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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1945-09, Collections de BAnQ.

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[" | Tome 74 \u2014 Numéro 9 MONTREAL, SEPTEMBRE 1945 \\ | Bulletin de l'Association | des (IDédecins de Langue Francaise de l'Elmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) 3L\" Union M)éoicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT | 826 est, boul.Saint-Joseph | Montréal Tél.: LAncaster 9888 E y - f | i |.Enr EEE | Plus que | La Pleine Mesure NOMBRE d\u2019entre nous se rappellent non sans attendrissement, le cigar reçu par le père ou le sac de bonbons, à l\u2019occasion du paiement de la facture hebdomadaire d\u2019épicerie.C'était la façon pour l\u2019épicier d'exprimer son appréciation .J en donnant ce supplément, ce qui lui faisait des amis et des clients de tout repos.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED « TORONTO, ONTARIO Sw, 128, rue Sainte-Anne Québec Le médecin qui spécifie les Produits Lilly garantit aussi à son patient plus qu\u2019une pleine mesure.Chaque drogue préparée par les Laboratoires Lilly doit satisfaire les exigences les plus précises.Chaque procédé de manufacture est scientifiquement contrôlé.On prend toutes les précautions possibles pour faire des Produits Lilly, les meilleurs qu\u2019offrent les marchés mondiaux.Il y a une qualité invisible dertière toute étiquette Lilly. Nous désirons annoncer\u2019 à MM.\u2018Jes Médecins que la PENICILLINE 'SODIQUE s'ajoute maintenant à la liste de nos spécialités de choix.Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d'un cycle biliaire nornal.Le Dycholium exerce une action stimulante énergique sur la fonction biliaire; il en augmente considérablement la sécrétion, assurant ainsi un meilleur drai- = nage vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.DYGCHOLIVEA Principales Indications ICTÈRE HÉPATIQUE, CHOLÉCYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, ENGORGEMENT DU FOIE, Ete.COMPRIMÉS dosés à O gr.30 d\u2019acide déhydrocholique\u2014 tubes de 20\u2014flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.AMPOULES dosées à 1 gramme de déhydrochola ate de sodium\u2014boîtes de 6 ampoules.[ 7] i IGRYAN TS (nang ie) (ROO a PY prt L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 Maintenant, ma petite demoiselle, vous serez \\ doublement immunisée {contre la coqueluche!\u201d Des études cliniques ont démontré que l\u2019endotoxine du bacille de la coqueluche joue un rôle important dans l\u2019étiologie de la maladie, et que l\u2019immunité contre cette endotoxine a son importance, tout comme l\u2019immunité contre le bacille H.pertussis.VACCIN-TOXOÏDE COQUELUCHEUX .le seul vaccin qui procure l\u2019immunité à la fois contre les bacilles H.pertussis et l\u2019endotoxine produite par ces organismes, Flacons de 6 cc.et de 24 cc.avec capsule de caoutchouc.La maison Ayerst prépare aussi les produits suivants contre la coqueluche: Antitoxine coquelucheuse et Sérum antibacté- rien combinés (lapin), pour l\u2019immunisation passive et le traitement; Toxine coquelucheuse pour l\u2019Epreuve de Strean, pour la recherche de la sensibilité.Les produits Ayerst contre la coqueluche sont préparés et titrés sous la surveillance du Professeur E.G.D.Murray, Laboratoire de Bactériologie et d\u2019Immunité, Université McGill.; ; 326F AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE ° Biologistes et Pharmaciens .MONTREAL, CANADA SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT Ce que le temps nous apporte .1193 Sir Alexander Fleming a Montréal © ® e Claude BERTRAND Les disques intervertébraux.Physio-pathologie et notions cliniques actuelles .2.2 22° 244222.1196 W.J.McCORMICK Considérations sur l'étiologie de la thrombose coronarienne .1205 J.-E.BÉLANGER Essais cliniques d\u2019une hormone cardiaque dans les affections cardio- vasculaires en pratique générale .1213 Une autre préparation nouvelle de Penicilline COMPRIMÉS \u201cCILLENTA\" (No 851) Marque de pénicilline Ayerst Administration par voie buccale Les pharmaciens du Canada sont maintenant approvisionnés en Comprimés \u201cCillenta\u2019\u2019 afin de pouvoir exécuter vos ordonnances.Chaque comprimé contient 25,000 unités internationales de pénicilline de calcium.Présentation: flacons de 10 comprimés Bei AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE + Biologistes et Pharmaciens MONTRÉAL, CAND L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLFIIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 3 A EST-CE DE LA GOUTTE?Sensibilité, raideur, léger gonflement des jointures des phalanges (les autres articulations peuvent étre prises), motilité affaiblie, ralentissement graduel des fonctions.se manifestant surtout vers l'âge moyen.tel est le tableau-symptômes que présentent de nombreux cas.11 peut indiquer un cas de goutte, ou bien un cas d\u2019arthritisme.2 YXANTHINE ASTIER donnée per os, à dose d\u2019une cuillerée à thé, une, et même deux fois par jour, amène ordinairement une rapide amélioration de cet état, et, si on continue le traitement, la disparition complète de tous les symptômes.La Lyxanthine Astier produit cet effet en vertu de ses éléments synergiques associés: iode, calcium, soufre, bitartrate de lysidine!\u2026 ce dernier, puissant dissolvant et éliminateur des déchets métaboliques.1.Méthylglyoxalidine ou éthylethenyldiamine.\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 = 2222 22222 Gos frre tee res.ts Gn.sm ean mt ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal Veuillez m'envoyer de la littérature documentaire : LYXANTHINE ASTIER sara VOS 0 000000800000 0 0000210000 000010002010 U00U 02006000 010600 010400000000 2 1000000 0000060202 U 00 GG 023 E222nCQU 200 ES SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS J.-P.BOURQUE Importance de l'examen radiologique dans le diagnostic de la tuberculose rénale .2.2 2° 2° 2221222 2.1228 REVUE GÉNÉRALE J.-M.ROUSSEL L'alcoolisme chronique .1232 Roma AMYOT Aspect neuro-psychiatrique de l'alcoolisme .= 1237 Emilien MARANDA Les hémorragies rétiniennes .1243 Pierre MEUNIER Traitement chirurgical des prolapsus utérins .+ rr ° recLeUr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLFIIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1915 PYRIDIUM plusieurs auaniages indénialles ADMINISTRATION AGRÉABLE ET FACILE Le Pyridium est commode à administrer.Pas de contrôle de laboratoire, aucune médication accessoire ou autres moyens ne sont nécessaires pour le traitement efficace par le Pyridium.ABSENCE DE TOXICITÉ Le Pyridium à doses thérapeutiques peut être administré avec une complète sécurité durant toute la durée de la cystite, de la pyélonéphrite, de la prostatite et de l\u2019uréthrite.RÉSULTAT RAPIDE ; ; Un soulagement rapide et bienfaisant des symptômes urinaires douloureux est le résultat caractéristique du traitement par le Pyridium.MERCK & CO.LIMITED Palricants chimistes MONTREAL - TORONTO SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Pierre SMITH Le cinquantenaire de la mort de Pasteur VARIÉTÉS René CRUCHET La méthode en médecine I-U.GARIEPY Résidence en chirurgie à l'hôpital Notre-Dame Pierre SMITH Médecine et paradoxes CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE Roger-R.DUFRESNE Les solutés intraveineux .CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Un ceil au beurre noir \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1876 ANALYSES MÉDECINE Symptômes gastro-intestinaux d'une myocardite évolutive (1281).GASTRO-ENTÉROLOGIE Syphilis de l'estomac: observation d'un cas (1281).Côlite régionale segmentaire 1281).ALLERGIE Vitamine C et fièvre des foins.Traitement et taux sanguin (1282).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPÉDIE L'enclouage centro-médullaire des os longs (1283).PÉDIATRIE Traitement de la vaginite gonococcique chronique chez l'enfant par une dose unique de pénicilline (1284).NEURO-PSYCHIATRIE Le traitement de l'épilepsie par l'électro-choc.Rapport préliminaire (1284).Myélographie au pantopaque.Résultats.Comparaison avec les autres substances radio- opaques et réaction liquidienne (1285).Le syndrome du membre-fantôme.Discussion sur le rôle des névromes des gros troncs nerveux (1286).La lobotomie préfrontale dans le traitement des psychoses chroniques.Rapport spécial sur la section des quadrants orbitaux seulement (1286).Le diagnostic de la hernie des disques intervertébraux de la région lombaire (1287).La grande hydrocéphalie latente de l'adulte (1288).Tumeur cérébrale et grossesse (1288) LABORATOIRE Amylose à localisations atypiques (valves cardiaques, larynx) (1289).Anatomie pathologique de la \"pneumonie atypique d'étiologie indéterminée\u2018 (1289) SOCIÉTÉS Notes sur la Société canadienne d'Endocrinologie (1290), \u2014 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 20 avril 1945 (1292).\u2014 Société de Chirurgie de Montréal: séance du 16 mai 1945 (1293).\u2014 Société de Biologie de Montréal: séance du 31 mai 1945 (1294) NÉCROLOGIE .NOUVELLES 1253 1255 1268 1272 1274 1277 1279 1281 1290 1295 1298 .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 Pendant TOCOPHEREX Recommandé pour le traitement de la menace d\u2019avortement ou de l\u2019avortement habituel dûs au manque de vitamine E e Chaque capsule contient 50 milligrammes de tocophérols composés équivalant, comme activité de la vitamine E, à 30 milligrammes de a-to- cophérol.Tocopherex contient la vitamine E, dérivée d\u2019huiles végétales par distillation moléculaire, sous une forme plus concentrée, plus stable et plus économique que celle qui provient d\u2019huile de germe de blé.À titre d\u2019essai dans la prévention de l\u2019avortement habituel (lorsqu\u2019il est causé par la déficience de vitamine E): 1 à 3 capsules par jour pendant 815 mois.Dans le cas de menace d\u2019avortement: 5 capsules dans l\u2019espace de 24 heures; traitement que l\u2019on peut continuer une ou deux semaines a raison de 1 a 3 capsules par jour.Les capsules Tocopherex se vendent en flacons de 25 et de 100.la grossesse VIOPHATE -D Pour accroître la réserve requise de calcium e Chaque capsule de Viophate-D contient 4.5 grains de phosphate de dicalcium, 3 grains de gluconate de calcium et 330 unités de vitamine D.Les capsules n\u2019ont aucune saveur et ne contiennent ni sucre ni essence.Si l\u2019on préfère les cachets, l\u2019on peut se procurer les comprimés Viophate-D, agréablement aromatisés à l\u2019essence de wintergreen.Un comprimé équivaut à deux capsules.Présentation: Capsules \u2014 en flacons de 100 et de 1,000.Comprimés \u2014 en boites de 51 et de 250. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 Bulletin de l\u2019Assgociation.des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 3L' Union liSédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, À.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal - Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Ed.Dorion, Guy Drouin, Paul Dumas, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, F.-X.Demers, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Emile Maranda, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 eu = = se se HN = = se a = = aE = x ES = = = = > = es = = ee oN a8 S ; \u2019 aa 18 % 18) © \\ AL et er Ov \\ ct PE a pe x mûrs god av © s () 0 a 9 es mot Q Pe es uf AT NT v ov Ni o> ag.Us 833, rue Howe, Vancouver, C.-B.64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.219, rue Kennedy, Winnipeg, Man.Yedorte Saloratories Inc 1396 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, CANADA DÉPÔTS AU CANADA: 10056, 100e rue, Edmonton, Alta.181, rue Union, Saint-Jean, N.-B. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 OFFICIERS DE l\u2019Hssociation des (Médecins de Langue française de l'Htmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, R.-E.VALIN, Ottawa.Ottawa.Donatien MARION, Montréal.| e oo Oscar MERCIER, Moniréal SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Chs.VÉZINA, Québec.Donatien MARION, Eucë GAULIN Ot 326 est, Blvd Saint-Joseph, ugene \u2019 awa.Mcntréal.].-B.JOBIN, Québec.© COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-président.J.-F.-A.FONTAINE, 2e \" J.-A.DENONCOURT, 6e \" Albert SORMANY, 3e \" T.-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sén., Ze \" C.-A.GAUTHIER, Trésorier.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.e MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1946 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St- Patrice, Ottawa .BAUDOUIN, J.-A.23, Springrove, Montréal .1944 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, BEAUCHEMIN, L-O., Calgary, Alberta .1946 LEBEL, M.-H 3646, Laval, Montréal BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.1944 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursute, Québec BIBAUD, B., \" Valleyfield .1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan BLAIN, \u2018Emile, 3464, St-Denis.Montréal .1944 MILOT, J.-D., \"1017, Stafford Road, Fall River .BLANCHET, R., 7 , Couillard, Québec .L ; _: 1944 PANNETON, Auguste, Trois-Rivières .i BOHEMIER, C-A., 4119, St-Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.CARON, Sylvie, Mastaï, Québec 1944 PERRAS, J.-E., Hull .CHOLETTE, A.- 1451, Bivd St- Joseph Est, Montréal 1946 PERRON, Jos., Shawinigan .CLOUTIER, Victor, St- Georges, Beauce .1944 PHENIX, G., St-Jean COLLIN, Donat, St- Boniface, Manitoba .1946 PIETTE, Ed., Joliette D'ARGENCOURT, Cuy, Drummondville .1946 POWERS, A., Hull .VX cu 12 re DESR ER .-E., e ontréal .ded ° DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1946 RICHARD, L.-A, 168 est, Laurier, Ottawa DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac 1946 RIVARD, Paul- Léon, Clova, Abitibi .DUFAULT, Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass, 1946 SMITH, Pierre, 300, Carré St-Louis, Montréal DUMAS, F.-A., CHicoutimi .LL © 1944 TANGUAY, R.Sudbury, Ont.- GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.I.1 : .1946 TASSE, CE Worcester, Mass.| GAUTHIER, P.-P., 43, Hazelwood, Montréal : ; ; 1946 VIDAL, ].-A., 454 est, rue Sherbrooke, \u2018Montréal .LACHARITE, V., St- Célestin .LL.1944 [VITER - St-Hyacinthe | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 13 \u201cLA CHALEUR HUMIDE\u201d contre la douleur et la tuméfaction Dans le traitement des furoncles ou autres infections localisées où la \"Chaleur Humide\" est indiquée, la \"Chaleur Humide\u201d de l'ANTIPHLOGISTINE aide à soulager la douleur, la tuméfaction et l'endolorissement.L'ANTIPHLOGISTINE, modérément chaude, fournit la chaleur humide pendant plusieurs heures.L'ANTIPHLOGISTINE peut être employée associée à la chimiothérapie.La \"Chaleur Humide\u201d de l'ANTIPHLOGISTINE se montre très efficace aussi pour soulager la douleur et l'enflure d'une entorse, d'une contusion ou autres blessures de ce genre.Littérature sur demande THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 153 ouest, rue Lagauchetiére, Montréal 0 [ nn chaille mouvec dans LE TRAITEMENT DE L'ARTHRITIONE U n chapitre nouveau dans le traitement de l\u2019arthrite commenca il y a dix ans lorsque l\u2019emploi clinique de l\u2019ergostérol vaporisé activé électriquement (Ertron) produisit une amélioration marquée dans la mobilité des articulations et une sensation de bien-être général chez les arthritiques.D epuis ce temps l\u2019Ertron a été étudié chez des milliers de cas d'arthrite sous des conditions de contrôle rigoureux, dans un grand nombre de cliniques pour arthritiques, universités, hôpitaux accrédités et dans la pratique privée.J l a été sûrement établi que l\u2019Ertron produit une amélioration subjective sensible, et à un degré appréciable une amélioration objective.i LIRTRONISATION de l\u2019arthritique est maintenant admise et appré- ce comme partie du programme bien coordonné du traitement d'l\u2019arthrite.PUR ERTRONISER l\u2019arthritique \u2014 Administrer l\u2019Ertron à doses sifisantes, assez longtemps pour l\u2019obtention de bons résultats.Le mde d\u2019administration habituel est de débuter par 2 ou 3 capsules pr jour, et d'augmenter la dose d\u2019une capsule par jour tous les trois jurs jusqu\u2019à concurrence de 6 capsules par jour.Maintenir l\u2019admi- Wtration du médicament jusqu\u2019au maximum d\u2019amélioration.Il e recommandé de donner un verre de lait, trois fois par jour, arès l\u2019administration du médicament.Présenté en flacons de 50, 100 et 500 capsules Parentéral, pour injections intramuseulaires supplémentaires.PUBLICITÉ EXCLUSIVEMENT MÉDICALE © L'Ertron est fabriqué par NTRITION RESEARCH LABORATORIES ° CHICAGO, U.S.A.et distribué au Canada par LURENTIAN AGENCIES REG\u2019D ° MONTRÉAL 1, P.Q.\u2018\u201cErtron\u2019 est un nom déposs appartenant aux Nutrition Research Laboratories, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N, \u2014 Montréal, septembre 1945 = CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée C12 PRESENTE B COMME SUPPLEMENT DIETETIQUE COMPLET TOUS LES ACIDES AMINES NATURELS (ESSENTIELS ET SECONDAIRES) Produits de l\u2019hydrolyse enzymatique de la Caséine c-o-m-b-i-n-é-s AUX GLYCEROPHOSPHATES ET AU COMPLEXE B CGLYCANIN TONIQUE GLYCAMIN vous parvient en bouteilles de 16 oz., 8 oz., 160 oz.Echantillon sur demande D'un arôme et d'un ., à Messieurs les Médecins seulement.goût agréables, GLYCAMIN contient 3 grammes d'Acides Aminés à l'once.Charles Laurin, B.A., B.Ph., Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant-bactériologiste Pharmaciens, Chimistes, Analystes, Biochimistes Diplômés de l\u2019Université de Montréal.CLYCAMIN est préparé sous la surveillance et le contrôle immédiat de: SPÉCIALITÉ DU LABORATOIRE [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL \" COMPRIMES DE \u201c\u2018BEFORTE\" En voici la formule essentielle: \u2018\u201cBEFORTE\u201d C.T.no 360 \"Sont lorhydrate de thiamine (Vitamine B1) 1100 unités int.(3.3 mg.) tamine By (riboflavine) - - - - 2 mg.iacine (acide nicotinique) - - - 20 mg.ntothénate de calcium - - - - 0.5 mg.lorhydrate de vitamine Bg {chlorhydrate de pyridoxine) - - 0.25 mg.concentré contenant tous les éléments du oupe B qui se présentent d'ordinaire dons la vure de bière\u2014rapport: 64 mg.de riboflavine ré.- - - - - - - - - 200me.\u201cBEFORTE\u201d avec C C.T.no 351 \u201cSos Même formule que ci-dessus, plus: S00 unités int.de vitamine C \u201cBEFORTE\u201d avec D C.T.no 362 \"too Même formule que ci-dessus, plus: 500 unités int.de vitamine D FORMULES \u201cBEFORTE\u201d\u2019 LIQUIDE Le BeForte liquide peut être ajouté aux solutions sirupeuses (le sirop simple, par exemple) dans lesquelles peuvent être mélangées les drogues d'usage courant, tels les bromures.On peut aussi le mixtionner, en toute proportion, avec le sirop Ferro-Catalytic no 36.Une mixture (1/1) de BeForte liquide et de ce sirop Ferro-Catalytic no 36 constitue une préparation très agréable au goût, où se trouvent du fer, de la vitamine D, et les vitamines du groupe B.\u201c Chaque cuillerée à thé contient: Chlorhydrate de thiamine (Vitamine Bj) 1100 unités int.(3.3 mg.) Vitamine B» (riboflavine) - - - - 2 mg.Niacine (acide nicotinique} - - - 20 mg.Pantothénate de calcium - - - - 0.5 mg.Chlorhydrate de vitamine B4 (chlorhydrate de pyridoxine) - - 0.25 mg.Un concentré renfermant tous les éléments du groupe B qui se présentent d'ordinaire dans la levure de bière\u2014rapport: 64 mg.de riboflavine par G.- - - locaïne Hôl 17 d\u2019 tl d\u2019At-opi slocaine Hel 19, argent 109, tropine 1% Erinerhrine Hel 29) Oculets UN TRAITEMENT OPHTALMIQUE ASEPTIQUE Applications uniques d'onguent \u2018hydrophile d'un pH approprié aux sécrétions glandulaires de l'oeil.Les OCULETS vous parviennent sous conditionnement de 12 et 100.ECHANTILLONS Sur demande, à Messieurs lès Médecins seulement.(S.V.P.spécifier la formule désirée.) Application facile et sanitaire.Vous n'avez qu'à \"couper le bout effilé de l'oculet avec un canif ou des ciseaux propres\u201d.Les OCULETS sont préparés sous la surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., B.Ph.- Léopold Bergeron,\u201d B.A., B.Ph., assistant-bac- tériologiste, Pharmaciens, Chimistes, Analystes-Biochimistes Diplômés de l'Université de Montréal., Spécialité du Laboratoire [ASGRAIN & [HARBONNEAU 445, BLVD ST-LAURENT UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET - MONTREAL MEDICAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 27 DIGITALISEZ AVEC PRECISION Par la bouche.AVEC PURODIGIN DIGITOXINE WYETH Résultat rapide, sûr a administration orale La digitoxine est la seule substance digitalique connue complètement absorbée à la suite de l\u2019administration orale.\u201cChez l\u2019homme, une dose de digitoxine donne la même efficacité par l\u2019administration orale qu\u2019intraveineuse.\u201d* ABSORPTION COMPLETE PUISSANCE * PuroDIGIN, la digitoxine Wyeth, est d\u2019une puissance constante CONSTANTE telle que la dose est exprimée en termes de poids plutôt qu\u2019en \u201cunités\u201d.Avec PURODIGIN, les \u201cdoses pour une compléte action théra- DOSE peutique sont trop minimes pour produire de l\u2019irritation gastro- MINIME intestinale, avec le résultat que surviennent rarement les nausées et les vomissements par action locale\u201d*.Flacons de 30 comprimés striés, 0.2 mg.par comprimé.ACTION RÉGULIÈRE PAR *COLD, H.; CATTELL, McK.; MODELL, W.Etudes cliniques sur la digitoxine; nouvelles observations sur son emploi dans la méthode de LA BOUCHE digitalisation par une seule dose massive.\u201cAU PREMIER RANG DANS LE CHOIX DE SUBSTANCES DE DIGITALE POUR EMPLOI THERAPEUTIQUE GENERAL\u201d JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED, WALKERVILLE, ONTARIO 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1915 is ue Depuis longte a chacune des matières qui en mesurer les quantités.[ lyse d'une grande précision et Le fluorophotomètre illustré est l\u2019aide de lumière fluorescente, déter tions de vitamines, de traces de métaux ployé dans les analyses des spécialités H Cet instrument concentre un rayon ultra-vi invisible sur la solution qui doit être ana l'effet de la radiation, la solution devient fluô cette fluorescence est enregistrée par une cell électrique\u2014l\u2019intensité de la radiation secondaire réfléchie) s\u2019inscrivant sur un cadran, on en peut relevé et c'est ce qui constitue l'analyse quantita élément de la solution analysée.Cette méthode d'analyse compte parmi les no autres employées avant que les spécialités H soient distribuées dans les pharmacies du Canad qu'elles ne soient prescrites par la profession du Canada.Les spécialités Horner comprennent un vaste a de produits thérapeutiques, à partir des toni raux pour les convalescents, jusqu'aux médic cialisés, tels que les \u2018Vagicaps'.Les \"Vagicaps\u2019 sont des capsules de gélating sulfanilamide et de l'acide lactique \u2014 e le traitement de la vaginite à trichomé tions bactériennes non-spécifiques ment, les \"Vagicaps\u2019 guérissent ces maine.Ces capsules sont, en eff la médecine moderne: a UE Anémies par déficience de fer TIRAD \u2018TABLOID\u2019 10.2 Le fer à l\u2019état ferreux est censé être la forme la plus efficace pour le traitement des anémies par déficience de fer.Le \u2018FERAD\u2019 marque \u2018TABLOID\u2019 No.2 renferme 3 grains de sulfate ferreux anhydre.C\u2019est une préparation bien tolérée, efficace et économique.L'alcalin soluble incorporé dans cette formule joue un rôle important en ce qu'il neutralise l\u2019action astringente du sel ferreux, permettant au malade de prendre de fortes doses sans aucune manifestation d\u2019intolérance.Chaque produit dragéifié renferme : Sulfate ferreux anhydre - - - - - - - S5grains (= 515 grains de sulfate ferreux Ph.Brit.).Carbonate anhydre de sodium - - - - - 2 grains En flacons de 100 et de 500 comprimés.BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL MAISONS ASSOCIÉES : LONDRES - NEW YORK - SYDNEY CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES 29 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODERAZINE MIDY (injectable) (Ampoules 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) ~ (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY (Ampoules 20 cc.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Littérature et échantillons sur demande adressée à: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.RHINAMIDE Affections des Fosses Nasales du Rhino-Pharynx Composition: Sulfanilamide \u2014 Ephédrine \u2014 Ultracaine.Propriétés: Solution antiseptique et décongestive des fosses nasales du Rhino- Pharynx et de leurs annexes.Indications: Obstruction nasale, coryzas, rhinites simples et purulentes, pharyngites, écoulements d'oreilles, otites.sinusite (maxillaire et frontale).Mode d\u2019emploi: Instillations avec compte-gouttes cinq à six fois par jour dans les narines, ainsi que dans le conduit auditif, suivant l'affection, à raison de 4 à 5 gouttes par instillation.Egalement en pulvérisations.Toujours suivre les indications du médecin.Présentation: Flacon compte-gouttes de 30 cc.Laboratoires A.BAILLY Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. IA Technique ELASTOPLAST s\u2019est développée avec les Bandages et Pansements \u2018Elastoplast\u2019.Les résultats satisfaisants décrits dans les publications médicales et reproduits dans le manuel \u2018Elastoplast Technique\u2019 ont été obtenus avec les Bandages et Pansements \u2018Elastoplast\u2019.La combinaison de l\u2019enduit adhésif spécial employé dans la fabrication de 1*Elastoplast\u2019, avec l\u2019extensibilité, la souplesse et la reprise du tissu \u2018Elastoplast\u2019, fournit le degré précis de COMPRESSION et D\u2019ADHESION que l\u2019usage dans la clinique a démontré essentiel à la pratique avantageuse d\u2019application.À cause de ces propriétés, parti- culiéres a 1\u201dElastoplast\u2019, l\u2019on a pu produire un bandage que la Faculté Médicale emploie avec grand succès depuis de nombreuses années, dans le monde entier.Remarque: les bords de 1*Elastoplast\u2019 sont MOUS et ne s\u2019éraillent pas.lastoplast Marque de fabrique Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLFTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 SÉLOGASTRINE \u2014LkIiéARDY \u2014 N GANDI É TAMNRD TGS 1 cuillerée à bouche 2 tablettes ovont avant chaque repas chaque repos Ou Ou moment des crises Ou au moment des crises LABORATOIRES LICARDY._ 38.B' Bourdon.NEUILLY-PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.LIQUEUR LAVILLE \u201cL\u2019ANTIGOUTTEUX\u201d\u2019 Composition: A base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria maialis, gentiana, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d\u2019Action: Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.( Crise Violente, 1 cuil.à café 2 heures avant le repas ou 4 heures après.Répéter toutes les 6 heures au besoin.Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, % cuil.à café le matin à jeun.La LIQUEUR du Dr LAVILLE se présente en flacon de 60 ce.Posologie: LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 33 { Mt à OR LA 3 1 IN ER AD LA ESTR vo RICK (ED & OA Iny médical.faites au sdicame nts Med j mais re ma quables hacun d es ies pl s haque forma , Voici U ne d offr directe- à ch Elle s'applique ?& Carnric e ph armacié méme e de votr for at et j'entremis ez 3 fioles mande, P ite d'a poule y Ans, ac ous e Place z une com les O uatr par cc+ atuite ment une à 10,0 e (soit fioles ment pou vreZ gr force, etV ones Estr genes, taire, d 1 a meme dH de 20 cc 20 c upple 1 fiole d recevrez jectables ntenan en tout).Placez jection de uelleme soit P ez PLOYANT ® Com arez | pr q EZ TO on, à rd p les \u20ac t\u2014EC de cette fac nd une co directement» ones ph macien © les e votre MIEUX efficac 1ite cliniquë» CE QU'IL jvité et le ont leu ts 10} croissan te a permis qu alite, nde tou Jo uxque s e Grâce à leu Cet autre diqu édica qu ia de pri e n OEstrogen\u20ac du corp fabricati0 remar qu ble faveur aup eC n mies nt de ces alte, e 3\u201d sulte d importante dus n ay ef se vend ent Ces et MES d \u201cen ac eter TR faisons LLL 12 THIAMIN HY (IR g CALCIUM Pr Aa COURAN LA 0 1 gs SUR DEMANDE pes NOTIC ES DESCRIPTIVE 1 AMPAC ol E LE Ws 7 AMPAC 64-66 GERRARD STREET, E., ONTARIO.TORONTO, REED CARNRICK Lid L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.LES VITULES FOURNISSENT MAINTENANT LA CAROTÈNE Une étude récente de Lund et Kimble a démontré que la carotène est essentielle comme facteur nutritif chez le foetus.! Leurs recherches indiquent qu\u2019une quantité minime quoique régulière de carotène passe de la mère au foetus et que les carences et les excès maternels en carotène se reflètent sur le foetus.De plus, on a prétendu qu\u2019il y a peu ou pas de transmission de la vitamine À à travers le placenta, puisque l\u2019ingestion excessive de vitamine À sous Wiel \u2014l\u2019ACTIVITÉ DE LA VITAMINE À CHEZ LE FOETUS.forme d\u2019huile de foie de flétan n\u2019a pas réussi a influencer les taux du plasma en vitamine A chez le foetus.D\u2019aprés Gaethgens,?la caroténe est la forme physiologique de la vitamine A durant la grossesse.Dans une étude sur l\u2019absorption de la caroténe par l\u2019intestn humain, van Eekelin et Pannevis* ont constaté que la carotène sous la forme de légumes cuits était presqu\u2019entièrement excrétée, mais qu\u2019ingérée en solution dans Thuile, son absorption était fortement augmentée.LA PLUS ANCIENNE MAISON PHARMACEUTIQUE AU CANADA FONDEE EN 1883 FE \u2014 Montréal, septembre 1915 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 35 FORMULE AMELIORÉE Les VITULES*fournissent la carotène (pro-vitamine À) et la vitamine À biologiquement stabilisée par l\u2019addition de tocophérols mixtes, en plus la vitamine D, les facteurs du B Complexe, l\u2019acide : ascorbique, le concentré de foie et D.la levure des brasseries.boy, er .J wavy, H, vitre Ou1,000 Sn, in lng.[hig L\u2019activité de la Carotene et de la Vitamine A dans les Vitules est protégée dans le tractus gastrointestinal par I\u2019adjonction de toco- phérols mixtes en quantités adéquates, pour prévenir l\u2019oxydation, si l\u2019on en juge par des études expérimentales.L\u2019adjonction de tocophérols mixtes dans les Vitules Wyeth facilite CHAQUE CAPSULE CONTIENT! .2 .la mise en reserve dans le foie de Activité de la vitamine A.5000 U.l.Vitamine À et de carotène, pro- de la carotène, 1000 unités; .y * * .tégeant ainsi contre une carence d'huile de foie de poisson, dai de 1 .A 4000 unités.n - secondaire de la vitamine Vitamine D.500 U-I.Chlorhydrate de thiamine.1.0 mg.1.Lund, Curtis, J., La Vitamine À et la Carotène du Riboflavine.2.0 mg.plasma chez le nouveau-né.Am.J.Obs.& Gynec.Niacine Amide st r tt TT\" 19-9 mg.46:207:1943 (août).yri oxin \u2026\u2026.\u2026.a.UV mg.2.Gaethgens, G., Arch.Cyniakol.164:398-407 Pantothénate de calcium.°c ao.mg.1937.que.0 mg.3.van Eekelin, M., et Pannevis, W., Absorption des Tocophérols mixtes La 3.0 mg.carotinoides par l'intestin humain.Nature, Concentré de foie.cere.125.0 mg.London 141:203-204, 1938.Levure de brasseries.125.0 mg- *N om déposé au Canada Préparées en bouteilles de 30 et de 100 WALKERVILLE - ONTARIO 36 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 Affamé sans pouvoir le crier Le foetus ne dispose d\u2019aucun moyen pour exprimer ses besoins en vitamines, et, d\u2019une manière habituelle, la femme gravide ignore l\u2019épuisement insidieux des réserves maternelles de vitamines.Une UN ICAP\u2019 par jour fournit à la fois à la mère et au foetus une quantité largement suffisante de Vitamine A .5,000 unités int.VitamineD .500 unités int.Vitamine C (37.5 mg.Acide Ascorbique) 750 unités int.Vitamine B, .500 unités int.Riboflavine (B,) 2.0 mg.Vitamine Bg .0.2 mg.Pantothénate de Calcium co.1.0 mg.Amide d\u2019Acide Nicotinique .20.0 mg.* Nom Dépose EN VENTE EN BOUTEILLES DE 50 ET DE 100 FABRICANTS DES MEILLEURS PRODUITS PHARMACEUTIQUES DEPUIS 1886 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 @ Hanté par une peur plus imaginaire que vraie, le patient nerveux et inquiet a besoin d\u2019une sédation efficace avant d\u2019arriver à la chirurgie.Il est encore plus important que cette sédation soit produite avec une marge de sécurité clinique.Le Nembutal est efficace parce que la dose requise est d\u2019environ la moitié de celle des autres barbiturates.La sécurité clinique du Nembutal est due d\u2019une part à l\u2019action brève de la drogue ce qui permet un rétablissement rapide et d\u2019autre part à la petite dose qui réduit grandement la quantité de drogue à éliminer.La valeur du Nembutal en pratique est définitivement établie par les centaines d\u2019imprimés parus dans les revues médicales.Si vous désirez faire l\u2019essai du Nembutal, il nous fera plaisir de vous faire parvenir échantillon et littérature sur demande.LAEORATOIRES ABBOTT LTEE, MONTREAL Q QO QQQ0 00000000 \u2018 Nembuatal Q O [SODIUM ETHYL (1-METHYL-BUTYL) BARBITURATE, ABBOTT] 37 No MAIGRE REGIME ~~ Les femmes qui s'imposent un régime amaigrissant sont rarement scientifiques\u2014ou même sensées\u2014en ce qui concerne leur alimentation.Beaucoup d\u2019entre elles pignochent leurs repas et mangent beaucoup trop peu.D\u2019autres mangent sur le pouce à des heures irrégulières, sans se soucier le moindrement de prendre des repas équilibrés.D'autres encore ne s'occupent que de maigrir en vitesse, et ne tiennent aucun compte des principes de la nutrition.Ces femmes peuvent, tout en atteignant la taille élégante recherchée, se mettre en état d'hvpovitaminose subclinique.Mais elles ne sont pas seules à avoir un régime déplorable.Il y en a bien d'autres qui, par ignorance, négligence ou indifférence, violent régulièrement CAPSULES DE les lois les plus élémentaires de la diététique, et n\u2019absorbent pas # | chaque jour la quantité minimum requise des vitamines \u2019 essentielles.Il n'est donc pas étonnant que les hypovita- D AYA MI N E minoses subcliniques soient loin d'être rares, Et il n'est \\ , pas surprenant non plus que les médecins prescrivent de plus en plus un bon appoint vitaminique à leurs A b b ott clients dont les régimes les exposent à des carences vitaminiques.Beaucoup d'entre eux spécifient les Capsules de Dayamine Abbott .confiants en leur qualité et leur activité.Pourquoi ne < i Chaque capsule contient: pas vous fier sur Abbott, vous aussi! Chlorhydrate de (@iamine (B1) B.P.1,000 unités int.l;ABORATOIRES À BROTT LTFF, Riboflavine (B2) (G).me.4 Nicotinamide.LL.20 mg.Montréal 8.Chlorhydrate de Pyridoxine (Be).1 mg.Acide Pantothénique.3 mg.Acide Ascarbique © BP.75 me.Vitamine À.22.22.5000 unités int.Vitamine D.1111111 1101111 800 unités int. BULLETIN + + CE QUE LE TEMPS NOUS APPORTE Sir Alexander Fleming à Montréal Sir Alexander Fleming, qui découvrit la pénicilline en 1929, était de passage à Montréal il y a quelques semaines.Il n\u2019y demeura que deux jours.Grâce à la vigilance du président de la Société Médicale de Montréal, le docteur Letondal, un groupe de médecins de la métropole put luncher très intimement en compagnie du distingué bactériologiste d\u2019Angleterre.Sir Fleming adressa la parole à l'issue au lunch.De taille moyenne, d\u2019un vêtement qu'on ne remarque pas, de manières très simples et d\u2019un abord discrètement amical, le découvreur de la pénicilline possède l\u2019expression mimique d\u2019un homme qui regarde la vie et les gens sans surprise, avec placidité et probablement avec beaucoup d'humour.Les paroles de Sir Fleming confirmèrent cette impression première qu\u2019il est un savant dont la solide philosophie a supporté avec avantage les honneurs, le respect, l\u2019admiration et les éloges que lui a valus sa découverte.Il est demeuré simple, nous le répétons à souhait, affable, abordable, et surtout modeste dans la gloire.Il nous raconta en raccourci l\u2019odyssée de sa vie, de son enfance jusqu\u2019à la découverte de la pénicilline.Et il nous avoua que les divers épisodes de son existence, les principaux tournants de sa vie à partir d\u2019une ferme d\u2019Ecosse jusqu\u2019au laboratoire de bactériologie d\u2019un des plus importants hôpitaux de Londres, furent le résultat du hasard et de la chance.Il affirme que sa découverte fut aussi le résultat d\u2019une heureuse coïncidence où les éléments qui se rencontrerent furent menés par le sort et la fortune des dieux de la bactériologie.On connaît les faits maintenant célèbres de cette découverte.Fleming poursuivait des observations sur les staphylocoques, sur les 1194 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 différentes variations de ses cultures.Pour opérer ses constatations, il devait ouvrir fréquemment les boîtes d\u2019ensemencement.Les milieux furent contaminés.Sir Fleming observa avec perplexité et surprise que certaines colonies de staphylocoques subissaient une lyse impressionnante.Fleming avait bien vu qu\u2019un champignon avait contaminé son milieu de culture, il se rendit compte que la lyse des staphylocoques était due à l\u2019action de la moisissure.De quoi s\u2019agissait-il?Le mérite de Fleming réside précisément .dans le fait crucial d\u2019avoir saisi ce phénomène apparemment banal et d\u2019en avoir poursuivi les rapports et les conséquences.La moisissure était le « penicillium notatum ».Il en retira, après culture, le principe actif qu\u2019il nomma « pénicilline ».Il entrevit dès lors l\u2019application possible dans la lutte contre les infections microbiennes.Bactériologiste, limité dans les moyens de préparation et de purification d\u2019une pénicilline adaptable à la thérapeutique anti-infectieuse pratique, 11 ne se contenta que d\u2019en prédire l\u2019usage merveilleux.Là se termina son œuvre.Il avait ouvert la voie vers la prodigieuse médication qui sauve et sauvera d\u2019innombrables vies humaines et qui, dès maintenant, transforme la pathologie, l\u2019évolution et le pronostic de multiples infections.Il était donné à l\u2019équipe d\u2019Oxford, à Chain, Florey et leurs collaborateurs, de compléter en 1940 la découverte de Fleming et la réaliser de telle sorte qu\u2019elle devienne un moyen d\u2019usage quotidien.Sir Fleming, qui attribue au hasard et à la chance seuls la survenance de sa découverte, est d\u2019une élégante modestie, ou plutôt d\u2019un humour aimable qui ne surprend pas chez un Ecossais.Comme nous le disons plus haut et comme 1l survint dans les rapports des faits d\u2019un grand nombre de découvertes ou d\u2019inventions célèbres, un phénomène s\u2019est opéré inopinément, sans prévision de l\u2019auteur qui en favorisa involontairement l\u2019éclosion.Mais en voici le merveilleux et le mérite incontestable: l\u2019auteur en saisit les facteurs opérants; sa curiosité vigilante le poussa à identifier la nature de ces agents efficients, 1l eut également la notion claire et précise des réalisations possibles.Si on analyse le processus, l\u2019enchaînement des éléments qui aboutissent à la découverte, même et surtout quand le hasard se charge de mettre en présence, on s'aperçoit, comme l\u2019exprimait avec pittoresque Sir Fleming, que pour réaliser une découverte il faut « être là », que l\u2019on doit non seulement être assidu dans l\u2019observation, mais surtout posséder un pouvoir d\u2019attention et de concentration de l\u2019esprit jamais pris en défaut; on voit aussi que le découvreur est BULLETIN préparé, par sa formation scientifique dans le domaine de ses recherches, à saisir la signification des faits qui se déroulent par devers lui (un primaire ne fait pas de découvertes); on se rend compte aussi qu\u2019il n\u2019admet pas « à priori » que tout a été ou observé, ou découvert, qu\u2019il donne plutôt confiance et importance aux seuls faits, perceptibles et probants; ces derniers réservent aux chercheurs préparés et attentifs les surprises les plus heureuses.L\u2019inventeur ou le découvreur, comme Fleming, est de plus curieux, obstiné, il se rend au bout de ses constatations quand elles offrent une certaine part d\u2019intérêt, même si elles paraissent banales ou s\u2019il croit qu\u2019elles se sont déjà produites.La richesse, la rapidité dans l'association des idées, des concepts et des images, créeront ce qu'on appelle 'imagination tout court, et imagination créatrice quand, saisissant les rapports et prévoyant les conséquences, elle porte vers des sentiers nouveaux ou des vues insoupçonnées.Fleming est vraiment trop modeste quand il avoue que la chance seule l\u2019a favorisé.Certes, la chance l\u2019a servi, mais il eut le grand mérite de la reconnaître quand elle vint à lui, de se saisir de ce qu\u2019elle offrait et de formuler ce qu\u2019elle présentait sous un aspect apparemment imprécis.D\u2019autres découvertes, en médecine, eurent une valeur doctrinale plus transcendante et nécessitèrent des travaux préliminaires d\u2019une envergure plus vaste, ainsi les travaux et les découvertes de Pasteur.Celle de Fleming contient une somme de bien pour l\u2019humanité qui la rend éminemment précieuse.Il en devient un des bienfaiteurs, modeste, simple et humoriste, mais pour cela pas moins digne de notre gratitude.Roma AMYOT.1195 LES DISQUES INTERVERTÉBRAUX PHYSIO-PATHOLOGIE ET NOTIONS CLINIQUES ACTUELLES ! Par Claude BERTRAND, capitaine, R.C.A.M.C,, Neurochirurgien à l\u2019hôpital Sainte-Anne de Bellevue.Il y a quelque temps, nous avions l\u2019occasion de revoir les dossiers de quelque cent cinquante patients traités dans notre service ces mois derniers pour hernie d\u2019un disque intervertébral cervical ou lombaire.Nous avons cru qu'il serait de quelque intérêt de revoir, à la lumière des acquisitions cliniques et expérimentales de ces dernières années, les idées en cours sur la physiopathologie, les manifestations.le diagnostic, et le traitement de ces lésions.PHYSIO-PATHOLOGIE.Depuis les travaux de Schmorl et de Mauric, la constitution et les propriétés des disques intervertébraux ont été l\u2019objet de bien des controverses., Rappelons-nous simplement qu\u2019ils sont formés en leur centre d\u2019un fibro-cartilage très lâche, surtout à sa partie postérieure, et d\u2019un anneau fibreux.Celui-ci s\u2019unit au ligament longitudinal postérieur pour former, avec les corps vertébraux, la partie antérieure du canal vertébral.Ce canal est limité de chaque côté par les pédicules et les apophyses articulaires et en arrière par les lames vertébrales que les ligaments jaunes réunissent.Le ligament longitudinal postérieur est plus fort dans sa partie moyenne que de chaque côté.Le long de sa face postérieure circulent les veines méningo-rachidiennes qui se trouvent recouvertes par la graisse de l\u2019espace épidural.Derrière, nous voyons l\u2019enveloppe dure- mèrienne qui contient, jusqu\u2019au niveau de la première vertèbre lombaire, la moelle épinière, et plus bas les racines lombo-sacrées de la queue de cheval.A chaque trou de conju- \u201c1.Clichés reproduits par courtoisie du Dr A.E.Childe: «The role of the X-Ray in the diagnosis of posterior herniation of the intervertebral disc.» C.M.4.J., 52: 458-470 (mai) 1915.gaison, un prolongement de la dure-mere accompagne la racine nerveuse.Le canal rachidien est très étroit dans la région cervicale inférieure et assez large dans la région lombo- sacrée où le sac dural se termine parfois très haut, au niveau de la première vertèbre sacrée.\u2018 On a longtemps cru que les disques intervertébraux sont incompressibles.Actuellement, on conteste cette opinion, et le fait qu\u2019un patient en décubitus se trouve grandi d'au moins un pouce nous permet d'en douter.À tout événement, cette compressibilité est fort réduite.Le centre fibro-cartilagineux dégénère avec l\u2019âge en même temps que l\u2019élasticité et la résistance ligamentaire diminuent.À ce sujet, Cone et Morris ont rapporté récemment que, au lieu que chez les jeunes une} histoire de traumatisme est la règle, chez les gens d'âge moyen, on ne la rencontre que dans 50% des cas.Malgré cette élasticité du jeune fibro-cartilage, nous avons vu une hernie vérifiée à l'opération chez un patient de 19 ans dont l\u2019histoire clinique remontait à cinq ans.D\u2019après Spurling, la hernie lombaire entre Ep EE EE les troisième et quatrième (Ls-L4), quatrième et cinquième (L4-Ls) vertèbres lombaires, etl la cinquième lombaire et la première vertèbreR sacrée (Ls-S1) est dix fois plus fréquente que la hernie cervicale.D'après nos statistiques, cette proportion est de vingt pour un.Parmi les hernies cervicales, la hernie entre la cinquième et la sixième (Cs-Cç) est deux fois plus fréquente; que dans l\u2019espace entre la sixième et la} septième vertèbre cervicale.J La hernie entre les onzième et douzième vertèbres thoraciques est plus rare.D'une.façon générale, environ 95% des lésions se produisent entre L+-L; et L;-S; et ordinairement d\u2019un seul côté. BERTRAND: LES DISQUES INTERVERTÉBRAUX 1197 A Disque intervertébral rétréci entre LA et L5 avec hernie du disque à gauche.Sacralisation de l'apophyse (ransverse gauche avec hernie du disque entre Lt et 15 à droite.I.2.3.Myélogramme normal avec culs-de-sac no maux au niveau de LA et de L5 4.Myélogramme normal qui démontre les diverses positions à employer.Les clichés en oblique sont essentiels. 1198 SYMPTOMATOLOGIE.1° Région lombaire.Signes subjectifs.Il faut soupçonner le disque intervertébral dans tous les cas de sciatique et de lombalgie; toutefois, l'absence de douleurs radiculaires est assez rare, mais elles apparaissent quelque temps après les premiers symptômes.\u201cCette lombalgie est d\u2019abord survenue à la suite d\u2019une chute, d\u2019un faux pas ou d'un effort exagéré.Quelquefois, le patient s\u2019en aperçoit tout simplement a l'approche du mauvais temps.Ces douleurs deviennent de plus en plus fréquentes et persistantes après des périodes de rémission parfois de plusieurs mois.Puis le malade constate une douleur analogue dans une hanche ou l\u2019autre, plus souvent à gauche.Ou même, la douleur descend jusqu\u2019au talon le long de la face postérieure ou postéro-externe de la cuisse et de la jambe.La première localisation suggère une hernie entre Ls-S,, et la seconde, entre L4-Ls.Tout ce qui augmente ou diminue l\u2019irritation radiculaire et la névrite est assez bien connu du malade.La marche, la position assise prolongée, la flexion de la colonne, l\u2019humidité, lui sont funestes.L\u2019effort et la toux peuvent provoquer une douleur sciatique fulgurante qui courbe le malade.La chaleur, le décubitus, spécialement avec le membre douloureux en flexion, ont une action bienfaisante.Examen objectif.Le patient présente ordinairement un léger spasme protecteur des masses lombaires.Il peut même présenter une torsion de la colonne en cypho-scoliose avec convexité latérale du côté de la lésion, et l\u2019on verra le malade boiter un peu et tenir sa jambe en flexion légère.La flexion de la colonne pratiquée par le malade ou de façon passive est douloureuse, spécialement la flexion postérieure (ou hyperextension) et latérale du côté atteint.La distance entre les doigts du malade et la surface du plancher, en flexion antérieure, est un bon indice de son progrès.La L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 douleur produite lorsque le membre inférieur, maintenu en extension parfaite au genou, est fléchi sur le bassin vers l\u2019angle droit (signe de Lasègue) est quasi pathognomonique de la névrite sciatique, et il existe en général une différence d'amplitude assez marquée entre les deux côtés.À la palpation, la douleur est ressentie au niveau des apophyses épineuses de La, Ls et S,, et Dandy dit qu'il peut même déceler une mobilité anormale.Par contre, il n\u2019y a pas de douleur à la palpation des articulations sacro-iliaques et coxo-fémorales ni lors de leur mobilisation.Le sciatique est aussi sensible à la palpation soit en dehors de l\u2019ischion, le long de la face postérieure de la cuisse, ou dans le mollet.Les signes du côté musculaire sont beaucoup plus marqués que ne l\u2019avait d\u2019abord supposé Mixter.C\u2019est ainsi qu\u2019un radiologiste avec qui nous travaillions avait l\u2019habitude de dire quel était le côté de la lésion par l\u2019apparence des muscles fessiers lorsque le malade était à plat ventre avant un myélogramme.Les muscles du côté affecté sont plus flasques et le pli fessier plus bas.Mackenzie attache une grande importance à la faiblesse du cou- de-pied en extension (dorsiflexion) lorsque le disque fait hernie à L,-L; et en flexion lorsqu'il se trouve à L5-S,.Je n\u2019ai pu vérifier ce dernier signe que dans 7% à 10% de mes cas.Les troubles de la sensation consistent dans une diminution de la sensation à la piqûre, au toucher, au froid et au chaud ou même une hyperesthésie ou une paresthésie dans un ou plus rarement plusieurs dermatomes, diminution que le patient a parfois constatée spontanément.Lorsque le patient montre comme région douloureuse la partie postéro- externe de son membre inférieur de la fesse au talon, et que l\u2019on trouve une hyperesthésie dans ce territoire, il s\u2019agit d\u2019une hernie à L,-L; comprimant la cinquième racine lombaire.Lorsque cette région est située directement en arrière et qu\u2019elle embrasse la partie externe et non interne du pied (c\u2019est à ce niveau qu\u2019il est plus simple de la rechercher), BERTRAND: LES DISQUES INTERVERTÉBRAUX | 1199 5.Hernie du disque entre L5 et SI à droite.L'encoche est large mais de forme typique.6.Large hernie entre L4 et L5 à gauche.7.Légère élévation du cul-de-sac à gauche au-dessus du disque L5-S1 et limite latérale, moins convexe de ce côté.Hernie du disque L5-S1 vérifiée à l\u2019opération.8.Hernie du disque L4-L5 à gauche avec légère encoche antéro-latérale.9.Hernie du disque L5-SI1 à gauche avec légère encoche antéro-latérale et élévation du cul-de-sac.Le pantopaque glisse plus rapidement de ce côté que du côté droit.10.Espace sous-arachnoïdien très court ne révélant qu'une très légère déformité du côté droit entre L5 et SI alors que la hernie était considérable. 1200 le disque fait pression a L;-S; sur la première racine sacrée.Nous n\u2019avons pu déceler ces changements que dans 25% de nos patients, mais certains auteurs, comme J.Keegan, qui s\u2019est appliqué a une recherche systématique de ces variations en traînant la pointe d\u2019une épingle sur la peau, ont un pourcentage de corrélation élevé.+ Enfin, les réflexes peuvent être diminués: une compression de la première racine sacrée diminue le réflexe achilléen, et celle de la troisième lembaire, le réflexe rotulien.2° Région cervicale.Les symptômes dans la région cervicale suivent à peu près le même ordre que dans la région lombaire avec quelques différences qui résultent de différences anatomiques et fonctionnelles.Ici, le traumatisme peut produire une hernie médiane s\u2019il est assez fort, et nous sommes alors en présence de signes de compression médullaire avec hyperréflec- tivité tendineuse au-dessous de la lésion, faiblesse, hypoesthésie ou même un véritable syndrome de Brown-Séquard.Mais en général la hernie se fait d\u2019un côté ou de l\u2019autre et elle apparaît à un âge plus avancé, alors que la dégénérescence du disque permet ces légères hernies latérales qui, dans la région cervicale inférieure où l\u2019espace est restreint, nous donnent rapidement des manifestations cliniques.Signes subjectifs.Le malade ressent d\u2019abord une douleur vague au niveau du bas du cou et dans la partie attenante de l\u2019épaule.Après quelques récidives, la douleur descend le long du bras et même parfois le long de l'avant-bras vers le pouce et l\u2019index.Ici encore, le mauvais temps, une immobilité prolongée en position verticale, les flexions excessives, les secousses répétées, la toux et l'effort augmentent la douleur.Ces derniers causent souvent des éclairs douloureux le long du membre correspondant à la lésion.Le patient peut aussi se plaindre de pares- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 thésie ou d\u2019hypoesthésie dans une main, surtout dans la portion radiale de celle-ci, de faiblesse et d\u2019une \u2018tertaine gaucherie d'un membre supérieur.Examen objectif.Dans la hernie latérale, l'examen du malade révèle des signes de pathologie vertébrale et de compression radiculaire analogues à ceux de la région lombaire.Le patient a le cou raidi par un spasme musculaire protecteur dans la position qui décomprime le plus la racine cervicale; légère flexion et inclinaison contra-latérale.L\u2019hyperextension augmente la douleur.Une pression sur la tête, lorsque le cou est incliné du côté de la lésion, peut donner une irradiation douloureuse le long du bras (Spurling).C\u2019est là un signe dont il faut user avec prudence.La palpation évoque de la sensibilité au niveau des apophyses épineuses cervicales inférieures, des muscles du cou, de l'épaule et du bras.La hernie du disque Cs-Ce, en comprimant la sixième racine cervicale, peut entraîner une faiblesse du biceps correspondant, une diminution de son réflexe tendineux et une hypo- esthésie au niveau de la base du pouce.La hernie du disque Cç-C7 affecte le triceps et son réflexe et l\u2019hypoesthésie s\u2019étend à l\u2019index et au côté radial de la partie distale de l\u2019avant-bras.Bien que ces irradiations contrastent avec celle que produit le spasme du scalène antérieur le long du côté cubital de la main en comprimant les septième et huitième racines cervicales, le diagnostic différentiel entre ces deux conditions est parfois délicat.MOYENS DE DIAGNOSTIC.Parmi les moyens de diagnostic les plus utiles, on compte la radiographie, la ponction lombaire et le myélogramme.La radiographie sert surtout à éliminer un tas de processus pathologiques dont l\u2019histoire peut ressembler à celle d\u2019une hernie de disque BERTRAND: LES DISQUES INTERVERTÉBRAUX intervertébral: des facettes articulaires asymétriques, une lombalisation ou une sacralisation, une spondylite, un spondylolysthésis, un mal de Pott ou même une coxalgie, une érosion ou un élargissement du canal vertébral qui suggère une tumeur, une arthrite rhumatoïde ou même une ostéo-arthrite.Celle-ci, si elle est localisée à la région douloureuse, peut n\u2019être que le résultat d\u2019un traumatisme ou de traumatismes répétés, et alors il s\u2019agit souvent 1201 les résultats.Un blocage partiel, une épreuve de Pandy positive, une augmentation des protéines au-dessus de 100 mlgms % suggèrent plutôt une tumeur.Une légère augmentation au-dessus de la normale de 30 à 40 mlgms % se produit dans seulement 60% des cas, d\u2019après les plus récentes statistiques de Love de la clinique Mayo.L\u2019épreuve par excellence est le myélo- gramme pratiqué avec une substance radio- 11.Hernie des disques entre L5 et S1 à droite et L4 et L5 à gauche.12.Exemple de hernies multiples dans la région lombaire.d'un phénomène concomitant, d\u2019une fusion protectrice naturelle.L'indentation des surfaces articulaires des corps vertébraux (nodules de Schmorl) n\u2019a pas ordinairement une grande signification clinique.Mais le seul indice défini d\u2019une hernie intervertébrale est le rétrécissement d\u2019un espace intervertébral, ce qu'on peut illustrer plus facilement par un cliché en position verticale.La ponction lombaire aide peu à confirmer le diagnostic et l\u2019on doit s\u2019en abstenir si on a l'intention de pratiquer un myélogramme de peur de rendre celui-ci difficile ou d\u2019en fausser opaque, et sa valeur, longtemps discutée, est reconnue par la plupart des grandes cliniques.S1 l\u2019on peut s\u2019en dispenser dans quelques cas typiques, on ne saurait nier sa valeur localisatrice, et ceux qui s\u2019en abstiennent explorent en général les deux espaces intervertébraux adjacents.Shinners et Hamby, qui lui sont adverses, admettent sa véracité dans 80% des cas, ce qui est très conservateur si le radiologiste est expérimenté.Le myélogramme à l\u2019oxygène et l\u2019épidurogramme sont plus simples d\u2019exécution, mais ils ne donnent malheureusement pas de résultats comparables. 1202 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 13.Hernie bilatérale entre L4 et L5.Dans ce cas la hernie n\u2019était marquée que lorsque le patient était debout.14.Hernie entre L4 et L5 à gauche.La radiographie de droite démontre la réduction partielle, produite par une simple traction sur les membres inférieurs.15.Le patient n\u2019a pas bougé dans l'intervalle entre ces deux clichés, mais pendant la prise du cliché de droite, il a contracté fortement ses muscles lombaires.16.Hernie d\u2019un disque cervical entre C5 et C6 plus marquée à gauche après injection de pantopaque. BERTRAND: LES DISQUES INTERVERTÉBRAUX 1203 17.Le cliché de gauche illustre le rétrécissement du disque C6-C7 avec quelques ostéophytes.Celui de droite démontre une hernie du disque C6-C7 à gauche.18.Hémangioendothéliome de la queue de cheval produisant une encoche arrondie, différente d'un blocage extra-dural, tel celui produit par un large disque.Dans ce dernier cas, le contour serait irrégulier.19.Une partie de l'huile a été injectée dans l\u2019espace sous-dural.Elle remue peu lorsqu\u2019on varie la position du patient.20.Les clichés supérieurs sont probablement le résultat d\u2019une injection sous-durale.Ceux du bas nous font voir Un espace sous-arachnoïdien normal chez le même patient lors d\u2019une injection faite quelques semaines plus tard. 1204 Le pantopaque et le lipiodol sont les substances de choix: celui-ci est un peu moins irritant, celui-là s\u2019aspire plus aisément.L\u2019un et l'autre donnent parfois une réaction méningée ennuyeuse, mais sans danger.On place le malade à plat ventre sur une table radiologique à bascule et l\u2019on introduit, par ponction lombaire dans l\u2019interligne Ls- Ls, cinq centimètres cubes de la substance opaque sous contrôle fluoroscopique.Toujours avec l\u2019aide de la fluoroscopie, on prend les clichés appropriés, puis l\u2019on collecte et l\u2019on retire la substance étrangère.Ceci nécessite un peu d'entraînement de la part du radiologiste, mais est d'importance pour éviter au malade des réactions désagréables.TRAITEMENT.* Le traitement de la hernie d\u2019un disque intervertébral devra d\u2019abord être conservateur si les signes cliniques sont assez frustes et récents.Ceci a surtout des chances de succès chez les patients plus âgés où la nature aide souvent à fixer la lésion.Chez les jeunes, les résultats sont temporaires.Pour le disque cervical.on pratique d\u2019abord la traction avec des poids d\u2019environ vingt livres.Après trois semaines, si la douleur est disparue, on lui substitue un collet fixé en extension qu\u2019on peut laisser pour trois mois.Pour la hernie lombaire, la résolution du spasme musculaire et de la protrusion intervertébrale s'obtient surtout par le repos en position horizontale sur un lit dur avec bains continus ou diathermie et massage.Puis, par une série d'exercices gradués, tout d\u2019abord de tension musculaire et puis d\u2019extension, on tente de maintenir l\u2019équilibre obtenu.Le traitement chirurgical consiste essentiellement en une hémilaminectomie ou plutôt une interlaminectomie avec curettage complet de l\u2019espace intervertébral souvent accompagné d\u2019une fusion des facettes articulaires adjacentes.La fusion avec greffe d'emblée est à déconseiller sauf dans les cas compliqués avec spondylolysthésis, ostéoar- thrite, etc.Dans la région cervicale, l\u2019hémi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 laminectomie avec curettage sans fusion est la seule intervention recommandable.La grande difficulté technique est le saignement des veines méningo-rachidiennes, qu\u2019on ne saurait contrôler sans un appareil à forte succion et un électro-cautère.Conclusion La hernie des disques intervertébraux est une entité pathologique dont la connaissance est encore récente et incomplète.Les résultats obtenus jusqu\u2019à présent, bien qu\u2019imparfaits, sont assez encourageants pour justifier une recherche systématique de cette condition.BIBLIOGRAPHIE 1.J.S.BARR et W.J.MIXTER: « Posterior protrusion of the lumbar intervertebral discs.» J.Bone Jt.Surg., 23: 444-456; 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1943.M.SHINNERS et W.B.HAMBY: « The Result of Surgical Removal of Protruded Lumbar Interver- tebral Discs.» J.Neuros.,, 1: 117-122; 1944.T.SPURLING et W.B.SCOVILLE: « Lateral Rupture of Cervical Intervertebral Disc.» Surg., Gyn., Obst., 78: 350-358; 1944.4.C.5.F.10.K.11.G.12.R.14.R. CONSIDÉRATIONS SUR L\u2019ÉTIOLOGIE DE LA THROMBOSE CORONARIENNE Par W.J.McCORMICK, M.D., Toronto, Canada.Les maladies du coeur et des vaisseaux ont occupé, depuis le début du siecle, une place de plus en plus importante dans nos statistiques vitales; et dans ce groupe les affections des coronaires tiennent le premier rang, causant a elles seules plus de morts que le cancer, la tuberculose et le diabéte réunis.De fait, la thrombose coronarienne a atteint une telle fréquence au cours des dernières années qu\u2019elle constitue maintenant la principale cause de décès chez les plus de 50 ans (voir tableau 1).Les statistiques de mortalité par affection cardiaque relevées tous les 5 ans, au Canada, se lisent comme suit: 6,021 en 1921, 11,793 en 1926, 13,734 en 1931, 16,424 en 1936, 26,602 en 1941 *.En ces 3 dernières années il y en aura environ 15% de plus si l\u2019on rapporte au Canada tout entier l\u2019augmentation constatée à Toronto.A Toronto, depuis 8 ans, la mortalité par affection cardiaque est la suivante: 1,574 en 1937, 1,623 en 1938, 1,771 en 1939, 1,929 en 1940, 2,538 en 1941, 2,648 en 1942, 2,790 en 1943 et 2,734 en 1944.D\u2019habitude l'on rend responsable de cette augmentation la vie que nous menons actuellement, avec son rythme accéléré et la tension nerveuse qu\u2019elle entretient.Les médecins eux-mêmes, qui payent aux affections coronariennes un tribut plus lourd que toute autre profession (voir tableau 2), s\u2019en tirent en incriminant la fatigue qu\u2019entraine de nos jours l'exercice de leur art.Depuis quelque temps, on a trouvé une explication plus satisfaisante: on a dit que l'augmentation de la longévité moyenne permettait à plus d'individus d'\u2019atteindre cette période de la vie où l\u2019usure de l'organisme se manifeste.Ces explications ne servent qu\u2019à encourager notre défaitisme en la matière.1.Un changement dans le mode de classification des causes de mortalité fait que l\u2019on note en 1941 une augmentation surprenante.Il n'y a pas eu dans ce sens de changement depuis 1941.Nous trouvons dans l'affirmation suivante, faite a Toronto au cours d'une conférence par un hygiéniste de réputation, un exemple concret de cette attitude.Ce médecin disait: « L'importance de son taux de mortalité par affections cardiaques constitue l\u2019un des meilleurs motifs de fierté qu\u2019une ville peut avoir.» Et le conférencier ajoutait plus loin, en guise d'explication, que la ville qui bénéficie du meilleur service de santé a toujours le plus haut taux de mortalité par cardiopathies parce qu\u2019apres tout, il faut bien mourir un jour et qu\u2019il est bien naturel que l\u2019on meure de cette façon entre 60 et 70 ans.TABLEAU No 1 Mortalité par affections cardiaques au Canada Au Canada A Toronto Années Total Années Total Hommes Femmes 1921 6,021 1937 1,574 929 645 1926 11,793 1938 1,623 934 689 1931 13,734 1939 1,771 1,031 740 1936 16,424 1940 1,929 1,151 778 1941 26,602 1941 2,538 1,396 1,142 1942 2,648 1,466 1,182 1943 2,790 1,510 1,280 TABLEAU No 2 Causes de mortalité chez les médecins américains.Affections Aff.coro- Années Décès card.% nariennes % 1933 3,354 1,131 33% 107 3% 1934 3,393 1,351 38% 256 74%4% 1935 3,491 1,343 38% 366 104% 1936 3,581 1,374 38% 318 9% 1937 3,398 1,358 37% 387 10% 1938 3,768 1,491 39% 588 15% 1939 3,879 1,583 40% 676 17% 1940 3,633 1,515 41% 691 19% 1206 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1945 \"TABLEAU No 3 Statistiques des morts de sujets masculins dans le district de Toronto de 1941 à 1944 Groupes Thrombose coronarienne .Sclérose coronarienne Non coronarienne Hémorragie cérébrale .Cancer Divers TABLEAU No 4 Taux de mortalité pour 100,000 aux Etats-Unis.Affections card.Etat du Massachusetts dans tout le Tuber- Pneu- Années pays Cœur Cancer culose monie 1900 137.4 - -\u2014-\u2014 -\u2014\u2014 \u2014\u2014 1910 158.9 131 90 182 110 1920 159.6 178 116 118 74 1930 214.2 267 137 64 44 1940 292.5 422 167 37 21 | Malheureusement, cette théorie ne tient pas compte des faits suivants: 1.La thrombose coronarienne, qui est en grande partie responsable de l\u2019augmentation croissante de la mortalité par affection cardiaque, n\u2019est pas, à proprement parler, une maladie sénile puisque la majorité de ses victimes ont entre 45 et 55 ans et qu\u2019on en rencontre même qui, n\u2019ayant pas atteint 40 ans, sont encore dans la force de l\u2019âge.2.Cette théorie n\u2019explique pas pourquoi les affections cardiaques emportent actuellement plus d'individus que la pneumonie et le cancer.(Il y a 40 ans, Osler disait de la pneumonie qu\u2019elle était la mort naturelle des vieillards) Nous n\u2019y trouvons pas non plus l'explication de l\u2019augmentation croissante de la mortalité par affection coronarienne chez la femme par rapport aux taux de mortalité constatés chez l'homme.Nous reviendrons plus tard sur ce point.3.Et si la longévité moyenne a pratiquement doublé depuis 40 ans, nous savons Cas Age Taille Poids % Tabac %Alcool 151 52 5 8\u201d 168 949% 55% 23 69 5 9\u201d 15945 52% 13% 22 61 5 81\u201d 168 77% 23% 16 61 5\u2019 8\u201d 166 50% 31% 18 53 5\u2019 9\u201d 166 88% 50% 39 58 5 9\u201d 161 64% 28% qu'il faut en tenir responsable la diminution de la mortalité \u2018infantile amenée par l\u2019amélioration de la nutrition et les progrès réalisés contre les maladies contagieuses.Cependant, la nutrition de l\u2019adulte ne s\u2019est pas sensiblement améliorée et les maladies par dégénérescence qu'on rencontre à cet âge n\u2019ont pas diminué et leur apparition n\u2019est pas plus tardive.L\u2019adulte qui atteint 65 ans à notre ,époque n\u2019a pas beaucoup plus d'années à vivre que celui de 1900.En 1900 les adultes de 65 ans se rendaient en moyenne à 76.4 ans.De nos jours ils atteignent 76.9 ans.4.L'augmentation de la mortalité par affections cardiaques et en particulier par troubles coronariens a dépassé de beaucoup l\u2019accroissement de la longévité de notre population.Le tableau no 2 donne les taux proportionnels de mortalité par affections cardiaques et coronariennes chez les médecins aux E.-U., de 1933 à 1940 inclusivement.On y voit que la mortalité par affection cardiaque a passé de 33% à 41% de la mortalité globale tandis que les affections coronariennes ont passé de 3% à 19%.Il est clair qu\u2019on ne peut attribuer ces changements, surtout le dernier, à l\u2019augmentation de la moyenne d'âge des médecins sur une période aussi courte, et l'on ne peut pas en rendre responsables non plus les progrès réalisés dans le diagnostic de ces affections, puisque l\u2019élec- tro-cardiogramme est d'usage courant depuis au delà de 30 ans et que les médecins n\u2019hésitent pas, /d\u2019habitude, à consulter les meilleurs spécialistes lorsque leur propre santé est en cause. McCORMICK: THROMBOSE CORONARIENNE Heureusement, les médecins ne voient pas tous d\u2019un si bon œil cette augmentation des affections cardiaques.Il y a 30 ans déjà, Aikman (1) donnait l\u2019alarme: « Nous savons que la fréquence des affections du cœur et des vaisseaux s\u2019est accrue d\u2019une façon alarmante en ces dernières années.Evidemment, l\u2019on en rend surtout responsable la tension de la vie moderne, mais il semble qu\u2019il doit y avoir un autre facteur étiologique important dont l\u2019action lente et insidieuse ne nous permet pas de le déceler facilement.» Dans l\u2019espoir de préciser la nature de ce facteur étiologique insidieux, nous avons, depuis 3 ans, conduit une enquête par correspondance auprès des veuves ou des parents des hommes d'âge adulte décédés subitement dans le district de Toronto.Nous supposions qu'un bon nombre d'entre eux avaient dû succomber à la thrombose coronarienne, et nous croyions que leurs veuves pourraient mieux que quiconque nous renseigner avec précision sur leurs habitudes de vie, régime alimentaire, exercice, usage de narcotiques, âge, taille, poids, etc.En éliminant les morts par accident ou les maladies infectieuses, nous avons reçu 269 réponses dont pourrait s\u2019autoriser notre statistique.Sur le nombre, 151 hommes étaient morts de thrombose coronarienne dûment certifiée par leur médecin traitant ou le coroner.Les 118 autres cas se répartissaient de la façon suivante: sclérose coronarienne (angine de poitrine): 23; affection cardiaque non coronarienne (lésions valvulaires et autres): 22; hémorragie cérébrale: 16; cancer: 18; causes diverses (pneumonie, anémie, néphrite, diabète, etc.) 39 cas.(Voir tableau no 3) Chez les individus décédés de thrombose coronarienne (151), la moyenne \u2018âge à la mort était de 52 ans, la taille moyenne, 5 pds 8 po, le poids moyen, 168 Ibs.Seize individus pesaient 200 lbs et plus, l\u2019un d\u2019entre eux avait atteint 295 lbs.142 (soit 94%) faisaient usage de tabac; de ce nombre 59 fumaient peu ou modérément, 83 fumaient beaucoup et 9 (6%) ne fumaient pas.(Il est très probable que le nombre des 1207 fumeurs ait été plus considérable que ces chiffres l\u2019indiquent, car une enquête plus approfondie nous a permis d'apprendre par la suite que certains d\u2019entre eux avaient cessé de fumer un mois environ avant leur mort, sur le conseil de leur médecin, ou de leur propre initiative.) 82 (55%) faisaient usage d'alcool, 69 (45%) s\u2019en étaient abstenus.La longévité moyenne des fumeurs était de 52 ans, celle des non-fumeurs, 5915 ans.Celle des gros fumeurs était de 47 ans, celle des fumeurs modérés, 5814 ans.Celle des alcooliques, 47% ans, celle des non-alcooli- ques, 58 ans.De ce groupe, 30 moururent à 50 ans et moins, 13 à 45 ans et moins, 6 à 40 ans et moins, 2 à 35 ans et moins, 2 avant trente ans.Les 2 plus jeunes, âgés de 27 et 29 ans, faisaient abus de tabac et d'alcool.Dans le groupe emporté par la sclérose coronarienne (23 cas), la longévité moyenne était de 69 ans et 4 mois, le poids moyen, 15915 livres, la itaille moyenne, 5 pi.9 po.12 d\u2019entre eux (52%) faisaient usage de tabac et 3 (13%) prenaient de l'alcool.Dans le groupe des affections cardiaques non coronariennes (22), la longévité moyenne était de 61 ans, la taille moyenne, de 5 pi.84 po., le poids moyen, 168 livres, 17 d\u2019entre eux (77%) fumaient et 5 (23%) prenaient de l\u2019alcool.Dans le groupe atteint d'hémorragie cérébrale (16 cas), la longévité moyenne était de 61 ans, la taille moyenne, 5 pi.8 po., et le poids moyen, 166 livres.8 d\u2019entre eux (50%) fumaient, 5 (31%) prenaient de l\u2019alcool.Dans le groupe décédé de cancer (18 cas), la longévité moyenne était de 53145 ans, taille moyenne, 5 pi.9 po., le poids moyen, 166 livres, 16 d\u2019entre eux (88%) fumaient, 9 (50%) prenaient de l\u2019alcool.Dans le groupe des affections diverses (39 cas), la longévité moyenne était de 58 ans, la taille moyenne, 5 pi.9 po., le poids moyen, 161 livres.25 (64%) d\u2019entre eux fumaient, 11 (28%) prenaient de l'alcool.Les individus décédés de thrombose coronarienne avaient eu, en général, un régime pauvre en vitamines B et C. 1208 consommant peu de fruits frais et de salades et beaucoup de pain blanc.Ces individus n\u2019avaient pas bu assez de lait, prenant surtout du thé et du café.Ils s'étaient adonnés pour la plupart à l\u2019exercice physique d\u2019une façon régulière; plusieurs d\u2019entre eux jouaient encore au golf ou au badminton jusqu'au moment où le début de leur maladie les en avait empêchés.COMMENTAIRES.Ce qui ressort le plus des chiffres que nous venons de citer, c\u2019est la proportion plus considérable des fumeurs et des adeptes de l\u2019alcool retrouvés dans le groupe de la thrombose coronarienne, soit 94% et 55% respectivement, comparée aux moyennes de tous les autres groupes sur ces mêmes points, soit 66% et 29%.Cet écart nous semble important au point de vue étiologique.Le groupe de la coronarite ne contenait que 52% de fumeurs et 13% d\u2019adeptes de l\u2019alcool; c\u2019est celui qui s\u2019écarte le plus du groupe précédent.Il s'en éloigne également au point de vue de la lor- gévité: 69 ans pour le groupe de la coronarite et 52 ans pour celui de la thrombose; cette différence est également significative.Si l\u2019on analyse de plus près les moyennes de longévité du groupe de la thrombose coronarienne l\u2019on se rend compte de l\u2019effet pernicieux des narcotiques.Ceux qui fumaient et prenaient de l'alcool ont eu une longévité moyenne de 4715 ans, ceux qui fumaient seulement ont eu une moyenne de 52 ans et ceux qui s'\u2019étaient abstenus de boire et de fumer ont atteint 5915 ans en moyenne.Ce qui ressort également de cette statistique globale, c\u2019est l'effet indéniable que l'usage du tabac et de l'alcool a eu sur la longévité; dans les groupes de la thrombose coronarienne et du cancer, l\u2019abus de ces deux toxiques entraîna une diminution notable de la longévité.Sur ce point, nous avons noté avec intérêt que le groupe de la coronarite, qui comprenait le plus petit nombre d\u2019adeptes du tabac et de l'alcool a la fois, présente la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.+ Montréal, septembre 1945 meilleure moyenne de longévité, soit 69 ans et 4 mois.Il semble y avoir, en plus, une relation entre le poids et la longévité dans chaque groupe.Les individus les moins lourds ont vécu plus longtemps.Les moyennes de taille et de poids des deux groupes d\u2019affections coronariennes laissent croire aussi à l'importance du facteur nutritif; le groupe de la thrombose a comme moyenne 68 poet 168 livres, celui de la coronarite, 69 poet 15915 livres.Il est possible que dans le premier groupe l\u2019on ait fait une consommation plus importante d\u2019hydrates de carbone.De plus, 16 des individus de cette catégorie pesaient au dela de 200 livres; ce détail a son importance.L\u2019étude comparative des différents processus de thrombose peut nous aider aussi à apprécier \u2018l'importance étiologique du tabac et de l\u2019alcool.Dans la maladie de Buerger, une autre thrombose artérielle, on a depuis longtemps reconnu que le tabac était l\u2019un des facteurs étiologiques importants.Silbert a écrit: « Il faut insister sur l'importance que le tabac peut avoir comme cause existante de cette maladie.Les preuves à l'appui de cette assertion sont irréfutables.Nous avons étudié au delà de 1,000 cas de Buerger sans rencontrer un seul individu qui, atteint de cette maladie, ne fumait pas.La suppression du tabac amène systématiquement l'arrêt du processus pathologique tandis que l'usage continu de ce toxique aggrave la maladie.» Au point de vue étiologique la thrombose coronarienne et la thrombo-angéite oblité- rante ont de multiples points de rapprochement.Si l\u2019on étudie, par exemple, leurs symptomatologies et leurs pathologies, on voit que: 1° elles atteignent surtout les hommes; 90 elles touchent surtout des individus d'âge adulte; 3° elles se manifestent par un vaso- spasme périodique, crise d\u2019angine dans un cas, claudication intermittente avec douleurs musculaires et crampes dans l\u2019autre; 4° les lésions vasculaires débutent dans le Buerger au niveau des vasa vasorum et conduisent à la longue à l\u2019atteinte anatomique et fonction- McCORMICK: THROMBOSE CORONARIENNE nelle de la musculature propre des vaisseaux; dans la thrombose coronarienne la lésion initiale, qui siège au niveau des coronaires, provoque ultérieurement une altération secondaire du muscle cardiaque et l'on peut se représenter les vaisseaux coronariens jouant le role de vasa vasorum si l\u2019on considère que le cœur n\u2019est qu\u2019un développement musculaire du système vasculaire; 5° l\u2019oblitération par thrombose des vaisseaux intéressés évolue finalement vers la gangrène dans le Buerger, à l\u2019infarctus et à la nécrose dans la thrombose coronarienne, lorsque la première attaque n\u2019amène pas la mort instantanée; 6° les deux maladies sont parfois concomitantes.Sur ce point Lewis (3) dit: « Il faut savoir que, chez ces malades, la dyspnée ou la douleur angineuse peut masquer l\u2019inaptitude à l'effort.Ainsi le manque d\u2019exercice empêche de se rendre compte de la faiblesse des jambes et vice versa une claudication marquée peut masquer l\u2019angine d\u2019effort en prohibant l'activité physique nécessaire pour provoquer cette dernière.» On pourrait expliquer l'influence du tabac sur la thrombose par le mécanisme de défense contre l\u2019irritation ou le traumatisme, mécanisme bien connu relevant du \u2018système sympathique, comme l\u2019a montré Cannon (4), et déclenchant, par stimulation nerveuse, une Cette réaction a pour effet d'augmenter temporal- décharge d\u2019adrénaline dans le sang.rement la glycémie en faisant appel aux réserves glycogéniques du foie.| Quelques minutes aprés que l'on a commencé à fumer on peut, comme l'ont montré Haggard et Greenberg (5), constater que le taux du sucre dans le sang augmente.Il s'agirait alors d\u2019un mécanisme de défense naturel au moyen duquel l'organisme emploierait ses réserves à lutter contre un agent toxique.Le surplus du sucre dans le sang servirait donc à maintenir l\u2019oxydation tissulaire essentielle à la désintoxication, comme nous l'avons déjà montré au cours d\u2019une publication antérieure (6).Les perturbations 1209 fonctionnelles qui accompagnent ce réflexe concourent toutes à faciliter son action de défense.Comme Cannon l\u2019a montré, à ce moment le péristaltisme gastro-intestinal et les phénomènes de la digestion ralentissent ou s'arrêtent, permettant ainsi d'employer autrement l\u2019énergie qu\u2019ils libèrent.Le sang passe des viscères abdominaux aux organes essentiels à l\u2019effort musculaire.Le pouls et la respiration s\u2019accélèrent, la rate envoie dans la circulation une certaine quantité d\u2019hématies et de plaquettes pour prévenir les dégâts d\u2019une hémorragie possible.C\u2019est ce dernier effet, l'augmentation de la coagulabilité sanguine, qui, répété par l'usage courant du tabac, peut favoriser à la longue le développement des phénomènes de thrombose.Les découvertes de De T'akats (7) semblent également significatives sur ce point.Il a étudié les réactions que pouvaient avoir sur le mécanisme de la coagulation les stimulations du système sympathique et il a montré que les procédés et les médicaments divers qui stimulent le systèrne nerveux autonome augmentent la coagulation sanguine probablement par l\u2019intermédiaire des surrénales.On retrouve cette réaction adrénalinique après les interventions chirurgicales, elle est alors provoquée par le «shock », la perte de sang et l\u2019anoxémie postanesthésique; elle expliquerait peut-être l\u2019apparition des thromboses postopératoires.Mais le problème qui nous occupe actuellement peut être envisagé sous un autre angle.Il s'agirait d\u2019apprécier les effets de l'usage du tabac et des narcotiques en général sur la nutrition, surtout sur les réserves en vitamines, et de se rendre compte de l'influence que ces réactions pourraient avoir sur les processus de thrombose.Quastel et Wheatley (8) ont montré que les narcotiques augmentaient considérablement les besoins de l\u2019organisme en vitamine B1; jusqu'à 40%, avec une dose moyenne d\u2019un analgésique ou d'un hypnotique quelconque.De même, le taux de vitamine C dans les tissus diminue rapide- 1210 ment au cours des intoxications.On a même parfois attribué à cette vitamine un rôle antitoxique.Holmes et ses collaborateurs (9) ont montré que l'acide ascorbique agissait' mieux que le calcium contre le saturnisme.Ils ont signalé le fait que les peintres ne présentent pas de signe de cette intoxication pourvu que leurs réserves en vitamine C aient été importantes.Nous avons constaté par ailleurs que l\u2019adjonction de la \u2018vitamine C aux sulfamidés prévenait les réactions toxiques de ces derniers (10).L\u2019acide ascorbique est donc un agent de désintoxication et ce rôle diminue la quantité de vitamine utilisable pour les besoins physiologiques.A cause de cela, tout toxique qui atteint l\u2019organisme, la fumée du tabac comprise?tend à diminuer ses réserves \u2018en vitamine B, et C et à son tour cette carence vitaminique exagère l\u2019effet morbide de tous ces toxiques.On comprend l'importance que ce cercle vicieux peut avoir au point de vue pathogénique.Paterson (11) a attiré l\u2019attention dernièrement sur la carence en vitamine C constatée dans les cas de thrombose coronarienne.Il a trouvé que 81% de ces malades hospitalisés avaient un taux de vitamine C dans le sang inférieur à la normale, tandis que seulement 55.8% d'un groupe correspondant de patients de l'assistance publique souffrait du même déficit.Il a prétendu que la thrombose devait commencer par une hémorragie des capillaires de l'intima provoquée par une \u2018fragilité anormale dépendant d\u2019une avitaminose C.Et il a conseillé de fournir aux patients souffrant de thrombose un apport adéquat d\u2019acide ascorbique.Rappelons brièvement les effets physiologiques des déficiences en vitamine B, et C.Nous pourrions y trouver l\u2019explication des phénomènes pathologiques qui conduisent à la thrombose vasculaire et à 2.L'on sait que la fumée d\u2019une cigarette contient: de la nicotine, du monoxyde de carbone, de l'hydrogène sulfuré, de l\u2019alcoo! méthylique, de la méthylamine, de l\u2019ammoniaque, de la formaldéhyde, du méthane, de la pyridine, du furfurol, de l\u2019acide carbolique, de l\u2019acide prussique, de l\u2019arsenic et du plomb.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 l\u2019occlusion.La carence en vitamine B, diminue le tonus de tous les muscles non striés et ceux-ci comprennent la musculature des coronaires.Cette hypotonie vasculaire entraîne une dilatation veineuse et par conséquent un ralentissement /de la circulation qui se rapproche de la stase siégeant dans les capillaires de petit calibre.Privé de l\u2019action catalytique de la vitamine B,, l\u2019organisme accumule les produits intermédiaires \u2018du métabolisme des hydrates de carbone, entre autres l'acide lactique, l'acide pyruvique et le dioxyde de carbone.Lorsque le sang renferme une plus forte proportion de ces substances, l\u2019oxygénation des tissus en souffre et l\u2019on voit apparaître la fatigabilité progressive, la dyspnée, la somnolence, la cyanose et les autres signes de I'anoxémie.Ces symptômes révélateurs du manque de vitamine B, constituent, assez souvent par ailleurs, les premières manifestations d'insuffisance coronarienne ou myocar- dique.Gaskell (12) et Langley (13) ont trouvé qu'une concentration accrue d\u2019acide lactique provoquait de la vaso-dilatation.Shepard (14) prétend que l'augmentation du dioxyde de carbone entraîne de l\u2019œdème cellulaire, augmentant ainsi le volume de chaque globule rouge et ralentissant, de ce fait, la circulation dans les capillaires.A son avis, ces facteurs pourraient provoquer la thrombose.Selon Findlay (15) le manque de vitamine C se caractérise surtout par l\u2019augmentation de la fragilité capillaire; celle-ci provoque alors de l\u2019œdème et l\u2019apparition de pétéchies par affaiblissement et gonflement de l\u2019endothélium qui s'ajoute à l'atteinte de la substance collagène intercellulaire.Cet œdème de l\u2019endothélium ralentit la circulation, favorise la stase, compromet l\u2019oxygénation tissulaire et, pour toutes ces raisons, facilite le développement de la thrombose.Ces différentes observations attirent l\u2019attention sur l'importance que l\u2019usage du tabac et les déficiences en vitamine pourraient avoir dans la pathogénie de la thrombose coronarienne. McCORMICK: THROMBOSE CORONARIENNE Au sujet de la fréquence de la thrombose coronarienne chez l\u2019homme, Levine (16) \u2018disait: «La thrombose coronarienne atteint 344 hommes contre une femme; cet écart est frappant et s'explique assez mal.On l\u2019attribue à la somme plus considérable de travail que les-hommes fournissent.On peut prétendre, cependant, que la femme qui tient maison travaille autant que l'homme .Cette raison est donc discutable.On a aussi incriminé le tabac.Les hommes ont été jusqu'ici à peu près les seuls qui en faisaient usage et cette distinction est l\u2019une des rares que l'on puisse établir entre les habitudes des deux sexes.Il semble donc logique jusqu'à un certain point d\u2019expliquer de cette façon la préférence marquée de la thrombose coronarienne pour le sexe fort.On saura mieux à quoi s\u2019en tenir sur ce point d'ici peu si la nouvelle génération de femmes continue à fumer comme elle le fait de plus en plus actuellement.» Cette prédiction date de 1929; il semble bien qu\u2019elle se soit réalisée.Avant 1929 la thrombose coronarienne atteignait 5 hommes pour 1 femme et les chiffres que nous fournissait récemment le service de santé de Toronto montre que la proportion est maintenant de 2 hommes pour 1 femme, puisqu\u2019en 1943 on a relevé 668 décès par thrombose coronarienne chez l'homme et 33\u201d chez la femme.Il semble bien que l\u2019augmentation progressive de l\u2019usage du tabac par le sexe faible ait contribué à combler l'écart plus haut cité.L\u2019allergie au tabac\u2019 pourrait peut-être expliquer \u2018pourquoi ce toxique affecterait certains individus plutôt que d'autres.Green (17) a donné dernièrement des résultats d\u2019épreuves de sensibilité cutanée au tabac chez 18 malades atteints de thrombose coronarienne et chez un certain nombre de témoins.La proportion de réactions positives a été de 4.5 pour les cas!de thromhose a 1 pour les témoins quoique ces derniers eussent une moyenne d'âge moins élevée.Chez les malades atteints d\u2019endartérite oblitérante, le 1211 nombre des\u2018 réactions cutanées était également élevé.\u201d Bon nombre d\u2019auteurs ont signalé la coïn- positives cidence des crises.d\u2019angine et de l'usage du tabac.Les malades qui.souffrent d'insuffisance coronarienne voient souvent leurs douleurs précordiales ou l\u2019angine: d'effort apparaître dès qu'ils ont fumé et diminuent de leur propre initiative l\u2019usage qu\u2019ils font du tabac.Baltzon (18) a fait de cette coïncidence un élément sûr du diagnostic de maladie coronarienne, On peut trouver une autre preuve de cette interdépendance dans le fait que l\u2019augmentation progressive du nombre des affections cardiaques et surtout de la thrombose coronarienne a suivi d\u2019assez près ['accroissement simultané de la consommation de tabac.- Au Canada on a fumé en 1935 à peu près 5 billions de cigarettes et 10 billions en 1943.En 1944 cette consommation a été probablement de 11 billions.Durant cette période la fréquence des affections cardiaques s\u2019est accrue dans la même proportion.Aux Etats-Unis, la consommation de tabac et la fréquence des maladies cardiaques sont encore plus élevées.On fumait en 1935 environ 135 billions de cigarettes par année tandis que l\u2019on atteignait environ 333 billions en 1944, et ceci malgré :qu\u2019on ait souffert avant la fin de cette année d\u2019une grave disette de cigarettes.Pendant ce temps les affections cardiaques augmentaient d\u2019une façon -propor- tionnelle, surtout dans les Etats de l\u2019Est.(Voir tableau No 4) Nous avons fait la preuve du rôle intermédiaire que les-déficien- ces en vitamine jouent dans la pathogénie de la maladie coronarienne en, traitant ces cas pris au début par de fortes doses de vitamine B, et C.Chez un grand nombre de ces malades qui présentaient de la tachycardie, de l\u2019arythmie et de l\u2019angine d\u2019effort, nous avons réussi à faire disparaître ces symptômes grâce à ce traitement, qui s\u2019est toutefois avéré inutile dans la dernière phase de la maladie, lorsque nous \u2018avons affaire à des dommages irréparables. 1212 Résumé Nous avons discuté de l\u2019augmentation progressive du nombre des affections cardiaques et surtout de la thrombose coronarienne.Le fait que la thrombose atteigne un nombre sans cesse croissant d'individus d'âge adulte est imputé à des troubles du métabolisme par déficience en vitamine \u2018'B, et C, ajoutés à la réaction sympathico-surrénalienne aux intoxications par le tabac et l'alcool.Notre enquête conduite auprès des veuves de 151 hommes morts de thrombose coronarienne a montré que la longévité moyenne de ces individus avait été de 52 ans; 94% d\u2019entre eux fumaient et 55% faisaient en plus usage d'alcool.La longévité moyenne des grands fumeurs était de 47 ans, celle des sujets qui n'ont pas fumé, de 5914 ans.La thrombose coronarienne avait jusqu'ici atteint surtout les hommes; les proportions rapportées il y a plusieurs années étaient de 5 hommes pour 1 femme, elles ont passé a 3% a 1 récemment et elles ne sont plus que de 2 a 1.Si l'on en croit les |dernières statistiques, les femmes sont donc de plus en plus souvent touchées et cette situation ne dépendrait pas des progres réalisés dans le diagnostic de cette affection ou du vieillissement relatif de notre population féminine, mais révélerait plutôt l\u2019influence de l\u2019augmentation du tabagisme et de l\u2019alcoo!isme chez la femme.L'emploi de vitamine B, et C à hautes doses, dans un grand nombre de cas de maladies coronariennes au début, a été suivi d\u2019une diminution marquée de tous les symptômes avant-coureurs et constitue donc une preuve à l'appui de notre théorie.Le manque L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 de vitamine B et C s\u2019ajoutant à l\u2019intoxication par le tabac et I'alcool serait donc en partie responsable de la thrombose coronarienne.BIBLIOGRAPHIE: \u2014 .J.AIKMAN: «Smoking and the Circulation.» N.Y, Med.J., 102: 891, 1915.2.S.SILBERT: ( Thromboangiitis Obliterans; Experience of Ten Years.» Surg., Gyn.and Obst., 61: 214, 1935.\u2019 3.T.LEWIS: Vascular Disorders of the Limbs.Macmillan, Londres, 1936.Page 41.+.W.B.CANNON: Bodily Changes in Pain, Hunger, Fear and Rage.Appleton, New-York, 1929.5.H.W.HAGGARD et L.A.GREENBERG: Tobacco Smoking and Blood Sugar.» Science, 79: 2042, page 165, 1934.6.W.J.McCORMICK: « The Role of the Glycemic Response to Nicotine.» Am.J.Hyg., 22: 214, 1935.7.G.DE TAKATS: « The effect of Autonomic Nervous Stimuli on the Clotting Mechanism and the Heparin Tolerance Curve.» Archives of Surg.48: 105, 1944.8.J.H.QUASTEL et A.H.M.WHEATLEY: ( Effect of Narcotics on Vitamin-B Demand.» Biochem.J., 28: 1521, 1934.9.H.N.HOLMES, K.CAMPBELL et E.J.AMBERG: « The Effect of Vitamin C on Lead Poisoning.y J.Lab.and Clin.Med., 24: 1119, 1939.10.W.J.McCORMICK: « Sulfonamide Sensitivity and C- Avitaminosis.» Can.Med.Assoc.J., 52: 68, 1945.11.J.C.PATERSON: « Some Factors in the Causation of Intimal Hemorrhage and in the Precipitation of Coronary Thrombosis.» Can.Med.Assoc., 44: 114, 1941.12.W.H.GASKELL: « The Tonicity of the Heart and Blood Vessels.» J.Physiol., 3: 48, 1882.13.R.W.LANGLEY: « Coronary Artery Disease.» Calif.and West.Med., 31: 112, 1929.14.B.A.SHEPARD: ( Age and Arterial Degeneration.» J.Mich.Med.Soc., 15: 515, 1916.15.G.Scurvy.» J.Path.and Bact., 24; 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Louis I Dublin, l\u2019éminent statisticien d\u2019une compagnie d'assurance renommée, la « Metropolitan Life Insurance Company », à la suite d\u2019un relevé des causes de mortalité pour l\u2019année 1943 chez leurs détenteurs de polices d'assurance, déclare que les décès au Canada et aux Etats-Unis s'élèvent à 782 personnes par 100,000.Les états morbides les plus fréquents qui amènent la mort, d'après ces statistiques, sont les « maladies de l'appareil circulatoire » qui s\u2019établissent à 37.6 pour cent.Relevé des causes de décès par 100,000 personnes aux Etats-Unis et au Canada pour l\u2019année 1943.Total Pourcentage Le total des causes générales Ce 782.0 100.0 Maladies des artères coronaires et angine de poitrine .60.2 7.7 Autres affections chroniques du cœur 168.5 21.5 Les hémorragies cérébrales 65.6 8.4 Le total des maladies cardio-vasculaires 294.3 ou 37.6% L'origine de la grande majorité des affections cardio-vasculaires de l\u2019après-guerre, chez nos jeunes combattants, sera due sans doute au surmenage du cœur.Le cœur, viscère central, est le plus apte à souffrir des exigences croissantes, des conflits et des inquiétudes conditionnés par la guerre.Un grand pourcentage de ces jeunes héros nous reviendront malheureusement des tarés cardiaques.Heureusement, la médecine de l'avenir aura à offrir à ces précardiaques une arme thérapeutique, une hormone cardiaque, découverte par le célèbre cardiologue, le docteur George Zuelzer de New-York, qui, au cours des dix-sept dernières années, a prouvé la grande valeur thérapeutique de sa préparation dans les affections cardio-vasculaires.DÉCOUVERTE ET NATURE DE L\u2019HORMONE.L'existence possible d\u2019une hormone cardiaque commé facteur défini dans la chaîne endo- crinologique remonte aux recherches de Re- non et Martinet, il y a vingt ans; ils utilisèrent des infusions et des extraits de muscles cardiaques avec quelque succès.Plusieurs spécialistes en pathologie interne firent des expériences sur les possibilités des extraits cardiaques: certains produits furent extraits des muscles longs du veau, d\u2019autres du foie et du pancréas, mais les procédés de fabrication étaient si imparfaits que leur usage tomba en désuétude.Ce n\u2019est qu\u2019en 1927, alors que Zuelzer prépara d\u2019une manière très ingénieuse une solution a 7 14% d'extrait de foie déprotéinisé par un procédé spécial, que la méthode se perfectionna.Les cardiologues et les spécialistes en médecine interne de ce continent et de l\u2019étranger, au cours de leurs recherches et de leurs expériences sur les possibilités de l'effet en- docrinologique du produit dans les affections cardio-vasculaires, en vinrent à la conclusion, mentionnée en ces termes par l\u2019endocri- nologiste distingué, W.Wolf, dans son livre Endocrinology in Modern Practice, qu\u2019il «ranime l'énergie du muscle cardiaque et augmente la dilatation des artères coronaires.» CLASSIFICATION DES CENT CAS TRAITÉS PAR LADITF HORMONE CARDIAQUE Les cent cas traités par l\u2019auteur de ce travail sont groupés comme suit: 1214 Groupe n° Nombre de cas 1 Syndrome d\u2019hypertension essentielle 50 2 Myocardite Coe 25 3 Bronchite chronique d'origine cardiaque co.9 4 Asthme d'origine cardiaque 2 5 Angine de poitrine 4 6 Pneumonie .1 \"7 Maladie de Raynaud 2 8 Cas avec peu ou pas d'amélioration notable .7 \\ Total .100 LE GROUPE 1 COMPREND 50 CAS D\u2019HYPERTENSION ARTÉRIELLE ESSENTIELLE.L'auteur nota une amélioration remarquable dans tous ces cas traités et les résultats se sont maintenus six, huit, dix et jusqu'à douze.mois après cessation du traitement.Avant de décrire les quatre cas typiques de ce groupe permettez-moi de signaler que, lorsque l\u2019on prend la pression artérielle d\u2019un sujet, il faut se rendre compte qu\u2019il y a deux facteurs en jeu: l'impulsion cardiaque et la résistance des Vaisseaux périphériques.L'impulsion cardiaque élève la pression artérielle à un niveau nous indiquant la pression systolique ou maxima.La résistance des vaisseaux constitue la pression diastolique ou minima.Pour bien déterminer la pression de sang, faites asseoir le sujet à son aise, faites-lui plier légèrement le bras, tout en soutenant son avant-bras.Le brassard de caoutchouc, complètement dégonflé, sera appliqué de façon uniforme autour du bras et bien ajusté au- dessus du coude.Servez-vous d\u2019un manomètre standard au mercure avec manchette renforcée.Gonflez la manchette graduellement jusqu\u2019à 30 mm.de mercure puis appliquez le stéthoscope au-dessous de la manchette sur l'artère.Comprimez en gonflant le brassard jusqu\u2019à ce que les pulsations disparaissent complètement, alors dégonflez lentement: la pression systolique se lit au moment où réapparaissent les bruits.Ces premiers phénomènes auditifs perçus par le stéthoscope cor- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULtErIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 respondent au premier passage de l'onde sanguine au-dessous du brassard: c\u2019est la première phase ou pression systolique proprement dite.Continuez la décompression graduelle, les bruits deviennent bruyants, d\u2019un caractère soufflant: c\u2019est la deuxième phase, puis à mesure que la manchette se dégonfle, les bruits deviendront plus résonnants et vibrants: c\u2019est la troisième phase.Et finalement l\u2019intensité des bruits diminue brusquement, ils deviennent sourds et voilés: c\u2019est le début de la pression diastolique ou la quatrième phase.Enfin lorsque tout bruit disparaît se lit la dernière ou la cinquième phase.Les mesures de la pression artérielle dans cet article seront donc indiquées comme suit: systolique 200, diastolique 100-90.La maxima 200 est la première phase, la minima 100 est la quatrième phase et 90 correspond à la cinquième phase, ou disparition complète des bruits.Ces quelques détails serviront à ne pas créer de confusion dans les données qui suivent.Observation 1.W.E.S., femme âgée de 57 ans, fut examinée en février 1944.Elle déclara que sa tension artérielle n\u2019avait jamais été inférieure à 200.Flle se plaignait de symptômes d'hypertension depuis 1933.a) Antécédents.\u2014 Aucune grossesse, hystérectomie et ovariectomie double en 1931.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Céphalalgie tenace du type pulsatile et de localisation occipitale.Dyspnée d\u2019effort, cette dyspnée s\u2019accompagne de palpitations et de bouffées de chaleur à la moindre émotion.Douleurs lombaires; insomnie rebelle; lassitude générale et trouble du rythme de la diurèse, pollakiurie nocturne.c) Fxamen objectif.\u2014 Le pouls est rapide et bondissant.La mesure de la pression artérielle est systolique 210, diastolique 120-114.A l\u2019auscultation du cœur on n\u2019entend pas de souffle; la matité hépatique est légèrement augmentée; l'analyse des urines est normale.On n\u2019observe pas d'œdème des chevilles ni BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES des paupières et aucun symptôme d'artériosclérose.\u2018 d) Diagnostic.\u2014 Syndrome d\u2019hypertension artérielle forte avec légère insuffisance de la fonction rénale.e) Traitement.\u2014 Neuf injections de l\u2019hormone cardiaque furent pratiquées à des intervalles de 3 ou 4 jours et à des doses de 2 ou 3 c.c.Tous les symptômes disparurent graduellement et après un mois environ la tension était de 155-84-78, la matité hépatique était revenue à la normale et la malade jouissait d\u2019une meilleure santé.Cette patiente fut réexaminée régulièrement chaque mois pendant 4 mois et il ne se produisit aucune récidive de ses symptômes.La tension artérielle en juillet 1944, après cessation du traitement depuis 4 mois, était de 150-83-76.f) Commentaire.\u2014 Il est intéressant de souligner que chez cette patiente les premières \u2019 manifestations du syndrome hypertension débutèrent peu après la ménopause chirurgicale.Le déséquilibre d'ordre endocrinien peut être le facteur causal de l\u2019hypertension dans ce cas comme on en fit l'observation dans plusieurs autres cas.Observation 2.S.B., femme âgée de 60 ans, examinée en décembre 1943.a) Antécédents personnels.\u2014 Aucun symptôme morbide susceptible d\u2019être incriminé comme facteur étiologique de l\u2019hypertension.b) Symptômes subjectifs.\u2014 La patiente se | plaint de symptômes hypertensifs depuis 1930: | vertiges tenaces, dyspnée d'effort, nervosité, et depuis environ trois mois, de pollakiurie _ nocturne.Les étourdissements sont tels que maintenant elle ne peut circuler sans aide.c) Examen objectif.\u2014 Le pouls est rapide, la tension sytolique est de 205 et la diasto- | lique 115-108.L\u2019aire de matité cardiaque est augmentée de même que la matité hépa- | tique.Les bruits cardiaques sont normaux, l'analyse d\u2019urine est également normale et il n'existe pas d\u2019artériosclérose.1215 d) Diagnostic.\u2014 Syndrome hypertension forte avec légère insuffisance de la fonction rénale.e) Traitement.\u2014 Deux c.c.de l\u2019hormone furent administrés et deux jours plus tard la malade pouvait marcher sans aide; le vertige avait complètement disparu après la pre-, mière injection.Onze injections furent administrées à la dose ordinaire de 2 c.c.; le dernier traitement fut pratiqué le 15 janvier 1944.Cinq jours après, la malade fut examinée; l\u2019on nota une disparition de tous les symptômes précédents; l\u2019aire de matité cardiaque avait diminué considérablement et la matité hépatique était normale.La tension était de 155-82-74, le 20 janvier 1944.La malade fut réexaminée deux mois plus tard et la tension était de 153-80-75 sans réapparition des symptômes.Six mois après le traitement, la mesure de la tension artérielle était de 156-85-78.Examinée dernièrement, en janvier 1945, au delà d\u2019un an après cessation du traitement, elle est en parfaite santé et n'éprouve aucune réapparition des symptômes hypertensifs; la pression est la même qu\u2019il y a six mois.f) Commentaire.\u2014 Le premier symptôme à disparaître fut le vertige.Et il n\u2019y eut aucune récidive des signes d\u2019hypertension un an après le traitement.Observation 3.A.W., femme âgée de 39 ans, fut examinée en février 1944.Elle déclare avoir souffert d\u2019hypertension depuis 1938.a) Antécédents personnels.\u2014 Deux grossesses, aucune fausse couche; hystérectomie et ovariectomie bilatérale en 1937 pour métrite chronique.En 1938, les symptômes d\u2019hypertension ont fait leur apparition et augmentèrent graduellement jusqu\u2019en 1943, alors qu'elle subit plusieurs saignées pour prévenir une hémiplégie imminente.À ce moment, la pression atteignait un niveau de 240.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Céphalalgie intolérable, dyspnée d\u2019effort, irritabilité et in- 1216 somnie, engourdissement de la jambe et du bras droits.La malade déclare que l'engourdissement du bras droit est accompagné d'une étrange pesanteur de la jambe droite, symptômes récents qui l\u2019incitent à chercher sans délai un soulagement par crainte de paralysie.c) Examen objectif.\u2014 Pouls bondissant, 92 pulsations a la minute, pression artérielle systolique 220, diastolique 110-102.L\u2019auscultation du cœur révèle de l\u2019hypertrophie du myocarde et un souffle systolique net à la pointe siège dans le 6e espace intercostal.Le rythme de la diurèse n\u2019est pas vicié, l'analyse d\u2019urine est normale; aucun symptôme d'artériosclérose; il n\u2019y a pas d\u2019œdème et le B.West négatif.d) Diagnostic.\u2014 Syndrome d\u2019hypertension artérielle considérable de cause endocrinienne.e) Traitement.\u2014 Cinq injections intraveineuses de l\u2019hormone furent administrées à intervalles de 4 jours.Après la deuxième injection, les engourdissements du bras droit et de la main disparurent et la malade déclara que la pesanteur avait diminué et que les maux de tête étaient moins fréquents et plus tolérables.La tension artérielle diminua graduellement et, après les cinq traitements, la mesure de la pression était 153-95-84 avec disparition complète de tous les symptômes.En mai 1944, trois mois après le traitement, la pression était de 160-92-84 avec légères récidives de la céphalée mais sans autres symptômes.Une autre injection fut administrée et 3 jours plus tard la tension était à 150-90-85.La malade était en meilleure santé, mais il devint apparent que l\u2019on pouvait s'attendre à quelques récidives, de sorte qu\u2019une ou deux injections tous les deux ou trois mois furent conseillées comme mesure préventive.f) Commentaire.\u2014 Après une série de 5 injections intraveineuses de l'hormone cardiaque dans un cas d\u2019hypertension considérable il y eut une amélioration remarquable de l'état général.Le souffle systolique disparut, mais le myocarde demeura légèrement hypertro- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 phié.Une ou deux injections à des intervalles de trois mois furent suggérées pour maintenir la pression dans «la zone de sûreté ».Il est intéressant de noter le facteur étiologique d'ordre endocrinien parce qu\u2019il est bien en relief dans ce cas.Observation 4.R.B., homme âgé de 27 ans, examiné en février 1944.Il fut rejeté du service militaire en août 1942 à cause d'hypertension artérielle.a) Antécédents personnels.\u2014 Douleurs rhumatismales des membres inférieurs depuis 3 ou 4 ans.Il fut traité pour maladie du foie en 1933 et depuis lors il doit éliminer au maximum les corps gras de son régime habituel.En bas âge, scarlatine, varicelle et oreillons avec complication d\u2019orchite.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Il se plaint de dyspnée au moindre effort, de céphalalgies tenaces, de grande fatigue et de lassitude et de troubles digestifs.c) Examen objectif.\u2014 La pression artérielle est 170-93-87.Le cœur est normal, la vision est aussi normale ainsi que l'analyse d\u2019urine.Il n\u2019y a pas de symptômes d\u2019artériosclérose, pas d\u2019œdème ni trouble de la diurèse.Il existe une atrophie marquée du testicule droit.Il est marié mais sans enfant.La matité hépatique est augmentée avec teinte sub-ictérique des conjonctives.d) Diagnostic.\u2014 Syndrome d\u2019hypertension modérée chez un homme de 27 anse) Traitement.\u2014 Trois injections seulement de l\u2019hormone furent administrées dans.l\u2019espace de 10 jours.L\u2019on observa une disparition complète de tous les symptômes et la tension artérielle devint de 130-86-80.Le patient fut réexaminé trois mois plus tard: la matité hépatique était revenue à la normale avec disparition complète des troubles digestifs et sans récidive des symptômes subjectifs.La tension artérielle démeura au même niveau, soit 130-86-80.f) Commentaire.\u2014 I est intéressant de noter l\u2019atrophie testiculaire, facteur endocrinien, BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES comme cause probable de l'hypertension dans ce cas.DÉDUCTIONS.Nous déduisons de tous les cas d'hypertension traités que l'hormone cardiaque: 1) Abaisse la pression artérielle à un niveau s\u2019approchant de la- normale.La tension demeure à un niveau « de sûreté » pour des périodes de 3, 6 et même jusqu\u2019à 12 mois.Dans d\u2019autres cas plus « rebelles » des doses d\u2019entretien doivent être administrées tous les 2 ou 3 mois ou plus fréquemment au besoin selon les cas.La dose et le mode d'emploi sont expliqués sous le chapitre « Posologie ».2) Il y a disparition graduelle de tous les symptômes subjectifs sans récidives pendant de longues périodes.Cette disparition des symptômes subjectifs se fait plus ou moins dans l\u2019ordre suivant: a) Le vertige est le premier symptôme à disparaître.b) Les bourdonnements ainsi que c) L\u2019engourdissement des extrémités et les crampes musculaires, d) L\u2019insomnie, e) Les bouffées de chaleur.f) La dyspnée, fortement diminuée dès le début, disparaît presque complètement dans la majorité des cas.g) Les céphalalgies et h) Les troubles digestifs.d\u2019oreilles cessent 3) En outre d\u2019éliminer les symptômes subjectifs, l\u2019hormone exerce une action définie sur le foie, le cœur et sur les organes génitaux internes de la femme.Elle décongestionne le foie hypertrophié des hypertendus, diminue le degré d\u2019hypertrophie du myocarde, diminue ou élimine les œdèmes et régularise les menstruations.; La disparition des symptômes objectifs s\u2019observe plus ou moins dans l\u2019ordre suivant: a) La polyurie et la pollakiurie nocturne dans les cas de légère adultération rénale.b) L\u2019cedéme des malléoles et la congestion pulmonaire.1217 ¢) L\u2019aire de matité hépatique fut pratiquement réduite a la normale dans un grand nombre de cas.d) Les troubles menstruels sont fréquents dans les cas d\u2019hypertension.L\u2019hormone exerce une action régulatrice bienfaisante chez les femmes souffrant d\u2019hypoménor- rhée ou de ménorrhagie.(L'hormone ne doit pas être administrée durant les menstruations.) e) Les souffles fonctionnels disparaissent en cours de traitement.f) L'hypertrophie du myocarde diminua à la normale (ou près de la normale) dans bien des cas, mais dans d\u2019autres, la diminution fut peu perceptible.g) Bien que l'hormone ne soit pas indiquée dans les cas d\u2019albuminurie, l\u2019auteur observa une légère diminution dans la quantité chez quelques malades.4) Pour ce qui est du régime alimentaire, le régime déchloruré dans les cas d\u2019hypertension avec légère insuffisance rénale est recommandé, mais plusieurs ont évolué d'une manière favorable sans recourir à cette mesure.La régime hypo-azoté n\u2019abaisse pas la tension artérielle dans l\u2019opinion de l'auteur.5) Il semble plus probable que l'hypertension essentielle soit due à une réaction chimique résultant d\u2019un déficience endocrinienne.Cette réaction chimique réduirait les effets de l\u2019hormone cardiaque dans l\u2019organisme.Il a été observé que 38% des cas d\u2019hypertension artérielle essentielle présentaient des déficiences endocrines bien établies.* * * LE GROUPE 2 COMPREND 25 CAS DE MYOCARDITE CHRONIQUE.Tous ces malades bénéficièrent grandement de l\u2019opothérapie cardiaque.Les trois observations suivantes sont typiques.Observation 1.~ W.D., homme âgé de 49 ans, examiné en juin 1944.a) Antécédents personnels.\u2014 Fièvre ty- 1218 phoïde en bas âge.Travail pénible toute sa vie.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Le sujet se plaint qu'il ne peut plus faire, sans dyspnée marquée, une montée d'escalier et une course de peu de distance, accomplies sans effort ou gêne respiratoire il y a à peine quelques années.Il est nerveux, il souffre d\u2019insomnie, de troubles digestifs, de palpitations à la moindre émotion ou au moindre effort, de céphalées, de vertiges et de toux.Sensation d\u2019extrême fatigue et lassitude.Il y a amaigrissement de 12 livres depuis un an.c) Examen objectif.\u2014 Il y a assourdissement des bruits cardiaques, l'aire de matité est normale, mais la matité hépatique est augmentée.Il y a cyanose unguéale et labiale, la tension artérielle est 108-75-70.Après exercice (40 sauts) elle baisse à 100-74-68 et après deux minutes de repos la tension continue de s\u2019abaisser, soit 97-70-65.Il présente de la dyspnée et de la fatigue.La vision est bien corrigée par des verres et l\u2019analyse d\u2019urine est normale.d) Diagnostic.\u2014 Insuffisance chronique du myocarde d\u2019origine typhique (éberthienne).e) Traitement.\u2014 Six injections intraveineuses de l'hormone à des doses de 2 à 3 c.c.furent pratiquées à intervalles de 3 jours.Les symptômes disparurent graduellement et, le 30 juin 1944, la pression artérielle s\u2019établissait comme suit: 132-86-80; après exercice, 135-88-82 et après un repos de deux minutes, 1532-85-82.Le traitement fut suspendu.À ce moment, l'examen du foie montre une matité normale.Les troubles digestifs ont disparu, mais le malade déclare que, bien qu\u2019il soit grandement amélioré, un effort inusité le fatigue encore.Le 10 juillet 1944, la tension est de 130-84-76 et après exercice, 138-87-82.Les symptômes n\u2019ont pas récidivé et le malade jouit d\u2019une meilleure santé.Mais, en décembre 1944, six mois après le traitement, il fut indiqué de lui administrer une injection par semaine pour trois semaines.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 f) Commentaire.\u2014 Il s\u2019agit d\u2019une insufi- sance chronique du myocarde d\u2019origine éber- thienne, grandement améliorée par l\u2019opothérapie cardiaque.Observation 2.A.E.H., homme âgé de 59 ans, malade bien connu, traité il y a environ un an pour myocardite.Le repos complet à la maison pendant plusieurs mois lui fut prescrit, ainsi que la médication toni-cardiaque habituelle.Il fut fidèle à son traitement et se rétablit suffisamment pour reprendre un travail léger.Le 4 janvier 1944, il dut être transporté d\u2019urgence chez lui à la suite d\u2019une syncope survenue durant son travail.a) Antécédents personnels.\u2014 Aucune maladie infectieuse.Crise cardiaque en 1943.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Arrivé à la maison en état de prostration, les bruits du cœur étaient très faibles et assourdis.La mesure de la pression artérielle était 90-74.Les symptômes précédant l'attaque (histoire obtenue de sa femme) étaient: faiblesse, palpitations, dyspnée, vertiges et douleurs précordiales simulant l\u2019angine de poitrine.c) Examen objectif.\u2014 Malade en état de collapsus, les bruits du cœur sont très faibles et assourdis, la tension artérielle est basse, l\u2019aire de matité cardiaque est normale ainsi que la matité hépatique.d) Diagnostic.\u2014 Crise d\u2019hyposystolie chez un malade atteint d\u2019insuffisance cardiaque.e) Traitement.\u2014 Cinq injections de l\u2019hormone furent administrées à la dose de 2 à 3 c.c.par voie intraveineuse tous les deux jours.Après la première injection, la dyspnée disparut et la douleur précordiale diminua considérablement, la tension artérielle se haussa de 90-74 à 112-80-72 et le malade se sentait plus fort.Il y eut une disparition graduelle des symptômes précédents et, après la cinquième injection, le malade fut en état de reprendre son travail habituel, la pression artérielle étant de 138-90-82 et les bruits du cœur plus forts.Le malade fut réexaminé en mars 1944; il ne s\u2019était produit aucune réap- BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES parition de ses symptômes et sa tension était de 140-87-83.En mai 1944, la tension était de 140-90-85 et il jouissait d\u2019une parfaite santé.En août 1944, la mesure de la tension n'avait pas changé et aucune récidive des autres symptômes.f) Commentaire.\u2014 Disparition complète de tous les symptômes sous l'influence du traitement hormonal dans un cas d\u2019hyposystolie.Le malade fut en état de reprendre son travail dix jours aprés son collapsus.Sept mois plus tard aucun symptôme de la myocardite chronique ne s\u2019était de nouveau manifesté.L'opothérapie cardiaque fut très efficace pour augmenter et maintenir la puissance du myocarde.Observation 3.J- L., homme âgé de 74 ans, examiné en novembre 1943.a) Antécédents personnels.\u2014 Attaques fréquentes de rhumatisme musculaire, aucune autre maladie infectieuse.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Une semaine ou deux auparavant, le patient se plaignait de palpitations, de douleurs précordiales, de malaise gastrique, de dyspnée et de vertiges.Sa femme nous dit qu\u2019il « s\u2019affaiblissait de jour en jour et qu'on lui conseilla de prendre un repos ».La semaine suivante, il fut pris de vertiges a son bureau et fut transporté chez lui.c) Examen objectif.\u2014 Au moment de l'examen, le malade est assis au lit, présentant une dyspnée extrême, de la faiblesse marquée avec cyanose des lèvres, douleur précordiale.Il est incapable de se tenir debout, craignant de ressentir d\u2019autres vertiges.Le pouls et le choc précordial sont presque imperceptibles.L\u2019artère radiale est légèrement sclérosée.Le pouls est lent et irrégulier, environ 50 par minute.Les bruits du cœur sont assourdis et très faibles; on entend une extra-systole à chaque 4e ou 5e battement.L\u2019aire de matité cardiaque indique un cœur dilaté, car le diamètre transversal est augmenté et la pointe est déviée en bas et en dehors de la ligne mamelonnaire.La tension 1219 artérielle, difficile à apprécier, était environ 85 pour la systolique et 62 pour la diastolique (be phase).d) Diagnostic.\u2014 Attaque d\u2019hyposystolie chez un patient souffrant d\u2019arythmie extra- systolique due à une myocardite chronique d\u2019origine rhumatismale.e) Traitement.\u2014 L\u2019hormone fut immédiatement administrée par voie intraveineuse de la manière suivante: hormone 3 c.c., glu- conate de calcium 5 c.c.et sérum physiologique 12 c.c.Dans l\u2019intervalle d\u2019une heure le patient reprit son apparence normale.Dix injections semblables furent administrées et il se produisit une disparition graduelle des symptômes, à tel point qu\u2019après la troisième, le malade était en état de venir recevoir ses traitements au bureau.L'examen après la troisième injection montra une pression artérielle systolique de 125, diastolique de 66-63, les vertiges avaïent complètement disparu, le teint était normal, le patient se sentait plus fort, la douleur précordiale, qui avait diminué après la deuxième injection, était maintenant enrayée, la dyspnée était moins marquée, le pouls atteignait 60 par minute et il semblait incroyable de constater à l\u2019auscultation que les extra-systoles avaient diminué à une par minute et n'augmentèrent pas après l'exercice.Après la quatrième injection, le rythme cardiaque était normal, constatation très intéressante, parce que les extra-systoles ne réapparurent pas après l\u2019épreuve de l'exercice.L'état général s\u2019améliora au cours du traitement et les données numériques de la tension sont comme suit: après la 4e injection, 132- 70-65; après la 6e injection, 145-80-76; après la 8e injection, 150-84-80; après la 9e injection, 155-87-80 et enfin, après la 10e injection, 154-85-80.Le patient fut en état de reprendre son travail habituel à la suite d\u2019un traitement intensif de trois semaines.Il fut réexaminé en février, trois mois après cessation du traitement, et son état général était excellent; les bruits du cœur étaient d'intensité normale, il n\u2019y avait pas de changement dans la tension artérielle.Après l'épreu- 1220 ve de l'exercice seulement une extra-systole était perçue en deux minutes.L\u2019'a\u2019re de matité cardiaque avait diminué, mais le myocarde était encore légèrement augmenté dans son diamètre transversal.En juin 1944, sept mois après le traitement, l\u2019état général était excellent sans récidive de symptômes incommodants.Réexaminé en février 1945, soit quinze mois après l'attaque, la pression est demeurée la même et le rythme cardiaque est parfaitement normal.Fait remarquable, c\u2019est qu\u2019aucune extra-systole ne fut perçue même après un exercice prolongé.f) Commentaire.\u2014 Résultats imposants obtenus au moyen d\u2019opothérapie cardiaque chez un patient en hyposystolie.Il est intéressant de souligner la rapidité avec laquelle le malade fut soulagé par ce traitement et remis en état de reprendre son travail normal dans trois semaines.Quinze mois plus tard son état général est meilleur qu'avant l'attaque.DÉDUCTIONS.\u2018On observe, dans les 25 cas d'insuffisance chronique du myocarde sous traitement, que l'hormone cardiaque: 1) Stabilise la pression artérielle et augmente le tonus cardiaque.La tension se rapproche de la normale avec chaque traitement dans la plupart des cas et demeure ainsi pendant de longues périodes.2) Fait disparaitre les symptomes subjectifs dans l\u2019ordre suivant: a) Les vertiges.b) Les douleurs précordiales.c) La fatigued) Palpitations.e) Dyspnée.f) Les malaises gastriques.3) Les symptômes objectifs disparaissent dans l\u2019ordre suivant: a) La cyanose.b) L\u2019arythmie, le pouls devient régulier et plus fort.¢) L\u2019hypertrophie du foie disparait presque totalement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BüOLLETIN A.M.LE.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 d) Chez la femme, les menstruations deviennent régulières et normales.e) L'hypertrophie du myocarde diminue.* * * LE GROUPE 3 COMPREND 9 CAS DE BRONCHITE CHRONIQUE DUE À UNE INSUFFISANCE CARDIAQUE.Les deux observations suivantes sont caractéristiques de ce groupe.Note.\u2014 Après avoir pris connaissance de la symptomatologie caractéristique, de la pathogénie bien définie et du traitement spécifique de ces deux cas typiques, vous comprendrez qu\u2019il ne s\u2019agit pas simplement d\u2019un syndrome mais bien d\u2019une véritable entité morbide autonome.Observation 1.W.F., homme âgé de 51 ans, fut examiné en juin 1944.a) Antécédents personnels.\u2014 Oreillons à l'âge de 20 ans, complication: orchite.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Le patient dit avoir souffert de bronchites à répétition depuis 25 ans.Il présente maintenant le tableau symptomatologique de la chronicité: grande fatigue et lassitude, perte de courage et diminution de l'énergie.La toux est le principal symptôme et elle est provoquée à la moindre irritation, à la suite d\u2019un effort et surtout la nuit.L'insomnie est sans doute causée par la toux, les expectorations et la pollakiurie nocturne, trouble de la diurèse qui a débuté tout dernièrement.La céphalée, les vertiges et la dyspnée d\u2019effort sont des symptômes constants.Il remarque aussi présenter des troubles de la mémoire.c) Examen objectif.\u2014 La fièvre manque, température normale, 25 respirations par minute et la tension artérielle est 120-90-82; après l\u2019épreuve de l\u2019exercice la pression s'élève à 145-100-96 et retombe à son niveau précé- dent deux minutes plus tard.La dyspnée est considérable après exercice et les bruits du cœur sont affaiblis, mais aucun souffle n'est Er Sen YRIRE CANE 5 AGREBIEURE\u201d vues OREILLEUTE Saucue BREET EE ROLE vaLvELE is wire (Hayter mem a ou waver a F177 40ntieux FEUER # THIOHEPIDE VALYULE ; «PULMONAIRE SBeuitenate 4 effi YARNS CYTE dayang 8 DEICENBANTE Fic.1.\u2014 Schéma du cœur et des principaux vaisseaux.chite chronique.Mais il faut insister sur ce point que l'hormone ne doit pas être considérée comme un agent curatif dans les cas de bronchites aiguës infectieuses, bien qu'elle soit destinée, sans aucun doute, à devenir un adjuvant précieux comme tonicardiaque par excellence.3) Incidemment, un autre détail intéressant observé à la suite de l\u2019opothérapie cardiaque fut son action marquée sur les menstruations dans un grand nombre de cas.Cette réaction physiologique se répéta si souvent dans la série de cas traités qu\u2019il paraît légitime de croire que le produit employé dans le traite- ment de ces patientes ait vraisemblablement ; un effet hormonal défini et qu\u2019il soit un membre important de la famille endocrinienne.| | + * + LE GROUPE 4 COMPREND 2 CAS D\u2019ASTHME.L'observation suivante est caractéristique.G.P., homme de 46 ans, traité en juillet 1944.a) Antécédents personnels.\u2014 Aucune histoire de maladie infectieuse récente ou ancienne.Notre patient travaille dans un abattoir depuis plusieurs années.Crises asthma- tiformes depuis 15 ans.En 1940, les attaques étaient si graves et rapprochées, craignant que l'occupation en fut la cause, qu\u2019un long repos à la maison devint obligatoire, mais le résultat ne fut que médiocre.D'un autre côté, soupçonnant la possibilité d'une ou de plusieurs substances allergiques comme facteur étiologique de-cet asthme, soit hypersensibilité aux produits de nature animale (plumes de poule, d\u2019oie ou de canard, les squames de cheval, les poiles d'animaux domestiques, etc, etc.) ou aux protéines alimentaires (les viandes, les poissons, les œufs, etc.etc.) 80 cuti-réactions furent pratiquées, mais toutes trouvées négatives et l'hypothèse de l\u2019anaphylaxie fut totalement écartée.Le traitement, alors, consista en médicaments destinés à arrêter les paroxysmes et en des mesures hygiéniques préventives entre les crises.~~ b) Symptômes subjectifs.\u2014 Accès répétés de constriction thoracique avec suffocation marquée et dyspnée expiratoire angoissante.Entre ces crises, notre patient se plaint de vertiges, céphalées, palpitations et de troubles digestifs.Il y a œdème malléolaire; la toux est presque constante avec expectorations de crachats perlés.c) Examen objectif.\u2014 La pression artérielle est de 100-80-75.L\u2019auscultation des poumons fait entendre des râles sibilants et ronflants suivant le rythme de la respiration et accompagnés de gros râles muqueux disséminés dans BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES 1223 les deux poumons.Il y a assourdissement des bruits du cœur.Les matités cardiaque et hépatique sont cliniquement indélimitables à cause du tympanisme éxagéré des poumons: surdistendus.L'analyse d'urine est normale.Il existe un léger œdème des malléoles, mais aucun trouble de la diurèse.d) Diagnostic.\u2014 Asthme cardiaque.e) Traitement.\u2014 Huit injections furent pratiquées dans le courant de trois semaines.Il se fit une amélioration appréciable après le deuxième traitement, et après le troisième, la toux disparut, les râles pulmonaires diminuèrent et la gêne respiratoire s\u2019atténua.Après la série de huit, injections, le patient était complètement soulagé de tout symptôme: les bruits du cœur étaient plus forts, les vertiges ayant disparu à la suite de la première injection, il n\u2019avait plus d\u2019accès de dyspnée et les poumons enconibrés étaient libres de râles.L\u2019on nota la disparition complète des œdèmes des malléoles.Le malade nous affirme qu\u2019il dort mieux et que la digestion se fait normalement.Il fut examiné de nouveau un mois plus tard; aucun symptôme ne s\u2019était reproduit, la tension artérielle n\u2019avait pas varié beaucoup, quoiqu'il y eût une légère hausse de 100-80-75 à 112-80-76; mais son état de santé était maintenant rétabli.Les résultats se maintiennent à date, soit en février 1945.f) Commentatre.\u2014 Patient souffrant d\u2019asthme cardiaque complètement soulagé de tout symptôme après un traitement de trois semaines.Les résultats semblent durables parce qu\u2019ils se maintiennent même six mois après le traitement initial.DÉDUCTIONSs.Nous avons conclu des deux cas traités que la pathogénie de l'asthme cardiaque est semblable à celle de la bronchite chronique décrite plus haut, pages 1220 et 1221.Dans les deux observations traitées, la dyspnée est disparue complètement et la gêne respiratoire fut surmontée.Mais 1l n\u2019y eut pas grand chan- 1224 gement dans les mesures de la pression artérielle; tout de même l'énergie cardiaque fut perceptiblement augmentée avec une remarquable amélioration de l\u2019état de santé.* + * LE GROUPE 5 COMPREND QUATRE CAS D\u2019ANGINE DE POITRINE.L'observation suivante est caractéristique.de ce groupe.A.H., homme âgé de 60 ans, examiné en juin 1944.Fic.2.\u2014 Patient A.H., 30 mai 1944, Cet Electrocar- diogramme est normal.L\u2019apparence de l\u2019onde T dans les tracés 1 et CR-4 suggère un infarctus de la paroi antérieure du myocarde.(Dr A.McNabb, Ottawa).a) Antécédents personnels.\u2014 Pas de maladies infectieuses, pas de travail pénible; il y a environ deux ans, on lui dit que sa tension artérielle était normale.légèrement au delà de la b) Symptômes subjectifs.\u2014 Depuis un an il se fatigue très facilement et montre peu d'enthousiasme, peu de courage et peu d\u2019énergie.Il se plaint souvent « d'accès douloureux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montreal, septembre 1945 à siège rétro-sternal et apparaissant brusquement avec dyspnée d'effort.Ces douleurs angineuses augmentèrent en intensité au point qu'il dut cesser son travail.Le malade décrit sa douleur «comme une sensation de broiement du cœur avec irradiation vers l\u2019épaule gauche, le long du bras et de l\u2019avant- bras jusqu\u2019à la main.Cette douleur s\u2019accom- Fic.3.\u2014 Patient A.H., 22 septembre 1944.Cet Electro- cardiogramme est maintenant normal.La seule différence est le léger soulévement Q dans le tracé No 3 et cette unique constatation est de peu d\u2019importance.Ce cliché fut comparé à celui du 30 mai 1944 (Fig.2).L'inversion de l\u2019onde T dans les tracés 1 et 4 est maintenant disparue.Ceci peut être considéré comme un retour à la normale et une confirmation de la suggestion faite en mai, qu\u2019une lésion de la paroi antérieure s\u2019était produite.(Dr A.McNabb, Ottawa).pagne d\u2019une « sensation de mort imminente », c\u2019est l'angoisse.c) Examen objectif.\u2014 La pression artérielle est 155-98-92.Très peu ou pas de douleurs en période de repos.L\u2019aire de matité cardiaque est normale, la matité hépatique est aussi normale; l\u2019électro-cardiogramme révèle une lésion de la paroi antérieure du myocarde (Fig.2).L'examen du coeur ne montre aucun trouble du rythme, le pouls est régulier, mais le premier bruit est légèrement assourdi, bien qu\u2019on n\u2019entende pas | de souffle.| d ) Diagnostic.\u2014 Angine de poitrine.e) Traitement.\u2014 L\u2019hormone cardiaque fut administrée par voie intraveineuse et intramusculaire pendant trois mois.Après les premières cinq semaines de traitement, on permit au malade de quitter le lit, la douleur rétro-sternale avait diminué graduellement sous l'influence du traitement.Une semaine plus tard, le patient pouvait faire de courtes promenades dehors, mais une légère récidive de la douleur sternale lui imposa un repos d\u2019une semaine, alors que la douleur disparut suffisamment pour lui permettre d\u2019accomplir un travail léger tout en continuant son traitement.Il reprit son travail normal deux mois après l\u2019attaque d\u2019angine qui l'avait condamné au repos absolu.L\u2019opothérapie fut continuée pendant un autre mois, aux doses de 2 à 3 c.c.deux fois par semaine.La tension artérielle était maintenant 147-92-86; les bruits du cœur étaient plus forts et le moral du malade était plus brillant.L'électrocardiogramme pris après le traitement montre le retour du myocarde à la normale (Fig.3).f) Commentaire.\u2014 Le patient fut complètement soulagé de la douleur angineuse au cours des 5 à 6 semaines de traitement par l'hormone cardiaque et put reprendre son travail deux mois après une crise grave d\u2019angine de poitrine avec lésion de la paroi antérieure du myocarde.Il est intéressant de comparer les électro-cardiogrammes pris avant et après le traitement (Fig.2 et Fig.3).* * * LE GROUPE 6 COMPREND UN CAS DE PNEUMONIE.M.C.L., homme âgé de 46 ans, examiné le 15 juillet 1944.a) Antécédents personnels.\u2014 Aucune histoire de maladie grave dans le passé.Il y a quelques années il fut interné pour alcoolisme.Il a toujours été un « gros buveur ».- BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES 1225 b) Symptômes subjectifs.\u2014 Douleur vive de l\u2019hémithorax droit, frissons, fièvre, céphalée et transpirations froides.Le malade avait bu à l\u2019excès depuis trois mois et sa résistance, par conséquent, était très diminuée.c) Examen objectif.\u2014 Le malade présente le tableau classique de la pneumonie lobaire droite; les bruits du cœur sont affaiblis et la pression artérielle est de 128-90-84.d) Diagnostic.\u2014 Pneumonie lobaire droite.e) Traitement.\u2014 Hospitalisation immédiate, morphine pour calmer la douleur, sul- famidés, sinapismes, etc, etc.L'amélioration fut satisfaisante jusqu\u2019au huitième jour, moment de la crise, alors que le pouls, variant entre 72 et 80 par minute deux jours auparavant, augmenta à 120 par minute avec une respiration rapide et superficielle, de la cyanose et du collapsus.Les bruits du cœur étaient rapides et peu perceptibles.Les inhalations d\u2019oxygène, pratiquées pendant deux heures par un interne, ne réussirent pas à ranimer le patient.L\u2019hormone cardiaque, à la dose de 5 cc, fut administrée immédiatement avec gluconate de calcium 5 c.c.et solution de glucose à 33% 10 c.c.dans une seringue de 20 c.c., le tout bien mélangé et injecté par voie intraveineuse.En moins de 20 minutes, le malade recouvra sa connaissance.La cyanose disparut, la dyspnée diminua et le pouls redevint normal.Quatre injections semblables furent données et le patient fut en état de quitter l\u2019hôpital 48 heures après la crise.Avant son départ, la tension artérielle était 130-88-83, les bruits du cœur étaient plus forts et l'aspect général bien amélioré.f) Commentaire.\u2014 Cas de pneumonie délivré des symptômes de défaillance cardiaque imminente au moment de la crise par l\u2019injection de 20 c.c.d\u2019hormone cardiaque.* * * LE GROUPE 7 COMPREND DEUX CAS DE MALADIE DE RAYNAUD.L'observation suivante est typique. 1226 G.L., femme âgée de 51 ans, examinée en novembre 1943.a) Antécédents personnels.\u2014 Six grossesses à terme, pas de fausse couche, hystérectomie et ovariectomie double en 1931, compliquée de pleurésie sèche peu après l'intervention chirurgicale.b) Symptômes subjectifs \u2014 La patiente se plaint d\u2019algie rétro-sternale s\u2019irradiant à l\u2019épaule et au bras gauche.Les auriculaires et les annulaires deviennent exsangues et douloureux: une véritable sensation de « doigts morts » (Dieulafoy).Ces troubles circulatoires, au début, étaient de courte durée et se succédaient à intervalles de plusieurs semaines, mais, au cours de la dernière année, elles se présentèrent plus souvent et devinrent une cause d'inquiétude pour la malade, surtout pendant les saisons froides.Elle se plaint également de palpitations, de bourdonnements d'oreilles et de dyspnée d'effort.c) Examen objectif.\u2014 Crises d\u2019ischémie qui atteignent les annulaires et les auriculaires des mains: véritable asphyxie des doigts.Les bruits du cœur sont normaux, il n\u2019y a pas de souffle.La tension artérielle est 130-38-83.L'analyse d'urine est normale; les matités hépatique et cardiaque sont aussi normales.d) Diagnostic.\u2014 Maladie de Raynaud.e) Traitement.\u2014 Quatre injections intraveineuses de l'hormone furent pratiquées durant deux semaines: la pâleur et le refroidissement des doigts, qui se répétaient souvent au cours d\u2019une semaine, disparurent graduellement.Après les quatre injections, la douleur de l'épaule gauche cessa complètement, les bourdonnements d\u2019oreilles, les palpitations et la dyspnée disparurent aussi graduellement.La patiente fut examinée plusieurs mois plus tard: elle n\u2019avait pas éprouvé de retour de ses symptômes désagréables.f) Commentaire.\u2014 Disparition complète des crises paroxystiques caractéristiques de la maladie de Raynaud, après quatre injections seulement de l\u2019hormone et sans aucune récidive après huit mois.Dans ce cas et dans d'autres, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.MLF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 comme il en a été fait mention, il est intéressant de souligner l'importance toute spéciale de l'insuffisance endocrinienne consécutive à la ménopause chirurgicale.* * * LE GROUPE 8 COMPREND UNE SÉRIE DE 7 Cas où l'hormone ne donna pas de résultats durables, ou n\u2019eut aucun effet sur les symptômes, à cause de l'étendue des lésions pathologiques.L'observation suivante est typique.Observation.M.P., femme âgée de 57 ans, examinée en janvier 1944.a) Antécédents personnels.\u2014 La patiente a souffert d\u2019hypertension artérielle depuis plusieurs années.En 1940 elle fut atteinte d\u2019ictus.Elle se rétablit assez bien, redevint en état ; de marcher à l'aide d\u2019une canne et recouvra l'usage partiel du bras et de la main gauche.Depuis un an, elle était retenue a la chambre, étant incapable de réprimer de fréquents éclats de rire involontaires.Neuf grossesses avec albuminurie au cours de la dernière; ménopause à l\u2019âge de 47 ans.b) Symptômes subjectifs.\u2014 Dyspnée au moindre effort, vertiges, pollakiurie nocturne, œdème des paupières et des malléoles, céphalées constantes, faiblesse des membres supérieur et inférieur gauche, éclats de rire involontaires et incohérence du langage.c) Examen objectif.\u2014 Pression artérielle 220-130-122.Les bruits du cœur sont rapides et clangoreux, bien qu\u2019on n\u2019entende pas de souffle.Hypertrophie du myocarde.Perte partielle de motricité du bras et de la jambe gauche.Œdème des paupières et des malléoles.Hypertrophie du foie et albuminurie.La patiente eut plusieurs éclats de rire involontaires pendant l\u2019examen.Enfin, tout le tableau séméiologique des conséquences d\u2019un ictère.d) Diagnostic.\u2014 Hypertension artérielle chez un cas d\u2019hémiplégie avec néphrite albuminurique. BÉLANGER: HORMONE CARDIAQUE DANS LES AFFECTIONS CARDIAQUES e) Traitement.\u2014 Huit injections de l\u2019hormone cardiaque furent administrées à intervalles de trois ou quatre jours.La tension artérielle tomba à 190-113-106 après la sixième injection; il y eut amélioration de l\u2019état général et diminution des symptômes; les éclats de rire cessèrent pendant environ une semaine.La continuation de l\u2019opothérapie ne réussit pas à maintenir la tension artérielle à 190 et après la huitième injection la tension remonta à un niveau élevé, quoique inférieur à celui du début, soit 200-118-113.Deux mois plus tard, deux autres injections furent pratiquées avec un peu d\u2019amélioration.Six mois après cessation du traitement, la malade fut examinée, la pression était encore élevée, 205-118-110 et les symptômes étaient les mêmes.Elle déclara avoir eu des hémorragies utérines d\u2019une durée de deux ou trois jours à intervalles de cinq sémaines depuis environ trois mois.L\u2019examen de l\u2019utérus ne décela rien de pathologique.f) Commentaire.\u2014 Bien que l\u2019opothérapie cardiaque n\u2019ait pas eu, dans ce cas, d\u2019effet persistant et durable sur le système cardio- vasculaire, il faut remarquer qu\u2019elle exerça une certaine action hormonale sur les organes génitaux.* * * DOSES ET MODE D\u2019ADMINISTRATION.Les indications thérapeutiques de l\u2019hormone cardiaque employée dans cette série de cas sont exposées en détail dans les différents groupes traités.Il a été trouvé préférable d\u2019administrer cette hormone de la manière suivante: 1) Chez les malades ordinaires qui peuvent circuler et se faire traiter au bureau du médecin: Hormone cardiaque .2 cc.Gluconate de calcium 10% 5 c.c.Solution glucosée jusqu\u2019à .20 c.c.1227 En injection intraveineuse tous les jours ou tous les deux jours.Lorsque les symptômes subjectifs dispäraissent, l'hormone peut être administrée par la voie intramusculaire à la dose de 1 ou 2 c.c.tous les deux jours.L\u2019extrait sec en capsules est également recommandé pour les traitements d\u2019entretien.4 2) Dans les cas graves, nécessitant des doses plus fortes et des résultats immédiats: Hormone cardiaque .3 à 5 cc.Gluconate de calcium 10% 5 c.c.Solution glucosée jusqu\u2019à 20 c.c.En injection intraveineuse deux fois par jour, puis une fois par jour, suivant les résultats.Elle est bien tolérée et ne cause aucune toxicité.Une légère réaction se produit pendant ou peu après les injections intraveineuses; elle consiste en une rougeur passagère de la face avec sensation de bien-être généralisée.Résumé.L'hormone employée dans cette série de cas donna des résultats thérapeutiques certains et durables dans 93% des cas d\u2019affections cardio-vasculaires, un pourcentage remarquablement élevé.| Il est démontré par les résultats obtenus dans cette série de 100 cas que l\u2019hormone cardiaque utilisée: 1) augmente le tonus cardiaque; 2) dilate les artères coronaires; 3) augmente les réserves du cœur; 4) régularise la pression artérielle; 5) et paraît être un membre important de la famille endocrinienne 1.1.Il est bien entendu, comme d\u2019ailleurs pour tout travail publié dans ce journal, que l\u2019auteur assume l'entière responsabilité des avancés qu\u2019il communique et des conclusions qu\u2019il rapporte.(La rédaction.) RECUEIL DE FAITS + + IMPORTANCE DE L\u2019EXAMEN RADIOLOGIQUE DANS LE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE RENALE Par J.-P.BOURQUE, Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Assistant du service d\u2019Urologie, Hôtel-Dieu, Montréal.La symptomatologie clinique de la tuberculose rénale est aujourd\u2019hui très bien connue, et le diagnostic de cette affection, relativement fréquente, est devenu facile, surtout depuis la mise au po'nt définitive de I'instrumentation et des procédés d\u2019exploration de l\u2019appareil urinaire.Qu'il s\u2019agisse : 1.De la forme «vésicale pure», la plus fréquente, avec ses symptômes subjectifs qui ne prêtent pas à confusion, à cause de leur netteté: soit une cystite spontanée, rebelle au traitement, avec pyurie acide amicrobienne; 2.de la forme « vésico-rénale », avec cystite et douleurs rénales sous forme de pesanteur, etc.; 3.de la forme «hématurique », avec des hématuries qui vont diminuant à cause de la destruction progressive du parenchyme rénal par le processus tuberculeux; 4.de la forme « pseudo-lithiasique », accompagnée des symptômes habituels de la colique néphrétique; 5.de la forme « pyélo-néphrétique », avec pyurie, douleurs rénales et élévation thermique; 6.de la forme « génitale », avec des lésions portant surtout sur les organes génitaux, en particulier sur les épididymes et la prostate, masquant ainsi la lésion originale qui siège au rein: 7.de la forme «néoplasique », avec gros rein, hématurie, etc.; l\u2019analyse des symptômes subjectifs, la cystoscopie, qui permet de voir les lésions bacillaires caractéristiques de la vessie, sous forme de granulations ou d\u2019ulcérations, l\u2019aspect ulcéré ou cratériforme de l\u2019uretère malade, le cathétérisme des uretères et la division des urines nous permettront toujours de poser le diagnostic et de préciser la localisation des lésions à l\u2019un ou à l\u2019autre rein, ou des deux côtés quand celles-ci sont bilatérales.Toutefois, il est des cas, et ceux-ci ne sont pas tellement rares, où les symptômes sub- | jectifs et objectifs déjà énumérés sont partiellement ou complètement absents; ou encore des cas chez qui il est impossible de pratiquer les explorations urologiques usuelles.Il s\u2019agit ici des cas de «tuberculose rénale fermée », du «rein mastic» où l\u2019'uretère oblitéré à la suite d\u2019un processus cica- , triciel amène l\u2019exclusion des lésions rénales.Cette exclusion du foyer bacillaire peut n'être que partielle et ne porter que sur une portion du parenchyme rénal s\u2019il n\u2019y a oblitération que du calice correspondant à la région lésée; elle est totale s\u2019il y a oblitération complète de l\u2019uretère.Dans le premier cas, plus souvent qu'autrement, il se produit une nouvelle poussée évolutive du processus tuberculeux avec réapparition des symptômes subjectifs et objectifs facilitant ainsi le diagnostic.Dans le second cas, l\u2019exclusion étant complète, tous les symptômes sont absents parce qu\u2019il y a eu.cicatrisation des lésions vésicales, et les urines sont redevenues normales, apyuriques et aseptiques.Le- malade reste donc quand même porteur d\u2019un foyer tuberculeux qui, malgré son absence de communication avec les autres portions de l\u2019arbre urinaire, reste quand même en relation avec l\u2019organisme par l\u2019in- RÉNALE BOURQUE: EXAMEN RADIOLOGIQUE DANS LA TUBERCULOSE 1229 LE 0 = a Ai = SE + TE 8 = % 33 x 4 35 = BC Fic.Fic.2.\u2014 Observation 2.Radiographie simple: rein tigré I.\u2014 Radiographie simple: rein tigré.a gauche.sane ho 7 Sas 7% a Fic.3.\u2014 Radiographie simple: rein pommelé a gauche.Fic.4.Observation 4.Radiographie simple: rein pommelé a gauche. 1230 termédiaire du torrent circulatoire.De plus, ce rein, souvent augmenté de volume, peut, et dans plusieurs cas c\u2019est ce qui amène le malade à consulter, être la cause de troubles abdominaux dus à la compression; de troubles réflexes ayant une répercussion surtout sur le tractus gastro-intestinal, soit mauvaise digestion, constipation, etc., dus aux tiraillements des plexus nerveux de la région; ou encore être la cause d\u2019autres malaises d\u2019ordre général.Il ne s'agit donc pas seulement de faire le diagnostic de «gros rein», ii faut, et ceci est très important, connaître la nature des lésions pour agir en conséquence.C\u2019est ici que la radiographie simple de l'appareil urinaire vient au secours de la clinique et nous permet d\u2019établir sans hésitation aucune, et d'une façon catégorique, la nature tuberculeuse du rein en question.En effet, quand il y a exclusion d\u2019un rein tuberculeux par caséification, il se produit une imprégnation massive du caséum par des sels de calcium apportés par l'intermédiaire de la circulation artério-veineuse.Le parenchyme rénal est alors transformé en une masse pâteuse qui ressemble en tout point au mastic: d\u2019où le nom de «rein mastic ».Ces sels de chaux, opaques aux rayons X, donnent des images caractéristiques de deux types selon leur distribution dans le rein caséifié: I.Le «rein tigré ».Ici, l'ombre rénale est irrégulière et parsemée de taches multiples donnant l'impression de mouchetures et rappelant la peau du tigre.Les clichés présentés ici n\u2019offrent pas de confusion possible avec d'autres images pathologiques de la, région.Vous pouvez observer, en effet, que l\u2019ombre rénale est parsemée de taches pâles, à bords flous, de densité variable, présentant l'aspect moucheté déjà décrit.2.Le «rein pommelé ».Ici, vous voyez au niveau du rein une ou plusieurs ombres arrondies d'aspect spongieux, d'intensité variable, qui rappellent en tout point cet aspect pommelé de la robe de certains chevaux gris L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 et blancs.Ces images pourraient en imposer pour des calculs, mais comme vous pouvez le constater sur le cliché ci-après, ces ombres sont moins opaques, plus arrondies et de densité moindre que les ombres de calculs.Ces deux aspects radiographiques sont caractéristiques et constituent un signe pathognomonique de la tuberculose rénale fermée.Ces cas ne sont pas tellement rares, puisque, sur à peu près 80 cas de tuberculose rénale admis dans le service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel- Dieu depuis près de deux ans, nous en avons relevé une vingtaine, soit 25%, parmi lesquels nous avons choisi ceux-ci qui sont les plus caractéristiques.Observation 1.Mons.G.B., âgé de 48 ans, se présente à l'hôpital pour des douleurs rénales droites s'irradiant vers l\u2019ombilic.Ces douleurs sont augmentées par la station debout et calmées par le repos.Le malade nous raconte que, deux ans auparavant, il a souffert de cystite très intense, qui petit à petit après plusieurs semaines s\u2019est de beaucoup améliorée.En ce moment il souffre encore, mais beaucoup moins.Analyse d\u2019urines phosphates de chaux.de bactéries.Cystoscopie: rougeur de la muqueuse.Cathétérisme de l\u2019uretère gauche facile.Cathétérisme de l\u2019uretère droit impossible.Radiographie simple: rein tigré à droite.Intervention: néphrectomie dro te.Rapport anatomo-pathologique: rein pesant 240 grammes.Tuberculose ulcéro-casé- euse massive (rein mastic).Suites opératoires normales.pus, sang, oxalates et Réaction acide.Pas Observation 2.Mons.G.G., 4gé de 53 ans, se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs à l\u2019hypocondre droit et au creux épigastrique.Il présente des symptômes de cystite, et a maigri d\u2019une vingtaine de livres depuis un mois et demi. BOURQUE: EXAMEN RADIOLOGIQUE DANS LA TUBERCULOSE RÉNALE Il y a douze ans, le patient a subi une castration droite et nous raconte que sa plaie opératoire a suppuré de nombreux mois, puis finalement tout est rentré dans l'ordre.Il s'agissait vraisemblablement d\u2019une orchi- épididymite bacillaire.| Analyse d\u2019urines: pus.sang, bactéries nombreuses.Réaction alcaline.Cystoscopie: rougeur diffuse de toute la muqueuse avec plaque de cystite incrustée.Signe de Marion marqué.Cathétérismes des uretères impossibles.Radiographie simple: rein tigré à gauche.Malheureusement l\u2019état du malade ne nous permet pas de pratiquer une intervention et le malade est retourné chez lui.Observation 3.Mme A.R., agée de 38 ans, se présente ' 4 I'hopital pour des douleurs rénales gauches s\u2019irradiant vers l\u2019aine du même côté.Ces douleurs sont d'intensité variable et sont augmentées par le travail.La malade raconte que ces troubles ont débuté treize ans auparavant et qu\u2019à ce moment-là, elle a souffert énormément de sa vessie.Actuellement cette cystite est beaucoup améliorée, la malade ne présentant qu\u2019une pollakiurie peu marquée, sans douleurs à la miction.Analyse d\u2019urines: pas de pus, présence de | phosphates ammoniacaux magnésiens.Réaction neutre.Cystoscopie: rougeur de la muqueuse.Cathétérisme de l\u2019uretère gauche impossible.Cathétérisme de l\u2019uretère droit facile.Radiographie simple: rein pommelé a | gauche.1231 Intervention: néphrectomie gauche.Rapport anatomo-pathologique: rein bosselé pesant 165 grammes.Rein mastic.Suites opératoires normales.Observation 4.Mons.A.L., 4gé de 31 ans, se présente à l'hôpital pour des douleurs lombaires gauches; il souffre en plus de mauvaise digestion et de constipation.Analyse d\u2019urines: rien à noter.Cystoscopie: légère rougeur de la muqueuse.Cathétérisme de l\u2019uretère droit facile.Cathétérisme de l\u2019uretère gauche difficile.Radiographie simple: rein pommelé à gauche.Intervention: néphrectomie gauche.Rapport anatomo-pathologique: \u2018rein bosselé, blanchâtre, pesant 212 grs.Tl'uberculose caséeuse massive typique.Rein mastic.Suites opératoires normales.* * * Aprés vous avoir communiqué ces observations, nous croyons que l'importance de l\u2019examen radiologique dans le diagnostic de la tuberculose rénale est un fait établi, sur lequel il n\u2019y a plus de discussion possible au- jourd\u2019hui, car la tuberculose rénale fermée n\u2019est pas une rareté, et la radiographie simple de l\u2019appareil urinaire peut seule nous permettre d\u2019en faire le diagnostic quand les explorations usuelles ne sont pas réalisables. REVUE GÉNÉRALE L\u2019ALCOOLISME CHRONIQUE Par J.-M.ROUSSEL, Médecin-légiste.On entend par le terme alcoolisme l\u2019état pathologique qui résulte de l\u2019abus des boissons alcooliques.Les manifestations cliniques de l'alcoolisme sont variables suivant les boissons ingérées, la constitution individuelle du sujet, les conditions de vie et le milieu social de l\u2019alcoolique.Malgré la grande variété des boissons spiritueuses ingérées, l'alcool éthylique est le toxique prédominant et le tableau clinique est à peu près le même, à quelques exceptions près, que l\u2019on ait absorbé du vin, de la bière, du scotch ou du whiskey blanc en proportions égales.Les essences, les produits secondaires de la fermentation ou de la distillation tels que éthers, aldéhydes, ne constituent que des facteurs accessoires.| Limité par le temps mis à notre disposition, nous n\u2019envisagerons, dans le présent travail, que l'action de l\u2019alcool éthylique.L'action physiologique de l'alcool chez l'homme est extrêmement variable suivant l\u2019âge, le sexe, la constitution, l\u2019hérédité, l\u2019accoutumance et l\u2019état de santé ou de maladie des divers organes.La sensibilité vis-a-vis les faibles doses d\u2019alcool varie à l\u2019infini pour les divers individus.Alors qu\u2019il est possible par les expériences de laboratoire de déterminer la dose mortelle de l\u2019alcool, qui se chiffre à 6 grammes d\u2019alcool par kilogramme de poids d\u2019animal, nous avons vu des cas mortels chez l\u2019homme dont la proportion d\u2019alcool atteignait 10 gr.par kilo.La littérature médicale rapporte des cas d'intoxication mortelle chez des enfants, où le taux n\u2019atteignait que 2 gr.au kilo.1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal.Les réactions individuelles à la même dose ° d'alcool varient également selon la dilution, l\u2019état de vacuité ou de réplétion de 'estomac et selon aussi les conditions morales dans lesquelles se trouve le buveur.L'alcool pénètre habituellement dans l\u2019or- | ganisme par le tube digestif.On observe cependant .des intoxications d\u2019intensité variable chez des individus réputés sobres, mais \u2018 que le travail oblige de vivre dans des locaux imprégnés de vapeurs d\u2019alcool: employés dans i des entrepôts de vin, de distillerie et employés de la « Commission ».L'effet local de l\u2019alcool sur le tube digestif est en rapport avec sa concentration.La sensation de chaleur et la congestion qu\u2019il produit sur la muqueuse gastrique sont d'autant plus marquées que l'alcool est plus concentré.L'alcool exerce également une action stimulante sur la sécrétion des glandes digestives, action variable selon le degré de concentration et la quantité de l\u2019alcool ingéré.À dose modérée, on voit apparaître presque immédiatement, par voie réflexe, une hypersécrétion salivaire et gastrique, mais l\u2019absorption habituelle finit par entraver les phénomènes digestifs.Il se produit alors une congestion permanente de la muqueuse gastrique et l\u2019inflammation peut s\u2019étendre en profondeur, atteindre les glandes et rendre l\u2019estomac inapte à sécréter un suc gastrique normal.Les physiologistes nous diront combien mal se fait la peptonisation des albuminoides en milieu alcoolique.Arrivé dans le tube digestif, l\u2019alcool est rapidement absorbé, dans la proportion de 20% par l'estomac et de 80% par l'intestin.De là, il passe dans Ja veine porte, traverse le ROUSSEL: ALCOOLISME CHRONIQUE foie et est ensuite versé dans la circulation générale.ABSORPTION.L'expérience a démontré qu\u2019à l\u2019état de vacuité de l\u2019estomac, environ 50% de l\u2019alcool ingéré est passé dans le sang en 15\u201d seulement et que l'absorption était complète après 2 heures.La concentration maximum dans le sang dure environ 5 heures et décroit ensuite graduellement.| Il semble qu\u2019à faibles doses, l'alcool ne détermine aucune modification appréciable des propriétés du sang ou de la dynamique circulatoire.A doses plus élevées, on constate cependant une augmentation de la pression artérielle et de la fréquence du pouls.Cette action explique la coloration anormale du visage, la vivacité du regard, et l'élévation de la tempé- raturé périphérique, observées chez l'homme en état d\u2019ébriété.Les doses très élevées excitent les noyaux d'origine du pneumogastrique et amènent des phénomènes inverses.Pour des raisons qu\u2019on ne comprend pas encore très bien, l\u2019absorption et l\u2019élimination de l'alcool se font plus rapidement chez les habitués; il s'agirait d\u2019une oxydation plus intense.Normalement, l\u2019organisme peut oxyder environ 10 c.c.ou 1/3 d\u2019once d\u2019alcool par heure.De nombreuses expériences, et en particulier, celles faites par Gréhant et par Nicloux, ont établi que la concentration d\u2019alcool dans le sang correspondait à la quantité d\u2019alcool ingérée.C\u2019est ainsi que l'introduction, dans l'estomac d\u2019un chien, d\u2019une quantité d'alcool dilué, correspondant à 5 c.c.par kilo d'animal, a donné 115 heure après l\u2019ingestion, et cela pendant 4 heures, une concentration d'alcool dans le sang de 0.57 pour 100 ou 5.7 0/00.L'alcool ne disparut complètement qu'au bout de 25 heures.Les mêmes 1233 expériences répétées chez l'homme ont donné des résultats identiques.DISTRIBUTION.Cette diffusion rapide de l'alcool dans l\u2019organisme est infiniment précieuse en médecine légale et permet d\u2019apprécier le degré d'ivresse, par le dosage de l'alcool sanguin ou de l\u2019alcool tissulaire.Des dosages comparatifs ont, en effet, démontré que la répartition de l\u2019alcool dans l\u2019économie se faisait de façon à peu près égale pour tous les organes.À défaut de sang, nous pourrions tout aussi bien faire le dosage de l\u2019alcool dans le muscle, le foie, les reins ou le cerveau.Il est même possible de diagnostiquer l\u2019ivresse par la recherche de l'alcool dans la salive (écart de 3% avec l'alcool sanguin), dans l\u2019haleine ou dans l'urine.ANALYSE.La concentration de l'alcool sanguin nous permet également d'apprécier la totalité de l\u2019alcool contenu dans l\u2019organisme.Par exemple, un taux d\u2019alcool de 3 pour 1,000 dans le sang correspond a un taux de 3 cc.par kilo de poids ou 3 onces par 1,000 onces de poids; pour un homme pesant 70 kilos ou 154 livres, la quantité totale d\u2019alcool contenue dans le corps au moment du prélèvement serait de 210 c.c.ou environ 7 onces d'alcool absolu.Cette façon de calculer renseigne, je crois, davantage que le simple énoncé d\u2019un pourcentage.Conclusions.Homme de 70 kilos, 5 onces: en médecine légale, on ne tient aucun compte, au point de vue interprétation clinique des résultats de l'analyse, des taux inférieurs à 2 pour 1,000.5 à 7 onces: les taux de 2 à 3 pour 1,000 correspondent à l\u2019ébriété ou à une ivresse modérée, se manifestant par des changements de l\u2019affectivité, de la loquacité, de l\u2019agitation, quelques troubles de la démarche. 1234 7 a 9 onces: entre 3 à 4 pour 1,000, l'ivresse est certaine et se manifeste par une démarche titubante, un embarras de la parole, ou de la somnolence.9 à 12 onces: de 4 à 5 pour 1,000, les victimes sont dans un état stuporeux dont on ne peut les tirer qu\u2019au prix de stimulation douloureuse et intense.12 onces et plus: les quantités de 5 pour 1,000 et au delà sont l\u2019expression d\u2019une intoxication profonde, voisine du coma et de la mort.Avant d'examiner ce que devient dans l\u2019organisme l'alcool introduit en nature, il faut se demander s\u2019il ne peut être lui-même un produit de notre organisme.Y aurait-il en d\u2019autres termes un taux «d'alcool normal»?(question qui me fut posée d'ailleurs avec grand sérieux par un avocat, lui-même amateur de la bouteille).Certains auteurs ont, en effet, prétendu que le glucose normalement contenu dans le sang subissait, au cours de son métabolisme, la transformation alcoolique, et cet alcool serait brûlé au fur et à mesure de sa production.Nicloux cependant n\u2019en est pas convaincu, parce qu\u2019il a été impossible jusqu'ici d\u2019isoler d'assez grandes quantités de cette substance pour faire des analyses probantes.MÉTABOLISME.L'alcool parvenu dans le sang subit, dans la proportion de 90 à 95%, une série d\u2019oxydations successives qui aboutissent à une véritable combustion avec transformations finales en eau et en acide carbonique; le reste est éliminé en nature par les urines, la sueur, l\u2019air alvéolaire et les autres sécrétions.Cette transformation de l\u2019alcool, d\u2019après certains physiologistes, l\u2019élèverait au rang d\u2019aliment.L'alcool possède, en effet, une valeur calorique élevée: un gramme donne 7 calories, alors qu\u2019un gramme de matières albuminoïdes donne 3.5 cal, qu\u2019un gramme d\u2019hydrates L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 de carbone dégage 4 cal, et qu\u2019un gramme de graisse donne 9.3 cal.Si l'on poursuit ce raisonnement, on arrive ainsi à cette déduction qu\u2019un litre de vin à 10 pour 100, ou 100 c.c.d'alcool absolu, peut assurer près du quart de la quantité totale d'énergie dépensée dans les 24 heures; ce qui faisait dire à certains physiologistes (Liebig) que «l\u2019ingestion d\u2019alcool dispense de l'usage des aliments amylacés ou sucrés », raisonnement conforme aux opinions en cours, au début du siècle, où les questions de régime alimentaire se réduisaient à des problèmes de calorimétrie.«Il a été établi, en effet, que la production de chaleur n\u2019est pas une fin en elle-même; ce n'est qu\u2019un incident; la chaleur n\u2019est qu\u2019un terme extrême et dégradé.Un aliment vaut non par la chaleur qu'il peut libérer, mais par le degré auquel son énergie est utilisable pour les processus vitaux, dans les conditions normales de température et d\u2019alimentation.» S'il n\u2019en était pas ainsi, ne pourrait-on pas dire: « L'alcool amylique dégage par gramme 9 calories, tandis que l\u2019alcool ordinaire n\u2019en produit que 7; donc l\u2019alcool de pommes de terre, quoique 20 fois plus toxique, est un meilleur aliment que l\u2019alcool de vin ! (Le- gris).» L'alcool est donc bien un aliment, mais, comme le disait Atwater, qui fit de si beaux travaux sur la calorimétrie, «l\u2019alcool est un aliment, mais c\u2019est un aliment toxique ».Cette affirmation est celle à laquelle ont abouti tous les observateurs: c\u2019est qu\u2019en effet, si l\u2019alcool brûle dans l\u2019organisme, il brûle en l\u2019endommageant.Cliniquement, il est impossible de déterminer la dose hygiénique de l\u2019alcool; mais lorsque l'organisme est devenu habitué au poison et éprouve le besoin irrésistible d\u2019en user, on peut être sûr que la phase pathologique est atteinte.Les recherches de laboratoire ont toutefois démontré que la dose d'alcool que l\u2019organisme peut absorber sans lésions « appa- ROUSSEL: ALCOOLISME CHRONIQUE rentes » ne doit pas dépasser 15 gramme par kilo par 24 heures chez les sédentaires et 1 gramme par kilo par jour pour les travailleurs manuels.| Reprenant notre exemple de tout à l'heure, cette dose représenterait, pour un homme de 150 livres (ou 70 kilos), 35 à 70 grammes, soit environ 1 a 2 onces d\u2019alëvol absolu distribué sur les 24 heures.En admettant pour les fins de la discussion que ces doses soient inoffensives, l'expérience prouve malheureusement que rares sont les habitués qui s'en tiennent à cette ration.Avant d\u2019aboutir a des affections spécifiques des divers organes, l\u2019alcoolisation chronique modifie peu à peu la santé du buveur.Les auteurs désignent cette période pré- clinique sous le nom d\u2019alcoolisme latent, caractérisé au point de vue pathogénique par l'existence de l\u2019accoutumance et du besoin et, au point de vue clinique, par un certain nombre de symptômes que l\u2019on peut grouper sous le titre de «petits accidents de l\u2019alcoolisme »: embonpoint avec teint fleuri, ou amaigrissement avec teint jaunâtre; varicosi- tés capillaires des pommettes, subictère de la conjonctive; odeur aromatique ou alcoolique de l\u2019haleine, le matin; troubles du sommeil avec cauchemars; fourmillements ou crampes dans les mollets; tremblement des extrémités; troubles digestifs: flatulence, éructations; point de côté.Triboulet et Mignot ont bien décrit les troubles de la nutrition chez les buveurs: «Plus ou moins longtemps, disent-ils, suivant sa vigueur initiale, l\u2019alcoolisé se maintient en état d'équilibre physiologique précaire, en imminence morbide.Quelques privilégiés s\u2019en tiennent aux menues misères énumérées plus haut et se contentent d\u2019arriver avant l\u2019âge à la vieillesse physique et intellectuelle.Le plus grand nombre présente des troubles de la nutrition, soit par mauvais fonctionnement du foie, soit par action directement nuisible de l\u2019alcool dans les tissus.1235 « Nous savons que l'alcool en brûlant dans l\u2019organisme économise les hydrates de carbone et les graisses; il en résulte que, chez les buveurs convenablement nourris, il se développe un embonpoint qui leur donne une certaine apparence de prospérité.« Ces alcooliques gras réalisent parfaitement ce type que les auteurs anciens décrivaient sous le nom de «pléthorique».Cet état florissant dure autant que les phases congestives gastro-hépatiques avec activité conservée de la cellule du foie, c\u2019est-à-dire 5 à 6 ans chez les sujets vigoureux, quelques mois seulement chez les plus faibles.« Lorsque la surcharge graisseuse ne se limite plus au tissu cellulaire sous-cutané, lorsqu'elle devient périviscérale, lorsque surtout l\u2019infiltration ou la surcharge gagne les cellules nobles de certains organes, alors éclatent les accidents.» Pendant cette période d\u2019alcoolisme latent, le malade peut étre dans un état de moindre résistance aux infections.L\u2019alcool possede un pouvoir antiseptique réel et puissant in vitro, mais il favorise plutôt l\u2019action des bactéries pathogènes lorsqu'il est introduit dans l\u2019organisme, par les perturbations qu\u2019il apporte aux diverses fonctions, particulièrement à cause de l'insuffisance hépato-rénale et l\u2019amoindrissement de la fonction leucocytaire.On sait la gravité de la pneumonie des alcooliques.L\u2019alcoolisme a été considéré comme jouant un rôle de premier plan dans l'apparition de la tuberculose.Mais il faut faire, dans le développement de celle-ci, la part qui revient aux conditions de vie déplorables dans lesquelles se met souvent le buveur, du fait de sa passion.D\u2019autre part, 'alcoolisme paraît favoriser chez certains sujets une évolution fibreuse de la tuberculose, qui ne se serait peut-être pas déclarée s\u2019ils étaient restés sobres.Je ne fais que mentionner la très grande fréquence des accidents, souvent mortels, associés à l'ivresse.Parmi les accidentés de 1236 l'automobile, la moyenne des victimes en état d'ivresse se maintient depuis plusieurs années à plus de 40%.Sans insister davantage sur cette question, disons que cette intoxication est une cause d\u2019aggravation en cas de blessures ou d'opérations.Chez les buveurs, les infections surajoutées sont plus fréquentes et la cicatrisation est ralentie.Le délire des blesssés avec le grave pronostic qu'il comporte n\u2019est le plus souvent qu'un délire toxi-alcoolique.Les organismes affaiblis par l'alcoolisme latent ne tardent pas à manifester des syndromes cliniques qui traduisent l\u2019action localisée de l'intoxication sur tel ou tel organe.L'appareil digestif est le premier atteint; la dyspepsie alcoolique est précoce et se caractérise par une soif vive, des nausées, de la perte de l'appétit; la langue est saburrale, les digestions pénibles avec sensation de lourdeurs et de pyrosis.Bientôt apparaît la pituite matinale: dès son lever le malade est pris de nausées; au milieu d'efforts violents accompagnés de crampes épigastriques, il vomit quelques gorgées d\u2019un liquide clair, filant et visqueux (pituite blanche), parfois amer et bilieux (pituite verte).Cette dyspepsie fonctionnelle se transforme en une gastrite muqueuse, qui à la longue peut devenir érosive ou ulcéreuse, et aboutir cliniquement à la gastrorragie.Les érosions de la muqueuse peuvent être le point de départ d'infections diverses (gastrite phlegmoncuse, abcès sous- phéniques) ou même de dégénérescence épi- théliomateuse.Chez de tels sujets, le foie augmente de volume, est le siège de poussées congestives intermittentes qui s\u2019accompagnent d\u2019épistaxis, de céphalalgie, de courbature.Cette hépatite subaiguë dure un temps variable.Lorsqu'il se produit plusieurs poussées successives, le foie ne reprend plus ses dimensions premières et l\u2019évolution se fait soit vers la cir- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montiéal, septembre 1945 rhose hypertrophique, soit plus souvent atro- phique.L'alcool produit normalement une accélération du rythme cardiaque et parfois on voit éclater de véritables crises de tachycardie transitoire; l\u2019alcool entraîne aussi des lésions de myocardite chronique caractérisée par une dégénérescence diffuse avec état granuleux et dissociation segmentaire de la fibre cardiaque.C\u2019est la parésie toxique du myocarde.Sous l'influence de l\u2019action combinée de l\u2019alcool et des troubles digestifs qu\u2019il engendre, on voit souvent survenir des troubles cutanés, en particulier l'acné et la couperose, lésions qui peuvent se voir chez des individus sobres, mais que les excès de boisson peuvent accentuer.C\u2019est surtout le système nerveux qui est touché; ces troubles nerveux et mentaux vous seront exposés par le docteur Amyot.Je ne voudrais pas clore ce bref exposé sans souligner la gravité de l\u2019alcoolisme féminin tellement répandu de nos jours, et qui peut avoir de si graves conséquences lorsque la femme devient enceinte.Les expériences ont démontré que, si le sang du père charie l'alcool et que ses organes sexuels en sont imprégnés, l\u2019alcool passe également du sang de la mère au sang du fœtus, et peut contribuer à la procréation d\u2019enfants souffreteux, dégénérés ou épileptiques.Le pronostic de l'alcoolisme chronique, envisagé du point de vue restreint de l\u2019individu, est lié à la persistance de l\u2019action du produit toxique: supprimer l\u2019alcool, c\u2019est amener la guérison dans la plupart des cas.A condition que l\u2019intoxication ne remonte pas à une date trop ancienne et que les lésions dégénératives ou scléreuses n\u2019aient pas encore eu le temps de se produire, l\u2019abstinence peut, au bout de quelques mois ou quelques années, amener la guérison.Le pronostic est lié à la constitution psychique et à la volonté du sujet.| | ASPECT NEURO-PSYCHIATRIQUE DE L\u2019ALCOOLISME ! Par Roma AMYOT, Chef du service de neurologie à l\u2019hôpita! Notre-Dame.L'alcoolisme désigne l'ensemble des phénomènes pathologiques, physiques et mentaux, que cause l'abus des boissons spiritueuses.Des accidents aigus peuvent survenir inopinément à la suite d\u2019une intoxication assez massive, comme au cours de l'ivresse alcoolique; des phénomènes aigus peuvent aussi se produire comme épisode intercalaire au cours de l'alcoolisme chronique.L\u2019alcoolisme chronique comporte l'usage immodéré et répété de l'alcool; il comporte aussi l'habitude somatique à ce toxique, et le plus souvent un appétit mental, un besoin psychique propre à toute toxicomanie et qu'on exprime par le terme d\u2019alcoolomanie.L\u2019alcoolomanie est, pour une part, secondaire au besoin somatique: la privation de l\u2019alcool chez l\u2019habitué provoque des réactions physiques et psychiques très désagréables qui portent l\u2019acoolique à continuer de boire.Mais elle est, pour une autre part très importante, dépendante d\u2019un état d'esprit constitutionnel ou acquis, bien particulier, dont nous dirons un mot ultérieurement.* * * L'usage de l'alcool est très répandu.Ainsi aux Etats-Unis il y aurait 40,000,000 de personnes qui consomment de l'alcool; il y aurait 600,000 alcooliques.Une telle ampleur de l'intoxication en fait une maladie sociale.On est bien au courant des diverses lésions et des affections variées que cause l'alcool.Il est indubitable que les désordres organiques et fonctionnels du système nerveux, s\u2019objectivant par des troubles neurologiques et des affections mentales sérieuses, constituent, dans la pathologie de l\u2019alcoolisme, l\u2019élément le plus important de ces conséquences sociales.C\u2019est par son action sur l\u2019intelligence, l\u2019affectivité, l\u2019activité et la moralité de l\u2019individu qu\u2019il le 1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal.démolit et aesagrege sa famille; qu'il en fait un véritable tléau des siens et de la société.Il est aonc essentiel que nous examinions rapidement l'aspect neuro-psychiatrique de l'alcoolisme.* * * Dans toute société ou la liberté individuelle est respectée, tous peuvent consommer de l\u2019alcool.Il est de coutume courante, et même le contraire serait quasi stigmatisé, d\u2019accompagner toute réunion mondaine, tout événement social ou familial, toute assemblée d\u2019affaires ou d'amis, toute fête religieuse ou civile, par l\u2019ingestion de boissons alcooliques.On boit et on fait boire pour vendre, pour acheter, comme entrée en matière plus ou moins stéréotypée, pour se créer un état d'âme et d\u2019esprit propre à la gaieté collective et à l'amour.On boit pour bien d'autres choses encore, bien souvent pour noyer son chagrin et uniquement pour passer le temps.Enfin, consommer de l'alcool est un geste accepté automatiquement comme se saluer et se serrer la main.Et une réclame qui s'affiche partout, sur les panneaux-réclames, dans les journaux et les périodiques, entretient l\u2019impetus et, bien entendu, l\u2019industrie.Et malgré tout cela, l\u2019habitude de l\u2019alcool n\u2019est le fait que d\u2019une minorité.C\u2019est donc que des conditions particulières doivent entrer en jeu pour en produire l\u2019éclosion.Aussi l\u2019étude de ces conditions étiologiques forme peut-être la partie la plus importante de l'aspect psycho-pathologique de l\u2019alcoolisme.Parmi ces conditions, il y en a qui sont extrinsèques et d\u2019autres intrinsèques.Il est indubitable que la mauvaise éducation ou l'absence d'éducation familiale, le mauvais exemple et la contagion venant des parents, un rang social inférieur dans un milieu fruste, l\u2019absence d\u2019instruction, la survenue 1238 de certaines circonstances démoralisantes, le désoeuvrement, l\u2019oisiveté, l'absence de distractions récréatives ou sportives en plein air dans un décor agréable, entre les heures d\u2019un travail monotone, l\u2019absence d'intérêt envers un métier ou une profession qu\u2019on aime, une oeuvre sociale, philanthropique, religieuse, ou tout simplement pour un foyer ou une femme et des enfants, sont des facteurs à répercussions psychologiques importantes qui peuvent porter à l'alcoolisme.Il y a aussi certaines situations qui exposent à l'alcool par les occasions presque forcées, par intérêt ou par civilité, d'offrir ou d'accepter quotidiennement des consommations.Ces causes extérieures sont plus contrôlables, moins efficientes et moins profondes que les facteurs intrinsèques.Ces derniers relèvent Ils sont intimement morbide quand ce n\u2019est pas à une psychopathie évidente.de l\u2019individu lui-même.liés à un terrain psychologique Ainsi, dans certains cas, le début et même l\u2019évolution d\u2019une démence précoce, d\u2019une paralysie générale, d\u2019une démence sénile, d\u2019un épisode d\u2019hypomanie seront marqués d\u2019abus d\u2019alcool inusités jusque-là et d\u2019autant plus troublants.La débilité mentale, par sa grande suggestibilité et par contagion, prédispose sûrement à l'alcoolisme; un certain nombre de pochards, de mendiants publics qui ont eu une certaine célébrité locale et d\u2019un caractère saugrenu étaient des débiles alcooliques.Dans ces cas de psychopathies franches, l\u2019alcoolisation est un épiphénomène, une complication d\u2019une affection psychiatrique qu\u2019on identifie sans difficulté.Mais Talcoolisme se développe aussi chez des sujets qui.sans être l\u2019objet d\u2019une psychose définie, ont un tempérament, une constitution psychologique anormale, et c\u2019est précisément chez ces sujets que l\u2019habitude de l\u2019alcool est le plus souvent très difficile à guérir.Qu\u2019on ne croie pas que cette constitution soit uniforme ni encore qu\u2019elle soit appli- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 cable à tous et à chacun.11 n existe pas de Constitution psychologique morbide exclusivement spécitique au candidat à l'alcool, ou à l'alcoolique.kt je dois ajouter aussi que tout sujet à constitution psychologique qui pourrait incliner à l\u2019habitude de l'alcool ne l'y porte pas fatalement.Une prédisposition n'est pas une condamnation irrémédiable et les circonstances de la vie, ces causes que j'ai appelées extrinsèques, ont tout de même un rôle à jouer dans l'installation de l'habitude.Il existe un groupe assez important d\u2019alcooliques qui boivent pas accès et dont les crises d'éthylisme sont séparées par des périodes d'abstinence; ils sont amenés à ces accès par une force intérieure quasi irrésistible.Ils boivent isolément et ils boivent frénétiquement.Ils cherchent à se rassasier et le terme de leur beuverie est habituellement marqué par des phénomènes graves d\u2019intolérance, par la prostration et l\u2019abrutissement.Ce sont des dipsomanes et on accepte assez généralement la conception que ces buveurs par paroxysmes sont des cyclothymiques, des périodiques, de petits maniaco-dépressifs qui, sans verser dans des poussées de mélancolie ou de manie franches, sont sujets à des phases de dépression ou d\u2019hypomanie sub-cliniques qui les portent, soit a engourdir leur tristesse et leur sentiment d\u2019abattement dans l\u2019insensibilité que produit l\u2019alcool, soit à colorer leur optimisme et leur surplus d\u2019entrain par l\u2019euphorie éthylique.Les dipsomanes ne sont qu\u2019un groupe des alcooliques à constitution psychopathique; on peut les reconnaître assez facilement et l'identification exacte du facteur étiologique constitutionnel est habituellement assez facile.Mais il serait vraiment trop simple de restreindre tous les éthyliques à cette constitution maniaco-dépressive.Et si on désire circonscrire plus complètement le problème, on peut affirmer que la déficience du contrôle volitionnel ou de l\u2019inhibition dirigée chez l\u2019instable et chez l\u2019impulsif, que le défaut de mesure, de pondération et de jugement chez AMYOT: ASPECT NEURO-PSYCHIATRIQUE DE L\u2019ALCOOLISME le sujet dont l'intelligence et l'affectivité, sans être franchement déficientes, n\u2019ont jarnais atteint la maturation complète, que la faiblesse de censure morale chez l'individu dont le sens de l\u2019éthique est déficitaire, que le désempare- ment du pusillanime ou du velléitaire, qui est le plus souvent un psychasthénique ignoré ou un déprimé constitutionnel, en face des rigueurs et de la dureté de la vie, on peut affirmer, dis-je, que tous ces facteurs psychologiques sont des conditions qui pourront conduire vers l'habitude de l'alcool.Le terrain n\u2019est donc pas univoque, il est complexe; habituellement, une combinaison de quelques- nns de ces facteurs associés à des circonstances extérieures favorisantes, déterminerait l'usage immodéré et habituel de l'alcool.Si le temps qui m'est alloué me le permettait, il serait intéressant de développer cette question de la prédisposition psychologique à la toxicomanie qui, à mon sens, est primordiale dans l\u2019étude du problème actuellement étudié.Un fait est certain: un grand nombre d\u2019alcooliques cherchent à anéantir dans l'euphorie ou l'hébétude de l'alcool leur peur de vivre ou leur lichete maladive; ce sont des inadaptés ou des mal adaptés qui recourent a des artifices pour supporter l'existence ou qui luttent en fuyant.Les faits démontrent fréquemment l\u2019influence d\u2019une hérédité similaire de l'alcoolisme.Mais je ne crois pas que l\u2019on puisse admettre que c'est la propension spécifique à l'alcool qui est transmise, mais bien plutôt la tare psychologique qui a porté le ou les procréateurs à la toxicomanie.Ou bien, on pourra avancer que, chez certains, c'est l'alcool du procréateur qui a permis l\u2019éclosion chez son rejeton d'une instabilité psychologique qui le prédispose à user et abuser de l'alcool sans contrôle volitionnel effectif.# * * Voyons maintenant assez rapidement quelles sont les conséquences neuro-psychiatriques de I'alcool.1239 L\u2019IVRESSE ALCOOLIQUE est un fait de tous les jours.Chez la plupart des individus, avec cependant des variantes qui peuvent dépendre du terrain et de la variété de la boisson ingérée, elle se caractérise par deux phases successives: une première phase est constituée d\u2019une excitation mentale avec euphorie, à laquelle succède l\u2019hébétude cocasse ou brutale, de la torpeur et enfin un sommeil profond, souvent comateux.L'ivresse éthylique est le résultat d\u2019une intoxication aiguë et elle montre que l\u2019alcool se comporte comme l\u2019éther et le chloroforme et qu'il est en définitive un anesthésique dont on se servait d'ailleurs couramment, avant l\u2019ère de l\u2019anesthésie, comme de l\u2019opium, de la belladone, pour anéantir la conscience et la douleur, chez les malades qu\u2019on devait opérer.Des sujets prédisposés à l\u2019épilepsie pourront marquer leur ivresse de convulsions, d\u2019autres, à tares psychopathiques, présenteront un véritable délire ou encore un accès maniaque déclenchant une agitation motrice, brutale, impulsive, furieuse même, qui comporte un réel danger pour les personnes rencontrées et un aspect médico-légal éventuel.LE DELIRIUM TREMENS est également un syndrome d'\u2019alcoolisme aigu.Mais, ce qui le distingue de l'ivresse, c\u2019est qu\u2019il surgit brusquement chez l\u2019alcoolique chronique soit à l\u2019occasion d\u2019une absorption plus massive d\u2019alcool, soit à la suite d\u2019un traumatisme, d\u2019une opération chirurgicale, d\u2019une infection importante, parfois par suppression brusque de l\u2019alcool.Le pouls est rapide, la transpiration profuse, le visage vultueux et les yeux congestionnés.Le malade exprime la frayeur, l\u2019angoisse, il est agité et il tremble.C\u2019est qu\u2019il vit un cauchemar terrifiant où prédominent des hallucinations visuelles et auditives.Il va être dévoré, électrocuté, coupé en morceaux; il est au milieu d'animaux menacants, il est en butte à des difficultés sans nombre.Il se débat, chasse ces êtres dangereux, mime tous les actes de défense qui pourront conjurer le danger 1240 immédiat: le cri, l'attaque, la fuite.C\u2019est de l\u2019onirisme ou délire de rêve dont les réactions découlent directement des hallucinations.Certains se montreront plutôt stupéfiés; d\u2019autres iront se livrer à leurs juges, se diront ruinés, trompés par l\u2019épouse, enfin marqueront leur onirisme d\u2019un thème mélancolique.Inutile d'ajouter que le malade est confus et n'a aucune notion exacte des personnes et des choses.Le pronostic du delirium tremens est sérieux, c\u2019est une affection grave, c\u2019est aussi une affection qui peut tourner au tragique.LE DÉLIRE ALCOOLIQUE SUBAIGU présente les mêmes éléments psychiatriques, mais à un degré moins sévère.Le malade n\u2019est pas nécessairement confus et le syndrome est presque uniquement mental et à base hallucinatoire.Comme le delirium tremens, il s\u2019installe chez l\u2019alcoolique qui a bu plus que de coutume ou dont la résistance somatique a fléchi par l\u2019action d\u2019une cause pathologique intercurrente: infection, traumatisme, intervention chirurgicale, peut-être aussi déficience plus profonde en principe de la vitamine B.Le délire est habituellement à thème de persécution; il peut être aussi à allure mélancolique.Le délirant est souvent en proie à une « micro-activité incessante et monotone » (de Clérambault) , tirant sur des fils, ramassant, déplaçant ou ajustant des objets que seul il voit.Ou bien, il raconte des faits précis, le plus souvent dramatiques, même fantasmagoriques, qui n\u2019ont rien de réel.L'alcoolique en délire subaigu est un « mélo-dramaturge » (de Clérambault), parfois même un auteur- acteur de grand guignol.L\u2019ALCOOLISME CHRONIQUE exerce une action indéniable et profonde sur la mentalité du sujet, au point qu\u2019il transforme sa personnalité morale.L\u2019affectivité, l\u2019éthique, l\u2019intelligence et le comportement sont, à n\u2019en pas douter, modifiés considérablement.L\u2019éthylique se montre impatient, irritable, irascible et violent, et ces troubles du caractère et de l'humeur se produisent tout particulièrement auprès L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLFrIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 des siens.Les sentiments affectueux ou altruistes samenuisent.A I'extérieur assez enjoué et liant, chez lui « bourreau familial » (Heuyer).Il est méfiant et à l\u2019occasion jaloux; graduellement il peut verser dans des tendances vraiment paranoïaques.Il néglige les soins à sa personne, les siens et ses affaires.La dignité, le respect de soi- même et la volonté s\u2019effritent; le sens moral, fléchissant, ne lui permet plus de se réhabiliter.Souvent, il devient mélancolique et alors se désintéresse tout à fait par inhibition, in- appétence, dégoût, de toute activité productive.L'intelligence s\u2019obscurcit et finalement l\u2019alcoolique invétéré aboutit à l\u2019abrutissement; il devient un déchet social ou peut s'acheminer vers la démence, si rien ni personne ne l\u2019arrêtent.Cet affaissement global de la personnalité mentale relève d\u2019abord de la déchéance morale: de chute en chute, 1\u2019alcoolique perd toute confiance en lui-méme, en la possibilité de guérison, et perd aussi l'appétence pour la vie normale, les joies saines, la dignité de l\u2019homme sans esclavage; il n\u2019a plus de ressort pour répondre à ses propres exhortations ou à celles du dehors; l\u2019affaissement mental relève aussi des lésions cérébrales et de la répercussion somatique sur les fonctions du système nerveux central.LA POLYNÉVRITE DES ALCOOLIQUES est un processus organique qui complique assez souvent l'alcoolisme chronique.Elle est la plus fréquente des polynévrites, elle est sensitivo- motrice.Il y a une dizaine d'années une notion d\u2019une immense importance nous fut apprise lorsqu\u2019on nous démontra que la polynévrite des alcooliques n\u2019était pas due directement à l\u2019action de l\u2019alcool, mais bien plutôt, comme pour beaucoup d\u2019autres polynévrites, à l'influence d\u2019une déficience en vitamine B, plus spécifiquement du principe B,, d'une véritable avitaminose, qui se développe chez les alcooliques.Notions primordiales quant à Ja doctrine étiologique et quant à la pratique thérapeutique. AMYOT: ASPECT NEURO-PSYCHIATRIQUE DE L'ALCOOLISME Il arrive que la polynévrite s'accompagne de troubles mentaux toujours assez semblables: confusion mentale, désorientation dans le temps et l\u2019espace, euphorie et confabulation.Ces malades assez optimistes et perdus «racontent des histoires».Ces polynévrites offrent LE SYNDROME DE KorsAKOW, d\u2019un pronostic assez sérieux quant aux troubles mentaux, mais pouvant guérir si on traite tôt et d'une façon appropriée par la vitamine B, à fortes doses, par le complexe B, par de la polyvitaminothérapie, une bonne alimentation, des sels minéraux et, bien entendu, l\u2019abstinence.L'alcoolisme chronique ne manque jamais de s'accompagner de TREMBLEMENT.Ce tremblement aux membres est statique et ne s'accroît pas par les mouvements.Il est rapide, d\u2019une amplitude moyenne, est apparent aux membres, à la langue et aux lèvres.Il est constant, mais s\u2019exagère considérablement quand le sujet est privé d\u2019alcool.C\u2019est d\u2019ailleurs cet excès de tremblement, l\u2019émotivité décuplée et des malaises variés d\u2019origine digestive et nerveuse qui forcent en partie l\u2019alcoolique a persister dans son habitude.L\u2019ingestion d\u2019une bonne dose atténue manifestement le tremblement et les autres accidents du sevrage.S1 le tremblement est gros, s\u2019il produit de la dysarthrie chez un alcoolique dont la démence est profonde et se couple à des idées délirantes absurdes, saugrenues et même mé- galomaniaques, si, en plus, le dément est euphorique et très amnésique, le tableau ainsi constitué se rapproche, à s\u2019y tromper au premier abord, de la paralysie générale, et on peut parler alors de PSEUDO-PARALYSIE GÉNÉRALE ALCOOLIQUE.% + * L'étude de l'alcoolisme chronique au point de vue social doit porter surtout sur les conditions qui favorisent l\u2019habitude de l'alcool et.avec une parité de valeur, sur son traitement.On peut affirmer qu\u2019il n\u2019existe pas de traite- 1241 ment purement médical.Il va sans dire que la désintoxication, le sevrage n\u2019est pas le traitement de l'alcoolisme, il n\u2019en est que le prologue, l'avenue.Il arrive trop souvent que le sevrage est suivi à plus ou moins longue échéance d'une rechute aussi vertigineuse que les précédentes.Il faut donc faire plus.La médecine a tenté des cures a base d\u2019agents médicamenteux, de procédés psychothérapiques et biologiques, comme le drainage du liquide céphalo-rachidien, la benzédrine, la suggestion sous hypnose, la psychanalyse, la thérapie de choc par l'insuline, la convulsivothérapie, etc.Succès relatifs.Plus récemment, on a tenté ce qu'on appelle la «thérapie de répulsion ou d\u2019aversion », en utilisant le mécanisme des réflexes conditionnels: on s\u2019efforce de créer de la répulsion pour I'alcool en provoquant des nausées et même des vomissements par l\u2019émétine à l'instant même où l\u2019on montre, fait sentir et même ingérer la boisson préférée du sujet.La répulsion pour l'alcool peut être ainsi intégrée chez le sujet, mais elle ne dure qu\u2019une période relative et, en plus, n'aurait d'effet vraiment salutaire que sur les moins invétérés des alcooliques, ceux qui n\u2019ont pas de tendances psychonévropathiques.En définitive, tous ces traitements donneraient un pourcentage toujours à peu près constant de guérison, soit 40%.C\u2019est que, en plus de l\u2019agent utilisé, existe le facteur moral dans la cure de l'alcoolisme.Le rôle du médecin est primordial qui devra exercer sur le malade une influence sympathique et tonifiante.Ce dernier requiert avant tout une aide morale, une influence psychologique que toute personne compréhensive pourra lui procurer, et avant tout le médecin.Le malade, pour guérir, devra répondre à cette influence morale par une grande foi en la guérison, par un plus fort désir de guérir.Sans ce soutien tonifiant et revigorant, sans la sympathie agissante de l'entourage, sans la volonté du malade sans cesse raffermie, sans son entière coopération et l'espoir de 1242 vivre libre, de se libérer d\u2019une entrave constante, dun esclavage avilissant, on ne peut rien construire de solide dans le traitement de l'alcoolisme chronique.L'alcoolique est un malade, on doit s\u2019en pénétrer, mais un malade qu\u2019on doit traiter partout avec les mêmes égards que l\u2019on montre aux autres malades.L\u2019attitude psychologique qu'il faut montrer dès les premiers contacts doit imposer au sujet que l\u2019on ne juge pas sa maladie autrement que les autres, c\u2019est-à-dire sur le plan biologique.Le changement de milieu peut aider grandement à la cure, encore mieux le séjour dans une institution où le sujet pourra être aidé intelligemment, soustrait aux occasions et gardé contre les désirs de boire.Pour que l\u2019habitude physique et mentale disparaisse, pour que la mentalité change et apprécie les bienfaits de la vie saine, il faut le plus souvent au moins six mois pour les alcooliques invétérés.En somme, ce traitement moral de l\u2019alcoolique, que les anglophones dénomment « conversion therapy », est basé sur l\u2019élément humanitaire ou de solidarité, sur l\u2019élément religieux, qui viennent en aide à un infirme qui momentanément a besoin d\u2019une tutelle pour marcher, libre et confiant.+ + Discussion.M.ANTONIO BARBEAU L'expression des maladies, comme la mode, change au cours des ans.Les anatomo-pathologistes voient peut-être encore, je n\u2019en suis pas sûr, mais voient moins souvent, les foies, les cœurs, les reins et les cerveaux ravagés que nous illustraient les manuels de nos maîtres et les panneaux-ré- clames de la lutte anti-alcoolique, tableaux qui par leur réalisme coloré effrayaient notre jeunesse et notre adolescence.Ce qu\u2019à l\u2019heure présente nous constatons du point de vue L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 neurologique, mon collègue, le docteur Amy- ot, vient de vous le décrire: il serait malséant d'en répéter l\u2019énumération.Il suffira d\u2019attirer l'attention sur deux données intéressantes qui nous ont singulièrement frappés depuis une vingtaine d'années.La première a trait à la criminologie; la seconde concerne les névroses.Que l'alcool soit un facteur criminogène considérable, nul n\u2019en disconviendra.La consultation des listes d\u2019écrou, le relevé des circonstances qui ont accompagné la commission des innombrables délits qui occupent à l\u2019année nos tribunaux, la lecture dans les journaux des chroniques judiciaires en constituent une abondante illustration.La médecine de prisons, d\u2019asiles et d\u2019hdpitaux pour aliénés, nous met continuellement en contact avec les effets de l'alcoolisme chronique ou aigu.Ce qui est moins connu et que nous a permis de mettre en évidence l'analyse statistique détaillée du profil criminologique des différentes psychoses rencontrées à l'Hôpital de Bordeaux pour aliénés criminels depuis 1927 jusqu\u2019à maintenant, analyse portant sur bien au delà de 2,000 malades, c\u2019est la puissante collaboration qu\u2019apporte l'alcool à la criminologie des psychoses qui ne sont pas essentiellement d\u2019origine alcoolique.L'alcool surajouté confère à l'acte antisocial un caractère de violence et de gravité que nous croyons avoir bien mis en lumière en ce qui concerne particulièrement: la paralysie générale et l\u2019épilepsie.Pour la première, nous écrivions en 1938: « Plus nous gravissons, à travers les Cours, l\u2019échelle de la gravité des délits et des crimes, plus nous trouvons effectif ce rôle de l\u2019alcoolisme chronique ou aigu chez des individus encore relativement peu touchés par la paralysie générale.»! Et pour la seconde, en 1944, «l'alcool, très criminogène ailleurs, l\u2019est aussi dans l\u2019épilepsie, ainsi qu\u2019il appert de 7 de nos observations sur 34.»?Nous pourrions relater les mêmes constatations, 1.BARBEAU et LECAVALIER: Profil criminologique de la paralysie générale.\u2014 Revue l\u2019Hôpital, novembre 1938.| 2.BARBEAU: Profil criminologique de l\u2019épilepsie; Union Médicale, Tome 73, oct.1944.} un stimulant.AMYOT: ASPECT NEURO-PSYCHIATRIQUE DE L'ALCOOLISME non encore publiées, pour les arrêts de développement, les psychoses séniles, etc., etc.Il n\u2019y a pas de doute dans notre esprit que l\u2019alcool est un des facteurs criminogènes les plus puissants et les plus néfastes que nous connaissions.Les cadres symptornatiques des névroses sc sont énormément transformés depuis une quinzaine d'années, de même que la fréquence relative des unes et des autres.Nous voyons désormais avec une abondance extrême, des névroses d\u2019argoisse qui expriment, sur le plan pathologique, l'instabilité individuelle et sociale des temps présents.Or, le mariage de l\u2019angoisse et de l\u2019alcool est l\u2019un des plus coutumiers et des plus fidèles.L'alcool est, vis-à-vis de l\u2019angoisse, à la fois un calmant et L\u2019angoissé boit pour calmer son angoisse et l\u2019alcool le rend plus susceptible à l\u2019action des causes psychologiques produc- 1243 trices d\u2019angoisse nouvelle.Cercle vicieux dans lequel se débattent à l'heure présente un nombre formidable et toujours croissant d\u2019individus des deux sexes.Problème que tous les neurologistes rencontrent à cœur de jour, et pour lequel la psychothérapie et la -phar- macothérapie sont insuffisantes et si on y joint la prophylaxie et la thérapeutique de cette sorte d\u2019alcoolisme mondain.En résumé, du point de vue de la criminologie et de la névrologie, les paradis artificiels des alcooliques sont illusoires.Ils s'expriment sur notre planète déséquilibrée par des réactions antisociales dont la gamme est infinie.La «Société médicale de Montréal» aura rendu à notre public un service signalé en attirant son attention sur le fléau social que constituait naguère et que réalise d\u2019une façon plus sournoise et plus traîtresse maintenant l\u2019alcoolisme aigu et chronique.LES HÉMORRAGIES RÉTINIENNES Étude clinique et étiologique Par Emilien MARANDA (Québec).Nous avons cru intéressant de vous pré senter un court résumé des hémorragies rétiniennes.Nous en ferons aussi une étude clinique et étiologique.ANATOMIE Tout d\u2019abord nous rappelons que la rétine est une membrane mince, délicate, qui est \\ constituée par une expansion du nerf optique.Elle est placée entre la membrane hyaloïde du vitré, qui est située en dedans, et la choroïde, qui est située en dehors.Elle s'étend en avant jusqu\u2019au corps ciliaire et se termine au niveau de l\u2019ora serrata.Elle se continue sur la surface interne du corps ciliaire et sur la surface postérieure de l'iris.Elle est trans- | Parente et d\u2019une couleur rouge pourpre dans l'œil vivant.La rétine est unie avec la choroïde sous- jacente au niveau de l\u2019entrée du nerf optique et au niveau de l\u2019ora serrata; ailleurs, elle est simplement appliquée sur cette tunique, mais n\u2019y est pas attachée.La surface interne de la rétine présente dans l\u2019axe optique un endroit coloré en jaune: c\u2019est la macula lutea; dans son centre existe une petite dépression: la fos\u2018ette centrale; celle-ci représente la région de la vision la plus nette et la partie de la rétine qui est adaptée à la perception des images quand nous désirons obtenir une impression exacte d\u2019un objet.À 3 millimètres environ en dedans du pôle postérieur de l\u2019œil se trouve une aire pâle et arrondie, l\u2019extrémité du nerf optique, qu\u2019on appelle la papille ou disque.La circonférence est légèrement surélevée par rapport au plan de la rétine, mais le centre .présente une excava- 1244 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 tion appelée excavation physiologique: c\u2019est à ragique nous amène le patient.Si bien que, ce niveau que les vaissaux sanguins de la rétine pénètrent dans l\u2019œil.L'artère et la verne centrales du nerf optique longent le bord interne de l\u2019excavation et se divisent ordinairement en branches supérieures et inférieures quand elles atteignent la surface papillaire.Chacune de ces branches se subdivise, donnant des rameaux nasaux et temporaux.Les artères rétiniennes n\u2019ont pas d\u2019anastomose; ce sont des branches terminales.' La région maculaire est dénuée de gros vaisseaux.Les artères se distinguent aisément des veines par leur calibre plus petit, leur couleur reuge brillant, leur trajet plus rectiligne.Les veines présentent un diamètre plus considérable, sont d\u2019une couleur rouge plus foncé et sont tortueuses.Quant à l'anatomie fine de la rétine, elle est très compliquée.Il faut savoir distinguer deux sortes de tissus: 1° les éléments nerveux disposés suivant huit couches; 2° le tissu de soutien, lequel comprend les membranes li- mitantes interne et externe et de nombreuses fibres qui maintiennent en place le tissu nerveux délicat.Intentionnellement, nous passons outre l'étude de ces ditférentes couches.\u2018Nous vous rappelons seulement que c\u2019est la couche des bâtonnets et des cônes qui perçoit la lumière.PATHOLOGIE Les hémorragies rétiniennes se rencontrent au cours d\u2019affections très diverses, locales ou générales, dont elles constituent parfois la première manifestation.Il faut les considérer non comme une maladie propre de la rétine, mais comme un symptôme, lequel peut d'ailleurs dominer le tableau clinique.Souvent un malade présente des hémorragies de la rétine, sans même s\u2019en douter: il faut qu\u2019une lésion vasculaire, cause de ces hémorragies, provoque une diminution de l\u2019acuité visuelle périphérique ou centrale, ou que la macule soil intéressée, pour que le symptôme hémor- très souvent, nous trouverons hémorragie à l\u2019occasion d'un choix de verres, ou en exa-i minant à la demande du médecin le fond de l'œil.Le professeur ophtalmologiste français P.Bailliart, dans un des ses articles sur les hémorragies rétiniennes, avait dit ceci : «Un jour viendra, sans doute, où l'examen ophtalmoscopique fera obligatoirement partie de l\u2019étude systématique et complète d\u2019un malade, surtout cardiaque.» Quel est l'aspect ophtalmoscopique des hé- .ia morragies de la rétine?Elles nous apparais-| sent sous la forme de taches, d\u2019une coloration Ÿ plus ou moins rouge, sur le fond de la rétine.Toujours d\u2019après Bailliart, dans le chapitre des maladies de la rétine, publié dans le grand Traité d\u2019ophtalmologie, on a voulu voir, dans la différence de leur coloration, la preuve | de leur origine: plus foncées, elles proviendraient des veines et plus claires, des artères; mais ces différences de teinte doivent être : rapportées plutôt à l\u2019ancienneté de l\u2019hémor- | ragie, qui se fonce avec le temps.Leur nombre est très variable.T'antôt on les trouve disséminées sur toute la rétine, et # tantôt on en voit seulement une ou deux.La région de prédilection est la région pa- pillo-maculaire d\u2019une part et d\u2019autre part If le pourtour de la papille.On peut décrire trois types principaux: 1° Les hémorragies en flammèches : quand elles se produisent dans la couche des fibres optiques; elles rayonnent autour de la papille | ou de la région papillo-maculaire.2° Le pointillé hémorragique : fréquemment rencontré dans les lésions vasculaires séniles et le diabète; est situé au n'veau de la macule.3° Les hémorragies en plaques: sont de plus grande importance.Elles apparaissent souvent au contact d\u2019un tronc veineux.Nous ne pouvons passer sous silence le «siège » des hémorragies rétiniennes.Res- tent-elles dans les couches où elles ont pris naissance, elles siègent assez superficiellement dans la rétine; mais elles peuvent fuser en 5 etl.- da FF aw amas MARANDA: LES HÉMORRAGIES RÉTINIENNES avant ou en arrière, de même les couches | postérieures de la rétine sont parfois envahies | par des hémorragies venues de la choroïde.Les hémorrages « rétro-rétiniennes » siè- | gent souvent entre l\u2019épithélium pigmentaire f et les cellules sensorielles; elles peuvent, si elles sont abondantes, donner l\u2019impression d\u2019un décoillement, qu'elles provoquent d\u2019ail- : leurs quelquefois.Ces hémorragies profondes | paraissent plus claires.Si elles fusent en avant, \u201celles sont dites « pré-rétiniennes ».Elles siègent soit en dehors de la rétine, entre les deux limitantes vitréenne et rétinienne, soit entre la couche des fibres nerveuses et la limitante interne, généralement non loin de la papille et de préférence dans la région maculaire.Evolution.| L'évolution de ces taches hémorragiques, très variable, semble dépendre en partie de l'état général du sujet.Quelle que soit leur importance, elles peuvent se résorber entiè- \u2018rement, permettant le retour intégral de la \u2018vision en un temps plus ou moins long.Dans des cas moins favorables, elles se résorbent en laissant des cicatrices pigmentées, reliquat de pigment sanguin.Elles peuvent également se transformer en taches blanches ou jaunâtres qu'on peut voir disparaître à la longue ou qui persistent indéfiniment.Enfin, dans des cas plus sévères, elles déterminent de véritables pertes de substance rétinienne, particulièrement graves lorsqu\u2019elles siègent à la macula.Signes fonctionnels.Les troubles visuels résultant des hémorragies de.la rétine sont, à de rares exceptions près, fonction de leur étendue et surtout de leur siège.Nous avons des altérations du champ visuel.La vision directe est abolie quand l\u2019hémorragie intéresse la région maculaire.L'évolution du scotome est liée à celle de l\u2019hémorragie.Les hémorragies de la rétine sont beaucoup plus souvent d\u2019origine veineuse et surtout capillaire que d\u2019origine artérielle.Elles surviennent à la suite d\u2019une rupture vasculaire.Dans 1245 certains ,cas elles semblent se produire par diapédese.ÉTIOLOGIE D'un point de vue purement clinique, on peut classer les hémorragies d\u2019après la cause qui leur a donné naissance.Nous passerons en revue les principales, telles que: l'hypertension artérielle; la thrombose de la veine centrale de la rétine; la rétinite brightique; | la rétinite gravidique; la rétinite diabétique; les hémorragies rétiniennes d\u2019origine traumatique.Hypertension artérielle.L'hypertension artérielle donne naissance à une série d\u2019altérations vasculaires rétiniennes qui, parce qu\u2019elles ne déterminent en général aucun trouble fonctionnel notable, passent inaperçues jusqu\u2019au jour où une hémorragie de la rétine, un spasme de l\u2019artère centrale, une thrombose veineuse amènent le malade à l\u2019ophtalmologiste.L'hémorragie rétinienne peut être ainsi le premier symptôme apparent d'une hypertension générale insoupçonnée.Un symptôme très souvent rencontré à l'examen ophtalmoscopique des hypertendus est l'œdème de la papille.Il peut aller des formes les plus légères, limitées aux bords du disque, à la stase papillaire.L'œdème de la papille fait d\u2019abord penser à l'hypertension intracrânienne, surtout s\u2019il s'accompagne seulement de quelques hémorragies, sans exsudat, à plus forte raison si elles manquent.Mais il faut retenir le fait suivant: en face d\u2019une stase ou d'un œdème de la papille, il faut penser à l'hypertension artérielle.Quant aux modifications vasculaires, les artères se montrent sinueuses, leur calibre présente des rétrécissements fusiformes ou monoliformes.Les veines deviennent turgescentes, tortueuses.Les capillaires se dilatent au point de simuler parfois des hémorragies punctiformes.Au niveau des croisements artério-veineux, l'artére forme souvent 1246 une boucle rigide qui aplatit la veine (signe de Marcus Gunn) au point d'interrompre parfois la circulation et de déterminer en amont une stase veineuse qui peut même être à l\u2019origine d\u2019une thrombose en miniature.Les hémorragies se produisent au voisinage des vaisseaux ainsi altérés.Les lésions des capillaires déterminent en dehors des hémorragies, des foyers très limités de ramollissement de tissu rétinien, qui se présentent sous la forme de petits éléments arrondis, blanc jaunâtre, gros comme une tête d'épingle, isolés ou groupés.Ces lésions de capillarite peuvent entourer le pôle postérieur en respectant la macula, ou siéger au contraire au niveau de celle-ci; elles coexistent avec les hémorragies rétiniennes dans un grand nombre de cas.La constatation de lésions vasculaires rétiniennes chez un hypertendu possède une grande valeur pronostique en raison des rapports étroits qui unissent les circulations rétinienne et cérébrale.La présence d'hémorragies rétiniennes doit faire redouter l'apparition d\u2019accidents cérébraux, dont elles ne sont souvent qu\u2019un signe précurseur.La rétinite brightique.Très bien décrite par l\u2019ophtalmologiste Weisman-Netter et survenant chez les malades atteints de néphrite toxique, elle a le plus souvent un début insidieux.Lorsque les troubles visuels attirent l'attention du patient, des lésions rétiniennes importantes sont en général constituées.Ces altérations visuelles sont d\u2019ailleurs très variables; elles ont le plus souvent une marche progressive et intéressent surtout la vision centrale, le champ visuel étant rarement touché.L\u2019affection bilatérale est caractérisée par «un exanthème rétinien péripapillaire » dont Rochon-Duvigneaud a fait une description demeurée classique dans un rapport présenté devant les membres de la « Société Française d\u2019Ophtalmologie ».Les lésions restent limitées, en règle générale, à une zone ayant la papille pour centre et pouvant s'étendre dans toutes les directions sur 3 à 5 diamètres pa- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 pillaires.Il est tout à fait exceptionnel qu\u2019elles dépassent cette zone et existent à la périphérie.À l\u2019examen ophtalmoscopique, la papille rouge nous apparaît un peu saillante et élargie.Les vaisseaux sont dilatés.La rétine autour de la pupille est trouble, d\u2019un gris sale et présente des exsudats d'aspect variable, tels que fins points brillants, flocons blanchâtres dont le plus caractéristique est l\u2019étoile macu- laire.Les hémorragies complètent le tableau ophtalmoscopique; elles sont souvent discrètes, en forme de stries, de fin pointillé, de flammèches, si minimes parfois qu\u2019elles paraissent manquer.Lorsque les hémorragies sont disséminées sur toute la rétine, il ne s\u2019agit plus de rétinite albuminurique de forme néphro-toxique, mais d\u2019une affection vasculaire locale, qui ne comporte pas le même pronostic.En effet, le pronostic de la rétinite brighti- que est grave, tant au point de vue visuel que vital.L'évolution vers la guérison par résorption complète des hémorragies et des exsudats, si elle s\u2019observe parfois, est rare.Dans la majorité des cas, les lésions oculaires sont évolutives, entraînant une baisse progressive de la vision.L'apparition, chez un brighti- que, de la rétinite, telle que décrite, implique un pronostic vital très sombre.Le pronostic est heureusement beaucoup moins grave lorsque la rétinite survient au cours d'une ne phrite aiguë.En ce cas, les lésions rétiniennes peuvent s'améliorer et disparaître complètement.Elles ne présentent de gravité que si elles atteignent la macula.Rétinite gravidique.Les lésions de cette affection sont comparables à celles de la rétinite brightique; cependant elles sont souvent d\u2019apparition beaucoup plus brutale, par infiltration rapide de la rétine.' Nous constatons un œdème de la papille.des exsudats et des hémorragies punctiformes ou en flammèches.Les lésions persistent aussi longtemps que MARANDA: LES HÉMORRAGIES RÉTINIENNES dure la grossesse et peuvent continuer à évoluer malgré le régime et le traitement: 1l peut se produire une récidive à l\u2019occasion d\u2019une nouvelle grossesse.L'évolution de la rétinite semble, dans la majorité des cas, parallèle à celle de la néphrite qui en est cause.La disparition de la papillite des exsudats et des hémorragies peut être totale, et permettre une restauration complète de la vision au bout de quelques mois.Il persiste parfois des modifications des vaisseaux et de la papille dont l'aspect pathologique s'accompagne pourtant d\u2019une acuité visuelle satisfaisante.Mais il n\u2019est pas rare que la sclérose artérielle entraîne une déchéance importante de la fonction visuelle.Rétinite diabétique.: Les lésions ophtalmoscopiques de la rétinite diabétique sont variables et ne présentent pas d'aspect caractéristique; il en est de même pour les troubles visuels qu\u2019elles déterminent et qui consistent en une baissse progressive de la vision avec rémissions plus ou moins longues et même améliorations passagères; on ne constate pas d\u2019altération du chamn visuel, sinon en cas d\u2019hémorragies propres.La rétinite diabétique frappe toujours les deux yeux.Les lésions se localisent parfois au niveau de la macula (rétinite centrale ponctuée), formant de petits foyers blancs, brillants, qui tendent à augmenter de nombre et de volume et s\u2019accompagnent de points hémorragiques de siège plus périphérique, qu\u2019on voit se modifier, disparaître pour reparaître.tandis que les foyers de dégénérescence demeurent fixes.Il est une autre forme, pure ou associée à la précédente, dans laquelle les hémorragies occupent une place prépondérante à l'examen ophtaimoscopique.Centrales et périphériques, elles ne s\u2019accompagnent pas de modifications de la papille, qui n\u2019est qu\u2019exceptionnellement œdématiée, ni de trouble de la rétine.La constatation de ces derniers signes doit faire penser à la possibilité de lésions rénales; on sait.en effet, le 1247 rôle important que peut jouer l\u2019insuffisance rénale associée au diabète.Les hémorragies de la rétinite diabétique sont souvent à l\u2019origine de complications graves.Elles peuvent atteindre le vitré, ne déterminant parfois qu'un trouble peu marqué de celui-ci, ou aboutissant au contraire à une organisation cicatricielle (rétinite proliférante) pouvant provoquer un décollement de la rétine.Enfin l'apparition d\u2019un glaucome hémorragique n\u2019est pas exceptionnelle.| Le pronostic visuel de la rétinite diabétique est sévère.Il était autrefois à peu près fatal, la cécité survenant dans la grande majorité des cas.Bien que restant encore très grave, il semble pourtant amélioré depuis la découverte de l\u2019insuline, qui permet d\u2019abaisser la glycémie, toujours élevée chez les malades atteints de rétinite.L'institution du traitement insulinique, s'il ne guérit pas la rétinite, semble retarder son évolution, provoquer des rémissions plus ou moins prolongées.Hémorragie rétinienne d\u2019origine traumatique Nous terminerons ce court résumé en vous parlant des hémorragies rétiniennes d\u2019origine traumatique.Les hémorragies sont fréquentes à la suite de traumatisme intéressant le globe oculaire, qu'il s\u2019agisse de traumatisme local ou à distance.Quand celui-ci n\u2019est pas trop violent, elles peuvent constituer la seule lésion que révèle l\u2019ophtalmoscopie.En ce cas, l\u2019examen montre, au voisinage d\u2019un vaisseau, une hémorragie limitée, ou parfois des hémorr:gies multiples qui, lorsqu'elles sont périphériques, ne causent aucun trouble visuel et se résorbent assez facilement sans laisser de traces.Dans d\u2019autres cas, à côté des hémorragies rétiniennes, on constate un trouble particulier du fond d'œil, décrit par Berlin sous le nom de commotion rétinienne et caractérisé par un aspect blanchâtre de la rétine qui apparaît dans les vingt-quatre heures qui suivent la contusion et disparaît en trois ou quatre jours.En ce cas, les hémorragies siègent 1248 souvent au point d'application du traumatisme; d\u2019étendue très variable, elles se résorbent en quelques semaines, et laissent parfois une cicatrice pigmentée., Elles sont rarement maculaires et laissent plus rarement encore des séquelles graves connues sous le nom de trou dans la macula.La ditcinution de vision, à peu près constante dans la commotion de la rétine, est très variable.Il se produit parfois une cécité immédiate et totale, qui dure quelques minutes, et se transforme ensuite en amblyopie.Plus souvent, la baisse de la vision est beaucoup moins complète, s'améliore au bout de quelques jours et disparaît par la suite.Dans les cas de lésion maculaire, il persiste un scotome central plus ou moins absolu.D\u2019autres formes d\u2019hémorragies de la rétine peuvent survenir a la suite des contusions du globe telles que: hémorragies pré-rétiniennes, hémorragies rétro-rétiniennes qui se font entre la \u2018couche pigmentaire et celle des cones et des bâtonnets, entraînant de graves altérations des cellules visuelles.Les hémorragies rétro- rétiniennes apparaissent, à l\u2019examen ophtal- moscopique, sous la forme d\u2019une plaque arrondie, pourpre, masquant la choroïde, sur laquelle cheminent les vaisseaux rétiniens.Elles peuvent laisser après résorption une plaque blanchâtre, pigmentée par place, qui englobe les éléments visuels désorganisés.Lorsque les lésions sont maculaires, ce qui est assez fréquent, les troubles fonctionnels sont particulièrement sévères et le plus souvent définitifs.Dans certains cas, ces hémorragies sont massives et peuvent se compliquer de décollement de la rétine.Les hémorragies rétiniennes traumatiques peuvent avoir une origine toute différente; elles peuvent survenir à la suite de traumatis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, septembre 1945 mes à distance, au niveau du crâne par exemple, ou à la suite de compression thoracique.En ce cas, elles sont souvent bilatérales, et s'accompagnent presque toujours de troubles visuels importants au début, qui s\u2019amendent ensuite.[ Les hémorragies rétiniennes des nouveau- nés sont également d\u2019origine traumatique.Elles semblent dues à une modification importante de la pression sanguine au moment de la naissance.Elles disparaissent le plus souvent dans les premières semaines de la vie sans laisser de séquelles.Cependant, certains auteurs leur imputent les amblyopies congénitales qu\u2019on observe parfois, sans que l\u2019examen oculaire révèle l\u2019existence d\u2019aucune lésion perceptible.Nous ne ferons que citer les hémorragies expulsives qui surviennent exceptionnellement dans les quelques heures qui suivent l'extraction de la cataracte sans que rien n\u2019ait pu les faire prévoir, et dont le pronostic est particulièrement grave, puisqu\u2019elles nécessitent parfois l\u2019énucléation du globe.TRAITEMENT.Le traitement des hémorragies rétiniennes doit être avant tout celui de leur cause.Le traitement local, en effet, est de peu d\u2019action.Il consiste essentiellement en instillations de pilocarpine, ayant pour but d\u2019éviter le glaucome hémorragique secondaire.C\u2019est pourquoi il faut surveiller régulièrement la tension oculaire.Bien entendu aussi qu\u2019il faut recommander au malade d'éviter la fatigue visuelle.Le traitement général, par contre, est très important.Il importe de mettre tout en œuvre pour découvrir la maladie générale dont l\u2019hémorragie rétinienne n\u2019est que le symptôme ou la complication. TRAITEMENT CHIRURGICAL DES PROLAPSUS UTÉRINS Par Pierre MEUNIER, Gynécologue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les différents ligaments qui supportent l\u2019utérus ont toujours fait l\u2019objet de nombreuses recherches de la part des anatomistes.Une des recherches les plus intéressantes a été faite par Mengert et publiée dans l\u2019« Iowa Medical Journal of Obstetrics and Gynecology» (1936).Ses expériences furent faites sur après section des ligaments ronds: \u201c \u201c \u201c pédicules ovariens: des ligaments utéro-sacrés: De ces expériences, il parait évident que les ligaments ronds, les pédicules ovariens et la partie supérieure des ligaments larges impor- \\ tent peu au soutien de l'utérus.Au contraire, la partie inférieure des ligaments larges et les tissus para-vaginaux en paraissent le principal support.Fothergill avait bien démontré l'importance des ligaments larges ou paramètres.Mengert a le mérite, cependant, d\u2019avoir reconnu le rôle essentiel des tissus para- vaginaux.En clinique, d\u2019ailleurs, on remarque très souvent un effondrement du dôme vaginal précédant ou accompagnant les prolapsus.Ces données anatomiques sont essentielles au traitement chirurgical des prolapsus utérins.Plusieurs techniques opératoires sont, en effet, préconisées, mais le succès de chacune dépend, en grande partie, de l'application de ces mêmes notions anatomiques.Les principaux procédés opératoires sont au nombre de sept.Un premier groupe comprend ceux qui permettent des grossesses ultérieures.Ce sont: I.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal à la séance du 16 mai 1945.du tiers supérieur des ligaments larges: des deux tiers inférieurs des ligaments larges: du tiers supérieur des tissus para-vaginaux: du tiers moyen des tissus para-vaginaux: huit cadavres, entre deux et huit heures après la mort.Par une pince de Museux fixée au col utérin, il installa une traction continue de un kilgr.et sectionna, un à un, les diffé rents ligaments utérins.Puis, il mesura en centimètres le degré d\u2019abaissement.Voici le rapport de ses expériences: abaissement de 0.3 cs pr ee oct 1 ne Oe CRUCHET: LA MÉTHODE EN MÉDECINE avec Laënnec surtout, ont ainsi catalogué d\u2019une façon définitive la plupart des maladies du cœur et surtout des poumons, notamment les signes cliniques de la tuberculose pulmonaire, de l\u2019emphysème, de la dilatation des bronches, de la pneumonie, de la pleurésie, du pneumothorax.L'école physio-pathologique, avec Claude Bernard et ses successeurs, a permis d'aller plus avant dans cette détermination symptomatique, et c\u2019est ainsi que les troubles de la fonction glycogénique du foie ont été comme la préface de l\u2019étude des réactions glandulaires ou endocriniennes à laquelle nous devons la mise au point remarquable de maladies comme le diabète, le myxœdème, la maladie d\u2019Addison, etc.Mais pour préciser les lésions morbides, le besoin de curiosité de l\u2019observateur le pousse à en rechercher les causes plus ou moins cachées.À cette détermination, d\u2019abord limitée à une origine divine, puis physique (air, eau, terre, feu), climatique (froid ou chaleur), ensuite toxique et chimique, est venue s'ajouter, avec le progrès scientifique, l'origine microbienne avec l'ère pastorienne, qui a permis de plonger plus avant dans la cause des réactions pathologiques.À cette période féconde, a déjà succédé la période toxinique ou virulente \u2014 avec la notion des virus neurotropes \u2014 dont nous ne voyons que les premiers résultats, pleins de promesse \u2014 mais qui sont en train d\u2019être dépassés par l\u2019étude des troubles dont l\u2019origine colloïdale, l\u2019origine basée sur la notion des lames monomoléculaires ou les nouvelles conceptions anatomiques de la matière permet d'envisager les maladies sous un angle nouveau.L'important, devant ces progrès de la science la plus moderne, est de ne pas oublier que la spécificité pathologique demeure symptomatique et de ne jamais confondre la science et la croyance.C\u2019est là une tendance de l\u2019esprit humain 1267 à laquelle les meilleurs esprits ont trop fréquemment succombé.La sagesse du médecin, comme du biologiste, est de ne pas sortir de son cadre qui lui est imposé par le domaine morbide, et de ne pas verser dans la philosophie des causes \u2014 dont je ne méconnais pas le grand intérêt spéculatif \u2014 mais qui sont dès lors, et par définition même, en dehors de la médecine proprement dite.Le médecin doit se souvenir que les lois causales ne doivent jamais s'éloigner du déterminisme strict; car ces lois doivent toujours pouvoir établir une relation indiscutable de la cause à l\u2019effet \u2014 l'effet étant le seul qui compte comme base de la méthode, parce qu\u2019il permet de distinguer les caractères particuliers de la maladie elle-même.Il restera donc encore au médecin à étudier les lois qui gouvernent le diagnostic et le pronostic de la maladie et qui tiennent plus de l\u2019art et de la science appliquée que de la science proprement dite.Enfin, pour couronner l\u2019édifice, le médecin devra considérer les lois thérapeutiques \u2014 but terminal de la médecine \u2014 et qui lui permettront d\u2019apporter les solutions les plus bienfaisantes pour guérir ou tout au moins soulager les nombreuses misères \u2014 tant physiques que morales \u2014 qui accablent notre pauvre humanité.Il devra, là encore, faire preuve de sangfroid et de mesure, ne pas confondre le miracle \u2014 quand il n\u2019est qu\u2019un nom, selon le mot de Montaigne \u2014 avec les résultats indiscutables et dûment contrôlés de la méthode thérapeutique.# # # Ainsi parvenu au terme de sa tâche, le médecin pourra penser qu\u2019il a rempli son destin et fait une œuvre utile.Ce sont là les mobiles qui m'ont guidé dans cette étude de «la méthode en médecine » dont je viens de m\u2019efforcer de vous exposer les directives générales.Je souhaite, Mes- 1268 sieurs, qu'elle obtienne vos suffrages.Car il n'est pas de plus noble entreprise et de plus désintéressée que celle qui s'adresse à des esprits, ouverts comme les vôtres à la nécessité du progrès et à la recherche éternelle de la Vérité.Si j'ai pu réussir, ne serait-ce qu'en partie tout au moins, dans ce projet, peut-être trop grandiose, croyez que j'en serai profondément heureux et largement récompensé.Conclusion.1.\u201d La méthode est ce qui manque le plus en médecine, car les maladies sont plus souvent définies par leurs causes que par leurs symptômes; or, la définition basée sur les causes ne donne jamais qu\u2019une détermination approximative et passagère des phénomènes morbides.2.° La véritable spécificité des maladies est symptomatique: elle seule permet de toujours les reconnaître et d\u2019en classer les signes d\u2019après L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 l'observation clinique, en signes généraux et signes particuliers.3.° Les lésions des maladies ont permis par la méthode anatomo-clinique d\u2019en préciser les symptômes.4.° L'évolution des maladies, comme leur diagnostic, est toujours fonction de leur connaissance clinique.5.° Les causes des maladies sont multiples et variées, et cependant elles se manifestent le plus souvent par des phénomènes pathologiques, dont la manifestation symptomatique est identique.Leur détermination est néanmoins utile, quand on peut la préciser, car elle permet une utilisation meilleure de la thérapeutique.6.° Le traitement des maladies, et ses innombrables moyens d'action, qui s'augmentent chaque jour, n'échappent pas à la même lo1 symptomatique générale fondée sur l'art d'observation, base éternelle de la médecine de tous les temps et de tous les pays.RESIDENCE EN CHIRURGIE A L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME! Par J.-U.GARIEPY, Chef du service de chirurgie à l'hôpital Notre-Dame (Montréal).En prenant les commandes du poste qui me fut confié, une nécessité surgit et s\u2019imposa à mon esprit; celle d\u2019augmenter le personnel de la chirurgie générale.Notre équipe, dont les rangs s'étaient éclaircis par la disparition de nos regrettés docteurs Bourgeois et Blag- don, suffisait à la tâche, mais en se prodiguant à la limite de ses forces et de ses capacités.Notre fardeau, s\u2019il n\u2019était pas facile à porter, était du moins tolérable.Avec la contraction de nos effectifs, il s\u2019est appesanti davantage.Nous pouvions encore répondre à la demande malgré l'accroissement du nombre des malades et la recrudescence de 1.Compte rendu lu à l\u2019assemblée annuelle de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 25 avril 1945.nos activités médicales et para-médicales.Tous les membres du service se dévouaient et se multipliaient.Je sentais l'effort de chacun.Les résultats restaient les mêmes, les apparences étaient sauvées.Jamais un fléchissement- ou une marque d\u2019impatience.Il fallait que l\u2019œuvre marchât.Je salue, en passant et officiellement, le zèle, la conscience, le désintéressement, le courage, la science, la charité, la coopération, l'esprit de sacrifice de mes assistants et collaborateurs dans cette allure toujours ascendante vers le progrès et le traitement scientifique des malades.Je les ai toujours sentis à mes côtés, faisant montre d\u2019une probité \\ et d'une fidélité à toute épreuve. GARIÉPY: RÉSIDENCE EN CHIRURGIE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Il n\u2019était pas possible de majorer le chiffre des chirurgiens, sous les circonstances, vu les disponibilités épargnées par la guerre actuelle.L'armée a absorbé la jeunesse dont toutes les énergies sont tendues vers un seul but, la victoire, et dont l\u2019utilisation m\u2019eût été d'un grand secours.Il fallait ne pas regarder au dehors; c\u2019est dans notre sein, c\u2019est dans notre voisinage immédiat que je devais chercher.Il fallait découvrir des unités pour les faire servir à mon projet.C\u2019est alors que je me souvins d\u2019une résolution passée au Conseil Médical de l'hôpital Notre-Dame, le 8 octobre 1941, créant une résidence en chirurgie et comportant la nomination de deux résidents.Pour un profane, la résidence évoque vaguement la signification et les fonctions qu\u2019elle comporte.La résidence représente donc un entraînement scientifique plus avancé en vue de la préparation à l\u2019exercice d\u2019une spécialité de la médecine.La résidence reproduit une formation, un stage entre l\u2019internat senior et le bénévolat.Pendant plusieurs années les futurs résidents suivront un curriculum qui les mettra en lieu d'acquérir les connaissances qui les conduiront à la compétence voulue pour assumer les responsabilités qui leur incomberont plus tard.Ils seront placés et guidés de façon à se qualifier en chirurgie parce qu'ils fréquenteront des services de nature à développer en eux le sens clinique, à aiguiser leur esprit d\u2019observation, à poser l'indication opératoire, à recevoir des conseils appropriés, à travailler sous une direction scientifique.Les artisans du service aident à l'éducation et à l\u2019instruction spécialisées des résidents qui, jamais, n\u2019entreprennent rien sans la permission du chirurgien de garde.Toutes les démarches qu\u2019ils font, tous les actes qu\u2019ils posent, toutes les interventions qu'ils exécutent sont sous l'oeil de l'autorité chirurgicale, cependant que la discipline relève du surintendant médical.Ainsi, les intérêts du malade et le bon renom de la maison sont à couvert.Le chef du service de 1269 chirurgie est en contact intime avec eux; il les convoque souvent pour leur donner des directives, pour recevoir leurs rapports et leurs remarques, pour échanger des vues, pour écouter leurs suggestions, pour améliorer leur condition, pour discuter des meilleurs moyens à prendre pour assurer l\u2019efficacité et le rendement du poste qu\u2019ils occupent.Nous avions déjà dans l\u2019institution deux médecins, les docteurs Marcel Lamoureux et René Grignon, qui remplissaient les conditions énoncées dans notre plan, vu qu\u2019ils étaient en activité depuis quatre ans.Aussi, me suis-je empressé de les faire nommer à la fonction de résidents.Les événements ont justifié notre estimation.La résidence marche à pleine production et le bureau chirurgical est amplement satisfait des succès qui ont suivi l'application de la mesure.Pour remplacer les résidents actuels, trois internes médecins, les docteurs André MacKay, Laurent Archambault et Roger Champoux, préparent leur résidence en se conformant au curriculum exigé.Quelles sont les conditions requises pour l'admission au poste de résident en chirurgie?1° En posant sa candidature à la résidence, l\u2019interne médecin fournit un certificat de santé; 2° l'aspirant fait ensuite, au Conseil Médical, sa demande de résidence préalablement contresignée par le chef du service de chirurgie; 3° les candidats, venant des autres hôpitaux, peuvent devenir résidents à l\u2019hôpital Notre-Dame, mais, à valeur égale, le candidat qui a fait ses stages à l\u2019hôpital Notre-Dame a la préférence; 4° à mérite équivalent, la postulance est accordée au postulant qui a passé l'examen primaire du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.La préparation à la résidence comporte le curriculum suivant: 1270 PREMIÈRE ANNÉE Rotation générale et régulière par les différents services de l'hôpital.DEUXIÈME ANNÉE A.M.4 mois de chirurgie générale, 3 mois de médecine, 2 mois d\u2019urologie, 3 mois de gynécologie, ces deux dernières spécialités exigibles si elles n\u2019ont pas été faites en première année.P.M.Anatomie pathologique à l'Université et dissection alternées, réparties comme suit: trois après-midi par semaine en anatomie pathologique durant six mois et trois après-midi par semaine en dissection pendant l\u2019autre semestre.Ou 2 jours de garde, 2 jours d'anatomie pathologique, 2 jours de dissection.Après la deuxième année, le Conseil juge, sur rapport du chef du service de chirurgie, si le candidat est éligible à la résidence.Après la deuxième année, l'aspirant peut demander sa nomination comme assistant bénévole.TROISIÈME ANNÉE A.M.Chirurgie générale.P.M.Anatomie pathologique, dissection et radiologie alternées.QUATRIÈME ANNÉE Nomination à la résidence par le Conseil! Médical, sur recommandation du chef du service et sujet à approbation par le Bureau d\u2019Administration.CINQUIÈME ANNÉE Une deuxième année de résidence ou de séjour dans une institution approuvée par le Conseil Médical de l'hôpital Notre-Dame.Même après la deuxième année de résidence, le séjour dans une institution approuvée par le Conseil Médical, avec minimum d\u2019un an, est obligatoire pour poser sa candidature dans le service de chirurgie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 Le curriculum rempli, la Maîtrise en chirurgie, si elle est établie à l\u2019Université de Montréal, est exigée du résident.Après son stage à l'étranger, le résident rapporte une attestation écrite et dûment certifiée de ses études et de ses travaux, au vu de laquelle le chirurgien en chef émettra, en sa faveur, un certificat de compétence contresigné par le président du Conseil Médical de l'hôpital Notre-Dame.PROVISO OU RÉSERVE Même après cet entraînement chirurgical, l'hôpital ne s\u2019engage pas nécessairement à accepter l'ex-résident dans le service de chirurgie du fait qu\u2019il a suivi le curriculum ci- dessus décrit et exigé.DEVOIRS ET RESPONSABILITÉS DES RÉSIDENTS EN CHIRURGIE.1° Les résidents ont pleine responsabilité à l'admission de tous les malades du service de chirurgie: ils ont la surveillance du service et des malades.Ils font une garde de 24 heures à tour de rôle.2° Ils doivent suivre tous les grands opérés, laissant à l\u2019interne senior le soin des cas moyens ou légers, mais celui-ci doit signaler toutes les complications au résident de garde.3° Tous les cas d\u2019urgence leur sont obligatoirement référés; si une intervention chirurgicale importante est estimée nécessaire, ils appellent, chaque fois, le chirurgien de garde qui décide de la conduite à tenir.4° Ils ne sont pas tenus d\u2019assister les chirurgiens dans leurs opérations de patients publics ou privés, excepté dans des circonstances exceptionnelles.Ce sont les internes seniors qui remplissent cette fonction d\u2019assistance aux chirurgiens.5° La direction disciplinaire des résidents est sous le contrôle immédiat du directeur médical.Les assistants du service de chirurgie concourent à la formation scientifique des résidents.Le chef interne n\u2019a aucune autorité sur les résidents. GARIEPY: RÉSIDENCE EN CHIRURGIE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME 6° Les résidents en chirurgie préparent les réunions scientifiques bimensuelles du service de chirurgie (staff meetings).Les histoires de cas ne sont pas lues, mais données de mémoire avec tous les détails symptomatologiques et pathologiques ainsi que le traitement fait ou à faire.Cette diposition a pour but de développer leur mémoire, de les habituer à l\u2019art de la pardle, d'utiliser leur jugement et leurs connaissances scientifiques.Il est bon que ces résidents entraînent les internes seniors à prendre leur place, à tour de rôle, sans que pour cela ils soient dispensés complètement de remplir la présente obligation.De plus, les résidents en chirurgie doivent participer aux autopsies des patients décédés dans le service.7° Les internes juniors font la garde, tel qu'actuellement, conseillés et aidés par les internes seniors, lesquels référeront toujours tous les cas graves ou douteux au résident de garde.Les internes juniors ou seniors ne seront pas négligés à l\u2019avantage exclusif des résidents.Si le temps ou les occupations des résidents le leur permettent, ils peuvent donner des leçons ou des cliniques aux internes et aux gardes-malades sous la direction du chef de service.8° Le candidat s'engage à respecter les conditions spécifiées dans la présente formule.* * #% Ce projet de résidence en chirurgie est basé sur le curriculum de l\u2019« American College of Surgeons » qui recommande le cours de perfectionnement en chirurgie (« Graduate Training in Surgery »).Le dit projet de résidence en chirurgie a été adopté à la séance du Conseil Médical de l'hôpital Notre-Dame, le ler mars 1944, et approuvé par le Bureau d'administration de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 28 mai 1944.Ainsi, la résidence assure l\u2019entraînement de jeunes chirurgiens et devient une pépinière scientifique de renouvellement pour combler N.B.\u2014 Pendant les trois premières années, le candidat à la résidence reçoit le traitement ordinaire des internes: devenu résident, il reçoit un traitement supérieur à celui des internes.1271 les vides que la vie aura creusés dans les rangs ou pour satisfaire aux besoins qui grandiront sûrement avec les lendemains.Je ne conçois pas, dans un avenir prochain, devoir limiter le nombre des résidents qui ne pourront pas tous, nécessairement, être incorporés dans notre service, mais qui pourront aller, plus ou moins loin, prendre le commandement chirurgical des hôpitaux ruraux, des petites villes, ou servir dans des hôpitaux généraux autres que le nôtre.En allégeant la charge de ceux qui ont blanchi sous le harnais, l\u2019hôpital Notre-Dame fait œuvre pie en même temps qu\u2019il devient un propagandiste de la science.Nous aurons fondé et ouvert un chantier formatif d\u2019où les ouvriers porteront et feront briller, dans toutes les directions, le nom de notre maison, tout en servant les intérêts du Savoir.Quand les résidents iront parfaire leurs études à l\u2019étranger, ils seront prêts à comprendre les modalités diverses des techniques, ils seront mieux situés, mieux instruits pour saisir et s\u2019assimiler les détails, ils entreront dans une civilisation scientifique dont ils possèdent déjà les avenues, ils rapporteront des connaissances bien définies et mûries à fond dont ils feront bénéficier les établissements qui les accueilleront.Nous créerons une lignée de remplaçants dont la préparation sera beaucoup supérieure à ce que fut la nôtre, parce que, si nos élèves ne nous dépassent pas, c'est qu\u2019il y a une faille à la base.L'hôpital Notre-Dame, ayant toujours été à l'avant-garde, conservera sa place de vedette; il contribuera ainsi, par l'instauration de la résidence en chirurgie, à pousser de l\u2019avant l\u2019organisation hospitalière canadienne-fran- caise.Nous montrerons, par 1a, que notre race, avec toutes les aptitudes qu\u2019on lui reconnaît, entend tenir sa place au soleil, se maintient à la hauteur du progrès et se doit de ne pas être dépassée par aucune autre.La fierté qui est appuyée sur le travail et les œuvres ne peut pas comporter de complexe d\u2019infériorité.Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, a écrit Victor Hugo.| Eh bien! luttons! MÉDECINE ET PARADOKES Par Pierre SMITH.Il y a deux manières pour un médecin de passer ce temps béni, mais toujours un peu hypothétique, qui s'appelle les vacances: se morfondre sur des traités sérieux qu\u2019on n\u2019a pas le loisir de lire quand la vie professionnelle talonne et harasse jusqu'aux nuits, ou se divertir avec des bouquins qui dilatent la rate, moquent les petites et grandes misères de tous les jours et redonnent au cerveau ce dynamisme qui s\u2019use à longueur de saison de client en client, de laboratoire en salle de cours.En écrivant Les Jours de l'Homme !, le docteur Besançon a visé ceux qui rêvent de devenir centenaires, mais il a certainement pensé aussi aux médecins en vacances, car il se défend d\u2019y parler le jargon médical et d'employer, selon sa pittoresque expression, des « mots d'une toise ».Pour un observateur superficiel, il aurait écrit, en somme, de nouveau, ses « Paradoxes sur la médecine », et son livre ne serait qu\u2019un salmigondis de rappels historiques, de citations, de potins, d\u2019anecdotes, d\u2019aphorismes, de traits décochés aux confrères, de blagues, de sarcasmes, le tout truffé d'expressions gaillardes étalant avec cynisme un goût rabelaisien de la table et de l\u2019alcôve.Mais le lecteur attentif a tôt fait de dégager de ces propos riblés et moqueurs l'expérience du clinicien, la culture gréco-latine de l\u2019humaniste, la sagesse du praticien qui ne renie pas la sagesse des vieux patrons et même d\u2019audacieuses conceptions pathologiques que de plus jeunes ou de plus conformistes n\u2019oseraient guère balbutier.On est emporté par une telle verve, on s\u2019irrite parfois de certaines contradictions inévitables quand on abuse de l'entrechoc des mots, mais on s\u2019incline devant la gaillarde maîtrise d\u2019un de ces vieux maîtres français qui osent jeter leur gourme tout en restant savants.1.Libreria Hachette, Buenos Aires.Un sujet aussi magistral que Les Jours de l'Homme, traité en 142 pages, serait une gajeure si Besançon ne possédait à fond l\u2019art des formules condensées, des raccourcis saisissants et des portraits à l\u2019emporte-pièce.Fn voici quelques exemples.Discutant de l\u2019influence de la façon de vivre sur la longévité, il raille: « Frugalité?Rengaine.Sobriété?Préchi-précha.Vie réglée?Balançoire.Calme des champs?Turlutaine.Bruit de la ville?Plaisanterie.Liberté du ventre?Roman pour concierge.Exercice?Moins de pour que de contre.Continence?C\u2019est tout au rebours.Tabac, café, thé?Haussons les épaules.» Pour lui, l\u2019eau est un liquide sale qui, bien plus que le vin, conduit son homme au tombeau.«L'eau est un mythe, écrit-il.Voyez ce ruisseau qui sort de la forêt.Comme on a envie d\u2019y tremper le nez et le menton, et | d'en boire une goulée! Prenez une goutte de cette eau transparente, mettez-la sur la platine du microscope.Vous y voyez: 1) Un poil de rat; 2) Une aile de mouche; 3) Des spores de champignons; 4) Un fibre de viande mal digérée.Faites-en cultiver une autre goutte.Toute la flore microbienne y passera.» Et comme il ne porte pas les hygiénistes dans son cœur et encore moins les diététiciens, il se paie leur tête en ces termes: «Rions ensemble des comptables de calories qui posent une balance devant chaque assiette.» Qui de nous, cependant, ne souscrirait entièrement à la véracité de ce tableau?«Comme on est confus d\u2019être médecin, quand on voit ce que j'ai vu mille et des fois! On entre dans la chambre du malade.L\u2019air y est épais à couper au couteau.Six parents, l\u2019infirmière et le confrère disputent SMITH: MEDECINE ET PARADOXES au pulmonique haletant les quelques bulles d'oxygène éparses dans la sécheresse du chauffage central, ou dans la poussière du charbon.On fait asseoir le bonhomme épuisé, on lui tape dans le dos, on l\u2019interroge; la même cérémonie se déroulera le soir, aggravée d'un troisième confrère.» «Le malheureux privé d\u2019air, n\u2019aura jamais un instant de repos.À toute minute, à la minute peut-être qu\u2019il va s\u2019assoupir: « Monsieur, c\u2019est l\u2019heure de votre piqûre.» « Monsieur, votre potion.» « Monsieur, tournez- vous que je prenne votre température.» «Mon ami, c\u2019est la cousine Adèle qui t'a fait une gelée de viande.Prends-en un peu pour lui faire plaisir.» « Souléve-toi, mon chéri, que j'arrange tes oreillers.» Et plus loin: « Aujourd\u2019hui, on couvre sa table (au malade) de quinze fioles, six boîtes d'ampoules entr\u2019ouvertes, trois seringues et un ballon.Et le téléphone marche à côté.» Avec le franc parler qui le caractérise, Besancon n\u2019hésite pas a faire un mot de quelques réputations.Bouchard, «bon et sombre tyran »; Metchnikoff, « pécheur de lunes »; Gaucher, « fol mais honnête garçon »: Lancereaux, «un géant de l'anatomie, le plus grand cadavrier de tous les temps »; Charcot, «un metteur au point».Et ses portraits humoristiques de Glorius et Legon- flé sont des charges transparentes à l\u2019égard de ceux qu\u2019un faux prestige obnubile sans tromper personne.Il possède aussi le don des comparaisons: « Jeunes et vieux, on se vaut bien.Il y a une compensation des attributs.Le jeune nigaud rit du vieillard parce qu\u2019il n\u2019est ni fort ni rapide.Est-ce que le cheval rit du jeune homme qui est moins fort et moins rapide que lui?» Et ailleurs: «Quand on monte un cheval fourbu, on risque fort d\u2019être déposé sur le gazon.Si l\u2019on s'appuie sur des cellules fourbues pour livrer combat aux parasites et à leurs toxines, on risque fort d\u2019avoir le dessous.Les longues chevauchées de la vie fatiguent les cellules 1273 de défense.Mais si l'on a ménagé et soigné sa monture, elle peut résister aux plus longs parcours.» Nous l\u2019avons dit, Besançon n\u2019est pas qu\u2019un blagueur et sa longue expérience de clinicien.qui lui permet dé lancer un coup de patte aux praticiens acharnés à opérer les hémorroïdes pour un oui ou pour un non (certains en font même une spécialité sur notre continent), lui permet aussi de se lancer dans des explications assez audacieuses de maux que nous croyons bien connaître.« Dyspepsie et constipation ne sont pas des maladies du tube digestif, écrit-il.Ce sont des troubles de sécrétion et de motricité d'origine nerveuse.Car notre organisme n\u2019est pas une république faite d\u2019organes indépendants.Il y a un chef qui est le système nerveux.Et les choses se passent \u2018vraiment comme si les troubles sécrétoires et moteurs dispensaient des troubles trophiques, de la rouille artérielle, par exemple, qui est un trouble trophique.» Et il revient à la charge plus loin: «Il n\u2019y a pas à soigner l\u2019estomac qui n\u2019en peut mais.Le système nerveux seul est en cause.La dyspepsie, c\u2019est ennui, monotonie ou platitude de l'existence.» Bien que ce domaine de la pathologie nerveuse des organes digestifs ait déjà été exploré, le dernier mot n\u2019est sans doute pas dit sur ce sujet.La découverte des neurones de Masson, par exemple, n\u2019a-t-elle pas jeté un peu de lumière sur l\u2019appendicite neuro- gène?Et certains cliniciens ne cherchent-ils pas à établir un lien entre la prépondérance des calculs biliaires chez la femme d\u2019âge moyen et une névropathie accompagnée de déficience hormonale?C'est pourquoi, en définitive, on nous pardonnera d\u2019avoir cité le docteur Besançon st longuement, et dans ses paradoxes, et dans ses hypothèses scientifiques, car ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019à la table de la littérature médicale on nous offre un plat aussi curieusement assaisonné. CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE LES SOLUTÉS INTRAVEINEUX Le Digest of Treatment de février dernier contenait un article intitalé « Some dangers of venoclysis in cardiovascular disease » !.L'auteur, Robert À.Houston, y adopte une formule polie pour déplorer l'abus incontestable que l\u2019on fait des différents solutés chlorurés, glucosés et autres.Nous traduisons: «Il est bien possible que dans son enthousiasme la profession médicale ait employé ces solutés intraveineux sans indications précises et même parfois au détriment de la santé des patients.» Houston cite ensuite Bruckmer qui donne les contre-indications suivantes à l'emploi des solutés intraveineux: a) lorsque l\u2019on peut employer avec autant de succès une autre voie d'absorption que la voie intraveineuse; b) lorsque le malade tolère mal l\u2019un des ingrédients du soluté en cause.En outre, chez les insuffisants cardiaques et dans les cas d'œdème pulmonaire ou périphérique, Il faut être prudent dans l\u2019emploi de ces solutés intraveineux.Houston insistait sur le fait que l'introduction plus ou moins rapide d\u2019une quantité considérable de solution chlorurée dans la circulation provoquait une augmentation momentanée du volume sanguin, taxant ainsi le cœur et le système vasculaire tout entier, et risquant même une décompensation chez certains malades instables au point de vue cardiaque.Ce danger existe, mais il ne représente pas, à notre avis, le plus sérieux inconvénient de cette thérapeutique.Nous avons surtout l\u2019impression que nous abusons de ces solutés intraveineux.Et, même chez les patients normaux au point de vue cardio-rénal, nous ne croyons pas que cet abus soit toujours inoffensif.Il s\u2019agit )d\u2019abord de savoir si le malade a réellement besoin qu\u2019on rétablisse son équilibre humoral et, si oui, s\u2019il est indispensable d\u2019employer la voie intraveineuse 1.Digest of Treatment, 8: 638 (No 8) 1945.pour y arriver.Il faut ensuite s'inquiéter de la valeur de son fltre rénal et de sa stabilité cardio-vasculaire, avant de lui imposer la tâche d\u2019absorber et d'éliminer un à deux litres de solutés par jour.Le patient à qui l\u2019on inflige l\u2019épreuve de ce que l\u2019on continue d'appeler les « sérums » n\u2019en a pas toujours besoin et il pourrait souvent is\u2019en passer bien avant le jour où l\u2019on décide de ne plus lui en donner.Chez tel malade déshydraté par vomissement ou autre cause toxique ou infectieuse, il arrive souvent que nous ne faisons pas assez tôt confiance à son tube digestif.Tel autre, que l\u2019on prépare à une intervention chirurgicale importante, mange et digère normalement et ne demande pas \u2018mieux que de boire ce qu\u2019on s'obstine souvent à lui faire absorber par les veines.Après l'opération, on lui fournit du liquide, du sucre, du sel, des vitamines, et maintenant, des acides aminés, du sang et du plasma par voie intraveineuse.Ces innovations contribuent à rendre moins dangereuses et plus supportables les suites opératoires immédiates.Mais, lorsque le patient peut boire et absorber ainsi un litre de liquide \u2018et plus par 24 heures, on devrait | cesser les solutés intraveineux.Non seulement parce qu\u2019ils sont devenus inutiles ou - du moins superflus, mais parce qu'ils représentent, pour un grand nombre de patients mêmes normaux au point de vue cardio-vasculaire et rénal, un surcroît de - fatigue physique et mentale qui retarde la guérison.Il en est souvent de même de toute notre thérapeutique postopératoire qui pêche par excès.« Sérums» bi-quotid\u2018ens, * antiseptiques, analeptiques, hémostatiques, et sédatifs donnés généreusement, transforment certain malade «en pelotte à épingles».1 faut voir avec quel soulagement ils appren- DUFRESNE: LES SOLUTÉS INTRAVEINEUX nent, par exemple, qu'ils auront aujourd\u2019hui trois injections de moins qu\u2019hier, pour comprendre que nous leur faisons souvent plus de tort que de bien en intervenant trop dans les processus normaux de la guérison.La mise en place de l\u2019aiguille et l\u2019absorption nécessairement lente du litre de solution quelconque représentent pour un grand nombre de patients une fatigue considérable qu\u2019ils n'avouent pas toujours.: Ceux qui osent le faire nous parlent de l'effort que leur coûte l\u2019immobilité absolue du bras qui reçoit le précieux liquide, et des malaises généraux, mal définis mais incontestables, que certains ressentent pendant ou après l'absorption, et qui n\u2019entrent pas dans le cadre de ce que l\u2019on a convenu d\u2019appeler le «shock ».Les autres nous demandent d'arrêter le plus tôt possible cette thérapeutique dont la répétition quotidienne leur est devenue en peu de temps une épreuve redoutable dont 1ls sortent fatigués et tendus.Chez les cardiaques compensés rien ne s'oppose aux solutés intraveineux donnés lentement.Chez les vieillards il faut être prudent.Le rein est souvent déficient et le cœur peut causer des surprises.Il vaut mieux savoir comment le malade élimine avant de le bourrer de liquide, et s'assurer que l\u2019oligurie que l\u2019on veut combattre relève bien de la déshydratation et non du mauvais fonctionnement rénal.Autrement, on court le risque de noyer littéralement ile malade; et cette thérapeutique par immersion, comme l\u2019a baptisée l\u2019un de mes internes, peut souvent être fatale.Les éditeurs \u2018du Digest of Treatment ont fait précéder l\u2019article de Houston du commentaire suivant: «La popularité des solutés intraveineux représente leur plus grand danger.» Nous pourrions en\u2019 dire autant sur bien des chapitres de thérapeutique.« Primo, non nocere! » LA PROTECTION CONTRE LES AGENTS PATHOGENES DE L\u2019AIR La littérature médicale de langue anglaise 1275 a une expression, «air borne infection », qui ne se traduit pas facilement, et qui rend bien compte de cette source constante d'infection que présente l'air que nous respirons.Stuart Mudd, bactériologiste de l\u2019Université de Pennsylvanie, vient d\u2019écrire sur la question un article?qui permet de faire le point et d'entrevoir les progrès à venir.La guerre actuelle imposant à l\u2019industrie américaine un effort sans précédent souligne la répercussion désastreuse que représentent sur la production les absences par maladies dues à ces contaminations par l'air.Par ailleurs, le contrôle rigoureux de l\u2019état de santé des individus et des groupes de soldats de l'armée américaine a également montré l'importance des infections provenant des micro-organismes de l\u2019air Nous avons à l'heure actuelle quatre variétés de défense contre cette contamination: 1.les rayons ultra-violets; 2.les vapeurs germicides; 3.la suppression de la poussière; | 4.la prophylaxie générale au moyen des sulfamidés.Les deux premiers moyens s'appliquent à l\u2019air confiné.Les rayons ultra-violets sont employés dans ce but depuis quelques années déjà.«Le Council on Physical Medecine » de l'Association Médicale Américaine en a reconnu officiellement l\u2019efficacité en 1943.Pour que ce procédé se généralise, ne perde rien de son efficacité et reste inoffensif, 1l faudra que la profession médicale s'en occupe et que le grand public la réclame; il faudra surtout que les fabricants et les distributeurs d'appareils en assurent l\u2019innocuité et le rendement, et que les architectes s'intéressent aux problèmes de leur installation.Autant de conditions qui nous permettent de croire que la généralisation des appareils à ultraviolet comme moyen de désinfection de l\u2019air confiné n\u2019est pas prête de se faire.Les progrès ont été plus rapides avec les vapeurs germicides, surtout depuis que les Etats- 2.Digest of Treatment, 8: 920 (juin) 1945. 1276 Unis sont en guerre.Nous ne voulons pas parler ici du fameux insecticide, le D.D.T., qui aura rendu d\u2019extraordinaires services au cours du présent conflit.Nous ne pensons qu'aux vapeurs germicides qui s\u2019attaquent à l\u2019air confiné avec succès et sans danger pour les humains qui y séjournent.L\u2019acide hypochloreux, les propylene et triéthyléne glycols et l'acide lactique sont 'd\u2019usage courant.Ici encore l'expansion de cette méthode exigera que l\u2019on transforme les systèmes de chauffage et d'aération de nos maisons pour permettre d\u2019y répandre continuellement et d\u2019une façon efficace ces précieuses vapeurs sans nuire pour cela à notre confort.La suppression de la poussière, dont les Anglais s\u2019occupaient beaucoup et que les Américains ont essayée sur une grande échelle, donnerait, d\u2019après Mudd, d'excellents résultats.Non seulement dans les hôpitaux mais dans les baraquements, les écoles et les manufactures.Dans les hôpitaux surtout, nous avons toujours trouvé un peu extraordinaire que l\u2019on manie le balai et que l\u2019on déplace la poussière avec l'enthousiasme qu'y mettent parfois les préposées à cette besogne.Et cela surtout dans les salles publiques, où les patients peuvent se contaminer facilement.L'usage que l'on a fait des sulfamidés comme mesure prophylactique et thérapeutique chez les groupements de militaires ou de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 civils représente peut-être une méthode avantageuse.Les résultats publiés ne nous permettent pas toujours de partager l\u2019enthousiasme des auteurs, malgré les statistiques, impressionnantes surtout par le nombre de sujets en expérience.Les succès rapportés nous semblent parfois minces et nous étions enclins jusqu'ici à pencher du côté de ceux qui refusaient de donner des sulfamidés à la moindre occasion de peur de développer une certaine sensibilité à l\u2019égard de cette médication, qui empêche d\u2019en faire usage plus tard, lorsqu\u2019une indication plus importante se présente.D'ailleurs la valeur thérapeutique des sulfamidés contre les infections des voies respiratoires supérieures est douteuse.Leur efficacité au point de vue prophylactique semble plus consolante.On peut dire la même chose à propos du rhumatisme polyarticulaire aigu.L\u2019avenir des 4 mesures dont nous venons : de dire un mot dépendra de facteurs divers dont un grand nombre échapperont à la profession médicale.Nous n\u2019avons quand même pas le droit de nous désiritéresser d'aucun d\u2019entre eux.Ils relèvent tous de la thérapeutique prophylactique qui prend de nos jours une importance dont s\u2019autorisent tous les programmes de médecine dite sociale.Roger-R.DUFRESNE. CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE 2.+ 2 + UN ŒIL AU BEURRE NOIR Par Roméo BOUCHER.En somme, une ecchymose comme toutes les autres ecchymoses.C\u2019est le tissu dans lequel elle 'se produit qui est différent, un peu trop à l\u2019œil, si l'on peut dire.Quand j'ai vu entrer dans mon bureau cette femme élégante et jeune, tenant un mouchoir trop parfumé sur son œil droit et plongeant du menton dans son col de fourrure, j'étais loin de me douter.\u2014 « Madame?» \u2014 « Voilà! » Elle me regarde de face: un œil magnifique.au beurre noir! Quel est ce brutal?.\u2014 « Alors, madame, vous êtes tombée?» \u2014 « Moi?Pas du tout, docteur.» \u2014 « Vous vous êtes frappée.On vous a.» \u2014 « Mais rien de tout cela.Depuis quelque temps je ne me sens pas très bien; hier soir, moins bien encore jque d'habitude.Je me suis couchée très tôt, après un léger repas, pour m\u2019endormir de bonne heure et me réveiller, ce matin, vers sept heures.Avec ça! » Par déformation professionnelle je laisse tomber un: « Je vois ce que c\u2019est! » Au fond, je ne sais rien du tout et, par dépit, je reste un peu sceptique.J'hésite même, le temps de décider si je vais lui faire sentir par une ordonnance inefficace et gravement rédigée que je ne suis pas dupe de son mensonge ou l\u2019examiner complètement.Querelle d\u2019amoureux, vraisemblablement.Lendemain de fête, de «célébration », comme disent ceux qui veulent se distinguer.\u2014 « Je.suis très embêtée, docteur.Et depuis longtemps \u2014 je vous l\u2019ai dit \u2014 je ne me sens pas bien.Il y a un mois, je devais venir vous consulter.La négligence! » \u2014 « Allons, depuis combien de temps, madame, souffrez-vous et de quoi vous plaignez- vous?» Et l'examen va son petit bonhomme de chemin, un examen de routine, comme il se doit à tout nouveau venu.Au bout de vingt minutes, je sais déjà que l\u2019œil au beurre noir est le satellite d\u2019une maladie mitrale, que la malade est une ancienne rhumatisante, que le thermomètre marque 102° de fièvre.Les jours suivants, le laboratoire confirme le diagnostic d\u2019endocardite maligne.Tout cela pour un œil au beurre noir?Eh oui.Tout cela.Un certain M.Osler a décrit, dans le temps, des petits nodules qui viennent signer son nom aux mains et aux pieds, même à la peau.Quand le streptococcus viridans produit des végétations sur les valvules, des parcelles virulentes s\u2019en détachent et, lancées dans le courant sanguin, viennent fusiller des régions éloignées, sous forme d\u2019embolies capillaires.Pourquoi pas les paupières?J'avais déjà vu des ptoses de cette origine, mais jamais un œil au beurre noir.Ce qui m'a fait penser qu\u2019à part l\u2019accident dû à un poing qu'on rencontre inopinément, j'ignorais à peu près tout de ce petit signe, que je ne lui avais jamais même donné d'importance séméiologique.J'ai interrogé des confrères.« Malheureux », m'a dit l\u2019un d'eux, «on voit bien que vous ne faites pas «toute» la séméiologie et que dans \u2018votre éducation médicale manquent de fortes notions de maladies contagieuses.Et la rougeole grave?Et le typhus?Et la picote maligne?» J'ai eu beau lui remontrer que la rougeole grave ne court pas les rues, que le typhus est hors de question en notre pays \u2014 pour le moment, du moins \u2014 et que la picote a disparu de Montréal depuis une bonne quinzaine d\u2019années, il m\u2019a regardé avec un petit hochement de tête qui en disait long sur mon inconséquence.« Et la coque- 1278 luche, mon cher confrère?Vous n\u2019allez tout de même pas me dire que c\u2019est une maladie rare» Que pensez-vous de ces pauvres petits malades qui chantent le coq à tout rompre et qui présentent, à la suite de ces efforts, de petites extravasations dans le tissu cellulaire de la paupière inférieure?Hein?Qu\u2019en dites-vous?» A mes remarques que ce n'est pas tout à fait un œil au beurre noir, qu\u2019on peut évidemment s\u2019y méprendre, mais que la suffusion sanguine ne fait pas le pourtour de l'œil, il me regarde en haussant les épaules et me quitte sans tambour ni trompette, convaincu qu\u2019on ne tirera jamais rien d\u2019un si mauvais raisonneur.J'ai vu «LE» neurologue.Avec de grands mots et une grande sobriété de gestes, il m\u2019a expliqué que, dans les fractures de la base du crâne, il peut y avoir des hémorragies sous-conjonctivales qui s\u2019accompagnent souvent d'une ecchymose de la paupière inférieure, le long de la marge orbitaire et dans l'angle interne de T'ceil.Il m\u2019a rapporté trente-six mille cas de mal épileptiforme qui présentent, après la crise convulsive, de nombreuses pétéchies sur les paupières, sur la face et sur le thorax, et que ces pétéchies peuvent très bien donner l\u2019impression d\u2019un œil au beurre noir.Enfin, il m\u2019a raconté un cas de thrombose cérébrale avec un œil au beurre noir.Je lui en ai demandé le mécanisme; il ne s\u2019est pas gêné pour me dire que j'étais pour le moins indiscret, sinon em- bétant.Depuis, j'ai cherché dans les gros livres sans en trouver d\u2019explication bien plausible.De son côté, un pédiatre, rencontré je ne peux dévoiler où, m'a signalé que, dans la maladie de Barlow, il y avait parfois une certaine ptose du globe oculaire, avec gonfle- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 ment de la paupière supérieure et hémorragie péri-orbitaire.Je prends sa parole.Parce que c'est un homme sérieux, malgré le lieu de notre conversation.En me quittant il a, du reste, ajouté: «Il y a aussi le scorbut.Mais cette maladie-là n\u2019a rien de défini dans ses hémorragies.» Ce qui m\u2019a rappelé que le purpura hémorragique et l\u2019hémophilie pouvaient peut-être, eux aussi, donner un œil au beurre noir.Depuis, j'ai la hantise de l\u2019œil au \u2018beurre noir.De celui, bien entendu, qui viendrait se mettre sous mes soins.J'en saurais \u2014 du moins, je l'espère \u2014 faire le diagnostic.Quant au traitement, j'en ignore le premier mot.Pour un homme, ça va: il n\u2019y a qu\u2019à laisser faire.Mais pour une femme! J'ai feuilleté ici et là.J'ai lu: rien.Jai téléphoné à des médecins de boxeurs: rien.Je me suis enfoncé des traités d\u2019ophtalmologie: rien, toujours rien.En désespoir de cause, j'ai téléphoné à deux oculistes de mes amis.Le premier m\u2019a parlé de sangsues.Mais les femmes ont tellement peur de tout ce qui a la forme rampante! Nous les croyons d'autant moins qu\u2019elles le crient trop haut.Quant au deuxième.Voici notre conversation: \u2014 «Que ferais-tu pour faire disparaître rapidement un œil au beurre noir?» \u2014 «Un homme?» \u2014 « Non.» \u2014 « Elle est jolie?» \u2014 « Tres.» \u2014 « Eh bien, mon vieux, fais-le maquiller! » Et voila pourquoi la médecine est une science.Roméo BOUCHER. ne \u201cL'Anion Médicale du Canada\u2019 en 1876 Diagnostic du kyste dermoïde par le docteur S.A.Longtin, Laprairie.Septembre 1876.Le 25 juin dernier, entrait à mon bureau un jeune homme du nom de Ste-Marie, âgé de 22 ans, qui demandait à être opéré d\u2019une tumeur de la région fronto-temporale droite.Il me raconta que cette tumeur était congénitale.Cette tumeur grossit, elle ne gêne pas le malade, mais ayant remarqué qu\u2019elle descend, il craint qu\u2019elle ne recouvre l\u2019œil.Sa grosseur et sa forme sont celles d\u2019une demi- noix oblongue, elle est molle, fluctuante, mais d\u2019une fluctuation pâteuse.Les téguments qui la recouvrent sont intacts, non adhérents.Les muscles passent au devant de la tumeur.L\u2019artère temporale chemine aussi en avant d\u2019elle, et les battements que l\u2019on perçoit sont produits par cette artère et non par la tumeur.La tumeur paraît tenir au squelette; elle est limitée par les trois quarts d\u2019un cercle osseux; cette tumeur est sujette à des variations dues à une sorte d\u2019absorption et d\u2019exhalation; mais il est impossible de la réduire et il n\u2019y a certainement pas de liquides qui entrent dans la poche et en sortent.La tumeur n\u2019augmente pas quand le malade baisse la tête.Il n\u2019a aucune grosseur sur les autres points du corps.Je conclurai de l\u2019ensemble des caractères de la tumeur qu\u2019elle est profonde, attenante au squelette, incrustée, bridée par le péricrâne et située entre celui-ci et l'os.Communique-t-elle avec la cavité crânienne?' Non; en effet, les tumeurs qui communiquent avec le liquide céphalo-rachidien augmentent quand le malade fait des efforts, celles qui communiquent avec les sinus veineux augmentent quand il baisse la tête; or, aucun de ces caractères ne se retrouve dans le cas qui m\u2019occupe.Nature de cette tumeur: elle est molle et présente une fluctuation pâteuse, ce qui exclut d\u2019emblée toutes les tumeurs dures.Les tumeurs molles et offrant une fausse fluctuation, qu\u2019on pourrait trouver en ce point, sont les tumeurs fougueuses de lai dure-mère et les lipomes.Il ne faut pas songer à ces derniers qui sont divisés en lobes qu\u2019on ne retrouve pas ici.Quant au fongus de la dure-mère, ce sont des tumeurs de nature cancéreuse, ayant une apparence de fluctuation; si on les ponctionne, elles ne laissent échapper que du sang; on les voit battre en les examinant à contre-jour, et les efforts du malade produisent leur gonflement; enfin notre malade \u2018est trop jeune pour être atteint d\u2019une affection cancéreuse, et la marche de sa tumeur a été trop lente.Examinons maintenant les tumeurs liquides de cette région: ce sont les tumeurs sanguines, les encéphalocèles, les abcès et les kystes.J\u2019éliminerai immédiatement les céphalomatomes qui ne se rencontrent que chez les tout jeunes enfants, et qui n\u2019ont pas d\u2019analogie avec la tumeur de mon malade.Mais il est d\u2019autres tumeurs sanguines formées par une expansion des sinus de la dure-mère, ces tumeurs sont situées sur la partie médiane du crâne et sont constituées par une expansion du sinus longitudinal supérieur, à travers une érosion du crâne qu\u2019ont produite les glandes de Pacchioni; elles augmentent de volume quand le malade se baisse.Chez mon malade, outre que je ne suis pas dans la région indiquée, la tumeur n\u2019augmente pas lorsqu\u2019il se baisse.Aurais-je affaire à une encéphalocèle?On sait que la fente brachiale supérieure, comprise entre la vertèbre cérébrale antérieure et le premier are brachial, se forme vers le troisième ou le quatrième mois; or, il peut arriver que le liquide céphalo-rachidien, que le cerveau même pénètre dans cette fente: les tumeurs ainsi formées sont réduites en partie par la pression; en les opérant, on détermine la mort des malades par méningite.La tumeur de mon jeune homme, située au point d\u2019élection des méningocèles, n\u2019est cependant pas une tumeur de ce genre; en effet, elle n\u2019est pas réductible et elle ne se gonfle pas lorsqu\u2019on fait coucher le malade.Si néanmoins c\u2019était une méningocèle, il y aurait oblitération de la communication, et je serais ramené au cas d\u2019un kyste simple.Suis-je en face d\u2019un abcès froid, sous-périos- tique?Je constate, comme däns les abcès, de 1280 la fluctuation ot la présence d\u2019un cercle osseux ; \u2018mais il ne présente d\u2019abcès en aucun autre point du corps; de plus, la douleur et l\u2019empâtement font absolument défaut dans sa tumeur.Je reste donc en présence des kystes.J\u2019écarte les kystes séreux qui n\u2019ont ici aucune raison d\u2019être.Quant aux kystes sébacés, ils sont situés dans le tissu cellulaire sous-cutané et il est possible d\u2019ordinaire d\u2019y trouver un point noir par lequel sort la matière sébacés; ces deux caractères manquent chez mon malade.Il ne me reste plus que les kystes dermoïdes à examiner.On rencontre ces kystes aux angles internes ou externes de l\u2019orbite; ils sont congénitaux et le mécanisme de leur formation est le suivant: au moment où les bords de la fente brachiale supérieure se réunissent, la peau est pincée entre eux, elle forme un repli, et ce repli se transforme en poche.Dans cette poche cutanée se développent tous les éléments de la peau, des glandes, des poils, de la matière sébacée.Ces kystes sont souvent en bissac, et lorsqu\u2019on les ouvre, il semble que l\u2019on entre dans la cavité crânienne, tandis qu\u2019on pénètre en réalité dans une dépression du frontal.Dans l'hypothèse d\u2019un kyste dermoïde, tous les symptômes présentés par mon malade s\u2019ex- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 pliquent; ce diagnostic est d\u2019accord avec le jeune âge du malade, avec \u2018la situation profonde de la tumeur, sa fluctuation, l\u2019absence de phénomènes inflammatoires, enfin l\u2019existence d\u2019un rebord osseux à son pourtour.Pour opérer ces kystes, il est nécessaire de disséquer et d\u2019enlever leurs parois.Quelquefois il est difficile de pénétrer dans la tumeur et l\u2019on peut être obligé de renoncer à l\u2019enlever.Opération.Je divise la peau dans toute son épaisseur et je ne trouve pas de kyste sébacé; j'incise successivement l\u2019aponévrose épicrânienne, la couche musculaire, le péricrâne, et j'arrive sur le kyste, qui est jaunâtre et que je dissèque dans sa partie supérieure.L\u2019incrustation du kyste rendant son énucléation impossible, j'enlève sa partie antérieure et je vide le contenu qui ressemble à une décoction de riz et n\u2019a aucune odeur; or, c\u2019est là un des caractères des kystes dermoïdes, tandis que les kystes sébacés ont une odeur analogue à celle du fromage, due probablement à leur communication avec l\u2019extérieur par le petit canal de la glande sébacée.Le lendemain de l\u2019opération j'ai cautérisé tout ce qui restait de la paroi du kyste, et j'ai renouvelé la cautérisation les jours suivants afin d'assurer sa destruction. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les ins- ecrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est heddomadai- re), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MÉDECINE R.L.McMILLAN, F.E.COWDEN, J.B.REIN- HART.\u2014 Symptômes gastro-intestinaux d\u2019une myocardite évolutive.(Gastrointestinal Symptoms of Progressive Myocardinal Disease.) \u201cAmerican Heart Journal\u201d, 29: (mai) 1945.Plusieurs auteurs n\u2019ont pas manqué d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019importance des symptômes gastro-intestinaux dans l\u2019insuffisance cardiaque, tels Osler en 1892, Herrick en 1912.Il n\u2019est pas rare qu\u2019une thrombose coronarienne ait été étiquetée : «indigestion aiguë ».Mais, en général, l\u2019attention n\u2019a pas été assez attirée sur ces symptômes digestifs qui peuvent masquer une maladie cardiaque grave.Les auteurs modernes, tels que Levine, Harrison, Christian et Tice, ont à nouveau insisté sur ces faits.Car trop souvent le praticien est porté à n\u2019attribuer des symptômes digestifs comme les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales qu\u2019au mauvais fonctionnement du seul système digestif, ou bien à l\u2019action de certains médicaments comme la digitaline.Hatcher et Weiss ont montré expérimentalement que l\u2019action émétique de la digitaline s\u2019exerçait à partir d\u2019un réflexe originant dans le cœur lui-même.Cette conception fut appuyée expérimentalement par les travaux de Sutton et King.Plusieurs groupes de chercheurs ont bien montré les voies nerveuses qui réunissent le tube digestif, particulièrement l\u2019estomac avec le cœur.Les auteurs appuient l'importance de cer Symptômes digestifs par l\u2019étude détaillée d\u2019un cas de thrombose coronarienne rapidement fatale où la symptomatologie digestive a nettement dominé le tableau clinique.Or, chez ce e-e ee patient, il semble bien justifiable d\u2019affirmer que le cœur lui-même était le centre du réflexe émétique.Paul DAVID.GASTRO-ENTÉROLOGIE F.H.VOSS.\u2014 Syphilis de l'estomac: Observation d'un cas.(Syphilis of the Stomach: A Case Report.) \"Review of Gastro-Enter.\u201d, 12: 111 (mars-avril) 1945.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 65 ans qui, quelques mois auparavant, se plaignait de malaises vagues à l\u2019épigastre s\u2019accompagnant quelquefois de vomissements.L'examen radiologique démontre une image lacunaire dans la région prépylorique.Le diagnostic de cancer du pylore avec sténose est posé.Le malade est soumis à une résection gastrique, mais l\u2019examen anatomo-pathologique révèle qu\u2019il s\u2019agit non pas d\u2019un cancer gastrique, mais d\u2019une gomme syphilique affectant la région pylorique de l\u2019estomac.Les spirochètes furent recherchés, mais sans résultat.L'auteur fait noter que la syphilis de l\u2019estomac est plus fréquente qu\u2019on ne le croit.Les signes radiologiques ne permettent pas de poser un diagnostic entre cancer ou syphilis.L'épreuve du traitement antisyphilitique ne peut pas se prolonger par crainte que la masse ne soit un cancer.Le Wassermann positif n\u2019exclut pas un cancer; seuls l\u2019examen de la pièce et la présence de spirochètes confirment le diagnostic.A.CANTERO.BARBOSA, Jose DE CASTRO, J.A.BARGEN et C.F.DIXON.\u2014 Côlite régionale segmentaire.(Regional Segmental Colitis.) \"Proceed.Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 20: 134 (mai) 1945.Il faudra considérer sous cette dénomination toute côlite ulcéreuse chronique de cause in_ connue.La côlite régionale est une lésion inflammatoire ulcéreuse ou hyperplasique, d\u2019étiologie inconnue, affectant soit un segment ou même la 1282 totalité du gros intestin, laissant cependant la partie terminale indemne.Toute lésion s\u2019accompagnant d\u2019une lésion rectale doit être exclue de cette entité et il en est de même du segment terminal de l\u2019iléon, qui d\u2019ailleurs est rarement affecté.Cette côlite régionale comprend 4% des cas de côlite ulcéreuse observés à la Clinique Mayo.L\u2019étiologie jusqu\u2019à date reste inconnue.De 140 cas observés, la plus grande portion semble limitée au côlon droit.Le côlon transverse est plus fréquemment atteint que le côlon ascendant.La côlite ulcéreuse et la côlite régionale présentent des lésions identiques.Il y a la même évolution, non spécifique, avec le même processus d\u2019inflammation granulomateuse.Les répercussions de cette côlite sur l\u2019état général sont souvent minimes.Par contre, l\u2019on rencontre des cas évoluant avec une toxémie grave.Les complications peuvent être une hyperplasie polypoïde.Très rarement existe-t-il une transformation cancéreuse.Les hémorragies rectales sont très rares.Le diagnostic de la côlite régionale se fait par l\u2019examen radiologique.La lésion, mise en évidence par le lavement baryté, est caractéristique.Il faudra cependant savoir faire le diagnostic entre la côlite régionale et le cancer.Le diagnostic peut être difficile, surtout lorsqu\u2019un segment très court est affecté.Des 140 cas, 90 reçurent un traitement consistant en repos, transfusion, sulfamidés.43 furent opérés.Il y eut récidive, 1 an après le traitement médical, dans 75% des cas.Les récidives dans les cas opérés furent de 21% seulement.Les opérations de dérivations ne donnent pas de résultats encourageants.Seule la résection du segment doit être considérée.Les auteurs concluent que, dans cette forme de côlite, le traitement médical doit être appliqué d\u2019abord: repos, régime, transfusion et l\u2019emploi du succinyl-sulfathiazole.Dans les cas avec récidives, surtout aprés 1 an, la résection du segment est l\u2019opération de choix.Les dérivations s\u2019accompagnent toujours de déboires.Enfin, la résection, lorsqu\u2019elle est considérée, doit s\u2019étendre au delà du segment et comprendre tout segment dont la séreuse présente des petites hémorragies punctiformes.A CANTERO.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 ALLERGIE Sidney FRIEDLAENDER et Samuel FEINBERG.\u2014 Vitamine C et fièvre des foins.Traitement et taux sanguin.(Vitamin C in Hay Fever: treatment and blood level) \"].Allergy\u201d, 16: 140 (mai) 1945.Depuis 2 ans, l\u2019attention du monde médical a été fortement attirée vers l\u2019utilité de l\u2019acide ascorbique dans le traitement de la fièvre des foins.Après la publication de Holmes et Alexander dans Science en 1942, une publicité inusitée s\u2019ensuivit dans la presse, les périodiques, les « Digest » et même à la radio, tapageuse réclame qui consacra rapidement la valeur de la vitamine C auprès du public.Avant d\u2019entreprendre l\u2019analyse de leurs observations, les A.signalent la nécessité d\u2019une sérieuse circonspection dans l\u2019évaluation des résultats de toute thérapeutique de la fièvre des foins.La gravité des symptômes dépend surtout de la concentration atmosphérique de pollens, qui elle-même subit des variations géographiques, saisonnières et quotidiennes.De plus, les résultats individuels sont essentiellement variables, et doivent forcément être comparés aux résultats des années précédentes.Enfin, d\u2019autres facteurs, pluie, froid, psychisme, doivent être pris en considération.43 patients furent choisis au hasard, divisés en 3 groupes: 1° sans traitement pollinique; 2° avec traitement non suffisant pour une amélioration; 3° malgré un assez bon traitement, justifiaient des mesures adjonctives.Une dose forte de 500 mgs fut administrée à chacun.Sur le total de 43, 40 ne retirèrent aucune amélioration.3 seulement semblèrent en profiter dont une ne sut résister à l\u2019épreuve placebo.Les auteurs tirent une première conclusion: la vitamine © ne saurait suppléer, ni même aider, le traitement pollinique.Le taux sanguin de la vitamine C a été mesuré chez 14 sujets souffrant de fièvre des foins, sans adjonction d\u2019acide ascorbique.La moyenne a été de 0.89 mg.pour 100 c.c.de sang.Dans un autre groupe de 18 patients qui reçurent 500 mgs de vitamine C par jour, le taux moyen fut de 1.28% mg.Les A.en concluent que leur premier groupe montre un taux de vitamine C comparable à celui de sujets normaux, et que leur 2e groupe prouve la possibilité d'obtenir chez ra ee rt gm vp\u20144 \u2014a Br EF EE mm w= 3 8 & 9 =r mea RET ANALYSES cette classe de malades un taux de saturation d\u2019acide ascorbique sanguin.Leur conclusion finale est la suivante: 1° Les patients atteints de fièvre des foins ont un taux sanguin normal de vitamine C.2° De fortes doses (500 mgs) d\u2019acide ascorbique engendrent le*taux sanguin habituel, mais ne modifient en rien le cours de la fièvre des foins ou de l\u2019asthme pollinique.Gérard-G.CASGRAIN.CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPÉDIE Christion Rocher.\u2014 L'enclouage centro-médul- laire des os longs.\"La Presse Médicale\", 53: 94 (24 fev.) 1945.Les considérations de l\u2019auteur s\u2019appuient sur 18 cas d\u2019enclouage médullaire (E.M.).Séduit par les travaux des auteurs allemands Kunts- cher, Erlich, Lexer, l\u2019auteur de cette publication a foi au principe de cette technique et veut faire appel de sa condamnation par beaucoup de chirurgiens du monde entier.C\u2019est dans les fractures de l\u2019humérus, du fémur et du tibia justifiables d\u2019ostéo-synthèses et dans les pseudarthroses de ces diaphyses, que l\u2019E.Ma d\u2019abord été employé.L'intervention de Kunts- cher, en 1941, consiste à enclouer la moelle des os longs fracturés en y enfonçant à force un clou occupant toute la longueur de l\u2019os, clou à section en forme de V.Cette technique permet d\u2019appliquer idéalement deux principes orthopédiques: immobilisation parfaite du foyer de fracture, mobilisation précoce du membre fracturé.La pénétration de la tige se fait toujours à distance du foyer de fracture et par une incision minime ; 81 la réduction a pu être faite par manœuvres , externes.Autrement, il faut combiner une in- - tervention à ciel ouvert sur les extrémités frac- turaires.Les observations des auteurs allemands montrent que, par cette technique, il est possible de faire marcher un sujet sur un membre fracturé un mois après l\u2019enclouage.(L'auteur donne une critique de la technique de Kuntscher et un exposé de sa technique personnelle.) Surtout, l\u2019introduction de ce clou demande un déploiement de forces considérables.L\u2019extraction de ce clou, qui doit être systématiquement pratiquée après consolidation, « pose parfois des problèmes angoissants ».1283 T'echnique personnelle de l\u2019auteur.Le clou de Kuntscher en forme de V est remplacé par des tiges rondes à caractères suivants: corps: diamètre de quelques millm.inférieur au calibre du canal médullaire.Celui-ci est mesuré par une radiographie prise à 70 ems, et l\u2019auteur donne les diamètres moyens pour différents os longs.Tête: recourbement à angle droit servant de poignée pour pince; elle doit être noyée dans les parties molles ou dans l\u2019orifice d\u2019entrée de l\u2019os.Pointe: «camarde », pour cathétériser le canal médullaire.La forme ronde de la tige en permet l\u2019extraction plus facile.Technique.Enfoncer le clou dans toute la longueur de l\u2019os sous contrôle constant des R.X.On peut avoir une pénétration directe avec clou rectiligne ou une pénétration oblique avec clou incurvé.Et l\u2019auteur indique la position utile du malade pour les différents os longs, tant pour la pénétration directe que pour la pénétration oblique, et il donne la technique précise de l\u2019une et de l\u2019autre.Soins postopératoires.Ici l\u2019auteur fait remarquer que, avec le clou en V de Kuntscher, aucun mouvement de rotation sur l\u2019axe n\u2019est possible, tandis qu\u2019avec la tige ronde, il croit nécessaire d\u2019immobiliser les articulations sus et sous-jacentes pour les dix ou quinze premiers jours après l\u2019enclouage.L\u2019extraction, dit l\u2019auteur, est « préférable » et cela après consolidation franche; elle se fait sous anesthésie locale à l\u2019aide d\u2019une pince solide.Indications de VE.M.Fractures traumatiques surtout diaphysaires.1.Fractures réductibles de contention difficile.2.Fractures irréductibles: E.M.combiné avec reposition sanglante.(La forme du trait de fracture importe peu, dit l\u2019auteur.) Les retards de consolidation et les pseudarthroses ont paru bénéficier de cette technique combinée avec une intervention à ciel ouvert, pour aviver les extrémités.Les raccourcissements orthopédiques du fémur en sont justifiables.Incidents provoqués par une faute de technique.Eclatement de l\u2019os, pénétration du clou dans les parties molles, infection.L\u2019embolie graisseuse n\u2019a jamais été observée. 1284 Résultats.a) Anatomiques: bout à bout parfait.b) Biologiques: la moelle tolère bien ce volumineux corps étranger et la réparation osseuse est le plus souvent normale ou même accélérée.L\u2019infection de la moelle est exceptionnelle.c) Fonctionnels: ils sont en fonction de la perfection de la réduction.« Au point de vue social, on note une réduction de 50% dans la durée d\u2019hospitalisation et dans les frais médicaux.» Les incapacités partielles permanentes (I.P.P.) observées sont diminuées de moitié.L\u2019auteur termine en disant: « C\u2019est l\u2019ensemble de tous ces avantages unis à une technique de réalisation facile qui font de I'E.M., l'ostéosynthèse de l\u2019avenir.» Edgar LEPINE.PEDIATRIE W.SAKO, R.TILBURY et J.COLLEY.\u2014 Traitement de la vaginite gonococcique chronique chez l'enfant par une dose unique de pénicilline.(One dose penicillin treatment of chronic gonorrheal vaginitis in children.) \u201cJ.AM.A.\", 128: 508 (16 juin) 1945.Le traitement de la vulvo-vaginite chronique a subi des modifications profondes depuis quelques années.Dans la majorité des cas, les sul- famidés ont permis une guérison rapide de cette infection tenace.Cependant plusieurs cas se montraient sulfamido-résistants; pour ces derniers, on préconisait l\u2019emploi d\u2019oestrogènes synthétiques, tels que le diéthylstilbestrol.Avec l\u2019introduction de la pénicilline, on s\u2019est vite rendu compte que ce médicament est sans contredit le plus efficace et le plus sûr que l\u2019on puisse employer dans le traitement des infections à gonocoques.Les auteurs traitèrent avec une dose unique de pénicilline 16 enfants atteints de vulvo-vagi- nite chronique.10 de ces enfants étaient âgés de moins de 1 an.Le plus vieux des 16 avait 11 ans.La durée de l'écoulement vaginal variait de 1 mois & 1 an.Tous ces enfants avaient déjà reçu antérieurement, mais sans succès, soit du sulfathiazole, soit du sulfadiazine, soit du dié- thylstilbestrol.Avant de commencer le traitement par la pénicilline, le pus étalé sur lame montrait des gonocoques, et la culture était positive.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.septembre 1945 100,000 unités de pénicilline furent dissoutes dans 20 c.c.de sérum physiologique et injectées dans les muscles de la fesse, en une seule fois.Chez quelques enfants, 3 gouttes d\u2019adrénaline 1:1,000 furent ajoutées à la solution de pénicilline dans le but de prolonger l\u2019action du médicament.En dehors de cette unique injection de pénicilline, les enfants ne reçurent aucune autre sorte de traitement, soit local, soit général.15 de ces 16 enfants furent guéris, au point de vue clinique, comme au point de vue bactériologique, dans l\u2019espace de 2 à 3 jours.Un seul donc ne répondit pas à ce genre de traitement; ce patient d\u2019ailleurs fut rapidement guéri dans la suite, après avoir reçu 8 doses de 10,000 unités toutes les 3 heures.On ne put noter aucun signe de toxicité à la suite de l'injection de la pénicilline.À cause de son innocuité et de sa grande efficacité, la pénicilline semble donc le médicament de choix dans le traitement des vaginites gonococ- ciques chroniques chez l\u2019enfant.Une dose unique de 100,000 unités semble adéquate dans la plupart des cas.L\u2019hospitalisation n\u2019est pas nécessaire.Norbert VEZINA.NEURO-PSYCHIATRIE Gerald CAPLAN.\u2014 Le traitement de l'épilepsie par l'électro-choc.Rapport préliminaire.(Treatment ot epilepsy by electrically induced convulsions.A preliminary report.) \"British Medical Journal\u201d, 511 (14 avril) 1945.Kalinowsky, Kennedy et Robinson furent les premiers à employer l\u2019électro-choc chez les épileptiques, les deux premiers chez un épileptique en état de confusion et le troisième chez une démente précoce présentant des crises d\u2019épilepsie.Caplan présente un rapport préliminaire sur l\u2019emploi de cette méthode chez 15 patients: 14 d\u2019entre eux étaient internés par suite de troubles mentaux.Ils furent choisis, car ils avaient en moyenne 2 à 3 crises de grand mal par mois, malgré la thérapeutique anticonvulsive.Les crises obtenues consistèrent en crises cloniques et toniques et en une courte période de coma suivie d\u2019une période de confusion variant de 5 à 30 minutes.Il y eut, au début, augmentation des crises et de la confusion mentale.Mais, dans l\u2019ensemble, les traitements furent assez favorables.Ils eurent une réduction dans le nombre ANALYSES de leurs crises tandis que 4 montrèrent peu «de changement.Les crises furent moins sévères.La confusion post-épileptique dura moins longtemps et fut moins intense.8 patients montrèrent une amélioration de leur état mental.Ils devinrent moins irritables, moins confus, et se prêtèrent volontiers aux travaux dans les salles.Chez 7, il n\u2019y eut aucun changement.Avant de se lancer dans la thérapeutique proposée, il convient de savoir quels seront les meilleurs candidats.Autre problème à résoudre: suffira-t-il de quelques séances pour obtenir un résultat durable?L\u2019électroc-choc devra-t-il être employé continuellement comme thérapie de remplacement?F.CHAREST.William G.PEACHER et Robert C.L.ROBERTSON.\u2014 Myélographie au pantopaque.Résultats.Comparaison avec les autres substances radio-opaques et réaction liquidienne.(Panto- paque Myelography: Results, Comparison of Contrast Media, and Spinal Fluid Reaction.) \u201cJournal of Neurosurgery\u2019, 2: 220 (mai) 1945.Les auteurs rapportent le résultat de leur expérience apres l'emploi du pantopaque dans plus de trois cents cas.Cette substance a l\u2019avantage ou d\u2019être enlevée assez facilement des espaces sous-arachnoïdiens, ou de s\u2019absorber lentement.L\u2019absorption, dépendant de la quantité qui n\u2019a pas été aspirée, se ferait à un taux d\u2019environ un centimètre cube par année.Les réactions sont moindres qu\u2019avec le lipiodol et l\u2019enkystement n\u2019a pas encore été signalé.Dans 14 des 48 cas qui eurent une radiographie du crâne, des petits amas d'huile furent trouvés dans les citernes de la base, mais un seul patient présenta des signes d\u2019irritation méningée.Valeur des substances de contraste avec caractéristiques particulières du pantopaque.Dans de nombreux centres neurologiques et neurochirurgicaux, l\u2019examen clinique fait foi de tout.Dandy est le plus catégorique.Il soutient que, dans 99 pour cent des cas, l\u2019examen Tadiographique avec substance de contraste est inutile.Il intervient, en se basant sur les symptômes, les signes cliniques, les statistiques, le rétrécissement de l\u2019espace intervertébral à la radiographie.Si le résultat est négatif, il explore un espace au-dessus et un autre au-dessous du présumé disque intervertébral.1285 Malgré cela, les substances de contraste sont couramment employées.1) Certains emploient l\u2019air ou l\u2019oxygène.Il est difficile d\u2019obtenir un remplissage parfait des éspaces sous-arachnoïdiens avec l\u2019un ou l\u2019autre de ces gaz et l\u2019interprétation des clichés radio- graphiques demande une grande expérience.Camp a rapporté des résultats positifs dans 90 pour cent des cas.La négativité d\u2019une radiographie n\u2019exclut pas la présence d'un disque.2) Le thorotrast, dont l\u2019exactitude est de 93.7 pour cent, est une substance radio-active.Il ne doit pas être injecté en dehors des espaces sous- arachnoïdiens.Après son emploi, il faut soumettre le patient à un drainage du liquide céphalo- rachidien pendant plusieurs heures.3) Le tyrogel s\u2019absorbe dans 5 à 7 jours, mais provoque de formidable réactions.4) Plusieurs s\u2019opposent au lipiodol pour les raisons suivantes.Il est difficile à enlever.Il peut s\u2019enkyster.Il irrite les racines nerveuses.Il peut entraîner des complications médico-légales.Son emploi est contre-indiqué dans les cas de maladie inflammatoire ou dégénérative.5) Le pantopaque se compare favorablement au lipiodol.Dans la présente série, il a eu une valeur localisatrice dans 96.7 pour cent des cas opérés et, dans 94 pour cent, les disques se trouvaient à L4 ou Lz;.16 cas présentèrent de multiples disques.Cette substance radio-opaque, comme le lipiodol d\u2019ailleurs, ne peut mettre en évidence les disques placés latéralement, qui compriment la racine nerveuse sans toutefois amener aucune anomalie de la « poche axillaire ».Le pan- topaque s\u2019emploie en toute sûreté dans les cas de lésions inflammatoires ou dégénératives.Selon les auteurs, les résultats seraient satisfaisants à la région dorsale ou cervicale.Pour résumer, les uns prétendent que l'étude des réflexes est suffisante.Pour les disques situés a Ls, il y aurait modification du réflexe achilléen dans plus de 85 pour cent des cas.Les disques plus haut situés peuvent donner une modification du réflexe rotulien.Les troubles sensitifs, lorsqu\u2019ils se rencontrent, s\u2019observent le plus souvent dans les dermatomes dépendant de Lj; et de S;.Mais beaucoup insistent sur l\u2019utilité des substances de contraste.1) C\u2019est la seule méthode qui permette de mettre en évidence de nombreux disques.2) Il faut se rappeler que les lésions de 1286 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 la colonne cervicale ou dorsale peuvent donner causer de la douleur, mais elle est différente de des douleurs lombaires basses et sciatiques.3) Elles permettent de faire le diagnostic de toute lésion avant qu\u2019il y ait compression médullaire.4) Elles rendent possible le diagnostic d\u2019arach- noïdite.5) Elles permettent de déterminer l\u2019endroit de l\u2019opération.6) Les clichés radiographi- ques peuvent servir de preuve médico-légale.7) Elles sont utiles pour déterminer la cause des complications postopératoires, telles que récidive de disque et adhérences.Etude du liquide céphalo-rachidien après l\u2019emploi du pantopaque.Dans quelques cas, il y eut une légère augmentation des polynucléaires et des lymphocytes, de même qu\u2019une augmentation peu marquée de l\u2019albuminorachie.Ces changements arrivent dans la première semaine et sont loin d\u2019avoir la même intensité qu\u2019avec les autres substances de contraste, en particulier l\u2019air et le tyrogel.Comme autres complications, on a quelquefois signalé des maux de tête, des douleurs dorsales basses et une élévation de la température.Mais il est difficile de les attribuer au panto- paque, car elles peuvent survenir après de simples ponctions lombaires.F.CHAREST.Kenneth E.LIVINGSTON.\u2014 Le syndrome du membre-fantôme.Discussion sur le rôle des névromes des gros troncs nerveux.(The Phantom Limb Syndrome.A Discussion of the Role of Major Peripheral Nerve Neuromas.) \"Journal of Neurosurgery\u201d, 2: 251 (mai) 1945.Courte revue du syndrome du membre-fantôme chez 42 patients qui ont eu 50 amputations majeures des extrémités.Le syndrome apparut 33 et 38 ans après l\u2019intervention chez deux patients qui avaient eu une amputation à l\u2019âge de 9 et 12 ans.Les symptômes durèrent plus de 44 ans chez un autre patient.Il est facile de démontrer que les névromes d\u2019amputation n\u2019en sont pas la cause, même dans les cas de membre-fantôme douloureux.Ce dernier apparaît très souvent après l\u2019intervention, alors même qu\u2019il n\u2019y a pas de névrome.Les complications possibles au niveau du moignon d\u2019amputation, infection ou ostéomyélite, ne changeront rien au syndrome.L\u2019exérése chirurgicale des névromes s\u2019est montrée aussi inefficace.Il peut arriver que l\u2019irritation d\u2019un névrome puisse celle que l\u2019on rencontre dans les membres-fan- tômes douloureux.Le membre-fantôme reproduit rarement toute l\u2019extrémité amputée et ne correspond pas au territoire des principaux nerfs.Ainsi, au membre supérieur, le patient ressent une partie de la main ou des doigts.La stimulation faradique des névromes provoque une sensation dans le territoire de distribution du nerf excité différente de celle du membre-fantôme.L'auteur énumère quelques-uns des procédés employés pour éviter la formation des névromes, qui sont tous inutiles: broiement, congélation, cautérisation, fermeture plastique de la gaine nerveuse, injection d\u2019alcool absolu, phénol ou de formol.Il semble donc que les membres-fantômes ont une cause centrale plutôt que périphérique.Le névrome d\u2019amputation est rarement l\u2019épine irritative, même dans les cas de membre-fantôme douloureux.F.CHAREST.Leopold HOFSTATTER, Edmund A.SMOLIK et Anthony K.BUSCH.\u2014 La lobotomie préfron- tale dans le traitement des psychoses chroniques.Rapport spécial sur la section des quadrants orbitaux seulement.(Prefrontal lobotomy in treatment of chronic psychoses with special reference of the orbital areas only.) \"Archives of Neurology and Psychiatry\u201d, 53: 125 (février) 1945.Les auteurs rapportent les résultats qu\u2019ils ont obtenus dans le traitement chirurgical des affections mentales en sectionnant seulement le quadrant inférieur des deux lobes préfrontaux, c\u2019est- à-dire en pratiquant la leucotomie de la région orbitaire, S\u2019il faut en croire leurs résultats, leur méthode serait supérieure à celle de Freeman et Watts.Les suites opératoires sont moins marquées.L\u2019incontinence survient dans un nombre moindre de cas.L\u2019inertie et la lenteur intellectuelle durent moins longtemps.Aucun de leurs vingt-deux cas n\u2019a présenté de crises épileptiques.La section de la région orbitaire met de plus en évidence le rôle joué par la portion orbitaire des lobes préfrontaux dans la régulation des émotions.De nombreux autres auteurs, avant eux, avaient souligné le même fait.Les patients opérés étaient atteints d\u2019état affectif, d\u2019obsession, de psychonévrose, d\u2019épilep- ANALYSES sie avec psychose et de schizophrénie.Ils opérèrent 30 patients, 8 selon la méthode de Freeman et Watts et 22 en sectionnant la région orbitaire seulement.Cette dernière méthode leur donna 40 pour cent de résultats.Quatre épileptiques atteints de troubles psychiques eurent une leucotomie.L'intervention n\u2019influença en rien leurs crises et améliora de beaucoup leur état mental.Les auteurs ont aussi obtenu de bons résultats chez les schizophréniques.Les résultats vont en s\u2019accroissant de l\u2019hébéphrénique au catatonique, au paranoïaque.Autre fait à signaler: un de leurs patients qui n\u2019avait jamais travaillé sa vie durant se trouva une situation à la suite de l'intervention.F.CHAREST.Donald MUNRO.\u2014 Le diagnostic de la hernie des disques intervertébraux de la région lombaire.(The diagnosis of posterior herniation of the lumbar intervertebral disks.) \"The New England Journal of Medicine\u201d, 232: 149 (8 février) 1945.Cet article est l\u2019exposé le plus complet que j'ai eu l\u2019occasion de rencontrer, depuis quelque temps, sur le sujet de la hernie du disque intervertébral.Les médecins sont loin d\u2019être unanimes lorsqu\u2019il s\u2019agit des méthodes de traitement et de leur efficacité dans les cas de disques intervertébraux herniés.Les divergences sont plus grandes lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019établir les critères sur lesquels on doit s\u2019appuyer pour en faire le diagnostic.Selon Magnusson, la dimension des trous intervertébraux et les lésions articulaires des corps vertébraux, qui se manifestent très souvent par des douleurs lombaires basses et sciatiques attribuées généralement à des hernies de disques, méritent d\u2019être prises en considération.Sous prétexte de disque, il est facile d\u2019aller inciser le ligament annulaire et d\u2019aller curetter le disque.Mais ce n\u2019est pas là une solution.Comme autres causes de douleurs, Coldwell mentionne le spondylo- listhésis et la spondylolyse.Dandy insiste sur les disques cachés, très nombreux selon lui, qui seraient si bien cachés qu\u2019il ne serait possible de les démontrer qu\u2019à l\u2019opération.Le même auteur prétend que l\u2019histoire est pathognomonique, que la localisation est simple et que les injections pour myélographie sont inutiles.Pour Keegan, le traitement conserva- 1287 teur donnerait de bons résultats dans beaucoup de cas au début.French et Payne rapportent 8 cas de disques qui se présentèrent comme des tumeurs de la queue de cheval.D\u2019un autre côté, Oppenheimer, en se basant sur des constatations radiologiques et l\u2019étude de la littérature, prétend que les lésions des disques sont deux fois plus nombreuses que les ulcères duodénaux.Dans une usine du Texas, 15 pour cent des 450 qui demandèrent de l\u2019ouvrage furent rejetés par suite de lésions radiographiques à la région lombaire, bien qu\u2019ils ne se plaignassent d\u2019aucune douleur (Breck, Hillsman et Basom).Shinners et Hamby racontent que les ajusteurs d\u2019une compagnie d\u2019assurance encouragent les porteurs de disques herniés causés par des accidents de travail à ne pas se faire opérer.Il se peut que d\u2019autres compagnies suivent la même politique.Selon l\u2019auteur, l\u2019histoire, l\u2019examen physique et neurologique peuvent faire penser à un disque.Mais, pour être positivement sûr, il faut compléter par la myélographie.Il propose l\u2019emploi d\u2019une nouvelle substance de contraste, le skio- dan à 20%.Bradford, Love et Spurling partagent à peu près la même opinion.Dans son article, Munro fait une revue de 119 cas qu\u2019il groupe en deux séries.La première comprend 78 cas de hernies discales.3 seulement de ces cas ne montrèrent aucun disque à l'intervention bien qu\u2019ils présentassent des déformations myélographiques typiques.La deuxième série comprend 41 cas classifiés de la façon suivante: 13 cas de hernies discales douteuses (10 cas furent négatifs lors de l\u2019intervention) ; 19 autres cas dont 14 furent vérifiés à l\u2019opération comprenant des compressions de racine par un sac dural trop petit, par une cicatrice ou par une fracture du corps vertébral; 4 cas de radiculite; 2 cas d\u2019anomalies congénitales; 3 cas de « back strain ».I] étudie, à l\u2019aide de schémas très instructifs, les symptômes obtenus dans l\u2019un ou l\u2019autre groupe et essaie de mettre en évidence ceux qui permettraient de faire sans hésitation le diagnostic de hernie du disque intervertébral.L\u2019Âge n\u2019est pas significatif.Les traumatismes sont aussi fréquents dans les deux groupes.La douleur ne peut servir non plus de moyen de diagnostic.Son siège est sensiblement le même.La toux et l\u2019effort peuvent la faire apparaître dans l\u2019un ou l\u2019autre cas.Le signe de Lasègue et certains 1288 tests qui augmentent la pression intracrânienne, décrits comme caractéristiques dans les cas de hernies de disques, n\u2019ont pas plus de valeur.On observe des changements à peu près équivalents des réflexes et de la sensibilité.Il peut y avoir faiblesse des jambes dans les deux catégories de cas.L'étude de la pression du liquide céphalo- rachidien et l\u2019albuminorachie ne sont pas suffisantes pour trancher la question.Il faut recourir à la myélographie.De nombreuses substances de contraste sont employées.Le lipiodol jouit de la plus grande faveur.Il tend cependant à former une émulsion avec le liquide céphalo-rachidien et à rendre difficile, dans certains cas, la visibilité des espaces sous-arachnoïdiens et surtout des manchons qui entourent les racines nerveuses.Il est en plus irritant.Le pantopaque, quoique moins irritant, a quelques-uns des désavantages du lipio- dol.L\u2019auteur propose l\u2019emploi d\u2019une solution de skiodan à 20%; ce serait la solution idéale.Cette substance s\u2019absorbe en deux heures avec un minimum d\u2019irritation.Des recherches expérimentales ont prouvé qu\u2019elle est inoffensive.F.CHAREST.Fr.THIEBAUT et S.DAUM.\u2014 La grande hydrocéphalie latente de l'adulte.\"La Presse Mé-\u2018 dicale\u2019, 53: 41 (27 janvier) 1945.Les auteurs rapportent l\u2019observation de trois adultes âgés respectivement de 48, 42 et 66 ans, atteints d\u2019hydrocéphalie.Durant la période latente, ils étaient tous des citoyens normaux à tous points de vue.Survint alors une cause préci- pitante et la phase de décompensation apparut, qui, dans les trois cas, se manifesta par des troubles psychiques.Les antécédents de ces patients ne montrèrent rien de particulier.Tous avaient une tête assez large dépassant 60 centimètres: la normale est entre 52 et 58 centimètres.Dans les cas d\u2019hydrocéphalie de l\u2019adulte, les radiographies\u2019 simples de la tête mettent en relief des fosses temporales plus larges que normalement.Il est parfois nécessaire de compléter l\u2019examen physique et neurologique ordinairement négatif par une ventriculographie, une iodo-ven- triculographie ou une encéphalographie si l\u2019on veut établir un diagnostic précis.Le \u2018premier cas eut une ventriculographie et une iodo-ventri- culographie, le deuxième ne \u2018encéphalographie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 Il s\u2019agit d\u2019une hydrocéphalie communicante et les ventricules latéraux énormément dilatés col- labent le troisième ventricule.Les examens avec substance de contraste sont tous des procédés qui peuvent accentuer la phase de décompensation.Dans les cas d\u2019obstruction des trous de Magendie et de Luschka, il y a dilatation portant sur toutes les cavités ventriculaires et atteignant également les ventricules latéraux, les troisième et quatrième ventricules.Dans les cas d\u2019arachnoïdite kystique de la fosse postérieure, la ventriculo- graphie montre une dilatation des ventricules latéraux et du troisième ventricule.L'hydrocéphalie remonte à l\u2019enfance et, suivant les cas, l\u2019hypertension intracrânienne peut être plus ou moins marquée.Pour lutter contre l\u2019hypotension, le traitement qui n\u2019est que palliatif consiste en injections intraveineuses d\u2019eau distillée ou de sérum hypotonique, injections de strychnine, d\u2019adrénaline ou de cortine ou dans l\u2019emploi de sulfate de benzé- drine.Les interventions intracrâniennes sont toujours à redouter.F.CHAREST.B.DUPERRAT.\u2014 Tumeur cérébrale et grossesse.\u201cLa Presse Médicale\u2019, 53: 118 (10 mars) 1945.La grossesse ou l\u2019accouchement peuvent précipiter l\u2019évolution d\u2019une tumeur jusqu'alors silencieuse.L'auteur rapporte deux cas personnels: un cas d\u2019hémangio-réticulome du lobe latéral gauche du cervelet chez une femme de 34 ans et un tuberculome du vermis chez une autre femme de 34 ans, opérée par Clovis Vincent.Dans une courte revue de la littérature, il présente deux séries de cas.Dans la première série, les troubles neurologiques apparurent dans la seconde moitié de la grossesse: il n\u2019y avait eu avant aucune manifestation de la présence d\u2019une tumeur.Dans la seconde, qui comprend des cas rapportés par Bickenbach, Puccioni, Bailey et Armstrong, il y avait eu certains symptômes qui auraient pu faire penser à une néoformation.La grossesse les accentua.Les symptômes neurologiques apparaissent ordinairement dans la seconde moitié de la grossesse, qui joue sans aucun doute un rôle aggravant ou précipitant.Le médecin est porté à penser à l\u2019éclampsie.Mais une pression artérielle élevée qui'se trouve parfois, l\u2019albuminurie et ANALYSES l\u2019œdème ne sont pas spécifiques de l\u2019éclampsie et | peuvent se rencontrer dans d\u2019autres affections.- Il arrive que l\u2019éclampsie peut se compliquer de signes cérébraux; mais il y a cependant des apoplexies cérébrales dont la cause nous échappe.En somme, comme le fait remarquer l\u2019auteur, «il est dangereux d\u2019appeler éclampsie toute convulsion survenant au cours de la grossesse ».Pour expliquer l\u2019aggravation ou le déclenchement des troubles neurologiques occasionnés par la puerpéralité, les uns ont invoqué l\u2019hypothèse de spasmes vasculaires au niveau de la cortica- lité cérébrale; d\u2019autres ont parlé de vaso-dila- tation diffuse, qui serait cause d\u2019un œdème cérébral diffus et parfois d\u2019hémorragie méningée.Il semble que cette dernière hypothèse soit la meilleure explication.F.CHAREST.LABORATOIRE David M.SPAIN et Robert C.BARRETT.\u2014 Amylose à localisations atypiques (valves cardiaques, larynx).(Amyloidosis in Atypical Sites [Cardiac Valves, Larynx].) \u2018Arch.Path.\u201d, 38: 203 (oct.) 1944.Description d\u2019un cas d\u2019amylose, dans lequel la dégénérescence amyloïde était localisée aux val- ; vules mitrales et tricuspides, à la paroi des oreillettes, à l\u2019épicarde, au myocarde, au larynx, \u2018ainsi qu\u2019au voisinage de la surrénale, autour des Vaisseaux.Il s'agissait d\u2019une amylose probablement se- ,condaire, observée chez un homme de 61 ans, qui | souffrait d\u2019une bronchectomie chroniquement infectée.L\u2019infraction amyloïde des cordes vocales se traduisait par un enrouement.Celle des valvules cardiaques et du myocarde n\u2019avait provoqué qu\u2019un léger degré d\u2019insuffisance cardiaque.La distribution de la substance amyloïde diffère 1289 généralement, comme on le sait, suivant que l\u2019on a affaire à une amylose généralisée primitive, ou à une amylose secondaire.Ici, bien que la dégénérescence soit en toute probabilité secondaire, la répartition est typique de la forme primitive.J.-L.RIOPELLE.Alfred GOLDEN, \u2014 Anatomie pathologique de la \u201cpneumonie atypique d'étiologie indéterminée\u201d.(Pathologic Anatomy of \u201cAtypical Pneumonia, Etiologically Undetermined.) \u2018Arch.Path.\u201d, 38: 187 (oct.) 1944.De 1940 à 1944, le laboratoire pathologique central de l\u2019armée américaine (Institute of Pathology of the Army Medical Museum) a réuni 90 cas de « pneumonie atypique d\u2019étiologie indéterminée » accompagnés d\u2019une autopsie.Ela- guant toutes les observations incomplètes à divers points de vue, l\u2019auteur retient 42 cas, dont il analyse minutieusement les lésions.Anatomiquement, tous les cas authentiques sont des exemples de cette variété de pneumonie qualifiée à l\u2019heure actuelle de « pneumonie aiguë interstitielle ».Les lésions principales sont comparables à celles de la pneumonie grippale ou morbilleuse non compliquée d\u2019infection bactérienne secondaire.Morphologiquement, il existe des indices, mais non des preuves, d\u2019une infection à virus unique ou à virus multiples.Au surplus, un certain nombre de décès sont attribuables à l\u2019action simultanée de la pneumonie aiguë interstitielle et d\u2019une infection pulmonaire bactérienne surajoutée, lobulaire ou lobaire.L\u2019interprétation exacte des variations lésionnelles, comme de la présence occasionnelle d\u2019une encéphalopathie hémorragique, ne sera possible que lorsque l\u2019on sera mieux renseigné sur l\u2019étiologie.J.-L.RIOPELLE. SOCIE TES 2.« L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.NOTES SUR LA \u201cSOCIÉTÉ CANADIENNE D'ENDOCRINOLOGIE\u201d FONDÉE À MONTRÉAL LE 9 FÉVRIER INCORPORÉE LE 25 FEVRIER 1944.1944 PRÉSIDENTS D'HONNEUR: Dr C-E.Grignon, de l'hôpital Notre-Dame, prof.agrég.à la Faculté de Médecine, U.de M., Dr Antonio Martel, hôp.du St-Sacrement (Québec), prof.à la Faculté de Médecine, Université Laval.LE COMITÉ DE DIRECTION se compose de: Dr Paul Dumas (président), Dr J.-Arthur Magnan (ler vice-président), Dr Donatien Marion (2e vice-président), Dr J.-Alcide Martel (secrétaire), M.Florent Faille (secrétaire archiviste, trésorier).| DIRECTEURS: Dr Anatole Bohémier, Dr Gabriel Lafresnière, Dr Emile Ménard, Dr Pierre Meunier.La Société a été fondée sous l\u2019égide de l\u2019« Association des Médecins de Langue Française du Canada » et sous les auspices de la « Fondation DesBergers-Bismol ».Les subventions ne sont pas effectuées dans un but publicitaire, mais comme contribution de la Fondation DesBergers-Bismol dans un but de collaboration scientifique pour l\u2019avancement de la science médicale.Aucune contribution, en argent, ou frais d\u2019ins- ecription ne sont exigés des médecins.La Société est dirigée par un comité de directeurs.Aucun membre de ce comité ne sera rémunéré ou recevra un salaire.Les efforts qu\u2019ils apporteront dans la direction de la Société le seront de façon bénévole.Rapport des Activités de l\u2019Année du 9 févrierp 1944 au 16 mai 1945.Le Comité des directeurs s\u2019est réuni huit fois.| Seize conférences, sur des sujets traitant ex-' clusivement de l\u2019endocrinologie, furent présentées par les conférenciers suivants sous la forme de cours de perfectionnement.ler mars \u2014 Dr Hans Selye, M.D.(Prague), Ph.D., D.Sc., F.R.S.C., professeur d\u2019Histologie à l\u2019Université McGill: « Aperçu historique de l\u2019endocrinologie ».8 mars \u2014 Dr Hans Selye: « Terminologie et, actions des préparations hormonales ».| 15 mars \u2014 Dr Hans Selye: « Physiologie géné-; rale de l\u2019hypophyse ».| 22 mars \u2014 Dr Hans Selye: « Corrélation de l\u2019hypophyse et des glandes sexuelles ».5 avril \u2014 Dr Hans Selye: « L\u2019ovaire ».12 avril \u2014 Dr Hans Selye: « La ménopause ».26 avril \u2014 Dr Miguel Prados v Such, M.D.(Madrid), ass.-prof.de Psychiatrie, (Montreal, Neurological Institute) : « Le retour d\u2019âge chez) l\u2019homme ».| Texte publié dans le journal de l\u2019Hôtel-Dieu, de mars-avril 1944, | 10 mai \u2014 Dr C.-E.Grignon, M.D., chef du, service d\u2019Endocrinologie, hôpital Notre-Dame, Montréal: «Les goitres, leur étiologie, leurs traitements ».17 mai \u2014 Dr Antonio Martel, M.D.(Laval), prof.Endocrinologie, Faculté de Médecine, Université Laval: «Les aspects cliniques de l\u2019insuffisance thyroïdienne.La dysthyroïdie de la grossesse ».7 septembre \u2014 Dr Elmer L.Severinghaus, M.D.(Harvard), prof.Médecine, Université du Wisconsin: « Treatment of the Climacteric ».4 octobre \u2014 Dr J.H.Means, M.D.(Harvard), chef du Service de Médecine, hôp.Gén.du SOCIÉTÉS Massachusetts, prof.Endocrinologie, Harvard Medical School: « External Agents which Influence the Functions of the Normal and Diseased Thyroid ».Le texte de cette conférence a été reproduit en français, dans le « Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord \u2014 L'Union Médicale du Canada », mars 1945.18 octobre \u2014 Dr Hans Selye : Conférence donnée dans l\u2019Amphithéâtre de la Faculté de Médecine, Université Laval: «Les tumeurs de l\u2019ovaire ».15 novembre \u2014 Dr Eugène Robillard, M.D,, prof.agrégé de Physiologie, Uni.de Montréal: « L\u2019aspect endocrinien du métabolisme du calcium ».Le texte de cette conférence a été reproduit dans le « Bulletin de l\u2019'A.M.L.F.A.N.\u2014 L'Union | Médicale du Canada » de février 1945.13 décembre \u2014 Dr J.S.L.Browne, B.Sc.(Med.), Ph.D., M.D.,, C.M., F.R.CS., prof.;;§ de Médecine, hôp.Royal Victoria: « Physiologie des glandes surrénales ».16 janv.1945 \u2014 Dr Hans Selye: Conférence ; donnée à la Société Médicale des Trois-Rivières: _ «Les tumeurs de l\u2019ovaire et les connaissances ,K d\u2019endocrinologie générales qu\u2019elles nous offrent ».14 mars \u2014 Dr C.H.Best, M.D.(Toronto), | | B.Sc.(Londres), prof.Physiologie, Université de 4 Toronto, associé de Banting dans les recherches sur l\u2019insuline: « Hormonal and Dietary Factors 4 in Pancreatic Tissue ».Rapport des activités sociales.Le 15 avril 1945, le Comité de Direction se rendait à la demeure du Dr Selye pour lui présenter un tableau, œuvre d\u2019un de nos artistes, comme marque de reconnaissance pour les six cours qu\u2019il avait donnés aux membres de la 8.C.E.durant les six semaines précédentes.Sept réceptions, avec goûter, furent offertes aux conférenciers étrangers à l\u2019issue de leurs causeries.Assemblée annuelle.A l\u2019assemblée annuelle, tenue le 16 mai 1945, un nouveau Comité Exécutif fut élu comme suit: 1291 PRÉSIDENT: Dr Paul Dumas, de l\u2019Hôtel-Dieu.VICE-PRÉSIDENTS: Dr Donatien Marion, de l'hôpital Notre-Dame; Dr Eugène Robillard, prof.agrégé de Physiologie de l\u2019U.de Montréal.SECRÉTAIRE: Dr Alcide Martel, de l\u2019hôpital Sainte-Justine.{ SECRÉTAIRE-ARCHIVISTE, TRÉSORIER: M.Florent Faille, de la Fondation DesBergers-Bismol.CONSEILLERS: Dr Emile Ménard, de l\u2019hôpital Notre-Dame; Dr Anatole Bohémier, de l\u2019hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc; Dr Gabriel Lafresniére, de l\u2019hôpital St-Lue; Dr Pierre Meunier, de l\u2019Hô- tel-Dieu; Dr J.S.L.Browne, ass.-prof.Médecine, hôpital Royal Victoria; M.Jules Labarre, prof.Bio-Chimie, Université de Montréal.Comité de correspondances étrangères: Drs Hans Selye et Paul Dumas; M.F.Faille, secrétaire.SECTION DE QUEBEC Une section de la Société Canadienne d\u2019Endocrinologie fut fondée à Québec le 12 octobre 1944.Le Comité exécutif suivant fut fondé à cette occasion: PRÉSIDENT : Dr Antonio Martel, M.D.(Laval), Service de Médecine, hôp.du St-Sacrement, prof.Endocrinologie, Faculté de Médecine de Laval.VICE-PRÉSIDENT: Dr L.-N.Larochelle, M.D.(Laval), de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.SECRÉTAIRE: Dr Charles A.Martin, M.D.(Laval), de l\u2019hôpital St-Michel Archange (Mas- tai).SECRÉTAIRE-ARCHIVISTE: Dr Carleton Auger, M.D.(Laval), Laboratoire d\u2019Histologie, Université Laval.DIRECTEURS: Dr Oscar Garant, de l\u2019Hôtel- Dieu; Dr René Simard, de l\u2019hôpital de la Miséricorde; Dr P.-E.Fiset, de l'hôpital Militaire; Dr F.-X.Demers; Dr Lomer Cayer, de l\u2019hôpital St-Sacrement.MEMBRES HONORAIRES: Dr Charles Vézina, M.D.(Laval), F.R.C.S8., doyen de la Faculté de Médecine de Laval; Dr Louis-F.Berger, M.D.(Strasbourg), B.A.1913, M.D.1924, chef du Lab.de Pathologie, Inst.Radium, Paris, 23-24, 1292 Laval 1925, prof.Histologie, Laval; Dr L.- Joseph Caouette, M.D.(Laval 1911), F.R.C.S,, prof.Obstétrique et Gynécologie, Faculté de Médecine de Laval, chef du Service de Gynécologie à l\u2019Hôtel-Dieu; Dr Roméo Blanchet, M.D.(Laval), prof.Physiologie, Faculté de Médecine de Laval; Dr Paul Rochette, M.D.(Laval), chef du Service d\u2019Obstétrique, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec.Rapport des activités du 12 octobre 1944 au 31 août 1945.12 octobre \u2014 Fondation du Comité Exécutif.18 octobre \u2014 Conférence du Dr H.Selye, M.D.(Prague), Ph.D., D.Sc, F.R.C.S., professeur d\u2019Histologie à l\u2019Université McGill: « Les tumeurs de l\u2019ovaire ».16 novembre \u2014 Dr Lomer Cayer, M.D.(Laval), de l'hôpital St-Sacrement: « Anatomie de I\u2019hypophyse ».Dr Carleton Auger, M.D.(Laval), assistant au Lab.d\u2019Histologie, Faculté de Médecine de Laval: « Histologie de l\u2019hypophyse ».20 février 1945 \u2014 Dr Antonio Martel, M.D.(Laval), prof.d\u2019Endocrinologie, Faculté de Médecine de Laval: « Physiologie générale de l\u2019hypophyse ».Dr Oscar Garant, M.D.(Laval), Service de Gynécologie, Hôtel-Dieu de Québec: « Fone- tions gonadotropiques de l\u2019hypophyse ».x %* x Membre décédé.Dr Louis-J.Caouette, M.D.(Laval 1911), F.R.C.S., prof.d\u2019Obstétrique et Gynécologie, Faculté de Médecine de Laval, chef du Service de Gynécologie, Hôtel-Dieu de Québec.ee + SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 20 avril 1945 à l'hôpital du Saint-Sacrement Alcool méthylique et atrophie optique MM.H.PICHETTE et J.AUDET Après avoir démontré par des statistiques que les intoxications par l\u2019alcool méthylique sont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 peu fréquentes, les auteurs rapportent un cas qui a attiré leur attention.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme qui a absorbé une certaine quantité d'alcool méthylique, et qui est devenu aveugle d'emblée sans présenter de troubles digestifs, respiratoires ou nerveux, ordinairement observés dans cet empoisonnement.\u2014 A l'examen ophtalmoscopique, on a pu observer d\u2019étape en étape l\u2019évolution des lésions.Les premières modifications papillaires sont apparues cinq à six jours après l\u2019accident.A la fin de la quatrième semaine, l\u2019aspeet ophtalmoscopi- que présentait l\u2019image classique de l\u2019atrophie simple du nerf optique.Trois mois après l\u2019acci- \u2018 dent, on a constaté un agrandissement graduel de l\u2019excavation physiologique de la papille.Cette excavation s\u2019est étendue jusqu\u2019au bord temporal, donnant finalement l\u2019aspect de l\u2019excavation rencontrée dans le glaucome.La vision est restée nulle.| Après avoir rappelé quelques notions de toxi- | cologie, les auteurs décrivent les lésions anato- mo-pathologiques et les caractères ophtalmos- copiques constatés à la suite des intoxications par l\u2019alcool méthylique.Ils soulignent le fait que l\u2019excavation de la papille ressemblant à celle que l\u2019on rencontre dans le glaucome a été observée par plusieurs auteurs à Ja suite de cette intoxication.Présentation d'un cas d'abcès sous-phrénique | consécutif & une perforation gastrique, | guéri par la pénicilline | MM.F.TREMPE et W.CARON | H.P., un malade de 33 ans, est opéré d\u2019urgence, le 11 février, pour une perforation de la | région pré-pylorique de l\u2019estomac.Les suites opératoires semblent normales jusqu\u2019au dixième jour, alors que le malade commence à faire de la fièvre.La radiographie prise quelques jours , plus tard confirme le diagnostic clinique d\u2019abcès sous-phrénique.Le malade est mis sous traitement à la pénicilline et reçoit une dose totale de 1,125,000 unités pendant une période de 10 jours.Les symptômes, tant subjectifs qu\u2019objectifs, s\u2019amendent rapidement et le malade peut quitter l\u2019hôpital sans intervention au quarante-cinquième jour. SOCIÉTÉS Le malade est revu à l\u2019hôpital plus de deux mois après l'intervention et va très bien.Il n\u2019a jamais présenté de fièvre depuis son apart, se sent bien et gagne du poids.Comme conclusion, le traitement d\u2019épreuve à la pénicilline est recommandé dans les cas de suppurations abdominales, quitte à intervenir si la chose devient nécessaire.Cardiomégalies du nourrisson MM.Marcel LANGLOIS et R.THIBAUDEAU Après avoir discuté de la valeur de la radiographie comme seul signe de cardiomégalie, les auteurs passent en revue les facteurs pathogé- niques de cette affection.La multiplicité de ces facteurs et \u2018incertitude du diagnostie devraient toujours le faire porter avec une certaine réserve.Après avoir passé en revue le rôle de la maladie de Von Gierke, des rhabdomyomes, , de la carence en vitamine By, des dilatations pathologiques du cœur, le diagnostic d\u2019hypertrophie idiopathique du cœur devient de plus en plus rare.La statistique personnelle des auteurs confirme cette manière de voir et elle porte sur 29 observations.Ils se demandent si la maladie .de Von Gierke ne serait: pas liée de quelque façon à une carence en vitamine B,, étant donné | le rôle de cette vitamine en fonction du métabolisme des hydrates de carbone.L'anesthésie au pentothal par voie rectale M.Adrien PAQUET 1° L\u2019anesthésie au pentothal par voie rectale est un mode d\u2019anesthésie d\u2019exception.Ses indications précises en seront toujours restreintes.2° L\u2019effet anesthésique est peu puissant et il doit être utilisé seulement comme anesthésique de base.3° Le dosage anesthésique basé exclusivement sur le poids du malade est nécessairement aléatoire et ne peut pas être recommandable.4 L'effet anesthésique n\u2019est pas proportionné à la quantité énorme d\u2019anesthésique administrée.5° L\u2019explication de ce peu d\u2019efficacité est, la destruction du pentothal au niveau du foie avant sa pénétration dans la grande circulation, d\u2019où impossibilité d\u2019obtenir une concentration suffisante dans le sang pour l\u2019établissement de la narcose.1293 6° En outre de démontrer la raison du peu d\u2019efficacité de l\u2019anesthésie rectale, l\u2019étude de.l\u2019absorption du pentothal nous conduit à la conclusion que c\u2019est bien le foie qui est l\u2019organe de destruction du médicament et il est logique de croire que la preuve clinique en est bien établie.Pendant longtemps, cette question de savoir par où le pentothal était éliminé de l\u2019organisme a été fort discutée, et si aujourd'hui tous semblent unanimes à accepter que c\u2019est au rôle anti-toxique du foie qu\u2019appartient ce privilège, personne n\u2019avait songé à en donner la preuve clinique qui semble désormais bien établie par l\u2019étude de l\u2019anesthésie au pentothal par voie rectale.+ + LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Séance du 16 mai 1945 Présidence de M.J.-H.Rivard Traitement chirurgical des prolapsus uteérins ! M.Pierre MEUNIER Plusieurs procédés opératoires sont préconisés pour le traitement chirurgical des prolapsus utérins.Les principaux sont au nombre de sent.Un premier groupe comprend ceux qui permettent des grossesses ultérieures.Ce sont: 1° l\u2019opération de Manchester ou Fothergill ou « broad ligament plastic operation » ; 2° l\u2019opération de Gilliam-Crossen jointe à l\u2019opération de Manchester.Un second groupe comprend ceux où la possibilité des grossesses ultérieures est éliminée.Ce sont: 1° l\u2019hystéropexie ou ventro-fixation jointe à la périnéorraphie; 2° l\u2019hystérectomie vaginale; 3° l\u2019interposition utérine Scheuta) ; 4° l\u2019hystérectomie sub-totale avec fixation du col et périnéorraphie; 5° le procédé de Lefort.Le rapporteur discute ensuite, un à un, ces différents procédés opératoires; il expose leurs (procédé Watkins- 1.Parait in extenso dans la présente livraison de L\u2019Union Médicale, p.1249. 1294 indications, leurs avantages dans tel ou tel cas, ainsi que quelques détails techniques propres à chacun.L'incontinence des urines chez la femme ?M.Jean-Paul BOURQUE L\u2019affection dite incontinence des urines est extrêmement fréquente chez la femme, mais il faut d\u2019abord savoir distinguer les fausses incontinences des incontinences vraies.On peut observer l\u2019incontinence des urines chez des sujets qui ne sont porteurs d\u2019aucune lésion de l\u2019appareil urinaire proprement dit, mais par ailleurs, dans la majorité des cas, cette affection est en relation directe avec différentes lésions de l\u2019appareil urinaire, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019in- \u2014 2.Paraîtra in extenso dans un prochain numéro de L\u2019Union Médicale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 suffisance sphinctérienne, de fistule vésico-vagi- nale, d\u2019implantation vicieuse d\u2019un uretère dans le vagin ou à la vulve, etc, etc.Le traitement.se rapportera à chaque cas selon la lésion en cause.N.-B.\u2014Observations pour illustrer chaque cas.SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Séance du 31 mai 1945 « Solubilité de la progestérone dans le sang.» MM.G.MASSON et H.SELYE.«Etude comparée du métabolisme basal d\u2019étudiants canadiens-français.» Mlle R.BEAUDOIN.Le secrétaire, André DesMarais.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA: 9888, afin qu'ils puissent recevoir l'« UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. hy, lay NECROLOGIE A.LAQUERRIERE (1874-1945) Le courrier apportait il y a quelques semaines, a I'hdpital Notre-Dame, !\u2019annonce de la mort de son ancien chef de radiologie, le docteur A.Laquerrière.Fils d\u2019un militaire de carrière, M.Laquer- rière était né en 1874.Son goût inné des «disciplines fortes », que ses vieux amis se plaisaient à lui reconnaître, avait sans doute contribué à le porter vers l\u2019étude ide la médecine.Elève de la faculté, puis disciple de Tripier et d'Apostoli, il collabora 4 d\u2019importants travaux d'électrothérapie et de physiologie animales.Apostoli était alors, sans conteste, le plus populaire électrothérapeute de l'époque.Le jeune Laquerrière fut admis à sa clinique en 1896.Cette date fut celle de l'orientation décisive du docteur Laquer- rière vers l\u2019électrologie médicale, dans laquelle il devait briller particulièrement durant toute sa carrière.L'élève et le professeur se complétaient et se comprenaient; je me souviens encore avec quel enchantement ému M.Laquerrière rappelait le souvenir de son vieux maitre.Les dix années suivantes marquent la contribution enthousiaste de M.Laquerriére 2a la science encore jeune de l\u2019électrothérapie et à d'autres sciences connexes telles: l\u2019électrophysiologie de la fibre lisse, l\u2019électrothérapie des affections intestinales, l\u2019action excito-motrice de l\u2019électricité comme agent gymnastique, les propriétés ionisantes du radium, l\u2019électrologie des accidents du travail et des blessures de guerre, la radiothérapie des fibromes (qu\u2019il fut l\u2019un des premiers à réaliser) et le radiodiagnostic digestif et respiratoire.M.Laquerrière a également effectué, un peu plus tard, des travaux trés originaux sur ; les ondes alternatives à longues périodes et sur les procédés d'application du courant continu.En 1902, il publiait, avec Apostoli et son ami Delherm, un Traité d\u2019électrothérapie gynécologique.En 1906 (avec Delherm): Ionothérapie électrique.En 1924, couronnement de plusieurs années de travail: Radium et rayons X.En 1926: le traité Electrologie de l'importante collection Sergent.En 1928 (avec Delherm) continus et faradiques.Les courants M.Laquerrière était lauréat de l\u2019Académie de médecine et de l\u2019Institut.Il fut pendant nombre d'années président du Syndicat des médecins électro-radiologistes de France, président de la Société Française d'électricité médicale, de l'Association Française pour l'avancement des Sciences.Durant la guerre, il s\u2019avéra un extraordinaire animateur, il fonda le service central de physiothérapie et de radiologie de la dixième Région (2,500 lits).Durant les années 1914 et 1915, il eut sous sa surveillance pas moins de dix-sept stations d\u2019électrologie et de physiothérapie.En 1916 et 1917, il était médecin-chef de l\u2019équipe radiologique de la dixième armée.En 1919, il était chef de service au Val de Grâce; 1l fut l\u2019un des membres fondateurs de nombre de sociétés et de syndicats médicaux français, dont le Journal de radiologie et d\u2019électrologie.Jusqu'à ces dernières années, son grand âge ne l\u2019empéchait pas de collaborer de façon très active aux revues spécialisées françaises et étrangères: Presse Médicale, Paris Médical, Lien Médical, Ga- seta Espagnola de Madrid, etc.* * * 1296 C\u2019est en 1951 que M.Laquerrière vint à Montréal assumer le poste de chef du service d'électro-radiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Il y professa chaque année, en même temps que ses cours universitaires, une série de leçons de radio-diagnostic aux praticiens et aux étudiants.En même temps qu\u2019il continuait sa collaboration aux revues françaises et étrangères, il publia nombre d'articles médicaux et paramédicaux dans nos revues canadiennes, telles ZL\u2019Union Médicale, la Revue Dominicaine, etc\u2026 En \u20181932, il publiait chez Masson Les courants de haute fréquence en gynécologie, en collaboration avec son assistant le docteur Léonard.Sous des dehors corrects et dignes, M.Laquerrière cachait l\u2019âme délicate d\u2019un fin psychologue qui fit, au contact de la médecine française, ample moisson de renseignements.Il avait lumineusement saisi le rôle remarquable que l'homme de science, et en particulier le médecin canadien-français, peut et doit jouer.Formé aux disciplines et aux méthodes françaises, ayant hérité dans son esprit et ses mœurs de cet apport séculaire de la forme la plus raffinée de la civilisation occidentale, le Canadien français est, par ailleurs, en contact étroit avec une autre civilisation: l\u2019anglo-saxonne; d\u2019autres disciplines, d\u2019autres méthodes.A la croisée de ces deux mondes, de quel éclectisme judicieux ne lui est-il pas loisible d\u2019user, de quelle osmose bienfaisante il devient médiateur, et de quel enrichissement pour lui-même et 1e monde qui l\u2019entoure?\u2026 Cette forme est le gage!\u2026 Nombre de ses premiers articles écrits parmi nous et pour nous refléteront cette incessante préoccupation: rendre le médecin canadien-français plus conscient de ce rôle insigne que la Providence lui a dévolu, à la croisée des chemins de la science.L'activité peu commune de M.Laquerrière ne semblait pas devoir fléchir, en dépit de l\u2019âge implacable, lorsque se déclarèrent les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 | premiers symptômes du « mal héroïque », sur les doigts du vieux radiologiste.Pionnier du premier âge des « rayons de Roëntgen », héros de cette époque où, sans protection connue, il avait accompli, à cent localisations fluoros- copiques de projectiles par jour, son devoir : de Français, M.Laquerrière dut subir ses premières mutilations.En 1935, deux phalanges, puis un autre doigt.En 1936, un évidement de laisselle.Y a-t-il mal plus hideux que celui d\u2019un « médecin qui sait »?.S'en aller petit à petit, rongé dans sa chair par un mal dont on connaît l'aspect, le comportement détaillé, les souffrances dont il éclabousse l\u2019être tout entier, I'inéluctable échéance!.M.Laquer- ~\u2014 \u2018rière regardait, muet, ses doigts crevassés et informes, et, travail.Cependant l\u2019envahissement malin semblait | arrêté dans sa course fatale lorsque M.La- | querrière nous quitta en juin 1939 pour quelques mois en France, où deux de ses fils étaient mobilisés sur la ligne Maginot.Il ne devait pas revoir le Canada.Retenu par la guerre, puis par l\u2019occupation, ses propriétés détruites par les bombardements, il aura subi, en même temps que la déchéance terminale d\u2019une ultime opération, la misère physiologique des privations, la contrainte d'un ennemi abhorré! L'Université de Montréal, l'hôpital Notre- Dame, toute la médecine canadienne-francai- - se s\u2019inclinent avec respect sur la tombe de ce nouveau martyr de la Science, et prient Ma- | dame Laquerrière, le docteur Delherm et! ses collègues français de croire au souvenir ému et vivace qu\u2019ils garderont du grand ami disparu.stoïquement, reprenait son Philippe BELISLE.LE DOCTEUR L.-J.ERNEST BIRTZ Le docteur Birtz est décédé le 31 juillet 1945, à l\u2019âge de 75 ans.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université Laval de Mont- NÉCROLOGIE réal en 1895.Il exerçait à Saint-Hyacinthe, sa ville natale.LE DOCTEUR ARMAND PAQUET Le docteur Paquet vient de mourir âgé de 34 ans.Né à Saint-Flavien de Lotbinière, il avait obtenu son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval de Québec en 1958.I exerçait, depuis, à Rimouski.1297 LE DOCTEUR ÉMILE SAINT-ONGE Le docteur Saint-Onge est décédé tout récemment à l\u2019âge de 58 ans.Il était né à Valleyfield, y avait fait ses études secondaires et y exerçait à l\u2019époque de sa mort.Le docteur Saint-Onge avait obtenu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1913 et avait pratiqué d\u2019abord à Saint-Timothée et Saint- Chrysostome. NOUVELLES CERTIFICATION DES SPÉCIALITÉS MÉDICO-CHIRURGICALES AU CANADA Dans une édition antérieure de L\u2019Union Médicale du Canada, vous avez \\eu l\u2019amabilité de publier un article sur la certification des spécialistes au Canada qui rappelait particulièrement le rôle qu\u2019a joué le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada dans ce domaine.Me serait-il permis d\u2019utiliser à nouveau les colonnes de votre journal pour faire une revue des développements obtenus à date?Jusqu'ici 1,808 applications ont été approuvées pour certification, à savoir: Anesthésie .Coe 191 Dermato-syphiligraphie 38 Chirurgie générale .466 Médecine interne 331 Neurologie et psychiatrie .118 Neuro-chirurgie .\u2014\u2014 Obstétrique et/ou Gynécologie 49 Orthopédie .49 Ophtalmologie 142 Otolaryngologie .109 Pédiatrie .127 Pathologie et/ou Bactériologie .\u2014 Radiologie .112 Urologie 76 Ce n\u2019est que tout récemment que le Collège a approuvé pour certification les spécialités de neuro-chirurgie, d\u2019anatomie pathologique; la pathologie clinique et la bactériologie.Dans un certain nombre de spécialités, pratiquement tous ceux qui avaient droit au certificat sans examen l\u2019ont obtenu en vertu de leur réputation et de leur pratique reconnue; il est plus que probable que très prochainement la certification dans ces spécialités ne sera accordée qu\u2019après examen.Dans d'autres spécialités, particulièrement dans celles approuvées plus récemment pour certification, plusieurs qui sont qualifiés pour l'obtention du certificat sans examen, n\u2019ont pas encore soumis leurs applications.Ce n\u2019est pas l'intention du Collège d\u2019accorder indéfiniment le certificat sans examen.Comme il a été souligné en maintes circonstances, le Collège a cru bon de suivre la pratique des Commissions \u2018de spécialités des Etats-Unis, en reconnaissant au stade initial d'organisation ceux qui sont qualifiés par leur réputation établie.Ce mode de procédure a été critiqué dans bien des milieux, mais, pour peu que l\u2019on y réfléchisse, on en reconnaît de nombreux avantages.Non le moindre de ceux NII MONS Indications: Hydropisie cardiaque, maladie de cœur causée par l\u2019hypertension, angine de poitrine, douleurs cardiaques et thrombose coronaire qui s\u2019ensuit.LE THEOBARB, E.B.S., SE FAIT EN DEUX FORCES: Le Theobarb C.T.No 691 contient: Théobromine .à grs.Neurobarb.Je gr.|LA THEOBROMINE, bien connue comme Pm | vaso-dilatateur, produit un relâchement \u2018marqué des vaisseaux sanguins coronaires, \u2018et suffit souvent pour soulager dans les cas d\u2019angine de poitrine et de syncope angineuse.Son action diurétique prolongée diminue rapidement l\u2019état d\u2019hydropisie sauf dans les cas de graves maladies de reins.La , .ER .Bicarb.de soude .5 grs.Théobromine est particulièrement utile Le Theobarb No 691A (moins fort) contient: pour réduire l\u2019œdème dans I'hydropisie Théobromine .« .« .5 grs.cardiaque, laquelle réagit alors facilement Neurobarb .Y gr a la digitalisation.Bicarb.de soude .à grs.La Théobromine, contrairement à la caféine En flacons de 100, 500 et 1,000.et à la théophylline, ne produit que peu d\u2019effet Sur vos ordonnances, spécifiez \u201cE.B.S.\u201d ijsur le système nerveux central et, par conséquent, n\u2019augmente pas la tension nerveuse si fréquente chez les personnes qui ont une « maladie de cœur.: LE NEUROBARB, E.B.S., (Phénobarbital) produit une sédation en agissant sur le » système nerveux central, allégeant l\u2019anxiété qui accompagne fréquemment l\u2019hyper- \u201c tension.; Le Theoharb, E.B.S., produit donc deux } effets qui soulagent l'hypertension: 5 : 2 : « 1.L'effet direct de la Théobromine sur les vaisseaux sanguins, qui produit la vaso- | dilatation.| 2.L'effet indirect de la sédation produite par Logan Avenue TORONTO 6 Ontario | le Neurobarb, EBS, qui prévient la vaso- Une Compagnie entièrement Canadienne constriction.Fondée en 1879 1306 LA TYPHOIDE FAIT DES VICTIMES DURANT LES VACANCES Au cours des mois d\u2019été, la typhoïde fait de grands ravages dans notre population, surtout chez les gens qui visitent nos plages et les régions éloignées chères aux villégiateurs.En 1941, il y eut durant ces trois mois 333 cas de typhoïde, et en 1942, 195 cas.Si l\u2019on tient compte du fait que cette maladie dure en moyenne six.semaines, exige trois mois de convalescence et cause une faiblesse générale dont on ne revient qu\u2019au bout de 5 ou 6 autres mois, il paraît infiniment plus sage de prendre toutes les mesures propres à l\u2019éliminer.La typhoïde est éminemment contagieuse.Par .conséquent, si vous allez à la campagne ou dans une agglomération dont vous ne connaissez pas l\u2019état sanitaire, soyez prudents.Sachez d\u2019abord quelle est la qualité de l\u2019eau et du lait en cet endroit.Si l\u2019eau provient d\u2019un aqueduc approuvé par les services d\u2019hy- gitne ou d\u2019un puits protégé contre toute contamination, vous pouvez l\u2019utiliser.Si vous n'avez pas la certitude absolue que l\u2019eau est bonne, saine, vous ne devez jamais vous en servir sans l'avoir fait bouillir, que ce soit pour boire, pour les soins de la bouche ou pour la cuisine.Tels sont les conseils que donnent les hygiénistes du ministère provincial de la santé et du bien-être social.Quand vous buvez du lait, soyez sûr qu\u2019il a été pasteurisé ou pasteurisez-le vous-même en le faisant bouillir trois minutes à gros bouillons.N\u2019absorbez jamais un lait non identifié.Le fromage de type canadien doit mirir au moins 90 jours.Assurez-vous de son age avant d\u2019en manger ou den offrir a vos enfants, car chaque portion doit porter la date de fabrication, disent les hygiénistes.N\u2019acceptez jamais d\u2019aliments \u2014 mollusques en particulier \u2014 qui ne viennent d'un établis- - sement reconnu hygiénique.Craignez les mouches comme la peste.Enfin, faites-vous vacciner contre la typhoïde à l\u2019avance, soit plusieurs semaines avant votre départ et vous passerez vos vacances dans une plus grande L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 sécurité.Vos enfants seront mieux protégés, Vous serez moins inquiets.\\ FAITES IMMUNISER VOS ENFANTS CONTRE LA DIPHTÉRIE, Au cours du mois de mai, dans les régions desservies par les unités sanitaires de la province, 4,066 enfants ont bénéficié de l\u2019immunisation anti-diphtérique.De ce nombre, 2,154 ont reçu l\u2019immunisation de rappel et 1,912 ont vu leur protection complétée.Les progrès accomplis dans la lutte entreprise contre la diphtérie depuis dix ans démontrent que l'immunisation donne des résultats probants.En 1980, plus de 75 enfants par cent mille de population souffraient du terrible fléau.En 1940, ce chiffre était tombé à 38.5.Si les résultats obtenus depuis lors sont encourageants, il n\u2019y a pas lieu de s'arrêter dans le travail entrepris.Plus de 250,000 enfants ont été immunisés activement contre la diphtérie.Mais nous avons perdu 2,179 enfants en 1937, 2,574 en 1938, 1,954 en 1939 et 1,260 en 1940, ce qui est beaucoup trop.Les centaines de pertes de vie provoquées chaque année par la diphtérie devraient nous faire réfléchir et nous inciter à profiter de l\u2019anatoxine anti-diphtérique, ce moyen sûr et efficace d\u2019enrayer complètement le fléau.La santé d\u2019un individu n'importe pas qu\u2019à lui-même et à sa famille, mais aussi et surtout à la collectivité à laquelle il appartient.Dans un groupe, qu'un seul membre soit incapable de remplir sa tâche et tous en souffrent.On estime que l\u2019ouvrier moyen perd en moy- Bb enne par an, par suite de maladie, deux semaines complètes.C\u2019est autant de perdu pour sa famille, pour son groupe et pour l\u2019industrie qui l\u2019emploie.Toutes les grandes agglomérations, de même que la nation tout entière consacrent chaque année des sommes considérables au soulagement des individus et des familles affectés par une maladie et devenus incapables de travailler.2e + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1307 COMPOSITION: Hexaméthylènetétramine, Benzoate de Lithine, PIPÉRAZINE, Bicarbonate de Soude, SOUFRE COLLOÏDAL.Spécialement recommandée dans les cas de: CYSTITES, PYÉLITES, GRAVELLE URIQUE, et dans les affections des voies urinaires.Echantillon médical envoyé sur demande.LES LABORATOIRES SPARTOL Paris - Montréal È a GRANULE EFFERVESCENT Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, Inc, 2027, avenue du Collège McGill - - - Montréal ECIMINESISACID EQURIQUE ELIMINATE [8X1] C DISTRIBUTEURS:Y ( VERS AL 1308 SOINS DU BÉBÉ DURANT LES CINQUIÈME ET SIXIÈME MOIS.Chaque période de la vie d\u2019un enfant exige des soins adéquats et l\u2019éducation du bébé durant les cinq et sixième mois comporte des soins analogues à ceux des quatre premiers mois.Voici ce que suggèrent les hygiénistes du ministère de la santé et du b'en-être social: Repas.Les repas du bébé doivent être donnés à des heures régulières et fixes.Lorsque vous donnez au bébé un aliment nouveau, il refuse généralement de l\u2019avaler et le rejette hors de sa bouche.C\u2019est parce qu\u2019il n\u2019est pas habitué au goût ni à la consistance, il ne sait trop comment en disposer dans sa bouche.Gardez-vous bien de le cajoler pour lui en faire prendre, ne le forcez pas non plus.Restez impassibles mais persistez à lui en offrir tous les jours et bientôt il acceptera volontiers cet aliment.Sommeil.Voyez à ce que le bébé ne dorme pas trop longtemps dans l'après-midi afin qu'il ne soit pas trop éveillé à l'heure normale de son coucher pour la nuit.Selles.Continuez l\u2019entraînement du bébé en vue du fonctionnement régulier de ses intestins.Exercice et jeu.Vous pouvez donner des jouets au bébé, mais qu\u2019ils soient simples, lavables, incassables et sans parties détachables que l'enfant pourrait avaler.Fixez ces objets au bout d\u2019une corde dont l\u2019autre extrémité est attachée aux montants de la couchette.N'oubliez pas les périodes d\u2019exercice libre du matin et du soir.Bains de soleil.Continuez les bains de soleil quand la température s\u2019y prête.Cependant, durant les mo's \u2018très chauds de juillet et d'août, l'enfant ne doit pas être L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 exposé au soleil entre les 11 heures de l'avant-midi et 3 heures de l'après-midi.RESPECTONS LA SANTÉ D'AUTRUI.| C\u2019est un devoir de charité chrétienne que de protéger ses semblables et surtout de les préserver, quand il s\u2019agit de santé, des mala: dies contagieuses.Cette pensée vient à l'esprit de quiconque connaît les dangers et les conséquences si graves de la tuberculose dont les ravages s\u2019exercent encore dans notre province.En effet, durant le mois de mai dernier, au cours des 168 cliniques tenues, dans les régions desservies par les unités sanitaires de la province, on a dépisté 223 cas positifs nouveaux.Les médecins chargés des cliniques anti-tuberculeuses ont examiné 5,178 personnes et ils ont fait 1,665 visites à domicile.| Prenez garde a la tuberculose et surtout prenez les moyens de la prévenir.Vous savez que l'air et le soleil sont les ennemis victorieux de la peste blanche.Durant l\u2019été, ouvrez grandes portes et fenêtres.Profitez des avantages que vous offre le ministère de la santé et du bien-être social, en vous renseignant sur cette maladie, sur les moyens de la prévenir ou de la guérir, selon le cas.Confiez-vous sans crainte à votre médecin de famille, consultez les cliniciens, suivez les conseils que l\u2019on vous donnera.En vous conformant à ces suggestions, vous épargnerez, votre temps et votre argent tout en sauve-! gardant votre vie et, dans la province, la mortalité par tuberculose suivra une courbe décroissante, si bien qu\u2019un jour viendra où le, terrible fléau disparaîtra peu à peu, les contacts étant disparus et les malades soignés. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1309 Une étude d'Aristide Maillol; reproduite dulivre illustré \u201cMaillol\u201d, publié par la Hyperion Press.de Que les symptômes soient graves ou bénins, tous les cas de ménopause peuvent être traités efficacement par ces oestrogènes naturels, actifs par voie buccale\u2014\u201cPrémarine\u201d (No 866) dans le traitement des troubles graves; \u201cPrémarine\u201d Demi-dose (No 867)*, lorsque les symptômes sont moins fortement accusés et \u2018\u201cEmménine\u201d, dans le traitement des troubles bénins.\u201cPREMARINE\u201d .\u201cEMMENINE\u201d oestrogènes conjugués (équins) ; oestrogènes conjugués (placentaires) DE PROVENANCE NATURELLE e HYDRO-SOLUBLES e BIEN TOLÉRÉES D'UNE PARFAITE INNOCUITÉ e PROCURENT UNE SENSATION D'ERIPHORIE *La \u2018\u201cPrémarine\u2019\u2019 Demi-dose est un nouveau dosage pour les patientes dont l\u2019état, bien que présentant des symptômes graves, ne requiert pas une médication aussi active que la \u2018\u201cPrémarine\u201d\u201d originale.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL, CANADA 278F \u201cAh 1310 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1915 Tout le long de l\u2019année, le Service d\u2019Inspection et de Réglage Périodique G.Æ.continue de démontrer aux hôpitaux et aux médecins la valeur et l'importance de l'entretien convenable de l\u2019équipement électro-médical et radiographique.Qu'est-ce qui rend ce Service d\u2019Inspection et de Réglage Périodique si efficace?.En voici les principes: dans l\u2019art technique.1 COURS D\u2019ENTRAINEMENT SPECIAL \u2014 apprentissage obligatoire et éprouvé par l\u2019expérience pratique.- CONNAISSANCE APPROFONDIE des principes électriques et mécaniques de chacun des appareils en particulier.MANUEL DE L\u2019ART DE L\u2019INGÉNIEUR \u2014 encyclopédie contenant toutes les informations de la dernière heure et guide dans le travail efficace de l\u2019expert de G.E.ÉQUIPEMENT DE TRAVAIL ADÉQUAT \u2014 une trousse portative contenant tous les outils et le mécanisme nécessaire pour un travail soigné.RESPONSABILITE \u2014 dans l\u2019accomplissement de ce service dans le meilleur intérêt de tous les intéressés.FACILE À OBTENIR \u2014 par l\u2019entremise des succursales et dépôts régionaux de G.E.aux Etats-Unis et au Canada.Il est évident que, pour justifier le placement sur un bel équipement, ce dernier doit être maintenu en état de rendement supérieur; et ceci est une des fonctions essentielles du Service d\u2019Inspection et de Réglage Périodique de G.E.X-Ray s\u2019étendant dans tout le pays. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 TRAITEMENT DE LA PAR L'on connaît depuis longtemps l'efficacité du Sulfate de magnésie dans le traditionnel paquet humide (solution concentrée de sulfate de magnésie dans un mélange de glycérine et d'alcool).OSMOPAK est une pâte molle constituée de 58% de sulfate de magnésie et de 14% de benzo- caïne, laquelle contient à son tour le sulfate de tétra-éthyl-diamino-triphényl-méthane (vert brillant), TT L) & RU T1 NS 1 Pa) le tout incorporé dans une base hydro-soluble.tienne entre 4 et 5.LA TECHNIQUE DE CE TRAITEMENT EST SIMPLE On pratique un soigneux examen bimamuel, on introduit le spéculum et on nettoie le col.Déposer environ une demie once d'Osmopak sur un morceau d'ouate de 3 pouces par 6 que l'on roule serré et que l'on attache au milieu ar une ficelle de façon à ce qu'il ait une ongueur de 3 pouces.À l'aide d'une pince à pansement utérin, introduire le tampon à l'intérieur du spéculum et le placer sur le col.La ficelle doit sortir d\u2019un pouce à l'orifice de la vulve.On conseille à la patiente de retirer le tampon par simple traction sur la ficelle, au bout de 24 heures au minimum et de 48 heures au maximum, ou en moyenne au bout de 36 heures.2027, avenue dg Coll¢ L'on en a corrigé le pH de façon à ce qu'il se main- RESUME L'expérience a montré que le traitement à l'OSMOPAK était particulièrement recommandable pour les patientes enceintes ou très nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation ou des mesures plus radicales sont contre- indiquées.1 \u2014 OSMOPAK est efficace dans le traitement des cervicites banales.2 \u2014 Il est un adjuvant utile de la cautérisation du col.3 \u2014 Il est d'emploi facile.4 \u2014 C'est un mode de traitement peu co ûteux 5 \u2014 Îl ne cause aucune gêne à la patiente.6 \u2014 || n'entraîne aucune réaction douloureuse ou irritante.PRÉSENTATION en pots d'une livre et quart pour emploi au bureau.Échantillon médical et documentation sur demande IRWIN NEISLER & CO.\u2014DECATUR, HERDT & C ILLINOIS HARTON, INC.MEDICAMENTS DE MARQUE e McGill Montréal fs 1311 NOUVEAU et MODERNE CERVICITE 1312 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 ANTISEPSIE essentiels Ses caractères \u201c Comme antiseptique universel, \u201cDettol\u201d est \u201c excellent, car le praticien peut l\u2019employer à \u201c la surface de la peau, dans la blessure ainsi que * sur ses instruments.\u201d* *Wakeley, C.P.G.The Practitioner (1942), 149, 50 Cette citation résume une opinion quixse répète dans de nombreux rapports technidiies, publications scientifiques et manuels parus au cours des derniers dix ans.Elle mérite que l\u2019on s\u2019y arrête.Ce.n\u2019est pas que \u2018Dettol\u2019 soit unique lorsqu'on considère séparément l\u2019une ou l\u2019autre des qualités essentielles, ou au moins désirables, que doivent présenter les antiseptiques.Ainsi, il n\u2019est pas le seul à être mortel pour un grand nombre de bactéries pathogènes, y compris le streptocoque pyogène, le staphylocoque aureus, le bacille typhique et le colibacille; même, mis à l'épreuve contre ces organismes, certains antiseptiques montrent un coefficient phénol plus élevé.Plusieurs substances, comme \u2018Dettol\u2019 peuvent conserver un pouvoir bactéricide élevé en présence de sang, de pus et d'autres agents de contamination.Les uns sont sans toxicité, même à pleine concentration bactéricide; les autres peuvent s'employer sans causer de douleur ou sans meurtrir la peau, aussi bien lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une application faite à même la chair vive qu\u2019à la surface de celle-ci; d\u2019autres encore n\u2019entravent pas le processus naturel de la cicatrisation ou conservent leur stabilité à toutes les \u2018 températures de traitement et en toutes dilutions; il en est certains, enfin, qui s'emploient sans laisser de taches, qui sont d'usage agréable et d\u2019une odeur ! plaisante.Ce qui est spécial à \u2018Dettol\u2019, c\u2019est qu\u2019il réunit dans une très haute mesure toutes ces qualités que doit avoir un antisep- : tique idéal d'usage courant.Et c\u2019est à cette remarquable combinaison de qualités que \u2018Dettol\u2019 doit la situation qu\u2019il occupe présentement comme antiseptique préféré à tous les autres soit sur le champ de bataille, soit sur les chantiers, soit dans les postes de secours, soit à l'usine et au foyer, et ce, par tout l\u2019Empire |} britannique.ee ES Pour le médecin de pratique générale | et pour le chirurgien, pour l'obstétricien et la garde-malade, pour le patient et | celui qui le transporte, pour la stérilisation de la peau et des plaies ou des instru- : ments; pour tous les cas de pratique qui demandent un antiseptique efficace et sûr; pour la grande chirurgie comme pour les petits accidents\u2014l\u2019antiseptique i de choix, c\u2019est \u2018Dettol\u2019.a RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DIVISION PHARMACEUTIQUE, MONTREA 10 : 2, ; TO .\u2014 mer 5 L'U2 ION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N Tontréal, septemibre 194 1313 = S Ts = NN = = RN NR NN RX nn EN NE NS = = » > QD ss = XN 8 WN T= = > NN a = WN N S > TR A .S DRY 0 =.Ni x > A a a 3 IW 0 5 nN 5 N SE WR S , QE nN SR 0 s oN 3 N = = $ + = se WN Sy $ A = & = S NG = S = a = ES 3 = NS Sn $ = i x [NE xR ~ .3 By 3 $ 9 = 5 Se = ei s$ ss Se a sa S = = ss = 3 N RN Si Ia a = S 3 i sx x AN S SER $ SN 2 - RN 3 te Ni S x 2 = Re = Ne = se Sn Na S RR NE NR a RN = 2 NN SRR nN RR Ol NS N RA RN EN SN 5 $ = RR WE S = : = 3 .ne S Se S = AAR N ER L a a Ne WY SOY AR EY = AD Bn = >.EN RR 5 Ke J S DP .= , REY = an S Ra RR = S LN R , Ÿ = DN S 3X = & = TR RD SN Rs WS fo) iN $ 3 S ER we NN \\ = .= = ha = = S EF ARN su = ls x SY Fi ES BH S 1D A on > = Se SE ss 8 SE nN 1 55 = ES RE Ss a SH = Te & Ad 3 = & = a a ce 2 = Ses + * CE oR = = SR ss = OER SE = = =, = > = Ey SH iS EH Es = a A 8 = = Ay Ne se = = = 5e 3 N = Ks = ES a TE = HE 3 = a À 3 5 oR RN 3 ol 4 I | 5 oi 3 an A od NE = = 53 Sa = SEARS se quete Sa pa sé cr u i E 8 255 aps RRR ers pes & ¥ & 3 = 5 i ! NN SN = oh = SK AR = RE SE 8 So = = ie cho 3 jours en les es ule tous orme Une.am mpo ulaire ses À intramuse i WN ss FE Se 5 3 Re = Gin » sous\u201d = Se = de Se © 40 snare ¥ qi J ea way 3 ate de sir = ophosph 2 | Peace Est sait fos 0 iB 3 SA id Extra! + 0F ne (333 U det 5 ue a son Serum ès CR A Ë NP HARM Sa Mo NIH HE ss jee = i = ce \u20ac SHERB st.wy jeta iE &H0 ques 5 crisis sa nee Sei it a ss 3 = Le bo 5 S i GE | + À oo = 2 2 = = 2 #7 4 4 % fis i e al O) nao Virives ; 5 2 i or: Ë i 7 i 7 J 22 a .67 5 5 ALOU GeO 5 Nn 5 nerveus S J = a Eh = La UN POUL RAMU ULAIRE TO S % a LES DEUX JO 5 i 4 ir U Oo U DEUX COMPRIMÉS TROIS PAR JO UR \u201cA i di i 35 ES 2 a Z ; J i i 4 # i 57 = i 22 7 5 i; 25 2 ot da.= EL ist 4% % GE AE GR Fe Gin Li fis 4 7a tiie 2 PE a ih a A 5 a Z 7 2 sy RY ou NN 2% LE ei 4 £7 TR 7 his 7 Zig 7 3 [} se ct, N À LL ) | 1 A i i j: 1) | pe J Qu à 7 i 7 vw.F2 1 Vy ik 4 + i 2 \u20ac, i 3 zr INCOR RE E \u201c , 680 J OUEST, RUE SHERBROO 2 ONTREAL | A fiat mre me mm aM 1314 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 \u2014\u2014\u2014 Hydrocholérétique non toxique Le Dehydrocholin B.D.H.est une préparation contenant de l'acide déhy- drocholique, le plus puissant hydrocholérétique connu.Son emploi est indiqué dans tous les cas qui nécessitent une stimulation des fonctions hépatiques ou biliaires.La seule contre-indication à son usage est l\u2019obstruction complète des canaux hépatiques ou biliaires.c J + En outre de son action spécifique pour corriger l'insuffisance biliaire, ou hépatique, le Dehydrocholin B.D.H.est souvent avantageux dans le traitement d'autres affections telles que la constipation atonique, la migraine, l'urticaire d\u2019origine alimentaire, l\u2019alcoolisme sous sa forme aiguë et la Maladie de Weil.Le mersalyl peut s'ajouter au Dehydrocholin pour atténuer sa toxicité et augmenter son action diurétique.On peut aussi l'administrer avec les arsphénaminés pour diminuer les effets toxiques.L\u2019acide déhydrocholique est présenté sous le nom de Dehydrocholin B.D.H., en ampoules contenant une solution à 20 pour cent de déhydrocholate de sodium, et en comprimés contenant 0.25 grm.d'acide déhydrocholique.On peut se procurer le Dehydrocholin B.D.H.dans toutes les principales pharmacies du Canada, et tous renseignements nécessaires de 2; THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.11 Toronto Canada Dhyd/Can/459 .\u2026 = - .= a - = .- | .1315 | | \\ \\\\ \\ NAAN \\\\ \u2026 \\ .= \\ .| \\ \\ \u2026 _ _ .\\ \u2026 = , \u2026 .Q _ .NN .\u2026 \u2026 , \u2026 \\ | \u2026 ., ., .\\ | *.A \\ \u2026 .| à , | = \\ x ., \u2026 QL \u2026 N , \\ .| i ] a À \u2026._.ny \\ > / ea \\ vs + + + + | -choc parfait ., ., à 3 = \u2026_ \\ Montr .AL | - E 4 \u2026 % NN .\\ \u2026 .\\ \u2014 Antihémorragique et le procédé de fabrication | a \u2026_ - \\ NAN \\ \\ | N NN hilie \u2014 Anti lete sur demande + 3 .\u2026 ., Ü \\ Ln .= .\u2026 .\u2019 ns .4.- \\ - .\\ .= , .\u201d - \u201d \u2026 .= - ., vs op NS \\ | S Nh \u2026 S oo \u2026_ | .\u2026 .\\ \u2026 , \\ .\u2026 .\\ \\ \u2026 \u2026 \\ AN \\ À \\ .\u2026 .| .\u2026 .a \u2026 oo - \\\\ \\ .pasm .a , À \u2026 ° \\ = oo | \u2026 | .\u2026 .\u2026 \u2026 _ .S .\\ .\u2026 a \\ \\ \\ 2 , , \\ \\ \u2026 | , i .\\ \\\\ \u2026 \u2026 .\u2026 \\ .\\ .\\ MY \\ \\ \\\\ 5 JAN | \\ Lo \\ \\ \\ .\u2026 i oo .- - 0 - NL \u2026 \\ \u2026 .| | \\ .\\ \\ .\u2026 \u2026 .À \\ | , \\ 0 \u2026 ., ., \\ \\ \u2026\u2026 , 3 \\ \\ \u2026 D ._ .\u2026 \u2026 \u2026 .ÇÛ .\\ sx .\\ \u2026 , ., S \\ \u2026 .=~ .\u2026 , .| \\ à., © ÇÛM , .\u2026.3 _ .\\ A \\ \u2026 To \\ LJ \\ V > » \\ \\ \\ .| \\ \\\\ \\ \\\\ NN \\ - .> \\ 83 \\ \u2026_ | \\ \u2026 \u2026 | | \\ .\\ ., \\ .A \\ \u2026_ .\\ \u2026 , \\ X _ P \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ Ç \u2026 , \\ \\\\ \u2026 \\ .\\\\ Lo \\\\ \\ .\u2026 , Çâ NN \u2026 \\ NN NN \\ \\ , \u2026_ , \u2026 _ , | \u2026 \u2026 , \u2026_ .\u2026 \\ .\\ | .\u2026\u2026 .\u2026 = di , \u2026 \u2026 \\ NK \\ \\ \\ NN \u2026 ., | \u2026 , Ô , .\u2026 , \u2026 .\u2026 \\ .4 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 - mL \\ NX \\ | \\ .\\ \\ _ ° .\u2026 .Lo \\ \\ \\\\ \\ \\_ \\\\ NA .\\ \u2026 .| 1 SN \u2026 , .\u2026 \u2026 \\ \\ \\\\ NA \\ \\ \\ ° | .: .\\ \u2026 \u2026 .\\ \\ \\ \\ Ee Naa \u2026 : » a \\\\ - nn ll _ _ _ NN - - > - nn LL \\\\ A \u2026 LL \u2026 \u2026\u201c \u201ca = = = = .\u2026 a A ces \u201cA NN NS Ll NA //4 1316 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 à \\/ a» 65] 5 a 2 i rR 2 © Te © vrs = Vv ?En 2 i£re > à : En = Cet Te SREY 3 ¢ hah Of oa SA Cr aro?à Zk oy PERMET 54 EL JNCTION LA OVARIEN JUL LE \"COMPLEXE B NATUREL + EXTRAIT OVARIEN Laboratoires Associés Franco-Anglais \u2018Agents pour le Canada: VINANT Ltée 200, rue Vallée, MONTRÉAL Échantillon et littérature our demande. DÉSARMEMENT Huit années passées, la Compagnie Anglo-Canadian Drug offrait à notre continent la LOTION SCABANCA, à base de Benzoate de Benzyle (d'après les travaux exécutés par Kissmeyer, Copenhague).Depuis, plusieurs centaines de milliers de cas ont été traités avec grand succès dans le monde entier.Un seul traitement apportait dans chaque cas la disparition complète de l'acare ainsi que des ceufs (Currey).Nous présentons maintenant a la profession la CREME SCABANCA spécialement préparée pour les patients très jeunes ou dans les cas de dermatites passagères qui peuvent se présenter chez les adultes hypersensibles.En de tels cas, les sensations de brûlures ou de démangeaisons disparaissent entièrement (Carter).La CREME SCABANCA contient du Benzoate de Benzyle dans une base hydrosoluble, non alcoolique, ne tachant pas la peau et ayant la consistance d'une crème évanescente d'une blancheur de neige.PRÉSENTATION : JARRES DE 4 OZ.ET DE 16 OZ Lorsque vous prescrivez, priere de spécifier la Creme ou la Lotion.e DIRECTIONS: 1° Prendre un bain chaud; et frictionner vigoureusement le corps de haut en bas.2° Assécher le corps complètement à l'aide d'une serviette rude.3° Appliquer la CREME SCABANCA généreusement, de la clavicule au bas, donnant un soin particulier aux endroits affectés.4° Changement complet de vêtements lorsque la Crème est séchée.5° Vingt-quatre heures plus tard, un bain est recommandé, mais pas d'une absolue nécessité.Un traitement additionnel peut être nécessaire dans les cas très graves.° BIBLIOGRAPHIE: Kissmeyer, A.: \u2018\u2018Scabies\u2019.Lancet, 1.21.37.\u2014 Carter, D.L.: B.M.Jour, 2.401, 1941, \u2018\u2018Scabies\u2019.\u2014 Currey, D.V.: \u201cModern Treatment Scabies\u2019, Can.Jour.Public Health, 1939, \u2014 Goldman, Leon.: \u2018\u201c\u2018Cream modification of Benzyl Benzoate Treatment of Scabies\u2019\u2019, Arch.Derm.and Syph., 39.878, 1939.CANADIAN DRUG LIMITÉE OSHAWA MONTRÉAL \u201cACHETONS DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE\u201d (ANUFACTURIERS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX DISTRIBUTEURS: MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTREAL, P.Q. 1318 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE ® RECHERCHES ® ENSEIGNEMENT SPECIALISE @ ŒUVRES SOCIALES ® VACCINATION GRATUITE CONTRE LA TUBERCULOSE PAR LE BCG PRODUITS BIOLOGIQUES PURETÉ \u2014 SÉCURITÉ \u2014 EFFICACITÉ Anatoxine (toxoïde) diphtérique Anatoxine (toxoïde) tétanique Vaccin coquelucheux Vaccin typho-paratyphoïdique (T.A.B.) VACCIN ANTIVARIOLIQUE e Vaccin catarrhal (respiratoire) Antitoxine diphtérique e Vaccins associés Anatoxine diphtérique et vaccin coquelucheux Anatoxine tétanique et vaccin typho-para- typhoidique (T.A.B.T.) Anatoxine diphtérique, anatoxine tétanique et vaccin typho-paratyphoidique (T.A.B.T.D.) INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1319 À la base de nombreuses maladies, il y à souvent carence en plusieurs vitamines et sels minéraux.Les VI-ROCHETTES création de la maison \u2018Roche\u2019, arment et protègent l\u2019organisme en lui fournissant chaque jour 9 vitamines et 5 sels minéraux indispensables, en comprimés faciles à prendre et fort agréables au goût.Trois Vi-Rochettes par jour ou plus.En flacons de 30 et de 100 comprimés.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE ° MONTRÉAL 1320 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 BIS KAM OIL Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l'estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide HEMOSTYL du Dr Roussel (Ampoules et sirop) Anémies.Convalescence.Allaitement.1 à 2 ampoules dans Y4 de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l'intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURINASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance.1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés à 0 Gr.015 et à 0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladie du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 POUR COMBATTRE UNE CAUSE COMMUNE ET TENACE DE LEUCORRHÉE A TRICHOMONAS VAGINALIS ® Dans le traitement de la leucorrhée a trichomonas, non seulement: doit-on considérer l\u2019extermination des parasites, mais aussi le rétablissement de la flore vaginale normale.Le traitement par le Devegan peut réaliser une telle action simultanée.Dans l\u2019espace de trois ou quatre jours, on observe fréquemment une amélioration marquée.La diminution de l\u2019écoulement abondant et fétide s\u2019accompagne d\u2019un soulagement de la brûlure intense locale, de la démangeaison et autres malaises.Même dans les cas chroniques, on peut obtenir une guérison en deux ou trois semaines.Devegan s\u2019administre sous deux formes: en poudre et en comprimés.La poudre peut être administrée par le médecin en insufflation vaginale à l\u2019aide d\u2019un insufflateur plusieurs fois par semaine, tandis que l\u2019on recommande à la malade l\u2019usage des comprimés à la maison.Plus tard, lorsque l\u2019écoulement aura beaucoup diminué, les comprimés seuls seront ordinairement suffisants pour compléter la guérison.Brochure descriptive sur demande.Les comprimés Devegan sont offerts en boîtes D F V F G A N de 25 et de 250.Chaque comprimé contient 0.25 gr.d'acide acétylaminohydroxyphénylar- Marque de commerce enregistrée au Canada sonique.et aux Etats-Unis.La poudre Devegan est présentée en flacons de 1 once et de 8 onces.Ro?WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u201cDominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal.1321 1322 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 PENICILLINE SODIQUE - CONNAUGHT Dien A » {Soom N E PENICIL L 20 *NiCILUR mer se re\u201d La PÉNICILLINE SODIQUE des Laboratoires Connaught, vendue en fioles avec bouchons en caoutchouc et scellées, est une poudre sèche qui demeure stable pendant au moins un an si elle est conservée à une température au-dessous de 10° C.(50° F.).Chaque fiole contient 100,000 Unités Internationales.La SOLUTION SALINE PHYSIOLOGIQUE, stérilisée et privée de pyrogènes, est présentée en fioles de 20 cc.avec bouchons en caoutchouc, permettant de préparer facilement différentes dilutions de pénicilline.Ainsi, en ajoutant 20 cc.de solution saline physiologique à une fiole de pénicilline on obtient une solution à 5,000 unités par cc., ou en ajoutant 2 cc.on aura une solution à 50,000 unités par cc.La Pénicilline Sodique des Laboratoires Connaught est un produit de haute qualité exempt de corps irritants.LABORATOIRES CONNAUGHT Université de Toronto Toronto 5, Canada _n\u2014_\u2014_\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1323 CHIMIOTHÉRAPIE DE LA NEURO-SYPHILIS Le traitement adéquat de la syphilis récente est le meilleur moyen de prévenir la récidive sur le système nerveux (récidive nerveuse).Afin de dépister la neuro-syphilis asymptomatique dès ses débuts, il est bon de faire l'examen du liquide céphalo-rachidien pas plus tard que trois ou quatre mois après le début du traitement.Le Tryparsamide de Merck mérite toute la renommée qu\u2019il s\u2019est acquise, et son emploi s'avère très avantageux chez les malades dont le liquide céphalo-rachidien demeure positif, aussi bien que chez ceux qui présentent des symptômes cliniques de syphilis nerveuse.Le Tryparsamide de Merck est un sel organique d'arsenic pentavalent.Depuis le premier rapport, en 1923, sur son emploi dans le traitement de la paralysie générale, les preuves de son efficacité dans la thérapeutique de la neuro-syphilis se sont constamment accrues.Le Tryparsamide de Merck agit sur le spirochète et possède un grand pouvoir d\u2019imprégnation thérapeutique, surtout quand le système nerveux central est touché.Très souvent le Tryparsamide de Merck est régulièrement associé au traitement par la pyrétothérapie.Son emploi est recommandé dans le traitement de cas choisis de syphilis nerveuse, tels que: la paralysie générale précoce, le tabes dorsalis, la neuro- syphilis méningée et autres formes de syphilis cérébro-spinale.Brochure illustrée sur demande: Chimiothérapie de la neuro-syphilis.Un agent thérapeutique de grande valeur dans _ la syphilis nerveuse MERCK & CO.LIMITED Fetrizant deprodait chimiques MONTRÉAL, P.Q. DES OBSERVATIONS.Rapportées par un médecin de Manchester, révèlent les avantages du traitement par le DIGESTIF-RENNIE dans les TROUBLES GASTRIQUES Le manque d'espace nous oblige à ne mentionner que quatre observations.Il en existe beaucoup d'autres et des i copies en seront adressées aux médecins canadiens qui en feront la demande.Des centaines de médecins en Grande- Eretagne reconnaissent les avantages du Digestif-Rennie.P e .- M.B.\u2014 Célibataire, 47 ans, ménageére.- 24 novembre - - Maigre, anémique.Depuis 4 ans souffre de douleurs gastriques 14 heure après l'absorption d\u2019aliments.Ces douleurs durent une heure environ et sont calmées par un vomissement ou l'émission de gaz.Examen: Abdomen flasque, atonie gastrique.Repas d\u2019épreuve fractionné.Rayons X: hyperchlorhydrie marquée.Aucune lésion, atonie de tout le tube digestif.Essaya des toniques et des poudres pendant 1 an sans résultat.26 novembre - - Rx Digestif-Rennies \u2014 2 après les repas.12 décembre - - Se sent très bien.Pas la moindre indigestion.Soulagement de la constipation.Pas de flatulence ou éructation acide.W.W.Homme, 45 ans, vendeur.7 juillet - - - - Faible et malade.À perdu beaucoup de poids.Depuis 2 ans, douleurs après les repas; douleur agaçante au creux épigastrique, souvent calmée par la prise d'aliments.Examen aux rayons X: ulcère duodénal cratéri- 10 juillet - - - .forme.Hospitalisé et doit garder le lit.Régime: huile d'olive et lait citraté.Congé.Guéri: on le renvoie chez lui pour continuer son régime et le traitement par les poudres.17 octobre - - - Brûlures d\u2019estomac, souffre même après la prise de poudre.Rx Digestif-Rennies.Continue à prendre les Digestif-Rennies \u2014 a obtenu beaucoup de soulagement du premier traitement par ce médicament.12 décembre - - 2e examen aux rayons X: L'\u2019ulcère est presque guéri; pas de déformation du contour du duodénum ou de l\u2019estomac.À pris du poids; se sent beaucoup mieux.e M.R.\u2014Vve, 36 ans.S\u2019occupe de Bien-être Social.3 décembre - - - Inappétence.Sensation de douleur épigastrique après les repas.Histoire de cas: Maigre, pâle, travail sédentaire, longues heures de bureau.Coud durant les soirées; prend soin de sa mère invalide.Repas irréguliers, ne se préoccupe pas de repas convenables, se contente de collations.Diagnostic: atonie gastrique due à une vie sédentaire et au manque d\u2019exercice.Les conseils déjà donnés par le médecin ont été acceptés avec peu d\u2019enthousiasme.= - - - Rx Digestif-Rennies après les repas.= - = - À pris les Digestif-Rennies régulièrement.Meilleure apparence, mange bien, bon appétit.Prend 2 Digestif-Rennies après chaque repas.Aucun symptôme gastrique douloureux.B.B.\u2014 Homme, 42 ans, comptable.12 nov.1937 - - Difficulté de concentration.Perte du sommeil.Depuis 3 à 4 mois éprouve des douleurs gastriques après les repas.Pas de vacances régulières depuis 3 À 4 ans.Travaille chez lui en fin de semaine.Instabilité nerveuse.Trémulations fibrillaires de la langue et des doigts tendus.Tension artérielle systolique, 170 mm.Examen abdominal: négatif; seulement de légers bruits de fluctuation même 2 heures après la prise d'aliments ou de liquide.Céphalées occasionnées par l\u2019atonie et l\u2019hyperacidité gastriques.14 nov.1937 - - Rx Digestif-Rennies, 93 nov.1937 - - Les douleurs gastriques sont presque entièrement disparues \u2014 aînsi que la céphalée.Eprouve une amélioration totale.Continue à prendre les Digestif-Rennies.28 septembre - 21 octobre - - 8 juillet 14 août John A.Huston Co.Limited Concessionnaires exclusifs pour le Canada 36-48, Caledonia Road, TORONTO Echantillon médical sur demande adressée à Toronto A LA SALIVE EST LE SOLVAN'! En fondant dans la bouche les Pastilles Digestif-Rennies pi mettent aux facteurs palliatifs de pénétrer dans l'estom » goutte à goutte, et le fait que la salive agit comme véhicy + est une particularité avantageuse du traitement de certai » troubles digestifs par les Digestif-Rennies.| i Les Pastilles Digestif-Rennies se portent facilement dans poche ou la bourse: elles peuvent se prendre n'importe où} » n'importe quand.Elles ont une saveur agréable, fondé > rapidement dans la bouche sans laisser aucun arrière-g b désagréable.Chaque pastille D-R contient: Mag.Carb.: Bismuth Ox.: Mag.Hydrox.: Mag.Ox.: Kaolin Colloidal : Pepsine: Pancréatine : Calc.Phosph.: Calc.Carb.: Sod.Bicarb.: Mag.Silic.Hyd.: Ol.Menth.Pip.: Acacia: Sucrose.POSOLOGIE: Une ou deux pastilles apres les repas .ou bien prendre a volonté lorsque le besoin s'en fait sentir jusqu'à soulagement.re E.GRIFFITHS HUGHES LTD.Fabricants de produits pharmaceutiques ; depuis 1756 i \\ MANCHESTER, ANGLETERRE mine is sense > pe Co DEL de 0.05 mg.et de 0.{|/ I qui préférent prescrire 0, cotati par Voie buccale) provement fn { EH OTR EET _peu cofiteux.les, et qui recherchent un pus sous forme e comprimés JR ou ih SERS Fl LHS niet ptet de ) MCE LS \u2018offre ES avantages p 7 Ji Ty naturelle, a LL prix comparable i celui des œstrogènes Ely 4m IF EL TET un comprimé, CA A ig mg.par jour, pris au coucher, suffit pour CSV les symptomeg LN la RU des malades.c.un plus ZL RT dec comprimés sont nécessaires; on peut les IE pau ; Ly aprè I= Lu 2% aie LEI 1326 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.ML.F.AN.\u2014 Montréal, septembre 1945 | SANATORIUM de BLOIS 49e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence { AFFECTIONS NERVEUSES [ MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS Î \u201d \u201d | EN GENERAL \u201c DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles J .J Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières: Dr J.-C.GELINAS, Trois-R.rhumatisme artério-sclérose in- viéres: Dr Benoit JACOB, Trois-Rivières: Dr Rob.VEi ' Ç ! LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières [ toxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothé- | rapie, électrothérapie, rayons { ultra-violets, etc, etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis.MÉDECINS CONSULTANTS: PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019a- ! dresser par lettre.télégramme ou téléphone au Directeur: Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRE SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 2925 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.SES aramOR pe ARC IRR nS Ln amen se < EN ots Acura PO [= \\4 \\35 sa ve ca v Nae ; eet Yon oN \u201c as TST Ca Rane wg Rep et CO) i N.\u201ca00 = ven Nand EACH PEN a odio = 1409 nie! ono ot .arm, eee} AS = pe worn By pono\u201d wonewed A M SRE CONS av ee iawn $2 winerdls and Wao a Rca Toi en?o\\ : a a clanahi - A Le régime alimentaire déséquilibré \u2014 cause première de la carence vitaminique \u2014 se trouve d'ordinaire associé à une carence de sels minéraux.VITACAPS-M à base de vitamines et de sels minéraux dans une formule bien balancée, corrigera tout régime défectueux.Chaque capsule gélatinée soluble contient: Vitamine \u2018\u2018A'\u2019\u2019 .++++++-0000.18,800 unités Vitamine \u201cD\u2019* .c.cc000eee.1,850 unités Vitamine \u201cE\u2019\u2019 représentant 214 onces de blé entier.Chaque perle contient: Vitamine B, (Hydrochlorure de Thiamine) .400 unités Vitamine B, (Riboflavine) .1 mg.(400 unités) Vitamine B, (Pyridoxine) .100 Gammas Niacine .ciiiiiiiineienn.10 MES Pantothénate de Calcium .200 Gammas Vitamine C .25 mgs (500 unités) Sulfate de Fer desséché .c.1% gr.Phosphate Acide de Calcium .11, gr.Traces de Manganèse, Iode et Cuivre. 1328 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 \u201cBAPTISTE revient à La vie civile Et que son état nécessite l'hospitalisation ou non, il aura probablement a traverser une période de réadaptation à la vie normale.Pour plusieurs, l'héritage que leur laisseront les rigueurs de la guerre sera un dérangement du système digestif \u2014 un \u2018estomac délicat\u201d qui, pour un certain temps, peut entraver les habitudes alimentaires normales et la nutrition.Surtout pendant cette période de | transition, permettez-nous d'attirer votre attention sur les propriétés distinctives de l'aliment-liquide HORLICK'S Riche et renfermant les éléments nutritifs essentiels, Horlick's est en | outre extraordinairement facile à digérer et ne dérange aucunement les repas réguliers.Horlick's possède la saveur délicieuse, naturelle, du malt et offre un attrait particulier au palais.Recommandez \u2014 HORLICK'S EN POUDRE OU EN COMPRIMÉS Le lait malté ENTIER \u2014 Non pas seulement un aromate pour le lait.SE VEND DANS TOUTES LES PHARMACIES \u2014 EN POUDRE OU EN COMPRIMÉS Horlick's Malted Milk Corporation of Canada, Ltd.64 est, rue Gerrard Toronto, Ontario efficace.agréable.Didi Aspergum Après : dans le soulagement oo - deladouleur \u2014 - l'amygdalectomie e Il est rare que l\u2019on rencontre un médicament qui soit efficace et agréable .en même temps pour le malade.Cependant, l\u2019Aspergum réunit ces avantages .lorsqu\u2019on l\u2019emploie pour soulager la gorge irritée et douloureuse \u2014 après Famygdalectomie.eo En mastiquant l\u2019Aspergum le malade provoque une sécrétion salivaire adoucissante, chargée d\u2019acide acétylsalicylique \u2014 mettant l\u2019analgésique en contact prolongé avec les régions pharyngiennes qui souvent ne sont pas atteintes, même momentanément, par les gargarismes ou les irrigations.La légère stimulation musculaire qui en résulte contribue au soulagement de la spasmodicité et de la rigidité locales.eo Le soulagement de la douleur et de l\u2019irritation de la gorge rend le malade plus à l\u2019aise; il accepte volontiers plus tôt une alimentation suffisante et il bénéficie d\u2019une convalescence plus rapide.Dillard\u2019s Aspergum est offert en boîtes de 16 comprimés; et en flacons de 250 comprimés à l\u2019épreuve de humidité.e Présenté à la profession médicale exclusivement.White Laboratories of Canada Ltd., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. 1330 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 Les Accords PÉTAIN-CHURCHILL existent-ils ?Vous en jugerez par l\u2019ouvrage LES ACCORDS Pétain Churchill Histoire d'une mission secrète par LOUIS ROUGIER professeur à la Faculté de Besançon.Un fort volume de 420 pages de texte et de nombreux documents.La question de savoir s'il y a eu ou non, en octobre-novembre 1940, des négociations secrètes entre le Maréchal Pétain et Monsieur Winston Churchill n'est pas à l'échelle d'un procès politique, ni même d'un gouvernement particulier; elle est à l'échelle de la France, car il y va de son honneur.Les révélations contenues dans ce livre n'ont pas pour but d'innocenter un homme, de justifier un régime, de fortifier un parti, mais de réconcilier les Français avec eux-mêmes, en leur montrant que la résistance fut partout.PRIX: $2.00 \u2014 plus $0.15 par exemplaire pour recevoir par poste.ÉDITIONS BEAUCHEMIN MONTRÉAL (CANADA) j § S TISEPSIE TUCALE-PLUS-EEEICACE AVEC White's SULFATHIAZOLE GUM - pharyngien hes.ns bucco dans Une dragée de White's Sulfathiazole Gum mastiquée durant une demi-heure à une heure 1.provoque rapidement une forte concentration salivaire de sulfathiazole (dissous) à action locale efficace, 2.\u2018qui est gardée en contact immédiat avec la muqueuse bucco-pharyngienne pendant toute la durée de la mastication, = - \u2014-\u2014 3.néanmoins, même à doses massives, la quantité de sulfathiazole qui pénètre dans le sang est plutôt négligeable.INDICATIONS: Dans le traitement local des une demi-heure à une heure à intervalles infections bucco-pharyngiennes causées par de une à quatre heures, selon la gravité des micro-organismes susceptibles aux sul- du cas.Si on le préfère, plusieurs dragées famidés: amygdalite aiguë et pharyngite; \u2014 plutôt qu\u2019une seule \u2014 peuvent être mal de gorge septique; gingivite infectieuse mastiquées successivement durant chaque et stomatite; angine de Vincent aiguë.période prescrite sans augmentation appréciable de l\u2019absorption de Sulfathiazole par POSOLOGIE: Une dragée mastiquée pendant l\u2019organisme.Présentation : en boîtes à coulisse pour ordonnance, de 24 dragées scellées individuellement dans un ruban transparent.IMPORTANT: Veuillez noter que votre malade ne peut pas obtenir ce produit du pharmacien sans votre ordonnance.\u201cUn produit de WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., Toronto, Canada: \u201cyy x\u2019 Vo \u201ca TY \\ 1332 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.ML.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 Maintenant, di j'étais médecin .Je n'aurais aucune hésitation dans le choix du lait évaporé à spécifier pour la formule alimentaire des bébés.Ce serait le Lait Evaporé Nestlé\u2019s parce que, étant moi-même un bébé Nestlé\u2019s, je sais parfaitement quel rôle bienfaisant ce lait a joué dans la santé robuste que je possède depuis le début de mon existence.On me dit.naturellement, vous savez, que le Lait Evaporé Nestlé\u2019s contient une teneur accrue en vitamine D.qu\u2019il est homogénéisé .et ensuite stérilisé dans des boîtes scellées.Ce sont de grands mots, mais je sais que les médecins comprennent ce qu\u2019ils signifient puisqu'ils recommandent le Lait Nestlé\u2019s.NESTLE\u2019'S MILK PRODUCTS « Les meilleurs au monde pour les bébés » - CED MILK PRODUCTS (CANADA), LIMITED Metropolitan Building, Toronto Ces trois éléments qui n'avaient jamais pu être associés en solution stable font de l'Argédrine (procédé spécial) un traitement très actif de la rhinite aiguë et de ses conséquences.FORMULE Nucléinate d'argent .1 Ephédrine chlorhydrate 1 Sérum physiologique .100 Rhumes de cerveau \u2014 Rhinites chroniques \u2014 Asthme Rhumes des foins \u2014 Sinusites \u2014 Otites \u2014 Pharyngites chroniques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1333 == © ad empoulesperjour TOXIQUE INDOLORE 1 | | adopté par GRIPPES INFECTIEUSES les hôpitaux BRONCHO-PNEUMONIES de Paris ÉRYSIPÈLES | So THYPHOIDES Laboratoires COUTURIEUX 18 Avenue Hoche ; PARIS SEPTICEMIES PUERPERALES TOUTES HYPERTHERMIES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.Dans les affections du nez et leurs complications \u201d ARGENT NUCLÉINATE Désinfectant puissant des muqueuses nasales et rhinopharyngées.ÉPHÉDRINE Décongestionnant, vaso-constricteur d'action durable sans vaso-dilatation secondaire.SERUM PHYSIO.Excipient isotonique spécial non irritant pour les muqueuses Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL, si les patients ont besoin d\u2019un analgésique \u2026 Et si vous voulez qu\u2019ils obtiennent les avantages thérapeutiques supplémentaires de cette formule composée, recommandez-leur l\u2019ANACIN.PURETÉ CONTRÔLÉE La pureté des ingrédients et la précision de la posologie sont assurées par le système de contrôle scientifique auquel l\u2019Anacin est soumis pendant sa fabrication.COMMODE L\u2019Anacin se trouve dans la pharmacie de votre hôpital ou chez le pharmacien du quartier.Cela permet aux patients de suivre promptement vos recommandations.ECHANTILLONS PROFESSIONNELS SUR DEMANDE I ANACIN ste + © SE pan «5.ah» ve 9¢ p 9° ov nev a gor Va ov ge ° we ce pet ene\u2019 ne ot In WHITEHALL PHARMACAL (CANADA) LIMITED WALKERVILLE, ONTARIO WHITEHALE pui 1336 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 LA VIE AVEC \u201c\u201cFISTON\u2018/ por Stace, la Vache Borden ET CRÉMEUX !\u201d \u201cPOUR UNE FORMULE DÉLICIEUSE, 'CILE .DIS A TA MERE D'EMPLOYER DU LAIT EVAPORE BORDEN\u2019S !\u2018\u2019 RICHE Vous pouvez toujours étre str de la fraîcheur et de la qualité du Lait Evaporé Borden\u2019s.A la maison Borden, rien n\u2019est fait au hasard.La qualité est protégée depuis la ferme jusqu\u2019au produit fini.Chaque boite a été soumise aux vérifications les plus rigoureuses quant a la qualité, avant que l\u2019étiquette Borden\u2019s y soit Il est irradié de vitamine D © The Borden Co.Ltd.posée.Et le Lait Evaporé Borden\u2019s est stérilisé et irradié de vitamine D\u2014 la vitamine solaire.Rien d\u2019étonnant que tant de médecins recommandent le Borden\u2019s.Rien d\u2019étonnant, non plus, qu\u2019il soit si renommé et que l\u2019on dise \u2018\u2018Si c\u2019est du Borden\u2019s, il faut que ce soit bon!\u201d Nous nous enverrons, sur demande, des suggestions pour formules\u2014ainsi que des blocs-notes pour ordonnances.THE BORDEN COMPANY LIMITED Spadina Crescent, Toronto 4 ARTERE CROSSE DE L'AORTE // PULMONAIRE / = VEINE CAVE SUPERIEURE* @ VEINES PULMONAIRES VEINES 7 : PULMONAIRES VA fi OREILLETTE GAUCHE 6 \u2019 OREILLETTE nd VALVULE DROITE -\\._______, MITRALE (Bicuspide) \u201c Lo VALVULE | 77 AORTIQUE VALVULE N TRICUSPIDE ~~~ VALVULE _jf.- PULMONAIRE (Semilunaire) VEINE CAVE ___-\" VENTRICULE INFERIEURE GAUCHE VENTRICULE 7 DROIT CORT Une Hormone Cardiaque m=- .> a LAIT ÉCRÉMÉ CMP EN POUDRE; / [ > DRYCO; KLIM; MULL-SOY; LAIT EN 677 XE a= N ue ment POUDRE CMP A L\u2019ACIDE LACTIQUE; # T dents Conny.té LAIT PROTÉINÉ CMP EN POUDRE.Canpany- == SERVICE DES PRODUITS BORDEN'S POUR ORDONNANCES ?SPADINA CRESCENT, TORONTO 4, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 > * bis-gamma- phénylpropyléthylamine Ci Agents exclusifs \u2014 GRAVET LTEE 1410 rue Wolfe \u2014 Montréal ICDC DOC OCD OCC oC: Songey à la GENT ECOLIERE.Réduisez les absences et jugulez PAMYGDALITE en prescrivant les DOCCODDOCCOD oT od/ | \u2026 4 So0CI0H30H oO DO OS 0\u20ac) (POD DOC DOC OOOO Do y OCD OC DOC DOC DOC DODD oC EÉso>o>o>o\u2014>o\u20140\u20140 &É\u2014>o\u2014>o\u2014>o\u2014>o>e\u2014>o\u2014>e SUPPOSITOIRES LARYNGOBIS.Jutre leurs avantages intrinsèques, ils possèdent celui, très appréciable chez l\u2019enfant, d'être facilement acceptés Deux dosages différents: Adultes et Fnfants.POUR OBTENIR DES EXTRAITS DE PUBLICATIONS MÉDICALES, ÉCRIVEZ À a tj © Agents exclusifs: CRAVET Ltée, 1410.Woalfe, Montréal.1339 LES ALIMENTS //0/0KENEISES\" LIBBY POUR BÉBÉ SONT PLUS FACILES À DIGÉRER L\u2019Homogénéisation des aliments pour Bébés est un procédé breveté de Libby OMOGENIZED | TRACE LLULAR) La question de donner aux jeunes enfants des aliments solides et parfaitement digestibles était admise par les pédiatres quelques années avant que le problème fût résolu par le procédé d\u2019homogénéisation Libby.LES ALIMENTS LIBBY SNWE LES SEULS ALIMENTS RU > \u2014 BÉBÉS QUI SOIENT HO GÉNÉISÉS Le procédé d\u2019homogénéisation breveté de Libby offre les avantages suivants: (a) Il brise les parois cellulaires et pulvérise les fibres grossières.; 7 MELANGES D'AL ¢ MENTS EQUILIBRS) POUR BEBES F (b) Il transforme les substances nutritives en fines particules réparties dans la masse entière de l\u2019aliment sous forme d\u2019émulsion.(c) Il agrandit la zone de surface des substances nutritives pour l\u2019amener en contact avec les enzymes digestifs.Ces mélanges de légume céréales, de soupe et fruit mogénéisés permettent au: (d) T1 transforme la substance fibreuse en une masse lisse unifor- decin de prescrire une vi \u2018d\u2019aliments solides pour les mément répartie.1.Pois, betteraves, aspe 2, Citrouilles, tomates, Des rapports de laboratoire et des essais cliniques dé- cots verts.montrant que les aliments homogénéisés Libby pour 3.Pois, carottes, épinard bébés sont plus faciles à digérer que les aliments tamisés, 6.Soupe \u2014 carottes, mais non homogénéisés, sont à la disposition des pédiatres orge ote foies de p , .- .< ., oignons, et des médecins.Ecrivez a: Libby, McNeill & Libby of ; Lo.7.Une soupe maigre ¢ Canada, Limited, Chatham, Ont.sée de céleri, pommi & terre, pois, carottes mates, farine de so orge.On peut la dons de très jeunes enfant 9.Un mélange de légne verts \u2014 beaucoup ie Diagramme indiquant la structure de la cellule nutritive ordinaire et sa dispersion uniforme lorsqu\u2019elle est soumise au procédé d'homogénéisation breveté Libby.decins l\u2019ont demandé.oitrs épinards et haricots pt sont mélangés de fan donner un excellent p! légumes.10.Tomates, carottes et p* = (A) Cellule nutritive avant ho- § mogénéisation.(B) Cellule nutritive après ho- une nouvelle combir mogénéisation.de légumes douée dul veur et de propriétés été tiques exceptionnelles *Les aliments Libby pour Bébés sont Et, en outre, trois légume \u201d pe » spécialement homogénéisés les seuls homogénétsés.POIS.ÉPINARDS, CARO\u201d ET LAIT EVAPORE HON Libby, McNeill & Libby of Canada, Limited GENEISE DE LIBBY @ MN.Chatham e Ontario Présentation Moderne de LINITEST POUR L\u2019ANALYSE QUALITATIVE DU SUCRE DANS L'URINE NÉCESSAIRE EN PLASTIQUE: Tout ce qu'il faut pour faire l'analyse se trouve emballé d\u2019une façon compacte dans un bel étui durable en Plastique Tenite.L\u2019étui contient un flacon de 36 comprimés, une éprouvette, un compte-gouttes, une échelle des couleurs et une feuille d\u2019instructions avec espace en blanc pour l'inscription des analyses.Prix de détail: .52.25 chacun.COMPRIMES DE RECHANGE: Flacons de 36 comprimés avec couvercle vissé, et feuille d'instructions avec espace en blanc pour I'inscription des analyses.Prix de détail: .75 chacun.NECESSAIRE DE LABORATOIRE: Pour usage dans le laboratoire ou le bureau du médecin.Contient suffisamment de comprimés pour 180 analyses, six tubes ou éprouvettes, trois compte-gouttes, un porte-tubes et une échelle des couleurs avec instructions détaillées.Prix de détail: .5.00 chacun.Commandez CLINITEST, dans ces NOUVEAUX emballages, chez votre fournisseur de produits pharmaceutiques ou d\u2019accessoires chirurgicaux.La sûreté de la méthode CLINITEST a été établie par des données expérimentales et par son emploi extensif dans les laboratoires médicaux et de cliniques.Pour recevoir le livret intitulé: \u201cMéthode Clinitest employant des Comprimés pour I'Analyse Qualitative du Sucre dans I'Urine\u201d, des renseignements sur CLINITEST et sur sa composition chimique, adrez- £ez-vous aux Concessionnaires exclusifs pour le Canada: FRED.J.WHITLOW & CO.LTD.165 DUFFERIN STREET, TORONTO UN PRODUIT DE AMES COMPANY, INC.- ELKHART, INDIANA - U.S.A.® drachme liquide Ky .3 Uluminm | 495 bal (base) .or.1, \u201c Ballodons | TORONTO Erreurs disparues et autres qui survivent mn [PS NSSS UNE ORDONNANCE DU 17ème SIECLE pour calmer les douleurs de l\u2019accouchement: une boucle de cheveux de vierge ayant été coupés en une poudre fine et mélangés avec 12 oeufs de fourmis desséchés au four et pulvérisés.A donner avec un quart de chopine de lait provenant d\u2019une vache rousse.UNE ERREUR DU 20ème SIECLE courante parmi® ménagères: les aliments qui sont dans des bo» rouillées, maculées ou bosselées sont gités et, ® conséquent, dangereux a manger.Vous avez > bablement entendu dire cela par quelques-unesie vos patientes.conserve n\u2019en affecte aucunement le contenu.Tant qu\u2019une boîte est étanche à L\u2019on sait, de science certaine, que l'aspect extérieur d\u2019une boîte de { l\u2019air, les aliments qu\u2019elle contient ne s\u2019abîment pas et continuent de se garder.CANCO _\u2014_ Ne AMERICAN CAN COMPANY, HAMILTON, ONTARIO; AMERICAN CAN COMPANY LTD., VANCOUVER, C.-B. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1343 COMPRIMÉS LEVO-STANNOL VITAMINÉS Médication mixte employée avec succès dans le traitement de dermatoses diverses d\u2019origine staphylococcique: acné, anthrax, furoncles, etc.CONTIENNENT: Levure de bière .cee 214 grs Etain colloidal .to.414 grs Oxyde d\u2019étain .14 gr.Vitamine «B;» .20 U.I.Vitamine « B,» .25 gammas MopE D\u2019EMPLOI: Adultes: .Enfants: 4 à 8 par jour, suivant l'avis du 2 à 4 par jour, suivant l'avis du médecin.médecin.Circulaires et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS, Limitée, 1180, rue Benoît, Montréal.ACHETEZ DES « CERTIFICATS D\u2019ÉPARGNE DE GUERRE » Une thérapeutique efficace pour.l'Otite Moyenne DOIT ÊTRE ANALGÉSIQUE - BACTÉRICIDE et PRODUIRE la DÉSHYDRATATION des TISSUS THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.: Montréal \u2014 New-York \u2014 Londeca reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance, ni complication.Littérature sur demande.= 1344 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1915 LE CAS DE L\u2019EPINARD DENIGRE .En dépit de la polémique scientifique sur la question de savoir si I\u2019épinard contient autant de fer que le prétend la réclame comique de Popeye \u2014 l\u2019épinard offre une source avantageuse de sels minéraux et de vitamines, The Nutritional Yardstick donne l'analyse suivante de l\u2019épinard (frais, par 100 gm.): Calcium .08 gm, Vitamine B; .09 mg.Vitamine A 15,800 U.I.Vitamine C 35.5 mg.Niacine 72 mg.Fer 3.4 me.Phosphore .05 gm.Vitamine B: 1.6 mg.Et l\u2019épinard tamisé d\u2019Aylmer a la priorité en valeurs nutritives \u2014 en raison de la surveillance exercée sur sa croissance et des méthodes modernes de sa mise en conserve qui contribuent à garder toue la valeur des sels minéraux et des b- vitamines.Vous comprendrez ce que nous voulons dire par & les clichés ci-dessous \u2014 CROISSANCE SCIENTIFIQUE.Aylmer cultive les graines et s\u2019assure qu\u2019elles sont semées dans une riche terre noire.Les plants poussent forts et sains avec beaucoup de feuilles bien charnues.- 3 I Ii \\ RAPIDITE DANS LA MISE EN BOITE.Des camions spéciaux font en vitesse les livraisons du champ 3 la conserverie, Le contrôle de l\u2019organisation signifie que l\u2019épinard Aylmer est déjà en boîtes quelques heures seulement après la récolte.LAVAGE PARFAIT.L\u2019épinard Aylmer est lavé dans une véritable \u2018chute Niagara\u201d.En une seule journée, plus \u2019, de 700,000 gallons d\u2019eau sont em- | - 4 Hy _ A0 AUCUNE MANIPULATION.L\u2019épinard circule dans quatre longs réservoirs d\u2019eau pure et fraîche constamment renouvelée .l\u2019épinard est arrosé et remué jusqu\u2019à ce que chaque feuille sait nette! 5 a JA Al CUISSON SOUS PRESSION A LA VAPEUR pendant une période scientifi- wuement déterminée .dans des contenants stérilisés et hermétiquement fermés .ce qui signifie une meilleure conservation des minéraux et des vitamines.ployés pour nettoyer l\u2019épinard.3 | 4 TAMISAGE RAFFINE.Comme tous les aliments Aylmer pour bébés, l\u2019épinard est passé dans un tamis de 27/1000èmes de pouce .afin de | rendre sa digestion et son assimila- | tion plus faciles.Idéal pour les ré- | gimes d\u2019enfants et de convalescents.- Soupe aux légumes Soupe aux légumes, foie 20 SORTES D\u2019ALIMENTS AYLMER POUR BEBES Pois et carottes et bœuf Epinards Asperges.Haricots jaunes Betteraves Jus de tomates.Carottes Jus de légumes Haricots verts Pois Abricots \u2018 Citrouille et carottes Compote de pommes Pêches Poires Pruneaux Dessert à la cossetarde de pruneaux Dessert à la cossetarde d\u2019abricots ALIMENTS TAMISES POUR BEBES AYLMER Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer =\" STRAINED ==\" VEGETABLE SOUP \u2018OR msants FOR INVALIDS FOR SPECIAL OIETS PACKED IN CANADA $ LE A oO © \u201d A CPAS VUE Ris TS 7) ÉCHANTILLON GRATUIT de soupe aux légumes tamisés Aylmer sur demande 3 Canadian Canners Limited Hamilton, Ont.UN \u2014= L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1345 HAG Ceffameux savon .a été le choix des médecins et des gardes-malades depuis plus de 75 ans pour le soin des bébés parce qu'il est pur, doux et rafraîchissant, et qu'il ment pour convenir à l'épiderme délicat des bébés.est fait spéciale- Un service de laboratoire rapide et sûr pour les analyses parfaites du sang et des urines.Des tubes ASCHIEM-ZONDEK et pour le sang sont fournis gratuitement sur demande.SERVICE HEURES DE.48 POUR LE DIAGNOSTIC DE LA GROSSESSE, Toronto 4 Dept.19 est fabriqué .ce savon hygiénique contient les ingrédients les plus purs et les meilleurs.pour la peau douce des bébés .Vous pouvez recommander ce savon qualifié.L'excellence et la pureté de Baby's Own confirment sa haute réputation.The J.B.WILLIAMS CO.(CANADA) Limited 1346 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 UBT IEEE EOE EBL TE LEON LER DERN UAS OREO NT RAT RRR E RE itd dann AREOLA EEAREEERCRA NCEE LOKI NO REI EL LL BON MLSE LAR IRULASRNLS ENNIS NR NAO L\u2019ULCERE PEPTIQUE dans Armée « Le Capitaine Alexander Rush, du Corps Médical de l'Armée, déclare que parmi les troupes dans le Pacifique, des malades soupçonnés atteints d'ulcère peptique furent traités selon la méthode du Dr Winkenstein, par l'ingestion, toutes les heures et pendant 48 heures, d'égales quantités de lait évaporé et d'eau, auxquelles on avait ajouté du bicarbonate de soude, goutte à goutte.Il s'ensuivit des résultats rapides et bienfaisants.» \u2014 N.Y.Journal American, 21 octobre 1943; Report on Graduate Fortnight Session, New York Academy of Medicine, octobre 1943.Selon l'auteur d'un article publié dans l' « American Journal of Digestive Diseases », l'ulcére peptique «joue le principal réle dans les troubles digestifs chez les militaires.Il est au premier rang parmi toutes les autres affections gastro-intestinales qui occasionnent le licenciement de l'Armée ».La valeur reconnue du lait évaporé dans le traitement de l'ulcère peptique ajoute de l'importance au fait que le lait Carnation, lait évaporé uniforme de haute qualité indiscutable, est partout disponible pour les médecins et leurs malades.CARNATION CO.LIMITED, TORONTO, ONTARIO ry Lait 2 Produit , 0 HOMOGE \u2018 pe, dans le Québec _ ito SEM OLE EET ERE LA LE TEE EET ETE Carnation \u201cprovenant de vaches bien nourries\u201d a Di USE rial PY SNEIINEEIBN IHL niin L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1347 Pourquoi ne;pas essayer de donner à cette patiente nerveuse une attitude assurée et droite ?Ce \u2018UN SUPPORT SPENCER pourrait améliorer son attitude mentale! Un doux support du bas abdomen, coordonné à un reposant \u2018support du dos, provoque souvent des réactions favorables au point de vue mental aussi bien que physique.Un tel support guide facilement le corps vers une attitude droite et salutaire.Il permet meilleure circulation par tout l'abdomen, aidant ainsi la digestion et l'élimination.L\u2019amélioration de l\u2019attitude seconde le traitement de\u2026 Viscéroptose, néphroptose, et leurs symptômes\u2014 douleur au bas dos \u2014 hernie inopérable \u2014 troubles respiratoires.On dessine aussi les Spencers pour porter pendant la grossesse, après les couches ou une opération \u2014 ainsi que pour affections du sein.Voici pourquoi les Spencers sont si efficaces: Tout Spencer est dessiné individuellement, taillé et fait individuellement pour chaque patiente.En d\u2019autres termes, nous créons un support spécial incorporant les exigences du médecin et répondant aux besoins particuliers à la patiente.Ainsi, le médecin obtient les avantages salutaires qu'il désire, puis la patiente a un bon ajustement et du confort.Comme il n\u2019y a pas deux corps humains qui soient identiques, il n\u2019y a pas deux supports Spencer qui soient semblables.C\u2019est le dessin individuel des Spencers qui les rend plus efficaces que les supports ordinaires, Si vous voulez atteindre une spécialiste Spencer, consultez le bottin du téléphone, sous \u2018\u2018Corsetières Spencer\u2019\u2019, ou écrivez-nous directement.\u2018Supports pour l\u2019abdomen, le dos et les seins inoividueL SPENCER \u2014\u2014 e\u2014 \u2014 ES VE ES (Sr SES EE EE POSE SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.Nous permettrez- Aux Etats-Unis: Spencer Inc., 137A, avenue Derby, vous de vous New Haven, Connecticut.adresser une En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, brochure?Banbury, Oxon.Veuillez m'adresser une brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u2019.TTR TT Pst 8st 8 ss tes ss eat sss seat ees nse esterase ee A \u2014 en mm am mam emp * Ne voulant pas révéler, méme a un médecin, la présence d\u2019une affection rectale quelconque \u2014 et redoutant trop souvent une intervention chirurgicale \u2014 ceux qui souffrent d\u2019hémorroïdes souffrent souvent en silence.Quand l'intervention chirurgicale n\u2019est pas nécessaire, l\u2019Anusol offre un traitement thérapeutique sûr, sensé et efficace.ANUSOL SUPPOSITOIRES HÉMORROÏDAUX L\u2019Anusol soulage la douleur et le malaise et, en amollissant le contenu du rectum dont il lubrifie le passage, il facilite l\u2019évacuation alvine qui se fait sans douleur.Les Suppositoires Anusol diminuent la congestion, contrôlent l\u2019hémorragie, calment et protègent les tissus traumatisés, encouragent la cicatrisation.Leur action est raisonnablement efficace.Le Cachet d'Excellence | WiLiam R.Warner a RICCI RT NG ST.W.; TORONTO Rk alk PIAS jee 1348 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LITER | A messieurs les médecins : LA PHARMACIE D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR pan la préparation 40 ANNÉES ts N'EM- D'EXPÉRIENCE QUE COMME PHAR- LES PRODUITS de vod ordonnances MACIE PRO.CHIMIQUES FESSIONNELLE.SUPÉRIEURS.\\AAAAAAAAAL VVVVVVVVYY R Angle SAINT-DENIS et DE MONTIGNY \u2014 Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, septembre 1945 1349 Ce TT A D re et : à Parce qu\u2019il.8 1 \u201c \" W Détruit PROMPTEMENT Poux, Larves et Lentes| ele V Une application suffit habituellement! y its | Ç \u2018 W Est inodore et non collant! 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.25 Denver Chemical Manufacturing Company.The (Ge- latest) \u2014 (Réactif à l'acétone) .22 Denver Chemical Manufacturing Company (Antiphio gistine) .13 Dohow Chemical Company Lid, (Auralgen) .- 1343 Eddé, J.Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Hemostyl du Dr Rous- (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Ino- tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 1320 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.lère page de la couverture Frosst, Charles E.& Co.17-18-19-20 Giroux, J.-O.(Opticien) .- 1350 Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .1307 Herdt & Charton (Osmopak) - .1311 Herdt & Charton (Biocalcium) .- 1315 Hoffmann-La Roche Limitée (Vi- Rochettes) .1319 Horlick's Malted Milk Corporation of Camada, Ltd.(Horlick's) .1328 Horner, Frank w.Ld.(La lumière invisible) .28 Huston Co.Ltd.John A.(Digestif-Rennie) .1324 Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Produits biologiques) - .+.1318 J.J.Joubert Limitée (Produits) .1348 Kellogg Company of Canada, Lid.(All- Bran) .1350 Laboratoires Connaught (Pénicilline sodique Con- naught) .1322 Laboratoires Desbargers Bamol (Heparos) \u2014 (Amino- tone) .4e page de la couverture Laboratoires Désautels (Levo-Stannol) .1343 Laboratoires Lalayette Profénil) \u2014 Suppositoires La- ryngpbis) .1339 Laboratoires Jean Olive (Lantol) \u2014 | (Argédrine) .1333 Laboratoire Marois (Vomicide) \u2014 (Lacto-Bics) .1337 Laboratoires Poulenc Fréres (Dycholium) .2e page couv.Laurentian Agencies, Req'd.(Ertron) .14-15 Lederle Laboratories Inc.(Koch redécouvre la tuberculine) .11 2e Pages Libby, McNeill and Libby of Canada, Ltd.(Les aliments homogénéisés Libby pour bébés) - .1340 Librairie Beauchemin Ltée .Cee - 1330 Mead Johnson & Co.of Canada Ltd.(Dextri-Maltose) .21 Merck & Co.Ltd.(Tryparsamide Merck) - .1323 Merck & Co., Lid (Pyridium) .5 Merck & Co., Ltd.(Cuprex) .- 1349 Millet, Roux & Cie Ltée (Sedantyl) - .9 Monty, Gagnon et Monty .1349 Mowatt & Moore Ltd.(Vitacaps-M.) - .- 1327 Murine Co.(Utilisée dans les installations industrielles) 4 Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited (Lait évaporé Nestlé's) .1332 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour, La .1348 Reed & Carnrick : (Cancda) Ltd.(Médicaments injectables) 33 Reckitt & Coleman (Canada) Lud.(Antisepsie) .13812 Rougier Freres (Lyxanthine Astier) .3 Rougier Frères (Eupnogène) .- .1299 Sanatorium de Blois (49e année d'existerice) .1326 Schering Corporation Limited (Estinyl) - .1325 Sharp & Dohme (Canada) Ltd.('Delvinal\u2019) 3e page de la couverture Shuttleworth Chemical Co., Lid.The E.B.(Theobarb E.B.S.) .1305 Smith & Nephew Ld.(Elastoplast)) .31 Société d\u2019expansion pharmaceutique (Separsyl) .1313 Squibb, E.R.& Sons of Canada, Ltd.(Tocopherex) \u2014 (Viophate-D) 7 Spencer Supports (Canada) Lid.Supports Spencer) .1347 Starkman Chemists (Alubarb) - .1341 Starkman Chemists (Laboratoire de service) .- 1345 Stearns & Company of Canada Ltd.Frederick (Fergon) 23 Usines Chimiques du Canada Inc.(Calcival) - .1352 Upjohn (Unicap) - .36 Victor X-Ray Corporation of Canada Lid.a clef du succès du Service I.& R.P.) - .1310 Vinant Limitée (Bissirine Lafa) .+ +.1316 Vinant Limitée (Pipérazine Midy) \u2014 (Thiodérazine Mi- dy) \u2014 (Thiodacaine Midy) \u2014 (Rhinamide) .30 Vinant Limitée (Liqueur Laville) \u2014 (Gélogastrine) .32 Warner, Wm.R., Ltd.(Peres de la médecine cana- denne) .- .1303 Warner, Wm.R., Lid.(Anusol) .1347 White Laboratories of Canada Ltd.(White s Sulfathia- zole Gum) .1331 White Laboratories of Canada Lid.(Dillard's s Asperqum) 1329 Whitlow & Co.Ltd.Fred.J.(Clinitest) .1341 Williams Co.(Canada) Lid.The J.B.(Savon Baby's Own) .1345 Winthrop Chemical Company, Inc.Pontocaine Hydro chloride) .24 Winthrop Chemical Company.Inc.Devegan) .1321 Whitehall Pharmacal (Canada) Ltd.(Anacin) .1334-1335 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Vitules) .34.35 Wyeth & Bro., (Canada) Lid.John Roomagma pour la diarrhée) .1345 Wyeth & Bro.(Canada Lud, john Wyancids Pour hémorroides) .1349 Wyeth & Bro., (Canada) Lud, \u2018John (Purodigin) - 27 1352 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal, septembre 1945 Lo 2 2 Es i ALC! CALE Ri $ = 5 2 HE fa s le tiss i ra achit que, berculeu fub + et par vo niramus ou intra ne 1 gm e éalcium NDARDISEES SOLUTIONS STA AISONNABLE Se PRIX R worm Pe YA hi # \u2018 \" Fi L SINES CHIMIQUES_DU CANADA, INC.& 2 MONTREAL\u2019 Un sédatif doux et un hypnotique relativement dépourvu d\u2019effets secondaires désagréables, tels que l\u2019agitation ou les reliquats.Dans tous les cas où l\u2019emploi d\u2019un sédatif est nécessaire.Prescrivez-le à la prochaine occasion; vous serez surpris de sa période préliminaire plutôt brève et de la durée modérée de son action.Accepté par le Conseil.Présenté en capsules de Y gr, 1% gr.et 3 gr.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 5, Ontario. 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