L'union médicale du Canada, 1 novembre 1945, Novembre
[" Tome 74 \u2014 Numéro 11 x LE -\u2014 Bulletin de l'Hssociation des (IDédecins de Langue jfrançaise de l\u2019Hlmérique ou Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018iSédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) - ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal Tél.: LAncaster 9888 SECRÉTARIAT 128, rue Sainte-Anne Québec Mille Revers pour Chaque Succès Comme avec tous les artistes de haute renommée, les travaux de Johannes Brahms prirent beaucoup de temps avant d\u2019être reconnus.L'opinion publique fut lente à reconnaître son talent.Brahms dut subir de nombreux revers avant de créer sa magnifique et éloquente Berceuse, les accords révélateurs de son Requiem, ainsi que d'innombrables compositions de renommée mondiale.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) Les mémes difficultés existent dans le domaine scientifique.Les circonstances jouent un rôle presque aussi important que l'expérience et les connaissances techniques.Tandis qu'une circonstance fortuite dans le domaine scientifique ne sera généralement pas reconnue par le public, elle sera acceptée par le savant.Aussi, le personnel scientifique des Laboratoires de Recherches, Lilly, s'efforce sans cesse à développer des agents thérapeutiques supérieurs, à des prix plus modiques.LIMITED e TORONTO, ONTARIO ie, MONTREAL, NOVEMBRE 1945 Re Te eve, ne oy i wu i ee 20 x 2 a, al vest.ou: va \u201ci foeky ave 2 7 à = Ex _ 33, faves, ve ès NN vers $ + ve 4 3 i NN LI OA RE ex Ce 3,23 RH = ves Les sors ME a Re Nees Sen = ol 3 x _ a Te oH = 4 cand yi 3 A ; ve vo resa ane Sr.ZN we ve ; : 7 ne 33 un æ ee RE ou Se « % Pence va EK SR ho sanss.: + ve al ov 187 ces ae oo = ee hy Cat rte AS =.es = + i a A a \u201ca.+3 RG 2 on va a =, ; a 3 + = = xf Lx, pour admi 4, 3 i =.1e ce te FX =.& 12 bos ci oy = ri s.ca =: ss posh i : seh X ni a pi ¥ ps.eu «YY, ns a PES 4 $ pr # re pr 2 pi Srp) $5 AR of VIL) >, Ly 2a Las pre ten \u2018 21004 .23 PEN sl Eo te tot 3 : A a ja oe (ORY Lo) A B u 2 tl \u20ac 03 = 2 iy 5 Kai hy \u201c.vs 3 be WW! = A bé Kio NH at ¥ in PL sai : nt.TV, ome 2 strati Ha ca = crezS Cr >) i 4 ore =\" Mai £3 FE ee I je ae SES - re.3 i WW [ani ?ly pe eo = = 2 = ri vou AA ens >.pe 8; wl À i} esas ANAT nes 8 * a ce .0 es Sy Ss vat.offert en compri ren oul & EN 4 = ein, : set > 1 e.wo i 4% 35 23 s PRO Te > 4 ci AY $35 f « oy, = si ay À des.cs = : =.+ sh Ce.= a 2e PS m Taedy eS, ous, ~~ : + ve.20 =, se Les ou \"a .eos, xs x To \u20197 see +.at e ns ve, 32 sa 72 nn Se 33, Sv = + 2, hy : \u20ac 20, xh i : 1e ole ow : 3 X33 Soh we ol ik [3 - see ; ; -a ey te ntenant 5 As a! i = = 4 ov .> ve - 3 s k oy 3 = 3 Wh Ca nS A ve ; Ne! oe.SNES 7 ve > à 3 a 3 pe wo ec ae 53 3 = XY oe + a _ es Se A + A v Qu NO, 3 Jr =.t SN i$ ui + pe Ù 3 : 2 vo ANY a.= ; ©, Ya =, A.UN A ve oe Po hs is RX ee 3 oa a J NN IN) oy, - au De 3 de AY = XX rati & Ne, ce digest en * A a 3 oe h AS ?[$Y DIRE on os! = 3 roe ni a 2 \"ie CS oh oe SR A ve oy i : 1 133 5 : 3 > x - = a « x es ue as 33 2e 3 Les : ee +] : Wn = ue \"oN sfr en Re Le \" os \u201c© a 4 = Eu ses, ve .-.Ri 15955, van = cure 5S .x.£2) = 3 3.& Lan «% et, 3 ; > D + 5e a3 » .= ore + i « vas vers 2, en 3 = de i s °; nue =.=, a! =: on par voie buccale.R.; 4 390 > 3 : .ANY SOAK NS .3 as + ve ir zes ; 5 5 ve! NN > ; e i) : El = aed SENS fes ow ve > H où ; = acts a % Sel Ar tH ; ; oo UN > > ; v2 vas 3 iad 2%.La] i 3 Li 3 Sao role ; = ve ~ * ted LE 3 3, SUL 3 be To es : 4% ve saute D T va \u201c SE Io oJ \u201c L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 \u201cEt voila! Maintenant, ma petite enfant, vous êtes doublement immunisée contre la coqueluche!\u201d Le Vaccin-Toxoïde coquelucheux Ayerst est le seul vaccin qui procure à la fois: 1.l\u2019immunité contre les organismes H.pertussis 2.l\u2019immunité contre l\u2019endotoxine produite par les organismes H.pertussis.\u2018 L\u2019immunité produite est alors non seulement antibactérienne mais aussi antiendotoxique, un point important à considérer puisque des études cliniques ont montré que l\u2019endotoxine de l\u2019organisme de la coqueluche I a une part importante dans l\u2019étiologie de la maladie.VACCIN-TOXOIDE COQUELUCHEUX Autres préparations: Antitoxine coquelucheuse et Sérum antibactérien combinés (lapin), pour l\u2019immunisation passive et le traitement; Toxine coquelucheuse pour l\u2019Épreuve de Strean, pour la recherche de la sensibilité.Les produits À yerst contre la coqueluche sont préparés et titrés sous la surveillance du Pro - fesseur E.G.D.Murray, Laboratoire de Bactériologie et d\u2019Immunité, Université McGill, AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE eo Biologistes et Pharmaciens e MONTREAL, CANADA 328F SOMMAIRE IN MEMORIAM Edouard DESJARDIN Oscar Mercier .21 .1505 BULLETIN Roma AMYOT Ce que le temps nous apporte .1514 De Georges Duhamel et des \u201c Journées médicales annuelles ».© © e \u2018 Mercier FAUTEUX et Orvar SWENSON La neurectomie péricoronarienne peut-elle abolir les douleurs angineuses de la maladie coronarienne?«.1518 Fernand CHAREST La chirurgie dans le traitement des affections mentales .1526 René FOISY et Paul-M.LARIVIERE Rapport sur une épidémie de rougeole .1535 Paul DAVID La maladie de Hodgkin .1542 UNE ETUDE D'ARISTIDE MAILLOL; REPRODUITE DU LIVRE ILLUSTRE \u201c\u201c MAILLOL\"\u201d*, PUBLIE PAR LA HYPERIONE Thérapeutique per os sûre et efficace La \u201cPrémarine\u201d\u2019 (No 866) est le plus puissant oestrogène de provenance relle, actif par voie buccale, et elle est efficace dans le traitement des tro ménopausiques même les plus graves.Lorsqu\u2019une dose moindre suffit recommande la \u2018\u201cPrémarine\u2019\u2019 Demi-dose (No 867)*, tandis que I'E nine est toute désignée si les symptômes sont comparativement bé \u201cPREMARINE oestrogènes conjugués (équüns) \u2019 oestrogènes conjugués (placentaires) *Un nouveau dosage pour les pa tientes dont l\u2019état, bien que présen tant des symptômes graves, ne requiert pas une médication auss active que la \u201cPrémarine\u2019 originale AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE © Biologistes et Pharmaciens © MONTRÉAL, CANADA 1d teen ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 prolongée sur l'APPAREIL URINAIRE DANS l\u2019inflammation aiguë de la vessie, de l\u2019urètre postérieur et de l\u2019appareil génito-urinaire \u2014 lorsqu'il existe de la douleur, du ténesme et de la pollakiurie \u2014 le Par la présence du santalol dans Purine, toute la muqueuse de la vessie et de l\u2019urètre postérieur se trouve continuellement lavée par un liquide cicatrisant, principe actif de l\u2019essence de santal, le modificateur et antiseptique, santalol, constitue un des meilleurs adju- C\u2019est exactement ce qui se passe vants médicaux par -voie interne.lorsque vous utilisez ARHÉOL (Astier) Car I\u2019 ARHEOL (Astier) est le principe actif purifié de I'essence de santal, ne contenant jamais moins de 98% de santalol.Il ne contient pas de substances thérapeuti- quement inertes mais irritantes, décelées dans l\u2019essence de santal ordinaire.Dans la période aiguë de la gonorrhée, l\u2019ARHÉOL (Astier) soulage la douleur, réduit l\u2019inflammation, atténue la gêne de l\u2019urètre postérieur et diminue la fréquence des mictions.Lorsqu\u2019il y a indication de traitement local, il agit comme adjuvant utile aux antiseptiques et aux astringents locaux.eut être employé, avec avantage, dans la Cystite, le Catarrhe vésical, la Prostacite, rétrite postérieure.Dans la Pyélite, ) constitue une aide précieuse grâce A ses propriétés antiseptiques, l\u2019ARH Zor (Astier pour subjuguer l\u2019infection dans le rein et le bassinet.Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU Dr P.ASTIER 350, rue Le Moyne, Montréal. SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Jean SIROIS La rhinorrhée cérebro-spinale .1561 E.SIMON L'emploi therapeutique des estrogénes .1564 J.-P.BOURQUE L'incontinence des urines chez lafemme .1569 Lucien JULIEN Un cas de pancréatite cedémateuse .1576 REVUE GENERALE Chs-Auguste PAINCHAUD Brucellose humaine .158] i EDITORIAL V.LATRAVERSE La chirurgie du larynx UTILISEE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES e Stabilisée selon une pression osmotique équ'va- lente à celle des larmes, à une alcalinité et une isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les prem.ers sons comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l'utilise aussi pour soulager l\u2019irrita- + | tion des yeux causée par la lumiére vive, ies pous- 2 ) sières, les vapeurs chimiques, les parcelles métal- SEPT INGREDIENTS FE | liques et la fumée.COMPOSENT LA MURINE E= Les yeux rougis, irrités ou enflammés n'ont pas Bicarbonate de potassium IN toujours pour cause l'envahissement microbien de Borate de potassium: OUR i la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Acide borique 2) le vernis-laque souffrent souvent d\u2019inflammation Chlorhydrate de berbérine m=) : .z = | des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Glycérine = soudeurs électriques sont trés irritants pour les Chlorhydrate d'hydrastine EZ: 2 yeux.Beaucoup d'autres éléments entrent en cause Eau stérilisée dans les installations industrielles, telles que les \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio vapeurs chimiques et les poussières qui sont une salicylate de soude, Lilly) .001 9.source de malaises pour les ouvriers.Remarquez que l\u2019action libre du .2,2 ne potassium et de l\u2019acide borique est La Murine a depuis longtemps été utilisée com- maintenue dans la solution pré- me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane sentée.muqueuse des yeux et des paupières.THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO} L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 PYRIDIUM Nom déposé wn offre plusieuns auaniages indeniables ADMINISTRATION AGRÉABLE ET FACILE Le Pyridium est commode à administrer.Pas de contrôle de laboratoire, aucune médication accessoire ou autres moyens ne sont nécessaires pour le traitement efficace par le Pviidium.ABSENCE DE TOXICITÉ Le Pyridium à doses thérapeutiques peut être administré avec une complète sécurité durant toute la durée de la cystite, de la pyélonéphrite, de la prostatite et de l'uréthrite.RÉSULTAT RAPIDE Un soulagement rapide et bienfaisant des symptômes urinaires douloureux est le résultat caractéristique du traitement par le Pyridium.ERCK & CO.LIMITED Grrl boos bs hers cslos on6-hydrochloruié 5] 10e FN We, UE MEL TELE OP 5 MONTREAL - TORONTO SOMMAIRE (Suite) LETTRE DE FRANCE André PLICHET CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Portrait de malade CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE :«.Roger DUFRESNE Les digitales (suite) .\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1876 .ANALYSES .ENDOCRINOLOGIE Diagnostic précoce de l'hyperparathyroïdie (1604).PÉDIATRIE De la prévention et du traitement des pyodermites du nouveau-né par un onguent sulfathiazolé (1605).NEURO-PSYCHIATRIE Cause de douleur lombaire basse: la hernie du tissu adipeux doublant le fascia.Soulagement obtenu dans six cas au moyen de la chirurgie (1605).Abcès épidural aigu comme complication d'une ponction lombaire (1606).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE L'orientation .actuelle du traitement des sinusites (1607).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Lupus érythémateux.Traitement avec l'hydrochlorure d'oxophénarsine (1608).Erythème polymorphe (1608).Maladie de |Vincent de la peau (1608).Les éruptions médicamenteuses, spécialement celles dues aux sulfas (1609).UROLOGIE L'énurésie chez les adultes jeunes (1610).ANESTHÉSIE Rapport annuel de la section d'Anesthésie pour l'année 1942 (1611).NECROLOGIE .NOUVELLES 1592 1595 1598 1600 1604 1613 1614 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 le cad bénin important Même lorsqu\u2019un malade ne souffre que Les Capsules de Vitamines Squibb, Ford\u2019une légère déficience alimentaire, ou s'il a régulièrement besoin d\u2019un traitement préventif, pendant la grossesse par exemple, le médecin soigneux prescrit au moins l\u2019apport alimentaire complet recommandé par le Food and Nutrition Board du National Research Council des États-Unis.mule Spéciale, remplissent cette condition essentielle.Une seule capsule par jour, administrée d\u2019après les ordres du médecin, fournit : Vitamine À 5000 unités + + + + a + + à + = Vitamine D_.+ + + + + + 1 40 800 unités Thiamine .220 2 mg Pour notices descriptives, s\u2019adresser à Riboflavine .3 mg.E.R.Squibb & Sons of Canada Limited Niacinamide .« .20 mg 36-48 Caledonia Road, Toronto Acide Ascorbique .75 mg.Vrnènes SQUIBB, Fmler Spicialle FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise de l\u2019AHmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 IL Unton lISédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson 1 Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, / T.Parizeau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Alvert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edounrd Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, A.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Eugéne Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chet Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Roger Dufresne 326 est, boulevard Saint-Joseph.Secrétaire adjoint à Québec Maurice Beaudry 128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Ed.Dorion, Guy Drouin, Paul Dumas, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, F.-X.Demers, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J].LeSage, Emile Maranda, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L -P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. LL LF L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 UNE-MEDICATION D\u2019URGENCES DES\u2019 CRISES TRINITRINE, SCILLE, PHENYLETHYLMALONYLUREE Nl CRISES d\u2019Angor, d\u2019Hypertension paroxystique, de Tachycardie paroxystique, d\u2019Asthme, d\u2019Aérogas- trie, d\u2019Aérocolie, des Faux Cardiaques, le Hoquet, les Quintes de Toux.Les dragées de SCILLITRINE renfermant un noyau mou absorption a lieu instantanément a travers la muqueuse buccale et l\u2019action est immédiate lorsqu\u2019on les croque lentement., MILLET, ROUX & CIE, LIMITEE g MONTREAL.P.Q. 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Bulletin de l\u2019Association des \u2018Médecins de Tangue Française de l'Hmérique du MHord Fondée à Québec en 1902 L'Union lISédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: L.-C.Simard Vice-Présidents: J.-A.Denoncourt et A.Bertrand Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal | COMITE EXECUTIF MM.L.-C.Simard, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.À.Plichet (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Daine-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. TE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 11 CAPSULES DE COMPLEXE VITAMINIQUE B Vitamines B., B-z, Bs, Niacinamide, Pantothénate de Calcium, Choline, Inositol, et une fraction provenant du foie et contenant de J \u201cacide folique\u201d et de la vitamine B:.COMPRIMES DE COMPLEXE VITAMINIQUE B Vitamines Bi, B:, et Bs, Niacinami- de, Pantothénate de Calcium, \u201c\u2018acide folique\u201d, et extraits vitaminiques provenant du foie.I COMPLEXE COMPLEXE VITAMINIQUE B VITAMINIQUE B ORAL INJECTABLE S Vitamines B:, B-, Vitamines B,, Ba, et Bs, Niacinami- a .ul et Bs, Niacinami- de, Acide Panto- thénique, Choline, de, \u201cacide folique\u201d, et extraits vitaminiques provenant du foie.Acide Panto- thénique, et extraits vitaminiques tirés du foie.DUT à DUIGTS! Aujourd'hui le clinicien qui fait preuve de discernement a recours aux vitamines du Complexe B presque toutes les heures au lieu de tous les jours \u2014 pour des états tels que l'anorexie, le métabolisme exagéré, le rétablissement après les maladies infectieuses, diverses formes de névrite, l'irritation conjonctivale, les lésions cutanées, les symptômes de la pellagre, les anomalies physiologiques du tube digestif, et beaucoup d'autres: ainsi que pour les soins pré et postopératoires.Les produits oraux Lederle sont très employés pour prévenir les hypovitaminoses B.et pour le traitement de ces carences le Complexe Vitaminique B Injectable Lederle et le Synbéfax * Lederle sont des plus utiles.* Nom Déposé.La Sodorts Saloratories Inc 1396 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, CANADA DÉPÔTS AU CANADA: 833, rue Howe, Vancouver, C.-B.10056, 100e rue, Edmonton, Alta.yo 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.219, rue Kennedy, Winnipeg, Man.181, rue Union, Saint-Jean, N.-B. 12 L'UNION \"MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 OFFICIERS DE l'Association des (Médecins de Langue française de l'Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 ° DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, RE.y ALIN, Ottawa.Ottawa.Donatien MARION, Montréal.° Oscar MERCIER, Montréal SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Chs.VEZINA, Québec.Donatien MARION, .326 est, Blvd Saint-Joseph, Eugène GAULIN, Ottawa.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Richard GAUDET, 5e Vice-président.].-A.DENONCOURT, 6e \" Eugène GAULIN, ler Vice-président.J.-F.-A.FONTAINE, 2e ?Albert SORMANY, 3e \" J.-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sén., 4e \" C.-A.GAUTHIER, Trésorier.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.].-H.LAPOINTE, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal 1946 LAFRAMBOISE, |.-M.! 692, St-Patrice, Ottawa 1940 BAUDOUIN, ].-A., 23, Springrove, Montréal 1944 LAROCHELLE, }.-R., Manchester, H.1944 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta 1946 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal 1944 BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.1944 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec 1944 BIBAUD, B., Valleyfield .1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan 1946 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis.Montréal 1944 MILOT, ] -D., \"1017, Stafford Road.Fall River 1944 BLANCHET, R., 7, Couillard, Québec 1944 PANNETON, Auguste, Trois-Rivières 1946 BOHEMIER, C.-A., 4119, St-Denis, Montréal 1944 PELLETIER, A., Wincherdon, Mass.1946 CARON, Sylvie, Mastai, Québec 1944 PERRAS, J.-E.Hull 1944 CHOLETTE, A.-M, 1451, Blvd St-Joseph Est, Montréal 1946 PERRONI, Jos., Shawinigan 1946 Sous Victor, St- Georges, Beauce 1944 PHENI!X, G.St-lean 1944 COLLIN, Donat, St- Boniface, Manitoba 1946 PIETTE.Ed., Joliette 1946 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville gs: POWERS A.Hull 1946 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec 1944 [PROVENCHER.104 DESROCHERS, J.-E., 4305, St-Hubert, Montréal 1946 ROVEMCHER, G, Granby oa DUBE, Edmond 6055, St-Denis, Montréal 1945 RICHARD, L.-A., 168 est.Laurier, Ottawa DUBE, L.- Notre-Dame du Lac 1946 RIVARD, Paul-Léon, Clova, Abitibi ; 194 DUFAULT, Fa Rutland State Sanat., Rutland, Mass, 1946 SMITH, Pierre, 300.Carré St-Louis, Montréal DUMAS, F.-A., Chicoutimi 1944 TANGUAY, R., Sudbury.Ont 1946 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.1I.1946 TASSE, C.-E.Worcester.Mass.; 24 GAUTHIER.P.-P., 47, Hazelwood, Montréal 1946 VIDAL.I-A.454 est.rue Sherbrooke.Montréal 1944 LACHARITE, V., St-Célestin i .1944 CER, =A, t-Hyacin 1944 Hf L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1915 13 \u201cLA CHALEUR HUMIDE \u201d DANS LES TROUBLES RESPIRATOIRES © RHUMES DE POITRINE © BRONCHITES © PLEURESIE © PNEUMONIES À chaleur humide d\u2019un enveloppement d\u2019ANTIPHLO- GISTINE est d'une valeur réelle pour soulager les _ symptômes pénibles qui accompagnent ces affections des voies respiratoires.Toux \u2014 Douleur musculaire et pleurétique \u2014 Constriction rétrosternale \u2014 Douleurs de poitrine.L\u2019ANTIPHLOGISTINE est un cataplasme médicamenté rêt à l\u2019usage \u2014 il maintient une chaleur humide bien- O faisante durant plusieurs heures.Fabriqu : ENVER CHEMICAT, MANUFA ONTREAL Fabriquée au Canada.The Denver Chemical Manufacturing Company 153 ouest, rue Lagauchetière, Montréal. (Crest un fait digne de mention que l\u2019Ertron est spécifié dans tous les rapports sur l\u2019emploi de cette forme de thérapeutique générale chez des groupes tant soit peu considérables d\u2019arthritiques chroniques.Les conséquences de ces études cliniques sont des résultats obtenus au moyen de l\u2019Ertron, et il n\u2019existe aucun produit identique qui puisse lui être substitué.Les références bibliographiques suivantes n\u2019ont trait qu\u2019à l\u2019Ertron dans le traitement général de l\u2019arthrite.ERTRONISEZ L\u2019ARTHRITIQUE Ertroniser signifie: Employer 'Ertron chaque jour a dose suffisante et pendant un temps assez long pour produire les résultats optimum.Augmenter la dose graduellement jusqu\u2019au niveau recommandé ou jusqu\u2019à la limite de tolérance.Maintenir cette dose jusqu\u2019au maximum d'amélioration.L\u2019Ertron seul \u2014 à l\u2019exclusion de tout autre produit \u2014 contient de l\u2019ergostérol activé électriquement en phase vapeur (Procédé Whittier).Flacons de 50, 100 et 500 capsules.Injectable pour administration intramuseulaire complémentaire. Wn + eck, 37 setment f tam; i (1937).D, Peor .Steck | .FGI of Aris 248 Itamip D, 1); itis (1937) nois M 5 Steck and Str ow 5 » Deutsch Xication rie nfernai M ith itam;j 6.Farle el 20:95) 96.7) m tho dL thritis \u201ciN Too Th ent of ~08an + he T ( Arth M » COE.péimer.Inst \"lassive Dosage On of Ar.Feb.) 1943.\"itis Journal al Manage\u201d uly) 93g.°* Homeoparre Fain PE Snyder, R Net, 63-48 \u2019 + 94:405.or.» R.; [ eed.C.1.Struck 409 Fhritis Th, > A \"spires, har.Yitamin\u2019 +H, enc TaAPy\u2014 ww.Year gs >.and and Clini 1 Pathoio Y, P Ysiolo (M Therapeur #rmacolg al Refer.versity of Chi Yestigatione p XDeriment ay 1943 Cs, Indys.Med °*icology 8.Farley, p oC Press (1938 by Uni [9 Snyder, gc » 22:28) tis, Minois n5, 1 X Mana : f ro Rudg £ Squire 9.arley Po EE CE or Arthri.Adriéctricaliy Acte Thorape LE Forster lon RT.) 1939 M.ered ed Er \u20ac Value A ami istration: Influence of Pr 2 oh az 663 (oc Pésculariy, °°} when dult Upon Sh : 0.43.ust, 193g\" Journal the Sorym Calc Ses of Éffect LOIS, ¢ ERTRON REG.U.S.PAY.OFF 2 VAPORIZED ERGOSTEROL \u2014 WHITTER h§ PREPARATION OF HIGH POTENCY, PREPARED BY 1 LICTWATION OF MEAT VAPORIZED ERGOSTLWY Bf MA LEA CAPSULE CONTAINS NOT LESS THAN X00 (57 IS BLOGICALLY STANDARDIZED.g KEEP IN COOL PLACE td Ain Nox.2,106,779 = © 106,750 ¥.106,781 ANS 4 £ oer petasts applied for \"IN 8 DISPENSED ONLY BY OR Oh Tie PUSH 1 A PHYSICIAN.NUTRITION RESEARCH LABGAATONS CHICAGO Ertron est un nom déposé par Nutrition Research Laboratories \u201c ES L'Ertron est fabrique par NUTRITION RESEARCH LABORATORIES ° CHICAGO, U.S.A.et distribué au Canada par® LAURENTIAN AGENCIES REG\u2019D « MONTREAL, P.Q.a WEE ON eg Cw 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 _\u2014_\u2014_\u2014 = CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée Ta PRESENTE a) COMME SUPPLEMENT DIETETIQUE COMPLET TOUS LES ACIDES AMINES NATURELS (ESSENTIELS ET SECONDAIRES) Produits de l\u2019hydrolyse enzymatique de la Caséine c-o-m-b-i-n-é-s AU COMPLEXE B, A LA VITAMINE C ET AUX GLYCEROPHOSPHATES CLYCAMIN ELIXIR-TONIQUE & GLYCAMIN vous parvient en bouteilles de 16 oz.80 oz., 160 oz.D'un arôme et d'un Echantillon sur demande goût agréables, à Messieurs les Médecins seulement.GLYCAMIN contient 3 arammes GLYCAMIN est préparé sous la surveillance et le contrôle g ; immédiat de: d'Acides Aminés à l'once.Charles Laurin, B.A., B.Ph., \\ Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant-bactériologiste Pharmaciens, Chimistes, Analystes, Biochimistes - Diplômés de l\u2019Université de Montréal.\u201cœgciaure DU LABORATOIRE i ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201c UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL \" in a 55 repas ie - CONN Ret Sy gl AR pers as + aie phe nn / } WB W WD A NN AN 1 A (À VX « ~ M Chanleo &.Frowst &C0.MONTREAL - CANADA PRÉSENTATION Comprimés d'Orchistérone méthylique S.C.T.no 420 \u2018Erosst\u201d, 10 mg.Boîtes (dispensaire) de 15 et 30 comprimés Flaçons de 100 comprimés.C.T.no 375 \u201cSromt\u2019, 5 mg.(médication sublinguale) L'absorption directe d'Orchistérone dans le sang, par les capillaires sublinguaux, se recommande au point de vue de l'économie.La dose administrée de cette façon peut être la moitié de celle d'un comprimé ingéré et absorbé dans l'appareil gastrointestinal.Flacons de 30 et 100 comprimés.Ampoules Propionate d'Orchistérone Ampoule \"Srosst\" no 516, 5 mg.Ampoule \"Srosst no 517, 10 mg.Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Ampoules \"Éfrosst no 518, 25 mo.Boîtes de 3 et 25 ampoules de 1 cc.TRAITEMENT PAR L'ORCHISTERONE CHEZ LA FEMME INDICATIONS injections intra-musculaires) DOSE (administration per os) Syndrome de la ménopause.Dysménorrhée 10 mg.2 fois par semaine, puis 10 mg.toutes les deux semaines.+ de 10 à 50 mg.3 fois par semaine.de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) par jour, puis 1 comprimé par jour.Sublinguale: de 2 à 3 comprimés (10 à 15 mg.) par jour, puis 1 comprimé (5 mg.) par jour.de 3à5 comprimés (de 30 à 50 mg r jour.Saignement utérin.de 10 à 25 mg.2 fois par semaine.par jour.de 3à5 comprimés (de 30 à 50 mg 25 mg.) par jour.-) pa Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à 2 25 mg.) par jour.JP Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à Mastite chronique.Ablactation Frigidité de 25 à 100 mg.2 fois par semaine.de 50 à 75 mg.pendant une période de 2 ou 3 jours.de 10 à 25 mg.2 ou 3 fois par semaine pendant 6 ou 8 semaines.de 3 à 10 comprimés (de 30 à 100 ma.) par iour.Sublinguale: de 3 à 10 comprimés (15 à 50 mg.) par jour 6 doses de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) à 4 heures d'intervalle chacune.Sublinguale: 6 doses de 2 à 3 comprimés (10 à 15 mg.) à 4 heures d'intervalle chacune de 2 à 3 comprimés (de 20 à à 30 mg.) par jour pendant 3 à 6 mois.Sublinguale: de 2 à 3 comprimés (10 à 15 mg.) par jour pendant 3 à 6 mois.Angine de poitrine, périvascularite et réparation de protides de l'organisme: cf.\u2018Traitement chez l'homme\u201d L'UNION MEDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014Montréal, Novembre 1945 19 bone.ARCA ais EL EC aro ec cilia Son vation MES voile EEE js su pr de.IE Ree A ik Be ee a UE PRESCRIRE dans le traitement des CARENCES GONADOTROPES CHEZ L'HOMME L\u2019'ORCHISTERONE\u201d (TESTOSTERONE \u201cdont | ® Opothérapie substitutive des carences gonadotropes chez l'homme.@ Traitement de certaines endocrinopathies chez la femme.La synthèse de l'Orchisterone (testostérone \"Srosst\") permet désormais d'affecter à des fins thérapeutiques un produit commercialement pratique dont la composition chimique est exactement la même que celle de l'hormone provenant de l'extrait testiculaire.TRAITEMENT PAR L'ORCHISTERONE CHEZ L'HOMME 1 DOSE INDICATIONS | (injections intra-musculaires) | (administration per os) Symptômes de la clima- de 30 à 50 mg.par semaine.| de3à5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour.térique: impuissance, | Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à 25 mg.) par jour.myasthénie, psychoné- | vroses.LU.| Eunuchoidisme de 10 à 75 mg.par semaine.! de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour.CL Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à 25 mg.) par jour.Nanisme 25 mo.2 fois par semaine.| de 3 à 4 comprimés (de 30 à 40 mg.) par jour.! Sublinguale: de 3 à 4 comprimés (15 à 20 mg.par jour.) La croissance cessant d'ordinaire en même temps que la médication, on déterminera la dose congrue et l'on continuera le traitement jusqu'à ce que le résultat voulu soit obtenu.Fiypertrophie bénigne de 10 à 25 mg.2 fois par | de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 ms.) par jour.e la prostrate.semaine.; Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à 25 mg.) par jour.Complexus symptoma- de 10 à 75 mg.2 fois par | de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour.tique du castrat.semaine.| Sublinguale: de 3 à 5 comprimés (15 à 25 mg.) par jour.Angine de poitrine et 25 mg.2 ou 3 fois par se- Dose initiale: de 5 à 10 comprimés de 10 mg.par jour périvascularite.maine pendant 10 à 14 jours.pendant 10 à 14 jours.Dose de maintien: Ÿ ou 3 comprimés de 10 mg.par jour.Sublinguale: Dose initiale: de 5 à 10 comprimés (25 à 50 mg.); Dose de maintien: 2 ou 3 comprimés (10 à 15 mg.) d'après cédule ci-haut.Pour activer la répara- | 25 mg.deux fois parsemaine.de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) par jour.tion des protides de ! Sublinguale: de 2 & 3 comprimés (10 à 15 mg.) par jour.l\u2019oraanisme Depuis 1899, notre marque est un symbole de progression dans le domaine de la pharmaceutique. PRÉSENTATION: Comprimés de Stilboestrol C.T.357, 0.1 mg.C.T.337, 0.25 mo.C.T.338, 0.5 mg.C.T.339, 1.0 mg.Flacons de 100 et 250 comprimés C.T.340, 5.0 mg.Flacons de 25 et 100 comprimés.Ampoules de dipropionate de Stilboestrol Ampoule no 544, 0.25 mg.Boites de 6 ampoules de 1 cc.Ampoule no 542, 1.0 mg.Ampoule no 543, 5.0 mo.Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Le Stilboestrol est aussi présenté sous forme d''ointules\u201d et de cônes vaginaux.Envoi de la posologie complète =\u201c à la demande des intéressés.Chanteo & Frost & Co MONTRÉAL CANADA dima = te - i.m._ ny me a.\u201cA OESTROGENOTHERAP een Te Toms 3 V i .ot ma @ par le STILBOESTROL (4:4' dihydroxy\u2014œ:8 diéthyle-stilbène) Frost (Déja connu comme *\u201cDioestrol\u201d) Il suffit d'une dose quotidienne de 0.1 à 0.2 mg.pour que le STILBOESTROL, \"Fos la plus puissante des substances oestrogènes que l\u2019on connaisse | aujourd'hui, produise son effet thérapeutique intégral.Spécialement | indiqué dans la ménopause, son emploi n'est accompagné d'aucun signe | d'intolérance.On n'aura recours à une dose plus forte qu'à certaines fins particulières.Soulagement du syndrome de la ménopause, et des symptômes des affections et phénomènes suivants: ablactation, mélancolie de l'involution, vaginite sénile, kraurosis vulvae, aménorrhée, hypoménorrhée, dysménorrhée, (lorsque ces irrégularités sont uniquement causées par l'atrophie utérine), et vulvo-vaginite blennorragique.Activité per os et parentérale \u2014 teneur et efficacité constantes.ÉLIXIR STILBOESTROL no 602 \"Sol Chaque cuillerée à thé (4 cc.) contient 0.2 mg.de Stilboestrol \"Sos! dans un excipient aromatisé.La dose ordinaire de cette préparation de Stilboestrol, liquide et agréable au goût (c.-à-d., de 14 à 1 cuillerée à thé dans un demi-verre (à porto) d'eau), suffit habituellement pour soulager les pénibles symptômes de la ménopause.Flacons de 4 et 16 onces \u2014 demi-gallons imp.Depuis 1899, notre marque est un symbole de progression dans le domaine de la pharmaceutique @ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 SOLUTION ISOTONIQUE (AQUEUSE) \u201cVAPOROLE\u2019 La solution Isotonique (aqueuse) d\u2019Ephédrine \u2018Vaporole\u2019 soulage efficacement la congestion nasale associée au rhume de cerveau, à la sinusite, à la rhinite et à la fièvre des foins.Elle détermine une prompte contraction de la muqueuse, de durée maximale, et son emploi ne provoque dans la suite ni congestion ni oedème nasaux.La préparation renferme de l\u2019éphédrine (équivalente à 1 p.c.de l\u2019alcaloide) dans un sérum de Locke modifié dont les propriétés physiques (pH, etc.) sont très semblables à celles de la sécrétion nasale normale, et qui, par conséquent, ne détermine aucune irritation de la muqueuse.Elle ne contient non, plus ni antiseptiques ni drogues qui puissent diminuer l\u2019activité ciliaire ou causer de gêne et partant décourager le malade d\u2019en continuer les applications.{Aquevus> 5a Phedr ie 3 pue went CRE uP wpa.iis ost ph, pris 10 BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL , TT TA % apioasie Found 5 NY rug and HO a FARE 116 CHAR 4 MAISONS ASSOCIÉES - LONDRES - NEW YORK - SYDNEY - TAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI - BUENOS AIRES 21 Flacons de 1 once fluide (avec compte-gouttes) et 16 onces fluide* 22 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 MP Ww oe CI .- 'PRATIQUEE CHEZ SOI OU_AILLEURS Yu à SIMPLIFIE LA RECHERCHE DU SUCRE ET DE L'ACÉTONE DANS LES URINES PAS D'ÉPROUVETTES PAS DE DOSAGE PAS D'EBULLITION | Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u2018Eclair\u2019 (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d'éprouvettes, pas d'ébullition, pas de dosage ; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s'il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l'instant.Galatest Réactif G l'Acélone (DENCO) POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L\u2019URINE DANS L\u2019URINE LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES \u2014ne.\u2014\u2014 a.\u2014 \u2014 \u2014m \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 1.UN PEU DE POUDRE 2.UN PEU D'URINE INSTANTANÉE Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire | contient aussi un stilligoutte médical et une échelle des couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d'instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE \u2014\u2014 io MODIFICATION DE COULEUR | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 23 | Cette préparation douce, hypo- allergique et non irritante, est on digestible, non absorbable et d\u2019une complète inertie chimique dans le tube digestif.Mucilose est indiquée dans le traitement des constipations spasmodiques et atoniques, et comme complément pour compenser les restrictions alimentaires et corriger la constipation chez les malades âgés, les convalescents et les femmes en état de grossesse.Lun le plus favorable du malade est assuré à traitement de la constipation et pour la formation du volume intestinal.l\u2019éconômie pour le malade est d'environ 65%.Coopération parfaite du patient la Mucilose comme La Mucilose est une hémicellulose très purifiée destinée à créer un volume | plus considérable à des doses moins élevées et à un coût plus minime.La publication de données dans la littérature médicale * démontre que la Mucilose fournit beaucoup plus de volume que certains autres produits bien connus à base de psyllium.Les doses sont également plus faibles, et * Gray, H., et Tainter, M.L.; Am.J.Digest.Dis., 8: 180, 1941.POUR LE VOLUME INTESTINAL MUCILOSE| es GE Présenté en flacons de 4 onces et en boites de 16 onces.MUCILOSE \u2014 Nom déposé i Ny YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO OF CANADA, LIMITED WINDSOR, ONTARIO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE Mucilose Hémicellulose hautement purifiée PosoLOoGIE: Une à deux cuillerées à thé dans un verre d\u2019eau, de lait ou de jus de fruit, immédiatement suivi d\u2019un autre verre de liquide, une ou deux fois par jour.La Mucilose peut être placée sur la langue et avalée ainsi, ou encore être mêlée à certains aliments, comme les céréales, par exemple.Il est bon d\u2019absorber beaucoup de liquide afin d\u2019assurer le maximum de substances volumineuses.ri Stearn ser AUCKLAND, N.-ZELANDB 24 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 19145 L\u2019ANALGÉSIE EN OBSTÉTRIQUE SÛR e Quatre années de recherches médicales intensives, comportant plus de 1,400 cas rapportés, ont démontré que l'analgésie par le Demerol, en obstétrique, offrait un procédé sûr.L'analgésie par le Demerol est sans danger pour la mère et l'enfant.Elle n'affaiblit pas les contractions utérines et ne prolonge pas le travail.Le médicament ne provoque aucune complication du post-partum.SIMPLE ET EFFICACE e Le chlorhydrate de Demerol s'administre per os ou en injection intramusculaire.Dose moyenne: 100 mg., lorsque les douleurs deviennent régulières, puis on répète la dose trois ou quatre fois à des intervalles de 1 à 4 heures.L'effet analgésique du chlorhydrate de Demerol se situe entre celui de la morphine et celui de la codéine; l'action antispasmodique du Demerol est semblable à celle de l'atropine.Il est doué d'un léger effet sédatif.Cette préparation peut être employée associée à la scopolamine ou à des barbituriques pour l'amnésie.LITTÉRATURE DOCUMENTAIRE SUR DEMANDE JEMEROL Marque de commerce enregistrée au Canada et aux Etats-Unis C HL OR HY D R A T E Marque du CHLORHYDRATE DE MEPERIDINE (Isonipécaine) SUJET AUX LOIS CANADIENNES SUR LES STUPÉFIANTS WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Tmmeuble \u2018Dominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal.: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.novembre 1945 \u201825 PRIVINE Nom déposé i INCOMPARABLE POUR LE SOULAGEMENT IMMEDIAT DES SYMPTOMES DU CORYZA L'action de la PRIVINE, comparée à celle de l'épinéphrine, s'avère d'intensité égale mais de: curée nettemen supérieure: ; On reut faire usage de PRIVINE sans crairte d'effets secondaires: son emploi non seulement ne gêne pas le sommeil, mais encore ne cause aucune nervosité.PRESENTATION: Flacon de 1 oz.avec compte-gouttes, aussi flacon de 8 ozs. 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 y LTÉÉ LE ass CRS gente ROY ol 7.0 atiser A dc 7 sae ry ant av arapê Save e À toux Om de y de 19 a un pdt me gle Trait® 0 renc® yens n 509° at XC qetde oste Ÿ N20 ed scott de B° ants ana\\® pis\u2019 oa ae post\u201d x opr a le Tne got \\° iv © {av0 ox ont t yall a pot te ©\u201d ave p) É3F orure et de pos a wee çache ape or onc roi age ect 110 sent aa rofo dues qu des mio g LT° psié o\\ et \\e ons © Je CO\u201d 0) pntisé Mer à o POV gillan\u201c Le \u2018aoû us ologiste pa ex» est pré Beh as rap ypiste?A.® yete® eal role und 10 jete® Bnd M nit 16 ©?\" gE Corte?\u2018ger ge chi ze 1.eo?P aciers yUnive t jlles your ome ned ent Diph vie?ous Mes sieù caro enter\u201d ol ov\" 7.© 160 07 an au are ® de seul ement op od ment tot ee ns un = curt pchantlo2* gédec got = 70 oh ç ET od ne gu?\u2019 1QU pré vec Morpr yonc® 10 UNIVERS al NN (Rl gro Gloire SE du ae \\ Spe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 27 Par l\u2019administration en temps opportun d\u2019un vasodilatateur produisant un effet prolongé, on peut éviter les incidents uivants dans l\u2019angine de poitrine.pe L'obligation de s'arrêter en route pour se reposer chez l'homme qui s'en va prendre son train à pieds le matin.le Attaque \"d'indigestion\u201d ou de \u2018gaz \u201c à la suite d'un effort jou d'un repas copieux.x.t® Douleurs dans la poitrine et les bras et faiblesse produites [par l'anxiété, la colère ou la tension nerveuse.MERCK & CO., LIMITED Fabricant defroduits chimiques LE TETRANITRATE D'ERYTHROL MERCK dans l'Angine de Poitrine Il est généralement admis que la meilleure façon de soulager une attaque aiguë de douleur angineuse est de supprimer promptement le facteur provocateur, et d\u2019employer les nitrites.A cette fin on considère que les esters nitreux et nitriques d\u2019action rapide \u2014 le nitrite d\u2019amyle et la nitroglycérine \u2014 sont des plus utiles.Comme prophylactique \u2014 pour anticiper les paroxysmes prévus \u2014 l\u2019action retardée mais prolongée du tétranitrate d\u2019érythrol est plus efficace.À cause de son action plus lente et plus prolongée, le tétrani- trate d\u2019érythrol est aussi préférable pour prévenir les attaques nocturnes.La vasodilatation produite par le Tétranitrate d\u2019Erythrol Merck débute au bout de 15 ou 20 minutes et dure de 3 à 4 heures.prop Fan ET TRS SEEN TETRANITRATE va FN Pour une vasodilatation prolongée dans l\u2019hypertension.MONTREAL, P.Q. 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 IES L'oeil humain, assisté d\u2019un microscope puissant, est un des principaux instruments de contrôle dans tout laboratoire.L'oeil, aidé du microscope, peut en quelques secondes révéler beaucoup au médecin \u2014 frottis, biopsies, etc.sont examinés à l'oeil pour déterminer la nature de la maladie contre laquelle il faut instituer un traitement.Dans les laboratoires de Frank W.Horner Limited, le bactériologiste se sert du microscope pour vérifier l'efficacité des antiseptiques et déterminer la stérilité du produit.Pour fins de contrôle, le microscope est utilisé dans une série d'épreuves sur la finesse d'une émulsion et le degré de suspension.Autant de facteurs dans la product:on de médicaments de haute qualité qui doivent être soumis au discernement de la profession médicale.Les Gouttes Lokol sont un de ces produits qui ont su mériter l'approbation de la profession médicale en général.Les Gouttes Lokol sont une suspension de sulfathia- zole (10%) contenant de l'allantoine (0.1 % ) et du sulfate d'éphédrine (2% ).Elles sont employées dans les traitements de la sinusite aiguë, des rhumes de cerveau, des infections et des congestions nasales.En combinaison avec l'allanñtoïine (qui aide à dégager les cavités des sinus de tissus nécrosés, et hâte la guérison), les Gouttes Lokol sont douées de propriétés vasoconstrictrices et antiseptiques.Les médecins seront satisfaits des résultats après que leurs malades auront fait usage des Gouttes Lokol.FRANK W.HORNER LIMITED L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1915 29 Pam dl\u2019 Anlidepdie Chinunrgicale e © © 9 - - » 1 » f = ° Le Chlorure de Zephiran est un germicide d'une grande puissance bactéricide et bactériostatique.Dilué selon les indications, il n'est ni irritant @ ni toxique pour les tissus cellulaires.@ Le Chlorure de Zephiran posséde des propriétés détersives, kératolytiques ® et émulsives susceptibles de favoriser l'imprégnation de la surface des tissus, ce qui a pou: effet de faciliter l'enlèvement de la saleté, du gras e de l'épiderme et de la peau en desquamation.® ® © INDICATIONS Le Chlorure de Zephiran est largement ; employé dans l\u2018antisepsie de la peau PRESENTATION ; e ; et des membranes muqueuses \u2014 la Le Chl de Zephiran est ® désinfection pré-opératoire de la peau Le Chlorure de Æepaira es ; disponible sous les formes suie et des membranes muqueuses dénu- vontes: dées, dans les instillations et les irri- : ® gations vaginales, les irrigations vé- TEINTURE 1:1000 colorée e sicales et urétrales, les pansements TEINTURE 1:1000 pure ® humides, en irrigations dans les in- = e fections des yeux, des oreilles, du nez, SOLUTION AQUEUSE 1:1000 de la gorge, etc.en flacons de 8 oz.et de 1 gal.Demandez la brochure descriptive e e © WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Tn, * Produits pharmaceutiques supérieurs à l'usage de la Faculté.© e Succursale au servire de MM.les médecins: Administration: Immeuble \u2018\u2018Dominion Square\u201d 1010 ouest, rue Elliott Montréa! Windsor, Ontario INTHROP 2 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Spartoval Isovalerianate Neutre de Spartéine SEDATIF CARDIO - VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE Dragees de Spartoval (dosees a 0 ar, 05,) 2 a 6 par jour.TRINA PITY NSA LL, : EN Ethylphenylbarbiturate Neutre de Spartéine NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE «EQUILIBRANT» du Système nerveux végetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'éthylphenylmalonylurege et 0.015 de spartéine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.it Enfants: 15 à 4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents, pour le Canada: VINANT .Ltée\u201d 200, rue Vallée, MONTREAL ; | Tee .Vg.\u2019 Vit Se ees Tra wm tte de gee, .° * .\u20ac.eo Ye St, Je « °° .oy + - 2 ve =.\u2018\u201d » + .+ > Veen, .- ° - + ve L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLErIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 31 E.6 Le fini parfait et I'imprégnation uniforme du bandage au plâtre de Paris \u2018Cellona\u2019 assurent un moule léger et d\u2019une grande résistance.ANDAGE AU PLÂTRE DE PARIS \u2018Cellona SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrruin A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ed ANTISEPTIQUE de la mu- SLMO-BAILi queuse de l'appareil pulmo- Manous o= naire : EE tn L'ÉLIMINATION des éléments infectants, la SUPPRESSION D it A progressive de latoux Ah § et de l'expectoration.PU LMO 2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directe- BAILLY ment assimilable : 90 c.c.environ ç NV AFFECTIONS LE RENFORCEMENT VOIES RESPIRATOIRES de la capacité de dé- \u2014 fense de l'organisme.magn, rie, ippe.LA STIMULATION Lar, nylon pharyn ttes.puissante du tonus pri TVR nerveux, de l'appétit Formule a, say \u20ac et des fonctions diges- | tives.iii © | es AL BAILLY qu Toutes les affections des voies BYP T6 Pme de Fomo PARIS © respiratoires, préventif et curatif Dépôt Général pour le Cenada: | des complications broncho-puimo- VINANT Limitée naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.9 e | cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre Indication RORA oll \u2018 J 2 DES RO) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallee, MONTREAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 force de chacun des Je ah de Reed & Carnrick.Par l\u2019entremise de votre pharmacien ou directement, passez une \u201c commande pour 3 fioles à doses multiples, ou 3 boites d\u2019ampoules \u201c de meme format et de mème force, et vous en recevrez une qua- \u2014 trième gratuitement.Ainsi; achétez 3 fioles de 20 cc.d'Hormones \u201c Oestrogenes, R & C, 25,000 U.1.par cc., et vous recevrez 1 fiole \u2018 de 20 cc.supplémentaire, de la même force (soit 4 fioles en tout).[ À La qualite, 1 activité et 1 efficacité cliniques des Hormones \u2026 Oestrogènes R&C et autres médicaments injectables R&C leur | - a valu un accueil si favorable de la profession médicale que la + - de fabrication.Les prix \u2018modiques auxquels se vendent ces produits de qualite, et l\u2019offre avantageuse que nous vous faisons d\u2019 \u201cen achéter 4 et de n\u2019en payer que 3\u201d résultent de ces econo- \u2018 mies.Passez votre commande maintenant et\u2014ECONOMISEZ \"TOUT EN EMPLOYANT CE QU\u2019IL Y A DE MIEUX! L'offre s\u2019applique aux fioles à doses multiples et aux boîtes d\u2019ampoules.# NOTICES DESCRIPTIVES ET PRIX COURANTS Be, ENVOYES SUR DEMANDE : x REED & CARNRICK TORONTO, ONT., CANADA x 33 s .\u2018\u2019UNE DES PLUS IMPORTANTES PHASES DU TRAITEMENT DE L'ULCERE\u2019\"\u2019 A LITTÉRATURE\u2018! démontre la fréquence | élevée de récidives dans l'ulcère peptique et le besoin d'une surveillance constante contre l'apparition soudaine.Un retour au régime de l'ulcère\u2014diète spéciale, repos, antacides, etc.\u2014est particulièrement recommandable durant le printemps et l'automne et à la suite de chocs émotifs.® Amphojel*, avec ses propriétés antacides, astringentes et émollientes, fournit un complément approprié à une telle prophylaxie de l'ulcère pept:- que.Dans ce but, la valeur d'un bon agent tampon \u2018s'affirme presque par lui-même.\u2018 ° *Nom déposé ou Canada GEL D'HYDROXIDE D'ALUMINE AMPHOJEL 1.Bockus, H.L.; Gastro-Enterology 1:471, 1943, W.B.Saunders Co., Phila.2.Hurst, A.: Practitioner 152:193, 1944.3.Berk, J.E.: J.Med.Soc.N.J.41:365-370, 1944.4.Rehfuss, M.E.: Indigestion, Its Diagnosis and Management, Phila.W.B.Saunders Co., 1943, pp.Préparé en bouteilles 241-243, 5.Alvarez, W.C.: Gastroenterology, 2:65-67, 1944, 6.Selye, H.and Maclean de 12 onces fluides.A: Amer.J.Dig.Dis.11:319-322, 1944, 'OHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED, WALKERVILLE, ONTARIO Ad.No.131F\u20141 page\u20142 colours L\u2019Union Medicale\u2014Nov., 1945 CITRI-CEROSE produit un soulagement \u2018agréable, efficace dans les toux causées par les rhumes.CITRI-CEROSE possède un goût de cerise très agréable qui le fait particulièrement accepter par les enfants et les patients capricieux.5 CITRI-CEROSE est un véhicule efficace pour l'administration d\u2019une médication additionnelle dans vos ordonnances favorites.FACTEURS LOGIQUES Concernant les toux causées par des rhumes Chaque once fluide contient : Phosphate de codéine 1 grain Chloroforme .2,5 minims Ext.liquide d\u2019ipécacBP 1 minim Cerises sauvages liquides et solubles.4 minims Acide citrique .6 grains Citrate de soude .18 grains Sulfonate de potassium et de gaiacol .8 grains Menthol .QS.Citri-Cerose est présenté en bouteilles de 16 onces.Produit pharmaceutique de John Wyeth & Brother (Canada) Limited.CITRI Le] CEROSE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Trop souvent il y a un trou dans votre régime.Stoppez le avec.Une UNICAP® par jour Vitamine A .5,000 unités int.VitamineD .500 unités int.Vitamine C (37.5 mg.Acide Ascorbique) 750 unités int.Vitamine B, .509 unités int.Riboflavine (3,) .2.0 mg.Vitamine La .02mg Pantothenate de Calcium.'1.0 mg Amide d\u2019 Acide Nicotinique 2.2.2.+ .20.0mg.r r * Nom Depose EN VENTE EN BOUTEILLES DE 50 LT DE 100 FABRICANTS DES MEILLEURS PRODUITS PHARMACEUTIQUES DEPUIS 1886 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LE.AN.\u2014 Montréal, novembre 1945 37 L: quantité moyenne de Teinture de Métaphène requise pour une opération chirurgicale coûte maintenant à votre hôpital une somme bien minime \u2014 pas plus, par exemple, que quelques lacets de bottines.Et pourtant, si vous la considérez du point de vue de votre tranquillité d\u2019esprit, sa valeur est inestimable.L'efficacité de la Teinture de Métaphène dans la désinfection préopératoire de la peau est nettement établie par une étude comparée impartiale de quinze antiseptiques d'usage courant.* On a constaté qu\u2019en application sur les muqueuses buccales, la Teinture de Métaphène diminue la numération bactérienne de 95 à 100 pour cent en 5 minutes; qu\u2019elle ne provoque qu\u2019une légère irritation dans quelques cas, et aucune irritation dans les autres; et que son action se prolonge pendant deux heures, durée beaucoup plus longue que pour aucun des autres produits étudiés.Votre hôpital peut maintenant se procurer la Teinture de Métaphène à des conditions plus avantageuses que jamais.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE., Montréal, 8, Canada.Teinture de Métaphène (4-nitro-anhydro-hydroxymercuri-orthocrésol, Abbott) *Meyer, E., and Arnold, L.(1938), Amer.J.Digest.Dis., 57418. (Penicilline ABBOCILLIN Troehco POMMADE ABBOCILLINE Contient 1000 unités internationales de Pénicilline calcique par gramme.Recommandée pour le traitement des conditions de la peau là où la Pénicilline semblerait indiquée.S'obtient en tubes de 1 once.ss.POMMADE OPHTALMIQUE ABBOCILLINE Une pommade qui contient aussi 1000 unités internationales de Pénicilline calcique par gramme.Elle est présentée en tubes de L4 d'once munis-d' dispositif d'application.\u2014 \u2014 ~~ PASTILLES ABBOCHLINE \u201c Éaque pastille représente 1000 Qnités/nternationales de Pénicilline calcique.Cette- préparation d'Abbocilline est particulièrement désignée pour le traitement oral des fo Infections.En flacons de 24 pastilles.5 C4 rie LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE 20 CHEMIN BATES * MONTREAL * CANADA eo vx ES a SA = ë 2 Ss 3 sa i A OSCAR MERCIER 1898-1945 4 La mort, qui frappe l'individu en pleine gloire, à la période du rendement maximum, au moment où tout ce qu\u2019il entreprend réussit, comporte un aspect dramatique impressionnant.Aussi, la disparition tragique d'Oscar Mercier a-t-elle sidéré, non seulement la pro- | fession médicale, mais aussi le grand public.Oscar Mercier est mort ! .Cette nouvelle s'est, tard dans la soirée du 21 septembre 1945, répandue avec une extrême rapidité et la matinée du 22 n\u2019était pas déjà bien avancée que nul n\u2019ignorait l\u2019affreuse réalité.Rien ne pouvait laisser prévoir la fin aussi prochaine d\u2019un homme qui était bâti solide et qui, de tous, paraissait être celui qui possédait les meilleures réserves vitales.Il s\u2019en est fallu d\u2019un fâcheux concours de circonstances pour que le fil de sa vie fût en un instant tranché, vie active s\u2019il en fut, vie laborieuse, vie fructueuse.Elève au collège Sainte-Marie, Mercier ne se révéla ce qu\u2019il devait être que tard durant son cours.Lorsqu'il comprit vraiment la valeur de la préparation classique, il fut un des premiers de sa classe et les prix de diligence ne lui échappèrent jamais de ce moment.Il apprit au collège à devenir un bourreau de travail.Les études ne le rebutaient pas; bien plus, son père l'avait incité à prendre des cours complémentaires.Si la somme du travail quotidien semblait énorme à ses copains d'étude, elle n\u2019était qu\u2019une parcelle du labeur qu\u2019accomplissait l\u2019élève Mercier.Il posséda rapidement les sciences naturelles, la chimie et la physique, ce qui lui permit de faire, sans effort (et par un privilège spécial accordé à Henri Renault, à Lucien Sylvestre et à lui-même), concurremment et si- e-e ee IN MEMORIAM OSCAR MERCIER , (1898-1945) multanément sa deuxième année de philosophie et sa première de médecine.Orienté par un père énergique et d'esprit positif, qui comprenait l'importance de la compétence en médecine, Oscar ne pouvait pas ne pas prendre ses études médicales très au sérieux.Aussi, ne manquait-il ni cours, ni séances de laboratoires, ni cliniques.Aux uns comme aux autres, il était toujours au premier rang, assidu et présent, non pas uniquement de corps comme beaucoup, mais aussi d'esprit.Il avait la réponse toujours prête aux questions posées et ne se faisait pas faute de questionner à son tour les différents professeurs.Il avait compris, ayant mieux que les autres bénéficié de l\u2019expérience d\u2019un père averti, que la formation médicale est faite d'efforts personnels et qu\u2019elle ne repose pas uniquement sur le talent servi par une admirable publicité.Ses cinq années de médecine à Montréal furent exemplaires et l\u2019année d\u2019internat qu\u2019il passa à Notre-Dame lui valut le complément qu'à toute éducation forcément théorique apporte l\u2019exercice pratique.Premier de sa promotion, presque hors concours pourrais-je dire \u2014 et je le sais d\u2019autant mieux que nous étions de la même année \u2014 Mercier s'embarqua en 1922 pour l\u2019Europe.Il trouva à Paris des protecteurs dévoués, des tuteurs magnifiques, tels Om- brédanne, Desmarets, J.-L.Faure et Marion.Ils étaient déjà des amis de Mercier père et il est juste de dire que Mercier fils ne démérita pas.L'amitié que l\u2019on avait pour l'aîné, on la reporta tout entière sur le nouveau venu.Le Canada avait envoyé un enthousiaste du travail, un apôtre de la recherche scienti- 1506 fique et un esprit ouvert à la culture générale.Nul ambassadeur ne pouvait mieux, au lendemain de la guerre de 1914-18, servir les intérêts spirituels de notre petite patrie.Recherchant une discipline, Mercier pensa.dans les premiers temps de son arrivée à Paris, se présenter aux concours d'externat et d'internat, mais il réalisa tôt que ceci le mènerait bien tard que de débuter à 24 ans dans la carrière des concours.Aussi s'inscrivit-il a la Faculté et passa-t-il les épreuves théoriques, de laboratoires et cliniques conduisant au diplôme universitaire.Il prépara une thèse remarquable qu\u2019il soutint brillammment en 1924, malgré les objections de Pierre Duval et de Cunéo, thèse qui portait comme titre: «Etude du syndrome douloureux du côlon proximal.» Jusque là, Mercier avait fait porter ses études sur la chirurgie générale et il faisait chez Desmarets fonction d'assistant étranger, consacrant tous ses efforts à la connaissance meilleure des divers aspects de la pratique chirurgicale.Il savait fort bien que la spécialisation doit être un couronnement de carrière et non un point de départ.Il avait vu juste; son propre succès en est la meilleure preuve.L'urologie, branche de la chirurgie traitée chez nous jusqu'alors un peu à la légère, lui offrit le champ d\u2019action propice au développement de ses talents.C'est en 1924 qu\u2019il opta pour cette spécialité et c\u2019est à Lariboi- sière, chez Marion, qu'il poursuivit ses études particulières.Le maître ne manqua pas d'être touché par l'assiduité, l'appétit scientifique, le désir d'apprendre et la constance de cet élève de Desmarets.Marion comprit qu'il avait en Mercier un disciple qui porterait au delà des mers la pensée française et qui ferait connaître là-bas que l\u2019urologie est bien une création de l'esprit chirurgical français.Le maître en eût-il douté que ses craintes se seraient vite envolées, lorsque Mercier fit paraître, chez Legrand, en 1927, son volume de Séméiologie urinaire.Marion sut, dès lors, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 que l'élève du Canada saurait triompher de tous les obstacles et ferait brillamment reconnaître en la jeune Amérique que l\u2019enseignement de la vieille France n\u2019était pas nécessairement arriéré et démodé.Mercier, lui-même, ne renia jamais son passé d'étudiant français; bien plus, ici-même, à L'Union Médicale du Canada, dans le numéro de novembre 1944 offert en hommage à la Médecine Française à l\u2019occasion de la Libération de la France, il rendit généreusement hommage aux maîtres de l\u2019urologie fran- caise.1926.Retour au Canada.Le premier contact avec la réalité fut un peu décevant.L'hôpital Notre-Dame, pour lequel Oscar ne nous cachait pas à Paris son grand attachement et où Mercier père avait espéré voir évoluer son fils, escomptant la récompense d\u2019un travail en commun et souhaitant la douce consolation d'y voir sourdre la moisson du succès, n'offrit pas ce qu\u2019il attendait.L'Hôtel-Dieu fit un appel si éloquent à Mercier fils que Mercier père se fit violence et qu\u2019il brisa lui-même son beau rêve en ne mettant aucun obstacle au départ de son fils de Notre-Dame.Nommé, en décembre 1928, chef du service d\u2019urologie à l\u2019Hôtel-Dieu, Mercier ne disposait que de moyens très limités: une petite salle d\u2019examen et quatre lits à la salle Saint-Joseph.C\u2019était peu et ce fut beaucoup, parce que notre collègue sut accomplir le miracle de la multiplication des lits et des salles d\u2019opération.À sa mort, le service d\u2019urologie comprenait 53 lits et quatre salles de cystoscopie.Le succès n\u2019avait pas tardé à poursuivre Mercier.D\u2019une compétence professionnelle reconnue, il s\u2019est tôt bâti une réputation exceptionnelle.Fortement préparé par ses études préliminaires, armé à la perfection pour parer à toutes les interventions de sa spécialité, il avait et le savoir et la manière de bien faire. IN MEMORIAM Avec un pareil savoir-faire, il ne pouvait pas ne pas réussir, d'autant plus qu'il sut manier à la perfection l\u2019art de s'imposer.Si le faire-savoir est odieux quand il s'inspire de motifs publicitaires de bas aloi, il est fort recommandable s\u2019il est conforme à la dignité professionnelle; publications de recueils de faits mémoires originaux, communications- aux sociétés savantes, participations aux congrès, articles de journaux de médecine: combien variés sont les modes qui peuvent décemment créer, favoriser ou compléter une saine réputation.C\u2019est de cette manière honnête: par la plume et par la parole, l\u2019une et l\u2019autre largement étendues au public médical, que Mercier sut gagner une renommée qu'indéniablement l'historien de notre temps reconnaîtra comme une des plus répandues.Le nom de Mercier avait dépassé les bornes de notre ville, de notre province même, car les malades lui venaient de toutes les régions du Canada et même des Etats voisins.Sa maîtrise de l\u2019urologie chirurgicale et son enseignement à la française lui valurent de faire école.Coïncidence étrange, celui qui fut le premier assistant de Mercier, Berdino Dumas, mourut, il y a douze ans, dans des circonstances également tragiques.Dumas disparu, il forma Stilman, Jean-Paul Legault, Jean-Paul Bourque, Jean Charbonneau, Arthur Mercier, de Québec.Il eut aussi comme élèves, mais à des titres divers, Racicot, de Lévis, Bédard et Cauchon, de Québec, Couturier, de la Rivière-du-Loup, Etsell, de Winnipeg, et Brassard, de Roberval.L'Université de Philadelphie, avant la guerre de six ans, lui confia même, chaque année, un de ses candidats à la maîtrise en urologie et exigeait que celui-ci préparât dans le service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu une thèse sous l\u2019inspiration de Mercier.On note parmi les stagiaires étrangers Shields (de Kitchener, Ont.), Langenbaum (de South Bend, Ind.), Newland (de Denver, Col.), 1507 Farcht (de Minneapolis, Minn.), Nicely (de Knoxville, Ten.) et Maeso (de Porto-Rico): On n\u2019achète pas une telle réputation avec de la fausse monnaie.Si Mercier avait le savoir-faire, il possédait aussi le don de savoir s'imposer auprès de ses malades.Il leur était compatissant et ne leur marchandait pas les paroles réconfortantes.Il avait compris la magie de l'accueil sympathique et savait particulièrement plaire à cette catégorie de patients qui composaient une bonne partie de sa clientèle et qui ne sont pas faciles à manier: les vieilles gens.Bien qu'il fût affreusement pris de tous les côtés, débordé par ses occupations, il ne fit jamais montre d'\u2019indifférence, ni n\u2019opposa un refus à celui qui lui faisait appel; à peine montrait-il parfois un peu d\u2019impatience ou se laissait-il aller à marquer de la contrariété, quand les patients venaient l\u2019importuner à certaines heures de presse ou à la veille des séances opératoires.Mercier manifestait le même intérêt aux malades de son service public qu\u2019à ceux des départements privilégiés.Les uns et les autres l\u2019aimaient profondément et, bien qu'il ne pût consacrer à chacun de ses malades que quelques instants, ces minutes étaient attendues avec impatience et les malades étaient fort inconsolables quand un contretemps retardait ou empéchait la visite quotidienne.Sa seule entrée dans la chambre suffisait à en transformer l'atmosphère.Il se dégageait de sa personne une telle impression de force et d'assurance qu'il lui suffisait de peu de mots, d'un sourire et d\u2019un regard bienveillant pour que l'inquiet se rassurdt, que l\u2019anxieux retrouvât son calme et que le timoré se sentit brave.Ceux qui ont eu recours aux bons offices professionnels de Mercier étaient les premiers à lui reconnaître le don sacré, celui de savoir impressionner, réconforter et se 1508 faire aimer.Les malades se sentaient en sûreté entre ses mains, car il connaissait son métier d\u2019urologue à la perfection.L\u2019urologie passe, aux yeux des encyclopédistes, pour une spécialité au champ restreint d'action; mais elle n\u2019en comporte pas moins un nombre important de techniques.Mercier les possédait toutes et il n\u2019attendit pas toujours la consécration universelle avant de tenter une nouvelle méthode.Son service à l\u2019Hôtel-Dieu était assez vaste pour qu\u2019il ne fût pas limité dans l'exercice de sa pratique à de rares observations; aussi, ses interventions se chiffraient-elles par milliers.Son service lui permettait également de dispenser à ses étudiants un enseignement de premier ordre.Il était excellent enseigneur et ses cliniques étaient en grande estime auprès des élèves.D'ailleurs, ils auraient eu mauvaise grâce à ne pas lui rendre ce témoignage de reconnaissance, car Mercier professeur cherchait a éclipser Mercier célèbre urologue.Ce fut peut-être son dernier rêve et il ne le cachait pas, celui de quitter \u2014 le jour où s\u2019ouvrirait l'hôpital de la Montagne \u2014 son service de l\u2019Hôtel-Dieu pour se consacrer tout entier à l\u2019œuvre universitaire.Ils sont rares ceux qui pensent abandonner une situation solidement assise pour entreprendre une tâche possiblement ingrate et à rendement inconnu; ils sont peu, car il faut un idéal élevé.Mercier serait devenu un grand universitaire, car il était imbu de cet idéal.Il voulait que l\u2019Université de Montréal fût universellement reconnue comme de premier ordre.A la Faculté, il ne cessait de proposer, suggérer ou introduire des réformes; il y allait cependant en douceur et avec une science consommée de la manœuvre diplomatique.I avait appris qu\u2019on ne renverse pas d'un éclat de voix ou d\u2019une poussée de la main les murs de béton que constituent certains obstacles, mais qu\u2019il vaut mieux les contourner; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrErIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 fin psychologue et bon observateur, il donna pour recevoir.Elu vice-doyen en juin 1944, il consacra aux fonctions de cette nouvelle charge des heures précieuses et ne se laissa jamais affaiblir par les tracasseries administratives; maniaque du devoir, il se rendait à son poste universitaire, où il ne commandait que des cachets insignifiants, a l\u2019heure fixée, dût-il chaque fois, pour ce faire, refuser les appels rémunérateurs de sa clientèle.Il avait promis A sa collaboration au doyen et à ses collègues du Conseil et il tenait sa parole.Il leur fut toujours loyal et le doyen Dubé en rendit le témoignage 21 septembre.Si l'honneur d\u2019être vice-doyen à 46 ans n\u2019est pas un privilège très répandu, il en va de même pour certaines présidences fort recherchées.public au lendemain du Mercier avait peut-être le pressentiment d'un départ prématuré; ce qui expliquerait qu\u2019il voulut ou accepta jeune ce qui n\u2019est conféré qu'à des collègues beaucoup plus avancés en âge; l'octroi de ces fonctions importantes lui valut toutefois d'être considéré généralement comme plus vieux que son âge réel.Un officier couvert de médailles et de rubans ne peut nécessairement passer pour autre chose qu\u2019un vétéran.Nommé professeur agrégé en 1930, il devint le premier titulaire de la chaire d'urologie en septembre 1938, à 40 ans.Il fut, à 42 ans, président de la « Société Médicale de Montréal » et, à 44 ans, président du XVIIe congrès de l\u2019« Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord ».Il était membre de la « Société de Chirurgie de Montréal », du « Collège Royal des- Chirurgiens du Canada » et de plusieurs sociétés d\u2019urologie françaises et américaines.Il fallait être d\u2019une activité hors pair pour satisfaire aux exigences de chacune de ces fonctions.On doit cette justice à Mercier de (tor up Mon |! N IN MEMORIAM reconnaître qu'il s'est jeté corps et âme dans chacune des organisations qu\u2019il entreprenait.Sa présidence à la «Société Médicale de Montréal » fut remarquable et le Congrès de 1942 obtint un très grand succès.Mercier avait hérité de l\u2019esprit pratique de son père et il savait faire face à la réalité.Sa vie était si bien réglée qu'il y avait chaque jour place pour tout et qu'aucune minute n\u2019était perdue.Ce qui ne veut pas dire que les loisirs en étaient exclus, loin de là; la culture générale avait pour Mercier de grands attraits: il lisait beaucoup et s\u2019intéressait à l\u2019histoire, à la grande.Certains, qui se seraient servis de son nom, auraient voulu le voir se lancer dans la politique, mais il eut assez d\u2019esprit pour leur faire comprendre que sa réputation était telle qu\u2019il n\u2019avait pas à courir le risque de l\u2019électorat et que, s\u2019il méritait une récompense publique, il n\u2019avait pas à la solliciter.La politique internationale I'intéressait au plus haut point, d'autant mieux qu\u2019il y avait été initié à Paris par son vieux camarade Pierre Dupuy.Les arts avaient aussi pour lui un grand attrait et il était toujours heureux de nous apprendre l'acquisition d\u2019un nouveau tableau qui, je dois à la vérité de le dire, n\u2019était pas du genre abstrait.Il fut même tenté par le théâtre et, étudiant, commit un péché de jeunesse: il composa, en collaboration avec Henri Letondal, un grand drame qui fut joué dans l\u2019ancien « Chanteclerc » et qui s\u2019appelait: L\u2019étrange aventure.Il fut un généreux pourvoyeur de la littérature médicale.Il ne considéra pas sa tâche d'écrivain terminé quand ses deux volumes furent publiés.Il écrivit un nombre important d\u2019articles qui parurent dans L'Union Médicale du Canada et dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu.Bien plus, il fut à L\u2019Union Médicale du Canada secrétaire de la Rédaction pendant plusieurs années et il y a été nommé directeur en 1930.1509 Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montreal lui doit sa fondation en 1932, entreprise qu\u2019il mena de concert avec Léo Pariseau, Ernest Prud'homme et, Ernest Trottier.Mercier a contribué largement à ces deux publications jusqu'à:ces dernières années, où le surcroît de travail ne lui permit pas de publier comme il l\u2019aurait voulu.Il a toutefois compensé par la parole et trouvé des auditoires au lieu des lectéurs.Invité fort souvent comme conférencier,\u2018 avait acquis une certaine aisance et défendait habilement les thèses qui lui étaient chères.Il avait débuté à la salle Saint-Sulpice, alors qu'il n\u2019était pas encore médecin, par une étude sur l\u2019évolution de la chirurgie.Il fut à l\u2019honneur et à la tâche lors des fêtes de l'inauguration du pavillon LeRoyer et, il y a à peine quelques mois, il parlait au Ritz Carlton de ses projets universitaires.* * Il est des vies qui sont tellement remplies, si riches, qu\u2019il est impossible d\u2019en relater les faits principaux en quelques pages.L'appréciation mériterait une étude en profondeur et non un raccourci forcément superficiel.L'avenir retiendra de l\u2019œuvre de Mercier ce qui mérite de demeurer; mais il n'empêche que sa disparition a creusé au sein de la profession médicale un vide qui sera difficile à combler.Mercier reste comme le premier urologue canadien-français, non seulement en date, mais en renommée.En plus d'affliger ses parents, élèves et amis, sa mort est un deuil douloureux pour ses malades, une perte immense pour le service qu\u2019il a créé et pour l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019il a servi avec dévouement et opiniâtreté; elle crée à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal une vacance difficile à combler.Mais, si grand que soit l'homme, si fournie, si belle que soit sa vie, quelle que soit la hauteur de la cime atteinte, nul ne peut se dérober quand l\u2019heure de Dieu est venue.Elles sont 1510 éternellement vraies les paroles du sage: «.sic transit gloria mundi ».«La vie du chirurgien est une, belle vie », écrivait Jean-Louis Faure dans L\u2019Ame du chirurgien, et quand vient l'heure de la mort, nul ne peut, avec plus de calme et de tranquillité, s'endormir dans la nuit suprême.Il lui suffit d\u2019entendre la voix de sa conscience murmurer à son âme apaisée qu'il a fait en ce monde plus de bien que de mal et que, sur cette terre de joie et de misère, ses mains ensanglantées ont soulagé plus de souffrances qu\u2019elles n\u2019ont causé de douleurs.» Les derniers mots de Mercier furent pour implorer Dieu et lui recommander son âme.Qu'il repose en paix! Le Seigneur ne peut être sourd aux ultimes prières du médecin .Mercier n\u2019est plus, mais son souvenir demeurera.Edouard DESJARDINS.Notes bio-bibliographiques Oscar Mercier, né à Montréal le 19 février 1898, fils du docteur Oscar-Félix Mercier, chirurgien en chef de l\u2019hôpital Notre-Dame, et d\u2019Alexina \u2018Rolland.Etudes classiques au collège Sainte-Marie.B.A., juin 1918.M.D., Montréal, 1922.Diplôme universitaire de Paris, 1924.Interne à l'hôpital Notre-Dame, 1921-22.Assistant libre du service du docteur Desmarets, Paris, 1922-23.Assistant étranger du service du docteur G.Marion, Paris, 1923-26.Bénévole en chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame, d\u2019avril à décembre 1926.Chargé de l\u2019urologie au service de chirurgie de l'Hôtel-Dieu, en décembre 1926.Chef du service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu, en 1928.Professeur agrégé d\u2019urologie, 1930.Professeur titulaire d\u2019urologie, 1938.Vice-doyen de la Faculté de Médecine, 1944.Sociétés.Membre correspondant de la «Société Anatomique \u2018de Parisy, 1924.Membre correspondant de la « Sôciété d\u2019Orthopédie de Paris y, 1924.Membre correspondant de la « Société Internationale d\u2019Urologie y, 1933.Miembre de la « Société de Chirurgie de Montréal y, 1928.Fellow Royal College of Surgeons (Canada), 1930.Président de la « Société Médicale de Montréal y, 1940.Président du XVIIe Congrès de l\u2019« Association des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord», 1942.Président du Cercle Universitaire de Montréal, 1943.Epousa, en 1922, Jeanne Bruneau, fille du docteur Théo- dule Bruneau, professeur de clinique médicale à l\u2019Hôtel- Dieu, et de Madame Bruneau.Laisse huit enfants.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.«D\u2019'Hippocrate à nos jours.» .« Tumeur épithéliale glandulaire du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M:L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Travaux scientifiques 1922 Union Médicale du Canada, 1922.«Contribution a l\u2019étude des traumatismes rachi-mé- dullaires.» Union Médicale du Canada, 1922.1923 .« Hernie au travers du ligament de Henle et du tendon conjoint.» Société Anatomique de Paris, 1923.triangle de Scarpa.» Société Anatomique de Paris, 1923.1924 .«Vingt cas de résection du côlon droit pour stase cæcale.» Presse Médicale, Paris, 1924.Etude du syndrome douloureux du côlon proximal.Chez Amédée Legrand, édit, Paris, 1924.1925 .CÀ propos du diagnostic des calculs de la vessie.y.Union Médicale du Canada, 1925.« Le prolapsus intravésical de l'extrémité inférieure de l\u2019uretère.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1925.«De la miction en deux temps dans la barre inter- urétérale.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1925.« A propos de la pathogénie et du traitement des petites hydronéphroses.\u2018dites sans causes apparentes.» Journal d\u2019Urologie, Paris, 1925.1926 «La barre interurétérale.y nada, 1926.Union Médicale du Ca- « À propos de la compensation rénale dans un cas de calculs de l\u2019uretère.y Journal d\u2019Urologie, Paris, 1926.«Un 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p.237.« Le diagnostic du cancer du rein.» Journal de I'Hé- tel-Dieu de Montréal, no 6, 1935, p.355.1936 « Les dispensaires \u2014 le médecin praticien \u2014 le méde cin des hôpitaux.» 1936, p.152.Union Médicale du Canada, «La cystite incrustée.y Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 2, 1936, p.61.« Les anuries.y» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 4, 1936, p.218.«De la nécessité de l\u2019exploration du pédicule rénal au cours de la néphropexie.» Journal de l\u2019Hôtel- Dieu de Montreal, na 5, 1936, p.250.Sur un livre de G.Marion: « Quelques vérités premières (ou soi-disant telles) en urologie.y Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 5, 1936, p.253.« Nouvelle indication opératoire du résectome prostatique endo-urétral.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montreal, no 6, 1936, p.310.1937 « L\u2019hypertrophie musculaire du col vésical.» Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, no 1, 1937, p.14.« Les tuméfactions périnéales chez l'homme.» Journal de 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BULLETIN ee ee CE QUE LE TEMPS NOUS APPORTE De Georges Duhamel et des \u2018\u2018Journées Médicales\u201d de la Société Médicale de Montréal La semaine du 22 octobre fut, à Montréal, à l\u2019enseigne des « Journées Médicales » de la « Société Médicale de Montréal »: le « climat » de la Cité fut pénétré de la renommée, de la personne attachante et de la parole de Georges Duhamel.Les « Journées Médicales », méticuleusement organisées, comportant un programme scientifique copieux, de portée pratique, marquant la marche des notions médico-chirurgicales et bien présentées par des rapporteurs distingués, comprenant aussi des sujets déontologiques de toujours pertinente qualité et communiqués avec éloquence, attirèrent à l'hôtel Windsor de nombreux médecins, des praticiens et des médecins des hôpitaux.Sans voix discordante, on se montra très agréablement impressionné par des assises dont l\u2019allure fut celle des grands centres de médecine.Le président de la « Société Médicale » et son exécutif, les nombreux rapporteurs de ces « Journées » ont droit à un témoignage de félicitation et de gratitude.Nous le leur présentons avec empressement.La formation médicale de Georges Duhamel lui fut l\u2019occasion.durant la guerre de 1914-18, de satisfaire pleinement un immense besoin de sa nature a répandre de la joie et de la sérénité parmi les hommes.Elle apporta la part la plus belle dans la formation de ses éminentes qualités d\u2019écrivain et dans la matiére même de son ceuvre littéraire.Son intelligence analytique et intuitive, son inclination à la méditation et à l\u2019introspection, son amour de la beauté et de la simplicité, son exquise sensibilité de poète et son invincible bonté, marquent profondément ses travaux et ses écrits.Et ces qualités innées chez Duhamel, alimentées dès l'adolescence d\u2019une ardeur enthousiaste pour les lettres et les jeux de l\u2019esprit, le portèrent allègrement vers sa destinée d\u2019écrivain. BULLETIN Bien entendu, le style de Duhamel, la forme de son langage le sert incontestablement dans la faveur de ses amis et de ses fervents lecteurs: ce style riche, simple et souple qui lui permet de tout exprimer avec les plus subtiles nuances de la pensée et des sentiments, qui peint avec les plus mélancoliques et réalistes raccourcis ou les aspects les plus humoristiques et saugrenus d\u2019une situation et d\u2019une circonstance.Son style prestigieux dans sa maturité, ses qualités du cœur et de l\u2019esprit, font de Duhamel un écrivain, par-dessus tout.humain, près de son lecteur, son am1, lui apportant l\u2019ineffable plaisir de la lecture, mais aussi un message de prédilection passionnée et intransigeante pour l'intelligence, les sentiments d\u2019amour et d\u2019amitié, pour les œuvres humaines et de la nature demeurées inviolées des affronts du matérialisme contemporain.Mais la profession médicale de Duhamel imprime un caractère tout à fait particulier à son œuvre de romancier.Les personnages de ses romans, de ses deux œuvres principales: Vie et aventures de Salavin et La Chronique des Pasquier, ont été observés sur le vif et reproduisent dans la fiction ce que l'auteur avait préalablement recueilli dans la vie vécue.La description des scènes et de certains lieux parisiens fréquentés et choyés de l\u2019auteur est la représentation graphique d'images perçues par lui et colorées par des états psychologiques divers.De la discipline médicale, il a respecté, dans le roman, l\u2019objectivité des observations, leur réalisme tempéré par la fantaisie de la fiction et surtout l'exactitude des attitudes physiques et morales, la vraisemblance rigoureuse des réactions affectives de ses personnages.Ils sont humains, comme leur auteur, il connaît de leur personnalité morale les moindres replis, ils se conduisent comme la moyenne des hommes et n\u2019ont rien d\u2019artificiel ni hors de proportion.Pratiquant l\u2019introspection, connaissant bien les rouages de son intimité morale.il lui arrive même de décrire dans ses personnages des états d\u2019Ââme et des tournures d'esprit qui ne lui sont pas étrangers.Et cela donne à son œuvre de romancier une véridicité et une vraisemblance du récit qui excluent complètement l\u2019artificiel et l'arbitraire, ce qui fait le charme attachant des œuvres de Duhamel et le rapproche de ses lecteurs.Tous savent que le docteur Pasquier a puisé généreusement sa vie dans celle du docteur Duhamel père, que la mère du romancier a inspiré l'existence inquiète et besogneuse de Mme Pasquier.L\u2019atta- Ur St 1516 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 chant Laurent Pasquier transpose dans la fiction une part importante de la vie étudiante de Duhamel lui-même.L\u2019ami Justin, des Pas- quier, fut la survivance romancée d\u2019un ami réel du romancier, mort prématurément.M.Chalgrin de Les Maîtres est le personnage romancé du Prof.Dastre, célèbre physiologiste du Collège de France et patron de Duhamel.L'expérience du Désert de Brèvres, folle, ardente et admirable, fut réellement tentée par Duhamel et ses compagnons de l\u2019Abbaye.Le premier livre que j'ai lu de Duhamel fut Confession de Minuit.Je venais d\u2019arriver à Paris et je poursuivais mes études de neuropsychiatrie.Ce premier contact avec Salavin me bouleversa ; il me laissa une impression profonde, douloureuse, mais aussi Inquisitrice et perplexe.À la suite de Salavin, je m\u2019acheminais vers la rue Mouffetard et a travers le Jardin des Plantes ol tres souvent, en compagnie d\u2019un confrère canadien et venant de la Salpétrière ou de la Pitié, je m\u2019arrétais a la fosse aux ours blancs qui se balançaient sans arrêt et sans lassitude.Ce vieux quartier de Paris et celui de la « Montagne Sainte-Geneviève », en bordure du Quartier Latin, sont chers .à Duhamel et furent le « pays » de Salavin.Leur aspect prenait à mes yeux une forme moins réelle, quasi fantastique, malgré le réalisme de la vie des humbles gens qui l\u2019habitaient et du petit commerce qui y était intensément réparti.Ce Salavin, je le suivis jusqu\u2019à sa mort, et dans l\u2019enthousiasme de mes études psychiatriques, j\u2019essayais de classer ses bizarreries morales dans un des cadres connus de psycho-pathologie.La scène fameuse de l\u2019oreille de la Confession, l\u2019indécision de Salavin, sa tendance à rêver et surtout à disséquer jusqu\u2019à la moindre de ses pensées et de ses réactions affectives, ses enthousiasmes subits et de courte haleine, et bien d\u2019autres aspects de sa personnalité morale admirablement décrits par Duhamel, me portèrent à proclamer que Salavin était un psychasthénique, fier, intelligent et déprimé: ensemble d\u2019attributs qui composent des natures amères et malheureuses.Aujourd\u2019hui, mon jugement est moins péremptoire et Je crois bien que Duhamel a défini dans Salavin certains côtés de sa propre nature.Son amour de la solitude nullement incompatible avec sa sociabilité et sa condescendance naturelles, certaines réactions émotives qui marquèrent épisodiquement sa vie d\u2019adolescent, sa propension native à étudier avec une lucidité merveilleuse les mou- ee, EI SS BULLETIN vements de son être intime, portent à présumer que Salavin a tiré de son auteur une part appréciable de sa personnalité morale.Mais nous devons ajouter que Laurent Pasquier, par son activité productive, reproduit beaucoup plus le Duhamel que nous connaissons.A vrai dire, Salavin est ce que chacun de nous cache en soi- même: les hésitations, les scrupules, les raisons de tergiverser, de haïr ou d\u2019aimer, de se mépriser, les misères intimes; il manifeste ce qu\u2019on voudrait exorciser par la confession et que nos raisons de lutter finissent pas anéantir.Ce grand romancier, ce grand intellectuel, ce grand humaniste qui défend par sa seule existence toute une conception du monde, exposée dans Scènes de la vie future et Géographie cordiale de l\u2019Europe, nous l\u2019avons eu à notre table au banquet de clôture des « Journées Médicales ».Son propos porta sur l\u2019'humanisme d\u2019un médecin français, il fut un hommage au culte de l'amitié.C\u2019est bien là une nourriture que l'esprit et le coeur de Duhamel aiment à offrir.Nous aurons l\u2019occasion et le grand avantage de le revoir et de l\u2019entendre de nouveau.Son message est d\u2019un grand prix.Espérons qu\u2019il sera entendu, ici, en Québec.Roma AMYOT.1517 LA NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE PEUT-ELLE ABOLIR LES DOULEURS ANGINEUSES DE LA MALADIE CORONARIENNE ?' Étude expérimentale Par Mercier FAUTEUX, F.R.C.S.(Boston, Les bases physiologiques de la neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire comme traitement de la maladie coronarienne ont déjà été étudiées à différentes reprises dans des communications antérieures (1, 2, 3, 4).Qu'il suffise de rappeler que l\u2019expérimentation a montré à l\u2019un de nous que les principaux avantages de cette opération sont : (1) le blocage de réflexes pouvant entraîner des spasmes coronariens, l'ischémie cardiaque et même la fibrillation ventriculaire; (2) l\u2019ouverture et la dilatation des anastomoses du réseau artériel coronarien représentant une des conditions essentielles pour le développement d\u2019une circulation collatérale compensatrice efficiente, et enfin (3) une augmentation remarquable de la résistance myocardique contre certains facteurs susceptibles d\u2019entraîner la fibrillation ventriculaire et la mort subite à la suite de l\u2019occlusion soudaine d\u2019une branche coronarienne artérielle.| Un autre point important mér tait d\u2019'étre étudié.La neurectomie péricoronarienne peut-elle abolir les douleurs angineuses observées au cours de l\u2019évolution de la sclérose coronarienne?Nous avons entrepris certaines expériences afin de pouvoir répondre à cette question.La méthode utilisée et les résultats obtenus font le sujet de la présente commun\u201d- cation.MÉTHODE.En 1930, Sutton et Lueth (5) décrivirent et utilisèrent un procédé permettant d'étudier chez l\u2019animal conscient les réponses douloureuses d\u2019origine coronarienne.Le chien 1.Ce travail a été subventionné par la Dazian Foundation for Medical Research et le Milton Fund.From the Laboratory of Surgical Research of the Harvard Medical School and the Peter Bent Brigham Hospital, Boston, Mass.(C), et Orvar SWENSON, M.D.Mass.) ' est anesthésié à l\u2019éther.Aucun autre sédatif ou narcotique n\u2019est administré.Une fois la resp/ration artificielle établie, le thorax est ouvert au niveau du cinquième espace intercostal gauche et la région cardiaque est exposée.Le péricarde est incisé, et une ligature est passée autour de la branche descendante de l'artère coronaire gauche.Cette ligature n\u2019est pas liée.Les deux chefs de fil sont passés à l\u2019intérieur d\u2019un tube de verre résistant et amenés à la peau.Une suture en bourse ferme l\u2019incision péricardique et en même temps fixe le tube de verre en place au niveau du myocarde.L\u2019extrémité libre du tube de verre est suturée soigneusement aux muscles de la paroi thoracique.La plaie thoracique est fermée avec soin afin d\u2019éviter tout pneumothorax.Trois ou quatre heures après cette opération, l\u2019animal est généralement complètement conscient, ne présente pas de choc opératoire ou de douleurs.Il est alors possible de commencer le test qui produit des douleurs d\u2019origine coronarienne.D\u2019une main légèrement appuyée sur le thorax, le tube en verre enfoui dans les tissus est maintenu immobile.De l\u2019autre main, les deux chefs de fil sont tirés graduellement afin d\u2019occlure la branche coronaire artérielle.Cette occlusion est maintenue durant un temps variable, généralement quelques secondes ou une à deux minutes.Les signes démontrant de la douleur d\u2019origine coronarienne chez le chien sont, d'après Sutton et Lueth: de l\u2019excitation, le chien ne tient plus en place, de la rigidité de la patte antérieure gauche, des changements dans l\u2019amplitude et le rythme respiratoire, des nausées, des vomissements, de la salivation excessive et des plaintes.Tous les expéri- lé FAUTEUX er SWENSON: NEURECTOMIE PERICORONARIENNE d mentateurs qui se sont servis de cette technique observèrent les mêmes signes, qui ne sont pas nécessairement toujours tous présents.Sutton et Lueth croient que la réponse douloureuse est uniquement, due à l\u2019arrêt momentané du flot sanguin dans le segment artériel oblitéré et non à des réactions ad- vantitielles secondaires et attribuables au procédé lui-même.D\u2019apres Katz, Mayne et Weinstein (10), la cause d'une réponse positive est la compression des fibres afférentes qui se trouvent dans l'advantice de l'artere.Nous reconnaissons, à la suite d'autres, que cette méthode n\u2019est pas au-dessus de toute critique.Quoi qu\u2019il en soit, elle continue d\u2019être utilisée par la plupart des expérimentateurs désireux d\u2019analyser les effets douloureux de différentes irritations coronariennes ou la valeur de différents procédés chirurgicaux pour abolir l\u2019angine de poitrine.(6, 7, 8, 9, 10) ExPÉRIENCES PERSONNELLES.Dans notre investigation, la méthode que nous avons utilisée est presque identique à celle décrite par Sutton et Lueth.Les réponses douloureuses furent étudiées chez 20 chiens divisés en deux groupes égaux.Groupe I (Série de contrôle) Les chiens furent anesthésiés à l\u2019éther administré par le tube intra-trachéal et sous pression positive.Le cœur fut exposé après résection partielle des troisième et quatrième côtes gauches.Le péricarde fut incisé et la branche descendante de l\u2019artdre coronaire gauche fut libérée du myocarde suffisamment pour permettre le passage de la ligature autour du vaisseau.Les deux chefs de fil de la ligature furent passés à l\u2019intérieur d'une petite canule droite et de là furent amenés à la peau.Le péricarde fut fermé par une suture en bourse intéressant l\u2019extrémité de la canule en rapport avec le cœur.L'autre extrémité fut suturée dans la plaie de telle façon que 1519 la canule devint fixe et ne pouvait être par la suite une cause de pneumothorax.La plaie thoracique fut suturée.Trois ou quatre heures après l'opération, les chiens étaient complètement lucides, alertes, et même enjoués.Ils étaient en parfaite condition pour commencer le test.Des électrocardiogrammes furent pris après l'opération et durant et après les tests.Protocole 1.Chien No 195-43.Trois heures et demie\u2019 après l\u2019opération, l\u2019animal est actif et apparemment normal.Traction sur la ligature durant 15 secondes.L'animal remue et lève la patte antérieure gauche.Les mouvements deviennent lents.Aussitôt que l\u2019on cesse la traction, ces signes disparaissent.Période de repos.Seconde traction durant 18 secondes.Ralentissement très net du rythme respiratoire.Au cours de la dix-huitième seconde, la ligature coupe l'artère.Ceci n'entraîne aucune modification durant 10 à 15 secondes.Ensuite l\u2019animal se plaint et les pattes se raidissent, en particulier les pattes antérieures.L'animal tombe sur son côté droit et meurt.À l\u2019autopsie, l\u2019on trouve que la branche artérielle fut coupée à 1.5 cm.de son origine.Protocole 2.Chien No 230-43.Quatre heures après l\u2019opération, le chien est debout et se promène dans sa cage.Traction durant 15 secondes.L'animal tente de s'échapper et à plusieurs reprises lève la patte antérieure gauche.Ralentissement du rythme respiratoi- respiratoires re.Période de repos.Seconde traction durant 20 secondes.Les mêmes signes réapparaissent, mais, en plus, la patte antérieure gauche se maintient fléchie comme spasmée.Période de repos.Troisiémie traction durant une minute.A plusieurs reprises, l\u2019animal tente de s'échapper.Aucun mouvement des pattes.Période de repos.Quatrième traction durant deux minutes.À peu près cinq secondes après, la patte antérieure gauche est levée pendant quelques secondes.Période de repos.Cinquième traction durant deux minutes.La 1520 patte antérieure gauche est levée de temps en temps et l'animal tente de s'échapper.A l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 12 mm.de l'origine de l\u2019artère coronaire gauche.3.Chien No 274-43.A peu près trois heures après l\u2019opération, le chien est conscient et actif.Traction durant une minute.L'animal devient en quelques secondes très nerveux et présente des mouvements des deux pattes du côté gauche.Il se plaint et remue constamment la tête.Ces signes disparaissent aussitôt que la ligature est relâchée.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Excitabilité et mouvements des deux pattes du côté gauche.Il se plaint et remue constamment la tête.Ces signes disparaissent aussitôt que la ligature est relachée.Période de repos.Troisième traction durant une minute.Rapidement le chien devient très excitable et présente des mouvements des quatre pattes.Il se plaint et remue la tête.Tous ces signes disparaissent au relâchement de la ligature.À l\u2019autopsie la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.8 cm.de l\u2019origine de l'artère coronaire gauche.Protocole 4.Chien No 287-43.Au bout de deux heures après l'opération, le chien est complètement revenu de l\u2019effet de l\u2019anesthésie.Traction durant une minute.Le chien aboie, ne tient plus en place et tente constamment de changer de position.Tous ces signes disparaissent immédiatement en rela- chant la ligature.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Immobilité cette fois, mais modifications respiratoires.Période de repos.\u2018Troisième traction durant une minute.L'animal ne tient plus en place et tente de s'échapper.La respiration devient difficile.Période de repos.Quatrième traction durant une minute.Immédiatement l\u2019animal tente de s'échapper, devient excitable et la respiration se modifie.Ces signes persistent Protocole seulement au cours des premières trente se- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 condes.Période de repos.Cinquième traction durant une minute et trente secondes.Excitabilité et tentative de s'échapper.À l\u2019autopsie, l'on trouve la ligature autour de la branche artérielle à 1.5 cm.de l\u2019origine de l'artère coronaire gauche.Protocole 5.Chien No 295-43.Au bout de trois heures après l'opération, le chien est conscient.Traction durant une minute.Modifications de la respiration.Raideur de la patte antérieure gauche.L\u2019animal ne tient pas en place et tente de s'échapper.Au relâchement de la ligature, tous ces s\u2018gnes disparaissent.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Légère instabilité, mais modifications très nettes dans la respiration.Période de repos.traction durant une minute.Troisième De nouveau les modifications respiratoires réapparaissent et I\u2019animal ne tient plus en place.Tout entre dans l\u2019ordre, lorsque la ligature est relâchée.A Tautopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.5 cm.de l\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 6.Chien No 297-43.A peu près trois heures après l\u2019opération, l\u2019animal est conscient.\u2018Traction durant une minute.Le chien tente de s'échapper et doit être maintenu en place.Ces changements ne durent que durant les premières dix secondes.Les modifications respiratoires, cependant, persistent jusqu\u2019à la cessation.de la traction.Période de repos.Deuxiéme traction durant une minute.Aucun changement, excepté un léger ralentissement respiratoire.Période de repos.Troisième traction durant une minute.Aucun changement au cours des premieres cinq secondes.Au cours des vingt secondes suivantes, l\u2019animal se débat légèrement.Ensuite, il demeure immobile jusqu'à la fin du test.A l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.7 cm.de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.Protocole 7.Chien No 300-43.heures après l\u2019opération, le chien est cons- Trois guet Td quon er peus (une fire.urd me pea qui emp os fro nr The fen geo hi ei en To fie de FAUTEUX ET SWENSON: NEURECTOMIE PÉRICORONARIENNE cient, mais dans un état général mauvais.Traction durant trente secondes.Aucune réf action, si ce n\u2019est un léger changement dans le rythme respiratoire.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Aucune réaction sauf un ralentissement respiratoire.Période de repos.Troisième traction durant deux minutes.Seul un léger ralentissement respiratoire réapparaît.L'absence de réactions typiques chez ce chien semble due au mauvais état général de l\u2019animal.Il y a emphysème sous-cutané et pneumothorax considérable.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle a 1.8 cm.de l\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 8.Chien No 303-43.Trois heures apres l'opération, I'animal est conscient et en bon état.Traction durant trente secondes.Immédiatement raidissement de la patte antérieure gauche.Le chien devient excitable et tente de remuer.Les respirations semblent plus lentes et plus profondes.Période de repos.Deuxième tract'on durant trente secondes.Immédiatement les modifications respiratoires réapparaissent.Le chien devient excitable et présente des mouvements des pattes.Période de repos.Troisieme traction durant trente secondes.Modifications respiratoires immédiates et extension de la patte antérieure droite.La tête remue légèrement.Les pupilles se dilatent.Période de repos.Quatrième traction durant trente secondes.Sauf des modifications respiratoires, aucun autre signe.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de \u2018la branche artérielle à 1.8 cm.de l\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 9.Chien No 305-43.Trois heures après l\u2019opération, l\u2019animal est actif dans sa cage.Au cours de la première traction, environ cinq secondes après le début, les deux fils se brisent.Durant le court intervalle d'observation le chien donne une réponse dramatique.Il hurle, devient très excitable.Ces signes disparaissent immédiate- 1521 ment lorsque les deux fils restent dans la main.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.2 cm.de l\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 10.Chien No 306-43.Trois heures et demie après l\u2019opération, l\u2019animal est conscient et en bon état.Il est assis dans sa cage.Traction durant trente secondes.Mouvement de la patte antérieure gauche.excitabilité marquée au cours des premières ° 10 et 15 secondes; l\u2019animal se plaint au cours des dernières 15 secondes.Des modifications respiratoires persistent tout le long du test.Tous ces signes disparaissent au relâchement de la ligature.Période de repos.Deuxième traction durant trente secondes.Aucun signe au cours des premières dix secondes.Par la suite excitabilité et mouvements de la patte antérieure gauche.L'animal se lève et doit être maintenu.Ces signes disparaissent rapidement après relâchement de la ligature.Période de repos.Troisième traction durant trente secondes.A la quinzième seconde, raidissement de la patte antérieure gauche et des deux pâttes postérieures.Excitabilité et tentatives de se lever.Période de repos.Quatrième traction durant trente secondes.Au bout de 5 secondes, l\u2019animal remue constamment la tête.Vingt-cinq secondes après il devient excitable et tente de se lever.Tous ces signes disparaissent au relâchement de la ligature.A l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 0.8 cm.de l'origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Conclusions.Dix chiens furent utilisés dans cette série.Sept donnèrent une forte réponse positive qui fut évaluée (+ + +); deux donnèrent une bonne réponse positive (4- +); un fut sans réponse (\u2014).Chez ce dernier, le résultat négatif est évidemment dû en partie, sinon entièrement, au fait que l\u2019animal était en une très mauvaise condition au moment du test. Groupe II (Chiens préparés à l'avance par la neurecto- mie péricoronarienne) Les chiens furent anesthésiés soit à l\u2019éther, soit au nembutal intraveineux.Dans les deux cas, la respiration artificielle fut maintenue de la même façon que dans le premier groupe.Le cœur fut exposé, après résection partielle des troisième et quatrième côtes gauches.Le péricarde fut incisé.Le poumon gauche fut récliné vers le bas et maintenu en place par un M'kulicz.L\u2019artère pulmonaire fut libérée de l\u2019aorte à la base du cœur, et réclinée à droite.Ainsi, l\u2019espace compris entre les deux vaisseaux devint bien exposé.Toutes les branches nerveuses émergeant de cette région et se dirigeant le long des vaisseaux coronariens ou le myocarde furent réséquées sur une longueur de 10 à 15 millimètres.Le tissu ép'cardique l\u2019artère coronaire gauche fut incisé longitudinalement et résé- qué à partir de l\u2019origine du vaisseau jusqu\u2019à quelques millimètres plus bas que la bifurcation.Les nerfs émergeant de la face pos- recouvrant térieure de l\u2019aorte qui se dirigent vers l\u2019artère coronaire gauche et ses branches furent résé- qués.Enfin l'artère coronaire gauche libérée de son lit myocardique fut attouchée soigneusement avec un tampon imbibé d\u2019une solution de phénol.Le péricarde fut suturé et la plaie thoracique fermée.Des électrocardiogrammes furent pris avant et après l'opération.Ces chiens furent gardés sous observation durant à peu près un mois.Tous furent en excellente santé durant cette période.Dans une seconde opération, la branche descendante de l'artère coronaire gauche fut exposée et préparée comme chez les animaux du premier groupe.La neurectom\u2019e péricoronarienne fut pratiquée par M.Fauteux; la préparation de la branche descendante de l'artère coronaire gauche et les tests dans les deux groupes ont été faits par O.Swenson.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Protocole 1.Chien No 229-43.Un mois après la neurectomie péricoronarienne, l\u2019animal est préparé pour le test.Trois heures après cette seconde opération, le chien se promène dans sa cage.Traction durant une minute.Aucune réaction.Période de repos.Troisième traction durant quarante secondes.Pas de changement.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 2.8 cm.de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.Protocole 2.Chien No 302-43.Trente-cinq jours après la neurectomie péricoronarienne, l\u2019animal est préparé pour le test.Trois heures après cette seconde opération, il se promène dans sa cage.Traction durant trente secondes.Aucune réaction, excepté un léger changement dans la position de la tête.Période de repos.Deuxième traction durant trente secondes.Aucune réaction.Respiration normale.Période de repos.Troisième traction durant trente secondes.Vers la fin de cette traction, l'artère est coupée par le fil.Une hémorragie profuse s'ensuit.Ceci n\u2019entraîne pas de changement chez l\u2019animal.Il est sacrifié.À l'autopsie, la ligature se trouve autour d\u2019une importante branche provenant de la branche descendante de l'artère coronaire gauche.En fait, il s\u2019agit de la première collatérale.La ligature se trouve à 2 cms de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.: Protocole 3.Chien No 313-43.Trente et un jours aprés la neurectomie péricorona- rienne, le chien est préparé pour le test.A peu pres trois heures aprés cette seconde opération, il est conscient et actif.Traction durant trente secondes.Aucune réaction.Période de repos.Deuxième traction durant trente secondes.Aucuné réaction excepté légers mouvements de la tête.Période de repos.Troisième traction durant trente secondes.Pas de changement.Un fait intéressant à noter est le suivant.Au cours de la première traction, une attaque de tachycardie ventricülaire paroxystique survint et fut Moy uy, FAUTEUX er SWENSON: NEURECTOMIE PERICORONARIENNE enregistrée par l\u2019électrocardiogramme.\u2018Très souvent ces attaques, lorsqu'elles arrivent à la suite d\u2019une occlusion soudaine coronarienne, sont un signe avant-coureur de la fibrillation ventriculaire qui entraîne la mort de l\u2019animal.Dans cette expérience, cette dernière complication n\u2019a pas fait suite à la tachycardie paroxystique.Il y a lieu de croire que la neurectomie péricoronarienne joue un rôle protecteur contre la fibrillation ventriculaire.D\u2019autres expériences l'ont déjà démontré.L\u2019animal fut sacrifié.A l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.5 cm.de l'origine aortique de Tartére coronaire gauche.Protocole 4.Chien No 317-43.'Trente- trois jours après la neurectomie péricorona- rienne, l\u2019animal est préparé pour le test.Trois heures après cette seconde opération, il est conscient et se promène dans sa cage.Traction durant trente secondes.Aucune réaction.Période de repos.Deux'ème traction durant trente secondes.Aucune réaction.Période de repos.Trois:ème tract'on durant trente secondes.Aucun changement.Période de repos.Quatrième traction durant trente secondes.Vers la fin de cette période, l'animal ne tient pas en place, et le résultat est donc douteux.Deux autres périodes de traction d\u2019une durée de trente secondes chacune n\u2019entraînent tout de même pas de réaction.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.3 cm.de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.Chien No 339-43.et un jours après la neurectomie péricorona- Protocole 5.Trente rienne, le chien est préparé pour le test.Traction durant trente secondes.Mouvement de la patte antérieure gauche.Période de repos.Deuxième traction durant quarante- cinq secondes.Aucune réaction.Période de repos.Troisième traction durant quarante- cinq secondes.Aucune réaction.Période de repos.\u2018Troisième traction durant quarante- cinq secondes.Aucun changement durant à peu près 22 secondes; alors apparut un sem- 1523 blant de mouvement de la patte antérieure gauche.Aucun autre signe.Période de repos.Quatrième traction durant une minute.Aucune réaction.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 2 cms de l\u2019origine de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 6.Chien No 340-43.deux jours après la neurectomie péricoro- narienne, le chien est préparé pour le test.Trois heures après cette seconde opération, il est enjoué, et apparemment normal.\u2018Traction durant trente secondes.Au bout de deux secondes, léger mouvement de la patte antérieure gauche.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Cinq secondes après le début de la traction, le chien remue; il remue encore quinze secondes après.Aucun autre signe.L\u2019on doit ment'onner que ce chien est très actif au point qu'il est difficile de le tenir complètement immobile même au cours des périodes de repos.Il est donc difficile d'interpréter les mouvements qu\u2019il fait durant les périodes de traction.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 2.2 cms de l'origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Protocole 7.Chien No 5-44.jours après la neurectomie péricoronarienne, le chien est préparé pour le test.Il est complètement conscient et calme au moment du test.Traction durant trente secondes.Aucune réaction.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Pas de changement.Période de repos.Troisième traction durant une minute.Aucune réaction.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 2.1 cms de l\u2019origine de l'artère coro- Trente- Trente-six naire gauche.Protocole 8.Chien No 8-44.Trente-huit jours aprés la neurectomie péricoronarienne, le chien est préparé pour le test.Il est complètement conscient et très actif.Traction durant trente secondes.Le chien remue, mais aucun mouvement des membres et aucune agitation.Période de repos.Le chien 1524 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal, novembre 1945 remue constamment.Deuxième traction durant une minute.Le chien remue et bat de la queue.Deux mouvements de la patte antérieure gauche.Période de repos.\u2018Troisième traction durant une minute.Aucune réaction.A l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.8 cm.de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.Protocole 9.Chien No 9-44.Trente-neuf jours après la neurectomie péricoronarienne, le chien est préparé pour le test.Il est complètement conscient et très actif.Traction durant trente secondes.Il remue durant les dix premières secondes et demeure calme par la suite.Période de repos.Deuxième traction durant trente secondes.Mouvement non douteux de la patte antérieure gauche et ralentissement de la respiration.Période de repos.Troisième traction durant une minute.Aucune agitation; très peu de réaction.Période de repos.Quatrième traction durant une minute.La patte antérieure gauche remue légèrement, et l\u2019attitude de l'animal change.A Tautopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 1.2 cm.de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche.Protocole 10.Chien No 58-44.Quarante- huit jours après la neurectomie péricorona- rienne, le chien est préparé pour le test.Au moment de faire ce dernier, il est complètement conscient et actif.Traction durant trente secondes.Aucune réaction.Période de repos.Deuxième traction durant une minute.Aucun changement.Période de repos.'Froi- sième traction.Aucune réaction.Période de repos.Quatrième traction durant une minute.Aucune réaction.À l\u2019autopsie, la ligature se trouve autour de la branche artérielle à 2.1 cms de l\u2019origine de l\u2019artère coronaire gauche.Conclusions.Dix chiens furent utilisés dans cette série.Six ne présentèrent aucune réponse positive (\u2014 \u2014 \u2014); un fut sans réaction durant cina tractions et dans une le résultat est discutable parce que l\u2019animal sembla agité (\u2014 \u2014); deux donnèrent des réactions douteuses; ils étaient très enjoués durant les périodes de repos et il est vraiment difficile de conclure que l\u2019activité qu'ils présentèrent au cours des tests est due à l'élément douleur ou simplement à une réaction normale.Un seul chien présenta une réaction franchement positive qui fut évaluée (+).COMMENTAIRES.Il est généralement accepté que les fibres nerveuses sensitives du cœur et des artères coronaires suivent le trajet des vaisseaux coronariens.Woollard (11) a démontré que les nerfs efférents et afférents du cœur sont concentrés pour la plupart autour de vaisseaux coronariens où ils forment un véritable treillis; et que, de là, ils s\u2019unissent autour de l\u2019origine aortique des deux artères coronaires avant de passer dans les plexus qui se trouvent entre l'artère pulmonaire et l'aorte, et sur la face antérieure de ce dernier vaisseau.Katz et Saphir (12) stimulèrent \u2018le plexus situé entre l\u2019artère pulmonaire et l'aorte.Leurs résultats permirent de conclure que des fibres entraînant des réflexes presseurs et dépresseurs sont présentes dans ce plexus.Lorsque ce plexus est cautérisé, les réflexes furent abolis dans les trois expériences qu'ils rapportent.Sutton et Lueth (5) badigeonnèrent à l\u2019alcool les parois de la branche descendante de l\u2019artère coronaire gauche dans quatre expériences; ils occlurent ensuite à différentes reprises ce vaisseau par traction sur la ligature.Ces animaux en expérience ne présentèrent aucune réponse caractéristique de la douleur.Mayne et Katz (13) furent parmi les premiers à reconnaître l'importance de bloquer les réflexes douloureux aussi près que possible du cœur non seulement afin de réaliser un\u2018 blocage plus parfait, mais aussi afin d\u2019éviter la section de branches nerveuses importantes allant aux poumons.Cromer et Ivy (14) et Cromer et Young (15) ont montré que l\u2019ablation des ganglions étoilés n\u2019était pas sans danger.Mayne et Katz sectionnèrent le plexus nerveux situé dans le médiastin i FAUTEUX rr SWENSON: NEURECTOMIE PERICORONARIENNE postérieur chez trois chiens.La traction sur la ligature autour de l'artere coronaire ne donna plus de réponses douloureuses chez ces animaux.Nos résultats expérimentaux confirment ceux obtenus par ces expérimentateurs.La neurectomie péricoronarienne, lorsqu'elle est bien faite, abolit les douleurs d\u2019origine coronarienne.En plus, elle a l\u2019avantage de permettre d'éviter la destruction de voies nerveuses vitales pour d\u2019autres organes.L'observation attentive de plus de 50 chiens opérés a démontré à l\u2019un de nous (M.F.) que la neurectomie péricoronarienne est inoffensive pour les fonctions cardiaques.Le cœur, apparemment, peut continuer à s'adapter a l\u2019effort ou à d\u2019autres conditions.Enfin, les résultats obtenus chez deux malades traités par la neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire semblent identiques à ceux obtenus expérimentalement et rapportés dans cette communication.Ils confirment l\u2019impression acquise dans le domaine expérimental que cette opération n\u2019est pas nuisible aux fonctions cardiaques.Le premier malade fut opéré le 11 septembre 1944; le deuxième fut opéré le 6 juin 1945.Les deux souffraient d\u2019angine de poitrine au moindre effort et ne pouvaient plus travailler.Le premier patient n\u2019a jamais souffert d\u2019angine depuis son opération et il travaille régulièrement chaque jour.Ce résultat semble indiquer que cette opération non seulement bloque les réflexes douloureux, mais aussi améliore les conditions d'\u2019activité cardiaque.Le second patient n\u2019a pas encore repris son travail bien qu'il se sente suffisamment bien.Trois mois au moins sont jugés nécessaires avant d\u2019autoriser les malades à reprendre leurs occupations.Tout de même, cet homme monte et descend les escaliers quatre ou cinq fois par jour a la maison, il marche sur la rue de longues distances sans éprouver aucun ennui.Il ne pouvait pas faire cela avant l\u2019opération.Nous n\u2019ignorons pas 1525 qu\u2019il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif concernant la valeur de ce nouveau mode de traitement de la maladie coronarienne.Les résultats expérimentaux et cliniques semblent justifier de plus amples essais.Conclusion.1.Des expériences entreprises dans le but de connaître la valeur de la neurectomie péricoronarienne afin d\u2019abolir les douleurs angineuses de la maladie coronarienne sont rapportées et discutées.2.Les résultats obtenus montrent que ce procédé chirurgical abolit les signes que l'on considère des réactions douloureuses chez le chien soumis au test décrit par Sutton et Lueth.3.Les résultats cliniques chez deux malades traités par la neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire semblent confirmer les résultats expérimentaux.BIBLIOGRAPHIE 1.M.FAUTEUX: « Etudes expérimentales sur le traitement chirurgical des coronarites.» Union Méd.du Canada, 72: 1260, 1945.2.M.FAUTEUX: «La neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire dans le traitement de certaines formes de la maladie coronarienne.» Union Méd.du Canada, 74: 424, 1945.3.M.FAUTEUX: « Treatment of coronary disease with angina by pericoronary neurectomy combined with ligation of the great cardiac vein.» Am.Heart.J.(sous presse).4.M.FAUTEUX et O.SWENSON: ( An experimental evaluation of pericoronary neurectomy in abolishing anginal pains in coronary disease.» (Sous presse.) 5.D.C.SUTTON et H.C.LUETH: (Experimental production of pain on excitation of the heart and great vessels.» Arch.Int.Med., 45: 827, 1930.6.J.C.WHITE, W.E.GARREY et J.A.ATKINS: « Cardiac innervation.y Arch.Int.Med., 26: 765, 1933.7.J.C.WHITE: (Experimental and clinical studies in the surgical treatment of angina pectoris.» Ann.Int.Med., 7: 229, 1933.8.E.C.CUTLER et P.SHAMBAUGH: (Total thyro- idectomy in angina pectoris.» The Am.Heart J.10: 221, 1934.9.R.M.MOORE et A.O.SINGLETON: ( Peripheral course of pain-fibers supplying coronary arteries and 1526 the myocardium.» Proc.Soc.Biol and Med.32: 1492, 1935.10.L.N.KATZ, W.MAYNE et W.WEINSTEIN: « Cardiac pain: presence of pain-fibers in the nerve plexus surrounding the coronary vessels.» Arch.Int.Med., 55: 766, 1935.11.H.H.J.WOOLLARD: « The innervation of the blood vessels.» Heart, 13: 319, 1927.12.L.N.KATZ et O.SAPHIR: « The nerve plexus between the aorta and pulmonary artery.» Am.J.Physiol., 104: 253, 1933.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 13.W.MAYNE et L.N.KATZ: «Observations on the path taken by the pain fibers from the heart.» 4m.J.Physiol, 114: 688, 1935-36.14.S.P.CROMER et A.C.IVY: ( Respiratory death from central vague stimulation after removal of stellate ganglia.» Am.J.Physiol., 104: 457, 1933.15.S.P.CROMER, R.H.YOUNG et A.C.IVY: ( On the existence of afferent respiratory impulses mediated by the stellate ganglia.» Am.J.Physiol., 104: 468, 1933.LA CHIRURGIE DANS LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS MENTALES LA LOBOTOMIE PRÉFRONTALE ! Par Fernand CHAREST (Montréal).Le traitement des affections mentales a fait, en ces dernières années, d\u2019immenses progrès.La liste des différents médicaments et procédés physiques et chimiques employés s\u2019allonge tous les jours.Qu'il suffise de mentionner la malaria, la pyrétothérapie physique, bactérienne ou chimique, le métrazol, l'insuline, le choc électrique (encore appelé lobotomie temporaire), I'inhalation d\u2019azote ou d\u2019anhydride carbonique, I'injection de sulfate de benzédrine, I'injection d\u2019amytal de sodium, de pento- thal ou de dial, les vitamines, les hormones.Et j'en passe.Plusieurs ont acquis une place définitive dans l\u2019orsenal thérapeutique des affections mentales; d\u2019autres, malgré de bons résultats, sont encore à l\u2019état d\u2019expérimentation.Quelques-uns de ces médicaments ou de ces méthodes ont fait l\u2019objet d'articles intéressants dans nos revues médicales.De son côté, la librairie Masson publiait en 1940 une monogra- 1.Travail présenté à la réunion de la Société Médicale de Montréal tenue le 2 octobre 1945 au Cercle Universitaire.phie de Claude et Rubenovitch (5) intitulée « Thérapeutiques biologiques des affections mentales », qui vaut la peine d\u2019être lue.L'un des derniers procédés, un procédé chirurgical, est la lobotomie préfrontale ou, pour être plus rigoureux, la leucotomie préfron- tale.Monsieur Amyot (1), dans un éditorial de L'Union Médicale d'octobre 1941, disait quelques mots sur le sujet.Dans les quelques pages qui vont suivre, je m'\u2019efforcerai d\u2019exposer clairement et succinctement ce problème encore nouveau.Qu'est-ce que la lobotomie?A-t-elle une valeur thérapeutique?Aug- mente-t-elle les chances de guérison dans le traitement des affections mentales?Quels en sont les résultats?Cette méthode doit-elle continuer a faire partie de l'arsenal thérapeutique en psychiatrie?Voila autant de questions auxquelles je m\u2019efforcerai de répondre en m\u2019aidant de la plupart des observations publiées et de l'expérience que j'ai pu acquérir durant l\u2019année 1943 dans le traitement et la surveillance de quelques loboto- misés.Beaucoup pourraient penser qu\u2019un tel sujet n\u2019a aucune utilité pratique pour les membres de la Société Médicale, qui comprennent pour la plupart des médecins s\u2019occupant de médecine générale.J'ai eu connaissance de l'incident suivant.Un patient s\u2019était un jour pré- à the i | fog late | the ited CHAREST: LA LOBOTOMIE PREFRONTALE senté à la clinique où j'étais, en brandissant une revue populaire qui, dans l'un de ses derniers numéros, avait justement exposé à ses lecteurs cette question du traitement chirurgical dans les affections mentales.« Docteur, dit-il, c\u2019est cette opération qu'il me faut.» Il eut, en effet, une lobotomie.Et cette épave qui, depuis 1937, ne pouvait occuper aucune situation \u2014 car il était porté à se regarder dans un miroir plusieurs centaines de fois par jour, par suite de cette obsession que son visage était horriblement laid, bien que le patient fût un très bel homme \u2014 retournait à l\u2019ouvrage trois à quatre mois après la lobotomie.Avant cette intervention, 1l avait couru de nombreux bureaux de médecins et on lui avait proposé ou essayé de nombreux traitements, plastie du visage, séances d\u2019élec- tro-choc, psychothérapie, sans aucun résultat.Il importe donc que, si les revues populaires vulgarisent ce mode de traitement, les médecins au moins le connaissent.Il pourra aussi arriver qu\u2019un père, une mère ou un ami se présentent à votre bureau afin de connaître votre opinion sur ce mode de traitement qui a été proposé pour l'un des leurs ou que vous-même suggériez l'intervention.J'ai alors cru qu'il serait, non seulement intéressant, mais aussi éminemment pratique de traiter de la lobotomie devant les membres de cette Société.DÉFINITION.La lobotomie préfrontale est une intervention neurochirurgicale qui consiste dans la section des fibres blanches qui unissent le lobe préfrontal au lobe frontal.(Le lobe frontal comprend les aires 4, 6 et 8.Tout ce qui est en avant de 8 constitue le lobe pré- frontal.) Cette section doit être bilatérale et symétrique.Elle doit se faire dans un plan déterminé passant un peu en avant de la corne frontale du ventricule latéral: c\u2019est le plan critique de Freeman et Watts (8).Il ne faut pas la confondre avec la lobectomie.Un patient se présente avec une tumeur cérébrale infiltrante qui n\u2019a pas dépassé les 1527 \u2018limites du lobe préfrontal, astrocytome, oligo- dendrogliome, glioblastome multiforme.L'amputation, la section complète du lobe pré- frontal atteint sera l'intervention de choix.On dit que c'est une lobectomie.Dans la lobotomie, il y a section d'environ 80 pour cent des fibres blanches qui unissent les deux parties de la région frontale.Les principales fibres sectionnées sont les fibres fronto-thalamiques, système double entre le pôle frontal et le noyau dorsal médian du thalamus, et le « fasciculus cinguli » (Pa- pez), voie d'association directe entre le cortex et la région hypothalamique.Les autres structures sectionnées comprennent certaines fibres d'association unissant le lobe pré- frontal à différentes autres parties du cortex et du système nerveux central et un certain nombre de fibres comissurales allant d\u2019un hémisphère à l\u2019autre à travers le corps calleux (7, 11, 15).Peu importe les noms.Ce procédé, purement empirique, n\u2019a pas été sans émouvoir quelques rares médecins et psychologues.« Sadisme médical y, s\u2019est écrié un psychologue (Zilboorg).Comme réponse à un travail que présentaient Freeman et Watts, un psychoanalyste (Brill) (13) disait: « I feel that there is absolutely no reason why we should be impressed by the seriousness of the presentation in spite of the fact that I highly regard the readers.I know that they are seriously trying to contribute something to science, but what they showed is nothing but interesting experimentation.» Un médecin, assistant a un symposium sur la lobotomie, faisait la déclaration suivante: « J'ai toujours cru que ce procédé était de la vivisection humaine.Mais, après avoir écouté les résultats présentés par des rapporteurs qualifiés, i} me faut être beaucoup moins sévère.» (6) Un autre médecin a suggéré qu'on se mette à la recherche de volontaires afin qu\u2019on puisse juger des changements produits chez l'individu normal (14).Il sera démontré plus loin que les résultats obtenus, grâce à l\u2019emploi de cette méthode expérimentale, compensent de beaucoup pour 1528 la perte de quelques structures anatomiques normales, si importantes soient-elles dans la vie psychique.HISTORIQUE.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on fait appel à la chirurgie dans le traitement des affections mentales.Les historiens nous racontent qu\u2019à l'âge de pierre, la trépanation était en honneur dans le traitement de l\u2019idiotie, de l\u2019insanité, de l\u2019épilepsie et des convulsions que l\u2019on attribuait à de mauvais esprits emprisonnés dans le crâne (4).On croyait alors que le fait d'enlever un morceau d'os de plus ou moins grande dimension permettrait l\u2019évasion du mauvais esprit et, partant, la guérison du malade.Plus près de nous, les chirurgiens, appelés à la rescousse par les psychiatres, se mirent à enlever amygdales, appendices, clitoris, ovaires et testicules.On sait avec quel résultat.Personne, avant 1890, n\u2019avait osé s\u2019attaquer au cerveau.Le premier, un Suisse, Burckhardt, pratiqua des excisions corticales.Entre 1906 et 1910, Puussepp tenta les premières leucotomies en introduisant un scalpel à double tranchant entre les lobes frontal et pariétal et en pratiquant la section des fibres nerveuses.Mais ce n\u2019était là que des tentatives isolées.Le véritable père de la psychochirurgie fut Egas Moniz (16), professeur de neurologie à l\u2019Université de Lisbonne.x Avant de mettre son projet à exécution, Moniz étudia le sujet pendant deux ans et demi en collaboration avec trois de ses collègues: les professeurs Sobral Cid, professeur de psychiatrie, Cancela de Abren, médecin avec une très vaste expérience neurologique, et Almeida Lima, chef du service de neurochirurgie.« L\u2019investigation, nous dit-il, dans le champ clinique est souvent difficile parce qu\u2019elle met en jeu la vie des malades qui a pour nous, médecins, la plus grande valeur.Il faut beaucoup réfléchir zvant d'arriver à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 faire des tentatives qui pourraient être nuisibles aux malades.Toutes les circonstances doivent être appréciées, toutes les hypothèses doivent être pesées et méditées.» « L\u2019expérimentation chez les animaux est, en général, la première phase des nouvelles acquisitions sémiologiques ou thérapeutiques; mais, dans le domaine des maladies mentales, il n\u2019est pas possible d'obtenir des sujets d'expérience chez les animaux.» S'appuyant sur les travaux de Lafora, qui injecta de l'alcool dans le cerveau de chiens sans causer de dommage, et convaincu que les lobes frontaux pouvaient être le siège de nombreux phénomènes pathologiques sans trop de répercussion sur la vie psychique de l\u2019individu, il se décida à tenter ce qu\u2019il appelle «la barrière des lobes frontaux ».Sous sa direction, Lima, aidé de de Lacerda, commença à injecter une minime \u2018quantité d\u2019alcool, un dixième de centimètre cube, en différents endroits des lobes frontaux de quelques patients qui vivaient depuis un certain temps au Manicome Bombarda.Plusieurs s'améliorèrent.Moniz constata que l\u2019amélioration serait plus durable et meilleure s\u2019il proposait à Lima la section des fibres nerveuses.Il inventa alors son leucotome qui consiste en une aiguille munie d\u2019un dispositif spécial qui, sous la pression, laisse sourdre un fil de métal.La rotation de l'aiguille, épaulée de son fil métal, taille une sphère d'un centimètre de diamètre environ dans la matière blanche.Le même procédé est répété à différents niveaux à la ligne de démarcation entre le lobe frontal et le lobe préfrontal, qui peut être facilement répérée.Dans un volume qu\u2019il publia en 1936, Mo- niz rapporta les résultats obtenus chez les vingt premiers malades.Mélancolie anxieuse Guérison clinique Mélancolie involutive 1 Guérison clinique 1 Syndrome de Cotard 1 Amélioration 1 5 4 CHAREST: LA LOBOTOMIE PRÉFRONTALE Sans résultat Schizophrénie et paraphrénie Amélioration Sans résultat Amélioration 1 Névrose d'angoisse 3 Guérison clinique 1 Amélioration 2 Manie .3 Guérison clinique 1 Amélioration 1 1 7 2 5 La publication de ce travail eut quelques répercussions.Freeman, de Washington, résolut de mettre à l'essai cette nouvelle thérapeutique.Le 14 septembre 1936, Watts, son neurochirurgien, pratiquait la première lobotomie aux Etats-Unis.Plus tard, Freeman et Watts modifièrent la technique de Moniz.Il y eut quelques essais en Italie.Les uns injectèrent du formol.D\u2019autres se servirent du sang du patient.D\u2019autres se contentèrent de la lobotomie pure et simple.Rizzati combina la lobotomie à l'injection d'insuline ou de métrazol.Depuis 1942, à la suite de la diffusion des travaux de Freeman et Watts et de la publication d\u2019un volume intitulé Psychosurgery, cette méthode connut un nouvel essor.Les psychiatres et neurochirurgiens anglais, qui jusque-là s'étaient montrés indifférents, se mirent résolument à la besogne.Aux Etats- Unis, ce mode de traitement a continué à se répandre.En ces derniers temps, des rapports nous sont parvenus des Indes, de l\u2019Amérique du Sud, du Mexique et de la Nouvelle- Zélande.Quelques centres psychiatriques canadiens l\u2019emploient.Les 14 et 21 mars 1945, la « Montreal Neurological Society » abordait ce problème.Penfield rapporta les résultats que lui avait donnés l\u2019excision de certaines aires corticales.Cameron et Prados présentèrent les six cas opérés.Cette méthode est trop récente pour pouvoir la juger.1529 TECHNIQUE CHIRURGICALE.Moniz, Freeman et Watts, Lyerly, un certain nombre d\u2019autres auteurs ont proposé différentes techniques qui diffèrent très peu les unes des autres.La technique de Freeman est le plus souvent employée.Le point le plus important est le repérage de la suture coronale, « le plan critique », car une section des fibres blanches en avant ou en arrière de ce plan ne donnera pas les résultats désirés.Une ligne, longue de treize centimètres, est menée à partir de la racine du nez sur la ligne médiane du crâne; une autre ligne horizontale, longue de trois centimètres, est tracée à partir du rebord externe de l\u2019orbite des deux côtés.La réunion de l\u2019extrémité de ces trois lignes correspond à la suture coronale.La trépanation est entreprise sur cette ligne à six centimètres au-dessus de l\u2019apophyse zygomatique.Fic.1.\u2014 Repérage de la suture coronale: a.ligne longue de 12 centimetres; b.ligne longue de 3 centimétres; c.ligne longue de 6 centimètres; d.indique l\u2019endroit où le leucotome est introduit dans la substance cérébrale.La section des fibres blanches est faite un peu en avant de la corne frontale du ventricule latéral, qui est représenté en pointillé.\u2014 F.C.Une fois le crâne trépané, il faut ouvrir les méninges et faire l\u2019hémostase de quelques petits vaisseaux corticaux.Une incision très petite est faite dans le cortex et, à l\u2019aide d'une aiguille à ponction ventriculaire, le neurochirurgien mesure la distance entre la surface du cortex et la faulx du cerveau.Il repère aussi la corne frontale du ventricule latéral et le rebord postérieur de la petite aile du sphénoïde.Le leucotome, peu impor- 1530 te son choix, aiguille ventriculaire, coupe- papier, élévateur nasal, leucotome automatique tel que proposé par McGregor et Crum- bie, est introduit dans la substance cérébrale à une profondeur qui aura un centimètre de moins que la distance entre le cortex et la faulx du cerveau.Un premier arc de cercle est tracé avec le leucotome vers le haut: c\u2019est la section du quadrant supérieur.La même manœuvre est répétée vers le bas: c\u2019est la section du quadrant orbitaire.Pour bien s\u2019assurer de l\u2019hémostase, la surface de section est alors 1rriguée au moyen d\u2019une aiguille ventriculaire jusqu'à ce que le liquide de retour soit parfaitement clair.L'opérateur sectionne les fibres blanches de la même façon sur le côté opposé, sous la direction du psychiatre qui surveille attentivement le plan de section.Fic.2.\u2014 Cette figure représente l\u2019étendue de la section des fibres blanches selon les méthodes de Freeman et Lyerly.4 gauche, section selon la méthode de Freeman et Watts.Le quadrant supérieur est représenté par des traits verticaux, et le quadrant inférieur ou orbitaire, par des traits horizontaux.Cette section doit être bilatérale.A droite, section selon la méthode de Lyerly.La section ordinaire est représentée par des traits verticaux.Il y a parfois nécessité de prolonger la section en a.La section des fibres blanches est bilatérale.\u2014 F.'C.Selon certains neurochirurgiens, cette technique est dangereuse, car le leucotome est introduit trop près du cortex moteur du visage et du centre de la parole de Broca à gauche: d\u2019où leur préférence pour la technique de Lyerly (3).Celui-ci se sert des mêmes points de repère que Moniz.La trépanation est faite à la ren- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 contre de deux lignes: l\u2019une menée verticalement à trois centimètres en avant du tra- gus de l'oreille et l\u2019autre à trois centimètres en dehors de la ligne médiane du crâne.Dans certains cas, Lyerly tourne un volet osseux et introduit un spéculum à ture corticale afin de surveiller et de pratiquer «de visu » l\u2019hémostase.Il y a quelques mois, Smolik (12) proposait la section du quadrant orbitaire seulement.Cette dernière méthode lui aurait donné d'excellents résultats dans vingt-deux cas.Il est possible de pratiquer l'intervention sous anesthésie locale chez les malades qui ne sont pas agités.Ils l\u2019acceptent avec assez de bonne grâce, bien qu\u2019il soit pénible de se sentir attaché à une table d'opération, d\u2019entendre le bruit causé par le perforateur, le rongeur, l'appareil à succion et l\u2019électrocau- tere, et d'écouter un chuchotement qui parfois n\u2019a rien de rassurant.Pour Freeman, ce serait la méthode idéale, car elle permettrait au psychiatre de causer avec le patient, de I'interroger sur ses craintes passées et de juger de l'efficacité de l\u2019intervention.Celle-ci dépendrait, en effet, de la désorientation présentée par le patient, qui survient ordinairement après la section du quatrième quadrant.Dans les cas avec agitation, l\u2019avertin complété par l'injection locale d\u2019une substance anesthésiante est suffisant.Il y a de nombreuses autres méthodes d\u2019anesthésie.Ce qui frappe après l'intervention, c\u2019est l'indifférence du masque facial.Les paupières sont tombantes.Le patient répond aux questions d\u2019une voix monotone et uniforme.Parmi les symptômes neurologiques observés, on a quelquefois signalé le nystagmus, l\u2019aphasie, x l\u2019apraxie, l\u2019inaptitude à tourner les yeux volontairement d\u2019un côté à l\u2019autre, le signe de Babinski.Les réflexes sont peu ou pas modifiés.Quelques patients ont des nausées ou sont portés a vomir.La pression artérielle peut varier.Il y a trés souvent une vaso-dilatation marquée du visage et des membres supérieurs.travers l\u2019ouver- fo cou! ie! pad li le ny El Ver.i FTAT DU PATIENT APRES L'INTERVENTION.De nouveaux symptômes, ordinaitement de courte durée, font leur apparition à la suite de la lobotomie.Les trois ou quatre premiers jours sont caractérisés par une désorientation marquée du patient.Il ne sait où il est, qui lui parle.Il ne sait ce qui lui est arrivé, ou même qu\u2019il vient de subir une intervention, malgré la présence de bandages qui entourent sa tête.Il est confortablement étendu dans son lit, sans mouvement, les yeux fermés, indifférent à tout ce qui se passe autour de lui: il semble dans un état cataleptique.Quelques-uns présentent de l'incontinence vésicale qui, dans la plupart des cas, disparaît après une quinzaine de jours.L\u2019incontinence fécale est rare.Le pouls et la respiration sont normaux.Il faut surveiller attentivement la tension artérielle, car ses variations pourront mettre sur la piste d\u2019une hémorragie cérébrale de plus ou moins grande importance, causée très souvent par une section de la cérébrale antérieure.L\u2019aphasie, l\u2019hémiplégie et la méningite aseptique ont été mentionnées comme autres complications possibles.Il nous a été donné d\u2019observer dans un cas l'apparition d\u2019un œdè- me papillaire qui a disparu sous l\u2019effet des ponctions lombaires répétées.La seule complication sérieuse consiste dans l'apparition de crises convulsives qui surviennent quelques mois après l'intervention dans 7 à 10 pour cent des cas.Elles répondent très bien au traitement hygiénique et à l'emploi des médicaments anticonvulsivants.Le taux de la mortalité est d\u2019environ 4 à 5 pour cent.Après une semaine, le patient redevient orienté.À l\u2019observer alors, vous vous croiriez en présence d\u2019un nouvel individu qui s\u2019est libéré de toutes les anxiétés et de toutes les obsessions qui le torturaient.Il jouit maintenant de la paix la plus complète d'esprit.Il n\u2019y a plus chez lui de complexe d\u2019'infériorité.Il est devenu euphorique et plus communicatif.Les illusions et les hallucinations peu- CHAREST: LA LOBOTOMIE PRÉFRONTALE 1531 vent persister chez ceux qui en avaient, mais sans provoquer les mêmes réactions.C\u2019est vers cette époque qu'une tâche importante dont dépend en partie le succès de la lobotomie s'impose au médecin, à la garde- malade et, j'ajoute, aux parents, car un certain nombre de patients seront en mesure de retourner assez tôt dans leur famille.Il s'agit de la rééducation et de la réhabilitation d\u2019un individu que la chirurgie a abaissé au niveau mental d\u2019un enfant (surgically induced childhood).Certains brûlent les étapes et, en quelques mois, sont prêts à reprendre la place qu\u2019ils occupaient et à faire face de nou veau au tourbillon de la vie.Chez d'autres, l\u2019ascension est plus lente et plus pénible.Règle générale, si, après trois ans de soins assidus, aucun changement appréciable n\u2019est apparu, il faudra alors désespérer de la réussite de la lobotomie.En résumé, la lobotomie ne modifie en rien l\u2019intelligence des patients.Elle demeure aussi bonne qu'avant l\u2019intervention; même, il y a amélioration.Les preuves ne manquent pas.A la suite de l'intervention, un avocat est nommé à Washington pour s'occuper de droit maritime.Une jeune fille retourna à l\u2019'Université pour poursuivre ses études et décrocha un doctorat en philosophie.Un autre individu put inventer une machine assez compliquée.Et que d'autres exemples comme ceux-là rapportés dans la littérature.Les situations compliquées sont cependant une pierre d'achope- ment pour un certain nombre; il y a chez eux une déficience de l'analyse et de la synthèse.La mémoire pour les faits passés est excellente.Un grand nombre de lobotomisés peuvent retourner dans leur famille et reprendre leurs activités sociales.Cela ne va pas sans quelques accrocs: franchise, attitude agressive et manque de retenue dans la conversation chez les uns; manque d'initiative et attitude infantile chez les autres.Ceux qui doivent demeurer à l\u2019hôpital cessent d'être un problème pour le personnel hospitalier.Ils requiè- SRP Sd ce 2 1532 rent moins de surveillance, peuvent se mêler aux autres patients et participer aux travaux.Il semble y avoir meilleur équilibre dans la vie sexuelle des lobotomisés.Enfin, la lobotomie améliore leur état physique.INDICATIONS DE LA LOBOTOMIE ET RÉSULTATS Il n\u2019y a donc rien à perdre, mais beaucoup à gagner dans l\u2019emploi de la lobotomie, comme le prouvent les treize cents cas publiés jusqu'ici.Beaucoup d'autres cas n'ont jamais été rapportés.Il faut d\u2019abord souligner que cette méthode drastique n\u2019a jamais aggravé l\u2019état des patients.Les quelques morts survenues sont attribuables à une technique défectueuse ou à des causes étrangères à l'intervention.Cela ne veut pas dire que les médecins devront dorénavant conseiller ou pratiquer la lobotomie chez tous leurs malades atteints de psychoses ou de troubles mentaux.Recourir sans discrimination à son emploi serait faire machine en arrière et retourner à l'époque de Pinel.Autre point important: la lobotomie n\u2019a pas pour but de s'attaquer à tel ou tel diagnostic psychiatrique en particulier.Elle s\u2019adresse plutôt au soulagement des symptômes les plus divers: phobies, anxiété, angoisse, crainte au sujet de l'avenir, attaques de violence, obsession, dépression, auto-mutilation, tendance au suicide.Il est intéressant de citer ces lignes de Freeman: « The individual who is ideally suited for prefrontal lobotomy is one whose emotions are largely concerned with himself.This is the patient who fears heart disease or cancer or syphilis or contamination; who is a prey to ideas of guilt or of persecution; who broods excessively on the terrors of the unknown future and who cannot make up his mind between this and that; who gets so emotionally disturbed on coming in contact with others that he is unable to think clearly; who sees death as the only situation to his difficulties.More difficult to influence satisfactorily are those persons who are drifted away from the L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLErIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 world of reality, and who are constantly harassed by imaginary voices, visions, odours and by fixed ideas that keep coming again and again.Nevertheless, as long as there is a certain minimum of emotion that attaches itself to the ideas, a good result in terms of relief from distress can be anticipated.Only when the emotion dies out and the individual lapses completely into the dream world of psychosis with no struggle against the manifestations, is he to be considered too emotionally deteriorated to be aided by psychosurgery.» (7) Le succès ou la faillite de l'intervention dépendra aussi d\u2019un certain nombre d\u2019autres facteurs que le psychiatre devra considérer attentivement avant de demander au neurochirurgien d'intervenir.Je ne fais que les mentionner: hérédité chargée, intelligence médiocre, manque d'initiative, acceptation passive des circonstances, santé chancelante.En somme, il ne faudra pas trop attendre de la psychochirurgie si le bilan du patient pour les années qui ont précédé l'apparition des troubles mentaux a été déplorable (9).Le temps de l\u2019intervention a fait l\u2019objet de nombreuses discussions.Quand faut-il opérer ?Ne vaudrait-il pas mieux recourir auparavant à d\u2019autres méthodes thérapeutiques supposées moins mutilantes, métrazol, insuline, électrochoc ?Supposition discutable pour quelques-uns.Même les partisans de ces méthodes de choc préfèrent attendre un certain temps avant de les employer, vu la rémission spontanée dans un certain nombre de cas.La majorité des neurochirurgiens et des psychiatres sont d\u2019avis qu\u2019il ne faut recourir à la lobotomie que lorsque toutes les autres méthodes de traitement ont échoué (7).C\u2019est l\u2019opinion de Rees, Strom-Olsen, Last, Brody, Cook en Angleterre; de Flores au Portugal; de Strecker, Petersen, Buchstein, Palmer et de nombreux autres aux Etats-Unis.Freeman et Watts, les deux plus fervents adeptes de la psychochirurgie, n\u2019ont eu recours aux thérapeutiques de choc que dans un tiers des deux cents cas qu\u2019ils ont opérés à date.Selon pu tah li l \u2014 ly CHAREST: LA LOBOTOMIE PREFRONTALE leming, psychiatre anglais renommé, les ré- Us fsultats seraient meilleurs si l\u2019opération était ind an entreprise plus avant sans aucun traitement préalable, car la détérioration mentale des patients serait moindre.Jusqu'ici la lobotomie a été employée à beaucoup de «sauces».Presque toutes les affections psychiatriques connues lui ont été soumises: schizophrénie, psychose affective, état obsessionnel, déficience mentale, alcoolisme, psychopathie sexuelle, psychonévrose, troubles mentaux à la suite d\u2019encéphalite épidémique, psychalgie, syndrome du membre fantôme douloureux.L\u2019âge du patient, sa r fcondition sociale, la durée de l\u2019affection, la durée de l\u2019hospitalisation, les traitements reçus varient pour chaque cas, ce qui rend la compilation des statistiques et l\u2019appréciation ÿ des résultats assez difficiles.Walker (18) et Fleming (7), auxquels j'em- | prunterai largement, ont tenté de dresser un tableau de quelques-uns des résultats pu- J bliés.1) Psychose affective.Sous ce titre, on groupe la dépression involutive, la mélan- ] colie.la dépression avec agitation et les épi- § sodes dépressifs de la psychose maniaco-dé- pressive.Walker rapporte 150 cas.Il y eut guérison (social recovery) dans 95, améliora- ÿ tion dans 29 et aucun ou peu de changement dans 20.Fleming rapporte 171 cas avec guérison dans 106, amélioration dans 37 et aucune amélioration dans 25.73 des cas rapportés par Fleming se retrouvent dans la série de Walker.Le pourcentage des résultats est d'environ 75 pour cent.Il ne faut pas oublier qu\u2019un grand nombre de ces patients avaient eu des séances d\u2019électrochoc avant de subir l'intervention: ce qui ajoute à la valeur de la lobotomie.2) Schizophrénie.Tous les schizophréni- ques opérés étaient des cas chroniques avec une moyenne d\u2019hospitalisation de plusieurs années (4 a 8 ans).Quelques-uns vivaient dans un hôpital depuis une quinzaine d\u2019années.On peut se faire une idée de la dété- 1533 rioration avancée de certains patients lorsqu'on médite sur ces quelques mots extraits d\u2019un article de Petersen et Buchstein (17).Les 26 schizophréniques qu\u2019ils firent opérer «were formed from clay rejected by the potters ».Walker groupe 298 cas.Il y eut guérison dans 50, amélioration dans 73, peu ou aucune amélioration dans 175.La majorité des 184 cas rapportés par Fleming furent opérés en Angleterre.72 cas guérirent, 44 s\u2019améliorèrent et les 48 autres ne présentèrent aucune amélioration.36 cas rapportés se retrouvent dans le tableau de Walker.Le résultat est d'environ 40 pour cent.Carse a pu donner leur congé à 10 des 21 schi- zophréniques chroniques qu\u2019il a opérés: ce sont certainement des résultats impressionnants.Heilbrunn et Hletko sont les seuls qui n\u2019ont pas rapporté de résultats favorables.Il semble que l'intervention soit très peu efficace dans la démence précoce simple, caractérisée par de l\u2019apathie émotionnelle et une certaine détérioration mentale.Les résultats sont meilleurs chez les catatoniques et supérieurs chez les paranoïaques.3).Obsession.Tres peu d\u2019obsessionnels se retrouvent dans les hôpitaux de maladies mentales.Rares sont ceux qui répondent à l\u2019électrochoc.La psychothérapie sera parfois d\u2019une grande utilité.Mais c\u2019est un traitement qui dure longtemps et demande beaucoup de patience et de temps de la part du médecin.Les psychiatres s'entendent pour accorder à cette méthode un essai de quelques mois.Si le résultat se fait attendre, ils conseillent la lobotomie qui donne d'excellents résultats.4) Autres psychoses.Fleming rapporte 77 cas opérés ou suivis par Hutton, Lyerly, Strom- Olsen, Carse et Freeman.41 patients guérirent ou s'améliorèrent considérablement, 19 s\u2019amé- liorérent et 11 ne montrérent aucune amélioration.5) Psychopathie sexuelle.Banay et Davi- doff (2) opérérent un cas avec succès.6) Troubles mentaux a la suite d\u2019encépha- 1534 lite épidémique.Des 7 cas opérés par Rizzati, 4 furent améliorés.7) Alcoolisme.3 cas sont rapportés.Mais le procédé n\u2019est pas à recommander, car l\u2019un des deux patients opérés par Watts retourna à la dive bouteille.8) Syndrome du membre fantôme douloureux.Van Wagenen pratiqua la lobotomie chez un patient qui présentait un membre fantôme douloureux.Tarumianz, dans une discussion sur le traitement neurochirurgical de certaines affections mentales lors du Congrès de Cleveland en 1941, abordait le point de vue économique (19).«From an economic point of view, I should like to give some figures as to what this may mean to the public.We have come to the following conclusions with regard to our cases: in our hospital, there are 1,250 cases and of these about 180 would be suitable for such an operation.In our hospitai these patients could be operated on for $250.per case.That will constitute a sum of $45,000 for 180 patients.Of these we will consider that 10 per cent or 18 will die (le chiffre est élevé) and a minimum of 50 per cent remaining, or 81 patients will become well enough to go home or to be discharged.The remaining 81 will be much better and more easily cared for in the hospital.Thus the hospital will be relieved of the care of 99 patients.That will mean a saving of $351,000 in a period of ten years.I believe that, these figures being for the small state of Delaware, you can visualize what this could mean in larger states and in the country as a whole.» Résumé.La lobotomie consiste dans la section des fibres blanches qui unissent le lobe préfron- tal au lobe frontal.Cette intervention, proposée par Moniz en 1936 et perfectionnée par Freeman et Watts, a connu une très grande vogue depuis quelques années.Ce n\u2019est pas une panacée, mais les résultats qu\u2019elle a don- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M:L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 nés justifient son emploi dans un grand nombre d'affections mentales.Il se peut qu\u2019elle | soit remplacée tôt ou tard par une autre méthode peut-être plus rationnelle.Mais, pour le moment, ce procédé chirurgical mérite de figurer dans la liste des différentes méthodes thérapeutiques auxquelles le psychiatre peut , recourir pour aider au renflouement des vaisseaux d'or qui ont 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A ( \\ 63 186 enfants en état enfants non en- de rougeole a- core en état de vant de com- rougeole au mo- mencer l\u2019immu- ment de l\u2019immunisation le 10 nisation le 10 juillet 1944.juillet 1944.r A 42 144 enfants immuni- enfants immunisés 5 jours ou sés environ 5 plus après con- jours ou moins tact contami- aprés contact nant.contaminant.a A N 44 100 enfants n\u2019ont enfants ont fait pas fait de rougeole.avaient déjà fait la rougeole.Ces enfants étaient sous nos soins en 1939 et nous pouvions être plus certains du diagnostic que s\u2019il eût été fait par des non-médecins et en dehors d\u2019une épidémie.Il y avait là, incidemment, une belle étude à faire sur l\u2019immunité active créée par une première rougeole.Tous les auteurs admettent que la récidive est exceptionnelle; et trop souvent des cas de récidives ont été cités qui pourraient s'expliquer par des erreurs de diagnostic.Mais puisque Trojanowski a admis une proportion de 7% de récidives, ce qui a été considéré trop élevé par plusieurs, nous devons faire savoir que nos 51 enfants, qui avaient fait la rougeole en 1939, se sont comportés comme de parfaits immunisés.Ils la rougeole.3 97 enfants ont fait enfants ont fait une rougeole à une rougeole peu près nor- très bénigne.male.n\u2019ont pas été isolés et ils n'ont eu aucune séro-prophylaxie.Notre pourcentage de récidives s\u2019établit donc à 0%.Il y avait 249 enfants déjà contaminés à ce moment ou susceptibles de l\u2019être à plus ou moins brève échéance.En effet, il s\u2019agissait d'enfants de 2 à 6 ans qui circulent dans la maison et jouent ensemble; il s'était indubitablement établi des contacts répétés avant même qu'on eût suspecté l'existence de la maladie.Dès lors l'application des mesures de quarantaine se serait montrée ineffective dans le contrôle de la rougeole.De fait, deux semaines plus tard, il y avait 63 cas déclarés.C\u2019était assez pour nous donner une idée de la virulence de la maladie qui a affecté divers types.Bien qu'il FOISY er LARIVIERE: RAPPORT SUR UNE ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE eat été désirable pour ces cas de tenter d'atténuer la maladie par une sérothérapie connue, sérum de convalescents, globuline immunisante humaine ou gamma -globuline, etc, rien de tel n\u2019a été fait, et cependant pour les fins de comparaison nous ne devons pas trop regretter cette abstention, puisque ceux-ci deviendront nos témoins.De ce lot d'enfants qui n'ont eu que le traitement symptomatique usuel aucun n\u2019a eu une rougeole bénigne, 56 ont fait une rougeole sérieuse et 7 ont fait une rougeole maligne avec des complications diverses.TABLEAU 2.Cas de rougeole non soumis à une sérothérapie Types de rougeole bénigne normale maligne 63 0 56 17 (dont 1 décès) Les cas malins se classent comme suit: 1 cas de bronchopneumonie, 3 cas d\u2019entérite cholériforme, 2 cas de laryngite suraiguë et 1 cas de rougeole hémorragique foudroyante.Contrairement à ce qu\u2019on a noté dans les complications grippales, les sulfamidés nous ont paru particulièrement efficaces dans les complications de la rougeole.Ainsi, nous nous sommes servis avec succès de la sulfa- diazine pour nos cas de bronchopneumonie et de laryngite suraiguë et de la sulfaguani- dine pour les entérites cholériformes.Le malade de rougeole hémorragique est mort sans avoir reçu de traitement une dizaine d'heures après le début de l\u2019éruption.Il restait à ce moment 186 enfants qui étaient en incubation ou menacés de le devenir et à qui nous avons administré un traitement préventif.Il nous aurait été facile à ce moment d'utiliser le sérum de convalescents puisque nous avions les convalescents sur place.La méthode est bien connue et nous voulions en expérimenter une autre.Comme dans les cinquante dernières années on a recherché une séroprophylaxie et une sérothérapie de la rougeole, il sera bon de faire ici un bref historique de ces recherches.1537 HISTORIQUE.Sérum des convalescents.Dès 1896, Weis- becker, en Allemagne, publia ses essais de l\u2019emploi du sérum de rougeoleux convalescents pour fins thérapeutiques.Cenci, en 1901 et en 1906, s\u2019en servit avec succès pour produire une immunité passive et cette méthode gagna vite l\u2019attention de la profession médicale.Plus tard, en 1918, le travail fut repris par Nicolle et Conseil, qui au cours d\u2019une épidémie à Tunis, eurent l\u2019occasion de faire la preuve de la valeur de la méthode.En 1919 et 1920, Degkwitz décrivit la façon de récolter le sérum de convalescents comme aussi la facon de l\u2019administrer: il précisa le temps optimum de la récolte comme étant entre le 7ième et le 9ième jour après la défervescence (période où la teneur en im- munisines serait la plus élevée): il montra que la séro-prévention doit être faite dans les six premiers jours de la contamination et aussi que l\u2019immunité créée par cette méthode a une durée d'un mois tout au plus.Quant à savoir si le sérum de convalescents doit être utilisé tant pour prévenir que pour guérir la rougeole voici la réponse: un rapport de l\u2019officier médical du London County Council sur l\u2019emploi du sérum de convalescents, durant I'épidémie de 1931- 1932 a Londres, dit que le traitement a été fait sur une haute échelle et conclut qu\u2019il n\u2019a aucun effet pour en prévenir les complications.Ce même rapport a cependant reconnu la valeur du sérum de convalescents quand il a été donné en quantité suffisante dans les quatre jours qui ont suivi la contamination.Sérum d\u2019adulies.En dehors des épidémies alors qu\u2019il est difficile de se procurer du sérum de convalescents on a utilisé, avec autant de succès mais à des doses plus considérables, du sérum d\u2019adultes ayant une histoire positive de rougeole et une épreuve de Wasserman négative.Sérum d\u2019animaux convalescents.Tunicliff et Hoyne ont préparé un sérum de chèvre convalescente lequel injecté au lapin le protégerait contre une infection subséquente provoquée.Ils ont ensuite préparé un autre sérum de chèvre plus profondément immunisée dont ils se sont servis chez l\u2019enfant et à raison de 4 à 6 ce, le ou avant le quatrième jour du contact contaminant: 97% des cas de ce groupe ont été protégés tandis que seulement 45% des cas 1538 l\u2019ont été dans le groupe qui a été injecté 4 jours et plus après le contact contaminant.Tu- nicliff, avec White cette fois, prépara aussi un sérum de cheval: les résultats sont à peu près similaires.Aucun de ces produits n\u2019existe présentement sur le marché.La globuline immunisante de l\u2019espèce humaine.(Immune globulin human).Partant du fait que le nouveau-né possède une immunité apparente naturelle pour certaines maladies communicables et en particulier pour la rougeole, McKhann et Chu ont entrepris d\u2019étudier la cause de cette protection.Comme ils ont trouvé dans le sang du cordon les substances qu\u2019ils recherchaient, ils ont convenu de préparer un extrait du placenta de mères négatives au Wasserman et au Kahn et ayant déjà eu la rougeole.Depuis les expériences faites par Eley, Le- vitas, Laning et Horan, il est reconnu que la globuline immunisante obtenue de cette façon a au moins autant d\u2019effets que le sérum de convalescents et il a sur celui-ci l\u2019avantage d\u2019être une préparation disponible à n\u2019importe que] moment pour la prévention ou la modification de la rougeole.La globuline du cordon human.Cette préparation qui s\u2019appelle aussi la globuline du sérum de cordon placentaire humain n\u2019est pas autre chose que la globuline immunisante mentionnée précédemment.La différence existe seulement dans le mode d\u2019obtention du sérum et dans les procédés de laboratoire utilisés pour sa préparation.La globuline du cordon humain est le produit qui a été utilisé pour ce travail comme ce le fut pour Lapointe et Dechêne, en 1941, à la Crèche St-Vincent de Paul de Québec.La préparation en est faite par Dr L.P.Strean, des Laboratoires Ayerst, McKenna & Harrison.Une fois le sérum séparé du sang, la partie globuline est précipitée avec du sulfate de soude anhydre suivant la méthode de Felton.Un premier filtrage est fait et on ajoute un préservatif à la solution de globuline reconstituée à la moitié du volume original du sérum.Un deuxième filtrage, puis on s\u2019assure que le produit ne contient pas plus de 12 mgm.de substances azotées par cc.Avant la mise en ampoules on a rendu la solution isotonique et on a fait les épreuves de stérilité et de toxicité.On se rend tout de suite compte que cette préparation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 contient la totalité des globulines, ce qui n\u2019est pas le cas pour la gamma globuline, et qu\u2019elle a une concentration beaucoup plus faible que celle-ci comme il sera démontré dans le paragraphe suivant.La gamma globuline (humaine).Il se fait actuellement des travaux avec ce qu\u2019on a appelé la gamma globuline ou (y immune serum globulin).On trouvera dans le J.A.M.A.du 11 novembre 1944 un intéressant rapport du Dr Janeway sur cette préparation.Cette globuline est recueillie du plasma d\u2019adulte prélevé dans les cliniques des donneurs de sang de la Croix- Rouge étatsunienne suivant la méthode de Cohn, Oncley, Strong, Hughes et Armstrong.En prenant n\u2019importe quel sujet comme donneur, sans s\u2019occuper s\u2019il a eu la rougeole, on a noté très peu de variations dans le titrage d\u2019anticorps de chacun: cette preuve a été faite sur des groupes de 2,000 à 4,000 donneurs.C\u2019est dans le plasma rassemblé de tous les donneurs qu\u2019on recueille la globuline dont on obtient 5 fractionnements.La séparation et la purification des protéines se font à basse température dans un système eau-alcool, mais ce n\u2019est pas à proprement parler une purification à l\u2019alcool.En effet, la séparation et la purification des protéines se produisent sous l'influence d\u2019un phénomène physico-chimique plus complexe.La première séparation faite par Cohn et al a démontré 5 fractionnements: I F.Fibrinogène II y Globuline (gamma) III Bety Globuline (beta et gamma) IV œet8 Globuline (alpha et beta) Vv Albumine Et de ces globuline nous aurons deux types: les eu-glogulines et les pseudo-globulines selon qu\u2019elles sont solubles ou non dans l\u2019eau pure.L'analyse des fractionnements a été rendue possible par la méthode électrophorétique ou si l\u2019on veut ionophorétique de Tiselius.L'analyse a démontré que la y globuline passait d\u2019une concentration de 11% qu\u2019elle est dans le plasma à.980 dans la préparation finale, le reste étant de la Beta globuline et de l\u2019albumine.Le tableau (3) emprunté au travail de Jane- way présente une étude comparée des diverses.préparations utilisées dans la prophylaxie de la.rougeole. FOISY eT LARIVIERE: RAPPORT SUR UNE ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE TABLEAU 3.Yo % % Rou- Pas Rou- geole Nombre derou- geole nor- de cas geole bénigne male Sérum de convalescent 1627 75 17 8 Sérum d\u2019adulte 584 56 24 20 Extrait placentaire 2740 643 304 53 Globuline gamma 2521 715 251 34 Comme on le voit b'en, les résultats obtenus par la globuline placentaire et par la gamma globuline sont assez superposables.Il devient d\u2019une grande importance de faire le choix d\u2019une bonne préparation surtout pour ceux qui ont charge d'enfants dans les institutions telles que crèches, orphelinats, hôpitaux, etc.La globuline gamma a été utilisée récemment et avec succès au cours de 35 épidémies chez 350 enfants susceptibles.Nous, nous avons utilisé la globuline du sérum de cordon placentaire (globuline du cordon) humain au cours d\u2019une seule épidémie, dans une seule et même institution où il y avait 300 enfants dont 249 étaient susceptibles.L'étude chronologique de cette épidémie 1539 à certains enfants qui en auraient réclamé davantage, nous savions quel préjudice nous causions à nos statistiques mais nous avions une raison; c\u2019est que, malheureusement, en faisant notre réquisition pour 186 enfants nous avons défoncé la banque de globuline du cordon, et il fallut pour être charitable diviser également la quantité reçue.Le produit utilisé, comme il a déjà été dit, est la globuline du cordon (Cord Globulin): 1l \u2018est préparé à l'avance et se trouve sur le marché tout comme un stock-vaccin puisqu\u2019en somme ce n\u2019est autre chose qu'une stock- globuline ou une stock-immunisine si l\u2019on veut faire des néologismes.Au point de vue innocuité, nous avons observé que sur ces 186 cas aucun n\u2019a présenté de réactions anaphylactiques réelles; un cas a fait une réaction générale avec température à 105° F.durant environ 18 heures et survenue 20 heures après l'injection.Les autres réactions qui se sont présentées furent purement locales consistant en une tuméfaction bien limitée qui disparaissait en quelques heures.TABLEAU 4.Plus de 5 jours Pas de rou- Rougeole Rougeole Rougeole après geole To bénigne % normale % maligne % contamination 0 0 8 19 34 81 0 0 Cas immunisés 49 : Pau globuline Moins de 5 jours après 186 contamination 144 44 30.7 97 67.4 3 2.09 0 0 nous amène maintenant au groupe qui a été immunisé, soit 186 enfants, dont la totalité pouvait à juste titre être considérée comme contaminée ou en imminence de contamination.Nous leur avons donné à tous et dans le même temps, soit le 10 juillet 1944, 5 cc.de globuline du sérum de cordon placentaire humain.Nous aurions voulu nous en tenir aux doses préconisées de 2 à 10 cc, doses variant suivant l\u2019âge de l'enfant, suivant le nombre de jours écoulés depuis le contact contaminant ou encore suivant qu'on en veuille faire un traitement préventif ou curatif.Si nous avons donné 5 cc.seulement Si nous nous reportons au tableau 4 nous y voyons que 42 enfants sur 186 injectés ont développé leur rougeole moins de 5 jours aprés immunisation; nous en concluons qu\u2019ils avaient été contaminés 10 à 15 jours antérieurement.De ce nombre 42: (a) 34 font une rougeole normale avec tous les symptômes classiques, température à 103 et plus, évolution de 5 a 7 jours, etc.; (b) 8 font une rougeole bénigne, atténuée i.e.avec température en moyenne de 100° F., symptômes muqueux à peu près nuls, absence de la toux caractéristique, éruption souvent à peine per- 1540 ceptible, évolution moyenne de 3 jours; (c) aucun cas de complication ou de rougeole grave et (d) aucun cas d\u2019inhibition.Nous devons ici anticiper sur nos conclusions afin de faire ressortir un point important qui se dégage de l'observation de ce dernier groupe de 42.En effet, nous pouvons affirmer que chez les 34 enfants dont la maladie le contact initial est trop éloigné et aucune immunité n\u2019a eu le temps de se développer.Il nous reste donc 144 enfants.immunisés a un moment que l\u2019on peut évaluer théoriquement, soit avant le contact contaminant, soit tôt après.En pratique nous devons toujours nous rappeler que.le premier cas est apparu 16 jours avant l\u2019immunisation en masse et que par conséquent pour plusieurs enfants, la contamination a pu se faire à n'importe quel moment durant cette période de temps, aucune disposition d\u2019isolement n'ayant été prise.En acceptant cette hypothèse, on verrait acçroître le pourcentage des enfants qui ont été protégés; malheureusement il est impossible dans une agglomération de 300 enfants de pouvoir déterminer de façon assez juste quand tel et tel ont rencontré la contagion.De: ce groupe, 97 ont fait une rougeole atténuée, 3 ont fait une rougeole à peu près normale dans son évo- lutidn ainsi que dans sa marche clinique et enfin 44 sont demeurés absolument asymp- tomatiques durant tout le cours de l\u2019épidémie.Ceci nous amène au 3 août, alors.qu\u2019apparaît le dernier cas de rougeole à son début.Il faut ici remarquer que la globuline a été injectée le 10 juillet, ce qui donne un intervalle de 3 semaines.Pour ce qui est de ce dernier cas, nous devons nous demander si son organisme n\u2019a pas réagi, n\u2019a pas fabriqué ses anticorps ou s\u2019il avait à ce moment dépassé la durée de son immunité.Nous opterions plutôt pour la première hypothèse, puisqu'il y en a eu 44 qui ont conservé leur immunité passive pendant tout ce temps.En définitive, la durée moyenne de l'immunité passive, conférée.par.l'injection de 5 cc.\u2018cordon (humaine) a la dose de 5 cc.donnée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 de globuline du cordon, a été de plus d'un} mois pour ces 44, puisqu\u2019on doit calculer la période de contagiosité du dernier cas.fl La plupart des auteurs établissent la duréef de l\u2019'immunité passive à environ trois semai-f nes, qu'elle ait été conférée par l\u2019extrait placentaire ou par la gamma globuline.COMMENTAIRES.Pour ce qui est des statistiques à offrirf nous prétendons qu'elles auraient été de beau- | coup meilleures si, comme il est dit dans l'exposé, nous avions eu à notre disposition toute la globuline du cardon (humaine) nécessaire.Nous avons dû en effet limiter la dose à 5 cc.pour chacun des enfants quand, dans certains cas, elle aurait dû être de 10 cc.et plus.Ces statistiques prouvent tout de même qu'en l'absence de tout agent immunisant actif efficace, on ne doit pas hésiter à avoir recours à la globuline du cordon (humaine) pour la prophylaxie de la rougeole.Bien plus, osons-nous poser cette question à la profession médicale: doit-on chercher une préparation qui atténuerait la rougeole et de ce fait conférerait une immunité active permanente ou, une autre préparation qui empêcherait l\u2019éclosion de la rougeole et laisserait le sujet réceptif?On ne semble pas avoir envisagé assez souvent la question sous cet angle.Pour les tenants de l\u2019atténuation de la rougeole et de l'immunité active par elle conférée nous suggérons la globuline du dans les 5 jours qui suivent le contact contaminant de préférence à la globuline gamma qui, à cause de sa grande concentration en gamma, inhibera plutôt qu\u2019elle atténuera la rougeole.Certains avancent que la preuve n\u2019est cependant pas faite qu'une rougeole atténuée confère une immunité active permanente: pour notre part nous nous rangeons dans l\u2019affirmative.Evidemment, nous ne pouvons | | ; actuellement en faire la preuve mais nous avons des circonstances qui nous favoriseront ; Wey Q@, Ite a1.a = = = à la faire d\u2019ici 4 ou 5 ans, puisque la plupart de ces enfants qui ont présenté cette rougeole atténuée seront encore avec nous dans l\u2019institution.Il nous restera à attendre une prochaine épidémie.SOMMAIRE ET CONCLUSIONS.1.La contagiosité de la rougeole dans les crèches est à un degré très élevé.2.La virulence de la rougeole a une ten- day © dance à s\u2019accroître avec l\u2019évolution de l\u2019é- | pidémie.3.Le pourcentage de récidives a été nul.4.La globuline du cordon (humaine) donnée trop longtemps apres le contact contaminant donne relativement peu de résultats.5.La globuline du cordon (humaine) donnée en temps optimum, soit dans les 5 jours suivant le contact contaminant atténue très souvent et d'une façon marquée le cours de la rougeole.6.La globuline du cordon donnée en temps optimum prévient dans une grande proportion l\u2019écloston de la rougeole.De toutes ces observations nous concluons que: la globuline du cordon (humaine) s\u2019avère un produit de choix pour la prévention et l'atténuation de la rougeole; cette prépa- (humaine) TABLEAU 5.Evolution comparée de la maladie chez les enfants ayant eu la rougeole, chez les enfants réceptifs et contaminés n\u2019ayant pas eu la globuline du cordon (humaine), et chez les enfants contaminés et injectés plus de 5 jours après le contact, et les autres contaminés et injectés 5 jours après le contact.FOISY er LARIVIERE: RAPPORT SUR UNE ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE 1541 ration mérite d\u2019être utilisée lorsqu'il y a menace d\u2019épidémie dans une agglomération d\u2019enfants; l\u2019emploi de cette préparation est particulièrement recommandable lorsqu'on a à traiter des enfants faibles présumés contaminés: cette préparation se compare favorablement avec toutes autres utilisées pour les mêmes fins et elle a sur le sérum de convalescent ces avantages de se donner a quantité bien inférieure, d\u2019être plus facilement dosable et d\u2019être en disponibilité sur le marché en tout temps.BIBLIOGRAPHIE P.PANUM: Virchows Arch.F.Path.Anat., 1: 492, 1847.Jean HUTINEL et Albert ARNAUDET: Rougeole, VII, 831, P.M.C.1931.P.GAUTHIER: « Reprise de la rougeole », 11, 88, Traité de médecine des enfants, 1934.WEISBECKER: Ztrchr.F.Klin.Med., 30: 312, 1896.F.CENCI: Riv.di Clin.Pedia., 5: 1017, 1907.C.NICOLLE et E.CONSEIL: Comptes rendus de l\u2019Acad.des Sc., 177: 160, 1923.R.DERKWITZ: Ztrchr.F.Kinderh., 25: 134, 1920.R.TUNNICLIFF et A.L.HOYNE: J.Infect.Dis., 38: 48, 1926.R.TUNNICLIFF et B.WHITE: Boston M.and S.J.197: 272, 1927.C.F.McKHANN et F.T.CHU: J.1933.R.C.ELEY: New England J.Med., 213: 195, 1935.I.M.LEVITAS: J.Am.M.Ass., 105: 493, 1935.G.M.LANING et T.N.HORAN: J.Missouri M.A., 34: 772, 1935.E.J.COHN, J.L.ONCLEY, L.E.STRONG, W.L.HUGHES, Jr.et S.H.ARMSRONG, Jr.: J.Clin.Investigation, 23: 417 (juillet) 1944.L.P.STREAN, G.J.STREAN, D.LAPOINTE et E.DE- CHENE: Can.Med.Ass.Jour., 45: 385, 1941.Morris GREENBERG, Sam.FRANT, D.D.RUTSTEIN: J.A.M.A, 126: 944, 1944.Infect.Dis., 52: 268, Pas de rou- Rougeole 51 Ent geole Vo bénigne nfants ayant déjà eu la rougeole 51 100 0 63 Enfants contaminés n\u2019ayant pas eu de globuline c.h.0 0 0 42 injectés à plus de 186 Enfants 5 jours après contaminés contact 0 0 8 ayant eu la 14 la globuline 144 injectés ch.5 jours ou moins apres 44 305 97 contact.Rougeole Rougeole % Décès To normale % maligne 0 0 0 0 0 0 0 56 87.5 7 125 1 19 34 81 0 0 0 67.3 3 2.08 0 0 0 LA MALADIE DE HODGKIN (Étude de 30 cas) Par Paul DAVID (Montréal).INTRODUCTION.Au mois de novembre 1944, mourait un jeune homme de 28 ans.Depuis deux mois, il était sous les soins du docteur Louis Fortier (service de médecine de l'hôpital Notre- Dame), dont nous étions l\u2019interne senior.Pendant ce séjour, j'ai l'impression que nous avons utilisé tous les moyens possibles pour arriver à un diagnostic certain.Nous n\u2019avons pas réussi.La nécropsie confirma une entité ganglionnaire sans préciser s\u2019il s'agissait d\u2019un cas de maladie de Hodgkin ou de lymphosar- come.Les examens microscopiques prouvèrent une lymphogranulomatose maligne (cas n° 24).Dès cette époque, nous attendions l\u2019occasion d'essayer de mieux connaître cette étrange maladie.Le concours organisé par « La Société Médicale de Montréal » m\u2019a permis de réaliser ce projet et je lui en suis reconnaissant.Nous utiliserons dans ce travail les renseignements principaux qui se dégagent de la lecture des articles trés nombreux écrits sur ce sujet dans la littérature médicale.Nous insisterons davantage sur certains problèmes qui nous ont paru très intéressants (problèmes anatomo-pathologique, étiologique, thérapeutique).De plus, nous avons revisé dans les archives de l\u2019hôpital Notre-Dame tous les dossiers diagnostiqués « Maladie de Hodgkin » depuis dix ans.Nous avons retenu seulement ceux où, soit une biopsie, soit une nécropsie confirmait ce diagnostic.Nous avons ainsi réuni 30 cas (tableau n° 1).Ceux-ci nous permettront de tirer nos propres conclusions, d\u2019établir des comparaisons statistiques, et d\u2019illustrer certaines données théoriques.ANATOMIE PATHOLOGIQUE L'anatomie pathologique de la maladie de Hodgkin, maladie des tissus lymphoides, est dominée par la présence, dans le tissu malade, d\u2019une cellule particulière, caractéristique, appelée cellule de Sternberg ou de Reed ou de Sternberg-Reed.Boyd (l) décrit ainsi ces cellules: « Elles sont volumineuses, géantes \u2014 certaines n\u2019ont qu\u2019un noyau, plusieurs sont multinucléées.» Jackson et Parker (2) ajoutent: «On y distingue des nucléoles proéminentes et souvent on y trouve des figures de mitose .Elles mesurent de 12 à 40 microns de diamètre.Leur forme est irrégulière, leur cytoplasme abondant avec réaction acidophile ou basophile, ce qui se voit plus souvent dans les formes jeunes ».En plus de ces cellules pathognomoniques du tissu Hodgkinien, on peut trouver des éosinophiles, des cellules ré- ticulo-endothéliales, des lymphocytes, des po- lymorphonucléaires et des plasmocytes (3).Le tissu fibreux prend quelquefois une importance prépondérante avec l\u2019évolution de la maladie.Jackson et Parker distinguent trois types anatomo-cliniques dans la maladie de Hodgkin (2): 1.Le paragranulome Hodgkinien se carac- | térise par la présence de cellules de Reed- Sternberg, quelquefois très peu nombreuses, de lymphocytes adultes qui demeurent la cellule prédominante, de cellules réticulaires, de plasmocytes et quelquefois d\u2019éosinophiles.Dans cette forme, on ne trouve jamais de nécrose, de fibrose, d\u2019envahissement de la capsule ganglionnaire, et d'infiltration de leucocytes polynucléaires.Ce type se limite essentiellement aux ganglions lymphatiques.Le pronostic est bon, mais cette forme est toujours susceptible de se transformer en 2.Granulome Hodgkinien.Il se caractérise par son grand pléomorphisme cellulaire.C\u2019est le type le plus souvent rencontré et il correspond à la forme clinique du Hodgkin classique ou chronique.Dans le ganglion atteint on note une perte complète de la structure normale et on v trouve toutes les cellules DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN 1543 TABLEAU N° 1 Durée Durée maladie au maladie de- Durée moment du No du No du puis symptd- maladie consul- Année dossier Initiales Sexe Age Nécropsie protocole mes initiauæ depuis R.X.tation Etat actuel 1 1934 1495 A.G.M 20 X 1043 4 mois 14 2 mois 2 mois Décédé 2 1935 9564 Mme L.B.F 31 Perdue de vue 1936 1439-6668 3 1937 297 A.G.M 33 2160 36 mois 33 mois 3 mois Décédé 1938 6498 4 1936 7778 Mme À.D.F 43 X 1651 29 mois Décédée 5 1936 754 1937 19 MmeI R.L.F 38 20 mois 15 mois 5 mois Décédée 6 1936 10% D.D.M 39 19 mois Perdu de vue 7 1937 5189 Mme C.R.F 56 5 mois Perdue de vue 8 1937 9875 Mlle T.D.F 34 45 mois ?Décédée 9 1938 1910 I.A.G.M 30 ?Perdu de vue 0 1939 1445 G.B.M 29 12 mois Perdu de vue 1 1940 8366 H.L.M 51 X 2629 27 mois 2 mois 24 mois Décédé 2 1940 5635 R.L.M 45 12 mois 4 mois 8 mois Décédé 3 1940 5593-5596 8812-9635 À.B.M 30 X 2717 (9 ans?) 1941 2786 22 mois 10 mois 12 mois Décédé Pas de 1941 4733 B.T.M 30 X 5 mois Traitement 5 mois Décédé 1941 4786 E.M.M 66 10 mois 1 mois 9 mois Décédé 1942 11634 A.D.M 41 18 mois 6 mois 12 mois Décédé 1942 10388 Mme H.M.F 51 16 mois 5 mois ?Décédée 1942 5959 F.D.M 41 24 mois 12 mois 12 mois Décédé 1943 6884-7151 A.D.M 32 15mois Traitement?12 mois Décédé 1943 12277 Très bonne 1944 407-1062 R.S.M 15 36 mois 20 mois ?santé aparente 1944 3056 R.G.M 29 13 mois 7 mois 6 mois Décédé 1944 3918 D.T.M 62 17 mois 6 mois 11 mois Décédé 1944 6615 Mme F.C.F 52 26 mois 14 mois 12 mois Se porte très bien; poussées de ganglions par intervalles 1944 8823 L.N.M 28 x 3253 14 mois 9 mois 5 mois Décédé 1944 C.A.C.A.G.M 23 32 mois 28 mois 4 mois Assez bien Patient 1945 2640 I.H.G.M 34 (19 ans?) actuellement 60 mois 6 mois ?trop faible pour poursuivre ses traitements de R.X.1945 5016 Mme F.L.F 22 + 27 mois 27 mois ?Décédée 1945 7248 Mme L.B.F 27 5 mois 3 mois 9 mois Actuellement bien 1945 1630 Mlle L.M.F 29 X 3325 32 mois 22 mois 1-mois Décédée 1945 4999 C.G.M 19 29 mois 5 mois 24 mois Se sent bien énumérées plus haut; mais, en plus, on constate de la nécrose et de la fibrose.Cette forme peut intéresser n'importe quel organe du corps sauf peut-être le système nerveux central.3.Sarcome Hodgkinien caractérisé par la présence de cellules de Reed-Sternberg typiques dispersées parmi des cellules atypiques.Les figures mitatiques y sont nombreuses.On y voit quelquefois des lymphocytes et des cellules réticulaires et rarement des neutrophiles, éosinophiles et plasmocytes.Ce type se conduit comme une tumeur vraie très envahissante et très maligne.Cette forme évolue très rapidement.J'ai tenu à décrire ces trois types, d'abord 1544 parce qu'il s\u2019agit de constatations écrites très récemment (1944), et surtout parce que les auteurs leur attribuent une grande importance dans le pronostic.C\u2019est, par exemple, précisément dans la forme du « paragranu- lome » que le traitement chirurgical et radio- thérapique serait à conseiller.Dans ce cas, c\u2019est au pathologiste surtout que reviendrait la responsabilité de guider le médecin traitant.HISTORIQUE C\u2019est en 1832 que Thomas Hodgkin, démonstrateur au « Guy's Hospital » de Londres, présenta un mémoire intitulé: «On some morbid appearances of the absorbent glands and spleen y.Il attirait l\u2019attent\u2018on sur un état pathologique ayant pour caractères l\u2019hypertrophie ganglionnaire, la splénomégalie, l\u2019ascite et une cachexie progressive.En 1936, Fox (4) réexamina les spécimens pathologiques dont s\u2019était servi Hodgkin et démontra que sur 6 des 7 cas décrits: 3 étaient véritablement du Hodgkin, 1 de la syphilis, 1 de la tuberculose et 1] probablement de l\u2019aleucé- mie lymphatique (lymphatic aleuke- mia).Sir Samuel Wilks décrivit lui-même plusieurs cas et fut le premier à appliquer à ce syndrome le terme de maladie de Hodgkin.Petit a petit, on étudia dans tous les pays cette nouvelle maladie et chaque contribution apportait des noms nouveaux: granulome malin (Benda), granulomatose maligne (Ménétrier), lymphome malin (Billroth), lym- phosarcome malin (Langhans), pseudo-leucé- mie (Cohnhein), etc, si bien qu\u2019en 1933 Wallhauser mentionne plus de 50 noms (5).L'article que Sternberg écrivit en 1898 avait pour titre: « Au sujet d\u2019une forme particulière de tuberculose très disséminée de l'appareil lymphatique présentant l'aspect d'une pseudo-leucémie ».(On a particular form of widely scattered tuberculosis of the lymphatic apparatus presenting the picture of pseudo-leukemia).T1 fit une revue de 15 cas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 diagnostiqués pseudo-leucémie (Hodgkin) et tâcha de prouver qu\u2019ils étaient en fait des cas de tuberculose du système lymphatique.Il décrivit, à cette occasion, dans tous ses cas une cellule caractéristique qui porte aujourd\u2019hui son nom.En 1902, Dorothy Reed refit une description beaucoup plus détaillée de ces cellules qu\u2019elle replaça dans le cadre du Hodgkin.Ces deux noms sont demeurés.En Europe, la cellule si caractéristique du tissu Hodg- kinien porte plutôt le nom de Sternberg et, en Amérique, celui de Reed.Depuis quelques années, les auteurs ont pris l\u2019habitude de les associer et il n\u2019est pas rare de lire: « Cellule de Reed-Sternberg ».Mais Jones (6), dans un très intéressant article, prouve qu\u2019en fait cette cellule fut décrite souvent beaucoup mieux avant Sternberg par plusieurs chercheurs: Langhans (1872), Dreschfeld (1891), Dietrich (1896), Fisher (1897).De plus, ces différents auteurs assignaient à leur cellule une place dans la pathologie Hodgkinienne alors que Sternberg la plaçait dans une forrie spéciale de lymphadénopathie tuberculeuse.Jones croit que les noms de Sternberg et Reed ont été retenus parce qu'ils avaient eu l'adresse d\u2019avoir fait d'excellentes illustrations de leur cellule.FRÉQUENCE Jackson et Parker (7) croient la maladie de Hodgkin responsable d\u2019environ 0.25% des morts dans un hôpital général.Les 30 cas trouvés dans les archives de l'hôpital Notre- Dame depuis 1934 jusqu\u2019en septembre 1945, auxquels s'ajouteraient peut-être deux cas éliminés faute de biopsie, montrent bien la rareté de cette maladie.Toutes les statistiques confirment sa plus grande fréquence chez l'homme que chez la femme.Nous avons relevé à ce sujet les pourcentages suivants (tableau n° 2).Auteur Nombre de cas Hommes Femmes Epstein (8) 265 62% 38% Goldman (30) 212 67.5% 32.5% \u2014 on oo po = Pa = \u2014 & van ES aN a a 2 i 3 P Z, A Ro A Æ 25 PE ES Lik 2 5 SE Ca GE ns pi 2 5 SE st 3 7 i BO i i Za = 20, Sr 2% 5 y = A AE a Of wo Gi 5 rn, ce 7 i ro RG a gs se 25 2e 7% Es 5 7 ae dé 7 % Gs a 7 A PA i % = a 7: 3 2 ne % 5, 7 2 , 7% or - sn = & se Si .3 2% Ge ss Je 5 a ES ow = sa > a 2 2 # Sn 2 se 5 = AN SE SN SN SE It j I Muteurs Nombre decas Hommes Femmes Baker et Mann (13) 65 72% 28% [ackson et Parker (2)?70% 30% David 30 66.5% 33.5% En 1923, Gemmell émit l\u2019hypothèse que la fmoindre fréquence du Hodgkin chez la femme devait être attribuée à une protection re- ative conférée par la fonction ovarienne.En 1939, Epstein (8) soutint ce même point de vue, ajoutant que chez la femme la fréquence gles cas est moindre pendant toute la période de l\u2019activité ovarienne, de la puberté à la ménopause.Nos statistiques ne confirment fouère cette constatation puisque 6 sur nos #10 cas féminins étaient âgés de 20 à 40 ans.1 Aucun âge n\u2019est respecté, mais sa fréquence emble, pour de nombreux auteurs, plus gerande dans la deuxième et troisième dé- Jcade.Nos résultats confirment cette opinion ÿ(tableau n° 3).Uhlenhuth a montré qu\u2019en réalité l'incidence augmenterait d\u2019une façon croissante avec l\u2019âge (9).C\u2019est ainsi que sur une population de 10 millions il a trouvé 62 cas à 10 ans, 180 cas à 30 ans et 220 cas à 60 ans.La cause véritable de la maladie de Hodeg- kin est inconnue.Multiples sont les recherches entreprises pour éclaircir ce mystère.Actuellement on en est au stage où les savants se demandent si l\u2019origine est infectieuse ou si elle est néoplasique.La théorie néoplasique a gagné du terrain peut-être surtout parce que, malgré des efforts persistants, on n\u2019est pas encore arrivé à déterminer un agent infectieux constant.C\u2019est ainsi que T'wort, en 1930, publia les résultats de 6 années de recherches pour trouver la cause DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN 1545 de cette maladie.Il en vint à la conclusion que ce devait être un néoplasme puisqu'il avait été incapable d\u2019isoler aucun organisme et de reproduire la maladie à des animaux de laboratoire avec du matériel pathologique (10).D'autre part, l\u2019évolution fatale de la maladie ressemble à celle des néoplasies.Et les cliniciens, frappés par cette analogie, se font les partisans de ce processus.Par contre, les pathologistes semblent mieux disposés à croire qu'elle est le résultat d'une réaction inflammatoire vis-à-vis d'un processus toxique.Tel est l\u2019avis de Craver (11), qui déclare: « La fièvre, les rash, l\u2019éosinophilie, la distribution locale ou générale et les modes d\u2019extension des infiltrations, la leucocytose polynucléaire commune, tout concourt vers un processus inflammatoire plutôt qu\u2019à une nature purement néoplasique.» Desjardins (12) affirme que, si on analyse les cas de Hodgkin en détail, on verra que dans la majorité des cas existe une infection de longue durée.Il croit donc en une relation étroite entre l'infection chronique et la maladie de Hodgkin.Mais, en plus de ce facteur, il faut, d'après ce même auteur, une TABLEAU N° 3 Age 0-10 11-20 21-30 31-40 41-50 51 - 60 61 - 70 71 - 80 0 3 10 7 4 4 2 0 0% 10% 33.35% 23.35% 13.35% 13.35% 6.60% 0% ETIOLOGIE prédisposition ou une tendance héréditaire.Je n'ai guère vu de confirmation de ces énoncés.Goldman, par contre, dans sa série de 212 cas, n'a trouvé aucun facteur prédisposant.Sternberg considérait cette maladie comme une forme de tuberculose et Ewing alla jusqu\u2019à dire: « La tuberculose suit la maladie de Hodgkin comme une ombre.» L'Espérance publiait, en 1929-30-31, de beaux travaux dans lesquels elle prétendait avoir isolé un bacille tuberculeux aviaire.Van Rooyen (10) essaya de confirmer ces résultats avec des piè- 1546 ces pathologiques de 6 cas dont le diagnostic était absolument sûr.Il a employé toutes les techniques de laboratoire afin d\u2019identifier ce bacille sans jamais y parvenir.L'agent tuberculeux fut le premier cherché, car, dès le début, on fut frappé de la coexistance quand même assez fréquente de la tuberculose et du Hodgkin.Les chiffres qui nous sont donnés dans la littérature sont cependant trop variables pour pouvoir en tirer des conclusions sûres.Lemon, de la clinique Mayo, rapporte une incidence de 4.2% (10), Baker de 10%, Jackson et Parker de 20% (2), O\u2019Brien de 0.86% (14).Lan- glois (15) a décrit un cas de Hodgkin chez un enfant de 6 ans où une biopsie d\u2019un ganglion du cou a montré l'existence de lésions typiques de Hodgkin et de tuberculose.Les pièces prélevées à la nécropsie de notre cas n° 29 ont montré la coexistence de lésions tuberculeuses et Hodgkiniennes.De plus, l\u2019inoculation de ganglions prélevés à l\u2019autopsie à des cobayes a provoqué leur mort et chez ceux-ci on a pu observer des lésions de granulie tuberculeuse typique.En 1933, Gordon écrivit dans le British Medical Journal (16) un article qui fit sensation.Il rapportait des expériences très intéressantes.Quand l'auteur injectait une suspension de ganglion Hodgkinien aseptique dans le cerveau d\u2019un lapin, il provoquait presque à tout coup (19 cas sur 20) un tableau de mé- ningo-encéphalite caractéristique.Par contre, l\u2019inoculation par les mêmes procédés de suspensions ganglionnaires aseptiques non Hodg- kiniennes n\u2019a provoqué dans aucun cas ce tableau clinique chez le lapin.Il croyait que « presque sans aucun doute, l'agent en cause était un virus».L'idée lui vint également d'utiliser ce test, appelé par la suite test de Gordon, comme moyen spécifique pour diagnostiquer cette maladie.Presque aussitôt Van Rooyen se sert de ce test avec succès (17).Or, depuis le mois de juin 1932, Friede- mann et Elkeles (18) faisaient des recherches sur l\u2019étiologie de l\u2019anémie pernicieuse et ils L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 avaient constaté que l\u2019injection intrathécale à des lapins de moelle humaine normale, tout autant que celle de patients atteints de leucémie aigué ou d\u2019anémie pernicieuse, provoquait un syndrome encéphalique.Ignorant I'agent de cette réaction, ils concluent: « Les preuves ne sont pas suffisantes pour dire que cet agent est un organisme vivant (living thing) ».Le travail de Gordon, publié pendant leurs recherches, les frappa.Dans les deux cas les syndromes encéphaliques se ressemblaient tant qu\u2019ils émettent l'hypothèse d'une parenté étroite de l\u2019agent étiologique.Van Rooyen, continuant à expérimenter la valeur du test de Gordon, trouve que dans 20 cas de maladie de Hodgkin il fut positif 15 fois, tandis que dans 13 cas d\u2019autres conditions il fut 13 fois négatif (19).En 1934, Friedemann (20) prouve que l'agent en question n\u2019est pas un virus vivant puisqu'il a supporté des traitements qu\u2019aucun virus ne peut tolérer.Et il montre qu\u2019en plus de la moelle des os, cet agent se trouve présent dans la rate et dans les leucocytes humains.Ces données sont d\u2019ailleurs confirmées par | Kelser et King (21) qui concluent: « Ce principe actif est de nature chimique ou enzymatique et il est certainement identique au virus de Gordon.» Enfin, Turner, Jackson et Parker (22) démontrent que toutes leurs expériences prouvent que la positivité du test de Gordon dépend de l\u2019éosinophilie.McNaught (23) confirme ces derniers énoncés et il refuse à ce test toute valeur diagnostique.Cependant, ce même auteur rapporte que dans 179 cas de Hodgkin ce test fut positif dans 124 (69.3%), tandis que dans 258 cas de contrôle 1l fut négatif dans une proportion de 98%.Personnellement, il me semble logique d\u2019être moins catégorique puisqu\u2019en somme un test de Gordon négatif n\u2019élimine pas la possibilité de Hodgkin (puis- qu\u2019il n\u2019est positif que dans 69% des cas), mais qu\u2019un test positif a une très grande valeur de diagnostic (puisque dans 98% des cas non Hodgkiniens il est négatif).En somme, on a démontré que l'agent n\u2019est pas un virus, mais / le toy ley Pro.orgy, \u201cle \u20ac Que lig a deux $e.these Ne th dan, Xiti Con, DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN le test demeure très utile comme moyen de diagnostic.Le dernier agent infectieux à être trouvé appartient au groupe des organismes de la Brucellose.En effet.en 1939, Parson et Pos- ton (24) isolaient, de quatre patients présentant une image histologique certaine de Hodgkin, de tels organismes.L'année suivante, Wise et Poston (25) démontraient la présence du Brucella melitensis dans des ganglions de 14 cas consécutifs de Hodgkin, tandis que dans des ganglions de 67 cas non Hodg- kiniens ils ne firent cette constatation qu\u2019une seule fois.Les auteurs demeurent cependant très prudents puisqu'ils concluent: « Le plus qu\u2019on puisse dire, à date, \u2018c\u2019est que la coexistence de Brucellose et de Hodgkin a été démontrée dans 14 cas consécutifs par isolement du Brucella melitensis du sang ou des ganglions lymphatiques.» Birge, d\u2019ailleurs, n'aurait pu confirmer ces constatations de Poston (26).Enfin, il est des auteurs qui concilient ces deux étiologies, néoplasique et infectieuse, tels Jackson et Parker (7), Craver (27).Ce dernier considère en effet cette maladie comme « un processus qui débute par une trop forte réaction (overreaction) inflammatoire des ganglions à divers stimuli, quels qu\u2019ils soient.Parmi ceux-ci le plus important est la tuberculose.Le processus, une fois lancé, va de son propre chef et dans certains cas il atteint une condition, le sarcome Hodgki- nien, qui ressemble beaucoup à un vrai néoplasme ».SYMPTOMATOLOGIE 1.Forme prolongée.Une femme de 36 ans fut admise à l'hôpital au mois d\u2019avril 1936.En 1910, à l'âge de 10 ans, elle nota l\u2019apparition de ganglions, lymphatiques hypertrophiés dans le côté droit du cou.Ces ganglions furent extirpés et montrèrent l'image histologique de ce que nous appelons maintenant un paragranu- lome Hodgkinien.Cette patiente fut très bien jusqu\u2019en 1917 alors qu\u2019une nouvelle poussée se 1547 produisit.On enleva de nouveau les | ganglions dont l'image histologique était la même qu'en 1910.Ce n\u2019est qu'en 1936, qu\u2019une fois de plus, la patiente nota des masses dans la partie droite du cou.De nouveau, ces ganglions montrèrent à l'examen microscopique les caractéristiques d\u2019un para- granulome.Donc, depuis 1910, il n\u2019y a pas eu de changement histologique appréciable.Actuellement, 34 ans après l\u2019adénopathie initiale, la patiente n\u2019a aucun signe, ni symptôme.Ce premier exemple (cas n° 4) de l\u2019article de Jackson et Parker montre bien que la maladie de Hodgkin peut quelquefois être relativement bénigne.Ici, les symptômes sont très simples, puisqu\u2019ils se limitent à une hypertrophie ganglionnaire toujours localisée, le plus souvent dans le cou.Ce cas est particulièrement intéressant parce que son authenticité ne peut pas être mise en doute, puisque 3 biopsies, pratiquées à intervalles éloignés, viennent la confirmer.Le cas n° 26 de notre série pourrait faire partie de ces quelques exemples rares où la maladie semble bénigne.Il s'agit d\u2019un homme de 34 ans hospitalisé le 20 mars 1945.A l\u2019âge de 15 ans, il constate l'apparition d\u2019un petit nodule à la région cervicale gauche.Cette tuméfaction est de la grosseur d\u2019une noisette, dure, non douloureuse, mobile.Il y a 4 à 5 ans, il voit un nouveau petit nodule à la région sus-claviculaire gauche, nodule de la grosseur d\u2019un pois et présentant les mêmes caractères que le précédent.Depuis 8 mois, l\u2019état général a été très touché.À l'examen, il présente une tuméfaction non douloureuse de la région sus-claviculaire et latérale du cou, à gauche, mobile en profondeur et non adhérente à la peau.Une biopsie montre qu\u2019il s\u2019agit de Hodgkin.L'histoire nous laisse croire qu\u2019il y a 19 ans ce patient pouvait être atteint de cette maladie.Pour l\u2019affirmer, il aurait fallu à ce moment une biopsie.Le cas cependant m\u2019intéressait trop pour ne pas l\u2019exposer, sous ré- Serve. 1548 Nombreux sont les auteurs ayant constaté cette forme bénigne de la maladie de Hodgkin.Pour la désigner plusieurs termes ont été employés: le paragranulome de Jackson et Parker (28), la forme lente de Lavedan et Reverdy (29), le lymphome de Bersack (3), la forme prolongée de Gilbert (14).2.Forme classique.1) Symptômes subjectifs.Dans un très grand nombre de cas, l\u2019histoire que racontera le patient, au moment de son admission, ressemblera beaucoup à celle du cas n° 22.Ce patient fut hospitalisé le 3 mai 1944.Au mois de juin de l\u2019année précédente, il remarque une tuméfaction à la région latérale droite du cou.Celle-ci a progressivement augmenté de volume depuis.Au cours de l'hiver, il constate dans l\u2019aisselle droite une tumeur qui le gêne dans ses mouvements du bras droit.En même temps, le patient commence à se sentir fatigué, devient de plus en plus faible et il maigrit.Depuis quinze jours, il se plaint de vomissements alimentaires après les repas.Le patient a attendu près d\u2019un an avant de consulter son médecin.Il en est souvent ainsi puisque, sur 22 cas dont nous connaissons la première consultation, la moyenne des mois qui s\u2019est écoulée entre celle-ci et le début apparent de la maladie fut de 9 mois.Il faut ajouter que, précisément, le début de la maladie de Hodgkin est trompeur et pour le malade et pour le médecin.Il est insidieux et non douloureux.T'ABLEAU N° 4 Symptômes Nombre de cas Pourcentage Amaigrissement 28 93% Asthénie 25 83% Adénopathie cervicale 23 77% Fiévre 16 53% Pulmonaires ou médiastinaux 14 47 % L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Digestifs 13 43% Adénopathie axillaire 12 40% Diaphorèse 10 33% Adénopathie inguinale 10 33% Prurit 5 16.5% Autres 13 43 % La maladie débutera dans la majorité des cas (12 de nos cas: 40%) par l\u2019hypertrophie d'un ganglion du cou.Moins souvent (2 de nos cas: 7%) l'aisselle sera prise.La plupart des auteurs ont trouvé une hypertrophie ganglionnaire superficielle dans un bien plus grand pourcentage de cas comme symptôme initial: Longcope et McAlpin (75%) (31), Goldman (79%) (30), Wright (94%) (4).Cette adénopathie est unilatérale d\u2019abord, mais elle ne tarde pas à devenir bilatérale et, dans un délai plus ou moins long, elle peut se propager à d\u2019autres ganglions, médiastinaux, rétropéritonéaux et inguinaux (10 cas, soit 33%).Au début, ils sont petits, ronds, lisses, de consistance caoutchouteuse, mobiles et non douloureux.La peau sus- jacente est normale.S\u2019il y a plusieurs ganglions, ils auront des grosseurs variables, mais presque toujours ils seront d'autant plus gros qu\u2019ils seront plus anciens.Ils peuvent diminuer ou bien s\u2019agglomérer en une masse imposante, polylobée.TABLEAU N° 5 Premier symptôme à paraître Nombre de cas Pourcentage Adénopathie cervicale 12 40% Symptôme digestif 6 20% Symptôme pulmonaire 5 16.5% Asthénie 5 16.5% Adénopathie axillaire 2 1% Bien souvent, le malade attribuera à une grippe récente, ou à un mal de gorge, de DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN dents ou d\u2019amygdales, cette adénopathie.Comme par ailleurs il se sent en parfaite santé, trop souvent il ne consultera aucun médecin.Et, en effet, pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, cette hypertrophie ganglionnaire ne sera accompagnée d'aucun symptôme constitutionnel.À cette première phase de la maladie succède une seconde caractérisée par l'atteinte de l\u2019état général.Cinq symptômes, de fréquence inégale, m'ont semblé les plus importants.Ce sont l\u2019asthénie, la fièvre, l\u2019amaigrissement, la diaphorèse et le prurit.TABLEAU N° 6 Signes Nombre de cas Pourcentage Ganglions dans cou 26 87% Fièvre 23 77% Splénomégalie 18 60% Ganglions axillaires 17 57% Ganglions inguinaux 16 53% Hépatomégalie 14 47% Elargissement du médiastin (R.X) 13 43% Masse abdominale 5 17% Lésions cutanées 3 10% Chez 87% de nos malades le patient s'est plaint de fatigue, de faiblesse qui dans certains cas fut extrême au point d'empêcher le malade de marcher.Il est bon de noter que chez 5 malades (16.5%) cette asthénie fut le premier symptôme observé.Dans la série de 213 cas de Jackson et Parker (28), ce symptôme fut initial dans 14 cas (6.5%) et, sur 212 cas, Goldman (30) trouva un pourcentage de 8%.L'amaigrissement fut constaté par 28 de nos malades (93%).Il est souvent très important.53% de nos patients se sont plaints de frisson, de fièvre.Celle-ci était quelquefois constante depuis quelques mois avec accentuation vespérale.D'autres n\u2019ont eu que quel- 1549 ques poussées de température à des intervalles plus ou moins éloignés.Telle cette patiente (cas n° 27) qui déclare «avoir fait 25 poussées de température depuis 2 ans ».La diaphorèse, surtout nocturne, fut un symptôme accusé par 10 de nos malades (33%).Seulement 5 de nos cas (16.5%) se sont plaints à un moment ou à un autre de prurit.Ce résultat nous a surpris, car je croyais le prurit un des symptômes principaux de la maladie de Hodgkin.En effet, ce fut en 1905 que Dubreuilh souligna ce symptôme dans cette maladie et lui donna le nom de prurigo-lym- phadénique.Pour Favre, c'est un symptôme constant et Colrat l\u2019a trouvé 11 fois sur 14.Lavedan et Reverdy, qui nous ont fourni ces renseignements, l\u2019ont eux-mêmes constaté chez 7 de leurs 22 malades (36%).Il semble bien que ces derniers chiffres soient plus près de la réalité.Cependant, le prurit fut quelquefois le premier symptôme dont se plaignit un malade: 4 des 213 cas de Jackson et Parker (28), 9 des 212 cas de Goldman (30).Wright (4) cite ce cas: Une femme de 41 ans, qui se plaignait depuis 8 mois d'un prurit intense de la peau, a été traitée sans amélioration.À l'examen, on lui trouva des ganglions hypertrophiés dans la région supra-claviculaire gauche et une biopsie montra qu'il s'agissait d\u2019une maladie de Hodgkin.Ce symptôme, quoique peu fréquent, est .harassant et très tenace.Il exaspère le malade surtout parce qu'il l'empêche de dormir, ce qui le rend nerveux et irascible.Seule la radiothérapie dirigée sur les ganglions hypertrophiés fait quelquefois disparaître le prurit.À ces symptômes généraux, il faut ajouter des symptômes locaux causés par l\u2019hypertrophie de ganglions non superficiels.Dans notre série de cas, ils ont été de deux types: pulmonaires et\u2019 digestifs.Nous devons souligner que le début de la maladie s\u2019est manifesté dans 6 de nos cas (20%) par des symptômes pulmonaires ou médiastinaux et dans 5 cas (16.5%) par des symptômes digestifs. 1550 Par ailleurs, au cours de leur maladie, 14 patients (47%) ont eu une symptomatologie des voies respiratoires et 13 (43%) des symptômes abdominaux ou digestifs.Ces pourcentages sont très élevés.Nous en reparlerons en traitant de certaines variétés de Hodgkin.Nous avons, en outre, observé un cas (cas n° 15) de syndrome sciatique et deux cas compliqués de lésions cutanées (cas n° 11 et cas n° 26).Deux de nos cas (cas n° 16 et cas n° 26) ont manifesté une alopécie totale, symptôme dont il n\u2019est fait mention dans aucun article.2) Signes objectifs.Au cours de ses quatre hospitalisations, du 24 février 1936 au 5 novembre 1938, date du décès, À.G.(cas n° 3) présenta les signes objectifs suivants: Le 24 février 1936, on nota un élargissement de la base du cou par une polymacroadénopathie sus-claviculaire et bilatérale, plus marquée à droite.Le foie dépasse les fausses côtes de 2 cm.La rate est augmentée de volume.Poussée de température d\u2019une durée de quatre jours.Le 7 septembre 1936, on ajouta: « Matité dans l\u2019espace inter- scapulo-vertébral.Masse irrégulière et douleur à la palpation dans la région épigastrique.» Le 12 janvier 1937, l\u2019adénopathie avait gagné les aisselles et les aines.Le 15 août, on palpait une masse allongée et dure dans la fosse iliaque gauche.Ce cas présente précisément tous les principaux signes objectifs que nous rencontrons à un moment ou à un autre dans la maladie de Hodgkin.L'adénopathie est un signe presque constant.Quand il manque, comme dans les cas n° 19 et 24 dont nous parlerons plus loin, le diagnostic est à peu près impossible à poser, précisément à cause de l'absence du signe principal.En effet, l'examen objectif mit en évidence une adénopathie des ganglions du cou dans 87% de nos cas, des ganglions axillaires dans 57% et des ganglions ,mguinaux dans 53%.Goldman (30) affirme que les ganglions L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 médiastinaux sont atteints chaque fois que les ganglions supra-claviculaires et les ganglions axillaires correspondants sont hypertrophiés.Tous les cas présentés n'ayant pas eu d'examen radiologique des poumons, nous ne pouvons confirmer cette opinion.Cet auteur ajoute que jamais on n\u2019a observé d\u2019hyper- | trophie des ganglions médiastinaux sans adénopathie cervicale, supra-claviculaire ou axil- | laire.13 de nos cas chez qui l\u2019image radiologique a mis en évidence un élargissement du méd'astin ont confirmé ce principe.La fièvre fut observée chez 23 malades (779).Celle-ci est très variable.Nous pouvons, croyons-nous, distinguer trois types.Le premier est celui de la fièvre en plateau.Elle est peu élevée, constante, et ses variations sont petites, entre 99° F et 102° F, par exemple (cas n° 7).Le second est celui de la fièvre à oscillations presque quotidiennes avec montée vespérale (cas n° 10).Le troisième type est connu sous le nom de Pel-Ebstein.Il s\u2019agit d\u2019une fièvre cyclique et récurrente.Elle atteint un niveau élevé en 3 ou 4 jours, demeure à ce niveau quelques jours pour retourner à la normale en 3 ou 4 jours.Une plus ou moins longue période d\u2019apyrexie s\u2019installe et le cycle recommence (cas n° 27).C\u2019est un type peu commun et qui se produirait surtout quand il y a atteinte des ganglions de l\u2019abdomen et du médiastin et elle indiquerait souvent un progrès rapide de la maladie (31, 30).La fièvre.est rare quand les ganglions superficiels sont seuls lésés, mais elle est la règle quand les structures profondes deviennent atteintes (13).Une hypertrophie de la rate fut constatée 18 fois (60%).Il s\u2019agit généralement d'une splénomégalie moyenne s\u2019observant à une période assez avancée de la maladie.Notre pourcentage est à peu près celui trouvé dans la littérature (1, 13, 32, 29).La palpation n\u2019est pas douloureuse et l'hypertrophie n\u2019atteint pratiquement jamais les dimensions d\u2019une rate leucémique.Une hypertrophie du foie fut constatée cher N form pl ker la 14 malades (47%).Elle est en général assez discrète.A part Lavedan et Reverdy (29), qui prétendent avoir trouvé ce signe peu souvent, différents auteurs ont à peu près la même Jmoyenne que nous (1, 32).Un élargissement du médiastin fut confirmé radiologiquement dans 13 cas.On palpa lune masse abdominale dans 5 cas et 3 patients font présenté des lésions cutanées du type jérythémateux.| i 3.Forme aigué.Suivant les auteurs on a donné à cette forme différents noms: sarcome (28, 33), rapide (29), lymphoréticulomateuse (9).Cas n° 15 de la série de Jackson et Par- d ker (28): ¥ 5 Une femme de 53 ans fut admise à l\u2019hôpital, le 14 février 1940, avec comme symptôme principal des gaz d'estomac.Depuis 3 semaines seulement elle avait ressenti après les repas une sensation de plénitude gastrique avec état nauséeux constant.L\u2019anorexie fut extrême et l'asthénie était progressive.L'examen physique montra des ganglions cervicaux hypertrophiés.Les examens radiolog!- ques du tube digestif montrèrent une grosse tumeur dans le voisinage du cardia sans l\u2019obstruer.L\u2019état déclina rapidement et le 19 avril la patiente décédait, soit à peine 3 mois après le début des symptômes.L'\u2019autopsie confirma qu\u2019il s\u2019agissait d'un Hodgkin sarcomateux.Notre cas n° 1, dont la durée totale de la maladie fut de 4 mois et demi, répond lui aussi à cette forme aiguë.Les symptômes généraux demeurent les mêmes.Mais ici les ganglions profonds (médiastinaux, abdominaux.) sont intéressés beaucoup plus souvent et beaucoup plus rapidement.L'évolution de ce type avec déchéance très rapide et très marquée du malade rappelle le cours d\u2019un néoplasme très malin.À côté de ces trois types de la maladie de Hodgkin: lent, moyen, rapide; prolongé, DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN 1551 chronique et aigu; paragranulomateux, granu- lomateux et sarcomateux, il faut tenir compte de certaines formes à symptomatologie localisée particulièrement à certains organes profonds.4.Forme médiastinale.R.S.(cas n° 24), malade depuis 3 ans, n\u2019a toujours présenté comme symptôme que de la fatigue et de la toux.On a cru un moment à un épisode tuberculeux et il a fait un an de cure sanatoriale.Après un bien- être relatif de 6 à 7 mois, il est alité de nouveau depuis trois semaines pour: toux, température, expectorations abondantes, sanguinolentes en une occasion.Il ressent à la toux une douleur rétrosternale vive.La percussion révèle un élargissement de la matité médiosternale.L'examen radiologique du poumon confirme la présence d\u2019une opacité médiastinale bombant quelque peu dans la clarté pulmonaire.La biopsie d\u2019un ganglion cervical a permis de poser le diagnostic de Hodgkin.Mme J.R.L.(cas n° 5) accuse, dans leur ordre d\u2019apparition depuis 5 mois, les symptômes suivants: frissons, toux, expectoration, vomissements de plus en plus fréquents, anorexie, amaigrissement de 25 livres, arrêt temporaire des aliments en arrière de la partie haute du sternum, points dans le dos et apparition de ganglions cervicaux.Une radiographie du poumon, montrant dans la région du hile gauche une grande zone très sombre, inégale de densité, à bords peu précis, allant de la clavicule à la base, confirme la présence d\u2019une tumeur médiastinale.6 de nos cas (20%) ont ainsi présenté des symptômes initiaux d'atteinte médiastinale et 13 cas (43%) les ont présentés à un moment de leur maladie.Cette symptomatologie d\u2019emprunt égare et retarde souvent le diagnostic, surtout lorsqu'elle précède la poussée ganglionnaire cervicale ou axillaire qui, nous l\u2019avons déjà vu, se produit à un moment quelconque chez tous les malades.Ces symptômes 1552 sont ceux d'une tumeur médiastinale: toux, dysphagie, dyspnée, douleur rétrosternale.Il faut donc toujours avoir présente à l\u2019esprit la possibilité de maladie de Hodgkin lorsque de tels malaises sont accusés par un patient.5.Forme abdominale.6 cas (20%) ont fait remonter le début de leur maladie à des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), et chez 13 malades (43%) ces symptômes furent signalés au cours de la maladie.Chez 5 (17%) on palpa une masse abdominale.Lorsque la maladie est strictement abdominale sans atteinte ganglionnaire superficielle, le diagnostic est à peu près impossible à poser.En 1927, Hayden et Apfelbach ont fait une revue générale de la littérature sur le Hodgkin gastro-intestinal et ils ont montré que les symptômes accusés par les malades furent: nausées, vomissements, douleur abdominale, cachexie rapide, anémie secondaire et fièvre (34).Jusqu\u2019en 1930, on a rapporté 28 cas seulement de lymphogranulomatose maligne abdominale primitive et la rareté de cette condition est le premier obstacle qui empêche le diagnostic.La multiplicité des altérations gastro-intestinales en est le second.Enfin, l'absence de test spécifique, à part l'examen histologique, l'absence d\u2019élargissement des ganglions superficiels et très souvent de la rate, déroute l\u2019'examinateur.Ce dernier, en effet, pourra penser à une péritonite tuberculeuse, à une fièvre typhoïde, à un néoplasme gastrique ou intestinal, etc.Nous avons, pour illustrer ces difficultés de diagnostic, 3 cas très intéressants.Monsieur A.D., 32 ans (cas n° 19), se dit malade depuis un an.Il se plaint: de douleurs en barre au creux épigastrique survenant sans horaire fixe et non périodiques; de vomissements occasionnels; de sensibilité intestinale au moindre faux pas; de constipation; d\u2019amaigrissement d'une cinquantaine de livres; d\u2019asthénie moyenne.À l\u2019examen objectif on ne note l\u2019hypertrophiie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1915 d'aucun ganglion, l'abdomen est tendu, douloureux.Le foie n'est pas hypertrophié.La température oscille entre 99° et 100.2°.Une culture des urines et une hémoculture sont négatives.La vésicule biliaire après absorption de stipo- lac «ne s'est aucunement opacifiée ».Le patient retourne chez lui sans diagnostic après quatre jours d'hospitalisation.Quelques jours plus tard, il rentre de nouveau à l'hôpital.L'abdomen est ballonné et on constate une sensibilité assez marquée dans le carrefour hépatique.Un examen radiologique de l\u2019estomac ne révèle aucune lésion et il en est de même pour les côlons.Une série de séro-diagnostics (typhoide, paratyphoide et brucellose) revient négative.Le 13 août, on pratique une la- parotomie exploratrice.A l'ouverture de I'abdomen, on trouve « une énorme masse transversale partant de la région du cæcum, englobant le transverse, l\u2019estomac et les mésos et se prolongeant jusque dans la région splénique.On prélève un des nombreux ganglions mésentériques pour biopsie.L'examen anatomo-pathologique révèle qu'il s'agit (très vraisemblablement) d'un Hodgkin du type lympho-sarcome.» Le 12 octobre 1943, ce patient mourait à domicile: 15 mois après le début de la maladie et 2 mois après que le diagnostic eut été posé.Le second cas dont je veux vous parler précisément celui qui a inspiré ce travail.Monsieur L.N., 28 ans, est hospitalisé le 29 septembre 1944.Depuis un an, il a perdu 45 livres et, a intervalles fréquents, il a fait, sans aucune raison apparente, des poussées de température.Cependant, 1l ne s'est jamais senti faible ou fatigué, l'appétit est excellent et le sommeil normal.Au mois de février, il remarque une tuméfaction ganglionnaire cervicale gauche pour laquelle on lui applique un traitement radiothérapique qui fait disparaître entièrement la tumeur.A ce sujet, nous avons écrit au radiothérapeute, qui nous a répondu: «Ce monsieur a reçu onze séances de radiothérapie sur une tuméfaction cervicale qui, d\u2019après le médecin qui nous l'avait diri- es a ESP CSSS est k qi | DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN gé, était de nature tuberculeuse.Le tout est disparu complètement aux traitements de rayons X.» Le patient se sent bien.Le 28 aout, a son lever, il ressent dans l\u2019abdomen des douleurs abdominales si intenses qu\u2019elles ne lui permettent pas de se lever.La température est élevée.Le 11 septembre, malgré de la fievre, il retourne au travail, mais, le 14, il doit l'interrompre, car il se sent fatigué, perd I'appétit et accuse de vives douleurs abdominales et lombaires.À son arrivée, l'examen objectif révèle un jeune homme bien bâti et gras (165 livres).L\u2019abdomen est souple et sans défense musculaire.La palpation est vaguement douloureuse.Le foie n\u2019est pas hypertrophié.La rate est légèrement augmentée.On ne trouve aucun ganglion superficiel.Température entre 101° et 103°.Le 14 octobre, nous mentionnons dans le dossier la possibilité d\u2019un Hodgkin médiastinal ou abdominal.À ce moment, un lavement baryté n'avait montré aucune lésion.Une consultation du service d'urologie élimine toute possibilité de lésion rénale.Un « patch test » négatif n\u2019écarte pas la possibilité de tuberculose, vu l\u2019absence de positivité constatée quelquefois dans des périodes terminales de la maladie.Une radiographie du médiastin et des poumons ne montre rien de particulier.La sédimentation est à \u2014 34 mm.(Cutler) Les séro-diagnostics sont négatifs, le test à l'antigène hétérophile de mouton pour la mononucléose infectieuse est négatif.Sauf une irritation de la 2e portion du duodénum, un repas baryté est négatif.Des formules sanguines répétées nous impressionnent surtout par leur augmentation de monocytes.La température demeure élevée malgré l'emploi de la sulfadiazine.Le 21 octobre, le rapport de l\u2019analyse de selles montre la présence de bacille d\u2019Eberth.En attendant d\u2019autres analyses de contrôle, nous sommes frappés de constater une augmentation du foie en hauteur.Le bord inférieur est situé à plusieurs centimètres au-dessus des fausses côtes, mais les mensurations nous donnent une mesure normale de 11 cm.L'examen de la base pulmonaire gauche donne des signes d\u2019épanchement.Puis les conjonctives deviennent ictériques et cet ictère est confirmé par les examens de laboratoire.L'état général s'aggrave et nous tentons un traitement a la pénicilline, croyant qu'il pouvait peut-être s'agir d\u2019abcès hépatiques.La température baisse rapidement pour reprendre de plus belle le 3 novembre.Une hémoculture est négative.Nous retirons un liquide jaune citrin de la base gauche.Insensiblement, avec des périodes de mieux-être, le malade dépérit et meurt le 22 novembre.À la nécropsie, tous les organes abdominaux étaient déplacés par d\u2019énormes masses ganglionnaires qui se sont révélées Hodgkiniennes à l\u2019étude microscopique.Et que faut-il penser du cas rapporté par Craver et Sunderland (35) ?\u2018Lorsque cette patiente de 53 ans se présenta à la clinique Mayo, le 24 octobre 1928, elle avait des symptômes digestifs (anorexie, crampes d'estomac) et généraux (asthénie, amaigrissement de 25 livres) depuis 4 mois.Au mois de juin, des clichés radiologiques de l'estomac montrèrent un ulcère; une nouvelle série, ailleurs, au mois d'août, montra un cancer inopérable de l'estomac.La patiente désirait une intervention chirurgicale qui eut lieu le 31 octobre, par le docteur C.-H.Mayo.Du protocole opératoire: «Les 34 supérieurs de l'estomac, y compris toute la face postérieure et une partie de la face antérieure, sont envahis par un carcinome.» Un ganglion fut réséqué pour une biopsie qui confirma la néoplasie.Le cancer était inopérable et on referma la paroi.La patiente retourne à New-York avec l\u2019expectation de vivre quelques mois.Sur les entrefaites, son mari entend parler des travaux expérimentaux de Fischer- Wasel en Allemagne, ce qui le décide à y aller.Halfelder lui administra des rayons X de haut voltage une fois la semaine, tandis que Fischer-Wasel la traitait par des inhalations gazeuses.À son arrivée, ils avaient constaté une tumeur de la grosseur d\u2019une tête d\u2019enfant dans la région de l\u2019estomac.Très rapidement la malade se sentit mieux.1553 1554 Un mois après le début du traitement les douleurs ont disparu, les vomissements ont cessé et l\u2019appétit est meilleur.Trois mois plus tard la tumeur a diminué des 2/3.Le ler mai (2 mois après), on ne sentait plus aucune masse et l\u2019examen radiologique montrait un estomac normal.Jusqu\u2019en 1932 (4 ans après le diagnostic de cancer inopérable) l'état général s\u2019est maintenu excellent.Ce cas fut une surprise pour le monde médical, et dans de nombreuses revues, dans des congrès, on le citait en détail comme exemple d'un cancer inopérable, confirmé par biopsie, traité et guéri.En 1932, une tumeur se dévelopa sur l\u2019amygdale gauche.On l\u2019enleva et des coupes furent examinées par plusieurs pathologistes éminents, qui firent un diagnostic de Hodgkin.Le docteur W.C.MacCarty, pathologiste de la clinique Mayo, revit la coupe du ganglion abdominal et changea son diagnostic pour celui de Hodgkin.Apres ce temps, cette maladie s'installa avec une symptomatologie plus classique et la malade mourut le 7 juin 1939 apres avoir fréquenté de nombreux hôpitaux et reçu de vastes doses de rayons X.À la nécropsie, on constata une tumeur cancéreuse de l'angle hépatique du côlon.L\u2019estomac était parfaitement normal.Un ganglion sous-maxillaire fut trouvé Hodgkinien.Cependant, la littérature médicale continue à citer ce cas et, au mois de juin 1939, Pfahler le décrivait en détail comme un exemple de cancer inopérable de l'estomac qui est demeuré sans symptôme pendant 9 ans.Ce cas prouve certainement qu'en médecine toutes les erreurs sont permises et un grand nombre.excusables quand tous les moyens ont été pris pour essayer de poser un diagnostic.Le Hodgkin abdominal est d\u2019un diagnostic très difficile et, pour le poser, il faut d\u2019abord être bien convaincu de son existence.Un autre très beau cas est celui de Span- gler (36).Il s\u2019agit d\u2019une patiente de 13 ans seulement où le Hodgkin est limité entièrement à la cavité abdominale, et où il n\u2019a en- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 vahi que l'iléon sans toucher les ganglions mésentériques et rétropéritonéaux.Rousseau et Giroux (41) décrivent un cas où l\u2019autopsie | a révélé un Hodgkin primitif de la rate avec envahissement secondaire du foie.Cette forme splénique existe.Elle est très rare et impos- # sible à diagnostiquer.Il faut retenir que la | maladie de Hodgkin peut frapper n'importe quelle portion des voies digestives.Le petit | intestin est cependant le plus souvent atteint tandis que l\u2019œsophage est presque toujours | , ?C épargné (36).LABORATOIRE Il n\u2019y a vraiment pas de formule sanguine typique de la maladie de Hodgkin.Nous | avons soigneusement étudié le bilan hémato- ÿ logique de tous nos malades et nous croyons en avoir tiré des renseignements intéressants.Nous avons trouvé: chez nos 30 cas un total de 89 formules sanguines et le nombre par ma- | lade est indiqué dans le tableau n° 7.Les résultats sont inscrits dans le tableau n° 8, et les pourcentages indiquent la fréquence de chaque constatation.TABLEAU N° 7 Nombre de formules sanguines Nombre de patients 0 à 2 15 3 à 5 12 6 et plus 3 TABLEAU N° 8 Globules rouges Anémie trés marquée 2000000 et moins 2% Anémie marquée 2000000 à 3000000 27% Anémie moyenne 3000000 a 4500000 84% Absence d\u2019anémie 4500000 et plus 20% Total des globules blancs Leucopénie très marquée 500 à 3000 20% Leucopénie marquée 3000 à 5000 27% Chiffres moyens 5000 à 8000 40% _eucocytose moyenne 8000 a 12000 30% _eucocytose élevée 12000 a 16000 23% .eucocytose tres élevée 16000 et plus 27% Polynucléaires neutrophiles Diminution très marquée 30 - 50 3% Diminution moyenne 51-65 20% Chiffre normal 66 - 70 23% ugmentation moyenne 71 - 80 50% et très marquée 81 et plus 53% TABLEAU N° 8 (bis) Hémoglobine 0 à 50 57% 51 à 80 63% 81 et plus 10% Monocytes Diminution 2 et moins 13% Chiffre normal 2-6 60% Augmentation 7 et plus 60% Lymphocytes Diminution 24 et moins 77% Chiffre normal 25 - 28 23% Augmentation 29 et plus 13% Eosinophiles Augmentation 2 et plus 23% Augmentation 4 et plus 10% Formes jeunes 23% Par exemple, lorsque nous écrivons: ab- [sence d\u2019anémie 20%, cela signifie qu\u2019un cas quelconque de Hodgkin n\u2019a que 20 chances ur cent de présenter, à un moment quelconque de sa maladie, une formule rouge mormale.L\u2019anémie progresse avec la maladie et elle est d'autant plus prononcée que l'état général est plus affecté.Mais cette baisse des lobules rouges semble s'arrêter le plus souvent dans les limites du 3 millions par mm.cube.Avec la plupart des auteurs, nous avons constaté la présence très fréquente de leucocytose qui souvent dépasse le 16,000 (31, 35).DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN 1555 Colrat avait remarqué que cette augmentation des globules blancs était proportionnelle à la diminution des globules rouges (29).Ce rapprochement ne nous a guère frappés.L\u2019augmentation des polynucléaires au delà de 70% fut constatée chez la plupart de nos malades et des chiffres au-dessus de 81% sont fréquents.La monocytose fut rencontrée si souvent qu\u2019elle a certainement une valeur hématologique.Nécessarrement, la diminution presque constante des lymphocytes dépend de l'augmentation\u2019 des éléments précités.Si, comme le fait Naegeli, nous considérons que le chiffre supérieur normal d\u2019éosinophiles est de 4 pour 100, seulement 3 (10%) de nos cas (n° 3, 9 et 23) ont, à un moment de leur maladie, dépassé ce taux.Le chiffre le plus élevé fut de 11% (cas n° 9).Kolmer (37) fixe à 3 cette limite supérieure, ce qui nous ferait ajouter 2 cas (17%).De toute façon, nous sommes loin des prétentions de Favre et de Colrat qui faisaient de l\u2019éosinophil'e un phénomène constant.Il est vrai qu'on a cité certains Hodgkiniens avec des chiffres très élevés: Clément et Cayla (25 et 26%), Ziegler (28%), Widal et Lesné (58%), mais il s\u2019agit là de cas très exceptionnels et les auteurs citent à peu près les mêmes chiffres que nous (4, 89) et n\u2019attachent plus à ce signe qu'une importance secondaire.Suivant Schiller et Sloan (32), un test négligé est celui du métabolisme basal qui est souvent assez élevé, particulièrement dans le type du Hodgkin abdominal.Dans notre série, il n\u2019a été fait que deux fois.Chez un patient (cas n° 8), il fut trouvé à + 17, chez l\u2019autre (cas n° 24), qui est précisément un cas de Hodgkin abdominal confirmé par la nécropsie, il fut trouvé à \u2014 1.Cependant, il nous est impossible de prendre position avec seulement deux constatations isolées.Chez les quelques cas où le temps de sédimentation fut fait, celui-ci fut trouvé chaque fois très augmenté.Tels sont les seuls examens de laboratoire qui, dans la maladie de Hodgkin, peuvent nous aider à poser le diagnostic. 1556 PRONOSTIC ET TRAITEMENT Le pronostic de la maladie de Hodgkin est si intimement lié à celui de son traitement qu'il m\u2019a semblé impossible de séparer ces deux questions.Longcope et McAlpin (31) donnent aux cas non traités une durée moyenne de vie de 3 ans au maximum.Nous savons que la radiothérapie et la curiethérapie sont actuellement les deux seuls moyens pouvant soulager et prolonger la vie de ces malades.Avant l\u2019ère des rayons X, la médication arsenicale semble avoir occasionnellement amené une certaine rémission (38).Ce fut seulement au début de notre siècle (1899-1905) qu'on appliqua la radiothérapie dans le traitement du Hodgkin, lorsqu\u2019on se rendit compte que le tissu granulomateux Hodg- kinien était, en général, essentiellement ra- diosensible.Les rayons X, tout comme le radium, ont une action cytolytique.Des différentes cellules du granulome, les lymphocytes sont les premiéres a disparaitre et les cellules de Reed-Sternberg, les dernières (38).Il en résulte une disparition, parfois complète, d'un ganglion hypertrophié, comme en font foi les photographies du patient (cas n° 29), et les rapports radiologiques dans les cas suivants: n°5 1, 5 et 25, par exemple, où la fonte ganglionnaire fut imposante.Vers 1920, on utilisait surtout des rayons de bas voltage dirigés vers les foyers visibles.Les résultats apparents étaient excellents, mais les récidives étaient nombreuses puisque les ganglions profonds continuaient leur prolifération Hodgkinienne.Vers les 1930, on se servit d'un voltage plus élevé, de rayons plus pénétrants avec, grâce au perfectionnement des filtres, une qualité d'irradiation plus sélective (11).Puis l\u2019expérience condamna les petites doses données à intervalles souvent répétés et dirigées seulement sur les manifestations apparentes.En effet les ganglions ont tendance à devenir radiorésistants (39) surtout quand ils sont soumis à l\u2019action prolongée des rayons X.La radiorésistance initiale serait tout à fait exceptionnelle (29).Notre cas n° 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 pourrait être un de ces cas rares de radio , résistance.En effet, après une première série | de traitements sur une tumeur médiastinale et des ganglions cervicaux, celle-ci et ceux-ci n\u2019ont aucunement changé de volume.De plus, la radiothérapie profonde a l'avantage, dans cette maladie récurrente qui requiert{ plusieurs séries de traitements, d\u2019être répétée pendant longtemps sans risque d'accidents cutanés et elle permet de détruire d\u2019une façon systématique les foyers profonds d\u2019infiltration.Avec ce but de raser tous les centres malades, on en vint à l\u2019idée d\u2019irradier tout le corps, mais cette méthode nécessite des installations très coûteuses et elle n\u2019a guère donné de meilleurs résultats, car, les doses étant faibles, on risque de rendre les ganglions radioré- sistants.Aujourd'hui, la conduite du traitement ra- diothérapique ou curiethérapique est dominée par certains principes admis de tous.Le premier est de donner au malade une dose d\u2019irradiation suffisante pour faire disparaître les symptômes généraux et locaux (40).Le second est d'utiliser seulement des rayons assez pénétrants pour administrer au niveau du foyer le plus profond des quantités d\u2019énergies capables de stériliser tous les foyers pathologiques.En effet, nous le répétons, les nécroses produites par les rayons X ou le radium sont suivies par un processus fibro-constructeur beaucoup plus résistant.Pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de récurrence, il faut que dans cette zone de fibrose il ne persiste aucun résidu lymphoïde.Le troisième principe, qui est en quelque sorte le but du traitement, est d'obtenir des rémissions aussi longues que possible afin de donner au malade l'illusion d\u2019une santé recouvrée.Il convient de noter que, dans la plupart des cas, seul ce traitement des lésions par les agents physiques soulage le malade qui souffre de ce prurit tenace et harassant dont nous avons parlé.Avant d'en arriver aux résultats, je souligne le rôle très important que joue, dans cette re \u2014 - DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN maladie, le radiothérapeute qui, après avoir déterminé le siège et l'étendue des lésions Oo profondes, vérifie leur régression ou leur expansion, et entre les mains duquel est placé le Peu! instrument capable d'assurer au malade [ une survie agréable.Le tableau n° 9 montre- fra les résultats obtenus par différents auteurs.TABLEAU N° 9 >, E22 ZLE 28 PET SEL 25 zk EL g,rs05 == FR 25 PÉCIL-EE u2 =: Craver (27) (11) 121 17% Gilbert (38) 73 54 38 JLavedan et Reverdy (29) 38.7 24 ÿ# Goldman (30) 212 32 24 10% Slaughter et | Craver (33) 265 34 17.7% 3.4% Epstein (8) voulut démontrer que non seulement la maladie de Hodgkin était moins fréquente chez la femme, mais aussi qu'elle était moins grave.Tablant sur 384 cas, il montra que, dans les cas qui avaient survécu I 5 ans et plus, on trouvait 55% de femmes et seulement 10% d\u2019hommes.Slaughter et Cra- ver (33), avec 265 cas, ne purent contrôler cette affirmation puisque, pour la même période de survie, 16% étaient des femmes et 20% des hommes.Ce dernier résultat tend à montrer que le pronostic est indépendant du sexe.Cependant, d\u2019autres statistiques pourront seules régler ce point.Si la moyenne de vie de patients atteints de lymphogranulomatose maligne varie de 32 a 54 mois, comment expliquer les cas assez nombreux et authentiques qui ont vécu 10 ans et plus ?Jackson et Parker (7), dans leur magnifique travail, ont essayé de prouver que I'examen microscopique des ganglions malades est un élément de pronostic.(Cf.tableau n° 10) Bersack (3) confirme cette constatation tout en adoptant une classification quelque peu différente.Goldman (30), Slaughter et Craver (33) n'ont, par contre, trouvé aucune 1557 corrélation entre l\u2019image histopathologique et l\u2019évolution de la maladie.Donc, dans l\u2019état actuel des discussions, nous ne pouvons guère conclure sur la possibilité d'établir le pronostic sur l'étude des lésions histologiques.Personnellement, j'ai l'impression que de nouvelles recherches dirigées en ce sens donneront raison aux travaux de Jackson et Parker.TABLEAU N° 10 + 5 ans + 10 ans Paragranulome 30% 20% Granulome 32% 0% Sarcome Presque tous ces cas sont morts en dedans d\u2019une année et tous en dedans de 3 ans.Même les cas les plus désespérés doivent être traités, car, et c\u2019est Craver (27) qui parle: « Il est surprenant de voir un malade ressortir de sa tombe quand on a soin d'appliquer un traitement radiothérapique bien dirigé.» Evidemment, à la radiothérapie, il faut ajouter tous les traitements d\u2019ordre général imposés par l\u2019état du malade.Notre cas n° 25 illustre bien les paroles de Craver.Il est tout à l'honneur du médecin qui, devant un tableau décourageant, n\u2019a pas hésité à faire l\u2019impossible.À son arrivée à l'hôpital, le 24 juillet 1944, Mme F.C.est moribonde, semi-consciente.Sa fille donne les renseignements suivants: depuis un an, elle a commencé a perdre ses forces.Vers le mois de décembre 1943, elle a consulté un médecin pour une tuméfaction cervicale qui a été ponctionnée.Il s\u2019est formé une fistule qui n\u2019est pas encore guérie.Depuis 15 jours, la faiblesse la force à s\u2019aliter.Elle divague depuis 2 a 3 jours.Au cou et aux aisselles, on palpe de très nombreux ganglions.Le lobe thyroïdien gauche est fortement hypertrophié, lisse et dur.Le foie dépasse les fausses côtes de 3 travers de doigts.On constate une hypertrophie marquée de la rate.Aux aines, on palpe de nombreux ganglions, surtout à droite.La P.A.: 95/50.L\u2019urée est a 1 gm.21.Les urines contiennent 1558 de l\u2019albumine.La formule sanguine est a 575,000 globules rouges.L'examen radiographique des poumons montre «une infiltration marbrée de toute la moitié supérieure du poumon droit, accompagnée d\u2019un très gros hile droit ».Les 25 et 26 juillet, elle reçoit deux transfusions de sang de 350 c.c.et jusqu\u2019au 2 août, 1000 c.c.de soluté physiologique.On lui administre aussi 30 unités de foie de veau tous les trois jours et elle prend du Béminal, des vitamines À, B, C, D, et du Fertinic.Le 29 juillet, les globules rouges sont à 1,000,000.Nouvelle transfusion.Le 4 août: globules rouges: 1,625,000.Le 7 août, 14 jours'après son arrivée, le médecin n\u2019hésite pas à faire faire une biopsie d\u2019un ganglion axillaire qui se révélera Hodgkinien.Aussitôt ce rapport reçu, la patiente reçoit 29 séances de radiothérapie.L'état général s\u2019'améliore rapidement.La formule sanguine au départ est à 3,775,000.Le médecin, en lui donnant son congé, peut noter: « Disparition à peu près complète des adénopathies cervicales, axillaires et inguinales.La rate est presque normale.La malade a repris ses forces, circule et a bon appétit.» Le 21 septembre 1945, cette patiente se maintenait très bien.Baker et Mann ont en 1940 publié 2 cas de guérison après extirpation chirurgicale de ganglions cervicaux isolés.En effet, au moment bl ces auteurs ont écrit leur article, 2 de leurs patients vivaient encore, 10 et 12 ans après leur opération suivie d'irradiation intense.Ce communiqué remit en question l\u2019efficacité de la chirurgie dans la maladie de Hodgkin.Depuis l\u2019avènement des rayons X puis du radium, on avait relégué entièrement la chirurgie comme moyen thérapeutique.Slaughter et Craver (33), après ce rapport, revoient leurs cas où une extirpation chirurgicale avait été faite.Ils en trouvent 5 et ils nous disent ce que sont devenus ces patients aprés intervention: | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Le ler est mort d\u2019actinomycose, 11 ans après.Le 2e n\u2019a pas de symptômes, depuis 8 ans.Le 3e est mort de Hodgkin, après 4 ans.Le 4e n\u2019a pas de symptômes, depuis 11 ans.Le 5e n\u2019a pas eu de symptômes pendant 5 ans.Wright (4) cite un cas encore vivant qui, après avoir subi deux opérations pour ganglions Hodgkiniens du cou, n\u2019a pas eu de rechutes depuis 11 ans.O\u2019Brien (14) a, dans sa série, un cas encore en vie et cliniquement} exempt de symptômes, 20 ans après excision d'un ganglion cervical.Il faut répéter que, chez tous ces patients, l\u2019'hypertrophie ganglionnaire localisée était le seul symptôme de la maladie.L'observation de Baker et Mann a, je crois, soulevé un légitime intérêt.Le monde médical, frappé par les échecs du traitement chirurgical et les bienfaits des agents physiques, a peut-être trop hâtivement condamné celui- là aux dépens de ceux-ci.Les cas de plus en plus nombreux rapportés dans la littérature de ces toutes dernières années nous permettent de le penser.Je crois que l\u2019extirpation, aussi complète que possible, de ganglions Hodgkiniens chez des patients bien choisis (c\u2019est-à-dire dont les | lésions sont localisées sans atteinte de l\u2019état général) et chez lesquels on instituerait un traitement postopératoire radiothérapique ou | curiethérapique intense, pourra, a l\u2019avenir.multiplier les cas de survie prolongée.I.ex- EOP PREV périence en vaut certainement la peine.Mais § on ne peut s'empêcher de rapprocher cette nouvelle conception du traitement actuel du cancer.Dans celui-ci, n\u2019observe-t-on pas des cas de survie prolongée précisément chez les malades qui, pris au début, ont profité de la thérapeutique combinée de la chirurgie et des agents physiques ?Comme pour le cancer, le grand problème deviendrait celui du diagnostic précoce.Or.l\u2019unique façon de faire ce diagnostic chez un cas de Hodgkin au début et à manifestations purement ganglionnaires est la biopsie.Pour cela, il faudrait éduquer le public et peut- être aussi les médecins.Au public il faudrait DAVID: LA MALADIE DE HODGKIN dire de se présenter au médecin dès qu'il constate une hypertrophie ganglionnaire, cervicale, axillaire ou inguinale, même si celle-ci semble de peu d\u2019importance.Les médecins devraient suivre l\u2019exemple d\u2019O\u2019'Brien qui admet qu\u2019il est devenu « biopsy conscious », car, dit-il, \u201cbetter a look than a guess >.Nous devrions, nous médecins, regarder avec suspicion tout ganglion hypertrophié dont la cause immédiate n'est pas certaine.Cette biopsie peut facilement se faire à l\u2019anesthésie locale.N\u2019hésitons pas à employer ce seul moyen sûr de diagnostic, car il ne faut pas oublier que le Hodgkin frappe l\u2019homme jeune condamné jusqu'ici à un pronostic fatal dans un temps vraiment trop limité.Conclusions De ces travaux de documentation et de l\u2019observation de trente cas certifiés de maladie de Hodgkin, nous tirons les conclusions suivantes: 1.La classification anatomo-clinique de Jackson et Parker permet d'établir un pronostic variable suivant les lésions observées.Si les recherches futures motivent son adoption, elle aura été une contribution importante dans cette maladie.2.Ni Sternberg, ni Reed n'ont, en fait, découvert la cellule qui porte leur nom.3.La fréquence augmenterait avec l\u2019âge.4.Il est impossible de dire actuellement si le Hodgkin a une origine infectieuse ou néoplasique.Il s\u2019agit d'une maladie frontière, ce qui lui donne une importance primordiale.Gordon a vu son virus battu en brèche, mais son test n\u2019est pas inutile.Le Brucella Melitensis de Poston pourrait ouvrir une nouvelle voie.5.Le prurit est un symptôme secondaire peu fréquent.Nous avons été frappés par 3 types de fièvre.En l'absence d\u2019adénopathie superficielle, 1l est souvent impossible de faire un diagnostic de Hodgkin abdominal.1559 6.Il n\u2019y a pas de formule sanguine typique du Hodgkin, mais celle-ci peut, par ses particularités, aider au diagnostic.L'éosinophilie est une constatation rare.7.Même quand le tableau clinique est très sombre, on doit traiter le malade par des rayons X ou du radium.8.Dans des cas bien choisis, l'extirpation chirurgicale, suivie de radiothérapie ou de curiethérapie, a pu assurer des survies très longues.9.Toute hypertrophie ganglionnaire sans cause immédiate évidente doit être biop- siée.C\u2019est chez ces cas d\u2019adénopathie Hodgkinienne isolée du début que les survies les plus longues ont été constatées.Je remercie bien sincèrement mademoiselle Hallé, bibliothécaire, le personnel des archives et du centre anti-cancéreux de l'hôpital Notre-Dame.Leur collaboration m'a grandement facilité la réalisation de ce travail.BIBLIOGRAPHIE 1.W.BOYD: À text-book of Pathology.Lea & 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Maladie de Hodgkin à symptomatologie fruste.» Laval Médical, 9: 316.(mai) 1944. is 4, of Nous ne saurions insister trop souvent et avec assez de persistance sur les dangers souvent mortels des rhinorrhées cérébro-spinales rencontrées parfois a la suite des traumatismes crâniens.Si la majorité des cas guérissent spontanément, quelques-uns, par contre, doivent avoir recours à la chirurgie pour se faire débarrasser d'une complication incommodante et qui met leur vie à la merci du premier coryza venu.Ne traitons jamais à la légère cette rhinorrhée.Gardons bien en mémoire le cas tel que celui rapporté dans cette communication.Au point où en est rendue la neuro-chirurgie de nos jours, pas un ma- Jade ne devrait mourir des suites d\u2019une rhi- norrhée cérébro-spinale.Il importe autant au médecin de famille qu'au spécialiste de la reconnaître, d\u2019en avertir les malades ou leur entourage et d\u2019insister pour que l\u2019intervention jugée nécessaire soit acceptée.Rien n\u2019est plus triste que de voir mourir un jeune homme, plein de vigueur et de promesses d'avenir comme celui que nous allons citer, quand on se rend compte qu'une intervention adéquate lui aurait sûrement permis de jouir des bénéfices d\u2019une vie utile.Observation.Le 23 août 1943, arrive à l'hôpital de l\u2019En- fant-Jésus, Monsieur À.M., jeune garçon de 15 ans.Dans les heures qui avaient précédé son hospitalisation, alors qu\u2019il était à bicyclette, il s'est frappé face à face avec une autre bicyclette.Il est transporté chez lui conscient; on ne constate aucune lacération de la peau.Quelques minutes après son arrivée, le médecin aurait constaté des crises d\u2019épilepsie généralisée avec perte de connaissance.Le mé- RECUEIL DE FAITS LA RHINORRHÉE CÉRÉBRO-SPINALE Par Jean SIROIS, Neuro-chirurgien à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).decin demandé le fait transporter immédiatement à l'hôpital.À son arrivée, nous voyons l\u2019enfant.Il est conscient, mais somnolent.On constate une ecchymose assez importante à la région frontale médiane, une hémorragie conjonctivale droite, des éraflures aux membres inférieurs.Le malade saigne abondamment par le nez.L'examen neurologique pratiqué alors ne révèle aucun signe pathologique important.La radiographie du crâne nous laisse voir une fracture avec enfoncement à la région frontale médiane et perforation évidente de la paroi postérieure du sinus frontal droit.Le malade est soumis au traitement médical.Son état général s'améliore rapidement et même, le lendemain, il voulait se lever.Nous constatons alors une rhinorrhée cérébro-spinale importante s\u2019écoulant par la narine droite.Lorsque le malade était couché sur le dos, il se plaignait d\u2019un écoulement permanent à l\u2019arrière-gorge et, lorsqu'il s\u2019assoyait dans son lit, l\u2019écoulement sortait par la narine droite avec assez grande abondance.Nous le laissons au lit et nous attendons, espérant la cessation spontanée de cette rhinorrhée incommodante et surtout dangereuse.Nous administrons au malade, à dose préventive, du sulfathiazole.Après 8 jours cette rhinorrhée cesse.Nous gardons encore le malade à l'hôpital, afin d\u2019être bien sûr qu\u2019elle ne paraisse plus et, le 7 septembre 1943, il quitte l'hôpital apparemment guéri.Lors de son départ de l'hôpital, nous insistons auprès des parents sur Ja nécessité de nous ramener le malade immédiatement si l\u2019écoulement d\u2019un liquide clair réapparaît par le nez et 1562 même nous leur recommandons de ne pas traiter à la légère le premier coryza et de faire demander leur médecin.Le 8 octobre 1943, soit exactement un mois après son départ de l'hôpital, l\u2019enfant nous est amené inconscient.Il a une température de 105°, respiration 56, le pouls est incomptable; il présente les signes cliniques évidents d\u2019une méningite suraiguë.L\u2019on me raconte que, quelques jours après son départ de l'hôpital, en septembre, la rhinorrhée est réapparue.On s\u2019est laissé leurrer par le bon état général apparent du malade et l\u2019on a négligé de consulter immédiatement, bien que nous ayons insisté sur ce fait lors de son départ de l'hôpital.Au début d'octobre, l'enfant fait un coryza qui est traité selon les procédés familiaux: gouttes dans le nez, bains de pied, etc.Environ 3 jours avant sa dernière admission, il devient rapidement inconscient, la température s'élève.Le médecin consulté nous le renvoie immédiatement.A son arrivée, la ponction lombaire laisse échapper un liquide trouble franchement purulent avec présence abondante de pneumocoques.Le malade est soumis au Dagenan à hautes doses, et nous instituons le traitement usuel des méningites.Quatre heures après son admission, nous pratiquons une ponction sous-occipitale.Le liquide de la grande citerne est trouble, purulent et rempli de pneumocoques.Dans la nuit, le malade décède en hyperthermie.Jeune enfant de 15 ans, intelligent, prometteur, qui se voit faucher par une négligence.Ramené à temps, l'intervention aurait pu sauver cette vie.LES CAUSES DE LA RHINORRHÉE Les rhinorrhées cérébro-spinales sont de deux ordres: spontanées ou provoquées.1.Spontanées.Lorsqu\u2019il existe une anomalie congénitale de la lame criblée de l\u2019ethmoïde, il peut se L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 produire une extension de l\u2019arachnoïde à travers cette anomalie.Ces extensions arach- noïdiennes donnent l'impression de polypes nasaux.Alors, à l\u2019occasion d\u2019un effort, de la toux ou d'éternuement, cette extension peut se rupturer et le I.c.-r.coule par une narine.Il est assez intéressant de remarquer, fait déjà observé, que ces rhinorrhées spontanées ne s\u2019infectent que rarement.Il peut arriver de même que des rhinorrhées spontanées apparaissent dans un cas extrême d\u2019hydrocéphalie interne avec forte hypertension intracrânienne.2.Provoquées.a) Après ablation de supposés polypes nasaux; b) par destruction tumorale: c) après une crâniotomie frontale; d) après une fracture.A.Apres ablation de supposés polypes nasaux.Il arrive parfois que des supposés polypes nasaux sont enlevés et qu\u2019apres cette intervention, banale en soi, apparaisse une rhinor- rhée cérébro-spinale.11 s\u2019agirait donc alors de petits méningocèles à travers la lame criblée de l'ethmoïde lorsqu'il existe une lésion con- | génitale de cette dernière, tel que nous l\u2019avons mentionné plus haut.Pour obvier à cette éventualité, très fâcheuse et dangereuse lorsqu\u2019elle se produit, je me demande s\u2019il ne serait pas prudent de pratiquer une petite ponction dans le polype chaque fois qu\u2019on doit en faire l\u2019ablation.B.Par destruction tumorale.Adson rapporte un cas d\u2019un très large ostéome d\u2019une orbite avec envahissement de la fosse antérieure qui par destruction progressive perça la fosse antérieure, et il se produisit au moment de l\u2019ablation une rhinorrhée cérébro-spinale qu'il fallut réparer par la suite.Il en est de même dans certaines tumeurs hypophysaires qui après une expansion considé- al is ut Tigh, Dey Ine SIROIS: LA RHINORRHÉE CÉRÉBRO-SPINALE rable produisent une érosion du plancher de la selle turcique et la perforent.C.Après une crâniotomie frontale.Au cours de ces interventions, l\u2019incision cutanée et le volet osseux ont leurs limites extrêmes à la racine du nez.C\u2019est donc dire que les parois du sinus frontal peuvent être perforées par le trépan.Si une grande attention n\u2019est pas apportée à la réparation complète lors de la fermeture, nous verrons apparaître une rhinorrhée cérébro-spinale.Ces deux dernières éventualités ne sont que très rarement rencontrées en pratique courante.D.Après une fracture.Pour qu\u2019une rhinorrhée se produise après une fracture, il faut que la paroi postérieure du sinus frontal ou que la lame criblée de l\u2019ethmoïde soient intéressées par le trait de fracture.Il faut de plus que la dure-mère et l\u2019arachnoïde à ces endroits fracturés soient lésées.Aucune rhinorrhée, évidemment, ne peut se produire sans lésion des membranes, quelle que soit l'étendue de la fracture.Après une fracture frontale ou de l\u2019eth- moïde avec lésion des membranes, la rhi- norrhée peut être précoce ou tardive.Précoce, lorsqu'elle se produit immédiatement après le traumatisme.Il y a communication directe avec l'extérieur.Tardive, les membranes lésées peuvent faire clapet sur le trait de fracture et obstruer temporairement la cavité, un hématome agira comme un bouchon.Alors, à l\u2019occasion d\u2019un changement mécanique, d\u2019une rotation brusque de la tête, d\u2019une augmentation passagère de la tension intracrânienne, de la toux ou de l\u2019éternuement, les fistules s\u2019ouvrent et la rhinorrhée apparaît.En d\u2019autres occasions, si la fistule faite au moment du traumatisme est immédiatement obstruée par un hématome, lors de la résorption de ce petit hématome localisé, le 1.c.-r.s'écoule par la narine, soit quelques jours, quelques semaines et même parfois quelques mois après le traumatisme.1563 SYMPTOMES Le seul symptôme pouvant permettre un diagnostic de fistule est l'écoulement du 1.cr.Il faut y penser et le chercher.Il sera difficile parfois de l'établir au début à cause de la présence d\u2019écoulement sanguin.Par contre, si on observe bien notre malade, il nous dit, un ou deux jours après le traumatisme, qu\u2019il sent couler quelque chose dans son arrière-gorge.On ne voit pas de sang.Il faut porter attention à ce symptôme.Il suffit de faire pencher la tête du malade par en avant quelques minutes pour voir apparaître le 1.cr.qui coule goutte à goutte d\u2019une narine.L\u2019écoulement est augmenté par la toux, l'effort ou l\u2019éternuement.Pour savoir d\u2019une façon sûre que nous avons bien affaire à du |.c.-r.et non à des sécrétions lacrymales ou à une simple sécrétion allergique ou nasale, un examen rapide du laboratoire nous fournira les renseignements requis.Nous savons en effet que seul le |.c.-r., de tous les liquides incolores, contient du sucre.S\u2019il y a un peu de difficulté à reconnaître le 1.cr, on peut toujours recourir à un procédé simple en soi, préconisé par Adson.Une injection de 1.c.c.d\u2019Indigo-Carmine par voie lombaire teintera le liquide c.-r.dans son ensemble; dix a quinze minutes a la suite de l\u2019injection, la coloration caractéristique de la teinture apparaît dans l\u2019écoulement nasal.Ce dernier procédé est d\u2019une valeur appréciable.COMPLICATION La complication la plus fréquente des rhi- norrhées cérébro-spinales est la méningite.Elle est plus fréquente à l\u2019occasion des rhi- norrhées provoquées que spontanées.C\u2019est une menace constante pour tout porteur d\u2019une rhinorrhée.Ces malades sont à la merci de la moindre infection nasale ou sinusale, du moindre coryza.Les staphylocoques, streptocoques ou pneumocoques envahissent rapidenmient le liquide et l\u2019évolution mortelle est très rapide.De très rares exceptions ont eu la chance de lo- 1564 caliser l'infection et de développer un abcès localisé; encore faut-il savoir la gravité des abcès cérébraux.Ne comptons pas impunément sur les sulfamidés et la pénicilline pour conseiller au malade d\u2019attendre et lui d re que la guérison viendra de cette thérapeutique, si l'infection se déclare.TRAITEMENT Cone est davis que plusieurs vies peuvent être sauvées si une intervention d\u2019urgence est pratiquée chez tout malade où l\u2019on peut établir d'une façon précise la possibilité d\u2019une lacération méningée à la suite d\u2019une fracture.Il affirme que le choc peut être aussi bien traité sur la table d\u2019opération et qu\u2019il est illogique d\u2019attendre une guérison spontanée quand cette réparation peut se faire directement.Rowbolton est plus conservateur et n\u2019intervient d'urgence que chez les sujets suivants: l° les porteurs d\u2019un sinus infecté avant le traumatisme; 2° lors d\u2019un début de sinusite, d\u2019ostéomyélite ou méningite; 3° lorsque la radiographie nous fournit l'évidence d'un déplacement important des surfaces fracturées.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, novembre 1945 Teachenor, Dandy, Cairns, Munro et Coleman préconisent l\u2019intervention si l'écoulement ne se tarie pas spontanément 4 ou 6 jours après le traumatisme.Atson croit que la guérison spontanée n'est plus probable après 8 semaines du traumatisme.À mon avis, l\u2019on peut s\u2019en tenir à la ligne de conduite suivante.Si une rhinorrhée est constatée immédiatement après un traumatisme, appliquer un tampon stérile nasal, le changer au besoin, ne pas faire de lavage ou d'application d\u2019antiseptique nasal, ce qui aurait parfois pour effet de provoquer l\u2019infection, traiter le choc s\u2019il y a lieu.Si une intervention n\u2019est pas immédiate à cause d\u2019un grand délabrement ou de compression, attendre 6 à 8 jours puis intervenir alors si la rhinorrhée n\u2019a pas cessé.Durant cette période d'attente, bien surveiller la température, éviter autant que possible tout contact de ces malades avec d'autres présentant un coryza.Si la température se déclare, intervenir immédiatement.Ponction lombaire après l'intervention pour recherche bactériologique; traitement approprié de l'infection si elle est déclarée.Cette dernière, n\u2019étant pas massive, ne sera que légère.L\u2019EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES ESTROGÈNES ! Par E.SIMON (Beauharnois-Québec).Depuis quelques années les hormones es- trogéniques ont pris une importance considérable dans la pratique opothérap'que.Alors qu'elles étaient réservées autrefois presque exclusivement pour corriger les troubles de la ménopause, des expériences récentes ont montré que l\u2019on peut traiter avec succès, à l\u2019aide de ces produits, non seulement les aménorrhées et les hypoménorrhées, mais pareillement les irrégularités menstruelles et 1.Communication faite à la Société Médicale de Valley- field, le 7 juin 1935.les hémorragies fonctionnelles.Après avoir passé par une période de célébrité thérapeutique, les prolans, les gonadotrophines du chorion, et tous les produits similaires rappelant l\u2019action des gonado-stimiulines anté-hypo- physaires, se sont vus graduellement relégués dans l'ombre.On s\u2019est rendu compte qu\u2019en clinique ils ne répondaient pas aux grands espoirs que des expériences sur les animaux avaient d\u2019abord soulevés.Il ne reste aujour- d\u2019hui que les androgènes et la progestine et surtout les estrogènes, comme armes opothé- SIMON: L'EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES ESTROGÈNES sexuelle de la femme.L\u2019hormone lactogénique, la prolactine, laisse prévoir une action thérapeutique similaire à celle des androgènes, c\u2019est-à-dire qu'elle est anti-gonadotrophique; à cause de son prix, elle n\u2019est pas encore à la portée du praticien.rapiques de la fonction * * * Les aménorrhées, primitives ou secondaires, sont actuellement traitées avec succès avec les estrogènes.Comme on avait pensé, avec raison sans doute, que la cause de ce syndrome résidait dans un manque de sécrétion des gonadostimulines, les expérimentateurs réussirent à provoquer l\u2019estrus chez les animaux à l\u2019aide de prolans, ou de gonadotrophines du chorion.Il aurait paru tout à fait logique et physiologique de tenter les mêmes expériences chez la femme, mais chez les humains les succès furent si rares qu\u2019actuellement cette méthode est presque abandonnée.On a donc employé les estrogènes et la progestine, en imitant, autant que possible, les deux phases du cycle menstruel.La folliculine fut administrée durant la première quinzaine à petites doses, deux à cinq mille unités par jour.puis la progestine, durant la deuxième quinzaine à la dose de cinq à dix milligrammes tous les deux jours.Cette méthode ennuyeuse et lente fut modifiée par Zondek et ses collaborateurs.Ils ont pensé qu\u2019il n\u2019était pas nécessaire de préparer la phase prolifé- rative de l\u2019endomètre d\u2019une manière aussi longue et ils ont pu provoquer des menstruations dans l\u2019espace de quatre ou c'nq jours.La méthode consiste à donner des doses élevées de folliculine durant deux jours et de provoquer l\u2019hémorragie à l\u2019aide de progestine durant les deux jours suivants; les résultats sont similaires si les deux hormones sont données en même temps.L'hémorragie se produit dans les vingt-quatre à soixante- douze heures après la dernière injection.On se rend compte tout de suite des avantages de cette méthode; comme nous possédons au- 1565 jourd\u2019hui des hormones tres actives par la bouche, la patiente n'a méme pas besoin de se rapporter au bureau pour traitement périodique.Observation 1.Voici une courte observation illustrant cette théorie.Malade actuellement âgée de trente-trois ans; menstruée à l'âge de quinze ans, elle est presque tout de suite devenue presque amé- norrhéique; elle ne perdait que tous les six ou huit mois et durant un jour ou deux seulement.Elle s\u2019est mariée à l\u2019âge de vinegt- six ans et n\u2019a pas connu de grossesse.Au moment où elle est examinée en février 1944, elle n\u2019a pas été menstruée depuis huit mois.Elle se plaint surtout de céphalée, de faiblesse générale, de douleurs thoraciques persistantes depuis des années; elle s\u2019est même fait radiographier les poumons, se croyant tuberculeuse.Le traitement a consisté à lui administrer dix tablettes de sulfate sodique d\u2019estrone (Premarin) dosées à un milligramme et vingt-cinq, dans l\u2019espace de quarante- huit heures, suivies d\u2019une dose de deux cents milligrammes d\u2019une préparation de progestine synthétique (vingt comprimés de Lutocylol) durant les deux jours suivants.Une hémorragie, moyenne en intensité, se produisit dans les deux jours suivants, et dura cinq jours.Durant les deux mois qui suivirent, la patiente fut soumise au traitement suivant: un milligramme de diéthylstilbestrol par jour, commençant le cinquième jour après le premier jour des règles et durant vingt jours; les deux jours suivants, les vingt-cinquième et vingt-sixiéme jours du cycle, dix comprimés de 10 milligrammes de Lutocylol par jour.Les règles survinrent dans les quarante-huit heures, mais trop abondantes pour être considérées normales; il a suffi de diminuer la dose de diéthylstilbestrol à un quart de milligramme par jour pour diminuer l'intensité de I'hémorragie.Apres cette quatrième menstruation provoquée, j'ai perdu la patiente 1566 de vue.Je ne l'ai revue que tout dernièrement et elle n\u2019a pas été menstruée depuis sept mois.Ses maux de tête ont disparu, ainsi que ses douleurs thoraciques et elle a engraissé de seize livres.Il est intéressant de noter qu\u2019elle est devenue aménorrhéique quatre mois après avoir cessé de prendre des médicaments.Il suffira sans doute de poursuivre le traitement pour voir réapparaître les menstruations.Il est à remarquer aussi que les doses employées dans ce cas furent considérablement supérieures à celles qu\u2019a employées Zondek.La raison, c\u2019est que la médication fut administrée par la bouche.En injection on évite, en partie du moins, la fonction inactivante du foie sur la folliculine; or, comme cette fonction varie d\u2019une patiente à l\u2019autre selon le bon ou le mauvais fonctionnement de cet organe et selon la richesse de l'alimentation en vitamine B complexe, il faut, en conséquence, faire varier les doses d\u2019estrogènes, et surtout ne pas donner de vitamine B, concurremment avec ces médicaments.Dans le cas présent, comme le sulfate sodique d\u2019estrone est à peu près cinq fois plus actif que le benzoate d\u2019estradiol, la dose fut cinq fois plus élevée.Ce traitement de l\u2019aménorrhée est tellement efficace que l\u2019on peut presque à coup sûr affirmer qu\u2019il y a grossesse si les menstruations ne sont pas déclenchées dans les quarante-huit heures qui suivent son administration chez des patientes accidentellement aménorrhéiques.* * * Une autre catégorie de patientes se présente a la consultation pour des troubles menstruels différents.Ce sont des femmes d cycles irréguliers et a menstruations abondantes et prolongées; elles entrent dans le cadre des patientes souffrant de ce qu\u2019il est convenu d'appeler les hémorragies utérines fonctionnelles.Nous avons\u2019 plusieurs moyens thérapeutiques à notre disposition pour attaquer ce problème: les androgènes, l\u2019extrait L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 thyroïdien, seul ou associé aux vitamines B complexes, l\u2019'hormone lactogénique (laquelle n\u2019est pas encore à la disposition du praticien) et enfin les estrogénes.Toutes ces préparations hormonales agissent sur les métrorragies probablement de la même façon, c\u2019est-à-dire par freinage de la fonction gonadotrophique du lobe antérieur de l\u2019hypophyse.Sans l\u2019aide des dosages hormonaux et sans les examens microscopiques de l\u2019endomètre et des sécrétions vaginales, moyens dont on ne dispose pas dans nos cabinets, notre sens clinique devrait nous guider à nous faire choisir une préparation de préférence aux autres.Ainsi la patiente présentant des petits signes d\u2019hypothyroïdie, comme la cyanose des extrémités, des frilosités, des engourdissements surtout nocturnes, de la chute anormale des cheveux, de la fatigue inexpliquée, cette patiente-là devrait répondre rapidement à l\u2019extrait thyroïdien; une seconde patiente souffrant du foie, ou qui présente des antécédents hépatiques, avec souvent des symptômes de per- leche (crevasses de l\u2019angle des lèvres avec zones de dénudation des papilles de la langue), répondra merveilleusement au traitement des vitamines B complexes; une troisième patiente présentant une peau lisse, fine, et surtout si elle a tendance à la transpiration et aux bouffées de chaleurs de la pré-méno- pause, celle-là est tout indiquée à la thérapeutique des androgènes; enfin on peut utiliser les estrogènes chez toutes ces patientes mais particulièrement chez celles qui présentent de l'acné, et évidemment les androgènes sont ici contre-indiqués.C\u2019est à la suite des travaux et des expériences cliniques de Kurzrok et de Karnaky que cette thérapeutique des estrogènes dans les hémorragies utérines fonctionnelles est venue s'ajouter aux modes de traitement que nous venons de citer.Il existe apparemment deux catégories de patientes qui sargnent trop: celles dont le taux de folliculine dans le sang est trop bas et celles dont le taux est trop élevé; en d\u2019autres termes si le taux gl | (os pis fir fe pi fon de p leg elle (ey) de la folliculine dans le sang fluctue autour du niveau hémorragique, il y a métrorragie fo Conséquemment, on devrait pouvoir contrô- fler à volonté les hémorragies utérines en faisant varier ce taux et l\u2019on devrait pouvoir M dfaire saigner à volonté les femmes aménor- | rhéiques.Le contrôle des hémorragies s\u2019ex- 6 pliquerait par une action de freinage de la mi fonction gonadotrophique du lobe antérieur de l'hypophyse, et l\u2019ovaire est laissé au repos pour une période de temps déterminée.Observation 2.| Voici une observation illustrant cette théo- \u2018frie.Malade âgée de 26 ans; menstruée à 12 ans; cycles de 20 à 22 jours; menstruations abondantes et modérément douloureuses.Se présente à la consultation pour traitement de son acné et non pour ses troubles menstruels.L'acné est en effet très marqué sur la face et sur les épaules, avec poussées caractéristiques à la vieille des menstruations; les cheveux sont abondants, et il y a légère hyper- trichose de la face, la peau est huileuse et l\u2019on a nettement l'impression qu\u2019il existe chez elle un déséquilibre glandulaire à la faveur des androgènes.Comme traitement du prochain cycle, la prescription suivante est suggérée: une tablette de sulfate sodique d\u2019es- trone (Premarin) à partir du cinquième jour après le premier jour des règles et durant , vingt jours de suite.Les menstruations suivantes survinrent trente et un jours après le premier jour des règles précédentes.A part le fait que le cycle fut prolongé de dix jours, il n\u2019y eut pas de changement notable ni dans l'abondance des pertes ni dans les douleurs les accompagnant.Le deuxième mois la dose est doublée: cette fois-ci, cycle de 27 jours, pertes moins abondantes et moins douloureuses.Au troisième mois la dose est triplée: cycle de 28 jours; pertes normales en abondance et douleurs presque disparues.L\u2019acné est diminué dans une proportion d\u2019environ 80%.C\u2019est surtout cette dernière amélioration qui a intéressé la patiente.SIMON: L'EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES ESTROGÈNES 1567 Enfin, c\u2019est surtout à la ménopause que les hormones estrogéniques trouvent leur emploi le plus fréquent.Lors de la ménopause naturelle ou chirurgicale, la femme passe souvent par une période de difficultés physiologiques et pathologiques que les estrogènes parviennent à contrôler plus ou moins parfaitement.Un des syndromes fréquemment rencontrés à la ménopause est le diabète sucré.Et depuis la découverte de l\u2019insuline la conquête de cette maladie représente sans doute un des triomphes de la médecine.Cependant, avec les connaissances acquises au cours des travaux en endocrinologie, et particulièrement depuis la découverte de la stimuline diabétogène par Houssay, certains se sont demandé s\u2019il n\u2019existait pas un diabète sucré causé par une hypersécrétion de cette hormone et s\u2019il n\u2019y aurait pas un moyen de contrôler cette sécrétion.Or, l\u2019on sait qu\u2019au cours de la ménopause, c'est-à-dire dès que l'ovaire cesse de fonctionner et que le taux de la folliculine tombe dans le sang, il se produit une sécrétion considérable de gonado-stimulines, lesquelles apparaissent dans les urines.Il est à se demander par ailleurs si, à part une hypersécrétion des gonado-stimulines, la cessation de la fonction ovarienne et la disparition de la folliculine dans le sang, ne provoqueraient pas pareillement une hypersécrétion de l\u2019hormone diabétogène.C\u2019est ce qu\u2019a pensé E.Cantillo, de Buenos-Aires.En 1941, se basant sur le principe d\u2019antagonisme qui existe entre les stimulines anté-hypophysaires et les hormones sexuelles, il a tenté d\u2019inhiber la sécrétion de l'hormone diabétogène par l\u2019administration de fortes doses d\u2019estrogènes.Il a traié, avec un succès impressionnant de cent pour cent, quarante femmes d'âge ménopausique et post-ménopausique souffrant de diabète sucré.Elles reçurent 50,000 à 100,000 unités internationales de folliculine, trois fois par semaine.Elles quittèrent l\u2019hôpital totalement débarrassées des symptômes du diabète.L\u2019observation suivante confirme ces résultats. 1568 Observation 3.Malade âgée de 45 ans; père mort de diabète; passé gynécologique: sept enfants vivants et rien à noter jusqu\u2019en 1942; à cette date hystérectomie avec ovariectomie bilatérale; guérison sans incident.Au cours de l'année suivante, les signes de diabète apparaissent: polydipsie, elle dit qu\u2019elle absorbait deux gallons d\u2019eau par jour; polyphagie et naturellement polyurie; il y avait céphalée persistante, symptôme si fréquent au cours du diabète, faiblesse générale, insomnie.En juillet 1944, je la vois pour la première fois; je suis appelé à domicile pour la soulager d\u2019une démangeaison intolérable de la vulve; comme l\u2019examen local ne montrait rien d\u2019anormal, excepté une atrophie typique des organes génitaux externes, le questionnaire démontra clairement qu\u2019il s'agissait d\u2019un syndrome post-ménopausique, caractérisé par le diabète sucré.En \u2018effet, l\u2019analyse des urines montrait la présence d\u2019au moins deux grammes de sucre au litre et la premiére glycémie donnait le taux extrémement élevé 'de 5.60 grammes.Le traitement suivant fut institué: aucun changement dans la diéte et, comme médicament, un milligramme par jour de diéthylstilbestrol.Comme les symptômes n\u2019étaient pas amendés par ce dosage, il fut graduellement mais rapidement porté jusqu'a 10 milligrammes par jour.Le sucre disparut dans les urines et fla courbe de la glycémie s\u2019approcha lentement mais graduellement de la normale.Si le taux de la glycémie fut lent à redescendre vers la normale, et la glycosurie à s\u2019amender, il y eut par ailleurs une régression rapide des symptômes cliniques.C'est alors qu\u2019une dose d\u2019entretien de cinq milli- .grammes par jour fut établie et fut maintenue jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Détail intéressant à noter: au cours du mois d\u2019avril, la patiente L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 s\u2019est abstenue du médicament durant quinze jours et des traces de sucre sont immédiatement réapparues dans les urines.L\u2019'inconvénient du traitement fut la lenteur relative de I'amélioration au point de vue laboratoire en comparant ce traitement avec celui de l'insuline.Mais, par contre, les avantages sont évidents: simplicité et coût peu élevé du traitement, aucun changement dans la diète; traitement à la portée de tous les médecins, alors que la manipulation de l'insuline demande un entraînement spécial.Il est évident que tous les cas de diabète ne peuvent être traités avec les estrogènes, mais il semble bien que l\u2019on doive tenter le traitement, à cause de sa simplicité, dans tous les cas de diabète survenant à la ménopause ou à la post-ménopause.* * * En conclusion, nous pouvons dire que la prescription des estrogènes prend de plus en plus d\u2019importance dans la pratique médicale, et que ces préparations administrées en dosage adéquat et en des temps opportuns peuvent nous rendre de très grands services.BIBLIOGRAPHIE Melvyn BERLIND: « À Contribution to the Treatment of Amenorrhea.» The Journal of Clinical Endocrinology, 3: 457 (août) 1943.Morton S.BISKIND: ( Nutritional Deficiency in the Etiology of Menorrhagia, Metrorrhagia, Cystic Mastitis and Premenstrual Tension; Treatment with Vitamin B Complex.» The Journal of Clinical Endocrinology, 3: 227 (avril) 1943.V.H.TURNER, C.D.DAVIS et E.C.HAMBLEN : « Oral Therapy with Sodium Estrone Sulfate.» The Journal of Clinical Endocrinology, 3: 453 (août) 1913.John KARNAKY: « Dysforction.» The Journal of Clinical Endocrinology, 3: 648 (déc.) 1943.Enrique CANTILLO: ( Successful Response in Diabetics Melittus of the Menopause Produced by the Antagonistic Action of Sex Hormones on the Pituitary Activity.» Endocrinology, 28: 21 (janvier) 1941.qu com chet bi ml del HI § tod fer url Hat On, Hi lig ï ave, levi a ln te ti, ter} le L'incontinence des urines est une affection qui se rencontre chez les deux sexes, mais, comme celle-ci est beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l\u2019homme, et que son étiologie touche presque tout autant le domaine du chirurgien général, du gynécologue, de l\u2019obstétricien que celui de l\u2019urologue, nous avons cru bon de limiter notre travail à l\u2019étude de l'incontinence des urines chez la femme.D'abord qu'est-ce que l'incontinence des urines?C\u2019est «l\u2019écoulement inconscient et involontaire de l\u2019urine hors de la vessie » ou encore une miction inconsciente et involontaire.Cette définition nette et précise nous permet d'éliminer immédiatement cette autre affection, malheureusement trop souvent confondue avec l\u2019incontinence, qu'est la miction impérieuse et qui est « écoulement involontaire mais conscient de l\u2019urine hors de la vessie » Ou encore une miction involontaire mais consciente.Dans le premier cas la malade n\u2019éprouve pas le besoin d\u2019uriner mais perd ses urines: c\u2019est une incontinence vraie; dans le second, elle éprouve un besoin d\u2019uriner impérieux et ne peut retenir ses urines: c\u2019est une fausse incontinence.C\u2019est le cas des patientes qui souffrent de cystite, surtout de cystite du col, de celles qui sont porteuses de calcul vésical, ou de corps étrangers de la vessie, ou encore de ces nerveuses qui ne peuvent entendre couler l\u2019eau d\u2019un robinet, sans immédiatement éprouver un besoin impérieux d\u2019uriner et qui perdent leurs urines si elles ne peuvent satisfaire immédiatement ce besoin.1 .Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal, séance du 16 mai 1945.L\u2019'INCONTINENCE DES URINES CHEZ LA FEMME ! Par J.-P.BOURQUE, Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Assistant du service d\u2019Urologie, Hôtel-Dieu, Montréal.Les causes de I'incontinence des urines sont multiples et, pour en faciliter l\u2019étude, nous les diviserons en deux catégories: les incontinences sans lésions de l'appareil urinaire et les incontinences avec lésion de l'appareil urinaire.A.\u2014LES INCONTINENCES SANS LESION DE L\u2019APPAREIL URINAIRE.Parmi celles-ci nous avons les incontinences par lésions nerveuses, les incontinences par compression vésicale et enfin l\u2019incontinence dite essentielle de la petite fille.Dans le premier groupe viennent d\u2019abord les incontinences des épileptiques et des hystériques.Ici l\u2019incontinence est due au relâchement des sphincters; elle est généralement passagère, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle accompagne les crises et ne persistent pas après celles-ci.Viennent ensuite les incontinences des hémiplégiques, des paraplégiques par lésions organiques de la moelle, comme dans le tabes et la sclérose en plaques, ou par lésions médullaires, par compression traumatique ou non, ou encore par section de celle-ci.Ici l'incontinence s\u2019installe de deux façons: il peut y avoir lésion propre des centres médullaires qui commandent les sphincters, avec paralysie et relâchement de ceux-ci, d\u2019où incapacité de retenir les urines; il peut aussi v avoir lésion des centres qui agissent sur la contractilité de la musculaire vésicale elle-même; dans ce dernier cas, l\u2019incontinence est consécutive à une période de rétention passagère où la vessie, remplie à capacité, se vide par regorgement, et on assiste à l'installation d\u2019une incontinence définitive, sauf bien entendu s\u2019il y a régression des lésions nerveuses en cause.Tt 1570 Dans le second groupe nous avons les incontinences par compression vésicale.Cette compression peut être causée par un utérus en antéversion et en antéflexion marquée, par un utérus fibromateux plus ou moins augmenté de volume, par un kyste volumineux de l\u2019ovaire ou un kyste enclavé au-dessus de la vessie, puis finalement par un utérus gravide.Ici l\u2019incontinence s\u2019observe quand ces patientes sont en position debout ou quand elles marchent; elle est consécutive au poiss que ces masses exercent sur le sommet de la vessie ou aux secousses qui se répercutent sur la vessie à chaque pas que ces sujets font en se déplaçant.Le diagnostic se fait par l'examen gynécologique qui mettra les lésions causales en évidence.Dans le dernier groupe, nous avons l\u2019incontinence de la petite fille, trop souvent dite essentielle.Flle est extrêmement fréquente et, avant de la cataloguer comme essentielle ou sans cause apparente, il faut faire un examen général sérieux de ces enfants, qui sont souvent très nerveuses et impressionnables.On passera ensuite à l\u2019examen des organes génitaux externes et très souvent on découvrira une vulvo-vaginite, gonococci- que ou non, des adhérences clitoridiennes, des lésions .eczémateuses des organes génitaux externes accompagnées de lésions de grattage, ou encore des vers intestinaux qui provoquent du prurit anal.S\u2019il n\u2019y a pas de lésions locales, il faut penser au spina-bifida et faire une radiographie du rachis, qui mettra cette lésion en évidence.C\u2019est seulement après avoir tout examiné qu\u2019on pourra parler d\u2019incontinence essentielle ou sans cause apparente.Cette incontinence de la petite fille est une incontinence exclusivement nocturne, qu\u2019elle soit essentielle ou non.Voici donc ce qui en est des incontinences sans lésions de l\u2019appareil urinaire.B.\u2014I.ES INCONTINENCES AVEC LÉSIONS DE L\u2019APPAREIL URINAIRE.Parmi celles-ci, nous avons les incontinences par insuffisance sphinctérienne, avec ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 sans cystocèle, par fistules vésico-vaginales ou vésico-urétro-vaginales, par fistules urétéro- vaginales, par urétrocèle et par implantation vicieuse d\u2019un uretère dans l\u2019urètre, le vagin ou à la vulve.Les incontinences par insuffisance sphinctérienne sont parfois, mais très rarement, congénitales.Plus souvent qu\u2019autrement l\u2019insuffisance sphinctérienne est acquise.Elle est généralement consécutive à des accouchements au cours desquels la tête fœtale, au moment de l'expulsion, a éraillé ou dilacéré le sphinc-| ter vésical en le comprimant trop fortement contre la symphyse pubienne.L'insuffisance sphinctérienne est enfin très souvent consécutive à une cystocèle, car la descente de la vessie amène un étirement des muscles sphinctériens et entrave leur contraction.L\u2019incontinence par insuffisance sphinctérienne ne se manifeste ni la nuit ni au repos; c'est une incontinence a l'effort et elle est surtout provoquée par la toux, le rire, les éternuements, le passage de la patiente de la position assise à la position debout, la marche, la course, etc, etc.Généralement, l\u2019interrogatoire suffit pour poser le diagnostic, mais il faut quand même pratiquer un examen pour le confirmer.Les incontinences par fistules vésico-vagi- nales ou vésico-urétro-vaginales, sont toujours traumatiques.Les fistules vésico-vaginales sont généralement chirurgicales et se produisent au cours d\u2019une hystérectomie difficile et laborieuse.Tandis que les fistules vésico- urétro-vaginales sont par contre presque toujours obstétricales.Dans les deux cas l\u2019incontinence est permanente, diurne et nocturne.Généralement ce seul fait suffit à établir le diagnostic, d\u2019autant plus que ces malades n\u2019éprouvent pas le besoin d'uriner.Par contre, il faut établir le siège de la lésion, ce qui parfois est assez difficile à réaliser.Dans beaucoup de cas, le toucher vaginal, accompagné d\u2019un examen au spéculum, nous révélera le site et l\u2019étendue de la lésion, mais il faut toujours compléter cet examen par une cystoscopie.Dans certains cas, ces examens pe © 11 11 mb guy qu pis ble ét BOURQUE: L'INCONTINENCE DES URINES CHEZ LA FEMME ne sont pas suffisants et il faut avoir recours {à l\u2019épreuve au bleu de méthylène, qui est très simple et très facile à réaliser même dans un bureau de consultation.On place dans le vagin 5 ou 6 tampons d\u2019ouate, on introduit ensuite une sonde dans la vessie par l\u2019urètre, puis par l\u2019intermédiaire de celle-ci on injecte dans la vessie entre 100 et 150 c.c.d'une solution faible de bleu de méthylène, on bouche ou on pince la sonde, puis on attend de 5 à 10 minutes.Quand cette période de temps est écoulée, on vide la vessie de son contenu, puis on retire un à un les tampons vaginaux.SI un ou plusieurs de ceux-ci sont teintés de bleu, il n\u2019y a pas à hésiter, le diagnostic est évident.Les incontinences par fistules urétéro-vagi- nales sont elles aussi traumatiques, et, généralement, consécutives à une hystérectomie vaginale.Dans ce cas-ci, l\u2019incontinence est aussi permanente, diurne et nocturne, mais par contre elle est accompagnée de mictions normales.L'histoire clinique est assez simple.Les malades nous racontent généralement que, dans les heures qui ont suivi l\u2019intervention chirurgicale, elles se sont mises à faire de I'incontinence des urines, mais que par contre cette incontinence s\u2019est toujours accompagnée de mictions normales en nombre et en quantité.Après avoir entendu ce qui précède, le diagnostic est déjà quasi positif, mais il s\u2019agit d'établir celui-ci de façon non équivoque et pour cela il faudra pratiquer les examens suivants.D'abord, un examen au spéculum pourra parfois nous permettre de voir clairement l'endroit par lequel s\u2019écoule l\u2019urine.On pourra tenter de cathétériser ce pertuis, mais ce cathétérisme est presque toujours irréalisable.Il faudra alors avoir recours à la cystoscopie pour voir s\u2019il n\u2019y a pas en plus fistule vésico-vaginale.Il faudra ensuite tenter le cathétérisme des uretères; la sonde passera très facilement du côté sain, tandis que le côté lésé ne sera pas cathétérisable, sauf s\u2019il est en communication avec le vagin, et la sonde s\u2019y enroulera.Il faudra faire l\u2019épreuve au bleu de méthylène pour savoir s\u2019il n\u2019y 1571 a pas de fistule vésico-vaginale.concomitante.Si tous ces examens sont négatifs, il nous reste l'épreuve d'indigo-carmin qui consistera à injecter une ampoule d\u2019indigo-carmin (10 c.c.à 0.8%) par voie intraveineuse, puis faire un tamponnement vaginal qu\u2019on laissera en place pendant au moins une demi-heure; on retirera alors les tampons et on verra que les tampons sont teintés de bleu.Le diagnostic est alors positivement établi.Vient ensuite l\u2019incontinence par urétrocèle.Celle-ci est assez caractéristique, car elle est post-mictionnelle.Ces malades nous disent qu\u2019elles perdent une quantité plus ou moins grande d\u2019urine, mais ceci seulement dans les quelques minutes qui suivent les mictions qui sont très souvent accompagnées de douleurs plus ou moins vives au niveau de l\u2019urètre.Il suffit, pour bien établir ce diagnostic, de pratiquer un examen de l\u2019urètre.Sur le trajet de celui-ci on verra une saillie plus ou moins volumineuse qui, à la pression, laissera écouler de l\u2019urine au niveau du méat urétral.On pourra compléter cet examen par une urétrographie qui mettra en évidence l\u2019urétrocèle qui n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un diverticule de l\u2019urètre.Au cours de la miction, ce sac se remplit d'urine, puis, quand la miction est terminée, il se vide petit à petit, et nous avons l\u2019explication de cette incontinence post-mictionnel- le causée par l\u2019urétrocèle.Enfin, nous avons l\u2019incontinence due à l'implantation vicieuse d\u2019un uretère dans l'urètre, dans le vagin ou à la vulve.Dans ce cas-ci, l\u2019incontinence est permanente, diurne et nocturne, et a empoisonné l'existence de la patiente depuis sa naissance.Cette incontinence est encore bien caractéristique, car elle est accompagnée de mictions normales.L'histoire de la maladie suffit à nous faire établir le diagnostic, mais ce qui est moins facile dans certains cas, c'est de découvrir le point d\u2019émergence de cet uretère.Il faut d\u2019abord, chez ces malades, pratiquer un examen complet de l'appareil urinaire, uré- troscopie, cystoscopie, cathétérisme des ure- 1572 tères et pyélographie rétrograde.Généralement, cet examen est négatif sauf si on ne voit qu\u2019un orifice urétéral dans la vessie.On procédera alors à un examen très minutieux de la vulve et du vagin et à l\u2019aide d\u2019un stylet de petit calibre, on tentera de cathétériser tout orifice qui est suspect.Plus souvent qu'autrement, on découvrira relativement facilement cet orifice s\u2019il est à la vulve, mais ce sera bien différent si l\u2019orifice urétéral s\u2019ouvre dans le vagin à cause des replis des parois de celui-ci.Il faudra compléter cet examen par une pyélographie endoveineuse qui pourra nous mettre en évidence un rein surnuméraire toujours situé au-dessus du rein normal que nous a montré la pyélographie rétrogra de.Enfin, il faudra souvent avoir recours à l\u2019épreuve à l'indigo-carmin que nous avons décrite plus haut.Nous savons maintenant quelles sont les lésions qui sont la cause de l'incontinence des urines chez la femme.Quel en sera le traitement?Le traitement variera selon le cas.D\u2019abord, dans toutes les incontinences d\u2019origine nerveuse, le traitement sera celui de la lésion en cause.S'il s'agit d\u2019incontinence par compression vésicale, il faudra intervenir pour supprimer la masse qui comprime la vessie.Dans le cas de l\u2019incontinence de la petite fille, le traitement peut être plus complexe.On traitera la vulvo-vaginite, on défera les adhérences clitoridiennes si elles existent, on traitera les lésions eczémateuses si elles sont la cause de I'incontinence, et il en sera de même si l'enfant est porteuse de vers.intestinaux.En plus du traitement des lésions locales, il faudra bien faire comprendre aux parents que, pour obtenir une guérison, il nous faut leur coopération et ceux-ci se chargeront d'abord \u2018d\u2019émpécher l'enfant d\u2019absorber quelque liquide que ce soit apres le repas du soir, de réveiller l\u2019enfant à heure fixe pour la faire uriner, \u2018et de tâcher de faire comprendre à cette enfant que sa guérison dépend tout autant d'elle-même que des traitements prescrits.Si on se trouve en face d\u2019un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 spina-bifida, l'enfant sera confiée à un neurochirurgien qui fera le nécessaire.Si on a affaire à une enfant nerveuse, impressionnable, on pourra prescrire du gardenal à dose filée.Si enfin on se trouve en face d\u2019une incontinence essentielle, on tentera les injections épidurales de 10-20-30 c.c.de sérum physiologique à raison d\u2019une injection par semaine pendant 3 a 6 semaines.On pourra aussi pratiquer l'injection de Cailler, qui consiste à injecter de chaque côté, dans le sphincter vésical, 10 cc.de sérum physiologique.L\u2019injection épidurale ou celle de Cailler nous donne à peu près 70% de bons résultats.Quand l'arsenal thérapeutique que nous venons de citer est épuisé et que les résultats ne sont pas ceux que nous attendions, il nous faudra malheureusement nous résigner à dire aux parents que le tout s\u2019arrangera avec le temps, ce qui est d\u2019ailleurs vrai, car l\u2019incontinence essentielle de la petite fille cède souvent à la puberté et persiste rarement après 18 ans.Si on se trouve en présence d\u2019une incontinence par insuffisance sphinctérienne, avec ou sans cystocèle, il faudra faire une réfection du sphincter vésical.Flle se réalise de deux façons: soit en plaçant sur les sphincters une série de points en « U » pour raccourcir.ceux- ci, soit en plaçant un surjet en «lacet de bottines » sur l\u2019urètre après dessection de celui-ci.Si l'insuffisance sphinctérienne est consécutive à une cystocèle, il faudra faire la cure de celle-ci en plus de la réfection du sphincter.Quant aux incontinences par fistules vési- co-vaginales, on peut se trouver en face de plusieurs problèmes, car on aura à considérer les dimensions et le site de celles-ci.Si la fistule est plus petite qu\u2019une pièce de vingt- cinq sous et qu\u2019elle est située à plus de deux centimètres du col vésical, le seul procédé qui puisse nous garantir 100% de bons résultats, ce sera la cure de ce genre de fistule, par voie trans-vésicale telle que décrite par Marion.et qui consiste à disséquer la paroi vésicale de la paroi vaginale, à aviver la fistule, à oN ; [placer autour de celle-ci sur la paroi vaginale i; jane premiére suture «en bourse» à la soie k fqui sera enfouie par une seconde et parfois une troisième s\u2019il y a lieu, à suturer la paroi {vésicale au catgut par points séparés pour terminer le tout par une cystostomie de dérivation.Si la fistule est de petite dimension et siège près du col, il sera plus facile de faire la cure par voie vaginale mais sans négliger de pratiquer une cystostomie dérivatrice.Il en sera de même pour les fistules urétro-vési- fco-vaginales de petite dimension.Un point qui est très important dans les trois cas que fnous venons de décrire, c\u2019est qu\u2019il faut attendre au moins 6 semaines après l\u2019accident qui a été la cause de ces lésions pour intervenir, car ce n\u2019est qu\u2019après cette période que nous {aurons des tissus solides qui ne cèderont pas aux moindres manoeuvres.Si, par contre, on se trouve en présence d\u2019une fistule de grande dimension, qu\u2019elle soit vésico-vaginale ou vésico-urétro-vaginale, il faudra avoir recours Jà la dérivation des urines et à l'isolement complet de la vessie par l'urétéro-sigmoidos- tomie bilatérale, c\u2019est-à-dire la transplantation des uretères dans le sigmoïde.Cette intervention, qui peut paraître osée au premier abord, se réalise très bien et donne des résultats merveilleux quand elle est bien conduite.Malheureusement, quand il s'agit d'une fistule urétéro-vaginale, il y a toujours urété- ro-hydronéphrose et il nous faut nous résoudre à la néphrectomie qui sera pratiquée à condition que le rein de l\u2019autre côté soit indemne.Dans le cas d\u2019incontinence par urétrocèle, il suffira de faire la cure de cette urétrocèle pour que tout rentre dans l\u2019ordre.La cure consistera à resséquer ce diverticule de l\u2019urètre.Pour terminer, nous en arrivons aux traitements des incontinences par implantation vicieuse de l\u2019uretère dans l\u2019urètre, le vagin ou à la vulve.Si l\u2019uretère est en relation avec un rein surnuméraire plus souvent qu\u2019autrement embryologique et hydronéphrotique, la néphrectomie s'impose.Si l\u2019uretère est attaché BOURQUE: L'INCONTINENCE DES URINES CHEZ LA FEMME 1573 à un rein double, l'intervention à pratiquer au niveau de ce rein dépendra de la disposition des vaisseaux de celui-ci: si nous trouvons deux pédicules, on se contentera de pratiquer une hémi-néphrectomie; par contre, si le rein n\u2019est irrigué que par un pédicule unique, il faudra malheureusement pratiquer la néphrectomie.Voici maintenant quelques qui serviront à illustrer ce qui précède.observations Observation 1.Mlle P.B., âgée de 9 ans, est dirigée dans le service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu en septembre 1944 pour incontinence diurne des urines.À l\u2019interrogatoire, cette petite fille nous dit qu\u2019elle perd ses urines en position debout, quand elle marche ou qu\u2019elle court, et ceci depuis aussi longtemps qu'il lui est possible de se souvenir.Par contre, elle dit n\u2019avoir jamais mouillé son lit la nuit.Nous pratiquons chez elle un examen complet des organes génitaux et de l'appareil urinaire qui ne nous révèle rien d'autre qu\u2019un uretre qui se laisse dilater très facilement.Nous concluons donc à une incontinence par insuffisance sphinctérienne et nous pratiquons chez elle une réfection du sphincter vésical qui se fait sans incidents ni accidents.La petite malade quitte l'hôpital 15 jours après son intervention et tout va très bien.Nous avons revu cette petite malade 5 mois après l'intervention, et elle se sent très bien, elle peut courir, jouer avec les enfants de son âge, et son incontinence a complètement disparu.Observation 2.Mme M.L., âgée de 67 ans, entre dans le service d\u2019Urologie, à l\u2019Hôtel-Dieu, en mars 1945, pour incontinence des urines.La malade nous raconte d\u2019elle-même que depuis trois ans, au moindre effort, elle perd ses urines.Elle ne fait pas d\u2019incontinence nocturne et, sauf son incontinence à l\u2019effort, elle ne souffre d\u2019aucun trouble urinaire.À l\u2019examen, on constate une voluminñeuse cystocèle avec in- 1574 suffisance du sphincter vésical.L'état général est excellent pour une personne de son âge.Nous pratiquons chez elle une réfection du sphincter vésical avec cure de cystocèle et périnéorraphie postérieure.La malade quitte l'Hôpital 18 jours après l\u2019intervention, parfaitement guérie.Observation 3.Mme J.A., 4gée de 50 ans, est dirigée dans le service d'Urologie, à l\u2019Hôtel-Dieu, en mars 1945, pour incontinence des urines diurne et nocturne qui remonte à 2 ans et qui s\u2019est installée à la suitc d\u2019une intervention chirurgicale sur le col utérin (amputation du col).Le toucher vaginal nous permet de sentir an bout du doigt une induration sur la paroi antérieure du vagin.L'examen au spéculum nous permet de constater un écoulement d\u2019urine par un petit pertuis au fond du vagin.La cystoscopie nous montre une fistule vésico-vaginale d\u2019à peu près un demi-centimè- tre de diamètre et située environ 4 centimètres en arrière du trigone.L'état général de la malade est bon et les analyses de laboratoire sont normales.Nous pratiquons chez elle la cure de cette fistule vésico-vaginale par voie transvésicale (technique de Marion).Le drainage sus-pubien est laissé en place pendant 15 jours, puis on met en place une sonde à demeure et la plaie sus-pubienne se ferme 6 jours après.La malade se lève quelques jours après et à son départ, 28 jours après l\u2019intervention, elle est parfaitement rétablie et guérie de son incontinence.Observation 4.Mme R.V., âgée de 24 ans, est dirigée dans le service d\u2019Urologie, à l\u2019Hôtel-Dieu, en mars 1945, pour incontinence diurne et nocturne des urines qui remonte à six semaines et qui est consécutive à un accouchement très difficile.Le toucher vaginal nous révèle une immense fistule de 6 centimètres de diamètre qui intéresse la vessie, le col vésical et une partie de l\u2019urètre.Une pyélographie endovei- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 neuse nous montre deux reins normaux, l\u2019état général de la malade est excellent et les an:- lyses de laboratoire, de même.Devant une fistule de cette dimension, il est impossible de tenter une cure locale et nous décidons de pratiquer une urétéro-sigmoïdostomie.Tout se passe dans l\u2019ordre, la malade se lève à la | 10e journée et quitte l\u2019hôpital 16 jours après l'intervention, parfaitement rétablie.Elle doit sc présenter à la toilette 4 fois par 24 | heures.Observation 5.Mlle IT.T., âgée de 16 ans, est dirigée dans le service d'Urologie, à l\u2019Hôtel-Dieu, en juin 1944, pour incontinence des urines.La malade nous raconte qu\u2019elle perd ses urines depuis sa naissance, le jour et la nuit, et qu'en plus, elle a des mictions normales.| Nous pensons immédiatement à une implantation vicieuse de l'uretère dans l\u2019urètre, le vagin ou à la vulve.Nous pratiquons chez clle un cathétérisme des uretères avec pyé- lographie.Le tout est normal.Nous pratiquons ensuite un examen très minutieux de la vulve et nous découvrons alors, à quelques millimètres à gauche du méat urétral, un tout petit orifice qui laisse écouler quelques gouttes d\u2019urine.Nous réussissons à cathété- riser cet orifice et nous faisons une pyélogra phie qui nous montre un uretère très dilaté qui va aboutir à un tout petit bassinet situé au pôle supérieur du rein gauche (cf.clichés).Nous pratiquons une lombotomie gauche et malheureusement nous découvrons un rein double à pédicule et nous devons nous résoudre à pratiquer une néphrectomie.La malade quitte l'hôpital 13 jours après l'opération complètement guérie de son incontinence.Observation 6.Mlle M.À.P., âgée de 28 ans, est dirigée dans le service d'Urologie, à l\u2019Hôtel-Dieu, en février 1945, pour incontinence des urines diurne et nocturne, accompagnée de mictions l 14 Cu soude LL LL VTT CU Peptone .1 2 2 Coo 0.260 0.130 POSOLOGIE Une cuillerée & thé 3 prendre dans un peu d'eau aux repas.FORTIFIANT ET TONIQUE NERVIN DE VALEUR TONISEDINE RÉGÉNÉRATEUR DE LA NUTRITION RÉGULATEUR DU CŒUR ANTISPASMODIQUE ÉTATS NÉVROPATHIQUES: insomnie, surmenage, dyspepsie nerveuse, dépression nerveuse et nervosisme durant ménopause.CONTIENT À L'ONCE: Crataegus .0.972 Chlorure de thiamine .500 U.I.Passiflore .0.972 Glycérophosphates de chaux .0.518 Salix alba .0.972 de soude .1.036 Valérione .0.972 de manganèse .0.065 Méthylarsinate soude .0.004 Pepsine, pancréatine et diastase POSOLOGIE: Une ou deux cuillerées à thé avant les repas et au coucher. Porn la Jerye er ce el douloureuse \\ ANALGESÉE LOCALE Sows be des vahorisatons el les garg ariimes sonl souvent inefficaces g/ INDICATHONS: a.Pans les soins apres l\u2019amygdalectomie.b/ Amygdalite aiguë et chronique, pharyngite, « gorge enflammée » de l\u2019influenza, « grippe », etc.c.Soulagement de la toux communément due à l\u2019irritation du pharynx.Des expériences cliniques quotidiennes démontrent la valeur de l\u2019Aspergum pour apporter un soulagement bienfaisant à la gorge irritée et douloureuse.En mastiquant l\u2019Aspergum, le malade provoque un flot de salive chargée d\u2019acide acétylsalièylique \u2014 qui amène l\u2019analgésique en contact prolongé avec les régions pharyngiennes qui souvent ne sont pas atteintes par les gargarismes ou les irrigations.La légère stimulation musculaire aide beaucoup à soulager la spasmodicité et la rigidité locales, procurant ainsi plus de bien-être au malade, permettant plus tôt une alimentation plus fortifiante, et une convalescence plus rapide.Les enfants accueillent favorablement l\u2019Aspergum \u2014 ce produit offre une médication efficace aux adultes qui ne peuvent pas ou n\u2019acceptent pas volontiers les gargarismes \u2014 il est disponible en tout temps \u2014 partout.Offert en boîtes de 16 dragées; et en flacons de 250 dragées à l\u2019épreuve de l\u2019humidité.Présenté à la profession médicale exclusivement.White Laboratories of Canada, Ltd., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. 1638 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 © G.E.X-RAY CORPN, téore éblouissant au crépuscule du XIXe siècle.Sur l\u2019aube de notre propre siècle, elle projeta une clarté riche d\u2019espoir et de promesses.Et au midi de ce XXe siècle, elle continue de luire et d\u2019éclairer des horizons neufs dans presque tous les domaines du monde de la science .En cette année du centenaire de la naissance de William Konrad Rœnigen et du cinquantenaire de sa découverte des rayons X, nous devrions tous être encouragés au travail par le souvenir de ce bel hommage rendu à Chicago, en 1937, lors du Cinquième Congrès International de Radiologie, par le Dr Costa Forssell, de Stockholm, Suède.OUR FIFTIETH YEAR OF SERVICE VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.pistaisurons For ceneraL GB) ELECTRIC X-RAY CORPORATION L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 double contrôle LA \\ miroirs Décongestionnant antibiotique de la muqueuse nasale, contenant de la Tyrothricine et du chlorhydrate de \u2018Propadrine\u2019.1639 La \u2018PROTHRICINE\u2019 associe à l\u2019effi- .cacité antibiotique de la Tyrothrici- ue l\u2019action vaso-constrictrice du chlorhydrate de \u2018Propadrine\u2019 dans le double controle du traitement symptomatique de la congestion nasale accompagnée d\u2019infection bacillaire.La \u2018PROTHRICINE\u2019 est idéale pour l\u2019application directe sur la muqueuse nasale parce que: cette solution isotonique est additionnée de subs- tances-tampons pour maintenir le pH entre 5.5 et 6.5 qui rétablit Péquilibre acide-base du nez et aide à effectuer la fonction normale nasale.Cette préparation produit une constriction nasale de durée modérée sans tuméfaction de la muqueuse ou autres effets secondaires communément associés à l\u2019administration de médicaments à base d\u2019é- phédrine.Son action bactéricide est due à un antibiotique qui comme la pénicilline, possède une plus grande activité que les sulfamidés, mais par contraste à ces derniers, la \u2018Prothricine\u2019 ne provoque aucune réaction de sensibilité comme dans le cas des sulfamidés.Son efficacité antibiotique se maintient en présence de pus et de mucus.La \u2018Prothricine\u2019 est pratiquement non irritante et non toxique pour les muqueuses nasales et les sinus.Sa faible tension superficielle (environ 40 dynes par centimètres) permet une pénétration suffisante dans les interstices des muqueuses pour combattre l\u2019infection aiguë et obtenir un soulagement rapide.Son action n\u2019entrave aucunement le mécanisme de défense des muqueuses.Elle est limpide et s\u2019écoule facilement sans formation de croûtes dans le nez pouvant empêcher le drainage.Son influence est nulle sur l\u2019activité ciliaire.La \u2018Prothricine\u2019 est indiquée dans le soulagement de la congestion nasale accompagnée du rhume ordinaire, de rhinite allergique, de rhinite catarrhale aiguë, de rhino-si- nusite aiguë et d\u2019ethmoïdite aiguë.La \u2018Prothricine\u2019 s\u2019emploie au moyen de tampons, d\u2019irrigation, de gouttes ou de vaporisation.Présentée en flacons d\u2019une once, avec compte-gouttes.Sharp & Dho- me (Canada), Ltd., Toronto 5, Ont.Les ingrédients actifs de cette preé- paration sont: Tyrothricine (antibiotique) 0.02% (200 microgrammes par cc.) Chlorhydrate de \u2018Propadrine\u2019 1.50% (vaso-constricteur) PEER QUESTIONS SE RAPPORTANT AUX ANALGÉSIQUES EST-IL INOFFENSIF?L\u2019Anacin contient seulement deux ingredients qui sont reconnus comme étant sans danger pour le soulagement de la douleur.EST-IL SOUS UNE FORME PRATIQUE?L\u2019Anacin étant vendu dans toutes les pharmacies, les instructions du médecin peuvent être suivies rapidement par le patient.L'Anacin est fabriqué dans un laboratoire moderne, d\u2019après un système de contrôle sci ntifique, assurant la dose précise et la pureté des ingrédients.ECHANTILLONS POUR MEDECINS SUR DEMANDE 0DUIT DE WHITEHALL PHARMACAL (CANADA) LIMITED y J CONCENTRATION LOCALE: Une > de Sulfathiazole Gum, agréable- aromatisée, mastiquée pendant une heure a une heure, provoque rapi- 1t une forte concentration de sul- zole à effet local actif (environ 8 pour cent) qui se maintient nt toute la durée de la mastication.-E (négligeab'e) ABSORPTION ORQUE: Méme à doses massives, la ité qui pénètre dans le sang est négligeable ~\u2014 N\u2019atteignant que ent 0.5 à 1 mg.pour cent.te dragée contient 3.75 grs (0.25 de sulfathiazole.« Puisque, par la mastication et la déglutition, ils (les produits sulfamidés ) viennent en contact immédiat avec les gencives, le pharynx et l\u2019æsophage, il est permis d\u2019envisager cette méthode comme traitement possible plus efficaçe de la gingivite, de la stomatite, de la pharyngite et de l\u2019æsophagite.» ARNETT, J.H.Am.J.of Medical Science 205:6-8, jan.1943 Ye Fa, Er dans les infections bucco-pharyngiennes Une dragée de White's Sulfathiazole Gum mastiquée pendant une demi-heure à une heure \u2014 1.provoque une concentration salivaire élevée de sulfathiazole (dissous) à effet actif local; 2.demeurant en contact immédiat avec la muqueuse bucco-pha- ryngienne infectée pendant toute la durée de la mastication; 3.cependant, même à doses massives, la quantité de sulfathiazole qui pénètre dans le sang est plutôt négligeable.INDICATIONS: Dans le traitement local des infections bucco- pharyngiennes susceptibles aux sulfamidés: amygdalite aiguë et pharyngite; mal de gorge septique; gingivite infectieuse et stomatite; angine de Vincent aiguë.POSOLOGIE: Une dragée mastiquée pendant une demi-heure à une heure, à intervalle de une à quatre heures, selon la gravité du cas.Si on le préfère, plusieurs dragées \u2014 au lieu d\u2019une seule \u2014 peuvent être mastiquées successivement durant chaque période prescrite, sans augmentation appréciable de l'absorption de sulfa- thiazole par l'organisme.PRÉSENTATION : En boîtes à coulisse pour ordonnance, de 24 dragées scellées individuellement dans un ruban transparent.IMPORTANT; Veuillez noter que votre malade ne peut pas obtenir ce produit du pharmacien sans votre ordonnance.71 produit de WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, TORONTO, ONT. 1642 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 AN A TORIUM Magnifique situation au bord de la Rivière-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs Jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés de neurologie à l\u2019Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 2 - UN BÉBÉ À L\u2019OSTEOCAPS \"Ces bébés dont les mamans avaient été soumises au régime de la poudre d'os, étaient pourvus de cheveux si longs et si soyeux ainsi que d'ongles tellement longs, que ce phénomène étonna grandement les gardes-malades.\u201d (Communication sur l'emploi de la poudre d'os durant quatre années d'observation, Martin, E.M., C M.A.Journ., Vol.50.) 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SHE gx a 0 JES ¥.RUE rE ond 85 = 0 Aa ci » A 5 2 5 Sed 20° Se étés ~ A FA Si = .fe ES i SE sa ge Ee a EY 5 2 Le 2 Ç: La a is a (ALLO) na e 4 % Vi ves + Q O i 2 YES a é V 5 (O ney cuses 2 i 2 U NE MP U N MUSCULAIRE DE X JOURS 23 SR i QU i D E ux COMPRIMES T ROIS IS PAR JOUR 2 cé 2 A \u20184 BE Gh 45% 2 a 7 a ss SY be ii és a 5 CGI i os i Li A = SE i Si a FR Gn i A 25 RL oe A 7 TE 3 NE 78 oy rit \u201c 2 2 NE Sd sn 3 i A ES ve LS Li 2 J ax oh E I | I J S10 i WA Ji * / = A INC ORPOREE EN ONTREA 680 OUEST, RUE SHERBROOK SNS 1646 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 En cadeau À CHAQUE BEBE né entre le «ler juillet 1945 et le 1er juillet 1946 un pain du doux savon IVORY! 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Ras ge : 0% > \"ow 5 100 ¢ 2 65 pe (A Ÿ No 162 cOM PRIME ! RIL L qe © fo 1 No 164 ges imé Oo 100 ¢ x) haque © STR OF : | | ULFA 65 mgm Avge ST IL \u2019 [)) 1 ou 2° mp of jour id) Ja A Posolog!'é | SULF Pri ARBITA ABORAT Contient Lr vs Pa aus PHENOLS mg, ONE MON Ln Posolog; ITA | = ot Ga Fab Canad i e.ENG AdoP 0.03 sm Æ Par our ss MONT ATO| LIN REg LS) ot Fab ST) > Sdienne En .ANADA 0) Sa ESTROGÈNES dopt.3,45 5 ce .NATURELLES CONJUGUÉES KL > > A > Cu PAR VOIE BUCCALE Le « > 2 9e A 2 oi © > $5 oO as su a og 65 o% RG a > D> S$» (A $) Cx) SS oS aN Cy) ss © Cu a, © 5 «> o¢ A) > ce (ea ee C2 £33 SF CN se 5s Ax A SF Ce > «> A> oi sO > oF ot cu AN ee ig A 6 A) SS 2 Ca) 9e $5 \u20182 9e x) à SG rea \u20ac © > A>? at?ee eo ee ox pe 9e na) 8 ; «Re ac RO a * ce &° AUJOURD'HUI, il y a encore des gens qui croient que la congélation endommage les aliments en boîtes.Vous savez que ce n\u2019est pas vrai.Certains aliments changent de forme et d\u2019aspect sous l\u2019effet de la congélation, mais ils restent tout aussi nourrissants.AMERICAN -CAN COMPANY LIMITED VANCOUVER, C.-B.{TIS\u2014 PRECIEUX LIVRE DE RENSEIGNEMENTS Pour votre commodité, le Laboratoire de Nutrition du Bureau des Recherches scientifiques de l'American Can Company a compilé une suite de faits sur les besoins alimentaires, les aspects nutritifs des conserves alimentaires, les procédés de la mise en conserve, etc.Une biblographie de rapports scientifiques y est ajoutée.Un exemplaire vous sera adressé sur réception du coupon ci-contre.107 PAGES DE RENSEIGNEMENTS \\ AUTHENTIQUES AVEC TABLE DES MATIERES a POUR Y REFERER FACILEMENT American Can Company, Medical Arts Building, Hamilton, Ontario.Veuillez envoyer gratuitement un exemplaire de votre livre \u2018Aspects a Nutritifs des Conserves Alimentaires\u2019 a \u2014\u2014\u2014 1650 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 1 ] FORMULE Choque drachme liquide représente: Hydrote d'aluminum .4% Phénobarbital (base) .gr.!i Teinture de Belladone .) om, Po ; | T 0 R 0 N T 0 gouttes 5 A messieurs les médecins : LA PHARMACIF D'ORDONNANCES ARTHUR HIRBOUR | edl lout indiquée pour la préparation \u2014 40 ANNÉES NOUS NEM NON QUE D'EXPÉRIENCF E PHAR vs mous de uo4d ordonnances 9,5 CHIMIQUES FESSIONNELLE.SUPÉRIEURS.VVVVVVVVYVY VVVVVVVVYYY Angle SAINT-DENIS et DE MONTIGNY \u2014 Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL ATA 3 HATHA Pe LA VIE AVEC \u201cFISTON\" par Eéace, la Vache Borden \u201cGESSE DE ME DEMANDER POURQUOI\u2014 JE VEUX DU LAIT ÉVAPORÉ BORDEN\u2019S AVEC SA VITAMINE D, SINON!\u201d The Borden Co.Ltd.Avec le Lait Evaporé Borden\u2019s, vous De plus, le Lait Evaporé Forden\u2019s obtenez qualité et protection.est stérilisé et son contenu naturel en Chaque boîte qui porte l\u2019étiquette Borden a été soumise aux épreuves vitamine D est accru par irradiation.les plus rigides quant à la pureté de son contenu.Le degré d\u2019excellence le plus élevé est assuré grâce à l\u2019inspection soignée\u2014de la ferme jusqu\u2019à C\u2019est pourquoi la marque 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tandis que les fruits et les légumes, même quand ils sont SEULS LES ALIMENTS LIBBY\u2019S POUR BÉBÉS Jeusement passés au tamis, peuvent détraquer l'appareil , fit délicat du bébé.SONT HOMOGENEISES rocédé spécial d\u2019Homogénéisation Libby, appliqué aux 7 COMBINAISONS |, 1égumes et céréales, brise les cellules nutritives de sorte D\u2019ALIMENTS pour BEBES da nourriture se trouve immédiatement exposée au contact BIEN EQUILIBREES |:nzymes digestives.Il en résulte donc que les aliments CL ogénéisés peuvent être assimilés sans fatiguer l'appareil Ces combinaisons de légumes, cé.1» , .réales, soupe et fruits Homogé- uf du bébé et sans déranger ce dernier.néisés permettent au médecin de &xpériences faites pour déterminer les tâches comparatives prescrire une variété d'aliments fsées à l'appareil gastro-intestinal pour la digestion des sojides pour les bébés.{nes en purée ou de légumes Homogénéisés indiquent que Tos betteraves, asperges.>, ., 2.Citrouille, tomates, haricots ps normal requis pour l\u2019évacuation alvine des légumes verts.1rée est en moyenne de 86% plus élevé que le temps requis 3.Pois, carottes, épinards.ÿ celle des légumes Homogénétsés.6.Soupe \u2014 carottes, céleri, ,.,., tomates, foies de poulet, [Des détails sur ces expériences et d'autres recherches orge, oignons.sur l\u2019alimentation infantile sont a la disposition des pé- 7.Une soupe maigre composée Hiatres et des médecins qui peuvent également obtenir de céleri, pommes de terre, Hes bulletins avec données complètes en s\u2019adressant pois, carottes, tomates, fa \\ .LS rine de soya et orge.Peut a Libby, McNeill & Libby of Canada, Limited, être donnée à de très jeunes Chatham, Ontario.bébés.9.Une combinaison de légu- .mes verts \u2014 beaucoup de Libby, McNeill & Libby of Canada, Limited médecins l\u2019ont demandée.Chatham ® Ontario Pois, épinards et haricots verts sont mélangés de fa- con 3 donner un excellent HOTOMICROGRAPHIES MONTRENT POURQUOI LES ALIMENTS plat de légumes.M5ÉNÉISÉS LIBBY'S POUR BÉBÉS ACTIVENT L'\u2019ÉVACUATION ALVINE 10.Tomates, carottes et pois \u2014 une nouvelle combinaison de légumes ayant une sa- veur et des propriétés diététiques exceptionnellement bonnes.En plus de cela, Trois Légumes Seuls spécialement Homogénéisés: :s en purée vendus dans le Légumes Homogénéisés Libby\u2019s, Pons.PNA CAROTTES z ree, apres avoir été exposés après 30 minutes seulement de di- LAIT LIBBY\u2019S Le heures aux sécrétions gestion.Remarquez l\u2019absence de E É ÉNÉISÉ Qales.Les zones foncées re- zones foncées \u2014 très peu de nourri- EVAPORE et HOMOGENEISE gent des aliments non digérés.ture non digérée. 4 PY di, Ww Présentation Moderne de CLINITEST POUR L\u2019ANALYSE QUALITATIVE DU SUCRE DANS L'URINE NECESSAIRE EN PLASTIQUE: Tout ce qu'il taut pour faire l'analyse se trouve emballé d'une façon compacte dans un bel étui durable en Plastique Tenite.L'étui contient un flacon de 36 comprimés, une éprouvette, un compte-gouttes, une échelle des couleurs et une feuille 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plateau, et les méthodes Aylmer contribueront à conserver les précieuses vitamines et les sels minéraux dans ces deux desserts: la cossetarde aux pruneaux et la cossetarde aux abricots Aylmer.ÉCHANTILLON GRATUIT de soupe aux légumes tamisés Aylmer sur demande à Canadian Canners Limited Hamilton, Ont. 1656 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits ue du sang et des urines.Des tubes ASCHIEM-ZONDEK et pour le sang sont fournis gratuitement sur demande.SERVICE HEURES = © DE 48 POUR LE DIAGNOSTIC DE LA GROSSESSE.INE Toronto 4 Dept.19 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 1657 Hungama HITH ITT THERES ER Ga esa PEER OER ENS LLL OT EO Rapport sur les QUATRE JUMEAUX BROWN «Au bout de la première semaine .il fallut ajouter de petites quantités de nourriture complémentaire, et on se servit de lait évaporé Carnation acidifié avec de l'acide lactique.Au bout du premier mois l'allaitement au sein avait été complètement remplacé par le lait évaporé .L'alimentation n\u2019offrit en aucun temps de difficultés inaccoutumées .Les dérangements gastriques brillèrent par leur absence .Les dents avaient une excellente structure .sans tendance à la carie .Jugés d\u2019après les normes de Kornfeld, les quatre jumeaux Brown ont une taille et un développement normaux élevés.» \u2014 Lancaster, W.E.G.: Journal Lancet, 54:147, mai 1944.Cette citation est tirée d\u2019un ar- On a commencé de bonne ticle très complet où l\u2019auteur heure à leur donner du Lait Eva- retrace le développement des poré Carnation, et depuis c\u2019est le quatre jumeaux Brown, de Far- seul qu\u2019ils aient reçu.Pour boire, go, N.D., au cours des deux il est reconstitué à sa concentra- premières années de leur vie.Des tion normale par dilution avec graphiques, des tableaux et des un volume égal d\u2019eau; et ils le photographies attestent les pro- prennent sous forme de laitages.grès soutenus de ces enfants ex- Excellente source de calcium et ceptionnels qui sont maintenant de phosphore, et enrichi en vita- d its individ b mine D, le lait fourni aux quatre e petits individus robustes et en jumeaux n\u2019a pas peu contribué tous points normaux, proches de au magnifique développement de leurs cinq ans.| leur ossature et de leur dentition.CARNATION CO.LIMITED, TORONTO, ONTARIO Lait $3 Carnation NED.UNSWEETENED) RT m= dans le Québec \u201cprovenant de vaches bien nourries\u201d PRUETT IHEN REHEARSE EE I ER TL EEE ERT Es L\u2019UNIO N MÉD U CANA DA \u2014 BULLETIN A.M.LF.AN JF.AN.\u2014 Montré bre 194 5 J-O.GIROUX oi OPTICIEN embre diplô diplômé de I'A.E.P.O.de P.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES à Assisté de MM.A.PHILIE A.ALLAIRE tficace 4 Une Thérapie E pour la Contlip a constipation» aiguë OÙ habi- quelle, CÈCE cilement av Agarol- Etant U uile minéra t une i ec de 12 norma \u20ac L'Agarol ne d'huile minérale qu ecoulement- occasionnet n'\u2019active pa utre M mouvement eristaltique» dimulati douce 2 2 Le Cache Ê t d\u2019Excelle nce L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 1659 Il y en a 300,000 comme moi! C\u2019est environ le nombre de bébés naissant au Canada tous les ans.Et un grand nombre de ces bébés seront nourris au Lait Evaporé Nestlé's, parce que ce produit de qualité est recommandé par beaucoup de médecins éminents pour les formules d\u2019alimentation infantile.Grâce aux médecins qui prescrivent le Lait Evaporé Nestlé's, et aux mères qui le donnent à leur bébé régulièrement, la nouvelle génération de Canadiens débute dans la vie d\u2019une façon splendide.NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS « Les meilleurs au monde pour les bébés » NESTLES MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED Metropolitan Building, Toronto 1660 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLENIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 1945 Aliment formant volume aidant à l\u2019élimination intestinale E ALL-BRAN Kellogg, contrairement à plusieurs laxatifs médicamenteux, n'agit pas sur le côlon même, mais ses effets s\u2019exercent sur les déchets en les préparant à une élimination naturelle et facile.C'est pourquoi beaucoup de médecins recommandent le ALL-BRAN dans les cas de constipation due à un manque de volume dans l'alimentation.Les propriétés nutritives du ALL-BRAN étant supérieures à celles du blé entier, on le recommande aussi fréquemment comme céréale nutritive.ALL-BRAN Kellogg Laxatif sous forme d\u2019aliment qq GRATIS! 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4e page de la couverture Laboratoires Désautels (Hyperstose) 1652 Laboratoires du Dr P.Astier (Arhéol) .3 Laboratoires Lafayette (Suppositoires Laryngobis) .1647 Laboratoires Jean Olive (Normogastry) \u2014 (Panglan- dine) .Coe 1628 Laboratoires Marois (Hemo-Vitol) \u2014 (Tonisédine) .1636 Laboratoires Poulenc Frères (Neptal) .2e page de la couverture Laurentian Agencies, Reg\u2018d (Ertron) .14-15 .Pages Lederle Laboratories Inc.(Sur le bout des doigts!) 11 Libby, McNeill & Libby of Canada, Ltd.(Les aliments homogénéisés Libby pour bébés Librairie Beauchemin Ltée Mead Johnson & Co.of Canada Ltd.(Oleum Perco- 1653 1632 morphum) - - 3e page de la couverture Merck & Co., Ltd.(Tétranitrate d'Erythrol) - 27 Merck & Co., Ltd.(Pyridium) .5 Merck & Co., Ltd.(Cuprex) .cee 1662 Merrell Company, The Wm.S.(Nethacol) .1630 Millet, Roux & Cie Ltée (Schillitrine) .9 Monty, Gagnon et Monty .1662 Murine Co.(Utilisée dans les installations industrielles) 4 Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) | Ltd.(Lait évaporé Nestlé's) .1659 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour, La - 1650 Procter & Gamble Company (Savon Ivory) - 1646 Reed & Carnrick (Canada) Ltd.Médicaments 1 injectables) - oo.33 Reckitt & Coleman (Canada) Lid.(Antisepsie) .1620 Reckitt & Coleman (Canada) Ltd.('Dettol\u2019) 1624 Rougier Frères (Loravine) - 1615 Rougier Frères (Surgitube) - 1629 Sanatorium de Blois (49e année d'existence) - 1648 Sanatorium Prévost .1642 Sharp & Dohme (Canada) Lid.¢ Profhricine\u201d) .1639 Shuttleworth Chemical Co., Ltd., The E.B.(Codophen FE.B.S.) .1621 Smith & Nephew Ltd (Cellona\u2019) Cee ee eee 31 Société d'expansion pharmaceutique (Separsyl) - 1645 Squibb, E.R.& Sons of Canada, Ltd.(Capsules de Vitamines Squibb) .7 Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) 1652 Starkman Chemists (Alubarb) 1650 Starkman Chemists (Laboratoire de service) - 1656 Stearns & Company of Canada Ltd., Frederick (Mur cilose) .23 Usines Chimiques du Canada Inc.(Calcival) - 1664 Upjohn (Unicap) 36 Victor X-Ray Corporation of Canada, Ltd.(Roentgen) 1638 Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) 32 Vinant Limitée (Spartoval) \u2014 (Génisténal) 30 Warner, Wm.R., Ltd.(Peres de la médecine canadienne) .12 © ee .+, +.1619 Warner, Wm.R., Ltd.(Agarol) .1658 White Laboratories of Canada Ltd.(White's Sulfa- thiazole Gum) .1641 White Laboratories of Canada Ltd.(Otomide) .1633 White Laboratories of Canada Ltd.(Dillard's Aspergum) 1637 Williams Co.(Canada) Ltd, The > B.(Saven Baby's s Own) .1660 Winthrop Chemical Company, Inc.(Demerol) .24 Winthrop Chemical _ Company.Inc.(Chlorure de Zephiran) .29 Whitehall Pharmacal (Canada) Ltd.(Anacin) - 1640 Wyeth & Bro., (Canada) Lid., John (Citri-Cerose) 34-35 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd, - John Wyanokls pour hémorroïdes) .1656-1658 .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre 19-15 = Fe CALC AL ; iF um dans le is hi ue, bercul par nf es 1 gm.DISEES STANDAR et SOLUTIONS ONNABLES At ages 7p M A _USINES CHIMIQUES DU CANAD & 2 MONTRÉAL LA VITAMINE D DEVRAIT-ELLE ETRE ADMINISTREE SEULEMENT AUX NOURRISSONS?LA VITAMINE D a donné de si bons résultats dans la prévention du rachi- \u201c tisme chez le nourrisson, qu\u2019on a peu insisté sur la nécessité de continuer son administration après l\u2019âge de deux ans.Cependant, une étude histologique approfondie a démontré l\u2019existence du rachitisme à un taux exceptionnellement élevé chez les enfants de 2 à 14 ans.Follis, Jackson, Eliot et Park * rapportent que l\u2019autopsie pratiquée chez un groupe de 230 enfants de cet âge a révélé que la fréquence totale du rachitisme était de 46.5%.Des transformations rachitiques furent observées même jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, et l\u2019incidence fut plus élevée chez les enfants mourant d\u2019une affection aiguë que chez ceux mourant d\u2019une maladie chronique.Les auteurs concluent: « Nous doutons que le rachitisme bénin, tel que nous le rencontrons chez plusieurs de nos enfants, puisse nuire à une bonne santé et au développement normal, mais nos recherches entières démontrent bien la raison de prolonger l\u2019administration de la vitamine D jusqu\u2019à la limite d\u2019âge que nous avons étudiée, 14 ans.Ces recherches indiquent surtout la nécessité de surveiller le rachitisme et de prendre les moyens nécessaires pour protéger les enfants malades contre cette affection.» * R.H.Follis, D.Jackson, M.M.Eliot et A.Park: Prevalence of Rickets in children between two and fourteen years of age.Am.].Dis.Child.66: 1-11, July 1943.L'OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD, associé à d\u2019autres huiles de foie de poisson et Viostérol, offre une source efficace de vitamines A et D, que les enfants plus âgés accueillent favorablement parce qu\u2019on peut l\u2019administrer en petites doses ou sous forme de capsules.Cette administration facile favorise son usage tout le long de l'année, y compris les périodes de maladie.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD fournit 60,000 unités de vitamine A et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 et de 50 cc., et en bouteilles de 50 et de 250 capsules.Présenté selon l\u2019éthique.- MEAD JOHNSON & COMPANY, Belleville, Ontarie. DESBERGERS Hormones Oestrogéniques Naturelles par voie buccale DEUX FORMULES Simple: SULFATE D'ESTRONE 0.65 mgm.PAR COMPRIME Avec Phenobarbital: SULFATE D\u2019ESTRONE 0.65 mgm.FLAGONS PHENOBARBITAL 25 et 100 COMPRIMÉS 0.03 gm.PAR COMPRIME INDICATIONS: PERTURBATIONS DE LA MENOPAUSE (VOIR ILLUSTRATION EN PAGE 000) LADORATOIRES DESBERGERS-BISMOL 388 ouest, nue Saint-Paul - Montréal Pharmaciens Chimistes Biologistes \\ D =D "]
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