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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1945-12, Collections de BAnQ.

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[" Tome 74 \u2014 Numéro 12 PR F ¢ - Bulletin de \u2018l\u2019Hssociation des (Dédecins de Langue Francaise de U'Elmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) T'Union (Msédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal Tél.: LAncaster 9888 \u201cProfondeur Six Brasses\u201d Proronpeur SIX BRASSES\u201d\u2019\u2014 eau navigable, tel est le cri de l'homme de sonde, de son poste à la proue du navire.Des sondages continuels assurent la course d'un navire à travers le brouillard et les détroits dangereux .dernière vérification des instruments et des calculs du navigateur.Depuis plus de soixante-neuf ans, Eli Lilly and ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne Québec Company s\u2019est toujours efforcée à sauvegarder les intérêts du médecin et de consolider son prestige, en plaçant à sa portée des produits pharmaceutiques de haute qualité.Une ordonnance spécifiant une préparation \u201cLilly\u201d assure au patient un médicament de haute renommée.Ces produits peuvent être obtenus dans toutes les pharmacies d'ordonnances.LIMITED « TORONTO, ONTARIO Gre, MONTREAL, DECEMBRE 1945 CHIMIOTHÉRAPIE ANTI-INFECTIEUSE PAR LES DÉRIVÉS SULFAMIDÉS \u201cPoulenc\u201d ; % Voie buccale: o SEPTAZINE e SEPTOPLIX .DAGENAN o SULFATHIAZOLE e SULFADIAZINE Voie injectable: e SOLUSEPTAZINE « SOLUDAGENAN « SOLU-THIAZOL « SOLUDIAZINE AUTRES FORMES Poudres Stérilisées: Ampoules scellées \u2014 Enveloppes \"'Steriftolds Pommades: SULFATHIAZOLE \u2014 DERMOSEPTAZINE \u2014 SOLUSEPTAZINE Emulsion: SULFATHIAZOLE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.AN.\u2014 Montréal, décembre 1945 Une étude d'Aristide Maillol; reproduite dulivre illustré \u201cMaillol\u2019\u2019, publié par la Hyperion Press.ds Que les symptômes soient graves ou bénins, tous les cas de ménopause peuvent être traités efficacement par ces oestrogènes naturels, actifs par voie buccale\u2014\u2018Prémarine\u201d (No 866) dans le traitement des troubles graves; \u201cPrémarine\u2019\u2019 Demi-dose (No 867)*, lorsque les symptômes sont moins fortement accusés et \u201cEmménine\u201d, dans le traitement des troubles bénins.\u201cPREMARINE\u201d .\u201cEMMENINE\u201d oestrogénes conjugués (équins) oestrogènes conjugués (placentaires) DE PROVENANCE NATURELLE e HYDRO-SOLUBLES e BIEN TOLÉRÉES D'UNE PARFAITE INNOCUITE e PROCURENT UNE SENSATION D\u2019EUPHORIE 2 *La \u201cPrémarine\u201d\u201d Demi-dose est un nouveau dosage pour les patientes dont l\u2019état, bien que présentant des symptômes graves, ne requiert pas une médication aussi active que la \u2018\u201cPrémarine\u201d originale.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE o Biologistes et Pharmacies + MONTREAL, CANADA 278F SOMMAIRE | ° TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES .1667 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES .1875 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS .- 16% BULLETIN Roma AMYOT Nos souhaits .2 2222111112 1 1 - - 1680 LES NOUVEAUTÉS EN MÉDECINE ET CHIRURGIE Jean SAUCIER Les nouveautés en neuro-psychiatie .1682 J.-C.FAVREAU Les nouveautés en orthopedie .1687 Adrien PLOUFFE Les nouveautés en hygiène et en médecine préventive .1694 Jean-Paul BOURQUE Les nouveautés en urologie .1698 [ex Carte FEET\u201d EY NS Red ou § Dyers No 486 VACCIN-TOXOÏDE COQUELUCHEUX Le seul vaccin qui vous aide a procurer cette double immunité contre la coqueluche: (1) immunité contre les organismes H.pertussis et (2) immunité contre l\u2019endotoxine produite par les organismes H.pertussis.Flacons de 6 cc.et 24 cc.Ciyerst No 489 ANTITOXINE COQUELUCHEUSE ET SERUM ANTIBACTERIEN COMBINES (LAPIN) Pour le traitement au cours des phases actives et pour l\u2019immunisation passive Flacons de 10 cc.avec capsule de caoutchouc Aussi: Toxine coquelucheuse pour l\u2019Épreuve de Strean (No 497)\u2014boîtes de 10 et 100 épreuves Tous les produits anticoquelucheuX Ayerst sont préparés et titrés sous la surveillanc> du Professeur E.G.D.Murray, Laboratoire de Bactériologie et d\u2019Immunité, Université McGill.330 AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens .MONTREAL, CANAD L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 Produit des LABORATOIRES ANDROMACHUS 22 East 49th Street.New York City .New York, US.A, Fabricants et Concessionnaires au Canada : ROUGIER FRÈRES 350 rue Le Moyne Montréaf Vi = ww N a .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN AVANTAGES DU BES-MIN .BES-MIN fournit les sels minéraux en même temps que le Complexe Vitaminique B nécessaires au métabolisme normal.renferme le Complexe Vitaminique B NATUREL (extrait du son de riz).est très agréable au goût et possède des propriétés apéritives remarquables, possède également des propriétés digestives et stomachiques grâce à son véhicule spécial.contient une faible teneur alcoolique (seulement 5%), ce qui en permet l'administration aux enfants et même aux nourrissons, n'est présenté que sous forme liquide pour une meilleure absorption.est un produit de prescription strictement médicale.Présenté en flacons de 12 oz, V2 et 1 gallon. SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT Un cas de paraplégie traumatique par hématorachis .|.| 1701 Jean AUDET-LAPOINTE Transplantation cornéenne.Observation personnelle .- 1703 J.-René ROUX Le chordome sacro-coccygien .| 8222.1707 MOUVEMENT MÉDICAL Urgel GARIÉPY, Marcel LAMOUREUX et René GRIGNON Anesthésie par réfrigération 8282222 1711 Georges DESHAIES Suppurations pulmonaires: lobectomie et pneumonectomie .179] Gérard De MONTIGNY Prothèse maxillo-faciale .122222 2 1727 L.MANTHA Traitement local du rhume de cerveau par l'huile de foie de morue .1735 UTILISÉE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES N e Stabilisée selon une pression osmotique équivalente à celle des larmes, à une alcalinité et une isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les premiers soins comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l\u2019utilise aussi pour soulager l\u2019irrita- de vous cuvée pu To nie vi let po SEPT INGREDIENTS V \u2019 - liques et la fumée.N P COMPOSENT LA MURINE Les yeux rougis, irrités ou enflammés n\u2019ont pas Bicarbonate de potassium toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de Borate de potassium: la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Acide borique le vernis-laque souffrent souvent d\u2019 inflammation Chlorhydrate de berbérine des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Glycérine soudeurs électriques sont très irritants pour les Chlorhydrate d'hydrastine yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause Eau stérilisée dans les installations industrielles, telles que les \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- vapeurs chimiques et les poussiéres qui sont une salicylate de soude, Lilly) .001%, } source de malaises pour les ouvriers.Remarquez que l'action libre du | .potassium et de l'acide borique est La Murine a depuis longtemps été utilisée com- maintenue dans Ia solution pré- | me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane sentée.muqueuse des yeux et des paupières.= THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 le médecin très occupé appréciera les avantages essentiels du P ; R l D I U M ® Soulagement rapide et Bienfaisant des symptômes douloureux \u201c© Administration facile\u2018et'avantageuse ® Sécurité \u2014 non toxique., Les médecins, de plus en plus occupés, trouveront dans le Pyridium un agent thérapeutique des plus éfficaces, = =\" sur lequel ils pourront compter pour un soulagement N rapide, bienfaisant, des symptômes douloûteus éprouvés dans la cystite, la prostatite, la pyélonéphrite et l\u2019urétrite.+ Des expériences cliniques couvrant plus d\u2019üné décade, *- - rapportées dans la littérature publiée sur le Pyridium, démontrent la rapidité et I'efficacité* de son action; et\u201d absence d\u2019effets narcotiques ou irritants: \u2018apres: son administration.cdewd abn eT ON Po smite ou 1 5 wrk gr LE voce or gw We MERCK & CO.LIMITED Falicoants chimcates MONTREAL - TORONTO - SOMMAIRE (Suite) REVUE GÉNÉRALE Fernand GRÉGOIRE La tuberculose trachéo-bronchique ÉDITORIAL Pierre SMITH Une innovaticn dans la conception et l'aménagement des soins postopératoires VARIÉTÉS Edmond DUBÉ Les espoirs de la Faculté de Médecine .Edouard DESJARDINS Devoirs des médecins envers les malades Emile BLAIN Les médecins et les hôpitaux CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Des têtes \u201ccroches\u201d CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE Roger-R.DUFRESNE Les digitales (suite) \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1876 ANALYSES PHTISIOLOGIE Sur les tuberculoses miliaires chroniques.\u2018Les épisodes miliaires autonomes\u201d (1767).Choc pleural et embolie cérébrale (1767).NEURO-PSYCHIATRIE La polycythémie: problème neuro-chirurgical.Revue du sujet avec rapport de deux observations (1768).Hallucinose aiguë comme complication de la benzédrinomanie.Rapport d'une observation (1768).Autre cas de psychose paranoïde guérie par la surrénalectomie (1769).OPHTALMO-OTC-RHINO-LARYNGOLOGIE Forme endobronchique de la maladie de Hodgkin (1770).ANESTHESIE Les risques de l\u2018anox'» au cours de l'anesthésie par le protoxyde d\u2019azote (1770).NOUVELLES .1736 1743 1746 1750 1755 1760 1763 1765 1767 1772 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 TTI A ~ : _ (+0 | A ) se 9 i ( A (2 2) Seulement trois gouttes par jour\u2014 la dose sont les activités maximum d\u2019Oléovita- moyenne de Navitol avec Viostérol \u2014 pro- mine A et D concentrée spécifiées par l\u2019U.S.P.XII.Le Navitol offre tous les avantages des petites doses: agréable au tegent un enfant normal contre le rachitisme pendant toute sa période de crois- ., .goût, facile à digérer pour les bébés, vir- sance.Trois gouttes fournissent 5,000 uni- .tuellement inodore, commode pour les tés internationales de vitamine À et 1,000 mamans, et économiques \u2014 trois gouttes unités internationales de vitamine D, qui coûtent moins qu\u2019un demi-sou.Pour notices descriptives, s\u2019adresser à E.R.Squibb & Sons of Canada Limited 36-48 Caledonia Road, Toronto NOM DÉPOSÉ SQUIBB pr.FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MÉDICAL DEPUIS 1858 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 Bulletin de l\u2019Association des \u2018Dédecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 T'Union \u2018Nédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, J.-N.Roy, E.Saint-Jacques (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, À.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Eugéne Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse., BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chet 1 PS Roma AMYOT \u2026 Assistant-rédacteur en chef .\u201c Secrétaire de la Rédaction Edotzard'Desjardins ui: \u2018 Pierre Smith \u201c Secrétaire adjoint a Montréal .1 Secrétaire adjoint a Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION 1 | MM.P.R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Ed.Dorion, Guy Drouin, Paul Dumas, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, F.-X.Demers, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Emile Maranda, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLYTIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 TUBES de 20 et 100 comprimés.TONICARDIAQUE ET EUPNÉIQUE _ D'ACTION RAPIDE ÉNERGIQUE et DURABLE Camphosulfonate de diéthylènediamine 0.10 Camphosulfonate de Spartéine 0.03 par comprimé.Es E SPARTÉINE COMPRIMÉS it LABORATOIRES MICHEL DELALANDE PARIS \u2014 FRANCE \u2018Représentants exclusifs au Canada: _ MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE aE MONTREAL, PQ.\" 7 gL do 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Française oe Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 1 Union dDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: L.-C.Simard Vice-Présidents: J.-A.Denoncourt et A.Bertrand Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.L.-C.Simard, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Daine-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. IF Pour l'esprit infiniment curieux de l\u2019homme qui fonda la théorie de la médecine, nos brillants succès au cours des vingt derniers siècles ne seraient pas plus surprenants que nos échecs.Le grand Hippo- crate pourrait se demander, par exemple, comment il se fait que la malaria continue de déjouer tous les efforts de la science plus de deux mille ans après qu\u2019il l'avait si magistralement décrite et diagnostiquée.Imaginez celui qui fut le Père de la Médecine en l\u2019an 445 avant Jésus-Christ rendant visite aux Laboratoires Lederle de l\u2019an de grâce 1945 .! Figurez-vous son intérêt à la vue d\u2019une technique permettant la vivisection de la glande parotide d\u2019un moustique anesthésié à l\u2019éther, et son examen microscopique, soit seule ou associée aux glandes environnantes! HIPPOCRATE .refait une découverte marquante en médecine C\u2019est là une des nombreuses méthodes employées au cours des recherches de Lederle sur les sulfona- mides.D\u2019une part, cette nouvelle technique de microdissection pose un jalon dans l\u2019histoire de la recherche médicale des vingt derniers siècles.Par contre, ce n\u2019est qu\u2019üne parmi des milliers de méthodes délicates employées régulièrement dans les laboratoires Lederle et American Cyanamid.Dans ces laboratoires, nul précédent n\u2019est intouchable \u2014 chaque problème est un défi, chaque journée, une aventure ! Il n\u2019est donc pas surprenant que de ces laboratoires soient sorties des découvertes aussi importantes que la SULFADIAZINE et la SULFAGUANIDINE.Les recherches Lederle poussent toujours plus avant dans le domaine de la chimiothérapie ! 833, rue Howe, Vancouver, C.-B.64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.219, rue Kennedy, Winnipeg, Man.Lodortt Saloratories Inc 1396 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, CANADA DÉPÔTS AU CANADA: 10056, 100e rue, Edmonton, Alta.181, rue Union, Saint-Jean, N.-B. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 OFFICIERS DE l'Association des \u2018MDédecins de Langue Francaise de l'Amérique ou TMHord Fondée à Québec en 1902 e DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, .R.-E.VALIN, Ottawa.165 est, rue Laurier, Ottawa.Donatien MARION, Montréal.oe Oscar MERCIER, Montréal SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Chs.VÉZINA, Québec.Donatien MARION, .E AULIN, .326 est, Blvd Saint-Joseph, ugene GAULIN, Ottawa Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.° COMITE DU XVIIIe CONGRES Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-président.T.-F.-A.FONTAINE, 2e \" J.-A.DENONCOURT, Ge \" Albert SORMANY, 3e \" T.-B.JOBIN, Secrétaire.: -G.LACASSE, Sen.4e \" .C.-A, GAUTHIER, Trésorier.° : ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, | ~~\" Albert PAQUET,\" J.-A.JARRY, .]-H.LAPOINTE, \u201c Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.: : 5 Ce MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke,\u2019 Montréal .1946 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .1940 BAUDOUIN, J.-A., 23, Springrove, Montréal .1944 LARQCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1944 BÉAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta LoL.1946 LEBEL, M.- 3646, Laval, Montréal .1944 BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.2.2.1.1944 LEMIEUX, LR.17, Ste-Ursute, Québec .1944 BIBAUD, B., Valleyfield .LL.1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .1946 BLAIN, Emile, 3364, St-Denis.Montréal .1944 MILOT, J.-D., \"1017, Stafford Road, Fall Rivee .1944 BLANCHET, , Couillard, Québec .1944 PANNET ON, Auguste, Trois-Rivières .1946 BOHEMIER, Saal\u2019 4119, St- \u2018Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1946 CARON, Sylvio, Mastaï, Québec 1944 PERRAS, J.-E ., Hull 20° 1944 CHOLETTE, A.-M., 1451, Blvd St-Joseph Est, Montréal 1946 PERRON, Jos.Shawinigan .2222.1946 CLOUTIER, Victor, St- Georges, Beauce .\u2026 .1944 PHENIX, G., St-Jean ._ .1944 COLLIN, Donat, St-Boniface, Manitoba .1946 PIETTE, Ed., Joliette .1946 D'ARGENÇOURT, Ws Drummondville o eb Co.1948 POWERS, A., Hull 1121 1946 oland, 167, Gran lée, Québec .| DESROCHERS, J.-E.430$, St-Hubert, Montréal .! 1046 ROVE ; Gp Sranbyl 1 - 1046 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1946 RICHARD, L.-A, 168 est, Laurier, Ottawa .1946 DUBE, L.-F., Notre-Dame du Lac 1046 RIVARD, -Paul- Léon, Clova, Abitibi .+1 = 1946 DUFAULT, Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass, 1946 SMITH, Pierre, 300, Carré St-Louis, Montréal .load DUMAS, F.-A.Chicoutimi 1944 TANGUAY, R.Sudbury, Ont.: 198 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.I.© © 1946 TASSE, C.-E, Worcester, Mass.;- N GAUTHIER - P.-P., 47, Hazelwood, Montréal 11; 1946 VIDAL, J.-A., 454 est, rue Sherbrooke, \u2018Montréal .1944 t-Hyacinthe So 2.1044 LACHARITE, V., St- Célestin .1944 Vv .J.- JF ry L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 \" 13 LE RÔLE APAISANT DE \u201cLA GHALEUR HUMIDE\u201d LUSIEURS autorités conseillent l\u2019em- L\u2019Antiphlogistine, comme cataplasme ploi de la chaleur humide, sous médicamenteux, offre un mode facile forme de cataplasme, pour soulager les d'appliquer la chaleur humide pen- symptômes qui accompagnent souvent dant une période prolongée.les affections du système respiratoire: L'Antiphlogistine est précieuse comme * TOUX adjuvant dans le traitement sympto- ; matique de la bronchite, la trachéite, © CONSTRICTION RETROSTERNALE ,Ç ,Ç ; le rhume d\u2019estomac, l\u2019amygdalite, la * DOULEURS MUSCULAIRES ET pneumonie, la pleurésie.PLEURÉTIQUES | Co L\u2019Antiphlogistine peut être employée * DOULEURS DE POITRINE associée à la chimiothérapie.Fabriquée pat EMIGAL MANUFAC MONTREAL, CANA « \u2026 Üncorporée en 18 Fabriquée au Canada.\u2018The Denver Chemical Manufacturing Company 153 ouest, rue Lagauchetière, Montréal.PER as 1] ¢ Sa Li 2 À 8 > LA \u2014 AS rm fr \u2014\u2014/ 5 = pas À! ST) \u2014> SW ~ % CZ = IF Sr SA 17 mies change dl 6 la quame.+ | Demmantionles à votre Fournisseur Uniformément précises, elles 1 \u201cBARD.PARKER COMPANY, INC.\u2018sont, en dernière analyse, les se moins coûteuses en comparai- PTS Ce \"Danbury, Connecticut son avec d'autres lames, en vue ce i des longues périodes de service \u2014 satisfaisant qu\u2018 elles rendent. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 195 29 Losfastile con Loko! Au laboratoire de fabrication, le contrôle d'un produit comporte diverses opérations plutôt compli- \u2018 quées.Chaque méthode de contrôle développe le caractère d'une préparation dont l'histoire se résume finalement en un chiffre imprimé sur l'étiquette.Ce numéro est le trait d'union entre le produit prêt à être distribué et le dossier contenant le moind détail des différents procédég.au cours de sa fabrication tité peut en 1 0 U.l.de péni- ent de toutes les la gorge lorsque la isant la pastille se dis- uche on obtient, pendant on bactériostatique efficace.ol peuvent être employées aussi fré- t qu\u2019 on le désire \u2014 elles sont agréables au \u2014 elles sont stables dans des conditions normales et d'usage économique pour le malade.Les Pastilles Lokol sont présentées en flacons de 20 pour remplir vos ordonnances.FRANK W.HORNER LIMITED 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 POMMADE MID SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISÉ Ts ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.RHINAMIDE Affections des Fosses Nasales du Rhino-Pharynx Composition: Sulfanilamide \u2014 Ephédrine \u2014 Ultracaïne.Propriétés: Solution antiseptique et décongestive des fosses nasales du Rhino- Pharynx et de leurs annexes.Indications: Obstruction nasale, coryzas, rhinites simples et purulentes, pharyngites, écoulements d'oreilles, otites- sinusite (maxillaire et frontale).Mode d\u2019emploi: Instillations avec compte-gouttes cinq à six fois par jour dans les narines, ainsi que dans le conduit auditif, suivant l'affection, à raison de 4 à 5 gouttes par instillation.Egalement en pulvérisations.Toujours suivre les indications du médecin.Présentation : Flacon compte-gouttes de 30 cc.Laboratoires A.BAILLY Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 31 AFFECTIONS VARIQUEUSES La Technique Elastoplast s\u2019est développée avec les Bandages et Pansements Elastoplast.Les résultats satisfaisants décrits dans les publications médicales et reproduits dans Elastoplast Technique ont été obtenus avec les Bandages et Pansements Elastoplast.La combinaison de l\u2019enduit adhésif spécial employé dans la fabrication de l'Elastoplast, avec l\u2019extensibilité, la souplesse et la reprise du tissu Elastoplast fournissent le degré précis de compression et d'adhésion que l'usage dans la clinique a démontré essentiel à la pratique avantageuse de l'application du bandage.; Pour autres renseignements, veuillez vous adresser aux: Dépositaires: SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.Fabriqués en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd, Hull. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019ceillette iodée a 40 °/, O gr.540 d'iode par c.c.AMPOULES-CAPSULES pour combattre : A 5S TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYPHILIS Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCeS ET FISTULES ® = VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal.Agents exclusifs pour le Canada des LABORATOIRES A.GUE| Abcès froid exploré au \u2018\u2019LIPIODOL\u2018\u2018 {Collection Sicard et Forestier) BET & C° 22, Rue \u2018du Landy, 22 PARIS - SAINT -OUEN Composition: Indications: Posologie: Présentation: Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.G E N ES E Ri N E Sédatif des troubles sympathiques POLONOVSKI et NITZBERG.Salicylate de Génésérine.Hypo-acidité gastrique, Syndrome solaire, Dyspepsie atonique, Palpitations et tachycardie des cœurs nerveux.La dose moyenne est de 4 à 6 granules par jour.Si l'on prescrit les gouttes, on en donnera 20 avant chaque repas, 60 par jour.Les injections sous-cutanées sont surtout indiquées dans les cas de crises douloureuses intenses, contre l'angoisse et l'insomnie persistante des dyspeptiques.Injecter une ampoule tous les jours pendant cinq jours, puis une ampoule tous les deux jours.Granules au ¥2 mar., flacon de 60 granules.Gouttes, solution au millième, flacon de 20 cc.Ampoules dosées à 2 mar., boîte de 10 amp.de | œ.Note: Chaque unité correspond à dix jours de traitement à dose journalière maximum.ee + Laboratoires AMIDO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 33 Ta diminution progressi partie intégrante du tabl mation de calories, ou s'il r suite d\u2019insuffisance hé- léine et de pedophylline.écrétion de la bile et des advantages d'un laxa- .et sans occasionner de ce une action péristal- it comme cholagogue.le cascara sagrada,.\"s de grain olp ntaléine Ys de grain ylline.reverie 1/16 de grain indications du médecin.MNRICK 34 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 Wier Deux cuillerées à thé (8 c.c.) fournissent: ¥ Chlorhydrate de thiamine.1° mgm , Riboflavine.2 mgm Ÿ Niacine.10 mgm y Chlorhydrate de pyridoxine.1 mgm v Pantothénate de calcium.5 mgm V Choline.24 mgm V tositol.oovvvenrnnnnn.14.4 mgm ¥ Biotin Vitamers .0.008 mgm et Ÿ Des facteurs non identifiés que l'on trouve dans l'extrait de riz non décortiqué.Dose suggérée: 2 à 4 cuillerées à thé (8 c.c.à 16 c.c.) par jour ou selon l'ordonnance.B-Plex Wyeth est un extrait aqueux de riz non décortiqué additionné de facteurs B\u2014une des plus riches sources naturelles du B-Complexe.LA PLUS ANCIENNE MAISON PHARMACEUTIQUE FONDEE EN 1883 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 Les parcelles de Vie à des centaines de millions d\u2019êtres humains à travers le monde, le riz .est probablement consommé plus que toute autre nourriture.Son enveloppe est une des plus riches sources naturelles de la vitamine B complexe totale.B-Plex dérivé de l\u2019extrait de riz non décortiqué fournit tous les facteurs de la vitamine B complexe totale, connus et inconnus .en plus la certitude d\u2019une addition de chlorhydrate de thiamine, de riboflavine, niacine, pyridoxine et pantothénate de calcium.B-Plex est très agréable au goût et pour les enfants et pour les adultes.Préparation bien tolérée pour la prophylaxie et le traitement des carences en vitamine B.B-PLEX JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE (Nutritional Division) ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 De même qu\u2019une digue moderne canalise un torrent et en prévient les débordements\u2026 harnache les forces de la nature et les transforme en énergie productive.ainsi la thérapeutique moderne de l\u2019épilepsie au moyen du DILANTIN SODIUM aide l'organisme à maîtriser les décharges nerveuses et les surexcitations cérébrales, réduit le nombre ou la sévérité des crises, permet enfin à l'individu de jouir d\u2019une vie plus normale et productive.1,8 Le DILANTIN SODIUM (diphénylhydantoine sodique) représente Un apport moderne à la thérapeutique de l\u2019épilepsie\u2026 un antispasmodique excellent dénué des propriétés indésirables des bromures , et des barbituriques; c\u2019est un produit relativement \u2018dépourvu d'action hypnotique et qui s'avère efficace dans bien des cas où d'autres antispasmodiques sont sans effet: Grâca au DILANTIN SODIUM, le médecin peut exercer un contrôle parfait sur les crises d\u2019épilépsie dans un nombre substantiel de cas.' Dans d'autres, la fréquence des crises est diminuée.+ FIT : Porke, Dansis F Compagnie Stee MONTREAL, QUEBEC. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenis AMIFAN.\u2014 Montréal, décembre 1945 37 (Penicilline ABBOCILLIN Troekeo er LL .MA LLL a & SIE pa {| memes ! # POMMADE ABBOCILLINE Contient 1000 unités PASTILLES ABBOCILLINE,.Chaque\u2018 pastille internationales de Pénicilline calcique par gramme, représente 1000 unités internationales de Pénicilline Recommandée pour le traitement des conditions calcique.Cette préparation d'Abbocilline est par- de la peau là où la Pénicilline semblerait indiquée._ \u2026ticulièrement désignée pour le traitement oral des S'obtient en tubes de 1 once.jiffections.En flacdns de 24 pastilles.POMMADE OPHTALMIQUE ABBOCILLINE Une pommade qui contient aussi 1000 unités interna- ee tionales de Pénicilline calcique par gramme.Elle est présentée en tubes de !, d'once murés- Dans la trachée et les grosses bronches, on a trouvé des lésions spécifiques et d\u2019autres qui ne le sont pas.(3, 4) Le premier stade est caractérisé par un épaississement œdémateux de la muqueuse et une rougeur diffuse, accompagnée de congestion et d'infiltration lymphocytaire dense, non spécifique.En deuxième lieu, il y a de petits tubercules microscopiques situés sous l\u2019épithélium, entre les glandes.Puis apparaissent des petites ulcérations superficielles avec une infiltration lymphocytaire à la base, qui sera bientôt suivie de granulations tuberculeuses.Nous serons ensuite en présence de grosses ulcérations avec granulations tuberculeuses, surtout à la partie inférieure de la trachée sur la paroi postérieure.Et ces ulcérations, avec granulations tuberculeuses extensives, dans un stade ultérieur s\u2019accompagneront de fibrose.Après un certain temps, l\u2019épaississement fibreux de la paroi bronchique amènera un rétrécissement qui pourra aller jusqu\u2019à la fermeture complète de la bronche.Sur 110 cas de tuberculose pulmonaire, observés par le docteur Silverman (3), 71% de ceux qui avaient des cavités immenses ou moyennes, avec ou sans fistule bronchopleu- rale, avaient de la tuberculose endobronchi- que, tandis que seulement 17% des cas qui n'avaient que de petites cavités en présen- talent.Nous sommes donc amenés à étudier la pathogénie de cette affection.Il est actuelle- * ment reconnu que la tuberculose primaire de la trachée et des grosses bronches est excessivement rare.Flle est ordinairement secondaire et peut provenir de l'implantation directe du B.K.à la surface de la bronche, ou bien la contamination pourra se faire par contiguïté, ie.par extension directe des territoires voisins, enfin par voie lymphatique ou sanguine.L'on a remarqué que l'incidence de la tuberculose trachéale et bronchique est plus forte lorsqu\u2019une cavité est drainée par une bronche, ce qui, tout en n\u2019excluant pas les deux autres hypothèses, plaiderait en faveur de la théorie de l'implantation directe.Le docteur W.A.Meissner (5), dans une intéressante étude sur 60 poumons chirurgi- calement enlevés pour tuberculose pulmonaire, nous dit que 31 ont montré de la tuberculose des plus grosses bronches.Chez ces patients ainsi opérés, la tuberculose durait depuis 7 semaines chez les uns, jusqu\u2019à 11 ans chez les autres, mais 1/3 en souffraient depuis moins d'un an.Il a montré que la tuberculose endobron- chique est une condition secondaire à la tuberculose parenchymateuse pulmonaire, que ce foyer de tuberculose peut.être de dimensions variables et qu\u2019il n\u2019y a pas nécessairement de cavité, car partout où il y a tuberculose parenchymateuse il y a potentialité de tuberculose endobronchique.D'après lui, les lymphatiques de la paroi joueraient un rôle très important dans l'infection des bronches.Et maintenant, quels sont les signes clint- ques qui peuvent nous laisser soupçonner une tuberculose endobronchique?Il ne serait peut-être pas superflu d'appuyer cette étude sur quelques données élémentaires de physiologie pulmonaire.(6) Nous savons que tout ce qui s\u2019opposera à l'entrée et à la sortie normales de l\u2019air dans le poumon, produira des changements statiques aussi bien que dynamiques dans ce poumon.En présence d\u2019un œdème diffus ou GRÉGOIRE: TUBERCULOSE TRACHÉO-BRONCHIQUE 1737 d\u2019une sténose fibreuse d\u2019une bronche, nous aurons une diminution de la lumière bronchique qui affectera le passage de l'air.Si l\u2019obstruction est complète, le lobe se rapetissera, l\u2019infection restera enfermée et la suppuration pourra commencer.C\u2019est l\u2019atélectasie avec ou sans infection consécutive.Si, d'autre part, l\u2019obstruction n\u2019est pas complète, l\u2019air pourra passer lors de l\u2019inspiration qui distend la bronche, mais ne plus revenir lors de l\u2019expiration pendant laquelle il y a légère contraction qui diminue la lumière bronchique.C\u2019est le «check valve effect» avec augmentation de la pression d'air en arrière dans le poumon, donnant de l'emphysème localisé s\u2019il n\u2019y a pas de cavité et de la variation dans le volume des cavités sil y a destruction parenchymateuse.Il est aussi la cause de dyspnée inexpliquée et de cyanose, car cet air bloqué renferme beaucoup moins d'oxygène et le sang qui vient à son contact retourne dans la grande circulation presque désoxygéné.L\u2019obstruction partielle peut devenir plus grande a cause des sécrétions, des granulations et de l'cedeme, d\u2019où production d\u2019atélectasie.À la radiographie on voit souvent une image opaque dans un poumon en arrière de la sténose, et une augmentation des lésions nodulaires du côté condrolatéral.Voici comment Norman J.Wilson explique ce phénomène.(6) Les sécrétions partant des segments distaux des bronches, frappent la sténose et éclaboussent les portions périphériques de l'arbre bronchique en arrière lors de toux.C\u2019est le « back firing mechanism ».Cependant sur l\u2019autre côté de la sténose, i.e.sur le côté proximal, il y a projections de très fines gouttelettes, phénomène qui est appelé «atomizer effect ».Quand le patient prend la respiration suivante, la plus grande partie de l\u2019air entre dans son poumon sain et l'aspiration de ces gouttelettes infectieuses serait la cause des 1738 fines lésions nodulaires vues dans le côté con- drolatéral.Avec le temps, les sécrétions deviennent plus épaisses et purulentes et le champ en arrière de la sténose devient rempli de sécrétions et le parenchyme criblé de tuberculose.L'infection anaérobique peut aussi s\u2019y développer.À ce moment la radiographie montre une opacité dense occupant tout le parenchyme en arrière de l\u2019occlusion.La rétraction du médiastin et l\u2019élévation diaphragmatique sont souvent associées.Ces densités radiologiques sont communément appelées atélectasie, mais excepté dans les rares cas au début, ou lors d\u2019occlusion temporaire, elles représentent un parenchyme très imprégné de tuberculose caséeuse.C\u2019est pourquoi on leur donne le nom de poumon opaque plutôt qu\u2019atélectasié.D'après une étude faite par le docteur Overholt, sur 50 cas de tuberculose endo- bronchique, le symptôme clinique chef serait le « wheezing » localisé ou ronchus bruyant.Il serait présent dans 62% des cas.Bien qu\u2019il puisse être dû à plusieurs causes obstructives, comme à des bouchons de mucus, à la distorsion des bronches, à des cicatrices de brûlure ou à des tumeurs ou glandes médiastinales refoulant la bronche\u2026, il est rencontré si souvent dans la tuberculose endobronchique qu'en sa présence, lors de tuberculose pulmonaire, il faudrait prendre la peine de prouver qu'il n\u2019est pas de nature tuberculeuse.McConkey et Gordon, de New-York, ar- | rivent a la méme conclusion dans un travail présenté dans l\u2019American Review of Tuberculosis, de février 1944, intitulé: «Sténose tuberculeuse des grosses bronches.» « Son diagnostic par le ronchus vérifié par bronchoscopie.» (7) | Un autre signe important, ce sont les petites hémoptysies ou crachats striés.En effet, une ulcération tuberculeuse est capable d\u2019éroder de petits vaisseaux sanguins, d\u2019après Berkelo et Poznik, et causer un saignement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 le plus souvent non profus, qui strie les crachats.(8) De plus, les patients qui ont toujours des expectorations positives sans cavité décelables sont susceptibles aussi de faire de la tuberculose endobronchique.Un patient qui tousse beaucoup, par quintes, sans expectorer, ou très peu est aussi susceptible de faire cette complication.Un autre signe intéressant, relevé par le docteur Stone, est une douleur ou un léger malaise dans la région sternale.Cette douleur ne serait pas sévère, ressemblerait à une démangeaison ou a une sensation d\u2019étouffement dans la région sternale inférieure.Ce symptôme est présent au début de la maladie.La radiographie nous est aussi d\u2019un grand secours lorsqu'il s'agit de poser le diagnostic de tuberculose endobronchique.Les signes radiologiques rencontrés lors de cette affection sont les suivants: (9-10) 1° l\u2019atélectasie massive d\u2019un lobe avec déplacement (shiftage) médiastinal, et avec ou sans élévation diaphragmatique; 2° le placard hilaire; 3° les lésions opaques de distribution lobaire, multilobulaire ou seulement lobulaire: 4° la tuberculose basale; 5° certains types de cavité: a) celles avec des parois minces et des niveaux liquides; b) celles dont le volume varie; 6° l'extension soudaine d\u2019une lésion apparemment contrôlée; 7° l'emphysème par obstruction.En face d'une de ces images radiologiques avec ou même sans les symptômes cliniques énumérés plus haut, nous sommes en droit de penser à une tuberculose endobronchique et de demander un examen bronchoscopique.Un rapport négatif du bronchoscopiste ne signifie pas cependant absence totale de lésion.Il nous dit simplement qu\u2019il n\u2019en a pas vu dans les bronches explorées et ceci ne nous donne que le droit de lui demander ultérieurement de nouveaux examens. Tr Au point de vue bronchoscopique, il y a essentiellement trois stades de tuberculose endobronchique: 1° l\u2019infiltration sous-muqueuse; 9° l\u2019ulcération et le changement hyperpla- sique; 3° La guérison qui peut arriver à n\u2019importe lequel stage.Le docteur Norman J.Wilson classifie les lésions bronchiques d\u2019après le type des lésions en: | sous-muqueuse; ulcérative; type hyperplasique: \u2018a) avec ou sans ulcérations, b) avec tuberculome, c) avec -des- truction du cartilage; type de sténose fibreuse, avec ulcération ou sans ulcérations.Les divers types le plus souvent coexistent, mais le type ulcéro-hyperplasique est le plus commun chez tous ceux qui présentent des images radiologiques typiques.Quelles sont maintenant les indications bronchoscopiques?Nous pouvons les diviser en deux, cliniques et radiologiques.Chaque fois que nous serons en présence: le d'un « wheezing » unilatéral; 2° de crachats positifs sans évidence de lésion parenchymateuse suffisante; 3° de toux opiniâtre avec difficulté à expectorer, accompagnée de dyspnée et de cyanose sans cause évidente dans le parenchyme; 4° de rétention intermittente des sécrétions; 5° de fièvre prolongée après thoracoplastie, nous devrons faire faire une-bronchoscopie exploratrice.Si, d\u2019autre part, nous avons une image radiologique ressemblant à l\u2019une de celles décrites plus haut, il faudra aussi demander au bronchoscopiste le concours de son art.Mais il y a des contre-indications bien précises à la bronchoscopie.Aussi nous ne devrons jamais la demander: 1° dans la phase terminale de la maladie; GRÉGOIRE: TUBERCULOSE TRACHÉO-BRONCHIQUE 1739 2° ni lors d'hémorragie pulmonaire; 3° ni en présence d\u2019infection respiratoire alguë; 4° ni ulcérée.lors d\u2019une laryngite tuberculeuse Ici la contre-indication est formelle excepté en cas d'urgence comme lors d\u2019occlusion post- thoracoplastie.Mais en présence d\u2019une tuberculose endo- bronchique, qu\u2019y a-t-il à faire?Quelques auteurs, avec Myerson, disent que les lésions actives de l\u2019arbre trachéo-bronchi- que sont susceptibles de guérir seules dans la plupart des cas.Le docteur Bonnier, dans .publié dans le Bulletin du comité de la un article Défense contre la tuberculose ( janvier 1944), dit ceci: «Nous sommes entièrement d\u2019accord avec Jackson, Clerf et Mayerson, quoi qu\u2019en disent certains bron- choscopistes, que la solution de nitrate d\u2019argent supérieure a 5% est destructrice dans les bronches.Méme a cette concentration, elle est dangereuse; la manceuvre exige une grande prudence et une grande précision.On ne conseille l\u2019électrocoagulation superficielle trans- bronchique, ou mieux la cautérisation par cautère ou solution cautérisante, que dans les cas d\u2019ulcères indolents sans autres lésions actives aiguës au voisinage immédiat.» Cependant plusieurs auteurs rapportent d\u2019excellents résultats avec le traitement local au nitrate d'argent à 30%.(11) Scharp et Gorham ont rapporté 95% de bons résultats, tandis que Tuttle, O\u2019Brien, Day et Phillips, 70%.Salkin, Calden et Edson soutiennent qu\u2019environ 75% de ces cas guérissent spontanément si la maladie parenchymateuse est contrôlée.Contrairement à ceux-ci, Alexander, Sommer et Ehler ont trouvé, dans leur expérience de 50 thoracoplasties avec tuberculose endobronchique, que le contrôle complet de la lésion parenchymateuse par un collapse adéquat, n\u2019est pas nécessairement suivi d\u2019une amélioration correspondante de la lésion trachéo-bronchique. 1740 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 Pourquoi cette différence immense dans les résultats?Plusieurs facteurs peuvent nous aider à l\u2019expliquer.1° La guérison dépend du type de lésion endobronchique.S'il y a hyperplasie et ulcération, il est clair que ce sera plus difficile.2° L\u2019intervalle entre les applications de NO°*ÀÂg est aussi très important.Elles doivent être faites toutes les deux à trois semaines au plus tard.3° Le patient doit être soumis à une cure sévère comme pour une lésion parenchymateuse.4° La guérison se fera d'autant plus attendre que la maladie durera depuis plus longtemps.D'où indication de les traiter localement le plus tôt possible.5° Le contrôle de la lésion parenchymateuse joue aussi un rôle important.Il est entendu que, si celle-ci est contrôlée, la lésion bronchique guérira plus vite, bien que parfois ce soit cette dernière qui entretienne l'autre.Voici un résumé sommaire de la façon dont le docteur Norman J.Wilson traite localement ses patients souffrant de tuberculose endobronchique.(11) l° Il emploie le NO°Âg à 30% toutes les deux semaines et aussitôt que possible.Il affirme n\u2019avoir jamais eu de sténose résultant de ce traitement.2° Le NO*Ag n\u2019est appliqué qu'aux surfaces d\u2019ulcération et de granulation.8° I n\u2019essaye pas de traiter les sténoses fibreuses parce qu\u2019il n\u2019y a aucune méthode qui puisse donner une dilatation permanente.Cependant, on peut faire faire la dilatation temporaire au spéculum bronchoscopique ou à la pince dilatatrice.4° La biopsie n\u2019est jamais faite de peur de créer des ulcérations.5° Avec des lésions qui répondent bien, il continue les applications à deux semaines d'intervalle jusqu\u2019à disparition d'activité.Ensuite, il espace et fait un dernier examen après 6 mois.6° S'il n\u2019y a pas d'amélioration après un certain temps et qu'une complication, comme atélectasie, réinfection ou suppuration, est imminente, il fait faire la résection pulmonaire.Parfois la thoracoplastie totale est conseillée avec continuation du traitement local.Ce traitement local stimule la guérison, empêche la destruction excessive des tissus et réduit la possibilité de sténose (12).Davies a montré que les cas traités localement donnent de bien meilleurs résultats que les témoins non traités.Ses statistiques montrent que 39% de ceux qui recevaient un traitement local ont été considérés arrêtés, guéris ou bien améliorés et 13% sont morts, tabdis que seulement 11% de ceux qui ne recevaient pas de traitement local ont été considérés arrêtés, guéris ou améliorés et que 26% sont morts.Que penser maintenant du traitement de ces lésions par collapsothérapie?Norman J.Wilson (13) nous dit que l\u2019expérience a prouvé que le traitement par collapse peut non seulement être inefficace, mais qu'il est actuellement dangereux et peut rendre le pronostic plus sérieux dans certains Cas.Les complications rencontrées chez ses patients durant leur collapse sont directement proportionnelles à deux facteurs: l° à l\u2019acuité et à l\u2019étendue de l\u2019évolution bronchique; \u201c 2° au degré de sténose.La raison en est que le collapse cause un relâchement et.un raccourcissement de Ila bronche et augmente ainsi la sténose existante et conséquemment empêche le drainage bronchique.Le pneumothorax serait le procédé de col- lapsothérapie le plus dangereux et la thorz- coplastie, le moins dans ces cas.Après la paralysie du phrénique dans les cas de tuberculose endobronchique, 50% ont fait de l\u2019atélectasie (massive). GRÉGOIRE: TUBERCULOSE TRACHÉO-BRONCHIQUE Il faudrait donc faire une évaluation soignée des bronches là où l\u2019on veut instituer un traitement par collapsothérapie.Dans plusieurs endroits l\u2019on a reconnu la nécessité d\u2019une bronchoscopie avant la thoracoplastie, mais on ne la fait pas avant le pneumothorax, qui est pourtant le procédé de collapsothérapie le plus dangereux dans ces cas.Ceci est absolument inexplicable après\u2019 les travaux de Chamberlain et Gordon dans « Treatment of Endobronchial - Tuberculosis » (Journal vf Thoracic Surgery, nov 1942), de Rafferty et Shields en 1943 et de Tuttle et O\u2019Brien en 1912.Le concept actuel, c'est qu\u2019il ne faut pas traiter la lésion endobronchique comme une maladie isolée, mais comme une complication de la tuberculose pulmonaire.Le type de collapsothérapie à employer pour contrôler la lésion parenchymateuse est gouverné par deux facteurs: 1° le type de maladie parenchymateuse:; 2° le type de lésion endobronchique.Mais depuis ces dix dernières années une avance très importante a été faite dans le traitement de la trachéo-bronchite tuberculeuse par la lobectomie et la pneumonectomie, qui sont devenus des procédés avec une telle marge de sécurité qu\u2019ils peuvent être considérés dans tout programme thérapeutique.Les études récentes ont démontré la limitation et le danger de collapse dans ces cas.Ces études ont établi le fait que, plus l\u2019atteinte bronchique est considérable et étendue, moins les procédés de collapsothérapie ont de chances de réussite.La plupart des auteurs, en effet, sont d'avis que le pneumothorax et la paralysie du phrénique sont contre-indiqués en présence d'une ulcération bronchique ou d'une sténose marquée à cause de l\u2019incidence très forte d\u2019atélectasie consécutive et de la non- expansion du poumon lorsqu\u2019on voudra relâcher le pneumothorax même peu de temps après son institution.1741 Le pneumo et la phréni sont aussi responsables dans ces cas d\u2019emphyséme et d\u2019 infection anaérobique.Si la thoracoplastie complète a donné de meilleurs résultats dans les séries rapportées, elle n\u2019a cependant été appliquée qu'à une fraction des patients atteints de tuberculose endobronchique, la plupart des cas n'ayant pas été jugés opérables.Seuls les cas considérés stabilisés ont été opérés.Malgré ces précautions, l'incidence des cavités sous tension, l\u2019infection de la base et l'expansion active de la tuberculose ont été hautes chez ces patients.Les suites opératoires sont toujours orageuses dans ces cas et la réinfection tardive, dans un endroit éloigné du parenchvme, est fréquente.À cause de la faillite de la collapsothérapie, la résection pulmonaire a été faite chez un nombre croissant de patients avec tuberculose endobronchique.Les docteurs Wilson et Overholt, de Boston (Disease of the Chest, de janv.1945), en rapportent 30 cas, dont 24 avec sténose bronchique et 11 avec ulcération associée.Ils ont perdu en tout 11 patients principalement avant 1942, alors que la technique chirurgicale était variable.Ils n\u2019employaient pas systématiquement la méthode du lambreau pleural pour fermer la bronche et le tourniquet était encore employé.Depuis que les soins pré et postopératoires ainsi que la technique chirurgicale sont standardisés, les résultats semblent meilleurs.Dans un article intitulé « Pneumonectomie totale et partielle dans le traitement de la tuberculose pulmonaire» publié dans The Journal of Thoracic Surgery, de fév.1945, le docteur Janes, de Toronto, rapporte 31 cas de résection en tuberculose pulmonaire, dont 10 pneumonectomies depuis 1940, pour sténose de la bronche souche, et 3 autres pour tuberculose pulmonaire avec bronchectasie associée.Il nous dit que les résultats dans ces cas ont été raisonnablement satisfaisants, mais 1742 qu'il ne faut pas tenter l'intervention si le processus a gagné directement la trachée.Dans un autre article du Journal de chirurgie thoracique de fév.1945, portant sur les résections en tuberculose pulmonaire, les docteurs Wilson et Overholt nous disent que la tuberculose active ou non active de la bronche dans le poumon à enlever, n\u2019est pas une contre-indication et qu'au contraire elle est souvent une indication pour la résection.La question reste de savoir si la résection peut être faite en sécurité à travers une région atteinte de la bronche.Elle a souvent été faite sans fistule consécutive; mais avec des ulcères du moignon bronchique dans 21% des cas.Conclusion Comme conclusion, nous pouvons dire qu\u2019une évaluation du système bronchique est aussi importante que celle du parenchyme, lorsqu\u2019il s\u2019agit de tuberculose pulmonaire et que sans elle l\u2019élaboration adéquate d\u2019un programme thérapeutique est impossible.De plus, en présence de tuberculose endo- bronchique lors de tuberculose pulmonaire, le traitement local, au moins dans les cas d\u2019ulcères indolents et de tuberculomes, vaut la peine d'être employé au début avec ou sans collapsothérapie associée, selon le cas, mais si la lésion endobronchique est plus avancée, ou s\u2019il y a imminence de complication, les procédés de collapsothérapie deviennent contre- indiqués et l'opinion semble orienter de plus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 en plus ces patients vers la résection totale ou partielle de leur poumon malade.BIBLIOGRAPHIE 1.Norman J.WILSON, M.D.: « Bronchoscopie observa- tive in Tuberculous tracheobronchitis.Clinical and Pathological correlation.» Diseases of the Chest, 1: 37; 1945.2.Moses T.STONE: « Clinical Aspects of endobronchial tuberculosis.» Diseases of the Chest, 1: 62; 1915.3.Gertrude SILVERMAN: « Tuberculosis of the Trachae and Major Bronchi.y Discases of the Chest.1: 7; 1945.4.Norman J.WILSON: Tuberculous - tracheobronchi- tis.» Diseases of the Chest, 1: 40; 1945.5.William A.MEISSNER: ( Surgical Pathology of endo- bronchial tuberculosis.» Diseases of the Chest, 1: 22; 1945.6.Norman J.WILSON: « Bronchoscopie observative in Tuberculosis Tracheobronchitis.Clinical and Pathological Correlation.» Diseases of the Chest, 1: 50; 1945.7.McCONKEY et Joseph GORDON: stenosis of major bronchi.» of Tuberculosis, 2: 140; 1944.8.BERKELO et POZNIK: « The radiological findings in tracheobronchial tuberculosis.» Diseases of the Chest, 1: 32; 1945.9.BERKELO et POZNIK: « The radiological findings in bronchotracheal tuberculosis.» Diseases of the Chest, 1: 28; 1945.10.Norman J.WILSON: « Tuberculous tracheobronchi- tis.» Diseases of the Chest, 1: 41; 1945.11.Norman J.WILSON: « Tuberculous tracheobronchi- tis.» Diseases of the Chest, 1: 44; 1945.12.Norman J.WILSON: Tracheobronchitis.» 48: 94; 1943.13.OVERHOLT et WILSON: « Pulmonary resection for Tuberculosis complicated by tuberculous bronchitis.» Discases of the Chest, 1: 72; 1945.« Tuberculosis The American Review « Treatment of Tuberculous Am.Review of Tuberculosis, Ta.ang iy hee EDITORIAL Bulletin de l\u2019HAssoctation es Médecins de Langue Francaise 0¢ UEZimérique on Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 74 \u2014- No 12 Montréal, décembre 1945 UNE INNOVATION DANS LA CONCEPTION ET L\u2019AMÉNAGEMENT DES SOINS POSTOPÉRATOIRES Le progrès naît, dit-on, des erreurs reconnues, contrôlées, corrigées.Ainsi en va-t-il des améliorations des hôpitaux qui se réalisent par la constatation raisonnée de ce qui leur manque pour le bien-être et la sécurité des malades.Cette conception est encore plus vraie pour tout ce qui a trait au geste opératoire et à ses suites.En effet, le succès d\u2019une opération n\u2019est pas en fonction exclusive du geste opératoire proprement dit.Nous sommes à même de constater malheureusement trop souvent qu\u2019il peut être 1rré- médiablement compromis par une préparation inadéquate comme par des complications postopératoires mal soignées.L\u2019ensemble d\u2019un hôpital et d\u2019une installation chirurgicale doit être considéré comme instrument de travail.Si l\u2019instrument est défectueux et mal ajusté, le geste opératoire le mieux compris et le mieux exécuté peut aboutir à un échec.Si bien que de nos jours, un hôpital général doit se concevoir en fonction de ses salles d\u2019opération ou de l\u2019ensemble des blocs opératoires.Ceux-ci doivent être la cellule centrale où aboutissent et d\u2019où émanent les autres départements.La logique veut que le département le mieux conçu et le plus complet à tous les points de vue soit celui où se prennent quotidiennement les mesures les plus urgentes, les plus graves et les plus définitives pour 1743 la vie et la santé des malades.Qui niera, à cet égard, la prééminence du bloc opératoire ?| Ce qui reste à réaliser dans ce domaine est encore, à la lumière des acquisitions nouvelles, aussi considérable que tout ce qui a été fait actuellement.Chaque année, cependant, dans un pays ou un autre, ou dans un quelconque hôpital, d\u2019heureuses innovations sont apportées au système préétabli pour la sécurité des opérés, la plus grande tranquillité des chirurgiens et la facilité de leur travail.C\u2019est ainsi qu\u2019on vient d\u2019attirer tout spécialement l\u2019attention sur l\u2019anesthésie, en tant que geste d\u2019une portée scientif1- que importante lorsqu\u2019il est associé au geste opératoire proprement dit, et sur le sujet anesthésié eu égard aux suites postopératoires qui résultent précisément de son état.Certaines administrations hospitalières ont déjà bien compris, et certains médecins se sont rendu compte, qu\u2019un malade anesthésié, et surtout qu'un grand opéré, doivent être traités de facon particulière, pour ne pas dire privilégiée.dans un grand hôpital qui se prétend progressif et moderne.L'Institution des Mayo de Rochester, qui inscrit à son crédit\u2019 des initiatives heureuses, a fait œuvre nouvelle dans ce domaine depuis plusieurs années déjà.On peut s\u2019en rendre compte en lisant dans le numéro du 5 mai 1943 de Proceed- mgs of the Staff Meetings of the Mayo Clinic un article intitulé: « Annual report for 1942 of the section on anesthesia » (Rapport annuel pour 1942 de la section d\u2019anesthésie).Cet article a été déja minutieusement analysé par le Dr Eug.Allard dans L'Union Médicale du Canada de novembre 1945, sous la rubrique « Anesthésie ».Si nous y revenons au- Jourd\u2019hui, c\u2019est dans l'intention de le situer sous son angle chirurgical, en considérant sa valeur par rapport aux suites 1744 postopératoires et les modifications qu\u2019il peut susciter dans l\u2019aménagement du bloc opératoire.* * * De plus en plus, les membres du service d\u2019anesthésie de l\u2019Institution Mayo sont appelés à participer aux soins que réclament un grand nombre de malades soit dans leurs chambres, soit dans les salles d\u2019opération, leur compétence étant reconnue lorsqu\u2019il s'agit de troubles respiratoires postopératoires, du traitement du choc et de thérapeutique parentérale.Mais citons le Dr Eug.Allard: « Dans le but de diminuer le travail des infirmières dans les départements et aussi de donner aux patients encore anesthésiés les soins biens appropriés, on a établi, depuis mars 1942, une salle d\u2019observation postanesthésique, « P.A.R.».où sont gardés sous bonne surveillance les malades encore inconscients a la suite d\u2019une anesthésie générale.« Certaines considérations pratiques se dégagent de cette innovation.Le malade anesthésié reçoit des soins plus appropriés que s\u2019il retourne directement à son lit excepté s\u2019il bénéficie de l'assistance d\u2019une garde-malade spéciale.Les patients déjà sur les départements reçoivent plus d\u2019attention si la garde-malade n\u2019est pas obligée de demeurer continuellement auprès d\u2019un malade encore anesthésié et agité.« Le personnel des départements reconnaît que c\u2019est là une des meilleures améliorations apportées depuis plusieurs années: 11 ne voudrait pour aucune considération revenir à l\u2019ancien système.« Les patients recoivent les iniections stimulantes, les sérums intraveineux, le plasma et les transfusions sans subir aucun retard, contrairement à ce qui se produit si souvent lorsqu\u2019ils retournent directement à leur lit.Les aides et les médecins qui ont charge du transport des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 opérés peuvent revenir rapidement à la salle d\u2019opération sans aucune perte de temps.| « Le chef anesthésiste juge si le patient doit passer par la salle d\u2019observation post- anesthésique, il recommande son départ pour sa chambre seulement après avoir contrôlé que le réveil est complet et que sa condition ne nécessitera pas une surveillance constante.« L'expérience de 2,071 cas traités dans cette salle en 1942 nous a permis de faire quelques déductions.« Cette chambre doit contenir un nombre de lits égal au nombre de salles d\u2019opération.Le patient séjourne habituellement aussi longtemps dans la salle post- anesthésique que dans la salle d\u2019opération.La salle doit être prête à recevoir les malades environ une heure après le début de la première intervention et se ferme une fois la dernière opération terminée.Tous les patients ne passent pas nécessairement par cette salle: ceux qui ont les services d\u2019une garde-malade spéciale, ceux qui sont déjà éveillés ou ceux qui ont subi leur intervention sous anesthésie rachidienne ou locale peuvent retourner directement à leur chambre excepté s\u2019ils sont en mauvaise condition et nécessitent une surveillance ou des soins spéciaux.Toutes les chambres de l\u2019hôpital ne peuvent être aménagées de tous les accessoires que l\u2019on retrouve dans cette salle tels que: appareils à succion.ballons d\u2019oxygène de carbogène avec inhalateurs, laryngoscopes avec canules in- tratrachéales, stimulants, sérums, plasma.sang, ete.« Le séjour dans cette salle nécessite un transport superflu des malades, mais on a simplifié cette manipulation en employant des civières dont la hauteur correspond à celle des lits; on n\u2019a done qu\u2019à glisser les malades sans faire d'effort pour les soulever. ÉDITORIAL «Tous les lits doivent être protégés sur les côtés dans le but d\u2019éviter la chute des malades agités.Il est préférable de placer cette chambre d\u2019observation sur le même plancher et à proximité des salles d\u2019opération ; de cette façon, les anesthésistes peuvent se rendre auprès des malades sans perte de temps lorsqu'ils sont appelés d\u2019urgence.Si le patient est rendu à sa chambre, souvent bien éloignée de la salle d'opération, l\u2019anesthésiste retarde à rejoindre son patient et son absence de la salle d\u2019opération est beaucoup plus prolongée.Le personnel de cette salle se compose de deux gardes-malades et d'un infirmier avec un aide supplémentaire pour certains jours où les opérations sont très nombreuses.Deux appareils téléphoniques sont en usage dans cette salle afin d'atteindre rapidement et en tout temps un médecin lorsqu\u2019on a un sérum à installer ou que l\u2019état d'un patient nécessite l\u2019assistance d\u2019un anesthésiste.» * * * A cet exposé pertinent et qui a son éloquence propre, nous ajouterons seulement quelques commentaires.Du point de vue du malade, celui-ci a tout à gagner dans ce nouveau système : repos, sécurité, soins immédiats, transition surveillée et progressive.Certes, le malade est soustrait aux yeux de son entourage dès après l'opération et la famille peut parfois considérer cette mesure comme un abus d\u2019autorité.Mais on ne voit pas très bien, en dehors de leur satisfaction sentimentale, ce que les membres de la famille ou les amis de l\u2019opéré peuvent bien venir faire auprès d\u2019un opéré dans les heures qui suivent une opération, alors qu\u2019ils n\u2019ont été d'aucune utilité pendant l'opération elle-même.D'ailleurs, dans un grand nombre de cas, il se passera encore plusieurs jours avant que leur présence soit désirée de l\u2019opéré lui-même; donc à plus forte raison dans les heures qui suivent l\u2019opération.1745 Il faut se rappeler qu'une chambre d'hôpital a un cubage d'air qui doit être réservé pour l\u2019opéré, air qui ne doit pas être vicié par des présences inutiles.Les visiteurs sont-ils porteurs de germes d\u2019infection grippale ou autres?Leur présence alors ne peut qu'être nocive pour un opéré en état de moindre résistance.Celui-ci est un grand malade postopératoire.C\u2019est ce que le publie ne comprend pas et s\u2019il n\u2019est pas d\u2019autres moyens de faire son éducation sur ce point qu\u2019en isolant de lui l\u2019opéré, l'expérience vaut certainement d\u2019être tentée.Du point de vue du chirurgien, la salle d\u2019observation postanesthésique est une libération et une sécurité.S'il opère trois ou quatre patients d'affilée, comme c\u2019est souvent le cas, il se trouve, restant sur le même étage, en contact possible et permanent avec ceux qui viennent de subir son intervention.ll n\u2019est pas obligé de les surveiller par lui-même, mais 1l se salt disponible, ce qui lui permet de se consacrer au patient actuel sans arrière- pensée.Le point de vue du personnel hospitalier ayant été suffisamment illustré, je n\u2019y reviendrai pas.Quant aux anesthésistes, mon expérience m\u2019a prouvé tout le bénéfice qu\u2019on pouvait recueillir d\u2019une étroite collaboration avec eux.Pour le chirurgien ils sont, lorsqu\u2019ils ont la compétence requise par leurs délicates fonctions, des indicateurs.ie dirais même des détectives merveilleux.En les associant à la surveillance de l\u2019évolution postopératoire des malades, en travaillant avec eux en équipe, le chirurgien assure l\u2019efficacité du bloc opératoire, consolide les résultats de son intervention et équilibre le rendement total de tous ceux qui participent avec lui à la tâche de guérison à laquelle il a voué toutes ses forces.Pierre SMITH. VARIÉTÉS e + + + LES ESPOIRS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE! Par Edmond DUBÉ, Doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Mon premier devoir, et c\u2019est un véritable plaisir pour moi, est de vous féliciter.Vous avez terminé une longue étape d\u2019études dans des conditions particulièrement difficiles.Vous avez subi, en effet, les nombreux inconvénients d\u2019un cours accéléré et, malgré vos propres efforts et les sacrifices consentis par le personnel enseignant, une grande partie de votre cours médical s'est poursuivie sur un rythme anormal.Toutes les autorités compétentes sont aujourd'hui d'accord pour admettre que la médecine ne peut s'apprendre à la course et que l\u2019élève doit nécessairement avoir le temps de digérer les nombreuses matières qu\u2019il lui faut assimiler au cours de son séjour à l\u2019Université.Il vous reste cependant une ressource et j'espère que vous saurez en profiter.Vous aurez sûrement l\u2019occasion de compléter votre formation dans nos milieux hospitaliers et à l\u2019étranger et tous ceux qui le peuvent ne devraient pas négliger, pour leur plus grand bénéfice, de saisir cette occasion.L'expérience démontre que la formation post-scolaire ne profite, à de rares exceptions près, qu\u2019à ceux qui la poursuivent avant d\u2019entrer en pratique et il ne faudrait pas attendre et remettre à plus tard des études qui vous sont nécessaires dès maintenant, si vous avez l'intention de vous élever au-dessus de la mêlée.Malgré tous les inconvénients occasionnés par l'accélération, vous avez quand même acquis des notions de médecine qui vous permettront de vous tirer d\u2019affaire.Je ne vous parlerai pas des qualités du médecin, que 1.Communication faite a la Collation des diplomes de la Faculté, le 31 août 1945.\u2014 vous connaissez sans doute, car vous n'auriez pas choisi votre profession, si elles vous étaient inconnues.Cependant, si vous voulez devenir de bons médecins, et je sais quec'\u2019est votre désir, il faudra vous souvenir que votre premier but sera de guérir votre malade, parfois même au détriment de votre bénéfice personnel.Il vous sera nécessaire de continuer vos lectures médicales, de vous tenir au courant des progrès de la médecine et d'apprendre à penser, à apprécier et à analyser vos connaissances pour les appliquer à la clinique et à la thérapeutique.Une formation générale vous sera également toujours utile et je n\u2019ai pas besoin de vous rappeler que l'amour de votre profession vous fera oublier bien des déceptions.Le médecin mérite souvent plus de reconnaissance qu\u2019il ne reçoit de la communauté et il est souvent blâmé pour des faits dont il n\u2019est pas responsable.Il est parfois critiqué par des personnes incompétentes qui sont elles-mêmes loin d\u2019être à l\u2019abri de tout reproche.On oublie que le médecin est humain, malgré ses fonctions, et le loisir que tout le monde réclame aujourd'hui lui est souvent refusé.Le médecin ne connaît pas la journée de huit heures et combien d\u2019entre nous ont l\u2019occasion de s'offrir le repos, même le plus nécessaire.Seul, le désir d'exercer votre profession dans la tradition de nos aînés, vous permettra de mettre de côté les nombreux ennuis qui surgissent souvent à l\u2019improviste.Je ne voudrais pas vous attarder, mais je crois qu\u2019il est maintenant de mon devoir, au risque de vous garder quelques minutes, de vous communiquer nos projets et nos espoirs.* * * l DUBÉ: ESPOIRS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal est arrivée à un tournant de son histoire.Quels sont les projets et les espoirs de ceux qui président à ses destinées ?Pour ce qui est du côté matériel, notre Faculté dispose actuellement d\u2019une partie des locaux dont elle a besoin.Elle ambitionne pouvoir occuper le reste dans un avenir rapproché.Dès maintenant il faut songer à les rendre utilisables.Du côté des études, sant la valeur de ses professeurs, dont la com- tout en reconnais- pétence et le dévouement sans limite ont déjà donné des fruits remarquables, la Direction de la Faculté et son doyen en tête sont obligés de reconnaître que certaines parties de l\u2019enseignement doivent être rénovées.Ils n\u2019oublient pas que la médecine ne connaît pas de frontières et doit être internationale.Une faculté qui ne reçoit pas de sang nouveau, parfois et en partie de l\u2019étranger, est souvent une faculté qui sommeille et qui produit peu.Nous ne devons pas craindre ces transfusions auxquelles recourent avec grand avantage les facultés les plus renommées.Sans aller bien loin, qu\u2019il nous suffise de jeter un regard chez nos voisins.Nous constaterons que leur réputation, justement méritée, est due en grande partie au prestige et au savoir d\u2019éléments étrangers.Les premiers bénéficiaires en ont été les étudiants et par voie de conséquence la communauté tout entière, car une bonne santé est primordiale pour un peuple.Le coût de la formation d\u2019un étudiant en médecine est forcément élevé; chez nous il est manifestement inférieur à la moyenne.Sans prétendre que la valeur de l\u2019éducation médicale soit en rapport direct avec le montant dépensé pour l'instruction de chaque élève, il faut tout de même admettre qu\u2019il est indispensable d\u2019y consacrer les fonds nécessaires.La réputation d\u2019une université, et ceci n'est ni une réflexion désobligeante ni une critique à l'endroit des autres facultés ou écoles, est à l'échelle de sa faculté de médecine et 1747 des médecins qu\u2019elle forme.L'Université de Montréal se doit de ne point l'oublier.En outre, devant la tâche immense qu\u2019il nous reste à faire chez nous en ce qui concerne la santé publique, les autorités compétentes ne sauraient ménager leur aide.La valeur de l\u2019enseignement médical peut être appréciée et jugée par tous ceux qui, de près ou de loin, s\u2019y intéressent, mais nous sommes en droit de penser que ce sont encore les membres du corps médical, particulièrement ceux qui y consacrent leurs efforts et leur temps, qui en sont les meilleurs juges.On ne s\u2019attarderait pas à demander à un avocat d'apprécier la valeur d\u2019un plan d\u2019architecte ni à un architecte de résoudre une question de droit.On semble oublier parfois que la médecine et son enseignement relèvent de la profession médicale, et à ce propos il convient de relever une idée fausse qui a cours et qui est cle croire que la médecine et son enseignement sont comparables à une organisation industrielle où le rendement est souvent en fonction du travail honoraire.On admet difficilement, par exemple, que le personnel d'une faculté de médecine soit assez élevé, car on ne s'arrête pas à penser que nos étudiants, en raison de leur nombre, doivent être divisés en petits groupes et fréquenter plusieurs milieux hospitaliers, pour se familiariser avec les diverses spécialités de leur art.L'enseignement de base, ou pré-clinique, a fait de rapides progrès chez nous depuis quelques années et paraît bien orienté.Il nous faut toutefois préconiser un meilleur agencement de nos divers degrés d'enseignement.Il n\u2019y a aucune raison pour que l'étudiant, au sortir du collège classique, ne soit pas en mesure d'entrer immédiatement en première année de médecine.Car le jeune homme en perdant une année occasionne une dépense appréciable à ses parents et commence sa pratique ou des études post-universitaires à un âge trop avancé.Il ne nous appartient pas d\u2019indiquer le remède que nul n\u2019ignore. 1748 La pédagogie en médecine suit les données de l'expérience et, de nos jours, rares sont les éducateurs qui ne sont pas d'avis que l'étudiant doit être mis en présence du malade dès la deuxième année du cours.Notre programme a été agencé dans ce but et aujour- d\u2019hui le futur médecin passe plusieurs heures à l\u2019hôpital à s'initier aux méthodes difficiles d\u2019examen, et à l'application des notions inculquées.Cette formation, à notre avis, réalisée chez nous par l'enseignement de la propédeutique, est essentielle et mérite d'être poussée davantage.Abordons maintenant l\u2019enseignement clinique, sur lequel il y aurait tant à dire.Con- tentons-nous de souligner que cette partie de l\u2019enseignement est un des premiers soucis de la Direction, qui estime qu'avec son programme d\u2019enseignement par petits groupes d\u2019élèves, elle atteindra le but poursuivi.Cependant, ce but ne pourra être vraiment atteint tant que nous ne disposerons pas de notre hôpital universitaire, pour l\u2019enseignement de base en médecine et en chirurgie.Cet hôpital, nous l\u2019espérons, sera bientôt une réalité qui nous permettra d'améliorer encore notre programme.Les Etats-Unis nous ont montré la voie dans ce domaine.Il y existe plusieurs hôpitaux reliés directement et dans le voisinage immédiat de leurs facultés de médecine.Citons les plus connus: Harvard, à Boston; le Presbyterian, à New-York; Western Reserve, à Cleveland et Rochester, deux villes comparables à la nôtre.Il est à souhaiter que nous ne tarderons pas à suivre l\u2019exemple de nos voisins et que nous aurons, dans un avenir prochain, notre centre médical hospitalier organisé, avec un hôpital général de 500 lits, qui ne demande qu\u2019à être terminé, un hôpital pour enfants de 700 lits, un pavillon d\u2019obstétrique de 200 lits, un pavillon d'isolement de 150 à 200 lits et des pavillons spécialisés suivant les besoins.La réalisation de ce rêve bénéficiera à la fois aux étudiants en médecine et aux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 malades qui y trouveront les compétences que requièrent leurs cas.Puisqu\u2019on en est sur le sujet de la phase clinique de l\u2019enseignement, rappelons le système d'internat inauguré, il y a maintenant longtemps, pour les élèves de la cinquième année, système qui, à notre sens, a largement contribué à améliorer la formation de nos jeunes médecins et qui a haussé grandement le niveau de notre curriculum.Notre programme d\u2019études doit parvenir à réduire le nombre de cours théoriques, afin de laisser à l\u2019élève le temps nécessaire au travail personnel et à la culture générale.* * * L\u2019horizon d\u2019une faculté de médecine ne doit pas être limité à son enseignement; le développement de ses départements de recherches doit être parmi ses premières préoccupations.Avouons-le humblement, il y a beaucoup à faire dans ce domaine, pour lequel des fonds spéciaux sont indispensables.Au cours de l\u2019année, nos laboratoires de recherches n\u2019ont reçu qu\u2019un montant de $4,750.00; un si faible budget ne permet aucun progrès.Ce sont les personnes qui en profiteront le plus qui devraient fournir les fonds pour les recherches, mais hélas ! chez nous, plus qu'ailleurs peut-être, on ne s'en préoccupe pas.Heureusement, une décision récente de la Société d'Administration de l\u2019Université a permis à notre Faculté d\u2019inaugurer prochainement un Institut de recherches en médecine et en chirurgie expérimentales.Cet Institut est appelé à faire briller d\u2019un éclat particulier notre Faculté de médecine et notre Université.L\u2019enseignement post-scolaire est un corollaire de l\u2019enseignement scolaire; aussi, à plusieurs reprises au cours de la dernière année universitaire, la Faculté a-t-elle étudié ce problème et croit pouvoir mettre sur pied un enseignement qui coordonnera et améliorera ce qui existe déjà.Le jeune médecin qui isi ti a _\u2014\u2014\u2014 IR or We 2 ee DUBÉ: ESPOIRS DE LA FACULTÉ DF MÉDECINE vient de recevoir son doctorat et qui désire compléter sa formation doit pouvoir trouver chez nous, au moins, la première partie de ses études de perfectionnement, avant d'aller les compléter à l'étranger, s\u2019il y a lieu, et dans ce dernier cas, avec une préparation lui permettant d'en retirer plus d'avantages.C\u2019est seulement ainsi que nous pourrons recruter le personnel enseignant dont nous avons besoin, facteur de première importance pour notre avenir.Un mot en passant sur le milieu propice à la formation post-scolaire de nos jeunes médecins: à proximité de nous les milieux les plus divers nous sont offerts.Nous aurions bien tort de ne pas en profiter, quand la France elle-même se propose d\u2019y recourir.* * * De quoi demain sera-t-il fait ?Répétons-le: bien que notre curriculum actuel ait ses mérites, 11 y a place pour des réformes, surtout en ce qui concerne la coordination dans les matières de base, dans les sciences pré-cli- niques.Réformes assez facilement réalisables.L'enseignement clinique a un autre aspect.Les spécialités s\u2019enseignent dans des conditions de plus en plus favorables et le jour 1749 n'est pas loin où nos hôpitaux actuels d\u2019enseignement pourront s\u2019y consacrer complètement, en favorisant le plus possible les petits groupes d'élèves.La clinique générale de médecine et de chirurgie aura atteint un état d'excellence quand la Faculté pourra profiter de l'hôpital universitaire, à proximité, avec ses 400 lits publics et, afin que tous les étudiants reçoivent le meilleur enseignement possible, la Direction a déjà décidé de limiter leur nombre à 100 chaque année.| Ces améliorations, aux divers échelons du cours, que nous venons d\u2019énumérer donneront tous leurs fruits avec l'inauguration de l'hôpital universitaire.Notre centre médical universitaire viendra couronner l\u2019édifice pa- titemment construit et placera, nous en sommes sûrs, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal en lice avec les premières écoles de médecine du nouveau et de l\u2019ancien monde.Je m'excuse de vous avoir retenus pendant un temps aussi long, mais il me semble que les élèves qui nous quittent avaient le droit de connaître nos espérances et de savoir que leur Faculté avait des projets sûrement réalisables et qui pourraient leur offrir de l\u2019espoir pour l'avenir. DEVOIRS DES MÉDECINS ENVERS LES MALADES\" Par Edouard DESJARDINS, Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le titre de cette causerie: « Devoirs des médecins envers les malades» a une allure philosophique qui n\u2019est pas de nature à créer, de prime abord, l'atmosphère d'enthousiasme nécessaire au succes d'une conférence.Ce titre a grand air, mais un air de prédication qui me met un peu à la gêne, car les moralistes n\u2019ont jamais eu bonne presse, d'autant plus que, s'ils veulent être pris au sérieux, il leur faut se tenir constamment sur leurs gardes et nulie faiblesse ne leur est permise, ni pardonnée .Les jugements seront plus sévères encore, si le moraliste est médecin; on se moque si facilement du médecin, surtout du gourmet qui défend la bonne chère aux hépatiques, on se gausse si gentiment du médecin qui recommande le repos à ses surmenés et qui, lui, crève d'excès de travail; on raille le médecin à temps et à contretemps.jusqu\u2019au moment où l\u2019on a besoin de lui.Le médecin, bon garçon, a alors oublié les sarcasmes et il se rend à l'appel, car il a appris la haute portée morale du devoir.Georges Duhamel le disait hier: il semble bien que la seule Faculté qui ait une chaire de déontologie soit la Faculté de Médecine.À une époque où tous parlent de la reconnaissance de leurs droits, il semble que bien peu comprennent qu\u2019à ces droits correspondent des devoirs.Le praticien qui fait encore la journée de 24 heures, 30 jours par mois, 365 jours par année, esclave du téléphone et de ses clients, est un apôtre du devoir.Il fait de la déontologie sans effort, le plus naturellement du monde.Monsieur Jutras vous a dit mon expérience déontologique.Elle n\u2019est pas tellement supérieure et se résume à la publication, sous 1.Conférence prononcée à l'hôtel Windsor, le 23 octobre 1945, lors des « Journées médicales annuelles» de la Société Médicale de Montréal.enveloppe d'un petit volume fort anodin, de notes pratiques de déontologie médicale à l\u2019usage des gardes-malades.Ce bouquin eut un succès.très relatif! Témoignages, apparemment sincères, d'approbation des gens sérieux, critiques acerbes des professionnels de la littérature à l\u2019égard de l'amateur, rigolades des petits copains (qui n'auraient jamais eu le courage de «se mettre au blanc»), expressions d'opinions anonymes parfois fort amusantes.J'ai même reçu, par la poste, un fort beau dessin en couleurs.Il voulait blesser mon amour-propre; il n'a réussi qu'à m'\u2019inspirer de douloureux motifs d'humilité.La caricature représentait un magnifique singe savant, fort en ventre, qui, sous son bras gauche, serrait avidement un bidon d'esprit.de vin et dont la main droite venait de laisser tomber un verre.a eau.Le héros de cette fable était assis sur un tapis de luxe recouvert de mégots de cigarettes et de bouts de cigares à demi consumés.Le portrait était surmonté\u2019 de la légende suivante: « I'm the great spirit of the moment ».Les femmes sont impitoyables et d\u2019une cruauté à faire frémir! L'artiste, qui avait lu ma prose, l\u2019avait jugée comme étant à la noix de coco et n'avait pas cru à la sincérité du moraliste qui défendait aux gardes-malades en exercice alcool et cigarettes.Ceci dit, vous comprendrez mon peu d\u2019emballement à courir, avec mes propos philosophiques, le risque de compromettre votre digestion.Mais, j'allais oublier: l\u2019estomac se porte toujours bien qui est l'hôte du.Bis- mol! Messieurs, déontologie.parlons savamment, parlons - 22\" arm = DESJARDINS: DEVOIRS DES MÉDECINS ENVERS LES MALADES Cette science est vaste, car elle couvre 760 pages dans l\u2019ouvrage du Père Payen; elle est condensée dans le Serment d\u2019Hippocrate et un peu plus élaborée dans le Serment des Membres de la Conférence Laënnec de Paris.Il m'est impossible de l\u2019étudier à la manière classique, il me faudrait des heures.Je vais donc, avec votre permission, faire -Un accroc à la tradition et renverser la proposition.Au lieu de vous expliquer la conception qu'un médecin doit avoir de ses devoirs envers les malades, j'ai cru qu\u2019il ne serait pas mauvais que les malades soient appelés à nous donner leur opinion à ce sujet.À cette intention, j'ai organisé auprès d\u2019un grand nombre de malades un petit referendum.a la maniére du « Gallup Poll ».Fort des brillantes statistiques de ce tribunal de l'opinion publique et du pourcentage si minime de ses erreurs, j'ai calculé que mes chiffres ne se tromperaient que dans une infime proportion.soit: aux environs de 0.0001%, un 10/1000e de 1 pour cent! J'ai interrogé ces malades sous différents chefs et j'ai établi la proportion des réponses positives.Ma question était ainsi rédigée: « Mise à part sa compétence professionnelle, laquelle des cinq qualités suivantes vous a le plus frappé chez votre médecin ?» 1° Dévouement, zèle, promptitude à l\u2019appel; 2° Sympathie, bonté compatissante; 3° Patience inlassable, douceur; 4° Dignité, politesse, amabilité: 5° Allure de grand maître, port splendide de la tête, langage savant et toilette vestimentaire extravagante.Les réponses à mon interrogatoire donnèrent les chiffres suivants: Dévouement, zèle, promptitude à l\u2019appel: 52% Sympathie, bonté compatissante: 40% Patience inlassable, douceur: 6% Dignité, politesse, amabilité: 1.5% 1751 Allure de grand maître, port splendide de la tête, langage savant et toilette vestimentaire extravagante: .5% La réponse à ce questionnaire est claire.Il n\u2019est, pour le malade, rien de plus sacré que sa personne et rien ne lui est plus cher que sa propre santé.Nous aurions tort de ne pas toujours et constamment nous le rappeler.Le malade souffre-t-il du ventre, le centre de ses préoccupations passe par l'ombilic; s\u2019il a mal à la tête, ses soucis seront confinés à la boîte crânienne; se plaint-il du cœur, il n\u2019est pas d'autre bruit qu\u2019il n\u2019entende; croit-il à une atteinte rénale, l\u2019axe de ses pensées passe par la colonne dorso-lombaire; l\u2019œil, la gorge, les oreilles sont-ils atteints, rien ne l\u2019intéresse qui ne regarde, ne touche ou ne frappe l\u2019organe en souffrance.Chaque malade n'a qu'un problème: le sien.Personne n\u2019est plus souffrant que lui- même et il est fort convaincu que son cas seul (comme il dit) doit intéresser le médecin.Pour atteindre au succès, le médecin doit être fin psychologue; ce qui lui permettra de comprendre que, quels que soient l\u2019âge, le sexe ou l'occupation du malade, que celui-ci soit jeune ou vieux, homme ou femme, chef d'industrie, grand politicien, simple ouvrier, femme de lettres, artiste de la radio ou collégien, il n\u2019est qu\u2019une manière de le satisfaire: c\u2019est de lui prouver que l\u2019on s\u2019intéresse à lui.* * * Le malade n\u2019exige pas du médecin qu'il soit beau, ni photogénique, que sa poitrine soit couverte de décorations, qu\u2019il soit éloquent ou très érudit et d\u2019une exquise distinction, que les murs de son cabinet de consultations soient cachés sous les parchemins; non, le malade est prêt à accorder sa confiance au médecin qui la mérite.Il aime que son médecin lui soit dévoué et qu\u2019il réponde avec promptitude à son appel; le malade n\u2019admet pas que le médecin montre de la négligence 1752 à son endroit.Si la bonté et la sympathie aident à parer la personnalité du thérapeute, si la patience et la douceur calment les angoisses, rien ne vaut plus, pour celui qui souffre, que le dévouement.Cette qualité n\u2019est possible qu'à ceux qui ont l'amour de leur métier.* * * Vous m\u2019avez, sans vous en douter, mon cher Jutras, donné une précieuse inspiration.La vue des toiles que vous avez œuvrées pendant vos vacances dernières m\u2019a impressionné.Comme j'ai un fort esprit d\u2019imitation, j'ai pensé que ma démonstration déontologique serait plus claire si elle était illustrée.L\u2019image frappe l\u2019œil et l\u2019esprit.J'ai donc, à mon tour, osé peindre, et je vous présente aujourd'hui un tryptique à la mode ancienne: trois médaillons; au-dessous, trois noms d'emprunt: F£LIx, PACÔME et OCTAVE; trois profils de médecins adorés de leurs patients et tels que vus par eux; trois caractères de notre temps; trois figures, les unes peut-être discutables dans leur ensemble, mais toutes trois invulnérables au chapitre: confiance du malade.FÉLIX était un chirurgien de grande renommée.Né sous une constellation favorable, tout semblait lui sourire dans la vie, la Providence lui ayant dévolu largement ses dons les plus précieux.Solide, de belle prestance, distingué et se présentant bien, sans morgue ni prétention, il savait se mettre au diapason de ses patients, qui, frappés de son assurance et de la maîtrise de son art, se sentaient tout de suite en confiance.L\u2019opéré le voyait entrer dans sa chambre sans angoisse, mais, au contraire, plein d\u2019espérance, car il le saluait dès l\u2019entrée, de son sourire large et d\u2019un regard chargé de bonté compatissante.Le malade avait l'impression fort nette qu\u2019il était aimé de celui qui avait pris la responsabilité de sa vie.Il ne le brusquait pas et ses pansements, quoique fort douloureux, ses examens, bien que pénibles, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 étaient toujours acceptés sans cris, sans récriminations.Il avait la fermeté du geste et ne marchandait pas son dévouement; bien plus, il savait trouver les paroles qui réconfortent.Bref, il inspirait à ses malades des sentiments d\u2019attachement.Félix sut, par sa sympathie agissante, par son comportement auprès de ses malades, se faire aimer d\u2019eux intensément et gare à celui qui aurait osé médire de Félix devant un de ses anciens opérés.* * * Gare aussi à celui qui aurait insinué une méchanceté ou glissé une petite rosserie à l\u2019endroit de PACÔME, l\u2019hôte de mon deuxième tableau.Il serait écorché vif, car Pacôme possédait une qualité extraordinaire: le magnétisme personnel.Il paraissait hypnotiser ses patients et il gagnait, dès le premier contact, leur confiance entière.Ses malades n\u2019avaient jamais l'idée qu\u2019un autre que\u2019 lui pût être capable de comprendre leur cas.Il savait imposer et par son allure et par ses gestes et par ses paroles.Il avait compris \u2014 car il était perspicace et d\u2019esprit subtil \u2014 que le principal souci, que l\u2019unique préoccupation du malade, c\u2019est lui-même, que le malade n'aime rien tant que de se faire entendre, que de se faire palper, examiner et interroger sur ses malaises.Il avait compris que les malades sont touchés de recevoir leur traitement (piqûres ou pansements) au jour et à l'heure promis, des mains mêmes de celui à qui ils se sont confiés et qu\u2019ils attachent une importance extrême à ce souci d'ordre supérieur.Il est impossible à un esprit impartial de ne pas admirer le souci constant que Pacôme a toujours affiché de se consacrer sans négligence à ses malades et de leur donner le meilleur de lui-même.Entre ses mains, les malades avaient l'impression que leur avoir le plus précieux, leur existence, était en parfaite sécurité.C\u2019est que Pacôme, sympathique, ÿ Jeu DESJARDINS: DEVOIRS DES MÉDECINS ENVERS LES MALADES dévoué et zélé pour ses malades, avait gagné leur confiance, leur estime et leur admiration.* * * Il n\u2019avait pas le monopole de la sympathie, car OCTAVE, sur ce chapitre, le dépassait en réputation.Celui-ci était un modèle de douceur évangélique; ayant l\u2019apparence du roseau penché par le vent, son corps frêle abrite une âme d\u2019élite et un coeur généreux.Avec un petit air innocent, cet homme vous dit des vérités parfois terribles, mais il vous les dit d'une manière si gentille, d\u2019une manière si simple qu'il ne blesse jamais.Ses malades l\u2019adorent; ils lui restent fidèles malgré que les ans s'accumulent sur sa tête et que son échine se courbe à chaque décade de plusieurs degrés.Les malades ont toujours trouvé en lui un médecin fidèle à l\u2019appel, un médecin toujours au poste à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et il ne manquait pas de me dire, il y a peu de temps, qu\u2019il n'avait jamais pris de vacances et que, dans le plus fort de sa clientèle, la consolation que lui apportait la guérison de ses malades suffisait à le réconforter.Si Octave n\u2019a jamais su se fâcher, il a, malgré tout, toujours inspiré le respect et l\u2019autorité.Il savait trouver les paroles qui touchent et ne quittait jamais son malade sans lui dire les mots rituels: « Sursum corda ».Octave était bienveillant à ses malades et leur laissait raconter leurs petites misères à leur façon, les écoutant en bon père de famille et leur donnant les conseils appropriés.Les patients trouvaient en lui un véritable directeur spirituel.Il n\u2019était pas étroit d\u2019esprit et le scrupule chez lui n\u2019existait que dans une pratique extraordinaire des vertus professionnelles.Humble, il ne cherchait jamais a se mettre en évidence lorsqu\u2019il était demandé en consultation et il fut toujours déférent pour ses patients et pour la famille de ses malades.Il ne cherchait pas à imposer son choix d\u2019un consultant ou d\u2019un spécialiste.Doué d'une grande conscience professionnelle, il examinait bien ses malades et, grâce à une expérience que peu de médecins ont possédée, il savait prescrire.* * * Monsieur le Président, mes dessins sont faibles et infidèles, ma technique est imparfaite.La thèse que je défends valait mieux que mes pâles illustrations.Cette triple fresque, commandée par la dévotion des malades, méritait un meilleur artiste.Les reconnaî- trez-vous si, à l\u2019instar d\u2019une charade, je vous dis que mon premier vient de mourir, couvert de gloire; que mon second pouvait être comparé, par un de ses meilleurs malades, à un mandarin, et que mon troisième circule, beau temps, mauvais temps, par tous les quartiers de Montréal, en sa vénérable Packard.Ce dernier est l'image parfaite du médecin de famille.J'aurai une reconnaissance éternelle pour ce dernier, puisque je le vis, pendant des semaines, il y a trente ans, se pencher à mon chevet et, si je suis encore vivant, c'est à lui que je le dois; si je fais avec goût de la déontologie, c\u2019est qu\u2019il m\u2019en a donné le parfait exemple.Voilà, Messieurs, le résultat de mon enquête auprès d\u2019un certain nombre de malades.Si le malade fait appel à l\u2019esprit scientifique de son médecin, il est profondément ému quand il se sent aimé de ce dernier.Je m'adresse, pour terminer, aux plus jeunes.Il faut qu'ils retiennent que l\u2019exercice de la médecine n\u2019est pas toujours agréable, qu\u2019il comporte des moments fort pénibles, même douloureux.Le chirurgien n\u2019est pas gai, qui salue le retour à son cabinet de consultations d\u2019un opéré de hernie se présentant avec une récidive; le chirurgien ne se réjouit pas fort de reconnaître chez un client récent une éventration postopératoire; il lui est très génant de consoler un ulcéreux peptique, ancien gastrectomisé, ou d\u2019affronter l\u2019hystérectomisée qui se plaint parfois beaucoup plus après l'opération qu'avant. 1754 Que de sources d'humilité, Messieurs ! Je les laisse à votre méditation.Je n'ai pas le temps de parler, ni des revendicateurs, ni des patients qui pratiquent l\u2019art épistolaire comminatoire, qui vous écrivent pour vous dire.que vous n'avez pas su les guérir, ou encore que votre traitement les a rendus plus mal.Que voulez-vous, la reconnaissance humaine est infiniment rare.Vous avez pu en juger admirablement par les expressions d'opinion que l'envoi de votre note d'honoraires déclenche chez certains: colère, négation des services rendus, accusations, mépris, contestations et refus.Il est, cependant, des esprits différents: ceux-ci nous apportent joies et consolations.Et je ne saurais mieux terminer cette causerie sans vous lire quelques passages d\u2019une lettre d\u2019un malade à son médecin: «Mon cher docteur, « Je veux ajouter que si Dieu me prête vie, je me propose d'essayer de compenser un jour de quelque façon, au moins en partie, ce que vous avez omis, par bonté, de mettre dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 votre compte.Pour le moment, à part mon salaire, je suis pauvre comme le sel.« J'ai été traité durant ma maladie comme un frère et non pas comme un ordinaire patient.Toute cette générosité, je ne veux pas me faire de fausse honte à ne pas la cueillir dans la même pensée avec laquelle vous la faites.Je garde l'espoir de pouvoir un jour vous manifester ma gratitude.«Il y a dans le cœur des médecins des trésors de bonté qui émeuvent le coeur et qui donnent de la douceur à cette douloureuse humanité.« C\u2019est quelque chose d'être un grand chirurgien ou un grand médecin, mais l\u2019un et l\u2019autre prennent une autre stature quand ils sont doués en même temps d'une grande âme.A ces hommes de bien, je suis redevable d\u2019une manifestation d'extrême bonté dont je ne pourrai m'\u2019acquitter que par une reconnaissance éternelle.» Ces lignes résument, à mon sens, ce que je voulais vous démontrer: les devoirs du médecin envers ses malades. LES MÉDECINS ET LES HÔPITAUX ! Par Émile BLAIN, Hôpital H s\u2019est toujours trouvé des gens pour compatir à la douleur des autres et pour chercher à la soulager.C\u2019est de ce sentiment que naquit jadis la médecine.Avec le temps cette sympathie envers les malades se développa, et, l'esprit civique aidant, prit graduellement la forme d'une responsabilité collective.C\u2019est de ce geste de solidarité que sortirent les hôpitaux.Depuis lors, médecins et hôpitaux coexistent; les deux se complètent pour faire un tout.Leur vie est si intimement liée qu\u2019au- jourd'hui on imaginerait mal les médecins sans les hôpitaux, et encore plus mal les hôpitaux sans les médecins.Médecins et hôpitaux sont entrés dans le monde pour y rester.Et puisqu'ils sont si essentiels les uns aux autres, il n\u2019y a pas de raison valable qui les empêche de s'unir pour travailler à atteindre conjointement leurs fins.Seulement, pour y réussir, il faut de toute nécessité que les deux partenaires se connaissent, s'apprécient, et se rendent mutuellement service.Si par impossibilité ces deux asso- clés en arrivaient à différer d'opinion sur des points fondamentaux, comment pour- raient-ils, je vous le demande, remplir leurs missions et se supporter par surcroît?* * * Dans ce problème médico-hospitalier, de qui s'agit-il et de quoi s'agit-il en somme?Des deux intéressés que je viens de mentionner évidemment; mais, chose étrange, il s\u2019agit d\u2019abord et avant tout d\u2019une tierce personne, le malade.Aussi n'est-il pas inutile de rappeler que les médecins et les hôpitaux n\u2019ont de raison d\u2019être que dans la mesure où le malade existe 1.Communication aux « Journées médicales annuelles» de la Société Médicale de Montréal, octobre 1945.Notre-Dame (Montréal).d'abord.La chose est tellement évidente qu\u2019on a parfois tendance à l'oublier.Ceci étant admis, constatons ensuite que la profession médicale a priorité d'importance sur l\u2019organisation hospitalière.Il y avait déjà bien des siècles que les thérapeutes exerçaient leur art quand les hôpitaux virent le jour.Comme le besoin crée l\u2019organe, prétend-on, il paraît établi que les médecins sont encore plus nécessaires à la société que ne le sont les hôpitaux.S'il y a de nos jours des hommes qui n\u2019ont jamais eu recours aux lumières d\u2019un praticien, combien plus nombreux sont ceux qui ne connaissent de l\u2019hôpital que le nom ! Le traitement, c\u2019est d\u2019abord et surtout le médecin: médecin de ville, médecin de campagne, médecin du service provincial ou municipal, médecin des grandes entreprises industrielles, etc.C\u2019est lui le dispensateur initial et logique de la guérison.Que voulez- vous.C\u2019est ainsi et nous n\u2019y pouvons rien changer ! Dans l'échelle hiérarchique, ce n\u2019est qu\u2019après que viennent les hôpitaux.On les voit élever dans nos villes leurs silhouettes plus ou moins gracieuses, et offrir aux malades des facilités de diagnostic et de traitement, et aux médecins des conditions de travail plus favorables.Dans la question qui nous occupe présentement, voilà de qui il s\u2019agit.Nos trois personnages sont situés.Il suffit de les décrire, chacun dans sa sphère, et de les observer dans leurs contacts, pour découvrir leur interdépendance.Du même coup, on définit leurs relations, et c\u2019est bien cela dont il s\u2019agit.* * * Sur ce sujet, la littérature n\u2019est pas copieuse, mais pas du tout.C'est un aspect relative- 1756 ment nouveau de l\u2019activité sociale.Et ceux qui osent en parler explorent des chemins difficiles, s'exposent même à des remontrances.Puissent-ils ne se faire taxer que de témérité !.* * * N'oublions jamais qu\u2019un malade présente ceci de particulier.qu\u2019il est malade.Comme tel, il échappe jusqu\u2019à un certain point à nos classifications les plus savantes.Il faut le prendre comme il est, sans étiquette trop précise.Sa seule qualification de malade le place au-dessus des considérations ordinaires.En général, il ne s\u2019intéresse que médiocrement a l\u2019art de se bien comporter en public et, en particulier, a horreur des convenances usuelles, se soucie peu des multiples règlements des hôpitaux, et ignore totalement le manuel « d'étiquettes pour malades » d\u2019ailleurs encore inexistant.Une seule chose l\u2019obsède, sa guérison.Le reste lui est bien indifférent, et je le comprends.Eh bien ! c\u2019est cet être étrange, ce désaxé temporaire qui s'impose comme l\u2019objet principal de nos attentions.Il devient notre patient chez lui, à notre bureau, ou à l'hôpital.Les caprices de la vie ont pu en faire un Crésus, un travailleur qui lutte de justesse contre la misère, ou un simple gueux qui n'a pour tout bien que sa santé actuellement compromise.Mais, quel que soit son degré d\u2019éducation ou de fortune, c\u2019est un homme.Et, à ce titre, il mérite notre compassion.Du moins, c\u2019est ce que la profession médicale a toujours cru.Et ce principe de solidarité, les médecins le respectent presque instinctivement.Pourquoi faut-il que, dans la grande famille humaine, ils aient si peu d'imitateurs?Bref, c\u2019est pour ce malheureux que le médecin existe; et c\u2019est en lui que les hôpitaux trouvent leur raison d\u2019être.* * * La classe médicale comprend deux catégories: les praticiens extra-hospitaliers et les médecins des hopitaux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 Les premiers sont en rapports moins continus avec le mécanisme des hôpitaux.Cela n\u2019enlève rien à leur habileté professionnelle, pas davantage à leurs qualités de citoyens renseignés.leurs quelques relations avec les hôpitaux, même si elles sont pénibles durant cette crise d\u2019encombrement, leur fournissent néanmoins l\u2019occasion d'apprécier les services qu'en leur y rend.Pourvoyeurs de clientèle hospitalière, ils méritent le meilleur des accueils, et la bonne gouverne exige qu'on prenne toujours leur avis en considération.Mais, dans cette étude, 1ls sont les premiers à admettre qu'ils ne sont pas les plus intéressés.Tel n\u2019est pas le cas des médecins des hôpitaux qui eux vivent là, pour ainsi dire.Dans la fréquentation quotidienne des services, ils voient de près les grandeurs et les misères de nos institutions.S'il y a dans les hôpitaux des médecins à traitement fixe, qu\u2019on appelle fort improprement des salariés (le mot me répugne), ce n\u2019est que le petit nombre.La plus grande partie sont des médecins volontaires qui n'ont d'autre rémunération que celle de leurs clients privés.Soulignons ce fait pour que le public l\u2019apprenne bien s\u2019il ne le sait déjà.Les médecins des hôpitaux ne reçoivent rien pour les.soins qu\u2019ils prodiguent aux indigents.Et s\u2019il arrive qu\u2019en certains endroits, ils touchent une minuscule gratuité, ce n\u2019est guère plus qu'il n\u2019en faut pour défrayer le coût de leurs déplacements.Mais le médecin qui fait partie d'un hôpital n\u2019est pas sans en retirer quelques avantages.Cela va de soi, car autrement la plus belle générosité finirait peut-être par se lasser, et il n\u2019y aurait plus de recrutement possible.Soyons francs ! Il n\u2019est pas à dédaigner de vivre au milieu de confrères qui sont souvent nos amis, qui parlent le même langage que nous, qui prennent intérêt à nos discussions (scientifiques ou autres), qui partagent les mêmes responsabilités, les mêmes inquiétudes et les mêmes consolations.= Qu fé cour gb | BLAIN: MÉDECINS ET HÔPITAUX On peut y acquérir une expérience professionnelle de bon aloi qui n\u2019est pas incompatible avec une réputation qui a la bonne idée de grandir.Certains y apprennent à devenir des chefs de file; d\u2019autres y puisent des leçons de sagesse, de discipline et d'abnégation.Là comme ailleurs, on ne reçoit rien sans avoir à donner en échange quelque chose.Le médecin d'hôpital abandonne à son institution le meilleur de sa vie active.Il y passe des jours et souvent des nuits à travailler dans l'anonymat, se pliant aux règlements, qui ne sont pas toujours agréables, et souffrant, par- ci par-la, de quelques contrariétés plus ou moins ameres.Durant ses premieres années, il perd dans ce milieu une bonne part de sa personnalité.Mais, par un juste retour des choses, on dirait qu'avec le temps, la personnalité qu\u2019il avait sacrifiée au prestige de la maison, l\u2019hôpital la lui rend agrandie.On disait au début: «Le docteur X est heureux de faire partie du personnel de l'hôpital Y »; on dit plus tard: « L'hôpital Y est heureux de compter le docteur X dans son personnel ».Ainsi, par un échange de bons procédés, les deux partenaires s\u2019aident sans trop le savoir, sans toujours le réaliser suffisamment.Mais l'association entre employeur et employé existe bel et bien.L\u2019un fournit le cerveau et les doigts, l\u2019autre l\u2019ambiance voulue.Pour tout cela, le médecin d'hôpital n\u2019en reste pas moins astreint à toutes les rigueurs du code d'honneur professionnel.Et pour ne mentionner que quelques-unes de ses obligations, il doit: 1° Etre compétent, soucieux de se perfectionner sans cesse, et garantir par la droiture de son caractère et l\u2019intégrité de sa morale la réputation de l\u2019hôpital où il dirige ses propres clients.2° Garder le secret professionnel.3° Observer la plus grande ponctualité envers ses malades, son institution, et ses collègues.1757 4° Savoir être patient, délicat et respectueux.5° Protéger son hôpital et s\u2019abstenir de tout ce qui pourrait nuire à son bon renom.C\u2019est dire que le médecin d'hôpital se crée, dans ses fonctions, de nouveaux devoirs.S\u2019il reçoit des avantages, il les paie de sa personne et de ses manières.Au surplus, il contribue, par son travail technique et par l'apport financier de ses patients, à l\u2019expansion scientifique et matérielle de l'établissement.* * * En face de ces conditions exigées des médecins, quels sont les obligations et privilèges de l'hôpital même ?Car lui non plus ne saurait équitablement échapper à toute contrainte.Les principes capitaux qui doivent inspirer les autorités hospitalières dans leurs relations avec les médecins s'appellent le savoir-faire et la compréhension.Quel que soit le genre d'organisation administrative en jeu, cette double loi s'impose.Je sais bien qu\u2019un hôpital doit opérer sans mépriser complètement le génie des affaires, mais un hôpital n\u2019est pas une aventure commerciale.Avant d\u2019y entrer comme fidéicommis, les dirigeants font bien de laisser à la porte un peu de leur déformation professionnelle ou de leurs conceptions trop mathématiques.Ici, il n\u2019est plus question de profits.Ou plutôt, le sens des mots change avec l\u2019habitat.Les recettes brutes se confondent avec l'amélioration de la santé publique; les recettes nettes, avec la guérison du malade.Assurément, il ne faut pas tomber dans l\u2019ex- ces contraire, et s\u2019imaginer qu'un hôpital peut vivre uniquement de l'air du temps et de la gloire de ses médecins.Non, l'hôpital a besoin de doilars et de sous pour accomplir son œuvre, et ceux qui l\u2019oublient sont gens bien distraits.Entre ces deux théories opposées, il y a place pour un moyen terme, semble-t-il.La 1758 formule désirable serait peut-être un heureux mélange de l'idéalisme dont on accuse parfois, avec raison, certains médecins, et du réalisme intense dont on blâme, avec autant de raison, certains non-médecins.L'hôpital, n\u2019étant donc pas une maison d'affaires comme une autre, doit être administré financièrement comme.un hôpital.Il se trouve même des gens qui croient que le principal souci de la Direction ne devrait pas se limiter à contrôler sagement les recettes et les dépenses, mais à trouver, en dehors des revenus réguliers, les fonds extraordinaires voulus.« L'objectif primordial d\u2019un hôpital, c'est de rendre aux malades et aux blessés des services médicaux adéquats; toute idée de récompense ou de gain pécuniaire devant rester une considération secondaire.» (MacEachern.) En effet, depuis la standardisation minima acceptée de nos jours en Amérique du Nord comme base de classification, on reconnaît à l\u2019hôpital moderne quatre fonctions bien précises: 1° Le soin des malades et des blessés.20 l\u2019éducation médicale des médecins, des gardes-malades, et autres membres du personnel.3° La prévention des maladies et l\u2019amélioration de la santé.4° L\u2019avancement des recherches en médecine scientifique.Pour remplir ces fonctions, l'hôpital doit compter exclusivement sur son personnel médical, la question de finances mise à part.Or ce personnel dépend, pour ce qui en est de son efficacité, sur les nominations que font ou que ratifient les autorités.C\u2019est dire la lourde responsabilité qui incombe aux directeurs dans le choix de leurs médecins.Selon qu'ils savent s'attacher ou retenir tels ou tels canditats, la vie et la santé des patients seront entre plus ou moins bonnes mains.Et le succès ou la médiocrité de l\u2019affaire deviendront une conséquence directe de leur jugement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLErIN A.M.LF.AN.\u2014 Montréal, décembre 1945 L'hôpital conserve toujours le droit d user de discipline envers son personnel, car des incompétents, des maladroits ou des indésirables peuvent se glisser dans ses rangs.Mais il n'est pas bon que l'hôpital se transforme en cour de justice pour réprimander au grand jour ses subordonnés.S'il y a des reproches \u2018à adresser, voire même des condamnations à appliquer, qu\u2019il les fasse avec discrétion, sans humilier personne.Pas de faiblesse ni fanfaronnade; beaucoup de prudence et un brin de charité.Car, à bien y penser, il n\u2019existe entre la Direction et les médecins qu'une entente de gentilshommes.Aussi est-il délicat de faire fonctionner la guillotine sur la tête de gens qui ne reçoivent comme salaire que des récompenses morales.C\u2019est cette particularité qui, à mon sens, rend les relations si fragiles entre ce patron et ces employés nouveau genre.À la rigueur, on comprend qu'on puisse dire à quelqu'un qu'on paie bien: « Monsieur, je vous donne tant de dollars pour votre rendement; je trouve que vous ne les valez pas, allez-vous-en !» Mais comment voulez-vous tenir ce langage à quelqu\u2019un qui n\u2019exige pour ses services que la satisfaction du devoir accompli et la perspective d'une renommée problématique.Pour faire naître et maintenir l'harmonie et la coopération indispensables au bon fonctionnement, l\u2019hôpital doit avoir confiance en ses médecins, et, qui mieux est, savoir le leur prouver quelquefois.La confiance, voyez-vous, est un sentiment qui joue des deux côtés; quand on veut l'avoir de quelqu'un, on doit commencer par la lui accorder.Parmi les causes possibles de dissension, on peut signaler le fait que l'hôpital peut parfois accepter comme patients indigents des malades qui sont capables de payer leurs médecins.C\u2019est vendre une marchandise dont on ne dispose pas, et c\u2019est ignorer trop facilement les besoins de gagner de la classe médicale.En général, les médecins ne se font pas tirer l'oreille pour faire la charité a qui RS DO PES PS SEC PES PE PI RES BLAIN: MÉDECINS ET HÔPITAUX de droit.Encore n\u2019aiment-ils pas qu\u2019on abuse sans motif de leur désintéressement.Et de même que la dichotomie n\u2019est pas permise aux médecins, il n\u2019est pas plus admissible que l'hôpital touche des émoluments sous de fausses représentations.Le libre choix du médecin est une autre prérogative qu\u2019on a tendance à mettre de côté, et c\u2019est dommage.Le client payant a le droit de se confier à qui il veut.Et dans certains milieux américains, par exemple, on commence à se demander pourquoi les anesthésistes, les radiologistes et quelques autres échappent à la règle.L'hôpital qui se respecte ne s'immisce pas arbitrairement dans la pratique de ses médecins.Ils sont mieux préparés et mieux placés que lui pour juger des circonstances, des maladies et des traitements.On doit leur reconnaître assez de conscience pour ne pas entraver sans raison très grave leur liberté d\u2019action.De maladroites interventions de ce genre deviennent vite des causes de discorde.L'administration hospitalière est logiquement tenue de faire preuve, envers son personnel médical, de loyauté et de sincérité.Elle l\u2019a choisi à son goût; il lui appartient de l\u2019outiller, de l\u2019encourager, de le protéger et, au besoin, de le défendre.Ce serait une erreur de le dédaigner; ce serait une faute impardonnable de le mépriser.Elle a droit de sa part à de la déférence et à du dévouement; elle lui doit au même titre du respect et de la considération.Avant la découverte de l\u2019opium, on avait en certains vieux pays une façon assez radicale de calmer la douleur.La technique consistait à asséner sur le crâne du malade un coup de maillet appliqué par une main experte.On nous assure que, sous l\u2019effet de 1759 cette médication, le patient perdait la sensation de la douleur.Il s'agissait, bien entendu, de calculer juste et de ne pas endormir pour toujours et la douleur et le patient.Ce temps-là est révolu.La pratique médicale devient de plus en plus scientifique, et les hôpitaux doivent accentuer le pas pour garder la même cadence.Les méthodes modernes, quoique moins drastiques, accordent aux malades plus de sécurité et de confort; les hôpitaux voient s\u2019accroître leurs responsabilités et se compliquer davantage leurs relations avec les médecins.À travers cette évolution rapide du progrès, les deux partenaires chargés du soin des malades doivent garder toute leur lucidité et toute leur sérénité.La tâche est assez ardue pour qu\u2019ils ne s\u2019embarrassent pas d\u2019obstacles évitables, encore moins qu\u2019ils ne s\u2019en suscitent l'un à l\u2019autre.Devant la grandeur du but poursuivi, ils n\u2019ont pas d'autre alternative que celle de travailler de concert.La chose est possible.Il suffit que chacun des deux associés comprenne bien les fonctions qui lui sont propres, et s'attachent à les remplir fidèlement.Que chacun se mêle de ses propres affaires, et ne pense à celles du voisin que pour l'aider.Le tout doit se réaliser sur une base d'appréciation et de con- flance réciproque.Sur cette simple formule repose le succès du contrat.Quand on n'a pas, de part ou d\u2019autre, ce qu'il faut pour coopérer, il vaut mieux se retirer pour ne pas nuire.Le malade vaut plus que les susceptibilités de chacun, et l\u2019œuvre infiniment plus que les personnes.Le soin des malheureux n\u2019est pas une partie facile à jouer.Pour la gagner, rien n\u2019est puissant comme le cœur du philanthrope et la tête du médecin. CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE 2 + DES TETES \u201cCROCHES\u201d Par Roméo BOUCHER.Qu'on me pardonne cette expression par trop canadienne que j'emprunte à une lettre que je viens de recevoir.« Monsieur », me dit-on, « votre papier sur l'instabilité des chefs m'a déçu.Il y a tant de choses que vous auriez pu dire pour nous éclairer, nous, les praticiens.Par exemple, sur ceux qui se tiennent la tête croche.» «Mon cher ami», m'\u2019écrit un autre, « pourquoi ne pas nous faire la séméiologie de la tête par région?On nous enseigne à chercher des tas de choses avec nos stéthoscopes et nous ignorons même l\u2019art de lire sur un visage les petits signes toujours très importants qui s\u2019y impriment.D'ailleurs, nous connaissons tous des forts en stéthoscope qui ne valent pas le c.(je cite textuellement!) pour faire un diagnostic et d'autres qui manipulent vaguement l'appareil et qui sont des as d\u2019'intuition et d\u2019observation clinique.De plus.» Hé! Messieurs, vous allez un peu fort.Tout de méme, merci de vos amicales remontrances (pour ne pas employer un terme plus énergique, moins poli, mais plus savoureux).Au moins deux personnes m\u2019ont donc lu, ce qui est déja assez flatteur.Mais je tiens a leur assurer tout net que je n\u2019ai ni intention, ni le temps d\u2019écrire un traité de propédeutique.Ce que j'en dis, par-ci, par-là, n\u2019arrive sous ma plume que si, dans mon service, au cours de ma ronde quotidienne (eh oui! quotidienne, n\u2019en déplaise aux mauvaises langues), j'aperçois un signe sur lequel je n'ai pas de notions précises.Je le note et, le soir, au lieu de faire un bridge interminable et abrutissant, d\u2019avaler une salade d'idioties qui se disent radiophoniques ou de vider des bouteilles jusqu\u2019à la diplopie, je « potasse » mes observations et mes auteurs.Tout cela par pur égoisme, par plaisir, parce que j'aime cela, et sans me préoccuper le inoins du monde de ce qu'on en pense.Cette fois, il arrive que la lettre qui parle de «tête croche » soit dans ma poche au moment où je vois déambuler dans les corridors de l\u2019hôpital un petit vieux, qui pourrait être grand, s\u2019il n\u2019avait la tête clouée au sternum et que j'aie sous mes soins un brave cuisinier chinois qui évolue lentement mais sûrement, au milieu de ses plats, vers la spondylose rhi- zomélique, pour que je me décide à passer en revue les attitudes anormales de la tête.Leur division en est pourtant fort simple.Normalement, la tête continue l'axe du corps humain.Si cet axe est dévié par le haut, 1l faut donc que la tête soit ou penchée en avant, ou attirée en arrière, ou penchée sur le côté.Mises à part l\u2019arthrite sénile de la colonne cervicale supérieure qui casse si désespérément les plus robustes des vieillards et cette spon- dylose rhizomélique qui courbe en deux des hommes plutôt jeunes et leur donne une attitude figée, une démarche élargie, peu élastique et fort inélégante, il y a deux occasions où la tête fortement penchée en avant reste un signe intéressant.D'abord, le mal de Pott cervical.La tête tombe sur la ligne médiane et, par suite de la rigidité progressive des muscles de la nuque, s\u2019y trouve à la longue maintenue.Ensuite, la fracture ou dislocation des vertèbres cervicales supérieures, après un accident, sou- PR PS PPS OP BOUCHER: DES TÊTES \u201cCROCHES\u201d vent un accident d'automobile.La tête est alors projetée en avant sur la poitrine.Mais si on examine le malade de profil, on s'aperçoit, signe presque pathognomonique, que le cou apparaît élargi dans tout son diamètre.D\u2019autres malades peuvent aussi avoir cette position, mais de façon purement transitoire.Ce sont les aérophagiques, ceux qui ont des nausées ou qui vomissent et ceux qui saignent du nez.Penchée en arrière, la tête reste telle dès que la méninge est intéressée.Le cas le plus typique est encore la méningite cérébro-spinale.Témoin, ce malade dont je rapporterai bientôt l\u2019observation avec l\u2019un de mes internes, où la tête semblait presque fixée sur un rachis absolument rigide, posture bien caractéristique et très frappante.Dans la méningite tuberculeuse, elle est plus ou moins fixée et rejetée en arrière, mais à un degré moindre.Dans le méningisme ou dans tout autre état méningé, la position est, à peu de choses pres, celle que je viens de signaler à propos de la méningite cérébro-spinale.Il ne faut pas croire que toute tête rejetée en arrière veuille signifier affection des méninges.Qu'on se détrompe.Les spécialistes de la gorge savent bien à quoi s'en tenir quand un malade a le menton projeté en avant, la bouche ouverte et la tête franchement attirée en arrière, surtout après une première semaine de maladie.C\u2019est la seule position capable de relever la pression sur le larynx d\u2019un abcès rétro-pharyngien.Les neurologues, par contre, devant une douleur intolérable à l\u2019occiput, avec tête en arriére et rigidité presque absolue de la nuque, pensent immédiatement à l\u2019abcès cére- belleux possible, à la tumeur du vermis, à I'hémorragie du lobe moyen, a la thrombose du sinus longitudinal supérieur, à la catalep- ste.à l'hystérie et à l\u2019hystéro-épilepsie.1761 Quant aux praticiens, ils ne doivent pas perdre de vue certains états transitoires ou peu fréquents, tels que la phase tonique de l\u2019épilepsie, la période de contracture du tétanos, post-abortum ou autre, où le malade peut se mettre en opisthotonos complet, I'intoxication par la strychnine, Vencéphalite aiguë et la rage.D'ailleurs, combien de fois ont-ils observé que toute dyspnée grave amène le rejet de la tête en arrière, particulièrement dans la bronchite capillaire et dans les cas où la trachée est obstruée de membranes, comme dans la diphtérie, ou de corps étrangers.Enfin la tête peut être penchée de côté.Il existe, d\u2019abord, ce que j'appellerai les attitudes photographiques.Si vous vous arrêtez, un jour, devant la vitrine d\u2019un photographe de troisième ordre ou de certaine zone où la production, pardon! la reproduction (?) est commercialement organisée, vous y verrez des têtes qui vous feront penser, les unes, à l\u2019hémorragie cérébrale, parce qu'elles ont une déviation conjuguée de la tête et des yeux, c\u2019est-à-dire, que la tête et les yeux regardent la lésion; certaines, à une dislocation unila- tévale des vertèbres cervicales, parce que la tête, étant fortement penchée du côté de la dislocation, se tourne du côté sain; d'autres, à une paralysie de l'oculo-moteur commun dans laquelle la tête regarde en haut du côté sain en se penchant du côté paralysé.Essayez vous-mêmes ces poses et dites-moi si j'ai tort ou raison quand je parle d\u2019attitudes photographiques.Evidemment, ce ne sont pas les seules maladies qui portent la tête sur le côté.Ainsi le torticolis, dont j'ai déjà parlé ailleurs, qui peut être permanent, spasmodique ou rhumatismal; la tumeur du cervelet où l\u2019occiput cherche à rejoindre l'épaule du côté de la lésion, pendant que le menton est lancé du 1762 côté opposé (l'inverse se rencontre aussi, mais rarement); le strabisme paralytique, dû à la paralysie d\u2019un ou de plusieurs muscles moteurs de l\u2019œil, dans certaines affections graves du cerveau ou certaines dyscrasies constitutionnelles.La tête se tourne alors du côté du groupe musculaire paralysé ou du côté vers lequel le muscle paralysé ferait bouger l\u2019œil si c\u2019était possible.Enfin, il existe certaines algies qui la font aussi pencher d\u2019un côté ou de l\u2019autre et même la font fortement tourner du côté malade quand les algies sont violentes.C\u2019est ce qui arrive dans les fluxions dentaires très douloureuses et dans les otalgies.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.décembre 1915 * Voilà, aussi brièvement que je peux le faire, les diverses attitudes pathologiques de la tête.J'en ai déjà décrit les mouvements pathologiques il y a quelque temps.Le jour où je me sentirai l\u2019écritoire énergique, je pourrai peut-être y ajouter les types normaux et pathologiques de la tête, prise dans son ensemble.Ce chapitre, une fois fini, aura sûrement l\u2019heur de contenter l\u2019un dé mes deux lecteurs.J'espère qu'il aura I'amabilité de me le faire savoir. CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE LES DIGITALES (suite) Nous écrivions le mois dernier qu\u2019il n\u2019était pas inutile d'étudier les effets de la digitale sur le cœur normal et chez les porteurs de lésions organiques, apparemment compensées.Il peut arriver que l\u2019on prescrive de la digitale à des individus qui n\u2019en ont pas besoin; si, dans ces cas, le médicament n\u2019était qu\u2019inutile ou superflu, le dommage ne serait pas considérable, mais ce qu'il faut savoir, c\u2019est que dans certains cas la digitale peut diminuer le rendement mécanique du cœur normal.Erickson et Fahr, de la Clinique Mayo, qui s'intéressent à cette question, nous ont donné récemment le résultat de leurs expériences '.On y voit qu'après digitalisation massive suivie d\u2019une dose d'entretien prolongée, tous les cœurs normaux perdaient quelque peu de leur efficacité fonctionnelle évaluée en rendement mécanique.Il reste à savoir si la digitale donnée très longtemps à petite dose, à un cœur normal, comme cela se rencontre parfois en clinique, causerait le même dommage.Par contre, les porteurs de lésions organiques bien compensées ne présentaient évidemment aucun signe clinique d'insuffisance cardiaque; leur tension veineuse et leur vitesse de circulation étaient normales.Toutefois trente-quatre de ces patients sur trente-neuf virent le rendement mécanique de leur cœur amélioré par la digitalisation telle que décrite plus haut.Ajoutons que I'amélioration ainsi constatée n\u2019avait aucun rapport avec le degré d'hypertrophie du cœur, ou le genre de lés\u2018on valvulaire.Erickson et Fahr prétendent de plus qu\u2019avant tout signe d'insuffisance cardiaque chez ces porteurs de lésions organi- 1.Proceedings of the Mayc Clinic, 20: 263 (15 juillet) 1945.ques apparemment bien compensées, la vitesse de circulation peut permettre de prévoir l\u2019action bienfaisante de la médication digi- talique.Voyons maintenant le mode d\u2019emploi et les doses des préparations de digitale.La vo'e orale est de beaucoup la plus employée; White prétend qu'elle suffit dans 95% des cas.L'autre 5% comprend d\u2019abord les cas où il faut agir vite et fort pour obtenir un effet thérapeutique maximum en quelques heures; par exemple, au cours de la dilatation aiguë ou de la fibrillation auriculaire avec grande insuffisance cardiaque.La voie intraveineuse est alors préférable; elle vaut pour les préparations de digitale, mais surtout pour les glucosides purifiés.Mais cette méthode d\u2019urgence n'est pas sans danger.Leaman prétend qu'il ne faut pas y recourir si le patient a déjà reçu de Ta digitale au cours de la semaine précédente, et nous savons que c\u2019est habituellement le cas chez la plupart des patients que nous rencontrons en insuffisance cardiaque.aussi si l'absorption par la bouche est im- La voie intraveineuse s'impose possible, chez un hémiplégique récent par éxemple, chez les vomisseurs par intolérance médicamenteuse ou par congestion passive du foie; dans ces derniers cas, cette congestion et l'œdème des voies digestives rendent l\u2019absorption du médicament problématique ou insuffisante.On peut toujours, dans de telles circonstances, pratiquer un tubage duodéñal avant de donner la digitale.De cette facon, on pourra soulager le patient de sa douleur épigastrique et de sa dysphagie, tout en facilitant l'absorption du toni-cardiaque.Mais cette intervention impose aux cardiaques dé- compensés, angoissés et irritables, un surcroît 1764 de fatigue, et ces malades sont souvent opposés d'emblée à tout ce qui leur paraît être un moyen de gêner leur respiration déjà si difficile.On peut s\u2019en tenir alors, comme médication prédigitalique classique, aux diurétiques et aux drastiques dont on n\u2019oubliera pas d'ailleurs les inconvénients pratiques.Pour toutes ces raisons, la voie intraveineuse mérite peut-être d\u2019être employée plus souvent qu'on ne l\u2019a fait jusqu\u2019ici.Nombreux sont les auteurs qui depuis quelques années défendent ce point de vue.La voie intramusculaire est beaucoup moins populaire; on la réserve aux malades qui n'ont pas de veines facilement accessibles ou qui, ne pouvant prendre la digitaline par la bouche, réagissent mal aux injections intraveineuses.Lorsque ces modes d\u2019administration sont prohibés, il reste la voie rectale dont on pourrait attendre, paraît-il, une action aussi rapide et aussi sûre que lorsque le médicament est pris par la bouche.Mais la plupart des préparations liquides de digitale sont irritantes pour la muqueuse rectale et ce mode d'emploi ne doit être que passager.Quelles sont les équivalences, au point de vue activité pharmaco-dynamique, entre les différentes préparations de digitale?.Si l\u2019on se base sur leur valeur respective en unités internationales, on voit que les préparations de poudre de digitale dosées à dix cent'grammes (une unité) équivalent à quinze minimes de teinture fraîche au dixième et à environ sept gouttes de digitaline cristallisée, ou digitoxine.Ces équivalences ne permettent pas d'ailleurs d'employer indifféremment l'une ou l'autre des préparations et d\u2019en attendre des effets identiques dans chaque cas.A propos de doses, distinguons la digitalisation rapide de la cure d\u2019entretien.Digitaliser un malade, c\u2019est atteindre en quelques jours la saturation indispensable à l\u2019effet thérapeutique optimum, avec ou sans réactions toxiques, et c\u2019est la seule façon efficace de donner la digitale dans les insuffisances graves et les troubles marqués du rythme.Il faut L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 alors donner à un individu de taille et de poids moyens dix à quinze unités de digitale, soit un gramme à un gramme et demi de poudre de digitale, dix à quinze centimètres cubes de teinture ou environ soixante-quinze à cent gouttes de digitaline cristallisée.Selon le degré de l'urgence, cette quantité doit être donnée par la bouche en vingt-quatre ou quarante-huit heures, et en divisant habituellement la dose quotidienne en trois prises.Par voie intraveineuse, on se basera sur la même dose globale et l\u2019on donnera d\u2019emblée quatre unités que l\u2019on pourra répéter au bout de trois à quatre heures.On pourra après ce temps commencer à se servir de la voie buccale pour compléter la dose quotidienne, ou continuer, selon le cas, par voie intraveineuse.La cure d'entretien, elle, consiste à donner tous les jours, pendant une période variant avec les besoins du malade ou sa tolérance, et pouvant d\u2019ailleurs durer indéfiniment, une dose dépassant rarement l\u2019unité, ce qui dans les conditions normales permet une élimination suffisante du médicament pour éviter les accidents d\u2019accumulation, tout en maintenant le cœur sous l'influence constante de la digitale.Un mot maintenant des indications de la digitale: Iv L\u2019insuffisance cardiaque avec œdème, avec ou sans fibrillation auriculaire ou flutter; 2° L'arythmie complète qui se manifeste habituellement à l\u2019électro par la fibrillation ou flutter auriculaire.Dans ce dernier cas, la digitale se donne avant la quinidine.En dehors de ces indications majeures, on peut donner de la digitale en guise d\u2019épreuve thérapeutiqué dans certaines congestions pulmonaires, surtout chez les vieillards, lorsqu\u2019il est difficile d\u2019apprécier autrement 'importance de l'insuffisance cardiaque.Enfin, chez les porteurs de lésions valvulaires en éminence de décompensation, chez les hypertendus lorsque le muscle com- DUFRESNE: LES DIGITALES mence à se fatiguer, la digitale peut prévenir ou retarder l'apparition de l'insuffisance cardiaque.À peu d'exceptions près, en dehors de ces indications la digitale est inutile ou nuisible.Elle n\u2019a donc pas sa place dans la thérapeutique préopératoire courante, à moins que l\u2019on n\u2019ait affaire à une insuffisance cardiaque.Il est inutile d\u2019en donner dans la tachycardie banale, toxique ou émotionnelle, 1765 et dans l\u2019hypotension ne relevant pas d'une insuffisance cardiaque.La digitale est un grand médicament.Elle a triomphé de l'épreuve du temps, mais elle a maintenant des indications et une posologie précises.Et ceux qui n\u2019observent pas ces règles s\u2019exposent à des désappointements dont le médicament n\u2019est en aucune façon responsable.Roger-R.DUFRESNE.\u201cJS \u2019nion Médicale du Canada\u2019 en 1876 La variole Décembre 18/76.Montréal est encore une fois le théâtre d\u2019une épidémie variolique qui semble devoir surpasser en sévérité toutes celles contre lesquelles nous avons eu à lutter \u2018depuis plusieurs années.En présence d\u2019un semblable état de choses, on a bien le droit de s\u2019alarmer et d\u2019en rechercher la cause.Comment se fait-il, en effet, que depuis au delà de six ans, cette triste maladie n\u2019ait jamais disparu complètement de nos tables de mortalité, et que chaque année, surtout à l'automne, elle ait toujours pris le caractère d\u2019une véritable épidémie?On a dit et écrit bien souvent que la population française de cette ville était seule responsable de l\u2019existence de cette maladie au milieu de nous, et que ce n\u2019était guère que chez elle qu\u2019elle exerçait ses ravages.Nous tenons à réfuter cette erreur qui s\u2019est malheureusement trop accréditée ici et à l'étranger, et qui a contribué beaucoup à détruire l\u2019harmonie et l\u2019entente dont nous avons besoin pour faire face à un fléau qui menace non seulement les intérêts de la famille, mais encore ceux de la société.Nous avons toujours entretenu des doutes sur l\u2019exactitude de cette assertion, et nous sommes heureux de pouvoir dire que les observations que nous avons faites depuis le début de la présente épidémie détruisent entièrement cette prétention; voici d\u2019ailleurs les statistiques du Bureau de Santé pour les huit semaines qui se sont écoulées depuis le 23 septembre jusqu\u2019au 21 novembre: Population française, 478 mortalités dont 141 causées par la variole.Population anglaise, 262 mortalités dont 59 causées par la variole.En comparant ces chiffres entre eux, on pourra se convaincre que la proportion des variolés dans le total des décès ne diffère pas sensiblement, et que la légère * différence qui existe en faveur de la population anglaise est plus que compensée par le fait que celle-ci habite le quartier le plus salubre de la ville.On aura même le droit de s\u2019étonner que la différence ne soit pas plus grande, si l\u2019on tient compte du fait que chez la population anglaise la natalité est bien moindre que chez la population française, car on sait que dans les épidémies de variole, comme d\u2019ailleurs dans toutes les épidémies de fièvres éruptives, c\u2019est surtout l\u2019enfance qui est décimée.Que chaque nationalité accepte donc la part de responsabilité qui lui appartient, et unissons nos efforts pour faire disparaître un état de choses qui nous est également préjudiciable.Pour nous, les deux causes qui contribuent le plus à entretenir la variole au milieu de nous, sont: l'absence prolongée de vaccination efficace et la négligence absolue des règles de l'hygiène publique.Par absence prolongée de vaccination efficace, nous faisons allusion principalement à l\u2019usage qui a toujours prévalu ici, jusqu\u2019à ces derniers temps, d'employer un vaccin non renouvelé et souvent mal conservé.Combien de personnes qui, ayant subi l\u2019opération ordinaire de la vaccination, se croient réellement vaccinées, et qui cependant ne le sont pas du tout, parce qu\u2019au lieu du vrai vaccin on ne leur a inoculé qu\u2019un produit inerte.Pour bien se rendre compte de ce fait, il suffit de se rappeler qu\u2019à venir jusqu\u2019à ces dernières années, la plupart des médecins ne s\u2019étaient jamais préoccupés de renouveler leur vaccin, et que presque tous ne se servaient que des croûtes ou gales conservées.Or, sachant combien le vaccin perd vite ses propriétés par sa transmission d\u2019un sujet à un autre, et combien il est difficile de le bien 1766 conserver sous forme de croûtes ou gales, ne peut-on pas dire que, dans le plus grand nombre des cas, la vaccina tion a été illusoire?Si, à tous ceux qui sont ainsi dans une fausse sécurité, on ajoute le petit nombre de ceux qui ne se sont pas fait revacciner, on ne devra plus s'étonner de voir la variole continuer ses ravages au milieu de nous, et même atteindre un bon nombre de personnes qui, de bonne foi, se croyaient à l\u2019abri de la contagion.Ce sont ces faits qui, faute d\u2019être bien compris, contribuent le plus à faire perdre confiance dans la vaccination.Le Bureau de Santé ne doit donc rien négliger pour procurer aux médecins un vaccin parfaitement pur et toujours renouvelé, et adopter un système de vaccination qui possède la confiance du public.Nous croyons que pour atteindre ce but le meilleur système serait celui que notre regretté confrère le Dr Grenier recommandait dans L\u2019Union Médicale d'avril 1874 et qu\u2019il exposait ainsi: « Pour parer aux inconvénients que nous venons de signaler, il serait préférable, croyons-nous, de diminuer considérablement le nombre des bureaux de vaccination et d\u2019en confier la direction à nos Institutions publiques de Charité.Il existe en cette ville quatre dispensaires, ceux de la Providence, de l'Hôpital Anglais, des Soeurs Grises et le Dispensaire de Montréal.Si ces établissements étaient chargés de remplir les fonctions actuellement dévolues aux vaccinateurs, nous n\u2019avons aucun doute que les résultats seraient satisfaisants.» On pourrait compléter cette organisation en nommant, comme le suggère notre ami, M.le Dr Ricard, une «Commission de vaccine» composée de médecins dévoués et compétents dont le devoir serait de surveiller et de contrôler tout ce qui a rapport à la vaccination.Nous croyons que cette organisation une fois bien établie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 serait très efficace et ferait disparaître bientôt les obstacles et les mécontentements qui existent aujourd\u2019hui.Un des moyens les plus puissants pour circonscrire et limiter la variole et qu\u2019on a beaucoup trop négligé jusqu\u2019à ce jour, c\u2019est l'isolement des malades.Il faudrait adopter à ce sujet des mesures très sévères, car il sera toujours très difficile d\u2019obtenir l'isolement chez notre population, qui ne craint pas assez cette maladie.Nous constatons en eflet chaque jour, lorsque la variole se déclare dans une famille, combien il est difficile pour ne pas dire impossible: soit d\u2019empêcher les parents et les amis de venir s\u2019exposer inutilement à la contagion, soit d\u2019empécher les personnes qui ont soin des malades d\u2019aller semer ailleurs les germes de la maladie en continuant à vaquer à leurs occupations et à fréquenter les édifices publics, tels qu\u2019églises, marchés, magasins, etc.Nous avons dit que la négligence absolue des règles de l\u2019Hygiène publique était une des causes du séjour constant de la variole au milieu de nous, et nous croyons que ça n\u2019est pas la moindre.Il y a peu de villes au monde, croyons-nous, où, dans tout ce qu\u2019elles font, les autorités municipales semblent se préoccuper aussi peu de l\u2019Hygiène.Notre système d'égoûts, tout dispendieux qu\u2019il soit, au lieu de servir à l'assainissement de la ville, est une source d\u2019infection et transporte dans toutes les parties de la ville et dans toutes les maisons les miasmes putrides qui y séjournent constamment.L\u2019état dans lequel on entretient les rues de la ville, l\u2019eau que l\u2019on distribue en toute saison sans qu\u2019elle soit filtrée, les édifices publics et les maisons privées qu\u2019on laisse bâtir sans aucune surveillance au point de vue de l\u2019Hygiène, sont autant de causes qui agissant, tantôt isolées, tantôt réunies, font de Montréal une ville insalubre et y entretiennent à l\u2019état endémique des maladies contagieuses comme la variole et les fièvres typhoïdes. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus copmiètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.«Ann.Méd.-psychol.» 94: 1 (juin} 1938.PHTISIOLOGIE Ftienne BERNARD, Mlle A.LOTTE et Jacques WEIL.\u2014 Sur les tuberculoses miliaires chroniques.\u201cLes épisodes miliaires autonomes\u201d.La Presse Médicale\u201d, 27: 370; (7 juillet) 1945.Les auteurs nous parlent des poussées de granulie localisée qui surviennent au cours de la tuberculose pulmonaire thoracique.Autrefois, ces lésions graves n\u2019étaient diagnostiquées qu\u2019à l\u2019autopsie.Mais les rayons X ont rendu possible la découverte de ces troubles qui aggravent la maladie.Il s\u2019agit alors d\u2019une granulie froide du type classique qui, plus tard, dégénère en une tuberculose ulcéro-caséeuse commune.Ce qui n\u2019est plus toujours le cas.S'il y a des épisodes graves, on a cependant remarqué, d\u2019après de nombreuses observations, un processus miliaire classique d\u2019une durée plutôt limitée.Les radiographies montrent alors un semis micronodulaire évoluant vers des taches plus larges et plus floues (images cotonneuses qui, en s\u2019agglomérant, peuvent aller jusqu\u2019à l\u2019excavation).Ce qui intéresse ici les auteurs, c\u2019est la présence aux deux poumons de lésions qui ont un aspect micronodulaire typique.Ces lésions sont habituellement généralisées, étendues, et elles se surajoutent à l\u2019image de tuberculose chronique.Ces épisodes miliaires autonomes, qui se greffent à une tuberculose chronique, ont un début fébrile : amaigrissement, toux et hémoptysie ordinairement.C\u2019est l\u2019évolution ordinaire remarquée chez un malade souffrant de granulie froide.Puis, les lésions disparaissent après avoir fait cette poussée tuberculeuse de type anatomo- clinique variable (durée 8 à 20 mois).A noter que c\u2019est un épisode miliaire autonome curable qui se surajoute à une tuberculose.Cette maladie varie en gravité selon les antécédents du malade.Le pronostic n\u2019est pas toujours aussi grave qu\u2019on pourrait le croire.Une fois la poussée miliaire terminée, 1l reste à se méfier de la tuberculose pulmonaire chronique proprement dite.Paul-René ARCHAMBAULT.John ANDOSCA et John A.FOLEY.\u2014 Choc pleural et embolie cérébrale.(Pleural shock and Cerebral embolism.) \"Am.Rev.of Tub.\u201d 52: 221 (sept.) 1945.La ponction pleurale dans le pneumothorax thérapeutique, la thoracentèse ou l\u2019évidement de la plèvre peuvent donner naissance à une série de signes qu\u2019on a coutume de classifier sous les termes: choc pleural ou embolie cérébrale.Le choc pleural a d\u2019abord été décrit par Roger en 1864 comme une crise d\u2019éclampsie avec pâleur, troubles cardio-respiratoires, contractions musculaires toniques et cloniques, inconscience et parfois mort.Les mêmes idées ont été reprises par Besnier, Cordier, Forlanini.Les auteurs de l\u2019école allemande croient que les symptômes: pâleur, nausées, vertiges, convulsions, coma, paralysie, cécité temporaire, sont dus à une embolie cérébrale.Ils soutiennent que le mécanisme d\u2019embolie gazeuse se produit par l\u2019introduction d\u2019air dans le système artériel.Brandes a prouvé cette théorie par une autopsie pratiquée à la suite du décès d\u2019un patient souffrant d\u2019empyème et chez qui, à la suite d\u2019une aspiration pleurale, il avait injecté du bismuth.Il retrouva du bismuth dans les vaisseaux sanguins des deux hémisphères cérébraux et dans les capillaires pulmonaires.Pour les A.il s\u2019agit d\u2019une embolie cérébrale.Les À.donnent leur technique propre de pneumothorax et rappellent l\u2019importance de n\u2019employer les solutions de novocaïne qu\u2019à l\u2019amorce d\u2019un pneumo.Ils rappellent aussi la nécessité d\u2019aspirer avec le piston de la seringue avant d\u2019injecter la solution de novocaine.Ils rappellent de plus que ces accidents surviennent dans les cas d\u2019adhérences, qu\u2019il est très important de ne pas commencer l\u2019insufflation sans être assuré d\u2019une pression pleurale négative bien mise en évidence par les oscillations du manomètre.12 cas sont rapportés.Au « Boston Sanatorium», sur une série de 90,120 interventions pleurales, les À.ont rencontré 12 de ces accidents, 1768 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 avec 3 issues fatales.Un de ces cas fatals est attribué à une intoxication par la novocaïne.J.-Philippe PAQUETTE.NEURO-PSYCHIATRIE John H.DREW et Francis C.GRANT.\u2014 La polycythémie: problème neurochirurgical.Revue du sujet, avec rapport de deux observations.(Polycythemia as a neuro-sur- gical problem.A review, with reports of two cases.) \"Archives of Neurology and Psychiatry\u2019, 45: 25 (juillet) 1945.On a depuis longtemps signalé la fréquence des lésions du système nerveux central associées à la polycythémie.Des 62 cas observés à l\u2019Université de Philadelphie dans les quatorze dernières années, 13 présentaient des lésions neurologiques.La polycythémie peut-elle être causée par des lésions du système nerveux central?Voilà la première question étudiée par Drew et Grant.La polycythémie a été produite expérimentalement par l\u2019injection de terre riche en silice au niveau de la région diencéphalique du lapin.Elle se retrouve en clinique dans certaines infections ou maladies dégénératives, encéphalite, maladie de Parkinson, syndrome pituitaire du type de Cushing.Carpenter, Schwartz et Walker en ont revu un certain nombre de cas.Deux avaient un hémangioblastome du cervelet.Ils furent opérés et la polycythémie disparut.Tous les autres cas présentaient des lésions de la région diencéphalique.En 1943, Tinney, Hall et Giffin ont fait l\u2019étude de 163 polycythémiques.127 présentaient des symptômes attribuables à des lésions du système nerveux central.Deux cas avaient une tumeur cérébrale.La polyglobulie coexistait avec un médulloblastome, un sarcome, un glioblastome multiforme, un endothéliome rapportés par d\u2019autres auteurs.Drew et Grant opérèrent un patient qui avait un hématome sous-dural.Il y a donc jusqu\u2019à présent dix cas rapportés dans la littérature qui présentaient une lésion tumorale du système nerveux central.La conclusion qui s\u2019impose, c\u2019est qu\u2019il existe une poly- cythémie d\u2019origine nerveuse.Oedème papillaire et polycythémie.L'aspect du fond de l\u2019æœil dans la polycythémie est caractéristique.Il y a dilatation inégale des veines rétiniennes, qui prennent une coloration plutôt foncée.Le calibre des artères demeure sensiblement le même.La rétine est cyanotique.Il y a des exsudats et des changements dans le nerf optique.L'œdème papillaire, bien que peu fréquent, a été signalé dans 17 cas.Tous étaient des cas de polycythémie vraie qui ne présentaient aucune tuméfaction cérébrale.La présence de l\u2019ædème constitue un véritable problème.S'agit-il alors d\u2019un œdème dû à la polycythémie ou d'un œdème causé par une tuméfaction?C\u2019est pourquoi il importe dans tous ces cas de recourir aux lumières d\u2019un neurochirurgien.L\u2019exploration neurochirurgicale du second cas rapporté par Drew et Grant fut négative malgré la présence d\u2019un œdème papillaire très marqué.Ils complétèrent l\u2019intervention par une décompression, car il y avait augmentation de la pression intracrânienne.Le patient mourut quelques mois plus tard.Il n\u2019y eut pas d\u2019autopsie, car le patient avait quitté l\u2019hôpital depuis longtemps.F.CHARFST.Jacob NORMAN et John T.SHEA.\u2014 Hallucinose aiguë comme complication de la benzé- drinomanie.Rapport d'une observation.(Acute hallucinosis as a complication of addiction to amphetamine sulfate.Report of a case).\"The New England Journal of Medicine\u201d, 233: 270 (30 août) 1945.Le sulfate de benzédrine a joui d'une très grande popularité en ces dernières années dans le traitement de l\u2019alcoolisme chronique avec ou sans psychose par suite de son action stimulante sur le système nerveux central.Reifenstein et Davidoff, qui ont traité avec succès un certain nombre de cas de psychose alcoolique, conseillent l\u2019emploi de ce médicament pour les patients hospitalisés seulement.L\u2019accoutumance pour le sulfate de benzédrine se crée facilement chez ceux qui s\u2019adonnent à l\u2019alcool, à la morphine et & la cocaine.Les effets toxiques, qui consistent dans l\u2019agitation, l\u2019insomnie, l\u2019irritabilité, la confusion, les hallucinations et les illusions, varient beaucoup d\u2019un sujet à l\u2019autre.A.B., âgé de 49 ans, avocat, était admis au sanatorium le 10 février 1945 pour hallucinations somatiques, visuelles et auditives qui duraient depuis 4 mois.Il était orphelin depuis l\u2019âge de deux ans.Il commença à fumer très jeune (30 ANALYSES à 40 cigarettes par jour) et à boire, alors qu'il était âgé de 17 ans.Il avait eu sa première expérience sexuelle à l\u2019âge de 12 ans et, entre 17 et 25 ans, il eut de fréquentes relations sexuelles avec des femmes mariées.Il cessa de boire au début de ses études de droit et recommença lorsqu\u2019il se mit à pratiquer.En 1939, il consulta un médecin qui lui prescrivit du sulfate de benzédrine, 10 milligrammes 4 fois par jour.Sans consulter son médecin, il augmenta progressivement la dose, si bien qu\u2019après cinq ans, il en prenait 250 milligrammes.Lorsque les troubles commencèrent, il prétendit que sa maison était surveillée et que des réflecteurs étaient dirigés dans sa chambre.Des automobiles suivaient la sienne lorsqu\u2019il se rendait à son ouvrage ou en revenait.Il quitta son emploi.Il devint agité et présenta de l\u2019insomnie.Il perdit 20 livres dans les cinq mois qui précédèrent son internement.Il fit la grève de la faim les six premiers jours de son admission au sanatorium.Les hallucinations disparurent progressivement et, au bout de trente jours, il recevait son congé.F.CHAREST.Clifford ALLEN et L.R.BROSTER.\u2014 Autre cas de psychose paranoïde guérie par la surré- nalectomie.(À further case of paranoid psychosis successfully treated by adrenalecto- my.) \"British Medical Journal\u201d, 19 mai 1945, page 696.En 1933, Broster et Vines remarquèrent que le tissu cortical surrénalien de dix femmes atteintes de virilisme se colorait de façon différente de celui des individus normaux.Vers le même temps, on constata que les femmes atteintes de virilisme, non seulement avaient un comportement sexuel anormal (homosexualité.ou sexualité augmentée), mais présentaient aussi des troubles mentaux.En 1938, Gillespie découvrit une patiente atteinte de virilisme qui était une schizophrénique à type paranoïaque.Il la fit opérer.Une surrénale fut enlevée et la patiente guérit.Allen et Broster rapportent un cas similaire.Il s\u2019agit d\u2019une Juive âgée de 26 ans descendant d\u2019une famille normale.Son frère, âgé de 24 ans, était cependant très «poilu» et une sœur, âgée de 22 ans, était hirsute.Naissance normale.À l\u2019âge de deux ans, elle eut une méningite à méningocoque.Elle commença à se 1769 masturber, alors qu\u2019elle était jeune.À l\u2019âge de douze ans, elle se mit à vomir après avoir mangé des sardines.L\u2019obsession de vomir devint, à partir de ce moment, constante.Une appendicectomie à l\u2019âge de 19 ans, pour cause de douleurs abdominales, ne lui apporta aucun soulagement.Lors de ses fiançailles à l\u2019âge de 21 ans, la crainte de vomir s\u2019accrut et s\u2019accompagna de claustrophobie et d\u2019étourdissements.En décembre 1940, alors qu\u2019elle était allée danser avec son époux a \u2018Manchester (Angleterre), l\u2019abri dans lequel! elle dut se réfugier fut frappé par une bombe.Elle dut prendre le lit pour trois semaines.Les troubles réapparurent à l\u2019automne de 1941.En février 1942, elle fut examinée par un psychiatre qui porta le diagnostic de psycho-névrose émotionnelle et recommanda la psychothérapie.Comme cette dernière méthode était impossible, elle eut sept séances d\u2019électrochoc.En août, elle était admise au « Crichton Royal Infirmary » sous les soins d\u2019un autre psychiatre.Traitement: électrochoc et cemas insuliniques.Elle reçut son congé le 5 décembre et retournait quelques jours plus tard au même sanatorium.En février 1943, elle eut un avortement provoqué.Elle eut, entre avril 1942 et juillet 1943, 65 comas insuliniques.C\u2019est vers cette époque que les troubles endocriniens devinrent plus apparents et qu\u2019elle commença à présenter de l\u2019hirsutisme.Le dosage des kétostéroïdes donna une excrétion moyenne de 27 milligrammes par jour.Elle reçut alors des injections de progestérone.Amélioration peu durable, tentative de suicide et nouvelle tendance à l\u2019homosexualité.C\u2019est alors qu'elle fut envoyée au doc\u2018eur Gross pour surrénalectomie.Les troubles mentaux et une distribution masculine des poils de l\u2019abdomen furent les symptômes de quelque importance trouvés lors de l'examen de la patiente.Une laparotomie, entreprise le 21 février 1944, montra que la surrénale gauche était plus grosse que la droite.Un mois plus tard, la surrénale gauche était enlevée.Le rapport du pathologiste fut le suivant: « The cortical cells showed the presence of a large amount of granular red staining material (ponceau- fuchsin stain)».L\u2019élimination des kétostéroides tomba à 7 milligrammes par jour.Son comportement devint plus féminin.En novembre 1944, la guérison persistait.F.CHARFST. 1770 OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE A.SOULAS.\u2014 Forme endobronchique de la maladie de Hodgkin.\u2018La Presse Médicale\u201d, 53: 42 (27 janvier) 1945.Monsieur Soulas rapporte un cas de tumeur endobronchique chez un homme de 32 ans qui, 3 ans plus tôt, avait présenté une maladie de Hodgkin constatée au niveau d\u2019un ganglion sous- claviculaire gauche.Le malade va très bien jusqu\u2019en mars 1943, alors qu\u2019il se plaint de dyspnée et de toux sèche.Le 22 mai, la dyspnée, la respiration sifflante, l\u2019examen radioscopique et radiographique démontrent la présence de phénomènes atélectasiques gauches.La bronchoscopie met en évidence une formation tumorale rougeâtre, lisse, ne saignant pas au contact, oblitérant la bronche souche droite.L\u2019examen de la biopsie permet de dire, sans le confirmer, que le diagnostic de lymphogranulomatose est le plus vraisemblable.Le 11 juin 1943 et le 28 janvier 1944, la biopsie bronchoscopique ne donne aucun renseignement intéressant.Le 3 mars 1944, les troubles respiratoires recommencent avec manifestation de signes d\u2019obstruction partielle.Bronchoscopie: une tumeur énorme obstrue la bronche souche droite; elle paraît implantée sur la presque totalité de l\u2019orifice et sur l\u2019éperon trachéal.L'examen histo-pathologique démontre la présence des cellules de Sternberg.Conclusion: forme endobronchique de la maladie de Hodgkin.La naissance de la tumeur a paru se faire par propagation lymphatique et non pas par irruption ni bourgeonnement après effraction de la paroi.L\u2019absence d\u2019atélectasie, le peu d\u2019étendue de l\u2019emphysème, l\u2019exploration radiologique et endoscopique ont prouvé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019obstruction du «type à clapet ».L\u2019A.rapporte un deuxième cas, chez une femme de 26 ans, offrant un tableau clinique semblable.En un mot, le tableau clinique, les signes radiologiques commandaient la bronchoscopie qui, répétée, permit le diagnostic histo-patholo- gique précis.V.LATRAVERSE.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 ANESTHESIE A.L.BARACH et E-A.ROVENSTINE.\u2014 Les risques de l'anoxie au cours de l'anesthésie par le protoxyde d'azote.(The hazard of anoxia during nitrous oxide anesthesia.) \u201cAnesthesiology\u2018, 6: 449 (septembre) 1945.Dans le passé l\u2019asphyxie a été employée sur une haute échelle et elle a même été admise comme compagne régulière de l\u2019anesthésie au protoxyde d\u2019azote oxygène.Malheureusement, de cette anesthésie au protoxyde d\u2019azote à faible pourcentage d'oxygène.selon les auteurs, sont nés de nombreux cas de désordres mentaux définitifs et ils rapportent même des cas de mortalité dus à l\u2019anoxie.Ils critiquent l\u2019emploi délibéré de cette anoxie qui n\u2019est pas justifiable en pratique anesthésique et la qualifient de non physiologique et de dangereuse pour la santé du corps et de l\u2019esprit.Enfin, ils protestent contre le fait que cette anesthésie soit encore pratiquée en certains endroits et surtout qu\u2019on l\u2019enseigne aux étudiants.Un grand nombre de cas malheureux sont rapportés et analysés.D\u2019accord avec d\u2019autres physiologistes, ils soutiennent que l\u2019anesthésie au protoxyde d\u2019azote oxygène, administré selon les techniques approuvées, constitue un risque considérable pouvant occasionner des dommages cérébraux étendus; l\u2019anoxie qu\u2019elle occasionne déclenche une dégénérescence cérébrale qui peut évoluer durant des mois et devenir incompatible avec la vie.Certains de ces troubles sont passagers et ne laissent aucune tare : troubles de la vue, de l\u2019ouie, de la parole, certains états convulsifs et du délire.Tous s\u2019entendent pour reconnaître comme cause de ces accidents, non pas le protoxyde d\u2019azote, mais l\u2019anoxie qui accompagne son administration.Pour la grande majorité des individus, une anoxie, méme de trés courte durée, peut engendrer des troubles mentaux permanents et méme entrainer la mort.Cela est prouvé par les cas rapportés et les expériences faites sur les animaux.Ils terminent en avertissant la profession médicale que tout malade soumis à l\u2019anesthésie au protoxyde d'azote oxygène est exposé à faire de l\u2019anoxie, d\u2019où peuvent résulter: troubles mentaux, modifications de caractère, syncope circulatoire ou respiratoire et mort.(35 références) Léon LONGTIN. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 1771 ly Re of I, a ® 5 Sr Is 4 du y £ (\u20ac i YPNOTIQUE k = | D, » NEUREQ de des Le NEUREŸ un som- AN IQUE nis sur nifère qu ses indi- avantage I cations cas de \u2014 les autre fiques I\u2019 surmen ellectuel est bien esto- affection odiques otaloement PY mac, ne accou- états de d emo- tumance ne faci- vu tivité, d\u2019 t les dé- d epou lement isme.Îl 94% séquilibres moteurs ets n exerce fet nui- Il procur meil ré- sible sur es reins secondaires parateur ensation ou la m resente a de bien-é eil sans en soluti oolique, es aucun mä URÉOL le NEU erve in- est la m par ex- tégralem ion sy- cellence , rs états dl TIA i LU nergique compo- de surex ye {3 gr.20 sants rate du 31 \"I riane -stabilis: ACL OEIC LR 0gr.20 ; 2 psi ans fs ! % ROUGIER FRERES ; Moyne MO : | NOUVELLES INSTITUT D'HYGIÈNE ET DE BIOLOGIE DE QUÉBEC Le docteur Lucien Brouha, de Liége, Belgique, directeur des recherches médicales à I\u2019Aluminum Company, de Shawinigan, vient d\u2019être nommé directeur de l'Institut d'Hygiène et de Biologie Humaine de l\u2019Université Laval de Québec.Le docteur L.-P.Dugal, professeur à l\u2019'Université de Montréal, sera l\u2019assistant-direc- teur de l\u2019Institut.M.LE PROF.LOUIS BERGER Conseiller de la Sociéte du Cancer du Canada En juin dernier, la « Canadian Society for the Control of Cancer », filiale de l\u2019« Association Médicale du Canada », nommait le Prof.Louis Berger membre de son grand conseil et, en août, elle le priait de faire partie de son bureau de direction.La Société a l'intention d'organiser en 1946 un programme éducatif en rapport avec la maladie du cancer et d\u2019en faire un mouvement d'envergure nationale; d'autre part, cette campagne se poursuivra conjointement aux Etats-Unis et au Canada, à la demande expresse du regretté Président Roosevelt.La compétence du prof.Berger en anatomie pathologique, et particulièrement en matière de cancer (il est directeur du Centre anticancéreux de Laval), de même que l\u2019expérience qu\u2019il a acquise au cours des « Semaines du cancer» qu'il avait organisées avec feu le Prof.Arthur Vallée, de 1931 à 1934, rendent tout à fait judicieuse sa nomination au bureau de direction de la «Société canadienne de contrôle du cancer ».PRIX CASGRAIN et CHARBONNEAU À LA FACULTÉ LAVAL DE QUÉBEC La maison Casgrain et Charbonneau a offert a la Faculté de Médecine de Laval un montant de cinq cents dollars pour un travail original se rapportant a la médecine expérimentale.Les deux lauréats du concours sont: M.Roger Gaudry, docteur ès sciences et professeur agrégé de biochimie, pour ses remarquables synthèses d'acides aminés, et M.le docteur Maurice Giroux, professeur agrégé et chef des laboratoires de l'hôpital Laval, pour ses recherches sur « Le traitement de la tuberculose expérimentale du cobaye par la diasone ».Le jury se composait de MM.les docteurs Charles Vézina, A.-R.Potvin, R.Gingras, R.Blanchet, J.-E.Morin et E.Gaumond.L'Union Médicale du Canada félicite chaleureusement les lauréats de ce concours pour leurs travaux originaux dans le domaine expérimental.BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU DE QUEBEC Aux dernières élections annuelles, M.le docteur Emile Gaumond, chef du service de dermatologie à l\u2019Hôtel-Dieu et professeur de dermato-syphiligraphie à la Faculté, a été porté à la présidence du bureau médical de l\u2019hôpital.Le docteur Robert Lessard, assistant en radiologie, en a été élu secrétaire.Pierre JOBIN.NOUVEAU VICE-DOYEN À LA F ACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL En remplacement du docteur Oscar Mercier, récemment décédé, le docteur Léon L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 1773 ELEMENT DE CROISSANCE ET D\u2019EQUILIBRE VITAMINOTHERAPIE INTEGRALE ASSOCIEE AUX MINERAUX DOSE: Deux Capsules par jour \u2014 une verte une blanche est la dose moyenne.Présentation: En boîte de 100 Capsules \u2014 50 Vitamines \u2014 50 Minérales.% VI-MI CAPS VITAMINES MINERALES CAPSULES ANGLO-FRENCH DRUG CIE, - MONTREAL 1774 Gérin-Lajoie vient d\u2019être nommé vice-doyen de la Faculté.Nos félicitations sincères à notre collègue de la Direction de L'Union Médicale.6 ++ LE DOCTEUR HANS SELYE À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le docteur Hans Selye, savant de réputation internationale, vient d\u2019être nommé professeur de médecine et de chirurgie expérimentales à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.+ + NOUVELLES DE FRANCE Congres International des Chirurgiens La Presse Médicale de Paris annonce que le XIIe Congrès International de Chirurgie se tiendra à Stockholm en 1947.Doctorats \u2018\u2019honoris causa\u2019\u2019 de l'Université de Lausanne Le 4 octobre 1945, l\u2019Université de Lausanne a décerné, à l\u2019occasion du Cinquantenaire de sa Faculté de Médecine, deux doctorats recteur Roussy, de l\u2019Université de Paris, et l'autre au professeur Lenormant.« honoris causa», l'un au + ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL ST-LUC Les officiers du corps médical de l'hôpital St-Luc pour 1946 seront les suivants: Exécutif du Conseil Médical: Président: Dr J.-A.Fleury; vice-président: Dr J.-H.Charbonneau; secrétaire: Dr C.-E.Mathieu; membres: Dr W.Tremblay, Dr R.Lallemand.Conseil Medical: Président: Dr E.Garceau; vice-président: Dr A.Leroy; secrétaire: Dr Alphonse Bernier.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 Bureau Médical: Président: Dr P.Smith; vice-président: Dr L.Archambault; secrétaire: Dr P.-F.Chi- coine.Secrétaire des séances scientifiques: Dr L.-P.Desrochers.\u2014\u2014\u2014 NOMINATION AU COLLEGE ROYAL DES MEDECINS Le docteur Jacques Genest, de Montréal, a été agréé comme membre du Collège Royal des Médecins du Canada.DIPLÔMÉS DU CONSEIL MÉDICAL DU CANADA Le docteur J.-Fenton Argue, régistraire du Conseil médical du Canada, annonce que 71 candidats ont subi avec succes les examens que le Conseil a tenus à Montréal, Winnipeg et Vancouver.Voici la liste des candidats agréés à Montréal: les docteurs Paul Henry de Varennes, d'Ottawa; G.-J.Gallant, de Howlan, I.-P.-E.; Victor I.Hymovitch, de Montréal; Paul-A.Laguë, de Sainte-Madeleine, Qué.; Jean-L.Lapierre, d'Outremont; Laurier Légaré, de Fort Coulonge, Qué.; Charles-E.Lelaidier et Paul-F.Pouliot, de Québec.ee ++ RÉORGANISATION DU SERVICE D'ÉLECTRORADIOLOGIE DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME A sa dernière assemblée régulière, le Bu- l'hôpital Notre- Dame a approuvé officiellement la nomination du docteur Paul Brodeur au poste de chef du service d\u2019électro-radiologie, en remplacement du docteur Doriva Léonard, nommé récemment radiologiste en chef et directeur de la réhabilitation professionnelle à la Commission des Accidents du Travail.reau d'administration de : quN F \u2014 > t Cette année supplémentaire L ec tant d Phabileté que ¥ (A fut en- ei personas s sement succombé en Angleterre, Apothicaires, u n années de son nternc celui-ci faisait à York Factory, nédecin qui a fait ceuvre de pionnier, et dont la vie \u2026 à été consacrée au service de ses concitoyens.la titre de M.R.C.S.Angleterre.dévotion à sa profession qu'a personnifié Helmcken En 1850, le navire \"Norman Morrison\u201d jetait l'ancre inspire cette compagnie à réaffirmer :sa foi en sa = dans le port d\u2019Esquimalt et il en débarquait un politique .Exactitude Thérapeutique .Excellence nombre de colons.La petite vérole s'était déclarée Pharmaceutique.FONDÉE EN 1856 = William 7 WE RN E FABRICANTS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES \u2014 - R à COMPANY LTD.27-733 KING ST.WEST, TORONTO 00 nl) + theme Bon Rn cided 1776 Depuis quelques mois, l'hôpital Notre- Dame procède à une complète réorganisation du service d'électro-radiologie, réorganisation qui se continuera sous la direction du docteur Brodeur.| Au docteur Brodeur sont adjoints deux assistants: les docteurs Arthur Vallée, de Québec, et Jean-Louis Léger, de Montréal.+ ++ FONDATION PLATET-MATHIEU, DE LYON, FRANCE Un prix de 120,000 francs sera décerné tous les deux ans par l\u2019Académie des Sciences et des Arts de Lyon à l'homme ou à l'oeuvre qui aura le mieux contribué en France à la lutte contre le cancer, la syphilis et la tuberculose.Cette récompense a recu le nom de Fondation Platet-Mathieu.oo ++ SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Séance du 8 novembre 1945 Considérations nouvelles sur la physio-pa- thologie du diabète \u2014 René Dandurand.Etudes micro-calorimétriques du développement des cultures bactériennes et de la germination des gra'nes \u2014 Henri Prat.Election d\u2019un vice-président et d\u2019un secré- taire-trésorier.ee ++ SOCIÉTÉ MÉDICALE DES TROIS-RIVIÈRES Le jeudi, 15 courant, la Société Médicale des \u2019Frois-Rivières a tenu une assemblée à laquelle l'invité d'honneur était le docteur Eugène Thibault, président de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec.+ ++ NOMINATIONS AU COLLÈGE ROYAL DES CHIRURGIENS Les docteurs Jean-Paul Cholette, de Montréal, Wilfrid-M.Caron et Paul-E.Pouliot, de Québec, ont été agréés comme membres du Collège Royal des Chirurgiens du Canada.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 UN TRAITEMENT NOUVEAU DU DIABÈTE PRÉSENTÉ À LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE Le docteur René Dandurand, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, a présenté, devant les membres de la Société de Biologie de Montréal, lors de la séance du 8 novembre 1945, des notes préliminaires sur certains résultats obtenus par un traitement nouveau du diabète.LE COMITÉ NATIONAL DE RECHERCHES D'HYGIÈNE SCOLAIRE Les docteurs Adrien Plouffe, de Montréal, Jules Gilbert, Emile Nadeau et Berchmans Paquet, de Québec, ont été nommés membres d\u2019un sous-comité au Comité National de Recherches d'Hygiène Scolaire.oO 0 DES MILLIERS D'ENFANTS AUX UNITÉS SANITAIRES C'est a la maison que l'enfant fait 'apprentissage de la vie.Toute mère qui souhaite la santé et le succès de ses enfants doit commencer par appliquer à la maison les règles de l\u2019hygiène.C\u2019est l'unique moyen de les préparer aux difficultés et aux dangers de l'âge adulte.Vous avez, mesdames, deux moyens de ce faire: votre médecin de famille et l\u2019unité sanitaire de votre comté.Au cours de juillet dernier, il y a eu, dans les régions desservies par les Unités sanitaires du ministère de la Santé et du Bien-être social, que dirige l\u2019honorable docteur J.-H.-A.Paquette, 1,095 cliniques de puériculture.On y a examiné 16,498 nourrissons et 15,104 enfants d'âge préscolaire tandis que les hygiénistes du département visitaient à domicile 11,538 nourrissons et 15,770 enfants d\u2019âge préscolaire.TAUX DES NAISSANCES DANS LES CENTRES URBAINS Au cours des six premiers mois de 1945, dans la province, de Québec, le nombre des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 ANTISEPSIE Une barrière persistante contre l'infection * Jusqu'ici, la toilette des mains se bornait \u201c principalement à éviter de transporter des orga- \u201c nismes pathogènes d\u2019une patiente à une autre.\u201c Récemment, nos vues ont quelque peu changé.¢ Le danger d\u2019une patiente à une autre demeure * toujours, mais nous avons appris à reconnaître \u2018un autre danger, plus subtil encore, celui du transport des streptocoques de la gorge ou du \u201cnez de la patiente elle-même ou de quelqu'un ¢ qui est auprès d'elle) * * Colebrook, L.(1933) J .Obstet.O° Gynacec., 40, 977.| Contre de tels hasards\u2014qui se rencontrent également dans les salles d\u2019opérations \u2014 une précaution évidente a prendre en plus du port du masque de la face, c\u2019est l\u2019application d\u2019un antiseptique persistant qui formera une barrière véritable à l\u2019infection, soit sur la peau, soit sur les gants chirurgicaux.RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DIVISION PHARMACEUTIQUE, MONTREAL Des expériences rationnelles ont démontré que \u2018\u2018Dettol\u2019\u2019 à 30% procure une telle protection pour plus de deux heures.D\u2019autres expériences, en laboratoire et en clinique, ont démontré que \u2018\u2018Dettol\u2019\u2019 à pleine concentration n\u2019est ni toxique ni irritant\u2014et cependant il est rapidement destructeur de toute une variété de bactéries pathogènes, même en grande dilution et même en présence de sang ou d'autres agents organiques de contamination.Pour obtenir une antisepsie efficace, sûre et persistante, \u2018\u201cDettol\u2019\u2019 est devenu la préparation de choix aussi bien dans les hôpitaux généraux que dans ceux de maternité de tout l\u2019Empire.1777 M10-HF oummme 1778 naissances a atteint 19,103.Chez les résidents de la Province, ce chiffre est un peu moindre: il est de 48,177, dont 25,045 ont eu lieu à la campagne et 23,132, dans les centres urbains.Si l\u2019on examine les taux, on constate que les régions rurales l\u2019emportent sur les agglomérations urbaines, les premières ayant 28.6 et les secondes 25.7 tandis que l\u2019ensemble du Québec n\u2019accuse que 27.1.Voici le taux des naissances.par centres urbains et par ordre de décroissance: Arvida, 34.4; Rimouski, 68.3; Chicoutimi 67.0; Jon- quière, 59.7; Matane, 59.1; Kénogami, 58.5; Val d'Or, 57.4; Noranda, 54.2; St-Joseph de Grantham, 52.7; Saint-Joseph-d\u2019Alma, 50.3; Montmagny, 50.0; Ste-Thérèse, 46.0; Shawinigan Falls, 45.6; Saint-Jérôme, 42.7; Sorel, 42.6; Mégantic, 41.2; Drummondville, 41.0; Lauzon, 40.7; Asbestos, 39.8: Gran- by, 38.8; La Tuque, 38.4; Toliette, 37.5; Buckingham, 37.0; Magog, 36.6; Vallevfield.35.0; Sherbrooke, 34.8; Grand\u2019Mère, 33.4: St-Jean, 33.0; Rouyn, 31.5; Victoriaville, 30.2, Hull, 30.2; Lachute, 30.0: Québec, 28.3; Trois-Rivières, 27.9; Thetford Mines, 27.0: Lachine, 26.3;.Coaticook,, 25.5; Cap-de-la- Madeleine, 25.4; Rivière-du-Loup, 25.2; St- Hyacinthe, 25.1; Lévis, 24.6; St-Laurent, 23.7: Longueuil, 23.3; \"Montréal, 21.9; LaSalle, 18.6; Montréal-Nord, 17.1: Pointe-aux-Trem- bles, 16.5; Verdun, 16.2; Pointe-Claire, 10.3: St-Lambert, 8.2; Mont-Royal, 5.1; West- mount, 5.1; Outremont, 4.5.ee ++ 2,193 VISITES PRÉNATALES AU COURS DU MOIS D'AOÛT La prévention, sauvegarde de la santé et de la vie Quel que soit l'âge d\u2019un enfant, sa santé, présente et future, dépend, de toute évidence.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLEVIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 de la mise en pratique de certaines règles et du respect de certains préceptes.Bonne alimentation, prophylaxie des maladies contagieuses, établissement précoce de bonnes habitudes d'hygiène physique et mentale, examen médical périodique, sont les quatre conditions sur lesquelles il convient de s\u2019arrêter de temps à autre.Par l'entremise des Unités sanitaires de la Province, vous pouvez vous renseigner sur tout ce qui touche à l'hygiène infantile, à la prévention et à la santé en général.Chaque mois les médecins hygiénistes tiennent des cliniques de puériculture \u2014 il y en a eu 1,226 durant le mois d\u2019août dernier \u2014 et distribuent des conseils aux mères de famille.Au cours des cliniques d'août, par exemple, ils ont examiné 19,738 nourrissons et 20,681 enfants d'âge préscolaire.Par ailleurs, le ministère de la Santé et du Bien-être social, que dirige l\u2019honorable Dr J-H.-A.Paquette, assure également la diffusion de l'hygiène maternelle et de I'hygiéne de l\u2019âge scolaire.Durant la période mentionnée plus haut, les hygién\u2019stes du département ont fait 2,193 visites prénatales et 1,430 démonstrations d'hygiène maternelle à domicile.Le vieil adage: « Une once de prévention vaut mieux qu\u2019une livre de guérison » n\u2019a Jamais été plus vrai que durant l'âge scolaire.C\u2019est pourquoi, avec la reprise des classes, les hygiénistes ont recommencé leurs visites régulières.En attendant, au cours de l\u2019été, ils ont procédé aux immunisations et vaccinations afin de prévenir les maladies infectieuses.La prévoyance est la mère de la sécurité: épargnons-nous la plupart de ces infections aux conséquences pernicieuses.Prévenons les maladies. FIG] LAPIN | OURCEN TAGE \u2018DE \u201cAUGMEN TA TION _) U LIQUIDE ï XPECTORÉ 4-00 1 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 1779 Des Epreuves Biologiques Confirment I'Action Expectorante du POURCENTA ie DE L AUGMENTA TION SCILEXOL E.B.S.W-tmm MN TS ES SE ES Sn +-\\-1- DU LIQUIDE | N VOMBRE D MEURES | ! APRÈS | _ £ XP.ECTORE £ Lf na.- \u201cAOMINISTRA TION où SCILEXOL DES VOIES | ! ! 1 1 7 RESPIRATOIRES | 2 3 4 a I FIG; 2 COBAYE POURCEN TAGE DE L'AUGMENTA TION me mm ! ) ! | 1 1 | + ; I FIG.ACHAT/ | | | | { 1 so-!-/_- AN Lo i i | [ + I t | | | mm meme FNC (7 L60 | POURCENTAGE DE / L'aucmentanioN 0} DU LIQUIDE | EXPECTORE - 40 ef bee | ema d= | DES VOIES | | 1 | RESPIRATOIRES | | | | * )__ NOMBRE D'HEURES APRÈS ___ | / ADMINISTRATION DU SCILEXOL: i 2 3 4 différentes auxquels on avait administré du Scilexol avec de la Yous /QUIDE | UT | \u2018 z ADMINISTRATION Du, Sci EXOL, 4 ! | | EXPEC TORE | 2 3 4 Ab \u2014\u2014_\u2014 ESS -\u2014\u2014 = DESVOIES | | | | R ESPIRA TO/RES q- ooo opter Ces graphiques indiquent l'ex- | pectoration accrue du liquide dr i] 1+ _ QI | des voies respiratoires chez ; i quatre mammifères d'espèces i | | L ADMINISTRA TION DU SCILEXOL | - ha EE EEE -4 2 34 ma FU 0 Teinture d'Opium Camphrée en doses de 0.1 ml.par kilo du poids de leur corps.Ces résultats, obtenus dans un laboratoire indépendant, confirment notre croyance que le Scilexol est une préparation efficace pour les toux grasses.Au point de vue clinique, on a trouvé que le Scilexol est surtout efficace lorsqu'il est combiné avec des sédatifs.Le Scilexol augmente rapidement le volume et la fluidité des sécrétions des voies respiratoires de façon que les cils vibratiles puissent facilement les faire avancer jusqu'à la gorge où elles sont expectorées.Dans le même temps, le sédatif diminue temporairement l'oppression causée par le foyer de la toux, prévenant ainsi les crises épuisantes de toux sèche qui sont occasionnées par une irritation résiduelle dans la gorge plutôt que par la présence de mucosités dont il faut se débarrasser.CHAQUE ONCE LIQUIDE CONTIENT: Chlorure d\u2019'Ammonium .16 gr.Chloroforme - .- .2 gouttes Acide Cyanhydrique Dil.4 gouttes Sirop de Scille .2.444441 222210 90 goutte 3 Sirop de Tolu 120 gouttes Le Scilexol est fourni simple ou avec l\u2019un des sédatifs * suivants, si vous le spécifiez: 1.Teintute d'Opium Camphrée 2.Chlorhydrate de Diéthylmôrphine (Dionin) 3.Codéine 4.Morphine se ee se se a 4.oe + a ev ee es ee a ae a.ei a + ee a 4 ee ea.80 gouttes par once .V2 gr.par once .- l gr.par once .1/3 gr.par once # Ceci nécessite une commande de narcotique.| 525 Logan Avenue Ont.Toronto 6 Une Maison entièrement canadienne Fondée en 1879 1780 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 EXTRAIT HEPATIQUE INJECTABLE 15 UNITES PAR CC.L Extrait Hépatique Injectable est précisément préparé pour le traitement de l'anémie pernicieuse.L'activité de ce produit est exprimée en unités et déterminée par les résu'tats réels obtenus dans le traitement de l\u2019anémie pernicieuse chez l\u2019homme.L'Extrait Hépatique Injectable, préparé dans les Laboratoires Connaught, possède les avantages suivants: 1.Efficacité reconnue\u2014Chaque lot est éprouvé sur des cas d'anémie pernicieuse.2.Activité très concentrée\u2014 Dose faible et administration moins fréquente.3.Faible proportion de solides \u2014 En raison de la grande pureté du produit, il est rare que l'on observe des malaises ou des réactions locales au moment de l'injection.| 'Extrait Hépatique Injectable (15 unités par cc.) des Laboratoires Connaught est présenté en boîtes contenant une seule fiole de 5 cc, et aussi en boîtes contenant cinq fioles de 5 cc.Ces dernières sont plus particulièrement destinées aux hôpitaux et aux cliniques, mais peuvent aussi être utiles au médecin.LABORATOIRES CONNAUGHT Université de Toronto Toronto 5, Canada æ 1781 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 iA Hen.a = A Ex) pes i, .RS 5 = Le RE pee, se Le \u201cCalcium A\u2019 se compose non seulement de calcium, de phosphore et de vitamine A, mais aussi de vitamine D pour favoriser l\u2019assimilation des minéraux.LL Vita mi UE \u2014_ \u2014_\u2014 \u2014\u2014 - 960 2 Uni CR Chaque capsule de gélatine contient >> 350 uni CO 306F e e AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL, CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 \u201cPOURQUOI LA CRÈME OBSTETRIQUE \u2018DETTOL\u2019?\u201d POUR TOUT CE QUI EST ESSENTIEL, la crème obstétrique \u2018 Dettol \" a les mêmes propriétés que l'antiseptique moderne \u2018Dettol\u2019 sous forme liquide\u2014rien de plus, rien de moins.Comme le liquide, elle détruit rapidement toute une variété d'organismes pathogènes, y compris les streptocoques hémolytiques, causes de l'infection puerpérale.Et aussi, comme le liquide, elle n'est pas toxique, elle n\u2019irrite pas et on peut l'appliquer fréquemment sañs danger ni inconvénient: l\u2019une et l\u2019autre de ces préparations sont d'un usage agréable.Cependant, la crème obstétrique \u201c\u2018 Dettol joue un rôle spécial dans la pratique des accouchements.D'abord, sous cette forme, c\u2019est un antiseptique qui est tout prêt à être employé à la bonne concentration, soit: 30% de \u2018Dettol\u2018 dans un véhicule approprié.Et, ensuite, contrairement aux préparations liquides, lorsqu\u2019on l\u2019applique sur la peau et les membranes muqueuses de la patiente, elle demeure en place.Enfin, la crème obstétrique \u201cDettol \u2019 persiste et forme ainsi une barrière contre la réinfection pour au-delà de deux heures.Ainsi, la crème obstétrique \u2018 Dettol * est donc le *Dettol\u2019 sous une forme particulièrement appropriée à la désinfection des gants chirurgicaux du médecin et de la garde-malade aussi bien que de la vulve, des cuisses et des mains de la patiente.Elle n'est pas plus efficace que \u2018 Dettol \u2019 liquide à la même concentration \u2014mais, pour ces besoins particuliers, elle est plus commode.Au plus grand hôpital de maternité de Londres, le Queen Charlotte\u2019s, les archives font voir que deux ans et demi après l\u2019adoption d\u2019une technique antiseptique comportant l'usage de * Dettol \u2019 liquide et de la crème obstétrique \u2018Dettol \u2019, la courbe de l\u2019infection puerpérale par le streptocoque hémolytique a présenté une baisse de plus de 50% comparée à celle d\u2019une période semblable immédiatement avant l\u2019usage de ces produits.RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DIVISION PHARMACEUTIQUE, .MONTREAL CR2HF ces elle que UT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrEriN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 1783 8 COMPOSITION: Hexaméthylènetétramine, Benzoate de Lithine, PIPÉRAZINE, Bicarbonate de Soude, SOUFRE COLLOIDAL.Spécialement recommandée dans les cas de: CYSTITES, PYELITES, GRAVELLE URIQUE, et dans les affections des voies urinaires.Echantillon médical envoyé sur demande.LES LABORATOIRES SPARTOL Paris - Montréal GRANULÉ EFFERVESCENT Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, Inc., Montréal 1784 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 MICROBIOLOGIE -\u2014 HYGIÈNE - MÉDECINE PREVENTIVE ® 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3 A = + St * wake .5 = = $ 5 or ge Ê = i 5 = = 5 $ = 5 =.5 # 3 = # En 2 , * 2 + = + CE J of > > 5 x 7 5 J 5 = iE x.5 = oF 7 ; ; = & GE = ; = es i se Es az 5 3 # = 5 a ; ox iS = SS se £5 = 3 55 is = \u2018 > = a 4 hi J = = = .3 i a 2 mn / 30 ani = 2 ke Pp ih > > anh \u201cs 3 Yj 8 3 6, 2 x.ZE i % 2 RE 7 ve 5 i 57 N ET QU SMO Gar 7, es ompri qn en soulager symptomes a ompsgna t fes rhumes, le coryza, la gr \u2018ast tonch me de foins asthme onch 194 7 = 2 es » et es nevralgies E 5 % ZE hénétid ine Cl sc $s = de acéthylsal FE rs % 7 7 2H 2 40 HE hlorh rate d'aminoxide Ze nr Ge ae 5 4 na 7 4 9 Z 22 ¥ % 7 2 MN M QCUMENTATION COMPLETE R DEMANDE 7 7 7 % 5 4 © Ze æ LG i ar hi a, i : 7, Zz nid Coe or pe 4, > Pre Ev FDA 202 AVENUE DU se i La 2 5 rs ww ei o 2%, A 7 42 EE, Ce 2 Lo ze 2 4, 7 ce Ce 405 nis, 4 Aids.Ri Kiri IH 4 et ein ws: Za 5 ZZ PLE 2 ss 1786 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 e toute la gamme des sutures + + + En raison do sa parfaite adaptabilité à une si grande variété d'aiguilles, de tous les modèles et de toutes les dimensions, le Sutureur Chirurgical Singer offre des moyens d'utilisation sans limite dans l'acte de suture.Deux instruments de grosseurs commodes\u2014le \u201cStandard\u201d et le petit \u201cModèle A-11\", permettent au chirurgien de résoudre à son gré tous les problèmes de la suture\u2014tout particulièrement parce que l'instrument ne quitte jamais sa main pendant toute la durée de l'acte de suture.Dans la foumation des points.++ Le Sutureur Chirurgical Singer permet la réalisation des points voulus plus rapidement et plus facilement\u2014en facilitant la formation d'une plus grande variété de points.Cet instrument utilise presque tout matériel à suturer (alimenté sans arrêt par la bobine dérouleuse).Servez-vous du coupon ci-dessous pour obtenir votre exemplaire d'une brochure bien illustrée racontant l'histoire de cet instrument.Copyright Etats-Unis, 1945, par The Singer Manufacturing Company.Tous droits réservés pour tous pays, SINGER SEWING MACHINE COMPANY Division du Sutureur Chirurgical 700 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal Auriez-vous l\u2019obligeance de m'envoyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée, NOM ADRESSE a VILLE ___ FORMULE pour la sinusile et les à lodoforme Menthol lodures Camphre ded uoies ° .Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de 9 ° ti 9 f aire faible acidité) Documentation complète et échantillon sur demande REPRESENTANTS POUR LE CANADA ; HERDT & CHARTON, INC.\u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d 2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL, MONTREAL 1788 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 \u2014EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014\u2014 ~ HENRI DE KERILLIS DE GAULLE DICTATEUR BEAUCHEMIN L'un des principaux buts de guerre des Alliés \u2014 sinon le principal \u2014 est la destruction des régimes politiques issus de l'aventure et de la force.Autrement dit, c'est la restauration des principes et des institutions démocratiques.Or, la France s'est retrouvée, au lendemain de la Victoire, avec le gouvernement du Général de Gaulle qui s'est désigné lui-même, s'est imposé au peuple, et qui ne possède aucune racine légale ni aucun fondement démocratique.L'auteur de \"De Gaulle Dictateur\u201d, journaliste réputé, député républicain nationaliste de la Seine, dénonce le déconcertant et dangereux paradoxe.Mais surtout, il explique comment il s'est produit, à l'aide de témoignages et de documents ignorés du public, en révélant des faits qui sont demeurés jusqu'ici le secret des Chancelleries, il porte devant l'attention mondiale l'histoire de la \u201cConquête du Pouvoir nouveau\u201d par le gaullisme.\u2018\u2019La vérité, écrit M.Henri de Kérillis, peut parfois soulever quelque émotion, mais elle est la grande lumière sans laquelle la pauvre intelligence humaine vogue à la dérive.\u201d C\u2019est pourquoi, s'attaquant à ce qu'il appelle une grande mystification et une grande légende, nées dans les tourbillons furieux de la Révolution universelle, il nous présente le Général de Gaulle actionné pendant toute la guerre par des influences violemment antidémocratiques, violemment antiaméricaines et antianglaises, et finalement détruisant la Ille République française pour lui substituer une IVe République de structure fasciste.Un fort volume in-8, de 448 pages PRIX: l'exemplaire, $2.00 par la poste, $2.15 EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzLE1IIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 1789 à, | 1.Ne paralyse pas les cils vibratiles.0 IT 2.Ses propriétés antibiotiques se maintiennent en présence de pus et de mucus.LULU | 3.Sa faible tension superficielle (environ 40 dynes par centimètre) permet la pénétration suffisante dans les interstices des muqueuses pour enrayer une infection aiguê.\u2014 RAISONS POUR LESQUELLEEE | 4.Il n'enraye aucunement le mécanisme de défense des muqueuses.Aa fn, Décongestionnant antibiotique de la muqueuse nasale contenant de la Tyrothricine et du chlorhydrate de \u2018Propadrine\u2019 est SUPÉRIEUR au vaso-constricteur ordinaire 5.Solution isotonique \u2014 pH variant entre 5.5 et 6.5 \u2014 identique au pH des Le décongestionnant 'PROTHRICINE\u2019 est indiqué sécrétions nasales.dans le soulagement de la congestion nasale accompagnant le rhume ordinaire, la rhinite al lergique, la rhinite catarrhale aiguë, la rhino- sinusite et l'ethmoïdite aiguë.Les ingrédients actifs de cette préparation sont les suivants: Tyrothricine (antibiotique) 0 (200 microgrammes par c.c.) | 0.02% G.Non toxique et non irritant pour les muqueuses nasales et les sinus.\u2018Propadrine\u2019 ou chlorhydrate de phényl- l-ami _ : 1.50% propanol-amine (vaso-constricteur) ss pe \u201cPROTHRICINE\u2019 s'emploie au moyen de tampons, d'irrigations, de gouttes ou de vaporisation.Présenté en flacons d'une once avec compte-gouttes.7.Il n'occasionne pas la formation de croûtes pouvant empêcher le drai- Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ont.nage. 1790 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 LES FABRICANTS D\u2019 Anar PRÉSENTENT Un nouveau Sulfa armosan POUR LES SUPPURATIONS DE L'OREILLE Pas un simple mélange mais une puissante Combinaison Chimique Sulfathiazole-Carbamide dans de la glycérine \"Doho\" spécialement déshydratée.Contient l'équivalent d'environ 10 pour cent de sulfathiazole.e EXERCE UNE PUISSANTE ACTION DISSOLVANTE SUR LES MATIÈRES PROTÉINÉES * NETTOIE ET DÉSODORISE LE LIEU DE L\u2019INFECTION © NE RETARDE PAS LA GRANULATION NORMALE DES TISSUS BACTÉRIOSTATIQUE - ANALGÉSIQUE - DÉSHYDRATANT THE DOHOW CHEMICAL CO., LTD.751, Square Victoria Montréal 1, : Canada - WN er UN BEBE A L\u2019OSTEOCAPS \u201cCes bébés dont les mamans avaient été soumises au régime de la poudre d'os, étaient pourvus de cheveux si longs et si soyeux ainsi que d'ongles tellement longs, que ce phénomène étonna grandement les gardesmalades.\u201d (Communication sur l'emploi de la poudre d'os durant quaire années d'observation, Martin, E.M., C.M.A.Journ., Vol.50.) OSTEOCAPS & OSTEOTABS Fournissent à l'économie la quantité nécessaire et voulue de Calcium, de Phosphore et de Fluorine.Chaque capsule ou comprimé contient 0.5 gram.de poudre d'os sélectionnés et finement pulvérisés avec vitamines A et D.Indications: Caries dentaires, douleurs de croissance, cauchemars, allergies, fractures à guérisons lentes, régime supplémentaire dans les hypocalcémies.Prière de nous écrire afin de recevoir un modèle d'essai.LIMITÉE OSHAWA MONTRÉAL \u201cACHETONS DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE\u201d (MANUFACTURIFES DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX DISTRIBUTEURS: MILLET, Roux & CIE, LIMITEE MONTREAL, P.Q. 1792 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 Les comparimés de ZYMION LABORATOIRES COUTURIEUX dans les diverses formes de CO Tao La composition est la suivante (par capsule et en grammes\": Extrait sec de levure de biére (Levurine Extractive) 0 Gr.10 Soufre colloidal ~ .0GrnO0S Etain colloidal .0Gr03 Manganése colloidal - - «+ +.+.0Gr.02 Lithium colloidal .0GrO0l DOSE.La dose moyenne est de 6 & 8 capsules par jour, mais le ZYMION ne présentant aucune contre-indication, on peut facilement doubler les doses indiquées.(60 capsules par flacon.En flacons de 500 et de 1000 pour les médecins.) 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Grammes par cuillgrée-dose Gms.par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal.{ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLEVN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 1793 DANS L'INSU CORTICO-SURRENALE La maladie d'Addison Certains types d'asthénie et autres troubles associés à l'insuffisance d'hormone cortico-surrénale, le CORTATE .acétate de désoxycorticostérone, Schering, fournit un moyen efficace d'enrayer rapidement les crises, en même temps qu'une thérapeutique d'entretien commode et économique.Il est présenté en solution huileuse pour injection intramusculaire, sous forme de comprimés pour implantation, et en solution dans le propylène glycol pour administration sublinguale.\u201cCORTATE\u2019 est un nom déposé SCHERING CORPORATION LIMITED - 137, rue St-Pierre, Montréal 1 1794 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1915 TORQUEMADA N'AURAIT PAS FAIT MIEUX! MAGINE-T-ON soumettre un produit à 216 épreuves distinctes ! C\u2019est pourtant par là que le Savon Ivory doit passer \u2014 pour s\u2019assurer qu'il est à la hauteur des normes élevées de qualité, de pureté et de douceur adoptées par Ivory.Seuls des graisses et autres ingrédients de toute première qualité servent à fabriquer l\u2019Ivory.Il en résulte un savon pur et blanc, exempt de toute impureté ou de parfums forts, suscep- vo 99\" /ooipour cent Pur Il flotte FABRIQUÉ AU CANADA tibles d\u2019irr:ter la peau des millions de bébés baignés à l\u2019Ivory chaque jour.Et les études qui se poursuivent dans nos Laboratoires de Recherche sur la Peau démontrent clairement les bienfaits de la douceur de l'Ivory.Il n\u2019est donc pas étonnant que l'Ivory soit devenu le type de la pureté et de la douceur pour des millions de mamans.et des milliers de médecins.Vous pouvez le recommander en toute confiance.\u2014 tte \u2014 Montréal, décembre 1915 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N 179 oS re RN XN ER = NR = se , S =.NR 0 NE = ce NY N S SR SEY x > $ = > = 8 RN SN = = LY S AD = ng hay = = NY St = ss = ¥ a .HEN = $ ~ 5 ax fl 55 2X RN 8 X $ RN A 3 A + i 3 = a 3 £8 2 fe = Le 2 ne sx = = = $ x ag 3 i Si RS = 3 hy Xi = + = A $ = 2 a 4 D i So NS WY SE S = 3 = NN .= = = = 0 SR 8 x Se $ va WB = RX - Se Nn EERE SH Ey 3X = =.ss = = 5 = 2 5 \u201c = NS 3 2 SR = es 3 3 NN A E N A ES = A DW ce se.I Ne Ro = 5 W & aR N = \u2026 SE = Ÿ.= SHR = + = a = = Ne oD + LL È So, XN \\ SR QQ = NN S nN oN & = .E = 4 te A SNR or ED = = = sn ES Sa ; = = = = = = a 5 A SN SN 55 S a = RX ¥ ne S 4 See = as = = = = $ = = 53 ES pe 3% i 9 = = = = : = =; ay = ne $ + Le = > = = E i se À = sv S = AS = 5 + \u20ac = x Se se = = 33 SS > x ui = & sa J En 5 RY ve RY S 3 = ss B i A is 8 = æ el £5 adéas = 5 & RN EE ssa INE pp are?= i x ond IS sR 2 cc.% ea ere DULES pis esse 2 A = Le SE SE 5 i 2 iF Te = = A Te, & 5 a A a 8 Hg EJ = = By & = EL Fe À 5 A 4 3 U8 # AFS 3 # = 16 aa # ours en x = 31 > tre 4 S 7 ou = 5 S ps AS lem nf.3 EA 3 seu & = aue = x st dee ne ampoy sramuseul Ey ts ne Fi Nz + sr : x eat RR ERY # Se LE HE nate de - Æ 5 > de soude = & + jars pale i 5 pr Br Me st = sphate éropho yes atighe Extra 538 § ique : i echri nine [333 3 SZ R Se 5 5 = se Chionté © Pa = pout qui = Z 3 el $ Fs 5 is = pi Bi 2 SION PHARMA MONT paie RER fo os pr ol ETE r.Rug SHERPA iA a IT x a 5 i pd = int 2 5 i Si EN iA 7 A a fe + > a 5 Si 2 Sw sy i i Lg = i à sc A ; A SE ar 5 5 es i 2 i ce ee a % 7 A \u201d 2 5 A i: i; 5 SR 2 Z, oh Es 5 N / {6 Gi EZ 3 55 Se iA 2, \u2018i br Vv 2 A M PO B x JO Eu 2; FAR E 2 LE INTRAMUSCULAIR ES URS i i: N RIMES TRO s P OUR FE i; Zr § .cf 5 7: 2 4 2 %i i 2 2 5 i i 5 i i i 7 4 dd; 57 i Zz 7 2 7 AU.2 Fis ii Zi A 5% i 2 cé %7 Si 2 GR Ai i pos as DIE 7 7 22 2 es A xf TY CEE 7 7 hr a 5 Sh 7 2 v7 A i \u201ca a8 3 ¢ 2 V3 4 LEZ A 4 I 3)! 7 3 fi i 7 2 INCORP REE i bt % 680 OUEST, RUE SHERBROOKE ONTREAL ç 3 1796 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 C\u2019est la raison pourquoi l'huile Baby's Own ne contient aucun antiseptique.Dès le début, la compagnie J.B.Williams voulut fabriquer une huile qui pourrait convenir à la peau de tous les bébés, car leur épiderme délicat résiste mal aux antiseptiques chimiques, si doux soient-ils.D'un océan à l'autre, les médecins, les gardes-malades, les spécialistes de la peau et les mamans recommandent cette huile.\" L\u2019huile Baby's Own est douce, pure, onctueuse, absolument anodine.Elle est spécialement traitée pour convenir à la peau des bébés.L'huile Baby's Own peut être employée en toute confiance.Ne craignez rien ; il n\u2019y en a pas de meilleure.Huile Baby's Own an L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décernbre 1945 1797 vd La à LX dacs?par\u2019 jour vd TE LOLOL _ i\u201d 0» ai Cla pt chs \u2018suffisent axé YY) Poo rae Juma LARYNGOBIS a définitivement rendu désuets et rejeté dans l'ombre les anciennes médications SUPPOSITOIRES symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours\u2014exceptionnellement durant trois jours\u2014pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE: Boites de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Supposiioire pour ENFANTS par 24 heures.Enfants de 1 & 6 ans: V2 Suppositoire pour ENFANTS par 24 heures.4 - * bis- -gamma- ohénylpropyléthylamine RELACHEMENT DU SPASME DU MUSCLE LISSE lex a ue EC crie Agents exclusifs \u2014 GRAVET LTÉE 1410 rue Wolfe \u2014 Montréal 1798 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, décembre 1945 A N 10 DO L interne ANTISEPTIQUE PUISSANT.Traitement des infections intestinales.50 à 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d\u2019eau sucrée.CAROVIT CHLOROPHYLLE ET PRO-VITAMINE A.Fatigue générale.Débilité.Héméralopie., 2 pilules 2 fois par jour avant les repas.OCREINE GREMY EXTRAIT TOTAL DU CORPS JAUNE DE L\u2019OVAIRE.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.PANCRINOL du DR.DEBAT EXTRAITS DE FOIE, RATE ET REINS.Traitement de l\u2019anémie et des convalescences.1l ampoule buvable ou une cuillerée à soupe d'Elixir avant les repas.PA N S E RO L PUISSANT TONIQUE NERVEUX.Epuisements.Neurasthénie.Débilitation.1 ampoule de 5 cc.par jour.SULFOR AZINE DISSOLVANT DE L\u2019ACIDE URIQUE ET ANTISEPTIQUE URINAIRE.Rhumatismes.Infections urinaires.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.SUPPOSITOIRES C.S.C.TRAITEMENT DES AFFECTIONS BRONCHO-PULMONAIRES.1 à 2 suppositoires par jour.(suppositoires pour adultes et suppositoires pour enfants).VU LCASE DÉPURATIF SOUFRÉ.Dermatoses.Constipation.Arthritisme.2 à 4 pilules par jour, le matin à jeun ou le soir avant le repas.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL u | 4 Aussi commode I un que I PUITS c'est vrai, mais les\u2019 capsules d\u2019 ALUMINOID ont fait preuve CELLET beaucoup.[IE N CCL UTTN LLCS oT \u2018hydrate U alumine en PT ILES LIEU AT CLL hui.7 L'AL draté d'alumin 39 udre INO) IDV Ile: pept 2\" tay Fig A oh le Vee) ali i919 DIOCEU =; driq ff si 0 vile \\ Fate.da 190] = als mois |
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