L'union médicale du Canada, 1 avril 1946, Avril
[" 326st, boul.Saint-Joseph «a ÿ \u2014 Numéro 4 MONTRÉAL, AVRIL 1946 Bulletin de I'Elssociation des (MEdecins de Langue Française de 'Elmérique dou Mord (Fondée a Québec en 1902) WL TUAnion AdEdicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) \\DMINISTRATION iT SECRETARIAT Montréal \u201cN.: LAncaster 9888 XVIII CONGRÈS ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGGE FRANCAISE DE L'AMERIQUE DS NORD QUEBEC 13-14-15 juin 1946 SECRÉTARIAT 128, rue Sainte-Anne Québec Non Seulement Une Simple Fiche EN GÉNÉRAL, le médicin consacre une bonne partie de son temps à traiter des patients dont la situation économique ne peut guère lui assurer ses hono- aires.Ce geste ne dépend toutefois pas de sentiments philantropiques ou émotifs, mais se rattache plutôt au sens profond de responsabilité profes- sionelle.Aux yeux du médecin, tous les indigents sont des êtres humains, non seulement des simples fiches numérotées.Une compréhension sympathique ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) est accordée à chaque patient en plus de toutes les connaissances et habiletés professionnelles.Les manufacturiers d'agents thérapeutiques et médicinaux sont animés par les mêmes principes et leurs contributions sont faites dans un but tout à fait désintéressé.Les plus grandes découvertes en médecine, bactériologie, pharmacologie ou en chimie peuvent souvent être retracées à ces recherches faites dans un but scientifique et non financier.Eli Lilly and Company occupe, depuis longtemps, la première place dans ce domaine et ses Laboratoires de Recherches sont responsables pour le développement de nombreux agents thérapeutiques importants.LIMITED « TORONTO, ONTARIO C Ley [DY GHELIUL oat i Chaque jour, vous avez à traiter de nom- rationnant la distributien, afin de parta breux cas d\u2019insuffisance et, naturellement, équitablement le peu dont nous dispose quand il s\u2019agit d'insuffisance hépatique, | vous pensez à Dycholium, tout indiqué en pareille occasion.Chaque jour, nous aussi nous devons faire face à des cas d\u2019insuffisance, mais de nature différente.Très souvent, à notre plus grand regret, il s\u2019agit d\u2019une insuffisance de Dy- cholium, causée à la fois par une rareté de matière première et par une demande accrue.Nous avons essayé d\u2019apporter une solution juste au problème ainsi créé en ment que d'habitude.La situation peut donc se résumer ain Nous avons du Dycholium en mains, m4 en quantité limitée.En conséquence, d a ce que les approvisionnements devienn plus faciles \u2014 et nous faisons l\u2019impossi pour hâter la venue de ce jour \u2014 N vous prions de patienter et de ne pas ne tenir rigueur du fait que toutes vos ord nances ne sont pas remplies aussi rapi | J > / CET A 7101) JE Por bre 70/18), Le A po } se , .t' .Un programme de santé nationale doit \u2018Inaire l'administration des soins médicaux, #ÿ cnpris l\u2019hospitalisation à tous les vétérans.; 367 Ces soins seront prodigués de préférence par un médecin choisi par le vétéran et payés par l'Association des vétérans selon un plan agréé par cette association et l'Association médicale de l'Etat.80.La recherche pour l'avancement de la science médicale est essentielle dans tout plan de santé nationale.L\u2019incorporation de la recherche médicale dans une Fondation nationale des Sciences telle que proposée dans la législation fédérale à l\u2019étude, est endossée.9o.Les services rendus par des institu-ions philanthropiques de santé comme la « Société Américaine du Cancer », la « Société Nationale de la Tuberculose », la « Société Nationale de la Paralysie Infantile, Inc.», ou des organismes philanthropiques comme « The Commonwealth Fund», «The Rockefeller Foundation » et d\u2019autres corps similaires, ont été immensément bénéficiables au peuple américain.Ces institutions sont le produit naturel du système d'entreprise privée et de démocratie qui prévaut aux Etats-Unis.Leur contribution au plan de santé nationale doit être encouragée et le progrès de telles institutions, quand elles sont sainement administrées, devrait être recommandé.100.À la base de tout progrès dans la santé publique et dans l\u2019atténuation des maladies se trouvent l'éducation sur la santé répandue largement et la diffusion la plus étendue possible de tout renseignement sur la prévention des maladies et leur traitement, éducation effectuée par des agences qui ont toute autorité.L'éducation sur la santé devrait être un devoir de tout service d'hygiène et de tout préposé à la direction de l\u2019enseignement !.1.Sous toute réserve quant à l\u2019exactitude de cette traduction.A tout événement, telle qu\u2019elle est, elle donne plus qu\u2019un aperçu sur le plan présenté.(R.A.) 6 ef go TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE | of AU COURS DE LA MALADIE DES CORONAIRES! { Etude Expérimentale fl 0 Mercier FAUTEUX, F.R.C.S.(C)*, , Boston, Mass.|\" I.\u2014CoNSIDERATIONS GÉNÉRALES SUR LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE.Depuis les expériences de Chirac en 1698, tous les expérimentateurs qui ont pratiqué la ligature de branches coronariennes artérielles ont noté maintes fois la fibrillation ventriculaire et la mort soudaine de l\u2019animal en observation.Cette constatation expérimentale a permis d'établir sur des bases relativement solides l\u2019impression généralement répandue que la \u2018fibrillation ventriculaire est la cause principale de la mort subite à la suite d\u2019une occlusion ou thrombose coronarienne chez un malade souffrant de sclérose des artères du cœur.Avons-nous, tout de même, des preuves irréfutables que les ventricules de l\u2019homme peuvent fibriller?Il n\u2019y a pas de doute que les ventricules de l'homme peuvent fibriller comme les ventricules d\u2019autres mammifères.Le phénomène a été observé de visu.Certains l\u2019ont vu sur des cœurs de suppliciés; d\u2019autres l\u2019ont noté chez des cœurs humains enlevés rapidement du thorax après la mort qui avaient recommencé à battre à la suite de la perfusion des Vaisseaux coronariens; d\u2019autres, enfin, ont constaté les mouvements fibrillaires du myocarde au cours d'opérations chirurgicales.Beck (1) eut l\u2019occasion de les voir à différentes reprises chez des opérés.Personnellement, il m\u2019est arrivé une fois d\u2019observer ce rythme désordonné au cours d\u2019une interven- 1.Ce travail, qui a été présenté aux « Journées Médicales » de la Société Médicale de Montréal le 24 octobre 1945, fut aidé par une contribution provenant du Milton Fund.2.From the Laboratory of Surgical Research of the Harvard Medical School and the Peter Bent Brigham Hospital, Boston, Mass.tion chez un malade.Le cœur fut fibrillé pi une méthode qui fera plus tard l\u2019objet d\u2019urt .Ç autre communication.Avons-nous des preuves que la fibrillatic # ventriculaire peut survenir chez l\u2019homme à { suite d\u2019une occlusion ou d\u2019une thrombose c ronariennes?Chez les malades souffrant de sclérose cor narienne, il est excessivement rare qu'il of possible d\u2019observer une occlusion coronarier ¢ ne lorsque le thorax est ouvert et que le cce bat devant soi.La plupart du temps, un J accident survient dans des conditions tell qu\u2019il est matériellement impossible de recor naitre directement le mécanisme qui arré définitivement le cœur.La seule évidence ; nous possédions que la fibrillation ventric laire peut s\u2019installer à la suite d\u2019une occlusic coronarienne et causer la mort subite ch l\u2019homme repose uniquement sur des con tatations électrocardiographiques.Plusieurs cliniciens ont ainsi pu recueill des tracés chez des malades mourant dans k circonstances que nous envisageons présent : ment.(2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) Les électrocardi grammes montrent bien les modificatiot typiques de la fibrillation.En lisant attentiv ment les histoires de cas qui accompagnel ces tracés, l\u2019on acquiert la certitude que dar quelques cas, tout au moins, l\u2019électrocardi gramme fut réellement pris au moment 0 se développait la fibrillation chez un cœl qui présentait jusqu'alors des contractior coordonnées.Par ailleurs, il est évident qu dans la plupart des cas la fibrillation inscrit sur le tracé n\u2019est qu\u2019une manifestation éle trocardiographique terminale chez un Cœl déjà arrêté et mort depuis un certain temp Il est important de différencier entre la fibri FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE on ventriculaire primitive et la fibrillation Fl vitriculaire terminale.Les deux, bien que d méme nature, ne relevent pas des mémes cises; elles n\u2019offrent pas le même intérêt phogénique et thérapeutique.J'ai déjà iiisté ailleurs sur ce point fondamental.(oir la figure No 1.) ARDIAC MECHANICAL ACTION POSITIVE 369 Nous avons la lexplication de la gravité particulière des occlusions coronariennes brutales et non lentes au cours de la sclérose des vaisseaux du cœur.Ajoutons qu'il est impossible d\u2019en prédire l'issue.La thérapeutique médicale offre-t-elle des moyens efficaces pour combattre la fibrillation A.PRIMARY VENTRICULAR FIBRILLATION CARDIAC MECHANICAL ACTION NEGATIVE Lo 1 .le Ht NO CO-ORDINATED BEATS FIBRILLARY MOVEMENTS | fi FIBRILLATION POSSIBILITY OF CARDIAC RESUSCITATION i ! I ; 8.TERMINAL VENTRICULAR FIBRILLATION 3 ti CARDIAC MECHANICAL ACTION POSITIVE CARDIAC MECHANICAL ACTION NEGATIVE : Lu ! : \"iy, CO-ORDINATED BEATS ; \u201ckg TEIBRILLATION! | NO POSSIBILITY OF RESUSCITATION | a | 6.No 1.\u2014 Les caractères des deux formes de fibrillation ventriculaire sont sommairement ra elés dans ce sché- PP ma.Pour n\u2019avoir pas différencié ces deux types, plusieurs expérimentateurs ont conclu à tort que la fibrillation \u201c ventriculaire était ou pouvait être la cause de la mort provoquée par diverses causes.Comme l\u2019on sait, chaque fois que la fi- 1llation ventriculaire primitive fait suite un accident occlusif coronarien, la mort est amédiate dans tous les cas.Aucune obser- ition clinique n\u2019a été publiée où il est rap- Wté que le cœur reprit un rythme régulier .des contractions capables d'assurer la cir- lation et la vie.À partir du moment où ce 'thme bizarre s\u2019établit, les circulations aor- que et pulmonaire cessent; la pression coro- arienne, comme la pression générale, s\u2019effon- re à Zéro.Il s'ensuit une anémie immédiate u cerveau et de la moelle épinière qui en- aine la mort des centres en peu de minutes.du cœur au cours de l\u2019asphyxie et de l\u2019ischémie cardiaque ventriculaire?Avons-nous des médicaments capables de: (1) prévenir la fibrillation; (2) la faire cesser une fois qu\u2019elle est installée, et (3) restaurer une activité cardiaque efficiente?Certains médicaments ont été conseillés afin de prévenir la fibrillation ventriculaire primitive pouvant faire suite aux occlusions et thromboses coronariennes.Ainsi le sulfate de quinidine a été recommandé par Levine et Steven (10) et Levine et Fulton (11).D\u2019après A.D.Levine (12), cette drogue pourrait augmenter la résistance du cœur contre la fibrillation ventriculaire survenant 370 à la suite d\u2019une stimulation faradique.Smith et ses collaborateurs (13) étudièrent chez le chien les effets de l\u2019administration intraveineuse de la quinidine à la suite de la ligature de l'artère circonflexe.Ils ont trouvé que le myocarde devient plus sensible à l\u2019établissement de foyers \u2018ectopiques, et conclurent que ce médicament n\u2019a guère d\u2019action dans la prévention de la tachycardie paroxystique et de la fibrillation ventriculaires.Par ailleurs, Wégria et Nickerson (14, 15), qui ont étudié l'action de divers médicaments, rapportent que le sulfate de quinidine protège les ventricules du chien contre les effets de l\u2019association benzol-adrénaline et prévient la fibrillation benzol-adrénalinique.Hooker (16) administra à deux reprises de la quinidine dans la cavité ventriculaire du chien en fibrillation et n\u2019eut aucun résultat.Le même expérimentateur utilisa quatre fois cette drogue en injection intracoronarienne chez le cœur de chien isolé et fibrillant.Dans un cas, un semblant d'avantage fut noté: dans deux cas, l'effet fut douteux et mauvais; dans un cas, la fibrillation devint plus marquée.Kirk et Kilpatrick (17) ont rapporté les méfaits de l'injection intraveineuse de la quinidine à la suite d\u2019une occlusion coronarienne.Rakov (18) rapporte une observation clinique de mort subitè au cours de l\u2019administration intraveineuse de sulfate de quinidine chez un malade ayant de la tachycardie ventriculaire à la suite d\u2019un infarctus récent du myocarde.L'auteur observe qu\u2019il n\u2019existe pas suffisamment de preuves pour affirmer que la quini- dine peut prévenir la mort subite secondaire à la fibrillation ventriculaire survenant à la suite d\u2019un infarctus récent du myocarde.Au contraire, ajoute-t-il, cette drogue dans cette condition peut devenir un puissant agent nocif et encourager le développement du rythme fatal qu\u2019elle devait empêcher.Les travaux de Linder et Katz (19) et de McFachern et ses collaborateurs (20) semblent indiquer que la papavérine pourrait être utile.Wégria et Nickerson (14) trouvent, en effet, que ce médicament élève le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L'F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 seuil d'induction de la fibrillation; cependant, : ils ne croient pas qu\u2019il puisse être le moin.( drement efficace une fois que la fibrillation est installée.Tout récemment, Sagall et Dorfman (21) rapportent deux cas de mort subite à la suite d\u2019injection intraveineuse de papavérine.| Que conclure de tout ceci?Il est important de noter tout d\u2019abord que les résultats obtenus par l\u2019expérimentation à la suite de l\u2019usage de ces drogues sont loin d'être concordants.Les effets produits sont tantôt apparemment bons, tantôt nettement inadéquats.Aussi il est bon de souligner que dans la plupart de ces expériences le test dont on s'est servi pour évaluer ces médicaments a été la fibrillation ventriculaire déterminée par les chocs électriques.Le myocarde dans ces conditions est loin d\u2019être le myocarde d\u2019un scléreux coronarien qui soudainement pré sente une occlusion coronarienne.Dans le premier cas, il s\u2019agit de cœurs que l\u2019on peu considérer sains, ayant encore I'aptitude normale à répondre aisément à une médication administrée à un dosage inoffensif.Dans le second cas, le cœur ne réagit pas d\u2019une façon aussi rapide et avantageuse.Souvent il faudra des doses plus élevées, par conséquent plus toxiques, pour obtenir les résultats désirés.Ceci ne va pas sans exposer sérieusement les fonctions cardiaques.Déjà quelques observations cliniques le démontrent très nettement.À la suite de beaucoup d\u2019autres qui ont étudié le mode d\u2019apparition de la fibrillation et les divers moyens de la prévenir ou de la faire cesser, je ne crois pas qu\u2019il soit possible, ; dans les conditions actuelles de la thérapeuti- | que médicale, de faire beaucoup pour pré- | venir cette complication.Par ailleurs, l'on f sait qu\u2019il est impossible de la faire cesser une: f fois qu\u2019elle est installée et, en conséquence, \u2018 illusoire d\u2019espérer une restauration de l\u2019acti- \u20ac vité cardiaque et la réanimation de l\u2019organis- ?me par action médicamenteuse.L'accident occlusif qui tue ne s'annonce généralement pas.Il provoque la mort sou- à vent avant toute possibilité thérapeutique.{ ja tone FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE \\ I; statistiques en effet révèlent qu\u2019environ 9 32 50 pour cent des cas de thrombose coro- x mienne succombent au cours de la première » aique.D'autre part, certains faits demeurent à jjiscutables.Aucun médicament connu ne ; pit inhiber d\u2019une façon systématique les sfteurs capables d'entraîner la fibrillation $ vitriculaire ou rendre le tissu myocardique yirulnérable a cette complication lorsqu'il Ye administré à des doses non dangereuses 4 pir le cœur.Toute médication poussée au ?pnt de diminuer notablement l\u2019irritabilité 3 mocardique \u2014 ce que l\u2019on recherche pour tpvenir la fibrillation \u2014 expose à compro- ft 4 L i Ë ) ; ' F i i | i - F Fic.No 2.\u2014 Chien No 13-44.; chez un chien à thorax ouvert.de l\u2019asphyxie.B.Dérivation IT, à 9 minutes.A tes.lorsque ce dernier tracé fut pris.371 branche coronarienne.Les observations de Merrill (22), Kirk et Kilpatrick (17), et Ra- kov (18) concernant des malades confirment ce fait expérimental.Enfin, aucun médicament utilisé et utilisable en thérapeutique ne peut arrêter le processus une fois établi sans entraîner à la fois l'arrêt définitif du cœur.Même en supposant qu\u2019un médicament pourrait abolir les mouvements fibrillaires sans en même temps déterminer un dommage irréparable du cœur, il est plus que probable qu\u2019il serait impossible de rétablir les contractions myocardiques par la seule administration de drogues.L'expérience obtenue en Tracés électrocardiographiques recueillis au cours de l\u2019asphyxie provoquée par la cessation de la respiration artificielle A.Dérivation II, 7 minutes après le début C.Dérivation II, 4 11 minu- D.Dérivation II, à 13 minutes.Le cœur était complètement arrêté Nous avons au laboratoire de nombreux : tracés identiques a ceux-ci.Jamais la fibrillation ventriculaire primitive ne mitre définitivement P'excitabilité cardiaque.~ Tute médication intraveineuse chez un ma- la en imminence de fibrillation, et à plus ÎCe raison toute médication intracardiaque, _ PIvent suffir, même à faibles doses, pour \u2018, P-voquer ce rythme désordonné et la mort.a) noté ce fait fréquemment au cours d\u2019ex- piences sur le cœur du chien ayant eu quel- ( Q:s minutes auparavant une ligature d'une | > fut notée, soit à l\u2019électro, soit de visu.expérimentation montre amplement la nécessité du massage direct du cœur.Il semble donc que le seul espoir d\u2019éliminer la fibrillation ventriculaire secondaire aux accidents occlusifs coronariens au cours de la maladie des coronaires réside dans la recherche et la découverte: (a) de moyens capables de bloquer définitivement et avant l'apparition d'une occlusion ou thrombose 372 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946: | l\u2019action des facteurs qui causent la fibrillation ou (b) de moyens capables d'augmenter efficacement la résistance du cœur contre ces facteurs eux-mêmes.Il est évident que cet objectif ne peut pas être atteint avant d\u2019être crois avoir démontré par de nombreuses ¢ 4! périences sur le chien que l\u2019ischémie card.y.que per se n'entraînait apparemment jam ç# la fibrillation ventriculaire primitive, d'autres termes la fibrillation ventriculas # 6! fp 48 3 i i | } ( | I x 8 | x Li i a À 2 3 dl a 4 Fic.No 3.\u2014 Chien No 188-44.Tracés électrocardiographiques recueillis au cours d'une hémor- : .ragie fatale causée par la section délibérée de l\u2019aorte abdominale.A.Dérivations 1, IT et III, LU avant le commencement de l'expérience.B.Dérivation II, une minute apres le début de > l'hémorragie.C.Dérivation II, à deux minutes.D.Dérivation II, à dix minutes.E.Déri- li vation II, à quinze minutes F.Dérivation IT, à vingt minutes.G.Dérivation IT, à vingt-deux | minutes.H.Dérivation II, à vingt-cinq minutes.A la prise de ce dernier tracé, il y avait | longtemps que le cœur avait cessé de battre.Jamais, au cours de telles expériences, l'arrêt du cœur ne fut entraîné par la fibrillation ventriculaire.Nous avons de nombreux tracés pour le démontrer.bien fixé sur les causes de la fibrillation ventriculaire aux cours des accidents en question.La plupart des expérimentateurs et des cliniciens intéressés dans l\u2019étude du mécanisme de production de la fibrillation au cours des occlusions des coronaires considérent que la cause de ce phénomène est l\u2019ischémie cardiaque qui résulte du blocage coronarien.Je qui tue.L\u2019asphyxie ne détermine pas cet - complication.(Voir la figure No 2) Le ft f de saigner à mort l'animal n\u2019entraîne Ù : \u2019 A A t mais l'arrêt du cœur par ce rythme dés donné.(Voir la figure No 3) La ligatë ; simultanée des deux artères coronaires à le orifice aortique ne provoque pas la fibril 3 tion.(Voir la figure No 4) Dans toutes 6 \u2018 4 3 ; pd j> d'erses conditions pathologiques ischémiant Sl -œur, la mort de cet organe survient pro- (agssivement et il ne s\u2019arrête complètement \u201cqaprès avoir présenté des contractions de \"ps en plus faibles et de plus en plus es- .+prées.Les choses sont loin de se passer ainsi \u201824a suite d'une occlusion coronarienne lors- ge la mort survient causée par la fibrillation :d cœur.Chez l\u2019animal en observation, le cur continue de battre vigoureusement com- I, 4 16.No 4.\u2014 Chien No 192-43.Tracés électrocardio- y graphiques recueillis à la suite de la ligature simul- $ tanée des deux artères coronaires à leur origine w aortique.A.Dérivation II, 30 minutes après la + ligature des deux vaisseaux.B.Dérivation II, 40 #® minutes après.C.Dérivation II, 50 minutes apres.D.Dérivation II, 60 minutes après.E.Dérivation II, 70 minutes après.F.Dérivation II, 80 minutes apres.Inutile de dire qu\u2019à la prise des derniers tracés le cœur avait depuis longtemps cessé de battre.La fibrillation ventriculaire n\u2019apparut jamais au cours de telles expériences qui nous semblent les plus démonstratives.BWW 4 #1 si rien d\u2019anormal n\u2019était survenu.La + Jession artérielle se maintient au même ni- \u2026 \\au qu'avant l\u2019occlusion ou s\u2019abaisse quelque ! ju.L\u2019on s\u2019étonne que le cœur puisse s\u2019a- ; (pter si aisément au désordre que l\u2019on vient 4 produire dans sa nutrition quand, sou- » C(inement, souvent même sans aucun signe 3 Jémonitoire, sauf parfois quelques extrasys- ; les ou salves d\u2019extrasystoles, la fibrillation 4 ntriculaire se développe et termine l\u2019expé- \u2018y ?nce.Chez l\u2019homme, les choses se passent y \u2018uvent exactement de la même façon.Les 4 temples ne manquent pas.Un homme F; \u2018arche sur la rue, ou se trouve à lire paisi- jy ement à la maison ou est en train de jouer i ne partie de golf.Il tombe foudroyé souvent FAUTEUX: TRAITEMENT PREVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE 373 méme sans avoir le temps de proférer une plainte.Il y a là quelque chose qui indique plus que l\u2019anémie du cœur! L'on ne meurt pas d\u2019une manière aussi brutale au cours de conditions purement ischémiques du myocarde.L\u2019anoxémie du cœur est un processus relativement lent, prenant toujours au moins quelques minutes avant de produire l'arrêt définitif des ventricules; et des signes variés et non équivoques indiquent généralement la souffrance du myocarde avant la mort du cœur.Quels sont donc les facteurs de la fibrillation ventriculaire primitive dans l\u2019occlusion coronarienne si ce n\u2019est pas l\u2019ischémie cardiaque per se?Dès 1935, c\u2019est-à-dire au début de mes travaux en pathologie coronarienne, plusieurs constatations expérimentales et cliniques m\u2019autorisaient à soupçonner qu'un élément nerveux et non ischémique se trouvait à l\u2019origine du développement de la fibrillation au cours des occlusions coronariennes.C'est pourquoi mes premiers travaux portèrent sur l\u2019étude des effets de la coronariectomie seg- mentaire, croyant que cette intervention pourrait peut-être bloquer certains réflexes d\u2019'origine coronarienne que je considérais à la suite d\u2019autres responsables de l'initiation du désordre rythmique.La fibrillation ventriculaire est apparemment toujours le résultat d\u2019une stimulation extracardiaque ou cardiaque de fibres myocardiques en état de réceptivité, c\u2019est-à-dire ayant conservé leurs propriétés d\u2019excitabilité.Je crois avoir suffisamment prouvé que, parmi les agents capables de causer à la suite d\u2019une occlusion coronarienne la stimulation cardiaque nécessaire au déclenchement de la fibrillation, le principal, pour ne pas dire l\u2019unique, réside dans des modifications brusques et localisées de la pression coronarienne avec comme résultante des réflexes entraînant cette complication mortelle.Dans une note à la Société de Biologie de Montréal en 1943, je rapportais sommai- 374 rement certaines expériences montrant les effets de variations brusques de la tension coronarienne localisées en un segment du système nourricier du cœur.(23) Ces réactions tensionnelles subites ont pour effet de distendre brusquement certaines branches coronariennes anastomotiques intramyocardi- ques, naturellement de petit calibre et par conséquent non préparées pour absorber soudainement un apport de sang qui, dans les conditions normales de la circulation coronarienne, ne se présente pas à leur niveau.Cette distension devient le stimulus nécessaire et suffisant pour déclencher des réflexes conduisant à la fibrillation ventriculaire.A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 ° f ques minutes après l\u2019occlusion par un procéd f quelconque pouvant produire\u2019une élévatioy f | brusque de la tension coronarienne en y segment du réseau, l\u2019on devenait justifié à considérer ce facteur tension comme la caus { de la fibrillation.\u2019 Les procédés utilisés furent: 1° l'occlusio! et la désocclusion de l\u2019aorte chez des chien vagotomisés (voir les figures 5 et 6); 2]; perfusion sous tension de sang, de Ringe ou de sérum physiologique dans le segmen coronarien sous-jacent à la ligature (voir le figures 7 et 8); 3° l\u2019injection intracardiaqui d\u2019adrénaline.(Voir les figures 11 et 12) Dan tous les cas où la tension coronarienne fu Fic.No 5.\u2014 Chien No 224-45.Courbe de la pression artérielle au cours de l\u2019occlusion de l'aorte chez un animal |.vagotomisé et ayant une ligature sur la branche descendante antérieure de l'artère coronaire gauche.A.Au cours de l'occlusion de l'aorte pratiquée une première fois durant une minute.B.Au cours de l\u2019occlusion de l'aorte pratiquée une deuxième fois.Trente secondes après le début de l\u2019occlusion, la fibrillation ventri- | culaire primitive apparaît.Voici, sommairement rappelées, les expériences qui semblent bien démontrer cette manière de voir.Des chiens furent préparés de la façon suivante.La branche descendante antérieure ou la branche circonflexe de l\u2019artère conoraire gauche fut isolée et liée à un niveau tel que la fibrillation ventriculaire ne complique pas l\u2019occlusion avant généralement une heure ou plus après la ligature.Il s\u2019ensuivait que, si la fibrillation pouva't Être provoquée quelques secondes ou quel- | | élevée brutalement par ces différents procédés, la fibrillation ventriculaire primitive se dé § veloppa rapidement.Il v a lieu de croire que § les choses doivent se passer de la même manière chez l\u2019homme à la suite d\u2019une occlusion coronarienne dans un réseau coronarien non À préparé à l'avance par la circulation collaté- 4 rale.Immédiatement après l\u2019occlusion, il 4 s'établit dans le système coronarien des désé- 4 quilibres circulatoires et des déséquilibres 4 4 3 » FAUTEUX: TRAITEMENT PREVENTIF DE tsionnels.Qu\u2019une élévation de pression «produise brusquement dans le réseau anas- unotique en voie d'établir des compensa- uns circulatoires, les conditions idéales pour développement de la fibrillation ventricu- kre se trouvent réalisées.LA FIBRILLATION VEN TRICULAIRE 375 Deux procédés chirurgicaux combinés nous semblent capables de réaliser cette prévention d\u2019une façon permanente.L'un, la ligature de la grande veine coronaire, et l'autre, la neurectomie péricoronarienne.Différentes et multiples expériences nous montrèrent la Fic.No 6 \u2014 Chien No 180-44.Tracés électrocardiographiques recueillis au cours de l\u2019occlusion et la désocclusion de l\u2019aorte chez un animal vagotomisé et ayant une occlusion de la branche descendante antérieure de l'artère coronaire gauche pratiquée quelques minutes avant les manœuvres sur l\u2019aorte.A.Dérivation II, (a) immédiatement au début de l\u2019occlusion aortique; (b) 50 secondes plus tard; (c) 80 secondes plus tard.B.Dérivation II, au moment où le barrage de l'aorte fut levé.La fibrillation ventriculaire primitive apparut très rapidement.Que peut-on faire afin de prévenir d\u2019une £on permanente les effets nocifs de ces Lisques élévations de la pression corona- rnne?valeur de cette opération pour empêcher les complications immédiates et tardives d\u2019une occlusion coronarienne.Certaines de ces expériences ont déjà été rapportées sommai- Fic.No 7.\u2014 Chien No 36-44.Courbe de la pression artérielle chez un animal ayant une occlusion de la branche descendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche, chez qui, quelques instants après, l\u2019on injecte dans le segment distal du vaisseau occlu du sang de l\u2019animal prélevé quelques minutes auparavant.La fibrillation ventriculaire primitive se développe en une minute et trente secondes après le début de la perfusion.La première chute de pression sur le tracé correspond à la ligature artérielle.La deuxième chute de pression correspond au début de la perfusion de sang. 376 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 | pl rement ou en détail dans maintes communications.(24, 25, 26, 27, 28) La ligature de la grande veine coronaire accélère le développement du calibre des vaisseaux anastomoti- ques, ce qui permet à ces vaisseaux d'absorber plus aisément, sans entraîner de distension Fic.No 8.\u2014 Chien No 36-44.Tracés électrocardiogra- phiques recueillis au cours de la perfusion de sang dans le segment distal de la branche descendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche.Dans cette figure, l\u2019on voit les altérations de la dérivation II prise d\u2019une façon continue dans la dernière partie de l\u2019expérience jusqu\u2019au développement de la fibrillation ventriculaire.dangereuse de leurs parois, un apport sanguin soudainement plus considérable.La neurec- tomie péricoronarienne bloque tout réflexe originant de la paroi vasculaire coronarienne, par conséquent intercepte l\u2019action nocive d\u2019une distension pariétale excessive, abolit les ! spasmes caronariens et fait disparaître gi\u201d douleurs angineuses.J Je voudrais dans cette communication gi\" porter une autre preuve expérimentale ug démontre que la neurectomie péricoronariyg\u201c ne associée à la ligature de la grande veep coronaire est une opération qui peut aig singulièrement dans le traitement préverfe* de la fibrillation ventriculaire au cours deg! maladie des coronaires.114 ar II.\u2014LE TEST A L\u2019ADRENALINE a L\u2019adrénaline, administrée à dose suffisar, détermine entre autres effets: (a) une bruscef élévation de la tension artérielle, et (b) ved intense augmentation de la consommatig d\u2019oxygeéne au niveau du myocarde qui np que partiellement compensée par l\u2019augmen-t tion simultanée du flot coronarien.Lad naline peut donc réaliser, entre autres eff, une élévation brutale de la tension coron¢ rienne et reproduire des conditions anos miques du myocarde.Ces conditions ano miques qu\u2019elle provoque se manifestent dis f les altérations de l\u2019électrocardiogramme.(st altérations sont comparables à celles que l'a 4 observe au cours de la maladie des coronain 4 Elles sont: (a) une élévation ou une dépt + sion du segment S-T; (b) des altérations ey l\u2019onde T, allant du type en clocher (T +! phyxique) à l\u2019inversion complète; (c) la ph longation de l\u2019intervalle Q-T; (d) des ext- .systoles, de la fibrillation auriculaire et mée de la fibrillation ventriculaire.(29, 30, 31 ¥ Ces effets de l\u2019adrénaline sur la tensil À i : * coronarienne et sur le cœur lui-même nous ct paru intéressants a étudier afin de voir si 13 vues sur le mécanisme de production de! fibrillation ventriculaire au cours des occk sions coronariennes étaient justes et de vc si réellement la neurectomie péricoronarien\u2019 associée à la ligature de la grande veine cot \u201c naire était une opération capable de préver la fibrillation ventriculaire survenant da\u2019 ces conditions pathologiques., Trois groupes de chiens furent préparé 5, FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE ti J Dai le premier, comprenant un groupe de hits à cœur intact, l\u2019effet de l'injection in- \u201crardiaque de deux centimètres cubes d'une al ion d\u2019adrénaline 1:1000 fut étudié.Dans - cond, comprenant un groupe de chiens mat eu immédiatement à l\u2019avance une liga- \u2018 \u2018arcoronarienne, l\u2019effet de la même injection \u2018Mnobservé.Enfin dans le trois:ème, com- \u2018preane une groupe de chiens préparés long- sems à l\u2019avance par la neurectomie périco- forrienne associée à la ligature de la grande vei: coronaire, la méme ligature utilisée 377 fois le cœur exposé, deux centimètres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.Immédiatement la pression artérielle s\u2019élève brusquement.Le cœur présente une tachycardie marquée et des irrégularités.Graduellement, la pression redescend au niveau enregistré avant l'injection, et le cœur recouvre son rythme normal.(Voir les figures 9 et 10) Protocole No 2.Chien No 01-45.Une fois le cœur exposé, deux centimètres cubes d'adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule Fic.No 9.\u2014 Chien No 229-41.Tracé de la pression artérielle au cours et à la suite j d\u2019une injection intracardiaque de deux centimètres cubes d\u2019adrénaline chez l\u2019animal à cœur intact.après.| au niveau présenté avant l\u2019injection.\u2018dai le second groupe fut pratiquée et l\u2019effet de injection intracardiaque de la même dose d'irénaline utilisée dans les deux groupes | prédents fut noté.Toutes ces expériences bunt faites sous anesthésie générale au Nem- \u201cbul intraveineux et sous pression positive.L'tère carotide gauche fut préparée de fa- (0 à enregistrer les variations de pression.Dcélectrocardiogrammes furent pris à diffé- \u2018Yeis intervalles.Groupe 1 ing chiens furent utilisés dans cette série.rotocole No 1.Chien No 229-41.Une A.Au début de l\u2019injection.Le cœur recouvre son rythme normal et la pression artérielle revient B.Vingt- cinq minutes gauche.La pression artérielle monte de 65 mm.Hg à 164 mm.Hg en moins de 15 secondes.Elle continue de s\u2019élever pour atteindre 194 mm.Hg.Deux minutes et trente secondes après le début de l'injection, elle commence à s\u2019abaisser.Neuf minutes après le début de l'injection, elle est à son niveau normal.Protocole No 3.Chien No 02-45.Une fois le cœur exposé, deux centimètres cubes d'adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.La pression artérielle normale était 152 mm.Hg.Au début de l'injection, elle se trouve 154 mm.Hg.Immédiatement après 378 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Fic.No 10.\u2014 Chien No 229-41.Tracés électrocardio- graphiques recueillis au cours de l\u2019expérience.À.Tracé de contrôle, dérivations I, II et IIÏ avant l'injection intracardiaque de deux centimetres cubes d\u2019adrénaline.B.Dérivation I au commencement de l'injection.La fibrillation auriculaire est due aux manipulations de l'auricule gauche au moment de l'introduction de l\u2019aiguille.C.Dérivation II, quelques secondes après le début de l\u2019injection.D.Dérivation II, quelques secondes après le tracé pré- cédent.E.Dérivation II, environ une minute après le début de l\u2019injection.F.Dérivation II, une minute et trente secondes après le début de l\u2019injection.G.Dérivation II, six minutes après l\u2019in- jJection.H.Dérivation Il, quinze minutes après l'injection.l'injection, elle oscille durant 45 secondes entre 165 et 180 mm.Hg.Alors elle présente une élévation continue, atteignant rapidement de 206 mm.Hg.Par la suite, l\u2019on assiste à ue 01 baisse graduelle, et à la fin de l\u2019expériencea pression revient au niveau enregistré , début de l'expérience.Le cœur recouvre 5 f rythme normal.a Protocole No 4.Chien No 03-45.Une fy le cœur exposé, deux centimètres cubes d.| drénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricte gauche.À ce moment la pression artérie oscille entre 60 et 80 mm.Hg.Au cours : l'injection, la pression s\u2019élève brusquement it x Fic.No 11.\u2014 Chien No 150-45.\"Tracé de la pression artérielle au cours et à la suite d\u2019une injection intracardiaque de deux centimètres cubes d\u2019adrénaline chez l\u2019animal ayant eu quelques minutes auparavant une ligature coronarienne.A.Pression | normale avant l\u2019expérience.B.Pression immédiatement avant et après la ligature coronarienne.Le moment précis de l\u2019occlusion est indiqué par la, | légère chute de pression.C.Pression au cours de Tlinjection d\u2019adrénaline.La fibrillation ventri-: culaire primitive se développe en 45 secondes.| 218 mm.Hg où elle se maintient à peu prè 50 secondes.Après, elle retrouve son nivea ¢, normal en six minutes.Le cœur recouvre so: rythme normal.* ¥ a Protocole No 5.Chien No 04-45.Une foi , le cœur exposé, deux centimètres cubes d'a * drénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricuk 4 gauche.À ce moment la pression est 100 mm ; Hg.En moins de 10 secondes après le débu * de l'injection, elle s\u2019élève brusquement au dessus de 280 mm.Hg et se maintient à ce * niveau un peu plus d\u2019une minute.Par I FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE à sue, elle redescend graduellement à son à niau normal.Treize minutes après le début h del\u2019injection, la pression est constante, soit 1 à 20 mm.Hg.A la suite de l\u2019injection, le car comme dans les précédentes observations © 1.No 12.\u2014 Chien No 150-45.Tracés électrocardio- raphiques recueillis au cours de l\u2019expérience.A.I'racé de contrôle, dérivations I, II et III avant le lébut de l'expérience.B.Dérivations I, II et III rises 3 minutes après l\u2019occlusion de la branche - lescendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche.2.Dérivation II, juste avant l\u2019injection d'adréna- ine.D.Dérivation II, au moment même de l\u2019in- ection.E, F et G.Dérivation II prise à différents ntervalles après l'injection.H.Dérivation II, 45 } secondes après le début de l\u2019injection.Fibrillation \u2018entriculaire.- Pliente un rythme très rapide, affolé, mais * Teuvre graduellement un rythme normal.379 Groupe II Cinq chiens furent utilisés dans cette série.Le thorax fut ouvert comme dans les expériences du précédent groupe, le péricarde fut incisé largement.La branche descendante antérieure de l'artère coronaire gauche fut libérée de son lit myocardique à environ deux centimètres de l\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire gauche.Elle fut dans tous les cas immédiatement liée.Protocole No 1.Chien No 150-45.Dix-sept minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimètres cubes d'adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.La fibrillation ventriculaire primitive se développe en 45 secondes.Le cœur fut enlevé du thorax.Le niveau de la ligature fut contrôlé et les ar- téres coronaires injectées.Coronogramme: type 2 et 4.Dans toutes nos expériences portant sur le cœur, les artères coronaires furent injectées immédiatement après la mort de l\u2019animal.Par ces injections, il a été possible de constater les principaux types d\u2019'anastomoses coronariennes chez le chien.Dans une communication ultérieure, ces différents types d\u2019anastomoses seront décrits.(Voir les figures 11 et 12) Protecole No 2.Chien No 151-45.Dix minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimetres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l'auricule gauche.Elévation typique de la pression artérielle.La fibrillation ventriculaire primitive se développe en une minute et sept secondes.Le niveau de la ligature fut contrôlé et les artères coronaires injectées.Coronogramme: type 4.Protocole No 3.Chien No 152-45.minutes après l\u2019occlusion artérielle, centimetres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l'auricule gauche.Exactement deux minutes aprés le début de l'injection, la fibrillation ventriculaire primitive appa- rait.Le niveau de la ligature fut contrôlé et les artères coronaires injectées.Coronogram- me: type 6.Protocole No 4.Chien No 156-45.Huit deux Six 380 minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimetres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.La fibrillation ventriculaire primitive se développe en deux minutes.Le niveau de la ligature fut contrôlé et les artères coronaires injectées.Coronogramme: type 2.Protocole No 5.Chien No 194-44.Environ dix minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimètres cubes d\u2019adrénaline sont injectés dans l\u2019auricule gauche.Comme dans toutes les expériences précédentes, brusque élévation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 aseptiques, le thorax fut à nouveau ouve § et la branche descendante antérieure de ]\u2019; # tère coronaire gauche fut libérée de son ç # myocardique et immédiatement liée à envir, à deux centimètres de l'origine aortique | l'artère coronaire gauche.Quelques minus 4 après l'injection d\u2019\u2019adrénaline fut pratiqui Protocole No 1.Chien No 169-45.Vin.huit jours après la neurectomie péricoror.rienne, l\u2019on pratique le test à l\u2019adrénalir, § Cinq minutes après l\u2019occlusion artérielle, dex ¥ centimètres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 so ¥ Fic.No 13.\u2014 Chien No 255-45.Tracé de la pression artérielle au cours et à la suite d\u2019une première injection d\u2019adrénaline de deux centimètres cubes au niveau de l\u2019auricule gauche A chez un animal préparé à l\u2019avance par la neurectomie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire chez qui 41 jours après cette opération fut pratiquée une ligature de la branche descendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche.de la pression artérielle qui est suivie par 1.développement de la fibrillation ventriculaire primitive.Le niveau de la ligature fut contrôlé et les artères coronaires ne furent pas injectées.Groupe III Cinq chiens furent utilisés dans cette série.Dans une première opération, la neurectomie péricoronarienne associée à la ligature veineuse coronarienne fut pratiquée.Environ un mois après cette intervention, sous conditions | injectés dans l'auricule gauche.Immédiat ment l\u2019on assiste à une élévation brusque la pression artérielle qui atteint au delà ¢ 260 mm.Hg et reste à ce niveau envirc trente secondes.Ensuite la pression artériel s\u2019abaisse plus ou moins brusquement a 1! mm.Hg.Trois minutes et quinze second après le début de l'injection, la pression \u20ac de retour à 130 mm.Hg, niveau enregist avant le début de l\u2019expérience.La fibrillatic ventriculaire ne se développe pas.Noir se' lement l\u2019animal survit à ce test, mais il surv à l\u2019occlusion coronarienne.Il fut gardé sot FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE ¥ | {ob vation 54 jours avant d\u2019être sacrifié.Il * futoujours en excellente santé.A l\u2019autopsie, .Ma igature fut trouvée à deux centimètres * del\u2019origine aortique de l\u2019artère coronaire \"ga he.Les artères coronaires furent injectées.i y Conogramme: type 4.la rotocole No 2.Chien No 171-45.Quaran- ge Hurs apres la neurectomie péricoronarien- pel'on pratique le test a l'adrénaline.Une Ÿ miute après l\u2019occlusion artérielle, deux cen- lgirtres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont in- 381 Protocole No 3.Chien No 200-45.Trente- cinq jours après la neurectomie péricoro- narienne, l\u2019on pratique le test à l\u2019adrénaline.Sept minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimètres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l'auricule gauche.De 90 mm.Hg, la pression monte assez rapidement a 244 mm.Hg.Puis elle s\u2019abaisse graduellement pour atteindre un niveau constant à 120 mm.Hg.Le cœur ne fibrille pas.L'animal, malgré l\u2019occlusion, survécut et demeura en excellente santé apparente jusqu\u2019au moment où Fic.No 14, Chien No 255-45.Tracé de la pression artérielle au cours de la seconde injection de deux centimètres cubes d\u2019adrénaline dans la cavité auriculaire gauche.La fibrillation ventriculaire ne se développe pas.jecs dans l'auricule gauche.Elévation brique de la pression artérielle normalement à :8 mm.Hg à au dela de 260 mm.Hg.(Ce: haute pression persiste durant un Pet plus de trois minutes et revient \u2018grauellement au niveau normal.Le cœur ne fibille pas.Malgré ce choc brutal, la présence (due occlusion d\u2019une branche importante \u201cdu ystème coronarien artériel et la création due insuffisance tricuspidienne quelques Mintes après l\u2019occlusion artérielle, le chien Suricut.I1 est toujours vivant 153 jours apres la Jature de la branche descendante anté- Tee de l\u2019artère coronaire gauche.il fut sacrifié, soit 19 jours après la ligature.A Tautopsie, cette ligature fut trouvée à 1.8 cm.de l'origine aortique de I'artére coronaire gauche et intéressait la branche descendante antérieure.Les artéres coronaires furent injectées.Coronogramme: type 2 et 5.Protocole No 4.Chien No 220-45.Trente- quatre jours après la neurectomie péricoro- narienne, l\u2019on pratique le test à l'adrénaline.Un peu plus de dix minutes après l\u2019occlusion artérielle, deux centimètres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.La pression de 122 mm.Hg s\u2019élève 382 brusquement au delà de 260 mm.Hg et se maintient à ce niveau un peu plus de deux minutes.La fibrillation ventriculaire ne se développe pas.Le cœur recouvre un rythme normal.Malheureusement ce chien ne fut pas conservé.Il aurait été intéressant de voir s\u2019il aurait survécu à la ligature coronarienne.À l\u2019autopsie, cette ligature fut trouvée à deux centimètres de l\u2019origine aortique de l'artère coronaire gauche, intéressant la branche descendante antérieure.Les artères coronaires furent injectées.Coronogramme: type 3 et 4.Fic.No 15 \u2014 Chien No 25-45.Tracés de la pression artérielle à différents intervalles à la suite de la seconde injection d\u2019adrénaline.À.artérielle.B.20 minutes plus tard.C.24 minutes plus tard.D.30 minutes après l'occlusion, soit 17 minutes après la seconde injection d\u2019adrénaline.Protocole No 5.Chien No 255-45.Quarante et un jours après la neurectomie péricoro- narienne, l\u2019on pratique le test à l\u2019adrénaline.Une minute après l\u2019occlusion artérielle, deux centimètres cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés dans l\u2019auricule gauche.Vu la présence de nombreuses adhérences au niveau de l'auricule, il est impossible d'affirmer que l\u2019injection est faite entièrement dans la cavité auriculaire.Ce qui semble justifier cette impression est le fait que la pression artérielle ne s\u2019élève pas brusquement comme dans toutes les autres expériences.L'élévation se produit graduellement, atteignant 200 mm.Hg en environ deux minutes où elle se maintient L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 pour un certain temps.La fibrillation vd.fil triculaire ne se développe pas.Non satisi # du résultat qui ne cadre pas avec les pref dentes observations, l\u2019on arrive à la conclusp¥ que l'injection n\u2019a pas pénétré tout entig dans les cavités cardiaques, mais uniquemp dans la musculature.Il est donc décidé|e répéter le test.Treize minutes après l\u2019oca sion artérielle, et à un moment où la pressy artérielle est 132 mm.Hg, deux centimèt cubes d\u2019adrénaline 1:1000 sont de nouv injectés dans l\u2019auricule gauche qui dans l 18 minutes après occlusion tre-temps a été libérée de ses adhérer Elévation brusque immédiate de la pres artérielle qui atteint au delà de 300 mm.! en dedans d\u2019une minute.Par la suite J s\u2019abaisse graduellement pour atteindre lq trentiètme minute après l\u2019occlusion artéril son chiffre normal, soit 120 mm.Hg.- fibrillation ventriculaire ne se développe ! Le cœur recouvre son rythme normal.chien est encore vivant, soit 86 jours ay la ligature de la branche descendante arty rieure.Par ailleurs, son état de santé paf excellent.(Voir les figures 13, 14, 15, Ile, 17).5 { 3 4 i i i ea fl FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE 383 di} COMMENTAIRES line n\u2019a pas provoqué la fibrillation ventri- N4 es résultats obtenus dans ces trois groupes culaire.Il y avait lieu de s'y attendre.Chez ly ;périences sont intéressants parce qu\u2019ils ces animaux, l\u2019élévation brusque de la pres- \u201cx tent en évidence certains phénomènes im- sion coronarienne se produit dans tout le lt ly ts ii ke me =.: Fad = \u2014 ecg ee 1 Fic.No 16.\u2014 Chien No 255-45.Tracés électrocardiographiques recueillis au yo cours de l\u2019expérience.A.Dérivations I, 11 et III prises avant toute intervention ) chez I'animal B.Dérivations I, IT et III immédiatement après la neurecto- 3 mie péricoronarienne associée à la ligature de la grande veine coronaire.A : C.Dérivations I, IT et III 41 jours après cette opération et juste avant la ligature de la branche descendante antérieure de l\u2019artère coronaire gauche.y D.Dérivation IT, après l'occlusion artérielle et au moment de la première 3 injection d\u2019adrénaline.La marque blanche à la partie supérieure du tracé i indique le début de l'injection.E.Dérivation IT, trente secondes après.?F.Dérivation II, au commencement de la seconde injection d\u2019adrénaline.i G.Dérivation II, 7 secondes apreés.H.Dérivation II, 1 minute et 46 secondes J plus tard.; : .: : 4Pxtants de la circulation coronarienne dans réseau coronarien d\u2019une manière uniforme.dé conditions normales et pathologiques.Comme la résistance qu\u2019offrent deux branches Dis le premier groupe, l'injection d\u2019adréna- coronariennes principales unies par des bran- 384 ches anastomotiques est égale, il ne peut pas y avoir de circulation à travers ces ponts anas- tomotiques et par conséquent il ne peut pas y avoir de distension brutale de ces fines connections artérielles.Il en résulte que les conditions coronariennes nécessaires pour déclencher la fibrillation ne sont pas existantes.Dans le second groupe, les conditions de la dynamique circulatoire au niveau du système coronarien sont différentes.L\u2019occlusion de la branche descendante antérieure de I'artére coronaire gauche modifie la tension coronarienne dans le segment distal de ce vaisseau.Celle-ci devient basse ou inexistante.Fic.No 17.\u2014 Chien No 255-45.Continuation de la précédente figure.vation II, 4 minutes et 46 secondes.E.Dérivation II, 8 minutes et 46 secondes.I, II et III, 32 minutes et 46 secondes après la seconde injection d\u2019adréna- secondes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 dant, si l'on élève brusquement la pressig f artérielle, la pression coronarienne dans f branche circonflexe devient elle aussi élevé # il s'ensuit que dans les ponts anastomotiqu, # non \u2018encore préparés pour recevoir un t# afflux sanguin les parois vasculaires se tro, # vent soudainement distendues au maximu?\u2018 Cette distension, croyons-nous, est le stimuli / qui détermine l'initiation de la fibrillatic # ventriculaire.Il est intéressant de noter qu # dans chaque expérience du second grour © elle est apparue rapidement après l\u2019injectic « de l\u2019adrénaline et l\u2019élévation de la pressio # Ces expériences sont en accord avec d'autri : A.Dérivation II, 2 minutes et 46 secondes après le début de la seconde injection d\u2019adrénaline.B.Dérivation II, 3 minutes et 46 secondes plus tard.C.Déri- D.Dérivation II, 5 minutes et 46 F.Dérivations line, soit 46 minutes après l\u2019occlusion de la branche descendante de l\u2019artère coronaire gauche.Comme la branche descendante est reliée par des ponts anastomotiques avec des branches importantes de voisinage telles que la branche circonflexe, et qu\u2019au niveau de ces branches la pression n\u2019est pas modifiée, certaines conditions se trouvent réalisées pour permettre l\u2019établissement d\u2019une circulation collatérale entre la branche circonflexe et la partie distale de la branche descendante antérieure.Cepen- La fibrillation ventriculaire ne se développe pas.qui furent pratiquées dans le but de montre les effets délétères d\u2019une augmentation brus que et localisée de la tension coronarienne Enfin, dans le troisième groupe, les condi tions de la dynamique circulatoire et de réactions du système nerveux coronarien son! modifiées.La neurectomie péricoronarienné bloque les impulsions parties des vaisseaux du cœur, la ligature de la grande veine coro FAUTEUX: TRAITEMENT PRÉVENTIF DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE knre ouvre et dilate progressivement ces \u20ac pits anastomotiques qui sont généralement \\ Jesiège de réflexes au cours des occlusions % cionariennes.Aussi, lorsque l'on injecte la \u2018yme dose d\u2019adrénaline qui entraine la fi- * pllation ventriculaire, celle-ci n\u2019apparait & ps.Et non seulement elle ne se développe L p» mais les animaux survivent à l\u2019occlusion % aonarienne, montrant bien, semble-t-il, que k Je conditions nécessaires pour la circulation j «latérale ont été réalisées à l'avance par la Ÿ liture de la grande veine coronaire.Ces ft dniers résultats sont aussi en accord avec k cex que nous avons obtenus antérieurement dus d\u2019autres expériences.| Conclusions .Les facteurs responsables de la fibrilla- ii ventriculaire primitive au cours des oc- cliions coronariennes sont discutés.Des piuves expérimentales sont données démon- trit que l'ischémie per se n\u2019est pas la cause dicette complication.Elle n'agit qu\u2019en exa- gant l\u2019irritabilité du myocarde.Les varia- tins tensionnelles localisées et brusques dans lesystème coronarien semblent être le fac- ter prépondérant dans l'initiation de la fi- bilation ventriculaire au cours des occlusions ccoonariennes.L'injection intracardiaque d\u2019'adrénaline crz des chiens préparés par la ligature d\u2019une binche importante coronarienne semble dé- matrer, à la suite de beaucoup d\u2019autres exériences, la véracité de cette théorie sur litiation de la fibrillation ventriculaire au cers des occlusions coronariennes.Le fait que linjection intracardiaque * d\u2019Irénaline chez des chiens préparés par la * litture d\u2019une branche importante corona- 5 rimne chez des animaux ayant eu auparavant » ut neurectomie péricoronarienne associée à \u2018laigature de la grande veine coronaire ne ¥ dermine plus l\u2019apparition de la fibrillation J Vetriculaire semble prouver d\u2019une manière # tt démonstrative que cette opération a une ÿ gride valeur comme traitement préventif de 385 la fibrillation ventriculaire au cours de la maladie des coronaires.BIBLIOGRAPHIE I.C.S.BECK: «Resuscitation for cardiac standstill and ventricular fibrillation during operation.» Am.J.Surg., 54: 273, 1941.2.R.L.HAMILTON et H.ROBERTSON: « Electrocar- diographic studies of 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abolir les douleurs 2 § gineuses de la maladie coronarienne?Etude expé mentale.» L\u2019Union Médicale du Canada, 74: 15.1045.28.M.FAUTEUX et O.SWENSON: «An experimen: ¥ 29.M.PETZETAKIS: «Action de l'adrénaline en i jection intraveineuse sur le cœur du lapin.Fibril.tion cardiaque terminale.Etude électrocardiograpl que.» C.R.Soc.Biol, 106: 885, 1931.| 30.A.H.DOUGLAS, B.GELFAND et C.SHOOKOF « Production by epinephrine of S-T changes in tf electrocardiogram of the cat, similar to those coronary occlusion.» The Am.Heart J., 14: 211, 19 31.G.MILLES et P.W.SMITH: «Effects of epi phrin on the heart.» The Am.Heart J., 14: 198, a NOUVEAUTÉS EN ENDOCRINOLOGIE ! | Paul DUMAS.Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.L\u2019endocrinologie a connu un essor remarquable au cours des quinze dernières années.Grâce à un magnifique ensemble de travaux auxquels ont collaboré cliniciens, physiologistes et chimistes de l'univers, nous connaissons mieux la physiologie des glandes endocrines et les mécanismes de stimulation, d\u2019antagonisme et de synergie qui contribuent au maintien de l\u2019équilibre hormonal à l\u2019état de santé.Et sur le plan pathologique, nous comprenons moins mal la pathogénie des endocrinopathies.L'introduction des hormones stéroïdes en thérapeutique a suscité dans le public médical un engouement comparable à celui qui a suivi l'apparition des vitamines.L\u2019enthousiasme peut être un ressort scientifique de bon 1.Communication aux « Journées Médicales annuelles » de la Société Médicale de Montréal, le 22 octobre 1945.aloi, mais en thérapeutique il conduit soi f vent à des échecs s\u2019il n\u2019est pas tempéré par ui f bonne dose de sens critique et par une co: : naissance précise des propriétés pharmacod \u20ac\u2018 namiques de l'agent chimique administré.ft la vérité, si les progrès récents de l\u2019endocrin ( logie nous permettent de mieux comprendi # aujourd\u2019hui la physiopathologie des gland: & sexuelles, des surrénales, de la thyroïde, d & pancréas et des parathyroïdes, et de traite ® moins maladroitement les syndromes sous le # quels celle-ci s\u2019extériorise, il subsiste néa! » moins beaucoup d\u2019inconnues dans cette scier : ce.Par exemple: 1° Nous ignorons la constitution chimiqu , des hormones antéhypophysaires et nous ne di: posons encore d\u2019aucune préparation antéh! pophysaire rigoureusement stable et standal i disée.D'où l\u2019impossibilité de procéder à un , DUMAS: NOUVEAUTÉS EN ENDOCRINOLOGIE 387 HY apeutique stimulante dans la plupart des ca et la nécessité de recourir à une théra- ngpctique substitutive.+ La thérapeutique substitutive n'est pas ua inconvénients.Elle n\u2019est en somme qu'un n:ipaiatif, elle peut conduire à la longue à d'aophie de la glande déficiente en ame- * pat une inhibition antéhypophysaire et elle 0: a ., .; dc être poursuivie avec précautions en te- ®t compte des répercussions métaboliques et 2s modifications histopathologiques qu\u2019elle \"pet parfois engendrer.| + > Nous ignorons encore l'étiologie des kpeurbations du métabolisme des lipides as- I soées a nombre de syndromes endocriniens \" et ous ne connaissons pas non plus avec exac- y titde le mécanisme d'apparition de la mens- rition, de la dysménorrhée, du diabète, de \u201cla 1yréotoxicose, etc.= remarques peuvent paraitre désenchan- \u2018té à certains d\u2019entre vous.Il suffira, pour en sair le bien-fondé, de se rappeler les insuc- équotidiens que nous ménage la thérapeu- tiae hormonale, nonobstant les prétentions exbérantes de certaine publicité pharmaceu- tine., vant de vous entretenir de quelques ac- , quitions nouvelles de l\u2019endocrinologie, qui \u201csot d'un intérêt plus immédiatement pra- tize pour le clinicien, permettez-moi d\u2019ins- cre un corollaire a ces considérations pré- lbinaires.traitement des syndromes endocriniens .dt s'appuyer non seulement sur une con- .Näsance exacte de la physiopathologie en- ; dcrinienne et de la pharmacodynamie hor- ~ male, mais aussi sur une évaluation globale dla personnalité physique et psychique des , Paents porteurs de tels syndromes.Il faut duc toujours tenir compte des carences ali- Mitaires, des dyscrasies sanguines, des in- » feions et intoxications chroniques, des hay biides de vie (sédentarisme, surmenage, in- ; Suisance vestimentaire ou hypnique) et en- « füdu climat moral dans lequel baigne l\u2019in- ; diidu.En effet, si l\u2019endocrinologie moderne a remis à l'honneur la conception hippocratique de la médecine humorale, elle a sûrement favorisé aussi (après vingt-cinq siècles) le rajeunissement d'un autre concept hippocratique: la notion de la médecine personnaliste ou psychosomatique qui considère le patient comme un «tout» homogène.Le médecin qui s\u2019adonne à l\u2019endocrinothérapie ne doit donc pas se laisser obnubiler par les propriétés soit-disant mirifiques des hormones et doit toujours se comporter non pas comme un impassible dispensateur de produits hormonaux mais comme un véritable médecin d'hommes.Nous allons maintenant considérer quelques acquisitions de l\u2019endocrinologie applicables à la thérapeutique.Nous envisagerons tour à tour: a) les substances antithyroïdiennes; b) les hormones cortico-surrénaliennes; c) la valeur comparée des diverses substances œstrogéniques et le traitement de l\u2019aménorrhée.d) le problème de la ménopause masculine.LES SUBSTANCES ANTITHYROÏDIENNES Introduits en thérapeutique en 1943 par Astwood, le thiouracil et la thiourée ont fait l\u2019objet, depuis deux ans, de publications nombreuses.Que faut-il penser de ces substances ?Elles sont maintenant au nombre de trois: la thiourée \u2014 le thiouracil \u2014 et le méthyl- thiouracil, La thiourée cependant n\u2019est plus guère utilisée en clinique à cause de sa trop grande toxicité.| Le thiouracil (qui est un composé soufré analogue de l\u2019urée) et son dérivé, le méthyl- thiouracil, exercent une double action sur la thyroïde: d\u2019une part ils bloquent la formation de thyroxine et d'autre part ils provoquent de l\u2019hyperplasie thyroïdienne.Le blocage qu'oppose le thiouracil à la synthèse de la thyroxine par iodisation de la thyroglobuline se manifeste par un abaisse- 388 ment progressif et soutenu de l\u2019activité thyroïdienne, abaissement qui peut aller jusqu'au myxœdème si le patient est soumis assez longtemps à une dose suffisante de thiouracil.Cette réductfon de l\u2019activité thyroïdienne est frappante dans les cas de thyréotoxicose traités par le thiouracil; la nervosité, l\u2019irritabilité, les manifestations tachypsychiques s'amendent rapidement; la tachycardie, les palpitations, la dyspnée, le tremblement, la sensation de chaleur, la moiteur de la peau régressent dès la deuxième semaine en même temps que le poids s'accroît et que la boulimie disparaît.Le métabolisme basal s\u2019abaisse progressivement à partir de la 3e semaine en moyenne et parfois dès la fin de la seconde.Si le patient a été préalablement traité a l'iode et a par conséquent emmagasiné des réserves plus considérables de thyroxine, 'abaissement du métabolisme ne se produira qu\u2019apres dé- plétion de ses réserves et sera donc retardé jusqu\u2019à la 4e ou 5e semaine du traitement, et parfois même plus longtemps.Quant aux effets du thiouracil sur l'exophtalmie ils sont variables: dans la plupart des cas il ne se produit pas d\u2019aggravation.L'action goitrigène secondaire du thiouracil est provoquée par une hyperactivité thyréotrope du lobe antérieur amenée par l'abaissement du taux de la thyroxine dans le sang.Cette hyperplasie n\u2019est pas décelable macros- copiquement dans la plupart des cas.L\u2019examen microscopique de la thyroïde des patients thyréotoxicosés et préparés à l\u2019intervention chirurgicale par le thiouracil nous montre l\u2019image d\u2019une thyroïde hyperactive et non soumise au traitement iodé, à savoir: de hautes cellules polyédriques, diminution et vacuolisation de la colloïde et une plus grande densité cellulaire.La glande est très vascularisée, plus molle, plus friable, ce qui complique l'intervention chirurgicale.L'on peut prévenir ces inconvénients cependant en administrant simultanément de l'extrait thyroïdien ou de l\u2019iode au patient, une fois que le traitement antithyroïdien a été institué.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946: È Le thiouracil n\u2019est pas un médicame * anodin et son administration exige que l4 #* prenne certaines précautions.Ainsi on ,f* rapporté plusieurs accidents survenus par su» pu de son emploi, tels que l\u2019urticaire, des éry #* tions toxiques, la fièvre médicamenteuse, I\u2019, #* tère, l\u2019hypertrophie des glandes sous-max de laires, \u2019hématurie microscopique, la cryst.gf lurie et des œdèmes par rétention chlorurée s 4 dique.Il s\u2019agit là d'accidents bénins qui rétr jm cèdent après suspension du médicament et 3 qui duction ultérieure de la posologie.Il n\u2019en el pas de même de l\u2019agranulocytose, affection q \u201ceh ne pardonne pas et que l'on relève dans I des cas traités.C\u2019est pourquoi il faut obse 4; ver un dosage prudent que l\u2019on réduit pr \u2018je gressivement au cours du traitement en mên 3y; temps que l\u2019on pratique de façon systémai pe que les examens suivants: mesure du métab ww lisme basal, analyse d\u2019urines et numeral \u2019 globulaire.Il importe surtout de surveill y; la formule leucocytaire et les prodromes d\u2019ur*,; angine agranulocytaire et si la leucopén: ; atteint 4,000 et que le chiffre des granul .% cytes s\u2019abaisse il faut supprimer radicalemer | la médication.Pour la même raison, il not paraît imprudent d\u2019administrer des sulfamid ii concurremment au thiouracil.Comme dose initiale, l\u2019on préconit » 60 ctgr.! par jour en doses fractionnées d 4 10 ctgr., afin de maintenir une coneentratd J sanguine uniforme vu que le médicame i s\u2019élimine rapidement par les urines.On réduj % cette dose à 40 ctgr.au bout de 8 jours pou ) arriver rapidement à une dose d\u2019entretien 4 20 ctgr.par jour.Si l\u2019on pratique cette rédu tion rapide du dosage, les risques d\u2019 agranulc + cytose sont à peu près nuls.L'on conseille er d core d'administrer simultanément du bica - bonate de soude afin de prévenir la cry: , tallurie.L\u2019on préconise également à l'heur .actuelle l\u2019emploi de l\u2019acide folique comm \" substance protectrice du sang, afin d\u2019évite les dangers d\u2019agranulocytose.L\u2019 utilisation di \\ l\u2019acide folique est encore au stage expérimen \u201c1 Lo x 1.L'on se contente maintenant d'un dosage initial d 40 centigrammes par jour. DUMAS: NOUVEAUTÉS EN ENDOCRINOLOGIE ù mde même que celle du méthylthiouracil \u2018a posséderait une toxicité moindre que le i thuracil.A ce propos il convient de rappe- \u2018requ aux Etats-Unis, le thiouracil n\u2019est pas \u2018 gore sur le marché et reste réservé pour les & gaux expérimentaux.x » luelles sont les indications du thiouracil?\u2018Kkpermet-il d\u2019éviter lintervention chirur- \"gile ?Administré avec les précautions que ï acs avons énumérées, le thiouracil est indi- : æ au même titre que le lugol dans la thyréo- \u2018tocose.La préparation préopératoire au lu- 'y est beaucoup moins longue cependant, , qu'elle ne puisse amener un abaissement dumétabolisme aussi marqué que celle que \u201cTe obtient avec le thiouracil.A notre avis > hiouracil est indiqué: 1° comme traite- \u2019 mit préopératoire dans les cas d\u2019iodo-résis- \u201ctae ou quand Fon veut atteindre un méta- peso plus bas afin d\u2019opérer le patient dans \"lemeilleures conditions possible; 2° com- \u201cmi traitement d\u2019entretien dans les cas \u2018 d'iperthyroïdie légère survenue à la suite d\u20191 ébranlement nerveux et psychique pas- \u201csar et qui s'accompagne d\u2019une hyperplasie \u2018urforme et peu marquée du corps thyroïde.A:wood a administré le thiouracil comme trtement d\u2019entretien de l\u2019hyperthyroïdie, \u201c pcr suspendre le médicament au bout de 6 \u2018à mois et les symptômes ne sont pas réap- \u201c pars.Enfin Grollman et Gryte préconisent \u201cTaploi du thiouracil pour déceler des cas d'lénomes toxiques qui sont iodo-résistants \u201cetjui sont également rebelles au traitement - deaffections cardiaques, avec lesquelles on les \u201c ccfond ordinairement.f n L HORMONES CORTICO-SURRÉNALIENNES.a cortico-surrénale possède, en plus de ses .proriétés pigmentaires, faiblement virili- 1 8a.es et progestatives, deux principales fonc- tits: l° assurer la régulation de la concen- ; tion du chlorure de sodium, du potas- ; sin et de l\u2019eau dans l'organisme; 2° stimuler d'tilisation des glucides par les tissus et la 389 conversion en glycogène des protéines tissulaires pendant les périodes de jeûne.C\u2019est la corticostérone, la plus importante des 28 hormones stéroïdes sécrétées par la cortico- surrénale, qui exerce ces deux fonctions.Elle n'existe malheureusement pas dans le commerce.Par contre, il existe deux dérivés de la corticostérone, la désoxycorticostérone qui n'agit que sur le métabolisme des électrolytes et le 17-hydroxycorticostérone qui n\u2019agit que sur le métabolisme des glucides.De ces deux dernières hormones, la première seule est sur le marché.La seconde se trouve associée à la désoxycorticostérone dans les extraits corticaux totaux et non standardisés qui sont également à notre disposition.Le traitement de l\u2019insuffisance surrénalienne par la seule dé- soxycorticostérone et le chlorure de sodium n\u2019est donc pas pleinement satisfaisant puis- qu'il n'assure pas au patient une résistance musculaire normale vu qu'il ne corrige pas les déficiences de son métabolisme hydrocarboné.Malheureusement le traitement par l\u2019extrait total, qui peut parer à ces deux déficiences métaboliques, s'avère prohibitif pour la plupart des patients.Mac Bryde et de la Balze ont utilisé récemment un extrait de surrénale de porc, dix fois plus actif en solution huileuse que l'extrait aqueux de surrénale de bœuf utilisé actuellement et vraisemblablement moins coûteux.De même l\u2019on espère obtenir, dans un avenir prochain, une corticostérone synthétique, possédant les deux fonctions de la corticostérone naturelle.Quant à la désoxycorticostérone, il convient d'ajouter que son usage doit être réservé au traitement de l'insuffisance surrénalienne.Elle est absolument inefficace dans l\u2019asthénie musculaire, la fatigue ou les états neurasthéniques.De plus, administrée à fortes doses, elle peut donner lieu à des accidents graves (ne pas dépasser 3.5-4 mgr.d\u2019aprés Thorn), des œdèmes par rétention du chlorure de sodium et de l\u2019eau et des lésions myocardiques par abaissement considérable du potassium sanguin (à savoir de l'œdème du myocarde 390 avec foyers hémorragiques, nécrose des fibres et infiltration lymphocytaire).LA VALEUR COMPARÉE DES HORMONES (ESTRO- GÉNIQUES ET LE TRAITEMENT DE L\u2019AMÉNORRHÉE.Les substances œstrogènes synthétiques extractives ou artificielles que le médecin a à sa disposition sont nombreuses.Ce sont: l\u2019œs- tradiol et ses dérivés, le dipropionate, le benzoate et l\u2019ethinyl-œstradiol; l'estrone (et principalement le sulfate sodique d\u2019estrone qui est le produit actif des cestrogenes chevalins conjugués) et le glycuronate d'œstriol ou emmenin; le stilbestrol ainsi que ses dérivés, l\u2019hexestrol, le dienœstrol et enfin le benzes- trol.D\u2019après une étude comparée de Willard Allen, voici quelles sont les quantités hebdomadaires requises pour obtenir une menstruation par abaissement du taux des œstro- gènes circulants (menstruation de retrait ou « withdrawal menstruation ») chez des femmes ménopausées et traitées pendant 3 semaines: mgr.par semaine ethinyl-œstradiol (voie buccale) 0.40 estradiol dipropionate (intramusculaire) 0.86 estradiol monobenzoate \u201c \u201c 1.06 estradiol monopropionate * \u201c 1.75 stibestrol et dienœstrol (voie buccale) .3.00 estrone (intramusculaire) .3.00 benzestrol (voie buccale) .3.00 estradiol (voie buccale) .13.40 estrone \u201csulfate sodique\u201d (voie buccale) 17.50 estrone (voie buccale) 30.50 hexestrol (voie buccale) 10.50 glycuronate sodique d\u2019estriol (voie buccale) 42,000 unités buccales.Notons cependant que les œstrogènes naturels conjugués, à base de sulfate d\u2019estrone, sont le produit le moins toxique et celui qui soulage le plus efficacement les troubles neuro-vas- culaires de la ménopause sans qu\u2019il soit nécessaire de recourir aux doses élevées mentionnées plus haut, comme c\u2019est le cas pour les autres œstrogènes.Pour parer à l\u2019incon- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1946 vénient toujours ennuyeux que comporte é, réapparition de la menstruation après ménopause, Margolese \u2018propose l'administr d, tion conjuguée de testostérone et de substance, cestrogéniques.Cette méthode ingénieuse a.! rait 'avantage de prévenir a la fois 1'écoul§ ment menstruel d\u2019une part et d'autre part | prurit vulvaire et la virilisation.Que faut-il penser maintenant du trait ment de Zondek dans le traitement de l\u2019am norrhée?D'après notre expérience, c\u2019est ur méthode fort coûteuse, guère plus certair que les autres et qui ne respecte pas suffisar ment la physiologie ovarienne.De mên que la plupart des traitements substitutifs \u20ac I'aménorrhée l'on peut en dire:.et apres Ca n\u2019est pas tout de provoquer une men fii truation, ce qui est beaucoup plus compliqu f c\u2019est de rétablir un cycle régulier.Le trait gr ment de l\u2019aménorrhée est souvent fort dif hd cile, il peut se heurter a des obstacles aus pi divers que, par exemple, l\u2019agénésie génita ou la stabilisation du taux sanguin des œstrt fy gènes circulants, stabilisation due à une dé cience du foie à _ métaboliser les substance § cetrogéniques et à favoriser leur éliminatio urinaire.Pour notre part, dans le traitemer « de I'aménorrhée, nous croyons encore préfy rable de reconstituer un cycle artificiel | l\u2019aide de l\u2019œstradiol et de la progestéron ! f après avoir corrigé, s\u2019il y a lieu, les viciatio ' \u2018 de l\u2019état général.ILA MENOPAUSE MASCULINE.Le syndrome de la ménopause masculin¢ encore mis en doute par de nombreux clin: + ciens, semble néanmoins posséder son ider # tité propre.Il se caractérise par des trouble vaso-moteurs, de la dépression psychique, d la fatigabilité, des troubles urinaires et u abaissement de la libido.D'après Heller e : Myers il peut être mis en évidence par deu: : méthodes: 1° par le titrage des gonadopro phines qui sont augmentées tout comme che les castrats; 2° par l\u2019épreuve thérapeutique : , la testostérone qui apporte un soulagemen DUMAS: NOUVEAUTÉS EN ENDOCRINOLOGIE Uk nifeste au patient.Ces deux auteurs ont ä@nendant utilisé dans certains cas un dosage M$ nous paraît audacieux, à savoir, 50 mgr.testostérone 5 fois par semaine.Ils n'ont , observé d'accidents urinaires.Il est vrai 2 leurs patients n\u2019ont jamais été soumis à £ traitement plus de 4 semaines.Nous pro- ns de l\u2019occasion pour insister sur l'impor- d-ce de l'examen prostatique dans les cas ménopause masculine afin d'éliminer la sibilité d\u2019un néoplasme de la prostate nt d\u2019instituer le traitement à la testosté- ÿ Tue.Il s\u2019agit là évidemment d'une contre- » gilication formelle à ce traitement.kg d\u2019autres points d\u2019intérêt auraient mérité li dttirer notre attention: la valeur des traite- Eænnts de l\u2019ectopie testiculaire, la stimulation i dla croissance osseuse par la testostérone, le tstitement du cancer de la prostate par les I wtrogénes et le traitement postopératoire t Aphylactique du cancer du sein par la testos- one.Mais nous devons nous arrêter ici.3 Rappelons en terminant que l\u2019endocrinolo- 391 gie n\u2019est pas une spécialité autonome et que les dysfonctionnements du système endocrinien s\u2019intègrent dans ceux de l'organisme entier, c\u2019est-à-dire dans la pathologie générale.Les travaux actuels du prof.Selye, sur les propriétés rénotropes et cardiotropes des hormones stéroïdes, nous permettent d\u2019entrevoir le jour où l\u2019endocrinologie cessera d\u2019être une province de la gynécologie et de la tératologie, et nous aidera à mieux comprendre les grands syndromes de l\u2019arthritisme, de l'hypertension, de la néphrosclérose, etc.Nous souhaitons d\u2019autre part qu'il nous soit également possible dans l'avenir de traiter nos malades, non plus avec des hormones substitutives, mais plus rationnellement avec des hormones hypophysaires stables, des agents diencéphalo-stimu- lants ou tout simplement avec des substances non hormonales pouvant agir électivement sur une glande isolée, tout comme la digitale agit sur le faisceau de His.Cet espoir ne me semble pas irréalisable.et c\u2019est la grâce que je vous souhaite. SYMPOSIUM SUR LA TRANSFUSION SANGUINE ET LES DÉRIVÉS DU SANG! of QUELQUES DONNEES PHYSIOLOGIQUES SUR Fr LES CONSTITUANTS DU SANG of Roger BEAULIEU, 4 Assistant au laboratoire de physiologie médicale de l\u2019Université de Montréal, f Chef de laboratoire à l\u2019Hôpital Général de Verdun.qui L'amélioration constante des méthodes de prélever et conserver le sang, ainsi que le perfectionnement apporté dans la fabrication des substituts et dérivés du sang offrent aux cliniciens plusieurs préparations qui donnent à la transfusion une importance thérapeutique de plus en plus marquée.Cet avantage, cependant, de pouvoir se procurer facilement et vite le sang frais, ou le sang total ou le plasma par le moyen des banques de sang ne requiert que plus de discernement de la part du médecin quant au choix de la préparation à employer.Tous les états pathologiques, en effet, où l\u2019on désire appliquer cette thérapeutique n\u2019exigent pas toujours l\u2019administration de tous les constituants du sang.Chaque organe d\u2019un système a ses besoins fonctionnels propres, et le choix d\u2019une préparation en vue de corriger une fonction doit être basé logiquement sur la connaissance de la physiologie de l\u2019organe, et aussi bien, sur celle des propriétés physiologiques des différentes substances qui constituent le sang.Par cette double fonction de fournir aux tissus les éléments nutritifs essentiels au métabolisme cellulaire et d\u2019en éliminer les produits de déchets, le sang est constitué d\u2019une grande variété de substances.Les principales cependant retiendront notre attention, du moins celles qui semblent jouer un rôle primordial dans la transfusion.Le sang se compose de deux parties bien distinctes: une partie solide constituée par les 1.Série de travaux communiqués lors des « Journées Médicales annuelles» de la Société Médicale de Montréal, le 22 octobre 1945.éléments globulaires et une partie liquids\u2019 le plasma.Les éléments figurés se divisent ef globules rouges ou hématies, globules blan&\" ou leucocytes, et globulins ou él | ou encore plaquettes sanguines.Fa ( Les hématies, au nombre moyen normal a.\" 5,000,000 par millimétre cube, forment 1,\u201d plus grande masse de la partie solide du san À La surface occupée par cette masse est d\u2019er * viron 3,000 mètres carrés et représente la sui : face respiratoire du sang.C\u2019est l\u2019'hémoglc bine, ce pigment ferrugineux du globule, qui ä par sa propriété de fixer l'oxygène, confèr \" aux hématies ce rôle essentiel dans la resp: # ration.Le sang oxygéné est, de fait, indispen \u2018 sable à la vie des tissus.En passant dans le # capillaires pulmonaires, les globules roug prennent à l'air alvéolaire son oxygène qu\u2019il ?transportent ensuite aux différents élément * de l\u2019organisme.Ceux-ci, en échange de Foxy gène essentiel à leurs phénomènes nutritifs, st débarrassent de l'acide carbonique qui se dis sout dans le plasma et s\u2019y combine avec le alcalis libres, pour être éliminé plus tard dant l\u2019air expiré.Ce rôle des globules rouges es! d\u2019une telle importance qu\u2019une diminution tant soit peu marquée de leur nombre ou de leur teneur en hémoglobine se manifeste par des troubles graves, qu\u2019une transfusion de sang total, frais, c\u2019est-à-dire dont les globules rouges auront conservé toute leur activité respiratoire, pourra souvent seule corriger rapidement.Les diverses fonctions des globules blancs sont naturellement liées à leurs propriétés. BEAULIEU: DONNÉES PHYSIOLOGIQUES SUR LES CONSTITUANTS DU SANG er irritabilité et leur mobilité les mettent [se contact avec les éléments anatomiques æ:ur permettant de franchir les parois vas- mlres.Leur pouvoir d\u2019englober et de digérer divrses substances les fait intervenir dans les phiomènes de nutrition et de défense de l\u2019or- gaisme.À cette fonction digestive propre des levocytes vis-à-vis les particules nutritives, les æliles mortes et les bactéries qu\u2019ils s\u2019incor- pont, s'ajoute celle de produire et sécréter de:ferments et diverses substances bactéri- bajcs spécifiques importantes.Ces produits, (trasportés dans le plasma, peuvent dans cer- ytais cas être mis en valeur par la transfu- sk.2s hématoblastes ou plaquettes sanguines plo:tituent cette troisième catégorie des élé- mets globulaires du sang.Le rôle principal ; deplaquettes sanguines est celui de sécréter ; un substance importante dans la rétraction ducaillot.Elles sont donc associées au phé- nciène de la coagulation du sang et sont es- ; serielles dans le contrôle de certaines formes delyscrasie hémorragique.; ujourd'hui, on s'accorde à dire que le plma est la préparation dont les effets thé- ;Tazutiques sont supérieurs à celle du sang «tol, surtout quand il s'agit de refaire le -vome du sang et sa teneur en protéines.: Lelasma est Ja partie liquide du sang oxala- téu citraté tandis que le sérum est celle obte- - NL après séparation du caillot.Le sérum, en eflt, contient peu ou pas de fibrinogène, et ,Cefait semble d\u2019une certaine importance, .püqu'on remarque que l'injection de sérum .&fréquemment suivie de réactions fébriles.: Liplasma, présentant rarement ces inconvé- Nlits, est aujourd\u2019hui de préférence adopté pcr la transfusion.es substances constituantes du plasma sont NCibreuses et comprennent des matières inor- gaiques et organiques.Pour ce qui regarde la-ansfusion, les matières organiques ont un inrêt prédominant.Disons que les matières M érales du plasma sont surtout représenté par le chlore, le potassium, le sodium, le 393 phosphore, le calcium, le magnésium, et les formes chimiques diverses sous lesquelles ces corps existent dans le sang servent immédiatement au maintien de sa composition ionique.De la stabilité de cette composition dépendent, dans une certaine mesure, l'équilibre osmotique et la fixité de la réaction du sang.Parmi les principaux constituants organiques du plasma, on remarque les substances azotées non protéiques comme l\u2019urée, l'acide urique, les acides aminés; le glucose; le cholestérol; les phospholipides et enfin les protéines représentées par le fibrinogène, une albumine et une globuline.Ce sont ces trois dernières substances qui nous intéressent plus particulièrement parce que, en plus d'intervenir activement dans la nutrition des tissus, elles sont intimement liées à leur équilibre fonctionnel; et ce sont elles qui en définitive donnent au plasma transfusé sa valeur réelle.Quant à leur origine, on leur reconnaît cinq sources possibles: la désintégration des cellules mêmes du sang; celle des cellules des tissus en général; la rate et la moelle osseuse en seraient deux autres; enfin la plus importante de toutes est sûrement le foie, qui peut les synthétiser à partir des acides aminés issus de l\u2019absorption intestinale.Le fibrinogène est essentiel à la coagulation du sang.Au cours de ce phénomène, il est transformé en fibrine par l\u2019action d\u2019un ferment, la thrombine.Cette dernière substance est elle-même élaborée de la prothrombine en présence d'ions calcium par l'action d\u2019un autre ferment, la thrombokinase.La prothrombine, comme le fibrinogène, tiendrait son origine du foie.On note en effet-une modification de leur concentration dans le sang toutes les fois que cet organe présente quelque dommage important.On associe à la portion globuline des protéines les diverses substances immunisantes du plasma.Mais, la transfusion est loin de trouver la sa principale indication.Une fonction fondamentale des protéines est celle du maintien de la tension osmotique 394 du sang.Leur grosse molécule passe difficilement à travers les parois des capillaires et la pression osmotique qu'elles exercent s\u2019évalue à environ 25 à 30 millimètres de mercure.La pression que chacune d\u2019elles développe est inversement proportionnelle à la grosseur de sa molécule et directement proportionnelle à sa concentration dans le sang.Ainsi le fibrinogène, qui a un poids moléculaire très élevé et existe dans le sang en petite quantité, possède une action peu marquée sur la tension osmotique.La portion albumine, au contraire, a des trois la concentration la plus élevée et le poids moléculaire le plus petit; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LFAN.\u2014 Montréal, avril 1946 aussi la tension osmotique du sang en dépen.gg largement.Quant à la portion globuline, so poids moléculaire se rapproche de celui d g: fibrinogène et, sa concentration étant bea LE coup moindre que celle de l\u2019albumine, so él action sur la tension est moins marquée.ij Telle est l\u2019importance du taux des pré gt téines du sang qu\u2019il est le principal facteu ba que la transfusion de plasma corrige pou refaire le volume sanguin, rétablir l\u2019équil *,; bre plasmatique entre les tissus et le san\u2019, \" circulant, enfin, fournir les éléments nu tritifs fondamentaux a la réparation tissulairel RÉACTIONS DUES AUX TRANSFUSIONS Albert BERTRAND.Jp Chef du Laboratoire de Bactériologie, hôpital Notre-Dame, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.Les réactions qui accompagnent ou qui suivent les transfusions de sang sont de plusieurs ordres.Selon Wiener, elles sont hémolytiques, fébriles simples ou allergiques.À ces réactions l\u2019auteur ajoute la surcharge de la circulation chez les cardiaques si la transfusion est faite trop rapidement.RÉACTIONS HÉMOLYTIQUES.Les réactions hémolytiques, de beaucoup les plus graves, sont heureusement de moins en moins fréquentes à mesure que se perfectionne la technique de la détermination des groupes sanguins.Elles relèvent surtout d'une erreur dans le typage soit du donneur soit du receveur, mais aussi de l\u2019emploi inconsidéré des donneurs dits universels ou de l\u2019utilisation d'un sang de même groupe mais conservé depuis trop longtemps.L'erreur dans la détermination des groupes résulte de trois facteurs principaux: 1° de l'emploi de sérums dont la teneur en agglu- tinines est faible; 2° du fait qu'on néglige d'établir des contrôles par la méthode de l\u2019agglutination croisée; 3° de la méconnaissance du facteur « Rb».ol Avec les facilités que nous avons aujout i d\u2019hui d\u2019obtenir sans difficulté des sérum y titrés riches en agglutinines, rares sont lek, occasions ou le sérologiste est embarrassé pou L; poser un diagnostic, surtout s\u2019il a la prudenc de faire l\u2019agglutination croisée majeure, c'est 4, à-dire de mettre en présence le sérum du rec4 , veur et les globules du donneur.En proc ; dant de la sorte, même si ses sérums titré - | pour une raison ou pour une autre, font dé faut, il se rend compte immédiatement de | ?compatibilité ou de l\u2019incompatibilité des san ; Nous avons établi à l\u2019hôpital Notre-Dam \\ comme technique de routine pour toute dé termination des groupes en vue d'une trans | fusion, un double contrôle: d\u2019abord l\u2019adjonc | tion d\u2019un sérum du type O aux sérums À e B, et en second lieu l\u2019épreuve de l\u2019agglutina tion croisée majeure.De cette façon, nou mettons toutes les chances de notre côté.Cel 42 ?ne veut pas dire que des erreurs ne sont pa possibles.Non, mais elles sont réduites at ' .5 minimum.\\ Dans une intervention qui comporte de risques pour le patient, le sérologiste ne doi | pas étre le seul a porter les responsabilités; i BERTRAND: RÉACTIONS DUES AUX TRANSFUSIONS fit que l\u2019opérateur qui fait la transfusion she également qu\u2019il peut, dans une certaine sure, minimiser les conséquences d\u2019une er- rar de groupe, et ce, en pratiquant l'épreuve blogique d'Oehlecker.Cette épreuve con- ste à injecter lentement d\u2019abord 10 à 20 c.c.¢ sang au patient et à attendre de 15 à minutes.Si après ce temps aucune réaction r s\u2019est produite, Oehlecker conseille de con- tuer la transfusion qui habituellement est En supportée.Cette épreuve, qui elle non [1s ne donne pas une sécurité absolue, mérite crendant, à cause de sa grande simplicité, être utilisée couramment.L\u2019usage inconsidéré des donneurs dits uni- vsels présente également certains dangers s\u2018tout chez les patients souffrant d'anémie ts marquée.Il existe en effet certains don- rurs universels dont le sérum est très riche e agglutinines « a » et « b ».Ces agglutinines lectées en trop grande quantité sont sus- otibles de provoquer avec les globules rou- g; du receveur des réactions du type hémoly- t ue dont la gravité peut se comparer a celles d:lenchées par la transfusion de sang in- cnpatible.On conseille donc, dans les cas dnémie grave, de donner de préférence au nlade un sang de groupe homologue.Le sang citraté conservé a la glacière a sans acun doute rendu de grands services, mais ia fait naître un nouveau danger: celui de l'émolyse in vitro qui se produit lorsque ce sig a été gardé trop longtemps.Il est assez dficile d\u2019établir une limite de temps pour la ciservation du sang citraté, chaque échan- ton ayant sa réaction propre vis-a-vis I'an- toagulant.Il est certain cependant que des sags différents, prélevés au même moment, dis le même liquide, ne se conserveront pas élement bien pendant un même temps.(La parlé de 15, 20, 30 jours et plus.Ce sont lides indications générales d\u2019ordre expéri- Nntal qui ont leur valeur mais qui ne doi- Vat pas faire oublier les cas particuliers.Ces sigs hémolysés in vitro sont susceptibles eux aisi de provoquer des accidents, sinon mor- 395 tels, du moins ennuyeux pour le patient et le médecin.Les accidents d\u2019ordre hémolytique dus au facteur « Rh » sont superposables à ceux qu\u2019on observe lorsqu\u2019il y a erreur de groupe.Ils peuvent survenir dès une première transfusion chez la femme « Rh» négatif, ayant eu une ou plusieurs grossesses, mais également chez l\u2019homme ou la femme «Rh» négatif après plusieurs transfusions faites avec des sangs «Rh» positif.Dans le premier cas, le fœtus « Rh » positif a sensibilisé la mère et provoqué chez celle-ci l\u2019apparition d\u2019agglutinines anti- Rh; dans le deuxième cas, les transfusions répétées avec des sangs « Rh» positif ont déclenché la production des mêmes anticorps.Pour éviter les accidents de cette nature, il est à conseiller de faire la recherche du facteur « Rh » chez le futur transfusé et de trouver à ce dernier un donneur approprié.Il est important de souligner ici cependant que: 1° 15% seulement des individus sont « Rh » négatif, par conséquent susceptibles de faire des réactions a la suite de telles transfusions, et 2° le facteur « Rh », tout en étant un bon antigène, ne provoque pas nécessairement l\u2019apparition de l\u2019anticorps correspondant lorsqu\u2019on l\u2019injecte à un sujet « Rh » négatif.En ce qui concerne les réactions hémolytiques dues au facteur « Rh», il faut signaler encore ce qu\u2019on est convenu d'appeler les réponses anamnestiques du patient.En d'autres termes, un patient « Rh» négatif sensibilisé par une transfusion ou une grossesse antérieure peut, 10, 12 ans plus tard, réagir et présenter des signes d\u2019hémolyse in vivo à la suite d\u2019une nouvelle transfusion avec un sang «Rh» positif.Ce danger deviendra naturellement de plus en plus à craindre à mesure que se multiplieront les indications des transfusions.Lorsqu'il y a eu erreur de groupe et qu\u2019une réaction s\u2019'amorce, il va de soi qu\u2019il faut cesser immédiatement la transfusion.On conseille en pareille occurrence d\u2019administrer par voie veineuse ou orale au patient du bicarbonate 396 de soude à haute dose afin de prévenir autant que faire se peut la transformation de l\u2019hémoglobine libérée en hématine acide au niveau des reins.On préconise encore la transfusion immédiate d\u2019un sang réellement compatible.Quoi qu\u2019on fasse, on ne parvient pas toujours malheureusement à sauver la vie du patient.Celui-ci ne meurt pas immédiatement dans tous les cas cependant, et ce n'est que 10, 12 jours plus tard qu\u2019il succombe d'urémie.Quant aux sous-groupes, 1l semble qu'ils ne provoquent pas habituellement de réaction sauf si le receveur a été sensibilisé par plusieurs transfusions antérieures avec des sangs du sous-groupe en cause.RÉACTIONS FÉBRILES SIMPLES.Les réactions fébriles qu\u2019on observe malheureusement trop souvent à la suite de transfusions faites avec des sangs homologues ne mettent pas la vie du patient en danger et n\u2019ont pas la même gravité que les précédentes.Elles ont pour causes principales: 1° la présence d'impuretés, débris de caillots, parcelles de fibrine ou de caoutchouc; 2° bactéries ou substances pyrogènes dans le sang lui-même ou dans les diverses parties de l\u2019instrumentation qui sert à la transfusion.Les filtres plus ou moins serrés qu\u2019on interpose entre la bouteille qui contient le sang.et l'aiguille qui pénètre dans la veine du patient arrêtent bien les gros caillots ou les parcelles de fibrine qui peuvent se former au moment de la récolte du sang, mais laissent passer les petits caillots microscopiques qui s'organisent habituellement lorsque le sang n'est pas suffisamment agité lors du prélèvement et qui deviennent une cause de réaction chez le transfusé.Il est donc tout indiqué de bien faire le mélange du sang et de l\u2019anticoagulant et d\u2019agiter soigneusement la bouteille pendant toute la durée du prélèvement.La présence de bactéries dans le sang est la signature d\u2019une erreur de technique et ne devrait pas exister normalement surtout lorsqu\u2019on utilise les appareils à circuit fermé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Pour éviter cette erreur qui peut être grave il de conséquence si le sang est conservé ur ## certain temps, il suffit de procéder à la prise \u20ac\u2018 de sang comme on procède pour une opéra ( tion majeure: désinfecter soigneusement I siège de la ponction et éviter de contamine; l\u2019aiguille qui sert à la prise de sang.ay Mais, de toutes les réactions fébriles, les plu ff fréquentes sont sans aucun doute celles qu - ont pour cause la présence de substances pyro # géniques soit dans le liquide anticoagulant # soit dans les tubes en caoutchouc qui serven 3 à la prise ou à l'injection du sang.go Aujourd'hui la plupart des maisons de com # merce fournissent des anticoagulants prépa + rés avec une eau certifiée ne contenant pa w de substances pyrogéniques et on peut écarte 31 cette cause de réaction avec assez de certitude On n\u2019en peut dire autant des substances pyra # géniques qui peuvent se trouver dans tou tl les appareils accessoires servant à la vransfi i sion.Elles sont toujours dues a une erreu m de technique ou à une négligence dans | lavage et la stérilisation de ces appareils.San desséché contenu dans l'aiguille, le filtre ou x les tubes, substances pyrogéniques présente i dans l\u2019eau utilisée pour le lavage du maté y riel, retard dans la stérilisation du matérie; bien lavé, stérilisation insuffisante sont au à tant de causes provoquant ces réactions fé ij briles plus ennuyeuses que dangereuses.O1 ; pourrait ajouter que l\u2019emploi de tubes neuf y ne saurait se faire sans une « détoxification | 7 préalable de ceux-ci par une immersion pro longée dans une solution de bicarbonate di + soude et un rinçage subséquent à l'eau dis tillée.Les réactions fébriles se caractérisent pal une élévation de température chez le patient température pouvant atteindre 104-105° F e s\u2019accompagner de frisson qui peut durer de 20 minutes à une demi-heure.On prévient ce genre de réactions en pro cédant à la préparation du matériel servan - à la transfusion avec le plus grand soin.I \u2018 faut donc laver soigneusement toutes les par = BERTRAND: REACTIONS DUES AUX TRANSFUSIONS ts de l'appareil pour en détacher les parti- c es de sang desséché qui souvent y adhèrent, rcer convenablement ces mêmes appareils ac de l\u2019eau bidistillée fraîche ne contenant pi de substances pyrogéniques et surtout siriliser immédiatement les appareils bien e/eloppés.Ce dernier point est capital pour éter que des substances pyrogéniques ne se dreloppent de nouveau dans les tubes entre lemoment qui suit le rinçage et celui qui p:cède la stérilisation.En procédant de la site, on réduit ce genre d'accidents à un mi- noum de 2% environ, taux qu\u2019on peut diffi- c:ment abaisser.RÉACTIONS ALLERGIQUES.-es réactions allergiques ont pour cause la psence dans le sang du donneur de sub- stices pour lesquelles le receveur est sensi- bisé.Le plus souvent il s\u2019agit de réactions uicairiennes cédant à l'injection d\u2019adréna- lis, mais certains auteurs ont observé de véri- tzles états de choc.a sensibilisation passive du receveur par leang d\u2019un donneur sensibilisé est aussi pos- sile.Dans un tel cas, le receveur présentera d signes d\u2019allergie plus tard lorsqu\u2019il absorba la substance pour laquelle le donneur est sesible, v.g.fraises, huîtres, épinards, œufs, et Cette sensibilisation passive du transfusé e& habituellement de courte durée: de 2 à 3'aois.tant donné la diversité des substances aller- gantes, il est à peu près impossible de pré- Vair ce genre de réaction même en faisant 397 subir au receveur et au donneur un questionnaire très minutieux.Lorsqu\u2019on constate l\u2019apparition de ces réactions, il devient plus facile toutefois d\u2019en préciser la cause par une enquête bien conduite et d'éviter leur répétition.DÉFAILLANCE CARDIAQUE.Une dernière variété de réaction à mentionner est celle qui résulte de l'injection trop rapide de sang ou de tout autre liquide chez un patient qui souffre d\u2019insuffisance cardiaque.À la suite d\u2019injections ne dépassant pas 150 centimètres cubes mais faites rapidement, on a signalé des cas de défaillance cardiaque survenant brusquement et pouvant se terminer par la mort.Ici évidemment la prudence conseille de pratiquer les injections avec lenteur tout en surveillant l\u2019état du patient.Conclusions En résumé on peut dire: 1° que les réactions hémolytiques sont graves, quelquefois même mortelles, mais qu\u2019elles sont heureusement de moins en moins fréquentes; 2° que les réactions fébriles, plutôt bénignes si on les compare aux précédentes, sont presque toujours dues à une faute de technique, et que de ce fait elles sont faciles à éviter; 3° que les réactions allergiques sont imprévisibles dans la plupart des cas, du moins lorsqu'elles se manifestent pour la première fois chez un transfusé; 4° que la défaillance cardiaque et la mort subite sont possibles chez certains patients souffrant du cœur. LES DÉRIVÉS DU SANG ll Arthur GAGNON, Université de Montréal.Grâce aux travaux de Tiselius et de plusieurs autres, l'analyse des protéines du plasma a été rendue possible au moyen d\u2019un appareil perfectionné d\u2019électrophorèse.La méthode consiste essentiellement à soumettre le plasma à l\u2019influence d\u2019un potentiel électrique qui fait migrer dans un tube en U les protéines contenues dans les solutions qu\u2019on y dépose.À cause de leur charge électrique différente, chacune des protéines acquiert alors une vitesse de migration propre qui en permet l'analyse.Cette analyse se fait au moyen d\u2019un dispositif optique compliqué qui donne naissance à un diagramme que l\u2019on peut fixer sur plaque photographique.(FElectropho- retic patterns.) D\u2019une façon parallèle, les travaux de Sved- berg et de plusieurs autres sur l\u2019ultracentrifugation ont également apporté au physico-chi- miste une seconde méthode non moins précieuse d\u2019analyser les protéines plasmatiques.Présentement, ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces deux méthodes ne peuvent servir à la séparation pratique des composés du plasma.Cependant, l\u2019emploi de ces deux méthodes d'analyse a permis de mettre en évidence, d'une façon indéniable, l\u2019inefficacité des procédés de séparation basés sur la floculation des protéines par les fortes concentrations de sels neutres.Ces procédés doivent être abandonnés parce qu\u2019ils conduisent à des fractions appelées albumines, euglobulines et pseudo- globulines qui ne sont pas homogènes.Il a été démontré, par exemple, que la fraction albumine obtenue par saturation complète avec le SO, (NH,).contient encore des globulines.De méme, la fraction globuline obtenue par demi-saturation avec le méme sel contient encore de l\u2019albumine et trois globulines respectivement appelées alpha, beta, gamma.Une méthode relativement récente de séparation, mise au point par Cohn et ses associés du « Harvard Medical School », pe ki met l'obtention de fractions plus homogène; plus nombreuses, nous conduisant à certai %; dérivés du sang dont l\u2019avenir est très séduisar i Je remercie les autorités de l\u2019Institut de M ge crobiologie et d'Hygiène de l\u2019Université «| Montréal de l\u2019occasion qu\u2019il m\u2019ont fourn J d\u2019aller étudier chez Cohn les détails de cet &: technique.i Cette méthode repose sur une étude théor fr que très poussée des facteurs physico-chim #s ques responsables de la solubilité d\u2019une pr £a téine en milieu alcoolique.L'alcool qui d nature les protéines à température ordinai ÿ avait été abandonné, mais il peut être a \u2019 ployé avec avantage pourvu que, comme |g fait Cohn, on travaille à des températur: inférieures à zéro degré centigrade.Dans c, |i conditions, il est possible de réaliser les v # riations combinées de pH, de températur \u20ac de concentration alcoolique, de force ioniqu nécessaires à la séparation fractionnée di y composés du plasma.I En effet, le plasma contient plusieurs pr téines dont la constitution chimique et pa tant le rôle biologique sont différents.; J exemple, la gamma globuline présente dar le sang en petite quantité est responsable d ses propriétés immunologiques.| Une autre globuline, la prothrombine, d à pair avec le fibrinogène, permet la coaguli & tion du sang.Le sang contient également dar [ son plasma d\u2019autres globulines comme ce taines hormones, les enzymes, les isohémay glutinines.Le plasma contient une seule albumine qt représente environ 60% de ses protéines tC 1 tales.Cependant, à cause de son poids mole culaire relativement petit, en comparaiso t avec les autres protéines plasmatiques, cett albumine réalise a elle seule 80% de la pre! sion osmotique colloidale du plasma, laquell = ra A sg oe Pa GAGNON: DÉRIVÉS DU SANG kularise les échanges de liquides au niveau d: capillaires.L\u2019albumine a donc un rôle pmordial à jouer dans le maintien du vo- Fine sanguin.: Cette propriété de l\u2019albumine est mise à »fit dans le traitement du choc, syndrome actérisé par la diminution du volume plastique circulant.Les solutions hypertoni- ,Âges d\u2019albumine humaine à 25%, ayant une _frcosité égale à celle du sang, présentent sur rates les autres préparations, sang total, sma desséché ou autres, l'avantage d'une esse maximum d\u2019action jointe à une aug- pntation minimum de la viscosité du sang arès injection.Elles doivent donc être employées seules ou ge combinaison avec du plasma dans les syn- la comes de choc les plus aigus et les autres !9 sidromes d\u2019cedéme hypoprotéinique.On i\u2019 | ait pensé pouvoir utiliser dans ce méme t* tt l\u2019albumine plasmatique de bœuf, espé- ñ, nt qu'après l\u2019avoir débarrassée de toutes les 18 pbulines qui l\u2019accompagnent, elle aurait r&yrdu sa spécificité.Malheureusement les ta éecs subis semblent montrer que cet espoir i it vain.t: Par la méme méthode de Cohn, en plus de s1Ibumine on peut séparer les globulines ¢ aha, beta et gamma, le fibrinogène, la pro- +: trombine et les isohémagglutinines.; La gamma globuline a déjà reçu une appli- ;* cion thérapeutique dans la prévention et le 1 tiitement de la rougeole.Théoriquement, il \u2018 \u2018aurait lieu d\u2019essayer cette gamma globuline ; (ns toutes les maladies infectieuses où le sé- « Im de convalescent s\u2019est montré efficace.#* Point n\u2019est besoin d\u2019insister sur les services ; Ce peuvent rendre les isohémagglutinines iso- ; ls du plasma humain dans la détermination ; (s groupes sanguins.Les dérivés les plus inattendus que l'on jut retirer du sang sont sans doute ceux que In obtient de la thrombine et du fibrinogène, (mme par exemple les « fibrin film» et le + dbrin foam ».En contrôlant les conditions de réaction de , .\\ * 7 I thrombine sur le fibrinogéne isolé, on peut 399 obtenir une série de films transparents ou opaques, friables ou résistants, adhérents ou non aux surfaces.D\u2019autres sont doués d'une élasticité remarquable.Certains de ces films sont employés avec avantages en neuro-chi- rurgie pour remplacer une dure-mère déchirée ou pour prévenir les adhérences mé- ningo-cérébrales.Le « fibrin foam » est une substance excessivement poreuse et friable obtenue également par l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène.À l\u2019état desséché elle est très légère et très avide de solution de thrombine.En combinaison avec la thrombine, le « fibrin foam » représente un agent très efficace dans le contrôle des hémorragies non contrôlables par les ligatures; par exemple, les hémorragies que l\u2019on rencontre au cours des interventions neuro-chirurgicales, les hémorragies du foie, du rein, des opérations thoraciques, les hémorragies des patients ictériques, etc.A cet effet l'emploi du « fibrin foam » est de beaucoup supérieur a I'emploi du morceau de muscle, parce que plus facile d\u2019obtention et de manipulation et aussi parce que moins propice aux réactions tissulaires.La question de savoir si la thrombine du bœuf peut être utilisée chez l'homme n'a pas encore reçu de réponse définitive.La valeur thérapeutique comparée du sang total, de son plasma desséché, de ses dérivés et de ses substituts pourrait se résumer de la façon suivante.Le sang total reste l\u2019élément de choix dans le traitement des hémorragies, à cause des globules rouges qu'il contient.Chez les grands brûlés où un remplacement continuel de protéines plasmatiques et aussi d\u2019eau est nécessaire, le plasma total isotonique conserve ses avantages.L'emploi de l\u2019'hémoglobine purifiée et re- dissoute en solution saline ne s'est pas encore répandu, apparemment parce que l\u2019on sait qu\u2019elle passe à travers le filtre rénal et les capillaires tissulaires en général.À cause de la facilité avec laquelle l\u2019on prépare et l\u2019on conserve aujourd'hui le plasma 400 desséché, la plupart des substituts du sang doivent être abandonnés.Exception doit être faite cependant pour les acides aminés provenant de substances protéiques hydrolysées telles que la caséine du lait ou la globine de I\u2019hémoglobine.On doit faire une place a cette sorte de substituts parce qu\u2019elle s'est montrée un moyen peu coûteux de fournir les matériaux protéiques nécessaires aux malades qui en ont besoin.Ainsi, à la suite des opérations sur le tube digestif, l'injection d'acides aminés complète heureusement le sérum glucosé de circonstance.De même, dans le traitement du choc, lorsque tout danger immédiat a été enrayé par l\u2019administration de plasma total ou d'\u2019albumine humaine hypertonique, on peut avantageusement accélérer la convalescence par l'emploi de ces acides aminés.En général, les dérivés du sang possèdent L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLF1IN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 ge sur le sang total et sur le plasma un avantag wh thérapeutique et économique.Ils permetter pt une thérapeutique plus intense et plus sp (id cifique.L\u2019administration de sérum de conv.us lescent à un contagieux est peu efficace et pe ¢ économique parce qu\u2019elle lui apporte ur ,# gamma globuline trop diluée et une rand je quantité de protéines dont il n\u2019a pas besoin Dans un méme ordre d\u2019idées, I'administratio gs du plasma total a un « choqué » n\u2019est pas idéal parce qu\u2019elle lui apporte une quantité d js gamma globuline dont l'action osmotique e, \u201d négligeable, et que l\u2019on aurait pu concentre \u201ca et conserver pour des fins plus appropriée ol Indépendamment de ces considérations éc gi nomiques, je pense que les dérivés du san ;i sont appelés à jouer un grand rôle thérapeu \u201cap tique et il est probable que la liste de ce ; dérivés et de leurs applications va rapidy \u201cal ment s\u2019accroître.gi gl LE CHOC TRAUMATIQUE CHEZ LES BLESSES DE GUERRE: ™ SON TRAITEMENT PAR LA TRANSFUSION DE SANG | Ww i] Le Lieutenant-colonel Eustace MORIN, R.C.A.M.C.hii Les anciens auteurs définissaient le choc «un affaissement de la vitalité survenant a la suite d\u2019un traumatisme ».Aujourd\u2019hui, il est généralement admis que le choc est essentiellement constitué par une déperdition du volume sanguin, qui donne lieu à un tableau clinique caractéristique et que l\u2019on désigne d'un terme compréhensif: «le choc traumatique par oligémie ».Cette communication a pour but de décrire l'usage de la transfusion sanguine, telle que préconisée et pratiquée par le Service de Santé de l'Armée, dans le traitement du choc traumatique qui constitue la complication la plus grave des blessures de guerre.L'hémorragie est, au premier chef, responsable d\u2019une diminution du volume sanguin.Les brûlures sérieuses, cependant, en raison de la fuite plasmatique qui en résulte, constituent également une cause importante de déplétion du milieu intérieur.Les blessures de guerre, en raison de 5 puissance meurtrière des armes moderne N sont particulièrement fécondes en hémorrä 4 gies et constituent la principale source d A choc oligémique.Les brûlures, quoique moi : fréquentes, mais souvent plus sérieuses, foi ment le deuxième groupe de il : pouvant donner lieu au choc oligémique.4 A ce point, il y a lieu de faire un bref rappe .Jz de la physiopathologie de l\u2019hémorragie afin d mieux comprendre le mécanisme du cho oligémique et son traitement par la trans - fusion.Les expérimentateurs ont montré quul individu sain peut subir une saignée de pré d\u2019un litre, sans présenter d\u2019autres trouble qu\u2019une légère baisse de la tension artérielle * à moins que n\u2019intervienne un choc syncopal * réflexe, le « vasovagal collapse» de l\u2019écol * anglo-saxonne, et dont il sera brièvemen : question plus loin.| 4 MORIN: TRAITEMENT DU CHOC TRAUMATIQUE PAR LA TRANSFUSION DE SANG [1 semble, par contre, qu'une hémorragie ¢ plus de 1,000 c.c.soit nécessaire pour créer Jtat de choc oligémique.Que se passe-t-il?Grâce à cette déplétion siguine, il se produirait alors une hypoten- sn veineuse profonde aggravée par une wo-dilatation réflexe dans les muscles des rmbres, provoquant une réduction du débit cdiaque qui se traduit par une baisse de la tision artérielle systolique à 80 mm.de I; et au-dessous dans les hémorragies plus gives, avec une accélération correspondante c pouls.À moins qu\u2019une transfusion ne vnne rétablir l\u2019équilibre circulatoire, l\u2019état sggrave, l\u2019anoxie s\u2019installe rapidement et le coc oligémique est constitué.L'organisme, 1:tant pour restaurer le volume sanguin dimi- né, laisse filtrer les liquides tissulaires dans ] circulation générale et déclenche une vaso- (striction cutanée et splanchnique de dé- fise.Cette « réfection de fortune » du volume itérieur, sans apport des éléments figurés du s1g, réalise un état d\u2019hémodilution qui se tiduit par une diminution relative du taux « l'hémoglobine.Cependant, ce processus « restauration est lent et met de deux a trois jurs pour s\u2019épuiser.Il s'ensuit donc que la (termination du taux d\u2019hémoglobine, dans Ii premiéres heures qui suivent la blessure, jur établir le degré d'hémodilution, ne (nstitue pas un test fidèle de la gravité de hémorragie.Le tableau clinique du choc oligémique Jésente des aspects assez nets et spécifiques di le distinguent du choc syncopal, réflexe, Jimaire, le « vasovagal collapse ».Ce dernier t la lipothymie émotive, réflexe; il est dé- enché par la frayeur, une émotion vive, ne simple piqûre; il est précoce; il se cons- \u2018ue presque tout d'une piece, et surtout, ns rapport avec la gravité de l\u2019hémorragie, ai peut être insignifiante.À part cela, il 1ssemble assez au grand choc, au choc oligé- lique, mais, et c\u2019est là une caractéristique limédiatement distinctive, il cède rapide- \u2018ent au simple repos en position déclive.Il zut survenir tardivement à l\u2019occasion de 401 toute manipulation des membres blessés, particulièrement chez ces blessés où le volume sanguin est insuffisamment restauré, et sera quelquefois l\u2019indice d\u2019une reprise de l\u2019hémorragie.Par contraste, le choc oligémique est toujours tardif, apparaissant douze a 36 heures aprés la blessure; il peut étre précipité ou aggravé par la frayeur, la fatigue, l\u2019épuisement et la déshydratation chez des blessés qui combattent depuis 24 heures et souvent plus.Il se constitue et se complète progressivement en présentant d\u2019abord des signes d'alarme dans le comportement psychique du blessé qui devient loquace et euphorique, puis inquiet et agité, d\u2019où l'importance d'une observation constante et soigneuse de ces malades pour dépister le premier indice de détérioration de leur état.En outre, ces blessés sont d\u2019une pâleur inquiétante, ils se plaignent de chaleur insupportable et, cependant, ils sont couverts de suéurs froides, le pouls s'accélère a 100-120 pulsations a la minute, jusqu\u2019à devenir imperceptible, si l\u2019on n\u2019y remédie; la tension artérielle systolique s\u2019effondre et ils sombrent lentement dans le coma.Le traitement de base, le seul, est la transfusion sanguine précoce, énergique, à grand débit, jusqu\u2019à restauration suffisante, au moins 90% du volume sanguin.Dans certains cas, cependant, où le traitement a trop tardé et la pression artérielle systolique est demeurée trop longtemps au-dessous de 80 mm.de Hg., on peut se trouver en présence de ce que l\u2019on appelle «l\u2019état de choc irréversible » d\u2019où des transfusions massives et répétées ne peuvent tirer le blessé.Un mot maintenant du deuxième grand groupe de traumatismes pouvant produire un choc oligémique.Nous voulons parler des brûlures.Il est généralement accepté aujour- d\u2019hui qu\u2019un état de perméabilité capillaire, pathologique, se produit au pourtour et au niveau même de la brûlure avec fuite du plasma vers l'extérieur dans les pansements.Ce processus s\u2019amorce une a deux heures après 402 la brûlure et se continue 24 à 36 heures durant, créant quelquefois, si la brûlure est étendue, une déplétion du volume sanguin telle qu\u2019elle puisse aboutir au choc oligé- mique.Dans ces cas une détermination du taux d\u2019hémoglobine, si elle n\u2019est pas faite trop tôt après la brûlure, montrera un état d'hémo- concentration qui renseigne sur la gravité de la déperdition sérique.Le tableau clinique de cette forme de choc diffère un peu de celui par hémorragie.Ici, le blessé est apathique, ou s\u2019agite sur la civière, il est cyanosé, sa peau est sèche, le pouls est petit, il demande à boire, vomit souvent.La tension artérielle est habituellement élevée.Le traitement de fond est la transfusion précoce et massive cette fois, non pas de sang total mais de plasma ou de sérum, pour restaurer rapidement le volume du milieu intérieur.Une fois l\u2019équilibre rétabli, il faut maintenir une transfusion lente, pourau moins 24 heures, dans le but de compenser la perte de plasma qui se fait au niveau de la brûlure.Dans certains cas, on assiste, vers le début de la deuxième journée, même en l'absence d'infection secondaire, à une détérioration subite de l\u2019état général.Chez ces blessés, les urines deviennent rares, les vomissements s\u2019installent, ils entrent peu à peu dans le coma et meurent en état d\u2019hyperthermie, trois a quatre jours plus tard.Parmi les nombreux types de blessures de guerre, il en est surtout deux variétés dont le tableau clinique peut se compliquer d\u2019un état de choc par oligémie: ce sont les blessures par écrasement, les « crush injuries », et les blessures par explosion ou « blast injuries ».Dans les premières il se produit une transsudation de plasma dans le membre écrasé avec hémoconcentration consécutive et syndrome de choc.La transfusion sérique doit se pratiquer de pair avec le traitement de la néphrite anurique qui constitue une complication très sérieuse de ce genre de traumatisme.Dans les blessures par explosion, qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Ari £ .| se caractérisent par des hémorragies int, : : A pulmonaires ou abdominales, selon le cas, transfusion sanguine donne des résultats ¢ ¢F cevants.jf Avant d'entreprendre la description ¢ l'emploi de la transfusion sanguine dans : contrôle et le traitement des blessés de guer! souffrant de choc traumatique, il est bon \u201d rappeler certaines notions d'expérience ¥ principes indispensables a connaitre.Les sf\u2019 dats qui combattent sont particuliéremef sains et endurcis; la transfusion à grand déb; f telle que préconisée pour ces hommes, nd lerait beaucoup de circonspection chez lg blessés civils dont il faudrait connaître l\u2019ét@ antérieur du cœur, l\u2019existence de maladi § chroniques pulmonaires ou rénales.pi Au cours d\u2019opérations militaires, 10 à 15 ; des blessés admis à l'hôpital exigeront af, transfusions.Les grands blessés, et surtol ceux qui présentent des signes de choc, a! vront étre dirigés d\u2019urgence vers un oi de transfusion.Plus l'intervention if, cale sera pratiquée tôt, chez ces sujets do \" l\u2019état le réclame, moins ils courront le risqu | d\u2019un choc oligémique ou autre complicati , grave.Une observation avertie et contin ; de ces malades est le seul moyen de dépist y précocement l'apparition du choc oligémiqu ÿ, Le traitement général consiste à assurer i ces blessés le repos en position déclive, le pig, du lit ou de la civière soulevé d\u2019environ je à 12 pouces, sauf cependant pour les bless ç 5 fy de la téte ou du thorax.q Les rendre confortables au moyen de ling, propre, de bouillottes chaudes, de breuvage y chauds.Eviter de surchauffer ces blessés, ca cela provoque une vaso-dilatation périphér x que qui déprime davantage la circulation prc fonde et précipite ou aggrave un' état d 4 choc.À ceux qui souffrent ou manifestent de ; signes d\u2019appréhension, ne pas craindre d'ac 4 ministrer de la morphine, préférablement pa voie intraveineuse, au début, alors que | , circulation périphérique, surtout, est ralen y tie.Ces blessés qui sortent de la ligne de fer MORIN: TRAITEMENT DU CHOC TRAUMATIQUE PAR LA TRANSFUSION DE SANG or souvent déshydratés, l\u2019administration de \u2018en physiologique est alors indiquée, mais x oit pas dépasser 3 litres aux 24 heures.Anobiliser solidement les membres blessés, por éviter la perte de plasma à leur niveau.of » but principal dans le traitement du dh est la restauration rapide du volume san- 4 diminué.Actuellement, nous ne con- mjons pas d'autre mesure efficace que la ie ifusion sanguine pour tirer un blessé de serétat de choc traumatique.La transfusion doise pratiquer sans délai chez tous les sujets bleés depuis plusieurs heures, dont la pressie artérielle systolique est moins de 90 mm.de Ig.avec un pouls rapide.\u201cJhns certains cas qui ne présentent qu\u2019une lége baisse de la pression artérielle et un éta général relativement bon, si les tissus mertris équivalent au volume de deux poigs, ou que l'on constate des signes exté- riers manifestes d\u2019une hémorragie impor- tar, sur le linge, les pansements ou la ci- viè, on pratiquera la transfusion immédia- emnt pour prévenir l'apparition du choc au\u201cours de l'opération.\u201cnez les cas de choc installé, et qui ont ul une hémorragie importante, on doit rasfuser rapidement, à grand débit, jusqu 100 c.c.à la minute, dans les cas graves, t la jusqu\u2019à rétablissement de la pression rtielle, autour de 100 mm.de Hg., après Ju.ralentir le rythme au goutte à goutte.Das certains cas, où les vaisseaux périphé- iges sont collabés et la « vis a tergo » inexis- ate, il faut recourir à la pression positive sur à olonne de sang, au moyen d\u2019une poire datée à la prise d'air du flacon, pour vain- rel'inertie circulatoire.\u201cNez les grands blessés, il faut souvent une ncenne de trois litres de sang pour rétablir \u20ac plume sanguin.| ans les brûlures, la transfusion de plasma U \u20ac sérum visant à restaurer le volume san- #, constitue le traitement de base et doit continuée jusqu\u2019à disparition de l\u2019hémo- Olentration.Lorsque ce but a été atteint, l it recommandé d'injecter du sang total 403 pour prévenir les complications toxiques, si soudaines et graves chez ces traumatisés.La rapidité de l\u2019injection est déterminée par l\u2019étendue des brûlures et le degré d'hémoconcentra- tion, de sorte que, chez un grand brûlé de plusieurs heures qui présente une hémocon- centration élevée, on doit administrer le premier litre en un quart d'heure environ, le second dans les 20 à 30 minutes qui suivent et progressivement moins vite.Le traitement local, qui ne doit pas être négligé, consistera en pansements compressifs qui obvieront à la perte sérique.Il a quelquefois été nécessaire, chez les grands brûlés, de donner jusqu\u2019à 8 litres de plasma avant de rétablir l\u2019équilibre circulatoire.La morphine à doses suffisantes pour calmer la douleur, la conservation de la chaleur ambiante, et une asepsie méticuleuse sont de rigueur dans le traitement de ces blessés.Je vais maintenant vous esquisser l\u2019organisation et le fonctionnement d\u2019un centre de réanimation d\u2019un hôpital militaire pendant l'invasion de l\u2019Europe, en l\u2019espèce celui du 17e Hopital Général Canadien, formé à Montréal et commandé par le colonel C.-P.Ga- boury.Une salle, voisine de la salle de triage, avait été affectée à la réanimation et au traitement des blessés du thorax.Cette salle de 45 lits, spécialement équipée pour des transfusions nombreuses et simultanées, était complétée par un laboratoire à elle, qui comprenait 2 microscopes et le nécessaire pour la recherche des groupes sanguins par la méthode de l'agglutination croisée, directe et indirecte, chez chaque malade à transfuser.On y déterminait également en quelques minutes et simultanément le taux de l\u2019hématocrite, de l'hémoglobine et des protéines totales du sang et du plasma, par la méthode de «la goutte tombante » en solution de sulfate de cuivre, «the copper sulphate drop method » de Van Slyke, encore appelée la «shock kit method », de l'Armée.Le lieutenant-colonel Eust.Morin, le major Bernard Baillargeon, 404 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 de Montréal, spécialiste en médecine, et le major Jean Chartier, pathologiste, avec quatre infirmières, spécialement entraînées, assuraient le service.Le Service de radiologie, dirigé par le major Arthur Vallée, grâce à un appareil de radiographie mobile, fournissait un rapport, particulièrement pour les blessés du thorax, en dedans d'une heure après leur admission dans la salle.Le sang frais, groupes À et O, nous était fourni, au besoin, par le Centre de Slough, à une dizaine de milles de l'hôpital.Dans les cas urgents, la transfusion était initiée avec du plasma pendant qu'on faisait la recherche du «groupe» du blessé.Chez les blessés dont l\u2019état exigeait une intervention immédiate, la transfusion commencée dans cette salle se continuait sur la table d'opération.Les malades y recevaient, selon les besoins, pénicilline, sulfamidés, sérum antigangréneux, anatoxine tétanique et sérum antitétanique.Les blessés acheminés par train-hôpital jusqu\u2019à Ascot, venant de la Côte Sud, nous arrivaient par convois-ambulances.Plus tard, ils nous parvinrent des aéroports voisins, ou ils étaient amenés par la voie des airs, directement des hopitaux situés derriére le front, de sorte que certains blessés se trouvèrent dans un lit d'hôpital de base, en Angleterre, 12 à 18 heures après leur blessure, reçue sur le Continent.Les blessés reçus dans la salle de triage par le Ît.-col.« Bruds » Bazin, de Montréal, étaient ensuite dirigés vers les différentes salles selon la gravité ou la qualité de leur blessure ou de leur maladie.Ceux q l\u2019état nécessitait une transfusion recevay un carton marqué d'un «R », qui les gnait à la salle de réanimation.Au cours des six premières semaines de vasion, pendant lesquelles 1'\u2019hopital op comme hôpital d\u2019évacuation, ne retenant fj! les blessés dont l\u2019état interdisait l\u2019achemg ment vers les hôpitaux du nord du pd 6,900 quelques blessés furent admis et nf nus, au moins 24 heures.Les convois co taient en moyenne 250 malades dont hg tuellement plus du tiers étaient des cag civières.Certains jours, jusqu\u2019à 524 bld: furent reçus à l'hôpital.Pour assurer le rytigk d\u2019admissions, il fallait évacuer un nombre gi respondant de blessés dont l\u2019état permet l\u2019acheminement par chemin de fer pour @: course de 12 à 18 heures et plus.| | Résumé & 1.La conception actuelle du choc trauntg: que est conditionnée par la notion qf: état d\u2019oligémie, réalisant une diminutf du volume sanguin.+ 2.Les blessures avec hémorragie et les lures constituent les principales cause choc traumatique.' 3.Son traitement par la transfusion de total ou de plasma, telle que préconiséeft pratiquée par le Service de Santé de \" mée.4, Description de l\u2019organisation et du fd tionnement d\u2019un Centre de Réanimats.d\u2019un hôpital militaire canadien.| | | « LES TRANSFUSIONS DE SANG CITRATÉ Jacques BRUNEAU, ne Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.\u20188 Jaction inhibitrice du citrate de soude sur \u201cp oagubilité du sang fut découverte par ly cn, de Belgique, en 1914.En 1915, Lon (1) se servait de cette propriété du \u201cfete de soude pour pratiquer les premières agsfusions de sang citraté chez l\u2019homme.Du- rx les années qui suivirent, les avantages & s désavantages du sang citraté furent sou- i ° \u2019 \u2019 .* Lk discutés.Le nombre de réactions a la UE i: de transfusions par cette méthode était lig I } 1 grand qu'avec les autres procédés.De là icriminer la présence du citrate de soude, 'y avait qu'un pas.Expérimentalement, trate de soude augmente la fragilité glo- buire et il réduit le pouvoir phagocytaire de:globules blancs, la quantité du complé- et et la fonction des opsonines.De nom- i®rux autres travaux expérimentaux ont par ia uite démontré que ces effets sont négli- gesles dans les conditions habituelles de la tgrasfusion chez l'homme.De plus, le citrate Tete pas les protéines plasmatiques, élé- mets sanguins très importants au point de Ju transfusion.La découverte des substances .Pygénes par Seibert (2), en 1923, révélait fa ause du plus grand nombre de réactions À .suite des transfusions de sang citraté.Æ'nélioration qui en a résulté dans la pré- pation des solutions et des appareils, a Anné la disparition presque complète de ces \u2018acdents.Durant les vingt dernières années, ÿcrrocédé de transfusion s\u2019est généralisé et & ndu d\u2019éminents services.Ce seul fait dé- @atre amplement que l'addition de citrate Meoude n\u2019altère pas l\u2019innocuité et l'efficacité iuang à transfuser.9 \u2018action inhibitrice du citrate de soude sur #2 ragulation du sang in vitro est due au fait MU le citrate forme, avec les ions calcium du $27, un sel complexe dont la constante d\u2019ioni- #25n est très basse.La présence de calcium Ho sé est nécessaire à la transformation de la prothrombine.Les ions calcium sont ainsi retirés sous forme de citrate de calcium et le calcium sanguin devient physiologiquement inactif sans que le taux de calcium total ne soit changé dans le sang.Pour empêcher la coagulation du sang in vitro, une quantité de 25 centigrammes de citrate de soude par 100 c.c.de sang est suffisante.In vivo, le citrate de soude exerce la même action sur les sels calciques du sang.Injecté rapidement et en quantité suffisante, soit environ 5 grammes en quelques minutes chez l'homme, il amène la tétanie et même la mort en supprimant de façon soudaine le calcium ionisé.Ces phénomènes ne se produisent pas si l\u2019injection est faite lentement, parce que le citrate de calcium est éliminé rapidement par le rein, qu\u2019il est oxydé par le foie et que la mobilisation compensatrice du calcium tissulaire a le temps de se faire.Nous avons nous-même démontré avec Graham (3) que, chez le chien soumis à des hémorragies massives, les transfusions répétées et rapides de sang citraté entraînent la mort trois fois plus rapidement que lorsque l\u2019on a recours à du sang hépara- nisé.En pratique, chez l'homme, ce danger est presque inexistant.Pour qu\u2019il se produise, il faut que des quantités très grandes de sang, soit 5,000 à 6,000 c.c., soient transfusées en quelques heures.Nous pouvons conclure que, dans les circonstances usuelles, la transfusion de sang citraté ne cause aucun effet toxique chez le transfusé.Un des grands avantages de la transfusion de sang citraté réside dans le fait que le sang à transfuser peut être transporté et emmd- gasiné.On sait les immenses services que rendent les banques de sang de nos hôpitaux.L\u2019établissement de banques a permis d\u2019employer la transfusion comme procédé thérapeutique de routine et non plus comme seul procédé d'urgence qu'elle était auparavant. 406 Le sang entreposé subit à la longue certaines modifications qu\u2019il est bon de rappeler brièvement.Il s\u2019y produit une hémolyse; le degré et la rapidité de cette hémolyse varie avec le préservatif employé, la durée de l\u2019entreposage, la température, les soins de la manipulation, l\u2019exposition à lair, etc.Il s\u2019y produit une destruction lente mais progressive des globules rouges, une diminution des globules blancs et de leur pouvoir phagocytaire, une baisse des plaquettes sanguines et une baisse du taux de la prothrombine.Il s\u2019y produit aussi, par hémolyse et par diffusion, une augmentation du potassium plasmatique.Ces divers changements présentent un certain danger, mais ils ne se constituent que très lentement.Le sang citraté pur s\u2019altère assez rapidement et ne peut être tenu en réserve en toute sécurité que trois ou quatre jours.Si au citrate de soude on ajoute une quantité de glucose à 5%, égale au volume du sang prélevé, ces changements se produisent plus lentement et le sang peut être conservé de 10 à 12 jours et même plus suivant certains auteurs.C'est cette dernière solution préservatrice ou une de ses variantes qui est généralement employée dans les banques de sang.Du point de vue clinique pratique, il est important de retenir que le sang conservé est généralement dilué.Par exemple, une transfusion de 500 c.c.de sang citraté pur procurera au malade de 30 à 35 grammes de protéines.Pour administrer la même quantité de protéines avec du sang de banque, conservé au glucose, il faudra une transfusion de 1,000 c.cet même un peu plus.Les avantages du sang citraté ne résident pas que dans la facilité du transport et de I'entreposage.Cette technique a aussi le grand avantage d'être très simple d'application, de pouvoir être exécutée facilement, même par des mains inexpérimentées.Elle demande un minimum d\u2019appareillage et un minimum de déplacement du malade.Elle peut s\u2019accomplir dans les circonstances les plus difficiles, et à la salle d'opération elle se pratique sans causer le moindre inconvénient à l\u2019équipe chirurgicale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 La possibilité de la mise en réserve ej facilité d'administration de sang citraté gl, d'un grand secours en chirurgie civile, j l'emploi des transfusions permet de dimi la morbidité et la mortalité postopératorg Les pertes de sang au cours des opératiy en dehors de ce qu'on est convenu d\u2019appk une hémorragie, sont considérables.Des my surations précises ont permis d\u2019établir qu mamectomie radicale s'accompagne généié ment d'une perte de sang variant de 50 1,000 grammes, l\u2019abdomino-périnéale de Ÿ à 800 grammes, les gastrectomies de 30 800 grammes, les interventions crânienneq; thoraciques, 1,000, 1,500 grammes et pan plus.Les opérations prolongées ou en celles qui entraînent de grands délabreme tissulaires, sont très aptes à amener des peg sanguines ou plasmatiques marquées.Cesy teurs, joints à plusieurs autres que | n\u2019avons pas le temps de considérer, sont h ; ceptibles de provoquer le choc traumatidg.» i Le syndrome clinique de l'état de choc apg raît tardivement, bien après que les premt changements humoraux se sont produits., Co.§ chirurgie civile, nous devons, par des tng fusions adéquates, viser a combattre I'hé@ concentration avant qu\u2019elle ne puisse se |@ duire et bien avant l'apparition de ses festations cliniques.Les malades en déshydratation ou en dg trition, les cancéreux du tube digestif surti ont de tout temps été considérés comme mauvais risques opératoires.Les acquisitf nouvelles sur le rôle des protéines dan: choc, dans le métabolisme de l\u2019eau et des ti et dans la circulation, ont établi l\u2019hypoprè# némie comme un des facteurs importantsiif peu de résistance des malades.Nous ne coniserons pas la transfusion de sang ou plasma comme le traitement de choix l\u2019hypoprotéinémie chronique.Les quan requises sont trop considérables.Touteif durant Ja période préopératoire, l\u2019emploÿ transfusion en quantité suffisante permet rétablir de facon temporaire le taux des \u20184 téines sanguines et de diminuer le ris opératoire. fi, BRUNEAU: TRANSFUSIONS DE SANG CITRATÉ } conclusion, soulignons: \u201cque le citrate de soude n\u2019altère pas la ité du sang à transfuser, tout au moins en .ui regarde la prévention et le traitement a; hoc; « que le sang citraté, à moins d\u2019être admi- Esé à doses massives durant un très court si, n\u2019exerce aucun effet toxique sur le asfusé; , que la transfusion de sang citraté est une gnique simple, efficace, d' exécution facile; ; qu\u2019elle permet la mise du sang en réserve n emploi en temps opportun; 407 5° rappelons enfin que cette technique de transfusion permet d'appliquer sans danger les principes thérapeutiques qui découlent de nos connaissances plus précises sur le mécanisme du choc et sur le rôle des protéines sanguines.BIBLIOGRAPHIE 1.R.LEWISOHN: «A New and Greatly Simplified Method of Blood Transfusion.» M.Rec., 87: 141, 1915.9.F.B.SEIBERT: in Some Distilled Waters.» Am.J.Physiol., 1923.3.Jacques BRUNEAU et Evarts A.GRAHAM: «A Caution Against Too Liberal Use of Citrated Blood in Transfusions.» Arch.Surg., 47: 319 (oct) 1943.« Fever-Producing Substances Found 67: 90, LES TRANSFUSIONS DANS LES SYNDROMES HEMORRAGIQUES Léopold MORISSETTE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).es transfusions dans les syndromes hémor- ques représentent, comme dans les ané- 5, surtout une thérapeutique de substi- apn, mais ici la substitution peut devenir dvalente et c\u2019est pourquoi un paragraphe nial a été réservé à cette question.En effet, Jas les maladies qui nous occupent, il ne ait pas seulement de remplacer le vecteur \u2018tygéne, ou la masse sanguine fluide, mais pre certains éléments qui jouent un rôle ik [ as la coagulation tels que les plaquettes ou p'hromboplastine, c\u2019est-à-dire qu'on attend Je transfusions un effet hémostatique.\u2018u le peu de temps à notre disposition, nous R\u2019lons pas tenter de présenter un tableau iplet des syndromes hémorragiques, mais 1me nous parlons transfusion, pour ne pas ire à la clarté de notre bref entretien, Aus allons nous limiter aux purpuras et à mophilie.Ce sont la les syndromes ou il intérêt à savoir quand transfuser, quand à abstenir, ou quand, au point de vue gé- [ pal, tenter plus que les transfusions.Les res, comme la pseudo-hémophilie, difficile éparer de la thrombosthénie constitution- ple de Glanzmann ou hémogénie des Fran- 3, la maladie hémorragique des nouveau- nés, les télangiectasies familiales héréditaires, l\u2019afibrinogénie, ou sont des raretés, ou ne comportent guère d'indications de transfusion.Les purpuras sont des états pathologiques caractérisés par des hémorragies spontanées soit des muqueuses, soit sous la peau ou bien les deux à la fois.Ils se divisent en deux grandes classes selon qu\u2019ils sont thrombocy- topéniques ou non, c\u2019est-à-dire selon que le nombre des plaquettes sanguines est diminué ou pas.Le chiffre qui fait la démarcation entre les deux varie un peu suivant les auteurs, mais nous croyons avec la plupart que 100,000 et moins signifient thrombocytopénie.Ici encore, il nous faut diviser en purpuras thrombocytopéniques essentiels et secondaires.Quand on discute de transfusions et purpura thrombocytopénique, le point intéressant consiste à savoir, non pas si les transfusions sont indiquées, mais bien s\u2019il y a lieu de faire plus que transfuser.L\u2019indication de la transfusion est toute trouvée dans la formule sanguine: il s\u2019agit de reconnaître si, après transfusion et éradication dans la mesure du possible de toute influence infectieuse, ou toxique, on doit conseiller la splénectomie.En somme, il 408 faut pouvoir établir solidement un diagnostic de purpura thrombocytopénique essentiel et cela peut être très difficile (1).Les dyscrasies sanguines telles qu\u2019anémie aplastique ou leucémie sont généralement reconnues par l\u2019étude morphologique, mais les causes toxiques ou infectieuses des purpuras secondaires peuvent parfois passer inaperçues ou rester très délicates à évaluer.Le problème se complique du fait que dans un petit nombre de cas de purpura essentiel la ponction sternale ne donne pas de renseignement, c\u2019est-à-dire qu\u2019au lieu de trouver des mégakaryocytes en grand nombre soit immatures, soit dégénérés, on n'en voit que peu ou pas, tout comme dans les purpuras secondaires.En effet, quoique la pathogénie de la maladie de Werlhof ne soit pas très bien élucidée, on croit, suivant les écoles, soit à une destruction excessive de plaquettes dans la rate, soit à une action nocive ou inhibitrice de la rate ou du système réticulo-endothélial sur les mé- gakaryocytes de la moelle (2), avec comme résultat une accumulation de ces cellules- mères des plaquettes dans les centres hématopoïétiques.Ces théories n\u2019expliquent pas la fragilité capillaire qui doit jouer un rôle important puisqu\u2019on voit des gens avec 10,000, 20,000 plaquettes qui ne saignent de nulle part, et qu'il existe des purpuras non throm- bocytopéniques où l'élément vasculaire entre seul en jeu.Toutefois, il n\u2019en reste pas moins vrai que la splénectomie donne d\u2019excellents résultats dans les purpuras essentiels aigus ou chroniques, surtout chez les patients qui présentent une hyperplasie mégakaryocytaire.Il ne faut donc pas hésiter à recourir à l\u2019intervention surtout quand on a affaire à une forme récidivante chez l\u2019adulte.Chez les enfants, dans les formes aiguës qui n\u2019ont pas été précédées d\u2019attaques trop nombreuses ou trop graves, les transfusions peuvent être employées seules, car, en toute apparence, dans certains cas la maladie guérit spontanément.Ici comme dans toute transfusion pour purpura thrombocytopénique, il y a intérêt à em- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 ployer le sang ie plus frais possible pour évog la désintégration des plaquettes qui s\u2019orgt rapidement au cours des manipulations jg sang du donneur.gl Dans les purpuras thrombocytopénique condaires, quand on a traité la cause, on ai transfuser si besoin, mais je voudrais atthké\u2018 votre attention sur un point.En face d\u2019 dvscrasie sanguine incurable dans l\u2019état ac de nos connaissances, comme l\u2019anémie a tique idiopathique ou une leucémie aig les transfusions ne font que prolonger à gr frais l'agonie et du patient et de sa fami de sorte qu\u2019après en avoir expliqué la val bien éphémère aux parents, il faut laisse ceux-ci la décision à ce point de vue.Les purpuras non thrombocytopéniq peuvent être dus à des toxines bactérien: ou à des poisons chimiques ou encore à métabolites anormaux provenant de mo cations tissulaires, mais ils peuvent être à sidérés in globo comme anaphylactiques lg car ils sont a base d\u2019altérations capillaires type allergique, c\u2019est-à-dire de vaso-dilatat | intense.Faits importants pour le diagnostiegy troublants pour la compréhension des wl, tômes à moins que l\u2019on n\u2019adopte la théorielfy lergique: 1° les plaquettes sont en nombre $ek fisant; 2° les temps de saignement et de coat- y; lation sont normaux; 3° les tests de fragilég; capillaire sont négatifs.! Les plus connus dans ce groupe-ci sont purpura simple, qui consiste en pétéchies My néralement limitées aux membres nities et le purpura de Schénlein-Henoch, qui plutôt un syndrome composé du purpura a matoïde décrit par Schônlein, ou du purpi, abdominal individualisé par Henoch, ou d'u2 association dans le méme cas de manifestaticy purpuriques, articulaires et abdominales.\u2018 Les transfusions dans cette classe de pra puras doivent être gardées comme derniè ressource après un dépistage méticuleux 64 facteurs allergisants, bactériens ou toxiqu ¢ quand I'anémie devient grave, car le mauvs état des capillaires en rend les résultats ale toires sinon dangereux. ' «@ émophilie, quoique plus rare, est mieux i 1e que les purpuras parce qu'il n\u2019y en a as lusieurs variétés.L\u2019hérédité n'\u2019affectant wees mâles, le prolongement du temps de Ry lation et de l\u2019ancien temps de prothrom- made Howell qui ne mesurait en fait que le mi de coagulation du plasma recalcifié, 06 que le temps de saignement, les tests lergilité capillaire, le taux de prothrom- [ amet la formule sanguine sont sans parti- \u201cabté.Tout cela est tellement familier qu\u2019il » pas lieu d\u2019en parler à des médecins d\u2019ex- Lérince.Tout le monde sait d\u2019autre part que, di les traitements généraux, les anciens ome les nouveaux, tels que produits glan- talires, globulines extraites du sérum, acide lwaque, etc, ont connu la faveur puis un ak mérité.Seule la transfusion a gardé sa \u201cai et reste l'unique thérapeutique sur la- Tue on puisse compter: elle corrige la \u201céfience en thromboplastine qui est la base lathgénique de la maladie, et son effet sur Le tnps de coagulation dure de 2 à 6 jours.Varopposition à ce qui se passe dans les bururas, il n\u2019a jamais été clairement dé- noiré que le sang frais soit supérieur au kan; conservé ni que le sang nature donne ne eilleurs résultats que le sang citraté.LA t:Cpendant, il faut noter que les transfu- wor doivent étre employées le moins souvent 2osble, car leur administration répétée dans jmécourte période de temps semble nuire à fewaction favorable sur le temps de coagu- Fatia et la procédure en arrive à ressembler au >ste de jeter le sang dans un évier.Il y a Avatage, quand on a la main forcée, a inter- calc entre les transfusions des injections de Plana citraté.Le plasma, d\u2019ailleurs, quand il MORISSETTE: TRANSFUSIONS DANS LES SYNDROMES HÉMORRAGIQUES 409 n\u2019est pas impérieux de corriger une anémie secondaire importante, peut s\u2019employer d\u2019emblée avec des résultats qui se comparent avantageusement a ceux du sang total (4).En résumé, il est bon de retenir les faits suivants: 1) Devant un purpura thrombocytopénique, il faut s\u2019attacher a faire un diagnostic sûr, car, dans la variété essentielle, en plus des transfusions on peut appliquer une mesure curative, la splénectomie qui donne les meilleurs résultats dans les formes récidivantes chez les adultes dont la moelle sternale montre des mégakaryocytes en grand nombre; 2) Dans les purpuras secondaires aux dyscrasies sanguines incurables, la valeur des transfusions est tellement éphémère qu\u2019il semble préférable de ne les donner que sur demande; 3) Les cas de purpuras non thrombocytopé- niques ou anaphylactiques se comportent mieux si on peut éviter de les transfuser; 4) Enfin le sang reste le traitement de choix des hémophiles en hémorragie, mais, pour qu'il garde son efficacité, il faut l\u2019employer le moins souvent possible.Le plasma ci- traté est aussi un adjuvant précieux qu\u2019on peut substituer au sang total.BIBLIOGRAPHIE 1.H.Z.GIFFIN: « Essential thrombocytopenic purpura.» Internat.Clinics, 4: (série 46) 95, 1936.2.S.M.WATSON: «The Blood Platelets and splenic extract.» Brit.Med.Jr, 1: 704, 1941.3.A.J.QUICK: « The Hemorragic Diseases.» Thomas Ed., 1942.4.W.W.PAYNE ct R.E.STERN: « Hamostatic Therapy in Hemophilia.» The Brit.Med.Jr, 1: 1150; 1920. LA TRANSFUSION DANS LES ANEMIES ; # Roland DUSSAULT, il Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.8 La transfusion sanguine trouve la comme ailleurs de nombreuses indications.Chez les anémiques, il faudrait se garder de voir dans la transfusion une panacée et croire que le problème de l\u2019anémie se trouve résolu parce que l\u2019on a donné une transfusion de 300 cc.Il a dû vous arriver, à vous comme à mOi, de recevoir des clients et surtout des clientes dont le but avoué était de se faire donner une transfusion.Tres souvent il m'arrive une cliente se disant anémique et faisant passer sur le dos de son médecin la suggestion qu\u2019elle me fait d\u2019entrer a I\u2019hdpital pour y recevoir une transfusion.Presque toujours une enquête sommaire révèle que la patiente n\u2019a même jamais eu de numération globulaire.Il va sans dire que céder à ces demandes serait galvauder la médecine en général et la transfusion en particulier.Cette brève causerie sur les transfusions dans les anémies ne vous apprendra sans doute rien de nouveau.Il n'y a d'ailleurs rien de très nouveau sur le sujet sauf une forme particulière de transfusion à base de globules rouges concentrés dont je vous parlerai brièvement à la fin.Je voudrais surtout vous donner certains points de repère et vous rappeler en somme les indications et les limites des transfusions dans les anémies.Il ne s'agira en somme, dans les minutes qui vont suivre, que de transfusion de sang total, frais ou citraté, car les substituts du sang dont on vous a parlé, très utiles dans d'autres maladies, n\u2019ont dans les anémies à peu près pas d\u2019indication particulière.Rappelons quelques notions élémentaires concernant les anémies et leur traitement: a) En fonction de l'élément temps, les anémies peuvent se diviser en anémies aiguës et en anémies chroniques.ses, qu\u2019il importe de reconnaître si l\u2019on vÿ prescrire un traitement adéquat.c) En fonction de leurs caractères héw tologiques, les anémies se groupent en clag distinctes suivant la morphologie globulas la concentration en hémoglobine, etc.La transfusion dans l'anémie n\u2019est pas | traitement spécifique, sauf peut-être l\u2019anémie posthémorragique, si l\u2019on veut considérer comme telle.La transfusion | dans les anémies qu\u2019une valeur de remplä& ment et de remplacement temporaire, ai gence si l\u2019on peut dire.Il serait vain, exemple, de vouloir traiter une anémie nicieuse de Biermer uniquement par transfusions, lorsque l\u2019on sait que le traÿ ment spécifique consiste dans l\u2019extrait de fé ou de muqueuse gastrique, et que dansa.plupart de ces cas la transfusion n\u2019est ÿ.nécessaire.; Reprenons donc ces notions avec quelq détails.Dans les anémies aiguës, celles #; somme qui sont survenues rapidement et d le meilleur exemple est l\u2019anémie posthémor : gique, l'organisme n\u2019a pas eu le temps.s'adapter à la crise sanguine: de là les gran perturbations que l\u2019on peut observer, $ symptômes alarmants, le choc et ae mort avec des taux de globules qui auraié permis une survie si la déglobulisation s\u2019étà produite lentement en permettant à l\u2019'orgar me de s\u2019adapter à ces conditions anormales.| Dans les anémies d\u2019allure chronique ¢ peut voir des déglobulisations extrêmes cot patibles avec une vie parfois relativeme active.C\u2019est dans les anémies aiguës que } transfusions peuvent et doivent être utilisé le plus souvent, parce qu'\u2019alors il importe ¢ remplacer la masse sanguine rapidement af à &ermettre un retour à la normale et d\u2019ins- tt:r avec plus de chances de succès les autres Wapeutiques qui, dans ces sortes d\u2019anémies, se souvent d'ordre chirurgical., ans les anémies chroniques, la transfusion, sœent utile, ne s'impose généralement pas sÿinalyse du cas permet de prévoir un traitent spécifique.Si l\u2019aném'e d\u2019allure chro- nile appartient à l\u2019un de ces groupes dé- sesérés, chez lesquels aucune thérapeutique eut apporter de résultat, comme dans les aânies aplastiques secondaires aux néoplas- m, à la myéosclérose, aux leucémies, la trasfusion n\u2019a plus alors qu\u2019une valeur de cdiolation pour le patient ou sa famille.\u2018ouvre ici une parenthèse.On a l'habitude deconsidérer la transfusion dans l\u2019anémie come un moyen de fournir des globules royes uniquement, mais on a tendance à oulier le rôle de la transfusion comme moyen lelonner des protéines au patient.Souvent } rrive qu\u2019il soit beaucoup plus urgent et ph important encore de fournir des protéi- neet d'augmenter la masse sanguine chez un mnique que de lui donner des globules oves.La transfusion de sang total pourvoit \u2018vemment à ces deux besoins, mais c\u2019est bor que l\u2019on n'oublie pas ce rôle de la Tasfusion que je me suis permis d\u2019insister.ANMIES AIGUËS.eux groupes d\u2019anémies fournissent le plus rad nombre de cas d\u2019anémies aiguës: ce sont esaném'es dites posthémorragiques et les innies hémolytiques.hez les premières, l\u2019indication de la trans- un peut être d\u2019une extrême urgence ts quantités de sang à transfuser peuvent ° considérables, jusqu\u2019à plusieurs litres.Le ailème, dans ces cas, je le répète, est sou- \u2018e: plus un problème de restauration de la Wse sanguine qu\u2019un problème de restaura- ic des globules rouges.La transfusion est ls plus une médication antichoc qu\u2019une Nication antianémique.Il est évident que DUSSAULT: TRANSFUSION DANS LES ANEMIES 411 dans l\u2019anémie posthémorragique la transfusion n'apporte dans la plupart des cas qu\u2019une solution partielle et que le traitement de la cause, traitement souvent d'ordre chirurgical, demeure parfois entier après la transfusion.Je me permets de signaler comme corollaire une anémie posthémorragique importante mais en pratique, sinon ignorée, du moins complètement négligée: c'est l\u2019anémie que j'appellerai chirurgicale.J'ai souvent remarqué que l\u2019on a tendance à sous-estimer la quantité de sang perdue au cours d\u2019une intervention chirurgicale majeure.Les Américains, en pesant les compresses avant et après les opérations, ont démontré que même dans les opérations « qui ne saignent pas » on pouvait calculer une perte de plusieurs centaines de cc.de sang.Aussi la pratique de donner des transfusions au cours des interventions graves, est-elle devenue presque une routine.J'ajouterai que, puisqu'il s\u2019agit d\u2019une perte de sang total, il vaut mieux donner du sang total plutôt que du plasma, contrairement à la tendance de certains.Le plasma est indiqué surtout lorsqu\u2019il y a une déficience pure de protéines.C\u2019est peut-être dans les anémies aiguës hémolytiques ou encore dans les crises de déglobulisation massive chez les anémiques chroniques d'origine hémolytique, que les indications et les contre-indications des transfusions taxent le plus le jugement du médecin appelé à traiter ces malades.Les centuation de l\u2019'hémolyse succèdent fréquem- réactions post-transfusionnelles graves et l\u2019ac- ment aux transfusions, avec comme conséquence une aggravation de la maladie et parfois la mort.On doit temporiser le plus possible, essayer de gagner du temps, et l\u2019on a souvent la consolation de voir la crise céder, permettant d'appliquer le traitement approprié, splénectomie ou autre, dans les jours ou les semaines qui suivent.Il est évident que, si la mort menace par suite d\u2019une hémolyse trop considérable, il vaut encore mieux prendre le risque d'une transfusion. 412 ANÉMIES CHRONIQUES.Beaucoup plus rares sont les indications de transfusions dans les anémies chroniques.Il faut toujours essayer de découvrir la cause et le type de l\u2019anémie afin d'appliquer le traitement spécifique.Je rappelle que dans les anémies chroniques le taux des globules rouges peut être singulièrement bas et le malade se porter relativement bien.Je trouve trois grandes indications à la transfusion dans l\u2019anémie chronique: 1° L'association d\u2019un état général mauvais avec des signes d\u2019anémie grave, dyspnée, tachycardie, hypotension, extrême fatigue, en somme les anémies où l\u2019on a l\u2019impress:on que le facteur temps joue un rôle presque essentiel, un peu comme dans l\u2019anémie aiguë.Ces cas sont relativement rares parce qu\u2019ordinairement les patients ont consulté avant ce stade extrême.2° Une intervention chirurgicale urgente chez un anémique chronique.Là encore le facteur temps est décisif, si l\u2019on envisage une intervention chirurgicale qui ne soit pas urgente chez ces malades, il vaut toujours mieux les remonter avec la médication spécifique.3° L\u2019associaton d'une anémie chronique avec certaines infections graves, compromettant la vie du malade ou accentuant une dé- globulisation déja importante.À la lumière de ces indications générales, examinons quelques types d\u2019anémie chronique.Dans l'anémie hypochrome le traitement ferrugineux suffisant et suffisamment prolongé réussit presque toujours à guérir la maladie.Dans certains cas d\u2019anémie hypochrome grave de longue durée réagissant mal au fer, une transfusion peut servir de stimulant et l\u2019on voit parfois des améliorations remarquables et surtout une meilleure réponse à la médication martiale.Dans la plupart des cas d\u2019anémie pernicieuse, la transfusion est inutile.Le traitement adéquat avec un bon extrait hépatique bien dosé suffit.Dans les cas de déglobulisation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946: extrême chez des patients où il faut vraime yu agir avant les deux ou trois jours nécessaiy 4 a la reprise de I'hématopoiése par le traj.ju ment à l'extrait de foie, la transfusion ¢ wks indiquée.PEL Dans les anémies hémolytiques chroniqy git la transfusion est dangereuse et doit être 1 jit servée aux cas qui doivent subir des interve.gif tions chirurgicales comme la splénectomie.gil Dans les anémies aplastiques, la transfusiy¥ \u201d peut permettre de maintenir le patient sut #\"* samment longtemps pour que l\u2019hématopoiïè ;# | reprenne.Dans les cas de destruction tota # de la moelle, la transfusion peut permett #7 de soulager les symptômes, angoisse, dyspny gl etc.ga Dans les anémies de type aplastique, Ain condaires aux leucémies par exemple, 1k transfusion, là encore, peut apporter un \" [ lagement de courte durée: il s\u2019agit + mn d'indications d'ordre humanitaire plutôt 4, d'ordre purement médical.ir Dans certaines anémies d\u2019origine obsc Yn ou 1l semble s'agir d\u2019une carence difficile i, préciser, autre que le foie et le fer, la trar fusion permet certaines améliorations.in Dans l'anémie de la néphrite chroniq} ;, la transfusion constitue souvent le meille à, traitement; ni l\u2019hypertension ni le taux éle: h d\u2019urée ne constituent de contre-indications.§ # Enfin chez le nouveau-né la transfusion « surtout indiquée dans l\u2019érythoblastos fœti .autrefois prescrite comme seule arme thé: peutique dans la maladie hémorragique d « nouveau-nés, elle cède maintenant le pas! la vitamine K chez le nourrisson; l\u2019athre : sie s\u2019accompagnant presque toujours d'aném constitue l\u2019une des indications de la tran fusion.* Il n\u2019a été question à peu près uniqueme! dans ce travail que de transfusion de sar total, car il est logique de penser que | substituts du sang ont moins de valeur qt le sang total dans les maladies où le besoi essentiel est un besoin de globules rouges. DUSSAULT: TRANSFUSION DANS LES ANÉMIES Ur iY e vous dirai un mot seulement d\u2019une dethode relativement nouvelle de traitement ke \u201cdis les anémies.Il s\u2019agit de la transfusion globules rouges conservés dans des solutés , wtout sucrés et dont l\u2019un des plus récents ; Maible être une solution de sirop de maïs.La \u201carhode est surtout née du surplus énorme \u201c diglobules rouges comme sous-produit de la \u2018 pparation de plasma pour les besoins de la \u201cqe.On a réussi a conserver les globules \u201cpisieurs semaines et à les injecter sans dan- \u201cge à des patients anémiques.On emploie tacramment cette méthode dans certains hô- © pjux américains avec d'excellents résultats des les cas où une déficience globulaire tcstitue le seul facteur important.h e résumerai ma pensée par quelques re- Lm'ques additionnelles.\u2018espère que je n\u2019aurai scandalisé personne Pe le grand nombre de restrictions que j'ai | aortées dans ce travail à l\u2019emploi de la trisfusion dans les anémies.La transfusion *est la mode comme la pénicilline maintenant : etomme les sulfamidés il n\u2019y a pas si long- te ps: médicaments merveilleux, ils ne font \u2018 ce:ndant pas de miracles, ont des indications \u2018 etles limites.Il ne faudrait pas, comme au [ .meen age, demander à la transfusion de [ 413 donner la raison aux fous et la jeunesse aux vieillards.J'aurai atteint mon but si nous sommes d'accord que la transfusion ne doit pas être un traitement systématique de l\u2019anémie; qu\u2019elle constitue un traitement adjuvant très utile, parfois essentiel, de certaines formes d\u2019anémies; que sa valeur dans l\u2019anémie est surtout une valeur immédiate; qu\u2019escompter des résultats à longue échéance dans l\u2019anémie par cette seule méthode serait vain et présomptueux; que la méthode n\u2019est pas sans danger; et qu\u2019enfin, ce qui n\u2019est pas négligeable, elle constitue un traitement dispendieux surtout si elle est inutile.J'ai eu l'impression que dans certains milieux on emploie la transfusion à tort et à travers en surestimant sa valeur et en sous- estimant ses dangers.J'ai également eu la preuve que le public et les malades en général deviennent «transfusion conscious » pardonnez cet américanisme \u2014 et vont jusqu\u2019à essayer de nous forcer la main.Les indications de la transfusion dans les anémies ne sont pas cataloguées de façon absolue: le jugement du médecin dans chaque cas particulier reste l\u2019élément le plus important et Dieu sait si parfois il peut être lourdement taxé. SYMPOSIUM SUR LA RADIOTHÉRAPIE 2 © BASES DE LA RADIOTHÉRAPIE Origène DUFRESNE, l\u2019Institut du Radium Electro-radiologiste à Depuis quelques années, l'efficacité des rayons X et du radium, dans le traitement de certaines affections, est reconnue par presque toute la profession médicale.Mais il y a bien des indications thérapeutiques de ces radiations qui sont encore ignorées d'un grand nombre de médecins.Ce fait est dû, en très grande partie, à la méconnaissance qu'ils ont des propriétés physiques et biologiques des rayons X et des rayons gamma du radium.Dans cet exposé, nous ne parlerons que des rayons X.Mais vous devez savoir que toutes les propriétés physiques et biologiques des rayons gamma du radium sont semblables à celles des rayons X.BASES PHYSIQUES DES RAYONS X.De toutes les radiations découvertes jusqu'à maintenant, les radiations X sont peut- être celles qui sont le mieux connues, bien qu'on les affuble toujours du signe X, employé en algèbre pour désigner une inconnue.Les rayons X possèdent cinq propriétés physiques, importantes à connaître pour la compréhension de leurs actions thérapeutiques.a) Les rayons X traversent l\u2019organisme.La fluoroscopie et la radiographie en sont des preuves irréfutables.Et s\u2019ils peuvent impressionner une plaque photographique à travers le corps humain, les rayons X ne sont-ils pas des agents tout indiqués pour aller agir dans la profondeur des tissus ?b) Les rayons X sont plus ou moins absorbés par les corps qu\u2019ils traversent.Il est facile de comprendre que, plus les molécules d\u2019un corps sont nombreuses, plus elles arrêtent, retiennent ou absorbent les radiations X qui les traversent.L'absorption des rayons X par les !.Série de travaux communiqués lors des « Journées Médicales annuelles » de la Société Médicale de Montréal, le 23 octobre 1945, à + ' 0 p ja jt ( corps qu\u2019ils traversent dépend de la densité ¢ f du nombre atomique de ces corps.| gi C\u2019est ainsi, par exemple, que les os, qui sor plus denses que les tissus mous, absorbent d: vantage les rayons X.En effet, la plaque radi graphique est plus blanche (moins impre} sionnée) vis-à-vis les os que vis-à-vis les muscle et les organes.Quelle que puisse être, en matière thérapet tique, l\u2019importance de l'inégale absorption di# rayons X, par les différents tissus normaux « § pathologiques, elle ne retient pas a I'hew actuelle autant l\u2019attention des radiothérapei tes que l\u2019inégale absorption des rayons X a à leur longueur d'onde.Pour diminuer l'a sorption des rayons X dans la peau et les tisst 4 sains à travers lesquels ils passent, pour à teindre une tumeur profonde, on s'est évert à construire des appareils à voltage de PI ,; en plus élevé: 200,000 volts, 300,000, 400,0 ' (Montréal).if .500,000, 1,000,000 et bient6t 2,000,000.Et ni \u2018 5 a EF { ne peut prédire quel voltage l\u2019on atteind d\u2019ici quelques années.Nous savons que, pl le voltage est élevé aux bornes d'une ampou de R.X, plus les radiations (X) émises p cette ampoule sont de courte longueur d'on( t, et plus elles sont pénétrantes.Mais nous 0 blions trop souvent que l'absorption d rayons X varie en raison inverse de leur pért ; tration, c\u2019est-à-dire que plus ils sont pén j' trants, moins ils sont absorbés par les tissu\" A première vue, il ne semble pas y avo ¥ grand avantage a utiliser des radiations tr pénétrantes, dont l\u2019absorption dans les Liss à est très faible, et dont l'efficacité paraît ét ; très réduite.Mais nous allons voir, en êt ;, diant le pouvoir ionisant des rayons X, l'ava ï tage que comporte l'emploi de hauts voltage - c) Les rayons X ionisent les corps.Cela ve i dire qu\u2019en arrachant des électrons ou charg négatives aux atomes neutres des corps ] rayons X rendent ces atomes positifs.2 k DUFRESNE: BASES DE LA RADIOTHÉRAPIE Comme ces atomes, porteurs de charges élec- 1ques, sont susceptibles de se déplacer sous influence d\u2019un courant électrique, on leur «donné le nom d\u2019ions (ion: qui va).Et le pénomene de transformation des atomes putres en atomes électrisés (ions) a été dé- .pmmé: ionisation.La partie des rayons X absorbée par les tis- \u201c+s traversés est donc celle dont l'énergie a été épensée, dans l'arrachement des électrons, 1x atomes constitutifs des cellules.Ces élec- ons libérés, traversant les espaces inter- .omiques, rencontrent d'autres électrons et s arrachent à leurs atomes.Ces nouveaux ectrons prennent de la vitesse, arrachent autres électrons et les collisions se conti- 1ent.Le nombre d\u2019ions résultant des chocs iccessifs des électrons d\u2019un atome sur ceux un autre atome sera donc d'autant plus and que la vitesse des premiers électrons ra plus grande.Cela revient à dire que plus s rayons X utilisés pour extraire les élec- ons et leur communiquer de la vitesse ont n voltage élevé, plus le nombre d'atomes mnisés sur le trajet d\u2019un électron sera grand.Il paraît donc y avoir un avantage à utiliser s hauts voltages dans le traitement des tueurs profondes et volumineuses.d) Les rayons X impressionnent les plaques hotographiques (radiographie) et provoquent t floculation de certains colloïdes chimiques rélification de l\u2019oxyde de cérium).Il est logique de penser que, si les rayons X ont capables de provoquer, in vitro, des réac- ions chimiques et physico-chimiques, ils peu- ent produire des modifications d'ordre sem- lable dans le protoplasma cellulaire.En fait, on est de plus en plus enclin a enser, comme Lacassagne, que les ions pro- luits par les rayons X se collent sur les orga- lisations colloidales de la substance vivante, t perturbent, par leur charge électrique, les opriétés physico-chimiques des cellules et les tissus.Mesures.Si la connaissance des propriétés physiques fondamentales des rayons X est utile au radiothérapeute soucieux d'employer à bon escient ce puissant agent thérapeutique, la connaissance des mesures qualitatives et quantitatives de l'énergie rœntgennienne ou X lui est absolument nécessaire.Car, pour faire un traitement rœntgenthérapique, tout comme pour faire un traitement chimiothérapique, approprié à une affection donnée, il est essentiel de connaître les qualités et les doses de l'agent thérapeutique employé.Pour utiliser efficacement et sans danger la radiothérapie, il ne suffit pas de savoir quelle sorte d\u2019appareillage on possède, ni même de connaître le fonctionnement de cet appareillage.Il faut surtout avoir des notions précises sur la composition du rayonnement émis par l\u2019ampoule de rayons X (homogénéité); sur les moyens d\u2019en modifier les qualités et la pénétration (filtration); sur les modes de sa distribution (distance, nombre de portes d\u2019entrée, dimensions des champs) et sur les doses auxquelles il doit être administré (dose totale unique ou doses fractionnées comportant une grandeur, un débit, un intervalle, et un nombre, variables niques).avec les diverses tech- Nous n\u2019avons pas l'intention d'exposer ici les méthodes de mesures qualitatives et quantitatives des rayons X, utilisés comme agent thérapeutique.Elles sont trop compliquées pour les médecins non spécialisés en radiologie; et d\u2019ailleurs ne le seraient-elles pas qu\u2019ils n\u2019y trouveraient aucun intérêt.Sachez bien que la mesure de la qualité des rayons X par le spectromètre et la mesure de leur quantité par l'ionometre sont des mesures physiques d\u2019une très grande précision.Il n\u2019y a peut-être aucun procédé thérapeutique qui puisse être dosé avec autant de rigueur que la radiothérapie.Malheureusement, il n\u2019y en a peut-être aucun, non plus, qui soit appliqué plus au petit bonheur. 416 C'est parce que, à part les radiologistes, la plupart des médecins qui utilisent la radiothérapie en ignorent les bases physiques et les bases biologiques.BASES BIOLOGIQUES DES RAYONS X.Nous savons que, lorsqu\u2019un faisceau de rayons X traverse la peau, il y est partiellement absorbé, c'est-à-dire qu\u2019il y abandonne une certaine quantité d'énergie.Nous savons aussi, et cela depuis le début de leur utilisation en thérapeutique, que les rayons X provoquent au niveau de la peau certaines lésions telles que la chute des poils, des rougeurs, et des ulcérations.Or, nous pouvons difficilement imaginer que l\u2019action des radiations X soit due à la partie du faisceau qui continue son chemin après avoir traversé les tissus, au lieu d\u2019être due à la partie du faisceau qui a été absorbée par les cellules et leur a cédé son énergie.Il semble donc logique de penser que ce sont les rayons X absorbés par les cellules, et non pas ceux qui les traversent, qui produisent les modifications macroscopiques ou microscopiques observées dans ces cellules, consécutivement à une irradiation.Pouvons-nous mesurer, d\u2019une part, la dose retenue par les cellules et apprécier, d\u2019autre part, l'effet produit par cette dose?Si oui, nous pourrons alors trouver une relation entre la dose et l\u2019effet produit.Malheureusement, tel n\u2019est pas le cas.Les effets cliniques, que l\u2019on constate habituellement après une irradiation, sont des effets d\u2019ensemble: du traumatisme sur les cellules visées; des lésions provoquées sur les cellules environnantes; des modifications des liquides et des humeurs qui les baignent, et des processus de défense.La régression d\u2019une affection, l\u2019inhibition ou l'arrêt définitif de certaines fonctions, ou encore l'apparition de certaines réactions, sont des phénomènes de trop grande complexité pour que l\u2019on puisse les analyser.ACTION DES RAYONS X SUR LES CELLULES.Pour réduire au minimum le nombre des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 facteurs qui interviennent dans l\u2019étude de «ul problème, on a étudié l\u2019action des rayons \u2018y; sur des cellules indépendantes de leurs vc # sines et indépendantes du milieu extérieu \u2019 ou du moins, baignant dans un milieu simp.et de composition parfaitement connue.; Il ne peut être question, dans l\u2019étude aby, tuelle des effets des rayons X sur les cellule que des effets qui tombent sous nos sens o sous nos moyens de contrôle, c\u2019est-à-dire d effets perceptibles.Certes, lorsqu'ils sont al | sorbés, les rayons X produisent immédiat £ ment des modifications dans les constituan cellulaires.Mais nous ne possédons actuell #: ment aucun moyen de percevoir immédiat ment cet effet primaire, qui est vraisemblabl ment un phénomène moléculaire.Il nous faut attendre un certain temps pou avoir un effet perceptible à nos moyens actue d'investigation.Cet effet perceptible doit on comme l\u2019aboutissant ou la résultante d\u2019un série d'effets secondaires survenus après l\u2019effe primaire.Les effets perceptibles des rayons X sur le cellules peuvent être immédiats ou tardifs, re versibles ou irréversibles.Les effets immédiat sont la conséquence d'une forte dose d rayons X administrée très rapidement.La cellule, dont la grande majorité des ce tres vitaux ont été lésés par une dose brutale ne peut pas se réparer.Elle présente immédia tement des signes microscopiques de léthalit| à dans son noyau et dans son cytoplasme.Dan le noyau, on observe une densification de I ( chromatine, une fragmentation de la | | matine, une perte de netteté des contours n cléaires, une rupture de la membrane nu cléaire et une dispersion des débris nucléaire dans le protoplasma.Dans le cytoplasme, cer tains auteurs ont signalé des irrégularités e des vacuolisations dans les chondriotes.Certes, les modifications du cytoplasme son beaucoup moins importantes que celles de lz § chromatine nucléaire, tant à cause du role } secondaire du cytoplasme comparé à celui du \\ noyau, qu'à cause de la faible colorabilité du b cytoplasme par rapport à celle du noyau. F .| est bien évident que la mort de la cellule us un phénomène irréversible.Toutefois, toi les effets biologiques irréversibles pro- \u2018dits par les rayons X ne sont pas incompa- ties avec la vie.Certaines lésions cellu- \u2018nes peuvent subsister durant toute la vie : dila cellule, comme cicatrices indélébiles, et mm ne être transmises à la descendance, comme *ictères nouveaux (mutations).Les rayons X Mproduisent pas cependant que des lésions «uistantes.Lorsqu'ils sont administrés à do- Mefaibles ou moyennes, ils produisent sur les Weules des effets qui ne sont perceptibles te: durant un certain temps.Nous disons \u2018a: ces effets, susceptibles de disparaître ic le temps, sont réversibles.Et nous attri- bons leur réversibilité à la capacité de répa- fon de la cellule, qui est une propriété yluto- -défense.» Ëorsqu\u2019on administre à des cellules une Nate dose de rayons X, ces cellules présentent « lésions à manifestations visibles immé- fêtes Ces lésions portent à la fois sur leur dau et sur leur cytoplasme, ou sur leur Mau seul, mais elles touchent toujours des fo:anites essentiels à la vie de la cellule.Lors- Ie on administre des doses faibles ou moyen- n.de rayons X, les lésions de certains organes du noyau ne se manifestent d\u2019une façon | ible qu\u2019aprés un temps plus ou moins long.ns certains cas, la cellule pourra étre frap- ap: de mort et avoir une vie en apparence jn-male pendant une assez longue période.I mort n'apparaîtra qu\u2019au temps de la divi- sin cellulaire; qu\u2019à l\u2019occasion d\u2019un trauma- tne; qu'au moment de la fécondation; ou ÿg'à une phase déterminée de la période em- Pome ÿ Dans d\u2019autres cas, les lésions cellulaires se Jonifesteront par des mutations permanentes | }*natiques ou sexuelles, les mutations sexuel- {1 entraînant des changements dans les car:tères héréditaires.| Enfin, dans un certain nombre de cas, les lions cellulaires se manifesteront par une ] ?gmentation de la durée de la période de DUFRESNE: BASES DE LA RADIOTHÉRAPIE 417 clivage, un arrêt de la division cellulaire.avec ensuite retour à la normale.Pour résumer ces notions de radiobiologie cellulaire, nous pouvons dire que les très fortes doses de rayons X font perdre au noyau tout pouvoir directeur sur les phénomènes vitaux, tandis que les faibles doses ne font qu\u2019affaiblir en lui ce pouvoir directeur.Aussi, la mort de la cellule surviendra-t-elle immédiatement après une irradiation brutale, tandis que les lésions cellulaires à manifestations retardées (mortelles, cicatricielles permanentes, ou fonctionnelles temporaires) n\u2019apparai- tront qu\u2019au moment où le noyau sera incapable de fournir l\u2019effort qui lui sera demandé.VARIATIONS DE LA RADIOSENSIBILITE CELLULAIRE.Nous savons que les effets des rayons X sur les cellules présentent une sorte de gradation qui est fonction de la dose.Ainsi, I'effet 1éthal immédiat correspond aux fortes doses; les manifestations tardives atténuées, le plus souvent réversibles, correspondent aux faibles doses; la suppression de la reproduction, les anomalies abortives de la division cellulaire, les troubles du rythme de la division, le retard dans la division, et les mutations héréditaires, correspondent aux doses moyennes.Mais la susceptibilité des cellules à accuser une lésion, sous l'action des rayons X, n\u2019est pas la même: a) à toutes les phases de leur cycle vital, b) dans tous les milieux, c) pour toutes les conditions physiques; ni encore moins la même, d) pour toutes les espèces cellulaires, et e) pour toutes les modalités d\u2019irradiation.A.\u2014 Cycle vital.C\u2019est un fait bien établi par Bergonié et Tribondeau d\u2019une part, et par Regaud d\u2019autre part, que c\u2019est au moment où la chromatine procède à des arrangements particuliers que les cellules montrent une susceptibilité particulière à l\u2019action des rayons X.On comprend dès lors pourquoi, si on irradie une colonie cellulaire homogène, certaines cellules sont tuées tandis que d\u2019autres ne le sont pas.C\u2019est que toutes les cellules 418 n\u2019ont pas la même activité mitotique ou qu\u2019elles ne sont pas toutes dans la même phase de leur cycle mitotique.B.\u2014 Milieu biologique.En ajoutant certaines substances au milieu ou se développe la cellule, on a observé des variations de sa radio- sensibilité.Pour le moment, nous ne pouvons pas porter un jugement définitif sur ces observations.Retenons cependant que le milieu dans lequel vit la cellule peut faire varier sa radiosensibilité.C.\u2014 Conditions physiques.D'après Russel et Carty, le courant continu augmente la sensibilité des cellules aux radiations.Il en est de même du champ magnétique, d\u2019après Forssberg.Si les observations des auteurs ci- dessus sont justes, il pourra en résulter de grands progrès dans le traitement des cancers.D.\u2014 Espèces cellulaires.La radiosensibilité des cellules, appartenant à des types différents, varie dans des proportions considérables.Ainsi, par exemple, pour produire la mort immédiate des cellules d\u2019un certain tissu de culture, il faut 90,000 r, tandis que, pour tuer un œuf d'axolotl, il en faut 600,000.Inversement, pour produire une mort retardée sur ces éléments biologiques, il faut 13,250 r, pour les cellules du tissu de culture, alors qu\u2019il n\u2019en faut que 200, pour l'œuf d'axolotl.Par ces chiffres, on se rend compte de la différence considérable de radiosensibilité qui peut exister entre des cellules d'espèces différentes.E.\u2014 Modalités d\u2019irradiation.Nous avons vu que les effets des rayons X, sur les cellules, varient beaucoup avec la dose administrée.Mais une dose est le produit du temps par l'intensité (débit ou dose par unité du temps).Il en résulte donc qu\u2019une même dose peut être administrée à forte intensité durant un temps court, ou à faible intensité durant un temps long.Or les effets des rayons X, sur les cellules, varient pour une même dose totale, suivant que cette dose est donnée à une intensité L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 x forte en un temps court, ou à faible en un temps long.Pi une intensis* ¢ Dans le cas d\u2019une forte intensité et d'u\u201d temps court, la réparation de la lésion celle\u201d laire, durant l\u2019irradiation, est négligeablg® Tandis que, dans le cas d\u2019une faible intenst #\" et d\u2019un temps long, la réparation devient | ¢ plus en plus importante.Car le phénomèyg de restauration commence aussitôt qu\u2019app M raît l'effet primaire, c\u2019est-à-dire dès le ing.de l'irradiation, et continue.durant irradi tion.Il s'ensuit dès lors que plus longtem: dure l\u2019irradiation, plus marquée est la ré ration cellulaire qui se fait durant ce temr La conséquence de la restauration cellulai- un effet biologique précis, il faut donner ur dose d'autant plus élevée que cette dose \u20ac administrée plus lentement.ke Si donc, au lieu d'irradier des cellules EE une seule fois (dose unique), on les irrad ga d\u2019une facon discontinue (dose fractionnée ga la dose totale nécessaire pour obtenir u effet cherché sera d\u2019autant plus grande qu l\u2019intervalle de temps, entre les doses partielle sera plus long.En somme, plus la cellule a À temps de se réparer entre deux traitemen plus la dose totale efficace pour la tuer da être grande.ACTION DES RAYONS X SUR LES TISSUS ET SU% LES ORGANES NORMAUX.Bien que toutes les cellules dont la juxt position forme un tissu soient de même or gine, et de même nature, elles n\u2019ont p:} toutes le même âge et la même différenci tion fonctionnelle.d\u2019étonnant que toutes les cellules ; même tissu ne réagissent pas toutes ident Ÿ quement aux rayons X.Si les cellules d'u i même tissu peuvent réagir différemment au h, rayons X, pourquoi les cellules qui const i tuent des tissus différents ne le pourraient-elle & pas?Et puisque les organes sont compost à, de tissus différents, et ont des fonction *% différentes dans l\u2019économie, il est nature \u20ac Aussi n\u2019y a-t-il rie { d\u2019u \u2019 i ?® Ë à à DUFRESNE: BASES DE LA RADIOTHÉRAPIE gus ne réagissent pas tous également et de ig 1éme fagon aux rayons X.Il existe, du \u201cpp t de vue de la radiosensibilité, une diffé- igre entre les cellules, une différence entre lg issus, et une différence entre lés organes.I.g.0us ne pouvons, dans une communication \u201cpme celle-ci, étudier l\u2019action des rayons X op tous les divers tissus et organes nor- *gex.Rappelons seulement certains effets des \u2018ns X, a) sur la peau, b) sur le sang, c) sur i yrganes hémopoïétiques, d) sur les glandes Fes e) sur les cellules épithéliales sécré- lggiss des glandes digestives, f) sur les endo- jums vasculaires, et g) sur les tissus con- 1tifs., \u2014 Peau.Les réactions cutanées, consé- \u201cques à l\u2019irradiation par les rayons X, sont Lgifrentes suivant les régions irradiées et sui- va: l'importance et le mode d'administration der dose.Retenons que la peau fine, celle qui l'épartient à des régions très vascularisées, et iige: qui recouvre des tissus mous sont parti- meuerement sensibles.li, n administrant une dose unique de rayon- igeent filtré, de plus en plus intense, les krétions cutanées seront I'érythéme, I'épila- fie, la radio-épidermite et la radiodermite Fainé.Il est très important pour le radio- sh-apeute de bien connaître le moment d\u2019ap- pation, la durée d\u2019évolution et tous les signes igliques des diverses réactions ci-dessus.Le mlecin doit savoir qu'une radio-épidermite, , 1: chute de I'épiderme, nest pas une bri- ; lu, mais une réaction prévue de la peau, ; Kcsécutive au passage des radiations desti- ; RS à une tumeur sous-jacente.wu bout de 6 à 9 semaines, l\u2019épithélium, ; toibé par destruction des cellules de la cou- el germinative, se restaure intégralement.; fe fait aux dépens de l\u2019épithélium périphé- y Tlie ou des îlots respectés dans les glandes ; Sloripares, ou les glandes sébacées.Et les y té1ments restaurés sont souples et indolores.: Sin patient souffre de cancer curable, il ne phat jamais hésiter entre la forte dose cancé- +*Iide accompagnée de radio-épidermite, et 419 une faible dose ne donnant pas de forte réaction cutanée, mais ne guérissant pas non plus la tumeur maligne.Avec une dose unique de rayonnement peu ou pas filtré (mou), on obtient, sur la peau, des réactions différentes de celles que l\u2019on obtient avec une dose unique de rayonnement filtré (dur).Le rayonnement non filtré produit une nécrose diffuse, aussi bien dans le derme que dans l\u2019épiderme; et la réparation ne se fait pas intégralement.La cicatrisation lente de ces lésions est précaire et elle aboutit à une cicatrice atrophique, fragile, télangiec- tastique, achromique ou au contraire très pigmentée.L\u2019on voit ici l'importance du filtre en radiothérapie, pour éviter des altérations indélébiles.Les toutes petites doses de rayons X, répétées pendant très longtemps, produisent la radiodermite chronique des radiologistes.Cette lésion de la peau se traduit par une perte de souplesse et d\u2019élasticité, par de la sécheresse, par des verrues hyperkératosiques, etc.Elle peut même, parfois, dégénérer en épithélioma.b) \u2014 Sang.Lorsqu'on irradie du sang in vitro, ni les éléments figurés, ni encore moins le plasma ne paraissent être modifiés par les radiations.Ces éléments ne semblent pas être modifiés davantage, lorsqu'ils sont irradiés dans le torrent circulatoire, d\u2019après Jolly et Lacassagne.Mais alors à quoi seraient dues les variations de la formule que l\u2019on observe chez les malades irradiés comme chez les animaux irradiés ?Elles seraient dues à l\u2019action des rayons X sur les tissus et organes hémo- poïétiques.c) \u2014 Tissus et organes hémopoîétiques.Les tissus et organes hémopoïétiques, que l\u2019on peut diviser en trois systèmes; lymphoïde, myéloïde et réticulo-endothélial, n\u2019ont pas tous la même radiosensibilité.Le système lymphoïde, comprenant les ganglions lymphatiques, les amygdales de Peyer, le thymus, la rate (pulpe blanche) et la moelle osseuse, est le plus radiosensible.Et ce sont 420 les cellules groupées en centres germinatifs (lymphoblastes), d\u2019où proviennent les lymphocytes, qui sont les éléments très radiosen- sibles de ce système.Le système myéloïde, formé par la pulpe rouge de la rate, et par la moelle osseuse, est un peu moins radiosensible que le système lymphoïde.Et ce sont les cellules souches, ou hémocytoblastes, qui sont les éléments radiosensibles de ce système.Le système réticulo-endothélial, qui forme la trame des tissus et organes des deux systèmes sanguiformateurs précédents, et qui est disséminé dans tout le tissu conjonctif, est encore moins radiosensible que les deux autres systèmes.Comme pour les deux autres systèmes, le système réticulo-endothélial doit sa radiosensibilité à ses éléments jeunes ou monoblastes.Pour résumer les réactions des tissus et organes hémopoïétiques aux rayons X, nous pouvons dire que la radiosensibilité des éléments sanguiformateurs diminue dans l\u2019ordre suivant: lymphocytes \u2014 mégakaryocytes \u2014 plaquettes \u2014 myélocytes \u2014 granulocytes (polynucléaires) \u2014 réticulocytes \u2014 globules rouges \u2014 monocytes.La grande radiosensibilité des globules blancs aux rayons X est à retenir.Car elle permettra d'expliquer le rôle des rayons X dans les lésions inflammatoires.d) \u2014 Glandes génitales.Si les cellules formatrices des éléments figurés du sang sont les plus lésées par les rayons X, qui traversent les tissus et organes de l\u2019organisme, elles ne sont pas les seules à subir une altération nocive.Les spermatogonies ou cellules-souches de la lignée séminale et les ovocytes avancés des follicules ovariens, sont également très sensibles aux rayons X.Leur destruction dans une glande génitale produit évidemment la stérilité de cette glande.Si cette destruction atteint toutes les cellules reproductrices, la stérilité est définitive, tandis qu\u2019elle n\u2019est que temporaire, si certaines cellules de l\u2019épithélium séminal ou certains follicules ovariens L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTin AM.LF.AN.\u2014 Montréal, avril 1946 survivent a l'irradiation et reprennent lg évolution.J | e) \u2014 Glandes sécrétrices.Quoique beaucoy moins radiosensibles que les organes sang SF formateurs et les glandes génitales, les lang?sécrétrices: salivaires, stomacales, intestinal /*' surrénales, pancréatiques, hépatiques, J ¥ subissent des modifications histologiques ¢f surtout des modifications fonctionnelles ag\u201d doses frénatrices des rayons X.f) \u2014 Endothéliums vasculaires.A la suy™ d\u2019irradiations thérapeutiques, certains his.pathologistes ont observé du gonflement pp\u201d des granulations dans les cellules endotiy\u201d liales.David et Gabriel, en étudiant la réagi tion des vaisseaux sanguins aux rayons Xj# l\u2019aide d\u2019un microscope capillaire, ont co *! taté une dilatation vasculaire d\u2019autant pl; 4 marquée que les vaisseaux étaient plus # perficiels et que les radiations avaient ut plus grande longueur d\u2019onde.Ceci revie#! dire que la dilatation des vaisseaux \u20ac i d'autant plus grande que les rayons X so; y plus absorbés par la paroi vasculaire.| Tous les radiologistes savent que la rép yf tition de petites doses de rayons X, peu f y trées, peut produire des télangiectasies.Cet 4 constatation atteste que les effets des rad tions dans les tissus dépendent de leur pou centage d'absorption dans ces tissus et nc pas de leur taux de transmission à travers c tissus.g) \u2014 Tissus conjonctifs.Ces tissus sont 1.dio-résistants.Mais comme ils se réparent m: ou pas du tout, ils peuvent parfois présent \u2018 des altérations sérieuses après de fortes irr diations.Ce sont les tissus conjonctifs q sont responsables des radionécroses tardive ACTION DES RAYONS X SUR LES TISSUS PATH( LOGIQUES.Nous avons vu que les rayons X agissent su la couche basale de Malpighi ou couche rt paratrice de la peau; sur les centres germin: tifs des ganglions lymphatiques qui produ: , sent incessamment des lymphocytes ou de DUFRESNE: BASES DE LA RADIOTHÉRAPIE Jiucléaires; sur les cellules reproductrices desilandes génitales; sur les cellules épithé- ial.sécrétrices des différents organes.En \u201cnarsant bien ces faits, on en déduit que les %lgents tissulaires sont d\u2019autant plus influen- ég.ar les radiations X qu\u2019ils sont plus jeu- knes:t que leur activité biologique est plus fara le.Toutes les acquisitions récentes, tou- trhat l\u2019action des rayons X sur les cellules et les issus, ne font que confirmer le parallé- dir: entre la radiosensibilité et l\u2019activité injitique.Ce parallélisme, d\u2019abord observé tparRegaud et Blanc, fut vérifié par Bergo- tiét Tribondeau, qui ont énoncé la grande Woie radiobiologie que voici: « Les rayons X iugient avec d'autant plus d\u2019intensité sur les elles que l\u2019activité reproductrice de ces wel les est plus grande, que leur devenir ka- wyoinétique est plus long, que leur morpho- dog et leurs fonctions sont moins définiti- vernt fixées.» bur étudier l\u2019action des rayons X sur les tisss pathologiques, nous pouvons les diviser1) en tissus atteints par des processus tu- moux; b) en tissus touchés par des lésions Anfimmatoires; et c) en tissus troublés dans leu fonctions.3 Tissus atteints par des processus tumo- Tau, Les cellules d\u2019une néoformation, ayant un plus grande activité mitotique que les celles des tissus normaux, sont plus radio- senbles que les cellules normales.C\u2019est dire \u2018quesi on irradie une tumeur avec des doses \u2018ass fortes pour détruire toutes les cellules \u2018tunrales, mais pas trop fortes pour causer des \u2018dormages irrémédiables aux éléments nor- -max voisins, on pourra guérir des tumeurs \u2018Pares rayons X, sans causer de déformations tisslaires et sans même laisser de cicatrices dis;acieuses.Gmme les proliférations malignes des tis- Ausiématopoiétiques (leucémies, érythrémie, lymhogranulomatose, lymphosarcome, sar- Æor: myéloïde, réticulo- -sarcome) sont formées d'éments radiosensibles, elles réagissent, en énéral, très favorablement à l\u2019action des 421 rayons X.Malheureusement, la radiosensibi- lité ne doit pas être confondue avec la radio- curabilité.Les tumeurs des testicules (séminomes) formées de cellules de la lignée séminale, sont radiosensibles, et donc facilement détruites par les rayons X.Ici encore, il ne faut pas confondre radiosensibilité et radiocurabilité.Quant aux épithéliomas, formés de cellules de la couche génératrice de la peau, ou de cellules des acini glandulaires, ils sont d'autant plus radiosensibles que leur activité mitotique est plus grande, et que leur degré de différenciation est moins avancé.Il n'entre pas dans le cadre de cette communication d\u2019étudier les facteurs extrinsèques (longueur d\u2019onde, temps, milieu environnant, température, adjonction de substances sensibilisantes) ou intrinsèques (irradiations antérieures, phases d'activité) qui font varier la radiosensibilité des tumeurs.Disons cependant que ces facteurs doivent être bien connus de ceux qui désirent traiter des tumeurs par les rayons X.b) Tissus touchés par des lésions inflammatoires.Bien que les microbes ne soient pas sensibles aux rayons X, leur multiplication et leur virulence sont fortement influencées par l\u2019irradiation du milieu dans lequel ils vivent.C\u2019est que, dans un foyer inflammatoire, il y a un grand nombre de petits leucocytes, jeunes, d'une grande activité, qui sont très radio- sensibles.Un certain nombre de ces éléments blancs sont détruits et les substances protéiques, ainsi libérées, modifieraient le milieu et exerceraient une action bactériolytique.Qu'il s\u2019agisse de libération de substances antimicrobiennes ou de stimulation de la phagocytose par dilatation vasculaire et activation de la circulation de la lymphe, le fait est que les petites doses de rayons X ont une action anti-inflammatoire très marquée.Ft l\u2019on peut poser en principe que plus un foyer inflammatoire est aigu, plus il répond facilement à l'action des rayons X, et plus par conséquent doivent être petites les doses administrées. 422 c) Tissus troublés dans leur fonction.Dans certains cas, les rayons X font disparaître les troubles fonctionnels, en supprimant la fonction viciée.C\u2019est le cas par exemple des métrorragies, qui sont arrêtées par la destruction des follicules ovariens.Les doses de rayons X qui sont employées dans ces cas se rapprochent des doses antitumorales.Mais les résultats thérapeutiques rayons X, dans bien des troubles fonctionnels (Basedow, asthme, algies, troubles vasomoteurs) ne sont pas dus à la suppression des fonctions.Ils sont dus à la modification d'un dérèglement fonctionnel, ou plutôt à l\u2019action régulatrice d\u2019un dysfonctionnement, fournie par l\u2019ionisation des rayons X dans les glandes et les nerfs.Comme il ne s\u2019agit dans ces cas que de modifier la sécrétion d\u2019une glande ou de ramener l\u2019excitabilité nerveuse végétative à sa normale, les doses employées devront être plutôt modérées.Elles devront prendre place entre les doses antitumorales et les doses anti-inflammatoires.D'ailleurs, les troubles fonctionnels ne relèvent-ils pas soudes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 vent de processus tumoraux ou de lésionsg* flammatoires ?Conclusions.Ce Te, A La radiothérapie repose sur des bases py siques précises et sur des données bi | giques bien établies.Aussi ne doit-elle % étre pratiquée au petit bonheur, sans se 4 cier des techniques déjà éprouvées, et of tenir compte des réactions habituelles { tissus aux R.X.a Employée à bon escient, c\u2019est-à-dire à d faibles pour combattre une infection, à d moyennes pour modifier un trouble fonctig, nel, et à doses fortes pour détruire une # meur, la radiothérapie est une méthodelg\u2019 traitement susceptible de donner de oy résultats.Puissent les médecins connaitre davant les possibilités thérapeutiques des rayonsfy.pour leur plus grande satisfaction en mêe.temps que pour le plus grand bénéfice de les patients.| LA RADIOTHERAPIE DE LA DOULEUR ; Hervé LACHARITÉ, Electro-radiologiste à l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc (Montréal).| Une question préalable se pose: la radiothérapie est-elle une arme utile contre la douleur?M\u2019appuyant sur les innombrables observations publiées depuis 40 ans, dans tous les pays, par des médecins de disciplines très diverses et aussi sur une expérience qui porte sur des séries assez grandes des diverses affections douloureuses, je n'hésite pas à me ranger à l\u2019avis de ceux pour qui la rœntgenthé- rapie constitue un des agents thérapeutiques les plus utiles contre la douleur.D'ailleurs, l\u2019action antalgique des rayons était surtout discutée autrefois, lorsqu\u2019on ne disposait pas des possibilités techniques actuelles; comme elle ne l\u2019est plus guère maintenant, nés allons étudier successivement: 1° Le mode d\u2019action des rayons X surf douleur.| 90 I.es indications et les résultats du tra* ment.3° La technique radiothérapique.1° MODE D'ACTION DE LA RŒNTGENTHÉRAF- L'étude du mode d\u2019action des rayons X f la douleur n\u2019est encore qu'\u2019esquissée.# mettre l'efficacité de cette thérapeutique * chose facile, mais en expliquer le mécanisf ou le mode d\u2019action est beaucoup plus diffich © { 4 que nous sachions que les rayons de Rœtgen ont des effets aussi certains que leu mode d'action est inconnu, action qui Jexrce sur un élément tel que la douleur, lque difficile à contrôler et à limiter.En ou- êgre a douleur survient au cours d\u2019affections ing omportant pas, le plus souvent, de con- usp anatomique, elle se montre capable idé 1érir spontanément, elle subit enfin une nflence de la part de facteurs psychiques quit'est pas négligeable.; \u2018Israyons X n\u2019agissent évidemment pas par Jes:uls effets psychothérapiques ainsi que le ,motrent certains insuccès dus à des erreurs M chnique.; hs rayons X agissent-ils directement sur les nes?sur les centres nerveux cérébro-spi- na ?vec les doses usuelles, des expériences di- \u2018vers montrent que l\u2019on ne peut obtenir \u2018anne modification histologique ou physio- \u201clogue des troncs nerveux.Il n'y a en par- \u201cticlier pas de modification des chronaxies maices (Delherm, Coste, Mme de Brancas).Il st difficile d\u2019avoir une idée des modifica- tics chimiques possibles déterminées par l'iadiation.Les auteurs, avec J.Lefebvre, n\u2019at pas trouvé de modifications nettes des chynaxies sensitives après irradiation.\u2019action sur les centres nerveux est, elle aui, très difficile à définir.L'expérimenta- tic, en effet, porte, d\u2019une part, sur des tissus ncmaux, et d\u2019autre part, sur des animaux.Il fa: mentionner certaines études effectuées \u201c emue d'agir sur les centres sympathiques en indiant la nuque, où la base cérébrale pour- : Ta influencer des affections à distance.\u201ceffet antalgique des rayons X est-il expli- qu par leur action sur le système nerveux sy pathique ?S'agit-il d\u2019une action directe w les cellules du sympathique ?Les hypo- thes de Langen, Zimmern et Chailly Bert, .«Néménow, etc, reposant sur certaines ex- .peiences et certains faits chimiques sont in- Ceaines et, en résumé, l\u2019action directe des rions X à doses thérapeutiques sur les élé- LACHARITÉ: RADIOTHÉRAPIE DE LA DOULEUR 423 ments nerveux végétatifs n\u2019est pas plus démontrée que celle qui s'exerce sur les éléments du système nerveux cérébro-spinal.On ne saurait donc imputer effet antalgique des rayons X a la seule irradiation de ces éléments sympathiques.Le role des modifications vaso-motrices vasculaires sympathiques, consécutives aux irradiations, est moins hypothétique.Depuis longtemps on connaît l'action des rayons de Rœnt- gen sur la peau et on peut s \u2018imaginer qu'ils exercent en profondeur une influence analogue.Gouin et Bienvenue comparent les effets sympathiques des rayons X au mécanisme des interventions chirurgicales de Leriche sur les ganglions.Les rayons X déterminent expérimentalement des variations de pression.Ils agissent sur 1'élément inflammatoire et circulatoire des tissus.Ils influencent peut-être les récepteurs nerveux cutanés par action sur les bouquets vasculaires qui les coiffent.Très proches de la théorie vasculo-sympa- thique sont les conceptions qui s'appuient sur l\u2019action tégumentaire des rayons X.Divers auteurs, et Rosselet en particulier, ont insisté sur ces conceptions en s'appuyant sur les résultats obtenus avec des irradiations en surface, non pénétrantes.Sans doute faut-il, d\u2019après eux, invoquer, en dehors des effets révulsifs, un mécanisme vasculaire déjà décrit plus haut, certaines modifications chimiques encore mal établies.Haguenau et Gally, dans un magnifique rapport à la Réunion Neurologique Internationale Annuelle de 1937 sur la douleur, sans méconnaître aucune de ces actions, ne pensent pas que des modifications du revêtement cutané soient si importantes dans le mécanisme antalgique, et ils donnent pour preuve des cas où la radiothérapie profonde est à la base de succès qui n\u2019avaient pas pu être obtenus par la thérapie superficielle.Ils passent en revue la série des modifications humorales et métaboliques attribuées aux rayons X et leur action possible sur la douleur.Les unes sont 424 des modifications de l'équilibre humoral du sang, qu'il s'agisse de l'équilibre acido-basique, de la glycémie, du métabolisme minéral ou protéique, des modifications auxquelles se rattachent certains phénomènes du choc; mais ils font remarquer que l\u2019action antalgique des rayons se produit surtout après des irradiations locales et focales.Les facteurs humoraux locaux doivent en réalité étre plus importants.D'emblée, il faut éliminer la théorie trop simple d\u2019après laquelle la douleur disparaîtrait par diminution de la compression du nerf supposé enserré dans une gaine inflammatoire extérieure.Il suffit d\u2019avoir vu disparaître la douleur chez de nombreux cancéreux tandis que la tumeur continuait à croître pour ne pas admettre cette explication.Des constatations analogues ont pu être faites au cours de tumeurs inflammatoires.Par contre, l\u2019action des rayons X sur le complexe vasculo- sympathique est indéniable, et l\u2019importance des troubles vaso-moteurs après irradiation constitue un des faits qui ont été le plus immédiatement observés et le mieux étudiés.C\u2019est que, d\u2019une part, ces phénomènes sont directement appréciables au niveau de la peau et que, d'autre part, ils étaient d\u2019autant plus marqués dans l\u2019ère historique de la radiothérapie que l\u2019on n\u2019employait que des radiations non filtrées.L'étude en a été spécialement poursuivie par Rost, Niekau, Schugt, David, Gabriel, notamment par l\u2019examen capillaros- copique, mais bien d\u2019autres auteurs ont apporté leur contribution à l\u2019étude de l\u2019érythème radiologique.De ce que l\u2019on observait à la surface, on a conclu avec vraisemblance à ce qui pouvait se passer en profondeur.Des expériences déjà anciennes de Strauss avaient d\u2019ailleurs montré l\u2019action des rayons X sur l'élément vasculo-sympathique.Chez le lapin, l\u2019irradiation détermine une chute de la tension artérielle, chute qui peut être évitée si on a préalablement atropiné l\u2019animal ou extirpé ses surrénales.Or, de telles modifications vaso-motrices sont effectivement capables de réagir de di- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 verses manières sur la douleur: modificatigé d\u2019un état inflammatoire, résorption d\u2019un i filtrat cedémateux, mais très vraisemblahf\u201d ment par un processus analogue a celui of détermine, au niveau des récepteurs cutajy® de la douleur, l'injection intradermique @ ol LeMaitre.On sait que Verger expliquait I oh! analgésiant de l\u2019infiltration intradermique pl} la réaction des bouquets vasculaires qui cg fent les terminaisons sensitives; et on pe\u201d dire, avec Dubreuil et Mlle Valette- Réf que le rôle de la circulation locale dans\u2019 jeu des récepteurs de la sensibilité est ty! important.ÿ Bien des facteurs sont mis en cause pa# expliquer l\u2019action antalgique des rayons.1,4! quel de ces facteurs faut-il faire interversÿ dans la suppression de la douleur ?S'agid # réellement de l\u2019un d\u2019eux?N\u2019apprendro # nous pas à en connaître un autre, dont la 1 sence nous échappe, et qui apparaitra comp | seul efficace ?La disparition de la doule i n'est-elle pas due, au contraire, à la simul} # néité de ces multiples modifications phy! ë ques et chimiques que provoquent Ji rayons X?Ce sont là autant de questio.# auxquelles on ne peut actuellement apport * de réponse.X II° INDICATIONS RADIOLOGIQUES ET RESULTA! I DU TRAITEMENT.Tout d\u2019abord, j\u2019éliminerai ce qui a trait ay : douleurs des affections cancéreuses, des affe tions aiguës inflammatoires, du syndrome d\u2019h pertension crânienne.L'effet souvent héroïqu : des rayons X sur ces douleurs relève d\u2019un mog d'action spécial et particulier à chacune d'elle J'envisagerai, au contraire, l\u2019action des rayon d\u2019une part sur les algies essentielles (où | douleur paraît constituer, à elle seule, toute | maladie), d\u2019autre part, sur les affections ot 1 douleur, tout en étant secondaire à des lésion définies, domine par son intensité tout le prc blème thérapeutique (zona, affections rhuma tismales, etc.).On peut encore, à l\u2019heure actuelle, précise de façon rigoureuse les algies qui ressortissen à la rœntgenthérapie.Convient-il de réserve | LACHARITÉ: RADIOTHÉRAPIE DE LA DOULEUR a entgenthérapie aux algies essentielles ?\"raploie ce terme d\u2019algies essentielles de pré- \u201cem ce aux autres qualificatifs trop précis que \u2018vgremploie souvent, tels qu'algies rhumatis- \"mas, goutteuses, etc.Ce qui caractérise cette Sig, c\u2019est moins sa tonalité, qui peut être 'Jig'se, que son caractère paroxystique, son léweition par crises, son unilatéralité et l\u2019existe: fréquente de points douloureux précis sure trajet du nerf atteint.En dehors des tréaions provoquées par la douleur chez ces \u2018suis, l\u2019examen est négatif; cependant l\u2019at- \u2018tete du nerf peut être parfois décelée par l'allition d\u2019un réflexe.Il n\u2019y a jamais de ktroble sensitif ou trophique grave ni de pa- iralie motrice dans la zone correspondante.Cet variété d\u2019algies constitue en effet une des \u2018ind'ations majeures de la rœntgenthérapie.iCeyndant, il faut faire deux réserves.1° Il ne isufl: pas que nous ignorions l'essence d\u2019une jalg pour qu\u2019elle soit sensible aux rayons; aid, la névralgie essentielle du trijumeau est ass souvent réfractaire.2° Chez les algiques, il'esstence de certaines malformations osseuses dsacalisation), de productions ostéophytiques, de \u2018sions dites rhumatismales de la colonne ;veëbrale et des articulations, ne constitue pasine contre-indication à la rœntgenthérapie :qu peut alors se montrer aussi efficace que dai les algies essentielles sans lésions appa- reres.Bien mieux, il est une série d\u2019affec- tios où la douleur, loin d\u2019être essentielle, «res: sous la dépendance de lésions certaines, .conues, et où l'emploi des rayons X ne lai: pas pourtant que d\u2019avoir une action anal- géante.Nous avons ainsi observé des cas .deuberculose osseuse, mal de Pott, mécon- nuau début et où la rœntgenthérapie ame- Na une parfaite sédation des douleurs, na- tuillement sans empêcher l\u2019évolution de la madie.ais il est des affections dans lesquelles, maré I'existence de désordres anatomiques, la ouleur constitue pour le patient I'essen- tlede la gêne.Dans les arthrites rhumatis- Mes, le malade s\u2019accommode facilement de 425 la difficulté à la marche et de la claudication qui en résulte, s\u2019il ne souffre pas.Les lésions ostéo-articulaires ne sont pas une contre-indication du traitement.Dans l\u2019angine de poitrine, c'est la douleur qui, au cours de son paroxysme, déclenche des réflexes qui sont parfois mortels: bien qu\u2019elle soit elle-même sous la dépendance de la lésion coronarienne, elle est bien l'essentiel de la maladie et c\u2019est son intensité et ses réactions à distance qui sont graves.Aussi, j'indiquerai brièvement l\u2019action des rayons dans une série d\u2019affections comme l\u2019arthrite rhumatismale, l\u2019angine de poitrine, le zona, où la douleur a une importance primordiale.Dans la sciatique, les résultats sont bons, d'autant meilleurs et plus rapides que les lésions traitées sont plus récentes.Les résultats sont excellents dans les névralgies cervico-brachiales, « sciatique du bras », et la névralgie intercostale.La névralgie essentielle du trijumeau donne des résultats inconstants, tandis que les sym- pathalgies de la face sont améliorées dans une proportion importante des cas.Les sympathalgies pelviennes sont favorablement influencées et il en est de même des coccygodynies.Les causalgies des membres, les algies post-traumatiques ou postopératoires, les douleurs osseuses non traumatiques, les ostéomyélites subaiguës infectieuses, les ostéites syphilitiques, la maladie de Paget peuvent souvent donner lieu à des résultats surprenants.Il en est de même pour l\u2019ostéomalacie vertébrale, pour certaines douleurs osseuses des anémies graves.La radiothérapie constitue un des meilleurs traitements des algies du zona.L\u2019irradiation précoce est recommandée comme dans la sciatique.Il faut employer deux portes d'entrée, une rachidienne et une cutanée.Les algies vertébrales, sans lésion radiologique, constituent sans doute un ensemble hétérogène, mais qui donne lieu à des résultats inespérés.Les yhumatismes vertébraux, avec signes cliniques radiologiques, se répar- 426 tissent en groupes bien définis.Le rhumatisme vertébral, les péri-arthrites de l\u2019épaule, la coxarthrie, les rhumatismes localisés du genou, du poignet, etc, donnent lieu résultats inespérés également.a des Les tendinites, les synovites et les myosites ossifiantes ou non sont les indications presque formelles de la radiothérapie.Dans la spondylose, l'effet antalgique est moins net que dans le rhumatisme ostéophyti- que, mais ne doit pas être négligé.La rœnt- genthérapie est impuissante cependant à entraver complètement l\u2019évolution progressive de cette maladie, quand elle doit se produire.Dans l'arthrite de la hanche, nous n\u2019avons trouvé aucun caractère de discrémination entre les formes radio-sensibles et les formes radio-résistantes, ni dans l'examen clinique, ni dans l'apparition plus ou moins récente des premières douleurs, ni dans les symptômes radiographiques parfois si différents d\u2019une coxarthrie à l\u2019autre.Les cas présentant de grosses déformations peuvent réagir favorablement alors que les articulations paraissant peu atteintes peuvent être rebelles.L\u2019existence de zones de décalcification ou de condensation osseuse n\u2019implique pas une particulière résistance à l\u2019action des rayons.Dans la péri-arthrite de l\u2019épaule, affection très fréquente mais aussi très différente de l'arthrite de la hanche, la radiothérapie est la méthode de choix.J'ai eu l\u2019occasion de traiter 30 cas de péri-arthrite avec dépôts calcaires, affection appelée « Codman-Shoulder » qui, à l'inverse de l\u2019arthrite de la hanche, ne s\u2019accompagne jamais de déformations articulaires, ni d\u2019ankylose viaie et qui m\u2019a donné un pourcentage de 100% de guérison, dont les plus anciennes remontent à quatre ans.La guérison, dans presque tous les cas, s\u2019est accompagnée de la disparition des lésions radiologiques qui consistaient en dépôts calcaires.Il est une affection douloureuse, et qui jusqu'à présent apparaît surtout comme fonctionnelle, c\u2019est-à-dire sans substratum anatomique, c\u2019est bien la migraine.Ce traitement \u2018expérience personnelle porte sur un nom L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 a été essayé par quelques auteurs, mais gi n'ai pas trouvé de statistiques importantes ids ce sujet.Les cas de Schuller semblent se Tol 1 porter a des migraines symptomatiques et mn pp a des migraines pures.Quant a l'angine g poitrine, les essais de traitement radiothégs pique remontent déjà à un certain nom bi d'années.Les auteurs rapportent des ré.5 sions incontestables dont les plus intén santes semblent être celles de Lian et \\ chal qui, dans leur première série de observent 75% de succès.Dans sa thèse, a tionnant les cas publiés à cette époque, M} chal trouve 87% de succès.Beau et Bascou ne rapportent que 2 échecs sur 27 cas.lt gi po trop restreint de cas pour en faire état bi que j'aie eu l'occasion en 1936 de rapporÿ L'épreuve du temps seule indique s\u2019il § de rémissions courtes ou longues et s\u2019il est sible de discerner, entre toutes les vari d\u2019angine de poitrine, celle qui relève de, rœntgenthérapie.Ces conclusions vraies pour l\u2019angine de p-* trine sont applicables à toutes les affecti douloureuses mentionnées ici.Si nous tend pour acquis l\u2019effet antalgique des rayonst\u201c! leur action sur les douleurs rebelles à d\u2019aut k thérapeutiques, nous sommes loin de save à les prescrire exactement dans tous les cas où # sont indiqués et dans ces cas seulement.Na * en sommes encore à la période empiriq % mais nous ne doutons pas que les efforts M uns et des autres ne parviennent au résult fo espéré, c'est-à-dire à distinguer dans chaq*t variété d\u2019algies les cas radio-sensibles et b * cas radio-résistants, distinction que nous sommes pas encore en état de faire.L : III° TECHNIQUE DE LA RENTGENTHERAPIE } LA DOULEUR.{ = Je me limiterai ici à quelques remarqu seulement puisque cette question relève \u20ac clusivement du spécialiste.24e - Ce qui frappe d'emblée lorsqu\u2019on lit d LACHARITÉ: RADIOTHÉRAPIE DE LA DOULEUR I} mira UX ayant paru sur ce sujet, c'est la multi- kplité des techniques employées par les divers aut Irs, multiplicité qui, somme toute, de- jvra s'opposer à la régularité des résultats sobtaus.Cependant, les techniques les plus diff entes, tant au point de vue des quantités yquele la pénétration,.du filtrage, de la dispo- sith des portes d\u2019entrée, de leur nombre, ont per is d\u2019obtenir des résultats régulierement atiaisants.; Fur ma part, je dirai, tout de suite, ma pré- pérece pour l'emploi du rayonnement moyen- jennt pénétrant, moyennement filtré, pour (es prtes d'entrée larges, la détermination pré- (cisedes zones à irradier, le rapprochement Jes \u2018ances pour arriver assez vite à une dose Zlelle d\u2019une certaine importance.Ivers auteurs, dont Haguenau et Gally, prérent des rayonnements très pénétrants quire leur ont jamais occasionné d\u2019accident et ir ont donné des résultats satisfaisants, là pù :5 autres méthodes avaient échoué, et, liset-ils, sans que la réciproque soit vraie., Line ou l'autre de ces méthodes présente-t- zlleune véritable supériorité?Il suffit de lire es statistiques pour n\u2019en être pas con- sairu.Il n'est pas possible, actuellement, Taorder a telle ou telle longueur d\u2019onde uneaction plus strictement spécifique sur l'Iaent douloureux.C\u2019est la raison pour laquille nombre de thérapeutes redoutant l'atinte des viscères profonds, des glandes end:rines, ne cherchant pas à éviter une légéz réaction cutanée qu\u2019ils croient plutôt util et craignant les réactions locales générale la réactivation des douleurs, le mal des raycs, préfèrent le voltage moyen et l\u2019emploi de oses faibles et espacées.F principe, je crois qu\u2019il faut réserver les Jaycs semi-pénétrants aux algies très super- ficices, à fleur de peau pour ainsi dire (algies des icatrices, des névromes superficiels), tandis ue la radiothérapie pénétrante s\u2019adres- Sera.des algies beaucoup plus profondes.De tou! façon, je n\u2019ai jamais constaté, aux doses \u20acMmjoyées chez nos algiques, d\u2019effets nocifs et 427 c'est l'opinion unanime des auteurs.La peau n'a jamais réagi que par une légère pigmentation tardive dans les rares cas où nous avons répété les séries sans repos intercalaire.Elle n'a pas même réagi en pleine poussée de zona à l'irradiation directe.Les viscères, les séreuses n'ont jamais réagi d\u2019une façon quelconque.Les glandes endocrines n\u2019ont jamais paru troublées.Aucun dysfonctionnement ovarien si l\u2019on prend les précautions nécessaires pour atteindre obliquement la région lombo-sacrée.On arrive presque toujours à éviter l\u2019irradiation directe de l'ovaire.Jamais nous n'avons observé de dystrophie osseuse.Pas de lésions oculaires dans le traitement des névralgies de la région frontale ou du zona ophtalmique; au contraire, régression rapide des lésions zostériennes de la cornée.Les réactions générales (mal des rayons) sont rarement observées depuis les installations modernes avec renouvellement de l\u2019air et éviction de I'Ozone.Les réactions générales ne sont certes pas plus fréquentes avec les rayons pénétrants qu'avec les semi-pénétrants.Quant aux doses requises, j'estime que dans les affections douloureuses on ne donne pas aux malades toutes les chances de bénéficier de la rœntgenthérapie si l\u2019on ne tente pas d\u2019administrer une dose notable et cette dose ne doit pas être étalée sur un temps trop long.Inversement, il n\u2019y a pas non plus d'avantages à administrer la dose globale en une ou deux séances.L\u2019espacement plus ou moins grand des séances est moins important à mon avis que l'emploi de doses utiles et le choix des portes d\u2019entrée.En effet, l'importance des portes d\u2019entrée est considérable pour l\u2019efficacité du traitement.Elles doivent être électives, larges et presque toujours hautes.C\u2019est souvent le mauvais choix de la porte d\u2019entrée qui explique l'inefficacité de la rœntgenthérapie.Quelle que soit l'utilité de l\u2019irradiation haute dans les cas où elle ne se confond pas avec l\u2019irradiation focale, elle ne saurait lui être substituée.En matière d\u2019algies, toute la difficulté 428 est de localiser le foyer.Les projections à distance des sensations douloureuses trompent souvent.Un fait d'expérience illustre l'importance de l'irradiation focale.Dans les cau- salgies post-traumatiques, même quand elles ont diffusé jusqu'à la région vertébrale, l'irradiation radiculaire est impuissante à amener un soulagement, si on ne lui associe pas la rœntgenthérapie locale du point traumatisé.Les portes d'entrée très larges sont également à recommander.Il vaut mieux dépasser la limite de la zone d\u2019irradiation utile que de ne pas l\u2019atteindre.Il importe donc de savoir que l\u2019inflammation dite rhumatismale responsable de la plupart des algies que nous avons en vue n\u2019est pas strictement localisée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 , à un point défini.C\u2019est une maladie de régio.«! toute thérapeutique strictement locale risque i de rester inefficace et doit faire place a wy: thérapeutique régionale.i * # * # Voilà exposées brièvement les règles +4 l\u2019art, et pour terminer, j'emprunterai ces \\ roles de Haguenau et Gally qui sont toujou d\u2019actualité: « Ce qu'il faut répéter, c'est qi g la crainte de la reentgenthérapie qu\u2019ont enco § certains malades et méme certains médecir § n\u2019est pas justifiée.Maniée dans les conditio, | que nous avons précisées par des reentge thérapeutes compétents, elle peut, sans da ; ger aucun, donner des guérisons d\u2019algies, q ç n\u2019avaient cédé à aucune autre thérapeutique, .LA RŒNTGENTHÉRAPIE AU CONTACT DANS LES LÉSIONS | CUTANÉO-MUQUEUSES 1 G.PINSONNEAULT, Médecin de l\u2019Institut du Radium (Montréal).| On sait que la propriété la plus remarquable.des rayons de Rœntgen réside dans leur pouvoir de pénétrer plus ou moins tous les corps existants.Ils pénètrent d'autant plus loin qu\u2019ils sont produits à un voltage plus élevé, et d\u2019autant moins que les corps à traverser sont plus lourds.Un faisceau de rayons X va donc en s\u2019affaiblissant quel que soit le milieu qu\u2019il traverse.Or, chose remarquable, l\u2019affaiblissement se fait suivant une proportion, non pas arithmétique, mais géométrique.En d'autres termes, l'affaiblissement est énorme pour la toute premiere couche de substance rencontrée.Il est relativement moyen pour certaines couches moyennes sous-jacentes, et il est enfin très peu marqué pour les couches les plus profondes.Cette notion est capitale et essentielle à retenir pour le médecin non initié qui veut se faire une idée des différentes techniques de radiothérapie.Elle permet de distinguer, dans tout faisceau de rayons X, deux portions de qua- | i lités très différentes.Tout près de l\u2019ampoul là où les substances interposées sont réduit au minimum, les rayons peu pénétrants en quantité énorme par rapport aux rayol fortement pénétrants, qui font alors figu d\u2019élément négligeable.Très loin de l'ai poule par contre, en un point où l'épaisse de la couche d\u2019air ou de métal interposée \u20ac maxima, par rapport au voltage utilisé, | portion fortement pénétrante reste le seul él ment du faisceau, puisque l'autre portion \u20ac éliminée par les substances inter posées, q' font office de filtre.A mesure donc qu\u2019on sa proche de l\u2019ampoule, les radiations forteme! pénétrantes s\u2019additionnent à des radiations ¢ plus en plus faibles et en nombres, si on pel dire, de plus en plus grands.Vous reconnaîtrez maintenant que dans l faisceau de rayons X il y a à considérer NC seulement un facteur quantité, mais aussi, surtout, un facteur qualité, déterminé pri cipalement par le voltage et la filtration.Vor : , .fe.tentés de poser en principe que plus on bsonneauLT: R(ENTGENTHÉRAPIE AU CONTACT DANS LES LESIONS CUTANEO-MUQUEUSES 499 : éloigné de l'ampoule, plus on se trouve {., des conditions idéales pour faire des j'adiations en profondeur, en ménageant les tsus périphériques, et par contre, que plus « opère près de l'ampoule, plus on se trouve \u2018 «ns des conditions favorables pour irradier «s lésions périphériques, en ménageant les \u2018 tsus profonds.En principe, il en est ainsi, ofonde, une filtration optima qui s\u2019appuie # des raisons d\u2019économie, et en radiothéra- i au contact, une distance minima qui br en pratique, on trouve, en radjothérapie sppuie sur des raisons de sécurité et de * enstruction.La maison Philipps a mis sur le marché, il ya quelques années, un appareil qui fonc- tnne à 50,000 volts, et avec lequel la lésion àtraiter peut être amenée jusqu\u2019à dix-huit nilimètres de l\u2019anticathode.La filtration est ars réduite à la paroi de verre du tube, et dine mince couche d\u2019air et de bakelite.Le dbit, dans ces conditions, atteint 8,000 uni- tr par minute.Vous aurez une idée de ce ge représente cette quantité, si on vous dit q'il faut environ 40 heures pour donner ete même dose, avec une ampoule à 200 ki- lrolts, refroidie à l\u2019air, et filtrée jusqu\u2019à hmogénéité convenable.Vous aurez égale- nnt une idée de la différence de qualité des rons produits dans les deux cas, si on vous à que l'effet thérapeutique, sur les tissus vi- vis, est réduit au cinquième de son effica- 3, à un centimètre de profondeur, dans k premier cas, alors que, dans le second, laut aller à une profondeur d\u2019une vingtaine d centimètres avant d'atteindre au même T«ultat.-e rayonnement dont on se sert dans la Tatgenthérapie au contact (encore appelée Katgenthérapie caustique ou méthode de Caoul) postule donc trois conditions clini- q2s d'application: 1° des lésions minces, £'des lésions immédiatement accessibles et ¥ des petits champs.Les deux premières ¢uditions sont absolues et ne comportent jamais d\u2019exception; la dernière est relative et discutable, puisqu'on peut multiplier les champs et atteindre en définitive des lésions assez étendues.La rœntgenthérapie caustique apparaît donc comme une méthode essentiellement destructive et cautérisante.C\u2019est là sa caractéristique.Ici, il n\u2019est plus question d\u2019action générale ou humorale, et l\u2019action régionale basée sur la radiosensibilité cellulaire sélective, qui sert de base à la rœntgenthérapie pénétrante, n\u2019intervient elle-même qu\u2019au second plan.Ce qui compte et ce qu\u2019on a en vue d\u2019abord, c\u2019est la suppression d\u2019une couche variable de tissus pathologiques, tout comme dans l\u2019électrocoagulation.Mais on dira: quels avantages la rœntgenthérapie caustique présente-t-elle sur la coagulation ?Pourquoi prendre le risque des rayons X dans des lésions où la diathermo- coagulation paraît donner des résultats superposables ?À ceci, nous répondrons qu\u2019il y a rayons X et rayons X, et que ce serait une grave erreur de juger de la rœntgenthérapie caustique avec l'expérience qu\u2019on peut avoir de la rœntgenthérapie pénétrante.Les rayons X dont il s'agit sont sûrement plus facilement manipulables qu\u2019un courant dia- thermique; leur application se fait dans un temps ultra-court, sans la moindre douleur, et la limite de leur action en profondeur est tout aussi contrôlable que dans la diathermo- coagulation.Mais l\u2019immense avantage de la rœntgenthérapie caustique sur la diathermo- coagulation réside dans le fait que celle-ci est aveugle et comporte une destruction intégrale de tous les éléments tissulaires en présence, alors que, dans celle-là, la radiosensi- bilité sélective intervient encore suffisamment, dans la plupart des cas, pour permettre de limiter plus ou moins l\u2019action destructrice aux seuls éléments pathologiques.D'où des cicatrices plus souples, moins étendues, moins profondes, moins apparentes, moins sujettes aux complications et évoluant plus rapidement.Il n\u2019y a qu\u2019une méthode qui peut théori- 430 quement, mais théoriquement seulement, rivaliser avec la rœntgenthérapie au contact, c\u2019est la radiumthérapie caustique ou bêtathérapie.Mais une bêtathérapie comportant la même homogénéité de rayonnement et le même débit qu\u2019un appareil à contact, est impraticable.Elle nécessiterait des quantités énormes de radon, des manipulations multiples, complexes et dangereuses et constituerait un vrai gaspillage.Nous avons traité par la rœntgenthérapie caustique environ 750 malades, dont 50% présentaient des lésions malignes.Nous croyons pouvoir affirmer que, si l'on s'en tient aux indications strictes de la méthode: 1° le pourcentage de guérisons est aussi élevé L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1916 qu'avec la radiumthérapie et la diatherm \u201c coagulation; 2° la rœntgenthérapie caustiqu ' est nettement supérieure à ces deux méthod .en ce qui concerne la facilité de manipul \u201d tion, l\u2019économie de traitement, l\u2019absence «, \u2019, complications, l'importance et l'évolution d * cicatrices; 5° enfin son emploi est de ment indiqué dans le traitement de certai ' \u201c épithéliomas développés au voisinage d\u201d jl structures osseuses ou cartilagineuses, et (| certaines lésions intracavitaires d\u2019accés pa\u2019 ticulièrement difficile.Ces faits nous amène à formuler l'opinion que la rœntgenthérap caustique fait partie de l'arsenal physiothérŸ pique indispensable dans la lutte contre § cancer.| LA RADIOTHERAPIE EN OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Philippe BELISLE (Montréal) La mise au point de plus en plus parfaite, en ces dernières années, de la thérapeutique par les sulfamidés, et l'extension plus récente encore des indications de la pénicilline, enlèvent, je le concède, un certain intérêt à cette nomenclature que j'ai l'honneur de vous présenter sur les indications de la radiothérapie en O.R.L.Mais je crois qu\u2019elle conserve dans un grand nombre de cas une valeur thérapeutique si incontestable, que l\u2019ignorer serait un pas en arrière dans l\u2019art de guérir et de soulager.J'ai dressé, pour en faciliter la synthèse mentale, trois chefs différents d'indications, correspondant à trois degrés d'importance, selon les succès notés par l'expérience: 1° Thérapeutique adjuvante.2° Succès bons, mais variables.3° Succès notables.OTOLOGIE 1) En thérapeutique otologique, on peut classer sous le premier chef la tuberculose de vl I l\u2019oreille moyenne, où les formes torpides, ave ou sans suppuration, sont justifiables de r Yj diothérapie, avec, comme adjuvant, les baiy généraux de lampe à arc, si l\u2019état pulmonait x ne comporte pas de contre-indication pot ce dernier procédé.La paralysie faciale par compression d'on gine pétreuse pourra également bénéficier, je i titre d\u2019adjuvant, de la radiothérapie, pa ; exemple dans les pétrosites drainées mais 4, forme torpide, où la résolution est lente, er dépit du drainage chirurgical.1 2) Les mastoïdites se classent dans Le deuxième catégorie des résultats positifs, ma variables, suivant la phase évolutive à k quelle nous intervenons.A la phase initiale ou congestive d'un\u2019 otite, ou d\u2019une mastoïdite aiguë, il y a poss bilité de résorption du processus inflamm: * toire.L'action des rayons X, à cette phase, \u20ac * en général rapide sur les phénomènes dou | loureux.Dans les formes subaiguës traînante: à ¥ BÉLISLE: RADIOTHÉRAPIE i ant tendance à la chronicité, la durée de à Rolution semble aussi nettement influen- kg i §.nfin, dans les formes chroniques sclé- k ses sans suppuration, il semble qu\u2019il y ait k gfois une action remarquable sur les né- k glgies oto-mastoïdiennes.t lervsipèle du pavillon, les chéloïdes du è frillon sont aussi justifiables de doses moyen- : ÿ de radiothérapie qui peuvent amener un É Pa eume des des cicatrices, par action sur le y QU jeune des néoformations.jp «Quant aux tumeurs variées de l'oreille in- ÿ tie ou externe, c'est encore la méthode ra- À chirurgicale de Berven qu'on utilise en guéral avec le plus de profit.Après une exé- fi: large et malheureusement peu conserva- tre nécessitée par le degré d'extension du picessus néoplasique, la recherche minu- tiase et la résection, le cas échéant, des gan- gons métastatiques régionaux, la radiothé- raie a doses fortes mais vigilantes (étant donn le danger de nécrose cartilagineuse) aide alifférer pour un temps plus ou moins long ; l\u2019\u2019héance fatale.3) Et maintenant, dans la catégorie des | gnds succès des rayons X en otologie, il i fat citer: 1) La salpingo-tympanite catarrhale de la tmpe d\u2019Eustache, amenant parfois, chez les efants, de la surdité ou des vertiges; le tissu Inphoïde hyperplasié autour de l\u2019orifice tu- Lire, dans ces cas, est très radiosensible, et rrocède de façon remarquable.b) Les prurits essentiels, les eczémas variés eles furoncles du conduit externe, où l\u2019ac- - tn est constante, et la résolution, en géné- - 1! tres rapide.RHINOLOGIE 1) En rhinologie il faut mentionner en Issant, dans la première catégorie, l\u2019effet ae peuvent avoir de petites doses de rayons X tr la rate, au cours de certains épistaxis re- hles, en diminuant le temps de coagulation EN OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE 431 et la durée de l\u2019hémorragie.Les irradiations nasales ont également une action favorable, sans qu\u2019on puisse expliquer leur mode d'action, sur certaines rhinorrhées allergiques.Les formes hypertrophiques de lupus nasal peuvent aussi bénéficier de la radiothérapie, comme traitement complémentaire de la méthode Finsen, ou lorsque celle-ci ne peut être appliquée de façon pratique.On peut également utiliser les irradiations dans certaines amygdalites chroniques, à forme scléreuse et cryptique, surtout chez les gens d\u2019un certain âge quand il y a quelque autre contre-indication à l\u2019intervention chirurgicale.On obtient alors, par des irradiations répétées de moyenne intensité, une détersion progressive des cryptes avec stérilisation graduelle des éléments pathogènes du rhino-pharynx.2) Dans la deuxième catégorie des succès plus constants, nous trouvons: a) Le rhino-sclérome, où l\u2019association rayons X et coagulation préalable des nodosités et des formations scléromateuses semble donner des résultats appréciables.b) Le fibrome rhino-pharyngé, si difficile d\u2019accès chirurgical, en raison de son extraordinaire vascularisation, et qui est d'une assez grande radio-sensibilité.c) Les rhinites polypeuses, lorsqu\u2019après ablation chirurgicale des polypes, il y a tendance à la récidive.d) Enfin les tumeurs malignes, épithélio- mas et sarcomes, des fosses nasales, de l\u2019eth- moïde et des sinus maxillaires.Ici encore, c\u2019est l\u2019association radio-chirurgicale qui permet une prolongation appréciable de la vie.On a tendance, aujourd\u2019hui, à faire d\u2019abord de la radiothérapie, puis une exérèse aussi complète que possible à la diathermo-coagu- lation, puis de nouvelles séances de radiothérapie ou de radium, selon les Ecoles et les Instituts.Quant aux conditions inflammatoires va- 432 riées des divers sinus nous ferions entrer, dans cette deuxième catégorie de résultats satisfaisants, les sinusites aiguës, mais dans la phase congestive simple, où un dosage excessivement prudent, surtout aux sinus frontaux, peut amener rapidement une rétrocession des phénomènes inflammatoires et la disparition de la céphalée.Dans les formes suppurées franches, il ne faut faire de radiothérapie que dans les cas bien drainés, sans anomalie de cornets ou d\u2019orifice.C\u2019est dans ces cas choisis que les rayons X amènent généralement une liquéfaction du pus et une amélioration correspondante de la céphalée et de l'état clinique.3) La troisième catégorie de succès francs comprend les sinusites chroniques de presque toutes variétés: hyperplasiques, etc, et de toutes localisations, qui constituent parfois un problème chirurgical insoluble, à cause des transformations profondes qu'un processus inflammatoire de longue date a fait subir à la muqueuse endo-cavitaire.Ces formes sont souvent notablement améliorées ou guéries par la radiothérapie.Au cours d\u2019un travail présenté à une assemblée scientifique de l'hôpital Notre-Dame, nous avons analysé les résultats de la radiothérapie dans 42 cas de sinusite.Sur les 20 cas de sinusite chronique que comportait l'étude, 70% étaient considérés guéris ou très améliorés.Nous avions alors insisté sur les résultats très nets que nous avions notés sur un certain nombre de manifestations allergiques (rhinite congestive, coryza spasmodique) dont la sinusite chronique traitée paraissait être l\u2019épine.Autre résultat brillant: certaines tumeurs de la série lympho-blastique à localisation rhino-pharyngée, auxquelles il faut ajouter une tumeur mixte (type Schminke), qui est un lympho-épithéliome, à évolution généralement rapide, et qui est guérie dans 75% des cas par la seule radiothérapie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946} Enfin les furoncles du nez, si redoutables par les complications de phlébite éventuelle f dans le territoire adjacent des veines faciales, complètent la série des résultats merveilleux des rayons X en rhinologie.LARYNGOLOGIE ; C'est dans les cancers du larynx que l\u2019on # utilise surtout la radiothérapie en laryngolo- # gie.Autour de la querelle sans cesse renais- # sante sur l'importance comparée de la mé- 4 thode chirurgicale et de la méthode radio- f thérapique, il n\u2019est pas permis de faire défini- 4 tivement le point.Qu\u2019on me permette de sou- J ligner simplement quelques données maîtres | ses assez sérieusement établies depuis Regaud,.\u2018 Coutard, Baclesse et Hautant, pour présumer de l'orientation générale du traitement dans \u2018 la plupart des cas.| 1) La majorité des cancers du larynx rele] vent de la chirurgie.Toutes les formes histo- | logiquement différenciées de cancer, avec ul-' cérations et fixité plus ou moins considérable de l'organe, surtout lorsqu'elles sont de vo-| lume relativement réduit, sont chirurgicales.2) Quant aux formes indifférenciées, et qui présentent la plupart du temps un développement exophytique considérable et parfois insoupçonné, elles cessent, la plupart du temps, d\u2019être techniquement opérables et doivent être réservées aux radiations.Tels sont les cancers exophvtiques de l\u2019épiglotte, du vestibule, du ventricule, de la glotte, quand | les cordes ne sont pas immobilisées.| 3) Dans tous les cas-frontière, comme les, petits cancers limités à la partie moyenne d\u2019une corde mobile, ils doivent être, de préférence, laissés à la chirurgie, comme d\u2019ailleurs la plupart des cancers de la sous-glotte.« Un échec de la chirurgie, disait Coutard, | est moins grave qu\u2019un échec des radiations, puisqu\u2019après la chirurgie, les irradiations peuvent intervenir avec des chances de succès, alors que la chirurgie ne peut pas intervenir sans risques de nécrose après un échec par les irradiations.» RENTGENTHERAPIE DES LESIONS INFLAMMATOIRES DE L\u2019EIL Albert JUTRAS, Professeur agrégé de radiologie, et Francois BADEAUX, Professeur d'ophtalmologie, Hôtel-Dieu de Montréal.a rœntgenthérapie, qui a suscité un en- | giement parfois excessif dans le traitement : dne multitude de maladies, semble l\u2019objet : dne grande indifférence dans ses applica- tas aux lésions inflammatoires de l'œil.t Eprès Broeman, un dermatologiste sur cent, : dix ophtalmologistes sur cent et trois ra- ! diogistes sur cent utilisent cet agent dans : le affections oculaires.Au Service de Radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu : dMontréal, 151 patients souffrant de mala- « ds inflammatoires des yeux ont été traités p rayons X de mars 1939 à mai 1945.Tous ces malades nous ont été adressés par leophtalmologistes de notre hôpital.Ce sont « mêmes ophtalmologistes qui ont établi kdiagnostic et observé avec nous les suites umédiates et lointaines des traitements.Ce cffre de 151 cas est relativement élevé; 1l tint, pour une bonne part, au travail présenté p> l\u2019un des auteurs en 1938\" sur les succès d la rœntgenthérapie dans le zona ophtal- nque et l\u2019herpès cornéen.Lane a dressé le tableau ci-dessous des mala- ds non cancéreuses des yeux qui peuvent bréficier de la curiethérapie.Comme il n\u2019exis- tpas de différence essentielle dans les actions blogiques du radium et des rayons X, la cssification s\u2019applique a la rcentgenthérapie.GroUPE I \u2014 AFFECTIONS EXTERNES A.Paupiéres: angiomes, naevi; blastomyco- # blépharospasme, tic; cancer; chalazion; tpharite chronique; hypertrophie, kéloïdes, catrices; papillomes, grains de beauté; xan- t:lasma.B.Conjonctive: conjonctivite chronique; cijonctivite folliculaire; conjonctivite prin- tiière; trachome; lupus; œdème par trau- Oe cr en .Badeaux, F., Annual Meeting of A.M.A.and C.M A, Atlantic City, 1935.matisme intracrânien; ptérygion.C.Cornée: kératite interstitielle; kératite scrofuleuse; kératite profonde; leucomes, opacités; ulcères; hypopyon; pannus.D.Sclérotique: sclérite, épisclérite.GROUPE II \u2014 AFFECTION DU TRACTUS UVÉAL (iris, corps ciliaire, choroïde) Iritis; irido-cyclite; iritis tuberculeux; uvéite; choroïdite, myopie grave.GroupE III \u2014 AFFECTIONS DES STRUCTURES PROFONDES DE L\u2019OFIL A.Cristallin: cataracte au début; fines opacités; cataracte radiée; cataracte polaire antérieure.B.Vitré: opacités; hémorragies.C.Rétine: décollement et traumatismes; électrocution rétinienne.GroupE IV \u2014 MALADIES DIVERSES Lésions leucémiques; maladie de Mikulicz; récente paralysie faciale; zona ophtalmique; névralgie orbitaire; tumeurs de la glande pituitaire affectant la vue.* * * Dans la série de 151 malades que nous étudions, toutes les maladies précitées n'entrent pas.Le premier groupe, qui concerne les affections superficielles de l\u2019œil, est le mieux représenté avec 62 cas d\u2019ulcères cornéens, 18 cas de kératite, 3 cas d\u2019herpès aigu, 2 cas de leucome, T cas d\u2019épisclérite, 2 cas de sclérite, 14 cas de blépharite et 3 cas d\u2019orgelet.Dans le deuxième groupe, nous n'avons expérimenté que l\u2019iritis tuberculeux et l'iri- do-cyclite.Nous n\u2019avons fait aucune tentative radiothérapique dans les maladies du troisième groupe qui comprend le cristallin, le vitré et la rétine. 434 Nous avons traité beaucoup de lésions qui pourraient entrer dans le très hétéroclite groupe quatre.Pour ne pas allonger ce travail à l'excès, nous les avons omises.Nous faisons exception pour le zona qui nous a donné des succès remarquables.Ce sont, d'ailleurs, les résultats obtenus antérieurement dans cette dernière maladie qui ont servi de point de départ à nos essais plus généraux de radiothérapie ophtalmologique.On s\u2019étonnera que certaines affections, comme la conjonctivite printanière et le trachome au sujet desquels les radiologistes ont beaucoup écrit, ne figurent pas sur notre liste.Cela tient apparemment à ce que nos oculistes ont manqué de curiosité ou de conviction.L'avènement des sulfanilamides et de la pénicilline a aussi empêché beaucoup de sujets souffrant d'infections à germes connus de venir à la radiothérapie, car les ophtalmologistes s'intéressèrent à l\u2019expérimentation de ces médications récentes, Il faut reconnaître que celles-ci employées seules ou en combinaison avec les traitements classiques réussissent d\u2019emblée dans une proportion élevée des infections banales des yeux.ACTION BIOLOGIQUE DES RAYONS X DANS LES PROCESSUS INFLAMMATOIRES DE L\u2019OEIL Personne ne songe aujourd\u2019hui à attribuer une action directement microbicide aux rayons X dans le traitement des affections inflammatoires.Le fait le moins contestable dans la rœntgenthérapie des lésions oculaires est qu'il apparaît en peu de temps une vasodilatation de la conjonctive.Presque tous nos patients nous disent que leur œil devient plus rouge, plus tuméfié, peu après le traitement et le demeure durant une journée.Dans les cas où nous l\u2019avons vérifiée, cette congestion accentuée existait véritablement.Il n\u2019est certes pas irraisonnable de croire que la vasodilatation provoquée par les radiations aide à la guérison des ulcères torpides de la cornée en provoquant le pouvoir de cicatrisation en état de latence.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 A Mais cette congestion transitoire n'expliqu 18 pas tout.Il faut en outre faire intervenir \u2018 théorie désormais acceptée que les lymph § cytes tres nombreux dans les foyers inflamm, y toires, sont aussi très radiosensibles.Il sen À ble plausible que leur destruction libère s place des substances protectrices qui agissed-d# comme des anticorps, comme une autovacc & nation locale.\u2018 \u2018 L'hypothèse trouve un appui dans ce fa:} que, selon les auteurs et selon nos I statistiques, les meilleurs résultats s\u2019obtier 0 nent avec 75 unités r environ.La constat: tion autorise à croire que les doses inférieure ne désintégrent pas suffisamment de leucc cytes et que les doses trop fortes désorganisen | la résistance sans apporter d\u2019avantages cor §' pensateurs.RÉSULTATS | Law soutient que l\u2019on doit accepter ave circonspection les bons résultats réclamés pa les radiologistes, car la plupart du temp ¥ d'autres traitements ont été associés au: # rayons X.Quand il en est ainsi, on ne sai plus à laquelle des médications il faut attri # buer la cure.Sans doute, du point de vu( rigueur scientifique, cette réserve fait loi | Néanmoins, quand l'expérience nous a appri | depuis longtemps que telle lésion qui d\u2019or : dinaire met des semaines et des mois à guérir * sans répit dans les symptômes et en laissan; * des séquelles à la fois inesthétiques et nuisi : bles à la fonction visuelle, se trouve soulagé( ?d'emblée et disparaît en peu de jours presqui ?sans laisser de traces, on a le droit de tirer de: conclusions sur les mérites du nouveau factew 1 thérapeutique.Il n\u2019est guére possible d\u2019analyser dans le menu détail les circonstances de l\u2019évolutior postrcentgenthérapique chez tous et chacur de nos patients.Nous sommes réduits à une appréciation globale des principales variété de lésions que nous avons traitées. \u2019 JUTRAS ET BADEAUX: RENTGENTHERAPIE DES LESIONS INFLAMMATOIRES DE L'ŒIL + N » > \\, TABLEAU D'ENSEMBLE DES RÉSULTATS k | Insuccès \u2018 ou per- .Nombre Guéris Améliorés dus Poe \u201c Pia 27 25 2 \u2014 | Frpès aigu 3 3 \u2014 \u2014 ; Tère cornéen 62 54 3 5 \u201c Fratite 18 5 5 8 * Épharite 14 7 4 3 i (zelet 3 3 \u2014 \u2014 {njonctivite 6 4 \u2014 2 « Fisclérite 7 7 \u2014 \u2014 - férite 2 2 \u2014 \u2014 \u2018:Jacome 2 \u2014 1 1 r Ido-cyclite 2 \u2014 1 1 : \u201c(aucome subaigu 1 \u2014 1 \u2014 :Tberculose 4 1 3 \u2014 151 111 20 20 > Total , Lona ophtalmique.Quand l'herpés zoster , s dispose sur le territoire du trijumeau, il ut produire des vésicules sur les paupières, «] conjonctive et la cornée, ainsi que des ailes intenses et parfois tenaces.Il est depuis longtemps classique de re- ; cmmander la radiothérapie contre les dou- irs du zona, mais il ne semble pas que l\u2019on : a prêté beaucoup d'attention à l\u2019effet des « Tiations sur les vésicules cornéennes.Cel- ; 1-ci sont à notre avis nettement influencées; ces s\u2019affaissent, desquament et cicatrisent ec une rapidité très certainement accélérée.1 douleur est vite maîtrisée et l\u2019on n\u2019enregis- t: que très rarement ces algies postzostérien- Is parfois si opiniâtres.Chaque radiologiste ssa préférence sur la façon de centrer les Iyons X dans le traitement du zona oph- tmique; certains visent le ganglion de Gas- S; certains s'en tiennent au ganglion ophtal- Ique; les autres irradient les lésions cuta- res, Nous croyons qu'il vaut mieux cumuler fus les avantages de chacun de ces procédés ¢ nous employons un large champ (10 x 15 0.) qui couvre toute la distribution de la Oquième paire.Le rayonnement de diffu- sn devient alors important, ce qui permet ( diminuer la dose administrée à la peau.Dans le zona ophtalmique, nous employons Ordinaire la technique suivante: tension (nstante; 200 kv.; 10 Ma.; 1 mm.Cu.; dis- 435 tance focale 50 cm.; champs 10 x 15 cm.Ces facteurs nous donnent par minute environ 20 r mesurés dans l'air.Nous administrons de 100 à 150 r par séance que nous répétons tous les deux ou trois jours jusqu'à concurrence de six, huit, dix et même davantage selon les cas.Il est très rare qu'il faille dépasser la douzaine; il s\u2019agit alors, le plus souvent, de résidus névralgiques chez des patients qui ont été soumis trop tardivement au traitement.Si les rayons X sont appliqués aussitôt après l\u2019éclosion des vésicules, il suffit de deux à quatre séances.Nous avons obtenu la disparition radicale des douleurs en une seule séance chez une patiente dans le zona s\u2019était déclaré à peine deux heures au préalable.Bien que les résultats de la radiothérapie dans les lésions inflammatoires de l\u2019œil fussent déjà connus depuis très longtemps, ce sont nos propres succès dans le zona ophtalmique qui nous ont décidés à essayer ce mode de traitement d\u2019abord dans l\u2019herpès à cause de l\u2019analogie des virus (Levaditi) et subséquemment dans toutes les variétés d\u2019ulcères cornéens et diverses maladies inflammatoires des yeux.Ulcères cornéens.Les ulcères de la cornée, qu'ils soient dus à un traumatisme avec Infection secondaire, qu\u2019ils soient la conséquence d'un processus régional (zona, herpes, acné, impétigo, etc.), qu\u2019ils soient d\u2019origine endogène comme dans la tuberculose.quelle que soit leur morphologie (punctiforme, rosacée, dendritique, filamenteuse, etc.), qu\u2019ils soient d'apparition récente ou de longue durée, quels que soient les microbes ou virus en cause, tous bénéficient de la radiothérapie.Lawrence, le premier, obtient la guérison de kératites ulcéreuses en 1909 par des applications de radium; Coover en 1910 rapportait des succès analogues par rœntgenthérapie.Malgré leurs exposés très convaincants, ces auteurs n'eurent que de rares imitateurs.Tous les travaux publiés sur la radiothérapie des ulcères cornéens sont conformes à nos propres constatations.Les ulcères en cours 436 se séparent rapidement: les perforations de la cornée sont toujours évitées; les cicatrices se réduisent au minimum quand elles ne sont pas tout à fait invisibles.De plus, nous avons noté que l\u2019astigmatisme dû au dénivellement cicatriciel paraît beaucoup moindre qu'après les autres formes de traitement.Certains de ces ulcères, les acnéiques, par exemple, qui ont tendance à récidiver indéfiniment, disparaissent parfois pour toujours ou, s'ils reviennent, c\u2019est beaucoup moins souvent.Chez nombre de patients, une seule séance suffit à la guérison; d'ordinaire, il en faut deux, parfois trois, exceptionnellement quatre ou cing.L\u2019intervalle entre les séances est en général de sept jours; dans certains cas urgents, nous avons donné la deuxième séance après le quatrième ou le cinquième jour.L\u2019herpès cornéen existe sous deux formes: herpès aigu (volant) et herpès chronique avec ulcère dendritique.Dans l\u2019herpès aigu, la ou les vésicules se rompent en laissant de petites pertes de substances rondes et superficielles (ulcères punc- tata ou punctiformes) qui guérissent spontanément en quelques jours.La rœntgenthéra- pie, en ces cas, abrège la réparation et surtout prévient les rechutes qui ne sont pas rares.Cet herpès est dans son comportement clinique fort comparable à l\u2019herpès de la bouche ou du prépuce et les radiologistes savent que les radiations sont ici excellentes comme curatif et comme préventif.L\u2019'herpés chronique ne disparaît pas en une semaine comme l\u2019herpès aigu; il se fixe sur la cornée.Quelquefois il y forme des ulcères étoilés et réunis entre eux par des sillons, des aspects arborescents (ulcères dendritiques).Quand ceux-ci disparaissent d'eux-mêmes après des semaines ou des mois, ils laissent des cicatrices filiformes qui rappellent les rayures du diamant sur le verre.Dans tous les cas d'herpès de la cornée, la radiothérapie change l'allure de l\u2019évolution; la guérison survient après une, deux ou trois séances et les cicatrices sont à peine visibles sinon tout à fait indiscernables.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 i Les mémes observations s\u2019appliquent 3 i kératite filamenteuse dont la cause n\u2019est p a établie.Les lésions sont superficielles et g g\" jettes a récidive.Là encore, la rœntgentt.ik rapie, en une ou deux séances, est curative.prophylactique.¢ La kératite interstitielle ou parenchym ps teuse, qui cause une grande photophobie : #* des troubles importants de la vision, répor { d'une facon moins spectaculaire aux rayo;# X que les kératites superficielles avec ulcér #\u201c tions.Néanmoins, les irradiations ne so.J pas sans bénéfice.Chacun sait que, dans Lg\" conditions ordinaires, cette maladie ne guét qu\u2019après des mois et laisse des taches laiteus |, (taies) et des vaisseaux anormaux dans , cornée ainsi que des synéchies iriennes.L 4 rayons X hâtent l\u2019évolution, diminuent \u20ac photophobie et atténuent le nombre, l\u2019éte ,; due et la densité des nuages opaques dans | yy cornée.On note ces bons effets même dai la forme diffuse et bilatérale des enfants chi ; qui, 9 fois sur 10, l'hérédo-syphilis est patent | Dans la kératite parenchymateuse, syphilit que ou non, bilatérale ou unilatérale, noi donnons toujours plus de traitements q: à dans la kératite ulcéreuse et nous utilisol toujours un filtre, soit 3 mm.Al, soit mên ¢ 0.5 mm.Cu.La kératite tuberculeuse, avec ou sans col : jonctivite ou iritis, répond favorablemer 4, elle aussi à la radiothérapie.D\u2019après ur * citation de Desjardins, Bettremieux, en 190 , aurait été le premier à montrer l\u2019efficacil ÿ \\ de la rcentgenthérapie en tuberculose oq laire en l\u2019utilisant avec pleine réussite ché une jeune fille dont la conjonctive et |» cornée étaient touchées.Selon Desjardins, les formes infiltrante dans la tuberculose de l\u2019œil sont celles qui s montrent le mieux influençables par la ri diothérapie.Chez les quatre patients souffrar de tuberculose oculaire dans notre statistique : les lésions s\u2019étendaient assez profondémen puisque chez tous l\u2019iris était pris.L\u2019un a ét guéri; les trois autres, sensiblement améliort JUTRAS er BADEAUX: RENTGENTHERAPIE DES LESIONS INFLAMMATOIRES DE M 9 épisclérite et la sclérite nous ont fourni Ne beaux succès que dans l\u2019ulcère de la \u2018pprée, puisque nos neuf patients furent gué- tn ps 'emblée.Il reste toujours l\u2019obligation \"de 1pprimer les foyers d\u2019infection, car il est bic connu que les deux maladies expriment \"pn imprégnation microbienne plus générale.iy 2s orgelets ainsi que diverses formes de Lipleharite et de conjonctivite chronique ont Igérndu dans l\u2019ensemble avec satisfaction; \u201cgascontre, deux cas de leucome, deux cas M1do-cyclite et un cas de glaucome subaigu fpr demeurés insensibles.% | i lœil étant un organe de surface, il semble log_ue de lui appliquer la rœntgenthérapie urrficielle.Poussant à l\u2019extrême le principe de: ayons mous dans le traitement des parties aarieures de l'orbite, Krasso et d\u2019autres on ttudié les « infra-rcentgen rays » de Bucky « e Grenz spécialement dans les maladies \u201cinfmmatoires de la conjonctive et de la sorée.+ lus n\u2019avons aucune expérience personnel avec les rayons limités.Néanmoins, en Nude satisfaire au méme précepte d\u2019actions suprficielles pour des lésions superficielles, \u2018Ro; nous sommes efforcés d'opérer à bas vohge et avec filtration minima dans tous les aoû l'œil malade pouvait rester ouvert et ifix le foyer radiogène durant l\u2019application.iNcs employons alors un petit localisateur \u2018eyhdrique qui est approché de la fente pal- \u2018pélale tandis que le patient est prié de re- igaler constamment vers le fond où brille \u201cla imiére du filament.ans ces conditions, voici les facteurs dont no; faisons usage: tension constante a 100 Kv 10 Ma,; distance focale 30 cm.; pas de filt; cône de 28 mm.de diamètre distal.Lalose habituelle de 75 à 80 unités r s\u2019ob- tie: ainsi par un exposé de deux minutes.our agir un peu plus profondément ou PO\" se réserver la possibilité de répéter les séaces un plus grand nombre de fois, comme pa exemple dans la kératite interstitielle TECHNIQUE lg ue a =, 437 ou dans les lésions tuberculeuses qui sont parfois un peu résistantes, un filtre de 3 mm.d'aluminium est ajouté.On doit alors prolonger le traitement à trois minutes pour obtenir la dose de 75 unités r.Le blépharospasme, la douleur, la photophobie et le larmoiement sont communs dans les lésions oculaires qui relèvent de la rœnt- genthérapie.Dans ces circonstances, la technique ci-dessus décrite est impraticable, à plus forte raison si l\u2019on a affaire à des enfants timorés et indociles ou à des adultes pusillanimes.Ces symptômes ne contre-indiquent pas la rœntgenthérapie, mais il faut alors s'adresser à une autre technique.Celle-ci tiendra compte que les radiations devront traverser les paupières closes et que certains petits mouvements de la tête et des yeux resteront incontrôlables malgré toutes les précautions.On emploiera donc un voltage un peu plus élevé, une filtration plus forte et un champ plus large.La dose de 75 r ne sera pas augmentée cependant, car le rayonnement de diffusion compense la perte de rayons directs et mous que les couches superficielles de l\u2019œil reçoivent et absorbent avec la technique sans filtre.Les facteurs sont modifiés comme suit: tension constante à 125 Kv.; 10 Ma.; distance focale 50 cm.; filtration 0.5 cm.de Cu.; champ 8 x 6 cm.La vérification clinique ne montre pas de différence sensible soit dans les réactions immédiates, soit dans les effets thérapeutiques.Si donc les deux modus operandi assez dissemblables que nous pratiquons sont également efficaces, on concevra, sans autre plaidoyer, la variété des moyens a la disposition du radiothérapeute qui désire s\u2019attaquer aux maladies inflammatoires de l\u2019appareil visuel.Très souvent une seule séance suffit à produire la guérison dans les sept ou huit jours; c'est pourquoi l\u2019on ne devra répéter qu'après ce délai et sur l\u2019ordre de l\u2019ophtalmologiste qui jugera si le stimulus réparateur des rayons X demeure indiqué.Il en sera de même après les autres séances.Ce n\u2019est que par exception 438 qu\u2019il en faut quatre ou davantage.Quand la gravité de l\u2019état fait certainement prévoir que deux séances et plus seront nécessaires, on peut réduire l'intervalle des deux premiers traitements à 5 ou même à 4 jours.Pendant les vingt heures qui précèdent chaque irradiation, on évitera les collyres et autres topiques qui contiennent des sels métalliques tels que cyanure de mercure, nitrate d'argent, oxyde de zinc, argyrol, etc.à cause des rayonnements caractéristiques.INCONVÉNIENTS ET COMPLICATIONS A quelques exceptions près, tous nos patients accusent une exacerbation de leurs blépharospasme, moiement et rougeur, durant les 24 ou 36 heures qui suivent les premieres applications, et cela quelle que soit la technique et quels que solent le siege, 1'étendue ou I'agent de la lésion.Le phénomène est si constant que désormais nous en prévenons toujours les malades.Mais il est aussi de règle que, durant le deuxième jour, un soulagement remarquable récompense celui qui a accepté en toute connaissance les malaises additionnels de cette congestion immédiate et transitoire.symptômes: douleur, lar- Ces réactions, nous n\u2019insisterons jamais trop, sont passagères et ne laissent aucune séquelle.Elles représentent le seul inconvénient que nous ayons observé dans la radiothérapie des lésions inflammatoires de l\u2019œil.Beaucoup d'auteurs, se plagiant mutuellement sans vérification, ont créé la légende des graves dangers dans la radiothérapie oculaire.Si, en théorie, toutes les couches de l\u2019œil adulte n\u2019offrent pas la même radiosensibilité, les praticiens de la radiologie savent qu\u2019à moins d\u2019une susceptibilité particulière et de fortes doses justifiables seulement sur certains cancers, les rayons X ne causent aucune altération sérieuse.La cataracte se dresse comme un des épouvantails les plus affolants pour les radiothérapeutes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946; 156 La cataracte produite par les rayons X ç, gl siste en une opacification postérieure du ¢ tallin, c\u2019est-à-dire dans les couches en cont- avec la capsule postérieure.L\u2019opacité n\u2019 paraît pas dès le traitement mais après laps plus ou moins long durant lequel poursuit l\u2019altération des protéines.On con de rares mais indiscutables exemples de taractes par irradiation des yeux, mais c\u2019éf là presque toujours la conséquence de tra ments intensifs de cancers des régions orbi res ou voisines.* Il faut tout de même se souvenir toujo que les tout jeunes enfants sont plus expdg a cette complication qui n\u2019apparait, ng insistons, qu\u2019avec des doses importantes a le troisième mois de la vie extra-utérine.Richards mentionne deux autres dang de la radiumthérapie: les ulcères cornéen le glaucome secondaire.Ces lésions sont bien produites par les rayons X que par radium et nous les avons nous-mêmes obr- vées dans le traitement des cancers.Mais 4 les doses étaient considérables et dirigées ct4 tre des états dont la gravité ne laissait auot, choix.La rœntgenthérapie anti-inflammatoet des yeux n\u2019a rien de comparable comme ot nique et comme dosage a la radiothéra | anticancéreuse.; COMMENTAIRES aT Quoi qu\u2019il en soit, radiologistes et of i talmologistes trouvent tout avantage a coalir ju leurs efforts autant pour se protéger récipHi quement que pour s\u2019entraider dans leur a-4 vre scientifique et dans leurs devoirs hu} nitaires.Law déclare avec emphase que « EA, exposure of eyes to X-rays should in all cas |; be carried out under the supervision of 4 expert radiologist and ophtalmologist, so th \\ their combined knowledge and experier may be utilised to prevent any untowd +\u2019 effect which the treatment is known to?capable of producing».Rien n\u2019est mieux fondé que cette recor, mandation.Il ne faudrait tout de même F | l\u2019interpréter en fonction des dangers qui ; UTRAS ET BADEAUX: RŒNTGENTHÉRAPIE DES LÉSIONS INFLAMMATOIRES DE L'ŒIL 00 ,.y Benanque pas de mettre en épingle chaque oD qu\u2019il s\u2019agit de traitement par les rayons i X- À es doses infimes et le nombre très restreint Hileéances qui procurent la guérison dans les Hdg:tions dont nous parlons, éloignent tout h dager de radio-lésions immédiates ou tar- y dis, soit à la peau, soit aux éléments pileux te paupières et des sourcils, soit aux tissus ydu:rficiels du globe oculaire, soit au cristal- ir soit à la rétine.a critique pourrait taxer d\u2019exagération d\u2019ethousiasme du radiologiste, si les préten- itics de ce dernier n\u2019avaient été soumises nAtant plusieurs années à la surveillance et au critiques des ophtalmologistes.Le té- an gnage final de satisfaction n\u2019est donc pas rfarlatéral puisqu'il émane aussi du clinic'en, æojours en quête de moyens faciles, rapides et eu coûteux de faire face à ses responsabili- , té de guérisseur.o Résumé et conclusions 4 \u201c4 a rœntgenthérapie est d\u2019une valeur in- L suisamment connue dans nombre d\u2019affections \u201c na cancéreuses des yeux.'s lertaines maladies, comme la conjonctivite «pntanière, le trachome et diverses lésions wde paupières et des couches profondes de old, qui ont été traitées très efficacement y pi d\u2019autres radiologistes, ne figurent pas dans + ure statistique.« Notre étude concerne plus spécialement la y katite ulcéreuse, la kératite parenchyma- ; tése, le zona ophtalmique.\u2018Toutes ces ma- » laies, dans presque tous les cas, ont été fay Vablement influencées.«Nos succès les plus éclatants ont été obtenus » ac les ulcères de la cornée, quelles qu\u2019en sent la cause, la forme et la durée.Chez avun des malades, il n\u2019y eut perforation de la Cnée, complication qui n\u2019est pas toujours ; Étée avec les autres médications.La cica- bation se produit quelquefois après une « Stle séance, le plus souvent après la deu- 439 xième; dans certains cas, il en faut trois, exceptionnellement quatre.L'intervalle des séances d'habitude est de sept jours; aucune n\u2019a lieu sans la prescription de l\u2019ophtalmologiste.Les ulcères guéris par rœntgenthérapie laissent une cicatrice beaucoup moins apparente que par les traitements usuels et l\u2019astigmatisme post-ulcéreux est fort moindre sinon tout à fait absent.Les autres maladies guérissent ou s\u2019améliorent considérablement avec les mêmes doses sauf dans le zona où l\u2019on fait d'ordinaire de quatre à dix séances avec des radiations semi- profondes tous les deux ou trois jours.La rœntgenthérapie superficielle sans filtration est celle qui, en théorie du moins, convient le mieux aux lésions antérieures de l\u2019orbite; elle exige l'ouverture et l\u2019immobilité de l\u2019œil durant l'application.En pratique, on peut recourir à des radiations filtrées et à une plus grande porte d'entrée, ce qui permet le traitement sur les yeux fermés et non rigoureusement stabilisés.Quelle que soit la qualité du rayonnement, la dose par séance qui nous a paru la meilleure est d\u2019environ 75 unités r.Durant les 24 heures qui suivent les applications, les malaises sont communément exacerbés; par la suite, le soulagement et l\u2019activité cicatricielle sont manifestes.Les doses totales de radiations sont si faibles en rœntgenthérapie anti-inflammatoire qu'aucun des dangers signalés en radiophysiologie expérimentale ou en radiothérapie anticancéreuse n\u2019est à craindre.La cataracte postérieure notamment ne s\u2019est produite chez aucun de nos patients.L\u2019ophtalmologiste et le radiologiste assureront a leurs malades les meilleurs soins, ils contribueront mieux a la science et ils se protégeront mutuellement contre certains tracas médico-légaux parfois inévitables même avec les procédés les plus inoffensifs, s'ils travaillent toujours en étroite collaboration. 440 BIBLIOGRAPHIE F.BADEAUX: Journ.de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, 3: 138, 1935.C.J.BROEMAN: Ohio State M.J., 21: 257, 1925.COOVER: cité par Desjardins.A.-U.DESJARDINS: Am.J.Roentg., 26: 639, 1931.A.-U.DESJARDINS: Am.J.Roentg., 26: 787, 1931.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AM.LFAN.\u2014 Montréal, avril 1946) KRASSO, SAGHER et SAGHER: Arch.Ophial, jl 43, 1943.gle L.A.LANE: J.4.M.A., 83: 1838, 1924.al L.A.LANE: Arch.Phys.Ther., 12: 730, 1981.a F.W.LAW: Ultra-violet Therapy in Eye Disease.no dlesex Hospital Press, London, 1934.ut LAWRENCE: cité par Desjardins.(gl LEVADITI: Herpès et zona.Masson et Cie, Paris, in G.E.RICHARDS: Am.J.Roentg., 36: 588, 1936.ai\" ip # ÿ LA RADIOTHÉRAPIE DANS LES MALADIES DU VIEILLARD pi Paul BRODEUR, | pra fa yi Chef du Service d\u2019Electro-radiologie de I\u2019hépital Notre-Dame (Montréal).Hi La spécialité de la science médicale qui a pour objet l\u2019étude des manifestations pathologiques survenant durant la période de sénescence a pour titre « gériatrie », alors que l'on englobe sous le nom générique de gérontologie la science dont l\u2019objet est l\u2019étude de la vieillesse considérée à tous les points de vue.Le fait que la moyenne de durée de la vie humaine a augmenté considérablement depuis le début du 20e siècle, pour atteindre de nos jours aux Etats-Unis et au Canada entre 65 et 70 ans, place la gériatrie parmi les spécialités importantes de la pratique médicale.Malheureusement, si dans la littérature médicale américaine l\u2019on trouve de nombreux articles relatifs aux traitements phy- siothérapiques de la gériatrie (« Physiotherapy in Geriatrics )», je dois avouer que dans les publications radiologiques l\u2019on ne considère pas la gériatrie comme une entité, c\u2019est- à-dire qu\u2019il n\u2019y a pas de chapitre spécialement consacré à la radiothérapie des maladies du vieillard.Nous devons d\u2019abord poser comme principe x qu'il n\u2019existe pas proprement parler de maladie spécifiquement inhérente à la vieil- | lesse, pas plus qu\u2019à l\u2019enfance, à l\u2019adolesceme, ou à la période de maturité.Les vs rencontrées chez le vieillard peuvent se n-4 nifester durant les autres périodes de la Comme les bases scientifiques et le 1k d'action de la radiothérapie en général wr ont été donnés au début de la séance par noe, confrère le Dr Origène Dufresne, je me Gey .tenterai de vous énumérer les maladies be, plus fréquemment rencontrées au cours det « période de sénescence qui peuvent bénéficr + 3 d'un traitement par les rayons de Roentg :.sans faire mention des doses et de la techniq! : à employer.NOMENCLATURE \" 1) Cancer: c\u2019est l\u2019une des maladies les pl fréquentes chez le vieillard, maladie dont! traitement occupe une place prédominant soit seule, soit associée à la chirurgie.Je n\u2019insiste pas davantage, car le traiteme| du cancer est tellement connu de tous et ur étude approfondie sur ce sujet requiert bea coup plus de temps qu\u2019il n\u2019est alloué por x tout le symposium.2) Anthrites et tout spécialement la spoi dylite ou rhumatisme vertébral, névrites.3) Maladies de la peau: prurit, kératost séniles, dermatoses eczématiformes, etc.4) Affections inflammatoires localisées au téguments: anthrax, furoncle, hydrosadénit érysipèle, lymphangite, parotidite, etc.4 et = 4 ) Maladies des voies respiratoires: asthme, Wumonie, broncho-pneumonie, tout parti- i quèrement celles d\u2019étiologie à virus, maladies \u201c+ sont la cause si fréquente de décès chez le ieillard.tk, ) Maladies du système cardio-vasculaire \"edu système circulatoire périphérique: an- giz de poitrine, aortite, artérite oblitérante, ggrène sèche, gangrène gazeuse, maladie deRaynaud, hypertension artérielle, etc.) Maladies de l\u2019appareil digestif: diverti- cuites si fréquentes sur le côlon sigmoïde cz les vieillards.) Maladies de l'appareil génital mile: hy- i ptrophie de la prostate, sclérose des corps | Cerneux, etc.oo * daladies de Uappareil génital de la femme: trite hémorragique avec utérus fibreux, -oéoporose postménopausique.,3 Mettons de côté le traitement du cancer, \u201cdus lequel la radiologie recherche la des- tction complète ou lyse des cellules can- \u201cceuses tout en respectant autant qu'il est pisible les tissus sains et où par conséquent ue dose léthale doit être administrée à la tneur.Dans toutes les\u2019 autres affections, il -n s\u2019agit que d\u2019obtenir une modification de \u2018train, un arrêt de la prolifération du tissu cijonctif de néo-formation, une hyperleu- c:ytose ou une action calmante sur le vaso- ,» sisme par diminution de I'excitabilité et de ; lk conductibilité nerveuses; le radiologiste y Nitilisera que des doses relativement faibles, \u201c ©acées à de courts intervalles et sous des tisions moyennes en général.CONCLUSION Comme conclusion pratique, nous nous aocions aux auteurs américains, Kelly et Dwell, qui dans leur livre sur le traitement ¢s infections par les rayons de Roentgen cclarent ce qui suit: BRODEUR: RADIOTHÉRAPIE DANS LES MALADIFS DU VIEILLARD 441 « Qu'importe que les expérimentateurs ne soient pas unanimes re: le mode d'action des rayons de Roentgen dans les lésions inflammatoires, pourvu que nous obtenions, à la suite d\u2019un traitement roentgenthérapique, les changements bénéficiels suivants observés par la clinique: 1) Ralentissement du pouls.2) Abaissement de la température.3) Ralentissement de la respiration.4) Diminution de la toxémie.5) Diminution de la douleur.6) Localisation de l'infection.7) Conservation des tissus.8) La prévention des infections secondaires et la réduction au minimum des complications.9) Le raccourcissement de l\u2019évolution de la maladie.10) L\u2019abaissement du taux de mortalité.» Nous ne prétendons pas que la roentgen- thérapie est une panacée universelle.Cependant devant les résultats cliniques si appréciables dans les infections que je viens de mentionner, et en tenant compte du fait de l'absence de contre-indication formelle pourvu que les doses et la technique soient bien suivies, il semble légitime que la roentgen- thérapie prenne une place importante dans l'armement thérapeutique des maladies du vieillard.BIBLIOGRAPHIE 1.L.DELHERM et A.LAQUERRIFERE: Traité d\u2019E- lectro-Radio-Thérapie; Masson, 1938.2.C.A.WATERS et Ira I.KAPLAN: The Year Book of Radiology.3.James F.KELLY et D.Arnold DOWELL: Rontgen Treatment of Infections; The Year Book Publishers Inc, 1942.4.Bernard I.COMROE: Arthritis and allied conditions; Lea & Febiger, Philadelphie, 1944.5.Examen Médical du Vieillard.Communication non encore publiée, par le docteur Jules Prévost, de lhôpital Notre-Dame. \u2019 \"mp MOUVEMENT MÉDICAL ; in! dil LES ACIDES AMINES ai Albert LeSAGE go (Montréal) Se La chimie biologique est en train de révolutionner la thérapeutique au fur et à mesure que se précisent nos connaissances des besoins alimentaires en azote et le rôle des matières protéiques dans la ration d\u2019entretien, que l\u2019on estime à trois grammes par jour pour un individu adulte: quantité suffisante, dit-on, pour assurer la réparation et l\u2019usure des cellules.Cette question, simple, est, de nouveau, posée en ce moment, si on en juge par l\u2019initiative de nos fabricants en vue de réaliser, si possible, le but poursuivi par les chimistes.Nous en dirons donc un mot aujourd\u2019hui, car nous en avons parlé déjà, en 1934, ici même; mais il convient de rafraîchir nos idées sur cette question, afin d\u2019être à la page comme on dit fréquemment.La digestion des albumines s\u2019accompagne d\u2019une série d\u2019opérations chimiques, hydrolyses, mettant en liberté des acides aminés directement assimilables.Ceux-ci sont détruits par l\u2019organisme pour ses besoins énergiques en formant de l\u2019urée, de l\u2019acide carbonique et de l\u2019eau.Enu- mérons-en quelques-uns : 1° Les glycoformateurs pour le métabolisme des hydrates de carbone, tels que le glycocolle; 2° Les céto-formateurs pour le métabolisme des matières grasses, tels que la leusine et la thyrosine; 3° Certains acides indispensables à la croissance, tels que le tryptophane, la lysine et l\u2019his- tudine, la cystine et arginine.La quantité.D\u2019autre part, nous savons que l\u2019ingestion de ces protéines entraîne la production de calories.Mais on a remarqué qu\u2019un individu qui absorbe une quantité de protéines suffisante pour développer 100 calories, en produit en réalité 130 recueillies au calorimètre.Il y aurait donc production d\u2019extra-chaleur que l\u2019on appelle: action dynamique spécifique des albumines (Rübner).Cette notion est importante, car elle a permis de démontrer la transformation pe\u201d l\u2019organisme d\u2019une protéine en une autre protéir 4 Ce fait est mis en évidence par les saumons at; remontent les rivières pour la ponte.Bien qu\u2019 Wf soient astreints à un jeûne total durant d # mois, le poids des ovaires passe de 0.4 à 27% I: poids du corps malgré la fonte des muscles ( tronc dont les albumines sont transformées albumines ovariennes.La qualité.| Un autre fait non moins important se rappor # à la qualité de l\u2019azote requis par l\u2019organism , car toutes les albumines alimentaires n\u2019ont pi la même valeur d\u2019utilisation; 1 gramme d\u2019azoi du corps ne peut être remplacé indifféremme: fe par 1 gramme d\u2019azote soustrait à wimpor quelle substance albuminoïde.Cela tient à que les diverses albumines ont une teneur variab ¥ en acides aminés, dont quelques-uns sont indis \u201c4 pensables à la vie.Des faits expérimentaux 4 démontrent: des souris adultes, nourries uniqu % ment avec le maïs, ne peuvent se maintenir { équilibre azoté parce que l\u2019albumine qu\u2019il con tient est déficiente.Il suffit d\u2019y ajouter d x tryptophane pour faire disparaître les trouble 4 de croissance et rétablir l\u2019équilibre azoté.Cet *.tains expérimentateurs ont pu, à la suite de ce 4.recherches, démontrer: { 1° Que le tryptophane est absolument indi { pensable au maintien du poids de l\u2019adulte; | + 2° Que la lysine et la cystine sont indispensa ¢ bles à la croissance; ' 3° Que Varginine et histidine lui sont utiles x, Or, ces acides aminés ne peuvent être synthé + tisés par l\u2019organisme; seule l\u2019alimentation peu les lui fournir.Le rôle fonctionnel des acides aminés devien\u2019 de plus en plus important.Ainsi, nous savons que l\u2019arginine et l\u2019histidine jouent un rôle pri mordial sur la contraction musculaire et sur la i sécrétion gastrique. LESAGE: ACIDES AMINÉS Mhistidine donne naissance à l\u2019histamine, dont og Ut l\u2019importance.La cystine joue également us Sle dans Poxydation cellulaire.{ autre acide aminé, la thyrosine, sous forme de tiodothyrosine, est utilisé avec succès en thé.peutique dans les dysthyroïdies.Ins mon cours de pathologie médicale à la Falté de médecine (voir L\u2019Union Médicale, 191 p.238) en 1914, j'avais longuement insisté sures agents comatigénes qui passent dans le tplaoa à la suite des états défectueux dans le Inmé bolisme des hydro-carbonés et des albumi- Enoïss.Déjà, à cette époque, nous connaissions neg question, mais nous ignorions comment iitraèr ces accidents lorsqu\u2019ils \u2018surviennent soit nee les diabétiques, soit chez les malades ayant tewb des opérations chirurgicales très graves.Voi comment nous résumions la question.J\u2019é- purrais de la façon suivante ces principes ntexiues : ; dd L\u2019indosé.i: 2 Polypeptides: dérivés rancnale des protéides.L = .- 3 Amino-acides: produits intermédiaires de a «gradation des protéides.de la destruction \u201c4 Azoturie: témoignant de la désintégration \u201cdesalbuminoïdes.La présence de ces agents tox ues indique que les troubles de la nutrition \u2018pornt sur les albuminoïdes.y ôLa déshydratation aiguë.Voici quel est le tabau sommaire de ce syndrome clinique: yeux reav, haleine odeur de pomme reinette, facies rpselo-péritonitique ou cholérique; creusement des raits, flaccidité de la peau, hypotonie ocu- \u2018lait crampes musculaires, voix cassée, oligurie, \u2018hyrtension artérielle et hyperviscosité du sang.» Lus pourrions ajouter aujourd\u2019hui, comme -D0L le savions en ce temps-là, l\u2019état acidosique «8\u20ac présence d\u2019acétone.- \u2018Tes sont les notions très sommaires concer- Bar les acides aminés.Malgré nos connaissances \u2018ruCnentaires sur ce chapitre, on en a fait des \u2018èsS3 expérimentaux et thérapeutiques très inté- | resmts.Nous allons en passer quelques-uns en Teva, 443 1° TRAITEMENT DES ANÉMIES ET DES DÉFICIENCES ORGANIQUES PAR LES INJECTIONS DE TRYPTOPHANE ET D\u2019HISTIDINE.Deux auteurs ont été des précurseurs, à ce point de vue: MM.Fontès et Thivolle.On sait que l\u2019hémoglobine contient l\u2019hématine et la globine.L\u2019hématine, outre la présence de fer, renferme 4 noyaux azotés de pyrrol.D\u2019autre part, la globine contient de Phistidine avec noyaux azotés dans la proportion de 10%.Donc, lorsque l\u2019organisme fabrique de l\u2019hémoglobine, il a besoin, outre le fer, de deux noyaux non synthétisables: le noyau pyrrol, provenant du tryptophane, et le noyau inidozol, provenant de l\u2019histidine.Nous pouvons donc conclure que le tryp\u2018ophane et l\u2019histidine jouent un rôle constructeur dans l\u2019hématopoïèse.Tel est, au point de vue des acides aminés, le principe scientifique qui découle des recherches précédentes.: Les deux auteurs précités, poursuivant leurs recherches sur les anémies expérimentales, ont pu démontrer l'influence heureuse de ces deux acides aminés sur la régénération sanguine.La carence en tryptophane et en histidine est suivie d\u2019une anémie considérable chez.les.animaux, tandis que les injections de ce mélange des deux acides aminés produisent des résultats surprenants dans la lutte contre l\u2019anémie.L\u2019auteur du travail que nous analysons, le professeur Aron, de l\u2019Ecole de Médecine de Tours, a rapporté quatre cas d\u2019anémies graves guéries.par cette méthode, en juin 1933.Il s\u2019agissait d\u2019anémies pernicieuses type Biermer, avec anémie splé- nique et hématémèse.L'injection de tryptophane et d\u2019histidine aurait déclenché une régénération globulaire supérieure à celle que l\u2019on obtient avec Phépatothérapie classique.Il importe, néanmoins, d\u2019 adjoindre 3 à ces deux acides aminés, deux éléments minéraux: le fer et le cuivre.Nous devons donc, selon ces principes nouveaux, traiter l\u2019anémie en fournissant à l\u2019organisme les quatre facteurs connus de l\u2019hématopoïèse: le fer, le cuivre, le tryptophane et l\u2019histidine.Cette thérapeutique donnerait des résultats supérieurs à la méthode de Whipple.Des malades ne réagissant plus au foie de veau ont vu, en 10 semaines, leur sang monter de 2,000,000 à 4,500,000 globules et l\u2019hémoglobine de 32% à 444 65%, avec une augmentation de poids de 12 livres.Ajoutons, cependant, que ces formes d\u2019anémie pernicieuse résistent quelquefois à l\u2019une ou à l\u2019autre de ces thérapeutiques.Il faut alors orienter le traitement selon les recherches de Castle, qui a réussi à isoler l\u2019hormone spéciale du suc gastrique.2° TRAITEMENT DES ULCÈRES DUODÉNAUX PAR L\u2019HISTIDINE.L\u2019histidine, d\u2019après les professeurs Aron et Weiss, exercerait une action efficace sur l\u2019évolution des ulcères gastro-duodénaux.Nous savons que deux expérimentateurs, MM.Mann et Williamson, ont pu provoquer un ulcére peptique expérimental chez le chien, en dérivant les sucs alcalins duodénaux de leur cours normal.Cette dérivation n\u2019empêche, en aucun cas, la digestion des albumines.L'animal, privé de l\u2019apport alimentaire des acides aminés, se trouve dans des conditions favorables pour développer un ulcère gastro-duodénal évoluant en trois semaines vers la perforation.Dans ces cas, st nous injectons l\u2019histidine, nous empêchons radicalement, chez le chien, l\u2019apparition de l\u2019ulcère expérimental après la dérivation des sucs duodénaux dans l\u2019iléon.Cet ulcère serait donc dû à une \u2018carence en histidine et son évolution est à coup sûr entravée par la supplémentaire de cet acide aminé.Ces conclusions s\u2019appuient sur des constatations ana- tomo-pathologiques.Du point de vue clinique, un certain nombre de malades atteints d\u2019ulcères gastro-duodénaux en évolution ont pu guérir grâce à des injections intramuseulaires d\u2019histidine.« L\u2019action antalgique de l\u2019injection d\u2019histidine est le fait dominant du traitement.Les douleurs cessent régulièrement après la troisième ou la sixième piqûre et, une fois disparues, ne reparaissent plus.Les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 troubles associés: vomissements, nausées, bi lures gastriques, s\u2019amendent rapidement et, grande tolérance de l\u2019estomac permet une s mentation abondante et variée, sans aucy médication adjuvante.L'action de l\u2019histidine # ÿ le métabolisme général ajoute son effet à ¢ amélioration locale.L\u2019appétit devient exige et il s\u2019ensuit une reprise de poids souvent con.dérable.Parallèlement à cette rapide guérig clinique, on assiste à une rétrocession des sie, iv radiologiques qui s\u2019estompent dans les uledg récents.» (Aron.) (Professeur à la Faculté EB Toulouse.) fi Aprés ce dernier paragraphe, nous pouvg * donc conclure qu\u2019il y a, dans ces faits, des cor ' tatations expérimentales intéressantes, une inn.\u2019 vation thérapeutique impressionnante et un pr, cessus d\u2019amélioration et de guérison surprena \u201c Il importe de connaître et de tenter ce traitemé # par les acides aminés, dans les crises douloureug #- de l\u2019ulcère gastro-duodénal, dont les paroxysn : récidivants inquiètent le malade et Aénoncert w le médecin.Sans doute, le temps saura nd iu fixer sur son efficacité réelle, mais des cux ® d\u2019entretien, tous les cinq mois, permettront d, \"\" viter la réapparition des crises périodiques.ainsi que l\u2019organothérapie pourra, grice ai présence des acides aminés, produire des effs à thérapeutiques inespérés.EB Nous pourrions rapporter d\u2019autres faits ce cernant la dystrophie musculaire améliorée la cure de glycocolle, mais nous croyons deve 4 nous limiter à ceux que nous avons cités t x dessus, car le sujet est trop nouveau pour = 1 ÿ AU Nous suivrons avec attention les recherches n velles sur les acides aminés, ainsi que les app cations thérapeutiques qui en découlent; le su; en vaut la peine, d\u2019après ce que nous avons ; , Le rôle fonctionnel des acides aminés nous app ti raît plein de promesses.?Nous parlerons, prochainement, des polype * tides.\u201c 2 re gy of PETITE CLINIQUE b OX le : k ai toujours été un fervent du diagnostic.ts mon enseignement théorique, dans mes teliques, j'ai toujours attaché une importance pri.ordiale à cette enquête.C\u2019est en vue de 1P&iblir solidement que je faisais converger l\u2019in- itengatoire et l\u2019analyse des faits qui s\u2019y ratta- zehet.Un diagnostic précis oriente la thérapeu- tip, éclaire le pronostic et accélère la guérison rlot v\u2019elle est possible.I {ludions ensemble quelques faits qui le dé- smp;rent.| , 8 ation 1.I Vci une superbe jeune fille intelligente et indus- ktolee qui contracte la syphilis dans un baiser furtif, 8 «ux et sans conséquence, sinon sans souvenirs quel- Queis!.Elle développe, localement, un chancre ini- \u2018tialqu\u2019on traite comme un vulgaire bouton d\u2019acné.\u2018Quivoulez-vous, peut-on supposer pareille aventure chez bunebelle jeune fille vertueuse, dont la conduite défie touiles doutes?Un médecin, confiant et généreux, est :excable de penser ainsi; mais il doit, quand même, être \u2018plaméfiant et pousser son enquête à fond.Mheureusement, les choses, ici, vont de mal en pis.'Bieôt, les ganglions du coup, à gauche, sont envahis set mygdale s\u2019ulcére.Au bout de trois mois un fait -how:au surgit: elle boite discrètement à cause d\u2019une douur à l\u2019articulation sacro-iliaque.Une radiographie \u2018est égative, les os sont intacts; mais la claudication s\u2019'agave.Bf, un autre médecin, plus inquisiteur, y regarde (de jas près.Il y a, à la face, sur la lèvre inférieure, une mir indolente et indurée à sa base, à cheval sur la Tauteuse et sur la peau avec adénopathie sous-men- tonière et tuméfaction des gencives.D\u2019autre part, en ŒBenant, on aperçoit un peu partout l\u2019éruption typique de ! seconde période: la roséole, qu'on attribue à de la roujole!.Que voulez-vous, c\u2019est ainsi.La vérité porlsouvent un masque derrière lequel on doit chercher Son rai visage.L second médecin réfléchit plus longuement sur ce bais dont il cherche la trace! Sait-on jamais?.A la Sur[se de tous, il découvre un B.W.+++ +\u2014++ ++ L'explication est franche et nette de la part de la Jeur fille et de la mère.C'est un accident imprévu.Il tag donc d\u2019une syphilis en pleine évolution, à la période secolaire et dont on ne soupçonnait pas l'existence.2-0 ++ k Ÿ i : \u20184 i _ ; IJU SYMPTÔME À LA MALADIE \u2014 IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC Albert LeSAGE.(Montréal) Le diagnostic est en retard et le traitement s'impose rapide et suivi: un drame intime!.Nous éliminons immédiatement la tuberculose et les maladies éruptives, pour nous rattacher exclusivement à la syphilis, la cause réelle, selon nous, de toutes les manifestations constatées à l'examen sans en excepter la syno- vite de articulation sacro-iliaque.Le résultat, encourageant et favorable, a justifié notre diagnostic.Au bout de quelques mois, tout a disparu, méme la boiterie.Le B.W.est négatif depuis quelques semaines.Nous avons continué, quand méme, le traitement spécifique avec intervalles.Le sang est constamment négatif.C\u2019est la veillée des armes.Le médecin peut errer, c\u2019est entendu; ici, le diagnostic était facile à faire, pourvu qu\u2019on y pense et qu\u2019on ose.N'oublions pas qu\u2019on vit dans un siècle de « surprises et divorces».Donc, cherchons attentivement les rapports qui existent entre le symptôme et la maladie.Voici un autre cas assez singulier.Observation 2.On m'appelle d'urgence auprès d\u2019une femme de 28 ans qui souffre d\u2019une douleur intolérable dans le dos au niveau de la colonne dorso-lombaire, apparue à la suite d\u2019un effort pour soulever un poids lourd.Seule une piqûre de morphine la soulage durant quelques heures.À quoi pouvait-on songer?Evidemment, en pareille circonstance, une seule et première hypothèse est logique: déplacement du disque intervertébral avec coincement des troncs nerveux qui sortent des trous de conjugaison.Comment préciser ce diagnostic?Par une radiographie.C\u2019est ce que nous avons exigé.Voici le rapport: «.réactions de condensation au pourtour de deux articulations sacro-iliaques, surtout du côté droit.« Arthrite hyperplasique sacro-iliaque bilatérale à prédominance droite.» Le traumatisme avait, sans doute, produit une pression locale, un écrasement passager, des disques et des troncs nerveux avec diminution de l\u2019espace intervertébral.Le repos et l'allongement, accompagnés de quelques séances de massage, ont fait disparaître la douleur et autres malaises.Un déplacement du disque aurait nécessité une opération, Nous avions le devoir de préciser.Ce que nous avons fait.Mais la lésion chronique ancienne nous a permis de clarifier le diagnostic et de tracer la ligne de conduite à suivre, 446 Ces deux faits de séméiologie pratique sont utiles à connaître.\u2019 J\u2019en rapporterai deux autres, publiés autrefois, et qui n\u2019offrent pas moins d\u2019intérêt.Observation 3.Madame .habite à la campagne sur une ferme.Mariée depuis plusieurs années elle n\u2019a pas d\u2019enfant.Aucune fausse couche.Inutile geste du semeur; la terre est inculte: c'est une endocrinienne.Etat minuscule de la thyroïde, obésité moyenne, instabilité ovarienne.Depuis six semaines, elle accuse une douleur dans la région épigastrique irradiant vers l'épaule, le bras gauche, sous le sein, et dans le dos, entre les 6ème et 8ème dorsales, avec dyspnée d\u2019effort.Cette douleur est apparue après avoir déchargé un voyage de foin tandis qu\u2019elle était seule à la ferme.Elle voulait absolument terminer sa tâche avant l'orage.Le même soir elle est prise d\u2019étouffement avec gaz et aérophagie, gonflement épigastrique et toux.Ses lèvres sont « bleuâtres », dit-elle, et sa figure est «violette ».\u2014 J'ai fait une « grosse indigestion », dit-elle, car j'avais mangé plus que d'habitude.| Un médecin des environs accepte l'avis de sa cliente et la traite pour de la dyspepsie.Mais la douleur persiste, le travail est pénible, la marche difficile.Légère pollakiurie nocturne.Elle vient nous consulter.Dyspepsie?Aucun malaise en rapport avec la digestion; aucune douleur provoquée en examinant l\u2019estomac, pas d'aérophagie, ni sialorrhée.Les dents sont saines.L\u2019appétit est conservé.Aucune douleur aprés le repas.D\u2019ailleurs cette douleur est apparue subitement.La dyspepsie est plus lente a s\u2019installer.Hernie?A la suite d\u2019un effort disproportionné avec ses forces la chose est plausible.Mais les fenêtres sont hermétiquement closes partout.| Une déchirure musculaire?C\u2019est possible, mais rien ne l\u2019indique \u2014 aucune trace d\u2019ecchymose \u2014 examen négatif.Une dilatation aiguë du cœur?L'effort, suivi peu de temps après de la douleur précordiale irradiant vers le diaphragme (douleur épigastrique), et la fosse susclaviculaire par l\u2019intermédiaire du phrénique, puis vers l\u2019épaule et le bras gauches grâce à ses anas- tromoses cervico-brachiales; la dyspnée, la cyanose de la face et des lèvres, un état presque lipothymique avec refroidissement des extrémités, tachycardie, sensation de gonflement précordial sont des signes qui appartiennent à la dilatation du cœur.La crise a passé, mais la douleur persiste.Le cœur est-il toujours en cause?Oui, pour les raisons suivantes: Abaissement de la pointe (5ème :espace).Affaiblissement net des bruits du cœur.Léger souffle systolique à peine entendu \u2014 fissure inter- valvulaire causée par l\u2019écartement éventuel des piliers.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 | Abaissement de la maxima: 90 sur 70.Une différe # tielle de 20 est alarmante à cet âge.C\u2019est une pressio 4 décapitée.\u2019 pr Diminution du volume des urines: 400 cc.en 24 heure of Quelques râles fins à la base gauche., Les lèvres sont encore bleuâtres, les extrémités plute \u201c froides.Il s\u2019agit donc d\u2019une douleur cardiaque et non gasrig causée par une dilatation subaiguë du cœur à la sui ji de l\u2019effort accompli.La malade s\u2019est remise grâce à u \u2026, repos mitigé et à une diète très modérée \u2014 c\u2019est importai - dans Vespece.Mais la douleur sonne toujours la cloche d\u2019alarme.¢ I Cette femme est en imminence d\u2019asystolie.Il y a péril en la demeure et la dyspepsie « délibére».«, En tenant compte de sa constitution \u2014 obésité, end + crinisme \u2014 nous croyons que cette femme fait de la dég - nérescence graisseuse du cceur, que ses troubles ont débu + longtemps avant cet accident \u2014 qui les a révélés \u2014 qu\u2019elle devra prolonger sa cure durant de longs mc a sinon des années.N La ouabaïne en injection intraveineuse, puis la dig : \u2019 taline à doses prolongées associées à une diète appropri / [ et à des cures de repos relatif rétabliront certainemey \u20ac\u2018: l'équilibre, mais le médecin devra exercer une surveil étroite sur le volume des urines et la pression artérie f afin de prévoir, si possible, le moindre fléchissement.+ La dyspepsie est un masque, ne l\u2019oublions pa + en voici un exemp'e malgré l\u2019évidence d\u2019un ace | den\u201c cardiaque.Observation 4.Il s\u2019agit d\u2019une femme, mère d\u2019un enfant qu\u2019elle ado \u2014 le premier \u2014 mais qui la torture en pleurant dura i des nuits entières.Inquiète, elle ne cesse de bercer & malheureux poupon, de le réchauffer sur son sein, del\u2019, consoler, de le calmer, de l\u2019endormir peut-être en m \u201c* dulant tout bas des airs langoureux et doux comme t i crépuscule, dans une chambre obscure où brûle un ä pion dont la flamme vacillante éclaire à peine un ber inanimé.Durant trois longues semaines elle s\u2019épuise en de vai efforts puis en de vaines promesses.i Bref, l\u2019enfant succombe.| + 4, s i Harassée, anéantie, elle commence à ressentir une do leur logée dans I'hémothorax gauche, le bras, l'épau \u20ac gauche et le dos.t à Elle a maigri, elle a pleuré, elle a pâli.Seuls ses yet ont conservé quelques reflets au fond des sombres orbitri x Le mari, inquiet, conduit sa femme chez un médecin q lui déclare qu\u2019elle est en train de développer une tube culose discrète du poumon gauche.Il prescrit le rep | et un séjour dans les montagnes afin de récupérer $ : forces épuisées, en exprimant l\u2019espoir d'une guéris encore possible.Au bout de quelques jours, la douleur persistant, el consulte un autre médecin.L'examen général révèle, en effet, une douleur log dans tout le groupe des pectoraux, du trapèze, des inte LESAGE: DU SYMPTÔME À LA MALADIE ty & taux et du grand dorsal, y compris la région dorso- ty @baire.\\ucune lésion organique appréciable.Pouls et tempé- ! qure normaux, une ébauche de toux durant la marche.Eession artérielle 140 sur 70; vagotonie nettement évi- wate.Aucune maladie antérieure.Famille saine.» Tous les mouvements du bras gauche et les flexions L Jérales ou antéro-postérieures du tronc s\u2019accompagnent b « douleurs assez vives.Le système musculaire est bien y \u201cweloppé.+ \u2014 Comment portiez-vous votre enfant durant sa mala- po CP - \u2014 Sur mon bras gauche, docteur, et sur le côté gauche j «le berçant jour et nuit.; \u2014 Vous n\u2019aviez pas quelqu'un pour vous secourir, pren- «2 votre place?* \u2014 Oui, mais l\u2019enfant me réclamait sans cesse.À certains \u201c ments j\u2019éprouvais une lassitude telle que mon bras nbait, inerte.\u2014 Quand la douleur est-elle apparue?; \u2014Au bout d\u2019une semaine: j'ai ressenti d\u2019abord une isation de poids lourd dans le dos, puis une douleur compagnée d\u2019une gêne respiratoire, Peu à peu l'épaule, « poitrine puis le bras ont été atteints et je souffre puis cette époque.\u2014 Souffrez-vous moins depuis la mort de votre enfant?\u2014 La douleur est moins vive, je puis dormir, mais que je bouge un peu trop vivement ce bras, j'éprouve .1elquefois une vive douleur dans l'épaule et sous le in: fourmillements suivis de crampes.LA ee TTF 7 * = Tuberculose?Rien ne justifie ce diagnostic.Poumons in- cts, aucun bruit adventice, pas de fièvre.Névralgie intercostale?Les points de Valleix sont muets.Il n\u2019y a pas > localisation réellement accusée ni localisée 1rant une inspiration profonde, mais une dou- ur diffuse en hémi-cycle.Radiculite?La masse dorso-lombaire serait empalée.La iobilisation serait impossible ou massive: le ège de la douleur occuperait surtout le sillon »sto-vertébral.Sans doute, les centres médul- res ont été excités, mais non lésés malgré des flexes légèrement exagérés (vagotonie).Myalgies?Sa topographie hémi-thoracique gauche coïn- idant avec un surmenage prolongé de tout le roupe musculaire correspondant; la dissémina- 447 tion désordonnée de la douleur, sa diffusion dans tous les muscles intéressés, son apparition avec le mouvement provoqué dans les régions affectées ; son atténuation, sinon sa disparition depuis la mort de l'enfant nous justifiaient de porter le diagnostic de myalgies, secondaires à un surmenage prolongé \u2014 véritable traumatisme \u2014 des muscles dans l\u2019effort accompli pour soutenir, bercer et consoler cet enfant.Les troubles purement fonctionnels constatés à l\u2019auseultation du poumon gauche provenaient de la contracture partielle des muscles de l\u2019hé- mothorax gauche.Nous prescrivons le repos, les douches chaudes, les rayons violets, surtout pas de morphine, et la guérison à brève échéance.C\u2019est ce qui arriva.C\u2019était en 1928.Je revois cette dame par hasard ces jours-ci.Elle se fait connaître, et me raconte son histoire que je confirme en consultant sa fiche.x %* Je m\u2019empresse de la rapporter, car elle est intéressante.Au lieu d\u2019attendre mélancoliquement la tuberculose.qu\u2019elle eût peut-être contractée en fréquentant d\u2019autres tuberculeux véritables .elle la défie! Je crois que Pon n\u2019attache pas assez d\u2019importance à l\u2019étude de la douleur.C\u2019est elle, pourtant, qui sonne la cloche d\u2019alarme en conduisant le malade dans le cabinet du médecin.C\u2019est elle, souvent, qui met un frein à des habitudes invétérées qu\u2019aucune logique ne pourrait redresser.C\u2019est elle qui nous dirige dans nos investigations en attendant l\u2019heure de situer la maladie.Elle est done un guide utile et sûr puisqu\u2019elle répond à l\u2019appel de la santé.Allons donc à elle plus souvent et tâchons de distinguer son impressionnante silhouette dans le clair obseur des manifestations innombrables de la souffrance humaine.C\u2019est dans ce but que je publie ces observations.* * * La douleur nous permettrait plus souvent d\u2019identifier la maladie si l\u2019on s\u2019ingéniait davantage à ne pas défigurer son visage, car ne sait-on pas qu\u2019elle est, mieux que la joie, un puits de vérité. 448 Bulletin de \"Association des Médecins de Langue Francaise de l\u2019Amérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union MMDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 75 \u2014 No 4 Montréal, avril 1946 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BUILETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 PEUT-ON PARLER SANS LARYNX?C\u2019est un probléme qui a toujours piqué la curiosité des laryngologistes.Ce n\u2019est pas tout d\u2019enlever un larynx.Il importe encore plus de faire recouvrer la parole au malade.Dans l\u2019esprit du futur laryngectomisé, la perte de la voix lui apparaît presque équivalente à celle de la vie: c\u2019est pour lui la perte de la vie sociale.Déjà, certains laryngologistes ont inventé des larynx artificiels (espèce d\u2019instrument à vent à languette) qui permettent grossièrement au malade de reproduire la voix plus ou moins articulée.L'usage de ces appareils a toujours affecté le moral du patient ; le porteur devient un objet de curiosité pour son entourage qui interprète à peine ces sons inaccoutumés.C\u2019est ce qui explique l\u2019échec du larynx artificiel.Il est actuellement prouvé que la voix bucco-œsophagienne assure au patient sa réintégration dans son milieu social.En quelques mois, il peut produire une voix parlée convenable et assez forte pour se faire entendre et comprendre des membres de sa famille ou de ses compagnons de travail.Dans le but d\u2019introduire cette méthode chez nous, nous avons fréquenté pendant une semaine, en mai dernier, la classe dite « post-laryngectomy clinic» établie à « The National Hospital for Speech Disorders ».L\u2019hopital est dirigé par le docteur James Somet Green.Celui-ci sl confié l\u2019enseignement de la voix buceæ *: œsophagienne à monsieur W.C.Whit Iv laryngectomisé lui-même, marié, âgé ç gl 35 ans.Vers l\u2019âge de 27 ans, il commen yf à se faire traiter à Boston pour un canc Vi du larynx.La radiothérapie s\u2019étant mot trée inefficace, il subit une laryngectom: | totale en 1941.Six mois plus tard, grâce £.l'exercice de la voix bucco-æsophagienn { il récupérait une voix de plus en plu f convenable; si bien que, lorsque le doc?teur Green me présenta à monsieur Wh:f te, je ne me suis pas rendu compte qu * celui-ci avait été laryngectomisé, telle & ment sa voix semblait naturelle.Monsieu # White me conduisit alors à sa salle d # cours.Au tableau noir, on lit: A, E, )% O, U et BA, BE, BI, BO, BU, formar # deux colonnes qui limitent un espace rec tangulaire occupé par de larges loved ?épaisses souriantes laissant voir les ar cades dentaires entr\u2019ouvertes.L\u2019espac | inter-dentaire porte en grosses lettré } l'inscription « SMILE ».En tête du ta , bleau, on lit « SLOW-EASY », et au ba : « SLOW ».[ Au cours des premiers exercices, l{ : patient s'énerve: la crainte de l\u2019insuccè: - de ses efforts provoque des déglutition: successives saccadées, jusqu\u2019à produir( une certaine angoisse chez lui.| Chaque élève recoit une planche repro duisant trois figures: la premiére mou un larynx normal; la 2e représente l\u2019hy popharynx d\u2019un laryngectomisé portant une canule trachéale; la 3e, les courants de la colonne d\u2019air qui, de l\u2019estomac à la bouche, concourent à la production de la voix bucco-œsophagienne.Le mécanisme de la voix bucco-œso- phagienne consiste dans l\u2019exécution de sons articulés avec le moule bucco-æso- phagien à la faveur d\u2019une éructation gas- tro-œsophagienne.On peut le résumer ÉDITORIAL d \u201cdes les trois stades suivants: 1° aéropha- 5 2° contraction diaphragmatique et ga:ro- -œsophagienne ; 3° éructation sono- yréirticulée.En un mot, c\u2019est la poussée y die colonne d\u2019air vers le moule pha- (T9 80- -buccal.i » \u20ac laryngectomisé doit d\u2019abord s\u2019en- strner à provoquer des éructations.Il ;y arvient en avalant de l'air à la faveur ndie gorgée d\u2019eau.Parfois, on lui con- |sele de boire de la liqueur gazeuse telle tq « Coca-Cola », « Cream Soda ».Peu à eu, il en produit sans l'aide de ces ar fices.tk.\u2019endant toute la durée de la leçon, on terendait des éructations de part et d\u2019au- itr dans la classe.L\u2019éléve ne semble pas tseormaliser d\u2019entendre roter son voisin.\u2018| la période des mots, l\u2019étudiant com- \u2018mace d\u2019abord à prononcer les voyelles pis les fait précéder de la lettre B: Ba, 'B Bi, Bo, Bu; il tente ensuite d\u2019émettre de mots débutant par la lettre B, tels: ! brad, butter, bacon.Viennent ensuite i le chiffres, enfin les phrases d\u2019usage cou- rat.Au rythme de trois lecons par se- : mine, au bout de quatre mois, la voix \u20ac es très convenable.Les exercices devant : u miroir aident considérablement.æe professeur note publiquement le mindre succes ou progrès de l\u2019élève.Lmploi d\u2019un microphone permet au rître d\u2019appeler les pusillanimes ou les doutants à interroger leurs compagnons.* Lmplification du son produit l\u2019effet - prehologique le plus heureux.L'élève à&\u2019impression de donner une émission Vale pouvant être comprise de qui que ctsoit, À chaque leçon, le nombre des élèves oille entre 10 et 15.On leur conseille : dse visiter les uns les autres.Le pro- Îteur s\u2019en informe.Ils viennent de : dférentes villes des Etats-Unis et di- 449 verses classes de la société sont représentées.On \u2018reconnaît là une école à la fois de psychothérapie et de réhabilitation sociale.C\u2019est pourquoi le professeur s\u2019enquiert auprès de ses élèves s\u2019ils accomplissent leur ancien travail.On les met en garde contre deux choses importantes et fatales pour le laryngectomisé: l\u2019inhalation de vapeurs irritantes ou de corps étrangers à travers la canule ou la stomie trachéales et le plongeon au cours du bain.Quand commencer la rééducation vocale par l\u2019exercice de la voix bucco-œso- phagienne?On conseille d\u2019initier le malade 2 ou 3 semaines avant l\u2019opération.On enseigne au futur laryngectomisé la manière de produire des éructations et des sons articulés sans y faire concourir le larynx.Ce noviciat remonte le moral du malade qui entrevoit la possibilité de recouvrer la parole et de se maintenir à son rang social.Il est à noter que la technique actuelle de la laryngectomie, respectant la musculature du cou et du pharynx, assure les bons résultats de la voix bucco-cesopha- gienne.Chevalier Jackson et Chev.L.Jackson, S.J.Crowe et E.N.Broyles, W.W.Morrison, J.W.McCall ont le plus contribué au développement de cette méthode.Dans le traité des Maladies du larynx de G.Canuyt (Masson & Cie, Paris, 1939), Tarneaud affirme tristement que «la rééducation de la voix chez les la- ryngectomisés est délaissée en France ».Dans un avenir très rapproché, la section de broncho-œæsophagologie et de chirurgie du larynx possédera un stroboscope laryngoscopique dont l\u2019emploi est un aide précieux pour le dépistage des troubles fonctionnels de la voix et des lésions can- 450 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 céreuses des cordes vocales non mis en évidence par les méthodes ordinaires.Il est regrettable d\u2019avouer que près de 90 pour cent des cas de cancers du larynx dirigés à notre clinique étaient à la fois inopérables et trop avancés pour profiter de la radiothérapie.Qu\u2019on nous permette de rappeler le cri d'alarme: « Un enrouement de plus de à semaines exige un examen laryngose pique ».Seule, la collaboration des médeci faisant l'éducation de leurs malades pou ; ra augmenter le nombre des cancers ¢ larynx traitables et éliminera d\u2019autay les cas inopérables.V.LATRAVERSE. VARIÉTÉS | ' t | ; : n octobre 1942, en même temps que l\u2019Uni- \u20ac wité de Montréal prenait possession de l\u2019im- L mpble du Mont-Royal, la Faculté de médecine acieillait ses premières étudiantes à son Ins- , titt de diététique et de nutrition.epuis longtemps déjà, cependant, la Faculté deaédecine rêvait d\u2019un tel Institut.Il faut men- ticner ici le professeur J.-E.Dubé, de regrettée mnoire, l\u2019inspirateur de ce projet d\u2019un Institut dediététique et de nutrition, et également, le dcseur Gosselin, qui par la suite en a été vrai- mit l\u2019instigateur.En 1938, après la retraite du pr'esseur Dubé, le Comité exécutif de la Fa- eué de médecine nommait un Comité formé de docteurs Edmond Dubé, G.Lapierre, E.-P.Beoît et G.Gosselin, dont le but était de ren- sener la Faculté de médecine, sur l\u2019enseigne- mit de la diététique et de la nutrition dans eee Province et surtout de préparer un rap- pc; sur l\u2019organisation de l\u2019enseignement de cette mière, dans les autres provinces canadiennes.ette enquête révéla vite que dans la pro- vise de Québec l\u2019enseignement de la nutrition, te que donné dans les Ecoles ménagères, ne pcrrait jamais fournir à nos hôpitaux les diété- ties compétentes dont la Faculté de médecine réiit pour les hôpitaux de cette Province.Quel- qu jeunes filles de la Province étaient à ce mnent bacheliéres és sciences d\u2019universités an- glicanadiennes comme McGill, Acadia, ou amé- riines comme Cornell.L\u2019organisation d\u2019un Ins- tiit dont le programme d\u2019étude devrait être rennu par le corps professionnel « Canadian Dtetic Association » se-révélait complexe et exeait des directives éclairées.Dès 1940, la Frulté de médecine recherchait une personne dct les études approfondies et l\u2019expérience assu- relent les destinées de cet Institut.C\u2019est ainsi qun juillet 1942, Mlle Mary Doreen Smith, PID., de l\u2019Université de Toronto, assumait la Mionsabilité de réaliser et de diriger ce nouvel Kriitut.R soN D\u2019ÊTRE DE L'INSTITUT DE DIÉTÉTIQUE ET DE NUTRITION DANS CETTE PROVINCE.A 1942, la venue soudaine d\u2019un Institut de diétique et de nutrition faisait un peu figure + DIÉTÉTIQUE ET NUTRITION À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL d\u2019une innovation, car dans notre province de Québec il existe plus de trente Ecoles ménagères régionales et plus de soixante Ecoles ménagères moyennes.La venue d\u2019un nouvel institut devant enseigner des matières qu\u2019on savait en parties enseignées dans les autres écoles susdites, a fait se demander à plusieurs quel était le but de cet Institut et de quelle manière il différerait des autres institutions.S1, en terre québecquoise, l\u2019Institut de diététique et de nutrition a d\u2019abord fait un peu figure d\u2019intrus, il vient cependant s\u2019ajouter à une longue liste d\u2019instituts anglo-américains et anglo-cana- diens.Aux Etats-Unis la généalogie d\u2019Instituts semblables remonte au siècle dernier et nous reporte aux universités américaines du Middle West où ses bisaïeuls ont pris racine sur les campus de l\u2019agriculture de certaines grandes universités comme l\u2019Université du Minnesota pour n\u2019en mentionner qu\u2019une.Plus près de nous, l\u2019Université McGill avec son Collège d\u2019agriculture et son Collège de « Household Science » à Macdonald, Qué., en est un autre exemple.En Californie, à Chicago, ce cours d\u2019enseignement ménager avec spécialisation en diététique et nutrition est sous l\u2019égide de la Faculté des sciences.A l\u2019Université Cornell, Ithaca, N.-Y., le collège est une faculté, «Faculty of Home Economies ».Brièvement, ces facultés ou collèges, associés tantôt au département des Sciences ou de l\u2019Agriculture, offrent aux jeunes filles possédant déjà une formation de « High School » la possibilité d\u2019un cours universitaire de quatre années en sciences ménagères.Ce cours est reconnu des autres facultés et octroie à l\u2019étudiante, au bout de quatre années, un baccalauréat ès sciences.Ce baccalauréat és sciences signifie que la porteuse, après avoir reçu une formation scientifique générale (physique, chimie, biologie, etc.) d\u2019un an ou deux, suivant le collège, se spécialise ensuite, d\u2019une manière encore plus approfondie, soit en nutrition et diététique, soit en administration institutionnelle, soit dans l\u2019une ou l\u2019autre des sciences domestiques, la haute couture, la décoration intérieure, etc.Enfin, très nombreuses sont les diverses spécialités offertes aux jeunes filles à certaines universités.Ces spécialisations 452 multiples et très variées ne sont possibles en réalité qu\u2019à un collège qui a un peu vécu.Elles sont venues s\u2019ajouter graduellement au cours régulier d\u2019enseignement ménager général, et elles reflètent à vrai dire les besoins de l'heure, du district où on les a introduites.Il est à noter qu\u2019aux Etats-Unis, actuellement, même l\u2019enseignement primaire de l\u2019enseignement ménager n\u2019est confié qu\u2019à des graduées d\u2019université.Il en est de même de la majorité des positions en enseignement ménager dans le commerce ou l\u2019industrie.Sans des qualifications universitaires, dans ce domaine, les possibilités d\u2019un emploi sont nulles.Ce cours d'enseignement ménager avec spécialisation unique, soit en diététique et nutrition, a été fondé parce qu\u2019il répond aux besoins les plus urgents en notre Province.Une véritable formation en diététique et nutrition ne peut être donnée si elle n\u2019est appuyée et éclairée d\u2019études scientifiques sérieuses en chimie, biologie, physique, physiologie, biochimie.Aucune maison d\u2019enseignement canadienne-française dans la Province ne donnait cette formation conjointe à l\u2019étude de la nutrition, de la diététique, de la préparation des aliments.C\u2019est ainsi que, dans nos hôpitaux, nos dispensaires, nos cliniques, nos services de santé, enfin partout où on se doit de connaître, de faire connaître et de faire pratiquer une alimentation rationnelle, on ne pouvait faire appel à des Canadiennes françaises aux qualifications scientifiques reconnues en ce domaine.Par son Institut de diététique et de nutrition, la province de Québec élève donc l\u2019enseignement de l\u2019économie domestique en général et plus spécialement de la diététique et de la nutrition au niveau où existe pareil enseignement dans les meilleures universités américaines ou anglo-canadiennes.DÉVELOPPEMENT ET nECONNAISSANCE OFFICIELLE DE L'INSTITUT La fondation de l\u2019Institut décidée, la Faculté de médecine, en coopération avec la Société d\u2019administration de l\u2019Université, trouva pour le nouvel institut des locaux spacieux des mieux situés.La pyramide située à gauche de la tour centrale de l\u2019Université lui fut réservée, la construction de laboratoires des plus modernes y fut immédiatement commencée.C\u2019est ainsi que l\u2019Institut se L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 voit en possession des étages 9, 10 et 11 de cett, pyramide, et s\u2019y trouve doté de tous les labora * toires, salles de cours, de démonstration, audi * torium, bibliothèque, nécessaires pour donne \u201c\u201c aux étudiantes la préparation non seulement théo #* rique, mais aussi éminemment pratique dan #\u201d chacune des matières au programme.Eu L'Institut de diététique et de nutrition d l\u2019Université, jouit ainsi de nombreux avantages p La proximité des autres facultés et départe ments de l'Université permet de bénéficier, san J frais additionnels, du personnel enseignant de 0 autres facultés, sciences, lettres, psychologie, d à même que de leurs laboratoires les plus moder in nes et les mieux équipés, dont il serait écono ji miquement impossible de rêver pour un Insti s| tut isolé.a La bibliothèque centrale de l\u2019Université es , un autre avantage à mentionner.Professeur.4 aussi: bien qu\u2019étudiantes ont ainsi l\u2019accès aui , sources de références les plus diverses et les plui ;, complètes.I.Toutes ces facilités, de même que l\u2019enseigne\u2019 ty ment donné aux étudiantes, ont fait l\u2019objet d\u2019um *y enquête de l\u2019Association canadienne de diététi que (Can.Dietetic Assoc.), association profes\u2019 sionnelle, érigée dans le but de maintenir sw un haut pied les standards de la profession.Er I mars 1945, le docteur J.B.Brodie, directrice di * département de « Household Science» de l\u2019Unit *; versité de Toronto, fut déléguée par la « Canadiar ¥ Dietetic Association » pour faire enquéte et rap, \u2018y port à cette Société.À la suite de cette visite t l\u2019Institut recevait l\u2019approbation officielle de cetté +: Association, le classant ( À ), le reconnaissant # donc comme appartenant à la catégorie des meil- 4; leurs instituts du genre au Canada.| Ces Instituts, ainsi reconnus au Canada, sont: §; en date d\u2019octobre 1945: Dans le Québec.L'Institut, établi dans l\u2019immeuble même de l\u2019Université de Montréal, à Montréal, et le département de « Household Science » de l\u2019Univet- sité McGill, à Sainte-Anne-de-Bellevue.En Ontario.Les départements de « Household Science » de 3 l\u2019Université de Toronto, à Toronto, et de l\u2019Uni- : versite Western Ontario, à London.3 VARIÉTÉS tu Manitoba, Saskatchewan, Alberta.i \u2018hacune de ces provinces compte un départe- | mit de « Household Science», aux universités i ppectives du Manitoba, à Winnipeg, de la à Ssratchewan, à Saskatoon, et de l\u2019Alberta, à : Enonton.wu Nouveau-Brunswick.* \u2018galement, le département de « Household * Sence » de l\u2019Université de Mount Allison, à | Skville.| 'n Nouvelle-Ecosse.es départements respectifs des Universités * deadia, à Wolfville et du Collège Saint-Fran- çu-Xavier, à Antigonish.; \u2018ar la reconnaissance officielle de cette Asso- \u2018 ciion professionnelle, à la fin de ces études de .qutre années, les étudiantes porteuses du bacca- \u2018leréat ès sciences (nutrition) sont, du fait, \u2018 élibles à un internat pratique en diététique dans | Tu ou l\u2019autre des hôpitaux également reconnus \u2018pi la « Canadian Dietetic Association» pour Pcellence de leur département de diététique etle nutrition.ls sont au Canada, a date (1945, dée.): : Juébec: Montreal General Hospital.: Royal Victoria Hospital (Montréal).: )ntario: Ottawa Civic Hospital.Toronto Western Hospital.Toronto General Hospital.« St.Michael\u2019s Hospital (Toronto).; (lberta: University of Alberta Hospital (Ed- : monton).1 Polombie-Britannique: Hospital.; Royal Jubilee Hospital (Victoria).: askatchewan: Saskatoon City Hospital.« Vouveau-Brunswick: St.John General Hos- + pital.hn \u2018 TT m1 NR Vancouver General # CARRIÈRES OUVERTES AUX GRADUÉES DE L\u2019INSTITUT - zrâce à son Institut, l\u2019Université de Montréal Orre à nos jeunes filles canadiennes-françaises lepossibilité d\u2019une carrière bien féminine, lu- - Ctive, de même qu\u2019éminemment bienfaisante -d point de vue social.\\ sa sortie de l\u2019Institut, la jeune fille porteuse -d baccalauréat ès sciences (nutrition) peut - S-ienter dans l\u2019une ou l\u2019autre des voies sui- » Vites: 453 1° Occuper la position de nutritionniste, conseil, professeur, conférencière, publiciste, démonstratrice, analyste de produits alimentaires.Pour nombre d\u2019années à venir, il n\u2019est que logique de prévoir que les étudiantes graduées de l\u2019Institut se dirigeront plutôt vers les positions où leur spécialisation en nutrition les voit depuis longtemps attendues.Cependant, comme nous le mentionnions plus tôt, les divers postes d\u2019enseignement ménager en général, enseignement, direction, ou travail de publicité dans les sciences ménagères, tenue de maison, budget, couture, décoration intérieure, etc., leur sont aussi ouverts, comme cela se fait, depuis nombre d\u2019années, pour les graduées des collèges américains ou anglo- canadiens.Une grande demande de jeunes filles compétentes est actuellement faite par le Gouvernement canadien, à Ottawa, pour ses minis- teres de l\u2019Agriculture, des Pensions et de la Santé, des Pêcheries, etc.Le Service civil, plusieurs fois par année, ouvre des concours aux fins de décerner ces positions requérant «jeune fille présentant un degré (B.Sc.) d\u2019une université reconnue, attestant de ses qualifications en sciences ménagères.» Le gouvernement de la province de Québec en requiert également pour ses ministères de l\u2019Agriculture, de la Santé, pour son département de l\u2019Instruction publique.Viennent ensuite, mais avec un non moindre besoin de ces analystes, conférencières, démonstratrices, publicistes, toutes les industries, ou manufactures dont les produits ont rapport au foyer: produits alimentaires: farines, mayonnaises, confitures, gelées, pâtes alimentaires, essences, aliments congelés, etc.; substances nettoyantes: savons, poudres à laver, articles d\u2019entretien de la maison; articles de cuisine: poêles, machines à laver, fers électriques, etc\u2026 Comme on pourra le constater par les diverses matières au programme, dont une partie est théorique, mais aussi travail pratique, l\u2019étudiante non seulement reçoit une formation dans ces divers sujets, mais a aussi ample occasion de développer sa personnalité, son sens de l\u2019imagination, de l'initiative.Ainsi, avant même sa sortie de l\u2019Université, a-t-elle la chance de s\u2019orienter, de connaître dans laquelle de ces diverses positions elle a le plus de chances de succès. 454 2° Diététiste.La carrière qui réclame à date avec le plus d'urgence les graduées de l\u2019Institut est, sans nul doute, la position de diététiste.Nos institutions, hôpitaux en premier lieu, mais aussi nos collèges, couvents, foyers, hôtels, restaurants, cafeterias, dans la province de Québec, manquent de diététistes parce que, jusqu\u2019à date, il n\u2019existait pas dans notre Province de cours d\u2019étude à cette fin, et que très faible a toujours été le nombre de diététistes bilingues formées aux collèges anglo-canadiens.Le rôle de la diété- tiste varie suivant l'institution où elle est appelée à pratiquer.Essentiellement, il consiste dans la rédaction de menus rationnels appropriés au groupe à alimenter, diète normale de l\u2019enfant, de l\u2019étudiant, du travailleur, du sédentaire, du travailleur dans l\u2019industrie, diète spéciale dans la maladie comme dans les hôpitaux, les refuges de personnes âgées.La rédaction des menus n\u2019est que la première partie du travail de la diététiste.Elle préside encore à l\u2019achat des aliments, à leur conservation en attendant la cuisson, à leur cuisson appropriée qui vise à leur garder un maximum de valeur nutritive et à leur faire rendre aussi un maximun de saveur, et en dernier lieu enfin à leur service.Dans des institutions où très nombreux sont les repas suivis, il s\u2019ensuit nécessairement qu\u2019un personnel assez considérable est requis pour la manipulation des aliments.Qui mieux qu\u2019une diététiste formée elle-même à toutes ces besognes, peut organiser les centres de travail, coordonner les efforts de tout ce personnel afin d\u2019obtenir un maximum de rendement, avec un minimum d\u2019énergie et de dépenses.Ce sont ces contributions qui ont été réalisées et qui font qu\u2019ici, en Amérique, les hôpitaux, les compagnies, industries, manufactures, restaurants et hôtels ont, sui- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 vant leur besoin, plus d\u2019une diététiste à leur se vice.3° Etudes spécialisées en nutrition.Toute gr | duée se sentant attirée vers la recherche ou l\u2019e seignement supérieur, ou désirant une spécial sation plus poussée, peut aussi s\u2019inscrire à tou ap université canadienne ou américaine pour l\u2019o} i) tention d\u2019une maîtrise ou d\u2019un doctorat.L in études requises en vue de l\u2019obtention de « J diplômes supérieurs varieront suivant le suj: sit dans lequel l\u2019étudiante désire se spécialiser, m i trition, physiologie alimentaire, biochimie, ch od mie alimentaire, médecine préventive, etc.F gi général, les études en vue d\u2019une maîtrise varii ront d\u2019une année à deux années après le bacce JF lauréat ès sciences (nutrition).; # Ces études ne concerneront toujours éviden [i ment qu\u2019un petit nombre, mais, quant au bac gi calauréat ès sciences (nutrition), il est viveme; \" à souhaiter que chacun reconnaisse, dans cet © Province, la nécessité d'une telle formatio 4 pour un plus grand nombre de nos jeunes all i Si nous voulons, dans notre enseignement mi 4 nager primaire ou secondaire, ou dans notre el y seignement populaire de l'hygiène alimentair y de la nutrition, de l\u2019enseignement ménager, nou i mettre sur un pied d\u2019égalité avec nos voisins de autres provinces et des Etats-Unis, il est urger y qu\u2019un plus grand nombre de jeunes filles, h religieuses de nos maisons d\u2019éducation, ou de nÿ ;, hôpitaux et refuges divers, prennent avantag à de ce cours que l\u2019Université de Montréal off , par son Institut de diététique et de nutrition.à (INSTITUT DE NUTRITION ET DE DIÉTÉTIQUE : DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSIT y DE MONTRÉAL) | - ko \u201c{ LE LIVRE DE MEDECINE FRANCAIS PENDANT L'ANNÉE 1945 » Ÿi la production du livre français de médecine ; § fort honorable pendant la guerre, les maisons Hition ne sortirent pas moins de la tourmente &¢ des stocks considérablement diminués.Or, , Ÿ Editeurs, déja en présence d\u2019une demande srieure qu\u2019ils ne pouvaient pleinement satis- re, allaient bientôt avoir à faire face à des nandes massives de l\u2019étranger., fLa pénurie de papier continua à se faire sen- } aussi durement pendant les premiers mois de Pinée 1945 que pendant les plus mauvais jours : dl\u2019occupation.La situation ne commença réel- nent à s\u2019améliorer que lorsque les premières li- - qusons de papier américain furent arrivées en : fance.Au manque de matières premières, aux : ¢ficultés de toutes sortes, il faut aussi ajouter : Tdésir qu\u2019avaient certains auteurs de ne faire - qraître leurs travaux qu\u2019après avoir pris con- : zissance de la bibliographie étrangère, si diff1i- - ce alors à se procurer.Le programme des Editeurs, qui s\u2019avérait con- - slérable, ne put qu\u2019être ébauché en 1945 et, par : Doport aux années d\u2019avant-guerre, la production c l\u2019année fut plutôt modeste, se traduisant par celque 250 titres enregistrés à la Bibliographie (la France, contre environ 800 dans le passé.On alla donc au plus pressé: on commença par imprimer les livres les plus demandés parmi wx qui étaient indispensables aux étudiants et ix praticiens.Les nouveautés ne furent cepen- «nt pas négligées, soit parce qu\u2019elles ne deman- vient plus qu\u2019un ultime effort pour paraître, it parce qu\u2019elles se référaient à l\u2019actualité \u2018ientifique.C\u2019est ainsi que six monographies d\u2019impor- \u2018nce variable furent publiées sur la Pénicalline w les firmes différentes.La découverte :de leming fut, dès la libération, à l\u2019ordre du ur dans les pays qui n\u2019avaient pu, pendant les mées d\u2019occupation, suivre dans tous ses détails svolution de la question.Chacun était avide \u2018en connaître l\u2019histoire, d\u2019en suivre les progrès ; les possibilités.Les six ouvrages qui furent simultanément publiés constituent des mises au point sur ce que les recherches récentes ont appris au sujet du mode de préparation, de la constitution chimique, des méthodes de dosage, du mécanisme et de l\u2019action du médicament.D\u2019actualité sont toujours les Exposés annuels de Biochimie médicale, du prof.Polonovski, dont la 5e série parut en 1945.Un vaste public scientifique les attend, qui admet, moins que pour tout autre livre, qu\u2019un incident d\u2019édition puisse en retarder quelque peu la publication.Dans la collection des actualités scientifiques et industrielles, le prof.Fabre, de la Faculté de Pharmacie, poursuit la publication de ses Leçons de Toxicologie, par une double étude sur les alcaloïdes et les toxiques minéraux.Les buts de la science des poisons deviennent chaque jour plus vastes, depuis qu\u2019elle s\u2019étend à l'hygiène industrielle et à la médecine du travail.R.Fabre a pris une part personnelle considérable à ce développement et ses leçons de toxicologie offrent aux savants une somme de faits, de techniques analytiques, de statistiques dont l\u2019ensemble constituera, une fois l\u2019édition achevée (6 fascicules sont déjà publiés), un véritable traité moderne et complet de toxicologie.Dans la même collection, paraissent deux monographies, à la fois objectives et critiques, \u2018du prof.Lacassagne, directeur de l\u2019Institut du Radium, sur le cancer provoqué chez l\u2019animal.L\u2019une a trait au Cancer produit par le rayonnement électro-magnétique, l\u2019autre aux Cancers produits par les rayonnements corpusculaires.L'auteur, dont les travaux antérieurs se sont concentrés sur ce sujet, tire des déductions susceptibles d\u2019éclairer le mécanisme intime de la cancérisation cellulaire.| M.Langeron, l\u2019auteur bien connu du Précis de Microscopie, poursuit depuis plusieurs années, à l'Institut de Parasitologie de Paris, l\u2019étude des champignons: «S'ils n\u2019ont pas ému ma sensibilité, écrit-il, ils ont du moins forcé mon admiration ».A en juger par les appréciations qui 456 émanent des milieux scientifiques les plus autorisés, M.Langeron, en publiant cette Initiation à la Mycologie Générale et Médicale, quest son Précis de Mycologie, a déjà réussi à faire largement partager ses sentiments.Outre un Précis de virologie, dans lequel M.Levaditi, de l\u2019Institut Pasteur, condense l\u2019essentiel des données actuellement acquises sur les agents infectieux, signalons, dans le même domaine, six Conférences d\u2019actualité sur les ultra- virus, qui, lorsqu'elles furent présentées en 1943, par MM.Lemierre, Boivin, Levaditi, Mollaret et Lépine, à la chaire de bactériologie qu\u2019oceupe le prof.Gastinel, furent très remarquées.Le prof.Courrier, du Collège de France, qui vient de visiter le Canada, fait paraître en fin d\u2019année un très important ouvrage sur l\u2019Endocrinologie de la gestation.C\u2019est à Nancy, à Strasbourg, à Alger, puis à Paris, que Courrier poursuivit ses travaux d\u2019endocrinologie génitale.C\u2019est donc plus que la matière de deux années d\u2019enseignement qu\u2019il donne dans ce livre bourré de faits et étayé par une bibliographie de plus de 1,400 numéros.L\u2019auteur fait le point sur un sujet en pleine évolution et met entre les mains des gynécologues et des obstétriciens des bases de travail scientifique qui étaient restées jusqu\u2019à ce jour difficilement accessibles en France.Le prof.Policard, de Lyon, poursuit ses précédents travaux d\u2019histologie pulmonaire par une monographie écrite en collaboration avec P.Galy, sur les bronches, en même temps qu\u2019avec son collègue, H.Hermann, de Lyon, il en consacre une seconde à l\u2019hypophyse.On sait comment Policard rapproche les faits de l\u2019histologie et de la pathologie afin de mieux faire comprendre la signification de leur mode de production.# * * A la maniére dont G.Laurens avait écrit, il y a déjà des années, le remarquable petit manuel qu\u2019est l\u2019Oto-rhino-laryngologie du médecin praticien, réédité 7 fois, traduit en plusieurs langues et toujours demandé, deux agrégés, deux phtisiologues: MIM.Bariety et Brouet, apportent aux médecins une Phtisiologie du médecin praticien qui est en voie de suivre les traces de son devancier dans la collection.Enfin, une nouvelle édition du Traité de phtisiologie clinique, d\u2019André L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Dufourt, qui fut considégé dès son apparati ' comme uñ bon livre, mérite d\u2019être signalée.; y Le nouveau livre de René Leriche: Physiolog :i pathologique et traitement des maladies art i rielles de la vaso-motricité, constitue une sui a à son précédent ouvrage sur les artères.i connaît trop dans le monde entier l\u2019importan A des découvertes de Leriche sur ce sujet qui e bien le sien, pour qu\u2019il soit nécessaire d'\u2019insist, \u2018 sur cette nouvelle manifestation d\u2019une pens : dont les réalisations sont particulièrement bri | lantes., C\u2019est encore Leriche qui présente une synthè \u2018 très nouvelle que nous donnent J.Creyssel «.P.Suire, sur une des questions « qui ont le ph : douloureusement troublé la conscience chirurg * cale»: Le choc traumatique.A la fois ren générale, revue critique et mémoire original, c * ouvrage met en relief la théorie neuro-endocrin( * végétative suivant la conception de Leriche.|.\" La grande expérience que MM.Petit-Dutai ¥ lis et De Séze ont de la pathologie de la colonn \u2019 vertébrale, leur permet de consacrer à la Sciat: | que lombaire par hernie postérieure des disq E intervertébraux une importante monographie o richie de belles illustrations.Tandis qu\u2019Iselin, qui avait déjà publié pou le praticien une Chirurgie de la main, s\u2019adres aujourd\u2019hui au chirurgien en faisant paraît une Chirurgie réparatrice des traumatismes d la main; que Tavernier et Godinot, de Lyon exposent le problème difficile et controversé di Traitement chirurgical de l\u2019arthrite sèche de | hanche; deux jeunes et brillants médecins de Hôpitaux, élèves de Mondor: Léger et Olivier apportent sous le titre: Entorses du coup de piec et entorses du genou, une documentation per sonnelle importante à une question qui fut, il} à quelques années, l\u2019objet de discussions.Mentionnons encore un important recuel d\u2019Actualités chirurgicales de l\u2019année 1945 publié sous la direction du prof.J.Quénu, ainsi que, du même auteur, le 25e fascicule de la Pratique chirurgicale, à laquelle V.Pauchet a donné son nom.Un livre d\u2019urologie, enfin: celui que MM.Fey et Truchot consacrent à l\u2019utilisation de l\u2019Urographie intraveineuse, pour l\u2019exploration de l\u2019appareil urinaire.* de * VARIÉTÉS \"3s maladies du labyrinthe étaient le plus 5, ap rent l\u2019apanage des neurologistes et méme des opsalmologistes; c\u2019est pourtant un otologiste des 3 Hitaux: M.Aubry, disciple et collaborateur i &}.Laurens, qui, sous le titre d\u2019Oto-neurologie, dtae, pour la première fois en France, une , étle sur la technique et les examens de cet * dune complexe qu\u2019est le labyrinthe.' t \u2018 [oins nouveau est le sujet auquel s\u2019attaque ¢ lerof.G.Portmann, de Bordeaux, en publiant y pcr les spécialistes un très important travail » @iatomie pathologique et de thérapeutique nerologique sur les mastoïdites; tandis que » Cisa, de Nice, dans sa Thérapeutique neurolo- h gite et psychiatrique marque nettement l\u2019évolu- ; tie qui s\u2019est faite au cours des dernières années à des le sens du traitement des maladies nerveu- ; se depuis les notions étiologiques nouvelles et ; deuis l\u2019introduction des nouvelles thérapeuti- j qu.ie prof.G.Guillain, I.Bertrand et J.Gruner J ecsacrent un bel ouvrage aux gliomes infiltrés » duronc cérébral, tumeurs sur lesquelles il n\u2019exista encore aucune monographie d\u2019ensemble bien ; qulles ne soient pas exceptionnelles.: {M.Mollaret et Bertrand, sous le titre Hy- pionie de la décérébration, qu\u2019ils préfèrent à : ce de rigidité décérébrée, publient une curieuse t olervation d\u2019un malade atteint de troubles : hyertoniques diffus survenus à la suite d\u2019une + eréphalite qu\u2019ils ont pu suivre pendant 17 ans : à à Salpêtrière.C\u2019est ce diagnostic que Sher- : Tiston avait pu faire en pratiquant chez l\u2019animal | laiection du mésencéphale.- Jepuis quarante-deux ans, paraît l\u2019Année - Prchologique, recueil de mémoires originaux, drevues, d\u2019analyses bibliographiques et de chro- - Nues sur la neurologie, la psychologie comparée - ehppliquée, la métaphysique.Cette publication, q avait été interrompue pendant la guerre, re- P'aît à la fin de 1945, toujours sous la direction dH.Pieron, du Collège de France, et comprend le documentation relative aux années 1940 et 1.1.457 Nous devons à un psycniatre dont les travaux sont déjà nombreux: H.Baruk, une Psychiatrie morale expérimentale individuelle et sociale.Dans cet ouvrage très personnel, l\u2019auteur aborde, par l'observation et l\u2019expérimentation sociale, des problèmes que nous sommes habitués à discuter sous l\u2019angle métaphysique: l\u2019étude des souffrances de la conscience morale, des remords, des conséquences de l\u2019équité et de l\u2019iniquité, l\u2019enchaînement, enfin, de nos actes et de leurs conséquences.L'observation de la vie d\u2019une petite société humaine, d\u2019une sorte de microcosme, s\u2019offre à lui comme une sorte de domaine expérimental.L\u2019éminent prof.d\u2019anatomie qu\u2019est H.Rouvière avait publié, en 1941, un petit livre: Anatomie philosophique, dans lequel il opposait au dogme matérialiste mécaniste une thèse mutationiste finaliste.Cet ouvrage sur un des sujets qui passionnent le plus l\u2019humanité fut très vite épuisé, mais comme le sujet est loin de l\u2019être, l\u2019auteur, creusant davantage la question, publia en 1945 une nouvelle étude: Vie et finalité, dans laquelle il exposa les résultats de son travail sur la finalité en biologie animale.À son tour, ce livre est devenu introuvable.L'auteur aurait l\u2019intention de faire paraître un troisième travail sur le même sujet.* * D C\u2019est aussi bien dans une chronique purement littéraire que pourrait figurer le dernier ouvrage par lequel nous terminerons ce tour d\u2019horizon.De sa plume experte « qui n\u2019ignore rien du choix des termes », le prof.Mondor publie, dans une édition à grand tirage, une étude sur Du- puytren.Tour à tour historien, délicat analyste, psychologue, il-trace un portrait extrêmement vivant de cet homme qui connut tous les succès et les honneurs, fut un grand opérateur et un enseigneur éblouissant, mais dont les magnifiques qualités furent gâtées par une ambition dévorante, ainsi que par une sensibilité orgueilleuse excessive.P.L.Paris, mars 1946. LETTRE DE FRANCE + qe Su les grandes épidémies que la guerre traîne à sa suite n\u2019ont point déferlé sur notre sol, nous le devons pour une bonne part aux précautions draconiennes qu\u2019ont su prendre les armées alliées et qui sont venues renforcer le bon génie épidémique.Par contre, la tuberculose ne nous a pas épargnés.Marcel Moine, statisticien du Comité National de défense contre la Tuberculose, donne les chiffres suwvants * : le taux de la mortalité pour la tuberculose, qui était en 1910 de 215 pour 100,000 habitants, passa à 278 en 1918, soit une recrudescence de 29.3%.Cette hécatombe de vies humaines rétrocéda de 220 à 120 de 1920 à 1936, d\u2019où une diminution de 453%.Mais, à la faveur des hostilités de 1939 à 1945 et plus encore au cours des quatre années d\u2019occupation, la mortalité par tuberculose atteignit un maxri- mum dès 1941 avec 159 morts par 100,000 habitants.L\u2019augmentation de 1936 à 1941 est de l\u2019ordre de 32.5%.Elle s\u2019est fait surtout sentir chez les hommes.En 1941, pour 100 femmes décédées de tuberculose, on compte 197 hommes, soit le double.La guerre a eu également pour effet de déplacer les points culminants de la courbe de l\u2019infection tuberculeuse: on voit nettement \u2018une recrudescence de la mortalité chez le jeune homme de 25 à 29 ans.Ces faits sont dus à la sous- alimentation, au travail forcé, et aussi aux difficultés rencontrées pendant l\u2019occupation, pour placer les tuberculeux en sanatorium.Sans nul doute, avec le retaur des prisonniers nous aurons encore, dans les années qui vont venir, une mortalité par tuberculose fort élevée.Devant ces faits st alarmants, toute une série de mesures ont été prises par les pouvoirs publics.Sans parler des examens périodiques cliniques et radiologiques auxquels seront soumis obligatoirement les enfants des écoles et les rapatriés d'Allemagne, on fonde de grands espoirs, pour enrayer le fléau, sur la possibilité qu\u2019auront maintenant les assurés sociaux d\u2019être soignés longtemps au titre des Assurances sociales.Na- 1.Recueil des Travaux de l\u2019Institut National d\u2019Hygiène.Masson éd., 1945.e yi ek # f al guère, en effet, les soins dispensés par cet org.wl nisme ne pouvaient excéder six mois pour sk même maladie; grâce à la loi sur la Sécur) 6 sociale, les assurés sociaux tuberculeux Ppourro.désormais bénéficier des avantages consentis «fi la longue maladie et recevoir des soins qui le w seront remboursés pendant une période de tem: gi qui peut aller jusqu\u2019à trois ans, durée de soi, ni qui sera toujours nécessaire même si l\u2019on pa lp vient a découvrir le produit fungique ou chimiqi 8 qui détruira la bacille de Koch.wi À ce sujet, il w\u2019a été bruit, ces mois dernier ul dans la grande presse, que de la clitocybine, cet substance antibiotique que le professeur Hollam ui (de Montpellier) à réussi à extraire d\u2019une agarig di née, la « Clitocybe Gilva ».et qui aurait une a ke tion efficace contre le bacille de Koch.Des ort al ont paru avec des manchettes énormes, des so 12 criptions ont été ouvertes dans différents jou naux politiques pour subventionner les reche, & ches.Se souvenant que Rappin avait, de 1906 br 1913, étudié l\u2019action des bactéries saprophyt 4 et de certaines moisissures (« aspergillus niger « penicillium glaucum », « mucor mucedo ») sy # le bacille tuberculeux, que Vaudremer, pv 4 vingt ans, de 1892 à 1912, à l\u2019Institut Pasteu avait pu mettre en évidence la triple action lyt w que, antitoxique et thérapeutique de l\u2019«aspet by gillus fumigatus » de la même famille que | « penicillium notatum », acquérant ainsi une pri¢ & rité quavec une noblesse de pensée qui lui fal w le plus grand honneur Sir H.Florey a récem \u201ci ment reconnue a Paris, se souvenant de tout( w ces recherches, le Gouvernement n'a pas voul que lui soit fait le reproche d\u2019avoir méconn une découverte capable de révolutionner la lutt contre la tuberculose.Des subventions on* ét \u2018 immédiatement accordées au professeur Hollan de et une commission a été nommée pour étudie le nouveau produit.Le rapport de cette com : mission, pour si encourageant qu\u2019il soit, ne , refrène pas moins les espoirs un peu trop pré maturés.S\u2019il est vrai que la clitocybine a par amener la lyse de bacilles tuberculeux chez quel » ques cobayes, il faudra encore de nombreux mot ; % | & périmentation pour purifier ce produit, pour per aux animaux supérieurs et à l\u2019homme et par en régler l\u2019utilisation pratique.9 ne voudrais pas quitter le domaine de la \u2014 terculose sans réparer une omission que j'ai \u2018 æmise dans ma première lettre de France.Ami les noms des médecins français qui ont : &aru aw cours de cette guerre, jai oublié le me du professeur E.Sergent par un fâcheux et \" in-mpréhensible lapsus memoriae.Jai dû peiner - urgrand nombre de nos amis canadiens; qu\u2019ils * mpardonnent et qu\u2019ils n\u2019y voient aucune intente malicieuse ou irrévérencieuse.La médecine ' fuçaise doit trop au professeur Sergent pour gun soit quitte avec sa mémoire par la simple ci- tann de son nom.Son départ en 1937 du nouvel ?héital Broussais, à l\u2019âge de 70 ans, avait déjà » Æsé un grand vide.Mais sa présence se ma- I gstait encore parmi nous par des articles r &urtout par cette collaboration fructueuse à + la\u2019resse Médicale dont il était un des anima- .tes.Le 'Traité élémentaire d\u2019exploration cli- ; nue et médicale a instruit plusieurs générations » d'udiants.Son livre sur Les suppurations bron- \"ehues, pulmonaires, pleurales et médiastinales : esium véritable monument élevé à la gloire de nla linique française.Qui de nous peut oublier r seleçons où cet homme avec son sens clinique 1 méftrant, avec le seul secours de ses doigts, rdeson oreille, donnait le diagnostic clinique ! dre lésion pulmonaire qui était vérifiée sans » Autne erreur par le cliché radiographique.Cer- lesson aspect physique, son langage châtié, cer dignité qui se dégageait de sa personne le «Terait pareil aux maîtres d'autrefois, mais sa eursité d\u2019esprit, son intelligence étaient bien de -noe siècle, et il ne faut pas oublier qu\u2019il fut le Prater à \u2018 préconiser l\u2019exploration des voies Gépnnes par le lipiodol et qu'il encouragea de tore son autorité la chirurgie pulmonaire.Il églnort au mois de mai 1943, année particulière- Mel dure pour nous, mais du moins il put en- : Freoir le triomphe final des troupes alliées et la finle cette occupation ennemie dont il souffrait Paiculièrement en son âme de grand patriote et e grand Français.>ndant les années 41 et 42, des cas de spiro- chose grippa-typhosa ont été signalés en Fran- eet principalement dans les régions du centre.Voi qu\u2019une nouvelle infection à spirochète vient LETTRE DE FRANCE 459 d\u2019apparaître.IL s\u2019agit du « Leptospire canicola ».Cette maladie, qui a été isolée en 1930 par Kla- renbeeck et Schüfiner, en Hollande, qui a été retrouvée au Danemark, en Belgique, aux Etats- Unis, vient de faire l\u2019objet de plusieurs commu- mications à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris par Bolgert, Mme Kolochine-Erber et leurs collaborateurs.Transmise par les chiens qui seraient des réservoirs de virus, cette infection détermine parfois chez ces animaux des phénomènes nerveux, des convulsions, une chute des poils, mais le plus souvent elle se comporte comme une infection inapparente dont le diagnostic ne peut être posé que par l\u2019examen micro- biologique des urines qui décèle des leptospires.Chez l\u2019homme, elle se traduit par une fièvre irrégulière de longue durée, interrompue par un ou deux stades d\u2019apyrexie, par du subictère, des phénomènes encéphalitiques, des érythèmes mor- billiformes, une hypotension et surtout une azotémie massive.Le tableau n\u2019a rien de spécifique et seules les réactions sérologiques, la recherche de l\u2019agglutination de souches de lepto- spires permettent de faire le diagnostic de cette maladie qui pourrait bien être une « maladie d'avenir » suwvant l\u2019expression de Ch.Nicolle, étant donné le nombre de chiens et leur dissémination a la surface de la terre.Le traitement en est purement symptomatique.La fréquence des ulcères duodénaux, au cours de cette guerre, a suscité des travaux importants et des théories nouvelles concernant la pathogénie de cette affection.MM.P.Hillemand, A.Bergeret, J.Marchand et P.Duméry *, à la lumière d\u2019un certain nombre d'observations, ont exposé le rôle que jouait, selon eux, le bulbe duodénal dans la pathogénie de l\u2019ulcère.Voici, résumée, leur théorie: le duodénum, par l\u2019intermédiaire des glandes de Brun- ner, sécrète une hormone excitant la sécrétion gastrique et une toxine.À l\u2019état normal, cette toxine duodénale passe dans l\u2019intestin où elle subit différentes combinaisons chimiques qui la rendent atoxique.Son rôle est mal connu; cependant on croit qu\u2019elle est capable d\u2019augmenter le tonus et le péristaltisme intestinal, de provoquer une congestion splanchnique.On sait également que la stase duodénale, empéchant Uélimination 1.Société Médicale des Hôpitaux de Paris.Séances du 29 juin et du 13 juillet 1945, p.306 et 339. 460 régulière de cette toxine, provoque l\u2019ulcère.En 1910, Sloan, sectionnant une bride mésentérique, fit disparaître la stase intestinale et un ulcère.Il rapporte 54 cas semblables.Ces faits ont été confirmés par nombre d\u2019auteurs: P.Duval, Kel- log, Barling, Deaver.De même chez les gastro- entérostomisés, le reflux et la stase dans Uanse afférente semblent conditionner la persistance de l\u2019ulcère duodénal et l\u2019apparition de l\u2019ulcère peptique.D\u2019autre part, À existe dans l\u2019orgamsme des substances antiulcéreuses.Sandweiss et ses collaborateurs, Grey et Ivy, ont isolé des urines de la femme enceinte, de la femme normale, de l\u2019homme normal au moins trois facteurs antiulcé- reux.Ces facteurs sont absents des urines des ulcéreux.Une émotion, une fatigue physique, certains excès (alcool, tabac) déclencheraient par l\u2019intermédiaire du système vagosympathique une augmentation massive du produit toxique.Toutes les possibilités de neutralisation sont débordées; on ne retrouve plus dans les urines les facteurs antiulcéreux.En même temps les perturbations déterminent une diminution de la sécrétion du mucus et une augmentation de la sécrétion chlo- rhydropeptique des glandes duodénales et an- trales.Les cellules exposées à l\u2019attaque immédiate de la sécrétion gastrique sont lésées.Il en résulte un ulcère qui présente d\u2019emblée son maximum lésionnel.Puis l\u2019organisme renforce ses L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 moyens de défense: progressivement le factet antiulcéreux réapparaît dans les urines et la .paration commence.Le duodénum et l\u2019ane jouent à nouveau le rôle de régulateur, les sui.- tances antiulcéreuses neutralisent la toxine h.dénale.Mais au bout d\u2019un certain temps, I'.§ fection surajoutée, les lésions dégénératives f terminaisons nerveuses provoquent une pert:{ bation locale permanente et l\u2019ulcère arrives la chronicité.; Comme conséquence de cette théorie patl.génique, MM.P.Hillemand et A.Bergeret ct damnent la gastrectomie qui laisse en places\u2019 bulbe duodénal.Chez un malade gastrectomaf présentant un ulcère peptique, au lieu de rece \u2018 rir à une résection de l\u2019anastomose, as pring nisent la résection du segment bulbaire; enfin)gf cas d\u2019ulcère de la petite courbure très haut sit: 5 au lieu de la gastrectomie toujours grave de ce cas, ils se demandent si la duodénopylorogi+ d trectomie simple laissant en place l\u2019ulcère # : suffirait pas pour guérir le malade avec une me : talité beaucoup moindre.| Ces conclusions ont fait l\u2019objet de nombre discussions, notamment à la Société de Gast entérologie de Paris, société extrêmement vivaz dont nous vous parlerons un jour prochain.André PLICHET CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE p oe hr MACROCHEILIE Iv Roméo BOUCHER.I: (Montréal) evrais-je laisser ma plume écrire ce terme?Ou si l\u2019on veut bien me promettre que je ne \"iggontrerai pas, dans quelques années, hospi- ltaée dans mon service, quelque charmante lennt dont les parents auront été séduits par ee rand mot et qui le portera comme prénom.#Quad on a connu une Helgréphyre, une Phé- lor et une Domrémyphantalma, on reste avec vla \u2018ainte de ces traditions qui ressemblent plu- tôlà des catastrophes.Et ce n\u2019est pas notre .teninologie qui les arrétera.; li mot, n\u2019est-ce pas?pour dire tout sim- .plaent qu'on a la.gueule (pardon!) grosse \u201cetiême la grosse.gueule (re-pardon!) Les \"Jews épaisses du noir: macrochéilie! Les lèvres épssies du blanc au tempérament phlegmati- rqu macrochéilie! Les lèvres débordantes de [l'irgne invétéré: macrochéilie! Les lèvres gou- y lue de ceux ou de celles qui sacrifient trop à Eri: macrochéilie! O lèvres épaisses et épaissies, pamauvaise habitude ou par maladie, que ne -porait-on pas dire en votre nom! Macrochéilie, merochéilie.y aurait tout un chapitre à écrire sur le rôle de:lèvres dans la mimique.Un long chapitre av.beaucoup de vignettes « labiales » qui res- senlerait à s\u2019y méprendre à la réclame des falicants de rouges à lèvres.Moins les rouges évimment.Quand on a autour de la bouche to1 ces rayons convergents, formés de muscles quservent à lui donner cette mobilité parfois avitureuse \u2014 surtout quand ces muscles s\u2019ap- pelnt élévateurs communs et propres, petits et rands zygomatiques, carrés, triangulaires, buinateurs, risorius, rectus labii et j'en oublie pet-être \u2014 il n\u2019y a pas de raison pour que Phame n\u2019en soit pas, pour ainsi dire, l\u2019esclave?Le leur, le souris, le rire, la douleur, la crainte, tov à tour, font vibrer cette gamme étonnam- me; expressive.Le plus fin, le plus fugace des fré issements peut même trahir les plaisirs les plu intimes.C\u2019est en étudiant les lèvres et leurs mouvements que certains savants se sont même posé cette question que d\u2019aucuns jugent fort saugrenue: « Pourquoi les êtres humains s\u2019embras- sent-ils?» Toutes les âmes romantiques en ont tressailli d\u2019aise.Elles ne pouvaient point prévoir, les pôvres, ce qu\u2019il adviendrait de leur fameux « point rose sur l\u2019i du verbe aimer ».Imaginez- vous que ces Messieurs de la Science, au lieu de s\u2019en tenir aux poètes, ont trouvé la solution du baiser en observant les orang-outangs.Quand ces aimables frères inférieurs voient une banane, leurs lèvres, paraît-il, se tendent immédiatement en forme de baiser.Tout comme les petits à la mamelle, du reste.Signe évident, affirment gravement ces Messieurs, que cette position des lèvres indique un état d\u2019esprit animé d\u2019images prometteuses et dispensatrices de joies et de satisfactions.Ce que j'en pense?Question fort indiscrète et pour le moins impertinente.Surtout quand ma plume se sent emportée par des considérations que ne laissaient guère prévoir mes intentions premières, à mille lieues de la macrochéilie.Revenons à cette pauvre méconnue, à cette pauvre.délaissée, devrais-je dire.Inutile de vous dire que son rôle n\u2019est \u2018guère brillant et bride fort toutes les expressions dont je viens de parler.Elle n\u2019a rien de très ordinaire et je ne sais pourquoi je me suis fourvoyé dans ce petit signe banal qui a surtout l\u2019originalité d\u2019avoir un nom peu employé.Tantôt elle est permanente comme chez les myxœdémateux et les crétins, par exemple.Ces grosses lèvres sont dues, dans le premier cas, à l\u2019altération générale de la face.Tout est épaissi: les narines, les joues, la bouche, la peau, l\u2019intelligence.Facies en demi-lune, disent les auteurs.Chez les crétins, les lèvres, grosses aussi, laissent passer une langue énorme, ce qui est le signe le plus constant.Mais il vous arrivera de rencontrer des patients \u2014 des jeunes filles surtout \u2014 qui ont contracté le tic de se mordre ou 462 «de se sucer la lèvre supérieure ou la lèvre inférieure.Conséquence?La macrochéilie.Les états transitoires sont plus fréquents.Le plus beau type qu\u2019on en puisse citer est l\u2019ædème de Quincke, qui disparaît aussi vite qu\u2019il est apparu et qui peut, en un rien de temps, déformer toute une lèvre, que dis-je?toute une face Pensez aussi à toutes les chéilites qui peuvent survenir: celles dues aux cosmétiques, par allergie ou par mauvaise qualité des produits (plomb, etc.) ; celles dues au vent, au soleil, à la mer (pêcheurs) et même à la neige (examinez les skieurs, surtout les blonds) ; celles des fumeurs (avec ou sans fume-cigarettes), fumeurs de pipe ou de cigares, chiqueurs; celles des clarinettistes ou flûtistes ou joueurs d\u2019autres instruments de musique, à vent ou à bois; celles des poudres dentifrices, des pâtes à dents et des rince-bouche; celles des avitaminoses.Et je mets de côté les lymphangites par fissures, les furoncles (très graves parfois), les stomatites, les brûlures par caustiques, les chancres, les morsures (je pense à celles de la crise L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 3 épileptiforme, mais il y en a d\u2019autres, n\u2019est.pas?), les vers intestinaux et l\u2019acromégalie.x * x En relisant cette chronique, je me demanc : si elle est bien complète.On oublie toujow' quelque chose en séméiologie.Ce n\u2019est pas wy science facile, ni simple.C\u2019est volontairemen toutefois, que j'en ai banni l\u2019épaississement Ic.calisé des lèvres, dont l\u2019herpès est l\u2019accent plus caractéristique.La macrochéilie est surto # un accident généralisé dont l\u2019étiologie, vous vene de le voir, est assez variée.| Puis-je la terminer en faisant une confession £ Un de mes jeunes stagiaires à qui j\u2019exposa: # ces quelques notions sur l\u2019épaississement de * lèvres m\u2019a fait remarquer, le regard un pe \u2018 narquois: «Ce n\u2019est pas tout à fait comple ; docteur.On voit bien que vous ne vous ête ! jamais assis sur un « nique » de guêpes, ni rer : côntré avec le poing d\u2019un boxeur! » Evidemment! Dieu m\u2019en garde! lu moment où nous écrivons ces lignes, l\u2019« A- i mpican College of Surgeons » se réunit à Mont- i$.Nous y avons entendu le docteur Frank H.gey, de Boston, discuter du traitement pré- \u2018atoire des hyperthyroïdies graves par le uracil et ses dérivés.C\u2019était, en substance, : Méveloppement de l\u2019article qu\u2019il a écrit avec : qiques-uns de ses \u2018collaborateurs, dans un : miéro récent de Surgery, Gynecology and Obs- : ics\u201d.Cet article a d\u2019ailleurs été résumé dans ledigest of Treatment de mars 1946 2.Mais &< qui qui se seront contentés de lire ces pu- Mations auront manqué le rare plaisir d\u2019en- telre le docteur Lahey nous donner, avec toute laverve et toute la clarté que nous lui con- nesions déjà, un exposé magistral de la question.\u2018\u2019omme nous l\u2019écrivions l\u2019an dernier après la coférence qu\u2019il a donnée sur le traitement des lénns de l\u2019estomac et du duodénum, à la «So- clé de Chirurgie de Montréal», le docteur Mey est de ceux qui croient de leur devoir de ecmuniquer autour deux ce que l\u2019étude et Yepérience leur ont enseigné.Le sujet qu\u2019il trtait aujourd\u2019hui a fait l\u2019objet de discussions pisionnées en ces dernières années.Quelques aleurs ont prétendu que le thiouracil et ses diivés remplaceraient définitivement la chirur- gi dans le traitement de l\u2019hyperthyroïdie; d\u2019au- t., plus pondérés, ont limité l\u2019usage du thiou- rel aux cas trop ou pas assez avancés pour ét: opérés; et enfin, bon nombre de médecins 61 été, à juste titre, effrayés des complications 4! pourraient survenir à l\u2019emploi de ce médi- éthent.Comme nous le laissions entendre au d'ut de cette chronique, le docteur Lahey a Hité son exposé au traitement préopératoire d' hyperthyroïdies graves.Il semble bien que, dis son service, l\u2019emploi de cette médication &G actuellement réservé à cette seule phase du I cn ce cw Octobre 1945, pages 81, 425, 439.2 Mars 1946, pages 717 à \"720.2-0.vv CHRONIQUE THERAPEUTIQUE LE THIOURACIL Roger-R.DUFRESNE, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).traitement des hyperthyroïdies.Il nous a très bien dit d\u2019ailleurs, à un moment donné, qu\u2019il n\u2019y avait, somme toute, qu\u2019une certaine proportion des patients admis à la Clinique Lahey pour hyperthyroïdie, qui recevait du thiouracil ou du thioubarbital, et plus récemment du propylthiou- racil; ce médicament serait moins dangereux que les autres, aux dires d\u2019Astwood.Sur ce point, le docteur Lahey n\u2019a pas voulu se prononcer, car le nombre de malades qui ont reçu du propyl- thiouracil dans son service n\u2019est pas encore assez élevé; ajoutons cependant qu\u2019à date, l\u2019administration de ce propylthiouracil n\u2019a pas amené les complications que l\u2019on reproche au thiouracil et au thioubarbital.Cette médication est active et dangereuse: active parce qu\u2019à la dose quotidienne de soixante centigrammes, elle réussit habituellement à ramener à la normale les métabolismes de base dans les cas d\u2019hyperthyroïdie grave.Ce résultat ne s\u2019obtient pas en quelques jours; de fait, d\u2019après Lahey, il faut au thiou- racil, pour obtenir le résultat plus haut cité, un nombre de jours à peu près égal au chiffre initial du métabolisme de base: par exemple, si ce chiffre initial est de plus de cinquante-cinq, on pourrait s\u2019attendre à ce qu\u2019au bout de cinquante- cinq jours environ, le métabolisme soit rendu près de zéro.Le docteur Lahey nous a donné sur un graphique de multiples preuves de cette coïncidence; c\u2019est un résultat qui nous semble trop mathématique pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de nombreuses exceptions.Les malades ainsi traités ne sont pas tous gardés à Phôpital.Une fois le diagnostic posé et le traitement commencé, le patient retourne chez lui après avoir réservé de nouveau sa chambre pour la date à laquelle on a, d\u2019avance, calculé que son métabolisme rejoindrait la normale.Ajoutons que cette descente du métabolisme doit évidemment s\u2019accompagner d\u2019une amélioration clinique.Dans chacun des cent quatre-vingt-dix cas dont il est 464 fait mention dans l\u2019article plus haut cité, le métabolisme a été ramené à la normale; il a fallu pour cela que la dose quotidienne de soixante centigrammes soit maintenue jusqu\u2019à la fin.Dans certains cas, l\u2019amélioration a été lente, surtout chez les malades qui avaient pris du lugol avant le thiouracil.Lorsque l\u2019effet optimum est obtenu, que le tableau clinique s\u2019est amélioré et que le métabolisme est normal, l\u2019on peut procéder à l\u2019intervention avec l\u2019assurance que l\u2019on évitera les complications durant l\u2019opération et dans les jours qui suivent.Il ne semble pas désirable de continuer le thiouracil jusqu\u2019à ce que l\u2019on obtienne du myxœdème, car les malades que l\u2019on a traités de cette façon ont très mal toléré l\u2019anesthésie et les sédatifs postopératoires.Ils ont présenté, entre autres complications, de l\u2019œdème laryngé qui a parfois nécessité des trachéotomies d\u2019urgence.Le thiouracil et ses dérivés sont donc des médicaments actifs, mais, comme nous l\u2019écrivions au début, ils sont dangereux.Nous savons tous maintenant que les hyperthyroïdiens préparés au thiouracil peuvent être atteints de granulo- pénie maligne; cette complication est la plus redoutable.Elle peut survenir à n\u2019importe quel moment du traitement et même dans la semaine qui suit l\u2019arrêt du médicament.La granulopénie est parfois mortelle; bon nombre de cas ont été rapportés.Elle survient brusquement, et, aux dires du docteur Lahey, le meilleur médicament qu\u2019on puisse lui opposer actuellement, c\u2019est la pénicilline.La vitamine Be ne lui a pas semblé aussi efficace qu\u2019on a voulu le croire en certains milieux.Les malades qui prennent du thiouracil doivent donc avoir des formules sanguines à répétition; l\u2019on doit les prévenir de importance que peut prendre, dans leur cas, le plus léger mal de gorge.Les autres complications sont moins fréquentes et moins graves: réactions fébriles avec courbature, éruptions prurigineuses et gonflement indolore des glandes salivaires.Elles cessent habituellement dès l\u2019arrêt de la médication.Ce qui représentait pour le chirurgien une autre complication du traitement préopératoire au thiouracil, c\u2019était la friabilité de la glande et la facilité avec laquelle elle saignait au cours de l\u2019intervention.Ces constatations allaient de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1916 pair avec celles de l\u2019examen microscopique q révélait la persistance de l\u2019hyperplasie cellulai- typique de l\u2019hyperthyroïdie.D\u2019après Lahey, a suffi d'interrompre l\u2019administration du thi racil une semaine avant l\u2019opération, et de donn du lugol durant les trois dernières semaines la phase préopératoire pour voir la thyroïde à minuer de volume, devenir plus ferme et saign beaucoup moins au cours de l\u2019intervention.À point de vue histologique, l\u2019on obtient ainsi ur involution cellulaire qui fait contraste avec Phy perplasie que l\u2019on rencontre après le traitemer , au thiouracil seul.Ajoutons que cette prépars ; tion au thiouracil s\u2019est révélée très efficace che les hyperthyroïdiens porteurs de lésions cardis | ques.Trente-cinq des cent quatre-vingt-di malades dont nous avons parlé plus haut er traient dans cette dernière catégorie.Ces malade étaient gardés à l'hôpital aussi longtemps qu sous l\u2019influence des toni-cardiaques et du thioï \u201c racil, leur équilibre circulatoire n\u2019était pas ip tabli.Ils allaient ensuite, comme les autre \u2018 continuer leur traitement préopératoire à de ; micile.| Un dernier point sur lequel le docteur Lahe £ a attiré l\u2019attention, c\u2019est la diminution remal \u2018 quable de la durée d\u2019hospitalisation que l\u2019o \u2018 obtient avec la préparation au thiouracil; d'u * côté, l\u2019état clinique s\u2019améliore beaucoup ply ° rapidement et le malade n\u2019est pas obligé rester au repos à l'hôpital; de l\u2019autre, les cor : plications postopératoires semblent à peu pri : inexistantes et la convalescence est de beaucou i raccourcie.Pour les patients cela représente u économie importante et pour les hôpitaux un : réduction appréciable de la moyenne d\u2019hospita : lisation.Cet avantage n\u2019est pas négligeable: n\u2019est d\u2019ailleurs pas le seul que présente le trai tement au thiouracil.Mais, pour Lahey, | mortalité qu\u2019il entraîne dans la préparation de : malades à la thyroïdectomie est aussi élevé ° que celle de l\u2019intervention elle-même, pratiqué : sans la dite préparation.Il faut donc en conclure que la place que l\u2019oi accorde actuellement au thiouracil dans le trai - tement des hyperthyroïdies, est loin d\u2019être défi - nitive.Nous y verrons plus clair dans quelque : années.Il faut espérer qu\u2019à ce moment lo! aura découvert une médication aussi efficace \u20ac moins dangereuse que le thiouracil. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 2-e ++ METHODE PRÉVENTIVE DE ] L\u2019 IMPETIGO BULLEUX DU NOUVEAU-NE Henri SMITH, Chef du Service de Dermato-syphiligraphie à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Verdun, Montréal).ÿ ans un article publié par L\u2019Umon Médicale àCanada au mois de juin 1944, nous avons alé la possibilité de diminuer considérable- dit le nombre de cas d\u2019impétigo bulleux, gé- @lement appelé pemphigus épidémique des @veau-nés, que l\u2019on rencontre parfois dans milieux hospitaliers: maternités, crèches, péponnières, etc.à méthode prophylactique que nous préco- Mons pour atteindre ce but est connue de lon- @ date; elle s'inspire, d\u2019une part, de la fra- dé extrême de l\u2019épiderme de l\u2019enfant nais- sat; elle tient compte, de l\u2019autre, des micro- arnismes, agents causals de la maladie.Elle œsiste tout simplement à laisser en place l\u2019en- b sébacé protecteur naturel de la peau de fant qui vient de naître, et à limiter, autant faire se peut et par des mesures d\u2019asepsie gropriées, l\u2019apport microbien.l existe naturellement d\u2019autres moyens que stention pure et simple de tout lavage pour ptéger l\u2019épiderme vulnérable du nouveau-né &tre l\u2019envahissement microbien.Ainsi, dans cer- is milieux, il est de pratique courante de «ébarrasser » l\u2019enfant naissant de son enduit &acé au moyen d\u2019un nettoyage patient avec f: huile quelconque, et de faire ensuite des &lications journalières d\u2019une huile ou d\u2019une pnmade antiseptique.À l'Hôpital Général de V:dun, voici de quelle façon nous procédions &.érieurement au mois d\u2019août 1944: tout de #te après la naissance l\u2019_épiderme de l\u2019enfant élit soigneusement nettoyé avec une huile an- f>ptique, et, par la suite, la toilette du bébé éit faite chaque jour avec de l\u2019eau et du savon.Lions dés maintenant que cette pratique nous #éussi plutdt mal! Un relevé des dossiers, en &>t, nous montre que, sur les 2,241 enfants qui 8it nés à l\u2019hôpital entre le ler août 1942 et le ler août 1944, 450 au moins, soit 20% environ, ont souffert d\u2019impétigo bulleux.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de discuter la valeur des divers moyens prophylactiques préconisés par différents auteurs.Nous n\u2019insisterons pas non plus sur les mesures d\u2019asepsie à employer: elles sont bien connues et leur usage s\u2019est depuis longtemps généralisé.Nous désirons rappeler brièvement la technique du non- lavage telle que nous l\u2019employons depuis plus d\u2019un an à l\u2019Hôpital Général de Verdun, et faire connaître les résultats qu\u2019elle nous a valus.TECHNIQUE.Au mois d\u2019août 1944, dans le but de diminuer si possible le nombre de cas de pem- phigus épidémique des nouveau-nés que nous avions à isoler et à traiter chaque jour ou presque à l'hôpital, nous avons adopté et mis en œuvre la technique du non-lavage.Après quelques jours d\u2019essais pendant lesquels nous nous contentions-de laisser en place l\u2019enduit sébacé qui recouvre l\u2019épiderme de l\u2019enfant naissant, nous avons cru devoir apporter quelques modifications à cette manière de faire.Immédiatement après la naissance, une garde-malade procède à un nettoyage partiel de l\u2019enfant.Avec une compresse stérilisée elle enlève délicatement une partie.seulement de la matière grasse et visqueuse qui recouvre les régions cervicales, axillaires, inguinales et inter-fessières.Elle nettoie de la même façon, sans friction, les régions du corps qui ont été souillées au cours de l\u2019accouchement soit par le méconium, soit par le sang maternel.Dans les jours qui suivent, elle fait une toilette partielle à l\u2019eau bouillie chaque fois que les couches ont été souillées et, après séchage soigneux, saupoudre la région de talc.Au début nous n\u2019autorisions les soins de toilette ordinaires qu\u2019à partir du 5e ou 6e jour.Nous 466 nous sommes vite rendu compte que beaucoup plus tot, i.e.24 ou 36 heures après la naissance, l\u2019épiderme du nouveau-né a déjà perdu son apparence de fragilité et de vulnérabilité: au lieu d'être rouge et mince, il présente un aspect tout à fait normal.Convaineu qu\u2019il pourra dorénavant remplir efficacement son rôle de barrière naturelle aux infections, nous permettons qu\u2019à partir de ce moment-là l\u2019enfant soit lavé quotidiennement avec de l\u2019eau bouillie et un savon doux.Dans les replis cutanés, à la région cervicale en particulier, la peau, chez certains enfants, a tendance à devenir sèche et érythémateuse.Dans ces cas nous recommandons des applications locales journalières d\u2019une huile antiseptique.RÉSULTATS.Cette technique du non-lavage a été appliquée à chacun des 2,150 enfants qui ont vu le jour à l\u2019Hôpital Général de Verdun entre le ler août 1944 et le ler janvier 1946.Durant cette période de 17 mois nous n\u2019avons pas observé un seul cas de pemphigus épidémique des nouveau-nés; aucun cas non plus d'infection cutanée autre que celle-là.Ces résultats, pour employer une formule consacrée, parlent par eux-mêmes.Non seulement la méthode du non-lavage, telle que décrite plus haut, s\u2019est avérée adéquate pour prévenir les épidémies d\u2019impétigo bulleux, épidémies toujours fort ennuyeuses dans un mi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 lieu hospitalier, mais encore simplifie-t-elle sip i gulièrement le travail des gardes-malades; ç à\u2018 qui n\u2019est pas à dédaigner, surtout en ces temp ji de pénurie de main-d'œuvre.Cela ne doit pat} servir de prétexte, toutefois, à un relâchemen : dangereux dans les précautions nécessaires da sepsie: stérilisation à l\u2019autoclave des vêtementdg\"\" literie, serviettes et éponges du bébé; port, pag la garde-malade, d\u2019un masque et de gants stégf rilisés, ete.Il va de soi que le fait de laisser elt place pendant 24 ou 36 heures l\u2019enduit sébac }\u2018 qui protège l\u2019épiderme du nouveau-né ne met pa W infailliblement ce dernier à l\u2019abri d\u2019une conta à\u2018 mination possible par un apport massif de mj & crobes.o Pour résumer, nous dirons que la techniqui| du non-lavage que nous employons systématil quement chez tous les nouveau-nés à l\u2019Hôpita i Général de Verdun consiste, en somme, à laisse; en place la majeure partie de l\u2019enduit sébacé q | protège l\u2019épiderme, aussi longtemps que celui-el# est rouge, mince et fragile, i.e.pendant les % * ou 36 heures qui suivent la naissance.k Nous conclurons en disant que cette technique\u201d du non-lavage, jointe à des mesures d\u2019asepsie er « tous points comparables à celles en usage dant les salles d\u2019opération, constitue une méthode , préventive (simple) et efficace des infection .cutanées en général et de l\u2019impétigo bulle x en particulier, chez les nouveau-nés.LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DES COLITES GRAVES Gérard ST-ONGE, Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Par côlite grave, nous entendons l\u2019inflammation ulcéreuse, diffuse et suppurative du côlon, associée à l\u2019envahissement bactérien ou toxique de la paroi intestinale, côlite n\u2019étant causée par aucun agent étiologique bien défini, spécifique, conditionnée toutefois par des phénomènes nutritifs, nerveux ou allergiques.Les formes cliniques de cette maladie se divisent en: 1\u2014forme insidieuse et lente, améliorée par le traitement médical; 2\u2014forme térébrante, souvent fatale; 3\u2014forme chronique continue; 4\u2014forme chronique avec rémission, souvent incurable.Le point de vue thérapeutique constitue tout I'intérét de cette terrible affection.Un malade opéré par nous, il y a deux ans, âgé de 33 ans et actuellement guéri à la suite d\u2019une côlectomie totale, nous a montré toute l\u2019efficacité de ce traitement radical, relativement nouveau, mais admis aujourd\u2019hui dans les principales cliniques américaines comme étant le seul vraiment efficace dans les formes graves de la côlite ulcéro- hémorragique. ST-ONCE: TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CÔLITES GRAVES ÿ côlite ulcéreuse est avant tout un problème dal; comme pour l\u2019ulcère d\u2019estomac, sauf *oglications, la chirurgie ne doit pas être en- i Se à priori dans la côlite ulcéreuse.\u201c 46 des malades non améliorés par le traite- nd médical doivent être confiés à la chirurgie.*\u2019i@ cation opératoire de la côlite ulcéreuse est ad sur l\u2019évolution, l\u2019étendue, la distribution wocessus ulcéreux, sur la réaction au traite- conservateur.Ces indications sont: la côlite ulcéreuse chronique, rebelle au traitement médical; fla côlite segmentaire; les complications de la côlite: perforations-abcès, fistules, hémorragie massive, obstruction par transformation néoplasique, polypose, arthrites, etc.ICÉDÉS OPÉRATOIRES.\u2014 L\u2019iléostomie simple (excluant le cadre he) suivie après six mois à un an d\u2019une côlec- > totale.\u2014 L'\u2019iléo-côlostomie et la côlectomie partielle dap la côlite segmentaire.i | NCLUSIONS.|\u2014 La mortalité opératoire, dans la côlite \u2018uleeuse, varie de 13.3 à 23%.\u201c #\u2014 D'après Bargen, sur une étude de 185 'patnts opérés, de 1913 à 1939, pour côlite ulcé- 467 reuse chronique incurable, l\u2019iléostomie est l\u2019opération de choix pour mettre le côlon au repos.3.\u2014 L\u2019iléostomie seule guérit le malade, mais ne guérit pas la maladie; la côlectomie totale est un complément logique dans le traitement de cette maladie, puisqu\u2019elle enlève la lésion elle- même, comprenant la totalité du côlon ulcéré, sclérosé et devenu parfois un tube rigide, côlon présentant de nombreux polypes pouvant fort bien dégénérer en cancer.4, \u2014 L\u2019augmentation de poids (40 à 50 livres) après l\u2019intervention chirurgicale reste une conséquence régulière et étonnante de l'iléostomie et de la côlectomie.5.\u2014 L\u2019iléo-transversostomie ou iléo-sigmoi- dostomie ne sont indiquées que dans la côlite segmentaire.6.\u2014 À moins d\u2019une faillite complète du traitement médical, l\u2019iléostomie ne doit pas être envisagée pour la côlite ulcéreuse chronique.7.\u2014 La malade opérée par nous a été hospitalisée 14 mois au cours desquels elle a subi: une iléostomie, une transplantation d\u2019iléostomie, une côlectomie totale en deux temps.Elle quitta l\u2019hôpital 47 jours après sa dernière opération.Revue au bout de deux ans, elle a engraissé de 70 livres, elle a une selle par jour à heure fixe, selle quasi solide qui n\u2019incommode nullement la malade.La patiente a un gros appétit, se croit guérie définitivement. \u201cI Union Médicale du Canada\u2019 SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 28 février 1877 Avril 1877.Le Dr A.-T.Brosseau, président, au fauteuil.Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.Le Dr F.-P.Lachapelle donne communication d\u2019un travail sur le traitement de la fièvre typhoïde par les bains froids (méthode de Brand).Après avoir fait l\u2019historique de cette méthode de traitement il passe successivement en revue les indications et les contre-indications de son emploi; puis analysant les observations qui ont été faites récemment à Paris et à Lyon, il en arrive à la conclusion, avec M.le Dr Dujardin- Beaumetz, que les seuls cas où un médecin est justifiable de recourir aux bains froids, c\u2019est lorsqu'il s\u2019agit de ces états ataxo-adynamiques, qui constituent une véritable forme convulsive de la fièvre typhoïde.Dr Ed.Desjardins: La méthode de Brand peut bien quelquefois être suivie de succès, mais je suis d\u2019avis qu\u2019elle est trop exclusive.M.Leroy traitait ses malades atteints de fièvre typhoïde avec l\u2019eau froide.Il se servait de draps mouillés avec lesquels il faisait envelopper ses malades, et il proclamait les bons effets de cette pratique.Cependant, depuis les recherches déjà anciennes de M.Louis, qui a eu le mérite de découvrir la constance de la lésion folliculaire, le traitement ordinaire est bien le plus rationnel.La méthode de Brand, à cause de son exclusivisme, pourrait bien avoir le même sort que celle de M.Bouil- laud, qui proposait la saignée à toutes les périodes de la maladie.Dr A.Dagenais: Je n'ai pas d\u2019expérience personnelle du système de Brand, mais je crois qu\u2019on doit y recourir avec circonspection, à cause du danger des répercussions, danger d\u2019autant plus redoutable que la fièvre typhoïde a une grande tendance aux congestions.Brand et Glen- nard enseignent que la mort est consécutive à la paralysie du cœur et du cerveau, mais je crois plutôt que la mort arrive par anémie ou hémorragie.Une chose qui me frappe, c\u2019est que les statistiques montrent que la fièvre typhoïde est plus meurtrière à Paris qu\u2019ici.Doit-on en attribuer la cause au génie épidémique de cette affection ou supposer qu\u2019il y a plus de pauvreté de sang chez eux, du moins dans la classe ouvrière?Il ne faut pas perdre de vue que la nourriture est là presque toute végétale et que le régime animal entre pour une faible part dans leur alimentation, tandis qu'ici, d'accord il est vrai avec les exigences du climat, on a recours à une nourriture toute opposée.Toujours est-il que chez nous la mortalité, dans la fièvre typhoïde, est, dit-on, d\u2019à peu près 10 pour cent, et M.Ferréol, qui est partisan de la méthode de Brand, dit qu\u2019elle est de 15 à 18 pour cent.Cette différence, en notre faveur, est bien de nature à nous faire mettre de côté les bains froids.Ce dernier système s'attaque à un symptôme de la maladie, à la fièvre, principe de l\u2019affection.Dans la forme go en 1877 po gb\" ataxique, comme c'est elle qui comporte le plus de gravi i» j'essaierais peut-être les bains froids, mais en désespoir # cause.Quant aux bains tièdes, je les trouve praticab]! à cause de leur effet sédatif et sudorifique, et plus .' harmonie avec nos données.J'ai rarement rencontré | \u2018 perforation intestinale dans la fièvre typhoïde.# En résumé, je crois qu\u2019en général, on doit s'abster \u2018\u2019 ça de la méthode de Brand dans le traitement de cet affection.Du reste, les expériences de Lyon et Fane observations citées par le Dr Lachapelle, sont péremptc © a res, et ne sont pas favorables à ce traitement.I Dr J.W.Mount: Le traitement de la fièvre typhoï * par les bains froids peut avoir son bon côté, puisq a est employé par des médecins recommandables, mais po' wi suivre les effets de ce système il est nécesaire d\u2019avoir *' thermomètre à la main.Dans les hôpitaux, le champ 4 \u20185 ces sortes d'expériences est plus facile; cependant, out * que les malades s\u2019y soumettent avec appréhension, ily\u201d raison de redouter les complications.Dans les fièvr éruptives et dans la fièvre typhoïde, je recommande sp cialement les bains tièdes, ou plutôt je me borne à fai éponger la surface du corps avec de l\u2019eau tiède, et je : loue de cette pratique.Dr F.-X.Trudel: Par la méthode de Brand, on par s'occuper plus de l\u2019extérieur que de l\u2019intérieur, et je i serais pas disposé d\u2019y recourir.Dr Sévérin Lachapelle: Le traitement par les bail froids étant en vogue en Allemagne, en Angleterre, À France et aux Etats-Unis, l\u2019on est en droit de lui suppos du bon et de ne pas le négliger.Du reste, en thérapeut que, il arrive souvent qu\u2019une médication contraire au données rationnelles entraîne à sa suite des résulta satisfaisants.C\u2019est l\u2019histoire de la méthode dite empiriqu i nl Dr À.Laramée: Les bains froids dans la fièvre typhoiïc peuvent bien quelquefois être avantageux, mais je croi à cause des dangers de complication, qu\u2019on ne doit p en faire une pratique exclusive.Dans la variole, le fro rend parfois des services réels.Je n\u2019oublierai jamais fait d\u2019un individu atteint d\u2019une variole grave avec délir qui s\u2019échappa, au milieu de l'hiver, d\u2019un hôpital de cet! ville, Il se dirige, en robe de nuit, vers le Champ-de-Mar et là il se reconnaît et retourne à son point de dépar Le froid avait calmé les symptômes nerveux, et la maladi dès lors, suivit une marche naturelle.Ici, ce n'était pe les bains froids mais des bains d\u2019air froid, et leur actio est identique.Dans les fièvres éruptives je fais des cap tulations thérapeutiques en recommandant les ablutior ou les lotions faites sur tout le corps avec une épong imbibée d'eau tiède.Je me sens bien disposé d\u2019en fair autant pour la fièvre typhoïde.Cette pratique est san danger et soulage toujours les malades qui, du reste, le redemandent eux-mêmes.Les bains froids heurtent de préjugés enracinés dans l'esprit de notre population.Dr Brosseau: La discussion qui vient de faire le suje de notre séance est d\u2019une grande importance.Je n\u2019hésit pas a déclarer que les statistiques de M.Brand m'\u2019inspi rent peu de confiance.Ce monsieur en nous apprenant qu «L'UNION MÉDICALE DU CANADA» EN 1877 sud\u20190 cas de fièvre typhoïde il a obtenu, avec sa méthode, 1 uérisons, nous donne bien le droit de supposer qu\u2019il a Ÿcé la note.Je trouve assurément sa méthode trop It sive, et je lui préfère les bains tièdes qui sont plus 8 nels, sans danger et mieux supportés par les malades.\u2018pEgassant, je ferai le reproche qu'ici on n\u2019abuse pas du ti 10métre, on se fie trop à son tact.% sage du thermomètre rend de grands services dans ik jod aladies accompagnées de haute température, dans les ifs en général.Un autre reproche que nous n'avons 1.pd olé, c\u2019est que nous ne faisons pas assez souvent d\u2019au- lt tog2s, et je suis bien convaincu que l'autopsie ferait ly trger l\u2019ulcération intestinale chez tous ceux qui succom- | pq à la fièvre typhoïde.x ose digne d'attention, dans certaines campagnes, la if: typhoïde fait relativement plus de victimes que la dgg nos villes, et je crois devoir expliquer la chose par le # fafique plusieurs des habitants de la campagne atteints 1 deptte maladie négligent entièrement les premiers soins, à coynuent souvent de se livrer à leurs travaux jusqu'à la à dæière heure, et c\u2019est alors qu'ils songent de recourir à 1 ugnédecin.Une autre chose, c\u2019est que ces braves gens, IR li e », I! - 469 fraternisant bien ensemble, se font un scrupuleux devoir de visiter assidument leurs amis ou parents malades, et comme marque de sympathie séjournent longtemps avec eux, en dépit de l\u2019ordonnance médicale.De plus, les demeures laissent souvent à désirer du côté hygiénique.En s\u2019exposant ainsi à la contagion ils doivent contribuer à rendre cette maladie endémique.Dans le traitement de la fièvre typhoïde, outre les bains tièdes, la quinine à haute dose, 10, 15, 20 grains, est recommandée.Pour ma part, j'ai employé le dernier traitement dans deux cas récents, avec un heureux résultat.Le Dr A.Dagenais propose, secondé par le Dr E.-P.Lachapelle, qu\u2019un prix soit offert aux élèves de l'Ecole Normale, en reconnaissance de la généreuse hospitalité accordée à la Société Médicale par cette institution, et qu\u2019un comité composé des Drs Brosseau, Ed.Desjardins, du moteur, du secondeur et du secrétaire, soit chargé de voir à l\u2019exécution de ce projet.\u2014 Adopté.Et la séance est levée.Dr A.LARAMEE, sec.-trés., S.M.LE aa \u2014 =\" > ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus »: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens, \u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE B.I.IOKHVEDS.\u2014 Transfusion sanguine intracardiaque.(Intracardiac Blood Transfusion.) \u201cAmerican Review of Soviet Medicine\u201d, 3: 116 (décembre) 1945.(Extrait de la revue \u2018Khiruraiya\u2019\u2019, 1944, no 2, pp.76-78.) Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui apparemment, on s\u2019était contenté d\u2019introduire par voie intracardiaque des solutions médicamenteuses et en 1935, à la séance de la Société Thérapeutique de Paris, Lian a rapporté des résultats assez satisfaisants de l\u2019injection intracardiaque de ouabaïne lorsqu\u2019une mort clinique apparente à la suite d\u2019un collapsus cardio-vasculaire intense se présentait.L\u2019auteur de cet article n\u2019a pu retrouver dans aucune littérature qu\u2019on avait déjà tenté d\u2019introduire du sang directement dans le cœur.L\u2019indication primordiale de la transfusion intracardiaque est l\u2019hémorragie brusque et abondante qui produit une perte considérable et subite de sang, accompagnée d\u2019un collapsus cardiaque intense et d\u2019un choc réflexe.Il se produit alors une mort clinique apparente.Puisque cette mort clinique apparente est due uniquement à la perte très abondante de sang et au choc réflexe cardiaque, l\u2019auteur en conclut qu\u2019il faut à tout prix introduire le plus rapidement possible dans un ventricule qui bat « in vacuo » une masse sanguine assez importante pour lui permetire de reprendre rapidement ses battements normaux.Il faut de toute évidence que cette transfusion soit faite entre 8 et 15 secondes après la constatation de la mort clinique apparente; à tout événement il est préférable de ne pas dépasser 30 secondes.Le lieu indiqué d\u2019une telle transfusion est le cœur gauche, ce qui permet de rétablir très rapidement, dès les premières systoles, l\u2019afflux sanguin cérébral qui supplée les centres vitaux importants, empêchant ainsi le choc réflexe, et en plus rétablit l\u2019afflux sanguin coronaire.L\u2019auteur introduit ainsi dans le ventriculf gauche jusqu\u2019à 250 ce.de sang et du sérunf physiologique salé.ol Comme matériel, il faut posséder une aiguill I de 7 à 8 em.de long, et d'un diameétre de 0\u2019 à 0.8 mm.(tes Dans les deux expériences relatées l\u2019auteui#\u2018 note qu\u2019une réaction satisfaisante doit se prof duire dès l\u2019introduction des premiers 80 à 10 ce.de sang puisqu\u2019en effet le volume de chaquit| systole est en moyenne entre 50 et 60 cc.dr sang.Si on n\u2019a pas obtenu, après l\u2019introductios! pl de 100 cc.de sang, des battements cardiaques al Pon ne doit pas espérer de bons résultats.1 Lorsque l\u2019aiguille est introduite dans le ven/f\" tricule latéral gauche, on constate généralement de très petits battements de l\u2019aiguille et dès l'in! troduction de 80 & 100 ce.de sang les battement! de l\u2019aiguille s\u2019accentuent d\u2019une façon appréciable bl Il s\u2019agit de continuer pour faire réapparaître el# même se rétablir une respiration qui était déjà disparue.Hl L\u2019auteur dans son article rapporte deux cas! Dans le premier cas, il s\u2019agissait d\u2019un blessé de guerre, en 1943, qui a été mis sur la tabl ; d'opération à cause d\u2019une arthrite purulen : du genou droit traitée antérieurement.A ; moment où le malade a été anesthésié, son | état général était très mauvais.Progressivement, sur la table d\u2019opération, il s\u2019est produit une mo clinique apparente.Il fut impossible d\u2019introduir 3 du sang ou du liquide par voie intraveineus + malgré une vénisection et c\u2019est alors qu\u2019il a eu, l\u2019idée de ponctionner le ventricule cardiaques gauche pour y introduire, comme médicament/k., 250 cc.de sang citraté, suivis de 250 cc.de y sérum physiologique.Au moment de lintro- i duction, Paiguille était immobile.A la fin de * la transfusion intracardiaque, le pouls de l\u2019ai- | guille était assez fort, le pouls du malade à * l\u2019artère radiale pouvait très bien se sentir et ¥ était de 120 par minute.Le malade a repris ra- ' pidement une respiration normale, les pupilles \u2018 sont revenues a leur grandeur normale et réa- - gissaient bien a la lumière.Dix-neuf heures après cette transfusion, le malade a repris conscience.* Vingt heures après la transfusion, le pouls était w Ni ANALYSES 32, de bon volume.Malheureusement, à la vit et unième heure le malade subitement est d&nu très mal et il est mort.Toutefois, à l\u2019Étopsie, le myocarde était flou et pâle et à l'@lroit de l\u2019injection un tout petit point rouge id é était visible sans aucun autre délabrement agarent.e deuxième patient est encore un soldat de \u2019Enée russe blessé en 1943.Ce dernier avait éé blessé au cou et il s\u2019est développé un ané- vlme de l\u2019artère sus-claviculaire.On entreprit dissection de cet anévrisme qui au moment de Jervention s\u2019est rupturé.En moins d\u2019une mi- nf, il s\u2019est produit une mort clinique appa- de: plus de pouls, respiration arrêtée, Jin bruit cardiaque à auscultation.Le sang djaillissait plus au champ opératoire.Une Qulle fut introduite immédiatement dans le tricule gauche et, après quelques secondes, etits mouvements irréguliers ont été transmis gaiguille.500 ce.de solution physiologique e ont été injectés.Trois à quatre minutes Is le début de l\u2019injection de cette solution, les sations cardiaques sont devenues plus fortes, gouls était perceptible à 100 et une respira- 4 superficielle et irrégulière est apparue.L\u2019ai- dle intracardiaque s\u2019est obstruée et une se- de aiguille a été introduite et à ce moment ouls a disparu une seconde fois.La respira- #1 s'arrêta.On a introduit alors 350 ce.de sang; ant cette transfusion, les pulsations de l\u2019aile sont réapparues, le rythme cardiaque est ité entre 100 et 120, la respiration s\u2019est ré- qlie.Ligature immédiate de l\u2019artère sus-cla- ilaire, cessation de l\u2019hémorragie et survi- ce du malade.+ pd SF FT Jean SIROIS.[SCHULE.\u2014 Diurèse dans la défaillance iaque.(Diuresis congestive failure.) Bull.of the New England M.Center\u2019, 7: \u201844 (décembre) 1945.Jormalement, la peau et les poumons ont un preentage d\u2019eau beaucoup plus grand que tout dre tissu.Ils sont pour cette raison les pre- Wrs affectés quand la quantité d\u2019eau retenue p* l\u2019organisme augmente.Cependant cette dintité peut être augmentée d\u2019un tiers sans diner de signes d\u2019œdème.L\u2019œdème cardiaque 471 est un transsudat.Dans le sang on trouve une concentration normale de sodium, une diminution de bicarbonate et une augmentation de chlorure, mais la quantité totale de sodium et de chlorure est très augmentée dans l\u2019organisme et cette quantité est proportionnelle au volume d\u2019œdème.Les changements électrolytiques de la diurèse constituent un tableau bien défini caractérisé par une diminution du chlorure et une augmentation du bicarbonate dans le sang.La digitaline agit sur la diurèse en rétablissant la circulation d\u2019un cœur défaillant.On a démontré que les mercuriels provoquaient une diurèse en bloquant la réabsorption du chlorure dans les tubes urinaires.Les diurétiques xanthiques semblent agir localement en augmentant la quantité de sang circulant dans le rein.L\u2019importance du chlorure d\u2019ammonium dans la thérapeutique cardiaque a été exagérée.Celui- ci n\u2019a pas d\u2019action diurétique à moins d\u2019être administré à fortes doses.Avec 5 grammes par jour on obtient pour plusieurs jours une diurèse marquée.Une portion du radical ammonium (NH*) du C1 NH# (chlorure d\u2019ammonium) est transformée en urée et l\u2019organisme doit fournir du sodium afin d\u2019excréter le radical chlore (CI) rendu disponible.Pour que l\u2019action diurétique persiste, 1l faut donner tous les jours des doses supérieures à 5 grammes et à ce moment le pH sanguin diminue, ce qui augmente la ventilation pulmonaire chez un cardiaque déjà dyspnéique.Le chlorure d\u2019ammonium des capsules « en- teric coated » est peu ou pas absorbé.On peut donner de fortes doses de ce chlorure d\u2019ammonium pour une journée ou deux à des patients qui, ayant un taux diminué de chlorure dans le sang, ne répondent plus à l\u2019injection d\u2019un diurétique mercuriel.Dans de tels cas 8 à 9 grammes donnés deux jours de suite avec le mercuriel administré le deuxième jour donnent de bons résultats.La restriction du sel retarde la réaceu- mulation d\u2019œdème après la diurèse.Cette restriction semble plus efficace quand elle n\u2019est pas accompagnée d\u2019une diminution des liquides ingérés.Enfin il est important d\u2019administrer aux cardiaques de la thiamine.Paul DAVID. 472 F.A.WILLIUS.\u2014 Cor pulmonale.\u201cC.M.À.J.\u201d, 54: 42 (janvier) 1946.Ce syndrome est causé par une hypertension de la circulation pulmonaire dont le résultat immédiat est d\u2019augmenter le travail du cœur droit.A \u2014Cor pulmonale aigu.Etiologie: obstruction soudaine d\u2019une portion considérable de la circulation pulmonaire; plus rarement, rupture dans l\u2019artère pulmonaire d\u2019un anévrisme aortique, compression soudaine des poumons par herniation à travers le diaphragme d\u2019un viscére abdominal.Symptômes: soudains et dramatiques.Douleur accompagnée q.q.f.par dyspnée et choc.Signes électrocardiographiques permettant souvent de différencier cette condition d\u2019un infare- tus du myocarde.Traitement: morphine, mesures antichoe, anticoagulants (dicoumarol).B.\u2014Cor pulmonale chronique.Etiologie: défaillance du ventricule gauche, sténose mitrale; obstruction des vaisseaux pulmonaires de moyen calibre par de l\u2019endartérite, des thrombi, des métastases; processus sclérosant des artérioles; emphysème; fibrose diffuse causée par une tuberculose, pneumoconiose, bronchite asthmatique chronique.Pathologie: hypertrophie du ventricule droit, agrandissement fréquent de l\u2019oreillette droite et dilatation de l\u2019artère pulmonaire.Symptômes: dyspnée, cyanose, toux et plus tard symptômes de défaillance du ventricule droit.Signes: élargissement du ventricule droit, accentuation du 2e bruit du foyer pulmonaire; l\u2019électrocardiogramme peut être normal ou montrer une déviation électrique droite avec néga- tivité de T, et T.Pronostic: favorable jusqu\u2019à apparition des signes de défaillance droite.Traitement: repos, prévention des affections respiratoires et traitement usuel de la défaillance si elle survient.Paul DAVID.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 CHIRURGIE INFANTILE et ORTHOPEDIE ## J Edward W.BOLAND et Arthur J.PRESEN f \u2014 Spondylite rhumatoïde.Une étude * 100 cas.(Rheumatoid Spondylitis.A stuc of one hundred cases with special referen diagnosis criteria.) \"J.A.M.A.\", 129: 84 (24 nov.) 1945.Les auteurs insistent d\u2019abord sur le fait qÙ # souvent, le diagnostic n\u2019est posé que plusiey \u201d | années après le début de la maladie et qu s les premiers symptômes sont fréquemment ét Fi quetés lumbago, fibrosite ou rhumatisme mu \" culaire, ou maladie des reins ou sciatique idi \u201c pathique.Cependant, disent-ils, si le médec: \u201c est averti des signes cliniques et radiograph # ques, le diagnostic ne sera pas difficile mên A 4 au tout début de la maladie.( Nature de la maladie La spondylite rhumatoïde est une malad ** chronique progressive du rachis, dont les lésion # fondamentales se trouvent dans les oro &l ques, les articulations apophysaires et costove Bi tébrales.Les disques intervertébraux ne sont ps if touchés ni les corps vertébraux, si ce nes #l que par une déminéralisation secondaire.I Plus tard des changements vers la calcificati se produisent dans les ligaments paravertébrau pour donner l\u2019image caractéristique de « bambo k spine », le processus pathologique commence a * niveau des sacro-iliaques, le plus souvent, po s\u2019étendre plus haut.Et avec lui la mobilité d * rachis diminue ainsi que la mobilité thoracique t Et les auteurs énumèrent les raisons qui peu vent faire classer cette maladie comme une a fection indépendante de l\u2019arthrite rhumatoïde Mais ils admettent que l\u2019évidence favorise | concept qui veut que cette maladie soit un typ d\u2019arthrite rhumatoïde.Tous les synonymes employés pour désigne cette maladie sont signalés au passage.t i Matériel et étude A On a choisi 100 soldats souffrant de spon: t dylite rhumatoïde avec les signes caractéristique * de la maladie pour chacun de ces cas.3 Des recherches cliniques et radiographique: 3 ont été faites pendant que ces malades étaien: t sous observation.Les cas ont été classifiés selon la sévérité de t la maladie en se basant sur des signes clinique: + x adiographiques et des examens de labora- nto} S (sang, sédimentation globulaire, ete.).À Sur 100 cas, 40 ont été trouvés légers À 50 \u201c moyens ù 10 \u201c graves Incidence, dge et sexe t Éude faite sur des sujets mâles, en service hmj:aire actif, âgés de 20 à 40 ans.h # cas de spondylite, chez 1179 patients avec n abrite rhumatoïde.x > rapport entre la spondylite et l\u2019arthrite » rivnatoide en général est de 1 à 11, 1 à 18.t «\u2019une façon générale, 20 hommes pour 1 fem- i mpsont atteints.| > début pour 69 patients sur les 100 se trouve ene 20 et 29 ans.Arthrite rhumatoïde associée t e l\u2019arthrite rhumatoïde typique des autres y dfpulations coexistait dans 18% des cas.Les r auurs mettent en valeur le fait que l\u2019association y fruente de l\u2019arthrite rhumatoïde des extrémités » etes lésions rhumatoïdes du rachis appuie for- + teent l\u2019opinion que cette dernière affection est y de\u2019arthrite rhumatoïde du rachis.Facteurs prédisposants .els que traumatisme, foyer d\u2019infection, go- ; nchée, ete, ont été éliminés dans 80% des om et n\u2019ont pu être démontrés constamment \u201c des l\u2019autre 20%.La présente étude ne justifie / p£ le concept d\u2019un « prespondylitic stage ».: t Aspect clinique de la maladie Tode de début.L\u2019article rapporte avec beau- \u201c ecp de précision les symptômes du début de lanaladie.\u201c \u2018Tesque invariablement, dans 84% des cas, les mades accusent des douleurs au segment lom- \u201c bisacré, consistant en épisodes de douleurs avec releur, avec sciatique passagère.Les douleurs eta raideur présentent les caractères d\u2019un syn- dime de fibrosite; plus marquées le matin au le:r, accentuées par l\u2019inactivité physique et di- muées par un exercice modéré.lus tard, ces symptômes deviennent plus psistants et perdent les caractères de la fib'site.Jans 8 cas sur 100 le premier symptôme a été U: -sciatalgie.ANALYSES 473 Quoique la maladie puisse débuter à n\u2019importe quel niveau du rachis, elle commence dans la majorité des cas au niveau des sacro- iliaques.Et les auteurs énumèrent les différents aspects de la maladie à mesure que les différents segments sont atteints depuis les sacro-iliaques jusqu\u2019au segment cervical.Il est aussi question des manifestations générales de la maladie, asthénie, perte de l\u2019appétit, amaigrissement, fièvre légère, si l\u2019atteinte est grave.Ces manifestations vont de pair avec un taux de sédimentation plus élevé.Le taux de sédimentation des globules rouges permet de juger de l\u2019activité de la manifestation.Légère anémie hypochrome chez 28 des 100 malades.Les signes radiographiques sont très caractéristiques.Ils résultent de la destruction de la couche cartilagineuse des articulations sacro- iliaques et apophysaires, et des changements dans la couche osseuse sous-cartilagineuse.Diagnostic Seul le diagnostic précoce présente de vraies difficultés.Les cas au début sont ignorés souvent, à moins que la possibilité de cette maladie soit considérée dans chaque cas de douleurs rachidiennes basses.Et les auteurs énumèrent des points importants pour le diagnostic précoce de la spondylite rhumatoïde.Edgar LEPINE.J.J.NIESBAUER et Don KING.\u2014 Arthrodèse de la hanche par fixation interne.(Arthrodesis of the Hip produced by internal Fixation).\u201cJournal of bone and joint Surgery\u2018, 28: 103 (envier) 1946.Les auteurs remettent en lumière la merveilleuse méthode d\u2019arthrodése extra-capsulaire de la hanche au moyen du clou de Smith-Petersen.Cette méthode a été employée en Angleterre par Watson Jones chez des vieillards souffrant d\u2019arthrite hypertrophique, leur causant des douleurs suffisantes pour les immobiliser compléte- ment.D\u2019autre part, on a utilisé la méme technique chez des malades jeunes atteints de coxalgie tuberculeuse au début. 474 La technique opératoire consiste à faire pénétrer, sous contrôle radiologique face et profil, un clou de Steinman à travers le trochanter, le col et la tête du fémur et jusque dans le bassin.Puis, se servant de ce guide, à introduire un clou de Smith-Petersen cannelé d\u2019une longueur de 5 à 6 pouces jusque dans le bassin; on peut introduire un second clou sus ou sous-jacent au premier pour plus de solidité; ou bien une greffe osseuse prélevée au tibia et introduite dans un canal creusé à la mèche passant par le trochanter, le col et la tête fémorale, pour se rendre dans le bassin.En outre une vis de vitallium peut être dirigée verticalement de l\u2019épine iliaque antéro- inférieure vers la tête fémorale, cette dernière donnant encore plus de sécurité à la fixation.Les avantages de cette méthode thérapeutique sont: 1) Absence de choc opératoire.2) Possibilité de son emploi chez les vieillards.3) Rapidité opératoire.4) Incapacité postopératoire réduite au minimum.(Les malades pouvant marcher après dix jours) 5) Absence d\u2019immobilisation plâtrée prolongée.En terminant, les auteurs indiquent les contre- indications opératoires qui sont: la nécrose aseptique de la tête, la coxalgie à un stade trop avancé, l\u2019indication de choix étant l\u2019arthrite hypertrophique de la hanche chez le vieillard.Laurent PESANT.NEURO-PSYCHIATRIE Russell N.DE JONG.\u2014 Action de la tridione dans le traitement des crises psychomotrices.(Effect of tridione in the control of psychomo- tor attacks).\u201cJ.A.M.A.\u201d, 130: 565 (2 mars) 1946.Il y a plusieurs formes cliniques d\u2019épilepsie: grand mal, petit mal, épilepsie jacksonnienne et crises psychomotrices qui présentent chacune un tracé électro-encéphalographique spécial.Leur traitement se base aujourd\u2019hui non seulement sur la forme clinique mais aussi sur le tracé électro- encéphalographique.Les bromures, le phénobarbital et, plus récemment, le diphényl-hydan- toinate de sodium ont donné d\u2019excellents résultats L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 dans les crises de grand mal.La chirurgie, À des médicaments précédents, s\u2019est montrée Ue \" dans le traitement de l\u2019épilepsie jacksonnie,ggp ou focale.Diète cétogène, acide glutamic?sulfate d\u2019amphétamine, caféine, mébaral, \u20ac ont été employés dans les crises de petit nt Le dernier médicament en liste qui a do #i d\u2019excellents résultats est la tridione.la >| L'auteur donne une description brève i complète des crises psychomotrices.Ces cri dans lesquelles il ne se produit pas habitued, ment de crises convulsives, se manifestent 1 des troubles de la conscience ct par une condy anormale.Durant ces attaques qui peuvent dy ty quelques minutes à plusieurs heures, le patid R! peut commettre des actes dangereux.L\u2019élect4,, encéphalographie donne un rythme de 3 à 6 on \u2019 par seconde, avec un haut voltage.Les médid ments anticonvulsivants habituels ne sont d'en cune utilité.Ÿ La tridione (3, 5, 5-triméthyl-oxazoliding}® 4-dione, Abbott) est un composé à la fois an}¥ gésique et anticonvulsivant puissant.11 a & démontré expérimentalement qu\u2019elle est très * toxique et qu\u2019elle réduit les crises convulsiy.d provoquées par le métrazol, strychnine, pics i toxine, électrochoc, ete.Chez l\u2019homme, e © possède une action analgésique et légèreme : sédative.Quelques auteurs prétendent quel est très efficace dans les crises de grand mi : mais il faut recourir à des doses toxiques.L © crises de petit mal répondent très bien à de p : tites doses de ce nouveau médicament.Les of i toxiques consistent en nausées, éruptions cu nées, sensibilité à la lumière, vision embrouillé { étourdissements et perturbation dans la visic des couleurs.| L'auteur rapporte les six cas dans lesquels l\u2019'employa.Tous les patients présentaient de crises psychomotrices typiques qui duraient de puis plusieurs années.Certains avaient en plu des crises de petit et grand mal.Dans ces de niers cas, l\u2019auteur donna, concurremment ave la tridione, phénobarbital ou diphényl-hydantoi nate de sodium ou bromure de sodium.La dos habituelle de tridione est de 5 grains 3 fois pa jour.© me mme TS es 52 0 A 7\u201d Fernand CHAREST.rare.+ ANALYSES jjamin WHITCOMB et George WYATT.- Technique de la myélographie avec gantopaque.(Technique of pantopaque my- lography.) \"Journal of Neurosurgery\u201d, 3: 95 janvier) 1946.: es auteurs, qui ont à leur acquis 675 examens rf:lographiques avec le pantopaque, nous font ph; de leur expérience.Ils mettent en garde tous cec qui emploient ce moyen de diagnostic contre læéchecs suivants: ponctions lombaires trau- miques, formation d\u2019un hématome ou d\u2019une dé:ction de liquide céphalo-rachidien dans l\u2019es- pi: épidural ou sous-dural, difficulté à obtenir dé films de bonne qualité, difficulté à retirer laubstance radio-opaque, perte du pantopaque das les citernes de la base lors des myélogra- pbs cervicales.Irumentation et préparation du malade.suffit d\u2019un plateau à ponction lombaire avec um aiguille numéro 18 d\u2019une longueur de trois 1ozes.Il n\u2019est pas nécessaire de garder le ma- ac a Jeun.Ce dernier n\u2019a besoin d\u2019aucune meication avant l\u2019examen.Une fois rendu à la a: de radiographie, il est couché à plat ventre uila table avec un oreiller sous l\u2019abdomen.Le do est désinfecté.Avant que le médecin soit or à enfoncer l\u2019aiguille, il est très utile de elver la tête de la table de 25 degrés de façon à agmenter la pression au niveau du cul-de-sac onaire.La peau est anesthésiée; un demi- elimètre cube est suffisant pour les tissus pro- ols.Le patient ressent très peu de douleur, l'aiguille à ponction lombaire est enfoncée las la ligne médiane.Si le liquide ne vient pas pa l\u2019aiguille ou si la ponction lombaire est rematique, il est préférable de remettre l\u2019exa- me dans 10 jours.Si le patient se plaint d\u2019une do eur radiculaire, il vaut mieux retirer un peu Pauille.Les radiographies antéro-postérieures so: les plus utiles.Les auteurs ont eu recours au vues obliques et latérales dans une centaine de as sans obtenir plus de renseignements.Asiration du pantopaque.> patient ne se plaindra d\u2019aucun malaise, si le intopaque est aspiré délicatement.Il pourra se rhpiller et retourner à sa salle en marchant.Siles maux de tête se présentent, ce qui és rare, 1l faut conseiller au patient le 475 repos au lit.Plusieurs difficultés peuvent survenir lors de l\u2019aspiration.Le patient peut se plaindre d\u2019une douleur radiculaire.Il faut alors tourner l\u2019aiguille à 90 ou 180 degrés.S\u2019il est impossible d\u2019obtenir quoi que ce soit, il faut essayer l\u2019aspiration en tournant l\u2019aiguille.Si le pantopaque s\u2019éloigne de l\u2019aiguille, il sera facile de le ramener au niveau du biseau en plaçant un coussin soit sous le thorax, soit à la partie supérieure des cuisses.Il faut enfoncer un peu plus l\u2019aiguille si l\u2019opérateur, sûr d\u2019être dans le voisinage de la collection du pantopaque, n\u2019obtient que du liquide céphalo-rachidien.Un moyen de sauver du temps, si toutes les ma- nœuvres précédentes ont échoué, consiste à se servir d\u2019une autre aiguille un peu plus bas, sans cependant enlever la première.Myélographie cervicale.Le secret du succès consiste dans l\u2019hyperex- tension de la région cervicale.Lorsque la table de rayons X est abaissée, les oreilles du patient ne doivent pas être à un niveau plus bas que celui de ses épaules.Deux ampoules de pantopaque sont employées.L\u2019injection se fait à la région lombaire.Il faut déplacer la substance radio- opaque lentement.Lorsque la majeure partie aura pénétré dans la région cervicale, il faudra ramener la table horizontalement jusqu\u2019à ce que le pantopaque atteigne la première vertèbre dorsale.L'opérateur manœuvre lui-même la tête du patient qu\u2019il place de telle sorte que le menton appuie sur la table.Les films doivent inclure la première côte qui servira de point de repère.Lorsque l\u2019examen de la région cervicale est, terminé, on retire le pantopaque.Résultats.Les difficultés, qui se sont présentées dans 10% des cas, sont attribuables à des ponctions lombaires traumatiques ou à des injections sous- durales.Par cette méthode, le temps moyen d\u2019une myélographie est de vingt minutes.L\u2019aspiration du pantopaque est presque toujours complète.Dans certains cas, les auteurs ont réussi à aspirer 50 à 90 pour cent de l\u2019huile injectée dans l\u2019espace sous-dural.Fernand CHAREST. 476 PEDIATRIE J.LEVESQUE et L.CALLEROT.\u2014 L'hyperal- buminose rachidienne régressive des liquides clairs chez les débiles.\u2018Arch.Françaises de Péd.\u201d, 2: 93 (nov.) 1944.D\u2019après les recherches des auteurs, le débile a presque constamment un chiffre d\u2019albumine rachidienne atteignant, à la fin du premier mois, un taux de 0 gr.60 a 0 gr.80 0/00.Celui-ci s\u2019accompagne, presque toujours, d\u2019une réaction cytologique.Elle est constituée surtout par des lymphocytes.Elle reste généralement minime.Il existe habituellement une dissociation albumino-cytologique.De tels liquides présentent parfois en suspension de petits flocons blancs, anhistes, assez fins pour passer à travers l\u2019aiguille.Il s\u2019agit apparemment de fibrine due à la précipitation du fibrinogène qui, fait bien spécial, semble exister en proportion très notable dans le liquide rachidien du débile.Ces particularités physiques, chimiques, ceyto- logiques, n\u2019ont pas de traduction clinique.Elles sont régressives.Les caractères du liquide céphalo-rachidien de l\u2019adulte ne sont acquis qu\u2019au 3ième ou au 4ième mois.Les auteurs tentent de trouver une signification à cette hyperalbuminose.De toute évidence, Phyperalbuminose étudiée n\u2019est pas due à une hérédo-syphilis.Il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019une hyperalbuminose de nature inflammatoire banale due à des germes pyogènes ordinaires.Néanmoins, comme tous les auteurs sont d\u2019accord pour signaler la fragilité des tissus chez les prématurés, et bien que, dans la plupart des cas, il ne leur ait pas paru probant, les rapporteurs n\u2019osent pas exclure de façon complète le rôle du traumatisme obstétrical, fût-il apparemment d\u2019intensité normale.Les auteurs préfèrent expliquer les modifications liquidiennes du débile par l\u2019immaturité du système nerveux central.En fait, tout se passe comme si, de par cette débilité, les plexus choroïdes laissaient passer dans le liquide céphalo- rachidien tne alhumine de quantité plus élevée et de qualité autre (elle contient beaucoup de fibrinogène) que celle qui y est sécrétée chez l\u2019adulte.Cette hyperalbuminose n\u2019a donc d\u2019autre valeur que celle d\u2019un signe d\u2019immaturité.Norbert VEZINA.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946.' 4 DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Es ! ROBERT P.LITTLE.\u2014 Le carbarsone dans } ; traitement du pemphigus.(Carbarsone i bi the treatment of pemphigus).\"America 4) Archives of Dermatology and Syphilology' id 52: 397 (nov.-déc.) 1945.gr Bien que nous ignorions tout de son ody d\u2019action et qu\u2019il soit d\u2019une efficacité toute rep lative, l\u2019arsenic est encore le médicament de choig: pl dans le traitement du pemphigus.Parmi le préparations arsenicales préconisées, l\u2019acétarson est peut-être celle qui donne les résultats leg: meilleurs.Malheureusement, sa toxicité ass élevée limite son emploi.| Le carbarsone, par contre, un dérivé arsenic: pentavalent dont la formule chimique est tre a voisine\u2019 de celle de l\u2019acétarsone, est beaucou'ga: moins toxique que ce dernier et d\u2019une efficacitquer bien supérieure.Il est contre-indiqué chez legen hépatiques et les rénaux et, comme tous à arsenicaux pentavalents, il demande une surveilgn?lance attentive de l\u2019acuité visuelle pendant soi administration.Jusqu'ici, toutefois, il ne semblt pas que le carbarsone ait donné lieu à des acei | dents sérieux du côté de l\u2019œil.7 Dix-sept malades souffrant de pemphigus fu rent traités de la facon intermittente suivante trois jours de traitement pendant lesquels | malade prend 1 ou 2 capsules (0.25 gm.) carbarsone le matin à jeun; trois jours de repo trois jours de traitement, et ainsi de suite.Avec ce mode de dosage du médicament, l\u2019amé lioration ne se manifeste qu\u2019à partir de la 3èm ou 4ème semaine.Dans le but d\u2019obtenir un eff plus rapide, l\u2019auteur est d\u2019avis que le traiteme pourrait être intensifié au début.Il suggère d faire prendre au malade 1 capsule (0.25 gm, de carbarsone 2 fois par jour pendant 10 jour puis, après un repos de 10 jours, de continuer | traitement suivant le plan original, i.e.3 jour de carbarsone, 3 jours de repos, etc.Des 17 malades traités 5 sont morts, 6 on cessé le traitement alors que la maladie étai complètement arrêtée dans son évolution, 5 en core sous traitement sont très améliorés et 1: dû être transféré dans un autre service d\u2019hôpita alors que sa condition s\u2019améliorait.Parmi cew qui sont morts, quelques-uns étaient moribond et tous étaient dans un état précaire au débu du traitement.Henri SMITH. ANALYSES dr L.SHAPIRO.\u2014 Choc colloïdoclasique aa suite d\u2019une injection de chlorure d'oxo- \u2018à pmarsine (Mapharsen).(Colloidoclastic w, Arck following injection of oxophenarsine by }irochloride (Mapharsen).\"American Ar- i dives of Dermatology and Syphilology\"\", 52: $ (nov.-déc.) 1945.Auteur rapporte l\u2019observation d\u2019un malade, LE 39 ans, qui souffre de blastomycose depuis 2 Comme traitement, on lui fait une pre- od injection de mapharsen qui est bien sup- dore.Une deuxième injection, 7 jours après \u201cswemière, déclenche les réactions suivantes: \u201cYopur sur le trajet de la veine pendant l\u2019in- \u201cegtn, pâleur cendrée de la face, évanouisse- 4 et arrét de la respiration presque tout de Yattapres.Les yeux demeurent ouverts, la peau \u20184 squeuse et la face couverte de sueurs.La \u201ceepation artificielle est immédiatement prati- \u201crupret, environ 3 minutes après le début de la léacon, on fait une injection d\u2019adrénaline.La legration reprend, irrégulière au début.Le sou.qui était filiforme, devient mieux frappé it is lent.Le malade semble se rétablir com- h 477 plètement en 30 minutes, mais 2 jours après il se plaint de céphalée, de douleur dans le dos et le testicule droit.Ces symptômes s\u2019amendent assez rapidement et, 3 jours plus tard, le malade peut quitter l'hôpital.Il ne lui reste qu\u2019un peu de douleur dans le testicule droit et une sensation de faiblesse assez prononcée.Cette réaction présentée par le malade à la suite d\u2019une injection de mapharsen correspond bien à ce que Stokes a décrit sous le nom de choc colloïdoclasique.L'auteur fait remarquer, toutefois, que si dans la crise nitritoïde le malade devient d\u2019abord rouge, congestionné et présente un pouls bondissant, il devient pâle, sans pouls perceptible et s\u2019évanouit si la crise continue.Il peut se faire que dans le cas rapporté le malade ait atteint d\u2019emblée cette phase terminale de la crise nitritoïde, sans passer par la phase congestive du début.Quoi qu\u2019il en soit, les réactions de ce genre, crise nitritoïde et choc colloïdocla- sique, sont rares avec le mapharsen.Henri SMITH. + REVUE DES LIVRES ML C.W.WILSON.\u2014 Radium Therapy.Its physical aspeéts.Chapman and Hall Ltd, éditeurs, | Londres, 1945.Dans sa préface, l\u2019auteur laisse entendre qu\u2019il écrit son livre en conformité d\u2019idée avec la Commission du Radium et la Faculté des Radiologistes de Londres.| Le livre est divisé en huit chapitres.Le premier chapitre est consacré à l\u2019étude de la constitution atomique des propriétés du radium et de l\u2019application médicale du radium.Ce chapitre, quoique un peu aride, devrait cependant être lu par tous les radiumthérapeutes, car il contient des notions indispensables à la judicieuse utilisation du radium.| Le deuxième chapitre, qui est consacré aux rapports des irradiations produites à haut voltage, avec la matière, est très au point pour des physiciens.Mais il contient des formules et des exposés mathématiques qui dépassent la majorité des radiothérapeutes.Les méthodes et les appareils de mesures sont étudiés respectivement dans les troisième et quatrième chapitres.Bien qu\u2019ils contiennent certaines formules peu familières aux radiumthérapeutes, ces deux chapitres devraient être lus par eux.Car pour faire de la gammathérapie adéquatement, il faut avoir des idées précises sur les milligrammes heures, les millicuries détruits, la correspondance entre les diverses unités, la dose érythème, ete, les chambres d\u2019ionisation, et les divers appareils de mesure.De tous les chapitres du livre, ce sont sûrement les chapitres IV et V, consacrés l\u2019un à la radiumthérapie de surface et l\u2019autre à la radiumthérapie cavitaire et interstitielle, qui nous paraissent être les plus importants pour les médecins.Certes, ce sont les aspects physiques et non les aspects biologiques qui y sont développés.Mais il y a dans ces deux chapitres une foule de renseignements très utiles pour ceux qui veulent faire décemment de la radiumthérapie.La téléradiumthérapie fait l\u2019objet du chapitre VIT.Réservée aux instituts, à cause de la grande quantité de radium qu\u2019elle requiert, cette méthode thérapeutique est exposée ici clairement et complètement.Pour terminer son livre, l\u2019auteur consacre Vy VIIIe chapitre aux moyens de protection à \u2018 patients et du personnel contre les radiatig * B et gamma du radium.bu ! Le livre de C.W.Wilson, sur les aspects ph.\u201d siques de la radiumthérapie, est un livre def\u201d la lecture ne peut qu\u2019être profitable à tous o radiumthérapeutes, comme à tous ceux qui fo} entrer le radium dans leur arsenal thérapeutiq jl Origène DUFRESNE, Journal of the History of Medicine and All; sciences.Henry Schuman, New-York.Abd nement: $7.50 pour Etats-Unis et Canada.Une nouvelle revue vient d\u2019être fondée a: Etats-Unis.Elle traite uniquement d'histoire la médecine et paraîtra quatre fois par ann Si on en juge par le premier numéro que nj venons de recevoir a la Rédaction, nous pouvat affirmer qu\u2019elle intéressera et instruira vivemed ses lecteurs.Cette livraison comporte 182 beg A de texte imprimé sur un papier mat d\u2019excelle bh qualité.Elle contient une iconographie ass abondante reproduisant portraits de médec (, du passé, gravures et textes de vieux auteurs |» encore frontispices d\u2019anciens ouvrages de : decine.Dans sa préface, le rédacteur en c | insiste sur la nécessité pour tout individu cu Iti 5 de connaître l\u2019histoire et pour tout médecin | * s\u2019instruire sur l\u2019histoire de la médecine.Cet science a été malheureusement négligée en Am rique, mais tout dernièrement, et peut-être sd ç la secousse de la crise générale qui secoue .monde, on se tourne vers le passé et on y cherc = à connaître non seulement la série des évén ments qui ont façonné les temps présents, m£ \u2018 plutôt les processus psychologiques, les conce tions raisonnables, sophistiques et pathologiqu qui ont aiguillé le cours de la vie dans u' direction donnée.Que de leçons à prendre, q de réflexions et de méditations à accueillir! Me aussi que d'humanité et d\u2019humanisme à assimil en parcourant les avenues de la médecine ¢ passé! La médecine moderne est toute tend vers la spécialisation, vers les grandes espéranc des laboratoires et des vastes et somptueux éd M REVUE DES LIVRES ro 479 fic de diagnostic et de traitement.Doit-elle néiger l\u2019œuvre des prédécesseurs?Saurait-elle se 10ntrer savante de son art et de sa science gi lle ignorait l\u2019élément le plus réel de son lk ex ence?Les ouvrages consacrés à l\u2019histoire de i la rédecine sont palpitants d\u2019intérêt et la nou- ve: revue devrait être reçue avec empressement patous les médecins dont l\u2019esprit curieux désire h gi truire de tout ce qui touche l\u2019homme et la i meecine.if Roma AMYOT.5 Pire MALLET-GUY, chirurgien des Lôpitaux K > Paris; préface du professeur R.LERICHE.- Le traitement non sanglant des fractures 1 rachis.Fractures récentes, fractures any ennes \u2014 technique et résultats.Un volume 5 2 118 pages avec 54 figures.Masson et , \\e Editeurs.Paris, 1944., A quelques années, une transformation ra- ; .dide s\u2019est faite dans la thérapeutique des frac- tus du rachis, dont on sait maintenant assurer \u2018la \u2018éduction correcte et la consolidation, en bore position, à l\u2019abri des séquelles tardives, ty Kummel-Verneuil.Sans doute, l\u2019idée n\u2019est : panouvelle, mais en pratique, l\u2019objectif réduc- \u2018tic était négligé, jusqu\u2019à ce que Davis, Watson { Jones, Bœhler, reprenant le problème à sa base, \u2018ait mis au point une méthode dénuée de ris- \u201cqu; et qui donne régulièrement de bons résultats, \u2018 so la réserve que des lésions médullaires irré- mdables ne soient venues compliquer le dégât \u2018osux.Mais, le plus souvent, les publications : quont vanté cette méthode dont les avantages \u201c 801 apparus à tous très grands, ne donnent à l'aui de leur plaidoyer que des documents \u201c europ peu nombreux ou trop peu explicites ou \u201cenre d\u2019origines si diverses, qu\u2019il est difficile dee faire sur eux une conviction.\u2018est pourquoi il a paru utile à l\u2019auteur qui, \u2018 eninq ans, a traité personnellement 34 cas de - frebures des corps vertébraux, de rassembler secdocuments, d\u2019analyser méthodiquement les TAographies et, ayant pu revoir la presque - toilité de ses blessés, à longue échéance, d\u2019af- \u2018 firer de façon indiscutable la valeur très grande : dex méthode.à technique de réduction et d\u2019immobilisation : plirée est minutieusement décrite, avec les per- | feconnements successifs que l\u2019expérience a peu : à u commandés.De nombreuses figures en flat les différents temps.mr #0 TA De l\u2019analyse des \u2018dossiers radiologiques, dont pour chaque blessé les clichés s\u2019échelonnent sur plusieurs années, il a été permis à l\u2019auteur d\u2019identifier quelques types essentiels, dont la connaissance donne dans une certaine mesure la clé de ces différences évolutives qui, à traitement égal, s\u2019observent dans des lésions apparemment comparables.En particulier, se dégage le grand rôle que jouent, dans l\u2019évolution anatomique de la fracture, les dégâts ménisco-ligamentaires associés, \u2014 et aussi la possibilité de prévoir, sur le cliché initial, la modalité précise de la consolidation.De \u2018rès nombreux schémas, résumant l\u2019histoire radiographique de chacun des blessés observés, illustrent ce chapitre.Une iconographie abondante affirme de même l\u2019excellence du résultat clinique: qu\u2019il s\u2019agisse de fractures dorso-lombaires, dorsales moyennes ou cervicales basses, de fractures récentes ou anciennes, le plus souvent, il ne persiste aucune séquelle notable de l\u2019accident.A côté de ce traitement non sanglant, l\u2019auteur reconnaît à la laminectomie de larges indications pour les fractures du rachis compliquées de paraplégie; par contre, les interventions sanglantes de greffes osseuses voient leur domaine singulièrement rétréci, d\u2019autant qu\u2019à côté de la méthode type de Bœhler, il faut réserver une place assez large à la méthode des infiltrations novocaïniques qu\u2019a préconisée le professeur Leriche.Dans la préface qu\u2019il a écrite pour ce livre, il en montre bien les qualités qui, dit-il, en font «le type du livre utile: il est suivant la ligne « que devraient suivre tous les ouvrages chirurgl- « caux.Il aborde droit son objet et dit tout uni- «ment ce qu\u2019il veut dire.Et cette simplicité « dépouillée nous repose de la fausse érudition « et du manque d\u2019esprit critique de tant de livres « invertébrés, abondants en citations contradic- « toires, chiches de conseils pratiques, que l\u2019on « quitte sans avoir rien appris.Au lieu de cela, «nous trouvons un chirurgien, des faits, des « jugements critiques, une expérience.».6-6 ++ René LERICHE, professeur au Collège de France.\u2014 Physiologie pathologique et traitement chirurgical des maladies artérielles de la vaso-motricite.Un volume de 304 pages avec 23 figures.280 £ Masson et Cie, Edi- teurs, 120, Blvd Saint-Germain, Paris.Cet ouvrage fait suite à celui précédemment 480 publié par le Professeur Leriche sur la « Physiologie pathologique et.la chirurgie des artères ».L'auteur y situe la vaso-motricité dans le cadre de la chirurgie artérielle, ce qui n\u2019avait pas été fait jusqu\u2019ici.Peu ou pas d\u2019allusion en effet dans les livres de pathologie chirurgicale existants, même aux chapitres des processus généraux de la pathologie ou dans ceux qui sont consacrés aux maladies et aux veines, à l'importance de la vaso-motricité dans le déterminisme évolutif des lésions.Mais c\u2019est sur les maladies autonomes de la vaso-motricité que le Professeur Leriche veut fixer attention.« Cliniquement, écrit-il, on ne décrit comme telles que la maladie de Raynaud, les acrocyanoses, l\u2019érythromélalgie.Et l\u2019on discute sur l\u2019hypertension artérielle.Je me suis efforcé de montrer qu'il y a d\u2019autres états de vaso-motricité troublée, et qu\u2019en particulier, les traumatismes produisent toujours, à côté de la lésion brutale qu\u2019ils réalisent parfois, ou sans elle, un dérèglement de la vaso-motricité locale qui, quand il tend a la chronicité, provoque des modifications tissulaires définitives.Le fonctionnel crée l\u2019anatomique.Le cal, la synovite traumatique, l\u2019arthrite traumatique en sont des exemples que j'ai essayé de fixer à leur place dans la physiologie pathologique.Et en poursuivant l\u2019analyse, j\u2019en suis venu à soulever la question si intéressante du déclenchement des réparations tissulaires, aspect imprévu de la maladie vaso-motrice post- traumatique.Par 1%, l\u2019efficience de la vaso-motri- cité entre vraiment de plain-pied dans les soucis chirurgicaux, et le problème des maladies vasomotrices s\u2019élargit singulièrement.» L'auteur introduit dans le même cadre la maladie postopératoire qui n\u2019est qu\u2019un cas particulier de la maladie traumatique ainsi que les gelures, la maladie du froid essentiellement vasomotrice d\u2019ordre réflexe, la maladie de Raynaud qui souleva de nombreux problèmes, enfin l\u2019hypertension artérielle permanente à la compréhension de laquelle la chirurgie permet d\u2019apporter des guérisons importantes.Divisions de l\u2019ouvrage: L\u2019Esprit de Thérapeutique en chirurgie.\u2014 I.Lois de la pathologie artérielle.\u2014 II.De la pathologie capillaire.\u2014 III.La maladie vasomotrice produite par le froid et par la chaleur.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 al Gelures et Brûlures.\u2014 IV.La maladie vag! motrice posttraumatique.\u2014 V.La maladie vay] motrice postopératoire.\u2014 VI.Spasme pur iggy des grosses artères.\u2014 VII.Spasme des pety artères.La maladie de Raynaud.Les Migraig, Chirurgie de la trophicité.\u2014 VIIT.Position » tuelle du problème de l'hypertension artérielle I IX.Traitement chirurgical actuel de l\u2019hypert sion.\u2014 X.Les maladies de la vaso-dilatati\u2026# érythromélalgie, anévrisme cirsoïde, dilatatg) isolée des artérioles, faux panaris, méga et di) cho-artères, \u2018 , ÿ C.LEVADITI, ancien professeur à l'Institut Pyf} teur, directeur scientifique de l'Institut Alfqy: Fournier, membre de l'Académie de Mé ; cine.\u2014 La pénicilline et ses applicatie, thérapeutiques.Un volume de 152 pag\u2019 avec 65 figures; 170 fr.Masson et Cie, E- teurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.yl L\u2019utilisation de la pénicilline dans le traj 3 ment des processus infectieux est à l\u2019ordre #° Jour.Au lit d\u2019un malade atteint de septicén \u2018 staphylococcique ou streptococcique, de méni gite à méningocoque ou à pneumocoque, à évos tion grave, et par surcroît sulfamido-résstant, médecin aura recours à la pénicilline là où J.sulfamidés auront échoué.Or, s\u2019il est indispe .sable de connaître les indications et le mo .d\u2019emploi de cette nouvelle médication, afin l\u2019utiliser à bon escient, il apparaît, pour le moi utile de ne pas ignorer ce que les recherc récentes nous ont appris au sujet du mode ; préparation, de la constitution chimique, méthodes de dosage, du mécanisme d\u2019action la pénicilline.| Le but de ce livre est donc de mettre à ' portée du médecin praticien l\u2019ensemble de n connaissances sur la pénicilline sous une fo concise élaguée de tout détail superflu.On n trouvera pas de données trop techniques, q' seuls ceux qui entreprennent des recherches oi ginales doivent connaître, mais des faits saillan et autant que possible, rigoureusement établis.Cette monographie comporte deux parties @ sentielles: La première est consacrée au «Pi nicillium notatum » et à sa sécrétion antiback rienne, la pénicilline, des problèmes d\u2019ordre bi logique y sont sommairement traités, pour autal que leur exposé intéresse le médecin.La second partie, la plus importante, embrasse l\u2019ensembl ; 8 REVUE DES LIVRES i 4 résultats thérapeutiques enregistrés jusqu\u2019à jy gour dans le vaste domaine des processus infec- b x.Le mode d\u2019emploi y est exposé comme il 4 @vient.k Divisions de l\u2019ouvrage: t A Origine et préparation de la pénicilline.} *.Historique et évolution de la découverte de À foénicilline.\u2014 II.Le « Penicillium notatum ».LR III.Cultures du « Penicillium notatum ».\u2014 : La Pénicilline brute.Ses effets antibacté- ras.\u2014 V.Concentration, purification et cons- tition chimique de la pénicilline.Préparations pucilliniques, utilisées en thérapeutique.\u2014 VI.ativité antibactérienne de la pénicilline con- utrée et purifiée.Conservation «in vitro».aicillino-résistance des bactéries.Les antipé- illines.\u2014 VII.Méthodes de titrage de la piicilline.\u2014 VIII.Enregistrement photométri- | g de l\u2019effet antibiotique de la pénicilline.Mode I dction «in vitro».\u2014 IX.Mode d'action de » À pénicilline.: + T7 2 ES RE 57 -Ê 7 Fr se \u2018 Applications thérapeutiques.5 X.Comportement de la pénicilline à l\u2019égard | lus tissus et des humeurs.\u2014 XI.Absorption, ! micentration sanguine, élimination.\u2014 XII.Etu- : \u20ac expérimentale de l\u2019activité thérapeutique de Ipénicilline.\u2014 XIII.Mode d\u2019administration.\u2014 : XV.Effets thérapeutiques.Classifieation des s:cès et des échecs \u2014 XV.Utilisations clini- ces, \u2014 XVI.Tolérance.Accidents et incidents.Principes bactériostatiques autres que la pénicilline.XVII.Corylophiline; Tyrothricine; Fumigaci- 1; Clavacine; Actinomycine; Granicidine et trocidine: Notatine.XVIII.Passé et perspectives d\u2019avenir.' 1 BOPPE, chirurgien des Hôpitaux de Paris.\u2014 ; Traitement orthopédique de la paralysie in- ; fentile.Un volume de 222 pages avec 118 figures; 140 fr.Masson et Cie, Editeurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.La poliomyélite pose à l\u2019orthopédiste des pro- Imes thérapeutiques parfois fort difficiles, trop \u2018uvent encore résolus de façon précaire et im- irfaite.La raison en est l\u2019extrême variabilité 481 des paralysies et les difficultés réelles que l\u2019on éprouve à instituer de façon précoce, continue et coordonnée un traitement nécessitant l\u2019association harmonieuse des différentes techniques orthopédiques: mesures de posture, kinésithérapie, rééducation motrice, appareillage, interventions chirurgicales.L\u2019auteur, qui depuis plus de dix ans a pu observer, traiter et suivre un grand nombre de paralysies infantiles, précise dans la première partie de cet ouvrage les directives générales du traitement orthopédique; dans ce chapitre, destiné surtout au médecin, l\u2019examen clinique du poliomyélitique et l\u2019étude des différents mécanismes d\u2019adaptation et de compensation, grâce auxquels le paralysé tend à remédier à son déficit moteur tiennent une place importante.Dans la deuxième partie, plus particulièrement destinée aux orthopédistes, il étudie à propos des différents types et combinaisons paralytiques les modalités thérapeutiques qui, d\u2019après son expérience personnelle, lui semblent les plus recommandables.On ne trouvera, dans cet ouvrage, ni une description détaillée des différentes techniques opératoires, ni un inventaire complet des appareils pouvant être utilisés, mais les seules méthodes contrôlées par l\u2019auteur lui-même.Divisions de l\u2019ouvrage: 1.Examen du poliomyélitique.II.Le traitement orthopédique de la poliomyélite en général: mesures de posture préventives des attitudes vicieuses et contractures.Traite- tement orthopédique.Mouvements coordonnés.La reprise de la marche.Opérations chirurgicales d\u2019attente.Traitement des séquelles définitives.III.Le pied paralytique: Traitement orthopédique préventif des attitudes vicieuses et déformations.Traitement définitif des paralysies partielles.IV.Le genou paralytique: Traitement définitif.Transplantations tendineuses.Méthodes statiques.V.La hanche paralytique: Mesures de posture.Traitement des attitudes vicieuses.Traitement au stade de récupération fonctionnelle; à la période des séquelles définitives.Appareillage. 482 VI.Paralysie des muscles du tronc; Bassins obliques et scolioses paralytiques.VII.Les Paralysies du membre supérieur: L\u2019Epaule paralytique; Paralysie du coude et des muscles de la pro-suspination; Paralysie des muscles du poignet, de la main et des doigts.VIII.Paralysies étendues du membre inférieur, monoplégies et paraplégies.Bibliographie.2e ++ Marc ISELIN, chirurgien de l'hôpital américain de Paris.\u2014 Chirurgie de la main: livre du chirurgien.Chirurgie réparatrice des traumatismes de la main.Un volume de 236 pages avec 81 figures; 145 f.Masson et Cie, Editeurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.L'auteur a déjà écrit pour le praticien un premier ouvrage sur la chirurgie de la main dont trois éditions se sont épuisées.Le but de ce nouveau livre était de renseigner le médecin sur la conduite à tenir lorsque le blessé se confie tout d'abord à lui; il comprend l\u2019étude des plaies, des infections et des traumatismes fermés de la main.Son but est de montrer l\u2019intérêt des techniques qui sont efficaces sans pour cela être délabrantes et de les décrire.Le nouveau volume qui paraît aujourd\u2019hui d\u2019intérêt strictement chirurgical est consacré à la chirurgie réparatrice des traumatismes de la main.| La complexité des lésions à réparer dépend de la variété de la blessure.En effet, les plaies simples, non suppurées, sont en principe les plus aisées à traiter; les plaies qui ont suppuré, et qui sont fréquentes, compliquent la situation; enfin, les séquelles d\u2019infection sont de difficulté thérapeutique très variable suivant la nature, l\u2019étendue et la gravité de l\u2019infection initiale et souvent aggravées par des incisions ou par des opérations inopportunes.La difficulté de réparation tient beaucoup à la qualité des éléments détruits (peau, os, tendons, articulations), elle varie suivant qu'il est néces- salre d\u2019en réparer un ou plusieurs à la fois; I'importance de l'examen clinique est donc considérable, puisque c\u2019est lui qui permet d\u2019établir un bilan des dégâts et d\u2019établir un plan opératoire, c\u2019est-à-dire l\u2019ordre dans lequel on procédera aux réfections demandées et le temps qu\u2019elles nécessiteront.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Divisions de l\u2019ouvrage: jai 1.Les lésions à réparer.\u2014 II.Considérationf\u201d générales sur les traitements de ces séquelles; mé 4\u201d thodes thérapeutiques.\u2014 III.Lésions articulaire #' et osseuses: Ankyloses; Méthodes thérapeut; jt ques; Choix des méthodes.do IV.Lésions cutanées; Méthodes; Conditions d \u2018| prises de greffes; Choix dt mode de recourda ment; Technique; Résultats; Conclusion.V.Lésions des tendons: considérations anato miques; physio-pathologiques; Etiologie; anato} mie pathologique; Etude clinique; Traitementl Principes généraux de technique.Particularitéd relatives au traitement des différentes variétés de * plaies tendineuses; Réparation des tendons flé, , chisseurs, des tendons extenseurs.Résultats ef conclusions.VI.Lésions nerveuses: Plaies des nerfs digitauy] et collatéraux des doigts; Plaie des troncs mé4 dian, cubital et radial; Traitement de la paralysie; Technique.VII.Séquelles d\u2019amputation de doigts: moi gnons gênants; moignons douloureux.; VIII.Remplacement de doigts mutilés:; Red constitution des doigts, du pouce.: IX.Appareillage de la main amputée; Méthode\u201d 2e ee Paul COSSA, médecin neurologiste des Hôpit taux de Nice; E.Le COCQ, électro-radiologis{* te des Hôpitaux de Nice; H.BOUGEAUT + médecin de la Clinique Saint-Luc à Nice, et, J.-P.GRINDA, chirurgien des Hôpitaux de .Nice.\u2014 Thérapeutique neurologique et psyw chiatrique.Un volume de 614 pages avec 107 figures; 420 fr.Masson et Cie, Editeurs; 120 Blva Saint-Germain, Paris.Bien des médecins se trouvent encore embarrassés dans le choix d\u2019une thérapeutique neurologique et psychiatrique: c\u2019est que, dans un domaine où les possibilités se sont accrues très# rapidement sans pouvoir toujours être codifiées,# les indications qui leur sont données manquent souvent d\u2019une rigueur suffisante, les techniques, de précision, les décisions et les gestes opéra-! toires, de justification physiologique.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur de ce livre, assisté de ses collaborateurs habituels, s\u2019est-il inspiré des principes suivants pour faire connaître aux médecins ses possibilités neurologiques et psychiatriques: REVUE DES LIVRES Rrherche de la clarté et de la précision dans scriptions techniques; choix parmi les trai- ny ts et explication des raisons de ce choix; gion des modalités d\u2019application d\u2019un traite- à chaque forme, aucune édiction de règles jon n\u2019ait autant que possible expliqué les pes physiologiques.lan exige qu\u2019une part appréciable soit à l\u2019exposé des bases cliniques etl patho- jies.Seulement, cet exposé ne saurait être de facon uniforme: la description dé- : des signes de la paralysie générale ne {ait à rien, puisque les notions étiologiques \u2018hogéniques seules peuvent guider dans le du traitement.A l\u2019inverse, au chapitre des dues, il est essentiel d\u2019exposer quels signes 1es permettent de reconnaître le siège de ion, puisque c\u2019est là qu\u2019il faut intervenir 1 au siège de la douleur.Les diverses par- de ce livre présenteront donc un développe- très inégal des données sémiologiques, étio- es et pathogéniques propres à chaque affec- int d\u2019étudier, maladie par maladie, dans rtie la plus importante de l\u2019ouvrage, de @s armes dispose le neurologiste, les auteurs nent par quels mécanismes le tissu ner- *#peut être frappé et par quelles réactions ond aux agressions pathologiques.Une ème partie est consacrée aux techniques sfimentales, la troisième enfin à l\u2019électrora- obirapie des affections du système nerveux qu\u2019aux principes électro-physiologiques et chiques.Divisions de l\u2019ouvrage: fPrincipes et indications thérapeutiques.ncipes généraux.Epilepsie.Accidents gé- érex d\u2019origine vasculaire.Syphilis nerveuse.Igllies infectieuses à manifestations princi- aleient neurologiques.Maladie de Parkinson, es \u2019ndromes extra-pyramidaux, de la maladie e Îttle.Syndromes médullaires et musculaires ; Élution lente.Tumeurs du cerveau.Abcès lux-veau.Tumeurs de la moelle.Traumatismes ems du crâne.Traumatismes de la moelle.Mérigites.Syndromes nerveux périphériques de a fre.Névralgies, radiculites, funiculites, né- TK.Paralysies isolées des nerfs périphériques.Ac ents nerveux de l\u2019alcoolisme et des poly- { 1 483 névrites.Syndromes végétatifs périphériques.Coma barbiturique.Troubles du sommeil.Syndromes psychiatriques mineurs.Troubles simples de \u2019humeur et du caractère.Etats anxieux et hypocondriaques, obsessionnels et phobiques.Syndromes psychiatriques mineurs.Pithiatisme.Troubles physiopathiques.Anorexie mentale.Psychoses.Schizophrénies.Démences précoces et psychoses systématisées.Etats maniaques et mélancoliques.Toxicomanies.Troubles du développement psychique.Syndromes psychiatriques d\u2019involution.II.Techniques instrumentales.Technique des prélèvements, injections et infiltrations.Techniques chirurgicales.III.Electroradiothérapie des affections du système nerveux.Principes électrophysiologi- ques et techniques.Action physiologique et principe d\u2019application des différentes modalités d\u2019électroradiothérapie.Electroradiothérapie des affections du système nerveux central, périphérique.Les lois physiques et la technique instrumentale de l\u2019électro-choc.ee L.LEGER, chirurgien des hôpitaux de Paris, et C.OLIVIER, ancien professeur à la Faculté de Médecine de Paris.\u2014- Entorses du cou-de- pied et entorses du genou.Introduction à l'étude de l\u2019arthrographie.Un volume de 218 pages avec 85 figures; 200 fr.Masson et Cie, Editeurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.Les auteurs traitent dans ce livre des deux plus fréquentes localisations de l\u2019entorse: le cou- de-pied et le genou.La rareté des documents sérieux sur les lésions de la tibio-tarsienne, considérées souvent à tort comme bénignes, s\u2019oppose aux nombreuses observations publiées sur les atteintes du genou.En outre, bien des protocoles manquent de précisions désirées, sur le terrain clinique ou anatomique, ou d\u2019un recul suffisant pour apprécier à leur juste valeur l\u2019efficacité de telle ou telle thérapeutique.Ces difficultés étaient\u2019 suffisantes pour inciter les auteurs à donner, en toute indépendance d\u2019esprit, une mise au point de la question des entorses à l\u2019aide de leurs observations ou des documents réunis.Justifiant le choix de\u2019 leur sujet, précisant orientation de leur travail, ils s\u2019expriment ainsi: 484 « L\u2019insignifiance apparente de l\u2019accident initial, explique évidemment le peu d\u2019intérêt qu\u2019y portent le patient, l\u2019entourage, et parfois même le médecin, mais combien injustifiée se révèle cette insouciance, devant les séquelles graves auxquelles expose la plus banale des entorses.Désaccord sur la définition, la physio-pathogénie et la nature des lésions, ainsi se présente le problème de l\u2019entorse.Pour objectiver nos développements, nous traiterons de ces chapitres en visant plus particulièrement l\u2019entorse tibio-tarsienne, de loin la première dans l\u2019échelle de fréquence, étant entendu que nos conclusions s\u2019appliqueront également aux autres localisations articulaires.L\u2019atteinte du genou pose, à elle seule, suffisamment de problèmes cliniques et thérapeutiques, sur lesquels nous aurons à nous appesantir, pour que nous évitions de reprendre, à son propos, les chapitres de généralités qui constitueraient autant de redites.» Anatomie pathologique, Etiologie, Mécanisme, Etude clinique, Formes cliniques, Diagnostic, Evolution, Pronostic, Traitement, constituent les points traités par les auteurs à propos des deux entorses envisagées.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Maurice PEHU, correspondant de l'Acadéz de Médecine, médecin honoraire des Hä, taux de Lyon, et Jean BOUCOMONT, pros seur agrégé à la Faculté de Médecine a Montpellier.\u2014 L'acrodynie infantile, , volume de 100 pages; 60 fr.Masson et Ç Editeurs, 120 Blvd Saint-Germain, Paris.| Maladie du système nerveux végétatif, l\u2019a dynie se caractérise par des symptômes très riés: troubles psychiques, moteurs, sensitifs, tn.bles cutanés, troubles circulatoires au prem rang desquels il faut placer la tachycardiez l\u2019hypertension artérielle, manifestations anory les, enfin sur tous les appareils et tous les t ritoires.Cette monographie est une mise au point nos connaissances actuelles sur cette anciey maladie, à la connaissance de laquelle les auteg ont apporté eux-mêmes une importante con: bution.Divisions de l\u2019ouvrage: Définition.Histoire et géographie.Etioloi, Modes de début.Symptômes.Formes cliniqu, Evolution.Les Reliquats.Complications.Ca de la mort.Diagnostic.Pronostic.Anatomie wm thologique.Pathogénie.Relations et parentéss l\u2019acrodynie.Relations de l\u2019acrodynie avec qu ques maladies nerveuses.La thérapeutique.!- férences bibliographiques.~~ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.avril 1946 PHYTOTHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE LAURIN Complexe Végétal Régulateur du Système Circulatoire Sédatif Utéro-Ovarien A) erté dé POSOLOGHE : Une à trois cuillerées à dessert par jour, aux repas, pur ou dilué dans de l\u2019eau.\u2014_\u2014 LABORATOIRES L.LAURIN, 86, Bould de Port-Royal, Fabricants et Concessionaires ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL PARIS XLI NOUVELLES ee + JOURNÉES MÉDICALES ANNUELLES DE LA Considérant que l\u2019administration d'un ane \u201cSOCIÉTÉ MEDICALE DE MONTREAL\u201d thésique est devenue non seulement un art, ma LES 6, 7, 8 et 9 MAI 1946 une science comprenant la connaissance appr fondie de la physiologie, de la pathologie et d la pharmacologie, ete.; Considérant que le fait d\u2019anesthésier un pe tient entraîne une grande responsabilité: re: ponsabilité immédiate, puisqu\u2019il s\u2019agit de la v} Les Journées Médicales Annuelles de la Société Médicale de Montréal seront tenues, comme, l\u2019année dernière, à l\u2019hôtel Windsor de Montréal, dans les salons York et Prince de Galles, sous la pr ésidence d'honneur de l'Honorable docteur Al- même du patient; et aussi responsabilité médiait bini Paquette, ministre de la Santé et du Bien- par les séquelles de Panesthésie.Etre social, et sous la présidence active du docteur Armand Frappier, président de la Société anesthésiques et des nouvelles techniques anes: Médicale.thésiques devraient être à la portée de tous le z > , .oo.Le programme comprend des séances l\u2019avant- médecins praticiens.midi, un déjeuner-causerie le midi et une séance l'après-midi.Le jeudi, 9 mai, ces assises SCI\u20acN- tant américaines que canadiennes, ont reconn t tifiques se termineront par un grand banquet suivi l\u2019importance de cette spécialité en y organisa d\u2019une causerie et d\u2019un divertissement.des Chaires d\u2019Anesthésie.| Les séances de l\u2019avant-midi seront composées Il est proposé par le docteur Moïse Clermonit de symposiums: l\u2019un sur l\u2019uleus gastro-duodénal, secondé par le docteur Georges Cousineau, le second sur le diabète, le troisième sur le BCG adopté à l'unanimité : et le quatrième sur les maladies estivales.Que les membres de la Société Médicale à 2 3 2 1 \u201d , .\u2019 , +.* | Les séances de l\u2019après-midi seront, les deux Montréal, réunis en assemblée régulière, à I'hd ., x sr : .1 premiers Jours, consacrées à l\u2019étude des bien pital Notre-Dame, le 19 mars 1946, exprimen portants et celles des deux derniers jours au le vœu qu\u2019une Chaire d\u2019Anesthésie soit créée « diagnostic précoce du cancer.la Faculté de Médecine de l\u2019Université de a Considérant que l\u2019étude clinique des nouveau Considérant que la plupart des université ?\u20ac Les déjeuners du midi seront suivis d\u2019une cau- réal.serie d\u2019ordre paramédical donnée par quatre membres de la Société Médicale de Montréal.tT Le succes extraordinaire remporté par la formule choisie et présentée par le docteur Paul Letondal, président de la Société en 1945, laisse espérer aux organisateurs que, une fois encore, ces réunions seront remarquables.Tous les membres de la Société Médicale de Montréal sont fortement conviés à cette manifestation d\u2019intérêt scientifique et une invitation ÉCHOS DU NUMÉRO DE ' \"L'UNION MÉDICALE\" CONSACRÉ A LA} FRANCE LIBÉRÉE, PARU EN NOVEMBRE 1944 { Lettre reçue tout récemment par le docteu Albert LeSage, rédacteur en chef émérite d « L\u2019Union Médicale ».particulière est faite à tous les médecins qui ne Mon cher confrère, font pas encore partie de la Société, de se joindre J'ai l'honneur de vous transmettre l'adresst aux membres à titre d\u2019invités.que la Société de Dermatologie et de Syphiligraphie me charge de faire parvenir à L\u2019Union Mé \u201d cs A dicale du Canada: VEU DE LA \"SOCIÉTÉ MÉDICALE DE «Les membres de la Société française de Der- MONTRÉAL\u201d CONCERNANT LA CRÉATION matologie et de Syphiligraphie n\u2019ont pris con- D'UNE CHAIRE D'ANESTHESIE A naissance que le 14 février 1946 du numer L'UNIVERSITE DE MONTREAL spécial de novembre 1944 que L'Union Médicale +\u2014e ee Considérant que l\u2019anesthésie a fait des progrès du Canada a composé à l\u2019occasion de la libéra- considérables depuis les deux dernières décades.tion et en hommage à la médecine française. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 XLII ELEMENT DE CROISSANCE ET D\u2019EQUILIBRE VITAMINOTHERAPIE INTEGRALE ASSOCIEE AUX MINERAUX DOSE: Deux Capsules par jour \u2014 une verte une blanche est la dose moyenne.Présentation: En boîte de 100 Capsules \u2014 50 Vitamines \u2014 50 Minérales.~~ VI-MI CAPS VITAMINES MINERALES CAPSULES ANGLO-FRENCH DRUG CIE, - MONTREAL \u2014\u2014 488 «'Très touchés par les paroles si émouvantes des docteurs A.LeSage et Vézina, par l\u2019article du docteur Marin sur l\u2019Ecole de Saint-Louis, ils adressent leurs vifs remerciements à L\u2019Union Médicale du Canada et l\u2019assurent de leur affectueuse reconnaissance, ainsi que de leur profond attachement à nos confrères, ou mieux à nos frères Canadiens! » Je vous prie de croire, mon cher confrère, à mes sentiments les plus cordiaux et tout dévoués.Docteur R.DEGOS, Médecin-chef de Service de l\u2019hôpital Saint-Louis, secrétaire général de la Société de Dermatologie et de Syphiligraphie.Paris, 15 février 1946.+ + LE DOCTEUR MERCIER FAUTEUX RAPPORTEUR À L'\u2019AMERICAN SURGICAL ASSOCIATION\u201d Le docteur Fauteux a eu le grand honneur de rapporter à la réunion du 4 avril de cette très importante Association chirurgicale, la synthèse de ses travaux sur le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine, par la neurectomie péri- coronarienne associée à la ligature de la veine coronarienne.Il fut présenté par le docteur Elliott C.Cutter.Nous félicitons le docteur Fauteux de la haute considération qu\u2019on lui a manifestée.6-6 +e L'\u2019ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX\" Récemment a été tenue, à Québec, au Château Frontenac, une réunion de délégués des principaux bureaux médicaux des hôpitaux de la province de Québec.Lors de cette réunion, un comité provisoire a été constitué en vue d\u2019élaborer les règlements et la mise sur pied de la nouvelle association.Le président de ce comité provisoire est le docteur Roland Décarie, chirurgien de l'hôpital Notre-Dame.ee + UN HÔPITAL POUR L'EST DE LA VILLE DE MONTRÉAL Le docteur Albini Paquette, ministre de la Santé et du Bien-Etre social, a déclaré récem- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 ment à une délégation de Maisonneuve, dirigée par le docteur J.-F.-A.Gatien, député du comté, que le gouvernement provincial dotera l\u2019est de la ville de Montréal d\u2019un hôpital de 600 lits, au coût d\u2019environ $3,000,000.UN SANATORIUM À GASPÉ | On vient de commencer, à Gaspé, la construction d\u2019un sanatorium dont le coût atteindra un million de dollars et qui sera prêt dans deux ans.Ce sanatorium est érigé à l\u2019intention des tuberculeux de la Gaspésie et des régions avoisinantes.| ee ++ LE DOCTEUR PIERRE JOBIN AU CONGRÈS \u2018 DE PAX ROMANA Le docteur Pierre Jobin, professeur à l\u2019Université Laval de Québec, a été choisi comme délégué de la Fédération Canadienne des Universités Catholiques au deuxième congrès inter- américain de Pax Romana, tenu à Lima, Pérou, du 10 au 19 mars 1946.+ J FONDATION D'UN JOURNAL: | \u2018THE AMERICAN REVIEW OF THE FRENCH MEDICAL SCIENCES\u201d Une nouvelle revue médicale est en voie de préparation.Sous la direction du docteur Albert Netter, ce journal sera mensuel et en langue anglaise.Il comportera la traduction in extenso, des meilleurs articles de la littérature médicale française et un index bibliographique des journaux médicaux de langue française.Son but est\u2019 de mieux faire connaître aux Etats-Unis la culture médicale de langue francaise.i ee ++ NOUVEAU CHEF POUR LE DISTRICT MILITAIRE DE QUÉBEC Le colonel Pierre Tremblay vient d\u2019être nommé médecin en chef du district militaire No 5.2 + DÉLÉGUÉ AU CONGRÈS DE PARIS Le major-général B.Chisholm, sous-ministre de la santé à Ottawa, a été choisi pour représenter le Canada à la Conférence de Santé qui doit être tenue à Paris sous les auspices de lU.N.O.+ n i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1916 L\u2019anémie pernicieuse n\u2019est pas toujours grave au même degré, et le traitement s'en trouve simplifié lorsqu'il existe une variété de produits.Les quatre préparations titrées d'Extrait de Foie Ayerst permettent au médecin de choisir la forme pharmaceutique la mieux appropriée aux besoins de son patient.EXTRAITS DE FOIE AYERST POUDRE (No 915)\u2014 forme particulièrement économique.LIQUIDE (No 936)\u2014extrait agréable au goût.CAPSULES (No 350)\u2014pratiques et économiques.INJECTABLE (No 499)\u2014traitement intensif.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE o Biologistes et Pharmaciens ® MONTREAL, CANADA 377F XLIIT 490 \"JOURNÉES MÉDICALES TUNISIENNES\u201d Les « Journées Médicales tunisiennes » auront lieu du 23 au 27 avril 1946.Président d'honneur: M.Georges Duhamel; président de la section médicale: M.le prof.Robert Debré; président de la section chirurgicale: le prof.Clovis Vincent.+ ee \u201cSOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019ENDOCRINOLOGIE\u201d La première séance clinique de la Société Canadienne d\u2019Endocrinologie a eu lieu à l\u2019hôpital Sainte-Justine, mercredi le 27 février, à 9 heures p.m.Le programme était le suivant: 1.Cachexie: docteur J.-Alcide Martel.2.Diabète compliqué de troubles pituitaires : docteur Henri Baril.3.Diabète: docteur Paul Larivière.La deuxième séance clinique, sur l\u2019endocrinologie, a eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, mercredi, le 13 mars, à 9 heures p.m.Le programme était le suivant: 1.Diagnostic du myxæœdène: docteur Paul Dumas.2.Myxædème localisé: docteur Gabriel Fournier.3.Considérations nouvelles sur le traitement du diabète: docteur René Dandurand.4.Hémorragies fonctionnelles de l'utérus : docteur Pierre Meunier.ee ee L'ENQUÊTE VIVIAN SUR LES HÔPITAUX ANGLAIS DE MONTRÉAL Le docteur R.Percy Vivian, professeur d\u2019hygiène et de médecine sociale à l\u2019Université McGill, avait entrepris, à la demande du principal de cette université, le docteur F.Cyril James, une enquête sur les hôpitaux anglais de Montréal.Son rapport vient d\u2019être rendu public.Il contient de précieux renseignements; il souligne les insuffisances et l\u2019âge de certains hôpitaux et propose leur reconstruction à un endroit nouveau.Le docteur Vivian suggère la fondation d\u2019institutions destinées à prendre soin exclusivement des malades chroniques, des incurables et de ceux dont le traitement est très long.Il propose aussi la création d\u2019un centre hygiénique maternel L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946, et infantile et il réclame la formation d\u2019un servi social relevant de l\u2019Université.Le docteur Vivian a également noté qu cause de l\u2019augmentation rapide de la populati canadienne-française, la proportion des malad de langue française qui faisait appel aux servic des hôpitaux anglais avait augmenté considér} blement durant les dernières années.HOPITAL DU SACRÉ-CŒUR 4 Le docteur Gérard Rolland, chirurgien à l\u2019h \\ pital du Sacré-Cœur, vient d\u2019être nommé ch adjoint du service de chirurgie thoracique.¥ A LA \u201cSOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL\u2019 La deuxième séance de l\u2019année 1946 de Société de Chirurgie de Montréal a eu lieu Cercle Universitaire, sous la présidence du dog- teur Rivard, le 6 mars, à 4.30 p.m.Travaux scientifiques: 1.Deux cas de cholécystite aiguë: doctew Edouard Desjardins.2.Traitement du rétrécissement du cholédoq | d\u2019origine traumatique: docteur Charles L francois.INTENSIFICATION DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE ., Un nouveau bill vient d\u2019étre élaboré et distrigh, bué a Québec, dont le but est d\u2019intensifier 1 lutte antituberculeuse.Le gouvernement a l\u2019i tention de dépenser une somme de dix million} ; de dollars à cet effet.; Le bill prévoit la nomination d'un burea consultatif de cinq membres, dont trois médecins dont le choix est laissé au lieutenant-gouverneu en conseil.Un poste de directeur général de li lutte antituberculeuse est également prévu.i ' LE DOCTEUR PHILIPPE PANNETON, .AMBASSADEUR CULTUREL i AU BRESIL Le docteur Philippe Panneton, professew : d\u2019oto-rhino-laryngologie à l\u2019Université de Mont : réal et chef de service à l\u2019hôpital Notre-Dame 4 doit quitter le Canada à la fin d\u2019avril pour ur séjour de quelques mois au Brésil, ou il ser «, ë Codophen E.B.S.\\NLGESIQUE: toi combinée de trois zésues: acide acétyl- yline, phénacétine et plzz de codéine, assure oulzement rapide de juetous les genres de ew ÉBIFUGE: dercétylsalicylique et héncétine sont deux & ès employés pour biiser la fièvre.ÉDTIF: phephate de codéine let e relâchement des te Jus.525 Logan Avenue Toronto 6, Ont.La Compagnie E.B.Shuttleworth, fondée en 1879, a maintenu pendant des années la haute valeur et le degré de qualité établis par son fondateur: le Professeur E.B.Shut- tleworth.Les initiales E.B.S.sont reconnues comme le symbole de qualité en produits pharmaceutiques.Agit Triplement DEUX FORCES C.T.No 260 Codophen E.B.S.Ebsal EBS.3grs.(Acide acétylsalicylique) Phénacétine .28grs, Citrate de caféine .Y4 gr.Phosphate de codéine .14 gr.Ces comprimés ont une teinte orange pâle.C.T.No 260A Codophen Stronger E.B.S.(plus fort) Ebsal EBS.3grs.(Acide acétylsalicylique) Phénacétine .1.1.2grs.Citrate de caféine .14 gr.Phosphate de codéine .YA gr Ces comprimés ont une teinte orange foncé.Sur vos ordonnances, spécifiez \u2018\u2018E.B.S.\u201d AINSI: C.T.No 260 Codophen E.B.S.\u2014 ou \u2014 C.T.No 260A Codophen Stronger E.B.S.Une Compagnie entiérement Canadienne Etablie en 1879 492 l\u2019invité des universités de Rio-de-Janeiro et de Sao-Paulo.Le docteur Panneton y donnera des causeries sur la littérature canadienne d\u2019expression française et toute une série de conférences médicales.2e ++ LE DOCTEUR LOUIS-HENRI GARIÉPY EN AMÉRIQUE LATINE Le docteur Louis-Henri Gariépy, de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, fait partie d\u2019un groupe de Canadiens qui parcourront en deux mois les principaux centres de l\u2019Amérique latine.ob ++ SESSION CANADIENNE DU \"COLLÈGE DES CHIRURGIENS AMÉRICAINS\u201d Les 22 et 23 mars 1946, l\u2019American College of Surgeons a tenu une session canadienne, à l\u2019hôtel Mont-Royal, à l\u2019intention de ses membres du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nou- velle-Ecosse, de l\u2019Ile du Prince-Edouard et de Terreneuve.- L'organisation était entre les mains d\u2019un comité composé des docteurs Fraser B.Gurd, Herbert M.Elder, Archibald D.Campbell, Edmond Dubé, John R.Fraser, J.-Urgel Gariépy, Charles K.P.Henry, G.Gavin Miller, Dudley E.Ross et Frederick J.Tees.Le doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le docteur Edmond Dubé, a présidé le déjeuner du 22 mars, à la suite duquel le docteur Frank H.Lahey, de Boston, a prononcé une causerie sur « quelques-uns des problèmes actuels de la médecine et des hôpitaux ».Le docteur J.-Urgel Gariépy, chirurgien en chef de l\u2019hôpital Notre-Dame, a dirigé la séance clinique du 23 mars 1946, où, parmi les noms au programme, on pouvait relever celui du docteur Georges-E.Cloutier, chirurgien de l\u2019hôpital No- tre-Dame.Le docteur J.-Calixte Favreau, de Phôpital Sainte-Justine, traita des fractures du coude et de la clavicule, à la séance de l\u2019après- midi du 23 mars.ee.ve ÉLECTIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME A la séance du 18 mars 1946 du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame, l\u2019exécutif suivant a été élu: président: Paul Bourgeois; vice-prési- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946: dent: Georges Hébert; secrétaire: Esdras A totte; secrétaire des séances: Armand Gratto bibliothécaire: Emile Ménard; représentant ( Bureau au Conseil d\u2019administration: Charl Hébert, Arthur Magnan et Donatien Marion.6-6 + NOMINATION DU DOCTEUR RAPHAËL BOUTIN Le docteur Raphaël Boutin a été nommé, r cemment, directeur médical de l'hôpital Notr Dame, à titre régulier, en remplacement du do teur L.Emard, qui est maintenant en char de l'hôpital de Sainte-Anne-de-Bellevue.2e + UN HÔPITAL AU CAP-DE-LA-MADELEINE | Le ministère de la Santé et du Bien-Etre soci de la province de Québec vient d'accorder 1 octroi substantiel pour la construction d\u2019un no vel hôpital de 70 lits au Cap-de-la-Madeleine À KE +-e- ++ L'\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LES ; L'Association des Médecins de l\u2019Est a te une réunion scientifique d\u2019intérêt profession] jeudi, le 21 mars 1946, à 9 heures p.m., à l\u2019hôpi Pasteur, 3095 est, rue Sherbrooke.Au programme: conférence par le docte Henri Charbonneau sur « La pénicilline et maladies contagieuses ».| ASSEMBLÉE DES MÉDECINS DU NORD ;* 1\u2019 Association des Médecins du Nord de M ; réal a tenu sa séance régulière au Cercle U versitaire, sous les auspices de la maison Ayer! McKenna et Harrison, le 20 mars, à 9 heures ( soir.| Outre les affaires de routine et d\u2019intérêt pr fessionnel, il y eut présentation d\u2019un film « couleur sur la fabrication de la pénicilline.] conférencier d'honneur a été le docteur L.Sy vestre, chef de la section de blennorragie à l\u2019h pital Notre-Dame.Il a traité de la pénicilli en clientèle.ee ++ LE DÉCOUVREUR DE LA PÉNICILLINE DÉCORÉ Sir Alexander Fleming, découvreur de la Pp! nicilline, a reçu la médaille d\u2019or Harben, pot Ie It > .a LL ae L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 TRAÎTEMENT DE LA CERVICITE L'on connaît depuis longtemps l'efficacité du Sulfate de magnésie dans le traditionnel paquet humide (solution concentrée de sulfate de magnésie dans un mélange de glycérine et d'alcool).OSMOPAK est une pâte molle constituée de 58% de sulfate de magnésie et de 14% de benzo- caïne, laquelle contient à son tour le sulfate de tétra-éthyl-diamino-triphényl-méthane (vert brillant), L'on en a corrigé le pH de façon à ce qu'il se main- le tout incorporé dans une base hydro-soluble.tienne entre 4 et 5.LA TECHNIQUE DE CE TRAITEMENT EST SIMPLE On pratique un soigneux examen bimamuel, on introduit le spéculum et on nettoie le col.Déposer environ une demie once d'Osmopak sur un morceau d'ouate de 3 pouces par 6 que l'on roule serré et que l'on attache au milieu par une ficelle de façon à ce qu'il ait une longueur de 3 pouces.A l'aide d'une pince à pansement utérin, introduire le tampon à l'intérieur du spéculum et le placer sur le col.La ficelle doit sortir d\u2019un pouce à l\u2019orifice de la vulve.On conseille à la patiente de retirer le tampon par simple traction sur la ficelle, au bout de 24 heures au minimum et de 48 heures au maximum, ou en moyenne au bout de 36 heures.RESUME L'expérience a montré que le traitement a l'OSMOPAK était particulièrement recommandable pour les patientes enceintes ou très nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation ou des mesures plus radicales sont contre- indiquées.1\u2014 OSMOPAK est efficace dans le traitement des cervicites banales.2 \u2014 ll est un adjuvant utile de la cautérisation du col.3 \u2014 Il est d'emploi facile.4 \u2014 C'est un mode de traitement peu co ûteux 5 \u2014 ll ne cause aucune gêne à la patiente.6\u2014 ll n'entraîne aucune réaction douloureuse ou irritante.PRÉSENTATION en pots d'une livre et quart pour emploi au bureau.ITY L) HERDT & CHARTON, 2027, avenue du Collège McGill, Montréal Échantillon médical et documentation sur demande IRWIN NEISLER & CO.\u2014DECATUR, ILLINOIS XLV NOUVEAU et MODERNE 494 1946, de l\u2019Institut Royal Britannique de la Santé et de l\u2019Hygiène Publiques, en récompense des « services éminents qu\u2019il a rendus à la santé publique ».6-6 ++ MISSION MÉDICALE À LA TERRE DE BAFFIN Le docteur Harry W.Lewis, d\u2019Ottawa, du Ministère de la Santé, ainsi que le directeur régional des allocations familiales projettent de mener une enquête générale sur la santé et sur la nécessité d\u2019établir une station médicale dans la Terre de Baffin, au Fort-Chimio.On s\u2019attend à ce que des patients viennent de 250 milles à la ronde pour se faire examiner.ee ++ ÉTATISATION DE LA MÉDECINE EN ANGLETERRE Le ministre de la Santé en Angleterre, M.Aneurin Bevan, a révélé, le 21 mars, dans un livre blanc officiel, les détails d\u2019un bill sur le service national de santé qui doit: 1° Mettre les soins médicaux gratuits à la portée de tous.2° Faire passer les hôpitaux sous le contrôle de l\u2019Etat.3° Rendre illégale la vente des centres médicaux aux pratiques des médecins.4° Fournir gratuitement des lunettes, remèdes et des ambulances.des 6-6 9e ASSEMBLÉE ANNUELLE DU COMITÉ DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE Le Comité Provincial de Défense contre la Tuberculose a tenu récemment, en l\u2019hôtel Windsor de Montréal, sa réunion générale annuelle.Le président, le docteur Roland Desmeules, y a annoncé que le comité s\u2019occupera dorénavant de la réhabilitation des tuberculeux.Le Comité Provincial a l\u2019intention de nommer un officier de réhabilitation qui visiterait les institutions sanatoriales, y organiserait des cours d\u2019entraînement et d\u2019orientation professionnelle et s\u2019occuperait des patients rétablis à leur sortie du sanatorium.Dans son programme pour l\u2019année 1946, le Comité préconise une juste sélection des malades, l\u2019hospitalisation gratuite, l\u2019adoption de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946; nouvelles lois pour soustraire à la misère les familles dont le chef est obligé de faire une cure de sanatorium, la nomination d\u2019un directeur provincial de la tuberculose et la reconnaissance du comité comme commission consultative.AELLLARRLRRRARRRANNY BUREAU DU COMITÉ PROVINCIAL DE M DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE Le Bureau de Direction du Comité Provincial de Défense contre la Tuberculose sera ainsi constitué: Président: le docteur Roland Desmeules, su-, rintendant médical de lhôpital Laval.Vice-président: le docteur Adélard Groulx, directeur du service de santé de Montréal.Secrétaire-trésorier: le docteur Georges Gré-f goire, directeur du Dispensaire Tuberculeux de Québec.Directeurs: le docteur J.-À.Jarry, président de l\u2019Institut Bruchési; le docteur J.-A.Couillard d surintendant du Sanatorium de Mont-Joli; le docteur J.-A.Vidal, chef de Service a Phôpita du Sacré-Cœur de Cartierville; le docteur G.-J Werrett, secrétaire de l\u2019Association Canadienne, Antituberculeuse; le docteur Jean Grégoire, sous)?ministre de la Santé et du Bien-Etre social; le docteur R.-P.Vivian, président de la Divisior - de l\u2019Hygiène de l\u2019Université McGill; le docteu Hughes E.Burke, directeur médical du Roya Edward Laurentian Hospital; le docteur A.-R - Foley, épidémiologiste de la province; le docteurt Hervé Beaudoin, directeur médical du Sanatosd rium Cook des Trois-Rivières; le docteur Gérard Michaud, directeur médical du Sanatorium def Roberval; le docteur Fernand Hébert, directeus | médical de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Cartier-} ville; le docteur L.Phelps, directeur du Sanato14 rium Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts; le | F = - z z z z ~~ - Pa = = = z = z =z =z = = z z =z =z = = = = os fos = = = =z z =z = > La = = = = = _\u2014 -\u2014 = = = = = | - = = = = = = = = = = = = = = = z = = } = =z = = Jos = = = docteur Alphonse Lespérance, directeur médica du Sanatorium du Lac-Edouard; le docteur Léc Ladouceur, directeur de la Division de la Tu-\u201c berculose au Service de Santé de la Ville de Montréal; le docteur Marc Bergeron, directeur de l\u2019Unité Sanitaire de Saint-Hyacinthe.+ + NOMINATION DE M.H.GORDON rues | L\u2019honorable Brooke Claxton a annoncé que M.H.Gordon Hughes, d\u2019Ottawa, avait été | nommé chef de la Division des plans d\u2019hôpitaux | | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1940 XLVI ES Il est possible de donner du soulagement symptomatique d\u2019une façon prompte et prononcée aux malades qui vous consultent et qui sont atteints de la maladie de Parkinson comme conséquence de l\u2019encéphalite et de la paralysie agitante\u2014l\u2019une et l\u2019autre représentant des états progressifs et affligeants\u2014en leur administrant les tablettes \u201cRabellon,\u201d\u2019 composé spécialement préparé d\u2019alcaloides de belladonne.L\u2019amélioration générale se produit en forme d\u2019une rigidité musculaire réduite, d\u2019un progrès en parlant, d\u2019une salivation diminuée et d\u2019une attitude plus optimiste dans l\u2019esprit du malade.sais | \\DELLON LE so a Comme résultat de la composition eta- lonnée des trois alcaloides de belladonne, il est possible de contrôler l\u2019action thérapeutique des tablettes \u201cRabellon\u2019\u2019 et d\u2019éviter des doses trop fortes\u2014méme pendant un traitement étendu.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.Chaque tablette \u201cRabellon\u2019 contient: Hydrobromure d\u2019hyoscyamine 0.4507 mg.0.0372 ma.Hydrobromuredescopolamine0.0119 mg.& Sulfate d\u2019atropine Fourni dans des flacons contenant 100 tablettes divisées au quart. 496 au Ministère de la Santé nationale et du Bien- Etre social.La nouvelle division sera chargée de rassembler et de compiler toutes les données les plus modernes relatives au plan et à la construction d\u2019hôpitaux, de dispensaires d\u2019hygiène publique et autres et d\u2019édifices semblables en ce pays et à l\u2019étranger.Elle pourra être consultée, non seulement par d\u2019autres ministères du gouvernement fédéral mais aussi par les provinces, les municipalités et les divers organismes qui s\u2019intéressent à la construction d\u2019hôpitaux.L\u2019établissement de cette division fut recommandé à l\u2019unanimité par les sous-ministres provinciaux de la santé, à la réunion du Conseil canadien d\u2019hygiéne publique, l\u2019année dernière.M.Hughes est diplômé en architecture de l\u2019Université McGill.Il fait partie de l\u2019Institut Royal d\u2019Architecture du Canada et est un membre associé du « Royal Institute of British Architects ».ee 9e SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OTO-LARYNGOLOGIE Lors du congrès de l\u2019« Association Médicale Canadienne » tenu à Montréal en juin dernier, la section d\u2019oto-laryngologie a décidé de former une société «canadienne » groupant les spé- clalistes de tout le Canada dans cette matière.À cette fin, on est en train d\u2019élaborer une constitution et des règlements qui seront soumis à la discussion et à l\u2019approbation de tous les intéressés, lors du prochain congrès de l\u2019« Association Médicale Canadienne », qui aura lieu à Banff, au mois de juin prochain.Il est inutile d\u2019insister sur les avantages que présente une \u2018telle société qui réunira tous les oto-rhino-laryngologistes du pays.ee ++ NOUVELLES DE FRANCE Nécrologie Le professeur Noël Fiessinger est mort subitement le 15 janvier 1946.Il avait assisté à la séance de l\u2019Académie de Médecine au début de l\u2019après-midi et il y avait donné lecture d\u2019une notice nécrologique sur le docteur Paviot, de Lyon.Rentré chez lui à cinq heures, il succomba en quelques minutes, à sa table de travail.Il était âgé de 65 ans.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLEIIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Le professeur Maurice Villaret, membre ¢ l\u2019Académie de Médecine, est décédé à 68 ans, ] : 26 janvier 1946.Congrès national de l'Aviation Française Le deuxième congrès national de l\u2019Aviatio) ; Française aura lieu à la Sorbonne, du 16 au % : avril 1946.Il comportera une section d\u2019étude de i problèmes médicaux intéressant le personnel na vigant.Les travaux seront répartis en quatr sous-sections: sélection médicale et psychotech nique du personnel navigant; pathologie médico chirurgicale de l\u2019aviateur; physiologie du vol e protection du personnel navigant; aviatio sanitaire et police sanitaire aérienne.| Professeur Albert Laquerriére Nous reproduisons ce texte de la notice né crologique sur motre regretté collègue, rédigé par son ami, le docteur Delherm.Ce tablea saisissant et vrai, brossé par le docteur Delhern intéressera et sans aucun doute émouvra le nombreux amis que le professeur Laquerrièr a laissés au Canada.Très religieux, mais très tolérant.La querrière savait se cantonner dans son oratoire pensant que la meilleure prédication est le bo exemple.Il fut en tous points un parfait honnête hor me.Ses amis ont pu apprécier sa grande bont sa droiture inflexible, ses qualités du cœur qu\u2019é galaient celles de l\u2019esprit, sa constance dan l\u2019affection et cette douce philosophie qu\u2019il savai mettre comme un baume précieux sur les vilenie de l\u2019existence.{ Comme tous les précurseurs radiologistes, i paya son tribut à la radiologie: la radiodermit ne l\u2019épargna pas; il dut subir trois intervention chirurgicales qu\u2019il supporta avec abnégation e stoïcisme.La guerre de 1939 le surprit en vacances et France, et il ne put retourner au Canada.! s\u2019employa de son mieux à rendre des service: aux blessés de Rennes, où il habitait.Puis, peu à peu, ses forces l\u2019abandonnèrent son état général s\u2019affaiblit.I] pensa se rétabli \u2018en allant s\u2019installer à la campagne aux environ: d\u2019Orléans.Mais en vain, sa santé était loin de s\u2019améliorer, bien au contraire: c\u2019est que son sang ( / XLVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 i A 77 7 756000 a 77 7 0 7 7) ! 7 GE pg 0 > 7 .more \u2026 2 7) 7) 7 7 \u201c /) 7 4 7 7 7 _ 7.4 _ _ 55 FF 7 fF 7 0 CE / /) 9 A 7 7 a Eo 7 _ 7 Gé _ / À 7) , ; 0) 7 7 4 77 7 | 7 7 I it 7 A 7 NX 7 I ah eC Ol LES ed 2 7 GE - ; YU 7 7, _ It A A 7) 77 _ 2) 7 70 2 70 7 a \u201c 7 WW A, 7 _ pr \u2018 7 7 7 0 UE 7 7 7) _ \u20ac \u20ac A 4s A 4 77 / ot 7 y re A y 7 7 7 2 CO LG 7 _ OU A A 7 7 7 7 7 ec \u2019 7 7 2) 2 5 7) 0 0 7 _ _ 7 | ur\u201d \u201c 7 7 7 7 A 7) 7) 7 7) 7 7 2) 7) 7 7 7 A0 Juco 77 An AS 0 4 { _ _ _ _ _ _ Ji _ ii | 7 Vid 1 A 7 A 2 7 i 2% CE GE 5 À 0 7 7 7 Ga 6 7 jf 7 7 it 7 0 7 7 7 7 | 7 _ 7 a _ 7 0 7 7 7 7 0) 0 2 7 _ _ 0 7 7 _ 7 7 CE 0 7.70 7 7 7 ) _ _ CE 0) 7 I! GE TU 0 GE 7 7 77 > i i , 7) 2 _ _ 7 CE 7 7 0 7 2) 7 7 7 A 7 ZY i 7 7 is 77 7% 7 yy 7 7 GE 7) 70 0 2 7 0 7 7 7 _ GE 7 _ CU 2) 77 _ _ .7 7 GG 7 A 0 2 0 7) 7 7 i _ A 7 7 7 7 77 0 7 2) A GE _ 7 7 7 7 _ 7 7 TE 7 7 7 CN 2 7 7 7 7) 7 7 7 7 7 0) 7 i 7 7 i _ 7 7 7) 7) 2 7 7 0 ; 7 7 © 7 7 GE 2) 2 7 7 _ i Za 0 0 ON A 7 7) 0) 7 5 a ; CIE 7) 7 ) - _ 4 7 GE 7 7 7 7 7 _ 7 7 0 _ 2 7 GG 7 7 _ 0 _ 77 7 0 7 77 UE 7) 7) 7 7 A \u2014 Antihémorragique et hilie \u2014 Anti-choc par fait.mostatique tanie 5 op RIGO Ampou NT INDOLORES.S S lète sur demande.Canada selon la rmule SN le procédé de fabrication Prépa des raroires De Z 2 ssy { Canada 7, Représenta rs \u2018 HER D T& i UE 7 TON Inc.d Avenue Bh - d 5 McGill Montréal 498 n\u2019avait pas échappé à l\u2019emprise des rayons X, et cela fut beaucoup dans sa fin.Elle fut calme comme celle d\u2019un bon ouvrier qui, sa journée de labeur consciencieusement remplie, s\u2019endort du sommeil du Juste.Les difficultés de l\u2019heure présente ne permirent pas à nos délégués: Belot, Aimé, Dariaux, de l\u2019accompagner là où il repose, dans le cimetière de Melun.Et maintenant, nous ne verrons plus ce grand gaillard dans lequel s\u2019était incarné son atavisme de Normand, à la figure un peu poupine, aux bons yeux pleins de bonté, au fin sourire quelque peu narquois, à la voix forte un peu scandée, à la démarche assez lourde et dont l\u2019accueil était toujours si franc, si cordial, fait de rondeur, de bonhomie, de simplicité et surtout de très grande modestie.Mais il laisse, dans notre mémoire et dans notre cœur, une image ineffacable.À Madame Laquerrière, à son fils, le Dr Michel Laquerrière, de Melun, à son fils François, à sa fille Gilberte, la Rédaction du Journal apporte l'expression de ses bien vives condoléances et toute la part qu\u2019elle prend au deuil qui les frappe si cruellement.« Science sans conscience, a dit Rabelais il y a quelque quatre cents ans, c\u2019est la ruine de Padme.» «Science et conscience », tel fut La- querrière.Il avait le sens de Phonnéteté, du loyalisme, de la parole donnée, de la moralité, de la morale tout court.Ce lot de qualités qu\u2019avait Laquerriére est d\u2019un bel exemple dans les temps présents.Docteur DELHERM .(Extrait du Journal de Radiologie et d\u2019Elec- trologie, 26: 277 (9-10) 1944- 45).2e + LE SALON D'ART ET DE PHOTOGRAPHIE DES MÉDECINS CANADIENS Le Salon d\u2019Art des médecins s\u2019ouvrira, cette année, avec la convention de la « Canadian Medical Association », à Banff.Avec les photographies, on y exposera les peintures à l\u2019huile, à la gouache, les aquarelles, les eaux-fortes, les dessins au fusain et les pastels.Ce sera bien, en effet, le « Salon d\u2019Art et de Photographie des médecins canadiens ».Ceux qui ont entendu dire que le Salon de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946: Photographie avait ainsi élargi ses cadres por inclure la peinture, manifestent déjà un très y intérêt, et la maison Frank W.Horner Limites initiatrice de cet événement artistique, se prépa | à une exposition de grande envergure.Des ententes ont été conclues pour que chaqu envoi soit jugé sur les lieux mêmes, & Banff, ps Ë des artistes éminents.L'exposition des tablead admis sera présentée pendant tout le temps qu durera la convention.Le docteur T.C.Routley secrétaire général de la « Canadian Medic: Association », fera la présentation des plaque représentant, en bas-relief, la tête de Sir Fre derick Banting, lui-même un artiste réputé.Ce, plaques auront une inscription appropriée et seront décernées \u2014 l\u2019une, dans la section de ; peintures; l\u2019autre, dans la section des po) graphies \u2014 aux médecins dont l\u2019œuvre ser primée.Afin que tous les médecins du Canada puissen inscrire leurs œuvres à cette exposition, I formules nécessaires seront bientôt adressé de Montréal.\u201c ee ++ NOMINATION DU Dr F.S.BURKE À af DIVISION DE LA LUTTE CONTRE .LA CECITE - L\u2019honorable Brooke Claxton, ministre de 14% Santé nationale et du Bien-Etre social, a ani noncé la nomination, dans son ministére|* du Dr F.S.Burke, d\u2019Ottawa, au poste de chef de la Division de la lutte contre la cécité En sa qualité de chef de la nouvelle division le Dr Burke entreprendra une enquête minutieuse dans tout le problème de la cécité, y compris la prophylaxie, le traitement et la formation professionnelle.| Avant sa présente nomination, le Dr Burke dirigeait la section des relations étrangères du ministère des Affaires des anciens combattants et agissait en qualité de médecin consultant du ministère des Finances concernant les pensions aux aveugles civils.Le Dr Burke est diplômé de l\u2019université de Toronto et il à servi outre-mer pendant cinq ans au cours de la première grande grande guerre.Il vint à Ottawa en 1929 après avoir été, pendant quelques années, directeur des services médicaux du Département d'hygiène de Toronto.? ON SEULEMENT JES ACIDES AMINES! is d deux ans d'observations cliniques, ifirées par des radiographies, nous ont waizus que les acides aminés, seuls, ne istlent pas un traitement adéquat des ère\u2018peptiques.\u2018us \u2018Oyons que: 1 L\u2019ulcère doit être à l\u2019abri des sucs gastriques.2 La cicatrisation de l\u2019ulcère doit être stimulée.3 L\u2019alimentation doit être rehaussée.11-29-45 LIMITÉE OSHAWA MONTRÉAL ANFACTURIERS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE CHOIX ten DISTRIBUTEURS: ; MILLET, Roux & CIE, LIMITEE MONTREAL, P.Q. 500 NOMINATIONS PAR LE MINISTÈRE FÉDÉRAL DE LA SANTÉ NATIONALE L\u2019hon.Brooke Claxton, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annonce la nomination de M.Joseph-A.Blais, de Québec, comme directeur adjoint des allocations familiales à Ottawa et celle de M.Stanley J.Bailey, de Vancouver, comme directeur régional des allocations familiales pour les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.M.Blais, dont la nomination a pris effet le ler mars, a fait ses études à l\u2019Université Laval.Il a acquis une vaste expérience des affaires avant la guerre.Il s\u2019est enrôlé dans la R.V.MR.C., et a servi sur le Stadacona (Halifax), puis outre-mer sur le Niobé.Depuis son retour au Canada, il est un des représentants de la marine à la Commission des allocations aux familles de militaires.Il a quitté le service avec le grade de commissaire en chef de 2e classe.M.Bailey, qui est diplômé de l\u2019université de la Colombie-Britannique, a fait partie pendant plusieurs années du service social de la ville de Vancouver.Il a également enseigné, pendant plusieurs années, dans les écoles indiennes de la Colombie-Britannique et du Manitoba.Lors de son enrôlement dans l\u2019armée, il a suivi la formation des officiers combattants.Par la suite, il a été transféré à la Direction des sciences sociales au Quartier général de la Défense nationale, puis a été envoyé outre-mer pour enquêter sur les problèmes de bien-être social de l\u2019armée, en Grande-Bretagne.Il a quitté l\u2019armée avec le grade de major.ee ++ LA SCARLATINE ATTEINT QUINZE À VINGT MILLE ENFANTS CHAQUE ANNÉE La scarlatine atteint quinze à vingt mille enfants chaque année au Canada.Ainsi, en 1942 il y eu dans la seule province de Québec 4,274 cas de scarlatine tandis qu\u2019en Ontario on en repérait 8,354.Maladie contagieuse, la scarlatine se caractérise par une éruption particulière.Cette maladie offre généralement les symptômes suivants: maux de tête, maux de gorge température, vomissements.La peau du malade est sèche et brûlante, la langue est chargée.D\u2019ordinaire, ces signes précurseurs sont suivis.au bout d\u2019un jour ou deux, d\u2019une éruption qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 prend l\u2019aspect suivant: petites plaques roug réunies les unes aux autres.Ces taches appi raissent d\u2019abord sur le cou et la poitrine.Bientô l\u2019éruption d\u2019un rouge vif s\u2019étend au corps presq tout entier.Selon les hygiénistes du ministère provinei de la Santé et du Bien-Etre social, les germ de la scarlatine se transmettent par les sécrétioi du nez et de la gorge des malades et des porteu de germes.Ces personnes disséminent la malad autour d\u2019elles.Si vous croyez que votre enfant a la scarlatin disent les hygiénistes, appelez votre médec; immédiatement.Isolez le malade dans une chan : bre dont l\u2019accès sera interdit aux autres enfant Les écoliers exposés à la contagion ne doivent p: retourner à l\u2019école sans l\u2019autorisation du médec: traitant ou de l\u2019hygiéniste (officier médical ÿ .| Tous les articles qui servent au malade doive: être soigneusement désinfectés par le lavag gq l\u2019aération, l\u2019ensoleillement et par l\u2019usage d\u2019an septiques.Ne permettez pas à l\u2019enfant de se lev et de se livrer à ses occupations coutumièr tant que le médecin n\u2019en donnera pas lui-mên, P l\u2019autorisation.C\u2019est là un conseil important ci la scarlatine suscite souvent des complicatioi facheuses et déplorables au cœur et surtout at reins.L\u2019avis de votre médecin est indispensabl 2-0- 0e PLUS DE 15,000 FOYERS ONT BÉNÉFICIÉ DB CONSEILS DES HYGIÉNISTES AU COURS DE JANVIER Par l'intermédiaire de ses Unités sanitair de comté, le ministère de la Santé et du Bie Ftre social se préoccupe de faire connaître notre population les règles à suivre pour conservation de la santé dans les différents âg Jes différentes constitutions, les différentes cor ditions de la vie et les différentes profession Chaque mois, les visiteuses d\u2019hygiéne se render dans un certain nombre de familles afin de let enseigner les mesures propres à sauvegarder | santé.Au cours de janvier, ces visiteuses se sor rendues dans 13,191 foyers.Que de parents craignent pour la santé d leurs enfants et cependant combien laissent leur petits exposés à des maladies infectieuses évita bles.La vaccination et l\u2019immunisation sont dé moyens sûrs et peu dispendieux de prévenir le maladies telles que la variole et la diphtérie.Le \u2018 be 4 J pp\" ere ; a\" wm Perey me 2 li 2 ki MNAPH) CTIQUE, PO VALENTE ET CHOLAGC UE Ib bu 4 pq\u201d re R 5 +3 Ë N : hd 4% ror sa\u201d «a+ x yr * PI tnd TT ape oes TRAN PEA 4 oT Ml a \u2018 Pa | ha J ip PrN Ses k Bat F a 5 lo Ly Hd * aed ae x % Hi AA) 4 ve st 3 3 x * fs; AR CS a F ; 2 ei pe pA 0 8 GG « 0, x A >, A het Sy + AP [RN iL 5.- * \u20ac AY a 185 A ¥ 21 tn = ia.\u201c3 fe & 3 : ee, es og ' Ÿ et re XY dd URTICAI a8 ACD cs, sets STROPHULU , ECZEMAS, PRUR [S fal mé pa = .TROUBLES DIGESTIF r ASSIMILATION I SANA SRE io 1 te 3 4 \u2014 a 3 ss Fa PTS x C 3x de Nat) 3 HY con 3 or RESENTATION by a ey od alt Ty x pt oi - A Ré CONS DE 50 500 ET 1000 DRAGEES JE = eo Fad As «e Br ++ Ni » ; w nN ad » pi \u20ac $ #7 a £5 ey PY Sv A ws FR ; ny a 8 eed 2 : M4 5 : rete 4 rid a à \u20ac La Pepto de viande et de poisson Ex Fd Magn (2 Cah hi 4a Lal nn Fry* MED!CAMEN HERDT & CH TON, INC &chantilion medical DE MARQU sur demande 2027 avenue d OLLEGE Mc pr VID D 502 Unités sanitaires sont à votre disposition à cet égard.Durant le mois de janvier les médecins hygiénistes de la province ont complété 2,232 immunisations antidiphtériques.Ainsi, ce sont des enfants qui n\u2019auront pas à craindre le terrible fléau.Le corps huntain est comme une dynamo.C\u2019est un réseau complexe de nerfs, de muscles, de vaisseaux et d\u2019organes.Il faut en prendre un soin extrême.Le secret de la santé consiste à obtenir de ce mécanisme délicat un plein rendement, sans, toutefois, en abuser.Les cliniques de puériculture et les conférences d'hygiène des techniciens du ministère de la Santé vous renseignent sur l\u2019ensemble des connaissances nécessaires au maintien de votre santé et de celle de vos enfants.Par exemple, près de douze cents démonstrations à domicile effectuées au cours de janvier ont permis à nos hygiénistes de fournir des renseignements précieux à nos mères de famille.Plus de 1,400 visites prénatales ont contribué à la propagation de l\u2019hygiène infantile.Les 391 cliniques de puériculture ont permis l\u2019examen de 7,890 nourrissons et de 5,213 enfants d\u2019Age préscolaire.Prés de douze mille de ces derniers ont reçu à domicile la visite des hygiénistes ainsi que 8,620 nourrissons.C\u2019est, autant d\u2019enfants qui bénéficient de l\u2019hygiène et de la médecine préventive en notre province.Chaque mois, il en est ainsi.EFFETS DES POUSSIÈRES ET DES AGENTS PHYSIQUES SUR L'ORGANISME On ne saurait trop se prémunir contre les pous- siéres industrielles.Elles sont fort préjudiciables pour la santé dans plusieurs cas.En général, dit le directeur de hygiène industrielle dans la province, l\u2019inhalation de toute poussière en côn- centration excessive favorise le développement des maladies des.voies respiratoires et de la tuberculose pulmonaire chez les prédisposés, aggravant cette dernière maladie chez ceux qui en sont déjà atteints.L\u2019ingestion de certaines poussières provoque des troubles digestifs, d\u2019autres peuvent causer des irritations, des éruptions ou des ulcères de la peau, des yeux ou des muqueuses des voies respiratoires supérieures selon le cas.On est porté à croire que les poussières d\u2019arsenic , + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946; et de cobalt déterminent des processus infy matoires qui peuvent, par la suite, donner sance au cancer du poumon.Les poussièreç mercure, de plomb, de cadmium, d\u2019oxyde d'a d\u2019explosifs tels que le trinitrotoluol et bien @ tres provoquent parfois l\u2019empoisonnement dey ganisme.Certaines poussières organiques paj pollens, les spores ou les parasites vd qu\u2019elles contiennent peuvent causer des troie allergiques, l\u2019actinomycose et une forme d\u2019e me connue sous le nom d\u2019aspergillose.1] encore les poussières qui ont pour effet de + voquer la fibrose du tissu pulmonaire et doi] prototype est la poussière de silice libre.L\u2019ouje peut se protéger contre ces poussières en 1H sant intégralement les méthodes de travail commandées par son employeur, en se Sern des appareils de protection qu\u2019il met à # disposition et en coopérant étroitement avek personnel du service médical de l\u2019usine.Les agents physiques ont aussi une influe considérable sur la santé de l\u2019ouvrier tons dustrie.C\u2019est ainsi qu\u2019un éclairage impald des mines prédispose à la cataracte, qu\u2019une W midité excessive ou une atmosphère chargée vapeur d\u2019eau combinée à des changements s de température expose au refroidissement.me chaleur excessive peut provoquer le «coupb chaleur » avec son cortège spécial de symptôm.L\u2019ouvrier qui travaille habituellement à la &- leur, particulièrement en présence d\u2019une humité excessive, s\u2019expose à l\u2019anémie, au rhumatise, aux éruptions de la peau et à des détérioratns physiques qui conduisent à une vieillesse pré Tous connaissent aussi la maladie du cai chez les ouvriers travaillant à Pair comprié Mais la science, auj ourd\u2019hui, a trouvé des moys de protection susceptibles de réduire au mining les cas de maladies dues à occupation.BM moyens de protection sont & la disposition l\u2019industrie et des travailleurs qui veulent et # devraient les utiliser.La surveillance et lat lioration des conditions hygiéniques des di- rents établissements de la province en ce dont ne relèvent de la division d\u2019hygiène industrie du ministère provincial de la Santé et du Bi Etre social, que dirige l\u2019honorable Dr J.-H).Paquette, m.d. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 194\u20ac Pour un traitement antifebrile et décongestif Soutenu EMPLOYEZ NUMOTIZINE Appliquée promptement sur la région enflammée ou congestionnée, Numotizine soulage rapidement la douleur et, par son pouvoir d\u2019hyperémie, aide à dissiper la congestion.Une absorption lente et constante à travers la peau, de ses éléments analgésiques et antipyrétiques\u2014gaiacol et créosote\u2014produit une action antifébrile constante et soutenue, sans interférence avec la digestion.NUMOTIZINE, INC.900 North Franklin Street Chicago, Illinois, U.S.À.Fabriqué au Canada et distribué par: WINGATE CHEMICAL CO., LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal LI L'L'NION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLEIIN A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1946 L \u2018ASPIRIN est un des analgésiques les plus sûrs, \u2014 probablement le plus sûr.Eprouvé depuis plus de quarante-huit ans par des millions de gens, l'Aspirin occupe une place unique parmi les anodins.L'Aspirin, en dose thérapeutique, a été reconnu comme étant le moins toxique des analgésiques même lorsqu'il est pris pendant de longues périodes de temps.ASPIRIN i H 9i0DIUM ¢ H® O N¢ s TISEPTIQUE OB TO-URINAIRE 0lICIDE emt effectif des vo- sens simples ou in- rib de la grossesse.fifiai et tonique nervin vale.Régénérateur de nukon.Régulateur du tœmmAntispasmodique.Pp.fectis du système circu- oires varices, oedèmes, lébiti hémorroïdes, trou- blesie la ménopause.RICARDINE imuds de la respiration | de : circulation.Solution \u2018ethyhide de f\u2019acide py- line-l:arboxilique à 25%.! > lannratoire HAROIS Montréal CROISSANCE DIFFICILE PERTE D'APPÉTIT AMAIGRISSEMENT ANÉMIES SYMPTOMATIQUES v HEMO-VITOL Secondera avec avantage la cure parentérale.CONTIENT À L'ONCE: Chlorure de thiamine .+ + + + +++ 1500 U.L Riboflavine .+ « + + « «+ « « + + «+ « 1875gammas Extrait de fole .+.+ ++ ++ + + 1.625 Sérum frais de cheval .40 gouttes Hémoglobine - ee ee eee 6 0.389 Glycérophosphate de soude .+ = 0.260 Peptone .0.130 POSOLOGIE Une cuillerée à thé à prendre dans un peu d'eau aux repas.LACTO - BIOS FERMENTS LACTIQUES VIVANTS CONCENTRÉS ET SÉLECTIONNÉS Rend le milieu intestinal contraire aux microbes pathogènes.INDICATION: affections des voies digestives en particulier, dyspepsies gastro-intestinales, fermentations et putréfactions intestinales, auto-intoxication, diarrhées des enfants et adultes, eczéma et urticaire.CONTIENT EN, PLUS DES FERMENTS LACTIQUES: Phosphore .2.60% Sodium .0.60% Calcium - .1.75% Potassium .+ .2.50% Magnésium .0.25% Protéines .17.68% Chlore .1.26% Lactose .+ + + + + + 61.17% Fer.« « « « « « .0.036% Acide lactique .- .- .0.50% POSOLOGIE: DOSES thérapeutiques: 2 ou 3 cuillerées à thé, deux fois par jour.DOSES prophylactiques: 1 cuil.a thé deux fois par jour.Prendre LACTO-BIOS dans un peu de lait ou d'eau sucrée avant les repas. LIII L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTin A.M.L.F.AN.\u2014 Montréal, avril 1916 Tenir les médecins et les hôpitaux au courant des tout derniers développe- POU R ments techniques se rapportant aux as 2 y: ; appareils électro-médicaux et radiologiques, et fournir un service expert VO U S d'inspection et de réglage de ces appareils, voilà deux fonctions très im- S E RVI R portantes de notre maison établie depuis de nombreuses années.Un ingénieur de service Victor est presque aussi facile à atteindre que votre appareil téléphonique, car ses quartiers généraux sont à une distance commode de chez-vous.Vous trouverez en lui une source sûre de suggestions utiles au sujet de vos besoins et problèmes individuels, et vous verrez qu'il appréciera toute occasion que vous lui fournirez de démontrer la valeur tangible du service individualisé Victor.Des stocks très complets, entreposés en divers points stratégiques de la Province, nous permettent de vous assurer la prompte livraison de vos besoins journaliers en films et réactifs radiographiques, milieux diagnostiques opacifiants, fournitures de chambre noire, etc.Nous serons heureux de répondre à toute demande de renseignements.TORONTO: 30 Bloor St., W.VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.MONTREAL: 600 Medical Arts Bld.DISTRIBUTORS FOR GENERAL GG) ELECTRIC X-RAY CORPORATION OTTAWA: 41 Inglewood Place HALIFAX: 37 Deacon St. PPR ] poser La pce a HS ; .pre se ali IR ERR TR LARYNGOBIS a définitivement rendu désuets et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications SUPPOSITO 1 RES symptomatiques des infections aigués de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours\u2014exceptionnellement durant trois jours\u2014pour amener Une guérison plus re rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE: Boites de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 heures.Enfants de 1 & 6 ans: V2 Suppositoire pour ENFANTS par 24 heures.ata i.\u20ac =\u201d Agents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolfe, Montréal DU MUSCLE LISSE > urés Agents exclusifs \u2014 GRAVET LTÉE 1410 rue Wolfe \u2014 Montréal LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946, ANTISEPSIE \u2018 Un désinfectant général doit présenter une \u2018 activité certaine contre la plupart des organismes \u2018 pathogènes les plus importants et, au moins, \u201c contre les trois suivants: le bacille de la typhoïde, \u201cle staphylocoque et le streptocoque.Bien plus, \u201c toute prétention à cet effet doit être appuyée sur \u201c des essais destinés à démontrer son activité dans \u201cles conditions particulières énoncées dans les \u201c prétentions avec lesquelles on le présente.L'acti- \u201c vité en présence du sang, du sérum et d\u2019autres \u201c substances organiques est très importante, car un \u201c grand nombre de désinfectants sont inopérants \u201cen ces conditions\u2019.* RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DEPARTEMENT PHARMACEUTIQUE, MONT Parmi les premiéres recherches effectuées avec le \u2018Dettol\u2019, une des plus importantes fut l'étude de sa puissance bactéricide contre les streptocoques hémolytiques, cause de la plupart des infections puerpérales et sa capacité de présenter un obstacle permanent à la réinfection par ces mêmes organismes.Sous ce rapport, il se révéla beaucoup plus sûr que tout autre antiseptique auquel il fut comparé.Il éliminait complètement les organismes nocifs en une Minute et demie; sur l\u2019épiderme traité, il formait une couche protectrice qui empêchait la réinfection pour une période de cinq heures; ses applications répétées à pleine concentration se révélaient inoffensives; sur une peau fraîchement égratignée ou sur la membrane muqueuse du vagin, il ne causait aucune douleur ni irritation.De l\u2019obstétrique aux usages généraux [ A l'hôpital \u2018\u2018Queen Charlotte's\u201d, I grand hôpital de maternité de Londres} son adoption fut suivie par une baissi de plus de 50% dans l'indice des infec.] tions par streptocoque hémolytique.Aujourd\u2019hui, le \u2018Dettol\u2019 est le préféri de tous les antiseptiques non seulement } © en obstétrique, mais dans les salle + 2 .! d'opération, dans les postes de secours ; \u2018 à l\u2019usine et au foyer.En effet, so (| remarquable pouvoir bactéricide n\u2019est + pas applicable qu'au streptocoque * \u2018 hémolytique, mais il s\u2019étend aux org | nismes pathogènes les plus fréquent tels que le staphylocoque aureus, le bacille typhique et le colibacille.Chirurgiens, médecins et obstétriciens sentent en sécurité avec un antiseptiqu que des essais répétés en laboratoire confirmés par dix ans d\u2019expérience clinique, ont révélé comme étant efficace même en présence de sang, à pus et des autres agents de contamination des plaies, tout en étant non toxique à pleine concentration.Les patients aussi le préfèrent parce que, en applications sur des plaies, des tissus meurtris ou des muqueuses, il ne cause aucune douleur.C\u2019est aussi une préparation agréable qui, à l'encontre des antiseptiques toxiques, peut se laisser en tout endroit accessible de la maison, pour servir à toute la famille.2 REAL = ! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LVI é - LA CREME OBSTETRIQUE \u2018DETTOL\u2019 L\u2019agent antistreptocoque:\u2014\u2018Dettol\u2019; concentration: \u201430%; dans un véhicule spécialement adapté a la pratique courante de l\u2019antisepsie en obstétrique.Les propriétés essentielles Les spécialistes en obstétrique ont trouvé que la meilleure technique est celle qui comporte l'usage de \u2018Dettol\u2019 liquide et de la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019.Ce sont deux préparations non toxiques, non irritantes et qui agissent rapidement dans la destruction du streptocoque hémolytique, cause de la plupart des infections puerpérales.Les avantages spéciaux en obstétrique Toutefois la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 a certains avantages spéciaux en obstétrique.Elle est prête à être employées à la bonne concentration\u2014soit: 30%, de \u2018Dettol\u2019 dans un véhicule approprié; on peut l'appliquer librement sur la peau de la patiente et sur les membranes muqueuses et elle demeure en place.Les usages de la crème \u2018Dettol\u2019 La crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 se prête particulièrement aux applications sur la vulve de la patiente, sur les cuisses et les mains.En faisant la toilette de la patiente que l\u2019on prépare à une opération obstétricale, on devrait enduire de crème \u2018Dettol\u2019 le périnée, les lèvres et le vestibule.On devrait aussi toujours en appliquer une couche sur les gants chirurgicaux avant toute intervention dans le vagin ou l'utérus.Si le travail se prolonge, on devrait l'utiliser périodiquement pour le redésinfection des gants du médecin et de la garde- malade.Bref, la crème obstétrique \u2018Dettol\u2019 est une préparation agréable et un bactéricide effectif particulièrement adapté aux besoins de la pratique obstétricale.FCKITT & COLMAN (CANADA) LTD., DIVISION PHARMACEUTIQUE, MONTRÉAL CRA4-FU GS LVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1916 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE | ® RECHERCHES ® ENSEIGNEMENT SPECIALISE i © ŒUVRES SOCIALES ® VACCINATION GRATUITE CONTRE LA TUBERCULOSE PAR LE BCG @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS COQUELUCHE - DIPHTÉRIE \u2014VACCIN COQUELUCHEUX SIMPLE \u2014 \u2014VACCIN COQUELUCHEUX associé AVEC L\u2019ANATOXINE\u2014 DIPHTÉRIQUE purifiée RESTE Bacilles coquelucheux, H.pertussis, en Phase | \u2014 | 15,000 millions par cm?.Culture sur milieu de formule améliorée dans nos | laboratoires.Suspensions bactériennes remarquables par leur homogénéité, uniformité, valeur expérimentalement éprouvée.Anatoxine diphtérique (20 unités au cm?) purifiée | de 50% de son azote initial.D\u2019absorption rapide et quasi indolore.PURETE - SECURITE - EFFICACITÉ INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) \u2014-_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014_ I LEY LJ] (YS ox »_ ® C1 vd QC Ad te [A * o° LI LEW ¥ .eux =\u201c ( UE es 2, a 11 [3 PR Lr B30 LEN LEAN ZX WJ -d .> : » \"of hE + te à x i | K bi Fa LIX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1916 Edifice Spadina Crescent, comprenant l'administration, les laboratoires de recherche ef la production de pénicilline.En 1914, la préparation et la distribution de produits biologiques et autres essentiels à la santé publique furent entreprises à l'Université de Toronto, au laboratoire d'antitoxines.En 1923, cette entreprise, qui s'était considérablement développée, reçut le nom de Connaught Laboratories.L'oeuvre des Laboratoires est bien connue, grâce à la vaste distribution des produits.Durant toutes ces Edifice de l'École d'Hygiène, dont une partie renferme années, la recherche en médecine préventive a toute- aos de uit Paration de fois été une fonction primaire.Le nombre de recherches entreprises a été proportionnel au développement des Laboratoires et aujourd\u2019hui, plus de cinquante études sont en cours.Afin d'exprimer l'intérêt fondamental des Connaught Laboratories dans la recherche, le conseil d\u2019administration de l\u2019Université de Toronto à approuvé l'inclusion des mots \"Medical Research\u201d dans le nom des Laboratoires, qui seront dorénavant connus comme: \"Connaught Medical Research Laboratories.\u201d Lelaboratoire de recherche sur les virus, un des labora- La prépa ration et la distribution de prod vits bio- toires de la division Dufferin\u2014une propriété rurale de .« 145 acres située 12 milles au nord de Toronto.logiques et autres seront continuées.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto - Toronto 4, Canada a L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LX Sa 3 = SR 3 NR Na = s = = = & NE = c = B® .| = Re, = .= oo = p: SA 2 = =.© S gr os = en ES = ss a .ges = = = = RE Se RN = 3 = ee = = * >.= vs = 5 53 sn 2 SN = AR Se 259 x = > =.So to iy ENT ES = = SES = Xe Ci ae = = SN 35 = Se ss = = vers = a = a 2% a = = = Fe + = =.FE = Se a pid SR = =.ès ses = a > = = se Ss = 2 = 5 = cn =, = .SE 23 ss = 2 SN Se SN Rs SE = NG a A .SR = > ae se SR = ES > à A x = = es ne = 8 2 SE hi: ES = 3 = 2e es = a Ei ve i SA RE A À ë an aus i ek ms = 25 22 = ss.3 vi si == = .; = * se ( A loa snpmytomnen uate vette sde abn Vhpperdonaion laboratoires DESAUTELS Laboratories LIMITÉE MONTREAL CANADA LIMITED LXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 SANATORIUM PREVOST Magnifique situation au bord de la Rivière-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs Jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés * de neurologie à l\u2019Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1916 LXII STERILISATEURS AMERICAN\u201c interruption due au bus: niveau 6 deau Lh reté automatique qui garantie contre les sques de \"brulûre\u201d et qui protège en même \u2018 mps les instruments etle stérilisateur.Si on le laisse fonctionner seul, sans que per sonne le surveille, comme par exemple, pendant une visite urgente ou en un jour férié ou fin de semaine, il n\u2019en résulte aucun dom \u2018mage pour les instruments ni le stérilisateur.\u2018 Quand l'interruption est due au bas niveau d'eau, le.fonctionnement peut être renou- \u2014 velé en remplissant le dépôt d'eau et en \u201c établissant le courant électrique manvelle- -_ ment.Parmi les milliers d'appareils en usage oo onn \u2018a a pas rapporté un seul cas de ; \u201cNOUS OFFRON.MAINTENANT Des.modèles portatifs et \u2018cabinet, de 35 cm.et 40 Hy a une selection de modéles \u201cde cabinet, bellement ach evés, - sujets a leur : disponibilité Ca COMMANDEZ Aujot 'R- D\u2019'HUI ou demandez-non; es br achures descripti AMERICAN STERILIZER COMPANY Erie, Pennsylvania DESIGNERS AND MANUFACTURERS OF SURGICAL STERILIZERS, TABLES AND LIGHTS LXIII L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 A N 10 DO L interne ANTISEPTIQUE PUISSANT.Traitement des infections intestinales.50 à 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.CAROVIT CHLOROPHYLLE ET PRO-VITAMINE A.Fatigue générale.Débilité.Héméralopie.2 pilules 2 fois par jour avant les repas.OCREINE GREMY EXTRAIT TOTAL DU CORPS JAUNE DE L\u2019OVAIRE.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.PANCRINOL du DR.DEBAT EXTRAITS DE FOIE, RATE ET REINS.Traitement de l\u2019anémie et des convalescences.1 ampoule buvable ou une cuillerée à soupe d'Elixir avant les repas.PA N S ERO L PUISSANT TONIQUE NERVEUX.Epuisements.Neurasthénie.Débilitation.1 ampoule de 5 cc.par jour.SULFORAZINE DISSOLVANT DE L\u2019ACIDE URIQUE ET ANTISEPTIQUE URINAIRE.Rhumatismes.Infections urinaires.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.SUPPOSITOIRES C.S.C.TRAITEMENT DES AFFECTIONS BRONCHO-PULMONAIRES.1 à 2 suppositoires par jour.(suppositoires pour adultes et suppositoires pour enfants).VU LCA SE DEPURATIF SOUFRE.Dermatoses.Constipation.Arthritisme.2 & 4 pilules par jour, le matin & jeun ou le soir avant le repas.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL py M L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LXIV SOUS PLUSIEURS RAPPORTS les qualités essentiellement supérieures introduites dans chaque manche de bistouri Bard-Parker, sont aussi importantes pour le chirurgien que les qualités également supérieures des lames Rib-Back qui en font les meilleurs fils tranchants que l'on puisse obtenir.Les manches B-P se distinguent pour leur durabilité.On vérifie méticuleusement leur poids, leur équilibre, leur fini, et, ce qui est très essentiel, leur capacité d\u2019accomoder exactement et fermement chaque lame que l\u2019on achètera pour être usée avec le manche, comme d'une seule pièce.Les manches B-P peuvent se distinguer d\u2019autres manches disponibles; leurs extrêmités distales sont effilées et taillées en biais en forme d'arc pointu, ce qui les rend pratiques et permet d'économiser du temps dans les dissections non tranchantes., LES MANCHES SPECIAUX COMPRENNENT: NOS.3L ET 4L.Manches allongés pour être employés NO.9.Petit manche, bien équilibré, spécialement adapté dans la chirurgie profonde.pour la chirurgie des yeux et la chirurgie plastique, et pour NO.3L, EN RELIEF .Manche allongé, en relief, pour la pratique de la chirurgie mineure, en général.être employé dans les hysterectomies.Addressez-vous à votre Fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC, Danbury, Connecticut Se LXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 PAR INJECTION| = Sa facilité remarquable à stimuler le cœur et à augmenter le rendement cardiaque, à élever la pression sanguine, à contracter les artères périphériques, à dilater les vaisseaux sanguins et à relâcher les muscles bronchiaux .fait de \"ADRENALINE un des plus utiles agents thérapeutiques approuvés par le médecin, Ce qui est encore merveilleux, ensuite, c\u2019est qu'elle est toujours gardée sous la main dans les = .sous-cutanée ou intramusculaire, l\u2019ADRENALINE procure un soulagement symptomatique rapide dans les paroxysmes asthmatiques; est utile pour la prévention et le traitement des autres réactions allergiques; localise et prolonge l\u2019action des anesthésiques locaux.En injection intraveineuse, elle est employée dans les chocs et les accidents dus à l\u2019anesthésie.à cause de son action vaso-constric- tive dans les hémorragies, l\u2019ADRENALINE facilite une meilleure vision du champ et aide à diagnostiquer et à traiter certaines conditions se rencontrant dans la pratique, pour les oreilles, le nez et la gorge.dans le passage nasal, l\u2019'ADRENALINE produit une prompte décongestion; dans l\u2019œil, l\u2019ADRENALINE diminue la congestion vasculaire, et aide à localiser les corps étrangers.orale, l\u2019ADRENALINE empêche les attaques sévères de l'asthme bronchitique en faisant relâcher les muscles bronchiaux.salles d\u2019opération, les bureaux et la trousse du médecin.Pour permettre l\u2019usage complet de ses nombreuses applications, il y a une forme d\u2019ADRENALINE (Epinéphrine) pour faire face à tous les besoins médicinaux, Solutions 1:100, 1:1000, 1:10,000; Suspensions huileuses 1:500, et les suppositoires et l\u2019onguent.ul ; D J [ORIGINAL MN ROA TTI WALKERVILLE, ONTARIO WN - 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, mars 1946 LXVI LABORATOIRES MAURICE ROBIN 13, 15, rue de Poissy \u2014 PARIS NUCLEARSITOL ROBIN glycéro de soude 0.05 gm.; nu-.| cléinate de soude 0.005; méthyl- | arsinate de soude 0.02; ampoules de 2 cc., également en granulés et comprimés.affections dégénératives, asthénies, lymphatisme.STRYCHNARSITOL ROBIN même formule que Nucléarsitol, plus Méthylarsinate de strychnine 0.001 gm.; ampoules de 2 cc.asthénies, névrosthénies, prétuber- culose, affections ganglionnaires.IODONE ROBIN - gouttes combinaison albuminoide d\u2019iode préparée avec de la peptone de viande d\u2019origine trypsique.20 gouttes correspondent à 0.04 gramme d\u2019iode et à l\u2019action thérapeutique de 1 gm.d\u2019iodure de potassium.PEPTONATE DE Peptone de viande et fer: 20 gouttes contiennent 0.01 gramme de fer.affections du cœur, artério-sclé- rose, arthritisme, affections ganglionnaires.FER ROBIN reconstituant des hématies, convalescence, chlorose, lymphatisme, scrofule.une ampoule tous les 2 jours, sous-cutanée intramusculaire, par séries de 10 injections.l à 2 cc.par jour.Séries de 10 injections entrecoupées par 8 jours de repos.adultes: 20 à 50 gouttes à chaque repas.de 10 à 30 gouttes, progressivement, 2 fois par jour, aux repas.GLYCÉROPHOSPHATE DE CHAUX ROBIN phosphoglycérate de chaux 5 gms, phosphoglycérate de soude 1 gm.pour 100 grammes.reconstituant du système nerveux, rachitisme, affections de l\u2019enfance, lactation.BISMUTHOÏDOL ROBIN bismuth colloïdal à petits grains (procédé Robin).0.004 gm.par cc., ampoules de 2 cc.Agents au Canada: spirillicide-syphilis, toute maladie à protozoaires, angines aiguës.2 à 3 cuillerées à thé par repas dans de l\u2019eau ou du lait.1 à 2 ampoules tous les 2 jours, jusqu\u2019à 10 ampoules.3 séries à intervalle de 8 jours.Laboratoires Jean Olive 200, rue Vallée MONTREAL Littérature et échantillons médicaux sur demande.ou\u201d LXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 AFFECTIONS NERVEUSES EN GÉNÉRAL Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles de la nutrition, neurasthénie, rhumatisme, artério-sclérose, intoxications (morphine, alcool.etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.PROSPECTUS ILLUSTRE SUR DEMANDE Téléphone 3420 SANATORIUM de BLOIS 50e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence MEDECIN-DIRECTEUR: DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Charles de BLOIS .Dr Georges de BLOIS MÉDECINS CONSULTANTS: Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.GELINAS, Trois-Ri- vières; Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.Les alénés et les contagieux ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s'\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.SANATORIUM de BLOIS 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.Le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Pour Hernie inopérable - ou quand il faut différer l\u2019opération ntures abdominales ncer dessinées spéciale- on pour l\u2019homme et la ime photographiés.Non &stique, la ceinture s\u2019a- jte en un instant, ne peut ter ou bouger.Puis, elle ce la tension du support la ceinture pelvienne; 1 pas sur la colonne ver- %trale, dans la région lom- I\" ou au-dessus.Le SPENCER donne un support positif et confortable Non élastique.Il ne céde pas sous la tension.Il ne comprend aucun coussin dur, en cuir ou en métal.Si les supports Spencer sont si efficaces, c\u2019est que: chaque support Spencer est dessiné individuellement à notre maison de Rock Island, après que la corsetière a pris une description du corps et de l\u2019attitude de maintien de la patiente \u2014 ainsi que 15 mesures ou plus.Cela assure au médecin que son traitement du patient sera secondé par le dessin voulu; que le support améliorera la mécanique du corps et s\u2019ajustera avec la précision et le confort nécessaires.Malgré cela, le Spencer est à peine, ou pas plus, dispendieux qu\u2019un support ordinaire.Après herniotomie Un Spencer est utile pour protéger la paroi abdominale affaiblie, particulièrement quand le patient ou la patiente doit retourner au travail plus tôt que ne le voudrait le médecin.Chaque Spencer est dessiné pour permettre le jeu des muscles, tout en procurant un bon support au dos et à l\u2019abdomen.LXVIIT Les SPENCERS sont aussi individuellement dessinés pour.Fracture des vertèbres Hernie du disque intervertébral Spondylolisthésis Arthrite Vertébrale Trouble sacro-iliaque ou sacro-lombaire Cyphose Lordose Scoliose Ostéoporose Viscéroptose ou Néphroptose avec symptômes Grossesse Post-partum Obésité I Syndrome de maintien vicieux A la suite de.Hystérectomie Néphropexie Néphrectomie Cholécystectomie Colostomie Césarienne Chirurgie vertébrale Les supports pour les seins sont aussi dessinés individuellement pour Seins ptosés Mastite Grossesse Nodules Allaitement Sein atrophié et ptosé Stase dans les tissus des seins Amputation Pir renseignements supplémentaires, consultez le btin du téléphone, sous « Corsetières Spencer », ou é&ivez-nous directement.inpivipueL SPENCER , SUPPORTS pour l\u2019abdomen, le dos et les seins vu \u2014 vn \u2014 Em Le ps bm Res bm EE mm ba BA: WR = Ema Em Wm Em EY I SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.i Aux Etats-Unis: Spencer, Inc.New Haven, Conn.: 1 En Angl=terre: Spencer (Banbury) Ltd.Banbury, Oxon.Nom .21121111 LL LL M.Dl Rue 1102021111 LL LL LL LL PLASTIQUE DES LÉSIONS CRANIENNES Plaque de tantale incrustée dans la paroi osseuse qui entoure la lésion.La plaque est de niveau avec la surface du crâne et est fixée par des pointes triangulaires en tantale.TANTALE un nouveau mélal ès pratique pour les interventions chirunge QUANTITÉ LIMITÉE MAINTENANT DISPONIBLE POUR LES CiIViLst ® Lc tantale, très utilisé pour la chirurgie de guerre, est maintenant disponible, en quantité limitée, pour les civils.Des preuves tant expérimentales que cliniques indiquent que le tantale est supérieur à l\u2019argent, à l\u2019acier et aux alliages divers, en tant que substance métallique pour sutures non résorbables et pour plaques utilisées en chirurgie osseuse.Les recherches ont établi que c\u2019est un corps inerte, non corrosif et non électroactif.Il provoque le minimum de réaction dans les tissus.Doué d\u2019une grande résistance à la tension, très malléable, il est en même temps imperméable.Le tantale supporte l\u2019ébullition et peut être introduit sans inconvénient dans l\u2019autoclave.LES SUTURES DE TANTALE ETHICON sont 215 fois plus résistantes que l'exigent les spécifications de la U.S.P.pour le catgut.Dimensions: 6-0, 5-0, 4-0, 18\u2019\u2019 de longueur, fixées sur aiguilles Atraloc sans chas, à pointe circulaire étrécie de 34, SEULS DISTRIBUTEURS g LIMITED Gomer : Complément de l\u2019habileté du chirurgien HERNIOTOMIE Technique de Bassini modifiée.Des fils de suture en tantale rapprochent l\u2019aponévrose oblique externe du ligament de Poupart.Très utile dans les cas de hernie récidivante ou pour les régions infectées.SUTURES NERVEU} (A gauche) Sutures fines en tan procher les côtés de la gaine dy sectionné .Feuille mince de ty; avec jeu autour de la section ré tenue par des attaches liches.| ETHICON Utilisées et _nouées de la même façon que les autres}: non résorbables.FILS DE TANTALE ETHICON.Fils à suturer t sans aiguilles.Dimensions: 6-0, 5-0, 4-0, 000, 0, 2} RUBAN DE TANTALE ETHICON.Pour pincesté ques, telles qu\u2019employées, en particulier, dans la de cerveau.Ce ruban sert également en chirurgie o faciale et maxillaire.FEUILLE MINCE DE TANTALE ETHICON.Se : grande échelle dans la plastique des lésions cranie chirurgie plastique ou reconstructive.Epouse contour des objets.Brochures descriptives illustrées et liste de prix produits chirurgicaux de tantale Ethicon envoyées si Ne 142 look.A © : È- «2e COMmprimé contient ATE D'ESTRONE 65 mgm.2 A .tov Zorn por (ou Cheque comprime conter SULFATE D'ESTRONE 0.63 mgm.PHENOSARMITAL 003 sa Pomisge | ou 2 comp por sow dene bo, auc 43 CISTRILIN en COMPRIMES (ESTROGÈNES DESBERGERS) Hormones Oestrogéniques NATURELLES PAR VOIE BUCCALE Simple ou avec phénobarbital L grain LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL 388 ouest, rue St-Paul = cn .Montréal, Canada REE CL SP j | Pionniers t | 1 le nes DANS LES RECHERCHES ET LA PRÉPARATION L | ie oly ~~ / D'ACIDES AMINES § Pa SX), di + 7e = a EE A RAS A LEN = Vi) (7 Sg JK 20 D AU CANADA vi | AN it oH Li ot.F7 VA oF \u201cNo.185 12 ONCES_ a AMINOTONE ONIQUE NUTR Formule par 100 c.c.DES AMINES avec Tryptophane) sees 5 gr (Vi orure de Thiamine eu a ea 2 211010000080 18 ma Riboflavine (Vit.B»).\u2026.7 mg Glycérophosphate de odium \"00 u ec a evan Maltose, Dextrine et Dextrose.Alcool 19% (volume).ndications Epuisement nerveux, Convalescence, Perte d'appétit et poids Posologie: ! cuillerée à dessert 3.0 is par jour, avec ou sans eau.BIEN AGITER LA BOUTEIL usage thérapeutique seulement se _DESBERGERS pra ae TRE TI RES CIF TT PERS TI ET Fabriqué au Canada\u20143/45 LABORATOIRES DESBERGERS- BISMOL ; MONTRÉAL CANADA CR L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LXX QUE PEUT-ON TROUVER DE PLUS DOUX UE LA \u201cMASSE LIQUIDE\u201d.oupe schématique de villosités A POUR STIMULER LE PERISTALTISME?Tout médecin sait que, lorsqu\u2019un laxatif est indiqué, il doit être à la fois efficace et doux.SAL HEPATICA offre ces deux caractéristiques, en ce sens qu\u2019il agit selon les règles de la nature \u2014 il stimule le péristaltisme au moyen de la légère pression de la « masse liquide ».L'administration de SAL HEPATICA a pour effet de stimuler rapidement le 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mois, pour la plupart des femmes, est le premier jour de la période menstruelle, car il est accompagné de découragement, mal de tête, mal de reins, et souvent de douleurs ressemblant à des crampes\u2014symptômes que le remède analgésique habituel ne soulage généralement pas.Les contractions utérines anormales\u2014source habituelle de ces symptômes dans la dysménorrhée primaire \u2014peuvent être maintenant contrôlées grâce à la Néthamine\u2014la nouvelle amine sympathomimétique\u2014qui est combinée avec des analgésiques efficaces NETHACETIN Marque de Comprimés Anodins Sympathomimétiques SOULAGE LA DOULEUR\u2014CONTROLE LES CONTRACTIONS UTERINES 85.3% EFFICACE .Une étude clinique contrôlée du Nethacetin* a démontré qu\u2019il était efficace dans 85.3% des cas\u2014soulageant généralement dans l\u2019espace de 4 heure à 1 heure.Le Nethacetin se vend en flacons de 100 et de 1000 comprimés.*Fairo, C.J.: Nethacetin dans le traitement de la dysménorrhée primaire.Indust.Med.12:201-202 (1943). Erreurs disparues et autres qui survivent CCAR) O00 AAC) DOCK pocapo Ze SE oD SE 5 = 245 rr i in 0h AUJOURD'HUI, beaucoup de gens croient que les aliments qui se trouvent dans une boite métallique rouillée à l\u2019extérieur sont avariés.Ceci, naturelle-! ment, n\u2019est pas vrai \u2014 à moins que la rouille n\u2019ait AUTREFOIS, les personnes qui avaient la rage étaient soupçonnées d\u2019aboyer comme les chiens et de mordre ceux qui se trouvaient autour d\u2019elles.Tuer l\u2019animal qui avait mordu la victime de cette maladie était considéré comme une guérison efficace.percé le métal.a AMERICAN CAN COMPANY MONTREAL HAMILTON TORONTO VANCOUVER GRATIS\u2014 PRECIEUX LIVRE DE RENSEIGNEMENTS American Can Company, Pour votre commodité, le Laboratoire de Medical Arts Building, Hamilton, Ontario.Nutrition du Bureau des Recherches scientifiques de l'American Can Company a compilé une suite de faits sur les besoins | | | ¢ de votre livre Aspe! alimentaires, les aspects nutritifs des con- | | | | | Veuillez envoyer gratuitement un exemplair Nutritifs des Conserves Alimentaires\u201d & serves alimentaires, les procédés de la mise en conserve, etc.Une biblographie de rapports scientifiques y est ajoutée.Un exemplaire vous sera adressé sur réception du coupon ci-contre.nana Adresse.120220000 000004 40e ae ee se ee a 10e eee eee 107 PAGES DE RENSEIGNEMENTS AUTHENTIQUES AVEC TABLE DES MATIERES Ville.122242000 44e a eee seen» Province.\" - POUR Y REFERER FACILEMENT | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LXXIV HS SINGER SEWING MACHINE COMPANY Division du Sutureur Chirurgical 700 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada Auriez-vous l'obligeance de m'envoyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée.NOM ADRESSE VILLE PROVINCE.Copyright Etats-Unis, 1946, por The Singer Manufacturing Company.Tous droits réservés pour tous peys. LA VIE AVEC FISTON por Etace, la Vache Borden \u201cOH, MAIS JE NE LUI DONNE JAMAIS MON LAIT ÉVAPORÉ BORDEN'S À MOINS QU'IL NE ME LAISSE JOUER AVEC SA MONTRE.ET PUIS SACHEZ QUE MON BORDEN'S EST IRRADIÉ POUR AVOIR UN SURCROÎT DE VITAMINE D.\" Les prototypes les plus rigoureux \u201c sont maintenus, quant à la pureté, dans la production du Lait Evaporé Borden\u2019s.Le contrôle le plus strict et le soin le plus minutieux qui sont observés au cours de la production de ce lait font que les médecins peuvent entiè- © The Borden Co.Ltd.rement se fier à ce produit dans l\u2019alimentation infantile.On peut recommander le Lait Evaporé Borden\u2019s en toute confiance grâce à sa qualité supérieure et à l\u2019uniformité de ses propriétés nutritives.Il a été prouvé mainte et mainte fois qué \u201cSi c\u2019est du Borden\u2019s, il faut que ce soit bon!\u201d Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer, sur demande, des suggestions pour formules, sous forme de cartes, ainsi que des blocs-notes pour ordonnances.Contenu naturel en vitamine D accru par irradiation.THE BORDEN COMPANY LIMITED Spadina Crescent, Toronto 4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LXXVI Des faits renseignant la patiente sur la SECURITE DE LA PROTECTION MENSTRUELLE INTERNE » Les tampons menstruels Tampax sont plus que d'irritation de l\u2019utérus et du vagin provenant de simplement suffisants comme protection mens- l'emploi de tampons ».truelle .ils possèdent une large marge de sécu- .PSP ., rité, surtout a leur usage prolongé.Un troisième clinicien écrit qu\u2019 «aucun symptôme d'infection transmise par les tam- Des recherches soigneuses et approfondies par pons ne fut observé ».des autorités dans la matière, en diverses parties ; , Lo.du pays \u2014 comportant des études sur la flore Finalement, l'unanimité des témoignages sem- microbienne, la concentration en ion hydrogène, ble bien indiquer que la protection menstruelle des biopsies de la muqueuse vaginale, dosage du intravaginale ne peut provoquer l'arrêt de l\u2019écou- glycogène et des examens de centaines de cas \u2014 lement ni causer aucune gêne, mais plutôt que n\u2019ont révélé aucun effet fâcheux de l'emploi régu- «1 action capillaire des tampons aurait pour effet lier de ce mode d'hygiène menstruelle.d'attirer le sang de l\u2019utérus » 1.Par exemple, un des investigateurs! rapporte Ainsi, on peut recommander vigoureusement que «Des recherches précises chez 218 femmes les tampons Tampax aux patientes durant leurs ayant employé régulièrement des tampons au menstruations \u2014 en se basant sur le principe que cours de leurs menstruations, pendant une année «la preuve est concluante que la méthode d\u2019hy- et plus, n\u2019ont démontré aucune irritation ou gi¢ne menstruelle au moyen du tampon est sûre, sécrétion, vaginite ou cervicite.» confortable et non préjudiciable à la santé » \u201c.Un autre\u201d déclare que, sur 110 cas employant - (1) West, J.Surg., Obst.& Gyn., 51:150, 19483.des tampons pendant toute la durée des mens (2) Am 3.Obst 5 Grn 461295.1948.truations pour un minimum d\u2019une année à un (3) Clin.Med.& Surg., 46:327, 1939.maximum de 2 années, «il n\u2019existe aucune trace (4) Med.Rec, 155: 316, 1942.Publicité acceptée par «The Journal of the American Medical Association ».CANADIAN TAMPAX CORP.LIMITED NOM SRAMPTON, ONTARIO.Il me ferait plaisir de recevoir des échan- \u2018 tillons des trois formats de Tampax.VILLE cn.cncocersecenrrranrenrereansennererrrrnte vecenseneneenene - LXXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LFAN.\u2014 Montréal, avril 1946, (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham : Léon Bloy NAPOLEON TREMBLAY .$1.50 LE DESESPERE .$1.25 Germaine Guèvremont Z.-B.Markevitch LE SURVENANT $1.25 STEPPES D\u2019UKRAINE .$1.00 Ceneviéve de la Tour Fondue RETOUR À LA VIGIE .$1.00 Oscar Masse Geneviève de la Tour Fondue LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 MONSIEUR BIGRAS .$1.25 Paule Régnier Louis Fréchette LU\u2019ABBAYE D\u2019EVOLAYNE .$1.25 ORIGINAUX ET DETRAQUES .$1.25 Raymonde Vincent Edmond Grignon CAMPAGNE .$1.25 EN GUETTANT LES OURS .$1.25 | Alain-Fournier Raymonde Vincent 61.25 LE GRAND MEAULNES .$1.25 BLANCHE.3% Léon Bloy René Bazin LA FEMME PAUVRE .$1.25 MACNIFICAT .-$1.25 LITTERATURE H.de Balzac Léo-Pol Morin TRAITÉ DE LA VIE ÉLÉGANTE .$1.25 MUSIQUE .- .$2.00 Marie de Villers Guy Sylvestre REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .- .-$1.00 FILLE .oo $0.75 Marius Barbeau Léon Chancerel | L\u2019HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRECHETTE .$1.25 a HISTOIRE René Grousset Louis Rougier HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 Jean Bruchesi Henri de Kerillis | FATE 62.00 HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, DE GAULLE DICTATEUR .- .- 3% 2 vol.%250 Léon Marchal ; DE PETAIN ALAVAL .$1.50 Léon Marchal Ernest Gagnon VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 LOUIS JOLLIET 0111111110 $2.00 Abbé Charles Journet Major Sévigny VUES CHRETIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE A LENNEMI .$1.25 \u2014\u2014EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014- EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES rv \u201c4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 ee = ï ' O UESTION importante .parce | \u2018 que la santé du bébé, sa crois- - sance et son développement dépendent ii tellement de la bonne assimilation des aliments essentiels.Aylmer a répondu à cette question en tamisant les ali- : ments pour bébés au moyen d\u2019un tamis * d\u2019acier inoxydable de .027 .27/1000 | * d'un pouce.Pour mieux constater sa finesse, comparez les deux tamis reproduits dans la gravure à droite.QUEL POINT DOIT-ON TAMISER LES ALIMENTS Your convenir au tube digestif délicat du nourrisson?Tamis ordinaire en broche pour la cuisine.Tamis en acier inoxydable de 027 employé pour les Aliments Aylmer pour bébés.LXXVIII 21 VARIETES D\u2019ALIMENTS TAMISES POUR BEBES Soupe aux légumes Soupe aux légumes, foie et bœuf Asperges Betteraves Carottes Haricots verts Pois Pois et carottes Pêches Courges et carottes Poires Epinards Pruneaux Dessert à la cossetarde de pruneaux Haricots jaunes Jus de tomate Dessert à la cossetarde Jus de légumes d\u2019abricots Compote de pomme Abricots Dessert à la cossetarde à l\u2019ananas FN re Lee) A VEGETABLE SOUP LE He pp MS Cd La ten nc AKAD oe feo ph INFANT A (ST ET EL) LES CONVALESCENTS EN BÉNÉFICIENT, AUSSI.Les fruits et les légumes Aylmer sont si finement tamisés qu\u2019ils sont mieux tolérés, moins susceptibles de causer des troubles digestifs.Leur haute teneur en sels minéraux et en vitamines fournissent les déchets sans trop de volume.On peut les servir sous forme de gelée, de soufflés en moule et autres manières attrayantes pour aiguiser l\u2019appétit.ALIMENTS TAMISÉS POUR BÉBÉS AYLMER Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer N°\u201d ne prétendons pas que les bébés nourris d\u2019aliments Heinz soient précoces.Mais nous savons qu\u2019ils aiment la saveur des Aliments Heinz pour Bébés.Et leurs mamans apprécient la commodité de ces plats savoureux \u2014tout comme les docteurs savent qu\u2019ils peuvent se fier à la qualité et à la valeur nutritive des Aliments Heinz pour Bébés.Aliments HEINZ pour Bébés L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946/ LXXX C'est la raison pourquoi l'huile Baby\u2019s Own ne contient aucun antiseptique.Dès le début, la compagnie ].B.Williams voulut fabriquer une huile qui pourrait convenir à la peau de tous les bébés, car leur épiderme délicat résiste mal aux antiseptiques chimiques, si doux soient-ils.D'un océan à l\u2019autre, les médecins, les gardes-malades, les spécialistes de la peau et les mamans recommandent cette huile.L'huile Baby's Own est douce, pure, onctueuse, absolument anodine.Elle est spécialement traitée pour convenir à la peau des bébés.L'huile Baby's Own peut être employée en toute confiance.Ne craignez rien; il n\u2019y en a pas de meilleure.Huile Baby's Own LXXXI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 De tels faits ont beaucoup de poids Fait N° 1.Chaque lot de Savon Ivory douceur et de qualité.Chaque pain est fabriqué avec des graisses de la doit atteindre le niveau de qualité meilleure qualité et des ingrédients très élevé établi par Ivory \u2014 être pur, purs.blanc, exempt de tout colorant, parfum fort ou impureté susceptibles Fait N° 2.On fait régulièrement 216 d\u2019irriter la peau tendre du bébé.différentes épreuves de pureté, de Fait No 3.Mais Ivory ne s\u2019en tient pas à cela.Des milliers de cuti-réactions soigneusement contrôlées confirment la douceur de l\u2019Ivory à l\u2019usage! Ce surcroît de précaution est un des ingrédients importants du Savon Ivory.C\u2019est grâce à lui que depuis des années le Savon Ivory demeure le type de la pureté et de la douceur pour des milliers de mamans \u2014 et pour bien des médecins aussi.FABRIQUÉ AU CANADA ir Sc VV = ct een = ESATA tc a = ee ce re ee a \u2014 = [= 99\u201c%% PUR - IL FLOTTE : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 LXXXII Le lait de Magnésie Phillips \u2019 est recommandé dans les cas où il faut un laxatif doux et un antiacide comme pour combattre les rhumes, ulcères peptiques, hyperacidité, etc.Dose: Comme laxatif doux \u2014 244 cuillerées a soupe Comme bila concours \u201c9 antiacide \u2014 a vo mac Me 144 Te cuilerces § Pree we 0 1 SSN re cnet ou 1a4 re ga comprimés PHILLIPS\u2019 LAIT DE MAGNESIE Préparé seulement par THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION 1019 ELLIOTT STREET W,, WINDSOR, ONTARIO LXXXIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 5 Foo wk # RESULTATS a Es REMARQUABLES DANS L'ALIMENTATION INFANTILE 7 wi SA # | & HET Weis 4 WJ] 2 AMERICAN MEDICAL ASSN rrr Council on Food Nulrition Ry co * AJ PE a 113 pa Tol ol ire MU PRODUCTS (CANADA ns 2 + +_< ww hr A s (TT [re d ucts (Canada) Limited (ff METROPOLITAN aC WALLIN id | [AgARoL BORER : (aiment aL PÉHESNEPATHSUES 7 SAÉCRSIS: ASE RGRE 5 Une Thérapie Efficace p our la ene lll.® OU, \u2014 »Agarol NE ui LAGE minerale a ] n occasionner A R q ' n\u2019 active Le Cachet d\u2019Excellence L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946; Witiam R.WARNER (TNA 727 KING ST.W., TORONTO LXXXIV Une Méthode Facile à Base de Comprimés pour faire l'Analyse Qualitative de l'Albumine NON TOXIQUE * NON CORROSIF SANS CHAUFFAGE Albumintest permet de faire, d'une façon simple et sûre, l'analyse de l'albumine.Les médecins, techniciens de laboratoires et fonctionnaires des services d'hygiène publique peuvent le porter avec facilité et en toute sécurité.S'adapte aux deux méthodes d'analyse \u2014 | turbidité et cernes.LE REACTIF -\u2014 Faites tomber 1 Comprimé Albumin- : test dans 4 cc.d'eau \u2014 les solutions peuvent être \u2018 faites en n'importe quelle quantité et rester stables pendant 30 jours.Economiques en flacons de 36 comprimés, se vendent 90c, et 100 comprimés, se vendent $1.50 (prix de détail).Commandez chez votre fournisseur de produits pharmaceutiques ou d'articles chirurgicaux.Un compagnon de Clinitest \u2014 Méthode à Base de Comprimés pour l'Analyse Qualitative du Sucre dans l'Urine.Concessionnaires exclusifs pour le Canada: FRED.J.WHITLOW & CO.LTD., 165 Dufferin Street, TORONTO 1 UN PRODUIT DE AMES COMPANY, Inc.ELKHART, INDIANA, U.S.À. LXXXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 =; Des Etudes Cliniques | J-O.GIROUX Démontrent que All-Bran Optométriste-Opticien Membre diplômé de l'A.E.P.O.de Paris Produit PAS de \u201cVolume LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES par Absorption snl \u2018aus ?J Assisté d'optométristes d Eau \u201d et opticiens diplômés Fo rendez-vous e Des études cliniques récentes démontre , ateau 5151, Local 29 A A que les idées courantes sur l\u2019effet du cv # BUREZUX CHEZ lume » dans l\u2019exonération alvine ne sa / pliquent pas dans le cas de l\u2019action du À | 66) ® 5 q Bran Kellogg dans le colon.La cellulose ¢ IECRES son favorise la symbiose de la flore intestinal \u201cà MONTREAL Cela semble produire un gaz occlus et émi \u2018 sifié qui contribue à rendre les matières 1 .cales molles, spongieuses et faciles à éliminé \" Il est maintenant évident que All Br: * ne produit pas de « volume » en absorba de l\u2019eau, et que par conséquent il n'occasion - pas de dilatation anormale du côlon.Il n\u2019e ~ fectue pas de « balayage ».On n\u2019a pu constat aucun rapport entre la dimension des par cules du All-Bran et le degré de son eff | laxatif.Même à l\u2019état de poudre impalpab All-Bran conserve ses propriétés laxatives.L\u2019absorption quotidienne du All-Bran 1 nuit pas à une digestion normale.Cette co.clusion, ainsi que les autres que nous venol de résumer, découlent de travaux récents do des tirés à part * seront envoyés sur demanc adressée à la Kellogg Company of Canad Ltd, London, Ontario.* En anglais seulement.| Aliment Laxatif GWELD i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1916 XXVIII vb er « \u2018abriqués par THE :sANADA STARCH -: OMPAN Limited, : fu Aontréal et Torcnto.bi v some The CANADA STARCH CO., Ltd, 7 Montréal § Veuillez m'envover § [0 CALCULATEUR GG Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\" [J TABLETTES DE FORMULES D La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\" O La brochure: \u201cDEXTROSOL\" Nom LL LL LL LL LL LL UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de Mais Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de Maïs se digerent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.SIROP DE MAIS \u201cCROWN BRAND\u201d et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE\u201d AUX MEDECINS SEULEMENT Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d'enfants dans lesquels on trouve ces deux célèbres sirops de Maïs .un traité scientifique, sous forme de livret, sur l\u2019alimentation des enfants \u2026 des tablettes de formules et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous.| DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIECLE | Toujours le même but: REDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Il Var la Qualité de nos Produits LIMITÉE LXXXIX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, avril 1946 Ta e \u2019 .1 {¢ Memorandum \u2014 A messieurs led midecind: ; \u2018 $ pour les gens oublieux .La | | a PHARMACIE D'ORDONNANCES Fe ( 144\" Arthur Hirbour Ë È eux meilleur X X 1X our .est tout indiquée pour l a u qu ur la ol dans la PHTIRIASE 0 gree rp preparation de vos ordonnances ki Il est parfois difficile de se débarrasser des i ! poux de téte, du corps ou du pubis \u2014 mais ai jamais si vous employez Cuprex.E Ordinairement une application suffit pour NOUS QUE | 40 ANNÉES enrayer ces parasites \u2014 même les œufs.PLOYONS UTTS D'EXPÉRIENCE | i Cuprex est efficace et non collant LES PROD COMME PHAR.à \u2019 CHIMIQUES MACIE PRO io Rappelez-vous que Cuprex est fabriqué SUPERIEURS.FESSIONNELLE.Ÿ\" exclusivement pour le traitement de la a | VYVYVYVVYVVVV VYVVVVVVVY phtiriase.Fe UN PRODUIT DE MERCK [ { Tél.: LAncaster 7356 \u2014 MONTRÉAL = Rae à; CSS a a St te a Se 5 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande oa a «© ce 0 © qu a a oF qe * ge qe «o® «SP 9° o&° °° > 2° 0° RÉ 8° Roa a © ce 8°
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