L'union médicale du Canada, 1 février 1946, Février
[" 3 75 \u2014 Numéro 2 ~ Smeued® \u2014\u2014\u2014 zs A 4 - wr + Bulletin de l'Elssoctation des Médecins de Langue Française de l'Hmérique ou Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018Dédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal Tél.: LAncaster 9888 Depuis Leur Cendre Enfance Peu de médecins peuvent définir l'impulsion spontanée qui les a dirigés vers l\u2019étude de la médecine.Il se peut, s\u2019ils recherchent parmi leurs souvenirs du passé, qu\u2019ils se rappelent qu\u2019un jour, alors que la maman, la soeur ou le frère tomba malade, il fut nécessaire de faire venir le médecin.Ils se souviendront des instruments intrigants dont se servait ce dernier, mais ce qui les frappa peut-être le plus fut de constater comment l'assurance réconfortante du docteur dissipa toutes les craintes et EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne Québec les appréhensions.De nombreux médecins de nos jours exercent leur profession à la suite d\u2019une telle expérience.Le désir de servir peut être l'influence inspiratrice d\u2019une entreprise commerciale tout aussi bien que d\u2019une carrière et, afin de résister à la tendance déconcertante des affaires, l\u2019une ou l\u2019autre doivent être ancrées sur des bases rigides et fondamentales.Elles doivent avoir pour mission un obiectif digne d\u2019une noble cause.À mesure que la profession médicale évoluait selon les progrès sociaux et scientifiques, ELI LILLY AND COMPANY, durant les soixante-dix ans de son existence, s\u2019est constamment efforcé d'agrandir sa sphère d\u2019utilité dans son domaine particulier., LIMITED « TORONTO, ONTARIO Ge, ; MONTRÉAL, FÉVRIER 1946 - À STOVAGINAL Le Stovaginal est tout particulièrement indiqué dans les infections vaginales se traduisant par de la leucorrhée et causées por le Trichomonas vaginalis.Son emploi est également trés efficace dans les cas de leucorrhée causée par des infections mixtes ou non spécifiques.COMPRIMES VAGINAUX en FLACONS de 20, 100 et 500 POUDRE VAGINALE en FLACONS de 30 et 200 grammes.Echantillons & MM.les Médecins sur demande. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 dans le traitement des += 2 % Le \u201cThironex\u201d, préparation pratique et efficace dans le traitement des anémies secondaires, renferme les meilleures doses de fer, d'extrait de foie et de complexe vitaminique B.Il est présenté sous forme de comprimés et de sirop, pour en faciliter l\u2019administration à tous les patients: enfants ou adultes.ve .- \u2019 \u2018 .\u2019 soe .Brochures concernant les Comprimés et le Sirop \u2018\u201cThironex\u201d envoyées sur demande., , 359F AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE + Biologistes et Pharmaciens + MONTREAL, CANADA SOMMAIRE ° | \u201cIN MEMORIAM Edouard DESJARDINS Damien Masson .« + « «+ 22 2 2.128 BULLETIN .Roma AMYOT Ange ou bête .2 2 440464888888 0 125 Maxwell FINLAND et Henri-].TAGNON Etat actuel de la chimiothérapie par les sulfamidés LOL 12 2 2.129 SYMPOSIUM SUR L'ANALGÉSIE ET L'ANESTHÉSIE EN OBSTÉTRIQUE * Hector SANCHE Introduction .2 2 + ce eee eee eee 4d © \"COMPRIMES -et LIQUIDE : .(No.833) -.(No 950) *., ; ° .°e., Lee La \u201cSupplavite\u201d répond aux exigences d'un traitement polyvita- minique chez tous les patients.Une cuillerée à thé de \u201cSupplavite\u201d Liquide ajoutée à la nourriture quotidienne du nourrisson lui fournit amplement les vitamines dont il a besoin.La \u201cSupplavite\u201d, Liquide ou Comprimés, complète efficacement le régime alimentaire de l'adolescent ou de l'adulte.Littérature sur demande.36 \u2019 , AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens + MONTREAL CANADA {| L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 S \\ Nn = = SN Des expériences clin S iques ont prouvé .2D tra que l'adminis ion des xanthines A = = peut doubler ulation coronaire ae SE ee et augmente = & = ment à l'effort.=.$ pr; Chan e comp y0¢ ALY «.10 2 YS- aA Theo 0° ves or.12 gis: weet qhéob yo potassium 12 dure eset yO nobart \u201cer phe Bical rhond e 100 cons XINTOPHIEN ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL (1) SOMMAIRE Moise CLERMONT (Suite) Fondements physiologiques de l'analgésie et de l'anesthésie en obstétrique Jean CHAMPEAU Anesthésie caudale Donatien MARION Le Somniféne et le Demerol dans l'analgésie obstétricale .P.GAUTHIER Analgésie en obstétrique Jacques GAGNON Analgésie par le Pentothal en obstétrique ÉDITORIAL Léon LONGTIN UTILISÉE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES N e Stabilisée selon une pression osmotique équivalente à celle des larmes, à une alcalinité et une isotonicité précises, la Murine est recommandée dans les premiers soins comme traitement adjuvant immédiat dans les accidents causés par des étincelles provenant de machines à souder et dans les brûlures par les acides, lorsque le temps est un facteur si important pour enrayer de tels effets caustiques.On l\u2019utilise aussi pour soulager l\u2019irritation des yeux causée par la lumière vive, les poussières, les vapeurs chimiques, les parcelles métalliques et la fumée.Les yeux rougis, irrités ou enflammés n'ont pas toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de la conjonctive.Par exemple, les peintres employant le vernis-laque souffrent souvent d\u2019inflammation des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les soudeurs électriques sont très irritants pour les yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause dans les installations industrielles, telles que les vapeurs chimiques et les poussières qui sont une source de malaises pour les ouvriers.La Murine a depuis longtemps été utilisée comme moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane muqueuse des yeux et des paupières.THE MURINE Rapports entre anesthésistes et chirurgiens SEPT INCRÉDIENTS COMPOSENT LA MURINE Bicarbonate de potassium Borate de potassium: Acide borique Chlorhydrate de berbérine Glycérine Chlorhydrate d'hydrastine Eau stérilisée \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- potassium et de l\u2019acide borique est maintenue dans la solution présentée.salicylate de soude, Lilly) .001% | Remarquez que l\u2019action libre du COMPANY \u2014 TORONTO, 144 150 154 158 160 ONTARIO ' L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Vv le médecin trés occupé appréciera les avantages essentiels du P Y R I D | U M @ Soulagement rapide et bienfaisant des symptômes douloureux ® Administration facile et avantageuse © Sécurité \u2014 non toxique Les médecins, de plus en plus occupés, trouveront dans le Pyridium un agent thérapeutique des plus efficaces.sur lequel ils pourront compter pour un soulagement rapide, bienfaisant, des symptômes douloureux éprouvés dans la cystite, la prostatite, la pyélonéphrite et l\u2019urétrite.Des expériences cliniques couvrant plus d\u2019une décade, rapportées dans la littérature publiée sur le Pyridium, démontrent la rapidité et l'efficacité de son action, et l'absence d'effets narcotiques ou irritants après son administration.MERCK & CO.LIMITED vient justement de la qualité du consultant Æ e l\u2019on vous propose, dans le cas où ce n'est ts vous qui le choisissez.[Il peut arriver, en effet, que l\u2019on vous de- nde de vous rencontrer en consultation ec un homme que vous savez sans moralité notoirement taré.Le refus de vous com- sttre avec lui, qu\u2019il soit médecin traitant : consultant, est pleinement justifié.Certes, famille peut en être surprise et vouloir une plication de cette intransigeance.En lui pondant simplement que vous n\u2019avez pas estime pour ce confrère, votre désavœu est ué presque certainement à la publicité; issi doit-il être motivé par des informations récises et de valeur certaine, que vous n'avez ailleurs pas à faire connaître à cette famille.l\u2019ais cela vous désolidarise d\u2019un indigne indi- \u2018du et suffit à vous disculper.% 0% * | Bien des malades se figurent qu\u2019ils ont fait -euve d'indépendance et de savoir-faire parce n\u2019ils se sont adressés directement à un spé- aliste, sans que leur médecin ordinaire ait en eu à y voir.Ils se figurent que celui-ci lt bon pour les petites maladies \u2014 grippes u indigestions \u2014 et que pour le reste, c\u2019est 1 spécialiste qu\u2019il faut s'adresser, comme si .médecine était à compartiments et frag- lentaire.Les examens des spécialistes sont indispen- ibles, à la condition d\u2019être coordonnés par : médecin général, par le médecin de famille, ui connaît le malade et ses antécédents, et est ainsi que les soins donnés offrent le 1aximum de garantie.Autrement, le spé- aliste incomplètement renseigné par le client eut errer dans le traitement qu\u2019il préconise.\u2018est un laryngologiste consulté pour une aucité de la voix et qui ignore que le patient st soigné par ailleurs pour un anévrisme ortique; c\u2019est un gastro-entérologue à qui on se garde bien de révéler une syphilis dont a notion lui serait précieuse pour fixer sa 183 thérapeutique; c\u2019est un radiologue qui ne possède pas d\u2019autres éléments de diagnostic que le cliché qu\u2019il a en mains et qui se trouve privé de certains antécédents ou éléments qui compléteraient utilement ses indications; c\u2019est un endocrinologiste enfin, pour qui la connaissance des allergies qui ont déjà gêné le client simplifierait beaucoup la tâche.S\u2019il est difficile de faire comprendre au client que c\u2019est sa santé qui pâtit de cet état de chose, il faut du moins essayer, chaque fois que cela est possible, de prendre contact avec le médecin général.Le spécialiste qui se substitue au médecin général, sans en être prié, ne fait d'ailleurs pas beaucoup mieux que le client indépendant.Une fois son avis donné sur le point particulier pour lequel il était consulté, il doit s\u2019en tenir là.Voici deux exemples d'empiètement de spécialistes vis-à-vis de leur confrère.Un radiologue à qui un médecin envoie un tuberculeux dit à celui-ci qu'il devrait consulter un phtisiologue; voilà qui ne le regardait nullement.Un physiothérapeute qui faisait des applications diathermiques à un entéritique, devant l\u2019insuccès de son traitement, au lieu de renvoyer le malade à son médecin ordinaire qui le lui avait d\u2019ailleurs adressé, le dirige vers un spécialiste du tube digestif: voilà encore qui n\u2019était aucunement de son ressort.# # * Et si nous prenons maintenant celui qui est, en quelque sorte, le plus éminent de tous les spécialistes, c\u2019est-à-dire le chirurgien, nous voyons que le même souci de véritable collaboration doit exister.L'influence morale du médecin sur l\u2019opéré et sur sa famille peut être, en plus d\u2019un cas, d\u2019un puissant secours pour le chirurgien et peut lui épargner des mesures dilatoires aussi bien que de délicates discussions.Le médecin assiste-t-il à l\u2019opération?Il est alors mieux en mesure de justifier les raisons qui ont obligé le chirurgien à des mesures plus radicales qu'il ne le prévoyait 184 avant l\u2019intervention (cas d\u2019ablation totale des organes génitaux féminins).Pourtant, si intime qu\u2019ait pu être cette collaboration, elle ne doit pas se poursuivre jusque dans un partage clandestin des honoraires, pratique immorale et prohibée qui se nomme dichotomie.Ceux qui s\u2019en servent pour arriver plus vite et augmenter plus rapidement leur clientèle avilissent, en définitive, leur profession, et se déconsidèrent auprès de leurs autres confrères.À cet égard les règlements sont formels.Voici l\u2019article 11 (onze) d\u2019une décision du Bureau provincial de médecine, approuvé par \u2018un ordre en Conseil du Lieutenant-Gouverneur, et qui se lit comme suit: « Le partage entre médecins \u2014 dichotomie \u2014 ou entre médecins et pharmaciens ou autres personnes des bénéfices qui résultent soit des consultations, soit des ordonnances, soit des opérations chirurgicales, soit de la vente des médicaments ou appareils, sans que le patient ait été averti de la participation aux bénéfices par l\u2019une des formules définies ou à être définies pour chaque cas particulier par le Bureau provincial de Médecine », est déclaré «acte dérogatoire à l'honneur professionnel ».La position de l\u2019«American College of Surgeons » est encore plus nette et plus radicale, allant jusqu\u2019à libeller pour ses membres l'engagement suivant que nous donnons dans son texte même: «In particular, I pledge myself to refuse all money trades with consultants, practitioners or others, to teach the patient his financial duty to the physician and to expect the practitioner to obtain his compensation directly from the patient.» De son côté l\u2019« American Medical Association » engage ses membres, pour la sauvegarde de la profession, à signaler sans crainte ni faiblesse devant le tribunal médical ou légal compétent la conduite de membres qui serait entachée de corruption ou de malhonnêteté.«Quand un patient, précise-t-elle par ailleurs est envoyé.par an médecin à un autre pour une consultation ou un traitement, que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 le médecin traitant accompagne le patient of non, il est amoral de donner ou de recevoi \u201d une commission, par quelque terme que cet \u201d ?puisse être appelé ou sous n\u2019importe que, simulacre ou prétexte que ce soit.» ju | Dans son Manual of Hospital Standarc ; ization, l\u2019« American College of Surgeons\u2019 décrit la dichotomie en termes non équivé, ques: « La dichotomie est une transaction pra\u201d, tiquée, dans un but financier, sous contra sous-entendu, ou par consentement \u2014 tacig.ou explicite \u2014 par lequel une partie des J noraires qu'un spécialiste ou un praticie\u2019, reçoit d'un patient (en principe pour ses pré i pres services) est payée directement ou ind rectement a un autre individu ou agent pa l'influence ou l'entremise duquel le patierf, fut amené au spécialiste ou praticien pow, une opération ou un traitement.» «En d\u2019autres termes, continue-t-il, le md « dichotomie », réduit à sa plus simple intef prétation, signifie l\u2019achat et la vente de p4 tients sur une base de commission.Le if financier détrône la science médicale et 1@ meilleurs intéréts du malade.Et le défaif 5 de droiture morale des deux partenaires dj cette transaction fausse naturellement le jugsk ment médical ou chirurgical que l\u2019un ou l'ait, tre pourrait posséder.Des subterfuges ing.nieux, qui ne sont pas faciles à déceler, sorff utilisés par ceux qui sont les plus habild; dans cette pratique, parce qu\u2019ils désirent évite: le poids d\u2019une opinion publique opposée off; l\u2019ostracisme professionnel.Le dichotomistfl.recourt généralement à tous les moyens n# cessaires pour assurer ses relations avec uf.hôpital reconnu et devenir membre des sq ciétés médicales locales pour faciliter ses pratiques néfastes à l\u2019abri d\u2019une institution ref pectable et tout en profitant de son associà tion avec les médecins de bonne réputatio professionnelle.» = Pil Ce réquisitoire contre les dichotomiste\u2018#: car cela en est un, est également approuvé paf la « Canadian Medical Association » qui, dang: son Code of Ethics, déclare: « Un accord secre}. SMITH: RAPPORTS DES MÉDECINS ENTRE EUX gtre deux médecins, par lequel, à l\u2019insu du ftient, un médecin reçoit une partie des horaires payés à l\u2019autre, est incompatible avec onneur de la profession.Une telle pratique malhonnête et conduit à faire le commerce ; patients.» ÿTous ces textes parlent d\u2019eux-mêmes et int pas besoin d\u2019être commentés.Formel- nent condamnable et condamnée, à tous ints de vue, la dichotomie est le critérium moralité du médecin et du chirurgien.e devient fatalement un critérium scien- que parce qu\u2019elle incite et conduit tôt ou ÿd à faire des opérations chirurgicales inu- ps Ou à surcharger les patients.* * + Nous venons de voir le dichotomiste re- >rcher le prestige des sociétés scientifiques n de bénéficier de la réputation qu\u2019elles hfèrent à ceux qui en font partie.L\u2019éthique professionnelle recommande, en get, aux médecins d\u2019appartenir aux sociétés ldicales, d'y donner leur temps, leurs ef- ts et les contributions scientifiques et mo- taires requises, afin que ces sociétés puis- it représenter dignement les idéaux de la sfession, maintenir son niveau toujours ivé, agrandir constamment sa sphère d\u2019in- Rence et faire avancer la science médicale.Que fera le médecin à l\u2019audition des com- nications scientifiques?Ici c\u2019est le souci la seule vérité qui guidera sa conduite.des assertions sont avancées, qui ne sont #; en conformité avec les données actuelles la science, il est du devoir du médecin de ever les erreurs sans égard à la personne 1 fait la communication.La courtoisie rendant est de rigueur.Mais avec les con- { \\ idicteurs prévenus, entêtés ou malveillants, simplement prétentieux, il faut être assez ÿme pour soutenir son opinion si elle est Fisamment étayée, à plus forte raison si elle ÿ absolument conforme à la vérité présente- Int admise.à Pasteur, parce qu'il voulait que le der- @ mot restât à la défense de la vérité, ne 185 se lassait pas de répondre à ses contradicteurs hostiles et parfois malveillants, avec une rude loyauté qui les déconcertait: « Savez-vous ce qui vous manque, à vous, M.Frémy, c\u2019est l'habitude du microscope, et à vous, M.Tré- cul, c\u2019est l'habitude du laboratoire.» Et une autre fois il remarquait: « Monsieur Frémy cherche toujours à déplacer les questions.» Dans notre pays, nos réunions scientifiques semblent emprunter à notre climat une température froide et une modération qui incline à l\u2019indulgence, aux éloges et aux remerciements lénitifs et pas toujours mérités.Mais ailleurs, où la facilité verbale est reconnue, l'atmosphère est parfois tendue et les séances tumultueuses.Cette pique de Richerand lancée à un collègue de l\u2019Académie de Chirurgie, en l\u2019occurrence Dupuytren, est demeurée célèbre.«Si, par exemple, disait-il, au nombre des chirurgiens de la capitale, un homme avait conçu le chimérique projet de se donner comme seul capable d\u2019exercer sa profession, et voulait en obtenir le monopole, si cet homme doué de quelque talent, mais supérieur surtout dans les arts de l'intrigue, après avoir éloigné ses maîtres en les abreuvant de calomnies et d\u2019outrages, semait la division parmi ses confrères, habile à en profiter, et poursuivait avec une activité infatigable l\u2019entreprise odieuse d\u2019écraser tout mérite naissant du poids de sa réputation usurpée; si tout élève qui l'avoue pour maître, restait par là même irrévocablement condamné au rôle de bon serviteur; s\u2019il employait incessamment les journaux à vanter les succès d\u2019une pratique \u2018frauduleuse et notoirement meurtrière: votre réunion académique arracherait le masque dont se couvre ce charlatan dangereux: elle opposerait à une ambition aussi effrénée et aussi coupable la force, tôt ou tard victorieuse et toute-puissante, de la raison et de la vérité.» Et avec une ironie et une hypocrisie superbes il concluait ainsi ce morceau d\u2019éloquence: «.Mais c\u2019est nous arrêter trop longtemps à la peinture, sans doute imaginaire, d\u2019un fourbe consommé.» - 186 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 PULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1916 Sans doute faut-il trouver dans ces luttes acharnées l\u2019origine de cette constatation désabusée que nous retraçons sous la plume de Mondor: « Les aptitudes à jalouser, dénigrer, calomnier brilleraient-elles, en particulier, parmi les médecins, ou l\u2019indifférence d'une douce philosophie manquerait-elle regrettablement aux meilleurs, que tant des plus remarquables et utiles d'entre eux aient pu songer à prédire ou répéter, pour la grande tristesse de l\u2019histoire de la médecine, les mots désenchantés de Louis à Desgenettes: « Je n\u2019ai été heureux que dans ma jeunesse quand mes succès n\u2019avaient pas encore éveillé l'en- : : : pré Mais que seraient les « Relations des méde \" ll cins entre eux » si elles devaient aboutir img, manquablement à un pareil résultat?Il vaufa mieux chercher à les améliorer en suivanf/*! : x yz .f ne strictement les règles d\u2019éthique professionnell \u2018 : , toque nous venons d\u2019exposer au cours de ceti@ i conférence.Bien observées, elles sont pluflio efficaces qu\u2019on ne le croit et peuvent certaiffi * al nement concourir à l\u2019harmonie et à la co pp fiance réciproque dans lesquelles nous sou haitons travailler pour le plus grand bierfek des malades.allo vie.» gr pat je Jie LE LIVRE DE MEDECINE FRANCAIS PENDANT Ho (1940-1944) L\u2019OCCUPATION ALLEMANDE | ; all fi Le livre de médecine a toujours contribué à maintenir étroits les liens scientifiques qui existent entre la France et le Canada, et bien des médecins se souviennent encore du brillant succès que remporta l\u2019Exposition, des livres Français de médecine, qui fut organisée en 1934 à l\u2019occasion du Congrès des Médecins de langue fran- caise d\u2019Amérique et d\u2019Europe.Aprés cing années pendant lesquelles les échanges intellectuels furent totalement interrompus entre les deux nations amies, il semble utile de faire le point de la situation actuelle du livre français de médecine, d'indiquer ses possibilités immédiates et prochaines, de montrer enfin la voie dans laquelle les éditeurs semblent vouloir s\u2019orienter.Ceci ne peut être accompli sans qu\u2019il soit donné au lecteur un aperçu de ce que fut l\u2019édition médicale pendant l\u2019oceupation.Cette période fut pour la plupart des intellectuels un long et progressif repliement sur eux- mêmes.Chez beaucoup de médecins dont l\u2019activité extra-professionnelle fut, du fait des circonstances, considérablement diminuée, elle provoqua une concentration de l\u2019effort intellectuel et un besoin intense de fixer les résultats de leurs recherches et de leurs expériences, voire même de donner une forme définitive aux travaux qu\u2019ils avaient accumulés au cours des année antérieures.L Au lendemain de la guerre de 1914, des Calg\u2019 mette, des Jules Bordet présentaient au monde 4.fruit des longs travaux qu\u2019ils avaient mis ay point pendant l\u2019oceupation de leur pays, enriÿ chissant ainsi le patrimoine mondial des œuvre considérables que sont « L\u2019Infcetion bacillairg et la tuberculose » et le « Traité de l\u2019Immuni\u2018 é | de même, trente ans après, dans des circonstance analogues, des ouvrages de qualité prenaienf leur forme définitive au cours des inconfortablew , soirées de guerre.Les manuscrits ne manquereng | donc pas aux éditeurs, dont le principal soucs était de pouvoir les publier, car pendant us \u2018 années ils se heurtèrent pour produire a di}, terribles difficultés.1.Qui pendant les premières années de l\u2019occupay \" tion eût pu faire sur la durée éventuelle du conflit un pronostic en vue d\u2019organiser sa production?Qui, parmi les éditeurs, eût pu établi un programme lui permettant, avec un stoci de papier limité, d\u2019alimenter des périodiques.d: |: réimprimer les ouvrages épuisés, de publier der | nouveautés et pourtant de durer jusqu'à ce que f vienne la libération ?Ce dont les éditeurs étaient certains, c\u2019est qu\u2019ils M I i |. LE LIVRE DE MEDECINE PENDANT L\u2019OCCUPATION ALLEMANDE ne recevaient pas de papier, ou si peu, que leurs « besoins n\u2019étaient couverts que dans la proportion d\u2019environ 5% et qu\u2019il leur fallait uniquement compter sur les réserves que leur prudence leur avait permis de constituer.Le plus difficile fut de mettre ces réserves à l\u2019abri des multiples convoitises, de passer à travers les enquêtes, de \u2018se jouer des intimidations, des déclarations et des contrôles.C\u2019est au prix de mille efforts que À fut sauvé ce précieux papier, ce qui permit à | certains éditeurs de presque égaler jusqu\u2019en 1943 leur production d\u2019avant-guerre, et d\u2019étonner leurs collègues étrangers par la variété et la qualité de leur production.Mais lorsque vint la libération, la situation qui s\u2019était considérablement ; aggravée au cours des derniers mois du fait des restrictions de toutes sortes était devenue tra- : gique, l\u2019édition française était allée jusqu\u2019à l\u2019ex- .trême limite de ses possibilités.t Hormis les périodiques dont il sera parlé plus tard, trois catégories d\u2019ouvrages constituent la production de l\u2019éditeur médical: les grands traités, les manuels d\u2019enseignement et livres de l pratique, les monographies originales.k Pr a seuil.Les grands traités sont de forts mangeurs de + papier et ne répondent pas toujours aux besoins immédiats.Si l\u2019on excepte le « Traité de Technique chirurgicale » en 6 volumes qui parut en 1943, il n\u2019en fut pas publié pendant la guerre.Tous les efforts se portèrent sur les ouvrages d\u2019enseignement et de pratique dont les plus demandés firent l\u2019objet de nouvelles éditions et sur les monographies originales qu\u2019il fallait édi- M ter à tout prix pour lutter contre l\u2019influence allemande et maintenir la position que la médecine française occupait dans le monde.Il ne saurait être question de donner ici une liste complète de tous les livres de médecine qui furent publiés en France durant ces quatre ans, | mais d\u2019indiquer, sans tenir compte du succès commercial que certains ont pu remporter, les ouvrages susceptibles d\u2019intéresser l\u2019étranger, qui furent le plus remarqués par la critique.+ * * Un des plus grands événements de librairie pendant la guerre fut sans conteste l\u2019apparition en 1943 du « Traité de Technique chirurgicale » sous la direction de jeunes maîtres de la chirurgie française, B.Fey, P.Mocquot, S.Oberlin, J.Quénu, P.Truffert et de leurs collaborateurs.187 Deux tomes, les plus importants de l\u2019ouvrage, dus entièrement à la \u2018plume du professeur Jean Quénu, sont consacrés à la chirurgie abdominale; un autre, signé de MM.Truffert, Puech et David, à la neuro-chirurgie qui n\u2019avait pas jusqu\u2019à ce jour été traitée dans un ouvrage d\u2019ensemble; un autre volume enfin sur la chirurgie thoracique est entièrement de la main du docteur Iselin, Ce ne fut pas la moindre difficulté que d\u2019imprimer et de publier ces 6,000 pages de texte accompagnées de 5,500 illustrations sans provoquer de réactions de la part des bureaux allemands.Deux livres substantiels dont les circonstances accroissaient l\u2019intérêt furent consacrés à la chirurgie maxillo-faciale.L\u2019un, « Chirurgie réparatrice maxillo-faciale», du Dr Virenque, directeur du centre maxillo-facial de Paris, parut en 1940; l\u2019autre, « Chirurgie de la face», du Dr Aubry, un de ses collaborateurs du méme centre dont le nom figurait déjà sur les ouvrages d\u2019Oto- rhino-laryngologie de Georges Laurens.Du professeur L.Ombredanne, signalons au passage, en 1941, la 4e édition remaniée du «Précis clinique et opératoire de chirurgie infantile ».Une quatrième édition des « Diagnostics urgents » du professeur Mondor, qui d\u2019ailleurs sera bientôt suivie d\u2019une cinquième, parut en 1940.Ce livre bien connu à l\u2019étranger est toujours une des vedettes de l\u2019Edition, il est de ceux dont la vente fut la plus difficile à satisfaire pendant l\u2019oceupation.Il fut complété en 1943 par un important ouvrage, « Radiodiagnostics urgents: Abdomen », plus spécialement écrit pour les chirurgiens et les radiologues.L\u2019auteur assisté de son élève Olivier et du radiologiste Porcher donne l'importance qu\u2019elle mérite à une question qu\u2019il n\u2019avait pu qu\u2019ébaucher dans son premier ouvrage.1 La chirurgie des voies urinaires vit paraître en 1940 une édition très remaniée du « Traité d\u2019Urologie » de Marion; elle comprend l\u2019adjone- tion de nouveaux chapitres principalement consacrés à l\u2019Urographie, à la Cystographie, à la Chimiothérapie, ainsi qu\u2019une Séméiologie radiologique très détaillée.Le maître de l\u2019urologie française s\u2019adjoignit en 1942 un de ses brillants disciples, Pérard, pour faire paraître une monographie richement illustrée sur la « Technique des opérations plastiques, sur la vessie et.sur l\u2019urètre ».Lu | Une deuxiéme série des « Etudes cliniques sur 188 la chirurgie des voies urinaires » du professeur Lepoutre, de Lille, complète avec succès la première série qui avait été publiée avant la guerre.On se souvient du succès remporté avec « La chirurgie de la douleur » par R.Leriche, dont les leçons au Collège de France soulèvent quantité de problèmes d\u2019ordre physiologique et psychologique, clinique et thérapeutique; en 1940 parut la deuxième édition de ce livre dont il fallut constamment limiter la demande; l\u2019auteur en envisage une troisième qui sera très modifiée.Après la chirurgie de la douleur, la physiologie et la pathologie du sympathique, Leriche a entrepris, dans ses cours, l\u2019étude de la maladie des vaisseaux qui se traduisit en 1943 par la « Physiologie, pathologie et chirurgie des artères » et tout récemment, en septembre 1945, par son complément « Physiologie pathologique et traitement des maladies artérielles de la vaso-motri- cité».Toute cette chirurgie du sympathique est en grande partie l\u2019œuvre de Leriche qui en a été l\u2019initiateur et qui pendant un quart de siècle en a patiemment et méthodiquement poursuivi l\u2019étude «avec des yeux neufs ».* * Si nous passons sans transition à la Neurologie, c\u2019est que dans ce domaine les travaux furent particulièrement abondants.Faut-il voir dans cct effort le prélude aux grandes synthèses qui font actuellement défaut en France et que nous attendons?Parmi les livres d\u2019enseignement et de pratique, notons tout d\u2019abord une réédition du « Précis de Neurologie » de Rimbaud qui a déjà derrière lui une belle carrière.Une série d\u2019études très personnelles sur « L\u2019Electro-encéphalographie » dont l\u2019amorce est, en 1939.un travail de J.Bertrand, Delay et Mlle Guillain : « L\u2019Electro-encéphalogramme normal et pathologique », comprend trois autres ouvrages des mêmes auteurs: « L\u2019Electro-encé- phalogramme » par J.Bertrand et Delay en 1942, « Théorie de l\u2019Electro-encéphalogramme » par I.Bertrand et P.L.Lacape en 1942 et « Les ondes cérébrales et la psychologie » par J.Delay.Dans ces ouvrages les auteurs exposent les acquisitions nouvelles apportées par l\u2019électro- encéphalographie aux différents problèmes de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 psychologie normale et comparée et de psychologie pathologique.Le physiologiste P.Chauchard étudie dans un livre préfacé de L.Lapicque « Les facteurs de la transmission ganglionnaire ».C\u2019est un travail très poussé sur la conduction nerveuse et sur le rôle qu\u2019y jouent comme dans la transmission les facteurs chronologiques de l\u2019excitabilité.Du même auteur, un travail sur « Les mécanismes de régulation nerveuse des organes végétatifs », publié en 1939, éclairait déjà les points obscurs de la physiologie et de la pharmacologie dans le domaine du système nerveux végétatif.De lui encore une courte synthèse de haute vulgarisation, «Le système nerveux et ses inconnues.La chimie du cerveau», dans lequel il reprend les mêmes thèses.En 1942, le professeur Strohl, sous le titre « Conductibilité et excitabilité du nerf », fait paraître une étude très poussée d\u2019analyse physique et mathématique d\u2019un phénomène physiologique fondamental, qui constitue l\u2019exposé de longues recherches.Avec un égal souci de rigueur expérimentale, d\u2019observation, de sévérité dans la critique et de jugement, André Thomas donne en 1941, après ses études plus anciennes sur la pilo-motricité et les phénomènes de ré- percussivité, un très important travail sur l\u2019«Œ- quilibre et l\u2019équilibration».Choisir ce sujet, c\u2019était revenir au problème du cervelet, mais élargi en une étude qui touche en de très nombreux points à la physiologie et à la pathologie nerveuse.De P.Cossa, de Nice, une nouvelle édition en 1942 de sa « Physiopathologie du système nerveux » trop connue pour qu\u2019il soit utile d\u2019en parler.Notons qu\u2019il vient de faire paraître tout dernièrement une « Thérapeutique neurologique et psychiatrique » qui manquait jusqu'à ce jour aux médecins français; elle avait été précédée en 1940 d\u2019un travail de Claude et Rubinovitch sur les « Thérapeutiques biologiques des affections mentales ».Enfin, Lhermitte et de Ajuriaguerra publient en 1943 un travail original sur la « Psychopathologie de la vision » qui se caractérise par l\u2019effort soutenu de la méthode analytique.Dans une série de monographies: « Traumatismes crânio-cérébraux » (1940), « Blessures crânio-cérébrales par projectiles» (1941), A es wh =a, T TE | X ng LE LIVRE DE MEDECINE PENDANT L\u2019OCCUPATION ALLEMANDE + «Traumatismes de la moelle et des racines » | (1944), R.Thurel, disciple de Thierry de Martel, poursuit scientifiquement, méthodiquement, avec ténacité, le défrichement d\u2019un vaste domaine, qu\u2019imposent les progrès récents réalisés | en neuro-chirurgie.Les résultats qu\u2019il obtient permettent d'espérer que ce jeune maître est sur | la voie de réalisations nouvelles.* * % Indépendamment d\u2019un « Précis de Phtisiolo- | ge» que A.Ravina apporte aux étudiants et ; aux médecins, deux ouvrages de phtisiologie sont à signaler, tant par la nature du sujet traité | que par la forte personnalité de leurs auteurs.| Un important travail de Rist sur les « Symptômes de la tuberculose pulmonaire ».L\u2019éminent | phtisiologue entend par là les troubles fonc- # tionnels perçus par le malade lui-même qui s\u2019opposent aux signes mis en évidence par l\u2019art et le médecin.« Je ne connais pas de livre plus.stimulant pour l\u2019esprit», écrit un critique en parlant de cet ouvrage qui est écrit dans le plus R pur français.En 1940, Emile Sergent faisait paraître.le 189 fruit de ses travaux sur « Les suppurations bronchiques, pulmonaires et médiastinales ».Il attachait une importance considérable a ce livre \u2014 sa derniére ceuvre scientifique \u2014 dans lequel se manifeste le souci d\u2019éviter l\u2019interprétation erronée provoquée par une technique insuffisante.Sergent avait vu au Canada auprès de son grand ami Sir Archibald les beaux résultats de la chirurgie thoracique.Il chercha et réussit à entraîner les chirurgiens français dans cette voie.Il est de ceux qui ont le plus contribué à développer la chirurgie pulmonaire.Si la première partie de cette chronique vrend fin sur l\u2019œuvre d\u2019Emile Sergent, c\u2019est afin qu\u2019un hommage français soit rendu, dans ce journal canadien, à ce savant au cœur généreux dont les pensées se sont si souvent portées, pendant les tristes années, vers ses amis du Canada, et dont la foi vibrante dans le destin de son pays trouvait un jour particulièrement sombre son expression dans le mot de Pascal: « Il y a plaisir d\u2019être dans un vaisseau battu de l\u2019orage, lorsqu\u2019on est assuré qu\u2019il ne périra point ».P.L.Paris, janvier 1946. LETTRE DE FRANCE Le travail scientifique a repris à Paris.Le début de l\u2019année scolaire a été marqué par les habituels congrès qui ont eu lieu dès les premiers jours d\u2019octobre comme avant la guerre.I\u2019 Association française de chirurgie s\u2019est réunie pour la 48e fois, le 8 octobre, et pour la première fats depuis 1938.Si ce congrés-n\u2019a pas eu tout l\u2019éclat de ceux des années heureuses, ce n\u2019est pas que les sujets traités manquaient d\u2019intérêt, mais bien parce que les congressistes éventuels connaissaient les difficultés de la vie à Paris.NH y a actuellement, en effet, une véritable crise du logement.Pour arriver à abriter les étudiants, le Gouvernement a été obligé de procéder au recensement des pièces vides dans les appartements.Immédiatement, des offres de chambres ont afflué aux différentes associations d\u2019étudiants et ceux-ci ont pu trouver un toit.Néanmoins les hôtels continuent à ne pas recevoir de voyageurs, non pas parce qu\u2019ils sont occupés par les soldats alliés, mais parce que l\u2019administration française les a réquisitionnés pour loger ses innombrables services.De telle sorte qu\u2019un étranger à la ville ne doit compter actuellement que sur l\u2019hospitalité de ses amis parisiens.Quoi qu\u2019il en soit, pour entendre les substantiels rapports de M.Petit-Dutaillis sur l\u2019hyper- thyroïdisme, de M.Peycelon sur la chirurgie thyroïdienne, les chirurgiens des pays amis sont venus en grand nombre.Naturellement, on parla beaucoup des nouveaux traitements anthyroi- diens: la thiourée et ses dérivés et l\u2019aminothiazol.En France, les chirurgiens ont une plus grande expérience de ce dernier corps qui semble, d\u2019ailleurs, présenter une action comparable à la thiou- rée.Donné à la dose de 0.40 centgr., l\u2019aminothia- zol provoque progressivement la régression de tous les symptômes sauf de l\u2019exophtalmie.Il permet d\u2019obtenir en 5 ou 6 semaines un retour à la normale du métabolisme basal, et sauf quelques petits accidents inhérents à toute chimiothérapie (intolérance digestive, éruptions diverses, leucopénie, etc.), cette médication semble être bien tolérée, mais l\u2019ensemble des médecins considère qu\u2019elle ne doit être que le prélude à l\u2019intervention.Pour celle-ci, les avis restent partagés, certains préférant, dans la maladie de Basedow, l\u2019opération subtotale en un temps, les autres, dont Welt: qui apporte une statistique de 5,000 cas personnels, trouvant plus de sécurité a Uexérese en deux temps à trois mois d\u2019intervalle.Mais dans les deux cas, la crise aiguë postopératoire est toujours à redouter, même avec l\u2019emploi d\u2019une iodothéra- pre préalable.Or, Raoul Berger (de Charleroi) et Mahaux (de Bruxelles) ont démontré que cette crise aiguë était due à un sevrage thyrori- nien brusque et en administrant immédiatement après l\u2019opération 4 à 6 milligr.de thyroxine soit en une dose unique, soit par doses réfractées et prolongées pendant les trois ou quatre premiers jours, ces médecins belges ont vu s\u2019atténuer considérablement les réactions postopératoires.Parallèlement, le 39e Congrès de l\u2019Association française qui étudia l\u2019importante question des résultats de la néphrectomie pour le cancer et le 9e Congrès français de Gynécologie où Von parla longuement du fibrome utérin, tinrent leurs assises.Sur cette dernière question, les communications furent fort nombreuses et particulièrement sur la thérapeutique du fibrome que Laffont (d\u2019Alger) voudrait voir appeler myome.Le traitement par la testostérone est actuellement en honneur.Il est vrai qu\u2019elle agit puissamment sur les ménorragies, qu\u2019elle améliore considérablement les troubles fonctionnels qui accompagnent la tumeur (troubles urinaires, troubles intestinaux), mais son action sur le volume du fibrome est moins certaine.Claude Béclère institue, le premier mois, une dose d\u2019attaque de 4 à 6 injections de 25 milligr.et les mois suivants une dose d\u2019entretien de 2 à 3 piqûres de 25 milligr.Au point de vue chirurgical, car l faut presque toujours arriver à envisager l\u2019intervention quand le fibrome atteint un certain volume, une réaction s\u2019est faite contre la chirurgie mutilatrice.Même chez une femme de 40 ans, il faut s\u2019efforcer d\u2019énucléer le fibrome et de conserver l\u2019utérus.Le traitement de choix est la myomec- tomie; les hystérectomies subtotales hautes avec conservation annexielle, l\u2019hystérectomie totale ne trouvent leur justification que si la myomec- tomie s\u2019avère impossible: tel est l\u2019avis de l\u2019ensemble des chirurgiens de ce congrès.1.Les rapports de ces différents congrès ont été édités pour le Congrès de I\u2019Association francaise de chirurgie par Masson, 120 Boulevard Saint-Germain; Congres de I\u2019Association francaise d\u2019Urologie, par Doin, 8 Place de l\u2019Odéon; Congrès français de Gynécologie, par l'Expansion scientifique française, 23 rue du Cherche-Midi. thi LETTRE DE FRANCE L'Académie de Médecine a repris également ses ances.Deux communications ont été écoutées ec beaucoup d\u2019intérêt.La première émanant MM.Cavaillon, Boyer, Bernard et Delecourt Atrait aux cas de typhus exanthématique obser- Fs en France depuis la libération.Il était normal là notre tour nous fassions connaissance avec tte maladie.L\u2019alarme a été donnée le 20 février #45 par une épidémie qui éclata au camp de la ourtine où se trouvaient rassemblés des soldats ssses employés en France par les Allemands et its prisonniers par les troupes américaines.87 malades furent hospitalisés.Un plan de lutte it alors élaboré.Théoriquement, on établit un @urrage sanitaire sur le Rhin avec des sections époullage des plus perfectionnées pour arrêter : fléau.Mais les prisonniers, pour la plupart, went rapatriés par avion et arrivèrent directe- ent à Paris.La gare d\u2019Orsay, la Piscine Moli- w, le cinéma Rex sur les Grands Boulevards went transformés en centres de réception et la ienfaisante poudre D.D.T.fut employée larga panu.Malgré toutes ces précautions, 183 cas fu- ent observés à Paris et ce furent les prisonniers olitiques qui ont payé le plus lourd tribut (79% es malades).De mars à juillet 1945, 318 cas fu- gent observés au total dans toute la France avec 4 décès, soit 11% surtout dans la Seine, le Bas- §chin, le Rhône et le Nord.La contamination f'était faite dans les infirmeries des camps, les @agons et les campements de fortune.Le gouver- ement prit des mesures énergiques.Tout cas sus- rect devait étre déclaré et soigné dans un hôpital lésigné à cet effet.Depuis le mois d\u2019août, aucun as n'a été signalé dans la population civile.§ Juelques cas rapidement jugulés ont éclaté ces emps-cà dans un camp de prisonniers allemands lans la région bordelaise !.La seconde communication concerne le botu- § isme.M.Legroux, Mme Jeramec et M.J.C.Levaditi ont suivi, pendant l\u2019occupation, le dé- seloppement du botulisme en France.Exceptionnel avant 1940, il s\u2019est étendu peu à peu à tout le vays du fait de l\u2019insuffisance des rations alimen- f \u2018aires: 500 foyers ont été dénombrés avec plus \u2018de 1,000 cas et une mortalité faible de 1.5%, grâce au sérum antibotulinique préparé par bee l 1.MM.Cavaillon, Bernard, Bover et Delecourt.La lutte contre le typhus exanthématique en France après la Libération.Académie de Médecine, 18 nov.1945.191 M.Legroux à l\u2019Institut Pasteur qui est vraiment efficace.Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où le botulisme est dû pour 98% des cas à des conserves de légumes, en France cette maladie est avant tout d\u2019origine porcine.Les aliments conservés en des bocaux ont été peu dangereux, car als étaient destinés à être consommés réchauffés ou recuits et la toxine hotulinique est détruite à 70°.La presque totalité des cas a été provoquée par l\u2019absorption de chair de porc, jambons salés ou fumés consommés crus que nos amis de la campagne dérobaient aux convoitises et à la gourmandise de nos occupants 2.: Les ordres du jour des autres sociétés savantes sont remplis de communications concernant lac- tion des sulfadiazines et de la pémicilline.Pour nous, ce sont évidemment des thérapeutiques neuves.Actuellement, en France, nous disposons de la sulfadiazine proprement dite et de son homologue monométhylé, la sulfaméthyldiazine.Ces produits ont le grand intérêt de permettre la réalisation d\u2019une sulfamidémie très élevée et ainsi d\u2019imprégner à une concentration suffisante certains foyers rebelles aux autres sulfamides.Notre expérience clinique confirme dans leurs grandes lignes les résultats obtenus dans les autres pays.De nombreuses observations ont été rapportées à la Société médicale des Hôpitaux de Paris au cours de l\u2019année 1945 et ont donné des résultats très remarquables : observations de MM.Loeper, A.Varay, et J.Cottet (abcès du poumon, infections puerpérales, méningite à pneumocoque), de J.Decourt, J.Soullard et R.Chateau (mémin- gite a pyocyaniques), de L.de Gennes, D.Ma- houdeau et D.Basset (méningite à pneumocoque, cérébro-spinale grave).M.Loeper et ses collaborateurs ont insisté sur les résultats obtenus dans les abcès du poumon.Les sulfadiazines sont mieux tolérées que les autres sulfamides même aux fortes doses; l\u2019absorption et l\u2019élimination sont plus lentes; leur faible toxicité clinique et expérimentale, la très faible acétylation qu\u2019ils déterminent permettent d\u2019obtenir une forte concentration dans le sang et dans les humeurs.Un seul point à surveiller: le rein, et dès l\u2019apparition d\u2019une crise de colique néphrétique qui semble plus 2.M.Legroux, Mme Jeramec, M.J.C.Levaditi.Statistique du botulisme de l\u2019occupation.Académie de Médecine, 13 novembre 1945. 192 fréquente avec la sulfaméthyldiazine, il faut suspendre la médication.Nous découvrons également à notre tour les bienfaits de la pénicilline.La plupart des hôpitaux en sont fourms maintenant et les malades qui en sont justiciables sont centralisés dans les services qui possèdent ce merveilleux produit.Les communications abondent sur son efficacité : traitement des endocardites lentes, traitement des abcès pulmonaires, des abcès du cerveau.J\u2019aurars mauvaise grâce à m\u2019étendre sur une thérapeutique que vous pratiquez depuis plus longtemps que nous et que vous connaissez mieux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 que nous.Mais on en parle partout, dans les hé.pitaux, dans la rue, dans les salons: l\u2019existentialisme, la bombe atomique et la pénicilline sont les sujets courants des conversations.Les murs du « Métro » sont couverts d\u2019affiches suggestives avec une belle culture stylisée de pénicillium no- tatum, qui convient le peuple à écouter des conférences sur la pénicilline au Palais de la Découverte.Tout le monde parle de ses miracles et, pour une fois, ils sont vrais .André PLICHET.rf @tement notre travail.être distraits, étourdis ou négligents.@issons une bonne moitié de notre vie à réduire CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE 2 + e- e DE QUELQUES MICTIONS BIEN SPÉCIALES Par Roméo BOUCHER.Certaines vérités, à force de traîner dans tous s encriers, finissent souvent par devenir de aillantes erreurs.Combien de fois, par exem- e, n\u2019a-t-on pas écrit le plus sérieusement du onde que, pour le médecin, il n\u2019y a ni fatigue, .ignorance?Quelle joie ce serait pour nous, \u2018aticiens, de jeter sur les épaules de ces suaves oralistes dix à douze années de clientèle active! t quelle vengeance nous pourrions tirer de ces al disants en les condamnant à TOUT appren- ge de la médecine.Ils en perdraient le boire et manger, sinon la cervelle.Les pauvres médecins que nous sommes n\u2019ont icune des qualités que nous prêtent ces grands rbeux.Nous nous contentons de faire hon- Nous poussons même itte honnêteté jusqu\u2019à proclamer notre droit la fatigue et, sans fausse honte, à l\u2019ignorance.otre vie, éternellement alertée, nous soumet aux kigences physiques de notre guénille et la science > nos confrères nous permet de négliger quelque u, sans décheoir, certains chapitres de la pa- ologie qui nous sont plus ou moins sympathi- 1es.Nous n\u2019avons pas le droit, évidemment, Nous btre ignorance et l\u2019autre moitié à faire état d\u2019un [voir qui ne peut être universel.Qu\u2019on ne s\u2019é- Inne plus alors si un clinicien semble pris de rprise en face de manifestations cliniques qui irtent de l'ordinaire.N'oublions jamais que la aladie fait, aux idées reçues, des infidélités jen ébouriffantes.Témoin, mon scepticisme quand une malade, l\u2019abdomen tendu et douloureux, m\u2019a fait de- ander, l'autre jour, parce qu\u2019elle « pissait des eveux ».Il a fallu que je les visse (de mes ux vus, vous dis-je!) pour me rendre à l\u2019évince.Ces longs cheveux soyeux, au fond d\u2019un fse de nuit, vierge de toute manifestation pi- Fise avant la miction, n\u2019ont pas été sans m\u2019im- fessionner vivement.Pour le moins effaré atant que le mari, j'ai dû faire, à mon insu, he bien drôle de tête.Si la malade n\u2019avait été dans un état alarmant, j'aurais crié à la mystification, sans hésiter.La mort et l\u2019autopsie ont confirmé un timide diagnostic de kyste dermoïde de l\u2019ovaire, ouvert dans la vessie.Mon sommeil a été hanté par ce symptôme dont on parle très peu, évidemment.Des auteurs le mentionnent, ici et là.J\u2019ai fini par apprendre que le fait d\u2019uriner des cheveux s\u2019appelle la pilimiction.Et je traduis littéralement de l\u2019anglais! Depuis, le démon de la propédeutique me tourmente avec cette question: « Au lieu d\u2019uriner des cheveux, si cette malade avait passé une .dent, comme cela eût été possible, comment diable! appelle- rait-on ce signe?» Ce n\u2019est pas la première fois que je me heurte à un signe urinaire d\u2019une telle exception.L'an dernier, s\u2019est inscrit à ma consultation ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler «un beau p\u2019tit vieux ».Rasé de frais, peau rosée, œil franc, jambe tendue, boutonnière fleurie, parole vive, phrase élégante, esprit éveillé.Rien ne laissait prévoir.\u2014 « Monsieur?» \u2014 « Je viens vous voir, docteur, parce que je suis très embêté.Je devrais plutôt dire: très malade.» \u2014 « Ah?» \u2014 « Oui, docteur.Je pisse.» Il hésite.Bêtement, sans y penser, mais pour l\u2019encourager à continuer, je réponds: \u2014 « Moi aussi! » Il me regarde, tout surpris (il y a de quoi!), et secouant la tête d\u2019un air résigné: \u2014 « Peut-être, docteur.Mais pas comme moi.(Une pause.) Vous savez, c\u2019est difficile à dire.enfin.j'espère que vous allez me comprendre.j\u2019en pisse! » \u2014 « Pardon?» \u2014 « Eh! oui, j'en pisse.Vous savez ce que je veux dire, n\u2019est-ce pas?Non?Je pisse de la.C\u2019est très désagréable, ça me fait mal et ça sent mauvais.» \u2014 « Quel âge avez-vous?» \u2014 « Soixante-deux ans.» 194 \u2014 «Il y a longtemps que vous êtes comme ca?» \u2014 « Trois à quatre mois, à peu près.Mais depuis un an, que d\u2019ennuis! Des douleurs de toute nature, des difficultés à uriner.Et puis, j'ai maigri de vingt livres.Je n\u2019ai plus faim; je ne mange presque pas.Pour le reste, il y a longtemps que je n\u2019ai plus aucune vertu (le joli mot: vir, virtus!) et que le virolet ne me trotte plus! » Ah! comme ces choses-là sont dites! Décidément, ce malade a des lettres et lit son Rabelais.Je n\u2019ose le lui demander, tant son air, maintenant désemparé, fait peine à voir.Son entrain est tombé: une façade! Je n\u2019ai plus devant moi qu\u2019un pauvre malade, tout préoceupé de sa misère.* * Le passage des matières fécales par l\u2019urètre n\u2019est pas un symptôme de médecine courante.Il étonne autant qu\u2019il laisse pressentir quelque sombre drame de tumeur maligne.C\u2019est pourquoi il faut d\u2019abord éliminer le cancer.Cancer de la vessie à fistule rectale ou de toute autre partie de l'intestin qui peut lui être adhérente; carcinome du sigmoïde, du caccum ou du rectum avec leurs variétés de fistule vésicale ou d\u2019abcès qui permettent le passage par l\u2019urètre des particules alimentaires les plus hétéroclites: peaux de tomates, grains de maïs ou de raisins, etc.; cancer de l\u2019utérus à double fistule, l\u2019une rectale, l\u2019autre vésicale.Peu importe alors que la tumeur ait atteint la vessie ou l'intestin.Ce qui compte, c\u2019est le temps d\u2019évolution de cette tumeur.Plus elle date, moins elle laisse d\u2019espoir.Par contre, si l\u2019étiologie n\u2019est pas carcinoma- teuse, il faut penser aux traumatismes, à ceux de l'accouchement comme aux autres.On sait combien\u2019 les accoucheurs redoutent la fistule et la dernière guerre nous a appris combien capricieux et varié peut être le trajet d\u2019un projectile.D'autre part, j'ai déjà eu l\u2019occasion d\u2019observer un accidenté « de fin de semaine », grand amateur de sport, âgé de 18 ans, qui s\u2019était planté le bout de son ski à travers la vessie et le rectum, au cours d\u2019une chute malencontreuse.Outre ces conditions d\u2019ordre traumatique, il faut évoquer la possibilité d\u2019une tuberculose caséeuse du bassin, pouvant se fistuliser dans la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 vessie et le rectum, et le cas \u2014 exceptionnel \u2014 d\u2019une actinomycose pelvienne.Mais il ne faut pas oublier, surtout, l\u2019abcès appendiculaire qui vient s\u2019ouvrir dans la vessie et «l\u2019appendicite gauche », cette maladie de Telling ou abcès de la diverticulite aiguë, qui transporte si volontiers à gauche un drame abdominal aussi spectaculaire que l\u2019autre, avec ses mêmes complications, ses mêmes problèmes.Il n\u2019y à que l'incidence qui soit moindre.mentionne les fistules vésico-rectales congénitales, Restent, de plus, les maladies de la prostate (prostatite, abcès prostatique) dont les effrac- ; tions rectales sont d\u2019observation banale et les maladies du rectum (proctite, périproctite avec abcès) dont les propagations vésicales sont bien connues de tous ceux qui prennent au sérieux la séméiologie ano-rectale, parfois si négligée.En somme, me direz-vous, si un malade « en» (| pisse, puisqu\u2019il faut mêler Cambronne à cette || petite leçon clinique, c\u2019est donc affaire de chi-| rurgien?Mais oul.la période de rémission possible d\u2019une maladie incurable.Nous devons à nos malades la moindre seconde de survie.Leur vie est entre nos mains et c\u2019est le dépôt le plus respectable qui soit.Les barbares qui l\u2019ont oublié subissent aujour- d\u2019hui des procès infâmants et des peines bien méritées.Bref, si notre diagnostic cest imprécis, ne tardons pas à appeler le chirurgien.Cette séméiologie partielle de la miction peut réserver d\u2019autres inattendues.Si vous vous 1ma- ginez facilement l\u2019inquiétude du malade qui voit }, sourdre à son méat, au lieu d\u2019une source limpide, | .une bouse plus ou moins innommable, comment décrire la surprise de celui dont l\u2019urètre fait entendre des bruits incongrus qui ressemblent à s\u2019y méprendre à ces gaz malséants et mal odorants que les malotrus mêmes ne se permettent pas en société?Dans ce cas, monsieur le Docteur, ne soyez pas vous-même trop surpris.En médecine, cela s\u2019appelle la pneumaturie et ce mot n\u2019a pas été inventé, je vous prie de le croire, pour la grasse rigolade des amateurs de galéjades.La pneumaturie se rencontre toutes les fois que le trajet fistuleux entre le tractus intestinal et l\u2019arbre urinaire est étroit et sinueux, ne pr Et tant mieux pour nous, | médecins.Notre rôle se borne à ne pas laisser L, «traîner » inutilement un pauvre diable que le\u2018 bistouri peut soulager, à ne pas laisser passer | a el he Enfin, à titre de mémoire, je ! LF res DUFRESNE nettant pas le passage des matières fécales.gaz s\u2019y infiltrent et font une irruption tapa- idlse.là où vous savez.Cependant, nombre iteurs affirment que, même sans fistule, cer- flies variétés de colibacilles ont la faculté de \u201clluire leur présence dans l\u2019urine par des gaz @ t l\u2019émission sonore est gênante.Je n\u2019ai jamais de cas semblable.LA NUTRITION 195 Quoi qu\u2019il en soit, avant de terminer ce paragraphe un peu spécial de la séméiologie, lais- sez-moi vous donner la description de la pneu- maturie, telle ou\u2019on la trouve dans les auteurs anglais: «La pneumaturie, c\u2019est-à-dire, le passage des gaz de l\u2019urètre, avec ou sans émission d\u2019urine, est rare, but when it occurs it 1s very striking, particularly in males (French) ».Tu parles!!! CHRONIQUE THÉRAPEUTIQUE +-e- ++ LA NUTRITION Nous avions consacré à cette grande question vingt minutes que l\u2019on nous avait accordées octobre dernier, lors des « Journées Médi- es» de la Société Médicale de Montréal.Il Egissait alors de parler des nouveautés en thé- Roeutique.Le sujet ne présentait rien d\u2019absolument nou- au, mais nous risquions moins, en nous y Intonnant, d\u2019empiéter sur le terrain des onze afrères qui nous avaient précédé.Nous avions ulu, surtout, signaler l\u2019importance que le monde sdical attache, de plus en plus, à l\u2019équilibre tritif.Nous assistons à l\u2019élimination de la grande hjorité des régimes de famine et des restrictions @imentaires de toutes sortes qui reposaient sur s conceptions pathologiques erronées, et nous gerchons maintenant à fournir à l\u2019organisme, en utes circonstances, les matériaux nécessaires à @ conservation et à sa préparation.Nous compre- Eins mieux l\u2019importance de l\u2019eau, des minéraux, »s hydrates de carbone, des graisses, des pro- ines et des vitamines, et leur interdépendance.u cours des maladies aiguës par exemple, on >fforce de maintenir autant que possible l\u2019équi- ore nutritif.Hodgson, de la Clinique Mayo, a %1blié derniérement, sur le traitement de la ty- 10ide, un article qui illustre ce point.En gastro-entérologie, les ulcéreux, les coliques, les vésiculaires, profitent actuellement de \u2018gimes moins sévères, mieux équilibrés.Ces \"1alades sont d\u2019ailleurs, assez souvent, soumis à des interventions chirurgicales, et nous savons qu\u2019il n\u2019est pas inutile que leur équilibre nutritif soit rétabli, si possible, avant l\u2019intervention.Nous connaissions déjà les ennuis et les dangers de la déshydratation, de la déminéralisation, du manque de vitamines et d\u2019hydrates de carbone chez ces patients; nous savons maintenant, depuis quelques années, que l\u2019hypoprotéinémie augmente considérablement le risque opératoire et compromet la guérison.En modifiant la pression onchotique, elle provoque un cœdème tissulaire qui, se localisant au niveau des bouches de gastro-entérologie par exemple, explique certains vomissements postopératoires.L\u2019hypoprotéinémie semble jouer un rôle dans l\u2019apparition et l\u2019évolution des plaies de lit.Cette notion assez récente nous a permis de prévenir ou de guérir dernièrement, chez quelques malades, cette redoutable complication.Les cirrhotiques ont, eux aussi, bénéficié d\u2019un élargissement notable de leur régime.Des expériences de ces dernières années nous ont montré qu\u2019une alimentation riche en hydrates de carbone, même en protéines, pouvait changer considérablement l\u2019évolution des cirrhoses.En chirurgie, en dehors de la pathologie digestive, le traitement des brûlures, surtout, s\u2019est modifié au point de vue nutrition.On connaît maintenant l\u2019importance de la déperdition de plasma chez les brûlés et l\u2019urgence qu\u2019il y a à remplacer cette substance.Ici aussi, la diététique peut, après quelque temps, continuer l\u2019action du plas- 196 ma intraveineux et viser à rétablir le plus tôt possible l\u2019équilibre des protéines de l\u2019organisme.Depuis les travaux d\u2019Elman en 1939, les acides aminés ont pris une importance considérable dans notre arsenal thérapeutique.On les donne maintenant couramment lorsque l\u2019on veut corriger l\u2019hypoprotéinémie.Les acides aminés, dits essentiels, sont contenus dans des hydrolysates de caséine que l\u2019on peut donner par la bouche, ou par voie intraveineuse.Les préparations d\u2019acides aminés que l\u2019on destine à la voie orale ne sont pas très bonnes au goût et leur concentration assez faible en protéines demande que l\u2019on en donne à fortes doses.Elles suffisent à compléter l\u2019alimentation au point de vue protéines, lorsque, pour des raisons quelconques, le régime du malade n\u2019en renferme pas la ration nécessaire.La voie intraveineuse, qu\u2019Elman a utilisée pour la première fois en 1939, ne présente pas de dangers sérieux, à condition que l\u2019injection soit faite lentement.On ne doit pas donner plus de sept grammes d\u2019acides aminés à l\u2019heure par voie intraveineuse; autrement, l\u2019on risque d\u2019avoir des réactions désagréables: température, frisson, nausées, vomissements, céphalée; de plus, donnés trop rapidement, les acides aminés peuvent très bien être éliminés immédiatement dans les urines.L\u2019hypoprotéinémie modérée n\u2019est pas facile à déceler en clinique.Aussi, doit-on avoir recours au dosage des protéines totales du sang dont la teneur reflétera assez fidèlement l\u2019état des réserves protéiniques tissulaires.N\u2019oublions pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 les facteurs d\u2019erreur dans le dosage des protéin.du sang et surtout l\u2019hémoconcentration.On re contre habituellement l\u2019hypoprotéinémie plus ( moins marquée chez les malades qui suivent d puis longtemps des régimes plus ou moins suff sants ou qui sont porteurs de lésions digestivg nuisant d\u2019une façon quelconque à la digestion ç à l\u2019absorption des albumines.Mais il y a aus des malades qui perdent des quantités anormal | d\u2019albumine: c\u2019est le cas des brûlés; des patien qui ont des ascites ou des épanchement pleurat considérables que l\u2019on doit ponctionner à rép, tition.C\u2019est également le cas de ceux qui so tiques par exemple.Il y a enfin certains ét qui augmentent considérablement les besoins l\u2019organisme en protéines: la grossesse, et la croi | sance, de même que les fièvres prolongées, l\u2019hjl perthyroidie, ete.crines, ete., on se rendra mieux compte de Pim .Ha, portance qu\u2019il faut lui accorder, autant pour |f protection et d\u2019épargne des acides aminés esse tiels qui compensent pour les lacunes de l\u2019alimeÿ tation et de la thérapeutique.| Roger DUFRESNE.# \u2014\u2014} NECROLOGIE UN SOUVENIR LE DOCTEUR AURELE NADEAU (1871 - 1946) imanche le 20 janvier, je recevais la nou- > du décès de mon ancien et fidèle ami: octeur Aurèle Nadeau, de Beauport, près Québec.@epuis longtemps il avait quitté nos rangs.\u2019exerçait plus une profession qu\u2019il aimait oute son âme, et qui lui avait rapporté jes et fortune.Il vivait comme un plan- ux rentier sur les coteaux de Beauport 5 une splendide propriété.Nouveau Cin- Platus, il pratiquait le sécateur, le rabot, rie et la hache, en regardant pousser les rs à l'ombre des chênes majestueux dont Bamure s\u2019étendait sur son toit, ses gazons on jardin, qu'il cultivait avec espoir et Rlédecin, Nadeau se doublait d\u2019un artiste it le goût s'affina, surtout en Europe et à Bis.Seuls ses intimes le savaient, il s\u2019en pirait à certains moments, quand il s\u2019éva- ÿ de la médecine.Le beau, disait-il, est combatif, victorieux ailleur.Il se moque de tout et de tous, il Iscule tout.C'est le clown stellaire de >odore de Banville.Le clown sauta si haut, si haut, Qu\u2019il creva le plafond de toile, Au son du cor et du tambour, Et, le cœur dévoré d\u2019amour, Alla rouler dans les étoiles.» Durant cette citation, il prenait une atti- je agressive et hautaine.est avec regret que j'apprends le départ In tel ami pour un monde meilleur, dit-on, P celui-ci.Il est allé rejoindre, sans doute, | beau-frère le sénateur Béland, ancien pri- nier des Allemands en 1914; son ami Rous- ju, ancien doyen de Laval, une étoile qui K 5 Hi avait brillé longtemps dans le ciel du Québec; et Dubé, un des derniers satellites de la nébuleuse du ciel universitaire de Montréal, entre 1900 et 1935.J'assiste, une fois de plus, après tant d'autres, au départ définitif d'un ami très cher doué d\u2019une intelligence lucide, dont l\u2019originalité faisait le charme de ses amis et l\u2019étonnement de l\u2019étranger.Il avait, autrefois, une clientèle considérable qui comprenait toute la Beauce et les cantons de l'Est.Nadeau, isolé à la campagne dans un site pittoresque et populeux, avait acquis une solide réputation à cause de sa vaste culture, de sa science médicale et de son sens avisé de la vie.Il lisait beaucoup.Il avait voyagé en Europe, aux Etats-Unis et un peu partout au Canada.Il connaissait la nature humaine aussi bien que sa médecine.Il était une personnalité.« Je suis, sauf erreur, de l\u2019avis de Pauchet, disait-il: « Est né médecin, écrit cet éminent écrivain-médecin, celui qui ne peut voir souffrir, fût-ce son pire ennemi, sans lui venir en aide; qui découvre un traitement tandis qu\u2019un confrère n\u2019en voit plus de possible; en un mot, qui n'admet pas la mort.» \u2014 Il en profitait pour énoncer des jugements très sévères sur la profession médicale.Une lettre récente l\u2019atteste avec rigueur.Au collège, il a conquis facilement tous les honneurs pour terminer par le prix, inter- collégial, du Prince de Galles.A l'Université de Montréal, il a obtenu son diplôme avec grande distinction en 1893.En clientèle, il a connu tous les succès.\u2014 Il y a un incident dont je me souviens et que je m'empresse de rapporter. 198 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLEFIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Nadeau, avec douze compagnons, avait étudié la médecine à Québec durant trois ans.Au début de la quatrième année, le Recteur voulut imposer à tous ceux dont les parents demeuraient à la campagne, le règlement strict d\u2019habiter au pensionnat de l\u2019Université.Cela créa une grande agitation parmi eux.Béland, étudiant, bel orateur et doué d\u2019un physique imposant, les harangua au nom de la liberté \u2014 déjà !\u2026 Bref, ils décidèrent de quitter l\u2019Université Laval pour venir à Montréal y continuer leurs études, en 1891.C\u2019est ici que je les rencontrai, l\u2019année suivante.Ce fut pour la même raison que je quittai Québec où je venais de terminer mes études au Séminaire et entrer à l\u2019Université.D'autre part, on m'\u2019affirme que la raison véritable est tout autre.Un professeur d\u2019anatomie avait décidé en janvier que les E.E.M.devraient subir l\u2019examen, en mars, selon un auteur anglais.Malgré certaines représentations le professeur maintint sa décision.Craignant un retentissant échec, une vingtaine d'étudiants quittèrent Québec pour venir s\u2019inscrire à Montréal.N'empêche que, à compter de ce jour, le pensionnat périclita pour fermer bientôt ses portes.Il y a eu quand même coïncidence entre les deux événements.Je tiens à compléter mes notes, tout en remerciant mon aml Bournival, de qui je tiens ce renseignement Depuis cette époque éloignée, nous somme restés des amis, malgré vent et marée.Le tem et la distance n\u2019ont rien amoindri de no relations si cordiales.I Nadeau entreprit aussi, il y a plus de vingt cinq ans, une autre lutte en faveur du pai complet, dont il vantait les propriétés au poin de vue vitamines et constipation.Il combattit I\" « erreur du pain blanc » dans une plaquett de 85 pages qu\u2019il distribua dans toute la praf vince de Québec et dont j'écrivis la préfac en 1917.Je ne puis citer qu\u2019un court extrai de cet important document.Voici comment il définissait le pain naturel| « pain provenant de farine de meules bluté| aux environs de 85 p.c.avec du blé \"| a conservé 85 p.c.de son poids en devena farine que l\u2019on a séparée du gros son » 1.Il soutenait que la farine blanche est ap}: pauvrie de 30 à 40 p.c.de substances indis| x pensables à notre entretien et à notre calcl rique.Il mena une lutte très dure contre le: grandes meuneries.Il gagna l'opinion pu blique.Il obtint un tel succès, qu\u2019en maint}: endroits on fabriqua le pain complet que chal cun voulait consommer.Ce commerce fut, ul\u2019 jour, très prospère.On en vend encore, et le pâtissiers en fabriquent un peu partout.Nadeau répétait fréquemment ce couple de la Chanson des blés: Le grain travaille sans relâche.Nuit et jour il poursuit sa tâche, If.Il germe, il écarte sans bruit if Un peu de terre jour et nuit.Quelle jolie romance!.# * * Après plusieurs années d\u2019une vie très active Nadeau se retira, définitivement.Il vécut d ses rentes en bon bourgeois et il se désintéress: de la médecine dont il suivait les progrès et amateur averti.Mais sa plume demeura au I.Consulter L\u2019Union Médicale du Canada, 1917, p| 57, 410.| ui fi a i! 3 pr ÿ d o [¥ 4 i i \u201c « | 1 x Hi | NÉCROLOGIE d-vice de sa belle intelligence.Chaque fois d'il abordait un sujet, il le faisait avec mai- ise et élégance.Sa culture et son beau talent tenaient toujours au premier rang.Je me is un devoir, chaque fois, de faire connaître frtaines de nos personnalités médicales des strict ruraux dont les mérites sont grands si di tient compte de leur isolement et des diffi- ltés qu\u2019ils doivent surmonter malgré tout, malgré tous.Je disais un mot de Sirois, de Saint-Ferdi- nd d\u2019Halifax, décédé il y a quelques mois.gujourd'hui c\u2019est Nadeau.Il a brillé dans son cteur.Il mérite qu\u2019on le salue au départ\u2026 Je dois au docteur Bournival, un ami dé- Bué de Nadeau, un autre médecin instruit fui a quitté la médecine pour le commerce à il a fait fortune, je dois, dis-je, le rensei- nement suivant que je m\u2019empresse de pu- lier.En 1906 ou 1908, la Maison Merck avait istitué un concours sur «le meilleur traite- ent de la fièvre typhoïde ».Nadeau adressa n mémoire sur ce sujet.On lui accorda le remier prix, soit: une somme de cinq à six fents dollars.Cela justifie mon témoignage far sa valeur scientifique.Plus tard, il fut invité de cette importante maison qui le eçut magnifiquement.{ Cependant, la vie ne l\u2019a pas épargné.Il a té soumis à de dures épreuves.À la suite de feux opérations douloureuses et pénibles, il [sta un balafré pour qui la vie était devenue ne souffrance, un cauchemar dont son esprit {tait hanté.Il se désespérait, malgré de nou- eaux essais.Il m\u2019en avait parlé quelquefois, orsque je me rendais à sa villa de Beauport.a fin de sa vie lui inspirait des réflexions em- reintes de tristesse, même de désespoir.Je ç\u2019écoutais avec intérêt, sinon avec joie.Je me souviens, entre autres, des idées qu\u2019il {xprima à ce sujet et qui m\u2019avaient vivement mpressionné.Je voudrais, aujourd\u2019hui, en suise d'hommage à sa mémoire, les rappeler ssi fidèlement que possible.On pourra, tinsi, juger de la faculté d\u2019observation et de a claire vision de son esprit.Ces commen- aires seront peut-être utiles à d'autres.199 * + * Un jour donc, c\u2019était en juillet 1944, assis dans son parc, nous citions des noms d\u2019anciens amis disparus, qui avaient été nos compagnons au collège, surtout à l\u2019Université: les uns avaient échoué, nous en cherchions les raisons; les autres avaient réussi; la vie leur avait apporté honneurs et succès, nous nous en réjouissions.Mais quelques-uns, qui avaient duré plus que d'autres,'avaient dû se soumettre à la loi du plus fort: l\u2019âge ou d'autres circonstances imprévues les ayant forcés de diminuer ou de cesser leurs activités.En songeant à tout cela, il s\u2019exprimait librement et envisageait «la fin d\u2019une vie» sous un aspect assez sombre.Sans doute, songeait-il à lui-même, car, à ce moment, il souffrait doublement: de l\u2019isolement, et d\u2019une maladie soi-disant incurable le vouant à l\u2019inactivité, lui qui avait travaillé sans relâche, et dont les ambitions légitimes auraient pu mériter les plus hautes situations.Très érudit, il avait le don d\u2019exposer clairement et objectivement une question.Il aurait pu devenir un professeur disert et hautement apprécié.Il ne l\u2019a pas voulu à cause de circonstances particulières où il se trouvait, attiré, irrésistiblement, par les avantages d\u2019une grande clientèle et la popularité dont il jouissait.Il n\u2019a jamais consenti à abandonner la proie pour l\u2019ombre.Il vivait, à cette époque, près d\u2019un autre médecin de grand talent et qui devint, plus tard, son beau-frère: le docteur Henri Béland, qui fut député de la Beauce et membre du cabinet de sir Wilfrid Laurier.Après son mariage, en Belgique, il fut prisonnier des Allemands et échangé plus tard contre un autre personnage officiel.Bref, un jour, il exprima en ma présence les idées que j'essaie d'énoncer en son nom et que je dépose sur sa tombe en guise de souvenir.Je les offre en hommage à madame Na- deau, dont la sollicitude et le dévouement méritent mieux qu\u2019un simple éloge.\u2014 Je lisais, disait-il en débutant, ces jours derniers, les Châtiments de Victor Hugo, et 200 voici la phrase qui m\u2019a le plus impressionné, car elle pourrait s\u2019appliquer a moi-méme: Le plus lourd fardeau, c\u2019est d\u2019exister sans vivre.Et il continuait: « Mon cher LeSage, la fin d\u2019une vie, pour ceux qui ont atteint les frontières d\u2019une existence normale et utile, évoque tant de souvenirs différents que leur esprit ne peut s\u2019en libérer complètement.Ils continuent de vivre dans un passé témoin de leur jeunesse et de leurs activités: succès ou revers.C\u2019est mon cas.« Ils en éprouvent souvent autant de regrets que de fierté, tout en poursuivant, sans vaines récriminations, la tâche quotidienne vers un but maintenant dépourvu d'intérêt véritable, sinon d\u2019ambition légitime.Je n\u2019en ai aucune.Inutiles, épars, ils traînent ici-bas, Le sombre accablement d\u2019être en ne pensant pas.C\u2019est Victor Hugo qui a dit cela.C\u2019est vrai.« Le temps a accompli son œuvre.Les amis anciens sont disparus, les uns à la suite des autres.Le vide s'est fait peu à peu autour d'eux, car, à cet âge, on ne compte guère d'amis nouveaux.Ceux-ci ne connaissent presque rien de notre passé et leur avenir seul les intéresse.\u2014 Vous êtes un témoin, vous ne pouvez plus être un associé.Il ne s\u2019agit plus de services rendus, mais de services à rendre.Or, que peut-on attendre de vous?Si, par hasard, un tel miracle se produit, il n\u2019y a plus d'intimité, cet abandon de l\u2019âme où il n\u2019y a ni secret ni réticence.On est forcé d\u2019admettre que la vie évolue sans hésitation ni retard.C\u2019est la marche vers l'inconnu.La monture doit changer de cavalier, sinon le pari est compromis.«Nos successeurs reprennent le flambeau, car le temps ne souffre aucun répit, tu le sais.C\u2019est la mise à pied en attendant le jour de l'oubli et du silence.C\u2019est l\u2019adieu définitif à des gens ou à des choses qu\u2019on aimait et qui nous quittent ! Tout cela n\u2019est pas nouveau.N'est-ce pas?Mais rien ne meurt subitement ni complètement de tout ce que nous avons vécu : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 ou quelque sain labeur ou quelque grand amour.«C'est, quand même, un refuge sinon un appel au rajeunissement de l\u2019âme.On peut en citer des exemples nombreux et émouvants.» | \u2014 En effet, repris-je, en voici un: J'ai entendu À parler d'une artiste, durant un séjour à Paris, en 1930, qui quitta subitement le théâtre, où elle brillait, pour se marier.D'abord, elle y fut heureuse; mais elle tomba, bientôt, dans un incurable ennui malgré l\u2019admiration d\u2019un monde où l\u2019on s\u2019amusait et où elle était en- | tourée.Un jour, la tentation fut trop forte.{ Elle revint au théâtre malgré ses résolutions et le bonheur passager d\u2019une vie brillante mais monotone et silencieuse.Le démon sommeillait en elle.Il n\u2019était pas mort.Il avait encore l'appétit de vivre.Il s\u2019est réveillé.La voix du passé avait conservé toute sa résonance.\u2014 Cela ressemble, dis-je, à la fin d\u2019un beau jour: le crépuscule estompe les tons et les couleurs, mais la vie persiste quand même.Chacun de nous, dans la sphère de son activité, y est exposé.Quiconque quitte le mouvement pour le repos, le bruit pour le silence, traverse une période d'inquiétude et de trouble.Tous, nous sommes des êtres d'habitude.Nos travaux journaliers créent, autour de nous, une atmosphère aussi nécessaire à notre vie morale que l'oxygène de l\u2019air à nos poumons.Si nous cessons, un moment, de le respirer, il en résulte un grand malaise.\u2014 « Tu as bien raison, mon cher LeSage; n'empêche qu\u2019aux heures de solitude, on songe au passé; on compare sa vie présente à l\u2019existence si pleine d'autrefois; elle nous paraît vide, on ne jouit plus des biens nouveaux; on regrette ceux qu'on a perdus.Vois la mienne.Est-ce gai ?Tu la connais, toi aussi.«Une lente mélancolie nous pénètre qui, peu à peu, s'aggrave et se convertit en idée fixe.La nostalgie devient souffrance, on lutte quelque temps contre ce mal singulier.Si on est doué d'une caractère énergique, on en triomphe; mais, quelquefois, on paie de sa santé cette victoire.La mienne n\u2019est pas encourageante.C\u2019est un exemple. NÉCROLOGIE «Si c\u2019est un homme, il s\u2019abandonne à \u2018amertume et à la tristesse, comme moi; si \u2019est une femme, ses nerfs se convulsent et elle ombe dans cet état que les médecins nomment 1eurasthénie.« Considérons, comme je l'ai fait souvent, a physionomie des hommes laborieux qu'une irconstance imprévue ou une échéance fa- ale condamne à l\u2019inaction avant que leur vi- alité soit affaiblie.Voyons l'industriel con- raint de quitter son usine; le marchand aban- lonnant son commerce pour prendre un repos rien mérité; le professeur d\u2019Université atteint jar la limite d'âge en pleine maturité d'\u2019es- rit \u2014 j'en connais; les grands personnages de Etat condamnés par les revirements de la politique à attendre que la roue de la fortune \u2018asse un nouveau tour et les ramène sur le pavois.S'ils ne nous opposent pas un masque mpénétrable, on ne tardera pas à discerner Jans leurs paroles, dans leurs silences, dans \u2018abattement ou dans la fiévreuse impatience de leurs regards, le souci qui les ronge.Tout leur est importun: le spectacle de l\u2019activité T'autrui, la conscience de leur propre inutilité, e dépit de se dire qu\u2019ils n\u2019étaient point indispensables, puisqu\u2019on les a remplacés!.que sais-je encore?Songe à Béland, ton ancien lient, immobilisé par son cœur; à sir Wilfrid Laurier, délaissé par ses partisans, ses associés, ses admirateurs.N'est-ce pas pénible à la fin d\u2019une vie glorieuse ?» \u2014 Eh ! oui, dis-je, c\u2019est ainsi.Lamartine l'a Rexprimé dans des vers immortels: Tout change, .tout passe; Ainsi nous-mêmes nous passons, Hélas! sans laisser plus de trace Que cette barque où nous glissons Sur cette mer, où tout s'\u2019efface.\u2014 Si les exigences de l'heure obligent l\u2019ancien berger à rentrer dans le rang après avoir ÿtout vu et tout conduit, il peut encore, simple fbrebis, diriger le troupeau et l\u2019orienter par son attitude et son flair, car il y aura toujours de mauvais bergers!.201 J'ai souvent médité sur ce sujet.Nous ne pouvons rien changer, on doit s'adapter, c\u2019est la seule alternative.Mais si on veut se prémunir contre les soucis qui empoisonnent la verte et active vieillesse, sachons regarder autour de soi; il faut peu de soleil, quelquefois, pour la réchauffer! Souvenons-nous surtout, mon cher Nadeau, que la philosophie console de tout!.J'en suis convaincu.Elle procure une certaine fermeté et élévation d'esprit par laquelle on se met au-dessus des intérêts individuels, des accidents de la vie et des fausses opinions du vulgaire.Bien entendu, c\u2019est une opinion! Mais nous n'avons pas l'embarras du choix, et tout le monde n\u2019est pas philosophe!\u2026 - Qu'est-ce donc qu\u2019un philosophe?\u2014 « Tu me diras cela, reprit Nadeau, à ta prochaine visite.Promis ?.» \u2014 Ce fut la dernierel.* * * Ces idées ne sont pas neuves.D\u2019autres, avant nous, s'en sont inspirés, car elles sont transmises d'une génération à une autre; mais elles sont sages et utiles à méditer quand, par hasard, deux amis abordent un tel sujet, qu\u2019il les concerne.Depuis, je cherche à résumer en une seule pensée l'idée principale de cette conversation.Je la trouve dans Alain, philosophe français.La voici: « Toujours nous cherchons l'éternel ailleurs qu'ici; toujours nous tournons le regard de l'esprit vers autre chose que la présente situation et la présente apparence; ou bien nous attendons de mourir comme si tout instant n\u2019était pas mourir et revivre.À chaque instant une vie neuve nous est offerte.Au- jourd'hui, maintenant, tout de suite; c\u2019est notre seule prise.» \u2014 Adieu, cher ami Nadeau, tes amis se souviennent!\u2026 .Albert LeSAGE. LE DOCTEUR LÉO CÔTÉ (1901-1945) SUR UNE TOMBE ENCORE FRAICHE Il serait superflu d\u2019écrire que le corps médical de Québec est en grand deuil.Il y a quelques jours à peine, nous accompagnions à sa dernière demeure un confrère qui, déjà depuis quelques années, s\u2019était engagé sur \u2018la voie du succès comme conséquence d\u2019un labeur constant et d\u2019une intelligence plus que supérieure.Celui que le Conseil universitaire avait chargé de cours il y a quelques années et dont les différentes communautés de notre ville se disputaient les services, dort maintenant son dernier sommeil à l\u2019ombre des grands ormes du cimetière Belmont.L'amitié que, je lui portais a permis, plus que toute autre chose, que je recueillisse son dernier soupir et pusse lui fermer les yeux.Je croirais manquer à mon devoir en ne vous rappelant pas quelques traits de sa vie médicale.Léo Côté fut un médecin de grande classe qui n\u2019eut jamais rien à envier à ceux qui, après leur doctorat, avaient choisi une route identique à la sienne.La médecine fut véritablement pour lui un sacerdoce et il sut toujours la pratiquer avec une gaieté de cœur et une jovialité étonnante chez un médecin à qui la nombreuse clientèle laissait bien peu de moments de répit et qui plus encore depuis quelques années devinait quelle épée de Damoclès était suspendue sur sa tête.Il aimait farouchement sa médecine, non pas exclusivement pour ce qu\u2019elle pouvait lui rapporter de prébendes, mais surtout parce qu\u2019il trouvait dans l\u2019exercice de son art les moyens tout trouvés d\u2019être utile à ses semblables et de leur conserver ce bien qui nous est, à tous, le plus précieux: je veux dire «la vie ».Ceux qui ont déjà assisté à un de ses tubages à l'Hôpital Civique n\u2019oublieront jamais la joie qui s\u2019épanouissait sur sa figure, quand le tube laryngé permettait à un jeune enfant de ressusciter véritablement et qu\u2019il pouvait le rendre à une mère éplorée.J'ai vu des larmes perler à ses yeux, quand une des clientes que je lui avais adressées mourut d\u2019un cancer du poumon, après qu\u2019il eut effectué de nombreuses bronchoscopies dans le but d\u2019essayer de dépister un mal dont la science n\u2019est pas encore parvenue à enrayer les ravages.C\u2019est là, à mon sens, le côté le plus attachant de son âme de thérapeute, et je m'en voudrais de ne pas en avoir fait connaître quelques traits à ceux qui, jeunes encore, viennent de s\u2019engager dans la voie qui fut la sienne.Notre confrère avait un sens de la perfection et du fini que l\u2019on rencontre peu souvent ailleurs à un tel degré.J'ai été trop souvent à même de toucher du doigt à cette qualité, qui était chez lui prépondérante, pour ne pas l\u2019offrir en exemp:e à ceux qui veulent pratiquer la profession qu'il aimait tant! T1 sentait vraiment qu\u2019un geste intempestif, un moment.d\u2019inattention, une erreur de technique, pouvaient à tout jamais détruire le dernier espoir qu\u2019avait mis en lui celui qui venait de lui confier une vision menacée de s\u2019é\u2018eindre à la suite d\u2019une blessure accidentelle, ou comme conséquence de cataäractes intempestives.Je crois que chacun de nous peut, sur sa vie, buriner la sienne, persuadé qu\u2019elle serait une vie modèle, faite toute de désintéressement et de charité.I] fut de la génération de ceux qui font honneur à leur race, parce que sa dignité professionnelle fut le thème de la dignité de toute sa vie.J\u2019ai la conviction qu\u2019il peut dormir en paix son dernier sommeil, puisqu\u2019il a passé en faisant le bien, comme l\u2019Homme juste de l\u2019Evangile.Souhaitons que la terre où il repose lui soit généreuse comme la mémoire de ses amis.S\u2019il subit, dans la première, une désintégration inévitable, qu\u2019il demeure dans celle-ci, dans toute la beauté de ce que fut sa vie qui ne peut pas être davantage ternie que la toile d\u2019un maître qui a reçu accidentellement quelques éclaboussurts.Armand RIOUX (Québec.ee I A het - \u201cS'inion Médicale du Canada\u201d en 1877 La nouvelle Loi Montréal, février 1877.Grâce à l\u2019obligeance de M.le greffier en Loi, nous mmes en mesure de donner à nos lecteurs la version ançaise du Bill Médical, telle qu\u2019elle sera publiée dans ; Statuts.En parcourant cette mesure avec attention, nos lecteurs Blurront se convaincre qu\u2019elle contient des changements ès importants, et que le résultat obtenu est très satis- isant, surtout si l\u2019on tient compte de tous les obstacles ril y avait à surmonter.Sans doute cette loi n\u2019est pas trfaite, et sa mise à exécution révélera bien des lacunes l\u2019il faudra faire disparaître par des amendements; ce lil importait pour le moment, c'était de sortir du atu quo et de refaire une législation qui pouvait être :cellente il y a trente ans, mais qui, aujourd'hui, ne ncontrait plus les besoins de la profession.Ceux qui ont le plus critiqué la Société Médicale lors- 1e, il y a un an, elle faisait introduire son projet de loi 1 Chambre sans l\u2019avoir soumis d\u2019abord à la profession édicale, seront les premiers, pensons-nous, à admettre J\u2019elle avait adopté le seul moyen de faire arriver la Jestion à un résultat pratique.En effet, sans cette \u2018marche, le Bureau n\u2019aurait rien fait, et par les diver- :nces d\u2019opinion qui se sont manifestées devant le comité sécial chargé par la Chambre de faire rapport sur cette aportante question, il est facile de comprendre que nous 1 aurions eu pour des années encore à discuter et à (tendre, avant de pouvoir nous entendre sur un projet 2 loi qui aurait rencontré l'approbation de toute la rofession, avant d\u2019être soumis à la législature.Nous allons signaler rapidement les changements que : bill apporte dans notre législation.La seconde clause établit qu\u2019à l\u2019avenir tous les médecins ont membres du Collège des Médecins et Chirurgiens @e la province de Québec.Ainsi disparaît la clause la lus arbitraire et la plus injuste de l\u2019ancienne loi, qui tigeait quatre années de stage de la part des médecins vant qu\u2019ils pussent jouir de leurs privilèges de membres u Collège.Cette clause avait produit des résultats ls que le Collège était à la veille de succomber faute e membres suffisamment qualifiés, pour être élus gou- zrneurs; et dire qu\u2019il n\u2019en fallait que 36 et qu\u2019il y a 000 à 1,200 médecins dans la province de Québec! En parcourant la septième et la douzième clause, on serra que si les universités conservent le privilège de onner des diplômes ad praticandum, elles sont cepen- gant obligées de soumettre leurs examens à la surveillance \u2018assesseurs qui seront nommés par le Bureau, ce qui est ne reconnaissance absolue du principe: que la corpora- :on des médecins a seule le droit de juger et d\u2019apprécier Js qualifications de ceux qui se présentent pour être dmis au nombre de ses membres.Un bureau central \u2018examen aurait certainement donné des résultats prati- ues plus satisfaisants, mais, pour l'obtenir, il aurait jallu entreprendre une lutte avec les universités et courir ?risque de ne rien avoir du tout, pour avoir voulu tout tvoir.Aussi croyons-nous que, vu ces circonstances et \u2018\u2019heure avancée de la session, il était plus sage de céder quelque chose et d'accepter un compromis qui, tout en sanctionnant le principe de notre prétention, nous assurait une nouvelle législation qu\u2019il nous sera toujours plus facile de compléter plus tard.Les examens préliminaires sont sous le contrôle immédiat du Bureau, et se feront devant quatre examinateurs choisis, par lui, parmi les professeurs actuellement enseignant dans nos collèges classiques.Les sujets sur lesquels se feront ces examens sont définis dans la huitième clause, et nous espérons qu'avant longtemps la philosophie deviendra obligatoire.Ce nouveau bureau d\u2019examinateurs devra se montrer très exigeant sur les qualifications des aspirants à l\u2019école, car c\u2019est lorsqu'un jeune homme se présente pour embrasser une carrière qu\u2019il faut voir s\u2019il possède les connaissances et les aptitudes voulues pour y réussir, et sinon, savoir l'arrêter à temps, autrement on l'expose soit à perdre son temps et soir argent en étudiant une profession qu\u2019il ne pourra jamais; exercer, soit à faire le déshonneur de cette profession s\u2019il finit par réussir à se faire admettre à la pratique.L\u2019exemple du Barreau qui vient de refuser dix aspirants à l\u2019étude du droit, sur vingt qui se présentaient, fait voir combien est grand le nombre de ceux qui aspirent aux professions libérales sans avoir les qualifications requises.La nouvelle loi sera en force le 28 \u2018février courant, et à partir de ce jour les Universités n'auront plus le droit d\u2019admettre des étudiants à l\u2019étude, pas plus que le Bureau actuel des gouverneurs.En conséquence, tous ceux qui désirent se présenter pour l\u2019admission à l'étude de la médecine, devront attendre à l\u2019automne prochain, lorsque le nouveau Bureau des Gouverneurs aura été élu et aura lui-même formé le nouveau bureau d\u2019examinateurs.La clause quatorze oblige les élèves à étudier quatre ans sans interruption et à suivre trois sessions de cours dont la première.devra être suivie pendant la première année de cléricature; ce qui rend impossible, pour l'avenir, le système suivi par beaucoup jusqu\u2019à ce jour, de se faire admettre à l'étude de la médecine étant encore au collège, et de prendre une année ou deux sur lé temps des études médicales pour compléter leur cours classique.Il est donc bien entendu qu\u2019à partir de cette année, aucune université ne pourra donner un diplôme ad pra- ticandum à aucun élève, à moins qu\u2019il n\u2019ait étudié la médecine pendant quatre ans sans interruption, qu\u2019il n\u2019ait suivi trois sessions de cours et qu\u2019il n\u2019ait commencé à suivre ses cours sa première année d\u2019études.Parmi les cours obligatoires, la nouvelle loi a ajouté un cours d'hygiène de trois mois et vingt-cinq leçons d\u2019anatomie, de physiologie et de pathologie microscopique.Tous les médecins sont obligés de se faire enregistrer d\u2019ici au 28 février 1878, et de payer une contribution annuelle de deux piastres.Les clauses depuis la dix-septième jusqu\u2019à la vingt-cinquième sont très explicites sur les pénalités qu\u2019encourront les médecins qui négligeront de se conformer à cette obligation, de même que pour toutes les personnes qui pratiqueront la médecine, de quelque manière que ce soit, sans y être autorisées. 204 Le Bureau a aussi le pouvoir d\u2019autoriser quelqu\u2019un à poursuivre en son nom quiconque sera en contravention avec cette loi, et nous espérons que c\u2019est une des premières nominations qu\u2019il fera aussitôt après son organisation.Combien de médecins qui, s\u2019ils sont obligés de se mettre en évidence, n\u2019oseront sévir contre les infractions à la loi, «et qui, ccpendant, s\u2019empresseraient de faire parvenir leur plainte à celui qui serait chargé de poursuivre au nom du Bureau.Le nombre des Gouverneurs sera de 40 au lieu de 36, les quatre nouveaux appartiendront au district de Montréal.Nous aurions préféré les voir élus par la ville de Montréal, vu que sur les huit qui lui appartiennent, six sont élus par les Universités, de sorte qu\u2019il ne lui en reste que deux pour représenter la profession en dehors des écoles.Ce qui n\u2019est pas suffisant, si l\u2019on considère qu\u2019il y a 175 médecins pratiquant à Montréal, et que les progrès et les réformes prennent surtout origine dans les grands centres, les médecins y étant toujours en relation, et la nature de leurs études et de leurs devoirs les mettant plus en état de juger des besoins de la profession que les médecins des districts ruraux, qui par leur isolement sont dans l'impossibilité de s'occuper autant des intérêts généraux de la profession.Aucun médecin ne pourra être élu gouverneur à moins d\u2019avoir pratiqué la médecine pendant quatre ans.Le Bureau aura le pouvoir de faire un tarif d'honoraires pour la ville et pour la campagne; ce tarif aura force de loi devant les tribunaux, de sorte qu\u2019à l\u2019avenir les médecins qui devront poursuivre pour obtenir leurs honoraires ne seront plus obligés d'appeler des contrères en Cour pour prouver que le montant qu\u2019ils réclament est bien celui auquel ils ont droit.Les sages-femmes devront obtenir une licence du Bureau avant de pouvoir pratiquer l\u2019obstétrique, et il est à espérer que le bureau se montrera très exigeant sur les qualifications de celles qui se présenteront pour obtenir cette licence.Car à quoi servirait d\u2019être sévères envers les médecins, si l\u2019on devait confier une des branches les plus importantes de la pratique de la médecine entre les mains de personnes sans science et sans expérience.La formation du nouveau Bureau des gouverneurs aura lieu dans le cours de l\u2019été prochain, lors de l'assemblée générale triennale qui doit se tenir à Trois-Rivières, croyons-nous; tous les médecins auront droit de prendre part à cette élection, soit en personne, soit par procuration.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Encore une fois, nous croyons que cette loi est un grand pas vers le progrès, et nous espérons que les promoteurs de cette mesure ne seront pas comme leurs devanciers qui, après avoir obtenu l\u2019incorporation de 1847-49, ont cru avoir atteint le nec plus ultra, et sont demeurés trente ans sans vouloir entendre parler d\u2019aucun amendement à leur mesure, prétendant toujours qu\u2019il était impossible de faire mieux.Profitons de l\u2019expérience que nous donne leur exemple, et rappelons-nous que la perfection n\u2019appartient pas aux lois humaines, sans cela les parlements ne s\u2019assembleraient pas si souvent.+ + * Le comité spécial de la Chambre, devant lequel avaient été référés les projets de loi de la Société Médicale et du Collège, et qui a rapporté la nouvelle loi, se composait des honorables MM.R.Church, J.-A.Chapleau et P.Fortin, de M.L.-O.Loranger, et des docteurs V.-P.Lavallée, E.Laberge, R.-F.Rinfret, A.Cameron, A.Fortin, E.Lacerte, L.Duhamel et L.-D.Lafontaine.Ceux qui ont pris part à la discussion, qui a eu lieu devant ce comité, sont: le Rév.Messire Hamel, recteur de l\u2019Université Laval; le Dr R.P.Howard, représentant l\u2019Université McGill; le Dr J.-P.Rottot, représentant l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal; le Dr F.W, Campbell, représentant le Bishop'\u2019s College, les Drs A.Dagenais et E.-P.Lachapelle, représentant la Société Médicale de Montréal; les Drs R.H.Russell et G.E.Fenwick, représentant le Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada; le Dr Bruneau, pour la Société Médicale de Sorel; et les Drs H.Larue et Marsden, pour la profession médicale de Québec.?1.La mise en vigueur de cette nouvelle loi réorganisant le Collège des Médecins et Chirurgiens de Québec et lui accordant des attributions mieux définies et plus vastes quant à l\u2019étude et à l\u2019exercice de la médecine dans notre Province, fut certes un événement d'importance historique, Si on parcourt L\u2019Union Médicale de 1876, on voit clairement que la Société Médicale de Montréal et L\u2019Union Médicale par ses rédacteurs et collaborateurs ont été les initiateurs du projet et les agents de sa réalisation.Le statut de notre Collège a peu varié depuis, dans l\u2019ensemble de son mode d\u2019action et dans ses fonctions.Nos « anciens » avaient bien vu les lacunes à combler et bien jugé de l\u2019organisation effective d\u2019un Collège professionnel, I1 est bon de rappeler périodiquement l\u2019origine de nos institutions et d\u2019exprimer un témoignage posthume de gratitude à ceux qui ont bâti pour nous.\u2014 N.D.L.R. ANALYSES Co Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographi- ues qui accompagnent les analyses, afin de les rendre Ællus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire ans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumula- ive Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, om du périodique, le volume, la page, le mois (le jour ju mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.lixemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.(Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 19838.MÉDECINE $5.M.ROTH et M.F.KVALE.\u2014 Essai d'un test pour diagnostiquer les phéochromocy- tomes.(A tentative test for pheochromocy- toma.) \u201cThe American Journal of the Medical Sciences\u2019, 210: 653 (novembre) 1945.Il est souvent difficile de faire un diagnostic lifférentiel chez un patient dont l\u2019hypertension \u2018st causée par un phéochromocytome d\u2019un autre flont l\u2019hypertension est essentielle et très varia- Mile.: 8 On pense que les poussées hypertensives de {les patients & tumeur surrénalienne sont causées par des décharges massives d\u2019adrénaline de la sumeur dans la circulation.En 1943, Best et Taylor ont rapporté que l\u2019histamine et l\u2019adréna- ine avaient des réactions antagonistes sur les g'apillaires et la pression artérielle Voulant appliquer ce principe, les auteurs donnèrent de \u2019histamine par voie intraveineuse à un patient fhez qui le diagnostic de phéochromocytome wait été posé.Ils voulaient voir si ce médica- nent pourrait être utilisé pour combattre la poussée hypertensive qui survient ordinairement érendant l\u2019ablation chirurgicale de la tumeur.Or, f'injection de ce soluté histaminé provoqua à out coup chez ce malade une poussé hypertensive inalogue aux crises spontanées du malade.Les \u201cauteurs eurent alors l\u2019idée de voir si cette poussée \\ypertensive provoquée ne pourrait pas servir le test-diagnostic dans ces cas de phéochromo- >ytomes.Ils expérimentèrent sur 51 personnes classées > 4 groupes: 9 normales, 21 hyperréactives au \u2018est du froid, 16 patients avec hypertension mar- Juée, 4 patients chez qui on avait posé le diag- 10stic d\u2019un phéochromocytome.Ils employèrent soit 0 mg.05 d\u2019histamine dans 0 ce.50 de soluté Hhysiologique, soit 0 mg.025 dans 0 ce.25.Ils j i à + à > lisent ensuite la pression artérielle toutes les minutes pendant 10 a 15 minutes.Or, seulement chez 3 des 4 patients du 4e groupe: de ceux qui on avait posé le diagnostic de phéochromo- cytome, le test fut positif.Tous les autres tests: des 3 autres groupes furent négatifs.On opéra les 4 patients du 4e groupe et on trouva une tumeur dans les 3 cas où le test avait été positif tandis qu\u2019on ne trouva pas de tumeur dans le quatrième patient de ce groupe chez qui le test avait été négatif.Paul DAVID.R.H.SMITHWICK.\u2014- Le traitement chirurgical de la maladie cardiovasculaire hypertensive chez l'homme.(Experience with the surgical treatment of hypertensive cardiovascular disease in man.) \"Cleveland Clinic Quarterly\u201d, 12: 4 (oct.) 1945.L\u2019auteur s\u2019est intéressé depuis 12 ans aux cas d\u2019hypertension essentielle, c.-à-d.ceux chez qui on ne peut mettre en évidence de maladie rénale.Beaucoup d\u2019hypertendus ont un système vaseu- laire très instable: de là l\u2019idée que le système nerveux autonome pouvait jouer un rôle.Il a mis au point un test de position et de froid qui permet d\u2019évaluer la nature et la sévérité de l\u2019hypertension chez un sujet donné.L\u2019opération, la splanchnicectomie dorso-lom- baire, se fait en deux temps, le second 8 a 10 jours après le premier.Les troncs sympathiques sont enlevés en moyenne du 8e dorsal au ler ou 2e lombaire.Dans tous les cas on sectionne les nerfs du grand splanchnique.L'opération est en général suivie d\u2019une hypotension posturale qui disparaît en quelques mois.Les résultats opératoires sont jugés par l\u2019abaissement de la pression diastolique 1 an ou plus après l'intervention.Depuis 6 ans plus de 600 cas non choisis ont subi cette opération.La mortalité fut de 7.8%, dont 2.2% a l'opération, 2% en moins d\u2019un an et de 3.6% un an ou plus apres intervention.La revue de ces cas a permis de formuler certains principes et de sélectionner les cas.Il semble que les femmes répondent mieux 206 que les hommes.Plus la pression différentielle est élevée, plus grand est le pourcentage de résultats médiocres.Les résultats opératoires sont plus ou moins indépendants de l\u2019état vasculaire rénal.: | \u2018Paul DAVID.Robert E.GROSS.\u2014 Traitement chirurgical actuel de la persistance du canal artériel.(Present day surgical treament of the patent ductus arteriosus.) '\u2018Bulletin of the New England Medical Center\u201d, 7: 4 (août) 1945.L'auteur a opéré 90 malades.La persistance du canal artériel peut causer trois types de complications: retard de la croissance, défaillance éventuelle du cœur, risque d\u2019infection au niveau de l\u2019anomalie.L'examen subjectif est très souvent à peu près négatif.Le principal et souvent le seul signe clinique est un souffle continu, plus fort pendant la systole, à intensité maxima au foyer pulmonaire.La pression artérielle systolique est normale, la diastolique peut être diminuée.Il n\u2019y a pas de signe électrocardiographique typique.L'examen radiologique peut contribuer au diagnostic par certains signes dont aucun n\u2019est pathognomonique.Le chirurgien pénètre dans le thorax antéro- latéral gauche au niveau du 3e espace intercostal.Chez les 43 premiers patients de cette série l\u2019auteur ligatura le canal et la fermeture fut complète chez 80% de ces malades.Pour améliorer ces résultats, l\u2019auteur sectionne maintenant le canal artériel et chaque segment est individuellement suturé et fermé.Les opérés peuvent circuler 5 à 6 jours et quitter l\u2019hôpital 10 à 12 jours après l\u2019intervention.Dans cette série de 90 cas l\u2019auteur a perdu 4 malades (4.4%), y compris les tout premiers cas ou une nouvelle technique opératoire comporte toujours de plus grands risques.Le plus jeune patient avait 11 mois, le plus vieux 47 ans.Paul DAVID.PHTISIOLOGIE J.TROISIER, J.BRETERY et J.SIFFERLIN.\u2014 Vaccination antituberculeuse par voie aéro- gène.Durée respective de l'allergie et de l'immunité.\u2018La Presse Médicale\u2018, 53: 349 (30 juin) 1945.On-a réussi à causer des lésions de primo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 infection tuberculeuse des poumons en instil- ,l lant chez l\u2019animal anesthésié une dose de ;u 1/10,000,000 de millgr.de culture tuberculeuse.;y Il semble qu\u2019à ce niveau de la muqueuse nasale, \u2018y! le bacille tuberculeux a trouvé une porte d\u2019entrée (gu idéale.| | of De ces expériences, on en est venu à faire ?! passer le vaccin B.C.G.par cette voie.Or, les i! réactions ont été positives, à intensité variable, 1! chez les cobayes vaccinés par la muqueuse na- gi sale.À noter que ces réactions ont été plus ou nn moins variables suivant la concentration et le yu plus ou moins grand éloignement de temps écoulé | igi entre incubation et le test a la tuberculine.Des yt faits, cependant, prouvent que « \u2019humidité est x: un phénomène plus délicat et plus sensible que | i l\u2019allergie.» Expérimentalement, d\u2019autres faits ul viennent démontrer que la durée de I'immunité est d\u2019autant plus prolongée que l\u2019organisme a été i obligé de réagir plus intensément.oi Chez l\u2019animal, comme chez l\u2019homme, même je si l\u2019allergie cesse, si l\u2019on ne peut mettre en évi- ily dence l\u2019allergie par les moyens actuels, cela ne 0 veut pas dire que l'immunité a complètement !k cessé d\u2019exister.On admet que certains de ces!f, faits sont difficiles à prouver d\u2019une façon défi- |, nitive parce qu\u2019on ne peut pas dire « combien |, l\u2019immunité dépasse l\u2019allergie».Tout porte à ||, croire que l\u2019on peut ne pas réagir à la tuber- ; culine et être encore protégé.Parfois, on ne peut |.affirmer si oui ou non la résistance antituberculeuse existe.Il faut donc vacciner tous les en-, fants et, parmi les adultes, ceux qui ne réagissent pas à la tuberculine; il faut de plus revacciner ceux qui ont perdu «leur sensibilité à la tuberculose », parce que cela ne présente aucun danger.La mortalité, la morbidité, même chez ceux qui passent leur vie avec des tuberculeux, |\u2019 sont affectées favorablement par cette vaccina- | tion.= fé.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE J.Bailey CARTER.\u2014 Utilité et abus de la qui- nidine.(Uses and abuses of Quinidine.) | \"The Medical Clinics of North America\u201d, 29: 215 (janvier) 1945.Physiologie du cœur.Tout battement cardiaque a son point de départ dans le noeud sinu- \u2014 | ANALYSES | | al.Un battement prématuré originant en dehors \u2018u sinus est anormal et s\u2019appelle extrasystole; | a pour cause une hyperexcitabilité du système l\u2019automacité ou un blocage de l\u2019excitation venant u sinus.On peut donc avoir des extrasystoles \u2018origine auriculaire, nodale ou ventriculaire.Jne rapide succession d\u2019extrasystoles constitue \u2018ne tachycardie paroxystique.Dans le flutter, \u2018h a bien une série de contractions ectopiques, { i \u2018apides et régulières, mais le nœud auriculo- entriculaire peut rarement les transmettre toues aux ventricules; la période réfractaire du ceud lui permettant de transmettre seulement îne excitation sur deux, et même parfois sur Trois ou quatre.Dans la fibrillation auriculaire, n a une activité incoordonnée de l\u2019oreillette sans ystole auriculaire vraie, et les ventricules ré- fondent irrégulièrement 3 ces excitations auri- ulaires, tandis que dans la fibrillation ventricu- Lire des ondulations rapides et irrégulières rem- lacent les contractions ventriculaires normales.| Effets de la quinidine sur le cœur.1) Prod)nge la période réfractaire; 2) ralentit la trans- fission de l\u2019excitation; 3) augmente l\u2019amplitude fes contractions: la période réfractaire prolon- ée a pour conséquence un taux plus lent et lermet, ainsi un meilleur remplissage des ven- ricules pendant la diastole; 4) diminue l\u2019exci- fabilité du myocarde par le prolongement de la # ériode réfractaire des oreillettes et des ven- cules.| Quinidine et digitale.La quinidine met fin à \\ fibrillation auriculaire en restaurant le ryth- 1e normal.La digitale ne restaure pas le rythme ormal, mais par son effet sur la conduction Euriculo-ventriculaire force le ventricule à se M ontracter plus lentement et plus régulièrement.es deux médicaments prolongent la période ré- -actaire et diminuent la conduction, mais leur lécanisme d'action est différent.La digitale ugmente la force de contraction du myocarde, Æ: quinidine le déprime.L\u2019action prédominante e la quinidine porte surtout sur les oreillettes, l2lle de la digitale plutôt sur les ventricules.Indications de la quinidine.Fibrillation auri- 1laire persistant plus de trois jours après la thy- Jidectomie.Un rythme régulier est restauré ans 90 à 95% des cas.Arythmie faisant suite à une infection aiguë 207 ou à une opération.Patients jeunes avec arythmie de date récente et n'ayant que peu de dommages à leur myocarde.Certains cas où une arythmie très fatigante persiste en dépit de tout autre traitement ou encore dans le rythme bigeminé produit par la digitale.Dans la maladie mitrale avec extrasystoles persistantes, elle pourrait retarder le début de la fibrillation auriculaire.Dans le flutter auriculaire sans insuffisance cardiaque, la quinidine serait alors plus efficace que la digitale.Il n\u2019y a pas beaucoup de contre-indications dans la tachycardie paroxystique auriculaire chez un jeune sujet avec un myocarde relativement sain.Dans la tachycardie ventriculaire, si sérieuse en elle-même, bien que, ordinairement, ll y ait une atteinte prononcée du muscle cardiaque et danger de produire de la fibrillation ventriculaire, son action sera parfois dramatique et pourra sauver une vie.On l\u2019emploiera même intraveineuse si le patient est moribond.Dans l\u2019infarctus du myocarde, pour diminuer l\u2019irritabilité du muscle et prévenir la fibrillation ventriculaire, la quinidine a été conseillée par plusieurs auteurs.Cependant l\u2019emploi régulier de ce médicament à action déprimante n\u2019est pas justifiable.On l\u2019emploiera seulement s\u2019il y a tachycardie ventriculaire.Réactions toxiques à la quinidine.Cinchonis- me par une dose trop forte où encore par idiosyncrasie.On a alors bourdonnements, vertiges, photophobie, diplopie, troubles vomissements, diarrhée, etc., etc.respiratoires, Tachycardie par flutter au moment du changement de la fibrillation en un rythme régulier.Cette tachycardie est parfois fatale.Fibrillation ventriculaire; c\u2019est pourquoi, quand il y a tachycardie, on conseille de diminuer le nombre des battements par la digitale avant de donner la quinidine.Arrêt des ventricules, temporaire ou fatal; peut se produire au moment du repos auriculaire, par bloc sinusal ou auriculo-ventriculaire.Contre-indications.Idiosyncrasie, cinchonisme, infection aiguë, endocardites, atteinte prononcée du myocarde comme dans: a) hypertrophie ou 208 dilatation du cœur, b) maladies valvulaires, c) fibrillation de longue durée, d) infarctus du myocarde, e) insuffisance cardiaque.Patients âgés ou patients chez qui le retour au rythme régulier n\u2019est pas particulièrement désirable.Hyperthyroïdie avant la thyroïdectomie.Bloc complet.Le bloc partiel ne sera pas une contre- indication, mais nécessite un contrôle graphique.Conclusions.Avant d\u2019employer la quinidine, le clinicien devra peser les bénéfices possibles et les dangers incidents à l\u2019usage de la drogue.Si le patient a un myocarde relativement intact, la possibilité de contrôler l\u2019arythmie sera beaucoup plus grande.L\u2019insuccès sera le plus souvent le fait d\u2019un mauvais choix du patient ou encore une crainte exagérée conduisant à un dosage insuffisant.Félix TETVU.CHIRURGIE B.GOLDMAN, J.JACKMAN et R.H.EASTMAN.-\u2014 Conduite à tenir dans les suites opératoires des cholédocho-lithiasiques.Un nouvel emploi de la solution G.(The management of postoperative choledocholithiasis.Another use for solution G.) \u2018Surg.Gyn.and Obst.\u201d, 81: 521 (novembre) 1945.Depuis l\u2019usage de la rachianesthésie dans la chirurgie du foie et des voies biliaires, anesthésie qui apporte un relâchement complet de la paroi abdominale et une tranquillité presque absolue des organes abdominaux, la technique opératoire de la cholécystectomie et des interventions sur les canaux biliaires a été de beaucoup facilitée.Les auteurs signalent que, après usage de cette méthode d\u2019anesthésie, de la transillumination des champs opératoires, l\u2019ouverture de l\u2019hépato- cholédoque, son irrigation, la dilatation du sphincter d\u2019Oddi, le drainage par tube de Kehr, la possibilité de laisser un ou plusieurs calculs dans le cholédoque est devenue chose rare.Toutefois, nul n\u2019en peut être certain, à moins de pratiquer, immédiatement sur la table d\u2019opération ou quelques jours après, une radiographie des voies biliaires après injection du liquide radiopaque.En effet, il arrive encore d\u2019observer, quoique rarement, une crise de colique hépatique, de l\u2019ictère, enfin des signes chimiques sanguins d\u2019une obstruction des voies biliaires due le plus sou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 vent à une lithiase de l\u2019hépato-cholédoque passée inaperçue, lors d\u2019une choléeystectomie pratiquée pour lithiase vésiculaire.La méthode suggérée par les auteurs précités consiste en injection de « Diodrast » 30%, 10 à 15 ce.injectés dans le tube de Kehr à la température du corps.Des radiographies sont prises à intervalles de quinze minutes jusqu\u2019à ce que l\u2019on voie le liquide radiopaque pénétrer dans le duodénum.Après examen des radiographies, ces auteurs ont noté quelquefois des caleuls du cholédoque passés inaperçus lors de l\u2019acte opératoire, où l\u2019on avait mis en œuvre les techniques ordinaires d\u2019exploration: palpation, sondage, irrigation, aspiration, drainage, etc.De plus, ils ont découvert que, si l\u2019on pratique une deuxième radiographie des voies biliaires dans les mêmes conditions que plus haut citées, | deux à trois semaines après l\u2019opération, 1l leur arrivait d\u2019obtenir une radiographie positive mal- .gré que la première eût été négative.Ils émettent l\u2019hypothèse de la formation de concrétions autour de petits noyaux de tissus dévitalisés, résultant de l\u2019acte opératoire, ou bien de petits calculs qui seraient descendus des racines des canaux hépatiques où ils étaient logés lors de la première radiographie.Plusieurs traitements ont été tentés soit pour dissoudre, soit pour chasser ces concrétions dans le duodénum.Les auteurs citent Pibram, qui aurait traité trente-huit cas de lithiase de l\u2019hé- pato-cholédoque par instillation d\u2019éther suivie de paraffine liquide.Cependant, l\u2019injection d\u2019éther est très douloureuse, allant même jusqu\u2019à produire le choc ; et dans les mains de ces auteurs, cette méthode n\u2019a pas toujours été satisfaisante.![ Ils ont donc cherché une substance qui serait un liquide non toxique, facilement injectable, qui pourrait solubiliser les stérols et les sels de calcium.Ils utilisérent la « solution G.de Suby et d\u2019Al- bright » employée par ces deux derniers pour solubiliser les caleuls urinaires.Voici la formule de cette solution G: Acide citrique .32.25 gms Oxyde de magnésium .\u2019 3.84 gms Carbonate de sodium .4.37 gms Eau gs 1 litre ÿ ANALYSES Jette solution fut injectée par le tube de Kar chez deux malades porteurs de caleuls de P'pato-cholédoque.Chez le premier, on avait imcté de l\u2019éther sans succès apparent, lui cau- st au contraire une obstruction totale de l\u2019am- pile de Vater par migration du caleul.\u2018ette solution G fut utilisée sous forme d\u2019ir- ration à raison de 3 gouttes à la minute, un lie par jour, répétant les radiographies chaque jr.Dans le premier cas, sept jours après le dwt des injections, la radiographie a révélé ledisparition du calcul.Dans le second cas, les œculs étaient disparus trois jours après.\u2019oursuivant leurs expériences, les auteurs ont y que cette solution ne pouvait dissoudre les eculs de cholestérol « in vitro ».Son mode d\u2019acth serait plutôt d\u2019ordre irritatif sur les muscles Nes des canaux, ou bien agirait par dilatation dbord, et la pression de la solution entraine- rt les concrétions vers l\u2019ampoule de Vater et fialement dans le duodénum.Jes expériences semblent n\u2019être qu\u2019à leur dé- H;; d\u2019autres communications concernant les ré- stats obtenus par cette méthode devraient gvre.Laurent PESANT.| ¢,de T.BOWIE et Ernest BORS.\u2014 Epithélioma primitif de l'uretére.(Primary Carcinoma of the Ureter.) \"The Journal of Urology\", 54: 134, 1945.Les auteurs mentionnent la rareté de cette dection, soit cent soixante-quinze cas rapportés squ\u2019à aujourd\u2019hui.Selui qu\u2019ils ont observé a présenté, en outre, 3 difficultés diagnostiques suffisantes en elles- \u2018mes pour en justifier la publication.Ces diffi- fités étaient attribuables à l\u2019infection urinaire 1comitante, qu\u2019il a fallu traiter, avant de uvoir réaliser les examens urologiques néces- res.La tumeur mesurait un centimètre.Elle était \u2018alisée à la portion juxta-vésicale de l\u2019uretère oit.Celui-ci fut réséqué au bistouri électrique, ec une collerette vésicale, en dépassant la lon sur une étendue d\u2019environ deux centimè- 8.Le rein fut laissé en place et l\u2019uretère abou- é à la peau.209 L'examen histologique de la pièce, jutifiant la conduite des auteurs, a montré un épithélioma papillaire, sans envahissement des tissus voisins.Cependant, quatre mois plus tard, dans un autre hôpital, après discussion du cas, la néphrectomie fut pratiquée ainsi que la résection de la portion restante de l\u2019uretère.Ces organes, soigneusement examinés, restaient toutefois indemnes.Les auteurs concluent en rappelant quelques règles de conduite maintenant classiques en l\u2019occurrence, a savoir: 1.La reconnaissance exacte de l\u2019étendue des lésions.2.La résection en tissus sains.3.L\u2019emploi du bistouri électrique.L'article comprend aussi un résumé bibliographique.Rosaire LAUZER.Lester R.DRAGSTEDT.\u2014 Vagotomie pour ulcère gastro-duodénal.(Vagotomy for gas- troduodenal Ulcer.) \"Ann.of Surg.\u201d, 122: 973 (décembre) 1945.L\u2019A.estime que le fait le plus anormal a constater quant aux sécrétions déterminant un ulcère gastro-duodénal réside moins dans l\u2019indice excessif d\u2019acidité des sécrétions gastriques ou dans l\u2019excès même de cette production que dans l\u2019intensité des sécrétions du suc gastrique entre les repas ou la nuit, quand l\u2019estomac est vide et sans stimulant contraire.A la suite de différents tests, il suggère que l\u2019on peut établir une relation et même une filiation entre l\u2019hypersécrétion du suc gastrique chez les patients atteints d\u2019ulcère et leurs réactions neurogéniques.Ce qui l\u2019a amené à pratiquer chez 39 patients une vagotomie dans le but de réduire l\u2019excès des sécrétions gastriques.L\u2019A.décrit sa technique opératoire: vagotomie supradiaphragmatique dans le plus grand nombre de cas, sous-diaphragmatique dans quelques-uns, associée ou non à une gastro-entérostomie; 1il indique d\u2019une façon très précise comment doivent être traités et dissociés les nerfs du vague.Un test à l'insuline permet de vérifier si tous les filets principaux du vague ont été sectionnés.L\u2019A.a pratiqué et recommande le lever précoce après 24 heures afin de diminuer les possibilités d\u2019atélectasie pulmonaire et de broncho-pneumonie. 210 Trente des patients traités par vagotomic avaient un ulcère duodénal, deux un ulcère gastrique et sept un ulcère gastro-jéjunal.Un examen postopératoire attentif a permis de constater une amélioration persistante de l\u2019ulcère, une augmentation de poids et une cicatrisation radiologique des lésions.Si le tonus et la mobilité de l\u2019estomac ont été amoindris par l\u2019opération, ils n\u2019ont tout de même pas été abolis.La section des nerfs vagues n\u2019a pas d\u2019effet sur la réaction séerétrice de l'estomac à l\u2019histamine ou à la caféine, mais abolit cette réaction à l\u2019hypoglycémie insulinienne et à un faible repas.Pierre SMITH.UROLOGIE John Kingsley LATTIMER.\u2014 Etude sur le traitement de l'anurie.(À plan for the management of anuria.) \u201cThe Journal of Urology\", 54: 312 (septembre) 1945.Le traitement des patients anuriques a pris beaucoup \u2018d\u2019importance depuis quelques années à cause des réactions aux sulfamidés, aux transfusions et aussi à cause de la «blackwater fever ».Une analyse de 33 cas dus à d\u2019autres causes que la néphrite glomérulaire vus depuis 15 ans a donné une mortalité de 46%.Trois facteurs généraux ont causé l\u2019anurie: 1) facteurs extra-rénaux comme le choc postopératoire, quand la pression artérielle était trop basse pour permettre la filtration à travers les glomérules; 2) facteurs rénaux, où il y a eu dommage au parenchyme rénal, comme dans les intoxications médicamenteuses et les réactions transfusionnelles; 3) obstruction mécanique postrénale dans les tubes ou les uretères, comme dans les cas d\u2019ædème urétéral ou la précipitation de cristaux sulfamidés.| Une combinaison de ces facteurs a été vue dans quelques cas.Facteurs extra-rénaux: quatre cas d\u2019anurie extra-rénale due au choc persistant et à la pression artérielle basse ont été vus et trois sont morts plus par le choc que par l\u2019urémie due à la supression d'urine.La thérapeutique a visé à remonter la pression à au delà de 60 systolique et à restaurer le volume sanguin par des transfusions de sang complet et de plasma.L\u2019hormone corticale adrénalinique n\u2019a eu aucun effet.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Facteurs rénaux: vingt cas d\u2019anurie dus à de i lésions parenchymateuses; dix sont morts.Sy ! ; six cas dus à des réactions de transfusions \u201c deux sont morts, mais ils étaient porteurs d = maladies graves coexistantes.Chez trois patient ; qui ont guéri, la thérapeutique a visé à alca) à liniser le sang et l\u2019urine de façon à diminue di la précipitation d\u2019acide hématine dans les tu.4 bules.Les fluides ont été administrés très légè.a rement.L\u2019autre patient a guéri après une dé \u2018 | capsulation bilatérale.|, in Sept cas ont eu de l\u2019anurie après l\u2019usage de g sulfanilamide.Il n\u2019y avait pas d\u2019évidence d\u2019obs{ .truction par des cristaux.Trois sont morts \u2018 quatre ont guéri.On a remarqué \u2018que l\u2019al- He calinisation et un apport trés modéré de liquides \" ont produit les meilleurs résultats.' Quatre patients ont fait de l\u2019anurie réflexe * par calcul dans l\u2019un des uretères.Trois son : morts, l\u2019un de septicémie, l\u2019autre de défaillance ; cardiaque, à la suite d\u2019un apport de trop de ; liquides, le dernier à la suite d\u2019une néphrolitho- ?tomie au troisième jour de l\u2019anurie.Le malade ; guéri a vu son anurie céder quand il a passés > son calcul au deuxiéme jour.Un patient dont ; le parenchyme rénal a été empoisonné par ; l\u2019inhalation de tétrachlorure de carbone a vu |.son anurie céder au quatorzième jour après une digitalisation moyenne, un traitement conser- 5 vateur et l\u2019injection ce jour même de 50 ce.de | glucose à 50%.Deux patients sont morts d\u2019anurie à la suite d\u2019opération majeures sur la vessie.Le mécanisme de leur mort n\u2019a pas été établi.[ i cot | = = Facteurs postrénaux: il y a eu sept cas, pas\u2019 | de mort.Cinq cas ont été dus à des cristaux de sulfadiazine et de sulfamérazine.Le cathété-, risme urétéral bilatéral de même que des instilla- |} tions de solutions bicarbonatées chaudes et un |! apport de liquides ne dépassant pas 1,500 cc.|: par 24 heures afin de ne pas surcharger la circulation ont bien réussi.À nf L'œdème urétéral après cystoscopie s\u2019est ren- |t contré deux fois comme cause de l\u2019anurie.Les |à deux ont recouvré la santé quoiqu\u2019une néphros- |* tomie eût dû être faite chez l\u2019un.| De cet ensemble certains faits sont & retenir.Le taux de mortalité est très- haut dans l\u2019anurie.|\u2018 Les patients qui sont morts ne sont pas morts | d\u2019urémie; au contraire, ils ont toléré l\u2019urémie ly ù id \\ i i i k k li lg ANALYSES sez bien.Les causes principales de mort t été I'cedéme pulmonaire suivi de broncho- eumonie et l\u2019œdème cérébral comme s\u2019il y ait eu hydratation trop intensive.Ii est évident e la restriction des fluides a été supérieure à e hydratation très marquée; les malades qui p@ant reçu que moins de 2,000 ce.de liquides ins les 24 heures ont guéri.Chez ceux qui t recu de 3,500 à 6,000 ce.par jour, 75% sont rts, d\u2019œdème cérébral ou de défaillance car- aque.L'alcalinisation a aussi prouvé son efficacité augmentant la solubilité des sulfamidés ou l\u2019hématine, en diminuant l\u2019acidose urémique en empêchant le taux du potassium dans le ng de monter à un degré toxique.L\u2019alcalinisa- m se fait par une infusion de 1,000 ce.de carbonate de soude à 1.2% dans de l\u2019eau dis- lée.Evidemment, on prend une plaque simple de bdomen et on fait une cystoscopie, quand c\u2019est )ssible, afin de voir s\u2019il y a présence de calcul létéral.Une diète élevée en hydrates de carbone avec 1e petite proportion de protéines est donnée.Une dose ou plus de glucose à 50% a été donnée utôt empiriquement les deux premiers jours.Si la fonction rénale n\u2019a pas été rétablie par s moyens, une période de quatorze jours de irveillance était anticipée si la condition du atient était bonne.Après ces quatorze jours, ne décapsulation bilatérale était suggérée.Roland CAUCHON.PEDIATRIE I.P.POCITONOVA.\u2014 Aspects cliniques et prophylaxie de la tuberculose chez les enfants.(Clinical Aspects and Prophylaxis of Tuberculosis in children.) ''Markomzdrav Medoiz\u201d, 1942, p.104.(Analyse faite par Louis V.Bloom, m.d., dans \u201cAmerican Review of Soviet Medicine\u201d, 3: 174 (déc.) 1945.) Des travaux nombreux, prétend l\u2019auteur, ont \u20ac émontré l\u2019efficacité et l\u2019innocuité du BCG.amais, sous aucune circonstance, le bacille ne 3couvre sa virulence.Et, si l\u2019immunité que ce f accin procure ne dure qu\u2019environ une année, | urant cette année l'enfant est à l\u2019abri de la 1berculose.: En U.R.S.S., on se sert du BC depuis 1926.de 1926 a 1933 sur une base d\u2019expérimentation 211 théorique seulement.Depuis, l\u2019usage en a été généralisé.En 1937 le Commissariat de la Santé a décrété la vaccination en masse.Au premier janvier 1940, près de 900,000 enfants avaient été vaccinés.Et au moment où cet article a été écrit, le BCG était administré dans 262 villes, et dans toutes les Républiques de l\u2019U.R.S.S.La vaccination n\u2019est pratiquée qu\u2019avec le consentement de la mère, et, comme partout ailleurs, dans les quelques jours qui suivent la naissance.Le vaccin est administré par la voie buccale.L\u2019enfant reste sous la surveillance constante de pédiatres spécialisés en tuberculose.Des réactions à la tuberculine, de von Pirquet et de Mentoux, sont pratiquées tous les deux ou trois mois.Une réaction positive doit apparaître du troisième au sixième mois après la vaccination puis disparaître (à la fin de la première année).Une réaction à la tuberculine qui persiste plus longtemps est l\u2019indice que l\u2019enfant a été contaminé par un bacille tuberculeux virulent.Jamais le BC n\u2019a eu de mauvais effets.La chute du taux de la mortalité par la tuberculose est une preuve de son efficacité.Les enfants vaccinés se montrent plus résistants: les méningites et les granulies se rencontrent beaucoup moins fréquemment.Même si cette technique de vaccination ne donne pas 100 p.100 de résultats heureux, l\u2019abaissement du taux de la mortalité, la diminution du nombre de cas de tuberculose chez les enfants qui vivent dans un milieu contaminé semblent être un progrès considérable.Il faut ajouter que toutes les précautions hy- gléniques sont prises en même temps que BC G est administré, puisqu\u2019elles ne peuvent qu\u2019augmenter l\u2019efficacité de cette thérapeutique préventive.Daniel LONGPREF.NEURO-PSYCHIATRIE Nicholas S.RANSOHOFF.\u2014 Le curare à la période aiguë de la poliomyélite.(Curare in the acute stage of poliomyelitis.) \"J.AM.A, 129: 129 (8 septembre) 1945.Un rapport préliminaire des 4 derniers cas de poliomyélite antérieure aiguë traités dans le service d\u2019orthopédie du «Monmouth Memorial Hospital » démontre une amélioration évidente des symptômes. 212 Premier cas.Une fille de 21 ans est admise dans le service avec des phénomènes de raideur de la nuque, du dos et des membres inférieurs.Elle fut soumise au traitement habituel pendant une période de 10 jours et reçut à ce moment une injection de 0.9 mg.de curare par kilogramme du poids.Moins de 2 heures après l\u2019injection, la fillette peut s\u2019asseoir dans son lit et jouer.La rigidité des muscles de la nuque et du dos fut définitivement améliorée.Deuxième cas.Une fillette de 13 ans atteinte de poliomyélite depuis 5 jours se plaint continuellement de douleurs qui ne peuvent être soulagées ni par les pansements chauds ni par les sédatifs ordinaires.Elle a une paralysie complète de tout le membre inférieur gauche avec une faiblesse des muscles de l\u2019abdomen et du quadriceps droit.Elle reçoit une injection intramusculaire de 0.9 mg.de curare par kilo.Vingt minutes aprés son injection, elle s\u2019endort pour la première fois depuis son admission à l\u2019hôpital et le sommeil se prolonge pendant 10 heures, des pansements chauds continuent de sidérer la douleur jusqu\u2019au lendemain.Comme il persiste encore une certaine rigidité des muscles de la nuque et du dos, on répète le lendemain la même dose de curare qui la soulage définitivement de ses douleurs et amène une amélioration de la force dans ses muscles abdominaux.Troisième cas.Un garçon de 10 ans arrive en état de poliomyélite antérieure aiguë avec une ptose de la paupière gauche, une paralysie des muscles de la face du côté droit et difficultés à avaler et à respirer.La rigidité des muscles du dos et de la nuque existe.Craignant une paralysie respiratoire grave, on prépare le poumon d\u2019acier, mais immédiatement après l\u2019injection de 0.9 mg.de curare par kilo, la respiration et la déglutition se font sans difficulté.Le lendemain, la ptose de la paupière est disparue et les muscles de la face ont repris de la force; le deuxième jour, il peut s\u2019asseoir dans son lit.Quatrième cos.Une fillette de 3 ans est admise en plein accès de poliomyélite antérieure aiguë.La raideur et l\u2019opisthotonos sont très marqués.Elle pleure continuellement et est très irritable.Selon le traitement habituel on lui injecte du curare et, en moins d\u2019une heure, elle repose avec une disparition complète de l\u2019opis- thotonos et du signe de Kernig.à la fois le moins de danger et la plus grande : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Ce rapport préliminaire a été présenté dan: 5 le but de recommander l\u2019usage de ce médicamen: « à d\u2019autres observateurs au cours de la présente ¢ épidémie de poliomyélite.On doit tout de même :! se demander si la dose de 0.9 mg.de curare par ¢ kilo est bien la quantité idéale pour les cas graves ou les sujets plus âgés.Un plus grand nombre « d'observations nous apportera plus de lumière et 4 des conclusions plus précises sur ce sujet.Eugene ALLARD.| DERMATO-SYPHILIGRAPHIE ; L.W.SHAFFER.\u2014 Arsénothérapie intensive de la syphilis récente.(Intensive arsenotherapy .of early syphilis).\u201cAmerican Archives of | Dermatology and Syphilology\", 52: 147 ° (septembre) 1945.\u2019 Diverses méthodes de traitement rapide dela ; syphilis récente par l\u2019arsénothérapie intensive | ont été proposées en ces dernières années.Il ° semble bien que toutes peuvent se comparer fa- , vorablement, au point de vue efficacité, au trai- .tement habituel d'une durée moyenne de 18 mois.-.L'accord, cependant, est loin d\u2019être fait sur laf meilleure de ces méthodes, i.e.celle qui présent efficacité.La récente introduction de la pénicil- | line dans le traitement de la syphilis ne peut|| qu\u2019ajouter & la confusion.Mais, comme le trai-! | tement arsenical combiné au bismuth et à la'| pénicilline est probablement celui qui, en défi- | nitive, sera considéré le meilleur, l\u2019auteur croit) # que nous ne devrions pas perdre de vue les tout| {' derniers travaux qui ont été faits dans le do- { maine du traitement rapide de la syphilis récente! { par l\u2019arsenic.| En juin 1944, le Service de Santé publique | des Etats-Unis présentait les résultats obtenus [ chez 4,351 malades traités dans 22 cliniques par | différentes méthodes intensives et rapides.Le novarsénobenzol en goutte à goutte intraveineux donne les meilleurs résultats, mais le médicament administré de cette façon est trop toxique pour que son emploi puisse se continuer.Au deuxième rang, au point de vue efficacité, se place le mapharsen en multiples injections et combiné au vaccin typhique.Le mapharsen administré en goutte à goutte intraveineux rapidement ou lentement ou bien en de multiples injections à la seringue donne des résultats sen- - \u2018 ANALYSES lement égaux.Les résultats les moins bons rent ceux obtenus par les injections multiples irsénobenzol.HA Détroit, 417 malades en période récente rent traités par le mapharsen administré ra- dement en goutte à goutte intraveineux.Mais, cause des réactions graves observées, on aban- nna ce traitement en faveur du traitement tensif ambulatoire.Le mapharsen administré lentement et pen- nt 5 jours en goutte à goutte intraveineux nne des résultats satisfaisants, mais il expose des réactions toxiques sérieuses qui font rejeter n emploi.Une modification de cette technique ie à Wile et qui consiste à donner 1,080 mg.: mapharsen en 8 jours avec en plus de fortes ses de bismuth, peut cependant diminuer les ques.Cette méthode est actuellement à l\u2019étude.Le mapharsen combiné à la pyrétothérapie a mné de bons résultats, mais cette méthode de aitement, à cause des difficultés techniques l\u2019elle présente, ne peut se généraliser.$ Les traitements ambulatoires intensifs du type agle offrent de grands avantages: simplicité application, faible toxicité et bons résultats.ur seul inconvénient vient du fait que, dans 3 grandes cliniques du moins, bien peu de alades le suivent régulièrement pendant les lelques semaines nécessaires à sa complétion.Eagle et Hogan, après avoir traité 4,800 ma- gdes suivant leur propre méthode, en arrivent IX conclusions suivantes: le traitement doit nsister à administrer 3 injections de mapharsen (r semaine pendant 8 ou 10 semaines; chaque \u2018Jection doit contenir 1 mg.de mapharsen par logramme de poids corporel et à chaque semai- @ on doit faire, en plus, une injection de bis- uth.Un tel traitement doit donner 90% de lérison clinique et sérologique dans les cas ré- nts.La mortalité serait de 1 pour 1,200.L\u2019auteur rapporte ensuite les résultats qu\u2019il obtenus avec une méthode ambulatoire inten- ve qui lui est propre.Cette méthode consiste injecter au malade 20 doses de mapharsen à ison de 3 par semaine, puis à donner ensuite injections de bismuth à raison de 2 par se- {aine.Cette dernière série est immédiatement tivie de 10 injections d\u2019arsenic à raison de 2 ir semaine.En tout le traitement a une durée 213 de 16 semaines environ.210 malades en période récente furent traités de cette façon et avec des résultats comparables à ceux obtenus avec la technique originale de Eagle (89% de guérison).Ce traitement, excellent en soi, présente le grave inconvénient que trop peu de malades le suivent régulièrement et en entier.C\u2019est là d\u2019ailleurs ce qui amena l\u2019auteur à expérimenter la méthode proposée par Eagle et dont la durée est de 8 semaines.Les résultats obtenus avec ce dernier traitement sont d\u2019autant meilleurs qu\u2019il est appliqué plus près du début de la maladie: 100% de guérison dans les syphilis primaires séronégatives; 85.2% de guérison dans les syphilis primaires séropositives; 5,9% dans les syphilis récentes à la période latente, etc.Les réactions toxiques observées avec cette méthode de traitement sent en tout comparables à celles rapportées par Fagle chez ses 4,800 patients.Les résultats obtenus dans les syphilis secondaires et latentes récentes n\u2019étant pas considérés comme entièrement satisfaisants, on décida de prolonger le traitement de 2 ou 4 semaines suivant les cas.Les malades ainsi traités ne purent être suivis assez longtemps pour que nous puissions nous faire une idée exacte de l\u2019efficacité du traitement.Cependant, l\u2019auteur est d\u2019avis que les résultats ne peuvent être beaucoup meilleurs si, au lieu de 24 injections de mapharsen et 8 de bismuth, on en donne 36 de mapharsen et 12 de bismuth.En outre, plus on augmente la \"durée du traitement, plus on s\u2019expose à voir un grand nombre de malades l\u2019abandonner avant qu'il ne soit complété.En fait, 30% seulement des 210 malades traités pendant 16 semaines ont suivi leur traitement régulièrement et jusqu\u2019au bout.L\u2019auteur consacre tout un chapitre de son travail sur cette importante question de l\u2019assiduité au traitement.Heureusement qu\u2019en joignant à l\u2019arsenic la pénicilline et en augmentant.les doses de bismuth on peut espérer obtenir d\u2019excellents résultats avec le traitement de 8 semaines.En terminant, l\u2019auteur insiste sur la valeur du bismuth dans les traitements intensifs et rapides de la syphilis récente.Henri SMITH. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques 5 de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces \u2026, comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylogra- 2 phie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.ÿ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Rapport annuel du secrétaire général pour l'année 1945 ! Au cours de l\u2019année qui s\u2019achève, la Société Médicale de Montréal, sous l\u2019impulsion de sôn président, le Dr Paul Letondal, a eu des activités aussi nombreuses que variées.ACTIVITES MEDICALES Pour fournir aux membres de la Société Médicale l\u2019occasion de rafraîchir leurs connaissances médicales, de perfectionner leur art ou de parfaire leur culture générale, votre Exécutif a organisé des séances académiques, des dimanches des praticiens, des conférences par des médecins étrangers, et enfin des Journées Médicales.a) Séances académiques.Les sujets qui ont fait cette année l\u2019objet de symposiums ont été choisis par votre Exécutif, soit à cause de leur aspect nouveau, comme l\u2019allergie; soit à cause de leur complète nouveauté, comme la pénicilline; soit à cause de leur complexité, comme le rhumatisme; soit à cause de leurs répercussions sociales, comme l'alcoolisme.S\u2019il n\u2019a pas choisi les sujets des travaux présentés pour le Prix de la Société Médicale, votre Exécutif a du moins stimulé la préparation de ces travaux, par l\u2019importance du Prix qu'il a offert, grâce à la généreuse donation de la maison Ciba.L'assistance nombreuse des médecins tant aux deux séances du concours pour le Prix de $1,000 qu'aux quatre symposiums sur l\u2019allergie, la pénicilline, le rhumatisme et l\u2019alcoolisme, est le meilleur témoignage du succès qu'ont eu ces six séances académiques.b) Dimanche du Praticien.Comme je l\u2019écrivais dans l\u2019Annuaire publié à l\u2019occasion des Journées Médicales d\u2019octobre dernier, votre Exécutif a remis à l\u2019honneur le Dimanche du Praticien.Il était bien légitime, en effet, que les médecins praticiens, qui constituent la grande majorité des membres de la Société Médicale, reçoivent une attention spéciale de cette Société.Les séances cliniques du dimanche, organisées spécialement pour eux, leur permettent de discuter avec leurs collègues des hôpitaux les cas qu\u2019ils rencontrent dans leur clientèle journalière.Mais l\u2019ancienne formule du «Dimanche du Praticien », instituée par le Dr Latreille, ne paraissait pas répondre à leurs désirs.Aussi votre Exécutif en a-t-il rénové la formule.Le Dimanche du Praticien a lieu maintenant une fois par 1.Rapport présenté, lors de la dernière séance de l\u2019année 1945, le 18 décembre, à l\u2019Hôtel-Dieu, sous la présidence du Dr Paul Letondal.mois et consiste en dix présentations de malades, d'un y durée de 5 minutes chacune, suivies de 3 minutes à discussion.{ Si on en juge par le nombre grandissant des médecin, 3 qui assistent aux réunions mensuelles du dimanche matin.£ le Dimanche du Praticien devient de plus en plus apprécié 4 La: c) Conférenciers étrangers.g Cette année, les conférenciers étrangers ont été moin, ?nombreux que l\u2019année dernière.À part les Drs Georgep # Duhamel et Henri Simonnet, dont les conférences su ' Charles Nicolle et Louis Pasteur sont encore impriméew.dans notre mémoire, la Société Médicale a invité le D Gregory Zilboorg, de New-York, à vous exposer « l\u2019évolu} tion de la conception de la maladie dans la médecine ei la psychiatrie », le Dr René Cruchet, de Bordeaux, § vous développer «la méthode en médecine » et le Df- Alphonse Baudouin, de Paris, à vous parler de « l\u2019épile \u2026, sie, maladie sociale ».| Quelque importantes qu\u2019aient été les lumières apportée] i à notre Société par les.personnalités étrangères, elle n\u2019ont pas été les seules, tant s\u2019en faut, à rendre l'annéeÿ Q 1945 très brillante pour la Société Médicale.1 I] existe au sein de notre Société des médecins de haut\u201d culture et de grand savoir que votre Exécutif a su mettr#f à contribution en maintes circonstances.{i La séance de ce soir, donnée par les internes, avec 1 tr collaboration de leurs chefs, en discussion, ne vout|, incite-t-elle pas, messieurs, à avoir foi en l'avenir de Ii , médecine canadienne-française?d) Journées Médicales: La valeur des travaux présentés aux symposiums suf: le sang, sur la radiothérapie, sur I'analgésie et 1'anesthéjt sie en obstétrique et sur la pénicilline, ainsi que l'intérêf ) suscité par les communications faites sur les actualité et les nouveautés, dans les diverses branches de la méf 8 decine, donnèrent aux Journées Médicales de 1945 un f importance inaccoutumée.D'ailleurs, la tenue de ceff Journées Médicales dans un grand hôtel; les déjeunerfy offerts gracieusement aux membres inscrits; les leçons deg perfectionnement données en fin d\u2019après-midi, par de : maîtres étrangers; les conférences du soir faites par def\u201d hommes qualifiés sur des sujets de grand intérêt, enfirff l\u2019assistance très nombreuse à toutes les réunions, ne conf: fèrent-elles pas aux Journées Médicales de 1945 l'allurqf.d\u2019un congrès local?Messieurs, le succès de nos Journées Médicales a dé?bordé les cadres de notre société, et en a accru le prestig®: auprès des médecins, auprès des pouvoirs publics, et auprèf: des diverses organisations scientifiques.Et nous osongg espérer que le retentissement de nos Journées Médicale: finira par atteindre tous les médecins de Montréal qui ne sont pas encore membres de la Société Médicale de leur; ville, et que bientôt votre Société comptera 1,000 membre: et sera la plus importante, société du genre au Canada. ads Dig: I, de, Say it 5 (ed EN: i SOCIETES ACTIVITES MEDICO-SOCIALES 1 les activités médicales furent, comme il fvenait, le principal souci de votre Exécutif, lernier ne se désintéressa pas cependant des blèmes médico-sociaux que constituent l\u2019al- lisme et le rhumatisme chronique.mn plus d\u2019organiser deux séances académiques, r étudier ces deux questions sous leurs prin- jiux aspects médicaux, votre Bureau de dijon adressa aux autorités municipales et pro- jziales les résolutions que vous aviez votées, ir solliciter leur concours dans la lutte contre fléaux.33 travaux présentés à ces deux séances resteront it: documents dont, pourront s\u2019inspirer tous ceux qui firent contribuer à l\u2019enrayement des ravages causés par iplaies médico-sociales: Et les résolutions qui ont été ssées aux pouvoirs publics, pour attirer leur attention lante sur la gravité croissante de ces maux et sur les ens de les combattre, en ont reçu un si bienveillant eil qu'il est légitime de penser qu\u2019elles porteront des ts dans un avenir très proche.ACTIVITÉS SOCIALES lus que jamais, cette année, notre Société t fait connaître des autorités médicales étran- 3, des autorités universitaires, des autorités vernementales, des autorités municipales, des orités légales, etc, en les invitant soit au dîner @né en l'honneur de l\u2019Honorable Albini Patte, ministre de la Santé et du Bien-Etre lal; |soit au déjeuner donné en l\u2019honneur du Alphonse Baudouin, doyen de la Faculté de Mecine de Paris et délégué du Gouvernement inçais au congrès de la Canadian Medical ociation; soit au déjeuner de Sir Alexander ming, découvreur de la pénicilline: soit au fquet de clôture des Journées Médicales, où conférencier d'honneur était le Dr Georges Rhamel, secrétaire perpétuel de l\u2019Académie -nçaise; soit au dîner-causerie organisé pour *brer le cinquantenaire de la mort de Louis @-teur, où nous avions pour conférencier le Ts Henri Simonnet, professeur de physio'ogie Ecole vétérinaire d\u2019Alfort.outes ces réceptions à des personnages de haute dis- ition ont été pour notre Société des occasions opportu- d'étendre son influence dans les milieux extérieurs le créer des courants de sympathie vers elle.à proclamation des Lauréats, dans quelques minutes, sera-t-elle pas encore un autre mode de rayonnement la Société Médicale, dont les activités sociales attirè- 215 rent cette année l'attention d\u2019un grand nombre de gens, sur son existence comme sur son influence?ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES Pour aider au succès des Journées Médicales, votre Exécutif a obtenu du ministre provincial de la Santé et du Bien-Etre Social un octroi de $1,500.00, qu\u2019il avait sollicité au début de son terme.Dans le but d'accroître le développement de la Société Médicale de Montréal, notre président, le docteur Paul Letondal, a sollicité et obtenu un don de $500.00 du docteur Hector Cypihot.Les nrix que la Société Médicale aura le plaisir de décerner, tout à l\u2019heure, aux jeunes médecins qui ont présenté les meilleurs travaux origl- naux, au cours de l\u2019année, sont une gracieuseté que votre Bureau a obtenue de la maison Ciba, grâce à l\u2019initiative de son président.Les 30 membres de notre société qui ont retiré des indemnités de leur assurance-groupe maladie, accident, depuis mars dernier, doivent cet avantage à la réalisation, par l'Exécutif actuel, du projet amorcé par l\u2019Exécutif de l\u2019année 1944.Enfin, les montants appréciables qu\u2019ont rapportés les inscriptions aux Journées Médicales, les cotisations des nouveaux membres qui ont demandé leur admission lors de ces journées, et la vente des billets pour le banquet Duhamel font belle figure au chapitre des recettes de la Société, pour le terme 1945.PROGRÉS Toutes les activités déployées par ceux qui ont présidé à la destinée de la Société Médicale, pour l\u2019année 1945, ont eu pour conséquences heureuses: l\u2019augmentation des membres de la société, l\u2019augmentation des revenus provenant de la cotisation annuelle des membres; et l\u2019augmentation de l\u2019influence de la Société Médicale \u2018dans les divers milieux économiques, politiques et sociaux.Le nombre des membres titulaires, qui était de 422 au 31 décembre 1944, est actuellement de 529: ce qui constitue une augmentation de 25%.Le nombre des correspondants, qui était de 91 au 31 décembre 1944, est actuellement de 213: ce qui constitue une augmentation de 134%.En résumé, la Société Médicale, qui comptait 513 membres au 31 décembre 1944, en compte maintenant 742, soit 45% de plus qu\u2019à la fin du terme précédent.Et le nombre de demandes d\u2019admission que nous avons reçues en ces clernières semaines nous porte à croire que, d\u2019ici quelques mois, la Société Médicale de Montréal aura doublé le nombre des membres qu\u2019elle comprenait au début de l'année 1945.C\u2019est un progrès qui mérite, 216 croyons-nous, d\u2019être mentionné dans le rapport annuel du secrétaire général.La Société Médicale de Montréal a continué cette année, comme par le passé, sa marche ascendante vers l'atteinte du but qu\u2019elle s\u2019était fixé lorsqu\u2019elle a pris sa charte en novembre 1929, Ce but, qui est comme vous le savez tous: « L'étude de la médecine et de la chirurgie et des questions d\u2019intérêt professionnel; l\u2019encouragement des recherches scientifiques propres à contribuer à leur avancement; la préparation et la présentation de thèses, de mémoires et de conférences s\u2019y rapportant; l\u2019organisation de cours; la création de bourses ou l\u2019octroi de prix pour aider à leur développement; la propagande et la vulgarisation des données médicales et chirurgicales », ce but, dis-je, sera atteint dans quelques années, si la Société Médicale de Montréal continue d\u2019évoluer au rythme actuel.DEUILS À tout beau côté d\u2019une médaille, il y a un revers.Et la vitalité de la Société Médicale ne peut faire oublier les pertes cruelles que la mort lui a fait subir cette année.Les défunts docteurs Alexandre St-Pierre et Oscar Mercier furent des présidents remarquables et des membres dévoués de la Société Médicale.A ces titres et à bien d'autres, ils honoraient notre société.De plus, au moment de sa mort tragique, le \u2018docteur Oscar Mercier avait donné à la Société Médicale l'assurance de sa précieuse et dévouée collaboration au cours des Journées Médicales.Que, dans sa course vers le progrès, la Société Médicale ne l\u2019oublie pas! car il était un de ceux qui ont contribué à lui imprimer l\u2019élan qu\u2019elle a pris depuis quelques années.REMERCIEMENTS En terminant ce rapport, permettez-moi de remercier tous mes collègues du bureau de direction qui m\u2019ont facilité ma tâche, en particulier mon président, le Dr Paul Letondal, dont l\u2019expérience de plus de dix années à l\u2019Exécutif de la Société Médicale m\u2019a été d\u2019un précieux secours.Permettez-moi également d'offrir un témoignage de gratitude à notre président honoraire, l\u2019honorable Albir: Paquette, ministre de la Santé et du Bien-Etre Socia\u2019 pour l'intérêt qu\u2019il n\u2019a pas cessé de nous porter en toute circonstance; à l\u2019Ambassadeur de France au Canada, M.Jean de Hauteclocque, ec à son Honneur le Maire de Montréal, M.Camillien Houde, pour leur bienveillance à notre égard; au Dr Hector Cypihot, à M.Paul Gagnon et à M.Taggart Smyth pour leur généreuse donation; aux maisons de commerce qui nous ont offert des déjeuners aux Journées Médicales; à L\u2019Union Médicale, à L\u2019Action Médicale et aux journaux pour l\u2019excellent accueil qu\u2019ils ont fait à nos communiqués et à nos rapports; aux hôpitaux, au Cercle Universitaire, et au Jardin Botanique, qui nous ont donné l'hospitalité pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 la tenue de nos réunions; à tous les collaborateu nos séances, de notre Annuaire et de nos Journées dicales; enfin à tous ceux qui ont rendu toutes séances intéressantes par leur participation aux discuss Pour me conformer à la coutume établie à la Sc Médicale depuis plusieurs années, j'annexe à ce rap la liste des travaux présentés sous les auspices d Société Médicale, durant l\u2019année 1945.LISTE DES TRAVAUX PRÉSENTÉS EN -1945 § LES AUSPICES DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE lère séance Le mardi, 16 janvier 1945 tenue au Cercle Universitaire consacrée à L'ALLERGIE .Les allergies respiratoires.\u2014 M.Gérard Casgrain .Les allergies cutanées.\u2014 M.Albéric Marin.No \u2014 2ème séance Le dimanche, 4 février 1945 tenue à l\u2019Hôtel-Dieu.| DIMANCHE DU PRATICIEN (Médecine pratique) 1.Sclérose en plaques traitée par l\u2019histamine intrd- neuse.\u2014 M.Antonio Barbeau.2.À propos d\u2019un cas d\u2019arthrite chronique.\u2014 M.Rx Dandurand.3.Arthrite et arthrose.Distinction radio-cliniquek M.Albert Jutras.; 4.Sur un cas de diabète.\u2014 M.J.-Roméo Pépin.' 5.Asthme allergique.\u2014 M.Gérard Casgrain.6.Erythème noueux d\u2019origine rhuinatismale.\u2014 M.} muald Gatien.: 7.Ulcéres de jambe.\u2014 M.Paul Poirier.8.Leucémie myéloide.\u2014 M.Roland Dussault.9.Goitre toxique et diarrhée.\u2014 M.Paul Letendrez 10.Cardiopathie congénitale avec insuffisance cardia \u2014 M.Rodrigue Lefèvre.- 3ème séance Le mardi, 20 février 1945 tenue à L'Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal consacrée à LA PÉNICILLINE 1.Etude biologique et expérimentale (avec démon tion).\u2014 M.Armand Frappier.2.Etude clinique et thérapeutique (avec statistiqu® \u2014 M.Lucien Sylvestre, 4ème séance Le vendredi, 23 février 1945 tenue à L\u2019Université de Montréal Conférence du Dr Gregory Zilboorg sur « L\u2019ÉVOLUTION DE LA CONCEPTION DE LA LADIE DANS LA MÉDECINE ET LA PSYCHIATTRI II SOCIETES 5ème séance Le dimanche, 4 mars 1945 tenue à l'hôpital St-Luc.DIMANCHE DU PRATICIEN (Chirurgie pratique) 1.Panaris.\u2014 M.René Major.2.Anthrax.\u2014 M.Arcade Labelle.3.Cancer du côlon.\u2014 M.Louis Bernard.4 5 .Pneumonie postopératoire.\u2014 M.Roméo Boucher.À propos d\u2019un cas d\u2019engelure.\u2014 M.Laurent Pesant.Ulcère gastro-duodénal en fonction de la chirurgie d'urgence.\u2014 M.Pierre Smith.7.Radiographie et chirurgie abdominale d\u2019urgence.\u2014 M.Roméo Grondin.8.Corps étrangers de l'oeil.\u2014 M.Marcel Ostiguy.9.Sur trois cas de chorio-épithéliome.\u2014 M.Alphonse Bernier.10.Pénicilline et gonococcie.\u2014 M.Rodolphe Lallemand.11.Lithiase urinaire.\u2014 M.J.-Auguste Hébert.12.Fracture du cou-de-pied.\u2014 M.Albert Couturier.6éme séance Le mardi, 20 mars 1945 tenue au Jardin Botanique consacrée au RHUMATISME CHRONIQUE 1.Au point de vue clinique.\u2014 M.René Dandurand.2.Au point de vue physiothérapique.\u2014 M.Origène Dufresne.3.Au point de vue chirurgical.\u2014 M.J.-E.Samson.7ème séance Le vendredi, 23 mars 1945 tenue à l\u2019Université de Montréal Conférence du Dr René Cruchet, sur «LA MÉTHODE EN MÉDECINE ».8ème séance Le dimanche, 8 avril 1945 tenue à l'hôpital de la Miséricorde DIMANCHE DU PRATICIEN (Obstétrique) » Décalcification de la grossesse.\u2014 M.Léon Journet.Syphilis et grossesse.\u2014 M.Jacques Gagnon.Coxalgie et grossesse.\u2014 M.Emile Hébert.Lithiase rénale et grossesse.\u2014 M.Robert Cailloux.Varices et grossesse.\u2014 M.Hector Ricard.- Cystite purulente gravidique.\u2014 M.Gérard Léonard.Cardiopathie et grossesse.\u2014 M.Jean-P.Lebel.Rupture de la symphyse pubienne à l\u2019accouchement.\u2014 MM.Alcidas Ricard et A.Dansereau.19.Sécrétions vaginales avant et après accouchement.\u2014 ; M.Jean Champeau.10.Bassin rétréci.\u2014 MM.Hector Sanche et Gérard Bé- : langer.0-3 OD OT who NN = 217 9ème séance Le mardi, 24 avril 1945 tenue au Jardin Botanique consacrée à L\u2019ALCOOLISME 1.Au point de vue biologique.\u2014 M.Jean-Marie Roussel.Au point de vue clinique.\u2014 M.Roma Amyot.3.Au point de vue social.\u2014 Rév.P.Paul Racine, s.j.Ne 10éme séance Le dimanche, 27 mai 1945 tenue à l'hôpital Général de Verdun DIMANCHE DU PRATICIEN (Médecine et chirurgie pratique) 1.Tumeur du pharynx: 1) gomme; 2) cancer.\u2014 M.G.-E.Pouliot.2.Intolérance aux sulfamidés chez les enfants.\u2014 M.J.-P.Bombardier.3.Ostéomyélite des nourrissons avec fracture pathologique traitée par la pénicilline.\u2014 M.Antonio Samson.4 A propos d\u2019un traitement chirurgical des collections purulentes.\u2014 M.Raoul Groulx.5.La chirurgie et le cancer du sein.\u2014 M.Paul Cau- martin.6.Irradiation pré et postopératoire dans les cancers du sein.\u2014 M.J.-E.Panneton.7.Tuberculose rénale.\u2014 MM.Bernard Paré et Noël Laroche.8.Psoriasis en clientèle.\u2014 M.Henri Smith.9.Ulcère de l\u2019estomac chez une jeune fille de 17 ans.M.P.-E.Leduc.10.Tuberculose pulmonaire et silicose.\u2014 M.Eugène Thibault.Il.Quelques aspects de l\u2019opothérapie thyroïdienne.\u2014 M.Donat Voghel.: 11ème séance Le mardi, 5 juin 1945 tenue au Cercle Universitaire consacrée à .LA HERNIE DU DISQUE INTERVERTÉBRAL a) Anatomie et physiologie (normale et pathologique) du disque.\u2014 M.Jean-Léon Desrochers, b) Myélographie: technique et interprétation.\u2014 M.Marcel Longtin.c) Clinique et thérapeutique.\u2014 M.André Parenteau.12ème séance - Le mardi, 19 juin 1945 tenue à l\u2019Université de Montréal Conférence du Dr Alphonse Baudouin sur « L\u2019EPILEPSIE, MALADIE SOCIALE ».13ème séance \u2018 Le mardi, 2 octobre 1945 tenue au Cercle Universitaire 1.La chirurgie dans le traitement des affections mentales \u2014 La lobotomie préfrontale.\u2014 M.Fernand Charest. 218 2.La maladie de Hodgkin.\u2014 M.Paul David.8.Efficacité de la globuline du cordon (humain) dans la prévention et la modification de la rougeole.\u2014 MM.René Foisy et Paul-M.Larivière.14ème séance Le dimanche, 4 novembre 1945 tenue à l'hôpital du Sacré-Coeur.DIMANCHE DU PRATICIEN (Tuberculose) 1.Tuberculose pulmonaire: a) Tuberculose de l'enfant.\u2014 M.Paul Tétreault.b) \u2018Tuberculose incipiens.\u2014 M.V.Farley.c) Tuberculose pleurale.\u2014 M.M.Verschelden.d) Lésions endo-bronchiques.\u2014 M.M.Bonnier.e) Tuberculose et diabète.\u2014 M.J.-J.Laurier.f) Tuberculose et grossesse.\u2014 M.J.-L.Pilon.g) Tuberculose et silicose.\u2014 M.J.-A.Millet.h) Pneumonolyse intrapleurale.\u2014 M.G.Rolland.i) Pneumonie caséeuse et thoracoplastie.\u2014 M.F.Grégoire.j) Tuberculose pulmonaire et lobectomie.\u2014 M.G.Deshaies.15ème séance Le dimanche, 2 décembre 1945 tenue à l\u2019hôpital Notre-Dame DIMANCHE DU PRATICIEN (Médecine pratique) .Anémie pernicieuse.\u2014 M.Léopold Morissette.Myxœdème.\u2014 M.C.-E.Grignon.Médiastinite et abcès du médiastin.\u2014 M.Jules Prévost.Syndrome de Stokes-Adams.\u2014 M.Louis Fortier.Valeur de la coramine ou cardiose per os.\u2014 M.Georges Hébert.6.Cancer du rectum au début.\u2014 M.Yves Chaput.Diagnostic précoce de l\u2019otite moyenne aiguë en clientele.\u2014 M.Philippe Panneton.8.Diabète.\u2014 L.-H.Gariépy.9.Hémophilie.\u2014 M.J.-A.Rouleau.10.Quelques cas de dermatologie.\u2014 M.Albéric Marin.11.Glomurélo-néphrite.\u2014 M.René Rolland.Ov 09 NN ~1 16éme séance Le mardi, 18 décembre 1945 tenue à l\u2019Hôtel-Dieu SÉANCE DES INTERNES 1.A propos d\u2019un nouveau traitement des œdèmes.\u2014 M.Jacques Durivage.2.Thrombo-phlébites des membres inférieurs \u2014 Traitement chirurgical d\u2019urgence.\u2014 M.Edgar Lépine.3.Deux cas de typhoïde à manifestations pulmonaires.\u2014 M.Fernand Joncas.4.Ulcère d\u2019estomac perforé.\u2014 M.Jean-B.Béchard.5.Traitement du rachitisme par des doses massives de vitamine D.\u2014 M.Albert Royer.Le secrétaire général, Origène DUFRESNE.+ + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 16 novembre 1945 tenue à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement.Résection de l'ileon terminal chez un nourrisson de 10 mois.Guérison.F.TREMPE et M.LANGLOIS Une observation assez inusitée est présentée, si l\u2019on considère l\u2019âge du malade qui en fait le sujet en regard de l'intervention chirurgicale subie.Une revue de la littérature est faite qui montre l\u2019extrême gravité de toute résection intestinale F «chez les au-dessous d\u2019un an».Ur On y trouve que seulement vingt-quatre résections suivies de guérison ont été rapportées chez des nourrissons d\u2019âge inférieur à un an.| Le 25e cas fait donc le sujet de cette com] munication et c\u2019est un bébé de 10 mois, chez qui les lésions suivantes furent trouvées à l\u2019o- | pération: anse iléale terminale infarcie, avec ici et là des plaques nécrotiques, perforation iléale sous-séreuse près du cæcum avec collec-' tion gazo-stercorale fusant dans la racine du mésentère, le tout le résultat d\u2019une invagination iléo-cæcale désinvaginée spontanément à la faveur de la perforation sous-séreuse.On fait une résection de l\u2019iléon terminal malade, suivie d\u2019une iléo-cæcostomie latéro-latérale.Après quelques incidents postopératoires, le, bébé guérit; il est même présenté en personne.Ce succès est attribué à la surveillance étroite des soins postopératoires, au siphon gastrique: en permanence, à la pénicilline administrée pré- } ventivement, enfin à une collaboration généreuse de la part du pédiatre qui, mieux que le chirurgien, comprend les réactions de ces tout- petits.A propos d'allaitement aux quatre heures chez le nouveau-né.Marcel LANGLOIS et Antoine LARUE Depuis que nous employons la méthode d\u2019al- | laitement aux quatre heures chez les nouveau- nés, nous avons observé une quarantaine de bébés.Voici le pourcentage obtenu d\u2019après le poids de naissance en livres: Ti N + { i L f ¥ il y livres à 514 \u2014 8.89 \u2014 Ration calorique 100 1b wp \u201c \u201c644 \u2014 1,7% \u2014 \u201c 65 \u201c 40\u201c \u201cM4 \u2014 411% \u2014 © \u201c 50 « vy \u201c9%, \u2014 384% \u2014 \u201c \u201c 50 \u201c Chez tous ces bébés, nous avons constaté une erte de poids physiologique de 7 à 81% onces our une période de cinq à huit jours et un stour au poids initial après douze ou quatorze Jurs.Avec quelques auteurs américains (Kugel- 1an, Marriot et Jeans), nous avons noté la areté des incidents digestifs, un sommeil mieux églé et une augmentation normale du poids.Nous avons également remarqué que les ger- ures du sein apparaissent plus rarement.Citons deux inconvénients sans suite fâcheu- orcer son enfant à boire toute la quantité pres- rite; 2° ne pas se laisser intimider par les pleurs e quelques nouveau-nés gloutons qui, durant 33 premiers jours, ne veulent pas attendre les eures fixées.Un peu de persistance surmonte ces ennuis.Manifestations allergiques et oto-rhino- laryngologie.Jules HALLE Après un bref aperçu historique de l'allergie, \u2018auteur explique que l\u2019étude du facteur allergi- ue est devenue un fait courant en oto-rhino- @aryngologie.Il cite de nombreux auteurs qui ont rouvé scientifiquement la présence de manifes- ations anaphylactiques dans un grand nombre \u2018infections chroniques du nez, des sinus et de à gorge particulièrement.Il rapporte quarante t une observations personnelles dont quatre où à gomme arabique, les tomates, la poussière de naison, les arachides et la vitamine B sont les acteurs allergiques.L'auteur conclut qu\u2019un iagnostic d\u2019allergie ne devrait pas être rejeté l\u2019emblée, parce que l\u2019agent responsable n\u2019a pu tre décelé.L\u2019intra-dermo-réaction et la cuti- jéaction ne sont que des moyens de diagnostic t leur silence illustre plus leur insuffisance que à négation du facteur causal.Une observation linique attentive, une enquête minutieuse sur 28 habitudes du malade, seront les facteurs dé- isifs, qui devront toujours supplanter les épreu- es protéiques, forcément incomplètes, SOCIÉTÉS e: 1° convaincre la mère qu\u2019elle ne doit pas 219 Cancer du rein et diagnostic radiologique J.-N.LAVERGNE L'auteur étudie d\u2019abord les symptômes du cancer du rein et leur valeur respective au point de vue diagnostic précoce; devant leur insuffisance, il conclut que seul le diagnostic radiologique par la pyélographie rétrograde peut apporter la certitude en mettant en évidence les déformations que produit la tumeur au niveau des cavités rénales, déformations qui sont surtout représentées par les images d\u2019enlevage que sont les amputations des calices et du bassinet.Puis l\u2019auteur cite les observations de deux tumeurs du pôle inférieur du rein, en l\u2019espèce deux hypernéphromes, qui ont pu atteindre un volume important sans déterminer la moindre déformation des cavités rénales; le seul signe radiologique qu\u2019a pu fournir la pyélographie rétrograde a été, dans les deux cas, un refoulement de l\u2019uretère vers la ligne médiane.L'auteur termine en disant que le déjettement interne de l\u2019uretère, habituellement un symptôme accessoire, peut prendre dans certains cas une importance primordiale; il est d\u2019avis que, non seulement on peut, mais on doit lui accorder, dans des conditions particulières, une haute valeur diagnostique.+ ++ Séance du 30 novembre 1945.Différents aspects radiologiques miliaires et nodulaires pulmonaires Jules GOSSELIN Etude comparative radiologique de la granulie pulmonaire, de la broncho-pneumonie, de la silicose, de la moniliase pulmonaire, de la tuberculose chronique fibreuse (maladie de Besnier- Boeck possible), de la broncho-pneumonie capillaire et de la broncho-pneumonie d\u2019irritation chimique.Quelques considérations sur l'amiantose Louis ROUSSEAU Comparativement à la silicose, la symptomatologie réalisée par l\u2019amiantose n\u2019est pas aussi caractéristique.De même les images radiologiques n\u2019ont pas une valeur absolue quoique, dans certains cas, elles peuvent se rapprocher des images silicotiques. 220 Le corps d\u2019amiante, à notre avis, a une valeur pouvant permettre d\u2019établir le diagnostic d\u2019a- miantose.Cette idée n\u2019est pas partagée par le docteur Gardner, de Saranac, qui ne croit pas davantage que l\u2019amiantose favorise l\u2019éclosion de la tuberculose.Résumé de quatre observations de malades ayant travaillé dans l\u2019industrie de l\u2019amiante: l\u2019une correspond à un cas d\u2019amiantose pure; deux autres en rapport avec une amianto-tuber- culose et une dernière où l\u2019amiantose a été misc en évidence par un cancer plcuro-pulmonaire.Le problème que posent l\u2019amiantose et l\u2019amian- to-tuberculose ne paraît pas encore élucidé et des observations cliniques nombreuses ainsi que des études anatomo-pathologiques sont indispensables pour connaître les désordres attribuables à cette maladie.Sulfadiazine et tuberculose expérimentale du cobaye.Maurice GIROUX L\u2019expérience rapportée consiste dans le tral- tement d\u2019une tuberculose aiguë du cobaye par la sulfadiazine.Les animaux, divisés en quatre groupes, comprennent, outre les témoins, trois groupes de cobayes inoculés et traités respectivement au moment de l\u2019inoculation, après une semaine, et enfin après trois semaines.Il résulte de cet essai que la sulfadiazine, qui a une action inhibitrice marquée sur la bacillémie du cobaye, est beaucoup moins effective contre les lésions tuberculeuses en voie d\u2019évolution.L\u2019auteur fait ensuite une revue de l\u2019état actuel de la chimiothérapie de la tuberculose du cobaye.Rhumatisme et tuberculose R.DESMEULES, L.ROUSSEAU et P.RICHARD Le rhumatisme tuberculeux présente les types cliniques les plus variés s\u2019échelonnant entre la polyarthrite aigué fébrile, type Bouillaud, et la polyarthrite chronique déformante, type Char- cot.Pressenti par Laénnec et Corvisart au début du XIXe siècle, observé cliniquement par Pon- cet et Leriche, établi sur des bases biologiques par l\u2019école lyonnaise, ressuscité par Bezançon et Weill, le rhumatisme tuberculeux est une entité morbide qui reçoit de plus en plus fréquemment sa confirmation bactériologique par ] L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 l\u2019intermédiaire du milieu hautement sensible \u20ac Loewenstein.jf La clinique procède généralement par l\u2019a # mination progressive des autres facteurs étie# logiques et établit le bien-fondé de l\u2019hypothà # tuberculeuse par des méthodes biologiques, ps l\u2019étude des antécédents héréditaires et colle raux des malades et par la vérification bact # riologique des déterminations viscérales ultérie ff res ou concomitantes aux accidents rhumati maux.jf Le laboratoire donne de plus en plus fréquen # ment dans les formes aiguës, parfois dans Ik formes subaiguës et chroniques, la preuve bal i tériologique.Quant aux autres données biolog « ques, elles ne contribuent qu\u2019à renforcir l\u2019hype thèse clinique.Il ne faut pas borner l\u2019étiologie du rhume tisme à des infections locales ou à une infectic générale à cause jusqu\u2019ici inconnue, à la diathè goutteuse, aux maladies vénériennes, à un trou endocrinien, mais envisager la tuberculose, spécialement la tuberculose pulmonaire, malad endémique par excellence et l\u2019une des plus fr} quentes infections qui soient parmi les humai : civilisés, comme l\u2019un des facteurs possibles.'f Les A.établissent le diagnostic de l\u2019étiolog | tuberculeuse de deux polyarthrites par élimini} tion des autres causes et ils apportent dans uf} troisième observation la preuve expériment grâce à la mise en évidence du bacille de Koi! dans le liquide articulaire.Résultats d'un régime balancé sur le poid} de tuberculeux hospitalisés à l'hôpital Laval.| J.-Ermest SYLVESTRE | Cette communication expose en premier lif que, sur 334 adultes hospitalisés à Laval au Î} janvier 1944, 76.3 pour cent pesalent 7 pour ce | et plus au-dessous du poids moyen lors de le admission.Les femmes accusant une proporti} plus élevée (80.55%) que celle des homm (73.1%) ; chez les enfants de moins de 13 a (au total 79), cette proportion n\u2019est que de 4¢ pour cent.Le régime des malades, basé sur les recor mandations faites par le Conseil Canadien '} la Nutrition, fut suivi d\u2019assez près au cours \u2018} l\u2019année 1944.En vue d\u2019apprécier la valeur f H ù ; SOCIÉTÉS dégime, on a étudié l\u2019évolution du poids des Wades présents au ler janvier et admis au rs de l\u2019année.Voici en résumé les consta- gons notées: 67.55% des adultes (au total 286) @ engraissé et chez les enfants (au total 82) #l.Si on admet que c\u2019est un succès que de @ntenir stationnaires ceux qui pèsent le poids ven et de ne pas laisser maigrir jusqu\u2019au- sous du poids moyen ceux qui pèsent 10% dessus du poids moyen, nous pouvons alors rmer que le régime alimentaire chez nos ma- es à réussi dans 73.1 pour cent des cas chez adultes et dans 97.6 pour cent des cas chez enfants.Séance du 12 décembre 1945.LA PENICILLINE Quelques considérations biologiques Maurice GIROUX J'article résume les données actuelles con- nant la pénicilline, au point de vue biologique.Jhistorique de cet antibiote est étudié briè- nent sous les trois chapitres suivants: 1° dé- verte de Fleming; 2° travaux de Florey; | production américaine.Puis suivent quelques notions physiques, chi- glues de la pénicilline, avec quelques procédés xtraction.l est fait un tableau des différentes méthodes dosage \u2018de la pénicilline, tant au point de vue l'unité Oxford Florey que dans leurs appli- jions au laboratoire clinique.în terminant, l\u2019auteur présente un tableau quelques antibiotes les plus récents et encore \u2018étude.Sonsidérations générales sur les résultats obtenus par la pénicilline en clinique Renaud LEMIEUX L'auteur fait quelques considérations géné- es sur l'importance de la découverte de la faicilline, sur les modifications qu'elle a ap- frtées dans le pronostic d\u2019un certain nombre nfections, sur son action bactéricide, sur son nde d\u2019emploi, sur son élimination, etc.221 Il fait une revue de la plus grande partie de la littérature américaine publiée sur l\u2019usage clinique de la pénicilline depuis 1941.Pour la facilité de l\u2019exposition, le travail est divisé en 7 parties, soit: les infections du cœur et du sang, du système nerveux, des voies respiratoires, du système osseux, de la peau et des tissus mous, le système génito-urinaire et les infections diverses.Il fait l\u2019analyse sommaire de 244 cas de septicémie et d\u2019un certain nombre d\u2019endocardites infectieuses traitées par la pénicilline seule et par la pénicilline-héparine.Au chapitre des infections du système nerveux central, l\u2019auteur passe en revue les méningites à méningocoques, à pneumocoques, à staphylocoques et à streptocoques.Dans les infections du système respiratoire, la pénicilline et les sulfamidés paraissent donner, en thérapeutique, des résultats à peu près identiques.Dans les infections du système osseux, les infections aiguës à staphylocoques bénéficient du traitement à la pénicilline tandis que le problème de l'ostéomyélite chronique demeure in- - changé.Dans les infections de la peau et des tissus mous, l\u2019usage de la pénicilline a donné des résultats intéressants.Plus de 7,000 cas rapportés d\u2019infection urinaire par le gonocoque sont analysés en groupe.L\u2019auteur fait quelques considérations sur les échécs racontés dans 3% des cas.Les infections gangréneuses, les infections à virus, les anthrax, etc, ont bénéficié d\u2019une façon variable du traitement à la pénicilline.Des antibiotiques sont encore à l\u2019étude dont la pénicilline est un des premiers qui se soient.montrés réellement actifs; il est permis d\u2019espérer que dans un avenir très rapproché ces médications sauront combler des insuffisances qui ont été notées jusqu\u2019ici dans l\u2019emploi de la pénicilline.Traitement de la syphilis par la pénicilline Jean GRANDBOIS A la suite des quatre premières observations, publiées par Mahony, Arnold et Harris, en décembre 1943, la pénicilline fut employée dans plusieurs centaines de cas de syphilis.De tous 222 ces travaux, on peut dire que la pénicilline est un agent thérapeutique efficace dans la syphilis récente ou tardive.Ses résultats immédiats, qui consistent dans la disparition rapide des tréponèmes et la guérison des lésions superficielles, se comparent favorablement à ceux obtenus par les arsenicaux, et sans présenter les dangers de ceux-ci.Ses résultats tardifs, par lesquels, seuls, il sera possible de juger du degré réel d\u2019efficacité de la pénicilline, aucun syphilologiste ne les connaît.Les doses totales de pénicilline conseillées au- jourd\u2019hui sont de 2,400,000 dans la syphilis récente, et 4,000,000 U.O.ou plus dans la syphilis tardive.La période d\u2019administration est de huit à douze jours, à raison d\u2019injections intramusculaires de 25,000 à 40,000 U.O.toutes les trois heures.L\u2019auteur termine en se demandant si la pénicilline réalisera dans le futur le rêve d\u2019Ehrlich d\u2019une seule injection stérilisante.LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE DE MONTRÉAL Séance du 15 décembre 1945 Tenue à l\u2019hôpital Sainte-Justine Présidence de M.Edmond Dubé.l.\u2014Hernie du disque intervertébral (présentation de 4 cas).Léo JARRY.Le rapporteur résume la technique de J.L.Poppen pour l\u2019exérèse du disque intervertébral, puis donne l\u2019histoire, de même que les bons résultats obtenus dans 4 cas de hernie du disque intervertébral, opérés récemment.| Immédiatement après l\u2019opération, la sciatalgie disparaît, le signe de Lasègue devient négatif.Trois des patients se lèvent le troisième jour après l\u2019opération et quittent l\u2019hôpital le neuvième jour.Un des patients subit une greffe vertébrale après l\u2019exérèse de son disque.2.\u2014a) Traitement du choc chez les brûlés (accident de la rue Mentana).Albert ROYER Seize brûlés furent hospitalisés à Sainte-Jus- tine.Sur les seize accidentés, un seul mourut.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 La moyenne des surfaces brûlées fut de 30%.Le traitement du choc, à savoir: plasma, morphine, sérum, eschatin, fut appliqué.Les bons résultats sont dus: 1° à la rapidité d'application du traitement (moyenne de 15 à 20 minutes après l\u2019arrivée du patient) ; 2° à la quantité du sérum employé: 2,000 à 2,500 ce.par jour pour les premiers jours; 3° à la surveillance attentive du traitement appliqué et à la prévention des complications; 4° à la quantité de plasma qui fut en moyenne de 1,000 à 1,500 ce.pour les cas graves.b) Traitement local des brûlures (chez les | accidentés de la rue Mentana).Christophe BISSON Le rapporteur nous présente 15 cas de brûlures, en mentionnant pour chacun les lésions et le traitement local que l\u2019on peut résumer comm suit: a) Visages à découvert, application de gra- nulogen.! b) Au fur et à mesure que les patients pré- sentalent de l\u2019intolérance aux sulfamidés, les pansements à la pommade ou à l\u2019émulsion sul- fathiazole furent remplacés par des pansements à la vaseline stérilisée.c) Les pansements humides furent nécessaires à compter du huitième jour, parce qu\u2019il y avait eu suppuration malgré l\u2019emploi de la pénicilline.d) Sur certaines régions, il v eut application | de granulogen en vaporisation.e) Les greffes cutanées furent faites à compter du dix-huitième jour après l\u2019accident; dans cha- \u2018|.que cas, les greffes dites «trois quarts » furent [ prélevées au dermatome.3.\u2014a) Traitement de la fracture inter-trochan- |.térienne (par la méthode Roger Anderson).Antonio SAMSON Cette méthode est un moyen de fixation externe des fractures.Elle permet un lever précoce et est d\u2019un grand avantage chez les vieillards qui ne peuvent être immobilisés au lit.b) Traitement opératoire d'un cas de coxa- vara de l'adolescence.Antonio SAMSON Le rapporteur présente un cas de coxa-vara corrigé chirurgicalement par une ostéotomie in- | \u2014\u2014\u2014 + \u2014s Tu ve == =\u201d i i il 3 = = er-trochantérienne et un allongement des mus- les fessiers.Excellents résultats après deux ans.c) Traitement opératoire chez 2 cas d'ancienne fracture du coude.Antonio SAMSON L'auteur nous présente deux fractures du soude mal consolidées, fractures avec déplace- nent antérieur du fragment proximal.Il procède » la résection de l\u2019extrémité inférieure de la liaphyse humérale faisant blocage articulaire.Dette intervention a donné un excellent résultat lans les deux cas.d) Le docteur A.Samson présente un cas le luxation récidivante de la rotule malgré es nombreuses interventions chirurgicales.L\u2019a- lation des rotules et une greffe de l\u2019aponévrose lu fascia lata ont donné aux deux genoux une \u2018onction normale.e) Le docteur A.Samson nous montre une shaussure spéciale pour pied bot.Il s\u2019agit d\u2019une shaussure solide à laquelle est adaptée une tige ÿmétallique prolongeant le bord externe de la semelle et corrigeant ainsi la tendance du pied au varus équin.4 \u2014Deux cas de séquelles rares de poliomyélite J.-C.FAVREAU Le rapporteur résume d\u2019abord les observations de deux cas de séquelles rares de poliomyélite.La première observation est celle de Juliette L., jeune fille de 15 ans, venue consulter en 1943 pour une très importante et très disgracieuse boiterie du trone à gauche.Cette boiterie s\u2019est installée à la suite d\u2019une poliomyélite survenue à l\u2019âge de 11 ans.L\u2019examen clinique ne laisse voir aucune séquelle apparente capable d\u2019expliquer cette boiterie du tronc par déséquilibre.Le hasard d\u2019une recherche dans le vieux livre de Duchesne de Boulogne sur La physiologie des mouvements lui donna la clef du mystère.Il s\u2019agit sans aucun doute d\u2019une paralysie du carré des lombes.A titre d\u2019essai, il tente de SOCIÉTÉS 223 stabiliser la démarche en appliquant un corset platré.A sa grande satisfaction, la boiterie disparaît.Le corset externe est remplacé par un corset interne (c\u2019est-à-dire une solide ostéosynthèse lombo-sacrée) et la boiterie est éliminée.Il s\u2019agit d'un excellent résultat 100% efficace qui dure toujours comme le prouve la présentation de l\u2019opérée elle-même qui ne porte plus aucun corset depuis deux ans.La deuxième observation est celle d\u2019un petit garçon de 11 ans du nom de Gilles P., venu consulter lui aussi pour une importante et disgracieuse boiterie du tronc en 1944.Il s\u2019agissait également d\u2019une séquelle de poliomyélite survenue deux ans auparavant.À l\u2019examen clinique, on découvre une paralysie partielle des muscles dorso-lombaires gauches.Une solide ostéosynthèse vertébrale donne également un résultat 100% bon.La boiterie est complètement supprimée comme le prouve la présentation de l\u2019opéré lui- même.Le rapporteur termine sa communication par la présentation du cas de Thérèse L., une fillette de 10 ans.Il s\u2019agit d\u2019un cas de fracture très vicieusement consolidée vue un mois après l\u2019accident et siégeant à l\u2019extrémité inférieure des deux os de l\u2019avant-bras droit.Une réduction chirurgicale faite il y a deux mois a donné une correction et un résultat final excellent, grâce à une contention efficace réalisée par des broches de Kirchner introduites directement à travers les épiphyses qui constituaient les fragments distaux.Cette observation est intéressante parce qu\u2019elle constitue une solution heureuse à un problème de thérapeutique considéré comme difficile.La broche de Kirchner a permis cette solution heureuse.Cette dernière observation est illustrée par une série complète de radiographies et par la présentation de la fillette.Le secrétaire, Antonio SAMSON. BIBLIOGR A PHIE + + C.LEVADITI, ancien professeur à l'Institut Pasteur, Directeur scientifique de l'Institut Alfred Fournier, membre de l'Académie de Médecine.\u2014 Précis de virologie médicale.Un volume de 250 pages avec 142 figures.235 f.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1945.L'importance des ultravirus en pathologie humaine est considérable.Parmi les maladies infectieuses et contagieuses de l\u2019homme, onze au moins sont provoquées par les ultravirus filtrables et infravisibles.Citons entre autres, la vaccine-variole, l\u2019herpès, les encéphalites, la rage, la poliomyélite, la fièvre jaune, la psittacose, l\u2019influenza, Ja lymphogranulomatose inguinale.Le but de l\u2019auteur est de résumer dans ce « Précis de virologie médicale » les connaissances actuelles concernant les particularités cliniques, l\u2019étiologie, l\u2019histopathologie et l\u2019immunologie de ces processus morbides qu\u2019il a d\u2019ailleurs précédemment exposées pour un usage plus approfondi dans un « Traité des ultravirus ».Les ultravirus y sont logiquement classés d\u2019après leurs affinités électives à l\u2019égard des divers systèmes tissulaires, en raison de l\u2019origine em- bryogénétique de ces systèmes : ectodermoses pures, ectodermoses neurotropes, neuroses, infections neuro-organotropes, affections viscérotro- pes, mésodermoses.Un chapitre spécial est consacré à la nature, au comportement et à la genèse des ultravirus, enfin des indications sommaires concernant les techniques biologiques, chimiques et physiques, utilisées dans ces recherches, complètent ce précis.Divisions de l\u2019ouvrage: I.Ectodermoses pures: l\u2019Ultravirus vacecinal; Ultravirus variolique; Encéphalite post-vacei- nale.IT.Ectodermoses neurotropes : l\u2019Ultravirus herpétique; Ultravirus encéphalotigènes.ITI.Neuroses: Ultravirus rabique; Ultravirus poliomyélitique; Ultravirus de la choro-ménin- gite.IV.Ultravirus neuro-organotropes: Ultravirus amaril (Fièvre jaune).e- + V.Ultravirus viscérotropes: Ultravirus de la psittacose; Ultravirus de l\u2019Influenza (virus grippal).VI.Ultravirus mésodermotropes: Ultravirus lymphogranulomateux (maladie de Nicolas- Favre).VIT.Nature, comportement et genèse des Ul- travirus: Ultravirus des plantes; des viroses humaines et animales.VIII.Procédés appliqués à l\u2019étude des ultra- virus techniques : Inoculations, Enlèvements, Conservation, Techniques microscopiques; Microscope en fluorescence; Microscoque électronique; Techniques chimiques; Techniques physiques, Cultures des ultravirus.Maurice AUBRY, larynoologiste de l'hôpital Bichat.\u2014 Oto-neurologie.Technique et interprétation des examens labyrinthiques.Un volume de 328 pages, 48 figures.200 f.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1945.Depuis longtemps déjà des otologistes, des neurologistes, des physiologistes ont montré l\u2019importance du labyrinthe dans le mécanisme de l\u2019équilibre chez l\u2019animal et chez l\u2019homme.Déjà l\u2019aide que l\u2019oto-neurologie peut apporter au neurologiste est appréciable: elle lui permet de corriger ou de préciser le diagnostic de localisation d\u2019une lésion siégeant sur les voies vestibulaires et d\u2019en déterminer l\u2019étiologie.Son intérêt scientifique n\u2019est pas moindre dans la connaissance de la physiologie nerveuse et plus particulièrement dans les questions de l\u2019équilibre.Ce travail, basé sur le résultat des observations personnelles de l\u2019auteur recueillies à la Salpêtrière depuis plus de 15 ans, a pour but de faire connaître l\u2019état actuel de la question.Le Dr Aubry a repris une à une toutes ses observations pour ne retenir parmi les syndromes vestibulaires centraux que les cas vérifiés soit après autopsie, soit après intervention chirurgicale, soit après de rigoureux contrôles cliniques.#.Il les a classés, d\u2019une part, selon la prédominan- fe ce de tel ou tel symptôme vestibulaire et, d\u2019autre | - murs = selon la localisation anatomique ou la na- de l\u2019affection causale, puis il a comparé dflivers résultats cliniques avec les notions M>mo-physiologiques actuellement connues.brès ce travail analytique, se basant sur le anatomique de la lésion, il a synthétisé Æisultats obtenus en brossant à grands traits fivers syndromes vestibulaires que l\u2019on rende en clinique oto-neurologique.; travail est divisé en quatre parties: Etude anatomo-physiologique du labyrin- At des voies vestibulaires centrales.Technique de l\u2019examen oto-neurologique.BL.Etude clinique des principaux signes la- ithiques centraux., Etude synthétique des divers syndromes | bulaires.iles LESUR.\u2014 Manuel de gymnastique rrective et de gymnastique orthopédique.1 volume de 138 pages avec 161 figures; M fr.Masson et Cie, Editeurs, 120 Blvd int-Germain, Paris.| » médecin chargé d\u2019une censultation infan- est très vite frappé par la grande proportion fants quisetiennent mal (70 à 80 p.100) car Héfauts de maintien s\u2019accentuent ou se com- jient si on n\u2019y remédie pas.jauteur, qui est médecin, passe d\u2019abord en je dans ce livre les muscles qu\u2019il faudra fier et raccourcir pour redresser la colonne lébrale, axe principal du squelette tout entier, Jemet en mémoire à cette occasion quelques its importants de leur physiologie.Il indi- | ensuite dans quelles conditions le travail jculaire peut donner le meilleur résultat pour blopper le muscle et le tonifier.{ais il ne faudra pas appliquer la même nastique à tous les enfants indistinctivement.point de vue de leur attitude 20 p.100 des nts sont tout à fait normaux, la gymnasti- qui leur convient n\u2019est pas traitée dans ce >.70 p.100 se tiennent mal et sont justi- qles de la gymnastique corrcetive 10 p.100 qentent des déformations très nettes difficiles Sduire, parfois irréductibles: cyphoses, lor- Ps, scolioses; ils auront besoin concurrem- À avec d\u2019autres traitements médicaux d\u2019une finatisque vraiment médicale dite orthopé- le.BIBLIOGRAPHIE 225 L'auteur étudie d\u2019abord la gymnastique corrective qui a pour but de développer, de tonifier, au besoin de raccourcir un certain nombre de muscles ou groupes musculaires bien définis.Il discute du choix d\u2019une méthode, indique ce qu\u2019il ne faut pas faire, précise les mouvements.Il passe ensuite à la gymnastique orthopédique destinée aux enfants, beaucoup moins nombreux, dont la déviation est impossible ou difficile à réduire tout au moins extemporanément ; c\u2019est ainsi qu\u2019il est appelé à étudier les déviations les plus fréquemment rencontrées: lordose lombaire, cyphoses, scolioses et les mouvements susceptibles de les corriger.Comme il est difficile de traiter chaque enfant isolément, un chapitre donne des détails d\u2019organisation pratique des cours de gymnastique orthopédique.Ce manuel s\u2019adresse plus spécialement aux moniteurs d\u2019écoles ou de grandes administrations mais il en dépasse largement le cadre.Il est intéressant à plus d\u2019un titre pour le médecin qui doit conserver le contrôle médical des enfants et à qui il appartient de dicter l\u2019ordonnance gymnastique que le moniteur n\u2019aura qu\u2019à appliquer.Une illustration personnelle et très originale de 150 figures faite de silhouettes stylisées, dessinées par l\u2019auteur, et de photographies achève de donner à ce livre une valeur certaine.À ++ Georges PORTMANN, professeur de Clinique oto-thino-laryngologique à l'Université de Bordeaux, membre correspondant de l'Académie de Médecine, Jean DESPONS, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Bordeaux, et Max BERGER, oto-rhino-laryngologiste des Hôpitaux de Bordeaux.\u2014 Les mastoïdites.Un volume de 493 pages avec 155 figures et 2 planches hors texte en couleurs; 520 fr.Masson et Cie, Editeurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.La connaissance clinique de l\u2019infection temporale, le problème souvent délicat de son diagnostic et celui plus délicat encore de la sanction thérapeutique, ne peuvent être pleinement compris du praticien que si celui-ci, en dehors de ses dons d\u2019observation et de son expérience, garde en toutes circonstances présentes à sa mémoire les considérations embryologiques, anatomiques, pathogéniques et anatomo-pathologiques néces- 226 saires.C\u2019est ce qui explique l\u2019importance donnée par les auteurs à la première partie de cet ouvrage.La mastoïde, telle qu\u2019il faut la comprendre au point de vue anatomo-clinique et chirurgical, ne peut être dissociée de l\u2019os temporal.C\u2019est pourquoi les auteurs étudient au cours de cet ouvrage l\u2019évolution et le développement normal de cet os, dans ses différentes parties: la portion écailleuse, la portion pétreuse et la portion tym- panale.Ainsi, après avoir envisagé l\u2019embryologie du temporal, la façon dont se constituent l\u2019oreille moyenne et ses prolongements que sont les cellules pneumatiques, ils exposent comment se comporte le processus infectieux, son développement à l\u2019intérieur du système pneumatique membraneux, puis ses voies d\u2019extériorisation à travers l\u2019os et les complications qui en résultent.Cette étude anatomo-pathologique les amène tout naturellement aux différents syndromes cliniques que sont, les mastoïdites, les paramastoi- dites temporo-zygomatiques et les pétrosites et à la thérapeutique médico-chirurgicale correspondant à chacune de ces affections.Divisions de l\u2019ouvrage: I.Le développement de l\u2019os temporal: l\u2019os pétreux, l\u2019os écailleux, l\u2019os tympanal.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F A.N.\u2014 Montréal, février 1946 IL.La pneumatisation de l\u2019os temporal: ] développement de l\u2019oreille moyenne, la pneumati | sation.III.L\u2019os temporal définitif: le bloc mastoï dien, la paramastoïdite squamo-zygomatique, li paramastoidite pétreuse.IV.L\u2019infection de l\u2019os temporal: Condition [7 anatomiques, processus anatomo-pathologiques [ anatomo-cliniques, syndrome mastoidien, diag nostic, évolution et pronostic thérapeutique.VI.Les paramastoïdites squamo-zygomati | ques: Formes cliniques, le syndrome, diagnostic i évolution et pronostic, thérapeutique.ni VII.Les paramastoïdites pétreuses ou pétrosi |: tes: Formes cliniques, le syndrome, diagnostic |, évolution et pronostic, thérapeutique.le VIII.Les complications des pétrosites et de ; paramastoïdites: les thrombo-phlébites du sinu » latéral et de la veine jugulaire interne.Labyrin' |x thites suppurées, méningites, abcès du cerveau y abcès du cervelet, complications cervicales de | oto-mastoïdites.T , # NOUVELLES \"INSTITUT D'HYGIÈNE ET DE BIOLOGIE HUMAINE DE L'UNIVERSITE LAVAL C\u2019est le 16 novembre 1944 que le Conseil de Tniversité Laval décidait la fondation de ce uvel Institut.Moins d\u2019un an après il avait les aux aménagés dans le sous-sol de l\u2019Ecole de l édecine et les recherches se poursuivaient déjà us la direction de MM.les docteurs Lucien d'ouha et Louis-Paul Dugal et de M.André lasnier.III s\u2019agit bien en effet d\u2019un Institut de recher- es appliquées aux problèmes de biologie et hygiène de l\u2019homme en général.| L'Institut se compose de trois départements: département d\u2019hygiène et de physiologie du avail; le département d\u2019hygiène et de physio- ie de l\u2019acclimatation; le département d\u2019hygiè- > de la nutrition.Il y a en outre une section , photographie et de cinématographie scienti- fques et documentaires qui est au service des fois départements.I)RGANISATION DE LA RECHERCHE A L\u2019INSTITUT à L'Institut pourra entreprendre deux genres de f'avaux: a) des recherches fondamentales de biologie {vec la possibilité de faire, quand c\u2019est néces- aire, de l\u2019expérimentation sur des animaux; ÿ b) des recherches générales ou appliquées, rites directement sur l\u2019homme.Pour comprendre et résoudre la plupart des @roblèmes qui se posent actuellement en bio- sgie, il faut la collaboration des trois départe- fients, fonctionnant comme une seule unité de echerches.La marche à suivre pour attaquer es problèmes sera discutée et adoptée par les ihefs de département qui seront ensuite res- onsables de la partie du travail faite immé- Jiatement sous leur direction.D'autre part, les questions plus particulières ui peuvent être mises à l\u2019étude dans chacun les trois départements relèvent uniquement du hef de chaque département.PROGRAMME GÉNÉRAL DE RECHERCHES | Voici un certain nombre de problèmes qui ourront être étudiés dans les divers départements de l\u2019Institut.Cette simple énumération nous permet de voir la nécessité de la collaboration entre les trois départements.I\u2014Hygiène et physiologie du travail.Etude générale de la physiologie du travail musculaire chez l\u2019homme; étude des modifications physiologiques provoquées par divers genres et diverses intensités de travail; étude de la physiologie de l\u2019entraînement physique, des problèmes de la fatigue, ete.Etude des rendements physiologiques; leurs modifications par le choix judicieux des mouvements, par l\u2019alimentation et par les conditions extérieures.Btude physiologique des métiers manuels; analyse des mouvements et recherche sur le coût physiologique des métiers.Physiologie et hygiène de l\u2019éducation physique et des sports.Etude d\u2019un programme de conditionnement physique pour la jeunesse.Etude des bases physiologiques de l\u2019orientation et de la sélection professionnelles.Influence de l\u2019âge sur la capacité de travail.Les problèmes de réentraînement et de la réadaptation des ouvriers âgés.Hygiène du travail et du travailleur dans les différentes industries.Les facteurs psychologiques et la capacité de travail.II\u2014Hygiène et physiologie de l\u2019acclimatation.Etude des mécanismes physiologiques d\u2019adaptation au froid, à la chaleur, à l\u2019humidité, aux changements brusques de température.Etude des mécanismes physiologiques d\u2019adaptation et de défense à des conditions défavorables d\u2019environnement: pression atmosphérique, lumière, radiations, poussières, substances toxiques, à température et à humidité variables.Etude de l\u2019influence du climat et de l\u2019environnement sur l\u2019homme et sur sa capacité de travail.Etude de l\u2019influence du climat et de l\u2019environnement sur les besoins alimentaires au repos et à diverses intensités de travail.Influence des climats et de l\u2019environnement sur la santé. 228 Etude de l\u2019influence des climats sur les besoins alimentaires: influence du chaud, du froid, de l'humidité, etc.III \u2014Hygiène et physiologie de la nutrition.Etude générale des besoins et des régimes alimentaires chez l\u2019homme, l\u2019adolescent, l\u2019adulte.Etudes sur les aliments indispensables: vitamines, sels minéraux, acides aminés, acides gras.Etudes sur la nutrition en rapport avec le travail musculaire : besoins énergétiques, adaptation des régimes alimentaires aux divers travaux; étude du rendement énergétique des aliments et des régimes.Equilibre alimentaire.L'alimentation à l\u2019usine: nature des aliments, les régimes de choix, le rythme des repas et l\u2019efficacité au travail.Hygiène de l\u2019alimentation et des aliments.IV.\u2014Section de cinématographie.On comprendra qu\u2019un tel programme de recherches ne puisse être réalisé que par une équipe nombreuse de savants.Dès les débuts, l\u2019Université a retenu les services de trois éminents professeurs qui seront les chefs de départements: ce sont M.le Dr Lucien Brouha, directeur de l\u2019Institut, qui dirigera aussi le laboratoire d\u2019Hygiène et de Physiologie du travail; M.le Dr Louis-Paul Dugal, directeur adjoint de l\u2019Institut, qui a la direction du département d\u2019Hygiène et de Physiologie de l\u2019acclimatation.Enfin, M.André Gasnier sera le chef du département d'Hygiène et de Physiologie de la nutrition.L'équipe des fondateurs comprend aussi trois assistants qui sont le R.P.Guy Fortier, s.j., M.André Desmarais et Mlle Mercédès Thérien, tous licenciés en sciences et inscrits à l\u2019Ecole des Gradués pour la préparation de leur doctorat.M.Lucien Brouha est né à Liége en 1899.II fut prisonnier de guerre en 1917 et 1918.Docteur en médecine et docteur en sciences physiologiques de l\u2019Université de Liége, il fut en 1924 boursier de recherches au Collège de France, sous la direction du professeur André Mayer.Assistant aux facultés de Médecine de Paris et de Liége en 1926 et 1927, il fit ensuite un voyage aux Etats-Unis comme boursier de la « Belgian American Educational Foundation » et fréquenta durant deux années l\u2019Université de Californie.Revenu en Europe, il fut d\u2019abord associé de recherches scientifiques à Paris, puis chef du département de Physiologie à Bruxelles (Fonda- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 tion de recherches médicales Reine Elisabeth) et de 1932 à 1938 professeur d\u2019hygiène et de biologie appliquées à l\u2019Education physique à l\u2019Uni- | versité de Liége.En 1938, il devient président .de l\u2019Institut supérieur d\u2019éducation physique de cette université et membre du Conseil National | d\u2019Alimentation de Belgique.Entre temps, il fait plusieurs voyages aux Etats-Unis, à titre de : « Fellow de la Belgian American Educational Foundation », et poursuit des travaux de recherches au « Fatigue Laboratory » de Harvard.En 1939, il est délégué belge au Comité international d\u2019Alimentation à Paris.En 1940, il | est physiologiste attaché à l\u2019Aviation militaire française par le Conseil National de la Recherche scientifique.De 1940 à 1944, il est physiologiste au département d\u2019Hygiène à Harvard.Puis, l\u2019année suivante, il est conseiller du « Chemical Warfare Service » de l\u2019armée américaine.| Ï] est présentement directeur du Service des | Recherches Médicales à l\u2019Aluminum Company | of Canada Ltd.| Le Dr Brouha est Lauréat de l\u2019Académie des | Sciences de Paris (1934) ; Lauréat de l\u2019Académie | de Médecine (1930 et 1938) et Lauréat de l\u2019Académie des Sciences de Bruxelles.Jusqu\u2019ici les recherches du Dr Brouha ont porté principalement sur les hormones sexuelles, sur le systéme nerveux autonome, sur la physio- | logie du travail musculaire et de l\u2019entraînement physique, sur les bases physiologiques de l\u2019orien- : tation professionnelle et sur certains problèmes | de nutrition en relation avec le travail museu- | laire.- Le Dr Louis-Paul Dugal est né à Québec en 1911.Tl a fait ses études secondaires au Sé- , minaire de Québec, où il obtenait en 1931 son baccalauréat ès arts «summa cum laude ».En 1933, il était licencié ès sciences et l\u2019année suivante maître ès sciences chimiques.Dès 1935, il est chargé de cours à l\u2019Université de Montréal, où il est demeuré jusqu\u2019au mois de septembre 1945.À son retour de l\u2019Université de Pennsylvanie, où il obtient le doctorat en .1939, 11 est assistant-professeur de Physiologie générale.En 1940, il est professeur de Physiologie générale ct secrétaire de la rédaction de la Revue canadienne de Biologie; en 1941, sous-directeur de l\u2019Institut de Biologie et directeur du département de Physiologie générale de cet Institut.En - L'UNION MÉDICALE DIJ CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 cations surmena affections états de a parateur ; de bien-ê cellence de surexc G j fronts -, Diméthyf: ELITE LE i OP PR TY RL LT \" Teinture de Crataegus par ie PE TA TES furate sui ee Ri a ONLINE | gr.FR gr.$3 NEURE de des avantage Inis sur les autre ues.Ii est bien l\u2019estomac, ne \u2019accoutumance e facilement p isme.Îl n\u2019exerce fet nuisible sur es reins ou lam résenté en soluti oolique, le NEUR erve in- tégralem ion synergique compo- XLI 230 National des Recherches du Canada et du Conseil de la « Canadian Physiological Society ».Cette méme année il voyait ses travaux couronnés au concours de la Province de Québec.M.Dugal était professeur titulaire de Physiolo- versité de Montréal, au moment ou il fut appelé à diriger avec M.Brouha le nouvel Institut d'Hygiène et de Biologie humaine de Laval.Bien que M.Dugal ait dû jusqu'ici consacrer beaucoup de temps l\u2019enseignement, ses travaux de recherches sont quand même nombreux et ont porté sur les facteurs d\u2019adaptation et sur la résistance au froid, à la chaleur et aux hautes altitudes, sur la respiration, et la cicatrisation des plaies, sur le choc et les brûlures et sur certains problèmes de pharmacologie.M.André Gasnier est né en 1904 à la Flèche, Sarthe.Licencié en sciences physiques et en sciences naturelles, il fut assistant du professeur André Mayer dans le laboratoire d\u2019histoire naturelle des corps organisés, au Collège de France.Il a été chef de travaux à l\u2019Institut National agronomique de Paris et directeur du laboratoire de Bioénergétique de l\u2019Institut d\u2019Hygiène alimentaire, secrétaire général du Comité de l\u2019Alimentation pour la France et pour les problèmes de guerre de l\u2019Alimentation.Pendant les dix années qui ont précédé la guerre, M.Gasnier a consacré tout son temps à des recherches sur les problèmes de métabolisme et de la nutrition.Ces recherches ont fait l\u2019objet de nombreuses publications en collaboration avec le professeur André Mayer et avec d\u2019autres travailleurs du Département de Physiologie du Collège de France.La formation d\u2019une telle équipe et l\u2019organisation des laboratoires entraînent des frais considérables.L'Université a confiance qu\u2019on appré- clera ses efforts et les sacrifices qu\u2019elle s\u2019impose pour donner des cadres solides à un Institut destiné à rendre de grands services à l\u2019industrie et aux différentes catégories d\u2019employeurs.Elle est assurée d\u2019avance qu\u2019il se trouvera quelque généreux Mécène pour seconder ses efforts, comme il s\u2019est trouvé l\u2019an dernier un Charles Brei- tung pour fonder une chaire de psychologie expérimentale.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.FA N.; 1944, le Dr Dugal était élu membre du Conseil gie générale à la faculté des Sciences de l\u2019Uni- Dd, Je 15 janvier ÉLECTIONS À LA SOCIÉT É MÉDI HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DI La Société Médicale des Hopitaux U res de Québec, à son assemblée annuelle le 18 janvier 1946, a élu, pour l\u2019année © in son nouveau bureau.: .Le docteur Renaud Lemieux a té ow sident; il succéde au docteur Sylvio Caron autres officiers sont: le docteur J.Pet vice-président, le docteur Philippe Richar crétaire, et le docteur Sylvio Leblond, tr + od ve UN CENTRE MEDICAL A MONTREAL Le projet d\u2019un nouveau centre médical à niversité de Montréal vient de franchir la mière étape lorsqu\u2019il a été présenté à la sé du Conseil de la Faculté de Médecine, tenu 23 janvier 1946.\" Ce projet est d\u2019une grande envergure, et L nion Médicale tiendra prochainement ses lect: au courant des derniers développements à sujet.: + + À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal v nent de faire connaître le projet qu\u2019elles préc sent de la construction, dans un avenir rapproché, de deux nouvelles ailes, dont ! sera affectée aux gardes-malades et l\u2019autr certains services, tels que les laboratoires, rayons X et les dispensaires.CHEZ LES MÉDECINS D'OTTAWA A la séance du 18 janvier 1946 de l\u2019Ott Medico-Chirurgical Society, le docteur Ant à + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 ELEMENT DE CROISSANCE ET D\u2019EQUILIBRE VITAMINOTHERAPIE INTEGRALE ASSOCIEE AUX MINERAUX DOSE: Deux Capsules par jour \u2014 une verte une blanche est la dose moyenne.Présentation: En boîte de 100 Capsules \u2014 50 Vitamines \u2014 50 Minérales.tS J Vi-MI CAPS VITAMINES MINERALES CAPSULES ANGLO-FRENCH DRUG CIE, - MONTREAL XLII 232 Barbeau, chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu et professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal, a fait une conférence intitulée « Principles and facts concerning treatment of multiple sclerosis ».La réunion était sous la présidence du docteur Jean-Louis Coupal et le conférencier a été remercié par le chef du Service des Pensions des Vétérans du Canada, le docteur Cathcart.+-e + ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Les médecins de l'hôpital Sainte-Justine, à leur assemblée du 20 décembre dernier, ont élu les membres suivants au Bureau Médical et au Conseil Médical, pour 1946.Bureau Médical: MM.Lucien Coutu, président; Hermile Trudel, secrétaire.Conseil Médical: MM.A.-Z.Crépault, Gaston Lapierre, Henri Baril, Donat Forest, Willie Major, secrétaire.Le directeur médical, le docteur Edmond Dubé, fait de droit partie du Conseil Médical.2-e- + SOCIÉTÉ MÉDICALE DES TROIS-RIVIÈRES À la réunion de janvier 1946 de la Société Médicale des Trois-Rivières, monsieur le professeur Henri Simonnet, de Paris, a prononcé une intéressante causerie.La réunion était sous la présidence de monsieur le docteur Adélard Tétrault.ee ++ LE DOCTEUR BEST, DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ DE PARIS Parmi les noms des 32 savants étrangers qui, récemment, lors de la séance solennelle de rentrée de l\u2019Université de Paris, ont reçu les insignes du grade de docteur «honoris causa», on note particulièrement celui du professeur C.H.Best, de Toronto, directeur du « Banting Institute of Toronto ».Le professeur Best est connu par ses recherches sur l\u2019insuline.NOUVELLES DE FRANCE A la Commission de la Bombe Atomique Le ministre de la Reconstruction en France, M.Raoul Dautry, a été nommé président de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 | Commission chargée d\u2019étudier les problèmes, | la bombe atomique.P Parmi les membres de cette commission gurent deux noms bien connus en médecine: \u2018 Frédéric Joliot-Curie et Madame Irène Joli Curie.| Académie de Médecine de Paris Le Bureau de l\u2019Académie de Médecine de Pay pour 1946, a été complété, à la séance du décembre 1945, par l\u2019élection de Monsie Brumpt, comme vice-président, par celle .Monsieur Bénard, comme secrétaire annuel, par le choix de Messieurs Levaditi et Les comme membres annuels du Conseil d\u2019Admin tration.A la même séance, un de nos compatriotes été élu comme associé étrangé: le docteur C.Best, de Toronto.Ont été également élus: MM.E.D.Adri I (de Londres), sir Henry Dale (de Londrd sir Alexander Fleming (de Londres), R.G.H rison (de Washington), B.Houssay (de Buent} Ayres), Minot (U.S.A), T.H.Morgan Californie), L.A.Orbeli (d\u2019U.R.S.S.), Mug Ozario de Almeida (de Rio-de-Janeiro).Hopitaux de Paris \u2014 > www rm pm\u2014 Monsieur Baumann a été choisi au conco spécial de chirurgien des hopitaux de Paris.|! MM.Uhry, Lièvre, Hamburger et Sch ont été nommés au concours spécial de médec}|: des hôpitaux de Paris.| ee wr Institut de Kinésithérapie j La Faculté de Médecine de l\u2019Université | Bordeaux vient de prendre l'initiative de la crd| tion d\u2019un Institut de Kinésithérapie.Cet institut, le premier en France, est dû| l'initiative de M.le professeur Rocher et l4| seignement y est assuré par des membres de} Faculté de Médecine.Hommage au professeur Henri Hartm Les élèves et les amis du professeur Het| Hartmann, désireux de lui manifester leur miration et leur sympathie, ont décidé, à 1\u2019 casion de son élection à l\u2019Académie des Scienc de lui offrir une épée dont l\u2019exécution a été c fiée au maître Subes. CS à Andrew F.Holmes et à ses tro collègues, Robertson, Caldwell et Stephenson, qu'on attri- à bue la fondation de la Montreal Medical Institution.{ En 1822, lorsque cet institut fut organisé, Holmes accepta d'y faire des conférences sur la Chimie, la.Ÿ Pharmacie et la Matière Médicale.Cette \u2018organisa- ; filon devint plus tard la Faculté de Médecine de * l'Université McGill.En 1854, Andrew Holmes devint tle premier Doyen de la faculté et occupa ce poste - jusqu'à sa mort., \u2018çÇ oy \u2018un dos premiers wide qui à fut il confiée l'administration de l'Hôpital Général de Aontréal et.l'un des premiers à à faire partie de son conseil de santé.ll prenait également une part active toutes les associations professionnelles et fut, pendant trois ans, président à l'Ecole des Médecins et des Chirurgiens du Bas-Canada.; 1.Holmes vit le i jour a Cadix, en Espagne.Le navire « sur lequel voyageaint ses parents fut capturé par .une frégate française et ils furent internés dans ce - pays.En 1801, la famille débarqua à Québec et, \u201c plus tard, alla à Montréal.Holmes suivit les cours du Dr Arnoldi; plus tard, il alla continuer ses études à l'étranger.En 1819, il revint au Canada et y pratiqua la médecine avec son ancien | rofesseur.de points pour le cou es qu'avait Andrew Brun, de taille courte et mince, Holmes se tenait >: Holmes de rehausser Ja à protique \u20ac de ia médecine a légèrement courbé.Il était d'un caractère calme et réservé, mais était doué d'un zèle abondant, Le.diligent et très actif, Sa vie était guidée par se ; principes chrétiens et il était connu et | respecté pour ses convictions.1856-1945 SL FONGRE EN se 234 Médaille Louis Bazy Les nombreux amis et élèves du docteur Louis Bazy lui offrent, à l\u2019occasion de sa récente élection à l\u2019Académie de Médecine, une médaille gravée par le maître Dropsy.Médaille Ameuille Les élèves, anciens et actuels, du professeur Ameuille, ne veulent pas laisser passer son départ du service de l\u2019hôpital Cochin, sans lui manifester leur affection et leur estime d\u2019une manière tangible.Ils vont lui offrir une médaille dont l\u2019exécution a été confiée à Kaeppelin.Nécrologie Le docteur Henri Claude, professeur honoraire de la Faculté de Médecine de Paris, médecin honoraire des hôpitaux, membre de l\u2019Académie de Médecine.Le docteur Stéphane Bonnamour et le docteur Léon Nové-Josserand, tous deux médecins honoraires des hôpitaux de Lyon.Exposition de la Pénicilline Le recteur de l\u2019Université de Paris, le docteur Roussy, inaugurait, le 7 décembre 1945, au Palais de la Découverte, l\u2019Exposition de la Pénicilline, en présence de S.E.M.Duff-Cooper, ambassadeur d\u2019Angleterre, et du représentant des Etats- Unis.Les autorités britanniques et américaines, l\u2019Institut Pasteur et le Service de.Santé ont contribué à cette exposition.L\u2019exposition rappelle la découverte de sir A.Fleming et les travaux des savants de Londres et d\u2019Oxford.Elle montre l\u2019immense effort anglo- américain en vue d\u2019une fabrication massive et la contribution plus récente de l\u2019industrie française.Un nombre important de documents personnels très précieux ont été prêtés par sir Alexander Fleming.-e ve NOUVEL HÔPITAL À SAINT-JÉRÔME La construction, à St-Jérôme, d\u2019un hôpital dont le coût serait d\u2019un million de dollars et qui contiendrait cent lits, a été annoncée récemment par Monsieur J.-L.Blanchard, député de Ter- rebonne.Les travaux commenceraient dès le printemps.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 HÔPITAL À VAL D'OR Il est fortement question.qu\u2019un hôpital de dimensions importantes soit érigé, en 1946, à Val d\u2019Or.L'HÔPITAL DE JOLIETTE Le projet d\u2019agrandissement de l\u2019hôpital Saint- Eusèbe de Joliette commence à prendre corps.Le contrat pour la construction du nouvel hôpital, qui sera sous la direction des Révérendes Sœurs de la Providence, aurait été accordé tout récemment.2e ++ UN HÔPITAL À GRAND'MÈRE Il est plus que jamais question que le Gouvernement Provincial autorise, au printemps, la construction d\u2019un hôpital à Grand\u2019Mère.Cet hôpital serait sous la direction des Révérendes Sœurs de la Communauté des Filles de Jésus, | de Trois-Rivières.| 6-6 ++ CONFÉRENCES DU DOCTEUR ROBERT COURRIER Sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le docteur Courrier prononça trois conférences publiques et 23 janvier, sur les sujets suivants: Le problème du centre nerveux sexuel.Le placenta endocrinien.Le problème des grossesses extra-utérines.| ee ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL DE JOLIETTE Lors de son assemblée annuelle, tenue jeudi, le 10 janvier 1946, le bureau médical de l'hôpital Saint-Eusèbe de Joliette a réélu, au complet, pour l\u2019année 1946, les officiers qui étaient en fonctions pendant l\u2019année 1948.Le président est le docteur Albert Geoffroy; le vice-président est le docteur J.-E.Forest et le docteur C.-A.Roussin demeure secrétaire du bureau.les 18, 21 \\ Jo L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 A tte préparation Shuttleworth ¢ ore un double avantage dans la \u2026 Le Ferrochlor E.B.S., étant un sel ferreux, ne précipitera pas les protéines.», Ce produit étant aussi un chlorure, l\u2019absorption n\u2019en est pas subordonnée à l\u2019action de l\u2019acide hydrochlo- \u2018 rique de l\u2019estomac.1 I patients anémiques, chez lesquels s\u2019ob- seent les érythrocites hypochromiques et mrocytiques qui sont les caractéristiques d anémies secondaires prolongées, font des Misrès d\u2019une rapidité étonnante quand le tr:ement consiste de Ferrochlor avec Vita- Me B.Beaucoup de médecins ordonnent @e préparation pendant la dernière péricde dla grossesse, pour conserver à la mère æ'éserve de fer et pour s'assurer qu\u2019à la Misance, le bébé aura une réserve suffisante d fer, afin de prévenir l\u2019abaissement d: Flmoglobine qui se produit si souvent pent la première année de l\u2019enfance.Sur vos ordonnances .spécifiez E.B.S.thérapie par le fer L\u2019hypochlorhydrie, fréquente dans l\u2019anémie, n\u2019est pas un obstacle à l\u2019administration du Ferrochlor E.B.S., le fer dans ce médicament se trouvant présent sous forme d\u2019un chlorure ferreux, dont la dissolution n\u2019est pas subordonnée à la présence d\u2019acide dans l\u2019estomac.La vitamine B.ajoutée à ce médicament aide à accroître l\u2019absorption du fer en améliorant la tonicité des intestins.Elle augmente aussi la tonicité musculaire \u2014 ce qui permet au patient de se sentir mieux et contribue beaucoup au succès du traitement.Le Ferrochlor E.B.S.avec Vitamine B: se vend sous forme liquide ou en comprimés.Liquide: Chaque once liquide fournit 16 grains de chlorure ferreux et 6 mg.de Vitamine B:.Se vend en bouteilles d\u2019une livre, 80 onces et 1 gallon.Comprimés: Chaque comprimé représente 22 grains de chlorure ferreux combinés avec 1] mg.de Vitamine Bs.Se vendent en flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.Le Ferrochlor liquide ou en comprimés, sans Vitamine B,, se vend aussi dans le même genre de bouteilles et de flacons que ci-dessus.TORONTO ie BAR TI CRT = MANUFACTURING CHEMISTS CANADA Une Maison entiérement canadienne \u2014 Fondée en 1879. 236 NOMBREUSES CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES DANS LES UNITÉS SANITAIRES DE LA PROVINCE Au cours des 191 cliniques antituberculeuses tenues dans les diverses Unités sanitaires de la province durant le mois d\u2019octobre, plus de six mille personnes ont subi l\u2019examen radiologique.C\u2019est dire que les cliniciens en tuberculose poursuivent leur travail de dépistage avec soin et enseignent la prophylaxie à domicile.Par exemple, pendant le mois d\u2019octobre, les cliniques ont visité 1,586 familles.Une personne avertie en vaut deux.Que le tuberculeux soit mis au courant de sa maladie et du danger d\u2019infection auquel est exposé son entourage; qu\u2019on lui enseigne à faire sa cure de repos à domicile, à prendre toutes les précautions voulues, alors on pourra enrayer dans une certaine mesure l\u2019éclosion des cas d'infection.C\u2019est cette protection que le ministère de la Santé et du Bien- Etre social, dirigé par 1 l'honorable J.-H.-A.Pa- quette, s'emploie à assurer à notre population.Au cours d'octobre, les cliniciens du ministère ont également accompli un excellent travail chez les écoliers: 4,348 ont, en effet, subi l\u2019épreuve a la tuberculine.On sait que, dans cette province, les taux de mortalité par tuberculose ont baissé.Une comparaison entre les périodes quinquennales 1922-26, 1927-31, 1932-36 et 1937-41 indique une certaine régression, De 125.2 par cent mille, les taux sont graduellement tombés à 110.5, à 92.2 puis 80.6.On l\u2019a déjà fait observer, cette chute rapide, régulière, révèle une lutte partieu- lièrement active et efficace.La science et le dévouement qui contribuent à la diminution de la mortalité par tuberculose dans notre province nous permettront de vaincre le terrible fléau.Que le publie et la profession médicale, toujours si dévouée, collaborent donc avec le ministère de la Santé et du Bien-Etre social en vue de la victoire définitive.LES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF CAUSENT 7.123 DÉCÈS Au cours de 1942, les diverses maladies de l'appareil digestif ont causé directement ou indirectement, dans notre pays, 7,123 décès dont 2,923 dans la seu'e province de Québec.La de Pan, la tentation et.I occasion excès de table deviennent plus a la population qu\u2019une sage prévoyance, d domaine de l\u2019alimentation, est une garan santé et une juste précaution recomma l\u2019hygiène et la médecine préventive.Personne ne l\u2019ignore, mais chacun est de l\u2019oublier: les aliments gras rende | tion plus pénible et sont la cause d\u2019une proportion de troubles digestifs; un riche en aliments gras déclenche sc désordres graves dans un foie dont 1 jusque là, étaient, sans qu \u2018on le sou équilibre instable.{ N\u2019oubliez done pas que Jes repas trop ou l'abus des graisses peuvent causer des bles digestifs graves; en effet, tout comm des liquides, une masse d\u2019aliments dilat tomac.Quant aux graisses, elles prolong séjour des aliments dans la poche s si les repas ne sont pas suffisamment es il se peut que le premier ne soit pas digér le second entre dans l\u2019estomac.Touj travail, cet organe ne peut se reposer par se fatiguer.La machine humaine, tout mécanisme, a besoin d\u2019être ménagé Par conséquent, durant la période des plus qu\u2019à toute autre époque de l\u2019anné devez vous surveiller dans le boire et le ger.Comme le conseille la division de I: tion du Ministère que dirige l\u2019honorable J.- Paquette, si pendant les fêtes vous poure penser davantage pour la nourriture, pour compléter vos menus: rugméntez + n saire la ration du lait, variez un peu Pp légumes et les fruits, mais n\u2019allez pas : dans les excès contre lesquels tour\u201d ve nisme protestera tôt ou tard.ob ++ GARE AU RHUME ET À LA GI L'hiver avec la pluie, la neige et le froids ouvre la porte à de redoutables le rhume de cerveau, les maladie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 XLV COMPOSITION: © Hexaméthylénetétramine, Benzoate de Lithine, PIPERAZINE, Bicarbonate de .Soude, SOUFRE COLLOIDAL.Spécialement recommandée dans les cas de: CYSTITES, PYELITES, | GRAVELLE URIQUE.et dans les affections \u201c des voies urinaires.Echantillon médical envoyé sur demande.LES LABORATOIRES.SPARTOL Paris - Montréal GRANULÉ EFFERVESCENT Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, Inc, == PT 3 Ee Lo - - Montréal 238 poumon depuis la grippe simple jusqu\u2019à la si dangereuse pneumonie.Le rhume ordinaire et la grippe sont occasionnés par un virus.Ce microbe se trouve dans le nez, la bouche et l\u2019arrière-gorge, même chez les personnes en bonne santé.Advienne seulement une circonstance où la force de résistance de l\u2019organisme est diminuée et le porteur sera malade.Ce n\u2019est donc pas un refroidissement, l\u2019exposition à un courant d\u2019air ou à l\u2019humidité, qui sont la cause immédiate d\u2019un rhume ou d\u2019une grippe; ce n\u2019est qu\u2019une cause prédisposante.Refroidissement, courant d\u2019air, pieds humides et autres causes, interviennent pour affaiblir la résistance de l'individu lequel se trouve immédiatement exposé à la contagion.Le rhume est contagieux, c\u2019est-à-dire que le virus ou les microbes qui causent l'infection peuvent se transmettre directement ou indirectement d\u2019une personne à une autre.Vous pouvez contracter un rhume en aspirant les fines gouttelettes de mucus qu\u2019une personne atteinte répand autour d\u2019elle.La contagion peut également s\u2019opérer par l'intermédiaire d\u2019ustensiles de cuisine, de serviettes ou de mouchoirs qu\u2019on n\u2019a pas eu soin de laver et qui ont été employés ou manipulés par une personne qui a un rhume.Tels sont les conseils que vient de donner au public un hygiéniste du ministère de la Santé et du Bien-Etre social que dirige l\u2019honorable Dr J.-H.-A.Paquette.En se soignant comme il convient et dès le début, continue cet hygiéniste, on s\u2019épargnera bien des malaises et des pertes de temps, et l\u2019on se préservera contre les risques de pneumonie, de tuberculose et d\u2019autres maladies graves.Rares sont les rhumes qui dégénéreraient en maladies graves si l\u2019on avait soin de se soigner comme il le faut dès le début.Aux premiers symptômes de rhume tels que chatouillement, irritations ou sécheresse de la gorge, éternuement, ou écoulement du nez, toux, commencez à vous soigner.Gardez le lit, si c\u2019est possible, ou tout au moins la chambre.Demandez votre médecin de famille et observez scrupuleusement ses prescriptions.Afin d\u2019éviter de communiquer le rhume ou la grippe aux personnes de votre entourage, il faudra avoir soin de n\u2019admettre aucun visiteur dans la chambre du malade.Après avoir donné les soins, la garde-malade se lavera les mains avec L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 de l\u2019eau et du savon.Les mouchoirs et autres matières provenant du nez et de la gorge seront recueillis dans un petit linge ou un morceau de papier hygiénique, que l\u2019on brûlera ensuite.Les couverts et le linge de table du malade devront être nettoyés séparément; après usage ils seront soigneusement ébouillantés et lavés avec de l\u2019eau} et du savon.Les contacts devront être gardés à la maison surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit des écoliers.VOS ENFANTS DOIVENT MANGER DES LÉGUMES L'importance des jus de fruits, des légumes, des céréales et des jaunes d\u2019œufs pour l\u2019alimentation de l\u2019enfant ne saurait trop être soulignée, disent les hygiénistes du ministère provincial de la santé et du bien-être social.Voici quelques- unes de leurs suggestions touchant la période qui va de dix à douze mois.| Lait de vache.32 onces de lait de vache, oul et stérilisé, en 4 repas de 8 onces chacun.| Céréales.3 à 4 cuillerées à soupe de céréales | bien cuites, 2 fois par jour.Jaune d\u2019œuf.Le jaune d\u2019un œuf par jour au déjeuner ou au dîner.| Légumes.3 cuillerées à soupe de légumes pilés tous les jours; 3 ou 4 fois par semaine, des pommes de terre cuites au four et servies en purée.| Huile de foie de morue.2 fois par jour, 1 à 2 cuillerées à thé, une heure avant les repas ou mieux immédiatement avant, pendant ou après les repas de 10.00 a.m.et 6.00 p.m.Il y a sur ! marché d\u2019autres préparations très riches en vi tamines À et D, telles que l\u2019huile de foie de flétan ou autres.Consultez votre médecin, il choisira ce qui convient le mieux à votre enfant.| Jus de fruits.2 fois par jour, le jus d\u2019une moitié d\u2019orange ou 3 cuillerées à soupe de jus de tomates (fraîches ou en conserves) passées au tamis.Fruits cuits.1 cuillerée à soupe de compote de pommes, la pulpe de 2 ou 3 pruneaux confits, 1 à 2 cuillerées à thé de banane bien mûre écrasée.Ces desserts simples peuvent être servis au dîner ou au souper.Eau.Offrez de l\u2019eau bouillie non sucrée au moins deux fois par jour, plus souvent en été.Pour plus de détails, consultez votre médecin et venez aux cliniques régulièrement. 0 2e L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 l LL 7 \u2019 ~ AF Gurazs fi = JE 4 J Gravure au trait inspirée d\u2019une étude d\u2019 Aristide Maillol Les oestrogènes naturels suivants, actifs per os, se montrent efficaces chez toutes les patientes, quelle que soit la gravité du syndrome ménopausique: \u201cPrémarine\u201d (No 866), dans les troubles graves; \u201c\u201cPrémarine\u201d Demi-dose (No 867), lorsque les symptômes sont de moyenne intensité; \u2018\u201cEmménine\u201d, si les troubles sont légers.\u201cPRÉMARINE\u201d \u201cEMMÉNINE\u201d oestrogènes conjugués (équins) oestrogènes conjugués (placentaires) Comprimés No 866\u2014Comprimés No 867 Comprimés No 701\u2014 Liquide No 927 DE PROVENANCE NATURELLE \u2014 HYDROSOLUBLES \u2014 D'UNE PARFAITE INNOCUITÉ BIEN TOLÉRÉES \u2014 PROCURENT UNE SENSATION D'EUPHORIE 358F AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE + Biologistes et Pharmacien + MONTREAL, CANADA XLVI 240 DANGEREUSE À TOUT ÂGE, LA DIPHTÉRIE S'ATTAQUE SURTOUT AUX MOINS DE 12 ANS Plus de six mille enfants protégés au cours de novembre.Une fois guéri, quiconque a souffert de certaines maladies contagieuses, se trouve immunisé parce que l\u2019organisme a acquis la proprié é de résister à une nouvelle attaque de la même affection.En d\u2019autres termes, l\u2019individu s\u2019est, automatiquement, immunisé.Toutefois, c\u2019est là un moyen périlleux d\u2019acquérir une protection spécifique.Toute maladie infectieuse entraîne avec elle un cortège de complications à longue échéance qu\u2019il faut craindre et pour soi et surtout pour les enfants.Une bonne santé ne suffit pas à vaincre les germes de maladies; il est réconfortant de savoir que nous pouvons combattre certaines affections en donnant aux enfants, par exemple, des substances immunisatrices qui le mettent à l\u2019abri des maladies auxquelles les expose la vie quotidienne.: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 i f i.La diphtérie est dangereuse à tout âge, particulièrement chez les enfants de douze ans ou moins; on peut les protéger en les soumettant à l\u2019action de l\u2019anatoxine antidiphtérique.C\u2019est | entre six mois et un an qu\u2019il convient de Line.ter & tous les petits.Cette immunisation pro tectrice se donne en trois doses, à trois semaines! d\u2019intervalle.Votre médecin de famille ou le mé-i decin hygiéniste de votre localité vous donnera tous les renseignements nécessaires.Le ministère provincial de la Santé et du Bien-Etre social, que dirige l\u2019hon.Dr J.-H.-A.Paquette, met à la disposition des comtés dotés d\u2019Unités sanitaires des hygiénistes qui se font un devoir de répondre à toutes les demandes.C\u2019est ainsi que, durant le mois de novembr dernier, ils ont immunisé 3,222 enfants et pratiqué 3,602 immunisations de rappel.En outre 1,236 enfants furent vaccinés contre la variole Ce sont autant de petits qui ne souffriront n de diphtérie, ni de variole.A VENDRE Ameublement de cabinet de consultation et de salle d\u2019attente.Instruments de chirurgie.Stérilisateur (gaz).Chaise d\u2019examen \u2014 cabinet pour instruments, balance, etc.S\u2019adresser à: Mme B.WHITE, - 2015, Avenue Union, Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 XLVII CHOLERETIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée à 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u201d d'Anabile équivaut à environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE CL A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils - se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MEDICAL ET DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDÉE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d « \u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL XLVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 PRATIQUÉE CHEZ S01 OU AILLEURS AH SIMPLIFIE LA RECHERCHE DU SUCRE ET DE L'ACETONE DANS LES URINES PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE PAS D'ÉBULLITIO Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u201cEclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d'ébullition, pas de dosage; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s'il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l'instant.Galates?Réactif à l'Acélone POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L\u2019URINE DANS L\u2019URINE LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES 1.UN PEU DE POUDRE 2.UN PEU D\u2019URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE les marchands d'instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE THE pe LC CLILER COMPANY Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle des couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez (DENCO } | \u2014 \u2014 bp L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 XLIX Est-ce que vous vous êtes aperçu du fait que le jeune enfant qui joue aux tourtes de boue ou qui grandit sur le sol boueux, pour ainsi dire, jouit souvent de la meilleure santé en comparaison de celle d\u2019autres enfants de votre voisinage?Malgré les appréhensions des mères et les admonitions qu\u2019elles adressent à leurs enfants, on peut dire que le sol est la source d\u2019un agent antibiotique puissant doté d\u2019une activité fortement sélective contre les organismes capables de causer beaucoup d\u2019infections sérieuses.Le Concentré de Tyrothricine de la maison Sharp & Dohme est un agent antibiotique puissant dérivé du bacille de sol de Dubos (bacillus brevis).Même lorsqu\u2019il est appliqué en fortes dilutions, il attaque les organismes G.positifs, tels que les pneumocoques, les streptocoques, les staphylocoques, les bacilles de diphtérie et certains bacilles anaérobiques.La Tyrothricine est remarquablement efficace lorsqu\u2019il s\u2019agit du traitement des ulcères superficiels, indolents, des abcès de la peau et des tissus moux, de l\u2019otite moyenne chronique, purulente, de la mastoidite, de l\u2019empyème et de certains types d\u2019infections de blessures.On se sert de la Tyrothricine en diverses forces; l\u2019emploi en est fait ordinairement comme solution isotonique contenant 0.5 milligramme par centimètre cube par l\u2019instillation, l\u2019irrigation ou le pansement mouillé.On peut l\u2019instiller dans de diverses cavités corporelles qui ne communiquent pas avec la circulation du sang (tels que les sinus paranasaux, la vessie urinaire et la cavité pleurale).Tandis qu\u2019elle est fortement efficace comme application topique, elle n\u2019est pas indiquée pour l\u2019injection parentérale ou pour l\u2019emploi oral.Le Concentré de Tyrothricine (pour l\u2019emploi humain) de la maison Sharp & Dohme est fourni comme suit: Paquet contenant une ampoule d\u2019 1 centimètre cube d\u2019une solution concentrée de Tyro- thricine, 25 milligrammes par centimètre cube, et une fiole contenant 49 centimètres cubes d\u2019eau distillée, stérile,exempte de pyrogène, pour diluer le concentré avant l'emploi.On fournit aussi des fioles de 10 et 20 centimètres cubes d\u2019une solution concentrée de Tyro- thricine, 25 milligrammes par centimètre cube.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 5, Ontario.Concentré de TYROTHRICINE GUN DOHME L'action de Foie Spécial employée comme base pour le Beta-Concemin fournit la vitamines B complexe au complet.Ceci a été démontré par des expériences au cours desquelles les plumes des poussins qui avaient, en plus de leur nourriture, la Fraction de Foie qui entre dans la composition du Beta- Concemin devenaient les plus longues, tandis que celles des poussins qui recevaient une nourriture supposée contenir une quantité suffisante de toutes les vitamines connues ne poussaient pas normalement.De plus, cette Fraction de Foie a un effet favorable sur la croissance, la formation de l\u2019hémoglobine et la mortalité des sujets de laboratoire.BETA-CONCEMIN Marque de Vitamine B Complexe Contient la Vitamine B Complexe AU COMPLET L'ÉLIXIR BFETA-CONCEMIN, délicieux et fruité, se vend en bouteilles de 6 onces, 8) 11 : « 2 1 gallon\u2014la dose moyenne est de 2 ou 3 cuillerées à soupe par jour.Les COMPRIMES BETA-CONCEMIN, pratiques, se vendent en flacons de 100 et 1000\u2014la dose moyenne est de 6 comprimés par jour.Les CAPSULES BETA-CONCEMIN AVEC SULFATE FERREUX spécialement destinées au traitement des anémies causées par la carence de fer, se vendent en flacons de 100 et de 1000\u2014]a dose moyenne est de 4 capsules par jour.THE WM.S.MERRELL COMPANY - CINCINNATI, E.U.A.DEPOT CANADIEN: 1705 St.Clair Ave.W., TORONTO 9, Ont.SE a ERE = Ls es FE\u201d a pe = = o + £3 2e a oa a = : \u20ac + ci iy : 8 = = Es 3, S Se su 3 SE = = Le.S = ne = .LY & 2 7 0 2 $ ss Fy = RC 13 i = ; & $ = = 2 5 2 = HH = .# + = \u20ac 2.> a fn es £5 7 \u20ac = + £3 = $ 2 oe 5 25 3 ; i Ee 2 ; = S = = 8 = 3 5 = Ry # se = 5 a | Ë = ax 4 = À = gi = \u201c vd i + HR SE ce Th Gow #4 ae i = a æ se => EA 2 oA, 5 EE a 2 Es @ , 2 5 v 225 oh FRE GE ja arp .% vi % % 2 2 A oF pa .= SA 3 3.7, , 5 2 i i i 5, #5 7 oe, Zi 45 % 2e 7 2 25 Vi iS A 7 7 i oy = Cr 7% 7 > 5% 2 Æ 5 CE 5 % Z 7 i % Zi à 22 2 = 47 ODIO Sr 2 IN ON 4 a 7 \u201ci \u201c4 i 7 ih > 5 ompri sgrippo s'emploient pour soulager t nes la He pagnant fes rhumes, | @ coryza \u20ac sup a 7 & bronchite sthme s toin a \u2018asthme nchiqu 2 i a, 12 22 > mau 128 ¢ tête et les névralg Len 75 5 Z.of MPOSI 7 jé a eto étidine ps phén Acide acéthylsal icylique Œ ii = Chiorhydrate d'aminoxide-atrop ine i ECHANT LLON MED CAL E DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMAND E HERDT & CHART ON \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE 2027 AVENUE DU COLLÈGE McGILL MONTREA HEL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 PARINJECTION| PAR APPLICATION Sa facilité remarquable à stimuler le cœur et à a augmenter le rendement cardiaque, 3 élever la pression sanguine, a contracter les artéres périphériques, a dilater les vaisseaux sanguins et 3 relicher les muscles bronchiaux .fait de PADRENALINE un des plus utiles agents thérapeutiques approuvés par le médecin.Ce qui est encore merveilleux, ensuite, c\u2019est qu\u2019elle est toujours gardée sous la main dans les .sous-cutanée ou intramusculaire, ADRENALINE procure un soulagement symptomatique rapide dans les paroxysmes asthmatiques; est utile pour la prévention et le traitement des autres réactions allergiques; localise et prolonge l\u2019action des anesthésiques locaux.En injection intraveineuse, elle est employée dans les chocs et les accidents dus à l\u2019anesthésie.à cause de son action vaso-constric- tive dans les hémorragies, l\u2019ADRENALINSZ facilite une meilleure vision du champ et aide à diagnostiquer et à traiter certaines conditions se rencontrant dans la pratique, pour les oreilles, le nez et la gorge.dans le passage nasal, l\u2019'ADRENALINE produit une prompte décongestion; dans I\u2019ceil, ADRENALINE diminue la congestion vasculaire, et aide à localiser les corps étrangers.orale, l\u2019ADRENALINE empêche les attaques sévères de l'asthme bronchitique en faisant relâcher les muscles bronchiaux.salles d\u2019opération, les bureaux et la trousse du médecin.Pour permettre l\u2019usage complet de ses nombreuses applications, il y a une forme d\u2019ADRENALINE (Epinéphrine) pour faire face à tous les besoins médicinaux.Solutions 1:100, 1:1000, 1:10,000; Suspensions huileuses 1:500, et les suppositoires et l\u2019onguent.° Sl A WALKERVILLE, ONTARIO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 LIII LARYNGOBIS a définitivement rendu désuets et rejeté dans l'ombre les anciennes médications PPOSITOIRES symptomatiques des infections aigués de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours\u2014exceptionhellement durant trois jours\u2014pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au | malade.| PRESENTATION: POSOLOGIE: jes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 heures.Enfants de 1 & 6 ans: 2 Suppositoire pour ENFANTS par 24 heures.eo) R.A T O1 R E S afar CTTE .:.l=\" Agents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolfe, Montréal * bis-gamma- énylpropyléthylamine RELÂCHEMENT DU SPASME DU MUSCLE LISSE il L A | 8 oO Rr A OUT 0 Rt s all ataue © iv Agents exclusifs \u2014 GRAVET LTÉE 1410 rue Wolfe \u2014 Montréal LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 i A N 10 DO L interne ANTISEPTIQUE PUISSANT.Traitement des infections intestinales.50 à 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.CAROVIT CHLOROPHYLLE ET PRO-VITAMINE A.Fatigue générale.Débilité.Héméralopie.2 pilules 2 fois par jour avant les repas.OCREINE GREMY EXTRAIT TOTAL DU CORPS JAUNE DE L\u2019OVAIRE.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.PANCRINOL du DR.DEBAT EXTRAITS DE FOIE, RATE ET REINS.Traitement de l\u2019anémie et des convalescences.1 ampoule buvable ou une cuillerée à soupe d'Elixir avant les repas.PA N S E RO L PUISSANT TONIQUE NERVEUX.Epuisements.Neurasthénie.Débilitation.1 ampoule de 5 cc.par jour.SULFORAZINE DISSOLVANT DE L\u2019ACIDE URIQUE ET ANTISEPTIQUE URINAIRE.Rhumatismes.Infections urinaires.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.SUPPOSITOIRES C.S.C.TRAITEMENT DES AFFECTIONS BRONCHO-PULMONAIRES.1 à 2 suppositoires par jour.(suppositolres pour adultes et suppositoires pour enfants).VU LCA SE DEPURATIF SOUFRE.Dermatoses.Constipation.Arthritisme.2 à 4 pilules par jour, le matin à jeun ou le soir avant le repas.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL Pt \\¢ 4, OTION SCABANCA rams awsusrons ox 20 E TACHE PAS \u2014- AROMATIQUE - NON SULFUREUSE - SANS GRAISSE à lotion Scabanca a été employée avec succès depuis sept ans \u201cScabanca a très rarement provoqué de dermatite ou d\u2019irri- imme le traitement moderne contre la grattelle.Plusieurs tation de la peau, même dans les cas très infectés, Les ntaines de milliers de cas ont été traités.Des rapports enfants très jeunes peuvént être traités sans inconvénients jiniques démontrent que dans la plupart des cas, un seul sérieux\u201d .(Kissmeyer, Lancet, janvier 2-1937.) \u2018De 400 jaitement a complètement fait disparaître les acares et les écoliers traités, 12 seulement ont eu à reprendre le traite- ntes.Cette lotion au Benzoate de Benzyl est employée ment.Aucune dermatite n\u2019a été observée.\u201d (D.V.Currey, jgulièrement et avec des résultats excellents et constants par Can.Journal of Public Health, juin 1939.) s forces armées, les cliniques de santé publique ainsi que ans la pratique générale.Quantités requises pour le traitement complet: Adultes: 5 ou 6 onces.Enfants: 2 ou 3 onces, Voir notre cata logue, page 33.Fac-similé de l\u2019étiquette à direction \u2014 fournie avec le Sca- banca.2 MEET -C2ERNTPRIET Prière de nous écrire afin de recevoir un traitement d\u2019essai gratuit.LIMITÉE OSHAWA MONTREAL \u201cACHETONS DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE\u201d NVUFACTURIERS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX DISTRIBUTEURS: MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTREAL, P.Q. LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLrrIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 AAA RE A A CAN Le soulagement par la méthode endermique Dans les cas d\u2019affections inflammatoires et congestives \u2014furonculoses, gonflements de glandes, contusions, foulures, aussi bien que pour les affections respiratoires et de la poitrne\u2014l\u2019emplâtre Numotizine aide, de deux manières, à apporter du soulagement: premièrement, par son action locale, calmante et décongestive; secondement, par l\u2019effet systématique du gaiacol et du créosote.La base de kaolin permet l\u2019absorption lente et régulière des agents antifébriles.Four cette raison, il n\u2019y a aucun choc, mais un effet graduel et soutenu.NUMOTIZINE, INC.900 North Franklin Street Chicago, Illinois, U.S.À.Fabriqué au Canada et distribué par Wingate Chemical Company, Limited 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal Ci i RM | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 LVII x ba = SINGER SEWING MACHINE COMPANY Division du Sutureur Chirurgical 700 ovest, rue Ste- Catherine, Montréal, Canada Auriez-vous l'obligeance de m'envoyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée.NOM.ADRESSE.___ VILLE_\u2014 PROVINCE Copyright Etats-Unis, 1946, par The Singer Manufacturing Company.Tous droits réservés pour tous poys.LU-26 LVHI L'UNION MÉDICALE I°JU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 psio® 2 ort\u2019 ?apie © ; \u201d © DÉCIDÉMENT \u2014 Oui Seule l'\u2019expansion à plat\u201d, telle qu'exclusivement offerte par TAMPAX, peut assurer le confort réel.Ce tampon s'adapte si bien aux contours intravaginaux que beaucoup de femmes s'aperçoivent à peine de sa présence in situ.Créé par un médecin pour répondre à tous les besoïns de l'hygiène menstruelle moderne, TAMPAX offre une protection incomparable, en même temps que confort, sécurité, commodité et propreté externe.De récentes études! 23 ont confirmé l'efficacité de TAMPAX dans l'élimination de l'odeur désagréable, la disparition du danger de prurit vulvaire occasionné par le contact de serviettes, ainsi que sa sécurité contre l'irritation et l'arrêt de l'écoulement; de même qu'il permet une plus grande activité durant les menstruations.TAMPAX est offert en trois formats : \" Super \u201d, \" Régulier\u201d et \u2018Junior \u2018\u2019, ayant un pouvoir d'absorption de 45 cc., 30.3 cc., et 20 cc., respectivement, permettant aux femmes avisées de faire un choix selon leurs besoins.Le coupon ci-dessous est à votre disposition pour votre demande d'échantillons.EE EE \u2014 EE VE\u2014 SE ES \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.Brampton, Ontario.| Il me ferait plaisir de recevoir des échantillons de trois formats de Tampax.PUBLICITE ACCEPTEE PAR \u201cTHE JOURNAL OF NOM ore eee eee a aa aan THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION\".AdPESSe tee ene Références: 1.West J.Surg & Gyn., ê 51:150, avril 1943.2.Clin.Med.& p6- Surg., 46:327, août 1939.3.Am.J.Ville.Prov.Obst.& Gynec., 46:259, 1943. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Tenir les médecins et les hôpitaux au courant des tout derniers développe- POU R ments techniques se rapportant aux appareils électro-médicaux et radiologiques, et fournir un service expert YOU S d\u2019inspection et de réglage de ces appareils, voilà deux fonctions très im- S E RVI R portantes de notre maison établie depuis de nombreuses années.\u2018 Un ingénieur de service Victor est presque aussi facile à atteindre que votre appareil téléphonique, car ses quartiers généraux sont à une distance commode de chez-vous.Vous trouverez en lui une source sûre de suggestions utiles au sujet de vos besoins et problèmes individuels, et vous verrez qu\u2019il appréciera toute occasion que vous lui fournirez de démontrer la valeur tangible du service individualisé Victor.Des stocks très complets, entreposés en divers points stratégiques de la Province, nous permetient de vous assurer la promple livraison de vos besoins journaliers en films et réactifs radiographiques, milieux diagnostiques opacifiants, fournitures de chambre noire, etc.Nous serons heureux de répondre à toute demande de renseignements.VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltt.Vhirrent.coù arraical arte side.DISTRIBUTORS FOR GENERAL (GB) ELECTRIC X-RAY CORPORATION OTTAWA: 41 Inglewood Place HALIFAX: 37 Deacon St. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 NTISEPSIE Ses caractères * Comme antiseptique universel, \u201cDettol\u201d est * excellent, car le praticien peut l\u2019employer à * la surface de la peau, dans la blessure ainsi que * sur ses instruments.\u201d RECKITT & *Wakeley, C.P.G.The Practitioner (1942), 149, 50 Cette citation résume une opinion qui se répète dans de nombreux rapports techniques, publications scientifiques et manuels parus au cours des derniers dix ans.Elle mérite que l\u2019on s\u2019y arrête.Ce n\u2019est pas que \u2018Dettol\u2019 soit unique lorsqu'on considère séparément l'une ou l'autre des qualités essentielles, ou au moins désira- bies, que doivent présenter les antiseptiques.Ainsi, il n'est pas le seul à être mortel pour un grand nombre de bactéries pathogènes, y compris le streptocoque pyogène, le staphylocoque aureus, le bacille typhique et le colibacille; même, mis à l'épreuve contre ces organismes, certains antiseptiques montrent un coefficient phénol plus élevé.Plusieurs substances, comme \u2018Dettol\u2019 peuvent conserver un pouvoir bactéricide élevé en présence de sang, de pus et d'autres agents de contamination.Les uns sont sans toxicité, même à pleine concentration bactéricide; les autres COLMAN (CANADA) essentiels peuvent s'employer sans causer de douleur ou sans meurtrir la peau, aussi bien lorsqu'il s\u2019agit d'une application faite à même la chair vive qu\u2019à la surface | de celle-ci; d\u2019autres encore n'\u2019entravent pas le processus naturel de la cicatrisation ou conservent leur stabilité à toutes les températures de traitement et en toutes dilutions; il en est certains, enfin, qui s'emploient sans laisser de taches, qui sont d'usage agréable et d'une odeur plaisante.\u2018 ! Ce qui est spécial à \u2018Dettol\u2019, c\u2019est qu'il réunit dans une très haute mesure toutes ces qualités que doit avoir un antisep- \\t tique idéal d'usage courant.Et c\u2019est à cette remarquable combinaison de qualités que \u2018Dettol\u2019 doit la situation qu'il occupe présentement comme antiseptique ! préféré a tous les autres soit sur le champ | de bataille, soit sur les chantiers, soit dans les postes de secours, soit a 1'usine i et au foyer, et ce, par tout 1'Empire britannique.i Pour le médecin de pratique générale et pour le chirurgien, pour l\u2019obstétricien et la garde-malade, pour le patient et celui qui le transporte, pour la stérilisation de la peau et des plaies ou des instruments; pour tous les cas de pratique qui demandent un antiseptique efficace et sûr; pour la grande chirurgie comme pour les petits accidents\u2014l\u2019antiseptique de choix, c\u2019est \u2018Dettol\u2019.LIMITED, DIVISION PHARMACEUTIQUE, MONTREAL i \u201c\u2014\u2014 MSF mms \\ x L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 LA CREME OBSTETRIQUE \u2018DETTOL\u2019 L\u2019agent antistreptocoque:\u2014\u2018Dettol\u2019; concentration: \u201430%; dans un véhicule spécialement adapté a la pratique courante de l\u2019antisepsie en obstétrique.Les propriétés essentielles Les spécialistes en obstétrique ont trouvé que la meilleure technique est celle qui comporte l'usage de \u2018Dettol\u2019 liquide et de la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019.Ce sont deux préparations non toxiques, non irritantes et qui agissent rapidement dans la destruction du streptocoque hémolytique, cause de la plupart des infections puerpérales.Les avantages spéciaux en obstétrique Toutefois la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 à certains avantages spéciaux en obstétrique.Elle est prête à être employées à la bonne concentration\u2014soit: 30%, de \u2018Dettol\u2019 dans un véhicule approprié; on peut l'appliquer librement sur la peau de la patiente et sur les membranes muqueuses et elle demeure en place.Les usages de la crème \u2018Dettol\u2019 La crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 se prête particulièrement aux applications sur la vulve de la patiente, sur les cuisses et les mains.En faisant la toilette de la patiente que l'on prépare à une opération obstétricale, on devrait enduire de crème \u2018Dettol\u2019 le périnée, les lèvres et le vestibule.On devrait aussi toujours en appliquer une couche sur les gants chirurgicaux avant toute intervention dans le vagin ou l'utérus.Si le travail se prolonge, on devrait l'utiliser périodiquement pour le redésinfection des gants du médecin et de la garde- malade.Bref, la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 est une préparation agréable et un bactéricide effectif particulièrement adapté aux besoins de la pratique obstétricale.LXI \u2018'ECKITT & COLMAN (CANADA) LTD.DIVISION PHARMACEUTIQUE, MONTRÉAL CR 4 -FU IEE LXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 OMNIVALENT ATOXIQUE INDOLORE adopté par GRIPPES INFECTIEUSES À les hôpitaux BRONCHO-PNEUMONIES | de Paris | ERYSIPELES THYPHOIDES SEPTICEMIES PUERPERALES | | Laboratoires COUTURIEUX, 18 Avenue Hockie ; PARIS | Arr dada Sy TOUTES HYPERTHERMIES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTREAL.NUCLEARSITOL ROBIN | GRANULE - COMPRIMES .INJECTIONS MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE | Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS A AMPOULES 2 cmc GRANULE et COMPRIMES Clycérophosphate de Ca.0.125 Glycérophosphate de Soude 0.05 Glycérophosphate de Soude 0.0125 \u2026 Nucléinate de Soude .0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Méthylarsinate discdique .0.01 Crammes par cul ce-dose Cms.par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal. L'UNION MÉDICALE DIJ CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 LXIII odes avancées de l'art mécanique, de la de l'inspection qui ont contribué depuis long- re reconnaître universellement la supériorité RIB-BACK, constituent la raison principale pour la qualité s'est maintenue durant toute la période e la guerre, en dépit de la croissante production exigée par les services de l'armée.Nous n'avons jamais transigé avec la qualité du produit dans le but de faire face aux besoins du gouvernement et ceux du marché national.Nous avons maintenu son tranchant uniforme, sa résistance et sa rigidité, sans dévier des standards établis avant la guerre.Nous insistons de nouveau que chacune des lames qu'on nous achète possède son efficacité tranchante au plus haut degré.Les RIB-BACK demeurent les lames de choix logique puisque la confiance dans la sûreté de la lame est d'importance vitale pour le chirurgien, comme l'économie dans l'achat des lames l'est pour l'acheteur.Adressez-vous à votre fournisseur \\P=>\"\"\" BARD-PARKER COMPANY, INC.Danbury, Connecticut Le LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 PÉNICILLINE SODIQUE - CONNAUGHI- MsioLoG | PHoLOGÉ SALINE ene La PENICILLINE SODIQUE des Laboratoires Connaught, vendue en fioles avec bouchons en caoutchouc et scellées, est une poudre séche qui demeure stable pendant au moins un an si elle est conservée à une température au-dessous de 10° C.(50° F.).Chaque fiole contient 100,000 Unités Internationales.La SOLUTION SALINE PHYSIOLOGIQUE, stérilisée et privée de pyrogénes, est présentée en fioles de 20 cc.avec bouchons en caoutchouc, permettant de préparer facilement différentes dilutions de pénicilline.Ainsi, en ajoutant 20 cc.de solution saline physiologique à une fiole de pénicilline on obtient une solution à 5,000 unités par cc., ou en ajoutant 2 cc.on aura une solution à 50,000 unités par cc.La Pénicilline Sodique des Laboratoires Connaught est un produit de haute qualité exempt de corps irritants.LABORATOIRES CONNAUGHT Université de Toronto Toronto 5, Canada COMMANDEZ VOTRE SOIE EN ACHETANT LES AUTRES SUTURES ETHICON ODITÉ \u2014 Une seule commande renferme tous QUALITÉ \u2014 La soie Ethicon (soie noire tressée) est cles qu'il vous faut.Ajoutez à vos commandes solide \u2014 elle est plus forte que ne le requiert la phar- pduits Ethicon vos besoins en sutures de soie.macopée américaine.Elle n\u2019est pas capillaire, elle est (AL \u2014 avec chaque bobine de soie Ethicon vous à l\u2019épreuve du sérum, elle n\u2019est pas toxique et n\u2019irrite hz des rouleaux vides, ce qui facilite la stérilisa- pas.Elle n\u2019adhère pas non plus aux tissus.:nroulez la soie lâchement sur le rouleau.De Eaçon, vous avez de la soie qui est toujours prête us .- .rr; vous gagnez du temps dans la salle d\u2019opéra- Onze grosseurs régulières, 6-0 à 5 en bobines de 25 verges.( LIMITED ohmic L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Deon quarante-sept ans que l'Aspirin est employé avec succès; il s'est montré des plus sûrs et des plus efficaces.Des millions de gens ont pris de l'Aspirin quotidiennement pour soulager de simples maux de tête, des névralgies et des douleurs névritiques, sans en ressentir de mauvais effets.Il n'est pas étonnant que l'Aspirin soit généralement considéré comme un des analgésiques les plus sûrs \u2014 probablement le plus sûr ASPIRIN de tous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 LXVII SANATORIUM PREVOS Magnifique situation au bord de la Rivière-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs Jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés de neurologie à l\u2019Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des : Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 LXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 Pour le rhume otdinaize.Dès les premiers symptômes d\u2019un rhume, beaucoup de médecins sont d\u2019avis que le traitement devrait inclure un laxatif doux mais efficace.Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est un laxatif doux et un antiacide efficace contre l\u2019acidité gastrique.Dose: Comme laxatif doux Comme antiacide 2 à 4 cuillerées & soupe 1 à 4 cuillerées à thé ou 1 à 4 comprimés Lait de Magnésie PHILLIPS PREPARE SEULEMENT PAR FR \\ TABLETS \\ THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION, a de la Sterling Drug Inc.811 À CONCENTRATED LE = Lun anes A fluid o naar ce Ge | Magne catum Hydro CONTENTS 12 FLUID OU oil so rs TION AND EFFicacy \u20ac bot orked.3 rare 1019 ELLIOTT STREET W.WINDSOR.ONTARIO \u2014 a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, février 1946 ATORIUM de BLOIS 50e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES [ MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de \u2018 \u2018 E [ yr Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.GELINAS, Trois-Ri- rhumatisme, artério-sclérose, in- vières: Dr Benoit JACOB, Trois-Rivières: Dr Rob.VEIL- Ç LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières toxications (morphine, alcool etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas ndmis.PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur.etc.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s'adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRÉ SUR DEMANDE 'SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.LXIX ME = = # 5 D, 8 > metre metre > LS 5 à y = f A 28 = E N « gr a D, N A > 2 3 ob i a + ui cs pet ä % Ë = 2 | vs, Ë i 7 5 | a Es = 4 He fe ca L EF RL an #> a nr 2 Sen HR es > es see a a 0 a 2 a I 2 a\" + i: Q ss i £2 = > & = 9 8 » a mn 9 x 3 AR 3 Dé = = = a ce 0 i] a 0 oa \u20ac 3 si se = 5 = a he: md | os 5 = So a 2 5 = + 0 ce = sors = 9 @ 2 23 + es % 8 es 2 & er 0 2% = a à A sn £2 LA 2: ÿ : cs a e oR ue lat = ES ce Q = ce a seu bi ge £3 2 ag: AN 2 oo of ue = ne 5 < % 2 = Sa By 0 ue Rene - Le @ = \u20ac - PE = 3% i a = 5 a ra : 2 a pe 2 2 = 5 Bn = = = ps Pa 0 0 @ = ee oo ge = 2 @ lp: ge oo 5 fs ee se 5 RE .oe = RE i = co 2 = = 2 T9 a Rs > 5 + = 2s SR na: 3 ve a a 5 A By id a Se ES = 2 » a oe a + S = ed a or i SE a = te ee on ee 5 2 se £53 » = se Li an i 2e ouate A \" era cs id a ai .\u2026 - arms - einen re ER PTE oo nnn oe int à min Re nda PL ENION MED VE Dy Ç ANDY i?Line yy \\fontr al, fe Vitor | lu LXXT WEN PATS (4\u20ac e, e.ov Teale \u2014.x es Steve.pdd Cee.9 ue N°, \"vu.eames.NO) xa! ve J CA) Todor y) ou we -.\u201c0.(=~ EU em \u201creve \u201c4 \"pa y PA at.C4 eV yt = cpu ®/ : LL ee ry @% ep 7 SS I: oy (3%) YF Zo ; v, te J) 4) = A 3) vel A) 2 \u2018 ay (a ve, ay 219110 ¢ e.ee nl D: 25 $ y \\ al \u20ac ANd 3 x\\/) BETH coeq ean .J : A\\:y No) WK uy ee eve / Ji oo.teas a.¥ a wl / Op WW ~ A 200s.) Fens en., Ni w \u20ac gx Tes ces vens \u201c°w @® J v \u2014 ta c'e 2s % 7- © 4 \u201c20e vu.œ.us a N vl AN pl A =\u2019 ea \"ea.2 = \u2014 te œ.Ta anrenmen
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