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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1977-03, Collections de BAnQ.

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[" TION | OME , \u2014 106 No 3 ION MEDICAL I 5 ; GOAL be eiitibe bhi MONTREAL DU CANADA 1872-1977 CENTRE HOSPITALIER ENVOI UN ANNIVERSAIRE NOTABLE Edouard Desjardins EDITORIAL LES COÛTS MARGINAUX : DANS LA PRATIQUE MÉDICALE OU DANS LA RECHERCHE Claude Laberge TRAVAUX ORIGINAUX ÉTUDE DES RÉACTIONS DE TYPE ALLERGIQUE AUX GAMMA- GLOBULINES HUMAINES Rénald Gilbert, Richard Bastien et Guy Pelletier EFFET DE LA TESTOSTERONE ET DE LA DIHYDROTESTOSTE- RONE SUR LA LIBERATION DES GONADOSTIMULINES SUITE À L'ADMINISTRATION DE LH-RH Guy C.Olivier LOCALISATION IMMUNOHISTOCHIMIQUE D'UN NOUVEAU POLYPEPTIDE PANCRÉATIQUE Georges Pelletier, Rachel Leclerc et Romano Puviani LES LYMPHOCYTOTOXINES FROIDES CHEZ LES RECEVEURS DE GREFFE RENALE R.Roy, M.Robert, Jean-Guy Lachance et Fritz Daguillard INFLUENCE DES MILIEUX TUBAIRE OU UTERIN SUR LE DEVELOPPEMENT DES EMBRYONS DE LAPINS M.Tourigny, R.D.Lambert et L.Guilbert-Blanchette MESURE DU RECEPTEUR DES ANDROGENES DANS LE CYTOSOL DE LA PROSTATE DU RAT INTACT : VALIDATION D'UN ESSAI PAR ÉCHANGE AVEC LA MÉTHYLTRIÉNOLONE Roland R.Tremblay, My Anh Ho-Kim, Romain Dubois et Jean Y.Dubé PRÉSENTATIONS CLINIQUES SIALOGRAPHIE: INTÉRÊT DIAGNOSTIQUE DES CLICHÉS POST- ÉVACUATION DANS LES SIALITES INFECTIEUSES ET LES SIALOSES AUTO-IMMUNES E.Michel Azouz LA GONOCOCCIE SYSTÉMIQUE, CETTE MÉCONNUE Michel G.Bergeron et Léo Gauvreau NIVEAUX SANGUINS DE PHENFORMINE SUIVANT UNE DOSE THÉRAPEUTIQUE HABITUELLE C.Catellier, E.Fraser, L.Ayotte-Ferron et J.Y.Savoie 285 285 287 291 294 297 300 306 312 316 323 ne mess - ou mme pr T\u2014\u2014\u2014 EEE UNIVERSITAIRE LAVAL L'UTILISATION DU BICARBONATE DE SODIUM DANS LA PREVENTION DE LA PNEUMONITE D\u2019ASPIRATION Henri Desmeules, Louis Fournier et Paul-René Tremblay METHODE SIMPLIFIEE DE MESURE DE LA TRIIODOTHYRONINE LIBRE DANS LE SERUM J.D.Dubois et J.H.Dussault HYPERCHYLOMICRONÉMIE FAMILIALE: ÉTUDE DE L'ACTIVITÉ LIPOLYTIQUE DANS UNE FAMILLE Claude Gagné, Daniel Brun, Sital Moorjani et Paul-J.Lupien LA SCINTIGRAPHIE OSSEUSE EN ORTHOPÉDIE PÉDIATRIQUE Yves Lacourcière et Yvan St-Cyr VALEURS DE RÉFÉRENCE POUR LA GLYCÉMIE ET L'INSULI- NÉMIE AU COURS DE L'ÉPREUVE DE JEONE PROLONGÉ CHEZ UNE POPULATION QUEBECOISE André Nadeau ETUDE DE 32 PATIENTS TRAITES PAR SHUNTS PORTO- SYSTEMIQUES AU CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITE LAVAL SUR UNE PÉRIODE DE 5 ANS G.-Arnaud Painvin et Gérard Martineau MÉDECINE PRATIQUE LE CONTRÔLE DE L'HÉPATITE VIRALE DE TYPE B C.Rousseau DIVERS MÉDECINE SOMATIQUE, MÉDECINE PSYCHOLOGIQUE ET GROUPE BALINT Guy Pomerleau et Jacques Labrie SUPPLÉMENT HISTORIQUE SUJETS DIVERS L'ÉVOLUTION DE LA CHIRURGIE AU QUÉBEC : V Edouard Desjardins CHRONIQUE D'ÉCHOCARDIOGRAPHIE Il.L'INSUFFISANCE MITRALE Gérard Tremblay CORRECTION NOUVELLES REVUE DE LIVRES NÉCROLOGIE REVUE DES PÉRIODIQUES NOUVELLES PHARMACEUTIQUES MARS 326 329 333 339 343 347 351 356 358 364 366 271 282 367 379 386 1977 \u201c4, Un produit digne de considération pour le traitement de nombreux patients présentant des troubles thrombo-emboliques artériels un regulateur.de la fonction; \u2018plaguettaire unique\u2019en\u2019son\u2018genre exerce une action antithrombotique® et anti-embolique\u2019véritable bien toléré en\u2018administration continue durant \u2018de longues périodes Un progres majeur de la médecine canadienne Geigy Dorval, P.Q.H9S 1B1 pitta ait iA ici ab M ac ht Cd TA ME Ed AL LE AE TOME 106 \u2014 No 3 MONTRÉAL \u2014 MARS 1977 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1977 CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE LAVAL EDITORIAL PHENFORMIN BLOOD LEVELS ON USUAL THERAPEUTIC MARGINAL COSTS IN MEDICAL PRACTICE OR IN RESEARCH 285 DOSAGE 323 | C.Catellier, E.Fraser, L.Ayotte-Ferron Claude Laberge and J.Y.Savoie ORIGINAL AND PAPERS THE USE OF SODIUM BICARBONATE IN THE PREVENTION STUDY OF THE ALLERGIC-LIKE REACTIONS TO HUMAN OF ASPIRATION PNEUMONIA 326 GAMMA GLOBULINS : 287 Henri Desmeules, Louis Fournier Rénald Gilbert, Richard Bastien and Paul-René Tremblay and Guy Pelletier A SIMPLIFIED MEASUREMENT METHOD OF FREE TRIIODO- EFFECT OF TESTOSTERONE AND DIHYDROTESTOSTERONE THYRONINE IN SERUM 329 ON LH AND FSH RELEASE INDUCED BY LH-RELEASING .HORMONE (LH-RH) IN NORMAL MEN 291 J.D.Dubois and J.H.Dussault Guy C.Olivier FAMILIAL HYPERCHYLOMICRONEMIA: PLASMA LIPOLYTIC IMMUNOHISTOCHEMICAL LOCALIZATION OF A NEW ACTIVITY IN A LARGE KINDRED 333 PANCREATIC POLYPEPTIDE 294 Claude Gagné, Daniel Brun, Sital Moorjani and Paul-J.Lupien Georges Pelletier, Rachel Leclerc and Romano Puviani BONE SCANNING IN PEDIATRIC ORTHOPEDICS 339 COLD CYTOTOXIC ANTIBODIES IN KIDNEY GRAFT RE- Yves Lacourcière and Yvan St-Cyr CIPIENTS 297 R.Roy, M.Robert, Jean-Guy Lachance REFERENCE VALUES FOR GLUCOSE AND INSULIN DURING PROLONGED FAST IN A QUEBEC POPULATION 343 André Nadeau and Fritz Daguillard EFFECT OF THE TUBAL OR UTERINE MILIEU ON THE RABBIT EMBRYOS DEVELOPMENT 300 STUDY OF 32 PATIENTS TREATED WITH PORTO-SYSTEMIC M.Tourigny, R.D.Lambert SHUNTS AT LE CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITE and L.Guilbert-Blanchette LAVAL OVER A 5 YEARS PERIOD 347 MEASUREMENT OF THE ANDROGEN RECEPTOR IN THE G.-Arnaud Painvin and Gérard Martineau PROSTATE CYTOSOL OF INTACT RATS: VALIDATION OF AN EXCHANGE ASSAY WITH METHYLTRIONOLONE 306 CLINICAL NOTES Roland R.Tremblay, My Anh Ho-Kim, THE CONTROL OF VIRAL HEPATITIS TYPE B 351 Romain Dubois and Jean Y.Dubé C.Rousseau CASE REPORTS SPECIAL ARTICLE SIALOGRAPHY: DIAGNOSTIC IMPORTANCE OF THE POST- SOMATIC MEDICINE, PSYCHOLOGICAL MEDICINE AND EVACUATION FILMS IN INFECTIOUS AND AUTO-IMMUNE BALINT GROUP 356 DISEASES OF THE SALIVARY GLANDS 312 Guy Pomerleau and Jacques Labrie E.Michel Azouz DISSEMINATED GONOCOCCAL INFECTION, AN UNRE- ECHOCARDIOGRAPHY COGNIZED SYNDROME 316 MITRAL INSUFFICIENCY 364 Michel G.Bergeron and Léo Gauvreau Gérard Tremblay TOME 106 \u2014 MARS 1977 BO RI PEER A EP RE RASE FEI en gynécologie Catia pour les candidoses vaginales et les trichomonases I A TT IPE m= Te Coca gad ÿ Le même large spectre d\u2019activité dans : les vaginites causées par le Candida, fr le Trichomonas ou les infections mixtes.Ps @ Propriétés fongicides et trichomonacides 8 Dermatomycoses @ traitement commode 1 fois par jour og pendant 6 jours , a @ pour toutes les femmes, méme les en dermatologie ! femmes enceintes Crême/Solution @ peu de récidives @ aucune résistance croisée à d\u2019autres thérapie instantanée médicaments .pour le traitement topique @ aucune contre-indication connue des \u201ctinea\u201d et candidoses = @ très bien toléré ® pour le malade dont l'état ne .peut attendre lidentification @ satisfait aux normes esthétiques: des champignons pathogènes.non salissant, non graisseux, inodore; le comprimé vaginal se délite rapidement et complètement \u2014 Tinoa versicotor Canesten Antifongique et clotrimazole trichomonacide GUIDE THERAPEUTIQUE INDICATIONS.[a créme et Ja solution Canesten: Traitement topique des dermatites suivantes: pied d'athlète, eczéma marginé de Hebra et trichophytie cutanée provoqués par le T rubrum, le T mentagrophytes, I'Epidermophyton floccosum:; candidose causée par le Candida albicans: pityriasis versicolor provoqué par le Malassezia furfur.Le comprimé vaginal Canesten.Traitement de la candidose et de la trichomonase vaginales.Le comprimé vaginal Canesten peut étre administré a toutes les femmes, méme les femmes enceintes et celles prenant des contraceptifs oraux.(Voir précautions a prendre) POSOLOGIE ET ADMINISTRATION.Crème et solution: Appliquer, matin et soir, sur la région atteinte et aux alentours, une mince couche de Canesten en solution ou en crème et masser légèrement.Dans les cas de vulvites, la créme Canesten devrait étre appli quée sur la vulve, jusqu'à la région anale.Dans les cas de balanites et comme moyen de prévenir l'infection vaginale ou une réinfection exogène de la part du partenaire, la crème Canesten devrait être appliquée sur le gland.Comprimé vaginal: 1 comprimé vaginal pendant 6 jours consécutifs, de préférence au coucher.Introduire le comprimé vaginal, profondément dans le vagin à l\u2019aide de l'applicateur.Afin d'éviter ce traitement pendant les règles, on suggère de commencer la thérapie au moins six jours avant la période prévue des menstruations.DURÉE DU TRAITEMENT.La crème et la solution: La durée du traitement varie selon la gravité et le siège de l'affection.En général, on peut observer une nette amélioration, avec soulagement du prurit, au cours de la première semaine de traitement.La plupart des dermatomycoses requièrent environ 3 ou À semaines de traitement: la candidose, par contre, cède le plus souvent à une thérapie de 1 ou 2 semaines.Si aucune amélioration ne se produit après 4 semaines, on devra repenser le diagnostic.Pour éviter toute rechute ou si la guérison n\u2019est pas confirmée par des examens mycologiques, le traitement devra en général se poursuivre pendant 2 semaines (surtout dans les mycoses du pied) après disparition des symptômes.Comprimé vaginal: Le traitement initial de six jours peut être répété si nécessaire.REMARQUES.Crème et solution: L'adjonction de mesures d'hygiène revêt une importance toute particulière dans le traitement des mycoses du pied, souvent rebelles.Après nettoyage.on asséchera soigneusement le pied \u2014 surtout entre les orteils \u2014 pour éviter toute trace d'humidité.Les onychomycoses, par suite de leur siège et des facteurs physiologiques, ne sont que médiocrement influencées par les antimycosiques topiques seuls en raison de leur difficulté de pénétration dans la couche cornée.Canesten s'emploie parfois dans les cas de paronychie et comme traitement d'appoint dans les onychomycoses après extraction ou ablation de l'ongle.Comprimé vaginal: Au traitement local, il est trés important d'associer certaines mesures d\u2019hygiéne; a cet effet, il est recommandé de prendre des bains 2 fois par jour et d'éviter le port de sous-vêtements trop serrés.Lorsque le diagnostic d\u2019une trichomonase est clairement établi, surtout si cette infestation se situe à des endroits difficilement accessibles au traitement local, tels l\u2019urètre et les glandes de Bartholin, il est essentiel d'instituer une thérapié concomitante avec un trichomonacide oral CONTRE-INDICATIONS.A l'exception d\u2019une éventuelle hypersensibilité, il n'existe aucune contre-indication connue à l\u2019emploi de la crème, de la solution et du comprimé vaginal Canesten.PRÉCAUTIONS À PRENDRE.Comme avec tout autre topique, il peut se produire une sensibilisation de la peau.Le cas échéant, on devra cesser l'application de Canesten topique et instituer le traitement approprié.La crème et la solution Canesten ne sont pas destinées a un usage ophtalmique.Les comprimés vaginaux Canesten ne sont pas destinés à une administration per os.Emploi au cours de la grossesse: Les expériences recueillies jusqu'ici ont montré que le clotrimazole en application intra- vaginale n\u2019était pratiquement pas absorbé ni par une muqueuse intacte, ni par une muqueuse enflammée.Toutefois, les comprimés vaginaux Canesten ne devraient pas être utilisés durant les trois premiers mois de la grossesse a moins que le médecin juge le traitement essentiel au bien-être de la patiente.De même, l\u2019utilisation de l\u2019applicateur peut ne pas être souhaitable pour certaines femmes enceintes; le cas échéant.on devra recourir à l'introduction digitale, EFFETS INDÉSIRABLES.Les essais cliniques effectués sur une grande échelle ont révélé que Canesten était parfaitement toléré, en application topique et vaginale.Crème et solution: En de rares cas, l'application a entraîné les phénomènes suivants: érythème.sensation de brûlure, apparition d'ampoules, desquamation, oedéme, prurit, urticaire et irritation cutanée.Comprimés vaginaux.Eruption cutanée, crampes abdominales, légére incontinence d'urine et sensation de brilure ou d'irritation de la part du partenaire sexuel sont des effets indésirables très rarement signalés.En aucun cas, ces effets n'ont commandé l'arrêt de la médication.PRESENTATION.(5 solution Canesten 4 1 p.100 est présentée en flacons de plastique de 20 ml.Un millilitre renferme 10 mg de clotrimazole dans un excipient non aqueux.La crème Canesten à 1 p.100 est présentée en tubes de 20 g Un gramme contient 10 mg de clotrimazole dans un excipient à base de crème périétrante.Le comprimé vaginal Canesten à 100 mg de clotrimazole est présenté dans une alvéole de plastique scetlée sur une plaquette.Chaque boîte de six comprimés contient un applicateur et un feuillet de directives pour la malade.BIBLIOGRAPHIE.1, Lohmeyer (H.}: Postgrad.Med.J., 50 Suppl.78.1974./ 2.Schnell (J.D.): Ibid.p.79./ 3.Legal (H.P.): Ibid.p.81 / 4.Widhoim (O.}; Ibid.p.85./ 5.Couch- man (J.M.}): Ibid., p.93./ 6.Higton (B.K.): Ibid.p.95./ 7 Oates {J.K.): Ibid., p.99./ 8, Masterton {M.B.) et coll.Curr Med.Res.Opin.3.83, 1975./ 9.Sawyer (P.R.}) et coll: Drugs, 9:424, 1975./ 10.Postgrad.Med.J., 50 Suppl.54-76.1975.Pour plus amples renseignements, veuillez consulter votre monographie Canesten ou votre visiteur médical Boehringer Ingefheim.FBA Pharmaceuticals Ltd.Distribué par Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée 2121, Transcanadienne Dorval, Québec H9P 1J3 FBA-91F-77 CONDITIONS DE PUBLICATION Tout article publié dans L'Union Médicale du Canada demeure la responsabilité de ses auteurs et ne doit pas être considéré comme engageant la politique générale de la Corporation de L'Union Médicale du Canada.Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être inédits et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.|| est très important de donrer au bas de la première page la clé des abréviations.L\u2019acceptation ou le refus des manuserits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d\u2018imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.II doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de deux illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l'auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l'article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d\u2018imprimerie.ll est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus impcrtantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2018un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, sen volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s'il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Publicité Union M.L.Inc., 5064, avenue du Parc, Montréal H1G 1R4 \u2014 Téléphone : 273-3065.Tout annonceur qui n\u2018observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 5064, avenue du Parc, Montréal H1G 1R4 \u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.269 Ll\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS Jean-Marie Albert 5 André Archambault 7 Pierre Audet-Lapointe 7 Raymond Barcelo 7 Maurice Bélanger 3 Jacques Bernier 7 Martial Bourassa 7 Jacques Cantin 7 Jean Chagnon 7 Claude Chartrand 7 Gilles Dagenais !° Louis Dallaire 7 Pierre Daloze 7 André Davignon 7 Lise Frappier-Davignon \u2019 Ghislain Devroede 11 Charles Dumas 7 Robert Elie 7 Maurice Falardeau 7 RÉDACTEUR EN CHEF: Edouard Desjardins 7 ASSISTANT RÉDACTEUR EN CHEF: _ Marcel Cadotte 7 1, REDACTEUR EN CHEF EMERITE: Roma Amyot 7 Pierre Franchebois 7 Michéle Gagnan-Brunette 7 Jacques Gagnon 7 Marc-André Gagnon 7 Réjean Gauthier 7 Claude Goulet 7 Fernand Grégoire 7 Pierre Grondin 7 Otto Kuchel 7 Claude Laberge 19 Lucette Lafleur 7 Yves Lamontagne 7 Gilles Lamoureux 7 Louis-E.Laplante \u201d Pierre Lavoie 7 René Lebeau 7 Bernard Leduc\u201d Guy Lemieux 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEURS ADJOINTS: Jacques Cantin 7 Camille Dufault 7 Paul Dumas?Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard \u2018! Roger Poisson\u2019 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer 7 Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 Jacques Turcot '° Jacques Van Campenhout 7 SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION: Marcel Cadotte 7 Guy Albot 9 Jean-L.Beaudoin 10 Pierre Bois ?Paul Bourgeois 7 Georges Brouet 9 Paul-Louis Chigot 9 Jean-François Cier 6 MEMBRES HONORAIRES Rosario Fontaine 7 Claude Fortier 10 Gustave Gingras 7 Adélard Groulx 7 Albert Jutras 1 Raoul Kourilsky 9 Richard Lessard 19 Paul Letondal 4 Gilles Pigeon 11 Francis Tayeau 2 Roma Amyot 7 Paul-René Archambault 7 André Barbeau 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Jean-Réal Brunette 7 Marcel Cadotte 7 Serge Carrière 7 Roland Charbonneau 7 Michel Chrétien 7 Edouard Desiardins 7 MEMBRES DE LA CORPORATION Camille Dufault 7 Origène Dufresne 7 Roger R.Dufresne 11 Paul Dumas 7 Michel Dupuis 7 Jacques Genest ?Ghislaine Gilbert 7 Jules Hardy 7 Murat Kaludi 7 Simon Lauzé 7 Jean-Louis Léger?Charles Lépine 7 Marcel Rheault 7 Rosario Robillard 7 Claude C.Roy 7 Pierre Smith 7 Léon Tétreault 7 Florent Thibert 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos: 2 - Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi: 4 \u2014 Deux-Montagnes: 5 - Joliette: 6 \u2014- Lyon: 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa: 9 \u2014 Paris: 10 \u2014 Québec: 11 \u2014 Sherbrooke: 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PRÉSIDENT : André Barbeau VICE-PRÉSIDENT : Simon Lauzé TRÉSORIER : Roland Charbonneau SECRÉTAIRE : Marcel Cadotte CONSEILLERS : Edouard Desjardins Camille Dufault Miche! Dupuis SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE : Gabrielle Faucher PUBLICITÉ | Publicité Union M.L.Inc.5064, avenue du Parc Montréal, Qué.H2V 4G2 Tél.: (514) 273-3065 membre du [EEL] Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS Au cours d\u2019une réunion récente du Club Rotary tenue à Montréal, le docteur Gustave Gingras a reçu la médaille d'Or de l'Institut de Réadaptation de Montréal.Le départ du professeur Gustave Gingras est une perte sensible pour l\u2019Institut qu\u2019il a fondé, pour l\u2019Université de Montréal, où il a professé et préparé la relève, pour la profession médicale qu'il a dirigée à la tête du Collège des médecins et chirurgiens de la province et à la présidence de l\u2019Association médicale canadienne, pour ses nombreux handicapés qu\u2019il a toujours traités avec amour, désintéressement et un rare altruisme.Cette mutation, par contre, est un gain inappréciable dont jouira sa patrie d\u2019adoption, où il est déjà Chancelier de l\u2019Université de Charlottetown.NOUVEAU MANDAT DE DIRECTION ACCORDÉ AU PROFESSEUR JACQUES VAN CAMPENHOUT Le renouvellement du mandat de directeur au département d\u2019obstétrique-gynécologie de l'Université de Montréal a été accordé par le Conseil universitaire lors de la réunion du 17 janvier 1977 au professeur Jacques Van Campenhout.Ce mandat s\u2019étend du ler février 1977 au 31 mai 1981.(Forum, 31 janvier 1977) LE DOCTEUR ROGER A.CÔTÉ, PRÉSIDENT DE LA SÉANCE : QUE VALENT LES DONNÉES MÉDICALES ?Le docteur Roger A.Côté de Sherbrooke participera aux Journées d'informatique médicale qui se tiendront du 22 au 25 mars 1977, à l'Université Paul Sabatier de Toulouse, France.Ii présidera la séance du jeudi 24 mars 1977 et présentera les travaux des participants français, allemands, anglais et américains qui discuteront de la valeur des données médicales.(Communiqué) LISTE PARTIELLE DES CANDIDATS CERTIFIÉS EN NOVEMBRE ET DÉCEMBRE 1976 PAR LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le secrétaire du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada nous a fait parvenir la liste des candidats certifiés aux examens de novembre et décembre 1976.Le rapport comprend 88 pages; aussi faute d'espace, la liste publiée ci-dessous comprend les candidats francophones inscrits parmi les abonnés de L\u2019Union Médicale du Canada, les omissions seraient involontaires.1.\u2014 Certifiés en médecine interne : les docteurs Georges Bédard (Montréal), Richard Joseph Bédard (Darth- TOME 106 \u2014 MARS 1977 mouth), André Bélanger (Montréal), Yves Caussignac (London), François Couture (Sherbrooke), Julien d'Astous (Moncton).Jacques Deschenes (Toronto).Jana Bryan Havrankova (Bethesda), Guy Bernard Pelletier (Atlanta).Pierre Plourde (Montréal), Jean A.Quevillon (Ottawa).René Roux (Drummondville), Guy Valiquette (Montréal).2, \u2014 Certifiés en cardiologie : les docteurs H.F.Gatti- ker (Sherbrooke).Raymond Jean Lemieux (Montréal).Claude Ronald Maranda (Ottawa), Lise-Andrée Mercier (Rochester), Jean Quevillon (Ottawa).3.\u2014 Certifié en gastro-entérologie : le docteur Jean Thomas Michaud (Cap-Rouge).4.\u2014 Certifiés en pneumologie : les docteurs Yvon Cormier (Baltimore), Jacques M.Laforge (Ste-Foy).5.\u2014 Certifiés en anesthésie : les docteurs Robert Blain (Chicoutimi), Jean-Luc Boileau (Montréal), Gilles de la Salle (Ottawa), Micheline Héroux (St-Maurice).Jean- Pierre Morency (Ste-Foy), Benoît Samson (Ottawa).6.\u2014 Certifiés en dermatologie : les docteurs Marc André Cloutier (St-Nicolas).Marie-Alix Francoeur (Outre- mont), Pierre Joseph Gaudreau (Candiac).7.\u2014 Certifiés en neurologie : les docteurs Marc André Bergeron (Charny), Louise Charron (Montréal), Samir Claude Jarjoura (Sherbrooke).Albert Larbrisseau (Montréal).8.\u2014 Certifiés en médecine nucléaire : les docteurs Raymonde Chartrand (Montréal).Slevin Danais (Laval), Georges Dupras (Ste-Julie), Louis-Camille Gaudet (River- view), François Lamoureux (Dollard-des-Ormeaux}.Jean Léveillé (Montréal), César Pison (St-Lambert).9.\u2014 Certifiés en pédiatrie: les docteurs Marc-André Beaudry (Nashville), Eliane Claire Élisée Désir (Montréal), Guy Falardeau (Amos), Jean-Bernard Girodias (Pierrefonds), Mireille Lajoie (Baltimore), Georges B.Rivard (Cap-Rouge), Michel Robitaille (Sorel), Fernand Simard (Chicoutimi), Jean-Jacques Turcotte (St-Hyacin- the).10.\u2014 Certifiés en psychiatrie : les docteurs Pierre André Beauséjour (Ottawa), Armand Guy Boisjoli (Winnipeg), Pierre Clément (Orléans), Louis Côté (Montréal), Gérald Coupal (St-Bruno), Farideh de Bosset (Toronto), Claudette Durant (Edmundston), Gilbert Fournier (Verdun), Michel Fréchette (Québec), Martine Lalinec-Mi- chaud (Montréal), Suzanne Lépine (Montréal), Jean Gérard Monette (Burlington), Jacques Montplaisir (Montréal), Robert Perreault (Outremont), Michel Paul Seriaye (New York).11.\u2014 Certifiés en radiologie diagnostique : les docteurs Daniel Beauchamp (Montréal), Gilbert Deslauriers (Montréal), Lorraine Durocher (Montréal), Laure Fernande Mazzara (Montréal), François René Morin (Montréal), Jean-Yves Ouellet (Joliette), Daniel Rousseau (Longueuil), Raymond Joseph Sebouan (Ste-Thérèse), Réal Thuot (Longueuil), James Trottier (Noranda), Marielle Vadeboncoeur (St-Jean-Baptiste), Jean-Paul Wagner (Ste-Foy).271 14 12, \u2014 Certifiés en anatomie pathologique : les docteurs Suzanne Nobert Gagné (Brossard), René Pierre Michel (Montréal).13.\u2014 Certifiés en microbiologie médicale : les docteurs François Lamothe (Chicago), Jeun-Gilles Murray (Ancien- ne-Lorette).14, \u2014 Certifiés en chirurgie générale : les docteurs Denis Breton (St-Georges de Beauce), Michel Blackburn (Orsainville).Claude Dufour (Bagotville), Samir H.Kai (Montréal), Sandra Legault Poisson (Montréal), Jean- Michel Lévi (Montréal).Pierre Montpetit (Drummond- ville).Jean Robert (Dijon).Salam Yazbeck (Montréal).15.\u2014 Certifiés en chirurgie générale infantile : les docteurs Hervé Blanchard (Montréal).Raymond Cloutier (Sil- lery), Roger Bruno Dandurand (Montréal).Jacques Charles Ducharme (Montréal).Pierre Soucy (Ottawa).Frank Myron Guttman ( Montréal).16, \u2014 Certifiés en chirurgie cardio-vaseulaire : les docteurs Jean Robert Allard (San Francisco).Gilles Raymond (Sherbrooke).17.\u2014 Certifiés en obstétrique et gynécologie : les docteurs Jacques Bergeron (Québec).Serge Bolduc (Hull), Simon Carrier (Ste-Foy), René Chemaly (Hull).Gilbert Cyr (Edmundston), Adrien Dandavino (Los Angeles).Robert Jacques Gauthier (Santa Monica), Hugues Guay (Cap-Rouge).Robert Marier (Montréal-Nord).Mariette Morin Gonthier (Outremont).(8.\u2014 Certifiés en ophtalmologie : les docteurs Jacqueline Carignan (Ste-Foy), André Desgroseillers (Verdun).Jean-Guy Fortin (Rouyn).Robert Paul Gervais (Sturgeon Falls).Normand Isabelle (Joliette).19, \u2014 Certifiés en chirurgie orthopédique : les docteurs Jacques Archambault (Granby), Pierre Beaumont (Phila- delphie).Paul Robert Décarie (Candiac), André Raymond Lefebvre (Clifton Springs), Paul Onésime Nadeau (Québec).Jean Potvin (Ste-Foy), Louis-Serge Rheault (St- Georges-Ouest), Charles Rivard (Montréal).Bernard Séguin (Jonquière), Gilles Roger Tremblay (Île des Sœurs).20 \u2014 Certifiés en oto-laryngologie : les docteurs Roger Ernest Lebel (Pointe-Claire).Denis Pouliot (St-Laurent de l'Île d'Orléans), Georges St-Jean (Montréal), Pierre Ste- Marie (Sherbrooke).21.\u2014 Certifiés en chirurgie plastique : les docteurs Jacques Bouchard (Montréal), Jean-Noél Casaubon (Trois- Rivières).22, \u2014 Certifies en urologie : les docteurs MJ Allard (St-Albert), Elie Philippe Khoury (Montréal), R.W.Pa- quin (Winnipeg).LE PRIX MARCEL PICHE DECERNE AU DOCTEUR NOWACZYNSKI Récemment avait lieu à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, la remise du premier prix Marcel Piché au docteur Wojciech Nowaczynski, directeur du laboratoire de recherches sur les hormones stéroides, un des premiers artisans de l'Institut qui à travaillé sans relâche auprès du docteur Jacques Genest depuis le tout début.(Communiqué) 272 LE DOCTEUR PIERRE BIRON ÉLU AU CONSEIL CONSULTATIF DE PUBLICITÉ PHARMACEUTIQUE Le docteur Pierre Biron vient d'être nommé pharmaco- logue conseil au Conseil consultatif de Publicité pharmaceutique.Cet organisme sans profit est non gouvernemental et représente plusieurs organismes canadiens, dont l'A,M.L.F.C.Son objectif est d'assurer l'excellence et l'acceptabilité de lu publicité pharmaceutique dirigée aux médecins et autres professionnels de la santé.Il est dirigé par le commissaire A.V.Raison et son siège social est situé à Pickering.Ontario.(Communiqué) NOMINATION DU NOUVEAU DOYEN DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE McGILL : LE DOCTEUR SAMUEL O.FREEDMAN Le Conseil des gouverneurs a approuvé la nomination du docteur Samuel O.Freedman, M.S.R.C., au poste de doyen de la faculté de médecine en remplacement du docteur R.F.P.Cronin dont le mandat de cing ans expire fin mai 1977.Le docteur Cronin projette de retourner à l'enseignement et à la recherche à l'Hôpital Général de Montréal.Le docteur Freedman.professeur en médecine a McGill.est aussi directeur de la division d'immunologie clinique et d'allergie au département de médecine de l'Hôpital Général de Montréal.Depuis son inscription à McGill au programme de B.Sc.(spécialisé) en 1945.il s'est rarement éloigné de l'Université ou de l'Hôpital Général de Montréal après avoir obtenu le grade de M.D.C.M.en 1953.Ayant a son actif la formation de médecin (titulaire du diplôme de McGill en médecine interne, obtenu en 1958, avec les félicitations du jury), le docteur Freedman est considéré comme l'un des pionniers en immunologie clinique, discipline relativement récente.Alors qu'il était médecin à I'H.G.M.son intérêt croissant à l'égard de l'allergie clinique Fa conduit à créer un programme de recherches et de travaux cliniques pour l'application des principes d'immunologie au traitement des malades hospitalisés.Aujourd'hui, l'Hôpital Général de Montréal dispose de l'un des plus grands centres d'immunologie en Amérique du Nord.(Communiqué) CONFÉRENCE DU DOCTEUR MARCEL MARTIN Le docteur Marcel Martin, chirurgien et oncologue de l'Hôtel-Dieu de Québec.à donné le 29 septembre 1976 une conférence à l'hôpital de Chicoutimi sur l'immunologie et le cancer.sujet qu'il a traité dans un volume écrit en collaboration avec le docteur Louis Dionne.LE PROFESSEUR ÉTIENNE BAULIEU NOMMÉ PROFESSEUR-VISITEUR DE LA FONDATION McLAUGHLIN-GALLIE À titre de professeur invité.le professeur de biochimie à la Fuculté de médecine de l'Université de Paris, le docteur Étienne Baulieu a pris part durant le congrès annuel du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada au symposium tenu sur les tumeurs répondant aux hormones.I visitera ensuite les universités de Montréal, McGill, I'oronto et Dalhousie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA our le soulagement du spasme Sado Aurkeuiaris superior m, Feontalis on Meolus atuszticus BRINE nig Occipitabs m.Parotid gland _Sternacleidomastoid mn, \u201c Splenius capitis m.ÿ Traperius m.Levalor \u2026 scapuiaem.CsOebieutarts neutre Quedratus idbir superigns à À Nasaiis nm.Zygomatic fr, ; RKisoeiss-rme \u201c\u2019Orbicuteris BENE mm: Dudsaratus fab Anferioris mm Sternohyoid Tetangutaris on Ginonyoid mm Traperiusim Dettoid Latissimus dors wm, Triceps practi mm ROI gous abdominis sxtécnus Mm BS rachioradialis a Ancontus MY Extensüf caso alis longus my Fraxor carpl Bg ulnaris ne AHROBINS Pour de plus amples informations, consultez la documentation sur ces produits ou le COMPENDIUM.La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée, Montréal, Québec H 3 A J 8 PROPOS DU DOCTEUR EDOUARD KURSTAK, PROFESSEUR A L'UNIVERSITE DE MONTREAL, SUR LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR L'IMPACT DES MALADIES À VIRUS SUR LE DÉVELOPPEMENT DES PAYS AFRICAINS La diffusion de cette conférence étant limitée, nous reproduisons quelques paragraphes du Forum de l\u2019'Université de Montréal (voir Forum, XI, n° 16, 24 janvier 1977), page 6: Le développement des pays africains passe obligatoirement par la lutte aux maladies à virus.C\u2019est la conclusion que tire le docteur Edouard Kurstak de la première Conférence internationale sur l'impact des maladies à virus sur le développement des pays africains qui se tenait à Abidjan en Côte-d'Ivoire du 13 au 18 décembre 1976.Trente- deux pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique participaient à cette conférence où l'Université de Montréal a joué un rôle de premier plan.Le docteur Kurstak, professeur titulaire au département de microbiologie et d'immunologie de la Faculté de médecine et directeur du groupe de recherche en virologie comparée de l'Université de Montréal.présidait cette conférence dont il a eu l'idée à la suite d\u2019épidémies mortelles survenues au cours des dix dernières années au Soudan, au Zaïre, au Nigéria, au Libéria et au Sierra Leone.Les virus responsables de ces hécatombes présentent d'ailleurs un véritable danger non seulement pour l\u2019Afrique, mais aussi pour le monde entier.«Ces maladies mortelles provenant d'Afrique en huit heures d'avion peuvent être nos maladies » fait remarquer le docteur Kurstak.En effet, comme il le mentionnait au cours d'une communication présentée à Abidjan, la maladie provoquée par le virus Marburg avait disséminé il y a quelques années, en Allemagne et en Yougoslavie, des équipes de laboratoire qui manipulaient des reins de singe (Cercopithecus eathiops) importés d'Afrique.Même le personnel médical appelé aux soins de ces malades avait été mortellement atteint.(Françoise Lachance, Forum) CONFÉRENCE DU DOCTEUR LUC CHICOINE Le docteur Chicoine, chef du département de pédiatrie de l'hôpital Sainte-Justine, a donné le 26 octobre 1976 une conférence à l'hôpital de Chicoutimi sur les agents anti- infectieux.ÉLECTIONS DU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'HÔPITAL LE GARDEUR, TENUES EN JANVIER 1977 Le nouvel exécutif du Conseil des médecins et dentistes de l'hôpital Le Gardeur pour l'année 1977, est composé ainsi: Président: docteur Maurice Chevrette: vice-président: docteur Jean-Pierre Lacroix: secrétaire-trésorier: docteur Marcel Fauconnier; conseillers: docteur André Lamarche.docteur Raymond Dupont.(Communiqué) 274 PRIX DÉCERNÉ À UN CHERCHEUR DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Le docteur Jose Manuel Rojo-Ortega, directeur du laboratoire d'histopathologie et hypertension expérimentale de l'Institut de recherches cliniques de Montréal depuis 1967, vient d'obtenir le prix d'endocrinologie Marañon décerné par l'Académie médico-chirurgicale espagnole pour l'année 1975- 76, pour son travail sur «le complexe juxtaglomérulaire comme organe endocrinien du rein.Relations structuro- fonctionnelles ».Ce prix, qui lui a été remis à Madrid, Espagne, en décembre dernier, lors de la cérémonie d'ouverture annuelle du cours de médecine et chirurgie à l'Académie médico-chirurgicale espagnole.à été créé à la mémoire du célèbre docteur et professeur espagnol Gregorio Marañon, historien connu internationalement, tant pour ses travaux médico-scientifiques que littéraires.et est habituellement décerné chaque année à un espagnol résidant en Espagne.et très exceptionnellement à l'étranger, lorsqu'il s'agit de travaux d'une très grande excellence.C'est le président de l'Académie médico-chirurgicale espagnole, le professeur Julio Muñiz qui a remis le prix au docteur Jose Manuel Rojo-Ortega.(Communiqué) JOURNÉE DE MÉDECINE NUCLÉAIRE Samedi 19 février 1977 eut lieu, à l'hôpital Notre- Dame, la Journée de médecine nucléaire organisée par le docteur Jacques Lamoureux.Le titre soulignait qu'il s'agissait des applications cliniques de la médecine nucléaire.Les participants étaient les docteurs Jacques Lamoureux, César Pison, Raymonde Chartrand, Georges Dupras, André Levasseur, Jean Léveillé, Bertrand Vallières et Slevin Da- nais.COURS DE PERFECTIONNEMENT EN NEURO-RADIOLOGIE Des cours de perfectionnement en neurologie seront donnés les 10 et 11 mars 1977.au Collège d'enseignement postuniversitaire de radiologie à Strasbourg (le Bischen- berg).L'un des cours portera sur le canal lombaire étroit et l'autre sur les acquisitions récentes en tomodensitométrie avec calculateur.Le secrétaire est le professeur A.Wacken- heim.1.place de l'Hôpital, Strasbourg.CONFÉRENCES À L'i.R.C.M.Les conférenciers de l'Institut de recherches cliniques de Montréal furent.en janvier 1977: le 17, le docteur Karl Engelman de l'Université de Pensylvania (Pheochromo- cytoma and related disorders), le 21, le docteur André Bensadoun de Cornell University (Studies on lipoprotein lipose), le 24, le docteur Garland B, Marshall de Washington University de St.Louis, Missouri (Decoding the molecular message of angiotensin II), et le 31, le docteur Aaron Smith de l'University of Michigan (1\u2014Principles and practice in clinical neuropsychological testing: 2\u2014Organiza- tion, disorganization and reorganization of brain functions in children and adults with hemispherectomy).L'UNION MÉDICALE DU CANADA Hs tot pitas 7 1 Ty on ratée: bi Mi BAR {fi asi attire i ithe HEM an ie nt Hill [itd pli Grise v lh sa ; i # x : c i i : i i hi i M rs i Rs: it Pr i Cu, i] ; I\" // Ë jt! Pe fa = .5 S fl i 0 = à e Ua Î © À { bj Ef & = le Sh | he i i 5 Ë = 49 fo nx es = he i © = i] i i gid i [is æ i ie : Ss i ; fox: sd J; prs pm 7 ie i mn = 5 5 Que St i A 4 TA j Plus ; en, ve i vy ÿ Une / ! n, dur, i 8 A i oy i { A A TEE In a Lago = fis: PRR ey \u2014 rs 1h i fi oo i = i if g G Ÿ i | ie 0 ma i 5 i | ê > 5 LE | i 4 = = i = x ne a ik = = Hy Ge it Be Ÿe Ent fii ÿ = i f 5 A i ; H 5, Le = i y i it i : E i i iy i i y a HS | oN | i: 8 i ie i ul | i 5 i ; ; i ii il À | 5 i al i gt i : 5 hi: a Bi i i ir 4 : Te by pi ' i oe iH i sa ; i \\ i, ; i Has a if i v ÿ if yr i ih se 3 i 7 y i i i i ; 3 5 «© in 4 i iy : 9 x; i, M 1 N; ÿ i i i i i ; iy i i Fi Bi: i i: i = i = i 4 in Ci x ou iy ii % we % À i m La 1 n que i 4 js i i 0 | 1 pF i it i i J = gest J i il i A i hi a i i if J 10} i 0 i à hi of te i a i Hé, \u2019 y Le i ; is i Ti i A ÿ us | À i e ne li i iy .in ine J \u201cx hil ki : pe wa i ÿ te a .= i i) > Nu i 3 i i he J = { 1 | i = Ë 5.i = = Pi 5.i; i Te te fe | 4 o Li Ÿ i 5 1 { i i t 2 wi i i .pu Ls 9 | i ji = ei ta L£ je 4 Wo in; ee i iy if iy i auf { Ii a & 0 ü n i i sa, on hi 5 iq ty A haz ie hy i ly ii A t v i th: % QT ni i i i 1 qi , i i A i ; 5 a iv 1, nt a i 5: i hil ih i 4 i i 5 i = us pi a on i i we ce ay pt 1 fi iy i : 0 5) va ol i = ce vi she a 0 ol 5 ol i Hy \\ 7 = db a ol > i M i k ir i re i: fe 1 Il n LU 18) 0 di ti [= aide a pi a 7 En ae Hh 7a ol io il i I iy oi 8 \u201c PCT he i i i i i In hi 0 i iy e séq ir a br CM le ii i ñ i if: i il \" ju % il i; i 0 il 4 ï hi i I i ig sh, fu | fr iy i oy i i 5 i a i si i i a i #, % i i i) ii ÿ i i iy i 1 high 19 Ji i fig ti iy ith ï Si a i bi i i 3 i i fi i i i FILM DISPONIBLE it ui ir i i ii i iy hi | A bi li i ñ i 5, si | Te # SUR DEMA NDE 5 i uf) i i i aay A A XiL AMOXICILLINE ) La pénicilline a large spectre de la nouvelle génération associe un début d'action rapide et des niveaux sanguins élevés (deux fois plus élevés que ceux atteints avec l\u2019ampicilline) pour une efficacité thérapeutique remarquable; la toxicité associée à l'importance des prises est particulièrement rare.Absorption orale remarquable @ Effet bactéricide rapide.© Niveaux sanguins constamment élevés 6.amonciline même en présence de troubles de l'absorption et sans tenir compte de 5 - l'heure des repas.= 4- .3 £ 250 mg (voie orale) @ Absorption presque complète pour une 2 efficacité maximale et rares effets #3 secondaires gastro-intestinaux.5 $ 2 @ Concentration urinaire élevée.,Ç @ Prix acceptable.0 wv 2 4 6 Heures @ Commodité des trois doses par ., or ., Concentrations sériques moyennes d'amoxicilline et d'ampicit- jou r\u2014regu | arité des prises assuree.line obtenues avec une dose orale unique de 250 mg au cours d'une étude croisée avec 12 sujets à jeun.Activité bactéricide à large spectre Fil .§ g @ dis onible Ê i _ © e ë ls $ ole 3 lel.= HHHHHHERHHEHBRRE = /2 /3/8/5/28) Jé|e/É|PÉ IE] [E|5)z] |z2 S|15=|+w|5|+|4 =|2/8/2/ 2/2 51216] |= HE HEHEHE HEHEHE 5188 2|E/EÉ|S|o|E|= 2|s|s ë 9128/83/18 /8/8/5/5/21 | o|2 2 =|=|= E à |221818/8/S18/5/Él2/51291E/-151É1Éj2 1512 séslé/éis Sa /5( 515 2/6 S/S ÉJÉTÉ TE I2E HE HHEHE EHH BEE EMEI RE EEEE nila |wvlw|a|lo|lo|(ojlZ|(Z|T|(d|jw|w|lvwiv|n ad La photomicrographie remarquable de la page précé- AMOXIL dente est extraite d\u2019un film de 20 minutes intitulé \u201cLes \u2014 antibiotiques vus au microscope\u201d.Organisez une présen- Pénicilline G | tation du film par l'intermédiaire de votre représentant Céphalexine | Ayerst ou écrivez à l\u2019adresse suivante: ,Ç \u2014 Ampicilline .Erythromycine Filmathèque Laboratoires Ayerst Tétracycline 1025, boul.Laurentien Sulfamide Saint Laurent, Québec.Gram positifs Gram négatls MEMBRE LABORATOIRES AYERST ii n'y a pos de substitut y es Division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada pour lo qualite *déposé Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC (ie aux «= ad ASA (amoxicilline) La pénicilline a large spectre de la nouvelle génération INDICATIONS ET POSOLOGIE Infections des oreilles, du nez et de la gorge à streptocoques, pneumocoques et staphylocoques pénicillino-sensibles; infections des voies respiratoires supérieures a H.influenzae; infections des voies génito- urinaires a colibacilles, a P.mirabilis ou a S.faecalis; infections de la peau et des tissus mous à streptocoques, à staphylocoques pénicillino-sensibles et à colibacilles.POSOLOGIE: ADULTES 250 mg aux 8 heures ENFANTS 25 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures Dans les infections graves ou lorsque la nature des microbes déterminée par l\u2019anti- biogramme rend souhaitable des niveaux sanguins plus élevés, il peut être nécessaire de majorer les doses à 500 mg aux 8 heures pour les adultes et à 50 mg/kg/jour en prises fractionnées administrées aux 8 heures pour les enfants.Chez ceux-ci, la posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Dans les infections des voies respiratoires inférieures à streptocoques, à pneumocoques, à staphylocoques pénicillino-sensibles et à H.influenzae: POSOLOGIE: ADULTES 500 mg aux 8 heures ENFANTS 50 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures La posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Urétrite à N.gonorrhoeae: une dose unique orale de 3g CONTRE-INDICATIONS Antécédents d'allergie aux péniciilines et aux céphalosporines.Monographie du produit délivrée sur demande.PRÉSENTATION AMOXIL-250, gélules\u2014la gélule contient 250 mg d\u2019amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-500, gélules\u2014la gélule contient 500 mg d\u2019amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-125, suspension\u2014125 mg d\u2019amoxicilline aux 5 ml, en flacons de 75 ml et 100 ml AMOXIL-250, suspension\u2014250 mg d\u2019amoxicilline aux 5 ml, en flacons de 75 ml et 100 MI AMOXIL, gouttes pédiatriques\u2014en flacons de 15 ml (50 mg/ml)\u2014compte- gouttes fourni Il n'y a pas de substitut A ; pour la qualité LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC.*déposé Le docteur James A.Rillema a donné le 7 février 1977 une conférence à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Professeur de physiologie à Wayne State University, il a parlé de: \u201cThe participation of the cyclic nucleotides and prostaglandins in the regulation of metabolism in the mammary gland\u201d.Le professeur Étienne Baulieu de Paris, a présenté le mercredi 16 février 1977, un travail intitulé: « Régulation de l\u2019expression génétique par les stéroïdes ».Le professeur Gilbert S.Gordan de la Californie, a traité le mardi 22 février 1977 de: \u201cModern Management of Osteoporosis\u201d.Le docteur Earl Shrago, professeur de médecine et nutrition à l\u2019University of Wisconsin a, le lundi 21 février 1977, décrit le sujet suivant: \u201cRegulation of Cell Metabolism by Mitochondrial Transport Systems\u201d.(Communiqué) PRIX PERRON-DESROSIERS Le 2 février 1977 à 15h.30, a la salle Pasteur de l\u2019Institut Armand-Frappier, le directeur de l\u2019Institut Ar- mand-Frappier, le docteur Aurèle Beaulnes, a présenté à M.Pierre Payment le prix Perron-Desrosiers pour ses travaux sur la morphogenèse du virus de la rubéole et sur les structures physique et chimique de ce virus.(Communiqué) LE DOCTEUR PIERRE BIRON, RAPPORTEUR AU COUNCIL OF EPIDEMIOLOGY Une présentation intitulée \u201cBlood pressure determinant in the newborn\u201d a été faite à San Diego le 7 mars 1977 par le docteur Pierre Biron, devant le Council of Epidemiology de l\u2019American Heart Association.Le travail a été effectué en collaboration avec le docteur Jean Guy Mon- geau de l'hôpital Sainte-Justine et Mlle Marie Blanchard, du département de génie biomédical de l'hôpital du Sacré- Cœur.Les données démontrent que le poids corporel d\u2019un nouveau-né est le plus important déterminant de sa tension artérielle et que cette tension est statistiquement reliée à celle de la mère.(Communiqué) CONGRÈS À QUÉBEC D'ANESTHÉSISTES-RÉANIMATEURS EN AVRIL 1977 Le congrès mondial des anesthésistes-réanimateurs de langue française sera tenu à Québec, à l\u2019hôtel Loews Le Concorde, 1225, place Montcalm, Québec, les 28, 29 et 30 avril 1977 Pour renseignements, s'adresser au docteur Bernard Paradis, Québec.VIENT DE PARAÎTRE : JOURNAL DES MALADIES VASCULAIRES L\u2019organe du Collège français de pathologie vasculaire: Journal des maladies vasculaires, publication périodique trimestrielle, vient de publier le premier numéro de son premier tome en 1976.Son rédacteur en chef est le docteur Claude Olivier; le président de son comité de direction est le docteur André 277 Jouve et les membres sont le doyen Bricaud.le doyen Fontaine, les docteurs J.Cottet.Charles Dubost, CI.Huriez, J.F.Merlen, J.Natali, J.D.Picard et R.Tournay.L'éditeur de la nouvelle revue est Masson de Paris, New York, Barcelone et Milan.JOURNEE SCIENTIFIQUE SUR LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DES MALAD!'ES THROMBO-EMBOLIQUES Une Journée scientifique aura lieu le 11 mars 1977 à l'hôtel Québec Hilton de Québec à laquelle participeront des invités spéciaux: les docteurs Fdward Genton.Jack Hirsch et Alexander G.G.Turpie de l'Université MacMaster de Hamilton, ainsi que François Jobin et Denis Simard de l'Université Laval.Les organisateurs de la journée sont les docteurs François Jobin, Pierre F.LeBlond et Denis Simard.SÉANCE SCIENTIFIQUE SUR « LE GOITRE » Une séance scientifique a eu lieu le 13 janvier 1977, à l'Hôtel-Dieu de Montréal.dans le cadre des réunions conjointes médico-chirurgicales organisées par les départements de médecine et de chirurgie.Les participants étaient les docteurs Maurice Verdy.Jacques Cantin et Jean Dussault, du C.H.U.de Laval.À PARAÎTRE EN 1977 : LA REVUE DE RECHERCHE SUR LES SERVICES DE SANTÉ On nous informe que le numéro 1 de la nouvelle revue intitulée: La Revue de Recherche sur les services de santé paraîtra à l'été de 1977.Seulement deux numéros seront publiés en 1977.La revue paraîtra quatre fois par année à partir de 1978.le comité de rédaction aura ses bureaux au département de la santé de l'Université de Montréal.LES NOUVEAUTÉS EN GYNÉCOLOGIE Une série de cours en gynécologie a eu lieu les 4 et 5 février 1977 à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, sous la direction scientifique des docteurs Robert Pichet et Julien Lord.Les cours furent donnés par les docteurs Jacques Van Campenhout.Robert Pichet.Bertrand Michon, Madeleine Blanchet.Pierre Audet-Lapointe.Guy Faucher, Gilles Bleau,.Alcide Chapdelaine.Claude Lise Richer.Jacques Desro- siers, Lise Fortier, Mlle Lucienne Lasalle, M.Roland Poirier.Mlle Lucie Galardo et les docteurs Pierre Fugère.Yves Lefebvre et Julien Lord.Les sujets traités ont été le dépistage du cancer général.l'infertilité et la contraception.278 SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR L'ALCOOL ET LES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF Ce symposium aura lieu à Québec.au Château Frontenac, les 6 et 7 mai 1977, sous l'égide de l'Association canadienne de gustro-entérologie et de l'Enseignement médical continu de l'Université laval, Le comité organisateur est composé des docteurs M.Lacerte.président.B.Rousseau, secrétaire.et JP.Parent.JT.Michaud, PA.Marquis, R.Gourdeau.conseillers.Le programme provisoire comprend les participants suivants: les docteurs Yves Morin.doyen, Faculté de médecine, Université Laval.Québee: A.Roy, PA.Marquis.P.Lupien, R.Carrier.JC.Forest.IF.Beck, F.\u2018Fhibert, H.Sarles, A.Archambault, B.Rousseau, LG.Martel, G.Blouin, J.P.Parent, C.Rozé, |.Levasseur, H.Colcher, C.Rouleau, C, Jean.C.S.Lieber.J.G.Joly.Y.Warren et Jacques Brunet.JOURNÉE SUR L'OBÉSITÉ, LE 19 MARS 1977, AU CHÂTEAU BONNE-ENTENTE Les participants étaient: invité: Verdy, Maurice, chef du département d'endocrinologie, Hôtel-Dieu de Montréal; Bélanger, Claude-G.endocrinologue, C.H.U.1.; Bury.Juc- ques, psychiatre.C.H.U.L.: Duclos.Pierre, endocrinologue, C.H.U.L.; Langelier, Pierre.endocrinologue, laboratoires de neuro-biologie.hôpital de l'Enfant-Jésus: Lelièvre, Michel, pédiatre et endocrinologue, C.HLU.I.: Nadeau, André, chef du service d'endocrinologie, C.HU.l.; Saub, Michel, chirurgien, C.H.U.1.: Saucier, Guy, endocrinologue, C.H.U.L,; Tardif, Michèle, diététiste, C.H.U.L.SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LA TRICHOMONASE GÉNITO-URINAIRE Un symposium international sur la trichomonase génito-urinaire aura lieu à Paris les 8 et 9 juillet 1977.Les principaux sujets traités seront: 1.Morphologie.pathologie et biologie comparées, microscopie électronique: 2.diagnostic colposcopique, diagnostic de laboratoire; 3.trichomonase et dysplasie, discussion: 4.la trichomonase génito-urinaire chez l'homme; S.immunologie.anticorps sériques où dans les sécrétions, tests cutanés d'hypersensibilité; 6.épidémiologie et prévention; 7.associations morbides et prophylaxie: 8.traitement.Le comité d'organisation de ce symposium est le suivant: Président: professeur Netter, Paris: secrétaire général: docteur A.Fari, Paris: membres: professeur A.de Brux.Paris, docteur R.D.Catterall, Londres, docteur ID.Panai- tescu, Bucarest.docteur A.Perdrup.Copenhague, docteur A.Siboulet, Paris.Pour tous renseignements, inscription et demande de communications, s'adresser à: docteur A.Fari, S.ET.G.US.boul.de Strasbourg, 75010 Paris (France).L'UNION MÉDICALE DU CANADA > Pu PT Ey, = mm on nez enchifrené a besoin d\u2019aide mais les antihistaminiques le rendent somnolent.SUDAFED ne renferme pas d\u2019antihistaminiques, mais dégage le nez et la tête enchifrenés sans rendre les jeunes enfants somnolents.SUDAFED décongestionne les voies nasales, les trompes d\u2019'Eustache et les sinus paranasaux.Précautions: Utiliser avec prudence chez les patients souffrant d'hypertension.Effets secondaires: Peut causer une légère excitation.Présentation: SIROP: chaque 5 mi renferme 30 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine N.F.Disponible en flacons de 100 ml et de 1 litre.COMPRIMÉS: chaque comprimé renferme 60 mg de chlorhydrate de pseudoéphédrine N.F.Disponible en boîtes de 18 comprimés et en flacons de 100 et de 500 comprimés.Code: WELLCOME S7A.SUDAFE srop/comprmés chlomydrate de pseudoéphéarne Renseignements posologiques supplémentaires disponibles sur demande.AR Burroughs Wellcome Ltd.LaSalle, Qué.*Nom déposé W-5025 EK: ; : 4 i } \u2018 \u2018 { a \u2014 fn LL 6 bus A 7) bu be ad Qu J Ne (association de levodopa et de carbidopa) bientôt un \u201cdassique\u201d dans le traitement du syndrome parkinsonien # C ve f- A ON = SEE en augmentant efficacement les concentrations de dopamine dans le cerveau, permet la maîtrise des symptômes les plus importants, notamment la rigidité et la lenteur des mouvements, |] permet au malade de mener une vie plus normale.Les effets secondaires courants qui peuvent se présenter pendant l'administration de SINEMET, soit les mouvements involontaires anormaux et, de façon moins fréquente, les changements d'humeur, peuvent habituellement être atténués par une réduction de la posologie.*Marque déposée SS3SFES TepmaemaäêSo>eounaszæ 53 SEF TF FREER EFF = = ZFEXFE = XTF EZ TEE FT =» FF | Ï i sinemet (association de lévodopa et de carbidopa) INDICATIONS: Traitement du syndrome parkinsonien à l'exception du parkinsonisme d'origine médicamenteuse.CONTRE-INDICATIONS: Quand l'administration d'une amine sympathomimétique est contre-indiquée.Avec les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase: il faut interrompre l'administration de ces derniers deux semaines avant d'entreprendre un traitement au moyen de SINEMET*; en présence de maladies non compensées de nature cardio-vasculaire, endocrinienne, hématologique, hépatique, pulmonaire ou rénale, de glaucome à angle fermé et chez ceux qui présentent des lésions cutanées douteuses non diagnostiquées ou des antécédents de mélanome.MISE EN GARDE: Quand SINEMET* est administré à des malades qui recevaient déjà de la lévodopa seule, cette dernière doit être interrompue au moins 12 heures avant l'administration de SINEMET* et être administrée selon une posologie qui correspond à 20 p.c.environ de la posologie antérieure de lévodopa.SINEMET* n'est pas recommandé pour le traitement des réactions extra-pyramidales d'origine médicamenteuse; il est contre- indiqué pour le traitement des tremblements intentionnels et de la chorée de Huntington.Pendant un traitement combiné, les mouvements involontaires anormaux dus aux effets de la lévodopa sur le système nerveux central peuvent se présenter plus tôt et à des doses plus faibles et le phénomène du commutateur peut se produire plus tôt.Observer attentivement tous les malades afin de déceler chez eux tout changement de l'état psychique, tout signe de dépression avec tendance au suicide et tout autre changement important de comportement.Surveiller la fonction cardiaque à l'aide d'un moniteur pendant la période initiale de réglage de la posologie chez les patients qui présentent des arythmies.L'innocuité de SINEMET* pour les jeunes de moins de 18 ans n'est pas encore établie.Grossesse etlactation: L'administration de SINEMET* chez les femmes en âge d'enfanter exige que l\u2019on soupèse les avantages du produit en regard des risques dans l'éventualité d'une grossesse.Son effet sur la grossesse et la lactation est inconnu.PRÉCAUTIONS: Précautions générales: On recommande de procéder à des évaluations périodiques de la fonction hépatique, hématopoiétique, cardio-vasculaire et rénale pendant un traitement prolongé.User de prudence chez les patients qui ont déjà souffert de convulsions.Activité physique: Les malades dont l'état de santé s'améliore pendant un traitement avec SINEMET* devraient augmenter leur activité physique avec prudence et de façon graduelle en tenant compte des autres problèmes d'ordre médical.G/avcome: En présence de glaucome à angle ouvert, administrer SINEMET* avec beaucoup de précautions et à condition que la pression intraocutaire soit bien stabilisée et qu'une surveillance médicale soit exercée pendant le traitement.Pendant un traitement antihypertensif: Comme de I'hypotension orthostatique symptomatique a été rapportée à l'occasion, les malades recevant des antihypertenseurs en même temps que SINEMET* doivent faire l'objet d\u2019une surveillance attentive afin que l'on puisse relever tout changement du rythme cardiaque ou de la tension artérielle.Il peut être nécessaire de modifier la posologie des antihypertenseurs au cours du traitement avec SINEMET* Avec des médicaments psychoactifs: Si I'administration simultanée de produits psychoactifs est jugée nécessaire, administrer ces derniers avec beaucoup de prudence et surveiller attentivement les malades afin de déceler chez eux toute réaction défavorable inhabituelle.Avec vne anesthésie: Interrompre SINEMET* la nuit précédant l'intervention chirurgicale et reprendre le traitement dès que le malade peut recevoir ses médicaments par voie buccale.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Les plus courantes: Mouvements involontaires anormaux: ils sont habituellement amoindris par une réduction de la posologie: mouvements choréiformes, mouvements dystoniques et autres mouvements involontaires anormaux.Les petites contractions musculaires et le blépharospasme sont les signes précoces d'une posologie excessive.Réactions graves: Oscillations de la capacité fonctionnelle: variations diurnes, oscillations indépendantes sous forme d'akinésie et de dyskinésie stéréotypée, crises akinétiques soudaines reliées à la dyskinésie, akinésie paradoxale (blocage akinétique hypotonique} et phénomène du commutateur.Troubles psychiatriques: idéation paranoide, épisodes de psychose, dépression avec ou sans tendance au suicide et démence.Des convulsions se sont présentées rarement (la relation de cause à effet n'est pas établie}.Arythmies cardiaques et palpitations, épisodes d'hypotension orthostatique, anorexie, nausées, vomissements et étourdissements.Autres réactions défavorables qui peuvent se présenter: 7roubles psychiatriques: augmentation de la libido et grave comportement antisocial, euphorie, léthargie, sédation, stimulation, fatigue, malaise, confusion, insomnie, cauchemars, hallucinations et délire, agitation et anxiété.Troubles neurologiques: Ataxie, sensation de malaise, instabilité posturale, céphalée, tremblements accrus des mains, épisodes d'akinésie, \u201cakinésie paradoxale\u201d, augmentation de la fréquence et de la durée des oscillations de la capacité fonctionnelle, torticolis, trismus, raideur de ta bouche, des lèvres ou de la langue, crise oculogyre, faiblesse, engourdissement, bruxisme, priapisme.Troubles gastro-intestinaux: constipation, diarrhée, gêne et douleur épigastriques et abdominales, flatulence, éructation, hoquet, ptyalisme, difficulté à avaler, goût amer, sécheresse de la bouche, ulcére duodénal, saignement gastro-intestinal, glossodynie.7roubles cardio-vasculaires: arythmies, hypotension, changements non spécifiques de l'électrocardiogramme, bouffées de chaleur, phlébite.Troubles hématologiques: anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose.Troubles dermatologiques: sudation, oedème, perte des cheveux, pâleur, éruption, odeur désagréable, sueurs foncées.Troubles de l'appareil locomoteur: lombalgie, spasme musculaire et clonisme, douleur musculo-squelettique.Troubles respiratoires: sensation d'oppression dans la poitrine, toux, enrouement, rythme respiratoire bizarre, écoulement post-nasal.Troubles génito-urinaires: fréquence urinaire, rétention, incontinence, hématurie, urine foncée, nocturie.On a rapporté un cas de néphrite interstitielle.Troubles des sens: vision brouillée, diplopie, pupilles dilatées, déclenchement du syndrome de Horner latent.Troubles divers: bouffées de chaleur, perte ou gain de poids.Pendant l'administration de lévodopa seule, on a rapporté certaines anomalies dans les épreuves de laboratoire; ces anomalies peuvent aussi survenir pendant l'administration de SNEMET élévation du taux d'urée sanguine, des SGOT, SGPT, de la LDH, dela bilirubine, de la phosphatase alcaline ou de I'iodémie protéique; réduction occasionnelle des leucocytes, de I'hémoglobine et de l'hématocrite; élévation de l'acide urique relevée au moyen de la colorimétrie.On a rapporté la positivité de I'épreuve de Coombs pendant l'administration de SINEMET* et de la lévodopa seule.L'anémie hémolytique s'est cependant très rarement manifestée.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: Afin de réduire le fréquence des réactions défavorables et d'obtenir les meilleurs résultats possibles, un traitement au moyen de SINEMET\" doit être adapté à chaque cas particulier et son administration doit constamment répondre aux besoins du malade et être appropriée à son degré de tolérance.Du fait qu'il s'agit d'une association médicamenteuse, l'indice thérapeutique de SINEMET\" est plus étroit que celui de la lévodopa seule.En effet, la puissance du produit par milligramme est plus élevée.C'est pourquoi les ajustements de doses doivent se faire petit à petit et les limites posologiques recommandées ne doivent pas être dépassées.Toute manifestation de mouvements involontaires doit être considérée comme un signe de toxicité provoquée par une trop forte dose de lévodopa; on réduira la posologie en conséquence.Le traitement doit donc viser à procurer au malade un maximum de soulagement et à éviter la survenue de dyskinésie.Amorce du traitement chez les malades n'ayant pas reçu préalablement de la lévodopa Au début, administrer comprimé une ou deux fois par jour; augmenter de % comprimé tous les trois jours, si nécessaire.La dose optimale est de 3 à 5 comprimés par jour, administrés en 4 à 6 prises.Amorce du traitement chez les malades ayant reçu préalablement de la lévodopa interrompre l'administration de la lévodopa seule au moins 12 heures avant d'amorcer le traitement au moyen de SINEMET*, puis, administrer 20 p.c.environ de la posologie quotidienne préalable de lévodopa en 4 à 6 prises.POUR OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, NOTAMMENT SUR LA POSOLOGIE ET LE MODE D'EMPLOI, SE REPORTER À LA MONOGRAPHIE DU PRODUIT OFFERTE SUR DEMANDE.PRÉSENTATION Ca 8804 \u2014 Le comprimé SINEMET* 250 est bleu tacheté, ovale, biconvexe, sécable et porte l'inscription MSD 654.ll renferme 25 mg de carbidopa et 250 mg de lévodopa.Flacons de 100.*Marque déposée MERCK ŒD SHARP & DOHME CANADA LIMITÉE POINTE-CLAIRE, QUÉBEC (SNM-7-487-JAF) LE DEUXIÈME CONGRÈS MONDIAL DE RÉANIMATION Le deuxième congrès mondial de réanimation se tiendra au Centre International de Paris, place de la Porte Maillot, au Palais des Congrès, du 19 au 23 septembre 1977.Le président du congrès sera le docteur J.Bauwann de Paris, et le docteur H.H.Bendixen de New York occupera la charge de vice-président.Le docteur Roger Meloche, de l'hôpital Notre-Dame de Montréal, fait partie du comité scientifique du congrès.Le programme préliminaire comprend des travaux originaux sur l'insuffisance respiratoire aiguë, l\u2019insuffisance cardio-vasculaire aiguë, l\u2019insuffisance rénale aiguë, la réanimation néo-natale et pédiatrique, les troubles digestifs et la nutrition, les troubles neurologiques, les troubles infectieux, la toxicologie et la pharmacologie, le transport des malades à haut risque, l'hyperalimentation veineuse, les mesures automatiques et les systèmes de contrôle de la ventilation mécanique.LE PRIX INTERNATIONAL DE MÉDECINE SCIENTIFIQUE G.M.LANCISI 1977 Le thème du Prix international de de médecine scientifique 1977 porte sur les « méthodes de revascularisation des organes humains ».Les manuscrits doivent être adressés avant le 31 décembre 1977 à « Premio Internazionale Scientifico G.M.Lancisi, presso la Presidenza del Pio Istituto du S.Spirito, Borge Spirito.3-00193, Rome ».On exige neuf copies du travail en italien ou en anglais.CONGRÈS À LA GUADELOUPE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES ANTILLES ET GUYANE FRANÇAISES Le XVIC congrès international des médecins de langue française de l\u2019hémisphère américain se tiendra à Poin- te-à-Pitre, Guadeloupe, du 28 mars au ler avril 1978.(Communiqué) 281 revue de livres R.DEGOS \u2014 Dermatologie, Maloine S.A.Édieur, Paris.1976.La présente édition, la neuvième, témoigne de la popularité de ce petit précis de dermatologie qui s\u2019adresse avant tout aux étudiants, aux praticiens et à ceux dont la dermatologie n\u2019est pas la principale sphère d\u2019activité.Tout y est condensé, facile d\u2019accès et dans un style clair et précis.Dépourvu d'illustration, le livre comprend 277 pages où chaque entité est traitée succinctement.Définitions, classifications, descriptions des lésions et traitement de chaque maladie se succèdent de page en page.Le plan de l'ouvrage se divise en quinze chapitres.Les premiers, consacrés aux lésions dermatologiques primaires, groupent les maladies dont les expressions cliniques sont les macules au chapitre I, les papules au chapitre III, les vésicules, bulles et pustules au chapitre IV, ainsi de suite.Les derniers chapitres traitent des tumeurs bénignes, des tumeurs malignes et des affections des muqueuses, du cuir chevelu et des ongles.Ce livre ne remplacera évidemment pas les traités de dermatologie.L'auteur et l\u2019éditeur n\u2019en manifestent d\u2019ailleurs aucune velléité.C\u2019est plutôt un guide sûr et pratique que l\u2019on peut consulter rapidement et qui donne une réponse concise à la question demandée.La renommée du professeur Degos étendue à l\u2019échelle mondiale en est un gage certain.La description des lésions ne se limite qu\u2019à leur apparence clinique.On ne souffle mot de leur aspect histologique; ceci d\u2019ailleurs dépasserait les cadres de ce travail.Un index alphabétique des entités traitées termine l'ouvrage qui s\u2019ouvrait sur une énumération successive des quinze chapitres, grandes divisions du livre.x: in 3 Ri Une reliure cartonnée, de coloration orangée, habille bien ce petit précis.Les étudiants y trouveront amplement les éléments de dermatologie nécessaires au succès de leurs examens et surtout à l'exercice quotidien de la médecine.Marcel CADOTTE J.ROUJEAU.R.ABELANET.R.KALIFAT et J.-P.LECLERC \u2014 Anatomie pathologique respiratoire.Edi- teur: Expansion scientifique française.Paris.1976.La pneumologie, à l\u2019instar d\u2019autres disciplines médicales, demeure fidèle à la méthode anatomo-clini- que si chère à Laennec.L'efficacité de la radiogra- or 282 phic pulmonaire, de \"angiographic ct de la broncho- graphie se retrace dans ses assises anatomo-patholo- giques solides.Et que dire de la bronchoscopic qui ne saurait se pratiquer sérieusement sans des connaissances anatomo-pathologiques bien ancrées.Le livre qu'on nous propose devait venir de France, comme il se doit, puisque dans ce pays l\u2019anatomopathologie et la clinique pneumologique demeurent intimement liées par tradition.Mais c\u2019est d\u2019une anatomic-pathologique rajeunie, rehaussée de microscopie électronique, qu\u2019on régale le lecteur.Ce volume s'adresse d\u2019abord aux anatomo-patho- logistes et aux pneumologues comme le dit d\u2019ailleurs le professeur J.Roujeau en guise d'avertissement au lecteur.Neuf grandes parties forment le tout de cet ouvrage.Voici ces divisions: Le poumon normal; Malformations broncho-pulmonaires; Pathologie des bronches; Pathologie alvéolaire; Pathologie broncho- pulmonaire diverse; Pathologie vasculaire, Tumeurs broncho-pulmonaires; Pathologie pleurale; Patholo- gic médiastinale.Le tour d\u2019horizon est complet ct embrasse 'ensemble de \"anatomic pathologique pulmonaire tel que nous l\u2019entendons aujourd\u2019hui.Les reproductions tant macroscopiques que microscopiques ou ultra-microscopiques rivalisent d\u2019élégance, de clarté et de précision.L\u2019apprêt brillant du papier d'impression renforce la beauté de l'image.Les auteurs ont su présenter les différentes entités pathologiques d\u2019une façon didactique en les disséquant élégamment.L'organe atteint reprend vic et le processus pathologique semble se dérouler sous nos yeux.Histogénèse, lésions anatomiques élémentaires, aspect histologique, faits ou formes anatomo-cliniques, assortis de discussions nosologi- ques et toujours magnifiquement illustrés témoignent des qualités pédagogiques des auteurs.Le pneumologue et l'anatomo-pathologiste trouveront dans ce livre les notions les plus récentes acquises respectivement par chacune de leur spécialité.Bref, ce livre qui soutient avantageusement la comparaison avec les ouvrages écrits en langue anglaise devrait non seulement figurer sur les rayons de la bibliothèque de tout spécialiste en pneumo- logic.en radiologie ou en anatomie pathologique.mais encore être consulté au fil du travail quotidien.Marcel CADOTTE L'UNION MÉDICALE DU CANADA 7 x2 - ps oo = = 3 = sas ni \u2019 Preys = res i is Ld .- gv ETS ne 28 =._- ry a ry SES ax a SEA at I Si PRL rh aT rE fei Es 2 Fier AA Res re Soil pe pis re es oo oc caen oo oy ce nu Te rE es EE > CES ps ES See EA SE Rav AS SE A rare ses nue FCT 5 fi = pa a era Eiri sé ce es Ts = ps mere De 5 ae ES Ba ES =.oa ESS x er AE SE SES EE pray \u2014 bE ER Se Se genes rer Sh Pe SE = SAT 5 .3 Le pi ; ; © 8 = Ï % ve par .stitibetivtuscunbiniisicostghl oy & 3 = Te x % a 5 w FI = > % .254 x es = = Sie 2 is ans 5 rani rs sr 2 SR iid pad , Ft\u201d ©.7 = Se, 2) wi (iE Ferrer ed) \u201ci oo The \u201c 6, > HT * 1D A, be Ë un tas = ie v i - NA ; x À a | = 7 ; 3 ASE Lu.% 2 es 3 i ae ex 4 À = 5 à À 4 pra ce [we $ à : < æ = vo 3 SZ = is RL = 2 > (75) = = 25 S Fa ns > 3 QO.5 i oD ; 4 j 4 sr stelox RIRE SÉVERSHNSESCUSCE .- 3 5 5 O « = - à Lex 8 ex = 4 Poi \u2014 2 x % > Ci 0 x = fe f # a TORR 3 = à 7 5 = 2 ow = Es 7 = > 00 œr Ty j= ae 3 we RS x x fs U 5 Sy A ci Te a, - 3 1) Ext prey \u2014 | FE 2 0 Co A 4 - = eo) = re a a vs ia vo 4 vi D = a PA Ko 2 2 2 \u2018 J i se be is gl = S 7 A À nan wy # = 2 2 > 3 3 A a = 2 pos 1 à 2 A TE A \\ ri = 2 3 = 1 ® oy gs À ; Pg ] 25 - i th 2 i cz 57 = of.2 A pr iv À i Ee 3 i i x Lok ro oo 5 # j { > 4; - + \u201clv.- 2 .\u201c.d\".VJ pour le oo traitement des ECZEMAS CHRONIQUES e Facilite la pénétration transcutanée du corticoide e Amollit la couche cornée; facilite le décapage e Hétablit le manteau protecteur acide de la peau e Soulage rapidement l\u2019inflammation, la démangeaison et la cuisson \u201con ajoute l'acide salicylique aux pommades contenant des corticoïdes: de ceftte manière, le corticoïde peut pénétrer plus facilement dans la couche cornée, qui s'épaissit invariablement en présence d'eczéma.\u2026 Pour guide thérapeutique voir page 386 Pere] UN ANNIVERSAIRE NOTABLE Le maître d\u2019œuvre du présent numéro, le docteur Claude Laberge, présente a nos lecteurs pour la cinquième année consécutive les résultats des travaux cliniques et expérimentaux de l\u2019équipe qu\u2019il dirige avec succès au C.H.U.L.de Québec.I! fournit ainsi une excellente réponse à ceux qui prétendent que les recherches bio-médicales ne conduisent qu\u2019à une conception fausse de la valeur réelle de la médecine contemporaine.Les démonstrations qui suivent prouvent que santé et médecine sont des vocables qui expriment le concept de la vie.La prévention de la maladie a des limites au-delà desquelles le recours à la médecine raisonnée est indispensable.Édouard DESJARDINS éditorial LES COÛTS MARGINAUX : DANS LA PRATIQUE MÉDICALE OU DANS LA RECHERCHE ?Ce cahier présente la cinquième contribution annuelle des membres du C.H.U.L.à L'Union Médicale du Canada.Cette année, en raison des restrictions éditoriales imposées par les difficultés de la revue, nous avons dû refuser une dizaine d'articles, qui auraient facilement mérité publication.Depuis cinq ans que le C.H.U.L.produit un numéro spécial, on peut réaliser à la lecture que l\u2019équipe chancelante au début a pu s\u2019établir sur des bases solides en dépit de la guérilla administrative des dernières années, qui tente par tous les moyens d\u2019approprier à la recherche la responsabilité des coûts croissants des services de santé.L'an dernier, au pire de la crise, pris dans les feux croisés des organismes octroyeurs sans argent et des restrictions budgétaires des centres hospitaliers, nous avions joint notre voix à celles qui réclamaient une place protégée pour la recherche clinique et hospitalière.Peu de choses en réalité ont changé, sauf qu\u2019en bons chercheurs tranquilles, nous nous sommes accommodés de l\u2019instauration quotidienne du statu quo.Le seul argument que l\u2019on puisse défendre est que la recherche est la seule garantie à moyen terme de la qualité de la médecine.Cet argument est très difficile à faire accepter, parce qu\u2019il se base sur la notion des coûts marginaux et que peu de nos administrateurs réalisent que leurs problèmes viennent d\u2019une mauvaise attribution de ces coûts marginaux.L'augmentation des coûts en médecine vient de la sur-utilisation des ressources tant par les pourvoyeurs que par les consommateurs.Nous avons une médecine TOME 106 \u2014 MARS 1977 285 286 de plus en plus automatique et technologique.La recherche clinique, entre autres, se fait accuser d\u2019être le promoteur de la médecine à « gadget » en introduisant dans le système médical par l\u2019application des connaissances l'utilisation inordonnée de nouvelles techniques de pointe.C'est très mal comprendre les analyses bénéfices/coûts que cette recherche entraîne.Jusqu\u2019à maintenant, le chercheur n'avait que la responsabilité de produire, laissant à d\u2019autres supposées compétences celle de ré-allouer les priorités dans l\u2019utilisation de ces techniques et espérant naïvement que ces derniers pouvaient faire la part des valeurs dans le prix de décision préventive, diagnostique ou thérapeutique.Pour garder à la recherche son rôle de garantie de qualité des soins, peut-être faudra-t-il que les chercheurs prennent en plus le fardeau de l\u2019utilisation courante de leurs résultats, déterminant les conditions précises de leurs applications, puisque les responsables potentiels ont complètement renié leurs responsabilité pour chercher l\u2019Eldorado.Le coût marginal de la troisième formule sanguine, du deuxième radiogramme pulmonaire en six mois ou du sixième test pour sang occulte dans les selles est beaucoup plus grand que l'application judicieuse d\u2019une scintigraphie hépatique chez un patient ictérique.Il est un peu décourageant de contempler l'immense tâche que, par défaut, on impose aux chercheurs en leur demandant de défendre leurs bénéfices/coûts pour supporter le principe du maintien de la qualité des services de santé.Ils ont déjà assez de difficultés à trouver les ressources nécessaires pour « chercher », ce qui devrait être leur seule préoccupation.Ces personnes que le système devrait protéger et choyer, ce même système leur impose de facto pour leur survie la démonstration des bénéfices qu'ils apportent.S\u2019il y a manque de responsabilité quelque part, il y a peu de chance que ce soit du côté des chercheurs.S\u2019il faut faire un cours en économique pour être chercheur, ils le feront et si jamais la recherche périclitait par manque de vision des autorités compétentes, les chercheurs feraient au moins de meilleurs administrateurs que\u2026 Claude LABERGE L'UNION MÉDICALE DU CANADA travaux originaux ÉTUDE DES RÉACTIONS DE TYPE ALLERGIQUE AUX GAMMAGLOBULINES HUMAINES Rénald GILBERT ', Richard BASTIEN ' et Guy PELLETIER INTRODUCTION Utilisées comme médication de remplacement pour certaines déficiences immunitaires ou pour conférer une immunité passive lors d\u2019infections virales, les gammaglobulines commerciales sont loin d'être sans danger pour l\u2019homme.Extraites de sérum de banque de sang ou de sérum placentaire par la méthode de Cohn, les gammaglobulines naturelles en ressortent purifiées, mais aussi légèrement altérées: elles s'agrègent très facilement et de plus des additifs pour stabiliser la préparation tels que le thimerosal et la glycine sont ajoutés.Lorsqu\u2019elles furent injectées par voie intraveineuse aux patients, ces gammaglobulines ont donné des réactions de type immédiat allant jusqu\u2019à l\u2019anaphylaxie très prononcée * 7, Par exemple, 93% des patients immunodéficients et 13% des patients sans déficit immunitaire faisaient de ces réactions !.Par la suite, on a donc choisi la voie intramusculaire en pensant que les réactions de type immédiat ne se reproduiraient plus, mais on sait aujourd\u2019hui, qu\u2019elles apparaissent souvent après plusieurs injections de gammaglobulines * *.Plusieurs chercheurs ont travaillé sur ce problème et on a rendu responsables de ces réactions les agrégats qui se forment spontanément dans les préparations commerciales ® 7.On sait que, les agrégats in vitro fixent et activent le complément en particulier Cy et C,.Ces derniers par leur interaction avec les médiateurs de l\u2019allergie peuvent provoquer des réactions de type allergique.Concrètement, on à montré après ultracentrifugation des gammaglo- bulines, que les culots contenant les agrégats, lorsque injectés sous la peau à des patients, donnaient des réactions cutanées urticairiformes, alors que les surnageants étaient inactifs.Cependant, les agrégats seuls ne peuvent pas expliquer toutes les réactions observées.En effet, les agrégats réagissent avec le complément qu\u2019ils soient injectés la première ! Département d'immunologie, Centre Hospitalier de l\u2019Université Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec, Canada GIV 4G2.Correspondance : Docteur Guy Pelletier, Département d'immunologie, Centre Hospitalier de l'Université Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec, Canada G1V 4G2.TOME 106 \u2014 MARS 1977 fois ou non, alors que les réactions observées en utilisant la voie intramusculaire apparaissent plutôt après plusieurs injections comme si un phénomène immunologique de sensibilisation aux agrégats ou aux gammaglobulines apparaissait.C\u2019est alors qu\u2019on a émis l'hypothèse qu\u2019une isoimmunisation se produisait et que ces patients développaient des anticorps soit contre les déterminants antigéniques étrangers présents sur les gammaglobulines commerciales ou soit contre les gammaglobulines modifiées par le processus chimique de séparation.Pour appuyer un tel raisonnement, il a été trouvé chez certains patients recevant des gammaglobulines, des anticorps circulants anti-IgA ou anti-Gm.Cependant chez les immunodéficients réagissant aux gammaglobu- lines on n\u2019a pu mettre en évidence d\u2019anticorps cir- culants de ce type \u201c.Enfin un auteur a montré que, le thimerosal, préservatif ajouté dans de nombreux vaccins et dans les gammaglobulines commerciales, pouvait causer une réaction de type anaphylactique *.Comme on peut le voir, toutes les raisons données aux réactions n\u2019expliquent pas comp!ètement les phénomènes observés.Comment des patients déjà immunodéficients pourraient-ils fabriquer des anticorps contre un antigène donné ?L'observation que les dysgammaglobulinémiques ont souvent un taux d'IgE décelable, nous a fait penser que cette gamma- globuline pourrait être responsable de ces réactions.À la suite de ce raisonnement, nous avons pensé utiliser comme méthode de recherche, la libération d\u2019histamine par les leucocytes.Seuls les IgE se fixant aux basophyles pour libérer l\u2019histamine, on a donc un outil spécifique pour étudier la présence d'anticorps de type IgE chez les patients immuno- déficients.MATÉRIEL ET MÉTHODE Les trois patients utilisés pour nos expériences sont dysgammaglobulinémiques de type I.Ils reçoivent des gammaglobulines par voie intramusculaire depuis plus de deux ans.Les témoins en bonne santé sont des personnes du laboratoire d'immunologie n'ayant aucun déficit immunitaire.287 EEE Le sang a été prélevé dans du dextran hépariné composé de dextran 3%, de glucose 3% et de 5000 U d'héparine dans 100 ml de salin physiologique.Un ml de cette solution par 5 ml de sang était ajouté dans la seringue lors du prélèvement.Libération d\u2019 histamine La méthode de May?modifiée 1 a été utilisée pour étudier la libération de l\u2019histamine.Brièvement les leucocytes ont été séparés par sédimentation à 37°C et centrifugation a 200 g a 4°C.Apres décantation du plasma, les cellules ont été lavées deux fois a 4°C avec une solution de Tris contenant de l\u2019albumine à 3%.Après lavage, elles ont été comptées et suspendues dans un volume de tyrode pour faire en sorte que la solution finale contienne 6 X 106 leucocytes par ml.À ! ml de cette suspension placé dans un tube Falcon de 10 ml, on ajoute 1 ml de différentes dilutions « d\u2019antigène » (gammaglobuline ou thimerosal).L\u2019incubation se fait ensuite à 37°C pendant une heure sous agitation constante.Après incubation, les tubes sont centrifugés à 4°C pendant 15 minutes a 600 g et 1.5 ml du surnageant est prélevé avec minutie et transféré dans un autre tube.Le reste du tube 0.5 ml contenant le culot est agité vigoureusement et on y ajoute une goutte d\u2019HC1 4N.Les culots sont mis dans des ballons siliconés à fond rond de 100 m! et chaque culot est porté à ébullition quelques secondes puis évaporé à sec sous vide.Les tubes contenant les surnageants et les ballons contenant les culots sont immédiatement congelés à \u201420°C jusqu\u2019au moment du dosage.À ce moment, on ajoute dans les ballons I ml de tyrode, le pH de la solution étant ajusté a 7 au besoin.Chaque série d\u2019expériences avec patients ou avec personnes en bonne santé était accompagnée de tubes témoins contenant des cellules sans gamma- globuline.Les expériences dont le surnageant de ces tubes contenait plus de 10% d'histamine n\u2019ont pas été utilisées pour les résultats.Dosage biologique Le dosage des substances libérées s\u2019est fait sur l'iléon de cobaye suspendu dans un bain de tyrode atropinisé à 34°C.La comparaison des hauteurs des contractions d'histamine standard (dichlori- drate d'histamine *) à celles des extraits détermine la quantité d'histamine présente dans ces extraits.* Fisher Chemicals Co.288 Le dosage à été fait dans les culots et les surna- geants des tubes expérimentaux.On a toujours observé une corrélation inverse entre la quantité d'histamine libérée dans le surnageant et celle pre- sente dans le culot.Les résultats sont exprimés en pourcentage de libération selon la formule suivante: 501 _ TÉMOINS cyOl 7) ° + 401 TEMOINS -ya( 20) I ERREUR TYPE se g = © 5 = 2 I IT x T 20 10 5 25 12 06 03 mg/ml gamma globuline Fig.1 \u2014 Libération d'histamine en pourcentage chez des patients dysgammaglobulinémiques ( ) et chez des gens sains: (témoins avec gammaglobulines ( ® ) et téMoins sans gammaglobulines (0).S x 100 s+C S: taux d\u2019histamine dans le surnageant C: taux d\u2019histamine dans le culot Co de libération L'identité de l'histamine a été vérifiée par inhibition de la contraction avec de la mépyramine **.Ultracentrifugation Les extraits commerciaux de gammaglobulines ont été centrifugés au moyen d'un appareil Beckman à 140.000 g pendant 140 minutes dans des tubes de 9 ml.Après centrifugation, on a séparé, en aspirant avec une pipette pasteur, le contenu des tubes en trois parties: la partie supérieure 2 ml appelée F,, la partie du milieu 5 ml appelée Fo ct celle du fond 2 ml a été nommée F,.Le contenu en protéine de ces trois parties a été évalué et la concentration de guammaglobulines ajustée à 10 mg/ml.Dialyse Un sac à dialyse contenant 8 ml de gammaglo- bulines commerciales à 160 mg/ml a été placé dans un bécher rempli de 2000 ml d'eau bidistillée.Le tout a été laissé en contact 48 heures à 4 © sous agitation constante.Après ce temps, le dialysat a été évaporé à sec (sous vide à 40 C) et ensuite *\" Néo-Antergan, Poulenc, Montréal, Canada.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dilué dans de l\u2019eau distillée (environ 8 ml) pour obtenir une osmolarité de 280 milliosmoles.MATÉRIEL Les gammaglobulines de trois compagnies ont été utilisées: Immu-G*, Gamastan® et Immunosérum gammaglobulines de Connaught\u201c.Merthiolate: solution aqueuse de Merthiolate\" 1:1000 préparée par la pharmacie de l\u2019hôpital.a) Parke-Davis & Co., Détroit, U.S.A.b) Cutter Lab.Inc, Berkeley, Calif., U.S.A.¢) Connaught Lab.Inc., Willowdale, Ontario, Canada.d) Lilly Co.Ltd., Ontario, Canada.RESULTATS Les premières expériences ont été faites avec des cellules de personnes en bonne santé servant de témoins aux patients dysgammaglobulinémiques.À notre surprise et comme on peut le voir sur le graphique I, les cellules de personnes en bonne santé liberent de l\u2019histamine en présence de gammaglo- bulines.Nous avons aussi constaté que la libération est semblable quelle que soit la provenance des gam- maglobulines commerciales.Le graphique 1 montre de plus les résultats obtenus avec 3 patients dys- gammaglobulinémiques.On peut constater que les cellules des patients libèrent généralement plus que les cellules de personnes en bonne santé.De plus, elles libèrent plus longtemps.Recherchant la cause de la présence d\u2019histamine dans les surnageants des cellules de personnes en bonne santé, nous avons voulu voir si les agrégats pouvaient expliquer ce phénomène.Pour ce faire, nous avons ultracentrifugé les gammaglobulines commerciales pour que les agrégats plus grands que 10 de coefficient de sédimentation (Svedberg 11) soient au fond du tube.Le Tableau I montre que maglobulines.Les gammaglobulines ont donc été dialysées et le contenu du sac et le dialysat ont été analysés, utilisant les cellules de personnes en bonne santé.Comme on peut le voir sur le Tableau I, le dialysat contient près de 90% de l\u2019activité libératrice.Ceci indique donc que le facteur libérant n\u2019est pas dû aux gammaglobulines mais à une substance qui passe à travers le sac de dialyse.Toutes les compagnies ajoutent du thimerosal à leur préparation de gammaglobulines à la concentration 1/10,000.Nous avons donc avec les cellules de gens en bonne santé incubé trois concentrations différentes de merthiolate ou thimerosal pour voir si la libération d\u2019histamine était observée.Les résultats présentés sur le Tableau I montrent que le merthiolate aux concentrations employées par les compagnies libère l\u2019histamine.DISCUSSION Les résultats indiquent que les leucocytes en présence de gammaglobulines commerciales relâchent de l\u2019histamine.Le mécanisme de relâchement est inconnu, mais on peut dire que chez les gens sains ce n\u2019est pas dû a la présence d\u2019anticorps IgE sur les leucocytes.Comme les dysgammaglobuliné- miques libèrent plus que les témoins et plus longtemps, on pourrait penser que chez les personnes dysgammaglobulinémiques se rajoute soit un facteur inconnu ou soit qu\u2019elles se sensibilisent au même facteur causal, dans les deux cas ceci permet une libération plus prolongée et élevée.On peut éliminer les agrégats comme cause de libération de l\u2019histamine des cellules des gens sains.Les résultats obtenus par l\u2019ultracentrifugation et la dialyse sont très clairs là-dessous.On peut dire qu'il y a un facteur très petit en cause qui passe à travers le sac de dialyse.Les résultats obtenus avec le thimerosal montrent qu\u2019à des concentrations 1/10,000, on a une libération équivalant à ce qu\u2019on observe chez les cellules en contact avec les gam- TABLEAU 1 POURCENTAGE DE LIBERATION D\u2019HISTAMINE, DE LEUCOCYTES DE GENS EN BONNE SANTÉ Ultracentrifugation Dialvse Merthiolate F, F.F; A B 1/5000 1/10000 1/15000 2224 (4%) 22x44) 27+5(4) 93+82(4) 52+28(4) 80 (2) 45 (2) 41 (2) F1 : partie supérieure du tube; F,: A: partie qui n\u2019a pas dialysé; B: dialysat; même après ultracentrifugation, la libération est également dans les couches supérieure (F,), médiane (F.) ou basse (F.) du tube.Ces résultats suggéraient un facteur de poids inférieur aux agrégats et nous avons voulu savoir s\u2019il était plus petit que les gam- TOME 106 \u2014 MARS 1977 partie médiane du tube; Fy: partie du fond du tube; : erreur type et nombre d\u2019expériences ( ).maglobulines contenant une solution 1/10,000 de thimerosal.Par quel mécanisme le merthiolate libère, on l'ignore mais il ne semble pas que le merthiolate fasse éclater la cellule, car on n\u2019a pas observé d\u2019hémolyse dans le milieu d\u2019incubation (on 289 a toujours des globules rouges qui contaminent nos cellules blanches) et à un taux décroissant de merthiolate correspond un taux décroissant de libération d\u2019histamine.Le thimerosal étant composé à 50% de mercure, on peut penser que le mercure peut avoir une certaine action sur les membranes cellulaires.En plus de cette action biologique directe, il faut songer à la présence d\u2019anticorps anti- thimerosal qui pourrait déclencher aussi le mécanisme de la libération de l\u2019histamine.Cette hypo- these est corroborée par Mizutani qui a montré que certains patients atteints d\u2019asthme bronchique font des réactions cutanées de type retard lors d\u2019injection intradermique de thimerosal '\u201d et par McKenzie qui a cité le cas d\u2019un infirmier ayant des réactions cutanées déjà connues au thimerosal et qui à la suite d\u2019injections de gammaglobulines a fait des réactions de type allergique ®.Chez nos patients, il semble qu\u2019en plus d\u2019une action biologique du thimerosal, on pourrait avoir la fabrication d\u2019anticorps contre soit le thimerosal ou les agrégats, ou contre les déterminants spécifiques présents sur les gammaglobulines injectées.Une question se pose sur la nature des anticorps fabriqués vu que ces patients sont déficients en IgG et en IgA.On pourrait avoir des anticorps [gM produits mais cela est peu probable car dans la littérature, chez les patients qui ont fait les plus fortes réactions aux injections et qui étaient immu- nodéficients sévères, on n\u2019a pu mettre en évidence d'anticorps circulant précipitant *.L'hypothèse d\u2019anticorps d\u2019IgE antithimerosal, agrégats, ou déterminant spécifique est encore plausible.Nos trois patients ayant respectivement un taux d\u2019IgE de 40, 36, 74 nanogrammes par ml de sang, ceci démontre que ces patients immunodéficients peuvent fabriquer ce type d'anticorps.Ces expériences ont montré que le thimerosal présent dans les gammaglobulines peut avoir une action directe sur les basophiles humains.L\u2019élimination du facteur libérant par la dialyse des gammaglobu- lines commerciales en utilisant le même modèle expérimental va sûrement nous donner plus de renseignements sur cette réaction in vitro observée chez les dysgammaglobulinémiques.Résumé L'injection de gammaglobulines commerciales par voice intramuseulaire peut provoquer des réactions immunitaires qui sont le plus souvent de type immédiat avec libération de médiateurs.La libération d'histamine par les leucocytes de patients dysgam- maglobulinémiques de type I à été comparée à celle des leucocytes de témoins en bonne santé.À notre 290 surprise les leucocytes des deux groupes d'individus libèrent de histamine en présence de gammaglo- bulines.Cependant, les leucocytes des patients libèrent des quantités plus importantes d'histamine: de plus, cette libération est obtenue avec des concentrations de gammaglobulines beaucoup plus faibles que pour les témoins, La recherche de l'origine de la libération d'histamine par leucocytes témoins à montré que fe thimerosal peut en être la cause: une concentration de thimerosal égale à celle contenue dans les préparations commerciales de gammaglo- bulines, mise en présence des leucocytes témoins, entraîne une libération d'histamine similaire.Si le thimerosal produit le même cffet sur les leucocytes des patients dysgammaglobulinémiques, dans ce cas, d'autres causes de la libération d'histamine doivent être envisagées et sont discutées.Summary The reaction following intramuscular injections of commercial gamma globulins is often of the immediate type of immune reaction.We have investigated histamine liberation by leucocytes of healthy and by dysgamma- globulinemic type 1 patients.In the presence of gamma globulins the leucocytes from both patients and controls liberated histamine: leucocytes of the patients had higher histamine and at dilution of gamma globulins than controls.Investigation of the reason of the histamine liberation from control, lead us to the conclusion that thimerosal could be responsible, since pure thimerosal at the same concentration as present in the commercially available gamma globulins caused the same amount of histamine liberation.Other etiological mechanisms to explain the higher histamine liberation by the patients leucocytes have been hypothesised in the discussion.controls liberation smaller BIBLIOGRAPHIE 1.Barandun, S., Kistler, P, Jeunet, F.et Isliker, H: Intravenous administration of human gammazlobulin.Vor Sang.(Basel), 7: 157, 1962.2.Janeway, Charles A, Merler, E, Crain, J.D.: Intravenous gamma globulin.N.278: 919-923, 1968.Glaser, J et Wyss-Souffront, W A: Alleged anaphylactic reactions to human gamma globulin.Pediatrics, 367-376, septembre 1961.4.Kleinman, PK ing intramuscular injection 827-829, novembre 1973.Ropars, C, Caldera, LH, Griscelli, ©, Homber, JC et Salmon, C: Anti-immunoglobulin antibodies in immuno- defeciencies: their influence on intolerance reactions to gamma globulin administration.Vor Sang., 27: 294-301, 1974.G6.Ellis, EF et Henney, CS: Adverse reactions following administration of human gamma 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to thimerosal.N.L'UNION MÉDICALE DU CANADA EFFET DE LA TESTOSTÉRONE ET DE LA DIHYDROTESTOSTÉRONE SUR LA LIBERATION DES GONADOSTIMULINES SUITE À L'ADMINISTRATION DE LH-RH Guy C.OLIVIER Chez l'homme, la sécrétion des gonadostimulines hypophysaires est influencée tant par les androgènes que par les œstrogènes.Il existe certaines évidences, chez l'animal, que cette modulation du fonctionnement des cellules gonadotropes pourrait s\u2019effectuer par une action directe de ces stéroïdes au niveau hypophysaire; cependant certaines données qui semblent tout aussi convaincantes laissent croire que l\u2019hypothalamus serait le site principal de cette rétro- régulation *.Chez l'homme, certains ont essayé de clarifier ce sujet en étudiant la réserve hypophysaire en gonadostimulines avant et après administration de certains stéroïdes.Ainsi après l'administration d\u2019énan- thate de testostérone, la réponse hypophysaire à la LH-RH n\u2019est diminuée qu\u2019après plus de 15 jours de traitement 7.Par ailleurs, la dihydrotestostérone administrée pendant 10 jours ne produit aucune inhibition dc la réponse a la LH-RH?.Notre protocole a comporté l'infusion de testostérone ou de dihydrotestostérone sur une période de 5 heures.La réserve hypophysaire en gonadostimulines a été étudiée au cours des 2 dernières heures de l\u2019administration du stéroïde.Notre hypothèse de travail étant qu\u2019une diminution de la réserve hypophysaire en gonadostimulines secondaire à ces traitements Identifierait l\u2019'hypophyse comme étant le site de la rétro-régulation par les androgènes.Par ailleurs, une absence de modification de la réponse a la LH-RH serait plus en faveur de l\u2019hypothalamus comme site de modulation de la sécrétion des gonadostimulines.MATÉRIEL ET MÉTHODE Neuf hommes normaux (21 à 34 ans) ont été étudiés en trois occasions, à environ une semaine d'intervalle: ils ont reçu, sur une période de cing heures, une infusion de soluté salin à 0.09%, une infusion de testostérone (S sujets) ou de dihydrotes- tostérone (4 sujets) à deux doses différentes.Ces doses furent calculées pour doubler ct tripler le taux ! Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur Guy Olivier, Centre Hospitalier de l'Université Laval, 2705, boul.Laurier.Québec G1V 4G2.TOME 106 \u2014 MARS 1977 TTR CTC RY de production horaire de la testostérone (250 et 500 meg/heure) et de la dihydrotestostérone (15 et 30 meg/heure).L'infusion a été effectuée à l'aide d\u2019une pompe Harvard: les hormones en solutions éthanoliques 2% étant diluées dans du soluté salin isotonique.À chaque occasion, la réserve hypophysaire en gonadostimulines a été étudiée par l\u2019administration de LH-RH à la troisième heure du protocole.Détermination de la FSH et de la LH Les niveaux sériques de FSH et de LH ont été mesurés par radio-immuno-étalonnage en utilisant la réaction à double anticorps.La LH et la FSH humaines purifies.utilisées pour le marquage à l'iode 125, de même que les antisérums anti-LH et anti-FSH, nous ont été fournis par le Comité sur les hormones hypophysaires humaines du Conseil de In recherche médicale du Canada.L\u2019hormone de référence utilisée a été le LER-907.Détermination de la testostérone La testostérone plasmatique totale a été mesurée selon la méthode originale de Tremblay et coll.modifiée par Tremblay et Dubé en 1974 +.Cette méthode implique une étape chromatographique pour séparer la testostérone des autres stéroïdes plasmatiques.Épreuve de stimulation par la LH-RH L\u2019effet de la LH-RH synthétique (AY 24-301), sur les taux sériques de LH et de FSH a été évalué après l'administration de 100 mcg de cette neuro- hormone par voie sous-cutanée.Les prélèvements pour le dosage des gonadostimulines ont été faits aux temps \u201430, \u201415, 0, 15, 30, 45, 60, 90 et 120 minutes.RESULTATS LH: Les concentrations de base en LH n\u2019ont pas varié de façon significative au cours des 3 épreuves à la LH-RH.Chez 5 sujets qui ont reçu de la testosté- 291 PRE OUR PE PEER rone, les valeurs moyennes + l\u2019écart-type de la moyenne étaient de 32.6 = 5.8, 26.2 + 4.7 et 32 = 10 ng/ml (Fig.1A).De même, on n\u2019a pas noté de différence significative dans les concentrations de base chez les 4 sujets qui ont reçu de la dihydrotestostérone (Fig.1B).Les valeurs moyennes étant de 28 == 5.5, 45 + 12,3 et de 35 = 10.3 ng/ml.Les niveaux de base en LH n\u2019ont pas non plus été modifiés par l\u2019infusion de testostérone ou de dihydrotestostérone, aux deux doses utilisées, pendant les 3 heures qui ont précédé l\u2019étude de la réserve hypophysaire en gonadostimulines.FSH: On n'a pas non plus noté de variation significative de la FSH durant infusion des différents stéroïdes, et les concentrations de base en FSH, chez un même sujet, ne se sont pas modifiées de façon appréciable d\u2019une semaine à l\u2019autre (Tableau D.I Il ul A - + Ÿ sv Ë : Chet 3 * i +, Co i 3 wou 40 60 30 170 MIN 2004 $ | à Y 10C- / 0 , or IEE 30 0 30 60 90 10 MINUTES Fig.1 \u2014 Réponse hypophysaire en LH suite à l'administration de 100 meg de I.H-RH chez S sujets (en A) ayant reçu une infusion de soluté salin isotonique (A D), de lu testostérone 250 mce/heure (A ID) et 500 meg/heure (A TD.En B, tes 4 sujets ont reçu en | du soluté salin isotonique, en Il et en IF de la dihydrotestostérone à la dose de 15 et 30 mceg/heure respectivement.moyennes de 723 \u2014 128 ng@ au cours de la stimulation contrôle, de 1341 + 307 ne et de 1345 + TABLEAU 1 LIBERATION DE FSH LORS DES EPREUVES A LA LH-RH FAITES AVANT ET APRES INFUSION DE TESTOSTERONE ET DE DIHYDROTESTOSTERONE FSH (ng LER-907[ml) Epreuves Minutes Surface ala LH-RH réponse \u201430 \u201415 0 15 30 45 60 90 120 Contrôle 116+46 120+49 97+37 166+69 20077 190+67 196+73 18670 200x75 88403156 T: 250 ug/heure 105+41 91+37 12246 159261 T: 500 ug/heure 69+36 60+32 75+38 118=%51 216495 225495 20279 20179 15567 10219x4665 135460 13665 14667 157+65 15170 85113838 Controle 70x31 64+32 57x29 64+30 DHT: 15 ug/heure 86+41 74x33 7940 13362 DHT: 30 ug/heure S4+34 48+29 67x34 124+50 194+64 193x68 20470 170x57 144+52 12569+6362 137+66 165+80 130+64 111262 12185 4199+3153 17967 19177 210+89 15360 12261 6600+3656 Épreuves à la LH-RH Tel qu'on peut le voir sur la Figure 1, les concentrations en LH obtenues après l'administration de 100 mcg de LH-RH ne varient pas de façon significative, que les sujets aient reçu du soluté salin, de la testostérone ou de la dihydrotestostérone (Fig.1).Les mêmes conclusions s'appliquent si l\u2019on prend comme paramètre de réponse la surface sous la courbe.Pour ce qui est de la réponse hypophysaire en FSH (Tableau D.on se rend compte que les variations individuelles sont plus importantes et que les différents traitements appliqués à nos sujets n'amènent aucune Variation de la réponse des cellules gonadotropes hypophysaires.à la suite de l'administration de 100 meg de LH-RH.Testostérone La testostérone plasmatique.mesurée au cours des épreuves à la LH-RH.montre des concentrations 292 279 ng% lors des stimulations faites au cours des infusions de testostérone à la dose de 250 et de 500 pg/heure.Il existe une différence significative à p< 0.05 entre les taux de testostérone faits au cours de l\u2019épreuve contrôle et les valeurs retrouvées au cours de la deuxieme et de la troisième épreuve.DISCUSSION Les infusions de testostérone ont augmente de façon significative les concentrations plasmatiques de ce stéroïde.Cependant.ce changement n'ayant pas été proportionnel à la dose administrée, nous pouvons penser que le testicule a pu diminuer sa production horaire rapidement.La dihydrotestoste- rone n'ayant pas été dosée, nous ne pouvons que spéculer sur les concentrations plasmatiques atteintes lors des infusions.Il demeure qu'aucune inhibition de la libération des gonadostimulines n'a été observée lors de notre L'UNION MÉDICALE DU CANADA protocole.TI faut conclure que la rétro-régulation de la testostérone et de la dihydrotestostérone ne se fait pas au niveau hypophysaire, du moins pas après une période d\u2019observation aussi courte que 3 heures.L\u2019axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire pourrait cependant répondre lentement à certains facteurs de rétro-régulation.Les données de Sherins et Loriaux apportent quelques clarifications à ce sujet\u201d.En effet, ces auteurs ont démontré qu\u2019il fallait infuser de la testostérone a la dose de 625 mcg/heure pendant trois a quatre jours avant d\u2019avoir une suppression des gonadostimulines.Par ailleurs, l\u2019infusion de dihy- drotestostérone, à des doses allant jusqu\u2019à 30 fois le taux de production journalier, pendant 96 heures, n\u2019a pas provoqué de changement dans les concentrations de LH ou de FSH.Notons que le taux d\u2019infusion de la testostérone que nous avons utilisé se rapproche de celui de Sherins et Loriaux.Nous avons comme ces auteurs observé des concentrations plasmatiques de testostérone qui ont doublé.Nous n'avons pas mesuré l\u2019æstradiol, mais il semble que dans ces circonstances, le niveau plasmatique de ce stéroïde augmente de 100%.Il faut donc penser que notre infusion de testostérone n\u2019a pas été suffisamment prolongée pour provoquer une suppression des gonadostimulines de base.L\u2019absence d\u2019effet de la testostérone et de la dihydrotestostérone sur l'épreuve de stimulation par la LH-RH pourrait s\u2019expliquer de la même façon.La revue de la littérature nous montre que Von Zur Muhlen ?a administré de l\u2019énanthate de testostérone à la dose de 100 mg tous les 2 jours pour 4 doses, afin de faire diminuer les concentrations de base en LH.La libération de LH après 100 meg de LH-RH a atteint une amplitude similaire à celle observée avant l\u2019administration d\u2019énanthate de testostérone.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir administré ce stéroïde à la dose de 100 mg/sem.pendant 4 semaines qu\u2019il a pu noter une diminution de la réponse à la LH-RH, la suppression maximale s'étant observée entre le 24° et le 32° jours.Par ailleurs, D'Agala* a administré la DHT à la dose de 50 mg/jour à 6 sujets et 100 mg/jour à 3 sujets, pendant 10 jours, sans noter de différence significative dans la réponse à la LH-RH.Ces données, comme les nôtres, démontrent qu\u2019à court terme, on n\u2019observe aucun effet sur les concentrations de base en gonadostimulines après l\u2019administration de T ou de DHT.La diminution des niveaux de base survenant avant la diminution de la réponse à la LH-RH * peut laisser suspecter que la rétro-régulation se fait d\u2019abord au niveau hypo- thalamique, l\u2019inhibition hypophysaire ne survenant TOME 106 \u2014 MARS 1977 que plus tard et probablement par une diminution des « releasing hormones ».Par contre, (à l\u2019exception du travail de Santen *, il semble que la dihy- drotestostérone n\u2019ait chez l\u2019homme aucun effet hypothalamo-hypophysaire quant à la rétro-régula- tion des gonadostimulines * 7, Résumé Cinq jeunes adultes mâles normaux ont reçu une infusion de testostérone en solution éthanolique à 2% en 2 doses différentes (250 et 500 mcg/heure) à une semaine d\u2019intervalle.Quatre autres sujets ont reçu de la dihydrotestostérone à la dose de 15 et 30 mcg/heure pendant 5 heures.Une épreuve de stimulation hypophysaire par la LH-RH a été faite la première semaine, alors que les sujets recevaient du soluté salin comme contrôle.Les deux autres semaines, la réserve hypophysaire a été faite durant les 2 dernières heures de l\u2019infusion de testostérone ou de dihydrotestostérone.Ces deux stéroïdes n\u2019ont amené aucun changement dans les taux sériques de LH ou de FSH; de même la réserve hypophysaire en gonadostimulines n\u2019a pas été modifiée même si les concentrations plasmatiques de testostérone ont doublé.En conclusion, ces deux stéroïdes à la dose utilisée n\u2019ont aucun effet à court terme au niveau hypophysaire.Summary Five healthy male volunteers received a 5 hours infusion of testosterone at 2 different dosages (250 and 500 mcb/hour), one week apart.Four other subjects received 15 and 30 meg/hour of dihydrotestosterone also during a period of 5 hours.A pituitary stimulation test using LH-RH mcg s/c was performed the first week while subjects were receiving only saline 0.09% as control.The 2 subsequent weeks the pituitary reserve was studied during the last 2 hours of the infusions of testosterone or dihydro- testosterone.These 2 steroids have not produced any changes neither in basal LH and FSH concentrations nor in gonadotropins reserve even if the testosterone concentrations doubled during the treatment.In conclusion, these two steroids, at the doses used and during a three hours period, have no effect at the pituitary level.BIBLIOGRAPHIE 1.Ferland, L., Drouin, J et Labrie, F.: Role of sex steroids on LH and FSH secretion in the rat.Hypothalamus and Endocrine Functions.Plenum Press, New York and London, p.191-210, 1976.2.Von Zur Muhlen, A.et Kobberling, J.: Effect of Testosterone on the LH and FSH release induced by LH releasing factor (LRF) in normal men.Horm.Metab.Res., 5: 266-270, 1973.3.D\u2019Agata, R., Gulizia, S., Ando, S.et Polosa, P.: Effects of dihydrotestosterone on LH release induced by LH-RH in men.Acta Endocr., 79: 1-6, 1975, 4.Tremblay, R.R.et Dubé, J Y.: Plasma concentration of free and non TeBG bound testosterone in women on oral contraceptive.Contraception, 10: No 6, 599-606, 1974.5.Sherins, Richard J et Loriaux, Lynn D.: Studies on the role of sex steroids in the feedback control of FSH concentration in men.J.Clin.Endocrinol.Metab., 36: 886-893, 1973.6.Faiman, C et Winter, J.S.D.: The control of gonadotropin secretion in complete testicular feminization.J.Clin.Endo- crinol.Metab., 39: 631-638, 1974.7.Stewart-Bentley, M., Odell, W et Horton, R.: The feedback control of luteinizing hormone in normal adult men.J.Clin.Endocrinol.Metab., 38: 545.553, 1974.8.Santen, R.J.: Is aromatization of testosterone to estradiol required for LH suppression in men?J.Clin.Investigation, 56: 1555-63, 1975.293 LOCALISATION IMMUNOHISTOCHIMIQUE D'UN NOUVEAU POLYPEPTIDE PANCREATIQUE Georges PELLETIER, Rachel LECLERC et Romano PUVIANI\" Lors de purification d'insuline de poulet, Kimmel et coll.! ont trouvé un polypeptide de 36 acides aminés qu\u2019ils ont nommé polypeptide pancréatique (PP).Par la suite, Lin et Chance * ont isolé à partir du pancréas de plusieurs mammifères dont l\u2019homme, le bœuf, et le porc des polypeptides de 36 acides aminés très semblables à celui d'abord découvert chez le poulet.On possède actuellement peu d'information sur le rôle physiologique du PP.Chez le chien, le PP inhibe la sécrétion d'acide gastrique induite par la pentagastrine et produit un relâchement de la vésicule biliaire.Chez le poulet, à l\u2019aide de techniques d\u2019immunofluorescence, le PP a été localisé dans plusieurs cellules du pancréas exocrine et rarement dans les îlots de Langerhans =.Dans le pancréas humain, ce polypeptide a également été localisé par immunofluorescence: on le retrouve dans des cellules du pancréas exocrine aussi bien que dans des cellules des canaux excréteurs *.Quelques cellules positives se retrouvent occasionnellement dans les îlots de Langerhans.Cependant, le type de cellule responsable de la production du PP n\u2019a pas encore été identifié.Dans le but d'obtenir plus de précision sur les cellules produisant le PP, nous avons poursuivi des études immunohis- tochimiques en microscopie photonique et électronique dans le pancréas du rat et de l\u2019homme.MATÉRIFI FF MÉTHODES Des pancréas de rats mâles adultes de même que des fragments de pancréas humains furent ntilisés pour les présentes études.Les pancréas de rats furent fixés par perfusion d'une solution de 4% de paraformaldéhyde dans un tampon cacodylate 0.1M (pH 7.4).Des fragments de pancréas humain obtenus lors d'interventions chirurgicales ou lors d'autopsies furent fixés par immersion durant 12 heures dans le même fixateur.Par la suite, ces tissus furent inclus dans la paraffine et l\u2019Araldite.L\u2019antisérum contre le PP humain a été généreusement fourni par le docteur R.E.Chance (Lilly ! Groupe du Conseil de recherches médicales en endocrinologie moléculaire, au Centre Hospitalier de l'Université Laval.Québec.Canada GIV 402, à qui toute demande de tirés à part doit être adressée.294 Research Laboratories, Indianapolis) et fut utilisé à une dilution de 1:300 à 1:2000.La technique d'im- munoperoxydase décrite par Sternberger * implique l'application successive 1 d'un antisérum contre le PP produit chez le lapin, 2 d'un antisérum anti- gammaglobulines de lapin produit chez la chèvre et 3° du complexe soluble peroxyduse-antiperoxydase (Panticorps antiperoxydase ctant produit chez le lapin).Par la suite, la peroxydase est révelée dans un milieu contenant du diaminobenzidine et du H.O.Les témoins ont été cffectuds en utilisant un sérum de lapin normal ou de l'antisérum anti-PP préalablement immunoubsorbé avec un excès de PP bovin (10-7M) qui présente une réaction croisée avec l'anticorps anti-PP humain.Hu déjà été démontré que les untisérums contre le PP ne présentent pas de réaction croisée avec les diverses hormones pancréatiques et gastrointestinales connues (Chance, communication personnelle).RESULTATS Chez le rat, les études d'immunoperoxydase en microscopie photonique ont démontre la présence de quelques cellules contenant le PP dans les îlots de Langerhans (Fig.1).Ces cellules positives pour le PP sont généralement de petite taille et ont une forme allongée.Elles sont peu nombreuses et presque toujours situées à la périphérie des flots.Dans le pancréas exocrine, on n\u2019a pu déceler aucune cellule positive.Aucune réaction n'a été obtenue quand du sérum de lapin normal ou sérum anti-PP préalablement immunoabsorbé avec du PP bovin purifié ont été utilisés, établissant ainsi la spécificité de la réaction.La même technique immunohistochimique appliquée à la microscopie électronique à également de- montré la présence de quelques cellules positives pour le PP dans les îlots de Langerhans (Fig.2).Tout comme les cellules à somatostatine, elles sont souvent placées dans une position intermédiaire entre les cellules A et les cellules B.Comme l'indique l'accumulation des molecules du compexe peroxydase-antiperoxydase, le PP est contenu dans des granules sécrétoires d'un diametre d'environ 100-150 nm.À cause de leurs granules qui sont L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.1 \u2014 Localisation immunohistochimique du polypeptide pancréatique (PP) dans le pancréas de rat.Quelques cellules contenant le PP (>) sont présentes à la périphérie d\u2019un îlot de Langerhans (IL).PE: pancréas exocrine.X 430.plus petits que ceux des autres types cellulaires (cellules A, B et D) les cellules à PP peuvent être facilement identifiées.Dans le pancréas humain, on a pu également identifier des cellules contenant le PP (Fig.3).Elles sont présentes à la fois dans les îlots de Langerhans et dans le pancréas exocrine.Dans les îlots, elles sont peu abondantes.En effet, dans une section donnée, plusieurs îlots sont complètement négatifs ators que quelques-uns contiennent de une à trois cellules positives.Comme chez le rat, ces cellules sont généralement localisées à la périphérie de l'ilot.Dans le pancréas exocrine.on retrouve de façon constante des cellules positives dispersées ici ct là dans tout le tissu.Des cellules contenant le PP sont également présentes dans les canaux excréteurs du pancréas.Sur les coupes-témoins, aucune réaction n\u2019a pu être mise en évidence.À l'échelle ultrastructurale, des résultats simi- laircs à ceux du rat ont été obtenus.Les quelques TOME 106 \u2014 MARS 1977 cellules positives dans les îlots de Langerhans ont été identifiées par la présence du produit de réaction dans les granules sécrétoires.Le diamètre de ces granules contenant le PP se situe, tout comme chez le rat, entre 100 et 150 nm.Tous les autres types cellulaires (A, B et D) se sont révélés négatifs.DISCUSSION Les présentes observations ont permis d\u2019établir que le PP est présent dans les îlots de Langerhans de l'homme et du rat.Ils confirment en outre de récents travaux qui ont démontré par des techniques d'immunofluorescence la présence de quelques cellules contenant le PP dans le pancréas endocrine de l'homme et du poulet 7, Cette première localisation immunohistochimique à l\u2019échelle ultrastruc- turale du PP a pu clairement démontrer que ce polypeptide est contenu dans les granules sécrétoires d\u2019un type de cellules différents des cellules A, B et D.Ce type de cellules qui contient de nombreux granules de petite taille (100-150 nm) est très similaire chez l\u2019homme et le rat et correspond très bien au quatrième type cellulaire déjà décrit par Munger chez l\u2019homme °.À l\u2019aide de sections ultrafines adjacentes à des sections épaisses ayant réagi positivement à la détection du PP, Larsson et coll.?ont déjà décrit dans le pancréas exocrine du poulet une cellule contenant possiblement du PP et caractérisée par la présence de granules sécrétoires de grande taille (environ 400 nm de diamètre).Il n\u2019est pas possible pour le moment d\u2019établir si ce type de cellule du pancréas de poulet pourrait correspondre au type de cellule identifié dans les îlots de Langerhans de l\u2019homme et du rat.En plus d\u2019identifier un nouveau type de cellules dans le pancréas endocrine, ces études ont mené à une autre observation importante: la localisation du PP dans les granules de sécrétion.La présence de ce polypeptide dans la circulation générale * © et sa localisation dans des granules de sécrétion d\u2019une cellule ayant les caractéristiques d\u2019une cellule endocrinienne classique suggèrent très fortement que ce polypeptide pancréatique est réellement une hormone.Cependant, le rôle physiologique de cette hormone polypeptidique sur la sécrétion du pancréas endocrine et les diverses composantes du système gastro-intestinal doit encore être établi avec précision.Résumé Dans le but d'identifier le type de cellule responsable de la production d'un nouveau polypeptide pancréatique (PP), possiblement de type hormonal, nous avons étudié la localisation immunohistochimi- 295 Fig.2 \u2014 Localisation immunohistochimique en microscopie électronique du PP.La réaction positive due à l\u2019accumulation des molécules du complexe peroxydase-antiperoxydase se rencontre dans les granules sécrétoires (GS) d\u2019un type particulier de cellules contenant de petits granules.Les cellules A et B sont complètement négalives.X 20,000.Fig.3 \u2014 Localisation du PP dans le pancréas humain.Une réaction positive est présente dans un petit nombre de cellules (>) situées à la périphérie d'un îlot de Langerhans (IL).PE: pancréas exocrine.X 510.296 que de ce polypeptide dans le pancréas de l\u2019homme et du rat.Il a été démontré que le PP se localise dans les îlots de Langerhans chez les deux espèces et également dans le pancréas exocrine chez l\u2019homme.Dans les îlots, les cellules positives sont peu nombreuses et caractérisées par la présence de petits granules de sécrétion d\u2019un diamètre de 100-150 nm.La présence du PP dans une cellule de type endocrinien supporte l\u2019hypothèse que ce polypeptide est réellement une hormone.Summary In order to clearly identify the cell type responsible for the production of the pancreatic polypeptide (PP), a newly postulated hormone, we have conducted an immuno- histochemical detection of this peptide in the human and rat pancreas.It was shown that PP containing cells are located in the islets of Langerhans in both species and also in the exocrine tissue of the human pancreas.In the islets, the positive cells are very few in number and are characterized by the presence of small secretory granules of about 150 nm in diameter.The presence of PP in an endocrine cell type reinforces the hypothesis that this peptide is a hormone.L'UNION MÉDICALE DU CANADA BIBLIOGRAPHIE 1.Kimmel, J.R., Pollock, H.G.et Hazelwood, R.L.: A new polypeptide hormone.Fed.Proc., 30: 1318 (abs.), 1971.2.Larsson, L.J., Sundler, F., Hakansson, F., Pollock, H.G.et Kimmel, J.R.: Localization of APP, a postulated new hormone to a pancreatic endocrine cell type.Histochemistry, 32: 377- 382, 1974.3.Larsson, L.J., Sundler, F.et Hakansson, F.: Immunohisto- chemical localization of human pancreatic polypeptide (HPP) to a population of islet cells, Cell Tiss.Res., 156: 167-171, 1975.4.Lin, T.W.et Chance, R.E.: Gastrointestinal actions of a new bovine pancreatic polypeptide (BPP).In \u201cEndocrinology of the Gut\u201d, WY.Chey et F.P.Brooks, éd., pp.143-145.CB.Slack Inc., New Jersey, 1974.5.Munger, R.L.: The biology of secretory tumors of the pancreatic islets.Dans \u2018\u201cHanbook of Physiology\u201d, vol.1, Endocrine Pancreas, P.F.Steiner et N.Freinkel, éd., pp.305-314.Williams and Wilkins Co., Baltimore, 1972.6.Polak, J.M., Adrian, M.G., Bryand, S.R., Bloom, S.R., Heitz, P.H.et Pearse, A.G.E.: Pancreatic polypeptide in insulinomas, gastrinomas, vipomas and glucagonomas.The Lancet, |: 328- 330, 1976.7.Sternberger, L.A.: Immunocytochemistry.Prentice-Hall Inc., Englewood Cliffs, N.J., 1974, LES LYMPHOCYTOTOXINES FROIDES CHEZ LES RECEVEURS DE GREFFE RENALE Raynald ROY ', Maurice ROBERT ', Jean-Guy LACHANCE ?et Fritz DAGUILLARD INTRODUCTION Les receveurs de greffe rénale présentant des anticorps antilymphocytaires préformés sont généralement promis à un rejet de leur greffe !.Cela n\u2019est cependant pas la règle puisqu\u2019il existe de nombreux cas de patients, transplantés en dépit d\u2019un cross-match positif et qui n\u2019ont pas rejeté leur greffe ?.D\u2019autre part, la présence de plusieurs catégories d\u2019allo-anticorps, les uns dirigés contre des cellules B, les autres contre des spécificités HLA (A, B, C) et qui auraient des influences différentes sur le devenir des greffes d\u2019organe, les premiers pouvant avoir chez l\u2019animal au moins, des propriétés facilitantes * et les seconds étant associés avec des réactions de rejet* doit être examinée dans la perspective de la meilleure tolérance de la greffe.Dans ce travail, l\u2019évolution de la greffe chez 21 receveurs a été étudiée en fonction de la présence de cytotoxines retrouvées avant et après transplantation, selon leurs caractéristiques, spécificité envers les lymphocytes T ou B, réactivité à 15°C et 37°C.Les résultats suggèrent que les allo-anticorps réactifs à froid et dirigés contre des suspensions riches en lymphocytes B sont associés avec une excellente fonction rénale, un an après la transplantation.MATÉRIEL ET MÉTHODES Vingt et un receveurs ayant subi la greffe d\u2019un rein de cadavre, entre mai 74 et juin 75, présentant ! Département d'immunologie, Centre Hospitalier de l'Université Laval, Québec, Canada GI1V 4G2.?Département de néphrologie, l'Hôtel-Dieu de Québec, Canada GIR 2J6._ Correspondance : Raynald Roy, M.Sc., Département d'immunologie, Centre Hospitalier de l'Université Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec, Canada G1V 4G2.TOME 106 \u2014 MARS 1977 dans leur sérum des anticorps lymphocytotoxiques, sont étudiés.L'activité lytique des sérums prélevés à intervalles réguliers, avant et après la greffe, est éprouvée par une méthode de microlymphocytotoxicité.Les sérums sont incubés une demi-heure, soit à 15°C, soit à 37°C, en présence de 2 x 108 lymphocytes périphériques isolés par sédimentation sur un gradient de Ficoll-Hypaque, issus d\u2019un panel de 50 personnes couvrant l\u2019ensemble des spécificités HLA (A, B, C) connues.5 mm°* de complément de lapin sélectionné non adsorbé sont ensuite ajoutés pour une incubation de 1 h a 37°C ou 2 h a 15°C.Si plus de 10% des cellules d\u2019au moins un des donneurs du panel sont lysées par un sérum donné, celui-ci est alors considéré comme positif.Les anticorps anti-HLA (A, B, C) d\u2019un sérum sont éliminés par adsorption durant 2 h à 4°C sur un pool de plaquettes (4 x 10° plaquettes/50 mm?de sérum) provenant de 40 individus représentant l\u2019ensemble des spécificités HLA (A, B, C) connues.Les cultures mixtes de lymphocytes (MLC) sont pratiquées en microplaques (Falcon 3040) avec quatre puits par essai dans du milieu RPMI-1640 (Gibco) contenant 10% de sérum de veau fœtal décomplémenté (Gibco) et des antibiotiques (pénicilline et streptomycine), à raison de 0,2 x 105 cellules répondantes et 0,2 x 10% cellules stimulantes (irradiation 1000 Rads) sous un volume final de 0,2 cm?® par puits.Après 120 h de culture à 37°C dans une étuve à CO», 20 uCi/cm® de thy- midine tritiée (Dickinson) sont ajoutés pour 24 h et la radioactivité incorporée mesurée dans un compteur bêta (Packard 3380) après récolte des cellules sur filtres à l\u2019aide d\u2019une machine semi-automatique (Skatron).297 RÉSULTATS Les 21 sérums étudiés sont divisés en trois groupes suivant leur réactivité en fonction de la température et suivant le caractère préformé ou non des cytotoxines qu\u2019ils renferment (Tableau I).Le grou- TABLEAU 1 ANTICORPS CYTOTOXIQUES ET SURVIE DES ALLOGREFFES RENALES Lymphocytotoxines : Nombre ä de avant après Survie Groupes patients greffe greffe température à lan 1 5 + + 15°C 5 11 10 + + 15°C, 37°C 6 III 6 \u2014 + 15°C, 37°C 1 + j pe I est formé par les sérums dont les cytotoxines if sont révélées uniquement à 15°C et sont présentes ad aussi bien avant qu\u2019après la greffe.Le groupe Il définit les sérums dont les cytotoxines réagissent à 37°C, ainsi d\u2019ailleurs qu\u2019à 15°C, et sont présentes avant et après greffe.Dans le groupe II se ran- A gent les sérums dont les cytotoxines sont révélées É à 37°C (ainsi qu\u2019à 15°C) mais survenues qu\u2019après la transplantation.Tous les transplantés appartenant au groupe I présentent une excellente fonction rénale au-delà de un an.En revanche, pour les sujets des deux autres groupes, la survie du greffon après un an n\u2019est pas assurée, d\u2019autant moins si les cytotoxines actives à 37°C ne sont développées qu\u2019à la suite de la transplantation (Tableau I).Il apparaît donc que la présence d\u2019anticorps cytotoxiques uniquement à 15°C est associée à un bon pronostic de la survie de la greffe, alors que existence d\u2019anticorps réagissant à 37°C augmente significativement le risque de rejet à un an (groupe I par rapport aux groupes II et III, P < 0,1; groupe I par rapport au groupe III, P < 0,05).Les anticorps révélés à 15°C uniquement sont différents des anticorps révélés à 37°C.L\u2019intensité de la lyse par les anticorps froids, pour une suspension donnée de lymphocytes, oscille entre 10 et 25% pour quatre d\u2019entre ceux, cette intensité pouvant aller jusqu\u2019à 75% pour le cinquième sérum, alors que l\u2019intensité de la lyse exercée par les « anticorps chauds » est toujours supérieure à 75%.Ces données font supposer que les sérums du groupe Ill contiennent essentiellement des anticorps antilym- phocytaires recouvrant une ou plusieurs spécificités 3 HLA (A.B.C) puisque l\u2019adsorption de plusieurs 2 d\u2019entre eux sur des pools de plaquettes fait perdre toute activité à 37°C.Cela est particulièrement vrai pour quatre de ces sérums qui contiennent des anti- 298 corps dirigés contre au moins une spécificité HLA (A, B, C) appartenant au greffon et absente chez le receveur qu\u2019on a pu éliminer après adsorption sur pool de plaquettes ou sur des lymphocytes cibles appropriés.Au contraire, l\u2019adsorption dans les mêmes conditions des sérums du groupe I sur des pools de plaquettes ne permet pas d\u2019éliminer leur activité cytotoxique révélée uniquement à 15°C.ce qui montre que ces anticorps ne sont pas des anticorps anti-HLA (A, B, C) classiques.Le fait que les anticorps froids ne lysent qu\u2019une partie des lymphocytes périphériques non séparés suggère que ceux-ci sont dirigés contre une sous- population cellulaire.L'utilisation de suspensions de cellules très enrichies en lymphocytes T obtenues après incubation à 37°C sur colonnes de fibres de nylon d\u2019une part, et très enrichies en cellules non T (contenant des cellules B et des monocytes-ma- crophages), obtenues après, soit l'élimination des cellules formant spontanément des rosettes E avec les globules rouges de mouton, soit l\u2019élution des cellules adhérant à la colonne de nylon d'autre part, a permis de montrer que les cytotoxines froides sont inactives sur les cellules T et lysent de 50% à 80% des cellules non-T.Cette observation est confirmée par le fait que l\u2019adsorption de ces sérums sur des suspensions enrichies en cellules non-T appropriées fait perdre leur pouvoir cytotoxique à 15°C alors que l\u2019adsorption sur des cellules T enrichies est sans effet.Par contre, les sérums des groupes Il et IIT sont cytotoxiques pour ces deux types cellulaires, T ct non-T.L'étude de l'effet de l\u2019un des sérums du groupe | sur plusieurs réactions lymphocytaires mixtes (MLC) bilatérales révèle une inhibition qui est fonction de la dilution du sérum utilisée avec un titre de 50% de l\u2019ordre du 500! - 1000\u2018.Lorsque les lymphocytes répondeurs ct stimulants impliqués dans une MLC unilatérale sont séparément mis en présence du sérum, lavés, puis mis en culture, l\u2019inhibition s\u2019exerce alors préférenticllement sur les cellules stimulantes (Tableau H).Ce sérum n'exerce pas d'effet bloquant vis-à-vis de la réponse ou de la stimulation en MLC des lymphocytes du donneur de ce sérum (Tableau ID).DISCUSSION Cette étude de 21 sérums contenant des allo-anti- corps antilymphocytaires après transplantation de rein montre que ces anticorps peuvent être d'au moins deux types suivant qu\u2019ils ne réagissent qu\u2019à 15°C ou bien à 37 C.Les anticorps chauds sont vraisemblablement des anticorps anti-HLA (A, B, C).En cffet, ceux-ci L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU H INHIBITION DE LA MLC UNILATÉRALE PAR LES CYTOTOXINES FROIDES Sérum Répondeurs Stimulants donneur l AB 20706 (0) 16044 (0) P 20586 (0) 9067 (43,5)* donneur 1** AB 11099 (0) 7240 (0) P 9514 (14) 3489 (51,8)* donneur 2 AB 21804 (0) 16970 (0) P 18923 (13,2) 5350 (68,5)* donneur 3 AB 1292 (0) 1932 (0) P 1174 (9,4) 1846 (4,5) Les chiffres entre parenthèses indiquent le pourcentage d\u2019inhibition et l\u2019astérisque les différences significatives.** Le donneur 1 a été éprouvé dans deux expériences séparées.Le donneur de lymphocytes no 3 est le donneur du sérum P, contenant les cytotoxines froides.Résultats exprimés en cpm, moyenne de quatre exemplaires.sont dirigés contre l\u2019ensemble de la population des lymphocytes périphériques et ne manifestent pas de réactivité préférentielle vis-à-vis des cellules T ou des cellules non-T.De plus, il a été montré que des anticorps anti-HLA (A, B, C) qui sont facilement décelés à 37°C peuvent l\u2019être aussi à 15°C en prolongeant la durée d\u2019incubation °.Enfin, particulièrement dans le cas des sérums du groupe III, la présence d\u2019anticorps spécifiques d\u2019allotypes HLA (A, B.C) appartenant au donneur de rein ont pu être mis en évidence et éliminés par adsorption sur plaquettes ou leucocytes appropriés.Au contraire, les anticorps froids diffèrent des précédents en présentant des caractéristiques inverses.Ces anticorps exercent leur pouvoir cytotoxique à 15°C et ne le peuvent pas à 37°C, ce qui pourrait indiquer qu\u2019ils sont de faible avidité.Leur adsorption sur plaquettes qui retient les anticorps anti-HLA (A, B, C) ne permet pas d\u2019éliminer leur activité lymphocytotoxique.De plus, il n\u2019a pas été possible d'établir de corrélation avec les phénotypes HLA (A, B, C) du greffon.Cependant, ces anticorps sont vraisemblablement dirigés contre des allospécificités non encore élucidées puisqu\u2019ils ne réagissent pas avec tous les individus.Enfin, sauf dans un cas, ces anticorps sont dirigés contre une sous-population des lymphocytes périphériques enrichie en cellules B et en monocytes-macrophages.Toutes ces caractéristiques permettent de bien distinguer les anticorps froids des anticorps chauds anti- HLA (A, B, C).La présence d\u2019anticorps froids, d\u2019ailleurs préformés, est en corrélation positive avec la survie du greffon après un an, confirmant en cela des résultats récents \u201c \u201d, alors que la présence d'anticorps chauds, préformés ou non, est associée avec des réactions irréversibles de rejet.Cette observation est renforcée chez les patients du groupe II dont certains présentent les deux types d\u2019anticorps, chauds TOME 106 \u2014 MARS 1977 et froids, comme le montre l\u2019adsorption sur plaquettes qui élimine les anticorps chauds tout en laissant les anticorps froids.Cette dualité permettrait alors d'expliquer que la tolérance du greffon est meilleure dans le groupe II que dans le groupe III ou les anticorps froids sont inexistants.Pour quatre des cinq sérums du groupe I, une lyse spécifique uniquement vis-à-vis de suspensions de cellules pratiquement dépourvues de cellules T et contenant de 40 à 80% de cellules appartenant à la lignée B et à la lignée monocytaire a pu être clairement établie.Il n\u2019est pas encore possible de déterminer si ces anticorps froids sont dirigés contre des spécificités, présentes sur le greffon, équivalentes des antigènes Ia de la souris, contre des antigènes propres aux cellules B ou bien contre des antigènes propres aux monocytes.D'autre part, ces anticorps exercent un effet bloquant uniquement des cellules stimulantes des cellules T en MLC, précisément représentées par les cellules B et par les monocytes *.Cette propriété est à rapprocher de l\u2019effet facilitant pour la greffe d\u2019organe, exercé par des anticorps anti-B chez le rat 3°.Cependant, le fait que l\u2019un de ces sérums ait une spécificité cellulaire plus large, impliquant des cellules T, ne permet pas d'attribuer avec certitude un effet facilitant à ces cytotoxines froides: ce sérum peut contenir d\u2019autres anticorps froids, ayant une spécificité T, par exemple des auto-anticorps induits par un stimulus viral, aux propriétés immunologiques différentes 1°, ce qui n\u2019est pas le cas du sérum froid considéré au Tableau II qui, en outre, ne bloque pas la stimulation en MLC des cellules autologues.Des anticorps froids analogues ont été étudiés qui pourraient aussi jouer un rôle facilitant: lorsque ces anticorps sont préformés comme ici, probablement à la suite d\u2019immunisation par transfusions, ceux-ci vont de pair avec un bon fonctionnement du rein greffé\u201d alors que si ces anticorps froids n\u2019apparaissent qu\u2019après la transplantation, leur existence est conjointe à des réactions de rejet \"!.Résumé La présence de lymphocytotoxines froides révélées à 15°C uniquement et de lymphocytotoxines chaudes réagissant à 37°C a été recherchée dans le sérum de 21 receveurs d\u2019une greffe de rein, avant et après transplantation.Trois groupes de sérums sont distingués: groupe I, sérums cytotoxiques à froid seulement, avant et après greffe; groupe II, sérums cytotoxiques à chaud, avant et après greffe; groupe III, sérums cytotoxiques à chaud, après greffe seulement.Tous les receveurs du premier groupe tolèrent bien leur greffon après un an.Au 299 contraire, les patients ayant des anticorps chauds rejettent leur greffe dans quatre cas sur dix (groupe II) et dans une plus grande proportion (cinq cas sur six) lorsque ces anticorps n\u2019apparaissent qu\u2019après transplantation (groupe HT).Les cytotoxines froides qui bloquent les cellules stimulantes de la MLC unilatérale, réagissent préférentiellement avec une population de lymphocytes enrichie en cellules B.L\u2019effet facilitant éveniuel de ces anticorps est discuté.Summary Serial serum samples from 21 renal allograft recipients were screened for cold (15° C) and warm (37° C) cytotoxic antibodies before and/or after transplantation.Three groups of sera were distinguished: only cold cytotoxic sera (5) before and after grafting (group D; warm cytotoxic sera (10) before and after transplantation (group II); warm cytotoxic (6) after transplantation only (group III).At one year after transplantation, all patients of group I had functioning grafts, whereas four patients out of ten belonging to group II rejected their graft and only one out of six in group III had accepted his graft.In three patients with cold antibodies (group I) the cytotoxic activity was only present when enriched B lymphocytes were used.One of these three sera was tested further and showed a blocking activity to the stimulating cells involved in the MLR, but did not affect the responding cells.The possible enhancing effect of cold cytotoxic antibodies on graft survival is discussed.REMERCIEMENTS Les auteurs remercient Mme L.Bérubé et Mlle N.Cloutier de leur aide technique et Mme L.Simard pour le travail dactylographique.BIBLIOGRAPHIE 1.Patel.R.et Terasaki, P.I.: Significance of the positive cross- match test in kidney transplantation.N.Engl.J.Med., 280: 735-739, 1969.2.Oliver, R.T.D., Sachs, J.A.et Festenstein, H.: A collaborative scheme for tissue typing and matching in renal transplantation, VI.Clinical relevance of HL-A matching in 349 cadaver renal transplants.Transplant.Proc., 5: 245-251, 1973.3.Soulilou, J.P., Carpenter, C.B., d\u2019Apice, A.J.et coll: The role of non classical Fc receptor-associated, Ag-B antigens (Ia) in rat allograft enhancement.J.Exp.Med., 143: 405- 421, 1976.4.Morris, P.J., Williams, G.M., Hume, D.M.et coll: Serotyping for homotransplantation.Transplantation, 6: 392-399, 1968.5, Mayer, S., Falkenrodt, A.et Tongio, M.M.: HL-A antibodies and cold lymphocytotoxins.Tissue Antigens, 4: 387-394, 1974.6.Klouda, P.T.et Jeannet, M.: Cold and warm antibodies and graft survival in kidney allograft recipients, Lancet, i: 876- 878, 1976.7.Ettinger, R.B., Opelz, G., Tarasaki, P.I.et coll: Successful renal allografts across a positive cross-match for donor B lymphocyte alloantigens.Lancet, ii: 56-58, 1976.8.Lohrman, H., Novikovs, L.et Gram, R.G.Jr: Stimulatory capacity of human T and B lymphocytes in the mixed leukocyte culture.Nature, 250: 144-146, 1974.9.Davies, D.A.L.et Alkins, B.J.: What abrogates heart transplant rejection in immunological enhancement?Nature, 247: 294-297, 1974.10.Naito, S., Mickey, M.R., Hirata, A.et coll.: Autolymphocyto- toxins following immunization by pregnancy, transplantation and disease.Tissue Antigens, 1: 219-218, 1976.11.Ettinger, R.B., Terasaki, P.I, Ting, A.et coll: Anti-B lymphocytotoxins in renal-allograft rejection.N, Engl.J.Med., 295: 305-309, 1976.INFLUENCE DES MILIEUX TUBAIRE OU UTERIN SUR LE DEVELOPPEMENT DES EMBRYONS DE LAPINS M.TOURIGNY, R.D.LAMBERT et L.GUILBERT-BLANCHETTE ! INTRODUCTION Certaines évidences suggèrent que chez plusieurs espèces dont l\u2019homme, l\u2019œuf fécondé demeure 2 ou 3 jours dans les trompes de Fallope avant d\u2019être transporté à l\u2019utérus où il s\u2019implantera (Blandau 1969; Betteridge & Mitchell 1972; Croxatto et coll.1972).Cette période tubaire s\u2019avère nécessaire afin de synchroniser le développement de l\u2019embryon avec la réceptivité de l\u2019utérus pour la nidation (Coutinho 1975).Ainsi les résultats obtenus lors des transferts d\u2019embryons de lapin de divers stades réalisés par Chang en 1950 montrent bien la dualité qui existe entre le milieu tubaire et le milieu utérin.En effet, la poursuite du développement des embryons se fait préférentiellement dans les trompes ou l'utérus selon que l\u2019embryon est très jeune (stade de pronucleus: embryon à une cellule) ou plus âgé (blastocyste de Pour fins de simplification le terme pronucleus désigne ici l'embryon fraîchement fécondé.300 4 jours); de plus, on obtient un meilleur développement embryonnaire dans un tractus synchronisé avec l\u2019âge de l'embryon transplanté (Chang, 1950; Chang, 1969).Ainsi, in vitro, les sécrétions tubaires post- ovulatoires constituent un meilleur milieu pour le développement des embryons que les sécrétions œstrales (pré-ovulatoires) (Kille et Hammer, 1973).Ces résultats in vitro sont en accord avec les trans- forts d\u2019embryons in vivo dans les trompes de Fallope (Adams, 1973) à savoir que le milieu de phase lutéale semble meilleur pour le développement des embryons.Cependant des différences marquées existent quant au stade final atteint par l'embryon dans les milieux étudiés.Ces résultats différentiels seraient imputables à la technique employée ou bien encore à l'âge initial des embryons utilisés: pronucleus lors des expériences in vitro (Kille et Hamner, 1973) et embryons de 2 à 4 cellules in vivo (Adams 1973).Pour tenter L'UNION MÉDICALE DU CANADA d\u2019éclaircir ce point, nous avons réalisé des transferts in vivo de pronucleus dans les trompes de Fallope.D'autre part, Chang (1950), a déjà suggéré que l\u2019embryon au stade de pronucleus ou de deux cellules ne peut « survivre » dans le milieu utérin, quelle que soit la phase du cycle.Afin de préciser le rôle du milieu utérin sur la survie de l\u2019embryon, nous avons effectué quelques expériences de transfert in vivo et de développement in vitro dans les sécrétions utérines.MATÉRIEL ET MÉTHODES IL TRANSFERTS IN VIVO A) Dans les trompes de Fallope.On recueille le sémen des mâles à l\u2019aide d\u2019un vagin artificiel.Les éjaculats sont ensuite examinés au microscope à contraste de phase; ceux sélectionnés (nombre, motilité, minimum d\u2019impuretés) sont mis ensemble, un peu de salin s\u2019ajoutant parfois.On pratique ensuite une insémination artificielle (LA.) chez deux lapines, chacune recevant un minimum de 1.8 X 10° spermatozoïdes.Les animaux inséminés, ayant déjà reçu 85 heures auparavant 150 U.I.de PMS-G (Pregnant mare serum-gonado- tropin) I.M.(Sigma), reçoivent à ce moment 75 U.Ide HCG (Human Chorionic gonadotropin) I.V.(Ayerst).Dix-huit heures plus tard, ils sont sacrifiés, leurs trompes de Fallope prélevées, lavées chacune avec environ 1.5 ml de salin.Les embryons alors recueillis (pronucleus) sont introduits à l\u2019aide d\u2019une pipette Pasteur dans le pavillon des trompes de Fallope de deux autres lapines anesthésiées au Nembutal.Celles-ci sont du premier jour de pseu- do-gestation (PSG) ou en œstrus.On s\u2019est servi du HCG afin d\u2019induire l\u2019ovulation (75 U.I, L.V.).Une ligature à la jonction utéro-tubaire empêche les embryons de pénétrer dans l\u2019utérus.Ces derniers animaux sont sacrifiés 72 heures plus tard, leurs trompes prélevées et lavées au salin.On détermine à ce moment le stade de développement des embryons par un examen sous microscope.B) Dans l'utérus.On récupère des pronucleus selon le processus déjà mentionné.Les morulas sont obtenues 3 jours après l\u2019I.A.par le lavage des trompes et de l\u2019utérus avec du salin (5 ml).Les deux lapines chez qui se fera le transfert sont en œstrus, premier jour de PSG (JI ou 18 heures apres HCG) ou J3 (72 heures apres HCG).Elles sont anesthésiées au Nembutal; une petite incision a la jonction utéro-tubaire permet d\u2019introduire la pipette dans I'utérus.On transfère TOME 106 \u2014 MARS 1977 chez le méme animal des pronucleus dans une corne utérine et des morulas dans l\u2019autre.Trois jours plus tard l\u2019utérus est prélevé et lavé avec du salin.Les embryons ainsi élués sont alors comptés et examinés.II.TRANSFERTS IN VITRO On utilise des lapines pesant entre 4 et 5 kg.chez qui a été implantée une ampoule de Hamner et Williams (Hamner and Williams, 1963; 1965) reliée par des catéthers à l\u2019utérus.Les sécrétions sont recueillies toutes les 24 heures de lapines en estrus (= 0.5 ml/jour), en J1-3 (= 0.5 ml/jour), en J4-8 (= 0.2ml/jour) et en J17-20 (= 0.3 ml/jour), et sériées pour les jours indiqués.On utilise à chaque expérience les sécrétions d\u2019un cycle complet provenant d\u2019un même animal (conservées à 4°C), qu\u2019on dispose à ce moment dans un pétri selon la méthode décrite par Kille et Hamner (1973).Des pronucleus et des morulas, obtenus selon les méthodes déjà décrites, sont disposés dans chaque milieu de sécrétions utérines.On utilise comme milieu témoin 0.2 ml de HBS (sérum de lapin, chauffé à 56°C pendant 30 minutes puis centrifugé à 1,000 x G).Les milieux sont ensuite placés à 37°C dans un incubateur équilibré au mélange gazeux.L\u2019appréciation du stade de développement des embryons et leur mesure se fait quotidiennement sous microscope.Tous les milieux servant au développement ou à la récupération des embryons sont équilibrés au CO» (5%), 0 (8%) et Na (87%).RÉSULTATS L TRANSFERT AUX TROMPES DE FALLOPE Le Tableau I nous présente les résultats comparatifs du transfert de pronucleus dans les trompes de Fallope du stade œstrus et de celui du premier jour de pseudo-gestation (PSG).En œstrus, 21% des embryons ne dépassent pas le stade de morula, 60% atteignent le stade de blastocyste sans expansion; un petit nombre franchissent ce stade et se rendent en expansion (19%).Les résultats obtenus au début de la PSG montrent que la majorité des embryons atteint le stade de blastocyste en expansion (59%), peu s\u2019arrêtant aux stades plus précoces de morula (13%) et de blastocyste sans expansion (29%).II.DEVELOPPEMENT D'\u2019EMBRYONS DE LAPINS AUX STADES DE PRONUCLEUS ET MORULA DANS LES CORNES UTERINES DE LAPINES A DIVERS STADES DU CYCLE ŒSTRAL Aucun embryon n\u2019a pu être récupéré 3 jours après le transfert de pronucleus aux cornes utérines de 301 % TABLEAU 1 DÉVELOPPEMENT DE PRONUCLEUS (DE 18 HEURES) APRÈS TRANSFERT AUX TROMPES DE FALLOPE DE LA LAPINE EN ŒSTRUS ET AU PREMIER JOUR DE PSEUDO-GESTATION Temps Stade de développement entre transfert et Blastocyste Nombre recou- No.embryons sans avec Conditions de vrement Morula expansion expansion de l\u2019animal lapines (heures) transférés recouvrés (%) (%) (%) Œstrus 5 72 87 58 (100%) 12 (21) 35 (60) 11 (19) ler jour de pseudo-gestation 5 72 89 56 (100%) 7 (13) 16 (29) 33 (59) N.B.\u2014 Le patron de développement dans les sécrétions utérines de pseudo-gestation est significativement différent (P < 01%) de celui observé dans les sécrétions de la phase œstrale.Le développement jusqu\u2019au stade de blastocyste avec expansion est également significativement différent (P < 1%).lapines en œstrus ni de celles du premier jour de PSG (Tableau II).Seulement 4 (11%), sur un total de 36, furent retrouvés chez les lapines au troisième jour de PSG.Quant aux morulas, aucun embryon transféré ne fut récupéré de lapines en œstrus, 13% seulement de celles du premier jour de PSG et environ 90% furent retrouvées chez celles du troisième jour de PSG.(J4-J8).14 embryons sur un total de 30 (36%) sont clivés, de ce nombre 4 sont demeurés à 2 cellules, 7 ont atteint 4 cellules (14%) et 3 se sont clivés jusqu\u2019à 8 cellules (7%).IV.DÉVELOPPEMENT DE MORULAS DE DANS LES SECRETIONS UTFRINES Dans cette série d\u2019expérience, le diamètre des blastocystes était mesuré et comparé pour les divers 1.APINS TABLEAU II DEVELOPPEMENT D\u2019EMBRYONS DE LAPINS AUX STADES DE PRONUCLEUS ET MORULA DANS LES CORNES UTERINES DE LAPINES A DIVERS STADES DU CYCLE (ESTRAL No.d\u2019embryons Conditions No.de Pronucleus Embryons * Morulas Embryons * de la lapine lapines transférés recouvrés (%) transférées recouvrés (%) Œstrus 3 34 0 (0) 18 0 (0) Premier jour de pseudo-gestation 4 53 0 (0) 23 3 (13) Troisième jour de pseudo-gestation 4 36 4 (11) 39 30 (77) * : 72 heures après transfert.N.B.\u2014 Pour chaque animal utilisé, on a transféré des morulas et des pronucleus dans les cornes utérines droite et gauche respectivement.IN.DEVELOPPEMENT DES PRONUCLEUS DANS LES SECRETIONS UTERINES (Tableau III) Dans le milieu témoin, le sérum de lapin, pres des trois quarts des pronucleus atteignent ou dépassent le stade de 4 cellules, un bon nombre (16/43) se rendent même à 16 cellules.Les pronucleus incubés dans les sécrétions utérines œstrales ne progressent que très peu; seulement 5 embryons (11%) sur un total de 42 se sont clivés, de ceux-ci 2 n\u2019ont atteint que le stade de 2 cellules, les 3 autres celui de 4 cellules.Les sécrétions utérines du 1 jour au 3° jour de PSG n\u2019ont permis aucun clivage; tous les pronucleus ont dégénéré ou fragmenté.Quatorze embryons d\u2019une cellule sur un total de 41 (34%), incubés dans les sécrétions utérines du 4 au 8° jour de PSG ont pu se développer.Parmi ceux-ci, 2 se sont rendus à 8 cellules, 10 à 4 cellules et 2 n\u2019ont pas dépassé le stade 2 cellules.Enfin les sécrétions du 17° au 20° jour de PSG donnent des résultats assez comparables aux précédents 302 milieux (Tableau IV).Dans, le HBS (témoin), 62% des blastocystes ont atteint un diamètre égal ou supérieur à 0.2 mm, 50% l\u2019ont atteint dans les sécrétions du 4° au 8° jour de PSG, 44% dans celles de J17-520 (Tableau FV).Les sécrétions utérines œstrales possèdent le plus faible taux d\u2019expansion soit 38%.DISCUSSION TRANSFERT DE PRONUCLEUS AUX TROMPES DE FALIOPE Au cours d\u2019expériences de transfert d\u2019embryons d\u2019un jour dans les trompes de Fallope de lapines en œstrus, un faible taux de récupération (14.9%) fut obtenu (Chang, 1950).Le bon développement des quelques embryons recouvrés par Chang prouve que le milieu tubaire pré-ovulaire peut supporter la croissance embryonnaire.Par ailleurs, lors de transferts au 3° jour de pseudo-gestation (PSG), un déve- L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU III DÉVELOPPEMENT D'EMBRYONS D\u2019UNE CELLULE DANS LES SÉCRÉTIONS UTÉRINES DE LAPINES Embryons No.d\u2019embrvons au développement normal No.de avant dégé- Tot.Stade atteint No pronucleus néré ou _\u2014_\u2014-s Milieux exp.(100% ) fragmenté P 2C 4C 8C 16C No.(%) No.(%) HBS 5 43 12 (28) 31 (72) \u2014 0 4 11 16 Œstrale 5 47 42 (89) S (11) < .001 2 3 0 0 J1-J3 5 50 50 (100) 0) < .001 0 0 0 0 J4-J8 5 41 27 (66) 14 (34) < .001 2 10 2 0 J17-J20 5 39 25 (64) 14 (36) < .01 4 7 3 0 HBS: sérum (chauffé à 56° C pour 30 min.) de lapin \u2014 P: déterminé par le chi carré \u2014 C: cellules.J1-J3: du premier au troisième jour après HCG (LH) J4-J8: du quatrième au huitième jour après HCG J17-J20: du dix-septième au vingtième jour après HCG.TABLEAU IV DÉVELOPPEMENT DE MORULAS DE LAPINS DANS LES SÉCRÉTIONS UTÉRINES DE LAPINS No.No.tot.< 0.2 mm Blastocystes en expansion (mm) Milieux exp.de morulas (%) 02:03 0304 >04 Tot.(%) P HBS 4 21 8 (38) 11 2 0 13 (62) \u2014 Œstrales 4 21 13 (62) 8 2 0 8 (38) N.S.J1-J3 4 23 13 (57) 6 3 1 10 (43) N.S.J4-J8 4 26 13 (50) 11 2 0 13 (50) N.S.J17-J20 4 25 14 (56) 11 0 0 11 (44) N.S.HBS, P: Méme signification qu\u2019au Tableau III *: Mesure du diamètre après 48 heures d\u2019incubation in vitro J1-J3, J4-J8, J17-J20: Voir Tableau III.loppement similaire à celui déjà observé en œstrus est noté, mais le taux de récupération s\u2019accroît considérablement pour parvenir à 66% (Chang, 1950).Ces résultats indiquent clairement que le faible taux de recouvrement noté chez les lapines en œstrus est imputable à la réception ou au transport de l\u2019embryon.Ce n\u2019est qu\u2019en 1973 qu\u2019Adams devait réexaminer ces données.Après transfert d\u2019embryons de 2 à 4 cellules dans les trompes de Fallope en œstrus, 85% ont atteint le stade de morula, 15% d\u2019entre eux se rendant au stade blastocyste en expansion.Au premier jour de PSG, tous les embryons atteignent le stade de morula, 80% d\u2019entre elles poursuivent leur développement jusqu\u2019au stade de blastocyste en expansion.In vitro, les pronucleus incubés par Kille et Hamner (1973) dans les sécrétions tubaires œstra- les n\u2019atteignent le stade de morula que dans 41% des cas, très peu (8%) le dépassant; en pseudoges- tation (2° au 9 jour de PSG) la plupart des embryons atteignent le stade de blastocyste en expansion.Nos résultats de transfert in vivo (Tableau I), utilisant des pronucleus, (embryons au stade d\u2019une cellule), confirment ceux déjà obtenus par Adams (1973).Ainsi, l\u2019origine des différences observées entre in vivo (Adams 1973) et in vitro (Kille et Hamner 1973) serait imputable à la technique utili- TOME 106 \u2014 MARS 1977 sée et non pas à l\u2019âge initial des embryons transférés.De plus, nos travaux confirment ceux déjà publiés par Adams (1973) et Kille et Hamner (1973), à savoir que le développement embryonnaire montre des résultats différentiels pour des sécrétions tubaires des diverses phases du cycle.Ceci suggère une meilleur compatibilité entre les sécrétions post- ovulatoires et le développement embryonnaire.SORT DU PRONUCLEUS EN MILIEU UTÉRIN En plus de cette synchronisation entre l\u2019âge embryonnaire et le milieu tubaire, le temps du passage tubaire s'avère aussi un facteur déterminant pour la survie ultérieure de l\u2019embryon.On a en effet montré que la jonction utéro-tubaire empêche l\u2019entrée trop rapide de l\u2019embryon dans l\u2019utérus (David, 1969), ce dernier s\u2019avérant hostile pour les premiers stades du développement embryonnaire; la suppression chirurgicale de cette jonction diminue d\u2019ailleurs significativement le taux d\u2019implantation (David, 1969).L'utilisation de la technique de transfert de pronucleus dans l\u2019utérus de lapin, ceci correspondant à une suppression artificielle du passage tubaire, le confirme: nous avons en effet démontré (Tableau II) que la majorité des embryons sont introuvables au moment du recouvrement.Pour expliciter cette faible récupération des embryons on 303 peut invoquer soit la résorption par l\u2019utérus, soit l'expulsion par les contractions utérines auxquelles s\u2019additionnent le flot de sécrétions utérines.Nous avons obtenu confirmation du rejet des embryons lors d\u2019une expérience, où l\u2019on fit deux ligatures, une première à la jonction utéro-vaginale et une seconde à l\u2019incision permettant l\u2019entrée de la pipette.Cette procédure nous a permis de récupérer tous les pronucleus transférés trois jours plus tôt; tous ces embryons étaient cependant dans un état avancé de dégénérescence.D\u2019autre part, on a souvent retrouvé dans l\u2019utérus lors de la récupération, des ovules intacts et non fécondés.Ces deux faits suggèrent fortement l\u2019expulsion des pronucleus de l\u2019utérus.Ils ne perrnettent cependant ni d\u2019infirmer ni de confirmer la résorption des embryons.Nous avons répété la technique qui vient d\u2019être décrite, et cette fois, la récupération eut lieu huit jours après le transfert.Dans ce cas aucun embryon ne peut être recouvré.Étant donné que le développement des morulas dans ces utérus ligaturés semble normal, nos résultats supportent l\u2019hypothèse voulant que, en plus du rejet, l\u2019élimination des pronucleus soit causée par la résorption de ceux-ci.Ceci fut confirmé lors de l\u2019incubation in vitro de pronucleus dans les sécrétions utérines (Tableau III): tous les embryons dégénèrent ce qui illustre bien l\u2019incompatibilité entre le pronucleus et un tel milieu.SORT DES MORULAS EN MILIEU UTÉRIN Chang (1950) transféra également des embryons de deux jours (32 cellules) dans des utérus de 1°\" jour de PSG; seulement 13.5% purent être récupérés.Le Tableau II nous présente des résultats comparab'es: des embryons de 3 jours (morula) ne sont pas retenus dans l\u2019utérus de phase œstrale (0%) ou du 1\u2019 jour de pseudo-gestation (13%).Cependant des morulas incubées in vitro dans les sécrétions utérines correspondantes, (Tableau IV), œstrales et J1-J3, obtiennent un bon taux de développement montrant ainsi la bonne compatibilité existant entre la morula et les sécrétions utérines, tout le contraire de ce qui fut obtenu avec les pronucleus.Donc, nos résultats supportent fortement l\u2019hypothèse que des facteurs physiques de contractions, d\u2019absence de rétention et de flot de sécrétions seraient responsables de la perte des morulas en œstrus et au I jour de pseudo-gestation.IMPORTANCE DE LA SYNCHRONISATION EMBRYON-VOIE GENITALE Le développement à terme des blastocystes transférés est optimal lorsque l\u2019âge de l'embryon et le temps écoulé depuis l\u2019ovulation sont égaux (synchro- 304 nisation) (Chang, 1950).En effet près de 80% des morulas transférées aux utérus du 3° jour de PSG ont pu être récupérées (Tableau 11); les sécrétions utérines de cette période (J4-J8), sont, elles aussi, favorables au développement des morulas (Tableau IV).De plus, l\u2019effet des sécrétions utérines en fonction de deux stades embryonnaires, le pronucleus (Tableau 111) et la morula (Tableau IV) démontrent la différence qualitative existant entre les sécrétions utérines et tubaires, et renforcent l\u2019importance de la synchronisation entre l'âge embryonnaire et le stade du tractus.Ceci illustre que les relations entre l\u2019embryon et son milieu ont évolué avec la différenciation cellulaire; les sécrétions utérines ne permettent pas le développement des pronu- cleus alors qu\u2019elles assument celui des morulas.À la lumière de ces résultats, on peut se questionner sur l\u2019origine des différences existant entre la récupération des pronucleus et celle des morulas pour la période du 3° jour de PSG.Les conditions de contractions et de sécrétions utérines, similaires dans les 2 cas, ne peuvent être invoquées.1! faut alors se questionner sur ce que pourrait apporter la synchronisation entre la morula et l\u2019utérus du 3° jour de PSG.En J3, bénéficiant de contractions utérines de plus faible amplitude que dans les périodes précédentes (œstrus et J1) (Ruckebusch, 1975) auxquelles se joint un flot de sécrétions moins important (matériel et méthode), la dimension de la morula, supérieure à celle du pronucleus, ne lui aurait-elle pas permis de demeurer in utero ?D\u2019autre part, la présence d\u2019un messager embryonnaire, phénomène nécessitant tant la maturité embryonnaire de la morula que la réceptivité spécifique de l\u2019utérus de J3, ne pourrait-elle pas expliquer cette rétention ?Les travaux de Chang (1950) nous suggèrent cette dernière voie: celui-ci avait en effet observé que des blasto- cystes de 4 jours ne pouvaient poursuivre leur développement dans un utérus du 6° jour de PSG.Cependant, fait à noter, des blastocystes de 6 jours pouvaient s'implanter dans un utérus du 4° jour de PSG.Pour expliciter ces faits, on avait alors invoqué une impossibilité du blastocyste de 4 jours de stimuler adéquatement la muqueuse utérine, au moment où celle-ci est réceptive et où elle peut répondre par la formation déciduale.Ainsi supposait-on la présence d\u2019une « substance érosive » ou encore la stimulation mécanique d\u2019une muqueuse réceptive par l'embryon.Cette synchronisation entre l\u2019âge embryonnaire ct le stade du tractus, tant nécessaire au développement embryonnaire, ne se manifesterait- elle pas par la spécificité de messages réciproques « embryon-utérus », provoquant ainsi l'adaptation parfaite de l'utérus aux besoins évolutifs de l'em- L'UNION MÉDICALE DU CANADA bryon ?.Ce champ ouvre des horizons de recherche; il faudrait préciser les sites d\u2019action hormonaux et leurs conséquences embryonnaires et utérines ainsi que l\u2019influence réciproque que s\u2019appliquent l\u2019embryon et l\u2019utérus.D'autre part, comme le suggère ce travail, l\u2019accélération du passage tubaire constituerait certes un bon contraceptif en désynchronisant l\u2019embryon et le tractus permettant ainsi l\u2019entrée d\u2019un embryon plus jeune dans un utérus qui s\u2019avère hostile aux premiers stades embryonnaires.Résumé L'influence du milieu tubaire ou utérin sur le développement in vivo ou in vitro des embryons de lapins fut étudiée en fonction du cycle œstral.Lorsque des embryons d\u2019un jour (1 cellule) sont transférés aux trompes de Fallope, on observe un meilleur développement si l\u2019animal receveur est en période post-ovulatoire plutôt qu\u2019en période pré-ovulatoire.On ne retrouve pas pareille similitude lorsque les transferts se font dans l\u2019utérus.Ce dernier milieu semble extrêmement nocif envers les embryons d\u2019une cellule alors qu\u2019il supporte très bien le développement des morulas.Peu des pronucléus transférés purent être recouvrés en œstrus (0%), au premier jour de pseudogestation (0%) ou au troisième jour de pseudogestation (11%).Dans les mêmes conditions de transfert à l\u2019utérus, aucune des morulas transférées ne fut recouvrée de lapines en œstrus, quelques-unes (13%) de lapines du premier jour de pseudogestation; cependant au troisième jour de pseudogestation le taux de récupération des morulas transférées s\u2019accroît considérablement (77%).Ces résultats sont interprétés en fonction de la synchronisation « âge de l\u2019embryon-phase du cycle cestral » qui doit exister pour que l\u2019embryon ne soit expulsé des voies génitales.Summary The effect of tubal or uterine milieu on the rabbit embryo development (in vivo or in vitro) was studied.For TOME 106 \u2014 MARS 1977 HOUR that purpose, 1-day embryos (1 cell) were transferred to the oviduct.We observed a better development when the recipient Was in early pseudopregnancy than in preovula- tion.Pronuclei were also transferred to the uterine; this last milieu was extremely nocive towards the one-cell embryos, while it supported well the development of morulas.Very few of the transferred pronuclei could be recovered from recipients in estrus (0%), at the first day of pseudopregnancy (0%) or at the third day postovulation (11%).Under the same experimental conditions none of the transferred morulas could be recovered from the recipients in estrus and a few (13%) the first day post- ovulation; however, at the third day of pseudopregnancy the level of recovery was considerably higher (77% of the transferred morulas) than in the two other groups of animals.Those results were discussed in terms of the synchronization embryo-recipient.REMERCIEMENTS Nous désirons exprimer notre gratitude au Conseil de recherches médicales, subvention MA-5449, et au Conseil de la recherche en santé du Québec, dossier No 750006, pour leur support financier.BIBLIOGRAPHIE Adams, C.E.(1973): The development of rabbit eggs in the ligated oviduct after re-transfer to recepient rabbits.J.Em- bryol.Exp.Morph., 29: 133-144.Betteridge, K.J.et Mitchell, D.(1972): Retention of ova by Fallopian tubes in mares.J.Reprod.Fert., 31: 515.Blandau, R.J.(1969): Gamete transport-comparative aspects.In The mammalian oviduct.Hafez & Blandeau, éd.The University of Chicago Press, 129-162.Chang, M.C.(1950): Development and fate of transferred rabbit ova or blastocyst in relation to the ovulation time of rece- pients.J.Exp.Zool., 114: 197-216.Chang, M.C.et Pickworth, S.(1969): Egg transfer in the laboratory animal.In The mammalian oviduct.Hafez & Blandau, éd.The University of Chicago Press, 389-405.Coutinho, E.M.(1872): Interference with ovum transport: implication for fertility control.In Ovum transport and fertility regulation.W.H.O.Symposium, San Antonio, Texas, 544-556.Croxatto, H.B.et coll.(1972): Studies on the duration of egg transport in the human oviduct; I.The time interval between ovulation and egg recovery from the uterus in normal woman.Fertil.Steril., 23: 447-458.David, A., Brackett, B.G.et Gracia, C.R.(1969): Effects of microsurgical removal of the rabbit utero-tubal jonction.Fertil.Steril., 20: 250-257.Hamner, CE.et Williams, W.L.(1963): Effects of the female reproductive tract on sperm metabolism in the rabbit and fowl.J.Reprod.Fert., 5: 143-150.Hamner, C.E.et Williams, W.L.(1965): Composition of rabbit oviductal secretion.Fertil.Steril., 16: 170-176.Kille, JW.et Hamner, CE.(1973): The influence of oviductal fluid on the development of one cell rabbit embryo in vitro.J.Reprod.Fert., 35: 415-423.Ruckebusch, Y, (1975): Relationship between the electrical activity of the oviduct and the uterus of the rabbit in vitro.J.Reprod.Fert., 45: 73-82.305 MESURE DU RÉCEPTEUR DES ANDROGÈNES DANS LE CYTOSOL DE LA PROSTATE DU RAT INTACT : VALIDATION D'UN ESSAI PAR ÉCHANGE AVEC LA METHYLTRIÉNOLONE ' Roland R.TREMBLAY, D.Sc.?, My Anh HO-KIM, M.Sc.*, Romain DUBOIS, B.Sc.* et Jean Y.DUBE, D.Sc.?L\u2019utilité de la méthyltriénolone, stéroïde anabolisant, dans la mesure du récepteur cytoplasmique des androgènes est bien établie depuis le travail original de Bonne et Raynaud en 1975'.Ces auteurs ont ultérieurement déterminé un ensemble de conditions permettant l\u2019emploi de la méthyltriéno- lone dans la détermination du nombre de sites récepteurs dans la prostate du rat intact et dans une (1) prostate humaine hyperplasique %.Notre groupe s\u2019est par ailleurs intéressé à des études comparatives de spécificité de la liaison du stéroïde dans les prostates du rat de l\u2019homme * et finalement nous avons analysé les caractéristiques de la liaison de l\u2019hormone, chez 4 espèces animales différentes, dans des tissus soumis à l\u2019action des androgènes *.L\u2019objet du présent travail a consisté dans la validation de certains points d'importance majeure dans l\u2019essai par échange avec la méthyltriénolone en utilisant tantôt des préparations de récepteurs cytosoliques inoccupés, libérés de l'hormone endogène par castration, tantôt des récepteurs occupés parce que l\u2019animal était gardé intact ou que les sites de liaison préalablement inoccupés étaient saturés « in vitro » par l\u2019addition d\u2019hormone non marquée.MATÉRIEL ET MÉTHODES Stéroïdes La [6,7-*H] méthyltriénolone * (58 Ci/mmole) et la méthyltriénolone non marquées furent synthé- ! Travail subventionné par un octroi du Conseil de recherches médicales du Canada (MT-4780).2 Professeur au département de médecine, Faculté de médecine.Université Laval.3 Assistante de recherche.t Stagiaire de recherche du Conseil de la recherche médicale du Canada.Tirés à part: Roland R.Tremblay, Laboratoire d'endocrinologie et métabolisme, Centre Hospitalier de l'Université Laval, 2705.boul.Laurier, Ste-Foy, Québec, Canada G1IV 4G2.* Terminologie: Méthyltriénolone = 17B-hydroxy-17a- méthyl-estra-4.9,11-trien-3-one = R 1881 = MT.Dihydro- testostérone = 17A-hydroxy-S5a-androstan-3-one = andro- stanolone = DHT.Androstanediol = Sa-androstan-3a- 178-diol.Estradiol = 1.3.5 (10)-estratriene-3.173-diol.= E.306 tisées dans les laboratoires Roussel-Uclaf, Paris, ct gracieusement mis à notre disposition par le docteur Jean-Pierre Raynaud.La [1.2-*H] dihydrotestosté- rone (44 Ci/mmole) fut obtenue de la compagnie New England Nuclear, Boston.Les deux stéroïdes radioactifs furent purifiés par chromatographie avant leur utilisation.La dihydrotestostérone, l\u2019an- drostanediol et l\u2019œstradiol non marqués furent achetés de la compagnie Sigma.Animaux Des rats mâles adultes de souche Sprague-Dawley ct dont le poids a varié entre 250 et 280 g furent utilisés intacts ou 24 heures après castration sous anesthésie à l\u2019éther.PREPARATION DU CYTOSOL Immédiatement apres le sacrifice des animaux, la prostate fut prélevée, déposée sur glace et homogénéisée a l'aide d'un Polytron PT-10 dans 5 volumes de tampon Tris-HCI 0.01 M, a pH 7.4, contenant 0.1 mM d\u2019EDTA et 0.5 MM de dithiothréitol.Le surnageant cellulaire ou cytosol fut obtenu en centrifugeant l'homogénat à 30,000 x g pendant 30 minutes.La quantité de protéines par m! de cytosol fut mesurée par la méthode de Lowry °.MESURE DE LA LIAISON DE LA METHYLIRIENOLONE (M1) AU RÉCEPTFUR CYTOSOLIQUE DE [LA PROSTATE Des volumes de 0.2 ml de cytosol prostatique furent incubés à différentes températures et à des intervalles de temps variables, allant même jusqu\u2019à 72 heures, avec 100,000 cpm de *H-MT.Au terme de l'incubation, la MT liée au récepteur fut déterminée, tel que décrit précédemment ©, par la technique du charbon (5%) enrob¢ de dextran (0.5%) et de -globuline bovine (1%).À 200 microlitres de cytosol, 100 microlitres de la solution de charbon sont ajoutés et le mélange est agité au « Vortex » pendant 5 secondes.La suspension repose par la suite pendant 7 minutes sur de la glace ct on centrifuge finalement le mélange à 2000 tpm pen- L'UNION MÉDICALE DU CANADA dant 5 minutes.Une partie aliquote du surnageant est prélevée dans des fioles et la radioactivité est déterminée dans un scintillateur liquide Mark II de la compagnie Nuclear Chicago.Des incubations parallèles contenant un excès de MT non marquée (100 fois) furent réalisées dans le but de mesurer la liaison non spécifique.ANALYSE SUR GRADIENT DE DENSITE DE SUCROSE Des volumes de 0.25 ml du cytosol prostatique furent incubés avec de la méthyltriénolone marquée et non marquée a O°C pendant 4 heures.Au terme de l\u2019incubation, les surnageants furent traités avec V2 volume d\u2019une suspension de y-globuline (1%), dextran (0.5%) et de charbon de bois (5%) pendant 10 minutes pour enlever les hormones libres.Après centrifugation à 2000 tpm pendant 5 minutes, des parties aliquotes de 0.2 ml du surnageant furent déposées sur des gradients linéaires de sucrose de 5 à 20% et contenant 10% de glycérol.La centrifugation des tubes fut effectuée à 43,000 tpm avec un rotor SW-56 dans une ultracentrifuge Spinco L2-65B pendant 18 heures.De la y-globuline de bœuf (7S) et de l\u2019albumine sérique de bœuf (4.6S) furent utilisées comme marqueurs du coefficient de sédimentation des protéines du cytosol.Les fractions des gradients furent recueillies par un trou percé au fond du tube et la radioactivité fut mesurée en scintillation liquide dans le mélange standard toluene PPO-POPOP.RÉSULTATS 1.Liaison de la méthyltriénolone (MT) dans le cytosol de la prostate en fonction du temps d\u2019incubation.Telle qu\u2019illustrée sur la Fig.1, la liaison spécifique de la *H-MT est optimale après 2 heures d\u2019in- BINDING OF 3H-MT IN PROSTATE CYTOSOL O CASTRATED RAT (0°C) ® INTACT RAT (0\"C) Oo : 15°C) 48 54 72 wi?4 6 8 24 30 TIME OF INCUBATION (HRS) Fig.1 \u2014 Liaison spécifique de la #H-méthyltriénolone (MT) en fonction du temps d\u2019incubation au récepteur des androgènes dans le cytosol de la prostate du rat intact et castré.TOME 106 \u2014 MARS 1977 bts ieti Lis dites cubation a 0°C chez l\u2019animal castré depuis 24 heures; cette liaison au récepteur s\u2019avère stable pour une période d\u2019observation de 8 heures.Par ailleurs, lorsque des conditions d\u2019incubation similaires sont appliquées au cytosol prostatique de l\u2019animal intact, la liaison initiale, i-e, au cours des 2 premières heures, est peu importante, mais elle augmente progressivement en fonction du temps pour atteindre un plateau entre 48 et 72 heures d\u2019incubation.C\u2019est une situation où l\u2019échange entre la 3H-MT et les hormones endogènes fixées sur le récepteur cytoso- lique est pour le moins négligeable.L\u2019élévation de la température d\u2019incubation à 15°C en fonction du temps ne contribue pas à améliorer de façon significative l\u2019échange après 24 et 30 heures; bien au contraire, l\u2019abaissement discret de la liaison après 30 heures d\u2019incubation pourrait traduire une certaine détérioration du récepteur.L'importance d\u2019une longue période d\u2019incubation est bien démontrée dans la Fig.2 où 2 courbes de INTACT RAT PROSTATE CYTOSOL @ 3H-MT 72 HRs 0°C 0.4 O3H-MT 4HRS 0°C 03.B F 02 A /mg prot 014 Qo 8 MON _\u2014 Ka-29x108 M 7] O 0 1 ¥ 1 I 1 0 200 400 600 800 1000 | BOUND MT, pM Fig.2 \u2014 Représentation par la méthode de Scatchard de deux courbes de saturation du récepteur des androgènes avec la méthyltriénolone (MT) où le facteur temps d'échange ou d\u2019incubation constitue la seule variable; les constantes d'affinité (Ka) sont semblables mais le nombre de sites (n) est différent.saturation avec la méthyltriénolone effectuées à 0°C mais avec des temps d\u2019incubation de 4 et 72 heures sont comparées par l\u2019analyse de Scatchard \u201d.La 307 pente des 2 droites permet le calcul de constantes d\u2019affinité (Ka) de l\u2019hormone pour son récepteur qui sont similaires, mais le nombre de sites de liaison est nettement sous-estimé lorsque la période d\u2019incubation est fixée à 4 heures; nous verrons ultérieurement que la valeur de 68 fmole/mg de protéine obtenue après 72 heures d\u2019incubation est sans doute conforme à la réalité chez l\u2019animal intact.2.Conformation et spécificité de liaison du récepteur cytosolique des androgènes après différents temps d\u2019incubation à 0°C.Après 24, 48 et 72 heures d\u2019incubation de la SH-MT avec le cytosol de prostate de rat intact, le récepteur des androgènes conserve une configuration lui permettant de migrer dans la région 8.5 - 9.0S du gradient linéaire de sucrose (Fig.3).La surface 3.La méthyltriénolone peut-elle se fixer, au cours d\u2019une période d'échange de 48 heures, sur un récepteur cytosolique saturé «in vitro» par la 5a-dihydrotestostérone ?La mesure du nombre de sites de liaison des androgènes s\u2019effectue généralement chez le rat castré depuis 24 heures alors qu\u2019une incubation de 4 heures du cytosol avec la 5a-dihydrotestostérone marquée, à concentration saturante, s\u2019avère optimale à 4°C, Dans le but de vérifier si la DHT et la MT permettaient des estimés comparables du nombre de sites de liaison dans la prostate du rat castré, la représentation de Scatchard de 2 courbes de saturation réalisées avec le même pool de cytosol nous montre dans la Fig.4 qu\u2019effectivement le nombre de sites calculés est de l\u2019ordre de 100 fmole/mg de protéine.La pente de chacune des droites indique INTACT RAT PROSTATE CYTOSOL o\u2014o 3HMT o\u2014e SHMT+MT e\u2014o SH-MT+E, INCUBATION: 0°C 5001.2LHRS 48 HRS BGG 4004 Z Q 5 < 3004 u ~ 5 2001 100- 0 LP Y 2 6 10 14 18 22 2 6 T TO 14 18 22 2 6 10 4 18 22 FRACTION NUMBER Fig.3 \u2014 Analyse sur gradient de densité de sucrose du profil de sédimentation du récepteur cytosolique de la prostate du rat intact en fonction du temps d'incubation.sous le peak 8.5 - 9.0S est manifestement optimale après 48 heures d'incubation; aucun progrès significatif n\u2019est réalisé avec 72 heures d\u2019incubation.L\u2019addition de MT non marquée au milieu d'incubation entraîne une disparition complète des peaks 8.5 -9.0S alors que ['eestradiol-178 (E.) sature partiellement ces mémes peaks de liaison de la *H-MT.Ainsi donc est démontrée la stabilité du récepteur cytosolique des androgènes dans la prostate du rat intact au cours de longues périodes d\u2019incubation a 0°C.308 toutefois que I'affinité (Ka) de la MT pour le récepteur intracellulaire est supérieure à celle de la DHT.Dans une autre expérience réalisée avec un pool de cytosol prostatique obtenu avec des rats Custrés de 24 heures, une quantité saturante de DHT non marquée (1 ng/mi de cytosol) fut ajoutée au milieu d'incubation dans le but de vérifier si la MT pourrait déplacer complètement la DHT du récepteur des androgènes.La représentation de Scatchard de 3 courbes de liaison (Fig.5) nous indique qu\u2019après 48 heures d\u2019incubation avec \u201cH-MT, l'échange est L'UNION MÉDICALE DU CANADA GONAD-X RAT PROSTATE CYTOSOL @ H-MT 4HRS O°C O 3H-DHT 4HRS O°C Ww w | Ce à Ka: 3.2x109M\"1 3 3j n.103 fmole/mg prot.24 Ka-25x108 M1 11 n.96 fmole/mg prot.0 BOUND, MT, pM Fig.4 \u2014 Représentation par la méthode de Scatchard de deux courbes de saturation du récepteur des androgénes réalisées respectivement avec la méthyltriénolone (MT) et la Sa-dihydrotestostérone (DHT).Animaux castrés depuis 24 heures.Les deux ligands permettent des estimés comparables du nombre de sites (n) de liaison dans le cytosol, mais les constantes d\u2019affinité (Ka) calculées sont différentes.complet et on retrouve dans ces conditions (cercles blancs sur la figure) un nombre de sites (91 fmole/mg de protéine) comparable à celui obtenu dans des conditions standards d\u2019incubation, 4 heures à O°C, soit 93 fmole/mg de protéine.La droite correspondant aux carrés sur la présente figure confirme qu\u2019au cours de courtes périodes d\u2019incubation, l\u2019échange de la *H-MT avce la DHT demeure incomplet et ainsi le nombre de sites de liaison est largement sous- estimé.4.L\u2019échange observé est-il factuel ou facilité par le métabolisme de la Sa-dihydrotestostérone « in vitro » ?Les expériences suivantes sont basées sur le principe que le récepteur cytosolique de l\u2019animal castré depuis 24 heures, saturé par la suite avec une hormone androgénique, conserve la même stabilité temporelle que le récepteur de l\u2019animal intact.En fait, dans la Fig.6, le cytosol dont les récepteurs sont inoccupés est d\u2019abord incubé pendant 4 heures a 0°C avec une quantité saturante de 3H-DHT (500,000 cpm/ml); la liaison de I\u2019hormone au récep- TOME 106 \u2014 MARS 1977 GONAD-X RAT PROSTATE CYTOSOL © 3H-M 4 HRS O°C 08 O SH-M+DHT 48 HRS O°C B 3H-M+DHT 4 HRS 0°C 064 Ka*1.2x109M1 i ] n:93.3 fmole/mg prot.w N Q 3 0.44 K4-31x108 MT 021 n=91 fmole/mg prot.Ka: 50x108M1 0 r r r 7 r 200 400 600 800 1000 BOUND MT.pM Fig.5 \u2014 Expérience type de déplacement de la 5a-dihy- drotestostérone (DHT), fixée sur des récepteurs inoccupés, par la *H-méthyltriénolone (MT) après 4 et 48 heures d'incubation.Après 48 heures d\u2019incubation, le nombre de sites (n) est comparable à celui mesuré dans des conditions optimales d\u2019incubation ( ® ) soit 4 heures à 0° C avec une population de récepteurs inoccupés.DISPLACEMENT OF 3H-DHT BY MT 0°c @ O 3HDHT @ SH-DHT+05ug MT/mI © > A 3H-DHT+05ug DHT/ml E > + MT >.2 ~~, 8 \\ = Ts x 5H Presse a ~~ 0 AA ° Oo A LX A \"A OL tu 1 1 L 1 J 024 18 25 a2 66 72 TIME (HRS) Fig.6 \u2014 Déplacement de la 3H-5a-dihydrotestostérone (DHT) fixée sur le récepteur des androgènes dans le cytosol de la prostate du rat castré par la méthyltriénolone (MT) non marquée; la période d\u2019incubation a varié entre 2 et 72 heures.Les triangles représentent la liaison non spécifique de l\u2019hormone.teur est donc optimale, tel qu\u2019indiqué par les cercles biancs.Elle diminue toutefois de façon significative et progressive pendant la période d\u2019observation de 72 heures.L\u2019addition de 0.5 pg de MT/ml de cytosol au milieu d\u2019incubation entraine un déplace- 309 Jy 4 \u201c8 iN 8 ment progressif de la *H-DHT, déplacement qui nous paraît optimal dès la dix-huitième heure d\u2019incubation et qui demeurera relativement constant au cours des heures suivantes d\u2019incubation lorsque exprimé en % de la quantité de *H-DHT liée dans le cytosol.Cet effet de déplacement ne peut être imputé au métabolisme de la DHT qui faciliterait ainsi l\u2019accès de la MT au récepteur, car le rapport DHT/5u, 3a/8 DIOL demeure constant entre 2 et 72 heures d\u2019incubation (Fig.7).METABOLISM OF SH-DHT = DH MR 5.Te ADIOL oF I I TIME OF INCUBATION (HRS) Fig.7 \u2014 Métabolisme de la 3H-dihydrotestostérone (DHT) en 5a¢-3a/38 androstanediol (DIOL) dans le cytosol de la prostate du rat castré en fonction du temps d\u2019incubation.STEROIDS QE (%) © o La diminution progressive de la liaison de la *H-DHT au récepteur cytosolique ne pouvant s\u2019expliquer uniquement par une perte de l\u2019hormone secondaire à son métabolisme, il nous a semblé important d\u2019étudier la stabilité du récepteur de l\u2019animal castré après 22 et 72 heures d\u2019incubation à 0°C.Pour éviter les inconvénients reliés à l\u2019utilisation de la DHT, nous lui avons substitué de la 3H-MT dont la stabilité est bien reconnue !, pour la caractérisation du récepteur sur gradient de sucrose.Tel qu\u2019illustré dans la section gauche de la Fig.8, le « peak» 8.5-9.0S, saturable par un GONAD-X RAT PROSTATE CYTOSOL BGG oe SHMT | OO 3H-MT4MT INCUBATION OC 2 V2HRS 72HRS cpmx10°3/ FRACTION 05 2 6 10 4 8 22 26 2 6 0 14 8 22 26 FRACTION NUMBER Fig.8 \u2014 Analyse sur gradient de densité de sucrose du profil de sédimentation du récepteur cytosolique de la prostate du rat castré marqué a la méthyltriénolone (MT).Après 72 heures d'incubation, il y a évidence d\u2019une dégradation importante du récepteur.exces d\u2019hormone non marquée, corrobore de façon élégante nos observations antérieures *.Un effondrement de ce peuk, toujours saturable par un excès de MT non marquée, est observable dans la section 310 Ji pee.droite de la figure.Une altération du récepteur est donc plausible dans le contexte de ces expériences au long cours réalisées avec le cytosol prostatique de rats castrés.5.Mesure du nombre de sites de liaison des androgènes avec la méthyltriénolone dans la prostate de rats castrés ou intacts.L\u2019estimation du nombre total de sites de liaison fut réalisée au terme d'une incubation de 4 heures (0°C) du cytosol de la prostate de rats castrés depuis 24 heures, et à la fin d\u2019une incubation de 48 heures (0°C) du cytosol prostatique de rats intacts (essai par échange).L'hormone libre fut séparée de l\u2019hormone liée par la technique du charbon de bois.Comme le montre la Fig.9, une différence e © e 150F e © e 5 109} .= g © g ° © > oO É © - so ® 90 o e ot INTACT RAT GONAD-X RAT ANDROGEN BINDING SITES IN PROSTATE CYTOSOL Fig.9 \u2014 Nombre de sites de liaison des récepteurs andro- géniques dans le cytosol de la prostate de rats intacts ou castrés depuis 24 heures.significative est observée entre lc nombre de sites de liaison des animaux intacts ct castrés.DISCUSSION Comme le mentionnent Bonne et Raynaud * (1976), un certain nombre de critères doivent être rencontrés pour qu\u2019un essai par échange permette la mesure du nombre de sites de liaison total dans un tissu cible d'un animal intact: 1) ces sites doi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA vent demeurer stables pendant toute la durée de l\u2019échange; 2) les conditions expérimentales choisies doivent faciliter la dissociation des hormones endogènes fixées sur ces sites de liaison; 3) le ligand marqué utilisé pour l\u2019échange doit s'associer rapidement et avec une haute affinité au site de liaison; 4) les enzymes du cytosol ne doivent pas transformer le ligand marqué.Les données de la présente étude confirment donc la valeur de la méthyltriénolone comme ligand dans le contexte d\u2019un tel essai par échange pour la mesure du nombre de sites récepteurs des androgènes dans la prostate du rat intact.D\u2019une part, l\u2019affinité de la molécule pour le récepteur est supérieure à celle de la DHT; d\u2019autre part l\u2019activité de liaison du récepteur demeure optimale pendant des périodes d'incubation atteignant 72 heures à 0°C; ainsi donc les chances d\u2019obtenir un marquage complet du récepteur avec la méthyltriénolone tritiée sont excellentes et l\u2019échange, d\u2019après nos observations «< in vitro », atteindrait 90-95%.Cette discréte amélioration du % d\u2019échange, puisque Bonne et Raynaud * estiment obtenir 80% dans leur essai, était prévisible dès nos premières observations en raison du profil des courbes de liaison de l\u2019hormone en fonction du temps aux températures de O et 15°C.Les analyses sur gradient de sucrose confirment de plus que la macromolécule marquée avec la méthyltrié- nolone correspond bien au récepteur 8.5 - 9.0S des androgènes dans la prostate.Si nous avons voulu renforcer ces conclusions en marquant le récepteur à l\u2019aide de la Sa-dihydrotes- tostérone tritiée et en déplaçant cette dernière par la méthyltriénolone non marquée, nous avons parallèlement soulevé certaines interrogations puisque la protéine du cytosol prostatique d\u2019un animal castré depuis 24 heures n\u2019a pas la même activité de liaison dans le milieu d\u2019incubation que celle du cytosol d\u2019un animal intact.L\u2019absence d\u2019hormone endogène dans les heures suivant la castration et le métabolisme intense de la dihydrotestostérone « in vitro » à 4°C offrent sans doute une explication rationnelle pour le profil décroissant de la liaison de *H-DHT en fonction du temps.ll y a toutefois une dimension nouvelle qui est proposée par les résultats de analyse sur gradient de sucrose, a savoir que le récepteur de la prostate de I'animal castré n\u2019a pas la même stabilité que celui de l\u2019animal intact, ces récepteurs étant soumis à des conditions analogues d\u2019incubation.Les bases de l\u2019essai par échange avec la méthyl- triénolone nous paraissant bien établies, il y a lieu de se demander si le nombre de sites récepteurs TOME 106 \u2014 MARS 1977 totaux mesurés par cet essai (50 à 100 fmoles/mg de protéine) dans le cytosol de la prostate de rats intacts est en accord avec les observations d\u2019autres auteurs.Malgré un dossier impressionnant sur différents paramètres biochimiques de la prostate du rat castré, seule l\u2019étude récente de Bruchovsky et Craven Ÿ confirme nos résultats à savoir que le nombre de sites part de 65 fmoles/mg de protéine chez l\u2019animal intact pour atteindre 174 fmoles/mg de protéine 24 heures après castration.Blondeau et coll.\u201d rapportent également des valeurs de l\u2019ordre de 150 fmoles/mg de protéine dans le cytosol de rats gonadectomisés depuis 24 heures par la méthode de précipitation au sulfate de protamine.Dans l\u2019optique d\u2019une répartition cytosolique et nucléaire des récepteurs totaux d\u2019une cellule et considérant de plus que la testostérone libre circulante chez le rat intact est de l'ordre de | nM, nos résultats indiquent que la population de récepteurs libres est infime chez le rat intact et qu\u2019ainsi, chez cette espèce animale comme chez l\u2019homme, il y a intérêt à mesurer les récepteurs libres et occupés pour une meilleure compréhension des phénomènes biologiques étudiés.Résumé La mesure du nombre total de sites de liaison des androgènes dans le cytosol de la prostate de rats intacts est complexe en raison des problèmes de stabilité du récepteur et du ligand naturel, la Sa-dihydrotestostérone.La méthyltriénolone, stéroi- de anabolisant qui ne se métabolise pas « in vitro », a la propriété de se lier spécifiquement à ce récepteur et de s\u2019échanger avec les hormones endogènes dans un milieu d\u2019incubation maintenu à O°C pendant 48 heures.Dans ces conditions optimales, on retrouve de 50 à 100 fmoles de méthyltriénolone liée spécifiquement au récepteur des androgènes par mg de protéine du cytosol.Summary The measurement of the total number of cytosolic androgen-binding sites in the intact rat prostate is rather complex because of the unstability of the receptor and of the natural radio ligand 5a-dihydrotestosterone.Methyl- trienolone, an anabolic steroid which is not metabolized in virro, binds specifically to androgen receptors and displaces (exchange assay) the endogeneous hormones in the incubation medium whose temperature is maintained at 0° C during 48 hours.In these optimal conditions, 50-100 fmoles of methyltrienolone specifically bound to the androgen receptor per mg of cytosolic protein are found in intact rats.REMERCIEMENTS Nous adressons nos plus sincères remerciements à Madame Jocelyne Ouellette pour la préparation de ce manuscrit.311 BIBLIOGRAPHIE 1.Bonne, C.et Raynaud, J.P.: Methyltrienolone, a specific ligand for cellular androgen receptors.Steroids, 26: no 2, 277-232, août 1975.2.Bonne, C.et Raynaud, J.P.: Assay of androgen binding sites by exchange with methyltrienolone.Steroids, 27: mo 4, 497- 508, \u2018avril 1976.3.Dubé, JY., Chapdelaine, P., Tremblay, R.R., Bonne, C.et Raynaud, J.P.: Comparative binding specificity of methyl- trienolone in human and rat prostate.Hormone Research (accepté pour publication).4.Dubé, JY., Tremblay, R.R.et Chapdelaine, P.: Binding of methyltrienolone to various androgen-dependent and androgen- responsive-tissues in four animal species.Hormone Research (accepté pour publication).présentations cliniques 5.Lowry, O.H., Rosebrough, N.J., Farr, AL.et Randall, JR.Protein measurement with the Folin phenol reagent.J.Biol.Chem., 193: 265-275, 1951.6.Dubé, J.Y., Tremblay, R.R.et Coulonval, L.: Spécificité de la liaison de la 5u-dihydrotestostérone dans le cytosol de la prostate humaine hyperplasique.L\u2019Union Médicale du Canada, 105: 379-384, mars 1976.7.Scatchard, G.: The attractions of proteins for small ions and molecules.Ann.N.Y.Acad.Sci., 51: 660-672, 1949.8.Bruchovsky, N.et Craven, S.: Prostatic involution: effect on androgen receptors and intracellular androgen transport.Bio- chem.Biophysical Res, Commu., 62: no 4, 837-843, 1975.9.Blondeau, J.P., Corpechot, C., Le Goascogne, C., Bruieu, EE.et Robel, P.: Androgen receptors in the rat ventral prostate and their hormonal control.Vitamins and Hormones, 33: 319- 345, 1975.SIALOGRAPHIE : INTERET DIAGNOSTIQUE DES CLICHES POST-EVACUATION DANS LES SIALITES INFECTIEUSES ET LES SIALOSES AUTO-IMMUNES E.Micheli AZOUZ, F.R.C.P.(C)\" Presque toutes les publications sur la sialographie insistent sur les clichés en remplissage mais tres peu * ¢ s\u2019attardent sur la phase d\u2019évacuation.L\u2019examen radiologique des glandes salivaires du point de vue fonctionnel nécessite l\u2019étude de l\u2019élimination du produit de contraste et les clichés post-évacuation sont complémentaires aux films de remplissage de sialographie.TECHNIQUE Après la réalisation des clichés sans préparation et le repérage de l\u2019orifice, on procède à la dilatation et au cathétérisme du canal.On injecte en moyenne 1 ce de produit de contraste pour la glande parotide normale et 0.7 cc pour la glande sous-maxillaire.L\u2019injection est arrêtée, dès qu\u2019elle devient douloureuse.Dans notre Centre Hospitalier, on utilise la canule « occlusive » de Rabinov * qui, une fois insérée dans le canal salivaire, empêche le reflux du produit de contraste dans la bouche.La canule est reliée à un cathéter en matière plastique et l\u2019injection se fait dans un système clos pour que toute la quantité injectée y soit gardée.Si les clichés de remplissage (Fig.1) et le pano- gramme \u2018 sont satisfaisants, la canule est retirée ct le patient est autorisé à se rincer la bouche à l\u2019eau.Ceci est suivi immédiatement par la prise de clichés d\u2019évacuation « spontanée » de la glande (Fig.2).1 Radiologiste.Centre Hospitalier de l'Université Laval.2705.boul.Laurier, Québec, Qué., Canada GIV 4G2.* Cook, Scarborough, Ontario, Canada.312 Fig.1 \u2014 Parotidite infectieuse chronique droite chez une femme de 55 ans.Cliché de profil, en remplissage.Fig.2 \u2014 Evacuation spontanée immédiate de la même glande que sur la Fig.1.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Après cette étape, on donne au patient un citron à sucer ou manger et vingt minutes après, on prend les films post-sialogogue.Ces derniers constituent donc l\u2019évacuation « provoquée » (Fig.3).On ex- Fig.3 \u2014 Evacuation provoquée: cliché de profil, 20 minutes postcitron.Même glande que sur les Fig.1 et 2.Les résidus de produit de contraste représentent de multiples abcès intra-parenchymateux.Le système canalaire, qui est d\u2019ailleurs normal, est totalement vidé.pose un cliché de face et un autre de profil comme incidences de routine pour chaque évacuation.D\u2019autres incidences sont utilisées si nécessaire, après vérification fluoroscopique, par exemple le cliché de profil avec rayon angulé.Il ne faut pas se servir d\u2019un produit de contraste hydrosoluble, car celui-ci s\u2019évacue instantanément de la glande dès que la canule est retirée *.On utilise le Lipiodol Ultra Fluid ** qui donne un contraste bien adéquat sur les films de remplissage, qui n'est pas irritant et qui permet aussi l\u2019étude de l\u2019évacuation en deux temps, de la glande salivaire.MATERIEL Cette méthode a été rigoureusement suivie chez 47 patients pour lesquels on a pratiqué 58 sialogra- phies.Les 11 sialographies doubles ont été pour deux cas des contrôles de la même glande post- chirurgie et neuf fois des études de deux glandes surtout pour la recherche de la bilatéralité ou de l\u2019atteinte parotide et sous-maxillaire dans les maladies auto-immunes.ÉVACUATION D'UNE GLANDE NORMALE Dans la littérature, je n\u2019ai pas trouvé de données précises quant au temps normal d\u2019élimination du ** Huile éthiodée, Norme Denver.Laboratoires Denver (Canada), Limitée.Toronto, Canada M6N 2H59.TOME 106 \u2014 MARS 1977 produit de contraste.D\u2019après nos cas, une glande salivaire normale retient une certaine quantité de Lipiodoi sur les films de l\u2019évacuation spontanée immédiate.Par contre, le système canalaire se vide totalement en moins de vingt minutes post-citron.Si l\u2019on voit sur les films post-évacuation un paren- chymogramme persistant, ceci est dû à une certaine acinisation durant le remplissage et n\u2019est pas pathologique en soi.Cette évacuation plutôt rapide n\u2019est pas du tout étonnante, car il est prouvé qu\u2019une glande majeure (parotide ou sous-maxillaire), sécrète de 25 à 30 cc de salive/heure, si elle est stimulée de façon continue ©, S\u2019il persiste une ou des cavités remplies de produit de contraste, ceci est nettement pathologique, même si ces cavités sont très petites.Aussi, dans une glande normale et avec une bonne technique, il ne doit pas y avoir de produit extravasé.L\u2019évacuation doit se faire uniquement par le canal principal et son ostium.La diffusion iatrogénique, provoquée par hyper- pression à l\u2019injection est ordinairement facile à reconnaître au moment de l\u2019examen, car elle est douloureuse et la réaction du patient le prouve.Toutefois, en utilisant la technique de canulation « occlusive » du canal de Sténon ou de Wharton, telle que décrite plus haut, il faut être prudent et ne pas injecter plus de 1 cc de Lipiodol, sans contrôle fluoroscopi- que.Sinon, on s\u2019expose à une acinisation excessive qui est aussi indésirable qu\u2019une inondation alvéolaire en bronchographie.Aussi, si l\u2019injection est trop poussée, il peut y avoir une rupture cellulaire et une diffusion du produit de contraste qui voilerait les structures que l\u2019on veut étudier.Parfois, on est en présence d\u2019importantes dilatations canalaires et canaliculaires ou de cavités intra-parenchymateuses, qui pour être bien démontrées, demandent jusqu\u2019à 3 cc de produit de contraste.L\u2019injection doit quand même être toujours lente et contrôlée.Les images pathologiques qu\u2019on peut avoir sur un film post-évacuation sont décrites dans le Tableau I.ÉVACUATION RETARDÉE Un simple retard d\u2019évacuation ne traduit en général qu\u2019un trouble fonctionnel.C\u2019est l\u2019hyposialie ou l\u2019asialie, comme par exemple celle provoquée par certains anti-dépresseurs *.À cause de la diminution ou de l\u2019absence de salive, l\u2019_évacuation du Lipiodol est retardée.Dans ces cas les canaux sont normaux sur les films en remplissage et le paren- chymogramme est homogène.Dans les cas de syndrome de Sjôgren avec xérosto- mie, il faut bien sûr s'attendre à avoir un retard 313 E 4 i: pt bi I TABLEAU I ETUDE DES CLICHES POSTEVACUATION DE SIALOGRAFPHIE Signification Observation sialographique clinico-pathologique Hyposialie ou asialie (médicamenteuse ?) 1 Evacuation retardée mais par ailleurs normale 2 Dilatation des canaux |\u2014Lithiase excréteurs 2\u2014Sialodochite chronique 3\u2014Sténoses cicatricielles Collagénose (dans la plupart des cas) 3 Sialectasies périphériques diffuses dans le parenchyme: a) punctiformes b) globulaires c) cavitaires 4 Cavités intra-parenchy- mateuses de grosseur inégale 5 Diffusion avec étalement progressif du Lipiodol Zones abcédées de sialadénite |\u2014Iatrogénique ?2\u2014Collagénose destructive 3\u2014Sialadénite ou sialodochite 4\u2014Tumeur maligne d\u2019évacuation puisque la sécheresse de la bouche est due à une hyposialie.Toutefois, ceci est accompagné d\u2019autres signes plus caractéristiques qui sont décrits plus loin.DILATATION DES CANAUX Si l\u2019évacuation retardée est accompagnée de dilatation des canaux principaux, il y a un obstacle mécanique à l\u2019excrétion.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019un calcul.La mobilité d\u2019un calcul peut être démontrée par sa position différente sur les films- retards comparés aux clichés de remplissage.Parfois, il peut même s\u2019agir d\u2019un clapet avec rétention complète du Lipiodol injecté.Une sialodochite chronique ou des sténoses cicatricielles peuvent donner l\u2019image de dilatations canalaires irrégulières.SIALOSES AUTO-IMMUNES Ce groupe englobe plusieurs entités cliniques et pathologiques qui affectent les glandes salivaires.La parotidite récurrente de l\u2019enfant et celle de l\u2019adulte, la maladie de Mikulicz et le syndrome de Sjogren en font partie\u201c.Récemment nous avons observé aussi trois exemples sialographiques typiques: deux dans la sclérodermie et un dans la mononucléose infectieuse.Le groupe fascinant des atteintes auto- immunes présente un aspect sialographique considéré maintenant comme caractéristique.En effet, il y a de petites ectasies kystiques diffuses des canaux périphériques de la glande.Morphologiquement, ces ectasies peuvent être classifiées en trois types, selon leur grosseur: ponctué, globulaire ou cavitaire.Dans une glande salivaire atteinte, une 314 seule forme est présente à là fois.Les ectasies ponctuées et globulaires, qui sont les plus fréquentes, sont de grosseur uniforme et leur distribution est diffuse dans le parenchyme glandulaire.Cette image a été appellée « aspect d\u2019œufs de grenouilles ».Ces globules de produit de contraste ne s'évacuent qu\u2019après plusieurs jours (Fig.4).Dans un des cus Fig.4 \u2014 Parotidite inflammatoire bilatérale chez une patiente âgée de 66 ans souffrant du syndrome de Sjôgren.Le cliché posteitron de la sialographie parotidienne droite montre des sialectasies globulaires diffuses typiques d'une sialose auto-immune.Il persiste même des résidus (flèche), 4 jours après l'étude de la glande gauche.La dilatation du Sténon est inhabituelle.rapportés de parotidite récurrente de l'enfant, il persistait des résidus dans la glande 45 jours après Pexamen 7.La sialographie est devenue l\u2019un des éléments essentiels du diagnostic du syndrome de Sjôgren.Gonzalez et coll.ont trouvé des signes de sialectasies périphériques dans 59 des 63 cas du syndrome, étudié par la sialographie de la glande parotide ®.Ceci représente un pourcentage positif très élevé (94% des cas) et montre que les résultats de la sialogra- phic méritent d\u2019être ajoutés aux signes cliniques, immunologiques ct radio-isotopiques qui conduisent au diagnostic de la maladie = La diffusion du Lipiodol est rare.Elle se retrouve dans un quatrième type de sialectasie nommé forme destructrice * $, Elle traduit une fragilité des tissus salivaires pur infiltration lymphocytaire et désorganisation de la glande.SIALADÉNITES INFECTIEUSES Dans les atteintes infectieuses du parenchyme salivaire, il y a hyposialie qui se traduit bien sûr par un retard d\u2019évacuation.Si l\u2019infection est aiguë ou subaiguë le parenchymogramme est dense ct inhomogène.Toutefois, la sialographie ne doit pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA Être pratiquée en présence d\u2019une sialadénite aiguë, virale ou bactérienne °.Dans les lésions suppurées on note l\u2019opacification de volumineuses cavités irrégulières correspondant à des zones intraparenchymateuses abcédées (Fig.1, 2, 3).Les lésions kystiques auto-immunes sont très différentes, car les cavités opacifiées sont plus petites, plus régulières et plus uniformément réparties a travers la glande.Il peut y avoir mais rarement, une diffusion du produit de contraste dans les sialadénites infectieuses.DIFFUSION DU LIPIODOL Ceci est dû à une lésion agressive et destructrice de la glande salivaire.Les causes peuvent être soit infectieuses, soit inflammatoires, soit encore tumorales.Sur la radiographie, cette diffusion est irrégulière et n\u2019évoque pas du tout l\u2019architecture glandulaire.Les films successifs montrent un étalement progressif du Lipiodol.CONCLUSION L\u2019étude de l\u2019élimination du produit de contraste constitue une épreuve « fonctionnelle » de la glande examinée.Bien que l\u2019examen sialographique se trouve de ce fait prolongé, les clichés de la phase d\u2019évacuation sont très importants.Ils mettent en évidence les retards d\u2019évacuation de la glande, les zones de rétention intra-canalaire ou intra-paren- chymateuse et les diffusions du Lipiodol.Comme le radiologiste prend le temps qu\u2019il faut pour obtenir le cliché post-évacuation au lavement baryté ou post-miction à l\u2019urographie endo-veineuse, le même principe doit s\u2019appliquer à l\u2019étude des glandes salivaires.Les clichés faits dès la fin de l\u2019injection du produit de contraste (films de remplissage), même s\u2019ils sont de qualité excellente, ne doivent pas être considérés comme suffisants.TOME 106 \u2014 MARS 1977 Résumé Après une brève note de la technique de l\u2019examen radiologique des glandes salivaires, l\u2019évacuation spontanée et celle provoquée par un sialogogue sont décrites en détail.Basé sur l\u2019analyse de 58 sialo- graphies consécutives, le temps normal maximal de l\u2019élimination du produit de contraste est précisé.Aussi les aspects pathologiques de rétention du Li- piodol dans les infections et inflammations des glandes salivaires sont démontrés.Summary After a brief review of the technique of roentgen examination of the salivary glands, study of the emptying phases is described in detail.The two evacuation phases performed are an immediate (spontaneous) one and a 20-minute (post-sialogogue).Based on the analysis of 58 consecutive sialographies, a maximal normal emptying time is suggested.The pathologic aspects of delayed evacuation of the contrast material in infections and inflammations of the salivary glands are demonstrated.REMERCIEMENTS L\u2019auteur tient à remercier le docteur Hugues Archam- bault pour avoir lu et corrigé le texte, Mlle Sylvie Alain pour son excellent travail de secrétariat et le département de photographie médicale pour les illustrations.BIBLIOGRAPHIE 1.Azouz, EM.: The panoramic view in sialography (en préparation).2.Cummings, N.A., Schall, GL., Asofsky, R., Anderson, L.G.et Talal, N.: Sjogren Syndrome \u2014 Newer aspects of research, diagnosis and therapy Annals of Internal Medicine, 75: 937- 950, 1971.3.Gonzalez, L., Mackenzie, A.H.et Tarar, R.A.: Parotid sialo- graphy in Sjôgren\u2019s syndrome.Radiology, 97: 91-93, 1970.4.Laudenbach, P.et Hosxe, G.: Sialographie: intérêt diagnostique de l\u2019étude de l\u2019évacuation du Lipiodol.Revue de Stomatologie, 73: 193-204, 1972.5.Potter, G.D.: Sialography and the salivary glands.Otolaryngo- logic Clinics of North America, 6: 509-522, 1973.6.Rubin, P.et Holt, J.F.: Secretory sialography in diseases of the major salivary glands.American Journal of Roentgenology, Radium Therapy and Nuclear Medicine, 77: 575-598, 1957.7.Vichi, G.F.et Pampaloni, A.: La sialographie dans les affections inflammatoires et néoplasiques des glandes salivaires de l\u2019enfant.Annales de Radiologie, 14; 481-490, 1971.315 LA GONOCOCCIE SYSTÉMIQUE, CETTE MÉCONNUE Michel G.BERGERON, F.R.C.P.(C)' et Léo GAUVREAU, F.R.C.P.(C)?INTRODUCTION Depuis 1968, nous assistons au Canada comme dans plusieurs autres pays, a une recrudescence de la gonorrhée qui a pris allure d'une véritable épidémie.Selon les études statistiques faites surtout aux États-Unis, il apparaît que dans 1 à 3 pourcent des cas, l\u2019infection se propage par voie sanguine et entraîne des complications telles que gonococcémie, dermatites, arthrites ou ténosynovites !.Tous ceux qui ont étudié ce problème s\u2019accordent pour affirmer que dans tous les cas d\u2019arthrite aiguë survenant chez les sujets âgés de 15 à 35 ans, il faut soupgon- ner une infection gonococcique puisqu\u2019il est suggéré que 40 pourcent des arthrites aiguës observées dans ce groupe d\u2019âge, sont causées par Neisseria gonorrhoeae ?.Toutefois, malgré les nombreuses observations faites dans les journaux médicaux sur les complications de la gonorrhée !-°, il est surprenant de constater que plusieurs médecins ratent encore ce diagnostic au détriment de leurs patients.Ce problème qui n\u2019a plus sa raison d\u2019être en 1977, doit être souligné à l\u2019attention de tous et nous voulons ici le mettre en relief à l\u2019aide de 8 cas-types étudiés prospectivement entre septembre 1974 et mars 1976.Ces patients ont tous été examinés par l\u2019un de nous.ÉTUDE CLINIQUE GONOCOCCÉMIE Observation n° 1 Une jeune femme de 19 ans, dont le dernier contact sexuel remonte à deux mois.se présente en clinique externe pour maux de gorge.température, ténosynovite et douleur au genou droit dont elle se plaint depuis environ trois semaines.Elle raconte avoir été examinée dans différents cabinets de consultations où elle a été traitée pour arthrite inflammatoire avec de la phenylbutazone et immobilisation du genou.Deux semuines avant son hospitalisation, elle ! Infectiologue.professeur adjoint de médecine et microbiologie, chef de la section de maladies infectieuses du département de médecine, Centre Hospitalier de l'Université Laval.?Professeur titulaire de microbiologie.chef du service de microbiologie, Centre Hospitalier de l'Université Laval.Les demandes de tirés à part devront être adressées au docteur Michel G.Bergeron, Centre Hospitalier de l'Université Laval, 2705, boul.Laurier, Québec GIV 4G2.316 nota l'apparition de deux lésions érythémateuses douloureuses à centre nécrotique à l'index et sur la paume de la main droite.Quelques jours avant son hospitalisation, elle éprouva des douleurs cervicales de type musculaire avec limitation des mouvements du cou et une certaine difficulté à mobiliser son poignet droit.la cuisse gauche et la face plantaire du pied gauche étaient également sensibles.Selon la malade, les premiers symptômes se sont manifestés vers le 5° jour de ses menstruations.À l'examen, la jeune femme est fiévreuse (40° C), elle accuse une douleur à la rotation du cou et au sternocléido-mastoïdien gauche et le pharynx est enflammé.La face externe de la cuisse gauche est sensible a la palpation, l'éminence hypothénar de la main gauche est œdématiée et les mouvements des deux derniers doigts et du poignet gauche sont limités.Le poignet gauche est également le siège d'une réaction inflammatoire.Les tendons des trois derniers doigts sont extré- mement sensibles à la palpation.On note à la paume et à l'index de la main droite.la présence de papules brunâtres indolores.La plante du pied gauche et le tendon d'Achille sont sensibles à la pression.L'examen vaginal fait voir une ulcération à la face postérieure du col utérin et d'abondantes sécrétions jaunes verdâtres sans odeur.Les prélèvements de la gorge, du vagin, de l'anus, du col utérin et les hémocultures révèlent la présence de Neisseria gonorrhoeae.La formule sanguine est normale.La patiente est alors hospitalisée et traitée avec 12 millions d'unités de pénicilline G par jour pendant 5 jours, suivies d'ampicilline à raison de 2 gr par jour, pour un total de 10 jours de traitement.I! y à amélioration de la symptomatologie après 48 heures de traitement, cependant la patiente doit recevoir un mois de physiothérapie avant de récupérer la fonction normale de son poignet.Le partenaire sexuel le plus récent était porteur asymptomatique de Neisseria vonorrhoeue.Observation n° 2 Quatre jours avant son hospitalisation.une jeune femme de 24 ans présente de la fièvre.des frissons, une pharyngite et des nausées.Le lendemain.l'état fébrile et la pharyngite persistent et la miulade se plaint de faiblesse musculaire, de gonflement au niveau des articulations métacarpo-phalan- giennes des deuxième et troisième doigts gauches et d'une limitation des mouvements du genou droit.De plus.elle note l'apparition de lésions cutanées aux mains et aux pieds.Elle consulte son médecin qui prescrit du gravol et des anti-inflammatoires.En dépit du traitement, les douleurs articulaires augmentent et s'étendent aux chevilles.Flle n\u2019a pas eu de contact sexuel depuis 2'2 mois, Fn raison des difficultés qu'elle éprouve à marcher.elle est hospitalisée.À l'examen, le pharynx est rouge et douloureux.De nombreuses pustules à pourtour érythémateux el à centre purulent apparaissent au niveau de index et du majeur droit de même qu'à la face dorsale et plantaire du pied.Les lésions cutanées sont d'ages différents, On L'UNION MÉDICALE DU CANADA observe une limitation des mouvements au deuxième doigt de la main droite avec douleur à la palpation des tendons, accompagnée d\u2019œdème marqué de la main.La pression à la face plantaire du pied et la palpation du tendon d\u2019Achille provoquent de la douleur.Les articulations du genou et des chevilles sont chaudes et la mobilisation est douloureuse Mais la ponction ne permet pas de retirer de liquide articulaire.Les analyses de laboratoire sont sans particularité à l'exception d\u2019une sédimentation globulaire à 37 mm.Parmi les cultures faites à partir d\u2019échantillons prélevés au niveau de l'endocol, à l\u2019anus, au pharynx, à la peau et dans le sang, seule l'hémoculture a permis l'isolement de N.gonor- rhoeae.La patiente reçoit 12 millions d\u2019unités de pénicilline par jour pendant trois jours, puis 2 gr d\u2019ampicilline par jour, pendant quatre jours, avec une amélioration appréciable des signes cliniques dès les premières 72 heures de traitement.Observation n° 3 Treize semaines avant son hospitalisation, un jeune homme de 24 ans se présente dans un cabinet de consultation avec une histoire récente d\u2019uréthrite.Aucune investigation n'est entreprise et le médecin prescrit de la clindamycine.Les symptômes d\u2019uréthrite disparaissent pour faire place un mois plus tard, à un épisode de fièvre à 38,8° C qui persiste pendant quelques jours.Après une vingtaine de jours suns incident, survient une arthrite de la cheville gauche qui s'améliore avec la butazolidine.Un peu plus tard, Je genou gauche est touché et devient douloureux et chaud.Une semaine avant son entrée à l'hôpital, il présente un deuxième épisode accompagné de frissons, d\u2019une douleur au talon et au niveau du tendon d\u2019Achille ainsi que d\u2019une ténosynovite de la main gauche.Des hémocultures faites à lu salle d\u2019urgence confirment une infection gonococcique.Durant ces neuf semaines de maladie, le patient avait consulté cinq médecins sans que la possibilité d\u2019une infection gonococcique n\u2019ait été envisagée.A l'arrivée, le patient est afébrile, ses conjonctives sont rouges et des signes de syno- vite apparaissent au niveau des 4\u201c et 5° doigts de la main gauche, au tendon d\u2019Achille et de la plante du pied droit.La mobilisation du genou gauche et du pied droit est douloureuse.Il n\u2019y a pas de souffle cardiaque.La numération leucocytaire est de 6300.Les polynucléaires représentent 53% du compte total.La sédimentation globulaire est à 47 mm.La recherche de Neisseria gonorrhoeae au niveau de l\u2019anus, de la gorge et de l\u2019urètre est négative.Les hémocultures, qui étaient positives une semaine avant le début du traitement, sont négatives au moment de l\u2019hospitalisation.Le RA-test et les anticorps antinucléaires sont négatifs.Le complément est normal.Le HLA B 27 est absent.La partenaire sexuelle est porteuse de Neisseria gonor- rhoeae.Le patient reçoit 2 millions d'unités de pénicilline par voie intraveineuse aux 4 heures pendant trois jours, suivis d'ampicilline orale à des doses de 500 mg q.i.d.pendant quatre jours et se rétablit promptement.ARTHRITE GONOCOCCIQUE Observation n° 4 Patiente de 27 ans qui subit depuis un mois des poussées intermittentes de température à 38° C accompagnées d\u2019asthénie marquée.Trois semaines avant son hospitalisation, elle présente une arthralgie de l'épaule droite qui est traitée par des infiltrations locales.Par la suite, un gonflement du TOME 106 \u2014 MARS 1977 genou accompagné de douleurs à la mobilisation nécessite le port d\u2019un bandage velpeau.Quelques jours avant son admission, elle présente une arthrite de la cheville gauche accompagnée d\u2019une cellulite de la jambe qui l\u2019immobilise.Elle se plaint également d'un « mal de gorge » et de pertes vaginales verdâtres coïncidant avec le troisième jour de ses menstruations.Elle affirme n\u2019avoir eu aucune relation sexuelle depuis trois mois.À l'examen, la température est normale, la palpation du foie est douloureuse, la cheville est œdématiée, rouge et immobile.Le membre inférieur droit est le siège d\u2019une zone de cellulite marquée qui s\u2019étend du genou à la mi-jambe.La culture du liquide articulaire révèle la présence de Neisseria gonorrhoeae.Les cultures de sang, du col, de l\u2019anus et du pharynx sont par ailleurs stériles.La sédimentation globulaire est 3 51 mm et les leucocytes a 18,000 dont 80% de polynucléaires.Le glucose articulaire est à 11 mg% et les tests de fonctions hépatiques sont normaux.La patiente est traitée avec 12 millions d\u2019unités de pénicilline G, 1.D.pendant deux semaines.L\u2019amélioration des signes d\u2019inflammation cutanée et articulaire est très rapide et dès le deuxième jour, la patiente se sent beaucoup mieux.Cependant, elle doit subir six semaines de physiothérapie avant de pouvoir marcher convenablement.Observation n° 5 Trois semaines avant d\u2019être hospitalisée, une patiente de 21 ans avait ressenti une douleur articulaire au genou, accompagnée de gonflement et de rougeur locale.À ceci venait s'ajouter une certaine ankylose de l'index gauche avec sensation douloureuse au talon droit et à la colonne dorsale.Comme dans les autres cas, ces signes sont apparus au cours des menstruations.L'examen physique permet de constater que le genou est douloureux, œdématié et chaud.Le tendon extenseur du majeur droit et du fléchisseur ainsi que le tendon d\u2019Achille sont très sensibles à la palpation.La formule sanguine est normale mais la sédimentation globulaire est à 54 mm.On retire du genou 50 ml d\u2019un liquide articulaire purulent contenant 81,600 leucocytes dont 95% sont des polynucléaires.La teneur en glucose est de 18 mg%, les protéines à 3.7 gr%, le complément C3 a 145mg% pour un témoin à 100 mg%.L\u2019électrophorèse du liquide articulaire démontra 48.8% d'albumine (6.2% d\u2019alpha 1, 17.9% dalpha 2, 11.7% de bêta et 15.4% de gammaglobuline).À l\u2019examen direct du liquide articulaire on décèle la présence de diplocoques gram négatifs intracellulaires et l\u2019ensemencement sur milieux appropriés donne des cultures de N, gonorrhoeae.Les hémocultures, les cultures du col, de l\u2019anus et du pharynx sont par ailleurs négatives.La patiente est traitée avec 12 millions d\u2019unités de pénicilline par jour pendant dix jours.Malgré une amélioration clinique évidente dès les premiers jours de traitement, on remarque que la rigidité du genou persiste toujours et que le quadriceps gauche tend à s'atrophier.Ce n\u2019est qu'après trois mois de physiothérapie intensive que la patiente peut retrouver la fonction normale de son genou.Même après 114 mois de physiothérapie, la scintigraphie démontrait encore des signes d\u2019inflammation locale malgré un liquide articulaire normal.STÉRILET ET GONORRHÉE SYSTÉMIQUE Observation n° 6 Une jeune fille de 17 ans consulte pour douleur, rougeur, gonflement et limitation des mouvements de la che- 317 Ee À ville droite.Depuis trois jours, elle ressent également une douleur au poignet droit et de l'ankylose aux 2°, 3° et 4¢ doigts de la main droite.À la marche, elle se plaint de douleur aux talons et au creux poplité.Sa nuque semble rigide.Quelques lésions cutanées sont apparues aux membres supérieurs et inférieurs.Elle porte un stérilet depuis environ un an et affirme avoir eu de multiples contacts sexuels il y a une semaine.Ses menstruations sont régulières aux 28 jours, mais elle se plaint d\u2019une leucorrhée jaunâtre depuis un mois.À l'examen physique, il y a présence de signes d'inflammation aiguë au niveau du poignet droit ainsi qu\u2019à la cheville droite avec limitation marquée des mouvements.Des lésions maculaires et pustulaires sont visibles au coude gauche et au niveau de la face externe des deux jambes.La mobilisation des doigts de la main droite et de l'épaule gauche est douloureuse malgré l\u2019absence de signes inflammatoires.Le tendon d'Achille est douloureux à la palpation.L\u2019examen gynécologique fait voir de la leucorrhée et la présence d'un stérilet.La leucocytose est à 13,000 et la sédimentation globulaire à 30 mm.La ponction articulaire est blanche.Les cultures du col, de l'urètre et du rectum, ensemencées au lit de la malade, donnent de nombreuses colonies de Neisseria gonorrhoeae.La patiente recoit 12 millions d'unités de pénicilline G aqueuse par jour (2 millions aux 4 heures), pendant quatre jours.Les signes cliniques s'améliorent en 24 heures et dès le quatrième jour de traitement, elle peut mobiliser ses articulations de façon remarquable et les lésions cutanées sont à peu près disparues.Le rôle du stérilet dans la dissémination et les récidives de l'infection gonococcique mérite d'être souligné ici, car il faut signaler que cette patiente a été observée sur une période de 24 ans.En effet, la première infection remonte à septembre 1973 alors que la patiente est affectée de gonorrhée non compliquée qui est traitée avec succès.En décembre 1973, un stérilet est installé.Quelques semaines plus tard, elle contracte une deuxième gonorrhée symptomatique qui selon toute apparence, est traitée adéquatement, mais à la fin de janvier 1974 survient un syndrome de périhépatite (Syndrome de Fitz-Hugh- Curtis) guéri par un traitement à l\u2019ampicilline.Neuf mois plus tard, elle est de nouveau traitée pour gonorrhée disséminée (syndrome décrit plus haut).Elle est suivie régu- tièrement à la clinique et tout se passe sans incident jusqu\u2019au début de mars 1976 où elle fait une autre poussée de gonorrhée, traitée adéquatement et efficacement.Un mois plus tard, l'infection récidive une deuxième fois et disparaît sous l'effet du traitement.À la fin d'avril, elle présente une salpingite dont la nature gonococcique ne peut être démontrée et le stérilet est alors enlevé._ GONORRHÉE DISSÉMINÉE À PRÉLÈVEMENTS NÉGATIFS Observation n° 7 Le septième cas est une patiente de 25 uns qui avail noté, depuis deux jours, l'apparition de vésicules et de pustules à centre nécrotique sur la pulpe de l'auriculaire gauche.Par la suite, d'autres pustules sont apparues au coude droit et à la paume des mains.Elle se plaint également de douleurs à l'épaule gauche, à la main droite, au poignet et au coude droit.l'examen physique révèle des pustules érythémateuses douloureuses à centre nécrotique 318 (Fig.1).Les tendons fléchisseurs de l'index et du majeur de la main gauche sont douloureux.La sédimentation globulaire est à 47 mm et les leucocytes à 11.100/mm*.Les cultures des pustules, du col, de l'anus, du pharynx ainsi que des hémocultures sont négatives.Il faut cependant noter la présence de diplocoques gram négatifs à l'examen microscopique des pustules.L'histoire de gonorrhée systémique étant fort probable, la malade est traitée en conséquence.Refusant l'hospitalisation, elle est alors traitée à la clinique externe.Elle reçoit 4.8 millions d'unités de pénicilline G procainée accompagnée de 1 gr de probenecid suivi d'ampicilline à Ja dose de 2 gr par jour par voie orale pendant dix jours.Dès les premières 48 heures de traitement la patiente note une amélioration remarquable des symptômes.Le dernier partenaire sexuel est traité en cabinet privé par son propre médecin pour écoulement urétral.Observation n° 8 Ce cas concerne une femme de 30 ans qui la veille de son hospitalisation, alors qu'elle se trouvait au dixième jour de son cycle menstruel.à la suite de frissons et d'une poussée thermique, a vu apparaître des pustules douloureuses à centre nécrotique au niveau de lu cheville et de la jambe droite.de l'abdomen et de la paume de la main gauche.Quelques heures plus tard, elle constate que sa cheville droite est tuméfiée, rouge et douloureuse.Au moment de Fexumen physique.la mobilisation de l'articulation est très douloureuse.Le questionnaire ne permet pas de relater d'histoire de leucorrhée.l'apport des analyses de laboratoire est assez limité.La formule sanguine révèle tout au plus une leucocytose à 11,800 avec un pourcentage de polynucléaires \u201cstabs™ a 11.5% et une sédimentation globulaire à 22 mm.La recherche de N°.gonorrhoeae dans la gorge.le col utérin, l'anus, les lésions cutanées et le sang est négative.Une ponction articulaire pratiquée au niveau de la cheville ne rumène aucun liquide.le test VDRL est négatif.Le traitement de la gonorrhée disséminée est quand même institué, soit 12 millions de pénicilline G par voie LV.pendant trois jours suivis de 2 gr d'ampicilline par jour, pendant six jours.Après 48 heures de traitement.la patiente pouvait déjà marcher et les lésions cutanées étaient entièrement disparues.Son partenaire sexuel a été rejoint et truité.Il était porteur asympto- matique de Neisseria gonorrhocue, DISC USSION Si on examine avec attention le Tableau I.ou sont regroupées un certain nombre de données portant sur l\u2019épidémiologie et l\u2019évolution de ces huit cas de gonorrhée systémique, on est vite frappé par certains faits qui nous paraissent riches d'enscigne- ment.L'observation la plus évidente, à notre avis, et qu\u2019il importe de souligner en tout premier lieu.a trait au nombre de consultations médicales que la plupart des malades ont dû demander avant que le diagnostic d'infection gonococcique soit fait.On constate en effet, que le diagnostic clinique exact n'a pu être porté qu'après une moyenne de 3.5 consultations et que dans un cas, on en relève jusqu'à six.On est aussi frappé par les délais L'UNION MÉDICALE DU CANADA FRE HLA TABLEAU 1 GONORRHÉE DISSÉMINÉE \u2014 ÉPIDÉMIOLOGIE ET ÉVOLUTION rio Po | Signes Dernier das Nombre de d'infection Jours Méthode Cas No.Age Sexe LEE oe génitale.du cycle contra- sexuel fiques tations ; Durée menstruel ceptive (jours) (jours) médicales en jours 1 19 F 56 21 6 28 5 A* 2 24 F 70 4 4 0 2 A 3 24 M 7 63 5 70 \u2014 \u2014 4 27 F 84 29 4 28 3 A 5 23 F 56 22 5 0 5 A 6 17 F 7 1 1 21 20 Sok 7 25 F 7 4 2 0 7 A 8 30 F 14 1 1 0 10 A Moyenne: 23.6 37.6 18.1 3.5 7.4 * A: Anovulants ** S: Stérilet.causés par ce défaut de diagnostic dans l\u2019établissement d\u2019un traitement approprié.Dans la moitié des cas, ce délai a été d\u2019au moins trois semaines.Par contre, on note chez plusieurs de ces sujets, l\u2019absence d\u2019éléments sinon essentiels tout au moins utiles au diagnostic, c\u2019est-à-dire l\u2019histoire de contacts sexuels récents et de signes d\u2019infection génitale.Ce tableau fait aussi ressortir quatre points intéressants que nous reprendrons un peu plus loin, à savoir que: a) la très grande majorité de nos patients sont du sexe féminin; b) toutes faisaient usage de contraceptifs; c) les signes de gonococcie disséminée sont apparus au cours du flux menstruel; d) tous sont âgés de moins de 30 ans avec une moyenne de 23.6 ans.L\u2019absence de symptomatologie génitale est un phénomène que l\u2019on constate fréquemment chez ces patients.Holmes et coll.! ont rapporté que seulement 30 pour cent de leurs patients atteints de gonorrhée disséminée, présentaient des signes d\u2019infection génitale.Le fort pourcentage de porteurs asymptomatiques de gonocoque autant chez l\u2019homme que chez la femme rend donc le diagnostic de ce syndrome difficile.Dans une étude qui a porté sur 2628 militaires de l'armée américaine, Hansfield et coll.7 ont observé que 68 pourcent des 59 sujets infectés par le N.gonorrhoeae étaient asymptoma- tiques.Ces bactéries peuvent persister pendant plusieurs mois sans que le patient ne développe de symptômes.Alors que la femme était considérée comme le seul réservoir asymptomatique de la gonorrhée *, il est maintenant évident que l'homme peut également constituer un réservoir asymptoma- tique.Parmi les 10 partenaires sexuels que nous avons retracés et traités, trois étaient des porteurs asymptomatiques.À ce sujet, il importe de retenir que le porteur asymptomatique en plus de disséminer l\u2019infection, peut ultérieurement devenir symp- TOME 106 \u2014 MARS 1977 tomatique et présenter l\u2019une ou l\u2019autre des complications de la gonorrhée.Chez la femme, il semble y avoir une forte corrélation entre la période menstruelle et la survenue des complications pelviennes ou systémiques.(Tableau 1).Rees et coll.?ont démontré que plus de 60 pourcent des salpingites survenaient durant la période menstruelle.Il en est de méme pour la gonorrhée systémique!.Chez 6 de nos 7 patientes, les manifestations cliniques de la maladie ont débuté durant la première semaine des menstruations, c\u2019est-à-dire la période des érosions de la muqueuse qui ouvrent la porte à la dissémination !*.Chez la patiente porteuse d\u2019un stérilet, les complications sont apparues durant la 3° semaine du cycle menstruel, période à laquelle le mucus cervical, plus acide, devrait inhiber la croissance de N.gonorrhoeae \u2018!.11 est fort possible que la présence du stérilet ait modifié le milieu et favorisé la dissémination de l\u2019infection à une période où l\u2019endocol constitue un milieu hostile au N.gonorrhoeae 2-13, I] est également reconnu que le stérilet peut modifier les défenses normales au niveau de l\u2019utérus, en diminuant la réponse inflammatoire normale !*.Il apparaît de plus en plus évident que l\u2019incidence d'infections pelviennes est plus élevée chez les patientes porteuses de stérilet que chez les sujets faisant usage d\u2019autres méthodes contraceptives.Cependant, il est difficile d'établir une relation directe entre la présence d'un stérilet et la gonorrhée disséminée.Récemment, Colin et coll.'\", ont décrit un cas de gonorrhée disséminée associé à la présence d\u2019appareil intra-utérin mais le mécanisme responsable de la dissémination est peu connu.On pense, cependant, que le type de stérilet pourrait peut-être jouer un rôle.En effet, Tatum et coll.!* ont observé que le stérilet de type Dalkon-Shield semble le plus souvent favoriser la présence de bactéries dans l\u2019utérus alors que le stérilet en cuivre et la « loope de 319 ua Lippe » demeurent stériles.Il est intéressant de noter que la patiente n° 6 qui a présenté des infections disséminées récidivantes, était précisément porteuse d\u2019un stérilet Dalkon-Shield.Quelle doit être l\u2019attitude du clinicien face à une patiente porteuse de stérilet et souffrant de gonor- rhée ?Il ne fait aucun doute que l\u2019on peut tarir un foyer d\u2019infection dans la gonorrhée non compliquée par le traitement habituel de 4.8 millions d\u2019unités de pénicilline procaïnée associée au probenecid.Toutefois, cette observation fait penser que la présence d\u2019un stérilet chez une femme atteinte de gonorrhée doit inviter à la prudence et que l\u2019efficacité du traitement doit être vérifiée par des cultures de contrôle appropriées.En face de complications sévères, il est préférable d\u2019enlever le stérilet et de suggérer d\u2019autres méthodes contraceptives.Si un stérilet doit être remis en place, le stérilet de cuivre semble préférable.Les manifestations cliniques majeures de la gonor- rhée disséminée observées chez nos huit malades sont résumées dans le Tableau II.On remarque étant beaucoup plus fréquentes que l'arthrite, il faut penser à la gonorrhée chaque fois qu'un jeune patient (15-35 ans) consulte pour une tendinite ou une ténosynovite.Le diagnostic précis repose sur analyse micro- biologique des différents prélèvements (Tableau HD.Fig.1 \u2014Lésion cutanée de gonorrhée disséminée.TABLEAU If GONORRHÉE DISSÉMINÉE \u2014 MANIFESTATIONS CLINIQUES ET COÛT Nombre de Fièvre Nombre de Articulations Coût Cas No.(C°) ténosynovites affectées postules ; d'hospitalisation nécrosantes 1 40.0 5 2 3 $1,420.2 38.9 4 2 3 $2,752.3 37.0 3 2 0 $1,200.4 38.3 2 1 0 $3,550.5 37.2 2 1 0 $3,616.6 37.4 4 2 3 $5,250.7 37.0 2 0 3 Non hospitalisée 8 37.0 0 l 3 $ 860.Moyenne $2,664.d\u2019abord que la plupart des patients ne présentent ni frisson ni température.Alors que presque tous ont souffert de ténosynovite ou d\u2019arthrite.on n\u2019a observé la présence de pustules nécrotiques que chez cinq d'entre eux.Ces lésions caractéristiques de gonorrhée ! se retrouvent surtout aux pieds ct aux mains et se présentent sous forme de lésions papulaires ou pétéchiales qui se transforment rapidement en pustules puis en lésions plus matures à pourtour hémorrhagique et à centre nécrotique (Fig.1).On peut parfois voir des lésions bulleuses.L\u2019atteinte articulaire se limite en général aux grosses articulations.Les genoux, les chevilles et les poignets seront les plus fréquemment atteints.La localisation des tendinites et ténosynovites est beaucoup plus variée.Les mains et les pieds sont cependant les sites les plus souvent touchés.Les ténosynovites 320 Malgré l'absence de température, l'on doit quand même effectuer des hémocultures chez tous ces patients.En effet, chez 2 des 8 patients, seules les hémocultures ont confirmé le diagnostic.Si l'on soupçonne la présence de liquide articulaire, l\u2019on doit ponctionner l'articulation.Ce liquide peut être purulent et contenir de nombreux polynucléaires; le glucose est alors abaissé, les protéines élevées et le complément normal.Ou bien il peut être exsudatif avec protéines élevées, quelques lymphocytes et un glucose normal*.Avec les liquides purulents, la coloration de gram et les cultures sont positives dans 50 pourcent des cas !*, alors que tes liquides exsudatifs donnent habituellement des frottis et des cultures négatives.Seuls les patients 4 et 5 présentaient une arthrite purulente et les cultures ont été positives dans les deux cas.Les prélèvements de L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU lI GONORRHEE DISSEMINEE \u2014 DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE Cas Hémo- Liquide Endocol Sédimen- No.cultures synovial ou urètre Anus Pharynx Peau tation Leucocytose 1 + 0 + + + \u2014 23 7,000 2 + \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 37 8,000 3 + 0 \u2014 \u2014 \u2014 0 47 6,300 4 \u2014 + \u2014 \u2014 \u2014 0 51 18,000 S \u2014 + \u2014 \u2014 \u2014 0 54 7,900 6 \u2014 0 + + \u2014 \u2014 30 13,000 7 \u2014 0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 47 11,100 8 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 22 11,500 + : Culture positive \u2014 : Culture négative 0 : Prélèvement non fait.l\u2019endocol, de l\u2019urètre, de l\u2019anus, du pharynx, du liquide articulaire et des lésions cutanées doivent être ensemencés de préférence au lit du malade, soit sur milieu de Thayer Martin\u201d ou Transgrow \"7, Les prélèvements faits sur Thayer Martin doivent Être apportés au laboratoire dans le plus bref délai et incubés en atmosphère de Cos.Le milieu Trans- grow est maintenu dans une atmosphère de Cos qui permet une survie de 24 à 48 heures à la température de la pièce.Avant d\u2019ensemencer les milieux, il faut s\u2019assurer qu\u2019ils ne sont pas desséchés ni froids.Les milieux devraient être conservés au réfrigérateur mais réchauffés à la température de la pièce avant l\u2019ensemencement.Malgré l\u2019histoire de contacts oraux-génitaux chez cinq de nos malades et le fait que plusieurs se plaignaient de maux de gorge on a retrouvé le N.gonorrhoeae dans le pharynx d\u2019une seule d\u2019entre elles.Il est extrêmement important de faire un prélèvement du pharynx de tout patient chez qui l\u2019on soupçonne une gonorrhée car la gonorrhée pharyngée est en général plus difficile à traiter que la gonorrhée ano-génitale.Il est reconnu que les doses recommandées d\u2019ampicilline ou de spectino- mycine pour le traitement de la gonorrhée sont en général inefficaces dans la pharyngite gonococcique.Seules la pénicilline et la tétracycline sont efficaces !#, Il semble également que la pharyngite gono- coccique ait une plus forte tendance à la dissémination.Cinquante pour cent des patients présentant des lésions cutanées auront des hémocultures positives.En général, les cultures des lésions cutanées ne permettent pas l\u2019identification du microorganisme.Cependant, l'examen microscopique du gram peut parfois être utile et démontrer la présence de diplocoque gram négatif (obs.7).Un certain pourcentage de patients présentent un syndrome classique de gonorrhée disséminée en l\u2019absence de cultures positives (obs.7 et 8).Il fau- TOME 106 \u2014 MARS 1977 dra alors faire un essai thérapeutique.Le traitement consiste en l\u2019administration de 10 millions d\u2019unités de pénicilline pendant 3 jours suivie de 2 gm d\u2019am- picilline per os pour environ 4 jours.L\u2019effet du traitement est tres rapide et les patients se sentent beaucoup mieux dès les premières 48 heures du traitement.Handsfield et col!.!° estiment que l\u2019administration orale d\u2019ampicilline à raison d\u2019une seule dose de 3.5 gm associée à 1.0 gm de probenecide, suivi de 2.0 gm par jour pendant 7 jours, est aussi efficace que le traitement classique décrit plus haut.Il est à noter que le patient 7 a été traité en clinique externe avec succès.Ces patients ambulants, c\u2019est- à-dire ne souffrant pas d\u2019arthrite avancée ou n\u2019ayant pas de signes cliniques de méningite ou d\u2019endocardite peuvent être traités sans inconvénient en clinique externe.Il est cependant extrêmement important de s\u2019assurer que les prélèvements adéquats soient faits avant de commencer le traitement.En général, les gonocoques responsables de la gonorrhée disséminée sont très sensibles à la pénicilline et ne sécrètent pas de pénicillinase.Schoolnik et coll.?° ont remarqué cependant que les souches les plus envahissantes étaient à la fois résistantes à l\u2019action bactéricide du sérum.Ces souches ne se retrouvent pas uniquement chez les patients souffrant de gonorrhée disséminée et il faut se rappeler que d\u2019autres facteurs comme les menstruations et la présence de gonorrhée pharyngée favorisent aussi la dissémination de ces souches pathogènes.Les tendinites, les ténosynovites et les lésions cutanées guérissent très rapidement sous l\u2019effet du traitement.Si l\u2019arthrite est avancée, il est fort possible que les patients présentent suffisamment d\u2019ankylose pour nécessiter plusieurs semaines de physiothérapie, comme ce fut le cas chez les patients 4 et 5.Signalons toutefois que l\u2019ankylose définitive est très rare.La biopsie synoviale ouverte est à déconseiller, car elle risque d\u2019endommager l\u2019articulation.Si par 321 hasard les cultures sont négatives, un essai thérapeutique confirmera le diagnostic.L\u2019analyse de ces huit cas illustre bien les difficultés que présente le diagnostic de la gonorrhée systémique.Cependant, en l\u2019absence des facteurs prédisposants tels une maladie articulaire sous-jacente ou un traumatisme, la présence d\u2019une ténosy- novite ou d\u2019une arthrite chez de jeunes patients devrait évoquer une gonorrhée systémique jusqu\u2019à preuve du contraire.Rappelons ici l\u2019étude de Marcoux et coll.\u201d où tous les patients âgés de 15 à 35 ans, n\u2019ayant pas de facteurs prédisposant à d\u2019autres maladies et atteints d\u2019arthrite infectieuse, souffraient de gonorrhée.CONCLUSION L'histoire des huit cas de gonorrhée disséminée qui ont fait l\u2019objet de cette étude démontre assez bien qu\u2019il subsiste encore parmi les membres de la profession médicale, un trop grand nombre de médecins qui malheureusement sont ou bien mal renseignés sur l\u2019infection gonococcique et ses complications, ou bien ne poussent pas l\u2019investigation de leurs malades assez loin.Il nous semble que des signes cliniques aussi classiques que des lésions cutanées accompagnées de signes d\u2019arthrite ou de ténosynovite avec ou sans température tout particulièrement chez une jeune personne devraient être aujourd\u2019hui assez connus pour éveiller l\u2019attention de tout médecin et lui faire penser à la gonorrhée.Il importe aussi de rappeler que la gonorrhée systémique n\u2019est qu\u2019une des complications de la gonor- rhée.En effet, les complications locales telles les salpingites, les abcès tubo-ovariens et plus rarement les atteintes hépatiques peuvent être responsables de conséquences encore plus graves telle la stérilité permanente par l\u2019obstruction des trompes ou même la mort des patientes par rupture d'abcès intra-abdo- minaux.Il faut aussi retenir que ces complications peuvent survenir non seulement en l\u2019absence de tout signe d'infection génitale gonococcique mais qu\u2019elles peuvent surgir chez des porteurs de germes asympto- matiques infectés depuis plusieurs mois.La présence de certains types de stérilets peut joucr un rôle déterminant dans l\u2019éclosion de la gonococcic disséminée de même que dans les récidives.Un autre point qui a son importance et qu\u2019il faut souligner est celui qui touche les coûts exorbitants des soins qu\u2019entraînent ces complications.Nous pensons précisément à ces longues séances de physiothérapie qui auraient pu être évitées grâce 322 à un diagnostic juste et précoce et à un traitement approprié.Le diagnostic bien conduit doit comprendre un questionnaire complet sur les mœurs du malade et la culture du sang et des sécrétions prélevées dans l\u2019endocol, l\u2019urètre, l\u2019anus et les articulations touchées.Enfin, le traitement actuel de la gonorrhée a déjà fait ses preuves et prévient efficacement l'émergence de toutes ces complications.Résumé Cette étude prospective de 8 cus de gonorrhée disséminée révèle que les praticiens ne pensent pas à cette possibilité dans plus de 50% des cas.La difficulté provient du fait que plusieurs de ces patients n\u2019ont pas nécessairement eu de contacts sexuels récents et qu\u2019ils sont pour la plupart, des porteurs asymptomatiques.La ténosynovite est la manifestation la plus fréquente.L'\u2019atteinte articulaire survient en général quelques jours plus tard cet affecte presque tous les patients.Cependant, le liquide synovial est rarement purulent.Des pustules typiques, à pourtour érythémateux cet à centre nécrotique, étaient présentes chez cing patients.Nous décrivons une patiente porteuse d\u2019un stérilet qui a souffert six épisodes de gonorrhée génitale ct de plusieurs complications incluant un syndrome de Fitz-Hugh-Curtis, une gonorrhée disséminée ct un abcès tubo-ovarien.La question de la relation stérilet-gonorrhée est réévaluée.Le coût d'hospitalisation d\u2019un patient souffrant de gonorrhée systémique est évalué à $2,600.Summary The analysis of 8 cases of disseminated gonococcal infection prospectively studied revealed that many physicians miss the diagnosis.The difficulty in making an appropriate diagnosis resides in the fact patients are asymptomatic carriers, who have not necessarily had recent sexual intercourse.Tenosynovitis was the most common complaint.Although most patients had joint involvement, purulent syno- vial fluid was rarely present.In two cases, the gonococeus was grown out of the joint fluid.Five patients had typical cutaneous lesions with an erythematous margin and necrotic center.One patient with an IUD.had 6 episodes of genital gonococeal infection and several complications including Fitz Hugh Curtis Syndrome, disseminated gonococcal infection and tubo-ovarian abscess.The problem of JUD and gonorrhea is reevaluated.The average cost of hospitalization for systemic gonorrhea is evaluated at $2.600.per case.BIBLIOGRAPHIE 1 Holmes, KI.et coll: Disseminated gonococcal infection Ann.Int.Med, 84: 979-993, 1971 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 2.Godden, J.O.: International symposium on gonorrhea.Can.Med.Ass.J., 109: 1043-1051, 1973, 3.Keiser, H.et coll.: Clinical forms of gonococcal arthrititis.New Eng.J.Med., 234-240, 1968.4.Paquin, F.et coll: La vasculite gonococcique.Un.Méd.Can., 102: 1714-1719, 1973.5.Marcoux, J.A.et coll.: Arthrite bactérienne.Revue de cas traités au Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (janvier 1969 a juillet 1975).Un.Méd.Can., 105: 527-534, 1978.6.Turgeon, P.et coll.: Manifestations extragénitales de la go- norrhée.Un.Méd.Can., 102: 1883-1887, 1973.7 Handsfield, HH.et coll: Asymptomatic gonorrhea in men.Diagnosis, Natural course, Prevalence and Significance.New Eng.J.Med., 290: 117-123, 1974.8.Lucas, J.B.et coll: Diagnosis and treatment of gonorrhea in the female.New Eng.J.Med., 276: 1454-1459, 1567.9.Rees, E.et coll.: Gonococcal salpingitis.Brit, J.Vener.Dis., 45: 205-215, 1969.10.Falk, V.et coll: Do results of culture for gonococci vary with sampling phase of menstrual cycle?Acta Dermatovener (Stockholm), 47: 190-193, 1967 11, Colin, M.J.et coll: Disseminated gonococcal infection and tenosynovitis from an asymptomatically infected intrauterine contraceptive device.New Eng.J.Med., 294: 598-599, 1976.12.Targum, S.D.et coll.: Association of the intrauterine device and pelvic inflammatory disease: a retrospective pilot study.Am.J.Epidemial, 100: 262-271, 1974.13.Mishell, D.R.et coll.: Association of pelvic inflammatory disease with the intrauterine device.Clin.Obstet.Gynecol, 12: 179-197, 1969.14.Myatt, L.et coll.: Macrophages on intrauterine contraceptive devices produce prostaglandins.Nature, 257: 227-228, 1975.15.Tatum, H.J et coll.: The Dalkon Shield controversy.Structural and bacteriological studies of IUD tails.J.A.M.A., 231: 711-717, 1975.16.Holmes, K.K.et coll: Recovery of Neisseria gonorrhea from \u201csterile\u201d synovial fluid.New Eng.J.Med., 284: 318-320, 1971.17 Schroeter, A.L.et coll.: Gonorrhea \u2014 Diagnosis and Treatment.Obst, and Gynecol., 39: 274-285, 1972.18.Woesmer, P.S.et coll: Clinical spectrum of pharyngeal gonococcal infection.New Eng.J.Med., 288: 181-186, 1973.19.Handsfield, HH.et coll.: Treatment of gonococcal arthritis- dermatitis syndrome.Ann.Int.Med., 84: 661-667, 1976.20.Schoolmik, G.K.et coll: Gonococci causing disseminated gonococcal infection are resistant to the bactericidal action of normal human sera.J.Clin.Invest, 58: 1163-1173, 1976.NIVEAUX SANGUINS DE PHENFORMINE SUIVANT UNE DOSE THÉRAPEUTIQUE HABITUELLE * C.CATELLIER !, E.FRASER ?, L.AYOTTE-FERRON * et J.Y.SAVOIE * La survenue d\u2019acidose lactique chez des diabétiques recevant de la phenformine a fait l'objet de plusieurs publications au cours des dernières années !*, Ces sujets victimes d\u2019acidose lactique sont le plus souvent âgés, non insulino-dépendants, et surtout porteurs d'une condition favorable à un tel accident : insuffisance rénale ou hépatique, épisode ischémique aigu, état de choc.Des travaux récents, en particulier par Assan et coll.7 et Fulop et coll.* ont mis en évidence deux constatations : 1° l'accumulation de la phenformine en cireula- tion joue un rôle déterminant dans la genèse de l\u2019acidose lactique; 2° beaucoup de ces sujets traités pour acidose lactique ne présentaient aucune pathologie favorisante, sauf un diabète traité par la phenformine.* Soumis et publié comme résumé dans le programme de la 36° réunion annuelle de l\u2019Association américaine du diabète, San Francisco, Calif., les 20, 21, 22 juin 1976.Présenté à la 18© réunion annuelle du Club de recherches cliniques du Québec.Mont-Orford, du 14 au 17 octobre 1976.1! Professeur agrégé, département de médecine, Faculté de médecine, Université Laval.Service d'endocrinologie, Centre Hospitalier de l'Université Laval.Z Etudiante en médecine (2¢ année, 1974-75).Travail effectué dans le cadre d'un stage d\u2019été en recherches, 1975.3 Chimiste.Laboratoire du Centre régional de toxicologie, C.H.U.L.4 Chef de laboratoire.Centre régional de toxicologie, C.H.U.L.TOME 106 \u2014 MARS 1977 Nous avons donc voulu vérifier si l'âge, à cause de la diminution physiologique de la fonction rénale qui s'installe progressivement après 40 et surtout 60 ans\u2018, ne pouvait pas être justement un facteur incriminant responsable d\u2019une accumulation de la phenformine.MATÉRIEL ET MÉTHODE Notre étude a porté sur trois groupes de sujets : 1° 55 diabétiques traités par la phenformine, âgés de 19 à 81 ans, sans albuminurie, ni hyperazotémie documentée antérieurement; 2° 10 sujets témoins entre 20 et 30 ans; 3° 9 sujets témoins de plus de 60 ans.Tous se présentaient à jeun pour un prélèvement sanguin servant au dosage de l\u2019azote uréique, du glucose, de l'acide lactique et de la phenformine.Les mêmes dosages étaient effectués trois heures après leur déjeuner habituel et la prise de 50 mg de phenformine sous forme d\u2019une capsule de DBI-TD.Les paramètres biochimiques ont été dosés par la méthode courante du laboratoire de biochimie de notre hôpital.La mise au point de la méthode de dosage de la phenformine a été réalisée dans les laboratoires de toxicologie du C.HU.L.Elle est basée sur une analyse chromatographique en phase gazeuse avec capture d\u2019électron, une modification de la méthode de Matin $, 323 RÉSULTATS Les 55 diabétiques avaient à jeun un taux plasmatique moyen de phenformine de 51 ng/ml, valeur qui s\u2019élevait a 87 ng/ml trois heures après la prise de 50 mg du médicament (Fig.1).Toutefois, quatre NG/ML | Fig.1 \u2014 Niveaux sanguins de phenformine chez les sujets témoins, jeunes et âgés, et diabétiques à jeun et trois heures après la prise du médicament.diabétiques prenaient habituellement leur médication \u2014 une première ou une deuxième dose \u2014 lc soir au souper.De plus, quatre avaient un BUN légèrement au-dessus de la normale et six autres, pour des raisons mal connues, ont montré un taux plasmatique à trois heures inférieur à celui obtenu à jeun.En tenant compte de ces facteurs et en calculant l'augmentation moyenne des 45 diabétiques restants recevant une dose unique le matin, celle-ci était de 30 ng ml pour 22 diabétiques de moins de 60 ans et 46 ng/ml pour 23 de plus de 60 ans.Cette différence est significative (p < 0.05) (Fig.2).Quant aux 4 diabétiques porteurs d'un BUN élevé, leur niveau de base moyen à 65 ng ml s'est élevé à 137 ng/ml, soit une augmentation de 72 ng/ml.>) ans c © 53\u2014 I 50 ans: 18 * 3 patients ont été réopérés (2 shunts chacun) ** Valeur pronostique.32 patients ont été opérés au cours des cinq dernières années, soit 28 adultes et 4 enfants.Trente- cinq (35) shunts ont été pratiqués (3 patients ont subi un deuxième shunt suite à la première opération).On note une majorité d'hommes (25 cas, soit 78%) et une majorité de patients âgés de plus de 49 ans (18, soit 56%).L'étiologie (Tableau II) est dominée par: la cir- TABLEAU II CLASSIFICATION ET ÉTIOLOGIES N % Ÿ % Child \u201cA\u201d 19 59% 3 16% Child \u201cB\u201d 7 28% 6 86% Child \u201cC\u201d 6 19% 6 100% Cirrhose éthylique 22 69% 14 67% H.T.P.extra-hépatique 3 9% 0 \u2014 Cirrhose posthépatite 3 9% 1 33% Cirrhose biliaire primitive 1 3% 0 \u2014 Cirrhose + fibrose kystique pancréas 1 3% 0 \u2014 Cirrhose d\u2019étiologie indéterminée 2 6% \u2014 \u2014 Total 32 100% 15 47% < 49 ans 14 44% 4 28% > 50 ans 18 56% 11 79% 7 = Décès.rhose éthylique (C-ROH), 22 cas soit 68%, puis par l'hypertension portale primitive extra-hépatique, 3 cas soit 9%; la cirrhose post-hépatite (C-PH), 3 cas soit 9%; la cirrhose d\u2019origine indéterminée, 2 cas soit 6% ; la cirrhose biliaire primitive (C.B.P.), 347 1 cas soit 3% ; la cirrhose avec fibrose kystique du pancréas, 1 cas soit 3%.À l\u2019admission, les patients ont été classés selon les critères de Child.On note la prépondérance de la classe « À » (19, soit 59%).Parmi les enfants, deux (50%) étaient porteurs d\u2019hypertension portale extra-hépatique, un enfant présentait une cirrhose accompagnant une maladie fibro-kystique du pancréas et un enfant était porteur d\u2019une cirrhose post-nécrotique.Chez ces trente-deux (32) patients, le tableau clinique à l\u2019admission était dominé par l\u2019ascite (56%), l\u2019ictère (25%) et l\u2019état de choc (18%).B) MÉTHODES Il n\u2019y a pas eu de critère considéré comme contre- indiquant l\u2019intervention.Le bilan préopératoire associait: bilan hématologique, hépatique, pulmonaire, rénal et cardio-vasculaire complet.L'œso- gastroscopie fut pratiquée en urgence dans 31 cas, soit 97%.L'\u2019artériographie sélective: mésentérique, cœliaque et hépatique, a été pratiquée chez 11 patients (34%).L\u2019ombilico-portographie chez 9 patients.Ce dernier examen est pratiqué de façon systématique depuis 1976 seulement.Le reste des examens radiologiques est précisé dans le Tableau IV.On tend, actuellement, à préciser l\u2019état hémodynamique complet (cardio-vasculaire et hépatique) ainsi que les fonctions respiratoires dans le bilan préopératoire de chaque patient (cf.discussion).Chez le patient en choc hémorragique, la réanimation a été effectuée à l'Unité des soins intensifs conjointement par l'équipe de gastroentérologie et de chirurgie hépato-portale.La sonde de Blackmore a été utilisée dans 5 cas (16%).Elle a été gardée en place en moyenne 11 heures.5 transfusions furent utilisées en moyenne dans les premières vingt- quatre heures.L\u2019albumine fut utilisée de façon massive dans 11 cas (35%) pour maintenir le niveau de la protéinémie sérique et rétablir la pression oncotique.La vasopressine ne fut utilisée que dans certains cas (6, soit 19%) en préopératoire chez le patient qui continuait à saigner et où la décision d'intervenir chirurgicalement n\u2019était pas encore prise.Les troubles cardiaques, hydroélectrolytiques et acido-basiques étaient traités et prévenus conjointement selon leur étiologie.Les troubles de la coagulation étaient corrigés par du plasma frais congelé, des culots plaquettaires ou du sang total.14 patients (Tableau III) furent opérés en urgence (3 patients ont eu une réintervention d'urgence).348 La notion de shunt d\u2019urgence est définie comme suit: Shunt effectué chez des patients dont les conditions hémodynamiques et biologiques se dégradaient malgré la réanimation.Ainsi, le nombre d\u2019heures a été considéré comme critère secondaire.21 patients (60%) furent opérés en électif c'est-à- dire avec des conditions biologiques et hémodynamiques stables.10 patients (31%) furent opérés dans les premières vingt-quatre heures après l\u2019admission.INTERVENTION 26 patients (81%) ont subi un shunt porto-cave termino-latéral (PCTL).6 patients (19%) ont subi un shunt spléno-rénal central (SRC).Spléno-cave.méso-cave, porto-rénal, 1 patient chacun.Une biopsie hépatique fut pratiquée dans tous les cas; une gastrostomie chez 19 patients (59%) et une splénectomic dans 17 cas (53%).Les pressions portales libre et bloquée (hépatique et splanchnique) de même que les pressions porto-cave post- shunt furent prises de routine.Le gradient de decompression fut en moyenne de 19,8 cm d'H.O.La pression portale moyenne en fin d'intervention fut de 21 cm d\u2019H.O.Les pertes sanguines moyennes furent de 3200 ce.3 patients (9%) ont présenté un choc peropéra- toire corrigé.Les apports totaux moyens peropé- ratoires ont été de 5200 ce.La durée moyenne d'intervention fut de 5 heures 20 minutes.TRAITEMENT POSTOPERATOIRE Les patients furent suivis aux soins intensifs pendant une durée moyenne de 12 jours.L'hospitalisation totale moyenne fut de 31 jours.Le monitoring et le traitement furent identiques à ceux menés en préopératoire.L'hypovolémie fut traitée préférentiellement par Dextrose 5% et Albumine.La perfusion périphérique fut maintenue par apports liquidiens d\u2019une part et Dopamine d'autre part.Les hémorragies furent traitées par transfusion, plasma frais congelé, concentrés plaquettaires et vitamine K.Les défaillances cardio-respiratoires, acido-basiques et rénales furent leurs étiologies propres.traitées selon 8 patients ont eu un bilan hémodynamique complet pré et post-opératoire avec cathéter de Swan- Ganz: Bilan hémodynamique cardio-pulmonaire (pression de l'artère pulmonaire libre et bloquée), débit et index cardiaque, résistance pulmonaire et périphérique.travail cardiaque.consommation d'oxygène ct calculs des shunts pulmonaires furent mesurés.L'UNION MÉDICALE DU CANADA [MARES LULU ia te data AA LA AE GS GL ALL SLA RÉSULTATS OPÉRATOIRES Tableaux III et IV) TABLEAU III TYPE ET RÉPARTITION DES SHUNTS Urgent Electif Portocave termino latéral 26 12 14 Spléno-rénal 6 1 5 1 0 1 Méso-cave 1 0 1 Porto-rénal 1 1 0 Total 14 (40%) 21 (60%) iOp.* 3 (21%) 6 (28%) t Tot.7 (50%) 8 (38%) * op.= décès opératoire = décès dans les 30 jours qui suivent l\u2019opération.+ = décès.TABLEAU IV BILAN RADIO PRÉOP.N.patients % N.Transit 9 28% Endoscopie 31 97% Artériographie 11 34% Ombilico-porto 9 28% Scan HEP-SPL 19 59% Les cinq examens 9 28% La mortalité opératoire, définie dans les 30 jours suivant l\u2019intervention, toucha 9 patients (28%).La mortalité pour les shunts d\u2019urgence fut de 3 cas sur 12 (21%) contre 6 décès sur 14 cas (28%) pour les shunts électifs.La mortalité à un an: 14 patients (44%).La mortalité à trois ans: 15 patients (17%).La mortalité à trois ans pour les shunts d\u2019urgence fut de 50% contre 38% pour les shunts électifs.11 autopsies furent obtenues (73%).23 patients (72%) ont présenté des complications.15 en sont décédés (65%).Les défaillances hépatiques ont été les plus fréquentes et les plus graves, soit chez 14 patients avec 12 décès (86%).L\u2019insuffisance respiratoire aiguë fut retrouvée chez 6 patients, 5 en sont décédés (84%).Parmi les complications infectieuses on retrouve 4 septicémies (mortalité 75%).8 patients ont présenté des récidives hémorragiques; on y retrouve 5 ulcères de stress (2 sont décédés) et 3 récidives de rupture de varices œsophagiennes (9%) nécessitant une réinterven- tion avec un décès (mortalité 33%).Le syndrome hépatol-rénal a été retrouvé chez 5 patients (16%) avec 100% de mortalité.L\u2019encé- phalopathie a été retrouvée 4 fois (12) avec 50% de mortalité.Les deux autres cas d\u2019encéphalopathie ont été contrôlés.SURVIE 17 patients (53%) sont actuellement vivants et exempts de complications, pour une période s\u2019étendant de 11 mois à 5 ans après le shunt.TOME 106 \u2014 MARS 1977 COMPLICATIONS POSTOPÉRATOIRES (Tableau V) TABLEAU V MORTALITÉ \u2014 MORBIDITÉ N.patients % Ÿ % N Mortalité op.* 9 28% \u2014 \u2014 Mortalité 1 an 14 44% \u2014 \u2014 Mortalité 3 ans 15 47% \u2014 \u2014 Complications 23 72% 15 65% Ins.hépatique 14 44% 12 86% suraigué 8 25% 8 100% subaigué 4 12% 4 100% chronique 2 6% 0 \u2014 Thrombose portale 4 12% 3 75% préop.1 3% 1 100% postop.3 9% 2 75% Respiratoires 13 41% 8 61% ins.rés.aiguë 6 19% 5 84% pneumonies 6 19% 2 33% embolies 1 3% 1 100% Infectieuses 10 31% 6 60% septicémies 4 12% 3 75% péritonites 4 12% 3 75% abcès s/s phre 2 3% \u2014 \u2014 Acidose métabolique 8 25% 6 75% Hépato-rénal 5 16% 5 100% Ulcères \u2014 stress 5 16% 2 40% Défaillance cardiaque 4 12% 1 25% infarctus 1 3% 1 100% Encéphalopathies 4 12% 2 50% Reprises opératoires 3 9% 1 33% Sténose œsophage 1 3% \u2014 \u2014 Diabète insipide 1 3% 1 100% * Décès opératoire: décès dans les 30 jours qui suivent l\u2019opération.+ = Décès.DISCUSSION L\u2019étude clinique de cette courte série de patients permet d\u2019infirmer certains faits.Nous éliminerons de cette discussion les cas d\u2019hypertension portale d'origine extra-hépatique tenant compte que la nosologie, l\u2019évolution et le pronostic en font une maladie différente.A) Critères cliniques La classification de Child est valable par sa simplicité.Les corrélations avec les résultats tendent à prouver son utilité, Néanmoins elle est sujette à critique: elle ne tient pas compte des autres pathologies souvent associées au terrain cirrhotique et qui doivent être considérées avant la chirurgie.La délimitation entre la classe «B» et «C» reste fragile et un patient peut changer de classification rapidement malgré un traitement médical adéquat.3 de nos patients admis « B » ont été opérés comme «C» bien qu\u2019aucune erreur thérapeutique de réanimation n\u2019ait été identifiable.Il fait peu de doute que cette seule classification clinique bien qu\u2019utile pour le pronostic à moyen et 349 à long terme reste insuffisante sur le plan immédiat.L\u2019étude de cette série oblige à mettre l\u2019emphase sur d\u2019autres facteurs additionnels de mauvais pronostic soit: 1.L\u2019âge du patient (12 des 18 patients âgés de plus de 49 ans sont décédés).2.Les maladies systémiques associées étaient présentes chez 15 patients (47%), parmi ceux-ci on a noté 7 décès (mortalité: 46%) soit: collagénose.(1 cas); hémochromatose et diabète (1 cas); et bronchiectasie (1 cas); hépatome et séquestration pulmonaire (1 cas); et thrombose portale préopératoire additionnée a une cirrhose (3 cas).3.Le nombre et importance des hémorragies antérieures: 4 épisodes hémorragiques antérieurs en moyenne ont été retrouvés chez nos patients.B) Critères biologiques Les divers examens sériques n\u2019ont pas démontré, à eux seuls, de valeur pronostique notable quel que soit l\u2019âge du patient, sa condition hépatique préexistante ou le type de dérivation porto-cave effectué.Associés au tableau clinique cependant, certains de ces examens nous sont apparus utiles pour confirmer une insuffisance hépatique progressive : phos- phatase alcaline élevée, azotémie en dessous de la normale, bilirubinémie conjuguée basse, créatinine sérique s\u2019élevant rapidement, acidose métabolique progressive.Les résultats biologiques n'ont pas eu d'influence chez ces 32 patients sur la décision chirurgicale elle-même mais plutôt sur la date d\u2019effectuer l'intervention.De façon générale, l\u2019amorce d\u2019une détérioration des examens biologiques en présence d\u2019hémorragie persistante a précipité l\u2019intervention avec comme but de juguler le plus rapidement possible les pertes sanguines dans le tractus intestinal et également d\u2019utiliser l\u2019intervention elle- même comme base aux transfusions d\u2019échange.C) Critères hémodynamiques La revue de ces cus révèle peu d\u2019études hémodynamiques du côté hépatique même.La prise des pressions hépato-portale (vers le foie) ct hépatofuge (opposé au foic) n\u2019ont pas dans cette série de patients influencé le type de shunt et la survie.La littérature dans ce domaine demeure partagée autant sur la valeur réelle de ces mesures hémodynamiques !.17,1 > \u2014 2 ey li etd »\\ (Ra te Zl Ce A \\\" 7 : WA > D} 0 6 23» ç 4 \\ 3, br WW y W A Q \\W ; Ne \\t 3 2 Tel \\) \\ - 0 \u2014_ \\ q ), En A \\ 4 A \\ \\ \\ AG i 14 A \\ ait ki / \\ ah\" Le eu H.sil \\ § œ = \"TOUS SOS C A i Wi » Aad EL i © ë I.\\ 2 = 3 \\ \\ NN SOR er TET nn opr i Le : ?2 ji n ARTY) A ee non la qualité de la vie | Ge reef Rn ENE a, va os euc-Hluie 0) ata ez 2! Ia ST fs AIR.& - neyo @ i.eae ay WHOIeHSIOIL ortiosatigdey Laelia: Foonasiitojaaect dE.F sole vers Es flesss cleco Lies Pe , TAT STTOrLN LU pour abaisser Ç UE LS A iminue la tension artérielle ALENtrave DaSdeS Tetlexes C chlorhydrate de clonidine GUIDE THÉRAPEUTIQUE Composition chlorhydrate de 2- (2,6-dichloro-phénylamino)-2-imidazoline Indications Catapres s'est révélé efficace dans le traitement de l'hypertension à tous les stades.Contre-indications On ne connaît aucune contre-indication absolue à Catapres.Mise en garde En cas de cessation d'un traitement par Catapres, pour quelque raison que ce soit, on devra procéder graduellement sur plusieurs jours.On rapporte de rares cas de crises hypertensives réactionnelles à la suite d'un arrêt brusque du traitement à fortes doses.La reprise de la thérapeutique à la dose antérieure met fin à ces poussées hypertensives; cependant, si une maîtrise plus rapide s'impose, une perfu- sioni.v.d'agents alpha-inhibiteurs, tels que la phentolamine (5a 10mg, à 5 minutes d'intervalle, jusqu'à un maximum de 30 mg), permettra de diminuer la pression sanguine.Précautions à Les malades présentant des antécédents dépressifs et soumis à un traitement par Catapres doivent faire l'objet d'une étroite surveillance, car l'on a signalé quelques récidives chez des sujets prédisposés.Comme le brusque retrait de Catapres entraîne, en de rares cas, un surcroît des catécholamines du sang circulant, la prudence s'impose quant à l'administration concomitante de médicaments affectant le métabolisme ou l'absorption tissulaire de ces amines (IMAO et antidépresseurs tricycliques respectivement).On signalé quelques cas d'un syndrome du type Raynaud; il convient donc de se montrer prudent chez les malades atteints de la maladie de Raynaud ou de thrombo-angéite oblitérante.Catapres exerce un effet dessiccatif sur la muqueuse oculaire, ce qui a provoqué de rares ulcérations de la cornée.Comme c'est le cas de tout médicament éliminé en majeure partie dans les urines, des doses plus faibles de Catapres se révéleront souvent efficaces chez les malades présentant une certaine insuffisance rénale.On observera les précautions habituelles durant le premier trimestre de la grossesse, Les expériences effectuées sur des animaux n'ont révélé aucun effet délétère sur le foetus, bien que l'on ait constaté une diminution de la fécondité.Effets secondaires Les plus courants sont une légère sédation et de la xérostomie en début de traitement.Ces réactions ne présentent d'ordinaire aucune gravité et sont le plus souvent fonction de la dose et transitoires.On a rapporté quelques cas de rétention liquidienne et de gain pondéral en début de traitement.Il s'agit là d\u2019une réaction habituellement passagère, et l'administration concomitante d'un diurétique aura raison de l'oedème.Parmi les autres effets médicamenteux indésirables, l'on signale: vertiges, céphalées, sécheresse, picotement des yeux ou sensation de cuisson, ulcérations de la cornée (en de rares cas), agitation nocturne, nausées, euphorie, constipation, impuissance (en de rares cas) et agitation après retrait du médicament.On a parfois remarqué une Hier faciale aprés administration de fortes doses.Des études de la formule sanguine et des fonctions rénale et hépatique n'ont révélé aucune réaction toxique.La thérapeutique de long cours à démontré une absence de réaction adverse sur les taux d'azote uréique; chez les malades présentant déjà une atteinte rénale, rien ne laisse prévoir une détérioration supplémentaire de la circulation rénale, malgré une chute de la tension artérielle.Posologie La dose d'attaque est de 0,05 à 0,1 mg 4 fois par jour.On pourra augmenter la dose à quelques jours d'intervalie jusqu'à obtention de l'effet thérapeutique optimal.Si Catapres est administré seul, la dose d'entretien se situe habituellement entre 0,2 et 1,2 mg par jour, en plusieurs prises.On recommande d'administrer la dernière dose au coucher afin de maîtriser l'hypertension durant le sommeil.Catapres administré conjointement avec un diurétique Catapres a été administré, avec d'heureux résultats, conjointement avec des diurétiques tels la chlortalidone, le fursémide et les dérivés de la thiazide.Avec l'emploi concomitant d\u2019un diurétique, des doses plus faibles de Catapres ou du diurétique suffisent habituellement à maîtriser l'hypertension.Dans ces conditions, une posologie quotidienne de 0,3 à 0,6 mg de Catapres en doses fractionnées parvient d'ordinaire à maîtriser l'hypertension bénigne à modérée.Présentation 1.Comprimé à 0,1 rng \u2014 Comprimé blanc, sécable, portant l'inscription sur une face et la marque Boehringer Ingelheim sur l'autre.En flacons de 100 et de 500 comprimés.2.Comprimé à 0,2 mg \u2014 Comprimé orange, sécable, portant l'inscription 2 sur une face et la marque Boshrin- ger Ingelheim sur l'autre.En flacons de 50 et de 500 comprimés.Combipres: Chaque gomprimé dragéifié rose renferme 0,1 mg de Catapres et 15 mg de chlortalidone.En flacons de 50 et de 500 comprimés.Pour de plus amples détails, veuillez consulter la monographie Catapres ou votre visiteur médical Boehringer Ingelheim.Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée 2121, Transcanadienne, Dorval, Québec HS9P 1J3 B-200F-78 ascofer (ASCORBATE FERREUX 275 mg) Le rôle de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019absorption digestive du fer s'explique par son pouvoir réducteur; en effet, l'acide ascorbique maintient le fer à l\u2019état ferreux, évitant ainsi la transformation en sel ferrique.Cependant, il existe un rapport maximal d\u2019activité entre l\u2019acide ascorbique et le fer.Brise et Hallberg (1) ont démontré qu\u2019on obtenait une majoration optimale (plus de 30%) de l'absorption du fer quand on apporte simultanément 200 mg d\u2019acide ascorbique pour 30 mg de fer élémentaire.ASCOFER correspond à ce rapport.pv a Qu d'ascorbate ferreux et de Les travaux réalisés avec l'ascorbate ferreux lui- même (2) confirment entièrement l\u2019effet favorable de la fraction ascorbate sur l\u2019absorption digestive du fer.La figure 1 démontre bien cet effet, par les courbes de sidérémies tracées après l'absorption d\u2019une dose d\u2019ascorbate ferreux correspondant à 4 mg/kg de poids corporel de fer élémentaire, comparativement à une même dose de sulfate ferreux.ASCOFER sulfate ferreux Pommes pe as 0 2h 30 ls» En pédiatrie, l\u2019efficacité cli- pe.hy a nique et hématologique |} gre PYAR, CPE St An 67 mog/ 190 m d\u2019ASCOFER a été démon- HEE Ce pb\u2019 trée.La figure 2 illustre i bien l\u2019activité thérapeutique ror.par Ascores 2) d\u2019ASCOFER; on note que UGS \u2018après traitement par ASCOFER chez 53 enfants traités, la \u201cLu 12 g/100 teneur moyenne en hémoglobine passe de 9.2 mg/ 100 ml avant le traitement à 12 mg/100 mi après le traitement.D'autre part, l\u2019évolution des taux séri- THAREDECEDORANR TR5HE Aldara RES nnn aT ee.olsun ques du fer, sous l'effet d\u2019Ascofer, témoigne d'une normalisation du métabolisme du fer, taux moyen de 49 mg/100 ml avant le traitement et de 87 mg/ 100 ml après le traitement.Fr Ascofer s\u2019avère donc très efficace dans le traitement de l\u2019anémie ferriprive puisqu'il restaure l'hémoglobine, normalise la valeur globulaire et élève le fer sérique.Références: 1.Brise H.and Hallberg L.Effect of ascorbic acid on iron absorption.Acta Med.Scand.Suppl.376, 171, 51-58, 1962.2.Mikhajlova 1.1 La valeur comparative des différentes préparations à base de fer.Sovetsk.Med., 30,6, 51-52, 1967.FORMULE: Chaque capsule contient 275 mg d'ascorbate ferreux correspondant à 33 mg de fer élémentaire.INDICATIONS: Anémie hypochrome ferriprive.CONTRE-INDICATIONS: Hémochromatose, hémosidérose et anémie hémolytique.MISE EN GARDE: Administrer avec prudence aux patients souffrant d'ulcères du tractus gastro-intestinal parce qu'il peut aggraver ces états.POSOLOGIE: Adulte: 1 capsule, 2 fois par jour aux repas, dans les cas d'anémie ferriprive légère: 1 capsule, 4 fois par jour dans les cas d'anémie sévère.Enfants et nourrissons: tel que prescrit par le médecin.Remboursable par la Régie de l'Assurance-maladie du Québec.@Desbergers Ltée.Montréali.Canada "]
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