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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1976-09, Collections de BAnQ.

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[" \u20ac TOM E 105 \u2014 No 9 MONTRÉAL \u2014 SEPTEMBRE 1976 1872-1976 = \u2014_ = \u2014 \u2014 ee mr rt epee meee eee EDITORIAL L'ENSEIGNEMENT PAR ORDINATEUR EST-IL AUSSI EFFICACE POUR LES MÉDECINS PRATICIENS QUE POUR LES À L'HEURE PRESENTE, L'IMPROVISATION EST DE RÈGLE 1315 ÉTUDIANTS EN MÉDECINE ?1359 Edouard Desjardins Jean-François d'Ivernois, Gilles Côté et Yves Marquis ARTICLES SPÉCIAUX MEDECINE SOCIALE LA RHIZOTOMIE PRÉ-PONTIQUE DU TRIJUMEAU PAR LA CRÂNIECTOMIE SOUS-OCCIPITALE SELON DANDY 1316 DISPARITÉS RÉGIONALES DANS LA MORTALITÉ AU QUÉBEC 1363 Gérard Mohr, André Parenteau Louise Guyon-Bourbonnais, Jean-Marc Bernard et Paul-Henri Crevier et Madeleine Blanchet DÉTECTION DE L'ANTICORPS CONTRE LA NUCLÉOCAPSIDE HUMANISATION DES SOINS: LES SERVICES D'OBSTÉTRIQUE, DU VIRUS DE L'HÉPATITE B (ANTI-HBc) PAR UNE DE GYNÉCOLOGIE ET LES POUPONNIÈRES VUES DE MÉTHODE D'INHIBITION DE L'IMMUNOPEROXYDASE : L'INTÉRIEUR 7 1372 ÉTUDE SUR 225 SUJETS ; 1327 Hélè G h Si Riel ciene antche et Simon ICHer François Lamothe, Janine Laurencin-Piché, it Pierre Coutu et Gilles Richer LES ASPECTS SOCIAUX ET PSYCHOLOGIQUES DE LA CONTRACEPTION CHEZ L'ADOLESCENTE 1377 DETECTION RADIOMETRIQUE DU MÉTABOLISME INTER- .MÉDIAIRE \u201cIN VIVO\".oi LL 1331 Lise Fortier Thomas Ntundulu, Ngo Tran et Etienne Lebel LE DRAME DE L\u2019EPIGLOTTITE AIGUË : PRÉSENTATION D'UN NT PROTOCOLE DE SURVEILLANCE, DE DIAGNOSTIC ET DE REVUE GENERALE TRAITEMENT DES EPIGLOTTITES AIGUES 1335 LE LIGAMENT CROISE ANTERIEUR : NOTIONS ACTUELLES 1380 Marcel Jacob, Jean Taillefer et Michel Girard Pierre Beauchamp et Carroll A.Laurin PRESENTATIONS CLINIQUES PHARMACOLOGIE CRISE BLASTIQUE D'UNE LEUCEMIE MYÉLOÏDE CHRONIQUE: LEUCEMIE MEGACARYOBLASTIQUE ?1339 GUIDE PRATIQUE POUR L'EMPLOI DES AGENTS PSYCHO- PHARMACOLOGIQUES: Il.ANTIPSYCHOTIQUES ET ANTI- Daniel Armenta, Léopold-A.Long, PARKINSONIENS 1387 Harry-M.Pretty, Jean-A.Neemeh, .Raymond Beaulieu et Gilles Gosselin Guy Chouinard L'HÉPATITE DES PERSONNES ÂGÉES 1344 Gilles Lapointe et Andrée Cholette SUJET DIVERS Y É , 5 .L M KYSTIQUE DU MEDIASTIN 1367 EVOLUTION DE LA CHIRURGIE À MONTRÉAL (1843-1949) 1398 Gilles-P.Laroche \u2018Edouard Desjardins CONSIDERATIONS SUR LES CANCERS URINAIRES PRIMITIFS .MULTIPLES LL 1351 ; Tonel Rovinescu et Elisabeth Rousseau ANTHOLOGIE } vai + # EYRE GRAND ÉLECTYAIRE «DE L\u2019ORVIÉTAN AU PAYS DE LA PÉDAG IE ÉD ~~ NOUVELLE-FRANCE 1411 MEDICALE Gabriel Nadeau LA PEDADOGIE MEDICALE A L'INTÉRIEUR D'UNE FACULTÉ ; DE MÉDECINE 1354 NOUVELLES ui, 1297.£ st JA Jacques DesMarchais e et Pierre Jean bu 1426 NÉCROLOGIE .\u2026.4 27% IR Li a Dans I ép lepsie or ol mali Tr les ¢ crises et atténue les troubles du caractère! la Mieux isation toléré dans es patients les cas ou le autres agents trai ires de l\u2019épi res provoquen os nvul- une sédatio IC | | Fad + TE I h une SrA ingl- aod .d ya \\ ee o F ge \u20ac V2 + © 7 aid wet A J ame Teel ek rT r direct: OEE Ad 3 he représentant Ge *Voir t@t indi@ations dans ve one Dorval, P.Q.H9S 1B1 de prescription page 1301 TOME 105 \u2014 No 9 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA MONTRÉAL \u2014 SEPTEMBRE 1976 1872-1976 EDITORIAL IMPROVISATION 1S THE RULE Edouard Desjardins SPECIAL ARTICLES THE PRE-PONTINE TRIGEMINAL RHIZOTOMY VIA DANDY\u2019S SUB-OCCIPITAL CRANIECTOMY Gérard Mohr, André Parenteau and Paul-Henri Crevier DETECTION OF HEPATITIS B CORE ANTIBODY (ANTI-HBc) BY AN IMMUNOPEROXIDASE INHIBITION METHOD: A STUDY OF 225 SUBJECTS François Lamothe, Janine Laurencin-Piché, Pierre Coutu and Gilles Richer RADIOMETRIC DETECTION OF INTERMEDIARY METABOLISM \u201cIN VIVO\u201d 1331 Thomas Ntundulu, Ngo Tran and Etienne Lebel A GROUP PROTOCOL FOR DIAGNOSIS AND TREATMENT OF ACUTE EPIGLOTTITIS Marcel Jacob, Jean Taillefer and Michel Girard CASE REPORTS CHRONIC LEUCEMIA MEGAKARIOBLASTIC Daniel Armenta, Léopold-A.Long, Harry-M.Pretty, Jean-A.Neemeh, Raymond Beaulieu and Gilles Gosselin HEPATITIS IN THE AGED Gilles Lapointe and Andrée Cholette MEDIASTINAL CYSTIC LYMPHANGIOMA Gilles-P.Laroche TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 CONSIDERATIONS ON MULTIPLE PRIMARY CARCINOMAS OF THE GENITO-URINARY TRACT Tonel Rovineseu and Elisabeth Rousseau MEDICAL EDUCATION MEDICAL EDUCATION IN A SCHOOL OF MEDICINE Jacques DesMarchais and Pierre Jean EFFICIENCY OF COMPUTER ASSISTED INSTRUCTION (CAI) FOR TEACHING GENERAL PRACTITIONERS Jean-François d\u2019Ivernois, Gilles Côté and Yves Marquis SOCIAL MEDICINE REGIONAL DISPARITIES IN MORTALITY RATES IN QUEBEC Louise Guyon-Bourbonnais, Jean-Marc Bernard and Madeleine Blanchet HUMANIZATION OF CARE AND SERVICES IN OBSTETRICS, GYNECOLOGY AND NURSERIES Hélene Gantcheff and Simon Richer SOCIAL AND PSYCHOLOGIC ASPECTS OF CONTRACEPTION AMONG ADOLESCENTS Lise Fortier COLLECTIVE REVIEW THE ANTERIOR CRUCIATE LIGAMENT: REVIEW OF THE LITERATURE Pierre Beauchamp and Carroll A.Laurin PHARMACOLOGY A PRACTICAL GUIDE TO PSYCHOACTIVE DRUGS: Il.ANTI- PSYCHOTIC AND ANTIPARKINSONIAN DRUGS Guy Chouinard Rt re i uilibre a llence par exce se M O Employé seul _ O Employé avec sulfamides us hypoglycémiants O Employé avec insuline ey mm ev en my GlucopHAGE eau aus + permet d'atteindre l'équilibre chez le diabétique eo = _ J PHARMACEUTIQUES LTÉE PHARMACEUTICALS LTD NORDIG Laval, Qué.Canada ey er = =. i! 19 # 7 habit dati die dc at rs dés glucophage Chlorhydrate de Metformine Classification - Le GLUCOPHAGE (chlorhydrate de Metformine) est un antidia- bétique oral de la famille des biguanides.Pharmacologie Le GLUCOPHAGE est rapidement absorbé et excrété.Le produit n\u2019est pas métabolisé et est excrété inchangé dans les urines.Le GLUCOPHAGE abaisse la glycémie du diabétique mais non celle de l\u2019homme normal.Contrairement aux sulfonylurées, l'hypoglycémie n\u2019a jamais été rapportée à la posologie normale chez le diabétique traité au GLUCOPHAGE seul.Selon l\u2019opinion la plus répandue le GLUCOPHAGE favorise l\u2019utilisation du glucose périphérique et exerce son activité par l'intermédiaire de l'insuline.Ainsi le GLUCOPHAGE améliore le coefficient K d\u2019assimilation glucidique et le coefficient d'efficacité insulinique.Le GLUCOPHAGE entraîne chez le diabétique obèse hyperinsu- linémique une tendance très nette à la normalisation de la sécrétion d\u2019insuline parallèle à celle de la glycémie.Expérimentalement, le GLUCOPHAGE n'exerce, en dehors de ses activités métaboliques propres, aucune action notable sur l\u2019organisme.Contrairement aux sulfonylurées, le GLUCOPHAGE ne stimule pas la sécrétion pancréatique d\u2019insuline.Indications 1) Diabète adulte, stable, sans complications et non cétosique, ne pouvant être contrôlé par la diète seule.2) Le GLUCOPHAGE est particulièrement indiqué chez le diabétique obèse, car en plus de son action spécifique sur le diabète lui-même, il entraîne fréquemment une baisse importante de poids chez ces patients.Le GLUCOPHAGE peut être administré seul ou associé aux sulfonylurées, dans les cas d\u2019échecs primaires ou secondaires à un traitement aux sulfonylurées utilisées seules.L'usage conjugué du GLUCOPHAGE et d\u2019une sulfonylurée peut s\u2019avérer particulièrement efficace chez les diabétiques âgés qui n\u2019auraient pas obtenu les résultats désirés de l\u2019un ou de l\u2019autre médicament utilisé séparément.Ce traitement conjugué représente dans certains cas une alternative au traitement à l\u2019insuline.Les deux médicaments agissent probablement en synergie, la sulfonylurée stimulant la libération d\u2019insuline des cellules bêta du pancréas et le GLUCOPHAGE potentialisant son action sur les tissus périphériques.Adjuvant de l\u2019insuline: dans certains cas le GLUCOPHAGE peut permettre de supprimer l'insuline.Souvent l\u2019addition du GLUCOPHAGE au traitement permet de réduire les doses d'insuline, particulièrement dans les cas qui sont mal stabilisés avec l\u2019insuline seule.Utilisation clinique Le GLUCOPHAGE est utilisé à travers le monde depuis 1957.De très nombreuses études cliniques révèlent que le GLUCOPHAGE se caractérise comme suit: Il ne cause pas d'hypoglycémie lorsqu\u2019utilisé seul chez le diabétique.Il favorise la perte de poids chez l\u2019obèse et cet effet n\u2019est pas relié a la posologie et n\u2019est pas la manifestation d\u2019une propriété ano- rexiante du médicament.If conserve son activité durant des traitements à long terme.Effets secondaires Goût métallique dans la bouche, gêne épigastrique, nausées et vomissements.La diarrhée et des éruptions cutanées ont été rarement rapportées.Aucune réaction toxique grave n\u2019a été rapportée.Précautions En cas de vomissements: cesser temporairement le traitement et reprendre en instituant une posologie progressive.Utiliser avec prudence chez les patients souffrant de maladie d\u2019Addison et chez les patients qui tolèrent mal l\u2019alcoo! et les sédatifs.Comme avec tous les autres hypoglycémiants oraux, on recommande des examens périodiques du patient incluant l\u2019'hémogramme, les fonctions hépatiques et ophtalmiques afin de prévenir ou de minimiser les complications à court ou à long terme.Discontinuer le traitement en présence d\u2019élévation importante de la lactacidémie.Contre-indications Le GLUCOPHAGE, utilisé seul, est contre-indiqué en présence de diabète cétosique, juvénile, insulinoprive.Le GLUCOPHAGE est contre-indiqué dans les cas d'acidose grave, de coma, et de diabète très instable.Durant les périodes graves de stress telles que: infections graves, traumatismes, opérations chirurgicales, etc, un changement temporaire à l\u2019insuline est recommandé.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué durant la grossesse, dans les cas de jaunisse, de maladies hépatiques et rénales graves.Le GLUCO- PHAGE est contre-indiqué en présence de complications préexistantes particulières au diabète telles que: la rétinopathie, la névropathie, la néphropathie et les états de diabète latent ou conditions prédiabétiques, Posologie et administration Le GLUCOPHAGE est administré par voie orale.La posologie quotidienne usuelle est de 0.5 gramme trois fois par jour mais peut varier de 0.5 gramme à 3 ou 4 grammes par jour.Le médicament est mieux toléré lorsqu'il est administré aux repas.Selon les résultats obtenus, il peut être nécessaire d'augmenter la dose (dans les limites indiquées ci-haut); cette augmentation doit être graduelle sur une période de 10 jours afin de prévenir les troubles gastro-intestinaux.Présentation Comprimé blanc, rond, convexe, sécable.Chaque comprimé contient 0.5 gm de Metformine.Flacons de 100 et 500 comprimés.PHARMACEUTIQUES LTÉE PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada.3 _\u2014 4 CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être inédits et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.Il est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l'auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.> Les tirés à part doivent être commandés par Fauteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.H est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2018un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d\u2018un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2018\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \"L'Union Médicale du Canada\u2019, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.1293 ra AU AE ase \u2014\u2014 3 a avant i ny Frémarine\u2026 0 sr.+ x} hargneuse | tait Qu °C 0 Lorsque la symptomatologie SU du indique une carence en oœstrogênes, in Ue le lig at Prémari ne à la femme la protection métabolique perdue REMARINE* (comprimés d\u2019œstrogènes conju- mes tels que l\u2019irritabilité, l'anxiété, la nervosité, la ués C.S.D.) rétablit chez la femme carencée en dépression, l'insomnie, les céphalées et la fatigue.strogènes la source d'œstrogènes indispensable PREMARINE soulage les femmes déficientes en soulagement des symptômes physiques et émo- œstrogènes et produit chez elles une sensation de s pénibles de la ménopause.bien-être remarquable.PRÉMARINE, parce qu\u2019elle EMARINE offre la thérapeutique d\u2019ordre physio- contient exclusivement des cestrogenes naturels, gique fondamentale des phénomènes vasomo- leur redonne la protection métabolique qu'elles ont urs de la carence en œstrogènes\u2014bouffées de perdue.Or, aucun tranquillisant ne peut avoir cet aleur, transpiration, palpitations et paresthésie.effet.PREMARINE\u2014utilisée efficacement depuis plus, PREMARINE restaure de façon remarqua- plus de 30 ans\u2014est le composé d'œstrogènes de e l'état émotif du sujet en soulageant les symptô- loin le plus fréquemment prescrit.PICATIONS: Thérapeutique substitutive des carences en œstrogénes.plus spécifiquement celles de la ménopause et de la postménopause.CONTRE-INDICATIONS: L'œstrogénothérapie est généralement contre- quée en présence d'antécédents personnels ou familiaux de cancer ou de tumeurs cancéreuses avérées PRÉCAUTION: Afin d'éviter la stimulation ininterrompue des seins et de l\u2018utérus, on recommande l'adminis- \u2018Rion de PREMARINE en cures cycliques.Une hémorragie de sevrage peut survenir au Cours de la période d'abstention.Le cas échéant, elle sera minimisée, voire même éliminée par une diminution de la posologie urs des cycles suivants.Par ailleurs, les mouchetures sanguines perthérapeutiques sont généralement jugulées par l'augmentation des prises.On doit rechercher les causes de toute hémorragie copieuse, inex- Lée, c'est-à-dire survenant en dehors de la période de sevrage.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI: Symptômes ménopausiques graves: 1,25 mg par jour.À défaut de résultats satistaisants après trois à quatre jours, orer la dose à 2,5 ou 3,75 mg par jour.Symptômes ménopausiques bénins ou modérés: 1,25 mg par jour.Dans certains cas, il suffira de 0,625 mg.Afin de faciliter la thérapeutique cyclique.le distributeur PREM- 3K (a 12504 à 0,625 mg) contient un approvisionnement de PRÉMARINE pour 4 cures de 21 jours.PRÉSENTATION: Les comprimés PRÉMARINE sont dosés à 2,5 mg, 1,25 mg.0,625 mg ou à 0,3 mg d'œstrogènes Wjugués D.divers Illustration mannequin professionnel a?79% 4 .Zz, JA cm *Déposée se LABORATOIRES AYERST division de Ayerst.McKenna & Harrison, Limitée.Montréal, Canada Il n'y a pas de substitut pour la qualité: Ayerst 4572-C/7/74F ee L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 Jean-Marie Albert 5 André Archambault 7 Pierre Audet-Lapointe 7 Raymond Barcelo 7 Maurice Bélanger 3 Jacques Bernier 7 Martial Bourassa 7 Jacques Cantin 7 Jean Chagnon 7 Claude Chartrand 7 Gilles Dagenais '° Louis Dallaire 7 Pierre Daloze 7 André Davignon 7 Lise Frappier-Davignon \u201d Ghislain Devroede 11 Charles Dumas 7 Robert Elie 7 Maurice Falardeau 7 RÉDACTEUR EN CHEF: Edouard Desjardins 7 ASSISTANT RÉDACTEUR EN CHEF: ; Marcel Cadotte 7 RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Roma Amyot 7 Guy Albot 9 Jean-L.Beaudoin 10 Pierre Bois?Paul Bourgeois?Georges Brouet 9 Paul-Louis Chigot?Jean-François Cier 8 Roma Amyot 7 Paul-René Archambault 7 André Barbeau 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Jean-Réal Brunette 7 Marcel Cadotte 7 Serge Carrière 7 Roland Charbonneau 7 Michel Chrétien 7 Edouard Desjardins 7 RÉDACTION : COLLABORATEURS Pierre Franchebois 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 Jacques Gagnon 7 Marc-André Gagnon 7 Réjean Gauthier 7 Claude Goulet 7 Fernand Grégoire 7 Pierre Grondin 7 Otto Kuchel 7 Claude Laberge 19 Lucette Lafleur 7 Yves Lamontagne 7 Gilles Lamoureux 7 Louis-E.Laplante \u201d Pierre Lavoie 7 René Lebeau 7 Bernard Leduc\u2019 Guy Lemieux?Jacques Letarte 7 RÉDACTEURS ADJOINTS: Jacques Cantin 7 Camille Dufauit 7 Paul Dumas 7 MEMBRES HONORAIRES Rosario Fontaine 7 Claude Fortier 10 Gustave Gingras 7 Adélard Groulx 7 Albert Jutras 1 Raoul Kourilsky 8 Richard Lessard 10 Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard 7 Roger Poisson\u2019 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer 7 Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 Jacques Turcot !° Jacques Van Campenhout 7 SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: Marcel Cadotte 7 Paul Letondal 4 Gilles Pigeon 11 Francis Tayeau 2 MEMBRES DE LA CORPORATION Camille Dufault 7 Origène Dufresne 7 Roger R.Dufresne 1! Paul Dumas 7 Michel Dupuis 7 Jacques Genest 7 Ghislaine Gilbert 7 Jules Hardy 7 Murat Kaludi 7 Simon Lauzé 7 Jean-Louis Léger?Charles Lépine 7 Marcel! Rheault 7 Rosario Robillard 7 Claude C.Roy\u2019 Pierre Smith 7 Léon Tétreault 7 Florent Thibert 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa: 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke: 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PUBLICITÉ PRÉSIDENT : André Barbeau VICE-PRÉSIDENT : Simon Lauzé TRÉSORIER : Roland Charbonneau SECRÉTAIRE : Marcel Cadotte CONSEILLERS : Edouard Desjardins Camille Dufault Michel Dupuis SECRETAIRE ADMINISTRATIVE : Gabrielle Faucher Roger Bergeron, Enr.5915, rue Arthur-Chevrier Montréal, Qué.H1G 1R4 Tél.: 322-2110 membre du [EIE1E] Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR 1296 ISSN 0041-6959 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles L\u2019ORDRE DU CANADA CONFÉRÉ AU DOCTEUR ALBERT JUTRAS M.Jules Léger, gouverneur général du Canada et Compagnon principal de l\u2019Ordre du Canada, vient de faire connaître la nomination, à titre de membre de l'Ordre, du docteur Albert Jutras, radiologiste émérite de l\u2019Université de Montréal, radiologiste honoraire de l'Hôtel-Dieu de Montréal et chef du service de radiologie de l'Hôtel-Dieu d\u2019Amos.(Communiqué) LE DOCTEUR ROBERT GOURDEAU, PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION MÉDICALE DU CANADA Lors de l'assemblée générale annuelle de l\u2019Association médicale du Canada, tenue partiellement à Ottawa et à Dublin en juin 1976, il y a eu élection des dirigeants.Le docteur Barry O\u2019Donnell a été élu à la présidence, le docteur Robert Gourdeau de Québec a été nommé président élu; il entrera en fonction en 1977.Le docteur D.L.Wilson de Kingston a été élu président du Conseil d'administration, le docteur E.W.Barootes de Régina a été choisi comme vice-président.Le docteur LR.Harwick de Toronto a été réélu trésorier honoraire, les docteurs R.D.Atkinson et C.J.Varvis d'Edmonton occuperont les postes de secrétaires honoraires.CONTRATS D'AFFILIATION AVEC L'UNIVERSITÉ LAVAL Treize centres hospitaliers, situés pour la plupart dans la région de Québec, viennent de signer avec l'Université Laval des contrats d'affiliation destinés à structurer et à harmoniser l\u2019enseignement clinique et la recherche de niveau universitaire dans le domaine des sciences de la santé et dans certains secteurs connexes.La conclusion de ces nouveaux contrats, rendue obligatoire par la loi sur les services de santé et les services sociaux, était requise pour que les centres hospitaliers puissent continuer à donner un enseignement clinique de niveau universitaire et les autres de ces ententes ont été au préalable approuvés par le ministère de l'Éducation et le ministère des Affaires sociales.Si le premier contrat a été signé par le CHUL (Centre hospitalier de l\u2019Université Laval) dès le 14 août 1975, les autres contrats ont tous été ratifiés récemment en mai et juin 1976; ils concernent les établissements suivants: St- François-d\u2019Assise, Enfant-Jésus, Hôtel-Dieu de Lévis, Centre de réadaptation du Québec, Jeffery Hale\u2019s, St-Sacrement, Hôtel-Dieu de Québec, Hôpital Laval, Clinique Roy-Rous- seau, Hôpital du Christ-Roi, St-Michel-Archange, Hôtel- Dieu de Chicoutimi.Deux centres hospitaliers ont manifesté leur intention de signer le contrat prochainement: Hôtel- Dieu du Sacré-Cœur et Hôpital St-Joseph de Trois-Rivières.Le Centre Cardinal Villeneuve fera l'objet d\u2019un contrat différent, de même que les centres d'accueil et centres de services sociaux qui contribuent à l\u2019enseignement clinique.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Du côté de l'Université Laval, les négociations ont été menées par le vice-recteur, Marcel Daneau, responsable du secteur des sciences de la santé.La nouvelle entente rend plus formelles les relations qui existaient déjà entre la Faculté de médecine et les hôpitaux et en élargit considérablement la portée; elle établit des liens organiques entre les administrations hospitalières et l'administration universitaire et elle s'étend maintenant à l\u2019ensemble des disciplines concernées par l\u2019enseignement clinique: la médecine au premier chef, mais aussi la pharmacie, la médecine dentaire, les soins infirmiers, la physiothérapie et l\u2019ergothérapie, la diététique et des disciplines qui ne sont pas directement reliées au secteur des sciences de la santé comme la psychologie et le service social.(Au Fil des événements, 15 juillet 1976) HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR VINCENT BÉRONIADE L'Institut de recherches cliniques de Montréal est heureux d'annoncer que le Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada a accordé, sans examen, le titre de \u201cfellow\u201d (FRCP(C) au docteur Vincent Béroniade, néphrologue de réputation internationale à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et consultant de la clinique de néphrologie et d\u2019hypertension de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.NOMINATIONS À L'HÔPITAL ST-FRANÇOIS-D\u2018ASSISE DE QUÉBEC Au cours de l\u2019assemblée annuelle, tenue le ler juin 1976, les membres du Conseil des médecins et dentistes du Centre hospitalier Saint-François-d'Assise ont procédé à l\u2019élection de leur Comité exécutif pour l\u2019année 1976-1977.Ce comité (1976-1977) sera donc composé des membres suivants: président \u2014 docteur André Gilbert: vice-président \u2014 docteur Michel Marois; secrétaire-trésorier \u2014 docteur Pierre Langlois, membre \u2014 docteur Jean Belhumeur; membre \u2014 docteur Pierre Morency; directeur général \u2014 monsieur Jean-Jacques Minguy; directeur des services professionnels \u2014 docteur Gérard Roy.Le Conseil des médecins et dentistes a également désigné le docteur Claude Rouleau représentant des médecins au Conseil consultatif du personnel clinique du Centre hospitalier.NOMINATIONS AU CONSEIL DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUÉBEC Lors de la réunion générale annuelle, les membres de l'Association des psychiatres du Québec ont élu un nouveau conseil d'administration pour l'exercice 1976-77: président \u2014 docteur Jean-Marie Albert; vice-président \u2014 docteur Pierre Dorion; secrétaire \u2014 docteur Ramzi Kiriados; tré- 1297 sorier \u2014 docteur Paul-André Gauthier; conseiller \u2014 docteur André Beaudoin: conseiller \u2014 docteur Jacques Garant; conseiller \u2014 docteur Léon-M.Larouche.NOMINATION DU DOCTEUR DAVID J.ROY L'Institut de recherches cliniques de Montréal est très heureux d\u2019annoncer que le docteur David J.Roy a accepté de prendre la direction de son tout nouveau centre de bio- éthique.Né aux États-Unis, le docteur David Roy obtint son B.A.(Math.) de l\u2019Université John Carroll, Cleveland ; bachelier en théologie de l'Université catholique américaine de Washington, D.C., il fut ordonné prêtre catholique romain à la Congrégation des Pères du St-Sacrement en 1965.Licencié en théologie de l'Université Grégorienne de Rome (1966), Ph.L.de l\u2019Université Angelicum de Rome (1967), il a étudié l\u2019allemand à l\u2019Université de Vienne, Autriche, et il a obtenu un doctorat en théologie de West- fälische Wilhelms Universitat, Munster, Allemagne de l\u2019Ouest (1972).De 1968 à 1972, on le retrouve comme aumônier des Armées britanniques.Membre du Royal Institute of Philosophy de Londres, Angleterre, il est professeur de religion et de philosophie à l\u2019Université de Sudbury depuis 1972.Cofondateur et \u201cfellow\u201d de l\u2019Institut de recherches sur l\u2019interprétation contemporaine de l'homme, Université de Sudbury, et coauteur de: « Définition de la Mort/Euthanasie », étude et rapport pour la commission de réforme du droit du Canada (1975), auteur de nombreuses publications et d\u2019articles, le docteur David J.Roy est un conférencier très recherché.(Communiqué) BOURSE DE LA FONDATION DE PÉDIATRIE AU DOCTEUR MICHELINE SAINTE-MARIE Le docteur Micheline Sainte-Marie est le premier médecin à recevoir la bourse annuelle de vingt mille dollars de la Fondation canadienne pour l\u2019iléite et la colite pour fins de recherche sur les maladies dites incurables de l'intestin.Le docteur Sainte-Marie est gastro-entérologue pédia- trique et professeur adjoint à l'Université Laval de Québec.Le docteur Micheline Sainte-Marie a obtenu son doctorat en 1967 de l'Université de Montréal et en 1972 son certificat de membre associé \u201cfellow\u201d du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.(Communiqué) LE DOCTEUR MARCEL CADOTTE, ÉLU VICE-PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL Réuni à Montréal, le 28 juin dernier, le conseil d'administration de la Société historique de Montréal a élu le docteur Marcel Cadotte, assistant rédacteur en chef de L'Union Médicale du Canada, au poste de ler vice-président du conseil d'administration de cette société.MÉDECINS NOMMÉS DANS L'ORDRE DU CANADA Le gouverneur général du Canada vient de faire connaître que les docteurs Heinz E.Lehman de Montréal, Valére-Emile Groleau d\u2019East Broughton, Salvator Mancuso et Sean Murphy de Montréal ont été nommés le premier officier de l\u2019Ordre et les trois autres membres de l\u2019Ordre du Canada.(Communiqué) PRIX D'OR Les docteurs Eléonore Paquet et Jean-François D'Iver- nois, de l'Institut de cardiologie de Québec, ont remporté le Prix d\u2019or pour leur présentation au Congrès de l'Association canadienne des radiologistes tenu à Québec au mois de juin.Cet honneur leur a été attribué pour une démonstration d'enseignement de la radiologie cardiaque normale et pathologique par ordinateur.Le programme bilingue a été réalisé avec la collaboration du docteur Yves Marquis et constitue une première en ce domaine.(Au fil des événements) PRIX DE LA BANQUE ROYALE DU CANADA Le Prix de la Banque Royale a pour but de « rendre hommage à un citoyen canadien ou à une personne domiciliée au Canada qui, par ses hautes réalisations, a contribué au bien-être de l'humanité et servi le bien commun ».Depuis sa création, le Prix a été remis au docteur Wilder Penfield, neuro-chirurgien; à Son Éminence le cardinal Paul- Émile Léger; Morlay Callaghan, romancier; Arthur Erickson, architecte; docteur Gustave Gingras, spécialiste de la rééducation; J.A.Corry, éducateur; Jean Gascon, auteur et metteur en scène; R.Keith Downey et Baldur R.Stefans- son, spécialistes en culture des sols et titulaires du Prix le plus récent.Le jury Le jury qui choisit le lauréat se compose de sept Canadiens éminents.Ce sont: l'honorable J.V.Clyne (président), Vancouver; M.Roger Gaudry, Montréal, autrefois recteur de l'Université de Montréal; l'honorable Henry D.Hicks, Halifax, président et vice-chancelier de l'Université Dalhou- sie; M.Walter H.Johns, Edmonton, autrefois président de l'Université de l'Alberta; M.P.D.McTaggart-Cowan, Bracebridge, Ontario, autrefois directeur général, Conseil des sciences du Canada; M.H.Rocke Robertson, Ottawa, autrefois directeur de l'Université McGill; M.Allyn Taylor, London, président du Conseil d'administration, The Canada Trust Company.Ce jury est entièrement autonome et possède tous pouvoirs quant au choix des lauréats.La banque n\u2019intervient d'aucune façon dans cette sélection.Mlle Mary Pack, pionnière dans la lutte contre l'arthrite et lauréate du Prix de la Banque Royale 1976, reçut une médaille en or des mains de M.W.Earle McLaughlin, chairman et président de la Banque Royale.Un chèque de $50,000 lui a également été remis lors d'un diner donné en son honneur à Vancouver.Mlle Pack, fondatrice et ancienne directrice de la Société canadienne contre l\u2019arthrite et le rhumatisme, division de la Colombie Britannique, a L'UNION MÉDICALE DU CANADA ps pe oo CLES cs ere aE oo = == LESS = cro pr Sr pp aa ES 2 = SL = oo Ca sets Es es po trs ie = \u201d a i ÿ en = % ve = Si sg 3 es =o : PE Vidi N ne \\ Q % Ÿ win | : se S Ay 7 A Sopa 2 Nt 2 \\ ul .Ë A % Z chere e : 3 he # sera fai ik # 7 Xt 7 EY n° £5 eg Wh i 2 U à 2 HY 7; % 3 SE = 4 \u201c0e 4 i Wn i > = = Wi Ga A Gi Wn 7 ABR JA ?% sa 3 a, 3 S 7 2 i : 2 = 7 7 5 2 La 2e A ?i Ck a 5e .¥ se » oo 4 i = de 7 = Feu Fa ia \u201c7 XN Soy 3 EY 44.id En .; 3 EA : 0 7 ¥ 4 hy ; = ne +f dx Se oe De 7% 4e 3 3 LL à 4 / ; 3 _.= E © S a Be Ea x 1 : 4 x = ; 3 réf A ih Eh = à 2 LE at » 2 9% à , wi $ ou 1 > er 6 Fe A fale % LW 127 A 2 : 7 Gé 7 , S = at 4 \\ bt N GE Te 3 =.7 É, fli) y = HE ik % .7 &,.2 dé RD = se A À 2 i 2 i Pa 7; ma a # £ fo # up fa a 3 of À RS © | 7 : + 4 # S ¥ ow 4 _\u2026 .a 43 5 wt se S LF Ei] : % X N aa ro i a 2 # gf 7 7 5 i \u2014 .* we % = Li ges = » By 7 i # ei a 7 6 qu a 4.5 * \u20ac $ Xe ser me E 2 dr £ A % #4; 2 us iy : 3 ur GG ds > {5 ss né.pi Eo # > a ax + = ry ax ha = = = = = a i Ile = = = = = mérité ce prix prestigieux pour le dévouement inlassable dont elle a fait preuve pour soulager des milliers d\u2019arthritiques et leur permettre de recevoir un meilleur traitement.(Communiqué) LE CENTRE D'ENSEIGNEMENT MÉDICAL CONTINU DE L'UNIVERSITE McGILL Les cours se donneront au Montreal Children\u2019s Hospital, au Montreal General Hospital, Post-Graduate Board et au Royal Victoria Hospital, Post-Graduate Board pendant le premier terme de l'automne 1976.La liste des cours (septembre-décembre 1976) est la suivante: Approche de certains problèmes d'actualité en chirurgie: 15-17 septembre 1976; alcoolisme et toxicomanie: 27-28 septembre 1976; progrès récents en biochimie médicale: 7-8 octobre 1976; clinique d\u2019endocrinologie: 13 octobre 1976; rédaction médicale: 15-16 octobre 1976; perspective de succès dans le traitement du cancer: 20 octobre 1976; gostroentérologie: 21-22 octobre 1976; cours de perfectionnement à l\u2019intention des omnipraticiens: 25-29 octobre 1976; séminaire international sur le traitement des grands malades: 3-5 novembre 1976; le médecin et la génétique: 4-5 novembre 1976; clinique d\u2019urologie: 5 novembre 1976; nouvelles méthodes de planification familiale: 15-16 novembre 1976; symposium sur les lentilles intraoculaires: 19-20 novembre 1976; nouvelles perspectives en matière de traitement du cancer: ler décembre 1976; cardiologie (M.G.H.): 2-3 décembre 1976.Note : Des cours ou stages de perfectionnement individuels peuvent être organisés pendant toute l\u2019année universitaire par le Post-Graduate Board du Montreal General Hospital.Pour de plus amples renseignements, s'adresser à l'adresse suivante: The Secretary, Centre for Continuing Medical Education, McGill University, 1110 ouest, avenue des Pins, Montréal, Qué.H3A 1A3.(Communiqué) « JOURNÉES HÉMATOLOGIQUES NOTRE-DAME » 1976 Du 20 au 24 septembre 1976, le thème « Granulopoïèse et pathologies granulocytaires » sera traité à l\u2019Auditorium Rousselot, hôpital Notre-Dame de Montréal.Les conférenciers invités seront les docteurs Catherine Dresch, maître de recherches de l'INSERM, et de l'Institut de recherche sur les maladies du sang de l'hôpital St-Louis de Paris, et Peter R.Galbraith, M.D., F.R.C.P.(C), du département de médecine de Queens University a Kingston, Ontario.Le programme préliminaire est le suivant: Vendredi 17 septembre: pré-ouverture: étude de la cinétique granulocytaire chez les sujets normaux et granu- locytopéniques: docteur Catherine Dresch (réunion conjointe avec le département de médecine HND).Lundi 20 septembre: ouverture: mot de bienvenue; communication: méthodes d'étude de la cinétique des polynucléaires par marquage in vitro: docteur Catherine Dresch.Mardi 21 septembre: conférence d'hémato-oncologie (en collaboration avec le Centre d'oncologie HND).Ciné- 1300 tique leucocytaire et chimiothérapie antileucémique: docteur Catherine Dresch.Mercredi 22 septembre: présentation de cas (médecine- hémato.): neutropénie et polyarthrites chroniques évolutives \u2014 syndrome de Felty.Discussion: docteur Catherine Dresch.Jeudi 23 septembre: communication: Studies of in vitro colony formation by bone marrow cells in normal and during remission of acute leukemia: docteur Peter R.Galbraith.Vendredi 24 septembre: réunion du département de médecine.Table ronde: « Granulopoièse ».1.Regulation of granulopoiesis: docteur Peter R.Galbraith.2.Étude de la durée de maturation et des réserves médullaires: docteur Catherine Dresch.Clôture: présentation du « Prix Léopold Morissette » au meilleur résident stagiaire en hématologie pour l'année académique 1975-76.Les organisateurs des Journées hématologiques sont les docteurs Jean Max Beaugé, responsable des activités scientifiques, et Blandine Y.Gosselin, chef du service d'hématologie.(Communiqué) THÈSE SUR LES NEURONES Monsieur Yvi-J.Le Beux, professeur agrégé au département d'anatomie de la Faculté de médecine, a reçu le grade de docteur ès sciences naturelles (mention honorable) de l'Université Pierre et Marie Curie, pour la soutenance d'une thèse intitulée: « Étude ultrastructurale des filaments du neurone: mise en évidence de filaments d'actine dans le neurone du système nerveux central par la méromyosine lourde du muscle strié squelettique et leur rôle dans le transport intraneuronal ».(Au fil des événements) LE CENTRE HOSPITALIER ROBERT GIFFARD L'hôpital Saint-Michel-Archange sera dorénavant appelé: Centre hospitalier Robert Giffard.Robert Giffard fut le premier médecin de I'Hotel-Dieu de Québec; il occupa ce poste dès 1640.Il fut, avec Louis Hébert, l'un des fondateurs de la colonie française.Le Centre hospitalier comprend les pavillons Arthur Vallée, Delphis Brochu et Landry-Poulin; le premier en l'honneur du premier surintendant médical, le docteur Arthur Vallée (1848-1873); le second pour rappeler le souvenir du deuxième surintendant, le docteur Delphis Brochu; le troisième pour rendre hommage à la Communauté des Sœurs de la Charité de Québec dans les personnes des Sœurs Landry et Poulin.(Communiqué) LE ler CONGRÈS DE CHIRURGIE FRANCO-QUÉBÉCOIS Le premier congrès de chirurgie franco-québécois se tiendra à l'Hôtel Méridien de Montréal les 7, 8 et 9 octobre 1976, sous les auspices conjointes de l'Association des L'UNION MÉDICALE DU CANADA vie a bel fie Ib i M we chirurgiens généraux de la province de Québec et de l\u2019Association française de chirurgie.Le jeudi 7 octobre 1976, à l\u2019intention de nos visiteurs, la journée entière se passera dans les hôpitaux de Montréal.Il y aura exposé sur les structures médicales universitaires et sur les départements hospitaliers de chirurgie dans la province de Québec; réunion de complications et de létha- lités, déjeuner sur place et réunion scientifique avec présentation de cas cliniques, discussion d\u2019attitudes thérapeutiques, etc.Le vendredi 8 octobre 1976, à l\u2019Hôtel Méridien, il y aura l\u2019ouverture officielle du congrès et des allocutions prononcées par le docteur Jacques Côté, président de l\u2019Association des chirurgiens généraux de la province de Québec et par le docteur André Sicard, président de l\u2019Association française de chirurgie, suivie d\u2019intervention chirurgicale télévisée en direct de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal: « Cholécystectomie et exploration des voies biliaires ».Chirurgien: le docteur Jean-Panet Fauteux, Montréal.Animateur de la table ronde: le docteur Claude L.Fortin, Québec.Participants: les docteurs Pierre Lavoie, Montréal, André B.Péloquin, Montréal, Jean-Claude Patel, Paris, et Daniel Rigault, Paris.Une table ronde suivra où il sera question du « Traitement du cancer de l\u2019ampoule rectale ».Animateur: le docteur Denis Bernard, Montréal.Participants: les docteurs Jacques Cantin, Montréal, Louis Dionne, Québec, Marcel Mayer, Lyon et Jean Loygue, Paris.Une conférence sera donnée par le docteur Osman Gialoretto, Montréal, sur « Le contrôle des connaissances et de la pratique médicale, évolution et état actuel au Canada ».Le samedi 9 octobre 1976, à l\u2019Hôtel Méridien \u2014 Programme: Table ronde: « L\u2019insuffisance artérielle des membres inférieurs ».Animateur: le docteur Arthur Pagé, Montréal.Participants: les docteurs Paul Cartier, Montréal, Jules Trudel, Montréal, Claude Olivier, Paris et Jacques Des- côtes, Lyon.Conférence par le docteur Michel Verhaeghe, de Lille: «Y a-t-il une place pour une chirurgie limitée dans le traitement des petits cancers du sein ?».L'organisation du congrès a été confiée au comité scientifique: les docteurs Jacques Cantin, président, Denis Bernard, Ghislain Devroede, Pierre Dugal, Claude L.Fortin, Guy Legros, Picard Marceau et Richard Margolese.(Communiqué) MEMBRES DES COMITÉS DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS GÉNÉRAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Depuis avril 1976, les membres des comités sont les suivants: TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Dans l\u2019épilepsie Tégrétol maîtrise les crises et atténue les troubles du caractère Références bibliographiques 1 Livingston, S.F.: Comprehensive Management of Epilepsy in Infancy, Childhood and Adolescence, Charles C.Thomas, 1972, 2 Rodin, E.À., Rim, G.S.et Rennick, P.: Abstract from Program of the American Epilepsy Society Annual Meeting (6 déc.) 1973, N.Y.3 Livingston, S.F.et coll.: Carbamazepine (Tegretol) in Epilepsy Nine Year Follow-up Study with Special Emphasis on Untoward Reactions, Dis.Nerv.System 35:103-107 (mars) 1974.Guide de prescription Tégrétol® 200 mg Anticonvulsivant Propriétés Le Tégrétol exerce un effet anticonvulsif démontré.Le Tégrétol est également doué d'une action psychotrope distincte, qui améliore l'humeur et diminue l'irritabilité lorsque l\u2019épilepsie s'accompagne de troubles de comportement ou de personnalité.Le Tégrétol supprime ou atténue la douleur dans la névralgie du trijumeau, habituellement en 24 à 48 heures.Indications a) Epilepsie Epilepsie temporale (psychomotrice); comme adjuvant dans l\u2019épitepsie secondaire ou partielle à symptomatologie élaborée, ou dans les crises secondairement généralisées.b) Névralgie Névralgie du trijumeau (tic douloureux); névralgie glosso-pharyngienne.Posologie On recommande un régime posologique que l'on augmentera graduellement, en fonction des besoins individuels.Lorsqu'on ajoute ou substitue le Tégrétol à un autre traitement anticonvulsif, on doit réduire graduellement la posologie de l'autre, ou des autres médicaments.Épilepsie Dose d'attaque: ¥2 - 1 comprimé (100 - 200 mg) deux fois par jour; augmenter durant 4 à 6 jours jusqu'à détermination de la posologie qui procure un effet optimal (habituellement 3 comprimés par jour).Névralgie du trijumeau Dose d'attaque: 200 mg par jour divisés en prises de 100 mg (Y2 comprimé); augmenter d'un comprimé (200 mg) par jour jusqu\u2019à soulagement de la douleur.I! n'est pas recommandé de dépasser 6 comprimés (1200 mg) par jour.La posologie doit toujours se limiter à la plus petite dose efficace possible.Réactions adverses Les réactions adverses les plus fréquemment signalées sont les suivantes: somnolence, troubles de l\u2019accommodation, vertiges, étourdissements et troubles gastro- intestinaux.Ces réactions n'apparaissent habituellement qu'à la phase initiale du traitement et une posologie faible au départ, si elle n'empêche pas entièrement ces réactions, peut souvent les réduire au minimum.Des effets sur l'hématopoièse, la peau, les systèmes génito- urinaire et circulatoire, ont été signalés bien que rarement.Les réactions adverses les plus graves, qui peuvent exiger l\u2019arrêt du traitement, intéressent les systèmes hématologique (dyscrasies sanguines comprises), hépatique (y compris l\u2019ictère), cutané, neurologique, cardio- vasculaire, génito-urinaire, gastro-intestinal et oculaire.Effets divers, dont fièvre et frissons, lymphadénopathie, douleurs articulaires et musculaires, crampes dans les jambes et conjonctivite.Précautions à observer On doit exercer une surveillance clinique très suivie et faire les épreuves de laboratoire habituelles avant et durant tout le traitement.La prudence s'impose chez les patients qui présentent une augmentation de la pression oculaire ou une rétention urinaire, et aussi en présence d\u2019antécédents de maladie coronarienne, de cardiopathie organique ou d'insuffisance cardiaque avec oedème.Possibilité d'agitation et de confusion chez les vieillards, ou de réveil d'une psychose latente.Contre-indications L'utilisation concomitante d\u2019inhibiteurs de la monoamine- oxydase (deux semaines doivent s\u2019écouler entre la dernière dose de l\u2019inhibiteur de la MAO et la première de Tégrétol); le premier trimestre de grossesse; les mères qui allaitent; patients avec antécédents de maladie hépatique ou troubles sanguins graves, ou hypersensibilité connue aux composés tricycliques.Le Tégrétol ne doit pas être administré aux femmes capables de fécondité à moins que, dans l'opinion du médecin traitant, ses avantages thérapeutiques l'emportent sur les risques possibles pour le foetus advenant une grossesse.Mises en garde Au cours de l'administration du Tégrétol, des réactions adverses graves, quoique peu fréquentes, ont été signalées: agranulocytose et anémie aplastique avec, dans quelques cas, issue fatale; leucopénie, thrombocytopénie et ictères hépatocellulaire et choléstatique ont aussi été signalés.Il importe donc d\u2019employer le Tégrétol avec prudence et d'exercer une surveillance constante du malade par des analyses de laboratoire et des examens cliniques fréquents afin de dépister aussitôt que possible tout signe ou symptôme de dyscrasie sanguine.Traitement de l\u2019intoxication Aucun antidote spécifique n\u2019est connu.Présentation Tégrétol 200 mg: Chaque comprimé rond, blanc, rainuré dans un sens et portant le sceau _@& , renferme 200 mg de carbamazépine.Flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande.Geigy Dorval, P.Q.H9S 1B1 G-5052 { + IR: \"À Sl VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE HYPERTENSION ESSENTIELLE Ang \u2014 EX Teer): ° EFFICACITÉ EP EE I CEE à PROTECTION DES ORGANES VITAUX SUPRESZ co LA CCE pk retira dd aux centre.les effets dal 4 SIMPLICITÉ DE LA POSOLOGIE BUPRES® permet d'étabjy fagtiement la Lit À - contrairement à cartains autree oi Klee essseurs qui nécessitent 412] is m= CONVIENT A UNE GRANDE VARIETE DHYPERTENDUS SUPRES *®envient 1 uRdrande variété d\u2019hypertendus, y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d\u2019insuffisance cardiaque congestive.i * Marque dep \u2014_\u2014r mr \u2014 UPRES (méthyldopa et chlorothiazide) INDICATIONS Hypertension essentielle.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE , La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3 g de méthyldopa et de 1 à 2 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*-250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, On a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l\u2019on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver l'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement, toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant ta posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensifs On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.H est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydra- lazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase}, en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothia- zide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie; grossesse et allaitement {voir \"Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C'est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chiorothiazide peut déclencher ou aggraver I'hyperazo- témie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l'on note de l'hyperazotémie ou de l'oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Wl faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chloro- thiazide est utilisé en même temps que d'autres antihyper- tenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de l'obstruction, des hémorragies et des perforations.Il a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro-intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupconner de I'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une héma- trocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de l'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyl- dopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l\u2019épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s'est produite au cours des trois premieres semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.Il peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose compatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à douze premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l\u2019action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.1! peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l'anesthésie, de l'hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo- athétosiques involontaires chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébrovasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, aligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l'hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroides ou a 'ACTH ou d'ingestion insuffisante d'électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l\u2019hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas ou I'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubo- curarine.L'effet antihypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n\u2019est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible: elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroïdiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypo- phosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades l\u2019h per- uricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poîtrine peut s'aggraver.Réduire ta posologie si des symptômes d'hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasion- neliement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovascu- laire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, I'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l'on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles ps chiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro-intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l'anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir \u201cPrécautions\u201d) ainsi qu'une augmentation de l'urée sanguine.On a rarement signalé de l'éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie, de la pancréatite et de linflammation des glandes salivaires.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.I! faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l'enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.I! peut arriver que l'urine exposée à l'air devienne foncée.Chiorothiazide LL Réactions du système gastro-intostinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictére (ictere par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du systéme nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agra- nufocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du systéme cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants).Aéactions d'hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécro- sante (vascularite, fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758\u2014 SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; presentés en flacons de 100 et de 500.; N° 8759\u2014 SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.(MC-351a) MEMBRE *Marque déposée Fnosst MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTREAL) QUEBEC Bt 11 It: + AY I ki Br Bt: Bi ki Comité exécutif: Docteurs Jacques Côté, président; Maurice Falardeau, ler vice-président; Claude L.Fortin, 2e vice-président; Denis Bernard, secrétaire; Jean-Paul Thibault, trésorier.Comité scientifique : Docteurs Jacques Cantin, président; Denis Bernard, Ghislain Devroede, Pierre Dugal, Claude L.Fortin, Guy Legros, Picard Marceau, Richard Margolèse.Comité des tarifs: Docteurs Nelson Nadeau, président; Paul Roy, Rodolphe Paré, Jean-Guy Vallée.Comité des plein temps géographiques : Docteurs Maurice Falardeau, président; Louis Philippe Lejeune, Luc Deschênes, Henry Shibata.Comité de mise en nomination: Docteurs Jean-Paul Thibault, Roch André Bourque.Comité du congrès 1976-1977: Docteurs Jean-Paul Thibault, Jacques Cantin, Picard Marceau.Comité du secrétariat: Docteurs Jacques Côté, Denis Bernard.Comité des communications: Docteurs Maurice Falar- deau, Claude L.Fortin.Délégués à la Fédération: Docteurs Jacques Côté, Richard Margolèse, Jean Dionne, Maurice Falardeau, Jean- Paul Thibault, Rodolphe Paré, Nelson Nadeau.Substituts: Docteurs Denis Bernard, Pierre Theocha- rides, M.B.Sossoyan.ADMINISTRATEURS DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS GÉNÉRAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Les administrateurs pour le terme 1976-1977 sont: Zone I, Laurentides: docteur Jean-Paul Thibault, Hôtel- Dieu de St-Jérôme.Zone 1I, Montréal-Sud: docteur Pierre Theocharides, hôpital de Verdun.Zone III, Montréal-Nord français: docteur Jean Dionne, hôpital du Sacré-Cœur.Zone IV, Montréal Centre anglais: docteur M.B.Sos- soyan, St.Mary\u2019s Hospital.Zone V, Montréal Centre anglais: docteur Richard Margolèse, Jewish General Hospital.Zone VI, Montréal Centre français: docteur Denis Bernard, hôpital St-Luc.Zone VH, Montréal-Est français: docteur Maurice Fa- lardeau, hôpital Notre-Dame.Zone VIII, Cantons de FEst: docteur Pierre Dugal, Hôtel-Dieu d'Arthabaska.Zone IX, Québec: docteur Jacques Côté, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Zone X, Québec: docteur Claude L.Fortin, hôpital du St-Sacrement.Zone XI, Mauricie: docteur René Tremblay, Centre hospitalier de la Mauricie.Zone XII, Saguenay: docteur Claude Bergeron, hôpital de Chicoutimi.1304 Zone XIII, Abitibi: docteur John F.Meyers, hôpital Youville.Zone XIV, Gaspésie: docteur Rodolphe Tremblay, hôpital St-Joseph de Rimouski.Zone XV, Outaouais: docteur Rodolphe Paré, Centre hospitalier du Sacré-Cœur de Hull.CONFÉRENCE BROCHU 1976 Le docteur Claude Bertrand a été choisi pour prononcer cette année la Conférence Brochu au cours du 49e Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada qui aura lieu au Château Champlain, à Montréal.Diplômé en médecine de l'Université de Montréal en 1940 avec la mention « magna cum laude », le docteur Bertrand poursuivit jusqu'en 1947 ses études spécialisées en neurologie et en neurochirurgie aux États-Unis, en Angleterre et au Canada.I occupa la chaire de neurochirurgie à l'Université de Montréal en 1969; il dirigea en même temps ce service à l'hôpital Notre-Dame: Il fut nommé chef émérite du service de neurochirurgie en 1972.Parmi les nombreux titres, distinctions et nominations que le docteur Bertrand s'est vu décerner depuis 1940, signalons qu'il fut boursier Rhodes en 1940, fellow du Collège Royal des chirurgiens du Canada en 1947, fellow de American College of Surgeons en 1955, membre de l'American Academy of Neurology en 1954, membre du Conseil médical de la recherche du Canada de 1969 à 1972.Il obtint le Prix Laurence Poole pour 1970-71 et fut décoré Compagnon de l'Ordre du Canada en 1971.La Conférence Brochu a été créée en 1965 en mémoire du fondateur de l'Association, le docteur Delphis Brochu.Le docteur Claude Bertrand prononcera cette conférence à un déjeuner le vendredi 8 octobre, à midi.NOMINATION CHEZ SCHERING DU DOCTEUR KATHRYN McLANE-ELIE La nomination de madame Kathryn MeLane-Elie, M.D.au poste de directeur des affaires médicales et scientifiques de Schering Corporation Limited, est annoncée par M.James P.Doherty, président et directeur général de cette société.Le docteur Elie a obtenu son doctorat en médecine de l'Université de Lausanne, en Suisse, en 1964.Spécialiste en microbiologie médicale et membre de plusieurs associations professionnelles et scientifiques, le docteur Elie continuera d'assurer, à titre de médecin consultant, ses services en milieu hospitalier.Elle occupe présentement son nouveau poste au siège social de Schering à Pointe-Claire, Québec.ÉLECTION DU BUREAU EXÉCUTIF DU CONSEIL DES MÉDECINS ET DENTISTES DE L'HÔPITAL DE CHICOUTIMI Le 17 mai 1976, le Conseil médical des médecins et dentistes de Chicoutimi a élu les membres de son comité exécutif pour 1976-1977.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 9 à + 2 v 1 La pénicilline V a l\u2019avantage d\u2019être très ® stable en milieu acide et très soluble en ADO P EN -V milieu alcalin.Ceci favorise une bonne absorption et assure ainsi une concentra- PHENOXYMETHYLPENICILLINE POTASSIQUE tion sanguine élevée.Des différents sels de pénicilline V, le sel potassique est le mieux absorbé.INDICATIONS : Traitement par voie orale des infections bénignes à modérément graves causées par des cocci à gram-positif sensibles à la pénicilline.Egalement pour la prévention du rhumatisme articulaire aigu et de l\u2019endocardite bactérienne.CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité à la pénicilline ou aux céphalosporines.POSOLOGIE : Adultes: selon le type et la gravité de l\u2019infection 125 à 500 mg, 3 à 4 fois par jour.Enfants: 25 à 100 mg/kg de poids corporel en doses fractionnées.Laboratoire Ltée nadeau Laboratory Ltd Remboursable par la Régie de l'Assurance-maladie du Québec et par le Parcost de l\u2019Ontario.Montréal -Canada ant nie oF a\\e WY cole @ of \\((\\© ae eat dose nov oe a À i Ww acte ment x(a \\e \\( e PA UN ae nce go cne an ses a 010 an 0° poc™® pes qi me 16 Bac pct of au © pf of We (Oe eto uo cap ot V\\ CO yout un se \u20ac \\S © geut \\C ace ; lo) 1e \\ ef pus con® pu? La même efficacité thérapeutique avec deux fois moins de comprimés.La résistance bactérienne est rare Une étude de la sensibilité bactérienne, effectuée de 1971 à 1974, a démontré qu'avec le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019, la résistance bactérienne ne présente aucun probléme majeur; a cet égard, le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est supérieur a l\u2019ampicilline et à la plupart des autres antibactériens.Action bactéricide Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est un antibactérien à large spectre d'action; ses deux composants réalisent Dans une étude clinique portant sur des enfants atteints d\u2019infections respiratoires, on a obtenu de bons résultats dans 72.2% des cas traités au \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019, par rapport a 53.7% des cas traités à l'ampicilline.! ! Salzberg, R., Comparaison clinique et bactériologique du Bactrim et de l'ampicilline en pédiatrie.Travail présenté à la réunion annuelle de la Société suisse de Pédiatrie, mai 1971.Voir page 00 pour résumé posologique.une association synergique au pouvoir bactéricide.Absence relative d\u2019effets secondaires Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est bien toléré par la plupart des malades; il cause rarement de la diarrhée et, chez les personnes normales, les altérations hématologiques sont peu fréquentes.**Causées par des organismes sensibles.Hoffmann-La Roche Limitée » Vaudreuil, Québec Voir page 1308 pour résumé posologique. Bactrim DS Roche Résumé posologique indications Infections suivantes causées par des organismes sensibles: mInfections de l'appareil respiratoire supérieur et inférieur (en particulier la bronchite chronique, et y compris l'otite moyenne aiguë et chronique) winfections de l'appareil génito-urinaire; cystite, pyélonéphrite; urétrite (y compris l'urétrite blennorragique sans complications), prostatite, vaginite, cervicite et salpingite aiguës, récurrentes et chroniques m Infections gastro-intestinales N'est pas indiqué dans les infections à Pseudomonas ou à Mycoplasma, ni dans les infections virales.Contre-Indications.En présence de lésions graves du parenchyme hépatique, de dyscrasies sanguines ou d'hypersensibilité connue à la trimétho- prime ou aux sulfamides, ainsi que chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave, lorsque l\u2019on ne peut déterminer régulièrement les concentrations sériques.Ne doit pas être administré aux nouveau-nés (surtout les prématurés) pendant les premières semaines de vie.À l'heure actuelle, il est contre-indiqué pendant la grossesse.Réactions adverses Les plus fréquentes: nausée, vomissements, troubles gastriques, rash.Moins fréquentes: diarrhée, constipation, flatulence, anorexie, pyrosis, gastrite, gastro-entérite, urticaire, céphalée et altérations hépatiques (élévation anormale des phosphatases alcalines et des transaminases sériques).Occasionnelles: glossite, oligurie, hématurie, tremblements, vertige, alopécie et élévation de l'azote uréique et de l'azote non protéique du sang et de la créatinine sérique.Altérations hématologiques transitoires et réversibles, observées chez des vieillards surtout (principales: neutropénie et thrombo- cytopénie; plus rares: leucopénie, anémie aplasique ou hémolytique, agranulocytose et hypoplasie médullaire).Précautions Comme pour ies autres sulfamides, il convient de mesurer les risques aux avantages prévus chez les patients atteints d\u2019insuffisance hépatique ou rénale, d'obstruction des voies urinaires, de dyscrasies sanguines, d'allergie ou d'asthme bronchique.Il faut garder à l'esprit la possibilité d\u2019une surinfection par un organisme non sensible.Posologie et administration Adultes et enfants de 12 ans et plus Dose habituelle: 1 comprimé \u2018Bactrim\u2019 DS \u2018Roche\u2019 ou 2 comprimés pour adultes, deux fois par jour (matin et soir).Dose minimum et dose pour traitement prolongé: % comprimé \u2018Bactrim\u2019 DS \u2018Roche\u2019 ou 1 comprimé pour adultes, matin et soir.Dose maximum (infections graves): 1% comprimé \u2018Bactrim\u2019 DS \u2018Roche\u2019 ou 3 comprimés pour adultes, matin et soir.Présentation Comprimés DS, contenant 160 mg de triméthoprime et 800 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Comprimés pour adultes, contenant 80 mg de triméthoprime et 400 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est également disponible sous forme de suspension (aromatisée à l\u2019anis) et de comprimés pédiatriques.Monographie disponible sur demande.* Marque déposée de Hoffmann-La Roche Limitée ®Marque déposée A entra ra sag sis rn mm.& 7508 pyr, ee pm re aad be #2 5% 7812 moe Hoffmann-La Roche Limitée » Vaudreuil, Québec Le docteur Gilles Tremblay a été élu à la présidence, le docteur John Hughes à la vice-présidence et le docteur Jean Laflamme au secrétariat.Les docteurs Aurélien Tremblay, Pierre Fernet, Roger Brassard et Jean Laflamme ont été choisis comme représentants du Conseil des médecins au conseil d\u2019administration de la corporation de l'hôpital de Chicoutimi.ÉCOLE DES SCIENCES DE L'ALIMENTATION, COLLÈGE MACDONALD, UNIVERSITÉ McGILL Un symposium sur la nutrition et les maladies de l\u2019opulence aura lieu le lundi 27 septembre et le mardi 28 septembre 1976.Le programme sera le suivant.Le 27 septembre: Présentation.Présidente \u2014 Helen R.Neilson, M.B.E., P.Dt.Le role d'un régime modifié faible en protéines dans un programme complet de contrôle du poids.George L.Blackburn, M.D., Ph.D.Application de la méthode behaviorale dans le traitement de l'obésité.Henry A.Jordan, M.D.Rôle du diététiste praticien dans le traitement de l'obésité.Joanne E.Wade, R.D.Présidente \u2014 Helen L.Maconochie, P.Dt., School of Food Science, Macdonald College.Prévention de l\u2019athérosclérose primaire en Arizona \u2014 solution familiale complète.Glen M.Friedman, M.D.La nutrition et les maladies coronaires \u2014 un regard sur l'étude de Framingham \u2014 1976.William P.Castelli, M.D.Méthodes diététiques actuelles de traitement de l'hyper- lipoprotéinémie.Elaine Stewart, R.Dt.Mardi 28 septembre: Présidente \u2014 Kay Watson, responsable de l\u2019internat, hôpital Royal Victoria, Montréal.Rapports entre la nutrition et le cancer.Paul M.Newberne, Ph.DL'alimentation des malades atteints de cancer.Roger Poisson, M.D.Soins nutritifs apportés au traitement du cancer.Anne Millar, R.Dt.Atelier \u2014 Problèmes de communication.Le diététiste dans l'optique du consommateur à revenus modestes.Animatrice \u2014 Katherine Gray-Donald, P.Dt.Association du Service familial de Montréal.LA « CONFÉRENCE JACQUES LÉGER » À DAKAR Le conférencier Jacques Léger 1976 que l'Association des médecins de langue française du Canada a délégué à Dakar, en avril dernier, a été le docteur J.de L.Mignault.Docteur en médecine de l'Université de Montréal (1951), il fit son entraînement postscolaire à l'hôpital Notre-Dame et à l'Hôtel-Dieu de Montréal (1950-1951), au Royal Vic- L'UNION MÉDICALE DU CANADA fe ae i 10 toria Hospital de Montréal (1951-1952), au Queen Mary Veterans Hospital, Montréal (1952-1953) et à la Cleveland Clinic Foundation (1953-1956).De retour au Canada, il fut successivement membre du département de cardiologie de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal (1957-1961), directeur du laboratoire d\u2019hémodynamique de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal (1962-1968), chef du service de cardiologie de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal (1964-1968), directeur du département de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke (1969-1970) et, de 1970 à 1972, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke.Notons aussi que, de 1957 à 1968, M.le docteur de L.Mignault a occupé différents postes d\u2019enseignement à l\u2019Université de Montréal.(Communiqué) LE « PRIX DE L\u2019ŒUVRE SCIENTIFIQUE » DÉCERNÉ AU DOCTEUR CHARLES-PHILIPPE LEBLOND L'Association des médecins de langue française du Canada reconnaît l'importance des travaux du docteur Charles-Philippe Leblond et lui décerne cette année son Prix de l\u2019Œuvre scientifique.Né à Lille, en France, le 5 février 1910, le docteur Leblond obtint son doctorat en médecine de l\u2019Université de Paris en 1934.À l\u2019Université McGill depuis 1941, il gravit les échelons qui le conduisirent à la tête du département d\u2019anatomie qu\u2019il dirigea de 1957 à 1974.Parmi les distinctions et les prix qu\u2019on lui attribua depuis les derniers 15 ans, signalons la Médaille Flavelle, de la Société Royale du Canada en 1961, la Médaille Léo Pariseau de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences en 1962; Gairdner Foundation Award en 1965; The American College of Physicians Award en 1966; le Prix de Biologie de la province de Québec en 1968.Membre de la Royal Society of London en 1965, il est aussi membre honoraire de l\u2019American Academy of Arts and Sciences depuis 1970.C\u2019est lors de la séance inaugurale du Congrès de l\u2019Association, le 6 octobre prochain, qu\u2019un chèque de $1,000 sera remis au docteur Leblond en même temps qu\u2019une attestation officielle.(Communiqué) À L'ENSEIGNE DE L'HISTOIRE ET DE L'ÉCLECTISME Plus de 300 inscriptions ont été enregistrées pour le 25e Congrès international d'histoire de la médecine qui eut lieu au Pavillon De Koninck du 21 au 27 août.Trente- trois pays, sur les quarante-six qui ont des délégués dans ce groupement international, étaient présents à Laval.C\u2019est donc sous le signe de l\u2019internationalisme que se déroulèrent dans la langue officielle du congrès, le français s\u2019il vous plaît (avec traduction simultanée pour certaines séances), ces assises où il a été question de sujets toujours historiques, mais rattachés aux époques les plus diverses et intéressant des disciplines variées: depuis l\u2019autopsie d\u2019une momie égyptienne jusqu\u2019aux maladies des chefs d\u2019états et à leurs implications politiques, en passant par l'importance de la médecine dans l\u2019art flamand du XVe siècle, les quelque 150 communications qui furent données simulta- TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 nément dans cinq salles différentes, s\u2019adressant à un public varié de médecins, d\u2019ethnologues, d\u2019historiens, de sociologues ou d'amateurs de la culture en général.Le colloque le plus important a porté néanmoins sur l\u2019histoire et les perspectives de la médecine sociale, un sujet qui intéresse particulièrement la Faculté de médecine.Une séance a été consacrée à l\u2019histoire de la médecine au Canada et il y fut notamment question de la médecine amérindienne.Deux expositions accompagnèrent le congrès: à la Bibliothèque générale et à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Enfin plusieurs ministres et sous-ministres honorèrent de leur présence le congrès: les ministres Lalonde et Forget et les sous-minis- tres Jacques Brunet et Fernand Hould.(Au fil des événements) LES SERVICES MÉDICAUX AUX JEUX OLYMPIQUES Le docteur Carroll Laurin était président et directeur des services de santé, tandis que le médecin-colonel Georges Létourneau, de l\u2019armée canadienne, sous-directeur du comité, assumait la direction de la santé auprès du Cojo.Le personnel médical temporaire comptait 260 omnipraticiens et spécialistes, 8 administrateurs, 43 infirmières, 130 auxiliaires médicaux, 25 dentistes, 7 pharmaciens, 140 physiothérapeutes, 130 personnes assurant le travail administratif, ainsi que 500 secouristes de I\u2019Ambulance Saint- Jean, C\u2019est l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont, situé à 200 mètres des lieux, qui a été officiellement choisi comme hôpital olympique et ses services ont complété ceux qu\u2019offrait la polyclinique érigée au Village olympique.Les installations médicales étaient de trois catégories: cliniques des athlètes, cliniques des spectateurs et polyclinique du Village olympique.On trouvait une de ces cliniques dans chaque lieu d'entraînement et de compétition et le genre d'équipement de chacune dépendait du sport pratiqué dans le lieu, du nombre de concurrents prévu et de la période d\u2019utilisation de Pendroit.Ainsi, dans certains lieux d\u2019entraînement, la clinique des athlètes pouvait se réduire à un membre de l\u2019Ambulance Saint-Jean, muni d\u2019une trousse de premiers soins alors que dans d\u2019autres emplacements, les cliniques étaient dotées d\u2019un équipement plus complexe.Chaque lieu de compétition comptait une clinique pouvant dispenser les premiers soins et soigner des blessures sans gravité, comme, par exemple, y suturer une plaie.Dans les cas les plus graves, on conduisit les patients à la polyclinique.Les blessures ou maladies qui survinrent dans les lieux à l\u2019extérieur de Montréal, Kingston, Ottawa, Toronto, etc, reçurent un premier traitement sur place avant d\u2019être conduits dans la métropole dès que leur état le permettait.La direction de la santé assuma, en outre, lors des Jeux olympiques de 1976, les tâches suivantes: services paramédicaux, médicaux dans les hôtels et aéroports, à la presse, santé et hygiène publique, services sociaux et vétérinaires, mise en quarantaine des chevaux, service d\u2019ambulance et transport par hélicoptère.(Communiqué) 1309 Voici pourquoi la Garamycin ophtalmique est efficace dans les infections courantes de l'oeil: Garamycin colvre/bommade ophtalmique paraît être \u201cun antibiotique de choix pour le traitement initial des infections oculaires externes\u201d.Antibiotique simple à faible risque de - sensibilisation.Vaste spectre antibactérien \u2014 action contre les bactéries à Gram-négatif.Efficace aussi contre les staphylocoques à coagulase-positive et négative résistants à la pénicilline, ainsi que contre certaines souches de pseudomonas aeruginosa.Egalement efficace, en général, contre les proteus indole- positif et négatif.La GARAMYCIN ophtalmique est tamponnée au pH des larmes.Le collyre ne brouille pas la vue et convient à l'emploi pendant le jour.Avec son action légèrement émolliente, la pommade est recommandée au coucher.BLÉPHARO-CONJONCTIVITE* Quand l'infection s'accompagne d'inflammation Metimyd suspension ophtalmique Action anti-inflammatoire et antibactérienne simultanée.Associe l\u2019action anti-inflammatoire ; i éprouvée de l\u2019acétate de prednisolone GARAMYCN à .et à l'action antibactérienne étendue du I | SULAMYD* sodique.ce Ur : : j Procure un soulagement de l'oe- Se | mes dème, de l'érythème, de la douleur, \u2018 ° de l\u2019irritation et du larmoiement.La suspension METIMYD est relativement non irritante et non sensibilisante.a SA 3NDWNEINII 30 31Y41NS d'SN FIVHÇTNS NIOHNVi*539 INIDAWVEVD oi ol: Garamycin\u2019 collyre oommade ophtalmique (Sulfate de gentamicine U.S.P.) INDICATIONS: Traitement des infections bactériennes superficielles de ta conjonctive, de la cornée, des paupières, des conduits lacrymaux et de l\u2019épiderme adjacent.Ces infections comprennent la conjonctivite, la blépharite, la blépharo-conjoncti- vite, la kératite, la kérato-conjonctivite, l'épisclérite, la dacryocystite, les ulcères cornéens et les infections de l'orbite de l'oeil.Également indiqué pour la prévention des infections oculaires dans les cas où une blessure rend l'oeil ou les surfaces adjacentes vulnérables à l'infection: après enlèvement de corps étrangers, après des brûlures ou lacérations des paupières ou des conjonctives, ou après une lésion causée par des agents chimiques ou physiques, ainsi qu'avant et après une intervention chirurgicale dans l'oeil.CONTRE-INDICATIONS: Hypersensibilité à l'un des ingrédients des préparations.MISE EN GARDE: L'emploi d'antibiotiques topiques permet parfois une surcroissance de micro-organismes non sensibles, tels que les champignons.Dans un tel cas ou en présence d'irritation ou de sensibilisation à l'un des ingrédients de la préparation, le traitement devrait être arrêté et un traitement approprié institué.Pour éviter toute contamination du collyre ou de la pommade, éviter de toucher toute surface avec le bout du compte-gouttes ou du tube.EFFETS SECONDAIRES: Les préparations ophtalmiques de gentamicine, comme toute autre préparation ophtalmique, peuvent provoquer une brève sensation de picotement.Des cas d'irritation ont été signalés, mais aucun cas de sensibilisation.POSOLOGIE: Pommade ophtalmique: Appliquer la pommade ophtalmique sur les régions oculaires et péri-oculaires affectées, 3 ou 4 fois par jour.Si l'on emploie le collyre pendant le jour, la pommade peut être employée au coucher afin de poursuivre le traitement pendant la nuit.Collyre\u2014Instiller deux gouttes de collyre dans le sac conjonctival de l'oeil affecté 3 ou 4 fois par jour.La dose peut être augmentée dans les infections graves et réduite à la fin du traitement.Contre l'infection des conduits lacrymaux (dacryocystite) qui se produit de façon intermittente chez les enfants, des compresses chaudes et des massages de la surface recouvrant le sac lacrymal sont des adjuvants utiles au traitement à l'aide des préparations ophtalmiques.PRÉSENTATION: La pommade ophtalmique contient 5 mg/g de sulfate de gentamicine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du méthylparaben et du propylparaben comme agents conservateurs, dans un excipient doux de paraffine molle limpide.Présenté en tubes-applicateurs de 3,5 g.Le collyre contient 5 mg/ml de sulfate de gentami- cine (I'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du phosphate disodique, du phosphate monosodique, du chlorure sodique et du chlorure de benzalkonium comme agents conservateurs, dans une solution aqueuse stérile tamponnée à un pH approximatif de 6,7.Présenté en flacons compte-gouttes de plastique contenant 5 ml.Metimyd suspension ophtalmique (Acétate de prednisolone U.S.P.et.sulfacétamide sodique U.S.P.) INDICATIONS: Maladies inflammatoires et allergiques de l'oeil, de l'oreille et du nez, surtout quand un effet antibactérien est désirable.CONTRE-INDICATIONS: En présence de tuberculose, dans la plupart des affections fongiques et virates de l'oeil (herpès simplex, kératite dendritique), en cas de vaccine, varicelle, conjonctivite aiguë et purulente et blépharite purulente aiguë, ainsi que chez les personnes allergiques à l'un des ingrédients de la préparation.MISE EN GARDE: L'emploi prolongé de corticostéroi- des topiques peut causer un accroissement de la pression intra-oculaire chez certains sujets.Une vérification fréquente de la pression intra-oculaire est recommandée.Dans les affections causant l'amincissement de la cornée, des perforations ont été signalées avec l'emploi de corticostéroïdes topiques.L'emploi prolongé peut amener une sur- croissance d'organismes non sensibles, particulièrement de champignons.En présence de surinfection, prendre des mesuresappropriées.Quelques personnes peuvent être allergiques à l\u2019un ou plusieurs des ingrédients de cette préparation.Cesser le traitement en présence de toute réaction de sensibilisation.Tenir dans un endroit frais.POSOLOGIE: L'administration doit être adaptée aux besoins de chaque cas individuel.Instiller deux ou trois gouttes de suspension dans le cul-de-sac conjonctival à intervalles d'une à deux heures durant le jour et moins souvent la nuit, jusqu\u2019à l'obtention d'un résultat favorable.Réduire ensuite la posologie.PRÉSENTATION: Composition par ml: 5 mg d'acétate microcristalline de prednisolone U.S.P.(0,5 pour cent) en suspension dans une solution isotonique tamponnée, titrée à 100 mg (10 pour cent) de sulfa- cétamide sodique U.S.P.Flacons compte-gouttes de 5m: Pour plus amples renseignements, consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques ou s'adresser à Schering Corporation Limited.*Marque déposée 1, Gordon, D.M.: Amer.J.Ophthal.69:300 (Feb.) 1970 *Causée par des bactéries sensibles, MEMBRE Schering Corporation Limited (=~) Pointe Claire, Que.HOR 1B4 JOURNÉES INTERNATIONALES DE CARDIOLOGIE À PARIS LES 16, 17 ET 18 MAI 1977 La prochaine session des Journées internationales de cardiologie de Paris se tiendra les lundi 16, mardi 17 et mercredi 18 mai 1977.La prochaine session des Journées internationales comporte un programme sur des sujets d\u2019actualité et plusieurs tables rondes.Pour tous renseignements s\u2019adresser au Professeur J.J.Welti, Hôpital Fernand Widal, 200, Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris, France.CONGRÈS MONDIAL DE RÉADAPTATION Le 14e congrès mondial de réadaptation aura lieu du 23 au 28 juin 1980, à Winnipeg, a annoncé M.Larry Desjardins, ministre manitobain de la Santé et du Développement social.M.Desjardins a précisé que le choix de Winnipeg avait été approuvé lors du 13e congrès qui s\u2019est tenu le mois dernier à Tel Aviv.La candidature de Winnipeg avait été présentée par le Conseil canadien pour la réadaptation des handicapés.Le déficit de $9,000 prévu pour la tenue du congrès sera financé par des contributions égales des gouvernements fédéral et manitobain et de l\u2019administration de la ville.La réunion est organisée tous les quatre ans sous les auspices de Réadaptation internationale, un service de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).POSTE À REMPLIR : UNE OCCASION DE CARRIÈRE PROFESSIONNELLE ; CELUI DE DIRECTEUR DES AFFAIRES DU SECRÉTARIAT DU COLLÈGE ROYAL Il s\u2019agit du poste administratif supérieur de la nouvelle Division des affaires du secrétariat au secrétariat du Collège royal des médecins et chirurgiens, à Ottawa.Le titulaire aura devant lui une tâche exaltante qui exigera beaucoup de créativité et de dynamisme pour concevoir et lancer des initiatives répondant aux objectifs de la Division.Nécessairement membre du Collège, le directeur des Affaires du < sociétariat » sera chargé de l\u2019élaboration et du fonctionnement du programme de services que le Collège assure aux associés, en mettant l\u2019accent sur le maintien de la compétence, entre autres par les études de perfectionnement et les méthodes de réexamen professionnel.Le directeur travaillera en étroite collaboration avec les comités consultatifs régionaux du Collège, avec les comités permanents et les comités de spécialités, notamment le Comité des affaires du «sociétariat », et avec le Centre d\u2019examen et de recherche McLaughlin du Collège.Il favorisera la liaison avec les associés du Collège, les organismes de perfectionnement professionnel et les sociétés nationales de spécialités.Il aura également part aux mécanismes de communication avec les membres tels que les publications du Collège.1311 \u201d jt A Les traitements, avantages sociaux et conditions de travail sont des meilleurs.Le bilinguisme serait un atout indéniable.On voudra bien envoyer les demandes accompagnées du curriculum vitae, avec mention de confidentialité, au: Secrétaire, Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario, Canada K1M 1P4.(Communiqué) AVIS CONCERNANT L'ATTRIBUTION DE PRIX ANNUELS DU COLLÈGE ROYAL Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada offre à chaque année un concours pour l\u2019obtention de la « Médaille du Collège royal des médecins du Canada » et de la « Médaille du Collège royal des chirurgiens du Canada ».Ce concours a pour objet de reconnaître à l'échelle nationale les travaux originaux de jeunes chercheurs ou cliniciens.Les gagnants de ces médailles présentent leurs travaux au cours d'une séance scientifique du Congrès annuel du Collège.Voici les règlements régissant la soumission de manuscrits pour ce concours: !.Limite d\u2019âge L'auteur ne devra pas avoir atteint ses 45 ans au 31 décembre de l'année du concours.2.Le concours est ouvert à a) tout Associé ou spécialiste certifié du Collège; b) tout gradué en médecine de nationalité canadienne; c) tout docteur en médecine, de n'importe quelle nationalité, dont le manuscrit est basé sur un travail effectué au Canada.3.Soumission des manuscrits a) La présentation doit être accompagnée d\u2019un résuïmé du travail de l\u2019auteur et de 3 copies du manuscrit complet prêt pour la publication, y compris la bibliographie et les illustrations.b) Les manuscrits doivent être établis à double espace sur papier-machine ordinaire (format lettre \u2014 84 x 11) et doivent être de 20 à 30 pages.c) On doit indiquer clairement si le manuscrit est soumis pour le concours en vue de la médaille en Médecine ou de la médaille en Chirurgie.d) On doit donner le nom, l\u2019adresse et l\u2019âge de l\u2019auteur, mais ces renseignements ne doivent pas paraître sur le résumé ou sur le manuscrite) Si le concurrent n\u2019est pas un Associé du Collège, sa présentation doit être parrainée par un Associé.4.Date limite pour la soumission des manuscrits Les nominations doivent être envoyées au: Secrétaire, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario KIM 1P4, avant le ler septembre.5.Travaux acceptables Tous travaux dans le domaine des recherches ou dans les sciences fondamentales connexes à la médecine ou à la chirurgie, seront considérés comme acceptables.L\u2019essai 1312 doit porter sur des travaux originaux et ne pas constituer simplement une revue des ouvrages sur le sujet.Les manuscrits publiés ou même soumis pour publication au cours des douze mois précédant le ler septembre de chaque année sont acceptés, à condition que les autres exigences soient remplies.La présentation du manuscrit doit être acceptable pour publication dans une revue scientifique.6.Collaboration S'il y a eu collaboration, un des auteurs seulement peut concourir pour le prix.Les auteurs devront décider lequel d'entre eux soumettra le manuscrit, subordonnément aux conditions établies.7.Résumés à soumettre au Comité du programme du congrès annuel Les auteurs de manuscrits qui ne seront pas choisis comme gagnants du concours peuvent être invités à présenter leurs travaux aux séances scientifiques du congrès annuel.Les auteurs qui désirent soumettre leurs travaux au Comité du programme doivent nous faire parvenir avec leurs manuscrits un résumé d'environ 200 mots en utilisant la formule de résumé ci-jointe.Si un concurrent ne soumet pas de résumé, nous conclurons qu\u2019il ne veut pas que le Comité du programme considère son travail pour présentation au cours des séances scientifiques générales.8.Droits de publication Les droits de publication appartiennent à l'auteur.Le bureau de rédaction des Annales du Collège royal apprécierait recevoir les premiers droits de publication des travaux primés.9.Les médailles et ce qui s\u2019y rattache a) Médaille de bronze aux armes du Collège.Au revers figurent le nom du gagnant, celui du prix et la date de présentation.b) La présentation des médailles a lieu lors de la séance académique annuelle du Collège.c) Les gagnants reçoivent un prix en argent de $500 en plus de la médaille.d) On remboursera les frais de voyage et de séjour du récipiendaire et de son épouse au congrès annuel.(Communiqué) BOURSES I.C.R.E.W.1976 Le Programme international de réunions de travail sur la recherche cancérologique (ICREW) a été institué en vue d'accroître la fréquence, la rapidité et Pefficacité des échanges directs d'informations entre de petits groupes de chercheurs qui, même s'ils travaillent dans des pays différents, se spécialisent tous dans le même domaine de la recherche fondamentale, clinique ou psycho-sociale sur le cancer.Ce programme a pour objet principal de faire progresser la recherche cancérologique.Le Programme ICREW permettra de financer des réunions de travail auxquelles participeront quelques chercheurs d'avenir, de toute nationalité, en vue: 1.d'étudier ou d'exposer des techniques et des méthodes spécialisées nouvellement mises au point ou perfectionnées; L'UNION MÉDICALE DU CANADA il ie! 2.d\u2019étudier des méthodes qui permettraient de surmonter les obstacles ainsi que les divergences d'opinion et les désaccords apparents qui entravent les progrès dans tel ou tel domaine; 3.d\u2019étudier de nouvelles approches qui pourraient permettre de résoudre certains problèmes de la recherche cancérologique; 4.d\u2019étudier l\u2019organisation des études internationales bilatérales ou multilatérales liées à la recherche can- cérologique.Il serait préférable que ces réunions de travail ne comptent que 10 à 12 participants; un nombre de participants supérieur à 25 ne sera admis que dans des circonstances exceptionnelles.Le Programme, dont l\u2019International Cancer Research Data Bank (CRDB) du National Cancer Institute des États- Unis d\u2019Amérique assume les charges financières, est administré par l\u2019Union internationale contre le cancer (UICO).Les fonds permettront de couvrir au moins 30% du coût total de chaque réunion de travail, à concurrence de 10,000 dollars des États-Unis.Ces limites ne pourront être dépassées que dans des circonstances exceptionnelles et la décision sera laissée à la discrétion de l'institution assurant le financement.L\u2019UICC n\u2019acceptera en aucun cas de prendre la responsabilité de l\u2019organisation de la réunion de travail; toutefois, les personnes chargées d\u2019apprécier l\u2019intérêt de celle-ci pourront formuler des recommandations concernant le programme de la réunion et le choix des participants.Les demandes devant être rédigées sur la formule appropriée, il convient de s'adresser au bureau de l\u2019'UICC à Genève pour se la procurer, en précisant le lieu exact où doit se tenir la réunion, afin que l'UICC puisse indiquer le montant de l\u2019allocation journalière correspondante.Pour bénéficier du Programme, la demande doit comporter les indications suivantes: dénomination de la réunion, lieu exact où elle se tiendra, dates d\u2019ouverture et de clôture, budget détaillé des dépenses estimées, montant de l\u2019aide financière demandée et montant dont les organisateurs disposent par ailleurs.Dates limites de réception des demandes: 1er janvier - ler mars - ler juin - ler septembre.Lorsqu\u2019une demande est agréée, notification en est donnée au bénéficiaire dans les 60 jours qui suivent la date- limite indiquée ci-dessus.Les frais de voyage sont calculés sur la base du billet d'avion en classe économique ou du billet de chemin de fer en première classe.Chaque participant recevra une allocation journalière destinée à couvrir ses frais d\u2019entretien; les familiers ne touchent pas de subvention.Les formules de demande ainsi que tous renseignements complémentaires sont fournis par l\u2019Union internationale contre le cancer, Conseil-Général 3/1205 Genève, Suisse.(Communiqué) TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Moi Indications et usage clinique: L'ibuprotène est indiqué dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde et de l'ostéo-arthrite.ibuprofène) Contre-indications: Ne pas utiliser l'ibuprofène au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n'a pas été établie dans ces cas.L'ibuprofène ne doit pas non plus être utilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l'acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d\u2019ulcération gastro-intestinale.Hl a été rapporté que l'ibuprofène a été associé à une amblyopie toxique.|! importe donc d'avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmologique complet.Discontinuer le traitement en cas de signe d'amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausées, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie, douleur épigastrique et selles positives au gaïac.I! y a eu quelques cas d'ulcération gastrique ou duodénale, dont certains avec complication de saignement ou perforation.Systeme nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtalmologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d'autres, rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d'amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ont été publiés.Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces Cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de I'acuité visuelle et une difficulté a distinguer les couleurs.D'autres troubles (généralement un scotome central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel.Ces symptômes sont disparus après que le traitement fui discontinué.Réactions cutanées: Eruptions maculp-papuleuses, urticaire et prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement a I'ibuproféne.Des cas d'oedéme ont egalement été signalés de temps a autre.Epreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais il n'y aeu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de l'urée sanguine.Une légère baisse du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite a été signalée chez certains malades.Symptômes et traitement du surdosage: Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d'un an a ingéré 1200 mg d'ibuprotène et n'a subi aucune réaction fâcheuse sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins d'ibuprofène ont atteint 711 ug/mi, ce qui est considérablement supérieur à ceux de 90 #g/m! qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés chez des adultes ayant reçu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l'ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, il importe de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit urinaire.Le médicament s\u2019élimine rapidement, et l'excrétion est virtuellement complète en six heures.Posologie et mode d\u2019administration: Pour obtenir un effet thérapeutique rapide, au début du traitement, surtout dans les cas où l'on passe au Motrin a partir d'autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin à la posologie quotidienne de 1200 mg répartie en 4 doses.Cette posologie peut être diminuée ou augmentée, suivant l'effet thérapeutique réalisé, mais elle doit toujours être répartie en quatre doses.La posotogie quotidienne ne peut pas dépasser 2400 mg.Lorsque l'effet maximal est réalisé, la posologie d'entretien doit se situer entre 800 et 1200 mg par jour.Vu l'absence d'experience clinique, I'ibuproféne n'est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (blancs) en flacons de 100 et de 1000.762 MARQUE DÉPOSÉE: MOTRIN CF B376.1 CN ae LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA DON MILLS, ONTARIO A of 4 efficace et bien toléré même après cinq années de traitement continu ] Parce que le TE TR YC gd Tats pr \u2018des années Sheldrake, F.E.& coll.Articles 13e Congres International de Rhumatologie.Kyoto.Japon (Oct.1973) p 56 \u201cNous avons surveillé pendant cinq ans plus de 1200 malades prenant de I'ibuproféne et avons conclu que ce médicament est un traitement efficace dans les affections rhumatismales.\u201d 162 MAR ULE DESOSEE MS OVH 8376 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA ac DON MILLS.ONTARIO Renseignements posologiques à la page 1313 éditorial À L\u2019HEURE PRÉSENTE, L\u2019IMPROVISATION EST DE RÈGLE bi Pour la première fois en cent-quatre ans, L\u2019Union Médicale du Canada a # failli ne pas paraître à la date prévue pour septembre.e Nul n\u2019a besoin d\u2019être grand clerc pour déceler les causes de la panne majeure qui est venue près de rompre une continuité centenaire, unique au Québec.Le jour viendra de publier ici même le protocole de l\u2019autopsie des jours fastes B qui se sont succédé en juillet à Montréal, précédés et accompagnés d\u2019un invraisemblable arrêt de travail essaimé à l\u2019étendue du Québec.|| est tôt pour porter un jugement objectif sur des événements qui laisseront une marque indélébile dans l\u2019histoire.gE L'impossibilité physique de satisfaire aux exigences techniques de la mise en | pages d'un programme préparé de longue date et consacré à l\u2019illustration des travaux d\u2019une équipe hospitalière, fière de ses œuvres, a obligé la Rédaction À à remettre à octobre le numéro spécial prévu et à lui substituer d\u2019excellents bi manuscrits hétérogènes qui attendaient patiemment leur tour de parution.iif Par bonheur, ils répondaient tous aux exigences de notre Comité de lecture en quête d\u2019accumuler des textes qui puissent s\u2019ajuster dans le cadre de l\u2019éducation F médicale continue.La médecine sociale est un thème qui date de plusieurs siècles et qui, selon À la coutume, revient périodiquement à la surface.Ce qui nous vaut de pouvoir offrir È une unité de pensée créatrice dans une diversité d'opinions.Rk Sur les deux articles que la rubrique: pédagogie médicale annonce, l\u2019un traite de « la pédagogie médicale à l\u2019intérieur d\u2019une faculté de médecine », le second pose la question de savoir si « l\u2019enseignement par ordinateur est aussi efficace pour les médecins praticiens que pour les étudiants en médecine ».Un autre article quitte le champ de l'enseignement pour celui de la psycho- ki logie-psychiatrie en démontrant, avec preuves à l\u2019appui, la nécessité de « l\u2019humanisation des soins en obstétrique, en gynécologie et dans les pouponnières vue de i l'intérieur », car il semble bien que trop souvent « les besoins émotifs de l\u2019usager i des services de soins ne soient pas perçus de façon adéquate».La médecine sociale est la préoccupation constante d\u2019une revue qui veut se E faire entendre sur la même longueur d\u2019ondes que les courants de la pensée i contemporaine mise au service du malade.Edouard DESJARDINS TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 1315 articles spéciaux LA RHIZOTOMIE PRÉ-PONTIQUE DU TRIJUMEAU PAR LA CRÂNIECTOMIE SOUS-OCCIPITALE SELON DANDY À PROPOS DE 86 CAS DE TIC DOULOUREUX DE LA FACE OPÉRÉS ENTRE 1960 ET 1975 Gérard MOHR !, André PARENTEAU ?et Paul-Henri CREVIER * INTRODUCTION Parmi les nombreuses méthodes de traitement chirurgical du tic douloureux de la face ou névralgie majeure du trijumeau, la rhizotomie prépontique de la racine sensitive du 5° nerf par la voie sous-occipitale introduite par Walter Dandy en 1921 continue de jouir d\u2019une grande popularité, particulièrement à la suite d\u2019un certain nombre de travaux récents de micro-neuro-anatomie concernant la signification des fibres accessoires ou intermédiaires.À l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, l\u2019opération de Dandy a été pratiquée de façon standard depuis plus de 25 ans et il nous a semblé intéressant de reprendre les cas opérés au cours des 15 dernières années afin d\u2019en analyser les résultats à long terme à la lumière des données neurophysiologiques et microchirurgica- les récentes.MATÉRIEL ET MÉTHODES Entre le 1° janvier 1960 et le 2 juillet 1975, 86 patients ont été opérés par crâniectomie sous-occipitale et section prépontique plus ou moins complète de la racine sensitive pour névralgie typique du trijumeau.96 interventions ont été pratiquées au total chez ces patients (un cas d\u2019opération bilatérale, deux réinterventions pour hématome précoce de la fosse cérébrale postérieure, quatre réinterventions pour récidive du tic douloureux après section partielle, et deux récidives traitées par rhizotomie rétro- gassérienne sous-temporale selon Frazier).Au cours de la même période, neuf autres patients ont été traités par craniectomie sous-occipitale pour des syndromes douloureux de la face: six patients ont subi une section complete des 5° ct 9° nerfs avec section de quelques filets du 10° nerf (trois cas de Service de neurochirurgie, département de chirurgie, Hotel-Dieu de Montréal, Université de Montréal.1 Résident dans le service de neuro-chirurgie.2 Chef du service de neurochirurgie, (C.S.P.Q.) (D.A.B.N.S.).3 Neuro-chirurgien, Hôtel-Dieu de Montréal, F.R.C.S.(C), (D.A.B.N.S.).1316 cancer de la face, trois cas de névralgic du nerf glos- sopharyngien associée à des douleurs faciales atypiques) et trois autres cas ont subi une section plus ou moins complète de la racine sensitive du 5° nerf pour des algies faciales variées dont 1 cas de névralgie du ganglion sphénopalatin, ces 3 derniers cas n\u2019ayant aucunement été améliorés par cette intervention.Les 86 patients atteints de tic douloureux typique ont tous été opérés au cours de la période considérée dans des conditions standard et la durée moyenne d\u2019hospitalisation a été de 9 jours.CARACTERISTIQUES CLINIQUES Parmi les 42 hommes et les 44 femmes opérés plus de 80% étaient âgés de 50 a 80 ans ct seulement 17.4% des malades avaient entre 30 ct 49 ans, ce qui confirme que le tic douloureux est une affection des 3 dernières décades de la vie (voir Tableau I).La durée d\u2019évolution de la maladic a été résumée dans le Tableau II, qui montre que les symptômes existaient depuis plus de cing années dans 22% des cas parmi 82 patients atteints d\u2019un seul côté (trois patients souffraient depuis 15 ans, un patient depuis 25 ans et un autre patient depuis 30 ans).Seulement 17% des patients souffraient depuis moins d\u2019un an lors de la première intervention ct dans plus de la moitié des cas, les attaques douloureuses étaient apparues entre un et cinq ans avant l'intervention.39 patients sur 86 avaient subi un traitement chirurgical antérieur consistant en des alcoolisations périphériques dans 30 cas, des avulsions périphériques dans 11 cas, | opération décom- pressive sclon Taarnhoj dans un cas.2 patients avaient été traités à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal respectivement en 1954 et 1959 par section partielle par voie sous-occipitale et se présentaient comme récidive.Parmi les quatre patients souffrant de tic douloureux bilatéral, un seul avait été traité et guéri dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA états na rad A A ES TABLEAU I E REPRESENTATION SELON L\u2019ÂGE ET LE SEXE DES 86 PATIENTS i OPÉRÉS POUR TIC DOULOUREUX 8 Nombre if 13h i 29 k ies HOMMES: 42 i 30 16h FEMMES: 44 5 27 < 11\u20ac E (33,78 Ë 25 F E (31,3% i [i u 20 | | ill 5h = 14 < 9f cs N 15 F 4 4 fie 5h (14 7 PS EF je 8< 3f i 10 f 5h : 7 rapportés en 1971 ° Ley et Guitart obtinrent dans 48.3% des cas une anesthésie totale dans les trois branches, dans 41,4% des cas une anesthésie partielle dans les trois branches et dans seulement 10,3% des cas, une anesthésie fractionnée, c\u2019est-à-dire dans une ou deux branches.Dans une seconde série de 32 cas opérés cette fois à l\u2019aide du microscope, Ley et coll.obtinrent en 1975 une anesthésie totale dans les trois branches dans 18% des cas, une anesthésie partielle dans les trois branches dans 46,8% des cas et une anesthésie fractionnée dans 31,3% des cas.Cette observation représente à notre avis une excellente preuve quasi expérimentale de la signification des fibres intermédiaires comme voie sensitive accessoire, mais nous aurions tendance nous-même, à l\u2019instar de Pertuiset, à ne pas accepter leur fonction de véhicule de la sensibilité tactile de la face exclusivement.En effet, si tel était le cas, il serait difficile d'expliquer pourquoi sept autres patients de notre série ayant subi une résection incomplète, d\u2019ordinaire touchant les 75 inféro-latéraux de la portion majeure donc laissant nécessairement intactes les fibres intermédiaires, quatre cas réexaminés avaient une diminution plus ou moins étendue des sensibilités tactile et douloureuse simultanément.Seulement deux des sept patients avaient conservé un certain degré de sensibilité tactile dans une ou deux branches avec anesthésie complète à la piqûre dans les trois branches et perte du réflexe cornéen.En conclusion nous croyons que la rhizotomie prépontique du trijumeau par la voie sous-occipitale représente à l\u2019heure actuelle parmi d\u2019autres une intervention rationnellement valable qui, entre des mains expérimentées et dans de bonnes conditions d'anesthésie, est susceptible de conduire dans 79% des cas à une guérison définitive après une opération et dans 85% des cas après une ou deux interventions.Cet abord présente l\u2019avantage de mettre en évidence dans 46,5% des cas des anomalies locales pouvant expliquer en partie l\u2019origine du tic douloureux par irritation chronique de la racine sensitive, en particulier par des boucles artérielles anormales (9,3% des cas).Signalons ici que Provost et Hardy ° ainsi que Pertuiset * ont pu dans un cas chacun libérer la TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 compression par une boucle artérielle sans pratiquer de rhizotomie et observer une guérison de la névralgie faciale après un recul d'un et de deux ans respectivement.Janetta * a récemment proposé dans de tels cas, après microdissection de la boucle artérielle, de protéger la racine sensitive par de petites particules de gélatine.L'absence de mortalité dans cette série de 86 cas et la présence de complications postopératoires précoces, toutes sans conséquence, nous incitent à proposer cette intervention même au-delà de l\u2019âge de 75 ans (le patient le plus âgé avait 81 ans).La présence d\u2019une kératite neuro-paralytique dans 17% des cas nous donne l\u2019occasion de souligner l'importance de la protection régulière de la cornée à l\u2019aide de gouttes ophtalmiques, ce qui nécessite l'éducation du patient et de son entourage.Nous pensons que l\u2019utilisation du microscope opératoire nous permettra à l\u2019avenir de réduire le nombre des atteintes de la cornée en préservant les fibres intermédiaires à destinée ophtalmique.Nous envisageons à l\u2019avenir d'opter pour la politique suivante : section partielle des 4 inf.externes dans les névralgies de la troisième branche; section de la « portion majeure » à l\u2019exclusion des fibres intermédiaires dans les atteintes des deuxième et troisième branches, enfin section de la portion majeure et des filets accessoires dans les névralgies touchant la première branche soit de manière isolée ou combinée à d\u2019autres branches.PROJET DE RECHERCHE Dans les cas où le post-mortem pourrait être obtenu au moins quelques semaines après l\u2019opération, lorsque les fibres intermédiaires, aberrantes ou accessoires n\u2019auraient pas été sectionnées, il devrait être possible par des études de dégénérescence sur des coupes sériées de la protubérance, de connaître le degré de participation des fibres sectionnées dans la portion majeure extra-pontique, aux faisceaux ascendants intra-pontiques du trijumeau.On pourrait ainsi mieux définir le site exact des fibres tactiles à l\u2019intérieur de la portion majeure et de la portion mineure de la racine prépontique du trijumeau.Plusieurs auteurs ont cru, comme Sjôkvist, que la racine ascendante intra-pontique convoyait surtout le tact et la position, alors que l\u2019influx douloureux et thermique était davantage dévolu à la racine descendante.Si la théorie que nous supportons est juste, des signes de dégénérescence devraient apparaître dans les faisceaux ascendant et descendant intra-pontiques, lorsque la portion majeure seule de 1325 la racine prépontique fut sectionnée par le chirurgien, en tout ou en partie.Si les fibres intermédiaires ne transportent qu\u2019un influx tactile, leur section ne devrait entraîner des signes de dégénérescence que dans le faisceau mésencéphalique, laissant intact le faisceau ponto-spinal.Ou alors d'autres hypothèses surgiront pour permettre de mieux traiter le tic douloureux.Résumé Les auteurs ont repris 86 observations de névralgie majeure du trijumeau opérée de façon standard par la section prépontique de la racine sensitive par la voie sous-occipitale de Dandy entre 1960 et juillet 1975.Les caractéristiques cliniques et les découvertes opératoires ont été successivement envisagées.Dans 46,5% des cas, des anomalies locales ont pu être découvertes (il s'agissait dans 9,3% des cas de boucles artérielles et dans 2,3% des cas, de méningiomes découverts fortuitement, le restant des anomalies étant surtout constitué de formations veineuses anormales).Aucune mortalité opératoire n'est à déplorer après 96 interventions pour un total de 87 rhizetomies (un cas opéré des deux côtés).Un follow-up adéquat a pu être obtenu dans 74,4% des cas avec un recul appréciable.79% des cas ont été considérés comme guéris de leur névralgie d'emblée et 85% l'ont été après une ou deux interventions.Dans 6,8% des cas (six sur 87 opérations) une réintervention pour récidive avec section complète de la racine a dû être pratiquée.À la lumière de ces données neurophysiologiques et micro-anatomiques récentes, les auteurs ont analysé les atteintes de la sensibilité faciale en fonction du degré de section de la racine du trijumeau chez 16 patients réexaminés et se rangent derrière l'opinion de ceux qui attribuent aux fibres intermédiaires et accessoires une participation a I'innervation sensitive globale de la première branche plutôt que la fonction de véhicule exclusif de la sensibilité tactile de la face.Summary The authors reviewed 86 cases of major trigeminal neuralgia operated upon in a standard fashion by Dandy suboccipital prepontine division of the sensory root between 1326 1960 and July 1975.The clinical and surgical features have been analysed.In 46.5% of the cases, local anomalies have been discovered (9.3% of all cases dysplayed arterial loops, 2.3% were accidentally discovered meningiomas, the remainder of the anomalies being abnormal veinous formations around or near the sensory root).There was no operative death following 96 procedures in a total of 87 neuralgias (1 case had a bilateral procedure).An adequate follow-up could be obtained in 74.4% of the cases.79% of the patients have been considered primarily cured from their neuralgias.and 85% have been cured after one or two procedures.In 6.8% (6 cases oul 87 operations) a repeat procedure with complete rhizotomy had to be carried out because of recurrence of the symptoms.According to the most recent neurophysiological and microanatomical facts, the various sensory disturbances of the face have been scrutinized in view of the degree of section of the sensory root in 16 patients and the authors support those who believe that the intermediate and accessory trigeminal fibers do not carry exclusively the light touch sensation for the whole face, but participate in the global sensory innervation of the first branch.REMERCIEMENTS Nous désirons exprimer notre gratitude à madame Lucile Rosa, secrétaire au département de chirurgie de PHôtel-Dieu de Montréal pour sa collaboration.BIBLIOGRAPHIE 1.Dandy, W.E.: An operation for the cure of tie douloureux.Partial section of the sensory root at the pons.Arch.Surg.18: 687-734, 1529.2.Gudmunsson, K., Rhoton, AL.Jr et Rushton, J.G.: Detailed anatomy of the intracranial portion of the trigeminal nerve.J.Neurosurg., 35: 592-600, 1971.3.Janetta, P.J.; Gross (mesoscopic) description of the human trigeminal nerve and ganglion.J.Neurosurg.26: 109-111, 1967.4.Janetta, P.J.: Workshop on microneurosurgery of the posterior fossa.Proceeding of the 25th annual meeting of the Congress of Neurological Surgeons.Atlanta (Ga), 25-25 octobre 1975 5.Ley, A., Monserrat, L., Bacci, F.et Ley, A.Jr: Clinical and electrophysiological studies on sensory conduction mediated by the accessory rootlets of the human trigeminal nerve J.Neurosurg., 42: 513-521, 1975.6.Ley, A.et Guitart, J.M.: Clinical observations on sensory efects of trigeminal dorsal root section.J.Neurol.Neuro- surg.Psychiatry, 34: 260-264, 1971.7.Pelletier, V.A., Poulos, D.A.et Lende, R.A.Functional localization in the trigeminal root.J.Neurosurg., 40: 504- 513, 1874.8.Pertuiset, B., Philippon, J, Fohanno, D.et Khalil, M: Traitement microchirurgical de la névralgie essenticlle faciale par neurotomie rétrogassérienne sélective transtentorielle.Revue Neurol., 126: 97-106, 1972.9.Provost, J.et Hardy, J.: Microchirurgie du trijumeau: Anatomie fonctionnelle.Neuro-Chirurgie, 16: 459-468, 1970.10.Rheault, M., Parenteau, A.Crevier, PH.et Carbonin, G.: Névralgie du trijumeau et herpes simplex.Canadian Medic.Assoc.Journ., 82: 1154-57, 1960.11.Saunders, RI.et Sachs, E.Jr: Relation of the accessory rootlets of the trigeminal nerve to its motor root A micro- surgical study.J.Neurosurg.33: 317-324, 1970.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ut DETECTION DE L'ANTICORPS CONTRE LA NUCLÉOCAPSIDE DU VIRUS DE L'HÉPATITE B (ANTI-HBc) , PAR UNE METHODE D'INHIBITION DE L'IMMUNOPEROXYDASE : ÉTUDE SUR 225 SUJETS ! François LAMOTHE 2, Janine LAURENCIN-PICHE, Pierre COUTU 3 et Gilles RICHER, Ph.D, C.S.P.Q.* INTRODUCTION Le virus de l\u2019hépatite de type B (HBV) dont la représentation morphologique est la particule de Dane ! possède deux déterminants antigéniques: l\u2019un est associé à la nucléocapside de cette particule (HBcAg), l\u2019autre à une protéine d\u2019enveloppe de ce virus (HBsAg ou antigène Australie) 2, L\u2019HBsAg est maintenant bien reconnu comme marqueur immunologique de l'hépatite de type B°.La recherche sérologique de PHBsAg ou de son anticorps (anti-HBs) chez tous les donneurs de sang est maintenant pratiquée de routine et ce, dans le but de diminuer l\u2019incidence de l'hépatite post-trans- fusionnelle *.Toutefois, même avec l\u2019instauration d\u2019un tel système de dépistage et avec les techniques les plus sensibles, on estime pouvoir obtenir une réduction maximale d\u2019environ 30% des hépatites post-transfusionnelles 5, Hoofnagle et coll.¢ ont récemment mis au point une méthode de fixation du complément pour la détection sérologique de l\u2019anticorps dirigé contre l'HBcAg (anti-HBc).Lors de travaux subséquents, ils ont suggéré que la détection sérologique de l\u2019anti- HBc pourrait être un indicateur sensible de la répli- ! Adresser la correspondance et les demandes de tirés à part à Gilles Richer, service de microbiologie et immunologie, hôpital Saint-Luc, 1058, rue Saint-Denis, Montréal H2X 3J4.?Résident en microbiologie médicale; service de microbiologie et immunologie, hôpital Saint-Luc; boursier du Conseil de recherches médicales du Canada.3 Etudiant en médecine, stagiaire d'été du département de microbiologie et immunologie de l'Université de Mont- 2 réal et dans le service de microbiologie et immunologie à l\u2019hôpital Saint-Luc; boursier du ministère des Affaires sociales de la province de Québec.Service de microbiologie et immunologie, hôpital Saint- Luc; professeur agrégé de clinique, département de microbiologie et immunologie, Université de Montréal.Clé des abréviations : HBV (Hepatitis B Virus): Virus de l'hépatite B.HBsAg (Hepatitis B Surface Antigen): Antigène de surface du virus (Antigène Australie).HBcAg (Hepatitis B Core Antigen): Nucléocapside du virus.anti-HBs: anticorps contre l\u2019antigène de surface.anti-HBc: anticorps contre la nucléocapside.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 cation persistante de l'HBV même en présence de niveaux circulants non détectables d\u2019HBsAg par les méthodes actuellement utilisées 7?La recherche sérologique de l\u2019anti-HBc semble donc offrir de nouvelles perspectives à la fois pour l\u2019étude de l\u2019hépatite de type B et pour un dépistage plus efficace des donneurs de sang porteurs de l'HBV °.D'autres techniques pour la détection de l\u2019anti- HBC ont été décrites par la suite: immunodiffu- sion 19, contre-immunoélectrophorèse !°.\"1, méthodes radioimmunologiques !?13 et adhérence immune !4, Ces techniques encore expérimentales sont promet- feuses.Toutefois, elles ont en commun un désavantage majeur à l\u2019heure actuelle: toutes requièrent de l'HBcAg plus ou moins purifié.En effet, jusqu\u2019à maintenant le virus de l\u2019hépatite de type B n\u2019a pu être cultivé in vitro 15, C\u2019est donc à partir de foies humains prélevés à l\u2019autopsie de malades porteurs d\u2019HBcAg dans le noyau des hépatocytes, ou à partir de foies de chimpanzés infectés expérimentalement, ou encore à partir de sérums riches en particules de Dane, qu\u2019on parvient à obtenir des suspensions plus ou moins purifiées d\u2019HBcAg et utilisables pour la détection sérologique de l\u2019anti-HBc par les techniques existantes.Ces difficultés expliquent en partie les délais entre la mise au point de ces techniques et leur application dans la pratique courante.Au niveau hépatique, l'HBsAg se trouve dans le cytoplasme de l\u2019hépatocyte alors que I'HBcAg est trouvé principalement au niveau du noyau 6.17.1%, 19, Dès 1973, Brzosko et coll.ont démontré qu\u2019il est possible de mettre en évidence la présence d\u2019anti- HBs ou d\u2019anti-HBc dans un sérum inconnu par la technique d\u2019immunofluorescence indirecte ®%.En effet, en se servant comme substrat de coupes provenant d\u2019un foie possédant les deux antigènes, ces auteurs ont pu démontrer en fluorescence indirecte la présence d\u2019anti-HBs ou d\u2019anti-HBc dans des sérums humains par la révélation d\u2019une réaction soit cytoplasmique (HBsAg), soit nucléaire (HBcAg).S\u2019inspirant de ce travail, nous avons développé une technique pour la détection sérologique de l\u2019anti- 1327 hatin; HBc qui ne requiert pas la purification préalable de l\u2019'HBcAg.Le principe repose sur l\u2019inhibition de l\u2019im- munoperoxydase.En utilisant comme substrat des coupes de foie contenant I'HBcAg, un sérum anti- HBc couplé à la peroxydase donne une coloration nucléaire.Une préincubation du même substrat avec un sérum non marqué à la peroxydase inhibera cette réaction, démontrant ainsi la présence d\u2019anti- HBc dans le sérum non marqué.Cette technique d\u2019inhibition de l\u2019immunoperoxydase pour la détection de l'anti-HBc a été évaluée à partir de deux cent vingt-cinq sérums humains.MATÉRIEL ET MÉTHODES 1) Population étudiée, \u2014 L'étude a porté sur 225 sérums provenant de sujets différents et qui se répartissaient comme suit: 127 malades avec diverses affections et ayant subi une biopsie hépatique, 58 porteurs chroniques d\u2019HBsAg dépistés par la Croix- Rouge et 40 femmes enceintes.Les sérums ont été colligés sur une période de cinq ans et ont été préservés à \u201420°C.La majorité de ces sérums ont déjà servi à des études sérologiques antérieures et ont été congelés et décongelés plusieurs fois.2) Inhibition de l\u2019immunoperoxydase.a) Substrat.\u2014 Le substrat utilisé est un foie prélevé à l'autopsie d\u2019un porteur chronique d\u2019HBsAg décédé avec une cirrhose postnécrotique, congelé tel quel à \u201470°C et conservé dans cet état pendant dix mois.Il a ensuite été décongelé et découpé en blocs d\u2019environ 1 cm cube.Ces petits blocs ont été recongelés dans de l\u2019isopentane à \u2014 70°C puis déposés dans des tubes secs de plastique et conservés à \u2014 70°C jusqu\u2019à leur utilisation.À partir de ces blocs, des coupes de 6y.d\u2019épaisseur ont été préparées ct postfixées par la méthode de McLean et Nakane 2?! avec des modifications mineures dans les temps de fixation et de lavage.Les noyaux de ce foie étaient colorés par un sérum anti-HBc marqué a la peroxydase et, en microscopic électronique, on pouvait visualiser des particules intranucléaires d\u2019allure virale 1, semblables a celles décrites par d\u2019autres auteurs !*.7° 75.b) Sérum anti-HBe.\u2014 Le sérum anti-HBe utilisé pour cette étude provient d'un porteur chronique asymptomatique d'HBsAg.Ce sérum est négatif pour lanti-HBs par hémagglutination passive \u201c*.Après couplage à la peroxydase par la méthode de Nakane et Kawaoi *, ce sérum donne une coloration exclusivement nucléaire sur le foie utilisé comme substrat et il a été utilisé dans notre étude à une dilution de 1:20.La spécificité de cette réaction pour l'HBcAg à déjà été établie dans un travail an- 1328 térieur '\u2019.Brièvement cette réaction nucléaire avec l\u2019anti-HBe marqué est complètement inhibée par la préincubation avec un sérum de référence anti-HBc provenant d\u2019un singe Rhésus (N° V-805-501-563, The National Institutes of Health, Bethesda, Md.), alors qu\u2019elle n\u2019est pas modifiée par une absorption préalable avec de I'HBsAg purifié (Electronucleo- nics, Bethesda, Md.).c) Technique d\u2019inhibition de l\u2019immunoperoxyda- se.\u2014 Chacun des 225 sérums a été testé non dilué.Les sérums ont été manipulés par groupes de scize, incluant à chaque fois un témoin positif (sérum produisant une inhibition) et un témoin négatif (sérum ne produisant pas d\u2019inhibition).Une goutte de sérum inconnu est déposé sur le substrat et incubée pendant 30 minutes dans une chambre humide à température ambiante.Les lames sont ensuite rincées dans de l\u2019eau salée tamponnée à pH 7.2-7.4 par du tampon phosphate (PBS), puis lavées 10 minutes dans un bain de PBS.Après séchage à l'air libre, les lames sont incubées pendant 45 minutes à la température ambiante avec l\u2019anti-HBc couplé à la peroxydase; après rinçage cet lavage dans 3 bains successifs de 10 minutes chacun, les lames sont séchées à l\u2019air libre.L'activité peroxydasique est alors révélée par la technique de Graham et Karnovsky 2%.Après un dernier lavage, les lames sont séchées ct montées de façon permanente dans du glycérol tamponné.Toutes les lames ont été lues au microscope par le même observateur, sans connaissance préalable du diagnostic clinique ni de la séropositivité pour 'HBsAg.Les sérums inconnus donnant une inhibition totale ou partielle de la réaction nucléaire ont été considérés comme contenant de l\u2019anti-HBc.d) Technique sérologique.\u2014 Tous les sérums ont été testés pour la présence d'HBsAg par contre- immunoélectrophorèse .Tous les sérums négatifs par cette technique ont été testés par une méthode radioimmunologique (AUSRIA 11-125, Abbott Laboratories, Chicago, IL).RESULTATS Les résultats sont compilés dans le Tableau I.Sur 35 cas d'hépatite virale aiguë, 25 étaient du type B, c'est-à-dire HBsAg positif, 5 sérums de ces malades ont montré une inhibition de l'immunope- roxydase et tous les 5 provenaient de patients avec une hépatite de type B.Sur 7 malades avec hépatite virale chronique ou cirrhose postnécrotique, 3 étaient porteurs d'HBsÂg ct tous 3 ont montré une inhibition de l\u2019immunoperoxydase.Sur 58 porteurs d'HBsAg dépistés par la Croix-Rouge, 55 ont montré une inhibition de l'immunoperoxydase.Par L'UNION MÉDICALE DU CANADA I I 0 Là oF gi gle gil 14 qu oF AD IC EPRTE ET TABLEAU 1 ANTICORPS ANTI-HBc PAR INHIBITION DE L'IMMUNOPEROXYDASE EN FONCTION DU DIAGNOSTIC ET DE LA SEROPOSITIVITE POUR L\u2019HBsAg Diagnostic Nombre Nombre Nombre avec de sujets HBsAg inhibition de positifs l\u2019'immuno- peroxydase Hépatite virale aiguë 35 25 5 Hépatite virale chronique 4 1 1 Cirrhose postnécrotique 3 2 2 Porteurs d\u2019HBsAg 58 58 55 Maladie hépatique alcoolique 50 0 0 Hépatopathies diverses 29 0 1 Foie normal 6 0 0 Femmes enceintes 40 0 0 Total 225 86 64 ailleurs, sur 50 malades avec une maladie hépatique alcoolique, aucun n\u2019était porteur d\u2019HBsAg et aucun n\u2019a montré d\u2019inhibition de l\u2019immunoperoxydase.Vingt-neuf malades étaient porteurs d\u2019hépatopathies diverses, aucun n\u2019était porteur d\u2019HBsAg, mais un de ces malades a montré une réaction d\u2019inhibition a I'immunoperoxydase; ce sérum provient d\u2019une malade avec hépatite médicamenteuse.Des 6 sujets ayant un foie histologiquement normal et séronéga- tifs pour l\u2019HBsAg, aucun n\u2019a donné d\u2019inhibition de l\u2019immunoperoxydase.Enfin, aucune des 40 femmes enceintes, toutes HBsAg négatives, n\u2019a donné de réaction d\u2019inhibition.DISCUSSION La première publication décrivant une méthode de détection de l\u2019anti-HBc remonte à trois ans seulement °.La littérature sur le sujet est donc peu abondante.Jusqu\u2019à maintenant de tels anticorps ont été retrouvés principalement chez les porteurs asymp- tomatiques d\u2019HBsAg et dans le décours des hépatites de type B \u201c7.5; on a rapporté de rares cas où l\u2019anti-HBc était retrouvé en l\u2019absence d\u2019HBsAg © 7, particulièrement dans des cas d\u2019hépatome primaire !9, Le but du présent travail était d\u2019évaluer une technique nouvelle pour la détection de l\u2019anti-HBc par inhibition de l\u2019immunoperoxydase.L\u2019avantage majeur de cette technique, si la spécificité et la sensibilité en sont démontrées, est qu\u2019elle n\u2019exige aucun appareillage spécial et surtout qu\u2019elle n\u2019exige pas de purification préalable de l\u2019HBcAg.Les résultats obtenus dans cette étude suggèrent une grande spécificité de l\u2019inhibition de la peroxydase pour la détection de l\u2019anti-HBc.En effet, 63 des 64 sérums trouvés positifs par cette méthode proviennent de sujets séropositifs pour l\u2019HBsAg, alors qu\u2019un seul des 138 sérums provenant de sujets TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 séronégatifs pour l\u2019HBsAg contient l\u2019anti-HBc.De plus, l\u2019échantillonnage choisi contient 185 sujets avec une très grande variété d\u2019affections hépatiques en même temps que 40 sujets normaux (femmes enceintes).Cette étude a été faite à l\u2019aveugle, c\u2019est-à- dire que les sérums étaient codés et que les lectures immunohistochimiques ont toutes été faites avant que le code ne soit décrypté.Aucun des 40 sujets normaux ni aucun des 50 patients avec maladie hépatique alcoolique, maladie non reliée à l'HBV *, n\u2019a montré la présence d\u2019anti-HBc.Le seul sujet trouvé positif par notre méthode et ne montrant pas d\u2019HBsAg en circulation par notre méthode est une malade qui a été hospitalisée pour une histoire clinique d\u2019hépatite médicamenteuse, confirmée par biopsie hépatique; on relève cependant dans le dossier de cette malade qu\u2019elle a été hospitalisée six ans auparavant dans un autre hôpital pour hépatite virale.Il a déjà été rapporté que l\u2019anti-HBc peut persister jusqu\u2019à 7 ans après un épisode d\u2019hépatite aiguë T.Si les résultats indiquent une grande spécificité de la méthode, quelle est sa sensibilité?Dans notre série, 55 des 58 porteurs chroniques d\u2019HBsAg ont été trouvés positifs pour l\u2019anti-HBc par la méthode utilisée, soit 94,8%.Sur une série de 363 porteurs, Hoofnagle et coll.\u201d en ont trouvé 357 positifs par fixation de complément, soit 98.3%.Ceci est une première indication que notre méthode est possiblement moins sensible que la fixation du complément.Une seconde indication vient du fait que les titres observés en fixation du complément sont relativement élevés alors que dans notre méthode les sérums ne peuvent être dilués.Cette insensibilité relative explique aussi possiblement le fait que seulement 5 des 25 sérums provenant de patients avec une hépatite virale aiguë de type B ont été trouvés positifs, ce qui représente un taux faible par rapport à ceux trouvés par d\u2019autres auteurs dans une population comparable 6 7.8 12, En conclusion, la technique d\u2019inhibition de I'im- munoperoxydase s\u2019est avérée une méthode très spécifique pour la détection de I\u2019anti-HBc.Son principal mérite par rapport aux techniques existantes est quelle n\u2019exige pas de purification préalable de l'HBcAg, ni d\u2019appareillage spécial.Son principal désavantage est sa sensibilité relativement faible.Résumé Une méthode pour la détection de l\u2019anticorps contre la nucléocapside du virus de l'hépatite B (anti-HBc) et n\u2019exigeant pas la purification préalable de cette nucléocapside (HBcAg), a été mise au point 1329 et évaluée.Le principe de la méthode repose sur l\u2019inhibition par le sérum à évaluer de la coloration d'un sérum anti-HBc marqué à la peroxydase, sur un foie humain riche en HBcAg utilisé comme substrat.La spécificité et la sensibilité de la méthode ont été évaluées en utilisant 225 sérums humains codés.Des 139 sujets séronégatifs pour l\u2019'HBsAÀg, | seul avec une histoire antérieure d\u2019hépatite virale aiguë a montré la présence d\u2019anti-HBc.Par contre des 86 sujets séropositifs, 63 sont positifs pour l\u2019anti- HBc: 5 des 25 sujets avec hépatite virale aiguë, les 3 sujets avec une maladie hépatique chronique associée à l\u2019HBsAg et 55 des 58 porteurs chroniques d'HBsAg.En conclusion, la méthode est spécifique, mais relativement peu sensible: cette insensibilité relative est contrebalancée par sa simplicité.Summary A method for the detection of hepatitis B antibody (anti-HB) and not requiring the purification of hepatitis B core antigen (HBcAg) was developed and evaluated.The principle of the method is a specific staining inhibition of a peroxidase-labeled anti-HBc serum by the serum to be tested, using as a substrate a human liver rich in HBcAg.The specificity and the sensitivity of the method were evaluated by testing 225 coded human sera.Among 139 subjects seronegative for HBsAg, only one with a past history of acute viral hepatitis had anti-HBc.On the other hand, among 86 seropositive subjects, 63 had anti-HBc: 5 of 25 subjects with acute viral hepatitis, the 3 subjects with chronic hepatic disease associated with HBsAg and 55 of the 58 HBsAg carriers.In conclusion, the method was found to be specific, but relatively insensitive: this relative insensitivity is offset by its simplicity.REMERCIEMENTS Ce projet a été réalisé grâce à l\u2019appui du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, dans le cadre du Projet N° 605-1032-28 du programme national de recherche et développement en matière de santé.BIBLIOGRAPHIE 1.Dane, D.S., Cameron, C.H.et Briggs, M.: Virus-like particles in serum of patients with Australia antigen-associated hepatitis.Lancet, I: 695-698, 1970.2.Ameida, J.D., Rubenstein, D.et Scott, EJ.: antibody system in Australia-antigen-positive hepatitis.cet, II: 1225-1227, 1971.3.Richer, G.: Le virus de l'hépatite B: aspects épidémiologiques et bases 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à anche vibrante.Cet appareillage permet de mesurer la quantité de carbone radioactif expiré dans l\u2019air par des humains ou des animaux après une injection intraveineuse d\u2019un substrat marqué par le carbone 1428.Le taux de CO, expiré dans lair est fonction de p-usieurs facteurs tels que la distribution au site métabolique cellulaire du substrat radioactif administré, le transport de celui-ci à travers la membrane cellulaire et enfin, les processus réels impliqués dans Pexcrétion du \u2018*C oxydé en \u201cCO, dans lair expiré.Cette méthode est déja utilisée pour évaluer chez les rats certaines modifications dans le métabolisme intermédiaire in vivo associées au changement dans l\u2019organisme de la concentration en vitamine B,, Be, B1» et en acide folique *.Les effets du glu- cagon et de l\u2019hydrocortisone sur l\u2019oxydation de L-histidine ™ ¢, les effets du coenzyme A et de la carence en acide pantothénique sur le métabolisme des acides gras marqués par le carbone 14 ont été évalués par cette méthode 7.En regard des études faites chez l\u2019homme, cette méthode est déjà utilisée pour déterminer les effets de I'insuline et de la tolbutamide sur l\u2019oxydation du glucose chez le diabétique et l\u2019homme normal 8°, Cette méthode est utilisée également pour le diagnostic différentiel de l\u2019anémie mégaloblastique en Département de médecine nucléaire et de radiobiologie, Faculté de médecine, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Québec.! Etudiant gradué.?Professeur adjoint (congé d\u2019études), Département de médecine nucléaire et de radiobiologie, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Québec; Associate, Divisions of Nuclear Medicine and Radiation Health, Johns Hopkins Medical Institution, Baltimore, Maryland.3 Professeur titulaire et directeur, Département de médecine nucléaire et de radiobiologie, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Québec.Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur Etienne Lebel, directeur de médecine nucléaire, Université de Sherbrooke.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 se servant de L-histidine (imidazole-2 (noyau)-!*C) de propionate-2-\"#C 1°.11 et de la serine-3*C 12, Le métabolisme de la phénylalanine dans la phénylcéto- nurie et dans l\u2019hyperphénylalaninémie, l\u2019oxydation du glyoxalate dans l\u2019hyperoxalurie, le métabolisme de la tyrosine dans I'hyperthyroidisme 3 '* et l\u2019oxydation de la méthionine-'*CH; dans la schizophrénie aigué 1 ont été étudiés à l\u2019aide de cette méthode.D\u2019autre part, l'oxydation du formate-}\"C dans la carence en acide folique '\u201c, celle de l\u2019éthanol marqué par le carbone 14 chez les alcooliques '\u201d et l\u2019exploration des fonctions biliaires en se servant des acides gras marqués par le carbone 14 ont été étudiées 15- 19, DÉTECTION RADIOMÉTRIQUE DES DÉFAUTS MÉTABOLIQUES IN VIVO EN RAPPORT AVEC L'ACIDE FOLIQUE ET LA VITAMINE B,, Résumés de connaissances sur le métabolisme de l'acide folique, la vitamine B,.et les unités monocarbonées L\u2019acide folique sous la forme réduite de l\u2019acide tétrahydrofolate assure le transport des unités mono- carbonées.Les sources des unités monocarbonées sont les groupes méthyl de la méthionine, de la choline et de la bétaine, ainsi que le groupe formi- mino de l'acide formimino glutamique qui provient du catabolisme de l\u2019histidine.Le formaldéhyde et le formate, groupes provenant de la serine et de la glycine peuvent être pris en charge par l\u2019acide tétrahydrofolate sous forme de N°, N'°-méthylène tétrahydrofolate ou formyl-tétrahydrofolate.Ce dernier est ensuite réduit sous forme de N°-méthyl- tétrahydrofolate grâce à l\u2019enzyme N°, N° méthylène tétrahydrofolate réductase et au FADH,.Le N5-mé- thyltétrahydrofolate formé transfére son groupement méthyl a l\u2019homocystéine pour former la méthionine.Cette réaction de transfert du groupe méthyl demande la présence de la vitamine B,., du S-adeno- sylméthionine et du FADH, comme co-facteurs chez les mammifères # et les microorganismes 21 22, Des recherches effectuées chez les rats et les microorganismes sur la conséquence de la carence en vitamine B,» ont permis de suggérer plusieurs fonctions pour cette vitamine.Celles-ci comportent l'implication directe ou indirecte de la vitamine B,» 1331 Chambre d'ionisation mterface-\u2014[ | Electrometre Analyseur CO?Analyseur 09 Flot metre Teletype Bonbonne d'air Fig.1A, 1B \u2014 Appareillage utilisé pendant la calibration, On remarque, de droite à gauche, les bonbonnes d\u2019air comprimé.un flot-mètre, une chambre d'ionisation, un télétype interface, un électromètre, un analyseur de CO., un analyseur d'O: et un télétype.dans la synthèse de la méthionine et de la choline à partir de la glycine, la 8 carbone de la sérine et le formate 23 24, L'intervention de la vitamine By» dans le transfert des groupements méthyl a été démontrée dans de nombreuses expériences #.Le groupe méthyl synthétisé est incorporé dans la méthionine, puis transféré à la choline par transméthylation \u201c*, La synthèse des acides nucléiques a été trouvée diminuée chez les rats souffrant de carence en vitamine B,- \"7\".D'autre part le trouble de maturation propre aux érythroblastes atypiques serait dû à une synthèse insuffisante des acides n&cléiques 2%.TI est aussi probable que la vitamine B,» est impliquée dans la phosphorylation des nucléosides.Une diminution 1332 Chambre , Analyseur d'ionisation Absorbant d'eau 0 Analyseur | 2 | co, Case de l'ani Flot | metre Bonbonne Electiométre | | 7 Amplificateur d'air a 1 anche vibrante Ï Teletype Fig.2 \u2014 Schéma de l'appareillage utilisé au cours des expériences.On voit de gauche à droite, une bonbonne d'air comprimé, une case de l'animal, un absorbant d\u2019eau, une chambre d\u2019ionisation, un analyseur de CO, un analyseur d\u2019O., un flot-mètre, un électromètre à anche vibrante, un amplificateur et un télétype.de l\u2019incorporation du P ** dans les acides nucléiques du foie et du cerveau des petits rats souffrant de carence en vitamine By» a été observée \u201c°.Certaines observations confirment le point de vue selon lequel la vitamine B,z est impliquée dans la synthèse des protéines.Il a été observé que les poussins nourris avec la vitamine By» grandissaient plus vite que ceux nourris sans vitamine B,» \u201c°.La vitamine B,- serait co-facteur dans l\u2019incorporation des acides aminés dans les protéines 3!.Chez les rats souffrant d\u2019une carence de vitamine B,+ comme chez l\u2019homme souffrant d\u2019anémie pernicieuse, le taux des groupements thiols dans le sang se trouve diminué, probablement à cause de gluta- thion qui est diminué *.Puisque l'administration de glutathion ou de vitamine Bi: diminue le taux de sucre chez les rats en raison de l\u2019hyperglycémie provoquée par l'utilisation exagérée des hydrates de carbone et une diète pauvre en graisse, il est fort possible que l'effet de la vitamine Biz sur le gluta- thion du sang soit en relation avec son rôle dans le métabolisme 33.Il a été observé qu\u2019en l'absence de vitamine Biz, l'ochromonas Malhamensis oxydait le propriona- te-2-C en \"CO.à un taux très faible, lequel était augmenté quand la vitamine B,: était ajoutée 3.Cette observation avait confirmé les études anté- ricures qui rapportaient que le coenzyme Bi, était nécessaire pour l'isomérisation du L-methylmalonyl CoA en succinyl CoA.Il existe une relation métabolique entre l'acide folique et la vitamine B,\u2026.Diverses réactions de transfert d'unités monocarbonées font intervenir L'UNION MÉDICALE DU CANADA al ie sl nl gif $ of a l\u2019acide tétrahydrofolate (Fig.3).Certaines de ces réactions aboutissent à la formation d\u2019un dérivé N°, N'° méthylénique de l\u2019acide tétrahydrofolique, lequel est réduit à son tour en N5-méthyltétrahydro- folate.La déméthylation de celui-ci est réalisée grâce à la vitamine B» et rend l\u2019acide tétrahydrofolate à nouveau disponible pour d\u2019autres réactions de transfert.L\u2019absence de la vitamine B,, diminue l\u2019activité du N°-méthyltransférase et entraîne par conséquent une augmentation de N°-méthyltétrahy- drofolate au niveau du foie 3% avec une perturbation du métabolisme de l\u2019acide folique 8 37, A.F conjugue des aliments Ra AD Acide Formiminogluta- Histidine Acide Urocanique Acide uridique Méthionine Vitamine B,, Homocystéine N° Méthyl THF i.Formal- uridique déhyde toi N° Formimino THF glycine N°10 Méthényl THF x VY +-2066 Fig.5 \u2014 Caryotype.Cellule hyperdiploïde avec deux chromosomes Ph!.L'UNION MÉDICALE DU CANADA la prolifération myéloblastique a dépassé, dans la phase de récidive blastique finale, la prolifération mégacaryoblastique.Ces observations pourraient être expliquées par une capacité moindre d\u2019évolution clonale du méga- caryoblaste par rapport au myéloblaste.L\u2019évolution des syndromes myélo-prolifératifs vers la leucémie myéloblastique est un fait connu.Avec le cas de Maldonado et le nôtre, le changement de la métaplasie myéloïde et de la leucémie chronique en « leucémie » mégacaryoblastique devient aussi un fait acquis, et on soupçonne cette possibilité de transformation pour la thrombocythémie essentielle et la polycythémie vraie.Finalement, deux cas de leucémie myéloïde chronique ont été décrits, évoluant vers une crise érythroblastique °*, ce qui complète le tableau des possibilités d\u2019évolution des syndromes myélo-prolifératifs chroniques dans leur crise blastique vers une prolifération massive de n\u2019importe laquelle des trois lignées médullaires (c£.Tableau proposé).TABLEAU 1 INTERRELATIONS DES SYNDROMES MYELO-PROLIFERATIFS SYNDROME DE BI GUGLIELMO POLYCYTHEMIE |\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ \u2014> MMM LMC = LMA THROMBOCYTHEMIE (Leucemie MEGAcARYO, CYTAIRE (CHRONIQUE) LEUCEMIE MEGACARYOBLASTIQUE I En trait continu, les transformations déja décrites; en pointillé, les transformations possibles.Certains auteurs ont proposé le nom de leucémie mégacaryocytaire pour la thrombocythémie et à ce sujet Gunz ?commente : « il n\u2019y a pas de doute sur le caractère néoplasique de la prolifération méga- caryocytaire mais, du moins dans les cas chroniques, à l\u2019exclusion des organes hématopoiïétiques, il y a peu ou pas d'infiltration des autres organes ».À cette observation, on peut répondre que le passage des mégacaryocytes dans le sang n\u2019est pas massif du fait de leur grande taille, quoique l\u2019on puisse observer occasionnellement ces cellules dans le sang même à l\u2019état normal #.31, De plus, les mégaca- ryocytes sont filtrés par les poumons 32 83, Mais quand il y a un arrêt de maturation au stade plus TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 jeune, comme dans le cas des mégacaryoblastes diploïdes, leur sortie en périphérie devient plus importante, leur filtration dans le poumon moins complète, leur permanence dans le sang plus longue, alors, l\u2019infiltration diffuse de tous les organes devient possible, telle que notée chez notre patient.Résumé Nous présentons l\u2019évolution d\u2019un cas de leucémie myéloïde chronique vers la leucémie mégacaryo- blastique (à mégacaryoblastes diploïdes).Nous en profitons pour faire quelques commentaires sur la lignée mégacaryocytaire diploïde et sur les néo- plasies mégacaryocytaires, qu\u2019on pourraît appeler leucémies mégacaryocytaires (chronique) et mégaca- ryoblastique (aiguë).Quelques nouvelles possibilités d\u2019interrelations parmi les syndromes myélo-prolifé- ratifs chroniques et aigus sont envisagées.Summary The unusual course of a case of chronic myelogenous leukemia is presented with its transformation into a mega- karyoblastic leukemia (with diploid megakaryoblasts).We commented upon the diploid megakyrocytic cell line and the megakaryocytic neoplasms which could be named mega- karyocytic (chronic) or megakaryoblastic (acute) leukemias.Some new possible interrelationships between the chronic and acute myeloproliferative syndromes are discussed.REMERCIEMENTS Nous voulons remercier le docteur Henri Desrosiers, chef du département de pathologie de l'hôpital Saint-Eusèbe de Joliette de nous avoir fourni le rapport de l\u2019autopsie et le docteur Marcel Cadotte, pathologiste de l\u2019Hôtel-Dieu, de nous avoir donné des conseils précieux de cytogénétique.BIBLIOGRAPHIE 1.Damesheck, W.: Some speculations on the myeloproliferative syndromes.Blood, 6: 372, 1951.2.Gunz, F.et Baikie, A.G.: Leukemia: Third edition.Grune and Stratton, 1974, 3.Di Guglielmo, G.: Un caso di eritroleucemia.Folic Med., 13: 386, 1917.4.Williams, W.J.et coll.: Hematology.McGraw-Hill Book Company, 1972, 5.Wintrobe, M.M.et coll: Clinical Hematology: Seventh edition.Lea and Febiger, 1974.6.Hardisty, R.M.et coll.: Blood and its disorders.Blackwell Scientific Publications, 1974.7.Tanzer, J., Jacquillat, C., Weil, M.Briére, J., Russel, Boiron, M.et Bernard, J.: Traitement de la leucémie myéloïde chronique.La Revue du Praticien, 23: 3997, 1973.8.Schwarzembert, L., Mathe, G., Pouillart, P.et coll.: Hydro- xyurea, leucopheresis and splenectomy in CM.L.at the problastic phase.Brit.Med.J., 1: 700, 1973.9.Sokal, J.E.Current concepts in the treatment of C.M.L.Ann.Rev.Med., 24: 281, 1973.10.Stryckmans, P.A.: Current concepts in C.M.L.Sem.in Hema- tol., 11: 101, 1974, 11.Downey, H.et Nordland, M.: Hematologic and histologic study of a case of myeloid megakaryocytic hepatospleno- megaly.Folio Hematol., 62: 1, 1959.12, Sunberg, D.R.: Myeloid metaplasia in polycythemia.Charles C.Thomas Publisher, Hlinois, page 112, 1973.13.Lagerlof, B.: Cytophotometric study of megakaryocyte ploidy in polycythemia vera and C.M.L.Acta Cytologica, 16: 240, 1972.14.Maldonado, J.E.: Dysplastic platelets and circulating mega- karyocytes in chronic myeloproliferative diseases.II.Ultra- structure of circulating megakaryocytes.Blood, 43: 811, 1974.1343 15.Jamshidi, K., Ansori, A., Windschitl, H.-E.et Swain, W.-R.: primary thrombocythemia.Geriatrics, 28: 121, 1973.16.Maldonado, J.E., Pintado, T.et Pierre, R.V.: Dysplastic platelets and circulating megakaryocytes in chronic myelo- proliferative diseases.\u2014 The Platelets: Ultrastructure and peroxidase reaction.Blood, 43: 797, 1974, 17 Chan, B.W., Flemans, R.J.et Zbinden, G.: Acute leukemia with megakaryocitic predominance.Cancer, 28: 1343, 1971, 18.Undritz, E.et Nusselt-Bohaumilitzky, K.: Uber das Auftreten diploider Megakaryoblasten Promegakaryocyten und Mega- karyocyten bei schweren Hämopathien, ein Rückgriff in die Phylogenese.Schw.Med.Wochens, 98: 1686, 1968.19.Wright, J.H.: The histogenesis of blood platelets.J.Morphol,, 21: 263, 1910.20 Garfinkel, L.S.et Bennett, DE: Extramedulary myeloblastic transformation in chronic myelocytic leukemia simulating a coexistent malignant lymphoma.Am.J.Clin.Path., 638, 1969.21.Naman, R., Cadotte, M., Gosselin, G.et Long, L.-A.: Crise blastique extramédullaire simulant un lymphome malin et duplication du Ph! dans la leucémie myéloïde chronique.L'Union Méd.du Canada, 101: 884, 1972.22.Pascoe, HR: Tumors composed of immature granulocytes occuring in the breast in chronic granulocytic leukemia.Cancer, 25: 697, 1970.23.Mitelman, F., Brandt, L.et Nilsson, P.G.: Cytogenetic evidence for splenic origin of blastic transformation in chronic myeloid leukemia.Scand.J.Haematol., 13: 87, 1974.24.Srodes, L.H.et coll: Autonomous erythroid megaloblastosis occuring during blastic transformation of chronic myelocytic leukemia.J.Clin, Invest.52: 512, 1973.25.Armenta, D: Evidence cytogénétique de l'origine splénique de la leucémie myéloïde chronique.(En préparation).26.McCabe, W.R., Bird, R.M.et McLaughlin, R.A.: Is primary thrombocythemia a clinical myth?Ann.Intern, Med.43: 182, 1955.27 Ozer, F.L., Truax, W.E.,, Miesch, D.C.et Levin, W.C.: Primary hemorrhagic thrombocythaemia.Amer.Med.J., 28: 807, 1960.28.Lewis, S.M., Szuz, L.et Hoffbrand, A.V.: Thrombocythaemia.Clinics in Haematology, vol.I, p.339, Saunders, London, 1972.29.Fickers, M.et Speck, B.: Thrombocythaemia: Familial oc- curence and transition into blastic crisis.Acta Haemat., 51: 257, 1974.30.Minot, G.R.: Megacaryocytes in the periferal circulation.J.Exp.Med., 36: 1, 1922.31.Dago, C., Karpas, C.M., Pincus, L., Tytum, A.et Oppenheim, A.: Circulating megacaryocytes: a quantitative observation in normal subjects by age and sex.Acta Cytol.(Baltimore), 15: 410, 1971.32.Scheinin, T.M.et Koivuniemi, A P.Megakaryocytes in the pulmonary circulation.Blood, 22: 82, 1963.33.Kaufman, R.M., Airo, R., Pollack, S., Crosby, W.H.et Do- berneck, R.: Origin of pulmonary megakaryocytes.Blood, 25: 767, 1965.34.Tanzer, J., Jacquillat.C., Weil, M.et Boiron, M.Le traitement de la leucémie myéloïde chronique.Données actuelles, Acta Hematol., 3: 102, 1969.L'HÉPATITE DES PERSONNES ÂGÉES Gilles LAPOINTE, F.R.C.P.(C)' et Andrée CHOLETTE, FRCP.(O?L\u2019apparition d\u2019ictére chez les personnes dont I'age se situe a la 5°, 6¢ ou 7° décade, pose certains problèmes en raison des nombreuses étiologies possibles.Elles peuvent souffrir d\u2019hépatite infectieuse (IH) avec HBag \u2014 .Par contre les médicaments, les néoplasies, toute obstruction des voies biliaires, une maladie systémique quelconque, peuvent par leur évolution se compliquer d\u2019ictére.Nous allons présenter deux cas d\u2019hépatite et nous discuterons des diverses caractéristiques de l\u2019hépatite des personnes âgées, de l'hépatite médicamenteuse à Palpha-methyl- dopa et la façon d'évaluer un ictère.Observation 1 Madame J.E.B., âgée de 55 ans, est admise à l\u2019hôpital le 24 août 1974, ne se sentant pas bien depuis quelques mois, accusant nausées et vomissements fréquents, présentant depuis deux semaines un état grippal accompagné de nausées, de vomissements, de fièvre et depuis deux jours.d'ictère progressif avec urines foncées ct selles décolorées.Une lithiase vésiculaire était déjà prouvée.Elle prenait de l'aldo- met depuis plusieurs mois et dès le début de cette thérapeutique, elle avait accusé des nausées, des vomissements et de la faiblesse.1 Assistant dans le service de gastroentérologie et d'endoscopie de l'hôpital de Chicoutimi Inc.7 Pathologiste attitrée à l'hôpital de Chicoutimi Inc.1344 L'examen physique était négatif à l'exception d\u2019un ictère assez marqué.Les examens de laboratoire montraient: SG OT 920 un.; SG PT 504 un.; phos- phatases alcalines 8.8 unB; bilirubine directe 7.1 mg % ; temps de prothrombine 12.4 secondes et HBag @ .La patiente refusa l'intervention chirurgicale, quitta l\u2019hôpital et se représenta deux jours plus tard, soit le 2 septembre 1974.La glycémie était à 76 mg % ; l\u2019urée à 21.4 mg % ; le VDRL: négatif: la formule sanguine: normale; examen d\u2019urines: leucocytes ++; cellules épithéliales + ! , cylindres granuleux +, urates +++; bilirubine totale 25.6 mg % ; bilirubine directe 15.2 mg % et bilirubine indirecte 10.4 mg % ; culture négative des urines.Une cholécystectomie fut pratiquée le 5 septembre 1974.On a retrouvé dans la vésicule biliaire des petits calculs de 1 X 2 mm ct un gros calcul de 1.5 em.Le foie, petit à surface finement granuleuse, est biopsié et une cholangiographie peropératoire est négative.L\u2019anesthésie se fait à l\u2019aide du Penthotal et du Fluothane et de NO.Une seconde opération chirurgicale est pratiquée dans la soirée, en raison d'une hémorragie digestive en provenance d\u2019une branche de l\u2019artère gastro-duodénale.La patiente est ancsthésiée au Penthotal et NO et elle reçoit trois transfusions.Le 9 septembre, l\u2019état de la patiente se détériore.Nous sommes demandés en consultation pour constater un coma profond: les transa- minases SG OT étaient à 200 un, le SG PT à 136 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1; un.; la phosphatase alcaline à 7.2 ub; le temps de prothrombine à 29.3 secondes; la créatinine à 1.2; l\u2019'ammoniaque à 263 mg % ; le volume globulaire en exces de 1000 cc avec l\u2019hémoglobine à 17.2 gr.; I'hématocrite a 55; acidose métabolique; cholestérol 76 mg % ; bilirubine directe 20.8 mg % ; bilirubine indirecte 11.8 mg % et bilirubine totale 32.6 mg %.Elle décède quelques heures plus tard et les constatations autopsiques sont celles d\u2019une hépatite aiguë, avec un œdème pulmonaire modéré, un début de pneumonie et une zone d\u2019atélectasie, un léger épanchement pleural bilatéral et une néphrose cholémi- que.La biopsie hépatique comme l\u2019étude microscopique à l\u2019autopsie montrait un chambardement prononcé de l\u2019architecture.Au pourtour des zones cen- tro-lobulaires, il y avait une nécrose cellulaire avec effondrement partiel du tissu de soutien et hémorragie.Au niveau de l\u2019espace porte on retrouvait des infiltrats inflammatoires lympho-plasmacytaires et leucocytaires et une légère prolifération canaliculaire associée à l\u2019infiltrat inflammatoire s\u2019étendant au reste du lobule (Fig.1).Fig.1 \u2014 Large zone intralobulaire de nécrose hépatique avec infiltrat inflammatoire important.(160 x ) On notait en plus des nécroses cellulaires individuelles avec cytoplasmes éosinophiles; une rétention biliaire modérée.Observation 2 Madame J.B., âgée de 67 ans, accusait de l\u2019ictère et des urines foncées au moment de subir une cho- lécystectomie le 1\" août 1974, après deux crises de colique hépatique en mai et juin.À la période postopératoire, l\u2019ictère a diminué quelque peu, mais les selles sont demeurées décolorées et les urines foncées.Elle n\u2019accusait pas d\u2019asthénie, ni prurit, ni état TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 grippal, ni perte d\u2019appétit mais une perte de poids de 30 livres en deux mois.Une cholangiographie percutanée, faite trois semaines après la cholécys- tectomie, s\u2019avérait normale.Lors de notre consultation, nous notions un ictère marqué, une surface hépatique nodulaire et la présence possible d\u2019ascite.Les examens de laboratoire montraient: bilirubine directe: 6.1 mg %; bilirubine indirecte: 1.5 mg %; phosphatase alcaline: 22 ub \u2014 14.2 ub; SG OT: 800 un, SG PT: 280 un, temps de protrombine normal.Les transaminases s\u2019élevèrent rapidement à 2000 un.pour les SG OT et à 570 un.pour les SG PT.L'HBag était Q; les albumines se chiffraient à 38% et les y-globulines 4 44.4%: une élévation des IgA a 780 (N: 200 + 60).Une biopsie du foie montrait une architecture complètement chambardée.La presque totalité du tissu biopsié était constitué de larges zones où les lobules hépatiques étaient disparus et remplacés par une prolifération canali- culaire modérée accompagnée d'un infiltrat inflammatoire, important, lympho-plasmacytaire avec quelques cellules polynucléées.Dans les zones de collapsus hépatique se retrouvaient quelques cellules possiblement sinusoïdales chargées de pigments cé- roïdes.Les portions de lobules restants étaient constitués d'hépatocytes en voie de nécrose avec un cytoplasme fortement acidophile (corps de Councilman) et d'hépatocytes en voie de régénération.Cette image histologique était compatible avec une évolution cirrhogène (Fig.2).Fig.2 \u2014 Zone de nécrose intralobulaire avec prolifération canaliculaire et infiltrat inflammatoire assez diffus.Présence d\u2019une portion de lobule restant (en bas, à droite) (160 x ).La bilirubine s\u2019éleva progressivement à 13 mg % et les transaminases diminuèrent jusqu\u2019à 125 alors que la patiente sombra dans un état léthargique important, devenant confuse avec asterexis.Une diète pauvre en protéine fut prescrite de même que Pred- nisone 40 mg die et Néomycine per os.1345 La condition s\u2019améliora progressivement, La cor- ticothérapie s\u2019est poursuivie à dose décroissante pendant plusieurs mois.Huit mois après sa sortie de l\u2019hôpital, la bilirubine était normale; le temps de prothrombine normal; les transaminases SG OT à 64 mg % et les SG PT à 66 mg %; l'HBagO.Nous cessons la corticothérapie en raison d\u2019une élévation importante de la glycémie; elle est reprise par méthode alternative après normalisation de la glycémie.Après une année complète d'évolution, la patiente se porte toujours bien et ses transaminases sont normales.DISCUSSION Chez la première patiente, l\u2019ictère fut précédé de symptômes constitutionnels d\u2019hépatite.D'ailleurs à l\u2019entrée, les transaminases se situaient aux environs de 900 un.L'intervention chirurgicale n\u2019a pas mis en évidence d\u2019obstruction cholédocienne mais un foie à surface granuleuse.Il va sans dire que les deux anesthésies consécutives ont pu avoir été un facteur d\u2019aggravation de son hépatite dont l\u2019évolution a été dramatique.Cependant, l\u2019apparition de nausée et de vomissement a coïncidé avec le début de la thérapie à l\u2019aldomet.Ce dernier médicament, pour être incriminé, doit avoir été pris pendant sept semaines à sept mois avant l'apparition des symptômes d'après Maddley et Boitnott '.La dose du médicament n\u2019entre pas en ligne de compte.Les antécédents d\u2019allergie ou d\u2019hypersensitivit¢ du patient associés a une éosinophilie, a un Coombs +, au test LE + et à la négativité de l\u2019antigène australien (HBagO© ), rendent le diagnostic d\u2019hépatite à l\u2019alpha- methyl-dopa le plus probable.La clinique, la biochimie et l'examen histologique sont identiques à ceux de l'hépatite virale ct chez les patients de Maddley existaient aussi une nécrose et une infiltration lymphoplasmocytaire avec chambardement de l'architecture et infiltration portale mononucléée.Dans le second cas, il n\u2019y a pas non plus d\u2019obstruction cholédocienne.Certains symptômes constitutionnels précèdent.Une détérioration rapide de son état s\u2019est produite.À ce moment précis, l\u2019histologie, tout en démontrant une hépatite aiguë, laissait entrevoir une évolution cirrhogène témoignée par les collapsus hépatiques importants.Même l\u2019im- munoélectrophorèse avec sa diminution des trans- ferrines et son augmentation des IgA témoignait de cette évolution.La corticothérapie, jointe au traitement habituel de l'insuffisance hépatique, à probablement pu arrêter ce processus.L'antigénémie (HBag © ) est négative et pour nous, il s'agissait d\u2019une hépatite infectieuse de type A moins fréquente chez les personnes âgées en raison 1346 des contacts rares !.D'après Gibinski 7, le facteur immunologique ne semble pas très important chez les personnes âgées.D\u2019après les auteurs qu'il a consultés, le haut pourcentage de mortalité (3.6 à 13.5%) est justifiable simplement par une évolution plus sévère et plus longue de la maladie.Fenster * rapporte une mortalité de 26% par hépatite fulminante.En effet, plus l\u2019âge est avancé, plus l\u2019ictère dure longtemps et plus l\u2019hospitalisation est prolongée.Les transaminases, par contre, ont tendance à être plus basses que chez les jeunes, mais persistent élevées longtemps.De plus, les femmes sont plus souvent atteintes que les hommes.Le diagnostic et la thérapie d\u2019un ictère chez les personnes âgées sont souvent compliqués par les maladies associées telles que l'insuffisance cardiaque, une opération chirurgicale antérieure et des troubles mentaux.L'ictère ne doit pas être considéré comme un problème urgent.La cholostase intrahépatique médicamenteuse ou virale peut être tolérée très bien par le malade pendant plusieurs semaines et l'obstruction extrahépatique peut être supportée sans danger durant quelques jours.Dans une obstruction prolongée, lc temps d'investigation n\u2019est pas suffisant pour provoquer une cirrhose biliaire secondaire.Ceci dit, en face d'un patient ictérique, l'histoire e* l'examen physique pourraient mettre sur la piste du diagnostic la plupart du temps.L'histoire de transfusions récentes, d'injections, de contact avec un patient souffrant d\u2019hépatite infectieuse HBag PB, doivent nous faire soupçonner une hépatite, si, de plus, les transaminases sont très élevées, aux alentours de 1000 un.et plus, et la bilirubine augmentée de façon parallèle.La présence d'antigène Australie @ ouG, les symptômes généraux tels nausée, vomissement, anorexie joints à une légère hépatomégalie douloureuse peuvent être suffisants pour affirmer le diagnostic d'hépatite virale.L'origine médicamenteuse de l\u2019ictère est plus difficile à prouver et le diagnostic relève souvent de l'intuition à moins d\u2019avoir un Coombs 4 comme on le retrouve parfois dans l\u2019hépatite à l'alpha-methyl- - dopa.Certains médicaments vont donc donner l'image histologique d\u2019une hépatite virale; par contre d'autres, tels les anticonceptionnels et la testostérone, donneront une cholostase centro-lobulaire (steroid type).Les sulfonylurées, par ailleurs, vont offrir l'image histologique hépatique d'une hépatite non spécifique avec quelques zones circonscrites de nécrose avec infiltration éosinophilique portale.La chlorpromazine produit l'image d'une hépatite non spécifique associée à de la cholostase, d'où la difficulté du diagnostic.L'hépatite chronique active ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA hépatite lupique s\u2019associe souvent à des phénomènes d\u2019autoimmunité et a la présence de cellules LE dans l\u2019organisme.Une hépatosplénomégalie, des angiomes stellaires et de l\u2019érythème palmaire orientent le diagnostic vers une cirrhose.Aux examens biochimiques déjà demandés plus haut, pourraient s\u2019ajouter le temps de prothrombine et le test à la Vit-K, l\u2019urobilinogène et la lipoprotéine, pour éliminer une obstruction extra- hépatique.Les phosphatases alcalines pour leur part ne sont pas fiables pouvant être normales ou élevées.La présence d\u2019ictère contre-indiquant la cholécysto- graphie et la cholangiographie I.V., la cholangio- graphie per-cutanée ou la cholangiographie rétrograde sont des examens fort utiles en pareil cas dépendant des possibilités du milieu hospitalier.Une fois la perméabilité des voies biliaires prouvée ou soupçonnée, l\u2019aspect microscopique élucidé, le traitement est spécifique de la maladie causale.Résumé À la faveur de la présentation de deux observations, la similitude entre l\u2019hépatite infectieuse et l'hépatite au méthyl-dopa est exploitée.Une brève discussion sur les moyens de diagnostic est faite tout en insistant sur l\u2019histoire et l\u2019examen et surtout sur la prise de médicament car le diagnostic d\u2019hépatite médicamenteuse est présomptif et les causes d\u2019ictère sont multiples chez les personnes âgées.Summary Two cases of hepatitis in aged persons are presented and the similarity of infectious hepatitis (type A) and methyl- dopa hepatitis is shown.A brief discussion is done on the differential diagnosis of jaundice in the aged insisting on the history, physical examination and drug use because of the presumptive diagnosis of drug hepatitis.BIBLIOGRAPHIE .Maddley, W.C.et Boitnott, J K.: Severe hepatitis from Methyl- dopa.Gastro, 68: 351-60, 1975.Gibinski, K., Foit, E.et Suchon, L.: Hepatitis in the aged.Digestion, 8: 254-60, 1973.Fenster, L.F.: Viral hepatitis in the elderly.Gastro, 49: 262- 71, 1865.LYMPHANGIOME KYSTIQUE DU MEDIASTIN Gilles-P.LAROCHE Le lymphangiome kystique du médiastin est une tumeur bénigne très rare, représentant 1% des tumeurs médiastinales.Les caractéristiques inhabituelles d\u2019une telle tumeur chez un patient qui présenta par la suite un hygroma cervical totalement indépendant justifient l\u2019intérêt d\u2019une telle curiosité qui a rarement été rapportée dans la littérature.Observation R.H., jeune boucher de 18 ans, est admis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec en avril 1974 pour l\u2019évaluation d\u2019une masse médiastinale.Depuis deux mois, il ressent une fatigue et une anorexie inhabituelles.Il se plaint d\u2019une dyspnée légère à l\u2019effort et d\u2019une douleur vague à la région postérieure et inférieure gauche du thorax.Une radiographie pulmonaire demandée par son médecin montre une opacité para- cardiaque gauche.1 F.R.C.S.(C), F.A.C.S., service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, Hôtel-Dieu de Québec.Adresser toute demande de tirés à part: docteur Gilles- P.Laroche, 2944 de la Promenade, Ste-Foy, Québec G1W 216.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Lors de son admission, son apparence générale est excellente et l\u2019examen physique est normal.Les examens de laboratoire incluant formule sanguine, sédimentation, examen des urines, tests biologiques et électrocardiogramme sont normaux.La radiographie pulmonaire et la tomographie du médiastin (Fig.1 et 2) mettent en évidence une masse de la densité des tissus mous, sans calcification, à contours nets, recouvrant le rebord gauche du médiastin moyen du hile pulmonaire jusqu\u2019au diaphragme.Le reste du médiastin et du thorax est normal.Une thoracotomie postéro-latérale gauche est faite le 18 avril 1974.La cavité pleurale et le poumon sont normaux.Le médiastin moyen renferme une grosse tumeur kystique (15 x 10 x 9 cm) recouvrant le péricarde jusqu\u2019à la crosse aortique et soulevant le nerf phrénique et la plèvre.La limite supérieure du kyste en haut de la bronche souche gauche et le long de la trachée est très nette et ne présente aucune communication avec le segment supérieur du médiastin.Quoique sa paroi soit mince, mollasse et adhérente aux tissus avoisinants, le kyste est entièrement excisé. Fig.1-2\u2014 Une opacité homogène recouvre le bord gauche du médiastin moyen, du hile au tiers moyen du péricarde.La masse kystique renferme un liquide séreux et limpide constitué d\u2019une substance amorphe, de quelques lymphocytes et de rares débris cellulaires.Sa paroi blanchâtre est faite de tissus conjonctivo-adi- peux contenant de nombreux follicules lymphoïdes souvent groupés autour de vaisseaux lymphatiques dilatés.En quelques endroits, la surface interne est recouverte d\u2019un épithélium cuboïde.La tumeur est typique d\u2019un lymphangiome kystique (Fig.3-4).Malgré un examen attentif de la région cervicale, aucune anomalie n\u2019avait été notée.Mais, dès le retour à la salle de réveil, un effort de toux précipite l\u2019apparition d\u2019un gonflement cervical droit.Cette masse rénittente est située à l'angle du sterno-cléido mastoïdien et de la clavicule.Une ponction de liquide séreux confirme le diagnostic d'hygroma kystique.Les suites postopératoires sont normales et le kyste cervical n\u2019est pas visible au départ du patient.En juin 1975, le patient consulte pour une masse asymptomatique apparue à la région cervicale droite depuis 15 jours.Il subit l\u2019exérèse d\u2019un hygroma (10 x 7 x 5 cm) à localisation habituelle, dont la limite inférieure est la veine sous-clavière et dont l\u2019aspect histopathologique est semblable à la tumeur médiastinale.Lors d\u2019un examen de contrôle en mars 1976, le patient ne présente aucune évidence de 1348 Fig.3 \u2014 Lymphangiome kystique, section de paroi recouverte d'un épithélium et contenant des amas de tissu lymphoide (hématoxyline et éosine; X 200).L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.4 \u2014 Un épithélium simple recouvre un tissu lymphoïde abondant (hématoxyline et éosine; X 400).récurrence et la radiographie thoracique est encore normale.DISCUSSION Alors que l\u2019hygroma cervical est assez fréquent, la forme médiastinale pure est rare et ne représente que de 1.3 à 6.9% de toutes les tumeurs du médiastin!, À l\u2019occasion de la présentation d\u2019un cas en 1956, Childress et Samson ?ne trouvent que 17 cas de résection chirurgicale de lymphangiome médias- tinal dans la littérature.En 1958, Bariety et Coury 3 en dénombrent une quarantaine de cas.Galofré et coll.* rapportent, en 1962, 141 cas d\u2019hygroma kystique rencontrés a la Mayo Clinic, dont 12 ont une forme cervico ou axillo médiastinale; deux autres tumeurs seulement ont une localisation purement médiastinale et ont d\u2019ailleurs déjà fait le sujet d\u2019une publication par Divertie et coll.7 (1960).L\u2019hygroma médiastinal est donc la plupart du temps en communication avec un kyste cervical, ce qui explique sa localisation habituelle dans le médiastin antérieur et supérieur.Le site inhabituel de notre tumeur dans la partie basse du médiastin moyen gauche et son absence de continuité avec l\u2019hygroma cervical droit en font un lymphangiome médiastinal inusité.Un seul autre cas semblable a été rapporté par Lim et coll.en 1961 8, TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Même si reconnu comme une tumeur congénitale, l\u2019hygroma médiastinal peut devenir symptomatique ou être découvert à tout âge.Par contre l\u2019hygroma cervical est habituellement détecté à la naissance ou peu de temps après.En effet, 90% de ces tumeurs sont diagnostiquées avant la fin de la deuxième année, cette découverte précoce étant attribuable à leur accessibilité ou à la rapidité de leur croissance.Le système lymphatique cervical provient du plexus capillaire de la veine jugulaire interne 7.Mc- Clure et Sylvester * ont expliqué la production de l\u2019hygroma en montrant que des segments des sacs lymphatiques jugulaires peuvent ne pas établir de communication avec le système veineux; ils restent alors isolés et sont aptes à se développer en formations kystiques.Cependant, même si cette hypothèse de segmentation des sacs lymphatiques explique bien l\u2019hygroma cervical, l\u2019origine d\u2019une telle tumeur dans le médiastin est moins certaine.Eigler ?et Michaelis !° croient que les bourgeons peuvent adhérer aux futurs organes médiastinaux et migrer avec eux par la suite.Huntington !! a suggéré que le lymphangiome naît plutôt de dépôts mésenchyma- teux médiastinaux qui plus tard se différencient en tissus lymphatiques et croissent en tumeur kystique.Notre cas remet en question le processus de formation de ces tumeurs; l\u2019hypothèse migratrice est difficilement acceptable ici à cause de la localisation opposée, basse et médiane de la tumeur médiastinale.Et l\u2019apparition simultanée d\u2019une lésion cervicale et d\u2019une tumeur médiastinale éloignée et indépendante semble raffermir la théorie de différentiation de Huntington.L\u2019hygroma est un kyste uni ou multiloculaire dont la surface gris-blanche et irrégulière est mal définie.Son développement par pseudopodes lui permet de sS\u2019insinuer entre et le long des différentes couches tissulaires et d\u2019adhérer fermement et d\u2019encercler les Structures avoisinantes, rendant son excision parfois très difficile.La paroi des kystes peut être mince et délicate ou épaisse et fibrotique.Elle est faite d\u2019un endothélium supporté par du tissu conjonctif renfermant du tissus lymphoïde, de la graisse, du muscle lisse, des vaisseaux et des nerfs.Le contenu est un liquide clair aqueux ou trouble, pauvre en albumine, avec quelques débris de cellules, de globules blancs et de cristaux de cholestérol.Le lymphangiome est très souvent asymptomati- que et se présente comme une masse médiastinale insoupçonnée sur une radiographie pulmonaire prise pour une toute autre raison.Il peut atteindre une dimension considérable avant de comprimer les structures adjacentes et de produire de la toux, de 1349 la dyspnée, des douleurs, de l\u2019hémoptysie et de la dysphagie.Des symptômes compressifs aigus sont parfois causés par une infection ou une hémorragie intrakystique ou par un épisode sécrétoire subit.Le chylothorax et le chylopéricarde sont des complications très rares.La radiographie pulmonaire montre l\u2019apparence et la relation de la tumeur avec les structures avoisinantes et surtout sa localisation, élément primordial dans le diagnostic des tumeurs médiastinales.Le lymphangiome kystique a une prédilection pour l\u2019angle costophrénique antérieur droit et le triangle formé par la veine cave supérieure, la veine azygos et l\u2019œsophage.La fluoroscopie, la tomographie et l\u2019æsophagographie aident à préciser le caractère et la localisation de la tumeur.L\u2019angiocardiographie peut être utile pour la distinguer des anomalies du cœur et des gros vaisseaux.Dans les lésions hautes, la possibilité d\u2019un goitre est éliminée par la scintigraphie thyroïdienne.Mais la médiastinoscopie, offrant un champ de vision restreint, doit être évitée dans toute tumeur médiastinale d\u2019allure kystique car une perforation peut entraîner une médiastinite fatale ou rendre par la suite une résection très difficile.La seule forme de traitement offrant une guérison permanente et permettant aussi un diagnostic certain de cette tumeur est l\u2019excision chirurgicale, par tho- racotomie ou par sternotomie médiane \u201c9-12, L\u2019excision complète sera parfois difficile si aucun plan de clivage n\u2019existe entre les organes et la tumeur.Une dissection prudente prévient la perforation du kyste et l\u2019oubli de segments de paroi susceptibles de causer une récidive.Mais, même si de petites parties de tumeur sont laissées pour prévenir une blessure à des organes importants, les récidives sont rares.Le taux de mortalité opératoire est bas pour les kystes médiastinaux contrairement à celui de 20 à 30% pour les formes cervicomédiastinales dont plusieurs des patients sont des petits enfants débilités par une infection des voies respiratoires *-$-!*, Résumé Le lymphangiome kystique limité au médiastin est une tumeur très rare.Nous rapportons un cas de 1350 lymphangiome médiastinal gauche et d\u2019hygroma cervical droit.Les caractéristiques de cette tumeur médiastinale complétement indépendante ct a localisation inusitée remettent en question l\u2019origine embryonnaire du lymphangiome kystique.Même si cette tumeur est souvent asymptomatique et ses complications rares, son excision chirurgicale demeure la meilleure façon de faire le diagnostic et d\u2019obtenir une guérison permanente.Summary Cystic lymphangioma confined to the mediastinum is a rare tumor.Large cystic hygroma was resected from the lower left middle mediastinum of a young man; it was found to have no connection with a right cervical hygroma noted shortly after the thoracic operation and excised one year later.Unrelated cervical and mediastinal hygroma in the same patient have been reported only once.Important aspects of the mediastinal lymphangioma are reviewed and surgical excision of this tumor is recommended as the ideal treatment.BIBLIOGRAPHIE 1.Ellis, F.H.Jr, Kirklin, JW.et Woolner, LB.Hemangioma of the mediastinum: review of literature and report of case.J.Thorac.Surg., 30: 181, 1955.2.Childress, M.E., Baker, C.P.et Samson, P.S.: Lymphangioma of the mediastinum.J.Thorac.Surg., 31: 338, 1956.3.Bariety, M.et Coury, C.: Le médiastin et sa pathologie.Masson et Cie, édit, Paris, 1958.4.Galofre, M., Judd, E.S., Perez, PE.et Harrison, ES.Jr: Results of Surgical treatment of Cystic hygroma.Surg.Gynec.and Obst., 115: 319-326, septembre 1962.5, Divertie, M.B., Lim, R.A., Harrison, E.G.Jr, Bernatz, PE et Buerger, T.C.: Mediastinal cystic hygroma.Proc.Mayo Clin., 35: 460, 1960.6.Lim, R.A.Divertie, M.B., Harrison, E.G.Jr et Bernatz, PE.Cervicomediastinal cystic hygroma.Dis.Chest., 40: 265, 1961.7.Sabin, F.R.: Manual of Human Embryology, Vol.2, p.709, F.Keibel and F.P.Mall, Philadelphie, Lippincott.1912.8.McClure, C.F.W.et Silvester, C.F.: A comparative study of the lymphatico-venous communications in adult mammals \u2014 I.primates, carnivora, rodentra, ungulata, and marsupialia.Anat.Rec., 3: 534, 1909.9.Eigler, W.: Uber Endothorakale Zysten.Deutsch.Z., Chir.199: 133, 1926.10.Michaelis, O.: Die intrathorakalen cystischen lymphangiome.Deutsch.Z., Chir., 242: 250, 1934.11.Huntington, G.S.: The anatomy and development of the systemic lymphatic vessels in the domestic cat.Mem.Wister Inst.Anat.Bio.(Philadelphie, Pa.), 1911.12.Hall, ER.Jr et Blades, B.: Lymphangioma of the Medias- tinum: report of two cases.Dis.Chest, 32: 207-213, août 1957.13.Gross, RE.et Hurwitt, E.S.: Cervicomediastinal and medias- tinal cystic hygromas.Surg., Gynec.and Obst.87: 599-610, novembre 1948.L'UNION MÉDICALE DU CANADA af Tur ogg 2 sa ne vas roma JO Tl à IE soma [cs giomd Nas sr Surfs PE eyo JE , p, TH is of ls pial Chil gmt i fe ite! felis pu pds dll His tiated fisher Lith ti Lid CONSIDERATIONS SUR LES CANCERS URINAIRES PRIMITIFS MULTIPLES (TRIPLE CANCERS) lonel ROVINESCU, C.S.P.Q., F.R.C.S.(C)' et Elisabeth ROUSSEAU ?Les tumeurs malignes primitives multiples dans I'appareil urinaire sont connues depuis longtemps et elles ont fait l\u2019objet de nombreuses études.Pourtant, Feremans ! dans une étude sur 33,754 cas de cancers trouve 1,004 cancers doubles primitifs et seulement 25 triples.La majorité des auteurs soulignent le plus grand nombre de femmes dans leurs statistiques.L\u2019âge moyen des cancers multiples se situe entre 59 et 61 ans et la distance entre chaque cancer primitif est d\u2019environ 4 à 6 ans.Comme facteur prédisposant, on doit mentionner le facteur familial, l\u2019exposition à l\u2019irradiation et surtout le terrain.En 1869, Billroth a été le premier à rapporter de multiples cancers primaires.Il est pourtant rare de trouver des tumeurs primaires multiples dans le même système chez le même individu.Pour avoir de l\u2019intérêt, ces tumeurs doivent se développer aux dépens des différents organes de l\u2019appareil génito-urinaire.Une statistique sur 5,000 cas de cancers uro-génitaux, en 1957, à l\u2019hôpital Presbytérien de New York présentait un nombre de 27 cas de néoplasies primaires doubles et aucun cas de néoplasie primaire triple.Dans leur liste de doubles néoplasies, Melicow et Uson ?ont présenté seulement deux cas d\u2019épithélio- ma rénal associé à la vessie et 8 cas d\u2019association- vessie et prostate; le reste représente des cancers multiples de la prostate et des vésicules séminales, ou prostate et urètre, etc.Lynch 4, sur 109 cas de cancers de la prostate observe le développement d\u2019une seconde tumeur dans 20% des cas dont seulement 5% intéressent l\u2019appareil uro-génital (trois fois la vessie et deux fois le rein).Moertel, Dockerty et Baggenstoss 8, étudiant 1,909 cas de tumeurs primaires multiples à la Cli- ! Urologue au Centre hospitalier de Verdun, 4000, boulevard Lasalle, Verdun, à qui adresser toute demande de tirés à part.?Ancienne interne au Centre hospitalier de Verdun.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 nique Mayo, en 1961, trouvent soivante observations parmi lesquelles quarante cas d\u2019épithéliomas prostatiques et vésicaux, treize cas d\u2019épithéliomas glandulaires prostatiques et rénaux, trois cas d\u2019épithé- liomas transitionnels vessie et glandulaire du rein et deux cas d\u2019épithéliomas transitionnels du bassinet et glandulaire de la prostate sans mentionner de triples cancers.D\u2019après les statistiques de Schinfeld (835 cas), Stenstran (1,000 cas), Wattson (16,629 cas), Fauvet (25,562 cas) et Feremans (33,754 cas), les tumeurs malignes multiples dont une est rénale, la deuxième est plus souvent digestive (gastrique ou colique) ou cutanée.Les tumeurs multiples primitives de l\u2019appareil uro- génital représentent une proportion de 0.5% dans ces statistiques imposantes.Dans les triples cancers, l\u2019apparition du deuxième et surtout du troisième cancer est habituellement plus courte, surtout chez les hommes.En ce qui concerne la durée de survie, elle dépend moins du type d\u2019association et de l\u2019intervalle libre les séparant, que de la malignité propre, habituellement reconnue à tel ou tel cancer.L\u2019existence de cancers multiples séparés par un délai de 6 mois à 36 mois pose de multiples problèmes de carcinologie fondamentale: les cancers multiples sont-ils de simples coïncidences?Un premier cancer favorise-t-il ou inhibe-t-il au contraire la survenue d\u2019une seconde tumeur maligne?Chaque tumeur primitive semble évoluer selon son propre rythme classique avec les mêmes proportions de survie ou de décès, la multiplicité des lésions n\u2019étant pas un facteur aggravant per se.Le deuxième ou le troisième cancer qui a provoqué le décès contenait des risques suffisants pour négliger les cancers précédents.Les survies étant inégales, on ne peut pas les comparer en tableau, en fonction des associations ou des intervalles.Le pronostic des cancers multiples est considéré comme sévère mais il ne semble pas que le pronostic de la seconde tumeur soit modifié par la première; 1351 en cas de tumeurs simultanées, le pronostic dépend de la plus maligne des tumeurs en cause.Contrairement à une hypothèse initialement émise, il ne semble pas y avoir de relation entre la fréquence des tumeurs malignes primitives multiples et les groupes sanguins du système A.B.O.ou système Rh.Le problème des rapports de coïncidence, d\u2019inhibition ou favorisation d\u2019apparition des tumeurs malignes primitives multiples entre elles est très disputé.Les grands statistiques prétendent que chez les patients atteints de tumeurs malignes primitives multiples, le développement d\u2019un premier cancer n\u2019augmente pas d\u2019une façon importante l'apparition d\u2019un second cancer, mais que celle-ci augmente avec l\u2019âge et la durée de l\u2019exposition du malade aux agents carcinogènes.Il faut mentionner la possibilité d\u2019induction d\u2019un second cancer par le traitement du premier; les néo- plasies mammaires attribuées à l\u2019œstrogénotrérapie du cancer de la prostate, mêmes rares, en sont un exemple .On a aussi décrit plusieurs cas de sarcomes apparus au cours d\u2019irradiation pour diverses néoplasies.Observation sommaire n° 1 : Patient A.J.71 ans, est hospitalisé en décembre 1963 pour une hématurie macroscopique qui datait depuis 5 semaines et était accompagnée d\u2019une douleur dorsale, au flanc gauche.L'hématurie était abondante, capricieuse et récidivante.Les investigations de routine incluant l\u2019uré- tro-cystoscopie avec examen rétrograde gauche ont démontré la présence d\u2019une masse rénale gauche, avec absence de toute pathologie vésicale ou prostatique.Le patient fut opéré le 17 décembre 1963; il subit une néphrectomie radicale gauche par voie transabdominale.À l'opération, on trouve un rein gauche qui pèse 250 gm.Le pôle inférieur est déformé par une tumeur qui se prolonge jusqu\u2019au niveau du calice.À la surface externe sous le cortex apparaît un nodule tumoral qui dépasse la capsule de 1 cm.À la coupe, nous notons au pôle inférieur et à la région moyenne du rein, une tumeur de 6 cms de diamètre formée de multiples nodules tantôt blanc jaunâtre, tantôt hémorragiques et ramollis, à contours polycycliques mesurant 0.5 cms de diamètre.La masse comprime le bassinet en écartant et infiltrant les calices inférieurs.La muqueuse des calices est hémorragique et la muqueuse du bassinet est granuleuse.La veine rénale n\u2019est pas thrombosée et les quelques ganglions du hile ne semblent pas être envahis.L'examen microscopique montre une tumeur rénale divisée en lobules par des septas conjonctifs plus ou moins épais.Ces lobules sont composés de plages de cellules assez volumineuses à contour polyédrique avec un cytoplasme clair.souvent optiquement vide, Les noyaux sont relativement petits, hyperchromatiques, assez réguliers et repoussés à la périphérie des cellules (Fig.1).1352 Ces plages sont habitées par un assez grand nombre de capillaires et de vénules.La muqueuse des calices inférieurs est infiltrée et ulcérée par la tumeur.À l'extrémité distale de la tumeur, il y a des zones de nécrose et d\u2019hémorragie intratumorale.Le tissu adipeux péri-hilaire est largement envahi par la tumeur.Les prélèvements ganglionnaires sont libres de toute métastase.Conclusion: épithélioma glandulaire du rein gauche de type hypernéphrome.Le patient a été revu a plusieurs reprises pendant les cinq années suivantes sans aucun signe de récidive locale ou régionale.Pourtant en octobre 1968, cing ans plus tard, il est réexaminé pour dysurie et hématurie microscopique.Une urétro-cystoscopie de contrôle montre la présence d'une petite tumeur localisée sur la paroi latérale droite mesurant 1.5 cm x 0.6 cm ainsi qu\u2019une obstruction prostatique.On procède à une résection trans-urétrale de cette tumeur vésicale ainsi qu'à une résection trans-urétrale de la prostate.Le rapport de pathologie nous revient avec le diagnostic d\u2019un épithélioma papillaire transitionnel assez bien différencié de garde III/IV.xx ~~ Les cellules transitionnelles atypiques sont disposées en formation papillaire (Fig.2).Ces papilles sont pour- LEON TRES L'UNION MÉDICALE DU CANADA TURE Seataes BTR nié mié Ve cdi \u201cde (UTS wn pi jist: Qu lv ll oh isle ie vues d\u2019un axe conjonctivo-vasculaire grèle et sont tapissées par 10-15 rangées de cellules.La conclusion du pathologiste, le docteur P.E.Asselin est claire: « Il ne s\u2019agit certainement pas d\u2019une métastase de la tumeur rénale ».En plus de multiples copeaux prostatiques (en tout 4.5 gm), où l\u2019on note des glandes tantôt normales tantôt hyperplasiques enfouies dans un stroma fibromusculaire abondant.Le patient quitte l\u2019hôpital en bonne condition et il revient à plusieurs reprises pour des cystoscopies de contrôle qui ont toutes été négatives.En janvier 1971, c\u2019est- à-dire 7 ans après sa première tumeur rénale et 214 ans après sa tumeur vésicale, il revient pour une dysurie marquée et l\u2019examen rectal nous montre une loge prostatique dure, sinon ligneuse surtout au niveau du lobe droit.Le 15 avril 1971, on lui enlève 5 cylindres prostatiques dont le plus grand mesure 1.8 x 0.1 cm.Deux des fragments biopsiques soumis sont partiellement infiltrés par un épithélioma.La tumeur est tapissée de glandes petites, bien différenciées, tassées les unes sur les autres et envahissant le stroma fibro-musculaire (Fig.3)._ Fig.3 L\u2019épithélium qui tapisse les glandes est constitué de cellules assez régulières, mais quelque peu hyperchromati- ques.On voit des mitoses.Les conclusions du pathologiste, le docteur Paul Bluteau, se lisaient: « Cet épithélioma n\u2019a pas les caractères histologiques de l\u2019épithélioma rénal et ne ressemble pas non plus à un épithélioma vésical.» On a commencé un traitement hormonal avec Tace, 12.5 mg B.I.D.qui a donné un bon résultat fonctionnel.L'âge du patient (81 ans) et son état cardiovasculaire nous a obligés onze mois plus tard d\u2019arrêter la médication et vu qu\u2019il était de nouveau symptomatique, on a procédé à une orchiectomie bilatérale en mars 1972.Le patient est mort subitement chez lui en novembre 1973 et malheureusement, on n\u2019a pas été capable de procéder à une autopsie.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Résumé En conclusion, nous présentons un patient âgé de 83 ans qui a présenté trois cancers différents de l\u2019appareil urinaire.Son premier cancer rénal a été opéré à l\u2019âge de 71 ans pour se présenter 7 ans plus tard avec un épithélioma glandulaire de la prostate.L\u2019amélioration de la survie dans le traitement des cancers des voies urinaires permettra à plusieurs patients de vivre assez longtemps pour pouvoir avoir une seconde et parfois une troisième tumeur primitive.Il est à espérer que les facteurs de prédisposition génétique pourront être mis en évidence plus facilement chez les porteurs des cancers primitifs multiples que chez les porteurs de cancers uniques, en créant peut-être une raison valable pour expliquer l\u2019étiologie et la pathogénèse des cancers en général.Summary The patient with more than one primary malignant neoplasm has ceased to be a pathologic curiosity and has instead become a practical problem.It is possible for a patient to have two simultaneous developing independant cancers, but is also possible for a second primary cancer to develop in a cancer prove individual after the initial malignant lesion has been removed by radical surgical procedures.The generally improved survival rate after treatment of cancer has permitted more patients to live long enough for a second or even a third primary lesion to develop and it probably also reflects the more thorough pathological studies in both surgical and autopsy cases.It may be hoped that factors of genetic predisposition, ethiology and pathogenesis that are obscure in the patient with single lesions may be brought out in patients with multiple cancers.We present the case of a 83 years old patient with three different primary malignancies.His first tumour was a clear cell carcinoma of the left kidney at the age of 71, followed by a transitional cell carcinoma gr.II/IV of the bladder seven years later, and followed by a third one two and a half years latter which was a distinct adeno carcinoma of the prostate.BIBLIOGRAPHIE 1.Feremans, Bull.Cancer, 53: no 4, 415, 1966.2.Meyer, Melicow et Uson, J.Urol., 77: no 1, janvier 1957.3.Moertel, C.G., Dockerty, M.B.et Baggenstoss, A.H., Cancer, 14: 231, 1961.4.Lynch, HT., Larsen al Magnuson, C.W.et Krush, A.J., Cancer, 19: 189, 1966.5.Fauvet, J., Chavy, A.et Piet, R., Rev.Prat., 14: 2149, 1964 1353 pédagogie médicale LA PÉDAGOGIE MÉDICALE À L'INTÉRIEUR D'UNE FACULTÉ DE MÉDECINE Jacques DES MARCHAIS ! et Pierre JEAN ?Au cours des trois dernières années, grâce en particulier à l\u2019animation fournie par le Service pédagogique de l\u2019Université de Montréal, les professeurs de la Faculté de médecine ont manifesté un intérêt marqué pour la pédagogie médicale.Plusieurs ont participé aux ateliers de formation et d\u2019information organisés par ce service.Afin que le perfectionnement pédagogique des professeurs puisse entraîner une amélioration du programme des études médicales, nous croyons nécessaire l\u2019établissement d\u2019une section de pédagogie médicale à l\u2019intérieur d\u2019une faculté de médecine.Après avoir retracé les origines de la pédagogie médicale et après en avoir défini les fonctions, le présent article se propose d\u2019établir de façon plus précise la contribution d\u2019une section de pédagogie médicale dans une faculté de médecine.LES ORIGINES DE LA PÉDAGOGIE MÉDICALE En 1910, le Rapport Flexner a analysé de façon critique l\u2019enseignement de la médecine tant aux États-Unis qu\u2019au Canada.Il a entraîné de profondes modifications dans l\u2019organisation des programmes d\u2019enseignement à l\u2019intérieur des écoles de médecine qui ont dû s\u2019incorporer dans les structures universitaires de l\u2019époque.Le nombre des écoles a considérablement diminué, mais la dimension scientifique de leurs curricula s\u2019est accrue.La période allant de 1910 à 1950 a été caractérisée par un monolithisme dans l\u2019enseignement médical au sein des diverses facultés de médecine nord- américaines.On a donné une importance considérable aux sciences fondamentales biologiques.Des quatre années du cours de médecine, deux étaient consacrées à l\u2019étude des sciences de base, suivies de deux années d'apprentissage clinique avant l\u2019obtention du diplôme M.D.La plupart des diplômés complétaient une année d'internat avant d\u2019obtenir le droit à l\u2019exercice indépendant de la médecine.Avec l'émergence des spécialités, un entraînement supplé- 1 Professeur adjoint au département de chirurgie, Faculté de médecine, Université de Montréal; chirurgien orthopédiste à l'hôpital du Sacré-Cœur.?Professeur titulaire au département d'anatomie, Faculté de médecine, Université de Montréal.1354 mentaire de quatre ou de cinq ans est venu s'ajouter à ce programme de base.À la fin des années \u201950, la médecine nord-américaine a commencé à s\u2019intéresser à la pédagogie médicale ou à la \u201cmedical education\u201d du milieu anglo- saxon.Dans ce contexte, la pédagogie est perçue comme la science de l\u2019éducation et de l\u2019instruction, comme un ensemble organisé de connaissances ayant pour objet l\u2019étude de la transmission des connaissances et de l\u2019apprentissage des habiletés et des attitudes.À cette époque plusieurs facultés de médecine se sont penchées sur le contenu de leurs curricula et les techniques d'enseignement qu\u2019elles mettaient en œuvre pour les réaliser.Déjà en 1952, la faculté de médecine Western Reserve avait été la première à contester la rigidité du curriculum traditionnel en introduisant un nouveau programme axé sur l\u2019intégration, à l\u2019intérieur des grands systèmes de l\u2019organisme, de l\u2019enseignement des diverses disciplines traditionnellement séparées.Cette innovation fut réalisée à une période où les sciences de l'éducation, la psychologie, la sociologie et les sciences administratives commençaient à faire sentir leur influence jusque dans les facultés de médecine.Dans les centres médicaux d'avant-garde, on a vu alors éclore de multiples projets de recherche en pédagogie médicale, de même qu\u2019une série de tentatives visant à transformer les curricula afin de rapprocher l\u2019enseignement de la médecine des besoins des communautés à servir.C\u2019est alors que certaines facultés de médecine mettent sur pied des unités de pédagogie médicale qui ont favorisé l\u2019éclosion de nouvelles techniques d'enseignement et l\u2019introduction dans ces milieux de nouvelles formules pédagogiques.Ces unités de pédagogie médicale regroupent généralement des professeurs intéressés aux techniques de l\u2019éducation, des médecins spécialisés en pédagogie médicale ou encore des spécialistes possédant d'abord une formation en pédagogie, en évaluation ou en psychologie.À ce groupe, on confie diverses tâches, dont celle d'évaluer l'efficacité des techniques d\u2019enseignement et de développer les moyens pour améliorer I'éducation médicale.Quelques-uns des centres les plus L'UNION MÉDICALE DU CANADA le ii ça dynamiques, comme ceux de Chicago, d'East Lansing et de Los Angeles, ont développé de nombreux projets de recherche et ont rassemblé un grand nombre de compétences diverses.Ils en sont venus à former des spécialistes en pédagogie médicale, spécialistes que l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui dans presque toutes les facultés de médecine nord-américaines.LES FONCTIONS DE LA PÉDAGOGIE MÉDICALE Nous pouvons tenter de définir la pédagogie médicale en délimitant chacun de ses champs d\u2019activité (voir Fig.1).La pédagogie médicale touche divers secteurs qui sont en relation dynamique les uns avec les autres.Cette science s\u2019applique tout d\u2019abord à l\u2019analyse des problèmes de santé et des besoins d\u2019un milieu donné.II s\u2019agit le plus souvent de l\u2019investigation des besoins de santé d\u2019un milieu en vue de la formulation d'objectifs généraux pour la formation d\u2019un type particulier de médecins.formulation des objectifs |_ grands problèmes À ! a ] techniques \\ i d'apprentissage recherche | 7 + / administration du programme - évaluation LT ee = 7 Fig.1 \u2014 Modèle de l'interaction des divers champs d\u2019activité de la pédagogie médicale.Un exemple permettra d\u2019illustrer les diverses fonctions de la pédagogie médicale.Les lombalgies représentent un problème quotidien pour le praticien général; en fait ce symptôme figure au 10° rang dans l\u2019ordre de fréquence des raisons de consultation; environ 50 à 60% des personnes auront mal au dos au moins une fois dans leur vie.De cette analyse des besoins découle habituellement la formulation d\u2019objectifs.Supposons que l\u2019on décide de créer un programme d'enseignement qui voudrait préparer les médecins à être capables de diagnostiquer les causes des lombalgies et à prescrire le meilleur traitement.Ce programme pourrait s\u2019adresser soit aux étudiants en médecine, soit encore aux praticiens généraux en TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 recyclage.Il s\u2019agit ici d\u2019un objectif très général que l\u2019on appelle souvent à tort un but.Lorsqu\u2019on applique cet objectif général à une situation d\u2019apprentissage, les objectifs généraux sont dérivés en objectifs éducatifs.Mais au fait qu\u2019est-ce qu\u2019un objectif éducatif ?Certains affirment que « si on ne connaît pas l\u2019endroit où on veut aller, on risque de se retrouver ailleurs sans le savoir ».En voyage, l\u2019objectif c\u2019est l'endroit que l\u2019on veut atteindre, la place terminale.En éducation, l\u2019objectif décrit aussi le résultat terminal de l\u2019activité d\u2019apprentissage.Ainsi, on désire qu\u2019à la fin d\u2019une période donnée d\u2019apprentissage, l\u2019élève soit capable de démontrer une certaine performance par une modification de son comportement.L'objectif éducatif est donc le « comportement désiré à la fin d\u2019une activité d\u2019apprentissage ».Reprenant l\u2019exemple proposé, l\u2019objectif spécifique pourrait être le suivant: étant donné un patient souffrant de lombalgie, que le médecin: a) puisse faire en vingt minutes un questionnaire et un examen physique satisfaisants suivant les normes d\u2019un fascicule de cours déterminé; b) demande les examens de laboratoire et les radiographies pertinentes à une (ou des) hypothèse(s) diagnostique(s); c) amorce et contrôle un traitement conservateur s\u2019il y a lieu ou d) sache référer en temps opportun pour investigation subséquente ou pour tout autre traitement.Remarquons que cet objectif a déjà été divisé en objectifs intermédiaires.Une fois les objectifs formulés, il faut alors construire un curriculum qui permette à l\u2019« éduquant » d'atteindre les objectifs désirés.Le curriculum des études constitue l\u2019ensemble des moyens par lesquels un individu apprend.C\u2019est la combinaison des possibilités pédagogiques offertes à l\u2019étudiant et qui amèneront celui-ci de ce qu\u2019il était à l\u2019arrivée à ce qu\u2019il doit devenir à la sortie.Chaque curriculum sous-entend des prérequis d\u2019entrée et des objectifs de comportement à la fin du programme.On identifie quelquefois à tort curriculum et programme.Le programme est un terme plus vaste qui englobe les objectifs, le curriculum, les diverses ressources et leur administration.Dans l\u2019exemple utilisé plus haut, le curriculum visera à remplir les sous-objectifs énoncés.L'activité d\u2019apprentissage devra permettre à l\u2019étudiant de: a) faire un questionnaire et examen physique; b) classifier les lombalgies et les maladies les plus fréquentes; c) décrire les moyens d\u2019investigation en relation avec les maladies énoncées; d) discuter des divers traitements pour ces maladies. La pédagogie médicale n\u2019est pas uniquement une spécialité en techniques audio-visuelles ou autres techniques d'apprentissage.Elle s'intéresse aux ressources matérielles mais également aux ressources humaines et aux formules pédagogiques qui permettent d\u2019améliorer l\u2019enseignement d\u2019une matière donnée et l\u2019apprentissage d\u2019une activité particulière.Aucune méthode n\u2019est « la meilleure » ! La méthode optimale est celle qui correspond le mieux aux objectifs spécifiques déterminés et qui donnera un meilleur rendement pour une période donnée d\u2019apprentissage.Pour certaines formes d\u2019activité, il est possible que le cours magistral soit encore la meilleure méthode; pour d\u2019autres ce sera peut-être un document audiovisuel; par contre, certains objectifs appelleront un contact direct avec la réalité ou une simulation approchant le plus possible de la réalité.Si nous voulons apprendre aux futurs médecins à traiter les lombalgies, les techniques d\u2019apprentissage seront déterminées selon les ressources du milieu, selon les prérequis des étudiants et selon les habiletés du corps professoral.Nous comprenons bien que les cours théoriques ne sauraient remplir les objectifs que nous nous sommes fixés.Nous devons donc fournir à l\u2019étudiant des malades à examiner, vérifier l\u2019examen selon des normes et faire répéter jusqu\u2019à ce que l\u2019étudiant ait maîtrisé cet objectif.Nous devrons ensuite le confronter avec divers diagnostics.Dès que le contenu du curriculum est établi et que les techniques d\u2019enseignement et d\u2019apprentissage sont choisies, il reste ensuite à les administrer à l\u2019intérieur d'unités spatiales et temporelles concrètes.C\u2019est alors que l\u2019administration de l\u2019activité d\u2019apprentissage sur les lombalgies pourra se réaliser soit à un moment précis d\u2019un curriculum d\u2019études médicales conduisant au diplôme M.D., soit à l\u2019occasion d\u2019un cours de recyclage pour les praticiens généraux.Le temps, l'organisation matérielle des techniques d'apprentissage choisies, le choix et l\u2019entraînement des moniteurs, la façon de mesurer l\u2019apprentissage, devront être planifiés, exécutés et évalués.Plusieurs confondent pédagogie médicale et administration des programmes.Il faut tout de même reconnaître que l'administration des programmes requiert un personnel nombreux et de multiples énergies.L'étape suivante sera celle d\u2019évaluer la qualité du produit à la fin de la période d'apprentissage.L\u2019évaluation sera d'abord celle de l\u2019étudiant.Est-ce que celui-ci peut, oui ou non, examiner convenablement un certain nombre de cas de lombalgies et en faire un bon diagnostic ?Il s'agit de savoir si les individus ont rempli réellement les objectifs, et à quel seuil de 1356 performance ils peuvent remplir ces objectifs selon des critères de temps, de qualité et de quantité de patients.Il faudra enfin évaluer l\u2019efficacité du programme, à savoir si le programme a été trop coûteux, si les objectifs sont situés à un niveau adéquat et s\u2019ils sont réalisables par la suite dans la vie concrète.Si ces objectifs sont valables, ont-ils une répercussion sur la distribution des soins de la santé?L\u2019évaluation des programmes demeure la partie la plus difficile et certes, le parent pauvre de la pédagogie médicale.z Le plus souvent, les conséquences de l\u2019évaluation entraînent soit un second travail d\u2019analyse conduisant à critiquer la formulation des objectifs, soit encore à promouvoir une recherche appliquée afin de maximiser les techniques d\u2019apprentissage ou afin de provoquer l\u2019innovation de nouvelles techniques.QU\u2019EST-CE QU'UN PEDADOGUE MEDICAL?La pédagogie médicale s\u2019intéresse à toutes les activités reliées à la formation du médecin et au maintien de sa compétence.Rares sont les pédagogues médicaux dont les tâches couvriront à la fois tous les secteurs.Par besoin ou par formation, on remarque une tendance des pédagogues à développer une compétence particulière.Ainsi, il existe des spécialistes de l\u2019établissement des curricula, des techniques d\u2019enseignement ct d\u2019apprentissage (audiovisuel, simulation), de l\u2019évaluation (docimologie), ct enfin de l\u2019administration des programmes.Il arrive que l\u2019on confonde pédagogue médical et enseignant de la médecine.L'enseignement médical consiste à transmettre les connaissances, les aptitudes et les attitudes requises pour l\u2019exercice de la médecine.L'enseignement médical constitue une technique d\u2019apprentissage parmi d\u2019autres permettant le plus souvent l\u2019acquisition de connaissances par l\u2019utilisation de certaines méthodes pédagogiques.On peut apprendre en étant enseigné; on peut aussi apprendre lorsqu'une structure a créé autour d\u2019elle des conditions favorables à l'apprentissage, que ce soit par des programmes audio-visuels, par des lectures programmées, par des jeux de simulation ou encore par des stages dans le monde du travail.L'apprentissage est essentiellement un phénomène actif qui requiert des conditions particulières pour rendre possible l'instruction.Il est tellement vrai que la pédagogie médicale n'égale pas enseignement médical que l\u2019on entend souvent des enseignants se plaindre que les étudiants n'apprennent pas malgré qu\u2019ils soient bien enseignés ! Tout enseignement ne conduit pas nécessairement à un apprentissage.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Par ailleurs, pour plusieurs la pédagogie médicale est synonyme de techniques audio-visuelles.Il est vrai qu\u2019au cours des dernières années, l\u2019audio-visuel à grandement aidé à améliorer les conditions d\u2019apprentissage, en particulier dans les sciences appliquées comme la médecine; il a rendu plus facile la compréhension de phénomènes complexes.Ce n\u2019est cependant pas une panacée universelle.La meilleure technique, c\u2019est encore celle qui correspond le mieux à l\u2019objectif fixé.Il ne faut pas oublier que, même si une image vaut mille mots, une sensation vaut au moins dix mille images ! Enfin, un dernier malentendu associe la pédagogie médicale à l\u2019administration.Même s\u2019il arrive qu\u2019un certain nombre de personnes ayant reçu un entraînement en pédagogie médicale, se retrouvent dans l\u2019administration, il faut dire que de nombreux administrateurs de programme ne sont ni des éducateurs, ni des pédagogues ! Toutefois, il importe que ceux- ci possèdent une formation générale en pédagogie médicale, puisqu\u2019ils sont souvent appelés à jouer un rôle décisif dans l\u2019établissement des politiques générales en éducation.L'éducation se définit comme l\u2019ensemble des processus par lesquels une personne développe ses habiletés, ses aptitudes et ses connaissances à l\u2019intérieur d\u2019une société où elle vit.Le pédagogue médical n\u2019est pas forcément un enseignant, un administrateur ou un évaluateur quoiqu\u2019il puisse remplir l\u2019une ou l\u2019autre de ces tâches selon son milieu de travail.Mais il est essentiellement celui qui consacre une majeure partie de ses activités professionnelles aux sciences éducatives du domaine médical.On peut dire que dans bien des cas, le pédagogue médical joue le rôle d\u2019un spécialiste de la communication.Tantôt évaluateur de projets, tantôt promoteur d\u2019innovations, tantôt animateur de programmes, tantôt agent de perfectionnement des enseignants, il demeure présent à chacun des trois éléments constitutifs d\u2019une faculté, à savoir les enseignés, les enseignants et le programme.Pédagogue, c\u2019est-à-dire spécialiste de la science de l\u2019éducation, il a avantage d\u2019être lui-même reconnu comme un éducateur et un enseignant respecté.On s\u2019attend à ce que le pédagogue médical puisse formuler avec clarté les objectifs d'apprentissage, repenser les formules pédagogiques en usage, évaluer les programmes, suggérer les changements appropriés.Enfin, le pédagogue médical, s\u2019il veut se caractériser comme universitaire et faire avancer le champ des connaissances, doit pouvoir développer une activité de recherche dans cette science de l\u2019éducation.Les projets de recherche ne manquent pas dans un TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 domaine où plusieurs généralisations ont été faites plus ou moins gratuitement, à partir de quelques observations isolées et non contrôlées.Prenons l\u2019exemple concret d\u2019une recherche appliquée.Cette année, on a décidé de répartir les étudiants dans quatre hôpitaux où ils ont reçu tout l\u2019enseignement théorique, pratique et clinique du système rénal.Ces étudiants ont-ils connu un meilleur apprentissage que ceux de l\u2019an dernier, dont le programme était différent ?On peut le croire, mais il aurait fallu conduire cette expérience pédagogique d\u2019une façon plus scientifique.Après avoir développé un instrument de mesure approprié, il aurait fallu l\u2019appliquer aux deux groupes d\u2019étudiants.Les résultats d\u2019une telle recherche aideraient la faculté dans la décision d\u2019étendre l\u2019expérience à d\u2019autres systèmes.UNE SECTION DE PÉDAGOGIE MÉDICALE Dans la plupart des facultés de médecine canadiennes et américaines, il existe une section de pédagogie médicale ou \u201cOffice of Medical Education\u201d qui, entre autres fonctions, sert de réservoir de connaissances et de ressources pouvant être utilisées lors de l\u2019élaboration, la réalisation et l\u2019évaluation des programmes.Une telle section ne constitue pas une duplication du Service pédagogique de l\u2019université, service qui, s\u2019adressant surtout à tous les professeurs de l\u2019université, s\u2019est donné pour tâche première l\u2019animation pédagogique dans le milieu universitaire.Visant d\u2019abord au perfectionnement des professeurs quelle que soit leur discipline, il ne peut répondre à toutes les attentes suscitées précisément par cette opération de sensibilisation.Si la qualité de l\u2019intervention pédagogique du professeur dans sa fonction d\u2019enseignement peut être directement améliorée par les activités du Service pédagogique, par contre l\u2019amélioration de l\u2019apprentissage de l\u2019étudiant ne peut se faire sans une action sur le programme des études de la faculté.Or pour avoir certaines chances de succès, une telle action, tout en ayant recours aux spécialistes du Service pédagogique, doit pouvoir compter sur certaines ressources à l\u2019intérieur même de la faculté.Il n\u2019est pas question de proposer que chaque faculté ou école de l\u2019Université crée son propre service pédagogique.Par contre la Faculté de médecine par la diversité et par la nature de ses activités d'apprentissage, a avantage à établir une section de pédagogie médicale pouvant travailler en étroite collaboration avec le Service pédagogique de l\u2019Université, La pédagogie médicale est une science qui, ayant son objet propre, est née de l\u2019effort combiné des facultés de médecine et des facultés des sciences de l\u2019éducation. L\u2019apprentissage de la médecine a des objectifs, des méthodes pédagogiques et des modes d\u2019évaluation qui ressemblent plus, dans certaines mesures, à ceux d\u2019une école de formation de pilotes des grandes lignes aériennes, qu\u2019à ceux d\u2019un département universitaire de mathématiques! Le médecin n\u2019a pas seulement besoin d\u2019acquérir une multitude de connaissances, mais aussi toute une série d\u2019attitudes et d'habiletés associées à l\u2019acquisition d\u2019une certaine compétence pour résoudre des problèmes cliniques.La médecine s\u2019apprend au contact de l'humain.Or l\u2019enseignement de cet art est intrinsèquement lié à la distribution des soins.Il en résulte une situation d\u2019apprentissage complexe et tout à fait particulière au cours de laquelle l'équipe de soins et le professeur clinicien sont constamment tiraillés entre les objectifs éducatifs et les objectifs thérapeutiques.Il serait tentant de créer des situations d'apprentissage à l'abri d'une réalité aussi complexe.Or les tendances récentes en pédagogie médicale favorisent l\u2019intégration précoce de l'étudiant à cette même complexité.La pédagogie médicale doit tenir compte de cette situation afin d'assurer une liaison fonctionnelle entre la science de l\u2019éducation d\u2019une part et l\u2019apprentissage concret de l\u2019acte médical.Parmi les grands objectifs d\u2019une section de péda- gie médicale, on peut reconnaître les quatre domaines suivants.Grâce à la réunion dans un même lieu de l\u2019information utile à l\u2019élaboration, l\u2019exécution et à l\u2019évaluation des programmes d\u2019études médicales, une section peut collaborer à l'animation de la vie pédagogique par la diffusion de cette information.Ensuite, par la coordination des diverses initiatives pédagogiques de la faculté et par la mise sur pied d\u2019expériences pédagogiques contrôlées, une section peut administrer des services en produisant des moyens d\u2019apprentissage (documents audio-visuels, auto-enseignement, simulation, ctc.).En outre, une section se doit de collaborer avec les Services pédagogiques pour développer et promouvoir la formation pédagogique du corps professoral.Enfin, une section bien insérée dans le milieu peut diriger une recherche appliquée au domaine de la pédagogie médicale.Pour s'assurer qu\u2019une section de pédagogie médicale puisse exercer une action efficace dans une faculté de médecine, elle doit pouvoir compter sur le travail d\u2019une équipe multidisciplinaire, où l\u2019on pourrait retrouver des médecins cliniciens ou fondamentalistes ayant acquis une formation spécialisée dans le domaine spécifique de la pédagogie médicale, un spécialiste des sciences de l\u2019éducation relié à un service pédagogique universitaire, un étudiant en médecine dont le programme comprendrait un stage de formation en pédagogie.D'autres experts devront se joindre à ce groupe-ressource pour répondre de façon spécifique aux besoins de service du milieu.Résumé Le professeur d'université étudie pendant vingt années avant d\u2019exercer son métier de chercheurs, alors que son métier d'enseignant, il l'apprend, trop souvent malheureusement, quelques heures avant sa première leçon.Le Service pédagogique de l\u2019université, par ses ateliers de formation, son animation, ses consultations, répond à un besoin longtemps ignoré.Aux professeurs d\u2019une faculté de médecine, on demande d'assurer la formation d\u2019un personnel qui aura la responsabilité de la santé de toute une population.Pour qu\u2019une faculté de médecine puisse remplir adéquatement ce rôle, elle doit pouvoir compter, dans ses murs, sur une Section de pédagogie médicale qui, située en dehors de ses structures d\u2019exécution, peut lui fournir l'expertise dont elle a besoin pour l'élaboration, la conduite et l\u2019évaluation de son programme d\u2019étude, et également pour faire progresser ce champ nouveau de la recherche en pédagogie médicale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA L'ENSEIGNEMENT PAR ORDINATEUR EST-IL AUSSI EFFICACE POUR LES MÉDECINS PRATICIENS QUE POUR LES ETUDIANTS EN MÉDECINE ?* Jean-François d'IVERNOIS !, Gilles CÔTÉ ?et Yves MARQUIS 3 INTRODUCTION L'emploi de l\u2019ordinateur comme moyen d\u2019enseignement remonte au début des années 601 2.Depuis, l\u2019enseignement assisté par un ordinateur (EAO) s\u2019est appliqué à de nombreuses disciplines y compris la médecine.En 1972, on dénombrait déjà 80 centres d'enseignement médical nord-américains (facultés, collèges de médecine, hôpitaux) utilisant l\u2019ordinateur à des fins pédagogiques #.+ 5 et en 1975, pas moins de 57% des facultés de médecine américaines et canadiennes offraient des modules d\u2019enseignement par ordinateur à leurs étudiants ©.Un certain nombre d\u2019expériences ont été menées dans le but d\u2019évaluer les performances de cette nouvelle technique dans le domaine de l\u2019enseignement médical \u201c11.Dans certains cas, on a pu montrer une nette supériorité de l\u2019EAO sur l\u2019enseignement magistral du point de vue de l\u2019efficacité pédagogique : les étudiants utilisant l\u2019ordinateur obtenaient de meilleurs résultats au « post-test » que ceux qui avaient suivi des cours magistraux !?, Par ailleurs, l\u2019étude des perceptions étudiantes face à ce nouveau médium a pu révéler que l\u2019'EAO était considéré comme une méthode pédagogique efficace, stimulante, agréable et d\u2019une grande souplesse d\u2019emploi '*.Dans un sondage mené récemment auprès d\u2019étudiants en médecine de l\u2019Université Laval qui avaient reçu l\u2019enseignement de la cardiologie selon différentes méthodes (cours magistraux, EAO, monitorat, cours par télévision, lectures livresques), l\u2019'EAO était placé en première position du point de vue de l\u2019efficacité et de l\u2019agrément !4, ! Boursier du Conseil de recherches médicales du Canada et étudiant gradué (pédagogie médicale).?Etudiant en deuxième année de médecine, Faculté de médecine, Université Laval.3 Professeur adjoint, Faculté de médecine, Université Laval.Demandes de tirés à part: Docteur Jean-François d\u2019Iver- nois, Centre d\u2019auto-instruction et de recyclage, Institut de cardiologie de Québec, hôpital Laval, 2725, chemin Sainte- Foy, Sainte-Foy, Québec, Canada G1V 4G5.* Travail subventionné par la Fondation canadienne des maladies du cœur.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 En raison donc de ces qualités (efficacité pédagogique, agrément, souplesse d\u2019emploi, disponibilité) on a pu proposer que l\u2019EAO soit appliqué à la formation médicale continue 1% 16, Cependant, alors que l\u2019utilisation de 'EAO au niveau des études médicales prégraduées a été bien étudiée, il existe encore peu d\u2019expériences visant à évaluer l'EAO en tant que moyen de recyclage des praticiens généraux !T, Plusieurs questions sont donc posées qui ouvrent le champ à la recherche : L\u2019EAO est-il un moyen de recyclage pédagogiquement plus efficace que les autres méthodes actuellement utilisées (cours magistraux, conférences- débats, brochures, cours enregistrés sur cassette) ?L\u2019EAO est-il un moyen de recyclage adapté au « profil » d\u2019apprentissage des praticiens généraux, ce qui revient à demander : Les praticiens généraux peuvent-ils s\u2019adapter au même titre que les étudiants en médecine à cette technologie pédagogique nouvelle ?Nous avons tenté de répondre en partie à ces questions.L\u2019étude que nous présentons avait pour but de comparer le gain de connaissances et le rythme d\u2019apprentissage chez des praticiens généraux et des étudiants en médecine, ces deux groupes ayant reçu les mêmes cours (cours sur les hyperlipémies et l\u2019hypertension artérielle) par ordinateur.MATÉRIEL ET MÉTHODES a) Constitution des groupes : Le groupe des étudiants était formé de 24 étudiants de 3° année de médecine qui effectuaient leur stage à l\u2019hôpital Laval.Le groupe des médecins était formé de 24 praticiens généraux exerçant dans quatre localités de la région métropolitaine de Québec.Ces médecins furent invités par lettre et par téléphone à venir suivre deux cours de recyclage sur ordinateur portant sur l\u2019hypertension artérielle et les hyperlipémies.1359 idabtisiatei diitbeliititint ciadisrisitiahi lès Dix-huit d\u2019entre eux acceptèrent cette offre et 14 (58%) vinrent effectivement suivre les cours.b) Matériel pédagogique Les objectifs des deux cours (hypertension artérielle et hyperlipémies) avaient été spécifiés en regard des besoins des praticiens généraux dans ce domaine.Ces objectifs recoupaient cependant ceux du stage clinique des étudiants.Les cours insistaient particulièrement sur les moyens diagnostiques, la classification et le traitement de ces maladies.Le cours sur les hyperlipémies comportait, en plus, des cas-problèmes permettant de vérifier les notions immédiatement acquises.c) Matériel informatique Les cours sur les hyperlipémies et l\u2019hypertension artérielle avaient été programmés en langage APL\"\" et placés dans la mémoire de l'ordinateur IBM 370- 145 du Centre de traitement de l\u2019information de l\u2019Université Laval.Ils étaient reçus sur deux consoles Lektromedia à écran de visualisation, reliées à l\u2019ordinateur par ligne téléphonique.Ces consoles (Fig.1) intègrent dans un même cadre un écran de FONCTIONNEMENT DU SYSTEME ORDINATEUR université laval Fig.1 \u2014La Console d'enseignement Lektromédia située au Centre d'auto-instruction et de recyclage de l'Institut de cardiologie de Québec et reliée par ligne téléphonique à l'ordinateur du Centre de traitement de l'information de l'Université Laval.1360 projection de diapositives et un lecteur de cassettes.Le passage des diapositives et le déroulement des séquences sonores sont directement commandés par le programme d\u2019ordinateur.Il est à noter que pour les cours sur les hyperlipémies et sur l\u2019hypertension artérielle, seuls l\u2019écran cathodique ct l\u2019écran de projection de diapositives étaient utilisés.Les renforcements pédagogiques étaient présentés sur des diapositives et un bon nombre de questions posées dans ces cours prenaient la forme d'images à reconnaître (fonds d\u2019yeux, par exemple).d) Organisation de l\u2019apprentissage et tests Les médecins et les étudiants avaient le choix du jour et de l\u2019heure de leur apprentissage.Dans la majorité des cas, médecins ct étudiants étudièrent les hyperlipémies et l\u2019hypertension artérielle en deux séances successives.Avant de commencer le premier cours (hyperlipémies), les sujets des deux groupes durent remplir un « prétest ».À la fin du second cours (hypertension artérielle), ils furent soumis à un « post-test ».Le « prétest » et le « post-test » étaient les mêmes pour les deux groupes et comportaient un nombre identique de questions (30).15 questions se rapportaient aux hyperlipémies et 15 autres à l\u2019hypertension artérielle.Ces questions, rédigées à partir des objectifs pédagogiques, étaient de difficulté équivalente (cette équivalence avait été confirmée par une expertise docimologique préalable).L'expérience s\u2019étendit sur une durée de trois moise) Mesures À la fin de l\u2019expérimentation, nous avons procédé aux mesures suivantes : 1) Calcul de l\u2019âge moyen du groupe étudiant ct du groupe des praticiens généraux.2) Mesure des connaissances préalables des étudiants et des praticiens généraux dans le domaine des hyperlipémies et de Phypertension artérielle (« prétest »).3) Mesure de la performance des étudiants et des praticiens généraux à la suite des cours sur les hyperlipémies et l\u2019hypertension artérielle (« post-test »).4) Mesure du gain de connaissances (différence « post-test » \u2014 « prétest ») pour chaque groupe, dans chacun des cours.5) Mesure du temps moyen passé par chaque groupe a la console pour l\u2019apprentissage des Cours.L'étude des corrélations entre les différentes variables de l'expérience s\u2019est faite au moyen du test statistique « Student t ».L'UNION MÉDICALE DU CANADA RÉSULTATS Les Tableaux I, II, III, IV et V résument les résultats obtenus dans notre expérience.Le Tableau I donne l\u2019âge moyen de chaque groupe.Il est de 35.6 ans pour les praticiens généraux et de 22.4 ans pour les étudiants en médecine, soit un écart de 13.2 ans.TABLEAU I DONNÉES RELATIVES AUX DEUX POPULATIONS ÉTUDIÉES Les gains de connaissances réalisés (différence « post-test » \u2014 « prétest ») sont présentés sur le Tableau IV.Aucune différence significative n\u2019a été observée entre les gains de connaissances des deux groupes pour chacune des matières.TABLEAU IV GAINS DE CONNAISSANCES (%) RÉALISÉS PAR LES PRATICIENS GÉNÉRAUX (PG) ET LES ÉTUDIANTS (ET) (DIFFÉRENCE POST-TEST - PRÉTEST) Sujets Lip Hta Global Moyenne d\u2019âge post-test post-test post-test Sujets (ans) \u2014 prétest \u2014 prétest \u2014 prétest P.G.: N \u2014 14 35.6 * ok ek ET.: N \u2014 24 224 P.G.33.33% 16.19% 24.76% P.G.: praticiens généraux X = 5.00) X = 2.42) (X = 7.42) ET.: étudiants.sradiants 6 = 285) (s = 202) (s = 3.75) Le Tableau II exprime les résultats obtenus au + + + « prétest » par les praticiens généraux et les étu- ET.38.51% 15.56% 27.03% diants.Aucune différence significative n\u2019a été obser- X =71) =233) (x= 795) vée entre ces résultats.6 =266 =19) (s \u2014 3.68) Lip : Dyperlipémies Hta : tensi tériell TABLEAU II Global: lip + hta oe RÉSULTATS (%) OBTENUS AU PRETEST PAR LES x écart.type des gains en bonnes réponses PRATICIENS GÉNÉRAUX ET LES ÉTUDIANTS \u201c.t = 5,7213 à 26 dl; p < .001 a t = 3,1887 à 26 dl; p < .01 Sujets Lip Hta Global are t = 5.6685 a 26 dl; p < .001 +: t = 10.039 à 46 dl; p < .001 P.G.43.33% 75.71% 59.52% LE 4 Dao te02a dou DSi X = 6.50) x = 1135) XX = 17.85) Niveau de signification choisi: p < .05.(s = 2.65) s = 246) ( = 4.09 ET.47.77% 73.33% _ 60.50% (x = 7.16) (X = 11.00) (K = 18.16) s = 2.25) s = 1.76) (s = 3.04) P.G.: praticiens généraux ET.: étudiants Lip : hyperlipémies (15 questions) Hta : hypertension artérielle (15 questions) Global : lip + hta (30 questions) x: moyenne des bonnes réponses s: écart-type.Le Tableau III décrit les résultats obtenus au « post-test » par les deux groupes.Il n\u2019existe pas de différence significative entre les résultats des deux groupes sur le « post-test » entier.Par contre, on observe que les étudiants ont obtenu des résultats significativement supérieurs pour les 15 questions du « post-test » concernant les hyperlipémies.TABLEAU III RÉSULTATS (%) OBTENUS AU POST-TEST PAR LES PRATICIENS GÉNÉRAUX ET LES ÉTUDIANTS Sujets Lip Hta Global P.G.76.66% 91.90% 84.28% (X = 11.50) (Xx = 13.78) (x = 25.28) s = 191) ( = 142) (s = 2.70) ET.85.28% 88.89% 87.07% XxX = 1279) (Xx = 13.33) ( = 26.08) (s = 155) (= 140) (s = 2.28) P.G.: praticiens généraux ET.: étudiants Lip : hyperlipémies (15 questions) Hta : hypertension artérielle (15 questions) Global: hta + lip (30 questions) x: moyenne des bonnes réponses s: écart-type *: significatif à p < .05 (t = 2,265 à 36 dl) Niveau de signification choisi : p < .05.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Le Tableau V, enfin, exprime le temps moyen passé par chaque groupe à la console pour chacun des cours.Les praticiens généraux se sont montrés plus rapides que les étudiants pour l\u2019apprentissage des deux cours et en particulier de celui sur l\u2019hypertension artérielle.TABLEAU V TEMPS MOYEN PASSÉ À LA CONSOLE (EN MINUTES) PAR CHAQUE GROUPE POUR L\u2019ÉTUDE DES COURS Sujets Lip Hta Total P.G.61.28 64.64 * 125,92 ** (s = 7.750) (s = 10.27) (s = 13.64) ET.63.64 78.50 * 142.14 #* (s = 14.32) (s = 22.42) (s = 27.61) P.G.: praticiens généraux ET.: étudiants Lip : hyperlipémies Hta : hypertension artérielle Total : moyenne lip + hta s: écart-type \u201c., significatif à p < .05 (t = 2,1519 à 32 dl) significatif à p < .01 (t = 3.453 à 30 dl) Niveau de signification choisi: p < .05.DISCUSSION On doit noter tout d\u2019abord l\u2019inégalité numérique des deux groupes.Bien que notre protocole prévoyait de comparer 24 praticiens généraux et 24 étudiants en médecine, 14 praticiens seulement suivirent effectivement les cours.Parmi les 24 médecins contactés, 2 étaient inscrits dans l\u2019annuaire 1361 Misisicistiolle dis iastititisith ii mais n\u2019exerçaient plus et 4 refusèrent (ces 4 médecins, gradués entre 1930 et 1940, avaient tous plus de 35 années de pratique).Sur les 18 médecins qui acceptèrent de suivre les cours de recyclage, 4 d\u2019entre eux ne purent se rendre à l\u2019Institut de cardiologie de Québec à cet effet pour des raisons de santé ou de surcharge de travail.On sait cependant que le contrôle des échantillonnages est un problème presque inhérent à toute expérience pédagogique de niveau universitaire et qu\u2019une population comme celle des praticiens généraux est particulièrement difficile à maintenir à l\u2019intérieur d\u2019un protocole rigoureux, en raison de la dispersion et de l\u2019indisponibilité de ses sujets.Les résultats obtenus au « prétest » (Tableau II) indiquent que les deux groupes possédaient des connaissances préalables similaires dans le domaine des hyperlipémies et de l'hypertension artérielle.Il y a là de quoi surprendre.On aurait pu supposer que les étudiants en médecine « possédaient » mieux ces connaissances dans la mesure où elles étaient encore toutes fraîches à leur mémoire.À l'inverse, on aurait pu croire que les praticiens généraux allaient réaliser un meilleur score que les étudiants dans la mesure où ils rencontrent fréquemment ces maladies dans leur pratique.On doit cependant observer que le nombre des bonnes réponses à ce « prétest > est élevé pour les deux groupes, particulièrement en ce qui regarde l\u2019hypertension artérielle.Les notes plus faibles obtenues aux questions sur les hyperlipémies pourraient indiquer que cette condition n\u2019est pas encore parfaitement connue des praticiens généraux et qu\u2019elle n\u2019a pas été enseignée adéquatement aux étudiants.Les résultats obtenus au « post-test » (Tableau II) montrent que les deux groupes arrivent « au coude à coude » après l\u2019apprentissage des leçons.On ne constate pas de différence significative entre les résultats des groupes au « post-test » entier.Par contre, les étudiants ont significativement mieux réussi aux questions portant sur les hyperlipémies.On peut constater également, en observant les différences « post-test » \u2014 « prétest » (Tableau IV) que les deux groupes ont réalisé un gain de connaissances identique dans les deux domaines enseignés.Enfin, les praticiens généraux se sont révélés aussi à leur aise que les étudiants en médecine vis-a-vis de cette technologie pédagogique nouvelle et ont semblé faire preuve d\u2019une égale souplesse d\u2019adaptation si l\u2019on juge par le temps total passé à la console qui est significativement moindre pour le groupe des médecins.1362 CONCLUSION Nous avons comparé des praticiens généraux et des étudiants en médecine ayant suivi les mêmes cours par ordinateur.Tels que mesurés par un « prétest » et un « post-test », les deux groupes ont réalisé un acquit de connaissances identique au moyen de ce médium.Les médecins se sont révélés plus rapides dans leur apprentissage.Ces résultats nous portent à croire que l\u2019enseignement assisté par ordinateur qui a déjà donné des preuves de son efficacité au niveau de l\u2019enseignement prégradué, pourrait se révéler un outil précieux pour le recyclage des médecins praticiens dans la mesure où ceux qui ont participé à notre expérience se sont montrés aussi réceptifs que leurs cadets à cette nouvelle méthode pédagogique.Résumé Les auteurs rapportent une expérience pédagogique destinée à vérifier l'efficacité de l\u2019enseignement assisté par ordinateur en tant que moyen de recyclage des médecins praticiens.À cet effet, 14 praticiens généraux furent comparés à 24 étudiants de troisième année de médecine, les deux groupes ayant reçu les mêmes cours par ordinateur.Tel que mesuré par un « prétest » ct un « post-test », les deux groupes ont réalisé un acquit de connaissances identique au moyen de ce médium.Les médecins se sont révélés aussi à leur aise que les étudiants vis-à- vis de cette technologie pédagogique nouvelle ct se sont montrés significativement plus rapides dans leur apprentissage.Summary The object of this experiment was to assess the value of CAI for recycling medical practitioners.For this purpose, 14 General Practitioners (GP) were compared to 24 third year medical students.Both groups were submitted to the same instruction.The acquired knowledge, measured by the difference between pre and post-test, was similar for general practitioners and students.The practitioners were not less at ease handling the computer terminal than were the students.However, the practitioners showed to be more rapid in their learning process.BIBLIOGRAPHIE Rapport sur l\u2019utilisation de l'ordinateur à des fins pédagogiques.Rapport du laboratoire de pédagogie informatique.ministère de l'Education du Québec.III: 1-4, mars 1973.: Donio, J: Computers in Education, Educational Yearbook 1971-72, British Computer Society, pp.71-88.Brigham, R.et Kamp, M.: The current status of Computer Assisted Instruction in the Health Sciences.Journal of Medical Education, 49: 3, 278-279, mars 1974.Brigham, R., Kamp, M.et Cross, R.-J: A guide to computer Assisted Instruction in the Health Sciences.Department of Commerce, National Technical Information Service, Springfield, Virginia Report no PB: 214-351, 1973.! Fomles, L.et Wooster, H.: Description and utilisation of the Lister Hill Center CAI Experimental Network, prepared for: Association for Development of computer-based Instructional Systems, Ann Arbor, Michigan, 7-9 août 1973.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ont pes 3 io 1 $ Jeut ie pose iid ) ihe ; i el y less {he ore 6.Survey of the use of Computers in Instruction (1975-1976).Association of American Medical Colleges, Washington, D.C.7.Hoffer, E.P., Barnet, G.0.et Farguhar, B.B.Computer Simulation Model for teaching cardio pulmonary resuscitation.Journal of Medical Education, 47: 343-348, mai 1972.8.De Dombal, F.T., Hartley, Jr et Sleeman, D.H.: Teaching surgical diagnosis with the aid of a computer.Brit.Jour.Surg., 56: pp.754-757, 1969.9.Bernard, J.: Enseignement de l\u2019hématologie assisté par ordinateur: Bilan d\u2019une expérience.Bulletin de pédagogie médicale, 1: no 7, janvier 1974.10.Goguel, A.: Apport des ordinateurs a l\u2019enseignement médical.Revue du praticien, R.P.1973, 23-29, pp.2637-2644, mai 1973.11.Mayer, F.et Berton, G.R.: An Evaluation of Computer- Assisted Teaching in Physiology.Journal of Medical Education, 49: mars 1974, pp.295-297.12.d\u2019Ivernois, J.F., Baspeyre, J.et Marquis, Y.: Enseignement de la cardiologie par ordinateur: Bilan d\u2019une expérience.L\u2019Union Médicale du Canada, 104: avril 1975.médecine sociale 13.d\u2019Ivernois, J.F., Marquis, Y.et Gagné, F.: Enseignement de la médecine par ordinateur: les perceptions des étudiants.Les colloques de l\u2019IRIA, 3: 7-14, mars 1975.14.d\u2019Ivernois, J.F., Marquis, Y.et Parent, J.: Perceptions étudiantes vis-à-vis de différents moyens d\u2019enseignement (étude non publiée).15.d\u2019Ivernois, J.F.et Marquis, Y.: Ordinateur et recyclage des médecins.La nouvelle Presse médicale, 4: no 16, avril 1975.16.Miller, G.E.et Harless, W.G.: Instructional Technology and continuing Medical Education.To improve Learning, pp.772- 7178, Eickton Sydney, 1971.17.Hoffer, EP: Computer-Aided instruction in Community Hospital Emergency Departments: A pilot project.Journal of Medical Education, 50: janvier 1975, pp.84-86.18.Brigham, C.R.: Programming languages used for health Sciences Computer-Assisted Instruction.U.S.Department of Commerce, National Technical Information Service, Springfield, Virginia, Report no PB: 224421/As, 1973.DISPARITES REGIONALES DANS LA MORTALITE AU QUEBEC Louise GUYON-BOURBONNAIS !, Jean-Marc BERNARD 2 et Madeleine BLANCHET 3 INTRODUCTION L\u2019étude des disparités régionales peut étre considérée comme une étape préalable à l\u2019amélioration du système de santé d\u2019un pays surtout si l\u2019on vise une utilisation meilleure des connaissances et des ressources tant humaines que technologiques.Si le Québec dispose encore de peu d\u2019études dans ce domaine, d\u2019autres pays en ont éprouvé l\u2019utilité et ont pu décrire plus précisément les besoins de leurs populations.Dans son étude sur « Les disparités régionales en matière de santé », l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale faisait un bilan des diverses causes de mortalité par régions et tentait d\u2019établir des relations avec des variations d\u2019offre et de demande de soins !.Les résultats ont permis de dresser la carte des maladies en France et aussi de considérer d\u2019un œil critique la relation santé-con- sommation sanitaire ?En effet, dans cette étude, on n\u2019a pas réussi à démontrer de corrélation entre les indicateurs de santé et l\u2019utilisation qui est faite des ressources.Par ailleurs, une étude américaine sur la mortalité infantile mettait en évidence des variations impor- ! Louise Guyon-Bourbonnais, M.A.anthropologie, service des études épidémiologiques.?Jean-Marc Bernard, M.A.sociologie, service des études épidémiologiques.3 Madeleine Blanchet, M.Sc.épidémiologie, service des études épidémiologiques, ministère des Affaires sociales, à qui adresser toute demande de tirés à part.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 tantes entre les États de ce pays.Axée sur les facteurs de risques associés à la mortalité des jeunes enfants, elle établissait une étroite corrélation entre le poids à la naissance et des facteurs biologiques et socio-économiques particuliers à certains États 8.La statistique sur les décès est celle qui est utilisée généralement dans les comparaisons entre pays ou régions d\u2019un même pays.En effet, la statistique sur les maladies traitées en milieu hospitalier ou au cabinet des médecins révèle davantage la consommation de soins que les besoins de santé réels.Les écarts que l\u2019on met en évidence par l\u2019analyse de la statistique sur la maladie traitée résultent souvent plus de différences dans les ressources des régions et dans leur utilisation que de réelles disparités dans l\u2019état de santé.En l\u2019absence de données d\u2019enquêtes sur l\u2019état de santé, la mortalité demeure le seul indicateur présentement disponible.L\u2019étude sur les disparités régionales dans la mortalité par causes fournit une première indication des grandes priorités en matière de santé.En effet, un des buts du système de santé est d\u2019abaisser le taux de mortalité surtout lorsque celle-ci survient avant les Âges avancés.Le présent article résume la première partie d\u2019une étude sur la géographie de la mortalité *.Il porte sur une analyse des principales causes de décès selon les douze régions socio-sanitaires du Québec.Il traite aussi de l\u2019interprétation possible de ces don- 1363 nées et évoque certains moyens d\u2019action.Les publications ultérieures fourniront une description plus détaillée en fonction de critères socio-économiques.MÉTHODOLOGIE Les données de mortalité utilisées dans cette étude proviennent du Registre de la population du Québec et sont colligées selon les douze régions socio-sani- taires.Pour chacune des causes de mortalité retenues, on a calculé un nombre moyen annuel de décès à partir des quatre années 1969, 1970, 1971 et 1972.Ce nombre moyen a servi au calcul d\u2019un taux en prenant comme dénominateur la population de 1971.Le calcul d\u2019un taux moyen permet d\u2019éliminer l\u2019effet des variations annuelles aléatoires qui surviennent lorsque le nombre de décès est relativement petit.La population de chacune des régions a été regroupée en cinq classes d\u2019âge: moins d\u2019un an, un à 14 ans, 15 à 34 ans, 35 à 64 ans et 65 ans ct plus.Ces regroupements permettent de constituer des ensembles assez grands pour rendre possibles des comparaisons interrégionales statistiquement significatives dans l\u2019étude des causes spécifiques du Québec *.En outre, ils correspondent à des âges physiologiques (enfants, adultes, personnes âgées) et peuvent permettre de concevoir des programmes pour chacun de ces groupes-cibles.Le Graphique | illustre les causes de mortalité selon l\u2019âge retenues pour cette analyse.Les autres indicateurs qui ont servi à identifier les problèmes régionaux sont: la mortalité infantile (Graphique 2) le taux compartif de mortalité générale (Graphique 3) l\u2019espérance de vie à la naissance et à 50 ans (Graphiques 4 et 5).GRAPHIQUE I PRINCIPAUX INDICATEURS DE MORTALITÉ SELON LES RÉGIONS SOCIO-SANITAIRES, LE SEXE ET L\u2019ÂGE Taux supérieur à la moyenne du Québec, 1969 à 1972 f SEXE MASCULIN SEXE FEMININ REGION TT (1 12151315 [ca] sole} - Ta [0 1231315 (6alobloc 716109 ~ - \u2014{1 - 14 ANS) \u2014 r T ° ° TAUX DE MORTALITE GLLRALE oie ol + + ] ll ° @ ACCIDENTS DE VEHICULES A MOTEUR te = T 5 1 Ft + j 15 - 34 ANS TAUX DE MORTALITE GENCRALE ACCIDENTS Di VEHICULES A MOTEUR SUICIDES |e [1 Tee | \u2014t ul | {35 - 64 ANS} TAUX DE MOKTALITE UESERALE MALADIES ISCHEMIQUES LU COEUR TUMEUR TRACHEC, &RONCHES, POUMOX TUMEUR DU SEIN TUMEUR ORGANES vENITAUX FEMININS MALADIES VASCULAIRES CEREBRALES \u20144 \u201d ee + | Ï ee j i Luis | ° HEN 4 9 | | + 4 SUICIDES H- + 44 ACCIDENTS DE VEUICULLS A MOTEUR © TUMEUR INTESTIN ET RECTUM TUMEUR DE L'ESTOMAC BRONCHITE ET EMPHYSEME CIRRHOSE DU FOIE © + 65 ALS & TAUX DE MORTALITE GLNERALE MALADIES ISCHEMIQUES DU COEUR MALADIES VASCULAIRES CEREBRALES TUMEUR INTESTIN LT RECTUM TUMEUR TR3CHEE.BRONCHFS POUMON BRONCHITE ET EMPHYSEME DIABETE TUMEUR DE L\u2018ESTOMAC TUMEUR DU SEIN TUMEUR ORGANES GENITAUX FEMININS CIRRHOSE DU FOIL * REGIONS: 1 8as St-Laureat/Caspésie 2: Saguenay/Lac St-Jean 3: Québec 4: Trois-Rivières 5 Cantons de l'Est SA: Mentréal Métropolitann 6B: Laurentides/Lanaudière 6C: Sud de Montréal 7: Outaouais 8: Nord-Ouest 9: Côte-Nord Ministère des Affaires sociales, Service des études épidémiologiques.L'analyse statistique des variations interrégionales est basée sur le calcul de l'erreur-type selon la formule: \\ Pqa/ni x \\/ N-ni où: n p=taux de mortalité du Québec; q = 1\u2014p; ni = population de la région; N = population du Québec.1364 Les résultats du calcul de l\u2019erreur-type appliqués aux taux spécifiques de décès par cause sont exprimés sous forme de points.Un point noir @ équivaut à un indice supérieur à 1.64 erreur-type.La région qui cumule le plus grand nombre de ces L'UNION MÉDICALE DU CANADA : Garis PASEITEES pitta Li nie Lae 3 5 Ehaackeacatbiih chains a(it hb bio aioli ad patate ps LA ta Ada tities iat And MAL de MA A AA tdi tL 4 I 1 i i Is, Ê i GRAPHIQUE II hi i ; HIE + TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE\u2018\u201d E i QUÉBEC ET RÉGIONS SOCIO- SANITAIRES Ë a MOYENNE DES ANNEES 1969 A 1972 i ha gk ire (1) TAUX POUR 1000 NAISSANCES VIVANTES our id Ite 2 | ENSEMBLE DU QUÉBEC à h E ; - BAS - SAINT - LAURENT /GASPESIE F - SAGUENAY / LAC - SAINT JEAN Ai - QUEBEC jt: - TROIS -RIVIERES ji CANTONS -DE-L'EST a MONTREAL -METROPOL IT AIN 8 - LAURENTIDES M - SUD DE MONTREAL = OUTAOUAIS A: - NORD-OUEST fi: COTE -NORD H | p 19.4 iE gl GRAPHIQUE III TAUX COMPARATIFS DE MORTALITE EN 1971\" QUEBEC ET RÉGIONS SOCIO-SANITAIRES - HOMMES FEMMES (1)TAUX POUR 100 000 HABITANTS | ENSEMBLE DU QUÉBEC | | - BAS SAINT- LAURENT / GASPÉSIE 2- SAGUENAY / LAC SAINT-JEAN 3- QUÉBEC 4 - TROIS-RIMÈRES 5- CANTONS DE L'EST 6A- MONTREAL -METROFOLITAIN 6B- LAURENTIOES ; 6C- SUD DE MONTRÉAL 7- OUTAOUAIS 8- NORD-OUEST 9- COTE NORD gs pi gi La ds TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 1365 GRAPHIQUE IV ESPÉRANCE DE VIE À LA NAISSANCE EN 1971 QUÉBEC ET RÉGIONS SOCIO- SANITAIRES RÉGIONS HOMMES FEMMES ENSEMBLE DU QUÉBEC - BAS SAINT- LAURENT / GASPESIE - SAGUENAY / LAC SAINT-JEAN - QUEBEC - TROIS-RIVIERES - CANTONS DE L'EST MONTREAL -ME TROPOLITAIN LAURENTIDES - SUD DE MONTREAL - OUTAOUAIS - NORD-OUEST - COTE NORD I0- NOUVEAU QUEBEC Cos BFF oben : 80 ANNEES GRAPHIQUE V ESPÉRANCE DE VIE À 50 ANS EN 1971 QUÉBEC ET RÉGIONS SOCIO-SANITAIRES REGIONS HOMMES FEMMES | ENsEMBLE OU QUÉBEC | | | - BAS SAINT-LAURENT /GASPESIE | - SAGUENAY / LAC SAINT.JEAN - QUÉBEC - TROIS-RIVIÈRES | - CANTONS DE L'EST MONTRÉAL - METROPOLITAIN - LAURENTIDES - SUO DE MONTRÉAL i - OUTAOUAIS 3 | .NQRD-OUEST | - COTE NORD 26 | TS | 3 ANNEES | 2361 2882 vos R8P2usun- 1366 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nets tian points est une région où les risques de décès sont plus nombreux qu\u2019ailleurs.Outre ce système de pointage appliqué aux décès par cause et âge, on a tenu compte des indicateurs plus globaux tels que les taux comparatifs de mortalité générale, l\u2019espérance de vie à la naissance et à 50 ans, le taux de mortalité infantile.En outre, les taux de mortalité pour les trois principales causes de décès: maladies ischémiques du cœur, accidents de véhicules à moteur et tumeurs malignes en fonction de l\u2019âge, sont considérés aussi comme des indicateurs de premier plan.Une valeur statistiquement supérieure à la moyenne pour un des indices précédents représente à elle seule un risque élevé.RÉSULTATS On peut distinguer quatre catégories au sein des régions socio-sanitaires: a) les régions a risque de déces élevé: le Sague- nay/Lac St-Jean, le Bas St-Laurent/Gaspésie, le Nord-Ouest québécois, Montréal/Métropolitain ; b) les régions à risque moyen: les Cantons de l\u2019Est, le Sud de Montréal, Trois-Rivières, Québec et l\u2019Outaouais; c) les régions à risque faible: la Côte-Nord et Laurentides/Lanaudière; d) une région à part: le Nouveau-Québec.1\u2014 LES RÉGIONS À RISQUE ÉLEVÉ Saguenay/Lac St-Jean, Bas St-Laurent/Gaspésie, Nord-Ouest québécois et Montréal/Métropolitain.1.1 Saguenay/Lac St-Jean, Bas St-Laurent/Gaspé- sie, Nord-Ouest québécois: Les jeunes.Ces trois régions se distinguent par un grand nombre d\u2019indices élevés.C\u2019est plus particulièrement la mortalité avant 35 ans qui affecte ces régions, contribuant ainsi à maintenir un niveau de mortalité générale au-dessus de la moyenne provinciale.La mortalité infantile et les accidents de véhicules à moteur sont les deux principales causes impliquées dans cette surmortalité régionale.De plus l\u2019espérance de vie à la naissance est particulièrement faible au Saguenay/Lac St-Jean et dans le Nord-Ouest (Graphique 4).Au-delà de 35 ans, le Saguenay/Lac St-Jean se signale encore par des taux élevés de mortalité plus particulièrement au plan des maladies vasculaires cérébrales, de la bronchite et de l\u2019emphysème, et des accidents de véhicules à moteur chez les hommes de 35 à 64 ans.Chez les femmes, l\u2019espérance de vie à 50 ans est la plus faible au Québec.L\u2019ampleur TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 et la fréquence de ses taux de décès placent donc le Saguenay/Lac St-Jean au premier rang des régions à risque élevé.Dans le Nord-Ouest québécois, les taux de mortalité après 35 ans diminuent sensiblement et le petit nombre des décès par causes permet difficilement de conclure sur certaines valeurs élevées (par exemple la mortalité par accidents de véhicules à moteur chez les femmes de 35 à 64 ans).Par contre, le taux de mortalité par diabète dans la population féminime de plus de 65 ans paraît significativement plus élevé que la moyenne du Québec.La région du Bas St-Laurent/Gaspésie pose deux problèmes après 35 ans: les accidents de véhicules à moteur (35-64 ans) et les tumeurs de l\u2019estomac.Tout comme pour le Nord-Ouest, elle semble relativement peu atteinte par les grandes causes de décès qui prévalent à partir de quarante ans telles que maladies coronariennes et cérébro-vasculaires.1.2 Montréal/Métropolitain: les adultes et les personnes âgées Autre région à « risques élevés », Montréal /Métropolitain cumule le plus grand nombre de mauvais points à partir de 35 ans.Les maladies ischémiques du cœur, les tumeurs de la trachée, des bronches et du poumon, du sein et des organes génitaux féminins ainsi que la cirrhose du foie sont parmi les plus meurtrières dans cette région et le niveau d\u2019atteinte est supérieur à l\u2019ensemble du Québec.2 \u2014 LES RÉGIONS À RISQUE MOYEN Cantons de l\u2019Est, Sud de Montréal, Trois-Riviè- res, Québec et Outaouais.2.1 Cantons de l\u2019Est, et Sud de Montréal: les femmes âgées de plus de 65 ans.Les Cantons de l\u2019Est et le Sud de Montréal présentent certaines analogies de comportement.En effet ces deux régions ont des taux de mortalité élevés dans la population féminine âgée de plus de 65 ans.Les causes de décès impliquées sont principalement les maladies de l\u2019appareil circulatoire.De plus, dans la région du Sud de Montréal, le taux de mortalité par diabète est particulièrement élevé.Si les indicateurs de santé soulignent d\u2019importants problèmes chez les personnes âgées, la situation semble bien meilleure chez les groupes d\u2019âge plus jeunes si l\u2019on excepte un taux élevé de tumeurs de l\u2019estomac chez les hommes de 35 à 64 ans.2.2 Trois-Rivières: les enfants et les jeunes adultes Dans la région des Trois-Rivières, la mortalité des groupes d\u2019âge de 1 à 14 ans et de 15 à 34 ans est 1367 particulièrement élevée.L'impact des décès par accidents de véhicules à moteur y est net, surtout chez la population masculine.À noter, les décès par bronchite et emphysème chez les hommes de plus de 65 ans.2.3 Québec: la population active masculine Québec connaît aussi des indices élevés pour les accidents de véhicules à moteur chez les hommes de 15 à 34 ans.Au niveau de la population active masculine de 35 à 64 ans on remarque certains problèmes: la mortalité générale est forte mais seule la mortalité par bronchite et emphysème est significativement élevée.Toutefois aucun des autres indices ne s\u2019élève à un niveau critique.Cette région se situe nettement dans la moyenne du Québec.9 4 L\u2019Outaouais: une mortalité infantile élevée L\u2019Outaouais se signale par une mortalité infantile relativement élevée (sans toutefois atteindre les niveaux du Nord-Ouest qui se classe au premier rang pour cette cause).Les deux composantes de cette mortalité sont d\u2019ailleurs au-dessus de la moyenne (mortalité néonatale et postnéonatale).Au-delà de 65 ans, on peut signaler un problème au plan des maladies vasculaires cérébrales et de la mortalité par bronchite et emphysème chez les femmes.3 \u2014 LES RÉGIONS À MOINDRE RISQUE Côte-Nord: une forte espérance de vie.Lauren- tides/Lanaudière: de faibles indices de mortalité.Non seulement ces régions récoltent-elles moins de valeurs négatives, mais aussi elles se signalent par des indices favorables: par exemple espérance de vie à la naissance de 78.55 chez les femmes de la Côte-Nord comparativement à 75.20 pour l\u2019ensemble du Québec.Toutefois signalons pour la Côte- Nord des taux de décès supérieurs à la moyenne pour la mortalité néonatale précoce et les accidents de véhicules & moteur surtout chez les jeunes de 1 a 14 ans.La région Laurentides/Lanaudière est particulièrement privilégiée avec un seul « point noir »: la mortalité par cirrhose du foie chez les femmes de 65 ans et plus.Pour ces deux régions le nombre des décès est relativement faible aussi doit-on rester prudent dans l'interprétation des résultats.4 \u2014 LE NOUVEAU-QUEBEC: UNE REGION A PART Pour le Nouveau-Québec, on dispose de peu d\u2019indices en raison du trés faible nombre de décès annuels.Aussi une étude par groupe d\u2019âge et par cause est-elle impossible.Certaines indications cependant 1368 permettent de situer cette région par rapport à l\u2019ensemble du Québec et de la définir comme très défavorisée car on y trouve: \u2014 l\u2019espérance de vie à la naissance la plus faible, soit 63.16 ans pour les hommes et 63.06 pour les femmes.Pour le Québec, ces mêmes indices donnent 68.2 et 75.2 respectivement; \u2014 l\u2019espérance de vie à 50 ans la plus faible chez les femmes: 21.67 alors que celle du Québec est de 28.82; \u2014 le taux comparatif de mortalité générale le plus élevé: 11.9°/w alors que celui du Québec est de 6.8°/00; \u2014 le taux de mortalité infantile le plus élevé (50/4, alors que celui de la province est de 19°/m).Ce taux est surtout influencé par la mortalité¢ postnéonatale : (29.4°/4, contre 5.4°/40 pour le Québec).DISCUSSION Cette première analyse de la mortalité par région au Québec a permis d\u2019une part, de classer ces régions selon la fréquence et la gravité du risque vital, en ce sens que certaines obtiennent un pointage peu enviable dans un nombre important des indicateurs utilisés et d'autre part, d\u2019identifier des problèmes particuliers à certaines régions, c\u2019est-à-dire que dans le cas de certaines causes spécifiques, des régions se trouvent affectées de taux significativement plus élevés que la moyenne du Québec.En tentant d\u2019interpréter ces variations régionales * de la mortalité, vraisemblablement reliées à certaines conditions régionales particulières qui accroissent ou diminuent les facteurs de risque, deux perspectives de réflexions s\u2019offrent à nous: premièrement, celle de l\u2019épidémiologiste ou du spécialiste en santé communautaire qui cherchera des explications à ces variations régionales de la mortalité et réfléchira à des possibilités d\u2019action pour prévenir les décès considérés comme évitables; deuxièmement, celle du planificateur dans le domaine des ressources sanitaires qui tentera d\u2019établir une corrélation entre la mortalité et les ressources de santé disponibles et y verra peut-être un indicateur pour déterminer les priorités régionales dans la distribution des ressources.| \u2014 PERSPECTIVE ÉPIDÉMIOLOGIQUE Les statistiques de mortalité sont claires: les Québécois, comme l\u2019ensemble des populations occi- * Il est important de signaler que le jeu possible dû aux variations dans la structure des âges des populations concernées, particulièrement dans le groupe de 35 à 64 ans, a été contrôlé et que ces différences n\u2019influencent pas de façon significative les résultats.L'UNION MÉDICALE DU CANADA is 6 i fi dentales développées, meurent en grande majorité de causes directement reliées a leur mode de vie ou a leur environnement.Les variations régionales de la mortalité pour les principales causes de déces devraient donc traduire une distribution différentielle des facteurs de risque selon les régions.1.1 Les accidents de véhicules a moteur On ne doit pas se surprendre par exemple que ce soit des régions telles le Bas St-Laurent/Gaspésie et le Saguenay-Lac St-Jean qui présentent les plus grands risques de déces par accidents de véhicules a moteur.Les accidents mortels surviennent en majorité (50.1%) sur les routes a deux voies comme on en retrouve dans ces régions, et non sur les autoroutes (5%) ou dans le réseau routier urbain 5, Le réseau routier d\u2019une région constitue un élément parmi d\u2019autres qui peut expliquer les différences dans les taux de mortalité par accidents.Les responsables de la santé publique sont unanimes à considérer l\u2019impact important qu\u2019aurait un programme efficace de prévention des accidents routiers sur la baisse de la mortalité.Dans cette perspective, on considère comme essentielles des mesures comme le port de la ceinture de sécurité, la réduction des limites de vitesse sur les routes et le contrôle sévère de l\u2019ivresse au volant.Cependant, la grande vulnérabilité de certaines régions indique qu\u2019il faut connaître de façon plus précise les facteurs de l\u2019écologie et du comportement particulier à certaines régions afin de mettre en place des mesures préventives qui auront un impact régional et même local.1.2 Les maladies ischémiques du cœur.Dans le cas des maladies ischémiques du cœur, l\u2019opposition entre les régions de Montréal et les régions rurales du Québec est tellement marquée qu\u2019elle confirme sans équivoque que l\u2019étiologie de cette maladie est étroitement liée « à l\u2019altération de l\u2019écologie amenée par l\u2019application effrénée de la technologie moderne » $ phénomène qui se manifeste avec toute son ampleur dans les grandes villes.Les nombreuses études effectuées dans le domaine des maladies coronariennes, principalement l\u2019étude de Framingham, ont permis de préciser, que parmi les principaux facteurs de risques on retrouve l\u2019hy- percholestérolémie, l\u2019hypertension et l\u2019usage de la cigarette.Ces facteurs sont habituellement associés avec d\u2019autres tels que: l\u2019obésité, la sédentarité, le régime alimentaire trop riche en graisses saturées en sucrose et trop élevé en calories.Étant donné la nature de cette maladie: attaque sournoise, asymptomatique où une forte proportion TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 itu eb ML tte da pli des décés surviennent avant larrivée a I\u2019hopital, seule la prévention pourra réussir a réduire substantiellement les facteurs de risque.La prévention vise deux groupes: premièrement les sujets qui ont le plus de risques, dont le profil est le suivant: hommes de plus de 40 ans, fumant plus d\u2019un paquet de cigarettes par jour, affectés d\u2019un certain embonpoint et menant une vie sédentaire.Selon Kannel et Dawber 7, des mesures simples pourraient être mises en place pour identifier ces personnes et les inciter a prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les facteurs de risques.En second lieu, des programmes d\u2019information préventive devraient s\u2019adresser a la population plus jeune de façon à l\u2019amener à éliminer des le départ les principaux facteurs de risque grace a la modification du régime alimentaire, la promotion de l\u2019exercice physique, la réduction ou élimination de l\u2019usage de la cigarette, le contrôle de l\u2019hypertension et du diabète.1.3 Les maladies de l\u2019appareil respiratoire Les décès par tumeurs de la trachée, des bronches et du poumon ainsi que par bronchite et emphysème constituent un autre ensemble qui affecte fortement la région de Montréal/Métropolitain.On retrouve aussi un taux de mortalité par bronchite et emphysème significativement plus élevé dans les régions du Saguenay/Lac St-Jean et de Trois-Rivières.Ces observations ne sont certainement pas sans relation avec la présence dans ces régions de complexes industriels importants, et d\u2019une pollution atmosphérique évidente.Des études américaines 5 ont démontré l\u2019étroite corrélation entre les taux de mortalité pour l\u2019ensemble des tumeurs, pour les tumeurs du système respiratoire, les tumeurs du système digestif et pour les maladies artériosclériques du cœur d\u2019une part et le degré de pollution atmosphérique de 15 régions métropolitaines des États-Unis.Les problèmes spécifiques au milieu industrie! tels que l\u2019amiantose commencent à juste titre à inquiéter les Québécois.Cependant des problèmes beaucoup plus vastes qui sont, soit reliés à l\u2019écologie urbaine (pollution par l\u2019automobile, l\u2019industrie, etc.), soit reliés à certaines habitudes de vie (usage de la cigarette, de l\u2019alcool, etc.) émergent à peine en terme de prise de conscience.2 \u2014 PERSPECTIVE DU PLANIFICATEUR Au premier abord on peut croire qu\u2019il existe une relation directe entre le taux de mortalité et les ressources disponibles de santé.Ainsi, le public ou les professionnels de la santé peuvent être tentés de 1369 ES q fi Ri Ri jh a réclamer des ressources supplémentaires dans tel ou tel secteur où les taux de mortalité s\u2019avèrent élevés.Or, les études visant à établir une relation entre les indicateurs de mortalité et la densité des ressources médicales et hospitalières sont peu nombreuses.Parmi celles-ci, l\u2019étude française déjà citée étudie les relations entre trois groupes de variables : le niveau de santé, l\u2019offre de soins et la demande de soins : la conclusion qui se dégage de cette étude est une relation très nette entre densité médicale et mortalité générale.Toutefois, il n\u2019en est pas de même dans le cas des équipements hospitaliers.Cette variable est très faiblement reliée à certaines causes de décès.C\u2019est aussi une conclusion qui, au premier abord, se dégage de la présente étude au Québec: si l\u2019on met en relation le taux de mortalité générale de chaque région et le rapport « population/omnipraticien équivalent plein temps » ° (Tableau I) on voit TABLEAU I RELATION ENTRE LE TAUX COMPARATIF DE MORTALITÉ GÉNÉRALE ET CERTAINES RESSOURCES DE SANTÉ, SELON LA RÉGION SOCIO-SANITAIRE AU QUÉBEC EN 1974 Régions # Taux Rapport Lits comparatif population: courte durée mortalité omnipraticien autorisés générale par 1000 h.(1) (2) (3) Bas St-Laurent/ 7.26 2,466 5.27 Gaspésie Saguenay/ 8.26 2.903 6.18 Lac St-Jean Québec 6.80 2,202 6.25 Trois-Rivières 7.50 2,324 4.65 Cantons de l\u2019Est 6.63 2,335 6.84 Montréal 6.97 2,260 6.69 Métropolitain Laurentides/ 7.09 2,664 2.54 Lanaudière Sud de Montréal 6.98 1.98 Outaouais 7.01 2,890 3.80 Nord-Ouest 8.29 3,313 5.56 Côte-Nord 8.15 2,443 6.21 Ensemble du 7.08 2,415 5.29 Québec * La région du Nouveau-Québec a été omise à cause de problème de données pour 1974.(1) Calcul effectué par le Service des études épidémiologiques, ministère des Affaires sociales.(2) Jean-Yves Rivard, André-Pierre Contandriopoulos et Thu Thuy Nguyen.Les effectifs médicaux au Québec, situation actuelle et projection 1974-1978.Bulletin de la corporation professionnelle des médecins du Québec (édition spéciale), Vol.XV, No 5, nov.1975.Tableau X, p.149.N.B.Il s\u2019agit du rapport population/omnipraticien équivalent plein temps.Statistiques régionales des Affaires sociales, Service de la recherche, ministère des Affaires sociales, avril 1975, p.91.(3 que ce rapport est le plus faible dans les trois régions où le taux de mortalité générale est le plus élevé: le Saguenay/Lac St-Jean, le Nord-Ouest et le Nouveau- Québec.L\u2019étude de corrélation entre le taux de mortalité et le rapport population-omnipraticien dé- 1370 montre qu\u2019il y a une relation positive entre ces variables *.Par contre entre le taux de lits hospitaliers de soins aigus par région et le taux comparatif de mortalité générale il n\u2019existe pas de corrélation significative **.Ces observations suscitent d\u2019autres questions plus fondamentales: Quelle est la limite dans le développement des ressources de santé ?Quel est le seuil à partir duquel l\u2019amélioration de l\u2019état de santé de la population ne dépend plus de l\u2019accroissement des ressources ?Ce seuil est-il atteint dans toutes les régions du Québec ?À la suite de ces constatations, doit-on par exemple accroître le nombre d\u2019omnipraticiens au Sague- nay/Lac St-Jean et dans le Nord-Ouest Québécois, dans le but de réduire la mortalité?Ou doit-on faire l'hypothèse que la corrélation qui semble exister entre ces deux phénomènes n\u2019est qu\u2019une association sans relation causale?Dans un autre domaine, on peut se demander si les différences régionales dans les taux de mortalité infantile sont principalement attribuables à la présence ou à l\u2019absence de soins ultra-spécialisés, à l\u2019accessibilité plus grande aux soins prénatals ou encore, à des facteurs démographiques et sociaux qui rendent telle région plus à risque qu\u2019une autre.La réduction de la mortalité par accidents de véhicules à moteur dans les régions du Bas St-Laurent/ Gaspésie et du Saguenay/Lac St-Jean dépend-t-elle davantage de l\u2019amélioration des services d'urgence que de la correction du réseau routier?La réduction de la mortalité par maladie ischémique du cœur s\u2019obtiendra-t-elle plus facilement par un accroissement du nombre d\u2019unités coronariennes que par des changements drastiques dans le comportement des personnes à risque?Il importe en cffet de se demander si les meilleurs investissements que notre société doit faire à l\u2019avenir pour améliorer l\u2019état de santé ne sont pas davantage dans le domaine des conditions de travail, d\u2019habitat, de transport, de l\u2019éco-système naturel et des habitudes de vie que dans le domaine des soins.CONCLUSION L\u2019état de santé d\u2019une population se reflète tout d\u2019abord dans des indicateurs tels la mortalité générale, la mortalité infantile, l\u2019espérance de vie, la mor- * Coefficient de corrélation: .59 ** Coefficient de corrélation: .19.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ph talité spécifique selon différentes causes.Ces indicateurs montrent qu\u2019il existe des différences importantes entre les régions socio-sanitaires du Québec: pour la population jeune, le fait d\u2019habiter une région fortement urbanisée diminue les risques immédiats de décès, principalement associés, à ces âges, aux causes de mortalité néonatale et aux accidents de véhicule à moteur.À partir de 35 ou 40 ans, les effets pathogènes de l\u2019environnement urbain commencent à se manifester et entraînent une fréquence plus élevée de décès chez les urbains que chez les ruraux.Une région telle que le Saguenay/Lac St- Jean qui se caractérise à la fois par une zone fortement urbanisée et une zone très rurale apparaît nettement plus « à risque » que toute autre région du Québec, sauf le Nouveau-Québec, région non comparable aux autres.Ces études permettent de s\u2019interroger sur l\u2019effet des disparités dans l\u2019accès aux soins (rapport popu- lation-médecins) qui dans trois régions, coïncident avec des taux de décès élevés: Saguenay/Lac St- Jean, Nord-Ouest, Nouveau-Québec.Par contre, le taux de lits hospitaliers de soins aigus ne semble pas en relation avec le taux de mortalité générale.Puisque la majeure partie de la mortalité dans notre société est étroitement reliée à l\u2019environnement et au mode de vie, la première mission des responsables régionaux et locaux de la santé est d\u2019orienter les programmes dans une optique préventive visant à réduire et à éliminer les facteurs pathogènes de cet environnement et de ce mode de vie.Résumé Parmi les indicateurs de santé d\u2019une population, la mortalité demeure l\u2019élément de base le plus sûr.L'étude des taux de décès par causes spécifiques reliées à l\u2019âge montre, au Québec, des disparités régionales importantes.L\u2019impact de certains facteurs de l\u2019environnement et du mode de vie sur l\u2019état de santé de la population est souligné, face à l\u2019observation d\u2019un partage des risques inhérents à certaines causes entre les zones fortement urbani- TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 sées et les zones à caractère typiquement rural.L'analyse des résultats débouche, non pas sur une réorganisation fondamentale des ressources sanitaires, mais plutôt sur une orientation du système de santé québécois vers une optique préventive.Summary Among the various health indicators, mortality rates remain one of the most reliable elements.A study of mortality rates by specific cause related to age group in Quebec, reveals some important regional disparities.The observed differences in mortality rates for specific causes, between rural and urban populations, may indicate a considerable impact of environmental and lifestyle factors on the health status of the population.Analysis of the data presented suggests that a reorientation of the Quebec health system toward prevention may be more relevant than a fundamental reorganization of health resources.REMERCIEMENTS Les auteurs tiennent à remercier MM.Jean-Marc Fre- dette, Robert Maheu et Rosaire Rémillard du Registre de la population du Québec qui ont fourni le matériel de base de cette étude.La collaboration particulière de M.Paul- Marie Bernard, biostatisticien du département de médecine sociale de l\u2019Université Laval, mérite aussi d\u2019être soulignée de même que celles de MM.Guy-Paul Sanscartier et Denis Fortin, statisticiens.BIBLIOGRAPHIE 1.Bulletin de statistiques de Santé et de Sécurité sociale, No 3, mai-juin 1973, ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale.2.La carte de France des maladies.Le Point, No 75, 25 février 1974.3.Kessner, David M.: Infant Death: An analysis by Maternal Risk and Health Care, N.A.S.Washington, D.C., 1973.4.Géographie de la mortalité au Québec, lre partie.Série: Les indicateurs de santé, ministère des Affaires sociales, 1976.5.Paquet, Pierre: Statistiques d\u2019accidents de véhicules automobiles au Québec.Ministére des Transports, Québec, 1574.6.William, B.Kannel et Thomas R.Dawber: Contributors to Coronary Risk implications for Prevention and Public Health: The Framingham Study.Heart and Lung, The Journal of critical care, Vol 1: No 6, 797-802, 1972.Idem (6), p.802, 8.Richard, J.Hickey: \u201cAir Pollution\u201d, dans William W.Murdoch (édit.), Environment, Ressources, Pollution and Society.Sinaner Associates, Stamford, Conn., 1972, pp.189-212.9.Jean-Yves Rivard, André-Pierre Contandriopoulos et Thu Thuy Nguyen: Les effectifs médicaux au Québec, situation actuelle et projection 1974-1978, Bulletin de la Corporation professionnelle des médecins du Québec (édition spéciale), Vol.XV: No 5, novembre 1975.= 1371 HUMANISATION DES SOINS : LES SERVICES D'OBSTÉTRIQUE, DE GYNÉCOLOGIE ET LES POUPONNIÈRES VUES DE L'INTÉRIEUR ! Hélène GANTCHEFF, M.Ps.?et Simon RICHER,® ENQUÊTE DE TYPE ANTHROPOLOGIQUE Après nous être intéressés à l\u2019humanisation des soins au jeune enfant hospitalisé (Richer et Gant- cheff, 1975), nos constatations sur les obstacles et les solutions pour rendre un milieu hospitalier vraiment au service de l\u2019usager nous permettaient d\u2019élargir le champ de nos interventions, et d\u2019offrir un certain savoir-faire à d\u2019autres services et départements de l\u2019hôpital où nous travaillons.La direction du département d\u2019obstétrique et gynécologie de l\u2019hôpital Sainte-Justine nous a demandé en novembre 1975 d\u2019évaluer l\u2019état actuel des services dans les cliniques externes, les chambres de travail et salles d\u2019accouchement, le service de post-partum et les pouponnières.Les buts avoués étaient alors de juger de la distribution des soins à tous niveaux, vus sous l\u2019angle de l\u2019humanisation, et d'apporter des correctifs si nécessaire.Nous avons répondu avec enthousiasme et félicité la direction de cette initiative qui paraît venir à son heure au cours des différentes phases d'adaptation qu\u2019a vécues ce département pendant les mois précédant notre intervention.Ce temps propice peut refléter aussi les étapes intéressantes d\u2019évolution de l\u2019équipe professionnelle en place.Le souci plus spécifique d'apprécier le degré d'humanisation des soins a demandé une méthodologie appropriée à l\u2019objet de l'étude et aux objectifs poursuivis Au moment où nous nous préparions à vivre quelque temps la vie des services à connaître, notre attention tombait par hasard sur les conclusions que tirait l\u2019équipe de Haurie, des Hautes Études Commerciales, et qui terminait leur enquête dans cinq 1 Nous remercions tous les membres du personnel du département d'obstétrique et gynécologie (directeur, docteur F.Roux) et des pouponnières de l'hôpital Sainte-Justine de leur importante collaboration à cette enquête.* Mme Hélène Gantcheff est psychologue à l'hôpital Sainte-Justine, consultante en pathologie du développement, professeur de psychologie génétique et superviseur clinique au département de psychologie de l'Université de Montréal.3 Le docteur Simon Richer est professeur agrégé de clinique au département de psychiatrie de l'Université de Montréal; il est consultant en pathologie du développement au département de pédiatrie de l'hôpital Sainte-Justine, psychiatre-adjoint au secteur | au département de psychiatrie de cet hôpital, 3100, avenue Ellendale, Montréal H3S IW3.1372 hôpitaux de Montréal en proposant qu\u2019une étude de type anthropologique révélerait davantage qu\u2019une approche trop statistique et administrative.C'était bien là notre point de vuc.Nous avons entrepris une revue de la littérature médicale des cinq dernières années des revues suivantes: Journal de Gynécologie-Obstétrique, European Journal of Obstetrics, Gynecology and Reproduction Biology, Obstetrics and Gynecology, Obstetrical and Gynecological Study et The Journal of Pediatrics.Nous avons constaté avec regret la pauvreté des études et des préoccupations sur cc sujet.Le peu de souci d\u2019humaniser les services en milieu hospitalier est général.MÉTHODOLOGIE Les consultants ont voulu vivre de l\u2019intérieur la situation actuelle des services visités.Ils ont fait appel à une observation naturaliste des milieux physiques, des professionnels ct autres employés, en interaction entre eux et avec les usagers des services hospitaliers.Aucune idée préconçue ou hypothèse à vérifier n\u2019est venue encombrer la démarche des observateurs qui ont été tantôt non participants, tantôt participants aux situations vécues.Le processus d'observation à suivi simplement de façon historique celui que vit toute femme ou couple durant la grossesse, le travail, l\u2019acccuchement et le post-partum.C\u2019est dans les locaux utilisés par les usagers de l'hôpital et qui correspondent à ces quatre temps que les observateurs ont recueilli une somme de données empiriques: cliniques externes d\u2019obstétrique et gynécologie, chambres de travail, salles d\u2019accouchement, chambres de post-partum et pouponnières.Ces données ont été écrites immédiatement lors de l'observation ou de la discussion entre les deux observateurs ou avec le personnel, pour en garder toute la fraîcheur et l'impact affectif, et éviter des déformations.Nous avons vécu dans ces services du 17 au 19 décembre 1975 et les observations de cette période constituent un document d'une trentaine de pages contenant des vignettes cliniques nombreuses, plus utiles au personnel qui a été l'objet d'enquête et qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA i as jus a pu s'y retrouver et amorcer une réflexion.En plus des observations, nous avons fait des entrevues sur- le-champ des femmes et des maris, toujours le plus près possible de l\u2019_événement vécu.Nous avons parlé avec le personnel professionnel et les autres employés à différents moments de leur travail, en rencontres individuelles ou de groupe, de façon spontanée ou plus structurée.Nous avons assisté à des accouchements et à des césariennes.Les relations précoces mère-enfant, père-mère- enfant, et du personnel professionnel des pouponnières avec les nouveau-nés et les parents ont été également observées.Partout les observateurs ont donné beaucoup d'importance à la collecte de commentaires spontanés en dehors des situations plus structurées déjà mentionnées, en fonction de l\u2019expérience en cours.Inspirés par nos méthodes cliniques respectives, nous avons voulu être à l\u2019écoute de tous les niveaux possibles, de l\u2019administratif à l\u2019inconscient, voulant identifier tout type de paramètre.De ces données empiriques, nous avons groupé des constatations et proposé des recommandations.Nous sommes conscients du rôle dérangeant dont nous nous sommes investis et avons été forcément investis par les personnes, objets d\u2019enquête.Aussi, le fait de rapporter des constatations très près de leur vécu et de leur personne continue de commander notre respect et nos réserves, étant assurés cependant de leur collaboration comme ils nous l\u2019ont démontrée par leur engagement personnel durant notre séjour parmi eux.RÉSULTATS ET RECOMMANDATIONS Les résultats et les recommandations qui vont suivre sont présentées sous forme de tableau comparatif pour en faciliter la saisie et l\u2019articulation.RÉSULTATS RECOMMANDATIONS 1.L'équipe professionnelle en place : \u2014l\u2019équipe des professionnels: \u2014s\u2019investir comme commu- nous paraît adéquate niquant quant à son fonctionnement global \u2014mais leurs potentialités examiner la nature des humaines ne semblent pas exploitées au maximum relations privilégiées professionnel - client dans leurs dimensions émotives \u2014l\u2019efficacité technique semble appauvrir les échanges humains \u2014la présence accrue du médecin est réclamée autant par les patients que par TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE \u2014sensibiliser le professionnel à communiquer \u2014présence et rôle d\u2019une équipe de santé mentale dans les équipes des ser- 1976 les autres professionnels.2.Patiente, mari et bébé semblent perçus comme des objets partiels : \u2014ils paraissent perçus comme fonctions ou organes non unifiés.3.Discontinuité du processus de vie « prénatal - accouchement - postpartum > : \u2014 ni les usagers, ni les professionnels semblent chercher à intégrer les expériences de vie à cause de la fragmentation des relations \u2014les usagers et les professionnels agissent et éprouvent divers degrés de mise à distance, d\u2019où frustration.4.Problèmes de communication : \u2014nous constatons qu\u2019il y en a à l\u2019intérieur de chaque service \u2014entre les différents services \u2014le type de communication actuellement privilégié est vertical (ex.: les directives) \u2014Jles structures hospitalières bloquent la communication \u2014blocages importants à partager les émotions entre professionnels et avec les usagers des soins vices avec des outils cliniques spécifiques pour appuyer la formation professionnelle et sensibiliser à l\u2019usage de sa propre personne.\u2014 percevoir patiente, mari, bébé comme personne entière avec son vécu propre.prequel est le rôle du médecin pour unifier la relation de confiance, de cohérence et de continuité?\u2014importance de la présence fréquente du médecin tout au cours du processus \u2014les professionnels pourraient assumer plus activement la relance à chaque étape du processus par des retours et des anticipations \u2014avoir plus de souplesse pour contourner les divisions administratives artificielles.\u2014discussions plus fréquentes à l\u2019intérieur du service, plus près de l\u2019événement \u2014créer des pôles de rapprochement vécus: cliniques, scientifiques, administratifs \u2014tenter une pratique de communication horizontale, remise en question de ce qui émane de l\u2019autorité, favoriser une démocratisation des échanges \u2014assouplir les structures \u2014rôle d\u2019une équipe de santé mentale pour aider les professionnels à vivre et à brasser les émotions 1373 \u2014la communication des professionnels est parfois maladroite entre eux devant les patients à leur sujet \u2014difficultés des professionnels de communiquer adéquatement à la patiente des résultats la concernant, ainsi qu\u2019à son mari, surtout quand ça ne va pas \u2014les professionnels en général sont peu enclins à informer les usagers de leurs droits \u2014 exquise, une figure noble » \u201c.Le dévouement du docteur William Hingston se manifesta, en 1854, lors de l\u2019épidémie de choléra où il donna ses soins sans compter aux immigrants irlandais.Il était tellement fourbu par le manque de repos qu'il lui arriva de tomber de sommeil sur son cheval ou de s'étendre sur le parquet *.La même année, le docteur Hingston donna les premiers soins aux victimes du déraillement a Beloeil d\u2019un train du Grand Trunk Railway.D'abord médecin au St.Patrick's Hospital fondé par les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu, il passa en 1860 a I'Hotel- Dieu, à titre d\u2019assistant du docteur Pierre Munro, on sait qu\u2019il devint chef de chirurgie à la mort de ce dernier, survenue le 13 avril 1882.Le docteur Hingston était un chirurgien habile et compétent; certains ont prétendu qu'il fut le premier chirurgien en Amérique à tenter une néphrectomie pour cancer du rein soit en 1853.11 est certain qu'il 1400 a été le premier a faire l\u2019ablation totale de la langue et du maxillaire inférieur (27 septembre 1872).Le docteur Hingston était un excellent professeur; il était doué d\u2019un grand sens clinique et d\u2019une lucidité étonnante.Sa carrière a été comblée de responsabilités et d\u2019honneurs.Il fut président de deux facultés différentes: l\u2019École Bishop de Lennoxville ct l'École de médecine de Montréal.Il fut professeur de chirurgie à Bishop en 1871, à l\u2019École de médecine ct de chirurgie de Montréal en 1875 et à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Montréal de 1891 jusqu\u2019à sa mort en 1907.Il fut l\u2019un des fondateurs et le premier secrétaire de l\u2019Association médicale canadienne (1867); il a été maire de Montréal (1875-1876); président de la Société médico-chirur- gicale de Montréal, de la Société de médecine pratique, docteur honoris causa du Collège Bishop et du Collège Victoria de Toronto.L'activité débordante du docteur Hingston se manifesta dans tous les domaines.Il publia plusieurs volumes, dont The Climate of Canada (1885).Financier éclairé, il fut président de la Banque d\u2019Épargne de la Cité et du District de Montréal.Il a tenu un rôle de premier plan dans la vie de la cité; à titre de maire, il a dû, deux fois, tenir tête à la foule, la première quand des chômeurs nombreux envahirent le Champ de Mars et menacèrent l\u2019Hôtel de Ville.Le pro-maire, peu habitué aux mouvements de foule, s\u2019apprêtait à lire l\u2019acte d\u2019émeute quand le docteur William Hingston accourut d\u2019urgence.Sans peur, d\u2019une voix énergique, son attitude ct sa présence inspirant le respect de la dignité, il s\u2019avança sur le Champ de Mars vers les révoltés et leur adressa avec autorité des paroles de réconfort.Messieurs, vous n'êtes pas des criminels.Vous pouvez paraître comme des fauteurs de discorde, mais je sais que vous êtes des malheureux; vous réclamez la subsistance, le boire, le manger, un logis convenable, de quoi vous vêtir et ceux des vôtres, Vous réclamez du travail.Je le sais.Je comprends que votre patience est à bout.Je vous promets du travail.Faites-moi confiance: je tiens toujours Ma parole.Justice vous sera rendue *.Ces paroles eurent l\u2019effet d\u2019un fluide magnétique.Le germe de la révolte mourut dans l\u2019œuf; la parole du maire avait eu un effet extraordinaire.La sincérité des engagements avait adouci la colère ct donné l\u2019espoir aux revendicateurs de bonne foi.Le maire Hingston fut forcé d'agir avec fermeté dans l\u2019affaire Guibord; son attitude facilita le maintien de l\u2019ordre et empécha une émeute.Cette affaire avait attiré à Montréal des journalistes d\u2019Amérique et d\u2019Angleterre qui s\u2019attendaient à des combats san- L'UNION MÉDICALE DU CANADA glants entre catholiques et protestants, entre rebelles et militaires et qui repartirent frustrés d\u2019avoir à décrire une situation sans incidents.Lors de l\u2019épidémie de variole de 1885 où 30,000 personnes furent atteintes à Montréal, dont 3,000 décédèrent, le docteur Hingston organisa les secours médicaux.La vaccination obligatoire s\u2019avéra nécessaire; les protestations publiques exigèrent la mise sur pied d\u2019alerte des régiments revenant de la campagne du Nord- Ouest, le 65° Régiment en tête.Le docteur Hingston resta toujours loyal à l\u2019École de médecine.Nommé doyen en 1887, il conserva ce poste jusqu\u2019à la signature de l\u2019acte officiel d\u2019union.Il continua par la suite et jusqu\u2019à sa mort un enseignement clinique très apprécié qu\u2019il dispensait dans un français fort présentable.La carrière de Sir William Hales Hingston a été prestigieuse.Aucun mouvement médical ne lui fut étranger.Il présida à la naissance de l\u2019Association médicale canadienne en 1867, à celle du Conseil médical du Canada et il fut un des fondateurs de la Société médicale de Montréal.Il mourut à la tâche.Atteint pendant sa consultation d\u2019une violente douleur, il s\u2019excusa poliment auprès des malades qui faisaient antichambre de ne pouvoir les recevoir; puis il se mit au lit, appela son fils Donald et le médecin qui traitait sa famille.Malgré leurs meilleurs soins, vingt-quatre heures plus tard, il n\u2019était plus.LE DOCTEUR TOUSSAINT BROSSEAU * Le docteur Toussaint Brosseau a été professeur de chirurgie à l\u2019École, à la Succursale de Laval à Montréal et à la nouvelle Faculté, née de l\u2019entente entre Victoria et Laval.Esprit positif, il s\u2019alarma tôt des guérisons lentes obtenues par la seule médication et il décida de s\u2019orienter vers la chirurgie qui pouvait apporter des solutions plus rapides.Il n\u2019avait jamais aimé la matière médicale et il ne perdait jamais la moindre occasion de décocher des traits cinglants à l\u2019adresse de ses confrères qui multipliaient leurs prescriptions; il ne faisait pas un secret de sa non-confiance dans les médicaments; le traitement chirurgical lui semblait seul valable, quand il répondait à des indications précises.À la surprise générale, le Conseil de l\u2019École, au lieu de nommer le docteur Brosseau assistant à la clinique de chirurgie, le désigna le 31 août 1871 au poste de titulaire en botanique, élection qui lui déplut au plus haut point.Bien plus, il tenta tout pour faire retrancher la botanique du curriculum des études médicales.L\u2019année suivante, il fut nommé prosecteur d\u2019anatomie.* Brosseau, Toussaint (1838-1900).Né à Laprairie, il étudia au Collège de Saint-Hyacinthe et à l\u2019Ecole de médecine où il fut reçu médecin en 1860.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 eiabittidsittsushiitithn titi Aaa LS EMMA CH MSA M M AL di Edt ra biopsie tite ad ie Ad Désireux de se limiter à la chirurgie, il se rendit à Paris où il suivit Verneuil, Guyon, Gosselin, Gué- rin, Trélat, Tillaux, Farabeuf, et à Londres où il fréquenta la clinique de Thompson.Revenu à Montréal, très conscient de ses responsabilités, il voulut guider l\u2019École dans la voie du progrès.Il ne savait pas refuser une demande de service, puisqu\u2019en 1876 il accepta de donner alternativement des cours de médecine légale et de médecine opératoire.Lors du conflit entre Laval et Victoria, le docteur Brosseau opta pour Laval; il quitta donc l\u2019Hôtel-Dieu pour entrer, en 1880, à l\u2019hôpital Notre-Dame où il occupa le poste de chirurgien en chef.Il souffrait beaucoup de cette lutte qui l\u2019éloignait de ses intimes de l\u2019Hôtel-Dieu et il souhaitait l\u2019apparition d\u2019un conciliateur qui puisse amorcer la trève qui serait un prélude de paix.Il était favorable à une union franche et loyale, car ses intentions étaient désintéressées et empreintes d\u2019idéal.Le professeur A.A.Foucher a dit du docteur Brosseau qu\u2019il était doué d\u2019une énergie indomptable, d'un grand amour du travail, d\u2019un goût élevé pour l\u2019enseignement et d'un désir sincère de relever le niveau de la profession.Son énergie s\u2019est manifestée par la constance et la persévérance dans ses efforts à parvenir à son but malgré les échecs, les rebuffades, même les humiliations qui ne lui ont pas été ménagées.En qualité de professeur, s'il a eu son égal, il n\u2019a pas eu son supérieur.Rien chez lui n\u2019a été sacrifié à la forme.Il poursuivait un but: instruire, enseigner aux élèves les choses essentielles de la chirurgie, tout simplement dans un langage clair, par des démonstrations précises et à la portée de tous.Sa technique opératoire était classique, mais il ne maniait pas le couteau en artiste et il s\u2019occupait peu d\u2019impressionner favorablement sous le rapport de la mise en scène.TI n\u2019opérait jamais par complaisance.I cachait sous des dehors rudes un manque de confiance en lui-même, qui se manifestait par des brusqueries, sources de désespoir pour les assistants et de terreur chez les patients 5, Sa franchise était proverbiale; ce qu\u2019il pensait, il le disait sans réserve et il confessait volontiers ses erreurs sans se soucier des conséquences.La diplomatie lui était inconnue et il souffrait d\u2019être incapable de maîtriser sa franchise naturelle brutale, qui ne s'accommodait d\u2019aucune réserve, ni de demi-mesures.Il luttait de bonne foi et, dans l\u2019ardeur du combat s\u2019il lui arrivait de blesser quelqu\u2019un, il était le premier à le reconnaître et à le regretter.LE DOCTEUR OSCAR-FÉLIX MERCIER * Le successeur du docteur Toussaint Brosseau à la chaire de clinique chirurgicale de l\u2019hôpital Notre- Dame fut le docteur Oscar-Félix Mercier.Après un * Mercier, Oscar-Félix (1866-1929).Né à Montréal, il fit ses études au Collège de Montréal, au Collège Sainte-Marie et à la Suceursale Laval de Montréal où il fut de la promotion de 1890.1401 et EERE ERNIE LR EEE ee EE court stage d\u2019internat a l'hôpital Notre-Dame, il se rendit à Paris pour s\u2019y perfectionner en chirurgie.Reclus le reçut avec sympathie et lui ouvrit toutes grandes les portes de son service; Reclus venait de reconnaître les vertus de l\u2019anesthésie locale et il en avait étendu les indications.Le docteur Mercier fut impressionné par cette méthode d\u2019anesthésie et il consacra de longues heures à étudier les propriétés analgésiantes de la cocaïne; cette technique de l\u2019anesthésie locale ne tarda pas à se répandre dans le monde entier.Élève fidèle de Reclus, le docteur Mercier fut tôt reconnu pour sa dextérité opératoire et pour son sens clinique.De retour à Montréal en 1893, il trouva place dans le service du docteur Toussaint Brosseau.Nous sommes en 1893 et la conviction des aînés en la nécessité de l'asepsie et de l\u2019antisepsie n'est pas générale.La lutte est difficile, âpre parfois et souvent déconcertante\u2026 La comparaison des cas opérés et traités selon les nouvelles données, avec ceux avoisinants, ou la propreté seule était recommandée, et pour lesquels la présence de pus dans les plaies était une évolution naturelle et louable dont on attendait l'apparition avec anxiété, était alors courante.C\u2019est lutte continuelle où Mercier finit par conquérir la confiance de ses collègues un à un avec l'appui d'autres jeunes chirurgiens qui viennent grossir les rangs des retours d'Europe d'alors 6.une Le docteur Oscar Mercier fut nommé professeur agrégé en 1898 et titulaire de clinique chirurgicale en 1902.Il fut président de la Société médicale de Montréal en 1903, fellow de l\u2019American College of Surgeons, membre fondateur de la Canadian Association of Clinical Surgcons, membre-correspondant de la Société nationale de chirurgie de Paris, président de L\u2019Union Médicale du Canada, fondateur et premier président de la Société de chirurgie de Montréal.Le docteur Mercier présenta de nombreuses communications aux congrès de chirurgie nationaux et internationaux; il y exposa les résultats d'une technique personnelle d\u2019ostéo-synthèse dans les fractures des os longs.Cette opération consistait, après réduction de la fracture, dans une immobilisation externe simplifiée au moyen de deux vis fixées dans chacune des extrémités de l\u2019os brisé ct maintenues en place par une plaque métallique horizontale fixée solidement au moyen de crans d'arrêt (écrous).L\u2019immobilisation plâtrée complétait le tout.La technique était simple ct facile d'exécution; elle exigeait un minimum de mouvements opératoires ct minimisait le danger d\u2019infection.Le docteur Léon Gérin-Lajoic a décrit le docteur Mercier comme un homme de petite taille dont le poids était proportionné à sa taille, le crâne légèrement dégarni et grisonnant: l'œil vif; il esquissait un 1402 léger sourire, dès que quelqu'un l'abordait, donnant une impression d\u2019être accueilli favorablement par cet homme qui avait gardé de l'ancienne époque, avec une moustache assez abondante, la petite barbiche que l'on rencontre assez fréquemment en France, mais dont les Américains nous ont déshabitués\u2026.H avait des mouvements très doux, mais d'une fermeté certaine qui révélait toute l'énergie de cet homme d'action.Son habileté opératoire a été reconnue par ceux de sa génération qui ont eu l'occasion d'assister à quelques-unes de ses opérations; dans les cas d'urgence, ses décisions étaient rapides et basées sur un jugement sûr.Il affectionnait particulièrement la chirurgie osseuse; on attribuait à l'atavisme son art de fabriquer certains appareils pour la réparation de la chirurgie des os.(Son père était voiturier) 7.Le nom d'Oscar-Félix Mercier est associé intimement à celui de l'hôpital Notre-Dame.La construction et l\u2019aménagement du nouvel hôpital Notre- Dame, situé rue Sherbrooke, dont l'ouverture eut lieu en 1924, sont dus en large partie à son opiniâtreté, à son dévouement et au déploiement constant de ses plus précieuses énergies.LE DOCTEUR TÉLESPHORE PARIZEAU \u201d Télesphore Parizeau quitta Montréal à l'automne de 1890 pour terminer à Paris les études qu\u2019il avait commencées à l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal.En 1896, il obtint à Paris son doctorat en médecine, après soutenance d'une thèse sur « l\u2019arthrite blennorragique aiguë et son traitement précoce » *.\u201c À son retour de Paris, il offrit ses services à la Faculté de médecine qui, le 23 novembre 1896, le nomma assistant professeur en histologie, en bactériologie et en anatomie pathologique; deux ans plus tard, il assuma l\u2019entière responsabilité de ces trois cours.Le docteur Parizeau a lui-méme, dans un discours présenté devant les membres de la Société de chirurgie, fait revivre cette époque appelée la période héroïque dans l'histoire de la chirurgie à Montréal.C'était l'époque où la suppuration était de règle et où toute plaie pour guérir \u201csecundum artem\u201d devait baigner dans un pus louable.On en vit même qui, pour mieux indiquer leur mépris, consentaient bien à se laver les mains après l'opération, jamais avant.J'ai vu, de mes yeux vu, l'un de ceux-ci et non des moindres, ramasser l'éponge tombée sur le parquet ct en essuyer une plaie en disant d'un air narquois: « Voilà le cas que je fais de leurs microbes ».Si mon collègue Oscar F.Mercier était encore là, il pourrait vous narrer les luttes homériques qu'il cut à soutenir contre le vieux maître Toussaint Brosseau, esprit positif, clinicien très averti, cœur d'or revêtu d'une rude écorce, qui tenait le Parizeau, Télesphore (1867-1961).Né à Montréal, il fit ses études au Collège Sainte-Marie, à l'Ecole de médecine et à l'Université de Paris où il obtint son doctorat en 1896.L'UNION MÉDICALE DU CANADA haut du pavé en chirurgie parmi les Canadiens français.A Tautomne de 1896, je vins grossir les rangs de la petite phalange qui tranquillement faisait œuvre de progres.Mes premiéres armes, je dus les faire au laboratoire.Je fus mis à même de participer un peu plus tard au progrès chirurgical chez nous, puisque vers 1901, la Faculté me demande d'abandonner le laboratoire de bactériologie et d\u2019anatomie pathologique pour l\u2019enseignement de la chirurgie et le service des salles à I'hdpital.9.La Faculté lui confia, le 7 janvier 1901, l\u2019enseignement de la médecine opératoire et, le 6 août 1902, celui de la pathologie externe; il devint titulaire de cette chaire le 6 juin 1904.Le docteur Parizeau accéda au poste de directeur des études à la Faculté le 10 novembre 1926; alors qu\u2019il était vice-doyen, il ne voulait pas que le terme excède dix ans; par abnégation, il accepta les honoraires ridiculement bas proposés par l\u2019Université dont les finances étaient alors dans une mauvaise passe.La renaissance de la Société médicale de Montréal et la réorganisation, en 1900, de l\u2019Union médicale de Montréal furent les deux événements marquants de l\u2019époque; les docteurs Marien, Dubé, LeSage, Boulet, Hervieux, Harwood et Parizeau se retrouvaient autour des mêmes tables de direction.Le docteur Parizeau fut président de la Société médicale en 1909 et de l\u2019Union médicale en 1934.Il fut aussi un des fondateurs du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada et l\u2019Académie de chirurgie de Paris le reçut au rang de ses membres associés étrangers le 29 novembre 1935.À l\u2019été de 1938, l\u2019Université de Montréal lui conféra le titre de doyen honoraire.La figure du docteur Parizeau était attachante.De physique frêle, le masque racé avec pommettes saillantes, la barbe en pointe, il avait le regard perçant et souvent narquois.Toujours bien mis, le plus souvent porteur d\u2019une pipe ou d\u2019un cigare, le docteur Parizeau impressionnait tant par sa dignité que par son accueil distant.La rudesse apparente, la brusquerie première du docteur Parizeau n\u2019étaient que feintes.Sous un abord froid vibrait un cœur d\u2019une chaleur d\u2019autant plus vive qu\u2019elle était retenue et refoulée.Ne provoquait pas son humeur qui voulait.Mais il endurait mal l\u2019importun et se révoltait occasionnellement devant l'inertie, l'insignifiance ou la bêtise.Alors, la voix conservant son débit modéré et articulé, prenait de la force; les yeux ordinairement pensifs et un peu rêveurs, grandissaient en s'avançant jusqu\u2019au rebord des orbites; le regard, chargé de poids par l\u2019âge et l\u2019autorité, s\u2019abattait en piqué sur l'interlocuteur; les veines temporales gonflaient spiralées et comme prêtes à éclater: le pied droit battait la mesure; la pipe manquait de tir et TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 les allumettes carbonisées s\u2019amoncelaient dans le cendrier.Prodromes d\u2019une colère sereine qui s\u2019éteignait dans des expressions de dépit.D'ailleurs, le genre de réaction ne différait guère qu\u2019il s'agisse d'un mouvement d'impatience ou de l\u2019animation du discours.Parizeau s'est toujours retranché dans l'\u201cAequanimitas\u201d, la philosophie d\u2019Osler, l\u2019état du sage qui, aequo animo, évite les contusions et blessures psychiques pouvant résulter des heurts avec les hommes ou les événements.Secret de longévité de plus en plus ignoré de nos jours 19, Pendant les vingt-trois années de sa retraite, loin de l\u2019hôpital et de l\u2019université, le docteur Parizeau ne demeura pas inactif.Tout à fait lucide jusqu\u2019à la fin de son existence, le docteur Parizeau lisait, mais il écrivait peu.À l\u2019exemple de ses collègues, il ne jugea pas utile d\u2019écrire ses mémoires; cette humilité de leur part rend difficile la tâche de l\u2019historiographe.Il s\u2019adonna aussi à la photographie et au cinéma; artiste et père d\u2019un architecte au goût délicat, raffiné et d\u2019avant-garde, Télesphore Parizeau aima et cultiva toujours les œuvres de l\u2019esprit; le culte de la primauté du spirituel fut, chez lui, au premier plan de ses préoccupations.1! formula un vœu qui tarda à se réaliser: Avant qu'il soit peu, espérons-le, un autre hôpital encore intimement lié avec l\u2019université, l'Hôpital universitaire, permettra d'ajouter au matériel clinique non seulement 300 lits supplémentaires, mais des facilités de contrôle encore plus efficaces.Le jour où des ressources financières adéquates permettront à l'administration universitaire de mettre en ligne avec ses compétences et le dévouement, le dénouement qu\u2019ils méritent, nous aurons, nous les responsables, l'âme en paix et le cœur satisfait 11, Au soir de sa vie, le docteur Parizeau donna un sage conseil à ses jeunes confrères: Ne vous lamentez jamais d\u2019être la jeunesse du jour.Il viendra bien assez tôt le temps où vous comprendrez que cette jeunesse est un défaut divin que nul n\u2019apprécie qu\u2019après l\u2019avoir perdu 12, Le docteur Télesphore Parizeau quitta ce monde le 13 octobre 1961, à l\u2019âge de quatre-vingt-quatorze ans.LE DOCTEUR BENJAMIN-GFORGES BOURGEOIS * Le docteur Benjamin-Georges Bourgeois succéda au docteur O.F.Mercier à la tête du service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre-Dame et à la direction de la clinique chirurgicale.Le docteur Bourgeois a toujours été studieux et avide de savoir.Après deux ans d\u2019internat passés à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il se rendit à Paris en 1904 où il suivit les cours de la Faculté, les démonstrations pratiques de l'amphi- * Bourgeois, Benjamin-Georges (1877-1943) Né à Bécancour, il étudia au Collège des Trois-Rivières et à l\u2019Université Laval de Montréal; il fut reçu médecin en 1902.1403 PA théâtre d\u2019anatomie et les cliniques des grands chirurgiens du moment: Tuffier, Quénu, Terrier.Il jugea bon d\u2019étendre le champ de ses connaissances en ne se limitant pas à la seule étude de la chirurgie; il fréquenta les laboratoires des hôpitaux et il suivit passionnément les grands cliniciens.Durant toute sa carrière, le docteur Bourgeois a été fidèle à la tradition; il s\u2019est toujours opposé à la spécialisation, refusant d\u2019admettre qu\u2019un chirurgien ne puisse pas être à la fois urologue, orthopédiste et chirurgien vasculaire.La compartimentation de la chirurgie lui apparaissait comme une diminution de la compétence scientifique; il croyait avec sincérité que tout chirurgien devait être un omnipraticien du bistouri susceptible de couvrir la gamme entière des opérations.À son retour d\u2019Europe, le docteur Bourgcois entra à l\u2019Hôtel-Dieu, dans le service de chirurgie, presque en même temps que le docteur Pierre-Z.Rhéaume et que le docteur François de Martigny.Il participa à l\u2019enseignement clinique et une carrière brillante s\u2019ouvrait devant lui à l\u2019Hôtel- Dieu quand, en 1909, il répondit à l\u2019appel d\u2019Oscar- Félix Mercier et il entra à l\u2019hôpital Notre-Dame où sa carrière chirurgicale se déroula de 1909 à 1943.Il a occupé tour à tour les plus hautes fonctions médicales, universitaires et administratives.Les autorités de l\u2019hôpital Notre-Dame surent reconnaître ses qualités exceptionnelles de meneur d'hommes, sa sagacité, sa prudence, son jugement sain, son sens inné de l\u2019administration, son extrême générosité ct son dévouement.En 1938, lors de l\u2019avènement du doyen LeSage à la tête de la Faculté, on confia au docteur Bourgeois le poste de vice-doyen.À la même époque, il fut élu vice-président du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada où il joua un rôle de premier plan et se révéla un ambassadeur parfait de la pensée canadienne d'expression française.Le docteur Bourgeois défendait toujours ses opinions avec conviction ct, s\u2019il admettait la controverse, il trouvait facilement des arguments- chocs pour appuyer la thèse soutenue et remporter la partic.Jamais le docteur Bourgeois ne laissa passer une occasion d'affirmer sa nationalité, ce qui lui valut l\u2019estime de ses collègues d\u2019origine différente.Le docteur Bourgeois était un chirurgien consciencieux, habile et sûr qui n'avait rien de l\u2019opérateur éclatant: il travaillait méthodiquement ct prudemment; s'il étendait au maximum ses indications opératoires, il restait fidèle à ses maîtres et ne recourait qu\u2019aux techniques éprouvées; il ne s'aventura jamais au delà de certaines limites qu\u2019il s'était fixées.Le docteur Bourgcois est décédé subitement en 1943, à la suite d'une crise cardiaque.peu après 1404 qu\u2019il eût appris la mort tragique de son fils Jacques, chirurgien-licutenant de vaisseau, survenue au cours de l\u2019attaque du port d\u2019Oran par les Alliés.LE DOCTEUR J.A.STANISLAS BRUNELLE * Un des premiers assistants du professeur William H.Hingston fut le docteur J.A.Stanislas Brunelle qui était également titulaire de la chaire de patholo- gic externe.Il fit toute sa carrière à l\u2019Hôtel-Dicu; peu après son admission à l\u2019exercice de la médecine, il se rendit à New York, à Boston et à Philadelphie pour poursuivre ses études de chirurgie.Il séjourna ensuite en Europe où il fréquenta les universités et hôpitaux d'Irlande, d\u2019Écosse, d\u2019Angleterre, d\u2019Allemagne, d\u2019Autriche, d'Italie, de Suisse et de France.Il était assurément le médecin de Montréal le mieux documenté de son époque sur les problèmes hospitaliers et universitaires.En 1880, l\u2019École lui confia le cours d\u2019anatomie et, en 1882, après la mort du docteur Pierre Munro, il fut nommé à la chaire de pathologie externe.Le docteur Brunelle fut toute sa vie le compagnon loyal de son maître William Hales Hingston.Assistant à l\u2019Hôtel-Dicu, 1l lui prêtait constamment main forte; à la Faculté, ils faisaient front commun, sauf, lors de la querelle universitaire, où il se rangea dans le clan des irréductibles.En 1889, il s\u2019opposa fortement avec les docteurs Durocher et Poitevin à l\u2019union des deux facultés.Le docteur Brunelle était un honnête homme qui n\u2019eut pas l\u2019occasion de donner la plénitude de ses dons, car il mourut prématurément.Henri Hervieux a rappelé qu'à la maison, il était gal, sociable et que son hospitalité était large, franche et sans manière.Mais à l'hôpital, l'image était différente.Changement du tout au tout.Cing minutes après son arrivée, tout le monde savait qu'il était la.Sa voix bruyante et rapide s'élevait en éclats intentionnels qui, le long des corridors et des salles, annonçaient sa visite.Sa démarche vive et assurée, ses attitudes de tête, penchée et condescendante pour les patients et quelquefois taquine et ironique pour les confrères, sa rondeur cassante enfin qui avait dû être factice au début.mais qui maintenant était devenue naturelle lui ont créé une personnalité bien tranchée !*.Le docteur Brunelle avait une clientele si nombreuse qu'il aurait pu combler à lui seul le département privé de l\u2019Hôtel-Dieu.Il était doué d'une verve intarissable; il parlait rapidement, avec abondance, sa volubilité était étourdissante et donnait le vertige.À l'université, comme à l'hôpital, il ne se laissa pas facilement séduire par les méthodes nouvelles; son honnêteté naturelle lui faisait un devoir de sou- \u201cBrunelle, J.A.Stanislas (1852-1902).Né a Saint-Hyacinthe, il étudia au Séminaire de cette ville et à l'Ecole de médecine où il obtint son doctorat en 1875.L'UNION MÉDICALE DU CANADA her al?ph mettre les plus récentes théories au crible de la critique et lui commandait d\u2019exprimer certaines réserves.Le docteur Brunelle était aimé des élèves qui savaient trouver en lui un protecteur dévoué.LE DOCTEUR AMÉDÉE MARIEN * Le docteur Amédée Marien, né à Rivière-des- Prairies, fit ses études classiques au Collège de l\u2019Assomption et sa médecine à l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal qui lui décerna son doctorat en 1890.Après un court séjour en pratique générale, il acheta une première pharmacie, puis une seconde, située au coin des rues Sainte-Catherine et Maisonneuve.En 1892, le docteur Marien se rendit à Paris où il étudia la chirurgie, l\u2019anatomie pathologique, l\u2019histologie et la bactériologie.En 1895, il entra à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal à titre d\u2019assistant du professeur William Hingston; à la Faculté, il fut chargé du cours d\u2019histologie et prosecteur d\u2019anatomie.Le docteur Marien fut l\u2019âme dirigeante du Comité d\u2019études médicales qui, vers 1895, remplit le rôle que la Société médicale de Montréal avait jadis joué; il fonda le Comité d\u2019études médicales avec ses collègues Séraphin Boucher, Vitalien Cléroux, Henri Her- vieux, Albert LeSage et Joseph-Edmond Dubé.Ce comité n\u2019avait pas de président; à chaque séance, un membre en dirigeait les débats.Le docteur Marien occupa la présidence en 1907 de la Société médicale de Montréal qui prit la suite du Comité d\u2019études médicales.Il a également pris part, en 1900, à la réorganisation de L\u2019Union Médicale du Canada, de concert avec les docteurs Hervieux, Boulet, Har- wood, LeSage et Dubé.La réputation du docteur Marien dépassa vite les bornes de la cité; on venait de partout le consulter et sa maîtrise opératoire faisait l\u2019orgueil de ses élèves et l\u2019admiration des médecins étrangers.On l\u2019abordait avec timidité, car il était difficile d\u2019approche.Il avait un regard perçant qu\u2019accentuait le port de lunettes épaisses.Les sourcils fournis, la florissante moustache n\u2019étaient pas de nature à adoucir ses traits.Si le docteur Marien avait tout de l\u2019apôtre, s\u2019il en manifestait l\u2019enthousiasme et le zèle, il n\u2019avait rien d\u2019un diplomate de carrière; il parlait franc et dru, en langage clair et sans équivoque.Les compromissions, les discours subtils ne trouvaient jamais grâce chez lui.C\u2019est dire qu\u2019il ne parvint jamais facilement à ses fins.Dans sa lutte pour l\u2019asepsie, les aînés n\u2019aimaient pas l\u2019idée que l\u2019on pût bouleverser leurs * Marien, Amédée (1866-1936).Né à Riviére-des-Prairies, il fit ses études au Collège de l\u2019Assomption et à l\u2019Ecole de médecine et de chirurgie de Montréal, Il fut de la promotion de 1890.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 techniques traditionnelles et ils invoquaient leurs résultats heureux pour ne rien changer à leurs vieilles habitudes.Le docteur T.Parizeau a écrit: que les débuts de l\u2019asepsie furent difficiles à Montréal et qu\u2019il avait souvenance que Marien ait dû plaider sérieusement pour qu\u2019on lui permit d'installer tant bien que mal à côté de la salle d'opération ses propres appareils de stérilisation et pour qu\u2019on voulut bien mettre en pratique les règles qu\u2019il apportait toutes fraîches des salles d'opération de France !4, Le docteur J.-Edmond Dubé, dans un moment de confidence, a raconté \u2026 qu\u2019il avait vu un interne du service de chirurgie préparer les ligatures en passant sur un bloc de cire des fils de chanvre coupés en longueur définie et qui étaient fixés avec soin sur le coin de la table, près de l'opérateur, fils de chanvre qu\u2019il passait à celui-ci.Il faut retenir également qu\u2019il y avait, voisin de la salle d\u2019opération, un coussin en forme de melon avec des tranches de velours de différentes couleurs sur lesquelles étaient piquées les aiguilles qui devaient servir à l'opération.Les chirurgiens de l\u2019époque devaient évidemment se borner à se laver soigneusement les mains et une fois les ongles bien curés avec le coin de la serviette qui avait servi à essuyer leurs mains, ils avaient soin d'\u2019assujettir leur lorgnon avec les doigts qui l'instant d\u2019après devaient manier le bistouri 15, Le docteur Pierre-Z.Rhéaume disait du docteur Marien qu\u2019il était méthodique, prévoyant, non égoïste, qu\u2019il savait prévoir la relève et stimuler les plus jeunes.Il était, à la salle d\u2019opération, d\u2019une discipline militaire.Ponctuel, il consacrait à la préparation de son malade des soins très minutieux.II se lavait les mains suivant la méthode de Halsted.Il utilisait pour la désinfection de ses mains et de ses avant-bras la plongée jusqu\u2019aux coudes dans un bocal de permanganate de potasse, suivie d\u2019un rinçage au bisulfite de soude.Il préconisa tôt le port du masque et celui des gants; il n\u2019utilisa jamais que les gants de coton blanc, jamais ceux de caoutchouc.Il opérait à la française, très vite et très bien; il excellait dans les amputations et dans les désarticulations.Sa dextérité était remarquable; adepte de la méthode française, il affectait des attitudes théâtrales et commandait d\u2019un ton sans réplique.Il manifestait des exigences postopératoires qui faisaient trembler le personnel.Dans la chambre de ses malades, l\u2019infirmière devait installer ce qu\u2019elle appelait « la chapelle de Marien », à savoir une table recouverte d\u2019un drap blanc où étaient alignés des bocaux stériles servant à réunir les instruments et les pansements.Le docteur Dubé a signalé la sévérité du docteur Marien aux examens de fin d\u2019année et sa mansuétude étonnante pour ceux qui tremblaient devant lui.Paradoxe ou narcissime ! 1405 me Malgré son aspect bourru, le docteur Marien savait se faire doux ct bienveillant auprès de ses malades.Il était chez lui et en société d\u2019une hospitalité sans borne et d\u2019une politesse raffinée.Au travail, il n'était pas patient et s\u2019il lui arrivait de constater une faute, il se mettait en colère.Peu après, il s\u2019excusait de sa vivacité.Il eut la réputation d\u2019être d\u2019une robustesse et d\u2019une force physique peu communes.Sans être de haute taille, il avait la carrure et les muscles d\u2019un athlète et il était infatigable au travail.Sur sa ferme de Rivière-des-Prairies, il savait aussi bien labourer, faire les semailles et les moissons que dompter les jeunes pur-sangs que son fermier n\u2019arrivait pas à mâter.Le docteur Marien est mort en 1963, quinze ans après avoir pris sa retraite.LE DOCTEUR EUGÈNE SAINT-JACQUES * Deux candidats se présentèrent à l\u2019appel du Conseil de la Faculté quand il s\u2019agit de nommer un successeur à Sir William Hingston, comme directeur de la clinique chirurgicale de l\u2019Hôtel-Dieu: Amédée Marien et Eugène Saint-Jacques.L\u2019ancienneté et le dynamisme du docteur Marien, son activité scientifique au sein de la profession médicale montréalaise, jouèrent en sa faveur; les membres du Conseil le nommèrent professeur titu- taire de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu où 1l venait d\u2019être promu directeur du service de chirurgie; les exigences de l\u2019enseignement obligèrent la Faculté à désigner un second titulaire: le docteur Eugène Saint-Jacques.Celui-ci contracta tôt le goût des voyages; il se rendit d\u2019abord à New York, afin d'acquérir une vue d\u2019ensemble des problèmes modernes de la médecine et de s'orienter dans la carrière qui correspondait le mieux à ses talents.Il décida d\u2019explorer d\u2019abord le champ de la pratique générale en milieu mi-rural, mi-urbain et il retourna à Saint-Hyacinthe auprès de son père, médecin de famille et pharmacien.Cet apprentissage influença la politique ultérieure du docteur Saint-Jacques qui, pendant toute sa carrière, courtisa et la chirurgie et la médecine.Il opta ensuite pour la chirurgie et décida de se rendre en Europe où il passa trois ans.À Paris, il fut l\u2019élève de Tillaux, de Tuffier, de Pozzi, de Letulle et de Segond.Son voyage cn Allemagne dura neuf mois; il apprit l'allemand ct gagna le goût de la discipline germanique.À Berlin, il suivit Virchow, Bergmann et Koerte; à Bonn, Witzel; à Leipsig, Trendelenburg; il se rendit ensuite à Vienne chez Jacobs, a Berne chez Kocher ct à Bruxelles \u201cSaint-Jacques, Eugène (1872-1946).Né à Saint-Hyacinthe, il étudia au Collège de cette ville et à l'Université Laval de Montréal; il obtint son doctorat en 1856.1406 chez le professeur Albert.De retour à Montréal en 1900, il ne trouva à l'Hôtel-Dieu qu'un seul poste disponible, celui d'interne en chef; on accepta sa candidature, mais il ne conserva sa charge d'interne en chef qu'une seule année; après quoi les autorités de l'hôpital le nommèrent médecin visiteur avec privilège d'assister le docteur Brunelle qui lui confia le soin de donner quelques cliniques aux étudiants, il était alors professeur de pathologie externe.En septembre 1902, le docteur Saint-Jacques fut chargé du cours théorique de bactériologie ct d'anatomie pathologique à la Faculté; en 1907.il était nommé assistant à la clinique chirurgicale de l'Hôtel-Dieu ct, en 1908, il devint agrégé en pathologie chirurgicale.En 1914, il hérita de la chaire de déontologie et d'histoire de la médecine, pour devenir, le 12 juillet 1921.titulaire-conjoint de la clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu.Il était un travailleur inlassable, qui étudiait et lisait beaucoup; méthodique, il conservait sur fiches toutes ses notes de lecture.Les observations cliniques du docteur Saint-Jacques étaient détaillées et claires; ses cours étaient très appréciés des étudiants, car ils étaient ordonnés et tenus à jour.Il quitta l\u2019Hôtel-Dieu en 1932 pour prendre charge du service de chirurgie de l'hôpital Sainte-Jeanne d'Arc de Montréal.Le 6 mai 1942, la Faculté de médecine le nomma professeur émérite de chirurgie.Il mourut en 1946.Le docteur Eugène Saint-Jacques est apparu sur la scène hospitalière au cœur du combat qui opposait les jeunes et les vieux, il était un excellent chirurgien; son service était recherché des internes, non pas à cause de l\u2019éclat de ses interventions, mais parce qu\u2019il était un homme ponctuel ct méthodique.Il était ordonné dans tout ce qu'il entreprenait et il avait un sens parfait de l\u2019organisation.À la salle d'opération, il était ponctuel; gare à l'assistant qui l'aurait fait attendre.Ses sautes d'humeur ne se manifestaient pas par de grands éclats de voix, mais par des remarques acidulées.Il était un adepte de l'asepsie rigoureuse.Peu de temps avant apparition des sulfamides et de la pénicilline, le docteur Saint- Jacques préconisa les mérites anti-infecticux du carbone intra-veincux; la découverte n'obtint pas les résultats espérés et elle tomba vite dans l'oubli; la gastro-suspension qu'il tenta pendant plusieurs années n'eut pas un meilleur sort.LE DOCTFUR DONAID A.HINGSTON * Le successeur du docteur Amédée Marien à la clinique chirurgicale de l\u2019Hôtel-Dieu a été Donald A.Hingston, fils de Sir William Hingston.Après une \u201c= Hingston, Donald A.(1868-1950) 11 naquit à Montréal et fit ses études au Collège Sainte-Marie et à l'Université McGill.L'UNION MÉDICALE DU CANADA période d\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu, Donald Hingston se rendit à Londres et à Edimbourg, où il résida longuement et où il obtint un Fellowship en chirurgie de l\u2019Université d\u2019Edimbourg.D\u2019Angleterre, il passa sur le continent européen où il suivit les cliniques à Paris, à Berne et à Vienne.De retour à Montréal, il entra à l\u2019Hôtel-Dieu.Le 4 novembre 1907, 1l était nommé assistant professeur à l\u2019Université de Montréal et, le 8 avril 1918, la Faculté le désignait au poste de professeur d\u2019embryologie.Il était à la même époque histopathologiste au laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu.Le docteur Hingston s\u2019était toujours intéressé à l\u2019anatomie, à l\u2019histologie et à l\u2019anatomie pathologique.Il a été nommé, le 19 décembre 1932, professeur de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu, poste qu\u2019il a occupé jusqu\u2019en juin 1948, alors qu\u2019il a fait valoir ses droits à la retraite.Deux ans plus tard, en 1950, il s\u2019éteignit.Comme son père, Sir William, le docteur Donald Hingston fut président de la Banque d\u2019Épargne de la Cité et du District de Montréal.Le docteur Hingston a poursuivi la plus grande partie de sa carrière à l\u2019Hôtel-Dieu.Il fit partie de l\u2019Armée canadienne durant la guerre de 1914-18, au même titre que les docteurs Rhéaume, Paré, Blagdon, Urgel Gariépy, François de Martigny, Joseph-Napo- léon Roy et une quantité d\u2019autres, mais dans des formations différentes.La chirurgie militaire a permis au docteur Donald Hingston d\u2019entreprendre des études sur le traitement des fractures; il inventa même l\u2019appareil qui porta son nom et qui avait pour but de réduire et de maintenir en place certaines fractures de l\u2019humérus.À la fin de sa carrière, il divisa son activité hospitalière entre l\u2019Hôte!-Dieu et l\u2019hôpital Saint Mary's dont il fut l\u2019un des fondateurs.L'œuvre du docteur Donald Hingston s\u2019apparente à celle de son père.Il était aimé des internes et des étudiants; sa méthode d\u2019enseignement différait de celle de ses collègues; il utilisait la méthode mathématique des pourcentages, lorsqu\u2019il cherchait à poser un diagnostic chez ses malades; son diagnostic différentiel était établi selon une cote qui variait selon la loi des probabilités; il fut donc, sans le savoir, un précurseur des calculatrices électroniques.L\u2019anatomiste Hingston était un expert; sa mémoire ne lui faisait jamais défaut à l\u2019encontre de celle de ses internes ou de ses élèves.Toutes ses cliniques procédaient par questions et réponses.Le facteur temps n\u2019ayant jamais eu pour lui beaucoup d\u2019importance, les leçons pouvaient se prolonger, si la soif d\u2019enseigner se faisait sentir chez lui; la patience des élèves était alors soumise à une rude épreuve.Appelé en consultation, le docteur Hingston ne se hâtait jamais; il était d\u2019un calme imperturbable et il se refusait à TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 prendre une décision brusque; à son avis, il fallait toujours s\u2019abstenir dans le doute et nul mieux que lui n\u2019a pratiqué en clinique la politique du \u201cwait and see\u201d.Il était dévoué et ne faisait aucune distinction entre les clients pauvres ou riches; il ne s\u2019inquiétait jamais de l\u2019aspect financier et souvent il ne se préoccupait même pas d\u2019envoyer sa note d\u2019honoraires.La chirurgie l\u2019intéressait au plus haut point et l\u2019anatomie pathologique le retenait des nuits entières au laboratoire.Sa technique opératoire était lente, mais sûre; elle manquait de fini et paraissait terne.Tout préoccupé qu\u2019il fût de l\u2019avancement scientifique chirurgical, il ne se résigna que rarement à recourir à la plume; il accueillait avec réticence les demandes d'articles, car il prétendait que trop d\u2019écrits, inutiles et insignifiants, étaient publiés dans les revues médicales.En 1948, le docteur Donald A.Hingston donna sa démission.Le Comité exécutif nomma le docteur Armand Paré pour lui succéder.Armand Paré refusa dès qu\u2019il apprit la nouvelle; il voulait rester dans le rang.LA CHIRURGIE OPÉRATOIRE La chaire de chirurgie opératoire a été créée en 1915 et elle fut attribuée à un chirurgien de l\u2019Hôtel- Dieu, le docteur Pierre-Zéphir Rhéaume.LE DOCTEUR PIERRE-ZÉPHIR RHÉAUME * L\u2019enseignement de cette matière était connu de longue date sous le nom de médecine opératoire et Farabeuf en fut le titulaire le plus célèbre.Le docteur Rhéaume eut une conception spéciale des problèmes envisagés dans ce cours et il enseigna surtout en fonction de l\u2019application pratique sur le vivant.I était tout à fait qualifié pour occuper le poste, si l\u2019on en croit le témoignage d\u2019un de ses contemporains: Et quand on considère, la longue liste des travaux publiés par le professeur Rhéaume, son irréprochable ponctualité en tout; quand on se rend compte que son ardeur scientifique ne s\u2019est pas ralentie depuis quatorze ans, on ne peut faire autrement que de reconnaître que la Faculté vient de faire une excellente nomination et qu\u2019elle a été bien inspirée en confiant à cet infatigable travailleur la chaire d'anatomie topographique et à cet habile opérateur.la chaire de « Chirurgie opératoire » 16, Avant d\u2019embrasser la carrière chirurgicale, le docteur Rhéaume eut la bonne fortune d\u2019assister pendant plusieurs mois le docteur Michael Brennan.Sa vocation se confirma aux côtés de ce maître et il * Rhéaume, Pierre-Zéphir (1876-1935), Né à Saint-Urbain de Châteauguay, il fit ses études au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval de Montréal (promotion de 1900) 1407 décida de suivre l'exemple de Mercier, de Marien, de Harwood et d\u2019aller à Paris parachever sa formation.Pendant deux ans, il put suivre les cliniques des grands chirurgiens de l\u2019époque; à leur contact, son ardeur scientifique se donna libre cours et il recueillit auprès d\u2019eux de précieux conseils techniques.Le séparateur endovésical de Luys lui donna, en 1902, l\u2019occasion de rédiger de Paris son premier article qu\u2019il intitula: « Séparation de l\u2019urine des deux reins ».Le docteur Dubé, conférencier invité à la Société médicale de Valleyfield, fut très favorablement impressionné par la personnalité du secrétaire, le docteur P.-Z.Rhéaume.Il lui suggéra de poser sa candidature à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, qu'appuyèrent Henri Hervieux cet Marien.De 1909 à 1915, le docteur Rhéaume exerça sa spécialité à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019hôpital Sainte-Justine.En 1915, il fut choisi comme premier titulaire de la chaire de chirurgie opératoire.Le docteur Rhéau- me exposa clairement la raison d\u2019être de sa chaire: \u2026 C'était l'ambition de ma vie de posséder une chaire d'enseignement en rapport avec l'art chirurgical, que j'exerce et affectionne religieusement depuis les premiers jours de ma vie professionnelle.J'ai l'honneur d'être le premier titulaire de cette chaire d'Anatomie topographique et de Chirurgie opératoire.\u2026 Depuis quelques années, plusieurs professeurs distingués de cette Faculté, donnaient bien quelques leçons de chirurgie opératoire, mais le cours ne pouvait pas avoir l'importance que le Conseil de la Faculté veut lui donner maintenant que le terme des études médicales a été porté à cing années !T.Le docteur Rhéaume quitta temporairement le service de l'Hôtel-Dieu pour occuper pendant la guerre le poste de chirurgien-en-chef de l'Hôpital Général Canadien n° 6, hôpital fondé par la Faculté de médecine et l'Université Laval de Montréal.Quelques mois après la fin de la guerre de 1914-18, le docteur Rhéaume revint à Montréal où il reprit son poste à l\u2019Hôtel-Dieu.Ses activités ne se bornèrent pas la pratique de la chirurgie ou a l\u2019enseignement de l\u2019anatomie topographique et de la médecine opératoire; il fut également président de la Société médicale canadienne (section du Québec) et de l'Association des médecins de langue française.Il fut également le premier directeur général de cette dernière et le fondateur, en 1935, de son Bulletin mensuel.Chevalier de la Légion d'Honneur, le docteur Pierre Rhéaume fut élu membre à Charte du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.Il quitta I'Hotel-Dieu en 1930, alors qu\u2019il fut appelé à la direction générale de l'hôpital Saint-Luc, tout en y étant chef du département de chirurgie.Les œuvres majeures du docteur Rhéaume ¢ a 1408 ont consisté dans la lutte qu\u2019il a menée dès 1920 en faveur de la transfusion sanguine ct la publication chez Masson, de Paris, en 1931, de son volume intitulé: « Technique chirurgicale \u2014 estomac et duodénum ».Les traits du docteur Rhéaume étaient marquants; il avait le don de se faire des amis, mais il ne recherchait pas les postes honorifiques et il essayait de réaliser un travail d\u2019équipe composée de collaborateurs choisis pour leur dynamisme et pour leur sens social.Fort affable, il avait de précieuses amitiés; sa droiture et sa loyauté dissipaient toute inimitié; ces qualités ne se sont jamais démenties et l\u2019ont beaucoup servi.I n\u2019avait pas un caractère facile; tout individu à forte personnalité présente habituellement des traits marqués d\u2019autoritarisme.Le verbe haut en couleur, le docteur Rhéaume grognait fort et volontiers; il cultivait le ton bourru, souvenir de son séjour aux armées; il paraissait froissé quand on lui décernait un éloge mérité ou lorsqu\u2019on osait lui glisser un mot de remerciement.Habitué au commandement militaire, il avait le langage vert ct bref; sans malice, il assaisonnait ses propos de jurons peu orthodoxes; le docteur Rhéau- me mimait alors ses patrons de Paris, Kirmisson, Edouard Quénu et Broca.Le docteur Pierre-Zéphir Rhéaume mourut prématurément en pleine période d'activité, à l\u2019âge de 58 ans.La mort du docteur Rhéaume créa de grands vides; à Saint-Luc, il fut remplacé par le docteur Louis Bernard, et à la Faculté, le docteur Oswald- Adhémar Gagnon, chirurgien de l'hôpital Notre- Dame, fut élu par le Conseil pour lui succéder.LE DOCTEUR OSWALD-ADHÉMAR GAGNON * Le docteur Oswald-Adhémar Gagnon était un chirurgien reconnu et un bon clinicien.Il était chef adjoint du service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre- Dame quand il apprit sa nomination à la chaire de chirurgie opératoire; celle-ci lui créa plus de soucis que de satisfactions; déjà malade, il ne devait jamais occuper le poste qui venait de lui être confié.Il est mort prématurément en 1936, à l\u2019âge de cinquante ans.Son chef B.G.Bourgcois, qui avait assuré pendant la guerre l\u2019intérm à la chaire du docteur Rhéaume, avait été le principal responsable de sa nomination à la Faculté.Il le considérait au plus haut point, ainsi qu\u2019en font foi les lignes qu\u2019il a écrites à son sujet: Esprit droit et convaincu, servi par Un tempérament très vif.Gagnon ne put jamais souffrir l'intrigue, ni \u201cGagnon, Oswald-Adhémar (1886-1936) L'UNION MÉDICALE DU CANADA l\u2019injustice\u2026 Son jugement sain et sa modestie le protégèrent contre la fascination des actes opératoires plus brillants qu\u2019efficaces; il donnait plus d\u2019importance à la a précision du diagnostic et à l\u2019étude désintéressée des indications thérapeutiques.Les résultats définitifs le préoccupaient davantage que les succès opératoires 18, Ces propos d\u2019un patron bienveillant furent corroborés par ceux d\u2019un collègue, Urgel Gariépy, qui lui succéda à la chaire de chirurgie opératoire.Gagnon, taillé en force, la démarche vive, le regard droit, tout entier dans ses paroles et dans ses gestes, obligeant pour tous avec un sens aigu du devoir, caustique à l\u2019occasion, franc jusqu\u2019à la brutalité, ami fidèle, travailleur obstiné, prompt aux décisions, excellent au diagnostic, clinicien pratique, main sûre au bistouri, d\u2019une science féconde, dévoué à l\u2019extrême, loyal à ses malades, consultant accompli et recherché, débordé par la clientèle.disparut sans avoir eu la joie et la consolation d\u2019occuper un poste qui consacrait une vie de labeur, d\u2019abnégation et de mérites exceptionnels 19.LE DOCTEUR URGEL GARIÉPY * La mort du docteur Rhéaume créa donc de grands vides; sa succession à la chaire de médecine opératoire et d\u2019anatomie topographique fut assurée d\u2019abord par le docteur Gagnon qui mourut avant de prononcer sa leçon inaugurale, puis par un collègue de l\u2019Hôpital Canadien n° 6, le docteur Urgel Ga- riépy.Ce dernier fut, en 1937, chargé du cours et, en 1939, il atteignait le titulariat; il était tout désigné pour le poste qui lui fut confié.Son expérience de la chirurgie en milieu rural d\u2019abord, puis à l\u2019hôpital militaire pendant la guerre de 1914-18 et dans un hôpital universitaire du calibre de Notre-Dame de Montréal était un atout précieux.Le docteur Ga- riépy continua la tradition établie par le docteur Rhéaume et poursuivit son enseignement à la même cadence et sur des thèmes identiques.Les démonstrations opératoires sur le vivant s\u2019avérèrent toutefois de plus en plus difficiles à cause du nombre croissant d\u2019étudiants et elles se résumèrent à des expériences faites en salles de dissection ou lors d\u2019autopsies.Le docteur Gariépy occupa sa charge de professeur de médecine opératoire pendant un laps de temps assez court, puisque la permission lui fut accordée par le Conseil de permuter en 1943 à la chaire de clinique chirurgicale de l\u2019hôpital Notre- Dame, devenue vacante à la mort du docteur B.G.Bourgeois.Son doctorat obtenu en 1907, le docteur Urgel Gariépy décida de faire une année d\u2019internat a l\u2019hôpital Notre-Dame.Il prit ensuite la décision surprenante d\u2019établir un cabinet de consultation à * Gariépy, Urgel (1882-1951).Né à Montréal, il étudia au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval de Montréal.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Cap-Chat, sur le versant Nord de la Gaspésie.Il y exerça ses talents de médecin, d\u2019accoucheur et de chirurgien pendant sept ans; il goûtait fort la pratique dans ce milieu aussi enchanteur et pittoresque qu\u2019isolé des centres culturels, bien que la privation des stimulants scientifiques lui ait fait parfois regretter son éloignement des grands centres.La guerre de 1914 lui fournit l\u2019occasion de quitter la Gaspésie en beauté; il s\u2019enrôla dans l\u2019Hôpital Laval.Dès la fin de la guerre, il revint au Canada.Les exigences d\u2019un service de plus en plus important et les nécessités de l\u2019enseignement à l\u2019hôpital Notre- Dame fournirent au docteur Gariépy l\u2019occasion souhaitée; en 1921, il fut choisi avec Léo Blagdon pour faire partie de l\u2019équipe du professeur Mercier.Il y remplit consciencieusement sa tâche et il fut, en 1928, nommé professeur agrégé de chirurgie.L\u2019accession au titulariat de médecine opératoire et à la tête du service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre- Dame et de la clinique chirurgicale couronnèrent sa carrière.Le passage du docteur Gariépy à la chaire de chirurgie opératoire lui inspira le projet de rédiger ses notes de cours et de leur faire passer la rampe au bénéfice des médecins appelés à faire de la chirurgie d'urgence dans les centres moins privilégiés.Il écrivit un « Manuel de médecine opératoire », bien illustré qui s\u2019inspirait de Farabeuf et qui ne manquait pas d\u2019objectivité.Frappé par les écrits de René Leriche, il devint à Montréal un des pionniers de la chirurgie neuro-vasculaire; dès 1933, il se consacra à la chirurgie du sympathique.Nombreux furent les travaux qu\u2019il présenta à des congrès et qu\u2019il publia dans L\u2019Union Médicale du Canada sous le titre de: « Via Dolorosa ».Le docteur Gariépy était un enthousiaste et un impulsif qui ne craignait pas la lutte et qui savait encaisser les coups; il était généreux, dévoué et réceptif à celui qui demandait son concours pour des raisons valables.Il fut président de la Société de chirurgie et de la Société médicale de Montréal; ce fut sa dernière activité publique; peu après, il quitta son poste à l\u2019hôpital Notre-Dame et il passa les dernières années de sa vie à écrire ses mémoires.Il publia dans L\u2019Union Médicale du Canada la première tranche d\u2019un roman qui ressemblait à une autobiographie, mais qui, pour des raisons inconnues, n\u2019eut jamais de suite.Le titre en était: « Mors aut vita » 2°.LA CHIRURGIE PÉDIATRIQUE L'enseignement de la chirurgie de générale qu\u2019elle était devint de plus en plus spécialisé à mesure que se développaient les disciplines nouvelles.Le professeur Louis Ombredanne, de Paris, délégué officiel 1409 de la France au 10% congrès de l\u2019'A.M.L.F.tenu en 1922, démontra à Montréal l'importance de la chirurgie infantile qu\u2019il enseignait à la Faculté de médecine de Paris.LE DOCTEUR ALPHONSE FERRON * La Faculté de Montréal désigna le docteur Alphonse Ferron pour occuper dès le ler juin 1926 la nouvelle chaire de chirurgie infantile et orthopédique.Médecin en 1909, il fut deux ans interne à l'hôpital Notre-Dame.Il répondit alors à l\u2019appel de Paris où, de 1911 à 1913, il suivit les cours d\u2019Albar- ran, de Broca, de Legueu et de Calot.A son retour a Montréal, il entra dans le service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre-Dame et il devint assistant du docteur Noé Fournier à la consultation externe.Les docteurs Bourgeois et Rhéaume, chirurgiens consultants à l'hôpital Sainte-Justine, étaient débordés de travail du fait de leur double allégeance, le premier à Notre-Dame et le second à l\u2019Hôtel-Dieu.Ils firent le choix de deux assistants: les docteurs Alphonse Ferron ct Romulus Falardeau qui, eux également, conservaient leurs postes, le premier à Notre-Dame et le second à l'Hôtel-Dieu.Toutefois, le docteur Ferron quitta Notre-Dame en 1919 pour devenir chirurgien en chef du nouveau Sainte-Jus- tine, ruc Saint-Denis.Le service comportait 150 lits chirurgicaux.Le docteur Alphonse Ferron découvrit en 1920, une technique pour la cure du bec-de- lièvre qu\u2019il fit connaître au congrès de 1922 de l\u2019'A.M.L.F.C.auquel assistait Ombredanne.Ce dernier trouva utile la technique du docteur Ferron et jugea bon de la décrire dans le « Précis de chirurgie infantile » qu\u2019il publia chez Masson.La même année, la Faculté nomma le docteur Ferron professeur agrégé en chirurgie ct lui confia un certain nombre de cours théoriques à donner a la Faculté; il était * Ferron, Alphonse (1884-1942).Né à Sainte-Flore de Champlain, il étudia au Collège de Trois-Rivières et à l'Université Laval de Montréal.1410 aussi chargé de la clinique pédiatrique chirurgicale à Sainte-Justine.Le Conseil de la Faculté élut, le ler juin 1926, le docteur Ferron titulaire de la chaire de chirurgie infantile et orthopédique qu'il occupa jusqu'à sa mort survenue le 12 juin 1942.LE DOCTEUR EDMOND DUBÉ * Le docteur Edmond Dubé, futur doyen, lui succéda à la même chaire.Il était le neveu de Joseph- Edmond Dubé, médecin de l'Hôtel-Dieu et professeur de clinique médicale.Après un court stage d'internat à l\u2019Hôtel-Dieu, il s\u2019enrôla dans le corps médical de l'Armée canadienne, La guerre de 1914- 1918 tirait à sa fin et le docteur Dubé n\u2019eut pas à servir au front ou dans un hôpital d'outre-mer; on le chargea plutôt d'accompagner les troupes qui allaient et venaient d'Europe.Démobilisé en 1920.il étudia à Paris la chirurgie infantile, auprès d'\u2019Om- bredanne et de Victor Veau; il fit un séjour également à Berck-sur-Mer où il suivit les cliniques de Calot et d'Étienne Sorrel.De retour à Montréal en 1922, le docteur Dubé devint avec le docteur Zéphirin Crépault et le docteur Joseph-Henri Rivard un des assistants du docteur Ferron; il fut nommé professeur agrégé de chirurgie en 1931.Il fut ensuite chargé du cours de pathologie chirurgicale, puis élu titulaire en juin 1937.Directeur médical à l'hôpital Sainte-Justine, le docteur Dubé succéda à Alphonse Ferron au poste de titulaire de la clinique chirurgicale infantile cet orthopédique.Il fut élu doyen de la Faculté en 1944 et il eut l'insigne honneur d\u2019être le premier chirurgien de langue française invité à assumer la présidence du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.(à suivre) \u201cDubé, Edmond (1892-1960).Né à Montréal, il fit ses études au Collège de Joliette et à l'Université de Montréal.L'UNION MÉDICALE DU CANADA anthologie LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIETAN AU PAYS DE LA NOUVELLE-FRANCE Gabriel NADEAU (SUITE)! En 1620, un charlatan francais vient faire concurrence aux Italiens.C'est Désiré Descombes.« Il possède un antidote contre toutes sortes de venins et de poisons, morsures de vipères, aspics, chiens enragés.Il s\u2019offre de prendre lui-même tous les poisons qu\u2019on voudra, il se guérira par son antidote.Une ordonnance du baillage du palais prescrit qu\u2019incessamment Descombes fera expérience de son antidote en la présence du procureur du roi, du doyen et de trois autres docteurs ».Ce Descombes est natif de l\u2019Angoumois, bien qu\u2019il se dise d\u2019origine italienne, et le véritable orviétan, c\u2019est lui qui en est détenteur.Il a des certificats et des attestations des parlements de Rouen et de Rennes et de la plupart des villes de France pour le démontrer.Du moins il le prétend.Maintenant il veut conquérir Paris.Le 27 février 1620 il fait l\u2019épreuve de son remède devant la Reine-Mère, les princes et les seigneurs de la cour et le premier médecin du roi.Marie de Médicis, pour lui témoigner sa satisfaction, lui fait don de 150 livres.Fort de l\u2019appui de la Cour, il veut renouveler devant la Faculté l\u2019expérience de son antidote sur lui-même ; mais la Faculté, par son doyen, repousse la demande du charlatan comme contraire à l'honneur et à la dignité du corps.Descombes réussit, par ses intrigues, à se gagner des protecteurs puissants, si bien qu\u2019il devient bientôt « opérateur et distillateur ordinaire du Roi », et, sur recommandation de Marie de Médicis, le roi lui octroie, par lettres patentes, du 19 décembre 1625, le pouvoir de vendre et distribuer dans tous ses États « l\u2019antidote, appelé orviétan, unique et assuré remède contre toutes sortes de poisons et morsures d'animaux venimeux, propre à guérir et garantir de la maladie contagieuse ».Il profita de son privilège pendant quinze ans, jusqu\u2019au jour où, comme nous l'avons raconté plus haut à propos de Tonty, il mourut de la peste, en dépit de son antidote.Vers 1635, Jacques Ovyn, maître-chirurgien, s\u2019il vous plait! se met a vendre de l\u2019orviétan.Il avait !La première partie de ce travail a paru dans les livraisons de mai et juin 1976 de L'Union Médicale du Canada, TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 un petit théâtre au quartier de Nesle ou sur le Pont- Neuf et faisait concurrence à Tabarin et à Des- combes.Au temps de la Fronde, on voit le nom de l\u2019orviétan sur plusieurs mazarinades : Les sanglots de l\u2019Orviétan sur l\u2019absence du cardinal Mazarin, 1649 \u2014 Dialogue de Jodelet et de l\u2019Orviétan sur les affaires de ce temps, 1649.Et à cette époque paraissaient les vers suivants : L\u2019Orviétan, retirez-vous, Jetez le théâtre par terre, Vous n\u2019attirez plus de fous! L\u2019Orviétan, retirez-vous, On ne saurait donner vingt sous D\u2019un pot d\u2019onguent en temps de guerre.p p L\u2019Orviétan, retirez-vous.2 Les Contugy et l\u2019orviétan.Maintenant apparaît sur la scène un chalatan qui va rester, par ses descendants, intimement lié à l\u2019histoire de l\u2019orviétan jusqu\u2019à sa disparition un siècle plus tard.C\u2019est un Italien du nom de Con*ugy.Christophe Contugy ou Contugi, qui prétendra par la suite avoir hérité l\u2019antidote de son inventeur, pratiquait son métier de charlatan à Rome, quand il apprend que son remède est exploité en France.Il part donc pour Paris et, en 1647, obtient de Louis XIII un privilège exclusif, succédant ainsi à Des- combes qui était mort.Cette même année il publie un prospectus qui se lisait comme suit : EXTRAIT DU PRIVILEGE DU ROY Il est expressement défendu à tous Operateurs, & autres personnes, en dispensant leurs médicamens, de se servir du nom d\u2019Orvietan, ni contrefaire, ni le vendre, sur pein: de mille livres d\u2019amende, ainsi qu\u2019il est mentionné ès Lettres Royaux, sans l\u2019expresse permission dudit Contugi, Original Orvietan.Donné à Paris en la Grande Chancellerie, le 9 Avril 1647.JEAN-LOUIS CONTUGI, Dit L\u2019Orviétan de Rome, 1411 Seul héritier du Secret de l\u2019Orviétan, Dispense son Unique et Éprouvé Secret, NOMMÉ ORVIÉTAN.Héritier de Jean Vitrario.Successeur du sieur Hierosmi Feranti, Original inventeur dudit ORVIÉTAN, Servant pour toutes les Maladies Cy-dessous écrites.Si quelqu\u2019un par hasard en mangeant ou beuvant, a pris du venin, ou bien s\u2019il a été malicieusement empoisonné par quelqu\u2019un, il le pourra facilement connoître par les accidens & marques suivantes.Car l\u2019on a un grand grincement de dents, avec inflammation & siccité au gosier & au palais, une grande douleur d\u2019estomac, lorsque par un grand vomissement, les intestins & les entrailles se soule- vent presque toutes, avec une offuscation & éblouissement de vüe, & défaillance de parole, ce qu\u2019on connoîtra par plusieurs autres signes & indices, selon la qualité & quantité du poison qu'on aura pris: c\u2019est pourquoy le plûtôt qu\u2019on pourra, on prendra de l\u2019Orvietan la grosseur d\u2019une fève, qui est environ le poids d\u2019un écu d\u2019or, qu\u2019on pourra mesler avec de l\u2019huile commune, ou du beurre, ou du lait, ou du bouillon chaud, lequel aussi-tôt qu\u2019il sera entré dans l\u2019estomac, chassera le venin par vomissemens, ou bien par urine, flux de ventre, ou par une grande sueur, prenant dudit Orvietan trois ou quatre fois ensuite, jusqu\u2019à ce que le venin en soit sorti, puis après on boira plein une écuelle de bouillon bien gras, avec une once de sucre Rosat.Si quelqu\u2019un est mordu de quelques animaux, comme Viperes, Aspics, Chiens enragez, & autres bêtes venimeuses, il prendra aussi-tôt dudit Orvietan dissous dans du vin, & après faudra faire des scarifications sur la morsure, & tirer le sang avec une ventouse, puis y appliquer dudit Orvietan, & faire en sorte que le malade demeure éveillé au moins l\u2019espace de douze heures, & en cette sorte il trouvera la santé.Et comme par fois nos temperamens prennent une mauvaise complexion venimeuse, qui souvent cause des fievres putrides & exantemes, & quantité d\u2019autres maux mortels, comme maladies contagieuses: on prendra à jeun dudit Orvietan dans un peu d\u2019eau de bouroche, scabieuse, ou d'autres eaux cordiales, & au défaut, dans un peu de vin, du poids d\u2019un demi écu d\u2019or pour les grands: & si tant est que la fievre survienne aux enfans, causée par la petite verole, on leur en fera prendre dans un peu de bon vin, de 1412 la grosseur d\u2019une petite feve; puis en les couvrant bien, il fera sortir le venin dehors, & les garantira.Ce remede est préservatif & curatif de la peste, en prenant tous les matins à jeun, la grosseur d\u2019un pois dans deux doigts de vin ou de bouillon, ou en pilule: & pour ceux qui sont des pestiferez, il en faudra user comme il est dit cy-dessus, en l\u2019article des morsures des Chiens enragez.Si on prend aussi dudit Orvietan la grosseur d\u2019un pois le matin à jeun, dissous dans du vin ou bouillon chaud, ou bien en pilule, il corroborera la chaleur naturelie, aidera merveilleusement à la digestion, & empêchera les douleurs d\u2019estomach, les difficultez de respirer, les puanteurs d\u2019haleine, & empêchera que les vapeurs ne montent au cerveau, lesquelles pour- roient causer des distillations sur la poitrine.Pareillement, si on en boit avec du vin ou bouillon chaud, la grosseur d\u2019un pois, il guerit les grandes douleurs de ventre, coliques venteuses & rénales, mal de côté, & douleurs de matrice, & ncttoye notre corps de toutes sortes de vermine & putrefaction, & principalement celuy des enfans.Pour les maladies, enflures & douleurs de ventre de Chevaux & de Bœufs, & autres animaux, il est fort souverain, leur en donnant le poids de demi once dissous dans un demi septier de vin chaud, & pour les petits animaux, le poids d\u2019un écu d\u2019or, qu\u2019il faudra pareillement dissoudre dans un demi verre de vin.Vous serez avertis que ledit Orvietan se conserve en sa bonté l\u2019espace de vingt cinq ans, & davantage, pourvû qu\u2019on le tienne en lieu qui ne soit ni trop chaud, ni trop froid, & s\u2019il devient sec, il ne perd pas pour cela sa vertu: on le pourra pourtant mettre en sa consistance avec du miel Rosat.Et parce que nous avons appris, étant à Rome, qu'il y a eu des personnes qui sont venues distribuer certaines compositions en ce Royaume sous le nom d\u2019Orvietan, se disans parens et associez, lesquelles pour faciliter leurs volleries, contrefont mes billets, boëtes & armoiries, & qui voulant imiter mes expériences par des subtilitez ou tours de mains, se préparent auparavant avec mon Secret, qu\u2019ils font acheter sous-main, & puis trompent le Public par la distribution de certaines mixtions capables de faire plus de mal que de bien: Et prévoyant l\u2019avenir, je suis parti de Rome en personne, pour distribuer mon unique Secret, nommé ORVIETAN, & pour cet effet j'ai établi Boutique à Paris, avertissant de ne croire aucune personne, qu\u2019il n\u2019ait ma permission autentique, autrement vous serez trompez.L'UNION MÉDICALE DU CANADA a ee .- JR Srna pr a ap PA rt x Ro 5 \u20142E- > wR rr y Lo ei er = SEX TET A == Re LS dés rp => SI prs Ts SA ie nt 77 i Pres = = as AE _ es ee Frid 5 555 = ps yes HE a Sr sr = ps ces crc por Cd A \u2014 zt £5 Fir rarer amet See pres es eo ss ET py Re = se zx = = £3 RE PER a TES x ee en Sy RE \u2014 = ce Crt = Xe RAL se x = ey = = Se EE SEE = DITS De a \u2014 rs Lee E os Sea Ce = = id 3 WL : svi ra wis 44 2 rg ree I > E ox wr ) © ~~ dip ss: Ww 3 2\u201d A, NA A /, aL 2 = ps ty pe {5 | ¥ hs ds SA K + ar 7 vs a > 3 à CT eo : 2d AA CHE Eu Fi + pte 40 CS Sd A We.= x GUN Lez Ce & 3 A, 17 LÉ Lik > $ É me ¥ i x cs i = (= Le > = ses + 5 \u2014 SA ; it a ; pes RE = 0 # ce.2 Lo 2 tire SSI bia 5 7 5 ; Pe : .: y < 3 % 7 = a.mens = ; sx 2 mr ; = 2 ë + & : gk = % F4 Es = x = à 2e a Se Re - \u20ac; 4 2 se I \u2018 5% % Ey ie Ru] S.Thy =F (= [RIT % 2 com 3 5 : 2 + 4 + 4 Wl.# t D ok F > : ag i : oy 8 A TO i 3 x A : i = Eo lg | es 2 oO dt SE 3 2 ESC Ge erin ot % Lo \u2014 cea \u201cA a» = \u2014 à + a = = ta Cet unique Secret, nommé ORVIETAN, se dispense à Paris, en ma Boutique, au bout du Pont-Neuf, au coin de la rue Dauphine, à l\u2019Enseigne du Soleil, à Paris.Ce prospectus, à lui seul toute une Matière médicale, était décoré des armes papales, de celles de la Maison de France et de plusieurs autres.En haut, il y avait un grand soleil resplendissant, avec la devise: Solus ut Sal, Salus ut Sol.Dans l\u2019encadrement étaient représentés des aspics, des vipères, des crapauds, des chiens enragés, des araignées, des scorpions, des champignons, tous plantes et animaux qu\u2019il faut redouter.Planchon s\u2019est demandé comment Contugy était arrivé à obtenir des lettres patentes royales lui assurant un privilège exclusif.Et il suppose qu\u2019à titre d'Italien Contugy aurait été protégé de Mazarin.C\u2019est bien possible; mais nous avons vu qu\u2019il ne reculait pas devant l\u2019emploi de moyens louches pour arriver à ses fins.C'est l\u2019année même de l\u2019émission des lettres royales par la Grande Chancellerie, en 1647, que Jean Chartier, Philippe Chartier, Renaudot et quelques autres furent convaincus d\u2019avoir accepté des pots de vin de lui.Contugy a pu soudoyer le médecin du roi ou son chirurgien, et alors l\u2019obtention du priviège, recommandée par ce personnage, devenait chose assurée.L'histoire de l\u2019orviétan désormais va se confondre avec celle de Contugy et cette famille gardera jusqu\u2019à la fin un monopole souvent menacé, plusieurs fois entamé, mais jamais entièrement aboli.Les descendants de Christophe Contugy feront face à tous, à la Faculté, aux apothicaires, aux médecins, à d\u2019autres charlatans, comme Toscano, par exemple, qui a le front de se faire accorder par Fagon lui- même, médecin de Louis XIV, une autorisation de vendre son antidote.Ils font face à tous et triomphent de tous.Ceux qui s\u2019acharnèrent le plus contre leur privilège furent les apothicaires.Mais avant de raconter ces luttes, parlons de l\u2019admission de l\u2019orviétan dans les pharmacopées.Schroeder fut le premier à parler de l\u2019orviétan.Il en donna la formule dans sa Pharmacopée médico- chimique, publiée à Lyon en 1665.C\u2019était la 2° édition.La première, parue en 1649, ne contenait rien sur l\u2019antidote.De qui s\u2019était-il procuré cette formule?Impossible de le dire.On peut seulement conjecturer qu\u2019il l'avait obtenue par surprise, car c\u2019était un secret bien gardé.Dix ans plus tard, en 1675, Hoffmann publie une formule censément améliorée de l\u2019orviétan dans sa 1414 Clavis Pharmaceutica Schroederiana.Il nous dit la tenir d\u2019un ami d\u2019Italie.C\u2019est cette formule amendée qui fut reproduite dans la Pharmacopoea Schroe- dero-Hoffnanniana Hlustrata et Aucta, parue à Cologne en 1687.En 1676, Moyse Charas donne la description de la drogue dans sa Pharmacopée royale, éditée à Paris.Puis ce fut Lemery en 1698, dans sa Pharmacopée universelle, rééditée en 1716.Dans cet ouvrage, Lemery, après avoir discuté de la valeur de quelques formules, s\u2019arrête à l\u2019orviétan d\u2019Hoffmann, qu\u2019il préfère.Ces hommes, Schroeder, Hoffmann, Charas, Le- mery, étaient les apothicaires les plus en vue de leur temps.L\u2019orviétan, lavé, pourrait-on dire, des souillures du charlatanisme, était devenu drogue respectable et siégeait maintenant dans les pharmacopées aux côtés de la Thériaque, du Lilium de Paracelse, de l\u2019Onguent catholique et de celui des Douze Apôtres, de l\u2019Eau divine et de l\u2019Eau de la Mère.C'était l\u2019âge d\u2019or de la polypharmacie et quel apothicaire, dans ses rêves les plus fantastiques, eût osé souhaiter formule plus longue et plus compliquée?Disons seulement que la thériaque était l\u2019une de ses parties composantes, et qu\u2019une bonne thériaque devait contenir au moins 60 substances différentes.Pour être admis dans la Compagnie des Apothicaires, l\u2019apprenti, au terme d\u2019un long stage chez un maître, subissait un examen sévère sur la composition des médicaments et sur la lecture des vieux traités de Mésué, de Nicolas et de Ricou.Mais surtout il lui fallait, comme l\u2019apprenti-orfèvre, l\u2019appren- ti-sculpteur, faire un chef-d'œuvre, c\u2019est-à-dire préparer une drogue sous l\u2019œil des maîtres-délégués.Or, en 1694, à l\u2019examen de Geoffroy, l\u2019orviétan fut choisi pour chef-d'œuvre, de préférence à toute autre drogue, et le candidat sortit victorieux de cette épreuve.L'orviétan avait fait du chemin depuis que l\u2019Amour médecin avait été joué sur le théâtre de Versailles en 1665! Revenons maintenant aux Contugy.Le fils du charlatan Christophe Contugy, Charles-Louis, avait résolu d\u2019étudier la médecine et, en 1689, il était reçu docteur de la Faculté de Paris.Les Contugy se réjouirent grandement de cet honneur qui faisait rejaillir de la considération sur leur marchandise.Ce Charles-Louis Contugy fut docteur-régent et professeur de pharmacie, « ce qui ne l\u2019empêchait pas de s\u2019enivrer une fois par jour, si ce n\u2019est plus, sans doute pour obéir au précepte d\u2019Hippocrate, qui ne recommande pourtant que de s\u2019enivrer une fois par mois.Sa fortune sombra dans ce déluge de spiri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA az sat i} {OH Ede Al sat idée iii: iii iii (Hit itil iil Hi rh TR Dr f JOULAGEZ id RITIOU A i ; ES ! i : a: REVEL |, i I iad fis Baume i 5 ESA i analg esique { k hf ESAL i soulage A Li » e.Pos A I i i F=faa ia | | i ar douleur p d 86 v emo nts AAA i k - ja iS x 1 | 1 jn Fm a I > 5 i 1 ! i 19 1 À C iS Twin-Bell i MA hail Bix Ty tt Lt #2; des I | | i à i J de F > i telox i # i al al À t ÿ ii fh ol i ey d P ys f Gi pl in ; # À Herdt «Charton TE) Inc.393 Lou 2 i oT EY IT TE NT N SN RC 7 A2 er iv ee eg ey we a TT ENT ESS CCE yn se tueux.Il fut condamné à rembourser la dot à sa femme et le tribunal prononça contre lui la séparation de biens.De nos jours, on l\u2019aurait pourvu d\u2019un conseil judiciaire ».A la mort du Grand Contugy, sa femme Roberte Richard, et un autre fils nommé Louis-Anne, se firent confirmer le privilège du roi pour « composer, vendre et distribuer, à l\u2019exclusion de tous autres, par toutes les villes et lieux du royaume, pays, terres et seigneuries de l\u2019obéissance de Sa Majesté, la confection appelée orviétan\u2026 à peine de 1.000 livres d\u2019amende applicable, moitié à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, et l\u2019autre moitié au profit dudit Contugy, et de confiscation et de tous dépens, dommages et intérêts, mandant S.M.aux gens tenant des cours de Parlement, baillifs, sénéchaux, prévôts, leurs lieutenants et autres justiciers et officiers qu\u2019ils appartiendra de faire lire, publier et enregistrer lesdites lettres de privilège et permission, et de faire jouir ledit Contugy du contenu en icelles, du dernier juillet 1681 ».L\u2019année suivante, un sieur Regnault, établi rue Dauphine, en face des Contugy, se mit à débiter un remède qu\u2019il appelait orviétan.Et ce remède, il le vendait sous l\u2019enseigne du Soleil qui était la marque des Contugy.La veuve porta plainte, et un commissaire de police se transporta chez Regnault, le 18 décembre, pour « y saisir les boëtes qui s\u2019y vendaient sous le nom d\u2019Orviétan ».Mais ce Regnault n\u2019était que le commis de Boulogne, « ayde apothicaire du Roy » et demeurant à Versailles.Boulogne prit fait et cause pour son employé et comme il était lui- même maître-apothicaire, les Syndics anciens et actuels des apothicaires des maisons royales, Rou- vière, Hubert et Goubières, se portèrent à sa défense.Le procès commencé en 1682, durant encore en 1684, année où La Salle se rendait à Paris pour la troisième fois.Les arguments des deux parties se résumaient à ceci.La veuve Contugy soutenait atteinte à sa propriété et transgression du privilège royal accordé à son mari et renouvelé en sa faveur.La formule de l\u2019orviétan, répliquait Boulogne, et les Syndics avec lui, se trouve dans toutes les pharmacopées officielles, françaises et étrangères.Sa préparation et sa vente sont donc du ressort de tout maître-apothicaire.Et puis, continuaient-ils, le privilège renouvelé en faveur de la demanderesse en 1681, n\u2019a été enregistré qu\u2019après le commencement du procès.Ensuite, Christophe Contugy n\u2019aurait obtenu qu\u2019une faculté ambulante de vendre sa drogue et, dans son factum au roi, Boulogne rappelait les origines du charlatan: Il est constant que le père (Christophe) était de sa profession opérateur, courant toutes les villes du royaume 1416 Pour prévenir ou combattre les envahisseurs possibles de la peau L'onguent Neosporin (polymyxine B, néomycine, bacitracine) NEOSPORIN Onguent, crème, aérosol, poudre Indications: et Poudre: Infections cutanées bactériennes superficielles.me; Troubles dermatologiques infectés, surtout lors- aue les lésions sont humides ou suintantes.Pour la prévention de la contamination bactérienne des brûlures, des greffes cutanées, des incisions et autres lésions propres.Dans les cos d'abrasion, de petites coupures et plaies, la crème peut empêcher l'infection et permettre une guérison normale.Qoayeay; Toute lésion infectée ou pouvant être infectée par des bactéries.Contre-indications: Hypersensibilité à l'un quelconque des composants du produit.Précautions: Comme avec les autres préparations antibiotiques, l'usage prolongé peut donner lieu & une pullulation de germes non sensibles, y compris de champignons.Si cela se produit, les mesures appropriées doivent être appliquées.Poudre: N'est pas destinée à l'emploi en chirurgie dans es conditions stériles.Si des signes de réaction allergique se manifestent, cesser la médication.viter de pulvériser dans les yeux.urdosage, traitement: Lavage d'estomac.Posologie: Aérosol: Agiter énergiquement avant de sen servir et entre les pulvérisations.Faire des pulvérisations intermittentes de 1 seconde, & une distance de 8 pouces.Crème: Appliquer une petite quantité Ÿ à 5 fois par jour, selon les besoins, en frictionnant doucement si les conditions le permettent.Appliquer sur la région affeciée selon les soins.Spo : Appliquer de 2 à 5 fois par jour sur la région affectée.Recouvrir d'un pansement ou laisser à - couvert.Présentation: Aérosol: Chaque gramme de poudre ontibiotique renferme 323 000 unités de sulfate de polymyxine B, 26 000 unités de bocitracine zinc, 226 mo de néomycine dispersés dans un propulsif inerte qui s'évapore instantanément lors des pulvérisations, laissant sur la surface traitée une pellicule de fine poudre antibiotique.La durée approximative de la pulvérisation du contenu du récipient est de 100 secondes.Aérosol de 90 grammes.me: Chaque gramme renferme 10 000 unités de sullate de polymyxine B, 5 g de sulfate de néomycine (bauivalent à 3,5 mg de néomycine de bose), 0,25 mg de gramicidine dans une crème évanescente blanche comme véhicule, et un pH d'environ 5.0.En tubes de 15 9.: Chaque gramme renferme 5 000 unités de sulfate de polymyxine B, 400 unités de bacitrocine zinc et 5 mg de sulfate de néomycine dans un excipient de troléine à faible point de fusion.n tubes de 15 et de 30g.Poudre: Chaque gramme renferme 5 000 unités de sulfate de polymyxine B, 400 unités de bacitracine zinc, 5 de sulfate de néomycine dons un véhicule de poy re soluble.n flacons poudreurs de 10 9.Documentation supplémentaire envoyée sur demande.Calmic Limited LaSalle, Qué.Une compagnie Wellcome *Nom déposé C-5010 Cx O- g\u2014 à la portée de vos ea or pp dans aller pour les petites coupures, les brûlures - \u201cef les blessures légères lorsque l'inféc-.- tion empêche la cicatrisation 10 action à large spectre et à effet sé \u2018chevauchant bactéricide contre.les a lb pathogènes sensibles .de la peau, les po\u201d organismes gram positifs et gram jo négatifs- sie \u201crenferme la polymyxine B = qui \u2018s\u2019est i \u2018montrée plus efficace que la genta- va \u201cmicine \u2018contre\u2019 Pseudomonas ir deruginosa!\u2019 ne de plus, d'une grande efficacité con: ; tre les dermatoses que vous rencon- at trez fréquemment dans votre prati- a\u201d que; telles que l'eczéma, l'ecthyma, A r Fimpétige \u201c1, Adler, J.L, ef Finland, M.: Anal Microbiol att 22:870, 1971.ai ; - a L' y onguent ge R Ca Neosporin (polymyxine B, néomycine, bacitracine) ; *Nom déposé Calmic Limited LaSalle, Qué.Une compagnie Wellcome Pour les renseignements posologiques, consulter la page 1416, C-5010 Bi TINACTIN, le fongicide qui détruit pratiquement£ « tous les champignonsll su pathogénes.a la surface du JW corps entier.TINACTIN agi bu rapidement pour soulager desy i, démangeaisons et de | JY sensations de brulure.Souventg ¥ on 24 heures.Les lésions de la teign WP disparaissent souvent en deux semaines hy REP seulement.TINACTIN est un produit d'effif %, : cacité éprouvée en traitement clinique à longue et£ y a courte échéance.On ne connait aucune contre- x; Le AE NE RNA AUS à TINACTIN en poudre, crème et solution: \u2018 TN \u2018 une équipe gagnante.Pn 9 as TIN N a Tinactin Les os > La crème TINA TIN RTE \u2018a 10 mg/g (1%) de tolnaftate kldans un excipient hydrg oluble pinon gras: La solution.JI TINACTIN a-1% est titree )°10 mg/ml de tolnaftate, La = M poudre TINACTIN est: Lod: à ; Ru AAU de toinaft ate.j 'INDICATI NEE 3 Rire est indiqde pour A traitement de nombreuses à Was ETE superfi- : cielles comme le tinea pedis, } le tinea corporis, tinea cruris, tinea barbae et tinea versicolor, i fcausés par des dermatophytes tels.que T, mentagrophytes, gu T.rubrum, E.floccosum, M.ser 1 [EH TA Tinactin \u2018 pexiste sous forme de crème 1%), de Elie (1%) et de Ts (1%).La poudre peut AE CCR R ig prophylactique our saupoudrer les bas SUE haussures 0 OSOLOGIE - ET MOD LUE.e Créme Tin \u201cAa rine légère couche deux fois par -our sur la région GCC et 5 nasser légèrement jusqu'à ce ju\u2019elle disparaisse.SU linactin Appliquer 1 ou : bcouttes*sur une surface pr oa a py PP grandeur de la main, 2 4 ois par jour.Poudre sk >aupoudrer légérement.SER 5 égion affectée 2 fois par jour t frotter doucement pour faire 1énétrer dans les lésions.En 4 ite le nombreux cas, les lésions iommencent a régresser en c espace d'une semaine de iraitement et disparaissent MAC nd Re NE 478 emainesaprès le début du }raitement.La poudre 'INACTIN saupoudrée periodi- juement dans les bas et les M%.haussures peut contribuer 3 a CALLS AT gate\u201d infections Le IND! ATIONS: On n\u2019en connait aucune.\"UT Ie 0 Créme Tinactin a 17% tube de &5 g.Solution Tinactin a 1%,; jn®oacons compte-gouttes en &dastique contenant 15 mi.Li oudre Tinactin à 1%, tube de } dedastique de 30 À @ jocumentation complète sur 7 MUR TRleal{; | \"[e FR lorporation Limited pinte Claire, Québec, HOR 1B4 & sol i avec une troupe de bateleurs; qu\u2019en l\u2019an 1647, il obtint, de Votre Majesté, permission de continuer cette profession dans le royaume, quoique étranger, étant Italien; son fils pourrait même trouver dans quelques titres de sa famille le fameux nom de son père, autrefois appelé Capiran Scapamonte, et sans chercher ailleurs que dans son sac, la preuve de son employ; l\u2019on y trouve deux arrêts par lesquels il paraist qu\u2019il en était si jaloux, que ne voulant point souffrir de compagnon, il fit abattre, à la Rochelle et à Paris, les théâtres et dispersa les troupes des nommés Bary et l\u2019Archambaud, basteleurs comme lui; c\u2019était là sa profession.Le suppliant et ses confrères n\u2019entendent pas priver (le fils) de la liberté de pantalon- ner sur le théâtre; il peut continuer sa profession, rassembler les débris des troupes que son père a recherchées avec tant d\u2019empressement, le suppliant n\u2019en sera jamais jaloux.Au cours du procès, Louis-Anne Contugy tenta de corrompre la Faculté, comme son père avait fait en 1647.Quelques Régents donnèrent leur approbation à l\u2019antidote.Le doyen n\u2019était plus Guy Patin, mais il avait le nez long quand même.« Dans la séance du 8 juillet 1683, il rapporte que quelques-uns des membres de la Compagnie avaient approuvé par leur signature 1'Orviétan, confection d\u2019un certain empy- rique nommé Contugy, mais qu\u2019ayant compris qu\u2019ils avaient été induits à mal, ils avaient par un acte solennel de rétractation auprès du doyen retiré leurs signatures, et la Faculté leur donne acte de leur erreur ».Ces transactions louches n\u2019influencèrent pas l\u2019issue du procès, qui se termina à l\u2019avantage des Contugy.Mais ils avaient à peine gagné leur procès que, le 14 août 1685, ils recouraient de nouveau à la police pour faire appréhender Léonard Bys, « apothicaire ordinaire des Cent Suisses de la garde du roy ».Bys reconnut tout de suite s\u2019être mêlé à tort de la fabrication et de la vente de l\u2019orviétan.En 1694, le petit-fils du premier Contugy, Jean- Louis, obtenait des lettres patentes lui assurant la jouissance du privilège de son grand-père et de son père.Ce Jean-Louis Contugy était valet de garde-robbe du duc d\u2019Orléans, et après la mort de Louis XIV, il faisait continuer son privilège à Flo- rent-Jean-Louis Contugy, son fils, par le duc, devenu Régent.Notons, en passant, que Gilles-François Boulduc, par la suite premier apothicaire de Louis XV, était le neveu de Louis Boulduc, venu au Canada vers l\u2019année 1664 et qui fut Procureur du Roi en la Prévôté de Québec.Louis est l\u2019ancêtre de nos familles Bolduc.Jean-Louis Contugy mourut aux alentours de 1724 et laissait un fils encore mineur, que nous avons nommé plus haut.Un docteur en médecine fut donc chargé par le roi de surveiller la prépara- 1419 RAR ARRETE tion de l\u2019orviétan chez les Contugy jusqu\u2019à la majorité de l\u2019enfant.Ce surveillant était Nicolas Andry qui recevait 400 livres pour ses fonctions.Andry jouissait d\u2019une grande réputation.Auteur de plusieurs ouvrages, entre autres d\u2019un traité sur les parasites intitulé De la génération des vers dans le corps de l\u2019homme, que Michel Sarrazin avait dans sa bibliothèque, il est surtout célèbre par son Orthopédie ou l\u2019Art de prévenir et de corriger dans les enfants les difformités du corps.C\u2019est lui qui a créé ce mot d\u2019orthopédie.Mais il faut revenir un peu en arrière.En 1716, les Contugy soutenaient un autre procès contre les apothicaires.Un nommé La Blache, empêché de vendre de l\u2019orviétan, avait été soutenu par le Corps des Apothicaires, comme jadis Boulogne.Cette fois encore, les Contugy restèrent maîtres du terrain.Enhardis par ces victoires, ils prétendirent en 1726 se soustraire à l\u2019une des prérogatives les plus importantes et les plus anciennes des apothicaires, celle « de visiter, en compagnie des docteurs de la Faculté, les boutiques des pharmaciens ».Ce droit d\u2019inspection datait de 1353.Les prétentions exorbitantes des Contugy eurent un résultat fâcheux.Le 3 juillet 1728, le Conseil d\u2019État rendait la décision suivante: « Il est ordonné que tous ceux qui jouissent d\u2019un privilège ou d\u2019un brevet, ou d\u2019une permission pour la distribution de remèdes spécifiques doivent les soumettre à une Commission, à peine de voir annuler leur prérogative ».Les Contugy se trouvaient atteints.Mais il fallut un nouvel ordre du Conseil d\u2019État pour les anfener à s\u2019exécuter.Cette Commission de révision, nommée par le Conseil, se composait de Dodart, premier médecin du roi; Helvétius, premier médecin de la reine; Geoffroy, doyen de la Faculté de médecine; Sylva, Vernage, médecins; Maréchal, premier chirurgien du roi; La Péronie, Malaval et Petit, chirurgiens; Boul- duc et Geoffroy, apothicaires.Les Contugy semblent avoir justifié leur monopole devant la Commission; mais les pouvoirs de cette commission restaient une épée suspendue sur leurs têtes.En 1729, Florent-Jean-Louis Contugy, par ministère d\u2019huissier, fait opérer dans les boutiques des sieurs Geoffroy, Laban, Chillaud, Jeudon et Charas, des saisies de tous les pots étiquetés Orviétan, Orve- tianum, Antidote, Orviétan d\u2019Hoffmann.Les pharmaciens ripostent et demandent au Lieutenant de police l\u2019autorisation de se transporter chez Contugy et de saisir les remèdes qui peuvent s\u2019y trouver.« Le procès-verbal de la visite est curieux: ils arrivent à sept heures du matin; demandent à la boutique, Contugy, absent, et vont le prendre dans sa 1420 chambre, au saut du lit, en chemise.On envoie chercher le docteur Andry, qui est chargé de l\u2019Orviétan, Perrin, le curateur, et, en leur présence, on fait poser les scellés sur les portes de la boutique, après avoir fait saisir plusieurs boîtes du remède.Chacune des parties, à la suite de ces saisies réciproques, demande justice; les maîtres apothicaires s\u2019adressent au lieutenant de police qui, d\u2019abord provisoirement, puis définitivement, rend par défaut contre Contugy une sentence déclarant les saisies faites par lui nulles, injurieuses, tortionnaires et déraisonnables, le condamne à faire réparation d\u2019honneur aux dits maîtres apothicaires des insultes et outrages qui leur ont été faits tant par lui que par ses adhérents, et ce en la chambre de police, en la présence de douze témoins ou personnes qu'ils voudront choisir, en outre à 30 livres de dommages et intérêts, 15 livres d\u2019amende et aux dépens, enfin à la publication et l\u2019affichage de la sentence.» Contugy évoque l\u2019affaire au Grand Conseil qui décide qu\u2019il sera maintenu dans son privilège.La sentence du Lieutenant de police est cassée et les maîtres apothicaires sont condamnés à 1.500 livres d\u2019amende.L'affaire ne s\u2019arrête pas là.Après un autre procès, elle passe au Conseil privé du roi, qui après de longues délibérations accorde: À Florent-Jean-Louis Contugy, la jouissance du privilège à lui accordé par les lettres patentes du 10 avril 1727, le droit de composer, vendre et débiter l\u2019antidote appelé Orviétan, à l\u2019exclusion de tous opérateurs et autres personnes sans qualité tant en la ville et banlieue de Paris que dans les autres villes du Royaume.Aux Maistres et Marchands Apothicaires de la ville de Paris, le droit de faire et vendre l\u2019Orviétan dont la composition leur est enseignée par les livres de leur art.Le monopole des Contugy était définitivement entamé.D'ailleurs, la dynastie va bientôt cesser de régner.Des lettres patentes, émises en 1741, font passer le privilège à Charles Dionis, docteur Régent de la Faculté, qui semble avoir été parent ou allié de la famille Contugy.Il était le petit-fils du célèbre Pierre Dionis et fils du chirurgien ordinaire de la Dauphine.« Sans égard pour le nom glorieux qu\u2019il portait, Charles Dionis trafiqua misérablement de son remède traitant avec des dentistes et autres charlatans pour la vente de la fameuse drogue.Mais la vente baissait et les bénéfices diminuaient d\u2019autant.Dionis, au lieu d\u2019une boutique, dut se contenter d'une chambre, sise au quatrième étage, et un épicier du voisinage resta seul dépositaire du précieux remède.À la mort de Charles Dionis, l\u2019orviétan tom- L'UNION MÉDICALE DU CANADA ont ERNE NRE A Ee At) [ Angoisse et tension 3 .\" x y » fe aider le patient a s'aider ii N'est-ce pas là le premier objectif Mais certains restent emprisonnés i du médecin qui traite des troubles dans leur angoisse et leur tension.émotifs dominés par l'angoisse et la Pour ceux-là qui sont incapables ou y tension?Bien souvent, la consultation ui refusent de s'aider, il y a \u2018Valium\u2019 js suffit et le patient peut se passer de \u2018Roche\u2019, un des anxiolytiques et * médicaments.Aidé de vos conseils, il myorelaxants les plus sûrs et les plus | gl apprendra à affronter ses problèmes, efficaces qui soient.pe reprendra ses activités et retrouvera p son assurance.! | ¢ | ®Marque déposée un ® ® + | ROCHE Hoffmann-La Roche Limitée, Vaudreuil, Québec a | U m OC a ® Consulter page 1437 pour résumé posologique.# quand la consultation seule ne suffit pas be dans le domaine public, les médecins cessent de le prescrire, les apothicaires de le débiter.» À la fin du siècle dernier il n\u2019était plus employé que par les vétérinaires de la Basse-Normandie contre les maladies des bestiaux.LA COMPOSITION DE L\u2019ORVIÉTAN Il faut maintenant donner quelques formules de ce remède et en indiquer les vertus.Voici d\u2019abord la formule de Schroeder: Prenez racines de Carline ou Charderonnette, de T'or- mentille, de Pistoloche ou Petite Aristoloche, d\u2019Aristoloche ronde, de Cercifis d\u2019Espagne, d\u2019Acorus vrai, d\u2019Angélique, d\u2019Impératoire, de Santonine, graines et feuilles, de Dictame blanc, du Bol d\u2019Arménie, de Terre de Lem- nos, de chacun une once; de la Vieille Thériaque, trois onces: du miel d\u2019Espagne écumé.trois fois le poids du reste.Faites votre électuaire et donnez comme pour la Thériaque d\u2019Andromaque.Celle de Charas maintenant: Prenez: 1° des racines de Scorzonère, de Carline, d\u2019Im- pératoire, d\u2019Angélique, de Bistorte, d\u2019Aristoloche ténue ou Clématite, de Contrayerva, de Dictame blanc, de Galanga, de Gentiane, de Coste, du vraye Acore, de la semence de Persil de Macédoine, des feuilles de Sauge, de Romarin, de Galega, de Chardon-Bénit, de Dictame de Crète, de bayes de Laurier et de Genièvre, de chacun un once; 2° de la Canelle, des Gyroffles et du Macis, de chacun demie once; 3° des troncs, foyes et cœurs de vipères desséchez et de la vieille Thériaque, de chacun quatre onces; 4° huit livres de bon miel écumé.Et composez votre antidote de tous ces ingrédiens selons les règles de la pharmacie.La formule de Charas représente le type le plus accepté d\u2019orviétan.Voici celle de Descombes, assez simple, et que, pour cette raison, devait mépriser tout apothicaire digne de ce nom: Egales parties de bon mithridate et de bonne thériaque.Egales parties, mais moindres que les précédentes, de poudre d\u2019Angélique et de Contrayerva et un peu moins de semences de perles en poudre.Après avoir fait un mélange sur un feu léger avec un sirop cordial pour faire une bonne consistance, mêlez des essences d\u2019Anis, de Fenouil, de Romarin.Il y avait bien d\u2019autres formules, celles de Hoff- mann, de Meyssonnier, de Pomet, de Bates, de Con- tugy, mais elles étaient toutes des variantes de celles- là.La thériaque en faisait toujours partie.De cette drogue, qui a été en usage chez nous tout le long du Régime français et dont l\u2019histoire est très ancienne, nous parlerons dans une autre étude.L\u2019orviétan était contenu dans de petites boîtes de plomb.Descombes les vendait 8 sols et Contugy, 1422 jusqu\u2019à 20 sols.Pendant longtemps les charlatans, les épiciers et les apothicaires faisaient leur oviétan eux-mêmes.Les apothicaires cependant prétendaient que leur marchandise était de meilleure qualité et, afin qu\u2019elle ne fût pas confondue avec celle des bateleurs du Pont-Neuf, ils finirent par la préparer publiquement et avec solennité, en présence des magistrats et de la Faculté de médecine.Le 24 octobre 1731, par exemple, cette cérémonie eut lieu dans l\u2019après-midi, à l\u2019École de Pharmacie, rue de l\u2019Arbalète.Les propriétés thérapeutiques de l\u2019orviétan ne nous retiendront pas longtemps.Le prospectus de Contugy, que nous avons tenu à citer en entier plus haut, nous renseigne suffisamment là-dessus.À la vérité, on employait l\u2019orviétan pour toutes sortes de maladies.On a vu, par exemple, qu\u2019il guérissait la peste.Giles Bary, charlatan italien, avait à lui tout seul fait disparaître une épidémie de peste à Rome en quelques jours, au moyen de son orviétan! Il avait passé à Rouen ensuite, où le pourpre faisait de nombreuses victimes, et avait dissipé cette contagion avec autant de facilité que la peste.Mais l\u2019orviétan restait avant tout un antidote et les prospectus qui l\u2019annonçaient, commençaient toujours par une phrase rituelle, comme celle-ci: Si aliquis esset invitatus ad aliquod convivium, haberet- que suspitionem veneni sic sumendi, ante convivium debet sumere istius Electuarii tantum, quanta est magnitudo avellenae nucis\u2026 Si quelqu\u2019un est invité à un festin et qu\u2019il y soupçonne du poison, qu\u2019il prenne de cet électuaire gros comme une noisette\u2026 Un festin! des poisons! Cela nous reporte à l\u2019âge des Borgia, héritiers des coutumes de la vieille Rome impériale.Et c\u2019est seulement de la patrie de ces empoisonneurs que pouvait venir un remède aussi fantastique que l\u2019Orviétan.BIBLIOGRAPHIE 1.L\u2019Amour médecin, acte II, scène VII.Dans une comédie satirique contre Molière, intitulée Elomire hypocondre, ou les Médecins vengés et parue en 1670, l\u2019auteur, Le Bolanger de Chalussay, fait demander une consultation par Elomire (anagramme de Molière) au charlatan Bary et à l\u2019Orviétan.La consultation dégénère vite en querelle et Elomire s\u2019écrie: Je n\u2019enrage pas moins, ventre! et ci ce n'\u2019étoit Que vous êtes chez moy, Ie gourdin trotteroit.Cf.Cabanès, Grands névropathes, malades immortels, I, 118.La mère de Molière s\u2019appelait Marie Cressé.Aegidius Fau- teux a pensé qu\u2019elle était la sœur de Michel Cressé, seigneur de la Rivière Nicolet.(« Pierre de Montalembert ou La fin dolente d\u2019un maumarié », La Patrie, 16 décembre 1933).2 Pierre Margry, Mémoires et documents pour servir à l\u2019histoire des origines françaises des pays d\u2019outremer, Paris, 1879, I, 140, 141, 144.3.Tanguay, A travers les registres, Montréal, 1886, 58.Isabelle Bertault, lors du supplice de ses parents, venait d\u2019accoucher ou était enceinte.Cet enfant, une fille, se suicida en 1702.Elle fut inhumée aux Trois-Rivières « après plusieurs mois de maladie qui la réduisit à une si extrême amentie, qu\u2019elle se précipita dans la rivière, sans aucune connaissance de ce qu\u2019elle faisait ».Le bourreau qui exécuta les époux Bertault devait être Jacques Daigre (ou Daigle).(Cf.Pierre-Georges Roy, Le vieux Québec, I, 185).4.Tanguay, Ibid., 31.L'UNION MÉDICALE DU CANADA = a yo Path = = Es = = 5 = =] = = >.2% an % = = ssl = A = = = = = = \u2014 = = EE BE \u2014 \u2014 ___ JE: Se T= HE ten E pe 3 # dt « vin Th Puli: & Ë J m5 ¥ = Gs af ot = Je ee \u201cie x HF Rex .\\ ANAS i ns 4 - 4 Fi A 0 EA \\ ih IST > a te, ; HA | = À ai Pe = ñ tits » > æ = «a æ va fifi fi qi > a / ve = ay = A + Sl Ng hay = \u2014 ä i 4 i A À pe 4e, LA A È Le \u2018re EX Res pes pe a = E a = L = SE i A.= ~ = pour la qualite tl n'y a pas de substitu Ta _4 A _ [CH da Re ed @ Fr, pe Es = - = Th, By >| A PENICILLINE NY) ah = wid == es a PARCE QU\u2019ELLE EST # = = = Sa x QUI OFFRE DAVANTAGE = So = ge PA y = By Ea EE = ors cz a \\ æ ë i 1d LS tHith Ra 5 3 hi 4 Ÿ = fa.4 x 4 HEH a * = Se dun + t ; Ï N Re x A » = Joo, = me = RE 5 \u2014 \u2014 \u2014 Cl i E AN Vr 7 Ete amet ri rT PE ae = ar ps xX pos AR REA a 5 EE Jt Xp, ee one Pg in Rays pr SEN EPR PA A PORT ER SRP ar eis zane a Te x a pet ar = 22 sa pir G Cord od AR ee Br AISA ES E ga ER ERT Si ren = a LS = ta rary cr He mére a 23 = dr SAIS RE ERs PAST AIRE Re ry Pr \u2014 Er A = oS Re REPRODUCTIONS PRÊTES À ENCADRER Tout comme le saumon surmonte des obstacles redoutables dans sa longue montée à contre-courant, ainsi ORBÉNINE* (cloxa- cilline) s\u2019impose-t-elle d'emblée au-delà du courant des pénicillines ordinaires.ORBÉNINE EST EFFICACE: Elle est douée d\u2019une excellente absorption, elle est bactéricide et elle couvre un spectre étendu de germes gram positifs.Elle convient parfaitement au traitement des infections des voies respiratoires supérieures et des infections des tissus mous puisqu'elle est efficace contre les pneumocoques, les streptocoques et les staphylocoques, notamment la plupart des souches bactériennes pénicillino-résistantes.ORBÉNINE OFFRE LA SECURITE FONDAMENTALE D\u2019UNE PÉNICILLINE: Cette propriété possède une importance particulière dans le traitement des personnes jeunes, des personnes âgées et des personnes débiles.Orbénine étant une pénicilline, sa toxicité n'augmente pas avec l'importance des doses comme c\u2019est le cas de la plupart des autres antibiotiques a spectre moyen.ORBENINE EST ECONOMIQUE: Le prix d\u2019Orbénine est inférieur à celui de la plupart des marques d\u2019érythromycine, égal à celui de la pénicilline V; en fait, elle coûte à peine quelques cents de plus par jour que la pénicilline G.Pour toutes ces raisons, ORBENINE est la pénicilline qui offre davantage.Faites parvenir le bon de commande suivant aux Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale À, Montréal, Canada et vous recevrez à titre gracieux, une reproduction de l'illustration du saumon prête à encadrer.NOM ADRESSE _ ORBENINE\", la pénicilline qui offre DAVANTAGE! DONNEES THERAPEUTIQUES INDICATIONS: Les infections a Gram positif les plus courantes.notamment les infections mixes el d'¢ les step ies béla-hémolyliques et les pi Toutes les inl phy i micro-organismes tant sensibles que dils \u2019résistants\u2019].Dans les infections graves à slaphylocoques [les 9 cémies.les ostéomyélites.les endocardites.les pneumonies el les slaphylococcies des diabeliques) ov ce micro-organisme est l'agent étiologique probable et qu'on doil instaurer le traitement avant que les rés de l'antibiogramme ne soient connus.on administre d'abord L'ORBENINE injectable.On peut administrer 066 remment L'OBENINE orale ou passer à celle-ci lorsque la phase aiguë est révolue.CONTRE-INDICATIONS à la pénicilline.MISE EN GARDE: Les connaissances actuelles indiquent que L'ORBÉNINE n'est pas loxique foie.le rein ou la lignée rouge de la moelle: cependant.l'expérience clinique élant limitée à ce sujel.préférable de procéder à des prises de sang el a l'examen des fonctions hépatique el rénale au COUR thérapie prolongée.Lorsque la penicilline alteint des concentralions excessives dans le liquide cephal dien, il est possible que surviennent des symptômes neurotoxiques lels que des spasmes myocloaig l'hyperréflexie el même une perte de conscience.À moins que l'administration du médicament ne soit pue ou que la posologie ne soit réduite.le syndrome peu! s'aggraver jusqu'a l'etat de mal.le coma el la pénicilline ne traverse pas normalement la barriere hémato-encéphalique en quantite appréciable mi qu'on administre des doses [atteignant plusieurs ès par jour} en presence d inflamma meninges.de iesion de la fonction rénale ou au Cours de dérivation a l'aide du cœur-poumon artificiel.08 chez les vieillards.il es! possible que surviennent les reactions toxiques décrites plus haut.Bien qu'@0 Jamais rapporte de complications de cel ordre avec L'ORBÉNINE.il faut tenir compte de la possibilite qu\u2019 produisent.REACTIONS INDESIRABLES: Ce soni celles de Ia penicillin G el par conséquent.à l'occasion.possible que survi t les épip erytheme.selles molles.moniliase.eos! oedéme aigu angio-neurotique de Quincke et plus rarement.l'anaphylaxie.POSOLOGIE ORALE AOULTE # infections bémignes ou de gravité moyenne: 250 à 500 mg aux 6 heures.À prendre de preference \"we avant les repas.Maintenir la therapie au moins 5 jours Dans les infections graves.les prises p doublées.ENFANTS: de pords inferieur 2 5 kg [11 livres): 250 mg par jour: de poids supérieur à 5 bg {11 mais inférieur à 40 kg (85 livres).50 mg/kg par jour.La dose quotidsenne lotale doit être divisée #4 prises égales administrees aux 6 heures.POSOLOGIE PARENTERALE: Consuller le depliant de condilie PRESENTATION: ORBENINE.gélules [noir et rase) à 250 mg et à 500 mg.ORBENINE liquide 125 mg de © cilline à la c.à the [Smi] après reconstilution.ORB! NINE injectable: 250 mg.500 mg ou 2000 mg de clox facon.Renseignements suppiementaires et bibliographie fourmis sur demande Il n'y a pos AL pour la quolité Laboratoires Ayerst, division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée MO Canada.Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC.ES Avers ge \u2019 ik pi 93\u2019 6a.10.11.12.13.16.17.18.19.20.21.Aegidius Fauteux a pensé que le P.Marquette avait succombé à la tuberculose.Les symptômes décrits dans le journal du missionnaire et dans la relation de sa mort nous mettent en droit de conclure plutôt qu\u2019il mourut de dysenterie, ou bacillaire ou amibienne.Le 23 nov.1674, le Père écrit, par exemple: « Ce fut là que je sentis quelque atteinte d\u2019un flux de ventre ».Le 15 décembre: « Depuis le 14, mon incommodité se tourna en flux de sang ».Et le ler avril 1675: « Comme je ne sais point encore si je demeurerai cet été au village ou non, à cause de mon flux de ventre.» (Relations inédites de la Nouvelle-France, Paris, 1861, II, 322, 324, 329).Cependant il n\u2019est pas absolument impossible que le missionnaire ait été emporté par une complication tuberculeuse du côté de l\u2019intestin.Il s'appelait Liotot ou Lanquetot.(Cf Camille de Roche- monteix, Les Jésuites de la Nouvelle-France au XVIIe siècle, Paris, 1896, III, 77, 78).Liotot fut assassiné plus tard par Rutter, un de ceux qui s\u2019étaient révoltés contre La Salle.Margry, Op.cit., I, 389-390.L\u2019empoisonneur de La Salle n\u2019est pas le Nicolas Perrot qui fut explorateur et a laissé des Mémoires.Il y avait deux Nicolas Perrot au Canada à cette époque.(Cf.J.-Alfred Perrault, « Nicolas Perrot a-t-il tenté d\u2019empoisonner Cavelier de La Salle?» dans Revue d'histoire de l\u2019Amérique française, juin 1947, 49-53).Le titre de cet article de M.Perrault manque de clarté.Il aurait dû être intitulé comme ceci par exemple: Le Nicolas Perrot qui a tenté d\u2019empoisonner La Salle est-il celui qui a laissé des Mémoires?William-N.Fenton, « Contacts between Iroquois Herbalism and Colonial Medicine » dans Annual Report of the Smithsonian Institution, 1941, 514.Sur l\u2019arbuste que Charlevoix appelle le citronnier, voir son Journal d\u2019un voyage fait par ordre du Roi dans l\u2019Amérique septentrionale, Paris, 1744, 389.(Tome V de son Histoire.de la Nouvelle-France).En 1763, sept Acadiens exilés à Phila- delphie, s\u2019empoisonnèrent en mangeant du Poke-Root.Admis à l\u2019hôpital de cette ville, ils furent soignés par le Dr Thomas Morton.« Admitted as Out Patients Seven French Neutrals accidently poisoned by Eating Poke Root which they had mistaken for Horse Raddish ».(Cf.Francis-R.Packard, History of Medicine in the United States, New York, 1931, I, 220).Sur la lobélie gonflée, voir O.Larsell, « Medical Aspects of the Lewis and Clark Expedition (1804-1806) » dans Surgery, Gynecology and Obstetrics, novembre 1947, 667.Margry, Op.cit., VI, 12-13.Aegidius Fauteux, « De la Bastille au Canada; Henri de Tonty et les frères Crisafy », dans La Patrie, 16 août 1934.Nous acceptons la théorie de Fauteux quant à l\u2019identité des fils de Tonty enfermés à la Bastille.Emile Gilbert, La Pharmacie à travers les siècles, Toulouse, 1892, 302.Michel Sarrazin recevait la Gazette de France (C£.Antoine Roy.Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 pour 1943-1944, 25).Jean Nico- let en avait deux années dans sa bibliothèque.(Cf.J.-Edmond Roy, Histoire du notariat au Canada, Lévis, 1899, I, 58).Cabanès, Légendes et curiosités de [histoire, IV, 58.Sur le docteur Eusèbe Renaudot, voir Le Maguet, Le Monde médical parisien sous le Grand Roi, Paris, 1899; et Paul Delaunay, La Vie médicale aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, 1935.Le juge Pierre-Amable de Bonne, décédé en 1816, avait les Œuvres de Maître Alain Chartier dans sa bibliothèque.L\u2019auteur français contemporain bien connu, Emile Chartier, qui signes ses œuvres du nom d\u2019Alain, appartient, si nous ne faisons erreur, à cette famille des Chartier.Jean Chartier était mort depuis 1662.Philippe mourut en 1669.Sur les Chartier, voir A.de Léry MacDonald, « Louis- Théandre Chartier de Lotbinière, père de la magistrature canadienne » dans le Bulletin des recherches historiques, 1927, 198-206.Gustave Planchon, « Notes sur l\u2019histoire de l\u2019orviétan » dans le Journal de Pharmacie et de Chimie, Paris, 1892, XXVI.Cabanès, « Les panacées d\u2019autrefois: l\u2019orviétan » dans le Bulletin général de thérapeutique, Paris, 1897, 1I, 320.Planchon, Loc.cit, Hugolin Lemay, Bibliographie du Pére Louis Hennepin, Récollet, Montréal, 1937, 134.Margry, Op.cit., I, XXI, Margry, Op.cit, I, 393.Qui était cet ami de Bréhan de Gali- née?Il serait bien important de le savoir.Parkman a cru que c\u2019était Conti.Rochemonteix, qui a étudié la question, ne se prononce pas.Margry, se fondant sur des preuves intrinsèques tirées de la lettre de La Salle et de la relation qui la contient, croit qu\u2019il s\u2019agit plutôt de l\u2019abbé Eusèbe Renaudot.Le Père Delanglez semble accepter la version de Margry; mais il relève des erreurs dans le Récit et dit même à un endroit: « Most of the Récit is made out of whole cloth ».(Cf.« Mlle De Roybon D\u2019Alonne: La Salle\u2019s Fiancée?» dans Mid- America, octobre 1939, 303; Some La Salle Journeys, Chicago, 1938, 23 ss).A notre avis, Margry s\u2019est trompé.La lettre de La Salle, contenue dans le Récit, traite surtout de choses médicales.Elle s\u2019adresse à un homme d\u2019abord intéressé aux choses de la médecine, ensuite appartenant à cette école de médecins qui se flattaient de rester partisans des méthodes anciennes, comme Guy Patin et son groupe.Renaudot, il est vrai, s\u2019intéressait à la médecine; mais toute sa famille et ses amis préconisaient le système chémiatrique et tâchaient depuis des années à discréditer la médecine galénique.La Salle écrit: « S\u2019il vouloit mander le chirurgien de.dont j\u2019eus l\u2019honneur de vous parler à Paris, toutes ces matières, l\u2019usage de la médecine chymique et des maximes de Paracelse si TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 23.24.25.31.32.33.35.36.37.38.39.40.41.42.43.45.46.47.48.49.50.51.52.53.contraires à la véritable médecine lui estant connues.» Par ces mots: si contraires à la véritable médecine, il se range avec son correspondant contre les partisans de l\u2019école chimique.Cette lettre de La Salle, du 31 octobre 1678, a dû être écrite à un médecin et à un médecin qui n\u2019aime pas les Jésuites.S\u2019agirait-il de Monsieur Hamon, médecin de Port- Royal?Cabanès, Légende et curiosités de l\u2019histoire, IV, 66.Cabanès, L\u2019Enfer de l\u2019histoire, II, 236.Le poison était composé de vitriol, d\u2019arsenic et de venin de crapaud.Henri-Robert, Les grands procès de Phistoire, Paris, 1925, II, 32.Nos notes sur la Brinvilliers sont tirées, pour la plus grande partie, de cette étude d\u2019Henri-Robert.Henri-Robert, Op.cit., II, 33.Henri-Robert, Op.cit., II, 49, Cabanès, Dans les coulisses de l\u2019histoire, II, 132-133.Emile Gilbert, Op.Cit., 334.Le docteur Arthur Vallée, Le poison dans l'histoire et les grandes empoisonneuses, Québec, 1917, 18.Arthur Vallée, Op.cit, 21.Ces deux chansons furent recueillies aux Eboulements et a Saint-Irénée-de-Charlevoix.En 1684 et 1685, les hommes de l\u2019expédition de La Salle avaient emporté de la thériaque et s\u2019en servirent pour les morsures de serpents a sonnettes.Cf.Margry, Op.cit, III, 217, 252.Margry, Relations et mémoires inédits pour servir à Uhis- toire de la France dans les pays d\u2019outre-mer, Paris, 1867, 8.Le Sage, auteur de Gil Blas, a écrit une pièce, La tontine, où il y a un médecin qui s\u2019appelle Trousse-Galant.Il y a eu une New York Tontine Association, fondée en 1790 et qui cessa d\u2019exister en 1878.Fauteux, « De la Bastille au Canada; Henri de Tonty et les fréres Crisafy », Loc.cit.Il serait intéressant de savoir qui a taillé Tonti.Les litho- tomistes les plus en vogue à cette date étaient François Tolet et Raoux.Sarrazin avait l\u2019ouvrage de Tolet sur la taille dans sa bibliothèque.Disons ici que le nom de Lorenzo Tonti s\u2019écrit généralement avec un i et celui de ses fils, avec un y.Fauteux, Op.cit.C\u2019est la supposition de Fauteux et elle semble la plus acceptable.Comme il se faisait tard dans la saison, La Salle dut reprendre les vaisseaux pour Québec sans attendre Tonty.Sur Tonty, voir Margry, Op.cit., passim.Ils l\u2019appelaient aussi Bras-Coupé.(Cf.Margry, Op.cit, II, 343; IV, 192).Deux romans ont été écrits sur la vie de Tonty: Tonty of the Iron-Hand, par Everett McNeil (New York) et The Story of Tonty, par Mary-Hartwell Catherwood (Chicago, 1890).Relation de Henri de Tonty, dans Margry, Op.cit., I, 557.Ce sieur La Motte dont parle Tonty est Dominique de La Mothe-Lucière.La femme de son frère est la fameuse baronne d\u2019Aulnoy, auteur des Contes de Fées (Cf.Le Jeune, Dictionnaire général.II, 193).Sa belle-fille, Jeanne Desgranges, fut la mère de Jean-Claude Helvétius, auteur du livre De L\u2019Esprit, brûlé par la main du bourreau en 1758, (Bull.rech, hist, 1945, 393).Il faut dire qu\u2019il y avait deux chirurgiens avec l\u2019expédition de La Salle et que ces chirurgiens ont pu avoir de l\u2019orviétan dans leurs bagages.C\u2019étaient Michel et La Rousselière.A cette date cependant, La Rousselière est absent et Michel est au fort Frontenac.Douglas Brymner, Rapport sur les archives canadiennes pour 1886, Ottawa, 1887, xCIII.Planchon, Loc, cit.Remarques curieuses sur la Thériaque, avec un excellent Traité sur l\u2019Orviétan, dédiez à Messieurs les Médecins et Apothicaires de Guyenne et a Monsieur d\u2019Emery, par J.Riollet, Bordeaux, 1665.(Cité par Planchon).Brymner, Rapport sur les archives canadiennes pour 1895, Ottawa, 1896, Note A, 5.Voici ce que dit Charlevoix des ours; « Au mois de Juillet l\u2019Ours est en rut.Il devient alors si maigre, sa chair est si fade, & d\u2019un si mauvais goût, que les Sauvages mêmes.ont de la peine à y toucher.Quand il a bien mangé des fruits, sa chair a un très bon goût, & elle le conserve jusqu\u2019au printemps.Elle a néanmoins toujours un grand défaut: elle est trop huileuse, & si on n\u2019en use pas modérément, elle donne la dysenterie ».(Op.cit, V, 175).A.-C.Laut a publié en 1802 un roman sur Radisson et Chouart, intitulé Heralds of Empire.Dans ce roman il y a un docteur Picot, qui semble n\u2019avoir aucun vis-a-vis dans la réalité.Léon Roy, « Les (Le) Meneux-dit-Châteauneuf », dans Bull.recher.hist, 1947, 152.Chouart et Radisson firent prisonnier, pendant l\u2019hiver, le chirurgien envoyé de Londres par la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.Rapport sur les archives canadiennes pour 1895, Note A, 4.The French Foundations, 1680-1693 (Collections of the Illinois State Historical Library, Vol.XXIII).Springfield, Hlinois, 1934, 279.Michigan Pioneer and Historical Collections (Cadillac Papers), 1903, Vol.33, 254.Ibid., 1904, 274.The French Foundations, 165.1425 TTR Sa rT RE = a EN = 54.Voyages du Baron de La Homtan dans l\u2019Amérique septentrionale, Amsterdam, 1705, I, 257.55.Franquet recommandait du sel mâché pour les morsures de serpents à sonnettes.Le docteur Benjamin-Smith Barton, auteur d\u2019une étude intitulée An Account of the Most Effectual Means of Preventing the Deleterious Consequences of the Bite of the Crotalus Horridus, or Rattle-Snake (1791), conseille le traitement suivant: tourniquet, scarification de la blessure, application de sel et poudre à fusil.(Cf.Annals of Medical History, novembre 1936, 483-484).En 1685, le Gros, compagnon de La Salle, fut mordu par un serpent a sonnettes et en mourut.(Cf.Margry, Op.cit., III, 166 ss).56.C\u2019est le Frère Marie-Victorin qui a démontré que l'Histoire des plantes de Canada était de Vaillant et de Sarrazin.(Cf.« Un manuscrit botanique prélinnéen », dans la Revue tri mestrielle canadienne, septembre 1936, 225-237).Sébastien Vaillant naquit à Vigny, près de Pontoise, en 1669.Il fut secrétaire de Fagon et mourut de l\u2019asthme en 1722.Ne serait-il pas de la même famille qu\u2019Antoine Vaillant, chirurgien de Soissons, dont le fils épouse la fille du chirurgien Jourdain Lajus, à Québec, en 1732?57.Le docteur Arthur Vallée, Michel Sarrazin, 1659-1735, Sa vie, ses travaux et son temps, Québec, 1827, 272.58.Planchon, Op.cit.59.Antoine Roy, Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1943-1944, 26.60.Gustave Planchon, « Notes sur l\u2019histoire de l\u2019orviétan », dans le Journal de pharmacie et de chimie, 5e série, ler août, 15 août, ler septembre, 15 septembre, ler octobre 1892.Cabanès, « Les panacées d\u2019autrefois: l\u2019orviétan », dans le Bulletin général de thérapeutique, II, 1897, 312-324.Les notes nécrologie LE DOCTEUR LEOPOLD BALTHAZARD Le docteur Léopold Balthazard est décédé a Montréal le 27 juin 1976, a l\u2019âge de 78 ans.Docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal, promotion de 1924, il s'installa à Dupuy, en Abitibi.Né à Iberville en 1897, il fit ses études chez les Frères Maristes d\u2019Iberville et au Séminaire de Saint- Hyacinthe.Il exerça sa profession en Abitibi jusqu'au moment de sa retraite.L\u2019Union Médicale du Canada offre ses plus sincères sympathies à la famille Balthazard et en particulier à ses deux fils, les docteurs Yves, de Laval, et Jean-Guy Balthazard, oto-rhino-laryngologiste de Montréal.Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR WILFRID BROSSEAU Le docteur Wilfrid Brosseau est décédé à Montréal le 17 mai 1976 à l\u2019âge de 78 ans.Diplômé de l'Université de Montréal en 1923, il fit des études postscolaires à Paris, où il se spécialisa en obstétrique.De retour à Montréal, il œuvra dans les services\u2019 d\u2019obstétrique de plusieurs hôpitaux, dont La Miséricorde et Sainte-Jeanne d\u2019Arc.1426 de cette partie de notre étude sont tirées, pour la plus grande partie, de Planchon et de Cabanès.61.Les armes d\u2019Urbain VIII peuvent se voir à Saint-Pierre-de- Rome sur huit bas-reliefs de marbre.Elles n\u2019ont rien de médical en elles-mêmes; mais l\u2019artiste a trouvé moyen, sans que cela paraisse aux avertis, de représenter sur ces huit panneaux les diverses phases de l\u2019accouchement, avec le visage de la parturiente, son ventre et une partie de ses organes génitaux externes.Ces sculptures sont placées à la base des colonnes qui supportent le baldaquin du maître- autel.(Cf.Robert-E.Schlueter, « Obstetrical Art at St.Peter\u2019s in Rome », dans Amnals of Medical History, mai 1936, 227- 231).62, Planchon.63.Planchon.Selon Cabanés, un certain Lupi, d\u2019Orviéto en Toscane, serait aussi l\u2019inventeur de l\u2019orviétan.64.Planchon.65.Cabanès.Martin Lister, médecin anglais qui séjourna à Paris à cette époque, écrit: « On rencontre sur le Pont-Neuf une infinité de charlatans, les uns remettant les dents tombées, les autres font des yeux de cristal; il y en a qui guérissent les maux incurables, celui-ci prétend avoir découvert la vertu cachée des simples, ou de quelques pierres en poudre pour blanchir et embellir le visage, celui-là assure qu\u2019il rajeunit les vieillards.» (Emile Gilbert, Op.cit, 314-315).66.Gidel et Loliée, Dictionnaire des écrivains et des littératures.67.Il y a aux Gobelins une tapisserie qui représente le vendeur d\u2019orviétan.(Cf.Garrison, An Introduction to the History of Medicine, 2e éd., 1617, 387).Le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui décerna en 1950 un certificat de spécialiste en obstétrique.LE DOCTEUR PHILIPPE COUILLARD £»N Le docteur Philippe Couillard est décédé à l\u2019âge de 43 ans après une longue maladie.Mort à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, il habitait Longueuil.Il avait fait ses études classiques au Collège Sainte-Marie de Montréal et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal où il obtint en 1965 son doctorat.Il fit des stages postscolaires aux hôpitaux Sainte- Jeanne d\u2019Arc, Sainte-Justine, Sacré-Cœur de Car- tierville et Christ-Roi de Verdun ect, pendant un certain temps il enseigna la pathologie à l\u2019École dentaire de Montréal.LE DOCTEUR MICHEL DUBOIS Le docteur Michel Dubois est décédé accidentellement le 25 juin 1976, à l\u2019âge de 29 ans.Le docteur Dubois avait obtenu son doctorat en médecine en 1970 à l\u2019Université de Montréal.Il exerçait sa profession à Farnham.LE DOCTEUR ROLAND DUPUIS Le docteur Roland Dupuis est décédé le 26 avril 1976, à l\u2019âge de 77 ans.L'UNION MÉDICALE DU CANADA oh i il \u2018efficace, pratique et \u201d ee ee ; économique.Elleest se, néomycine base), 50 mg (5.0%) de PRI ST TCC ING) DE EACNE Sa on 195057 - 60ml ; 5 Lotion contre l'acné on ~~ Neo-Medrol® Acne Lotion TE ra sp een \"1x Vemploi Appliquer une he mince sur les parties \u201cousjates, Une où deux fois par : jour La plupart des malades Ÿ trouvent suffisante une seule ap- +.plication quotidienne.Chaque ml renferme 2.5 mg (0.25%) d\u2019acétate de Medroi Dans le traitement de l\u2019acné, la lotion Neo-Medrol est (0.25%) de sulfate de néomycine (correspondant à 1:75 ma de Le ce 0000 soufre (à l'étatde soufre colloïdal) et 100mg (10%) de complexe de aussi bien acceptée au point de vue : chlorhydioxyde d'aluminium.oN cosmétique par filles et garcons.< Medrol, enflacons compressibles de plastique de 30, 60 et 100 ml.Le Mise en garde: Ne pas employer en présence d'infections En flacons compressibles de plastique de cutanées causées par des microorganismes, quine peuvent être traitées, parune médication spécifique.Eviter tout contact avec les 30, 60 et 100 ml.\u201cYeux Documentation détaillée envoyée sur demande.Upjohn LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA /865 YORK MILLS ROAD /DON MILLS, ONTARIO 764 MARQUES DEPOSEES: MEDROL, NEO-MEDROL CF 8486.1 (méthylprednisolone), 25 ma.Egalement présentée sans néomÿcine: Lotion contre l'acné a PoE pid! iN.Ph Bi EB Originaire d\u2019Ottawa, où son père le docteur Joseph Dupuis exerçait la médecine, le docteur Roland Dupuis a obtenu en 1924 son doctorat en médecine à l\u2019Université de Montréal.Après quelques années de résidence, il s\u2019orienta en chirurgie générale.11 fut en 1932 de la premiere équipe chirurgicale de l\u2019hôpital du Christ-Roi de Verdun où il était assistant du docteur Mercier Fau- teux, chirurgien en chef.Le docteur Roland Dupuis reçut, en 1952, du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, son certificat de spécialiste en chirurgie générale.TI quitta plus tard l'hôpital de Verdun pour devenir chirurgien à l\u2019hôpital Saint-Joseph de Lachine.LE DOCTEUR MAURICE DUHAIME Le docteur Maurice Duhaime est décédé à Trois- Rivières le 2 mai 1976 à l\u2019âge de 56 ans.Il fit ses études de médecine à l\u2019Université Laval, où il obtint en 1949 son doctorat.Après des études postuniversitaires en chirurgie générale, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui décerna un certificat de spécialiste en chirurgie générale en 1954.Il exerça sa profession de chirurgien à Trois- Rivières.En 1955, il fut admis comme membre associé (fellow) du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.LE DOCTEUR J.RAOUL GAGNON Le docteur J.Raoul Gagnon, diplômé en 1925 de l\u2019Université Laval, est décédé à l\u2019âge de 82 ans, le 22 juin 1975.Le docteur Gagnon exerçait sa profession à Ma- tane.LE DOCTEUR ÉDOUARD-DONAT GAGNON a Le docteur Édouard-Donat Gagnon est décédé à Montréal le 30 mars 1976, à l\u2019âge de 60 ans.Il était le fils du docteur Oswald-Adhémar Gagnon, chirurgien de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.Le docteur Édouard Gagnon fit ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal où il obtint, en 1942, son doctorat.Après quoi, il s\u2019enrôla dans les forces armées canadiennes où il fit du service dans la marine jusqu\u2019à la fin de la guerre.À sa démobilisation, le docteur Édouard Gagnon s'inscrivit au Cours Edward Gallie de Toronto qu\u2019il suivit assidument.Il passa en 1947 les examens 1428 requis pour devenir \u201cfellow\u201d du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.En 1950, il obtint son certificat de spécialiste en chirurgie générale et, en 1952, celui de spécialiste en chirurgie thoracique du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Il occupait alors un poste de chirurgien dans le département de chirurgie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Il fut l\u2019un des premiers chirurgiens du Québec à faire de la chirurgie cardiaque à cœur ouvert.Il devint vers la même époque professeur à l\u2019Université de Montréal, consultant à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, directeur de l\u2019Association des chirurgiens de la province de Québec et membre du conseil général du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.Il participa pendant des années à l\u2019enseignement théorique de la chirurgie où il était renommé pour son sens de l\u2019organisation, pour la précision de sa pensée et pour la rigueur de sa discipline professionnelle.Il avait un souci constant du respect des règles d\u2019or de la chirurgie aseptique.Conférencier recherché, il prit part à de nombreux colloques durant les années 50-60 ; il était invité par les organismes les plus prestigieux du Canada, car il s\u2019exprimait aussi clairement dans la langue française que dans l\u2019anglaise.À la suite de difficultés inhérentes à une carrière qui se développait dans un domaine nouveau et qui comportait des sources constantes de stress, dont les manifestations morbides commençaient à l\u2019inquiéter, le docteur Édouard Gagnon décida de changer de parcours.Il opta pour une forme nouvelle d\u2019application de ses connaissances chirurgicales très poussées et fortement appuyées par la préparation des conférences et des cours qu\u2019il donna sans répit: l\u2019expertise mé- dico-chirurgicale.N\u2019ayant jamais rien pris à la légère, Édouard Gagnon avait, sans trop le prévoir, choisi une voie qui était loin de lui faciliter une existence sereine.Sa résistance fléchit et, malgré les soins constants qu\u2019il reçut, et les traitements les meilleurs, il reprit son travail, mais pour peu de temps.Bâti en force à l\u2019image de son père, il succomba à la tâche à l'approche de la soixantième année.L\u2019un et l\u2019autre des deux Gagnon, chirurgiens de Notre-Dame, laisseront un souvenir de probité, de goût du travail, de rigueur peut-être; ils étaient exigeants pour les autres, car cette discipline faisait partie de leur vie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ds» RUE 1t it fe Un nouveau ul traitement Io fl prophylactique ur Ji i | des céphalées es Hi jis | | vasculaires, offrant ja) I i une plus grande i qu sécurité.Is | it dè y de for we fé il it È ie ls of! i! 7 y A NOUVEAU ; 0 & Sandomi ran Ni 1] js $ A \u2014\\ | J \\ UN PRODUIT SANDOZ PIZOTYLINE D 0h RRRRT Le Sandomigran] ou diminue sair Le traitement prophylactique de la migraine: un problème.Le traitement prophylactique des céphalées vasculaires a été entravé dans certains cas, car l'agent le plus efficace dans la prévention de la migraine (le méthysergide) est associé à certains effets secondaires indésirables.Pour cette raison, le traitement prophylactique de la migraine a été limité à un nombre relativement faible de migraineux sélectionnés.Résolution du problème.Des recherches approfondies et une large expérimentation clinique ont démontré que le Sandomigran est un agent médicamenteux très efficace contre la crise migraineuse.Sans parenté chimique avec le méthysergide, le Sandomigran est exempt des effets secondaires indésirables qui, dans certains cas, se sont interposés ou ont empêché le traitement prophylactique des céphalées vasculaires.Propriétés pharmacologiques du Sandomigran.La migraine, ou céphalée vasculaire, n'est pas, d\u2019après de nombreux expérimentateurs, d\u2019origine purement vasculaire.En effet, de nombreux chercheurs sont d'accord pour penser que les amines biogènes jouent un rôle important dans la patho- génèse de la migraine.Sans parenté chimique avec le méthysergide, le Sandomigran (pizo- tyline), un dérivé de la benzocycloheptathiophène, est doué d\u2019une forte action antagoniste envers certaines amines biogènes telles que la sérotonine, l'histamine, et dans une moindre mesure, la tryptamine, l\u2019acétylcholine et les catécholamines.Le Sandomigran est indiqué dans le traitement prophylactique, mais pas dans le traitement symptomatique, des céphalées vasculaires.Sélection des patients.Un traitement par le Sandomigran devrait être pris en considération, surtout dans les cas de migraine les plus graves: chez les malades présentant deux crises ou plus de migraine grave par mois.Le Sandomigran devrait également étre pris en considération chez les malades dont les crises migraineuses sont rebelles aux traitements symptomatiques.7 migraineux sur 10 sont susceptibles de bénéficier d\u2019un traitement par le Sandomigran.L'analyse de 10 études contrôlées \"\"° (392 patients) a donné les résultats satisfaisants suivants: Excellents résultats (disparition complète des céphalées) Bons résultats 65% (diminution de la fréquence et de l\u2019intensité des céphalées de 50% au moins) Résultats moyens (diminution de la fréquence et de l'intensité des céphalées dans une certaine mesure, mais pas dans la proportion déjà mentionnée) 10% Efficacité à long terme et innocuité du Sandomigran.Le Sandomigran peut être administré avec confiance à un nombre plus élevé de migraineux.Les données cliniques internationales, publiées de façon ininterrompue dans 60 pays, et dont certaines : reflètent jusqu\u2019à 5 ans d'expérience clinique, ont mis en évidence Bi l\u2019activité constante du Sandomigran et son innocuité extraordinaire.Remarquablement exempt d'effets | secondaires indésirables.BE En dehors de deux effets secondaires fréquemment observés au cours de la phase initiale du traitement: gain de poids et légère sédation, qui ne sont ni l\u2019un ni l\u2019autre entièrement indésirables chez certains migraineux qui peuvent présenter une insuffisance de poids ou une appréhension exagérée, les autres effets secondaires tels que sécheresse de la bouche, somnolence, étourdissements et nausées ne sont pas seulement légers, mais rares.Stimulation de l'appétit et gain de poids dans certains cas.Les études cliniques ont démontré qu\u2019une augmentation de poids peut se manifester chez certains malades au cours des premiers mois de traitement par le Sandomigran.Un gain de poids de l\u2019ordre de 2 à 5 kg peut être observé, mais qui se stabilise au cours de 2 ou 3 mois de traitement.Certains patients sont en mesure de perdre du poids tout en poursuivant leur traitement par ce médicament.Un régime alimentaire approprié est conseillé chez les malades qui, tout en tirant bénéfice du traitement, prennent un embonpoint excessif.Posologie du Sandomigran.La dose d'entretien moyenne est d\u2019une dragée (dosée à 0.5 mg) trois fois par jour.Le traitement doit être amorcé par une dragée au coucher (deux premiers jours), une dragée à midi et au coucher (2 jours suivants), puis une dragée le matin, à midi et au coucher (à partir du cinquième jour).La plupart des expérimentateurs sont d'accord pour penser qu'une période à l'essai de 4 semaines est nécessaire pour définir la vraie efficacité du médicament chez un patient donné.a NOUVEAU o .i Sandomigran | arrête la migraine avant qu'elle ne se manifeste NOUVEAU \u2018San Chimie La structure chimique de la pizotyline (Sando- migran) est entièrement différente de celle du méthysergide (Sansert) et de celle de l'ergo- tamine.S Sandomigran 1 pizotyline 2 C-NTR3 \u2014 N N\u2014CH S \u2014< > J ergotamine 3 HAC HO L LC N:- 3 SON >N | no < Cie : 7 R méthysergide Cy Règles de prescription Posologie \u2014 La dose d'entretien moyenne est d\u2019une dragée (dosée à 0.5 mg) trois fois par jour.Une administration progressivement croissante est recommandée jusqu\u2019au cinquième jour de traitement.Le traitement devrait être amorcé par une dragée (dosée à 0.5 mg) au coucher (deux premiers jours), une dragée à midi et au coucher (deux jours suivants), et une dragée le matin, à midi et au coucher (à partir du cinquième jour).Le schéma poso- logique est de 2 à 12 dragées (1 à 6 mg) par jour.Puisque les céphalées vasculaires, quoique paroxystiques, représentent une affection essentiellement récidivante, le traitement doit se prolonger sur une période de temps appropriée afin d'obtenir un bienfait maximal.Alors que certains patients ont réagi au traitement assez rapidement, la plupart des expérimentateurs sont d'accord pour penser qu\u2019une période à l'essai de quatre semaines est nécessaire, avant de définir la vraie efficacité de la pizotyline chez un malade donné.La nature périodique de cette affection devra être prise en considération pour déterminer le moment où la thérapeutique doit être instituée et la période de temps sur laquelle le traitement doit être poursuivi.Puisque certains expérimentateurs ont observé des modifications dans le mode d'apparition des céphalées après plusieurs mois de traitement, un intervalle libre de traitement est conseillé pour évaluer, à nouveau, la nécessité d\u2019un traitement continu.Le traitement doit être arrêté par diminution progressive de la posologie au cours des deux dernières semaines de chaque période thérapeutique pour éviter une céphalée de rebond.arrête la migraine avant migran PIZOTYLINE Composition \u2014 chaque dragée de couleur ivoire contient 0.5 mg de pizo- tyline sous forme de malate hydrogéné.Effets secondaires \u2014 Une augmentation de l'appétit, un gain de poids et la somnolence sont les effets secondaires les plus fréquemment observés.Un régime alimentaire approprié devrait être recommandé par le médecin aux malades qui, tout en tirant bénéfice du traitement, prennent un embonpoint excessif.Une augmentation progressive de la posologie de la pizo- tyline est recommandée pour réduire au minimum, ou diminuer, la fréquence de la somnolence.Les effets secondaires suivants ont également été observés, mais moins fréquemment que ceux qui ont été mentionnés ci-dessus: fatigue, nausées, étourdissements, céphalées, confusion, oedème, hypotension, dépression, faiblesse, troubles épigastriques, sécheresse de la bouche, nervosité, impuissance et douleurs musculaires.Mises en garde et précautions \u2014 Puisque de la somnolence peut se manifester à la suite de l'administration de pizotyline, il faut recommander la prudence aux malades sensibles dont les activités exigent une capacité de réaction rapide et précise, telles que la conduite d\u2019une automobile ou l\u2019utilisation d'une machine, jusqu\u2019à ce que la réactivité du patient au médicament ait été définie avec précision.Les antihistaminiques peuvent potentialiser les effets des médicaments affectant le système nerveux central, en conséquence, les patients devraient être mis en garde contre l\u2019ingestion d'alcool ou la prise d\u2019hypnotiques, de sédatifs, d'agents psychotropes ou d'autres dépresseurs du système nerveux central, au cours d\u2019un traitement par la pizotyline.Il est toujours souhaitable de garder au minimum l\u2018administration de médicaments pendant la grossesse, en conséquence, la pizotyline ne devrait être administrée dans ce cas que si les bienfaits justifient tous risques éventuels auxquels pourraient être exposés la mère et l'enfant.Certains malades développent une certaine tolérance à la pizotyline à la suite d\u2019un emploi prolongé.Une augmentation de la posologie peut contre - carrer cette tolérance.À la suite d\u2019une administration prolongée, des effets hépatotoxiques peuvent se manifester et le médecin devrait conseiller aux patients de se mettre en contact avec lui pour des tests de laboratoire appropriés.Chez les malades atteints de diabète, de troubles cardiovasculaires et d'insuffisance rénale ou hépatique, connue ou présumée, l\u2019administration de pizotyline devrait être prudente et des tests de laboratoire appropriés devraient être effectués à intervalles réguliers.Des opacités du cristallin ont été observées dans deux cas, mais n'ont pas semblé être dues au médicament.Toutefois, tout trouble de la vision devrait être signalé au médecin traitant pour examens complémentaires.Contre-indications \u2014 Glaucome, obstruction pyloro-duodénale, ulcère pylorique sténosant et prédisposition à la rétention urinaire.La pizotyline est également contre-indiquée chez les malades soumis à des inhibiteurs de la mono-amine -oxydase et chez ceux qui présentent une hypersensibilité connue au médicament.Jusqu'à ce que des études complémentaires aient été effectuées, le médicament est déconseillé aux enfants âgés de moins de 12 ans.Présentation \u2014 Flacons de 100 dragées.Références bibliographiques 1.Sicuteri, F.et coll, Int.Arch.Allergy 31:78, 1967 2.Graham, J.R., Headache Rounds N° 90, 1968 3.Diemath, H.E., Arztl.Prax.21:4994, 1969 4.Sicuten, F.et coll, Clin.ther.40:117, 1967 5.Figueiredo, Robeiro, A., Coimbra méd.16:8, 1969 6.Miieller, E., Therapiewoche 19:1536, 1969 7.Schar, J., Praxis 57:1717, 1969 8.Pichler, E.et coll., Wien.klin.Wschr.82:208, 1970 9.Hornabrook, RW.et coll, N.Z.med.J.70:387, 1969 10.Sercl, M.et coll, Praxis 59:679, 1970 Renseignements complets, sur demande.qu\u2019elle ne se manifeste SANDOZ YVYV SANDOZ (CANADA) LIMITÉE, DORVAL, QUÉBEC sion uk rh ER di 1 on | dlr an od geet ri | em 18 nil venue: | HH oud à pire sel ato?opts {ont jan der eer ant te pars 1 ae e als i LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: Ancienne adresse Nouvelle adresse 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le ler septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l\u2019extérieur devraient soumettre leur demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le Ter mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ei-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l'examen.Sur réception de cet avis le Coliège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation; b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Staniey, Ottawa, Ontario K1M 1P4.AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d\u2018entrée en vigueur) Nom (en caractères d\u2019imprimerie) (en caractères d\u2019imprimerie) À partir du Prière d'expédier à: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 1433 L\u2019auteur de cette note a connu le père et le fils Gagnon; par leur asservissement au devoir, ils étaient, tant à l\u2019enseignement qu\u2019à la pratique, l\u2019exemple vivant de ce mot non encore francisé de la « dédication » au service de leur profession.On pourrait les comparer au chêne plus qu\u2019au roseau.À l\u2019épouse d\u2019Édouard Gagnon et à ses enfants qui ne comprendront que plus tard, L'Union Médicale du Canada offre le témoignage très sincère des condoléances des membres de sa corporation à l\u2019endroit d\u2019un pionnier de la chirurgie à cœur ouvert.Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR LOUIS GRÉGOIRE Le docteur Louis Grégoire est décédé à Québec le 2 février 1976, à l\u2019âge de 74 ans.Docteur en médecine de l\u2019Université Laval promotion 1929, il s\u2019était spécialisé en pneumologie et en phtisiologie, ce qui lui valut en 1953 un certificat de spécialiste du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Il était directeur de la Ligue antituberculeuse de Québec.LE DOCTEUR ARMAND HÉBERT Le docteur Armand Hébert est décédé à Charny le 22 avril 1976 à l\u2019âge de 42 ans.Il reçut son doctorat en médecine à Laval en 1962; après des études postuniversitaires, il obtint du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec en 1967 son certificat de spécialiste en gynécologie-obstétrique.LE DOCTEUR VIANNEY LARUE Le docteur Vianney Larue, cardiologiste, est décédé à Magog le 30 avril 1976, à l\u2019âge de 49 ans.L'Université Laval de Québec lui décerna en 1955 un doctorat en médecine.Après des études post- universitaires, il obtint en 1961, du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, un certificat de spécialiste en cardiologie.LE DOCTEUR LANGIS LAMONTAGNE Le docteur Langis Lamontagne est décédé à Ri- mouski le 20 novembre 1975 à l'âge de 52 ans.Docteur en médecine de Laval en 1950, il fit des études postscolaires et en 1955, il obtint du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec son certificat de spécialiste en chirurgie géné- 1434 rale.Il obtint en 1950 son diplôme de \u201cfellow\u201d du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.Il était directeur du département de chirurgie de l\u2019hôpital Saint-Joseph de Rimouski.LE DOCTEUR JEAN-RAYMOND JOLY Le docteur Jean-Raymond Joly est décédé à Saint-Jérôme le 13 mai 1976, à l'âge de 60 ans.Diplômé en 1942 de l\u2019Université de Montréal, le docteur Jean-Raymond Joly avait obtenu en 1954 son certificat de spécialiste en anesthésie et réanimation du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.LE DOCTEUR JAMES ESMOND KENNEDY Le docteur James Esmond Kennedy est décédé le 7 mai 1976, à Montréal, à l\u2019âge de 62 ans.Il avait obtenu en 1942 son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval de Québec.Il faisait partie du bureau médical de St.Mary\u2019s Hospital et de l'hôpital Royal Edward Laurentian.Il s\u2019occupait aussi de médecine industrielle.LE DOCTEUR ANDRÉ LABELLE Le docteur André Labelle est décédé à Montréal le 23 avril 1976, à l\u2019âge de 52 ans.Il avait obtenu son doctorat à l\u2019Université de Montréal en 1951.LE DOCTEUR ROCH LACHANCE Le docteur Roch Lachance, diplômé en 1952 de la Faculté de médecine Laval, Québec, est décédé le 21 mars 1976, à l\u2019âge de 50 ans.LE DOCTEUR GEORGES-BENOIT MONTEL Malheureusement, avec un retard de trois semaines, nous venons d\u2019apprendre le décès accidentel du docteur Georges-Benoît Montel, survenu à Nice le 21 avril dernier, où il était retraité.Né à Lyon le 7 février 1899 où il étudia la médecine pour y graduer en octobre 1924, il se spécialise en chirurgie générale et il pratiqua son art à Lyon et à Annecy.Lorsqu\u2019éclata le dernier conflit mondial, il s\u2019enrôla comme chirurgien.À la fin de la guerre, il émigra au Canada.Pendant cinq ans, il enseigna la chirurgie à la Faculté de médecine de Laval.À l\u2019ouverture de l'Hôtel-Dieu de Sorel, il en devint chirurgien-chef, poste qu\u2019il occupa jusqu'à 1974, alors qu\u2019il prit sa retraite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA SUDAFED siop/comormés as IN la tête enchifrenés sans rendre les jeunes enfants somnolents.SUDAFED décongestionne les voies nasales, les trompes d\u2019Eustache et les sinus paranasaux.Précautions: Utiliser avec prudence chez les patients souffrant d\u2019hypertension.Effets secondaires: Peut causer une légère excitation.Présentation: SIROP: chaque 5 mi renferme 30 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine N.F.Disponible en flacons de 100 mi et de litre.COMPRIMÉS: chaque comprimé renferme 60 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine N.F.Disponible en boîtes de 18 comprimés et en flacons de 100 et de 500 comprimés.Code: WELLCOME S7A.chlorycrate de pseudoéphécrne Renseignements posologiques supplémentaires disponibles sur demande.*Nom déposé W-5025 Son nez enchifrené a besoin d'aide antihistaminiques le rendent somnolent.SUDAFED ne renferme pas d'antihistaminiques, mais dégage le nez et ERAT PETER ser 1ais les = RL Burroughs Wellcome Ltd.LaSalle, Qué.2e SS nn i SEE HOPITAL MONTFORT 713, Chemin Montréal, Ottawa, Ontario K1K OT2 Code 613-746-4621 Cherche un médecin francophone bilingue pour son Service de médecine.Exigences : Le candidat doit être spécialiste du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en médecine interne.Intérêts : Médecine interne, cardiologie et Unité de soins intensifs.Faire parvenir votre curriculum vitae au : Directeur médical Hôpital Montfort 713, Chemin Montréal Ottawa (Ont.) Tél.1 (613) 746-4621 HÔPITAL POUR ENFANTS DE L'EST DE L\u2019ONTARIO URGENCE PÉDIATRIQUE L\u2019Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario est à la recherche immédiate d\u2019un médecin pour la clinique d'urgence possédant des bonnes aptitudes pédiatriques pour assurer les services ambulatoires pédiatriques requis par tous ceux qui se présentent sans rendez-vous à la Salle d'Urgence de cet hôpital pour soins médicaux.Le candidat doit détenir les titres qui lui permettent d'accéder au poste de membre du Conseil des médecins de l'Hôpital pour enfants de l'est de l\u2019Ontario et une nomination à l'Université d'Ottawa.Le candidat choisi se rapportera au Ghef du Service d\u2019Urgence.Le candidat doit être prêt à accepter une nomination dont les droits se limitent au Service d'Urgence afin de pouvoir se dévouer entièrement à ce domaine, sans conflit de responsabilités autres à l\u2019intérieur de l\u2019Hôpital.Bon salaire et bénéfices marginaux.Les intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae confidentiel! à : G.D.Gosse, M.D.Chef, Service d'Urgence Hôpital pour enfants de l\u2019est de l'Ontario 401 Smyth Road Ottawa, Ontario K1H 8L1 Personnellement et au nom de ses confrères contemporains, je ne peux me dispenser de signaler son grand sens clinique à une époque où la technologie n\u2019avait pas encore suscité l\u2019élan qu\u2019on lui connaît actuellement.Que sa fille et son fils, canadiens d\u2019adoption, et les autres membres de sa famille veuillent bien accepter nos plus sincères condoléances.Robert LAMONDE LE DOCTEUR DANIEL YVES ÉMILE PEREY Le docteur Daniel Y.E.Percy est décédé subitement à l\u2019âge de quarante ans, à Burlington, Ontario.Né à Paris, le docteur Percy a fait ses études de médecine à l\u2019Université McGill où il obtint, en 1962, son doctorat.Au moment de sa mort, il était professeur assistant d\u2019immunologie à l'Université MacMaster, de Hamilton, Ontario.Il était le frère du docteur Bernard Perey, directeur du département de chirurgie de l\u2019Université de Sherbrooke.L'UNION MÉDICALE DU CANADA SÉMINAIRE DE RECYCLAGE ET D'ENSEIGNEMENT POSTUNIVERSITAIRE EN ALLERGOLOGIE ET IMMUNOLOGIE CLINIQUE Cette circulaire a pour but de fournir un certain nombre de précisions et de «faire le plein» de nos réservations, qui, nous vous le répétons, sont au maximum de 80.Actuellement, nous avons plus de 100 demandes de participation à ce séminaire, et nous devons donc réduire ce chiffre.Pour ce faire, voici tout d\u2019abord les précisions qui manquaient : 1° Le séminaire aura lieu au Club Méditerranée, Village Les Boucaniers, à Sainte-Anne de la Martinique, du ler au 8 novembre 1976.Les thèmes retenus sont les suivants : \u2014 Génétique et immuno-allergie, par Georges M.Halpern.\u2014 Les déficits immunitaires en gastro-entérologie, par Jean-Claude Lods.\u2014 Les pneumopathies à précipiti- nes, et allergie et olfaction, par Michel Garcelon.\u2014 Inflammation et synoviale, par Philippe Stora.Ce séminaire est placé sous le patronage du recteur de l\u2019Université Guyane-Antilles, M.le professeur Jean-Pierre Lassale, sous le patronage de M.Olivier Stirn, ministre des Départements et Territoires d\u2019Outre- Mer, sous le patronage enfin de M.Pierre Denoix, directeur général de la Santé représentant Mme Simone Veil, ministre de la Santé publique.Localement, les autorités administratives et médicales nous assurent non seulement leur patronage mais leur concours efficace.Les conditions faites à notre groupement sont particulières, au sein du Club.Nous disposerons de locaux qui nous seront réservés pour nos activités professionnelles, et le service-animation du Club Méditerranée organisera en notre honneur des réceptions particulières.2° Le prix du voyage vient d\u2019être fixé approximativement par le Club Méditerranée, et nous permet de prévoir un prix maximum: \u2014 4.000 Francs prix de base pour les accompagnants, \u2014 4.200 Francs pour les participants actifs.TOME 105 \u2014 SEPTEMBRE 1976 Noludar\u2019 Roche (méthyprylone) Résumé posologique: Indications L'insomnie due à la nervosité, l'excitation, la peur, l'inquiétude ou le surmenage.Réactions adverses Nausée, céphalée, somnolence, vertige, excitation paradoxale, érythème.Précautions Comme pour les autres somnifères, les patients qui prennent du \u2018Noludar\u2019 doivent s'abstenir de consommer de l'alcool, les réactions individuelles étant imprévisibles.Posologie Adultes: Une capsule au coucher.Enfants: de plus de 6 ans: 100 mg au coucher.de 2-6 ans: 75 mg au coucher.de 6 mois\u20142 ans: 50 mg au coucher.Présentation Capsules a 300 mg; 100, 500.Elixir, 50 mg/c.a thé (5 ml); 400 ml.Renseignements complets sur demande.©Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée % Vaudreuil, Québec Valium Roche (diazépam) Résumé posologique: Indications L'angoisse modérée dans les états dominés par la tension, l'excitation, l'agitation, la peur ou l'agressivité.Spasmes musculaires d'origine centrale ou périphérique.Contre-indications Myasthénie, glaucome, hypersensibilité connue au médicament et, faute de données cliniques suffisantes, chez les nourrissons de moins de 6 mois.Réactions adverses Somnolence, ataxie, fatigue, étourdissements, élocution pâteuse, tremblements, hypotension, tachycardie et phlébite.Réactions paradoxales chez les patients psychiatriques.Précautions S\u2019abstenir d\u2019alcool pendant le traitement.La prudence s'impose s'il faut faire preuve d'acuité mentale et de réflexes rapides.En traitement prolongé, on conseille de pratiquer périodiquement des hémogrammes et des tests de la fonction hépatique.|! faut être très prudent en administrant \u2018Valium\u2019 a des grands déprimés ou aux patients qui présentent des tendances suicidaires.Posologie (voie orale) Selon la gravité des symptômes.Adultes: 2 - 10 mg, 2 à 4 fois par jour.Malades âgés et fragiles - 2 mg, 1 ou 2 fois par jour au début; augmenter graduellement la dose selon le besoin et la tolérance.Enfants: 1 mg - 2,5 mg, 3 ou 4 fois par jour au départ; augmenter la dose graduellement selon le besoin et la tolérance.Voie parentérale Angoisse ou tension aiguë, troubles émotionnels non psychotiques: 2 - 10 mg i.m.ou i.v.Répéter au bout de 3 ou 4 heures au besoin.Sevrage alcoolique brusque: 10 mg i.m.ou i.v.au départ, puis 5 - 10 mg i.m.ou i.v.au bout de 3 ou 4 heures au besoin.Soulagement des spasmes musculaires: 5 - 10 mg i.m.Où i.v.au départ répéter au bout de 3 ou 4 heures au besoin.Etat de mal épileptique et convulsions graves récurrentes: 5 - 10 mg i.m.ou iv.répéter au bout de 2 à 4 heures au besoin.Enfants: 2 - 10 mg i.m.ou i.v., ou 0.25 mg/kg.Personnes âgées ou fragiles: 2 - 5 mg i.m.ou iv.Présentation Comprimés à 2, 5 et 10 mg; 100, 1000.Suspension, 5 mg/5 ml; 100 et 400 ml.Ampoules, 10 mg/2 ml; 5, 25.Seringues jetables, 10 mg/2 ml, conditionnement unitaire, 10.®Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée © Vaudreuil, Québec Renseignements complets sur demande. TABLE DES ANNONCEURS Ayerst, Laboratoires (Prémarine) 1294-5 Ayerst, Laboratoires (Orbénine) 1423-4 Burroughs Wellcome & Co.(Canada) Lid.(Sudafed) 1435 Calmic Limited (Neosporin) 1416-7 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1433 Desbergers Limitée (Ascofer) quatrième page de la couv.Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) 1302-3 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol) deuxième page de la couv.Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol \u2014 posologie) 1301 Herdt & Charton Inc.(Marro-Dausse) 1413 Herdt & Charton Inc.(Algésal) .1415 Hoffman-La Roche Ltée, Montréal (Noludar 300) .1299 et 1437 1438 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Bactrim Roche) 1306-7-8 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Valium) 1421 et 1437 Hôpital Montfort (carrières et orofessions) 1436 Hôpital pour enfants de l\u2018Est de l'Ontario (carrières et professions) 1436 Merck, Sharp & Dohme Canada Limitée (Sinemet) 1439-40 et troisiéme page de la couv.Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadopen-V) 1305 Nordic Pharmaceutiques Ltée (Glucophage) 1292-3 Sandoz Pharmaceuticals (Sandomigran) 1429-30-1-2 Schering Corporation Limited (Ophtalmiques) 1310-1 Schering Corporation Limited (Tinactin) 1418-9 Upjohn, Compagnie du Canada (Motrin) 1313-4 Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Medrol} 1427 pr B® LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE WB fé Ce prix est maximum, car il semble exister de la part du gouvernement une tentative d'abaissement du prix du transport aérien Paris-Marti- nique.Si cette baisse intervenait, elle serait répercutée, et vous auriez droit à un remboursement.Mais nous connaissons la valeur des promesses en période électorale, et nous préférons ne pas tabler sur cet abaissement des tarifs en vous demandant : a) Si vous ne l'avez pas encore fait, de nous adresser avant le 15 mars un chèque ou un C.C.P.d\u2019un montant de 100 Francs par participant actif et personne accompagnan- te.c'est-à-dire par voyageur : b) de nous adresser avant le ler avril 1976, un chèque d\u2019un montant de 1.000 Francs par voyageur.Nous désirons connaître avec les chèques de 200 Francs les nom.prénoms, adresse, sexe et date de naissance de chaque personne inscrite.Nous vous rappelons qu'en cas d'annulation de votre voyage, il conviendrait: \u2014 de prévoir que les 200 Francs de frais d'inscription resteront acquis au G.A.[L.L., car ils servent au secrétariat du séminaire; \u2014 que nous pouvons effectuer le remboursement des acomptes versés Jusqu'au 15 septembre.Après cette date, il vous faudra souscrire (dès à présent) une assurance annulation auprès du Cabinet Raffenel, 66.rue de la Chaussée d'Antin, 75009 Paris, tél.285.10.27, qui reste habilité à traiter les litiges concernant les transports et séjours organisés par le Club Méditerranée qui est notre agent technique.Si vous désirez des renseignements, des conseils, des dispositions spéciales, veuillez vous adresser à Pascale Meunier, 3, rue Littré, 75006 Paris.Merci de bien vouloir nous répondre par retour, car les inscriptions seront enregistrées sur la base classique du « premier inscrit, premier servi» et nous ne pourrons faire qu\u2019une liste d'attente après les 80 premières inscriptions.Croyez à nos sentiments les meilleurs.(Communiqué du Secrétariat général) sinemet (association de lévodopa et de carbidopa) INDICATIONS: Traitement du syndrome parkinsonien à l'exception du parkinsonisme d'origine médicamenteuse.CONTRE-INDICATIONS: Quand l'administration d'une amine sympathomimétique est contre-indiquée.Avec les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase: il faut interrompre l'administration de ces derniers deux semaines avant \"entreprendre un traitement au moyen de SINÉMET*; en présence de maladies non compensées de nature cardio-vasculaire, endocrinienne, hématologique, hépatique, pulmonaire ou rénale, de glaucome à angle fermé et chez ceux qui présentent des lésions cutanées douteuses non diagnostiquées ou des antécédents de mélanome.MISE EN GARDE: Quand SINEMET* est administré à des malades qui recevaient déjà de la lévodopa seule, cette dernière doit être interrompue au moins 12 heures avant l'administration de SINEMET* et être administrée selon une posologie qui correspond à 20 p.c.environ de la posologie antérieure de lévodopa.SINEMET* n'est pas recommandé pour le traitement des réactions extra-pyramidales d'origine médicamenteuse; il est contre- indiqué pour le traitement des tremblements intentionnels et de la chorée de Huntington.Pendant un traitement combiné, les mouvements involontaires anormaux dus aux effets de la lévodopa sur le système nerveux central peuvent se présenter plus tôt et à des doses plus faibles et le phénomène du commutateur peut se produire plus tôt.Observer attentivement tous les maiades afin de déceler chez eux tout changement de l'état psychique, tout signe de dépression avec tendance au suicide et tout autre changement important de comportement.Surveiller la fonction cardiaque à l'aide d'un moniteur pendant la période initiale de réglage de la posologie chez les patients qui présentent des arythmies.L'innocuité de SINEMET* pour les jeunes de moins de 18 ans n'est pas encore établie.Grossesse etlactation: L'administration de SINEMET* chez les femmes en âge d'enfanter exige que l'on soupèse les avantages du produit en regard des risques dans l'éventualité d'une grossesse.Son effet sur la grossesse et la lactation est inconnu.PRÉCAUTIONS: Précautions générales: On recommande de procéder à des évaluations périodiques de ta fonction hépatique, hématopoiétique, cardio-vasculaire et rénale pendant un traitement prolongé.User de prudence chez les patients qui ont déjà souffert de convulsions.Activité physique: Les malades dont l'état de santé s'améliore pendant un traitement avec SINEMET* devraient augmenter leur activité physique avec prudence et de façon graduelle en tenant compte des autres problèmes d'ordre médical.6/avcome: En présence de glaucome à angle ouvert, administrer SINEMET* avec beaucoup de précautions et à condition que la pression intraoculaire soit bien stabilisée et qu'une surveillance médicale soit exercée pendant le traitement.Pendant un traitement antihypertensif: Comme de l'hypotension orthostatique symptomatique a été rapportée à l'occasion, les malades recevant des antihypertenseurs en même temps que SINEMET* doivent faire l'objet d'une surveillance attentive afin que l'on puisse relever tout changement du rythme cardiaque ou de la tension artérielle.Il peut être nécessaire de modifier la posologie des antihypertenseurs au cours du traitement avec SINEMET* Avec des médicaments psychoactifs: Si 'administration simultanée de produits psychoactifs est jugée nécessaire, administrer ces derniers avec beaucoup de prudence et surveiller attentivement les malades afin de déceler chez eux toute réaction défavorable inhabituelle.Avec vne anesthésie: Interrompre SINEMET\"* la nuit précédant l'intervention chirurgicale et reprendre le traitement dès que le malade peut recevoir ses médicaments par voie buccale.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Les plus courantes: Mouvements involontaires anormaux: ils sont habituellement amoindris par une réduction de la posologie: mouvements choréiformes, mouvements dystoniques et autres mouvements involontaires anormaux.Les petites contractions musculaires et le blépharospasme sont les signes précoces d'une posologie excessive.Réactions graves: Oscillations de la capacité fonctionnelle: variations diurnes, oscillations indépendantes sous forme d'akinésie et de dyskinésie stéréotypée, crises akinétiques soudaines reliées à la dyskinésie, akinésie paradoxale {blocage akinétique hypotonique) et phénomène du commutateur.Troubles psychiatriques: idéation paranoîde, épisodes de psychose, dépression avec ou sans tendance au suicide et démence.Des convulsions se sont présentées rarement {la relation de cause à effet n'est pas établie).Arythmies cardiaques et palpitations, épisodes d'hypotension orthostatique, anorexie, nausées, vomissements et étourdissements.Autres réactions défavorables qui peuvent se présenter: Troubles psychiatriques: augmentation de la libido et grave comportement antisocial, euphorie, léthargie, sédation, stimulation, fatigue, malaise, confusion, insomnie, cauchemars, hallucinations et délire, agitation et anxiété.Troubles neurolo iques- Ataxie, sensation de malaise, instabilité posturale, céphalée, tremblements accrus des mains, épisodes d'akinésie, \u201cakinésie paradoxale\u201d, augmentation de la fréquence et de la durée des oscillations de la capacité fonctionnelle, torticolis, trismus, raideur de la bouche, des lèvres ou de la langue, crise ocufogyre, faiblesse, engourdissement, bruxisme, priapisme.Troubles gastro-intestinaux: constipation, diarrhée, gêne et douleur épigastriques et abdominales, flatulence, éructation, hoguet, ptyalisme, difficulté à avaler, goût amer, sécheresse de la bouche, ulcére duodénal, saignement gastro-intestinal, glossodynie.7roubles cardio-vasculaires: arythmies, hypotension, changements non spécifiques de 'électrocardiogramme, bouffées de chaleur, phlébite.Troubles hématologiques: anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose.Troubles dermatologiques: sudation, oedème, perte des cheveux, pêleur, éruption, odeur désagréable, sueurs foncées.Troubles de l'appareil locomoteur: lombalgie, spasme musculaire et clonisme, douleur musculo-squelettique.Troubles respiratoires: sensation d'oppression dans la poitrine, toux, enrouement, rythme respiratoire bizarre, écoulement post-nasal.Troubles génito-urinaires: fréquence urinaire, rétention, incontinence, hématurie, urine foncée, nocturie.On a rapporté un cas de néphrite interstitielle.Troubles des sens: vision brouillée, diplopie, pupilles dilatées, déclenchement du syndrome de Horner latent.Troubles divers: bouffées de chaleur, perte ou gain de poids.Pendant l'administration de lévodopa seule, on a rapport certaines anomalies dans les épreuves de laboratoire; ces anomalies peuvent aussi survenir pendant l'administration de SINEMET*: élévation du taux d'urée sanguine, des SGOT, SGPT, de la LDH, delabilirubine, de la phosphatase alcaline ou de I'iodémie protéique; réduction occasionnelle des leucocytes, de I'hémoglobine et de l'hématocrite; élévation de l'acide urique relevée au moyen de la colorimétrie.On a rapporté la positivité de l'épreuve de Coombs pendant l'administration de SINEMET\"* et de la lévodopa seule.L'anémie hémolytique s'est cependant très rarement manifestée.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: Afin de réduire ls fréquence des réactions défavorables et d'obtenir les meilleurs résultats possibles, un traitement au moyen de SINEMET\" doit être adapté à chaque cas particulier st son administration doit constamment répondre aux besoins du malade et être appropriée à son degré de tolérance.Du fait qu'il s'agit d'une association médicamenteuse, l'indice thérapeutique de SINEMET* est plus étroit que celui de la lévodopa seule.En effet, la puissance du produit per milligremme est plus élevée.C'est pourquoi les ajustements de doses doivent se faire petit à petit et les limites posologiques recommandées ne doivent pas être dépassées.Toute manifestation de mouvements involontaires doit être considérés comme un signe de toxicité provoquée par une trap forte dose de lévodopa; on réduira la posologie en conséquence.Le traitement doit donc viser à procurer au malade un maximum de soulagement et à éviter la survenue de dyskinésie.\u2019 Amorce du traitement chez les malades n'ayant pas reçu préalablement de la lévodopa ; Au début, administrer 42 comprimé une ou deux fois par jour; augmenter de J% comprimé tous les trois jours, si nécessaire.La dose optimale est de 3 à 5 comprimés par jour, administrés en 4 à 6 prises.Amorce du traitement chez les malades ayant reçu préalablement de la lévodopa interrompre l'administration de la lévodopa seule au moins 12 heures avant d\u2019amorcer le traitement au moyen de SINEMET*, puis, administrer 20 p.c.environ de la posologie quotidienne préalable de lévodopa en 4 à 6 prises.' POUR OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, NOTAMMENT SUR LA POSOLOGIE ET LE MODE D'EMPLOI, SE REPORTER À LA MONOGRAPHIE DU PRODUIT OFFERTE SUR DEMANDE.PRÉSENTATION Ca 8804 \u2014 Le comprimé SINEMET* 250 est bleu tacheté, ovale, biconvexe, sécable et porte l'inscription MSD 654.I! renferme 25 mg de carbidopa et 250 mg de lévodopa.Flacons de 100.*Marque déposée MERCK ŒD sHARP & DOHME CANADA LIMITÉE POINTE-CLAIRE, QUÉBEC \u201c (MC-973a} - HA It hy: H: | b > rand aA eine 5 raitement du syndrome parkinsonien NN 0 j OV ))} ; Wi sinéeme 3 SINEMET* permet de maîtriser nombre de améliore la A ymptomes-du syndrome parkin llc otamment qual À Vie la cigidité \u20ac sgelsslo 4 né [= ( Ya EC en ent.au moyen d INEMET* permet de gra réduir dé 7 80 pda q ntité de lévodopa ue aire r obte elles SI E Gi AAT 4 oulage f ymptomatique SINEMET* réduit u élimine Pe ae tostle lat défavorable$ périphériquék telles\u2019que\u201dta nausée, les \u2018 omi ements et iblement les une plus grande rythmie cardiaque ue fon\" bserve fréquémme veeria i tolerance TV CTelol LRN [23 Xs jtement.mbiné nt Ld diminue pas le à la lévodopa sur le réactionggdefavorable¥ dug Xx cer g ELLE enerve Lé Glades qui prennent de de la Ye Tr peuvent lu aad a RG PA PX (151% 18 al \\ apeutique facile i.i grap A NOTER ieee: SINE ltraitement © v geonisme d orig EN dicamenteuse recom Pre gem Le » Te isi Hh: è ( y v7 \u201cPP =i ov m (MC-973 AR ascofer (ASCORBATE FERREUX 275 mg) Le rôle de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019absorption digestive du fer s'explique par son pouvoir réducteur; en effet, l\u2019acide ascorbique maintient le fer à l\u2019état ferreux, évitant ainsi la transformation en sel ferrique.Cependant, il existe un rapport maximal d\u2019activité entre l\u2019acide ascorbique et le fer.Brise et Hallberg (1) ont démontré qu\u2019on obtenait une majoration optimale (plus de 30%) de l'absorption du fer quand on apporte simultanément 200 mg d'acide ascorbique pour 30 mg de fer élémentaire.ASCOFER correspond à ce rapport.Les travaux réalisés avec l\u2019ascorbate ferreux lui- | même (2) confirment entièrement l\u2019effet favorable I de la fraction ascorbate sur I'absorption digestive ASCOFER du fer.La figure 1 démontre bien cet effet, par les courbes de sidérémies tracées après l\u2019absorption d\u2019une dose d\u2019ascorbate ferreux correspondant à 4 mg/kg de poids corporel de fer élémentaire, comparativement à une même dose de sulfate ferreux.sulfate ferreux En pédiatrie, l\u2019efficacité clinique et hématologique d\u2019ASCOFER a été démontrée.La figure 2 illustre bien l\u2019activité thérapeutique d\u2019ASCOFER; on note que chez 53 enfants traités, la teneur moyenne en hémoglobine passe de 9.2 mg/ 100 mi avant le traitement à 12 mg/100 mI après le traitement.D'autre part, l\u2019évolution des taux sériques du fer, sous l'effet d\u2019Ascofer, témoigne d'une normalisation du métabolisme du fer, taux moyen de 49 mg/100 ml avant le traitement et de 87 mg/ 100 ml après le traitement.Ascofer s\u2019avère donc très efficace dans le traitement de l\u2019anémie ferriprive puisqu'il restaure l'hémoglobine, normalise la valeur globulaire et élève le fer sérique.Références: 1.Brise H.and Hallberg L.Effect of ascorbic acid on iron absorption.Acta Med.Scand.Suppl.376, 171, 51-58, 1962.2.Mikhajlova 1.1 La valeur comparative des différentes préparations à base de fer.Sovetsk.Med., 30.6, 51-52, 1967.FORMULE: Chaque capsule contient 275 mg d'ascorbate ferreux correspondant à 33 mg de fer élémentaire.INDICATIONS: Anémie hypochrome ferriprive.CONTRE-INDICATIONS: Hémochromatose, hémosidérose et anémie hémolytique.MISE EN GARDE: Administrer avec prudence aux patients souffrant d'ulcères du tractus gastro-intestinal parce qu'il peut aggraver ces états.POSOLOGIE: Adulte: 1 capsule, 2 fois par jour aux repas, dans les cas d'anémie ferriprive légère; t capsule, 4 fois par jour dans les cas d'anémie sévère.Enfants et nourrissons: tel que prescrit par le médecin.Remboursable par la Régie de l'Assurance-maladie du Québec. Asi Lali a Tel gr fers ker gl Land TE) WS gil dem ill aul | li le és hé] LL pr yes 0 ff # jar gi Li 09 À pi Jb A ; ; N PETTERS RANEY mens RE BABES À I _.A A; oo Cl CE re = es cs az > = _ re.a \u2014_ -\u2014 \u2014 \u2014_ EE > A : a à .\u2019 : \" g rites» pee trie IN 0 RROD 4-45 a ; 9 nk a \u201d , \" by nid heh N .: 2 2003) .3 Hi digi fy ; ; pd : ; pnd ; ; Ÿ + $i hs : .3 .3 a >, cu ve a \u2026 ce 22 RE = cas = po 3 A i ss 3 2e Fu des as = 5 er ASE i = = = Se Fe es 2e = a put SNE i Fo Rx Fn : ce Te 2 A ea ce rs TA = ä ; EX pad a P EZ Coarse Fa vai .ee on qu pores ys x = \u2014_\u2014 = = \u20ac por # = 83 > bay Sn rer pay gs poe Gwe parses este Sn > atm \u2014 a.i an eu xs \u2014e pape a mem = rames mers AN = = GE = EEE i rh A, rs = Pret piers or i) EA rE se a sie gS on PIE Age a A TEE 777 = as > = i 3 5 LTA he es Sen Semoun = nest cs Par et oy + = ve are anes Bs ew TT Ta = = CREER es = ra: Be Tee cas EEE iE se TE + = = = oii uh LEE SEE pire SE HIE Tarte = pa SE ne = = = = DNS = Ps mére qe = = = nes = IRE 7 ae! ee Z EE TE a HE CET a = mess SRE TS SES ere PARTS ES Gr EER ou ce pre SE = axe sas = 3 = LUBE 5 ns =ne TEE I Eh sr nL = pa Li + po ea EL ce = = Der UE SE es = es PRES ss in pe 5 = Ep > En == TE De a ci RE TE es T= TE SRE PIS Se TER EE cer SEE Tu =e = = pen rk de = SU SIRET ne TRE LE = [RCE RARES > 7 : HE 2 = Te ZE LE => DE = Free CE = ET 2.EE Ain DE ares Ste SEL = ri Lt BOAT TRAE rs = pas TRAE EAA =, ken == CEL comes \u2014 = sion pr SET HET = eg 25 Sate a SER RERN DUEL iv La A Les CARES me = = pa 5e es Solan Ga cer a tr Di = Es re EIR 52 Eat DRE IEEE eV SFA mr 30TT LES Sn rad Sy =n = ii ET is Xi ci SERRES Ta: = = = TEER Te ris i ox] = LE SES SEE T EE = is bise Es Ze oi A ASE 2.PE 225 ETS RS = TRE a re aes LE ve Seek pe Zo - RE ES + : = ET En = SEE De LEE LIE 1x cr Cee = RE Le PRL pe == EE = HA Ce ey LAS tree =I Toa ia TR THEN SHE >> nes \u2014 ah + + \u2014\u2014pre a = 4 ts ¥ a > x 7 3 = ean Ls = er = me a ile et ws ce = = 3] x ~~ th Ava = _ PE \u2014e a = 7, au oe = rm a \u201c ee BS = + a re a rns =X ana! \u201cCa \u2014 = rap peu rd a ~~ i 2h, es, Tim nin ns ve 0 = des 15 man a : an Terral we - er.om Prana.a ve CR 2 = ne De 1 PS a = APG.\u2014__poss avadifp WRN + pce on.rw ma UT Perd Te a fant Le x al pu Za, \u201com fo Ro.elm.ea : ow a arg.- - = IE a ad rr _ = - ra SE ten ES an An 2 a Pre = Rr at a I 7 CRE RR) 5 ih ron ron >.=.2a at a \u201c> > \u201ci 00 ratte, Corn TE \u2014 >= WAR ES Meta A do ahaa, ay Nr.So eaten, aT ve ey LS Ai Te lle, x [ve MA A Dox 20 sos Aa SRE eds ER SO A slag, made frm QE rs Then \u201ca 2 2 5 = Fes DEAR SAR sy > ë ny aes ~ ER Se re, Lua LIEN 3 aye Lt et A ut Sean na A For pry -in Nora bars ~~ = pe VE Ere dal TAA atk Ares oy am a ete = = Co ny .Bee cm : 5 = RS \u2014 ms w= = vu, a EI eu on weve a Na 2 ts JX a wg.+ rase emi sl a, 2 = roa a ve por ribs or Nev ae tas a \u201ca \u201cAm - SES 5 oa Ll = eX + + = Tes se SR a Con * en a a TO > a.amit, Le, ne Aan ame So a, py pe a pee aa TZ or me] a, mas = mes es - mae Foi SL Lh ag a AI ied Rata Si, wr R23 2e Bocas LE Sr \u201cSUED ae Ima, hen Ne bn po bt! \u2014u Le Le Re pe ar pnb urd ne IT dupes A Cam ape ea ons J 3 ee RS = \" De = Ee FN op Cores "]
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