L'union médicale du Canada, 1 octobre 1977, Octobre
[" 106 \u2014 MONTRÉAL \u2014 OCTOBRE 1977 JNION MEDICALE DU CANADA 1872-1977 EDITORIAL LA VAGOTOMIE HYPERSÉLECTIVE: L\u2019OPÉRATION DE CHOIX POUR L'ULCÈRE DUODÉNAL Guy Legros et Marcel J.Rheault ARTICLES SPÉCIAUX ACCORDS MADRID-MONTRÉAL Pierre Grondin ANEVRYSMES VENTRICULAIRES POSTINFARCTUS: TRAITEMENT CHIRURGICAL Ramiro Rivera et Jean-Louis Delcan RAPPORTS IONIQUES: (K*/CA** + Mg?*) ET (K* + Na*/Ca?* + Mg?*) DANS L'ALIMENTATION DE FEMMES N'AYANT QUE DES ENFANTS DU MÊME SEXE.ENQUÊTE RÉTROSPEC- Joseph Stolkowski et Michelle Duc EFFET DÉ LA MITHRAMYCINE SUR LA RÉSORPTION OSSEUSE EN CULTURE ORGANO-TYPIQUE M.Liskova-Kiar MÉDECINE DES SPORTS LE SKI DE RANDONNÉE, UN SPORT SANS DANGER.?J.P.Côté, Y.Saint-Cyr, et G.L'Heureux PHYSIATRIE PROTHÈSE TOTALE DU GENOU Orhan Ozkan, Louis Joseph Papineau et Denis Bourgeau LE MUSCLE STRIÉ: SON ULTRA-STRUCTURE ET LES MÉCANISMES NEURO-PHYSIOLOGIQUES DE SA CONTRACTION Roger Vadeboncoeur MÉDECINE NUCLÉAIRE SCINTIGRAPHIE AU CITRATE DE GALLIUM-67.Il.ASPECT CLINIQUE Bertrand J.Vallières, Gerald S.Johnston, A.Eric Jones et Bruce R.Line ÉTUDE SCINTIGRAPHIQUE COMPARATIVE DES LÉSIONS OSSEUSES ET DE LA MOELLE OSSEUSE DANS LA MALADIE DE PAGET (CORRECTION) Slevin Danais et Alexandre Hadjipavlou OPINION DE LA TROISIÈME LECTURE DU BILL C26 ET DE LA RECHERCHE À PORTE OUVERTE Monique Camerlain L'ULCÈRE DUODÉNAL MÉD PATIENT?11112 Roméo Lafrance FAITS CLINIQUES LE DIVERTICULE DE MECKEL Michel Léveillé GANGRÈNE GAZEUSE MORTELLE APRÈS INJECTION INTRAMUSCULAIRE: A PROPOSD'UNCAS .Mamadou Nestor Nali IMMUNOLOGIE DIAGNOSTIC RAPIDE DES INFECTIONS BACTERIENNES PAR LA CONTRE-IMMUNOÉLECTROPHORÈSE Serge Montplaisir et Judy Bahous NEPHROLOGIE LA PÉRICARDITE URÉMIQUE Claude Caron, T.Nawar, P.Montambault et GE.Plante CHRONIQUE D\u2019ÉCHOCARDIOGRAPHIE VIII: L'ÉPANCHEMENT PÉRICARDIQUE Gérard Tremblay MISE AU POINT ATHRÉSIE DE L'OESOPHAGE: RÉSULTATS FONCTIONNELS DU TRAITEMENT CHIRURGICAL (CORRECTION) André Duranceau, Samuel R.Fisher, M.Wayne Flye, R.Scott Jones, Raymond W.Postlethwait, Will C.Sealy SUPPLÉMENT HISTORIQUE L'ÉVOLUTION DE LA MÉDECINE AU QUÉBEC: VII Edouard Desjardins NOUVELLES NÉCROLOGIE REVUE DE LIVRES 200% \\ 16 org SE A PE Tandéaril Squla laddul Niall her SEU = ais AN sai hae \\ al Sif ou aa! i [ ) Sl ntarses fragtures NtuSIONs ky pi tions Geigy Dorval, F.Q hos a.our quide thérape SEO SRC PE One gear TOME 106 \u2014 No 10 EDITORIAL THE SUPRA SELECTIVE VAGOTOMY: AN IDEAL OPERATION IN THE TREATMENT OF DUODENAL ULCER .Guy Legros and Marcel J.Rheault SPECIAL ARTICLES MADRID-MONTREAL AGREEMENT .Pierre Grondin POST-INFARCTION VENTRICULAR ANEURYSMS: SURGICAL TREATMENT 1112111112 LA LA AA A a anna ee Ramiro Rivera and Jean-Louis Delcan IONIC RELATIONS (K*/CA** + Mg?*) AND (K* + Na*/Ca?+ + Mg®*) IN ALIMENTATION OF WOMEN HAVING ONE SEX CHILDREN: RETROSPECTIVE STUDY .Joseph Stolkowski and Michelle Duc INFLUENCE OF MITHRAMYCIN ON BONE RESORPTION IN ORGAN CULTURE .i, M.Liskova-Kiar SPORT MEDICINE CROSS-COUNTRY SKIING, A SAFE SPORT.7 .J.P.Coté, Y.Saint-Cyr and G.L'Heureux PHYSIATRY TOTAL KNEE PROSTHESIS 1111211000 ea ae ea ane Orhan Ozkan, Louis Joseph Papineau and Denis Bourgeau THE SKELETAL MUSCLE: ITS STRUCTURE AND THE MECHANISMS OF THE CONTRACTION .Roger Vadeboncoeur NUCLEAR MEDICINE GALLIUM-67 SCINTIGRAPHY: Il.CLINICAL ASPECTS .Bertrand J.Vallieres, Gerald S.Johnston, A.Eric Jones and Bruce R.Line BONE SCANNING AND BONE MARROW SCANNING IN PA- GET'S DISEASE (CORRECTION) .Slevin Danais and Alexandre Hadjipaviou TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1977 1345 1346 1351 Mis AA SA A tH Het ttt ts HER EHR HH HSH dad REN HI SHAH EH MONTREAL \u2014 OCTOBRE 1977 OPINION COMMENTS ON BILL C26 AND OPEN DOOR RESEARCH .1392 Monique Camerlain MEDICAL RESISTANCE: THE ULCER OR THE PATIENT?.1394 Roméo Lafrance CASE REPORTS MECKEL'S DIVERTICULUM .cin 1396 Michel Léveillé GAS GANGRENE SECONDARY TO INTRA-MUSCULAR INJECTION Le eee 1400 Mamadou Nestor Nali IMMUNOLOGY RAPID BACTERIOLOGICAL DIAGNOSIS BY COUNTERIMMU- NOELECTROPHORESIS .cian.1402 Serge Montplaisir and Joudy Bahous NEPHROLOGY UREMIC PERICARDITIS .iii 1409 Claude Caron, T.Nawar, P.Montambault and G .E.Plante ECHOCARDIOGRAPHY CHRONIC VIII \u2014 PERICARDIAL EFFUSION .1414 Gérard Tremblay RESTATEMENT OF QUESTION FUNCTIONAL RESULTS OF SURGERY IN OESOPHAGEAL ATRESIA WITH TRACHEOESOPHAGEAL FISTULA (CORRECTION) .iin 1415 André Duranceau, Samuel R.Fisher, M.Wayne Flye, R.Scott Jones, Raymond W.Postlethwait, Will C.Sealy.HISTORY SUPPLEMENT MEDICAL EVOLUTION OF PROVINCE OF QUEBEC .1416 CONDITIONS DE PUBLICATION Tout article publié dans L'Union Médicale du Canada demeure la responsabilité de ses auteurs et ne doit pas être considéré comme engageant la politique générale de la Corporation de L'Union Médicale du Canada.Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d\u2019un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être inédits et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.I! est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l'auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.|! doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de deux illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc etle lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.II est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l'auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu'un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s'il s'agit d'un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L\u2019abonnement est de trente-cing dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Téléphone: 273-3065.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Téléphone: 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.1318 Dalmane Roche\u2019 (flurazépam) Résumé posologique: Indications Insomnies de tout genre, caractérisées par l'endormissement difficile, de fréquents réveils nocturnes et des réveils précoces.Le \u2018Dalmane' peut être administré sans aucun inconvénient pendant une brève période ou comme traitement intermittent à des patients souffrant d'insomnie récurrente ou ayant des heures irrégulières; cependant, son innocuité et son efficacité lors de traitement prolongé n'ont pas encore été établies.Contre-indications Sensibilité connue au médicament.Faute de données cliniques, il est aussi déconseillé chez les personnes de moins de 15 ans.Mise en garde L'innocuité du \u2018Dalmane\u2019 chez les femmes enceintes ou pouvant le devenir n'a pas encore été établie; on devra alors mesurer les effets bénéfiques de ce médicament contre les dangers possibles pour la mère et l'enfant.Précautions Personnes âgées: il est recommandé de limiter la dose d'attaque à 15 mg chez les personnes âgées et fragiles afin d'éviter l'hypersédation, les étourdissements et l'ataxie qui ont été signalés à l'occasion.Troubles émotits: observer les précautions habituelles chez les patients fortement déprimés ou en phase de dépression latente, Des mesures de protection s'imposent chez les malades présentant des tendances suicidaires.Potentialisation de l'action médicamenteuse: les patients doivent s'abstenir de consommer des boissons alcooliques ou de prendre d'autres agents dépresseurs du SNC, lors d'un traitement au \u2018Daimane\u2019.Assuétude physique et psychologique: le 'Dalmane' comme tout autre agent hypnogène doit être administré prudemment aux personnes prédisposées à l'accoutumance ou portées à accroître la posologie d'elles-mêmes.Mesures générales: On devra mettre en garde les patients de redoubler de vigilance dans toute situation exigeant une parfaite acuité mentale ou des réflexes rapides, immédiatement après la prise du médicament.Si le 'Dalmane\u2019 est administré pour une période prolongée, il convient de contrôler régulièrement la formule sanguine et les fonctions rénale et hépatique.Les précautions habituelles s'imposent chez les patients souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique.Les réactions au médicament peuvent varier selon la dose et la susceptibilité individuelle.Effets secondaires Etourdissements, somnolence, sensations ébrieuses et ataxie.Ces réactions sont tout spécialement courantes chez les personnes âgées et fragiles (voir précautions).On a aussi signalé des cas d'hyperséda- tion, de léthargie et de désorientation qui sont probablement imputables à une intolérance ou un surdosage.Posologie et administration Afin d'obtenir les effets bénéfiques optimaux, il importe d'établir une posologie individuelle.La posologie normale pour adultes est de 30 mg au coucher.Chez les personnes âgées et fragiles, on recommande une dose d'attaque de 15 mg jusqu'à l'établissement de la dose efficace.Présentation \u2018Dalmane\u2019 15: capsules à 15 mg (orange et ivoire), 100 et 500.\u2018Dalmane\u2019 30: capsules à 30 mg (rouge et ivoire), 100 et 500.Renseignements complets sur demande ®Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée æ Vaudreuil, Québec CD e récentes études dans un laboratoire e recherche sur le sommeil ont confirmé efficacité première de DALMANE contre nsomnie et prouvé ses effets continus brs de traitement prolongé.u cours de travaux de recherche identi- ues d'une durée de 47 nuits, comprenant 8 jours de médication, les effets de 30 g de DALMANE (flurazépam) et de 100 g de pentobarbital ont été comparés en aboratoire.Après 14 jours, le pentobarbital commencé à perdre de son efficacité, Andis que DALMANE a continué de se évéler efficace même après les quatre emaines de traitement et ce, avec une hase de latence moindre, une durée totale \u20ac réveil diminuée et une période totale de ommeil augmentée.nn De nouvelles preuves scientifiques établissent une nouvelle norme dans le traitement de l'insomnie.Après 28 nuits consécutives, s\u2019est révélé encore efficace.\u201d DALMANE Pentobarbital Paramètres Point de ) | Point de calculés référence référence Jours 2-4 16-18 30-32 2-4 16-18 30-32 Phase de latence (min.) 38.8 16.8 24.7 29.4 29.9 27.7 Durée totale (min.) 67.1 29.3 38.5 62.2 61.2 55.6 de réveil : % de temps de sommeil 86.0 93.9 92.0 87.0 87.2 88.4 Classification: hypnotique ®Marque déposée .Informations additionnelles sur demande 1.Kales A.et coll: Clin.Pharmacol.Ther., 18: 356-363, sept.1975 Hoffmann-La Roche Limitée 2.Kales A.et coll: Arch.Gen.Psychiatry, P Vaudreuil, Québec 23:226-232, 1970 PAAB Ll\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 André Archambault\u201d Pierre Audet-Lapointe\u201d Maurice Bélanger\u201d Martial Bourassa\u2019 Monique Camerlain'\u2019 g Jacques Cantin\u201d a Jean Chagnon\u2019 Claude Chartrand\u201d Louis Dallaire?Pierre Daloze\u201d André Davignon\u2019 Jacques Desmarchais\u201d Ghislain Devroede\"' Robert Duguay\u201d Alain Farley\u201d Pierre Franchebois\u201d RÉDACTEUR EN CHEF: Édouard Desjardins\u201d RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: RÉDACTION: COLLABORATEURS Jacques Gagnon\u2019 Roger Gareau\u2019 Yvon Gauthier?Claude Gouiet\u2019 Pierre Grondin?Jean-Gil Joly\u201d Yves Lamontagne\u201d François Lamoureux?Gilles Lamoureux\u201d Louis-E.Laplante\u201d François Laramée7\u201d Pierre Lavoie\u201d René Lebeau\u2019 Bernard Leduc\u201d Richard Leclaire\u201d Guy Lemieux\u2019 Roma Amyot\u201d Robert Lesage\u2019 Jacques Letarte\u201d André Lussier\"! Ronald Matte\u201d Gérard Mignault?Claude L.Morin\u201d Richard Morisset\u2019 Daniel Myhal\u201d Réginald Nadeau\u201d Roger Poisson\u201d Harry M.Pretty\u201d Paul Stanley\u201d Gérard Trembiay\u201d Pierre Turgeon\u2019 ASSISTANT REDACTEUR EN CHEF ET SECRETAIRE DE LA REDACTION: Marcel Cadotte\u201d Guy Albot® Roma Amyot\u201d Jean-L.Beaudoin'® Pierre Bois\u201d Paul Bourgeois\u201d Georges Brouet® Paul-Louis Chigot® Jean-François Ciers MEMBRES HONORAIRES Roger R.Dufresne\u2019 Henri-F.Ellenberger\u201d Rosario Fontaine\u201d Claude Fortier'® Armand Frappier\u2019 Adélard Groulx7 Albert Jutras\u2019 Raoul Kourilsky® Richard Lessard'® Paul Letondal\u201d Yves Morin'° Gabriel Nadeau?Gilles Pigeon\" Hans Selye\u201d Pierre Smith\u2019 Francis Tayeau?André Barbeau\u2019 Jean-Marc Bordeleau\u2019 Jean-Réal Brunette\u201d Marcel Cadotte\u201d Serge Carrière\u201d Roland Charbonneau\u2019 Michel Chrétien\u201d Gilles Dagenais'® Edouard Desjardins\u2019 Camille Dufault\u201d Origène Dufresne\u201d Charles Dumas\u201d Paul-René Archambault\u201d MEMBRES DE LA CORPORATION Paul Dumas\u201d Michel Dupuis\u201d Maurice Falardeau\u201d Lise-Frappier-Davignon\u2019 Jacques Genest\u2019 Ghislaine Gilbert\u201d Jules Hardy\u201d Murat Kaludi\u201d Otto Kuchel\u201d Claude Laberge'® Lucette Lafleur\u2019 Simon Lauzé\u201d Jean-Louis Léger\u201d Charles Lépine\u201d Jacques Lorrain\u201d André Moisan'® Gilbert Pinard'\u2019 Marcel Rheault\u2019 Gilles Richer\u2019 Rosario Robillard\u201d Claude-C.Roy\u2019 Paul Roy\u2019 Léon Tétreault\u201d Florent Thibert?Jacques Trudel\u2019 Jacques Van Campenhout\u2019 André Viallet\u2019 + Clé \u2014 lieu de résidence: 1 \u2014 Amos: 2 \u2014 Bordeaux: 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes; 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon; 7 \u2014 Montréal.5 8 \u2014 Ottawa: 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke: 12 \u2014 Holden, Mass.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PUBLICITÉ PRÉSIDENT: CONSEILLERS: Jacques Lauzon et Associés Ltée Michel Dupuis Michel Chrétien 50, Place Crémazie, suite 324, VICE-PRÉSIDENT: Florent Thibert SECRÉTAIRE-TRÉSORIER: Marcel Cadotte ASSISTANT TRÉSORIER: Richard Leclaire Édouard Desjardins Jean-Louis Léger Gilles Richer Montréal, Qué.H2P 2S9 Tél.: (514) 382-8630 membre du [E18] ISSN 0041-6959 SECRETAIRE ADMINISTRATIVE: Gabrielle Faucher Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR 1320 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LES MALADIES TRANSMISES PAR VOIES SEXUELLES Le Symposium International sur les maladies transmises par voies sexuelles se tiendra les 31 octobre, ler et 2 novembre 1977, à l\u2019Hôtel Méridien de Montréal, sous la présidence conjointe des docteurs Richard Morisset de l'Hôtel-Dieu et Jean-Paul Brault de Montréal.Les thèmes majeurs porteront: le 31 octobre sur /'ampleur du problème; le ler novembre sur la physiopathologie, l'immunologie et le diagnostic; le 2 novembre sur le diagnostic de la gonorrhée, de la trichomonase, de la chlamydie, de l\u2019herpès simplex hominis et du traitement des infections génitales, telles que les mycoses, la trichomonase vaginale, le tréponème, la gonorrhée, l\u2019hémophilie vaginale, la chlamydia trachomateuse et la mycoplasie.La liste à date des conférenciers se lit comme suit: les docteurs R.J.Arko (E.-U.), M.G.Bergeron (Québec), W.Bowie (Canada), J.P.Brault (Montréal), T.M.Buchanan (É.-U.), F.Catalan (France), V.V.Delektorskij (U.R.S.S.), B.B.Diena (Canada), W.E.Dunkelberg (E.-U.), L.Eidus (Canada), L.P.Elwell (É.-U.), T.G.Fitzgerald (É.-U.), A.T.Hendry (Canada), K.K.Holmes (É.-U.), A.G.Jessamine (Canada), S.S.Kasatiya (Canada), D.S.Kellogg (E.-U.) S.J.Kraus (E.-U.), E.Kurstak (Montréal), N.G.Lambert (Canada), J.E.Martin (E.-U.), Gérard Martineau (Montréal), J.A.McFadzean (Angleterre), Richard Morisset (Montréal), M.Muller (E.-U.), A.S.Paris (France), M.B.Perry (Canada), A.Reyn (Danemark), A.Ronald (Canada), H.I.Sayed (Canada), A.Siboulet (France), S.P.Wang (É.-U.),P.G.Wiesner (É.-U.), A.E.Wilkinson (Angleterre), R.R.Willcox (Angleterre) et Sir Ernest Chain, Prix Nobel (Grande-Bretagne).Le Symposium International est tenu sous l'égide de l\u2019O.M.S., de l\u2019U.V.D.T., de C.D.C., Atlanta, et de L.C.D.C, d\u2019Ottawa.Le comité d\u2019organisation est composé des docteurs Richard Morisset, professeur à l\u2019Université de Montréal et chef de service à l\u2019Hôtel-Dieu, et Jean-Paul Brault, professeur à l\u2019Université de Montréal et urologue de l\u2019Hôpital Notre-Dame, présidents conjoints, et des docteurs Pierre Bois, doyen de Montréal, B.Diena du L.C.D.C.d\u2019Ottawa, S.Kasatiya du laboratoire provincial, E.Kurstak et Sorin Sonea de l\u2019Université de Montréal, G.Tarjan du ministère des Affaires sociales et de de Guise Vaillancourt de l\u2019Université de Montréal.Le comité consultatif est composé des docteurs K.Holmes, A.Siboulet et R.R.Willcox, présidents conjoints, G.Causse, L.Eidus, Jean-Mario Giroux, J.Jefferiss, D.S.Kellogg, H.P.Kuemmerle, Gérard Martineau, N.M.Ovchinnikov, A.Per- drup, R.L.Persad, A.Reyn, Jean Robert, A.Ronald et R.Wiesner.(Communiqué) NOMINATIONS RECENTES CHEZ LES MEDECINS SPECIALISTES Le Bulletin de la Fédération des médecins spécialistes annonce la nomination des nouveaux présidents et secrétaires, a TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 savoir les docteurs Jacques Côté et Denis Bernard (chirurgiens généraux), John Weisnagel et Michel A.Drouin (allergistes), Gilles P.Perreault et Alain Farley (gastro-entérologues), Jacques Lemay et Max Katz (hématologistes), Gilles Richer et Louise Lambin (microbiologistes), Jacques Vigeant et Gilles Amyot (obstétriciens et gynécologues), Maurice Blanchard et André L\u2019Archeveque (pédiatres), Gilles Blanchette et Philippe Bolduc (pneumologues), Jean-Marie Albert et Jacques Garant (psychiatres).(FMSQ-aoiit 1977) CONGRES 1977 DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE Ce congrès s\u2019est tenu à la nouvelle Faculté de Médecine de Paris les 12, 13 et 14 septembre 1977, sous la présidence du docteur Claude Laroche de Paris, assisté des vice-présidents: les docteurs M.Bourel de Rennes, Omer Gagnon de Québec et P.Godeau de Paris.Les participants canadiens à ce congrès furent les docteurs Michel Chrétien de Montréal qui présida une séance et présenta une communication sur « les hormones polypeptidiques et l\u2019endocrinologie moderne », Georges Pelletier de Québec (« localisations tissulaires des hormones hypothalamiques »), Fernand Labrie de Québec (« mécanisme d'action cellulaire des hormones»), J.Dussault de Québec (« évaluation clinique des fonctions thyréotrope et prolactine »), Paul! Roy de Montréal (« artériographie sélective des parathyroïdes »), François Glorieux de Montréal («les hypercalcémies»), R.Collu de Montréal (« contrôles neuro-endocriniens »).LANCEMENT D'UN NOUVEAU JOURNAL : LEUKEMIA RESEARCH Une nouvelle publication vient de paraître à Oxford, Angleterre: Leukemia Research \u2014 Interdisciplinary \u2014 International.La revue paraitra quatre fois par année.Le numéro I du volume I vient de sortir des presses Perga- mon d\u2019Oxford, New York et Francfort.L'éditorial de cette livraison est signé: Sven-Aage Killman et C.N.Muller-Bérat.Le docteur Jean Bernard de l\u2019Hôpital Saint-Louis de Paris est l\u2019éditeur correspondant européen.La liste des collaborateurs français comprend les noms des docteurs Françoise Kelly (Institut Pasteur de Paris), G.Flandrin et M.Seligman (Hôpital Saint-Louis de Paris).Le docteur P.K.Lala (McGill), les docteurs À.Burny, R.Kram et P.Strichmans (Bruxelles) sont des collaborateurs.RECHERCHES SCIENTIFIQUES AU CANADA Diffusée au F.M.de Radio-Canada chaque lundi à 17 heures, ceux qui seront à l'écoute pourront entendre les résultats des recherches cliniques compilés et analysés dans des entrevues 1321 : Cor x um met por ut line ch an 24h it: uilibre &! NX Leg (on leu llence al dec TMS Ces 0 Su > A2 4 ee rois sé SE eee qe Le seul agent antihyperglycémiant (Biguanide) au Canada DO Employé seul D Employé avec sulfamides hypoglycémiants H Employé avec insuline GlucopHAGE permet d'atteindre l\u2019équilibre chez le diabétique obèse od PHARMACEUTIQUES LTEE PHARMACEUTICALS LTD NORDIC Laval Qué.Canada. GlUCOPHAGE Agent antihyperglycémiant + .Comprimés 500 mg (Biguanide) ACTION La metformine (Glucophage) est un dérivé des biguanides qui ne cause pas d'hypoglycémie lorsqu\u2019utilisé chez l\u2019hormme ou l'animal non-diabétique.L'effet antihyperglycémiant du médicament ne peut être observé que chez l'homme ou l'animal diabétique et seulement lorsqu\u2019il y a présence de sécrétion insulinique.La metformine n\u2019a aucun effet sur les cellules Bêta du pancréas.Le mode d'action du Glucophage n\u2019est pas tout à fait connu, On a émis l'hypothèse que la metformine pourrait potentialiser l'effet de l\u2018insuline sur les cellules réceptrices périphériques.La metformine est absorbée rapidement et la presque totalité du médicament est excrétée non- changée en deçà de 24 heures à la vitesse d'élimination de 120 ml/min.D\u2019infimes quantités peuvent être décelées dans les selles.La metformine n'est pas métabolisée.Le produit se concentre surtout dans la muqueuse intestinale et les glandes salivaires.La demi-vie biologique du Glucophage se situe entre 2 heures et 272 heures.Le médicament ne s'accumule pas dans le sang et, même après l\u2018absorption de 2 grammes chez l\u2019homme, la concentration sanguine demeure en dessous de 1 mg %.INDICATIONS Contrôle de l\u2019hyperglycémie chez les patients dont le diabète répond au traitement avec le Gluco- phage.Traitement du diabète stable, bénin, non cétosique, du type adulte ou survenant à la maturité, lequel ne peut être contrôlé par une diète appropriée, l'exercice et la perte de poids, lorsque l'emploi de l'insuline n\u2019est pas recommandé et lorsque ce patient ne répond pas adéquatement au traitement avec les sulionylurées.Le Glucophage peut être utile pour le traitement des patients diabétiques obèses, CONTRE-INDICATIONS \u2014 Sensibilité connue ou allergie à ce médicament.\u2014 Diabète instable et/ou insulinoprive, céto-acidose et coma.\u2014 Patients diabétiques avec complications pré-existantes importantes telles que rétinopathie, néphropathie et névropathie, \u2014 Patients avec diabète latent.\u2014 Durant Certaines périodes de stress, telles qu'infections graves, traumatisme, opérations chirurgicales et phase de récupération subséquente.\u2014 En présence de pathologie hépatique et rénale ou lorsque l\u2019état de la fonction rénale n'est pas connu, \u2014 Chez les patients dont le taux de créatinine sérique dépasse 1.5 mg/100 ml \u2014 Chez les patients souffrant de déshydratation prononcée.\u2014 Dans les cas de collapsus cardiovasculaire ou états pathologiques reliés à l\u2019hypoxémie tels que l'insuffisance cardiorespiratoire, lesquels accompagnent souvent un état d'hyperlactacidémie.\u2014 Chez les patients avec un passé d'acidose lactique.\u2014 Dans l'alcoolisme chronique.\u2014 Quand un patient subit des examens médicaux ou de diagnostic, tels que la pyélographie intraveineuse ou l\u2019angiographie, pouvant provoquer une oligurie fonctionnelle temporaire.\u2014 Durant la grossesse.AVERTISSEMENTS 1.Lemeloi du Glucophage ne peut prévenir le développement des complications particulières au iabète.L'emploi du Glucophage doit être envisagé comme traitement additionnel à la diète et non comme substitut à celle-ci.Le traitement avec le Glucophage devrait être arrêté immédiatement en présence d'acidose lactique.L\"acidose lactique peut survenir durant un traitement avec les biguanides et quelques cas ont été observés avec la metformine.La plupart étaient des cas compliqués par une insuffisance rénale fonctionnelle ou organique importante ou par une insuffisance hépatique grave.Dans quelques rares cas, on a soupçonné une nécrose hépatique, une pancréalite aiguë, un surdosage, pyélographie intraveineuse et aortographie comme ayant contribué à cet état.(Voir Effets vo» secondaires.) .Le risque d\u2019acidose lactique augmente avec la dysfonction rénale, avec la pertubation de la clearance de la créatinine et avec l'âge du patient.Les patients dont le taux de créatinine sérique est au-dessus de la limite supérieure permise ne devraient pas recevoir la metformine, La metiormine devrait être discontinuée si une des maladies aiguës suivantes survient: trouble hépatique cliniquement important, collapsus cardiovasculaire, insuffisance cardiaque, infarctus aigu du myocarde ou autres conditions compliquées par l'hypoxémie.La metformine ne devrait pas être utilisée dans les cas d'artériosclérose avancée, Discontinuer le traitement avec le Glucophage deux jours avant une pyélographie intraveineuse ou une angiographie et reprendre celui-ci après vérification de la fonction rénale.- Arrêter le traitement deux jours avant les opérations chirurgicales.Les patients devraient être avertis de ne pas taire une consommation excessive d'alcool.L'alcool, chez un patient diabétique, peut produire une hyperlactacidémie.PRÉCAUTIONS 1.Choix du patient et examens périodiques Le choix judicieux des patients est important.H est essentiel de bien surveiller le régime alimentaire et d'ajuster soigneusement la posologie.Renseigner le patient sur les réactions hypoglycémiques et leur contrôle lorsque le Glucophage est associé à une sulfonylurée.Des examens de contrôle périodiques sont nécessaires.(Voir Avertissements.) Si des vomissements surviennent, discontinuer le traitement de façon temporaire, exclure la présence d'acidose lactique, et reprendre prudemment le traitement.(Voir Effets secondaires.) .Puisque les effets des hypoglycémiants oraux sur les changements vasculaires et d\u2019autres séquelles à long terme du diabète ne sont pas connus, il faut porter une attention particulière aux complications survenant à court et à long terme.Des examens périodiques de la fonction cardiovasculaire, oculaire, hématopoiétique, hépatique ou rénale sont recommandés.{Voir Avertissements.) .Vérifier à tous les six mois de traitement avec Glucophage si la fonction rénale est en deçà des normes.- Interactions médicamenteuses avec la metformine a) Quand le Glucgphage est utilisé avec une sulfonylurée, 1l faut se rappeler que certains médicaments tels que: sulfamides à action prolongée, tuberculostatiques, phénylbutazone, clofibrate, inhibiteurs de la monoamine oxydase, salicylates, probenecid et propanolol peuvent potentialiser l'effet de cette sulfonylurée.b) On a rapporté une augmentation de 20% du taux d'excrétion d\u2018un anticoagulant, le phenpro- coumon, lorsqu'utilisé conjointement avec la metformine.Le patient recevant du phenpro- coumon ou d\u2019autres anticoagulants devrait être surveillé attentivement lorsque ces deux types de médicaments sont utilisés avec d'autres de façon concurrente, Dans de tels cas, une augmentation importante du temps de prothrombine peut survenir lors de l\u2019arrêt du traitement avec Glucophage avec un risque accru d'hémorragie.\u20ac) Certains médicaments ont tendance à produire de Phypen lycémie et peuvent indurre à une perte de contrôle de la glycémie.Ceux-ci incluent: diurétiques (thiazides, furosemide), les corticostéroïdes, les contraceptifs oraux (estrogène et progestrogène) et l'acide nicotinique.EFFETS SECONDAIRES Les effets secondaires les plus souvent rapportés sont: goût métallique dans la bouche, douleur épigastrique, nausée et vomissement; rarement: de la diarrhée et de l'anorexie.La plupart de ces réactions sont transitoires et peuvent être contrôlées en réduisant la posologie ou en cessant le traitement.On a rapporté, depuis quelques années, un certain nombre de cas d'acidose lactique avec la metformine, Il s'agit d'une complication métabolique sérieuse et souvent fatale, caractérisée par l\u2019acidose (baisse du pH sanguin); déséquilibre électrolytique avec augmentation des valeurs du trou anionique et du taux de lactacidémie ajouté à une modification du rapport lactate/py- ruvate; une azotémie peut aussi survenir.L'acidose lactique peut débuter de façon insidieuse sans symptomatologie spécifique.Une perte de poids inexpliquée ou de l'anorexie peuvent laisser présager le début et précéder l'ensemble des manifestations cliniques de l\u2019acidose lactique soit: nausée, vomissement, hyperpnée, malaise et/ou douleur abdominale.Il devrait y avoir soupçon d'acidose lactique s\u2019il y a présence d'acidose métabolique non confirmée par une céto-acidose (acétonurie et acétonémie) et si le patient n\u2019est pas intoxiqué par les salicylates ou l'alcool méthylique ou ne présente pas une acidose d'origine urémique, POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI On devrait, chez un patient diabétique, déterminer sur une base individuelle la posologie minimale permettant une réduction adéquate du taux de glycémie.Le Glucophage devrait être discontinué lorsque, lors d'un traitement initial, il n\u2019est pas possible de diminuer le taux de glycémie de façon adéquate.Une perte d'efficacité peut survenir au cours du traitement.Il est recommandable de vérifier la contribution du produit au contrôle de la glycémie en cessant le traitement de façon semi-annuelile ou au moins annuellement, tout en surveillant attentivement l\u2019état du patient.Le médicament ne devrait pas être réutilisé si le besoin de celui-ci n\u2019est pas manifeste.Chez certains diabétiques, un traitement de courte durée peut suffire durant des périodes transitoires de perte de contrôle de la glycémie.La posologie initiale habituelle est un comprimé (0.5 g) trois fois fa jour.La dose maximale ne devrait pas dépasser 2.5 grammes (5 comprimés) par jour.Dans le but de minimiser l'intolérance gastrique, telle que nausée et vomissement, Glucophage devrait être pris avec de la nourriture dans la mesure du possible.PRÉSENTATION Comprimés blancs, ronds, convexes, sécables, imprimés NORDIC, dosés à 500 mg chacun.Flacons de 100 et 500 comprimés.PHARMACEUTIQUES LTÉE N RIDII PHARMACEUTICALS LTD Laval, Qué.Canada.rs y > es von woos animées par Alain Hogue, sous la réalisation à Ottawa de Gérard Sauvé.Le calendrier pour septembre et octobre 1977 est le suivant: 17 septembre: La tomographie axiale commandée par ordinateur (l\u2019émi-scanner).Une méthode révolutionnaire de radiographie simplifiée surtout utile pour les lésions cérébrales.26-septembre: L'utilisation des ultrasons pour soins médicaux (l\u2019échotomographie).Diverses applications des ultrasons, particulièrement en obstétrique: d\u2019autres applications surtout en gynécologie et dans la chirurgie de l\u2019oeil.3 octobre: Recherches médicales | \u2014 Quelques-uns des principaux travaux effectués concernant les maladies des reins (transplantations), dépistage de tumeurs, diverses sortes de greffes réussies.De même en rhumatologie, les diverses recherches pour traiter les maladies rhumatismales reliées à des formes d\u2019arthrite.Invité: docteur Hans Uthoff, orthopédiste, Unité de rhumatologie, Hôpital général d'Ottawa.10 octobre: Recherches médicales II \u2014 Suite logique de l\u2019émission précédente.Mais en plus des chercheurs de l'Hôpital général d'Ottawa relié à la Faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa, un chercheur du Centre hospitalier de Sherbrooke présente d\u2019importants travaux sur les causes des formes d\u2019arthrite les plus répandues.Invité: docteur Léonard Bélanger.17 octobre: Neurologie et psychiatrie.Il s\u2019agira surtout des anomalies chimiques et physiologiques reliées aux maladies neuropsychologiques ou à l\u2019épidémiologie neuro-psychiatrique.Dans les aspects génétiques, il sera question du stress et de l\u2019écologie en rapport avec des aspects de la schizophrénie.La psychopharmacologie entrera comme recherche sur les remèdes influençant les problèmes psychosomatiques, particulièrement en étudiant le rôle et la qualité du sommeil.24 octobre et 31 octobre: Infestation et épidémiologie I et II.Il sera question de vaccination antiépidémique comme les vaccins contre les grippes asiatique et porcine.Les pesticides ou insecticides et leurs effets utiles ou nuisibles avec leurs effets secondaires seront étudiés particulièrement dans les recherches pour combattre la tordeuse des bourgeons d\u2019épinette ou les diverses épidémies d'insectes comme les fourmis et les sauterelles.Indirectement, l\u2019on parlera des recherches sur les maladies contagieuses ou infectieuses, comme les fièvres épidémiques amenées par les insectes.(Communiqué) UNE SECTION «MÉDECINE DU TRAVAIL » ORGANISÉE À L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL À compter du ler septembre 1977, une section « Médecine du travail» verra officiellement le jour à l\u2019Université Laval.Cette section, dirigée par le docteur Raymond Laflamme, viendra se greffer au Service de santé aux étudiants de Vie étudiante.Elle s\u2019inscrit dans le sens d\u2019une recommandation du Conseil exécutif, votée en janvier 1977, et elle est le résultat d\u2019une étroite collaboration entre le Service de santé aux étudiants et la Division des relations de travail du Service du personnel.De façon spécifique, la section « Médecine du travail » aura pour objet la préservation et l\u2019amélioration de la santé des employés de l\u2019Université par l'établissement systématique d\u2019un calendrier d\u2019examens médicaux, de vaccination pour certaines catégories de personnel, pour la mise en place d\u2019un enseignement de l'hygiène et par une étroite collaboration aux programmes de sécurité.1323 Ce nouveau Service permettra également d'assurer des soins d\u2019urgence et de donner des conseils immédiats dans les cas de blessures et maladies légères ou graves survenant au travail.Les employés qui ont subi des blessures, qui ont été malades ou qui ont des problèmes de comportement (alcoolisme, toxicomanie, absentéisme excessif, etc.), nécessitant une absence-maladie durant trois jours ouvrables consécutifs, devront maintenant consulter ce Service à leur retour au travail.La section « Médecine du travail » du Service de santé de l\u2019Université fera appel aux services de trois médecins à temps partiel et à ceux de deux infirmières permanentes.Ce sont les docteurs Raymond Laflamme, Suzanne Trempe-Gourdeau et Guy Vallières.Les infirmières sont Mesdames Nicole Roy et Claire Bélanger.La mise en place de cette nouvelle clinique de santé est le résultat d\u2019une étroite collaboration entre le Service de santé aux étudiants et la Division des relations de travail du Service du personnel dont le directeur est Jean-Guy Deschamps.(Au Fil des Événements) ÉLECTIONS AU CENTRE ST-FRANÇOIS D'ASSISE Au cours de l'assemblée annuelle tenue le 7 juin 1977, les membres du Conseil des médecins et dentistes de l\u2019Hôpital Saint-François d'Assise ont procédé à l\u2019élection de leur Comité exécutif pour l\u2019année 1977-1978.Le Comité exécutif 1977-1978 est composé des membres suivants: président: docteur André Gilbert; vice-président: docteur Michel Marois; secrétaire- trésorier: docteur Pierre Langlois; membres: docteurs Jean Belhumeur et Pierre Morency; directeur général: monsieur Jean-Jacques Minguy; directeur des services professionnels: docteur Gérard Roy.Le Conseil des médecins et dentistes a également désigné le docteur Guy Morin représentant des médecins au Conseil consultatif du personnel clinique de l\u2019hôpital.Le docteur Marcel Lacerte a été nommé représentant des médecins au Conseil d\u2019administration.(Communiqué) NOMINATION DE DEUX DIRECTEURS GÉNÉRAUX À MONTRÉAL M.Guy St-Onge succède à M.Jean-Claude Martin au poste de directeur général de l'Hôpital Sacré-Coeur de Cartierville.M.Martin a été récemment nommé directeur général de l\u2019Association des Hôpitaux du Canada.M.Jacques Laflamme, ancien directeur général du CEGEP de Saint-Jean, vient d\u2019être nommé directeur général de l\u2019Hôpital du Haut-Richelieu, également à Saint-Jean d\u2019Iberville.(Communiqué) LE DOCTEUR ANDRÉ BARBEAU, MEMBRE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE DE L'AMYOTROPHIC SCLEROSIS SOCIETY OF AMERICA Le docteur André Barbeau, directeur du service de neurologie à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, vient d'être nommé membre du comité scientifique de l'Amyotrophic Lateral Sclerosis Society of America, fondé pour l'étude de cette 1324 maladie neurologique rare comportant une forme de paralysie et de sclérose du système nerveux à pronostic grave.(Communiqué) FMOQ \u2014 FORMATION MÉDICALE CONTINUE Le programme 1977-78 comprendra, à Montréal, à l'Hôtel Bonaventure, les 15 et 16 septembre 1977, Le clinicien et l\u2019homme au travail (frais d\u2019inscription: $60); les 17 et 18 novembre 1977, La gériatrie (frais d'inscription: $60); les 6, 7 et 8 avril 1978, Les urgences (frais d'inscription: $100); à Québec, à l\u2019Hôtel Loews le Concorde, les 16 et 17 février 1978, La gériatrie (frais d\u2019inscription: $60); les 4 et 5 mai 1978, Le clinicien et l\u2019homme au travail (frais d'inscription $60).Renseignements: Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, 1440 ouest, rue Ste-Catherine, suite 1100, Montréal, Québec H3G 1R8 \u2014 téléphone: (514) 878-1911.(Communiqué) LE DOCTEUR MICHEL CHRÉTIEN, LAURÉAT DE « CLARKE INSTITUTE OF PSYCHIATRY » DE TORONTO Le docteur Michel Chrétien, directeur du laboratoire des protéines et des hormones hypoph ysaires de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, vient de recevoir le Prix annuel de recherche de « Clarke Institute of Psychiatry» de Toronto.Ce prix lui sera remis à Saskatoon.Le docteur Michel Chrétien a été également invité à participer à un congrès scientifique médical qui se tiendra à Genève organisé par l\u2019Académie des Sciences médicales de Suisse.Le docteur Chrétien participe à un symposium sur « les hormones hypothalamiques et hypophysaires» qui se tiendra les 28 et 29 octobre 1977.(Communiqué) 6e SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LE SPORT ET LA MÉDECINE Le 6e Symposium international sur le sport et la médecine aura lieu à l'Hôtel Sheraton Mont-Royal de Montréal les 19, 20 et 21 octobre 1977.Il y sera question: 1) de la physiologie des sports (rapporteurs: Michel Bédard, Arthur Sheedy, Ejnar Ericksson et Paul Phaneuf); 2) de l'épaule (Morris Duhaime, Fred Allman, Karim Austin); 3) de la fatigue dans le sport (Richard Montpetit, Jean-Paul Bédard, Jean Lapierre et David Reid); 4) de la cheville (Robert Gordon, Morris Duhaime et Benoit Poitras, Fred All- man); 5) de l'orientation de la recherche (Albert Taylor, Allan MacKenzie, Benoit Roy, Ejnar Ericksson); 6) d'un peu de tout (Réjean Grenier, Paul Raby, Edward C.Percy, Réal Lemieux); 7) du hockey (M.Houston, Claude Chapleau, Morris Duhaime, Georges Larivière, Michael Houston); 8) de la réadaptation de l'athlète blessé (Mary Ann Dalzell, David Reid, Jacques Duran- ceau); 9) de la prévention des blessures (D.Johnson, Laval Leclerc, Lynn Wallace); 10} du genou (M.Duhaime, Benoit Poitras, David Macintosh, C.A.Laurin, R.Gordon); 11) des problèmes particuliers (D.Anderson, R.Leach, N.Grace); 12) des aspect médicaux du ski, Richard Montpetit, E.Ericksson, Robert Gordon.L'UNION MÉDICALE DU CANADA en EET Pen So es RTS etes res ez po \u2014 Cae CEE rr i.Gs gps: poe Ei 2 oo Err cs a.gay TEE ERR \u201ca aan [ _ .La épression Anafranil ÿ CEE 4 4 Fi > * ly \\%, 4 rs 3 Lp» ; | N ' - : ii \u201d ff \u201cps of dy?u Ur x \u2014 Ba vg a ¥e La : 5 ok 4 JI Hy > + 24 Lu 8 fé wd 4 rv\u201d Yu { yr $ a 74 \u201cN > # ; pes Ar ad : \u201cF o\\ CL = 3 ye 7e Zz Pe Te 4 i & 2% .a) a y eB ; .ls ; = 8 2x où A \u201cGrâce : à Anafranil, lavie a repris son cours normal.Anafranil procure au patient 1.une amélioration de l'humeur (souvent en 3 à 5 jours) 2.un soulagement des symptômes somatiques 3.un apaisement de l'anxiété liée à la dépression É Anafranil Geigy Dorval Pa.Hos 18: G-7004R Le numéro de page de prescription figure dans la liste des an a < LJ Face à la dépression: Anafranil Antidépresseur Indications et utilisation clinique L'Anatranil (chlorhydrate de clomipramine) est indiqué dans le traitement médicamenteux de la maladie dépressive, y compris la phase dépressive de la psychose maniaco-dépressive et la mélancolie d'involution L'Anafranil semble doué d'un léger effet sédatif qui peut être utile dans le soulagement de la composante anxiété souvent présente dans ta dépression Contre-indications On ne doit pas administrer l'Anafranil en même temps que, ou moins de quatorze jours après l'administration d'un inhibiteur de la monoamine Oxydase sans s\u2019exposer à l'apparition de crises d'hypertension sérieuse avec, parfois.issue fatale L'Anafranil est contre-indiqué chez les patients atteints de troubles hépatiques.ne pas l'administrer lorsque l\u2019anamnèse révèle des dyscrasies sanguines L'Anafranil est contre-indiquê chez les patients qu'on sait hypersensibles à cet agent L'Anafranil est contre-indiqué en présence de glaucome car ses eftets atropiniques peuvent aggraver cet état Utilisation durant la grossesse: L'innocuité de cet agent chez les femmes enceintes n'a pas été établie.L'Anafranil ne doit donc pas être administré aux femmes en âge d'avoir des enfants, surtout durant le premier trimestre de grossesse.à moins que, de l'opinion du médecin traitant.les avantages prévus pour la patiente ne l\u2019emportent sur les dangers possibles pour le foetus Mises en garde Les avertissements suivants s'appliquent à l'Anafranii et aux autres antidépresseurs tricycliques Les agents tricycliques peuvent abaisser le seuil de convulsion.Leur administration doit donc se faire avec prudence chez les patients atteints de troubles convulsifs L'étude d'électrocardiogrammes suggère que l\u2019Anafranil ne doit pas être utilisé en présence d'insuffisance cardiaque ou circulatoire prononcée.ni après un infarctus myocardique de date récente ou une cardiopathie ischémique.L'Anatranil possède aussi une action hypotensive qui peut être nuisible dans ces cas, la prudence s'impose donc chez tes patients susceptibles d'avoir des accès d'hypotension Les agents tricycliques peuvent produire une rétention urinaire; les utiliser avec circonspection chez les patients atteints de troubles urinaires, surtout en présence d'hypertrophie prostatique Les antidépresseurs tricycliques peuvent provoquer un lléus paralytique, surtout chez les patients âgés ou hospitalisés.I! faut donc prendre des mesures appropriées si la constipation survient Tenir l'Anafranil dans un endroit sûr.hors de la portée des enfants Précautions à observer Ne pas perdre de vue le fait que les patients très déprimés peuvent avoir des idées de suicide, et ce, même après une rémission marquée de leur maladie.Une surveillance étroite de ces patients s'impose donc durant le traitement à l'Anafranil: au besoin, les hospitaliser ou les soumettre simullanément a une sismothérapie électrique Possibilité de réveil d'une schizophrénie latente, ou d'aggravation de manifestations psychotiques déjà existantes chez les schizophrènes.Les patients avec tendances maniaco-dépressives peuvent montrer des changements vers des manifestations hypomaniaques ou maniaques, possibilité de stimulation excessive chez les patients hyperactits ou agités.Dans ces cas, considérer une réduction ou l'arrêt de l'Anafranil Comme l\u2019Anafranil peut produire une sédation, surtout durant la phase initiale du traitement, on doit avertir tes patients du danger de s'engager dans des activités exigeant une vigilance mentale, du jugement et une coordination physique Se souvenir que l'Anafranil peut bloquer les effets pharmacologiques des hypoten- seurs comme la guanéthidine et autres agents semblables.La prudence s'impose lorsqu'on prescrit l'Anafranil en présence d'hyperthyroïdie ou à des patients qui prennent conjointement une médication thyroïdienne.Bien que rarement, l'administration de composés fricycliques en même temps qu'une médication thyroïdienne a été témoin d'arythmies cardiaques transitoires On a signalé des cas d'ictère par obstruction et d'hypoplasie médullaire avec agranulocytose On recommande de faire des numérations globulaires périodiques et des tests de la fonction hépatique chez les patients qui reçoivent l'Anafranil durant des périodes prolongées.Réactions indésirables Les réactions suivantes ont été signalées en cours de traitement à l'Anafranil ou à d'autres antidépresseurs tricycliques Effets sur le Systeme nerveux central.somnolence.fatigue excessive, insomnie, effets extrapyramidaux comme tremblements et ataxie, céphalée.anorexie et convulsions.Des neuropathies périphériques ont aussi été signalées durant l'administration d'agents tricyctiques Effets sur le comportement: agitation, excitation, accès de manie ou d'hypomanie, réveil d'une psychose, confusion, concentration perturbée, hatlucina- tions visuelles.Effets sur le système nerveux autonome: xérosiomie, vision trouble, difficultés de l'accommodation, constipation, iléus paralytique.troubles de la miction, diaphorèse, nausées et vomissements Effets cardiovasculaires: hypotension (orthostatique surtout, avec vertiges).tachycardie, syncope, arythmie, asystolie, changements dans l'électrocardiogramme (y compris aplatissement ou inversion de l'onde T) et perturbations de la conduction cardiaque Effets hématologiques et autres effets toxiques: une agranulocytose.qui représente une réaction d'hypersensibilité.a été signalée.Possibilité d'éosinophille Ictère par obstruction, réactions cutanées de nature allergique.photosensibilisation, troubles intermittents de l'appétit, douleurs abdominales, changements dans la libido el gain pondéral Posologie et mode d'emploi Patients âgés et adolescents exceptés: une dragée (25 mg) 3 fois par jour au début; augmenter jusqu'à six dragées (150 mg} ou plus par jour, selon le besoin On ne recommande pas habituellement une posologie excédant 200 mg par jour en traitement ambulatoire.Des doses allant jusqu'à 300 mg par jour peuvent parfois être nécessaires chez des patients plus gravement malades et hospitalisés Patients âgés et adolescents: 20 à 30 mg par jour: augmenter de 10 mg par jour au besoin, selon la tolérance et la réponse du patient au médicament Présentation Chaque dragée lenticulaire.jaune pâle, estampillée du sceau (Ge1gy), renferme 25 mg de chlorhydrate de clomipramine Egalement, dragées triangulaires, jaune pâle, estampiliées du sceau (Geigy).dosees à 10 mg de chlorhydrate de clomipramine Fiacons de 50 et 500 Monographie fournie sur demande aux médecins et pharmaciens Références: 1.Rompel, H.The Treatment of Depression, Med.Proc.13, 631, (1967) 2.Clarke, F.C.The Treatment of Depression in General Practice.S.Afr Med.J.43, 23.(1969) 3.Lasich, AJ.Clinical Evaluation of a New Anti-Depressant (Anafranil), Med.Proc.14, 312 (1968) Geigy Dorval, PQ.H9S 1B1 G-7004R SYMPOSIUM SUR L\u2019INSÉMINATION ARTIFICIELLE ET LA PATERNITÉ Dans le cadre de la série: « Les symposia Marcel-Piché, la bioéthique et la loi », un symposium a été tenu le 23 septembre 1977 à 13 heures, à l\u2019Auditorium de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Les conférenciers furent le juge Lucien Tremblay, juge en chef de la Cour d\u2019 Appel (mot de bienvenue), M.Roger Gaudry, conseiller du recteur en relations universitaires internationales (président de l\u2019assemblée), le docteur Jacques E.Rioux, professeur agrégé en gynécologie à Laval, le docteur Joachim Sousa- Poza, professeur agrégé en psychologie, Université de Sherbrooke, M.Jean-Louis Beaudoin, avocat, commissaire de réforme du droit du Canada, et M.David J.Roy, directeur du Centre de Bioéthique de Montréal.(Communiqué) LE CONGRÈS DE NUTRITION DE L\u2019HÉMISPHÈRE OCCIDENTAL À QUÉBEC Le 5e Congrès de nutrition de l\u2019hémisphère occidental (Western Hemisphere Nutrition Congress V), organisé pour la première fois en dehors des États-Unis par plusieurs sociétés scientifiques, canadiennes, américaines et latino-américaines: la Société canadienne de nutrition, l\u2019American Institute of Nutrition, le Département of Foods and Nutrition of the American Medical Association, la Sociedad Latino-Americana de Nutricion et I\u2019 American Society for Clinical Nutrition.Ce congrès a duré du 15 au 18 août au Centre municipal des Congrès de Québec.Le comité local du congrès était sous la présidence du docteur Germain Brisson du Centre de recherches en nutrition de l\u2019Université Laval.(Communiqué) CONFÉRENCE INTERNATIONALE 1977 SUR LE CANCER ET L'ENVIRONNEMENT Cette conférence, qui aura lieu à l\u2019Hôtel Bonaventure les 13 et 14 octobre 1977, est organisée par l\u2019Institut d\u2019hématologie- oncologie de Montréal, en collaboration avec la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, l\u2019Institut du cancer et l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur.Le président du congrès est le docteur Guy St-Arnault.Les rapporteurs seront les docteurs Germain Beauregard, président du Conseil des médecins et dentistes, Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal; Pierre Band, directeur du groupe de recherche clinique, Institut du cancer de Montréal; Marcel Cantin, directeur du département de santé communautaire, Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal; Jean-Jacques Gauthier, chef du service de pneumologie, Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal; Jacques Gougoux, directeur du service de pneumologie, Commission des accidents du travail du Québec; Jacques LeMay, secrétaire de l\u2019Institut d\u2019hématologie-oncologie de Montréal; Arthur Pagé, chef du département de chirurgie, Hôpital du Sacré-Coeur; Raynald Pineault, département de la santé publique, Université de Montréal; Jean-Paul Ramsay, président de l\u2019Association d\u2019entraide Ville-Marie; Lorraine Trempe, président de l\u2019Association médicale du Québec; de Guise Vaillancourt, vice-doyen et directeur de l\u2019enseignement médical continu, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Madeleine Blanchet, chef du service des études épidémiologiques, ministère des Affaires sociales du 1327 Québec; Gilles Blanchette, service de pneumologie.Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal; Jules Brodeur, directeur, département d'hygiène des milieux, Faculté de Médecine, Université de Montréal: André Lebrun.vice-président, Institut d'hématologie-oncologie de Montréal; René Simard, président.Conseil de la recherche en santé du Québec.Les conférenciers d'honneur sont les docteurs R.C.Urtasun, R.Feld, S.P.Richman, M.S.Strauss, H.F.Stich, P.Ruder- man, le juge René Beaudry, J.Pigeon, J.Higginson, J.Wagoner, G.Thériault, C.McDonald, D.Ewitt, R.Walter, B.Gori, Ernst Wynder et autres sommités.MÉDECINE: RÉSULTATS TRÈS SATISFAISANTS AUX EXAMENS DU LMCC Cette année, 161 des 164 étudiants finissant leur 4e année de médecine à l\u2019Université Laval se sont présentés aux examens du L.M.C.C.qui, rappelons-le, ne sont pas obligatoires pour pratiquer la médecine au Québec.Quatorze d'entre eux ont échoué, ce qui représente un taux de 8.6% d'échecs à comparer à une moyenne nationale de 6% d'échecs.C\u2019est la seconde année consécutive que Laval abaisse son taux d\u2019échec au-dessous de 10%.Rappelons que, pour des raisons que nous avons discutées, le taux d\u2019échec est généralement plus élevé dans les universités francophones que dans les universités anglophones.Aussi, les résultats sont estimés satisfaisants par les autorités de la Faculté de médecine.(Au Fil des Événements) LE PREMIER CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES PATHOLOGISTES DU QUÉBEC CONSACRÉ À LA PATHOLOGIE DU FOIE Du 5 au 8 octobre 1977, se tiendra à Québec, à l\u2019Hôtel Hilton, le premier congrès annuel de 1\u2019 Association des pathologistes du Québec.Les pathologistes du Québec tiendront leur congrès simultanément à celui des médecins de langue française du Canada, répondant en cela à une invitation de l'Association des médecins de langue française qui désire ainsi favoriser et accroître les interactions entre les professionnels de la médecine.Ce congrès qui regroupera quelque 125 pathologistes du Québec aura pour thème: la pathologie du foie.C'est ainsi que le jeudi 6 octobre sera consacré essentiellement à des communications d'ordre thématique concernant différents aspects de la pathologie hépatique, qui seront dirigées, pour la plupart, par un éminent spécialiste soit le docteur Khamal G.Ishak, chef de la section de pathologie hépatique et de pathologie pédiatrique de l\u2019Institut de pathologie des Forces Armées à Washington.La journée suivante, le vendredi 8 octobre, sera ouverte à des communications sur différents sujets tels la dermatopathologie du col utérin, les tumeurs osseuses et les lésions pulmonaires néoplasmiques.À l'occasion de ce congrès, se tiendra également l'assemblée générale annuelle des membres de l\u2019Association des pathologistes du Québec dont le président est le docteur Marcien Fournier.Comptant un peu plus de 200 membres, cette association a été formée récemment à la suite d'une scission avec l\u2019Association des médecins de laboratoires du Québec.La responsabilité de l'organisation de ce congrès relève du docteur Réal Lagacé qui fait office de coordonnateur.Le docteur Lagacé appartient au service d'anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.1328 CoActifed Comprimés/Sirop/ Expectorant Antitussif \u2014 Expectorant\u2014 Décongestionnant Indications: Sirop/ comprimés.Pour le traitement de tous les genres de toux surtout celle qui accompagne le rhume banal et la bronchl- te aiguë.Expectorant CoActifed.M&mes indications que pour le sirop et les comprimés contre la toux CoACtifed.Indiqué également dans les cas qui nécessitent une action expectorante efficace lorsqu'il y a accumulation de sécrétions dans la trachée et les bronches.Mise en garde: Prescrire avec prudence aux sujets hypertendus ou recevant des Inhibiteurs de la MAO.II faut recommander aux sujets dont la tolérance au médicament n'a pas été déterminée de ne pas conduire de véhicule ni de faire fonctionner de machine compliquée.Les effets dépressifs des antihistaminiques s'ajoutent à ceux des autres médicaments affectant le systéme nerveux central.il faut donc mettre le malade en garde contre la consommation dalcool ou l'usage concomitant d'hypnotiques.de sédatifs.d'agents psychothérapeu- tiques ou autres médicaments dépressifs du SNC.L'administration prolongée d'antinistamini- ques peut.à l'occasion.provoquer une dyscrasie sanguine.Effets secondaires: Certains sujets peuvent ressentir une légère stimulation ou une légère sedation.Surdosage: Traitement: lavage gastrique Immédiat avec une solution à 1% de bicarbonate de sodium.oxygène et respiration artificielle.Si l'on a besoin d'un stimulant.donner de la caféine.Tenir le malade au chaud.10 à 15 Mg de chlorhydrate de méthamphétamine constituent un antidote efficace de la codéine qui aide a maintenir la pression sanguine.Donner de la paraldéhyde en cas de convulsions et d'excitation.Posologie: Adultes et enfants de plus de 12 ans: 2 c.àthé ou 1 comprimé 4 fois par jour Enfants de 6 à 12 ans: 1 c à thé ou V2 comprimé 4 fois par jour Nourrissons et enfants de moins de 6 ans: V2 c.à thé 4 fois par jour Si l'on préfère administrer le médicament plus fréquemment.on peut alors prescrire la moitié de la dose recommandée ci-dessus.à prendre toutesles 3heures.Présentation: Expectorant: Chaque 5 mi de sirop orange.aromatisé aux fruits, contlent 2 mg de chlorhydrate de triprolidine.30 mg de chiorhydrate de pseudoéphédrine, 100 mg de gualfenésine et 10 mg de phosphate de codéine.Flacons de 100 mi et de 1 litre.Sirop: Chaque 5 mi de sirop rouge foncé.aromatisé au cassis, contient 30 mg de chior- hydrate de pseudoéphédrine.10 mg de phosphate de codéine et 2 mg de chlorhydrate de triprolidine.Flacons de 100 mi et de 1 litre.Comprimés: Chaque comprimé blanc, biconvexe.de 10.2 mm de diametre.portant le code Welicome P4B du même côté que la rainure diagonale.contient 4 mg de chlorhydrate de triprolidine.60 mg de chlorhydrate de pseu- doéphédrine et 20 mg de phosphate de codéine.Chaque comprimé équivaut à 2 culllèrées à thé de sirop.Flacons de 10 et de 50 comprimés.Renseignements posologiques supplémental- res disponibles sur demande.x Burroughs Wellcome Ltd.LaSalle, Qué.PAAB \u201cNomdéposé [ccre COM MOT *Nom dé 7 pose béchique - NA ef sould 9 symptom analgé .dt sique ° f d \u2014 HLL: e Hh tusk risa) e les autres * a & es du rhume .h, a , s ¥ % REY 5 NN 5 a.O congesfionnan - anfl .= h A % .LaSalle, Q ue 7 .¥s .i SI a A 3 % 4 Burroughs Wellcome Ltd.istaminique i * Fr es CO _ \u2014_\u2014_ J _ pr \u2014__ _ ___ oo .____ i! rs Ea Bernal frig EA LS re pod] Fis A iy xe Le, I ox Ee en Sao pr PT I rts Lh J, = Ra LL = Te HE ero hE Le Xe peer PEL = = | Maintenant - Ln AAS rvo = pou \u201casthmatiques -\u2014 \".ev 4°, La 3 = a Ne > y ve 1% x + Lv, : ® YER a 1 Pad 1, >» va \\ @ x i Wo a rx | + 37; + £ SN mas | Wy m AR cost .IRR eh inisisintsentibnéints \" JIT En de la documentation noce nes de conclure pH Cie) [i EI Berotec) Ss impose ue LL commelle bronchodilatateur + | dec OIX 33 Bi Yael NWe me, | Allergy, vo ee TA | Be roteci Li Lucey ih fi] Administration d\u2019histamine Administration d'aérosol Adaptation d\u2019après une étude clinique de C.Benjamin Med.Proc.18, 1972 PEFR (%) | | 4 Ok 40} {hu arnof } 30H 20 Berotec 10F Isoprotérénol 0 2 Nr YG Débit expiratoire de pointe Heures Duree d\u2019action DEHRINI Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée = q @ Berotec (bromhydrate de fénotérol) SERS Le cu GUIDE THÉRAPEUTIQUE INDICATIONS ET USAGES CLINIQUES Berotec est indiqué pour le traitement symptomatique de l'asthme bronchique et de diverses affections pulmonaires dans lesquelles un bronchospasme réversible constitue une complication, telle que dans la bronchite chronique ou dans l'emphysème pulmonaire.CONTRE-INDICATIONS Comme toutes les amines sympathicomimétiques, Berotec est contre-indiqué aux malades souffrant de tachyarythmie ou aux sujets accusant une sensibilité connue aux amines sympathicomimétiques.Les agents béta-bloqueurs, comme par exemple le proprano- lol, entravent l\u2019activité de Berotec; I'emploi concomitant de ces deux substances est donc contre-indiqué.MISE EN GARDE Il faut administrer le produit avec prudence et sous surveil- Jance étroite aux malades souffrant de thyrotoxicose, d'arythmies cardiaques et de sténose aortique hypertrophique sous- valvulaire idiopathique, lorsqu'une augmentation éventuelle du gradient de pression entre le ventricule gauche et l'aorte pourrait résulter en une surcharge accrue au ventricule gauche.Administration au cours de la grossesse Nous ne possédons pas de renseignements nous permettant de déterminer les effets ou l\u2019innocuité du fénotérol chez les fermes enceintes.Usage pédiatrique À ce jour, nous possédons très peu de données permettant d'établir l'innocuité et l'efficacité de Berotec chez les enfants.PRÉCAUTIONS À PRENDRE Berotec devrait être administré avec prudence aux malades souffrant d'asthme ou d'emphysème, atteints également d'hypertension systémique, de troubles coronariens, d\u2019insuffisance cardiaque congestive aiguë et récidivante, de diabète sucré, de glaucome ou d'hyperthyroïdie.Berotec doit également être administré avec précaution lorsqu'il est associé avec d'autres amines sympathicomimétiques ou des inhibiteurs de la MAO.Comme pour tous les autres médicaments sympathicomiméti- ques administrés en aérosol, lorsqu'une dose auparavant efficace s'avère insuffisante, il s'agit généralement d'une détérioration dans la condition de l'asthmatique.Le cas échéant, il faut avertir le malade de consulter immédiatement son médecin et de ne pas excéder en aucun cas les doses recommandées d'aérosol.Une résistance paradoxale grave des voies aériennes a parfois été rapportée par quelques malades après inhalations répétées et excessives de préparations sympathicomimétiques.Des décès ont été rapportés à la suite de l'abus de médicaments contenant des amines sympathico- mimétiques administrés en aérosol; cependant, la cause exacte de ces décès n\u2019est pas connue.EFFETS SECONDAIRES Aux doses thérapeutiques (1 à 2 bouffées), on a parfois signalé les effets nuisibles suivants: tremblements, surexcitation, palpitations, étourdissements, céphalées, nausées, vertiges et faiblesse.Parmi les autres rares effets médicamenteux indésirables, il faut citer des vomissements, des malaises épigastriques, de la sudation, de la nervosité, un goût désagréable, de la fatigue, des sensations de fourmillement et de picotement dans les membres et de l'agitation.SYMPTÔMES ET TRAITEMENT D'UN SURDOSAGE Les symptômes de surdosage, énumérés au paragraphe \u2018Effets secondaires\u2019 sont ceux provoqués par une stimulation excessive des récepteurs B adrénergiques.En présence d'une intoxication, l'emploi d'un agent # bloqueur pourrait être envisagé.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION Berotec\u2018 Inhalateur Une dose unique, d'une ou deux inhalations (0,2 à 0,4 mg) supprime habituellement le bronchospasme.Cette posologie d'une ou deux inhalations peut être répétée au besoin jusqu'à 4 fois par jour au maximum.Si le médicament est administré en doses fractionnées, il devrait y avoir un intervalle d'au moins 4 heures entre chaque dose.En règle générale, les malades ne devraient pas dépasser la dose de 8 inhalations par jour (voir: Précautions à prendre).PRÉSENTATION Berotec* Inhalateur Chaque abaissement de la cartouche libère 0,2 mg de Bero- tec sous torme d'une poudre micronisée.Chaque flacon aéro- sol-doseur renferme 200 doses de 0,2 mg de Berotec.RÉFÉRENCES 1.Leifer, K., et Wittig, H.#2 sympathomimetic aerosois in the treatment of asthma.Ann.Allergy 35(2):69-80, 1975.2.Benjamin, C.Étude comparative des effets bronchodilata- teurs de Cinq substances stimulant les récepteurs béta- adrénergiques, chez des patients présentant une obstruction bronchique réversible.Medical Proceedings 18:1.35-40, Juillet 1972.2121, Tranecanadienne, Dorval, Québec HIP 133 e Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée PAAB CCPP B-279F.77 CONGRÈS À KYOTO DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE CHIRURGIE Le congrès 1977 s\u2019est tenu au Kyoto Kaikan Hall du 3 au 8 septembre 1977, sous la présidence des docteurs F.Gerbode et T.H.Sellors.Les thèmes au programme portaient sur l'abdomen aigu.l'ulcère de stress, la chirurgie vasculaire, la transplantation, la gastrectomie totale, les glandes endocrines et la cicatrisation, le cancer, la chirurgie de remplacement, les voies biliaires, l'infection, le choc, le foie et l\u2019hypertension portale, le\u2019 pancréas, les hémorragies digestives, le coeur artificiel.La conférence Grey Turner a été donnée le 7 septembre par le docteur Richard Doll d'Oxford, sur les incidences géographiques du Cancer.(Communiqué) CONGRÈS ANNUEL DE DISTRICT DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF OBSTETRICIANS AND GYNECOLOGISTS Ce congres aura lieu du 5 au 12 octobre 1977 aux Bermudes.Le programme portera sur les infections en obstétrique et en gynécologie, sur les aspects sujets a controverse en gynécologie, sur la présentation de travaux primés et sur les sujets controversés en obstétrique.Parmi les rapporteurs canadiens, on remarque les docteurs F.Naftolin, Jacques Vigeant, Jacques Van Campenhout, Paul Desjardins, R.Usher et Milton Leong de Montréal, Jean Blanchet de Québec, Denis Cloutier de Sherbrooke.Le docteur Jacques Lorrain de Montréal fait partie du Comité d'organisation.(Communiqué) JOURNEES OPHTALMOLOGIQUES DE LAVAL Le département d\u2019ophtalmologie de l\u2019Université Laval tiendra la 7e Journée ophtalmologique au Québec Hilton les 19 et 20 janvier 1978.Le thème de ces Journées portera sur une mise au point du diagnostic et du traitement des uvéites.Les invités d'honneur seront les docteurs G.Richard O\u2019Connor de San Francisco, Robert S.Coles de New York et Conrad L.Giles du Michigan.Le docteur Alain P.Rousseau du Centre Hospitalier de l'Université Laval est le directeur du Comité d'organisation.(Communiqué) IVe - JOURNÉES HÉMATOLOGIQUES ANNUELLES - DE NOTRE-DAME (1977) Dans le cadre de l'Éducation médicale continue » de l\u2019Université de Montréal, ces journées ont été tenues les 14 et 16 septembre 1977 sur le thème: « Actualités en coagulation ».Les conférenciers invités étaient le professeur L.Lorand, Department of Biochemistry and Molecular Biology, North Western University, Evanston, Hlinois, et le docteur F.Jobin, L'UNION MÉDICALE DU CANADA professeur agrégé, Université Laval, hématologiste, Hôpital St-Sacrement, Québec.Les journées ont été organisées par les docteurs Jean-Max Baugé, Suzanne-T.Laurin et Blandine-Y.Gosselin.LAURÉATS DU SALON D\u2019ARTS DES MÉDECINS Le Salon des Arts réservé aux oeuvres des médecins est tenu chaque année sous l\u2019égide de Frank W.Horner Limited de Montréal.Les lauréats de 1977 sont: section photographie en couleurs: les docteurs Robert Gardere d\u2019Ottawa, Henry Jackh de Victoria, Brian Lentle d\u2019Edmonton et S.D.Levinson de Toronto.Section photographie monochrome: les docteurs H.S.Thomson de Calgary et Jean Lagacé de Shawinigan.Section traditionnelle: les docteurs G.E.Ducasse de North Battleford, J.M.Duffin de London, H.Desrosiers de Joliette, S.Marquis de Sainte-Foy, Pau! Morin de Saint-Hyacinthe, Melvin Herzog de Toronto, W.W.Hathway de Saskatoon, Norman Guilbault de Montréal.Section peinture abstraite: le docteur G.M.Fauteux de Montréal.Section des diapositives ou transparents: les docteurs B.Evans de Lakefield, Roland Destroismaisons de Montréal, Jack Yeung de Burlington, Ont., C.A.Pick de Montréal, Granville H.Nickerson de Montréal, Barry Hamilton-Smith de Toronto, N.P.Woods de Kincardine, C.K.Wong d\u2019Emeryville, T.S.Hourigan de Burnaby, G.E.Farrell de Grand Bank.Section «palette club »; les docteurs W.G.Hobbs de Gainsborough, Zygmont Kondzielewski de Humboldt.nécrologie HOMMAGE AU DOCTEUR JACQUES TURCOT: I: chirurgien C\u2019est avec peine que nous apprenions le décès subit du docteur Jacques Turcot, survenu en ce samedi saint, le 9 avril 1977.Tous ceux qui connurent Jacques Turcot, pour avoir oeuvré à ses côtés soit comme résident, soit comme patron, ne pouvaient faire autrement que d\u2019être consternés par le départ inattendu d\u2019un collègue estimé.La condition physique remarquable du docteur Turcot en trompa plus TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Les prix de popularité choisis par les visiteurs de l\u2019exposition tenue à Québec sont les docteurs Kenneth Kolotyluk de Vancouver et W.S.Reid de Silkirk.(Communiqué) LE GROUPE CRM EN IMMUNORÉGULATION Le Conseil de recherches médicales et l\u2019University of Alberta ont signé l\u2019accord qui établit un groupe CRM en immuno- régulation à l\u2019University of Alberta sous la direction du docteur Erwin Diener.Les autres chercheurs principaux de ce groupe sont les docteurs Peter Bretscher, Timothy Mosmann et Thomas Wegman.La subvention de Groupe CRM s\u2019étend sur cinq années pour un total d\u2019au-dessus de $2,500,000.Comme le nom du Groupe le dit, la recherche porte sur les processus de la régulation des réactions immunologiques du corps humain.Celui qui n\u2019est pas un immunologue peut associer la réaction immune aux grands résultats obtenus avant 1950 à la suite des programmes d\u2019immunisation contre les maladies infectieuses.(Communiqué) LA 14e JOURNÉE CLINIQUE ANNUELLE DU CENTRE HOSPITALIER JEWISH GENERAL HOSPITAL La 14e Journée clinique annuelle aura lieu le 19 octobre 1977 et sera consacrée à « l\u2019hépatite: perspectives nouvelles»; tenue sous le patronage du docteur André Aisenstadt, à l\u2019amphithéâtre Block.Elle réunira les conférenciers suivants: les docteurs M.A.Gold, M.Lichter, J.W.Mosley, R.Purcell, J.E.Maynard, T.S.Edgington, D.Gocke, J.B.Hanshaw et S.Krugman.(Communiqué) d\u2019un; seuls ses proches purent dépister l\u2019atteinte lé- thale quelques jours seulement avant l\u2019échéance.Pour tous les chirurgiens qui se sont entraînés à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le souvenir du docteur Jacques Turcot restera comme un monument.Il n\u2019avait pas son pareil et aucun autre patron ne lui ressemblait.De contact exigeant, le docteur Turcot s\u2019imposait cependant par sa force de caractère, sa compétence et son dynamisme.Chirurgien minutieux et habile, anatomiste par formation, le professeur Tur- cot ne pouvait accepter la médiocrité ou le laisser- 1333 aller.Il n\u2019était satisfait que par l\u2019excellence du geste chirurgical.Tout au long de sa carrière d\u2019ailleurs, sa chirurgie se caractérisa par la précision du geste, la délicatesse anatomique et le savoir-faire chirurgical.L\u2019assurance de son jugement se doublait d\u2019une sagacité acquise par l\u2019expérience.Formé à l\u2019école de l\u2019Hôtel-Dieu par les chirurgiens Vézina, Roy et Petitclerc, au Memorial Hospital for Cancer and Allied Diseases de New York, puis à la Clinique Mayo de Rochester, Jacques Tur- cot ne mit que très peu de temps pour s'imposer.Sa réputation dépassa rapidement les limites hospitalières.Ses débuts furent marqués à l\u2019enseigne de la science et de l\u2019innovation.Fils et petit-fils de médecins, le docteur Jacques Turcot suivit les traces que ses pères souhaitaient et rarement, il a dû les décevoir.En 1946, le Service de chirurgie organisa un Cours de chirurgie à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec et le docteur Turcot en fut l\u2019un des fondateurs et l\u2019âme directrice.Cette école de chirurgie a formé plus de 80 chirurgiens généraux.Le chirurgien se doublait d\u2019ambition universitaire et rapidement, il gravit les échelons académiques, devint secrétaire du Département de chirurgie, puis directeur en 1972.Pour lui, l\u2019enseignement et les soins au patient étaient deux entités inséparables.Sur les scènes nationale et internationale, Jacques Turcot représente sûrement le chirurgien canadien- français le plus connu et le plus estimé.La liste des nominations acceptées par le docteur Turcot, au niveau des divers organismes professionnels tant provincial que canadien et américain, témoigne de ses qualités exceptionnelles.Parmi plusieurs, je n\u2019en mentionnerai que trois: Gouverneur de l\u2019American College of Surgeons, membre de la James V Association of Surgeons, président du Collège Royal des chirurgiens et médecins du Canada (1968-1970).C\u2019est à cette période que sa carrière a atteint son apogée.Son influence sur l\u2019évolution de la médecine canadienne s\u2019est également faite sentir particulièrement au niveau du Centre R.Samuel McLaughlin, centre de dosimétrie mis sur pied par le College Royal pour l\u2019enseignement et les examens de spécialités.C\u2019est en témoignage de son oeuvre que le gouvernement canadien lui décernait, en 1974, le titre d\u2019Officier de l'Ordre du Canada.C\u2019était reconnaître, en la personne du docteur Jacques Turcot, un chirurgien universitaire de grande classe et un humaniste de grande tradition.1334 Jacques Turcot n\u2019est plus.Les chirurgiens de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et les anciens résidents du Cours de chirurgie garderont toujours de lui le souvenir d\u2019un chirurgien exigeant, compétent et fier d\u2019être ce qu\u2019il était.Son contact permit, à plus d\u2019un, une remise en question dans l\u2019apprentissage du rôle de chirurgien et de professeur.Jacques Turcot restera à plus d\u2019un titre un exemple à suivre.Louis DIONNE Il.LE DOCTEUR JACQUES TURCOT: (1914-1977) universitaire Le docteur Jacques Turcot a été foudroyé à son cabinet de consultation le 9 avril dernier, puis transporté d\u2019urgence à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec où on devait constater son décès.C\u2019est ainsi qu\u2019il retournait une dernière fois à l\u2019Hôpital où il a passé la plus grande partie de sa vie au service de ses malades, de l\u2019enseignement et des tâches administratives qu\u2019il trouvait le temps d\u2019assumer comme seuls les hommes très occupés sont capables de le faire.H fut un universitaire au plein sens du mot, soucieux de la qualité de son enseignement, modèle pour ses étudiants par la rigueur de ses interventions, méthodique, exigeant pour lui-même, ce qui lui permettait de l\u2019être pour ses disciples, toujours prêt à combattre pour défendre un enseignement qu\u2019il voulait adapté aux exigences de notre siècle et soumis à des critères de qualité qu\u2019il a contribué à définir et à mettre en pratique.Fils du regretté docteur René Turcot et d\u2019Y vonne Légaré, Jacques fit ses études médicales a la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval et se spécialisa en chirurgie générale à Québec, puis à New York et à Rochester.Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, F.R.C.S.(C), F.A.C.S., il fut successivement nommé membre honoraire du Royal Australian College of Surgeons, de la James V Surgical Society et du Royal College of Surgeons of England.En 1943, il épousait Thérèse Amyot et de cette union naquirent six enfants, dont deux sont au- jourd\u2019hui médecins.Compagnon de ses enfants, il les initia précocement à la vie de plein air et aux sports, et particulièrement à l\u2019aviron.Il dirigeait leur entraînement avec une ardeur et une sévérité apparente qui les conduisit à de nombreux trophées.Jacques les accompagnait de compétition en compétition, transportant l\u2019équipement sur le toit de sa voiture.Il était fier des succès de ses fils et racontait longuement les péripéties de leurs exploits.Mais, sa foi dans le sport dépassa le cadre de sa famille et, en 1959, on le retrouve Commodore de la Fédération nautique de Québec (canotage), puis en L'UNION MÉDICALE DU CANADA PSC .oc a 5 J xz £3 xx eu a pr Pr Le Lye 5 ox a, ve eet Kahye RES ae Capri Eras tegen ras = es Sr a Te = oes = geo SE oar mE ss en tra EE = 5 = co Sense per EY, Se, EE NT Sct, gra pi ie ht GS YE, fe Lt rh get fit Ee = EE rs ; = rea Saas SETS verre ME ach rer Etes x = Ey EA ar RE Co TEE res Sa = gor = ges AE ra si ES pe es x RRR RRR \u2014 RO EEE EEE nn = = \u2014__ = che LT = = igi TER ali = a = SEEN iy £ Eos 5 Ec on 1 : = = = , i 2 rs of = ae ie i i = i Se i i £5 = I = ii = a = = = = as = 3 É = æ fie zu Le Ai Ë ist \u20ac se i 6, 24 a = L HE = = 3 A ab i = i i du A 5 = = + ise 2 i 7% = = = / & Te = Fe = Le = E San = = = i oo Bo 2 Tet = a a zi 55 = .= i= L dé AT 2 on y = 288 i , a, = ë A 3 2 ps Z se à i 3 Sa iG Lu a a % Bi 3e él = & 2 CS A ¥ : ba #3 il = = = = \u201c Ÿ = = z i 2 = a \u2026.k i a 2 ios ik ic À £ i + = 3 x 2 = a = En = 4 = is i = - = = É Rl Ba = & = = SEE HE 5 i i #5 = a # act .i = = ga # Z = i i 4 HE We\" = 5 = = # Rup: 2 = Z = = a = ï ; # À = i LE 2 aa = = a mt 5 Z =z A \u201cTp 2 CL = a i = ky Ww or # To Gé = Pe ie 7 Ë = + + Th 2 5 A À a ge bi 2 hi) # + Cr \" æ = + # * w 5 Es - i se À = $ # = se, nr a i = = = 2 = = À >= > gs x = pme, as a an un important progres dans le traitement médical Inderal (PROPRANOLOL) le premier bloqueur des recepteurs béta-adrenergiques y de l'angor INDÉRAL procure une nouvelle manière INDÉRAL procure les avantages d'aborder le traitement des angineux.suivants: INDÉRAL assure une nouvelle stabilité au sujet angineux; il protège le cœur de la stimulation adrénergique excessive et aide le malade à mener une vie normale.Le blocage des récepteurs bêta-adrénergiques @ il diminue la fréquence et la gravité des crises angineuses par INDÉRAL ralentit la fréquence du cœur @ il réduit les besoins de nitroglycérine et réduit le débit cardiaque diminuant ainsi les exigences du myocarde en oxygène.|| en résulte une amélioration marquée de la tolérance à l'exercice et le malade peut voir améliorer ses conditions de vie.Les avantages d'INDÉRAL sont remarquables dans le traitement prophylactique de l\u2019angor.Les résultats obtenus avec INDÉRAL chez des milliers de malades au cours des dix dernières années ont fait d'INDÉRAL l'un des médicaments anti-angineux les plus prescrits.indera réduit la fréquence et la gravité des crises angineuses.LABORATOIRES AYERST MEVBRE Fabrication canadienne selon accord avec IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED Rensergnements servant à la rédaction des ordonnances sur la page survante (Ge) ene division de Ayerst McKenna & Harrison.Limitée Montréai Canada it n'y a pos de subshtut pour lo qualite © il améliore la tolérance à l'exercice @ il augmente la capacité de travail Ayerst inderal (PROPRANOLOL) Agent bloqueur des récepteurs béta-adrénergiques dans le traitement de l\u2019angor INDÉRAL.administré quotidiennement, à titre prophylactique, réduit la fréquence des douleurs angineuses et les besoins en nitroglycérine.L'activité physique et la tolérance à l'exercice sont augmentées.Chez de nombreux sujets, ces avantages sont accompagnés d'un ralentissement du pouls.La posologie doit être adaptée à chaque cas particulier.afin de réaliser les meilleurs résultats possible avec un minimum d'incidents toxiques (voir sous la rubrique «MESURES DE PRÉVOYANCE)»).Posologie et administration: Premier jour.20 mg: augmenter les doses de 20 mg par jour pendant une semaine jusqu'à ce quelles atteignent 40 mg 4 fois par jour.avant chacun des repas et au coucher.Dans certains cas résistants, on peut administrer en toute sécurité et avec de bons résultats des doses de 320 à 400 mg par jour.Lorsqu'on prévoit l'arrêt du médicament, on doit diminuer graduellement la posologie pendant environ deux semaines (voir sous la rubrique «MESURES DE PRÉVOYANCE»), Mise en garde: Interruption brusque du traitement chez les angineux On a rapporté quelques cas d'exacerbation grave de l'angor et un certain nombre d'infarctus du myocarde chez les sujets angineux, suite à l'interruption brusque de l'administration d'INDÉRAL.Lorsqu'on prévoit l'arrêt du médicament, on doit diminuer graduellement la posologie pendant environ deux semaines et le malade doit demeurer sous contrôle.Maintenir la même fréquence des doses.En cas d'urgence, procéder au retrait par paliers et sous observation plus stricte encore.Si l'angor s'aggrave de façon marquée ou que le sujet fait de l'insuffisance coronarienne aiguë.reprendre promptement le traitement, au moins temporairement.Mettre le malade en garde contre l'arrét brusque du médicament.N.B.La MISE EN GARDE au sujet de l'arrêt brusque du traitement de 'ANGOR (voir plus haut) ne s'applique pas nécessairement dans le cas des hypertendus qui ne font pas d'angor Contre-indications: L'asthme, la rhinite allergique au cours de la saison pollinique, la bradycardie sinusale et le bloc cardiaque du second ou du troisième degré, le choc cardiogénique, la défaillance du ventricule droit secondaire à l'hypertension pulmonaire, l'insuffisance cardiaque à moins que l'insuffisance ne soit secondaire à une tachyarythmie justiciable du traitement avec INDERAL et enfin l'anesthésie au chloroforme ou à l'éther.Précautions: A l'occasion, l'administration d'INDÉRAL a causé de la bradycardie sinusale par suite de l'activité non opposée du vague; cet effet a été corrigé avec l'atropine.Un pouls au repos de 55 à 60 est fréquemment associé au traitement.On a rapporté, occasionnellement, que des sujets, pourtant sans antécédents de défaillance cardiaque, ont manifesté ce symptôme ou d'autres qui pouvaient être en instance de défaillance y ont été précipités consecutivement a une cure avec INDERAL.Dans ces cas, si la réponse n'est pas satisfaisante, l'administration d'INDÉRAL doit être interrompue immédiatement.Si la réponse est bonne, le sujet doit être digitalisé et suivi de près.Si la défaillance persiste, INDÉRAL doit être supprimé.Le nombre de sujets qui manifestent des troubles de cet ordre est minime si l'on considère le nombre total des sujets traités.La sécurité d'INDÉRAL en cas de grossesse n'a pas été établie.On doit donc peser les risques pour la mère et le foetus avant d'instaurer le traitement.On doit aussi procéder avec circonspection chez les enfants, les hypoglycémiés, les personnes traitées avec des hypoglycémiants, en présence d'insuffisance rénale ou hépatique, de diabète non maîtrisé, de choc, d'acidose métabolique ou dans les cas de chirurgie non urgente.D'autre part, les sujets traités avec des substances déprimant la catécholamine telles que la réserpine doivent être observés de près en cas de traitement concomitant avec INDÉRAL.Réactions indésirables: Malaises épigastriques, sécheresse de la bouche, diarrhée bénigne, constipation, vertiges, étourdissements.Quelques cas d'hypotension, de défaillance cardiaque et de bradycardie marquée, allant jusqu'à l'arrêt sinusal ont été signalés.Des broncho-spasmes et dans quelques rares cas, des troubles respitatoires et des spasmes laryngés ont été rapportés particulièrement en présence d'asthme.En cours d'anesthésie, l'administration d'INDÉRAL peut causer de la bradycardie due à l'activité non opposée du vague, mais qui se corrige avec l\u2019'atropine.Quelques cas de bradycardie marquée sont survenus par suite de l'administration d'INDÉRAL en présence d'hypovolémie et d'agents vasoconstricteurs.D'autres réactions indésirables rares sont décrites dans la monographie du produit.Présentation: Comprimés de 10et de 40mg en flacons de 100 et de 1000; comprimés de 80 mg en flacons de 100.Aussi en nécessaire pour doses d'attaque contenant les prises correspondant à la 1ère semaine de thérapeutique en monoalvéoles déchirables par pression.Une monographie du produit est délivrée sur demande.[EX de substi ) Ayerst LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED *depose 1968, président de la Commission athlétique de l\u2019Université Laval et, en 1970, président de l\u2019Association de canotage du Québec.Cet esprit sportif a marqué toute sa vie.Ceux qui l\u2019on connu ont apprécié la chaleur de ses contacts humains, sa détermination devant les tâches à accomplir et son désir de dépassement; il abattait les obstacles comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un défi sportif.Sa carrière universitaire lui permit de gravir tous les échelons depuis celui du prosecteur d\u2019anatomie jusqu\u2019à celui de directeur du Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval en 1972.Sa contribution à la vie de la Faculté de médecine fut des plus précieuses: il participa activement à plusieurs comités et commissions.Et pourtant, sa participation à l\u2019enseignement fut presque du bénévolat.Professeur à temps partiel, ce n\u2019est qu\u2019à la fin de sa carrière qu\u2019il reçut un cachet bien modeste.Il a été de cette génération de médecins canadiens qui, à titre de bénévoles ou de professeurs à temps partiel, ont en très grande partie soutenu l\u2019enseignement clinique dans les hôpitaux d\u2019enseignement de nos Facultés de médecine du Canada.C\u2019est donc dans le plus pur esprit hippocratique que ces médecins, avec compétence et générosité, ont assuré la transmission des connaissances médicales à des générations d\u2019étudiants en médecine.Il n\u2019est pas étonnant que dans cet esprit, Jacques ait également participé activement à la vie des organismes profestionnels.Membre fondateur de la Société de chirurgie de Québec, en 1955, il en est le président en 1967.Membre du Conseil de I\u2019 Association médicale de la Province de Québec (1956), il est membre de son Comité exécutif en 1962.Membre actif et apprécié de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, il participe activement à l\u2019organisation de plusieurs de ses Congrès.Membre du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, il en devient le vice-président en 1964 et le président en 1968.Ajoutons, entre autres, qu\u2019il fut gouverneur de l\u2019American College of Surgeons (1963); membre de la sous-commission médicale québécoise des ententes France-Québec, en 1967; vice-président du Conseil de la Fondation de recherche sur les blessures de la route au Canada, en 1970, et, la même année, vice-président de la section francophone (Québec) du Centre de docimologie R.S.McLaughlin.Malgré cette vie bien remplie, il trouve le moyen de signer 26 communications scientifiques sur les sujets les plus variés.À madame Turcot, qui a tellement contribué au succès de sa carrière, à ses enfants, nous voulons dire notre admiration pour un époux et un père qui a 1337 7 M A A 54 7 4 fait l\u2019honneur de sa profession et qui a laissé le témoignage d\u2019une vie donnée au service des siens, de ses malades, de son université et de sa profession.G.-A.BERGERON, F.R.C.P.(C).LE DOCTEUR GUY CÔTÉ Le docteur Guy Côté est décédé à Québec le 11 juillet 1977.Il avait obtenu son doctorat à l\u2019Université Laval en 1960.LE DOCTEUR RENÉ GRIGNON Le docteur René Grignon est décédé à Montréal le 8 août 1977, à l\u2019âge de 62 ans.Ancien élève du Collège Saint-Laurent et de l\u2019Université de Montréal, il s\u2019orienta vers la chirurgie générale dès son doctorat obtenu en 1941.Après des stages rotatoires à l\u2019internat des hôpitaux universitaires de Montréal, il opta pour la chirurgie et fit des études à l\u2019étranger.Pendant trente ans, il fit partie du service de chirurgie générale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.HI obtint son certificat de spécialiste en 1951.Il s\u2019était récemment consacré aux expertises médico- chirurgicales.revues de livres Pierre ACCOCE et Pierre RENTCHNICK \u2014 Ces malades qui nous gouvernent.Stock, édit.Paris, 1976.Ce volume de Pierre Accoce, chroniqueur médical à l\u2019Express, et du docteur Pierre Rentchnik, rédacteur en chef de Médecine et Hygiène de Genève, ne peut pas ne pas intéresser les médecins qui en feront la lecture.Les disciples d\u2019Esculape d\u2019un âge certain ont fait leurs délices des livres de Caba- nès.Les auteurs en sont conscients, puisqu'ils n\u2019ont pas craint d'écrire en épigramme les propos d'Henry de Montherlant: « Une thèse est à écrire sur le rôle capital et méconnu de la maladie dans l\u2019histoire de 1338 Il était le frère du docteur Jean Grignon, le père du docteur André Grignon et le beau-frère du docteur Constance Joyal.À la famille Grignon, L'Union Médicale du Canada offre ses sincères condoléances.E.D.LE DOCTEUR CLOVIS ROY Le docteur Clovis Roy est décédé à Verdun le 9 août 1977, à l\u2019age de 68 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval en 1934, il exerçait sa profession à Verdun.Il avait pris sa retraite depuis quelque temps.LE DOCTEUR A.M.SAVOIE Le docteur A.M.Savoie de Hull est décédé le 18 juin 1977, à l\u2019âge de 88 ans.Il avait obtenu son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval en 1915.LE DOCTEUR GAËTAN-YVES TREMBLAY Le docteur Gaëtan-Yves Tremblay, diplômé en médecine de l\u2019Université de Montréal en 1962, est décédé accidentellement le 14 août 1977, à l\u2019âge de 39 ans.l\u2019humanité, c\u2019est-à-dire chez les grands hommes qui font cette histoire.On nous parle du nez de Cléopa- tre.On ne nous parle pas des hémorroides de Richelieu ».(Tous feux éteints, 1965, 1966, 1967 et 1972, p.42, N.R.F.Paris).L'éditeur de l'ouvrage d'Accoce et de Rentchnick explique en quelques lignes la genèse du volume: « Au moment où, avec l'arme nucléaire, les chefs d\u2019État des grandes nations disposent d'une force que jamais encore l\u2019histoire ne leur avait concédée, leur équilibre, leur capacité à faire face aux situations les plus extrèmes constituent un fait politique majeur auquel aucun citoyen ne saurait être insensible.Ri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA be = mt eee Br 3 ev ea ee che de révélations jusqu\u2019ici connues des seuls spécialistes, il constitue une authentique contribution à l\u2019histoire par exemple, Franklin Roosevelt était malade à Yalta \u2026 Personne n\u2019avait encore révélé que le Président John Kennedy passait couché la moitié de ses journées, atteint d\u2019une grave maladie des glandes surrénales, à l\u2019époque même où (l\u2019on) installait les fusées soviétiques à Cuba ».Ces véritables observations cliniques « de ces malades qui nous gouvernent » touchent Franklin Roosevelt, Woodrow Wilson, W.Harding, Eisenhower, John Kennedy, Lyndon Johnson, Richard Nixon, présidents des États-Unis, Hitler, Mussolini, Chamberlain, Daladier, Gamelin, Winston Churchill de la guerre mondiale IT, Salazar, Franco, Adenauer, mai- tres du Portugal, de l\u2019Espagne et de l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest, Charles de Gaulle et Pompidou, présidents de la France, Guiseppe Motta et le Pape Pie XII d\u2019Italie, les soviétiques Lénine, Staline, Kroutcht- chev, Breijnev, le britannique Anthony Eden, les chinois Chou-en-Lai et Mao Tsé-Toung.Sigmund Freud a déjà écrit que « tout le cours de la vie peut être détourné par le tempérament d\u2019un seul individu.Si Miltiade avait fui à Marathon et Charles Martel à Poitiers, la civilisation occidentale eût été différente.Et tout eût été autre si le Christ avait renié sa doctrine devant Pilate ».La somme des histoires de cas morbides choisis par Accoce et Rentchnick est si considérable (365 pages) qu\u2019il est difficile de faire plus qu\u2019un seul choix du personnage le plus familier à nos lecteurs: celui de Charles de Gaulle.Voyons quelques notes de son dossier: « L\u2019année 1964.se révélera très éprouvante, physiquement pour le général.alors dans sa 74° année\u2026 Étincelant et brillant le matin, il se métamorphose quelques heures plus tard en vieil homme sentant venir le froid éternel\u2026 Il souffre d\u2019un adénome de la prostate ».On lui passe une sonde qui le trouble: « Ne me dites pas que vous m\u2019avez mis une sonde américaine! dit-il au docteur Aboulker.Grand Dieu! il n\u2019y en a donc pas de française?».\u2026 On lui enlève bientôt la prostate.Sa mémoire reste bonne.La paroi des artères a souffert de l\u2019action combinée de l\u2019artériosclérose et de l\u2019hypertension\u2026 Il ne parle jamais de sa santé\u2026 Il souffre d\u2019un diabète léger contrôlé à force de vigilance, de régime et de recours à la chimie\u2026 Surviennent les complications vasculaires: l\u2019une d\u2019elles vise les yeux.Quand elle atteint la rétine, elle provoque la cécité\u2026 En 1956, l\u2019ablation du cristallin aux deux yeux fut décidée ».C\u2019est à ce moment qu\u2019apparaît un trait notable du caractère du Général de Gaulle: « Contraint (depuis l\u2019opération) de porter des lunettes spéciales à gros TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Tandéaril\u2019® Soulage rapidement la douleur etl\u2019inflammation dans les affections articulaires aiguês et les traumas.1 Guide thérapeutique concis Tandearil® Geigy Posologie Arthrite, rhumatisme extra-articulaire et thrombo-phlébite superficielle: 400-600 mg par jour (4-6 dragées).Dès qu'il y a amélioration (habituellement deux ou trois jours), on réduit la posologie à la plus petite dose efficace possible.Trauma grave et ses séquelles: 400-600 mg (4-6 dragées) par jour, en prises divisées, durant 4 à 7 jours.Indications chirurgicales: 400-600 mg (4-6 dragées) par jour, en prises divisées, durant les 24 heures qui précèdent l'intervention.Lorsque la reprise par voie orale de la médication devient possible après l'intervention: dose d'entretien de 300-400 mg par jour durant 3 a 4 jours.On suggère que la dose d'entretien n'excède pas 400 mg par jour.Prendre le TANDEARIL aux repas ou avec un verre de lait.Dans l'absence d'une réponse favorable après une semaine d'essai, on recommande de cesser le traitement au TANDEARIL.Contre-indications Le TANDEARIL est contre-indiqué chez les malades dont l'anamnèse révèle une dyscrasie sanguine ou une allergie médicamenteuse; en présence d'atteinte rénale, hépatique ou cardiaque grave, d'ecedéme clinique, d'antécédents ou symptômes d'uicère peptique, ou de symptômes de sénilité.Précautions Avant de commencer le traitement, on doit faire une histoire de cas, un examen physique et des numérations globulaires complètes.Suivre de très près les malades qui reçoivent ce médicament et leur dire de cesser de le prendre et d'avertir leur médecin immédiatement si l'un ou l'autre des signes ou symptômes suivants apparaît: fièvre, mal de gorge, lésions buccales, méléna, réactions dermatologiques ou gain pondéral subit.Faire des numérations globulaires chaque mois lorsque les malades sont soumis à un traitement à long terme.ll importe d'être prudent lorsqu'on prescrit le TANDEARIL aux personnes âgées.Comme tout autre médicament, le TANDEARIL ne doit être employé durant les trois premiers mois de grossesse que si, aux yeux du médecin traitant, ses avantages thérapeutiques l'emportent sur les risques possibles.Le TANDEARIL peut prolonger l\u2019effet d'autres agents médicamenteux administrés conjointement.Cette particularité devra être prise en considération, notamment lors de la prescription des anticoagulants.Réactions adverses Nausées, vomissements, malaises abdominaux, formation ou réveil d'un ulcère peptique et rétention de sodium avec œdème ont été signalés.Réactions d'hypersensibilité, réactions dermatolo- giques et dyscrasies sanguines ont été signalées, bien que rarement.Présentation TANDEARIL dragées.Chaque dragée brun clair, estampillée du sceau @ en brun, renferme 100 mg d'oxyphenbutazone, norme N.F.Flacons de 50, 500 et 2 500.1.\"\"Tandearil in the treatment of orthopaedic conditions,\u201d Therap.Gegnw.111, 5, 714-719 (1972).Renseignements complets sur demande.(Voir à la 2e couv.) Geigy Dorval, P.Q.H9S 1B1 G-6041R EFFICACE ?OUI, à la posologie optimale.Dans la polyarthrite rhumatoide, l\u2019évaluation de l\u2019efficacité de l\u2019acide acétylsalicylique exige un essai approprié avec une posologie qui peut produire une salicylémie anti-inflammatoire; on situe généralement celle- ci aux environs de 20 à 25 mg p.c.Une dose quotidienne moyenne de 4 g (6 comprimés ENTROPHEN*-10), permet d\u2019obtenir une salicylémie anti-inflammatoire efficace.ENTROPHEN*-10 renferme de l\u2019acide acétylsalicylique à enrobage entéro-soluble au POLYMER 37* afin de réduire la fréquence de l\u2019irritation gastrique associée à une salicylothérapie prolongée à fortes doses.Avec ENTROPHEN*-10, il est possible d\u2019administrer de fortes doses pour maitriser efficacement la douleur et l\u2019inflammation.*Marque déposée AGENT ANTI-INFLAMMATOIRE \u2014 ANALGÉSIQUE Les comprimés ENTROPHEN* renferment de l'acide acétylsalicylique enrobé de POLYMER 37°, un enrobage de qualité exceptionnelle.Le POLYMER 37° empêche la libération de l'acide acétylsalicylique dans l'estomac tout en permettant au comprimé de se dissoudre dans la partie supérieure de l'intestin grêle et d'être absorbé dans le duodénum.INDICATIONS ET USAGES CLINIQUES: Affections rhumatismales\u2014 l'acide acétylsalicylique est sans doute le médicament le plus efficace et le plus fiable dont on dispose dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, l\u2019ostéo-arthrite et la spondy- larthrite ankylosante.ENTROPHEN \" est indiqué lorsque l'intolérance gastrique à l'acide acétylsalicylique pose un problème.Étant donné que les comprimés ENTROPHEN* comportent un enrobage de POLYMER 37\u201d ils sont plus utiles dans le traitement d'états chroniques tels que la polyarthrite rhumatoïde que dans celui d'états qui nécessitent un soulagement rapide de la douleur.Fièvre rhumatismale\u2014ENTROPHEN* apporte un soulagement symptomatique.CONTRE-INDICATIONS: Allergie aux ingrédients et ulcère gastro-duodénal évolutif.MISE EN GARDE: Il faut être prudent quand on administre ENTROPHEN\u201d* de pair avec un anticoagulant, car l'acide acétylsalicylique peut déprimer la concentration sérique de prothrombine.De fortes doses de salicylates peuvent intensifier les effets des hypoglycémiants de la catégorie des sulphonylurées.De fortes doses de salicylates peuvent produire des effets hypoglycémiants et modifier les besoins d'insuline chez les diabétiques.Bien que de fortes doses de salicylates peuvent produire des effets uricosuriques, de plus petites doses peuvent déprimer l'élimination de l'acide urique, réduisant de ce fait les effets uricosuriques du probénécide, de la sulfinpyrazone et de la phénylbutazone.De nos jours, l'acide acétylsalicylique est l\u2019une des causes les plus fréquentes d'intoxication accidentelle chez les bébés et les enfants en bas âge.Aussi doit-on conserver les comprimés ENTROPHEN\u201d* hors de la portée de tous les enfants.PRÉCAUTIONS: On doit administrer avec prudence les préparations qui renferment des salicylates aux personnes qui souffrent d'asthme, d'allergies ou qui ont des antécédents d\u2019ulcération gastro-intestinale ainsi qu\u2019à celles qui ont des tendances aux saignements ou qui souffrent d'hypoprothrombinémie ou d'une anémie significative.Les salicylates peuvent causer des modifications dans les tests de la fonction thyroïdienne.L'excrétion de sodium que produit la spironolactone peut décroitre en présence de salicylates.REACTIONS DEFAVORABLES: Réactions gastro- intestinales: nausée, vomissements, diarrhée, saignements gastro-intestinaux et ulcérations.Réactions auditives: tinnitus, vertige, surdité.Réactions hématologiques: leucopénie, thrombocytopénie, purpura.Réactions allergiques et dermatologiques: urticaire, œdème angioneurotique, prurit, éruptions.pur soulager la douleur } fare dminuer Fammotion dons lorthrite 4 RSL &TS FCT y rimés d'acide acétylsalicylique, ®USP) a enrobage entéro-soluble au POLYMER 37* eo cutanées diverses, asthme et anaphylaxie.Réactions diverses: confusion mentale, somnolence, sudation et soif.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI: Maladie rhumatismale\u2014La méthode habituelle qui permet d'obtenir une salicylémie anti-inflammatoire efficace de 20 à 25 mg p.c.consiste à déterminer la posologie en amorçant le traitement au moyen de 2,6 à 3,9 grammes par jour (4 à 6 comprimés ENTROPHEN*-10) compte tenu de la taille, de l\u2019âge et du sexe du patient.S'il y a lieu, on ajuste graduellement la posologie en l\u2019augmentant de 0,65 gramme par jour (1 comprimé ENTROPHEN *-10) jusqu\u2019à ce qu'il se produise des symptômes de salicylisme, par exemple des symptômes auditifs.Alors, on réduit la posologie de 0,65 gramme par jour (1 comprimé ENTROPHEN\u201d*-10) jusqu'à disparition de ces symptômes et on maintient ce régime aussi longtemps que cela s'avère nécessaire.Chez les adultes, la dose moyenne à laquelle le tinnitus se manifeste est de 4,5 grammes par jour, mais elle peut s\u2019échelonner entre 2,6 et 6 grammes par jour (4 à 9 comprimés ENTROPHEN\u201d-10 par jour).Une administration intermittente est inefficace.On considère qu\u2019un régime posologique continu de 0,65 gramme (1 comprimé ENTROPHEN\u201d*-10) quatre fois par jour constitue la dose minimale chez les adultes.L'administration dENTROPHEN\" doit toujours se faire en quatre prises quotidiennes.Afin que le soulagement se prolonge pendant la nuit et jusqu\u2019au petit matin, la dernière prise doit avoir lieu au coucher.Dans un tel traitement, l'idéal serait de surveiller la salicylothérapie par des évaluations périodiques de la salicylémie.Toutefois, si cette méthode ne se révèle pas pratique, on peut accepter la manifestation de symptômes auditifs sous forme de tinnitus ou de surdité comme indice que l'on a atteint la dose maximale tolérable.Chez les enfants, on administre habituellement une dose quotidienne d'acide acétylsalicylique de 50 à 100 mg par kilo de poids et on surveille les niveaux sériques jusqu\u2019à ce qu'ils atteignent une concentration d'environ 30 mg p.c.Fièvre rhumatismale\u2014On recommande une dose quotidienne totale de 100 mg par kilo de poids, administrée en doses fractionnées afin de soulager la douleur, le gonflement et la fièvre.DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR DEMANDE PRÉSENTATION: N° 470\u2014Le comprimé ENTROPHEN *-10 renferme 650 mg (10 gr.) d'acide acétylsalicylique, USP, enrobé de POLYMER 37*.Il est laqué, ovale, de couleur orange et il porte l'inscription FROSST d'un côté et le chiffre 470 de l'autre.Flacons de 100, 500 et 1 000.N° 438\u2014Le comprimé ENTROPHEN*-5 renferme 325 mg (5 gr.) d'acide acétylsalicylique, USP, enrobé de POLYMER 37*.Il est laqué, rond, brun et il porte l'inscription FROSST d\u2019un côté et le chiffre 438 de l\u2019autre.Flacons de 100, 500 et 1 000.ETPN-7-CA-688-JA-F CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTRÉAL) CANADA \u201cMarque déposée MEMBRE des le debut etd lo posologie appropriée verres, il refuse de les mettre en public, afin de rester fidèle à son image légendaire de 1940 ».En 1970, trois ans après sa venue à Montréal, « il meurt d\u2019un anévrysme dissécant de l'aorte ».Les auteurs Accoce et Rentchnick rappellent « l\u2019opinion de certains spécialistes qui ont prétendu que Charles de Gaulle souffrait du syndrome de Marfan, maladie héréditaire\u2026 qui se caractérise par une très grande taille, un thorax en entonnoir, des membres supérieurs et inférieurs très longs, des troubles oculaires, des atteintes endocriniennes et un anévrisme de l\u2019aortè ».(p.208) La lecture de « Ces malades qui nous gouvernent » est passionnante; l\u2019ouvrage a été écrit sans parti-pris, ni emphase, à la manière d\u2019une thèse sur un sujet clinique.La langue de ces observations biomédicales est loin d\u2019être hermétique; l\u2019emploi des mots techniques est presque totalement éliminé.Le critique qui veut être juste et impartial éprouve beaucoup d\u2019agrément et de satisfaction à la lecture d\u2019un livre à saveur historique au fort accent clinique.Le soussigné, pour sa part, rend un témoignage de reconnaissance au lecteur érudit de L'Union Médicale du Canada qui lui a signalé l\u2019apparition sur les tablettes des librairies de « Ces malades qui nous gouvernent » dont l\u2019un des auteurs, le docteur Pierre Rentchnick, fut longtemps le correspondant à Genève de L\u2019Union Médicale du Canada.Le docteur Rentchnick et son collègue Accoce méritent les plus sincères félicitations pour la publication chez Stock d\u2019un ouvrage documentaire qui ajoutera sans doute les faits quotidiens de la petite histoire de cas à l\u2019édification de l\u2019Histoire du Monde contemporain.Souvenons-nous de l\u2019adage: Mens sana in corpore sano.Merci à notre collègue à l\u2019esprit averti.Edouard DEsJARDINS A.HENNEQUET \u2014 Mémento de pédiatrie pratique.2e éd.Maloine, édit., Paris, 1977.Ce volume du professeur A.Hennequet de Paris n\u2019est pas un abrégé de pédiatrie et il ne contient aucun texte concernant la pathologie.Voila les premiers mots que l\u2019éditeur a choisis pour présenter cette deuxième édition.Ce Mémento est divisé en huit chapitres.Ainsi que l\u2019explique la note qui l\u2019accompagne, ce petit livre est « destiné aux étudiants en médecine, aussi bien qu'aux pédiatres et aux infirmières puéricultrices.Il constitue une somme de documents concernant des chapitres très divers.Ils permettent de donner une réponse immédiate à des questions aussi pertinentes que la longueur du foetus à 27 semaines, 1342 le poids atomique du soufre, la composition du liquide céphalo-rachidien, le volume débité 24 heures par jour par une perfusion réglée à 12 gouttes/minute, la composition des différents laits, la posologie des barbituriques, la liste des toxiques et de leurs effets, la structure des stéroïdes ou le schéma de la coagulation, etc.» Le petit volume comprend 368 pages et le plan de l\u2019ouvrage conduit rapidement à la page recherchée pour un texte donné.En voici la reproduction: I \u2014 Mesures; II \u2014 Repères de croissance; III \u2014 Eau et électrolytes; IV \u2014 Précisions utiles, V \u2014 Diététique; VI \u2014 Thérapeutique; VII \u2014 Dictionnaire de maladies au nom d\u2019auteur, vg, Cushing, Nicolas-Favre, Marfan, Du- chenne, Ewing, Pierre Marie, Pott, Reilly, Rendu- Osler, Tay-Sachs, Wilms, Stein-Leventhal, et VIII \u2014 Petit lexique anglais-français.L\u2019ouvrage est riche en tableaux et graphiques.Écrit dans une langue simple, il est facile à lire.Il ne fait aucun doute que l\u2019étudiant en médecine et l\u2019omnipraticien trouveront rapidement la réponse à leurs problèmes cliniques.L\u2019auteur ne craint pas la critique puisqu\u2019en deuxième page il offre un avis aux lecteurs qui se lit comme suit: « L auteur serait très heureux de recevoir toute critique ou suggestion concernant soit le contenu, soit la présentation de cet ouvrage.» Édouard DEssARDINS P.J.B.HUBNER \u2014 Guide de l\u2019infirmière pour la surveillance des moniteurs cardiaques en centres de soins intensifs.Maloine, édit., Paris, 1977.Le guide en question est une traduction de la deuxième édition anglaise faite par les docteurs F.et H.Polge d\u2019Autheville.L\u2019auteur, le docteur Hubner, est un cardiologue consultant de The Groby Road Hospital de Leicester, Grande-Bretagne.Le volume anglais a été publié chez Baillière Tindall de Londres.Il s\u2019agit d\u2019un volume de 83 pages comprenant 23 figures d\u2019électrocardiogramme.Clair et pratique, ce livre guide l\u2019infirmière dans la télésurveillance cardiaque.« Il en décrit les principes et le matériel.Il montre clairement la façon de fixer les oscilloscopes.Il explique comment interpréter un tracé élec- trocardiographique normal et comment en reconnai- tre les anomalies.I] décrit la plupart des arythmies courantes et consacre aussi un chapitre à la régulation électrique du coeur ».Il comprend neuf chapitres et un index.E.DL'UNION MEDICALE DU CANADA de IVe ge Irs Meotrin une vie plus normale pour l\u2019arthritique \u201cOn a comparé des doses quotidiennes de 1200 mg d\u2019ibuprofène et de 600 mg de phénylbutazone au cours d\u2019une étude de courte durée avec 100 malades souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde; étude à double insu et par permutation.Les évaluations subjectives et objectives ont été presque les mêmes pour l'efficacité analgésique des deux médicaments, mais l\u2019ibuprofène a nettement amélioré la force de préhension et l\u2019indice d'incapacité fonctionnelle.Les effets secondaires ont été beaucoup moins nombreux avec l\u2019ibuprofène: 39 1 grâce à ces avantages cliniques soulagement de la douleur plus grande souplesse de mouvements faible fréquence de troubles gastro-intestinaux convient aux traitements prolongés 10.Vojtisek, K.Pavelka et À.Susta.Curr.Med.Res.Opin.(1975) 3,532.Indications et usage clinique: L'ibuprofène est indiqué dans le traitement de l\u2019archrite rhumatoïde et de l'ostéo-arthrite.Contre-indications: Ne pas utiliser I'ibuproféne au cours de la grossesse et chez l'enfant, étant donné que sa sécurité n\u2019a pas été établie dans ces cas.L'ibuprofène ne doit pas non plus être utilisé chez les malades ayant des antécédents de bronchospasme provoqué par l\u2019acide acétylsalicylique.Précautions: Etre prudent chez les malades ayant des antécédents d\u2019ulcération gastro-intestinale.I a été apporté que l'ibuprofène a été associé à une amblyopie toxique.Il importe donc d'avertir les sujets traités à l'ibuprofène de consulter leur médecin, en cas de troubles de la vue, quels qu'ils soient, pour subir un examen ophtalmologique complet.Discontinuer le traitement en cas de signe d\u2019amblyopie toxique.Réactions défavorables: Les réactions défavorables suivantes ont été constatées chez certains malades traités à l'ibuprofène.Appareil gastro-intestinal: Nausées, vomissement, diarrhée, constipation, dyspepsie.douleur épigastrique er selles positives au gaïac.Il v a eu quelques cas d'ulcération gastrique ou duodénale, dont certains avec complication de saignement ou perforation.Système nerveux central: Vertige, étourdissement, céphalée, anxiété, confusion mentale et dépression.Réactions ophtalmologiques: Certains malades prenant l'ibuprofène ont eu la vue trouble et d\u2019autres, rares du reste, ont eu des hallucinations visuelles.De plus, trois cas d\u2019amblyopie toxique associée à l'ibuprofène ont été publiés, Bien que les médecins responsables n'aient pas pu établir un rapport définitif entre la cause et l'effet, ils ont considéré ces cas comme étant reliés à la médication.La condition se caractérisait par une diminution de l\u2019acuité visuelle et une difficulté à distinguer les couleurs.D'autres troubles (généralement un scotome central de la rétine) ont été observés au cours de l'examen du champ visuel, Ces symptômes sont disparus après que le traitement fut discontinué.Réactions cutanées: Eruptions maculo-papuleuses, urticaire et prurit généralisé ont été signalés au cours du traitement à l'ibuprofène.Des cas d\u2019oedème ont également été signalés de temps à autre.Epreuves de laboratoire: Des anomalies sporadiques dans les épreuves de la fonction hépatique ont été observées chez des malades traités à l'ibuprofène (TGOS, bilirubine sérique et phosphatase alcaline), mais il n\u2019y a eu aucune tendance définitive à la toxicité.De semblables anomalies ont été constatées dans les formules leucocytaires et les déterminations de l\u2019urée sanguine.Une légère baisse du taux d\u2019hémoglobine et de l\u2019hématocrite a été signalée chez certains malades.Symptômes et traitement du surdosage: Un cas de surdosage fut rapporté.Un enfant âgé d\u2019un an a ingéré 1200 mg d\u2019ibuprofène et n\u2019a subi aucune réaction fâcheuse, sauf une somnolence le lendemain.Les niveaux sanguins d\u2019ibuproféne ont atteint 711 pg/ml, ce qui est considérablement supérieur à ceux de 90 pg/ml qui ont été enregistrés auparavant comme étant les niveaux les plus élevés chez des adultes ayant reçu une dose orale unique de 800 mg.Le niveau de la TGPS a été de 72, neuf jours après l\u2019ingestion d'ibuprofène.On ne connaît aucun antidote spécifique.En cas de surdosage, il importe de prendre aussitôt les mesures requises pour enrayer la progression de l'absorption et pour maintenir le débit urinaire.Le médicament s\u2019élimine rapidement, et l\u2019excrétion est virtuellement complète en six heures.Posologie et mode d'administration: Pour obtenir un effet thérapeutique rapide.au début du traitement, surtout dans les cas ol l'on passe au Motrin à partir d\u2019autres agents anti-inflammatoires, on conseille de donner le Motrin 1 la osologie quotidienne de 1200 mg répartie en 4 doses.Certe posologie peut être diminuée ou augmentée, suivant l'effet thérapeutique réalisé, mais elle doit toujours être répartie en quatre doses, La posologie quotidienne ne peut pas dépasser 2400 mg.Lorsque l'effet maximal est réalisé, la posologie d'entretien doit se situer entre 800 et 1200 mg par jour.Vu l'absence d'expérience clinique, l'ibuprofène n'est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.Présentation: Comprimés dragéifiés de 200 mg (jaunes) ou de 300 mg (blancs) en flacons de 100 et de 1000.Monographie envoyée sur demande.|] mevere cre 766 MARQUE DEPOSEE MOTRIN GFesass LCCPP| CN LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS, ONTARIO ; h le 4 8 i i a SOL ee ayy \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 ss angst pour larthritiftue a \u2014_\u2014 = ee A Ss = TI l / PEN gy 20088 ue = a.== Wey | MOTRIN (ibuprofene ciel 4 PAAB ACIM 768 MARQUE DEPOSEE MOTRIN CF 8648 3 CCPP Za LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS.ONTARIO Renseignements posologiques a la page 1343 Be De éditorial LA VAGOTOMIE HYPERSÉLECTIVE: L\u2019OPÉRATION DE CHOIX POUR L\u2019ULCÈRE DUODÉNAL ?Guy LEGROS, M.Sc., F.R.C.S.(C), F.A.C.S.' L\u2019évolution de la vagotomie, de Dragstedt a nos jours, tend a démontrer que des objectifs différents et peut-être non conciliables ont guidé le chirurgien dans le cheminement qui l\u2019a mené de la vagotomie tronculaire à la vagotomie hypersélective.Insatisfaits du pourcentage de vagotomies incomplètes et d\u2019effets secondaires de la vagotomie tronculaire, Burge et Griffith, presqu\u2019en même temps, ont préconisé l\u2019emploi de la vagotomie sélective.Le pourcentage de vagotomies incomplètes s\u2019est fortement abaissé, de 19 à 2% dans la série de cas publiée par Sawyers et Scott.Cependant, la vagotomie sélective n\u2019a peu ou rien changé à l'incidence de dumping et de diarrhée, demeurant des séquelles fréquentes des troubles de motilité antro-pylorique qu\u2019engendre la pyloroplastie ou la résection complémentaire à ce type de vagotomie.Reprenant un sujet d\u2019investigation de Griffith et Harkins, Andrup et Griffith, dans l\u2019espoir de diminuer ces effets secondaires sans pour autant augmenter le pourcentage de vagotomies incomplètes, se firent les protagonistes d\u2019un type de vagotomie qui amène une dénervation du corps de l\u2019estomac et qui protège l\u2019innervation de la région antro-pylorique.Ces objectifs ont-ils été atteints?Nous avons l\u2019intention d\u2019examiner cette question à un double point de vue.Le premier aspect, théorique, tient à l\u2019étiopatho- génie de la maladie ulcéreuse duodénale et au pouvoir de régénération du système nerveux autonome.L\u2019ulcère duodénal survient à cause d\u2019une hypersécrétion acido peptique d\u2019origine vagale.Le vague induit cette hypersécrétion par une stimulation directe du corps de l\u2019estomac et par la libération de gastrine à partir de l\u2019antre.Partant de ce fait, Drag- stedt a toujours prétendu que la vagotomie répond à la loi du tout ou rien.Si elle est incomplète, il en résulte une récidive ulcéreuse.De mème, Harkins a ! Professeur agrégé, Département de chirurgie, Université de Montréal, hôpital Maisonneuve-Rosemont.?Professeur agrégé, Département de chirurgie, Université de Montréal, Hôtel-Dieu de Montréal.Les demandes de tirés à part doivent être adressées au docteur Guy Legros, hôpital Maisonneuve-Rosemont, 5415 de l\u2019Assomption, Montréal, Québec HIT 2M4.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 et Marcel J.RHEAULT, M.Sc., F.R.C.S.(C), F.A.C.S.?défini les conditions de la conservation de l\u2019antre dans le traitement chirurgical de l\u2019ulcère duodénal: il doit être dénervé et laissé en continuité gastro- duodénale.Ces considérations prennent beaucoup d\u2019importance en regard du très grand pouvoir de régénération du système nerveux autonome.Cette régénération peut se faire bout à bout ou par collaté- ralisation, tel que décrit par Murray.Donc, la vago- tomie hypersélective, parce qu\u2019elle préserve l'innervation de l\u2019antre et du pylore, est une vagotomie incomplète, qui risque, avec le temps, de donner lieu à un pourcentage élevé d\u2019ulcères récidivants.Le deuxième aspect, clinique, tient à l'analyse des résultats obtenus par la vagotomie hypersélective après huit ans chez plus de 5,500 patients.Une mortalité de 0.3% est très faible, surtout si l\u2019on tient compte que la plupart des décès sont attribuables à une péritonite secondaire a une nécrose ischémique de la petite courbure de l\u2019estomac.De mème on observe une diminution très significative de l\u2019incidence du dumping, de diarrhée et de vomissements bilieux.La sensation de plénitude post-prandiale ronstitue le symptôme le plus fréquemment évoqué (33%).Cependant, l\u2019incidence variable de récidive ulcéreuse demeure une issue controversée.Ce pourcentage varie de 1 a 22%, avec un pourcentage moyen de 7% apres 8 ans.La majorité des malades qui développeront un ulcère récidivant ont des réponses positives à l'insuline dans la première semaine qui suit la vagotomie.Hallenbeck et Johnston imputent ces résultats à une vagotomie incomplète au niveau de l\u2019oesophage et suggèrent d'étendre la dissection sur une distance de 5 centimetres au- dessus de la jonction oesophago-gastrique.Cette dissection surajoutée complete la vagotomie par la section du nerf de Grassi, appelé dans la littérature américaine « Criminal nerve».Ce segment de nerf assure l\u2019innervation de la partie fundique postérieure haute.Il se peut que d\u2019autres facteurs que la variation de technique puissent jouer un rôie dans l'incidence de récidive.Il s\u2019avère donc, à l\u2019analyse de plusieurs séries de malades, que la vagotomie hypersélective, comme toutes les autres opérations pour l\u2019ulcère duodénal, 1345 Cd ¥ 3 Ê Ë CNE Cet comporte des avantages et des inconvénients.La question la plus importante et la plus litigieuse, qui est celle du pourcentage de récidive, demande un « follow-up > rigoureux et prolongé avant d\u2019y répondre avec certitude.En attendant d'obtenir cette réponse et pour contribuer à y parvenir, nous suggérons que la vagotomie hypersélective demeure entre les mains de chirurgiens intéressés à mener une étude prospective à long terme des effets de cette intervention.articles spéciaux BIBLIOGRAPHIE Andrup, B.M., Griffith, C.A.: Selective Vagotomy of the Parietal Cell Mass.Part I: With Preservation of the Innervated Antrum and Pylorus.Ann.Surg.170: 207, 1969.Griffith, C.A., Harkins, H.N.: Partial Gastric Vagotomy.An experimental Study.Gastroenterology, 32: 96, 1957.Griffith, C.A.: Gastric Vagotomy vs Total Abdominal Vagotomy.Arch.Surg.81: 781, 1960.Johnston, D., Goligher, J.C.: Selective, Highly Selective or Truncal Vagotomy?In 1976.A clinical Appraisal.Surg.Clin.N.Am., 56: 1313, 1976.Murray, J.G.: Sprouting of Nerves: Some Consequences of Vagotomy and Sympa- thectomy.Gastroenterology, 42: 197, 1962.Sawyers, J.L., Scott, H.W.Jr., Edwards, W.H., Shull, H.L., Low, D.H.: Comparative Studies of the Clinical Effects of Truncal and Selective Gastric Vago- tomy.Amer.J.Surg.115: 165, 1968.ACCORDS MADRID-MONTREAL Pierre GRONDIN' Ce travail sur le traitement chirurgical des akinésies et des anévrysmes ventriculaires postinfarctus origine du service de chirurgie cardiaque de la Ciu- dad Sanitaria Provincial Francisco Franco de Madrid.Ce service est dirigé par le professeur Ramiro Rivera, chef du service de chirurgie cardiaque et par le docteur Juan-Luis Delcan, chef du service d\u2019hé- modynamie de cette institution.En 1972, un accord de collaboration a été créé entre d'une part le gouvernement du Québec, la Faculté de médecine de l\u2019université de Montréal et l'Institut de cardiologie de Montréal, et d'autre part la députation provinciale de Madrid, la Ciudad Sanitaria Provincial Francisco Franco et le service de chirurgie cardiaque de cette institution qui venait a peine d\u2019être créé et placé sous la direction du professeur Ramiro Rivera.Ce projet de collaboration a facilité des échanges nombreux de personnel médical, paramédical et même administratif entre les deux institutions.Ces échanges ont abouti à la création, à Madrid, de ce service de cardiologie spécialisée et de chirurgie cardiaque qui est actuellement un des meilleurs, sinon le meilleur, de toute l'Espagne.! Pierre Grondin.M.D.O.C., département de chirurgie.Institut de cardiologie de Montréal, 5000 est, rue Bélanger.Montréal, HIT ICS.1346 Durant les cinq dernières années, des infirmières, des techniciens, des cardiologues, des radiologistes, des anesthésistes, des chirurgiens et mème des administrateurs de Madrid ont séjourné à l'Institut de cardiologie de Montréal pour y étudier nos méthodes de fonctionnement dans leur domaine respectif.En retour, de nombreux médecins, techniciens, infirmières et administrateurs de l\u2019Institut de cardiologie sont allés dans ce centre hospitalier travailler avec leurs collègues, observer et se familiariser avec leur méthodologie.Ces accords ont été fort fructueux des deux côtés.Ils ont donné naissance à plusieurs publications dans des revues espagnoles, européennes, américaines et canadiennes, et à ce travail aujourd\u2019hui publié dans I\u2019 Union Médicale du Canada.Il est à noter de plus que le docteur Juan-Luis Delcan, l\u2019un des co-auteurs, a fait son entraînement entier en cardiologie et en hémodynamie au Québec, dont trois ans ont été passés à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.Ces accords viennent d'être renouvelés pour une période additionnelle de trois ans et il est fort probable que d'autres publications de ce genre paraîtront dans l\u2019Union Médicale du Canada.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dat I: ANEVRYSMES VENTRICULAIRES POSTINFARCTUS: TRAITEMENT CHIRURGICAL\" Ramiro RIVERA?et Jean-Louis DELCAN?Nos connaissances de la physiopathologie des an- vrysmes ventriculaires postinfarctus (AVP) ont beaucoup évolué au cours des dernieres années.Auparavant, l\u2019expansion systolique du sac anévrysmal semblait le seul facteur responsable de l'insuffisance ventriculaire gauche agissant comme une insuffisance mitrale pour dériver une partie du volume systolique d\u2019éjection ventriculaire gauche.Les études fonctionnelles récentes ont montré que dans la zone myocardique où il y a une diminution ou une absence de contractilité, la tension intrapariétale est insuffisante pour permettre le raccourcissement des fibres musculaires avec le résultat que les régions adjacentes de la paroi ventriculaire doivent augmenter le raccourcissement de leurs fibres et leur tension intrapariétale afin de maintenir le volume systolique d\u2019éjection.On évalue que lorsque 20 à 25% de la surface ventriculaire devient akinétique, il doit se produire une dilatation de la cavité afin que les limites de raccourcissement des fibres musculaires saines ne soit pas dépassées.Selon la loi de Laplace, dans une sphère ou une portion de sphère (à laquelle on peut théoriquement comparer la cavité ventriculaire gauche), la tension pariétale par unité de surface augmente en fonction du double du rayon de cette sphère ou de cette portion de sphère.Ceci signifie que si la cavité ventriculaire gauche est augmentée du double, la tension par unité de surface de cette paroi doit augmenter quatre fois afin de maintenir la même pression intracavitaire.Cette nécessité d\u2019une tension pariétale accrue se traduit, au niveau du myocarde, par une augmentation de la consommation d\u2019oxygène qu\u2019une circulation coronarienne atteinte d\u2019artériosclérose ne peut apporter.Ceci explique à la fois la dilatation compensatrice de la cavité ventriculaire gauche qui peut conduire à l\u2019insuffisance cardiaque et aux douleurs angineuses de cette ischémie relative.! Travail présenté aux « Journées de cardiologie» tenues à l'Institut de cardiologie de Montréal les 17 et 18 mars 1977.?Service de chirurgie cardiovasculaire, Cité sanitaire provinciale « Francisco Franco » Madrid.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 L\u2019élimination de toutes les zones akinétiques, en réduisant les rayons des divers segments de la cavité ventriculaire, permet de maintenir la mème pression intracavitaire avec une tension pariétale beaucoup moindre, ce qui explique la disparition non seulement de l\u2019angine, mais aussi de la tendance à la dilatation de la cavité ventriculaire.D'ailleurs, il est bien connu que plusieurs patients présentant un anévrysme ventriculaire et de l\u2019angine ont été complètement soulagés de leur angine par la simple résection de l\u2019anévrysme.On comprendra aussi que pour rétablir une dynamique ventriculaire normale, le traitement chirurgical des anévrysmes devra tendre à éliminer toutes les zones akinétiques de la paroi diminuant ainsi les rayons de chacun des segments de cette paroi.Comme effets secondaires, la résection de l\u2019anévrysme va permettre l\u2019élimination des thrombi muraux qui existent dans plus de 60% de cas, ainsi que des foyers ectopiques d\u2019excitabilité produisant des arythmies ventriculaires souvent dangereuses, en plus de faire disparaître les risques de rupture qui, malgré sa rareté n\u2019en est pas moins réelle.TECHNIQUE La technique conventionnelle d\u2019anévrysmectomie décrite en 1958 par Cooley?et en 1963 par Effler*, avait comme limite à droite, le sillon interventricu- laire et tendait à respecter l'artère descendante antérieure.Depuis l\u2019avènement de la chirurgie coronarienne, il est aussi recommandé de revasculariser cette artère (I.V.A.), si ceci s\u2019avère techniquement possible.Toutefois, il faut réaliser que 83% des anévrysmes ventriculaires surviennent à la suite de l\u2019occlusion ou de la subocclusion de l\u2019artère interventriculaire antérieure et ont une distribution anatomique correspondante.Ces anévrysmes affectent ainsi la paroi antéro- latérale du ventricule gauche, les deux tiers antérieurs du septum et occasionnellement les zones adjacentes de la paroi ventriculaire droite antérieure.Dans ces cas, la technique conventionnelle (Fig.1), laisse une grande surface akinétique ou à mouve- 1347 ment paradoxal au niveau du septum.Il faut admettre qu'il s'agit alors d\u2019une anévrysmectomie partielle.Fig.1 \u2014 Coupe transversale du ventricule droit (VD) du septum et du ventricule gauche (VG).La résection conventionnelle de l\u2019anévrysme se fait entre les deux petites lignes indicatrices et laisse une grande surface akinétique au niveau du septum.En accord avec les idées de Stoney*, nous considérons que l\u2019anévrysmectomie doit exclure la portion atteinte du septum et en conséquence, que la résection ventriculaire doit être adaptée à chaque cas selon l'étendue et la localisation de l\u2019anévrysme.Ainsi, lorsqu\u2019il y a atteinte de la paroi antérolaté- rale du ventricule gauche et du septum (ce qui est la situation de beaucoup la plus fréquente), la résection de l\u2019anévrysme se fera jusqu\u2019au septum (Fig.2).Toutefois, lors de la fermeture de cette large ventri- culotomie, des sutures seront passées dans le septum à l\u2019union de la zone fibreuse antérieure et de la zone musculaire saine postérieure.Ces sutures seront extériorisées à travers la paroi ventriculaire droite de façon à ce que les deux tiers antérieurs du septum soient exclus de la cavité ventriculaire gauche.Fig.2\u2014Dans la situation plus fréquente, lorsqu'il y a atteinte de la paroi antérolatérale du ventricule gauche et du septum.la résection de l\u2019anévrysme se fait jusqu'au septum.Toutefois.c'est au cours de la fermeture qu'il importe de placer les sutures de façon à inclure la portion atteinte du septum.Il est évident qu\u2019avec cette technique, il est impossible de préserver l'artère interventriculaire qui 1348 est ou réséquée avec le spécimen ou incluse dans la ligne de suture.Lorsque la paroi ventriculaire droite antérieure est aussi affectée (Fig.3) la résection exigera l'ouverture des deux ventricules.La fermeture sera effectuée par une suture qui unira le bord antérieur de la paroi ventriculaire gauche, le septum et la paroi ventriculaire droite.Fig.3 \u2014 Dans ce schéma, on constate que lorsque la paroi ventriculaire droite antérieure est aussi affectée, la résection doit comprendre une partie de la paroi antérieure du ventricule droit.une partie du septum, et toute la paroi antérolatérale atteinte du ventricule gauche.Au cours de la fermeture, il faut réunir les trois structures.Nous croyons fermement que dans tous les cas d\u2019anévrysmes ventriculaires, il est important d'effectuer la ventriculographie sous deux incidences, c\u2019est-à-dire non seulement en OAD mais aussi en OAG.Cette étude en deux plans de la ventriculographie permet de mieux évaluer la contractilité des diverses parois ventriculaires gauches restantes, en plus de déterminer exactement l'étendue de l'anévrysme.L'incidence OAG est essentielle pour apprécier l'atteinte du septum.Cette mème incidence nous a permis de découvrir quelques cas ou I'anévrysme était limité au septum.Dans ces cas, la chirurgie correctrice (Fig.4) n'exige aucune résection de la paroi libre du ventricule gauche, mais simplement l'ouverture de celui-ci à gauche du sillon interventri- culaire et l'exclusion chirurgicale de la paroi septale atteinte à l\u2019aide des sutures que nécessite la fermeture de la ventriculotomie.Enfin, la technique conventionnelle de résection (Fig.5) sera réservée à ces anévrysmes de localisation exclusivement latérale, antérolatérale ou posté- robasale.Dans ces cas, il est possible de préserver l'artère interventriculaire antérieure et de la revasculariser s\u2019il y a une lésion significative et un lit d\u2019aval adéquat.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.4 \u2014 Dans les cas où l\u2019anévrysme est limité au septum, la correction n\u2019exige aucune résection de la paroi libre du ventricule gauche, mais simplement l'ouverture et l\u2019exclusion chirurgicale de la paroi septale atteinte.Fig.5 \u2014 Schéma de la technique conventionnelle de résection réservée aux anévrysmes de localisation exclusivement latérale, antérolatérale ou postérobasale.Dans ces cas il est possible de préserver et de revasculariser l'artère interventriculaire antérieure, Il est à noter qu\u2019une collerette de tissu fibreux est laissée en place pour permettre une suture plus solide.MATÉRIEL À la fin de février 1977, nous avions opéré soixante patients atteints d\u2019un anévrysme ventriculaire postinfarctus.Les indications opératoires ont été les suivantes (Tableau I): l\u2019angine, chez 45 patients, soit 75% de tous les cas; la présence de thrombus a I\u2019angiographie chez 34 malades, soit 56% du total; l\u2019insuffisance cardiaque chez 15 cas, c\u2019est-à-dire 25% du groupe, les antécédents emboliques dans 4 cas; les arythmies ventriculaires incontrôlables dans 3 cas et la menace de rupture de l\u2019anévrysme, angiographi- quement constatée, dans un cas.La localisation anatomique de ces anévrysmes a été la suivante (Tableau II): La paroi antérolatérale était affectée dans 58 des 60 cas, c\u2019est-à-dire dans 96.6% des cas.Dans ce groupe, neuf cas présentaient une atteinte isolée de cette paroi, trente-neuf une atteinte combinée du septum et de la paroi anté- TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 PRE ES EE EE EE Ra koi TABLEAU | INDICATIONS OPERATOIRES Cas % I \u2014 Angine 45 75 2 \u2014 Présence de thrombus 34 56 3*\u2014 Insuffisance cardiaque 15 25 4 \u2014 Embolie antérieure 4 6 5 \u2014 Troubles du rythme 3 5 6 \u2014 Menace de rupture I 1 rolatérale et, chez dix malades, en plus de la paroi antérolatérale, il y avait atteinte du septum et du ventricule droit.TABLEAU Il LOCALISATION N° % I \u2014 Paroi antéro-latérale 58 96'6 A \u2014 Seule 9 B \u2014 Avec septum 39% C \u2014 Avec septum et V.Dr.10% 2 \u2014 Septum seul ] # l'6 3 \u2014 Paroi latéro-inférieure | 1'6 Total 60 * atteinte du septum 50 cas ou 83'3%.Un seul de nos cas opérés avait une atteinte limitée au septum, et un autre cas présentait un anévrysme de la paroi latérale et inférieure.II est intéressant de signaler que dans notre expérience, 83.3% des anévrysmes opérés affectaient le septum.RÉSULTATS La mortalité opératoire totale a été de huit cas c\u2019est-à-dire de 13%.Toutefois, une étude chronologique de notre expérience montre une amélioration progressive et importante de la mortalité opératoire (Tableau III).Nous croyons que cette amélioration des résultats postopératoires immédiats est due à deux facteurs principaux: une meilleure protection myocardique peropératoire et l\u2019association à la résection ané- vrysmale de la revascularisation myocardique.Le Tableau IV montre l\u2019influence de la méthode de protection myocardique sur la mortalité opératoire.Sur onze cas opérés sous hypothermie systémique à TABLEAU III MORTALITÉ OPÉRATOIRE (0-30 Jours) Année Cas Mortalité 1970-73 2 | = 50% 1974 13 4 = 30% 1975 20 2 = 10% 1976 20 l= 5% 1977 5 0= Total 60 8 = 13% 1349 28°C avec clampage aortique, cing (soit quarante- cinq pour cent) n\u2019ont pas survécu.Par ailleurs, sur les quarante-neuf patients opérés sous hypothermie systémique modérée mais avec hypothermie locale profonde, seulement trois sont décédés, donnant une mortalité opératoire de six pour cent.Cette différence a une valeur statistique (p < 0.01).TABLEAU IV METHODE DE PROTECTION MIOCARDIQUE vs MORTALITE Cas Mortalité Hypothermie générale à 28°C avec clampage aortique IT (1%) 5=45% Hypothermie locale profonde avec ou sans clampage aortique 49 (25%) 3= 6% Total 60 8=13% * Avec PAC.p \u2014 © \u2014 Fig.| \u2014 Explication dans le texte 1352 GARÇONS FILLES \u2014 ® ~~ \u2014 CC Pa A AT TC - pre ® - 84% AT pr \u2014 © - To \u2014\u2014 m 30 \u2014 SMz 0,14 N= 44 _\u2014 = 370 - \u2014__ ; | ?_ , = Te A G ~~ 9 ~~ De P= _ \u2014 Le m ap Pa «M - 0.16 \u2014 N= s8 \u2014 G z _ ; 84,4 % i.\u2014 : +7 Lo 7 6 pe \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 T ; » \u2014 © A ; .\u2018 .8,58 T * 8,59 7 K' Na Cd My*\" Fig.2 \u2014 Explication dans le texte.1° Rapports (K*/Caë+ + Mg°*+)* Les valeurs s\u2019échelonnent entre 0,8 et 3,3 pour les garçons, entre 0,4 et 1,9 pour les filles.L'analyse statistique des distributions donne les résultats suivants: m=/,4; om = 0,06 I 0; om = 0,05 p < 0,001 2° Rapports (K* + Na*|Caë* + Mg@°*)* Les valeurs sont réparties entre 2,3 et 8 pour les garçons, entre 1,1 et 5,7 pour les filles.Il a été obtenu: 3 m=4,6; Q m= 3,0 om = 0,16 om = 0,14 p < 0,001 Dans le premier relevé 76,5% des résultats « filles » sont inférieurs et 76% des résultats « garçons » supérieurs à /,/5.Dans le deuxième ensemble, 84% des résultats sont inférieurs à 3,70 chez les filles et un ensemble équivalent, 84,4% supérieur chez les garçons.Les docteurs Lorrain et Gagnon chiffraient à 80% l'efficacité de la méthode « alimentaire » pour influencer le sex-ratio.Cette affirmation se trouve ainsi confirmée et précisée.* Les teneurs en ions sont exprimées en milliéquivalents.L'UNION MÉDICALE DU CANADA tidtiéMitisiiire Les réponses relatives à la consommation de sel ont donné les résultats suivants: (f) désignant un régime faiblement, (m) moyennement et (F) fortement salé: TABLEAU I G(n = 58) Q (n = 44) f m F f m F Net 11 36 11 corrigé 29 14 / x (44/58) 83 27,3 8,4 Cette distribution souligne l\u2019importance de l\u2019apport salin dans le phénomène étudié.Par ailleurs il devient possible d\u2019apprécier les limites entre lesquelles les chances d\u2019avoir un garçon ou une fille sont maxima et celles où elles sont équivalentes.Dans les distributions (K*+ Na*/Ca?* + Mg**) par exemple: au-dessous de la valeur 2,80 il y a 17 femmes à « filles » pour une seule à « garçons »; (théoriquement: 1 x (44/58)).Au-dessus de il y a 4 femmes à filles pour 31 à garçons (en fait: 41 x 0,75).Entre 2,80 et 4 il y a 23 femmes à filles et 12 (16 x 0,75) à garçons: il paraît légitime dans ces conditions de considérer que les chances d\u2019avoir l\u2019un ou l\u2019autre sont pratiquement équivalentes dans cet intervalle.DISCUSSION A \u2014 L'analyse diététique.Les sujets sont en mesure de fournir des renseignements quantitatifs assez précis sur la consommation de certains aliments comme le pain et les boissons.Mais la plupart du temps les intéressés ne peuvent donner qu\u2019une indication vague du type: « portion normale ».\u2019 Voici quelques-unes des normes qui ont été appliquées: une tasse de café est comptée pour 100 ml; l\u2019adjonction de lait correspond à 10 mi.La baguette de pain fait 250 g.Les entrées: une portion de charcuterie est de 20 g; les anchois, le thon à l\u2019huile: 10 g.Les crudités (carottes, concombres\u2026) sont évaluées à 100-150 g, à 200 g de moyenne journalière si la consommation est faite au déjeuner et au diner.Les viandes: 200 g/j.sont considérés comme une valeur normale moyenne.Légumes: 50 g pour une portion de salade.Fromages: La portion moyenne est estimée à 30 g.Fruits: La qualité et la quantité moyenne consommée par jour est évaluée sur l\u2019année sans tenir compte de la saison.ès Ces normes ont été fixées avant l\u2019enquête et en l\u2019occurrence, ce sont celles qui ont cours dans le Service de diététique de l\u2019Hôpital Rotschild, Paris (12°).La liste complète en est donnée dans la thèse de Mme Duc?.Il est clair que les valeurs finalement \u2018obtenues pour apprécier les rapports ioniques de l\u2019alimentation ne sont qu\u2019une estimation, mais pour limiter d\u2019éventuelles divergences d\u2019appréciation les interrogatoires ont été effectués et dépouillés par une seule et mème personne; le groupement des résultats en deux ensembles distincts plaide d\u2019autant plus en faveur de l\u2019hypothèse mise à l\u2019épreuve que les causes de dispersion étaient nombreuses.Les valeurs citées n\u2019ont de signification que pour celui ou ceux qui les ont établies et ne sauraient être prises comme référence dans d\u2019autres enquêtes, rétrospectives ou prospectives, à moins que le nouvel enquêteur ne s\u2019impose avec rigueur de garder les normes d\u2019évaluation qui ont été utilisées dans le présent travail.B \u2014 Le mécanisme d'action des ions chez les Mammifères et chez l'Homme.La détermination du sexe est réalisée avec rigueur chez les animaux supérieurs lors de la fécondation, suivant que le spermatozoïde qui féconde l\u2019ovule est porteur d\u2019un chromosome X ou d\u2019un chromosome Y.Ces principes ne sont pas remis en cause dans le processus étudié; dans le contexte des connaissances actuelles, l\u2019interprétation des faits la plus valable est celle qui invoque une fécondation préférentielle.L\u2019ovule serait fécondé préférentiellement par un spermatozoïde porteur d\u2019X lorsque le déséquilibre minéral imposé à l\u2019organisme se traduit dans le milieu intérieur et dans les tissus par une diminution du rapport K* + Na*/Ca?* + Mg**, par un spermatozoïde Y dans les conditions inverses.La sélection des spermatozoïdes peut être envisagée de deux façons: a) dans le tractus génital femelle, à l\u2019occasion du parcours que font les cellules reproductrices Sen marche vers l\u2019ovule; b) au contact de l\u2019ovule, qui ferait lui-même la sélection.a) Dans le tractus génital Q- Les Qs seules, sont traitées dans nos expériences; le sperme séjourne et survit dans le tractus génital un temps variable selon les espèces et les circonstances.Le facteur important à considérer serait le pH des humeurs dans lesquelles les spermatozoïdes évoluent, celui du mucus cervical surtout.Il est admis en effet que les spermatozoi- des Y supportent mieux que les X les pH alcalins; l\u2019inverse étant vrai pour les pH acides.La durée de survie des spermatozoïdes Y serait de 24 h en pH alcalin, ce qui explique, compte tenu du fait que ces spermatozoides sont plus rapides que les X dans la course à la fécondation, qu\u2019au voisinage de l\u2019ovula- TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 1353 RES RAH ye 2h CA tion et dans un tel milieu la probabilité de fécondation par un spermatozoide Y soit plus grande que pour un X.Celui-ci survivrait de 48 a 72 h en milieu acide, de sorte qu\u2019une insémination réalisée loin de l\u2019ovulation (plusieurs jours avant) donnerait plus de chances d\u2019avoir une fille ou une 9 I! faut cependant remarquer que les tentatives effectuées chez l'Homme et chez les animaux pour obtenir une régulation des sexes en contrôlant le moment de l\u2019insémination n\u2019ont pas donné de résultats nets et sont controversés (cf.: Schwartz, 197511; Courot, 1975\").Les résultats des enquêtes, prospective et rétrospectives, effectuées au Canada et en France ne plaident pas non plus en faveur de l\u2019intervention au moment de l\u2019insémination dans le processus.En effet: pour expliquer que 80% des sujets présentant le caractère « déséquilibre sodé du régime alimentaire » ont des enfants d\u2019un seul sexe il faudrait admettre que ces 80% sont aussi ceux qui ont réalisé systématiquement leur coït fécondant loin de l\u2019ovulation s\u2019ils ont des filles, peu de temps avant s\u2019ils ont des garçons; or les premiers ont été sélectionnés dans l\u2019enquête parce qu\u2019ils suivaient le régime désodé, les autres le régime hypersalé et l\u2019inventaire a été fait sans qu\u2019il soit tenu compte du moment de l\u2019insémination.I paraît, a priori, peu vraisemblable que deux exigences indépendantes l\u2019une de l\u2019autre: régime alimentaire d\u2019un certain type et moment de l\u2019insémination, aient été réunies dans les conditions de cette enquête.À quoi il faut ajouter que les essais qui ont été faits de longue date pour séparer les spermatozoïdes X et Y chez les animaux se sont soldés par des échecs.Chez l\u2019Homme il a été possible d\u2019obtenir dans le meilleur des cas une concentration de 85% de spermatozoïdes Y grâce à leur plus grande mobilité (Ericsson et al., 1973*; cf.également revue de Schwartz, 1975'!).La méthode ne permet pas d\u2019avoir l\u2019équivalent en spermatozoi- des X, ne serait exploitable que par insémination artificielle et au surplus la preuve n\u2019a pas été faite que les spermatozoïdes recueillis, (reconnus du type Y par coloration à la quinacrine) donnent effectivement une majorité de Ô après fécondation.I] reste aussi à prouver que le régime alimentaire peut modifier le pH du mucus cervical et des liquides intra-cavitaires du tractus Q- b) Sélection par I'ovule lui-méme.L'hypothèse consiste à imaginer qu\u2019un traitement alimentaire adéquat provoque des modifications métaboliques dans l'ovaire, par l'intermédiaire du milieu intérieur, de sorte que l'ovule serait fécondé par un type de spermatozoïdes plutôt que par l\u2019autre.Le choix ainsi fait entre deux types de cellules pour 1354 lesquelles la possibilité d\u2019une sélection sous cette forme n\u2019a pas été envisagée jusqu\u2019à présent poserait un problème d\u2019affinité de membranes: la membrane externe de l\u2019ovule (dont les propriétés ne sont pas indépendantes de l\u2019ensemble du cytoplasme), celle de la tête du spermatozoide\u2026 Seules des études de fécondation réalisées in vitro devraient permettre de progresser dans cette voie.Mais de toute façon, il est certain que l\u2019ovaire est sensible aux variations de concentrations ioniques du milieu, qui influencent de manière variable les teneurs en ions de l\u2019organe (Emmerich et Neauport, 19755), ce qui est de nature à modifier le fonctionnement: ovulation, secrétion d\u2019hormones sexuelles.Goldsmith, 19715, a abordé le problème pour l\u2019espèce humaine et les Cétacés; nous l\u2019étudions sur l\u2019ovaire de ratte isolé*, (Neau- port et al., 1975\u201d).c) Les perspectives Les résultats de la présente publication, s\u2019ajoutant à ceux de Lorrain et Gagnon, donnent à la théorie du déterminisme ionique de la formation du sexe chez l\u2019Homme une base sérieuse et permettent d\u2019envisager qu\u2019une solution scientifique sera trouvée dans cette voie pour effectuer le contrôle volontaire du sexe, non seulement chez les animaux, mais aussi chez l\u2019Homme.Les recherches pourront donc se développer dans deux directions: 1° de nouvelles enquêtes, rétrospectives ou prospectives devront être faites et porter sur des populations plus nombreuses que précédemment, afin de donner, si faire se peut, une assise définitive à l\u2019hypothèse; 2° l\u2019expérimentation proprement dite devra être poursuivie avec la collaboration de couples volontaires désireux de choisir le sexe d\u2019un enfant à venir, en suivant un régime alimentaire.Cette expérimentation, commencée en 1972, a déjà produit quelques résultats.Les tout premiers ont été décrits et commentés dans une publication précédente®.Actuellement 26 naissances contrôlées ont été obtenues; il y a 3 échecs.Il va sans dire que cela ne permet pas de prendre position sur le problème, mais c\u2019est encourageant.Les régimes utilisés, les médications prescrites, les conditions de leur mise en oeuvre, (affinées progressivement au fil des années), les difficultés rencontrées, ont été décrits par ailleurs avec précision'®.Un « Centre de prospection sur le contrôle volontaire du sexe par la méthode alimentaire » a été ouvert en janvier 1977 à la Maternité de Port-Royal, a Paris.L'étude statistique et l\u2019expérimentation y seront poursuivies simultanément.* Travail qui bénéficie de l'aide financière du ministère de la Qualité de la Vie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA Résumé 102 femmes n\u2019ayant que des enfants du même sexe ont participé à un interrogatoire diététique, grâce auquel la valeur des rapports (K*/Ca?* + Mg?*) et (K* + Na*/Ca?* + Mg**) dans chaque alimentation a pu être estimée.Les ensembles obtenus diffèrent significativement chez les femmes qui n\u2019ont que des filles et celles qui n\u2019ont que des garçons.Pour le rapport (K* + Na*/Ca?* + Mg?*) par ex.il a été trouvé, les teneurs en ions étant exprimées en mEq: O; m= 4,6, (n)= 58.9: m = 3,0, (n) = 44.p < 0,001.3 zones de valeurs ont été distinguées: deux pour lesquelles les chances de n\u2019avoir que des garçons ou que des filles sont maxima, une où les chances d\u2019avoir l\u2019un ou l\u2019autre sont équivalentes.Summary 102 women whose descendance is only boys or girls were submitted to a dietetic examination.The K* + Na*/Ca?* + Mg?* distribution ratios in each diet were estimated.The data obtained were statistically different comparing women whose descendance was only boys or only girls.For instance K* + Na*/Ca?+ + Mg°* ratios are 4,6 for boys (n = 58) and 3,0 for girls (n = 44) when ions are calculated in mEq (p < 0,001).Three areas of values were observed: two areas where the probability to obtain boys or girls is maximum and one area where the probability is equivalent.REMERCIEMENTS Remerciements a Monsieur le Professeur R.Henrion, qui nous a permis d'enquêter dans son service, à la Maternité de La mithramycine (MTM) est un antibiotique cyto- toxique extrait de Streptomyces plicatus et ayant des effets antinéoplasiques.Elle a été utilisée surtout dans le traitement des cancers inopérables du testicule!> '?, Cet antibiotique s\u2019avère également un puis- ! Professeur agrégé.Département d'anatomie, faculté de médecine, Université de Montréal, Montréal.Abréviations: MTM \u2014 mithramycine, PTE \u2014 extrait para- thyroïdien.Toute demande de tirés à part doit être adressée à l\u2019auteur, au Département d\u2019anatomie, faculté de médecine, Université d\u2019Ottawa, 275, rue Nicholas, Ottawa, Ont.KIN 9A9.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 EFFET DE LA MITHRAMYCINE SUR LA RESORPTION OSSEUSE EN CULTURE ORGANOTYPIQUE M.LISKOVA-KIAR' Riki Port-Royal; merci également à Mlle Michèle Nartz, diététicienne à l'Hôpital Rotschild (Service de M.le Professeur Le Quintrec) qui nous a fait bénéficier de ses conseils).BIBLIOGRAPHIE - Courot, M.: Le choix du sexe est-il possible chez les Mammiferes?, Rapport présenté au IVe Congrès Européen sur la Stérilité et la Fécondité., Madrid, 1975 \u2014 In « La Fécondation », Masson, Paris, 113-130.2.Duc, M.: De l\u2019influence des apports nutritionnels en ions K*, Na*, Ca?*, Me£** (rapports K*/Ca?* + Mg°* etK* + Na*/Ca?* + Mg**) sur la sex-ratio chez l\u2019Homme.Étude rétrospective chez 102 femmes n\u2019ayant que des enfants du même sexe., Thèse de Médecine, Univ.Paris-Val-de-Marne-UER Médecine, Créteil, 1977.3.Emmerich, E.et Neauport, C.: Action des ions K* et Mg?* sur la réponse de l\u2019ovaire de ratte à l'hormone folliculo-stimulante: incorporation in vitro de !14C-glycine dans les protéines ovariennes., C.R.Ac.Sc.(Paris), 280: Sér.D., 69-72, 1975.4.Ericsson, R.J.Langevin.C.N.et Nishino.M.: Isolation of fractions rich in human y sperm.Nature, 246: 421-424, 1973.5.Goldsmith, N.F.: Physiologic relationship between magnesium and the female reproductive apparatus.Serum magnesium variations in normal subjects; the effects of estrogen on magnesium distribution./* Symp.intern.sur le déficit magn.en pathol.hum., Vittel.Rapp., 439458, 1971.6.Lorrain, J.et Gagnon, R.: Sélection préconceptionnelle du sexe.Union Médic.Canada, 104: 800-803, 1975.7.Neauport, C., Emmerich, E., Sepehri, H.et Vivier-Bellec, A.: Action d'une gonadotrophine sérique sur la teneur en ions K* de l\u2019ovaire de ratte impubère.C.R.Ac.Sc.(Paris), 281: Sér.D, 727-730, 1975.8.Stolkowski, J.: Le déterminisme ionique de la formation du sexe, étudié chez un batracien anoure: Discoglossus pictus (OTTH) et dans le règne animal.Biol.Médic., LIX: n°4, 289-405, 1970.9.Stolkowski, J.: Les femmes pourront-elles, dans un proche avenir, choisir le sexe de leurs enfants en suivant un régime alimentaire?Union Médic.Canada, 104: 790-799, 1975.10.Stolkowski, J.: Le contrôle du sexe par la méthode alimentaire; régimes pour «garçons» et régimes pour «filles»; modalités d\u2019application.Les 23 premiers résultats.Revue Franc.d\u2019 Endocr.clin., Nutrition et Métabol., 1977 (sous presse).11.Schwartz, D.: Le choix du sexe est-il possible chez l\u2019Homme?Faits et hypothèses.Rapport au IVème Congrès Européen sur la Stérilité.Madrid 1975.In « La Fécondation », Masson, Paris, 95-112.sant agent hypocalcémiant dans certains cas d\u2019hypercalcémies dues à des lésions néoplasiques lytiques de l\u2019os et jusqu\u2019alors rebelles à toute thérapeutique* '3.Plus récemment, on a recommandé son usage dans les cas avancés de la maladie osseuse de Paget!!.En effet, plusieurs études cliniques rapportent des résultats favorables chez les pagétiques peu de temps après le traitement® 3 1!.Les plus importants sont la disparition des douleurs, l\u2019abaissement de l\u2019hypercalcémie, de l\u2019hydroxyprolinurie, de la phosphatasémie alcaline et l\u2019amélioration de l\u2019histologie osseuse.Toutefois, les doses utilisées dans le 1355 traitement des cancers sont doubles de celles qu\u2019on emploie contre l\u2019hypercalcémie*> # 4.Le mécanisme d\u2019action de la mithramycine est encore mal élucidé?® !8.Les études in vitro montrent que la mithramycine inhibe la synthèse de l\u2019acide ribonucléique cellulaire.Certains chercheurs suggèrent que l\u2019action hypocalcémiante de cette drogue pourrait être due à une diminution de l\u2019activité os- téoclastique® 4 11.Toutefois, d\u2019autres auteurs attribuent cet effet à une action cytotoxique et non spécifique sur les cellules osseuses\u201d S.Il nous a paru intéressant d\u2019aborder ce problème avec la méthode de culture organotypique d\u2019ébauches osseuses afin de pouvoir élucider le mécanisme d\u2019action de la mithramycine sur le processus d\u2019ostéorésorption.C\u2019est une méthode de choix qui permet de réaliser un système biologique isolé d\u2019autant mieux que l\u2019on soustrait l\u2019explant à l\u2019influence du reste de l\u2019organisme\u2019.La méthode a été souvent utilisée pour l\u2019étude du mode d\u2019action des hormones et des vitamines sur l\u2019os* 8-7-8-9, Les questions suivantes retiennent notre attention.À quelle concentration la mithramycine peut-elle inhiber la résorption osseuse sans avoir des effets toxiques sur les cellules osseuses?Quel est le mécanisme de cette inhibition?S\u2019agit-il d\u2019une diminution du nombre des ostéoclas- tes ou du freinage de leur activité?MATÉRIEL ET TECHNIQUES Toutes les expériences font appel à notre méthode de culture organotypique sur le milieu semi- synthétique déja décrit ailleurs® > 1°.Le milieu de culture standard est celui de Biggers modifié par Fitton-Jackson (BGJb, GIBCO) et enrichi de 5% de sérum de veau inactivé par la chaleur (30 min.a 56°C).L extrait parathyroidien (PTE, Eli Lilly, Indianapolis) est incorporé aux milieux de culture à la concentration de 0.2 U/ml, afin de stimuler la résorption osseuse®.Les milieux expérimentaux sont additionnés de mithramycine à des concentrations respectives de 7.5, 15, 25, 50 et 75 nanogrammes par millilitre (Pfizer Company Ltd., Montréal).Dans nos expériences à l\u2019aide du #°Ca, nous avons suivi le protocole expérimental de Raisz** de la manière suivante: des souris blanches femelles (Charles-River CD-1) en gestation de 16 jours reçoivent une injection intraveineuse du \u20185Ca (1 uCi de *CaCl2 par gramme de poids corporel, Amer- sham/Searle, Angleterre).Deux jours plus tard, les animaux sont sacrifiés et les péronés de foetus sont mis en culture sur les milieux témoins et expérimentaux pendant 48 heures à 37.5°C en présence d'un mélange de CO2 (5%) et d\u2019air.Afin de pouvoir apprécier l'importance de la solubilité passive du minéral, un certain nombre de péronés sont dévitali- 1356 sés a 100°C pendant 5 minutes juste avant la mise en culture.Le calcium radioactif libéré a partir des péronés dans le milieu de culture est mesuré en scintillation liquide selon la méthode de Chen\"*.Pour pouvoir mesurer la radioactivité résiduelle dans l'os, celui-ci est calciné à 600°C et dissous dans du HCI 1.0 N.Les résultats sont exprimés comme pourcentage du **Ca total libéré par os durant 48 heures ou encore comme rapport entre expérimental et témoin.Dans les conditions normales ce rapport doit être |.Les mêmes péronés ont également servi pour les mesures, du poids sec.À cette fin, les os sont séchés durant 24 heures à 75°C et les pesées sont effectuées à l\u2019aide d\u2019une microbalance Mettler, permettant la précision de + 2pg.Pour l\u2019étude histologique, les péronés non radioactifs sont fixés au Bouin-Hollande et enrobés à la paraffine.Les coupes sériées longitudinales de 5 u d\u2019épaisseur sont colorées à l\u2019hématoxyline et éosine.Afin d'éviter de compter deux fois la même cellule, le dénombrement des ostéoclastes est fait à chaque dixième coupe sur toute l\u2019épaisseur de l\u2019os et le résultat non corrigé est enregistré comme représentant le nombre total d\u2019ostéoclastes par os'°.L'analyse statistique est faite selon la méthode de « t » de Student pour les séries non appariées.Deux séries d'expériences ont été conduites au cours desquelles la résorption osseuse a été stimulée à l\u2019aide de l\u2019extrait parathyroïdien.Dans la première série, nous avons étudié l'effet de faibles concentrations de mithramycine voisines de celles qu\u2019on emploie contre l\u2019hypercalcémie (7.5, 15 et 25 ng/ml).Dans la deuxième série nous avons étudié l'effet de doses fortes comparables à celles utilisées dans le traitement du cancer (50 et 75 ng/ml).RESULTATS Les résultats quantitatifs de la premiere série d\u2019expériences sont consignés au Tableau I.Il ressort de nos études à l\u2019aide du **Ca que les ébauches osseuses, cultivées sur un milieu standard non traité, libèrent environ 16% de leur calcium radioactif dans le milieu de culture durant 48 heures.Par contre, lorsque l'extrait parathyroïdien est incorporé au milieu témoin, la libération du \u201c*Ca est fortement augmentée à 30%.Cette mobilisation accentuée du calcium osseux en présence de PTE est significativement diminuée par l\u2019adjonction de la mithramy- cine aux milieux de culture.L inhibition est proportionnelle a la concentration de mithramycine utilisée.Les mesures du poids sec des ébauches osseuses cultivées sur un milieu sans PTE ou MTM indiquent une augmentation pondérale significative par rapport au moment d'explantation.En présence de l'extrait parathyroidien le poids sec des péronés témoins L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ip ar vr MEG aa ST,\u201d WR TTS a ew eum m1 NS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 i _ _ _ __ demeure sensiblement le méme qu\u2019avant la culture.Ce résultat n\u2019est pas significativement modifié par l\u2019adjonction de 7.5 ng/ml de MTM.Toutefois, l\u2019incorporation de 15 ou 25 ng/ml de MTM entraine un accroissement pondéral significatif par rapport aux péronés témoins (PTE).L\u2019étude histologique a montré que le péroné foetal de souris de 18 jours présente une diaphyse en bonne voie d\u2019ossification, tandis que les épiphyses sont encore cartilagineuses.Après 48 heures de culture sur un milieu sans hormones, la survie des ébauches osseuses est excellente (voir Fig.la).Le manchon d\u2019os périostique est bien préservé.Les ostéoblastes retiennent leur forme typique, les.ostéocytes remplissent les lacunes et le nombre d\u2019ostéoclastes demeure sensiblement le même qu\u2019avant la culture (Tableau I).Par contre, l\u2019incorporation de PTE provoque une très forte résorption osseuse (Fig.1b).La diaphyse est remplie par des amas de cellules fibroblastiques et on observe une disparition presque complète des travées d\u2019ossification endochondrale et du manchon périos- tique.Les ostéoblastes régressent en cellules fusiformes et le nombre d\u2019ostéoclastes est significativement augmenté par rapport aux os non traités (Ta- Fig.1a-b \u2014 Péroné foetal de souris de 18 jours après 48 heures de culture: /a \u2014 sur un milieu de Biggers enrichi de 5% de sérum de veau; /b \u2014 sur le méme milieu additionné de PTE (O.2 u/m1).Notez la disparition de travées osseuses dans la diaphyse et plusieurs ostéoclastes.Les flèches indiquent le manchon d\u2019os périostique et la lettre e désigne l\u2019épiphyse.Coloration hématox yline de Harris et éosine.Grossissement de 190 x.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Fig.2a-b \u2014 Péroné foetal de souris de 18 jours après 48 heures de culture: 2a \u2014 en présence de PTE et 15 ng/ml de mithramy- cine le manchon d\u2019os périostique est mieux préservé que chez les témoins (Fig.1b).2b \u2014 en présence de 50 ng/ml de MTM et de PTE les cellules montrent les signes de pycnose.Coloration hématoxyline de Harris et éosine.Grossissement de 190 x.bleau I).L\u2019addition de mithramycine au milieu de culture ne semble pas diminuer de fagon significative le nombre de ces cellules multinucléées.L\u2019image histologique des os traités avec 15 et 25 ng/ml de MTM montre une meilleure conservation de travées d\u2019os endochondrale et périostique par rapport aux os témoins (Fig.2a).Toutefois, d\u2019autres signes de résorption, à savoir la disparition des ostéoblastes, la prolifération fibroblastique et de nombreux ostéoclastes varient peu de ceux des témoins.Les résultats numériques de la deuxième série d\u2019expériences sont enregistrés sur le Tableau I.Il ressort de ce tableau que l\u2019addition de PTE au milieu de culture augmente considérablement la libération du \u2018Ca à partir des péronés cultivés et le nombre des ostéoclastes pas os, tandis que le poids sec de ces ébauches osseuses est inférieur à celui qui précède la mise en culture.Cet effet de PTE sur la résorption est presque complètement inhibé par l\u2019adjonction de 50 et 75 ng/ml de MTM aux milieux de culture.Il est intéressant de noter qu\u2019en présence de 50 ng/ml de MTM un péroné libère environ 8.5% de son *°Ca, ce qui n\u2019est pas trop loin de valeurs obtenues pour un os dévitalisé à savoir 5.0 + 0.6%.Cette inhibition 1357 RS ESS PSE encre See if #4 a TABLEAU 1 EFFET DE LA MITHRAMYCINE SUR LA RÉSORPTION OSSEUSE PROVOQUÉE PAR L'EXTRAIT PARATHYROÏDIEN APRÈS 48 HEURES DE CULTURE ORGANOTYPIQUE Libération du **Cu Expérience Traitement Poids sec Nombre % du \u201cCa libéré Rapport ug los d\u2019 ostéoclastes par os Exptl/Témoin par os Série I Os avant la culture \u2014 \u2014 122 = 7,3 30.5 + 1.6 Aucun 16.2 + 0.6 \u2014 153 + 6,8*** 350+ 1.8 PTE 0.2 U/ml 29.5 + |], }#** 1.82 = 0.05 111 + 6.4 53.5 + 2.0** PTE = MTM 7.5 ng/ml 26.6 + 0.4% 0.89 = 0.04 120 + 7.2 54.0 + 3.0 PTE + MTM 15.0 ng/ml 24.0 + 0.6** 0.80 + 0.03 134 + 6,3* 48.0 + 1.2 PTE + MTM 25.0 ng/ml 20.4 + 1,3#** 0.69 + 0.04 142 + 5.6** 46.0 + 2.0 Série II PTE 0.2 U/ml 26.0 + 1.6 \u2014 101 + 4.0 48.0 + 1.4 PTE + MTM 50 ng/ml 8.5 + 0,9#** 0.33 + 0.02 122 + 3.4% nécrose PTE = MTM 75 ng/ml 8.5 + 0,7+*** 0.33 = 0.03 124 + 5.6* nécrose Os dévitalisé 50x0.6 0.20 = 0.01 116 + 4.4 nécrose Chaque valeur correspond à la moyenne + erreur standard de 5 péronés foetaux de souris.* P\u2019, the operating techniques, the motivation of the patient and intensive reeducation.REMERCIEMENTS Les auteurs expriment leur gratitude au docteur Reynald Bouchard, du Service de Radiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, pour l\u2019aide précieuse qu'il a apportée à l\u2019interprétation des radiographies.BIBLIOGRAPHIE 1.Alnot, J.Y., Aubriot, J.H.et the Guepar: La prothèse Guepar.Description et technique de pose.Rev.Chir Orthop., 57: 7: 575, 1971.2.Amstutz, H.C.et Finerman, G.A.M.: Knee Joint remplacement \u2014 Development and Evaluation.Clin.orthop., 94: 24-41, 1973.3.Arden, G.P.: Total Knee Remplacement.Clin.Orthop., 94: 92-103, juillet- août 1973.LE MUSCLE STRIÉ: SON ULTRA-STRUCTURE ET LES MÉCANISMES NEURO-PHYSIOLOGIQUES DE SA CONTRACTION Roger VADEBONCOEUR, F.R.C.P.! INTRODUCTION Le conditionnement physique et la physiologie de l\u2019effort sont deux sujets très vastes et complexes qui sont étudiés depuis quelques années avec beaucoup d\u2019ampleur.L\u2019organe-clé est évidemment le muscle ! Physiatre, service de médecine physique, hôpital Saint-Luc, 1058 rue Saint-Denis, Montréal H2X 3J4.Index des abréviations F.N.M.: Fuseau neuro-musculaire R.S.: Réticulum sarcoplasmique S.T.: Sarco-tubulaire Ach: Acéthylcholine A.T.P.: Adénosine triphosphate TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 4.Aubriot, J.H.: Prothèses totales du genou métalliques à charnière.Premiers résultats de 60 interventions réunies par le Guepar.Rev.Chir.Orthop., 58: 3, 205, 1972.5.Coventry, M.B., Finerman, G.A.M., Riley, L.H., Turner, R.H.et Upshaw, J.E.: A new geometric Knee for total Knee arthroplasty.Clin.Orthop., 83: 157, 1972.6.Freeman, M.A.R., Swanson, S.A.V.: Total remplacement of the Knee using Freeman-Swanson Knee prothesis.Clin.Orthop.94: 153-170, juillet-août 1973.7.Gunston, F.H.: Polycentric Knee arthroplastie, prosthetic simulation of normal Knee motion, J.Bone Joint Surg., 53B: 272, 1971.8.Herbert, J.J.et Herbert, A.: A new total Knee prothesis Clin.Orthop., 94: 202-210, juillet-août 1973.9.Jones, G.B.: Waldius Arthroplasty of the Knee.J.Bone and Joint Surg., 52B: 390, 1970.10.Jones, G.B.: Arthroplasty of the Knee using Waldius prothesis.J.Bone and Joint Surg., 50B: 505, 1968.11.Marmor, Léonard: The Modular Knee.Clin.Orthop.,94: 242-248, juillet- août 1973.12.Matthews, L.S.et coll.: The Spherocentric Knee.Clin.Orthop., 94: 234- 241, juillet-août 1973.13.Mazas, F.B., Guepar: Guepar total Knee prothesis.Clin.Orthop., 94: 211- 221, juillet-août 1973.14.Ranawat, C.S.et Shine, J.J.: Duo-condylar total Knee arthroplasty.Clin.Orthop., 94: 185-195, juillet-août 1973.15.Shiers, L.G.P.: Arthroplasty of the Knee.Preliminary report on a new method.J.Bone Joint Surg., 36B: 553, 1954.16.Shiers, L.G.P.: Arthroplasty of the Knee.Interim report of a new method.J.Bone Joint Surg., 42B: 31, 1960.17.Waldius, B.: Arthroplasty of the Knee using an endoprothe sis.Acta Orthop.Scand.Supp., 24: 1957.18.Waldius, B.: Arthoplasty of the Knee using an endoprothesis Eight years | experience.Acta Orthop.Scand., 30: 137, 1960.19.Waugh, Theodore, Smith, R., Richard, C., Orofino, Caesar F.et Anzel M.| | me = Sanford: Total Knee Replacement.Clin.Orthop., 94: 196-201, juillet-aoiit 1973.20.Wilson, F.C.: Total remplacement of the Knee in rhumatoid arthritis.A prospective study of the results of treatment with the Waldius prosthesis.J.Bone Joint Surg., S4A: 1429, 1972.21.Wilson, F.C.: Total remplacement of the Knee in rhumatoid arthritis.Part II of a prospective study.Clin.Orthop., 94: 57-64 juillet-août 1973.22.Young, H.H.: Use of a hinged vitallium prosthesis for arthroplasty of the Knee.J.Bone Joint Surg., 45A: 1627, 1963.23.Young, H.H.: Reconstruction of the Knee Joint with Young-type hinged vitallium prothesis.Reconstr.Surg.Traumatol., 12: 176, 1971.qui est le moteur du mouvement grace a sa contractilité.Le muscle est aussi un organe sensitif, récepteur-émetteur, pourvu de propriétés inconscientes et proprioceptives grâce à son fuseau neuro-musculaire (F.N.M.).Connaître à la lumière des données scientifiques les mécanismes intimes de la contraction musculaire, c\u2019est mieux comprendre les principes de l\u2019exercice physique ou thérapeutique, c\u2019est aussi rejeter de vieux mythes de physiologie classique et enfin nous obliger à réviser par exemple certaines théories pathogéniques de certaines douleurs musculo-squelettiques.Ce travail est avant tout une revue générale de la physiologie de la contraction 1375 musculaire avec quelques rappels sur le contrôle nerveux de la motricité.RAPPEL HISTORIQUE Dès 1826, Sir Charles Bell postulait que l'homme possédait un sixième sens, c\u2019est-à-dire le « sens musculaire » dont la base morphologique se retrouvait dans le muscle lui-même.Cependant, on ignorait à peu près tout sur l\u2019anatomie physiologique du muscle.En 1880, Ranvier fut le premier à distinguer clairement deux sortes de fibres musculaires (rouges et blanches) à propriétés distinctes.Ce n\u2019est qu\u2019en 1929 qu\u2019un autre auteur, Krüger, a repris les descriptions de Ranvier pour les confirmer et y ajouter d\u2019autres détails physiologiques et anatomiques.À l\u2019excellent travail de Millikan sur la myoglobine, paru en 1939, nous n\u2019avons à peu près rien appris de nouveau jusqu\u2019au milieu des années 1950 concernant les mécanismes intimes de la contraction musculaire.Bien sûr, les premières descriptions simplistes du F.N.M.(Hassal 1851, Wiessman 1861, et Ruffini 1892) et la démonstration du F.N.M.comme organe sensitif par Sir Charles Sherrington (1894), ont joué un role primordial dans l\u2019étude de la fonction du muscle.De plus, les études de Forster (1902), de Harrison (1904) et surtout de Fidel Cuajunco (1927) sur le développement du F.N.M.sont à mentionner.Cependant, ce n\u2019est qu\u2019à la suite des travaux d\u2019Andrew Huxley (1954), avec sa « théorie du glissement » et les descriptions des filaments épais et minces par H.E.Huxley (1954-55) que de multiples études ont été entreprises et nous ont permis d\u2019acquérir beaucoup de connaissances sur la neurophysiologie de la contraction musculaire.ANATOMIE: A) Unité anatomique: La fibre musculaire: Le muscle est avant tout un organe d\u2019exécution qui transforme les influx nerveux en mouvement.Pour se faire, il doit emmagasiner et transformer l\u2019énergie chimique en énergie mécanique.C\u2019est aussi un thermo-régulateur jouant un rôle essentiel dans la circulation sanguine périphérique.Chaque muscle possède des qualités intrinsèques fondamentales: contractilité, élasticité, tonicité; mais ce sont des particularités anatomiques, biochimiques ou physiologiques qui caractérisent la spécificité d'action.I] existe deux sortes de fibres musculaires qui se distinguent par leur localisation et par leur fonction.Ce sont d\u2019abord les fibres extra-fusaires qui représentent la majorité des fibres musculaires et appelées ainsi à cause de leur situation anatomique à l'extérieur du F.N.M.La deuxième catégorie est celle des 1376 fibres intra-fusaires retrouvées à l'intérieur du F.N.M.1) Les fibres extra-fusaires: Les fibres extra-fusaires sont des cellules géantes multi-nucléées qui s'étendent le plus souvent sur toute la longueur du muscle.Les fibres sont unies entre elles par des fibres conjonctives (endomysium) et groupées en faisceaux primitifs (50-75 fibres), qui se réunissent en faisceaux secondaires (périmysium) et tertiaires (épimysium).Ce lien conjonctif entre les cellules est lâche, laissant de l\u2019espace pour un important réseau capillaire (3,000 capillaires/mm?), des liquides interstitiels et des filaments nerveux.La surface propre de chaque cellule musculaire est formée par une mince membrane élastique appelée sar- colemme ou myolemme.Elle contient des enzymes ou autres protéines solubles.Il existe sur chaque cellule un endroit adapté pour le contact fonctionnel avec la terminaison nerveuse.Les fibres nerveuses efférentes alpha venant de la corne antérieure sont responsables de leur innervation motrice.En réalité, l\u2019ultra-structure du sarcolemme est loin d\u2019être aussi simple.La présence à sa surface de très nombreuses invaginations allant vers le sarcoplasme intérieur a créé ce qu\u2019on a appelé le système sarco-tubulaire (S.T.).Avant d\u2019étudier ce système S.T., rappelons quelques notions concernant le sarcoplasme.Le sarco- plasme est une substance visqueuse, rougeâtre, représentant le milieu intérieur de la cellule musculaire.La quantité de substance visqueuse y est déterminée aussi par le type du muscle.C\u2019est la quantité plus ou moins importante de myoglobine, ce pigment rougeâtre respiratoire semblable à l\u2019hémoglobine et représentant le réservoir intracellulaire de l\u2019oxygène, qui détermine le type de muscle (rouge ou pâle).On y retrouve la myoglobine et tous les enzymes nécessaires à l\u2019accomplissement de la gly- cogénolyse (principal rôle); ce système enzymatique est aussi en relation avec celui de la phosphorylation oxydative des mitochondries; comme corps solides qui baignent dans cette substance visqueuse, on retrouve les myofibrilles et le réticulum sarcoplasmi- que ou système sacro-tubulaire.Les myofibrilles sont de longs filaments (6-8 mu) protéiques de forme polygonale constitués par la juxtaposition de molécules d\u2019actine et de myosine.Il existe deux types de filaments formant l'unité contractile du sarcomère.Ces filaments sont orientés parallelement au sarcolemme et on en dénombre environ 2,500 par fibre musculaire.Le Tableau | donne les principales caractéristiques anatomiques de ces myofibrilles.L'UNION MÉDICALE DU CANADA M ls Sir Ts je fe] Gaiisttiei en at re TABLEAU 1 CARACTERISTIQUES ANATOMIQUES DES MYOFIBRILLFS Myosine: \u2014 Filament épais (100A), représenté par la bande sombre A à l\u2019histologie.\u2014 Chaque molécule: Méromyosine légère et lourde.Actine: \u2014 Filament mince (50A*), représenté par la bande claire I.\u2014 Tropomyosine et Troponine sont les 2 autres protéines attachées le long du bâtonnet hélicoïdal d\u2019actine.Enfin, les mitochondries sont des petits corpuscules à disposition péri-fibrillaire surtout localisés au niveau de la bande I près des cisternes du R.S.et près des lignes Z.Elles ont un rôle important en assurant l\u2019oxydation et la production des liens phosphatés à haute énergie.Tous les enzymes du cycle métabolique de Krebs y sont présents.2) Fibres intra-fusaires: Fuseau neuro-musculaire Les fibres intra-fusaires se distinguent des fibres extra-fusaires tant histologiquement que fonction- nellement et de plus leur innervation motrice est aussi différente.Ces fibres fusiformes sont entourées de tissu conjonctif et situées parallèlement aux fibres extra-fusaires.Les F.N.M.sont éparpillés dans la masse musculaire et représenteraient environ 33%-40% de toutes les fibres musculaires®*, Le F.N.M.peut être décrit comme suit: une région centrale ou équatoriale, élastique, non contractile où l\u2019on retrouve deux types de fibres striées intra- fusaires: les fibres à chaîne nucléaire et celles à sac nucléaire.Deux régions distales appelées pôles sont contractiles et où l\u2019on retrouve les terminaisons des fibres intra-fusaires partant du centre du F.N.M.Les fibres à chaîne nucléaire sont à petit diamètre et celles à sac nucléaire, à gros diamètre.Chaque type de fibre a son innervation motrice propre venant des petites cellules de la come antérieure.Il existe une innervation sensitive très importante, caractérisée par deux sortes de terminaisons sensitives afférentes qui envoient leurs informations à la moelle via les racines postérieures et par la suite activent les grosses cellules de la corne antérieure.Il existe également d\u2019importantes collatérales intra- médullaires à partir de ces fibres afférentes qui montent par les colonnes postérieures et ainsi les relient via des interneurones aux neurones moteurs des muscles antagonistes.Ce sont des terminaisons inhibitrices.Le Tableau II donne les principales caractéristiques des terminaisons sensitives et de l\u2019innervation motrice du F.N.M.Les fibres sensitives primaires (annulospirales) se terminent par une seule synapse sur les neurones moteurs des mêmes muscles synergiques.Elles sont donc excitatrices pour les neurones moteurs postsynaptiques.Les fibres sensitives secondaires (en bouquet) originent surtout des fibres à chaîne nucléaire et atteignent les neurones moteurs seulement par des interneurones.Ces deux types de terminaisons nerveuses sensitives sont sensibles à l\u2019étirement du fuseau.3) Système sarco-tubulaire; L\u2019étude ultramicroscopique des invaginations, notées à la surface de la cellule musculaire, a mis en lumière un système de tubules ou canalicules transverses dans le sarco- plasme.Ces tubules débouchent à l\u2019extérieur du sarcolemme dans le liquide interstitiel.Chaque myo- fibrille est entourée par un système complexe de cisternes, le réticulum sarco-plasmique qui aboutit tout près des tubules transverses sans y déboucher toutefois.Le tubule transverse central avec deux cisternes latérales (R.S.) forme une triade adjacente au lieu de rencontre de la myosine et actine c\u2019est-a- dire près de la ligne Z ou près de la jonction A-I.Le tubule s\u2019ouvre à l\u2019extérieur et contient du liquide extra-cellulaire.Le potentiel électrique lors de la neuro-transmission s\u2019effectue via le tubule.C\u2019est a l\u2019intérieur des cisternes du R.S.à l\u2019état de repos qu\u2019on retrouve les ions de calcium.Ceux-ci, nous le verrons plus loin, sont libérés à l\u2019arrivée de l\u2019impulsion électrique dans le sarcoplasme pour aller se lier à l\u2019actine et initier la contraction.B) Mécanismes intimes de la contraction musculaire: On a vu que les filaments myofibrilles de myosine et d\u2019actine sont paralleles les uns aux autres.La théorie TABLEAU II FUSEAU NEURO-MUSCULAIRE Innervation sensitive 1) Fibre a sac nucléaire: Terminaisons sensitives: Primaires: (annulospirales) IA surtout Innervation motrice \u2014 Unité motrice a décharge dynamique ou phasi- que \u2014 Cellule gamma 1, lente Secondaires: (en bouquet) II.Terminaisons sensitives: Primaires: IA Secondaires: II (surtout) 2) Fibre à chaîne nucléaire: \u2014 Unité motrice à décharge statique ou tonique \u2014 Cellule gamma 2, rapide TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 1377 bl 4 A fd @ a: oH A IB k i ! du glissement (Fig.1) (Sliding mechanism) des myofibrilles émise par Andrew Husley (1954) était demeurée assez obscure j usqu\u2019à ce que des études récentes\u201d 8- 16- 32 viennent jeter la lumière sur le processus moléculaire complexe de la contraction.I A | actine = t myosine Fig.I \u2014 Illustration des arrangements des filaments épais et minces au repos (en haut).Le glissement de l\u2019actine entre la myosine lors d\u2019une contraction (en bas).!) Histologie ultra-microscopique Le filament épais de myosine est composé de 200 molécules dont chacune est formée de deux parties distinctes: \u2014 une méromyosine légère formée de deux bâtonnets (peptides) tournant l\u2019un autour de l\u2019autre en hélice, \u2014 une méromyosine lourde héli- coidale aussi et formant le cou et la tête de la molécule (Fig.2a).Cette tête est composée de deux protéines globulaires.Chaque filament de myosine (méromyosine lourde) possède des ponts d\u2019union (cross bridges) latéraux de chaque côté dont les terminaisons se lient à l\u2019actine lors de la contraction.Chaque pont d\u2019union est orienté vers les extrémités du filament et est séparé de ses voisins de part et d'autre du même côté par un espace de 143 Angstroms.Le filament mince d\u2019actine est plus complexe (Fig.2b).À l\u2019état de repos, il s'agit également d\u2019un double bâtonnet hélicoïdal où à chaque intervalle de 1378 400 A° une autre protéine-tropomyosine est attachée au niveau même des sites actifs de l\u2019actine.Une troisième protéine, la troponine, est attachée à chaque molécule de tropomyosine.La troponine a une grande affinité pour les ions calciques., , C méromyosine méromyosine egere lourde Fig.2 \u2014 a) Molécule de myosine.b) Arrivée des ions calciques qui, avec la Troponine « forceront » la Tropomyosine à « pivoter » pour découvrir le site actif.C\u2019est ensuite le pont d'union entre l\u2019actine et la tête de myosine.Pour fins de clarté, une seule molécule de myosine est illustrée.2) La contraction musculaire: Le processus moléculaire de la contraction n\u2019est pas encore tout à fait connu.Nous ignorons encore le primum movens qui pousse l\u2019actine à glisser vers l\u2019intérieur en direction de la myosine.Les forces d\u2019attraction entre l\u2019actine et la myosine sont d\u2019ordre mécanique, chimique et électrostatique.À l\u2019arrivée du potentiel d\u2019action, ceci provoque la sortie des ions calciques dans le sarcoplasme entourant les fibrilles et le calcium active les forces d\u2019attraction entre les filaments, et la contraction commence.Voyons-en les mécanismes internes.Lorsque l\u2019actine est recouverte par la Tropomyo- sine, elle est incapable de se lier à la myosine, c\u2019est-à-dire que les ponts d\u2019union entre les filaments épais et minces ne peuvent pas se former complètement.Ainsi au repos, la méromyosine lourde du filament de myosine demeure distante de la surface du filament mince d\u2019actine (Fig.2b).Lors de la libération des ions calciques des cisternes sarco- plasmiques, ces mêmes ions de calcium se combinent avec les molécules de Troponine et forment un complexe chimique Troponine-calcium.Ce complexe forcera la molécule de Tropomyosine à se déplacer légèrement sur l\u2019actine, découvrant par le L'UNION MÉDICALE DU CANADA tl i in di fil iy fait même les sites actifs qui peuvent alors réagir avec la myosine.En effet, les têtes de la méromyo- sine lourde sont immédiatement attirées vers l\u2019actine et forment alors des ponts d\u2019union complets entre les filaments épais et minces.C\u2019est le début de la contraction.Une fois que ce « pont » est établi, la tête de la myosine riche en ATPase hydrolyse l\u2019ATP libérant ainsi l\u2019énergie nécessaire pour la mobilisation de ces molécules.La tête de la molécule pivoterait alors autour du cou en attirant avec elle l\u2019actine.C\u2019est alors le coup de force (power stroke).Puis, la tête se libère du site actif et reprend alors sa position perpendiculaire normale avant de se recombiner à un autre site d\u2019actine.C\u2019est alors le même processus où les têtes des ponts d\u2019union tirent pas à pas le filament d\u2019actine vers le centre du filament de myosine a la manière des dents d\u2019un engrenage (Fig.3).Chaque projection latérale ou pont d\u2019union de la myosine opérerait indépendamment des autres, chacune s\u2019attachant et tirant dans un cycle d\u2019engrenage continu tant qu\u2019il y a présence d\u2019ions de calcium en abondance et jusqu\u2019à ce que le filament d\u2019actine tire la membrane Z contre les extrémités de la myosine.On comprendra ou plutôt on présume que plus il y a de ponts établis avec l\u2019actine dans un temps donné, plus la force de contraction sera grande.Nous l\u2019avons vu déjà, les sites actifs normaux, au repos, sur un filament d\u2019actine, sont inhibés ou physiquement recouverts par le complexe Trompomyosine-troponine inhibant ainsi toute contraction.C\u2019est par l\u2019action des ions calciques que cet effet inhibitoire est bloqué.À la fin de la contraction, le calcium du liquide sarcoplasmique est retourné dans les cisternes par un système de « pompe à calcium » localisé dans les parois des tubules longitudinaux duR.S., assurant ainsi la relaxation.3) Bref rappel sur la neuro-transmission: La jonction myoneurale ou la plaque motrice est au milieu du sarcolemme.Les potentiels d\u2019action se répandent vers les extrémités de la fibre.Ceci est important puisqu\u2019elle permet une contraction à peu près synchrone de tous les sarcomères du muscle.Les potentiels d\u2019action via le système tubulaire transverse entrent donc à deux endroits pour chaque sarcomère.La plaque motrice comprend la terminaison de l\u2019axone avec ses cellules de Schwann, 1\u2019axo- plasme avec les vésicules et le sarcoplasme.Il existe au niveau du sarcolemme des récepteurs spéciaux sous forme de gouttières post-synaptiques.C\u2019est dans les vésicules de l\u2019axoplasme tout près de l\u2019espace synaptique qu\u2019on retrouve les molécules d\u2019acé- tylcholine (Ach), le principal neuro- TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 actine Hi ee myosine Fig.3 \u2014 La théorie de l\u2019engrenage.transmetteur'3-21, À nouveau, les ions de calcium ont un rôle essentiel pour le changement de la perméabilité cellulaire et la libération de l\u2019Ach provoquant ainsi la dépolarisation électrique de la cellule.4) Sources d\u2019 énergie de la contraction: Le principal role du muscle est de transformer l\u2019énergie chimique en énergie mécanique.La principale source d\u2019énergie est la dégradation du glycogène en A.T.P., soit par processus anaérobique (glycolyse) ou soit aérobique (cycle de l\u2019acide citrique de Krebs).L\u2019énergie est donc mise en réserve dans ce lien à haute énergie qu\u2019est l\u2019A.T.P.La phosphocréatine est une autre forme de réserve importante d\u2019énergie pour la resynthèse rapide de l\u2019A.T.P.Pour les détails sur les aspects métaboliques et biochimiques, nous renvoyons le lecteur en particulier aux auteurs suivants!® 24.30, 35 C) Fibres musculaires striées rouges et blanches: Nous jugeons utile d\u2019insister sur les principales caractéristiques différentielles des fibres musculaires striées.Nous avons déjà mentionné que la valeur quantitative de la myoglobine différenciait histolo- giquement les fibres musculaires en deux types principaux.Il existe aussi des fibres dites intermédiaires où l\u2019on ne retrouve aucune prépondérance d\u2019un ou plusieurs éléments anatomiques!\u201d.Les mécanismes intimes de la contraction musculaire sont identiques au niveau des fibres rouges ou pâles.Cependant, plusieurs muscles ont une spécificité d\u2019action très évidente, les uns dynamiques, mais peu résistants, les autres statiques ou toniques avec grande résistance à la fatigue.Ces différences reposent sur de multiples facteurs: nerveux, anatomiques, métaboliques, endocriniens, etc.Le Tableau III bien qu\u2019incomplet aidera à mieux comprendre par exemple pourquoi les muscles rouges antigravidaires tels que les muscles profonds postérieurs du rachis cervical 1379 TABLEAU 111 CARACTERES DIFFERENTIELS DES FIBRES MUSCULAIRES STRIEES FIBRE ROUGE FIBRE BLANCHE Histo-anatomie \u2014 Petit diametre \u2014 Grand diametre \u2014 Riche en myoglobine et mitochondries \u2014 Pauvre \u2014 Pauvre en myofibrilles \u2014 Riche \u2014 Reticulum sarcoplasmique: peu abondant \u2014 R.S.abondant \u2014 Syst.sarco-tubulaire: très peu développé \u2014 Bien développé dans chaque sarcomère Métabolisme \u2014 Riche en enzymes ox ydatifs et lipides \u2014 Pauvre \u2014 Pauvre en phosphorylase \u2014 Riche \u2014 Riche en ATPase \u2014 Assez pauvre \u2014 Métabolisme très bas.Dépenses faibles \u2014 Élevé: grandes dépenses d'énergie Neurologie \u2014 Unité motrice lente \u2014 alpha tonique \u2014 U.M.rapide, alpha phasique \u2014 Grande chronaxie (75 m sec.), rapide (Twitch) \u2014 Faible chronaxie (25 m sec.), lente (Slow) \u2014 Innervée par petite fibre nerveuse motrice \u2014 Grosse fibre \u2014 Pas ou très peu de controle cortical \u2014 Contrôle cortical Stimulis et seuil d\u2019excitation différents Anatomie \u2014 Muscles à grandes surfaces d'insertion, \u2014 Muscles, souvent allongés, superficiels Fonctionnelle Qualités \u2014 Forte tonicité, muscle de soutien Rôles \u2014 Faible contractilité et élasticité \u2014 Résistant à la fatigue \u2014 Peut atteindre un état stable lors d\u2019un travail soutenu agissant surtout sur une seule articulation et à petites surfaces d'insertion.Ils agissent le plus souvent sur deux articulations.\u2014 Faible tonicité; phasique, dynamique \u2014 Grande \u2014 Faible résistance \u2014 Jamais d\u2019état stable (steady state) ont une forte tonicité et une grande résistance à la fatigue.Il en est de même pour le muscle biceps du bras dont la majorité des fibres musculaires sont pâles, riches en myofibrilles et pauvres en myoglo- bine, expliquant leur grande contractilité et fatigabilité rapide.D) Considérations générales sur la contraction musculaire et le mouvement: Il existe des mouvements volontaires, automatiques etréflexes.L\u2019organe d\u2019exécution est toujours le muscle, mais le processus nerveux d\u2019activation est différent.Les mouvements réflexes occupent une place essentielle pour l\u2019intégrité fonctionnelle des autres mouvements.C\u2019est par les réflexes proprioceptifs dont l\u2019organe récepteur est le F.N.M.qu\u2019une grande partie du contrôle du mouvement est effectué.Les terminaisons primaires sensitives signalent la vitesse et le degré d\u2019étirement de la fibre musculaire, tandis que la terminaison secondaire signale seulement le degré d\u2019étirement.Le F.N.M.est donc le régulateur de la tension du muscle grâce au servo-mécanisme de gamma.Cependant, il existe un autre système de contrôle suprasegmentaire supérieur dont la formation réticulée, le cortex et les voies pyramidales et extra- pyramidales représentent les principaux moteurs et voies d'expression respectivement.1380 L'\u2019intensité d\u2019une contraction musculaire dépend du nombre des unités motrices en action et la fréquence de contraction de chaque fibre musculaire.Les fibres musculaires se contractent selon la loi du tout ou rien.Il n\u2019y a pas de synchronisme d'action entre les différentes unités motrices qui se contractent ensemble mais il existe un synchronisme entre les fibres musculaires d\u2019une méme unité motrice® 2%.La sorte d\u2019innervation influence l\u2019expression finale du potentiel génétique du tissu musculaire d\u2019où la spécificité d\u2019action de deux grands types de muscles**.Pour mieux comprendre cette dualité fonctionnelle des fibres musculaires en action lente et rapide, il est important d\u2019ajouter quelques mots sur la myo- globine#S.Ce pigment protéique rouge est le réservoir intra-cellulaire d'oxygène.On comprendra mieux pourquoi les muscles des animaux plongeurs ou oiseaux (canards) sont d\u2019une couleur rouge noire.Leur concentration en myoglobine est importante.Il en est de même des fibres rouges, lentes.Cette quantité augmente avec l'âge dans les deux types de fibres.Elle peut être augmentée également selon le genre de travail ou d\u2019emploi des muscles et aussi par la haute altitude.Chez l\u2019homme, le storage en oxy- myoglobine dans la fibre musculaire est insignifiant.Selon Astrand et coll.(1960-64), il y aurait un storage en oxymyoglobine pour 10 secondes de travail musculaire! D'où s'explique la nécessité d\u2019un storage d'\u2019A.T.P.et de phosphocréatine.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ès ly gi CONCLUSION Cette revue générale de la contraction musculaire est évidemment incomplète.Elle nous a permis malgré tout de mieux comprendre l\u2019importance de chacun des aspects physiologiques qui participent à la contraction musculaire.La nature fait bien les choses.Les muscles rouges contrôlés pa une unité motrice lente permettent à l\u2019homme de résister à la gravité et de maintenir une contraction prolongée de façon économique en terme d'énergie.Les muscles pâles sont de grands consommateurs d\u2019énergie mais nous permettent d\u2019effectuer des mouvements rapides.Ces différences fonctionnelles sont le résultat d\u2019influence neuronale postnatale.Cette spécificité d\u2019action est acquise et est modifiable tant qualitativement que quantitativement*'®: Lorsque nous en connaîtrons davantage sur les facteurs responsables de ces changements fonctionnels, cela nous aidera certes à mieux expliquer certaines douleurs musculaires considérées à tort et trop souvent à notre avis comme des algies tensionnelles.Enfin le contrôle nerveux de la motricité semble de plus en plus être dépendant de deux systèmes, alpha et gamma, qui initieraient ensemble le mouvement.Cette notion nouvelle élargie notre conception ancienne sur le servo-mécanisme de gamma sur le muscle et nous oblige davantage à opter pour un concept de contrôle global du mouvement sans idée de dominance d\u2019un système ou l\u2019autre.C\u2019est surtout pour le neurologue, le spécialiste en médecine, en chirurgie orthopédique et en rééducation fonctionnelle, le spécialiste en médecine sportive et ceux intéressés à la physiologie de l\u2019effort que toutes ces découvertes scientifiques des quinze dernières années sur la neuro-physiologie de la contraction musculaire prennent leur intérêt.BIBLIOGRAPHIE 1.Barcroft, H.: Blood flow and metabolism in skeletal muscle, in Circulation in skeletal muscle, éd.O.Hudlicka, Pergamon Press, 1968.2.Basmajian, John V.: Control of individual motor units, Am.J.Phys.Med., 52: 5, 1973.3.Buller, A.J.: The neural control of some characteristics of skeletal muscle, in Modem Trends in Physiology, edited Downman, C.B.B., Butterworths, London, 1972.4.Catton, W.T.: « Mechanorecptor function », Physiol.Reviews, July vol.50, 1970.5.Close, R.1.: Dynamic Properties of mammalian skeletal muscles, Physiol.Reviews, Jan.vol.52: 1, 1972.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.31.32.33.34.35.36.Downey, John A., Darling, Robert C.: Physiological basis of Rehabilitation .Ebashi, S.Endo, M.: Calcium ion and muscular contraction, Progr.Bio- .Ebashi, S., Endo, M., Ohtsuki, I.Control of muscle contraction, Quant.Bkstedt, J., Stiberg, E.New developments in EMG and Clinical neurophy- .Guyton, Arthur C.: Textbook of Medical Physiology, Se éd.W.B.Saunders .Hebbe, Catherine: « Biosynthesis of acetylcholine in nervous tissue »., Phy- .Hess, Arthur: Vertebrate slow muscle Fibers, Physiol.Reviews, Jan.vol.50: .Hubbard, John, 1.: Microphysiology of vertebrate neuromuscular transmis- | .Huxley, A.F., Niedergerke, R.: Structural changes in muscles during contrac- | .Huxley, H.E.: The mechanism of muscular contraction, Science, 164: 1356, | | 1969.Huxley, H.E.: Muscular contraction and cell motility, Nature, 243: 445, | 1973.| = .Jasmin, G., Bokdawala, F., Desrosiers, M.: Identification de la fibre inter- M .Jowett, Richard L.and al.: Histochemical changes in the multifidus in mecha- | .Knuttgen, Howard G.: Neuromuscular mechanisms for therapeutic and condi- i Med.W.B.Saunders Co., 1971.phys.Mol.Biol., 18: 125-183, 1968.Rev.Biophys., 2: 351-384, 1969.siology, edited by J.E.Desmedt, vol.1, pp.89-112 (Karger, Basel), 1973.Co., 1976.siol.Reviews, oct.vol.52, 4, 1972.1, 1970.sion, Physiol.Reviews July, vol.53: 3.tion, Nature, 173: 971-973, 1954.médiaire dans le muscle squelettique, Union Méd.Canada, 100: avril 1971.Bi nical derangements of the spine, Orthop.Clin.North Amer.6: 1, 1975.tioning exercise, University Park Press, Baltimore, 1976.Landing, Benjamin H.: Studies on isolated human skeletal muscle fibers: ing including a proposed pattern of nuclear distribution and a concept of nuclear | iH territories, Human Pathology, 5: 4, 1974.; 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Service de médecine nucléaire.Hôtel-Dieu de Montréal.?Department of Nuclear Medicine Clinical Center, National Institutes of Health.Bethesda, Maryland, 20014.Les demandes de tirés à part devront être adressées à: Bertrand J.Vallières, Hôtel-Dieu de Montréal .service de Médecine nucléaire, 3840 rue St-Urbain.Montréal, P.Q.H2W ITS.1382 Ainsi, pour une scintigraphie demandée en vue d\u2019évaluer I\u2019extension d\u2019une maladie de Hodgkin, il est acceptable de procéder 48 heures après l\u2019injection et de répéter 72 et même 96 heures après l\u2019injection s\u2019il y a interférence abdominale par une rétention intestinale.Par contre, chez un patient où l\u2019on soupçonne la possibilité d\u2019un abcès et chez qui un délai doi être évité, Hopkins a clairement démontré l\u2019efficacité d\u2019une scintigraphie obtenue 6 heures après l\u2019injection!.En utilisant cette technique, il a correctement évalué la présence ou l'absence d\u2019une lésion inflammatoire localisée dans 56 des 60 cas étudiés.De même, l\u2019usage de laxatifs et de lavements légers peut être appliqué à des patients dont l\u2019état général est bien conservé, mais ne peut être préconisé d\u2019emblée chez les grands malades ou chez les patients venant de subir une intervention chirurgicale abdominale.Ainsi, Hopkins dans l\u2019étude dernièrement citée! n'avait pas fait usage de préparation intestinale et Zeman dans une étude comparative n\u2019a pas trouvé de différence dans la scintigraphie obtenue 72 heures après administration du citrate de gallium-67 chez des patients ayant reçu ou non des laxatifs et des lavements®.Enfin, dans l\u2019étude hépatique, Lomas et James mentionnent que l\u2019activité intestinale du gallium-67 ne crée pas de problème d\u2019interprétation et qu\u2019une préparation intestinale n\u2019est pas nécessaire\u201d 4.Ici, il faut ajouter que non seulement la scintigraphie hépatique au citrate de gallium-67 peut être utilisée pour préciser la nature d\u2019une lésion hépatique notée à la scintigraphie au sulfure colloidal marqué au Tc 99m3, mais que toute scintigraphie au citrate de gallium-67 devrait être accompagnée d\u2019une scintigraphie hépatosplénique.En effet, une lésion proliférative ou inflammatoire peut en concentrant le gallium-67 de fagon comparable au parenchyme hépatique ou splénique, passer inaper- gue a la scintigraphie au citrate de gallium-67.Un site hypoactif a la scintigraphie au sulfure colloidal de Tc 99m, non visible a la scintigraphie au citrate de gallium-67, suggère la présence d\u2019une lésion inflammatoire active ou d\u2019une lésion proliférative ayant L'UNION MÉDICALE DU CANADA Nill {ss de: pen Un de fe que 0 de sol le concentré le gallium-67 de façon comparable au tissu hépatique.D'ailleurs, plusieurs centres de médecine nucléaire sont équipés de dispositifs électroniques permettant de soustraire la scintigraphie faite avec une substance colloidale de la scintigraphie au citrate de gallium-67.Cette technique s\u2019applique non seulement aux lésions intrahépatiques ou intraspléni- ques, mais également aux lésions adjacentes à ces organes.Ainsi, Damron rapporte une amélioration de 53% dans la détection des abcès sousphréniques ou sous-hépatiques en utilisant cette technique de soustraction\u2019.B.INTERPRÉTATION Une scintigraphie pancorporelle normale montre le squelette axial, incluant la moelle, le foie, la rate, les épaules et les hanches (Fig.1).De plus, les SCINTIGRAPHIC INTERPRETATION Mn am ee tte ra a tn Fig.| \u2014 Scintigraphie pancorporelle normale, obtenue à l\u2019aide d\u2019un cartographe linéaire.(A) antérieur (B) postérieur Il s\u2019agit d\u2019un patient de 54 ans, atteint d\u2019un lymphome histiocytaire.À noter une accumulation normale au niveau des orbites, du nasopharynx, du foie, de la rate, du squelette et des organes génitaux.(Reproduit avec permission: G.S.Johnston, A.E.Jones, Atlas of Gallium-67 Scintigraphy, Plenum Press, p.15).TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Hriésétiti st i thé a hninie co Aie dei glandes lacrymales et salivaires, les naso-pharynx et les organes génitaux mâles présentent des accumulations localisées, plus ou moins intensesS.Les seins captent en général une certaine quantité de gallium, mais de nombreuses conditions physiologiques sont responsables d\u2019une accumulation accrue, en particulier la ménarche, les agents oestro- géniques et progestatifs, la grossesse.L\u2019élimination intestinale du gallium est évidemment la source de rétention abdominale mais la configuration et la mobilité de ces zones en général permettent de les reconnaître.Comme nous l\u2019avons vu dans l\u2019étude de la distribution organique du citrate de gallium-67, les reins sont des sites d\u2019excrétion majeurs durant le premier 24 heures.C\u2019est pourquoi ils sont visualisés durant le premier 24 heures alors qu\u2019ils ne sont pas ou presque pas visibles après 48 heures.Chez l\u2019enfant, il y arétention accrue au niveau des régions épiphysaires des os longs.Chaque patient doit être étudié individuellement afin d\u2019identifier correctement la présence d\u2019une rétention secondaire à une plaie opératoire récente ou une zone de soustraction secondaire à une prothèse.Enfin, il faut prendre note s\u2019il y a eu administration antérieure d\u2019autres radioisotopes ainsi que du ou des sites d\u2019injection des radioisotopes.C.CLINIQUE a) Introduction L'utilisation clinique de la scintigraphie au citrate de gallium-67 est universellement reconnue depuis que Edwards et Hayes ont rapporté en 1969 que le citrate de gallium-67 se concentrait au niveau des ganglions pathologiques d\u2019un patient souffrant de la maladie de Hodgkin\u201d.Ainsi, au National Cancer Institute du National Institutes of Health (N.I.H.) a Bethesda, Maryland, il s\u2019effectue chaque année au-dela de mille scintigraphies au citrate de gallium-67.Nous allons ré- \u2018sumer, a partir des résultats publiés dans la littérature, quelles sont les différentes applications cliniques de la scintigraphie au citrate de gallium-67.Nous étudierons d\u2019abord les résultats obtenus au niveau des lésions inflammatoires en général, puis nous ferons l\u2019étude des maladies lymphomateuses.Ensuite, nous ferons une étude des différentes maladies d\u2019abord au niveau pulmonaire, puis au niveau abdominal.Enfin, nous mentionnerons certaines autres applications concernant le cerveau et la thy- roide.1383 b) Processus inflammatoires accumulation diffuse au niveau d\u2019un poumon lors in Le citrate de gallium a une affinité marquée pour d'une pneumonie.Au cours de plusieurs études cli- in les sites d\u2019inflammation active.Ainsi, ontrouveune niques, on a vérifié que ce degré de rétention dimi- uf accumulation localisée au pourtour d\u2019unabcèsetune nue avec le traitement ou le passage à un état de pi l min TABLEAU 1 i ABCES OU LESIONS INFLAMMATOIRES LOCALISEES er ar Abdomen Qu Sous |Abdomen| lésion Foie Os trs Poumon|Diaphrag} abcès [localisée abcès Rein artic.Autres Négatif Commentaires it 3 9 2 3 4 2 je Silva (9) 7 il 2 3 4 2 de - ul 0 3 bl Gelrud (10) 1 l 3 2 5 ! 1 1 1 { cas d'hépatite.Littenberg (11) 2 5 I I négatif i # 12 4 26 il Hopkins (12) 14 4 26 à de 18 13 25 2 faux + examen Hopkins (1) 20 13 25 fait à 6 heures di 4 ] examen fait ; Berhn (13) 4 | à 30 heures ( oo 10 15 4 7 de Fratkin (14) 17 4 7 û 3 1 I faux + dd a une K Ryan (15) 3 | lésion lymphoma- h teuse I ( 2 1 3 3 cas d'hépatite I à James (4) 2 1 3 négatifs i 5 2 abcès pulmonaires, 9 Langhammer (8) 3 pneumonites JL 5 + faux positifs I 22 20 au niveau rénal ln pas de préparation .Hurwitz (16) intestinale fait à \\ 25 20 24 heures et aussi à 48 heures pour ë ; un tiers des cas 4 2 faux +.: 10 3 36 soustraction hépati- i Damron (5) tique faite dans 8 cas 10 3 36 examen fait a 30 heures Positif 136 j10 28 54 19 4 27 5 8 118 156 14 30 60 19 5 30 5 8 118 | | Faux positif 2 3 4 1384 L'UNION MÉDICALE DU CANADA | OGM IMAG LL A ib it 144 chronicité.Aussi, la scintigraphie permet non seulement de localiser le site d\u2019une lésion inflammatoire, mais permet d\u2019en suivre l\u2019évolution et la réponse au traitement®.Les patients souffrant de fièvre d\u2019origine indéterminée ou qui en période postopératoire lors d\u2019une opération abdominale présentent des clochers de température sont des candidats à la scintigraphie au citrate de gallium-67.L'efficacité très grande de la scintigraphie au citrate de gallium-67 rend l\u2019examen très utile si l\u2019on songe aux problèmes qui peuvent être suscités si des abcès ne sont pas décelés de façon précoce.À partir de treize études, nous allons étudier l\u2019efficacité de la scintigraphie au citrate de gallium-67 dans les lésions inflammatoires.(cf.Tableau I) + On voit à l\u2019analyse du Tableau I que pour différents processus inflammatoires, on obtient une efficacité de détection de 87% (136/156) et une efficacité d\u2019exclusion de lésion de 93% (118/127), pour un degré d\u2019exactitude de 90% (254/283).Le Tableau II donne la liste des cas où il y a eu discordance entre la scintigraphie au citrate de gallium-67 et la clinique dans l\u2019étude des patients où l\u2019on soupçonnait la présence d\u2019une lésion inflammatoire.Ainsi, il y a eu 20 cas de faux négatifs et 9 cas de faux positifs.Il y a eu 6 cas de faux négatifs touchant le foie ou la rate, 4 faux négatifs dus à des hépatites, 1 faux négatif dans un cas de microabcès hépatiques et 1 cas d\u2019abcès splénique.Dans ces cas, il n\u2019est pas mentionné si une scintigraphie au sulfure colloidal de Tc 99m fut faite.Il faut se rappeler que dans les cas d\u2019abcès hépatospléniques ou d\u2019hépatite, on trouve une diminution localisée ou diffuse du sulfure colloidal, associée a une accumulation diffuse normale du citrate de gallium-67.I] est à noter que les 9 cas de faux positifs se trouvent au niveau de l\u2019abdomen.Les 2 faux positifs mentionnés dans l\u2019étude de Damron pourraient avoir une cause technique\u201c.En effet, comme l\u2019a démontré Maufredi, une technique de soustraction des scintigraphies hépatiques faites à la fois avec une subs- TABLEAU II Faux négatifs Faux positifs 9 abdomen \u2014 2 soustraction \u2014 2 6 heures @ 24 heures \u2014 1 lymphome 4 hépatites 2 pneumonies virales | abcès pulmonaire 1 bronchectasie 1 abcès splénique 5 abcès abdominaux 2 abcès sous-phréniques 3 pyélonéphrites 1 microabcès hépatique TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 tance colloidale et le citrate de gallium-67 peut être la source de certains artéfacts qu\u2019il faut savoir recon- naitre'?.Les 2 faux positifs dans I\u2019étude de Hopkins n\u2019étaient positifs qu\u2019à la 24° heure, étant négatifs négatifs à 6 heures\u2018.Dans pareille situation, il faudrait vraisemblablement répéter l\u2019examen un ou deux jours plus tard afin d\u2019éliminer la possibilité d\u2019une rétention intestinale.Un faux positif dans l\u2019étude de Ryan était dû à la présence d\u2019une lésion lymphomateuse'*.Quoique la cause principale de fièvre d\u2019origine indéterminée soit l\u2019infection et que l\u2019on recherche d\u2019abord un site infectieux, il faut se rappeler que la deuxième grande cause est la néopla- sie occulte (en particulier le lymphome).Nous verrons que la scintigraphie au citrate de gallium-67 permet de localiser l\u2019un ou l\u2019autre.Enfin, les 4 autres faux positifs sont vraisemblablement dus à une rétention intestinale, d\u2019où l\u2019importance des examens à phases multiples.c) Néoplasies Comme le mentionne Maufredi, la scintigraphie au citrate de gallium-67 s\u2019est-avérée hautement fiable dans les cas de lésions néoplasiques et inflammatoires touchant le système réticulo-endothélial, le foie, le poumon, les testicules, le squelette et le mélanome de type systémique!8.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison que les résultats obtenus dans la littérature concernent surtout ces différents tissus.Nous étudierons donc les résultats obtenus dans ces principaux secteurs pour à la suite, mentionner certaines autres applications de la scintigraphie au citrate de gallium-67.i) lymphomes Quelle est l\u2019efficacité de détection des sites pathologiques par la scintigraphie au citrate de gallium-67 dans les lymphomes, particulièrement dans la maladie de Hodgkin où le « staging » est très important dans le choix de la thérapie?(Fig.2) Les études de base dans ce domaine sont celles réalisées par différents groupes coopératifs affiliés à l\u2019Université d\u2019Oak Ridge, Tennessee!\u201d 20.Ces derniers rapportent la détection d\u2019un ou plusieurs sites anormaux dans 90% des patients souffrant de Hodgkin et dans 78% des patients souffrant d\u2019autres lymphomes.Le Tableau III nous montre les résultats obtenus dans divers centres où l\u2019on a étudié les lymphomes en les séparant en diverses régions anatomiques.À l\u2019étude du Tableau III, on voit que 398 patients souffrant de lymphomes ont eu 1753 sites étudiés dont 1425 se sont avérés pathologiques et 328 absents de lésion lymphomateuse.De ces sites, 1642 avaient été classés positifs ou négatifs à la scintigra- 1385 Cervical } .} 24 e Supractavicular .4 oo BG; Mediastinal Infractavicular = a Hilar Axillary -\u2014- : ARR NGA we Para-aortic -\u2026 _.- Common 'hiac ee External itiac \u2014\u2014 = dise 7 pr Inguinal Fig.2 \u2014 Localisation des groupes lymphatiques principaux chez une patiente de 25 ans, atteinte de Hodgkin.(Reproduit avec permission: G.S.Johnston, E.A.Jones, Atlas of Gallium- 67 Scintigraphy, Plenum Press, p.28) phie au citrate de gallium-67, alors que 111 sites avaient été classés équivoques.Ces sites équivoques sont définis comme incertains, ou parce que le degré de concentration du gallium-67 y était faible, ou parce que cette concentration pouvait être due à une rétention physiologique au niveau de l\u2019organe étudié, ou encore que cette concentration pouvait correspondre à une lésion d\u2019une autre nature.Des 111 sites classés équivoques, tous les sites (41) au-dessus du diaphragme se sont avérés pathologiques alors que les sites sous-diaphragmatiques se sont avérés être pathologiques dans 16 sur 37 cas de maladie de Hodgkin, et pathologiques dans 30 des 33 cas de lymphome autre que Hodgkin.On peut donc conclure que les sites équivoques supra- diaphragmatiques sont fortement suggestifs d\u2019un envahissement lymphomateux.Par contre pour les sites sous-diaphragmatiques, les résultats sont vraiment équivoques.Alors que 30 des 33 cas équivoques dans le groupe de lymphomes autres que Hodgkin se sont avérés pathologiques, seulement 16 des 37 cas équivoques dans la maladie de Hodgkin se sont avérés pathologiques.Quoique la différence dans les groupes de lésions puisse en partie expliquer cette différence dans la prévision du diagnostic à partir des cas équivoques, TABLEAU III LYMPHOMES Type Nombre ganglions cervicaux Abdomen + ganglions de de axiliaires + Thorax inguino-fémoraux Etudes lymphome patients supra-claviculaires Vrai Faux Vrai Faux Vrai Faux Vrai Faux Vrai Faux Vrai Faux + 0-07 4 4 = = + + = = + Johnston Hodgkin 151 170 40 \u2014 1 125 11 \u2014 0 112 87 \u2014 9 (19) 11 équiv.= + 9 équiv.= + 16 équiv.= + /21 équiv.= \u2014 Kay Hodgkin 50 34 12 30 2 30 13 37 3 11 27 24 0 (21) Total Hodgkin 201 204 52 30 3 155 24 37 3 123 114 24 9 (80%) (87%) (52%) Greenlaw Autres que 167 122 113 \u2014 0 55 22 \u2014 1 162 149 \u2014 2 (20) Hodgkin 11 équiv.= + 10 équiv.= + 30 équiv.= +/3 équiv.= \u2014 (52%) (71%) (52%) Hoffer 24 Hodgkin 30 9 312 0 15 0 15 2 10 6 148 17 (22) 6 autres Total 225 Hodgkin 398 335 168 42 3 225 46 52 6 295 269 172 29 173 autres (67%) (83%) (52%) Vrai/Total = Vrai/Total = Vrai/Total = 377/548 = 69% 277/329 =84% 467/765 = 61% 1386 L'UNION MEDICALE DU CANADA etitisit la présence plus marquée de ces cas équivoques au niveau abdominal, associée a un taux de détection moindre a ce niveau, suggere une cause anatomique, vraisemblablement la rétention du gallium-67 au niveau intestinal.Ainsi, il aurait été intéressant de savoir quel était le pourcentage de patients qui ont nécessité un deuxième examen afin d\u2019éliminer une contamination due au gallium-67 dans les intestins.Donc, au total, nous comptons 1425 sites pathologiques dont 855 ont été démontrés à la scintigraphie et classés positifs pour un taux de détection global de 60% dans les maladies lymphomateuses.Il faut préciser que ce taux de détection varie selon les régions anatomiques.Ainsi, 67% des lésions cervicales, axillaires et supraclaviculaires sont détectées comparativement à 83% pour les lésions thoraciques et 52% pour les lésions abdominales et inguino- fémorales.De plus, le type histologique est aussi extrème- ment important, la maladie de Hodgkin était détectée dans 72% des sites pathologiques, comparativement à 54% pour les autres lymphomes.D'ailleurs, Greenlaw a montré une différence dans la détection de ces différents types d\u2019autres lymphomes, soit 67% dans les types lymphocytaires bien différenciés, 30% des types lymphocytaires mal différenciés, doit 63% dans les types mixtes et 76% dans les types histiocytaires®°.Il y eut 328 sites normaux étudiés, y compris les 38 sites faussement classés positifs.Ces 38 faux positifs ajoutés au 855 sites positifs démontrés pathologiques nous donnent un pourcentage d\u2019erreur de 4.2% SES lorsque nous identifions un site comme positif.Ce faible pourcentage d\u2019erreur est tres important puisqu\u2019il donne une probabilité de 96% qu\u2019un site montrant une rétention de gallium-67 soit pathologique.Une scintigraphie positive indique donc l'endroit où une biopsie devrait être faite lorsqu\u2019une confirmation histologique est nécessaire.Ainsi, l\u2019étude de Hoffer nous montre quatre cas de Hodgkin où la scintigraphie au citrate de gallium-67 identifia le site d\u2019un envahissement extraganglion- naire permettant de classer correctement grade IV ces patients et ce, sans laparatomie dans trois cas\u201c*.ii) poumons Au point de vue pulmonaire, l\u2019efficacité de détection des lésions tumorales ou inflammatoires est grande mais elle n\u2019est pas spécifique, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne peut en général, distinguer ces deux types de pathologie.Ainsi, au point de vue inflammatoire, le Tableau IV nous montrait une efficacité de 10 sur 14.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Plusieurs types de lésions inflammatoires pulmonaires concentrent le gallium-67.Mentionnons les cas d\u2019abcès, de pneumonie virale ou bactérienne, de pneumonie (de radiation, post-bléomycine ou autre), de tuberculose, de preumoconiose, de lupus, de sarcoïdose.La scintigraphie au citrate de gallium-67 dans ces diverses maladies peut non seulement préciser l\u2019extension de la maladie mais également la réponse au traitement.Ainsi, Siemsen montra une rétention de gallium-67 dans 95 des 97 cas de tuberculose active étudiés alors que 6 cas de tuberculose non active se sont avérés négatifs et surtout les 52 cas étudiés après thérapie montrèrent une disparition ou au moins une nette diminution dans la rétention pulmonaire du gallium-672.Mentionnons également qu\u2019une rétention accrue au niveau pulmonaire a été constatée a la suite de lymphographie et ce, sans évidence d\u2019embolie graisseuse.Une irritation pulmonaire secondaire al\u2019 agent de contraste est vraisemblablement responsable de cette rétention accrue**.TABLEAU IV Nombre de tumeurs pulmonaires + - Douteux Langhammer (8) 32 25 7 \u2014 Caldarola (25) 105 95 8 Savage (26) 20 17 3 \u2014 Thadepalli (27) 5 5 0 \u2014 De Land (28) 172 146 16 10 Kinoshita (29) 88 80 1 7 Siemsen (23) 124 109 15 \u2014 Cellerino (30) 37 30 2 5 Total 583 507 52 24 % 87% 9% 4% Au point de vue néoplasie pulmonaire, le Tableau IV montre les résultats obtenus par huit groupes différents.La moyenne de détection des lésions tumorales pulmonaires est de 87% sans compter que 4% ont montré une certaine rétention classée douteuse.L'intérêt de la scintigraphie au citrate de gallium-67 réside dans le fait qu\u2019elle peut préciser l\u2019étendue de la lésion primitive et également démontrer dans plusieurs cas, la présence de lésions métas- tatiques à proximité ou à distance.(cf.Fig.3 a et b) Également, alors que la radiographie, à cause de changements post-thérapeutiques ne peut dans cer- tans cas préciser s\u2019il y a récidive d\u2019un processus néoplasique ou réactivation d\u2019un processus inflammatoire, la scintigraphie par contre va montrer une rétention de gallium-67 au niveau de la lésion en évolution?! 1387 Re a ES NE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pre + OAD = rte A B Fig.3 \u2014 Etudes séquentielles \u2014 Carcinome bronchogé nique traité par radiothérapie.(A) La scintigraphie initiale montre une rétention du citrate de gallium-67 au niveau du hile, a droite (B) Trois mois après radiothérapie au niveau du thorax, il n\u2019y persiste aucune accumulation anormale.Cependant, une masse épigastrique métastatique concentre de façon importante le citrate de gallium-67.(Reproduit avec permission: G.S.Johnston, E.A.Jones, Atlas of Gallium-67 Scintigraphy, Plenum Press, pp.54-55) d) Abdomen Nous avons vu dans l\u2019étude des lésions inflammatoires et des lymphomes, les avantages et problèmes associés à la scintigraphie abdominale avec le citrate de gallium-67.Il est nécessaire de compléter l\u2019étude de cette région par l\u2019étude de la scintigraphie hépatique, de commenter les résultats obtenus dans les lésions digestives et gynécologiques, de comparer l\u2019étude des chaînes ganglionnaires à la lymphographie et finalement l\u2019utilisation du gallium-67 au point de vue rénal.i) foie Comme nous l\u2019avons vu, la scintigraphie hépatique au citrate de gallium-67 est efficace dans l\u2019identification de lésions lymphomateuses et inflammatoires.Il faut également mentionner l\u2019affinité mar- 1388 quée des néoplasies hépatiques primitives pour le citrate de gallium, l\u2019affinité plus faible des lésions métastatiques et la non-affinité pour les lésions fibro- tiques de la cirrhose.Ces affinités différentes sont responsables du haut taux de détection des lésions hépatiques primitives malgré la présence de lésions cirrhotiques associées.Ainsi, James identifia 14 des 16 cas d\u2019hépatomes inclus dans une étude sélective de 60 patients présentant une scintigraphie au sulfure colloïdal marqué au Tc®?\u201d anormale*.De plus, 9 des 10 hépatomes greffés à une cirrhose furent correctement identifiés.Enfin, 15 patients cirrhotiques sans hépatome ne montrèrent aucune concentration anormale du citrate de gallium-67.ii) néoplasies digestives et gynécologiques L\u2019 utilisation de la scintigraphie au citrate de gallium-67 dans les lésions digestives est plus limitée, les lésions primitives ayant souvent été démontrées par d\u2019autres moyens diagnostiques et les lésions hépatiques métastatiques étant, en général, bien identifiées à la scintigraphie hépatique au sulfure colloidal marqué au Tc®°\u201d, Langhammer rapporte une captation dans 14 des 33 lésions néoplasiques digestives primaires®.Au point de vue gynécologique, peu d\u2019études ont été effectuées.Symmonds rapporte que 10 cas sur 24 ont montré une certaine affinité pour le citrate de gallium-67°'.Il est cependant important de mentionner que la plupart de ces cas représentaient des récidives, avaient déjà eu de la radiothérapie avec ou sans chimiothérapie et que 10 cas avaient eu une hystérectomie antérieure.iii) lymphographie vs scintigraphie au citrate de gallium-67 Dans l'évaluation des néoplasies pouvant envahir les chaînes ganglionnaires para-aortiques, ilio- fémorale et inguinale, nous allons étudier deux cas où la scintigraphie au citrate de gallium-67 a été comparée à la lymphographie.Ainsi, Johnston a comparé les deux examens chez des patients non traités atteints de Hodgkin et soumis à une chirurgie exploratoire.136 sites furent classés positifs ou négatifs par la lymphographie alors que 124 sites furent également classés positifs ou négatifs par la scintigraphie.Alors que 13 furent classés équivoques par la lymphographie, 25 furent classés équivoques par la scintigraphie*?(Tableau V).TABLEAU V positif négatif positif négatif VRAI FAUX SCINTIGRAPHIE 37 57 7 23 LYMPHOGRAPHIE 29 60 12 35 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le degré d\u2019exactitude de la scintigraphie au citrate de gallium-67 est donc de 76% (94/124) comparativement à 65% (89/1 36) pour la lymphographie mais aux dépens d\u2019un pourcentage accru de cas équivoques, soit 17% pour la scintigraphie comparativement a 9% pour la lymphographie.De méme, Pinsky compara la lymphographie a la scintigraphie au citrate de gallium-67 dans le « staging » des néoplasies testiculaires®3.La scintigraphie fut exacte dans la prédiction de la présence ou l\u2019absence de lésions métastatiques abdominales dans 31 des 34 cas étudiés et soumis à la laparatomie.Par contre, la lymphographie fut exacte dans 29 des 34 cas .iv) ultrasons La comparaison de la scintigraphie au citrate de gallium-67 a été faite avec les ultrasons dans la recherche d\u2019abcès intra-abdominaux.Ainsi, Ryan dans l\u2019étude de 6 patients où l\u2019on soupçonnait la présence d\u2019un abcès abdominal rapporte que 4 abcès furent correctement identifiés par la scintigraphie au citrate de gallium-67, alors que les ultrasons n\u2019identifièrent qu\u2019un de ces 4 abcès'®.Chez le cinquième patient, une lésion kystique fut décelée aux ultrasons, qui ne concentrait pas le gallium-67.Cette masse s\u2019avéra être un pseudokyste du pancréas non infecté.Enfin, le sixième patient montra une rétention de gallium-67 au niveau d\u2019une masse que les ultrasons décrivirent comme solide, qui s\u2019avéra être une infiltration lymphomateuse de ganglions rétro- péritonéaux.v) reins La scintigraphie au citrate de gallium-67 est également utilisée dans l\u2019investigation rénale.Ainsi, Johnston et coll., en étudiant rétrospectivement 2000 de leurs scintigraphies au citrate de gallium-67 faites dans des études des maladies lymphoréticulai- res, des leucémies et des mélanomes, ont trouvé une incidence de 1.7% de localisation rénale de citrate de gallium.Des 13 cas où une autopsie était disponible, 9 montrèrent la présence de lésions tumorales, 2 avaient une atteinte inflammatoire et 2 cas s\u2019avérèrent normaux®**.Hurwitz dans une étude en vue de préciser la présence d\u2019une infection urinaire haute ou basse obtint une concentration rénale de gallium dans 86% des cas de pyélonéphrite, présentant 15% de cas faux positifs et 13% de cas faux négatifs!°.Cette accumulation disparaissait ou diminuait dans tous les cas étudiés après 2 ou 3 semaines d\u2019antibiothérapie.Ainsi, la scintigraphie devient indispensable dans les cas d\u2019allergie aux produits de contraste iodés et TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 est le seul test disponible dans les cas de dérivation urétrale.De plus, il devrait permettre de suivre l\u2019efficacité de l\u2019antibiothérapie et de possiblement déceler les récidives de façon plus précoce.La scintigraphie au citrate de gallium-67 a clairement été démontrée utile dans l\u2019évaluation des patients où l\u2019on soupçonne des abcès périrénaux.Ainsi, Hopkins localisa quatre abcès périrénaux gauches alors qu\u2019une batterie d\u2019examens radiologiques incluant la pyélographie endoveineuse, la né- phrotomographie, la néphrosonographie et l\u2019angiographie rénale sélective avait été négative dans deux des quatre case) Autres (cerveau, thyroïde) Parmi les autres organes ou types de maladies étudiés avec le citrate de gallium-67, nous allons nous pencher sur les études concernant le cerveau et la thyroïde.Au point de vue cérébral, l\u2019affinité différente de plusieurs substances radiomarquées peut permettre un diagnostic différentiel plus précis.Ainsi, Jones dans l\u2019étude de patients ayant eu une crâniotomie constate que la combinaison du citrate de gallium-67 et du polyphosphate permet de distinguer la cicatrice chirurgicale d\u2019une tumeur intracrânienne récidivante.En effet, alors que le pertechnétate montre à la fois la lésion récidivante et la cicatrice, le poly- phosphate se concentre surtout au niveau de la cicatrice et le citrate de gallium, lui, se concentre surtout au niveau de la lésion.De plus, quoique le gallium se concentre aussi dans les lésions vasculaires, cette concentration est en général moindre que celle du pertechnétate de Tc®9M, 36 alors qu\u2019elle est souvent plus grande dans les lésions tumorales, en particulier les cas de lym- phomes3®.Au point de vue thyroidien, la captation du citrate de gallium-67 est plus ou moins grande au niveau des lésions néoplasiques.Ainsi, Langhammer obtint 18 cas positifs sur 19 cas étudiés®, alors que Caldorola obtint 4 cas positifs et 3 cas équivoques chez 9 patients étudiés\u201d°.Cependant, ils ne mentionnent pas avec quel type de néoplasie ils obtinrent ces résultats.Les études de Kaplan et Erjavec par contre, montrent que la rétention du citrate de gallium-67 se fait presque exclusivement au niveau des néoplasies malignes et plus particulièrement au niveau de carcinomes anaplasiques** 4! (Tableau VI).Enfin, mentionnons des études qui laissent envisager que la scintigraphie au citrate de gallium-67 pourra être utile dans la maladie d\u2019Hashimoto*! et dans la thyroïdite sub-aiguë**.1389 oo TABLEAU VI KAPLAN (40) malins: anaplasique autre 2/2 1/5 bénins: adénome kyste colloide 0/6 0/6 ERJAVEC (41) malins: anaplasique autre 3/3 1 + /4 bénins: adénome 2=/8 CONCLUSION La scintigraphie au citrate de gallium-67 est un nouvel outil diagnostique dont la simplicité, l\u2019absence de risque et la grande efficacité sont reconnues, lorsque utilisée judicieusement.Ainsi, au point de vue néoplasique, les lympho- mes, les hépatomes, les néoplasies testiculaires et pulmonaires peuvent souvent bénéficier d\u2019une scintigraphie au citrate de gallium-67.De même au point de vue inflammatoire, les lésions tant abdominales que pulmonaires ou rénales sont efficacement détectées.Les résultats de l\u2019examen quoique imparfaits se comparent a la lymphographie sans les risques de cette derniere.Nous estimons donc que la scintigraphie devrait étre faite en premier et seulement si elle s\u2019avère négative ou douteuse, alors il sera justifié de procéder à une lymphographie.Enfin, nous croyons que par une évaluation plus précoce dans les lésions inflammatoires et une meilleure évaluation dans l\u2019extension d\u2019une lésion néoplasique, la scintigraphie au citrate de gallium-67 peut dans le premier cas, hâter la thérapie d\u2019un abcès et éviter des complications qui peuvent être sérieuses et dans le second cas, éviter des traitements parfois agressifs, non dépourvus de risques et surtout inappropriés.Résumé Une revue de la littérature nous permet d\u2019évaluer l'efficacité clinique de la scintigraphie pancorpo- relle au citrate de gallium-67 et nous amène à une utilisation plus rationnelle de ce nouvel examen diagnostique.Ainsi, nous trouvons une rétention du citrate de gallium-67 dans 87% des lésions inflammatoires, dans 87% des néoplasies pulmonaires et dans 60% des lésions lymphomateuses dont 72% dans la maladie de Hodgkin et 50% dans les lym- phomes non-Hodgkiniens.Certains aspects techniques de l'examen ainsi que des études comparatives concernant la lymphographie et les ultrasons sont discutés.1390 Summary Data from the literature allow an evaluation of the clinical effectiveness of 67-gallium citrate whole-body scan and a more rational use of this new diagnostic tool.We found 67-gallium citrate retention in 87% of inflammatory lesions, 87% of pulmonary neoplasia and 60% of lymphomas of which 72% in Hodgkin\u2019s disease and 50% in non-Hodgkin lymphomas.Few technical data as well as comparative studies with lymphogram and ultrasound are discussed.BIBLIOGRAPHIE 1.Hopkins, G.B., Kan, M., Mende, C.W.: Early ¥Gallium Scintigraphy for the Localization of Abdominal Abcesses, J.Nucl.Med., 16: 990-992, 1975.2.Zeman, R., Ryerson, T.: The Value of Bowel Preparation in Gallium-67 Citrate Scanning, J.Nucl.Med., 17: 559, 1976 3.Lomas, F., Dibos, 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scintigraphique.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 La présentation en troisième lecture du bill C26 traitant de la réorganisation du financement de la recherche a laissé les milieux universitaires dans un état de grande préoccupation!.Plusieurs remarques du ministre de la Science, Hugh Faulkner, à l\u2019occasion de la présentation de ce texte de loi, laissent pressentir des changements significatifs dans l\u2019orientation de la recherche universitaire.Faulkner semble croire en effet que les universités ont consacré un trop grand effort à développer la recherche de pointe et à entraîner des étudiants du niveau postdoctoral à devenir des chercheurs compétents.Il veut que les organismes tels que le Conseil du Canada, le Conseil du Génie et des Sciences Naturelles et le Conseil des Sciences Sociales et Humaines deviennent plus actifs dans l\u2019établissement des priorités de la recherche et de programmes qui rendront les efforts de la recherche universitaire plus adaptés aux besoins de la nation.« Nous ne pourrons pas nous attendre en tant que peuple dit-il, à ce que la recherche universitaire contribue pleinement aux besoins nationaux, si nous ne définissons pas ce que sont les objectifs de la recherche par rapport à ceux-ci et la façon dont les chercheurs et les savants universitaires peuvent s'engager à y travailler.» H définit alors à titre d\u2019exemple, comme secteurs majeurs de la préoccupation nationale: « Le développement efficace de notre agriculture et de la technologie alimentaire, l\u2019organisation comprenant l\u2019exploitation et la protection de nos ressources alimentaires, l'identification de poisons polluant notre eau et notre atmosphère et affectant la société canadienne\u2026 » Le ministre Faulkner s\u2019empresse d\u2019ajouter que: «le financement de la recherche basée sur la curiosité sera maintenant réservé aux groupes dont la recherche est de qualité reconnue au moins nationa- ! Professeur adjoint, faculté de médecine, Université de Sherbrooke, membre de l'Unité des maladies rhumatismales et du Centre de recherche en acupuncture de l'Université de Sherbrooke.1392 DE LA TROISIÈME LECTURE DU BILL C26 ET DE LA RECHERCHE À PORTE OUVERTE Monique CAMERLAIN, F.R.C.P.(C)' lement et possiblement internationalement ».Ses assistants ont aussitôt affirmé que ceci n'impliquera pas une diminution des octrois à la recherche de base.Les milieux scientifiques universitaires et surtout les milieux médicaux, ayant déjà subi ce que le docteur Claude Laberge\u201d dans un éditorial de mars \"76 appelait: « l\u2019Ère des coupures », craignent non seulement l\u2019ingérence politique dans le domaine de la science que cette réorganisation peut induire, mais de nouvelles réductions des fonds attribués à la recherche.Ceci comme l\u2019expliquait le docteur La- berge se refléterait inévitablement dans une baisse de la qualité des soins que recevraient ultérieurement les Canadiens.Ayant eu le privilege d observer en Chine Populaire, lors d\u2019un séjour récent, le concept nouveau de la «recherche scientifique a porte ouverte », j'aimerais, le décrire ici.Cette expérience, vécue dans une autre société, de politisation de la recherche et d'un certain encadrement de celle-ci, peut apporter de nouvelles perspectives a la discussion en cours et entraîner peut-être une certaine réorientation des pensées.Le président Mao dit: « Si les intellectuels ne se lient pas à la masse des ouvriers et des paysans, ils n\u2019aboutiront a rien».«lls doivent se placer sous la direction d'une ligne juste, se faire rééduquer par les ouvriers paysans et soldats, et rejeter radicalement leur vieille idéologie ».Des articles récents nous ont déjà permis de voir à quels changements cet enseignement a abouti dans l\u2019organisation des services de la santé**.Voyons maintenant son reflet dans le domaine de la recherche scientifique.Nous prendrons à titre d'exemple l\u2019Institut de physico-chimie de Talien dépendant de l'Académie des sciences de Chine et situé à l'extrémité sud de la péninsule de Liaotong, au bord de la mer de Pohai.Cet Institut, avant la Révolution Culturelle, était caractérisé, nous disent ses représentants, par une recherche qui se faisait dans l'ambiance académique, c'est-à-dire enfermée entre quatre murs.Ces caractéristiques tendaient à être généralisées dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA fo S il po tous les milieux scientifiques bourgeois d\u2019alors.Suivant l\u2019enseignement du président Mao, cet Institut a ouvert ses portes et transformé sa recherche pour répondre aux besoins nationaux.Maintenant, 70% du personnel se rend chaque année dans les usines, les communes populaires, les unités de l\u2019armée et, inversement, les ouvriers paysans et soldats sont invités à venir travailler dans les laboratoires.Les recherches sont désormais liées directement à la pratique de la production et aux activités de masses prolétariennes.Des groupes de travail sont envoyés à la base de production pour résoudre les problèmes clés.Ils servent de consultants dans les cas d\u2019urgence.L'an dernier, 68 groupes de travail, c\u2019est-à-dire plus de 500 personnes, ont été envoyés dans différentes régions et 250 ouvriers ont participé aux recherches de l\u2019Institut.Leurs recherches, inspirées par le besoin des masses ouvrières et paysannes et réalisées grâce à leur concours, ont progressé rapidement.On peut citer à titre d\u2019exemple les réalisations suivantes.En collaboration avec les ouvriers de l\u2019usine chimique de Chengli, les chercheurs, en six mois, ont mis sur pied une installation industrielle prévenant la pollution par l\u2019oxyde d'azote.Le système est parmi les plus efficaces du monde.En moins de deux ans, les eaux résiduaires renfermant du phénol et des cyanures à la Cokerie, les eaux nitrées de l\u2019usine de colorants et les eaux résiduaires des révélateurs de l\u2019usine de pellicules, ont été épurées grâce au concours des unités intéressées et de méthodes propres à la Chine.Avec des matériaux locaux, de nouveaux catalyseurs ont été préparés pour l\u2019usage industriel ouvrant la voie à la mise sur pied du système catalytique du pays.Après recherches, l\u2019Institut a fabriqué 144 appareils dont 16 ont été reproduits en série: analyseur de spectre et appareil de mesure de surface entre autres.Des progrès notables ont été enregistrés dans l\u2019étude et l\u2019utilisation du laser et des sources d\u2019énergie.Plus de 480 thèses et comptes rendus ont été écrits.La contribution de ce centre à la production nationale industrielle et agricole semble donc avoir été hautement significative®.L\u2019Institut physico-chimique de Talien nous semble représentatif d\u2019un style de pensée et d\u2019un mode d'action scientifique que nous avons retrouvé à travers toute la Chine et dans le secteur de la santé par exemple à l\u2019Institut de cardiologie de Pékin ou à l\u2019Institut de neuro-physiologie de Shanghai et dont on retrouve la description dans les publications officielles chinoises® ©.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 Nous ne pouvons pas nier la réalité ou la pertinence des travaux accomplis qui ont été déterminés par les besoins des masses et ont servi a leur avancement.Nous croyons que dans ce pays totalitaire et sous-développé du tiers monde qu'était la Chine Populaire d'avant la Révolution Culturelle, les ressources étaient fort limitées et le besoin urgent.L'application de la pensée Mao-tsé-toung, visant à établir la dictature du prolétariat même dans la conception et la réalisation de la recherche scientifique, a entraîné des réalisations valables et concrètes dans la vie industrielle et agricole du pays.Elles nous sont précisément décrites dans les publications officielles*-$.Nous croyons cependant pouvoir à partir de celles-ci affirmer que la prolétarisation de la science chinoise a entraîné une application de données de recherches connues plutôt qu\u2019un essor réel de la créativité scientifique.L\u2019encadrement politique de la science chinoise l\u2019a placée fréquemment à un niveau d\u2019application et dès lors, bien que les réalisations techniques de celle-ci soient précieuses dans l\u2019immédiat, la recherche et la conception scientifique vraie en seront à long terme appauvries.Bien que les sociétés humaines ne soient pas superposables, nous ne pouvons croire que la science canadienne, dans ses conditions historiques, survivrait ou progresserait beaucoup mieux dans un encadrement que ne l\u2019a fait la science chinoise.Nous ne vivons pas dans un pays où l\u2019état de crise et l\u2019endoctrinement politique constant définissent les besoins et motivent le peuple et les chercheurs comme c\u2019est le cas en Chine Populaire.Si la politisation scientifique, en Chine, a entraîné une science au niveau de l'application qui s\u2019appauvrira à long terme, en dépit du climat humain déjà cité, il apparaît clair, dans une société technologiquement aussi évoluée que la nôtre, qu\u2019il est extrêmement dangereux de laisser aux représentants élus du peuple le soin de définir le rôle et les perspectives d\u2019avenir de notre science.Les plus grandes découvertes de l\u2019humanité ont souvent été le fruit du hasard et sont souvent venues de la recherche basée sur la curiosité.Les plus grands chercheurs, d\u2019autre part, n\u2019ont pas toujours nécessairement été reconnus par les Académies et n\u2019ont pas toujours joui d\u2019une réputation nationale, ou internationale au moment de leurs travaux princeps.Les nouvelles lignes d'action proposées par le ministre Faulkner et ses remarques récentes évoquent dans notre esprit un début d\u2019encadrement de la science tel qu\u2019il se vit en Chine Populaire.Nous croyons que ces mesures font courir à la qualité scientifique de notre société des dangers importants.L'inquiétude des milieux scientifiques devant le bill C26 nous semble donc fort justifiable et nous espé- 1393 rons qu\u2019elle entraînera une révision de I\u2019 orientation des nouvelles mesures législatives.Résumé L'auteur discute de la prolétarisation de la recherche en Chine Populaire à l\u2019occasion des nouvelles perspectives que laisse entrevoir le Bill C26.Summary The author comments on open door research in China considering the possible impacts of bill C26 on Canadian Research.Le traitement de l\u2019ulcère duodénal est d\u2019abord et avant tout médical et la chirurgie est réservée aux complications, soit: a) l\u2019hémorragie, b) la perforation, c) la sténose pylorique, d) la médico- résistance.Les trois premières complications citées n\u2019offrent aucune difficulté de diagnostic, mais que veut dire « médico-résistant » et quels critères nous permettent de classer un ulcère duodénal comme médico- résistant?DÉFINITION DE L'ULCÈRE DUODÉNAL MÉDICO-RÉSISTANT A) Absolue: Une définition absolue est impossible, car cette notion de médico-résistance découle de plusieurs catégories de critères, soit: 1.de la durée de la diathèse ulcéreuse, 2.de la qualité du traitement médical, 3.de la compatibilité ou non du traitement médical, 4.de la virulence de la diathèse ulcéreuse, 5.de facteurs extra-gastriques, 6.de la personnalité du patient, 7.de la chirurgie envisagée.Cette notion de la médico-résistance doit donc être «relative».B) Relative: Revoyons ces différents critères.!.Durée de la diathese ulcéreuse ! Professeur agrégé.département de chirurgie, Université de Montréal, chirurgien.hôpital Saint-Luc.Toute demande de tirés à part doit être faite au: docteur Roméo Lafrance.Hôpital Saint-Luc.1058, Saint-Denis.Montréal.1394 L\u2019ULCÈRE DUODÉNAL MÉDICO-RÉSISTANT: L\u2019ULCÈRE OU LE PATIENT?Roméo Lafrance, F.R.C.S.(C)' BIBLIOGRAPHIE 1, Steklasa, R.: Scientists fear research cuts.The Financial Post, 23 juillet 1977, page 29.2.Laberge, C.: L'Ère des coupures, Union Médicale du Canada, 108: 3, mars 1976, pages 339-340.3.Camerlain, M.: Nouveaux axes de l'action médicale et sanitaire dans la Chine en construction, Union Médicale du Canada, 105: novembre 1976, pages 1638 à 1641.4.Wyant, G.M.et Camerlain, M.: Chinese Acupuncture.Canadian Anesthetist Society Journal.24: janvier 1977, pages 75 a 89.5.Anonyme: La recherche scientifique à porte ouverte, Lu Chine en construction.Juin 1976, no 6, pages 12 à 18.6.Anonyme: China's research work in medical sciences serves workers, peasants, soldiers.Hsinshua News Bulletin, July 14th 1976, page 8.071404.Certains ulcères sont de courte durée et non récidivants.La plupart cependant deviennent rapidement «chroniques » et «récidivants ».De plus en plus, on accepte que si un ulcère duodénal est encore symptomatique après un an de traitement médical sérieux et adéquat, la chirurgie peut-être indiquée: 1.si on évite les grandes mutilations de la gastrectomie subtotale, 2.si la virulence du syndrome clinique est suffisante pour justifier un traitement chirurgical.Le traitement médical prolongé est souvent accablant, il n\u2019évite pas les pertes de travail répétées et il n\u2019est pas à l\u2019abri d\u2019une complication aigué plus ou moins mortelle.De plus les récidives sont élevées (85-90%).Si l\u2019on considère les années de misère de l\u2019ulcéreux chronique et les difficultés techniques rencontrées dans le traitement chirurgical de l\u2019ulcère calleux, on est en droit de se demander pourquoi le traitement chirurgical n\u2019est pas employé plus tôt.Les objections sont: 1.les syndromes postgastrec- tomie, 2.les récidives postopératoires, 3.la mortalité opératoire.2.La qualité du traitement médical a) la diète et les médicaments sont excellents en autant que le patient coopère, b) l\u2019abstention d\u2019alcool, de tabac, de café et d'épices est primordiale dans le traitement, c) le traitement médical est excellent dans les exacerbations, mais il a peu d'influence sur l\u2019évolution à long terme de la diathèse ulcéreuse.3.La compatibilité du traitement médical Les diètes anti-ulcéreuses sont pour la plupart à base de lait et de produits laitiers, donc riches en lipides et favorisant l'obésité, l\u2019hypercholestérolé- mie et ils sont contre-indiqués chez l'ulcéreux porteur de lithiases vésiculaires.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 4.La virulence du syndrome ulcéreux: Ce critère est peut-être le plus important de tous, et en définitive, il est le meilleur guide pour déterminer quels patients répondront bien au traitement médical et lesquels y seront réfractaires et nécessiteront la chirurgie.Les criteres usuels de virulence: 1.une perforation antérieure, 2.une hémorragie antérieure, 3.une association de sténose pylorique, 4.un ulcere symptomatique apres deux ans de traitement médical adéquat, 5.un début de l\u2019ulcère dans la vingtaine ou après 60 ans, 6.un ulcère chez une femme postmé- nopausique.Lorsque l\u2019un de ces critères est présent, on est habituellement en présence d\u2019une diathèse ulcéreuse sévère et le traitement médical même prolongé, est la plupart du temps voué à l\u2019échec.5.L\u2019 association de facteurs extra-gastriques: L'exemple classique est le syndrome de Zollinger Ellison causé par une tumeur des cellules du pancréas produisant de la gastrine avec comme conséquence une diathèse ulcéreuse souvent foudroyante.Dans un tel cas, le traitement médical est totalement inefficace et une gastrectomie totale est nécessaire d\u2019emblée pour contrôler de façon définitive cette diathèse ulcéreuse.6.La personnalité du patient: Elle est souvent la cause principale de l\u2019échec du traitement médical ou chirurgical!.L\u2019ulcère est souvent une béquille pour le patient et occasionnellement, une fois l\u2019ulcère guéri, nous voyons apparai- tre des troubles psychiatriques; un traitement chirurgical techniquement excellent peut transformer un syndrome ulcéreux en un syndrome post- gastrectomie ou en un syndrome de « l\u2019Albatross »*.7.Le procédé chirurgical employé: Il n\u2019existe pas d\u2019opération idéale pour l\u2019ulcère duodénal; la tendance de la dernière décennie a été d'abandonner les gastrectomies et antrectomies pour la vagotomie et pyloroplastie.Les avantages évidents de cette dernière opération sont: !.une mortalité opératoire à peu près nulle, 2.l\u2019élimination presque au complet des syndromes post-gastrectomie, 3.la non nécessité de suivre une diète après une telle opération.De ces avantages, il découle une certaine libéralisation dans les indications chirurgicales.CONCLUSION 1.Certains ulcères duodénaux guériront avec le traitement médical et il faut toujours le tenter pour cette raison.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 2.La tendance actuelle est de passer plus rapidement au traitement chirurgical et de pratiquer des opérations moins mutilantes qui donnent moins de séquelles désastreuses.3.La cause majeure des échecs du traitement des ulcéreux est probablement en définitive la personnalité même du patient.Ceux chez qui des troubles de la personnalité sont manifestement évidents, ne devraient être traités chirurgicalement que si il y aune complication autre que la résistance au traitement médical.Le traitement chirurgical est indiqué dans l\u2019ulcère duodénal médico-résistant, mais la meilleure opération ne guérira pas le patient médico- résistant.Résumé Le traitement de l\u2019ulcère duodénal est médical et la chirurgie est réservée aux complications.L\u2019hémorragie, la perforation et l\u2019obstruction pylorique se reconnaissent facilement.La médico-résistance cependant est une notion plutôt subjective et abstraite et pour la définir il faut tenir compte de plusieurs critères tels que la durée de la diathèse ulcéreuse, la qualité du traitement médical, la virulence de la maladie ulcéreuse, l\u2019association de facteurs extra- gastriques, la personnalité du patient et le traitement chirurgical envisagé.Parmi les causes de mauvais résultats du traitement chirurgical, les plus importantes sont probablement la virulence de la diathèse ulcéreuse, la personnalité du patient et une opération chirurgicale inadéquate.La chirurgie est indiquée pour l\u2019ulcère duodénal médico-résistant, mais la meilleure opération ne guérira pas le patient médico-résistant.Summary Medical therapy is the treatment of choice of chronic duodenal ulcer and surgery is indicated only when complications are present.Hemorrhage, perforation and obstruction are readily identified.Medical resistance however is a more subjective and abstract entity that defies a very precise definition.One must take into account such factors as the time elapsed from the beginning of the ulcer disease, the quality of medical treatment, the « virulence » of the ulcer diathesis, the association of extra-gastric factors, the personality of the patient and the type of surgery proposed.Bad results after surgery are probably more often related to the « virulence » of the disease, the personality of the patient and the adequacy of the surgery performed.Complicated duodenal ulcer is best treated surgically but the best operation will not cure a medical resistant patient.BIBLIOGRAPHIE 1 Sinclair-Gieben, A.H.C., Clark, C.G.et Dean, A.C.B.: Scot.Med.J., 7: 168, 1962.2.Johnstone, F.R.C., Holubitsky, 1.B., et Debas, H.T.: Canad.Med.Ass.J.96: 24, 1559, 1967.1395 EERE faits cliniques LE DIVERTICULE DE MECKEL Michel! LÉVEILLÉ\" INTRODUCTION Le diverticule le plus connu et le plus fréquemment rencontré au niveau de l'intestin grêle est le diverticule de Meckel.Ce diverticule fut décrit par Johann Friedrich Meckel (1781-1833) ou Meckel «le jeune».Ce n\u2019est cependant pas lui qui l\u2019a dépeint le premier.Auparavant, en 1701, Frederick Ruysch de Leyden publia une excellente illustration de cette malformation.Bien avant Meckel, on connaissait d\u2019ailleurs son origine du canal vitellin et sa présence chez le foetus.Cependant, nous devons à Meckel la théorie de l\u2019origine du diverticule de Meckel à partir du canal omphalo-mésentérique.Ce fut également lui qui, le premier, attira l\u2019attention sur son importance comme source de maladie\"\"!.EMBRYOLOGIE Le diverticule de Meckel trouve son origine dans le développement embryologique du tube primitif.Au cours des premières semaines de la vie embryonnaire, le sac vitellin primitif se divise en deux parties, la plus grande devenant le tube digestif primitif et la plus petite, la cavité vitelline, près du placenta.Le tube digestif et la cavité vitelline sont en communication par un tube relativement long et étroit, le canal vitellin ou canal omphalo-mésentérique, enfermé dans le cordon ombilical.Normalement, le canal omphalo-mésentérique est oblitéré vers la septième semaine de la vie foetale.Si ce phénomène ne se produit pas correctement plusieurs anomalies peuvent survenir.On pourra ainsi trouver une fistule complète entre l\u2019ombilic et la lumière intestinale, s\u2019il y a persistance du canal omphalo-mésentérique sur toute la longueur.Un sinus ombilical pourra être retrouvé si la partie ombilicale du canal ne s\u2019est pas fermée.Le diverticule de Meckel surviendra, s\u2019il n\u2019y a pas eu oblitération de la partie intestinale du même canalet, finalement, un cordon fibreux entre l\u2019ombilic et l\u2019intestin existera, lorsqu'il y aura persistance des vaisseaux omphalo-mésentériques oblitérés!®!!.! Chirurgien \u2014 Centre hospitalier St-Eusèbe.Joliette.Québec JOE 3ES.1396 ANATOMIE DES DIVERTICULES DE MECKEL C\u2019est dans les trente derniers centimetres et, plus rarement au-dela de cinquante centimetres, de la valvule iléo-caecale que l\u2019on trouve le diverticule.Toujours situé sur le versant anti-mésentérique de l\u2019intestin grêle, il comporte toutes les couches de la paroi intestinale et peut varier d\u2019un centimètre à douze centimètres de longueur et diamètre'%'\u201d; des bandes anormales ou des adhérences peuvent exister à partir du fond des diverticules et gagner la base du mésentère.Dans 25% des cas, le fond du diverticule est attaché à l\u2019ombilic par un cordon fibreux'\u201d.HISTOLOGIE Même si le diverticule de Meckel provient de cette partie de l\u2019intestin qui deviendra l\u2019iléon, on peut trouver des zones de muqueuse gastrique, duodénale ou colique et du tissu pancréatique.La plus intéressante de ces lésions est celle qui contient la muqueuse gastrique, à cause de la présence de glandes fundiques pouvant amener l\u2019ulcération des diverticules ou de l\u2019iléon adjacent'?.Autre intérêt: cette muqueuse gastrique peut permettre le diagnostic par scintigraphie de la lésion avant la chirurgie.On trouve cette muqueuse dans environ 40 à 60% des cas de diverticules de Meckel!\"\"7.DIAGNOSTIC PRÉ-OPÉRATOIRE DU DIVERTICULE DE MECKEL Le diverticule peut être rencontré fortuitement ou comme cause de maladie.Les études post mortem démontrent sa présence dans approximativement 0.3% de la population.Cependant, certains auteurs rapportent une incidence aussi élevée des diverticules de Meckel que 2 et même 3% de la population?*.On le suspecte rarement cliniquement, surtout chez l\u2019adulte.Meguid, Canty et Eraklis ont étudié 60 enfants traités pour cette lésion.19 enfants présentaient de l\u2019obstruction intestinale, soit par volvulus ou intussusception pouvant être visualisé par le film simple de l\u2019abdomen.L'étude radiologique du grêle au sulfate de baryum est rarement utile au diagnostic; ceci est dû à la nature même du diverticule qui est un vrai diverticule, i.e., comprenant une musculeuse qui, en se contractant, vide sa lumière\u201c.L'UNION MÉDICALE DU CANADA I (is bas fo it ja de il fi ti ël 1 [ a ee en.ee 3 L\u2019angiographie s\u2019avère parfois utile lors d\u2019une investigation d\u2019hémorragie digestive occulte.Le diagnostic, grâce à cette technique, se fera sur la base d\u2019une extravasation du milieu de contraste à l\u2019endroit de l\u2019hémorragie ou sur la présence de vaisseaux anormaux originant d\u2019une branche distale de l\u2019artère mésentérique supérieure ou d\u2019une branche de l\u2019artère iléocolique**.LA CARTOGRAPHIEZ 3435-67-89 Ces dernières années, l\u2019utilisation de pertechne- tate sodique (99m TC) s\u2019est avérée un aide précieux pour le diagnostic.Cette technique est basée sur le fait que la muqueuse gastrique par ses cellules pariétales capte et sécrète les ions pertechnetates.Pour éliminer les effets néfastes de la substance radioactive sur la glande thyroïde qui la capte également, certains préconisent l\u2019addition de perchlorate de potassium pour en diminuer la captation à ce niveau.De faux négatifs et de faux positifs peuvent cependant survenir\u201d.Considérant que 40 a 60% des diverticules de Meckel contiennent de la muqueuse gastrique et tenant compte du faible rendement des autres méthodes diagnostiques, telles la fluoroscopie et la radiologie, la cartographie est probablement le moyen diagnostique le plus efficace aujourd\u2019hui pour reconnaitre un diverticule de Meckel.MANIFESTATIONS CLINIQUES Le diverticule de Meckel se manifeste cliniquement de trois façons.Il est cause d\u2019une hémorragie digestive, d\u2019une obstruction intestinale ou encore d\u2019une inflammation.60% des diverticules de Meckel symptomatiques se manifestent avant l\u2019âge de 12 ans'?.La plus fréquente manifestation clinique en est l\u2019hémorragie.Celle-ci est due à l\u2019ulcération de l\u2019iléon ou de la muqueuse non gastrique du diverticule.De 40 à 60% des diverticules de Meckel contiennent effectivement de la muqueuse gastrique, cause de ces ulcérations et des hémorragies qui se manifestent par des mélénas ou des rectorragies de couleur rouge foncé (bourgogne) ou rouge clair (gelée de groseilles) de quantité variable!%-4-12, L\u2019obstruction intestinale est la seconde manifestation d\u2019importance de la présence de cette lésion.Elle survient dans à peu près 20% des patients symptomatiques\u2018! et dans 30% des cas de moins de deux ans'®.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome d\u2019obstruction intestinale mécanique aiguë-se manifestant par des crampes abdominales, du ballonnement, des vomissements.La lésion de base peut être un volvulus autour d\u2019une bande ou d\u2019une bride intéressant le diverticule ou encore, d\u2019une intussusception du diverticule dans la lumière intestinale.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 TEE Enfin, l\u2019inflammation se trouve dans environ 14% des patients chez qui le diverticule de Meckel est symptomatique'!.Cliniquement, le tableau clinique est superposable à celui d\u2019une appendicite aiguë: Parfois, le diverticule se trouve dans un sac herniaire inguinal ou fémoral, tel que décrit par Littré en 1706*!*.Dans une série de 60 patients âgés de moins de deux ans présentant des diverticules, neuf présentaient des perforations!*!*, La mortalité due aux perforations est élevée, variant de 30 à 50%, même depuis l\u2019ère des antibiotiques.D\u2019autres syndromes ont comme point de départ le diverticule de Meckel.Johnson y a trouvé un épithé- lioma glandulaire!*, Mac Kay et Calder l\u2019ont trouvé comme cause de fistule anale!S.Il est symptomatique plus souvent chez l\u2019homme à 3/1.DOIT-ON EXCISER LES DIVERTICULES DE MECKEL RENCONTRÉS FORTUITEMENT?Même si le docteur Barker!° trouve injustifiée l\u2019excision d\u2019un diverticule de Meckel non symptomatique retrouvé fortuitement, tous les autres auteurs sont en faveur d\u2019une excision.Le docteur Barker fait valoir la morbidité due à l\u2019excision des diverticules et la possibilité de réintervention future pour cause d\u2019adhérences dans l\u2019abdomen.Cependant le docteur Michas®° donne deux raisons majeures pour procéder à une diverticulecto- mie.Tout d\u2019abord, l\u2019excision prévient la nécessité d\u2019une réopération à l\u2019apparition de symptômes, ensuite, la diverticulectomie ainsi pratiquée ne requiert qu\u2019une excision simple à sa base plutôt qu\u2019une éventuelle résection intestinale.Enfin, le docteur Michas conclut, en invoquant les complications du diverticule de Meckel qui surviennent dans 15 à 33% des cas, et donnent un taux de morbidité et même de mortalité appréciable.La diverticulectomie devrait être pratiquée quel que soit l\u2019âge du malade si on prévoit que la mortalité et la morbidité de la résection primaire n\u2019en sera pas augmentée?0-21-22-23, DISCUSSION DE NOTRE SERIE Au cours des huit dernieres années au Centre hospitalier, soit de 1968 a 1976, 21 cas de diverticules de Meckel ont été rapportés.Dix d\u2019entre eux ont été des découvertes fortuites, alors que les onze autres étaient la cause premiere de symptomes et de signes nécessitant une laparatomie.Résultats: âge et sexe.Dans notre série, il y avait 14 patients du sexe masculin et sept du sexe féminin: l\u2019âge s\u2019est échelonné de 4 mois a 72 ans; sur 11 patients symptomatiques, 10 étaient des hommes et un était une femme.7 patients symptomatiques sur [1 étaient plus jeunes 1397 que 30 ans et 4 plus jeunes que 12 ans.De ces | 1 patients symptomatiques, 2 présentèrent une hémorragie; 7 firent de l\u2019obstruction intestinale et 2 une inflammation plus ou moins marquée du diverticule.Trois de ces malades avaient de la muqueuse gastrique à l\u2019intérieur des diverticules.Parmi les 7 cas d\u2019obstruction intestinale, l\u2019un présentait une intussusception du diverticule dans le grêle et une intussusception 1léo-colique; deux avaient un résidu d\u2019aliments dans la lumière du diverticule (arachides) expliquant l\u2019obstruction.Une autre obstruction était due à une bande originant du mésentère, alors que les deux autres étaient dus à une obstruction sur des tissus inflammatoires.Un autre enfin présentait un hamartome dans le fond du récessus.Traitement Sur ces 21 diverticules traités chirurgicalement, 17 ont été réséqués.Dans 15 cas il y eut une résection du diverticule et dans 2 cas, une résection intestinale.Neuf patients symptomatiques eurent seulement des résections de diverticule.On a dû procéder à des résections intestinales chez les deux autres patients.DIVERTICULES DE MECKEL TABLEAU I Age Clinique Anatomie pathologique Traitement M 20 ans T.fortuite Diverticule de Meckel Résection du diverticule muqueuse intestinale F 35 ans Obstruction intestinale Diverticule de Meckel Résection du gréle intermittente \u2014 inflammation \u2014 clinique \u2014 muqueuse intestinale \u2014 radiologique \u2014 f.du grêle (sténose) M 67 ans Obstruction D.de Meckel Résection du grêle \u2014 divertitcuulite et abcès \u2014 muqueuse intestinale M 72 ans Obstruction D.de Meckel Résection du diverticule \u2014 sur bande \u2014 ulcère \u2014 muqueuse intestinale M 20 ans Obstruction D.de Meckel Résection \u2014 par arachides \u2014 muqueuse intestinale M 9ans Obstruction Invagination Réduction et résection ilé-clinique \u2014 muqueuse gastrique M 19 ans Obstruction D.de Meckel Résection du diverticule \u2014 aliments \u2014 muqueuse intestinale M 48 ans Péritonite D.de Meckel Résection par ligature \u2014 diverticulite muqueuse intestinale M 15 ans Péritonisme D.de Meckel perforé Résection du diverticule paroi nécrotique M 4ans Rectorragie D.de Meckel Résection du diverticule muqueuse gastrique cell.pariétales cell.principale M 4 mois Occlusion muqueuse intestinale Résection du diverticule hamartome M 6 mois Hémorragie D.de Meckel Résection du diverticule \u2014 muqueuse gastrique \u2014 ulcère M 6 ans Fortuite 0 Laissé en place Péritonisme \u2014 Appendicite F 12 ans Fortuite 0 Laissé en place Appendicite F 35 ans T.Fortuite 0 Laissé en place M 15 ans T.Fortuite 0 Laissé en place F Slans T.Fortuite 0 Résection en coin Fibromyome utérin F 52 ans T.Fortuite 0 Résection en coin F 16 ans \u2014 appendicite Résection en coin M 14 ans Fortuite D.de Meckel Résection par ligature \u2014 appendicite muqueuse gastrique F 36 ans Fortuite D.de Meckel Résection du D.de Meckel \u2014 cholélithiases muqueuse intestinale L'UNION MÉDICALE DU CANADA des un al, ion ét i der tres Morbidité, mortalité Les complications rapportées ont été: un cas d\u2019iléus paralytique en période postopératoire immédiate et un cas d\u2019obstruction intestinale par adhérences survenues après deux ans postopératoires.On note également un décès chez une patiente de 35 ans qui avait dû subir une résection du grêle, à la suite d\u2019un syndrome d\u2019obstruction intestinale avec déséquilibre électrolytique et gangrène d\u2019un segment intestinal.CONCLUSION Si on compare notre courte série de cas avec celles que nous avons consultés, nous notons tout d\u2019abord, que seulement 2 cas se sont présentés pour hémorragie digestive.Ceci s\u2019explique par l\u2019âge plutôt avancé de nos patients.À noter que la statistique de 60% de complications survenant généralement chez les patients de 12 ans et moins est presque vérifiée.Quatre de nos patients sont âgés de dix ans et moins.On note aussi plusieurs cas d\u2019occlusion intestinale rencontrés plus fréquemment chez l\u2019adulte.Chez deux de nos patients, l\u2019obstruction intestinale était due à l\u2019arrêt de substances alimentaires dans la lumière des diverticules.Les complications d\u2019iléus et d\u2019obstruction par adhérences sont parmi les complications usuelles.La mortalité d\u2019une patiente sur neuf est celle des statistiques générales et comme dans les cas rapportés, elle est due à un retard de diagnostic et de traitement?.À remarquer la présence d\u2019un hamar- tome dans l\u2019un des diverticules.En ce qui concerne l\u2019incidence des diverticules symptomatiques, elle s\u2019établit habituellement à trois hommes pour une femme?**.Dans notre série elle est de 10 hommes et une femme.Nous notons une nette diminution de l\u2019incidence symptomatologique chez les enfants, d\u2019où une diminution d\u2019apparition de l\u2019hémorragie.La prépondérance des occlusions intestinales s\u2019explique de la même façon.Les complications rencontrées sont courantes de même que la mortalité; l\u2019incidence quant au sexe est égale à la moyenne publiée.Sur les 21 diverticules, onze n\u2019ont pas été résé- qués et 3 autres n\u2019ont pas eu de rapports histologiques pour diverses raisons.3 diverticules sur 14 contenaient une muqueuse gastrique, ce qui est inférieur à la moyenne habituelle.Finalement, on note que, parmi les diverticules rencontrés fortuitement, quatre ont été laissés en place parce qu\u2019ils avaient un volume étendu; ce dernier fait ne nous semble pas justifié.Résumé Une série de cas de diverticules de Meckel retrouvés fortuitement ou à la suite de syndromes cliniques, ont amené l\u2019auteur à consulter et à revoir la TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 littérature sur le sujet et à comparer sa série à celles qui sont rapportées.L\u2019embryologie, l\u2019anatomie et la clinique y sont revues de même que les moyens diagnostiques.L\u2019addition de la cartographie par Per- technetate sodique semble être le moyen diagnostique le plus sûr en période préopératoire.Enfin, selon l\u2019avis des auteurs consultés, l\u2019exé- rèse du diverticule de Meckel s\u2019impose dès qu\u2019on le rencontre.Summary A few cases of Meckel\u2019s diverticulum met accidentally or following clinical syndromes, bring the author to revise recent papers and compare his own series to the others.Embryology, anatomy and clinical notions are revised.Diagnostic techniques are reevaluated.Presently the advent of sodium pertechnetate scanning is the best way to prove the presence of this entity.In the author\u2019s opinion, excision of the diverticulum must be done as soon as it is diagnosed.BIBLIOGRAPHIE 1.Christie, Amos: Meckel\u2019s diverticulum.Am.J.Dis.Child, 124: 700, nov.1972.2.Muroff, Lawrence R.: Preoperative diagnosis of Mecekl\u2019s diverticulum.JAMA, 229 (14): 190-2, 30 sept.1974.3.Faris, John C.: Angiographic demonstration of Meckel\u2019s diverticulum.Case report and review of the literature.Radiology, 108: 285-6, 1975.4.Berquist, T.H.: Diagnosis of Meckel\u2019s diverticulum by radioisotope scanning.Mayo Clin.Proc., 48: 98-102, feb.1973.5.Cooper, Max: Diagnosis of Meckel's diverticulum by sodium pertechnetate Tc 99m Scan.JAMA, 235: 1471-72, 5 avr.1976.6.Martin, Gilbert I.: Diagnosis of Meckel\u2019s diverticulum by radioisotope scanning.Pediatrics, 57 (1): 111-2, janv.1976.7.Berquist, 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Textbook of surgery.Philadelphia, Saunders, s.d., 2 vols.24.Harrison\u2019s: Principles of internal medicine.7e éd.Toronto, McGraw-Hill, 1974, 2044 p.1399 GANGRÈNE GAZEUSE MORTELLE APRÈS INJECTION INTRAMUSCULAIRE: À PROPOS D\u2019UN CAS Mamadou Nestor NALI, (F.R.C.S.(C)' La gangrène gazeuse ou myonécrose clostridienne est une affection grave, due à la pullulation dans un groupe musculaire de plusieurs espèces de bactéries du genre clostridium dont les plus importantes sont: le C.Perfringens (Welchii), le C.oedematiens (No- vyi) et le C.Septicum.Ces bacilles anaérobies se trouvent surtout dans le sol et les feces de l\u2019homme et des animaux où ils séjournent sous leurs formes sporulées.On les rencontre aussi comme saprophytes du tube digestif bas et du vagin.Pour se développer, ils nécessitent un milieu tissulaire au potentiel d\u2019oxydo-réduction bas, un milieu anoxique.Ces conditions sont remplies par une ischémie locale et par la présence de corps étrangers.L'agent gagne le muscle à l\u2019occasion d\u2019une effraction cutanée ou du tube digestif.La plupart du temps les gangrènes gazeuses s\u2019observent comme complications des fractures ouvertes, des grands délabrements des tissus mous et des avortements septiques.Des cas de gangrène gazeuse de la paroi abdominale ont été observés après des interventions sur le tube digestif.Quelques cas ont été rapportés après des injections sous-cutanées ou intramusculaires particulièrement de caféine, de solution huileuse d\u2019adrénaline, de sels de calcium.Nous rapportons ici un cas survenu après injection intramusculaire de suramine sodique (Moranyl).Observation no 1 Monsieur Y.J., agé de 45 ans, regoit le 16/2/77 sans prescription médicale et a son domicile, une injection intramusculaire de suramine sodique (mo- ranyl) dans la fesse droite, pour des lésions cutanées aux pieds.La seringue et l\u2019aiguille furent stérilisées par ébullition pendant une heure, selon l\u2019infirmier qui administra le traitement.Le ler mars 1977 vers 20 heures l'injection fut renouvelée dans la fesse gauche.Le 2 mars 1977, vers 15 heures, une douleur et du prurit dans la fesse gauche contraignirent le malade à se mettre au repos au lit.Le soir même du 2 mars 1977 vers 20 heures, nous le voyons fortuitement à son domicile.Il était très souffrant et il vomissait.La fesse gauche était tendue, gonflée, ! Chirurgien, Clinique universitaire de Chirurgie et de gynécologie-obstétrique, Centre national hospitalier universitaire de Bangui (Empire Centrafricain).1400 chaude, mais non fluctuante ni crépitante.La température et la tension artérielle n\u2019ont pu être prises.Pensant à une allergie au produit injecté, nous faisons administrer, toujours à domicile, un sédatif (phénobarbital 200 mg) et un antibiotique (Prometa- zine 50 mg) dans la fesse indemne.Le malade rejette notre proposition d\u2019hospitalisation immédiate, préférant attendre le lendemain.Le lendemain soir 4 mars 1977, nous le revoyons à domicile vers 21 heures.Il était toujours souffrant et abattu.Sa fesse était deux ou trois fois plus gonflée que la veille et on y sentait une crépitation.Elle était tympanique à la percusion.Ses urines étaient marron foncé.Nous le faisons transporter d\u2019urgence au bloc opératoire du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui.Sa tension artérielle était imprenable, le pouls filait à 120/mn, et il était en état de choc.À l\u2019examen, on sentait des crépitations jusqu\u2019au mollet, mais pas à l\u2019abdomen ni au thorax.Nous n\u2019osons pas faire la désarticulation d'urgence, à cause du très mauvais état général du malade.Une réanimation énergique est toutefois mise en oeuvre: sang, solu- médrol, pénicilline G 30 millions en perfusion, oxygène par cathéter nasal, analeptiques cardiorespiratoires, glucosé 15% hypertonique à défaut de diurétique, sonde vésicale à demeure, calmants.Nous ne disposons pas de sérum anti-gangrèneux ni d\u2019installation pour oxygénothérapie hyperbare.Le malade décède la même nuit à 00h05, après une période de délire et d'agitation.DISCUSSION Il s\u2019agit bien ici d\u2019une gangrène gazeuse et non d\u2019une cellulite clostridienne.Le tableau clinique de toxicité systémique et d\u2019hémolyse avec hémoglobinu- rie le montre, même en l'absence de preuve bactériologique.La période d'incubation dans la gangrene gazeuse varierait de trois heures à six semaines et même plus.Habituellement, elle va d\u2019un à quatre jours.Dans notre cas, elle a été de dix-neufheures.II est admis que la localisation a la fesse et a la cuisse est plus grave que les autres localisations.L'agent microbien a vraisemblablement été introduit ici dans la fesse par une aiguille ou une seringue insuffisamment stérilisées ou une peau incomplète- L'UNION MÉDICALE DU CANADA ju qu [a ti or \u2014 \u2014\u2014\u2026\u2014 ment aseptisée.L'absence de la notion de plaie antérieure de la fesse exclut la possibilité d\u2019un foyer infectieux latent qui se serait réactivé.Il est difficile de préciser le rôle de la suramine sodique injectée dans l\u2019éclosion de cette infection.Des clostridia introduits dans un muscle sain et bien vascularisé ne devraient pas causer la maladie sans autre facteur capable d\u2019abaisser le potentiel d\u2019oxydo-réduction du milieu tissulaire.Il est donc possible, sinon probable, que la suramine sodique ait joué -un rôle favorisant.Des études histologiques expérimentales subséquentes seront entreprises pour essayer d\u2019élucider ce point: les réactions tissulaires locales provoquées par l\u2019administration parentérale de suramine sodique.La gangrène gazeuse, étant une maladie à évolution très rapide, son diagnostic doit être précoce pour mettre en oeuvre un traitement précoce et énergique.Il est reconnu que la crépitation gazeuse survient assez tardivement.La radiographie permet de mettre précocement en évidence la présence de gaz dans les tissus.Dans le cas présent, nous n\u2019avons pas évoqué au début la possibilité d\u2019une gangrène gazeuse après l\u2019injection intramusculaire dans un tissu sain.L\u2019infection clinique survenant dix-neuf heures après l\u2019inoculation de germes nous paraissait improbable.L\u2019allergie à la suramine sodique nous semblait la cause la plus probable de ce gonflement chaud et douloureux de la fesse.Une radiographie de la fesse pratiquée à ce moment-là nous aurait peut-être permis de poser un diagnostic précoce.Dans la journée du 3 mars 1977, l\u2019épouse du patient, en le frictionnant, sentait déjà quelques crépitations.Mais cela ne l\u2019alerta pas suffisamment pour faire conduire à l\u2019hôpital le malade que nous n\u2019avons pu voir que le soir.Le diagnostic confirmé, le traitement doit être précoce et comprendre cinq étapes: la chirurgie, l\u2019antibiothérapie, la sérothérapie, l\u2019oxygénothérapie hyperbare, la réanimation hydro-électrolytique et acido-basique.La chirurgie vise à enlever tous les tissus dévitalisés.Cela nécessite souvent une amputation ou même une désarticulation.La plaie doit être laissée ouverte pour permettre à l\u2019oxygène ambiant d\u2019imbiber les tissus.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 La pénicilline demeure l\u2019antibiotique de choix et elle doit être administrée à dose massive.À défaut ou s\u2019il y a allergie à la pénicilline, on peut administrer de la céphalothine, de la clindamycine ou des tétracyclines.Quoiqu\u2019encore controversées, la sérothérapie et l\u2019oxygénothérapie hyperbare sont appliquées dans les milieux où l\u2019on peut les faire.L\u2019oxygénothérapie hyperbare préalable permettrait de limiter l\u2019extension de la chirurgie.CONCLUSION La gangrène gazeuse peut survenir après des injections intra-musculaires de certaines substances surtout lorsque le matériel d\u2019injection a été mal stérilisé ou la peau mal préparée.Une douleur locale marquée, de la chaleur et un gonflement des tissus survenant quelques heures après l\u2019injection doivent faire évoquer ce diagnostic et faire pratiquer des radiographies pour démontrer précocement la présence de gaz, raison primordiale pour amorcer un traitement précoce, énergique et salutaire.Résumé L\u2019auteur rapporte un cas de gangrène gazeuse mortelle après injection intra-musculaire de sura- mine sodique et il fait une brève discussion de la question des gangrènes gazeuses.Il insiste sur la nécessité d\u2019être en alerte devant toute douleur anormalement marquée apparaissant quelques heures après une injection intra-musculaire.Summary The author reports a case of gaz gangrene secondary to an intra-muscular injection of sodium suramine (moranyl) and discusses briefly on the matter.He recommands to be alert in front of any abnormally strong local pain appearing a few hours after intra-muscular injection.BIBLIOGRAPHIE Altemeier, W.A et Furste: Gas gangrene.Int.Abstr.Surg, Surg.Obstet, 84: 507.1947.Berggren, R.B.et autres.J.A.M.A.188: 1044, 1964.Editorial, Brit.Med.J., 1, 730.Junghanns, H.: Dtsch.Med.Wschr., 59: 850, 1933.MacSwain, B., Sawyers, J.L.et Lawler, M.R.: Clostridial infections of the abdominal wall.Review of the 10 cases.Ann.Surg.163, 6: 859-865, 1966.Môius et coll.: Disch.Gesundh.Wes.: 17: 534, 1962.Trippel, O.H.,Ruggie, A.N., Stanley, C.J.et).Van Elk: Hyperbaric oxygenation in the management of gas gangrene, Surg.Clin.N.A., 47: 17, 1967 Weinstein, Barza M.A., N.Engl.J.Med., 289: 1129-1131, 1973.1401 immunologie DIAGNOSTIC RAPIDE DES INFECTIONS BACTÉRIENNES PAR LA CONTRE-IMMUNOÉLECTROPHORÈSE Serge MONTPLAISIR' et Joudy BAHOUS?INTRODUCTION L\u2019avancement de la science bactériologique en matière de diagnostic d\u2019infection chez l\u2019homme a permis une rationalisation plus adéquate de la thérapie antimicrobienne et une diminution considérable des complications sévères et de la mortalité engendrées par les agents bactériens.Ces améliorations tout en étant certaines nous ont fait réaliser les limites des techniques utilisées et les difficultés inhérentes à cette méthodologie.Parmi les limites de la bactériologie médicale, nous retiendrons: 1° La négativation des cultures des différents spécimens si le patient a déjà reçu des antibiotiques.2° L\u2019impossibilité d\u2019obtenir un échantillon adéquat à cause de l\u2019âge du patient (exemple: expectoration chez un nourrisson) ou du site même de l\u2019infection (exemple: abcès cérébral).3° Le retard occasionnel de la mise en culture et les limites d'interprétation de la coloration de Gram.4° Le temps nécessaire de croissance des bactéries sur les milieux usuels avant d\u2019obtenir un diagnostic étiologique précis.En vue de pallier à un certain nombre de ces difficultés, la mise en évidence d\u2019antigènes microbiens dans divers spécimens cliniques par des méthodes séro-immunologiques telle la contre- immunoélectrophorèse (C.I.E.) offre la possibilité de solutionner en partie ces problèmes.HISTORIQUE La C.I.E.appelée également électrosynérèse et immunoélectroosmophorèse a été décrite par Bus- ! Professeur agrégé.Départements de microbiologie et immunologie.Université de Montréal et Hopital Sainte-Justine, Montréal.Canada.?Étudiant postgradué.Adresser les demandes de tirés à part au docteur Serge Montplaisir, Département de microbiologie et immunologie.Laboratoire de séro-immunologie, Hopital Sainte-Justine.3175 Chemin Cote-Ste-Catherine, Montréal, Canada H3T ICS.Les auteurs remercient la Fondation Justine-Lacoste- Beaubien pour l'aide financière accordée.1402 sard' en 1958.Par la suite, cette technique a surtout été popularisée par la découverte en 1961 de l\u2019antigène Australien par Blumberg?3.A cette époque, Blumberg se référait au fait que les individus poly- transfusés devaient s\u2019immuniser à l\u2019égard de protéines sériques des donneurs.Une recherche systématique entreprise dans ce sens lui permit de déceler dans le sérum d\u2019un hémophile polytransfusé un anticorps réagissant avec un antigène présent dans le sérum d\u2019un aborigène Australien, d\u2019où l\u2019appellation d\u2019antigène Australien qui fut donné à ce nouvel antigène.Actuellement, la C.I.E.permet de réaliser toute une variété d\u2019analyses servant à l\u2019investigation des maladies.PRINCIPE DE LA C.LE.La C.1.E.combine l\u2019électrophorèse et la précipitation dans un gel d\u2019agarose à partir d\u2019antisérums contenant les anticorps et de spécimens cliniques contenant les antigènes bactériens.Dans les conditions techniques choisies (pH, support, tampon.) les immunoglobulines sont entrai- nées vers la cathode alors que l\u2019antigène migre vers l\u2019anode.La rencontre entre ces deux constituants se traduit par la formation d\u2019un trait de précipitation que l\u2019on peut observer vers la fin de la migration (Fig.1).AVANTAGES DE LA C.1LE.L\u2019avantage principal de cette nouvelle méthode est la rapidité du diagnostic (moins de deux heures après avoir effectué le prélèvement), ce qui a pour effet de réduire au minimum le temps nécessaire à commencer le traitement.À cette rapidité, nous devons ajouter la sensibilité et la spécificité comme autres avantages majeurs.Des concentrations de l'ordre du nanogramme d\u2019antigène bactérien par ml peut aller jusqu'à préciser le sérotype de la bactérie en cause®, ce qui simplifiera éventuellement les études épidémiologiques.De plus, les problèmes de l\u2019infection « décapitée » par une antibiothérapie antérieure au prélèvement et de culture négative à cause d'un nombre insuffisant de bactéries vivantes L'UNION MÉDICALE DU CANADA out ni fl Fig.| \u2014 Contre-immunoélectrophorèse (C.1.E.).Formation d\u2019une ligne de précipitation à l\u2019aide d\u2019un antisérum (\u2014) mettant en évidence l\u2019antigène dans le liquide céphalorachidien (A) et dans l\u2019urine (C) et absence de l\u2019antigène dans le sérum (B) pour un cas de méningite à Neisseria meningitidis du groupe Cou de milieu de culture inadéquat, trouvent une solution immédiate par la mise en évidence de l\u2019antigène.Contrairement aux germes vivants, les antigènes bactériens sont stables à 4°C et les spécimens cliniques peu vent ainsi servir en toute occasion à une étude rétrospective*.Enfin, il a été possible grâce à cette méthode d\u2019établir un pronostic précoce et plus précis face aux infections sévères\u201d.Ces avantages nous permettront d\u2019améliorer dans l\u2019avenir le taux de guérison des patients atteints d\u2019infections sévères.Ces premiers avantages rapportés par la détection de l\u2019antigène bactérien reflètent bien la situation actuelle, sans toutefois préciser la valeur réelle et le gain diagnostique offerts par cette nouvelle méthode.La somme des travaux réalisés à l\u2019aide de cette technique n\u2019a pas encore fait l\u2019objet d\u2019une revue de question dans la littérature médicale.C\u2019est en s'inspirant donc des principales études déjà publiées que nous avons tenté d\u2019en arriver à une synthèse afin d\u2019évaluer de façon critique ces travaux et de dégager les conclusions majeures à l\u2019aide des cinq tableaux suivants.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 RÉSULTAT COMPARATIF ENTRE LA C.1E.ET LA BACTERIOLOGIE SUIV ANT LE DIAGNOSTIC CLINIQUE Ce tableau résume l\u2019ensemble des princiaux travaux déjà publiés.Les syndromes infectieux qui ont intéressé les investigateurs sont des maladies sévères (méningite, pneumonie, épanchement pleural\u2026), avec la méningite en tête du nombre de cas étudiés en raison de sa gravité.Les agents bactériens identifiés sont les mêmes que ceux retrouvés dans notre milieu, bien qu\u2019aucune étude canadienne n\u2019ait déjà été rapportée à notre connaissance.La technique séro- immunologique utilisée est la C.1.E., en raison de sa plus grande sensibilité par rapport aux autres tests d\u2019immuno-précipitation.Elle présente peu de variation d\u2019un auteur à l\u2019autre, et se compare à celle que nous utilisons couramment\u201c.Les méthodes bactériologiques utilisées sont la coloration de Gram et l\u2019isolement de la bactérie sur les mêmes milieux que ceux utilisés de routine au laboratoire de bactériologie.L\u2019indice de corrélation que nous avons établi a pour but de mieux dégager la valeur globale de la C.L.E.par rapport à la bactériologie.Pour l\u2019ensemble des patients étudiés par ces deux méthodes, nous retrouvons un nombre plus élevé de cas positifs par la C.I.E.que par la bactériologie, ce qui se reflète par un indice de corrélation supérieur à 100.Les patients présentant un épanchement pleural ont un indice plus élevé que les autres en raison d\u2019un traitement simultané aux antibiotiques dans un fort pourcentage de cas, ce qui a pour effet de négativer les cultures.Quant aux pneumonies, la C.I.E.présente également un gain diagnostique que nous discuterons avec plus de détails dans les Tableaux II et V.Pour les méningites, la C.I.E.se compare avantageusement à la bactériologie, et tout particulièrement pour le pneumocoque.Le faible indice de corrélation observé pour les cas de bactériémie à Kleb- siella est expliqué principalement par le fait que seuls les cas ayant une hémoculture positive ont été investigués par la C.1.E.et possiblement par la formation de complexes immuns circulants.Quant aux autres infections, le nombre de cas étudiés demeure trop restreint et nous devrons attendre d\u2019autres études avant d\u2019en tirer des conclusions.Un tel résultat global ne nous permet plus de considérer la C.I.E.comme une méthode prometteuse, mais au contraire nous l\u2019impose comme une méthode additionnelle aidant la bactériologie.RÉSULTAT COMPARATIF ENTRE LA C.LE.ET LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT L\u2019AGENT En vue de mieux dégager si le gain diagnostique enregistré par la C.1.E.était influencé par la bactérie en cause, nous avons établi le même indice de corrélation suivant l\u2019agent.Pour l\u2019ensemble des bactéries 1403 TABLEAU | RÉSULTAT COMPARATIF ENTRE LA CONTRE-IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE (C.1.E) ET LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT LE DIAGNOSTIC CLINIQUE Nombre Indice de Diagnostic de Diagnostic corrélation clinique Agent patients CIE.Bactériologique (IC )* Références Nombre Ge Nombre % Diplococcus 375 255 68.0 228 61.1 111.3 5.6,7.9, 11, 13, pneumoniae 17, 23, 29, 30 ; Pseudomonas 12 11 91.6 6 50.0 183.2 4, Pneumonie .aeruginosa Klebsiella 6 6 100.0 4 66.6 150.0 14,22, Total - 303 272 69.2 238 60.5 114.3 Diplococcus 62 44 70.9 34 54.8 129.4 20, 31 pneumoniae Épanchement Staphylococcus 19 17 89.5 14 73.7 121.4 31, aureus pleural Heamophilus 5 5 100.0 | 20.0 500.0 20,31 influenzae (b) Total 86 66 75.1 49 56.9 132.0 Neisseria 427 325 76.1 308 72.1 105.5 16, 18, 21, 27, meningitidis 32, 33, 34, 37 Diplococcus 124 117 94 4 92 74.2 127.2 18, 21, 26, pneumoniae 34, 37 LL Haemophilus 176 165 93.8 169 96.0 97.7 18, 21, 28, Méningite influenzae (b) 33, 34, 37 Escherichia 41 29 71.0 41 100.0 71.0 28 coli Klebsiella 2 2 100.0 2 100.0 100.0 14, 15 Total 686 557 81.2 528 76.8 105.9 Bactériémie Klebsiella 31 10 32.3 31 100.0 32.3 14 Endocardite Staphylococcus 26 25 96.1 26 100.0 96.1 12 aureus Arthrite Haemophilus 2 2 100.0 0 0 > 100.0 19 influenzae (b) Péricardite Neisseria 1 | 100.00 0 0 > 100.0 25 meningitidis * IC: Nombre d éci itif.C.1.E.ombre de spécimens positifs par x 100 Nombre de spécimens positifs par Bactériologie rapportées dans le Tableau II, l\u2019indice de corrélation est supérieur à 100.En ce qui concerne le Pseudo- monas et le pneumocoque, les résultats dépendent en grande partie d\u2019une meilleure standardisation des antisérums utilisés pour la détection de ces antigènes.Une étude comparative de deux antisérums anti- pneumocoques® a démontré que l\u2019un (Difco Laboratories) était plus sensible, mais moins spécifique que l\u2019autre (Statens Seruminstitut, Danemark).Il est intéressant de noter que l\u2019antisérum anti-Pseudomonas tout en réagissant in vitro avec des extraits de Proteus, Klebsiella, E.coli et E.aerogenes, ne précipitait pas avec ces antigènes bactériens lorsque ceux-ci étaient présents dans des spécimens cliniques® .Pour 1404 expliquer cette différence, nous devons surtout considérer la faible concentration de l\u2019antigène dans le spécimen clinique par rapport à celle de l'extrait de culture qui est élevée.Le faible indice de corrélation observé pour le Klebsiella pneumoniae est expliqué par les mêmes raisons que celles rapportées au paragraphe précédent.Quant aux autres antigènes bactériens détectés, à l'exception du Pseudomonas aeruginosa ayant un nombre encore trop limité de patients, la C.1.E.se compare avantageusement à la bactériologie.II semble donc que la bactérie en cause influence peu les résultats de la C.I.E.et que la qualité de l\u2019antisérum, la concentration de l'antigène et le site L'UNION MÉDICALE DU CANADA dell lil le ble com van d'a Agen Dit he Xe me Si dr Ho uf Pra der fie col He de l\u2019infection sont des facteurs plus déterminants de l\u2019efficacité de cette méthode.VALEUR RELATIVE DE LA C.1.E.PAR RAPPORT À LA BACTERIOLOGIE SUIVANT L'AGENT Les indices de corrélations apparaissant aux Tableaux I et II reflètent globalement les résultats comparatifs entre la C.I.E.et la bactériologie suivant le diagnostic clinique et l\u2019agent bactérien.Afin d\u2019établir les gains diagnostiques réels apportés par la C.L.E., nous avons tenu compte des résultats associant la bactériologie et la C.1.E.pour un même échantillon/patient et selon l\u2019agent bactérien.Il devient donc possible de définir ainsi le nombre supplémentaire exact de patients détectés par la C.1.E.L'association bactériologie et C.I1.E.apporte un gain diagnostique de 50% pour le Pseudomonas ae- ruginosa et de 23.8% pour le Diplococcus pneumo- niae par rapport au diagnostic bactériologique utilisé TABLEAU II RÉSULTAT COMPARATIF ENTRE LA CONTRE-IMMUNO-ÉLECTRROPHORÈSE (C.I.E.) ET LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT L'AGENT.Diagnostic Indice de Nombre de CIE.Bactériologique corrélation Agent patients nombre % Nombre % (IC)* Références Diplococcus 561 416 74.1 355 63.3 117.1 5,6, 7,9, 11, 13, pneumoniae 17, 18, 20, 21, 23, 26, 29.30, 31, 34, 37 Neisseria 428 326 76.1 306 71,5 106.4 16, 18, 21, 24, 25, meningitidis 27, 32, 33, 34, 37 Staphylococcus 45 42 93.3 40 88.8 105.1 12, 31 aureus Haemophilus 183 172 94 170 92.9 101.2 18, 19, 20, 21, 28, influenzae (b) 31, 33, 34, 37 Pseudomonas 12 11 91.6 6 50.0 183.2 9 aeruginosa Escherichia 41 29 71.0 41 100.0 71.0 28 coli Klebsiella 39 18 46.1 37 94.8 48.6 14, 22 * IC: Nombre de spécimens positifs par C.1.E.Nombre de spécimens positifs par Bactériologie < 100 TABLEAU II1 VALEUR RELATIVE DE LA CONTRE-IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE (C.I.E.) PAR RAPPORT A LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT L\u2019AGENT.Nombre supplémentaire de patients Nombre Bactériologie + Bactériologie \u2014 Bactériologie + détectés par CIE.de et et et par rapport à la Agent patients CIE + CLE + CIE.\u2014 bactériologie Références Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Diplococcus 466 305 65.4 111 23.8 50 10.7 61 13.1 5, 6, 7, 9, 11, 13, pneumoniae 17, 18, 20, 21, 23, 26, 29, 30, 31, 34, 36, Neisseria 352 282 80.1 44 12.5 26 7.4 18 5.1 16, 18, 21, 24, 25, meningitidis 27, 32, 33, 34, 37 Haemophilus 180 162 90 10 5.6 8 4.5 2 1.1 18,19, 20, 21, 28, influenzae (b) 31, 33, 34, 37, Pseudomonas 12 5 41.7 6 50.0 1 8.3 5 41.7 9 aeruginosa Staphylococcus 43 39 90.7 3 1 2.3 2 4.7 12,31 aureus Escherichia 41 29 71.0 0 0 12 2.9 \u2014 12* 28 coli Klebsiella 39 16 41.0 2 5.1 21 53.9 - 19 14, 22 * Nombre inférieur de patients détectés par C.I.E.par rapport à la bactériologie.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 1405 seul.Des gains de 12.5% pour le Neisseria meningi- tidis et de 5.6% pour l\u2019'Haemophilus influenzae (b) sont des données appréciables si l\u2019on tient compte de la gravité des infections engendrées par ces deux bactéries.De plus, la C.I.E.a permis de détecter à elle seule un nombre supplémentaire de patients par rapport à la bactériologie.Examinant les résultats sous cet aspect, le Pseudomonas se classe en tête avec 41.7% suivi du pmeumocoque avec 13.1% pour un total de 452 cas étudiés.Quant aux autres bactéries, des nombres plus faibles de patients supplémentaires ont été enregistrés, ceci s\u2019expliquant en partie par la trop faible sensibilité des antisérums utilisés.Ces données reflètent très bien l\u2019aspect complémentaire de la bactériologie et de la C.I.E., tout en démontrant la plus grande sensibilité de la C.I.E.Les effets positifs de l\u2019association bactériologie et C.I.E.sont suffisamment clairs pour le pneumocoque et le Pseudomonas pour qu\u2019un effort soit entrepris maintenant en vue d\u2019améliorer les gains diagnostiques pour d\u2019autres bactéries.DÉTECTION DE L'AGENT BACTÉRIEN PAR LA C.LE.ET LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT LE DIAGNOSTIC CLINIQUE ET L'ORIGINE DU SPÉCIMEN Dans les tableaux précédents, nous avons comparé la C.1.E.par rapport à la bactériologie sans tenir compte du site de prélèvement de l\u2019échantillon.Les chances de diagnostiquer une pneumonie à pneumocoque par C.I.E.sont meilleures dans les expectorations (83%) que dans les urines (61%), bien que ces dernières soient faciles à prélever chez l'enfant et donnent un taux élevé de cas positifs.Lorsqu\u2019un liquide pleural est prélevé, cetéchantillon est dense en antigènes bactériens comme en témoigne un taux de 75% de cas positifs par C.1.E.par rapport à 25% en bactériologie.La détection des antigènes pneumococciques à partir du sang est positive dans un nombre inférieur de cas et trouve sa principale valeur en regard du pronostic (Tableau V).Le liquide céphalo-rachidien (L.C.R.) demeure encore le spécimen de choix pour poser un diagnostic de méningite à pneumocoque, tant par la bactériologie que par la C.I.E.Un taux aussi élevé de cas positifs par la C.I.E.du L.C.R.reflète bien une concentration importante d\u2019antigènes, secondaire à la dégradation bactérienne locale pour les phagocytes polynucléaires.Les chances de poser un diagnostic de méningite par la C.I.E.sont meilleures en utilisant les urines (86.9%) que le sang (38.3%).Le faible taux de cas positifs à partir du sang peut s\u2019expliquer par un phénomène de dilution intravas- culaire et par la formation de complexes immuns, laissant une quantité trop faible d\u2019antigènes libres en circulation.CORRÉLATION ENTRE LA DÉTECTION DE L'ANTIGÈNE DANS LE SÉRUM PAR C.1.E.ET LE PRONOSTIC La détection de l\u2019antigène bactérien par C.1.E.a partir de sérum s\u2019est révélée un excellent test pour aider à établir un pronostic précoce au cours des pneumonies, méningites et bactériémies.Ces travaux ont démontré que l\u2019évolution est bonne dans 90% des cas de pneumonies négatifs par C.I.E., alors que les taux de mortalité et de complications sont de 52.9% lorsque le test est positif.Les résultats sont encore plus clairs au cours des méningites, alors TABLEAU IV DÉTECTION DE L'AGENT BACTÉRIEN PAR LA CONTRE-IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE (C.I.E.) ET LA BACTÉRIOLOGIE SUIVANT LE DIAGNOSTIC CLINIQUE ET L'ORIGINE DU SPÉCIMEN.Diagnostic de laboratoire CIE.Bactériologie Diagnostic Expecto- Liquide Expectora- Liquide Clinique Sang ration Urine pleural Sang ration Urine pleural Références Nb* % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb Ye 76 60 75 12 89 41 1 \u2019 P \u2014\u2014 345 = 833 \u2014\u2014 \u2014 75.0 \u2014 40.\u2014 4.1 0 0 \u2014 250 5.6,9, Meemomé 220 72 13 09 16 PO ST 403 5 4 17, 23, 29, 30 Sang L.C.R ** Urine Sang LCR.Urine Nb Nb % Nb % Nb % Nb a Nb Ge Co 59 178 73 20 160 M t \u2014= 383 = \u2014= = 277 \u2014\u2014 82.5 0 0 , 21, 26, éningite 154 8 TA 91.8 = 86.9 70 194 = - 26 * Nb: Nombre de spécimens positifs/Nombre de spécimens testés ** L.C.R.: Liquide céphalo-rachidien 1406 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Dune Poeun Hem Bact que pro nen Mg qu pr von {en M les ie nf lon 101 far des MAL Adi a dti ss 6 TABLEAU V CORRÉLATION ENTRE LA DÉTECTION DE L'ANTIGÈNE DANS LE SÉRUM PAR CONTRE-IMMUNO-ELECTROPHORESE (C.1.E.) ET LE PRONOSTIC SUIVANT LE DIAGNOSTIC CLINIQUE.CIE.Diagnostic clinique Agent Pronostic Positif Négatif Références Nombre % Nombre % Guérison 33 47.1 99 90.0 Diplococcus 5, 6, 17, 23 Pneumonie pneumoniae Complications et 37 52.9 11 10.0 Mortalité Guérison 1 2.3 142 55.0 Neisseria 4, 16, 27, 32 Méningite meningitidis Complications et 43 97.7 116 45.0 Mortalité Guérison 3 33.3 18 81.8 Bactériémie Klebsiella Complications 22 et 6 66.6 4 18.2 Mortalité que 97.7% des cas positifs présentent un mauvais pronostic.Une seule étude rapporte des cas de bacté- riémies a Klebsiella ou un taux de 82% des cas négatifs ont guéri par rapport à 67% des cas positifs qui ont présenté une mauvaise évolution et un séjour prolongé à l\u2019hôpital.L'apport de la C.I.F.pour établir le pronostic d\u2019une infection sévère par la détermination de la concentration de l\u2019antigène dans le L.C.R.a été tenté avec succès.Les résultats d\u2019une étude récente\"° montrent que plus les concentrations de l\u2019antigène ou de la bactérie dans le L.C.R.sont grandes, plus les complications sont importantes et fréquentes.Cet apport nouveau de la séro-immunologie pour l\u2019établissement d\u2019un pronostic précoce au cours des infections sévères est prometteur si l\u2019on tient compte que la bactériologie est limitée dans ce domaine.CONCLUSION Cette revue de littérature sur l\u2019utilisation de la C.LE.dans le champ du diagnostic des infections sévères causées par des bactéries nous a permis de mieux évaluer les avantages de cette méthode et de critiquer ses limites.Tenant compte de la rapidité, de la sensibilité et de la spécificité de cette technique, nous sommes assurés qu\u2019elle permettra d\u2019améliorer la qualité du diagnostic et du pronostic des infections sévères et de réduire les complications et la mortalité engendrées par ces agents.Ces données ne nous permettent plus de considérer la C.I.E.comme une méthode futuriste et prometteuse, mais au contraire nous l\u2019impose comme une méthode additionnelle, qui loin de rem- TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 placer la bactériologie clinique y apporte une aide précieuse.Résumé Conscients des limites de la méthodologie utilisée en bactériologie médicale, les auteurs présentent une première revue de la littérature sur l\u2019utilisation de la contre-immunoélectrophorèse (C.I.E.) pour le diagnostic des infections sévères, par la mise en évidence de l\u2019antigène bactérien présent dans les spécimens cliniques.À partir de ces travaux, nous avons pu dégager les conclusions suivantes: 1 \u2014 la C.I.E.présente les avantages majeurs de la rapidité, sensibilité et spécificité 2 \u2014 la C.L.E.est peu onéreuse et facile à réaliser 3 \u2014 la C.I.E.est souvent positive lorsque l\u2019interprétation des colorations de Gram est difficile et que les cultures demeurent négatives 4 \u2014 la C.1.E.permet de détecter un nombre plus grand de cas positifs de pneumonies, d\u2019épanchements pleuraux et de méningites 5 \u2014 l\u2019agent bactérien en cause influence peu les résultats de la C.1.F.6 \u2014 l\u2019association bactériologie et C.I.E.apporte un gain diagnostique significatif 7 \u2014 pour les pneumonies et les méningites, l\u2019expectoration et le L.C.R.demeurent respectivement les spécimens de choix pour poser un diagnostic rapide par la C.L.E.8 \u2014 la détection de l\u2019antigène bactérien à partir du sérum permet d\u2019orienter rapidement le pronostic.1407 CET EEE EEE i Summary Conscious of the limitations of the methodology used in medical bacteriology.the authors present a first review of the literature on the utilisation of the counter- immunoelectrophoresis (C.1.E.) for rapid diagnosis of severe infections.We could draw the following conclusions from these studies: 1 \u2014 Rapidity.sensitivity and specificity are the most important advantages of C.1.E.2 \u2014 C.LE.is easily performed and at low cost 3 \u2014 C.LE.1s often positive when Gram stains are hard to interpret and the cultures remain negative.4 \u2014 a greater number of positive patients were detected by C.L.E.than bacteriology in pneumonia, pleural effusion and meningitis 5 \u2014 the bacterial infecting agent has no apparent effect on the test.6 \u2014 the adjunction of C.1.E.to bacteriology has a significant effect on the diagnosis.7 \u2014 C.S.F.and sputum remain the first choice specimens for a rapid diagnosis of meningitis and pneumonia by C.1.LE.8 \u2014 the detection of the bacterial antigen in the serum could help to establish a rapid prognosis.BIBLIOGRAPHIE 1.Bussard, A.: 1959.Description d'une technique combinant simultanément l\u2019électrophorèse et la précipitation immunologique dans un gel: l\u2019électrosyné- rese.Biochem.Biophys.Acta., 34: 258-260.2.Allison, A.C et Blumberg, B.S.1965.Isoprecipitin reactions distinguishing human serum-protein types.Lancer.I: 634.3.Blumberg, B.S., Alter, H.J.et Vinish, S.1965.A new antigen in leukemia sera.J.A.M.A., 191: 541-546.4.Edwards, 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of pneumococcal polysaccharide in the sputum of patients with pneumococcal pneumonia by counte- rimmunoclectrophoresis.in The 14th Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy.San Francisco.California.Abst 179.Pollack.M.: 1974.The Detection of type-specific capsular polysaccharide in patients with Klebsiella infections.In The 14 h Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy.San Francisco, Califomia, Abst 174.Parker.R.H.Fossieck.B.E.Ward, M.A.et Harrell, L.J.: 1974.Counte- rimmuncelectrophoresis (CIE) detection of Alebsiella antigen.In The 14th Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy.San Francisco.Califomia.Abst 175.Spencer, R.C.et Savage.M.A: 1975.C.LE.in meningococcal infection.Lancet, 1; 1253.Dorff.G.).Coonrod.J.D.et Rytel.M.W.: 1971.Detection by immunoelee- trophoresis of antigen in sera of patients with pneumococcal bacteraemia.Lancet, 1: 578-579.Whittle, H.C., Egler.L.J.Tugwell, P.et Greenwood, B.M.: 1974.Rapid 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chronique, l\u2019incidence de la tamponnade, dans la péricardite urémique, est d\u2019environ 55%4*.Les urémiques, traités de façon conservatrice, développent une péricardite, dans une proportion de 50%°.La fréquence de péricardites qui apparaissent, a long terme pendant I\u2019hémodialyse, est de 15%°% 7.Cette étude rapporte les principales manifestations cliniques et paracliniques, les caracteres histo- pathologiques, et la haute valeur curative de la fenestration péricardique antérieure, chez 18 cas de péri- cardite urémique sous hémodialyse.METHODOLOGIE De 1970 a 1977, 56 patients urémiques, sont traités, au centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, par hémodialyse itérative, avec dialyseur « a cartouche ».32% de ces sujets, ont développé une péricardite.Dès que le frottement péricardique est reconnu, l\u2019héparinisation régionale est de rigueur.Sept patients ont subi une fenestration péricardi- que.L\u2019approche du péricarde se fait via une incision 1734 Service de néphrologie, département de médecine, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Québec, JIH 5N4.Demande de tirés à part: s\u2019adresser au docteur Claude Caron, M.D., Service de néphrologie, Faculté de médecine, Centre hospitalier universitaire, Sherbrooke, Québec JIH 5N4.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 CRE RT OR A TO HL RR RI CR A Ie au Se espace intercostal gauche, sous anesthésie locale.La fenêtre, pratiquée, à la partie antérieure du péricarde pariétal, mesure, en général 12 a 16 cm?.La plevre est ouverte et un drain thoracique sert à l\u2019aspiration de l\u2019épanchement, durant au moins 48 a 72 heures.La pression artérielle et la tension veineuse centrale sont mesurées avant et apres drainage du péricarde.Un fragment de péricarde est prélevé pour étude anatomopathologique.Sept patients sont décédés ultérieurement et les lésions histologiques observées à l\u2019autopsie sont décrites.RÉSULTATS a) Incidence et chronologie: (Fig.1 et 2) Dix-huit patients sur 56 (32%), 12 hommes et 6 femmes, ont souffert de péricardite.L\u2019âge moyen est 35 ans.À l\u2019histogramme (Fig.1) la péricardite se distribue à toutes les décades, avec une légère décroissance au-delà de 50 ans.Sur le plan chronologique (Fig.2) 7 cas (41%) apparaissent juste avant ou à l\u2019instauration de la dialyse chronique, 5 cas (29%), DISTRIBUTION SELON L'AGE 16 _ 15 | [] hémodialyse 14 | HE Péricardite-hd 13 12 | 11] 10 | nombre x 10-20 21-30 3140 41-50 51-60 614 ANS Fig.1 \u2014 Histogramme de la distribution chronologique de tous les patients hémodialysés et des cas de péricardite.1409 À 8 entre 4 et 8 mois d\u2019hémodialyse et les 5 derniers cas surviennent entre 16 et 65 mois de dialyse.Des 11 cas d\u2019épanchement péricardique prouvés, 4 sont présents au tout début de l\u2019hémodialyse chronique, 6 se manifestent entre le 5° et le 65° mois de dialyse, et le dernier est une trouvaille d\u2019autopsie.82% de ces sujets (9/11) ont subi une tamponnade.La péricardite fibrineuse (absence d\u2019une effusion aux examens paracliniques, vg, écho, fluoroscopie) se distribue de façon similaire \u2014 3 cas en début de dialyse et 4 cas échelonnés entre 4 et 48 mois d\u2019hémodialyse.Sept patients sont décédés; une seule fois, la mort est imputable à la péricardite.Trois malades bénéficient d\u2019une excellente survie, grâce à la transplantation rénale.B) Conditions associées: Dans la moitié des cas, la péricardite s'associe à des facteurs particuliers: un patient a reçu 4000 rads de radiothérapie pour un syndrome de Hodgkin mé- diastinal, il y a plus de 18 mois.Une fois, la péricar- dite apparaît trois semaines après une splénectomie qui se complique d'infection.Un malade est insuffisamment dialysé, à la suite de l\u2019obstruction de son shunt externe.Enfin, l'hypertension maligne (2 cas), une infection pulmonaire (1 cas), le rejet chronique (1 cas) et une néoplasie pulmonaire (1 cas) contribuent a la débilité de certains patients.1410 Fig.2 \u2014 Durée de la péricardite, temps d\u2019apparition et évolution à long terme de ces patients.hd (hémodialyse), per (péricardite), tr (transplantation), tamp (tamponnade).c) Manifestations cliniques (Fig.3) et paracliniques (Tableau I) Le signe le plus fidele de la péricardite urémique est le frottement, qui est présent chez 16/17 patients.Sa durée est brève en général (Fig.2): 1 à 5 jours (44%), 6 à 10 jours (12.5%) 11 à 15 jours (25%).A deux occasions, le frottement s\u2019est prolongé sur une période respective de 75 et 120 jours.Une douleur thoracique antérieure doit faire penser à ce diagnostic.Une pleurite associée est fréquente (24%).L\u2019irradiation de la douleur s\u2019est faite à douleur |] + étrosternale |] Pleurale | reférée re \u20ac onstrietive Le frottement -\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Péricardique frevre | dyspnee I trettement I Pleural 0 10 20 30 40 se se Te e se 10 Fig.3 \u2014 Manifestations cliniques et signes physiques dans la péricardite urémique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU 1 DONNÉES PARACLINIQUES DANS LA PÉRICARDITE URÉMIQUE LABORATOIRE Echo 5/7 (71.4%) + pour liquides Fluoroscopie 5/8 (62.5%) ECG 2/17 (11.7%) Radio pulmonaire: Coeur 11/17 (64.7%) Epanch.pleuraux 9/17 (52.9%) Scan cardiaque 3/4 (75%) Globules blancs: > 8000 8/17 (47%) < 8000 9/17 (53%) l\u2019hypocondre droit et à la région épigastrique (1 cas) et à la région interscapulaire (1 cas).Plusieurs examens de laboratoire permettent de déceler une effusion péricardique.L\u2019échogramme est positif, même, lorsqu\u2019il n\u2019y a pas 200 ml de liquide.Les 2 échos négatifs concernent des péricar- dites fibrineuses.Cependant, en fluoroscopie il y a 2 faux négatifs, et un à la scintigraphie.En présence de l\u2019épanchement, le coeur est globuleux (en forme de poire) à la radiographie pulmonaire.La pleurésie est aussi fréquente dans la péricardite fibrineuse (5/9 pleurésies) que lors d\u2019une effusion.Une leucocytose franche n\u2019a été observée que dans 3 cas: 13,400, 18,000 et 20,000 globules blancs.La Fig.4 décrit les manifestations de la tamponnade.Il importe de signaler que le pouls paradoxal n\u2019est présent que dans 1/3 cas.Une hépatomégalie de progression très rapide, accompagnée d\u2019hypotension est le signe physique le plus probant.Forums car d'aques pouls paradoral galiop Lee ascite hypotension hepato me gale | $i ugul aires Fig.4 \u2014 Tableau clinique de la tamponnade dans la péricardite urémique.d) Thérapie: Tableau II L\u2019hémodialyse, à raison de 3 fois par semaine, a contrôlé les 7 cas de péricardite fibrineuse.Mais, en dépit de la dialyse accélérée, 82% (9/11) des effusions ont mené à la tamponnade.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 TABLEAU II MODES DE THERAPIE DE LA PERICARDITE UREMIQUE N % Succes % Ponction péricardique 3 17.6 1 33 Hémodial yse 17 100 8 47 Fenestration 7 41 7 100 0 - 1 mois hd 4 57 8 - 65 mois hd 3 43 La ponction péricardique a été la cause directe de mort dans | cas (R.M., Fig.2), par traumatisme de la coronaire droite.Un autre patient a subi la tamponnade, malgré 3 ponctions péricardiques.La fenêtre péricardique antérieure s\u2019est révélée efficace dans 100% des cas où elle fut pratiquée.Il n\u2019y a pas de complication à signaler même avec des reculs de 5, 6, 10 et 17 mois pour 4 patients.L\u2019effet bénéfique est immédiat (Tableau III).La tension veineuse s\u2019abaisse immédiatement, tandis que la pression artérielle s\u2019élève.Le frottement péri- cardique disparaît en 24 heures (5 cas); mais peut persister jusqu\u2019à 5 jours (2 cas).L\u2019épanchement qui entraîne la tamponnade peut être modeste s\u2019il est de 200 ml ou encore tres important, s\u2019il est de 1200 ml.Dans tous les cas, il est sanguinolent ou séro- sanguinolent.TABLEAU III IIMPORTANCE DE L\u2019EPANCHEMENT PERICARDIQUE ET TENSION VEINEUSE (cm H?0) CENTRALE PRÉ-OP ET POST-OP Initiales ml préop.postop.N.L.200 autopsie 19 B.M.200 fenestration 19 11 C.B.225 fenestration Z.B.450 fenestration 20 AL.500 autopsie R.M.500 autopsie P.P.D.575 {fenestration 20 12 N.B.600 fenestration 27 16 JMB 1200 fenestration 17 13 M.A.V 1200 fenestration P.V.2 péricardio centèses e) Histologie: (Tableau IV) L\u2019exsudat fibrineux et l\u2019infiltrat inflammatoire sont fréquents.Il en est de même de la réaction TABLEAU IV HISTOPATHOLOGIE DE LA PÉRICARDITE URÉMIQUE N=10 % Loculation 10 Adhérence 20 Congestion capillaire 20 Sérosité 20 Fibroblaste 40 Sclérose 40 Inflitrat lymphoplasmocytaire 50 Exsudat fibrineux 50 1411 fibroblastique qui favorise la sclérose.La loculation et l\u2019adhérence qui pourraient être prémonitoires d\u2019une péricardite constrictive, ont été observées dans 2 cas.DISCUSSION: Cette étude illustre bien l\u2019existence de 2 types de péricardite urémique: 1.fibrineuse, qui survient avant l\u2019hémodialyse ou per dialyse (4 à 48 mois), et qui répond à l\u2019intensification du programme d\u2019hémodialyse 2.sérosanguinolente, avec une chronologie semblable à la première, mais qui évolue vers la tamponnade dans 82% des cas, en dépit de l\u2019hémodialyse accélérée.Il y a une nette prépondérance du sexe masculin, 66% des cas, à l\u2019inverse d\u2019études antérieures où prédomine le sexe féminin\u201d.La fréquence de 18% de péricardites qui surviennent « au long » cours de la dialyse est similaire aux données de Marini®, Bailey® et Comty\u201d qui rapportent des incidences de 10%, 14% et 16% respectivement.La tamponnade est une menace constante, lors de l\u2019effusion péricardique.Beaudry l\u2019a bien décrite chez 55% de ses 27 sujets*.Cette observation-ci rapporte même une incidence plus forte.L\u2019apparition d\u2019hépatomégalie congestive et de distension jugulaire sont des signes fidèles de cette grave complication.De nombreux facteurs prédisposants sont décrits dans la littérature, tels que l\u2019infection, une opération compliquée\u201c et l\u2019emploi d\u2019héparine systémique\u201c.Toutefois, l\u2019hémorragie péricardique se rencontre en absence d\u2019hémodialyse et d\u2019héparinothérapie.Sans doute, la diathèse hémorragique du syndrome urémique, en face d\u2019un péricarde hypervasculaire, contribue à l\u2019effusion sanguinolente'°.La théorie infectieuse: (virus, bactérie, mycose) ne tient plus aujourd\u2019hui.La possibilité de traumatisme du péricarde, par cristallisation de l\u2019acide urique!' n\u2019a pas non plus trouvé confirmation!\u201d tout comme le rôle d\u2019une augmentation de gradient osmotique'° intrapé- ricardique, induit par la dialyse.Parmi les toxines urémiques, dont le nombre ne cesse de croître et dont le rôle demeure toujours hypothétique, il est possible que les molécules moyennes, de poids moléculaire entre 500 et 5000, favorisent la péricardite urémique.En effet, des études chromatographiques!® indiquent un accroissement du « pic 7 C » (qui fait partie des molécules moyennes), dans la péricardite et sa nette diminution, lors du contrôle de cette dernière.La constatation de l\u2019efficacité de la dialyse péritonéale'* milite en faveur de cette hypothèse.1412 Sur la plan thérapeutique, notre étude permet de tirer une certaine ligne de conduite.D'une part, la péricardite fibrineuse répond bien à 3 sessions d\u2019hémodialyse de 6 heures par semaine, d autre part, l\u2019'épanchement péricardique s'avère plutôt résistant à cette thérapie seule.Il est évident que si l\u2019écho- gramme'® démontre une progression de l\u2019effusion péricardique, une fenestration péricardique antérieure est indiquée, puisque la tamponnade est presque inévitable.Cette technique opératoire, relativement simple, qui se pratique sous anesthésie locale, corrige de façon définitive la situation d'urgence, et ce en quelques jours.Le drainage du sac péricardi- que semble accélérer la cicatrisation du péricarde enflammé.Nous n\u2019avons noté aucune complication postopératoire.Toutefois, un épanchement pleural gauche (avec ou sans frottement pleural) est constant pour quelques semaines.Un pneumothorax discret, une atélectasie légère, de l\u2019arythmie (fibrillation auriculaire), une infection de plaie et une fièvre d\u2019origine indéterminée, apparaissent à l\u2019occasion®.L\u2019ouverture du péricarde inférieur'® par approche rétro- xyphoidienne, a également été décrite.L\u2019approche strictement médicale du probleme est aussi favorisée par certains, telle la dialyse quotidienne durant 7 a 15 jours.Les glucocorticoides, parfois, contrôlent la péricardite\u2019, mais la kyrielle coutumière des complications secondaires survient et il y a eu des décès par septicémie, tout comme des tamponnades.Quelques cas ont répondu à l\u2019indomé- thacin, à dose forte!?, mais une récidive peut arriver après arrêt de la médication'\u201d.La péricardiocentèse d'urgence, a encore sa place, en présence d\u2019une tamponnade, qui s\u2019installe très vite, mais n'apparaît pas comme une manoeuvre définitive.La réaccumulation de liquide'* nécessite souvent plusieurs ponctions, et ce, dans un péricarde enflammé, très vascularisé, et il y a le risque de traumatisme au myocarde sous-jacent, qui est, lui aussi, le siège d\u2019une inflammation'®- 2°.Toutefois, une alternative fort valable, à la fenestration antérieure, est le drainage du péricarde via un cathéter « per cutané » et l'installation de corticoi- des non absorbables'?- ?'.Aucune récidive n\u2019est rapportée, mais les données préliminaires encourageantes restent à confirmer.De plus, un épanchement loculé rend impossible l\u2019aspiration par cette méthode?!.Enfin, en aucun cas, a la revue de la littérature et dans notre étude, n'est apparue, à long terme, a la suite d\u2019une fenestration une péricardite constrictive, même si cette dernière fait partie du spectre des péricardites urémiques\u201d: ?73.74, En effet, elle peut survenir 5 à 14 semaines après un épisode aigu: L'UNION MÉDICALE DU CANADA l\u2019épaisseur du péricarde atteint parfois un centimètre\u201d 22° Toutefois, l\u2019autopsie d\u2019un de nos patients, pratiquée 11 mois après la fenestration, a démontré des adhérences péricardiques.Ainsi une péricardite constrictive pourrait survenir, semble-t-il, après fenestration.Résumé Les auteurs décrivent 18 cas de péricardite urémique, chez 56 patients, hémodialysés chroniques.Les 2 tiers des patients sont mâles, l\u2019âge moyen de tout le groupe est de 35 ans.La péricardite est soit fibrineuse (7 cas), soit sérosanguinolente (11 cas).Ces 2 types surviennent, tantôt avant l\u2019instauration de la dialyse, tantôt plusieurs mois après.Alors que la péricardite fibrineuse, s\u2019amende durant l\u2019hémodialyse accélérée, l\u2019épanchement péricardique évolue vers la tamponnade dans 82% des cas.Les manifestations cliniques, paracliniques et histopathologi- ques de la maladie sont décrites.À la lumière de cette étude, il semble bien qu\u2019une effusion péricardique progressive, à l\u2019échogramme, soit le meilleur indice, pour faire une fenestration péricardique qui s\u2019avère curative dans tous les cas.Summary 18 cases of uremic pericarditis are reported, in 56 chronically hemodialysed patients.?/3 of the patients are male.The mean age of the all group is 35 years.The pericarditis is either fibrinous (7 cases) or serosanguinous (11 cases).These 2 types of pericarditis occurred sometimes before dialysis and sometimes many months later.While fibrinous pericarditis improves on hemodialysis, the pericardial effusion evolves into tamponnade in 82% cases.Clinical, biological and histopathological features of the disease are described.Consequent to this study, a progressive pericardial effusion, at echography, is the best indication for pericardial window, which is effective in all cases.REMERCIEMENTS: Les remerciements des auteurs s'adressent au docteur Nicolas Kandalaft pour la révision attentive de ce manuscrit et à Mlle Louise Larochelle, pour sa précieuse collaboration.TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 10.11, 12.13.14.20.21.22.23.24.BIBLIOGRAPHIE - Bright, R.: Tabular view of the morbid appearance in 100 cases connected with albuminous urine.Guy's Hosp Rep., 1: 380, 1836.Barach, A.L.: Pericarditis in chronic nephritis.Am.J.Med.Sci., 163: 44, 1922.Goodner, C.J., et Brown, H.: Report of 2 cases of cardiac tamponade.JAMA.162: 1459, 1956.Beaudry, C., Nakamoto, S.et Kolff, W.J.: Uremic pericarditis and cardiac tamponade in chronic renal failure.Ann.Intern.Med., 64: 990, 1966.Wacker, W.et Merril, J.P.: Uremic pericarditis in acute and chronic renal failure.J.A.M.A., 156: 764, 1954.Bailey, G.L., Hampers, C.L., Hager, E.B.et Merril, J.P.: Uremic pericardi- tis: clinical features and management.Circulation, 38: 582, 1968.Comty, C.M., Cohen, S.L.et Shapiro, F.L.: Pericarditis in chronic uremia and its sequels.Ann.Intern.Med., 75: 173, 1971.Marini, P.V.et Hull, A.R.: Uremic pericarditis: a review of incidence and management.Kidney Int.suppl., 2: S-163, 1975.Ali-rigiaba, S., Gay, W.A, Sullivan, J.F., 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Gérard TREMBLAY, F.R.C.P.(C) L\u2019échocardiographie s\u2019avère la technique la plus sûre pour confirmer un épanchement péricardique.Le diagnostic repose sur le principe qu\u2019un liquide homogène laisse passer librement les échos qu\u2019il reçoit, tandis que les parois qui retiennent ce liquide, en réfléchissant ces échos, s\u2019en trouvent nettement définies.Lorsqu\u2019un faisceau ultrasonore traverse le coeur dans l\u2019axe antéro-postérieur, s\u2019il y a épanchement péricardique l\u2019on voit apparaîtrre antérieurement et postérieurement un espace libre d\u2019écho qui enveloppe littéralement le coeur (Fig.1).Fig.| \u2014 Vue schématique d\u2019une section du coeur dans l'axe du capteur.À: normal.B: épanchement péricardique.PT = paroi thoracique.PA = paroi antérieure du ventricule droit.S = septum interventriculaire.PP = paroi postérieure du ventricule gauche.+ = présence de liquide dans l'enveloppe péricardique.Laboratoire d\u2019échocardiographie.service de cardiologie.Hôpital du Sacré-Coeur, Montréal.Qué.Toute demande de tirés à part doit être adressée au docteur Gérard Tremblay.unité de recherches cliniques, Hôpital du Sacré-Coeur.5400 ouest.boulevard Gouin.Montréal.Qué Canada.1414 La silhouette cardiaque normalement ne présente aucun espace libre entre la paroi péricardique postérieure et le myocarde, très peu ou pas entre la paroi thoracique antérieure et la paroi libre du ventricule droit.En présence d\u2019une effusion péricardique l\u2019on délimite un espace libre d\u2019écho dont l'importance variera selon la quantité de liquide.Tantôt, seule la région postérieure contient du liquide; souvent, les deux régions antérieure et postérieure sont impliquées.Le coeur, ainsi plongé dans une quantité importante de liquide, n\u2019entrainera plus dans sa contraction le péricarde pariétal.Ce dernier apparai- tra a I\u2019écho sans mouvement, plat et immobile (Fig.Fig.2 \u2014 A gauche: une étude du ventricule gauche chez un patient sans épanchement péricardique.PT = paroi thoracique.PA = paroi antérieure du ventricule droit.S = septum interven- triculaire.PP = paroi postérieure du ventricule gauche.Pv = péricarde viscéral.Pp = péricarde pariétal.À droite: présence d\u2019un épanchement péricardique (+).Le péricarde (Pp) est séparé du myocarde (PP).La paroi antérieure (PA) est nettement séparée de la paroi thoracique (PT).L\u2019échocardiographie est une technique d\u2019une grande sensibilité pour déceler la moindre accumulation de liquide.De 20 à 50 cc seront facilement décelables' sans qu\u2019il n\u2019y ait de signification clinique.I] est de routine de voir de petits épanchements dans l\u2019insuffisance cardiaque et en postopératoire à la suite d\u2019une chirurgie cardiaque.Sans être un outil précis pour quantifier en cc l'importance de l\u2019épanchement, il nous permet de décider s\u2019il y a assez de liquide à ponctionner et d'en suivre l\u2019évolution.Aussi, selon Feigenbaum°, les critères de quantification grossière suivants peuvent s'avérer utiles: 1.< 300 cc: séparation péricardique en systole seulement; 2.300-500 cc: séparation systolo-diastolique à L'UNION MÉDICALE DU CANADA æ\u2014.> \"CIE \u201ca la région postérieure seulement; 3.> 500 cc: apparition du liquide dans la région antérieure; 4.> 1000 cc: présence de liquide dans les régions antérieure et postérieure.Techniquement il faut se méfier des épanchements pleuraux ou de créer de faux épanchements, mais si l\u2019on procède à un balayage aorte-ventricule, on peut dans la majorité des cas trancher la question.L\u2019épanchement péricardique est rarement visible en arrière de l\u2019oreillette gauche (Fig.3).Celle-ci n\u2019est pas complètement contenue dans le sac péricardi- que.En effet, le mésocarde postérieur correspond à la zone dépéricardisée du coeur.Derrière l\u2019oreillette gauche, le sac péricardique s\u2019arrète au sommet du cul de sac de Haller\u2019.En conséquence le sommet supérieur de l\u2019oreillette gauche (vg.flèche de la Fig.4) ne sera entouré de liquide qu\u2019exceptionnellement dans des épanchements très importants.QE Ns A oi ovation He NRT D we \u201ceut p> ave a AA bia AA S 4 7 J 4 ANN N ss LS : ug .Lo.CE ue - ; oi Nyon?Fig.3 \u2014 Ce tracé illustre un balayage aorte-ventricule gauche dans un épanchement péricardique.Noter l\u2019épanchement à la paroi postérieure (+) au niveau ventriculaire.Le liquide ne faisceau ultrasonore (flèche) ne voit pas le péricarde postérieur.(Schéma tiré de Paturet.*) Prancar em mmm Corne sup.de Haller.brachio-céphatique.« \u2014 \u2014 _- Art pmtmoyg frames.Crosse pd de l'aurie.- \\ E | Ie 3 i i he a 2 3 fr & ® ; Ë a M = a) iy i .i 5 ur | is di i ais se Bi; y Pre l A iy \u201c i de fl ii A = % ; i i i pi ne he iy i on ë je Q 4 § 0 ; vb i, i i i i is M f- | : Il.i = .y i, i ki x © ty 2 BR ; i Te 5 i fi i 5 i; iy ; * © i on Ie i $ Bt 4 i, Jt A i i In A i i i 5 k 5; § Hi * 3 t i \\ 3 k! i y i ei i i i i i v i.5 : oy on i i i it Ÿ J Pal i à hni U 5.%, ; i B ii Vy ik Ug t J i 4 9 f 5, 0 : = i ii i i bo = i i i\" # He & | i TH i À Ww 8 h il oh 7 i ii bh Te Br i 3 vy a0 i fr i 15 i iil 5 a Le À { = i .i be .an fy ss Xe i # = i i 0 i | = LE en Bas Ï 4 ' 4 Et ie SiR i > he: i LA be 7) ah a 4 i ; fi i J \u201c =, = = vf i w ke i i a sn = Li \" .a i i © ; i ai i 5 a A 4 i Tv f= 4 8 pi | pe \u201c I i i Ü i 0 ut 5 on nt LE ar ; i i Sal hy 7 bi ÿ in i.e m La à iy ; : if i hi 1 li fi 1 jai 3 hi i Ai si fi, i it it 7 i i ä i on 5 À ip a i hi i a ti 3 ih a vi i i w i i fm iy i i i if 0 is i mr te 1 if i in i i 5 i i 2) bl In: i ÿ a FILM i I ! Hi i ñ 5 vi A fil DISPONIBLE iy i vu i i if a ly à \" i i, hy TR ue ÿ vi 7 | sU i ith i i i DEMAND ia ; if iy E i A | ur \u201c af ry os i 3 \u201ci À Ÿ XL AMOXICILLINE ) La pénicilline a large spectre de la nouvelle génération assoc un début d'action rapide et des niveaux sanguins élevés (de fois plus élevés que ceux atteints avec l\u2019ampicilline) pour u efficacité thérapeutique remarquable; la toxicité associée 4 re .e ex l'importance des prises est particulièrement rare.UE au .; Absorption orale remarquable i ; ee .ull | © Effet bactéricide rapide.um fe mol @ Niveaux sanguins constamment élevés 6_ amomciline al méme en présence de troubles de ns l'absorption et sans tenir compte de 5 - Al I\u2019heure des repas.= 4 ) 3 .\\ £ 250 mg (voie orale) 4 @ Absorption presque complète pour une 2 efficacité maximale et rares effets § 3° 9 .secondaires gastro-intestinaux.F ju 3 g 2- frag 3 ., , © 1s 7 @ Concentration urinaire élevée., ; Dar : © Prix acceptable.0 ; i % 1 2 4 6 ÿ @ Commodité des trois doses par roves hs i ., [rs ., Concentrations sériques moyennes d\u2018amoxicilline et d\u2019ampicil- # jour\u2014 régularité des prises assurée.line obtenues avec une dose orale unique de 250 mg au cours A 4 d'une étude croisée avec 12 sujets à jeun.By G ba i .Activité bactéricide a large spectre b Film : i .2 ke disponible JEL : #18 |Ëje|glÉ Éle|aË - 2 lalm|B 81 2/8 |5/e =15 sur 212 E2508 Le léfélÉ1ÉIÉI IEIÉIz1 AN?SIés|s|8/8/2| |2121212(5181 1218121 | ' demande EM 338 #5 |É1ä/ä/2/2/-15/5/5/215 HHAAAAHHHHHAHAAHAnE SÉLBIE STE E 2 ISPRI2 TES I2jälà|ä/2jE M La photomicrographie remarquable de la page précé- AMOXIL dente est extraite d\u2019un film de 20 minutes intitulé \u2018Les \u2014 ve M antibiotiques vus au microscope\u201d.Organisez une présen- Péniciltine G | | tation du film par l'intermédiaire de votre représentant Céphalexine 1 TT Ayerst ou écrivez à l'adresse suivante: P i Ampicilline ' Erythromycine Filmathéque : 4 Laboratoires Ayerst Tétracyctine 1025, boul.Laurentien Saint Laurent, Québec.Sultamide Gram positifs Gram négatifs MEMBRE LABORATOIRES AYERST METRE ET en Division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada POI *déposé Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC [ (amoxicilline) La pénicilline à large spectre de la nouvelle génération INDICATIONS ET POSOLOGIE Infections des oreilles, du nez et de la gorge à streptocoques, pneumocoques et staphylocoques pénicillino-sensibles; infections des voies respiratoires supérieures à H.influenzae; infections des voies génito- urinaires à colibacilles, à P.mirabilis ou à S.faecalis; infections de la peau et des tissus mous à streptocoques, à staphylocoques pénicillino-sensibles et à colibacilles.POSOLOGIE: ADULTES 250 mg aux 8 heures ENFANTS 25 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures Dans les infections graves ou lorsque la nature des microbes déterminée par l\u2019anti- biogramme rend souhaitable des niveaux sanguins plus élevés, il peut être nécessaire de majorer les doses à 500 mg aux 8 heures pour les adultes et à 50 mg/kg/jour en prises fractionnées administrées aux 8 heures pour les enfants.Chez ceux-ci, la posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Dans les infections des voies respiratoires inférieures à streptocoques, à pneumocoques, à staphylocoques pénicillino-sensibles et à H.influenzae: POSOLOGIE: ADULTES 500 mg aux 8 heures ENFANTS 50 mg/kg/jour fractionnés en prises égales aux huit heures La posologie en fonction du poids ne doit pas dépasser celle des adultes.Urétrite à N.gonorrhoeae: une dose unique orale de 3 g CONTRE-INDICATIONS Antécédents d\u2019allergie aux pénicillines et aux céphalosporines.Monographie du produit délivrée sur demande.PRÉSENTATION AMOXIL-250, gélules\u2014la gélule contient 250 mg d\u2019amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-500, gélules\u2014la gélule contient 500 mg d\u2019amoxicilline (sous forme de trihydrate) AMOXIL-125, suspension\u2014125 mg d\u2019amoxicilline aux 5 ml, en fiacons de 75 ml et 100 ml AMOXIL-250, suspension\u2014250 mg d\u2019amoxicilline aux 5 ml, en flacons de 75 ml et 100 ml AMOXIL, gouttes pédiatriques\u2014en flacons de 15 ml (50 mg/ml)\u2014compte- gouttes fourni i Ii ny a pas de substitut pour la qualité Ayerst LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal, Canada Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM, INC.\u201cdéposé En 1928, le docteur Gagnier fut le premier président de la Société Canadienne Française d'électrologie et de radiologie médicales.Le docteur Gagnier avait le sens inné de la communication écrite et verbale.Il publia en 1926 un ouvrage sur les droits et devoirs des médecins.Plus jeune, le docteur Gagnier s\u2019enrôla dans la milice volontaire; il organisa le 64e Régiment de Châteauguay et de Beauharnois.À l\u2019âge de la retraite, il avait droit au titre de lieutenant-colonel de réserve.! LE DOCTEUR ARTHUR BERNIER (1873-1928) Le docteur Arthur Bernier est né à Montréal et il fit ses études au Collège des Jésuites et à l\u2019Université Laval de Montréal (1897).La bactériologie fut enseignée à la Faculté par le docteur T.Parizeau jusqu'en 1909, alors qu\u2019il fut remplacé par son démonstrateur, le docteur Arthur Ber- nier.Celui-ci avait l\u2019esprit scientifique.Il décida dès le début de faire carrière en microbiologie; il se sentait attiré par les recherches de laboratoire, en particulier par celles qui concernaient la bactériologie.Il alla se perfectionner à Paris où il eut la bonne fortune de travailler à l\u2019Institut Pasteur sous la tutelle éclairée des professeurs Roux et Martin.À son retour d'Europe, il fut nommé démonstrateur de bactériologie et professeur de pathologie générale; trois ans plus tard, il était chargé d\u2019une partie des cours de bactériologie, En 1908, il était nommé bactériologiste en chef du Conseil Supérieur d'Hygiène.Le docteur Arthur Bernier fut le premier titulaire de la chaire de bactériologie; il fut prié en 1910 par le Conseil de la Faculté d'occuper cette chaire jumelée à celle de la pathologie générale.Entre temps, il occupa le poste de chef de laboratoire de l\u2019Hôpital Notre-Dame et de bactériologiste-consultant à l\u2019Hô- tel-Dieu.Le docteur Bernier avait de nombreux titres.Il était professeur d'hygiène pratique à l\u2019École d\u2019Hygiène Sociale Appliquée, membre du Comité de recherches sur la tuberculose, directeur de l\u2019Association des Bactériologistes de l\u2019A méri- que du Nord.Il était renommé pour l\u2019excellence de ses techniques; ses coupes microscopiques étaient citées comme ! Comtois, Albert.Union Méd.Canada, 73: 834 (juillet) 1944.des modèles.Très studieux, il partageait ses journées entre son laboratoire et la préparation de ses cours: il se faisait un point d'orgueil d\u2019être toujours à la page et de connaître toutes les données scientifiques nouvelles.Ses leçons théoriques simples et documentées étaient toutefois débitées d'un ton terne: post prandium, elles avaient un effet soporifique sur les élèves.Le docteur Bernier goûtait mal cette réaction à peu de choses près unanime.Le docteur Arthème Breton a dépeint la figure de son maître Bernier comme celle d\u2019un bactériologiste de grande valeur.I savait que « tant vaut la technique, tant vaut la microbiologie».Il savait que « la technique est le travail manuel au service de l\u2019idée.Elle est le nerf de la méthode expérimentale»: aussi s\u2019y appliquait-il.Et déjà, lors de son stage à l\u2019Institut Pasteur de Paris, il s'était fait remarquer par ses maîtres pour sa méthode de travail et l\u2019habileté de sa technique: ses travaux étaient cités en exemple aux autres élèves et quelques préparations microscopiques qu'il fit alors attestent hautement de la valeur du technicien qu'il était.Il s\u2019efforca d'enseigner à ses élèves ce que tout médecin praticien doit connaître de la bactériologie tant pour l'aider à porter ou à confirmer un diagnostic clinique sûr, qu'à appliquer les dernières théories de la bactériologie au traitement ou à la prévention des maladies.Ses leçons étaient simples, claires et précises, Mais appuyées d\u2019une riche documentation.Il parlait peu, mais disait beaucoup.Et quand l\u2019heure des examens sonnait, ce n\u2019est pas sans crainte que ses élèves se présentaient devant ce maître, à l\u2019air un peu sévère, Mais qui cachait une âme sensible.Depuis le mois de mars 1927, le docteur Bernier avait dirigé la fabrication et la distribution du B.C.G.pour la vaccination préventive antituberculeuse des nouveaux-nés.Les résultats si encourageants qu\u2019il obtenait lui faisaient espérer d\u2019étendre sous peu à toute la province cette méthode de vaccination !.LE DOCTEUR EDOUARD-PIERRE GRENIER (1874-1962) Né à Nicolet, il fit ses études et sa médecine a Montréal, promotion de 1902.I accomplit des stages d\u2019internat à ! Breton, A.\u2014 Union Méd.Canada, 57: 376, 1928.1423 gg l'hôpital Notre-Dame, au Fanny Allen Hospital de Burlington et au New York School Hospital.Il s'installa d\u2019abord a Hochelaga ou il fit de la pratique générale pendant 17 ans.Décidé de se spécialiser en radiumthé- rapie.il partit pour Paris.où il fit des stages à l'hôpital Saint-Antoine et a l'Institut Pasteur sous la direction des professeurs Siredey.Claude Regaud et Antoine Béclère.À son retour d'Europe, il fut nommé chef de radiumthérapie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et consultant à l\u2019hôpital St.Mary's, a St-Luc et à l\u2019Hôpital général de Verdun.En 1942, 1l fut invité à faire partie de l\u2019équipe de l\u2019Institut du radium.À noter qu\u2019il eut dix-sept enfants en deux mariages, ce qui ne l\u2019empêcha pas de vivre jusqu\u2019à quatre-vingt-huit ans.(négation irréfutable de la notion des dangers du radium!) LE DOCTEUR COME CARTIER (1877-1966) Le docteur Come Cartier est né a Saint-Antoine-sur-Richelieu, fils de Jacques Cartier, gentilhomme cultivateur seul neveu de Sir Georges-Etienne Cartier, et de Georgine Archambault, fille du docteur Raphaël Archambault de Saint-Antoine.Après ses études à l'école paroissiale, il suit les cours secondaires des Collèges de Saint-Hyacinthe et de Nicolet.En juin 1902, il reçoit son diplôme de médecin de l'Université Laval de Montréal.À l'automne de la même année, il s'installe à L'Annonciation où pendant soixante ans il exerce sa profession.Il épouse en 1904 Albertine Latreille.la soeur du docteur Eugène Latreille.anatomo-pathologiste de l'Hôtel-Dieu et docteur en médecine de l'Université de Paris.- Le docteur Côme Cartier aimait diversifier ses occupations; il se passionna pour les courses de chevaux, pour la musique qui le conduisit à gagner un double titre: celui de maître chantre et d'organiste; il s'initia à l\u2019'hypnotisme, il fut le premier maire de L'Annonciation et.en 1926, il posa sa candidature aux élections provinciales et il fut un des organisateurs électoraux d'Henri Bourassa dans le comté de Labelle de 1925 à 1935, En 1954.fier de bien porter ses 75 ans, tl écrivit ses mémoires que ses amis 1424 et parents ont publié en 1965 sous le titre de «Sous le ciel de L'Annonciation ».La lecture de ces Mémoires aide à la connaissance parfaite de la vie du médecin de campagne soucieux de ses responsabilités.Les épisodes d'une vie exaltante se lisent avec intérêt: mis en parallèle avec les souvenirs du Vieux Doc (Grignon), ils constituent une source vivante de la petite histoire de la médecine rurale au Québec dans la première moitié du XX¢ siecle.LE DOCTEUR J.L.AUGUSTE MOREAU (1878-1944) Né à Saint-Jean le 4 novembre 1878, fils d\u2019Hippolite Moreau, médecin, et d\u2019Élise Comeau, fille d\u2019Ambroise Comeau, il fit son cours commercial a l\u2019Université d\u2019Ottawa, son cours classique au College de Montréal et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, promotion de juin 1904.II fut deux ans interne a I'Hotel-Dieu, puis alla passer deux ans a Paris ou il fut attaché aux hopitaux Tarnier et Necker.De retour au pays, il pratiqua pendant deux ans a Outremont.Il acquit ensuite deux pharmacies, l\u2019une à Westmount sous le nom de Pharmacie Standard et l\u2019autre rue Saint-Jacques.II s\u2019occupa également de plusieurs compagnies commerciales, sociales et philantrophiques comme l\u2019Oeuvre du Foyer et la Société Saint-Vincent-de- Paul.LE DOCTEUR EUGENE PANNETON (1878-1956) Né a Biddeford, Maine, le docteur Panneton étudia au College Sainte- Marie et à l\u2019Université Laval de Montréal où il reçut son doctorat en médecine en 1900.Après un stage d'internat à l'Hôpital Notre-Dame, il étudia la radiologie à Paris de 1910 à 1913.A son retour d Europe, il entra a l'Hôpital Notre-Dame ou il organisa à ses frais un département de radiologie.C'était l\u2019un des premiers services de ce genre installé dans les hôpitaux de Montréal.Pendant 21 ans, il dirigea le service de Notre-Dame avec compétence et serviabilité.Doué d'un esprit inquist- teur autant que d'un sens pratique.il sut tirer de sa discipline tout ce qu'elle pouvait donner.Il fut le premier professeur de radiologie à l'Université de Montreal.Après avoir quitté le service de Notre-Dame, il se consacra à la pratique privée surtout en radiothérapie.! LE DOCTEUR J.-A.MIREAULT (1878-1959) Le docteur J.A.Mireault, ancien physio-thérapeute à l'Hôtel-Dieu de Montréal quand le docteur Alfred H.Desloges en était le chef radiologiste, publia en 1945 un volume sur La viricul- ture.Un critique de l'époque a dit que c'était un hymne à la santé du corps et de l'esprit; ce censeur littéraire était le docteur Antonio Barbeau; il ne faut pas s'étonner que psychologue, neurologue et psychiatre, il ait choist d\u2019en parler dans les termes suivants: «Le docteur Mireault connaît pour sûr Hippocrate et Galien, Rabelais et Descartes, Saint Thomas et Saint François de Sales.Les biologistes, les psychologues, les psychanalystes lui ont soufflé dans l'oreille quelques sens de leurs secrets.Ce qui joint à une expérience personnelle rare et fine, lui permet de discourir éloquemment de la santé, de l'alimentation, de la mécanique corporelle, des organes, de la femme, de l\u2019instruction et de l'éducation et enfin, d'une façon très discrète, de l'industrie et de la médecine industrielle.Le docteur Mireault obtint son doctorat en médecine en 1901.Il fut à l'Hôtel-Dieu de Montréal l'assistant du docteur Alfred Desloges de 1910 à 1915.LE DOCTEUR ERNEST GENDREAU (1879-1949) Né a Coaticook.Ernest Gendreau étudia au College de Saint-Hyacinthe et au Scolasticat des Jésuites de Montréal.Apres avoir passé quelques années au Scolasticat, où il suivit le cycle habituel des études classiques latino-grecques, philosophiques et théologiques.Ernest Gendreau quitta les ordres en 1914 pour se rendre en Europe poursuivre sa formation.Il avait pris goût à la physique lors de sa régence au Collège Sainte-Marie où il monta de toutes pièces un laboratoire qui se prêtait aux démonstrations pratiques et aux recherches mineures.Il fit ses études médicales à l'Université de Paris pendant la guerre de 191418: c'est dire qu'il reçut forcément une formation ac- (la suite, p.1427) ! Dufresne, Origène \u2014 Union Méd.Canada.85: 1441, 1956.* J.Hotel-Dieu Montréal.1945.L'UNION MEDICALE DU CANADA A a care cts ae caca mens on He im Bat ears \u2018 Lake - Client Clana sien elle SLi DL ate i Hl.= EN EY cle P 3 i Me hia.à Ri Ki A 5 ey & i 3 = i ancien sl es = IRENA enue = Jeu de = = aah a i ; | 3 fig H A loge, = d a cle e Ji RTH 1a ° viral 3 dre 2 ji pselde ! : ol pr 2 edo i | | AE il gs 3 i i 45 Mi ux } robe i % a 3 ler e to d ns J 3 w 0: oy LA À ®.d [= | 5 a à pour traité 38 1{ \u20ac 8 s' agent lai et i UE : ; je) gi i Sant de I'épile 4 ; SN : ; f pass, # 4 j due edati A p$ycha Ë 3 ie] Ÿ fi a Ge lyss | = vant = Ci 3) els i if 2) i ji i a i en CL) ÿ oh Be od jd i i far êl Ë id as i ri A i 8 = ment He oa sly i fs KE i = + éd À Je ds i | i i i ISIC ae 2 i i i a ER ga) dure (ri él : ; AR ! i À ht docl- Ta 2 i fill ei i Wn ie i ÿ fat à i a U » Sp il J i {i 0 (a i ii | J | § , q hs i 5 Æ i il i sé i 8 ii je I} i i 1 Ts i ea i i i i i i i i ji 5 fe io Ca 0 E = in rea 0 i i Sl 7 i i Bi af a i bh A Sk , heel | i ï i i rei.0 I i y 5 = 1 a Bu os i i ne RB i ined i ok : he Gi i ie 8 x 3 ot o 5 ils # vi # i i tin mel i i .pouf 4 3 me \u2014 i bi a A ; i i i va 3 i iY 4 i i i ; \\ 5 oN 3 x i fii 55 # i > i Ÿ 3 n, Eu i t 4 FRA A 5 Gr ca 3 * A que si x: i 4578 & 3 505 H - i it Es Âge paris i J 5 at i (Rin Al ie 2 Ah dt ue \u201cue ose & I - if = Pt A: Gr Trans ot ta, Bf Gi ur plus de renseignements .it 10] d ro 1s lV) + edi a 1014 - Ge 3 A le À Vo laleij< on de id ae Dorval, P.Q, HY 181 426 au il Ju de pr ription page tt.rane Tégrétol Carbamazépine Guide de prescription Tégrétol © 200 mg Carbamazépine Indications et utilisation clinique A.Névralgie du trijumeau Le Tégrétol est indiqué pour le soulagement symptomatique de la névralgie du trijumeau vraie ou primaire (tic douloureux).! ne doit pas être administré à des fins préventives au cours des périodes de rémission.Chez quelques malades le Tégrétol a soulagé la névralgie glosso-pharyngienne.li faut envisager de recourir aux autres thérapeutiques reconnues chez les malades qui ne répondent pas favorablement au Tégrétol ou qui y sont hypersensibles.Le Tégrétol n\u2019est pas un analgésique et ne doit pas être utilisé pour ie soulagement des céphalées ou des névralgies faciales banales.B.Autres indications On a démontré l\u2019etficacité du Tégréto! 1.dans le traitement de l'épilepsie psycho-motrice (du lobe temporal), 2.chez certains patients souffrant d'épilepsie secondaire où partielle présentant une symptomatologie élaborée ou des crises généralisées, lorsqu\u2019administré en association avec un autre anticonvulsivant.Le Tégrétol est essentiellement inefficace dans le traitement du petit mal, des crises myocloniques, et des crises à prédominance unilatérale; il ne prévient pas la généralisation des décharges épileptiques.Contre-indications Ne pas administrer le Tégrétol aux patients dont l\u2019anamnèse révèle une maladie hépatique ou une maladie du sang grave.Ne pas administrer le Tégrétol immédiatement avant, en même temps ou immédiatement après un inhibiteur de la mono-amine-oxidase.S'il semble souhaitable de prescrire le Tégrétol a un patient déjà traité au moyen d\u2019un inhibiteur de la mono-amine-oxidase, prévoir un intervalle sans médicament aussi long que possible; en aucun cas cet intervalle sans médicament doit-il être inférieur à 14 jours.Même après avoir observé l'intervalle recommandé, la posologie initiale du Tégrétol sera faible et augmentée très graduellement.L'innocuité du Tégrétol au cours de la grossesse n'a pas été établie.|| ne faut donc pas administrer le Tégrétol pendant les trois premiers mois de la grossesse.Ne pas prescrire le Tégrétol à des femmes en période d'activité génitale à moins que, de l'avis du médecin traitant, les avantages thérapeutiques ne l'emportent sur les risques éventuels pour le foetus.(Voir Etudes sur la reproduction).Etant donné que la toxicité du Tégréto! a été démontrée chez des animaux qui allaitaient, ne pas administrer le Tégrétol aux nourrices.Compte tenu des similitudes entre sa structure chimique et celles des tricycliques, le Tégrétol ne doit pas être prescrit à des malades que l\u2019on sait sensibles à un des composés tricycliques tels que l'amitriptyline, la trimipramine, l\u2019imipramine, à des préparations analogues ou à des métabolites de ces substances.Avertissement Bien que peu fréquentes, des réactions indésirables graves ont été notées au cours d'un traitement au Tégrétol.Des cas d\u2019agranulocytose et d\u2019anémie aplastique se sont produits aboutissant quelquefois au décès du patient.On a fait également état de leucopénie, de thrombocytopénie et d'ictère hépato- cellulaire et choléstatique.Il est donc important d\u2019administrer le Tégrétol judicieusement, d'assurer une surveillance clinique étroite et de procéder régulièrement à des analyses au cours du traitement afin de déceler le plus tôt possible les signes et symptômes d'une dyscrasie sanguine.Précautions Dépistage des perturbations hématologiques ou autres effets indésirables.Effectuer un examen complet de la fonction sanguine, y compris des numérations pla- quettaires, ainsi qu'une évaluation des fonctions hépatique et rénale, et des analyses d'urine avant d'entreprendre le traitement.Une surveillance clinique et biochimique étroite doit être assurée au cours du traitement, en particulier, des numérations globulaires fréquentes permettront de déceler les tous premiers signes ou symptômes d'une dyscrasie sanguine.En présence du moindre signe ou symptôme ou résultat d'analyse anormal pouvant indiquer une dyscrasie ou une atteinte hépatique, interrompre le traitement au Tégrétol immédiatement jusqu'à réévaluation approfondie de la situation.Rétention urinaire et augmentation de la pression intra-oculaire Vu son effet anticholinergique, si l\u2019on ne peut s\u2019abstenir de prescrire le Tégrétol aux malades présentant une pression intra-oculaire accrue ou de la rétention urinaire, l'administrer alors avec la plus grande prudence et surveiller ces malades étroitement au cours du traitement.Troubles du comportement Par suite de sa relation très étroite avec les autres substances tricycliques, il est possible que le Tégrétol réveille une psychose latente, ou chez les malades âgés, qu\u2019il provoque de l\u2019agitation ou de la confusion, particulièrement s'il est administré en même temps que d'autres médicaments.Faire preuve de prudence également dans le traitement des alcooliques.Troubles-cardio-vasculaires On recommande beaucoup de prudence dans l'utilisation du Tégréto! chez des malades dont l'anamnèse révèle une maladie coronarienne, une cardiopathie organique ou une insuffisance cardiaque avec oedème.Manoeuvre de véhicules ou de machines Les étourdissements et la somnolence comptant parmi les effets secondaires possibles du Tégrétol, avertir les malades des risques que peut entraîner la manoeuvre de machines ou de véhicules.Réactions indésirables Les réactions indésirables le plus sauvent observées au cours d\u2019un traitement au Tégrétol sont ies suivantes: somnolence, manque d'équilibre en position debout, vertiges, étourdissements, troubles gastro- intestinaux et nausées.Ces réactions n'apparaissent qu\u2019à la phase initiale du traitement et il est rare que leur importance exige l'arrêt du médicament.Une posologie faible au départ peut souvent les diminuer.Toutefois, les effets secondaires plus graves, intéressant les systèmes hématologique, hépatique, cardio- vasculaire et cutané, exigent l'arrêt du traitement.Les réactions indésirables suivantes ont été observées au cours d'un traitement au Tégrétol: Réactions hématologiques: leucopénie transitoire, éosinophilie, leucocytose, purpura thrombocytopéni- que, agranulocytose, anémie macrocytaire et anémie aplastique.Dans quelques cas ces réactions ont provoqué la mort.Réactions hépatiques Des troubles de la fonction hépatique se sont manifestés au cours de l'administration à long terme du Tégrétol soit par des résultats anormaux d'épreuves hépatiques, soit par un ictère choléstatique ou hépatocellulaire.Réactions dermatologiques On a observé des réactions dermatologiques durant le traitement au Tégrétol: éruptions cutanées, éruptions érythémateuses ou prurigineuses, urticaire, photo- sensibilité, modifications pigmentaires, névrodermite, de rares cas du syndrome de Stevens-Johnson, dermatite exfoliative, alopécie, diaphorèse, érythème polymorphe, érythème noueux et aggravation d'un lupus érythémateux disséminé.Réactions neurologiques Les troubles neurologiques suivants ont été signalés au cours du traitement au Tégrétol: vertige, somnolence, troubles de la coordination, confusion mentale, céphalées, fatigue, vision trouble, diplopie transitoire et troubles oculomoteurs, anomalies de l\u2019élocution, mouvements involontaires anormaux et augmentation des crises épileptiques motrices.En outre, des névrites périphériques, des paresthésies, des dépressions avec agitation, une loquacité marquée, un nystagmus et un acouphène ont été observés bien que très rarement.Certains cas de paralysie et d'autres symptômes d'insuffisance cérébrale sont apparus durant le traitement au Tégrétol, mais on n\u2019a pas pu établir de rapport de cause à effet entre les deux circonstances.Réactions cardio-vasculaires Récidive de thrombo-phlébite chez des malades avec antécédents de phlébite, insuffisance cardiaque avec oedème, aggravation d\u2019une hypertension, hypotension syncope, collapsus, oedéme, aggravation de cardiopathie coronarienne.Certaines de ces complications ont entrainé fa mort.Des complications cardio-vasculaires (y compris l'infarctus du myocarde et l'arythmie) ont été reliées à d\u2019autres composés tricycliques.On ne sait pas à l'heure actuelle si elles sont attribuables à ces médicaments.Réactions génito-urinaires Pollakiurie, rétention urinaire aiguë, oligurie accompagnée d'hypertension et impuissance.Elévation du taux sanguin de l'azote uréique, albuminurie et glycosurie.Réactions de l'appareil digestif Nausées, vomissements, troubles gastriques et douleurs abdominales, diarrhée, anorexie, sécheresse de la bouche et de la gorge, glossite et stomatite.Réactions oculaires Il n'existe pas de preuve concluante que le Tégréto! produise des changements pathologiques dans la cornée, le cristallin ou la rétine.On doit se souvenir toutefois, que plusieurs phénotiazines et composés apparentés ont causé des modifications oculaires.On recommande donc des examens périodiques de la vue, y compris l'examen du fond de l'oeil avec lampe à fente et la tonométrie.Au cours du traitement au Tégrétol, on a signalé d\u2019autres réactions telles que fièvre et frissons, lymphadénopathie, douleurs articulaires et musculaires, crampes dans les jambes et conjonctivite.Posologie et administration Epilepsie psycho-motrice et autres crises secondaires ou partielles On recommande une posologie initiale quotidienne faible, augmentée graduellement.Dose d'attaque: de 100 à 200 mg une ou deux fois par jour, selon la gravité du cas et les antécédents thérapeutiques.On augmente graduellement la posologie initiale jusqu\u2019à l'obtention de la meilleure réponse possible, sans dépasser 600 mg par jour, qui est habituellement la posologie optimale; de temps à autre, on a utilisé de 800 à 1000 mg par jour durant de courtes périodes.Dès que les crises disparaissent et que cette disparition se maintient, on réduit la posologie très graduellement jusqu'à la plus petite dose efficace possible.Névralgie du trijumeau La posologie quotidienne initiale doit être faible: on recommande 200 mg, en deux doses de 100 mg.Augmenter la posologie quotidienne totale de 200 mg par jour jusqu'à soulagement de la douleur.De 200 à 800 mg par jour suffisent généralement pour obtenir ce résultat, bien qu'une posologie quotidienne de 1200 mg soit parfois nécessaire.Dès que le malade a obtenu un soulagement soutenu de sa douleur, on doit essayer de réduire progressivement la posologie jusqu\u2019à la plus petite dose efficace possible.Comme la névralgie du trijumeau se caractérise par des périodes de rémission spontanée, on doit tenter de réduire la posologie ou même de cesser le traitement périodiquement.Ces tentatives doivent être faites régulièrement, au moins une fois tous les trois mois mais doivent être déterminées en fonction de l'évolution clinique.L'emploi prophylactique du Tégrétol dans la névralgie du trijumeau n'est pas recommandé.Répartir la posologie quotidienne du Tégrétol en deux ou trois prises; prendre durant les repas si possible.Forme posologique Chaque comprimé rond, blanc, rainuré dans un sens et portant le sceau Gy renferme 200 mg de carbamazépine.Présentation Flacons de 50 et de 500.Bibliographie 1 Livingston.S Comprehensive Management of Epilepsy in Infancy, Childhood and Adolescence (Traitement complet de | épilepsie chez le bébé.l'enfant et l'adolescent), Springhield, Charles C Thomas, 1972 2 Braunhofer.J Med Klin 60 343-348.1965 3 Lerman.P etKivity-Ephraim.S Carbamazepine Sole Anticonvulsant for Focal Epilepsy of Childhood Epilepsia.15 229-234, 1974, New York Renseignements complets sur demande Geigy Dorval, P.Q., HIS 1B1 G-5052R célérée et incomplète.La majorité des professeurs étaient alors fort occupés comme médecins militaires.Convaincu de la nécessité de l'expérimentation scientifique, Gendreau étudia surtout l\u2019électricité médicale et la radiologie; fortement sensibilisé par les travaux de Pierre et de Marie Curie, il eut la prescience des indications cliniques possibles du radium.Inscrit à la Sorbonne, il obtint une licence en physique générale; étudiant à la Faculté de Médecine de Paris, 1l suivit le curriculum du temps de guerre.Assidu de l'Institut Pasteur, il y compléta ses notions de chimie biologique et de bactériologie.En radiologie, il suivit le service d'Auguste Beclère qui lui inculqua les secrets du métier.Parallèlement, Ernest Gendreau poursuivait des études de radioactivité à l\u2019Institut du Radium de Paris; après quoi, il se rendit à Londres, chez Sir William Ramsey, puis à Berlin et à Francfort.De retour à Montréal en 1919, muni de nombreux certificats d\u2019études et la tête bourrée de notions scientifiques nouvelles, le docteur Gendreau entra à l\u2019Hôpital Notre-Dame, dans le service de radiologie, à titre d\u2019assistant du docteur J.Eugène Panneton qui, en mai 1910, avait été nommé professeur d\u2019électro-radiologie à l\u2019Université de Montréal.Les exigences du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province obligèrent Ernest Gendreau à subir tous les examens des cing années d\u2019études avant d\u2019obtenir le droit de pratique; en mai et juin 1919, 1l passa rapidement d\u2019un bureau d\u2019examinateurs à l'autre avant de recevoir son permis d'exercice de la médecine.Le Conseil de la Faculté de Médecine, impressionné par le nombre de diplômes que Gendreau avait rapportés d\u2019Europe, le désigna sans coup férir au poste de directeur des études.Cette nomination était prématurée, car il fallait, pour assumer cette fonction nouvellement créée, autre chose qu\u2019une connaissance théorique forcément superficielle de la bio-médecine.L\u2019éloquence du professeur ne suffisait pas à combler les lacunes d\u2019une formation médicale incomplète.Le docteur Gendreau, en conséquence, n\u2019apporta aucune solution à la direction des études médicales et sa nomination fut rapidement révoquée.Cette démission toutefois se transforma pour le docteur Gendreau en un gain; à la même époque, la Faculté des Sciences était fondée et Gendreau fut invité à se joindre au Père Morin, c.s.v., au docteur Georges-Hermyle Baril et à TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 M.Ernest Léveillé pour amorcer le Conseil d'administration de la nouvelle Faculté des Sciences.Le docteur Gendreau avait une personnalité qui tranchait sur le commun des mortels.Grand, massif, cheveux longs et bouclés, courtois et souriant, 1l accueillait toujours les gens avec bienveillance; il avait toutefois conservé de son séjour chez les Jésuites certains traits caractéristiques et des manières onctueuses; il maniait la dialectique avec componction et un souci tres grand de la casuistique.Fort intelligent, il connaissait les limites exactes de son savoir scientifique et l'insuffisance de sa formation clinique.Sur le terrain médical.il avait l\u2019art d'éluder les questions embarrassantes; il donnait à tout interrogateur l\u2019impression d\u2019un penseur qui craignait de mal extérioriser sa pensée et qui préférait le mutisme plutôt que d\u2019énoncer des avancés peut-être discutables.Son absence d'entraînement clinique dont il était d\u2019ailleurs conscient l\u2019obligea à se choisir des assistants compétents, loyaux et désireux de lui prêter leur concours.Gendreau était un conférencier recherché, qui possédait le don rare de la vulgarisation scientifique, mais 1l n\u2019en était pas moins très réaliste et 1l n\u2019ignorait pas que ses conférences publiques attiraient de larges subventions à l\u2019Institut du Radium qu'il venait de fonder.Son ascension rapide au faîte de la renommée, vue avec le recul du temps.reflète les illusions de certains puissants de l\u2019époque.LE DOCTEUR LEO PARISEAU (1882-1944) Le docteur Léo-E.Pariseau a été véritablement le premier radiologiste spécialisé de l\u2019Hôtel-Dieu; 1l succéda au docteur Alfred-Hector Desloges comme chef du département qui dirigeait le service de radiologie depuis plus d\u2019une dizaine d'années, assisté d\u2019un médecin, physiatre avant la lettre, le docteur J.O.Mireault.Le docteur Desloges quitta l\u2019Hôtel-Dieu, quand il fut nommé directeur provincial du département des maladies vénériennes.À l\u2019arrivée du docteur Léo E.Pariseau, le docteur Mireault quitta tes lieux et le docteur Charles Langlois devint, dès le premier jour, l\u2019assistant de Léo Pariseau.Le docteur Léo E.Pariseau est né à Grenville et il fit ses études scientifiques au Mont-Saint-Louis, et celles de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.où il obtint son doctorat en 1904; orienté vers les sciences, il se lança en physique et de 1906 à 1909, il fut professeur de physique à l\u2019École Polytechnique.Il opta ensuite pour le domaine de l'hygiène: docteur en hygiène publique, il accepta le poste de médecin-hygiéniste de la Ville de Sherbrooke.À la déclaration de la guerre de 1914-1918, 1l n'hésita pas à signer son engagement de médecin aux armées; il passa en Angleterre avec les troupes canadiennes, où il fut bientôt rattaché à l'Hôpital Canadien no 6.I eutalors l\u2019occasion de continuer ses études en radiologie: ce qui lui donna l\u2019occasion de radiographier la main d\u2019un visiteur à l\u2019hôpital de St-Cloud, le président de la République française Raymond Poincaré.Pendant son séjour en France, il reçut plusieurs offres d'emploi comme radiologiste; il accepta celle des autorités de l'Hôtel-Dieu de Montréal: pendant vingt ans (1918-1938), il remplit sa tâche dans des conditions primitives et avec des moyens simplifiés.Ceci ne l\u2019empêchait pas de faire des recherches en physique.en histoire de la médecine canadienne et des sciences dans le monde entier.Collectionneur d'ouvrages scientifiques, il accumula, incunables et vieux livres.Sa bibliothèque fut, à un moment donné, plus riche en travaux princeps que nombre de bibliothèques universitaires du pays.Léo Pariseau écrivait sans arrêt et il aimait la parole publique.Il collabora à L'Union Médicale du Canada et fut un des fondateurs du Journal de l'Hôtel- Dieu.Le docteur Albert Lesage.reproduisit dans L'Union Médicale du Canada l'éloge magnifique que fit de celui que beaucoup craignaient pour la verdeur de ses réparties et pour le mordant de ses critiques, le grand savant Marie- Victorin, F.E.C.! Nul éloge ne peut mieux dépeindre la figure de Léo Pari- seau et ce serait un crime que de laisser moisir dans l'ombre des rayons de bibliothèque ces pages du Frère Marie- Victorin.« Médecin.professeur.radiologiste.ces trois mots ne sont que l\u2019énumération de ses gagne-pain.Le vrai Pari- seau réside dans une extraordinaire personnalité et dans le rôle qu'il a joué, sans mandat officiel, à une époque critique de l'évolution intellectuelle du peuple canadien- français.«Pariseau.pour nous qui l'avons connu, commence à son retour de la Grande Guerre I, où il a radiographié pendant des années dans les hôpitaux de militaires et contracté une maladie ! Albert Lesage, Un Méd.Canada.sept.1944.p.1060-1064.1427 Bikini nti rer Dee (association de lévodopa et de carbidopa) 8 bientét un \u2018classique\u2019 dans le traitemeny: du syndrome UT parkinsonien = 5 il ÿ en augmentant efficacement les concentrations de dopamine \u20188 dans le cerveau, | permet la maîtrise des symptômes les plus importants, | notamment la rigidité et la lenteur des mouvements, permet au malade de mener une vie plus normale.\" Les effets secondaires courants qui peuvent se présenter pendant fadministration de SINEMET, soit les | mouvements involontaires anormaux et, de façon moins fréquente, les changements d'humeur, peuvent habituellement être atténués par une réduction de la posologie.| *Marque déposée FHFESCHFSFESSFS ES = x == el sinemet (association de lévodopa et de carbidopa) INDICATIONS: Traitement du syndrome parkinsonien à l'exception du parkinsonisme d'origine médicamenteuse.CONTRE-INDICATIONS: Quand l'administration d'une amine sympathomimétique est contre-indiquée.Avec les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase: il faut interrompre l'administration de ces derniers deux semaines avant d'entreprendre un traitement au moyen de SINÉMET*; en présence de maladies non compensées de nature cardio-vasculaire, endocrinienne, hématologique, hépatique, pulmonaire ou rénale, de glaucome à angle fermé et chez ceux qui présentent des lésions cutanées douteuses non diagnostiquées ou des antécédents de mélanome.MISE EN GARDE: Quand SINEMET* est administré à des malades qui recevaient déjà de la lévodopa seule, cette dernière doit être interrompue au moins 12 heures avant l'administration de SINEMET* et être administrée selon une posologie qui correspond à 20 p.c.environ de la posologie antérieure de lévodopa.SINEMET* n\u2019est pas recommandé pour le traitement des réactions extra-pyramidales d'origine médicamenteuse; il est contre- indiqué pour le traitement des tremblements intentionnels et de la chorée de Huntington.Pendant un traitement combiné, les mouvements involontaires anormaux dus aux effets de la lévodopa sur le système nerveux central peuvent se présenter plus tôt et à des doses plus faibles et le phénomène du commutateur peut se produire plus tôt.Observer attentivement tous les malades afin de déceler chez eux tout changement de l'état psychique, tout signe de dépression avec tendance au suicide et tout autre changement important de comportement.Surveiller la fonction cardiaque à l'aide d'un moniteur pendant la période initiale de réglage de la posologie chez les patients qui présentent des arythmies.L'innocuité de SINEMET* pour les jeunes de moins de 18 ans n'est pas encore établie.Grossesse etlactation: L'administration de SINEMET* chez les femmes en âge d'enfanter exige que l'on soupèse les avantages du produit en regard des risques dans l'éventualité d\u2019une grossesse.Son effet sur la grossesse et la lactation est inconnu.PRÉCAUTIONS: Précautions générales: On recommande de procéder à des évaluations périodiques de la fonction hépatique, hématopoiétique, cardio-vasculaire et rénale pendant un traitement prolongé.User de prudence chez les patients qui ont déjà souffert de convulsions.Activité physique: Les malades dont l'état de santé s'améliore pendant un traitement avec SINEMET* devraient augmenter leur activité physique avec prudence et de façon graduelle en tenant compte des autres problèmes d'ordre médical.G/aucome: En présence de glaucome à angle ouvert, administrer SINEMET* avec beaucoup de précautions et à condition que la pression intraoculaire soit bien stabilisée et qu'une surveillance médicale soit exercée pendant le traitement.Pendant un traitement antihypertensif:Comme de l\u2019hypotension orthostatique symptomatique a été rapportée à l'occasion, les malades recevant des antihypertenseurs en même temps que SINEMET* doivent faire l'objet d'une surveillance attentive afin que l'on puisse relever tout changement du rythme cardiaque ou de la tension artérielle, Il peut être nécessaire de modifier la posologie des antihypertenseurs au cours du traitement avec SINEMET* Avec des médicaments psychoactifs: Si l'administration simultanée de produits psychoactifs est jugée nécessaire, administrer ces derniers avec beaucoup de prudence et surveiller attentivement les malades afin de déceler chez eux toute réaction défavorable inhabituelle.Avec une anesthésie: Interrompre SINEMET* la nuit précédant l'intervention chirurgicale et reprendre le traitement dès que le malade peut recevoir ses médicaments par voie buccale.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Les plus courantes: Mouvements involontaires anormaux: ils sont habituellement amoindris par une réduction de la posologie: mouvements choréiformes, mouvements dystoniques et autres mouvements involontaires anormaux.Les petites contractions musculaires et le blépharospasme sont les signes précoces d'une posologie excessive.Reactions graves: Oscillations de la capacité fonctionnelle: variations diurnes, oscillations indépendantes sous forme d'akinésie et de dyskinésie stéréotypée, crises akinétiques soudaines reliées à la dyskinésie, akinésie paradoxale {blocage akinétique hypotonique} et phénomène du commutateur.Troubles psychiatriques: idéation paranoïde, épisodes de psychose, dépression avec ou sans tendance au suicide et démence.Des convulsions se sont présentées rarement (la relation de cause à effet n'est pas établie).Arythmies cardiaques et palpitations, épisodes d'hypotension orthostatique, anorexie, nausées, vomissements et étourdissements.Autres réactions défavorables qui peuvent se présenter: 7roubles psychiatriques: augmentation de la libido et grave comportement antisocial, euphorie, léthargie, sédation, stimulation, fatigue, malaise, confusion, insomnie, cauchemars, hallucinations et délire, agitation et anxiété.Troubles neurolo logiques: Ataxie, sensation de malaise, instabilité posturale, céphalée, tremblements accrus des mains, épisodes d'akinésie, \u201cakinésie paradoxale\", augmentation de la fréquence et de la durée des oscillations de la capacité fonctionnelle, torticolis, trismus, raideur de la bouche, des lèvres ou de la langue, crise oculogyre, faiblesse, engourdissement, bruxisme, priapisme.Troubles gastro-intestinaux: constipation, diarrhée, gêne et douleur épigastriques et abdominales, flatulence, éructation, hoquet, ptyalisme, difficulté à avaler, goût amer, sécheresse de la bouche, ulcère duodénal, saignement gastro-intestinal, glossodynie.Troubles cardio-vasculaires: arythmies, hypotension, changements non spécifiques de I'électrocardiogramme, bouffées de chaleur, phlébite.Troubles hématologigues: anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose.Troubles dermatologiques.sudation, oedéme, perte des cheveux, paleur, éruption, odeur désagréable, sueurs foncées.Troubles de l'appareil locomoteur: lombalgie, spasme musculaire et clonisme, douleur musculo-squelettique.Troubles respiratoires: sensation d'oppression dans la poitrine, toux, enrouement, rythme respiratoire bizarre, écoulement post-nasal.Troubles génito-urinaires: fréquence urinaire, rétention, incontinence, hématurie, urine foncée, nocturie.On a rapporté un cas de néphrite interstitielle.Troubles des sens: vision brouillée, diplopie, pupilles dilatées, déclenchement du syndrome de Horner latent.Troubles divers: bouffées de chaleur, perte ou gain de poids.Pendant l'administration de lévodopa seule, on a rapporté certaines anomalies dans les épreuves de laboratoire; ces anomalies peuvent aussi survenir pendant l'administration de SINEMET*: élévation du taux d'urée sanguine, des SGOT, SGPT, de la LDH, de la bilirubine, de la phosphatase alcaline ou de l'iodémie protéique; réduction occasionnelle des leucocytes, de I'hémoglobine et de l'hématocrite; élévation de l'acide urique relevée au moyen de la colorimétrie.On a rapporté la positivité de l'épreuve de Coombs pendant l'administration de SINEMET* et de la lévodopa seule.L'anémie hémolytique s'est cependant très rarement manifestée.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: Afin de réduire la fréquence des réactions défavorables et d'obtenir les meilleurs résultats possibles, un traitement au moyen de SINEMET\" doit être adapté à chaque cas particulier et son administration doit constamment répondre aux besoins du malade et être appropriée à son degré de tolérance.Du fait quil s'agit d'une associstion médicamenteuse, l'indice thérapeutique de SINEMET\" est plus étroit que celui de la lévodopa seule.En effet, le puissance du produit par milligramme est plus élevée.C'est pourquoi les ajustements de doses doivent se faire petit à petit at les limites posologiques recommandées ne doivent pas être dépassées.Toute manifestation de mouvements involontaires doit être considérée comme un signe de toxicité provoquée par une trop forte dose de lévodopa; on réduira la posologie en conséquence.Le traitement doit donc viser à procurer au malade un maximum de soulagement at à éviter la survenue de dyskinésie.Amorce du traitement chez les malades n'ayant pas reçu préalablement de la lévodopa Au début, administrer % comprimé une ou deux fois par jour, augmenter de % comprimé tous les trois jours, si nécessaire.La dose optimale est de 3 à 5 comprimés par jour, administrés en 4 à 6 prises.Amorce du traitement chez les malades ayant reçu préalablement de la lévodopa interrompre l'administration de la lévodopa seule au moins 12 heures avant d'amorcer le traitement au moyen de SINEMET\"; puis, administrer 20 p.c.environ de la posologie quotidienne préalable de lévodopa en 4 à 6 prises.POUR OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, NOTAMMENT SUR LA POSOLOGIE ET LE MODE D'EMPLOI, SE REPORTER À LA MONOGRAPHIE DU PRODUIT OFFERTE SUR DEMANDE PRÉSENTATION Ca 8804 \u2014 Le comprimé SINEMET* 250 est bleu tacheté, ovale, biconvexe, sécable et porte l'inscription MSD 654.Il renferme 25 mg de carbidopa et 250 mg de lévodopa.Flacons de 100.MERCK SHARP & DOHME CANADA LIMITÉE POINTE-CLAIRE, QUÉBEC *Marque déposée (SNM-7-487-JAF) professionnelle qui devait le torturer et, avec le temps, le mener au tombeau.« À cette époque.il est déjà l'Enfant Terrible.Un peu gavroche aussi.Il s'est fait une tête de parigot et porte une barbe courte et drue, en queue d\u2019hirondelle.Les années de l\u2019hôpital de Saint-Cloud (1919-1919) ont hâté sa maturité.Le climat intellectuel de la France a développé les dons d\u2019artiste, d\u2019érudit, de chercheur qui bouillonnaient en lui.«II nous arrive ardent et volcanique.Il a vu.compris le trésor spirituel du vieux monde, il a pensé à plein cerveau.Il aime la science avec tendresse, parfois avec férocité.Pour lui la science est une femme; beauté et fécondité.Il est jaloux de son honneur.Il veut qu\u2019elle soit belle, et se fait pour la vie son chevalier servant.« Léo Pariseau revint de France francophile à fond, et il ne cessa jamais de l'être.Mais cette francophilie n\u2019était ni snobisme, ni naïveté, ni complexe d'infériorité.Parfaitement bilingue, il se mouvait avec aisance dans les milieux scientifiques britanniques et états-uniens.En somme, il était francophile non parce qu'il n'avait rien vu d'autre, mais par conviction raisonnée.parce qu'il avait pénétré l'essence de la culture française qui.éminemment.parlait à sa nature vive et raffinée.« Pariseau aimait la France, là grande aïeule.mais 1] aimait certes encore davantage son pays, et ici encore d'un amour raisonné.S'il raillait parfois avec cruauté et un peu d'injustice le mouton national et le Saint-Jean- Baptiste, 11 n\u2019en était pas moins un grand patriote de la variété rare de ceux qui parlent et agissent tout à la fois.Son pays.il le veut grand, fort, éclairé, il veut qu'il soit en Amérique le reflet de la meilleure France.Il sait ce qui manque au groupement ethnique dont il fait partie.11 connaît les déficiences qui entravent son développement.Au lieu de regarder en arrière et de gaspiller son énergie à charger celui-ci ou celui-là de responsabilités historiques.il enlève son gilet, revêt sa grande armure et part en croisade.« Cette croisade aura pour but le réveil scientifique du Canada français.À ce moment se fonde l'Université de Montréal.Grands espoirs.calamité de deux incendies successifs, courageuse reconstruction dans la pierre et dans les esprits.Comme des 1429 Bl ht 4 per ey fusées.des espérances giclent en tous sens dans le ciel clair.Des Facultés nouvelles s'organisent.L'Université cesse d\u2019être purement professionnelle et utilitaire.Les fondations se multiplient: la Société de Biologie, la Société Canadienne d'Histoire Naturelle, 'ACFAS, et d autres.«Le mouvement vers les sciences biologiques est déja particulierement puissant.Pariseau est à l\u2019avant- garde.Il est le premier président de l'ACFAS.La jeunesse surtout l\u2019entoure, écoute le verbe farouche et entraînant de cet homme qui n'a pas de carcan au cou: elle élève son poten- tie! par le rayonnement de cette fulgurante personnalité.À ce moment Léo Pariseau, sans grade dans la hiérarchie universitaire, est le point de ralliement de la jeunesse des laboratoires, celle qui pense et travaille.« Mais le mouvement vers les sciences biologiques à tourné à l'engouement.Tout le monde, dans notre classe instruite, veut faire de la Biologie, du moins en parler.À la Société de Biologie, l'évêque voisine avec le médecin, la dame de société côtoie la religieuse.Par une pente naturelle.bientôt on parle enseignement.refonte de programme.« On ne peut considérer comme cultivé, clame Pariseau, l'homme qui ignore tout de l'habitacle de chair associé à son âme!» «De l'agora universitaire, le feu nouveau se répand au dehors.La Biologie veut envahir l'enseignement secondaire, et dans l'ombre de nos vieux séminaires, le microscope réclame une place entre le Virgile et le bréviaire.Réactions violentes.Polémiques dans les journaux et revues.I n\u2019est plus possible d'éluder la question.Pariseau dégaine.La jeune élite intellectuelle, ici encore, se serre autour de lui.Il est appuyé aussi par les meilleurs esprits au sein de l'Université.et particulièrement par des hommes comme Édouard Montpetit et Mgr Émile Chartier.dont le domaine est autres.mais qui comprennent les besoins de l'heure.Tous savent que le moment est critique.La lutte est dure.mais la victoire paraît.Après quinze ans de luttes et sur toutes les tribunes, le changement d'attitude est total et.sans défilé sous l'Arc de Triomphe.l'entente se fait.Le mépris et la peur de la science n'ont plus de partisans avoués et.dans nos universités.les travailleurs scientifiques peuvent désormais faire leur journée dans la paix.Cette victoire et 1430 cette paix, c\u2019est largement à Léo Pa- riseau qu'ils le doivent.Qu'on ne l'oublie pas! « Ce n\u2019est pas seulement comme polémiste que Pariseau a servi la cause du réveil scientifique des Ca- nadiens-Français.Ses nombreuses conférences étaient un véritable apostolat scientifique.Les conférences Pariseau, qui avaient une physionomie origniale, attiraient la foule.Tous ceux qui y ont assisté n'oublieront jamais ces belles fêtes de l\u2019esprit.On ne se lassait pas d'écouter la voix chaude et vibrante du lion de l'Hôtel-Dieu, cet homme de vaste culture, qui avait le don de communiquer son savoir, ses convictions et ses émotions.Un intrépide, un passionné aussi, et ce qui ne gâte rien, un maître de l\u2019humour qui savait mettre la salle en joie.«Pariseau parlait ordinairement devant une table chargée d\u2019instruments, qu\u2019il avait le plus souvent construits lui-même et parfois in ven- tés.Il avait toujours à montrer quelques livres précieux qu\u2019il commentait avec amour.Il parlait quelquefois Physique pure, mais le plus souvent il réduisait la Physique à servir la Biologie.Il commençait d'abord sur des notes, car il aimait assez les érudites entrées en matière, mais bientôt l\u2019expérimentation l\u2019entraînait autour de la table.Il oubliait alors ses notes et redevenait lui-même.Et la salle respirait.« Dans ces conférences à l'Université de la rue St-Denis.où un public nombreux, assis ou debout, s'étouffait pour l'entendre, il s'est parfois élevé à de grandes hauteurs.On se souvient d'un Pariseau, la larme à l'oeil, dans une éloquente apostrophe à une imaginaire momie supposée dressée contre le mur! Et des conférences contradictoires dans les milieux anti-vivisectionistes, où ses collegues de McGill I'amenaient en guise de mitrailleuse.« Un soir, il remerciait Adrien Pouliot a la suite d'une conférence sur le monde.Le conférencier l'avait sans doute conquis, élevé à l'état de grâce nécessaire, car il fut épique.cosmique plutôt.Nous n'étions plus d'infimes Terriens autocentristes à horizon de cloportes, mais des citoyens du Cosmos, accordés aux grandes réalités de l'Astrophysique.Brandissant une chaise qui se trouvait à sa portée.les yeux hagards d'émotion scientifique.Pariseau nous rendit conscients du fait que ce mouvement avait déplacé le centre de gravité terrestre, bouleversé l'ordre du Cosmos et modifié son avenir.Et, passant sans transition du sublime au risible, le Gavroche qui vivait toujours en lui, ajoutait: « Quand le bon vin vous a rendu assez gai pour caracoler en descendant la rue St-Denis, c\u2019est l\u2019Univers tout entier qui danse avec vous! » Pariseau avait de ces flammes subites.Quand elles jaillissaient au cours d\u2019une conférence, on croyait apercevoir la face mystérieuse du génie.« L'histoire des sciences était le domaine favori de Léo Pariseau.Il en était le maître incontesté au Canada.Il savait l'importance, pour mettre les idées dans leur vraie perspective, de refaire chacun pour son compte l'histoire de la science qui ne fait qu\u2019une avec l\u2019histoire de notre civilisation.Retrouver le sentier abrupt par où l'humanité monte à la connaissance est nécessaire, pensait-il, pour se bien persuader que la science n\u2019est pas un tout révélé d\u2019un bloc, mais quelque chose d\u2019essentiellement dynamique, au mouvement de laquelle chacun de nous put contribuer.« Le soir, dans le silence peuplé de son incomparable bibliotheque, \u2014 (que l\u2019Université de Montréal a eu la bonne fortune d'acquérir) \u2014, il faisait rétrograder la roue du temps.Il revivait la vie de l'homme universel de Pascal «qui subsiste toujours et apprend continuellement».Feuilletant ses incunables, il vénérait l\u2019antiquité dans ses philosophies et discernait des lueurs prophétiques dans les vieux livres des pionniers.Mais, en pleine possession des acquisitions de la science moderne, il rencontrait encore Pascal dans l'opinion « que ceux que nous appelons anciens étaient véritablement nouveaux en toutes choses.\u2026 que c'est en nous que l\u2019on peut trouver cette antiquité que nous révérons chez les autres, et que nous sommes les véritables anciens! » «Ce n'est pas ici le lieu de faire la bibliographie de Léo Pariseau.bibliographie qui a d'ailleurs été conduite jusqu'à 1937 dans le troisième volume des Annales de l\u2019AC- FAS.Disons seulement qu \u2018il a beaucoup écrit sur la Physique, la Radiologie, la Biologie, sur l'histoire des sciences, sur l'enseignement, sur les questions nationales, et qu\u2019il a fondé et dirigé pendant dix années (1932- 1942) le « Journal de l\u2019Hôtel-Dieu ».L'UNION MÉDICALE DU CANADA le i} ant i J ps 2) Le is ro M tie of od) A Wi LOTADREN i 85 il (maléate de timolol) Hl un nouveau bêta-bloquant J issu de la recherche chez Frosst o i REAR Ie oo a pe a i Il Pour l\u2019angineux\u2026 pl I dont les activités sont il ie h entravees par la douleur je de fi i i Je t : la I I ns J 45 | à %, 0: va E.+ 5 1 § 3 ; : a } 1 rr « ah ib | = D of & A ES La a # it B i i K 4 # { ji Hi à Hog 0 sé = *Marque déposée BLOCADREN indiqué dans l\u2019angine de poitrine attribuable à une cardiopathie ischémique Un nouvel agent bloqueur des récepteurs bêta-adrénergiques Pour la plupart des angineux, une posologie simple et pratique BLOCADREN* peut retarder l\u2019apparition de la douleur et réduire la fréquence et la gravité des crises angineuses, probablement en réduisant les besoins du myocarde en oxygène pendant un stress ou un effort.La majorité des malades réagissent à une posologie quotidienne de 35 à 45 mg, ce qui rend le réglage posologique simple et pratique.Après la période d'ajustement, le traitement d'entretien chez certains malades peut se faire au moyen de deux prises par jour. pitti LE AAA UE AR iar att tid DUGG A CM A ARE CA LL IE dE LAS LS en de tt ideas toits La possibilité pour a\" les malades de vivre une vie plus normale.moins de crises angineuses Sans traitement, la moyenne hebdomadaire des crises angineuses était de 12.Aprés 28 semaines, la moyenne des crises pour les malades traités avec BLOCADREN™ était tombée à moins de 4.pendant le traitement 4,3 42 sem.102 sem.162 sem.282 sem.Moyenne hebdomadaire des crises angineuses.Oo TABLEAU n° 1: diminution de la fréquence hebdomadaire moyenne des crises d\u2019angine de poitrine pour les malades traités avec BLOCADREN:t _ avant le traitement les malades supportent mieux le stress | Dans le cas des malades traités avec 3LOCADREN*, le stress devait être beaucoup jus marqué pour provoquer une crise d\u2019angine [dans le cas des malades traités au placebo.t | | | pendant le traitement | | 42 sem.102 sem.16\u20ac sem.282 sem.L\u2019administration de nitroglycérine a été réduite, voire éliminée Les malades traités avec BLOCADREN* ont réduit la prise hebdomadaire moyenne de nitroglycérine de 10,6 à 3,2 comprimés a 28\u20ac semaine); en outre, 39 p.c.des malades traités ne nécessitaient pas de nitroglycérine.Consommation hebdomadaire moyenne de comprimés de nitroglycérine.| TABLEAU n° 2: réduction de la prise hebdomadaire moyenne de nitroglycérine pour les malades traités avec BLOCADREN*t | | | | | Dans l\u2019ensemble la réaction ° au traitement est probante Dans l'évaluation globale quant à la réaction au traitement avec BLOCADREN*, les hercheurs ont rapporté des résultats bons ou excellents chez 71 p.c.des malades traités.BLOCADREN\" 80 60 40 20 tEtude coopérative mondiale à double insu portant sur l\u2019angine avec la participation de 307 malades; données consignées au dossier.Pourcentage des malades chez qui les résultats ont été bons ou excellents TABLEAU n° 3: évaluation globale des chercheurs quant à la réaction au traitement à la fin de l\u2019étude (28 semaine).t à B | I LOCADREN une découverte canadienne dont l\u2019efficacité a été démontrée de par le monde.Chez la plupart des angineux, il réduit efficacement le travail du myocarde avec une posologie simple et pratique.Comme dans le cas de tous les agents bloqueurs des récepteurs bêta- adrénergiques, d\u2019importantes contre-indications régissent l'emploi de BLOCADREN*, soit l'insuffisance cardiaque, le bronchospasme, l\u2019asthme et la rhinite allergique.Avant de prescrire le produit, il est donc conseillé de consulter la MONOGRAPHIE pour obtenir de plus amples renseignements sur les contre-indications, la mise en garde, les précautions et les réactions défavorables.Frost CHARLES E FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTREAL) OUEBEC MEMBRE P AAB ACIM CCPP INDICATION BLOCADREN* est indiqué dans l'angine de poitrine attribuable à une cardiopathie ischémique.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE La dose d'attaque est de 5 mg, 2 ou 3 f.p.j.On peut l'augmenter à intervalles d'au moins trois jours, selon le résultat obtenu.La première augmentation ne devrait pas dépasser 10 mg par jour et les augmentations subséquentes doivent se limiter à 15 mg par jour en doses fractionnées.La posologie quotidienne maximale est de 45 mg.Après la période d'ajustement, le traitement d'entretien chez certains malades peut se faire au moyen de deux prises par jour CONTRE-INDICATIONS Insuffisance cardiaque (voir MISE EN GARDE): insuffisance ventriculaire droite attribuable à une hypertension pulmonaire; cardiomégalie importante; bradycardie sinusale; bloc auriculo-ventricu- laire du 2e et du 3e degré; choc cardiogène: rhinite allergique; bronchospasme (y compris asthme bronchique) ou affection pulmonaire grave et chronique de nature obstructive (voir MISE EN GARDE); utilisation d'agents anesthésiques, tels que I'éther et le chloroforme.produisant une action dépressive sur le myocarde.MISE EN GARDE Insuffisance cardiaque: || est nécessaire de porter une attention particulière aux malades ayant des antécédents d'insuffisance cardiaque, car l\u2019action du bêta-bloquant risque de causer une dépression subséquente sur la contractilité du myocarde et de provoquer une insuffisance cardiaque.Même dans le cas de certains malades n'ayant pas de tels antécédents, une dépression continue au niveau du myocarde peut provoquer une insuffisance cardiaque.C'est pourquoi il faut surveiller les malades afin de déceler une insuffisance imminente et au premier signe, les digitaliser ou leur administrer un diurétique ou encore combiner les deux.BLOCADREN\u201d n\u2019inhibe pas l'effet de la digitale; toutefois, l'effet inotrope négatif du maléate de timolo! peut réduire l'effet inotrope positif de la digitale.Les effets dépressifs de BLOCADREN* et de la digitale sur la conduction auriculo-ventriculaire sont additifs.Si l'insuffisance persiste, cesser l'administration de BLOCADREN* (voir ci-après).Arrét brusque du traitement avec BLOCADREN* On a rapporté des cas de grave exacerbation de l'angine et d'infarctus du myocarde ou des arythmies ventriculaires chez des angineux survenant après l'arrêt brusque du traitement aux béta-bloquants y compris BLOCADREN* Lorsqu\u2019'on prévoit I'arrét du traitement.il faut réduire graduellement la posologie, garder la même fréquence d'administration et surveiller de près les malades.Dans les situations d'extrême urgence, cesser l'administration du maléate de timo- lol étape par étape et garder le malade sous étroite surveillance.Si l'angine s'aggrave de façon marquée ou qu'une insuffisance coronarienne aiguë se développe.reprendre immédiatement le traitement avec BLOCADREN*.du moins temporairement On a rapporté diverses éruptions cutanées et xéro- ses conjonctivales; un grave syndrome (syndrome oculo-muco-cutané) comprenant des conjonctivites sèches et des éruptions cutanées psoriasiformes ainsi que des otites et des sérites sciérosantes, s'est manifesté avec l'administration prolongée d'un seul béta-bloquant.mais pas avec BLOCADREN* Les médecins doivent être conscients que de telles réactions peuvent se manifester.et le cas écheant, qu'il faut cesser le traitement Srune bradycardie sinusale grave se manifeste.administrer de l'atropine par voire intraveineuse et s'il n'y a aucune amélioration, d l'isoprotérénol par voie intraveineuse.Chez le malades souffrant de thyréotoxicose, le timolo! pe diminuer les manifestations périphériques d'hype thyroïdie sans améliorer la fonction thyroidienn accorder une attention particulière aux malade souffrant d'insuffisance cardiaque.PRÉCAUTIONS Administrer BLOCADREN avec circonspection a malades prédisposés au bronchospasme d'origin non allergique, aux malades qui peuvent développé une hypoglycémie spontanée, ainsi qu'aux diab tiques qui reçoivent de l'insuline ou des hypq glycémiants oraux.Chez les malades qui suive parallèlement un traitement antinypertensif, surve ler attentivement la posologie.Suivre de près le malades qui reçoivent aussi des médicaments prd voquant une déplétion des catécholamines com la réserpine ou la guanéthidine.Effectuer des ex mens cliniques pertinents et se montrer prude pendant le traitement en présence de malades q souffrent d'insuffisance de la fonction rénale o hépatique.|| faudra probablement réduire la posold gie chez les malades atteints d'insuffisance rénal À la suite de l'administration par voie orale d'un dose de 20 mg de BLOCADREN*.on a observé d l'hypotension marquée chez des malades atteint d'insuffisance rénale grave lors d'une hemodialys Malades devant subir une intervention chirurgical Chez les angineux que l'on projette d'opérer, cesse graduellement l'administration de BLOCADRE (voir MISE EN GARDE).Pour les interventions chiru gicales urgentes.les effets de BLOCADREN* pe vent être inversés, si nécessaire.en administrant d l'isoprotérénol ou du lévartérénol à doses suffisa tes.Emploi durant la grossesse: BLOCADREN* n devrait pas être administré à des femmes enceinte: faute d'expérience clinique durant la grossesse S on l'administre en cas de grossesse éventuelle.il fa soupeser les avantages espérés du médicament @ regard des risques possibles pour l'enfant.Empiq en pédiatrie: Aucune étude n'a été effectuée ave BLOCADREN* dans le traitement des enfants RÉACTIONS DÉFAVORABLES Réactions cardio-vasculaires: insuffisance cardia que (voir MISE EN GARDE), effets secondaires attri buables à une diminution du débit cardiaque comprenant: syncope, vertiges, faiblesse, hypote sion orthostatique, réduction de l'irrigation rénale bradycardie grave.Réactions moins fréquentes allongement de l'intervalle P-R, bloc auriculo-ventri culaire du 2e et du 3e degré, arrêt sinusal (si un atteinte du noeud sino-auriculaire a été décelé antérieurement), extrémités froides, phénomène d Raynaud, claudication ou paresthésie, hypotensio Réactions respiratoires: dyspnée, bronchospasme rarement, laryngospasme.Réactions du systém nerveux central: fréquemment: céphalées, moin fréquemment: faiblesse, somnolence diurne anxiété, vertiges, tinnitus, étourdissements, asthé nie, insomnie, torpeur.dépression mentale, rare ment: rêves mémorisés.Réactions allergiques 6 dermatologiques: éruptions cutanées et prurit, rare ment, dermatite exfoliative.Reactions gastro-intest nales.vomissements, diarrhée, constipation, épi gastralgie, nausée.Examens en laboratoire: éléva tion de l'azote uréique du sang ou de la SGPT (tra saminase glutamique pyruvique sérique).MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION Ca 8866 \u2014 Le comprimé bleu pâle, plat, au rebord biseauté, sécable et portant d'un côté le nom d Frosst contient 10 mg de maléate de timolol Fle cons de 100 et de 500.\u201cMarque déposé BCDN-711-JA-F éloralon se Cher ff malo | ues dy JB inyoidien aux malat M spectioni me dong J | devel J jun gil y des hip qui Su I ns sur JN de prèsi ments Ines co jer des rer prud malades! nrénale ela post pfeil | orale 41 observe: J fos ated JE] ur pet Ce CADRE vs Ch REN A jira 5 uff DREN enceift 955655E let ment pt En flee 3 anis.2 cé esd! srdiad# nypoir n rés ue?Jo! al {8 J ; décéi nen: ples) psp\" ssl 3 mo qu 5 je.fh pe i pi « Mais je le répète, son vrai titre à la reconnaissance de la postérité, ce n'est pas son oeuvre écrite.C\u2019est plutôt d\u2019avoir été, à un moment crucial, à la fois une grande voix, un flambeau et un symbole, d\u2019avoir remué, catalysé les jeunes hommes de sa génération, d\u2019avoir été le grand artisan d\u2019un mouvement culturel qui nous fournit aujourd\u2019hui l\u2019une des armes qui nous sauvera.Attaché a I'Université par un lien plutôt ténu.sans autorité officielle, 1] a opéré tout cela par le seul rayonnement de sa véhémente personnalité.« Tous les universitaires scientifiques, qui avaient vingt ou vingt-cinq ans lors de la fondation de l'Université de Montréal.lui doivent quelque chose.et devront toujours s\u2019incliner bien bas devant la tombe de cet homme pittoresque et génial dont on ne savait ce qu\u2019il fallait le plus adm1- rer, du coeur.de l'intelligence ou de l'indomptable courage.« Pour celui qui écrit ces lignes c'était un frère d'armes.et le plus sincère et le plus généreux des amis.Qu'il repose en paix dans la présence du Dieu qu'il a servi ici-bas dans l'auguste labeur de la recherche de la Vérité.» Frere Marie-Victorin' Cette leçon d'histoire des sciences qui mérite d'être transmise à la postérité et comme on l'a si bien dit plus haut: « Heureux l'homme qui a su inspirer de si hautes pensées aussi bien dites.» I] ne reste qu'à les méditer.LE DOCTEUR GASTON LEFEBURE DE BELLEFEUILLE (1882-1938) Un livre paru en 1933 qui ne manquait pas de nouveauté, ni d'intérêt était dû au professeur de psychiatrie, chef de la clinique des maladies mentales à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu: le docteur Gaston Lefèbure de Bellefeuille.Le volume portait le titre: Manuel de technique psychométrique.Le psychiatre Paul Larivière a fait dans le Journal de l'Hôtel-Dieu une critique qui rend parfaite justice à l'auteur.La technique est un travail original.portant la marque d\u2019une longue expérience personnelle.Clinicien exercé, rompu à toutes les finesses de la psychiatrie classique, (l'auteur) {la suite, page 1435) ! Frère Marie-Victorin \u2014 Le docteur Léo Pariseau, Revue Can.Biol, 3: 289.juillet TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 s\u2019était rendu compte du profit que l\u2019on pouvait tirer de la nouvelle méthode de la «mesure de l\u2019intelligence».On obtient, grâce à elle.des renseignements précieux pour le dépistage des arriérés et le contrôle de leurs progrès, pour la détermination des cas de frontière et pour l\u2019orientation professionnelle\u2026 Il serait à souhaiter qu\u2019on recourut régulièrement à la psychométrie\u2026 Souhaitons que le manuel du docteur de Bellefeuille soit entre les mains de tous ceux qui s\u2019occupent d'hygiène mentale et de pédagogie, car 1l facilitera pour eux la sélection et le classement d\u2019enfants arriérés'.Le docteur de Bellefeuille fut, en 1928, nommé titulaire de la chaire de psychiatrie.LE DOCTEUR EDMOND DUFRESNE (1883-1964) Ancien élève du Collège de Nicolet où il a fait ses études secondaires.le docteur Edmond Dufresne étudia la médecine à l'Université Laval de Québec où il obtint son doctorat en 1908.Dédié à l'omnipratique.le docteur Edmond Dufresne opta en 1943 pour la médecine préventive en acceptant le poste de directeur des services de santé d'Outremont, poste qu'il occupa jusqu'en 1963.I était médecin conseil de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.LE DOCTEUR PACIFIQUE GAUTHIER (1884-1964) Le docteur Pacifique Gauthier fut un excellent accoucheur et un professeur d'obstétrique très aimé de ses élèves.Il avait obtenu son doctorat en 1914 à l\u2019Université Laval de Montréal et 1l se destina dès le début de sa carrière à l'exercice de l\u2019obstétrique.De 1914 à 1934.1l fut assistant du service d'obstétrique de la maternité à l'Hôpital de la Miséricorde.Il permuta ensuite à l'Hôpital Sainte-Justine où il fut nommé chef du département d\u2019obstétrique en 1961.Il était professeur agrégé d'obstétrique à l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR GEORGES-HERMYLE BARIL (1886-1953) Né à Montréal.fils du docteur Georges-Edmond Baril.médecin de ! Paul Larivière \u2014 Le docteur de Belle- feuille.J.de !l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.1933.l\u2019Hôtel-Dieu, Georges-Hermyle Baril étudia au Collège Sainte-Marie et à l'Université Laval de Montréal: i] était un diplomé de la promotion de 1908.Après un stage d\u2019internat à l'Hoôtel- Dieu, il s'orienta vers l'enseignement et la pratique des sciences fondamentales à l'Université de la rue Saint-Denis.À son départ pour la guerre de 1914- 1918.le docteur Napoléon Rivet fut remplacé à la chaire de biochimie par son assistant, le docteur Georges- Hermyle Baril.Ce dernier avait fait deux années d'internat à l'Hôtel-Dieu dont la seconde a titre de chef-interne.Il se rendit ensuite à Paris où il obtint de l'Institut Catholique et de la Sorbonne des certificats d'études supérieures en chimie générale.De retour à Montréal en 1911.1] fut chargé du cours pratique de chimie à la Faculté de Médecine et du cours théorique à l\u2019École de Chirurgie dentaire.Le professeur titulaire Rivet.privé de tout outil de travail.ne pouvait fournir à son jeune assistant ni laboratoire, ni instrumentation.Celui-ci se mit donc a la chasse aux subventions nécessaires a la création d'une chaire non seulement d'enseignement théorique.mais aussi de travaux pratiques.Tel qu\u2019il avait démontré lors de sa présidence à l'A.C.J.C.le docteur Baril à toujours possédé les qualités d'un organisateur dynamique-né qu'aucun obstacle ne rebute.Au départ du docteur Rivet.Baril dit prendre charge de l\u2019enseignement universitaire.puis des laboratoires de l'Hôtel-Dieu et de l'Hôpital Sainte-Justine.tout en étant professeur titulaire de chimie organique à la Faculté des Sciences.En outre.il ne ménageait pas ses conseils et il aida à l'établissement des laboratoires de l'Hôpital du Sacré-Coeur.de l'Hôpital de Verdun et de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Convaincu de l'impérieuse nécessité de la culture des sciences expérimentales.Baril multiplia les écrits et les démarches pour introduire dans les collèges classiques des laboratoires bien équipés et des professeurs compétents.En 1920.il participa avec le docteur Gendreau, le professeur Léveillé et le Père Morin.à la création de la Faculté des Sciences.La mème année.1l était à la tête du mouvement qui devait conduire à la mise en marche de l'année pré-médicale.Le P.C.N.était.pour Baril.la principale raison d'être de la Faculté des Sciences.Il à toujours.à partir de ce moment.occupé des postes de commande dans les deux facultés: il fut secrétaire de la Faculté de 1920 à 1947.¥ \"À 1435 directeur des études en médecine en 1938.vice-doyen de la médecine en 1939.Le docteur Baril fut directeur des études et doyen de la Faculté des Sciences.Le docteur Baril était un conseiller écouté des autorités universitaires: membre de la Commission des études.il a été délégué en Europe et aux Etats- Unis.avec l'architecte Ernest Cormier.en prévision de la création du futur centre universitaire de Montréal.Le docteur Baril était franc et sincère: il accordait une confiance entière à ses collaborateurs.Pierre Masson décrivit les traits de sa personnalité Devant la liste de charges.de titres honorifiques qui forment son immense curriculum vitae, on reste confondu.Et quand on sait quelle part il a prise dans l'érection du monument qui nous abrite.quelles enquêtes lointaines il a faites.quels plaidoyers il a dû prononcer, quels combats il a dû soutenir avant la victoire.c\u2019est un sentiment de reconnaissance qui remplit notre coeur.Dans nos réunions.deux personnes ont toujours devant elles des piles de dossiers et de papiers, le doyen et le secrétaire.Les autres membres arrivent toujours les mains vides.Tout au plus ont-ils en poche leur lettre de convocation.Un seul faisait exception: le docteur Baril.Sur la table, en face du doyen.il posait toujours une lourde serviette bourrée de documents.Aucune question n\u2019était débattue sans qu'il prit part a la discussion.toujours avec la mème élégance.la mème solidité.avec la documentation la plus précise.qu'elle fût appuyée par un texte exhibé à point ou cité grâce à une mémoire prodigieuse.Car Baril savait tout.I savait non seulement tout ce qui s'était passé et se passait à l'Université de Montréal, mais il connaissait «ad unguem » tout ce qui se passait dans les universités canadiennes et américaines.Quel secours qu\u2019une telle érudition dans une assemblée délibérante! Que d'erreurs il a évitées ou tenté d'éviter à ce Conseil\"! LE DOCTEUR GUILLAUME LAHAISE (1888-1959) Né à Saint-Hilaire.comté de Richelieu, le docteur Guillaume Lahaise fit ses études au Collège de Saint-Hyacinthe et ! Masson.Pierre \u2014 Union Med.Canada.83: 329, 1954.1436 à l\u2019Université de Montréal où il obtint son doctorat en médecine en 1910.Il passa à l'Hôtel-Dieu de Montréal les années 1910 et 1911 à titre d'interne.Tout en remplissant les devoirs de sa charge avec dévouement, le docteur La- haise cédait en même temps aux caprices de sa muse.Sous le pseudonyme de Guy Delahaye, il publia en 1910, chez l'éditeur Déom, un volume de poèmes intitulé: Les phases Triptyques.L'année suivante.il récidiva en confiant au même éditeur un ouvrage qui portait le titre de: Mignonne, allons voir si la rose est sans épine.Tout en poursuivant ses études médicales.le docteur Guillaume Lahaise orienta dès 1912 ses recherches postscolaires dans le domaine des laboratoires.Il fit un stage d'études à l'Institut Pasteur de Paris.En 1915, il était nommé bactériologiste de l'Hôtel-Dieu; il semble qu'il occupa ce poste jusqu'à la fin de la première guerre, alors qu\u2019il céda la place au docteur Pierre-Paul Gauthier.Le docteur Lahaise prit alors la décision ferme de devenir un spécialiste en psychiatrie.Après des études postscolaires à l'étranger, surtout à Paris, il offrit ses services à l'Hôpital Saint-Jean-de- Dieu.On l\u2019accepta et, après quelques années, on l'assura d\u2019un poste de psychiatre résident en permanence à Gamelin.Il fut bientôt nommé professeur de psychiatrie à l\u2019Université de Montréal, il exerça ses activités professionnelles sous les directives consécutives des docteurs Lefebvre de Bellefeuille.Alcée Té- trault et Émile Legrand.Tout le reste de son existence, le docteur Guillaume Lahaise demeura psychiatre.Pierre de Grand Pré.dans son Histoire de la littérature française au Québec, éditée chez Beauchemin en 1968.au commenté la phase littéraire et poétique de Guy Delahaye: Le recueil de poèmes Les Phases contient des poèmes d\u2019une concision et d'un symbolisme parfois étonnants.Il ne renouvela pas son exploit et son recueil: Mignonne, allons voir si la rose.\u2026 n'était plus qu'un divertissement honnète utilisant de concert l\u2019hermétisme.la page blanche.le désir d\u2019étonnement et l\u2019humeur saugrenue.Il était plein de pro- Jets.s'adonnait à l\u2019occultisme, allait faire chez nous une révolution verbale du type dada.Mais le milieu L'UNION MÉDICALE DU CANADA (1912) y était sans doute peu favorable.Il le crut.se repentit et garda le silence! LE DOCTEUR TOUSSAINT LACHAPELLE (1887-1964) Il avait fait ses études au Collège Sainte-Marie et sa médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.Après y avoir obtenu son diplôme de doctorat en 1910, il fit un séjour à internat de l'Hôtel- Dieu.I] opta à ce moment pour la pratique en milieu mi-rural, mi-urbain.Il décida donc de s'installer à Nominingue, village important des Pays d\u2019En-Haut, où il exerça en plus de sa profession un rôle social: il devint un des principaux artisans du développement économique de Nominingue et de la région environnante.LE DOCTEUR HENRI LAROUCHE (1888-1922) Le docteur Henri Larouche, assistant professeur de chimie à l\u2019Université Laval de Montréal et assistant du docteur Georges-Hermyle Baril au laboratoire de l'Hôtel-Dieu.avait fait ses études à Laval de Montréal.En 1913, après un court séjour à l\u2019internat de l'Hôtel-Dieu, il succéda au docteur Guillaume Lahaise comme bactériologiste et assistant-chimiste au laboratoire de l'hôpital.Il étudia et reçut son diplôme d'hygiéniste public.En 1919, il quitta l\u2019Hôtel-Dieu pour occuper un poste au service de santé de la Ville de Montréal.LE DOCTEUR HECTOR PALARDY Un volume paru discrètement en 1922.à Chicoutimi.était signé: docteur Hector Palardy, médecin-hygiéniste.Cet ouvrage intitulé: Causeries sur l'hygiène portait une dédicace: - À la mémoire de mon père.le docteur J.M.Palardy qui pratiqua la médecine pendant quarante ans à St-Hugues de Ba- got»?Deux préfaces, l'une écrite par le chanoine Emile Chartier et l\u2019autre par le docteur Ernest Gendreau.présentaient ! Pierre de Grand Pre -\u2014- Histoire de lu litterature française au Québec.2: 71.Montréal \u2014 Beauchemin.1968.* Causeries sur l'hygrene.Chicoutimi.1922 [SRP LE Me dE dir Lette tie ait de etd 14 MUA HM aa ie seb Ri fg ile LE COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collége royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espérent se présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le 1er septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l'extérieur devraient soumettre leur demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l\u2019examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d\u2019appréciation préliminaire de la formation; b) le livret de renseignements généraux au sujet des normes de formation et des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont agréés par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Division de la formation et de l'évaluation Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario KIM 1P4 Tél.: (613) 746-8177 AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) Nom .SL (en caractères d\u2019imprimerie) Ancienne adresse .LL (en caractères d\u2019imprimerie) Nouvelle adresse (en caractères d\u2019imprimerie) À partir du LL CL _ CS Prière d'expédier a: L'UNION MEDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 PRAT aimablement le texte scientifique.Lisons quelques extraits de la préface du chanoine Chartier: Vous avez surtout enlevé à vos considérations techniques l\u2019apparence rébarbative qu\u2019elle prend parfois dans les ouvrages analogues au vôtre.En ne vous appuyant que sur la science la plus sûre, vous avez tenu à la présenter le plus simplement, le plus clairement possible.Vous avez su rendre la science accessible sans l\u2019abaisser*.Ernest Gendreau qui, en 1922, occupait le poste de directeur des études à la Faculté de Médecine de l'Université de Montréal, joignit ses commentaires à ceux du chanoine Chartier: Un traité d'hygiène doit intéresser ceux qui s'occupent de diriger une Faculté de Médecine.Sans doute la Faculté de Médecine a pour fin première la formation des praticiens.Mais.si elle veut remplir dignement et adéquatement son rôle, elle doit s'intéresser aux compléments qu\u2019apportent à cette formation tous les auxiliaires de la santé publique.En encourageant spécialement cette diffusion générale des prescriptions de l'hygiène.le Corps Médical enseignant et pratiquant donne le plus magnifique exemple de désintéressement professionnel.I! remplit sa mission au détriment de ses revenus matériels, mais en réalité en devenant plus riche d'honneur, plus digne de la reconnaissance sociale qui s'est toujours attachée à la profession.C'est un hara-kiri d'autant plus admirable qu'en ce moment la préparation aux études médicales est devenue beaucoup plus longue et plus coûteuse\u2026* Un bon Traité d'Hygiène est une oeuvre sociale et civilisatrice.L'ouvrage du docteur Hector Palardy réunit trente-trois causeries qui couvrent l'ensemble des principes d'hygiène privée et publique.Chaque causerie est suivie d'un questionnaire, Il n\u2019a aucune prétention au dogmatisme et il est dépouillé de toute phraséologie nébuleuse et hermétique.Le docteur Palardy entendait vaincre des préjugés invétérés: ceux par exemple qui considéraient la propa- gunde hygiénique comme une invention des médecins et des pharmaciens en vue de faire des bénéfices aux dépens de la naïveté publique.où encore les méfaits imaginaires attribués *Ibidem.page 5.* Ibidem.page 6.1438 à l'air, à l\u2019eau froide, au soleil.etc\u2026 L'hygiène n'est pas la médecine et la médecine n\u2019est pas l'hygiène.Le rôle de l'hygiène consiste essentiellement à entretenir et à développer le bon état du corps.à lui épargner les maladies, les déformations, les désordres provenant du manque d'équilibre dans les fonctions vitales.Celui de la médecine est de guérir, de réparer, de rétablir 5.LE DOCTEUR ARTHÈME DUTILLY (1890-1933) Né à la Présentation, il fit ses études au Collège de Saint-Hyacinthe et à l'Université de Montréal où il reçut en 1919 son doctorat en médecine.Après un an d\u2019internat à la Miséricorde: il fut nommé chef interne à l'Hôpital Sainte-Justine.En 1922, il fut nommé médecin bénévole et en 1928, il devint assistant professeur de pédiatrie à l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR CHARLES-ANTOINE LANGLOIS (1890-1976) Le docteur Charles-Antoine Langlois est décédé le 21 septembre 1976 à l'âge de 86 ans.Il avait été reçu médecin en 1917 à l\u2019Université Laval de Montréal.Il s'est immédiatement orienté en électrologie.Il fut d\u2019abord membre du service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu, alors dirigé par le docteur A.H.Desloges, puis assistant des docteurs Léo Pariseau et Albert Jutras.Il fut également radiologiste à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu.alors sous la direction du docteur Leglius A.Gagnier.fils.Le docteur Langlois avait obtenu son certificat de spécialiste en radiodiagnostic et en radiothérapie en 1952 du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.LE DOCTEUR ERNEST COUTURE (1891-1970) Le docteur Ernest Couture d'Ottawa avait obtenu l'écusson d'honneur décerné par l'Association des médecins de langue française du Canada lors du congres de 1964.Diplômé en médecine de l'Université McGill en 1916.le docteur Couture fit son internat à l'Hôpital Général d'Ot- tawaetau Misericordia Hospital de New York.* Ibidem, page 19.* Neosporin solution oto-ophtaimique et onguent Indications: solution oto-ophtaimique: Prophylaxie et traitement des intections oculaires.Onguent: Infections oculaires externes dues à des germes sensibles Contre-indications: Hypersensibilité a l\u2019un quelconque des composants du produit Précautions: Comme avec les autres préparations antibiotiques, l'usage prolongé peut entrainer une pullulation de germes non sensibles, y compris de fongus.Si cela se produit, les mesures appropriées doivent être appliquées Solution oto-ophtalmique: Ne doit pas être employee en application sous-conjonctivale ou intraoculaire, ni pour l'irrigation des trajets fistuleux à proximité de l'œil ou de l'orbite.Posologie: solution oto-ophtalmique: On suggère 1 ou 2 gouttes dans l'œil affecte 2 a 4 fois par jour, ou plus souvent au besoin.Onguent: Appliquer 2 à 5 fois par jour sur la region affectée.Présentation: solution oto-ophtalmique: Composition par ml: sulfate de polymyxine B.5 000 unités; sulfate de neomycine, 2,5 mg.gramicidine, 0,025 mg.En flacons plastiques de 10 ml avec stilligoutte Onguent: Composition.par gramme.sulfate de polymyxine B, 5 000 unités: bacitracine zinc, 400 unités, sulfate de néomycine, 5 mg.dans un excipient de petio- léne à bas point de fusion.En tubes de 3.5 g (avec embout ophtalmique) *Cortisporin\u2019 suspension ophtalmique et onguent Indications: suspension ophtalmique: Traitement des infections et de Inflammation ophtalmiques conjonctivite bactérienne non purulente, allergique, printanière et phtyc- ténulaire; épisclérite et blépharite non suppurées; kératite Interstitielle, sclérosante, postopératoire ou de l'acné rosacée; brûlures chimiques et thermiques de la cornée i Onguent: Inflammation du secteur anténeur de l'œil.y compris les infections bactériennes dues à des germes sensibles.Aussi, pour le traitement des affections allergiques et des brûlures chimiques et thermiques de la cornée Contre-indications: Ce médicament est contre-indiqué dans les conjonctivites et les blépharites suppurées aigues.les lésions tuberculeuses.fongiques Ou virales de l'œil, y compris la kératite arborescente et les affections intéressant le segment postérieur de l\u2019œit Ce produit est contre- indiqué chez les sujets ayant déjà manifesté une hypersen- sibilté à l'un quelconque de ses composants Précautions: L'emploi ophtaimique prolongé de la stéroi- dothérapie en application locale peut causer chez certains sujets une élévation de la tension intraoculaire Dans les maladies ou il y a amincissement de la cornée.on a signalé des cas de perforation au cours de l'emptoi de topiques stéroidiques Comme avec toute préparation antibiotique.l'usage prolongé peut entrainer une pullulation de germes non sensibles, y compris de fongus Si cela se produit, les mesures appropriées doivent être appliquées Surdosage, traitement: Symptomatique Posologie: suspension ophtalmique: 1 ou 2 gouttes dans l'œil toutes les 3 ou 4 heures, au besoin.plus souvent dans les cas aigus Onguent: Appliquer une trés mince couche 2 a 4 fois par Jour Dans les affections chroniques de !\u2019œut, l'arrêt du tras- tement doit se faire graduellement en réduisant progress vement la fréquence des applications pour atteindre éventuellement une seule application par semaine Présentation: suspension ophtalmique: Composition de la suspension stérile, par mI sulfate de polymyxine 8, 10 000 unites: sulfate de néomycine.5 mg.hydrocortisone, 10 mg(1%) En flacons plastiques de 7 mi avec stifh- goutte Onguent: Composition.par gramme sulfate de polymyxine B.5 000 unités.bacitracine zinc, 400 unités, sulfate de néomycine.5 mg: hydrocortisone, 10 mg, dans un exciprent de petroléine à bas point de fusion En tubes de 3.5 g (avec embout ophtaimique) Renseignements posologiques supplémentaires disponibles sur demande Calmic Limited LaSalle, Qué.\"Nom déposé CCPP Fun Poly & FE ui Ep \u2014 PREIS bein (AHA 3 H W 7 7 7 ii ih i .Ui Fn 5 | 4 0 7) 7 7 7 7 lo, 7 PA a US SU À i i Br 051i; A i te Th unk æ > pit ii 2 J 2 2 7 .S 7 > 0 A Doro Taye Jeet TEES CHEE) ine B.Nég ra i Pg olym A dine) {Une formule ¢ ui 20 ANAS ri | ?Parce e 101 bact Bern GF 0 x, © + oe Cex ve Sep patien icky) (TICS \u201cel 28+ 3 id ca yet] os Moa or Vi = © SI tant Pseudomona di Lo yan CS «ax safe Oe 11% res IN 48) y ma esse jf eps taal prt mri ete laCHIO ella, > re Eveil Ria eux et des # oreilld = duotshle = blép : ératite et otite externe.NEOSPORI à formule logique Re.gu une démangéaison et une douleur accompagnent pra i py LN I bao TONEY UT ee us a = © 8, st \\ i, 41s RSE ANTS) ycine, Hydrocortisone CES 3 Aero lus xine B, N SARE Ie i 4 7 ue sin PE Pour PS PER Calmic ay at 3 is ptiques (Polymyxine B, QUELS Hydrocortisone) LaSalle, Qué 2G Ci pee a ge rer *Nom déposé ke TERESA ter, -3 El 82 5 2 4 HOPITAL POUR ENFANTS DE L\u2019EST DE L\u2019ONTARIO CHEF DU SERVICE D'URGENCE DEMANDÉ L\u2019Hôpital des enfants de l'Est de l'Ontario dispose d\u2019une place vacante susceptible d'intéresser un omnipraticien qualifié en soins pédiatriques qui devra assumer la responsabilité de tous les services pédia- triques ambulatoires non programmés donnés à tous les individus qui se présentent en personne au département d'urgence de l'hôpital pour y recevoir un examen médical.Le Chef du service doit être éligible pour faire partie du bureau médical de l'Hôpital pour enfants de l'Est de l'Ontario et avoir les qualifications réclamées de l\u2019Université d'Ottawa au point de vue d'une nomination académique.Le Chef doit être consentant d'accepter une nomination limitée au département d'urgence en vue de se consacrer à plein temps à des tâches qui n\u2019entreront pas en conflit avec d\u2019autres responsabilités à l'intérieur de l'hôpital.Les intéressés sont invités à adresser confidentiellement le résumé de leur curriculum vitae à Comité de sélection, Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario, 401, chemin Smyth, Ottawa, Ont.K1H 8L1 HOPITAL POUR ENFANTS DE L'EST DE L'ONTARIO CHEF DU SERVICE DE SOINS EXTERNES DEMANDÉ L'Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l'Ontario a un besoin immédiat d'un omnipraticien désireux de planifier et d'organiser les services de soins externes et de collaborer avec les autres agences de santé communautaires, afin de voir à l'expansion de ces services.Le Chef aura la responsabilité de vérifier la qualité des soins fournis aux malades et il devra assurer l\u2019utilisation la meilleure de l'espace, du temps et des facilités disponibles dans ta zone de soins ambulatoires.D'accord avec le directeur de la formation médicale, le Chef assurera également le programme de l\u2019enseignement médical continu dans la région.Le Chef fera partie d'un département clinique en rapport avec sa formation et il lui sera loisible d'avoir accès aux autres départements cliniques.Les intéressés sont invités à adresser confidentiellement le résumé de leur curriculum vitae au Comité de sélection, Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario, 401, chemin Smyth, Ottawa, Ontario.K1H 8L1 CANDIDATURE A.M.L.F.C.DIRECTEUR ADMINISTRATIF L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRAN- CAISE DU CANADA est a la recherche d'un DIRECTEUR ADMINISTRATIF pour assurer la relève à la tête de son organisation.DESCRIPTION DU POSTE: Le directeur administratif relève directement du Conseil d'administration de l'Association et en assure la gestion.RESPONSABILITÉS ET FONCTIONS: En plus d'assurer la gestion du siège social, il sera appelé à évaluer la qualité des services actuellement offerts aux membres, préparer de nouveaux programmes, voir à leur implantation et à leur bon fonctionnement.Ces services sont de caractère scientifique, professionnel et autres.QUALIFICATIONS ET EXPÉRIENCE: Il doit être médecin, intéressé à la gestion ainsi qu'aux relations publiques.TRAITEMENT: Avantageux et variable selon qualifications et expérience.Envoyer curriculum vitae à: Président des mises en candidature 5064 avenue du Parc, Montréal, H2V 4G2 L\u2019UNIVERSITÉ D'OTTAWA POSTE VACANT AU DÉPARTEMENT DE PÉDIATRIE DE L'HÔPITAL POUR ENFANTS DE L'EST DE L\u2019ONTARIO Le poste de directeur des services neurologiques à temps complet est vacant à l'Hôpital pour Enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario, seul hôpital pédiatrique du Nord de l'Ontario et de l'Ouest du Québec.Il s'agit d'une institution de 300 lits desservant une population de près d'un demi-million d'habitants.Le poste comprend la direction et le développement de tous les aspects d'un service hospitalier de neurologie et en plus la responsabilité de l'enseignement scolaire des étudiants et post-universitaire des gradués de la Faculté de Médecine.Les intéressés peuvent se renseigner confidentiellement auprès du Dr James A.McKee, Professor and Chairman, Department of Pediatrics, 401 Smyth Road, Ottawa, Ont.K1H 8L1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ii Ni Gynécologue et accoucheur, le docteur Couture fit partie des départements d\u2019obstétrique et gynécologie de l'Hôpital Général d'Ottawa et de l'Hôpital Saint-Louis-Marie de Montford d\u2019East- view.Il occupa aussi le poste de consultant à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Hull.La réputation du docteur Ernest Couture s'est étendue à tout le Canada à la faveur du livre qu'il a écrit en 1940 et qui portait le titre: La mère canadienne et son enfant.Cet ouvrage a été tiré à plus de deux millions d'exemplaires et il à été publié par l'Imprimeur de la Reine.LE DOCTEUR HENRI BARIL (1892-1953) Né à Sainte-Geneviève de Batiscan, Henri Baril fit ses études au Séminaire des Trois-Rivières et à l'Université de Montréal où il obtint, en 1918.son doctorat en médecine.Il fit son internat à l'Hôpital Sainte- Justine.puis il fut attaché a titre de médecin bénévole au service de pédiatrie.Par la suite.pendant sept ans, 11 s\u2019occupa du laboratoire dont était responsable le docteur Georges-Hermyle Baril.En 1929.1l se rendit à Paris poursuivre ses études et 11 obtint un diplôme à l'École de Puériculture de la Faculté de Paris.De retour au pays.il fut nommé assistant professeur de pédiatrie.puis agrégé en 1939 et chef d\u2019un service en 1933.LE DOCTEUR HECTOR SANCHE (1893-1967) Le docteur Hector Sanche fut élu titulaire d'obstétrique en 1943 et en 1945, 11 fut également désigné pour présider la Commission des infirmières de l'Université de Montréal.À ce dernier poste.11 montra une grande compréhension des règles du dialogue; avec modestie.sérénité et dévouement.il sut concilier ainsi les opinions souvent divergentes des infirmières et des membres de la Commission qui représentaient la Faculté de médecine.Né sur les bords de l'Outaouais sur le versant ontarien, il étudia au Collège de Montréal et à l'Université de Laval à Montréal.Hector Sanche installa son bureau dans l'est de Montréal.Omnipraticien au début, il limita ses efforts professionnels à l'exercice exclusif de l'obstétrique.Enchainé par les obligations professionnelles et les exigences constantes d\u2019une clientèle considérable.de même TOME 106 \u2014 OCTOBRE 1977 que par les charges familiales, le docteur Sanche ne put se libérer et suivre comme ses collègues plus fortunés la voie des études postscolaires.Il se contenta d\u2019une formation d'autodidacte; intelligent, studieux, capable d\u2019absorber la somme d'expérience de ses maîtres et assez souple pour ne pas dévier de la route qu'il s'était tracée et pour aller jusqu'au bout de son monde.il atteignit rapidement le sommet de la hiérarchie.Il entra a la Maternité.où il trouva place auprès du professeur de Cotret.Pour rendre service, Sanche accepta de donner l\u2019anesthésie aux accouchées de ses confrères.Il jouait également le rôle de moniteur aupres des étudiants.La mise à la retraite de de Cotret.son départ pour l'Hôpital Notre-Dame et l\u2019accession du docteur Langevin au poste de chargé de la clinique obstétricale valurent à Sanche une poussée vers le haut dans l'échelon hospitalier que les départs subséquents des docteurs Pac1- fique Gauthier et G.E.Forest précipi- terent.La Miséricorde s'agrandit; le nombre de ses occupants se multiplia par l'addition de cas de chirurgie et de médecins en service privé.Le docteur San- che prit une part active à l'expansion de cet hôpital dont il devint président du bureau médical.Il occupa en 1941 avec dignité le poste de président de la Société médicale de Montréal; il fut aussi un des premiers appelés a diriger les destinées de la Société d'obstétrique et gynécologie du Québec.Il eut l'honneur d\u2019être nommé professeur titulatre de clinique obstétricale et finalement professeur émérite.LE DOCTEUR ALBERT BERTRAND (1894-1973) Le docteur Albert Bertrand accoucheur de l'hôpital de la Miséricorde avait obtenu à l'Université de Montréal en 1924 son doctorat en médecine.I fut pendant plusieurs années inspecteur d'anatomie pour le district de Montréal.(A suivre dans le prochain numéro) Canesten Antifongique et clotrimazole trichomonacide GUIDE THÉRAPEUTIQUE INDICATIONS.La créme et la solution Canesten: Traitement topique des dermatites suivantes: pied d\u2018athléte, eczéma marginé de Hebra et trichophytie cutanée provoqués par le T rubrum, le T mentagrophytes, I'Epidermophyton floccosum; candidose causée par le Candida albicans: pityriasis versicolor provoqué par le Malassezia furfur Le comprimé vaginal Canesten: Traitement de la candidose et de la trichomonase vaginales.Le comprimé vaginal Canesten peut étre administré a toutes les femmes, méme les femmes enceintes et celles prenant des contraceptifs oraux.(Voir précautions a prendre) POSOLOGIE ET ADMINISTRATION.Créme et solution: Appliquer, matin et soir, sur la région atteinte et aux alentours, une mince couche de Canesten en solution ou en créme et masser légèrement.Dans les cas de vulvites, la crème Canesten devrait être appliquée sur la vulve, jusqu'à la région anale.Dans les cas de balanites et comme moyen de prévenir l'infection vaginale ou une réinfection exogène de la part du partenaire, la crème Canesten devrait être appliquée sur le gland.Comprimé vaginal 1 comprimé vaginal pendant 6 jours consécutifs, de préférence au coucher.Introduire le comprimé vaginal, profondément dans le vagin à l\u2019aide de l\u2019applicateur.Afin d'éviter ce traitement pendant les règles, on suggère de commencer la thérapie au moins six jours avant la période prévue des menstruations.DURÉE DU TRAITEMENT.La créme et la solution: La durée du traitement varie selon la gravité et le siège de l'affection.En général.on peut observer une nette amélioration, avec soulagement du prurit, au cours de la première semaine de traitement.La plupart des dermatomycoses requièrent environ 3 ou À semaines de traitement; la candidose, par contre, cède le plus souvent à une thérapie de 1 ou 2 semaines.Si aucune amélioration ne se produit après 4 semaines, on devra repenser le diagnostic.Pour éviter toute rechute ou si la guérison n\u2019est pas confirmée par des examens mycologiques, le traitement devra en général se poursuivre pendant 2 semaines (surtout dans les mycoses du pied) après disparition des symptômes.Comprimé vaginal: Le traitement initial de six jours peut être répété si nécessaire REMARQUES.Crème et solution.L'adjonction de mesures d'hygiène revêt une importance toute particulière dans le traitement des mycoses du pied, souvent rebelles.Après nettoyage, on asséchera soigneusement le pied \u2014 surtout entre les orteils \u2014 pour éviter toute trace d'humidité.Les onychomycoses.par suite de leur siège et des facteurs physiologiques, ne sont que médiocrement influencées par les antimycosiques topiques seuls en raison de leur difficulté de pénétration dans la couche cornée.Canesten s'emploie parfois dans les cas de paronychie et comme traitement d'appoint dans les onychomycoses après extraction ou ablation de l\u2019ongle.Comprimé vaginal: Au traitement local, il est très important d'associer certaines mesures d'hygiène; à cet effet, il est recommandé de prendre des bains 2 fois par jour et d'éviter le port de sous-vêtements trop serrés.Lorsque le diagnostic d\u2019une trichomonase est clairement établi, surtout si cette infestation se situe à des endroits difficilement accessibles au traitement local, tels l\u2019urètre et les glandes de Bartholin, il est essentiel d'instituer une thérapié concomitante avec un trichomonacide oral.CONTRE-INDICATIONS.A l'exception d'une éventuelle hypersensibilité, il n'existe aucune contre-indication connue à l'emploi de la crème, de la solution et du comprimé vaginal Canesten.PRÉCAUTIONS À PRENDRE.Comme avec tout autre topique, il peut se produire une sensibilisation de la peau.Le cas échéant, on devra cesser l'application de Canesten topique et instituer le traitement approprié.La crème et la solution Canesten ne sont pas destinées a un usage ophtalmique.Les comprimés vaginaux Canesten ne sont pas destinés à une administration per os.Emploi au cours de la grossesse.Les expériences recueillies jusqu'ici ont montré que le clotrimazole en application intra- vaginale n'était pratiquement pas absorbé ni par une muqueuse intacte, ni par une muqueuse enflammée.Toutefois, les comprimés vaginaux Canesten ne devraient pas être utilisés durant les trois premiers mois de la grossesse a moins que le médecin juge le traitement essentiel au bien-être de la patiente.De même, l'utilisation de l'applicateur peut ne pas être souhaitable pour certaines femmes enceintes; le cas échéant, on devra recourir à l'introduction digitale.EFFETS INDÉSIRABLES.Les essais cliniques effectués sur une grande échelle ont révélé que Canesten était parfaitement toléré, en application topique et vaginale.Crème et solution: En de rares cas, l'application a entraîné les phénomènes suivants: érythème, sensation de brûlure, apparition d'ampoules, desquamation, oedème, prurit, urticaire et irritation cutanée.Comprimés vaginaux: Eruption cutanée, crampes abdominales, légère incontinence d'urine et sensation de brûlure ou d'irritation de la part du partenaire sexuel sont des effets indésirables très rarement signalés.En aucun cas, ces effets n'ont commandé l'arrêt de la médication.PRÉSENTATION.La solution Canesten à 1 p.100 est présentée en flacons de plastique de 20 mi.Un miillilitre renferme 10 mg de clotrimazole dans un excipient non aqueux.La crème Canesten à 1 p.100 est présentée en tubes de 20 g.Un gramme contient 10 mg de clotrimazole dans un excipient à base de crème pénétrante.Le comprimé vaginal Canesten à 100 mg de clotrimazole est présenté dans une alvéole de plastique scellée sur une plaquette.Chaque boîte de six comprimés contient un applicateur et un feuillet de directives pour la malade.BIBLIOGRAPHIE.1.Lohmeyer (H.): Postgrad.Med.J., 50 Suppl.78, 1974./ 2.Schnell (J.D.}: Ibid., p.79./ 3.Legal (HP): Ibid, p.81 / 4.Widholm (O.): Ibid.p.85./ 5.Couch- man (J.M.} Ibid.p.93./ 6.Higton (B.K.): Ibid.p.95./ 7 Oates {J.K.): Ibid., p.99./ 8.Masterton (M.B.} et coll.: Curr Med.Res.Opin., 3, 83.1975./ 9.Sawyer {P.R.) et coll: Drugs, 9:424, 1975./ 10.Postgrad.Med.J., 50 Suppl.54-76, 1975.Pour plus amples renseignements, veuillez consulter votre monographie Canesten ou votre visiteur médical Boehringer Ingelheim.FBA Pharmaceuticals Ltd.Distribué par Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée 2121, Transcanadienne Dorval, Québec HOP 1J3 FBA-91FR-77 TABLE DES ANNONCEURS Association des médecins de langue française du Canada (Carrières et professions) Ayerst, Laboratoires (Indéral) Ayerst, Laboratoires (Amoxil) Boehringer, Ingelheim (Canada) Ltée (Berotec) 1330-1-2 Boehringer, Ingelheim (Canada) Ltée (Canesten) 1441 et 3° page de la couv.Burroughs Wellcome Ltd.(CoActifed) Calmic Limited (Neosporin/Cortisporin) College Royal des Médecins & Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) Frosst, Chas.E.& Cie (Entrophen-10) Frosst, Chas.E.& Cie (Blocadren) Geigy, Produits Pharmaceutiques (Anafranil) Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tandéaril) 2¢ page de la couv.et 1339 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol) Hoffmann-La Roche Limitée (Daimane) Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l'Ontario (Carrières et professions) Laboratoire Nadeau (Lansoyl) 4\" page de la couv.Merck, Sharp & Dohme Canada Limitée (Sinemet) Nordic, Pharmaceutiques Ltée (Glucophage) Upjohn, Compagnie du Canada (Motrin) ! re 2 ne LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE Ju.ca = H ./ Jrés bien toléré 1 gynécologie } 4 I Ne A ; A.: |\" *> Cie Coa dT Tadd CLIC pour les candidoses vaginales | et les | trichomonases | ême large spectre d\u2019activité dans vaginites causées par le Candida, richomonas ou les infections mixtes.Tinea versicolor opriétés fongicides et trichomonacides Faitement commode 1 fois par jour endant 6 jours pur toutes les femmes, même les en dermatologie pPmmes enceintes Crême/Solution jeu de récidives oo Jucune résistance croisée à d\u2019autres thérapie instantanée nedicaments @ pour le traitement topique ucune contre-indication connue des \u201ctinea\u201d et candidoses @ Pour le malade dont l\u2019état ne \u2018 Co LL.peut attendre l\u2019identification atisfait aux normes esthétiques: des champignons pathogènes.on salissant, non graisseux, inodore; le comprimé vaginal se délite rapidement et complétement Résumé posologique a la page 1441 richophytie cutanée iMtidatetai | e © nm | LANSO TRAITEMENT DE LA CONSTIPATIO | \\ HUILE DE PARAFFINE 78°}, ) | .LANSOYL GELEE-JEH CONSTIPATION | tue of, 20% Fab, @ ude fer ps Soe Coo Crag tlt Based di cii à TR LANSOYL est une gelée d\u2019huile de paraffine aro- CONTRE-INDICATIONS : Douleurs abdominales, matisée aux framboises.L'huile de paraffine est nausées et vomissements.| un lubrifiant intestinal caractérisé par une action POSOLOGIE : Nourrisson: Ya cuillerée à thé 2 fois douce, constante et non-irritante pour la muqueuse par jour.; intestinale.Enfants de 1 à 5 ans: 1 à 2 cuillerées à thé par jour.Enfants de 6 à 12 ans: 3 à 4 cuillerées à thé par INDICATIONS +-LANSOYL est indiqué dans le jour.traitement dé\u201d \u2018aeDstipation qu\u2019elle soit occasion- Adultes: 1 à 4 cuillerées à soupe par jour.AeHe, fonctionnelle; @tQne ou spécifique.De plus, oh geyf l\u2019jiserEpour-gliminuer I'effort d\u2019évacua- [tion après une opéra , pendant et après une i grossesse Ash ue chez les patients souffrant d\u2019hernie ou\u2019d\u2019atfection rdiovasculaires.car ctat se tee © nadeau Laboratory l'Assurance-maladie du Québec M tree Lanacs Apmboursable par la Régj > > 5 "]
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