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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1976-11, Collections de BAnQ.

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[" 105 \u2014 ER -18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1976 EDITORIAL REVUE GÉNÉRALE UN RECUEIL DE PIÈCES DÉTACHÉES 1623 LE MONITORAGE FCETO-MATERNEL 1685 Edouard Desjardins Pierre Guimond, Adrien Dandavino, Gilles Bernier, Robert Gauthier, Paul-André Boileau, Guy Faucher, MEDECINE SOCIALE Bernard Laramée et Jean Sansregret LA SANTE ET LES CONTRADICTIONS DE NOTRE EPOQUE 1624 Gilbert Blain FORUM ETUDE DE LA CONDITION PHYSIQUE D'UNE POPULATION EST-CE À MOI DE MOURIR ?1695 MASCULINE DE LA RÉGION DE MONTRÉAL ; 1632 Danielle Fisch J.L.Bonnardeaux, J.Bonneau et Floyd Johnson , , LA FORMATION MEDICALE NOUVEAUX AXES DE L'ACTION MÉDICALE ET SANITAIRE ; ; DANS LA CHINE EN CONSTRUCTION 1638 LIMINAIRE: ÉDUCATION MÉDICALE CONTINUE 1698 Monique Camerlain Jacques Cantin LE PSYCHIATRE FACE À L'ALCOOLISME 1641 LA FORMATION CONTINUE DES MEDECINS 1699 Jean-P.Chiasson Me René Dussault LE MEDECIN SPECIALISTE ET SA FORMATION CONTINUE 1702 ARTICLES SPECIAUX Osman P.Gialloreto RELATION ENTRE LA CIGARETTE ET LES TROUBLES RESPI- L'ÉDUCATION MÉDICALE CONTINUE 1705 RATOIRES DANS LA RÉGION DE QUÉBEC 1643 de Guise Vaillancourt N.D.Huy, D.Parent, S.Cayer, R.Belleau et P.E.Roy MISE AU POINT MYELOFIBROSE ET LESIONS DE LA MICROCIRCULATION LE RÔLE DU PATHOLOGISTE DANS L'ETUDE DE 1A MEDULLAIRE ; 1650 MORTALITÉ PÉRINATALE 1708 Claude Perreault, Jean Lamarche, J.Boileau, Clément Jean R.Lavallée, Michel Lacombe, Y.Bonny et M.G.D\u2019Angelo TECHNIQUE LA MALADIE CŒLIAQUE DANS L'ENFANCE: REVUE NOTE TECHNIQUE SUR UNE MÉTHODE DE LEUCOPHÉRÈSE CLINIQUE DE 39 PATIENTS 1660 PAR FILTRATION 1711 Jean-Paul Buts, Claude L.Morin, Claude C.Roy, Jean Latreille et Pierre D\u2019 Auteuil et Andrée Weber VALEURS DE REFERENCE APPLICABLE À DOUZE (12) FIBROPLASIE RETROLENTICULAIRE ET EXSANGUINO-TRANS- PARAMETRES SÉRIQUES : ÉTUDE FAITE À PARTIR D'UNE FUSIONS ; ._ 1666 POPULATION ACTIVE DE LA RÉGION DE QUÉBEC 1714 A.Cornet, H.Bard, J.Orquin et B.H.Doray R.Gauvin, J.Talbot, J.-M.Loiselle, M.Page et L.Bergeron FAITS CLINIQUES EXPÉRIENCE DES STÉRILETS T-CU 200 ET 300 1717 LE SYNDROME DE JACCOUD 1669 Pierre Fugère, Yvan Girard et Michel Lemay M.Kaludi et Louise Duranceau SUJETS DIVERS ÉPITHÉLIOMA DES GLANDES DE MEIBOMIUS : RAPPORT ; , .D'UNE OBSERVATION AVEC ÉTUDE ULTRASTRUCTURALE 1674 L'EVOLUTION DE LA CHIRURGIE A MONTREAL \u2014 III 1721 Claude D\u2019Amours, Michel Tremblay, Edouard Desjardins Denis Rodrigue et Anne-Marie Mathieu TRANSLOCATION CHROMOSOMIQUE \u2014 (2,18) (q21;q23) ANTHOLOGIE CHEZ UN INDIVIDU SCHIZOPHRÈNE ET SA FILLE 1676 M.DE CALLIÈRES ÉTAIT-IL TUBERCULEUX ?1610 Paul Genest, Louise Dumas et Fernande B.Genest Gabriel Nadeau L'ACTIVITÉ COMPLÉMENTAIRE DANS LES MALADIES A NOUVELLES 1599 INFLAMMATOIRES DU CÔLON oo Co © 1681 Qu L Yvon Giroux, Jacques Boileau NECROLOGIE : 1732 et Michel-François Mignon NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 1749 Dans l\u2019épilepsie\u201d ELE maîtrise les crises et atténue les troubles du caractére.mee toléré dans les cas ou les stabilisation \u2018des patients ENE: réfractaires LCE a de I'épil aux autres provoquent 1 À \u2018anticonvul-\u201d une sédation ¥ excessive Qu MEY AY ~, e, q æ | @ ./ @ md LA Nac.Fall K te a ST RTE > gnements, > Tes r directempe eigy 17 hp plenty 4 Lee *Voir ids indiSations dane fe guide de prescription page 1617 Ia Xe AR] :3 G-5052 TOME 105 \u2014 No MONTREAL \u2014 NOVEMBRE 1976 L'UNION MEDICALE DU CANADA 1872-1976 EDITORIAL MISCELLANY OF ODDS AND ENDS Edouard Desjardins SOCIAL MEDICINE HEALTH AND CONTRADICTIONS OF THE TIMES Gilbert Blain PHYSICAL FITNESS STUDY IN A MONTREAL MALE SAMPLE POPULATION J.L.Bonnardeaux, J.Bonneau and Floyd Johnson NEW TRENDS IN HEALTH AND SANITARY CARE IN PEOPLE'S REPUBLIC OF CHINA Monique Camerlain PSYCHIATRIST AND ALCOHOLISM Jean-P.Chiasson SPECIAL ARTICLES THE RELATIONSHIP BETWEEN TOBACCO AND LUNG ILLNESS IN THE QUEBEC AREA N.D.Huy, D.Parent, S.Cayer, R.Belleau and P.E, Roy MYELOFIBROSIS AND LESIONS OF THE BONE MARROW SINUSOIDAL MICROCIRCULATION Claude Perreault, Jean Lamarche, J.Boileau, R.Lavallée, Michel Lacombe, Y.Bonny and M.G.D'Angelo CELIAC DISEASE IN CHILDHOOD: CLINICAL REVIEW OF 39 PATIENTS Jean-Paul Buts, Claude L.Morin, Claude C.Roy, and Andrée Weber RETROLENTAL FIBROPLASIA AND EXCHANGE TRANSFUSIONS A.Cornet, H.Bard, J.Orquin and B.H.Doray CLINICAL RESEARCHES JACCOUD'S SYNDROME M.Kaludi and Louise Duranceau MEIBOMIAN GLAND CARCINOMA: REPORT OF ONE CASE WITH ULTRASTRUCTURAL STUDY Claude D'Amours, Michel Tremblay, Denis Rodrigue and Anne-Marie Mathieu CHROMOSOME TRANSLOCATION \u2014 (2;18) (921;923) IN A SCHIZOPHRENIC MALE AND HIS DAUGHTER Paul Genest, Louise Dumas and Fernande B.Genest TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 COMPLEMENT ACTIVITY IN INFLAMMATORY BOWEL DISEASE .Yvon Giroux, Jacques Boileau and Michel-François Mignon COLLECTIVE REVIEW FOETO-MATERNAL MONITORING Pierre Guimond, Adrien Dandavino, Gilles Bernier, Robert Gauthier, Paul-André Boileau, Guy Faucher, Bernard Laramée and Jean Sansregret FORUM IS IT MY TURN TO DIE?Danielle Fisch MEDICAL FORMATION CONTINUOUS MEDICAL FORMATION Jacques Cantin CONTINUOUS MEDICAL FORMATION René Dussault THE CONTINUOUS MEDICAL FORMATION OF THE SPECIALIST Osman P.Gialloreto CONTINUOUS MEDICAL EDUCATION de Guise Vaillancourt RESTATEMENT OF QUESTION THE PATHOLOGY AND THE PERINATAL MORBIDITY AND MORTALITY Clément Jean TECHNIC A METHOD OF CONTINUOUS FLOW-FILTRATION-LEUCO- PHERESIS ; Jean Latreille and Pierre D\u2019 Auteuil DETERMINATION OF REFERENCE VALUES FOR 12 ANALYSIS IN AN ACTIVE POPULATION OF QUEBEC AND VICINITY R.Gauvin, J.Talbot, J.-M.Loiselle, M.Page and L.Bergeron OUR EXPERIENCE WITH THE |.U.D.COPPER-T 200 AND 300 Pierre Fugère, Yvan Girard and Michel Lemay Né DES MERE iN SEMEN | Quand [activité mie deläfonction Sauces 818 1 y e st pérturbée® e Dyskinésie oe hE o D slinésie DLAr) 1D o ORjritdavec ou sans CD ale EAI Rg his paalopératoir associées aux TP nauséé * pe ep me : Ie, 24 N ÿ 4 A or > Ie) mr : Aer a mi Le ete AQ 4 4 I Là marque Ongl au = CeJ8l 0 mid PHARMACEUTIQUES | ery La __ (N@RDIE PHARMAG Le modificateur du comportement digestif Indications.Gastrite sub-aiguë, gastrite chronique, Séquelles gastriques d'opérations chirurgicales telles que vagotomie, pyloroplastie.ans ces indications, là où il y a ralentissement de la vidange gastrique, le Maxeran soulage les symptômes tels que nausées, vomissements, douleurs épigastriques, distension abdominale, etc.Intubation du petit intestin: Maxeran facilite et accélère l'intubation du petit intestin.Effets secondaires.De la somnolence et, pius rarement, de l'insomnie, fatigue.maux de tête, étourdissements et dérangements de l'intestin, ont été rapportés.On a rapporté en de rares occasions.des cas de Parkinson et autres syndromes extrapyramidaux.On a rapporté une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises lors de l'emploi du Maxeran chez des patients épileptiques.Précautions.Les médicaments dont l'activité est du type \u2018\u2019atropinique\u201d ne devraient pas être utilisés en même temps que le Maxeran puisque ces médicaments tendent à annuler l'effet du Maxeran sur la motilité gastro- intestinale.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé en association avec des ganglioplégiques ou des neuroleptiques puissants puisqu'une potentialisation de leurs effets pourrait survenir.Le Maxeran ne devrait pas être utilisé chez des patients souffrant d'épilepsie et de syndromes extrapyramidaux à moins que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques d'aggraver ces symptômes.A cause des risques de manifestations extrapyramidales, le métoclopramide ne devrait pas être utilisé chez les enfants à moins que l'indication pour son usage ait été clairement établie.Il ne faudrait pas dépasser la posologie recommandée pour le Maxeran puisqu'une posologie excédentaire ne produirait pas un effet correspondant sur le plan clinique.La posologie recommandée pour les enfants ne devrait pas non plus être dépassée.Contre-indications.Maxeran ne devrait pas être administré à des patients en association avec les inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques.substances sympathicomimétiques et nourriture dont le contenu en tyramine est élevé.puisque la sûreté d'une telle association n'a pas encore été établie.Par mesure de précaution, on devrait laisser s écouler un intervalle de deux semaines entre l'utilisation dune de ces substances et celle du Maxeran.La sûreté d'emploi du Maxeran dans la grossesse n'ayant pas été établie.Il est alors recommandé de ne pas utiliser le produit chez les femmes enceintes à moins que le médecin croit que les effets bénéfiques attendus dépassent les risques possibles pour le foetus.Posologie et administration.Ralentissement de la vidange gastrique Adultes Comprimes.\u2018a à 1 compnmé (5 - 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Liquide.5-10 mi (5- 10 mg) trois ou quatre fois par jour avant les repas.Ampoules.Quand l'administration parentérale est indiquée: une ampoule (10 mg) |.M.ou LV.(lentement).à répéter deux où trois fois par jour si nécessaire.Enfants (5 à 14 ans) Liquide.2.5 à \u20ac ml (2.5 \u2014 5 mg) trois fois par jour avant les repas.Intubation du petit intestin Adultes.Une ampoule (10 mg) IV.\u2014 15 minutes avant l'intubation.D'autres voies d'administration (orale ou intramusculaire) peuvent être utilsées mais avec une plus grande période de latence.Enfants (5a 14 ans) 2.5 à 5ml (2.5- 5 mg) Présentation.Comprimés.Chaque comprimé blanc sécable contient 10 mg de chlorhydrate de métoclopramide.Flacons de 50 et 500 comprimés.Liquide.Chaque mi contient 1 mg de chlorhydrate de métoclopramide.Flacons de 110 mi et 450 ml.Ampoules.Chaque ampoule de 2 ml contient 10 mg de chlorhydrate de métociopramide dans une solution claire et incolore.Conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.Boîtes de 5 et 50 ampoules.Monographie du produit disponible sur demande.NORDIC PHARMACEUTIQUES LTEE PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada.CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d\u2019un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être inédits et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.|| est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L\u2019acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou Universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d\u2019imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémen- 3 taires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie a doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2018auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s'agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l\u2018étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2018observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \"L'Union Médicale du Canada\u2019, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIEME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti. Ll\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS Jean-Marie Albert 5 Pierre Franchebois 7 André Archambault?Michèle Gagnan-Brunette 7 Pierre Audet-Lapointe 7 Jacques Gagnon 7 Raymond Barcelo 7 Marc-André Gagnon 7 Maurice Bélanger 3 Réjean Gauthier?Jacques Bernier 7 Claude Goulet 7 Martial Bourassa 7 Fernand Grégoire 7 Jacques Cantin 7 Pierre Grondin 7 Jean Chagnon 7 Otto Kuchel 7 Claude Chartrand 7 Claude Laberge 19 Gilles Dagenais !° Lucette Lafleur 7 Louis Dallaire 7 Yves Lamontagne 7 Pierre Daloze 7 Gilles Lamoureux 7 André Davignon 7 Louis-E.Laplante 7 Lise Frappier-Davignon Pierre Lavoie 7 Ghislain Devroede 11 René Lebeau 7 Charles Dumas 7 Bernard Leduc Robert Elie 7 Guy Lemieux 7 Maurice Falardeau 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEUR EN CHEF: RÉDACTEURS ADJOINTS: Edouard Desjardins 7 Jacques Cantin 7 ASSISTANT RÉDACTEUR EN CHEF: Camille Dufault 7 Marcel Cadotte 7 Paul Dumas 7 RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Roma Amyot 7 Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard 7 Roger Poisson 7 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer 7 Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 Jacques Turcot !° Jacques Van Campenhout 7 SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: Marcel! Cadotte 7 MEMBRES HONORAIRES Guy Albot 9 Rosario Fontaine 7 Jean-L.Beaudoin 10 Claude Fortier 10 Pierre Bois 7 Gustave Gingras 7 Paul Bourgeois 7 Adélard Groulx 7 Georges Brouet 9 Albert Jutras 1 Paul-Louis Chigot 9 Raoul Kourilsky 9 Jean-François Cier 6 Richard Lessard 19 Paul Letondal 4 Gilles Pigeon 1! Francis Tayeau 2 MEMBRES DE LA CORPORATION Roma Amyot 7 Camille Dufault 7 Paul-René Archambault 7 Origène Dufresne 7 André Barbeau 7 Roger R.Dufresne 11 Jean-Marc Bordeleau 7 Paul Dumas 7 Jean-Réal Brunette 7 Michel Dupuis 7 Marcel Cadotte 7 Jacques Genest 7 Serge Carrière 7 Ghislaine Gilbert 7 Roland Charbonneau 7 Jules Hardy 7 Michel Chrétien 7 Murat Kaludi 7 Edouard Desjardins 7 Simon Lauzé 7 Jean-Louis Léger 7 Charles Lépine 7 Marcel! Rheault 7 Rosario Robillard 7 Claude C.Roy 7 Pierre Smith 7 Léon Tétreault 7 Florent Thibert 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux: 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa: 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke: 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PRÉSIDENT : CONSEILLERS : André Barbeau Edouard Desjardins VICE-PRÉSIDENT : Camille Dufault Michel Dupuis Simon Lauzé TRÉSORIER : Roland Charbonneau SECRÉTAIRE : SECRETAIRE ADMINISTRATIVE : Marcel Cadotte Gabrielle Faucher PUBLICITE Publicité Union ML Ltée 5064, avenue du Parc Montréal, Qué.H2V 4G2 Tét.: (514) 273-3065 membre du [HEE] Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 1598 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles LE DOCTEUR PAUL LETONDAL AU CONGRÈS INTERNATIONAL DE L'HISTOIRE DE LA MÉDECINE Le docteur Paul Letondal a été invité à présider une séance du 25e Congrès international d'histoire de la médecine tenu en août 1976, à la Cité universitaire de Québec.Le docteur Paul Letondal a présenté aussi une « Histoire de la pédiatrie au Canada français » dont le texte paraîtra dans L\u2019Union Médicale du Canada.(Communiqué) NOMINATION DU DOCTEUR GILLES LEBOEUF AU CONSEIL DE LA RECHERCHE EN SANTÉ DU QUEBEC Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, annonce la nomination du docteur Gilles Leboeuf au poste de secrétaire du Conseil de la recherche en santé, en remplacement du docteur André Viallet.LE DOCTEUR ANDRÉ BARBEAU, INVITÉ D'HONNEUR AU SYMPOSIUM SUR LA MALADIE DE PARKINSON Le First Tarbox Parkinson\u2019s Disease Symposium, tenu du 14 au 16 octobre 1976 a Southpark Inn, & Lubock au Texas, comptait au nombre de ses participants le docteur André Barbeau qui a donné une communication intitulée: \u201cNew Approaches in the Therapy of Movent Disorder\u2019s\u201d.Les autres invités d'honneur étaient les docteurs D.B.Calne, J.de la Torre, Roger-C.Duvoisin, T.L.Frigyesi, O.Hornykiewicz et H.L.Klawans.LE DOCTEUR HARRY PRETTY, AU 2e SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LE COMPLEMENT Le docteur Harry Pretty, du service d\u2019hématologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été invité à participer au deuxième Symposium international sur le complément intitulé: \u201cAn international Symposium on the Nature and Significance of Complement Activation\u201d qui a eu lieu à New York les 1, 2 et 3 septembre 1976.Le symposium était organisé par Ortho Research Institute of Medical Sciences.(Communiqué) NOMINATION DE MEMBRES HONORAIRES A L'A.M.L.F.C.Lors de la séance inaugurale du 49e congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, le président général a fait part de la nomination du docteur Claude Laroche, de Paris, délégué officiel de la France, et de M.David M.Stewart, président de la Fondation MacDonald Stewart, à titre de membres honoraires.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 NOMINATION DU DOCTEUR PIERRE BIRON A THE MEDICAL LETTER ON DRUGS Le docteur Pierre Biron, professeur de pharmacologie à l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être nommé membre du comité aviseur de la revue The Medical Letter on Drugs and Therapeutics.(Communiqué) LAURÉATS DE L'A.M.L.F.C.POUR 1976 Lors du 49e congrès de l'A.M.L.F.C.tenu au Château Champlain de Montréal, le directeur du comité scientifique du congrès et membre du comité des activités scientifiques, le docteur Gaston Ostiguy, a présenté les lauréats suivants : 1° Le docteur André Lussier de Sherbrooke: prix de la recherche fondamentale pour son travail sur «l'inhibition de la polyarthrite rhumatoïde par la goutte \u2014 études expérimentales chez l\u2019animal »; 2° le docteur Yves Lamontagne de Montréal: prix de la recherche clinique pour son rapport sur « l\u2019entraînement à la rétroaction encéphalographique (Alpha) et électromyo- graphique dans la prévention de l\u2019abus des drogues »; 39 le docteur Pierre Beauchamp de Montréal pour son texte sur «le ligament croisé antérieur: anatomie, fonction et remplacement prosthétique ».HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR PIERRE LAROCHELLE L\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal est heureux de souligner la nomination du docteur Pierre Laro- chelle à la présidence du Conseil consultatif de pharmacologie du Québec, organisme qui relève de la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec.Le docteur Pierre Larochelle, pharmacologiste, est directeur de la clinique de l\u2019hypertension artérielle de l'Institut de recherches cliniques de Montréal.(Communiqué) LE NOUVEL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION MEDICALE DU QUEBEC Le nouvel exécutif de l\u2019Association médicale du Québec est composé des docteurs Sylvain Laporte, président, Mar- cien Fournier, président du conseil, Claude d\u2019Amours, premier vice-président, Everett L.Coffin, deuxième vice-président, Claude D.Lauriault, troisième vice-président, Lorraine Trempe, secrétaire, Fabien Poulin, trésorier, et Jean- Paul Couture, président sortant de charge.(Communiqué) LA PARTICIPATION DES CHIRURGIENS CANADIENS AU CONGRÈS DE CHICAGO Le congrès de Chicago de l'American College of Surgeons a eu lieu du 11 au 16 octobre 1976.1599 Parmi les centaines de participants aux divers secteurs du programme, on remarque les noms et le thème des communications faites par des médecins de Montréal: Lundi 11 octobre, les docteurs Lloyd D.MacLean, Anna M.Daniel, Harry M.Shizgal (Endogenous fuels in experimental shock).Allen H.Spanier, John B.Pietsch, Jonathan L.Meakins, Lloyd D.Maclean et Harry M.Shizgal (The relationship between immune competence and nutrition) du Royal Victoria Hospital de Montréal.Le méme jour, au programme de la transplantation des organes, on notait les noms des docteurs Frank M.Gutt- man, Pierre Robitaille, Jacques Lizin et Hervé Blanchard (Functional parameters of frozen-thawed auto-transplanted canine kidneys) de l'hôpital Sainte-Justine de Montréal.Au programme de chirurgie cardiaque, on releva les noms des docteurs Dennis M.Richardson, Allen H.Spa- nier, Anthony R.C.Dobell et Harry M.Shizgal (Body composition following hearth valve replacement), et Oldrich Bubenik et Jonathan L.Meakins (Neutrophil chemotaxis in surgical patients: effect of cardio-pulmonary bypass) du Royal Victoria Hospital.Au programme cancer, on retint les noms des docteurs Maximo Flores, David P.Thompson et John K.Mac- Farlane (The effect of surgery on antitumor immunity as measured by the tube leukocite inhibition assay in breast cancer) du Montreal General Hospital Research Institute.Le 12 octobre 1976, le docteur Lloyd D.MacLean était l'animateur du symposium sur «les méthodes de diagnostic » et le même jour, au programme sur « les problèmes pulmonaires », on retrouva le nom du docteur André Du- ranceau, maintenant de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, comme coparticipant avec les docteurs David C.Sabiston, Robert H.Jones, Glyn G.Jamieson et Walter G.Wolfe, dans une communication conjointe intitulée: The influence of heparin and isoproterenol on ventilation and perfusion following pulmonary embolism.SYMPOSIUM SUR LA PHYSIOLOGIE PÉRINATALE ET SES APPLICATIONS EN CLINIQUE OBSTÉTRICALE Ce symposium tenu sous les auspices de l'Université de Montréal, de McGill University et de The American College of Obsterics and Gynecology, se tiendra a l'hôtel Bonaventure de Montréal les 11, 12 et 13 novembre 1976, sous la direction scientifique des professeurs Jacques R.Rioux, Frederick Naftolin, Harry Bard, Alberto de Leone et Robert Usher.Les organisateurs seront aidés dans la présentation des conférences par les docteurs Anderson, Beer, Benirchke, Edouard Bolté, Caldeyro-Barcia, Challis, Cudmore, Effer, Gibb, Harding, Hobbins, Korenman, Kubli, Bernard Leduc, Leventhal, Jacques Lorrain, Low, Mann, Marshall, Novy, Patrick, Jean Robillard, Rosen, Solomon, Spellacy, Towell, Tulchinsky et Jacques Van Campenhout.(Communiqué) LA CONFÉRENCE MERCK À L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL Le docteur Ronald Hancock, de l'Institut suisse de recherches expérimentales sur le cancer, de Lausanne, Suisse, 1600 était l'invité de l'Institut du Cancer de Montréal le 5 octobre dans le cadre du programme de Conférences Merck de cancérologie.Il traita de problèmes reliés à la structure et la replication des chromosomes.Le docteur Hancock s\u2019est acquis une réputation mondiale par ses travaux en biologie cellulaire et moléculaire.Il a mis au point des méthodes originales qui ont permis de mieux définir la structure et le comportement des chromosomes au cours de la division cellulaire.Le cancer étant primordialement un problème de régulation de la prolifération des cellules, de telles études peuvent nous éclairer sur les mécanismes par lesquels la duplication des chromosomes devient anarchique dans la croissance cancéreuse, (Communiqué) MEMBRES EMERITES DE L'A.M.L.F.C.Le 6 octobre 1976, à l'hôtel Château Champlain, à l'assemblée inaugurale du 49© congrès de l'A.M.L.F.C., les docteurs Annie Powers, Albert Jutras et Raymond Caron ont été nommés membres émérites de l'Association, LE PREMIER SYMPOSIUM DU CENTRE DE BIO-ÉTHIQUE Le premier symposium organisé par le Centre de Bio- éthique inauguré le 23 septembre 1976 à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, à eu lieu le 8 octobre 1976.à Fhôtel Lowes La Cité de Montréal.Il avait pour titre: « Pleins feux sur la médecine moderne: une critique de ses structures».Les professeurs David J.Roy, directeur du Centre, G.L.McKnight, Irving K.Zola, Ivan D.Illich, David F.Horribin et John C.Beck ont été les orateurs au programme.(Communiqué) LE PREMIER CONGRES DE CHIRURGIE FRANCO-QUEBECOIS Le premier congrès de Chirurgie franco-québécois a eu lieu a l'hôtel Méridien de Montréal les 6, 7, 8 et 9 octobre 1976, sous les auspices de l'Association des chirurgiens généraux de la province de Québec et l'Association française de chirurgie.Le congrès a réuni comme participants actifs les docteurs Jacques Côté de Québec, André Sicard de Paris, Jean-Panet Fauteux de Montréal, Claude L.Fortin de Québec, Pierre Lavoie, André Péloquin, Denis Bernard, Jacques Cantin, Fernand Laurendeau, Osman Gialloretto, Paul Cartier, Jules Trudel de Montréal, Louis Dionne de Québec.Jean-Claude Patel, David Rignault, Jean l.oygne et Claude Olivier de Paris, Jacques Descôtés et Marcel Mayer de Lyon et le docteur Michel Verhaeghe de Lille qui a donné une conférence intitulée: « Y a-t-il une place pour une chirurgie limitée dans le traitement des petits cancers du sein ».Le comité scientifique canadien était composé des docteurs J.Cantin, président, Denis Bernard, Ghislain De- vroede, Pierre Dugal, Claude I.Fortin, Guy Legros, Picard Marceau et Richard Margolese.L'UNION MÉDICALE DU CANADA S 2 7 NN WN 7 se .S Yi Ti A Al .4 s a .A v A \\ \\ .5 A : \\ Ve a = S _ ee\u201d a S WN s .>.SN = = .= ho \u201csee A Lo - = .ou AN = Ne S A Me .i.>» - .5 .io \u201c 7 ù .\u201ca A WH CC .Tn a+ ._ .U .\\ \\ wo a» ti = .\\ .Ni CE NN .- .\u2026 S \\ .2 S LS a Un ot AN .he .c x - \u2018\u201c i \u2018 = ., + ° .nN - a .i .SN , \\ \u2026 I \u201c N be _ .NN 0 _ &.ou > .= + Ts a MN .cH = | .A S .Lu NY .=.2 .= is oe Mau .N\\A & .Wig \\ WW ~ ey AN O É a SN A N = AN \\ a HY .os, - LL OO us a == = A » 0 N SE 5 i NN .S >.- - 0 \\ N NE 28 a\" .» a , a Wl - a Ta - $ f a Vs .wy .a 7 \\ = N A Tn a \\ .\u2014 .= N : .La Nu Eo \\ vi, W ok A \\ ?SN A \u201c\u2026 \u2018 \u201c.\u2026 S ° \u2026 S S ; ot \" .aa A \\ i NE i Le he \u2026 a we .A we - BS En iN oh iy Se HED ale LR DATE SESE lt Fates SYMPOSIUM DE L'ACADÉMIE CANADIENNE DE TOXICOLOGIE CLINIQUE ET ANALYTIQUE (Membre de la Fédération mondiale de toxicologie OMS) ) « Pharmacologie et toxicologie des benzodiazépines » est le thème du symposium qui se tiendra à l\u2019hôpital Santa Cabrini le 12 novembre 1976.Le programme préliminaire est le suivant: \u2014 Bienvenue au symposium: docteur Clément Richer, chef, service de toxicologie, hôpital Santa Cabrini, secrétaire de l'Académie.\u2014 Pharmacologie générale des benzodiazépines: docteur Silvio Garattini, directeur, Institut Mario Negri, Milan, Italie, \u2014 Pharmacocinétique et dosages des benzodiazépines: docteur Gilles Caillé, Ph.D, professeur agrégé, département de pharmacologie, Université de Montréal; consultant, service de toxicologie, hôpital Santa Cabrini, et le docteur Jean-Guy Besner, Ph.D, Institut de recherches psychiatriques de Joliette; consultant, service de toxicologie, hôpital Santa Cabrini, \u2014 Pharmacologie et toxicologie clinique des benzodia- zépines: docteur David J.Greenblatt, Clinical Pharmacology Unit, Massachusetts General Hospital, Boston.\u2014 Discussion-panel.Modérateur: docteur Gabriel Plaa, directeur, département de pharmacologie, Université de Montréal.Participants: docteur Silvio Garattini, docteur Gilles Caillé, docteur Jean-Guy Besner et docteur David J.Greenblatt.\u2014 Conclusion: docteur Yves Lacasse, A.B.M.T.(AACT), consultant, service de toxicologie, hôpital Santa Cabrini, président de l\u2019Académie.(Communiqué) PRIX D\u2019EXCELLENCE 1976 DÉCERNÉS PAR L'A.M.L.F.C.Quatre prix d\u2019excellence ont été octroyés lors du 49° congrès de l'A.M.L.F.C.aux étudiants finissants des universités Laval, Montréal, Sherbrooke et Ottawa: les docteurs Marie-Dominique Beaulieu (Laval), Louis-Georges Sainte-Marie (Montréal), Serge Côté (Sherbrooke) et Louise Coulombe (Ottawa).LE 18e SÉMINAIRE CANADO-AMÉRICAIN Le 18e séminaire annuel Canada-États-Unis se tiendra les 11 et 12 novembre 1976, à l'Université de Windsor, Ontario.Le thème du séminaire portera sur «les changements dans le concept de la distribution des soins de santé en Amérique du Nord ».SYMPOSIUM SUR LA VACCINATION Un symposium sur la vaccination organisé par le docteur Jean Joncas a eu lieu à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal le 25 septembre 1976.Les professeurs invités étaient les docteurs Richard Mo- risset, Armand Boudreault, Bernadette McLaughlin, Jean Joncas, Gérard Martineau, Luc Chicoine, Pierre Déry et Gilles Delage.(Communiqué) 1602 COURS DE SPECIALISATION EN CHIRURGIE GENERALE DONNES A L'HOPITAL NOTRE-DAME Quinze cours sur la pharmacologie chirurgicale et l'hématologie chirurgicale ont été organisés par le département d'éducation médicale continue de l'Université de Montréal.Ils se donneront tous les mercredis de septembre 1976 au 12 janvier 1977.Les professeurs invités seront les docteurs J.P, Bossé, Guy Legros, Hugues Beauregard, J.A.Neemeh, R.M.Gué- vin, P.Molina-Negro, L.Authier, J.Couture, R.Meloche.A.Bachand, André P.Archambault, H.P.Villard, Jacques Gagnon, Maurice Parent et maitre J.E.Bisaillon.(Communiqué) HONNEUR CONFÉRÉ À L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL La revue Cancer Research a consacré la page couverture d\u2019un de ses numéros récents aux fondateurs de l'Institut du cancer de Montréal, les docteurs Antonio Cantero et Louis-Charles Simard.LES CONFÉRENCES PFIZER À L'I.R.C.M.Les conférenciers Pfizer de l'Institut de recherches cliniques de Montréal ont été, le 13 septembre 1976, le docteur J.Denis McGarry de Dallas (Hormonal Control of Ketogenesis: Biochemical aspects); le 17 septembre 1976, le docteur Serge Fermandjian de Saclay, France (Etude sur la conformation des peptides); le 27 septembre 1976, le docteur Sol Berl de New York (Actomyosin-like Protein of Brain: Possible Role in Neurotransmitter Release et Electron Microscopical Studies of Actin Associated with Synaptosomal Membranes); le 4 octobre 1976, le docteur D.T.Armstrong de London, Ontario (Tropic Regulation of Gonadal Steroidogenesis).(Communiqué) LANCEMENT DE L\u2019« INTRODUCTION À L'ÉPIDÉMIOLOGIE » L'« Introduction à l'épidémiologie » du docteur Milos Jenicek vient de paraître aux éditions Edisem.Elle présente une méthode générale du travail pour l'étude des conditions d'apparition des problèmes de santé communautaire, l'identification des facteurs étiologiques et l'analyse des méthodes d'intervention active sur la propagation de ces problèmes dans la population.Cet ouvrage reflète l'expérience de l'auteur en médecine préventive, en recherche et en enseignement tant en Furope, qu'en Afrique et sur le continent nord-américain.L\u2019« Introduction à l'épidémiologie » intéresse un large public: étudiants en sciences de la santé, médecine, soins infirmiers, médecine dentaire et vétérinaire, diététique et alimentation, activité physique, réadaptation, hygiène et santé publiques, enseignants, cliniciens.Le docteur Milos Jenicek est professeur agrégé de médecine sociale et préventive à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.La préface est des docteurs Louis et Geneviève Massé, de l'École de Santé publique de Rennes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA sage tits a » i sigan 8 i EA A 0 dti, Rit AM it igi: i th HH ik SHH Hifi kik 3 i i ÿ 5 i iy it % 14 an + ; % À y N // à i id bh a En 2 5 i fy Li 3 F Hh 5 Bi H | Te ol ith A it: = io 744 H } i LL) mh a > i ÿ i li | is i ascal in i .= 2 5 .Le eu de id PR eh \u201d pe 7 =.À À Ë > rs i 1 i J : i C v ; A I i, : 0) i, y | id io 4 A ; i ! GX a i iy ti 1 i 13 = A i i Sn Se dre i a phi pn A hi K 2 = al i 8 i nl ii Ë x | 1 » ee 4 A i A i i 4 > 5 i ; à \u2018 ch bh ÿ at me 5 Fi L .if Ta À au 7 ioe | § ha 7 1 i = ÿ i = uj i Act, Ë ji À A 4 a i) | Ek i J = se F A br.Ÿ si HOT A y 5 Ril B ; 3 i it 0 i a je En i Hi H i i try A À il i | i À LA ù ; fin i i i N ve Mi : i hs A i pu i 1 a i 5 0 Td ¥ en th! iy i ; x x A à 4 : A i k 3 of À \u201c fi Si i i : whe i i i ta ok ot ie i Ly i 5e i w J 4 si A vi ' M ! i i i i i Ri re i w y | A | in, ¥ iy Ey i i ny he i i i iy i © o En i Fw il fi i is A 4 bi i hi il de it 5 Li Cr Ty i A du - en, 5 © loo re t chniqu ra oy bi bit fy A re i iy i i RIS = % ig § § i Ü x pu Less = Pc al, 4 jo Ë A 7 - & y iy dy Ÿ I ; il En Be ; A i rr a J Ei oh hr oh = % 7 pr ih [0] i x E i a gi PT Ri ah ds ÿ E A i i fe sn A i ty i A a 4 1 à i jo fi iit h Ey A i Hl 1 | 5 ques i i ly .ihe q | a f I # i i Hid À sa .5 A 7 i i) fi Le Ÿ ÿ q a ST 5 = jo i 1 ï i ih Si = 3 bi ne i ÿ ; i i 5 = = i i 2 = 2% 2%: v a J = de.ah 1 & à À Ÿ À 54 es Et iy a en 1 by il = en i ji} ÿ a a f a Er ™ M 4 pa i i it Vs a oH y cl) ji) 1 u A 5 u Le à Ÿ einer 55 4 ih yf: fi i ly iy i M Ws es SF hy in i rires cu oh he x C ny ijn et, | 1 it) i y = VA sn i À = li hd se i oh a ty i i qu & ig i 5 i i i ig 5 1, iy Ma à i i ii ha, i i snail Sh 5 pm de À fhe i nl ï A, A x.ä ad Bi a ie % an 1 = J A qe N} i.wi i i hi i id = i 4 ii hi ol Hs If i e = ly i § iat T M i i hy ha Es à BA ce 3 Li Foy ty ce a ñ i Ein A.Bi mf fi bi in 2! 4 i i ii che i li I >, x i Ui des ® f | 1 Hi SL i Ki © bi fg i i = i 1 i, Ke M by i ti emar i J i i: i qu 7 h = , i hg! ph ih fle EN id by i 4) i 4 Hi À in % Li i hi i me hy pi: ti i Bh | in - a CR mn oo as i Inhibition ou destruction des cellules Parmi les antibiotiques des deux grands groupes\u2014les bactériostatiques et les bactéricides \u2014 les tétracyclines, les sulfamides et le chloramphénicol sont des exemples de ceux qui préviennent la prolifération des bactéries.Ils exercent un effet bactériostatique.Or, nos travaux actuels touchent surtout les substances de l\u2019autre groupe, comprenant les pénicillines et les céphalosporines qui ne font pas qu'\u2019inhiber les germes mais les détruisent, c\u2019est-à-dire les bactéricides.Les séquences suivantes illustrent de façon saisissante les étapes successives de la destruction des cellules bactériennes.La modification de la synthèse de la paroi cellulaire sous l'effet de l\u2019antibiotique se traduit par l\u2019affaiblissement de la paroi qui, subséquemment risque de se rompre.En conséquence, le cytoplasme se gonfle, formant un appendice sphérique appelé sphéroplaste, illustré ici sur des cellules de colibacilles.Le sphéroplaste, osmotiquement très fragile, éclate bientôt causant la lyse et la nécrose de la cellule.les substances bactéricides agissent sur la paroi des cellules L'autre effet consiste en l\u2019inhibition de la division cellulaire menant à la formation de cellules anormalement allongées.Dans le cas des pénicillines et des céphalosporines, l'effet général sur la cellule dépend de la vitesse relative des deux processus.Si l'effet consiste primordialement en la formation de sphéroplastes, la lyse est rapide.D'autre part, si l\u2019activité est principalement la division cellulaire, on assiste à la formation de cellules très allongées et la lyse est retardée. ei { HI fist Preuve spectaculaire que \"Amoxil est plus que seulement une autre ampicilline.sn Ws Culture de colibacilles normaux.Vingt minutes après l'addition d'ampicilline, les cellules demeurées D'autre part, dans une culture de colibacilles traités avec actives sont nettement allongées.l\u2019amoxicilline, l'allongement des cellules est moindre après 20 minutes et la formation de sphéroplastes est déjà commencée.Après 40 minutes, l'allongement des cellules est plus prononcé encore, La majorité des cellules accuse la formation de sphéroplastes après 40 sans formation de sphéroplastes.minutes.Après 60 minutes, on constate la formation de sphéroplastes et un Après 60 minutes, l\u2019amoxicilline a produit une lyse presque totale.On début de lyse a procédé également à une comparaison des taux bactéricides de l\u2019amoxicilline et de l\u2019ampicilline à l'égard d\u2019autres bactéries telles que les Proteus mirabilis et les Salmonella typhi.La différence est plus marquée encore entre l\u2019amoxicilline et la céphalexine contre les colibacilles.Dans le groupe des pénicillines et des céphalosporines, l\u2019ampicilline et la céphalexine produisent d\u2019abord un allongement anormal des cellules qui demeurent viables avant que la lyse ne survienne finalement.Au cours de cette période, la régénération des cellules normales est susceptible de se produire si la concentration de l\u2019antibiotique atteint un niveau inférieur à celui auquel se produit l\u2019inhibition.Avec l\u2019amoxicilline, les cellules ne s\u2019allongent pas de façon indue et la lyse est particulièrement rapide. XiL AMOXICILLINE ) La pénicilline a large spectre de la nouvelle génération associe un début d'action rapide et des niveaux sanguins élevés (deux fois plus élevés que ceux atteints avec l\u2019ampicilline) pour une efficacité thérapeutique remarquable; la toxicité associée à l'importance des prises est particulièrement rare.Absorption orale remarquable Effet bactéricide rapide.Niveaux sanguins constamment élevés 6- oan même en présence de troubles de l\u2019absorption et sans tenir compte de 5 - l'heure des repas.= 4- @ Absorption presque complète pour une : (50 ma Core vrais) efficacité maximale et rares effets 89 secondaires gastro-intestinaux.5 5 oO @ Concentration urinaire élevée.@ Prix acceptable.0 Heures @ Commodité des trois doses par + , veo ., Concentrations sériques moyennes d\u2019amoxicilline et d\u2019ampicil- jou r\u2014 regu ] arité des prises assurée.fine obtenues avec une dose orale unique de 250 mg au cours d'une étude croisée avec 12 sujets à jeun Activité bactéricide à large spectre Film « @ ° ° > e = @ z 2 dis onible .© v @ 21s |§ w|2 £ 3 a\u201c Cc @ Ele |JÉ13/51E ÉJëlé|E _|z 5 |#|S181E 18/2/8812 ale a ©|:| 3 =| 2 > =e 1g = 2 £1e|218 ll = S 18 S12|5|2 Els) 28% 3 ss 2 2: e|/e|s|6 Si \u20ac cl z|\u20ac alglg 5 25331212].E|SI5/|S/ 3/2 21812 2 set s|g S|ete|cle= Elz e|a|» = 9125|8/8/8/8/5/ 5/2] 2/o|212 =|= = Ë 0 |22|8/818/8/2/5/ 2/51/1818 2 #21#j fe (ss PIS |S/2 8/52 /2/E15/ 5) É|S158/2 2/12/8218 S155 8121921513) 21 21215 IE/S IE ÉJÉ|P(S1S Sé/|E]JElE] 2121 | 6/8) 38/5109 =|#||21!2}2 SIGE Gls 61510 (0|2/12}1|d jwin|{n|u|à|a Les photomicrographies remarquables des trois pages qui AMOXIL précèdent sont extraites d\u2019un film de 20 minutes intitulé \u2018Les antibiotiques vus au microscope\u201d.Organisez une Pénicilline G : | présentation du film par l\u2019intermédiaire de votre Céphalexine représentant Ayerst ou écrivez à l'adresse suivante: Ampicilline Erythromycine Filmathèque Laboratoires Ayerst Tétracycline 1025, boul.Laurentien Saint-Laurent, Québec.Sulfamide Gram posiifs Gram négatifs MENIBRE LABORATOIRES AYERST UOTE substitut A J ACIM Division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada FLL *déposé Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC de Ix Me Ne \\\\\\ La (amoxicilline) La pénicilline à large spectre de la nouvelle génération INDICATIONS ET POSOLOGIE Infections des oreilles, du nez et de la gorge à streptocoques, pneumocoques et staphylocoques pénicillino-sensibles; infections des voies respiratoires supérieures à H.influenzae; infections des voies génito- urinaires à colibacilles, a P.mirabilis ou a S.faecalis; infections de la peau et des tissus mous a streptocoques, a staphylocoques pénicillino-sensibles et à colibacilles.POSOLOGIE: ADULTES 250 mg aux 8 heures ENFANTS 25 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures Dans les infections graves ou lorsque la nature des microbes déterminée par l\u2019anti- biogramme rend souhaitable des niveaux sanguins plus élevés, il peut être nécessaire de majorer les doses à 500 mg aux 8 heures pour les adultes et à 50 mg/kg/jour en prises fractionnées administrées aux 8 heures pour les enfants.Chez ceux-ci, la posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Dans les infections des voies respiratoires inférieures à streptocoques, à pneumocoques, à staphylocoques pénicillino-sensibles et à H.influenzae: POSOLOGIE: ADULTES 500 mg aux 8 heures ENFANTS 50 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures La posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Urétrite à N.gonorrhoeae: une dose unique orale de 3 g CONTRE-INDICATIONS Antécédents d'allergie aux pénicillines et aux céphalosporines.Monographie du produit délivrée sur demande.PRÉSENTATION AMOXIL-250, gélules\u2014la gélule contient 250 mg d\u2019amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-500, gélules\u2014la gélule contient 500 mg d'amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-125, suspension \u2014 125 mg d'amoxicilline aux 5 mi, en flacons de 75 ml et 100 mI AMOXIL-250, suspension \u2014 250 mg d'amoxicilline aux 5 mil, en flacons de 75 mi et 100 mI AMOXIL, gouttes pédiatriques\u2014en flacons de 15 ml (50 mg/ml)\u2014compte- gouttes fourni Il n'y a pas de substitut A t pour la qualité yers LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC \u201cdéposé 13e JOURNÉE CLINIQUE DU JEWISH GENERAL HOSPITAL La Journée clinique 1976 du Jewish General Hospital sur le thème: « Perspectives nouvelles dans le traitement du cancer » a eu lieu le 20 octobre 1976, sous la direction du docteur Richard G, Margolese.Les conférenciers étaient les docteurs M.A.Gold, Mark A.Wainberg, R.G.Margolese, James Holland, Jordon O.Gutterman, Yosef H.Pilch et Emil Frei.(Communiqué) CONFERENCE SUR LES UNIVERSITES DU TROISIEME AGE M.Pierre Vellas, professeur de droit et de sciences économiques de Toulouse, a donné le 23 septembre 1976, à l\u2019auditorium du Pavillon Frank Dawson de l'Université McGill, une conférence intitulée: « Les universités du troisième âge ».(Communiqué) COURS DE BIOLOGIE CELLULAIRE DONNÉS À L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Les cours de biologie cellulaire, organisés par le docteur Michel Chrétien, sous les auspices de l\u2019Université de Montréal, de l'Université McGill et de l\u2019Institut de recherches cliniques, auront lieu les: 9 septembre \u2014 Morphologie de la cellule: Y.Clermont.16 septembre \u2014 Structure et fonctions du noyau I \u2014 chromosomes: J.Lafontaine.23 septembre \u2014 Structure et fonctions du noyau II \u2014 nucléole: R.Simard.30 septembre \u2014 Chimie et métabolisme des acides nucléiques: M.Fraser.7 octobre \u2014 Réplication et réparation de l'ADN: R.Hand.14 octobre \u2014 Transcription: L.Kleiman.21 octobre \u2014 Translation chez les prokaryotes et les euka- ryotes: D.P.S.Verma.28 octobre \u2014 Idem.4 novembre \u2014 Métabolisme des acides aminés: C.Scriver.11 novembre \u2014 Chimie des protéines: M.Chrétien.18 novembre \u2014 Idem: M.R.Sairam.25 novembre \u2014 Cinétique enzymatique et allostérie: F.Lemay.2 décembre \u2014 Fonctions cellulaires des hydrates de carbone: N.Kalant.9 décembre \u2014 Chimie et distribution cellulaire des lipides: Y.Martel.16 décembre \u2014 Métabolisme et transport des lipides: E.Rasio et J.Davignon.6 janvier \u2014 Génétique moléculaire: T.Bradley.13 janvier \u2014 Recombinaison génétique: T.Bradley.20 janvier \u2014 Contrôle génétique: J.Spencer.27 janvier \u2014 Transformation cellulaire: P.Jolicoeur.3 février \u2014 Cycle cellulaire: C.Brailovsky.10 février \u2014 Morphologie de la membranne: P.Seeman.(Communiqué) 1607 ans ne y a\\e me ÆS (NS \"Te çomP® où eal dose + qo p\\e 4 Le - game _ 5 \\e x(a ax \\( ges 11009 awa ence RO che pes 8\" a wee e\\ ploê neue D aoc?nce ob pr me pal Bac CON au © om opt cie etd ord?aire out un se) sP ax \\ ces ue deu et (ma pus con® Pwo La même efficacité thérapeutique avec deux fois moins de comprimés.La résistance bactérienne est rare Une étude de la sensibilité bactérienne, effectuée de 1971 à 1974, a démontré qu\u2019avec le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019, la résistance bactérienne ne présente aucun problème majeur; à cet égard, le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est supérieur à l\u2019ampicilline et à la plupart des autres antibactériens.Action bactéricide Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est un antibactérien à large spectre d'action; ses deux composants réalisent métiéiitétttitides Dans une étude clinique portant sur des enfants atteints d'infections respiratoires, on a obtenu de bons résultats dans 72.2% des cas traités au \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019, par rapport a 53.7% des cas traités à l\u2019ampicilline.1 Salzberg, R., Comparaison clinique et bactériologique du Bactrim et de l'ampicilline en pédiatrie.Travail présenté à la réunion annuelle de la Société suisse de Pédiatrie, mai 1971.Voir page 1610 pour résumé posologique.une association synergique au pouvoir bactéricide.Absence relative d\u2019effets secondaires Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est bien toléré par la plupart des malades; il cause rarement de la diarrhée et, chez les personnes normales, les altérations hématologiques sont peu fréquentes.**Causées par des organismes sensibles.Hoffmann-La Roche Limitée : Vaudreuil, Québec FR | | | | 5 | ii I Bactrim DS Roche Résumé posologique Indications Infections suivantes causées par des organismes sensibles: m Infections de l\u2019appareil respiratoire supérieur et inférieur (en particulier la bronchite chronique, et y compris l\u2019otite moyenne aiguë et chronique) u Infections de l\u2019appareil génito-urinaire; cystite, pyélonéphrite; urétrite (y compris l'urétrite blennorragique sans comptica- tions), prostatite, vaginite, cervicite et salpingite aiguës, récurrentes et chroniques ulnfections gastro-intestinales N'est pas indiqué dans les infections à Pseudomonas ou à Mycoplasma, ni dans les infections virales.Contre-Indications.En présence de lésions graves du parenchyme hépatique, de dyscrasies sanguines ou d'hypersensibilité connue à la trimétho- prime ou aux sultamides, ainsi que chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave, lorsque l'on ne peut déterminer régulièrement les concentrations sériques.Ne doit pas être administré aux nouveau-nés (surtout les prématurés) pendant les premières semaines de vie.À l'heure actuelle, il est contre-indiqué pendant la grossesse.Réactions adverses Les plus fréquentes: nausée, vomissements, troubles gastriques, rash.Moins fréquentes: diarrhée, constipation, flatulence, anorexie, pyrosis, gastrite, gastro-entérite, urticaire, céphalée et altérations hépatiques (élévation anormale des phosphatases alcalines et des transaminases sériques).Occasionnelles: glossite, oligurie, hématurie, tremblements, vertige, alopécie et élévation de l'azote uréique et de l'azote non protéique du sang et de la créatinine sérique.Altérations hématologiques transitoires et réversibles, observées chez des vieillards surtout (principales: neutropénie et thrombo- cytopénie; plus rares: leucopénie, anémie aplasique ou hémolytique, agranulocytose et hypoplasie médullaire).Précautions Comme pour les autres sulfamides, il convient de mesurer les risques aux avantages prévus chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou rénale, d'obstruction des voies urinaires, de dyscrasies sanguines, d'allergie ou d'asthme bronchique.Il faut garder à l\u2019esprit la possibilité d'une surinfection par un organisme non sensible.Posologie et administration Adultes et enfants de 12 ans et plus Dose habituelle: 1 comprimé \u2018Bactrim' DS \u2018Roche\u2019 ou 2 comprimés pour adultes, deux fois par jour (matin et soir).Dose minimum et dose pour traitement prolongé: % comprimé \u2018Bactrim\u2019 DS \u2018Roche\u2019 ou 1 comprimé pour adultes, matin et soir.Dose maximum (infections graves): 1% comprimé \u2018Bactrim\u2019 DS \u2018Roche\u2019 ou 3 comprimés pour adultes, matin et soir.Présentation Comprimés DS, contenant 160 mg de triméthoprime et 800 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Comprimés pour adultes, contenant 80 mg de triméthoprime et 400 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Le \u2018Bactrim\u2019 \u2018Roche\u2019 est également disponible sous forme de suspension (aromatisée à l'anis) et de comprimés pédiatriques.Monographie disponible sur demande.* Marque déposée de Hoffmann-La Roche Limitée ®Marque déposée Len, DS Tabs #2 £2 78.12) \u2014\u2014 Hoffmann-La Roche Limitée » Vaudreuil, Québec anthologie M.DE CALLIÈRES ÉTAIT-IL TUBERCULEUX ?Gabriel NADEAU NOTE DU RÉDACTEUR Ce nouvel article du docteur Gabriel Nadeau parut en mars 1938 dans une revue éphémère qui lui causa une injustice grave en omettant involontairement son nom et en négligeant de lui soumettre les épreuves d'imprimerie.Le docteur Gabriel Nadeau, à notre demande, a rajeuni son texte qu\u2019il présente aujourd'hui à nos lecteurs.E.D.Le 24 mai 1703, jour de l\u2019Ascension, M.de Cal- lières était à entendre la grand\u2019messe dans la cathédrale de Québec, quand il se mit tout à coup à rendre le sang par la bouche.On le transporta en grande hâte au château Saint-Louis.L\u2019hémorragie continua et, le lendemain, l\u2019état du malade empirant, on fit venir le notaire Chambalon.H était dix heures du soir quand le « haut et puissant seigneur Mre Louis Hector de Callières, chevalier de l\u2019ordre militaire de Saint-Louis, gouverneur et lieutenant général pour le Roy en tout ce pays de la Nouvelle- France, gisant au lit malade dans sa chambre au Chateau de Saint-Louis de cette ville de Québec », eut fini de dicter ses dernières volontés !.Il ne restait plus qu\u2019à signer.Mais le gouverneur est si faible qu\u2019il n\u2019en a pas la force.À deux reprises il trace des ronds au bas de l\u2019acte.Finalement, il parvient à écrire quelque chose qui ressemble à Cllillres.Chambalon note alors dans la marge: « le d.seigneur testateur n\u2019ayant pu signer exactement à cause du grand tremblement de sa main quoy qu\u2019il y ayt cs- sayé par trois diverses fois mais d'une manière sy tremblante qu\u2019il n\u2019est pas possible de lire sa signature à laquelle l\u2019on ne peut distinguer que les deux premières lettres Ca.» \u201c Les vomissements de sang continuent ct le gouverneur expire le lendemain, 26 mai.Il avait 64 ans 3.Deux jours plus tard, il est inhumé dans l\u2019église des Récollets.Il avait déclaré dans son testament qu'il avait « une singulière dévotion d\u2019être inhumé et enterré en l\u2019église des Révérends Pères Récollets de cette ville desquels il est syndic apostolique » ct il avait demandé « que son cœur soit séparé de son corps et mis dans une boiste de plomb L'UNION MÉDICALE DU CANADA ou dargent pour ensuite estre déposé ès mains des Révérends Pères Récollets.» * Nous connaissons deux relations de la mort de Callières.La première est celle que nous a laissée la Sœur Juchereau de Saint-Ignace « Dieu nous enleva M.le chevalier de Callières gouverneur général, homme d\u2019un mérite très distingué.( ) Il avait peu de santé, la goutte le tourmentait souvent; mais ce qui le fit mourir fut un vomissement de sang qui le prit dans la cathédrale pendant la grand\u2019messe le jour de l\u2019Ascension.ll ne vécut que fort peu de jours.Il fut enterré aux Récollets, à côté de son prédécesseur.» 5 La deuxième relation, qui contredit en apparence la première, est de Gédéon de Catalogne.Flle n\u2019est longue que de quatre mots: le gouverneur mourut de ses gouttes.« M.de Callières mourut de ses gouttes, et la petite vérolle fut si violente à Québec, qu'il y mourut environ le quart des habitants.» © Un mot avant d'aborder le diagnostic.Si nous examinons de près le texte de la Sœur Juchereau, nous voyons que le gouverneur fut pris d\u2019un vomissement de sang pendant la grand\u2019messe, et que, apparemment, cette hémorragie continua pendant les jours qui suivirent.Le gouverneur en effet mourut de ce vomissement de sang et non des suites ou des complications de ce vomissement.L\u2019hémorragie aurait donc été une hémorragie fractionnée.Si nous mettons la goutte de côté pour un moment, le premier diagnostic qui se présente à l\u2019esprit est celui dd tuberculose pulmonaire.Callières avait peu de santé; c\u2019était un maladif, un égrotant.Il meurt d'hémorragie qui est la terminaison fréquente des vieilles tuberculoses du poumon.Mais, objec- tera-t-on, la relation dit explicitement vomissement et non crachement de sang.Cela est vrai.Mais une hémoptysie, pour le moins qu\u2019elle soit un peu abondante, ressemble à un vomissement de sang.De fait, l'évacuation par la bouche d\u2019un abcès pulmonaire s'appelle une vomique.On sait que Molière eut une hémoptysie à la fin de la représentation du Malade imaginaire, en prononçant le Juro de la cérémonie.Or voici comment Folet raconte cet accident: « On le porta chez lui, en costume d\u2019Argan, sans connaissance et vomissant le sang à pleine bouche.Il mourut deux heures plus tard.» 7 Mais, disons tout de suite que, si la tuberculose est un des diagnostics possibles, ce n'est pas le diagnostic probable; c\u2019est encore moins le diagnostic certain de la maladie de Callières.Louis-Hector de Callières, qui devait devenir gouverneur général de la Nouvelle-France en avril 1699, TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 arriva au Canada dans l\u2019automne de 1684.De ses antécédents familiaux, nous savons peu de chose.Son frère François joua un rôle important en France.Il exerça beaucoup d'influence à la cour de Louis XIV.Il était en effet la main du roi.Saint- Simon dit que « c\u2019était un grand homme maigre, avec un grand nez, la tête en arrière, distrait, civil, respectueux » 8, Des antécédents personnels de Callières, voici ce que nous savons.ll avait mené une vie des plus active au service du roi en France.Au Canada, il paraît avoir été malade pour la première fois au mois d'août 1691.Peter Schuyler d\u2019Orange avait envahi le Canada avec un parti de guerre composé d\u2019Anglais et de Sauvages.Il s\u2019avançait sur Montréal.Les Français, sous les ordres de Callières, s'étaient postés au fort de Laprairie.Mais Callières tomba malade et fut obligé de laisser à un autre le soin de commander.« Pitre Osculle ayant fait son approche du fort sans être découvert, ou, du moins, sans que l\u2019on voulut donner créance aux sentinelles qui crièrent la nuit qu\u2019ils entendaient marcher; on les paya d\u2019un vous avez peur, et malheureusement M.de Calliè- res était pour lors malade, et la nuit il fit un gros \u20ac orage » 9.L'ennemi fut repoussé; mais les Français perdirent plusieurs de leurs principaux officiers.Saint- Cirque, qui commandait à la place de Callières, « fut blessé à la cuisse d\u2019une balle qui lui coupa la veine cave et il mourut en rentrant au fort '°.Frontenac, en faisant rapport au ministre, le 20 octobre, écrivait: « Si M.de Callières n\u2019eût été malade et retenu au lit dans le fort de la Prairie d\u2019une grosse fièvre qui l'empéchait d'agir, les ordres qu\u2019il avait fort bien donnés auraient encore été mieux exécutés » \"!.Cette fièvre dut être sérieuse, puisque Cal- licres ne put se faire transporter chez lui à Montréal.D\u2019autant plus qu'en restant dans le fort, il risquait d\u2019être enlevé par les ennemis.Puis nous arrivons à l\u2019année 1698.De bonne heure cette année-là, Callières décida de faire une revue générale des troupes a Montréal 12, « Dès le petit printemps, M.de Callières envoya des ordres pour que toutes les troupes vinssent camper à Montréal, pour en faire une revue générale.Les troupes étant en bataille, M.de Callières envoya dire à M.de Vaudreuil de le faire avertir dès que la revue serait faite, qu\u2019il voulait voir défiler les troupes devant lui.( ) Enfin arriva M.de Callières dans sa calèche, où il ordonna aux troupes de défiler, et de lui faire le salut » 13, 1611 En faisant la revue en calèche, Callières dérogeait à l\u2019usage établi.Les revues militaires se font à pied ou à cheval.Pas en voiture.Le gouverneur devait donc avoir quelque raison pour se rendre sur le Champ de Mars en calèche.« Peut-être souffrait-il d\u2019une attaque de goutte », opine M.Pierre-Georges Roy !*.Il est fort possible que ce soit la goutte qui l\u2019ait empêché de monter à cheval.Mais il se peut que ce soit autre chose, comme nous le verrons plus loin.Dans les mois qui suivirent, peut-être au cours de l\u2019été, Callières eut des attaques de goutte à un genou.C\u2019est Frontenac qui l\u2019apprend au ministre dans sa lettre du 10 octobre 1698.« C\u2019est avec bien de la malice qu\u2019on a voulu accuser Mr de Callières d\u2019avoir facilité l\u2019année dernière le départ de quelques jeunes gens, qu\u2019on prétend être montés aux Outaouacs avec le sieur de Tonty.( ) Il a toujours été très exact à suivre ce qu\u2019on lui prescrit, et jusqu'ici il m\u2019a paru très désintéressé, et n\u2019avoir d\u2019autres vues que celles du bien du service; on a voulu aussi le faire passer pour un homme très infirme, et qui ne pouvait presque plus agir, sans doute qu\u2019il a eu quelques légères attaques de goutte à un genou, qui l\u2019ont obligé à garder le lit mais il ne s\u2019en ressent presque plus, et est en état, quoi qu\u2019on dise, d\u2019agir comme il a toujours fait » 7.C\u2019est peut-être tout ce que Frontenac savait de l\u2019état de santé du gouverneur de Montréal, du moins tout ce qu\u2019il jugeait à propos d\u2019en révéler au ministre: quelques légères attaques de goutte.Il est certain cependant que Callières n\u2019était pas en bonne santé à la date du 10 octobre.TI faisait alors, ou avait fait peu de temps auparavant, une hydro-péri- tonite.Le 21 octobre, en effet, la supérieure de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, la Mère Juchereau de Saint- Ignace, écrit au P.Jean de Lamberville: « Monsieur Sarrazin est toujours Monsieur Sarra- zin.C\u2019est assez vous dire tout ce qui se peut dire.Je souhaiterais qu\u2019un aussi habile, aussi sage et aussi excellent homme nous demeurât; mais cela ne peut être si on ne lui procure les moyens d'y vivre avec quelque sorte d\u2019agrément.Si Votre Révérence y peut quelque chose, ce serait rendre un service considérable au pays.Il a guéri M.de Callières d'une hydropisie que tous nos habiles gens n\u2019avaient pu guérir.J'ai beaucoup de consolation de ce qu\u2019il veut bien traiter nos malades.Il y fait des merveilles » 18.On remarquera que cette hydropisie avait été tenace et d\u2019assez longue durée.Rebelle à tous les traitements, elle n\u2019avait cédé que devant l\u2019art de Sarrazin.1612 L'état de santé de Callières faisait jaser.Aussi dans sa lettre au ministre, le 15 octobre de cette année-là, jugeait-il nécessaire de protester contre les insinuations dont il était l\u2019objet.Il n\u2019était pas malade, disait-il, et la goutte ne l'empêcherait jamais de servir le roi \u20187.Il ne dit rien cependant de l\u2019ascite dont Sarrazin l\u2019avait débarrassé.C\u2019est qu\u2019il avait intérêt à le cacher.Frontenac en effet n\u2019avait plus guère loin a aller.Il se faisait vieux ct Callicres espérait lui succéder.Effectivement, Frontenac mourut le 28 novembre et Callières fut nommé gouverneur.Cette nomination fut loin de plaire à Bochart de Champigny, l\u2019intendant, qui ne s'entendait pas avec Callières.Dans une lettre à la Cour écrite le 22 décembre, il parle de Callières qui n\u2019a pas bougé de Montréal à la mort de Frontenac.C\u2019est sans doute qu\u2019il est malade.Car, ajoute-t-il, il l\u2019est presque toujours !*.Ces coups d\u2019épingles étaient donnés dans l'espoir de faire échouer la nomination de C'allières.Aussi les relations du gouverneur et de lintendant s\u2019en trouvèrent-elles envenimées.« M.de Callières a débuté à mon égard, écrivait Champigny, avec tant de hauteur et d\u2019une manière si désobligeante, que je n\u2019avais encore rien vu de pareil ni d\u2019approchant, depuis treize ans que j'ai l'honneur d'être intendant en ce pays » !°.Il nous faut attendre trois ans avant d\u2019apprendre autre chose de la santé de Callières.Mais on verra bientôt que son état, loin de s'améliorer, empirait d\u2019année cn année.Au cours de 1701 et 1702, Le Roy de la Potherie, qui était au pays à titre de contrôleur général de la marine et des fortifications, envoyait au ministre, M.de Pontchartrain, un long mémoire sur le Canada.La partie de ce mémoire qui concerne Cal- lières est d'une grande virulence.Elle commence par le caractère du gouverneur ct finit par ses hémorroïdes.Le gouverneur, au dire de La Potherie, est d\u2019une humeur acariâtre.« Pour dire les choses comme elles sont il n'y a pas quatre personnes dans tout le Canada dont M.de Callières se soit attiré l\u2019estime.( ) Très peu mangent chez lui.( ) Le Canada est heureux que les Iroquois se tiennent présentement tranquilles car les habitants et les soldats n\u2019auraient pas la consolation d'avoir à leur tête leur général parce qu'il est au lit toute l'année accablé de goutte ct d\u2019une autre incommodité qui l\u2019empêche de s\u2019assoir » 20.Accablé toute l\u2019année de goutte et souffrant d'hémorroïdes! Ce sont peut-être ces hémorroïdes qui = l'empéchaient, en 1698, de monter à cheval pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA (SIAL, attire tas i Hits aci MELLE foie pau, te tnt nn Mr ac IR RL béchique - analgésique - décongestionnant - antihistaminique Posologie: Peut être administré 4 fois par jour.Adultes et enfants de plus de 12 ans: 2 c.à thé ou 1 comprimé.Enfants de 6 à 12 ans: 1 c.a thé ou 4 comprimé.Nourrissons et enfants jusqu\u2019à 6 ans: % c.à thé.Effets secondaires: I n'y en a pas de sérieux.Certains patients peuvent ressentir une légère excitation ou une légère sédation.Composition: chaque 5 mi de sirop renferme 30 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine, 10 mg de phosphate de codéine et 2 mg de chlorhydrate de triprolidine.CINTA EXIT et soulage les ( autres symptomes du rhume Egalement disponible: Comprimés CoActifed: chaque comprimé renferme 60 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine, 20 mg de phosphate de codéine et 4 mg de chlorhydrate de triprolidine.Expectorant CoActifed: chaque 5 ml d'expectorant possède la même formule que le sirop avec en plus, 100 mg de gaïacolate de glycéryle.Burroughs Wellcome Ltd.Fa} Lasalle, Qué.*Nom déposé faire la revue des troupes.La selle est dure.Une calèche bien suspendue et garnie de coussins est plus confortable.On dit que Napoléon perdit la bataille de Waterloo, parce que, ce jour-là, ses hémorroïdes l'empêchèrent de se tenir en selle \u201c!.Callières cependant n\u2019avait pas de bataille à livrer au printemps de 1698.Mais deux ans auparavant, il avait bien su se tenir à cheval.Il accompagnait Frontenac à la tête d\u2019une expédition contre les Onnontagués.Frontenac montait une bourrique et Callières un cheval ».Un an après le mémoire de la Potherie, Callières mourait de la manière dramatique que l\u2019on sait.Le P.Mathurin Gélase 7, faisant l\u2019éloge funèbre du gouverneur, le 26 juin 1703, résumait ainsi les dernières années de sa carrière.« De là, cette tranquillité d\u2019âme qui le rendait toujours égal à luy même dans les moments les plus fâcheux comme dans les plus heureux de la vie, aussi calme dans les langueurs de sa maladie causée souvent par son excessive assiduité au travail que dans le repos de la plus constante santé, Dieu ayant pris plaisir de purifier son âme par une longue suite d\u2019infirmités, dures épreuves de sa constance et témoins importuns de son invincible patience.De là cette fermeté avec laquelle il a regardé la mort sans s\u2019alarmer faisant appeler luy même le directeur de sa conscience tandis qu\u2019on le croyait encore plein d'espérance, se disposant tranquillement et sans se troubler à ce grand passage qui tout terrible qu\u2019il est, lui était devenu familier par la méditation habituelle de la fin commune à tous les hommes, faisant son testament, disposant de son corps, ordonnant ses funérailles et remettant son âme à la disposition divine par une pieuse et fervente réception de ses derniers Sacrements » 23.Récapitulons en quelques mots: Août 1691, grosse fièvre et alitement à Laprairie.1698 et antérieurement, accès de goutte au genou.Été ou automne de 1698, épanchement abdominal.1701 et antéricurement, goutte chronique et hémorroïdes.Mai 1703, mort par vomissement de sang.Abordons maintenant le diagnostic différentiel en schématisant la symptomatologie.Quatre diagnostics sont possibles.I, \u2014 Tuberculose pulmonaire: a.Santé délabrée pendant plusieurs années.b.Complication péritonéale avec formation d'ascite.1614 c.Hémoptysie terminale par ulcération d'une veine plutôt que par rupture d'un anévrysme de Rassmussen ='.Autrement, l\u2019hémorragie eût été foudroyante.d.Goutte et hémorroïdes, accidents secondaires n\u2019ayant rien à faire avec la maladie principale.II.\u2014 Affection cardio-rénale: a.Quasi-invalidité pendant les dernières années.b.Ascite qui est probablement la continuation d\u2019un œdème des membres inférieurs.c.Mort par rupture d\u2019un anévrysme ou d'une veine #5.d.Goutte et hémorroïdes, accidents secondaires et négligeables.HI.\u2014 Cancer de l\u2019estomac ou du duodénum: a.Santé délabrée pendant les dernières annécs.b.Métastase au péritoine amenant la formation d\u2019une ascite.c.Gastrorragie et hématémèse, causes de la mort.d.Goutte et hémorroïdes, accidents secondaires.IV.\u2014 Cirrhose goutteuse et arthritisme: a.Goutte qui semble être passée des accès aigus à l\u2019état chronique et être devenue polyarticu- laire.C\u2019est le symptôme le plus constant de la longue maladie du gouverneur.b.Ascite causée par la cirrhose du foie ct les troubles circulatoires qui en dérivent.c.Hémorroïdes dues à la cirrhose.Soupape de sûreté des arthritiques et des goutteux.d.Délabrement progressif de la santé.Gastrorragie ct hématémèse causées par la rupture d\u2019un vaisseau au niveau du duodénum ou de la paroi de l\u2019estomac.Cirrhose goutteuse et arthritisme.Voilà, à notre avis, le diagnostic le plus probable de la maladie de Callières.Les trois premiers sont possibles, à la vérité.Mais le dernier seul englobe tous les symptômes, les hiérarchise, et leur donne toute leur importance.Si Callières avait été tuberculeux, les textes que nous avons cités ne manqueraient pas de nous parler de sa toux.S\u2019il avait été cancéreux, aurait-il survéeu cinq années.Il est plus difficile le rejeter le diagnostic d'affection cardio-rénale.Mais ce diagnostic laisse de côté la diathèse goutteuse qui est la partie la plus essentielle de la symptomatologie chez Callières.' Afin de donner plus de poids à notre diagnostic, qu'on nous permette de rapporter le cas de Frédéric le Grand.Frédéric I! le Prusse, dit le Grand, souffrit L'UNION MÉDICALE DU CANADA - x une application dOtrivin: son action dure, congestion tale et dure et dure .es \u2018 # heures durant.INDICATIONS Congestion nasale accompagnant le rhume, la rhinite, la sinusite; également, dans les céphalées de tension, l'obstruction du canal auditif et l'otite C I B moyenne séreuse lorsque ces états sont liés à la congestion nasale.OTRIVIN facilite les explorations rhinoscopiques et est utile comme médication pré- et postopératoire.RÉACTIONS INDÉSIRABLES Dans des cas rares, on peut observer de la congestion réactionnelle ou des picotements légers.On a aussi par- DORVAL QU fois observe des céphalées, de la somnolence, des palpitations et du vertige.PRECAUTIONS D\u2019EMPLOI Chez le jeune enfant, le surdosage peut provoquer une + sédation profonde.L'emploi prolongé ou en quantité excessive de la médication peut occasionner une congestion réactionnelle.POSOLOGIE Faire deux ou trois applications par jour, ou plus souvent si nécessaire.Adultes et enfants de plus de 12 ans: une ou deux vaporisations ou une ou deux gouttes à 0.1% dans chaque narine.Enfants de 6 à 12 ans: une ou deux vaporisations ou deux ou trois gouttes à 0.05% dans chaque narine.Enfants de moins de 6 ans: une vaporisation ou une goutte à 0.05% dans chaque narine.PRÉSENTATIONS Toutes les formes pharmaceutiques d'OTRIVIN contiennent du chlorhydrate de xylométazoline.Solution nasale à 0.1%.Aérosol nasal à 0.1%.Solution nasale pédiatrique à 0.05%.Aérosol nasal pédiatrique à 0.05%.Avec Otrivin, le soulagement symptomatique de la A ÉBEC.C-5047 des mêmes maux que le gouverneur de Callières.Lui aussi fut tourmenté par ses hémorroïdes.Il était d\u2019une humeur massacrante tant qu\u2019elles ne saignaient pas abondamment.Après l\u2019hémorragie, il se sentait dispos et regaillardi 6.La goutte, chez lui comme chez Callières, accompagnait les hémorroïdes.« Bientôt après le commencement de son règne, c\u2019est-à-dire à l\u2019âge de vingt-huit ans, écrit Zimmermann, il eut quelques symptômes de goutte et d\u2019hémorroïdes.La goutte devint au bout de quelque temps régulière; et l\u2019on chercha à remédier aux hémorroïdes par des saignées et par de légers purgatifs.(.) Les amers et les astringens l\u2019échauffoient trop, et portoient bientôt leur action sur les hémorroïdes à cause de l\u2019extrême irritabilité des intestins.Il m\u2019avoit même dit une fois que chez lui la goutte et les hémorroïdes étoient aux prises; et que le résultat de ce combat seroit sa propre destruction.(.) Vers le milieu d\u2019avril (1786), les spasmes reparurent plus violents que jamais.Il éprouvoit souvent des envies de vomir; on voyoit une congestion d\u2019humeurs a la tête, et les matières expectorées étoient teintes de sang.Comme c\u2019étoient les signes et les suites d\u2019'un engorgement hémorroi- dal, je lui fis appliquer des sangsues à l\u2019anus » \u201c7.Le 24 juin 1786, environ deux mois avant sa mort, il eut un crachement de sang abondant.Il en eut d\u2019autres, plus légers, à diverses reprises pendant sa dernière maladie.À sa mort, il avait les membres inférieurs fortement œdématiés et un épanchement emplissait la cavité pleurale.Nous voulons rapporter un autre cas, celui d\u2019un arthritique, type: Mirabeau.Le comte de Mirabeau naquit en 1749.De bonne heure, il souffre de coliques néphrétiques et d\u2019accidents de vessie.Pléthorique à l\u2019excès, il a des hémorragies fréquentes qui le soulagent.Ces hémorragies sont tantôt des saignements de nez, tantôt des crachements de sang; le plus souvent des hématuries.« Les saignements de nez que m\u2019apportent les approches du printemps, écrit-il, ne sont que l\u2019excès d\u2019une santé superflue » 8.En mai 1777, au moment où il fait ses adieux à sa maîtresse Sophie de Monnier, qui est en voiture, il est pris d\u2019une hémorragie et inonde tout le carosse de sang.Plus tard, il est pris d\u2019une enflure aux jambes qui l\u2019inquiète et lui fait craindre « un rhumatisme peut-être goutteux ».« Cette enflure, écrit-il, est toujours ferme, luisante et douloureuse; les orteils sont enflammés et brûlants: en un mot, il était et il est tout au plus question d\u2019une velléité de rhumatisme » 79.Cabanis qui a soigné Mirabeau et a tenu un iourna! de sa dernière maladie.écrit: «T1 v éprouve souvent (dans les entrailles) des douleurs 1616 sourdes; ses jambes s'engorgeaient de temps en temps; les bras et la poitrine étaient attaqués par intervalle d\u2019un rhumatisme vague, qui n\u2019occasionnait pas des souffrances aiguës, mais qui ne se terminait aussi par aucune crise complète » *°.Ces deux cas de Frédéric et de Mirabeau, même s'ils ne sont pas identiques en tous points à celui de Callières, nous aident à comprendre mieux celui de ce dernier.Callières n\u2019est pas le seul goutteux de notre histoire.Madame de Frontenac, la femme du gouverneur, était goutteuse.La goutte, hélas! n\u2019épargne ni les humaines ni les divines.Callières se trouvait cn France au moment d\u2019une des fluxions de la comtesse.Il était allé solliciter l\u2019aide de la Cour contre les Anglais.C\u2019est Mme de Sévigné qui nous fait cette révélation sur le compte de la divine.« 10 janvier 1689.Hier Mme de Coulanges donna un très joli souper aux goutteux, C\u2019étoient l\u2019abbé de Marsillac, le chevalier de Grignan, M.de Lamoi- gnon (la néphrétique tient lieu de goutte).Sa femme et les Divines, toujours pleines de fluxions, moi, en considération d\u2019un rhumatisme que j\u2019cus, il y a douze ans, Coulanges qui mérite la goutte » 31.Un club de goutteux, quoi! Un autre goutteux qui nous appartient, c'est M.Louis Tronson.Il était supérieur de Saint-Sulpice.Il ne vint jamais au Canada.Il était très obèse et il avait une méchante goutte qui le tyrannisait.Le marquis de Tracy qui vint au Canada en 1665 était podagre lui aussi.On l\u2019envoyait ici pour détruire les Iroquois.Arrivé à Québec le 30 juin, il fut reçu à l\u2019église par Mgr de Laval.« M.de Tracy, quoique malade et affaibli de la fièvre, se mit à genoux sur le pavé sans vouloir même se servir du carreau qui lui fut offert » 3%, Le 25 novembre de la même année, le P.Paul Ragueneau écrivait : « Mr de Tracy qui estoit très incommodé de sa santé aux Isles la entièrement recouvrée à Québec » 5.Lors de l\u2019expédition contre les Agniers, l\u2019année suivante, M.de Tracy fut pris d\u2019un accès de goutte et on fut obligé de lc porter à bras d\u2019hommes.La Mère Marie de l\u2019Incarnation raconte qu\u2019un Suisse, qui aidait à le porter, fut pris de faiblesse et tomba en défaillance.Rien d'étonnant, car M.de Tracy était, au dire de la Mère de l'Incarnation, « un des plus grands hommes que j'aie vus » °*, Talon écrivait à Colbert, le 13 septembre 1666: « L\u2019âge avancé de Mr de Tracy doit augmenter de beaucoup le mérite du service qu\u2019il a rendu au Roy, en prenant sur un corps cassé comme le sien L'UNION MÉDICALE DU CANADA une fatigue qui n\u2019est pas concevable, on m\u2019assure que dans tout le voyage qui a esté de trois cens lieues, comprennant le retour, il ne s\u2019est fait porter que deux jours; encore y fut il contraint par la goutte.Mr.de Courcelle plus vigoureux que Luy n\u2019a pû se deffendre de se faire porter de mesme parce qu\u2019il fut attaqué d\u2019une rétraction de nerfs » 37.Les attaques de goutte durent continuer après le retour à Québec.À plusieurs reprises, en 1666 et en 1667, le Conseil souverain dut aller siéger chez M.de Tracy «en son hostel » 36, M.de Méneval, gouverneur de l\u2019Acadie, souffrait de la goutte.Il était gouverneur cependant dans un temps où l\u2019usage de ses deux jambes lui eût rendu grand service.Quand les Anglais vinrent assiéger Port-Royal en 1690, M.de Méneval était tellement perclus de goutte qu\u2019il ne put bouger.«(.) la goutte que Monsieur le Gouverneur avoit depuys très longtemps aux deux pieds le mettoit presque hors d\u2019estat d\u2019agir comme il auroit souhaité et comme il auroit fallu, et voyant les ennemis nombreux et en estat de mettre à terre plus de huict cents homes en une demye heure, crut qu'il estoit à propos d\u2019entrer dans quelque sorte d\u2019accommodement avec eux » 37, Daniel de Greysolon du Lhut était goutteux lui aussi.Le 4 mars 1709, cloué au lit, il fait son testament devant le notaire Le Pailleur.Le notaire nous le décrit « logé en la maison du sieur Charles de Launay, marchand tanneur, rue Saint-Paul, en une chambre basse qui a vue sur la dite rue Saint-Paul, étant très incommodé des gouttes » 3.Du Lhut mourait un an plus tard.Marie-Charlotte d\u2019Aillebout, femme de Jean- Baptiste-Philippe d\u2019Estimauville, fut littéralement martyrisée par la goutte.Née à Louisbourg en 1731, elle était déjà invalide à 35 ans.Son mari écrivait, le 10 avril 1768: « L\u2019état de ma femme est toujours le même du côté des souffrances; elle est perclue de tout son corps d'une humeur de goutte dont toute la médecine la plus éprouvée de Paris n\u2019a pu arrêter les progrès.Voilà trois ans qu\u2019elle est réduite à ne point sortir de son appartement, et marche avec deux béquilles pour aller de son lit à son fauteuil, et souvent est-on encore obligé de la soutenir par derrière.Elle a été quinze mois au lait froid pour toute nourriture et boisson » 39, Et maintenant, pour finir, est-ce que l\u2019honorable Pierre-J.-O.Chauveau n\u2019aurait pas eu des tophus aux orteils?Un passage de ses lettres semble le suggérer.Tl raconte à sa femme une réception chez le gouverneur Cathcart: « Dai mangé du poisson excellent, et de la queue de castor, ce qui fait que je n\u2019ai TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Dans l\u2019épilepsie Tegretol maitrise les crises et atténue les troubles du caractère Références bibliographiques 1 Livingston, S.F.: Comprehensive Management of Epilepsy in Infancy, Childhood and Adolescence, Charles C.Thomas, 1972, 2 Rodin, E.À., Rim, G.S.et Rennick, P.: Abstract from Program of the American Epilepsy Society Annual Meeting (6 déc.) 1973, N.Y.3 Livingston, 8.F.et coll.: Carbamazepine (Tegretol) in Epilepsy Nine Year Follow-up Study with Special Emphasis on Untoward Reactions, Dis.Nerv.System 35:103-107 (mars) 1974.Guide de prescription Tégrétol® 200 mg Anticonvulsivant Propriétés Le Tégrétol exerce un effet anticonvulsif démontré.Le Tégrétol est également doué d'une action psychotrope distincte, qui améliore l\u2019humeur et diminue l\u2019irritabilité lorsque l'épilepsie s'accompagne de troubles de comportement ou de personnalité.Le Tégrétol supprime ou atténue la douleur dans la névralgie du trijumeau, habituellement en 24 à 48 heures.Indications a) Epilepsie Epilepsie temporale (psychomotrice); comme adjuvant dans I'épilepsie secondaire ou partielle a symptomatologie élaborée, ou dans les crises secondairement généralisées.b} Névralgie Névralgie du trijumeau (tic douloureux); névralgie glosso-pharyngienne.Posologie On recommande un régime posologique que l\u2019on augmentera graduellement, en fonction des besoins individuels.Lorsqu'on ajoute ou substitue le Tégrétol à un autre traitement anticonvuisif, on doit réduire graduellement la posologie de l'autre, ou des autres médicaments.Épilepsie Dose d'attaque: ¥2 - 1 comprimé (100 - 200 mg) deux fois par jour; augmenter durant 4 à 6 jours jusqu'à détermination de la posologie qui procure un effet optimal (habituellement 3 comprimés par jour).Névralgie du trijumeau Dose d'attaque: 200 mg par jour divisés en prises de 100 mg (%@ comprimé); augmenter d'un comprimé (200 mg) par jour jusqu\u2019à soulagement de la douleur.!| n'est pas recommandé de dépasser 6 comprimés (1200 mg) par jour.La posologie doit toujours se limiter à la plus petite dose efficace possible.Réactions adverses Les réactions adverses les plus fréquemment signalées sont les suivantes: somnolence, troubles de l\u2019accommodation, vertiges, étourdissements et troubles gastro- intestinaux.Ces réactions n'apparaissent habituellement qu\u2019à la phase initiale du traitement et une posologie faible au départ, si elle n'empêche pas entièrement ces réactions, peut souvent les réduire au minimum.Des effets sur l'hématopoïèse, la peau, les systèmes génito- urinaire et circulatoire, ont été signalés bien que rarement.Les réactions adverses les plus graves, qui peuvent exiger l'arrêt du traitement, intéressent les systèmes hématologique (dyscrasies sanguines comprises), hépatique (y compris l'ictère), cutané, neurologique, cardio- vasculaire, génito-urinaire, gastro-intestinal et oculaire.Effets divers, dont fièvre et frissons, lymphadénopathie, douleurs articulaires et musculaires, crampes dans les jambes et conjonctivite.Précautions à observer On doit exercer une surveillance clinique très suivie et faire les épreuves de laboratoire habituelles avant et durant tout le traitement.La prudence s\u2019impose chez les patients qui présentent une augmentation de la pression oculaire ou une rétention urinaire, et aussi en présence d\u2019antécédents de maladie coronarienne, de cardiopathie organique ou d\u2019insuffisance cardiaque avec oedème.Possibilité d\u2019agitation et de confusion chez les vieillards, ou de réveil d\u2019une psychose latente.Contre-indications L'utilisation concomitante d\u2019inhibiteurs de la monoamine- oxydase (deux semaines doivent s'écouler entre la dernière dose de l\u2019inhibiteur de la MAO et la première de Tégrétol); le premier trimestre de grossesse; les mères qui allaitent; patients avec antécédents de maladie hépatique ou troubles sanguins graves, ou hypersensibilité connue aux composés tricycliques.Le Tégrétol ne doit pas être administré aux femmes capables de fécondité à moins que, dans l'opinion du médecin traitant, ses avantages thérapeutiques l\u2019emportent sur les risques possibles pour le foetus advenant une grossesse.Mises en garde Au cours de l'administration du Tégrétol, des réactions adverses graves, quoique peu fréquentes, ont été signalées: agranulocytose et anémie aplastique avec, dans quelques cas, issue fatale; leucopénie, thrombocytopénie et ictères hépatocellulaire et choléstatique ont aussi été signalés.Il importe donc d'employer le Tégrétol avec prudence et d'exercer une surveillance constante du malade par des analyses de laboratoire et des examens cliniques fréquents afin de dépister aussitôt que possible tout signe ou symptôme de dyscrasie sanguine.Traitement de l\u2019intoxication Aucun antidote spécifique n'est connu.Présentation Tégréto! 200 mg: Chaque comprimé rond, blanc, rainuré dans un sens et portant le sceau «y , renferme 200 mg de carbamazépine.Flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande.Geigy Dorval, P.Q.H9S 1B1 G-5052 / 3 + avant I Frémarine\u2026 | aa) | je) | et hargneuse.a de {2 Eh Lorsque la symptomatologie BC 0 indique une carence en oœstrogènes Soul Den Ye Sd M us key & Prémarine a la femme la protection métabolique perdue ete tote te Vs: Ar Dh panne Le i marasss rr PRÉMARINE* (comprimés d\u2019œstrogènes conju- pués C.S.D.) rétablit chez la femme carencée en estrogènes la source d\u2019œstrogènes indispensable fu soulagement des symptômes physiques et émo- ifs pénibles de la ménopause.x PREMARINE offre la thérapeutique d'ordre physio- pgique fondamentale des phénomènes vasomo- eurs de la carence en œstrogènes\u2014bouffées de haleur, transpiration, palpitations et paresthésie.e plus, PREMARINE restaure de façon remarqua- le l\u2019état émotif du sujet en soulageant les symptô- mes tels que l\u2019irritabilité, l'anxiété, la nervosité, la dépression, l'insomnie, les céphalées et la fatigue.PREMARINE soulage les femmes déficientes en œstrogènes et produit chez elles une sensation de bien-être remarquable.PREMARINE, parce qu'elle contient exclusivement des œstrogènes naturels, leur redonne la protection métabolique qu\u2019elles ont perdue.Or, aucun tranquillisant ne peut avoir cet effet.PREMARINE\u2014utilisée efficacement depuis plus de 30 ans\u2014est le composé d'\u2019œstrogènes de loin le plus fréquemment prescrit.DICATIONS: Thérapeutique substitutive des carences en œstrogènes.plus spécifiquement celles de la ménopause et de la posiménopause.CONTRE-INDICATIONS: L'œstrogénothérapie est généralement contre- diquée en présence d'antécédents personnels ou familiaux de cancer ou de tumeurs cancéreuses avérées.PRÉCAUTION: Afin d'éviter la stimulation minterrompue des seins et de l'utérus, on recommande l\u2018'adminis- ation de PREMARINE en cures cycliques.Une hémorragie de sevrage peut survenir au cours de la période d'abstention.Le cas échéant, elle sera minimisée, voire même éliminée par une diminution de la posologie p cours des cycles suivants.Par ailleurs, les mouchetures sanguines perthérapeutiques sont généralement jugulées par l'augmentation des prises.On doit rechercher les causes de toute hémorragie copieuse, inex- iquée, c'est-à-dire survenant en dehors de la période de sevrage.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI: Symptômes ménopausiques graves: 1.25 mg par jour.À détaut de résultats satisfaisants après trois à quatre jours.ajorer la dose a 2,5 ou 3,75 mg par jour.Symptômes ménopausiques bénins ou modérés: 1,25 mg par jour.Dans certains cas, il suffira de 0,625 mg.Afin de faciliter la thérapeutique cyclique, le distributeur PREM- AK (à 1,25 ou à 0,625 mg) contient un approvisionnement de PRÉMARINE pour 4 cures de 21 jours.PRÉSENTATION: Les comprimés PRÉMARINE sont dosés à 2,5 mg, 1,25 mg, 0,625 mg ou à 0,3 mg d'œstrogènes Pniugués C S.D.ME Nana Mustration mannequin professionnel 25-19, A | a 2° || n'y a pas de substitut ACIM \u201cDéposée SL A D } 5) (0 WI LABORATOIRES AYERST division de Ayerst.McKenna & Harrison.Limitée, Montréal.Canada pas rompu l\u2019abstinence.J\u2019ai bien mangé et peu bu, car je souffrais énormément des pieds.Mes bottes neuves me fesaient l\u2019effet d\u2019un instrument de supplice.Ce qui me rappelait le calembourg le M.de Masigny: Jai des souliers vingt-cinq neufs très étroits (9, 13 et 3) ».BIBLIOGRAPHIE .Pierre-Georges Roy, La ville de Québec sous le régime français, I, 428.Roy, La ville de Québec., II, 430.On peut voir une reproduction en fac-similé du testament de Callières en regard de la page 2 de cet ouvrage.À la page 6, se trouve le fac-similé de la signature ordinaire du gouverneur On eut aussi comparer avec la signature du traité de paix fait avec les chefs iroquois, le 4 août 1701.Voir Pierre Margry, Mémoires et documents pour servir à l\u2019histoire des origines françaises des pays d\u2019outre-mer, vol.V.Ernest Gagnon, (Le fort et le château Saint-Louis, 92) dit qu\u2019il mourut neuf jours après la fête de l\u2019Ascension.M.Pierre-Georges Roy dit deux jours après la fête.Voir Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1921-1922, 226.Pour régler ce point, il faudrait déterminer à quelle date tombait la fête de l\u2019Ascension en 1703.Quant à l\u2019âge de Callières, l\u2019acte de sépulture dit 64 ans.Benjamin Sulte, La famille de Callières dans Mémoires de la société royale, 1890, sec.I, 111, dit qu\u2019il n\u2019avait que 55 ou 56 ans à sa mort.En plus d\u2019avoir été le syndic apostolique des Récollets, Cal- lières avait été l\u2019amant de la sœur de leur supérieur de Montréal.C\u2019est Mgr de Saint-Vallier qui nous l\u2019apprend.(Abbé Auguste Gosselin, L\u2019Eglise du Canada.Premiére partie, Mgr de Saint-Vallier, 120-121), C\u2019était lors de l\u2019affaire du prie-dieu.Le P.Joseph Denys de la Ronde, qui était supérieur à Montréal à cette époque, avait plusieurs sœurs.La maîtresse de Callières paraît avoir été Marie-Charlotte.Elle était mariée à Claude de Ramesay qui devait, quelques années plus tard, signer comme témoin au testament du gouverneur.Sœur Juchereau de Saint-Ignace, Histoire de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Montauban, 1751.Cité dans Bull.rech.hist, XXIX (1923), 345 et XXXII (1926), 155.Gédéon de Catalogne, Relation sur le Canada (édition de 1871), 61.Cette relation ne porte pas de nom d\u2019auteur, mais elle est de la plume de Catalogne.Voir Aegidius Fauteux, Gédéon de Catalogne, dans La Patrie, numéro du 9 juin 1934.L\u2019intendant François de Beauharnois a dû faire le récit de la dernière maladie de Callières, dans sa letttre à la Cour après la mort du gouverneur.Il l\u2019avait vu mourant, puisqu\u2019il a signé comme témoin au testament.À notre connaissance, cette lettre n\u2019a pas été publiée.Cabanès, La revanche de Diafoirus, dans Les indiscrétions de l\u2019histoire, Ve série, 254.Saint-Simon, Mémoires (édition Chéruel), I, 245.Cité dans Bull.rech.hist, XXXIII (1927), 51.On peut consulter sur la famille de Callières trois articles de Benjamin Sulte: Madame de Callières dans Le Monde illustré, numéro du 14 décembre 1889; Jacques de Calliéres, ibidem, numéro du 11 juin 1890; enfin La famille de Calliéres, dans Mémoires de la Société royale du Canada, 1890, sec.I, 91-112, De Catalogne, op.cit., 42.E.-Z.Massicotte, Le capitaine de Saint-Cirque, dans Bull.rech.hist., XXI (1915), 367.Roy, Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1927-1928, 71.Gédéon de Catalogne paraît avoir mêlé sa chronologie.Cal- lières devait être gouverneur général quand il fit cette revue.Or Frontenac ne mourut qu\u2019en novembre de cette année-là.A moins que ce ne soit un copiste qui ait mêlé le texte de Catalogne ! Voir le mémoire de La Potherie dans Bull.rech.hist, XXII (1916), 217-218.Sulte (La famille de Callières, 108) dit que la revue se fit au printemps de 1699; ce qui s\u2019accorde mieux avec les faits.De Catalogne, op.cit., 58.Roy, La ville de Québec., II, 262.Roy, Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1928-1929, 369.Il est possible que ces attaques de goutte se soient produites antérieurement à 1698.Michael-Joseph et Georges Ahern, Notes pour servir a Uhis- toire de la médecine dans le Bas-Canada, 479-480.Margry (op.cit., vol.V, p.CXLVII) laisse entendre que Frontenac avait informé le ministre de l\u2019hydropisie de Callières et de sa guérison par Sarrazin.Il n\u2019y a rien à ce sujet dans la correspondance de Frontenac telle que publiée par M.Pierre- Georges Roy.Henri Lorin, Le comte de Frontenac, 483.Lorin, op.cit., 482 et Margry, op.cit.,, V, p.CXLVII.Lettre du 26 mai 1669.Voir Roy, La ville de Québec., I, 468.Bull.rech.hist.(1916), 214.Voir aussi La Potherie, Histoire de l\u2019Amérique septentrionale, IV, 122.Gagnon, op.cit., 337.Appelé Gélinas dans Bull.rech, hist, XXXII (1926), 155.Roy, Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1921-1922, 231.Mgr Thomas Duhamel, premier archevêque d'Ottawa, mourut d\u2019une rupture d\u2019anévrysme.Il était à Casselman, Ontario, en tournée pastorale.Le 7 septembre 1885, le vaisseau de guerre français, la Flore, était amarré dans le port de Québec.Un des officiers, le second maître de timonnerie Eugène-Marie Le Moine, était à faire les honneurs du vaisseau à des visiteurs, lorsqu\u2019il tomba mort.H mourait de la rupture d\u2019un anévrysme, Voir Bull.rech.hist, XLIT (1936), 98.En 1666, M.de Courcelle organisa une expédition contre les Iroquois.René-Louis Chartier de Lotbinière, qui faisait partie de l\u2019expédition, nous en a laissé un récit sous forme de poème burlesque.Nous en détachons les vers suivants: « Parlant de la première attaque Et de ce qu\u2019on fit de remarque En riant on dict vérité Je diray donc en liberté Que nos gens forceans la cabane Moins forte quune tour de ganne Des ennemis fiers et hydeux Il en fut tué plus de deux Et mesme quune vieille femme Y vomit son sang et son âme On pouvoit luy faire pardon Mais laage en refusait le don.Car la vieillesse decrepite Craignoit moins la mort que la mitte.» La vieille Iroquoise, saisie de peur, mourut apparemment de la rupture d\u2019un anévrysme.Bull.rech, hist, XXXIII (1927), 275.Cabanès, Les petits talents du grand Frédéric dans La belle- sœur du grand roi, 288.Cabanès, Les derniers moments de Frédéric II, dans La belle-sœur du grand roi, 367, 371, 379.Cabanès, Médecins amateurs, 206.Cabanès, op.cit, 212.Pierre-Jean-Georges Cabanis, Journal de la maladie de Mt rabeau, cité dans Cabanès, Les indiscrétions de l\u2019histoire, V, 285.Il y avait à cette époque un autre médecin du nom de Cabanis à Paris.Maldimand note dans son journal intime, à la date du 22 février 1787: « Nous parlames de Salzas & de sa Louppe.Je lui dit que s\u2019il ne trouvait personne à Paris à qui il ne peut se confier pr faire que 'amenerais icy nous convimes que Cabanis était trop vieux pr faire l\u2019opération.Je lui dis de quelle façon il s\u2019étoit conduit à l\u2019égard de la Louppe du chevalier Traytorrens: & il se trouve que Cabanais renvoye Salzas d\u2019un jour ou d'une année à l\u2019autre pr faire l\u2019opération.» Voir Rapport sur les archives canadiennes, 1889, 166.Lettres de Madame de Sévigné (édition Regnier), VIII, 407.Cité dans Margry, op.cit., V, p.XLVIL La Sœur Juchereau de Saint-Ignace.Cité dans Gagnon, op.cit., 26.Bull.rech, hist, XXXVII (1932), 221.Fauteux, La carrière précanadienne de M.de Tracy, dans Les cahiers des dix, I, 72.Roy, Rapport de l\u2019archiviste\u2026 pour 1930-1931, 60.Gagnon, op.cit,, 27.Collections de manuscrits, 11, 6-7.Massicotte, Daniel de Greysolon, sieur du Lhut.dans Bull.rech.hist, XXXIII (1927), 142.Fauteux, La famille d\u2019Aillebout, 61.L'abbé Bourdelot, qui soigna Boileau pour coliques néphrétiques, traitait lui aussi sa goutte par le froid.« J'ay fait de grandes réflexions sur les topiques dans lataque douloureuse.Je prouveray que les chauds ne valent rien; c\u2019est ceux qui donnent la goutte noueuse, car ils font pénétrer les sels jusqu\u2019au fond de l'article, en évitant la fermentation.J'apaise mes douleurs avec de bons souflets, en exposant la partie à l'air pendant qu\u2019il gèle.Présentement, je suis occupé à faire dessaler les parties qui ont été attaquées dans un chauderon d\u2019eau.» Voir Cabanès, Les ordonnances d'un abbé médicastre, dans Dans les coulisses de l\u2019histoire, 116.L'UNION MÉDICALE DU CANADA tat HAMA fillies i bid ails diel j i té ; Qi 2 I kl id] Ras Ÿ A ces an i D i % [1h §; fr Bd 2 A x \u201cÀ S Lk \u201c ° os \u201cST Ky à > A 7 ON 0% i \u2014_ on fi.LA 5 8 Es 4 id © he # ai ; x cu se LA es = % # 9 LA à \u201cJ A AY fas: ee § + * SE \"J 3 2e 4 8 Hd px @ pi fn.exc ks £0 A R.= 2 % x Si i bs i o = 40 2 = EL Re KE x = EF ; 7 [2 \u2018 A ce + > ti & 2 ©: ee | 6 3 2 N 5 5 j A $ - 4 = ! Cr a igo a | 2 > a 2 es SE 8 ne A NS UE mea 7 > # éd w.\u201cat, + Po = ba neue Le À pe oy nat ome gerd £22 ana, 3, = > = 5 2 =; + SR a wo a 3 sites a Som.cm Lo £5 creme em 5% Lo a > bre ee ; 3: Aa, a Stig.meme by an \u201ci 8 3 < FOR de E nm EL ied 2% i \u2014\u2014 9 Camo om SI xs aes: i - po = wv, on a UN = oy So Pe on) be = te, : i se x ics oti es rear fe \u201c> i 5e Es.a i t i kL a | J x % pi B SEER » Se S + 3 N a 7 + = = .= i x a Soy = oy i à ; À S$ Sy, : 2 Nik 5 s i 50 iy: 5 PRS a] Ng = A.wi | SR A Ï 3 A Ss Es = or NE i i = => 0 38 x i oN æ a us 5 A 3 2 or ns 3 = = a Ss % $ i Rd Ns : 9 08 + 3 i SRE & E x von a H Ny i a 5; ASK bk 3 Sv.Sas se gt = 5 pec 7 Bs % Pi % oH XN HS e = x A > x we Se x so Bi 0 RB à x Rot dx, H nN £ ny 2 & 5 i = = ki.Wi Ss a À va = Xo \u201cify i cy pe i \"a od vs se cs es $ oily ee TT ps: 9° EN in = AS 5 A % Se = ES Fi, = Rl > hil pe yo A etais 00K] 8 a ez pPCNErauO mn > ii Op iy @ a S # A a 1 = S du core CX al \u20acrce R NC x ê 11C ol Fos on UO f © CC Ve ox 5s a A or 01455 One pat 3 ple] tal te à bh {i antispasmodiqu ET Ag VO alor qo gs > oF = er 1?ki ° tr Fjoiee q 4 \u201c48 eu Tt 4 d Iu R AHPOBINS + Eq aratiots a ~~ rf ze rv cer SET qe TE = i: ET TH HH RI TYRE Rovers Ë na stade, tas NUE - SN stb Hrs AM ror rd LAR re: Cb i ONL da PREMIERS DE EACNE 3 ; R DIN 195057 : 60 mi ' Lotion contre l\u2019acné ® { Neo-Medrol ( Acne Lotion \u2014 EER \u2018 = te à oe Yb : =» - > oon den nab rans fe traitem- Ut em.sant une dhe ay - «on quotidien: de l'acné.ia lotion | = \u2014- a \u2018Jhaque mi renterme 2 5 ma Neo-Medrol est nares 25 mu efficace, pratique et (OS SEM 178 mu de économique.Elle est soufre (à l'état de soufre coloidai er 100 ma oe one de aussi bien acceptée au point de vue chlorhydroxyde d'aluminium.2,2 .Egalement présentée sans néomycine: Lotion contre l'acné cosmétique par filles et Garçons.Medrol, en flacons compressibles de plastique de 30, 60 et 100 ml.Mise en garde: Ne pas employer en présence d'infections En flacons compressibles de plastique de cutanées causées par des microorganismes, qui ne peuvent être traitées par une médication spécifique.Eviter fout contact avec les 30, 60 et 100 ml.yeux Documentation détaillée envoyée sur demande.e Upjohn LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO 784 MARQUES DEPOSEES MEDAOL.NEO-MEDROL CF 6486 : éditorial UN RECUEIL DE PIÈCES DÉTACHÉES Sept des dix livraisons 1976 de L'Union Médicale du Canada ont été consacrées presque exclusivement à un thème donné à saveur bio-chimique.Celui de septembre a voulu démontrer clairement, à travers les articles provenant des secteurs chirurgicaux et ophtalmiques de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, la symbiose qui existe entre la recherche et ses applications au service des soins à donner aux malades.Le numéro de novembre est un recueil de pièces détachées d\u2019une diversité souhaitable; il contient une vingtaine d\u2019articles où l\u2019aspect social voisine le volet clinique.H est, en tous points, conforme au programme établi pour l\u2019année: unir les textes de recherche pure aux présentations cliniques et aux impératifs de la médecine sociale.Le sommaire de cette livraison réserve une place de choix aux manuscrits qui touchent le comportement social de la profession médicale, à l\u2019étude des problèmes cruciaux qui compliquent et bouleversent les traditions séculaires et à l\u2019acceptation d\u2019un recyclage dont l\u2019animation se ferait par le truchement de l\u2019enseignement médical continu.Le colloque sur la santé, tenu au Mont Orford en juin 1976, sous les auspices de la revue « Critère », demeurera sûrement l\u2019événement majeur de l\u2019histoire médicale au Canada.« La santé et les contradictions de notre époque », le premier article au sommaire, ne peut qu\u2019amorcer le réflexe salutaire de la méditation profonde.L'auteur, un de nos maîtres à penser et un des fils spirituels de Jean Hamburger et de de Closets, termine comme suit la cure qu\u2019il nous recommande: « La maladie de la contradiction frappe chacun de nous, mais le traitement dépend de nous tous.Nous sommes tous à la fois les malades et les médecins ».Que répondrons-nous ?Édouard DESJARDINS TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 médecine sociale LA SANTÉ ET LES CONTRADICTIONS DE NOTRE ÉPOQUE * Gilbert BLAIN ! INTRODUCTION « La contradiction est la plus subtile de toutes les forces spirituelles.Elle stimule la lucidité et provoque le sentiment de l\u2019absurde\u2026 L\u2019absurde n\u2019est ni dans l\u2019un ni dans l\u2019autre des éléments comparés.Il naît de leur confrontation.» Cet éloge de la contradiction n\u2019est pas de moi mais d\u2019Albert Camus et il est extrait de son livre « Le mythe de Sisyphe ».Sisyphe, comme vous le savez, est ce personnage mythologique qui fut condamné par Jupiter a rouler éternellement vers le haut, sur la pente d\u2019une montagne, une énorme pierre qui, au moment d\u2019atteindre le sommet, devait toujours retomber jusqu\u2019au pied de la côte.Camus voyait en Sisyphe le symbole de l\u2019homme toujours en contradiction entre la force de ses aspirations et la faiblesse de ses capacités, entre la grandeur de ses objectifs et la petitesse de ses moyens, entre la noblesse de son idéal et les vicissitudes de son existence.À la fin de son livre, Camus prétend qu\u2019il faut imaginer Sisyphe heureux parce que, d\u2019après lui, la lutte vers les sommets, même si l\u2019issue en est absurde, « suffit par elle-même à remplir un cœur d\u2019homme ».Jhésiterais, quant à moi, avant de faire l\u2019éloge de la contradiction parce qu\u2019il me semble que c\u2019est une arme à deux tranchants, une force imprévisible qui, faisant jaillir à l\u2019évidence l\u2019absurdité d\u2019une situation, peut mener soit à la réconciliation et au renouveau soit à la désintégration et à la ruine.En effet, on peut, d\u2019une part, considérer que la contradiction est une source de progrès lorsqu\u2019on réussit à la dépasser ou, comme l\u2019auraient dit certains philosophes, lorsqu\u2019enfin on passe de l\u2019antithèse à la synthèse, c\u2019est-à-dire lorsqu\u2019on peut modifier l\u2019un des deux termes de l\u2019alternative, ou les deux, pour en arriver à un nouvel équilibre et ainsi faire cesser l\u2019opposition ou l\u2019incompatibilité.D'autre part, si on ne réussit pas à la résoudre, si elle persiste, s\u2019envenime, envahit tous les domaines et se manifeste à tous les instants, la contradic- * Colloque interdisciplinaire sur la santé, Centre d'Art d\u2019Orford, P.Q., 5 juin 1976.1 Directeur, département d'administration de la santé, Université de Montréal.1624 tion devient une menace pernicieuse.Elle entraîne l\u2019indécision, la paralysie et la stérilité.Elle est génératrice de schizophrénie pour les individus et de chaos pour la société.« Toute maison divisée contre elle-même doit périr >.Au dix-huitième siècle, Voltaire écrivait dans l\u2019Encyclopédie : « Si quelque société veut entreprendre le dictionnaire des contradictions de ce monde, je souscris immédiatement pour vingt volumes in- folio ».Il semble donc que la contradiction a été un phénomene de tous les temps mais les contradictions des autres périodes ne nous concernent que dans une optique historique, en autant qu\u2019elles peuvent expliquer celles de notre époque.Les contradictions contemporaines, par contre, nous affectent davantage.Au mieux, nous en sommes les observateurs amusés ou désabusés.Au pire, nous en sommes les victimes exaspérées.Il est évident, d\u2019ailleurs, qu\u2019à d\u2019autres époques, certaines sociétés ont été plus cohérentes, plus monolithiques même, alors que de nos jours, la contradiction, pourrait-on dire, pousse comme le chiendent.En effet, notre société poursuit souvent des objectifs contradictoires : centralisation et décentralisation, dirigisme et autonomie, liberté thérapeutique et contrôle des dépenses, indépendance locale et régionalisation\u2026 Aussi bien tenter de résoudre la quadrature du cercle ! Avant d\u2019aborder l\u2019étude des contradictions de notre époque en rapport avec la santé, je termine cette introduction par une anecdote.Jai aperçu l\u2019autre jour dans le journal une offre d\u2019emploi pour un poste de directeur général dans un établissement de santé.Quelles étaient, pensez-vous, les exigences exprimées dans cette annonce pour les candidats aspirant à ce poste ?Je vous le donne en mille.Les deux premières, dans la liste des qualifications requises, se lisaient comme suit : « Jeune mais expérimenté, souple mais ferme.» Faut-il pleurer, faut- il en rire ?Je n\u2019ai pas le cœur a le dire.1.\u2014 CROISSANCE INDUSTRIELLE vs CROISSANCE « ZÉRO » Cette contradiction est vraiment la principale de notre époque.Elle est d\u2019ailleurs propre à notre L'UNION MÉDICALE DU CANADA époque car elle ne s\u2019est jamais posée avant l\u2019ère industrielle qui a débuté vers 1780.C\u2019est la contradiction entre, d\u2019une part, le niveau de vie, mesuré en termes quantitatifs reliés à la production ou à la consommation de biens matériels et, d\u2019autre part, la qualité de la vie, difficile à définir et encore plus à apprécier ou à évaluer puisqu\u2019elle comprend tant d\u2019impondérables.C\u2019est l\u2019opposition entre le P.N.B.(produit national brut) et ce que certains appellent le B.N.B.(bonheur national brut).Comment se présente cette contradiction dans la réalité ?Comme dans un cercle vicieux, on ne sait pas où ça commence ni où ça finit mais essayons de voir.La croissance démographique exige de nouveaux emplois; donc le développement industriel est nécessaire; ce développement requiert des matières premières et des sources d\u2019énergie qui ne sont pas inépuisables; d\u2019autre part, ce développement industriel, s\u2019il n\u2019est pas bientôt réglementé, va rendre la terre inhabitable : « atmosphère irrespirable, eau empoisonnée, végétation dévastée, faune décimée, sois stériles.» 1 Alors quoi ?On a eu les cris d\u2019alarme du Rapport Meadows, soumis au Club de Rome en 1972, qui proposait la « croissance zéro » c\u2019est-à-dire la stabilité de la population et des investissements industriels pour éviter la famine d\u2019une part et d\u2019autre part l\u2019épuisement des ressources naturelles et une pollution catastrophique.« Inapplicable », ont commenté plusieurs analystes du Rapport Meadows au moment de sa parution.« Inapplicable », vient de reconnaître le Club de Rome lui-même tout récemment 2, Un incident, survenu au Québec, illustre bien le choix angoissant qu\u2019il faut faire parfois entre deux maux dont il est difficile de savoir lequel est moindre : le chômage ou la pollution.Cet incident s\u2019est produit à Rouyn et il a été raconté par un journaliste du Devoir dans un article où il accuse les syndicats de complicité avec le patronat pour sacrifier l\u2019environnement à la paye d\u2019une part et au profit d\u2019autre part.« Dans beaucoup de cas, écrit ce journaliste, l\u2019entreprise ne se cache d\u2019ailleurs pas pour affirmer que des normes antipollution trop sévères l\u2019obligeraient tout simplement à fermer ses portes.C\u2019est par exemple l\u2019épouvantail qu\u2019a récemment agité la compagnie Noranda, à Rouyn, lorsqu'un groupe antipollution a publié les résultats astronomiques des mesures d\u2019anhydride sulfureux effectuées ces derniers mois par les experts des Services de protection de l\u2019Environnement.Les défenseurs de l\u2019environnement et de la santé publique ont aussitôt été TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 pourfendus par la Chambre de commerce locale et même par le maire de Rouyn qui a affirmé qu\u2019il préfé- a rait mourir a petit feu des effets de la pollution que de mourir de faim si Noranda cessait ses opérations.Dans toute cette affaire, le syndicat des employés s\u2019est bien gardé d\u2019intervenir, 4 notre connaissance » 3, Certes, on pourrait trouver des exemples qui, dans certains cas, mettraient en évidence le succès des écologistes contre les adeptes du développement industriel.Ainsi les protestations des environnementalistes, des journalistes et du public en général ont jusqu'ici fait reculer le gouvernement du Québec dans ses projets d\u2019établir une aluminerie à St-Augus- tin ou de harnacher la rivière Jacques-Cartier.Pour combien de temps ?Ce dilemme entre les avantages et les inconvénients du développement industriel, il me semble qu\u2019il ne peut être mieux illustré que par l\u2019automobile, ce symbole de nos contradictions.Voyons d\u2019abord les avantages.La production d\u2019automobiles, en Amérique tout au moins, est considérée comme l\u2019un des baromètres de la prospérité, au point qu\u2019on en arrive, dans ce domaine comme dans beaucoup d\u2019autres, à gaver le consommateur pour faire travailler le producteur.En tant que consommateur, il faut reconnaître le très grand avantage de la mobilité personnelle et du déplacement rapide que nous offre l\u2019automobile.La liste des inconvénients dus à l\u2019automobile, par contre, s\u2019allonge constamment : pollution atmosphérique, autoroutes qui détruisent le tissu urbain et le territoire rural, prolifération des parkings aux dépens des espaces verts, temps perdu dans les embouteillages, sans oublier les « marées noires » consécutives aux accidents subis par des pétroliers.L'automobile n\u2019est qu\u2019un produit industriel parmi tant d\u2019autres qui, tous, posent la même question : les méfaits de ce qu\u2019on appelle le progrès seront-ils plus grands, dans certains cas, que ses bienfaits ?2.\u2014 INDIVIDU vs SOCIÉTÉ Cette contradiction n\u2019est pas propre à notre époque; elle est de tous les temps.Elle a donné lieu à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui s\u2019opposent encore dans le monde contemporain.Si l\u2019on se place aux extrêmes, on a deux possibilités que Victor Fuchs appelle : « la jungle ou le zoo » *.La jungle, c\u2019est-à-dire la liberté avec ses périls ou le zoo, c\u2019est-à-dire la sécurité avec ses règlements.D\u2019un côté, on favorise l\u2019entreprise individuelle, la concurrence effrénée, l\u2019impitoyable sélec- 1625 Jat fi i jt | i tion naturelle.Chacun pour soi et Dieu pour tous.C\u2019est le libéralisme.De l\u2019autre côté, on préconise l\u2019entraide fraternelle, la solidarité humaine, l\u2019onéreuse protection des faibles.Un pour tous et tous pour un.C\u2019est le collectivisme.L\u2019individu réclame toujours les meilleurs services pour lui-même.\u201cThe best is bad enough\u201d prétend un vieux proverbe anglais.La société, vu l\u2019éternelle insuffisance des ressources, ne peut pas en tout temps fournir les meilleurs services à tous les citoyens.Il lui faut donc établir des priorités et faire des choix.C\u2019est ici qu\u2019interviennent les études coûts- bénéfices.Autant ces études sont nécessaires, autant elles sont ardues.Tout d\u2019abord, dans les études de ce genre, il faut établir les coûts.C\u2019est la plus facile des deux parties de l\u2019opération, encore que certains coûts indirects soient parfois difficiles à calculer et certains coûts cachés, difficiles à découvrir.Mais tout cela n\u2019est rien à côté du problème de mesurer, en termes monétaires, des bénéfices comme des années supplémentaires de vie productive ou improductive, le soulagement de certains handicaps, la diminution de certaines douleurs ou de certaines angoisses.Certains se refusent a faire de tels calculs.Ainsi Ivan Illich qui écrit : « Dans le domaine de la santé, le consommateur classique n\u2019existe pas et on ne voit pas comment il pourrait exister.Qui peut évaluer, en termes d'argent ou de souffrances, la valeur des soins médicaux qu\u2019il reçoit ?Qui peut dire s\u2019il vaut mieux pour sa santé consommer les services de son médecin ou ceux de son agence de voyage, ou s'il ne vaut pas mieux encore refuser le travail à la chaîne, ou bien surmonter son malaise en se syndiquant ?L\u2019économie de la santé est une discipline étrange qui n\u2019est pas sans rappeler la théologie des indulgences d\u2019avant Luther.Vous pouvez comptabiliser l\u2019argent que les gardiens du culte collectent, observer les temples qu\u2019ils bâtissent, prendre part aux liturgies qu\u2019ils célèbrent, mais pour savoir en quoi le commerce des indulgences contribue au salut de l'âme, c\u2019est une conjecture du même ordre, que d\u2019évaluer le bénéfice qui résulte pour la santé d\u2019un cancéreux des dépenses faites pour le soumettre au chirurgien » 5.Cependant, et c\u2019est là l\u2019une des contradictions qu\u2019on peut trouver dans son ouvrage, comment Illich peut-il du même souffle prétendre que la valeur des soins médicaux n\u2019est pas mesurable et accuser la médecine, comme il le fait, d\u2019être inefficace et même dangereuse ?Une solution partielle de ce problème se trouvera dans le raffinement des méthodes d\u2019évaluation, dans le perfectionnement des indicateurs sanitaires et so- 1626 ciaux et dans leur expression en termes opérationnels.Sans la disponibilité de tels indices, Illich a certes raison d\u2019écrire que l\u2019évaluation des divers programmes de soin n\u2019est guère possible.pour le moment.3.\u2014 LE PEUPLE vs L'ÉTAT Le peuple contre l\u2019État, c\u2019est l\u2019éternelle opposition entre gouvernés et gouvernants, entre les citoyens et la cité, entre les administrés et l\u2019administration.L\u2019État est un appareil qui émane du peuple mais qui acquiert sa vie propre, qui est redevable au peuple mais autonome de lui.Le peuple lui-même est un ensemble difficile à cerner puisqu\u2019il est formé de divers groupes : les jeunes et les vieux, les ouvriers et les bourgeois, les riches et les pauvres, les croyants et les incroyants, etc.L'opposition naît du fait qu\u2019en démocratie, le pouvoir politique est censé exécuter la « volonté du peuple » et se soumettre à l\u2019opinion publique plutôt qu\u2019à une « raison d\u2019État » abstraite et désincarnée.En effet, selon la conception moderne de la démocratie, le peuple doit non seulement élire ses dirigeants mais aussi leur dire quoi faire et partager leur pouvoir dans la conduite des affaires de l\u2019État.C\u2019est le mythe de la participation.En principe, tous se déclarent favorables à cette participation sauf peut-être ceux qui ne se cachent pas de vouloir garder pouvoirs et privilèges pour eux seuls.En pratique, les exercices de participation démocratique rencontrent deux sortes d'obstacles : d\u2019une part, certains politiciens et technocrates ne croient pas à son utilité pour l\u2019État et ne cherchent en rien à la faciliter; d\u2019autre part, le citoyen participant manque souvent de préparation ou de temps et parfois même d\u2019intérêt\u2026 4, \u2014 LE PATIENT vs LA POPULATION Cette contradiction se pose entre les ressources consacrées à la santé de l\u2019homme qui consulte et celles que l\u2019on consacre à la santé des hommes qui ne consultent pas.C'est le dilemme entre le patient et la population.En 1972, les dépenses de santé au Canada atteignaient 7.5 milliards soit $375 par citoyen dont $340 (90%) pour les soins personnels et seulement $35 (10%) pour les autres services de santé.François de Closets pousse le débat encore plus loin lorsqu'il se demande s\u2019il ne vaudrait pas mieux « renoncer à l\u2019essentiel de la médecine » pour affecter à meilleur escient peut-être les sommes ainsi libérées.Il écrit : L'UNION MÉDICALE DU CANADA = « La santé d\u2019une population n\u2019est pas seulement assurée par la médecine.Toutes sortes de dépenses d\u2019équipements collectifs ou d\u2019action sociale peuvent contribuer à l\u2019améliorer.Faut-il construire des cliniques spéciales pour les polytraumatisés de la route ou améliorer le réseau routier pour diminuer le nombre des accidents ?Faut-il augmenter le nombre des places dans les asiles psychiatriques ou améliorer l\u2019organisation sociale et le milieu urbain afin de diminuer les tensions psychiques ?Faut-il construire de nouveaux centres anticancéreux ou lutter contre la pollution atmosphérique ?Faut-il développer les installations, si coûteuses, qui permettent de soigner les grands cirrhosés ou lancer une action positive pour lutter contre l\u2019alcoolisme ?Quand on fait le compte de toutes ces dépenses non médicales, on en vient à constater que, si l\u2019on renonçait à l'essentiel de la médecine pour affecter le budget de a la sécurité sociale a ces tâches, l\u2019état sanitaire de la population s\u2019en trouverait peut-être amélioré » 6, On peut reprendre encore l\u2019automobile comme exemple.Tout se passe comme si on avait décidé de laisser arriver les accidents et d\u2019envoyer ensuite les voitures au garage ou au dépotoir et les passagers à l'hôpital ou au cimetière.Pourtant, on pourrait faire beaucoup contre les accidents en attaquant le problème par l\u2019autre bout.On pourrait travailler à modifier l\u2019environnement : surveiller la construction et l\u2019entretien des routes, améliorer la fabrication des voitures, promouvoir le port de la ceinture de sécurité.en attendant le ballon qui se gonflera instantanément devant nous.On pourrait travailler à modifier les habitudes de la population : apprendre la prudence aux conducteurs, fixer des limites de vitesse moins élevées, exercer une plus grande sévérité envers les conducteurs qui consomment de l\u2019alcool, sans parler de changements plus profonds auxquels on pourrait songer comme d\u2019améliorer le transport en commun pour le rendre plus commode ou d\u2019aménager les villes pour que les gens ne demeurent pas si loin de leur travail.Beaucoup d\u2019activités reliées à la prévention des accidents ou des maladies ne sont pas populaires, paraît-il, parce qu\u2019elles représentent une dépense immédiate en vue d\u2019un avantage futur, ce qui serait en contradiction complète avec l\u2019un des principes de notre civilisation hédoniste et imprévoyante: « Consommez maintenant, payez plus tard ».En ce qui concerne le rôle du médecin ou de tout professionnel soignant, une angoissante question se pose : le rôle du professionnel soignant est-il d\u2019aider les hommes à vivre comme ils l\u2019entendent, dans une société qu\u2019ils édifient parfois à leur propre détriment ou bien le professionnel doit-il assumer le double rôle d\u2019un moraliste qui vise à réformer les individus TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 dans leur mode de vie et d\u2019un politicien qui essaie de corriger les vices de structure ou de fonctionnement de la société ?Beaucoup de professionnels soignants ne se reconnaissent une responsabilité que vis-à-vis de l\u2019individu qui les consulte.D'ailleurs, prétendent-ils, c\u2019est dans cette relation personnelle qu\u2019ils peuvent utiliser au mieux leurs connaissances professionnelles pour rendre quelque service à celui ou celle qui sollicite leur aide.D\u2019autre soutiennent qu\u2019en adoptant cette attitude, le professionnel devient complice du système social, à qui on impute la cause de plusieurs maladies.Illich n\u2019y va pas de main morte lorsqu\u2019il définit la médecine comme un service d\u2019entretien au bénéfice du système industriel et les médecins comme des « pourvoyeurs d\u2019ambroisie ».7 5.\u2014 PROGRÈS DE LA SCIENCE MÉDICALE vs PRATIQUE DE L\u2019ART MÉDICAL Depuis quelques années, certains ne cessent de réclamer qu\u2019on mette l\u2019accent sur la médecine de première ligne plutôt que sur la médecine de pointe, sur la médecine de soin plutôt que sur la médecine expérimentale.Cette opposition entre la recherche et l\u2019exercice, entre la science et l\u2019art de la médecine, n\u2019est peut-être pas entièrement justifiée.Dans son livre « La puissance et la fragilité », Jean Hamburger a intitulé un chapitre de la manière suivante : « Où l\u2019on tente de démontrer que dans les pays où la recherche est pauvre, les malades sont mal soignés ».8 Il reste qu\u2019avec des budgets limités, il faut toujours, au moment d\u2019allouer les ressources, faire des choix, des « hyper-choix » dirait Alvin Toffler.On pourrait situer ces choix à trois niveaux : d\u2019abord entre la médecine de pointe ou expérimentale et la médecine de soin ou de routine; puis, dans la médecine de soin, entre les activités curatives et les activités préventives; enfin, que ce soit dans le domaine curatif ou préventif, entre les multiples et divers programmes possibles.François de Closets prétend que « désormais la notion de rentabilité va dominer la vie médicale » °.Quant à la difficulté des choix à faire, il écrit : « Une \u201cpolitique de la santé\u201d ne peut qu'être monstrueuse.Que l\u2019on décide de construire une clinique psychiatrique plutôt qu\u2019une maison pour enfants inadaptés, de développer la prévention plutôt que la thérapeutique, de pousser la recherche plutôt que la médecine clinique, d\u2019accepter la mort plutôt que de prolonger la vie, d\u2019interrompre une grossesse plutôt que de risquer une naissance anormale, toute décision est révoltante, aussi révoltante que la décision contraire.En définitive, il s\u2019agit toujours, non pas seulement pour le médecin, 1627 mais pour la société, de trancher des problèmes qui, de nature, sont insolubles.Mais il n\u2019est pas possible de refuser le choix.Sa nécessité apparaît à chaque instant et l\u2019abstention est encore une façon de se déterminer dès lors que les moyens d\u2019action existent.L\u2019humanité s\u2019est désespérément efforcée de fuir cette responsabilité qui l\u2019écrase.Chaque victoire de la médecine met davantage en lumière cette contradiction entre les possibilités d\u2019action d\u2019une part, l\u2019impossibilité de les maîtriser d'autre part » 10.6.\u2014 MÉDECINE SPÉCIALISÉE vs MÉDECINE GÉNÉRALE On peut voir, dans cette alternative, la contradiction entre la mobilisation de ressources trop importantes ou trop qualifiées et la banalité ou le peu de gravité de beaucoup de problèmes de santé.C\u2019est un fait que les ressources spécialisées ne sont pas toujours les mieux adaptées par rapport aux besoins du moment.Souvent on s\u2019adresse à un savant lorsqu\u2019il faudrait un consolateur; souvent on a recours à la technique alors que c\u2019est le contact humain qui fait défaut.À propos de l\u2019inadéquation des ressources utilisées par rapport aux besoins réels dans chaque cas, il faut bien reconnaître une certaine culpabilité des gouvernements provinciaux et fédéral qui ont contribué à créer des tendances vers l\u2019hospitalisation et vers les services spécialisés par l\u2019ordre dans lequel les mesures sociales ont été adoptées, par les modes de remboursement des établissements et des professionnels, ainsi que par le système de partage des coûts entre le gouvernement fédéral et les provinces.Ainsi l\u2019assurance-hospitalisation a précédé l\u2019assurance-maladie et, à ses débuts, elle ne couvrait pas les soins fournis dans les consultations externes.Les services organisés de soins à domicile sont encore négligés dans les ententes fédérales-provinciales et la nomenclature de l\u2019assurance-maladie ne comprend guère « d\u2019actes préventifs ».Il est facile d\u2019imaginer puis de constater les conséquences.Maintenant que les dépenses sont devenues astronomiques, le gouvernement fédéral, qui se voit forcé de payer environ 50% d\u2019une facture dont il ne peut contrôler le montant, cherche à renverser la vapeur.D'abord, il veut imposer unilatéralement un frein à la croissance de sa contribution aux frais de l\u2019assu- rance-hospitalisation et de I\u2019assurance-maladie ; puis il préconise une conversion des citoyens vers de nouvelles habitudes.Toutefois, quand on parcourt certains documents publiés récemment contre l\u2019habitude du tabac ou de l\u2019alcool, on peut se demander s'il n\u2019y a pas une certaine antinomie entre ce nouveau moralisme, ce 1628 néo-puritanisme, pourrait-on dire, et notre société dite permissive, où le mouvement de libéralisation des mœurs ne semble pas près de s\u2019arrêter et se manifeste par une propagande non plus pour le tabac ou l\u2019alcool mais maintenant pour la marijuana, la pornographie, l\u2019avortement\u2026 7.\u2014 PROFESSIONNALISME vs SYNDICALISME Traditionnellement l\u2019idéal du service, même désintéressé à l\u2019occasion, a toujours été considéré comme faisant partie de l\u2019essence même des professions.On a parfois poussé cet élément de définition jusqu\u2019au mythe comme, par exemple, quand on parlait du « médecin des pauvres » ou de l\u2019avocat « défenseur de la veuve et de l\u2019orphelin».Ces expressions font sourire de nos jours, depuis que les professions se sont commercialisées mais, tout de même, il nous est resté, de l\u2019idéal de service, les codes d\u2019éthique où l\u2019on trouve exposés les obligations et les devoirs d\u2019un professionnel qui sont censés passer avant son intérêt personnel.D\u2019autre part, le syndicalisme a pour objectif la promotion des intérêts des membres du syndicat, même aux dépens du service à l\u2019occasion.La lutte contre la mobilité du personnel, les débrayages, les harcèlements, la grève du zèle ou la grève tout court, pour ne nommer que ces exemples, sont des armes fréquemment employées par les syndicats, sans égard aux perturbations du service.La compétence, parmi ceux qui s\u2019y connaissent, est vite reconnue et s\u2019impose facilement.On pourrait multiplier les exemples parmi les professionnels de divers milieux : santé, administration, arts ou sports.D\u2019autre part, un syndicat démocratique ne doit pas faire de discrimination parmi ses membres.Il doit toujours se porter a la défense de ses membres sans privilégier ceux dont la compétence serait plus grande.C\u2019est pourquoi, par exemple, les syndicats ont toujours favorisé les promotions selon l\u2019ancienneté et méprisé les primes au mérite.Une responsabilité personnelle est imposée par la loi à chaque professionnel selon les connaissances et l\u2019habileté qu\u2019il est censé posséder.On pourrait multiplier les exemples de professionnels qui ont répondu de leurs actes devant les tribunaux.D'autre part, dans les activités syndicales, il arrive presque toujours qu\u2019on décrète des amnisties à la fin des conflits, couvrant ainsi de ce qu\u2019on a appelé la «collusion de l\u2019anonymat >» des méfaits individuels dont personne finalement n\u2019est tenu responsable.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 8.\u2014 PROFESSIONNALISME vs BUREAUCRATIE Les contradictions entre le professionnalisme et la bureaucratie constituent un sujet favori de certains sociologues qui ont cherché à montrer en quoi le professionnel et le bureaucrate pouvaient différer et s\u2019opposer l\u2019un à l\u2019autre.Cependant, les spécialistes en administration commencent à étudier comment on pourrait réconcilier ces deux conceptions de l\u2019organisation du travail que représentent, d\u2019une part, le professionnalisme et, d\u2019autre part, la bureaucratie.Jai moi-même fait quelques études sur ce sujet et j'ai publié, en 1974, un article dans lequel j\u2019essayais de démontrer que dans certains milieux bureaucratiques où l\u2019on emploie des professionnels, comme par exemple des universités ou des collèges, des hôpitaux ou des centres de services sociaux, on assiste à une mutation du professionnalisme et de la bureaucratie et à la naissance d\u2019un nouveau type de professionnel comme d\u2019un nouveau type d\u2019organisation bureaucratique entre lesquels la réconciliation et la concertation vers leurs objectifs communs seront plus facilement réalisables !!, En ce qui regarde le contrôle de leurs activités, plusieurs sociologues ont noté que les professionnels, en général, désirent être évalués d\u2019après leur comportement, ou en d\u2019autres termes d\u2019après le < processus » plutôt que d\u2019après les résultats obtenus, à supposer que ceux-ci soient mesurables.Le meilleur avocat, prétendent-ils, perdra une cause désespérée et le meilleur médecin ne pourra sauver un malade trop gravement atteint.Juger ces professionnels d\u2019après le résultat serait plutôt injuste à moins de tenir compte des conditions au départ.Les organisations bureaucratiques, d\u2019autre part, recherchent des systèmes d\u2019évaluation qui portent, de préférence, sur les résultats.Il est certain que de tels systèmes vont s\u2019instaurer dans le domaine de la santé et des affaires sociales lorsque le développements d\u2019indicateurs sanitaires et sociaux perfectionnés permettra de mieux apprécier les résultats des activités professionnelles.9.\u2014 PROFESSIONNALISME vs MULTIDISCIPLINARITÉ Traditionnellement, les professions se sont vu accorder par le législateur des champs d\u2019exercice exclusifs et un monopole quant à leurs fonctions dans la société.Cette détermination précise des fonctions d\u2019un professionnel dans la loi établissant sa corporation n\u2019avait pas pour but de décourager la pratique en équipes multidisciplinaires mais plutôt d\u2019empêcher les charlatans et les faussaires d\u2019usurper les fonctions des professionnels.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 D'ailleurs, la plupart des professionnels s\u2019adonnaient autrefois à l\u2019exercice en solo et la rencontre du professionnel et de son client ou patient était vraiment un « colloque singulier » ou, comme on l\u2019a écrit un peu pompeusement, la « rencontre d\u2019une confiance et d\u2019une conscience ».Cette situation de droit et de fait a contribué à développer la mentalité individualiste des professionnels qui s\u2019oppose maintenant à la nécessité reconnue de constituer des équipes multidisciplinaires, particulièrement dans les services de santé.La Commission Castonguay a recommandé clairement que les diverses lois professionnelles soient assouplies pour faciliter le partage des tâches et le glissement des fonctions entre les professionnels différents, membres d\u2019une même équipe.Cette recommandation a été appliquée dans le nouveau Code des professions et dans les nouvelles versions des lois professionnelles récemment promulguées.Toutefois, sur ce point comme sur tous les autres, la réforme législative n\u2019entraîne pas nécessairement la réforme culturelle.La loi est une chose; la mentalité en est une autre.Aussi on a pu constater, dans plusieurs cas, qu\u2019il n\u2019est pas facile de s\u2019entendre sur un partage de fonctions entre professionnels surtout qu\u2019il s\u2019y mêle toujours des questions de pouvoir, de prestige et de rémunération.Pour que des équipes multidisciplinaires efficaces puissent se constituer, l\u2019autonomie devra faire place à la solidarité et l\u2019indépendance à l\u2019interdépendance entre les diverses catégories de professionnels.Dans le domaine de la santé, il est facile d\u2019identifier ces catégories : médecins et infirmières, dentistes et den- turologistes, psychiatres et psychologues, ophtalmologistes, optométristes et opticiens, travailleurs sociaux et conseillers sociaux, physiatres et physio- thérapeutes, etc.Si la notion de professionnalisme ne se transforme pas, le développement de la multidisciplinarité sera très lent sinon impossible.10.\u2014 PROFESSIONNALISME vs DEPROFESSIONNALISATION Le terme déprofessionnalisation est certes un peu ambigu et on en trouve nulle part une définition claire.Ce mot, semble-t-il, désigne un rejet de la domination des professionnels, une démocratisation de la connaissance et un effort d\u2019indépendance et d\u2019auto-suffisance de la part des consommateurs qui essaieraient de produire eux-mémes les services dont ils ont besoin.Dans notre société, on peut observer présentement deux tendances contradictoires sur ce point.1629 Plusieurs groupes, sur le marché du travail, considèrent la professionnalisation comme un moyen de promotion sociale.Aussi assiste-t-on à une montée du professionnalisme qui pose quelques problèmes à l\u2019Office des professions.Selon un article récemment paru dans le journal Le Devoir, une trentaine de nouveaux groupes cherchent à être constitués en corporations professionnelles mais l'Office des professions, suivant le conseil de la Commission Cas- tonguay qui avait recommandé une grande parcimonie dans ce domaine, aurait l\u2019intention de favoriser le regroupement plutôt que la multiplication des corporations professionnelles !8.D\u2019autre part, on peut reconnaître également, dans la vie communautaire actuelle, certains phénomènes de déprofessionnalisation : ainsi la création de la cour des petites créances malgré les protestations du Barreau: ainsi les succès d\u2019un « comité de citoyens », formé de ménagères, qui, à Montréal, a réussi à faire modifier les plans d\u2019un H.L.M.par les architectes après leur avoir démontré que certains aménagements projetés n\u2019étaient pas fonctionnels.Dans le domaine de la santé, le thème de la dé- professionnalisation constitue l\u2019essence même de l\u2019ouvrage d\u2019Ivan Illich « Némésis médicale » où, à travers les nombreuses critiques de la situation actuelle, on finit par trouver ce que proposerait l\u2019auteur : d\u2019abord « envoyer au diable » son médecin; puis, si l\u2019on se sent malade, consulter ses voisins et ses amis; enfin, en guise de médicament, prendre des « remèdes de bonne femme »\u2026 !* 11.\u2014 SANTÉ vs AUTRES VALEURS Cette contradiction est mise en évidence par la définition de la santé proposée par l\u2019Organisation mondiale de la santé, si vaste qu\u2019elle exige « l\u2019état de complet bien-être physique, mental et social » et qu\u2019ainsi elle fait du médecin le « gardien du bonheur », qu\u2019elle donne à la médecine un rôle de régulation sociale dans la justice, l'éducation, le travail et qu\u2019elle substitue presque la médecine à la morale.À l'opposé, les adversaires de cette définition prétendent qu\u2019on pourrait définir l\u2019ivresse de la même manière, soutiennent que si on accepte cette définition, on est obligé de reconnaître que certaines personnes se portent très bien sans être en santé : Bobby Clarke malgré son diabète, Rosanne Laflamme malgré ses infirmités et beaucoup d\u2019autres.Ceux-là voudraient proposer une autre définition de la santé, plus limitée, plus opérationnelle, moins contraignante, qui n\u2019oblige pas le médecin à abrutir les gens de tranquillisants pour leur procurer le bien-être com- 1630 plet, une définition qui laisse place à l\u2019angoisse et à l\u2019inquiétude que provoquent la lucidité, l'ambition, le désir et les passions.La contradiction entre ces deux manières de définir la santé se ramène à la question de savoir si on considère la santé comme un objectif ou comme un moyen.Est-il raisonnable de sacrifier sa santé à la poursuite d\u2019autres objectifs : le pouvoir ou le savoir, la réalisation de soi-même ou le dévouement pour les autres, la recherche du plaisir, des honneurs ou même du danger ?Est-il encore permis de vivre intensément au risque de vivre moins longtemps comme l\u2019ont fait beaucoup d\u2019hommes dans l\u2019histoire du monde : aventuriers, savants, artistes, athlètes et autres.?Ou bien, au contraire, la santé, aprés avoir été l\u2019objet d\u2019un droit, est-elle devenue un devoir ?Puisque le citoyen exige de la société qu\u2019elle le soigne s\u2019il est malade, la société, en retour, peut-elle exiger qu\u2019il modifie son style de vie et ses habitudes, qu\u2019il se prive de certains plaisirs, qu\u2019il se plie à certaines contraintes, bref qu\u2019il accepte de collaborer et de participer à la politique de santé communautaire ?Sommes-nous parvenus à ce qu\u2019un auteur appelle la « société assistée » ou un autre, « le monde secouru > où l\u2019on définira la prévention comme l\u2019élimination de tout risque et où la modération sera considérée comme un devoir civique de tout homme envers lui-même et envers les autres ?Dans cette société nouvelle, retiendra-t-on l\u2019alpiniste téméraire qui voudra escalader le versant dangereusement escarpé d\u2019une montagne ?Ce nouveau style de vie, ce retour au puritanisme et à la contrainte sociale, les hommes d\u2019aujourd\u2019hui sont-ils assez sages pour se les imposer ou se les laisser imposer ?Ou peut-on craindre que les campagnes entreprises en ce sens ne puissent altérer l\u2019indifférence des citoyens volontairement ou involontairement sourds aux appels qui dérangent leur tranquillité et qui pourraient leur donner mauvaise conscience devant l'évidence de leurs abus, de leurs imprévoyances, de leurs illogismes.12.\u2014 EVOLUTION vs REVOLUTION Cette contradiction est clairement exprimée par François de Closets quand il écrit que les conservateurs trouvent toujours qu\u2019on va trop vite tandis que les progressistes réclament sans cesse une évolution plus rapide 5.Quand le Rapport Castonguay sur la santé (Vol.IV) a été publié, en 1970, il proposait une réforme globale dont il décrivait le point d\u2019arrivée mais non L'UNION MÉDICALE DU CANADA les étapes intermédiaires d\u2019application.Pourtant la différence entre une réforme et une révolution, c\u2019est justement que la première n\u2019abolit pas l\u2019ordre qui existait auparavant mais vise plutôt à le transformer à une vitesse indéterminée, parfois rapide, parfois plus lente.Le problème qui se pose alors, c\u2019est la coexistence difficile de structures et de systèmes de fonctionnement en voie de disparition avec d\u2019autres Structures et d\u2019autres systèmes en voie d\u2019avènement.Il est difficile de comparer les avantages et les inconvénients d\u2019une réforme lente et graduelle par rapport aux avantages et inconvénients d\u2019une réforme rapide et brusque.Le dernier mot n\u2019est pas dit quant aux stratégies les plus eficaces en vue du changement social.CONCLUSION Dans son ouvrage intitulé « La puissance et la fragilité », Jean Hamburger prétend que ce qui caractérise l\u2019homme, ce n\u2019est pas d\u2019être un animal raisonnable mais bien plutôt un animal anarchique 18, En effet, la fourmi, semble-t-il, n\u2019est soumise à aucune contradiction quant à son comportement.Elle est programmée pour obéir à son instinct et son instinct est complètement orienté vers la conservation de l\u2019espèce, parfois même au prix du sacrifice de l'individu.Tous contre un, si nécessaire.L'homme, lui, est réputé intelligent.Qu'est-ce à dire ?Certes, certaines études récentes sur les lois de la génétique ont montré jusqu\u2019à quel point il est, lui aussi, programmé comme la fourmi mais chez lui, comme l\u2019écrit Hamburger, « une intelligence consciente et mobile émerge de la mer des instincts fixes, comme un bouillonnement insolite et imprévisible ».Quelles sont les conséquences de ce bouillonnement ?Une plus grande liberté individuelle, une possibilité de contestation interne au sein de l\u2019espèce, de révolte individuelle contre le destin collectif.Un contre tous, s\u2019il lui en prend la fantaisie.En fait, qu\u2019est-il arrivé ?L'intelligence a-t-elle fait mieux que l\u2019instinct ?Les hommes ont-ils réussi à organiser la vie communautaire selon un modèle qui, tout en brimant le moins possible les aspirations individuelles, respecte ayant tout les impératifs sociaux ?Ou bien est-ce le contraire qui est arrivé ?La force aveugle des intérêts privés et des égoïsmes individuels commence-t-elle à menacer la survie de l\u2019espèce ?L\u2019incohérence du monde qui nous entoure et qui me semble amplement démontrée par les multiples contradictions que nous venons d\u2019examiner, n\u2019a rien de rassurant.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 On répète souvent que notre société est malade.Je suis prêt, quant à moi, à proposer une opinion quant au diagnostic et au traitement qui s\u2019imposent.Mon diagnostic, vous le connaissez déjà : le faux de contradiction est trop élevé et la fièvre du conflit social consume le patient.Qui doit participer au traitement ?Tout le monde.Illich serait content de m\u2019entendre.Le traitement que je préconise devrait s\u2019effectuer en trois étapes.Première étape : faire l\u2019inventaire des situations pathologiques.C\u2019est ce que j'ai commencé de faire avec vous aujourd\u2019hui.Il faudrait maintenant identifier, dans les diverses contradictions qui empoisonnent la société, les éléments qui peuvent être modifiés ou qui doivent être sacrifiés si nécesaire, comme on ampute un membre lorsque c\u2019est inévitable pour sauver le patient.Deuxième étape : recherche d\u2019une réconciliation, lorsqu'elle est possible, par l\u2019invention de compromis qui apportent des solutions non pas parfaites certes mais optimales aux contradictions qu\u2019on s\u2019efforce de résoudre.Troisième étape : dans les cas où la réconciliation par compromis s\u2019avère impossible, une série de choix s\u2019impose entre les objectifs contradictoires.Les conséquences inéluctables de ces choix devront être connues de tous, acceptées par la majorité et imposées à ceux qui hésiteront à se rallier.En ce qui regarde ces choix, les auteurs que j\u2019ai consultés, comme de Closets et Hamburger, arrivent à une conclusion identique : même s\u2019ils considèrent que la liberté de chaque homme doit être sauvegardée dans la plus grande mesure possible, ces auteurs s\u2019accordent pour affirmer que les seules solutions possibles seront certainement « de nature collective et anti- individualiste » 17 18, Autrement dit: la maladie de la contradiction frappe chacun de nous, mais le traitement dépend de nous tous.Nous sommes tous a la fois les malades et les médecins.Le traitement sera curatif en ce qui nous concerne, car il pourra nous délivrer, en partie, des angoisses et des névroses qui découlent de ces contradictions dans lesquelles nous devons quotidiennement nous débattre.Le traitement sera aussi préventif en ce qui concerne nos enfants, car il nous permettra, du moins peut-on l\u2019espérer, de leur léguer une société plus harmonieuse, plus accordée, où il sera plus agréable de vivre.BIBLIOGRAPHIE 1.De Closets, François: En danger de progrès.Paris, Gallimard, Collection Idées, No 278, 1972, p.330.2.Anonyme: Club of Rome Revisited.Time News magazine, 26 avril 1976, p.45.1631 A i i Bt H | 3.Provost, Gilles: Les entreprises pollueraient moins sans la complicité des travailleurs.Montréal, Le Devoir, ler mai 1976, p.7.Fuchs, Victor R.: Who Shall Live?\u2014 Health, Economics and Social Choice.New York, Basic Books, 1974, p.26 .Illich, Ivan: Némésis médicale.Paris, Seuil, 1575, p.108.De Closets, Francois: Op.cit., pp.278-279.Illich, Ivan: Op.cit., p.206.Hamburger, Jean: La puissance et la fragilité.Paris, Flam- marion, 1972, p.45.De Closets, François: Op.cit., p.284.10.De Closets, François: Op.cit., p.248, Noo + © 11.Blain, Gilbert: Profession, bureaucratie et hôpital.L'Union Médicale du Canada, Tome 103, août 1975, p.1365.12.Reich, Charles A.: The Greening of America.New York, Bantam Books, 1971, pp.103-107.13.LeBlanc, Gérald: Quelque 30 groupes cherchent à être admis dans la famille des professions.Montréal, Le Devoir, 2 mars 1976, p.3.14.Hlich, Ivan: Op.cit, pp.98, 88, 99, 153, 167, et 87, 119.15.De Closets, François: Op.cit, p.25.16.Hamburger, Jean: Op.cit., p.147.17.Hamburger, Jean: Op.Cit., p.150.18.De Closets, Francois: Op.cit, pp.352-353.ETUDE DE LA CONDITION PHYSIQUE D'UNE POPULATION MASCULINE DE LA RÉGION DE MONTREAL ! J.L.BONNARDEAUX 2, J.BONNEAU * et Floyd JOHNSON \u201c INTRODUCTION Pour un bon nombre de personnes, la condition physique est reliée à la relaxation physique ou mentale, ou à la force et à la masse musculaire, ou à l\u2019amélioration du système cardio-respiratoire * °.La meilleure définition est l\u2019existence de réserves cardiorespiratoires adéquates.Au Canada, les études sur la condition physique des Canadiens faites à Saskatoon #* à Toronto et au Québec ! ont démontré que la condition physique des hommes était moyenne et qu\u2019elle était inférieure aux normes scandinaves ® 14, mais aussi à celles de l\u2019American Heart Association 8.Des enquêtes du ministère de la Santé !* au Canada, ont démontré l\u2019importance de la masse de graisse par rapport au poids maigre des individus.Cette constatation est importante si l\u2019on sait que la condition physique est évaluée à partir de la consommation maximale d\u2019oxygène (VOsmax.) ou le poids de l\u2019individu intervient.D'autre part le nombre croissant de décès attribués à des causes de maladies cardio-vasculaires !* laisse entrevoir que les réserves cardio-vasculaires sont faibles parmi la population.Ce même rapport en vient aux conclusions que notre vie sédentaire et notre genre de vie, c\u2019est- à-dire, le stress, l\u2019usage de la cigarette, de l\u2019alcool, la suralimentation, seraient les conséquences directes de l\u2019état actuelle de la population.Dans notre étude, nous avons tenté d\u2019esquisser l\u2019archétype physiologique d\u2019une population du Montréal métropolitain, anglophone, de classe moyenne haute, travaillant au centre-ville dans des bureaux, donc sédentaire, et 1 Travail subventionné par les fonds institutionnels de recherche de l'UQAM.2J.L.Bonnardeaux, département de kinanthropologie de l'Université du Québec à Montréal.Centre de conditionnement physique du YMCA-Central de Montréal.3 Adresse actuelle: Recreation Canada.Journal Tower, 365 ouest, av.Laurier, Ottawa, Ontario.4 Directeur du programme du YMCA-Central, Montréal.1632 utilisant le centre de condition physique du YMCA central de Montréal pour faire un entraînement physique périodique.Cette catégorie de personnes nous semblait être la plus représentative des déboires de notre genre de vie.Le but de cette étude étant d\u2019établir une série de valeurs anthropométriques et cardiorespiratoires de références pour les comparer aux études similaires déjà réalisées.MATÉRIEL ET MÉTHODES Choix des sujets Nous avons relevé les données de 1,026 dossiers de candidats sur un total de 5,000, d\u2019une façon aléatoire.Le seul préalable était le sexe masculin.Ces sujets présentaient des caractéristiques socio-économiques homogènes, parmi la classe moyenne haute.Ils travaillaient de jour dans les bureaux du centre- ville, et ils n'avaient pas de profession requérant une activité physique intense pendant la journée.Les sujets adhérant à un programme de conditionnement physique au YMCA central, passaient un examen médical et une série de tests physiologiques, pour obtenir leur carte d'entraînement.Nous avons séparé notre population en cinq tranches d\u2019âge: 20- 29, 30-39, 40-49, 50-59, 60-69 ans, en essayant d\u2019avoir un minimum de 250 sujets par tranche d\u2019âge.Malheureusement, entre 60-69 ans, nous n\u2019avons pu recueillir que 20 sujets à cause du rétrécissement de la pyramide d\u2019âge, et aussi parce que beaucoup de personnes Âgées arrêtent de faire de l\u2019exercice physique dès qu\u2019elles sentent la perte de leur capacité d\u2019antan.Méthodes employées pendant l\u2019entrevue Les tests se sont déroulés selon le protocole suivant: les sujets sont venus sur rendez-vous, le soir, entre 17 et 22 heures.Ils étaient reçus par le mé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA decin cardiologue du Montreal General Hospital qui procédait à l\u2019anamnèse des patients.Le médecin prenait la pression artérielle systémique au repos et auscultait les bruits cardiaques.L\u2019évaluation physiologique suivait avec une mesure du poids des sujets en livres, de la taille et du tour de taille en pouces.Quatre plis cutanés ont été mesurés: au niveau du triceps, sous-scapulaire, sus-iliaque, et ombilicale, à l\u2019aide d\u2019un adipomètre.Les épreuves respiratoires étaient menées ensuite, à l\u2019aide d\u2019un spiromètre.Le sujet faisait trois fois le test et la moyenne des mesures a servi à établir la capacité vitale (C.V.) et le volume expiratoire forcé pendant une seconde (FEV,)'\".Finalement, les sujets passaient une épreuve à l\u2019effort par étapes sur une bicyclette ergo- métrique Monarch n° 850, préalablement calibrée !.On commençait avec une charge de travail de 300 KPM pendant trois minutes et selon la fréquence cardiaque atteinte après ce premier palier, et l\u2019âge du sujet, une autre charge de travail était imposée pour en arriver à 80% de la fréquence cardiaque maximale qui était évaluée avec la formule de Sinning (220 \u2014 âge \u2014 fréquence cardiaque maximale).La fréquence de pédalage était de 0.83 H, ou 50 cycles/minute, et le rythme était imposé par un métronome.La pression artérielle était prise à l\u2019aide d\u2019un sphygmomanomètre et l\u2019épreuve était interrompue si la pression systolique du patient dépassait les normes de John Merriman 5 soit: pression systolique = 120 + 1/10 kpm.Méthodes d'analyse des mesures Toutes les données ont été transposées sur cartes perforées IBM.Chaque sujet ayant sa carte.Le traitement des mesures anthropométriques a été le suivant: les mesures de poids et de taille et tour de taille ont été converties en valeurs métriques.Pour le poids on a utilisé la formule suivante: poids en kilogrammes = poids en livres X 2.21.Pour les mesures de taille et de tour de taille, la formule suivante a été employée: taille en centimètres = taille en pouces X 2.53.Pour calculer le pourcentage de graisse des sujets, on a utilisé la formule de Brozek et coll.°: % graisse = (4.58/ (1.161 \u2014 (0.0643 X (Lgio (plis triceps \u2014 sous-scapulaire \u2014 sus-iliaque \u2014 ombilicale)))) \u2014 4.142) x 100.Toutes les valeurs ont été ensuite séparées par groupe d\u2019âge et les calculs statistiques ont été réalisés à l\u2019aide des programmes SPSS (Statistical Package for Social Sciences) au centre de calcul de l'UQAM.Nous avons obtenu: les moyennes, écarts-types, écarts-types de moyennes, minimum et maximum, les coefficients d\u2019aplatissement et de décalage des TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 distributions des données par rapport à la courbe normale de Gauss.Les histogrammes d\u2019une valeur et les diagrammes d\u2019une valeur par rapport à une autre avec le coefficient de corrélation entre ces deux paramètres.Pour les valeurs respiratoires, les deux données spirométriques nous ont permis de calculer les rapports FEV,/CV en pourcentage, CV.observée/CV prédite.Pour obtenir la valeur de la capacité vitale prédite nous avons employé la formule suivante: Capacité vitale prédite (ml) = (50 X taille (em) \u2014 (18 x âge (années) \u2014 3150.La compilation des données a été la même que celle employée pour les valeurs anthropométriques.Le traitement des valeurs nous permettant d\u2019établir la condition physique des sujets a été fait en calculant la consommation d\u2019oxygène maximale par minute, en extrapolant à partir de la fréquence cardiaque mesurée au dernier palier de travail musculaire.Nous avons employé l\u2019équation de Von Dôbeln: (VO,) max (I/min) = 1.29 y/ KPM/(fréquence cardiaque \u2014 60) X e \u2014 000884 âge, Le (VOz) max.a été ramené à une valeur de perfusion en ml/kg/ min, en multipliant la première valeur du (VOs) max.en 1/min par 1,000 et en la divisant par le poids du sujet en kg.Les opérations ont été réalisées par l\u2019ordinateur pour chaque sujet et le traitement statistique a été le même que pour les autres paramètres mesurés.RÉSULTATS Mesures anthropométriques Nous avons présenté dans le premier Tableau les valeurs du poids, de la taille, et du tour de taille en fonction des groupes d\u2019âges.Nous pouvons constater qu\u2019il y a une augmentation progressive de la taille des individus qui est inversement proportionnelle à l\u2019âge.Le poids corporel augmente après 30 ans pour se stabiliser dans la cinquantaine.Le tour de taille suit la même augmentation progressive en fonction de l\u2019âge, comme nous avons pu observer pour le poids, et il se stabilise dans la cinquantaine.Dans le Tableau II, nous avons présenté les valeurs de la composition corporelle de graisse.Ces mesures évitent les erreurs des tables de poids-taille qui reposent sur une seule dimension, qui est la taille des sujets.Nous observons dans les mesures des plis cutanés, que les valeurs sont élevées au niveau du ventre et des hanches.Ces valeurs corroborent les mesures du tour de taille du Tableau précédent.Une forte proportion de graisse se retrouve au niveau 1633 TABLEAU 1 DONNEES ANTHROPOMETRIQUES DES SUJETS MASCULINS Groupes d'âge (ans) 20-29 30-39 40-49 50-59 60-69 Poids Ib.167.7+24 173.3+27 175.5+23 173.8+23 151.3+19 kg 75.9+11 78.412 79.4+10 78.610 68.4+ 8.5 Taille pouces 69.5+ 3.4 69.3+ 2.9 69.1+ 3.7 68.5 4.0 67.5% 2.4 cm 175.9+ 8.7 1752+ 7.4 174.6% 9.3 173.3+10 170.7+ 6.2 Tour de taille pouces 347+ 4.9 35.8+ 4.0 36.8+ 3.4 36.8+ 3.9 34.7+ 3.6 cm 87.7 9.9 90.5+10 93.1+ 8.7 93.310 87.8% 9.2 N 242 288 258 198 20 Les valeurs rapportées sont les moyennes et l\u2019écart-type.TABLEAU II RÉPARTITION DE LA GRAISSE DANS LE CORPS Groupe d\u2019âge 20-29 30-39 40-49 50-59 60-69 (ans) N: 242 N: 288 N: 258 N: 198 N: 20 Plis du bras (mm) 12.8+ 5.7 12.6+ 5.0 12.6+ 5.1 11.8+ 4.1 93+3.1 Plis du dos (mm) 19.5+ 9.1 24.7+ 8.4 223+ 83 23.1+ 9.1 17.3%+6.2 Plis sus-iliaque (mm) 21.1+11.9 22.3=+113 21.8+ 9.7 19.1+10.0 11.5+4.2 Plis abdominaux (mm) 26.5+12.9 29.7+x12.4 29.7+11.4 28.4+11.9 20.7+9.1 Pourcentage de graisse 25.5+ 5.7 26.6+ 4.9 26.9+ 4.4 263+ 4.7 22.5+4.1 Densité corporelle 1.0387 1.0368 1.0365 1.0378 1.0347 Les valeurs rapportées dans ce tableau sont les moyennes et les écart-types.du dos dans les tranches d\u2019âge entre 30 et 60 ans.Ces groupes sont d\u2019ailleurs les plus exposés aux maladies cardio-vasculaires.Le pourcentage de graisse est élevé dans presque toutes les catégories.Nous observons aussi une augmentation progressive du pourcentage de graisse avec l\u2019âge des sujets jusqu\u2019à la soixantaine.Les fonctions respiratoires Parmi les fonctions respiratoires, nous pouvons observer le déclin de la capacité vitale en fonction de l\u2019âge, ce qui est normal.Dans le rapport FEV,/CV., nous observons que les pourcentages moyens avoisinent 85%, ce qui est remarquable.Par contre dans la dernière rangée où nous trouvons le rapport entre la capacité vitale observée et celle que l\u2019on peut prédire, il est intéressant de voir que tous les groupes d\u2019âges ont un rapport qui est de 10% inférieur à la prédiction.Mesures de la condition physique La condition physique est évaluée en fonction de la consommation maximale d\u2019oxygène par les tissus.Dans le Tableau IV, nous avons rapporté les valeurs TABLEAU HI FONCTIONS RESPIRATOIRES Groupes d'âge 20-29 30-49 Capacité vitale (I) 4.50 = 0.7 4.39 + 0.7 FEV.() 38 += 05 36 = 05 F.E.V./C.V.84.4% +11 82.0% +17 C.V.obs./ C.V.préd.88.5% +12 91.1% +14 40-49 50-59 60-69 4.10 = 0.7 38 x 07 33 x 0.6 33 = 04 32 x03 25 = 05 80.5% \u201412 84.2% +21 83.6% + 9 88.8% x16 88.8% +12 89.8% + 5 Les valeurs de ce tableau sont les moyennes et les écart-types.Le nombre de sujets est le méme que dans les Tableaux I et II.F.E.V.;: Volume expiratoire forcé en 1 minute.C.V.: Capacité vitale.obs.: observée; préd.: prédite.1634 L'UNION MÉDICALE DU CANADA moyennes de la fréquence cardiaque à l\u2019effort au dernier palier test.Nous pouvons constater la diminution progressive de la fréquence cardiaque mesurée à l\u2019effort avec l\u2019âge des sujets.Dans la deuxième rangée, nous trouvons le pourcentage des fréquences cardiaques à l\u2019effort par rapport aux fréquences cardiaques maximales théoriques calculées.Les pourcentages avoisinent 80% ce qui était notre objectif pour obtenir une épreuve sous-maximale et pour avoir la meilleure extrapolation de la consommation maximale d\u2019oxygène tissulaire.Des études préliminaires de simulation nous ont permis d\u2019établir que la meilleure évaluation du (VOs) max.se fait aux environs de 80% de la fréquence cardiaque maximale estimée, ce qui représente 75% de la capacité aérobique des sujets.Les valeurs de la consommation d\u2019oxygène tissulaire que l\u2019on retrouve dans les deux dernières rangées du Tableau IV, nous indiquent qu\u2019il y a une diminution progressive due à l\u2019âge, et que la pente de diminution s\u2019enregistre jusqu\u2019à la cinquantaine.nous comparons nos valeurs avec celles de Bogert et coll.3, il n\u2019en va pas de même.Ces tables tiennent compte de l\u2019âge et de la taille des sujets.Dès lors nous constatons que nos sujets présentent en moyenne un excès de poids d\u2019environ 5% par rapport aux données de Bogert et coll., sauf pour la dernière tranche d\u2019âge qui est de 11% en dessous des moyennes de Bogert et coll.5.Le meilleur indice d\u2019excès de poids est le rapport entre le pourcentage de graisse corporelle et les autres tissus.Ce pourcentage évite les erreurs inhérentes aux tables poids- tailles qui reposent sur la seule dimension de la taille des sujets.Les pourcentages de graisse sont élevés dans presque toutes les catégories de sujets.Pour établir une comparaison valable, il faut se référer aux tables de M.S.Yuhasz !$ qui situent le pourcentage de graisse chez les hommes à 19%, pour un individu moyen.Un estimé du poids maigre de la moyenne des valeurs obtenues, nous permet de calculer le poids idéal des sujets et la moyenne de l\u2019excès de poids.Cette dernière valeur se situe à TABLEAU IV CONDITION PHYSIQUE Groupes d\u2019âge 20-39 30-39 Fréquence cardiaque à l\u2019effort 162.8 +134 1595 +12.9 F.C.e/F.C.max.83.44% + 7 83.5% + 6 Charge de travail moyenne (KPM) 813+138 807\u2014131 V.O., max.1/min.3.23+ 0.37 3.16 0.34 V.0.: max.ml/kg/ min.43.4 += 75° 41.1 + 73 40-49 50-59 60-69 151.7 +£13.5 1443 \u201413.1 1364 +132 81.3% x 6 792% =* 7 882% + 5 771x137 717x151 626140 3.07+ 0.33 295+ 0.38 2.78% 0.32 39.2 + 5.8 38.2 + 6.9 40.9 = 4,7 Les valeurs de ce tableau sont les moyennes et les écart-types.Le nombre de sujets dans chaque groupe d\u2019âge est le même que dans les Tableaux I et II.Dans le dernier groupe d\u2019Ââge, nous observons une augmentation, qui provient de l\u2019étroitesse de I\u2019échantillon et aussi du fait que les personnes qui font du sport à cet âge-là sont en général des personnes très actives et par conséquent peu représentatives du groupe d\u2019age.DISCUSSION À la lumière des résultats suivants, nous pouvons confirmer ou infirmer certaines données publiées par d\u2019autres auteurs, faites sur d\u2019autres populations.Parmi les données anthropométriques, nous pouvons comparer nos données du poids et de la taille en fonction de l\u2019âge, avec celles publiées par la Metropolitan Life Insurance Company !?, qui tiennent compte de la taille et de l\u2019ossature des sujets, mais non de l\u2019âge.Si nous admettons que la majorité de nos sujets avaient une ossature forte, nos valeurs cadrent avec les valeurs des tables.Par contre si TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 environ 8 kg soit entre 17 et 18 livres en trop, ce qui est beaucoup.Enfin, comme il y a une augmentation progressive du pourcentage de graisse avec l\u2019âge jusqu\u2019à soixante ans, on remarque que l\u2019excès de poids reste constant pendant la durée de vie active des sujets.Finalement pour bien comprendre l\u2019importance de ces données, il faut savoir que l\u2019hydratation quotidienne des tissus peut accroître de 15% l\u2019épaisseur des plis cutanés du corps.Comme les mesures ont été faites le soir, pour des raisons d\u2019organisation, il est évident que nous avons mesuré les plis cutanés au maximum de leur volume.Cette disparité entraîne un écart de 2% dans les valeurs de pourcentages de graisse 5 17, Deuxièmement, il y a une augmentation progressive des pourcentages de graisse avec le vieillissement des individus !8, 1635 Troisièmement, même avec des techniciens très entraînés, on peut avoir un écart dans les mesures de 25% dans l\u2019évaluation des plis cutanés, ce qui peut se répercuter sur le pourcentage de graisse en une augmentation de 5% * 7.En tenant compte de tous ces facteurs, ces valeurs suggèrent que la population étudiée est trop grasse d\u2019au moins 5%.Sans parler d\u2019obésité, comme les valeurs du poids, de la taille, du tour de taille, du pourcentage de graisse et de l\u2019épaisseur des plis cutanés vont toutes dans le même sens, on peut dire qu\u2019il y a un problème de suralimentation, comme il a été observé dans d\u2019autres populations canadiennes !8, Dans les fonctions respiratoires, nous n\u2019avons pas de capacités vitales inférieures à trois litres, dans les groupes d\u2019âge de 20 à 50 ans.Dès lors il n\u2019y a pas d'incidence directe sur le transport d\u2019oxygène vers le sang et vers les tissus !*, Par contre les prédictions de la capacité vitale sont en moyenne de 10% supérieures à nos mesures, ce qui reste dans un écart de mesure acceptable.Les mesures physiques des volumes pulmonaires n\u2019ont pas mis en évidence quelque défaillance marquée.Dans les mesures de la condition cardio-respira- toire, l\u2019utilisation d\u2019une épreuve à l\u2019effort sous-maxi- male comme indice d\u2019évaluation est préférentielle à l\u2019épreuve maximale pour des raisons de sécurité, d'éthique professionnelle et d\u2019ajustement des données 14.19, Même si la bicyclette ergométrique entraîne une diminution dans les estimations de la consommation maximale d\u2019oxygène tissulaire, si, on les compare avec les valeurs obtenues sur tapis roulant !! 12.13, Pour une population comme la nôtre, qui avait un excès de poids, la bicyclette présente l\u2019avantage de réduire l\u2019incidence de la masse corporelle par rapport à l\u2019effort musculaire 11 13, L\u2019ajustement de la fréquence cardiaque à 80% de la fréquence cardiaque maximale théorique des sujets, a l\u2019avantage de présenter la meilleure mesure de (VOs) max.!3, Dans notre étude, on peut constater qu\u2019en moyenne cette valeur a été respectée.Les écarts sont probablement dus à l\u2019emploi de deux formules différentes pour calculer la fréquence cardiaque maximale théorique.La formule Sinnings était employée par l\u2019expérimentateur, car elle est très simple à manipuler mentalement, alors que l\u2019ordinateur utilisait une formule plus complexe, qui s\u2019ajuste mieux aux données réelles de la littérature 1°.Deuxièmement les charges de travail imposées à l\u2019aide de la bicyclette ergométrique n\u2019ont pas une échelle de valeurs assez précise pour atteindre une fréquence cardiaque donnée avec une précision inférieure à 5%.Finalement les fréquences cardiaques maximales sont toujours sujettes à au moins 10% d\u2019erreur.Pour augmenter la marge de précision dans les différentes méthodes utilisées, différents auteurs 13.14.19 ont suggéré de faire travailler les sujets à 75% de leurs capacités aérobiques.Ceci peut être contrôlé par la fréquence cardiaque par minute en fonction de l\u2019âge des sujets.Les tables fournies par Shephard '* contenant ces données, nous indiquent que les fréquences cardiaques moyennes de nos sujets selon les groupes d\u2019âge situent le dernier palier de travail de l\u2019épreuve à l\u2019effort à 75% de la capacité aérobique des sujets.Enfin le calcul de la consommation d\u2019oxygène tissulaire à l\u2019aide de la formule de Von Dôbeln et coll.?semble corriger certaines disparités que l\u2019on retrouve dans l\u2019estimé du (VOs) max.entre la bicyclette et le tapis roulant, surtout au niveau submaximal d\u2019effort.La formule serait plus précise que le monogramme d\u2019Astrand ?si l\u2019on emploie une bicyclette ergométrique et que l\u2019on mesure la fréquence cardiaque à 80% de son maximum, et le frein moteur à ce niveau-là !*.Ainsi, il nous est loisible de comparer nos valeurs de (VOs) max.avec celles publiées par les Suédois ?, les Norvégiens !* et l\u2019American Heart Association ?et la Saskatchewan * avec nos données.Nous avons rapporté ces données dans le Tableau comparatif V.TABLEAU V COMPARAISON ENTRE LES VALEURS MOYENNES DU VO: max.PUBLIÉES PAR DIFFÉRENTS AUTEURS Groupes Suède Norvège Montréal (1) (*) American Saskatoon d'âge (2) (13) 1967 (2) 1976 Heart 1960 (3) 1976 (4) Association (8) 20-29 44-51 44 34.5 43.4 34-42 36.4 40.5 30-39 40-47 42 30.9 41.1 31-38 32.2 37 40-49 36-43 39 27.0 39.2 27-35 26.9 34 50-59 32-39 36 26.0 38.2 25-33 25.7 32 60-69 27-35 32 31.1 (40.9) 23-30 22.8 31 1636 L'UNION MEDICALE DU CANADA J Nous pouvons constater que nos valeurs sont comparables aux valeurs moyennes obtenues en Norvège et légèrement inférieures à celles de la Suède.Par contre elles sont supérieures aux données nord- américaines ce que ne confirment pas les données canadiennes actuelles # *, Nous nous sommes permis de calculer les valeurs du (VOz) max.de notre population avec un poids corporel idéal, c\u2019est-à-dire avec seulement 19% de pourcentage de graisse.Il est intéressant de constater que la réserve cardio-respira- toire de notre population rejoint alors les moyennes suédoises qui sont considérées comme les plus hautes dans le monde, et qu\u2019elles dépassent de 20% les valeurs moyennes de la population californienne ®.À cause de son excès de poids et par conséquence de sa suralimentation, notre population se situe à 14% au-dessus des valeurs nord-américaines.Finalement, en faisant toutes ces comparaisons de données, il faut faire attention aux manipulations préalables des données, car selon l\u2019année de publication et les techniques utilisées pour établir les données, on peut avoir un écart de 8% dû à l\u2019ajustement mathématique plus précis.Les valeurs publiées il y a un lustre, sont déjà sous-estimées de 8%.La condition physique des Montréalais ne dépend pas d\u2019un petit groupe, et il faut faire bien attention dans la généralisation hâtive des données.On peut dire qu\u2019en général si une personne prend un minimum de soin d\u2019elle et qu\u2019elle fait un peu d'activité physique périodique, les résultats sont inattendus.Résumé Nous avons évalué la consommation maximale d'oxygène tissulaire (VOs) max.de 1,026 hommes entre 20 et 69 ans inscrits au programme de conditionnement physique du YMCA de Montréal à l\u2019aide d\u2019une épreuve à l\u2019effort par palier sur bicyclette ergo- métrique.En général dans la population choisie, tous les groupes d\u2019âges présentent un pourcentage élevé de graisse corporelle avec en moyenne un excès de poids de 8 kilogrammes soit 17-18 livres.La consommation maximale d\u2019oxygène tissulaire a été estimée à partir du travail musculaire fourni à 80% de la fréquence cardiaque maximale en tenant compte de l\u2019âge des sujets avec la formule de Von Dôbeln et coll.Nos résultats suggèrent que les réserves cardio-respiratoires de nos sujets sont inférieures aux normes suédoises, mais elles sont équivalentes aux normes norvégiennes et de 15% supérieures aux normes américaines qui à leur tour, sont au-dessus des valeurs canadiennes.Il est intéressant de noter qu\u2019en dépit du stress journalier et de l\u2019excès de poids de nos sujets, s\u2019ils réalisent un entraînement physique périodique, ils ont une condition physique moyenne très acceptable.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Summary A standard step-test on bicycle ergometer were used to predict the maximum oxygen intake of 1026 males volunteers incorporated in the YMCA fitness program and ranging in age from 20-69 years.In general all groups in the population presented a percet of fat elevated and also the averaging over-weight were 8 kilograms (17-18).The maximum oxygen intake evaluated by means of the work load developped at 80% of the maximum heart rate and ajusted in function of the age of the subjects using the Von Dôbeln and al, formula shows that in terms of the cardio-vascular reserves our results were unfit relative to Swedish norms but they aproximated the Norvegian norms and they were 14% under the American Heart Association which are under Canadians ones.It seems important to consider the social class as a variable but it is interesting to perceive a better cardio-respiratory fitness in men doing some physical exercises during the week, in spite of stressed way of life and of the over-weigh.REMERCIEMENTS Nous tenons à exprimer notre gratitude envers mesdemoiselles Gisèle Brisebois et Monique Cantin pour le travail technique qu\u2019elles ont réalisé, ainsi qu\u2019à madame Diane Turcotte, qui a assuré la dactylographie et la mise en page du manuscrit.BIBLIOGRAPHIE 1.Allard, C.et Goulet, C.: Physical working capacity in a French Canadian population.Sartryck ur Forsrarsmedecin, 3: 209-220, 1967.2.Astrand, P.O.: Work test with the bicycle ergometer varberg (Sweden) Monark 1965 modified from Acta Physiol.Scand., 49: 169, 45-60, 1960.3.Bailey, D.A., Shephard, R.J., Mirwald, R.L.et McBride, G.A.: A current view of Canadian cardio-respiratory fitness.C.M.A.Journal, 111: 25-30, 1960.4.Bailey, D.A., Shephard, R.J.et Mirwald, R.L.: Validation of a self Administered Home Test of Cardio-respiratory Fitness.Can.J.Applied Sport Sciences, 1: 67-78, 1976.5.Bogert, L.J., Briggs, G.M.et Calloway, D.H.: Nutrition and physical fitness.9th ed., Philadelphie, W.B.Saunders, p.89, 1973.6.Bouchard, C.: La condition physique des Québécois et les professionnels de l\u2019activité physique.APAPQ et Ed.du Pélican, Québec, 1973, p.42.7.Brozek, J.: Densitometric analysis of body composition: revision of some quantitative assumptions.Ann.N.Y.Acad.Sei, 110: 131, 1963.8.Cooper, K.H.: Testing and developing Cardiovascular Fitness within the U.S.A.F.J.Occupational Medicine, 10: 636-639, 1968.9.Exercise testing and training of apparently healthy individuals: a Handbook for physicians.The Committee on Exercise.American Heart Association, N.Y., 1972.10.Hermansen, L.et Anderson, K.L.: Aerobic work capacity in young Norvegian men and women.J.Appl.Physiol., 20: 425- 431, 1965.11.Kamon, E.et Pandolf, K.B.: Maximal aerobic power during laddermill climbing uphill running and cycling.J.Appl.Physiol., 32: 467-473, 1972.12.Kash, F.W., Phillips, WH., Ross, W.D., Carter, JEL.et Boyer, J.L.J.Appl.Physiol., 21: 1387-1388, 1966.13.Lange, Andersen K.et Smith-Siversten: Evaluation of work power and exercise tolerance in Yoshimura.H.& Weiner, J.S., ed.Human adaptability and its methodology Tokyo Japanese Society for promotion of Science, pp.183-203, 1966.14.Lange, Andersen K., Shephard, R.J., Denolin, H., Varnauskas, E.et Masironi, R.: Fundamentals of exercise testing.World Health Organization, Genève, 1971.15.Miller, W.F., Wu, N.et Johnson, R.L.: Convenient Method of evaluating pulmonary ventilatory function with single Breath Test.Anesthesiology, 17: 480-493, 1956.16.Merriman, J.: Facteurs de risques coronariens et résistance à l\u2019effort chez les participants à la Conférence nationale sur la santé et l\u2019excellence physique.Conférence nationale sur la santé et l\u2019excellence physique, appendice C, 151-155.Ministère de la Santé et du Bien-être social, Ottawa, 1972.17.Metropolitan Life Insurance Co., Bulletin C-40, 1960.Tables poids et tailles.1637 18.Nutrition: une priorité à l\u2019échelle nationale.Rapport de l\u2019enquête Nutrition Canada.Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa, 1973.19.Shephard, R.J.: Endurance Fitness, Toronto Press, p.83, 1969.Toronto University of 20.Von Dobeln, W., Astrand, I.et Bergstron, A: An Analysis of Age and other Factors Related to Maximal Oxygen uptake.J.Applied Physiol., 22: 934-938, 1967.21.Wilmore, J.H.et Norton, A.C: The Heart and Lungs at Work.Beckman Ins.Inc., Illinois, 20, 1975.NOUVEAUX AXES DE L'ACTION MÉDICALE ET SANITAIRE DANS LA CHINE EN CONSTRUCTION Monique CAMERLAIN \" Dès 1958, le président Mao a lancé en Chine le concept d\u2019autosuffisance dans l\u2019avancement social.Il fallait « compter sur ses propres forces » pour assurer le succès de la révolution prolétarienne et de la nouvelle société.« Que l\u2019ancien, avait-il dit, serve l\u2019actuel, que l\u2019étranger serve le national, qu\u2019en développant le résolu, on découvre le nouveau ».Cette attitude a pénétré tous les aspects de la société chinoise jusqu\u2019à celui des services de santé ! qui se sont vu assigner le mot d\u2019ordre suivant : « la médecine traditionnelle chinoise est une maison au trésor.Il faut exploiter cet héritage et le porter à un niveau supérieur ».On sait que, dès 1928, le président Mao avait prêché l\u2019utilisation de deux médecines : la traditionnelle et la moderne.À l\u2019époque du Kuo- mingtang, toutes les théories anciennes avaient été totalement rejetées et, même après la libération, les « révisionistes » du groupe de Liu Shao Chi combattaient l\u2019établissement des pratiques anciennes auprès de la médecine occidentale.Après la révolution culturelle, on a vu s\u2019établir la « nouvelle médecine » où les deux pratiques se complètent et s\u2019enrichissent.Malgré la transformation « d\u2019essence » de la médecine chinoise survenue après la libération, la disponibilité des services médicaux restait fort relative au sein de la population.Au moment de la révolution culturelle, il y avait en Chine environ 50,000 médecins diplômés pour une population qui dépassait les 600 millions.En 1965, le président Mao lance un second appel : « axer le travail médical et sanitaire sur les régions rurales».Il veut aussi empêcher l\u2019exploitation de celles-ci par les centres urbains.Il étiquette le ministère de la Santé du nom de « ministère des Citadins » puisque 15% de la population en milieu urbain jouit de 75% des disponibilités médicales.Ce fut le début d\u2019un mouvement énorme pour affecter personnel, matériel et fonds à la médecine rurale afin d\u2019améliorer l\u2019équipement et d\u2019élever le niveau professionnel des hôpi- ! Monique Camerlain, F.R.C.P.(C), professeur adjoint, Facul\u2018# de médecine, Université de Sherbrooke.1638 taux de districts et de communes.De ce mouvement, ont jailli trois concepts nouveaux qui visent à corriger le problème de la répartition des services de santé dans la population.Le premier est l\u2019émergence du médecin aux pieds nus \u2014 le deuxième est la création du système coopératif médical \u2014 le troisième est le mouvement des médecins urbains vers les campagnes.Nous allons nous attacher dans cet article à la discussion de ces trois phénomènes à l\u2019aide de données récentes recueillies lors d\u2019un séjour de quatre mois en Chine populaire d\u2019avril à août 1976.LES MÉDECINS AUX PIEDS NUS Il s\u2019agit d\u2019un type nouveau de travailleurs de la santé choisis parmi la classe des paysans pauvres et moyen-pauvres ou parmi les jeunes gens qui se sont installés à la campagne après l\u2019école secondaire pour effectuer deux années de travail physique et se rééduquer auprès des paysans.Ces jeuncs, recommandés par les gens de leur milieu à cause de leur conscience politique élevée, subissent une formation médicale dans des stages organisés par le département sanitaire ou les hôpitaux locaux.Quand ils ont acquis la quantité de savoir médical requis (le stage dure en moyenne trois mois, pour certains de 6 mois à 2 ans), ils retournent à leur milieu où ils se voient assigner un rôle dans la prévention et le traitement des maladies courantes.Dans la brigade de Licueng, commune de Tonjing qui nous servira ici d\u2019exemple, la population de 1,500 habitants en 1969 a envoyé deux jeunes gens étudier pour être médecins aux pieds nus.À leur retour, ils ont entrepris un rôle actif pour résoudre les besoins de santé locaux.Capables de vacciner la population, ils ont aidé encore plus à la prophylaxie en mobilisant les gens dans la campagne nationale d'hygiène qui vise à réduire les insectes nuisibles et autres causes communes de maladies.Ils ont aidé les paysans dans les problèmes pratiques d'hygiène comme la construction salubre de puits, de latrines et d\u2019étables.Ils leur ont appris à prévenir les épidémies par le contrôle des eaux et des ordures.Ils ont de plus répan- L'UNION MÉDICALE DU CANADA du des connaissances scientifiquement exactes dans les programmes de planning familial.Ces deux médecins ont entrepris avec les paysans la culture et la cueillette des plantes médicinales.Ils en ont identifié 300 sortes dans la région et cueilli 1,500 kg l\u2019an dernier.Ils sont allés apprendre à les préparer de façon plus facile pour la consommation en tablettes et autres préparations qu\u2019ils ont d\u2019abord essayées sur eux-mêmes.Ceci diminue le coût les médicaments de la brigade et suffit aux traitements de beaucoup de maux courants.Ils mêlent aux pratiques occidentales l\u2019acupuncture et la moxibustion traditionnelles.Ils aident aux accouchements.Ils ont formé 10 travailleurs sanitaires qui restent dans les équipes de production et répondent aux problèmes immédiats ou les orientent vers leur dispensaire à la brigade selon le cas.Cette brigade appartient à la commune de Tonjing où se trouve l\u2019hôpital communal qui réalise le troisième niveau du système médical rural à partir du travailleur sanitaire et du dispensaire de la brigade où sont rattachés les médecins aux pieds nus.Dans la province de Kiangsou, où se trouve cette commune, pour 45 millions de population, on compte environ 50,000 médecins diplômés travaillant en région urbaine dont la plupart ont gradué avant la Révolution culturelle et 80,000 médecins aux pieds & nus travaillant en région rurale.De ceux-ci, 80% Fig.1 \u2014 Médecin aux pieds nus de la brigade de Licueng ont un entraînement de 3 à 6 mois et 20% ont un préparant des herbes médicinales traditionnelles.entraînement de 2 ans et plus.La Chine a mainte- Fig.2 \u2014 Hôpital communal de Ton jing qui forme le troisième niveau du service sanitaire pour les brigades comme celle de Licueng.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 1639 nant 1,500,000 médecins aux pieds nus et 3,600,000 agents sanitaires et sages-femmes.Ceci représente un effort énorme réussi en quelques années pour faire bénéficier la population rurale d\u2019une médecine et de soins préventifs qui lui étaient jadis inaccessibles.En 1973, les maladies courantes avaient diminué de 47% par rapport à 1966, début de la révolution culturelle.De grands pas restent encore à faire mais ceci reste une réalisation importante.LE SYSTÈME MÉDICAL COOPÉRATIF 3 Dans la même brigade de Licueng en 1969, on a établi le système médical coopératif.Par ce système, les habitants de la brigade donnent volontairement une quote-part d\u2019un yuan ($0.50) par an (le salaire moyen mensuel est d\u2019environ 40 yuan par membre).L\u2019ensemble des cotisations des membres complété par une allocation du fonds de bien-être de la brigade constitue la caisse mutuelle.Ces ressources couvrent les frais médicaux ou les frais de transfert des cas plus graves survenant durant l\u2019année.Grâce à ce système, la brigade a maintenant son dispensaire et ses deux médecins aux pieds nus qui traitent les malades localement ou les transfèrent à l\u2019hôpital communal.Cette forme d\u2019assurance-maladie s\u2019est popularisée à travers toute la Chine depuis 1969 et nous l\u2019avons retrouvée en application dans toutes les communes visitées où les médecins aux pieds nus dispensaient des soins aux membres de leurs brigades ou nous montraient fièrement les herbes cueillies.Dans la brigade de production de Huaxi, nous avons aussi pu voir dans les champs les fosses pour la fermentation des ordures et les efforts faits localement pour l\u2019établissement de conditions hygiéniques dans le milieu.Ce sont les retombées de ce système qui élèvent le niveau de santé de la population et augmentent son espérance de vie qui est passée de 55 à 73 ans à Huaxi, province de Kiangsou.MOUVEMENT DES MÉDECINS URBAINS VERS LES RÉGIONS RURALES # Deux types de mobilisation ont été réalisés.Par le premier, depuis la révolution culturelle, des milliers de travailleurs de la santé sont allés s\u2019établir en région rurale.On peut citer le cas de 45 médecins, infirmières et employés de l\u2019hôpital pour tuberculeux de Titan à Pékin qui sont allés s\u2019installer à Waukatan dans les montagnes du district de Hisiako, où ils ont traité 1,000 patients hospitalisés dans leurs 30 lits en 5 ans en plus d\u2019assurer des services externes à la population.Le deuxième type consiste en l\u2019organisation d\u2019équipes médicales qui vont en tournée dans les régions de frontière ou les régions 1640 isolées occupées par les groupes minoritaires.La municipalité de Shangai a envoyé plus de mille équipes de 20 personnes de ce genre.Elles tentent d'aider à la prévention et à la guérison des maladies en plus d\u2019aider au perfectionnement du personnel médical local, à la formation des médecins aux pieds nus et à la consolidation du système médical coopératif.Elles effectuent aussi sur place des enquêtes épidémiologiques et recueillent des données précieuses à la recherche clinique.Chacun de ces trois éléments que nous avons décrit, émergence des médecins aux pieds nus, système médical coopératif et mouvement des médecins urbains vers les campagnes, a donné lieu à des changements énormes dans les conditions de vie des masses paysannes qui constituent la majorité de la population chinoise.Ils marquent une réussite de la pensée Maotsetoung et du mouvement qui vise à l\u2019autosuffisance et à l\u2019incorporation du vieux et du neuf dans la réalisation de la société nouvelle.La Chine dans le domaine de la santé comme dans beaucoup d\u2019autres a suivi sa voie propre et, si de grands progrès restent encore à accomplir, nul ne peut nier « l\u2019implosion » et l\u2019explosion que la pensée Maotsetoung a réalisées dans le destin collectif du quart de l\u2019humanité.Il nous faut cependant exprimer une anxiété importante sur un enthousiasme militant qui ferait d\u2019une situation « de crise » valable un état de vertu perpétuel.Qu\u2019on l\u2019appelle médecin et qu\u2019il soit doué de la conscience politique et sociale la plus extraordinaire, le médecin aux pieds nus n\u2019est pas un « médecin » dont la formation scientifique soit réellement suffisante.Qu\u2019on qua- lifle ou non de bourgeoise le formation médicale occidentale, ceci n\u2019augmente pas le savoir de basc du médecin chinois aux pieds nus, pas plus que celui du gradué d\u2019école de médecine dont le cours de 3 ans avec un curriculum forcément réduit nous semble compromettre sérieusement la « qualité scientifique » de la future médecine chinoise.Nul ne peut s\u2019empêcher d\u2019éprouver de l\u2019admiration pour le vaste mouvement sanitaire entrepris et réalisé en Chine grâce à la conscience sociale et en Chine, forcément politique, de ses dirigeants.Une évolution progressive devrait cependant se faire maintenant visant à améliorer la qualité scientifique des travailleurs de la santé dont la qualité humaine nous a semblé exemplaire.Résumé La médecine chinoise a connu depuis 25 ans une transformation d\u2019essence et d'orientation.L'auteur revise trois nouveaux concepts dont l\u2019émergence a L'UNION MÉDICALE DU CANADA marqué le travail médical et sanitaire en République populaire de Chine, ce sont l\u2019apparition des médecins aux pieds nus et celle du système médical coopératif et des équipes médicales mobiles.Ces impressions et données ont été recueillies lors d\u2019un séjour récent de 14 semaines en République chinoise.Summary Chinese Medicine has been transformed in its essence and its orientation in the last 25 years.The author reviews three new concepts which have altered the medical and sanitary care in China: the emergence of the barefoot doctors of the cooperative medical systems and of the mobile medical teams.This report is based on observations made during a 14 week stay in the People\u2019s Republic of China.BIBLIOGRAPHIE 1.Hsinhua News Agency News Bulletin, no 9990, 22 mai \u2014052113\u2014 p.11-17, 1976.Health Ministry deepens criticism of Teng Hsiao Ping.2.Hsinhua News Agency News Bulletin, no 9991, 23 mai 1976 \u2014052267\u2014 p.9 (29th World Health Assembly Closes).3.Tchong Weu: Grands changements dans le travail médical et sanitaire à la campagne.La Chine en Construction, février 1976, p.2 à 6.4.Installation dans la steppe de médecins pékinois (anonyme).La Chine en Construction, février 1976, p.12-13.LE PSYCHIATRE FACE A L'ALCOOLISME ! Jean-P.CHIASSON Parler encore une fois durant un congrès de cette envergure du peu d\u2019intérét que portent les psychiatres à l\u2019alcoolisme apparaîtra sans doute à plusieurs comme étant une répétition d\u2019anciens clichés, qu\u2019il est oiseaux et même inutile de le faire.Je m\u2019y hasarde à tous risques, espérant qu\u2019à l\u2019aide des discussions et même des résolutions qu\u2019encore une fois j'espère susciter il se fera un peu de lumière sur les moyens à prendre pour obvier à cette carence.Autrement, pour nous qui sommes dans l\u2019enseignement, ce serait une abdication.Je ne peux me résigner à ce que la plupart des psychiatres à l\u2019entraînement restent à tout jamais démunis d'intérêt vis-à-vis ces victimes de l\u2019alcool qui multiplient les malades mentaux dans leur progéniture et dans leur entourage.L\u2019entrainement traditionnel en psychiatrie pourrait j'en suis sûr être quelque peu modifié pour qu\u2019enfin les futurs psychiatres se rendent compte que l\u2019alcoolique n\u2019est pas tellement différent des autres malades psychiatriques, sauf qu\u2019il s\u2019est traité lui-même depuis trop longtemps avec un tranquillisant qui lui est dommageable.Que faire et à qui s\u2019adresser pour que l\u2019étudiant en psychiatrie finisse par apprendre qu'il n\u2019y a qu\u2019un faible pourcentage d\u2019asociaux ou d\u2019antisociaux chez les alcooliques, qu\u2019en réalité la maladie du buveur-problème se greffe sur tout l\u2019éventail des entités cliniques psychiatriques, à savoir des névroses, des psychoses ou des troubles caractériels plus ou moins profonds.En outre, faut- ! Communication, le 10 juin 1976, au congrès annuel du Conseil international sur les problèmes de l\u2019alcool et des autres drogues, tenu à Vigo, en Espagne.Cette conférence avait pour but principal d\u2019amorcer une campagne « anti-alcoolisme » au niveau de l\u2019enseignement universitaire, TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 il un tel tour de force pour fournir au futur psychiatre l\u2019occasion d\u2019étudier les différentes phases de la maladie de l\u2019alcoolisme, pour lui faire voir surtout le système élaboré de justifications que le malade a érigé en superstructure et en arrière duquel il s\u2019est retranché avec les mécanismes de défense propres à sa personnalité?Comment expliquer que dans les bouquins classiques de psychiatrie on ne retrouve à peu près pas d\u2019allusion à la riche documentation des écoles telles que celle de Yale Rudgers sur l\u2019alcoolisme.Pour ma part, je cherche encore parmi les candidats au certificat de spécialisation en psychiatrie l\u2019élève qui a lu le livre de Jellinec sur le concept de la maladie chez l\u2019alcoolique.Pas étonnant alors qu\u2019il soit difficile de lui faire voir chez le buveur-problème autre chose qu\u2019un déterminisme psychopathologique, et, qu\u2019en regard du toxicomane alcoolique il ne se rend pas compte qu\u2019il a à faire face à un double défi, le symptôme devenu maladie et la composante psychiatrique sous-jacente, qu\u2019il risque donc de négliger la phase éducative didactique laquelle dans le traitement a préséance sur la thérapie en profondeur.Faut-il se résigner à croire qu\u2019il est impossible de susciter chez le futur psychiatre les qualités dont parlent Vojel et Fouquet, à savoir cette « capacité de donner de l\u2019affection et une chaleureuse amitié, cette fermeté sans injuste esprit de domination, cette honnêteté foncière, cette absence de mépris, cette compréhension sans condescendance, cette humilité et constance.» Il me semble qu\u2019il n\u2019est pas tellement difficile d'apprendre que pour l\u2019alcoolique, il n\u2019est pas suffisant d\u2019admettre l\u2019impuissance devant l\u2019alcool, mais qu\u2019il faut qu\u2019il accepte cette impuissance, 1641 donc, qu\u2019il faut constamment soutenir la motivation du néophyte à l\u2019abstinence totale, que pour ce faire tous les moyens sont bons, tels l\u2019emploi de l\u2019Anta- buse, l\u2019aide des associations d'anciens buveurs, etc.Encore là, je suis toujours surpris de constater que la plupart des psychiatres que j'ai connus n\u2019ont jamais eu de contact avec les alcooliques anonymes, ne savent même pas que l\u2019association a des étapes et des traditions, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un mode de thérapie de groupe type inspirationnel basé sur des principes psychiatriques sains.Pourtant, qui plus que le psychiatre peut être d\u2019un apport précieux pour les futurs alcoologues de toutes les disciplines?Après avoir saisi les aspects physiologiques, psychologiques, socio-culturels et même spirituels du problème, le psychiatre pourrait avec beaucoup de profit pour les générations futures de thérapeutes comparer ses notes avec ses coéquipiers et même servir de directeur clinique à l\u2019équipe multidisciplinaire dans le but d\u2019harmoniser l\u2019ensemble des différentes interventions.C\u2019est un peu dans ces termes que s\u2019exprimait le docteur Jean Rainaut d\u2019Aix-en-Provence.« Le psychiatre, disait-il, ayant eu de par sa formation une vue d\u2019ensemble de la médecine physique, psychologique et sociale est tout désigné pour coordonner les disciplines variées dont est composée une équipe thérapeutique devant s\u2019occuper d\u2019alcoolisme.Il est en quelque sorte le chef d'orchestre.C\u2019est lui qui est en mesure de mettre l\u2019accent sur une discipline plutôt que sur une autre, afin de doser la thérapeutique selon les besoins du malade.» En plus en effet des consultations à donner quand les exigences de chaque jour l\u2019indiquent, il peut faire de la surveillance pour les stagiaires en médecine et en d\u2019autres disciplines, apporter sa précieuse collaboration à la présentation de cas, voir à une collaboration possible avec les comités sur l\u2019alcoolisme existant dans la communauté, participer aux différents congrès portant sur l'alcoolisme de même qu\u2019aux réunions des organismes communautaires tels les centres locaux de santé communautaire, les centres de services sociaux, sans négliger les groupes bénévoles qui luttent contre cet important problème de santé publique.C\u2019est lors du Congrès international de Frankfort en Allemagne en 1964 que j'avais eu cette heureuse occasion de discuter du problème avec le docteur Rainaut.L\u2019année suivante lors du congrès de l\u2019Union nord-américaine sur l'alcoolisme, j'avais une conversation avec le professeur Wilbur Lee qui me disait avoir découvert après huit ans de travail auprès des futurs alcoologues que de nombreux étudiants confrontés avec l'alcoolique ont dès l\u2019abord du contre-transfert négatif vis-à-vis ce type de malade.L'alcool qui a 1642 des propriétés anesthésiantes sur le cortex cérébral et qui permet la libération des inhibitions, donc des poussées hostiles de celui qui en est victime, fait que, sans s\u2019en douter, l\u2019alcoolique met en branle chez son thérapeute toute une orchestration de pulsions instinctuelles que ce dernier a dû refouler avec certaines difficultés parfois.Ce signal de pulsions menaçant d\u2019envahir le champ de la conscience provoque de l\u2019anxiété.Le thérapeute quel qu\u2019il soit, s\u2019il n\u2019est pas averti, ressent ce malaise.N\u2019étant pas conscient de son origine, il se doit de trouver des raisons pour expliquer cette hostilité qui en résulte d\u2019où la rationalisation pour ne pas accepter une relation thérapeutique valable et assidue avec l\u2019alcoolique.C\u2019est son anxiété qui le lui défend.Le psychiatre pourrait faire œuvre éminemment utile s\u2019il s\u2019appliquait à rendre conscients ces phénomènes de transfert et de contre-transfert à tous les niveaux de l\u2019équipe médicale, paramédicale et paraprofes- sionnelle.Que dire maintenant des différentes modalités de traitement qu\u2019il peut adapter aux malades; la thérapie dite de réalité, le traitement de support, la thérapie d'inspiration analytique de même que les différentes modalités de la thérapie de groupe.H y a du reste tout le domaine de la psychopharmacologie à explorer avec ses collègues.Si au moins le psychiatre pouvait apprendre aux futurs médecins la discrétion dans les ordonnances de tranquillisants, s\u2019il pouvait leur faire saisir que tous les psychotro- pes, si ce n\u2019est les tranquillisants majeurs et les antidépresseurs, sont susceptibles de développer une dangereuse dépendance.On sait du reste que 35 à 40% des alcooliques sont en même temps toxicomanes à d\u2019autres drogues, surtout à celles dont la formule chimique est voisine de celle de l'alcool.Depuis plusieurs années dans nos régions, c'est- à-dire dans le Québec francophone, on a parlé de clinique-école pour les futurs alcoologues.Malgré de drastiques changements au ministère provincial de la Santé et des Services sociaux dus à l\u2019avènement du « Bill 65 », nous croyons que dans le contexte de l'enseignement à l'École de médecine de Sherbrooke nous nous dirigeons vers une formule acceptable.Dans le contexte des cours théoriques en psychiatrie générale qui se donnent en deuxième année de médecine, nous avons réussi à obtenir 6 heures de cours en alcoologie et ceci en dehors de ce qui se donne en biochimie ct en médecine interne sur le sujet.Dans ces cours, en plus d'étudier les définitions, les classifications et l\u2019étio-pathogénie de l'alcoolisme, nous mettons l'emphase sur la progression de la maladie, en somme, sur les principaux points de repère de la charte de Jellinek.Si, plus tard, dans son travail clinique, l'étudiant vient en L'UNION MÉDICALE DU CANADA contact avec un problème d\u2019alcoolisme, il lui sera facile d\u2019en arriver à un diagnostic précis.En quatrième année, pendant les huit semaines de son stage clinique en psychiatrie, il sera alors en mesure de traiter lui-même sous surveillance ses malades alcooliques à raison d\u2019au moins une journée chaque semaine.Ce jour-là, il pourra également assister aux conférences didactiques s\u2019adressant aux malades, aux discussions de cas, à des thérapies de groupes et même à des assemblées des Alcooliques Anonymes.Les résultats à ce jour nous apparaissent excellents.Nous avons constaté à maintes reprises que le transfert positif se crée d\u2019emblée avec ce jeune médecin « qui me connaît mieux que moi-même » (remarque du malade).C\u2019est ainsi que l\u2019étudiant apprend très vite quels sont les alcooliques qu\u2019il pourra traiter lui-même en solo dans sa clientèle future et ceux qu\u2019il devra diriger vers le spécialiste.Vous pensez bien que, parmi ces étudiants, ceux qui se destineront à la psychiatrie n\u2019hésiteront pas à réclamer un entraînement plus poussé à cette clini- que-école.Quant aux non-initiés, il faudra les inciter à y séjourner pour un stage de 4 à 6 mois le articles spéciaux plus tôt possible au cours de leurs quatre années de spécialisation.Nous ne voyons pas pourquoi toutes les écoles de médecine ne mettraient pas en marche un système semblable où quelque chose s\u2019y approchant.Il serait scandaleux de prétexter que l\u2019investissement en temps est trop considérable.Entre autres obstacles, nous voyons cette espèce de crainte de l\u2019inconnu de la part des « patrons » des différentes spécialités qui n\u2019ont pas eu cet entraînement, ou encore ce contre-transfert négatif que provoque l\u2019agressivité du malade désinhibé.Une intervention auprès des écoles de médecine de la part d\u2019une assemblée de cette envergure serait, il me semble, très précieuse pour arriver à vaincre les derniers bastions de résistance.Je suis sûr pour ma part que la Corporation professionnelle des médecins et chirurgiens de la province de Québec qui tout récemment, par la bouche même de son Président, réclamait de l\u2019enseignement en alcoologie s\u2019empressait d\u2019endosser une telle résolution.RELATION ENTRE LA CIGARETTE ET LES TROUBLES RESPIRATOIRES DANS LA REGION DE QUEBEC N.D.HUY, Ph.D.', D.PARENT, B.Sc.?S.CAYER, B.Sc.3, R.BELLEAU, M.D.* et P.E.ROY, M.D.* Centre de recherches, Hépital Laval Faculté de Médecine, Université Laval, Québec INTRODUCTION Cette recherche a été menée dans le but d\u2019évaluer l\u2019importance de l\u2019usage de la cigarette chez des bronchitiques chroniques et des emphysémateux connus de la région de Québec.1 Pharmacologue consultant, Centre de recherches, hôpital Laval, Québec, 2 Etudiante, département de psychologie, Université Laval, Québec.3 Etudiante, département de psychologie, Université Laval, Québec.4 Professeur adjoint, département de médecine, Université Laval, Québec, 5 Professeur agrégé, département de pathologie, Université Laval, Québec.Travail subventionné par le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, direction de l\u2019usage non médical des drogues.Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur N.D.Huy, Centre de recherches, hôpital Laval, 2725, chemin Ste-Foy, Ste-Foy, Québec G1V 4GS.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Bien que la relation causale de la cigarette n\u2019ait pas été démontrée hors de tout doute, la nette évaluation du taux de mortalité de ces maladies chez les gros fumeurs peut difficilement étre considérée comme accidentelle !.Le taux de mortalité par bronchite chronique et emphysème pulmonaire est jusqu\u2019à six fois plus élevé chez les fumeurs de cigarettes que chez les non-fumeurs ?Selon Best et coll.3 la probabilité de mourir du cancer du poumon ou de bronchite est vingt-cinq fois plus élevée chez le gros fumeur de cinquante à soixante-neuf ans.En l\u2019absence d\u2019exposition professionnelle et avec une pollution extérieure plus élevée, l\u2019usage du tabac multiplie par trois la fréquence des troubles respiratoires *.Doll et Hill 5 rapportent une corrélation significative entre la bronchite chronique et la cigarette.Chez les fumeurs, la fréquence de bronchite chronique est deux fois plus élevée que chez les 1643 RRR rR non-fumeurs ©, alors que le taux d\u2019emphysème pulmonaire des fumeurs est cinq fois plus haut que celui des non-fumeurs dans l\u2019échantillon étudié par Weiss et coll.\u201d.Il semble de plus qu\u2019il existe un lien entre la fréquence des troubles respiratoires et le nombre de cigarettes consommées.Plusieurs auteurs rapportent une augmentation du taux de bronchite chronique et du déclin des fonctions respiratoires avec un accroissement de la consommation du tabac & ® 10.Rullière et Saigot $ placent le seuil critique de consommation à quinze cigarettes par jour; au-delà de ce seuil, le pourcentage des troubles respiratoires augmente nettement.Cependant Weiss et coll.7 font part d\u2019une corrélation négative entre la quantité de cigarettes et l\u2019emphysème pulmonaire, ce qui reflète probablement une tendance à diminuer la consommation de tabac lors de l\u2019apparition des symptômes respiratoires.En ce qui concerne les ex-fumeurs, il semble que leur taux de troubles respiratoires soit similaire à celui des gens n\u2019ayant jamais fumé 8.Enfin, la majorité des auteurs estiment que tout traitement de la bronchite chronique et de l\u2019emphysème pulmonaire devrait inclure un arrêt immédiat et complet de l\u2019usage de la cigarette.Malgré l\u2019abondance des données concernant la relation entre le tabagisme et les maladies respiratoires la région de Québec n\u2019a jamais été étudiée à ce point de vue.C\u2019est cette lacune que la présente recherche se propose de combler.En plus, les informations recueillies serviront probablement à la mise sur pied d\u2019une campagne de prévention et de traitement destinée à la population de Québec.MÉTHODE Sujets Cette recherche a été réalisée à partir d\u2019un échantillon de 657 personnes hospitalisées à l\u2019hôpital Laval (Québec) au cours des années 1970 à 1972, Parmi celles-ci, 329 étaient traitées pour des troubles respiratoires, plus précisément pour emphysème pulmonaire et pour bronchite chronique.Aucune de ces personnes ne souffrait ni de diabète, ni d\u2019asthme, ni de cancer du poumon.Les 328 autres sujets constituaient un groupe de comparaison: ils étaient traités pour diverses maladies à l\u2019exception de tout trouble cardiaque, respiratoire ou diabétique.Technique Nous avons utilisé comme instrument de travail un questionnaire objectif complété à partir d\u2019infor- 1644 mations recueillies dans les dossiers de chaque patient.Ce questionnaire avait pour but principal de mesurer le tabagisme des sujets, de même que certains facteurs sociaux et physiques.1\u2014 Mesure du tabagisme : Un sujet était considéré non-fumeur lorsqu\u2019il n\u2019avait jamais fumé.Une classe était réservée aux ex-fumeurs, c\u2019est-à-dire aux sujets ayant cessé de fumer depuis plus d\u2019un an.Les fumeurs étaient classés en 4 catégories: O à 14 cigarettes par jour; 15 à 24 cigarettes par jour; 25 à 39 cigarettes par jour; 40 cigarettes et plus par jour.Les fumeurs de pipe et de cigare ont été ignorés au cours de cette enquête.2 \u2014 Mesure de facteurs sociaux : Nous avons tenu compte de trois facteurs sociaux: l\u2019état civil, le milieu de résidence et l\u2019occupation.Le milieu de résidence se définissait de l\u2019une des trois façons suivantes: a) quartier industriel: se caractérisant par la proximité de plusieurs usines et/ou par la présence de trois ou plus des facteurs suivants: usine, autoroute, voie ferrée, centre commercial, aéroport, port, gare.b) quartier résidentiel : se trouvant dans un centre urbain ou à proximité d\u2019un centre urbain et ne représentant pas plus de deux des facteurs ci-haut mentionnés (catégorie a).c) quartier rural: présentant moins de 15,000 habitants et pas plus d\u2019un facteur ci-haut mentionné.L\u2019occupation se définissait de l\u2019une des façons suivantes: a) professionnels et cadres : ces derniers comprenant les haut-fonctionnaires, les financiers, les industriels et les gros commerçants.b) employés de bureau : incluant les fonctionnaires, caissiers, commis de bureau, chefs de service, secrétaires, etc.c) journaliers en milieux industriels.d) journaliers en milieux autres qu\u2019industriels.e) vente: comprenant les vendeurs, commis voyageurs, petits commerçants, représentants.f) ouvriers agricoles.g) maîtresses de maison.3 \u2014 Mesure de facteurs physiques : Les facteurs physiques étaient au nombre de quatre: sexe, âge, rapport poids-taille, antécédents familiaux.Le rapport poids-taille nous servait à classer les sujets selon l\u2019une des quatre caractéristiques suivantes: maigreur, normalité, embonpoint, obésité.Des antécé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA étés tsitésisionbébitin eee ie) dents pulmonaires étaient attribués au sujet lorsque le père et/ou la mère avaient souffert d\u2019emphysème pulmonaire ou de bronchite chronique.Analyse statistique : Les données ont été analysées au moyen de tableaux de contingences dont la signification était évaluée par le test du chi carré.La signification des diverses proportions a été calculée par des intervalles de confiance établis à partir de l\u2019erreur-type.RÉSULTATS ET DISCUSSION Cette recherche avait pour but d\u2019évaluer l\u2019importance du tabagisme chez des pulmonaires connus de la région de Québec.Le Tableau I présente une TABLEAU 1 DESCRIPTION DE LA POPULATION ETUDIEE PULMONAIRES AUTRES MALADES Tn: 329) (n: 328) SEXE HOMMES 277 84.2% 181 55.2% FEMMES 52 15.8% 147 44.8% AGE Moins de 34 10 3% 117 35.6% 35-39 5 1.5% 29 8.8% 40-44 16 4.86% 32 9.7% 45-49 19 5.77% 34 10.3% 50-54 40 12.15% 35 10.6% 55-59 54 16.4% 24 7.3% 60-64 70 21.2% 19 5.7% 65-69 65] 19.8% 20 6.1% 70 et plus 50 15.2% 18 5.4% ETAT CIVIL marié 261 79.5% 239 66.4% célibataire 38 [11.5% 66 28.6% veuf, séparé ,divorcé 29 8.8% 22 4.8% MILIEU DE RESIDENCE rural 159 48.3% 159 48.4% résidentiel 151 45.8% 163 49.6% industriel 19 5.7% 6 1.8% QCCUPATION cadre et prof.29 8.8% 49 19.9% bureau 18 5.5% 18 5.5% journalier-industrie 42 12.7% 10 3 »% journalier non ind.25 37.98 82 25 8 vente 17 5.2% 19 5.8% ouvrier agricole 32 9.8% 17 5.2% maîtresse de maison 42 12.8% 103 31.4% ret.,invalide,chomeur 24 7.3% 30 9.2% RAPPORT POIDS/TAILLE maigreur [100 20.4% 43 13.1% normalité [129 39,2¢ 175 53.4% embonpoint 36 [11 8% 36 10.9% obésité 37 11.2% 47 14.3% nil 27 8.2% 27 8.2% ANTECEDENTS PULMO- oui 35 115.6% 18 8.5% AIRES non 190 84.4% 192 91,4% description générale de l\u2019échantillon en relation avec les variables étudiées à l\u2019exception du tabagisme.Dans le groupe de comparaison le sexe se répartit de façon relativement égale, alors que les hommes constituent la majorité des pulmonaires.L\u2019Âge des pulmonaires est nettement plus élevé que celui des autres malades, lesquels se retrouvent en grande partie chez les moins de trente-quatre ans.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui représente la principale faiblesse du groupe de comparaison.Les deux groupes de sujets se composent surtout de gens mariés, bien que le groupe de comparaison compte également un pourcentage important de célibataires, ce qui peut s\u2019expliquer par l\u2019âge plus bas des sujets de ce groupe.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 En ce qui concerne le milieu de résidence, les sujets des deux groupes se partagent également entre les milieux rural et résidentiel.Le caractère plus ou moins industrialisé de la région de Québec peut expliquer le nombre réduit de sujets vivant en milieu industriel.Les occupations se distribuent de façon relativement balancée dans les deux groupes.Chez les pulmonaires de même que dans le groupe de comparaison, le rapport poids-taille se concentre principalement dans la catégorie normale, bien que l\u2019on note une tendance importante des pulmonaires à la maigreur.Enfin la majorité des sujets des deux groupes ne présentent pas d\u2019antécédents pulmonaires.Les deux variables principales de cette étude étant la maladie et le tabagisme, une des premières interrogations à surgir pourrait être la suivante: y a-t-il plus de fumeurs chez les pulmonaires que chez les autres malades?Une analyse des données au moyen de chi carré a révélé que la cigarette est significativement associée à la maladie.Les fumeurs, indépendamment de leur consommation, se retrouvent en nombre significativement plus élevé chez les pulmonaires que chez les autres malades: 76.2% des pulmonaires sont des fumeurs comparativement à 52.6% du groupe comparaison (p < .001).On peut également se demander si la quantité de tabac consommée joue un rôle dans la genèse des maladies respiratoires.La Figure 1 présente une [] AUTRES MALADES SV PULMONAIRE S (n:329) \"en 40 , ° 354 , ya \\ 254 \\ wl + \\ 5 16.7 2 a ÛU 1 ° \\ fumeurs cig/jour cig/jour coer fumeurs Fig.1 \u2014 Pourcentage de pulmonaires et autres malades par catégorie de tabagisme.distribution des pulmonaires et des autres malades selon leur consommation quotidienne de tabac.Les différences les plus marquées se situent au niveau des non-fumeurs et des fumeurs de vingt-cinq cigarettes et plus; on retrouve significativement plus de non-fumeurs dans le groupe de comparaison que 1645 DRE chez les pulmonaires et significativement plus de gros fumeurs chez les pulmonaires que chez les autres malades (p < .001).La catégorie de fumeurs de 0-14 cigarettes/jour regroupe plus de sujets du groupe de comparaison que du groupe de pulmonaires.Cependant dans la catégorie intermédiaire (14-24 cigarettes/jour) de méme que dans celle des ex-fumeurs, la différence entre les deux groupes n\u2019est pas significative.Le Tableau I semble donc indiquer que non seulement le nombre des fumeurs est plus élevé chez les pulmonaires mais aussi que le pourcentage de malades pulmonaires augmente avec la consommation de tabac, ce qui confirme les travaux de plusieurs chercheurs, notamment ceux de Ferris et Anderson 8, Brinkman et coll.?, Sadoul et coll.1°.Il semble de plus qu\u2019il existe un seuil critique de consommation aux environs de vingt-cinq cigarettes/jour, seuil au- delà duquel le pourcentage de pulmonaires augmente de façon particulièrement frappante.Selon Ferris et Anderson 8, le taux de maladies des ex-fumeurs est en général similaire à celui des non-fumeurs.Tel n\u2019est pas le cas ici: il est même quelque peu surprenant de constater que les pulmonaires sont plus nombreux chez les non-fumeurs que chez les ex-fumeurs.Toutefois, ceci pourrait s\u2019expliquer en partie de la façon suivante: il est possible qu\u2019un certain nombre d\u2019ex-fumeurs aient été classés comme non-fumeurs, leur dossier médical ne faisant pas mention d\u2019un tabagisme antérieur.L\u2019âge est un facteur important dans le développement des maladies pulmonaires.L\u2019analyse au chi carré du tableau de contingence âge-maladie a révélé que ces deux variables sont significativement associées (p < .001).C\u2019est dans la catégorie d\u2019âge de cinquante à soixante-neuf ans que se concentre la majeure partie des pulmonaires; en effet cette catégorie regroupe 70% des pulmonaires comparativement à 30% seulement des autres malades.Cette observation rejoint les résultats de Frappier-Davi- gnon et coll.* selon lesquels le risque de développer des symptômes respiratoires est trois fois plus grand chez les gens de cinquante-cinq à soixante-quatre ans que chez ceux de trente-cinq ans.D\u2019autre part, on peut se demander si les habitudes tabagiques contribuent à expliquer le haut pourcentage de pulmonaires chez les sujets de cinquante à soixante-neuf ans.Indépendamment de la quantité de tabac consommée, les pulmonaires âgés de cinquante à soixante-neuf ans comptent significativement plus de fumeurs que le groupe de comparaison: 78.6% de ces pulmonaires sont fumeurs comparativement à 51% des autres malades (p < .01).1646 La Fig.2 présente la distribution des pulmonaires et autres malades âgés de cinquante à soixante-neuf ans selon leur consommation quotidienne de tabac.AUTRES MALADES \\\\ PULMONAIRE NN (n-229) (n:98) | * p fumeurs cig/jour cig/jour cig/jour Fig.2\u2014 Répartition des pulmonaires et autres malades âgés de 50 à 69 ans selon la catégorie de tabagisme.25et plus ex fumeurs Il est à noter que l\u2019allure de cette figure se rapproche grandement de celle de la Fig.1.Les différences les plus critiques se retrouvent aux mêmes points, soit chez les non-fumeurs, soit chez les fumeurs de plus de 24 cigarettes/jour.Dans ces deux catégories, la différence entre les pulmonaires et le groupe de comparaison est significative (p.< .001).Cependant, en ce qui concerne toutes les autres catégories de tabagisme, aucun groupe ne diffère significativement de l\u2019autre.Donc les pulmonaires de cinquante à soixante- neuf ans regroupent davantage de fumeurs que les autres malades.Ce résultat rejoint celui de Weiss et coll.7 qui affirment que chez les hommes de cinquante à soixante-neuf ans la fréquence de l\u2019emphysème pulmonaire est plus élevée chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.De plus on retrouve davantage de gros fumeurs chez les pulmonaires de cinquante à soixante-neuf ans que chez les autres malades du même âge.En dépit du fait que l\u2019âge soit en lui-même un facteur prédisposant aux troubles respiratoires, le tabagisme semble demeurer un élément important dans la fréquence des maladies pulmonaires, même chez les gens plus âgés.Le tableau de contingence mettant en relation le sexe et la maladie semble indiquer qu'on retrouve un plus grand nombre d'hommes que de femmes chez les pulmonaires, comparativement au groupe de comparaison dans lequel le sexe se répartit à peu près également; ceci est d\u2019ailleurs confirmé par une analyse du chi carré (p < .001).À partir de là, on peut se demander si le tabagisme des malades pul- L'UNION MÉDICALE DU CANADA monaires masculins contribue à expliquer cette observation.La Fig.3 présente une distribution des pulmonaires en relation avec leur sexe et leur consommation quotidienne de tabac.Encore une fois, ce sont les catégories des non-fumeurs et des fumeurs de plus de 24 cigarettes/jour qui retiennent notre attention.En effet, il y a significativement plus de femmes que d\u2019hommes chez les non-fumeurs (p < .001) et un nombre plus élevé d\u2019hommes que de femmes parmi les fumeurs de 25 cigarettes et plus/jour (p < .05).Il n\u2019existe pas de différence significative entre les deux groupes dans la catégorie intermédiaire, cependant que les hommes sont plus nombreux que les femmes chez les ex-fumeurs.Toutefois, si, indépendamment de la quantité de tabac consommée, on compare le pourcentage de fumeurs chez les hommes et chez les femmes pulmonaires, on constate que la différence n\u2019est pas significative, malgré une forte tendance des fumeurs masculins à être plus nombreux (79.4% versus 59.6%).Laissant de côté la question du tabagisme, les pulmonaires regroupent donc plus d\u2019hommes que de femmes.Ceci est en accord avec les résultats de Ferris et Anderson 8 selon lesquels le taux de bronchite chronique est plus haut chez les hommes que chez les femmes, et ceux de Thurlbeck !! qui affirment que l\u2019emphysème pulmonaire est beaucoup plus fréquent chez les hommes.Il est vrai que les hommes connaissent un plus grand risque d\u2019exposition professionnelle à la poussière que les femmes, ce qui pourrait expliquer en partie leur taux élevé de troubles respiratoires.De plus la Fig.3 indique NV HOMMES FEMMES NN (n:277) (n:52) *p a wl 2 » i + \u201c » = 5 or } 0 A b 180 in./ | 120 | | a \\ 11 \\ \\l a 60 \\ 200 mmHg À 100 \u2014 \u2014 NA AA NL Bl : 42 VEE TT To Fig.8 \u2014 a) Décélération variable \u2014 b) Accélération postdécélération variable.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 1689 100 min 120 200 mmHg 100 a Oa - Fig.9 \u2014 Accélération.Rythme cardiaque de base normal avec variabilité normale du rythme de base.Activité utérine normale.Le rythme cardiaque de base doit rester a un niveau bas pendant au moins 2 cycles complets de contractions pour qu\u2019il soit considéré comme une bradycardie.Evidemment, si la bradycardie persiste et/ou est accompagnée de liquide méconial, il y à souffrance fœtale aiguë.c.Tachycardie : 1.modérée : 2.sévère : 181 et plus/minute.161-180/minute; Le rythme cardiaque de base doit demeurer à un niveau élevé pendant au moins 2 cycles complets de contractions pour qu\u2019il soit considéré comme une tachycardie.En soi, une tachycardie isolée n\u2019est pas un signe de souffrance fœtale.Cette tachycardie est souvent associée à une tachycardie, une déshydratation, une pyrexie maternelle et se rencontre aussi chez les fumeuses.Par contre, si la tachycardie est associée à des variations du cœur fœtal (décélérations tardives surtout) ou s\u2019il y a, en même temps, aplatissement du rythme cardiaque de base, la tachycardie sera alors considérée comme un signe de souffrance fœtale.B.Variation du rythme cardiaque fætal en relation avec les contractions : accélération-décélération.Avant de définir et d'interpréter ces variations.il est important de préciser la notion « d\u2019intervalle » entre ces variations du cœur fœtal et les contractions.« L'intervalle » est le temps qui sépare le maximum d'intensité de pression intra-amniotique (sommet de la contraction) de la variation maximale du cœur fœtal.Cette notion d'intervalle, préconisée par l\u2019équipe de Caldeyro-Barcia !*, nous semble faciliter l\u2019inter- 1690 prétation des enregistrements.Chik * à Rochester a vérifié dernièrement cette notion d'intervalle par rapport aux variations du cœur fœtal et en démontra l'efficacité à un taux de 85%.Nous préférons cette notion d'intervalle à celle du début de la baisse du cœur fœtal par rapport au début de la contraction utérine popularisée par Hon.1.Accélération : C\u2019est une augmentation du cœur fœtal au-dessus du rythme cardiaque de base de plus de 10-15 battements par minute survenant simultanément avec la contraction (Fig.9).Ces accélérations sont ordinairement un fidèle reflet d'un fœtus vigoureux.Par ailleurs, si l\u2019augmentation est de plus de 50 battements par minute, il peut s'agir d\u2019un signe de souffrance fœtale.Ces accélérations sont différentes de l'augmentation transitoire du cœur fœtal survenant après une décélération variable qu'on pourrait appeler tachy- ardice de compensation » (Fig.8-b).2.Décélération précoce : Synonymes : Dip | \u2014 Early decelaration \u2014 Dip Décélération simultanée \u2014 Décéléra- précoce tion compressive.C'est une baisse du cœur fœtal survenant en même temps que la contraction.L'intervalle entre le maximum de la baisse du cœur fœtal et le sommet de la contraction est de IO secondes ou moins.Il s'agit d'une décélération apparaissant simultanément avec la contraction et clle est duc à la compression de la tête fœtale résultant en une stimulation vaginale.Ce type de décélération survient surtout lorsque les membranes sont rompues ct que la présentation s\u2019engage.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ordinairement cette baisse du cœur fœtal ne dépasse pas 40 battements par minute et n\u2019est pas considérée comme un signe de souffrance fœtale * (Fig.6-b).3.Décélération tardive : Synonymes : Dip I \u2014 Late deceleration \u2014 Dip tardif \u2014 Décélaration hypoxique \u2014 Bradycardie hypoxique \u2014 Signe d'insuffisance utéro-placen- taire.C\u2019est une baisse du cœur fœætal dont le maximum survient au moins 20 à 30 secondes après le sommet de la contraction (Fig.7, 10-b).Hi SEH NG HR C\u2019est une baisse du cœur fœtal survenant en même temps que la contraction mais dont l'amplitude, la durée et la présence sont « variables » d\u2019une contraction à l\u2019autre (Fig.8-a).Cette décélération traduit une compression plus ou moins complète du cordon.Elle est souvent associée à une circulaire du cordon.Isolé, ce type de décélération n\u2019est pas un signe de souffrance fœtale.Cependant, s\u2019il y a succession de décélérations variables et tardives (courbe bi- phasiques) (Fig.5-b) ou s\u2019il y a aplatissement du rythme cardiaque de base, il y a alors souffrance fœtale aiguë./ 0.60 200 mmHg Fig.10 \u2014 a) Aplatissement du rythme cardiaque de base \u2014 b) Décélérations tardives.Cette décélération tardive est un signe d\u2019asphyxie fœtale, de souffrance fœtale aiguë.Elle est associée à une hypoxie, une hypotension et une acidose fœtale 9-10-12-14-21 Elle traduit un manque d\u2019oxygénation fœtale surtout au niveau du myocarde du fœtus.Plusieurs auteurs ont prouvé l\u2019association de décélérations tardives avec l\u2019état acidotique des fœtus et nouveau-nés 126-7821, On note aussi, un nombre important de dommages cérébraux fœtaux, de retard mental et même de mort fœtale et néonatale lorsqu\u2019il y a plusieurs décélérations tardives sur un même enregistrement.Ces décélérations tardives sont souvent associées à une tachycardie de base mais s\u2019il n\u2019y a pas de tachycardie ou s\u2019il y a présence d\u2019aplatissement du rythme cardiaque de base, elles traduisent une souffrance fœtale plus aiguë.4.Décélération variable : Synonymes: Dip III \u2014 Variable decelerations \u2014 « Accident du cordon >.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Hon ° a démontré qu\u2019il y avait des changements acido-basiques lorsque les décélérations étaient sévères.Lorsqu\u2019il y a compression du cordon ombilical, il en résulte une stimulation vagale importante, un degré plus ou moins important d\u2019hypoxie et une acidose respiratoire.Ces différents facteurs peuvent même provoquer un arrêt cardiaque fœtal temporaire, permanent, et causer des dommages cérébraux irréversibles selon la durée de ces changements.RÉSULTATS Notre expérience du monitorage s\u2019étale de la période du ler mai 1972 au 22 février 1974 (21 mois) et comprend nos 175 premiers tracés.Par rapport au nombre d\u2019accouchements durant cette même période, il y a eu 6% des patientes monitorées (Tableau D.TABLEAU I PÉRIODE DU ler MAI 1972 AU 22 FÉVRIER 1974 Nombre d\u2019accouchements 2927 Nombre de monitorages 175 Pourcentage 6% 784 heures 59 minutes 4 heures 30 minutes Durée totale Durée moyenne 1691 NH 18 jis: 1 1 Be fi Durant cette période, l\u2019appareil utilisé fut un Beckman RM Dynograph 8 canaux.Le papier se déroule à 1 cm/minute.La calibration de l\u2019appareil fut faite avant « chaque » enregistrement par un ingénieur en électronique *.Sur chaque tracé, le cœur fœtal est enregistré en haut et la calibration va de 60 à 180 battements/minute.Les contractions utérines sont enregistrées sur la partie inférieure du tracé et la calibration s\u2019étend de 0 a 200 mm de Hg.La limitation de notre appareillage nous restreignit a utiliser deux voies d\u2019approche : 1.Enregistrement interne des contractions par voie transabdominale et enregistrement externe du cœur fœtal par Doptone.2.Enregistrement interne des contractions par voie transcervicale et enregistrement interne du cœur fœtal par une électrode sur le cuir chevelu du fœtus.Ne possédant qu\u2019« un seul » appareil, nous avons dû sélectionner les parturientes.Nous avons schématisé dans le Tableau II les critères de sélection des patientes et détaillé dans le Tableau III les diagnostics des patientes GARE, à noter qu\u2019il y avait souvent plus qu\u2019une seule indication pour une même patiente.TABLEAU II INDICATIONS Test de tolérance 42 R.C.I.U.(suspicion) 35 Induction pitocinée 40 Stimulation pitocinée 42 G.A.R.E.104 Autres 28 TABLEAU III G.A RE.: DÉTAILS Diabète Classe À 3 B 4 C 4 D 3 R.C.LU.2 Toxémie 12 Méconium 15 Cardiopathie 3 Morbidité ou mortalité néo-natale ant.9 Dystocies 15 Rupture prématurée des membranes 32 Autres 10 Nos résultats comprennent donc 42 monitorages ante-partum (test de tolérance du fœtus aux contractions) (Tableau II) qui feront l'objet d\u2019un autre travail et de 133 monitorages intra-partum.* M.Fernand Jalbert, ing.p.1692 On retrouve des modifications de l\u2019activité utérine soit hypertonie, soit dystocie objectivées dans 14.6% de nos tracés (Tableau IV).TABLEAU IV MODIFICATIONS DE LA CONTRACTION Dystocie contractile 3.8% Hypertonie 10.8% Contraction normale 85.4% Le nombre et l\u2019incidence des variations du rythme cardiaque fœtal sont illustrés dans le Tableau V.Nos résultats concordent avec ceux de Shenker '.TABLEAU V MODIFICATIONS DU RYTHME CARDIAQUE FŒTAL SUR 133 TRACÉS Nombre % Décélération précoce 41 30.9 Décélération tardive 32 24.0 Décélération variable 39 29.3 Bradycardie 26 19.5 Tachycardie 8 9.0 Accélération 8 6.0 Aucune particularité 65 48.8 Dans le Tableau VI, on note l\u2019association entre bradycardie, décélérations variables et décélérations tardives avec des nouveau-nés dont l\u2019Apgar est inférieur à 6 à 1 minute.En face d\u2019un tracé normal, la prédiction d\u2019assister à la naissance d\u2019un nouveau-né vigoureux est dc 95% dans notre série (Tableau VI).TABLEAU VI RELATION ENTRE L\u2019APGAR À UNE MINUTE ET LES DIFFÉRENTS TYPES DE VARIATION DU RYTHME CARDIAQUE FŒTAL Apgar < 6 (1 minute) No % Décélération précoce (41) 4 9.7 Décélération tardive (32) 6 18.7 Décélération variable (39) 7 17.9 Bradycardie (26) 9 34.6 Tachycardie (12) 2 16.7 Accélération ( 8) 0 0 Sans particularité (65) 3 4.6 Ce pourcentage se compare à ceux publiés par Hon *! (99%) et par Shenker !* (93%).Les décélérations variables étant interprétées comme traduisant une compression du cordon, nous avons retrouvé la présence de circulaire du cordon autour du cou du nouveau-né dans 54% des cas où il y avait des décélérations variables sur le tracé (Tableau VII).D'autres auteurs arrivent à des résultats semblables *2-11-15-17, L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU VII CIRCULAIRE DU CORDON ET DÉCÉLÉRATION VARIABLE 1 circulaire 16 cas 2 circulaires 3 cas 3 circulaires 2 cas Total: 21 sur 39 Pourcentage: 54% Le mode d\u2019accouchement est détaillé dans le Tableau VIII.À noter le pourcentage de césariennes et de forceps deux fois plus élevé, compatible avec des patientes qui dans notre série étaient en majorité des GARE.Ces résultats concordent d\u2019ailleurs avec ceux de Paul!\u201d qui fait du monitorage pour les GARE.Ils diffèrent des résultats obtenus par Ga- bert 7 utilisant une population normale.TABLEAU VIII MODE D\u2019ACCOUCHEMENT Sous monitorage Générale No % % Césarienne 18 13.5 6.8 Forceps 39 29.3 18.2 Spontané 76 57.2 75.0 Total 133 2927 COMMENTAIRES Nous croyons que la technique du monitorage fœto-maternel intra-partum a ses limites mais qu\u2019elle présente les avantages d\u2019une surveillance continue du travail.Elle apporte une sécurité accrue à la mère et au fœtus à cause d\u2019une augmentation de l'attention de l\u2019équipe médicale et de l\u2019apport des données plus scientifiques.De plus, elle nous renseigne d\u2019une façon « objective » sur l\u2019activité utérine et nous permet d\u2019agir plus rapidement, s\u2019il y a indication d\u2019intervenir sur le travail.Quant à l\u2019interprétation du rythme cardiaque fee- tal, le consensus se fait de plus en plus sur les différents signes de souffrance fœtale traduits par l\u2019enregistrement « continu » du cœur fœtal (Tableau IX).TABLEAU IX SIGNES DE SOUFFRANCE FŒTALE LORS D\u2019ENREGISTREMENT CONTINU DU CŒUR FŒTAL 1 \u2014 Aplatissement du rythme cardiaque de base.2 \u2014 Bradycardie.\u2014 Tachycardie accompagnée de décélération tardive.\u2014 Tachycardie avec aplatissement du rythme cardiaque de base.5 \u2014 Décélération tardive.6 \u2014 Décélération variable avec bradycardie.7 \u2014 Décélération variable avec décélération tardive (courbe biphasique).8 \u2014 Association de l\u2019un ou l\u2019autre de ces signes.Au TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Dans le centre où on a fait le plus de monitorages (plus de 7,000) '7, on a réussi à diminuer la mortalité intra-partum et néonatale malgré le fait que 25% seulement des patientes aient été enregistrées électroniquement et qu\u2019il s\u2019agissait surtout de patientes de Gare 16.Dans un centre beaucoup plus restreint ou il se fait environ 1,000 accouchements par année ?, on a réussi à faire l\u2019enregistrement de 85% des patientes, la plupart par voie externe.Dans ce même centre, on améliora l\u2019Apgar des nouveau-nés présentant des tracés anormaux.Cette amélioration survint surtout à cause d\u2019une augmentation du taux de césariennes, d\u2019une détection précoce des signes de souffrance fœtale et de la suppression de toute forme d\u2019analgésie durant le travail lorsqu\u2019il y avait signe de souffrance fœtale sur l\u2019enregistrement.S'il y a présence de signes de souffrance fœtale durant le travail, nous suggérons : 1.usage « judicieux » des analgésiques et des méthodes anesthésiques; 2.changement de position de la patiente (la position théorique idéale est le décubitus latéral gauche); 3.cesser la perfusion pitocinée s\u2019il y a lieu; 4.augmenter le débit des solutés donnés à la mère; 5.mettre du sang en réserve; 6.amniotomie et enregistrement « interne »; 7.avertir l\u2019anesthésiste, le pédiatre ou néonatologiste et préparer la salle d\u2019opération; 8.si, malgré tout, les signes de souffrance fœtale persistent durant 15 à 30 minutes, il faut faire une césarienne si l\u2019accouchement n\u2019est pas imminent.En conclusion, nous croyons que « chaque » parturiente en travail devrait bénéficier d\u2019une « surveillance continue » grâce au monitorage fœto-ma- ternel par « voie externe ».S\u2019il y a doute sur l\u2019interprétation des données, ou apparition de signe de souffrance fœtale, la voie interne devrait être utilisée dans « tous » les hôpitaux où il se fait des accouchements.L\u2019étude de l\u2019équilibre acido-basique faite par des prélèvements sur le cuir chevelu du fœtus devrait Être réservée aux centres spécialisés.Il devient de plus en plus évident dans notre milieu que la surveillance continue des contractions et du cœur fœtal augmente la vigilance de l\u2019équipe médicale et diminue la mortalité périnatale.On a même diminué la durée et la fréquence de l\u2019asphyxie du péripartum 8.Il reste cependant, à prouver qu\u2019en détectant précocement l\u2019asphyxie périnatale, on diminuera la morbidité à long terme de ces enfants, c\u2019est-à-dire, le nombre d\u2019épileptiques, de retardés mentaux et de troubles neurologiques.1693 Résumé Cet article décrit les différentes voies d'approche du monitorage fœto-maternel durant le travail, leurs avantages et leurs inconvénients.Puis, nous discutons de la terminologie et de l\u2019interprétation des différents paramètres enregistrés.Enfin, nous communiquons les résultats des 175 premiers monitorages faits à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.Summary By this article we are describing the different approaches of feto-maternal monitoring during labor, their advantages and disadvantages.We discuss the terminology and interpretation of different parameters.Finally, we are giving the results of the first 175 monitoring made at Maison- neuve-Rosemont Hospital.REMERCIEMENTS Les auteurs remercient particulièrement monsieur Fernand Jalbert, ingénieur en bioélectronique à l\u2019hôpital Mai- sonneuve-Rosemont, pour son enthousiasme, sa disponibilité et sa persévérance dans l'installation de la technique du monitorage fæto-maternel.Nous remercions aussi le service de photographie et d'illustrations médicales de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rose- mont, particulièrement messieurs Pierre Kirouac et Raymond Séguin qui ont participé activement à un diaporama sur le monitorage fatal présenté lors du 25° Congrès des obstétriciens-gynécologues de langue francaise en septembre 1974 a Montréal.BIBLIOGRAPHIE 1.Beard, R.W.et Roberts, G.M.: The significance of the changes in the continuous fetal heart rate in the first stage of labour.The Journal of Obstetrics and Gynecology of the British Commonwealth, 78: 865-881, 1971.2.Beard, R.W., Brudewell, J.M., Feroze, R.M.et Clayton, S.G.: Intensive care of the high risk fetus in labour.The Journal 1694 10.11.12.13.14.15.16.17 18.19.20.21.of Obstetrics and Gynecology of the British Commonwealth, 78: 862-893.Caldeyro-Barcia, R., Mendy-Bauer, C., Poseiro, J.J., Escarcena, L.A., Pose, S.V.et Bieniarz, J.: In Cassels, D.E.Editor: The heart and circulation in the newborn and infant.New York, 1966, Grune et Stratton 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devenant méchant, je ne vous suivrais pas moins.» ! La souffrance et la mort: un sujet vaste, complexe, passionnant.Nous, hommes et femmes du siècle des fusées et des premiers pas sur la lune, si férus de questions « scientifiques », si avides de réponses instantanées, perplexes devant l\u2019énigme, démunis face aux mystères de la vie, de la mort, étourdis par le progrès, ébahis par ses effets, toujours insatisfaits, en quête d\u2019un peu plus.quelle étoile cherchons-nous ?Combien de fois n'\u2019avons-nous pas été émerveillés par ces récentes découvertes de la science, ces inventions nouvelles qui nous facilitent la tâche, qui nous amollissent l\u2019existence, (le travail mécanisé, électrifié, la diffusion des nouvelles par les mass media, l'avion, le téléphone, l'ordinateur, la consommation de tout ce qui se présente d\u2019« utile» ou de « nécessaire ») ?Et alors ?Où en sommes-nous ?Inondés de techniques et de contraintes, assaillis de tous côtés par l\u2019étourdissante efficacité de notre « système », alarmés de son pouvoir, écrasés par son ampleur, entraînés dans sa marche incessamment croissante, nous sommes emprisonnés par cet empire, car nous l\u2019avons désiré, pensé, réalisé et maintenant immunisé.« L'effet indirect d\u2019entreprises vouées à protéger l\u2019'homme contre un environnement hostile et contre l'injustice pratiquée à ses dépens par l'élite a été de réduire l\u2019autonomie et d'accroître la misère de l'humanité.La source principale de la souffrance, de la maladie et de la mort, c\u2019est à présent le harcèlement technique, délibéré ou non.Les principales maladies, le désarroi, l\u2019injustice dérivent des stratégies mises en œuvre pour améliorer l'instruction, le logement, l\u2019alimentation ou la santé.» ?1.Article préalable au colloque sur la santé, tenu en mai 1976 au Centre du Mont-Orford, paru dans Critère, numéro 14, juin 1976, Collège d\u2019Ahuntsic, Montréal.2.Interne au Royal Victoria Hospital de Montréal.Toute demande de tirés à part doit être adressée : Docteur Danielle Fisch, 3787, chemin de la Côte-des-Neiges, suite 427, Montréal H3H 1v9.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 Et dans le cadre de l'éducation médicale, qu\u2019avons-nous fait ?Voguons-nous à la dérive d\u2019une puissance biosynthétique anankastique ?Automatisme mesuré qui se démesure.Une fois en haut de son abrupte montagne, Sisyphe n\u2019en pouvait plus de porter le poids de sa misère et son œuvre à la fois.Subissons-nous le contre-courant subtile d\u2019une marée toujours croissante ?I! faudrait prendre un instant pour songer à ce que nous vivons aujourd\u2019hui et, surtout, dans le domaine de la santé où l'avance scientifique influence si radicalement l\u2019approche thérapeutique et les priorités touchant la santé.Ne faudrait-il donc pas être conscients de ce phénomène et de ses limites; du rôle que nous avons, en tant que futurs médecins ?« La vie est courte, l'art est long, l'occasion prompte à s'échapper, l\u2019empirisme est dangereux et le raisonnement est difficile.» Hippocrate Considérons brièvement dans cette optique technocratique du XXe siècle, la soufffrance et la mort.Comment abordons-nous ces réalités pendant notre formation médicale ?La plus impressionnante que l\u2019on vit comme étudiant est celle des visites aux soins intensifs de médecine, de chirurgie ou de la pouponnière, où on voit bourdonner le personnel et les équipes médicales affairées autour des « moniteurs cardiaques » et des graphiques minutés des signes vitaux, ingesta-excreta\u2026 Les patients, enchaînés à leur lit par des solutés, des infusions, des électrodes, un respirateur, survivent au rythme scandé de leurs battements cardiaques audibles.Ils sont vraiment à cheval sur la clôture.Plusieurs ont fait ou feront des infarctus et, ou, des arrêts cardio-respiratoires; ils ont été ou seront, probablement réanimés, sauf si leur état est si périlleux qu'ils aient peu de chance d\u2019y survivre; ou qu\u2019ils aient sciemment demandé 1695 qu'on les laisse mourir en paix : car il faut le demander ! Devant les cas-frontières, où la récupération est quasi inespérée, le médecin, avec ou sans la famille, selon les circonstances, décidera de ne pas prendre de mesures extraordinaires pour réanimer le patient s\u2019il doit mourir, car ce ne serait que retarder de quelque temps encore cette échéance imminente.Mais cette décision est souvent très dure à prendre, car, en fait, le médecin est très vulnérable; les lois sont faites pour la protection du malade et le médecin, souvent impliqué dans des situations critiques doit à la fois, jouer le rôle de juge et partie.Son entourage est susceptible de mésinter- préter ses gestes ou ses décisions; ceci pourrait s\u2019avérer très troublant dans de telles situations (criminelles).Lors d\u2019arrêts cardiaques, on fait appel au code 777 *, et la batterie déchainée qui se charge de la réanimation, une fois ébranlée, est difficile à arrêter.Mais faut-il tenter de prolonger toute vie moribonde ?« Aujourd\u2019hui, l'homme le mieux protégé contre la possibilité de fixer l'heure de sa propre mort est le patient atteint d\u2019une maladie grave.La société, agissant par l\u2019entremise du système médical, décide quand et après quelles mutilations il mourra.La médicalisation de la société a mis fin à l\u2019ère de la mort naturelle.L'homme occidental a perdu le droit de présider à l\u2019acte de mourir.La santé, ou le pouvoir d'affronter les événements, a été expropriée jusqu\u2019au dernier soupir.La mort technique est victorieuse du trépas.La mort mécanique a conquis et annihilé toutes les autres morts.» 3 Oui, malheureusement ceci est souvent vrai; la mort est un échec médical et le malade est le dé qu'on joue.Nous sommes loin de la Paiedeia grecque, de cette médecine qui était partie intégrante de la philosophie et de la culture générale, qui visait à former l\u2019individu dans le cadre de l'idéal humaniste, de faire de lui un être complet : équilibre et harmonie de l'âme et du corps \u2014 santé.La maladie n\u2019était plus surnaturelle; on y cherchait une cause, prévoyait son évolution, et le médecin en examinant le malade, essayait avec sa raison et ses moyens (surtout la diète et les exercices) d'aider la Nature dans son effort spontané pour guérir le mal.* Le code 777 est l'appel d'urgence, auquel répond l'équipe de réanimation en cas d'arrêt cardiaque.1696 On essayait non pas de nier la maladie, la souffrance, la mort, mais on s\u2019ingéniait à les accepter du mieux qu\u2019on pouvait : « La maladie est une entrave pour le corps, mais non pour la volonté, si elle ne le veut.La claudication est une entrave pour les jambes, mais non pour la volonté.Dis-toi de même à chaque accident, et tu trouveras que c\u2019est une entrave pour quelque autre chose, mais non pour toi.» * « Souviens-toi que tu es comme un acteur dans le rôle que l\u2019auteur dramatique a voulu te donner : court, s'il est court; long, s\u2019il est long.S'il veut que tu joues un rôle de mendiant, joue-le encore convenablement.Fais de même pour un rôle de boiteux, de magistrat, de simple particulier.|| dépend de toi, en effet, de bien jouer le personnage qui t'est donné; mais le choisir appartient à un autre.» 5 Francis Bacon fut le premier à parler de la prolongation de la vie comme d'un nouveau devoir des médecins.Selon lui la médecine avait un triple office : préserver la santé, guérir les maladies et finalement prolonger la vie, cet office soi-disant le plus noble.Aujourd'hui, il va de soi qu'on prolonge la vie ou la mort selon l\u2019angle sous lequel on se place, puisque les moyens, aussi sophistiqués et coûteux soient-ils, en sont mis à notre disposition.Tant que la limite ne sera imposée que par le nombre ou l'initiative personnelle du médecin traitant, il n\u2019y aura pas d'hésitation.Mais que faire, lorsqu'on doit choisir qui bénéficiera du respirateur artificiel ou de l\u2019appareil à hémodialyse ?Qui est en droit de choisir ?L'âge, les antécédents médicaux, l\u2019argent, les possibilités d'avenir, qu'est-ce qui pèsera le plus dans la balance ?Et si on est harassé par un refus, le manque de disponibilité ou une limitation technique, quel recours a-t-on face à la décision prise ?C'est un devoir qu'a le médecin de prodiguer des soins à tout malade qui se présente à lui.Mais sera-t-il toujours exposé à comparaître en cour criminelle s'il laisse mourir un grand malade en phase terminale ?ou un enfant mongol qu'on pourrait opérer d'une atrésie duodénale ?On ne réalise pas toujours les répercussions de telles décisions sur toute une famille.Au moment de choisir, on se sent responsable de la vie, de la mort de l\u2019autre, mais faut-il à tout prix que la médecine soit menée par des automates, que notre souffrance soit hypnotisée et conquise par des formules chimiques, que notre L'UNION MÉDICALE DU CANADA et It lial évolution soit prévue sur un ordinateur et notre mort parsemée de « code 777 » ?La souffrance, comme la mort, a pris des dimensions nouvelles au sein de cette communauté médicalisée.Elle est devenue intolérable.Le premier rôle du médecin était de la soulager de son mieux, mais l\u2019attente devant la médecine a pris une telle ampleur, qu\u2019on exige toujours plus.On s\u2019abonne aux médicaments comme à une pompe à essence et le moteur s\u2019éteint à petit feu si on l\u2019assoiffe\u2026 « Aujourd\u2019hui, il est devenu extrêmement difficile de reconnaître que la capacité de souffrir peut constituer un signe de bonne santé, dès lors que la suppression institutionnelle incarne l'utopie technique directrice d\u2019une société.» ° Et le malade, qu\u2019advient-il de lui ?Lui, il est passif : attendant qu\u2019on dispose de sa maladie, que la médecine, qui fait tant de merveilles, lui donne son verdict.S'il prend des médicaments, la plupart du temps, il en oublie le nom.Une étude faite à l\u2019Université McGill montrait que 36% des hypertendus, à qui on avait prescrit des médicaments, ne les prenaient déjà plus cinq mois plus tard.Dans une autre étude, 27% des patients vus à la salle d\u2019urgence recevaient un traitement médical efficace; mais seulement 51% se présentaient aux rendez-vous de contrôle \u2019.Le problème est plus grave que cela : il semble que le malade soit victime d'un système qu'il tolère et finit lui-même par encourager par sa passivité.II s\u2019aliène en déléguant « sa santé » au corps médical, quand il est pris au piège et qu\u2019il est trop tard pour prévenir.En plus, il en devient dépendant, au point qu'on voit par exemple grimper vertigineusement la consommation de médicaments (30 millions de livres de pilules d\u2019aspirine par an en Amérique du Nord.); ou encore on voit monter le taux d\u2019hospitalisation.C'est une pratique courante que de venir finir ses jours à l\u2019hôpital.En fait, on s\u2019attend à être « mieux soigné » et protégé, au cas ou il arriverait quelque chose.Mais a un certain stade, il faut réaliser que l\u2019importance est de ne pas se sentir seul et abandonné au fond d\u2019un couloir, mais de pouvoir partager les derniers moments de sa vie avec ceux qu\u2019on aime : la famille, les amis.Rien n'est plus impersonnel, ni plus anonyme que d'espérer mourir dans un hôpital où toute manœuvre vise à l\u2019annihilation, où elle est con- TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 sidérée comme un échec du médecin, comme un sort finalement inévitable.« Par des mets, des breuvages et des enchantements, ils veulent détourner le courant de la vie, pour ne point mourir.Le vent que font souffler les Dieux, il est nécessaire de le supporter, au milieu de souffrance qu'on ne peut déplorer » 8 Euripide (Les Suppliantes) Pour conclure enfin ces quelques réflexions sur un monde médical hardi où tous, tant que nous sommes, avons a nous impliquer : tel soignant ou tel soigné, que pouvons-nous ?Comme l\u2019avait si bien dit le docteur Elizabeth Kübler-Ross dans son livre \u201cOn death and dying\u201d, il est important de réaliser que la peur que nous avons tous de la mort est normale.Que c'est toutefois une entrave que de ne pas aller au-delà, car souvent dans notre entourage, y a-t-il quelqu'un qui va mourir et qui a besoin de ne pas « être abandonné » ?.Quoi de pire que de se savoir mourant, mais de devoir feindre l\u2019inverse pour accommoder la famille ou les amis ?Pourquoi l\u2019hôpital serait-il le lieu de prédilection de nos derniers moments de vie ?Notre société souffre déjà tant d'abandon : les divorces, les guerres, les exilés, les vieillards délaissés, les enfants avortés.N\u2019avons-nous pas notre rôle a jouer ?Devant ce jaillissement scientifique envahissant, pourquoi ne pas avoir un esprit plus critique ?Vivre un peu plus notre vie, et mourir un peu mieux notre mort.* * * « Est-ce à moi de mourir ?Tranquille je m\u2019endors, Et tranquille je veille; et ma veille, aux remords Ni mon sommeil ne sont en proie.Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux; Sur des fronts abattus, mon aspect dans ces lieux Ranime presque de la joie.Je ne suis qu\u2019au printemps, je veux voir la moisson Et comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année.Branlante sur ma tige et l\u2019honneur du jardin Je n'ai vu luire encore que les feux du matin Je veux achever ma journée.» ° André Chénier (Jeune Captive) Résumé Voici quelques réflexions d\u2019une interne en médecine devant la souffrance et la mort au 1697 XXe siècle, quelques questions posées, dans le cadre d\u2019un monde médical scientifique, aussi hardi, face aux situations critiques qui s\u2019y vivent quotidiennement.Devant ce jaillissement scientifique envahissant, pourquoi ne pas avoir un esprit plus critique ?Vivre un peu plus notre vie, et mourir un peu mieux notre mort.Summary These are a few thoughts of a medical student, on suffering and death in the XXth Century; a few questions were faced with in a scientific medical world, so undertaking in critical situations met with, daily.formation médicale Faced with this invasive scientific outburst, why not be more critical?Live our lives more thoroughly; die our deaths more peacefully.BIBLIOGRAPHIE 1.Epictéte: Manuel.Garnier Flammarion, 1964, p.232.2.Illich, Ivan: Némésis médicale, L'expropriation de la santé.Seuil, 1975, p.204.3.Illich, Ivan: Némésis médicale, L'expropriation de la santé.Seuil, 1975, p.201.4.Epictète: Manuel.Garnier Flammarion, 1964, p.211.5.Epictète: Manuel.Garnier Flammarion, 1964, p.213.6.Illich, Ivan, Némésis médicale, L'expropriation de la santé.Seuil, 1975, p.150.7.McGill Medical Journal, 44: 1, automne, 1975.8.Marc Aurèle: Pensées pour moi-même, Garnier Flammarion, 1964, p.121.9.Causse, Rolande: Premier livre de poésie.Gauthier-Languereau, 1970, p.62.LIMINAIRE : ÉDUCATION MÉDICALE CONTINUE Jacques CANTIN, F.R.C.S.(C) * L'éducation médicale continue a comme but d\u2019assurer au public les meilleurs soins médicaux possibles par le maintien de la compétence des effectifs médicaux; vous trouverez dans les pages du journal, trois travaux qui y sont consacrés, travaux qui furent présentés au dernier congres de I\u2019Association des chirurgiens généraux de la province de Québec.Depuis quelques années, tout le champ d\u2019action de l\u2019éducation médicale continue et ce qui s\u2019y rattache, a pris une ampleur énorme; non pas que le phénomène soit nouveau en soi, car la mise à jour continuelle des connaissances et des techniques a été de toujours, pour les membres de la profession médicale, un principe inculqué à la Faculté de médecine et pour la plupart pratiquée durant toute leur carrière.Ce qui est nouveau, est la nécessité de structurer les activités d\u2019éducation médicale continue, dont le nombre ne cesse d'augmenter, de définir les responsabilités respectives des divers organismes en cause (corporation professionnelle \u2014 universités \u2014 associations professionnelles), d'en quantifier les résultats et finalement de trouver une formule adéquate 1 Conférence prononcée lors du congrès des Chirurgiens généraux du Québec le ler avril 1976.?Professeur agrégé, Université de Montréal.Président du comité scientifique de l'Association des chirurgiens généraux de la province de Québec.1698 de financement.Deux ordres de faits sont à l\u2019origine de cet état des choses : 1° La disparition de la permanence de tout diplôme médical, que ce soit celui de médecin ou celui de spécialiste.Dans la province de Québec, le législateur via le code des professions oblige chaque corporation professionnelle à vérifier périodiquement la compétence de ses membres et le cas échéant à les contraindre à des périodes de recyclage, voire même à des restrictions du permis d'exercice.Au moins quatre États américains et dix-neuf des \u201cMedical Specialty Boards\u201d ont approuvé le principe de la recertification.Cette recertification peut prendre plusieurs formes : au Québec, c\u2019est celle de l\u2019inspection professionnelle faite par la Corporation; dans l\u2019État du Nouveau-Mexique par contre, le droit de pratique est renouvelable aux trois ans, sur preuve d\u2019avoir assisté à un minimum de cent vingt heures de cours postgradués, congrès, etc.Tout ceci est très logique, parce qu\u2019en dernière analyse, tout ce que le diplôme de médecin atteste, est que son détenteur a été un bon élève : il n'offre aucune garantie pour l\u2019avenir.Que ce soit donc par réexamen, par audition de ses dossiers ou par accumulation d\u2019un certain nombre de crédits, le médecin L'UNION MÉDICALE DU CANADA doit accepter qu\u2019il devra à l\u2019avenir prouver périodiquement qu\u2019il maintient sa compétence car son diplôme n\u2019est plus valide pour la vie.2° L'apparition d\u2019un tiers payant universel et surtout unique.Ce tiers payant qui, de plus en plus, demande que la profession établisse des normes et des standards de pratique.Le contraire serait surprenant: on ne peut gérer les énormes budgets consacrés aux soins de santé, sans en arriver à vouloir ces normes et ces standards, surtout si on assiste à des variantes importantes, variantes que l\u2019on ne parvient pas à expliquer avec satisfaction.Dans le contexte socio-économique actuel, l\u2019extension logique de la responsabilité des soins aux malades, qui est la nôtre, est une honnête tentative d\u2019en définir les normes.Cet étalonnage de la pratique médicale, une fois réalisé, pourrait être bénéfique aux médecins aussi; l\u2019établissement d\u2019un point fixe permet- trait à chacun de pouvoir s\u2019auto-évaluer constamment par rapport à la norme établie; de plus, la tâche des enseignants médicaux à tous les niveaux, serait sans doute facilitée, et finalement ces standards ne pourraient qu\u2019aider la profession à faire face aux problèmes croissants des poursuites judiciaires.La discussion se situe donc à plusieurs chapitres : celui de la recertification, celui de l\u2019établissement des normes et des standards de pratique, celui du financement de l\u2019éducation médicale continue, etc.Il est particulièrement important que la profession médicale collabore activement à la solution des divers problèmes que nous venons d\u2019énoncer, car c\u2019est la meilleure façon d\u2019en garder la responsabilité et il a toujours été reconnu que le professionnel est le premier responsable de son éducation permanente.LA FORMATION CONTINUE DES MÉDECINS Me René DUSSAULT ! C\u2019est avec grand plaisir que j'ai accepté l\u2019invitation de votre association à participer, dans le cadre du présent congrès, à une discussion sur I\u2019éducation médicale continue.Je me réjouis du souci particulier dont témoignent les membres de l\u2019Association des chirurgiens généraux à l\u2019égard de cette importante question.L\u2019occasion me semble toute choisie pour exprimer certains points de vue sur divers aspects de la formation continue des professionnels, en particulier des médecins, et sur le role des principaux organismes intéressés par cette question.UNE NECESSITE CROISSANTE Le progres accéléré des connaissances scientifiques et la tendance vers l\u2019ultra-spécialisation rendent inévitable que certains professionnels aient peine à suivre l\u2019évolution de leur discipline : il est devenu banal, dans cette situation, de parler de la rapide désuétude des connaissances et de l\u2019obligation pour tout professionnel de tenir ses connaissances à jour.Par ailleurs, le changement des contextes sociaux au sein desquels s\u2019inscrit l\u2019exercice des professions et la meilleure information du public concernant les services professionnels rendent également nécessaire Allocution prononcée devant l\u2019Association des chirurgiens généraux du Québec le 1er avril 1976.1 Président de l\u2019Office des professions du Québec.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 la formation continue des professionnels.Ainsi, plusieurs professions doivent actuellement intégrer dans leur pratique quotidienne des valeurs qui prennent une importance croissante au sein de notre société.Il en est ainsi des valeurs reliées à la qualité de la vie, à l\u2019environnement et aux nouvelles conceptions de la ville auxquelles sont plus particulièrement confrontés les agronomes, les architectes, les ingénieurs, les ingénieurs forestiers et les urbanistes.Il y a quelques années, par exemple, à l\u2019école de foresterie, on préparait surtout les étudiants à l\u2019exploitation forestière.De nos jours, l\u2019ingénieur forestier, en raison de l\u2019élargissement de ses fonctions, doit posséder des connaissances dans des domaines tels que l'aménagement du territoire, la forêt urbaine et l'écologie.Il en est de même dans le domaine de la santé, où l\u2019on assiste depuis quelque temps à une remise en cause de pratiques professionnelles que l\u2019on estime trop centrées sur la guérison de la maladie, et pas assez sur sa prévention, sur la promotion de la santé et sur les besoins de réadaptation.Le plus grand accent mis sur ces objectifs conduit nécessairement à une modification des rôles de certains professionnels.Les professions du secteur de l\u2019administration et des sciences comptables n\u2019échappent pas davantage 1699 | k | ie J.(I Bt à ce phénomène.Elles doivent apprendre, entre autres, à rendre utilisables de nouveaux concepts tels que celui d\u2019indicateurs sociaux, afin d\u2019illustrer la performance des entreprises publiques ou privées dans un cadre plus large que celui, traditionnellement utilisé, des simples résultats financiers.Par ailleurs, en ce qui vous concerne plus particulièrement, il est indéniable que l'aspect hautement technique de votre travail et la difficulté pour vos clients d\u2019en évaluer la qualité exigent de votre part un effort particulier d\u2019auto-évaluation.Comme vous le savez, selon certaines informations provenant des États-Unis et auxquelles les mass media ont récemment fait écho, il existerait dans la pratique chirurgicale de ce pays une certaine tendance à multiplier inutilement les interventions.Sans affirmer qu\u2019une telle tendance existe au Québec, il me semblerait important que vous introduisiez dans vos sessions de formation continue, non seulement des sujets traitant des dernières découvertes scientifiques ou des techniques de pointe mais également certaines réflexions plus larges sur l\u2019orientation actuelle de la pratique chirurgicale.UNE RESPONSABILITÉ NON EXCLUSIVE De toute évidence, les organismes intéressés par la formation des professionnels doivent, beaucoup plus que par le passé, mettre l\u2019accent sur la formation continue.Si la législation professionnelle en fait une obligation formelle pour les corporations professionnelles en raison de la responsabilité qu\u2019elle leur confie de vérifier la compétence de leurs membres par l'inspection professionnelle, elle ne leur confère cependant aucune exclusivité en ce domaine.Particulièrement dans un secteur comme la médecine où la tâche de la formation continue est considérable en raison du très grand nombre de spécialités et de la variété des besoins des professionnels, il serait tragique, à notre point de vue, qu\u2019un seul organisme, soit-il la corporation professionnelle, se voit confier ou tente de s\u2019arroger un monopole sur cet important domaine d\u2019activités.Il ne s\u2019agit pas ici de minimiser l\u2019importance de la responsabilité législative des corporations professionnelles concernant la formation continue de leurs membres mais tout simplement de souligner qu\u2019elles ont tout avantage, dans l\u2019exercice de cette responsabilité, à s'associer aussi bien aux collèges et aux universités qu\u2019aux employeurs, aux syndicats ou aux associations professionnelles.Plusieurs organismes, y compris votre association, exercent déjà, à des degrés divers, des activités reliées à la formation continue des médecins.Le 1700 Conseil de l\u2019éducation médicale continue, formé depuis plus de trois ans par la corporation professionnelle des médecins, constitue un point de rencontre privilégié pour les représentants des universités et des associations ou organismes professionnels, leur permettant de faire valoir les préoccupations et les besoins propres des membres des diverses spécialités médicales.Les points de vue exprimés à ce Conseil par les associations professionnelles peuvent servir d\u2019excellents points d\u2019appui à la corporation professionnelle dans le cadre des travaux du nouveau Comité conjoint de la formation en médecine, officiellement créé en février dernier en vertu d\u2019un règlement adopté sous le Code des professions, et dont le mandat touche les programmes d\u2019études universitaires, les mécanismes d\u2019évaluation à l\u2019intérieur de ces programmes d\u2019études, les stages pratiques, les examens professionnels et la formation continue.Composé de représentants de la corporation professionnelle, des universités qui dispensent des programmes d\u2019études dans le secteur de la médecine et des étudiants concernés, ce comité, croyons-nous, est appelé à jouer un rôle déterminant dans la coordination des diverses activités de formation des médecins.En effet, il fournit une excellente occasion de repenser la formation initiale non pas comme une formation définitivement close mais comme la première étape d'une éducation permanente conçue comme un processus continu de formation plutôt que comme une suite de cycles d\u2019études ou d\u2019étapes séparées.Il serait donc malheureux, étant donné les ressources limitées de la société québécoise, d\u2019assister à des querelles de juridiction concernant les activités reliées à la formation continue.Au contraire, il faut souhaiter une collaboration étroite entre les différents organismes intéressés par ce domaine.Cette collaboration leur permettra de réfléchir de façon plus éclairée sur les orientations fondamentales de la pratique des professions et aussi de s'associer dans la recherche des moyens d'adapter les besoins cn formation des professionnels aux exigences de notre société.UN PENDANT À L'INSPECTION PROFESSIONNELLE Comme nous l\u2019avons déjà souligné, l'intérêt marqué de la nouvelle législation professionnelle pour la formation continue fait pendant à la nouvelle préoccupation dont elle témoigne pour la vérification de la compétence des professionnels.Il nous semble donc que dans l\u2019avenir, une bonne partie du contenu des programmes en ce domaine devrait L'UNION MÉDICALE DU CANADA combler des lacunes ou répondre à des besoins observés lors de cette vérification de compétence.Largement inspirés par la corporation professionnelle mais aussi par la consultation des employeurs, des syndicats, des associations professionnelles et des usagers des services professionnels, ces programmes de formation continue devraient demeurer ouverts à l\u2019innovation grâce à un apport significatif de l\u2019université.Dans ce contexte, les activités exercées en matière de formation continue par les associations professionnelles, les syndicats, les employeurs ou les universités, pourraient servir de référence à la corporation professionnelle qui, à la suite d\u2019une inspection professionnelle, pourrait inciter ou, si nécessaire, obliger un ou plusieurs de ses membres à suivre un stage de perfectionnement se déroulant dans le cadre de ces activités.UNE ACTIVITÉ À FINANCEMENT PARTAGÉ En ce qui concerne la délicate question du financement de la formation continue des professionnels, nous n\u2019ignorons pas qu\u2019elle doit être examinée dans le contexte plus large de l\u2019ensemble des besoins éducatifs au Québec.Or, ceux-ci ne manquent pas.On peut songer aux efforts financiers requis pour assurer, notamment, l\u2019accès à une bonne formation initiale pour toutes les couches de notre société, le recyclage des chômeurs, l\u2019ouverture de l\u2019université à différents groupes sociaux de même que la formation culturelle et socio-économique de l\u2019ensemble de la population.Dans cette perspective, il faut sans doute songer à combiner les ressources financières provenant des divers organismes concernés par le perfectionnement des professionnels.Une recherche récente de l\u2019Association des anciens de l\u2019université Laval sur la formation continue des diplômés de cette université, démontre que la plupart d\u2019entre eux ne comptent que sur eux-mêmes ou sur leur employeur pour payer les frais divers liés à leur perfectionnement.Il ne saurait donc être question d\u2019enlever aux professionnels la responsabilité économique incontestable qu\u2019ils ont concernant leur formation continue.Bien sûr, les corporations professionnelles devront également faire leur part.Certaines d\u2019entre elles TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 seront aidées en cela par des subventions dont l\u2019Office entend recommander le versement pour des projets spécifiques.Il reste néanmoins qu\u2019il y a toute une infrastructure à mettre en place, des fonds à investir dans la recherche et de nombreux autres frais que les universités, les associations professionnelles, les syndicats et les employeurs devront sans doute assumer en grande partie.Dans le contexte de rareté de ressources que nous connaissons au Québec, il s\u2019avère nécessaire de penser à la meilleure répartition de celles-ci.Le concept même d\u2019éducation continue alliant formation initiale et formation subséquente peut être à l\u2019origine de réflexions fructueuses quant aux solutions à envisager.L\u2019éducation continue ne doit pas en ce sens être identifiée à la scolarisation continue.Sans plagier Ivan Illich, il est opportun de se rappeler qu\u2019il existe d\u2019autres moyens de formation que l\u2019école.Nous pouvons tous rendre témoignage des apprentissages que nos expériences de travail nous ont permis de faire.Les durées de formation initiale de même que les alternances travail-école pourraient être à repenser.Il est alors possible que certaines économies faites au niveau de la formation initiale puissent être réinvesties dans des formations subséquentes.Ce ne sont là, tout au plus, que des amorces de réflexion.Aussi, on ne saurait douter de la nécessité, pour tous les organismes intéressés par la formation continue, de coordonner leurs efforts et de mettre en commun leurs ressources humaines et matérielles respectives dans la recherche de formules opérationnelles dans ce domaine.Il est donc souhaitable qu\u2019une association professionnelle comme la vôtre puisse, grâce à l\u2019autofinancement qu\u2019elle prévoit concernant ses activités de formation continue, contribuer à l\u2019élargissement de l\u2019accessibilité d\u2019un plus grand nombre de médecins à ce type de formation, tout en poursuivant, en étroite collaboration avec la corporation professionnelle et l\u2019université, une réflexion sur les orientations des programmes de formation continue, en fonction de l\u2019évolution de la pratique de la médecine dans notre société. LE MÉDECIN SPÉCIALISTE ET SA FORMATION CONTINUE * Osman P.GIALLORETO ! Le concept d\u2019éducation médicale continue se prête à plusieurs définitions avec le résultat que son interprétation peut éventuellement servir des intérêts différents.Derrière la rhétorique de ceux qui seulement récemment sont venus en contact avec la formation médicale continue, il y a une série d\u2019hypotheses dont la plus convaincante est celle de l'accroissement fantastique des connaissances médicales, de I'incapacité du cerveau du médecin à assimiler ces nouvelles notions, d\u2019où l\u2019incapacité de s\u2019en servir, et enfin, avec toute la force du syllogisme, le résultat d\u2019une pratique médicale inadéquate.Que la médecine ait connu un essor considérable au cours des cinquante dernières années n\u2019a pas besoin d\u2019être souligné; ce qui semble cependant nous échapper, c\u2019est que c'est justement cet essor considérable de la médecine qui a créé les spécialités.La fragmentation de la médecine en champs circonscrits a facilité la formation en profondeur dans une discipline déterminée.Cette formation verticale, à fond, est l\u2019essence même de la spécialité qui demeure telle à condition qu\u2019on puisse satisfaire à la continuité et au dynamisme de son évolution.Le médecin spécialiste contracte très tôt, au cours de sa formation postgraduée, la discipline à la formation continue dans sa spécialité et il la cultive d\u2019habitude par après.Il suffit de regarder la pratique de tous les jours, pour se rendre compte qu\u2019un bon nombre de nos gestes professionnels ne sont plus l\u2019extraction de la formation postgraduce mais le résultat des acquisitions ultérieures que la formation continue nous a apportées.Cette motivation à la formation médicale continue qui, en spécialité, ne fait qu\u2019un avec l\u2019activité professionnelle, a engendré, dès le commencement, des initiatives éducationnelles particulières aux exigences de chaque spécialité car, il est peut-être utile de le souligner en passant, l'habitude de l'auto-critique est particulièrement développée dans la profession * Allocution prononcée à Montréal lors du Congrès de l'Association des chirurgiens généraux du Québec, le ler avril 1976.1 Directeur de l'Office de formation médicale continue de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.1702 médicale qui, depuis toujours, publie le résultat de ses erreurs ainsi que le constat de ses succès.C\u2019est en 1910 que Flexner donnait son coup de gouvernail en disant « non » au diplôme académique et «oui» a la formation pour dispenser des soins.Deux ans plus tard, prenait naissance le concept de l\u2019évaluation de la pratique par les résultats et naquit au Massachusetts General Hospital \u201cThe Clinical Pathological Conference\u201d, les fameuses CPC qui n\u2019ont pas cessé d'être, depuis, le banc de preuve de notre habileté clinique et la mesure de la validité professionnelle.En 1952, l\u2019American College of Physicians et l'American College of Surgeons avec l\u2019American Medical Association, se réunissaient pour former ce qu\u2019on a appelé le \u201cJoint Committee for Hospital Accreditation\u201d; et les critères élaborés par ce comité visant à assurer la qualité de l\u2019acte médical en milieu hospitalier, ont servi de base à toute législation subséquente là où une législation a été nécessaire.Il est intéressant de noter que le premier hôpital dans la province de Québec reçut son agrément en 1952, qu\u2019en 1958 le \u201cCanadian Council on Hospital Accreditation\u201d se détacha comme organisme indépendant et qu\u2019en 1962, la grande majorité des hôpitaux départementalisés dans la province de Québec étaient agréés.Et nous pourrions continuer avec la liste des associations spécialisées à but scientifique et leurs activités éducationnelles, parfois littéralement essoufflantes comme celles que nous avons vécues en cardiologie durant ces vingt dernières années.Ces quelques exemples expriment d\u2019une façon très claire, à notre avis, le souci que le spécialiste a toujours eu de contrôler sua sponte ct sans stimulation ou pressions législatives, la qualité des soins dispensés.Voilà pourquoi, lorsque d'une façon inattendue ct avec la soudaincté caractéristique des stratégies d\u2019attaque, le médecin spécialiste a appris que la profession médicale était devenue subitement incompétente et dangereuse pour le public qu'elle soignait, il a cu une réaction de perplexité, d'étonnement et de tristesse.Que le standard de la médecine canadienne et québécoise ait été parmi les plus élevés au monde ne semble pas avoir suggéré de L'UNION MÉDICALE DU CANADA considérations explicatives ni même une curiosité de savoir.Comme professionnel autonome, le médecin spécialiste a la responsabilité première de sa formation continue.Souvent, cependant, il a intérêt et désire associer cette responsabilité à celle de ses pairs.Par le truchement de l\u2019association professionnelle à laquelle il appartient, il bénéficie d\u2019une appréciation plus objective et plus globale de ses besoins, a accès à un plus large spectre de méthodes éducatives avec un support financier plus adéquat.C\u2019est au niveau de l\u2019association que le médecin identifie une compétence particulière en ce qui le concerne, une possibilité démocratique de participer aux décisions qui l\u2019intéressent et enfin, la possibilité de s\u2019assurer que les activités de formation médicale continue demeurent de nature strictement scientifique.La longue tradition de ces associations en matière de promotion scientifique, les relations avec les associations analogues dans d\u2019autres pays, permettent de développer au niveau de l\u2019association même, le profil réaliste d\u2019une pratique adéquate de la spécialité, compte tenu du contexte et des ressources du milieu.Le processus de formation médicale continue pour le médecin spécialiste est centré sur l\u2019épreuve d\u2019auto- évaluation : ces épreuves, lorsque correctement conçues et adaptées au milieu, permettent au spécialiste de revoir périodiquement son efficacité professionnelle tant au point de vue cognitif que décisionnel et pratique.L'ensemble des informations obtenues par ailleurs, permet à l\u2019association de planifier ses activités de formation continue sur la base de besoins réels et répondant aux exigences pratiques d\u2019une meilleure qualité de médecine.Cette méthode, basée sur l\u2019identification des besoins et la recherche des moyens pour les satisfaire, est la méthode pédagogiquement la plus conforme à l\u2019éducation des adultes et ne peut pas se réaliser ailleurs qu\u2019au sein de l\u2019association professionnelle.Il y a assez d\u2019évidence en effet, que l\u2019adulte n\u2019est pas éduqué par une instruction systématisée et divisée par sujets.Les meilleurs résultats sont atteints lorsque, qui doit apprendre a la possibilité d\u2019identifier les problèmes et de formuler la façon de les résoudre.Dans ce domaine l\u2019apport des universités, par leurs départements de pédagogie et plus spécifiquement de pédagogie médicale, sera certainement valable et permettra, nous l\u2019espérons, une plus grande efficacité des méthodes de formation continue et surtout des moyens plus précis pour en apprécier le résultat.C\u2019est donc au niveau de l\u2019association que le médecin spécialiste trouve la possibilité d\u2019identifier ses besoins d\u2019une façon périodique et retrouve TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 à sa disposition les moyens de les satisfaire.Maintenant que la dimension sociale a été officiellement ajoutée à la médecine par le truchement du tiers payant, les associations devront ajouter à leur souci de formation continue, celui de documenter les activités de leurs membres et continuer ainsi à assurer la responsabilité de leur santé professionnelle.Les critiques des adeptes de l\u2019antimédecine diront peut-être que ce type de responsabilité est dépassé et apporteront, comme preuve, des exemples individuels de pratique fautive ou inadéquate.Nous avons peut-être une certaine dose d\u2019ingénuité mais sûrement pas suffisante pour penser que la cape de la spécialité purge des individus de certains aspects de notre péché originel.Comme dans toute société, la médecine spécialisée a son taux de citrons et d\u2019individus claudicants.Nous savons cependant qu\u2019il y a peu de choses qu\u2019un \u201ctune-up\u201d ou un recyclage puisse faire à un citron, le défaut d\u2019un citron étant au niveau de la chaîne de montage ou du matériel de base mal sélectionné à l\u2019origine.C\u2019est à ce niveau qu\u2019il faut apporter les corrections nécessaires.Quant aux claudicants, la Corporation professionnelle des médecins du Québec a reçu, par loi, le mandat spécifique de rechercher les lacunes individuelles observées dans l\u2019exercice professionnel des médecins et de les corriger par des stages de recyclage ou d\u2019autres formes d\u2019éducation qu\u2019elle a l\u2019autorité d\u2019imposer.Il va de soi que les associations spécialisées et la Fédération qui les groupe, collaborent pleinement avec la Corporation en lui apportant l\u2019expertise nécessaire dans les activités d\u2019inspection professionnelle et en fournissant le personnel enseignant, indépendamment du fait que cet enseignement soit donné dans un milieu hospitalier, au niveau d\u2019une association, ou d\u2019autres groupes professionnels avec ou sans étiquette universitaire.De toute évidence, cette activité de la Corporation n\u2019a rien d\u2019incompatible, de répétitif ou de contrastant à l\u2019égard des activités classiques de formation continue que les associations de médecine spécialisée ont toujours cultivées.En conclusion, la formation médicale continue, née avec la médecine spécialisée, demeure pendant toute la vie professionnelle du spécialiste, le mécanisme de mise au point indispensable à une pratique correcte.Les associations professionnelles qui, en grande partie, doivent leur existence au besoin d\u2019activer ce mécanisme, ont la paternité de la plupart des méthodes employées en formation médicale continue et de la majorité des activités éducationnelles en médecine spécialisée.Les efforts devront cependant continuer pour essayer de planifier les activités de formation continue de façon séquentielle et avec 1703 la coordination nécessaire à un maximum d\u2019efficacité pour l\u2019effort investi.Grâce à ce travail incessant des associations, le médecin spécialiste pourra continuer à satisfaire aux deux aspects traditionnels de sa responsabilité professionnelle : celle d\u2019une connaissance approfondie et actuelle de sa spécialité, pour le plus grand bénéfice du malade qui a recours à lui, et celle aussi importante de son leadership dans l\u2019actualisation continue des normes de pratique à l\u2019avantage de tous les autres professionnels de la santé.À ces deux aspects traditionnels s\u2019est ajouté plus récemment un troisième aspect dont l\u2019importance est maintenant devenue déterminante.Celle de la responsabilité de la profession médicale d'informer le public et l\u2019État sur ce que la formation médicale peut faire et sur ce qu\u2019elle ne peut pas faire.Il est opportun que l\u2019on réalise que les aspirations du public en termes de soins médicaux ne sont pas toutes légitimes, elles sont souvent dépourvues de réalisme car, en fin de compte, la médecine de tous les jours n\u2019est pas celle de la découverte du vaccin antivariolique ou antipolio, des antibiotiques ou de la greffe d\u2019organes, et que la recherche bio-médicale qui excite le public aux pupilles rectangulaires des écrans de télévision n\u2019a qu\u2019une valeur limitée dans la pratique médicale de tous les jours.Il est important que la profession et l\u2019État travaillent au niveau 1704 du public à dessiner le vrai concept de formation médicale continue, pour que ce public tant défendu, ne soit pas déçu par un réalisme qu'il se doit de savoir et comprendre.Il est opportun aussi que l\u2019État réalise la fonction réelle de la formation médicale continue, car il semble penser, et je cite la définition donnée dans le document « Opération sciences de la santé » : « L\u2019amélioration de la qualité des soins par une meilleure utilisation des techniques diagnostiques et de traitement, devrait constituer l\u2019objectif ultime visé par les programmes de maintien de la compétence.» Or il semble, par cette définition, que la formation médicale continue est invoquée pour établir une différence qui existerait entre la pratique de la médecine, telle que le médecin la pratique actuellement, et le type de pratique médicale que l\u2019État voudrait réaliser.Or il est clair que cette différence, quelle qu\u2019elle soit, ne peut pas être influencée par la formation médicale continue car la formation médicale continue n\u2019est qu\u2019une méthode de support pour une pratique compétente.Elle est inadéquate et incapable d\u2019agir sur l\u2019aspect politico-social de la dispensation des soins et sur les coûts qu\u2019elle entraîne.Ces objectifs sont au-delà des capacités et des fonctions du système de formation médicale continue destiné à une pratique adéquate de la médecine sur la base d\u2019une mise à jour constante des connaissances.L'UNION MÉDICALE DU CANADA L'ÉDUCATION MÉDICALE CONTINUE ! de GUISE VAILLANCOURT ?Du point de vue de l\u2019Université, la croissance rapide du secteur de l\u2019éducation médicale continue, au cours des dix dernières années, est une source de satisfaction très grande puisqu\u2019elle témoigne de la volonté d\u2019un nombre sans cesse plus grand de médecins de demeurer compétents et d\u2019être ainsi en mesure de dispenser à la population des soins de bonne qualité.À cette satisfaction correspondent, toutefois, quelques inquiétudes dont j'aimerais vous entretenir cet après-midi.Certains problèmes auxquels nous faisons face ne concernent que l\u2019Université, alors que d\u2019autres, plus généraux, impliquent tous ceux d\u2019entre nous qui œuvrent dans ce secteur.Parmi ces derniers, il m\u2019apparait que l\u2019une des principales difficultés qui nous concernent tous consiste à mieux coordonner les efforts (et ils sont maintenant très nombreux) qui se font dans le domaine de l\u2019éducation médicale continue.À première vue, il ne semble pas y avoir de difficultés insurmontables à cet égard.En effet, si on interroge les dirigeants de n\u2019importe quel groupement professionnel sur les motifs qui les ont poussés à s\u2019intéresser à la formation permanente des médecins, il nous répondent tous qu\u2019ils ont la responsabilité de voir au maintien de la compétence professionnelle de leurs membres, et ils ont pleinement raison.Toutefois, on ne semble pas suffisamment se rendre compte que ces membres font également partie d\u2019autres associations professionnelles qui ont chacune le même objectif en éducation médicale continue.Vous appartenez tous à la Corporation professionnelle des médecins du Québec et à l\u2019Association des chirurgiens généraux de la province de Québec.Beaucoup d\u2019entre vous font également partie de l\u2019Association médicale du Québec, de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, d\u2019une association professionnelle spécia- 1 Conférence à l\u2019occasion de la réunion annuelle de l\u2019Association des chirurgiens généraux de la province de Québec, le ler avril 1976.2 Vice-doyen, Faculté de médecine, Université de Montréal.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 lisée au niveau provincial ou national et souvent d\u2019une société scientifique américaine.C\u2019est donc dire que, pour beaucoup d\u2019entre vous, six ou sept organismes différents se sont donné comme mission le maintien de votre compétence professionnelle.Ils ont à cet effet d\u2019importants budgets et un personnel sans cesse plus nombreux.D'autre part, l\u2019Université souscrit au concept du continuum des études médicales et estime que les études du premier cycle, les études supérieures spécialisées et l\u2019éducation médicale continue font partie d\u2019un tout indivisible dont elle est responsable.L\u2019Université croit qu\u2019elle se doit de maintenir la compétence de ses diplômés aussi longtemps qu\u2019ils auront des activités professionnelles.En médecine, les organismes d'agrément (Liaison Committee of Medical Education, Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, la Corporation professionnelle des médecins du Québec) s\u2019assurent périodiquement qu\u2019à cet égard la faculté satisfait à ses obligations et voit à ce que vous tous, ses diplômés, mainteniez votre niveau de compétence à ce qu\u2019il était à votre sortie de l\u2019Université.Nous faisons donc l\u2019objet de beaucoup de surveillance ! Je pense que le temps est venu de mettre ordre à cet état de choses en précisant le mandat de tous les organismes impliqués dans ce secteur.Il est évident qu\u2019il y a souvent duplication d\u2019efforts et qu\u2019une meilleure coordination s\u2019impose.Un effort très valable en ce sens a été réalisé au cours de ces dernières années.La Corporation professionnelle des médecins du Québec a pris l\u2019initiative de regrouper au sein d\u2019un organisme central et paritaire toutes les organisations qui, au Québec, s\u2019intéressent à l\u2019éducation médicale continue.Ainsi, non seulement la Corporation professionnelle mais aussi les facultés de médecine, les Associations professionnelles et les Fédérations font partie, à part égale, de ce nouveau Conseil de l\u2019éducation médicale continue dont l\u2019un des rôles sera de coordonner les efforts de chacun en matière de Formation permanente.Un second problème qui est commun à tous ceux qui sont impliqués dans le domaine de l\u2019éducation continue des médecins est celui de l\u2019évaluation qualitative des programmes offerts.Nous avons bien 1705 conscience que les moyens que nous utilisons à cet effet sont insufissants et nous donnent une idée incomplète de la valeur de nos enseignements.Bien sûr, nous pouvons évaluer les connaissances immédiatement avant une activité pédagogique (pre-test), tout de suite après (post-test) et enfin quelques mois plus tard (late-post-test).Nous mesurons l'indice de satisfaction (happiness index) de notre clientèle.Toutes ces mesures ont certes leur valeur.Notre évaluation, cependant, ne sera complète que lorsque nous parviendrons à apprécier l\u2019impact de nos activités d\u2019enseignement sur la qualité des soins dispensés.Williamson, Alexander et Miller ont ainsi très justement résumé la question : \u201cIn the evaluation of Educational effectiveness, measurement of what physicians actually do is more important than recording what they claim they should do\u201d.À elle seule, une faculté de médecine ne peut mettre en place un système sophistiqué qui lui permettrait d\u2019évaluer à la fois les connaissances, l\u2019habileté professionnelle et surtout les attitudes du médecin en exercice.Toutefois, groupées entre elles et aidées par des organismes extérieurs spécialisés, il devient alors possible de viser à une évaluation de la portée d\u2019un programme pédagogique sur la qualité de l\u2019acte médical.Aussi, comme je le disais il y a un moment, nous nous sommes réjouis à l\u2019Université de la création du Conseil de l\u2019éducation médicale continue.À noter que la province voisine a suivi l'exemple du Québec et qu\u2019il existe depuis peu l'Ontario Council on Continuing Medical Education.Les facultés de médecine du Québec fondent de grands et légitimes espoirs sur ce nouvel organisme.En acceptant de faire partie de ce conseil, les facultés de médecine se sont donné des partenaires dont les ressources s\u2019ajouteront aux leurs pour atteindre un but commun: l'amélioration de la qualité de I\u2019acte méaical.Parmi les plus importants problèmes qui concernent principalement l'Université, il en est un d\u2019ordre pédagogique qui diminue considérablement la rentabilité de nos efforts.Le docteur John Cooper, président de l\u2019American Association of Medical Colleges, déclarait un jour que le but de l\u2019éducation médicale du premier cycle est de préparer l\u2019étudiant à poursuivre plus tard sa formation, donc de le préparer à l\u2019éducation médicale continue.Malheureusement, les méthodes pédagogiques utilisées au cours du premier cycle des écoles médicales ne sont pas celles auxqueles on a recours en éducation permanente surtout si, comme Georges Miller, on croit que la formation continue devrait être une auto- éducation (\u201cself-education\u201d) continue.1706 Or l\u2019étudiant d\u2019aujourd\u2019hui, comme d\u2019ailleurs celui d'hier que nous étions, n\u2019a que très peu de responsabilités à l\u2019égard de sa propre formation médicale.Ce sont ses professeurs qui lui enseignent ce qu'il doit penser et apprendre.À cet effet, on lui remet des notes de cours desquels seront exclusivement tirées les questions d'examens auxquelles il aura à se soumettre.Il s\u2019agit d\u2019un enseignement au compte- gouttes ou de \u201cspoon-feeding\u201d qui est à l\u2019opposé de l'auto-éducation dont nous parlions il y a un instant.Une fois reçu médecin, cependant, l\u2019étudiant d\u2019au- jourd\u2019hui sera appelé à identifier ses besoins et à y subvenir par les moyens qu\u2019il jugera les plus appropriés.Il faut bien reconnaître qu\u2019à part peut-être quelques rares exceptions, les facultés de médecine semblent trop peu conscientes de leurs responsabilités à cet égard.Une réorientation pédagogique au niveau des études du premier cycle serait sûrement à l\u2019avantage aussi bien de l\u2019étudiant que du médecin qu\u2019il sera plus tard.Permettez-moi de vous citer à ce sujet un extrait du rapport d\u2019un comité d'experts de l\u2019Organisation mondiale de la santé sur la formation permanente des médecins qui, je pense, situe très bien le problème : « Il paraît certain que toute solution durable aux problèmes de la formation permanente devra partir des premières années de l\u2019enseignement de base.On répète fréquemment que les étudiants n\u2019ont pas une motivation suffisante, il semble que dans la plupart des cas le problème principal réside non pas chez eux, mais chez les enseignants qui doivent modifier leurs programmes d\u2019étude et leurs méthodes pédagogiques dans le sens d'une incitation positive à l\u2019apprentissage.À cette fin, il faut davantage mettre en relief et récompenser le travail personnel, réduire le volume de l\u2019instruction théorique en s\u2019appuyant moins sur le cours magistral, offrir davantage l\u2019occasion d\u2019utiliser d\u2019autres méthodes d'apprentissage, encourager plus souvent les étudiants à reconnaître les problèmes de santé importants et à en rechercher la solution par une étude personnelle à la bibliothèque, au laboratoire ou sur le terrain.modifier les systèmes d\u2019examens de façon à recourir plus souvent à des épreuves objectives afin de déterminer ce qui cst acquis et ce qui reste à acquérir, enfin s'appuyer moins sur les examens pour certifier que l'intéressé a atteint le niveau minimal requis.» Je suis convaincu que l'éducation médicale continue aura fait un pas en avant quand plus d'entre nous deviendront imbus de cette philosophie.Pour terminer, j'aimerais vous saisir d\u2019un autre problème qui deviendra l'an prochain encore plus aigu.Il s'agit du financement des programmes uni- L'UNION MÉDICALE DU CANADA versitaires d\u2019éducation médicale continue.Cette question n\u2019implique pas uniquement l\u2019Université mais aussi sa clientèle dont vous êtes.En août dernier, les universités ont été averties qu\u2019à compter de l\u2019année académique 1977-1978, le ministère des Affaires sociales ne subventionnerait plus les programmes universitaires d\u2019éducation médicale continue.Cette décision gouvernementale inquiète beaucoup les facultés de médecine car elle risque de compromettre sérieusement les activités du secteur d\u2019éducation continue.À l\u2019Université de Montréal, par exemple, la subvention gouvernementale correspond au tiers du budget total du Service; les autres revenus de ce secteur proviennent des frais d\u2019inscription et de dons.Plus précisément, l\u2019octroi du ministère défraie le coût d\u2019opération du secrétariat du Service, c\u2019est-à-dire de son infrastructure.Le Service s\u2019autofinance par ailleurs.La décision de ne plus financer les programmes universitaires de formation continue des médecins repose, en partie du moins, sur une théorie très discutable et jugée impraticable par la plupart des spécialistes en éducation médicale continue.En effet, le ministère estime que ces programmes doivent s\u2019autofinancer.Nous croyons, pour notre part, que le coût de base de l\u2019opération d\u2019un service d\u2019éducation médicale continue doit être subventionné au même titre que l\u2019est l\u2019infrastructure des autres secteurs du continuum des études médicales, soit les programmes débouchant sur le doctorat en médecine, les différents certificats de spécialisation et les diplômes supérieurs.Le financement de l\u2019éducation médicale continue a toujours été précaire et, dans une certaine mesure, varie d\u2019une université à l\u2019autre.Il nous paraît nécessaire de lui assurer un support financier plus stable et moins aléatoire.Tout d\u2019abord, les médecins eux-mêmes pourraient, à la rigueur, financer leur propre formation continue.Nous souscrivons pleinement au concept mis de l\u2019avant par l\u2019Organisation mondiale de la santé à savoir qu\u2019en médecine le professionnel est le premier responsable de son éducation permanente.Nous estimons, toutefois, que sur le plan matériel, cette responsabilité doit être partagée.Nous croyons nécessaire de souligner que, dans le système actuel, le professionnel de la santé participe déjà largement au financement de sa formation continue.Tout comme l\u2019étudiant des autres paliers du continuum des études médicales, il verse à l\u2019Université des frais d\u2019inscription à l\u2019occasion de chacune des activités éducatives auxquelles il prend part.Ces TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 frais d\u2019inscription sont proportionnellement plus élevés que les frais de scolarité qu\u2019ont à débourser les étudiants prégradués et postgradués.En outre, il contribue à son éducation permanente par le biais des nombreuses cotisations qu\u2019il verse aux différents organismes professionnels dont il fait obligatoirement ou volontairement partie.En effet, aussi bien la Corporation professionnelle des médecins du Québec que les Fédérations médicales et le Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, pour n\u2019en mentionner que quelques-unes, consacrent une partie importante de leur budget à des fins d\u2019éducation permanente.Enfin, le manque à gagner à l\u2019occasion de journées d\u2019étude et, pour plusieurs d\u2019entre eux, les dépenses de voyage et d\u2019hébergement ne pouvant être déduites des impôts sur le revenu, représentent pour le praticien un sacrifice financier supplémentaire.Bref, il ne paraît pas possible d\u2019exiger du médecin une plus importante contribution financière à sa formation continue.Les organismes professionnels pourraient financer la formation permanente de leurs membres.Comme je viens de le dire, ces groupements consacrent déjà à cette fin une partie substantielle de leur budget.Toutefois, s\u2019ils devaient y investir davantage, la cotisation des membres en serait augmentée d\u2019autant et les médecins seraient ainsi appelés indirectement à contribuer davantage à leur éducation continue.Or, je le répète, la contribution des médecins peut difficilement être portée à un niveau supérieur à ce qu\u2019elle est présentement.Quant aux fondations et sociétés de bienfaisance, la Société canadienne du cancer ou la Société d\u2019arthrite par exemple, elles n\u2019ont jamais été très impliquées dans l\u2019éducation continue.Elles sont surtout orientées vers la recherche et les soins aux malades et il semble peu probable que ces orientations soient bientôt changées.L'industrie, surtout l\u2019industrie pharmaceutique, contribue déjà à la réalisation de certains programmes d\u2019éducation médicale continue.Le plus souvent, toutefois, cette contribution est sporadique et faite en fonction des intérêts matériels des sociétés impliquées.Il nous semble révélateur que presque toutes les contributions de ces sociétés commerciales à un programme de formation permanente sont consenties par leur division de marketing et non par leur direction médicale ou scientifique.Le ministère des Affaires sociales est un organisme dont l\u2019action est essentiellement orientée vers l\u2019amélioration de l\u2019état de santé de toute la population québécoise grâce à la distribution de soins par 1707 des professionnels soucieux de maintenir leur compétence à jour.Or, ce ministère se propose de ne plus aider les facultés de médecine à réaliser leur programme d\u2019enseignement permanent.Malgré les revendications qui lui ont été faites, il semble très peu probable que le ministère des Affaires sociales revienne sur sa décision.Les raisons qui devraient inciter le ministère des Affaires sociales à appuyer financièrement les services universitaires d\u2019éducation médicale continue valent également pour la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec.Au Royaume-Uni, par exemple, c\u2019est un organisme analogue qui assure le financement de l\u2019éducation permanente des médecins.Advenant toutefois qu\u2019on en vienne à confier à la Régie la responsabilité du financement total ou partiel du secteur de l'éducation médicale continue, il faudrait que les sommes engagées proviennent des fonds généraux et non de la masse salariale destinée aux médecins.Si il en était autrement, les médecins seraient alors appelés à contribuer davantage à leur formation continue.De plus, ces contributions médicales feraient sûrement l\u2019objet de négociations de la part des Fédérations et ainsi risqueraient de placer les facultés de médecine sous le contrôle de ces organismes syndicaux.mise au point Dans le contexte âctuel, il semble qu\u2019au Québec le ministère de l\u2019Éducation doit prendre la relève du ministère des Affaires sociales et assurer le financement de l\u2019infrastructure du secteur universitaire de l\u2019éducation médicale continue.Dans la mesure où l\u2019enseignement médical est un continuum indivisible dont les parties constituantes sont d\u2019égale importance, compte tenu également que le ministère de l\u2019Éducation assure déjà le financement de l\u2019éducation médicale au niveau des études débouchant aussi bien sur le doctorat en médecine que sur le certificat de spécialisation et sur les diplômes supérieurs, il nous semble normal qu\u2019au moins l'infrastructure administrative du secteur de l\u2019éducation continue en médecine soit à la charge du même organisme.Il est à souligner à ce sujet que dans son projet final, les auteurs de l\u2019Opération sciences de la santé (O.S.S.) partagent le même avis.On y recommande en effet « que le ministère de l\u2019Éducation reconnaisse l\u2019objectivité du maintien de la compétence comme un champ d\u2019activité universitaire et accepte de supporter les coûts de l\u2019infrastructure en ce domaine ».,LE RÔLE DU PATHOLOGISTE DANS L'ÉTUDE DE LA MORTALITÉ PÉRINATALE ! Clément JEAN, F.R.C.P.(C) ?Hi fut un temps où, suivant les milieux, on considérait le pathologiste soit comme le spécialiste qui devait décider seul et en dernier recours du diagnostic et parfois voire même du traitement, soit comme le médecin responsable de la surveillance des actes médicaux.Cette époque est heureusement révolue.Aujourd\u2019hui, le pathologiste se doit d\u2019être un membre à part entière de l\u2019_équipe médicale : à l\u2019instar des autres collègues, il apporte sa contribution aux professionnels de la santé pour le mieux- être de la population.t Travail présenté au congrès de l'Association des médecins de langue française du Canada, à Sherbrooke, le 18 octobre 1975.?Chef du service d'anatomie pathologique, hôpital St- François-d'Assise, Québec.Professeur titulaire, Université Laval, Québec.1708 C\u2019est dans cette optique que doit se situer le rôle du pathologiste en regard des problèmes relatifs à la mortalité périnatale.J'essaierai, au cours de cet exposé, de vous rappeler la contribution que peut apporter l\u2019anatomie pathologique dans la prévention de la mortalité fœtale et néonatale.Trois principales disciplines anatomo-pathologi- ques sont d'un concours, ou essentiel ou utile, à l'étude périnatale : soit l\u2019autopsie, la placentologie et la cytogénétique.|.L'AUTOPSIE L'une des conditions fondamentales pour réduire le plus possible le taux de la mortalité périnatale consiste à essayer par tous les moyens possibles de déterminer la cause de la mort dans tous les cas de L'UNION MÉDICALE DU CANADA décès fœtal et néonatal.À cette fin, l\u2019autopsie est indispensable.Il faut surtout éviter de se dire que, dans certains cas donnés, l\u2019examen post-mortem n\u2019apportera aucun supplément d\u2019information et ainsi de négliger de demander le permis d\u2019autopsie.Je pense, par exemple, aux cas de mort-né macéré et de nouveau-né de petit poids à la naissance.Il est bien entendu que, plus souvent qu\u2019autrement, les données anato- mo-pathologiques ne seront pas contributoires.Cependant, pour les membres du comité hospitalier d\u2019étude de la mortalité périnatale, cette information négative sera quand même utile; l\u2019on saura ainsi que la cause du décès n\u2019est pas, par exemple, une malformation congénitale majeure, telle qu\u2019une hypo- plasie dysplasique des reins.Par ailleurs, lorsque la cause de la mort est bien établie cliniquement, l\u2019autopsie pourra, à l\u2019occasion, fournir des informations complémentaires utiles.Ainsi, un nouveau-né meurt d\u2019asphyxie secondaire à une disproportion céphalo-pelvienne, l\u2019autopsie pourra éventuellement révéler une hémorragie cérébrale incompatible avec la vie ou aux séquelles neurologiques graves.Enfin, il existe des exemples où, pour une raison ou une autre, c\u2019est l\u2019autopsie qui permet de déterminer la cause de la mort, ou de corriger un diagnostic clinique.Une hernie diaphragmatique peut être confondue en clinique avec une dextrocardie, une anémie aiguë idiopathique peut se révéler à l\u2019autopsie secondaire à un hémopéritoine dû à la rupture d\u2019un kyste hématique du foie.Un syndrome de détresse respiratoire est le plus souvent relié à une pneumo- pathie à membranes hyalines, mais, parfois, il sera le témoin d\u2019une pneumonie fœtale ou d\u2019une hémorragie intra-alvéolaire diffuse.Par contre, le diagnostic autopsique ne doit pas Être en soi un diagnostic final.Le diagnostic définitif ne doit être établi qu\u2019après une confrontation des données cliniques et des constatations anatomiques.Ainsi, l\u2019aspiration massive de liquide amniotique, considérée à juste titre par le pathologiste comme la maladie principale, n\u2019est en fait que le témoin d\u2019une anoxie intra-utérine et c\u2019est seulement la clinique qui pourra alors déterminer la cause de cette anoxie.L'expérience nous apprend qu\u2019il n\u2019est pas toujours aisé de préciser la cause d\u2019un décès périnatal; c\u2019est pourquoi, il nous faut parfois reconnaître que la cause de la mort reste inconnue ou inexpliquée.I nous apparaît évident que l\u2019importance accordée aux autopsies est un reflet de l\u2019intérêt que porte l\u2019équipe des professionnels de la santé aux problè- TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 mes de la mortalité périnatale.D'ailleurs, les statistiques du comité d\u2019étude périnatale du Québec révèlent que le taux de mortalité périnatale dans un établissement hospitalier est inversement proportionnel au pourcentage d\u2019autopsies.2.L'EXAMEN ANATOMO-PATHOLOGIQUE DES PLACENTAS Si, dans l\u2019ensemble, la profession médicale est consciente de la nécessité des autopsies, par contre la valeur de l\u2019examen anatomo-pathologique du placenta reste par contre plutôt méconnue.Pourtant, il y a plusieurs pathologies placentaires qui peuvent expliquer ou prévenir des décès périnatals.En voici trois exemples : a) L\u2019artère ombilicale unique ou l\u2019aplasie d\u2019une artère ombilicale.Le cordon ombilical comporte normalement deux artères et une veine.Dans environ 1% des placentas, l\u2019une des artères ombilicales est absente.Or, dans ces observations d\u2019artère ombilicale unique, il est clairement démontré que les malformations congénitales sont au moins 15 fois plus fréquentes que dans la population en général.Ainsi, le diagnostic d\u2019artère ombilicale unique doit inciter le clinicien à pratiquer un examen complet du nouveau-né dans le but de rechercher une malformation congénitale interne qui éventuellement pourrait être corrigée.b) La chorionite et la funiculite aiguës.L'examen histologique met en évidence dans environ 10% des placentas une réaction inflammatoire aiguë plus ou moins importante de la membrane choriale ou du cordon ombilical.Il est maintenant établi que cette réaction inflammatoire est le témoin d\u2019une infection du liquide amniotique, survenant en général à la suite d\u2019une rupture prolongée des membranes.Étant donné que le liquide amniotique baigne les lumières alvéolaires, il est alors à craindre que le parenchyme pulmonaire soit également infecté.Dans ces circonstances, il est probable qu\u2019un syndrome de détresse respiratoire soit dû, non pas à une pneumopathie à membranes hyalines, mais plutôt à une pneumonie fœtale.C\u2019est pourquoi, il est alors suggéré de faire un examen histologique extemporané du cordon ombilical, dont le résultat pourra orienter la thérapeutique.c) Grossesse gémellaire.Dans la grossesse gémellaire, lorsque la membrane qui sépare les deux cavités amniotiques est constituée de seulement deux feuillets amniotiques, on peut conclure qu\u2019il s\u2019agit de jumeaux monozy- 1709 gotes.75% des grossesses univitellines sont de ce type.Il reste cependant que dans 25% des grossesses univitellines, la membrane de division est faite de deux feuillets amniotiques et de deux feuillets chorioniques, comme dans les grossesses bivi- tellines.3.LA CYTOGÉNÉTIQUE Enfin, le service d\u2019anatomo-pathologie peut aider à l\u2019étude périnatale par les examens cytogénétiques.On sait qu\u2019il existe un groupe de malformations congénitales en rapport avec des anomalies de la formule chromosomique de l\u2019enfant.Ainsi, le mongolisme se caractérise par la présence d\u2019un chromosome 21 supplémentaire.Dans les cas douteux, le caryo- type du nouveau-né infirmera ou confirmera le diagnostic.De plus, le caryotype des parents permettra de conclure s\u2019il s\u2019agit \u2014 comme c\u2019est le plus souvent le cas \u2014 d\u2019un simple accident de la gamétogénèse ou si la malformation est en rapport avec une anomalie chromosomique de l\u2019un des parents.D'autre part, lorsque l\u2019histoire familiale laisse soupçonner un risque d\u2019anomalie chromosomique chez le fœtus, l\u2019étude cytogénétique du liquide amniotique servira éventuellement à préciser si une telle anomalie existe ou non.Voilà, sommairement exposée, une partie de la contribution que peut fournir le pathologiste au sein de l\u2019équipe médicale intéressée aux problèmes de la mortalité périnatale.Résumé Les problèmes relatifs à la morbidité et à la mortalité périnatales doivent être étudiés par une équipe médicale pluridisciplinaire dont fait partie le pathologiste.L'auteur rappelle une partie de la contribution que peut apporter l\u2019anatomo-pathologie dans cette étude.Une autopsie devrait être pratiquée dans tous les cas de mort périnatale, même s\u2019il s\u2019agit d'un mort-né 1710 macéré ou d\u2019un nouveau-né de très petit poids.Un rapport autopsique complet est essentiel pour une étude sérieuse d\u2019une mortalité périnatale.Une malformation congénitale interne, une pneumonie fœtale, une hémorragie pulmonaire intra-alvéolaire diffuse ne sont souvent mises en évidence qu\u2019à l'autopsie.L\u2019autopsie peut aussi révéler des lésions indiquant une asphyxie du péri ou du post-partum, telles que les hémorragies cérébro-méningées, les hémorragies surrénaliennes et les pétéchies.L'examen anatomo-pathologique des placentas peut à l\u2019occasion démontrer des anomalies, telles qu\u2019une aplasie d\u2019une artère ombilicale, une funiculite ou une chorionite aiguës, qui inciteront le clinicien à rechercher chez le nouveau-né des lésions qu'une thérapeutique précoce pourrait éventuellement corriger.Dans certains cas de malformation congénitale, la cytogénétique permet de découvrir des anomalies chromosomiques dont la connaissance pourra être très utile dans la conduite à tenir en regard d\u2019éventuelles grossesses ultérieures.Summary The perinatal morbidity and mortality have to be investigated by medical team.The pathologist's contribution is briefly reviewed.An autopsy should be performed in every case of peri- mortality including macerated stillbirth and very low birth- weight's newborn.A complete autopsy report is necessary to make an adequate analysis of a perinatal death; for example, quite often, an internal congenital malformation, a fetal pneumonia, an idiopathic diffuse pulmonary hemor- raghe are discovered only by the post-mortem examination.The examination of the placentas sometimes discloses anomalies, such as a single ombilical artery, an amnio- chorionitis or a funisitis, that will guide the clinical investigation and treatment.The cytogenetic study is very helpfull in birth's counselling.L'UNION MEDICALE DU CANADA technique NOTE TECHNIQUE SUR UNE MÉTHODE DE LEUCOPHÉRÈSE PAR FILTRATION ! Jean LATREILLE 2 et Pierre D'AUTEUIL, F.R.C.P.(C) * Les grandes cytopénies induites par la chimiothérapie sont devenues en clinique à la fois fréquentes et souvent nécessaires.À l\u2019instar des transfusions de plaquettes sanguines, il est maintenant démontré que les transfusions de globules blancs fournissent un élément de couverture thérapeutique très utile chez les malades induits en aplasie.Elles peuvent réprimer en quelques jours une fièvre résistante, enrayer une infection rebelle à l\u2019antibiothérapie qui autrement aurait pu mettre en danger les jours du malade L ?8.45, L\u2019infusion de leucocytes viables, soit de donneurs sains soit même de donneurs leucémiques %, si elle ne redresse pas le chiffre des leucocytes à la normale, n\u2019en réduit pas moins, \u2014 pourvu que les leucocytes soient injectés en quantité suffisante \u2014, la morbidité et la mortalité immédiate de ces malades traités « activement ».Diverses solutions ont été amenées au problème de la récolte leucocytaire chez les donneurs.Une première méthode, d\u2019intérêt purement historique, a été celle de la centrifugation différentielle après don de sang total.Elle ne s\u2019avérait satisfaisante qu\u2019auprès de donneurs leucémiques, à cause de leur leucocytose élevée 7.Par la suite cette méthode fut perfectionnée ® et l\u2019on procède encore maintenant à la récolte de leucocytes par la centrifugation différentielle à flux continu ou intermittent.Cette deuxième méthode nous paraît présenter cependant plusieurs inconvénients : 1) elle requiert un apareillage coûteux; 2) elle ne permet de récolter que les leucocytes totaux du sang circulant, de telle sorte que l\u2019on trouve dans la récolte en plus des granulocytes recherchés un grand nombre de lymphocytes, lesquels sont potentiellement dangereux pour le receveur et peuvent lui induire des réactions immunolo- giques adverses du type greffon-contre-hôte; 3) elle permet une récolte leucocytaire à peine satisfaisante et souvent inférieure dans la plupart des cas au chiffre de 10!° éléments + % 19, 1 Travail subventionné par l\u2019Institut d\u2019hématologie-onco- logie de Montréal, 5400 ouest, boulevard Gouin, Montréal.2 Résident, service d\u2019hématologie-oncologie, hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.3 Hématologiste, service d\u2019hématologie-oncologie, hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et membre de l\u2019Institut d\u2019hématologie-oncologie de Montréal.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 La découverte de la propriété qu\u2019ont certains produits synthétiques comme le nylon de fixer par adhésion les granulocytes du sang mis à leur contact, a constitué un pas décisif dans ce domaine et finalement inauguré des méthodes de leucophorèse par filtration qui apparaissent d\u2019emblée plus prometteuses 11, 12, 18,14 2, D'un coup d'investissement et d\u2019opération nettement inférieur aux premières, ces méthodes permettent néanmoins d\u2019obtenir des concentrés granulocytaires quasi purs et dépassant, pour chaque donation, les 10'° éléments.C\u2019est sur l\u2019une de ces méthodes préconisée au Roswell Park Memorial de Buffalo par Higby que, dans le service d\u2019hématologie-oncologie de l'hôpital du Sacré-Cœur, nous avons jeté notre dévolu.Nous avons pensé qu\u2019à cause de sa relative simplicité et à cause des résultats qu\u2019elle permet d\u2019obtenir, sa description pourrait intéresser.MATÉRIEL Le matériel requis comprend deux parties : 1) Une pompe à tête rotative, de vitesse réglable, qui produit par compression externe sur un segment de tube flexible le débit unidirectionnel du fluide, \u2014 soluté salin ou sang, \u2014 qu\u2019il contient.2) Un circuit fermé de tubulures, de filtres, de sacs-réservoirs, dans lequel se fait la circulation extra-corporelle.Ce circuit incorpore deux filtres de laine de nylon agissant comme trappes à granulocytes (cf schéma).; SCHEMA PS SALIN ESERVOIR SALIN volt \u2014 D'ENTRÉE VoIÈ DE SORTIE SCHÉMA DU CIRCUIT 1711 D\u2019une part, a partir du donneur, le sang est acheminé par pression négative jusqu\u2019à la tête de la pompe, d\u2019où il est propulsé tout d\u2019abord à travers les filtres où il est débarrassé d\u2019une grande partie de ses granulocytes, et enfin jusqu\u2019à un sac réservoir suspendu à une tige au-dessus du donneur.De là, par gravité, il est ensuite retourné au donneur.MONTAGE DU CIRCUIT Tous les éléments du circuit sont trouvés dans le commerce et sont préstérilisés pour la plupart Quelques-uns nécessitent une stérilisation préalable sur place à l\u2019hôpital.Leur montage est effectué de façon stérile en une vingtaine de minutes le matin même de la leuco- phérèse, ou au plus tard la veille, par une technicienne.Le système est amorcé avec du soluté salin physiologique stérile à perfusion dès avant l\u2019installation du donneur.PRÉLÈVEMENT Le donneur est installé confortablement en position couchée.L'on introduit deux aiguilles de calibre 14 ou 16 dans une veine superficielle de l\u2019un et de l\u2019autre bras, et l\u2019on y abouche les voies d\u2019entrée et de sortie du circuit.Après héparinisation du donneur, on peut commencer la leucophérèse.Celle-ci dure deux ou trois heures, c\u2019est-à-dire le temps nécessaire à la filtration de dix litres de sang et à la saturation des filtres.Une fois la leucophérèse terminée, l\u2019on introduit dans le circuit du soluté salin physiologique de manière à retourner au donneur tout le sang qui demeure dans le circuit, et ainsi la perte érythrocy- taire due à l\u2019opération est insignifiante.Après avoir désinséré les aiguilles, l\u2019on pratique sur les bras une hémostase par compression.Le donneur est gardé à vue durant une heure, après quoi on lui donne congé.ÉLUTION DES GRANULOCYTES L'on procède à la récolte finale des granulocytes en faisant passer dans les filtres, en 10 minutes, 1200 ml d\u2019une solution formée d'un plasma iso- groupe et de soluté citraté.Une centrifugation subséquente permet de concentrer les leucocytes en de plus faibles volumes, lesquels sont gardés à la température de la pièce jusqu\u2019au moment de la perfusion au malade, qui doit se faire de préférence en dedans de quatre heures.RESULTATS Nous avons procédé ainsi jusqu\u2019à aujourd'hui à vingt-trois leucophérèses.Nous avons obtenu en 1712 moyenne 2,07 x 10!\u201d éléments par leucophérèse, avec des extrêmes de 1, 3 et 4,9 x 10!\" éléments.Nous n\u2019avons pas jusqu\u2019a maintenant observé de corrélation entre le nombre de leucocytes obtenus et, d\u2019autre part, le sexe, la leucocytose des donneurs, non plus qu\u2019avec le fait qu\u2019ils aient été ou non préparés par la dexaméthazone.Les facteurs déterminants à cet égard pourraient être la capacité variable de saturation des filtres d\u2019une part, et d'autre part la vitesse de la perfusion et la quantité de sang filtré ° 13, Nous avons vérifié la pureté de nos suspensions leucocytaires et y avons trouvé un pourcentage moyen de 92% de granulocytes, les autres éléments figurés du sang trouvés étant 4% de monocytes et 4% de lymphocytes.DONNEUR L\u2019on choisit un donneur isogroupe dans les systèmes sanguins ABO et RH.Le donneur doit répondre aux mêmes exigences que tout donneur de sang, à ceci près qu\u2019un taux d\u2019hémoglobine normal n'est pas indispensable.En pratique, en plus du groupage, l\u2019on fait sur le sang du donneur un hémogramme, un VDRL, un dépistage de l\u2019antigène australien ct une recherche d\u2019anticorps anti-érythrocytaires.Rarement la leucophérèse a-t-elle donné lieu chez nos donneurs aux manifestations suivantes : sensation de froid ou de chaud, étourdissement léger, manifestations toujours de courte durée et qui n'ont jamais motivé l\u2019arrêt de la leucophérèse.La leucophérèse ne serait d'ailleurs en aucune façon dommageable pour le donneur.En particulier, nous n\u2019avons enregistré chez les nôtres aucun signe direct ou indirect d\u2019hémolyse en cours ou en fin d'opération.Nous avons toutefois constaté en fin d\u2019opération une légère chute d\u2019hémoglobine, en moyenne de 1,2 g%.Devant une perte sanguine négligeable, peut-être faut-il attribuer au décubitus prolongé et à une dilution sanguine ce phénomène, rapporté aussi par d\u2019autres auteurs * 19.1*, RECEVEUR L'on doit faire précéder toute perfusion de leucocytes d'une épreuve de compatibilité majeure entre le sérum du receveur et le sang du donneur.En ce qui regarde le receveur, nous nous en sommes remis à l'expérience de Higby 7, qui n\u2019a jusqu\u2019à maintenant observé chez ses receveurs aucune réaction du type GVH et qui ne considère pas nécessaire le groupage HLA préalable.Cela contribue à élargir L'UNION MÉDICALE DU CANADA considérablement d\u2019ailleurs le choix des donneurs possibles.Quant aux anticorps antileucocytaires chez les receveurs, surtout à redouter chez des malades dont la compétence immunitaire est intacte, certes ils peuvent leur occasionner certaines réactions immédiates.S\u2019il convient de les rechercher systématiquement, il ne semble pas, selon Higby 2, que l\u2019importance des réactions observées chez le receveur puisse être mise en corrélation avec la force des anticorps telle qu\u2019on la mesure in vitro.Pour cet auteur, ils ne constituent pas une contre-indication à la perfusion des leucocytes, mais seulement une indication de soumettre le receveur à une corticothérapie préalable.Il n\u2019apparaît pas non plus que l\u2019existence de ces anticorps chez le receveur diminue l\u2019efficacité des granulocytes transfusés.En présence d\u2019une réaction, il est difficile dans le cas concret de faire la part entre un mécanisme non spécifique et un mécanisme immunologique spécifique.Ces réactions se manifestent par une fièvre, des frissons, des malaises généraux, et il est vraisemblable qu\u2019elles soient secondaires au \u201ctrapping\u201d des agrégats leucocytaires au niveau du filtre pulmonaire.La formation de ces agrégats serait minimisée par le délai entre la préparation et la perfusion des concentrés leucocytaires, et leur effet amoindri par la précaution de ne perfuser les concentrés qu\u2019avec lenteur, au rythme d\u2019au plus 10'° cellules par demi-heure, avec périodes intercalaires égales de repos.Les réactions sont d\u2019ailleurs prévenues et dans une grande mesure corrigées par l\u2019injection de démérol.Aussi, rarement constituent-elles une raison de renoncer à la transfusion de leucocytes chez un donneur particulier.RÉSUMÉ ET CONCLUSION Nous avons décrit ici une technique de filtration leucophorétique avec laquelle d\u2019excellents résultats peuvent être escomptés.Cette méthode, qui s\u2019est avérée pour nous d\u2019une grande facilité d\u2019exécution, nous a permis, comme à d\u2019autres % °, d\u2019obtenir des concentrés leucocytaires qui se comparent avantageusement, et à tous égards, avec ce qui est rapporté des autres méthodes.D'une innocuité égale pour les donneurs et pour les receveurs, cette méthode nous apparaît par ailleurs, entre toutes celles utilisées maintenant, la plus économique encore et l\u2019une des TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 plus efficaces.Pour ces raisons, nous n\u2019hésitons pas à en recommander l\u2019usage en milieu hospitalier.Summary We have described a method of filtration-leukapheresis which has given us good results.This technique is easily performed and, like others, we obtained leucocytes concentrates that compare advantageously to those obtained by other known methods.The donors and the receivers suffered little to no side effects.This technique however, compared to other techniques, seems to be the most economic and very efficient: for these reasons, we do not hesitate to recommend its use in a hospital setting.REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier le docteur Donald J.Higby, ainsi que son assistante, Miss D.Burnett, pour leur accueil, leurs conseils et l\u2019aide inappréciable qu\u2019ils nous ont prodigués dans la mise en place de la technique de leucophorèse.Nos remerciements vont aussi à Mme Monika Croteau et à Mlle Louise Bigué pour le précieux concours technique qu\u2019elles nous ont apporté.BIBLIOGRAPHIE 1.Higby, D.J.et Henderson, E.S.: Granulocyte Transfusion Therapy.Annu.Rev.Med., 26: 289-306, 1975.2.Higby, D.J., Yates, J W., Henderson, ES.et Holland, J.F.: Filtration Leukapheresis for Granulocyte Transfusion Therapy.N.Engl.J.Med., 292: 761-6, 10 avril 1975.3.Lowental, R.M., Grossman, L., Goldman, JM.et coll.: Granulocyte Transfusions in Treatment of Infections in Patients with Acute Leukaemia and Aplastic Anaemia.Lancet, 1: 353-8, 15 février 1975.4.Graw, R.G.Jr, Herzig, G., Perry, S.et Henderson, E.S: Normal Granulocyte Transfusion Therapy: Treatment of Septicemia due to Gram-Negative Bacteria.N.Engl.J.Med., 287: 367-71, 24 août 1972.5.Editorial: Granulocyte Transfusions.Cand.Med.Ass.J., 113: 1020, 13 décembre 1975.6.Bernard, J., Jacquillat, C., Weil, M.et Israel, V.: Traitement des leucémies aiguës myéloblastiques et promyélocytaires.L'Information Médicale et Paramédicale, 28: 1-9, 1976.7, Morse, E.E., Bronson, W., Carbone, P.P.et Freireich, EJ.: Effectiveness of Granulocyte Transfusion from Donors with Chronic Myelocytic Leukemia to Patients with Leukopenia.Clin.Res., 9: 332, 1961.8.Freireich, EJ., Judson, G.et Levin, R.H.: Separation and Collection of Leucocytes, Cancer Res., 25: 1516-20, 25 octobre 1965.9.MacPherson, JL., Nusbacher, J.et Bennett, J.M.: The Acquisition of Granulocytes by Leukopheresis: A Comparison of Continuous Flow Centrifugation and Filtration Leuco- pheresis in Normal and Corticosteroid Stimulated Donors.Transfusion, 16: 221-8, mai et juin 1976.10.Buchholz, D.H., Schiffer, C.A., Wiernik, P.H., Betts, S.W.et Reilly, J.A.: Granulocyte Harvest for Transfusion: Donor Response to Repeated Leucopheresis.Transfusion, 15: 96-106, mars et avril 1975.11.Djerassi, I., Kim, J.S., Mitrakul, C., Suvansri, U.et Ciesielka, W.: Filtration Leucopheresis for Separation and Concentration of Transfusable Amounts of Normal Human Granulocytes.J.Med.(Basell), 1: 358-64, 1970.12.Djerassi, I, Kim, J.S., Suvansri, U., Mitrakul, C.et Ciesielka, W.: Continuous Flow Filtration-Leukopheresis.Transfusion, 12: 75-83, mars et avril 1972.13.Herzig, G.P., Root, RK.et Graw, R.G.Jr: Granulocyte Collection by Continuous-Flow Filtration Leukapheresis.Blood, 39: 554-67, avril 1972.14.Harris, M.B., Djerassi, 1., Schwartz, E.et Root, RK.: Poly- morphonuclear Leukocytes Prepared by Continuous-Flow Filtration Leukapheresis; Viability and Function.Blood, 44: 707-13, novembre 1974.1713 VALEURS DE RÉFÉRENCE APPLICABLES À DOUZE (12) PARAMÈTRES SÉRIQUES : ÉTUDE FAITE A PARTIR D'UNE POPULATION ACTIVE DE LA REGION DE QUEBEC R.GAUVIN, J.TALBOT, J.-M.LOISELLE, M.PAGE et L.BERGERON ' INTRODUCTION L'objectif premier d\u2019un laboratoire de biologie clinique consiste à guider le médecin dans son travail diagnostique en lui fournissant des renseignements exacts.Toutefois, un résultat de laboratoire, si juste soit-il, n\u2019atteindra son objectif que s\u2019il s'accompagne de valeurs de référence vraiment appropriées.Le laboratoire déploie beaucoup d\u2019efforts à la mise au point de méthodes d'analyses d'une grande qualité.Cependant, beaucoup de ces efforts sont perdus par l\u2019utilisation de valeurs normales, transposées d'anciennes méthodologies ou établies à partir d'une population dont l\u2019origine ethnique, l\u2019alimentation, le climat et le rythme de vie sont différents des nôtres.Il est donc très important de réviser les normalités couramment utilisées, en établissant des valeurs de référence sur un échantillonnage représentatif d'un milieu concerné.De plus, la littérature rapporte que l\u2019utilisation de la moyenne + écarts-type, dans l\u2019établissement statistique des normalités, offre une certaine marge d\u2019imprécisions pour plusieurs analyses; telle méthode statistique est excellente lorsque la distribution des résultats est normale (distribution de Gauss) mais ces auteurs démontrent que, pour bon nombre de paramètres biologiques, la distribution n\u2019est pas gaussienne !.3.5.Il est donc préférable d\u2019utiliser une méthode non paramétrique, méthode qui s'applique indépendamment de l'allure de toute distribution *.Dans ce travail, nous comparons les valeurs de référence qui nous ont été suggérées par la compagnie Technicon pour chacune des analyses effectuées à l\u2019aide de l\u2019appareil SMA-12/60 (Technicon) avec celles que nous avons nous-mêmes établies à partir d\u2019une population locale et que nous avons calculées en utilisant d'une part la moyenne des résultats = 2 écarts-type et d'autre part la méthode des percentiles, méthode non paramétrique.Les 12 paramètres 1 Membres du service de biochimie médicale, Hôtel-Dieu de Québec.Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur J.M.Loiselle, service de biochimie médicale, Hô- tel-Dieu, 11, Côte du Palais, Québec GIR 2J6.1714 étudiés sont les protéines, l\u2019albumine, le calcium, le cholestérol, le glucose, l\u2019azote uréique, l\u2019acide urique, la bilirubine, la phosphatase alcaline, la lacticodé- shydrogénase (LDH) et la transaminase glutamique oxaloacé tique (GOT).MATÉRIEL ET MÉTHODE L\u2019étude a été faite chez des employés de notre institution dans le cadre de leur examen annuel de santé.Quelques individus ont été exclus de l'étude sur la foi d'un profil de santé nettement aberrant.Nous avons retenu 452 sujets, 226 hommes et 226 femmes, de Québec.Le sang a été prélevé après au moins quatre (4) heures de jeûne et le sérum a été analysé par un SMA-12 ci-haut indiqués.Les méthodes d'analyse appliquées à chacun de ces paramètres sont consignées dans le Tableau statistiqu Hewlett- de 18 à 70 ans, tous de la région immédiate /60 de Technicon en regard des paramètres I.Enfin, les compilations et les analyses es ont été effectuées par un ordinateur Packard 3000.TABLEAU 1 DESCRIPTION DES MÉTHODES D'ANALYSE Analyses Methodes Protéines Réaction au Biuret (7) Albumine \"HABA dye: 2-(4-hydroxyazoben- sene) benzoic acid\u201d (8) Calcium Crésolphthaléine complexone avec 8-hydroxyquinoline (9) Cholestérol Détermination directe avec le réactif de Liebermann-Burchard modifié (10) Glucose Néocuproïne-cuivre (11) Azote uréique Acide uri Créatinine Bilirubine Phosphatase alcaline Lacticodéshydrogénase (LDH) Transaminase glutamiqu Diacétyle monoxime-thiosemicar- bazide avec ions ferriques (12) Réduction du phosphotungstate- hydroxylamine (13) Réaction de Jaffe modifiée (14) Jendrassik et Grof modifiée (15) P-nitrophényl-phosphate (16) Redox (340 nm) (17) que Redox (340 nm) (18) e oxaloacétique (GOT) L'UNION MÉDICALE DU CANADA Au cours de cette étude qui a duré plusieurs mois, la qualité des résultats obtenus à chaque jour a été vérifiée à partir de cinq (5) sérums de contrôle.Ce furent les sérums Scale I et Scale II de la compagnie Technicon, les sérums Ledernorm et Ledertrol de la compagnie Lederle et le sérum Hyland de la compagnie du même nom.De plus, ces sérums de contrôle ont été placés au hasard à travers les divers échantillons avant l\u2019étape d\u2019analyse suivant les indications fournies par programme informatique.Le calcul des valeurs de référence a été fait à partir de deux (2) méthodes statistiques.La première utilisant la moyenne des résultats + 2 écarts- type est utilisée par la majorité des laboratoires.La deuxième est la méthode des percentiles où les points 2.5 et 97.5 percentiles furent déterminés, ce qui regroupe 95% de la population étudiée.Cette dernière méthode est d\u2019utilisation plus récente et son emploi est fortement recommandé lorsque l\u2019on ne connaît pas exactement la distribution des résultats #.RÉSULTATS Le Tableau IT montre les coefficients de variation obtenus pour chacun des douze (12) paramètres lors de l\u2019établissement des valeurs de référence.Le coefficient de variation moyen est inférieur à 5% pour 9 des 12 paramètres mesurés.Il est de 5.9% pour le cholestérol, de 7.9% pour la transaminase glutamique oxaloacétique (GOT) et de 10.2% pour la bilirubine.prélevés chez les sujets de notre échantillonnage, les sérums de contrôle sont des sérums lyophilisés qui sont reconstitués, analysés puis réutilisés jusqu\u2019a deux (2) jours après leur reconstitution.Indépendamment de la qualité de la méthode, ceci peut faire varier dans une certaine mesure les résultats d\u2019un constituant aussi instable que la bilirubine.Le Tableau II nous indique donc que les analyses effectuées dans le cadre de cette étude sont des analyses d\u2019une qualité très acceptable.Le Tableau III montre les valeurs de référence suggérées pour chacun des paramètres par la compagnie Technicon, de même que celles que nous avons obtenues des sujets de notre étude, valeurs que nous avons calculées selon la méthode statistique standard et selon la méthode des percentiles.La comparaison, entre les valeurs de référence suggérées par la compagnie Technicon et celles que nous avons obtenues après calcul selon la méthode statistique standard utilisant la moyenne des résultats \u2014 2 écarts-type, permet de déceler quelques différences d\u2019importance pour certains paramètres étudiés.Ces divergences dont l\u2019importance peut varier sont sans doute propres à l\u2019une et à l\u2019autre des deux (2) populations étudiées.Ceci nous indique que dans l'établissement des valeurs de référence, on ne doit en aucun temps minimiser l'importance qu\u2019il faille les établir à partir des éléments de la population à laquelle nos méthodes s\u2019adressent.TABLEAU II COEFFICIENTS DE VARIATION OBTENUS POUR CHACUN DES DOUZE (12) PARAMETRES Scale 1 Scale Il Ledernorm Ledertrol Hyland Moyenne (%) (%) (%) (%) (%) (%) Protéines 1.5 2.1 1.7 1.9 2.3 1.9 Albumine 2.9 2.5 2.2 2.5 3.0 2.6 Calcium 3.0 2.0 3.3 2.9 5.3 3,3 Cholestérol 5.7 5.3 4.9 6.5 7.0 5.9 Glucose 2.3 1.7 2.3 1.8 3.2 2.3 Azote uréique 3.8 5.4 2.6 1.8 2.5 3.2 Acide urique 1.6 1.1 1.3 1.4 1.6 1.4 Créatinine 6.6 1.2 6.7 2.0 7.6 4.8 Bilirubine 13.2 33 13.2 4.5 16.9 10.2 Phosphatase alc.3.5 3.4 5.3 3.2 8.0 4.7 LDH 3.0 2.8 3.5 2.9 5.4 3.5 GOT 8.5 4.1 12.2 5.0 9.9 7.9 Le coefficient de variation moyen de 10.2% obtenu pour la bilirubine peut s\u2019expliquer entre autres par le fait que ce composé est instable.D'\u2019ailleurs, le phénomène devient plus apparent lorsque la bilirubine est mesurée dans les sérums de contrôle à valeurs bases (Scale I, Ledernorm, Hyland).De plus, contrairement aux sérums qui sont fraîchement TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 De plus, sachant que, pour plusieurs paramètres biologiques du sérum, la distribution des valeurs s\u2019éloigne de la distribution normale, l\u2019utilisation de la méthode statistique standard, faisant appel à la moyenne \u2014 2 écarts-type, peut présenter certains inconvénients en ce qu\u2019elle retient un certain nombre 1715 TABLEAU III COMPARAISON DES VALEURS DE REFERENCE SUGGEREES PAR LA COMPAGNIE TECHNICON (A), OBTENUES DE NOTRE POPULATION EN UTILISANT LA MOYENNE DES RESULTATS + 2 ECARTS-TYPE (B) ET EN UTILISANT LA METHODE DES PERCENTILES (C) Valeurs Protéines Albumine Calcium Cholestérol de référence (gl 100 ml) (gl 100 ml) (mgl 100 ml) (mgl 100 ml) A 6.0 \u2014 8.0 3.5 \u2014 5.0 8.5 \u2014 10.5 150 \u2014 300 B 6.5 \u2014 8.0 41 \u2014 5.4 8.7 \u2014 10.3 137 \u2014 285 C 6.5 \u2014 8.0 40 \u2014 5.3 8.8 \u2014 10.3 145 \u2014 285 Valeurs Glucose Azote uréique Acide urique Créatinine de référence (mgl100 ml) (mgl 100 ml) (mgl 100 mi) (mgl 100 ml) A 65 \u2014 110 10.0 \u2014 20.0 2.5 \u2014 8.0 0.70 \u2014 1.40 B 74 \u2014 112 6.2 \u2014 21.1 2.7 \u2014 13 0.67 \u2014 1.33 C 74 \u2014 113 7.4 \u2014 21.9 29 \u2014 173 0.68 \u2014 1.32 Valeurs Bilirubine Phosp.alc.LDH GOT de référence (mgl 100 ml) (mUlml) {mUlml) (mUlml) A 0.15 \u2014 1.00 30 \u2014 85 100 \u2014 225 7 \u2014 40 B 0.13 \u2014 0.96 24 \u2014 93 117 \u2014 228 10 \u2014 42 C 0.26 \u2014 1.11 31 \u2014 98 130 \u2014 231 15 \u2014 43 da valeurs pathologiques et rejette des valeurs normales % 3.5, C\u2019est pour obvier à cette imprécision que nous avons aussi calculé nos valeurs de référence à partir de la méthode des percentiles.Ces résultats paraissent aussi au Tableau III.CONCLUSION Ce travail a permis, pour douze (12) paramètres sériques courants, de déterminer des valeurs de référence plus discriminatives apportant au médecin une aide plus judicieuse.Il faut prendre conscience que, pour le laboratoire, le choix de valeurs de référence est aussi important que la mise au point de méthodes d\u2019analyse.L'\u2019utilisation éventuelle de ces valeurs de référence dans d\u2019autres milieux suppose deux (2) conditions essentielles; la première étant une méthode d\u2019analyse identique et la seconde une population comparable à la nôtre.En accord avec Sunder- man 6, nous croyons que l\u2019expression « normalité ou valeurs normales » devrait être abandonnée et remplacée par l'expression « valeurs de référence », ce qui au point de vue sémantique et scientifique semble beaucoup plus approprié.une méthode non paramétrique qui élimine les imprécisions obtenues par la première méthode lorsque les distributions ne sont pas gaussiennes.Tous ces résultats sont regroupés dans un même tableau où ils sont comparés aux valeurs normales qui nous ont été suggérées par la compagnie Technicon pour l\u2019appareil SMA-12/60.Summary Reference values for 12 analyses in an active population of Quebec and vicinity are presented using the conventional method of the mean \u2014 2 standard deviations.Reference values using a non-parametric approach are also presented; the latter takes into account a possible non-Gaussian distribution in the population.These values are compared to the normal values suggested by Technicon.BIBLIOGRAPHIE 1.Elveback, L.R., Guillier, CL.et Keating, F.R: Health, Normality, and the Ghost of Gauss.J.Amer.Med.Ass., 211: 69, 1970.2.Reed, AH, Cannon, D.C, Winkelman, J W., Bhasin, YP, Henry, R.J.et Pileggi, V.J.: Etimation of Normal Ranges from a Controlled Sample survey.1.Sex and Age-Related Influence on the SMA-12/60 Screening Group of Test.Clin.Chem., 18: 57, 1972.3.Tolls, RE, Wener, M, Hultin, JV.et Mellecker, J: Sex and Age Dependence of Seven Serum Constituents in a Large Ambulatory Population.In Advances in Automated Analysis, Technicon International Congress, 1569, 3.Barton, CE.et coll, Eds.Mediad, Inc.White Plains, N.Y.9, 1970.4.Henry, J.H.,, Cannon, D.C.et Winkelman, JW.Clinical Chemistry Principles and Technics.Bio-Science Laboratories, Second edition, 361, 1974.5 O'Halloran, M.W., Studley-Ruxton, J.et Wellby, ML: A comparison of Conventionally Derived Normal Ranges with Résumé those Obtained from Patients Results.Clin.Chim.Acta, 27: 14 ow .35.46, 1970, Ce travail présente dans une premicre étape I'éta- 6.Sunderman, F.et William, Jr: Current Concepts of \u201cNormal Values\u201d, \u2018Reference Values\u2019, and \u2018Discrimination Values\u201d blissement des valeurs de référence de 12 parame- tres sériques chez une population active de la région de Québec par l\u2019utilisation conventionnelle de la moyenne des résultats obtenus + 2 écarts-type.Pour plus de discrimination et de justesse nous avons ensuite utilisé une autre approche statistique, 1716 in Clinical Chemistry.Clin.Chem., 21: 1873, 1975.7.Tailing, JF.Jr, Burkley, M.W.et Zak, B.: Automatic Determination of Serum Proteins.Amer.J.Clin.Pathol, 33: 83, 1960.8.Nishi, HH.et Rhodes, A: An automated Procedure for the Determination of Albumin in Human Serum.Automation in Analytical Chemistry \u2014 Technicon Symposia, 1965.9.Gitelman, HJ.: An Improved Automated Procedure for the Determination of Calcium in Biological Specimens.Anal.Biochem., 18: 521, 1967.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ih 10.Huang, T.C., Chen, C.P., Wefler, U.et Raftery, A.: A stable Reagent for the Liebermann-Burchard Reaction.Application to Rapid Serum Cholesterol Determination.Anal.Chem., 33: 1405, 1961.11.Bittner, D.et McCleary, M.: The Cupric-Phenanthroline Chelate in the Determination of Monosaccharides in Whole Blood.Amer.Journ.Clin.Pathol., XI: 423, 1963.12.Marsh, W.H., Fingerhut, B.et Miller, H.: Automated and Manual Direct Methods for the Determination of Blood Urea.Clin.Chem., 11: 624, 1965.13.Nishi, HH.: Determination of Uric Acid.An Adaptation of the Archibald Method on the Autoanalyser.Clin.Chem., 13: 12, 1967.14.Chasson, A.L., Grady, H.T.et Stanly, M.A.Determination of Creatinine by Means of Automatic Chemical Analysis.Am.J.Clin, Pathol., 35: 83, 1961.15.Gambino, S.R.et Schreiber, H.: The Mesurement and Frac- tionation of Biliburin on the Autoanalyser by the Method of Jendrassik and Grof.Automation in Analytical Chemistry, Technicon Symposia, 1964, 16.Morgensten et coll.: An Automated p-Nitrophenyl Phosphate Serum Alkaline Phosphatase Procedure for the Autoanalyser.Clin, Chem., XI: 876, 1565.17.Kessler, G., Rush, R.et coll.: Automated 340 nm Mesurement of GOT, GPT and LDH.American Association of Clinical Chemistry Symposium, Buffalo, New York, 1970.EXPERIENCE DES STERILETS T-CU 200 ET 300! * Pierre FUGÈRE, F.R.C.S.(C) 2, Yvan GIRARD, F.R.C.S.(C) * et Michel LEMAY * INTRODUCTION Les stérilets de la première génération, bien que généralement bien acceptés, ont présenté trois problèmes principaux, soit un taux prohibitif de grossesse, d\u2019expulsion et d\u2019exérèse pour douleur et saignement.Pour rendre la contraception intra-utérine plus acceptable, le développement des nouveaux stérilets avait donc comme but de diminuer particulièrement ces trois effets secondaires des stérilets existants jusqu\u2019alors.Ceci a été fait soit par modification du volume, de la surface ou de la structure des stérilets actuellement sur le marché, soit en développant un système de transport pour une médication contraceptive intra-utérine.Les modifications des stérilets dits inertes se sont faites surtout en tentant de diminuer la rigidité des appareils existants entendu que le taux d\u2019expulsion est en rapport avec ce degré de rigidité de l\u2019appareil.De plus, ces stérilets avaient tendance à exercer une pression dans la cavi*é endométriale qui provoquait des contractions utérines douloureuses.Pour cette raison, certains types spéciaux de stérilets furent développés, particulièrement l\u2019appareil en forme de « T » de Tatum et celui en forme de « 7 ».Le développement des stérilets avec médication est basé sur l\u2019usage d\u2019un appareil qui peut être bien toléré par l\u2019utérus et qui sert de milieu de transport 1'Travail présenté au récent congrès de l\u2019Association des obstétriciens-gynécologues de la province de Québec, à Québec, le 28 avril 1975.?Professeur agrégé, Université de Montréal, directeur du département d\u2019obstétrique-gynécologie, hôpital Saint-Luc.; 3 Professeur adjoint de clinique, Université de Montréal, département d\u2019obstétrique-gynécologie, hôpital Saint-Luc., tRésident IV, département d\u2019obstétrique-gynécologie, hôpital Saint-Luc.* Cette étude a été faite en collaboration avec le Comité canadien de recherche en fertilité.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 pour une substance qui altère le milieu intra-utérin en interférant avec les différents processus méta- bcliques de l\u2019endomètre.Deux systèmes principaux ont été étudiés chez l\u2019humain; dans le premier, l\u2019addition de cuivre métallique à un appareil en forme de « T » ou de « 7 », et dans le deuxième système, l\u2019addition d\u2019agents progestatifs tels que le mydroxyprogestérone ou la progestérone.Le mécanisme d\u2019action n\u2019est pas parfaitement clair bien que l\u2019étude chez les animaux a démontré que la présence de cuivre dans un utérus de lapine avait un effet contraceptif évident.Il a été établi qu\u2019il y a un taux de libération de cuivre qui est graduel durant une période de quatre ans pour les stérilets qui en contiennent 200mm°.Une partie de ce cuivre est retrouvé au niveau de l\u2019endomètre et en-dedans de deux cycles après exérèse du stérilet, l\u2019endomètre revient à la normale avec disparition du cuivre.On peut aussi retrouver le cuivre avec la même concentration au niveau du mucus cervical.On peut démontrer in vitro que ce mucus contenant du cuivre a pour effet de diminuer la motilité des spermato- zoides.Il est à noter aussi que la concentration de zinc est nettement diminuée dans l\u2019endomètre en présence d\u2019un stérilet à base de cuivre.On note aussi, comme dans les stérilets inertes, une certaine augmentation des leucocytes dans la cavité endomé- triale.En outre, l\u2019étude des enzymes a montré une augmentation marquée de la phosphatase acide surtout dans la phase proliférative du cycle menstruel.Jusqu\u2019ici, il n\u2019y a pas d\u2019effet systémique rapporté chez la femme porteuse d\u2019un stérilet en cuivre.La libération d\u2019environ 50 ug de cuivre par jour des T-Cu 200 est beaucoup moindre que l\u2019ingestion quotidienne qui est en moyenne de 2 à 4 mg.Les concentrations de cuivre dans le sang, dans le plasma de même que dans les cellules ne semblent pas être changées.De plus, la progestérone plasma- 1717 : pi pt ti.Be ¢ I tique de même que le développement de l\u2019endomètre ne démontrent aucun effet sur la fonction ovarienne en regard de l\u2019ovulation et de la formation du corps jaune.Un autre mode d\u2019action récemment rapporté serait la libération des prostaglandines retrouvées en plus grande quantité dans la cavité utérine chez les porteuses de stérilets.Les premières études ont été faites en utilisant des stérilets contenant 30mm?de surface de cuivre et ont démontré un taux de grossesse de 4.9.Par la suite, à 120mm° de cuivre, le taux de grossesse était réduit à 2.Il est donc démontré que plus la quantité de cuivre augmente plus le taux de grossesse diminue.Actuellement des expériences sont en cours avec des stérilets à 300 et même à 380mm\u201d de cuivre.Cette augmentation du cuivre dans les stérilets permettrait possiblement le prolongement de l\u2019effet contraceptif pour une période allant jusqu\u2019à 10 ans.Actuellement, les stérilets à base de cuivre doivent être retirés en dedans de 2 à 3 ans au maximum.MATÉRIEL ET MÉTHODE Nous avons inséré à la clinique de planning familial du centre hospitalier Saint-Luc, 335 T-Cu 200 et 300 chez des patientes que nous avons suivies pour une durée d\u2019environ 2 ans, pour un total de 4,808 femmes/mois, c\u2019est-à-dire des mois d'octobre 1972 à décembre 1974.Cette étude s\u2019inscrivait dans le cadre d\u2019un projet national du Comité canadien de recherche en fertilité.RÉSULTATS La distribution entre les nullipares et les multipares était semblable dans chaque groupe (Tableau I).il y avait quand même une douleur modérée chez environ 15 à 20% des nullipares.C\u2019est pour cette raison que par la suite, nous n\u2019avons pas hésité à employer un bloc paracervical lors d'une première insertion chez des nullipares qui démontraient une anxiété exagérée.D'ailleurs, le stérilet inerte était très peu employé jusqu\u2019ici chez les nullipares à cause du taux trop élevé de grossesses et d\u2019exérèses pour saignement et douleur.Cependant, plusieurs publications récentes portant sur le stérilet en cuivre chez les nullipares ont démontré des résultats semblables aux résultats obtenus chez les multipares, tant pour le taux de grossesses que pour le taux d\u2019exérèses pour saignement et douleur.Les taux d\u2019événements cumulatifs ont été calculés selon la formule de Pearl (Tableau II).Nous n\u2019avons TABLEAU Il TAUX D\u2019'ÉVÉNEMENTS CUMULATIFS Nombre Taux \u2014 Grossesses: 7 1.7 \u2014 Expulsions: 12 2.9 \u2014 Exérèses: pour saignement-douleur 46 11.4 pour infection pelvienne 3 0.75 pour raison médicale 3 0.75 pour raison non médicale 25 6.2 \u2014 Patientes perdues au follow-up: 11 2.7 Nombre total de patientes: 335 ou 4808 femmes/ mois pas noté de différences statistiques entre le T-Cu 200 et le T-Cu 300 quant aux taux de grossesses, d\u2019expulsions et d\u2019exérèses.C\u2019est pour cette raison que nous les avons groupés ensemble dans cette étude.TABLEAU I ÉTUDE DES T-CU T-Cu 200L T-Cu 300L Nullipares Multipares Nullipares Multipares NB de T-Cu insérés 89 79 83 84 Moyenne d'âge 25.0 29.6 24.5 28.5 Douleurs à l\u2019insertion Absence: 34.8/100 59.5/100 34.9/100 70.2/100 Minime: 48.3/100 34.2/100 42.2/100 25.0/100 Modérée: 15.7/100 5.1/100 22.9/100 4.8/100 Sévere: 1.1/100 1.3/100 0/100 0/100 Il est à noter dans ce tableau que la douleur à l\u2019insertion était absente ou minime chez 95% des multipares et environ 80% des nullipares.Cependant, 1718 Nous avons constaté, dans cette étude, sept grossesses, soit un taux de 1.7, ce qui est dans les normes rapportées à ce jour avec ce type de stérilets.Le L'UNION MÉDICALE DU CANADA standard pour comparer l\u2019efficacité des stérilets demeure la boucle \u201cD\u201d inerte de Lippes.La plupart des études qui comparent ces deux stérilets donnent un taux de grossesse d\u2019environ 2.2 pour le stérilet en cuivre et d\u2019environ 3 pour l\u2019anneau de Lippes.Parmi ces 7 grossesses, 3 ont eu un avortement provoqué, une a eu un avortement spontané, une a été opérée pour une grossesse ectopique, une patiente a accouché à terme et une patiente a été perdue en « follow-up ».L\u2019étude, chez les animaux, de grossesses avec stérilet en place ne rapporte aucune malformation fœtale.Dans les quelques cas rapportés chez les humains, il n\u2019y a eu aucune malformation notée chez les nouveau-nés.Il semble cependant que le risque d'avortement spontané est plus important si une femme devient enceinte avec un appareil in situ.Le taux d\u2019avortement spontané serait de l\u2019ordre de 50% avec les stérilets inertes et peut être plus élevé avec les stérilets à base de cuivre.L\u2019expulsion du stérilet particulièrement chez les nulligestes a été jusqu\u2019ici un problème majeur avec les stérilets inertes.Le taux d\u2019expulsion avec le stérilet en cuivre est nettement diminué.Nous avons eu 12 expulsions spontanées, soit un taux de 2.9, ce qui est nettement inférieur au taux rapporté jusqu\u2019ici avec les stérilets inertes.Le saignement anormal demeure encore un problème fréquent des stérilets; celui-ci a été diminué avec ceux à base de cuivre, mais il n\u2019est pas éliminé.Le saignement anormal est noté chez environ 25% des porteuses de stérilets en cuivre par contraste avec environ 38% pour les boucles inertes de Lippes.Les menstruations sont plus abondantes chez 11% des patientes porteuses de stérilets en cuivre alors qu\u2019elles le sont chez 27% des patientes porteuses de boucle de Lippes.Il semble que jusqu\u2019ici, le taux d\u2019abandon du stérilet à cause de douleur est nettement diminué avec le \u201cT\u201d en cuivre, c\u2019est-à-dire qu\u2019il varie en 5 et 9%.Dans notre étude, il y eut 46 exérèses pour saignement et douleur, soit un taux de 11.4.Il est à noter que ce taux était presque semblable pour les nullipares et les multipares.Il y eut onze cas d\u2019infection pelvienne rapportés dans cette étude mais seulement chez 3 patientes, il a été nécessaire d\u2019enlever le stérilet, soit un taux d'exérèse de 0.75, ce qui est comparable avec les données de la littérature.Les perforations utérines durant les insertions avec le T-Cu sont très rares et sont évaluées à TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 1/2000 à 1/4000 insertions.Les techniques d'insertion semblent importantes entendu que les taux de grossesse selon les cliniques peuvent varier de 0.8 à 11,8%.Notre série ne comprend aucune perforation.Notre taux d\u2019exérèses pour autres raisons médicales et non médicales est de 0.75 à 6.2 respectivement.Notre taux de continuité après 12 mois était de 80%.CONCLUSION Dans l\u2019ensemble, les résultats à ce jour de notre expérience avec les stérilets en \u201cT\u201d d'une concentration de cuivre 200 et 300 sont très satisfaisants et ceux-ci semblent remplacer avantageusement les stérilets disponibles jusqu\u2019ici.Les avantages notés sont l\u2019absence de perforation utérine, une plus grande facilité à l\u2019insertion de l\u2019appareil de même qu\u2019une diminution de douleur à l\u2019insertion et une diminution d'exérèses pour saignement et douleur.De plus, leur efficacité est supérieure à celle des stérilets inertes employés jusqu\u2019à maintenant.Résumé Ces avantages compensent pour le désavantage relatif d\u2019avoir à remplacer les stérilets aux deux ans.Les auteurs ont présenté leur expérience avec 335 patientes porteuses de T-Cu 200 et 300 pour une durée d\u2019environ deux ans, soit un total de 4,808 femmes/mois.Les résultats sont ensuite discutés et comparés à un modèle standard soit la boucle inerte \u201cD\u201d de Lippes.Ils rapportent par la suite le taux d\u2019événements cumulatifs concernant les grossesses, les expulsions, les exérèses, de même que le patientes perdues au follow-up.Summary Three hundred thirty five patients with intra-uterine devices, T-Cu 200 et 300, have been followed for a period of two years or 4808 month women/years.The results concerning the rates of pregnancies, expulsions and extractions are discussed.The results are compared with a standard model, the Lippes Loop D.REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier Mademoiselle Diane Gravel, secrétaire à la clinique de planification familiale de l\u2019hôpital Saint-Luc, pour son aide précieuse dans la préparation de ce travail.1719 BIBLIOGRAPHIE Mishell, DR: Current status of contraception steroids and the intrauterine device.Clin.Obst.& Gynec., 17: 35-51, mars 1974.Mishell, DR, Israel, R.et Fried, N.A.: À study of the Copper T intrauterine contraceptive device (T-Cu 240) in nulliparous women.Am.J.Obst.Gynec., 116: 8, 1092-1096, août 1973.Intrauterine devices.Population Reports, series B, no 1, décembre 1973.(Publié par The Department of Medical and Public Affairs, The Georges Washington University Medical Center) Intrauterine devices.Population Reports, series B, no 2, janvier 1975.Tatum, H.J: Copper bearing intrauterine devices.Clin.Obst.& Gynec.17: 53, mars 1974.Saksena, S.K.et Harper, M.J.K.: Prostaglandin-mediater action of intrauterine devices: F-prostaglandins in the uterine horns of pregnant rabbits with unilateral intrauterine devices.Fert.& Ster., 25: 2, 121-126, février 1974.Johannisson, E.Recent developments with intrauterine devices.Contraception, 8: 2, 99-112, août 1973.Correction L'article du docteur Pierre Audet-Lapointe, paru dans la livraison d'août 1976, contenait au bas de la page 1241 une référence qui aurait dû se lire : * Crème FLAGYSTATIN.Poulenc Ltée, Montréal, Québec.1720 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sujets divers L'ÉVOLUTION DE LA CHIRURGIE À MONTRÉAL \u2014 IH * LE DOCTEUR AZARIE BRODEUR (1850-1908) Le docteur Azarie Brodeur a été le premier Canadien français qui réussit avec succès les épreuves conduisant à l\u2019internat des hôpitaux de Paris.Externe reçu au concours de l\u2019externat en 1876, Azarie Brodeur se présenta en 1879 à celui de l\u2019internat.Sur 305 candidats, il obtint la 52° place.Les quarante premiers reçus devenant titulaires, il arriva douzième et comme étranger, il reçut le titre d\u2019interne provisoire \u201c5.Né à Varennes le 7 juillet 1850, Azarie Brodeur fit ses études secondaires au Collège Saint-Laurent où il mérita son baccalauréat ès arts en 1872.Il entra la même annnée à l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal où il demeura pendant les quatre semestres 1872-73 et 1873-74.TI décida à ce moment de compléter en France ses études médicales.Rendu à Paris, il s\u2019inscrivit a la Faculté et suivit dès 1874 les cours spéciaux de préparation aux concours d\u2019externat et d\u2019internat des hôpitaux de Paris.Reçu en 1876 au concours d\u2019externat, il fit des stages à l\u2019Hôpital Trousseau, à Lourcine et à l\u2019Hôpital Beaujon.Après avoir franchi les épreuves de l\u2019internat, il choisit et obtint une place a Chardon Lagache (1880-81), à l\u2019Hospice d\u2019Ivry (1882-83), à l'Hôpital Tenon (1883-84) et à l'Hôpital Saint-Louis (1885).Voulant mieux préparer la thèse qui devait le conduire au titre de docteur en médecine des hôpitaux de Paris, il parcourut les centres médicaux de France, de Belgique, d\u2019Allemagne, d\u2019Autriche, de Suisse, de Grande-Bretagne et d\u2019Irlande.Sa thèse portait le titre : « De l\u2019intervention chirurgicale dans les affections du rein » et elle formait un volume de plusieurs centaines de pages; il la défendit avec succès devant un jury de professeurs titulaires de la Faculté de Paris.Ce travail lui valut une médaille de la Faculté et le Prix Godard.Le docteur Azarie Brodeur passa les derniers mois de son séjour à visiter les principaux centres médicaux d'Europe qu\u2019il n\u2019avait pu voir à ses voyages antérieurs.Avant son retour à Montréal, il avait déjà reçu l\u2019offre d'une chaire d'enseignement à l\u2019École de * Voir pour le début: livraisons de septembre et d\u2019octobre 1976, Union Médicale du Canada.45.Union Méd.Canada, 8: 96, 1879 et Ann.Univ.Laval 1880-81, 1888-89 et 1889-1890.TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 médecine et de chirurgie de Montréal et une autre a la Succursale de Laval a Montréal, et cela en 1879 45, Il se laissa tenter par l\u2019offre que lui présenta le doyen Rottot de Laval et, selon les annuaires de Laval, il occupa les postes qui lui furent offerts : ceux de professeur titulaire d\u2019histologie, de médecine opératoire, de clinique externe et de gynécologie.Une lettre manuscrite qu\u2019il écrivit le 24 décembre 1880 à son ancien professeur, le docteur Louis- Edouard Desjardins, ne laisse aucun doute sur les préoccupations de l\u2019élève Azarie Brodeur.En voici quelques extraits qui illustrent bien la situation à l\u2019époque : Je partage votre manière de voir touchant les difficultés toujours existantes, sans cesse renaissantes entre nos deux Facultés françaises de médecine à Montréal.Il ne faut pas oublier que nous sommes les descendants des Normands et\u2026 nous leur devons au moins notre tête dure.Nous aimons le procès et il paraît qu\u2019il s\u2019en montre un grand à l\u2019horizon.Laval sera-t-elle condamnée à payer $100,000 au Victoria ?Et qui souffrira de tout cela ?l\u2019étudiant\u2026 II serait plus heureux cependant qu\u2019on dépensât toutes ces sommes à lui donner de bons bouquins, à lui fournir des laboratoires bien organisés, \u2026 à lui fonder des places d\u2019internes dans nos hôpitaux qui ne devraient être données que par concours et non par la misérable faveur.46 La lettre d\u2019Azarie Brodeur est un indice précieux de la pensée d\u2019un étudiant qui a vécu la période de la querelle universitaire.Il écrit dans la même lettre : On doit beaucoup au Victoria, certes, mais malheureusement les vieux qui le composaient n\u2019ont pas tous compris a ce temps ce qu'il fallait faire pour améliorer la situation et aujourd\u2019hui on combat pour la vie ou la mort.Qui sera vaincu dans ce combat ?Je n\u2019en sais rien, mais je crois que le vainqueur n\u2019aura pas un trophée.47 Le jeune Azarie Brodeur avait, dés 1880, une perception claire et nette de ce que deviendrait la situation universitaire et sa prédiction s\u2019est avérée juste.Cette année (1880) n\u2019a pas amené une grande amélioration dans la situation.Un nouvel hôpital (Notre-Dame) a été fondé et avec ses cinquante lits, il doit rendre de grands services à la classe nécessiteuse\u2026 Le besoin d\u2019un nouvel hôpital se faisait sentir à Montréal surtout dans la partie est.46.Archives personnelles du docteur L.-E.Desjardins.47.Ibid.1721 s Espérons que l\u2019année 1881 mettra un terme à toutes ces difficultés par une décision nette, claire, précise de quelque nature qu\u2019elle soit #*.Malheureusement, il fallut attendre dix ans avant que l'entente finale ne soit signée par les deux parties en jeu.Et déjà le jeune Azarie Brodeur, atteint d\u2019inquiétude, pensait retourner à Montréal.Il décida au contraire de poursuivre ses études à Paris et en Europe.Il revint à Montréal en 1887, écouta les offres de l\u2019Hôtel-Dieu, de l\u2019École de médecine, de l\u2019hôpital Notre-Dame et de la Succursale de Laval.Il avait écrit en 1880 : Je crains bien de végéter à Montréal malgré ma ferme résolution de ne m'occuper que de mes études médicales et de ma clientele 49.Cette décision, exprimée dans sa lettre de 1880, se concrétisa en 1887.Le docteur Azarie Brodeur prit alors la décision ferme de se tenir loin des conflits et il résolut de faire cavalier seul à l\u2019exemple de ses patrons de Paris.Il fonda un hôpital privé dans un immeuble imposant, situé à l\u2019angle des rues Hutchison et Sherbrooke.Jusqu\u2019à sa mort survenue le 16 octobre 1908, soit pendant près de vingt ans, la carrière chirurgicale d\u2019Azarie Brodeur évolua hors des grands hôpitaux et des écoles d\u2019enseignement médical qui étaient, au début du siècle, au nombre de trois dans la seule ville de Montréal : l\u2019École de médecine et de chirurgie de Laval, l\u2019Université McGill et l\u2019Université Bishop °°.Les amis d\u2019Azarie Brodeur surent le chercher dans sa tour d\u2019ivoire, alors qu\u2019il fut nommé président d'honneur du second congrès de l\u2019Association des médecins de langue française tenu à Montréal, en 1904.Le docteur Azarie Brodeur mourut en 1908.Et justice immanente, le docteur Paul Brodeur, radiologiste, fils d\u2019Azarie Brodeur, eut une carrière de radiologiste qui fit honneur aux universités du Québec, d'Ottawa et de Montréal et il fit revivre le nom et la réputation du premier médecin canadien- français interne après concours des Hôpitaux de Paris.À sa mort, Paul Brodeur était directeur de la radiologie à l\u2019hôpital Notre-Dame.48.Ibid.49.Ibid.50.Wood, William \u2014 The storied Province of Quebec.Past and present.Dominion Publ., Tome IV, Toronto, 1931.1722 LE DOCTEUR MICHEL-THOMAS BRENNAN (1862-1904) Le docteur Michel-Thomas Brennan, d\u2019abord chirurgien général à l\u2019hôpital Notre-Dame, à été le premier chef du service de gynécologie de la même institution.On peut dire qu\u2019avec le docteur A.A.Foucher, il fut l\u2019un des premiers chirurgiens de Montréal à opter pour une discipline spécialisée.Né d'un père et d\u2019une mère émigrés d'Irlande, ayant tout jeune perdu sa mère, adopté par une famille de braves gens qui purent, grâce à leur travail journalier, lui faire donner une instruction élémentaire, Brennan a fait son chemin tout seul, servi par les seules qualités de son cœur et de son esprit 51, Le docteur William-James Derome, lui-même ancien chirurgien de l'hôpital Notre-Dame, qui lui succéda à la rédaction de La Revue Médicale du Canada, a publié des détails biographiques intéressants : Le docteur Brennan a été chez nous un précurseur, il a ouvert des voies jusqu\u2019alors inexplorées; c'était un rude travailleur.À 13 ans, il obtenait avec distinction son diplôme d\u2019école modèle.Il cut ensuite la bonne fortune d\u2019être un des nombreux protégés de l'abbé Hospice Anthelme Ver- reau, principal de l\u2019École Normale Jacques-Cartier.Brennan fit ses études secondaires à cette institution et il récolta les titres qu'il méritait; ce qui lui valut d\u2019être nommé professeur des grands tout en suivant ses cours de médecine et en préparant ses examens de doctorat #4.Reçu en 1884 docteur en médecine à l'Université Laval de Montréal, il fit son internat à l\u2019hôpital Notre-Dame, tout en continuant son enseignement à l\u2019École Normale Jacques-Cartier.Intelligence primesautière et d'une grande clarté, mémoire étonnante et quasi infaillible, sens clinique tout de suite développé à un très haut degré, dextérité manuelle, habile à servir un amour profond de la science.Brennan avait tout pour lui 54, Le docteur Brennan était passionné pour la médecine et la chirurgie; il ne boudait pas les sciences exactes et biologiques.Il était plus qu\u2019un habile opérateur, c'était le vrai chirurgien dans l'acceptation la plus élevée du mot.Sa correction opératoire en faisait le premier des maîtres de la chirurgie canadiennne selon quelques-uns 55, 51.Benoit, EP.\u2014 Union Méd.Canada, 33: 127, 1904.52.Derome, William-James \u2014 La Revue Médicale Canada, 7: 16 mars 1904.53.Benoit, EP.\u2014 Loco citato.54, Benoit, E.P.\u2014 Ibid.55.Derome, W.J.\u2014 Loco citato.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ES > > f7 \u201cga ssh «pe Hou A\" La\" as, ä Rg eh tad = a \u201c4 sa th i 4 / EY m4 4 © At) 0) vi pci a ~ + CA.K EL \u201c fi a 2 (ig Ad Ys (es £5 RK wtih A y ; on ¥ \u20ac 0 : + Ae 5 = a 5 $ æ & ae AR () By Ge i - Ba.?= % pr] Die - 2 obs _ i la Le docteur Brennan entra en 1890 dans le service dirigé par le docteur Toussaint Brosseau; il s\u2019intéressa toujours à l\u2019anatomie pathologique et il eut dès les premières années de sa carrière un goût marqué pour la gynécologie.Lors de l'union des deux facultés de médecine : l\u2019École de médecine et de chirurgie Victoria et la succursale de Laval à Montréal, Brennan fut chargé des cours de chimie, d'électricité médicale, de pathologie générale, d\u2019anatomie pathologique et de bactériologie.Cette multiplicité de fonctions disparates dura peu.Au retour des « anciens d\u2019Europe », on allégea la tâche d\u2019enseignement de Brennan; on le libéra des chaires touchant les sciences fondamentales, pour lui permettre de donner à sa nouvelle vocation : la gynécologie, la totalité de ses cfforts; le service de gynécologie fut fondé en 1895 à l\u2019hôpital Notre- Dame.La révolution aseptique débutait à Montréal.Brennan appuyait de toute son autorité le respect de l\u2019antisepsie prôné par ses jeunes collègues Oscar Félix Mercier et Télesphore Parizeau.À eux trois, ils exigèrent des autorités hospitalières l'adoption immédiate des règles strictes de l\u2019asepsie en chirurgie.Brennan souffrait beaucoup d\u2019affirmer ses positions, car elles venaient à l\u2019encontre de celles de son maître Brosseau, à qui il devait tout.Ému par la gravité du problème, il se fit violence et marcha de pair avec Mercier et Parizeau dans cette lutte de générations.On a dit que Brennan était excellent professeur; ses connaissances s\u2019étendaient a tous les domaines de la science médicale et il savait les communiquer à ses élèves.Le docteur Brennan fit paraître dans L'Union Médicale du Canada plus d\u2019une douzaine d\u2019articles de 1889 à 1897.Son dernier article portait sur le cancer primitif de l\u2019æsophage.À cette date, il devint membre du comité de rédaction de la Revue médicale du Canada.Il avait été secrétaire de la rédaction à L'Union Médicale du Canada de 1887 à 1891 et il fut l\u2019un des fondateurs, puis le rédacteur en chef de la Revue Médicale du Canada.Il fut un des organisateurs du second congrès de l\u2019'A.M.L.F.C., tenu à Montréal en 1904.Le docteur Louis de Lotbinière Harwood devint l\u2019assistant et il fut le successeur de Michel-Thomas Brennan à la chaire de gynécologie.1724 LE DOCTEUR ALBERT DEMERS (1878-1951) Le docteur Albert Demers, qui fut le premier consultant en chirurgie à l'hôpital Saint-Luc de Montréal, était le fils du professeur L.Avila Demers qui fut médecin et à l'Hôtel-Dieu et a l'hôpital Notre-Dame, titulaire de clinique médicale à l'École de médecine et de chirurgie et à la Succursale de Laval à Québec.Il était à sa mort, survenue en 1908, l\u2019un des douze titulaires qui constituaient alors la corporation de l\u2019École.* * * Le docteur Albert Demers était né a Montréal ou il fit toutes ses études et ou il obtint, en 1904, son doctorat en médecine a I'Université Laval de Montréal.Après un stage d\u2019internat à l\u2019hôpital Notre- Dame et des études à l\u2019étranger, il fut invité à l'hôpital Saint-Luc où il occupa le premier poste de consultant en chirurgie.Il était spécialisé en médecine industrielle et attaché au bureau médical du Canadien Pacifique.Il fit partie du Corps médical canadien pendant la guerre de 1914-18.LE DOCTEUR JEAN-BAPTISTE PRINCF (1877-1967) Au moment de sa mort, le 5 novembre 1967, lc docteur Jean-Baptiste Prince était le doyen d\u2019âge des chirurgiens de son époque.Né à Princeville, il fit ses études au Collège Sain- te-Marie de Montréal et à l'Université Laval de Montréal qui lui décerna, en 1906, un doctorat en médecine.Omnipraticien au départ de sa carrière professionnelle, le docteur Prince s\u2019orienta tardivement vers la chirurgie libre de toute attache hospitalière ou universitaire.Autodidacte, il se passionna pour sa nouvelle discipline.Homme intelligent, esprit vif et curieux, il apprit son nouveau métier hors des normes alors admises.Habile de ses doigts, il eut l'art de les manier et il sut tôt leur enseigner quand et où ils devaient s'arrêter 56, Malheureux de devoir limiter ses activités chirurgicales à des interventions « maison », qui se faisaient souvent vers le début des années 20, le docteur Prince eut, en 1923, une occasion unique de poser sa candidature au poste de chirurgien de l'hôpital Saint-Joseph de Lachine, à la suite du décès imprévu du docteur Xavier A.Robichon.56.Desjardins, Edouard \u2014 Union Méd.Canada, 96: 1590, décembre 1967.L'UNION MÉDICALE DU CANADA me ou or : UE se Eo Gi g i > = - 7 Q > A = 2 à H BE.2 SP & Ei 7 cdd : abat os & en PES 7 AF: je D 2 fo) = Ly 5 = A passes Le &> © ; 2 =| | x 2 = i ee NEST: ; 3 7 La = / op = of -.Fi be 0) & : 5 i 4 A - \u201c of x sip À pe Pa Pa Le A 2, \u20ac x 2 Res Hg = Sm Zs 2 on tJ} by es se > 3 - = > ES) = 0 +22 - : | 2 cs cue cat pe SI N A Lu nn PO Ege x Lo oo Lo 2 = _- ie AA So arr, san se, ae PRP TI ST = PE eer fy = JR, er re ee a) Pope ets hh RES is = RAs EN pr = rise ly vi pe ee EPEC Sy NOIRE LTE ers AR oy ARTE hi re Les Religieuses de la Providence lui accordèrent le poste vacant.Peu après, le docteur Jean-Baptiste Prince quittait Montréal pour Paris où il fut accueilli avec sympathie à l\u2019hôpital Vaugirard par le professeur Pierre Duval, chirurgien reconnu pour ses succès en chirurgie de l\u2019estomac et de l'intestin.Il dut précipiter son retour au Canada, car l\u2019hôpital de Lachine ne pouvait se contenter de substituts.En 1936, le docteur Jean-Baptiste Prince permuta de l\u2019hôpital de Lachine à celui de Verdun; il remplaça presque au pied levé le docteur Mercier Fau- teux qui, à ce moment, était pris par la fièvre de ses travaux de chirurgie cardiaque.On accorda au docteur Prince un assistant dans la personne du docteur Paul Caumartin.Le docteur Prince fut à Verdun un chef estimé et respecté.Venu tardivement à la discipline chirurgicale, Prince comprit ses limites et ne s'aventura pas hors des chemins connus.I avait un sens profond de ses responsabilités.Mais Prince a été aussi autre qu\u2019un médecin bienfaisant.Nationaliste de premier cru, ce tribun politique ardent et sans peur semblait rechercher les polémiques 57, Le docteur Prince était un orateur public a la parole colorée.Il avait le verbe puissant, la taille droite et mince, la barbiche en ordre de bataille, les yeux pétillants, les gestes calculés.Sportif accompli, il jouait encore au tennis à 75 ans.La chasse et la pêche étaient le prétexte des seules détentes qu\u2019il s\u2019accordait.Sa retraite dura dix ans, ce que le docteur Prince n\u2019avait pas prévu.LE DOCTEUR EUGÈNE DUFRESNE (1881-1953) Né à Montréal, le docteur Eugène Dufresne a fait ses études au Collège de Montréal et à l'Université Laval de Montréal où il fut reçu médecin en 1904.De 1904 à 1907, il poursuivit des études post- universitaires en chirurgie à la Sorbonne et aux hôpitaux Baujon et Necker de Paris, sous la direction des professeurs Tuffier, Reclus, Guyon et Le- gueu.De retour à Montréal en 1908, il fut nommé démonstrateur d'anatomie à l\u2019Université Laval de Montréal et il fut admis dans le service de chirurgie de l'hôpital Notre-Dame dont le docteur Oscar Félix Mercier était directeur.La Faculté de médecine le nomma assistant professeur de clinique chirurgicale en 1911 et professeur agrégé de chirurgie en 1914.57.Ibid.1726 Il quitta l'hôpital Notre-Dame en 1926 pour occuper le poste de chef du service de chirurgie à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, où il était d'ailleurs consultant depuis 1913.Le docteur Eugène Dufresne a été nommé chirurgien suppléant en 1928 à l'hôpital Sainte-Jeanne- d\u2019Arc.Très actif quand la santé ne lui faisait pas défaut, il occupa les fonctions de président de la Société médicale de Montréal et de la Société de chirurgie de Montréal en 1934.Le docteur Dufresne profitait dc ses jours de détente pour se livrer à la lecture de ses revues chirurgicales préférées.Il faisait alors, sans s'en douter, ce que l\u2019on appelle aujourd'hui une période de recyclage.Le docteur Eugène Dufresne publia dans L'Union Médicale du Canada quatorze excellents articles qui parurent de 1919 à 1943.Les occupations du chirurgien en chef de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu étaient fréquemment consacrées à l\u2019extraction de corps étrangers de l\u2019estomac, du duodénum et de l'intestin; en 1933, il écrivit un mémoire sur « les corps étrangers chez les aliénés ».En 1940, le docteur J.Ernest Cabana quitta l\u2019hôpital Sainte-Justine pour venir prêter main forte au docteur Dufresne à qui il succéda comme chef, lorsque ce dernier fit valoir ses droits à la retraite.Le docteur Eugène Dufresne mourut en 1953.LE DOCTEUR XAVIER-ARTHUR ROBICHON (1882-1925) Le docteur Xavier-Arthur Robichon cest né à Trois-Rivières du mariage de Nicolas-Trefflé Robi- chon et de Caroline Tranchemontagne.Il fit ses études primaires à l\u2019École Sainte-Ursule et son cours secondaire au Collège des Trois-Riviè- res et au Collège Sainte-Marie de Montréal où il obtint son baccalauréat ès arts.Il s\u2019inscrivit ensuite à l\u2019École de médecine et de chirurgie, Succursale de Laval a Montréal, où il reçut en 1906 son doctorat.Il décida de faire ensuite un an d'internat à l'hôÔ- pital qui portait depuis 1880 le nom de Notre-Dame.De 1907 à 1909, il poursuivit à Paris des études de chirurgie.De retour à Montréal, il accepta le poste de prosecteur d'anatomie à l'Université qu'il conserva pendant sept ans.En 1915, il fut nommé chirurgien en chef à l'hôpital Saint-Joseph de La- chine.Occasionnellement, il arriva au docteur Robi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA AND ROBERT en /volumes unoutil de travail déductible de l'\u2019impôt.?LE GRAND ROBERT \u2014 7 volumes indispensables qui vous offrent plus de 200000 citations, de Villon à nos jours \u2026 et qui vous permettent de retrouver le contexte dans lequel chaque mot a été utilisé.Un véritable outil de travail! 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gratuitement et sans engagement de ma volumes.Nom: Prénom: Etablissement (le cas échéant): Adresse: | | | | | | part, une documentation illustrée et détaillée sur le Grand Robert en 7 } | | | | | | | chon d'opérer à l\u2019Hôtel-Dieu où il était considéré comme visiteur attitré °°.Le docteur Robichon était membre de la Société médicale de Montréal.Le docteur Robichon mourut prématurément à l\u2019âge de 43 ans, laissant une famille de douze enfants.LE DOCTEUR LÉONIDAS BLAGDON (1885-1942) Le docteur Léonidas Blagdon fut, avec les docteurs Urgel Gariépy, Albéric Marin, Albert Demers, l\u2019un des médecins qui, à la fin de la première guerre mondiale (1914-18), retrouvèrent auprès de l'hôpital Notre-Dame l\u2019accueil auxquels ils s\u2019attendaient de la part de leurs collègues qui avaient opté pour servir au pays les citoyens de Montréal et des environs.Le docteur Léo Blagdon entra dès cet instant dans le service de chirurgie dirigé par le professeur Oscar-Félix Mercier.I collabora dès 1920 à L'Union Médicale du Canada et jusqu\u2019en 1935, il publia plus d\u2019une douzaine d\u2019excellents travaux.Né dans le comté de Kamouraska, le docteur Léonidas Blagdon fit ses études au Collège Sainte- Anne-de-la-Pocatière et à l\u2019Université Laval de Québec où il termina sa médecine en 1908.Dès son diplôme en mains, il partit pour l'Ouest canadien, où il s\u2019établit successivement à Forget et à Montmartre, dans la Saskatchewan.En septembre 1915, il s\u2019enrôla dans l\u2019Hôpital Général canadien \u2014 Laval n° 6 où il rencontra, pour la première fois, le docteur Urgel Gariépy qui finit sa carrière à la tête du service de chirurgie de l'hôpital Notre-Dame.Trois mois attaché au service de Shorncliffe Military Hospital, il se rendit le 4 juillet 1916 en France où il subit d'abord trois mois d'entraînement a l'hôpital Baujon de Paris où régnait alors le professeur Tuffier.58.William Wood \u2014 The storied Province of Quebec \u2014 Past and Present.Dominion Pub., Toronto, Vol.1V, 1931.En janvier 1917, il entra, avec ses compagnons, à l\u2019Hôpital Laval installé à Troyes, en Champagne.En mars 1917, les membres de cet hôpital reçurent à pleines portes les blessés de l\u2019offensive allemande d\u2019Amiens.Deux mille deux cents blessés arrivèrent en l\u2019espace de trois jours.De concert avec le colonel Rhéaume, il prépara tout pour bien recevoir ces victimes.Tout fut prêt pour attendre les événements.Salles d\u2019anesthésie, d\u2019opération, de stérilisation, de pansements furent outillées et placées aux endroits appropriés.Sa vocation d'orthopédiste se dessina et s'avéra là par les dispositifs ingénieux, par les méthodes et l\u2019adresse de ses réductions confirmées par les résultats heureux qu\u2019il obtenait 5°.La guerre terminée, Blagdon passa les mois de janvier, février ct mars 1919 à suivre les cours de médecine opératoire à l\u2019'amphithéâtre des Hôpitaux de Paris.De retour à Montréal, il fit son entrée en février 1920 dans le service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre- Dame.H aima son métier avec passion parce qu'il fut une grande âme et qu\u2019il avait le sentiment incarné de sa mission.\u2026 Possédant une perspicacité aiguë, doublée d'un flair peu commun, rien ne lui échappait.Il faisait l'examen de ses malades avec minutie\u2026 D'un caractère entier, sa franchise confina parfois à la brutalité.L'écorce était peut-être un peu rude, mais quel grand cœur y battait la-dessous 69, Le docteur Léonidas Blagdon aimait donner l\u2019enseignement clinique aux étudiants; il cherchait toujours à faire image.Le docteur Blagdon fut président de la Société de chirurgie de Montréal en 1936; il était depuis 1931 membre de la Canadian Clinical Association of Surgeons et de l'American College of Surgeons.Aux yeux du docteur Urgel Gariépy, le docteur Blagdon fut un modèle que l'on a pu proposer aux jeunes; «il fut sans défaillance, sans peur ct sans reproche ».59.Gariépy, Urgel \u2014 Union Méd.Canada, 90: 117, février 1942 60.Ibid.(à suivre) 1728 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nadostine marque de nystatine TRAITEMENT SPÉCIFIQUE DES CANDIDOSES I e buccale e Oesophagienne e intestinale e Vaginale e cutanéo-muqueuse Laboratoir Ltée nadeau A O oratory Ltd Montréal -Canada Renseignements thérapeutiques sur demande ge in Efficace, A PT toléré, même LL) \u2018cinq années de traitement \u2018continu 's 3 > ' y 9 \u201c4, Q RQ) | \" æ x D 2 > > Ce \u2014R 7 ou des années \u201cNous avons surveillé pendant cinq ans plus de 1200 malades prenant de l\u2019ibpuprofène et avons conclu que ce médicament est un traitement efficace dans les affections rhumatismales\u201d Sheldrake, F.W.& coll.Articles.13e Congrès International de Rhumatologie, Kyoto, Japon (Oct.1973) p.56.Indications et usage clinique: L'ibuproféne est indiqué dans le traitement de I'arthrite rhumatoïde et de l\u2019ostéo-arthrite.Contre-indications: Ne pas utiliser l'ibpuprofène au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n'a pas été établie dans ces cas.L'ibuprofène ne doit pas non plus être utilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l'acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d'ulcération gastro-intestinaie.Il a été rapporté que I'ibuproféne a été associé a une amblyopie toxique.II importe donc d'avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmotogique complet.Discontinuer le traitement en cas de signe d'amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausées, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie, douleur épigastrique et selles positives au gaïac.Il y a eu quelques cas d'ulcération gastrique ou duodénale, dont certains avec complication de saignement ou perforation.Système nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtalmologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d'autres, rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d\u2019amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ont été publiés.Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de l'acuité visuelle et une difficulté à distinguer les couleurs.D'autres troubles (généralement un scotome central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel.Ces symptômes sont disparus après que le traitement fut discontinué.Réactions cutanées: Eruptions maculo-papuleuses, urticaire et prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement à l'ibuprofène.Des cas d'oedème ont également été signalés de temps à autre.Epreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais il n\u2019y a eu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de l'urée sanguine.Une légère baisse du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite a été signalée chez certains malades.Symptômes et traitement du surdosage: Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d'un an a ingéré 1200 mg d'ibuprofène et n'a subi aucune réaction fâcheuse, sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins d\u2019ibupro- fene ont atteint 711 ug/ml, ce qui est considérablement supérieur à ceux de 90 pg/ml qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés chez des adultes ayant reçu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l'ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, il importe de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit urinaire.Le médicament s\u2019'élimine rapidement, et l'excrétion est virtuellement complète en six heures.Posologie et mode d'administration: Pour obtenir un effet thérapeutique rapide, au début du traitement, surtout dans les cas où l'on passe au Motrin à partir d'autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin à la posologie quotidienne de 1200 mg répartie en 4 doses.Cette posologie peut être diminuée ou augmentée, suivant l'effet thérapeutique réalisé, mais elie doit toujours être répartie en quatre doses.La posologie quotidienne ne peut pas dépasser 2400 mg.Lorsque l'effet maximal est réalisé, la posologie d'entretien doit se situer entre 800 et 1200 mg par jour.Vu l'absence d'expérience clinique, I'ibuproféne n'est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (blancs) en flacons de 100 et de 1000.MEMBRE RIRES LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA jr LS # DON MILLS, ONTARIO {acm | 763 MARQUE DEPOSEE MOTRIN CF 8468 1 nécrologie LE DOCTEUR LÉON O.BEAUCHEMIN Le docteur Léon O.Beauchemin est décédé à Calgary, Alberta, le 30 septembre 1976, à l\u2019âge de 88 ans.Né à Sainte-Monique de Nicolet, il fit ses études au Séminaire local et ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Québec où il obtint son doctorat en 1913.Il s\u2019installa à Calgary en 1914 où il exerça sa profession pendant plus de cinquante ans.Travailleur acharné pour la survie du Canada français dans l\u2019Ouest, il fut président de l\u2019A.C.F.A.et représentant pendant plus de trente ans de I'Alberta au Comité de la survivance française en Amérique du Nord.DOCTEUR JEAN-CHARLES BEAUDET (1899-1976) Le docteur Jean-Charles Beaudet est décédé le 18 février 1976 à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Car- tierville à l\u2019âge de 77 ans.Né à St-Jean-Deschaillons, comté de Lotbinière, il fit ses études classiques au Collège Ste-Anne-de-la- Pocatière et obtint son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval en 1925.De 1925 à 1927, il pratiqua la médecine générale à la Baie-des-Sables (Matane, Québec).Il a obtenu son diplôme en hygiène publique à l\u2019École d\u2019hygiène de l\u2019Université de Toronto en 1929 et il fit ensuite un séjour à Nashville, Tennessee, États-Unis et au Sanatorium du Lac Édouard, Québec, pour compléter ses études spécialisées en santé publique.Par la suite, il a été directeur de l\u2019unité sanitaire du comté de Matane durant deux ans.Puis, il prit charge de l'unité sanitaire de Rivière-du-Loup et Témiscouata jusqu\u2019en 1939.Durant cette période, il entreprit avec un succès remarquable une lutte systématique contre les maladies contagieuses et plus spécialement contre la diphtérie.Il s\u2019intéressa beaucoup à l\u2019éducation sanitaire et il réussit à sensibiliser et à convaincre la population de l'importance de l\u2019hygiène publique comme moyen d'action efficace pour prévenir la morbidité et réduire la mortalité.En 1939, il est promu inspecteur d'unités sanitaires et en 1943, il devenait sous-ministre adjoint au ministère de la Santé où il fut le bras droit du docteur Jean Grégoire, alors sous-ministre de la Santé.Durant les deux décennies qui suivirent, il fut responsable entre autres de l\u2019administration du pro- 1732 gramme fédéral-provincial des subventions à l\u2019hygiène publique mis de l\u2019avant pour améliorer la santé publique et préparer l'avènement de l\u2019assuran- ce-hospitalisation et l\u2019assurance-maladie.Il prit une retraite bien méritée en 1964 à Ste-Thérèse-de- Blainville.Le docteur Beaudet était un homme de devoir qui.malgré une santé fragile, a toujours été à la hauteur de ses responsabilités.Il fut d\u2019une grande loyauté envers ses supérieurs et très respectueux de l\u2019autorité établie.Sincère et attentif envers ceux qui avaient recours à ses bons conseils, il était à la fois accueillant et bienveillant.Il s\u2019est éteint dans la paix et la sérénité.Nous offrons nos sincères sympathies à son épouse, madame Marie-Antoinette Beaudet, à sa sœur, madame Gaston Thibodeau, et à sa famille ainsi qu\u2019à leurs amis.Jean Benoit Bundock et Roger Foley LE DOCTEUR JEAN-LOUIS BEAUDRY Le docteur Jean-Louis Beaudry est décédé à Trois- Rivières le 9 septembre 1975, à l\u2019âge de 65 ans.Il avait fait ses études ct obtenu son doctorat en médecine à l'Université Laval en 1940.À la suite d\u2019études postuniversitaires, il obtint en 1950 du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec son diplôme de spécialiste en obstétrique.Il exerca sa profession à Trois-Rivières.LE DOCTEUR PAUL-EMILE BERNIER Le docteur Paul-Émile Bernier est décédé à Montréal le 28 mai 1976, à l\u2019âge de 59 ans.Il avait obtenu son doctorat cn médecine à l\u2019Université de Montréal en 1948.LE DOCTEUR ANDRE BOUDREAU Le docteur André Boudreau est décédé à Québec le 18 septembre 1976, à l'âge de 50 ans.Diplômé de l'Université Laval en 1954, le docteur Boudreau se spécialisa en toxicomanies médicamenteuses.Depuis février dernier, le docteur Boudreau dirigeait le service de consultation ct d'assistance en toxicomanie au ministère provincial de la Justice.Il avait été auparavant le président-fondateur de l'Offi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA Pussyfoots Voici les CROP ERT Savage! Beaucoup de mamans vous les demanderont.Les Pussyfoots Savage sont parmi les plus populaires chaussures au Canada pour les enfants commençant à marcher.Depuis plus de soixante ans, elles représentent le standard sur lequel sont jugées toutes les autres chaussures de ce genre.Leur bout mocassin arrondi assure au pied tout l'espace nécessaire pour sa croissance.Leur protection hygiénique est assurée, car les Pussyfoots sont Sanitized.Leur semelle antidérapante en cuir suédé ou en caoutchouc texturé, assure une sécurité accrue, Leur forme s'adapte étroitement mais doucement autour du talon et sur le cou-de-pied.Vous pouvez recommander les Pussyfoots Savage en toute confiance.HR aes pr SAY AGC Savage Shoes Limited/Cambridge/Ontario ce de prévention de l\u2019alcoolisme et autres toxicomanies (OPTAT).Bien connu du grand public à la suite de ses nombreuses apparitions à la télévision, le docteur Boudreau s\u2019était vu remettre l'an dernier le Edward Browning Award, récompense destinée à celui qui, chaque année, à le mieux su se mettre en évidence sur le plan international dans le traitement des toxicomanies.Tout au long de sa carrière, il s\u2019est opposé à l'approche répressive du problème des toxicomanies, considérant que l\u2019éducation à plus d\u2019effet que la législation dans la diminution de l\u2019usage des drogues.L'Union Médicale du Canada, consciente du rôle immense, mais ingrat, joué par le docteur André Boudreau, rend à sa mémoire un témoignage posthume d'admiration et déplore la perte d\u2019un pionnier dont la carrière a consisté à battre en brèches les sentiers formés d'obstacles que rencontrent régulièrement tous ceux qui œuvrent dans un champ nouveau, trop souvent au détriment de leur santé et au risque de briser les liens fami- llaux par une présence altruiste au bénéfice de la société.E.D.LE DOCTEUR DAMASE DAVID BOUVIER Le docteur Damase David Bouvier est décédé le 7 juillet 1976 à l\u2019âge de 47 ans.Diplômé cn 1954 de la Faculté de médecine de l\u2019Université de l\u2019Alberta, il exerçait sa profession au Lac LaBiche, Alberta.LE DOCTEUR L.G.DE CHARETTE Le docteur L.G.de Charette est décédé à Pointe- du-Lac le 23 juillet 1976, à l'âge de 75 ans.Il avait obtenu son doctorat de médecine en 1927 à l'Université Laval.Il exerçait sa profession à la Pointe- du-Lac, près de Trois-Rivières.LE DOCTEUR BERNARD DESJARDINS Le docteur Bernard Desjardins est décédé à Ville Mont-Royal le 15 août 1976, à l'âge de 45 ans.Le docteur Bernard Desjardins avait fait ses études à l'Université de Montréal qui lui décerna son diplôme de doctorat en 1948.Le docteur Bernard Desjardins était membre de l'hôpital Bellechasse.LE DOCTEUR FRANÇOIS DESMARCHAIS Le docteur François Desmarchais est décédé à Montréal le 13 juin 1975.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1969 à l'Université de Montréal.1734 LE DOCTEUR LORENZO FORTIN Le docteur Lorenzo Fortin est décédé à Saint- Hyacinthe le 4 juin 1976, à l'âge de 72 ans.Il avait obtenu son doctorat en 1931 à l'Université Laval de Québec.En 1952, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui décerna un certificat de spécialiste en maladies pulmonaires et tuberculeuses.LE DOCTEUR JULES-ANDRÉ FRANCŒUR (1932-1975) Le docteur Jules-André Francœur, né à Charny, à fait ses études secondaires à Québec et sa méde- céne à Ottawa où il a obtenu son doctorat en 1958.Il a fait son internat à Manchester, Conn., et sa résidence à Ann Arbor, Michigan, et à l'Hôpital Général d'Ottawa.Il a exercé ensuite sa profession à Maniwaki au Québec et au Foley Medical Group de West Beverly, en Californie.I! est décédé subitement le 3 août 1975.LE DOYEN GASTON GIRAUD (1888-1975) La Faculté de médecine de Montpellier est endeuillée par la disparition, le 16 janvier 1975, du doyen Gaston Giraud, qui pendant tant d'années domina la pensée médicale montpelliéraine et fran- gaise.Le doyen Gaston Giraud naquit a Privas, le 10 octobre 1888, d'une famille de vieille souche ardé- choise.Ses études secondaires, régulièrement couronnées de lauriers, se déroulèrent dans sa ville natale, au collège qui fut aussi sa maison, puisque son père y était principal en même temps que professeur de physique.Commencées en 1905 à la Faculté de médecine de Montpellier, ses études marquèrent le début de la prestigieuse carrière dont les grandes étapes figurent au verso de la médaille gravée en 1961 à son effigie : 53 ans de vie hospitalière, 43 ans de vie universitaire, 32 ans d\u2019enseignement magistral, 19 ans de décanat.Gaston Giraud est externe des hôpitaux de Montpellier en 1908 ct interne en 1911.Son internat est interrompu par la première guerre mondiale et, en 1919, le jeune soldat retrouve la blouse blanche d'interne dans le service de son maître, le professeur Rauzier.Sa carrière hospitalière se poursuit comme chef de clinique chez le professeur Vedel, et 1923 L'UNION MÉDICALE DU CANADA LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le 1er septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l'extérieur devraient soumettre leur demande d\u2019appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l'examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s'ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation: b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens: c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario K1M 1P4.AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d\u2018entrée en vigueur) Nom Ancienne adresse (en caractères d\u2019imprimerie) Nouvelle adresse CL Co _ (en caractères d\u2019imprimerie) À partir du Prière d'expédier à: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 1735 marque la première grande consécration universitaire avec l\u2019agrégation de médecine.Gaston Giraud, en 1928, devint titulaire de la chaire d\u2019hydrologie.Il succède en 1932 au professeur Louis Rimbaud à la chaire de propédeutique médicale.En 1937, il succède au professeur Vires à la chaire de clinique médicale et poursuivra pendant vingt-trois ans, aux Cliniques Saint-Éloi, sa carrière de grand médecin hospitalier.Appelé par le doyen Euzière à lui succéder au décanat, en 1941, à une époque difficile, il fut l\u2019un des doyens les plus brillants que connut la Faculté de médecine, ct l'inexorable limite d\u2019age vint, le Il\u201d octobre 1960, interrompre l\u2019activité débordante d\u2019un homme en pleine posssession de ses moyens.LE DOCTEUR LORENZO DE GRANDPRÉ Le docteur Lorenzo De Grandpré est décédé à Valleyfield le 17 juillet 1976, à l\u2019âge de 73 ans.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1928 à l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR CHARLES-ÉMILE GRIGNON Le docteur Charles-Émile Grignon est décédé le 4 août 1976 à l\u2019âge de 70 ans à l\u2019hôpital Notre- Dame dont il fut chef du service de médecine.Le docteur Charles-Émile Grignon avait obtenu en 1930 son doctorat en médecine à l\u2019Université de Montréal.Après un stage d\u2019internat, il fit des études postscolaires de spécialisation en endocrinologie.En 1955, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui décerna un certificat de spécialiste en médecine interne, qu\u2019il compléta en 1970 par la reconnaissance de sa compétence en endocrinologie.Le docteur Charles-Émile Grignon fit également carrière dans l\u2019enseignement.L'Université de Montréal, après lui avoir décerné le titre de professeur agrégé, le nomma professeur titulaire de médecine interne.Il fut pendant plusieurs années secrétaire de la Faculté de médecine.Il était le frère des docteurs Jean et René Grignon, tous deux membres du Conseil des médecins de Notre-Dame, à qui L'Union Médicale du Canada adresse ses plus sincères condoléances.L'Union Médicale du Canada dont il fut l\u2019un des collaborateurs assidus, doit également un témoignage de reconnaissance au docteur Charles-Émile Grignon qui, de 1938 à 1964, lui a confié pour publication seize excellents articles dont la plupart s'adressaient à des thèmes d\u2019endocrinologie.1736 L\u2019insulinothérapic dans le diabète, le coma diabétique ct les hypoglycémiants oraux, de même que le syndrome de Cushing, la maladie d\u2019Addison, l'emploi de l'ACTH dans l'hépatite infectieuse, la dysli- pidémie athéromateuse, la thyroïde ct le pancréas étaient les sujets favoris du docteur Charles-Émile Grignon qui, en plus de ses écrits, à pris part à de nombreux congrès.Le rôle que le docteur Charles-Émile Grignon joua à la Faculté de médecine a été d\u2019une grande importance, car il fut le trait d\u2019union entre les anciens du Conseil et la génération qui n\u2019avançait qu\u2019à pas très lents.Grâce au concours éclairé du doyen Edmond Dubé, le docteur Grignon fut l'un de ceux qui ouvrirent la porte du cénacle.Il fut un compagnon loyal et probe; ses interventions étaient efficaces et ne blessaient personne.Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR ROBERT JOLY Le docteur Robert Joly est décédé à Joliette le 12 septembre 1976, à l'âge de 52 ans.Médecin diplômé en 1951 de l\u2019Université de Montréal, il était directeur médical de l'Unité sanitaire Joliette-Ber- thier.LE DOCTEUR HENRI LALIBERTÉ Le docteur Henri Laliberté est décédé à Québec le 13 mai 1976, à l\u2019âge de 83 ans.Né à Deschail- lons, comté de Lotbinière, il fit ses études secondaires au Collège Sainte-Anne de la Pocatière et il obtint sa formation médicale à l'Université Laval qui lui accorda le doctorat en 1919.Le docteur Henri Laliberté voulut poursuivre ses études et il s\u2019inscrivit à la Sorbonne de Paris où il suivit les cliniques des grands services de cardiologie français; il compléta ses recherches par un stage à Boston.En 1952, il obtint un certificat de spécialiste en médecine interne et en cardiologie du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Il occupa la chaire de clinique médicale a 1'Université Laval qui le nomma, en 1963, professeur émérite.D'abord assistant du professeur Arthur Rousseau, le docteur Henri Laliberté fut un des pionniers de la médecine interne à l'hôpital de l'Enfant-Jésus dont il dirigea le service pendant plus de trente ans.Durant cette période, il fit paraître en 1940 et en 1946 deux articles dans L'Union Médicale du L'UNION MÉDICALE DU CANADA = LA DRE = oss a aus gs Cr Lo oo i 2x Le, pe sp eo 2 oo oo one ace NRT + pa Rea RRR GES RAs ERIE Fes = sn Es AEE EAE pis dr cas Trois RB See oo pm SNe es LR A Cyne Slots RTT EL Sa a i I Er Cate oo EE és ner oz BEE og Sms pen ANSE = 2 SAN Sh = = \u2014_ a - = S = so wo iz 2 7 sue à © 2 ZA He 2 ës 2, « Pre a 4! oy ASIE 4 3 ra œ ae > = gx vy Soa x TUNE i ta 2 oe > 222 À 3 s + > Ë F4 > \u20ac .5 Nt wh SE Dh TR \u20ac bi AEN A #5 sè ul eo 3 Es 2 à = SR Gr as, ÉRE Ë 7 cr a ET & A ee ¥ gh RE \u201d æ a 5 24 > = >= & nt £ # SX À 5 = EN 3 obus ë = i x 5 565 ) 3 # su © 2% BY RA iy fp Si er 3 3 # SFL = a À és © FRE iF 5 # nu iB n 3 £4 Aa = : 53 LF gl: 3 = ox a > > se A 7 AR Tn ; Ps = a Sin px & 2 5 7 5 ; = 2 =.#% 4 = À = = ¥ - = , 1 $ ; pd \u201c 7 2 rE 2 +.= à 2.| = 5 i = 5 4 5 i ; i 5 R ##; Ë vêtue 5 a rail bd # BA : RE i 4 + i iW A = 2 21 at Bias v wu Wii g i v \\ v ii 4 3 Hi i Fe, z (rit rut ko 7% a Y vc, > Cn Canada, l\u2019un sur la maigreur hypophysaire et l\u2019autre sur le traitement de l\u2019angine de poitrine et de l\u2019infarctus du myocarde en clientèle.Le docteur Laliberté se retira il y a plusieurs années de la pratique active à sa résidence de Cap Rouge.Il termina ses dernières années à la Résidence Saint-Dominique de Québec.L'Union Médicale du Canada offre l\u2019expression de ses plus vives condoléances à la famille du docteur Henri Laliberté, à son épouse et à ses enfants, plus spécialement à son fils Jean-Charles, interniste, et à son gendre, le docteur Martin Laberge.Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR LIONEL LAMY Le doyen d\u2019âge des médecins de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le docteur Lionel Lamy, est décédé le 17 avril 1976, à l\u2019âge de 89 ans.Né à Saint-Léon de Maskinongé le 8 avril 1887, il fit ses études classiques au Collège Saint-Laurent et ses stages d\u2019étudiant à la Faculté de médecine de Laval à Montréal où il obtint, en 1916, son doctorat.La même année, il entra à l\u2019Hôtel-Dieu à titre d\u2019interne et il y remplit si bien ses fonctions qu\u2019il devint bientôt chef interne.Vers 1919, soit peu après l\u2019armistice du 11 novembre 1918, il se rendit à Paris pour poursuivre ses recherches en médecine interne.Deux ans plus tard, il revint à Montréal où une place de médecin bénévole lui fut offerte dans le service du professeur Théodule Bruneau, où il retrouva ses anciens patrons, les docteurs Guy Hamel, Hyacinthe Lebel et Louis-Philippe Robichaud.Pendant plusieurs années, le docteur Lamy apporta son concours à la bonne marche du service; il était fidèle à la visite du matin et il lui arriva fréquemment de donner la clinique aux étudiants; il ne convoita jamais un poste de professeur à la faculté.Il ouvrit un bureau de consultation et rapidement il devint un médecin très couru; une clientèle civile et religieuse accapara tous ses instants.Il était, en plus, consultant à l\u2019infirmerie de plusieurs communautés religieuses et, en bon laurentien, il mit sa compétence et son expérience au service des Pères de Sainte-Croix.Sans cesser d\u2019être leur médecin titulaire, le docteur Lamy abandonna sa clientèle et il accepta d\u2019occuper le poste de directeur médical du Bureau de constatations des guérisons survenues à l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal par l\u2019intercession du Frère André.1738 Pendant dix ans, le docteur Lionel Lamy joua à Montréal le rôle que le docteur Boissarie tint à Lourdes.Chaque jour, il tenait sa consultation sur place, écrivait l\u2019histoire de cas, scrutait les antécédents, examinait scrupuleusement chacun de ceux qui se présentaient à lui comme bénéficiaires d\u2019une modification majeure de leurs maladies ou infirmités.Le docteur Lamy, probe et sincère, était soucieux de poser un jugement sûr; aussi avait-il réuni autour de lui une dizaine de spécialistes de toute discipline qui lui apportaient leurs propres commentaires et qui discutaient avec lui le résultat des épreuves de laboratoire et des rayons X.Le docteur Lamy, prudent, ne rendait pas de jugement extemporané; il exigeait des examens de contrôle à brève et à longue échéance et il n\u2019acceptait pas que l\u2019on proclame sans preuve médicale tout fait dont on lui faisait mention comme d'une transformation extraordinaire.Après dix ans de cet arbitrage fort difficile et voulant garder la sérénité qui ne l\u2019avait pas quitté, le docteur Lamy reprit contact avec ses anciens malades et éloigna de ses soucis celui d\u2019avoir à trancher dans le vif des controverses possibles.Malheureusement, avec l\u2019âge, le docteur Lamy devint à son tour victime des maladies gériatriques: les yeux, les oreilles, l\u2019apparcil locomoteur déclinèrent lentement d\u2019abord, puis rapidement.Ses facultés intellectuelles furent les dernières à briser un organisme jusque là énergique et fort.Le docteur Lamy était un médecin sympathique, civilisé et déférent.Les malades mettaient leur confiance en lui et suivaient ses prescriptions et diètes à la lettre.Que son épouse, ses enfants, ses amis et ses collègues acceptent l'expression des sincères sympathies que L\u2019Union Médicale du Canada leur adresse dans cette lourde épreuve.Edouard DESJARDINS LE DOCTEUR ALFRED LANDRY Le docteur Alfred Landry est décédé le 4 septembre 1976 à l\u2019âge de 84 ans.Il avait obtenu en 1920 son doctorat à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Il était à la retraite depuis plusieurs années.LE DOCTEUR NAPOLÉON LANGIS Le docteur Napoléon Langis cest décédé à Ri- mouski le 26 juin 1976, à l\u2019âge de 63 ans.Reçu médecin à Laval en 1941, le docteur Langis s\u2019était spécialisé en anesthésie-réanimation et il avait L'UNION MÉDICALE DU CANADA Te 2 oa = py oo = us ruse ane x one po on = coi ve a.opp el Lo oe A PS ver 2 ort es es > os EEN Sy a) Sra Geos = ss es = Cans Fas Xs EAR RTE Sa STE it EG x IE 2e Say \u2014 EPO hs a = is SE ac \u2014 x EIR pr ES ec cure te Sk der EA 723 ck TE ge Arc 0065 ea co ee ci Esa ce pee as ea ES 5 fx a 5 0 BC SE = 5 EE RE = PARES EHR de x pa =, i = 2 Fe Be = = = PE EY = yl i = = z E 2 ES ® pes ; = AE & de A dé à 5; = + 7 ay Spar.= YF eh = GE RE ps oe oe en i LTE ssi 5 3 3 on $y x Sige or Lf Sis i & i: or 2 ay, LS sf a = + ef HE i = \u201c = = 3 = A = 0, #.ott = ae 7 be = oy = 5 == = = = oT va pe # = x i ow i gr > E = = = 2 = A = a a GE z > PN Ë bt £22 = res pe : i: ro EE 5 or = i 7 = wr 7 i Fa BE = * ei ja E+ pa = = Hh i = = = Es i % a 3 = se ES Ei ie 5, uw 3 ¥ ate 5 si ny A ee Ÿ se i = Ee = = # PS re.> # = it 4 2 = 5; # sf x - Pe = 5-5 5 ELLE EST < al SA i i 5 = i A £ ï i se - 5 So = = a 4 2 - ie = , 5 2 = x 7 Et Æ ah EN io = i À fo A oF +5 = i iE zÉ - & 2 oy = = wii > = gous, acy a a pour la qualite 3 ng A Ee \u2018 RE = ER \u201cEL = = or a or as A.que as ny a pas de subsfitut > 7 I Je c Wh FA = PARCE QU LA PENICILLINE QUI OFFRE DAVANTAGE sé .gh oh S Des a Hy S 7 an & is or = + Rey Fo i Rk i t a 3 sel a Po > es Lis = = = wa oc ts pes A A sise oo ES IE \u2026 gt = ne E \u201clp oo » i 2 = a 4 gic = by Pe = = 2 er Go = ms pe Te a Bi Le est iar Zs i RE 2 5 4 \u201chag © er Es a si = Ex 5 2% \u201c 2 ar $ > pu % Fo os fe ce Te 22 oi oh an SEE pe = A + Te 4 he wo » A SE = sex ces Se pu a 5 > = 5 i, 7 mes\u201d a i ba) 2 = HE 7 a = > = = i > Fa i i si 5 gars = te bs, ; Res 7 = o£ zo Be Con = a ny =.= is = = = 5 En 25 or gw £7 © À ii, 3 # i SE % a Ei 4 = £2 4 pri Haw 4 all ray z { be rs 7 / 5 Top oh za Ea SE = ra 5 7 RA = a Es LS se ir je A OZ = ES = Bing CH of 2 [5 at jar 2, Sn a, es rd = WY = D PE = De = ie iby ja # 8 SE = É .wr pe = i = = 2 Ld eat = de a se a mis 2 2 A) pe aL Er wo = = Wey À ka ¥ a = A gi > ET Sens sa + = er or Horr A 1 0B ie a SE 5 # a 73 i = \" ft iy gr oil = 4 Bs w qi à \u2019 y i 2 + 25 Pl A \u201c7 po i ) = ce 2; ä Pi oi = = ay Tout comme le totem s'impose d\u2019emblée, ORBÉNINE* (cloxacilline) s'impose d\u2019emblée au milieu des autres pénicillines.ORBENINE EST EFFICACE: Elle est douée d\u2019une excellente absorption, elle est bactéricide et elle couvre un spectre | étendu de germes gram positifs.Elle convient parfaitement au traitement des in- | fections des voies respiratoires supérieures et des infections des tissus mous puisqu'elle est efficace contre les pneumocoques, les | streptocoques et les staphylocoques, notamment la plupart des souches bactériennes | pénicillino-résistantes.ORBÉNINE OFFRE LA SÉCURITÉ * FONDAMENTALE D'UNE PENICILLINE: O R B E N N E Cette propriété possède une importance par- ) ticulière dans le traitement des personnes la pénicilline qui jeunes, des personnes âgées et des personnes débiles.Orbénine étant une pénicilline, sa toxicité n\u2019augmente pas avec offre DAVANTAGE! l'importance des doses comme c\u2019est le cas de la plupart des autres antibiotiques à spectre moyen.ORBÉNINE EST ÉCONOMIQUE: Le prix d'Orbénine est inférieur à celui de la SL loth onus Gram posilit les plus courantes.notamment les infections mixles et plupart des marques d'érythromycine, égal à les steptococcies béla-hemolyliques elles p ccies.Toutes les phyloc celui de la pénicilline V; en fait, elle coûte micro-organismes fant sensibles que dis \u201cressstants Dans ls infections graves 3 Saphyiocoques > i : cemies.les osteomyélites.les endocardiles, les pneumonies et les staphylococcies des diabeliques a peine quelques cents de plus par jour que la ce micro-orgamsme est I'agent etiologique probable et qu'on doit inslaurer le trastement avant que les pen icilline G.de l'antibiogramme ne soient conaus.on administre d'abord L'ORBENINE imjectable On peut adminisir : - remment L'OBENINE orale ou passer à celle-ci lorsque la phase aigue es! revolue CONTRE-INDICATIONS( Pour toutes ces raisons, OR BENIN E est la à la pemcilline.MISE EN GARDE.Les connaissances actuelles indiquent que L'ORBENINE n est pas fox! pénicilline qui offre davantage.fore.le rem ou ta lignee rouge de la moelle: cependant.l'experience clinique etant hmilee a ce $ preferable de proceder a des prises de sang el à l'examen des fonclions hepatique el renale au therapie prolongee.Lorsque la pénicilline atteint des concentrations excessives dans le liquide ce dien.il est p le que sur des symplo neurotoxiques tels que des spasmes myoclo I'hyperrefiexie el méme une perte de conscience A moins que l'administration du medicament ne soil pue ou que la posologie ne soit reduile.le syndrome peul s'aggraver jusqu'a | etat de mal.le coma et pénicilline ne fraverse pas normalement la barriere hemalo encephaliyue en quantite appreciable qu'on e des doses {atte plusieurs meg.par jour) en presence d'infla meninges.de lesion de 1a fonction renale ou au cours de derivalion à l'aide du cœur poumon artificiel.chez les vieillards.11 est possible que surviennent les reactions loxiques decrites plus haut Bien Jamais rapporte de complications de cel ordre avec L'ORBÉNINE.11 faut tenir compte de la possibilite _ produisent.REACTIONS INDESIRABLES- Ce sont celles de la pemcilline G et par consequent.à l'occa: ) ) possible que sur t les epip ts eryiheme.nausees.selles molles.monilrase, eut oedeme aigu angio-neurotique de Quincke et plus raremen! l'anaphylanie POSOLOGIE ORALE ADULT infections bemgnes ou de gravile moyenne 250 2 500 mg aux 6 heures.A prendre de preference avant les repas Maintemr la thérapie au moins 5 jours Dans les infections graves.les prises pi doublees.ENFANTS: de poids inferseur à S kg (11 livres) 250 mg par jour de poids superieur a 5 kg Faites parvenir le bon de commande suivant aux mais inferieur à 40 kg [85 livres] 50 mg/kg par jour La dose quolidienne totale doit èlre divisés i prises egales admimsirees aux 6 heures POSOLOGIE PARENTERALE Consulter le dephasi de condil Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale A, ; PRESENTATION ORBENINE.gelules (nou el orig à 250 mg et a 500 mg.ORBENINE liquide 125 mg Montréal, Canada et vous recevrez à titre gracieux, cilline à la c à the [5mi) apres reconstilution ORBÉNINE impectable 250 mg.500 mg ou 2000 mg de \u20ac une re roduction de illustration du totem réte .flacon Renseignements supplementaires et bibliographie fourais sur demande REPRODUCTIONS \u201c72 CR P : à encadrer.PRETES A NOM ENCADRER lin'yo pos de substitu A - ADRESSE _ _ a Pte hé LETTRES MOULÉES Laboratoires Ayerst, division de Ayerst, McKenna & Harrison.Limitée Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM.INC A AEA Le [acim] 5265-3F : NOM DE LA REVUE gta 6 \u20ac pi pf pte obtenu en 1954 un certificat de spécialiste en cette discipline du College des médecins et chirurgiens de la province de Québec.LE DOCTEUR CHARLES-ANTOINE LANGLOIS Le docteur Charles-Antoine Langlois est décédé le 21 septembre 1976 à l\u2019âge de 86 ans.Il avait été reçu médecin en 1917 à l'Université Laval de Montréal.Il s\u2019est immédiatement orienté en électrologie.Il fut d\u2019abord membre du service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu, alors dirigé par le docteur A.H.Desloges, puis assistant des docteurs Léo Pari- seau et Albert Jutras.Il fut également radiologiste à l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, alors sous la direction du docteur Leglius A.Gagnier, fils.Le docteur Langlois avait obtenu son certificat de spécialiste en radiodiagnostic et en radiothérapie en 1952 du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.L\u2019Union Médicale du Canada offre ses condoléances à la famille du docteur Langlois.E.D.LE DOCTEUR ANDRÉ LARAMÉE Le docteur André Laramée est décédé au début de juin 1975 à l\u2019âge de 59 ans.Docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal, promotion de 1943, il a obtenu en 1952 son certificat de spécialiste en psychiatrie du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.LE DOCTEUR ROSAIRE LAUZER Le docteur Rosaire Lauzer est décédé à Montréal le 25 septembre 1976, à l\u2019âge de 76 ans.Diplômé en médecine de l\u2019Université Laval de Québec en 1925, le docteur Rosaire Lauzer fit ses études post- universitaires en urologie et en chirurgie générale.I fit partie de service de chirurgie des hôpitaux Saint-Luc et Pasteur de Montréal.Le docteur Rosaire Lauzer fut membre du Comité de collaboration de l\u2019Union Médicale du Canada où, de 1936 à 1963, il publia dix-huit excellents articles.L'Union Médicale du Canada offre à la famille Lauzer l\u2019expression des plus sincères condoléances des administrateurs et des lecteurs du Journal.E.D.LE DOCTEUR D.SCLATER LEWIS Le docteur D.Sclater Lewis est décédé à Montréal le 13 septembre 1976, à l\u2019âge de 91 ans.Diplômé de l\u2019Université McGill en 1922, le docteur Sclater Lewis a été directeur du département de médecine à l\u2019hôpital Royal Victoria et professeur TOME 105 \u2014 NOVEMBRE 1976 éstiése dde sé nees émérite de l\u2019Université McGill.Il a été archiviste honoraire et bibliothécaire du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada.Il a écrit deux volumes importants, l\u2019un sur l\u2019hôpital Royal Victoria de Montréal et l\u2019autre sur Les origines et l\u2019évolution du Collège Royal du Canada.E.D.LE DOCTEUR YVES LOISELLE (1945-1976) Le docteur Yves Loiselle est décédé le 1 juin 1976, à l\u2019âge de 31 ans.H avait obtenu son doctorat à l\u2019Université de Montréal en 1968.Il fit par la suite du service à l\u2019hôpital de Chashasitich de Fort George à la baie James.À son retour à Montréal, il décida de se spécialiser et il commença un stage de résident en radiologie diagnostique à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.LE DOCTEUR ROGER MARCHAND Le docteur Roger Marchand est décédé à Montréal le 9 octobre 1976, à l\u2019âge de 39 ans.Docteur en médecine en 1963 de l\u2019Université Laval de Québec, il fit des études postuniversitaires qui lui permirent d'obtenir en 1970 un certificat de spécialiste en chirurgie orthopédique du Collège des médecins et chirurgiens du Canada.LE DOCTEUR H.PAUL MELANSON Le docteur H.Paul Melanson de Moncton est décédé le 20 août 1976, à Fort Meyers, Floride, à l\u2019âge de 72 ans.Le docteur H.Paul Melanson avait fait ses études à McGill et obtenu son doctorat en 1929.Il était spécialisé en chirurgie générale et retraité depuis un certain temps.LE PROFESSEUR JACQUES MONOD « Quelques 2,500 personnes \u2014 scientifiques, personnalités politiques, représentants du gouvernement \u2014 ont rendu à l\u2019Institut Pasteur, un hommage solennel au professeur Jacques Monod.Au cours de la cérémonie \u2014 qui s'ouvrit sur une cantate de Bach dont Jacques Monod avait dirigé personnellement l\u2019interprétation, pour la dernière fois, le 30 mars 1938 \u2014 Mme Simone Veil, ministre de la Santé, prononça un discours, de même 1741 Sl VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE HYPERTENSION ESSENTIELLE .Gn Idorgglghlorothiazide) A EFFICACITÉ x : NEES contient LIT) agentæquise sont révélés efficaces pour P crags i Cathie e A A CET de Jug debgut- Gey DES ORGANES VITAUX SUPRES*aaptrib FA Ryde ati ne effets ME Pp A ! Ce SIMPLICIT Far POSOLOGIE LR EN YE footie contrairement À certaine-autr ypertenseurg q écesSitent ne pos ie mpiqués CONVIENT UNE GRANDE { VARIETE DHYPERTENDUS SUPRES*®nvient PWASrande variétéd hypertendus, y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d\u2019insuffisance cardiaque congestive. SUPRES (methyldopa et chlorothiazide INDICATIONS Hypertension essentielle.RESUME POSOLOGIQUE ; La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3 g de méthyldopa et de 1 à 2 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*-250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose} sans aggraver l'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypertensifs On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l'hydra- lazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l'augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothia- zide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie; grossesse et allaitement (voir \"Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C'est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l'on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver l'hyperazo- témie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l\u2019on note de l'hyperazotémie ou de l\u2018oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de ta tension artérielle surtout au début du traitement quand le chloro- thiazide est utilisé en même temps que d'autres antihyper- tenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seulement lorsque c\u2019est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulceration après l\u2018usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques bts GAS i MS de dd ut Gti] buccaux.Ces lésions ont causé de l'obstruction, des hémorragies et des perforations.I! a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l\u2019emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro-intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupçonner de l'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une héma- trocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la medication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de l'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyl- dopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s'est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.Il peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose compatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à douze premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de I'anesthésie, de I'hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo- athétosiques involontaires chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébrovasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l\u2018urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l'hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à l'ACTH ou d'ingestion insuffisante d'électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour fa vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d'une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubo- curarine.L'effet antihypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n\u2019est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.l'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'iode fié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroidiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypo- phosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par I'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades l'hyper- uricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Methyldopa - Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d'hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovascu- laire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l\u2019on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signatés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro-intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l'anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques « * allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir \u201cPrécautions\u201d) ainsi qu'une augmentation de l'urée sanguine.On a rarement signalé de l'éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie, de la pancréatite et de l'inflammation des glandes salivaires.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de I'oedéme a laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.I! faut cesser le traitement si l'oedême progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On reléve a l'occasion de l'enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.Il peut arriver que l'urine exposée à l'air devienne foncée.Chlorothiazide Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du systôme nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Aéac- tions du système cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'aicool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d'hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécro- sante (vascularite, fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Agactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758 \u2014SUPRES*-150, a 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759\u2014SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.MEMBRE (MC-351a) *Marque déposée Frosst MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTREAL) QUÉBEC qu\u2019André Lwoff et le professeur Royer, président du conseil d\u2019administration de l\u2019Institut Pasteur.» « Nous avons demandé au professeur Jean Hamburger de mettre en lumière ce qui, selon lui, constitue l\u2019essentiel de l\u2019œuvre scientifique du professeur Monod.Jacques Monod, dont Jean Hamburger, précisément, avait écrit: « Grisante est l'idée que l\u2019intelligence et l\u2019effort humains ont aujourd\u2019hui des clés nouvelles pour pénétrer les mécanismes du développement de la vie.».Ces quelques lignes, extraites du journal de Paris, Le Figaro, édition du 10 juin 1976, expriment mieux que nous ne saurions le faire les regrets que la mort du professeur Jacques Monod, de Paris, a suscités en France et dans le monde entier.Jean Hamburger a titré son éloge funèbre: L\u2019éthique d\u2019un pionnier.« Ainsi, l\u2019œuvre de Jacques Monod est celle d\u2019un pionnier, source de réflexions décisives pour tous ceux que passionne notre singulière aventure.Puissent les hommes qui nous gouvernent se convaincre que les Jacques Monod, les André Lwoff, les François Jacob et les nombreux autres chercheurs français des sciences de la vie sont peut-être les meilleurs ambassadeurs de la présence française dans le monde.» LE DOCTEUR FRANK NOËL Le docteur Frank Noël est décédé à Shawinigan- Sud, à l\u2019âge de 80 ans.Après ses études classiques faites au Collège de Nicolet, le docteur Frank Noël a étudié à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal et obtenu son doctorat en 1926.Il a été un temps coroner de son district.LE DOCTEUR JACQUES NOËL zs 124 N Le docteur Jacques Noël est décédé à Montréal le 10 août 1976, à l\u2019âge de 34 ans.Docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal, promotion de 1965, le docteur Jacques Noël fit des études postscolaires à Montréal.Il exerçait sa profession à Montréal.LE DOCTEUR CHARLES-EUGÈNE PARENT (1888-1976) Le docteur Charles-Eugène Parent est décédé à Sedley, Saskatchewan, le 26 mai 1976, à l\u2019âge de 88 ans.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec et obtenu en 1911 son doctorat.Il était à la retraite depuis nombre d\u2019années; il occupa le poste de coroner de district.1744 Pour prévenir ou combattre les envahisseurs possibles de la peau L'onguent Neosporin (polymyxine B, néomycine, bacitracine) NEOSPORIN Onguent, crème, aérosol, poudre Indications: Aéroso i Poudre; Infections cutanées bactériennes superficielles.me; Troubles dermatologiques infectés, surtout lorsque les lésions sont humides ou suintantes.Pour la prévention de la contamination bactérienne des brûlures, des greffes cutanées, des incisions et autres lésions propres.Dans les cas d'abrasion, de petites coupures et plaies, la crème peut empêcher l'infection et permettre une guérison normale.On : Toute lésion infectée ou pouvant être infectée par des bactéries.Contre-indications: Hypersensibilité à l'un quelconque des composants du produit.Précautions: Comme avec les autres préparations antibiotiques, l'usage prolongé peut donner lieu à une pullulation de germes non sensibles, y compris de champignons.Si celo se produit, les mesures appro- riées doivent être appliquées.Poudre N'est pos destinée à l'emploi en chirurgie dans es conditions stériles.Si des signes de réaction allergique se manifestent, cesser la médication.A viter de pulvériser dans les yeux.Surdosage, traitement: Lavage d'estomac.Posologie: Aérosol: Agiter énergiquement avant de s'en servir et entre les pulvérisations.Faire des pulvérisations intermittentes de 1 seconde, & une distance de 8 pouces.Crème: Appliquer une petite quantité 2 & 5 fois por jour, selon les besoins, en frictionnant doucement si les conditions le permettent.Poudre: Appliquer sur la région affectée selon les Besoins.Spo : Appliquer de 2 à 5 fois par jour sur la région affectée.Recouvrir d'un pansement ou laisser à découvert.Présentation: Aérosol; Choque gramme de poudre antibiotique renferme 323 000 unités de sulfate de polymyxine B, 26 000 unités de bacitracine zinc, 226 mg de néomycine dispersés dans un propulsif inerte qui s'évapore instantanément lors des pulvérisations, lais- sont sur la surface traitée une pellicule de fine poudre antibiotique.La durée approximative de la pulvérisation du contenu du récipient est de 100 secondes.Aéroso! de 90 grammes.me; Choque gromme renferme 10 000 unités de sulfate de polymyxine B, 5 9 de sulfate de néomycine (équivalent à 3,5 mg de néomycine de base), 0,25 mg de gramicidine dans une crème évanescente blanche comme véhicule, el un pH d'environ 5.0.En tubes de 15 g.; Chaque gramme renferme S 000 unités de sulfate de polymyxine B, 400 unités de bacitrocine zinc et 5 mg de sulfate de néomycine dans un excipient de troléine & faible point de fusion.n tubes de 15 et de 300.P : Chaque gramme renferme 5 000 unités de sulfate de polymyxine B, 400 unités de bocitracine zinc, 5 mg de sulfate de néomycine dans un véhicule de ove soluble.n flacons poudreurs de 10 g.Documentation supplémentaire envoyée sur demande.Calmic Limited LaSalle, Qué.Une compagnie Wellcome *Nom déposé C.5010 à la portée = de vos as # pour les petites coupures, les brilures: jet les blessures légères lorsque l'infection empêche la cicatrisation.: æ action à large spectre et &.effet | chevauchant bactéricide contre.les \u2026 pathogènes sensibles de la peau, les organismes gram positifs et gram \u201cnégatifs : à renferme la polymyxine B \u2014 qui \u2018s'est montrée plus efficace que la genta- micine contre Pseudomonas deruginosa* ] # de plus, d'une grande efficacité contre les dermatoses que vous rencontrez fréquemment dans votre pratique; telles que l'eczéma, l'ecthyma, l'impétigo 1.Adler, J.L.et Finland, M.: Appl.Microbiol 29:870, 1971.L'onguent ENeos por in (polymyxine B, néomycine, bacitracine) *Nom déposé Calmic Limited LaSalle, Qué.Une compagnie Wellcome Pour les renseignements posologiques, consulter la page 1744.C-5010 LE DOCTEUR ROLAND PICHETTE Le docteur Roland Pichette est décédé à Québec le 30 avril 1976.Il avait obtenu son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval en 1949.LE DOCTEUR GERMAIN PINSONNEAULT Le docteur Germain Pinsonneault est décédé subitement à Montréal le 20 avril 1976, à l\u2019âge de 76 ans.Né à Qu\u2019appelle, ville de l\u2019Ouest Canadien, Germain Pinsonneault a fait ses études classiques de 1910 à 1920 au Collège de l\u2019Assomption, après quoi il décida de se rendre en France où il s\u2019inscrivit à l\u2019Université de Lille.La Faculté de médecine lui décerna, en 1928, son doctorat après présentation de thèse.De retour au Canada, le docteur Germain Pinson- neault exerça sa profession à titre d\u2019omnipraticien.Peu après l\u2019ouverture à Maisonneuve de l\u2019Institut du rädium logé dans l\u2019ancien Hôtel de Ville de Mai- sonneuve, le docteur Germain Pinconneault fut invité par le directeur de l\u2019Institut, le docteur Ernest Gen- dreau à prendre charge de la section de médecine interne.Le contact quotidien avec les cancéreux qui constituaient la majorité des clients de l\u2019Institut fit germer dans l'esprit de Pinsonneault l\u2019idée d\u2019orienter dorénavant ses études vers la radiothérapie et son corollaire : le traitement des malades par le radium.Encouragé dans cette voie par ses collègues de l\u2019Institut, les docteurs Édouard P.Grenier, Hervé Lacharité, Origène Dufresne et Albert Jutras, Pin- sonneault se mit au travail.Il perfectionna ses connaissances de physique médicale et orienta ses études vers la radiologie, tant diagnostique que thérapeutique.En 1951, il obtint une reconnaissance du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, qui lui décerna un certificat de compétence comme spécialiste en radiodiagnostic et cn radiothérapie.Plus tard, quand fut reconnue la phy- siatrie, il fut accepté dans ce nouveau cénacle.Vers 1954, le docteur Pinsonneault fut invité par le professeur Albert Jutras, devenu directeur du département des Rayons X de l'Hôtel-Dieu, à prendre charge de la section de radiothérapie et rudiumthé- rapie, poste qu'il occupa pendant près de vingt ans, alors qu'il fit valoir ses droits à la retraite, tout en demandant le privilège de continuer à des conditions spéciales sa présence régulière sous les ordres des docteurs Madore, Bricout et Simard au département rénové.Moins d\u2019une semaine avant sa mort, il avait 1746 fait son travail habituel comme par le passé; il prévoyait même son apparition prochaine sur le terrain de golf, son sport favori.Le docteur Germain Pinsonneault s\u2019intéressa durant toute sa carrière à la littérature médicale.Il a écrit de 1930 à 1962 au moins trente articles importants qui parurent dans L'Union Médicale du Canada, dont il fut longtemps membre du Comité de collaboration.Parmi les meilleurs de ses travaux, on a retenu: Le bêtatron, merveille des machines à Rayons X (en 1949) \u2014 De l\u2019effet des Rayons X sur la grossesse et de l\u2019effet de la grossesse sur le cancer (1950) \u2014 L'action biologique des radiations (1952) \u2014 L'\u2019avenir prometteur de certains radio-isotopes en radiothérapie interstitielle (1956) \u2014 Considérations sur l\u2019évaluation de la thérapeutique dans les cancers du sein (1957) \u2014 Radiothérapie et radiobiologie (1962).Le docteur Germain Pinsonneault mettait par contre la pédale douce sur certains aspects par trop optimistes, émanant de l\u2019organisme dont il fit longtemps partie.Se tournant vers le domaine philosophique et l\u2019aspect social de la médecine, le docteur Germain Pinsonneault offrit sa contribution littéraire à l'Information médicale et para-médicale.Le docteur Germain Pinsonneault était très méticuleux et sa prose s\u2019en ressentait.Les points de vuc qu\u2019il défendait habilement étaient basés sur des données puisées aux sources les plus sérieuses qui soient.Le docteur Germain Pinsonneault était de nature timide, il n\u2019osa jamais affronter un auditoire même restreint; il ne se sentait pas capable de supporter la contradiction, car il réalisait qu\u2019il présenterait une mauvaise défense de ses positions.Le nom de Germain Pinsonneault restera surtout attaché à son appartenance à l\u2019Institut du radium.L'Hôtel-Dieu lui doit une grande reconnaissance pour sa fidélité au poste qu'on lui avait confié, pour sa loyauté auprès des confrères et pour son humanisme face aux patients qu\u2019il recevait avec compassion.L'Union Médicale du Canada, qui eut la large part de ses communications écrites, gardera de lui le souvenir d\u2019un collaborateur soucieux de la parole donnée et du travail bien fait.Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR MAURICE RACICOT Le docteur Maurice Racicot est décédé le 10 septembre 1976 à l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise de L'UNION MÉDICALE DU CANADA £3 els creer CPP ae zx) de Ct Ep CITE aies Shp ft a ere or = rs Zo p= cri ais CH rx res ee ES at oi sey ë = +, LE Zn te \\, oi Aq ff f {) 4 CC à vd fu = A FF = ® iF IE 2 iv x 4 ¥ [hs © te + E + pi Bh ON % EX a ; Jd À a = & te 42.pi ÿ 4 # Gé X.7 bey £5 © ir = RS 5 Ul Ke ox, Te 2 ÿ Li À xQ ce J 5X 3 on Toh i i 23h 5 5 {Xi or 4e x cs P ; hr À # Sr .gl 2 CA A % P; à He \u20ac za 56: a À 4 ¥ 24 \\ La Sarre, en Abitibi, après une longue maladie; il était âgé de 37 ans.Le docteur Maurice Racicot avait obtenu en 1965, à l\u2019Université Laval de Québec, son doctorat en médecine.LE DOCTEUR LIGUORI RICHARD Le docteur Liguori Richard est décédé à Montréal le 13 juin 1976, à l\u2019âge de 61 ans.Diplômé en 1943 de l'Université Laval de Québec, il exerçait à Montréal.Il était spécialisé en hygiène publique.LE DOCTEUR MARCEL VERSCHELDEN Le docteur Marcel Verschelden est décédé à Montréal le 20 août 1976, à l\u2019âge de 67 ans.Il avait obtenu son doctorat en médecine à l\u2019Université de Montréal en 1933 et, en 1952, son certificat de spécialiste en pneumologie du Collège des médecins et chirurgiens du Québec.Spécialiste en pneumologie, il fut, après un stage d\u2019études postuniversitaires, nommé directeur médical de l\u2019hôpital Saint-Joseph de Rosemont.Il participa à la fondation de l\u2019Institut Lavoisier.Il quitta par la suite la direction médicale de l\u2019hôpital Saint-Joseph de Rosemont pour occuper le poste d\u2019adjoint au directeur du Service des maladies pulmonaires de la province de Québec.Le docteur Marcel Verschelden était à la retraite.LE DOCTEUR ROGER VILLEMURE Le docteur Roger Villemure est décédé à Trois- Rivières le 18 juillet 1975.Il avait obtenu son doctorat à Laval de Québec en 1949.LE DOCTEUR FRANÇOIS ZACCOUR Le docteur François Zaccour, microbiologiste à l\u2019hôpital Jean Talon de Montréal est décédé le 20 septembre 1975.Il avait obtenu en 1943 son doctorat en médecine à Beyrouth au Liban.Il était \u201cfellow\u201d du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, et le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui avait décerné en 1968 un certificat de spécialiste en microbiologie médicale.1748 RECHERCHE | Le Centre Hospitalier St-Joseph de La Malbaie, 303, rue St-Étienne, La Malbaie, Charlevoix, 63 lits, médecine, chirurgie, obstétrique, recherche anesthésiste qui pourrait en même temps assumer les fonctions de Directeur des Services professionnels à temps partiel (10 heures/semaine).La candidature de tout autre médecin dans une autre spécialité pourrait être acceptée.Le Conseil des médecins et dentistes est composé de 14 médecins à temps complet et de 6 consultants.Les demandes d'inscription et/ou d\u2019information doivent être adressées au : Directeur Général Centre Hospitalier St-Joseph de La Malbaie C.P.160 (Téléphone : 418 - 665-3711) La Malbaie, Charlevoix.BOURSES SMITH & NEPHEW POUR 1978 & La Fondation Smith & Nephew offre des Bourses d'étude pour 1978.Elles permettent aux diplômés en médecine d'outre-mer de poursuivre des études ou | des recherches post-universitaires au Royaume-Uni.Les candidats doivent a) détenir un diplome reconnu au Royaume-Uni; b) posséder au moins deux ans d'expérience clinique et c) avoir été, autant que possible, résidants dans un hôpital.Les bourses sont de 5000£ chacune, plus les frais de voyage aller-retour au Royaume-Uni.Elles ne sont offertes que pour un an.Les administrateurs de la Fondation se chargeront de toutes les démarches concernant les études des candidats choisis.Les demandes seront étudiées par un Comité d\u2019admission.Elles doivent nous parvenir avant le 2 mai 1977 dans une enveloppe portant la mention \u201cBourse\u201d.Pour obtenir des formules de demande et des renseignements supplémentaires, veuillez écrire à: ,» The Fellowships Administrator Smith & Nephew Foundation 2 Temple Place, Victoria Embankment Londres WC2R 3BP L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles pharmaceutiques NOUVEAU PRODUIT Schering Corporation Limited annonce le lancement de linhalateur VANCERIL *, corticostéroïde en aérosol indiqué dans le traitement de l'asthme justiciable d\u2019une corticothé- rapie.Ce nouveau produit de Schering est particulièrement indiqué chez les malades qui ne répondent pas de façon satisfaisante au traitement classique ou chez les asthmatiques dépendants des stéroïdes pour lesquels il est souhaitable de diminuer l\u2019administration de stéroïdes par voie générale.L'ingrédient actif dans VANCERIL est le dipropionate de béclométhasone, un stéroïde doué d'une puissante action anti-inflammatoire qui s\u2019est avéré très actif localement, tout en n\u2019ayant qu'une faible activité généralisée.Il en résulte un puissant effet anti-inflammatoire qui s\u2019exerce de façon sélective au niveau local, avec une quasi-absence d\u2019effets secondaires à la posologie recommandée.Le conditionnement de l\u2019inhalateur VANCERIL a été conçu pour la plus grande commodité du malade.Chaque inhalateur est placé dans une boîte de plastique, comprenant une illustration graphique du bon mode d'emploi et une carte d'identité servant à identifier le malade comme étant un asthmatique traité à l\u2019aide de corticostéroïdes.La cartouche aérosol comprend aussi un « rappel poso- logique > qui permet au malade de mieux suivre son traitement.On peut obtenir une documentation complète sur l\u2019inhalateur VANCERIL en s\u2019adressant à Schering Corporation Limited, 3535, route Transcanadienne, Pointe-Claire, Québec H3R 1B4.PUBLICATION D'UN GUIDE DE TRAITEMENT D'URGENCE D'INTOXICATION PAR LES DROGUES Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc La- londe, a annoncé la publication à l'intention des hôpitaux canadiens d\u2019un guide de traitement d'urgence * Marque déposée.Noludar Roche (méthyprylone) Résumé posologique: Indications L'insomnie due à la nervosité, l\u2019excitation, la peur, l'inquiétude ou le surmenage.Réactions adverses Nausée, céphalée, somnolence, vertige, excitation paradoxale, érytheme.Précautions Comme pour les autres somnifères, les patients qui prennent du \u2018Noludar\u2019 doivent s'abstenir de consommer de l'alcool, les réactions individuelles étant imprévisibles.Posologie Adultes: Une capsule au coucher.Enfants: de plus de 6 ans: 100 mg au coucher.de 2\u20146 ans: 75 mg au coucher.de 6 mois-2 ans: 50 mg au coucher.Présentation Capsules à 300 mg; 100, 500.Elixir, 50 mg/c.a thé (5 ml); 400 ml.Renseignements complets sur demande.®Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée % Vaudreuil, Québec Dalmane Roche\u2019 (flurazépam) Résumé posologique: Indications Insomnies de tout genre, caractérisées par l'endormissement difficile, de fréquents réveils nocturnes et des réveils précoces.Le \u2018Dalmane' peut être administré sans aucun inconvénient pendant une brève période ou comme traitement intermittent à des patients souffrant d'insomnie récurrente ou ayant des heures irrégulières; cependant, son innocuité et son efficacité lors de traitement prolongé n'ont pas encore été établies.Contre-indications Sensibilité connue au médicament.Faute de données cliniques, il est aussi déconseillé chez les personnes de moins de 15 ans.Mise en garde L'innocuité du \u2018Dalmane\u2019 chez les femmes enceintes ou pouvant le devenir n'a pas encore été établie; on devra alors mesurer les effets bénéfiques de ce médicament contre les dangers possibles pour la mère et l'enfant.Précautions Personnes âgées: il est recommandé de limiter la dose d'attaque à 15 mg chez les personnes âgées et fragiles afin d'éviter l'hypersédation, les étourdissements et l'ataxie qui ont été signalés à l'occasion.Troubles émotifs: observer les précautions habituelles chez les patients fortement déprimés ou en phase de dépression latente.Des mesures de protection s'imposent chez les malades présentant des tendances suicidaires.Potentialisation de l'action médicamenteuse: les patients doivent s'abstenir de consommer des boissons alcooliques ou de prendre d'autres agents dépresseurs du SNC, lors d'un traitement au \u2018Dalmane\u2019.Assuétude physique et psychologique: le 'Dalmane\u2019 comme tout autre agent hypnogène doit étre administré prudemment aux personnes prédisposées à l'accoutumance ou portées à accroître la posologie d'elles-mêmes.Mesures générales: On devra mettre en garde les patients de redoubler de vigilance dans toute situation exigeant une parfaite acuité mentale ou des réflexes rapides, immédiatement après la prise du médicament.Si le \u2018Dalmane\u2019 est administré pour une période prolongée, il convient de contrôler régulièrement la formule sanguine et les fonctions rénale et hépatique.Les précautions habituelles s'imposent chez les patients souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique.Les réactions au médicament peuvent varier selon la dose et la susceptibilité individuelle.Effets secondaires Etourdissements, somnolence, sensations ébrieuses et ataxie.Ces réactions sont tout spécialement courantes chez les personnes âgées et fragiles (voir précautions).On a aussi signalé des cas d'hyperséda- tion, de léthargie et de désorientation qui sont probablement imputables à une intolérance ou un surdosage.Posologie et administration Afin d'obtenir les effets bénéfiques optimaux, il importe d'établir une posologie individuelle.La posologie normale pour adultes est de 30 mg au coucher.Chez les personnes âgées et fragiles, on recommande une dose d'attaque de 15 mg jusqu'à l'établissement de la dose efficace.Présentation \u2018Dalmane' 15: capsules à 15 mg (orange et ivoire), 100 et 500.\u2018Dalmane\u2019 30: capsules a 30 mg (rouge et ivoire), 100 et 500.Renseignements complets sur demande ®Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée b Vaudreuil, Québec TABLE DES ANNONCEURS Ayerst, Laboratoires (Amoxil) 1603-4-5-6-7 Ayerst, Laboratoires (Prémarine) 1618-9 Ayerst, Laboratoires (Orbénine) 1739-40 Burroughs Wellcome Ltd.(CoActifed) 1613 Calmic Limited (Neosporin) 1744-5 Centre hospitalier Saint-Joseph (Carrières et professions) 1748 Ciba, Produits Pharmaceutiques (Otrivin) 1615 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1735 Desbergers Limitée (Oestrilin) 4e page de la couverture Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) 1742-3 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol) 2e page de la couverture Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol \u2014 posologie) 1617 Herdt & Charton Inc.(Marro-Dausse) 1723 Herdt & Charton Inc.(Algésal) 1725 1750 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Noludar 300) 1601 et 1749 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Bactrim-DS) 1608-9-1610 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Dalmane) 1737 et 1749 Merck, Sharp & Dohme Canada Limitée (Sinemet) Nadeau Limitée, Laboratoire (Nadostine) Nordic Pharmaceutiques Ltée (Maxeran) Robert, Dictionnaires Ltée (Le Grand Robert) Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Donnatal) Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Entozyme Donnazyme) Savage Shoes Ltd.(Pussyfoots) Smith & Nephew Ltd.(Bourses) Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Medrol) Upiohn, Compagnie du Canada (Motrin) @ 20 1751-2 et 3¢ page de la couverture 1729 1596-7 1727 1621 1747 1733 1748 1622 1730-1 DE LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE mm des intoxications par des substances psychotropes.Ce guide s'adresse tout particulièrement aux médecins et aux infirmières qui doivent traiter les victimes d'intoxications aiguës par les drogues et les agents chimiques.L'ouvrage intitulé Les drogues: traitement d'urgence présente les méthodes reconnues de traitement des réactions provoquées par les substances psychotropes.La médecine peut beaucoup dans une situation critique, même s\u2019il a été impossible d'identifier la drogue responsable de l\u2019intoxication.Il importe de commencer sans tarder le traitement d'appoint ou symptomatique et de chercher par exemple à corriger les troubles respiratoires de la victime.Si l'on connaît ou l\u2019on soupçonne l'identité de la substance en cause, il est facile de se rapporter à la section sur le mode de traitement, y compris les antidotes connus qui pourraient neutraliser les effets de la substance toxique, Le guide, préparé de concert avec l'Association médicale canadienne, est présenté sous forme de relieur à trois anneaux.Comme de nouvelles techniques et drogues sont constamment mises au point dans le domaine de la médecine, il a été décidé d\u2019adopter ce mode de présentation pour permettre une révision annuelle du contenu.L'Association médicale canadienne a convenu de participer à cette entreprise.Il est à espérer que cette forme de présentation encouragera le personnel hospitalier à y ajouter des feuillets contenant les renseignements pertinents sur les conditions industrielles et agricoles régionales et les agents chimiques associés au lieu de travail.Les drogues: traitement d'urgence est aussi offert gratuitement à toutes les écoles de médecine et de soins infirmiers du Canada.M.Lalonde espère que ce guide sera utile aux étudiants de même qu'aux professeurs, tout particulièrement dans l\u2019étude de la pharmacologie clinique.Ce document fait suite au guide de premiers soins d'urgence intitulé Réactions anormales à la drogue, publié l\u2019année dernière par le ministère.Un nombre limité d\u2019exemplaires du nouveau guide sera mis en vente à l\u2019intention des médecins d\u2019exercice privé intéressés, (Communiqué) sinemet (association de lévodopa et de carbidopa) INDICATIONS: Traitement du syndrome parkinsonien à l'exception du parkinsonisme d'origine médicamenteuse.CONTRE-INDICATIONS: Quand l'administration d'une amine sympathomimétique est contre-indiquée.Avec les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase: il faut interrompre l'administration de ces derniers deux semaines avant d'entreprendre un traitement au moyen de SINÉMET*; en présence de maladies non compensées de nature cardio-vasculaire, endocrinienne, hématologique, hépatique, pulmonaire ou rénale, de glaucome à angle fermé et chez ceux qui présentent des lésions cutanées douteuses non diagnostiquées ou des antécédents de mélanome.MISE EN GARDE: Quand SINEMET* est administré à des malades qui recevaient déjà de la lévodopa seule, cette dernière doit être interrompue au moins 12 heures avant l'administration de SINÉMET* et être administrée selon une posologie qui correspond à 20 p.c.environ de la posologie antérieure de lévodopa.SINEMET* n'est pas recommandé pour le traitement des réactions extra-pyramidales d'origine médicamenteuse; il est contre- indiqué pour le traitement des tremblements intentionnels et de la chorée de Huntington.Pendant un traitement combiné, les mouvements involontaires anormaux dus aux effets de la lévodopa sur le système nerveux central peuvent se présenter plus tôt et à des doses plus faibles et le phénomène du commutateur peut se produire plus tôt.Observer attentivement tous les malades afin de déceler chez eux tout changement de l'état psychique, tout signe de dépression avec tendance au suicide et tout autre changement important de comportement.Surveiller la fonction cardiaque à l\u2019aide d'un moniteur pendant la période initiale de réglage de la posologie chez les patients qui présentent des arythmies.L'innocuité de SINEMET* pour les jeunes de moins de 18 ans n'est pas encore établie.Grossesse etlactation: L'administration de SINEMET* chez les femmes en âge d'enfanter exige que l'on soupèse les avantages du produit en regard des risques dans l'éventualité d'une grossesse.Son effet sur la grossesse et la lactation est inconnu.PRÉCAUTIONS: Précautions générales: On recommande de procéder à des évaluations périodiques de la fonction hépatique, hématopoiétique, cardiovasculaire et rénale pendant un traitement prolongé.User de prudence chez les patients qui ont aja souffert de convulsions.Activité physique: Les malades dont l'état de santé s'améliore pendant un traitement avec SINEMET* devraient augmenter leur activité physique avec prudence et de façon graduelle en tenant compte des autres problèmes d'ordre médical.G/avcome: En présence de glaucome à angle ouvert, administrer SINEMET* avec beaucoup de précautions et à condition que la pression intraoculaire soit bien stabilisée et qu'une surveillance médicale soit exercée pendant le traitement.Pendant un traitement antihypertensif Comme de l'hypotension orthostatique symptomatique a été rapportée l'occasion, les malades recevant des antihypertenseurs en même temps que SINEMET* doivent faire l'objet d'une surveillance attentive afin que l'on puisse relever tout changement du rythme cardiaque ou de la tension artérielle.Il peut être nécessaire de modifier la posologie des antihypertenseurs au cours du traitement avec SINEMET* Avec des médicaments psychoactifs: Si l'administration simultanée de produits psychoactifs est jugée nécessaire, administrer ces derniers avec beaucoup de prudence et surveiller attentivement les malades afin de déceler chez eux toute réaction défavorable inhabituelle.Avec vne anesthésie: Interrompre SINEMET* la nuit précédant l'intervention chirurgicale et reprendre le traitement dès que le malade peut recevoir ses médicaments par voie buccale.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Les plus courantes: Mouvements involontaires anormaux: ils sont habituellement amoindris par une réduction de la posologie: mouvements choréiformes, mouvements dystoniques et autres mouvements involontaires anormaux.Les petites contractions musculaires et le blépharospasme sont les signes précoces d'une posologie excessive.Réactions graves: Oscillations de la capacité fonctionnelle: variations diurnes, oscillations indépendantes sous forme d'akinésie et de dyskinésie stéréotypée, crises akinétiques soudaines reliées à la dyskinésie, akinésie paradoxale (blocage akinétique hypotonique} et phénomène du commutateur.Troubles psychiatriques: idéation paranoïde, épisodes de psychose, dépression avec ou sans tendance au suicide et démence.Des convulsions se sont présentées rarement (la relation de cause à effet n'est pas établie).Arythmies cardiaques et palpitations, épisodes d'hypotension orthostatique, anorexie, nausées, vomissements et étourdissements.Autres réactions défavorables qui peuvent se présenter: Troubles psychiatriques: augmentation de la libido et grave comportement antisocial, euphorie, léthargie, sédation, stimulation, fatigue, malaise, confusion, insomnie, cauchemars, hallucinations et délire, agitation et anxiété.Troubles neurologi wes: Ataxie, sensation de malaise, instabilité posturale, céphalée, tremblements accrus des mains, épisodes d'akinésie, \u201cakinésie paradoxale\u201d, augmentation de la fréquence et de la durée des oscillations de la capacité fonctionnelle, torticolis, trismus, raideur de la bouche, des lèvres ou de [a langue, crise oculogyre, faiblesse, engourdissement, bruxisme, priapisme.Troubles gastro-intestinaux: constipation, diarrhée, gêne et douleur épigastriques et abdominales, flatulence, éructation, hoquet, ptyalisme, difficulté à avaler, goût amer, sécheresse de la bouche, uicère duodénal, saignement gastro-intestinal, glossodynie.Troubles cardio-vasculaires: arythmies, hypotension, changements non spécifiques de l'électrocardiogramme, bouffées de chaleur, phlébite.Troubles hématologiques: anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose.Troubles dermatologiques: sudation, oedème, perte des cheveux, pâleur, éruption, odeur désagréable, sueurs foncées.Troubles de l'appareil locomoteur: lombalgie, spasme musculaire et clonisme, douleur musculo-squelettique.7roubles respiratoires: sensation d'oppression dans la poitrine, toux, enrouement, rythme respiratoire bizarre, écoulement post-nasal.Troubles génito-urinaires: fréquence urinaire, rétention, incontinence, hématurie, urine foncée, nocturie.On a rapporté un cas de néphrite interstitielle.7rowb/es des sens.vision brouillée, diplopie, pupilles dilatées, déclenchement du syndrome de Horner latent.Troubles divers: bouffées de chaleur, perte ou gain de poids.Pendant l'administration de lévodopa seule, on a rapporté certaines anomalies dans les épreuves de laboratoire, ces anomalies peuvent aussi survenir pendant l'administration de SINEMET*: élévation du taux d'urée sanguine, des SGOT, SGPT, de la LDH, de la bilirubine, de la phosphatase alcaline ou de I'iodémie protéique; réduction occasionnelle des leucocytes, de l'hémoglobine et de l'hématocrite; élévation de l'acide urique relevée au moyen de la colorimétrie.On a rapporté la positivité de l'épreuve de Coombs pendant l'administration de SINEMET* et de la lévodopa seule.L'anémie hémolytique s'est cependant très rarement manifestée.RESUME POSOLOGIQUE: Afin de réduire le fréquence des réactions défavorables et d'obtenir les meilleurs résultats possibles, un traitement au moyen de SINEMET\" doit être adapté à chaque cas particulier et son administration doit constamment répondre aux besoins du malade et être appropriée à son degré de tolérance.Du fait qu'il s'agit d'une associstion médicamenteuse, l'indice thérapeutique de SINEMET* est plus étroit que celui de la lévodopa seule.En effet, la puissance du produit par milligramme est plus élevée.C'est pourquoi les ajustements de doses doivent se faire petit a petit et les limites posologiques recommandées ne doivent pas être dépassées.Toute manifestation de mouvements involontaires doit être considérée comme un signe de toxicité provoquée par une trop forte dose de lévodopa; on réduira la posologie en conséquence.Le traitement doit donc viser à procurer au malade un maximum de soulagement at à éviter la survenue de dyskinésie.Amorce du traitement chez les malades n'ayant pas reçu préalablement de la lévodopa Au début, administrer /4 comprimé une ou deux fois par jour; augmenter de \u2018 comprimé tous les trois jours, si nécessaire.La dose optimale est de 3 à 5 comprimés par jour, administrés en À à 6 prises.Amorce du traitement chez les malades ayant reçu préalablement de la lévodopa Interrompre l'administration de la lévodopa seule au moins 12 heures avant d'amorcer le traitement au moyen de SINEMET*; puis, administrer 20 p.c.environ de la posologie quotidienne préalable de lévodopa en 4 à 6 prises.POUR OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, NOTAMMENT SUR LA POSOLOGIE ET LE MODE D'EMPLOI, SE REPORTER À LA MONOGRAPHIE DU PRODUIT OFFERTE SUR DEMANDE PRÉSENTATION Ca 8804 \u2014 Le comprimé SINEMET* 250 est bleu tacheté, ovale, biconvexe, sécable et porte l'inscription MSD 654.Il renferme 25 mg de carbidopa et 250 mg de lévodopa.Flacons de 100.MERCK si») SHARP & DOHME CANADA LIMITÉE (MC-973a) POINTE-CLAIRE, QUÉBEC *Marque déposée \u2014\" {+ C\u2014 du OO = a 4X» = an = ® \\_ t CS as dans P men CON Le I e\u2014\u2014\" ES = à rand rate > va) \\ | - 5 7N syndrome parkinsonien FC e la » SINEMET* permet de maitriser nombre de i symptémee du syndrome parkinsonien, notamment © f l= le la rigidité et la bradykinésie Un traitement au moO p réduire de 5 80 p.efla quantité de lévodopa Joie mes p&ur obtenir un soulagement atique ey SINEMET?* reduit ou elimine les reaction i défavorables périphériques telles que la nausee, les i ies, 4s @psiblement le tA cardiaqueg#qui n observe fréquëmme la lévodop&seule: Le traitement Fee ast lors (=) a nent dues a la lévodopa ur le Systeme nerveux central, =TS EET qui prennent déja de la lévodopa f Li ELLES ONT LE MÊME ÂGE bo MAIS ICFAUT EN PRENDRE SOIN.f 2 \u201cLa faénopause ne > peut plus, être considérée.comme un mauvais moment dans la vie * par la céssation de l\u2019activité ovarienne.Là ménopause \u201cexiste .*.hormonale \u2018adéquate peut pallier les désordres qu\u2019elle Bagendre.\u201d RA T., \u201c A ' Ll + Vignaidu 4 |\u201c OFSTRILIN' (OESTROGÈNES CONJLIGUES.-D.N.C) _ wea .N° 7.\u201cA + « OESTRILIN®-PAK 0.625 et 1.25 mg Présentation de 21 dragées Chaque dragée contient.0,625 me eu 125mg = d\u2019oestrogènes conjugués D.N.Le.i Te Te > A ~ Revue du Praticien, Tome XX, No.33, p- 5353 *, d\u2019une femme, efcore moiné comme un phéñomène-uniquement psychiqu provoqué / Unig! erapeutiq {A \u20187 - = a - ; : | OESTROGÉNOŸHERAPIE substitutive pour un traitement Wom de la ménopause.4 ! .POSOLOGIE:Ætablie avec goin et maintenue à la dose m cing dela en fonction £ 2° À / , des besoins Sa SYMPTÔMES MÉNOBAUSIQUES: 1 mg, par jour.A ! A \"Dans certains cas, il sufffra de 0.625 mg par, oul A Lo 2° .A ol on Jee par J Begie d\u2019Assurance- mafa ébgt pt par le aDestérgere Lode.Norres es Va / Co 4 4 25 \u201ceo .Pa » ._ A PARCQ T.de Ona LÀ HI AR} FAIT a Ti Hy "]
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