont introduit l\u2019électrocardiographie clinique au Canada; ces médecins ne faisaient pas de chirurgie.À peu d\u2019exceptions près, il s\u2019agissait d\u2019omnipraticiens qui se transformaient par l\u2019étude en internistes avec accent sur la cardiologie.Le docteur René Duberger a été le premier médecin à interpréter les électrocardiogrammes à Sherbrooke.Le plus ancien électrocardiogramme qui se trouve dans les archives de l\u2019Hôpital St-Vincent-de-Paul porte le numéro 121 et la date du 21 août 1936; alors le début de l\u2019électrocardiographie à Sherbrooke date de 1935 ou de 1936.Jusqu\u2019en 1926, on utilisait l\u2019électrocardiogramme seulement à l\u2019hôpital, dans les laboratoires de physiologie et rarement au cabinet du médecin.Les appareils étaient volumineux, fixés au plancher et ils occupaient un espace d\u2019un mètre de large et de deux à trois mètres de long.Le professeur Horatio B.Williams a créé un électrocardiographe portatif qu\u2019il fit construire par The Cambridge Instrument Company de New York.Tai vu le modèle expérimental dans le laboratoire de physiologie de Columbia en avril 1926 et j'en ai commandé rapidement un pour moi-même, même si je ne savais pas alors où j'irais me fixer.La fortune a voulu que ce soit à Montréal, ma ville et c\u2019est là que l\u2019appareil fut livré en juin 1927.Jen ai parlé avec enthousiasme à mes confrères et leur ai montré lors des réunions médicales des électrocardiogrammes de mes malades pris à la maison de ceux-ci ou à leur lit d'hôpital.Cet électrocardiographe portatif était contenu dans deux boîtes, du poids chacune de cinquante livres, et il fit grande impression sur la profession médicale et parmi le grand public conscient de la nouvelle spécialité de cardiologue.En clientèle privée, j'avais pour politique de refuser l\u2019envoi d\u2019un seul rapport du tracé; j\u2019insistais sur la nécessité d\u2019un examen clinique, avec diagnostic et recommandations thérapeutiques et pronostiques.La compagnie Sanborn mit sur le marché, en 1935, un appareil plus facile à porter qui ne pesait que 25 livres.Ce modèle expérimental fut exposé à Atlantic City, au Congrès conjoint des Associations médicales canadienne et américaine.Je reçus le premier instrument de ce genre placé au Canada quelques mois plus tard.Le modèle portatif a accéléré la diffusion 1688 de l\u2019électrocardiographe parmi les omnipraticiens et les internistes; après 1923, quand le docteur Paul Dudley White organisa un cours annuel de deux semaines à l'intention de ceux qui s'intéressaient à la cardiologie.Je donnai moi-même le premier cours du genre en 1938 au Montreal Jewish General Hospital, à l\u2019intention des omnipraticiens et des inter- nistes.En Angleterre, Sir Thomas Lewis fut bien le pionnier de l\u2019électrocardiographie: il a utilisé d\u2019abord le galvanomètre à corde (string) d\u2019Einthoven et le modèle Cambridge; aux États-Unis, les pionniers furent les docteurs W.B.James, Horatio B.Williams et Alfred E.Cohn.En 1914, le docteur George Ralph Mines laissa ses travaux d\u2019électrophysiologie du cœur à Cambridge et à Toronto pour occuper la chaire de physiologie à McGill en 1914.Malheureusement pour tous, George Ralph Mines mourut subitement.« résultat d\u2019une expérience hasardeuse que dans son enthousiasme il avait faite sur lui-mème dans l\u2019isolement d\u2019une école médicale, un samedi après-midi » 1°.Le professeur T.G.Brodie de Toronto présenta à une séance de la Royal Society of Canada, tenue le 27 mai 1914, le travail posthume de Mines intitulé: \u201cOn circulating excitations in heart muscle and their possible relation to tachycardia and fibrillation\u201d.Cc texte a cu une grande importance pour expliquer le mécanisme des arythmies cardiaques.Mines faisait ses expériences conjointement avec la Station Biologique de Rosoff, en France, et le labo de physiologie de l\u2019Université de Toronto.Pense-t-on aux progrès que Mines aurait pu apporter à la cardiologie s\u2019il n\u2019était pas mort à 27 ans?Un nouveau départ en électrocardiographie s'annonce au Canada et dans le monde: L'électrocardiographie dynamique inventée en 1961 par le docteur Norman J.Holter '! ct qui consiste en un électrocardiographe miniature qui se sert de bobines électromagnétiques et fonctionne à l'allure lente de sept pouces à l'heure.L'enregistrement de l\u2019électro des 24 heures ne prend que 200 pouces de bobines.Pour bien l\u2019illustrer, je me suis permis de l\u2019attacher sur ma propre personne aujourd\u2019hui; il contrôle mon rythme depuis que je suis à la tribune et révèle une certaine tachycardie.Le docteur Frank MacInnis de Calgary, collaborateur du docteur Holter '?en 1951-1952, a publié le premier article canadien en 1954 sur la radioélec- trocardiographie !*.Semler !* a construit un appareil simplifié et relativement moins coûteux qui permettait de transmettre par téléphone l\u2019électrocardiogram- L'UNION MÉDICALE DU CANADA uid a [43 her in me; la procédure est simple: le malade place les électrodes sur sa poitrine, l'émetteur téléphonique est mis en contact avec les électrodes et l\u2019électrocardiogramme est reproduit sur l\u2019appareil placé à l\u2019endroit géographique où il peut être capté par le médecin.Ces nouvelles découvertes ont augmenté de beaucoup l\u2019efficacité de l\u2019électrocardiogramme.* * * Cette conférence s\u2019est limitée aux débuts canadiens de l\u2019électrocardiographie.Reste à décrire un jour: comment il a été accueilli dans chaque région, comment il s\u2019est répandu même dans les plus petits centres médicaux, comment il a modifié l\u2019évolution de la cardiologie, tant dans la conduite thérapeutique des malades que dans la prévention, l\u2019enseignement et la recherche universitaire axée sur la cardiologie.REMERCIEMENTS L'auteur exprime ses plus sincères remerciements au docteur Edouard Desjardins qui a accepté de traduire en fran- cais cet article.TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 10.11.12.13.14.BIBLIOGRAPHIE Waller, AD.: A demonstration on man of electromotive changes accompanying the heart\u2019s beat.Jour.of Physiol., 8: 229, 1887 Burch, George E.et Depasquale, Nicholas P.: A History of Electrocardiography, Chicago, Year Book Medical Publishers, Inc., 1964, p.30.Cohn, Alfred E.: With a letter of Horatio B.Williams.Recollections Concerning Early Electrocardiography in the United States.Bull.His.Med.29: 469, 1855.Personal Communication in a letter to doctor H.E.McDermot, dated January 6, 1947, a copy of which was sent to doctor HN.Segall.MacDermot, HE.: A History of the Montreal General Hospital, Montreal, 1950, p.97.Pages From Our Past.From the Journal Fifty Years Ago.Docteur Loudon Takes an Electrocardiogram.Can.Med.Assoc.J., 92: 1352, 1965.London, Julian: Clinical Electrocardiography.Can.Prac.and Rev.July 1914, p.3.Lewis, T., Meakins, J.et White, P.D.: The susceptible region in A-V conduction.Heart, 5: 289, 1913-14.Lewis, T., Meakins, J, White, P.D.: The excitatory process in the dog\u2019s heart, Part I, the auricles.Phil.Trans.Roy.Soc.B205, 375, 1914.Mines, George Ralph: On Circulating excitations in heart.Muscles and their possible relations to tachycardia and fibrillation.Trans.Royal Society Canada, IV, 1914.Holter, Norman J.: New Methods for Heart Studies Science, 134: 1214-1220, 1961.Holter, N.J.et Gengerellii Remote Recordings of Physiological Data by Radio.Rocky Mountain Med.J., 46: 740, 1949.Macinnis, H.F.: The Clinical Application of Radioelectro- cardiography.C.M.A.J., 70: 574, 1954.Semler, H.J., Kuhn, LE, Smith, L.D.: Stat-electrocardiogra- phy \u2014 A new method.Northwest Med., 70: 689-691, 1971 1689 médecine sociale IVAN ILLICH ET LE RAPPORT CASTONGUAY : DEUX VISIONS DE LA SANTÉ ET DE LA MÉDECINE Gilbert BLAIN CINQ ANS APRÈS Il s\u2019est déjà écoulé cinq ans depuis la parution, en septembre 1970, du rapport Castonguay sur « La Santé » (Volume IV) et près de quatre ans depuis la sanction, en décembre 1971, de la loi sur les services de santé et les services sociaux du Québec.En passant du rapport à la loi, certaines recommandations ont été modifiées pour diverses raisons, mais sans remettre en question les principaux objectifs de la réforme proposée.Depuis 1970, un nombre impressionnant de groupements ou d\u2019individus ont formulé, dans des mémoires soumis à des commissions parlementaires ou dans des articles publiés dans des revues, des commentaires louangeurs ou critiques sur les conclusions du rapport ou les dispositions de la loi, sur le comportement du gouvernement ou sur celui des professionnels de la santé ou des administrateurs.Tous ces commentaires avaient un point en commun: ils portaient tous sur les modalités de la réforme et non sur ses objectifs, sur les caractéristiques du nouveau système recommandé et non sur l\u2019idéologie dont il découlait.À notre connaissance, personne n\u2019a contesté la valeur de cette idéologie ou le bien- fondé de ces objectifs.Tout le monde a souscrit d\u2019emblée au but fixé, quitte à discuter sur les chemins proposés pour s\u2019y rendre.Mais voici que vient de paraître un petit livre qui touche à l\u2019essentiel.L\u2019auteur de ce livre n\u2019est pas québécois.On peut même douter que M.Ivan Illich connaisse le rapport Castonguay sur « La Santé ».Néanmoins son récent ouvrage, intitulé « Némésis médicale », se présente comme une véritable contrepartie du rapport sur les plus fondamentaux de tous les points: l\u2019idéologie sous-jacente et les objectifs proposés.Pour démontrer qu\u2019Ivan Illich s'inscrit en faux contre les principaux objectifs de la réforme des services de santé entreprise au Québec, il est sans doute opportun de dresser une liste sommaire de ces objectifs puis de rechercher, dans le texte de son livre, les opinions d\u2019Illich sur chacun.1 Directeur, Département d\u2019administration de la santé, Université de Montréal.1690 OBJECTIFS DE LA RÉFORME QUÉBÉCOISE 1.\u2014 Médecine globale L\u2019objectif premier de la réforme des services de santé proposée dans le rapport Castonguay est la réalisation du concept de la médecine globale !.La médecine globale, d\u2019après le rapport, implique la « prise en charge » d\u2019une population par une équipe multidisciplinaire 2.De cette prise en charge, il découle qu'on doit « chercher à connaître et à satisfaire les besoins de santé non exprimés par la population » * ct même « prévoir des moyens de rejoindre l'individu qui a besoin de soins mais néglige la consultation » *.2.\u2014 Accès universel D\u2019après le rapport, « il faut sans retard établir au Québec un régime de la santé accessible à tous » *.Bien plus, « on doit concevoir le régime de la santé de façon à rejoindre et prendre en charge tous les Québécois, quels que soient leur lieu de résidence et leurs conditions socio-économiques » *.3.\u2014 Continuité des soins La médecine globale, selon le rapport, présente trois caractéristiques: soins complets, continus et personnels 7.Le sens de ces trois mots est précisé dans le rapport.Quant a la continuité des soins, Pexplication est la suivante: « L\u2019individu s\u2019attend a ce qu'on s\u2019intéresse à lui de près tant que subsiste un problème de santé.Le personnel donne tous les soins, au domicile du malade ou à l\u2019endroit approprié, selon son état et la nature de ses besoins.* \u2026 La continuité des soins tout au long de la vie, peu importe l\u2019endroit où il se trouve.apparaît comme le fondement nécessaire à une médecine globale » °.4.\u2014 Accent sur la prévention Le rapport Castonguay sur « La Santé » ne parlait pas de médecine préventive.C\u2019est que le concept de médecine globale, dans l\u2019esprit de ses promoteurs, intègre les activités préventives ct curatives cn un seul système.L'UNION MÉDICALE DU CANADA In a 1 Gaeta Néanmoins l\u2019importance jusqu\u2019ici négligée des mesures préventives est clairement soulignée dans le rapport ou l'on trouve, par exemple, la phrase suivante: « L\u2019accent doit maintenant porter sur la prévention de même que sur la surveillance de l\u2019état de santé de la population » 10.PUIS VINT IVAN ILLICH En juin 1974, dans un article publié par la revue Esprit, Ivan Illich, ce contestataire de l\u2019industrialisation à outrance de la société, dévoilait ses nouvelles batteries: il allait maintenant s\u2019attaquer à la « médicalisation » de la vie, à « l\u2019exploitation professionnelle du contribuable par l\u2019institution médicale » qu\u2019il considère comme souvent inutile et même dangereuse.Dans cet article, Ivan Illich dénonce trois sortes d\u2019iatrogénèses dont la dernière, l\u2019iatrogénèse culturelle (qu\u2019il appelle « structurelle »), lui semble la plus pernicieuse.TI écrit: « Déposséder les gens de leur douleur, du pouvoir de se définir comme sains ou malades et du droit de se laisser mourir constitue le troisième niveau de l\u2019iatrogénèse\u2026 Je propose de choisir ce dernier domaine d'impact négatif de la médecine sur le niveau de santé comme pivot de la controverse publique qu\u2019il faut maintenant susciter » \u20181, Cette controverse publique, elle a débuté, à l\u2019automne de 1974, dans les pages de la revue « Le Nouvel Observateur » où deux articles de Michel Bosquet ont déclenché une avalanche de réponses et de contre-réponses publiées pendant plusieurs semaines !?.Cette controverse a maintenant pris toute son ampleur depuis la parution récente du livre d\u2019Ivan Illich intitulé Némésis médicale 13.Le titre un peu ésotérique de cet ouvrage est ainsi défini par l\u2019auteur: « Némésis médicale est plus que la somme de toutes les fautes professionnelles, des négligences, du cynisme de caste, de l\u2019injuste répartition des soins décrétée par les médecins, de l\u2019invalidité par diktat médical.C\u2019est plus que la dégradation malsaine des structures sociales par la surmé- dicalisation tentaculaire.C\u2019est plus même que l\u2019encouragement médical de l\u2019impuissance de l\u2019homme face à la douleur, la maladie et la mort.Némésis médicale, c\u2019est l\u2019auto-déréglage institutionnel de l\u2019homme vers le cauchemar.C\u2019est l\u2019expropriation du vouloir-vivre de l\u2019homme par un service d\u2019entretien qui se charge de le maintenir en état de marche au bénéfice du système industriel » 14.À partir de cette position de base, il sera facile de démontrer, avec quelques citations extraites de son livre, qu\u2019Ivan Illich conteste radicalement les TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 objectifs mêmes de la réforme des services de santé entreprise au Québec.CONTESTATION DES OBJECTIFS DE LA RÉFORME QUÉBÉCOISE 1.\u2014 Médecine globale L'émergence de la notion de traitement global est considérée par Illich comme un événement « sinistre » 1°.Pour lui, la notion de patient s\u2019éclipse alors devant celle « d\u2019homme administré » 16, « La prise en charge institutionnelle de la population par le système médical, écrit-il, enlève progressivement au citoyen la maîtrise de la salubrité, dans le travail et dans le loisir, la nourriture et le repos, la politique et le milieu, elle constitue un facteur essentiel de l\u2019inadaptation croissante de l\u2019homme à son environnement » 17, « Il faut avoir une vision profondément déformée de la réalité.pour faire croire au public.que la santé d\u2019une société augmente au fur et à mesure que ses membres en viennent à dépendre de prothèses sous forme de médicaments, thérapeutiques, enfermements divers et contrôles préventifs » 17.2.\u2014 Accès universel On n\u2019est pas surpris de voir Ivan Illich soutenir que l'assistance médicale universelle est un « mauvais rêve » !® et qu\u2019un moindre accès au système médical tel qu\u2019il est actuellement.serait un bénéfice 19, « II semblerait raisonnable, affirme-t-il, de s\u2019opposer à toute affectation de fonds publics ayant pour objectif d\u2019égaliser les facilités d\u2019accès à des entreprises médicales potentiellement dommageables.Cependant, dans une société libérale et médicalisée, le gouvernement ne peut affecter les ressources publiques qu\u2019en accord avec la volonté générale, même si ces ressources n\u2019ont aucune chance de répondre effectivement à ce qui est désiré.Dans ces circonstances, l\u2019égalisation de l\u2019accès aux types de services existants ne peut que renforcer le pouvoir des vendeurs d\u2019organes de rechange ou celui des technocrates qui se fixent pour objectif la régulation universelle de la pression artérielle.L\u2019enjeu est l\u2019accès égal pour tous à la dépendance vis-à-vis des professionnels, aux illusions et aux dommages qu\u2019ils causent » !°.3.\u2014 Continuité des soins La continuité des soins dans un système de médecine globale n\u2019est rien d\u2019autre, pour Ivan Illich, qu\u2019un effort de récupération du consommateur de soins, un « détournement de la clientèle en faveur d\u2019autres institutions hégémoniques » 2, 1691 « On peut même aller, remarque-t-il avec ironie, jusqu\u2019à encourager le consommateur à fixer lui-même le seuil au-delà duquel le rôle de l\u2019institution médicale devrait cesser, mais c\u2019est parce que d\u2019autres services institutionnalisés, également « producteurs de santé », l\u2019attendent impatiemment » *°, « La nouvelle politique médicale.transforme le monde en hôpital pour des patients à vie » ?!.4, \u2014 Accent sur la prévention IMlich dénonce avec verdeur ce qu\u2019il appelle le dernier en date des signes de statut social chez les bourgeois: la consommation de soins préventifs 22, Il écrit: « L'extension du contrôle professionnel aux soins dispensés à des gens en parfaite santé est une nouvelle manifestation de la médicalisation de la vie » 23, « Au-dela d\u2019un certain niveau d\u2019effort, la somme des actes préventifs, diagnostiques et thérapeutiques, ayant pour cibles les maladies spécifiques d\u2019une population, d\u2019un groupe d\u2019âge ou d\u2019individus, abaisse nécessairement le niveau global de santé de toute la société, en réduisant ce qui précisément constitue la santé de chaque individu: son autonomie personnelle » 24.Un certain programme de dépistage précoce, nouvellement institué, semble indigner particulièrement Ivan Illich puisqu\u2019il le dénonce pas moins de cinq fois dans son ouvrage: c\u2019est le contrôle préventif de la tension artérielle ?.« La grande propagande internationale faite au début de 1975, écrit-il, en faveur de la régulation de la pression artérielle de populations entières moyennant l\u2019intervention médicale semble irresponsable » 7°.car alors «la société n\u2019est plus qu\u2019une vaste clinique où tous les citoyens sont des patients dont on surveille et régularise constamment la pression artérielle.» 27.QUOI FAIRE SELON ILLICH ?Les citations qui précèdent démontrent clairement qu\u2019Ivan Illich, s\u2019il eut vécu au Québec, eut sans doute été un adversaire acharné de la réforme des services de santé proposée dans le rapport Caston- guay, parce que, dans son optique, cette réforme ne peut qu\u2019accentuer encore la dépendance des citoyens envers un système médical en expansion illimitée et ainsi renforcer le processus de médicalisation, alors que c\u2019est le contraire qu\u2019il faudrait rechercher.« Seule une réduction substantielle de l\u2019output global de l\u2019entreprise médicale peut permettre aux hommes de retrouver leur autonomie et par là leur santé » #8, 1692 Ilich ne prétend pas « fournir des propositions positives visant à établir des alternatives à la présente façon industrielle de se comporter » \u201c.D'ailleurs, croit-il, « la discussion prématurée de telle ou telle organisation nouvelle du système médical ne serait que pure diversion » *°.Pour lui, il faut donc, pour le moment, se contenter de dénoncer.Toutefois, il est possible, à la lecture de son livre, de glaner çà et là divers éléments d'une réforme du régime de la santé telle que souhaitée par Ivan Illich.Une liste sommaire comprendrait au moins les points suivants: a) démédicalisation du concept de maladie 31, b) arrêt de la prolifération des professionnels de la santé 32, ¢) soins, dans la mesure du possible, par soi-même, sa famille, ses voisins *, d) apprentissage de « l\u2019art de souffrir » #*, e) apprentissage de « l'art de mourir » 35.On ne trouve pas l'expression « art de vivre » dans l\u2019ouvrage d\u2019Ivan Illich mais c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit, de la responsabilité que tout homme devrait assumer d\u2019établir délibérément, dans sa vie, un équilibre qui lui convienne entre l\u2019autonomie individuelle et la dépendance envers les autres (y compris les professionnels de la médecine) et de maintenir ensuite ou de faire varier selon les circonstances cet équilibre toujours précaire\u2026 Résumé Cet article démontre, avec quelques citations extraites de son livre intitulé « Némésis médicale », comment on peut considérer qu\u2019Ivan Illich conteste les principaux objectifs de la réforme des services de santé entreprise au Québec: la médecine globale, l\u2019accès universel aux services de santé, la continuité des soins, l\u2019accent sur la prévention.Une réforme du régime de la santé telle que la souhaiterait Illich est ensuite présentée.Summary This article shows, with a few quotations from his book entitled \u201cMedical Nemesis\u201d, how it can be argued that Ivan Illich challenges the main objectives of the health services reform undertaken in the province of Quebec: comprehensive medicine, universal access to health services, continuing care, emphasis on prevention.Illich\u2019s own outlook on a reform of the health care system is then presented.BIBLIOGRAPHIE Rapport de la Commission d'enquête sur la Santé et le Bien-être social.Québec, Editeur officiel du Québec, 1970, Vol.IV, Tome 2, p.15.Id., p.35, par.566 et p.42, par.595-2).Id., p.41, par.593.Id., p.31, par.543.Id., p.18, par.498.Id., p.19, par.506.Id., p.15, par.489.Id., p.32, par.547.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Tt 9.Id, p.15, par.490.21.Id., pp.126-27.2 10.Id., p.42, par.593.22.Id., p.66.23.Id., p.67.ih 11.IHich, Ivan: L\u2019expropriation de la santé.Esprit, vol.42, 3 1d p.67 no 6, juin 74, pp.931-42.24.> p.17.a 12.Bosquet, Michel: Quand la médecine rend malade.Le Nou- 25.Id.pp.34-35, 65, 67, 115, 163.vel Observateur, No 519 (21-27 oct.74) et No 520 (28 oct.\u2014 26.Id., p.34.fl 3 nov.74).27.1d., p.163.K 13.Illich, Ivan: Némésis médicale.Paris, Seuil, 1975.28.Id., p.104.14.Id., p.2086.29.Id., p.97.15.Id., p.127.30.Id., p.7.16.Id., p.126.31.Id., p.110.© 17.Id., p.48.32.Id., p.55.du 18.Id, p.101, 33.Id., pp.88, 99, 153, 167.HE 19.Id., pp.114-15.34, Id., pp.145, 150.§ à, 20.Id., p.110.35.Id., pp.178, 181, 201 (note 307).x I i bi E h ME 1% BH dns Ul i i k dl i le i ls it * k cel i A + À = bi cas i ik 4 I\u201d Bi ue it él bis vel jh es.ot #0.2 (95h ; TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 D mise au point L'UTILISATION DU LITHIUM EN PSYCHIATRIE Camille LAURIN! Il y a vingt-cinq ans cette année, le lithium faisait son entrée dans le champ de la psychiatrie.C\u2019est en 1949 en effet que le psychiatre australien J.F.J.Cade annonçait au monde scientifique que le citrate de lithium s\u2019était avéré extraordinairement efficace contre l'excitation maniaque aiguë et chronique !.Après un départ assez lent, les rapports cliniques et les études systématiques se sont multipliés dans un nombre grandissant de pays.Ces rapports et études ont gagné en étendue, profondeur et raffinement.Elles ont porté sur la réduction des symptômes maniaques et dépressifs que l\u2019on peut rencontrer aussi bien dans les psychoses affectives bipolaires cycliques que dans les psychoses schizophré- niques dites schizo-affectives, sur l\u2019effet préventif des cures continues de lithium en ce qui a trait à la fréquence et à l\u2019intensité des épisodes maniaco- dépressifs, sur la pharmacologie du lithium et sur les effets secondaires de celui-ci chez le normal et le psychotique, sur les théories biochimiques de la genèse de la maladie mentale, sur la comparaison de l\u2019efficacité thérapeutique du lithium, des neuroleptiques et des antidépresseurs tricycliques ainsi que sur l\u2019utilisation du lithium dans le traitement de plusieurs autres maladies psychiatriques, psychosomatiques, neurologiques, etc.Près de 2,000 articles ont été écrits sur le sujet dans les deux dernières décades et il en aura paru davantage en 1974 qu\u2019au cours des cinq dernières années.Il est donc important que théoriciens et cliniciens de notre milieu s\u2019intéressent davantage à cet agent naturel qui risque de révolutionner notre pratique et nos conceptions.PETITE HISTOIRE DU LITHIUM EN MÉDECINE En guise d\u2019introduction, il est intéressant de signaler que déjà au V° siècle, Cealius Aurelianus recommandait les eaux alcalines, qui de fait contiennent toujours une proportion variable de sels de lithium, pour le traitement de la manie \u201c Cette tradition s\u2019est toujours maintenue.Quant au lithium lui-même, il fut découvert par le suédois Arfvedson en 1817.On parvint à l\u2019isoler en 1855.Il appartient à la famille des alcalis, à 1 Coordonnateur de l\u2019enseignement, Pavillon Albert-Pré- vost, Département de psychiatrie, hôpital du Sacré-Cœur.1694 laquelle appartiennent également le sodium et le potassium.C\u2019est le plus léger des métaux.Il est stable, possède un pouvoir hygroscopique marqué et on vient de découvrir que dans les organismes vivants il agit comme catalyseur dans la fabrication des grosses molécules protéiniques.Il fut utilisé pour la première fois en médecine dans la seconde moitié du XIX\u201c siècle dans le traitement de la goutte.L'\u2019urate de lithium étant plus soluble que les sels qui entraient dans la composition des calculs rénaux ou cartilagineux, on faisait en effet l\u2019hypothèse qu\u2019il pouvait les dissoudre.L'hypothèse était juste, mais il s\u2019avéra que le dosage efficace était en même temps léthal, ce qui amena évidemment son abandon.En vertu de son poids atomique léger, le lithium fut ensuite utilisé comme véhicule pour le bromure dont on pouvait ainsi augmenter la quantité.Mais l\u2019emploi des bromures comme sédatifs comportait des inconvénients qui amenèrent éventuellement leur remplacement par des sédatifs par ailleurs plus efficaces.Vers 1940, on pensa enfin à substituer le chlorure de lithium au chlorure de sodium dans la diète des hypertendus et des cardiaques, et cela d\u2019autant plus que ce substitut avait le même goût que le sel de table et ne coûtait presque pas plus cher.On rapporta peu après dans la presse médicale des intoxications sévères, ct en 1949, trois cas de mortalité dont la grande presse fit grand état.Avant même qu\u2019une analyse critique de ces accidents fût cffectuée, les médecins prirent peur et cessèrent de prescrire le médicament, désormais convaincus de la nocivité du lithium.En fait, les analyses de contrôle démontrèrent que les accidents étaient attribuables à un surdosage considérable, par exemple huit fois le dosage habituel, que bien des symptômes mis au compte de l\u2019excès de lithium relevaient d\u2019autres affections et que le lithium avait ainsi joué le rôle de bouc émissaire, ce qui par ailleurs n\u2019enlevait rien au fait que le chlorure de lithium pouvait être dangereux à certaines doses et dans certaines conditions, ct qu\u2019il convenait donc de le manipuler avec précaution.Ces analyses démontraient par contre que l\u2019on pouvait doser avec précision les taux sanguins du lithium, ce qui ne constitue pas un mince avantage pour la recherche biopharmacologique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Sy n > 1.537).On y trouve également quelques brins de coton.Les colorations spéciales n\u2019ont mis en évidence aucun bacille acido-résistant.Ces granulomes au talc ont été faussement interprétés, à la fois macros- copiquement et microscopiquement, avec des conséquences désastreuses évidentes ».LE PROBLÈME DU TALC POUR LE PATIENT En chirurgie de surface, peu de complications postopératoires sont imputables au talc et, le cas TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 échéant, elles sont relativement minimes, aisément observables et faciles à traiter.Tout n\u2019est pas aussi simple en chirurgie abdominale, car ce n\u2019est qu\u2019indirectement, à travers la paroi et au gré des symptômes, que granulomes et adhérences au TALC peuvent être diagnostiqués.Ces dernières, même innombrables, peuvent passer inaperçues, alors qu\u2019au contraire, une adhérence unique qui aura déclenché un drame abdominal, forcera éventuellement la main du chirurgien.La libération d\u2019adhérences peut être planifiée comme telle ou à l\u2019occasion d\u2019une autre intervention abdominale, mais en général, granulomes et adhérences sont des découvertes fortuites de la laparotomie ou de l'autopsie.AUTRES TEMPS.AUTRES ME EURS.Aujourd\u2019hui, à l\u2019ère de la planification familiale, de la dénatalité, nous sommes presque parvenus au stade de la primipare ou même de la nullipare absolue, qui, pour éviter la pilule, le stérilet et autres inconvénients, se feront « ligaturer les trompes », \u2014 néologisme euphémique pour désigner la salpingec- tomie partielle bilatérale *.Le ministère des Affaires sociales ayant accepté de prendre à sa charge tous les frais encourus pour cette intervention, personne ne s\u2019en offusque ou s\u2019en formalise.Grâce à cette légalisation tacite, les Comités d\u2019appréciation des actes médicaux et chirurgicaux eux-mêmes, chargés de la surveillance de l\u2019acte médical et chirurgical, se considèrent presque dégagés de l\u2019obligation d\u2019étudier ces dossiers pour en extraire les indications opératoires, les analyser, les apprécier et les critiquer.Même dans les hôpitaux qui résistent encore à la vague « d\u2019avortomanie », la justification exclusivement sociale de cette opération est inscrite sans ambages, au vu et au su de tous, sur la réquisition identifiant le spécimen: planification familiale.Par cette mutilation, soi-disant réversible, à risque opératoire peu élevé, à l\u2019abri des complications adhé- rentielles indues, mais néanmoins lourde de conséquences, la patiente imbue de planification familiale peut régler son problème avec facilité.Elle n\u2019est plus obligée, comme jadis, de se soumettre à l\u2019hystérectomie totale pure et simple ou à la ligature subreptice des trompes au cours d\u2019une autre intervention.Et pourtant, l\u2019accusation que l\u2019on pourrait porter contre la « ligature » ressemble étrangement à celle que l\u2019on proférait jadis contre l\u2019hystérectomie subto- * Les extrémités des trompes que nous recevons au laboratoire, bien identifiées dans leur pot individuel, sont la preuve objective de la nature de l'intervention et de l\u2019efficacité de l\u2019acte chirurgical.Le rapport histologique peut d'ailleurs être utile dans l\u2019éventualité où, par la faute d\u2019une suture mal assujettie, d\u2019un petit pavillon accessoire passé inaperçu ou pour toute autre raison, la patiente se trouverait enceinte et intenterait des poursuites judiciaires.1711 tale, de sombre mémoire, qui exposait la patiente au danger du cancer du col demeuré en place.En préservant un utérus définitivement inutile, la ligature des trompes perpétue un double risque latent d\u2019adénocarcinome du corps utérin et d\u2019épithélioma épider- moïde du col.Le premier ne serait-il pas d'ailleurs favorisé par la paucigestation et le second par la promiscuité et les abus qui peuvent résulter de la sécurité absolue?La cytologie vaginale de dépistage est, par bonheur, de plus en plus accessible dans les grands centres et il faut espérer que cette protection s\u2019étendra rapidement jusqu\u2019aux endroits les plus reculés pour que s\u2019abaisse encore la fréquence du cancer génital 5.Au temps du talc, les Comités des tissus, (auxquels ont succédé les Comités d'appréciation des actes médicaux et chirurgicaux), étaient stricts.La « ligature des trompes », considérée comme une mutilation, n\u2019était pas tolérée.Faute d\u2019une justification médicale appuyée par un collègue, aucune indication sociale ne justifiait l\u2019hystérectomie **.Malheureusement, dans certains hôpitaux où ces comités fonctionnaient plus ou moins en veilleuse, on retrouvait encore de rares chirurgiens à compétence limitée qui se spécialisaient dans les appendicectomies.Électives ou d\u2019urgence\u2026 ces dernières, surtout dans les hôpitaux plus considérables, se faisaient de préférence la nuit: l\u2019admission était plus facile et le lendemain matin, le patient ayant déjà été opéré, il était difficile à quiconque de faire objection.Un diagnostic clinique invariable d\u2019appendicite déchaînait la danse des appendices, parfois enflammés, mais le plus souvent normaux.Sauf dans les cas où le sexe rendait la chose impossible, \u2014 déjà la discrimination sexuelle! \u2014 ces derniers arrivaient au laboratoire accompagnés d\u2019une portion d\u2019ovaire droit, (résection cunéiforme), coiffé le plus souvent d\u2019un corps jaune normal identifié par le chirurgien comme kyste hémorragique ou endométriotique.L\u2019étude de ces dossiers par le Comité des tissus faisait découvrir un invraisemblable éventail de diagnostics différentiels tels: oxyurose appendiculaire, adénite mésentérique, hydronéphrose, lithiase rénale, salpingite, ovulation douloureuse des adolescentes, etc., qui, selon les cas, auraient dû être préférés par le chirurgien pour expliquer les symptômes, différer l\u2019intervention et le plus souvent y renoncer.Le diagnostic le plus spectaculaire qu\u2019il nous ait été donné de faire dans un pareil cas, a été celui de rougeole.Le lendemain de ** Les coûts d\u2019hospitalisation et de consultations, défrayés par la patiente, en étaient soufflés d\u2019autant et l\u2019âge où l\u2019on atteignait à l\u2019hystérectomie n\u2019en était que plus élevé.Ce dernier aurait été calculé en moyenne à 52 ans au cours d'une année, dans un hôpital où les cas étaient particulièrement choisis.1712 l\u2019opération, l\u2019enfant de cinq ans avait une éruption typique.Observation-Robot Impuissants, malgré certaines tentatives de surveillance, les Comités des tissus ne pouvaient appliquer de sanctions et la chirurgie inopportune se perpétuait.Persistants, progressifs et aggravés à la suite de la première opération, les symptômes postulaient à la longue, une seconde laparotomie aussi peu justifiée que la première.Une incision, médiane cette fois, permettait la libération des adhérences, mais aussi et surtout, la résection cunéiforme de l'ovaire gauche pour assurer un meilleur ré- \u2014 24 Les NEDICUS CHIRURGICUS EXTIRPATUS Summa ue?BS @ RPPEMDILACTOHE RESECTion xe, 0 CUMEIFORHE SUSPENSION UTERINE YSCERo (se (A (8 3 mi = (= C \u2014 \u2026 la résection cunéiforme de l'ovaire.pour assurer un « meilleur résultat » au traitement.sultat au traitement.Et la vie continue pour cette patiente de moins de trente ans, mariée et mère de famille, qui en est déjà au stade du prolapsus utérin, de la cysto- cele et de la rectocele.Une hvstéropexie avec réfection du périnée \u201cs'impose\u201d pour lui permettre d'accroître sa famille dans un confort physique relatif: amélioration temporaire dont une ou deux autres grossesses auront facilement raison.Vers le même temps, la patiente sera peut-être opérée pour lithiase vésiculaire sur la foi d\u2019une cholécystographie accusatrice.Te chirurgien en profitera pour libérer encore quelques adhérences.Victime de si nombreuses opérations, mais chanceuse malgré tout, elle aura pu s\u2019en tirer sans hernie incisionnelle.Malchanceuse, elle aura dû, au mieux, subir une réfection de la paroi abdominale, et au pire, une résection intestinale d'urgence pour occlusion secondaire a unc bride adhé- rentielle.Mais soyons bref, et venons-en a la derniére, la \u201cgrande opération\u201d, celle sur laquelle ont achoppé les comités.Pour la justifier, le chirurgien ne manque pourtant pas de raisons cliniques: douleurs vagues persistantes, troubles digestifs, dysménorrhée, coïtalgie, dyspareu- nie, ménorragies, métrorragies, ménométrorragies, détérioration de l'état général, etc.Depuis longtemps, le traitement médical s'est avéré inefficace.Plusieurs curetages ont été inutiles.La patiente traîne péniblement ses malheurs en tentant de vaquer à ses occupations et d'élever ses quatre, cing ou six enfants.Si, de surcroît, son mari ne lui apporte pas le soutien moral indispensable, L'UNION MÉDICALE DU CANADA c\u2019est le drame.Ajoutons, pour compléter le tableau, et le noircir un peu plus, qu\u2019avec son ventre balafré et ses symptômes justement dépressifs, elle aura probablement expérimenté qu\u2019à septième cicatrice, le psychiatre il faut consulter.PTIT 7 isi D \u2014 A septième cicatrice, le psychiatre il faut consulter.L'examen gynécologique révèle un utérus augmenté de volume et un empâtement de l\u2019un des culs-de-sac, ce qui suggère un léiomyome ou une tumeur annexielle.Au cours de l\u2019intervention, le chirurgien s\u2019affaire à réséquer les adhérences tout en évitant de perforer les viscères.L'opération terminée, il examine son spécimen à tête reposée et constate, à défaut de grosses lésions, la présence d\u2019un fibromyome sous-séreux de 0.3 à 0.4 cm de diamètre lequel, assorti de divers symptômes, lui vaudra peut-être une justification aux yeux d\u2019un comité distrait ou surchargé.Macroscopiquement, la curiosité du pathologiste est éveillée par les adhérences qui entourent les annexes, les attirent et les fixent de chaque côté, au bord latéral postérieur de l\u2019utérus.Il est par contre évident que la paroi postérieure proprement dite est lisse, sans adhérences; ce qui remet faussement en question le diagnostic préopératoire d\u2019utérus enclavé fixé dans le petit bassin.L\u2019agglutination des anses intestinales adhérentes au-dessus de l\u2019utérus suffit en effet pour le refouler dans le petit bassin et l\u2019empêcher de reprendre sa position normale.COMMENTAIRE Depuis toujours, l\u2019étiologie et la pathogénie de ces adhérences ont intrigué le pathologiste: cancer?en- dométriose?infection?iatrogénie?Leur étude sys- TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 tématique nous a démontré que l\u2019iatrogénie est de loin la grande coupable.Curiosité, persévérance et polarisation nous ont été d\u2019un grand secours dans cette recherche: quand l\u2019examen histologique de routine nous démontrait l\u2019absence de glandes néoplasiques ou endométriotiques, la polarisation nous faisait généralement trouver du tale.Par voie de rapprochement, nous avons vite compris que l\u2019absence d'appendice dans un spécimen gynécologique correspond souvent à la présence de cristaux de talc dans les adhérences.Témoins permanents d\u2019une opération chirurgicale malencontreuse, combien de fois les avons-nous retrouvés autour des annexes, occasionnellement au voisinage d'un granulome au catgut à moitié résorbé, plusieurs mois après la résection cunéiforme de l\u2019ovaire!\u2026 Il est vraiment trop facile, pour un comité, de blâmer le chirurgien qui, en désespoir de cause et pour tenter de régler définitivement un problème apparemment insoluble, a pratiqué l\u2019hystérectomie totale chez une patiente de moins de trente ans, victime, à plusieurs reprises, d\u2019interventions chirurgicales inopportunes qui l\u2019avaient rendue invalide.Désormais rétablie, elle pourra vaquer à ses occupations comme tout le monde.Car il faut l\u2019admettre, les patientes étaient presque toutes déclarées guéries.Vantardise ou rouerie du chirurgien?Peut- étre.Satisfaction de la femme qui vient enfin de réussir sa planification familiale envers et contre tous?Pourquoi pas?\u2026.Timidité désespérée de celle qui doit s\u2019avouer guérie parce qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019autre opération pour l\u2019améliorer?C\u2019est, hélas possible.Ou tout simplement, guérison réelle de celle qui ne présente plus de symptômes, ou si peu, que la joie de vivre lui est enfin revenue?Chacun est libre de choisir sa propre vérité.Quant aux Comités des tissus, n\u2019auraient-ils pas été plus sages, plus positifs, plus constructifs, de fustiger les chirurgiens qui par leurs erreurs de diagnostic et leurs interventions chirurgicales intempestives avaient d\u2019abord déclenché puis entretenu les adhérences iatrogéniques conduisant aux complications que l\u2019on sait?PSEUDOTUBERCULOSE PÉRITONÉALE AU TALC Observation 3 À la suite d\u2019un diagnostic clinique de fibromyome utérin, chez une patiente par ailleurs en excellente santé, le chirurgien ouvre la paroi abdominale et, à son grand étonnement, découvre un « processus de péritonite granuleuse généralisée >.Dans l'impossibilité où il est d\u2019obtenir une biopsie-congélation peropératoire faute de pathologiste dans l\u2019institution où il est allé opérer et par crainte de propager « l\u2019infection », il abandonne le projet initial d\u2019hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale et referme la paroi aprés avoir prélevé, pour analyse 1713 M MO id LS dd LL a ae nticiti histologique, un fragment d'épiploon et un nodule gra- repos.Et son état s'était amélioré.Mais revenons, fin nulomateux.Le rapport du pathologiste se lit comme juin 1964, au vingt et unième jour postopératoire.La suit: « Granulomes à corps étranger, talc.N.B.Étant quatrième et dernière laparotomie est alors entreprise et donné la présence de talc (Fig.5 et 6), la réaction gra- l'hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale me- nulomateuse peut difficilement être attribuable à la tu- née à bonne fin.berculose ».Pathologie Le spécimen comprend l\u2019utérus, 500 gm, l'annexe droite.32 gm et l\u2019annexe gauche, 31 gm.L'utérus est déformé par plusieurs fibromyomes dont le plus volumineux mesure 10 x 8.5 x 6.5 cm, refoule le myomètre et diminue le calibre de la lumière.La trompe droite mesure 8 cm de longueur.Son diamètre varie de 1.5 cm à son extrémité proximale, à 1.8 cm à son extrémité distale.La trompe gauche mesure 6 cm de longueur.Son diamètre uniforme est de 0.6 cm.Un certain nombre d'adhérences et quelques petits nodules jaunâtres indurés de 0.1 à 0.5 cm de diamètre sont observés sur le péritoine de l'utérus et de la trompe droite.Les ovaires sont entourés d\u2019adhérences.Au microscope, Pendométre et la muqueuse tubaire présentent des lésions granulomateuses à cellules épithé- lioïdes sans cellules géantes avec nécrose fibrinoïde occasionnelle.Congestives, la séreuse tubaire et la périphérie des ovaires montrent de nombreuses formations Fig.5\u2014 Microscopie: Biopsie péritonéale d\u2019un granulome à corps étranger.On devine de rares cristaux de talc à cause de leur réfringence (flèche).Hématoxyline-phloxine- safran.Gross.40 X.Réfringence.granulomateuses à cellules épithélioïdes avec cellules géantes de type Langhans sans caséification.La révision des coupes confirme l'aspect histologique des lésions.L'examen complémentaire en lumière polarisée fait découvrir, dans plusieurs de ces granulomes, des éléments biréfringents dont la plupart correspondent à des cristaux de talc.La muqueuse tubaire droite, hyperplasique, contient un volumineux corps de Schaumann (Fig.7).Le Ziehl ne révèle aucun bacille acido-résistant.Fig.6 \u2014 Microscopie: Polarisation du champ microscopique de la Fig.5.Plusieurs cristaux de talc, aisément visibles (flèches) brillent sur un fond coloré rose, bleu ou noir à la polarisation.Hématoxyline-phloxine-safran.Gross, 40 X.Polarisation.A trente-trois ans, cette patiente a déja subi deux laparo- tomies qui expliquent la présence de ces granulomes à corps étranger: la première en 1940 pour appendicectomie et la deuxième en 1952.Déjà au cours de cette dernière, ayant aperçu de nombreuses adhérences et des Fig.7 \u2014 Microscopie: Corps de Schaumann au sein d\u2019un , .J .repli enflammé de la muqueuse tubaire.Tout à côté, il « tubercules du volume d'un grain de mil à un grain de existe de nombreux foyers de cellules épithélioïdes et géan- maïs sur le péritoine et l\u2019intestin», l'autre chirurgien tes multinucléées contenant des cristaux biréfringents qui avait émis un diagnostic de péritonite tuberculeuse et Ne sont pas représentés dans cette figure.Hématoxyline- prélevé une biopsie péritonéale.L'aération, paraît-il, phloxine-safran.Gross.100 X.faisait merveille en ce temps-là dans le traitement de la tuberculose péritonéale.Il est vrai qu\u2019avant cette opération, la patiente accusait des douleurs abdominales gé- COMMENTAIRE néralisées, mais sans défense ni rigidité et curieusement, Des quatre opérations qu\u2019a subies cette patiente, on semblait par ailleurs en bonne santé.Quelques années ; .AR .auparavant, en 1944, des symptômes semblables l\u2019avaient peut Se demander rétrospectivement si les trois pre- conduite à la Clinique Lahey où, sans atteindre à un mières étaient bien justifiées.D'abord l\u2019appendicec- diagnostic précis, on lui avait simplement conseillé le tomie, \u2014 dont il a été impossible de retracer le rap- 1714 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Come tr = port histologique \u2014 ne semble pas avoir fait disparaître les symptômes.Puis la deuxième et la troisième laparotomies à douze ans d'intervalle et dans des milieux différents, ont répété la même erreur de diagnostic clinique: tuberculose péritonéale, alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une granulomatose au tale prouvée histologi- quement.La troisième laparotomie souligne l\u2019importance de la consultation peropératoire avec le pathologiste pour éviter des frais et des inconvénients au patient.DE LA GRANULOMATOSE TUBERCULEUSE, DE LA PIERRE PHILOSOPHALE ET DU TALC « Au temps du talc» contrairement aux temps actuels, les frais d\u2019hospitalisation étaient assumés par le patient: coût de la chambre, de l\u2019intervention chirurgicale, de l\u2019anesthésie, des analyses de laboratoire, des honoraires des médecins et de l\u2019examen anatomo- pathologique.Observation 4 Cette patiente de quarante-cinq ans, admise pour hystérectomie, peut se féliciter d\u2019avoir échappé à une deuxième hospitalisation avec deuxième intervention chirurgicale, deuxième anesthésie, deuxième choc opératoire, risque supplémentaire d'infection, deuxième série d\u2019analyses de laboratoires et d\u2019honoraires de médecins.Le ventre était à peine ouvert qu'il était déjà question de refermer la paroi.Devant un semis de granulomes péritonéaux de 0.2 à 0.3 cm de diamètre, le diagnostic de péritonite tuberculeuse semblait devoir s'imposer.Mais avant de refermer, le chirurgien décida d'inviter le pathologiste en consultation.Celui-ci constate la présence des nodules, mais frappé par l\u2019absence de congestion péritonéale et de liquide trouble dans le cul-de-sac de Douglas, il met d\u2019abord en doute le diagnostic de tuberculose, puis réclame un de ces nodules pour en faire une biopsie- congélation extemporanée.Sitôt dit, sitôt fait: le diagnostic prospectif de granulome tuberculeux se transmute en un diagnostic de granulome au talc\u2026 et l\u2019hystérectomie se poursuit sans encombre.COMMENTAIRE Combien de péritonites « tuberculeuses », soit- disant guéries par l\u2019aération, sans avoir été étayées par l\u2019histologie et/ou par la microbiologie, n\u2019étaient en somme que le résultat d\u2019un ensemencement à la poudre de talc au cours d\u2019une intervention chirurgicale antérieure?LA PATIENTE À LA CICATRICE VICIEUSE DE LA FESSE Observation 5 Quel ne fut pas l\u2019étonnement du pathologiste en ce 17 juin 1958, lorsque à sa demande on lui remit un rapport histologique grand format, vieux de vingt-huit ans, daté du ler août 1930.Le chirurgien au bistouri enthousiaste et au geste généreux, avait alors prélevé un spé- TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 cimen de 10 cm de longueur par 2 à 4 cm de largeur que le pathologiste avait diagnostiqué: lipome de la vulve.Ce n\u2019était pas sans raison que le rapport avait été réclamé, car cette cicatrice dermique chez une patiente de- soixante ans opérée pour cicatrice vicieuse de la fesse fourmillait de cellules épithélioïdes et géantes multinu- cléées à corps étranger dont le cytoplasme contenait d\u2019innombrables cristaux de talc (Fig.3 et 4) et quelques brins de coton, vestiges à coup sûr, d\u2019une intervention chirurgicale antérieure.Mais en réalité, il s'agissait d\u2019une deuxième récidive, la première ayant été opérée cinq ans auparavant.COMMENTAIRE Que le talc en place se soit tenu coi pendant vingt- trois ans, puis qu\u2019il soit soudainement devenu irritant au point de justifier une exérèse chirurgicale malheureusement incomplète, qu\u2019il soit, par la suite, redevenu inerte pendant cinq ans, puis de nouveau irritant au point d\u2019imposer une nouvelle exérèse chirurgicale; que l'image du dernier prélèvement soit typique de sarcoïdose (Fig.8), sauf pour la présence de talc dans le cytoplasme des cellules épithélioï- des, tous ces phénomènes nous forcent à réfléchir.Quelle est, en effet, la cause intermittente qui, chez le même individu, provoque une réaction au talc là où ce dernier était hier parfaitement inoffensif?Le tale, dans une cicatrice cutanée, ne pourrait-il produire des granulomes à corps étrangers récidivants semblables à des lésions de sarcoïdose?SARCOÏDOSE (PARANEOPLASIQUE?) RÉVÉLÉE PAR LE TALC Observation 6 Qui, en ce début de janvier 1975, pourrait deviner qu\u2019à soixante-dix ans, cette secrétaire retraitée est guérie d\u2019une tumeur de Grawitz depuis dix-sept ans.À l\u2019âge de cinquante-trois ans, pendant dix jours, elle fut hospitalisée dans un hôpital de banlieue, pour céphalées frontales occasionnelles, nausées fréquentes, ballonnements post- prandiaux, constipation et œdème vespéral intermittent, amaigrissement de quatorze livres en cinq semaines, anorexie depuis deux mois, fatigabilité progressive accompagnée de fièvre à 101°, 102°F et détérioration de l\u2019état général.Depuis huit mois, elle se plaignait de douleurs localisées à la face externe de la cuisse droite, puis successivement, d\u2019arthralgie au genou droit et au genou gauche.Mais sa cicatrice appendiculaire éclipsait toutes ces manifestations pourtant spectaculaires.Atrophique et inerte depuis vingt ans, elle l'était toujours sur les deux tiers inférieurs, mais, depuis quelques mois, son tiers supérieur était devenu rougeâtre, turgescent et prurigineux.Transférée a I'Hotel-Dieu, on lui découvre des adénopathies cervicales postérieures et rétro-auriculaires droites douloureuses ainsi que des nodosités sous-cutanées douloureuses palpables accompagnées de phénomènes d\u2019hyperthermie locale et d\u2019hypertrophie aux genoux et aux jambes.La radiographie pulmonaire révèle une hypertrophie ganglionnaire hilaire bilatérale importante.À l\u2019admission, les résultats des analyses sont les suivants: leucocytes 5,300; neutrophiles, 58.5%; éosinophiles, 1715 2.5%; monocytes, 10%; lymphocytes, 29%; sédimentation corrigée, 39.5%; hématocrite, 40 et 42.Les urines présentent les particularités suivantes: épithélium, ++; leucocytes, ++; acide urique, +; densité, 1018, pH, 6.0.Test de Zimmer: absence de cellules L.F.Electrophorèse des protéines: 6.75 gm%.Rapport A/G: 0.89.Afin d\u2019étayer I'hypothése clinique de réticulosarcome, le chirurgien entreprend quelques biopsies: au tiers inférieur, face antérieure de la jambe gauche; à la face externe du genou droit et enfin au tiers supérieur, récemment transformé de la cicatrice appendiculaire.Cette dernière biopsie ressemble plutôt à une laparotomie, car à travers la brèche pratiquée dans le péritoine, la palpation révèle, en profondeur sous la cicatrice, deux nodules péritonéaux de 2 cm et 3 mm de diamètre respectivement.Par ailleurs, l\u2019exploration abdominale découvre un foie et une rate sans particularités et une tumeur dans la région du rein droit.Le 31 décembre, l\u2019urologue procède à la néphrectomie droite.Fig.8 \u2014 Microscopie: Deuxième récidive de la « cicatrice vicieuse » de la fesse.Aspect typique de sarcoïdose.Ce champ fourmille de cristaux de tale si on l'examine en lumière polarisée.Evolution de 28 ans.(Voir aussi Fig.3 et Fig.4 qui sont tirées de la même coupe histologique).Hématoxyline-phloxine-safran.Gross.40 X.Pathologie Le rein pèse 428 gm.Le pôle inférieur est occupé par une tumeur bien encapsulée, sans évidence d\u2019envahissement vasculaire, formée de nodules jaunâtres, mous et friables, parfois teintés de rouge, criblée de cavités kystiques contenant un liquide gélatiniforme rougeâtre.Elle mesure 7 x 8 x 5.5 cm (Fig.9).Histologiquement, il s'agit d\u2019un adénocarcinome à cellules claires (tumeur de Grawitz) avec cette particularité qu\u2019on y voit des lésions granulomateuses à cellules épithélioïdes et géantes à corps étranger ou de type Langhans associées à des éléments lymphoplasmocytaires (Fig.10).Aussi bizarre que cela puisse paraître, quelques granulomes semblables se retrouvent dans le rein adjacent.Dans la cicatrice appendiculaire, les granulomes se sont formés autour de cristaux de talc; au genou, autour de cristaux de nature indéterminée alors qu\u2019à la cuisse (Fig.11) et au rein, où il n\u2019existe pas de cristaux, la lésion ressemble à une sarcoïdose.Le 5 janvier, une radiographie pulmonaire de contrôle en incidence postéro-antérieure montre une régression marquée de l\u2019infiltration hilaire bilatérale.Depuis cette hospitalisation, la patiente est suivie à la clinique des tumeurs.1716 .« EN .Us Fig.9 \u2014 Macroscopie: Gros hypernéphrome du pôle inférieur du rein droit (8 x 7 x 5.5 cm).Patiente guérie 18 ans après la néphrectomie.Tumeur bien délimitée, en partie nécrosée et kystisée.Quelques jours après la néphrectomie, l'adénopathie hilaire bilatérale a régressé.DISCUSSION Refvem !° rapporte un cas typique de sarcoïdose généralisée de Boeck avec foyers lupoïdes dans une cicatrice appendiculaire vieille de presque trente ans.Scadding \u201c* rapporte également le cas d\u2019un homme de vingt-sept ans, porteur d\u2019une cicatrice appendiculaire datant de huit ans, dont la partic moyenne s\u2019était soulevée ct indurée.Unc biopsic révéla qu\u2019elle était le siège d\u2019une infiltration tuberculoïde non caséeuse.Une radiographie du thorax montra une lymphadénopathie hilaire bilatérale.Il ne présentait aucun symptôme.On le garda sous observation et l\u2019infiltration de la cicatrice de même que la lymphadénopathie hilaire bilatérale disparurent spontanément.Notre cas, avec ses arthralgies fébriles aux genoux, coïncidant d\u2019une part avec l\u2019apparition de ganglions cervicaux rétro-auriculaires ct médiasti- naux et d\u2019autre part, avec l\u2019apparition de nodosités sous-cutanées histologiquement diagnostiquées comme sarcoïdose, semble bien authentique.La cicatrice d\u2019appendicectomie en réaction granulomateuse tuberculoïde le rapproche du cas n° 35 de Refvem.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.10 \u2014 Hypernéphrome (syn.: tumeur de Grawitz, adénocarcinome à cellules claires du rein).(Microscopie de la Fig.9).Il existe au centre de la figure une réaction inflammatoire comportant des lymphocytes et des cellules géantes multinucléées comme on peut en trouver dans la sarcoïdose.Certaines cellules tumorales sont binucléées (flèche).Leur cytoplasme clair contient du glycogène fortement positif au PAS et au Carmin de Best.Hémoxyline- phloxine-safran.Gross.100 X.Fig.11 \u2014 Microscopie: Réaction granulomateuse, avec nécrose fibrinoïde, du derme de la cuisse.Absence de talc.Aspect histologique en accord avec le diagnostic de sar- coidose.Hématoxyline-phloxine-safran.Gross.100 X.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une sarcoïdose authentique ou symp- tômatique, il est clair que le mode de réaction du patient est le seul responsable du caractère de la lésion tissulaire.Elle peut ressembler à une hypersensibilité acquise à un agent morbide.Il est quand même bizarre de constater que la sarcoïdose ganglionnaire a une prédilection pour les ganglions situés plus ou moins dans le territoire de drainage du poumon, qui ont ainsi accès à un nombre impres- - sionnant de particules étrangères: suie, silice, bauxite, poussière, etc., de sorte qu\u2019il est tentant d\u2019invoquer la réaction granulomateuse à corps étranger pour l\u2019expliquer.Quelques auteurs % 12 19, 20.22 ont décrit des corps cristallins dans les lésions granulo- mateuses tuberculoïdes ganglionnaires de la sarcoï- dose.Il faut admettre que les corps cristallins ne sont pas mentionnés souvent.Y a-t-il une relation TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 de cause à effet entre ces corps cristallins et la sarcoïdose?Scadding \u201c° cite certaines tumeurs qui peuvent être associées à la sarcoïdose: plusieurs cancers bronchiques, trois cas de « lymphome malin » et deux cas de « réticulo-sarcome ».Bernstein, Thorne et Jackson (1965) * ont rapporté le cas d\u2019un homme atteint d\u2019hypercalcémie et d\u2019insuffisance rénale neuf ans avant son décès.On lui diagnostiqua une sarcoïdose sur la foi d\u2019une hypertrophie des ganglions hilaires, d\u2019une biopsie musculaire où l\u2019on pouvait observer des lésions de sarcoïdose, d\u2019une baisse du calcium sérique et de l\u2019excrétion du calcium urinaire après traitement par la cortisone.Six ans avant son décès, il fut opéré pour un « gros hypernéphrome ».En dépit du traitement à la cortisone, il mourut d\u2019urémie.À l\u2019autopsie, il fut établi qu\u2019il n\u2019y avait pas eu récidive de l\u2019hypernéphrome.Les poumons étaient le siège d\u2019une sarcoïdose ancienne et il existait un adénome à cellules principales de 1.5 x 2.0 cm dans l\u2019une des parathyroides.Chez notre secrétaire, la sarcoïdose est-elle para- néoplasique?Jugeons-en par l\u2019évolution.Son début, huit mois avant l\u2019hospitalisation coïncide probablement avec les phénomènes de dégénérescence et de kystisation survenus au sein de l\u2019hypernéphrome déjà volumineux comme en témoignent le peu d\u2019activité des cellules néoplasiques ainsi que l\u2019absence de symptômes urinaires et régionaux.La régression des ganglions médiastinaux, vérifiée radiologiquement cinq jours après la néphrectomie et la disparition des phénomènes généraux et cutanés dus à la sarcoïdose favorisent l\u2019hypothèse d\u2019une sarcoïdose paranéopla- sique secondaire à un hypernéphrome.La preuve serait cependant plus parfaite s\u2019il s\u2019était produit une récidive ou une métastase de la tumeur avec reprise de la sarcoidose.On parle souvent du test de Kveim qui consiste a injecter dans le derme une suspension chauffée de particules tissulaires préparées a partir d\u2019un ganglion atteint de sarcoidose.Un nodule se développe au point d\u2019injection chez les patients atteints de sarcoi- dose apres un délai de neuf jours a trois semaines.Certains auteurs ont constaté que ce retard peut se prolonger jusqu\u2019à un an et demi après l\u2019injection.Ces réactions tardives se produisent généralement au cours d\u2019une « recrudescence » d\u2019activité de la sarcoi- dose.Pourquoi un phénomène semblable amorcé par le tale ne pourrait-il être invoqué pour expliquer la cicatrice appendiculaire réactivée après vingt ans?1717 PSEUDO-CARCINOMATOSE PÉRITONÉALE AU TALC Observation 7 « La patiente a-t-elle déjà été opérée dans le passé?» demande le pathologiste appelé en consultation au cours d'une laparotomie.« Deux fois» répond le chirurgien atterré par la constatation peropératoire aussi subite qu\u2019inattendue d\u2019une « carcinomatose péritonéale » généralisée.« Une première fois, il y a dix-neuf ans, pour suspension utérine et une deuxième fois, neuf ans plus tard, pour tentative infructueuse de réparation d\u2019une hernie postopératoire ».Dans une ultime démarche pour améliorer son sort, cette patiente désespérée de soixante- trois ans, par ailleurs en bonne santé, a risqué une nouvelle consultation chirurgicale pour faire restaurer sa paroi abdominale enlaidie, déformée maintenant par deux hideuses hernies incisionnelles médianes sous-om- bilicales.Hélas, le pronostic est sombre: l'intestin et le péritoine sont littéralement criblés de nodules « méta- statiques » beige jaunâtre, sessiles, de 3 à 5 mm de diamètre.Consciencieux, le chirurgien explore d'abord la cavité abdominale pour tâcher de découvrir la tumeur primitive.Estomac, intestin, côlon, rectum, aucun organe accessible à la palpation ne peut être soupçonné.Arrivé à la salle d\u2019opération, le pathologiste croit pouvoir éliminer macroscopiquement les diagnostics de lym- phome et de carcinoïde: le premier, malgré une discrète adénopathie mésentérique, parce que les nodules ne sont pas gris blanchâtre et le second, parce qu\u2019il est impossible de déceler une tumeur primitive.À cause des opérations antérieures, il préfère le diagnostic de granulo- matose à corps étranger, mais suggère quand même une biopsie-congélation peropératoire pour plus de sécurité.En ce 24 février 1959, nous utilisions encore, à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, le microtome à CO2 pour les coupes par congélation.La coupe examinée au microscope mesure au moins 15, d\u2019épaisseur.Déchiqueté, à peine coloré par l\u2019hémalun, le tissu se prête mal à l\u2019examen histologique, mais permet malgré tout d\u2019affirmer qu\u2019il ne contient pas d\u2019éléments néoplasiques épithéliaux ou lym- phomateux.La polorisation, appelée à la rescousse, fait merveille.Elle révèle, hors de doute, la présence de cristaux de tale phagocytés sur fond de tissu cicatriciel.Un diagnostic de granulomatose à la poudre de talc est alors proposé et l'intervention se poursuit dans la sérénité.Pensons à la chance inouïe de cette patiente qui vient littéralement d'échapper au cancer.Quel malheur, en effet, si, convaincu de la véracité de son diagnostic macroscopique, le clinicien avait omis de faire une biopsie! Après avoir réparé les deux hernies, fidèle à son sens du devoir et à sa conscience professionnelle, il aurait annoncé la terrible nouvelle aux proches de la patiente.Comblée des attentions, prévenances et condescendances dont on entoure ceux qui vont mourir afin d\u2019adoucir leurs derniers moments, elle aurait vite compris et n\u2019aurait pas tardé a mourir.de cancérophobie! Pourquoi pas?Anatomie pathologique Les deux sacs herniaires avec la peau adjacente, l\u2019appendice et un ganglion mésentérique ont été reçus au laboratoire.Le diagnostic microscopique de granuloma- tose au talc avancé sur coupe par congélation a été con- 1718 firmé sur les coupes à la paraffine.Le talc était abondant, mais la réaction granulomateuse à cellules épithé- lioïdes et géantes multinucléées à corps étrangers l'était encore plus ce qui explique les dimensions inhabituelles de ces nodules et l\u2019erreur de diagnostic macroscopique qui en a découlé.Mais comment expliquer cette exubérance inhabituelle de la réaction granulomateuse?Assez curieusement, un diagnostic histologique de sarcoïdose a été porté sur le ganglion mésentérique et sur la peau.Malheureusement, les recherches n'ont pas été poussées plus loin dans cette direction.COROLLAIRE Rares sont les erreurs de diagnostic macroscopique dues aux granulomes à la poudre de talc simulant le cancer.Elles peuvent cependant prêter à quiproquos, parfois tristes, parfois amusants.Il était une fois un chirurgien qui, dans les suites opératoires d'un cas dc cancer du sein, avait pratiqué l\u2019exérèse d\u2019une « récidive » précoce.Coupes en mains, lc pathologiste dut employer toute sa force de persua- tion pour arriver à le convaincre qu'il s\u2019agissait non pas d\u2019une récidive, mais bien d\u2019un granulome au talc.Ces pseudo-récidives ou pseudo-métastases précoces ont d\u2019ailleurs été à l\u2019origine de certains doutes fugaces sur la compétence de presque chaque pathologiste.« Comment a-t-il pu diagnostiquer un fibro- adénome du sein alors que nous voilà en présence d\u2019une récidive postopératoire?Il devrait peut-être revoir les coupes de l\u2019exérèse-biopsie, solliciter unc consultation, vérifier s\u2019il n\u2019y a pas eu erreur de spécimen »\u2026.Quel soupir de soulagement \u2014 pour le chirurgien \u2014 lorsque arrivaient les coupes histologiques de la soi-disant récidive cancéreuse en apprenant qu\u2019il s\u2019agissait tout simplement d\u2019un granulome au tale.La patiente était donc vraiment guérie comme il le lui avait déjà annoncé!\u2026 La joie de cette deuxième guérison fait presque oublier l\u2019inconvénient du granulome qui est quand même une complication indésirable.Il y eut aussi cet autre cas particulièrement fâcheux où, à cause d\u2019une complication postopératoire, le chirurgien avait dû intervenir à nouveau dans la région médiane sus-ombilicale.Trompé, au cours de la seconde laparotomie, par les adhérences ct les nombreux petits nodules gris beige, il crut à une généralisation rapide du cancer.Considérant le cas inopérable, il termina rapidement l'intervention sans chercher à prouver son diagnostic par une biopsie- congélation peropératoire.À l\u2019autopsie, quelques jours plus tard, le cancer fut déclaré guéri.Le patient était mort de sa complication postopératoire.NARCOMANIE ET GRANULOMATOSE PULMONAIRE AU TALC Le talc est surtout connu pour son usage externe.Il sert également 1* comme produit nettoyant pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA YA, J l\u2019orge, les fèves et le café, comme produit d\u2019empaquetage et de conservation pour les fruits et les végétaux, comme excipient dans la poudre dentifrice.En 1942, Porro et coll.!\" ont attiré l\u2019attention sur la pneumoconiose industrielle au talc, qui produit des troubles respiratoires, mais ne cause pas directement la mort.Les gardes-malades qui manipulent le talc sont exposées au méme danger.Une pathogénie plus récente et souvent ignorée concerne la narcomanie.Lorsqu\u2019un narcomane s\u2019injecte dans les veines un narcotique à base de pilules dissoutes, il ignore le tort qu\u2019il cause à ses poumons.En effet, = E\u2014 \u2026 Il ignore le tort qu\u2019il cause à ses poumons.le talc et l\u2019amidon qui servent d\u2019excipient aux pilules s'engagent dans les veines et vont échouer dans le lit capillaire du poumon, créant des lésions vasculaires et par voie de conséquence des lésions granuloma- teuses à corps étrangers.Observation 8 Un patient de vingt-deux ans est admis d\u2019urgence à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal vers dix heures pour confusion attribuée à un \u201cbad trip\u201d.Il a en sa possession du tuinal, de la méthadone, du valium, du calcium Sandoz, du périactin et des tampons que l\u2019on croit, sans preuve cependant, imbibés de LSD.Quarante-huit heures aprés son admission, on pose le diagnostic de septicémie à staphylocoque doré.Aprés des péripéties dramatiques, il finit par succomber, neuf jours plus tard, à des abcès cérébraux, cérébelleux, spléniques et rénaux, avec bron- chopneumonie abcédée des lobes inférieurs et du lobe supérieur droit.Nous mentionnons ce cas à cause de nombreux granulomes au talc, à l\u2019amidon et aux brins TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 de coton qui furent trouvés dans les poumons.Ces particules, phagocytées par des cellules épithélioïdes et des cellules géantes multinucléées à corps étrangers, épaississent les parois des alvéoles (Fig.12).Fig.12 \u2014 Microscopie du poumon d'un narcomane qui s\u2019est injecté des narcotiques en pilules.Epaississement des parois alvéolaires par une réaction chronique granulomateuse à cellules épithélioïdes et géantes multinucléées contenant du talc facilement identifiable à la polarisation.Les granulomes choisis pour la photo sont relativement peu volumineux afin de permettre une meilleure vue d'ensemble.Hématoxy- line-phloxine-safran.Gross.40 X.COMMENTAIRE Les granulomes pulmonaires se logent dans la lumière ou dans la paroi des vaisseaux, produisant une fibrose interstitielle secondaire avec hypertension pulmonaire et formation d\u2019un cor pulmonale chronique.Peu nombreux (moins d\u2019un par champ microscopique à faible grossissement), ils ne causent pas la mort.Cependant, Lewman !?rapporte le cas d\u2019un patient de trente ans qui est décédé après sept mois d\u2019injections de trois à cinq pilules de méthyl- phénidate par jour.À l\u2019autopsie, les deux poumons pesaient ensemble 2,400 gm et leur tranche de section était rude comme du papier émeri.Au microscope, d\u2019innombrables granulomes au talc furent retrouvés.ÉPILOGUE-CONCLUSION En 1943, dans un article sur le problème du talc et ses remedes, Seelig 2! a eu cette phrase ineffable: « Quand on pense a toutes les techniques et a tous les procédés chirurgicaux préconisés au cours des deux dernières décennies comme mesures prophylactiques contre les adhérences intrapéritonéales postopératoires, alors qu\u2019en même temps, nous persistions à ensemencer le champ opératoire avec la poudre de talc des gants.» En 1942, Weed et coll.2* ont analysé 35,763 gants utilisés au cours de 4,549 opérations et ont constaté que.dans 74.4% de toutes les opérations, des gants étaient perforés, que 22.6% de TOUS 1719 les gants étaient perforés et que, certains mois, ce pourcentage pouvait s\u2019élever jusqu\u2019à 32%.Au cours d\u2019une enquête semblable, Postlethwait '® a démontré que 16.7% de 8,893 gants examinés après l\u2019opération étaient perforés ou déchirés.D\u2019après lui, les causes de la contamination de la plaie opératoire par le lubrifiant des gants chirurgicaux sont les suivantes: les perforations ou les déchirures des gants; les gants non lavés au début de l\u2019opération, (même après lavage, une mince couche de poudre peut demeurer sur le gant); le poudrage des instruments, des compresses et du matériel de suture à partir des gants, des enveloppes ou des saupoudreuses; la transmission aérienne lorsque la poudre est appliquée sur les mains; les particules de poudre soulevées lorsqu\u2019une compresse est lancée dans le seau contenant l\u2019excès de poudre dont on s\u2019est débarrassé.Il mentionne que la fréquence avec laquelle les granulomes sont décelés dépend du soin qu\u2019on met à les rechercher.Il rapporte que, dans un certain ho- pital, chez six patients, des complications postopératoires par granulomes au talc furent identifiées sur une courte période de temps après que la lumière polarisée fut employée pour l\u2019étude des cas suspects.Utilisant le microscope à polarisation pour cinquante patients ayant déjà subi une laparotomie, German 8 en 1943, démontra la présence de talc accidentellement déposé dans le péritoine de quarante- deux de ces patients dont 84% avaient eu une lapa- rotomie; 14%, deux laparotomies et 2%, cinq lapa- rotomies.Selon lui, la quantité de talc nécessaire pour amorcer une réponse pathologique chez l\u2019humain est inconnue, mais la localisation est importante.Car une réaction même minime, en un point bien précis, peut produire des adhérences qui causeront une obstruction intestinale.Seelig ?! a proposé les critères d\u2019un bon substitut du talc.Cette poudre doit posséder un tel degré de solubilité immédiate ou potentielle qu\u2019elle puisse être détruite rapidement et complètement par absorption péritonéale ou tissulaire, sinon elle s\u2019accumule dans la cavité sous forme de masses ou de plaques, sources de granulomes à corps étrangers dans les plaies.Cette même poudre doit posséder un tel degré d\u2019in- solubilité qu\u2019elle puisse supporter la stérilisation à la vapeur, tout en conservant ses propriétés lubrifiantes qui empêchent les surfaces des gants de coller.Déjà, en 1881, Hippolyte Martin !® avait étudié la poudre de lycopode intrapéritonéale.Elle réagissait presque exactement comme le talc.Assez curieusement, l\u2019article s\u2019intitulait: « Nouvelles recherches sur la tuberculose spontanée des séreuses ».C\u2019est à la 1720 suite du rapport d\u2019Antopol, en 1933 ?, que les dangers de l\u2019implantation du talc ont été reconnus.Mais c\u2019est à Seelig ?! que nous devons d\u2019avoir établi en 1943 que les lésions produites par le talc ressemblent étrangement à la tuberculose ou au cancer.Lee et Lehman, en 1947 \"!, puis MacQuiddy ct Tollman, en 1948!\u2018 ont préconisé de remplacer le talc par la poudre d\u2019amidon no 108 dont on se sert encore dans les salles d\u2019opérations.C\u2019est un mélange d\u2019amylose et d\u2019amylopectines dérivées de l\u2019amidon de maïs traité par des procédés physiques et chimique visant à améliorer son pouvoir lubrifiant et à empêcher les parois des gants de coller au cours de la stérilisation à l\u2019autoclave.Ces derniers auteurs, au cours d\u2019une expérience portant sur deux chiens de taille moyenne, injectèrent dans le péritoine de l\u2019un, un gramme de poudre no 108 et dans le péritoine de l\u2019autre, un gramme de talc.Au bout de trois semaines, les deux chiens furent sacrifiés.Le premier, à qui on avait injecté la poudre no 108.n\u2019avait aucune adhérence péritonéale alors que le second en avait d\u2019innombrables qui contenaient du talc.À l\u2019Hôtel-Dieu comme ailleurs, les gants et les mains du chirurgien ont d\u2019abord été poudrés au talc.Après 1948, les sachets de poudre d\u2019amidon remplacèrent les saupoudreuses de talc pour les mains, mais les granulomes au tale n\u2019en continuèrent pas moins de se produire et il était impossible de prévoir le moment où l\u2019on pourrait s\u2019en débarrasser.Un phénomène social, sans relation apparente avec le talc devait précipiter sa disparition.L\u2019Assurance-hospitalisation était instaurée au Québec depuis 1961, et graduellement les effets s\u2019en faisaient sentir.Le nouveau mode de paiement \u201cper diem\u201d, \u2014 budget hospitalier quotidien basé sur les dépenses totales de l\u2019année d\u2019exercice, donnait d\u2019excellents résultats.De $12.50 à $25.00 par jour, par lit en 1961, incluant l\u2019hotellerie, les traitements et toutes les analyses de laboratoires y compris l\u2019anatomie pathologique et la radiologie, le \u201cper diem\u201d s\u2019éleva progressivement jusqu\u2019à plus de $100.00 par jour par lit.Responsables, en grande partie, de cette augmentation, les salaires accrus représentent, à l\u2019heure actuelle, 80% du budget global de hôpital.Au fur ct à mesure de la revalorisation des employés, il est devenu rentable de leur confier des tâches plus utiles 7 plus directement reliées au soin des malades que de trier, laver, rapiécer, poudrer ct stériliser des gants de caoutchouc ou bien, trier, laver, sécher, plier, repasser et stériliser des compresses, etc.Les hôpitaux ont acheté un nombre croissant d\u2019articles prêts à servir: compresses stérilisées en paquets de dix qui ne servent qu\u2019une fois; gants L'UNION MÉDICALE DU CANADA i if de lig ar prépoudrés, stérilisés et empaquetés par paires individuelles qu\u2019on jette après usage.C\u2019est vers 1967- que ces derniers ont fait leur apparition à l\u2019Hôtel- Dieu.Informée des méfaits du tale, l\u2019Administration approuvait le principe de sa suppression, mais survenant opportunément, l\u2019augmentation des salaires précipita la décision.Victoire! La bataille du talc était gagnée.Une source de redoutables complications postopératoires était éliminée.Les soins y gagnaient en qualité.L\u2019amidon demeure.Moins dangereux parce que soluble, 11 peut cependant causer, lui aussi, des granulomes à corps étrangers s\u2019il n\u2019est pas utilisé avec parcimonie.La littérature médicale ne manque pas de nous le rappeler * 3-15, Ce faisant, elle alimente notre inquiétude.Puisse-t-elle stimuler notre vigilance.Résumé L'auteur évoque l\u2019historique du TALC dans les salles d\u2019opérations et rappelle les circonstances qui ont accompagné sa disparition au Québec.II énumère les modes de contamination des plaies opératoires par le talc et insiste sur les inconvénients, \u2014 adhérences péritonéales et granulomes \u2014, qui en résultent pour les patients et surtout les patientes.Volumineux, les granulomes péritonéaux au talc peuvent simuler la tuberculose et la carcinomatose péritonéales et induire le chirurgien à prendre des décisions peropératoires fâcheuses, d\u2019où l\u2019importance de consulter le pathologiste qui, au besoin, s\u2019aidera d\u2019une biopsie-congélation extemporanée.L'identification histologique du talc est facile pourvu que le pathologiste utilise la polarisation de routine.L\u2019hypertrophie inusitée de certains granulomes au talc serait expliquée par la sarcoïdose.Il rapporte un cas de sarcoïdose cutanée et ganglionnaire médiastinale bilatérale accompagnée d\u2019arthralgie fébrile depuis huit mois, qui a régressé définitivement après l\u2019ablation d\u2019une tumeur de Grawitz du pôle inférieur du rein droit.Pour expliquer l\u2019évolution de cette sarcoïdose, il suggère la possibilité d\u2019un phénomène paranéoplasique.En terminant, il mentionne le danger plus moderne des granulomes pulmonaires au talc.Ils sont le résultat, chez les nar- comanes, des injections intraveineuses qu\u2019ils s\u2019administrent en utilisant des narcotiques en pilules dont l\u2019excipient est le talc.Summary The author recalls the history of talcum powder in operating rooms and the circumstances which led to its disappearance in Quebec.He enumerates the means by which surgical wounds are contaminated by talc and TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 stresses the resulting inconveniences, such as peritoneal adhesions and granulomas, to patients and, in particular to female patients.Larger peritoneal talc granulomas may simulate peritoneal tuberculosis and carcinomatosis and may lead a surgeon into making a wrong decision whilst operating.Here lies the importance of consulting the pathologist, who, in turn and if necessary, may use a frozen section.Microscopically, it is easy for him to identify talc and just as easy to miss it, if he neglects to use routine polarization.Hypertrophy or larger talc granulomas may be explained by sarcoidosis.A case of sarcoidosis with cutaneous and bilateral mediastinal lymph node involvement accompanied by febrile arthralgia of eight months duration is reported.A definite regression after surgical removal of a large hypernephroma of the right kidney was noted.To explain the presence of this sarcoidosis, the possibility of a paraneoplastic phenomenon is suggested.Finally, he mentions a more modern danger, that of pulmonary talc granulomas.This affects, in particular, narcotic addicts who self inject, intravenously, pill form narcotics with talc excipient.REMERCIEMENTS L'auteur remercie tous ceux qui l\u2019ont aidé de leurs conseils dans la préparation de ce manuscrit et en particulier, le Service d'illustration médicale de l'Hôtel-Dieu de Montréal et Mlle Pierrette Pépin, secrétaire médicale, pour leur aide technique.Ses remerciements les plus chaleureux s'adressent au docteur Jean Davignon, M.D.qui, grâce à son talent pour la caricature, a réussi à donner à ce travail la troisième dimension humoristique inaccessible aux mots mais si bien servie par l'image.BIBLIOGRAPHIE 1.Aarons, J.et Fitzgerald, N.: The persisting hazards of surgical glove powder.Surg.Gynec.and Obst., 138: 385-390, 1974.2.Antopol, W.: Lycopodium granuloma.Arch.Path., 24: 326, 1933.3.Bastien, E.et Briere, J.: Péritonite granulomateuse secondaire à la poudre a gants.Union Méd.du Can., 98: 1307- 1313, 1969.4 Bernstein, DS, Thorn, G.W.et Jackson, J.: Hypercalcemia associated with sarcoidosis, hypernephroma and parathyroid adenoma.J.Clin, Endocrinol., 25: 1436, 1965.5.Boivin, Y.et Azzam, G.Le cytodiagnostic des épithéliomas du col utérin (Une étude critique de 56,546 patientes).Union Méd.du Can., 99: 2219-2225, 1970.6.Engle, R.L.: The association of iron-containing crystals with Schaumann bodies in the giant cells of granulomas of sarcoid.Am.J.Path., 27: 1023-1035, 1951.7.Gareau, R.: Transformation de la méthode de travail et recyclage du personnel technique dans le service de pathologie chirurgicale.Can.J.of Med.Technol.,, 35: 29-87, 1973.8.German, W.M.Dusting powder granulomas following surgery.Surg.Gynec.and Obst., 76: 501-507, 1943.9.Grand Larousse Encyclopédique.Ed.1964, tome 10, p.149.10.Langeron, M.: Précis de Microscopie.Masson et Cie, éditeurs, 1949, p.230.11.Lee, C.M.et Lehman, E.P.: Experiments with non-irritating glove powder.Surg.Gyn.and Obst., 84: 689-695, 1947.12.Lewman, L.V.: Fatal pulmonary hypertension from intravenous injection of methylphenidate (Ritalin) tablets.Human Path., 3: 67-70, 1972.13.Lichtman, A.L., McDonald, J.R., Dixon, C.F.et Mann, C.F.: Tale granuloma.Surg.Gynec.and Obst., 83: 531-546, 1946.14.Macquiddy, E.M.et Tollman, J.P.: Observations on an ab- sorbable powder to replace tale.Surgery, 23: 786-793, 1948.15.Margolies, M.N.et Vickery, Jr AL.Abdominal pain and fever after drainage of a pelvic abcess.N.E.J.M., 293: 394- 399, 1975.1721 16.17.18.19.20.Martin, H.: Nouvelles recherches sur la tuberculose spontanée et expérimentale des séreuses.Arch.de phys.norm.et path., 8: 49, 1881, Porro, F.W., Patton, J.R.et Hobbs, A.A.: Pneumoconiosis in the talc industry.Am.J.Roentgenol., 47: 507-524, 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choc anaphylactique.Il peut arriver que la fièvre et l'éosinophilie soient les seules manifestations allergiques.L'anémie hémolytique, la leucopénie, la thrombocytopénie, la neuropathie et la néphropathie sont des réactions rares et font habituellement suite à l\u2019administration de fortes doses de pénicilline par voie parentérale.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: Hf faut régler la posologie suivant les besoins de chaque malade et en fonction du degré de sensibilité du micro-organisme en cause, de la gravité de l'infection et enfin de la réaction du malade.La posologie habituelle pour adultes et entants de 12 ans et plus s'échelonne entre 250 000 et 500 000 U.l.trois à quatre fois par jour.Chez les enfants de moins de 12 ans la dose est fonction du poids.Pour les nourrissons et les jeunes enfants, la dose recommandée est de 25 000 à 90 000 U.I.(15 à 50 mg) par kg en trois a six doses fractionnées.RENSEIGNEMENTS COMPLETS SUR DEMANDE PRESENTATION: N° 994\u2014 PVF * 500, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur orangée, renferme 500 000 U.I.{300 ma} de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 ml et de 450 mi (16 onces).N° 993\u2014 PVF * 250, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur jaune serin, tenferme 250 000 U.l.(150 mg} de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 mi et de 450 ml {16 onces).N° 860\u2014 PVF * K 500, Comprimé.Le comprimé renferme 500 000 U.l.(300 mg} de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel potassique.ll est blanc, rond et mesure 7/16\" de diamètre.Uni d\u2019un côté, il porte sur l\u2019autre une rainure et l'inscription PVF.Présenté en flacons de 20 et de 500.500 MEMBRE ; f i MAISON FONDÉC AU CANADA EM [899 MARLE no (MC-301) *Marque déposée RIARCANO (MONTRÉAL QUEBEC de Grimaldy, « reçue et autorisée pour le diocèse de Québec dans le synode tenu à Ville-Marie le 10 mars 1694 », disait «Les Chirurgiens et Barbiers qui font poil et la Barbe les Dimanches et Fêtes de commandement, ne doivent pas être absous, s\u2019ils ne promettent de ne plus le faire sans permission, et jamais pendant le Service Divin ».Voici quels étaient les barbiers et les perruquiers tenant boutique à Québec en 1742.1 \u2014 Charles Prieur Perruquier âgé de 50 ans et demeurant rue du Sault-au- Matelot.Il avait jadis étudié la chirurgie, mais sans doute n\u2019avait-il pas terminé ses trois années d\u2019apprentissage car il ne tenait pas boutique de chirurgien.Le lieutenant de chirurgie, Jourdain Lajus, le surveillait, lui et ses confrères de la barberie.En 1716 cependant il n\u2019avait pas craint de s'engager en qualité de chirurgien sur un navire qui se rendait à l\u2019Île Royale (Cap Breton) et passait ensuite en France (11).Il pouvait le faire avec impunité car la juridiction du lieutenant de chirurgie ne s\u2019étendait pas à la marine, et il n\u2019y avait pas encore à Québec de chirurgien de l\u2019amirauté pour contrôler les engagements de chirurgiens de navire et visiter leurs coffres.L\u2019Ordonnance de 1681, il est vrai, enjoignait aux capitaines de n\u2019embarquer que des chirurgiens reçus; mais on faisait fi de l\u2019ordonnance quelquefois, ou bien par nécessité ou pour d\u2019autres raisons, on n\u2019en observait pas les prescriptions.2 \u2014 Pierre Le Breton, dit La Lancette Barbier âgé de 28 ans.Celui-là plus tard deviendra chirurgien et ira exercer son métier dans la région de la Ri- vière-Ouelle.Pour lors il tient boutique de barbier sur le Rempart.3 \u2014 Antoine Lafaye Il est simple perruquier en 1742; plus tard il prend la qualité de maître-perruquier.Il est âgé de 28 ans et demeure rue Saint-Jean.4 \u2014 Jean Charpentier, dit Saint-Onge Perruquier âgé de 29 ans et logeant rue de l\u2019Escalier.En 1744 il avait deux apprentis, Pierre Talbot et Jean- Baptiste Guyon-Durouvray, ce qui permet de supposer qu\u2019il était maître, car seul un maître, dans n\u2019importe quel métier, pouvait avoir des apprentis.Mais pas plus qu\u2019un à la fois.5 \u2014 Joseph Ladrière Maître-perruquier âgé de 24 ans.Il demeurait rue de l\u2019Escalier, lui aussi.C\u2019était un ancien frater de la compagnie du capitaine de Lusignan.6 \u2014 Jean-Antoine Bachelier Barbier et maître de billard âgé de 34 ans.Il tenait boutique et cabaret rue Sainte-Anne.7 \u2014 Nicolas Duverny, dit Saint-Germain Voisin de Bachelier.Ce perruquier tenait cabaret lui aussi.Il était âgé de 48 ans.Son fils Jean-Louis-Nicolas étudiera la chirurgie.8 \u2014 Florent Michaud Perruquier âgé de 47 ans.Il habitait la rue de la Montagne. 9 \u2014 Jean Cardinet, dit Chebalier Ce barbier avait 38 ans et demeurait rue de Meule.Il était le fils de Jean-Baptiste Cardinet, chirurgien décédé en 1737.Le père, après avoir été chirurgien dans les troupes sans doute, ouvrit une boutique de perruquier à Québec.Il avait épousé une Anglaise convertie, Marie-Madeleine Stilson, qui vivait encore en 1742.10 \u2014 Thomas Fichet Perruquier qui habitait près du fort.Âgé de 28 ans.Etait-il établi perruquier à la date qui nous occupe?Peut- être que non, mais deux ans plus tard il l\u2019était.11 \u2014 François Rolet Rolet avait été perruquier-baigneur.En France les bai- gneurs-étuvistes faisaient partie de la Communauté des barbiers.François Rolet tenait cabaret sur la rue Saint- Pierre en 1742.Nous ignorons s\u2019il pratiquait encore son ancien métier.Quelques années auparavant il avait subi un procès pour avoir battu l\u2019huissier Clesse.B \u2014 Les fraters Ils étaient de deux sortes: les matelots-fraters et les soldats-fraters.1 \u2014 Les soldats-fraters Leur nom est resté longtemps dans la langue pour désigner un chirurgien ignorant.Les médecins et les chirurgiens civils les tenaient en mépris.Un médecin militaire de France écrivait en 1785: « Les Fraters sont une engeance qui fournit dans un hôpital autant de trouble-repos que d\u2019empoisonneurs dans les Compagnies.Parce qu\u2019ils savent manier la lancette et faire bouillir du séné, ils se regardent de niveau avec le Médecin » 12, Joseph Benoist suppliait un jour le ministre de faire sortir de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal les fraters qui infestaient l\u2019hôpital.Le frater cependant, s\u2019il était mis sur le même pied que les barbiers par ceux qui le denigraient, en savait bien plus long qu\u2019un barbier.À l\u2019école pratique de l\u2019armée plusieurs devenaient d\u2019excellents opérateurs.C\u2019est Della Croce qui a dit: « Celui qui veut être bon chirurgien a besoin de suivre les armées ».Un frater au cours d\u2019une campagne, pas une campagne se réduisant à brûler des villages iroquois et des champs de maïs, mais une campagne véritable, mêlée d\u2019engagements et de batailles, apprenait plus de chirurgie qu\u2019un chirurgien civil pendant dix années de pratique à Québec.Choisi parmi les soldats d\u2019élite, le frater était le barbier de sa compagnie et servait comme chirurgien sous les ordres du chirurgien-major.Il l\u2019assistait à l'hôpital ambulant ou traitait les blessés sur le champ de bataille.Entre deux campagnes il logeait chez l\u2019habitant avec sa compagnie et ne se gênait pas de faire de la pratique civile, à l\u2019encontre des ordonnances.Le chirurgien militaire, nous l\u2019avons déjà dit, pouvait exercer dans le civil pourvu qu\u2019il fût breveté ou muni d\u2019une commission, mais non le frater.En dehors de l\u2019armée le frater prenait toujours la qualité de chirurgien.C\u2019est chirurgien qu'il s\u2019intitule chaque fois qu\u2019il signe et jamais frater.Malgré ses fonctions le frater restait soldat et ne recevait que la paye du soldat.Le règlement du roi en date du 30 mai 1695, « pour la conduite, police et discipline des compagnies que Sa Majesté entretient dans le Canada », 1744 spécifiait clairement: « Les Fraters des Compagnies seront censez soldats et en feront toutes les fonctions ».En 1688 il y avait 35 fraters dispersés dans la colonie.Ce nombre fut réduit plus tard.Il était de 28 en 1742, mais en 1750 il fut porté à 31, à 42 en 1757.Nous parlons ici des fraters des troupes de la marine.Avec les troupes de terre en 1755, 78 fraters passèrent au Canada.2 \u2014 Les matelots-fraters Le frater de marine nous intéresse moins que celui de l\u2019armée.Tous deux faisaient de la pratique civile, mais celle du matelot-frater se confinait en général à la ville de Québec et à sa banlieue et durait peu de temps, car le frater devait se rembarquer sur son navire sous peine d'être poursuivi comme déserteur.Les ordonnances, si elles étaient sévères à l\u2019égard du frater qui abandonnait son navire, l\u2019étaient davantage pour le chirurgien.« Ne pourra le chirurgien, disait l\u2019Ordonnance de 1681, quitter le vaisseau dans lequel il sera engagé, que le voyage entrepris n'ait été achevé; à peine de perte de ses gages, cent livres d\u2019amende, et de pareille somme d'intérêt envers le maître ».Les rigueurs de cette ordonnance expliquent pourquoi si peu de chirurgiens de marine et si peu de matelots-fraters se sont établis dans la colonie.Le soldat-frater au contraire pouvait quitter son état plus facilement.On l\u2019encourageait même, comme les autres soldats, à prendre femme et à rester au pays.IV \u2014 LES APOTHICAIRES Il n\u2019y eut jamais d\u2019apothicaire entretenu par le roi au Canada.En Louisiane, la Compagnie des Indes, qui remplaçait le pouvoir royal, en entretint un pendant quelques années.Dans une lettre au ministre en 1699 I'intendant Bochart de Champigny remarquait que les chirurgiens de la colonie exerçaient généralement, en plus de leur métier, celui d\u2019apothicaire 13.En effet, presque tous les comptes de chirurgiens qui nous sont parvenus mentionnent, avec les services professionnels, les drogues et médicaments fournis au malade.La situation n\u2019avait pas changé en 1742.Il n\u2019est donc pas surprenant de ne trouver aucun apothicaire à Québec a a cette date.Les drogues s\u2019obtenaient chez le chirurgien qui, lui, importait de France en gros.Frangois Lajus achetait de Féret, de Dieppe, et en retour lui fournissait des rognons de castor, du ginseng.A la mort de son père il hérita de sa boutique et, ayant eu occasion d'écrire à Féret quelques mois plus tard, il lui dit: «Je ne vous demande point de remèdes parce que j'ai trouvé la boutique toute garnie » 14, Féret était aussi le fournisseur de Simon Soupiran.Voici, à titre d\u2019exemple, un mémoire des drogues que Soupiran faisait venir de Dieppe en 1743 15, 14 liv.de Manne 5 liv.de Séné 2 liv.de Jalap en poudre 14 liv.de Scammonée en poudre 12 liv.de Réglisse 2 liv.de Tablettes purgatives et vomitives 2 liv.de même médecine stomachique et purgative 16 liv.de Sel d'Epsom bien conditionné 8 onces de Vitriol bleu L'UNION MÉDICALE DU CANADA | ane Ta a din pm \u2014 Aa gp = CS arr ce oN ae oi Ex SES por ice Tt Br ia the = pt Sk x SEE SEE = los SCTE en TE = CEI Eid ae Es TE EX pu pe J pt _ .¥ .orion / / 4.es Ag, \u2019 27 ae él 4 ; 7 ener.e te, » a ¢ / \u2019 8 Î .ole.A 2 = / INIEUX., orise Lu + - af Te AN de son éta 3 A Pa % 3 i ix air i A = Æ \u201c FA wr iE LE pe x I + ps Loue\u201d =.D 7 = it -y ; + ei vi By ; f US Aged, JIS vif 4 /i vi = Ip = Fe sesent e esl fn e « pT Ea id = # Ti, % Xi = Spr = rid es - VA) CN WON 7 ai I pe #e 7 0 Wi x Son SH .WW : & es Ea 0 A / E Ÿ pr ov = wl on al © = 3° 04 > cr © e Oo» à.hb 2.4 ot te .& Es NS ord xy WE +f, + .+ 2 # \u201ce C0 Sock 4 = Be\" wu PRES cai = == i = em\u2014\u2014\u2014 = = a as = = Il a\u201c if = \u2014 - donnedelaute \u201c Tl ae \u201cAUX annees qUAancées L\u2019Hydergine favorise le soulagement des symptômes dus à l\u2019activité métabolique diminuée du cerveau vieillissant.L\u2019Hydergine, en agissant exactement à l\u2019endroit voulu: sur le cerveau et non pas en périphérie, favorise le soulagement du syndrome le plus courant de l\u2019âge avancé: troubles de la mémoire, confusion, désorientation, manque de motivation.Une fois que ces symptômes sont améliorés par l\u2019'Hydergine, comme cela arrive fréquemment, le malade âgé, en général, présente: plus d\u2019entrain et de vivacité mentale, plus d\u2019activité physique et une plus grande autonomie, une meilleure orientation et moins de fatigue.L\u2019Hydergine favorise l\u2019amélioration du métabolisme cellulaire cérébral SANDOZ | oins Hydergine dans le traitement de l\u2019insuffisance cérébrale diffuse RÈGLES DE PRESCRIPTION POSOLOGIE D D OD OD pendant 4 semaines OD D D pendant 6 semaines Ensuite, la dose quotidienne peut, si justifié, être diminuée à 2 comprimés.Les malades devraient être convaincus de la nécessité et de l'importance de prendre leur médicament régulièrement, tous les jours, de préférence avec leurs repas, et au coucher.Le succès ou l\u2019échec thérapeutique, dépend souvent, directement, de la régularité et de la discipline du traitement.Composition \u2014 Comprimés: Chaque comprimé dosé à 1 mg renferme, en proportions égales de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Ampoules: Chaque ampoule dosée a 0.3 mg (1 ml) d\u2019Hydergine renferme, en proportions égales, de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Effets secondaires \u2014 L'Hydergine est, en général, bien tolérée, même à doses élevées.Les effets secondaires sont rares et discrets.En dehors de congestion nasale, on peut observer des nausées, des lourdeurs d'estomac, de l\u2019anorexie et des céphalées, spécialement chez les malades présentant une labilité végétative.Dans ce cas, il convient, soit de diminuer la posologie, soit d'administrer le médicament pendant ou après les repas.Contre-indications \u2014 Bradycardie grave et hypotension grave.Présentation \u2014 Flacons de 100 et de 500 comprimés; Boîtes de 6 et de 100 ampoules.Renseignements complets, sur demande.SANDOZ DORVAL QUEBEC ; Sandoz Pharmaceuticals Division de Sandoz (Canada) Limitée Dorval, Québec 2 liv.de Sel de nitre pur fin 2 liv.d\u2019Aloës en poudre sucotrin 8 onces de Laudanum 8 onces de Teinture anodine 8 onces d\u2019Elixir propriété 6 liv.de Miel de Narbonne 4 liv.de Mercure cru.L\u2019apothicaire assez téméraire pour s\u2019établir à Québec eût rencontré des concurrents bien plus ruineux que les chirurgiens.C\u2019étaient les hôpitaux, les Jésuites, les magasins de l\u2019armée, le Roi lui-même.1 \u2014 Les hôpitaux L'Hôtel-Dieu surtout importait des drogues, car l\u2019Hôpital- Général était plutôt un hospice.L\u2019Hôtel-Dieu s\u2019approvisionnait à Paris, à Bordeaux, à La Rochelle, à Dieppe.Aux alentours de 1740 il dépensait chaque année en remèdes pour plus de 4 000 livres, c\u2019est-à-dire la moitié de son revenu.2 \u2014 Les Jésuites Tout le long du régime français les Jésuites furent débitants de drogues, en gros et au détail.Une bonne partie en était distribuée gratuitement dans leurs missions.Les établissements religieux, comme le Séminaire, les Ursulines, se pourvoyaient chez eux.D'ailleurs, en 1742 celui qui possédait à Québec les connaissances les plus étendues en pharmacie était un membre de leur compagnie.Depuis des années ce Frère servait comme apothicaire-consultant de l\u2019Hôtel-Dieu.« Je vous dirai confidemment, Monsieur, écrit la Sœur de Sainte-Hélène à Féret en 1734, que nous avons à Québec un apothicaire habile, qui a la bonté même d\u2019aider quelquefois nos Religieuses de ses conseils pour les compositions et de voir leurs drogues.Il en a critiqué quelques- unes des vôtres, comme l\u2019huile de menthe, l\u2019essence d\u2019anis, l\u2019huile de macis.Il prétend que c\u2019est autres choses.Il voudrait aussi savoir ce qui entre dans ces Pilules de Longue Vie, afin de s\u2019en servir plus hardiment » 16, Afin de s\u2019en servir plus hardiment! Afin plutôt de les composer à Québec et de n\u2019avoir plus à les acheter de Féret.Mais le Dieppois est aussi fin que Boispineau.Car il s\u2019agit du Frère Boispineau.Jean-Jard Boispineau avait un frère, jésuite aussi, à qui il enseignait son métier.Les Boispineau, comme Antoine Briault, étaient originaires de Lamothe en Poitou.3 \u2014 Les magasins du roi Les fournitures des troupes venaient de France; on les gardait dans les magasins du roi.Elles comprenaient des remèdes et des médicaments.Distribuées au chirurgien- major et par ses ordres aux fraters, ces drogues servaient pour les soldats naturellement, mais aussi pour les habitants.En certaines circonstances l\u2019intendant permettait des distributions de remèdes aux hôpitaux.Ainsi à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal après l\u2019incendie de 1734.Le gouverneur et l\u2019intendant rendent compte de cette distribution au ministre: « M.Hocquart a été dans la nécessité de faire fournir des Magasins du Roi différents ustenciles et des remèdes pour le soulagement des soldats malades dans le nouvel hôpital; nous en joignons l\u2019état montant à 1 060 livres 19 sols.» 1747 = rues 7 2 CS F=\u2014 pre \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le 1er septembre de l'année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l\u2019extérieur devraient soumettre leur demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l'année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le ler février de l\u2019année de l\u2019examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d\u2019appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s'ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation: b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario K1M 1P4.AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) Nom .LL LL Ancienne adresse Nouvelle adresse Co A partir du LL LL Prière d'expédier à: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 1748 L'UNION MÉDICALE DU CANADA M it chau Andr gran ll | &! ans | linge Or qui ai gi ep pays part casio ele, le Fran Sages em La Son cerlj em; ils cher | nètès Le Mes i fy cu, be », devait Par Cm \u20ac jou fiches 00 yp \u2018tore dcun lef gi & la iy Ou h My Qi À, ich Wl, ins al hg 4 \u2014 Les remèdes du roi La Cour enfin faisait, par l\u2019entremise des curés, des distributions annuelles de remèdes parmi les habitants pauvres.Pour le gouvernement de Québec le centre de distribution était l\u2019Hôtel-Dieu.Nous traiterons ce sujet plus à fond dans un autre chapitre.Malgré ces entraves il s\u2019établira de belles pharmacies à Québec sur la fin du régime français.Le chirurgien Déné- chaud tenait une boutique des mieux garnies.Joseph et André Arnoux feront le commerce des drogues sur une grande échelle.Au dire de sa veuve, André Arnoux possédait une « pharmacie immense > en 1750.La réclamation de 2 000 000 de livres qu\u2019elle présenta à la Cour dix-sept ans plus tard comprenait 13 150 livres pour « chandelles, linges et médicaments ».On s\u2019appliquait autant que possible à utiliser les remèdes que fournissait la colonie.Gauthier, par exemple, ne dédaignait pas les produits domestiques.« Mr notre médecin, écrit la Sœur de l\u2019Enfant-Jésus en 1749, avait voulu tirer de Paris plusieurs choses; il les trouve meilleures sur le pays » 17.Le Canada produisait plusieurs drogues, dont partie s\u2019exportait en France.Parmi elles mentionnons le castoréum, le capillaire, les pieds d\u2019élan, la gomme d\u2019épinette, le ginseng.V \u2014 LES SAGES-FEMMES Le roi a entretenu des sages-femmes dans la Nouvelle- France, mais ces praticiennes ne furent jamais maîtresses- sages-femmes.En 1721 on engageait une maîtresse-sage- femme de Paris pour aller servir à la Louisiane.La presque totalité de nos sages-femmes furent des personnes tirées du pays.Veuves ou femmes mariées d\u2019un certain âge, elles ne recevaient aucun salaire du roi.On n\u2019employait pas de filles parce que, comme l\u2019écrivait Dionis, «il siérait mal à une fille de vouloir entreprendre d\u2019accoucher les autres, elle qui doit ignorer toutes les circonstances nécessaires pour faire un enfant ».Les sages-femmes de paroisses étaient élues par les femmes mariées à la pluralité des suffrages.Avant d\u2019entrer en fonctions elles prêtaient serment entre les mains du curé, « conformément à l'ordonnance de l\u2019évêque de Québec ».Nous n\u2019avons pas pu retrouver cette ordonnance qui devait être de Mgr de Saint-Vallier.Par son serment la sage-femme promettait de vivre et de mourir dans la foi de l\u2019Église catholique; d\u2019assister nuit et jour dans leurs couches les femmes pauvres comme les riches; d\u2019appeler dans les cas de nécessité un chirurgien ou une sage-femme expérimentée; de ne pas révéler les secrets des familles; de ne rien faire par vengeance ni par aucun motif criminel; de ne jamais consentir à « faire périr le fruit > ou à avancer l\u2019accouchement par des voies extraordinaires et contre nature; enfin d\u2019avertir sans délai le curé de la naissance d\u2019un enfant et de n\u2019en baptiser aucun à la maison, hors le cas d\u2019une vraie nécessité 18, Quelques accouchements étaient faits par des chirurgiens; la plupart du temps cependant c\u2019étaient des sages-femmes qui opéraient.À notre connaissance, 5 sages-femmes pratiquaient à Québec en 1742.Combien d\u2019enfants naquirent cette année- là?Lors du recensement de 1744, 118 enfants nés deux ans plus tôt vivaient encore; mais nous ignorons le nombre TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 Le modificateur du comportement d igestif Classification.MAXERAN \u201c (chlorhydrate de métoclopramide) est un modificateur de la motilité du tractus gastro-intestinal supérieur.Indications.Gastrite sub-aiguë, gastrite chronique.Séquelles gastriques d'opérations chirurgicales telles que vagotomie, pyloroplastie.Dans ces indications, là où il y a ralentissement de la vidange gastrique, le Maxeran soulage les symptômes tels que nausées, vomissements, douleurs épigastriques, distension abdominale, etc.intubation du petit intestin: Maxeran facilite et accélère l'intubation du petit intestin.Réactions indésirables.De la somnolence et, plus rarement, de l'insomnie, fatigue, maux de tête, étourdissements et dérangements de l'intestin, ont été rapportés.On a rapporté en de rares occasions, des cas de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux.On a rapporté une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises lors de l'emploi du Maxeran chez des patients épileptiques.Précautions.Les médicaments dont l'activité est du type \u201catropinique\u201d ne devraient pas être utilisés en même temps que le Maxeran puisque ces médicaments tendent à annuler l'effet du Maxeran sur la motilité gastro- intestinale.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé en association avec des ganglioplégiques ou des neuroleptiques puissants puisqu'une potentialisation de leurs effets pourrait survenir.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé chez des patients souffrant d'épilepsie et de syndromes extrapyramidaux à moins que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques d'aggraver ces symptômes.À cause des risques de manifestations extrapyramidales, le métoclopramide ne devrait pas être utilisé chez les enfants à moins que l'indication pour son usage ait été clairement établie.Il ne faudrait pas dépasser la posologie recommandée pour le Maxeran puisqu'une posologie excédentaire ne produirait pas un effet correspondant sur le plan clinique.La posologie recommandée pour les enfants ne devrait pas non plus être dépassée.Contre-indications.Maxeran ne devrait pas être administré à des patients en association avec les inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques, substances sympathicomimétiques et nourriture dont le contenu en tyramine est élevé, puisque la sûreté d'une telle association n'a pas encore été établie.Par mesure de précaution, on devrait laisser s'écouler un intervaile de deux semaines entre l'utilisation d'une de ces substances et celle du Maxeran.La sûreté d'emploi du Maxeran dans la grossesse n'ayant pas été établie, il est alors recommandé de ne pas utiliser le produit chez les femmes enceintes à moins que le médecin croit que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques possibles pour le foetus.Posologie et administration.Ralentissement de la vidange gastrique Adultes Comprimés.% à 1 comprimé (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Liquide.5- 10 ml (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Ampoules.Quand l'administration parentérale est indiquée: une ampoule (10 mg) |.M.ou !.V.(lentement), à répéter deux ou trois fois par jour si nécessaire.Enfants (5 à 14 ans) Liquide.2.5 à 5 ml (2.5 \u2014 5 mg) trois fois par jour avant les repas.Intubation du petit intestin Adultes.Une ampoule (10 mg) I.V.\u2014 15 minutes avantl'intubation.D'autres voies d'administration (orale ou intramusculaire) peuvent être utilisées mais avec une plus grande période de latence.Enfants (5 à 14 ans) 2.5 à 5 ml (2.5-5 mg) Présentation.Comprimés.Chaque comprimé blanc sécable contient 10 mg de monochlorhydrate de metoclopramide.Flacons de 50 et 500 comprimés.Liquide.Chaque ml contient 1 mg de monochlorhy- drate de métoclopramide.Flacons de 110 ml et 450 ml.Ampoules.Chaque ampoule de 2 ml contient 10 mg de monochlorhydrate de métoclopramide dans une solution claire et incolore.Conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.Boîtes de 5 et 50 ampoules.Monographie du produit disponible sur demande.Informations et posologie \u2014 Voir 3e couverture PHARMACEUTIQUES LTÉE NJ R ( PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada. de ceux qui avaient succombé entre la date de leur naissance et celle du recensement.Mettons 150 naissances en tout pour 1742.Cela ferait une moyenne de 30 accouchements par sage-femme.Si les sages-femmes étaient avant tout accoucheuses, elles remplissaient aussi d'autres fonctions qu\u2019il suffit d\u2019indiquer.1 \u2014 Sages-femmes-jurées Elles servaient en justice dans les causes criminelles, pour la visite des plaignantes, des blessées, des détenues.Ici il faut entendre le mot visite dans son sens d'examen médical.2 \u2014 Indicatrices de nourrices Il n\u2019y avait pas de bureau de nourrices à Québec, comme en France.Lorsqu'un bourgeois, par exemple, cherchait une nourrice, à qui s\u2019adressait-il?La sage-femme, mieux que personne, pouvait le renseigner, elle qui tenait calendrier des accouchements.Elle savait qui nourrissaient à ce moment-là et depuis combien de temps; mais surtout elle connaissait l\u2019état de santé de ces mères et les conditions de propreté dans lesquelles elles tenaient leur foyer.3 \u2014 Receveuses d\u2019enfants Les sages-femmes recueillaient les enfants trouvés qu\u2019on déposait quelquefois chez elles la nuit.Ces abandonnés, toujours illégitimes, devenaient enfants du roi.4 \u2014 Placeuses d\u2019enfants On lit dans les registres de Beauport à la date du 13 décembre 1704: « A été baptisé un enfant male agé d\u2019un jour dont le Pere et la Mere sont inconnus lequel m'a été présenté par Genevieve Brisson femme de Nicolas Binet du dit Beauport et la dite Brisson a dit l\u2019avoir receu le dit Enfant de \u2014 Buisson femme de \u2014 Govereau sage femme de Québec qui a protesté que le dit Enfant n\u2019avoit point été baptisé ».Cet enfant semble avoir été placé sans déclaration préalable au bureau du procureur du roi.Règle générale cependant, l\u2019enfant bâtard ne pouvait pas être mis en nourrice à l'insu du procureur, autrement la nourrice n\u2019eût pas été payée pour ses services.Sur te choix de la nourrice le procureur devait consulter le chirurgien du roi et la sage-femme, celle qui était entretenue par le roi de préférence, s\u2019il y en avait une.« Le sieur procureur du roi, enjoignait Hocquart dans un mémoire de 1748 pour servir de règlement au procureur du roi, à Montréal, aura une attention particulière à faire le choix des nourrices auxquelles il remettra les dits enfants [trouvés], et c\u2019est en conséquence qu\u2019il s\u2019informera si celles qui se présenteront seront en état de les nourrir et de les élever; il consultera pour cet effet la nommé Rabot, sage- femme, et le sieur Feltz, chirurgien major, lorsqu\u2019il en sera question ».Dans le cas d'un enfant illégitime mais né dans la classe aisée, on pouvait fort bien le placer sans déclaration au procureur.Alors les frais de nourrice se trouvaient à la charge du pére de l'enfant ou de la famille de la mère.Mais quelquefois des abus se commettaient qui nécessitaient l\u2019intervention du procureur.Citons un exemple de placement insolite qui eut des échos jusqu'en France.En 1717 une jeune fille de Québec ayant accouché «du fait a du sieur de la Durantaye » qui appartenait à la meilleure 1750 = société de la ville et qui en était au moins à son deuxième bâtard, la sage-femme Samson garda l'enfant caché chez elle pendant 15 jours, puis, sur les conseils du Père Du Parc, jésuite, elle le livra à une sauvagesse de Lorette.Voici quelles étaient les sages-femmes de Québec en 1742.1 \u2014 Madeleine Bouchette Entretenue par le roi, elle se trouvait par son titre et par ses capacités à la tête de sa profession.Elle était passée au Canada la même année que Michel Berthier, chirurgien du roi, en 1722, aux appointements de 400 livres.Marie-Jeanne Sulmon Douvillé, maîtresse-sage-femme de Paris engagée pour la Louisiane, recevait, elle, 1 200 livres; mais elle était chargée de former d\u2019autres sages-femmes.« Au moyen des avantages et conditions ci-dessus, disait l\u2019article 9 de son contrat, la dite dame Dovillé promet non seulement d\u2019aider toutes les femmes qui auront besoin de son secours, aussitôt qu\u2019elle en sera requise, mais encore d'enseigner et instruire celles qui voudraient apprendre sa profession ».Madeleine Bouchette a-t-elle formé des sages-femmes?Très probablement, bien qu\u2019elle n\u2019y fût pas tenue.Ce métier, qui exigeait de la vocation, comme on dit, ne souffrait pas d\u2019encombrement.On voulut obtenir une deuxième sage-femme en 1736, mais le ministre répondit que le roi n'en pouvait faire la dépense et il conseillait de s'enquérir s'il n\u2019y avait pas dans la colonie quelques veuves disposées à exercer ce métier.La même pénurie existait à l'Île Royale.Bertin, chirurgien du roi dans cette île et sorti de Rochefort comme Berthier et Briault, fut chargé par la Cour de former des accoucheuses.La dame Bouchette se trouvait avoir 59 ans en 1742.Veuve de Jacques-Philippe Domtaille en 1725, elle s'était remariée un mois après le décès de son mari à Claude Berry dit Morillonnet.Il était plus jeune qu'elle; aussi, lors du recensement de 1744, se rajeunit-elle de six années, ce qui tout de méme lui donnait encore une avance de cinq années sur son mari.Sa fille, nous l'avons dit, avait épousé le chirurgien Lacroix.À cette époque Madeleine Bouchette ne pratiquait plus guère son métier.Ses fonctions la dispensaient de loger les gens de guerre.Elle demeurait rue Saint-Louis.2 \u2014 Catherine Bonhomme Âgée de 57 ans et veuve de Mathurin Meunier.Elle logeait rue des Jardins.En première noces son mari avait épousé Madeleine Meneux, fille du chirurgien Jacques Me- neux dit Châteauneuf.3 \u2014 Anne Labbé Veuve de François Allaire ou Dallaire.Elle était âgée de 63 ans et demeurait rue Saint-Nicolas.Fille de Pierre Labbé et de Marguerite Meunier, elle se trouvait être la cousine de Catherine Bonhomme.Sa fille, mariée à Jean- Baptiste Lacasse, était sage-femme à Beaumont.4 \u2014 Marie-Françoise Labadie Elle était nièce par alliance de Simone Buisson, sage- femme à Québec, épouse de Nicolas Gauvreau et décédée en 1722.Veuve de Simon Buisson, Marie-Françoise Labadie s\u2019était remariée à Pierre Molleur en 1728.Elle exerçait son métier un peu partout, dans la ville et en dehors, à la Pointe-aux-Trembles, à Beaumont.Elle avait 55 ans.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Voici les Pussyfoots Savage! 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services professionnels exerce les activités et fonctions visées à l\u2019article 81 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (L.Q.1971, chapitre 48) et ses règlements.EXIGENCES : \u2014 Membre en règle du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec \u2014 Expérience clinique d\u2019au moins 5 ans dans un centre hospitalier spécialisé et/ou ultra-spécialisé \u2014 Avoir siégé à différents comités du Conseil des médecins et dentistes dans un centre hospitalier spécialisé et/ou ultra-spécialisé \u2014 Qualités de leadership.RÉMUNÉRATION : Rémunération compétitive à celle versée pour des fonctions similaires dans le secteur de la santé et des services sociaux, INSCRIPTION : Faire parvenir sa demande et son curriculum vitae, avant le 30 octobre 1975, dans une enveloppe marquée « Directeur des services professionnels » au : Directeur général Centre hospitalier Maisonneuve-Rosemont 5415, boulevard de l\u2019Assomption Montréal, Québec H1T 2M4 5 \u2014 Marguerite Blouin Mariée à Jacques Létourneau.Elle était âgée de 55 ans et logeait rue du Sault-au-Matelot.En 1730 un enfant «trouvé dans le tambour de sa maison » avait donné lieu à une enquête du lieutenant de la prévôté.VI\u2014 LES NOURRICES Un nombre considérable de femmes, appartenant à la bourgeoisie et au personnel de l\u2019administration, se déchargeaient sur les nourrices du soin d\u2019allaiter leurs enfants.Ce nombre étonnerait si on pouvait le calculer avec exactitude.Nous avons dit qu\u2019il n\u2019y avait pas de bureau de nourrices à Québec.En réalité il y en avait un et c\u2019était celui du procureur du roi qui en faisait les fonctions.Les femmes du peuple qui, pour se gagner un peu d'argent ou pour une autre raison, désiraient prendre un enfant en nourrice, se présentaient chez le procureur du roi.On a remarqué les mots du mémoire de Hocquart cité plus haut: Le procureur «s\u2019informera si celles qui se présenteront seront en état de les nourrir ».Les nourrices qui acceptaient un enfant trouvé étaient à la paye du roi.En 1736 Hocquart rend une ordonnance «qui porte qu\u2019à commencer au 1\u201c juillet prochain il ne sera plus payé aux nourrices pour la nourriture et subsistance des enfants nés par voies illicites, et qui leur sont ou seront remis par les procureurs du roi ou fiscaux, que la somme de sept livres par mois immédiatement après que les dits enfants auront atteint l\u2019âge de dix-huit mois et jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient engagés, lesquels engagements 1752 seront faits par les procureurs du roi aussitôt que les dits enfants auront quatre années et même plus tôt, s'il peut ».En 1748, par un règlement de Hocquart, la somme payée aux nourrices est augmentée.Pour le « premier quartier de nourriture » elle est portée à 45 livres et ensuite à 10 livres par mois, jusqu'à ce que l'enfant ait atteint 18 mois.Dans les dernières années du régime français il en coûtait au roi pour l'entretien des enfants illégitimes dans toute la colonie la somme de 18 500 livres.Une année, cette somme avait été de 24 000 livres !®, Nous ignorons quelle part allait pour frais d'allaitement: mais elle devait être assez élevée car depuis 1748 l\u2019entretien par le roi cessait à 18 mois.Auparavant il se terminait seulement à 4 ans.«Les dits enfants, marquait Hocquart dans son mémoire, ayant atteint l\u2019âge de dix-huit mois, le sieur procureur du roi aura attention de les engager à de bons habitans, soit de la ville, soit de la campagne, jusques à l\u2019âge de dix-huit à vingt ans, suivant l\u2019usage: il doit néanmoins les engager plus tôt s\u2019il est possible, c'est-à-dire aussitôt qu\u2019ils seront d'âge à être sevrés, et dans ce cas, il peut outrepasser la somme de quarante-cinq livres, ordinairement convenue et payée pour les dits engagements ».Nous avons indiqué plus haut que le procureur du roi devait savoir chez qui se faisaient les placements afin de payer les nourrices.T1 le devait pour d\u2019autres raisons.D'abord pour empêcher qu\u2019une mère n\u2019acceptât un enfant si le sien à elle n'était pas sur le point d\u2019être sevré.Ensuite pour empêcher quelle ne reçut deux nourrissons étrangers en même temps, autrement l\u2019allaitement de ces enfants aurait été insuffisant.En France il était défendu aux sages-femmes de garder une nourrice chez elles.Sans doute pour prévenir la sorte d'abus dont la dame Samson s'était rendue coupable en 1717.On se souvient qu\u2019elle avait fait disparaître en le donnant aux sauvages \u2014 avec le consentement de la mère, il est vrai \u2014 un enfant qu\u2019elle avait tenu caché dans sa maison pendant deux semaines.Chapitre II L'ORGANISATION MÉDICALE DE LA VILLE DE QUÉBEC (suite) Sommaire: \u2014 Les Hôpitaux, les hospices, les infirmeries.\u2014 Le Service de santé dans les institutions religieuses.\u2014 Les Édits et les ordonnances qui réglementaient la pratique de la médecine.\u2014 Les Mesures sanitaires émanant de la métropole et de la colonie.I \u2014 LES HÔPITAUX, LES HOSPICES, LES INFIRMERIES Les hôpitaux de la Nouvelle-France se divisent en hôpitaux sédentaires et en hôpitaux ambulants.Les hôpitaux ambulants suivaient les armées.Il en sera monté de très considérables au cours de la Guerre de Sept Ans.Les hôpitaux sédentaires se subdivisent en permanents et en temporaires.Les établissement permanents comprennent les hôpitaux purement militaires, ceux des forts par exemple, et les hôpitaux mixtes, c'est-à-dire à l'usage de la population civile et des troupes, comme le furent les trois hôtels- Dieu du Canada et la Charité de Louisbourg.L'Hôpital de la Charité et l'Hôtel-Dieu de Québec étaient en outre hôpitaux navals ou de marine.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 0 Quant aux hôpitaux temporaires, c\u2019étaient des constructions qu\u2019on utilisait dans des circonstances exceptionnelles, au cours d\u2019une épidémie par exemple ou pour abriter des malades jetés sur le pavé par un incendie.A \u2014 Les hôpitaux de Québec Les établissements hospitaliers de Québec furent de plusieurs sortes.Décrivons-les succinctement.1 \u2014 L\u2019Hôtel-Dieu Il a été pendant tout le régime français l\u2019hôpital le plus important de la colonie.Son organisation et son fonctionnement feront l\u2019objet des trois chapitres suivants.2 \u2014 L'Hôpital de la Potasse Il ne servait que pendant les épidémies.C\u2019était une bâtisse construite par les soins de Talon et cédée en 1677 à un particulier pour la manufacture de la potasse et du savon, projet qui ne réussit pas.Le nom de La Potasse resta au bâtiment et, par extension, s\u2019appliqua aussi au coteau sur lequel il s\u2019élevait, de même qu\u2019à un mur des fortifications et à un bastion.La Potasse était située en arrière et à peu de distance du palais de l\u2019Intendance.En 1735, Hocquart faisait couvrir de tuiles « le pignon nord-est du bâtiment de la potasse ».Cette construction pouvait accommoder un nombre assez élevé de malades.Voici ce que Nicolas-Gaspard Boucault écrit en 1754, en parlant de l\u2019Hôtel-Dieu: « Comme le pays est beaucoup augmenté depuis trente années, il serait à souhaiter que cet hôpital fût agrandi de quelques salles, pour recevoir ou pour conserver les habitants qui sont obligés d\u2019en sortir pour faire place à des soldats et matelots du Roi qui arrivent quelquefois malades et en grand nombre, ce qui est à la connaissance de M.Hocquart qui en 1743 fut obligé de se servir du lieu nommé la Potasse et d\u2019autres lieux, pour retirer un nombre considérable de malades qu\u2019il y eut cette année ».1 Lors de l\u2019épidémie de 1740, apportée par le Rubis, la Potasse dut recevoir plusieurs malades.Le 11 août, après avoir expliqué au ministre que le capitaine lui a déjà envoyé 110 malades, tant matelots que passagers, malades qu\u2019il a fait admettre à l\u2019Hôtel-Dieu, Hocquart ajoute: < Pai reçu encore aujourd\u2019hui 91 malades du vaisseau du Roi que j'ai fait placer a l\u2019Hôtel-Dieu et dans l\u2019hôpital que j'ai fait préparer près du Palais ».Cette bâtisse, entre deux épidémies, servait de hangar pour les fournitures du roi.Elle fut détruite par un incendie en 1746 et, à ce moment-là, ne renfermait que des toiles et diverses munitions.?L'intendant la fit reconstruire, mais à un endroit que nous ignorons.«The French have been [busy] this Week past in Rearing up an Hospital remote from the Prison and Town for the Sick, note un prisonnier anglais dans son journal à la date du 12 janvier 1747; for Since the Death of Monsieur [Joseph Perron] Lorains Daughter and Father Chaveleze [Vallier] And a great many being Ill in the Town they have at Length bethought them selves the Distemper is Catching therefore they have this Day Carried out of the Prison all the Sick to the Number of 20.» (a suivre) TOME 104 \u2014 NOVEMBRE 1975 f ROJECTEUR arts Bs RAN.INCORP er et de ripports a y TABLE DES ANNONCEURS Ayerst, Laboratoires (Pyopène) 1617 Ayerst, Laboratoires (Orbénine) 1631-2 Ayerst, Laboratoires (Indéral/Diucardin) 1738-9-40 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-Fe) Deuxième page de la couv.Ciba, Produits Pharmaceutiques (Slow-Fe \u2014 posologie) 1613 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Locacorten-Vioforme) 1634-5 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1748 Desbergers Limitée (Anoryol) Quatrième page de la couv.Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) 1608-9 Frosst, Chas.E.& Cie (P.V.F)) 1742-3 Herdt & Charton Inc.(Rynatan) 1729 Herdt & Charton Inc.(Broncho-Grippol) 1731 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Valium) 1627 1754 Hôpital Maisonneuve-Rosemont (Carrières et professions) 1752 Lambert, Lepage, Labbé Inc.(Le Caramate) 1753 Merrell, Co., The Wm S.(Bendectin) 1618-9 Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadostine) 1733 Omnimedic Inc.(Glucophage) 1624-5 Omnimedic Inc.(Maxeran \u2014 posologie) 1749 Omnimedic Inc.(Maxeran) Troisième page de la couv.Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Donnatal) 1640 Sandoz Pharmaceuticals (La thérapeutique des céphalées) 1614-5 Sandoz Pharmaceuticals (Hydergine) 1745-6-7 Savage Shoes Ltd.(Pussyfoots) 1751 Smith & Nephew Ltd.(Reconstituants) 1622-3 Upjohn, Compagnie du Canada (Services de santé) 1637 Upjohn, Compagnie du Canada (Motrin) 1734-5 ®r DB LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE L'UNION MEDICALE DU CANADA À Acquisition thérapeutique Jf \\ fondamentale en ; \\gastro-entérologie.| Mode d'action unique en son : Le MAXERAN chlorhydrate de métoclopramide) ERSTE Ta WatoTe liter: III [VI de lolo a CT Te Me Ile (1101 d'un type radicalement nouveau.Le MAXERAN _est en effet unique en son genre par sa fagon @® d\u2019accélérer la vidange gastrique.Le (heres possede la propriété exclusive de produire simultanément et de façon A | \\_~ synchronisée les effets suivants: | À « Ouverture du pylore (2) e Distension du bulbe duodénal (3) PETITE CTI du transit gastro-duodénal (4) MR NT LCE \u2018après vagotomie! bi Le a tomportement digestif, ih > I Ty = Ta wa le rs e Le MAXERAN s\u2019appuie sur 10 ans ) 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