L'union médicale du Canada, 1 novembre 1946, Novembre
[" « ur Tome 75 \u2014 Numéro 11 MONTREAL, NOVEMBRE 1946 Bulletin de ['Elssociation des (Medecing de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) | | L'Union Abédicale du Canada Soirante=quinsième Elnniversaire 1872 = 1947 P _ 4.Lee - our le Bénéfice du Patient La responsabilité principale du médecin est d'établir le diagnostic et de prescrire le traitement.Afin de suppléer à ses connaissances, Eli Lilly and Company (Canada) Limited met à sa disposition des préparations pharmaceutiques dignes de confiance, assurant ainsi au patient le bénéfice d\u2019un effort conjoint.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Lite, aux eels Gh O0 EXPÉRIMENTALEMENT idimentation domi de \"Froid (ON AN te pes Sa 3 P 19997} Ty 291 Fa ermi Gi Bus, nh n de Td \u201cAN ~ y cu por rhumat ll Traduction d\u2019un extrait d IN ouvrage 'DR BER! RD- J10MROE, pogo AND is RI CONDITIONS.CLINIQUEMENT ¢¢ [IK] TIRED à NTI malades.Ae Soi air: Je 9 fun; ih off ra a 083 mm.soit etai DIT X aon tion de une movenne de 13.3 mn LR Traduction d\u2019un extrait d 3 article [e301 Ne INSC DR DEA on Ya iY JOURNAL, VOL.\"55, \u201cNo 2.LABORATOIRES re técés DU, CANADA, LTEE 0./ MONTREAL \u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 2 se = xs > SR Se ne en ss = = se = ee ss su SE = Su = es Sis oe = ne se = Se = a 3 iN = | > a 5 a 5 FE 5 = Se 2 = a = ce te i A 3 5 es .se SE RS: .= So toy wx Eo 2 = ee ce a Ha 2 A pa 3 & = = Sr Le = = ane ; 5 = NN 23 que\u201d = = Re = = = Les yo = a i WW pee es mm aL 5 2» hs = eme 9 A es * ce es té ge (TE a co des ee qu exe des (oP a v2 PE AV ob es th se we Ÿ A SV ex\u201d 14S ax ces 16 \\e od \\ yl \" DEFY gy - a FU out = of tems A a (Bans AU Ferro-Catalytic \u20ac \u201cLA PRÉPARATION cUIVRE D'ORIGINE\u201d Traitement de | \u2019ANEMIE INDICATIONS: Anémie secondaire, anémie consécutive à l\u2019accouchement, chlorose chronique, anémie de la grossesse, anémie hypochrome idiopathique.Le Ferro-Catalytic est facilement assimilé et bien toléré.De nombreuses observations attestent les résultats remarquables obtenus dans des cas jusque là rebelles à d\u2019autres modes de médication.L'amélioration est le plus souvent notable dans les 3 ou 4 semaines.DOSE: Une capsule 2 ou 3 fois par jour, après les repas.Envoi gratuit, à la demande des intéressés, d\u2019un hémoglobinimètre et d\u2019un paquet-spécimen des formules offertes à votre choix.Chartes & Frost &Co.MONTRÉAL CANADA Ca ay WE 4 R 83 R 85 R 666 R 667 R 668 R 669 de]: 0140 \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d *Carbonate ferreux.{la quantité que renferme la masse des pilules de Blaud, pharm.brit, 1932.30 grains) Cuivre (sous forme de carbonate).1/48 grain Phénolphtaléine .1/12 grain *Chaque grain de carbonate ferreux égale environ V2 grain de fer à l\u2019état ferreux.6% grains \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d sans phénolphtaléine La formule de B82, sans phénolphtaléine.\u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec arsenic et strychnine La formule B82, plus 1/55 grain de trioxyde d'arsenic et 1/60 grain de sulfate de strychnine.\u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec arsenic et strychnine La formule de R85, la phénolphtaléine étant remplacée par % grain d'extrait de cascara sagrada.\u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec arsenic et strychnine La formule de R85, sans phénolphtaléine.PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules.COMPOSE DE \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec phénolphtaléine *Carbonate ferreux.3% grains (La quantité que renferme la masse des pilules de Blaud, pharm.brit, 1932.15 grains) Cuivre (sous forme de carbonate).1/96 grain Phénolphtaléine.1/12 grain Vitamine B1 (chlorhydrate de thiamine) 200 unités int.Niacine (acide nicotinique).1/24 grain.*Chaque grain de carbonate ferreux égale environ V2 grain de fer à l'état ferreux.COMPOSE DE \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec phénolphtaléine, arsenic et strychnine La formule de R666, plus 1/110 grain de trioxyde d'arsenic et 1/120 de sulfate de strychnine.COMPOSE DE \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d additionné de cascara sagrada La formule de R 666, la phénolphtaléine étant remplacée par Y4 grain d'extrait de cascara.COMPOSE DE \u201cFERRO-CATALYTIC\u201d avec cascara sagrada, arsenic et strychnine La formule de R667, la phénolphtaléine étant remplacée par Y4 grain d'extrait de cascara.PRÉSENTATION: Boîtes de 100 capsules. BULLETIN A.M.L.F.A.N.| Montréal, novembre 1946 Emulsion stable, | non hydroscopique a \"SULFAMUL\u201d- SULE ATMA À ms et non adhésive, | = contenant < SULFAMUE Ng 3 p.100 de SULFATHIAZOLE \"Su F Chartes Ege ALY S If 1 Traitement DES BRÜLURES, PLAIES INFECTÉES, CAVITÉS D'ABCÈS, DERMATOSES SUPERFICIELLES ET INFECTIONS VAGINALES Le plus efficace des concentrés, des véhicules et des procédés employés jusqu'ici pour l'application de sulfathiazole in situ, c'est aussi celui dont l'usage est le moins pénible pour le malade.Le Sulfamul procure une anesthésie locale bien définie, supprime la nécessité de pansements changés fréquemment, tend à hâter la cicatrisation, et favorise de la façon la plus satisfaisante la réparation et l'intégrité du derme et de l'épiderme néoformés.\u201cSULFAMUL\u201d OPHTHALMIC (Emulsion de Sulfathiazole à 5 p.100 \u201c§hrosst\u2019) Traitement des inflammations oculaires, telles que la conjonctivite et autres infections pyogènes intéressant les paupières.Des effets remarquables ont été observés à la suite de l'application in situ de cette émulsion.Tubes compressibles de V3 once, à canule effilée.@ Troitement- des, PLAIES INFECTÉES, CAVITES D'ABCES, BRULURES, ULCÈRES CHRONIQUES et INFECTIONS SUPERFICIELLES.@ Pansement: de la FACE, des MAINS et des POINTS DE FLEXION.@ Comme tampon bactériostatique: dans les INFECTIONS intéressant le col utérin et le vagin.@ Comme tampon VAGINAL bactériostatique et non adhésif, avant et après une opération intéressant l'appareil génital.MODE D'EMPLOI Imprégner de Sulfamul une bande de gaze stérilisée et en faire un tampon que l'on introduit, sans presser outre mesure, dans I'abcés ou la cavité infectée.Ce tampon peut étre laissé en place pendant 72 heures, des changements en surface suffisant dans I'entre-temps.Dans les cas d'infection superficielle, le Sulfamul ou de la gaze imprégnée de Sulfamul peuvent être appliqués directement.PRÉSENTATION: bocaux de verre de 2 onces, ] livre et 7 livres. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XXI Chaque automne et chaque hiver, les rigueurs du climat canadien font payer la rançon au citoyen moyen sous forme de rhumes de cerveaux, sinusites et coryza.Le problème de soulager la congestion nasale associée aux conditions ci-dessus peut se régler efficacement en prescrivant la Solution aqueuse isotonique d'Éphédrine Marque \u2018Wellcome\u2019.Elle contient 1% d'éphédrine dans une solution Locke modifiée et possède quatre avantages distinctifs qui la font préférer aux médecins judicieux: 1 Elle a un effet immédiat et prolongé.2 Controirement aux préparations huileuses ou contenant différents antiseptiques, elle ne nuit nullement à la fonction cilaire.3 Elle n'est pas irritante et 4.N'est pas suivie de congestion subséquente.Flacons de 1 once et 16 onces fl Littérature sur demande.BURROUGHS WELLCOME & Co.(The Wellcome Foundation Limited; Montréal BY: NDO, AR HRT: duits de BELL adonn e \u201d , R 0 SE S, déséquilibres neuro-végétatifs et troubles somatiques associés constituent la majeure partie des cas cliniques qui se présentent au médecin dans la pratique médicale actuelle.Ces états peuvent comporter une vaste symptomatologie mais les manifestations ordinaires sont l\u2019insomnie, l\u2019anxiété, l\u2019irritabilité nerveuse.la douleur spasmodique et l\u2019hypersécrétion.Le traitement de ces cas consiste à corriger la cause fondamentale, en même temps que l\u2019administration d\u2019une médication efficace pour la sé- dation de toutes les phases de l\u2019excitation nerveuse.Les trois préparations Sandoz suivantes \u2014 chacune d'elles exerçant un degré de sédation caractéristique \u2014 permettent le choix d\u2019un médicament bien approprié pour chaque cas a traiter.BELLAFOLINE Action: Enraye la suractivité parasympathique et l\u2019hypersécrétion.Diminue la spasmodicité du muscle lisse et soulage la douleur.Aussi efficace que l\u2019atropine, mais moitié moins toxique.Sédatif du vague.BELLADENAL Action: Enraye la suractivité parasympathique et exerce un effet sédatif sur les centres.Soulage la douleur, la spasmodicité et l\u2019irritabilité nerveuse dans les névroses vagotoniques.Bellafoline Phénobarbital Sédatif du vague.Sédatif sur les centres.BELLERGAL Action: Sédatif de tout le système neuro-végétatif.Bellafoline Gynergen Phénobarbital Sédatif du vague.Sédatif du sympathique Sédatif sur les centres.ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE SANDOZ LIMITED, BÂLE (Suisse) Représentant au Canada: SANDOZ The Wingate Chemical Co.Limited, Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.19 46 XXIII Des formes pour tous les scûts La Néo-Synéphrine pour utilisation intranasale est présentée sous trois formes différentes.Toutes trois apportent un véritable soulagement dans la respiration .une décongestion rapide qui se prolonge des heures durant.Seuls les véhicules sont différents .solution isotonique saline, non parfumée; émulsion facilement diffusible; gelée avec applicateur commode.Neo-Synephrine HYDROCHLORIDE LAEVO +@.« HYDRUGAY + B+ METHYLAMINO + à + HYDROXY + ETHYLBENZENE HYDROCHLORIDÉ Pour la décongestion nasale PROPRIÉTÉS THERAPEUTIQUES: Action rapide et prolongée .décongestion nasale sans réflexe; absence complète de stimulation cardiaque et du système nerveux central; efficacité non diminuée par des applications répétées; activité ci- lijaire pratiquement non affectée = par son emploi; isotonique pour empêcher l'irritation.INDIQUÉE pour le soulagement symptomatique du rhume ordinaire, de la sinusite et des manifestations allergiques nasales.Frit Ste x of Canada, LU.WINDSOR e ONTARIO iE |= saline à 149% et à 1%; émulsion MODE D\u2019ADMINISTRATION : Soit au moyen du compte-gouttes, du vaporisateur ou du tampon, en employant la solution saline à 14%.Lorsqu'une solution plus forte est diquée, on utilise celle à 1%.=.gelée à 2% en tubes est com- Ju node pour le malade qui désire garder sur lui.PRÉSENTATION: Solution isotonique à 14%, en flacons de 1 once; gelée à 15%, en tubes de 5/8 d'once, avec applicateur.NEW YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE AUCKLAND, N.-ZELANK S-106A Mucilose\u2014 Marque enregistrée XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal.nov.1946 © e © ® ® ® è © e © ° e e e e e ® ° e e ® 0.© WINTHROP Paur dl\u2019 Antitepsie Chirurgicale Le Chlorure de Zephiran est un germicide d'une grande puissance bactéricide et bactériostatique.Dilué selon les indications, il n'est ni irritant ni toxique pour les tissus cellulaires.Le Chlorure de Zephiran posséde des propriétés détersives, kératolytiques et émulsives susceptibles de favoriser l'imprégnation de la surface des tissus, ce qui a pour effet de faciliter l'enlèvement de la saleté, du gras de l'épiderme et de la peau en desquamation.INDICATIONS Le Chlorure de Zephiran est largement ; employé dans l\u2018antisepsie de la peau PRESENTATION et des membranes muqueuses \u2014 la désinfection pré-opératoire de la peau et des membranes muqueuses dénu- Le Chlorure de Zephiran est disponible sous les formes sui- dées, dans les instillations et les irri.VONtes: gations vaginales, les irrigations vé- TEINTURE 1:1000 colorée sicales et urétrales, les pansements TEINTURE 1:1000 pure humides, en irrigations dans l-s infections des yeux, des oreilles, du nez, SOLUTION AQUEUSE 1:1000 de la gorge, etc.en flacons de 8 oz.et de 1 gal Demandez la brochure descriptive WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l'usage de la Faculté.Succursale au service de MM.les médecins Administration: immeuble \u201cDominion Square\" 1010 ouest, rue Elliott Montréal! Windsor, Cntario L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XXV a © ee Er eT er re) , 0 me EEE EE SET PET tre l'OTITE MOYENNE A E contre l\u2019OTITE MOYENNE contre l'OTITE MOYENNE AIGUE SUPPURANTE CHRONIQUE Symptômes: oedéme, leucocy Symptômes: tose, sensation de gonflement, dimi- Otorrhée opiniêtre, souvent fefide, nution de l'acuité auditive.douleur Traitement: Traitement: Sédation de la douleur et résolution Otosmosan de l'inflammation\u2014Auralgan.Effets: Formule: ets.Glycérole (Dohow) à 20 100 de , .y pe Régression de la congestion, anal- carbamide de sulfathiazole.gésie, bactériostase.Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.Envoi à titre gracieux des quantités nécessaires à un 1 essai clinique.THE £ DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.| Montréal .New-York 13 #1 Londres À} GE Bs nn eb ERR i RE gs sins feta XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN AM.L.F.C.Montréal, nov.1946 Présentation: 3 oz, - 8 oz.- 16 oz.- 80 oz.- 160 ox.Supplement diététique POLYVITAMINE B-B-CRIRE EMULSION HOMOGENEISEE DE VITAMINES A -B, -B,-C-D - NIACINE dans un véhicule glucosé agréablement aromatisé B-B-CRINE est préparé sous la surveillance et le contrôle immédiat de: Charles Laurin, B.A., B.Ph., Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant bactériologiste, Marcel Daoust, B.A., B.Ph., Jean-E.Perras, L.Sc., M.C.I.C., Pharmaciens, Chimistes, Analystes, et Biochimistes, Tous diplômés de l\u2019Université de Montréal.Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité du Laboratoire [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL Chaque cuillerée à thé donne 25 mgs.de Vitamine \u2018\u201cC\u2019\u2019 en pH 6s d\u2019une quantité convenable des facteurs reconnus de la Vitamine \u201cEF 2 sirop C-B Concentré complètera avantageusement tout régir alimente Il est surtoù N durant l\u2019enfance, la grossesse et la lactati 4 et dans toutes les cond SL il y a, soit restriction alimentaire, s§ défaut d'assimilation ou manè ad\u2019 appétit.Préparation d'une saveur PeiNjculièrement agréable, Ne contient pas d'alcool.QRMULE PAR PAR once liquide c.c.§ Acide Ascorbique (Vitamine C) \u2026 Hcl.de Thiamine (Vitamine B,) .! Riboflavine (Vitamine B,) .Niacinamide .200.mg.6.66 6.mg.0.20 6.mg.0.20 5 mg.0.834 Mowatt reo] PE + FINE PHARMACEUTICALS J MONTREAL ns cr tre meme = e © © : dre wat \\ \u2019 ) 7 ZZ SB ON 7 Ne ~ Ne y, \u2026.ol .se, } \u201c4 \u2018 1 ) ts À \\nalgésie EN \u2014 de -y + 4X9 \\ is hy no rid 64-6 ot, rue Cerrard, Toronto, Ont (| 0 ol ¢ LW \\ Bee EU bt | hy : Pid ~~ FE à > (+ v Nant SN | 43 -* - \\ /y 3 \\y = [Yeo SSN > LIT ] [YAN 8 ~ LI LA) LX > ere a 119 « CR (TLL ARN NES PEINE NN DRY ews cas Sly LEE LN ER) g ANN AY \\ PE 2 CY) AR 4° XS PER NZ LABORATORIES OF CANADA, Ltd \u2019 Z \u201cZ A DL A ~ aa = \\N \u2014 2 N= A \\ ME ¥ = \u201d Ls ES rT \u2014 Hl L 14 A) \" 0 (( .N- PI y IN > + \\> J ~~ Ua SN \\ 7, 4 = Re wh WAN [ K À NN ; , \\ y 25 5 salivaire PROLON / dans la douleur localisée Quand la gorge est \u2018\u2018douloureuse\u2019\u201d \u2014 à la suite d'une amygdalectomie, dans l\u2019amygdalite aiguë et chronique, dans la pharyngite et le coryza aigu \u2014 le Dillard\u2019s Aspergum assure l\u2019analgésie directe, immédiate et PROLONGÉE des régions irritées.L'\u2019Aspergum offre, en outre de ce soulagement, d\u2019autres avantages reconnus pour une guérison rapide.Augmente le fiot de salive chargée d\u2019acide acétylsalicylique qui baigne les replis de la muqueuse pharyngienne, même ceux rarement atteints par les gargarismes ou irrigations.Stimule l\u2019activité musculaire dans la mastication et la déglutition; diminue la rigidité et soulage le spasme.Accroît le bien-être du malade qui accepte plus facilement une alimentation convenable, favorisant une convalescence plus rapide.Assure la coopération des malades; le traitement est accepté volontiers même par les enfants.Présenté à la profession médicale exclusivement.Se vend en boîtes de 16, et en flacons de 36 et de 250 pastilles, à l'épreuve de l'humidité.Js JE Zum = XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 EJ = J I AAA EN LA WIC L\u2019ÉPREUVE PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE PAS D'ÉBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u2018\u2018Eclair\u2019\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage ; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s\u2019il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l\u2019instant.Galatest Réackif à l'Acélone +1 POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACETONE DANS L\u2019URINE DANS L\u2019URINE LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES o\u2014 \u2014 \u201c.\u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 pr) \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014_______ \u2014\u2014\u2014 rer \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 pr 1.UN PEU DE POUDRE 2.UN PEU D'URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco! et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle des couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d'ordonnances et chez les marchands d'instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1544 xxXJ eur au Les ou\" aon + PE tt manner Viet \u2019 MARQUE DEPOSEE AU CANADA Dans la vie d\u2019une femme, il existe un besoin périodique de fer.Une anémie simple, aiguë, par carence en fer s\u2019améliore dramatiquement par un traitement avec les Hematinic Plastules Simples.Lorsque l\u2019anémie est chronique ou d\u2019origine nutritive, nombre de cliniciens trouvent utile l\u2019association du foie et du fer.!-2 1.WHIPPLE, G.H., F.S.ROBSCHEIT-ROBBINS et G.B.WALDEN, La valeur du foie dans l\u2019anémie due à l\u2019hémorragie.Am.J.Med.Sc.179:628-643 (Mai) 1930.4 2.MOORE, C.V., Le fer et ses éléments essentiels dans Whol, M.G.Dietotherapy, Philadelphia et London, W.B.a Saunders Co., 1945 pp.98-107.Hem alinic M astules Marque déposée au Canada SIMPLES AVEC FOIE BOUTEILLES DE 75 BOUTEILLES DE 50 et de 100 ; DOSE: une plastule trois fois par jour DOSE: deux plastules trois fois par jour ! 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XXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.LF.C.Montréal.nov.1946 | SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne Manquzæ vpn .arque tique pre: 4168.Rue de R |PULMO © BAILLY : 90 ce.c.environ Q NE AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES Rhumes, Catarrhes, Grippes, Bronchites, Asthme, Emphysème, Laryngites, Pha Pharyngites.Fermule du PULMO-BAILLY Phosphorique- - .Clan.\u2026.2.200001200000 0 4.31 (Une cuillerée à café).5 gr.A.BAILLY Docteur en Pharmacie, Ex-Intarne des Répiiaur y 18, Rue de Rome, PARIS } Dépôt Général pour la Canada: | VINANT Limitée ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l'appareil pulmonaire : L\u2019ELIMINATION des éléments infectants, la SUPPRESSION progressive de latoux et de l'expectoration.2 PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directement assimilable : LERENFORCEMENT de la capacité de défense de l'organisme.LA STIMULATION puissante du tonus nerveux, de l'appétit et des fonctions digestives.Toutes les affections des voies respiratoires, préventif et curatif des complications broncho- -pulmo- naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.5 | cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre Indication I L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BuLLETIN A.M.L.F.C, Montréal, nov.1946 NOUVEAU TRAITEMENT DES ULCÈRES L'HISTORIQUE DE CAs recueillis de toutes parties du pays est un témoignage indéniable des résultats très satisfaisants obtenus par cette technique révolutionnaire qu'est ULCAPS.ULcaps ne contient ni alcalisants ni neutralisants.mais emploie plutôt les principes actifs nécessaires à la cicatrisation et à la guérison des ulcères peptiques.sans entraver le role des glandes à sécrétions acides, il tend à protéger et guérir, nonobstant le niveau acide de l\u2019estomac.Pour plus amples renseignements et historique de cas, demandez notre pamphlet \u201cThérapeutique acide des Ulcères gastriques\u201d\u201d qui vous apportera une documentation complète, accompagnée de plaques radiographiques.CANADIAN AB [Dn many LIMITED OSHAWA CANADA Distributeurs pour la province de Québec: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE MONTRÉAL - P.Q.XXXV XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1 946 4 Co nse 7 OMPRIME Es 7 3 a 2 2 i 2 : 7) 4 ZA ; 8 % CE 2 F2 2 ; Ë 7% 2 2 7 7 7 a 2 2e 7 7 7 3 os ( 7 2 - pee 2 , Za : arm 25 Fe ny 5 7 7 7 a He: 2 a 7 2 \u201cio GE 7: 4 23%; = 2 7 2 2 >> 2 RE 7 7 2 2 7 eo ® 0 EE .©.PE 2000 _ A .oo 0 À.e ©.oe %; \u201c ig s e6 .: : oz i 7 ® ® 5 0 0 se ee.e 2 2 A : 7 .e #00.ee es 0 0 oe ee .©6866 .e 9 0 0 .e eo ® & oo oo 0 o | % oe ® ® 0 0 a ses a : eo e : : ® ® oo oo 8 aa eo : .Ge 7 *u mn.6e 7 .eo oo .® oo 0 .e e »e e e ©% ase ne.® eo eo 0 0 e asa se 7 .i ® oo 00 8 sa .0.oe : : 00.es» : : ® ® so» = .: : .eo À es.< * a * ea o : ee .: .a ea eee 2 : .ÿ 0e 5 ss eo» LE» : PE 88 800 ® 5 » a es LN e ee 2 .».AR EA rt e ee 7 7 .: CE a» .: » ee oe : Gs 5 ae ns % : ci ec.a Se .Te e es e eo 9 os .es : -.ee.0 .* 00 oe os 0 2 .= >, 5 XX asa» e a Vs.bd SJR J ee 2 £9 eo 9 e .(J Z 2 e © e £7 Run esse oo CI) ® oo 000 00 LR : .® ® 00 Ln) 00 5 vw se oo 09 ee.25 x .~~ ee 90 0 009000 0 ee.3 se 2 0 928 00s .AO ss ©» a ® a an Oa ss 3 eo eo» ° Cu ana ; * oo eo oo s .2 a À ME CCC 0) GE .: : .eses e see .4 CS 2 0 0 0 : .: is ee .: : : .ee 2 : so se 2 [ : oe * eo 0 0 : oo.(JE BN .\"an eo 0 * 9 LCN .: : 2 a.as se e .es ou * oo 9 vu » ns s.es0080a = 5 se eo 0 0 o° .e oe as e ea Li aa a .aga oe °e ee eos a» J # Gil.Ho uges + Serum AB Ht HHH HE HEE HEH La présence des « Blocking antibodies » établit la nature exacte de la cause de la maladie.L\u2019enfant meurt avant qu'on ait pu tenter une transfusion avec un sang approprié.Cas no 2.\u2018Madame L., 37 ans, groupe sanguin 0.Cette patiente est mère de deux enfants âgés de 10 et 12 ans respectivement, en parfaite santé et n\u2019ayant présenté à leur naissance aucun signe de maladie hémolytique.Le 15 mars 1946, madame L.accouche d\u2019un enfant à terme présentant des signes indiscutables d\u2019érythroblastose.Un hémogramme fait rapidement révèle une anémie marquée, 1,750,000 globules rouges, accompagnée de nombreux normoblastes el mégaloblastes.L\u2019examen du sang de la mère et du père donne alors: mère Rh négatif, père Rh positif.Un titrage des anticorps du sang de la mère fait avec des globules rouges 0 Rh positif en suspension d\u2019une part dans du sérum physiologique à 0,75% et d\u2019autre part dans du sérum humain groupe AB (sans agglutinine) donne les chiffres suivants: | T + FT 7% Tr ww G1.Rougest NaCl HH RHE HH HE HH HB Gl.fouges + dérum AB HH HE HH HH HE HHH Donc présence d\u2019anticorps anti-Rh selon l\u2019interprétation de Wiener.L\u2019enfant meurt quelques minutes après sa naissance.Cas no 3.Madame P., 30 ans, groupe sanguin B.La patiente a eu en tout six grossesses qui peuvent se résumer ainsi: lère grossesse à terme, enfant normal; 2ème grossesse, avortement à 314 mois; BERTRAND: FACTEUR Ru DANS L\u2019ÉRYTHROBLASTOSE 1389 3ème grossesse à terme, enfant normal ne présentant aucun signe de maladie hémolytique; 4ème grossesse à terme, enfant ictérique qui meurt 36 heures après l\u2019accouchement; 5ème grossesse à terme, enfant ictérique également et qui meurt 36 heures après la naissance; 6ème grossesse à terme.La mère ne sent plus toutefois les mouvements de l\u2019enfant depuis huit jours.Cette grossesse se caractérise par l\u2019expulsion d\u2019un enfant mort, macéré et fortement œdématié, pesant 20 livres.L\u2019examen du sang des parents fait à ce moment donne: mère Rh négatif, père Rh positif.Le titrage des anticorps du sang de la mère selon la technique de Wiener toujours donne: +5 4 4 5 m8 Gl.Rouges + Jol.[aC ++ +4 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Gl.Rouges + Qérum AB dtd 4444 444 tHE 4444 4444 44 Donc cette fois-ci présence d\u2019anticorps anti-Rh en faible quantité et présence de « Blocking antibodies » en abondance.COMMENTAIRES Les cas n°° 1 et 2 sont surtout intéressants parce qu\u2019ils présentent, le premier, des « Blocking antibodies » seulement, anticorps dont on ne peut déceler la présence que par une technique spéciale; le second, une quantité considérable d\u2019anticorps anti-Rh sans présence de « Blocking antibodies ».Dans l\u2019un comme dans l\u2019autre cas, il était à peu près impossible de prévoir l'issue fatale de la dernière grossesse, la recherche des anticorps n\u2019ayant pas été faite dans le sang de la mère avant la naissance de l\u2019enfant.Le cas n° 3 est plus intéressant et ce à plusieurs points de vue.Il faut d\u2019abord mentionner la présence simultanée, mais à des taux variables, d\u2019anticorps anti-Rh et de « Blocking antibodies », fait qui se rencontre assez fréquemment du reste.Il convient de noter également l\u2019avortement qui est survenu lors de la deuxième grossesse.Ici il peut s\u2019agir soit d\u2019un avortement purement accidentel, soit d\u2019un avortement consécutif à une sensibilisation précoce de la mère Rh négatif.De plus la naissance d\u2019un troisième enfant normal permet de supposer que le père est Rh positif hétérozygote si toutefois l\u2019avortement qui a précédé cette troisième naissance est dû à la présence d\u2019anticorps anti-Rh ou de « Blocking antibodies » dans le sang de la mère.Les quatrième et cinquième grossesses se terminant par la mort des enfants ictériques soulignent une fois de plus le rôle néfaste du facteur Rh dans l\u2019étiologie de ces troubles.Enfin l\u2019expulsion d\u2019un enfant mort, macéré et œdématié complète le tableau des manifestations pathologiques signalées antérieurement sous le titre « maladies hémolytiques ».En résumé, on trouve réunis dans ces trois observations les principaux points cardinaux mentionnés par Sanford: anémie, ictère, érythroblastose, œdème, ten- pa 1390 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 dance familiale; de même qu\u2019on observe dans le sang des trois mères les trois formes sous lesquelles les anticorps peuvent se présenter: « Blocking antibodies » seulement, anticorps anti-Rh uniquement, et présence simultanée de ces deux variétés d'anticorps.Ces trois observations viennent s\u2019ajouter à la liste déjà longue des cas publiés \u201c par d\u2019autres auteurs et confirment une fois de plus le rôle du facteur Rh dans l\u2019étiologie de l\u2019érythroblastose.BIBLIOGRAPHIE - 1.KRACKE et GARVER: Diseases of the Blood.1937.WHITBY et BRITTON: Disorders of thc Blood.1939.DIMOND, BLACKFAN et BATY: Journ.of Pedwt., 1: 269, 1932.= Ww N H.N.SANFORD: «The blood in premature and newborn infants.» Practice of Pediatrics, Vol.III, ch.15.5.LANDSTEINER et WIENER: Proc.Soc.Exp.Med.and Biol, 43: 223 (janv.) 1940.6.WIENER: Proc.Soc.Exp.Med.and Biol, 56: 173, 1944.7.LEVINE, KATZIN et BURNHAM: J.4.M.A, 116: 825, 1941.8.WIENER et PETERS: Ann.Int.Med., 131: 2306, 1940.9.WIENER, WEXLER et GAMRIN: 4m.Journ.of Dis.of Children, 68: 317 nov.) 1944.10.LEVINE et WALLER: Blood, 1: 143 (mars) 1946.| 11.WIENER: Journ.Lab.and Clin.Med., 30: 662, 1945. CONTRIBUTION À L\u2019ÉTUDE DU LIPOME DU CORPS CALLEUX Roma AMYOT, Chef du Service de Neurologie à l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Le lipome du cerveau ne constitue pas une lésion fréquente.En fait, très peu de cas sont contenus dans la littérature médicale et nous nous empressons d\u2019ajouter que tous sauf 4 (y compris celui que nous rapportons) furent des constatations nécropsiques.George J.Ehni et A.Adson, en ineluant leurs deux observations, affirment que 71 cas ont été rapportés.) C.F.List et ses collaborateurs, dans un travail publié une année plus tard (1946), disent plutôt que la littérature contient 100 cas d\u2019une telle lésion.Quel que soit le nombre exact, ce qui n\u2019a vraiment qu\u2019une importance très relative, ces chiffres rendent compte, de la rareté du lipome cérébral.Le corps calfeux est le site de prédilection du lipome:.\u201830 fois sur les 100 cas dont parlent List et ses Associés.Il est encore *plus intéressant de connaître que la littérature ne rapporte que deux observations.où on procéda & une: intervention chirurgicale pour enlever la lésion.i Ln, Nous ajoutons que le diagnostic \u2018du lipome du corps calleux ne fut formulé d\u2019une façon affirmative que deux fois, soit par Sosman, qui décrivit les critères radiographiques de la.tumeur lipomateuse, et par Childe, qui, ayant eu le privilège d\u2019examiner les films de Sosman\u2018 à une réunion de radiologistes, put préciser dans notre cas la nature exacte de la lésion calleuse.Nous devons mentionner cependant que, dans la première observation de List, on inscrivit un diagnostic préopératoire de présomption\u2019 incluant le lipome, le kyste dermoïde, le tératome.avec agénésie du corps-calleux.En somme, notre cas est au moins le troisième de la littérature où on formula durant la vie du malade un diagnostic de lipome du corps \u2018calleux et également le troisième où on opéra pour une telle lésion.En voici l\u2019observation.Observation.Mme Georges F., âgée de 39 ans, a été admise à l\u2019hôpital Notre-Dame le 28 septembre 1943.Depuis 4 ans, elle avait des crises nerveuses qui présentaient les caractères de crises comitiales.Ces crises augmentaient en fréquence.Au début, elles se montraient tous les 3 mois; depuis les derniers six mois, elles se manifestaient tous les 2 jours en moyenne; depuis le début de septembre, elles surprenaient la malade jusqu\u2019à 2 ou 3 fois par jour.En plus d\u2019être plus fréquentes, elles étaient plus sévères, comme on va le voir.Au début, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à il y a environ 2 ans, ces crises se produisalent comme suit: la malade poussait un cri en articulant le mot «maman », elle ressentait une forte 1392 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 angoisse épigastrique, raidissait les deux membres supérieurs, le visage pâlissait, les lèvres se cyanosaient légèrement, la malade ne perdait pas connaissance, mais ne pouvait lutter contre ces phénomènes; elle ne se mordait pas la langue, ni se mouillait.Elle reprenait facilement son travail immédiatement après cet accès qui pouvait durer une demi-minute.Le lendemain elle éprouvait une forte céphalée.Puis, depuis 2 ans, après le même cri initial, la malade perd conscience, elle a des convulsions, elle se mouille, se mord la langue parfois.En un mot, elle est prise de crises convulsives typiques.Fig.1.Cette malade, en plus, souffre, depuis l\u2019âge de 11 à 12 ans, de maux de tête très douloureux, lancinants, sans vomissements, se localisant au front et aux -tempes, particulièrement du côté gauche.Ces douleurs de tête l\u2019obligèrent très fréquemment, elle s\u2019en souvient parfaitement, à quitter la classe lorsqu'elle était enfant.Elles lui ont fait passer bien des nuits blanches, la forcèrent à garder le lit durant le jour.Elles survenaient jusqu\u2019à 3 ou 4 fois par semaine.Cette malade n\u2019offre aucune particularité intéressante dans ses antécédents familiaux ou personnels.Elle n\u2019a jamais été enceinte, ses menstruations sont régulières, douloureuses et durent deux jours.Elle est émotive et suggestible. i ow AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1393 Ce sont donc les crises nerveuses, jugées par nous comme manifestations épileptiques, qui nous portèrent à l\u2019hospitaliser.Les modifications récentes ou plutôt l'aggravation de ces accidents autorisaient à procéder à une investigation fouillée de cette malade.L\u2019examen neurologique ne décela aucun signe objectif; les papilles étaient normales.L'examen des autres systèmes ou appareils fut également négatif.L\u2019examen psychiatrique ne démontra aucun syndrome mental.On ne nota aucun signe d\u2019aphasie, d\u2019apraxie.| Le quotient intellectuel de cette malade était moyen, l'étude de l\u2019affectivité laissa percevoir un certain signe d\u2019hyperémotivité et de suggestibilité.L\u2019azotémie fut de 0.19 0/00 et la glycémie de 1 gramme 0/00.Le Wassermann du sang fut négatif.Le liquide céphalo-rachidien avait une pression de 170 mm.en position couchée de la malade, son aspect était normal; il contenait O0 gramme 40 0/00 d\u2019albumine et 1.8 lymphocyte par millimetre cube; ses réactions de Wassermann, Dandy, Lange étaient négatives.Radiographie du crâne et encéphalographie gazeuse La radiographie simple du crâne, en incidence antéro-postérieure, montre une image pathologique de forme quasi circulaire, située à la partie médiane, dont les contours, irréguliers dans leur épaisseur, leur continuité, donnent l\u2019aspect d\u2019un liséré calcifié.On peut aussi avoir l\u2019impression que la faulx du cerveau est épaissie.(Fig.1.) Encéphalographie gazeuse.1° En incidence antéro-postérieure, nuque-plaque: les cornes frontales sont très dilatées, sans déplacement ni déformation.On- voit les contours calcifiés de l\u2019image annulaire médiane qui se trouve sur un plan vertico-transverse postérieur à celui des cornes frontales.(Fig.2.) 2° En incidence antéro-postérieure, tête en position verticale: les corps ventriculaires (segment 3) sont écartés l\u2019un de l\u2019autre par la formation pathologique qui donne l\u2019image annulaire médiane.Ce troisième segment ne paraît pas dilaté et, sauf l'arrondissement de son sommet, il n\u2019est pas singulièrement déformé.Les carrefours ventriculaires et les cornes temporales apparaissent ici normaux.(Fig.3.) 3° Incidence antéro-postérieure, front-plaque: les corps des ventricules latéraux sont considérablement écartés et apparemment repoussés par la formation pathologique qui donne l\u2019image annulaire.Ils se superfposent de chaque côté à une autre image qui est le début du carrefour ventriculaire et les cornes occipitales dilatées.(Fig.4.) 4° Incidence latérale, tête en position verticale; la situation de la lésion dans un plan vertico-transversal est plus exactement présentée.Cette lésion rétrécit le corps ventriculaire (le segment 3 qui apparaît sur la figure 4) de telle sorte que les ventricules latéraux prennent une forme en sablier avec dilatation impor- 1394 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 tante des cornes frontales et moins marquée des segments 4 et 5 (début du carrefour et cornes occipitales).La malade fut envoyée au « Montreal Neurological Institute » où elle fut étudiée et opérée.Le docteur Childe, radiologiste de l\u2019Institut, porta le diagnostic de lipome du corps calleux situé entre les deux ventricules latéraux et la malade fut opérée par le docteur Elvidge.Effectivement, le neuro-chirurgien trouva un lipome du corps calleux se développant au-dessous de cette formation.Fig.2.La malade revint à l'hôpital Notre-Dame, le 12 janvier 1944, soit un mois après l\u2019opération.Elle souffrait de céphalée, de douleurs lancinantes au membre supérieur droit et au genou droit qu\u2019elle pouvait très difficilement remuer.En plus, elle ne retenait ni ses selles ni ses urines qui, disait-elle, passaient sans qu\u2019elle ne s\u2019en aperçût.L\u2019examen neuro-psychiatrique montrait alors: 1° Une hémiplégie droite à très grande prédominance inférieure: à la face aucun signe de déficience motrice; affaiblissement au membre supérieur; de AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1395 impotence complète au pied et à la jambe; seulement une ébauche de mouvement à la cuisse.Tous les réflexes tendineux et osso-périostés droits étaient plus forts qu\u2019à gauche, sauf les bicipitaux et les tricipitaux qui étaient symétriques.Il y avait clonus du pied et de la rotule droits et signe de Babinski à droite.Les réflexes abdominaux et crémastériens droits étalent plus faibles.La jambe droite était maintenue en demi-flexion sur !a cuisse.Si on tentait de l\u2019étendre, on provoquait une forte douleur au genou et on rencontrait une forte résistance.Le genou n\u2019était pas gonflé et la radiographie de l\u2019articulation fut trouvée normale.an re Fig.3.On constata de l\u2019hypoesthésie superficielle aux membres droits, pas à la figure.Le diapason y était moins senti.La notion de position était atténuée aux orteils et pied droits.2° Il ne fut observé aucune manifestation d\u2019aphasie, ni d\u2019apraxie.La malade n\u2019avait aucun souvenir de son séjour à l\u2019Institut Neurologique ni d\u2019avoir été opérée.Elle était euphorique, portée à la facétie, à la grosse « blague », plutôt indifférente à l\u2019ambiance et sans initiative.« Je suis Mme Fortier, tâtez-moi la tête si vous voulez en être sûr.» Elle était heureuse parce qu\u2019elle avait un 1396 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 bon mari, elle avait un beau genou (sie).Voilà quelques exemples de ses propos montrant bien son état d\u2019esprit.Elle souillait son lit.Elle était constamment souriante, trouvant cela rigolo d\u2019être mêlée (sic).Désorientée dans le temps et l\u2019espace, elle ne prenait pas même l'initiative de se déplacer dans son lit et gardait très longtemps ses aliments dans sa bouche.Elle n\u2019adressait jamais la parole d\u2019elle-même, ne requérait jamais de visiteurs.Elle répondait cependant avec enjouement aux questions et recevait les visites des médecins avec bonne humeur.Elle leur manifestait même une = certaine familiarité allant jusqu\u2019à les tutoyer.Elle n\u2019avait aucune inquiétude de Fig.4.son état actuel.Elle était portée très occasionnellement à chercher ses mots pour s\u2019exprimer.D'autre part, si on examinait la malade assez longuement et si on la faisait souffrir en remuant sa jambe droite, elle se fâchait et s\u2019opposait cavalièrement à l\u2019examen.La jambe droite était maintenue en demi-flexion sur la cuisse; la mobilisation de la jambe droite et surtout des tentatives d\u2019extension étaient douloureuses.Le genou n\u2019était pas gonflé et une radiographie de l\u2019articulation ne montra aucune modification anatomique.Il y avait atrophie de la cuisse droite et flaccidité plus AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1397 grande des muscles de la jambe et cuisse droites.La malade était dysarthrique, la parole était troublée avec itération syllabique.I] y avait aussi tremblement des membres au cours des mouvements volontaires, surtout à droite.Evolution.Cinq jours après son arrivée, la malade présenta un syndrome méningé avec céphalée, vomissements, raideur de la nuque et des membres, obnubilation mentale, hyperthermie et un liquide céphalo-rachidien trouble qui con- Fig.5.tenait de très nombreux polynucléaires.On ne put, cependant, trouver aucun élément microbien dans le liquide.De l\u2019hyperthermie, au début jusqu\u2019à 104 Far.persista en diminuant pendant deux mois.Des sulfamidés (sulfadiazine, sul- fapyridine, sulfathiazol, septazine) furent administrés.On trouve des lymphocytes (155) dans le liquide jusqu\u2019à la dernière ponction qui fut faite le 13 mars, il s\u2019y trouvait même alors de petits amas de pus.Jamais le liquide ne fut hypertendu.D'autre part, le contingent clinique du syndrome méningé disparut en quelques jours sauf la céphalée qui fut plus tenace.Le liquide céphalo- rachidien était limpide dès la troisième journée du traitement et de l\u2019évolution de cette méningite.La malade, à son départ de l'hôpital, soit 3 mois après sa réadmission dans notre service de Notre-Dame, et 4 mois après son opération, était encore désorientée, indifférente, marquant la même absence de souci et d\u2019inquiétude concernant son état.Son euphorie avait conservé la même puérilité; elle chantait et à 1398 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 l\u2019occasion se fâchait pour une porte qui était fermée avec bruit ou pour tout autre motif de peu d'importance.Elle n\u2019avait pas plus d\u2019initiative, passait ses journées dans son lit, ne recherchait aucune distraction.Elle pouvait calculer, elle raisonnait avec une certaine pertinence.La mémoire de fixation était très déficiente.En somme amnésie de fixation et désorientation, indifférence affective, aspontanéité, euphorie, familiarité pathologique et confabulation, puérilisme; sans aphasie ni apraxie.On pouvait étendre sa jambe droite sur la cuisse, mais cela provoquait encore de la douleur au genou.Le membre inférieur droit présentait encore une impotence marquée, la malade ne pouvait soulever son membre.Elle urinait encore dans son lit.Elle demandait la bassine pour ses selles.Elle eut une crise épileptique durant les 99 jours d\u2019hospitalisation; on lui prescrivit du gardénal, 5 centig.2 fois par jour, durant les premiers trente jours.Une encéphalographie gazeuse effectuée quelques semaines après l\u2019opération montra, en incidence antéro-postérieure de la tête (nuque-plaque): dilatation très diminuée des cornes frontales; l\u2019image annulaire pathologique ne se voit plus; on aperçoit cependant quelques vestiges des contours calcifiés à la partie supérieure de la région qu\u2019elle occupait, entre les deux ventricules.Les clifs posés par le neuro-chirurgien (Dr Elvidge), probablement à la face interne de l\u2019hémisphère cérébral gauche, le furent sans doute pour contrôler l\u2019hémorragie des branches de la cérébrale antérieure.COMMENTAIRES 1° Par la radio simple du crane, et surtout sur la foi des images encéphalo- graphiques, nous avions porté le diagnostic soit d\u2019une lésion du septum lucidum, soit du corps calleux.Nous ne connaissions pas alors les particularités radiologiques du lipome du corps calleux et nous n\u2019avions pas pris connaissance de l\u2019absence constante de calcification de la paroi des kystes du septum lucidum.Il existe un fait bien démontré: toute tumeur du corps calleux, toute dilatation importante du 5e ventricule ou du cavum du septum lucidum détermine un écartement des deux ventricules latéraux, dont les faces internes sont concaves avec abaissement plus ou moins fréquent du sommet du 3e et habituellement dilatation des segments antérieurs et postérieurs des ventricules latéraux.Bien entendu, quand le cavum communique avec le système ventriculaire, la présence de l\u2019air encéphalographique dans la lésion expansive médiane éclaire manifestement le diagnostic.Ce n\u2019est vraiment que quand la dilatation n\u2019est pas aérée qu\u2019elle est plus difficilement différenciée d\u2019une tumeur de la région, par exemple du corps calleux.Mais à la lumière de l\u2019expérience de Sosman, des constatations de Ehni et Adson, de List, et de l\u2019étude de nos propres films, on peut isoler maintenant par la radiographie simple du crâne et la pneumographie cérébrale le lipome du corps calleux de toute autre lésion de la région pouvant causer des modifications identiques d\u2019ordre purement mécanique.Sosman a fait remarquer avec pertinence AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1399 que la graisse de la lésion lipomateuse a une densité moindre que le parenchyme nerveux contigu et que le liquide des ventricules, ce qui donne à la radiographie une image irrégulièrement plus claire que l\u2019ombre des parties avoisinantes.À tel point que Dyke ajoute que cette image claire ou de densité plus faible risquerait d\u2019être prise parfois pour un aérocèle.Un autre critère, bien mis en évidence sur nos clichés, est représenté par la bande de calcification.Sosman l\u2019avait remarqué; elle était présente sur les clichés du cas de Ehni et Adson, et du cas de List.Nous croyons qu\u2019on doit accorder de l\u2019importance à ce caractère de l\u2019image qui représente une particularité anatomique assez constante de lipome cérébral.Il arrive que l\u2019aspect de densité moindre n\u2019existe pas ou, étant de faible apparence, n\u2019est pas remarqué sur des films qui ne seraient pas de qualité supérieure ou seraient examinés par un médecin qui n\u2019est pas spécialisé en radiographie crânienne, C\u2019est ce qui est arrivé dans notre cas: nous n\u2019avions pas remarqué sur nos films, qui le visualisaient mal, l\u2019aspect plus clair de la lésion calleuse que le docteur Childe a eu le mérite de saisir sur les siens.Par ailleurs, la calcification en bordure d\u2019apparence beaucoup plus prononcée et, encore une fois, d\u2019une très grande fréquence, peut aider plus facilement au diagnostic.Nous avons lu plusieurs travaux sur les dilatations du cavum du septum pellu- dum, ou sur les kystes congénitaux du cavum du septum lucidum comme les appellent Dandy, et nous n\u2019avons pas vu mentionné que de telles lésions aient formé des images de calcification de leur enveloppe ou de leur périphérie.En est-il de même dans les gliomes du corps calleux?L\u2019étude de Lebeau qui rapporte les constatations de l\u2019auteur et celles de Busch et de Weyman-Jones, ne mentionne pas au chapitre de la ventriculographie et du diagnostic ventriculo- graphique la présence éventuelle de calcification en bande périphérique et assez régulièrement répartie.On sait que le gliome, surtout certains types histologiques, comme l\u2019oligodendrogliome et l\u2019astrocytome, peut se calcifier dans certaines de ses parties, mais on ne trouve pas alors une régularité aussi précise des dépôts calcaires.Nous laissons de côté les tumeurs d\u2019autre nature du corps calleux, les tumeurs du septum, de la partie haute du trigone, l\u2019abcès de cette région, qui sont de réelles raretés pathologiques.A tout événement, image de densité moindre que le parenchyme normal avoisinant, bordée par un liséré de densité plus marquée, telles sont les particularités radiologiques du lipome cérébral.Ajoutons à cela les signes pneumogra- phiques d\u2019une tumeur du corps calleux décrite par Dyke et Davidoff et nous aurons alors en main les critères diagnostiques d\u2019un lipome du corps calleux.2° En présence d\u2019un film qui montre des anomalies ventriculaires dépendant d\u2019une tumeur du corps calleux et plus précisément d\u2019un lipome, on doit envisager tout autre aspect anormal qui s\u2019en rapprocherait.L\u2019agénésie du corps calleux crée une image radiographique assez typique, bien connue maintenant grâce surtout à Davidoff et Dyke et qui possède une certaine ressemblance avec l\u2019image de la tumeur du corps calleux.Il est d\u2019autant plus important de confronter les deux images que le lipome du corps calleux s\u2019acompagne très fréquemment de l\u2019agénésie partielle ou totale de cette importante commissure inter-hémisphérique. 1400 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 L'image pneumo-ventriculographique de l\u2019agénésie du corps calleux montre un écartement des corps ventriculaires comme dans la tumeur, mais il est à remarquer que les ventricules n\u2019y sont pas dilatés dans leurs parties antérieures et postérieures et que leur partie moyenne, ou un peu plus antérieure, n\u2019est pas rétrécie comme on l\u2019a noté dans le lipome (Sosman, Amyot) ; les sommets des ventricules latéraux de l\u2019agénésie sont en pointe, les ventricules latéraux ont un aspect biscornu (Hyndman-Penfield) ; leur face médiane est concave comme dans la tumeur calleuse; la portion inférieure de leur cavité est dilatée, de même qu'est agrandi le trou interventriculaire.Le troisième ventricule est dilaté et s'étend vers le haut entre les deux ventricules latéraux, contrairement à ce qu\u2019il présente dans la tumeur où il est plutôt baissé.Cet aspect d'image moniliforme aérée qui fait corps avec le troisième ventricule et située entre les deux ventricules latéraux, constitue le principal élément radiologique de l\u2019agénésie du corps calleux et de diagnostic différentiel entre elle et la tumeur du corps calleux.Mais, dans certains cas, l\u2019image ventriculographique sera complexe, combinée, et on devra alors penser à üne tumeur calleuse (en l\u2019occurrence un lipome, si on en trouve les signes particuliers), associée à une agénésie calleuse.Nous ne dirons que quelques mots des kystes du septum lucidum très bien étudié par Dandy.L'image ventriculographique est la même que dans la tumeur calleuse.Ces kystes peuvent être communicants; dès lors la présence de lair identifie bien la lésion, à condition de bien connaître l\u2019image de l\u2019agénésie et de pouvoir l\u2019en différencier.Normalement, le cavum ne communique pas avec les ventricules, et ses kystes peuvent être non communicants, ce qui donne une image superposable à une tumeur calleuse, à un lipome plus particulièrement, sauf qu\u2019il y manque l\u2019aspect de moindre densité, dans la zone lésionnelle, et la bordure plus opaque formée de la capsule calcifiée.3° Le lipome cérébral est une lésion de dysembryogénèse et n\u2019est pas véritablement une formation humorale.Le fait que sa localisation au corps calleux s\u2019accompagne souvent d\u2019agénésie partielle ou totale de cette commissure et que le lipome cérébral est associé parfois à d\u2019autres anomalies congénitales comme: absence d\u2019un rein et d\u2019un uretère, bec de lièvre, polydactylie, persistance du conduit crânio-pharyngé, absence de septum lucidum, trigone hypoplasique, atrophie d'un hémisphère, malformation du cortex, ete, démontre bien sa survenue durant un stage jeune de la vie embryonnaire.Il peut prendre une forme ovoïde, sphérique ou cylindrique, et rubanée.On le trouve à la base du cerveau et au corps calleux.Ici il se localise habituellement dans sa partie antérieure, parfois, et sous la forme en ruban, il recouvre toute la surface supérieure du corps calleux.Quand il est situé à la moitié antérieure du corps calleux et à forme ovoïde, comme dans notre cas, dans ceux d\u2019Ehni et Adson, de List, les artères cérébrales antérieures seraient incorporées dans sa trame.Il peut avoir le volume d\u2019un pois à celui d\u2019un œuf et très fréquemment sa capsule est calcifiée.Ces derniers caractères expliquent bien l\u2019allure de cette lésion de même que les symptômes cliniques et radiologiques qu\u2019elle peut éventuellement déclencher.Ces symptômes sont en grande partie proportionnels au volume du lipome et à sa localisation.Par son volume, il peut exercer des phénomènes de compression et d\u2019obstruction, gêner considérablement la circulation du liquide céphalo-rachidien et artérielle.Aussi on i H d'un médicale se » ttait \u201c de Paris son mé 1verte de la DIGIT s apprécié supériorité TIVELLE est main OUGI Rien rent - So 2 = = Fa rm À prescription SUPPLEME NT Etidance EG] fo, TE ë dance in nut, Professions, SUPPLEMENT ALIMENTAIRE B.D.H.Une nouvelle présentation résultant de recherches trés poussées dans le domaine de la nutrition, et supprimant les inconvénients de produits plus anciens.B.D.H.se montrera trés avantageux en raison de sa teneur en caroténe, puisque tout récemment Lund et Kimble * ont démontré que la caroténe se transmet beaucoup plus facilement que la vitamine A de la mère au fœtus.Le Supplément Alimentaire B.D.H.répondra aux besoins accrus de fer et de calcium pendant la période de grossesse.I | Le Supplément Alimentaire B.D.H.est | destiné à prévenir et à corriger les carences alimentaires ordinaires provoquées par un régime alimentaire défectueux, un appétit capricieux, une digestion laborieuse, une mauvaise ab- | sorption ou des besoins accrus.Tout particulièrement au cours de la grossesse, le Supplément Alimentaire | * Lund, Curtis J., Kimble, Marion S.: Plasma Vitamin A and Carotene | of the Newborn Infant, Amer.J.Obs.& Gynec., 46:207 (août) 1943.| 1 Une capsule et un comprimé constituent une dose unique.SELS MINERAUX Chaque comprimé contient: VITAMINES Chaque capsule contient : Vitamine À .\u2026.1,500 U.I, Sulfate ferreux desséché B.P.2.0 grains Pro-vitamine A (carotène-beta) 1,500 U.I.Phosphate de calcium B.P.2.0 grains Vitamine D .nos s00000 Jd.Chiorhvdrate tal 600 U.I Pour préserver le chlorhydrate de thia- orhydrate thiamine mine de l\u2019action destructrice des sels de (vitamine B1) 1.2mg.fer, le Supplément Alimentaire B.D.H.est présenté sous deux formes bien distinctes: Riboflavine (vitamine B:) .1.0 mg.les vitamines en capsules et les sels miné- Amide d\u2019acide nicotinique .10.0 mg, Acide ascorbique (vitamine C) .25.0 mg.raux en comprimés.Présenté en boîtes contenant un flacon de 100 capsules et un flacon de 100 comprimés.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CAN ADA 4 = 220 6eéF AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1403 tend à croire que les accidents de céphalée, de convulsions provoqués par le lipome sont dus à ce mécanisme d\u2019entrave circulatoire.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un lipome développé à la partie antérieure du corps calleux, il pourra amener des troubles de circulation dans les cérébrales antérieures ou encore ralentir sinon bloquer la circulation liquidienne dans les ventricules et déterminer secondairement des manifestations neurologiques.Le degré d\u2019écartement des ventricules est en fonction du volume du lipome du corps calleux, et conséquemment l\u2019objectivité de cet écartement visualisé par la ventriculographie.La calcification de la capsule permet d\u2019objectiver radiologiquement la bordure ou la lisière plus sombre qui entoure la lésion et peut conduire vers l'identification histo-pathologique de cette dernière.Plusieurs théories ont été émises en vue d\u2019expliquer l\u2019origine et la formation du lipome.Nous laisserons cet aspect de la question de côté, nous contentant de recommander à ceux qui s\u2019y intéressent de consulter les travaux de notre bibliographie qui les renseigneront par eux-mêmes et leur indiqueront d\u2019autres Sources.4° Si on parcourt les observations publiées sur le lipome du corps calleux et le relevé fait par List et ses collaborateurs sur les trente cas de la littérature, on en vient à la conclusion que très souvent aucune manifestation pathologique ni aucun signe clinique ne découlent de sa présence; le lipome n\u2019était pas assez volumineux.Ailleurs, il détermine des accidents.Ainsi, dans les 30 cas, List et ses collaborateurs fournissent des renseignements cliniques pour 22 cas.Onze étaient asymptomatiques, et sept de ceux-ci étaient porteurs de lipome plat ou disposé en bande longitudinale.Des onze porteurs de symptômes, 7 avaient présenté des convulsions.Cliniquement, la céphalée, qui chez l\u2019adulte peut remonter à l\u2019enfance, comme dans notre cas, et les convulsions, sont les seuls symptômes dignes d\u2019intérêt et qui conduisent les malades vers le médecin ou l'hôpital.Ce furent ces troubles qui nous amenèrent la malade dont nous publions l\u2019observation.5° A ce dernier propos, et en quelques mots seulement, nous désirons ajouter qu\u2019il n\u2019y avait chez elle aucune manifestation neuro-psychiatrique qu\u2019on aurait songé à mettre sur le compte d\u2019une symptomatologie calleuse.Des travaux cliniques ont été publiés dans le passé qui auraient attribué à une lésion calleuse certaines anomalies: de l\u2019apraxie, de la difficulté à concentrer la pensée ou encore mieux de l\u2019inaccessibilité mentale aux incitations de toutes sortes, de l\u2019apathie, de l\u2019ataxie, des tremblements des membres.Mais à la lumière des travaux et des observations neuro-chirurgicaux récents on en est venu à admettre la conception qu\u2019une lésion limitée au corps calleux d\u2019un cerveau par ailleurs normal, ne crée aucune symptomatologie.Bruce affirmait, en 1889, que l\u2019agénésie calleuse d\u2019un cerveau normal dans ses autres parties, ne produit pas nécessairement des troubles de la motilité, de la coordination, des sensibilités, des réflexes de la parole et de l\u2019intelligence.Il avait raison.Par ailleurs, Van W'agenen effectua aux Etats-Unis un nombre impressionnant de section partielle ou complète du corps calleux dans le but thérapeutique d\u2019entraver la décharge épileptique de comitiaux, de limiter les convulsions et d'éviter même l\u2019inconscience.Il découle des constatations de cet auteur et surtout d\u2019Akelaitis, qui étudia les malades opérés, que la section même complète 1404 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 du corps calleux quand il n\u2019y avait pas de lésions cérébrales, antérieures ou postérieures à l\u2019opération, ne cause pas d\u2019apraxie, de préhension forcée, de modification permanente de la motricité dans un ou l\u2019autre côté du corps, d\u2019hémianopsie, de désorientation temporo-spatiale.Lebeau appuyant son opinion sur ses propres études et celles de Busch, de Weyman-Jones, sur celles de son maître Clovis Vincent, affirme: « Donc, première conclusion pratique: il n\u2019y a pas de signes cliniques propres à la destruction ou à la compression du corps calleux ».Ainsi doit disparaître la notion d\u2019une symptomatologie calleuse, qui n\u2019avait jamais -d\u2019ail'eurs été distinctement établie, mais qui hante encore l\u2019esprit des neuro-psychiatres et s'inscrit dans les manuels de neurologie.Les phénomènes qu\u2019on avait observés étaient d\u2019emprunt, produits chez des malades où la lésion calleuse, tumorale dans la majorité des cas, ne se limitait pas à lui, mais le débordant et envahissant le parenchyme cérébral voisin, créait ainsi des syndromes qui n\u2019appartenaient pas au corps calleux.Notre cas illustre bien ce fait.Avant l\u2019intervention, la malade n\u2019avait d\u2019autres symptômes que de la céphalée et des convulsions, aucun signe neurologique n\u2019avait été trouvé à l\u2019examen.Elle n\u2019avait pas non plus de symptômes mentaux.Après l\u2019opération, elle fut dans un état mental très profondément anormal où se trouvaient de l'indifférence, de l\u2019aspontanéité, de la familiarité, de l\u2019euphorie, même de la jovialité truculente, de l'incurie et de la désorientation, et qui nous porta à formuler le diagnostie de syndrome du lobe frontal.Le syndrome pyramidal droit à prédominance au membre inférieur, nous inclina à admettre que l'intervention avait occasionné des lésions au lobe frontal gauche probablement par occlusion instrumentale ou thrombosique de la cérébrale antérieure gauche.Une telle lésion, associée à l\u2019altération opératoire du corps calleux pouvait bien, à tout événement, faire naître un tel syndrome neurologique et mental, et illustrer la notion que c\u2019est une lésion concomitante ou associée au cerveau qui met en valeur la symptomatologie neuro-psychiatrique accompagnant éventuellement une altération du corps calleux.6° List ne conseille pas l'intervention chirurgicale dans le cas d\u2019un lipome du corps calleux.Les motifs sont que le lipome n\u2019est pas une tumeur au vrai sens du terme et qu\u2019il ne grossirait pas, n\u2019augmentant pas la gravité des symptômes; que l\u2019opération comporterait des complications d\u2019une telle sévérité qu\u2019il vaudrait mieux pour le malade supporter les conséquences de son lipome que de subir les complications de l\u2019opération.Son opinion s'applique sûrement à notre cas comme au sien.Resterait à savoir si dans tous les cas l\u2019intervention amènerait aussi des lésions concomitantes des cérébrales incluses dans la capsule et des accidents neuro-psychiatriques aussi profonds.En résumé: 1° Nous ajoutons à la littérature médicale un cas de lipome du corps calleux, diagnostiqué par l\u2019examen de clichés pneumo-encéphalographiques et opéré.2° La malade souffrait depuis l\u2019enfance de paroxysmes sévères de céphalée et elle était l\u2019objet de crises convulsives.L\u2019ablation de son lipome amena un AMYOT: LIPOME DU CORPS CALLEUX 1405 syndrome mental à type frontal et une hémiplégie droite.Nous avons attribué cette symptomatologie neuro-psychiatrique postopératoire à la lésion calleuse couplée à un ramollissement frontal gauche.3° Nous insistons sur le fait que 30 cas de lipome du corps calleux seraient Tonsignés dans la littérature médicale et que celui rapporté par nous serait le second où un diagnostic a été formulé avant l\u2019opération.BIBLIOGRAPHIE 1.A.J.AKELAITIS, W.A.RISTIEN, R.YORKE HERREN et W.P.VAN WAGENEN: « A contribution to the study of dysprosia and apraxia following partial and complete section of the corpus callosum.» Arch.Neur.Psy., 47: 971 (juin) 1942.2.A.J.AKELAITIS: « Homonymous defects for color, object and letter recognition (ho- monymous hemiamblyopia) before and after section of the corpus callosum.» Arch.Neur.Psy., 48: 108 (juillet) 1942.3.A.J.AKELAITIS: «Orientation (temporo-spatial gnosis) following section of the corpus cal\u2019'osum.» Arch.Neur.Psy., 48: 914 (déc.) 1942.4.A.J.AKELAITIS, W.A.RISTIEN et W.P.VAN WAGENEN: «Relationship of the grasp reflex to section of the corpus callosum.» Arch.Neur.Psy., 49: 820 (juin) 1943.5.B.J.ALPERS et Francis GRANT: «The clinical syndrome of the corpus callosum.» Arch.Neur.Psy, 25: 67 (janvier) 1931.6.J.A.BARRE.KOBAKER, PERNOT ot LEDOUX: «Tumeur du corps calleux.» R.N, 71: 389 (août) 1939.7.A.BRUCE: «On the absence of the corpus callosum in the Human Brain with description of a new case.» Brain, 12: 171.1889.8.A.T.BUNTS et J.S.CHAFFEE: « Agenesis of the corpus callosum.» Arch.Neur.Psy, 51: 35 (janvier) 1944.9.E.BUSCH, J.WEYMAN-JONES: Cités par LeBeau.10.W.E.DANDY: « Congenital cerebral cysts of the cavum septi pellicidi (Fifth ventricle) ard cavum Virgae (Sixth ventricle).Diagnosis and treatment.» Arch.Neur.Psy, 25: 44 (janvier) 1931.11.L.M.DAVIDOFF et C.G.DYKE: Agenesis of corpus callosum.» Am.Journ.Roenl.and Radiumtherapy, 32: 1 (juillet) 1934.12.C.G.DYKE: «The Roentgen-Ray Diagnosis of Diseases of the skull and Intracranial content » in: Nelsons D agnostic Roentgenology.Vo!.2, p.33 f.(Sormar).13.G.J.EHNI et A.W.ADSON: «Lipoma of the Brain.Report of case.» Arch.Neur.Psy.53: 299 (avri') 1945.14.G.GUITLAIN: «Sur un cas de tumeur du splénium du corps 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ANGINE DE POITRINE ET ANÉMIE Henri GELINAS, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Les anémies primaires et secondaires s\u2019accompagnent de profondes modifications circulatoires.On a décrit l\u2019existence de plusieurs manifestations circulatoires, telles que dyspnée, palpitations, accélération du pouls, œdème, souffles anorga- niques, hypertrophie du cœur.En fait, ces constatations prêtent souvent à confusion et font faire le diagnostic d\u2019une cardiopathie, quand il s\u2019agit en réalité d\u2019une anémie accompagnée de troubles circulatoires.Chose assez surprenante, la coexistence d\u2019une angine de poitrine avec une anémie n\u2019a été notée pour la première fois qu\u2019en 1918 par J.B.Herrick (1), qui, dans une autre communication (2), attira de nouveau l\u2019attention sur ce complexe clinique.Depuis, plusieurs auteurs ont rapporté des faits semblables, soit isolés, soit en série.On admet aujourd\u2019hui que la crise d\u2019angor est due à un rétrécissement des coronaires, plus ou moins important, tout en reconnaissant que parfois les lésions sont minimes, et que, d\u2019autre part, il puisse arriver que des lésions étendues ne s\u2019accompagnent pas de manifestations cliniques.Cette théorie, déjà émise par Jenner à la fin du XVIIIe siècle, a été adoptée par Potain et Huchard.Il est bien connu que des douleurs du type angineux peuvent exister en l\u2019absence de toute lésion des coronaires chez des sujets souffrant de tachycardie paroxystique, de myxœdème, de goitre toxique et aussi de lésions des valvules aortiques.Nous avons observé le cas d\u2019un jeune homme de 20 ans qui, atteint de tachycardie paroxystique, souffrait de douleurs angineuses intenses quand ses crises de tachycardie étaient trop prolongées.Chose curieuse, les douleurs étaient localisées à la région vésiculaire.L'intoxication par l\u2019oxyde de carbone et la méthémoglobinémie ont pu également être incriminées dans de rares observations.Par contre, pour les autres cas précédemment mentionnés, les douleurs angineuses s\u2019expliquent par un hyperfonctionnement du myocarde qui, de ce fait, se trouve à souffrir d\u2019anoxémie relative, les coronaires étant incapables de fournir la quantité de sang requise.T.Lewis (3) prétend que la douleur est due non à l\u2019anoxémie, mais plutôt à l\u2019existence de déchets métaboliques dont le myocarde ne peut se débarrasser à cause d\u2019une circulation insuffisante.Néanmoins, on sait que la respiration dans une atmosphère pauvre en oxygène, soit au taux de 10%, est susceptible de causer des modifications de l\u2019électrocardiogramme ou de provoquer des douleurs angineuses chez un bon nombre de sujets souffrant de coronarite.On utilise même cette épreuve pour diagnostic.Chez les anémiques l\u2019angine de poitrine se rencontre à l\u2019âge moyen surtout, peut-être de façon un peu plus précoce qu\u2019à l\u2019ordinaire.E.Edens (4) a trouvé que l\u2019angine de poitrine a atteint 5.5% de 3,400 patients d\u2019âge avancé observés durant 20 ans.R.©.Cabot (4) évalue le pourcentage des sujets âgés angineux à 3.45%.Au cours de l\u2019anémie pernicieuse l\u2019angine de poitrine n\u2019est pas beaucoup plus fréquente.Il faut ajouter également que la proportion des 1408 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 angineux souffrant d\u2019angine de poitrine est plutôt faible.Par contre, on constate fréquemment une dyspnée plus ou moins marquée et aussi, mais plus rarement, une insuffisance congestive du cœur accompagnée d\u2019œdème des membres inférieurs.Nous avons traité une malade qui a souffert d\u2019insuffisance cardiaque avec œdèmes volumineux des jambes.A deux reprises cette patiente a immédiatement été améliorée par l\u2019hépatothérapie, tandis que, lors de sa première crise survenue en 1938, elle n\u2019avait pas été soulagée par la cure digitalique, le repos et les diurétiques.Son état général est toujours satisfaisant.Il est cependant certain que l\u2019anémie primaire ou secondaire peut être la cause de douleurs angineuses, comme en fait foi l\u2019action souvent miraculeüse d\u2019un traitement approprié, hépatothérapie pour l\u2019anémie pernicieuse, médication ferrugineuse, hémorroïdectomie, résection de l\u2019estomac pour un néoplasme gastrique, transfusions, ete.Un gramme d\u2019hémog'obine peut fixer environ 1.34 c.c.d\u2019oxygène d\u2019après Huffner, soit 20 ctg.pour 100 c.c.de sang ayant une valeur globulaire de 100%, si on admet le pourcentage de 15 gr.6 comme base normale.Le sang veineux ne contient que 15 à 16 volumes d\u2019oxygène pour 100, accusant ainsi une diminution de 5 volumes par rapport au sang artériel.On conçoit que, si l\u2019anémie est marquée et que le taux de l\u2019hémog'obine tombe à 25% ou 30%, la tension de l\u2019oxygène du sang veineux puisse elle-même tomber au voisinage de 0 si le flot sanguin n\u2019est pas plus abondant.En fait, on a noté qu\u2019au cours des anémies de natures diverses les échanges se font normalement.Ceci s'explique par une accélération de la circulation du sang qui est augmentée de 200% quand le taux de l\u2019hémoglobine tombe à 30%, et de 300% quand ce taux est de 20% (6).Ce phénomène ne se produit pas pour un pourcentage d\u2019hémoglobine dépassant 50%.A l\u2019aide d\u2019épreuves phletysmographiques faites au repos, on a constaté (7) que le volume du sang cireulant dans les muscles de l\u2019avant-bras est augmenté au cours de l\u2019anémie, mais pas dans la main.D\u2019autres auteurs étaient arrivés à des conclusions différentes.Dans ces conditions l\u2019augmentation de volume du débit sanguin aurait été limitée aux viscères.On a vérifié, à l\u2019aide de l'injection de diverses substances facilement décelables, une augmentation de la vitesse de la circulation sanguine du bras, au poumon ou à la langue.Certains auteurs croient que le travail du cœur n\u2019est pas augmenté de ce fait parce que le sang est plus fluide.D\u2019après eux, seule l\u2019anoxémie serait cause de malaises.Il y a plutôt lieu de croire que les deux phénomènes interviennent : accé'ération de la vi*esse de circulation et anoxémie.Souvent, en plus, le pouls est accéléré, mais plutôt de façon irrégulière, parce que l\u2019augmentation du débit sanguin s\u2019explique surtout parce que le volume du sang expulsé à chaque systole est plus important.On a constaté, au cours de l\u2019anémie, des lésions qui seraient assez caractéristiques.La surface du myocarde, eurchargée de graisse à certains endroits, prend l\u2019aspect dit « tigré ».Il y a surcharge mais non dégénérescence graisseuse.Le vo'ume du cœur augmente si l\u2019anémie est importante et surtout si elle est ancienne, comme cela peut se voir dans certaines anémies.On a constaté ce fait au cours de l\u2019anémie à hématies falciformes (8), ou dans celle causée par | GÉLINAS: ANGINE DE POITRINE ET ANEMIRE 1409 l\u2019ankylostomose (9).L\u2019hypertrophie porte sur les deux parties du cœur.Elle peut être importante, même en l\u2019absence de toute lésion du cœur.Cette hypertrophie peut disparaître rapidement si le traitement est assez précoce.Dans le cas contraire e'le peut persister plus ou moins, mais seulement si l\u2019anémie est de longue durée.Il est possible expérimentalement de provoquer une telle hypertrophie du cœur chez l\u2019animal par des saignées répétées.L\u2019angor pectoris au cours de l\u2019anémie s\u2019accompagne généralement de lésions des coronaires.Telle est l\u2019opinion commune.Il existe cependant cinq observations démontrant la possibilité d\u2019un tel syndrome sans qu\u2019elles aient été atteintes (10).Ces observations ont été faites par plusieurs auteurs (Cabot, Willms et Geffin, Elliott.) L\u2019anémie n\u2019entraîne généralement pas de modifications marquées de l\u2019électrocardiogramme bien que, dans certains cas, on ait noté diverses anomalies parfois réversibles, après amélioration de la condition du ma'ade: allongement de l\u2019intervalle PR, dénivellation de ST, faible amplitude de T, ete.Observation.M.R., alité, admis à l\u2019hôpital Notre-Dame le 24 septembre 1941.La maladie a débuté au commencement du printemps par une sensation de faiblesse, de plus en plus marquée.Anorexie.Après quelques semaines, apparition de douleurs rétrosternales à caractère constrictif irradiées aux deux poignets.Ces douleurs, provoquées par la marche, cessaient quelques minutes après que cel'e-ci était interrompue.Le malade observe qu\u2019il pouvait marcher plus aisément sur la rue où il habitait dans une certaine direction à cause d\u2019une pente très légère qu\u2019il n\u2019avait jamais notée auparavant.Les douleurs devinrent graduellement de plus en plus intenses au point de prohiber toute sortie de chez lui.L\u2019ascension d\u2019un escalier était devenue presque impossible, et il ne pouvait faire plus que quelques pas sans souffrir de douleur: angineuses intenses.Il fut hospitalisé durant quelques semaines au début de l\u2019été, sans être amélioré.Un électrocardiogramme qui fut alors fait ne révéla pas d\u2019anomalies importantes.Il est alors envoyé à l'hôpital Notre-Dame par le docteur Arthur Dufresne avec le diagnostic d\u2019anémie pernicieuse compliquée d\u2019angine de poitrine.Le patient a toujours eu bonne santé.Un de ses frères souffre d\u2019hypertension artériel'e.Examen.Le malade est un sujet de haute taille, obèse.On est frappé par la pâleur des téguments.La langue est dépapillée.La pre sion artérielle est de 110/80.Les bruits du cœur sont normaux.Rien à noter aux poumons.Le foie et la rate ne sont pas palpables.L\u2019abdomen est souple.Absence d\u2019adénopathies.Le B.W.est négatif.Il n'existe pas de signe de Romberg ou d\u2019Argyll Robertson.Les réflexes achilléens et rotuliens sont normaux.Réflexe plantaire en flexion.Sensibilité osseuse des membres inférieurs normale (diapason).Sens des altitudes segmen- taires conservé. 1410 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Le 22 septembre, un hémogramme fut fait.Globules rouges 1,400,000 Globules blancs 4,000 Hémoglobine 42% Valeur globulaire + 1 Polynucléaires 52% Grands mono.4% Lymphocytes 41% : Poly.éosinophiles 3% Poikylocytose, anisocytose, polychromatophilie.Urines: absence de pus.Leucocytes rares.Traces d\u2019albumine.Azotémie: 0.57 au litre.Glycémie: 1 gr.36 au litre aprés 70 minutes.P.S.P.veineux: 35% aprés 35 minutes.Du 25 septembre au 4 octobre, le patient recut 6 injections intramuseu- laires de 2 c.c.d\u2019un extrait de foie, contenant 15 unités antianémiques par centimètre cube.Le 29 septembre, la réticulocytose était de 20%.Le 30 septembre, les douleurs à la marche étaient complètement disparues.De plus, il ressentait cette sensation de bien-être que procurent rapidement aux sujets souffrant d\u2019anémie pernicieuse les injections d\u2019un extrait de foie actif à doses suffisantes.Le malade, qui habite en province.a été revu depuis à diverses reprises, la dernière fois en 1945.Sans autre médication que l\u2019injection bimensuelle de 2 c.c.d\u2019extrait de foie contenant 15 unités pour 1 c.c., il s\u2019est maintenu en bonne santé.L\u2019anémie a été parfaitement contrôlée et il n\u2019a pas souffert de douleurs précordiales.Il a pu vaquer à ses affaires et mener une vie active.En 1943, il aurait ressenti une fois seulement un vague malaise précordial auquel il n\u2019a pas attaché d'importance.* * * Le résultat thérapeutique a été satisfaisant dans un certain nombre de cas.On ne peut pas ne pas être frappé de la rapidité de l\u2019amélioration chez notre malade.Ceci laisse supposer la possibilité d\u2019une atteinte assez peu importante des coronaires.Le malade quittait l'hôpital 17 jours après le début du traitement, complètement débarrassé de ses malaises qui étaient extrêmes et le rendaient invalide.Dès la 3e ou la 4e journée après le début de la médication, il était amélioré.Or, l\u2019on sait que si la réticulocytose, au cours du traitement de l\u2019anémie pernicieuse par l\u2019hépatothérapie, survient dès la 3e ou la 4e journée, la formule sanguine ne s'améliore pas avant la 6e ou la 7e journée.On n\u2019obtient généralement pas une augmentation des globules rouges de plus de 500,000 par semaine.Le gain hebdomadaire en hémoglobine n\u2019est ordinairement pas supérieur à 10%.Il s\u2019ensuit que notre malade amélioré dès les premiers jours de traitement était encore fortement anémié.Il faut évidemment invoquer ici un autre facteur, probablement un spasme surajouté des coronaires.On sait qu\u2019un sujet traité pour anémie pernicieuse par une préparation de foie efficace, et donnée à doses GÉLINAS: ANGINE DE POITRINE ET ANÉMIE 1411 suffisantes, se sent revivre dès les premiers jours.Il est à présumer que l\u2019amélioration de l\u2019état général puisse agir sur les fonctions du système végétatif de façon favorable.Comment expliquer que l\u2019angine de poitrine ne soit pas plus fréquente dans l\u2019anémie?On a invoqué le fait que ces sujets affaiblis, exposés aux vertiges, sont immobilisés et inactifs.D\u2019après certains auteurs, les phénomènes se produiraient quand le pourcentage en hémoglobine est inférieur à 40%, bien qu\u2019on puisse avoir des taux aussi bas que 15% et 20% sans que le plus souvent on constate l\u2019existence d\u2019angine.En fait, l\u2019état des coronaires compte beaucoup.De plus, c\u2019est un fait bien connu que les lésions des coronaires peuvent - être étendues sans causer de malaises douloureux.D\u2019autre part, des lésions minimes peuvent provoquer des douleurs intenses.Des phénomènes douloureux peuvent se produire chez un sujet ayant une anémie modérée.On a rapporté le cas de malades qui souffraient de douleurs précordiales dès que le taux de l\u2019hémoglobine s\u2019abaissait à 70% (11).Le pronostic est beaucoup moins grave que dans l\u2019angine de poitrine non accompagnée d\u2019anémie.Ce fait a été noté par plusieurs observateurs, notamment F.A.Willins et H.Z.Geffin (12).Pour une série de 43 cas, ils n\u2019ont rapporté qu\u2019une mortalité.L\u2019'angine de poitrine est en réalité rarement due à l\u2019anémie, celle-ci ne se rencontrant que dans une très faible proportion.Malgré cela, il y a toujours lieu de faire un examen complet et d\u2019éliminer tout facteur susceptible d\u2019aggraver les malaises ressentis par l\u2019angineux.Si ces malades ne sont pas toujours complètement guéris, il peut arriver parfois qu\u2019ils puissent être soulagés.BIBLIOGRAPHIE 1.J.B.HERRICK et F.R.NUZUM: «Angina pectoris.Clinical experiences with two hundred cases.» J.A.M.A., 70: 67 (12 janv.) 1918.2.J.B.HERRICK: «On the combination of angina pectoris and severe anemia.» Am.Heart Journal, 2: 351, 1927.[2] .T.LEWIS: «Ischemia of the muscle as a cause of anginal pain.» Brit.M.Jr.p.941, 1946.Cité par J.Bailey CARTER et Eugéne F.TRAUT: «Cardiovascular manifestations in pernicious anemia.» Archives of Int.Med.72: 757 (déc.) 1943.wha 5.Norman B.GWYN: «On the angina pectoris occurring in the course of certain anemias.» Journ.of the Can.Med.Ass., 26: 26, 1932.6.L.DAUTREBANDE : « Débit cardiaque dans l\u2019anémie.» Comptes rendus de la Société de Biologie, 93: 1029, 1945.7.David O.ABRAMSON, S.M.FIERST et K.FLOCKS: Am.Heart Jr., 25: 609 (mai) 1943.8.H.¥.KLINEFELTER: «The Heart in sickle cell anemia.» Am.Jr.of Med.Science, 203: 34 /(janv.) 1942.9.W.B.PORTER: in: De Stroud: Diagnostic and Treatment of cardiovascular Diseases.F.A.Davis, édit, 1945.10.A.H.ELLIOTT: Amer.Journal of Med.Science, 187: 185, 1934.11.Hugh STALKER: « Angina pectoris and pernicious anemia.» Ann.\u2018of Internal Medicine, 10: 1172 (février) 1937.12.Cité par J.B.CARTER et E.F.TRAUT (4). PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES ET LAVAGES PLEURAUX J.-Philippe PAQUETTE, Chef de service à l'hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville (Montréal).La pleurésie purulente bacillaire est, dans 95% des cas, une complication du pneumothorax thérapeutique.Dans les autres 5%, elle fait suite au pneumothorax spontané, à une pleurésie séro-fibrineuse avec ou sans lésion sous-corticale, ou enfin, à une ostéite costale.Il n\u2019y a donc pas formation purulente d\u2019emblée.La membrane pleurale a d\u2019abord manifesté son irritation par un épanchement séro-fibrineux.Celui-ci ne s\u2019est pas résorbé.Il a été infecté par l\u2019ouverture d\u2019un nodule tuberculeux sous- pleural.Ou bien, une fissure pulmonaire a laissé suinter des bacilles dans la plèvre.Ces accidents peuvent survenir soit au cours d\u2019insufflations, soit au cours de libérations d\u2019adhérences dites: opérations de Jacobaeus.Il semble que, depuis quelques années, cette malencontreuse complication d\u2019une belle et bonne thérapeutique a tendance à diminuer.Du moins les statistiques suivantes le laissent croire.En 1922, Peters et Woolley ont rapporté 6% d\u2019épanchements purulents sur 142 cas de pneumothorax.Matson, Matson et Bisaillon, en 1923, en rapportent 19% sur 480 cas.Naveau, en 1925, en a eu 20% sur 534 amorces.En 1926, Letulle et Halbron, dans le Nouveau Traité de Médecine, Fascicule XII, rapportent que Murard aurait trouvé 418% de pleurésies purulentes à la suite du pneumothorax thérapeutique.Larawson Brown et J.N.Hayes, entre 1920 et 1930, ont eu une statistique de 26.1%.Shavlen, Phelps et Christiansen, de 1936 à 1939, en rapportent 10.4% sur 898 cas.Enfin la statistique de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, de 1934 à 1944, établit que sur 617 pneumothorax réalisables (effectifs ou inopérants) nous avons eu 58 épanchements purulents, soit 9.4%.Ces chiffres sont un peu disparates.Cependant, les deux derniéres compilations s\u2019accordent assez bien.Et ce sont celles qui portent sur les plus récentes années: 1936 à 1939, 1934 à 1944.Il y aurait done incidence décroissante qu\u2019on peut attribuer à quatre grandes causes: 1° Une meilleure sélection des cas soumis au pneumothorax artificiel; 2° La tendance à de moins fortes compressions en conservant les pneumothorax en pression négative; 3° La grande prudence des opérateurs dans les cas de Jacobaeus; 4° L\u2019abandon rapide des pneumothorax inopérants à cause des symphyses ou de trop larges adhérences.AA ; = SE ASE ASE a 1 ALES A PAQUETTE: PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES 1413 Quoi qu\u2019il en soit de l'incidence ou de ses causes, la pleurésie purulente s\u2019est multipliée depuis l\u2019ère du pneumothorax et a donné naissance à des traitements divers.Ainsi, Sergent, Turpin et nombre d\u2019autres ont longtemps pratiqué les ponctions simples et ensuite les injections modificatrices, Puis Bernou a institué l\u2019oléothorax.Très en vogue jusque vers 1935, ce dernier semble, en général, être réservé au poumon en voie d\u2019ectasie progressive.C\u2019est l\u2019oléothorax anti-symphy- saire.En chirurgie, la pleurotomie, la costo-pleurotomie, le Shede et la thoracoplastie avec ponctions ont de longtemps fait leur preuve.Les lavages pleuraux existent aussi depuis quelque temps.Les plus récents traitements sont l\u2019aspiration forcée prônée par Bernou et les injections irritantes et grands lavages à la quinine et urée.Nous ne voulons pas entrer dans le détail et la discussion de ces différents modes thérapeutiques.Le cadre de cet article nous astreint à la question des lavages pleuraux.Après de rapides considérations sur les débuts des lavages pleuraux, sur le diagnostic et les variétés de pleurésies purulentes, sur les indications du lavage pleural et sa technique, nous établirons quelques observations et enfin exposerons nos vues sur la raison de nos succès et celle de nos échecs.C\u2019est en 1928 que semblent avoir été publiés les premiers rapports sur le lavage pleural dans les pleurésies purulentes.Apostolides et Hadjissarandos, d\u2019Athènes, sont très enthousiastes, dans un article paru dans Paris Médical.Ils y rapportent 6 cas traités avec succès parfait.De Muralt et Weiller, en séance de la Société de Phtisiologie, publiée par la Revue de Tuberculose en février 1931, rapportent aussi des résultats tangibles sur 6 ou 8 cas.Un fait découle de ces rapports, c\u2019est la guérison, sans chirurgie mutilatrice, de certains cas de pleurésie purulente.DIAGNOSTIC Il est facile de différencier cette maladie.Il s\u2019agit d\u2019un pneumothorax compliqué d\u2019épanchement intarissable.La température s\u2019est élevée et le patient accuse des malaises généraux et locaux: courbature, fatigue, asthénie, douleur thoracique.Le liquide trouvé louche à une ponction antérieure devient purulent et on y trouve des bacilles de Koch soit à l\u2019état pur, soit avec association microbienne.Enfin, à l\u2019examen clinique il y a abolition des vibrations, matité de la base jusqu\u2019à la hauteur du niveau de liquide.Au-dessus, il y a sonorité ou hyperrésonance.Le stéthoscope révèle: silence absolu à la base, souffle respiratoire irrégulièrement amplifié et qui peut aller jusqu\u2019au souffle amphoro- métallique.En général, ces derniers renseignements cliniques sont peu recherchés parce que les radioscopies de contrôle, au cours de l\u2019entretien du pneumothorax, et les ponctions ont prouvé le diagnostic précis. 1414 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 VARIÉTÉS La plupart des auteurs, tant européens qu\u2019américains, ont tendance à simplifier la classification de ces épanchements.Ainsi Hayes, en 1940, reconnaît: 1) Le type bénin.2) Les empyèmes purs (à B.K.).3) Les empyèmes sévères à infection mixte dès le début.4) Les épanchements purulents nés d\u2019une fistule broncho-pleurale.De Muralt et Weiller considèrent que les empyèmes peuvent se diviser grosso modo en deux grandes classes: les pleurésies simples à type d'\u2019abcès froid, et les pleurésies malignes.Giraud reconnaît l\u2019épanchement puriforme et la pleurésie maligne.Il subdivise cette dernière en épanchement à évolution subaiguë et épanchement à évolution aiguë.Si les pleurésies tuberculeuses présentent quelques variétés bien définies aux points de vue clinique, radiologique et bactériologique, on ne doit pas négliger le point de vue mécanique: l\u2019élasticité et le pouvoir d\u2019ectasie du poumon collabé.Les auteurs qui semblent avoir le plus compté sur ce point de vue mécanique sont Apostolides et Hadjissarandos, et tout dernièrement Bernou, qui tente l\u2019aspiration forcée.INDICATIONS DES LAVAGES PLEURAUX Si l\u2019on en croit Weiller, Katz et Ramon, toutes les variétés de pleurésies purulentes définies plus haut peuvent ressortir du traitement par lavages pleuraux.Ils énoncent, en effet: les pyothorax malins, les pleurésies tuberculeuses septiques, les pleurésies tuberculeuses bactériologiquement infectées, les épanchements puriformes et les abcès froids pleuraux, et enfin, les pleurésies séro-fibrineuses récidivantes.Ces indications sont larges.Beaucoup trop, penseront quelques-uns.Cependant, si l\u2019on se rappelle les deux facteurs auxquels se sont adressés Apostolides et Hadjissarandos: 1° aseptiser la plèvre, 2° assécher la plèvre en laissant le poumon s\u2019ectasier et prendre la place qu\u2019il occupait auparavant, on peut croire à des succès même dans les cas infectés, surtout depuis l\u2019ère des sulfas et de la pénicilline.Wieiller, Katz et Ramon concluent: « En principe, le pyothorax tuberculeux, s\u2019il n\u2019est pas guéri ou du moins amélioré, après 6 ou 8 lavages, doit être traité chirurgicalement.» En principe, nous croyons à cet énoncé, mais nous croyons aussi que l\u2019amélioration peut quelquefois tarder.Si l\u2019état général ne flanche pas et si l\u2019ectasie pulmonaire se continue ou s\u2019amorce, le nombre des lavages peut être élevé et le succès obtenu quand même.TECHNIQUE La technique se résume à ponctionner la plèvre et à la vider aussi complètement que possible.Ensuite, on y injecte une solution limpide et stérile en quantité variable selon la grandeur de la cavité pleurale.Après cette instil- aa L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XLIII \u2014 D Ne = Nos félicitations | _ à L'UNION MÉDICALE DU CANADA | à l\u2019occasion de son soixante-quinzième anniversaire et nos meilleurs voeux AYERST, McKENNA # HARRISON LIMITÉE fa \u2014 EN se ee = = ss en NS A AR a 5 IX os == > i pe waoses 2 LS : 2\" =e 29: : ee er ESE Rw ; Cu TH = EsRawat $328 a* 2 ) dat = se ERR 325 oF a be 3 SD RS se 3 NH Rae: SRB NE = = SNS x +8 >> 5 za A.um = Teen pana = = a = ee = = = = % = 15 > = re BW ox = ir sa = Een 2 Ne - 1%, a © = ps re Er a NY x 2 3 : as 8 RSE 8 4 > = Sas va & a o rl 2 ® = 2 a.= 8 : = ce = aan.AR 8% = wer = 2se pes = AN Bean = nl es Ë ie se = BRY = #aes 2 Toe & > he = mn ë >= 2 ER § = = a ed = du pommes = =.= 7 : = 2 2 NE se .des.FIRE = Les 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iodure de potassium 1.50 gramme; eau 5,000 c.c.A stériliser.Hayes.de Saranac, recommande surtout le sérum salin physiologique dans les empyèmes purs; le violet de gentiane ou l\u2019acriflavine à 1/1000 en cas d\u2019infection secondaire.Matson emploie le sérum physiologique et, si sans succès, le sérum hypertonique de 2 a 109%.Mendelsohn emploie une solution a 1/1000 d\u2019hexylrésorcinol.Brun-Viallier et Ollagnier ont employé une solution à 40 0/000 de quinine et urée, en 1944-45.Nous avons employé le sérum physiologique auquel nous avons ajouté 15 à 1 c.c.de mercurochrome par litre. 1418 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Dernier point, l'aiguille à employer varie selon la qualité du pus.Plus celui-ci sera épais, plus le calibre devra être gros et varier de 19 à 16 mm.Souvent, au cours de l'aspiration, l\u2019aiguille est obstruée par un grumeau.Il faut la déboucher par insufflation d\u2019air ou instillation de liquide en sens inverse.Mme G.L.\u2014 Observation 1.3 4 ler film.Grosse infiltration de la moitié supérieure gauche.Hyperémie à droite.2e film.Pneumo à 50% après fluoroscopie.Niveau de liquide à la base gauche.3e film.Après réadmission 1 ans et demi plus tard.Réinfection à gauche et ensemencement péri-hilaire à droite.de film.Pneumo partiel droit.Régression des image pathologiques et thoracoplastie gauche.Observation 1.Madame G.L., 28 ans.Admise le 7 octobre 1941 une première fois, pour une tuberculose ulcéro-cavitaire du sommet gauche avec réaction exsudative légère du sommet droit.La pre enn PAQUETTE: PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES 1419 maladie a débuté de façon insidieuse en mars 1941, par une infection d'apparence grippale.Elle tousse jusqu\u2019en avril.En juin, elle se sent fatiguée, commence à cracher, perd des forces.Examinée, on la déclare tuberculeuse.A son admission, elle crache environ 10 fois par jour et accuse des malaises thoraciques gauches.Elle a perdu 7 à 8 livres.ler filin.2e film.3e film.4e film.Mlle L.M.\u2014 Observation 2.3 4 (h.a g.) Droit.Nodules calcifiés au hile.Gauche.Nodules denses au ler et 2ème espaces antérieurs.Grande image hydro-aérique de la base.Réduction considérable de l\u2019image kydro-aérique.IL\u2019ectasie est commencée.Ectasie complète.Pctite tache dense sous la clavicule gaucle.3 ans plus tard.Au travail depuis 1942.Nettoyage complet.Obstruction minime du cu'-de-sac externe gauche.Un pneumothorax gauche est institué le 3 novembre 1941.Il y a de longues adhérences vues au fluoroscope.On ne les sectionne pas.Il y a du liquide.Le pneumo est entretenu 1420 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN AMLFC.Montréal, nov.1946 quand même.En mai 1942, on trouve du pus à la ponction (purée de pois verts), sans bacil'es.Pas de température, gain de 12 lbs.Crache peu.Homogénéisations négatives.On commence les lavages de plévre le 21 mai 1942 avec sérum et mercurochrome (1 cc.dans 1000 cc.de sérum physiologique).Ces lavages sont répétés le ler et le 15 juin.Au 16 juillet, il reste un peu de liquide dans le cul-de-sac.Trois ponctions sont infructueuses.Au 18 on note réexpansion du poumon, sans augmentation du liquide, et cette patiente quitte l\u2019hôpital sans congé pour raisons familiales.Elle est afébrile, abacillaire.Elle fait bien sa cure pour un an ct demi et va bien.E'le se surmène alors pour un temps, mais son état général fléchit vite et elle cest réadmise avec une réactivation de la lésion droite et la présence d\u2019une cavité au sommet gauche.Un pneumo droit est institué en mai 1944 et entretenu.On pratique deux temps de thoracoplastie à gauche\u2019 et elle repart améliorée en juin 1946.Observation 2.Mlle L.M., 24 ans.Admise le 25 juillet 1940, recommandée de l\u2019extérieur pour lésion pneumonique gauche à la base avec pyo-pneumothorax.Cas de contact massif: 4 sœurs et 1 frère sont morts de tuberculose.A l\u2019âge de 13 ans, chez cette patiente, on aurait découvert une lésion droite.Suivie en clinique externe pendant 4 ans, elle a fait une cure sévère à la suite de laquelle elle est déclarée guérie.\u2018Sa santé reste bonne jusqu\u2019à 24 ans, soit en 1940.Il se développe à ce moment une pleurésie gauche.En avril, on amorce un pneumothorax gauche et en mai survient un épisode thermique qui fait suspendre les insufflations jusqu\u2019au 23 juillet suivant.Le 25 juillet 1940, elle est admise avec une image hydro-aérique de la base gauche.Il n\u2019y a ni toux ni expectoration.Fébricu'e le soir.Diaphorèse nocturne, perte de 11 lbs de poids depuis le 26 mai 1940.Aspect bon.Légère adénopathie latéro-cervicale.Le 22 août, ponction de 425 cc.de pus épais et instillation de 1 ce.de mercurochrome dans la plèvre et le trajet.Comme le liquide ne se reforme que lentement, le lavage n\u2019est pratiqué que le 16 août.On retire d\u2019abord 450 ce.de pus grumeleux, verdâtre, et lavage avec 500 cc.au pleuro-laveur.Le 2 octobre, 400 ce.de pus avec grumeaux retirés et lavage avec 600 ce.de sérum et mercurochrome.L\u2019image du pneumo se déforme.L'\u2019ectasie commence.Le 23 novembre, on retire 175 ce.de pus fluide coloré au mercurochrome et 100 ce.d\u2019air sont aspirés.Il y a disparition presque complète de la couche d\u2019air.Le 9 décembre, on retire 100 cc.de liquide rosé très légèrement trouble.Lavage avec 100 cc.de la solution.Chambre d\u2019air très réduite.Le 9 décembre 1940.Ponction de 75 cc.de liquide citrin louche.On enlève 50 ccd\u2019air.Pression finale: 4 - 6.Le 9 janvier 1941, 150 ce.de liquide citrin louche.Lavages avec 300 ce.de solution.Pas de grumeaux.Retour clair.50 ce.d'air enlevés.Evidement à sec.Affaissement de la couche d'air.Le 17 janvier 1941.Ponction de 100 ce.de liquide purulent, louche.Lavage avec 200 ce.de solution.Grumeaux.Evidement à sec.Pression intra-pleurale négative.Le 20 mars 1941.Ponction 45 ce.de liquide citrin louche.La chambre d\u2019air est disparue.Le 3 mai 1941.Quitte l\u2019hôpital.Aucun symptôme d'activité pulmonaire ou pleurale.Travaille en couture depuis 1942.Va très bien.Observation 3.Madame J.L., 20 ans.Admise le 22 août 1939.Est née à la campagne et a toujours vécu dans un milieu pauvre.Elle est recommandée pour toux, asthénie, amaigrissement, température et tachycardie.L'histoire personnel'e révèle: menstruation à 16 ans.opérée pour fistule inguina'e gauche à 17 ans.Appendicectomie et curettage à 17 ans.Mariée à 18 ans et accouchement normal à 19 ans.Rien à noter au point de vue contage.C\u2019est une petite personne d\u2019aspect pâle PAQUETTE: PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES 1421 et anémiée qui n\u2019a jamais été forte mais qui ne se dit malade que depuis 6 semaines à la suite de surmenage.Il y a souffle systolique à la pointe.Quelques râles humides au sommet gauche.Bacil- loscopie Gaffky V.Hémoglobine a 55%.G.R., 3.800,000.Diagnostic.Tuberculose ulcéro-caséeuse active et évo'utive à la moitié supérieure gauche.Traitement.D'abord deux transfusions puis amorce du pneumo gauche, le 2 octobre 1939.Jacobaeus le 20 décembre 1939.Le liquide apparaît en mars 1940 et est trouvé purulent en juin.Le 25 juillet 1940.Ponction 600 cc.de purée de pois verts.Lavage avec 500 cc.de solution.Pression négative.Retour clair.Le 9 août 1940.Nouveau lavage.Evidement à sec.Mme J.L.\u2014 Observation 3.1 2 3 4 5 6 ler film, & droite en haut.Lésions cavitaires du sommet droit.2e film.Pneumothorax droit.Cavité béante avec adhérence au sommet.Hyperémie péri- hilaire gauche.3e film.Adhérence sectionnée.Cacité encore ouverte.Niveau de liquide: pus.4e film.(ler du bas à gauche).Réexpansion partielle.Niveau de liquide refoulé vers le haut.Obturation partielle de la cavité.À gauche, infiltration du sommet.5e film.Poumon droit revenu à la paroi dans la base.Résidu de pneumo au sommet.Cavité à gauche au départ.6e film.6 ans plus tard.Nettoyage des 2 plages pulmonaires.Le 14 août.Ponction 250 cc.de pus verdâtre, fluide.Lavage avec 450 cc.de solution, 75 cc.d\u2019air.Eau de retour limpide.Le liquide recouvre le diaphragme.Le 20 octobre 1940.Ponction, 200 cc.de pus «rose thé».Lavage 300 cc.solution, 50 cc.d\u2019air.21 octobre 1940.Pression initiale \u2014 6 \u2014 12.100 cc.d\u2019air.Pression finale + 1 + 5.Grande amélioration de l\u2019état général.Réexpansion considérable du poumon.Toutes manipulations sont cessées. 1422 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.R,C.Montréal, nov.1946 14 juin 1941.Quitte l\u2019hôpital sans congé pour raisons d\u2019ennui.S\u2019en va chez elle à la campagne, y mène une vie normale sans confort.Un accouchement à terme depuis.Revue à l\u2019été 1946.Aucun symptôme d'activité pleurale ou pulmonaire.Film tiré: cf.dernier de la série: Mme J.L.Observation 4.M.M, B, 17 ans.Pneumothorax gauche amorcé en dehors pour lésion cavitaire du sommet.Il y a aussi une infiltration légère à droite.Le pneumo est incomplet et inefficace à cause d'adhérences qui tiennent à la cavité béante.Admis le 31 janvier 1941, il est recommandé pour Jacobaeus immédiatement.Il s\u2019agit ici d\u2019un cas de contact.Jeune homme M.M.B.\u2014 Observation 4.1 2 3 4 5 6 ler film, à droite en haut.Légère infiltration para-hilaire à droite.A gauche, pneumothorax à 50%, adhérence à la lère côte.Cavité béante.Niveau liquidien au cul-de-sac.Films nos 2 et 3.Adhérence sectionnée.Liquide plus élevé.Droit.Idem après Jacobaeus.Lavages commencés.Film no 4 (2e rangée à gauche).Droit.Nettoyage.Gauche.Expansion du poumon.Niveau de liquide rétréci et limité à la marge.Nettoyage sous-jacent.Film no 5.Droit.Nettoyé.Gauche.Expansion pulmonaire.Plèvre sèche.Film no 6.Nettoyage complet, 3 ans plus tard.Travaille depuis 2 ans.de 17 ans.commissionnaire à bicyclette, dont la grand-mère est morte de tuberculose.Une tante est aussi hospitalisée pour tuberculose.Le Jacobaeus est pratiqué le 11 février 1941.Un syndrome de pneumothorax spontané survient le 24 février et le 1er mars 1941 on trouve du pus avec des bacilles.Les lavages au sérum simple sont commencés le 3 mai 1941 et continués jusqu\u2019au 3 octobre 1942.En tout, 25 ponctions et 18 lavages. PAQUETTE: PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES 1423 Au 3 octobre 1942, la plèvre est épaissie, le poumon tend à revenir à la paroi.Le patient crache 1/2 once.Il n\u2019y a pas de bacilles.Le poids est passé de 124 à 150 livres.Aucun autre symptôme d'activité lésionnelle.Il est à l\u2019exercice.Il prend congé le 24 décembre 1942 et travaille depuis.Aucun symptôme.Film récent négatif.Observation 5.Mlle D.G, 19 ans.Admise le 19 janvier 1943 pour tuberculose ulcéro-caséeuse bilatérale.Début bronchitique en 1940 pour lequel elle entre au Sana et y séjourne 9 mois.Un pneumo Mlle D.G.\u2014 Observation 5.1 2 3 4 ler film.Droit.Cavité béante avec niveau de liquide.Gauche.Pneumo du sommet.Niveau de liquide à la 3e côte obstruant tout le reste de la plage.2e fim.Droit.Pneumo marginal.Cavité béante.Gauche.Liquide abaissé par ponction.Lavage pneumonique et cavité du sommet.3c film.Droit.Cavité régressée.Gauche.Poumon revenu à la paroi au sommet.Niveau du liquide suspendu à la 5e côte.de film.Cavité géante réapparue.Pneumo gauche irrégulier et cavités multiples de la moitié supérieure.Liquide au diaphragme. 1424 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 y est tenté et entretenu 4 mois.Il est abandonné à cause de liquide.Elle part sans congé du Sana après 9 mois et ne fait aucune cure, ceci en mars 1941.Elle se sent assez bien jusqu\u2019en novembre 1942 alors que les symptômes apparaissent de nouveau.Elle est dirigée ici et admise en janvier 1943.ler film.2e film.3e film.4e film.Mme A.R.\u2014 Observation 6.3 4 Pneume gauche irrégulier avec bloc pneumonique et cavité à la portion centrale.Hydro-pneumothorax (pus).Collapsus du sommet à 50% (après Jacobaeus et pneumo spontané).Evidement presque À sec.Image en voile de bateau.L\u2019apex reste collabé.Le poumon ne revient pas.Pus reformé.Envoyée en chirurgie pour thoracoplastie gauche.N.B.\u2014 Le poumon droit présente une image normale. PAQUETTE: PLEURÉSIES PURULENTES TUBERCULEUSES 1425 Température 99.Pouls 80 à 90.Crache 10 à 15 avec B.K.Gaffky.Poids 129.Gain 17 lbs.Comme la cavité droite grandit, on tente un pneumo droit qu\u2019on abandonne parce qu\u2019inopérant après 3 mois.Le 3 juin 1944, on retire 56 ce.de pus épais à gauche.B.K.pur.Le 19 juin.Ponction: 25 ce.de pus épais.Lavage avec 250 ce.de la solution au mercurochrome.Grumeaux fins.Retour clair.Le 23 septembre 1944.Ponction 100 cc.de pus vert très épais.Lavage.MY Le 7 octobre 1944.Ponction 46 cc.de pus.Lavage à la solution avec 100 cc.Toux, expectoration rosée.Ici drame du pneumo spontané géant avec emphysème généralisé.Décès le 27 octobre.L\u2019autopsie n\u2019a pu être obtenue.Nous aurions voulu éclaircir la cause du pneumo spontané.S\u2019est-il produit pendant nos manipulations ou existait-il une fistule à clapet?Observation 6.Madame A.R., 32 ans.Admise le 10 octobre 1943 venant d\u2019un sanatorium où elle a séjourné un an et demi.Elle a une hémoptysie en mai 1942.Un pneumo gauche a été amorcé en août 1942 et entretenu jusqu\u2019à l\u2019admission à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.Comme il y a un peu de liquide, on diffère le Jacobaeus jusqu\u2019en décembre et il est pratiqué le 10 jonvier 1944, Il donne une libération de l\u2019apex.En mai, elle fait un petit spontané; en juillet le liquide est purulent.Du 19 juillet 1943 au 17 janvier 1945, on fait 10 ponctions et lavages.Le poumon ne revient pas.Le liquide purulent très fluide se reforme toujours.Les pressions sont très fortement négatives.L'état général est floride.Elle crache 3 ou 4 fois par jour des sécrétions muco-salivaires constamment négatives à tous les examens.Comme le poumon ne revient pas à la paroi, nous la recommandons pour thoracoplastie gauche qui est en cours, le premier temps étant déjà pratiqué.Discussion Nous avons rapporté six observations chez lesquelles les indications des lavages pleuraux n\u2019étaient pas toujours excellentes.Ainsi dans les cas 1, V.Dans le cas n° 1, il s\u2019agissait de pneumo avec larges adhérences et liquide dès le début.Il y avait danger d\u2019infection et nous l\u2019avons subi.L\u2019amélioration passagère subséquente aux lavages était aussi bien due à la cure sévère que la patiente a suivie.L\u2019expansion du poumon après les lavages se serait faite de la même manière sans eux, si nous n\u2019avions pas entretenu ce pneumothorax.Les lavages ont, ici, corrigé les méfaits de la persistance en des insufflations dont l\u2019utilité était problématique.Dans le cas n° 5 nous illustrons les méfaits d\u2019un amour exagéré du travail.Cette patiente, chronique s\u2019il en fut, grande bilatérale porteuse d\u2019un empyème vieux de 4 ans, avec poumon fixé à mi-chemin de la paroi devait être laissée à la cure seule.Elle illustre parfaitement, aujourd\u2019hui, l'indication idéale de « l\u2019abstentionnisme total ».Nos trois autres cas se passent de commentaires bien longs.Ils illustrent l\u2019indication idéale des lavages pleuraux: le pouvoir de réexpansion du poumon collabé *.Les lavages ont cet avantage de nettoyer et aseptiser la plèvre et de permettre l\u2019expansion la plus complète possible après les délabrements subis par l'infection.Ils permettent au poumon de revenir à son expansion maxima.1.Ces observations ont été faites lors de mon stage comme assistant dans le service du professeur J.-A.Vidal que nous remercions bien sincèrement. 1426 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 \u2018 BIBLIOGRAPHIE DUMAREST et BRETTE: La pratique du pneumothorax.Albert GIRAUD: Précis de phtisiologie.1937.Doin, Edit., page 401.« Report of Committee of Am.San.of Treatment of T.B.Empyema.» Amer.Rev.of T.B., 24: 757-763 (déc.) 1931.J.N.HAYES: «Purulent T.B.effusion in artificial pneumothorax.»4Amer.Rev.of T.B., 16: 680-69! (décembre) 1927.APOSTOLIDES et HADJISSARANDOS: «Le traitement des pyothorax par les lavages pleuraux.» Paris Médical, 2: 166-169 (25 août) 1928.SERGENT et TURPIN: « Traitement des épanchements purulents.» Revue de la Tub.10: 383-386 (juin) 1929.De MURALT et WEILLER: «Le traitement des pleurésies purulentes malignes par les lavages pleuraux.» Rev.de la Tub., 12: 172-188 (février) 1931.M.LETULLE et H.HALBRON: «La tuberculose pulmonaire.» Nouveau Traité de Médecine.Masson et Cie.1926, page 346.Fascicule XII.P.WEILLER et F.L.MURALT: «Les lavages de plèvre dans les pleurésies purulentes du pneumothorax artificiel.» Presse Médicale, 33: 80 (7 octobre) 1925.H.M.ANDERSON: «Newer Metliods of Treatment in purulent T.B.pleuresy.» Tezas State Med.Jr., 35: 419-421 (novembre) 1939.J.H.SHAULEN, PHELPS, L.E.BAKER et J.N.CHRISTIANSEN: « Critical Review of 112 consecutive cases of T.B.empyema.» Am.Rev.of T.B., 42: 747-755 (déc.) 1940.P.WEILLER et M.JACOBSON: «Le traitement des pleurésies purulentes septiques par les lavages.» Revue de la Tub., 2: 196-202 (février) 1936.G.DESHAIES: «Les pleurésies tuberculeuses.» Union Médicale du Canada, 70: 939-942 (septembre) 1941.P.LEFEVRE (Briançon): «Chlorhydr.double de quinine et urée dans le traitement des pleurésies purulentes, etc.» Revue de la Tub.5: 442-453 (avril) 1939.J.JONES et J.ALEXANDER: «Results in 70 consecutive cases of T.B.empyema.» Am.Rev.of T.B., 29: 230-238 (février) 1934.L.ROUSSEAU: «Considérations sur le traitement des pleurésies purulentes T.B.» Laval Médical, 1: 43-48 (avril) 1936.I\u2019.G.CHANDLER: «Benign Serous and purulent effusions (including T.B.empyema).Plea for conserv.treatment.» Brit.Jr.of T°.B.36: 103-108 (juillet) 1942.R.C.BROCK: «Surgical drainage in T.B.empyema.» Brit.Jr.of T.B., 37: 18-24 (janv.) 1943.J.J.MENDELSOHN: « Hexylresorcinol in the treatment of T.B.empyema.» Diseases of the Chest, 9: 334-337 (juillet-août) 1943.BRUN, VIALLIER et OLLAGNIER: «Traitement médical curatif des abcès froids tuberculeux de la plèvre.» Rev.de la T.B., 9: (11-12) 377-379, 1944-1945.BERNOU et GOYER: « Précision sur le traitement des pleurésies purulentes tuberculeuses.» Revue de la Tuberculose, 5e série, 9: (11-12) 343-346, 1944-1945. RÉTICULO-SARCOME PRIMITIF DU REIN Paul BOURGEOIS, F.R.C.S.(C.), Chef du service d\u2019Urologie de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, Chirurgien consultant en Urologie à l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal).Les tumeurs du rein de la première et de la seconde enfance diffèrent considérablement de celles qui se développent chez l\u2019adulte et elles consistent habituellement en des tumeurs mixtes que Wilms a décrites sous le nom d\u2019adéno-sarcomes.Bien que cette tumeur de Wilms représente environ 75% des tumeurs rénales de l\u2019enfant, il arrive de trouver de temps en temps dans la littérature médicale une observation de tumeur bénigne ou même d\u2019un tératome.La classification histologique en est extrêmement compliquée, incomplètement connue, et nous devons unir tous nos efforts pour essayer d\u2019éclaircir le problème.C\u2019est pourquoi, nous avons cru intéressant de rapporter l\u2019observation d\u2019une petite malade que nous suivons depuis plus de deux ans assez régulièrement.Observation.Le 10 juillet 1944, M.C., fille, 7 ans, est admise à l'hôpital Ste-Justine.Depuis quelque temps, la mère a remarqué, en baignant l\u2019enfant, l\u2019augmentation de volume du flanc gauche.Le médecin de famille consulté a déjà éliminé la possibilité d\u2019une grosse rate, par le rapport normal de la formule sanguine.Le questionnaire ne montre rien de bien extraordinaire.Cette enfant a toujours paru plus « fragile » que ses frères et sœurs, tous en bonne santé.Elle a de la peine à suivre ses classes; elle est sujette à des rhumes interminables.Elle n\u2019a jamais présenté de troubles de la miction ou de modifications des urines.Elle n\u2019accuse aucune douleur.L'appétit est conservé et excellent; les intestins fonctionnent des plus régulièrement.Cependant elle se fatigue rapidement, ne participe pas aux jeux de ses compagnes et a plutôt tendance à rester seule dans son coin.L\u2019examen clinique révèle une enfant au-dessous du poids normal, pâle et légèrement dyspnéique.L\u2019abdomen est modérément distendu, mais la simple inspection démontre une tumeur du flanc gauche.La palpation bimanuelle permet de sentir et de délimiter une masse dure, du volume d\u2019un gros pamplemousse, indolore, très peu mobile et dépassant la ligne médiane.Cette masse remonte jusque sous les côtes et donne la sensation du contact lombaire et du ballottement rénal.La numération globulaire donne 4,400,000 globules rouges, 11,500 globules blancs, 79% d\u2019hémoglobine, 74% de polynucléaires et 25% de lymphocytes.L\u2019analyse des urines ne montre que de faibles traces d\u2019albumine et quelques bactéries.Un repas baryté montre que l\u2019estomac est complètement repoussé vers la droite par une tumeur ronde et opaque, semblant venir de la région rénale, et c\u2019est à ce moment que l\u2019on nous demande de confirmer, par une exploration urologique, le diagnostic de tumeur rénale ou pararénale. 1428 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Le 18 juillet, cous anesthésie locale, le cystoscope n° 16 C.pénètre facilement dans la vessie.La capacité vésicale est normale; la muqueuse est lisse et brillante dans toute son étendue.Les orifices urétéraux, de localisation et de formes normales, sont cathétérisés à 15 centimètres de hauteur.L\u2019analyse des urines divisées ne donne rien de particulier sauf quelques cylindres épithéliaux du côté gauche.La P.S.P.donne, au bout de 70 minutes, 36% du côté droit et 10% du côté gauche.Fig.1.La radiographie simple, avec les sondes opaques en place, révèle une image opaque bien définie faisant corps avec le rein gauche (fig.I).La pyélographie droite est normale.Du côté gauche, le bassinet est un peu agrandi et se trouve situé au niveau du corps de la 3e vertèbre lombaire.Le calice supérieur est nettement comprimé par la masse qui paraît donc développée dans le pôle surérieur du rein gauche.(Figure II.) Nous faisons alors le diagnostic de kyste calcifié du rein gauche et proposons une néphrectomie.Malheureusement un gonflement de parotide nous oblige à transférer l\u2019enfant au service de contagion et à différer l\u2019intervention.Finalement, !e 3 août 1944, sous anesthésie au cyclopropane, une incision lombaire classique, complétée par un débridement transversal, nous conduit très rapidement sur une tumeur intimement adhérente au rein.Il est possible d\u2019y reconnaître des nodules durs et mous.Il n\u2019existe aucune démarcation entre la eve a BOURGEOIS: RÉTICULO-SARCOME PRIMITIF DU REIN 1429 néoplasie et le parenchyme rénal, et le doute qui nous apparaît sur la nature de la tumeur nous oblige à pratiquer, au lieu d\u2019une héminéphrectomie, une néphrectomie totale.L\u2019exploration minutieuse ne montre aucun ganglion.L'intervention se poursuit très facilement et, sauf au niveau du pédicule où l\u2019on doit récliner l\u2019estomac à la compresse, elle ne comporte aucune difficulté.Le pédicule vasculaire est ligaturé suivant le procédé de Legueu; l\u2019uretère est coupé sur deux ligatures et la tumeur est enlevée en masse.La plaie est suturée en trois plans et deux drains cigarettes sont laissés dans la loge rénale.Fig.2.Les suites opératoires sont des plus simples et, à part une légère réaction aux transfusions, elles ne présentent rien de particulier.Au 15e jour, l'enfant obtient son congé, la plaie étant complètement cicatrisée.Depuis, nous J\u2019avons revue à différentes reprises à la consultation externe de Ste-Justine; le 3 septembre 1946, elle pesait 58 livres et nous paraissait d\u2019excellente humeur.Son appétit est excellent, son sommeil est très bon et les urines sont normales.L\u2019abdomen est souple, la cicatrice opératoire solide et le palper ne montre pas de signes de métastases.L'intérêt de cette observation réside surtout dans le volumineux rapport hiscologique du professeur Pierre Masson, dont nous prenons la liberté de rapporter le texte dans son intégrité. 1430 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 «'Tumeur sphérique mesurant 13 em.de diamètre, pesant 1,200 grammes et occupant le pôle supérieur du rein.La moitié inférieure de cet organe et le bassinet font saillie au-dessous d\u2019elle.La capsule du rein se continue avec celle de la tumeur.(Figure ITI.) « Une section médio-sagittale montre que le rein est d\u2019aspect normal dans ses quatre cinquièmes inférieurs.Sa région supérieure fait corps avec le néoplasme.Elle semble tout à la fois refoulée vers le bas et infiltrée par lui.(Figure IV.) «Le tissu néoplasique a des caractères macroscopiques et microscopiques tout à fait inhabituels.Examen marroscopique.« Il ne se laisse pas sectionner franchement.Le couteau qui le tranche rencontre des territoires de consistance fort inégale, les uns blanc rosé et mous, les autres gris, durs et crayeux qui se laissent refouler par le couteau et dilacerent les autres.Pour imparfaite qu\u2019elle soit, la surface de section montre des sortes de lobes mesurant 1 à 3 em.de diamètre et incomplètement limités par des bandes fibreuses.Certains lobes sont formés surtout de tissus mous et ponctués de calcaire opaque.Dans d\u2019autres le calcaire domine laissant apercevoir dans sa masse de petits nodules ou des bandes de tissu mou.Bandes et nodules sont de BOURGEOIS: RÉTICULO-SARCOME PRIMITIF DU REIN 1431 diamètre assez uniforme (0.5 à 0.8 millimètre) et l\u2019on se rend compte qu\u2019ils répondent à la section, sous diverses incidences, de cordons cylindriques ramifiés, anastomosés en tous sens, inclus dans une gangue calcifiée qui tout à la fois les isole les uns des autres et les soutient.Certains de ces cordons, plus larges que d\u2019autres, sont creusés d\u2019une cavité axiale remplie de sang.Fig.4.«Des fragments de la pièce furent fixés au Bouin, au Mullerformol et au Formol-salé.«Les premiers blocs, inclus à la paraffine par les méthodes usuelles, ne purent être coupés.La décalcification s\u2019avéra indispensable.Elle se fit sans difficulté, rapidement, mais avec un dégagement d\u2019acide carbonique d\u2019une violence inaccoutumée et telle que certains fragments en furent disloqués.Examen histologique.«1.Capsule.La tumeur est enve!oppée dans une capsule d\u2019inégale épaisseur et partout plus épaisse que la capsule propre du rein.L\u2019étude de cette capsule montre des particularités intéressantes.On peut y distinguer deux couches, l\u2019une externe, fibro-lamelleuse et mince, où l\u2019on voit ça et là de petits faisceaux musculaires lisses: cette couche se continue avec la capsule du pôle inférieur rénal.L'autre, interne, fusionnée avec la précédente, est d\u2019épaisseur variable, lamelleuse en dehors, fibreuse en dedans.Dans ses interstices, on rencontre, épars, des vestiges de parenchyme rénal: capsules de Bowman aplaties avec glomérules 1432 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 sans capillaire et scléreux et tubes à revêtement cylindro-cubique, probablement excréteurs.On retrouve, disons-le tout de suite, des éléments semblables, dispersés dans les bandes fibreuses qui parcourent le tissu tumoral.Cette couche interne n\u2019est séparée du tissu tumoral par aucune limite nette.Bien au contraire, celui-ci l\u2019envahit de dedans en dehors sous forme de traînées cellulaires qui s\u2019insinuent entre les vestiges glandulaires, puis les englobent.«De ces constatations on peut conclure: 1° que le néoplasme n\u2019a pas pris naissance hors du rein, pour l\u2019envahir secondairement, mais dans le rein lui- même; 2° cu\u2019il s\u2019est développé dans son pôle supérieur, infiltrant son parenchyme, atrophiant une partie de celui-ci et la refoulant au contact de la capsule propre, distendue.2.Tissu tumoral.a) « Caractères généraux.Le tissu tumoral offre un aspect très ce'lulaire.Sous un faible grossissement 11 montre des noyaux relativement volumineux, modérément chromophiles, inclus dans un cytoplasme clair faiblement acidophile.Ces cellules sont pressées les unes contre les autres et leurs interstices sont parcourus par un réseau très abondant de fibrilles collagènes et argyro- philes.À ces éléments, seuls présents dans les zones d\u2019invasion \u2014 qui répondent aux régions sous-capsulaires où persistent des vestiges rénaux atrophiés \u2014 s\u2019ajoutent, plus profondément, des vaisseaux sanguins.Ceux-ci commandent la structure de toute la région profonde de la tumeur: le tissu néoplasique ne reste vivant qu\u2019à leur voisinage immédiat et se nécrose à distance.De la sorte, chacun d\u2019eux est engainé par une couche tissulaire vivante, d\u2019aspect périthélial, séparée de ces voisines par des plages détritiques plus ou moins larges et calcifiées.Ajoutons que ces vaisseaux, dont la plupart sont des capillaires, sont partout séparés des cellules néoplasiques par une membrane collagène.Très mince dans les régions voisines des zones d\u2019invasion où les capillaires sont étroits, cette membrane s\u2019épaissit progressivement en profondeur où les vaisseaux sont plus larges.Certains de ceux-ci présentent une ébauche de média musculaire.b) «Cytologie.Les noyaux des cellules tumorales sont de volume à peu près égal, mais de forme assez variée: sphériques ovales ou réniformes.Leur chromatine dessine un réseau très serré et très délicat, ponctué par un ou deux nucléoles.Les mitoses sont toutes typiques et modérément nombreuses: on en trouve en moyenne un ou deux par champ (Zeiss objectif 60, oculaire 7).« Le cytoplasme des cellules tumorales est partout clair et transparent, faiblement et purement acidophile.Il présente pourtant des différences morphologiques importantes selon les régions.En certains points on ne distingue aucune limite entre les territoires nucléés qui semblent former un syncytium.Par places même le tissu tumoral imbibé de liquide devient lacunaire.Alors chaque noyau est inclus dans un corps cytoplasmique étoilé anastomosé avec ses voisins et forme avec eux un réticulum symplectique.Ailleurs au contraire les cytoplasmes s\u2019individualisent autour de chaque noyau.Alors les contours de ces cellules sont nets.La plupart sont sphériques et leur noyau plus ou moins excentrique.Par places cependant, elles sont allongées, se disposent radiairement au L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XLV La Maison HERUT & CHARTON, NC est heureuse d'offrir ses sincères félicitations aux collaborateurs de l'Union Médicale, à l'occasion de son 7/5ieme anniversaire.Comme par le passé, notre Maison continuera à aider la profession médicale en lui présentant des produits de la plus haute qualité.Spécialités Pharmaceutiques de grande marque.UROPRAZINE AGRIPPOL PEPTALMINE ANABILE HYPER-PROSTAL BILIFLUINE STRONTIASE CALCOLEOL SULPHO-LAC CAMIROL TRICALCINE URANTOIN SULFATH.URANTOIN VIOLET OSMOPAK VEINOTROPE VERATRITE BIO-CALCIUM Littérature et échantillon envoyés sur demande.HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du College McGill Montréal. XLVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN AML.F.C.Montréal, nov.1946 nd EF ATRITE 3 Ee) Cu \u20ac DANS Tu \"HYPERTENSION Yo 0% / À 59 C3 Pi Pa £3 oy aid I Xr Iq U J Lu IRWIN NEISLER CQ DECATUR, ILLINOIS Ph a en REPRÉSENTANT AU CAN C.HERDT & CHART = MEDICAMENTS DE MARQUE MONTREAL 2027.AVENUE DU COLLEGE McGILL BOURGEOIS: RÉTICULO-SARCOME PRIMITIF DU REIN 1435 pourtour de certains vaisseaux: c\u2019est alors que la structure périthéliale du tissu néoplasique atteint sa plus grande perfection.« Qu\u2019elles soient symplectiques ou individualisées, la plupart des cellules tumorales possèdent une particularité pour moi fort énigmatique.En plein cytoplasme, au contact du noyau se trouve une inclusion parfaitement sphérique, bien limitée, d\u2019aspect homogène et vitreux, qui se colore en rose pâle par la phloxine et en bleu pâle très pur par le bleu d\u2019aniline du trichrome.Cette sphère mesure 3 à 8 mm.de diamètre.Dans les cellules arrondies, elle occupe le centre du cytoplasme, rejetant le noyau sur le côté.Dans les cellules allongées, disposées en rosettes autour des capillaires, elle occupe invariablement leur pôle vasculaire.J\u2019ajoute que cette inclusion paraît douée d\u2019une résistance et d\u2019une rigidité remarquables: en certaines régions de la tumeur, altéréts par le traumatisme chirurgical ou mal fixées, ses sphères persistent seules intactes.« Que signifie cette singulière inclusion?Sans doute elle occupe la place de l\u2019appareil de Golgi; sans doute son aspect et sa colorabilité rappellent celles de la colloïde thyroïdienne, mais cela ne suffit.pas pour l\u2019identifier, et j'avoue ne pas connaître de.cellule normale qui possède quoi que ce soit de semblable.Je n\u2019ai observé de formations analogues que dans une tumeur justa- et non intra-rénale.Ceite lacune est d\u2019autant plus regrettable que cette inclusion est assez frappante pour donner aux cellules tumorales un aspect caractéristique.| «c) Caracteres locaux.Le tissu néoplasique, avec ses constituants tantôt symplectiques, tantôt cellulaires et son squelette fibrillaire offre une image assez monotone dans toute l\u2019étendue de la tumeur pour qu\u2019on puisse le considérer de nature unique.Il se présente pourtant des variations locales assez importantes.« Dans les zones d\u2019invasion et immédiatement en arrière d\u2019elles, il forme des traînées puis des masses confuses où les cellules contiguës sont incluses entre les mailles d\u2019un réseau fibrillaire très serré mais sans orientation précise.Ici, point de vaisseaux sanguins d\u2019aucune sorte.« Ceux-ci apparaissent plus profondément étroits, largement espacés: leur endothél!ium est séparé des cellules tumorales par une mince membrane collagène.Sur ces dernières s\u2019insèrent des fibrilles du réseau inter-cellulaire.« Plus profondément encore des noyaux pycnotiques apparaissent dans les intervalles et à distance des capillaires, puis des flaques nécrotiques.Seules huit à dix assises cellulaires restent vivantes autour de chaque vaisseau dont la lumière s\u2019élargit et dont la paroi endothéliale se double d\u2019une gaine scléreuse.Le manchon tissulaire qui persiste autour de chaque vaisseau n\u2019est pas inerte.Ces cellules continuent de proliférer, les plus éloignées du vaisseau continuent de se nécroser de sorte que le manchon vivant conserve la même épaisseur et que seule la masse détritique s\u2019accroît.« La structure de cette gaine tissulaire vivante se modifie quelque peu: \u2018son squelette réticulaire s\u2019épaissit et forme des mailles élargies, légèrement aplaties relativement au vaisseau et qui semblent s\u2019ordonner concentriquement autour de lui.Les cellules tumorales entassées dans ces mailles dessinent des cordons disposés en cercles ou en spirales autour du vaisseau et souvent celles qui sont 1436 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 les plus voisines de ce dernier s\u2019allongent perpendiculairement à lui, leur inclusion cyanophile tournée de son côté.« Disons enfin que les vaisseaux de chaque lobe tumoral sont inter-commu- nicants: ils forment un vaste réseau capillaire dépendant d\u2019un ou plusieurs vaisseaux très larges, à paroi fibreuse très épaisse, mais dont l\u2019endothélium est doublé extérieurement par plusieurs couches de fibres lisses.Ces larges vaisseaux sont sans doute les vaisseaux de distribution et les vaisseaux collecteurs dont dépendent les capillaires tumoraux, mais leur structure individuelle est trop imparfaite, pour qu\u2019il soit possible de distinguer ceux qui fonctionnent comme artères de ceux qui fonctionnent comme veines.Une seule jchose est probable, c\u2019est que tous sont des vaisseaux néoformés et secondairement différencies.« Quant aux capillaires jeunes qui pénètrent le tissu tumoral en arrière des zones d\u2019invasion, il résulte du bourgeonnement, de dedans en dehors, des vaisseaux profonds.« Mais il convient d\u2019observer que c\u2019est seulement dans les régions sous- capsulaires, où la tumeur envahit les vestiges rénaux, que l\u2019on observe des vaisseaux jeunes.Partout ailleurs, les \u2018vaisseaux préformés s\u2019élargissent, leur paroi se sclérose, mais jamais ils ne fournissent de ramifications latérales au tissu qui les entoure.Ainsi on conçoit pourquoi les éléments de ce dernier vivent et se multiplient au nourtour des vaisseaux et se nécrosent à distance.« Quel nom donner à cette tumeur?Je crois plus facile de dire ce qu\u2019elle n\u2019est pas que de dire ce qu\u2019elle est.«Ce n\u2019est pas une tumeur de Wilms.La description qui précède en fait foi.Si variable que puisse être la structure des tumeurs de Wilms, elles ne contiennent jamais, même localement, de tissu comparable à celui que nous venons d\u2019étudier.«Ce n\u2019est pas une tumeur épithéliale.Elle n\u2019en n\u2019a pas la structure et les seules formations épithéliales qu\u2019elle contienne sont des tubes rénaux englobés par elle.« Tout ce qu'il est permis d\u2019affirmer, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un néoplasme méso- blastique que l\u2019on peut qualifier de sarcome.La difficulté est de préciser la nature de ce sarcome.«Sa richesse en vaisseaux et surtout l\u2019ordonnance du tissu tumoral, autour de ces derniers, nourraient suggérer l\u2019hypothèse d\u2019un angio-sarcome, mais une telle hypothèse ne résiste pas à l\u2019examen.L\u2019ordonnance périvasculaire du tissu tumoral est accidentelle.Le tissu envahit les vestiges rénaux alors qu\u2019il ne possède pas de vaisseau.Les vaisseaux ne le pénètrent que secondairement.Nulle part ceux-ci ne résultent d\u2019une différenciation des éléments tumoraux et nulle part leur endothélium ne donne naissance à des cellules tumorales.Partout enfin les cellules tumorales sont séparées des vaisseaux qui les irriguent par une paroi conjonctive qui progressivement s\u2019épaissit.Le tissu propre de la tumeur n\u2019a donc pas plus de liens génétiques avec les vaisseaux qui l\u2019irriguent que celui d\u2019un carcinome avec les vaisseaux de son stroma. BOURGEOIS: RÉTICULO-SARCOME PRIMITIF DU REIN 1437 «Si nous considérons la structure tantôt syncytiale, tantôt cellulaire du tissu tumoral, l\u2019aspect de ses noyaux, le réseau de collagène argyrophile qui forme son squelette, il est difficile de ne pas songer à un sarcome du réticulum.Sans doute les curieuses inclusions cyanophiles que possèdent la plupart des cellules suggèrent des réserves.On ne les rencontre ni dans les réticulo-sarcomes des ganglions lymphatiques ni dans ceux de la moelle osseuse.Mais ce n\u2019est peut- être pas une raison pour refuser à notre tumeur un nom que légitiment ses caractères structuraux.«C\u2019est donc, faute de mieux, sous le nom de réticulo-sarcome primitif du rein que je désignerai la tumeur que je viens de décrire.» (Professeur Pierre Masson.) \u2018 Au cours des treize dernières années, nous avons eu l\u2019occasion de voir un certain nombre de tumeurs du rein chez l\u2019enfant, mais il ne nous est jamais arrivé d\u2019en rencontrer une de cette sorte.Nous avons cru tout d\u2019abord au kyste caleifié où la concentration du calcium aurait été plus élevée qu\u2019à l\u2019ordinaire, ce qui pourrait expliquer, jusqu\u2019à un certain point, le contraste frappant de la tumeur sur la radiographie simple.Surtout si nous rappelons que dans le kyste solitaire habituel, l\u2019ombre régulière, beaucoup moins dense que le parenchyme rénal, nécessite l\u2019emploi d\u2019un mince fil métallique pour la délimitation des contours.De plus, la déformation en croissant du calice supérieur révélée par la pyélo- graphie nous permettait, par sa régularité, d\u2019éliminer en quelque sorte l\u2019hypothèse d\u2019une lésion infiltrante.Nous avons été des plus surpris du rapport de malignité. DIVERTICULES DU CÔLON ET DIVERTICULITE Antoine PETTIGREW, Chirurgien à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).\\ - Il nous est souvent arrivé depuis quelques années de constater, au cours d\u2019une laparotomie, la présence de diverticules du côlon qui ne s\u2019étaient jamais manifestés cliniquement.Tout dernièrement, nous avions à intervenir pour des complications de ces diverticules; les patients étaient âgés de plus de 50 ans, excepté le dernier cas, celui d\u2019un jeune homme de vingt-six ans.Nous avons cru intéressant de vous rapporter cette observation avant de vous dire quelques mots sur cette affection fréquente et peut-être négsligée en clinique; et vous rappeler que la radiologie est le meilleur moyen pour confirmer le diagnostic clinique.Observation.J.P., jeune homme de race blanche, étudiant, célibataire âgé de vingt-six ans, consulte pour douleur dans tout l\u2019abdomen avec prédominance dans la fosse iliaque gauche.\u201c Antécédents héréditaires.Le père, la mère et une sœur ont été opérés pour calculs biliaires.Une autre sœur a fait des calculs vésicaux.La mère souffre de diverticulose du sigmoïde ainsi qu\u2019un oncle maternel.Antécédents personnels.Dans le bas âge il a fait de la coqueluche, de la rougeole, de la varicelle et, à seize ans, une ostéomyélite de la jambe droite, guérie après une intervention chirurgicale.I] a subi une amygdalectomie et une appendicectomie et il fait de la sinusite maxillaire chronique.Maladie actuelle.La maladie débute vers le mois d\u2019avril 1945 par une forte douleur dans tout l\u2019abdomen avec irradiation vers la fosse iliaque gauche.une température de 100° F.à 101° F., des nausées, alternance de constipation et de diarrhée.Après un traitement ordinaire de repos et de glace, une diète liquide, la température baisse et il cemble y avoir rémission des symptômes, excepté la douleur qui est intermittente et sous forme de crampes.Ceci persiste pendant un mois, le sujet s\u2019amaigrit, il y a reprise et recrudescence de la température et de la douleur; on sent alors une masse dans la région du sigmoïde.Le malade est soumis à la pénicilline et au sulfaguanidine.La température tombe, le mal se calme, mais le sujet est affaissé, :1 continue de souffrir dans son ventre.En septembre, nouvelle poussée de température: 99 F.et 100 F., puis douleur plus forte; on fait la même médication.Un lavement baryté nous donne le résultat suivant: le lavement dessine tout le côlon sans présenter de retard.Aspect fortement spasmodique de la partie haute du sigmoïde avec calibre général plutôt étroit; tout le côlon gauche est sensible à la palpation.La radiographie montre un aspect plus déformé à l\u2019union du sigmoïde et du descendant apparemment par une spasmodicité plus PETTIGREW: DIVERTICULES DU CÔLON ET DIVERTICULITE 1439 accentuée.Pas de diverticule visible.En janvier 1946, une radiographie de contrôle donne une image superposable.Le malade ne fait pas de température, mais est pâle et souffre.Une troisième radiographie cette fois nous laisse voir une image déchiquetée.Une rectoscopie est vainement tentée.Le diagnostic de diverticulite rupturée du sigmoïde avec péritonite localisée est alors proposé.L'intervention est faite le 30 janvier 1946.On constate une énorme masse ligneuse au niveau du sigmoïde, adhérente à la vessie et à deux anses grêles fistulisées entre elles.C\u2019est une diverticulite rupturée du sigmoïde qui s\u2019est fixée à la vessie et l\u2019a presque traversée; il y a péritonite localisée.Une résection à la Paul-Mikuliez est faite et la pièce anatomique nous laisse voir une diverticulite rupturée dans la paroi vésicale, avec au moins trois autres diverticules en voie de rupture.Après des suites opératoires longues et laborieuses, avec complication de phlébite du membre inférieur gauche, le patient est maintenant en pleine convalescence et a déjà repris son poids normal.\u2018 HISTORIQUE Les premiers à tenter d\u2019approfondir cette question furent Cruveilhier en 1849, Virchow en 1853, Sidney Jones en 1858 et Graser en 1889.En 1904, Edwin Beer rapporte un cas et, en 1907, W.J.Mayo et Moyniham fournirent de précieuses informations concernant l\u2019étiologie et le traitement de la diverticulose.Depuis, nous avons eu les publications très à point de Telling, Drummond, Spriggs et Marxer, Hartwell, Cecil, Mailer, Erdmann, Buie et d\u2019autres.Les articles de ces derniers présentent les mêmes caractéristiques que ceux des premiers.Seuls le diagnostic et le traitement ont été mis à point surtout dans les complications de la diverticulite.DÉFINITION Le diverticule est un petit sac ou tube formé aux dépens des parois d\u2019une cavité ou canal, en l\u2019occurrence le côlon.Il est vrai ou faux: dans le premier cas, les parois sont constituées de toutes les tuniques de l'intestin; dans le dernier cas, les parois du sac ne comprennent que la muqueuse qui fait hernie dans la musculeuse jusque sous la séreuse.Il y a aussi le type congénital formé durant la vie prénatale à cause d\u2019une anomalie ou d\u2019une malformation; et le type acquis apparaissant après la naissance par faiblesses de certaines portions du côlon chez l\u2019adolescent, ou à cause de pression ou d\u2019un processus physiologique anormal se passant à l\u2019intérieur du côlon, chez l\u2019adulte vers la cinquantaine.Il est admis que le type congénital est formé de quatre tuniques alors que le type acquis n\u2019en a que deux.ETIOLOGIE.Nous connaissons les causes du diverticule prénatal (malformations congénitales) et aussi de l\u2019acquis chez l\u2019adolescent (faiblesse ou cachexie), mais comment expliquer le diverticule qui apparaît tardivement à cinquante ans?La seule explication plausible serait que nous avons ici le même processus que dans la hernie abdominale, qui apparaît quand l\u2019âge, avec l\u2019usure, le tiraillement et l\u2019atrophie des tissus, à aminci et séparé les fibres musculaires.Il y a aussi des points faibles dans la structure de l\u2019intestin là où les vaisseaux arrivent et où le 1440 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 mésentère s\u2019attache; mais encore faut-il d\u2019autres raisons! Il y a bien aussi l\u2019augmentation de pression des gaz de l\u2019intestin ou les efforts physiques inaccoutumés qui à un Âge avancé peuvent influencer le développement du diverticule.Donc ces anomalies peuvent se développer non seulement à la suite d\u2019efforts inaccoutumés mais aussi comme résultat d\u2019un processus normal sur des tissus qui ont acquis des caractéristiques anormales.FRÉQUENCE Nous savons par les examens radiologiques et surtout par les autopsies combien fréquente est la diverticulose, qui passe cliniquement inaperçue à moins qu\u2019elle ne se complique d\u2019une pathologie secondaire.Un individu porteur de diverticules nombreux du côlon peut faire toute sa vie sans noter leur présence.Donc si, dans le passé, le pathologiste plus que le radiologiste a été d\u2019une aide précieuse pour établir la fréquence de ces diverticules, nous croyons maintenant que les rôles sont renversés, et le radiologiste est celui qui nous renseignera et confirmera nos hypothèses cliniques; car souvent les symptômes rapportés dans ces cas nous font croire à toute autre affection.D\u2019après Spriggs et Marxer, sur mille radiographies consécutives du tractus alimentaire, cent démontrèrent de la diverticulose du côlon.En 1925, à la Clinique Mayo, Mailer rapporta que 5% des radiographies du côlon démontraient de la diverticulose, alors qu\u2019on en trouvait 7% à l\u2019autopsie.Il en résulte donc que cette condition est assez fréquente.Age et sexn.La diverticulose apparaît à tout temps de la vie, mais elle est plus fréquente chez l\u2019aduite et le vieillard.Elle est très rare avant l\u2019âge de trente ans et on la rencontre plus souvent chez l\u2019homme que chez la femme.SITUATION ANATOMIQUE ET PATHOGÉNIE On rencontre ces diverticules sur tous les segments du côlon, mais le siège le plus fréquent est le sigmoïde.Si sur le petit intestin le diverticule se développe au niveau de la concavité à l\u2019insertion du mésentère, sur le côlon il se développe le plus souvent sur la convexité, en deux rangées le long du bord des bandelettes, et souvent s\u2019infiltre dans un appendice épiploïque.Leur nombre est toujours considérable, parfois ils se succèdent sans interruption et on peut en compter plus de deux cents.Les diverticules se présentent avec un collet rétréci au point où ils traversent la paroi de l\u2019intestin pour se dilater et former un corps arrondi.Dès qu\u2019ils en sont sortis, l\u2019ouverture du sac a un diamètre d'environ un à trois mm.alors que le sac est d\u2019environ quatre à huit mm.de diamètre.Dans certains cas, ces diamètres sont dépassés.Leur volume varie d\u2019une tête d\u2019épingle à un pois, parfois plus gros, de forme ronde ou demi-sphérique, cylindrique ou nettement pédiculée.L\u2019orifice de communication avec l'intestin est d'habitude plus petit que celui du diverticule; le contenu est de matières fécales et de concrétions dures.La genèse de ces diverticules acquis a donné naissance à trois théories.Dans la première, nous avons les diverticules de traction.Ainsi Birch-Hirchfeld a \u2018observé dans son cas que l\u2019extrémité de chaque diverticule était rattachée au PETTIGREW: DIVERTICULES DU CÔLON ET DIVERTICULITE 1441 mésentère par une adhérence rétractée.Dans deux cas d\u2019Hausemann, les diverticules étaient dus à la traction exercée par un angiome et un myome.Ce sont des exceptions rencontrées surtout sur le petit intestin; dans la majorité des cas l\u2019extrémité des diverticules est libre.Dans la deuxième théorie, nous trouvons des diverticules de traction, véritables hernies variétales ou muqueuses de faiblesse, dus à l\u2019élévation de la pression intra-intestinale.Non seulement l\u2019expérimentation (Goods et Hausemann) ne vient pas vérifier cette théorie, mais la production de diverticules est exceptionnelle dans les dilatations intestinales chroniques en amont d'une sténose.Fig.1.\u2014 Diverticu'ose du sigmoïde.Dans la troisième théorie, Fichborn admet une prédisposition spéciale due à la constitution anormale de la paroi intestinale.Cette prédisposition peut être soit une disparition locale des fibres musculaires et dans la fente musculaire ainsi créée se produit la hernie muqueuse; soit une hypertrophie chronique du tissu sous-muqueux et du tissu conjonctif interfasciculaire, qui dissocie les fibres musculaires et favorise ainsi la hernie de la muqueuse, soit une malformation congénitale qui ne se révèle qu\u2019à l\u2019âge adulte par la formation de diverticules aux points faibles de la paroi entérique. 1442 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Il ne serait pas illogique d\u2019admettre que ces diverticules dits faux et acquis ne sont en réalité que des diverticules congénitaux de la paroi intestinale.Les processus pathologiques qui attaquent les diverticules du côlon sont soit inflammatoires, soit néoplasiques, et ces réactions, comme il a été dit précédemment, ne se font que dans le segment du sigmoïde.Les désordres inflammatoires peuvent être dus à l\u2019accumulation des matières fécales dans le sac du diverticule.Ces matières durcissent et peuvent causer de l\u2019irritation de la muqueuse et consécutivement provoquer de l'infection.Ceci est probablement la méthode usuelle du développement de la diverticulite.Il se peut aussi que cette diverticulite soit causée par une infection de la muqueuse du sigmoïde qui s\u2019est étendue à la région du diverticule.Dès que la muqueuse du diverticule est infectée, il y a diverticulite; la désintégration débute et il s\u2019ensuit une ulcération qui gagne les différentes tuniques; il y a alors de la périsigmoïdite et de la mésentérite, puis avec une augmentation de l\u2019ædème, le collet du sac s\u2019obstrue, le.sac se dilate et il y a perforation.Hahituellement, les changements inflammatoires et d\u2019épaississement s\u2019étendent à tel point qu\u2019on peut sentir une masse à la palpation de l\u2019abdomen.Avec la perforation il peut se former un abcès encapsulé ou bien le diverticule rupturé adhérera aux organes voisins, tels le rectum, le vagin et le plus souvent la vessie qu\u2019il perforera.Quoiqu'on ait cru que le cancer se greffait souvent sur la diverticulose, cette complication est plutôt rare, mais on doit y penser tant que le contraire n\u2019est pas prouvé.Judd et Pollack ont trouvé dix-neuf cancers sur une série de cent trente-six patients venus à l\u2019opération pour diverticulose du sigmoïde.Il faut en conclure que le porteur de diverticulose n\u2019est pas plus apte au cancer qu\u2019un autre puisque le cancer n\u2019est trouvé que dans 1.7% des cas de diverticulose et que la diverticulose n\u2019est constatée que dans 0.6% d\u2019une série de six cent soixante- dix-neuf cas de cancer.SYMPTÔMES Le porteur de diverticules du côlon accuse de simples malaises le plus souvent localisés à la fosse iliaque gauche.Cependant il peut y avoir une douleur subite semblable à celle de l\u2019appendicite aiguë.Dans d\u2019autres cas, il y a une douleur perçante et intermittente ou bien un malaise sourd mais constant.Dans les crises aiguës il peut y avoir de la défense dans tout l\u2019abdomen; des nausées, des vomissements avec douleur localisée après la crise.Chez plus de la moitié de ces malades il y a constipation, mais ce signe ne peut être considéré comme symptôme.Evidem- ment, il y à une phase d\u2019obstruction qui parfois prend des proportions alarmantes et d'urgence et alors on peut palper une masse dans la région inférieure gauche de l\u2019abdomen.Après la crise aiguë cette masse, si on a affaire à une diverticulite, à tendance à diminuer partiellement et, si cela ne se fait pas, il faudra songer alors à la possibilité d\u2019un néo.Dans environ le quart des cas de diverticulite, des symptômes vésicaux apparaissent qui sont dus ou à des adhérences du diverticule avec la paroi vésicale ou à une perforation cu à une fistulisation avec celle-ci.W.J.Mayo a fort bien classifié les diverticules qui ont subi un changement pathologique.On sait que l\u2019inflammation est généralement localisée à un ou à * e a PETTIGREW: DIVERTICULES DU CÔLON ET DIVERTICULITE 1443 plusieurs diverticules, mais il y a une étendue considérable de l'intestin qui peut s\u2019obstruer et s\u2019hyperplasier par de l\u2019ædème.C\u2019est alors qu\u2019une masse bien constituée peut être perçue dans la partie inférieure de l\u2019hémi-abdomen gauche.Cliniquement, on peut rencontrer quatre groupes dans la diverticulite.Dans le premier groupe, c\u2019est la diverticulite simple avec péridiverticulite; et nous avons comme symptômes une douleur dans la région de la masse, une fièvre modérée et de la distension par les gaz.Ces symptômes ne sont pas marqués et le patient après une couple de jours peut se lever et marcher.Dans une semaine la masse diminue.Fig.2.\u2014 Diverticulite rupturée du sigmoïde.Dans le deuxième groupe, la diverticulite et la péridiverticulite sont accompagnées de la formation d\u2019un abcès et de fistules avec les organes voisins.Ici la chirurgie doit nécessairement intervenir.Dans le troisième groupe, nous trouvons une diverticulite compliquée d\u2019obstruction intestinale; c\u2019est le résultat de l\u2019infection et de l\u2019ædème dans la diver- ticulite aiguë; de l\u2019hyperplasie et des adhérences dans l\u2019obstruction chronique. 1444 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Enfin, dans le quatrième groupe, nous avons le cancer se développant sur un diverticule.Phénomène intéressant mais rare.DIAGNOSTIC Jusqu\u2019en 1915, seule la clinique pouvait nous aider à diagnostiquer la diver- ticulite.C\u2019est alors que Carman nous donna les moyens radiologiques de confirmer une diverticulite du côlon; et c\u2019est depuis ce temps que les R.X.nous procurent l\u2019aide le plus sûr d'affirmer soit la diverticulose, soit la diverticulite.Fig.3.\u2014 Epithélioma du sigmoïde.En effet, aux R.X.les diverticulites nous apparaissent comme de petites pochettes rondes faisant des ombres sur le pourtour de l'intestin et on peut reconnaître trois stages différents dans la formation de la diverticulose: le premier, c\u2019est le stage prédiverticulaire alors qu\u2019on a un segment spasmodique ne se dilatant pas et qu\u2019on ne voit pas les segmentations normales.Dans le second stage, le diverticule se forme, il y a une segmentation irrégulière très profonde ressemblant à des dents de scie et on peut voir alors des petites pochettes diverticulaires.Dans le troisième stage, il y a une masse inflammatoire, le segment est très rigide et sténosant ou on ne voit plus les pochettes. PETTIGREW: DIVERTICULES DU COLON ET DIVERTICULITE 1445 Dans le cancer, les irrégularités des parois de l\u2019intestin sont moins prononcées et le segment envahi est moins étendu et le segment supérieur est distendu.La sigmoïdoscopie est un moyen précieux dans le diagnostic des diverticulites si on peut la pratiquer et si le patient la tolère.Il est à noter que, lors du lavement baryté, dans la diverticulite, il n\u2019y a pas de diminution de calibre du sigmoïde, mais une rigidité des parois et, quoique le baryum passe assez bien, sans obstacle, il détermine une vive douleur chez le patient.Dans le cancer, il y a un défilé étroit, mais le passage du baryum ne déclenche pas de douleur.Habituellement, il n\u2019y à pas d\u2019hémorragie dans la diverticulite alors qu'il y en a dans le cancer.TRAITEMENT La diverticulose se traite médicalement afin de prévenir l\u2019infection.Il en est de même de la diverticulite, car souvent il y a régression.Ce n\u2019est que dans ses complications, telles que l\u2019abcès, la perforation, la fistulisation et l\u2019occlusion, que le chirurgien doit intervenir.Dans l\u2019abcès il se contentera de drainer comme dans l\u2019abcès appendiculaire, puis d\u2019instituer une dérivation par un anus temporaire, quitte à revenir plus tard libérer le segment malade et le réséquer.Dans la perforation, la fistulisation et l\u2019occlusion, le traitement est encore l'anus temporaire ou permanent sur le transverse, le descendant ou le sigmoide.Ainsi, avec cette technique opératoire et l\u2019aide précieuse des sulfamidés, le patient porteur d\u2019une diverticulite sera placé dans les meilleures conditions possible pour une guérison ultérieure définitive.| BIBLIOGRAPHIE BAILEY: Emergency Surgery, page 115.Wright Bristol, 1944.C.F.W.ILLINGWORTH: Text Book of Surgical Treatment, page 438.The Williams and Wilkins Co., 1943.GALLANDER: Surgical Anatomy, page 396.W.B.Saunders, 1940.Rodney MAINGOT: Post Graduate Surgery, vol.1, page 1521.Appleton Century, 1936.Précis de pathologie chirurgicale, vol.IV, page 557.Masson et Cie, 1928.Louis A.BUIE: Practical Proctology.« Diverticule of the Colon », page 329.Saunders, 1938.Jean CRUVEILHIER: Traité d\u2019anatomie pathologique générale, pp.1, 590.Paris, 1849.R D.CARMAN: « The Roentgenologic findings in three cases of diverticulitis of the large bowel.» Ann.Surg., 61: 343-348 (fév.) 1915.W.J.MAYO: «Diverticula of the sigmoid.» Ann.Surg., 92: 740-743 (oct.) 1930.Ernst GRASER: rapporté par J.À.Buie.Sidney JONES: rapporté par J.A.Buie.Edwin BEER: rapporté par J.A.Buie.B.G.A.MOYNIHAN: rapporté par J.A.Buie.W.H.M.TELLING et O.C.GRUNER: «Acquired diverticula, diverticulitis, and peridi- verticulitis of large intestive.» Bret.Jour.Surg., 4: 468-530, 1917.Robert MAILER: «Diverticula of the colon: A pathological and clinical Study.» Lancet; 2: 51-58 (14 juillet) 1928.E.S.JUDD et L.W.POLLACK: «Diverticulitis of the colon.» Ann.Surg., 80: 425 (nbv.) 1934.E.I.SPRIGGS et O.A.MARXER: «Multiple diverticula of the Colon.» Lancet, 1: 1067-1074 (27 mai) 1927.J.A.HARTWELL et R.L.CECIL: «Intestinal diverticula: a pathological and clinical study.» Ann.Jour.Med.Sci, 140: 174-203 (août) 1910.J.E.ERDMANN: « Diverticulitis of the Colon.» Ann.Jour.Obst.and Gynec., 11: 609- 616 (mai) 1926. LE RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE DANS LES SYNDROMES DIGESTIFS Vitamine K, système neuro-végétatif, action de certaines hormones (sept observations) Jean LeSAGE et Arthur ARCAND (Montréal).I.Foiz, COAGULATION ET VITAMINE K Dans un semblable travail, il ne faut pas dédaigner de remonter aux sources des données physiologiques qui ont présidé à son élaboration, et, avant de passer utilement aux grandes idées modernes en général, et à celles de l\u2019Ecole Américaine en particulier, il serait inadmissible d\u2019ignorer les auteurs auxquels sont dues les notions essentielles sur la coagulation.Citons donc Schmidt qui établit l'existence de la thrombine, Arthus qui démontre le rôle des sels de chaux, Morowitz qui effectue des recherches sur la prothrombine, Hayem dont les travaux se cristallisent, dans ce domaine, autour des plaquettes, Nolf qui envisage la coagulation comme résultant d\u2019une modification d\u2019équilibre entre les divers constituants colloidaux du plasma, Bordet qui précise l\u2019action des hématoblastes sur la production de la thrombokinase.L\u2019étude de l\u2019hémorragie, due à un trouble de la crase sanguine, pose un problème à multiples aspects.Les syndromes hémorragiques intéressent incontestablement tous les médecins, qu\u2019ils soient praticiens de médecine générale, chirurgiens ou spécialistes, car il est évident que l\u2019hémorragie touche à une foule de sujets et peut constituer, au cours de n\u2019importe quelle intervention, une sérieuse complication.L'organisme est normalement défendu contre l\u2019'hémorragie et, si celle-ci survient, chez un sujet sain, par suite d\u2019un accident imprévu, de nombreux moyens d\u2019auto-défense entrent immédiatement en jeu.Or, le plus important de ces derniers est précisément la coagulation: le sang, abandonnant l\u2019endothélium vasculaire, se prend en masse, il se « coagule », et ce changement physique est un des facteurs primordiaux dans le mécanisme d\u2019arrêt de toute hémorragie.Certes, ce mécanisme est encore loin d\u2019être complètement élucidé, mais nous savons, à date, qu\u2019une série de phénomènes s\u2019y passent, s\u2019enchaînant successivement, dont l\u2019aboutissant est la formation, à partir du fribrinogène, d\u2019une substance à laquelle on a donné le nom de fibrine.Celle-ci enserrera bientôt dans |ses mailles tous les éléments figurés du sang pour former le caillot, et ce dernier ne se produira pas ou qu\u2019imparfaitement si un seul des facteurs que nous étudierons plus loin, manque ou est annihilé.Il est, dès lors, facile de comprendre que tout trouble de la coagulation sanguine dérive, avant tout, de la carenke ou de la mauvaise qualité d\u2019un ou de plusieurs constituants du sang, dont la genèse ou l\u2019action est sous la dépendance immédiate du foie, et, ce postulat posé, passons à l\u2019étude de la coagulation proprement dite. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XLVII Vos Lictkot LONRs Les plus SiNCÈrEs L'UNION MÉDICALE pu CANADA Ccasion de 4 on 300xants.QUL2Z{ FME Anniver saline WINTHROP CHE MICAL Company ING XLVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal.nov.1946 L\u2019ANALGÉSIE EN OBSTÉTRIQUE SÛR e Quatre années de recherches médicales intensives, comportant plus de 1,400 cas rapportés, ont démontré que l'analgésie par le Demerol, en obstétrique, offrait un procédé sûr.L'analgésie par le Demerol est sans danger pour la mère et l'enfant.Elle n'affaiblit pas les contractions utérines et ne prolonge pas le travail.Le médicament ne provoque aucune complication du post-partum.SIMPLE ET EFFICACE e Le chlorhydrate de Demerol s'administre per os ou en injection intramusculaire.Dose moyenne: 100 mg., lorsque les douleurs deviennent régulières, puis on répète la dose trois ou quatre fois à des intervalles de ! à 4 heures.L'effet analgésique du chlorhydrate de Demerol se situe entre celui de la morphine et celui de la codéine; l'action antispasmodique du Demerol est semblable & celle de l'atropine.Il est doué d'un léger effet sédatif.Cette préparation peut être employée associée à la scopolamine ou à des barbituriques pour l'amnésie.LITTÉRATURE DOCUMENTAIRE SUR DEMANDE Marque de commerce enregistrée au Canada et aux Etats-Unis C H LL OR HY D R A TE Marque du CHLORHYDRATE DE MEPERIDINE (Isonipécaïne) SUJET AUX LOIS CANADIENNES SUR LES STUPÉFIANTS WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u201cDominion Square\u2019 Windsor, Ontario.Montréal. LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1449 Le sang circulant, chez l\u2019homme ou l\u2019animal normal, est parfaitement fluide.Sorti des vaisseaux, il se prend en une gelée solide dans l\u2019espace de cinq à huit minutes.Au bout d\u2019un certain temps, la masse se rétracte et exsude un liquide, le sérum sanguin.Quels sont les faits qui se sont passés et quelles en sont les règles?Nous voyons, tout d\u2019abord, que la rapidité et l\u2019importance du phénomène sont influencées par la température ambiante: à la température du corps, la rétraction s\u2019effectue rapidement: à celle du laboratoire, elle est beaucoup plus lente; à des températures de plus en plus basses, sa marche est plus ou moins arrêtée.De plus, coagulation et rétraction sont impressionnées :par l\u2019état du verre et, pour obvier à toute cause d\u2019erreur, il est judicieux pour l\u2019expérimentateur de ne recueillir le sang à examiner que dans des tubes remis à l\u2019état de neuf par un flambage au rouge.D'autre part, d\u2019aucuns savent que, si l\u2019on isole une certaine quantité de sang dans un vaisseau entre deux ligatures, l\u2019on observe que ce sang demeure parfaitement liquide, pourvu que la paroi interne de ce même vaisseau ne soit pas lésée.Puis, si expérimentalement, nous recueillons du sang dans un récipient paraffiné, ce dernier se conserve fluide au moins pendant un certain temps.Enfin, si Pon maintient ce sang dans un vase dont les parois ne se mouillent pas, la coagulation en est très retardée.Si nous réfléchissons, nous constatons sans mal, par ce qui précède, que le phénomène coagulatoire, au prime abord d\u2019apparence cadavérique, possède, en réalité, toutes les allures d\u2019un phénomène vital.En fait, comme nous le verrons bientôt, la coagulation est un phénomène d\u2019ordre purement diastasique.Il s\u2019agit, en gros, d\u2019une transformation d\u2019une partie du sang, le plasma, en deux produits: l\u2019un solide, la fibrine, l\u2019autre liquide, le sérum.Qu\u2019est-ce que cette fibrine et d\u2019où vient-elle?La fibrine est une substance qui dérive d\u2019une globuline existant à l\u2019état dissous dans le plasma, le fibrinogène qui, lui-même, provient du foie.A sa sortie des vaisseaux, le fibrinogène se transforme en fibrine qui, nous le répétons, emprisonnera bientôt les globules dans la trame de son réseau, et ceci sous l\u2019influence d\u2019un autre produit agissant à la manière d\u2019un ferment, la thrombine.Jusqu\u2019ici donc, la coagulation est une opération dans laquelle on doit distinguer deux phases: une première qui consiste dans la production d\u2019une substance coagulante, la thrombine; une seconde qui consiste dans l\u2019action de cette même thrombine sur le fibrinogène pour former la fibrine qui, à son tour, captant toute la matière \u2018solide du sang, donnera le caillot.Dans l\u2019état actuel de la question, on admet que la thrombine dérive d\u2019une autre substance du plasma également fournie par le foie, la prothrombine.Cette dernière ne donnerait la thrombine que sous l\u2019influence d\u2019un dernier agent, ld thrombokinase, qui, à son tour, émane de certains éléments figurés du sang comme les leucocytes et les plaquettes.Enfin, cette transformation ultime ne s\u2019effectuerait qu\u2019en présence des sels de chaux qui, en l\u2019occurrence, se conduiraient comme un catalyseur.D'ailleurs, expérimentalement, les citrates et les oxalates, 1450 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 anticoagulants classiques, n\u2019agissent-ils pas sur le sang, par précipitation ou, tout au moins, par immobilisation des sels de chaux?Les plaquettes doivent retenir tout spécialement notre attention.Ces minuscules éléments, au taux normal de 300,000 par mm: dans le sang circulant, sont générateurs de sels de chaux.Ces petits corps sont formés dans la moelle osseuse aux dépens du cytoplasme et des mégacaryocytes, et il va sans dire qu\u2019un trouble du bon fonctionnement de cette moelle, sera sûrement à la base d\u2019une modification notable du nombre de ces éléments.D'autre part, chez l\u2019homme normal, ce nombre est maintenu constant par la rate, dont un des attributs est précisément de détruire les plaquettes sanguines arrivées à la fin de leur vie cellulaire.Cette fonction thrombolytique peut donc être pathologiquement déviée dans un sens ou dans l\u2019autre, en plus ou en moins, comme, en principe, toute fonction: si la rate détruit trop de plaquettes, il se formera un syndrome d\u2019hypoplaquettose; si son activité est réduite, un syndrome d'hyperplaquettose s\u2019édifiera aussitôt.Il devient alors constant que la rate, en tant qu\u2019organe, est intéressée dans la plupart des troubles hémorragiques.En outre, l\u2019endothélium vasculaire, dont la structure est formée de cellules bien soudées entre elles, présentant une sorte de revêtement interne solide, évite de son côté une cffraction du sang hors des vaisseaux; si cet édifice épithélial n\u2019est que mal cimenté, on se rendra immédiatement compte que, quelle qu\u2019en soit la cause, le moindre traumatisme, le moindre bruisement deviendra aussitôt un facteur d\u2019effusion sanguine.Enfin, pour résumer, nous pouvons schématiser l\u2019hémorragie par le losange ci-contre: moelle osseuse système vasculaire et les deux phases du phénomène coagulatoire par les deux équations suivantes: Prothrombine + thrombokinase + sels de chaux =thrombine Thrombine + fibrinogène = fibrine (dont les mailles formeront le caillot) Depuis ces dernières années, l'Ecole contemporaine a apporté à cette si intéressante question de la coagulation sanguine une série de faits nouveaux.Pour Bockus, par exemple, un hépatique saigne, avant tout, par déficience de prothrombine, et cette diminution serait due à une absence de vitamine K.A cet effet, qu\u2019il nous soit permis de signaler l\u2019observation de purpura toxique que nous avions l\u2019avantage de publier en mai dernier, et où nous avions, alors, administré à notre patiente un traitement riche en vitamine K, confirmant pleinement l\u2019audacieuse hypothèse du savant pensylvannien.Nous nous étions nous- mêmes, à cette époque, qu\u2019on se le rappelle, engagés dans une autre proposition: celle de supposer que la vitamine K, administrée à doses convenables, chez ces sortes de malades, pouvait bien posséder un pouvoir proplaquettaire intrinsèque.De récentes recherches ont prouvé que cette vitamine K, liposoluble (sa déficience apparaît notoirement au cours des diètes hypograisseuses), provient LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1451 des albumines du sang.Ce corps, à l\u2019instar du fibrinogène et de la prothrombine, tire son origine du foie.Venant de l\u2019intestin par la voie porte, la vitamine K est d\u2019autant mieux absorbée par l\u2019économie que la tension superficielle est plus diminuée, et ce mécanisme n\u2019entrerait en jeu que sous l\u2019action des sels biliaires, ces derniers absents, les substances liposolubles comme la vitamine K restant inabsorbées, un état hémorragique s\u2019installe, incontinent.Un autre expérimentateur de réputation, Almquist, prétend au sujet de la coagulation, que l\u2019action de la vitamine K, telle que décrite par Bockus, n\u2019entre en jeu que sous l'impulsion stricte de la cellule hépatique.Mais, nous direz- vous, par quel processus ?Il est certain que dans les sténoses du cholédoque, les atonics vésiculaires, où les biles sont lentes à passer dans l\u2019intestin, ou ne passent qu\u2019en quantité fort réduite, apparaît nécessairement une réduction marquée de l'élimination des sels biliaires: la bile, épaissie, regorge vers le foie, amenant des compressions occlusives et entraînant, si nous nous rallions à Almquist, une mauvaise absorption de l\u2019organisme en vitamine K.Cette dernière arrêtée dans son action, le saignement surgirait à brève échéance, expliquant les anémies, même légères, des stasiques (observations 5 et 6).De plus, les diététistes nous apprennent que la vitamine K est présente dans une foule de produits alimentaires comme le chou, le chou-fleur, la carotte, l\u2019orge, le blé, l\u2019avoine, les feuilles vertes, etc, etc.Un régime pauvre en substances de cette catégorie ou leur suppression totale par suite d\u2019allergies diverses, expliquerait, d\u2019emblée, certains troubles de la coagulation.Il y a là, sans aucun doute, un vaste terrain pour des recherches ultérieures et des plus intéressantes.Mais, revenons au rôle de l\u2019endothélium vasculaire.Dans la grande hémophilie, par exemple, nous constatons qu\u2019en dehors de ses signes généraux.cet état se caractérise par une insuffisance anatomique et fonctionne le d\u2019éléments, en apparence très distincts, mais que relie une commune origine embryologique: les cellules du sang et les cellules des vaisseaux.Ainsi comprise, cette sorte d\u2019infirmité serait l'expression d\u2019une malformation congénitale, au même titre que certaines imperfections de la peau comme l\u2019ichthyose ou l\u2019albinisme.Enfin, il est patent que le mécanisme de la coagulation est très compliqué et qu\u2019il est encore fort discuté.Cependant, retenons, une fois pour toutes, que les leucocytes, diversement excités, produisent une diastase, la prothrombine, inactive par elle-même mais qui, en présence des sels de calcium, donne la thrombine, diastase active.La thrombine transforme alors le fibrinogène dissous en fibrinogène insoluble, lequel se dépose en un réseau de filaments dont la trame, \u2018emprisonnant les éléments figurés du sang, aboutit au cail'ot.II.FOIE, SYSTÈME NEURO-VÉGÉTATIF, HÉMOGÉNIE DIGESTIVE Qu\u2019une malade présente un purpura secondaire, une anémie hypochrome, des ménorragies et des allergies alimentaires; qu\u2019une autre offre une côlite spasmodique, une émotivité extrême, des allergides cutanées, un purpura ecchymotique; qu\u2019une troisième donne une insuffisance thyro-ovarienne, de la frigidité, des crises bilieuses; qu\u2019une quatrième soit affligée d\u2019un uleus gastrique ou duodénal, d\u2019hématémèses, d\u2019une anémie hypochrome, de phénomènes d\u2019anxiété, et on pourrait 1452 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 allonger cette liste\u2026 y a-t-il entre ces divers syndromes associés une filiation quelconque?L\u2019étude critique de nos observations nous en a, personnellement, convaineus.; Il est certain que l\u2019état d\u2019une malade souffrant d\u2019une anémie hypochrome associée à un purpura, à des ménorragies, voire même à des allergides, peut s'expliquer par un trouble de la coagulation sanguine d\u2019essence purement hépatique.Mais, dans les cas identiques où s\u2019ajoute un syndrome de côlite spasmodique avec émotivité, à quoi pouvons-nous penser sinon à un déséquilibre neuro-végétatif d\u2019ordre digestif?Or, dans la littérature courante, il n\u2019existe peut-être pas une seule observation sur douze où cette association soit certifiée.Bien plus, il est rare qu\u2019un questionnaire serré, scrutant le passé du patient, ne mette en lumière une instabilité neuro-végétative initiale, suivie d\u2019un choc ou d\u2019une série de chocs.Or, les sept malades qui font l\u2019objet de cette étude en portent tous plus ou moins la marque.Derrière ces intrications pathologiques, n\u2019y a-t-il pas, si l\u2019on peut dire, une sorte de labilité neuro-végétative qui, tirant parti des défauts de la cuirasse humaine, parvient à dominer la commande organique, inhibant ou perturbant la plupart des fonctions sécrétrices du système viscéral?Ce dérèglement neuro-végétatif peut, d\u2019ailleurs, se retrouver à la source des états les plus divers: spasme digestif, crise d\u2019asthme, hémorragie intestinale, poussée d\u2019eczéma, etc.Une analvse méticuleuse de ces syndromes révélera toujours trois éléments identiques: une prédisposition locale, une prédisposition générale, une circonstance déclenchante.Le jeu combiné de ces trois éléments, affirment Chiray et Mollard, «constituera tout le drame du dérèglement neuro-végétatif ».La prédisposition locale est une sorte d\u2019altération dissimulée et latente des capillaires avec tendance à l\u2019ulcération d\u2019une muqueuse longtemps secouée par les spasmes coliques.La prédisposition générale est l\u2019mstabilité «en bloc» du système neuro- végétatif, instabilité mise en évidence par l\u2019expérience de Hallion, qui provoque une côlite spasmodique en excitant le sympathique abdominal ou lombaire.Cette expérience est, d\u2019ailleurs, confirmée par sa contre-partie effectuée par LeRiche qui, par une splanchnicotomie droite ou gauche, supprime des douleurs liées - à un dolichocôlon distendu- La circonstance déclenchante, elle, est déterminée par divers facteurs: le choc proprement dit, un trauma moral, le choc des écarts de régime, des anaphylaxies, des avitaminoses, des perturbations hormonales, bref, un coup pouvant d\u2019autant mieux ébranler les territoires viscéraux que leur système neuro-végétatif est plus excitable.Dès lors, on comprendra facilement l\u2019établissement de ces associations morbides constitutionnelles ou endocriniennes dont les éléments pathogéniques semblent dissociés, mais sont, en réalité, solidaires les uns des autres.Observation 1.Diagnostic: purpura secondaire toxique, anémie hypochrome, hémorragies fonctionnelles, hémorroïdes, allergies diverses d\u2019origine hépatique, éthylisme massif.Rôle du fer, foie de veau, vitamine K et testostérone.Gastroscopie. LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1453 Mlle D.H, 35 ans, vient consulter en juin 1946 pour des vomissements alimentaires 1% heure après les repas, accusés depuis plusieurs années, plus fréquents depuis un mois.Une dyspepsie flatulente s'accompagne de vertiges.Les vomissements augmentent à se pencher.Aucune douleur périodique.A l\u2019examen, on trouve une ma'ade pâle, à la peau réticulée, laissant apercevoir aux cuisses, aux jambes et aux bras, des taches bleues violacées, ne seffacant pas à la pression, du type ecchymotique le plus pur.Gastroscopie le 3 juin 1946: muqueuse pâle à petits plis; ondes péristaltiques lentes.Examens de laboratoire, le 4 juin 1946.Hémogramme: valeur globulaire, 1.03; hémoglobine, 6092; globules rouges, 2,950,000; globules blancs, 6535; polynucléaires, 62%; lymphocytes, 28% ; grands monas, 9%; éosinophiles, 1%.Temps de saignement: 5 minutes; temps de coagulation: 13 minutes, 30 secondes.Le B.W.est négatif.; Elle est soumise à une vitaminothérapie intense: A et D, calcium en comprimés, fer, foie de veau (15 U.S.P.) dont elle reçoit 15 injections de \u20181 ce.en 3 semaines.Depuis le début du traitement, un seul nodule avec ecchymose est apparu le 6 septembre sur la jambe droite.Voici la deuxième formule sanguine (\u20ac septembre 1946) : Valeur globulaire, 100; hémoglobine, 70%; globules rouges, 3,580,000; globules blance, 6.761; polynucléaires, 65%; lymphocytes, 25%; grands monos, 10%; éosinophiles, 1%.Temps de saignement et temps de coagulation normaux.Elle prend \u2018deux mois de vacances, tout en continuant le fer et le foie de veau per os.Le 8 septembre elle revient en hâte pour des ménorragies.En deux jours, 2 injections de propionate de testostérone tarissent l\u2019écoulement.Depuis, ces manifestations restent muettes.Nous la renvoyons dans les Laurentides où, cette fois, elle fait une cure de vitamine K.Aucune lésion cutanée jusqu\u2019ici (fin de septembre).Observation 2.Diagnostic: hémophilie, côlite ulcéreuse, déséquilibre neuro-végétatif.Mme G M.se présente pour altemance de diarrhée et de constipation et des hémorragies intestinales plus ou moins abondantes attribuées, il y a nombre d\u2019années, à une côlite ulcéreuse de début.Elle a eu trois accouchements où elle a saigné abondamment.On était alors obligé de lui administrer du sérum physiologique à hautes doses et de pratiquer des transfusions répétées.Elle avait des hémogrammes à taux d\u2019hémoglobine bas.D'\u2019ailleurs, un de ses trois enfants.le garçon, est mort.Elle a fait de nombreuses fausses couches pour les mêmes raisons.Des deux enfants réchappées, l\u2019une est une perpétuelle asthmatique avec coryza spasmodique l\u2019été, l\u2019autre souffre de débilité générale, d\u2019anémie hypochrome et de périodes de dépression nerveuse.Mme H.a eu des accidents de dentiste et des accidents domestiques dont l\u2019un entre autres a été redoutable.Elle a perpétuellement peur de se blesser dans sa cuisine et dans les diverses occupations de son ménage.Elle est sous surveillance médicale depuis-une quarantaine d\u2019années.Elle a dû subir de nombreux traitements calciques.Ajoutons qu\u2019à 26 ans, elle s\u2019est soumise à une fixation de l\u2019utérus et à 29 ans, à une ablation des deux ovaires pour kystes ovariens.Ces deux opérations furent des désastres sanguins.Elle ne s\u2019en relève qu\u2019après sérums et transfusions.A l\u2019examen, cette malade montre bien ici et là des taches ecchymotiques, quelques petits nodules, mais avec le recul .des années, l\u2019état général semble s\u2019être amélioré.C\u2019est une anxieuse au sujet de ses filles.Elle a des tremblements des extrémités et les explique du.fait que depuis 25 ans elle n\u2019a dormi que quelques heures par nuit.La sigmoïdoscopie jusqu\u2019à 35 em.ne montre pas d\u2019ulcérations, mais révèle une muqueuse qui saigne au moindre contact.A part cela, rien à signaler.Voici la formule sanguine du 10 mai 1946: Valeur globulaire, 0.88; hémoglobine, 80%; globules rouges, 4,500,000; globules blancs, 8,725; polynucléaires, 68% ; lymphocytes, 22%; grands monos, 8%; éosinophiles, 2%.Le temps de coagulation est allongé: 15 minutes. 1454 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C, Montréal, nov.1946 Nous prescrivons gluconate de Ca per os, vitamine À et D, fer et foie de veau en sirop et des barbiturates à petites doses.L'été passe, Au bout.de 3 mois le temps de coagulation est normal.Observation 3.Diagnostic: cblite spasmodique, grande émotivité, allergides (cutanées) aux métaux, rétroversion utérine, hémophilie, purpura ecchymotique.Mme P.G., 30 ans.En octobre 1944 se présente pour crises prémenstruelles, coliques gauches soulagées par éructations.Elle est constipée.Elle a peu d\u2019appétit et a maigri de 10 livres en 6 mois.Les règles sont douloureuses et peu abondantes.Quelques dents sont cariées, mais elle craint de les faire enlever parce qu\u2019elle saigne facilement à la moindre coupure.A Pexamen, on constate une légère carie de quelques dents, une P.A.de 140/80, une douleur à la pression du côlon gauche, une rétroversion utérine.Comme traitement, des neuro-trasentine », les quatre vitamines avec calcium.Elle en ressent une grande amélioration.Elle subira plus tard l\u2019extraction de quelques dents sans accident.Mais nous la revoyons en avril 1946 pour l\u2019apparition spontanée de quelques petits nodules sous-cutanés violacés aux jambes et aux cuisses ct d'une \u201cbosse » para-anale droite très douloureuse.A ce moment, l\u2019état général est meilleur qu\u2019en 1944, mais, cette fois, nous pratiquons la formule sanguine.Valeur globulaire, 0.91; hémoglobine, 85%; globules rouges, 4,750,000; globules blancs, 7.825: polynucléaires, 66%; lvmphocytes, 2590; grands monos, 8% ; éosinophiles, 1%.Temps de saignement: 5 minutes, 45 secondes.Temps de coagulation: 14 minutes.Le B.W.est négatif.Elle reçoit dès lors par la bouche des vitamines À et D et en injection du gluconate de calcium qui semble l'améliorer.L'examen rectoscopique ne révèle aucun trajet ni fistule pouvant expliquer \u2018ce nodule para-anal, gros comme un noyau de prune.Une ponction en ramène du sang mélangé d\u2019un peu de pus.Ni les sulfamidés, ni la pénicilline à 50,000 ou 60,000 unités par jour pendant 3 ou 4 jours n\u2019arrivent à tarir cet enkystement.Un traitement par la vitamine K est alors tenté, à la dose de 4 comprimés de 5 mgm.par jour.Au bout de 7 jours, le nodule était disparu et, jusqu\u2019ici, les nodules sous-cutanés ne sont pas réapparus.Observation 4.Diagnostic: hémogénie, insuffisance thyro-ovarienne, frigidité, côlite spasmodique, crises bilieuses (déséquilibre neuro-végétatif).Mme E.P., 30 ans, se plaint depuis 7 ans d\u2019asthénie, d\u2019élancements « épigastriqueb » post- prandiaux précoces et de constipation avec exonération de muco-membranes, d\u2019hémorroïdes.Elle admet avoir un appétit tyrannique.Jusqu\u2019à cette hystérectomie avec ovariectomie bilatérale subie en 1940, elle souffrait de dysménorrhée et de ménorragie abondantes.Depuis cette opération, une frigidité et du vaginisme se sont installés.Son passé pathologique est lourd: à 7 ans et à 10 ans, elle a présenté deux épisodes de néphrite avec albuminurie et hématurie; une appendicectomie pour appendicite aiguë.Elle est désolée de se faire des «bleus» et des ruptures veineuses pour un rien.' De ses trois enfants nés au cours d\u2019accouchements laborieux et suivis d\u2019hémorragies, l\u2019un est mort soi-disant du cœur et des deux autres, l'un a accusé pendant 3 mois après sa naissance une conjonctivite hémorragique bilatérale; tous les deux restent débiles, saignent facilement et se font des blessures longues à cicatriser.A l\u2019examen, il s\u2019agit d\u2019une obèse, pâle, aux yeux cernés, d\u2019une grande fatiguée.Le poids est de 207 livres, la P.A.est de 130/70, le pouls est à 90.Le trajet colique est douloureux avec un point cystique très net.On trouve des paquets d\u2019hémorroïdes internes, une cervicite marquée.Le 24 août 1946.la formule sanguine est normale, mais le temps de saignement est très allongé: 10 minutes, et le temps de coagulation est de 16 minutes. LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1455 La vésicu!e biliaire après Priodax le 29 août 1946 se montre en tous points normale.Le métabolisme, le 25 août, est de \u20146.Le B.W.est négatif.Mme E.P.veut à tout prix maigrir.Là-dessuws, nous nous accordons.Du 28 juin au 6 septembre elle prend chaque jour 3 comprimés d\u2019extrait thyroïdien desséché d\u2019un grain (6 centigrammes), petite dose qui sernble lui suffire, combiné à un régime de 1,400 Calories.Elle maigrit de 10 livres en 2 semaines.Mais surtout, fat à noter, elle reçoit en 4 jours, deux injections de Diovocylline à 5 milligrammes.A ce moment, nous vient l\u2019idée de refaire les temps de saignement et de coagulation.Or, ceux-ci, se montrent à tel point modifiés, que, ni à cette séance, ni à une séance ultérieure.on n\u2019arrive du premier coup à retirer une seule goutte de sang.Dans la suite, ces deux tests se montrent normaux.Frappés de cette volte-face sanguine, nous abandonnons l\u2019administration de cette substance, et nous rappelant les ménorragies du passé, ses fragilités capillaires, nous donnons du propionate de testostérone: 25 mgm.3 fois la semaine pendant deux semaines par la bouche, du calcium avec petites doses de phénobarbital.Cette ma/ade, qui se dit transformée, a repris actuellement ses activités.Observation 5.Diagnostic: atonie gastro-intestinale, crises bilieuses, ulcus, angiospasmes (déséquilibre neuro-végétatif), émotivité, crises de prurit généralisé, ménorragies.Rôle des testostérones.Le 9 août 1946, la formule sanguine est la suivante: valeur globulaire, 085; hémoglobine, 60% ; globules rouges, 3,530,000; globules blancs, 9,333; polynucléaires, 59% ; lymphocytes, 30%; grands monos, 9%; éosinophiles, 2%.On lui fait prendre un mélange de teinture de belladone, gluconate de calcium et phénobarbital et un régime sec.Elle revient deux jours plus tard, se plaignant de vertiges, de nausées et d\u2019un point constant dans l\u2019hypochondre droit (vésicule biliaire).El'e dit aussi avoir des règles abondantes qui ont duré 9 jours.On lui administre alors, en 7 jours, trois injections de propionate de testostérone: 25 mgm.Les règles suivantes sont normales.L\u2019état général amélioré.Une radio de contrôle digestive ne montre plus d\u2019irrégularité du bulbe duodénal.La vésicule biliaire apparaît de forme et de fonction normales, mais le péristaltisme général est très ralenti, soit une véritable myasthénie digestive.Observation 6.Diagnostic: uleus gastrique et duodénal, hématémèses, anémie hypochrome, émotivité excessive.Effet du ca'cium, phénobarbital, de l\u2019opothérapie hépatique.M.R., 40 ans, sergent policier, souffre de périodes de douleurs tardives jsoulagées par la prise d'aliments depuis 3 ou 3 ans.En Janvier 1946, il présente plusieurs hématémèses qu\u2019il traite seul de façon ambulatoire, chez lui.Très affaibli, très émotif de nature, il attribue ces crises à un drame domestique, en l\u2019oceurrence.à un cancer du col utérin chez sa femme, apparemment diagnostiqué à ses débuts et traité pendant 2 années.Ses économies sont profondément kntamées.C\u2019est un buveur de bière: il en prend plusieurs bouteilles par jour.Il fume aussi plusieurs cigares par jour.A l'examen, il est pâle et maigre et malgré sa faiblesse générale on ne peut obtenir de lui I'obiservance d\u2019un repos complet.Sa pression artérielle est de 110/70.Le 13 mai 1945, sa formule sanguine est la suivante: valeur globulaire, 1.09; hémoglobine, 70%; globules rouges, 3,200.000; globules blancs, 9,355 ; polynucléaires, 60%; lymphocytes, 31%; grands monos, 8%; éosinophiles, 2%.Le 4 juin 1946, examen gastroscopique: on aperçoit sur la petite courbure, au-dessus du pli angulaire, une zone de la dimension d\u2019un 25 sous caractérisée par une dépression à fond rose et violacé, plutôt superficielle sans végétation ni bourgeon, entourée d\u2019une réaction inflammatoire assez étendue.Conclusion: ulcus suspect.Opération à considérer. 1456 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Le 6 juin, une radiographie: ulcus gastrique de la petite courbure; un ulcère duodénal.(Dr O.Dufresne et Dr Lafleur, Institut du Radium.) Le malade est immédiatement mis au régime, on lui retranche la bière et il est soumis à une mixture de gluconate de calcium avec phénobarbital, alternée avec amino-acides purs qu\u2019il faut bientôt changer pour un sirop à base d\u2019amino-acides à 20% qu'il tolère mieux.On lui administre aussi 15 injections d\u2019extrait hépatique (15 U.S.P.) en un mois.Les douleurs et les hématémèses ont cessé en 15 jours.La formule sanguine est maintenant normale.Il a repris du poids et ses activités ordinaires.Observation 7.Diagnostic: gastrite hypertrophique, hématémèses, éthylisme, hémorroïdes internes.Monsieur D.A., 38 ans.Après avoir pris pendant plusieurs années 4 à 6 bouteilles de bière par jour (40 onces de bière par bouteille) qu\u2019il mélangeait quelquefois avec du rye ou alternait avec du cognac, le malade se présente en août 1946 dans un hôpital d\u2019une ville de province pour hématémèses très abondantes, melænas.Il est d\u2019une pâleur extrême et son pouls est très petit.L\u2019abdomen est souple et indolore.Il reçoit des quantités importantes de coagulen et le lendemain de son arrivée une laparotomie paramédiane gauche est pratiquée qui ne révèle la présence d\u2019aucune lésion apparente ni à l\u2019estomac ni au duodénum.Les plasmas sont continués, les extraits hépatiques jusqu\u2019au 17 août, jour de son départ dans un état général relativement bon.(Dr Marc Trudel.) Nous le voyons au début de septembre et il nous raconte qu\u2019à l\u2019automne 1945 il a présenté un épisode de douleurs épigastriques tardives suivies d\u2019une accalmie jusqu\u2019en juillet 1945, époque où il a accusé cette hémorragie foudroyante.Il admet s'être traité auparavant pour des douleurs abdominales généralisées en prenant de 15 à 30 comprimés par jour d\u2019un dérivé commercial acétyl-salicylé avec phénacétine, qui semblaient le soulager, jusqu\u2019à l\u2019hématémèse récente.A l\u2019examen, il frappe par sa pâleur mais la pression est de 120/80 et le pouls est de 80.On aperçoit une cicatrice médiane et une cicatrice plus ancienne à la fosse iliaque droite (appendicectomie).La formule sanguine est la suivante: valeur globulaire, 0.93; hémoglobine, 80%; globules rouges, 4,370,000; globules blancs, 4,325; polynucléaires, 53%; lymphocytes, 37%; grands monos, 8%; éosinophiles, 2%.Le Kline est négatif.Une gastroscopie le 4 septembre montre une muqueuse d\u2019aspect généralement très rouge avec de gros plis impossibles à effacer par insufflation.Nulle part, il n\u2019y a image de niche.Le 6 septembre, un examen radiologique: d\u2019une façon générale, et plus spécialement en couches minces, le relief muqueux de l\u2019estomac apparaît hypertrophié et passablement irrégulier.On n\u2019aperçoit nulle part d'image de niche.Opinion: état spasmodique secondaire 3 une gastrite chronique.(Dr O.Dufresne et Dr L.Lafleur, Ingtitut du Radium.) COMMENTAIRES Ces sept observations attirent l\u2019attention \u2018par trois ordres de faits: 1° le facteur prédisposition générale est, dans chacune d\u2019elles, constant.Il s\u2019agit d\u2019une labilité neuro-végétative ancienne, presque primitive, quasi permanente; 2° les syndromes digestifs y sont associés à des perturbations hémogéniques, constituant une prédisposition locale, corrigée ou guérie par une thérapeutique du foie et du système neuro-végétatif ; 3° quelques-uns de ces malades reprennent leur équilibre digestif et sanguin sous l'influence d\u2019une thérapeutique hormonale associée à une opothérapie hépatique.Partout, nous avons l\u2019impression d\u2019assister à un mécanisme unique, émanant de voies différentes: l\u2019irritation du système neuro-végétatif parcourant les vaisseaux semble amener, logiquement, une fragilité de l\u2019endothélium des capillaires, que ces derniers soient hépatiques, sous-muqueux ou sous-cutanés.Cette irritation, cé EL LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1457 provenant, nous le répétons, de traumas moraux et physiques (vie des grandes villes, opérations, etc.) ou d\u2019une perturbation hormonale possible, jette son dévolu sur le foie, dont elle déséquilibre les fonctions antitoxiques et coagulatrices.Sans doute, lorsqu\u2019on parle du foie dans l\u2019hémogénie ou l\u2019hémorragie, faut-il invoquer l\u2019importance de sa fonction de coagulation à laquelle collaborent physiologiquement, d\u2019ailleurs, des facteurs comme l'intégrité de la moelle osseuse et de la rate; mais, ceci posé, s\u2019ensuit-il qu\u2019en présence d\u2019un trouble coagulatoire léger, le malade doive, ce que l\u2019on appelle, saigner, le véritable saignement impliquant toujours, comme nous l\u2019avons vu, un désordre des endothéliums?Il y a lieu de rappeler ici les travaux mémorables, mais apparemment ignorés en Amérique, de Reilly, Rivallier et Laplace, effectués durant les années 1935 et 1936.Ceux-ci, déposant une goutte d\u2019antitoxine typhique sur le ganglion splanchnique, reproduisent la plupart des lésions intestinales et des drames cliniques de la fièvre typhoïde, depuis la simple tuméfaction des plaques de Peyer jusqu\u2019à l\u2019hémorragie et la nécrose.Croyant d\u2019abord à l\u2019action d\u2019un poison particulier au bacille d\u2019Eberth, ces auteurs continuent leurs expériences qui les amènent à des constatations identiques, en déposant un produit toxique quelconque au voisinage immédiat du même ganglion ou du ganglion étoilé.Ils concluent alors qu\u2019une irritation quelconque du système neuro-végétatif, quel que soit l\u2019agent irritant, comporte en elle-même tout un mécanisme pathogénique pouvant aboutir à une hémorragie, et ils écrivent textuellement la phrase suivante: « Le système neuro-végétatif assure non seulement le régime circulatoire, mais, également, l\u2019équilibre des parois vasculaires.» Plus tard, deux collaborateurs de Reilly, Laplace et Brocard, continuent l\u2019œuvre de ce dernier par des recherches histologiques effectuées avec leur élève le docteur Bonenfant.À cette occasion, ils émettent les idées suivantes: «une irritation du sympathique lèse définitivement les endothéliums vasculaires; une action plus directe et plus courte fait apparaître une certaine vaso-dilatation, et l\u2019on voit naître, au voisinage des vaisseaux, de l\u2019ædème et des infiltrats hématiques ».Enfin, de son côté, Chiray et son Ecole continuent: «Il suffit, sans rupture des endothéliums, d\u2019une simple disjonction des ciments intercellulaires, pour obtenir une hémorragie; un peu plus, et c\u2019est l\u2019ulcération, tout ceci constituant les modalités successives d\u2019un processus constant.» Qu'il nous soit permis d\u2019avoir, ici, une idée personnelle sur ces faits particuliers et ces associations morbides: celle de « l\u2019unité physio-pathologique » des états hémorragiques, unité dont la stabilité n\u2019existe qu\u2019en fonction d\u2019une perturbation hépatique.Comment, d\u2019ailleurs, ne pas rapporter au foie les faits exposés dans nos observations?La malade de l\u2019observation première présente un purpura, une anémie hypochrome, un urticaire, des allergies diverses, des ménorragies et même des métrorragies.C\u2019est une éthylique à doses massives.Son temps de saignement est, au début, très allongé.Les vitamines À et D, le calcium, l\u2019opothérapie hépatique et la vitamine K rétablissent son état général et sa formule sanguine.Bien que nous admettions que les métrorragies doivent être dissociées de toute influence hépatique, nous constatons que ce type d\u2019hémorragie est positivement arrêté, ici, par une thérapeutique au propionate de testostérone. 1458 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Dans l\u2019observation 2, la malade ayant toute sa vie souffert de son système nerveux, subi d\u2019innombrables chocs et traversé une période de côlite ulcéreuse, a présenté de dangereuses hémorragies à toutes les interventions.Elle offre un temps de coagulation très allongé et des ecchymoses.Une vitaminothérapie raisonnée, du calcium et des extraits hépatiques lui créent une santé nouvelle.La troisième patiente, affligée d\u2019une côlite spasmodique à récidives et menacée de diverses lésions cutanées aux moindres écarts de régime, nous montre des taches ecchymotiques et des nodules.Elle saigne longuement et facilement.Son temps de coagulation est de 14 minutes.Les vitamines A et D et le calcium l\u2019améliorent sensiblement.Le dernier nodule, très rebelle, ne disparaît qu\u2019au bout de cinq mois, par une cure persistante à la vitamine K.La quatrième donne tous les signes d\u2019insuffisance hépatique: crises bilieuses, constipation, côlite spasmodique, ete.Elle est foncièrement démoralisée pour deux autres mobiles: sa facilité à se faire des ecchymoses, à saigner, et une frigidité avec vaginisme, qui s\u2019est installée depuis une castration subie cinq ans auparavant pour ménorragie.Ses temps de saignement et de coagulation sont très longs.Il suffit de deux injections de benzoate d\u2019cestradiol pour les ramener tous deux à la normale.Etonnés, nous nous faisons la réflexion que les hormones sexuelles pourraient bien modifier directement les phénomènes de coagulation, et ceci, toujours par le truchement du foie.Cependant nous avouons que notre malade avait d\u2019abord été traitée au gluconate de calcium avec doses légères de phénobarbital.La patiente de l\u2019observation 5 se plaint de crises bilieuses et souffre d\u2019un ulcère.C\u2019est une émotive passant facilement de l\u2019accablement à la joie la plus intense.Elle est affligée de crises de prurit généralisé qui alternent avec des anglospasmes.Elle a toujours été atteinte de ménorragie.Les rayons X, au cours de séances renouvelées, laissent entrevoir une myasthénie gastro-intestinale et une atonie vésiculaire plus tard améliorées par le calcium et le phénobarbital.Trois injections de propionate de testostérone à 0.25 mgm.chacune, suffisent à arrêter les ménorragies.Nous continuons alors à traiter le foie, en faisant appel au tubage duodénal, aux cholérétiques et aux peptones.Le patient de l\u2019observation 6 a présenté plusieurs hématémèses abondantes, depuis un an, à la suite de chocs divers.Il est alors devenu buveur de bière et fumeur enragé.S\u2019écarte-t-il du lait, des céréales et des purées, que se déclenchent des indigestions redoutables venant se surajouter à des douleurs aiguës.Les rayons X et la gastroscopie nous confirment l\u2019existence d\u2019un double ulcère gastrique et duodénal.L\u2019anémie est intense.Les troubles gastriques s\u2019amendent par un régime sévère, du calcium avec phénobarbital et des amino-acides; mais les hématémèses, l\u2019état général et la formule sanguine ne s\u2019améliorent qu\u2019après une série d\u2019injections d\u2019extraits hépatiques concentrés.Enfin, dans notre septième cas, il s\u2019agit d\u2019un homme porteur d\u2019une gastrite hypertrophique avec hématémèses abondantes et prolapsus hémorroïdaire.Son éthylisme constant et l\u2019ingestion de quantités excessives d\u2019acide acétyl-salicylique pour calmer les maux de tête consécutifs à ses excès, non seulement ont amené l\u2019établissement de cet ulcère, mais ont encore perturbé son potentiel hépatique.Après absorption préalable de silicate d\u2019alumine et de sédatifs, une série classique LESAGE ET ARCAND: RÔLE HÉMOGÉNIQUE DU FOIE 1459 d\u2019injections d\u2019extraits de foie concentrés (15 U.5.P.) replace ce malheureux dans un équilibre vital insoupçonné.= x ¥ Cette étude critique nous donne-t-elle le droit d\u2019établir une gamme entre ces différents syndromes?Les uns, avec un foie légèrement atteint, présentent des ecchymoses, des temps de saignement et de coagulation allongés, associés à un état anémique; les autres ont un foie sérieusement frappé, résultat d\u2019agressions toxiques, et présentent un tableau clinique dramatique caractérisé par d'abondants saignements viscéraux.Sommes-nous justifiés, en face de cette misère clinique, d\u2019utiliser le terme d\u2019insuffisance hépatique à ses différents degrés, quoique nous nous rendions parfaitement compte du péril de l\u2019expression?Ecoutons, sur cette matière, notre éminent maître Savy de Lyon: « Ce n\u2019est pas, dit-il, lorsqu'on se trouve en présence d\u2019un sujet chez lequel l\u2019ulcère grave, les hémorragies, les troubles nerveux et urinaires ont suffisamment fait la preuve de la déficience du foie qu\u2019il importe de mettre en jeu les expériences d\u2019exploration d\u2019une fonction, dont l\u2019examen clinique mettra en évidence le mauvais fonctionnement.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est mettre en lumière, aussi promptement et aussi exactement que possible, la valeur d\u2019une cellule hépatique dont on soupçonne, sans pouvoir d\u2019emblée l\u2019affirmer, qu\u2019elle ne remplit plus qu\u2019imparfaitement sa tâche.» « Quelle est, en effet, la part qui revient à l\u2019élément hépatique dans des affections, en apparence très différentes, comme l\u2019asthme, la migraine, l\u2019eczéma, l\u2019urticaire, les allergies digestives » et, nous ajoutons, les états hémogéniques?« Divers tests d\u2019exploration du foie, tels que l\u2019épreuve de la galactosurie, la recherche de l\u2019urobiline, du taux de cholestérol sanguin (de l\u2019acide hippurique), comportent des causes d\u2019erreur, dues précisément à l\u2019ingérence physiologique du rein, de l'intestin et des tissus.» « D\u2019autre part, comme il n\u2019y a aucune synergie entre les diverses fonctions du foie, il est souvent nécessaire de multiplier ces explorations, dans des temps déterminés, pour en tirer des indications convenables »; ceci nous ramène à nos conclusions de mai dernier, au sujet de ce que nous appelions les clichés hépatiques.« Enfin, il est avéré que des suppléances apparaissent, périodiquement, entre les différents territoires de la glande, suppléances provoquées soit par des intolérances alimentaires, soit par des agents extérieurs, le tout prouvant à quel point nos procédés d\u2019investigation modernes sont encore rudimentaires! » Il est clair que nos malades sont, avant tout, des hépatiques.Quant aux cas graves où les gastrites sont hypertrophiques, où l\u2019ulcère s\u2019accompagne d\u2019hématémèses avec agression évidente du foie par des toxiques, il semble certain que ce dernier préside aux débâcles sanguines, qu\u2019elles soient gastriques ou intestinales.Le gros organe est, ici, atteint globalement ou en partie dans ses fonctions coagulatrices; de son côté, l\u2019endothélium vasculaire, disloqué par le contre-coup physiologique, suit le mouvement.Serions-nous là en présence du mystère réel des hématémèses digestives?D\u2019après Wahl, l\u2019ulcère ne représenterait que 20% des cas examinés après hémorragie.Or, notre expérience professionnelle nous a prouvé qu'il existe, en dehors de la gastrite ulcéreuse, toute une série de gastrites érosives hypertrophiques très souvent muettes aux rayons X ou à la gastroscopie, et qui n\u2019en 1460 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA, BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 saignent pas moins.D'ailleurs, la gastroscopie, consciencieusement pratiquée, ne permet-elle pas de dépister, souvent, des ulcères cliniquement ignorés et radiologiquement muets?L'observation 7 illustre, à merveille, la pathogénie des hématémèses chez un ulcéreux.Il s\u2019agit bien là d\u2019un hépatique, graduellement amoindri par un poison, l\u2019alcool.Cette pathogénie, même si son mécanisme de genèse est différent, reste identique dans les cas de grande hématémèse, chez des malades ne présentant aucune ulcération, mais où l\u2019alcool, certaines allergies alimentaires semblent en, avoir été les agents déclenchants.En outre, Bariéty déclare qu\u2019une hématémèse sévère peut être révélatrice d'une cirrhose alcoolique méconnue.Cette hématémèse, si elle se reproduit souvent, assombrirait considérablement le pronostic, et, à cet effet, cet auteur rappelle qu\u2019à côté de la classique hypertension portale, cause des varices œsophagiennes et gastriques, surgit l\u2019insuffisance hépatique proprement dite, caractérisée par des troubles de la coagulation sanguine et des fragilités vasculaires.L\u2019on sait, également, que les cholécystites chroniques sont à l\u2019origine d\u2019un grand nombre d\u2019hématémèses.Des statistiques recueillies par Bockus révèlent qu\u2019environ 5% des hématémèses avec melæna ont un point de départ cirrhotique.On aurait tort, cependant, de croire que ces saignements dépendent toujours de varices œsophagiennes ou gastriques.En l\u2019absence de varices, ces hématémèses peuvent être la conséquence de phénomènes de congestion intense avec distension de la muqueuse (distension due, d\u2019après Bockus, à une hypertension portale).Enfin, la gastrite peut être associée à une cirrhose hépatique, sans congestion veineuse apparente, et c\u2019est précisément dans ces sortes de situations que Rolleston et MeNee attribuent à la cirrhose la formation d\u2019érosions gastriques par suite d\u2019une stase dans les veines gastriques associée à une toxémie intense.Pour terminer, existe-t-il une relation de cause à effet entre les substances hormonales et les phénomènes de coagulation, tel que semblent le démontrer les observations 1, 4 et 5?Chiray et ses collaborateurs, rappelant qu\u2019un certain nombre d\u2019hématémeses ne trouvent aucune étiologie dans le contexte clinique habituel, croient devoir les attribuer, dans leurs travaux, à des perturbations hormonales.À ce point de vue, notre observation 4 est des plus caractéristiques; elle montre un changement drastique du comportement sanguin chez une malade ayant présenté un temps de saignement initial de plus de 15 minutes.Nous ne pouvons certes en dire autant de nos observations 1 et 5 où les testostérones ont plutôt contribué à régulariser ou à déterminer le flux menstruel par un mécanisme probablement hypophysaire actuellement à l\u2019étude.# BIBLIOGRAPHIE 1.ALMQUIST: «Vitamin K.» Physiol.Rev., 21: 194 (janv.) 1941.2.ALMQUIST et STOKSTAD: « Hemorrhagic chick disease of dietary origin.» J.Biol.Chem., 111: 105 (sept.) 1935.3.ARCAND: «Recherches expérimentales sur les protéines du sang.» Revue de Médecine de Paris, 1934, no 6.1.Il nous fait plaisir de signaler qu\u2019en matière de vitamine K nous avons employé, dans les présentes observations, le Synkavite \u2018Roche\u2019 de la maison Hoffmann-La Roche Limitée.Ce produit, parfaitement standardisé, nous a donné les résultats les plus heureux. © 00 11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.LESAGE ET ARCAND: ROLE HEMOGENIQUE DU FOIE 1461 .AUBERTIN: «Sur la coagulation du sang dans les tubes de verre.» Le Sang, 12: (avril) 1938.BLACKER: «La valeur clinique des examens sur la morphologie et le nombre des plaquettes sanguines.» Wien.Klin.Woch., 51: 932, no 22.BOCKUS: Gastro-Enterology, vol.I et vol.III.CHIRAY, MOLLARD et MASCHAS: Syndromes digestifs et pathologie neuro-hor- morale.1944.Congrès international de l\u2019insuffisance hépatique.Vichy, 1937.FIESSINGER, OLIVIER et HERBAIN: Les diagnostics cliniques.1929.FRITSCH: « Hémophilie physiologique et coagulation du sang chez les animaux.» Wien.Klin.Woch., 35: no 6, 1939.KOHL: « Obervations cliniques expérimentales sur l\u2019influence du temps de coagulation.» Zeit.Klin.Med., 134: no 2, 1938.LOEPER et NETTER: «Les gastrorragies des hépatiques.» Arch.Mal.App.Dig, 27: no 10, 1937.MICHAUD et GLATZ: « Hémorragies gastriques par hypoprothrombinémie.» J.Suisse de Méd., 17: 374-76.RACHET: «Causes et diagnostic des hémorragies intestinales.» Concours Méd., 60: no 25, 1938.ROLLESTON et McNEE: Diseases of the liver, gall bladder and bile ducts.SAVY: Traité de thérapeutique clinique 1938, tome III.SCHAEFFER: «Les thrombocytes & lultra-microscope.» Folia Haematol, 61: no 2, 1938.SCHINDLER, ORTMAYER et RENSHAW: «Symptomes cliniques de la gastrite chronique.» Arch.Int.Med., 60: no 1, 1943.TAVERNIER: «Intervention chirurgicale chez les hémophiles.» Lyon Chir, 35: no 6, 1938.TROISIER et BARIETY: « Hématémèse mortelle après exulcération gastrique.» VILLARET, MOUTIER et JUSTIN-BESANCON: «Caractère spécial des troubles gastriques.» Bull.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, no 24, 1936.WEISS: « Les hémorragies gastriques.» Jour.Belge Gast.Ent., 5: no 8, 1945.WITTS: « Hématémèse et melaena.» Brit.Med.Journ., 10: no 15, 1937.ZUMTOBEL: «Comment éviter les hémorragies après les opérations de l\u2019estomac.» Zent.Chir., 65: no 10, 1940. STÉRILITÉ F.-X.DEMERS (Québec).Nous avons pensé vous parler d\u2019une infirmité qui a coûté le trône à Joséphine; pour ne pas vous rappeler tous les troubles des familles stériles connues et les malheurs de maintes inconnues, 13% des mariages étant involontairement inféconds.Quoiqu\u2019on ait vanté nos familles nombreuses, nous ne croyons pas cependant que les ménages canadiens-français échappent au pourcentage de stérilité.Les époux sans enfant se soucient de leur état.Si autrefois on s\u2019inquiétait parfois d\u2019une première grossesse, qui, comme un siphon, pouvait s\u2019amorcer pour donner toute une gamme chromatique, aujourd\u2019hui, grâce à Ogino, la continence périodique a eu raison des hésitations.Les couples sans enfant consultent, se soumettent volontiers à toute une série d\u2019examens et aux traitements proposés.Nous vous résumerons quelques cas, vous décrivant d\u2019abord la procédure généralement suivie.On ne dit plus une femme stérile, mais un mariage stérile.Pour ce genre de consultation nous exigeons des deux partenaires l\u2019histoire et l\u2019examen séparés, ce qui falicite beaucoup l\u2019interrogatoire sur la vie génitale passée.HOMME Quoi qu\u2019en pense souvent le mari son examen n\u2019est pas à négliger.Les auteurs lui attribuent 33% des insuccès.Antécédents.Si nous avons peu à apprendre des antécédents familiaux sauf pour le contact avec «des tuberculeux qui auraient pu imprégner l\u2019arbre génital, les antécédents personnels doivent être bien étudiés, et ce, dès l\u2019enfance.L\u2019orchite ourlienne laisse parfois des lésions cicatricielles stérilisantes.La gonorrhée même guérie est cependant la maladie contagieuse la plus irritante pour la muqueuse, elle peut être la cause de rétrécissement, d\u2019obstruction plus ou moins complète des canaux éjaculateurs, des épididymes.Les quelques rares spermatozoïdes perdus dans le liquide spermatique ont peu ou pas de vitalité.Il est bon d\u2019enquêter sur l\u2019état psychique du patient: l\u2019inquiétude, l\u2019anxiété, le surmenage génésique pouvant être causes d\u2019un spermatozoïde de mauvaise qualité.Examen.L\u2019examen portera sur le développement de la verge, la présence ou non d\u2019un phimosis, d\u2019un hypospadias.Le moindre écoulement doit être envoyé au laboratoire pour recherche du Neisser.On se rend compte de l\u2019état des épididymes, de la consistance, du volume des iesticules.Un toucher rectal peut déclencher une douleur au niveau des vésicules séminales infectées et la compression prostatique ramène l\u2019écoulement suspect.On complète l\u2019examen par un B.W., nous souvenant que la syphilis n\u2019est pas cause de stérilité, mais plutôt de l'expulsion prématurée du produit de la fécondation. DEMERS: STÉRILITÉ FEMME La femme se présente à la consultation ordinairement convaincue d\u2019être le facteur stérile de son union.Antécédents.Les antécédents familiaux sont peu importants et les maladies de l\u2019enfance sont sans séquelles au niveau des organes génitaux féminins: la vulvite rubéo- lique ne laisse pas de trace et l\u2019ovarite ourlienne grave est très rare.En raison des irritations de voisinage, les infections péritonéales postappendi- culaires ou d\u2019origine tuberculeuse sont à retenir.L\u2019enquéte sur les fonctions génitales doit être détaillée: cycle, durée des menstruations, dysménorrhée, leucorrhée sont les têtes de chapitre, qui, avec les examens, nous expliqueront si la consultante est stérile ou non.Chez les patientes qui s\u2019observent, on peut tenter d\u2019établir grossièrement le temps de l\u2019ovulation.Elle déclenche parfois vers le quatorzième jour avant les menstruations une légère douleur, un tiraillement iliaque intermenstruel accompagné ou non de pertes sanguines à peine perceptibles.De plus, l\u2019enregistrement quotidien de la température rectale, le matin avant toute activité, montre une élévation de quelques cinquièmes à l\u2019éclatement du follicule de de Graaf et indique assez bien le temps propice à la fécondation.Examen.Tissus adipeux, système pileux, volume des seins, forme du bassin nous permettent d\u2019évaluer d\u2019un coup d\u2019œil les sécrétions glandulaires.Ce bilan approximatif est contrôlé par un métabolisme, une biopsie endo-utérine si nécessaire.Toute cicatrice de laparatomie est examinée, palpée, afin de vérifier si son drainage ne trahit pas une infection pelvienne ancienne.De tous les examens, c\u2019est bien le toucher combiné au palper abdorainal qui évalue l\u2019état physique des organes génitaux internes, oriente le diagnostic et décide en grande partie du traitement.Au spéculum on constate l\u2019état du col, le moindre écoulement est prélevé, ensemencé-.S1 le mari est considéré comme impotent ou douteux, le test du Hühner est d\u2019une grande utilité: quatorze jours avant la date présumée des règles et une heure ou deux après le coït, la patiente se présente à l\u2019examen.Armé d\u2019un spéculum, d\u2019une pipette montée d\u2019une poire, il est facile de prélever partiellement le mélange maseulino-féminin.L\u2019examen immédiat au microscope (nous employons la cellule de Burker pour formule sanguine) établit l\u2019abondance et la vitalité des spermatozoïdes au contact des sécrétions féminines de l\u2019ovulation.Chez les femmes à ovulation incertaine, une biopsie endo-utérine quelques jours avant les menstruations permet à l\u2019anatomo-pathologiste d\u2019affirmer la présence ou non d\u2019un corps jaune.Une physiologie et une anatomie génitales apparemment normales ne sont cependant pas suffisantes: ovule et spermatozoïde doivent s\u2019unir au tiers externe de l\u2019une des trompes.On vérifie la perméabilité de l\u2019arbre génital féminin par une insufflation utéro-tubaire ou une hystéro-salpingoscopie visualisée par l\u2019injection de lipiodol.Nous préférons cette dernière méthode qui permet de plus 1464 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 de contrôler la capacité utérine, la position des annexes et le point tubaire oblitéré, si oblitération il y a.L'insufflation ou l'injection de lipiodol sous pression peuvent faire œuvre thérapeutique et rendre perméables des trompes obstruées; mais elles exposent à l\u2019embolie si elles sont pratiquées trop tôt après les menstruations, à la rupture, si la pression dépasse trois cents millimètres de mercure.# 4 ba Observation 1.Monsieur et Madame F.B.sont mariés depuis un an.Monsieur est sans histoire, Madame a subi une appendicectomie banale il y a quelques années.Gynéco.: nulligeste âgée de vingt-deux ans, elle est régulièrement dysménor- rhéique.Examen.Corps et annexe sans particularités.Col petit à orifice punctiforme.Afin de préparer une insufflation tubaire au bureau, une fine laminaire est introduite péniblement.Une défectuosité de l\u2019appareil rend impossible l\u2019insufflation du lendemain.Madame F.B.ne revient à la consultation que quatre mois plus tard enceinte de deux mois.Nous sommes peu portés à attribuer la stérilité à une sténose du col perméable aux menstruations, mais madame B.semble prouver le contraire.Observation 2.Monsieur et Madame F.D.se considèrent comme bien portants.Ils sont mariés depuis trois ans et sans enfants.Monsieur confesse une gonorrhée contractée et guérie avant le mariage.Monsieur D.est sans appétit sexuel, ses testicules sont mollasses à sensibilité diminuée.Le prélèvement postcoïtal montre de peu nombreux spermatozoïdes sans vitalité.Traitement: propionate de testostérone cinq milligrammes intramusculaires deux fois la semaine pour trois semaines.Sulfate de strychnine 1/30 de grain deux fois par jour.Hygiène générale.Repos sexuel en dehors des ovulations.Dcpuis avril 1944, ils ont une fille en santé.Observation 3.Monsieur V.a un passé neisserien chargé.Des gonorrhées, des épididymites à bascule ont précédé son mariage il y a deux ans.De multiples nodules cicatriciels surplombent ses testicules et trahissent son passé.Le prélèvement vaginal après coït montre de très rares spermatozoïdes plus ou moins nécrosés.Moralement, nous nous opposons à toute idée d\u2019ensemencement au moyen d\u2019un donneur.D'ailleurs, nous serions curieux de lire l\u2019opinion des jurites sur ce genre d\u2019adultère; il est si simple d\u2019adopter un enfant abandonné, aussi étranger à l\u2019un comme à l\u2019autre des deux époux.Observation 4.Madame L.M.est stérile et souffre de gonorrhée depuis son mariage, il y a trois ans.Devant l\u2019échec des médicaments, nous leur associons douze traite- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 XLIX o_o EE ET = AX Le 2 7 GC Ea = * AY, abe Te: >> wx A Pr rs 4% su av Pad #5 a, = = es, Jet SER wh i = = WE Le mi es ae, É Ga 5 2 ES AP a ee YE me de 2.al Ee É qe Lea T= > hdd re D LA xo > 4 - > 3 ® % \u2014 æ » h 7 = &\" ae , Lo on à À: \u2014 ja 250 =\u2014\u2014\u2014 * Ri fig = 3 \u2014_\u2014 ory F en A.ae 27 POULENC NAS HE} LABORATOIRES POULENC FRÈRES DU CANADA LTÉE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée \u2014 MONTRÉAL NORMOGASTRYL \u2014 Union de Pharmacologie scientifique appliquée, Agen formule de Bourget et bromure de sodium aérophages, dyspeptiques, petits hépa- 3 comprimés-doses matin, en comprimés effervescents de ] gramme.tiques.midi et soir dans un demi- verre d'eau tiède.NEUROSOLÈNE \u2014 Laboratoires Paul Bréant, 11, rue de Clichy, Paris extraits de jusquiame, valériane, oxyde de sédatif nervin, insomnies.2 à 4 comprimés par jour.zinc, barbital à 0.017 gms.CHLORURE d\u2019AMMONIUM BRÉANT \u2014 Laboratoires Bréant.Comprimés glutinisés et dosés à 0.50 gm.de acidification des urines.3 à 6 comprimés par jour chlorure d\u2019ammonium C.P.lors des deux principaux repas.PHOSPHONEUROL \u2014 Laboratoire Depruneaux, 18, rue de Beaune, Paris Acide phosphorique, phosphate de suuos dépressions nerveuses, surmenage, in- 15 à 30 gouttes par jour biphosphate de chaux, glycéro de magnésie, somnies, récalcification.dans de l\u2019eau sucrée.concentré sans excipient.PYOCOLINE \u2014 Laboratoires Roger Savoire, Vendôme Chlorure d\u2019ammonium 0.25, Chlorhvdrare Collibaciloses, Cystites, pyélites, lithiases 6 a 10 comprimés par d'oxyquinoleine ,0.05, Hydrate de terpine oxaluriques et phosphaturiques.jour.0.03 gms.par comprimé.NESTOSYL \u2014 Laboratoire P.Baude, 72, rue Saint-Dominique, Paris pommade anesthésique, aminobenzoates arrête la douleur, prurits, dermatoses, applications, pansements, d\u2019éthyle et de buthyle.lésions; aussi en liquide pour gynécolo- examens, sondages.gie, et sondages.DERMACIDE \u2014 Laboratoires M.Porcher, 35, rue des Blancs-Manteaux, Paris solution savonneuse spéciale, entiérement modificatrice du Ph-dermatoses, gyné- lavages, pansements, dou- acide.cologie, cuir chevelu.ches.ECZÉDA \u2014 Laboratoires Porcher.pommade polyréductrice.dermatoses, prurits, eczémas, urticaires.applications, pansements.ECZOSEC \u2014 Laboratoires Porcher.pommade sèche, adhésive, sans corps gras.dermatologie, s\u2019enlève à l\u2019eau.applications, pansements.ARGÉDRINE (gouttes) \u2014 Laboratoires Jean Olive, 14, rue des Minimes, Paris nucléinate d'argent et chlorhydrate d\u2019éphé- affections masales, rhume de cerveau, adultes 5 à 6 compte- drine en solution stable, aqueuse.sinusite, fievre des foins, rhinites\u2026 gouttes par jour.COMPRIMÉS MAVER \u2014 Laboratoires Jean Olive.aconit, grindélia, terpine, codéine, opium.toux sèches, rebelles, quinteuses, 5 à 6 par jour loin des repas (narcotique).GRINDELYNE (gouttes) \u2014 Laboratoires Jean Olive.bromoforme, aconit, serpolet, belladone, médication spéciale de la coqueluche, de 10 à 40 gouttes par drosera, grindelia, tct opium, ext.chanvre bronchites, toux nerveuses.jour (narcotique).indien.(Adjoindre le sirop Grindélyne, non narcotique).TRISALYL (Ampoules et Sirop) \u2014 Laboratoires Jean Olive.polysalicylates de potassium, calcium, so- rhumatisme sous ses diverses formes.ampoules de 1 gm.10 cc., dium, en équilibre ionique.intraveineuses, ou sirop.VIRISTHÈNE (gouttes) \u2014 Laboratoires Jean Olive.Phosphates de Cu, Zn.Chl.de magnésium, déchéances nerveuses, asthénies, ané- 20 à 25 gouttes deux fois errhénal, sulf.de Mg, Phosphate de Calcium, mies\u2026, faiblesse masculine.par jour dans de l'eau acide phosphorique, Kkola, noix vomique.sucrée.Échantillons et littérature médicale sur demande.Vente en vrac pour MM.les Médecins et les Hôpitaux. DEMERS: STÉRILITÉ 1467 ments de pyrétothérapie locale au moyen d\u2019un appareil d\u2019Elliot.La leucorrhée se tarit, les douleurs pelviennes disparaissent et les cultures se négativent.Dans les mois qui suivent, elle fait une grossesse qui malheureusement se termine en état d\u2019éclampsie et avec la mort de l\u2019enfant.Observation 5.Madame N., nulligeste de 33 ans, est mariée depuis neuf ans.Elle se présente à la consultation non pour stérilité, mais en raison de son adiposité.Elle mesure 5\u2019 4\u201d et depuis l\u2019âge de dix-sept ans son poids varie de 190 lbs à 225 lbs.L\u2019examen révèle une distribution uniforme des tissus adipeux.La thyroïde est impalpable et l\u2019histoire gynécologique sans intérêt.Madame N.a perdu cinquante-cinq livres en dix mois, grâce aux exercices, au régime et à des cures intermittentes d\u2019extrait sec de thyroïde.Depuis juin, elle est enceinte.Nous attribuons cette fertilité à l\u2019action lutéinisante de l\u2019extrait thyroïdien qui a certainement favorisé la nidation de l\u2019œuf.Observation 6.Madame L.R.se présente à la consultation le 3 avril 1944, âgée de 28 ans.B.W.négatif.Mariée depuis juillet 1940.Antécédents sans particularités.Histoire gynécologique: nulligeste, menstruée à 13 ans régulièrement, durée: deux jours, douleurs concomitantes tolérables au repos et avec l\u2019aide de chaleur locale.Examen: aucune leucorrhée, vagin court, corps utérin en antéflexion mobile, annexes imperceptibles.Son époux étant en excellente santé, nous conseillons sans succès des rapports à l\u2019époque présumée des ovulations.Le 29 juillet 1944, l\u2019injection de lipiodol sous l'écran révèle une cavité utérine triangulaire en antéflexion et des trompes perméables sous l\u2019effet de la pression.Le 22 août 1944, elle voit ses dernières règles et fin de mai 1945 elle accouche! d\u2019un garçon en excellente santé.Observation 7.Madame H.consulte, en mars 1942, pour stérilité consécutive à une première grossesse il y à cinq ans.L\u2019histoire et l\u2019examen nous montrent qu\u2019elle est depuis porteuse de salpingites bilatérales.Une laparotomie est pratiquée: ablation de l\u2019annexe droite infectée et de l\u2019appendice.Salpingostomie du 14 externe de la trompe gauche fermée à son extrémité distale.Suites opératoires normales.Madame H.nous écrit pour nous dire qu\u2019elle est maintenant la mère de deux autres enfants.Observation 8.Après deux ans de mariage sans grossesse, Madame E.À.subit le 13 septembre 1943 une injection de lipiodol qui ne visualise que la cavité utérine.Le 15 novembre 1944 nous pratiquons une laparotomie dans l\u2019espoir de faire sauter le barrage tubaire.L\u2019exploration pelvienne est gênée par de multiples 1468 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C, Montréal, nov.1946 adhérences non suspectes de tuberculose.La trompe droite, courbée, légèrement dilatée, est accolée à la paroi postérieure et à l\u2019appendice.La gauche, moins volumineuse, est coudée et fortement adhérente à l'utérus.L'intervention se limite à une appendicectomie et au débridement au possible des annexes.Depuis juin 1946, Madame E.À.est la mère d\u2019un enfant en santé.Observation 9.Même après un lipiodol négatif, il peut être bon d'attendre quelques mois avant de tenter une salpingostomie.Madame L.C.a secondé cette ligne de conduite; âgée de 31 ans, mariée depuis quatre ans, son cycle menstruel n\u2019a pas varié, elle perd régulièrement pour deux jours tous les 25 à 27 jours.Le lipiodol, injecté le 21 mars 1946, nous montre une petite cavité triangulaire.L\u2019antéflexion est normale et, malgré une pression de 300 millimètres de mercure, seule la trompe droite est visualisée.Le lipiodol n\u2019atteint apparemment pas la cavité péritonéale.L\u2019injection sous pression a certainement fait œuvre thérapeutique, car depuis le 7 mai 1946 Madame L.C.est enceinte.Conclusion La stérilité est une infirmité souvent curable et, pour celui qui veut s\u2019en occuper, le succès fait vite oublier l\u2019effort.Les échecs, quoique trop fréquents, ne doivent qu\u2019encourager à pousser plus loin les examens. DYSKINESIE BILIAIRE Antonio CANTERO (Montréal).Les opérations oui sont pratiquées de nos jours sur la vésicule biliaire produisent, dans la majorité des cas, des résultats extrêmement favorables.Ceci est particulièrement vrai, quand le cholécyste contient des calculs et quand ce qui est laissé des voies biliaires demeure sans aucune altération morbide.Cependant, tous les observateurs connaissent des patients dont l\u2019histoire clinique et l\u2019exploration radiologique découvraient des troubles fonctionnels sans caleuls et qui, à l\u2019exploration, n\u2019offraient aucun aspect de modifications franchement organiques; dans ces cas, la cholécystectomie usuelle donne parfois des résultats qui ne comblent pas les espérances.Ce groupe de patients et un certain nombre de ceux qui avaient véritablement des vésicules affectées, ont connu des suites postopératoires très mauvaises dans lesquelles le chirurgien de même que le patient ont reconnu les mêmes symptômes qui existaient avant l\u2019acte chirurgical.Au cours des récentes années, le syndrome connu sous l\u2019appellation de dyski- nésie a été l\u2019objet d\u2019une grande attention.C\u2019est, au premier chef, un trouble fonctionnel du sphincter d\u2019Oddi.L'association du nom d\u2019Oddi (7) à ce mécanisme sphinctérien est due en grande partie à l\u2019étude d\u2019une fonction (1887) et au fait que cet auteur fut le premier à reconnaître sa résistance et ses relations à l\u2019action neuro-motrice de la vésicule.: Déjà, en 1725, Bianchus identifiait le sphincter et lui attribuait une action qui s\u2019opposait au passage spontané de la bile dans le duodénum.En 1879, Cage décrivait des fibres musculaires autour du canal cholédoque et autour de l\u2019ampoule de Vater chez un chat domestique.Le sphincter cholédocien est une gangue de fibres musculaires qui circonserit le canal biliaire dans toute la portion intra-murale du duodénum.La contraction tonique de cet anneau musculaire ferme le segment terminal du canal cholédoque et ainsi force la bile, constamment sécrétée par le foie, à entrer dans la vésicule.La contraction hypertrophique de la même musculature provoque la dyskinésie biliaire dont les manifestations ressemblent fort, par ses symptômes, aux douleurs de la cholécystite.Best et Hicken (1) soutiennent, d\u2019aprés les manifestations cliniques, que l\u2019action sphinctérienne du muscle d\u2019Oddi a suffisamment de force et de résistance pour empêcher le passage de la bile dans le duodénum.S\u2019il en est ainsi, on comprend qu\u2019il existe une pression intra-canaliculaire qui peut être relativement élevée.Carter, Greene et T'wiss (4) pensent que le mécanisme de la dyskinésie biliaire ne produit pas une obstruction absolue du cholédoque, mais plutôt une gêne partielle et intermittente à l\u2019action sphinctérienne.La dyskinésie équivaut en quelque sorte à ce que Cantero et Jutras (3) ont décrit dans l\u2019achalasie duodénale; l\u2019obstruction et la stase sont intermittentes et produisent dans le segment intéressé une pression excessive.McGowan et Butsch (13) appuient cette opinion. 1470 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Les facteurs étiologiques qui font apparaître la dyskinésie biliaire comme étant primitivement une perturbation dans la fonction du sphineter d\u2019Oddi et la cause des syndromes subséquents à la cholécystectomie seront analysés maintenant.FACTEURS ÉTIOLOGIQUES Dans la dyskinésie du système biliaire, 11 faut considérer: a) l\u2019évacuation de la bile; b) la «pression intra-cholédocienne (canaliculaire) ; c) la pression intra-duodénale.A) L\u2019évacuation de la vésicule biliaire.La stase peut être complète ou partielle.L\u2019inhibition fonctionnelle de l\u2019écoulement biliaire entraîne le remplissage sous tension du cholécyste au point de stimuler la-cholécystite ou même la cholé-lithiase.Le spasme du sphincter d\u2019Oddi, qui représente le trouble immédiat, résulte lui-même d\u2019une irritation duodénale, colique, pelvienne ou rénale.Les symptômes que l\u2019on rapporte dans ces cas, à la vésicule, se produisent même en l\u2019absence de toute évidence d\u2019altération pathologique.La colique résulte simplement de la surdistension causée par l\u2019occlusion.Les facteurs qui prédisposent à la stase biliaire se résument comme suit, selon Ivy (11): 1) hypertonicité du sphincter d\u2019Oddi due à un état inflammatoire ou une contraction réflexe dans la région de l\u2019ampoule de Vater; 2) renversement du péristaltisme duodénal tel qu\u2019on le rencontre fréquemment dans les obstructions chroniques et intermittentes du duodénum; 3) hypotonicité ou inactivité de la vésicule biliaire comme résultat d\u2019une diète médicale, surtout par l\u2019insuffisance d\u2019ingestion de viande grasse et de jus de fruits; 4) un canal cystique anormalement petit; 5) la présence d\u2019un sphincter sur le canal cystique; 6) la graisse qui engendre une augmentation de la pression intra-duodénale; 7) la stase muqueuse.Mirizzi (15) a récemment attiré l\u2019attention sur ce fait.La stase muqueuse dans le canal cystique est elle-même la conséquence d\u2019une forte résistance du sphincter d\u2019Oddi; elle détermine la sécrétion en excès dans les canaux extra-hépatiques, la dilatation et l\u2019hypertrophie des parois du canal cystique.B) Pression canaliculaire- Ici, les perturbations fonctionnelles du sphincter cholédocien sont en jeu.L'existence du sphincter, comme entité anatomique et fonctionnelle, a été reconnue récemment et son rôle dans la physiologie clinique des affections du tractus biliaire demeure incorrectement évalué.Il va sans dire que cette incertitude est \u2018encore beaucoup plus considérable relativement aux voies biliaires, privées de la vésicule par intervention.En ce qui concerne les voies biliaires normales, on se fera une idée de l\u2019activité motrice du tractus biliaire par l\u2019hypothèse de Doyon-Meltzer qui supposent une action réciproque; la vésicule se contracte sur un sphincter fermé et spasmodique.D'autre part, quand la vésicule a été enlevée et que de ce fait la poche sous tension n\u2019existe plus, les conditions alors se trouvent entièrement changées.La résistance du sphincter à la pression sécrétrice du foie suffit pour créer une sorte de barrage.Celui-ci, à la longue, CANTERO: DYSKINÉSIE BILIAIRE 1471 cause une pression canaliculaire considérable.Ceci est d\u2019autant plus évident qu\u2019après la cholécystectomie, on voit s\u2019établir une contraction du sphincter (10): dyskinésie hypcrsthénique.De nombreuses observations (2, 5, 8, 14, 18, 24), au cours de ces derniéres années, démontrent la contraction du sphincter cholédocien et la pression intra- canaliculaire que l\u2019on peut mesurer et qui produit la douleur de la colique biliaire.C) Pression intra-duodénale.Toute cause intrinsèque ou extrinsèque d\u2019achalasie duodénale est susceptible de créer une augmentation de la pression intra-duodénale.McGowan, Knepper, Walters et Snell (14) démontrèrent la colique biliaire s\u2019accompagnant d\u2019un spasme de la seconde partie du duodénum.On a réussi chez un certain nombre de patients atteints de dyskinésie biliaire, sans cause apparente, de mesurer et d\u2019enregistrer cette pression intra-duodénale.Chez tous cette pression intra- duodénale était élevée; en pleine crise, elle augmentait encore.Des clichés radiologiques en séries, après injection de morphine et alors que le cholédoque se trouvait opacifié en même temps que le duodénum, mirent en évidence un spasme du sphincter d\u2019Oddi associé à un spasme duodénal.Le tiers inférieur du cholédoque s\u2019obstrue brusquement et la.substance opaque reflue même dans les petites ramifications intra-hépatiques de l\u2019arbre biliaire.Récemment, Thiessen (23) a réussi à enregistrer directement ces contractions du système musculaire de l\u2019appareil biliaire.Il est important donc que la pression intra-duodénale et la.motilité duodénale rentrent en ligne de compte dans l\u2019explication et l\u2019appréciation de la colique biliaire sans cause apparente.CLASSIFICATION ET VARIÉTÉS CLINIQUES DE DYSKINÉSIE Toute tentative de classifier les dyvskinésies biliaires soulève de nombreuses controverses.Chiray, Pavel (5) et leurs élèves n\u2019acceptent pas la conception de Wesphal et insistent sur une distinction clinique des stases vésiculaires d\u2019origine fonctionnelle.Par contre, nous maintenons que ces désordres kinétiques ne présentent pas toujours des symptômes et des signes pouvant être acceptés comme représentant des entités cliniques bien distinctes.Soit qu\u2019il s'agisse d\u2019hyper-activité vagale ou d\u2019hyper-activité sympathique, une stase biliaire s\u2019établit grâce au spasme du sphincter ou par atonie de la vésicule elle-même.Par contre, une fois la vésicule biliaire enlevée, certains malades cholécystectomisés présentent une foule de malaises qui ressemblent à la dyskinésie avec stase vésiculaire.La dyskinésie biliaire peut donc se diviser en 2 groupes: A) Dyskinésie avec stase vésiculaire d\u2019origine fonctionnelle où Von distingue trois formes: 1) Dyskinésie hyperkinétique: hypermobile; hypertonique.2) Atonique (cholécystatonie de Chiray).3) Dyskinésie réflexe.B) Dyskinésie sans stase vésiculaire chez les cholécystectomisés.A) Dyskinésie avec stase vésiculaire.La stase peut se présenter sous \u2018trois formes: 1472 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 a) Stase hypotonique où les parois de la vésicule sont minces, atrophiées (cholécystatonie).La vésicule s\u2019évaçue difficilement; la bile noire n\u2019apparaît qu\u2019après injection d\u2019huile d\u2019olive.b) Hypertonicité.Les parois de la vésicule sont hypertrophiées, mais la vésicule reste petite.Il y à spasme du sphincter et concentration de la vésicule biliaire.Apres injection d\u2019huile d\u2019olive, le drainage se fait avec difficulté et provoque parfois la colique.c) Hypertonicité réflexe.La vésicule biliaire est grosse et hypertrophiée.Il y a spasme et hypertrophie du sphincter d'Oddi par stimulation nerveuse.Le réflexe peut être déclenché par un processus inflammatoire à distance tel que l\u2019appendicite chronique.Le drainage ne réussit qu\u2019à vider partiellement la vésicule- d) Atonie.La surexcitation du sympathique relâche la vésicule et le sphincter; l\u2019évacuation ne s\u2019effectue pas.C\u2019est la cholécystatonie de Chiray et Pavel.Cet état s\u2019observe fréquemment chez les sujets asthéniques avec viscéroptose.B) Dyskinésie sans vésicule.Chez les cholécystectomisés, certains présentent des symptômes qui ne sont attribuables ni à des lésions organiques des voies biliaires, ni à la lithiase ni à des lésions dans les tissus avoisinants.Chez eux la réaction physiologique anormale est la conséquence de la cholécystectomie ou d\u2019une altération fonctionnelle antérieure que la cholécystectomie a aggravée.Notons qu\u2019entre la musculeuse de la paroi de la vésicule biliaire et le sphincter d\u2019Oddi, grâce à une intervention réciproque, il s\u2019établit un équilibre neuro- physiologique excessivement sensible et facilement déséquilibré par la cholé- cystectomie.Le sphincter d\u2019Oddi tend à se réadapter, même si le réajustement n\u2019a pas lieu.De là, une foule de symptômes.Dans la majorité des cas, il s\u2019agit de femmes souvent étiquetées des névrosées; leur vésicule biliaire présente peu ou pas de lésions bien que l\u2019histoire biliaire soit assez caractéristique.La cholé- cystectomie dans ces cas ne guérit pas; même elle peut accentuer le désarroi fonctionnel.Dans ces conditions, il faudra beaucoup de prudence dans la prescription de la cholécystectomie.Le fait que, chez'ces malades, l\u2019on découvre dilatation et stase duodénales, voire une occlusion de l\u2019angle duodéno-jéju- nal (14), n\u2019éloigne pas la nécessité de chercher ailleurs.Si tous les cas étaient fouillés à fond, le taux élevé des mauvais résultats opératoires se trouverait fort diminué.DTAGNoSsTIC Le diagnostic des troubles de la motilité vésiculaire prête à confusion.Il faut essayer d\u2019établir la relation des symptômes et des données cliniques.La cholé- cystographie pratiquée dans de bonnes conditions, par ses possibilités de mettre en lumière le retard de l\u2019écoulement dans les canaux ou le degré de tonicité de la vésicule, est le meilleur agent de diagnostic des dyskinésies.Il y aura intérêt à faire agir un cholérétique puissant tel le déhydrocholin; si, sous cette influence, on obtient une rétraction du viscère avec augmentation de la densité de l\u2019image, on sera en droit de conclure à la stase par atonie.Dans certains cas même, il sera possible de découvrir, grâce à cette stimulation, de petites ondulations péristaltiques, une hyper-motilité artificielle, et même les remplissages des canaux CANTERO: DYSKINÉSIE BILIAIRE 1473 hépatiques de la dyskinésie hypersthénique; mais cette constatation est rare.Si, par hasard, on assiste à la crise, le laboratoire apportera des éclaircissements.Une réaction de Van den Bergh qui va de l\u2019indirect au direct, une sédimentation globulaire élevée, une faible rétention de bromo-phtalein signifieraient plutôt la lithiase, plus rarement le spasme du sphincter d\u2019Oddi.Dans la lithiase, il y a fièvre \u2018et frisson et les coliques sont suivies de périodes d\u2019accalmie.Dans la lithiase biliaire les malaises persistent.L\u2019état du moignon cystique explique aussi quelques coliques biliaires postopératoires.Gray et Sharpe (9), Cole et Rossiter (6) y ont constaté obs'ructions, coudures ou adhérences inflammatoires.Certains vont jusqu\u2019à croire que toute dyskinésie (sans stase) débute du résidu du canal cvstique résiduel.La dyskinésie biliaire postopératoire est, en somme, une colique fonctionnelle (16) dont les causes principales se cataloguent comme suit: a) vésicule enlevée par erreur à la suite d\u2019un diagnostic; persistance des désordres fonctionnels au sphincter cholédocien; b) maladie inflammatoire résiduelle du foie, pancréas et des canaux biliaires; c) rétrécissement des canaux extra-hépatiques; d) coudure du duodénum par adhérences; e) coudure ou obstruction du eanal cystique ou du canal cystique résiduel.| TRAITEMENT Le traitement habituel de la dyskinésie biliaire comprend le régime qui doit corriger l\u2019ensemble des fonctions digestives, les antispasmodiques doux, tels les sels biliaires.Dans la phase aiguë on évitera la morphine, qui augmente la pression intra- duodénale, et déclenche un spasme du sphincter cholédocien.Le nitrate d\u2019amyle, la glycéronitrate, voire l\u2019insuline, sont très efficaces durant la crise pour soulager la douleur.L\u2019instillation intraduodénale de sulfate de magnésie rend aussi service.Dans la dyskinésie atone, le pitressin, l\u2019injection de peptone de Witte ainsi que le drainage répété de la vésicule biliaire donnent des résultats encourageants.Quelquefois, cependant, toute cette médication ne procure qu\u2019une amélioration temporaire.Du point de vue chirurgical, la dyskinésie biliaire a été envisagée sous plusieurs aspects.Le drainage du cholédoque au moyen du tube en T fut très à la mode à une époque.On tenta ensuite la dilatation forcée du sphincter au moyen de sondes (24); cette méthode s\u2019est révélée peu satisfaisante.Pour éviter le sphincter, l\u2019on préconise la cholédo-duodénotomie (21), réalisant ainsi une dérivation de la bile vers l\u2019intestin.La sphinctérotomie endo-cholédocienne (8) fut aussi pratiquée, mais sans résultat valable.La dénervation vagale (19) du cholédoque n\u2019a donné que des succès passagers.Quelquefois, il faut réséquer le moignon du canal cystique (9).En somme, le traitement chirurgical, comme le traitement médical chez les dyskinétiques opérés, n\u2019offre guère d\u2019encouragements.Par contre, la dyskinésie 1474 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 chez les sujets opérés semble répondre mieux au drainage duodénal répété \u2018et au traitement médical qui vise au contrôle du système neuro-végétatif en désarroi.Aussi longtemps que la réciprocité nerveuse de la vésicule et du cholédoque reste intacte, la dyskinésie peut s\u2019améliorer.Conclusions Les troubles fonctionnels vésiculaires résultent, dans la plupart des cas, d\u2019un dérèglement neuro-végétatif affectant le sphincter d\u2019Oddi et la paroi du cholécyste.Les crises pseudolithiasiques dans la dyskinésie biliaire font partie du syndrome de rétention biliaire par spasme du sphincter d\u2019Oddi et par stase vésiculaire.Les résultats des cholécystectomies dépendent souvent de l\u2019état de la vésicule avant son ablation.Les séquelles postopératoires ne doivent pas être confondues avec 'le syndrome de dyskinésie que la littérature anglaise désigne par « post-cholecystec- tomy syndrome ».Les troubles d\u2019excrétion biliaire consécutifs à l\u2019exérèse du cholécyste s\u2019améliorent avec un traitement médical approprié.BIBLIOGRAPHIE 1.R.R.BEST et N.F.HICKENS: «Biljary Dyssynergia \u2014 Physiologic Obstruction of the Common Duct.» Surg.Gynec.and Obst., 61: 721, 1935.2.W.L.BUTSCH, J.M.McGOWAN et W.WALTERS: «Clinical Studies on the Influence of certain drugs in Relation to Biliary Pain and the Variations in intrabiliary pressure.» Surg.Gynec.and Obst.,, 63: 451, 1936.3.A.CANTERO et A.JUTRAS: « Achalasie duodénale.Considérations cliniques, radiologiques et thérapeutiques.» Union Médicale du Canada, 71: 16 (janv.) 1942.4.R.F.CARTER, C.H.GREENE et J.R.TWISS: Diagnosis and Management of Diseases of the Biliary Tract.Lea and Febiger, 1939.Philadelphie.5.M.CHIRAY et L.PAVEL: La vésicule biliaire et ses voies d\u2019excrétion.Masson et Cle, Paris, 1936.6.W.H.COLE et J.L.ROSSITER: « The Relation of Lesions of the Cystic Duct to Gall bladder Disease.» Am.Jour.Digest.Dis., 5: 576, 1938.7.R.COLP: «Post cholecystectomy Syndrome and its Treatment.» Bull.N.Y.Acad.of Med., 20: 2-3, 1944.8.R.COLP et H.DOUBILET: «Endocholidochol Sphincterotomy.» Surg.Gynec.and Obst., 6: 882, 1938.9.H.K.GRAY et W.S.SHARP: «Biliarv Dyskinesia: The Role played by a Remnant of the Cystic Duct.» Proc.Staff.Meet.Maye Clinic, 19: 164, 1944.10.H.A.HILL: « Functional Disorders of the Extra hepatic Biliary System: Biliary Dys- synergia or Dyskinesia.» Radiology, 29: 261, 1937.11.A.C.IVY et P.SANDBLOM: «Biliary Dyskinesia.» Ann.Int.Med., 8: 115, 1934.12.E.S.JUDD et F.C.MANN: «The Effect of removal of the Gall bladder: An experimental study.» Surg.Gynec.and Obst., 24: 437, 1917. 13 14 15 CANTERO: DYSKINÉSIE BILIAIRE 1475 J.M.McGOWAN, W.L.BUTSCH et W.WALTERS: « Pressure in the Common Bile duct in Man.» J.Am.Med.Ass, 106: 2227, 1936 .J.M.McGOWAN, P.A.KNEPPER, W.WALTERS et A.M.SNELL: «The relation of spasm of the Second portion of the Duodenum to Biliary colic » Surg.Gyn.and Obst., 66: 979, 1938.P.L.MIRIZZI: «El Conducto Cistico en la lithiasis Biliar.» Prensa, Med.Argent., 32: 2149, 1945.16.K.K.NYGAARD: « On Post cholecystectomy Colics.» Act.Chirurg.Scand., 81: 309, 1938.17 18 19 20 21 22 24 25 .R.ODDI: «D\u2019une disposition & sphincter spéciale: l\u2019ouverture du canal cholédoque.» Arch.Ital.de Biol, 8: 317, 1887._C.B.PUESTOW : « The changes in Intercholedochal pressure fol'owing cholecystectomy.» Surg.Gyn.and Obst., 67: 82, 1938.H.REICH: «Choledochal Denervation.» Surg.Gyn.and Obst., 72: 39, 1941.J.E.SUTTON: «Changes in the Intrahepatic Bile ducts following Cholecystectomy.» Ann.Surg., 65: 91, 1930.W.WALTERS et A.SNELL: Diseases of Gall bladder and Bile ducts.Saunders and Co.Philadelphie, 1940.S.WEISS: Clinical Lectures on the Gall bladder and Bile ducts.Year Book Publishers.Chicago, 1944 .N.THEISSEN: « The effects of certain drugs on the Sphincter of Oddi.» Surg.Gyn.and Obst., 82: 210, 1946.D.P.D.WILKIE: «The after results of Cholecystectomy.» Rapp.Congrès Intern.de Lithiase Biliaire, Vichy.1, 31 \u2014 1932.R.ZOLLINGER, C.D.BRANCH et O.T.BAILEY: «Instrumental dilatation of the Papilla of Vater.» Surg.Gyn.and Obst., 60: 100, 1938. DE LA DIFFICULTÉ DU DIAGNOSTIC DANS LES REACTIONS PATHOLOGIQUES DU SYSTÈME RETICULO-HISTIOCYTAIRE Germain PINSONNEAULT, Médecin à l\u2019Institut du Radium (Montréal).Une jeune femme de 25 ans se présente au dispensaire de l\u2019Institut du Radium, le 27 octobre 1958, pour une ulcération douloureuse de la vulve, qui dure depuis plusieurs mois.Elle a suivi, sans succès, un traitement médicamenteux dans un autre hôpital.Aux renseignements, on apprend que la malade y était traitée pour un « granulome vénérien ».On ajoute cependant que ce diagnostic n\u2019a pu être porté que par élimination.L\u2019intradermo-réaction de Frei, en vue d\u2019une preuve directe de la maladie de Nicolas et Favre, s\u2019est trouvée négative à plusieurs reprises.De même que la recherche des corps de Donovan et du strepto-bacille de Ducrey dans le pus examiné.La biopsie n\u2019a jamais montré que des lésions inflammatoires sub- aiguës banales, sans qu\u2019on ait pu mettre en cause aucun facteur étiologique spécifique.La recherche de Bacillus Crassus, en vue de la possibilité d\u2019une maladie de Lipschütz, et l\u2019examen bactériologique répété du pus vaginal n\u2019ort fourni aucune donnée positive.Le B.W.dans le sang est resté négatif même après réactivation.Mme P.n\u2019a pas d\u2019antécédent pathologique extraordinaire.Son père et sa mère se portent bien.Elle a 5 frères et sœurs en bonne santé.Elle est mariée et n\u2019a jamais eu de grossesse.Elle a eu ses premières règles à 13 ans et a été menstruée régulièrement jusqu\u2019à 23 ans.À partir de cette date, sans raison apparente, les menstruations ont cessé.Dans le passé de la malade, on trouve une rougeole et une coqueluche dans l\u2019enfance, une poussée de furonculose (?) dans l\u2019aisselle droite vers 1924, un abcès de la face plantaire du pied vers 1930, une adénite ou une parotidite (?) vers 1931, une stomatite de Vincent (?) en 1932 (après renseignements à l\u2019hônital intéressé, on apprend que la confirmation bactériologique de ce dernier diagnostic n\u2019a pas été faite).La malade nous dit enfin que l\u2019affection dont elle souffre actuellement est apparue la première fois à l\u2019âge de 18 ans, et qu\u2019elle a guéri en 6 mois, avec des topiques qu\u2019elle ne peut pas préciser.Etat en 1988.\u2014 L\u2019examen physique pratiqué le 28 octobre 1938 fournit les données suivantes.Femme de taille et de poids moyens.Apparence extérieure plutôt floride et favorable.Ulcération de la région clitoridienne, des dimensions d\u2019une pièce de 10 sous, profonde de 34 de centimètre, très douloureuse au palper.Fond bourgeonnant, tapissé d\u2019un enduit grisâtre.Base non infiltrée.Bords souples et décollés.Ecoulement purulent assez abondant.Petits ganglions durs, mobiles et légèrement douloureux dans les deux aines.Aucune trace d\u2019éruption cutanéo- muqueuse.Rate et foie apparemment normaux.Aucune autre constatation pathologique dans l'examen des divers appareils.Nous répétens, sans plus de résultats, les examens bactériologiques, sérologiques et histologiques pratiqués ailleurs.L\u2019hémogramme est le suivant: V.G.: 0.90 \u2014 Hémoglobine: 80% \u2014 G.B.: 7,800 \u2014 Poly.: 69% \u2014 Lympho.: 25% \u2014 Grands Mono.: 5% \u2014 Eosino.: 1% \u2014 Urines normales.\u2014 Glycémie 1 gr.40 \u2014 Calcémie.: 127 millig.\u2014 Cholestérinémie.: 1 gr.50 \u2014 Frei négatif.Aucune wn Gi GEE ree PINSONNEAULT: PATHOLOGIE DU SYSTÈME RÉTICULO-HISTIOCYTAIRE 1477 évidence de néoplasme dans la biopsie.Toutes les recherches entreprises pour -démontrer la présence d\u2019une infection mycosique sont restées vaines.Redoutant un processus malin, malgré la négativité des examens de laboratoire, nous entreprenons des séances de rœntgenthérapie.Un champ vulvaire et un champ sur chaque aine: 2,200 r.par champ.La dose de chaque champ est étalée sur une période d\u2019environ 3 semaines.Etat en 1989.\u2014 Deux mois plus tard, en janvier 1939, la lésion vulvaire est totalement cicatrisée, et les ganglions, disparus.Vers la même époque, les règles, absentes depuis 3 ans, réapparaissent et se continuent régulièrement durant les mois suivants.Ce phénomène paraît de prime abord d'autant plus singulier qu'il survient quelque temps après l\u2019irradiation bilatérale des aines, et que les ovaires ont forcément reçu une quantité importante de radiations secondaires au cours du traitement.Il peut s\u2019agir ici d\u2019une simple coïncidence, mais on a également le droit de penser au phénomène bien connu de l\u2019action excitante et régulatrice des petites doses de rayons X.sur la fonction ovarienne, ou encore de supposer un effet bienfaisant sur l\u2019état général, analogue à celui que provoquent les radiations chez les hodgkiniens.Au printemps 1939, la malade revient nous consulter pour des douleurs aiguës dans les deux cuisses.Nous pensons que le diagnostic d\u2019épithélioma vulvaire va être confirmé par la présence de métastases osseuses.À notre grande surprise, une radio, en date du 18 mars 1939, montre des lésions osseuses symétriques dans les deux fémurs, mais celles-ci n\u2019ont pas le caractère des épithéliomas métastatiques.Dans la corticale interne et supérieure du fémur droit, on trouve deux images lacunaires arrondies, d\u2019un em.de diamètre.Ces deux lésions sont accolées l\u2019une à l\u2019autre, et très nettement taillées à l\u2019emporte-pièce.La première forme une véritable cavité claire, et donne l'impression d\u2019un kyste, la deuxième est située plus superficiellement, et communique largement avec l\u2019extérieur.(Figure 1.) La médullaire ne paraît pas touchée.L\u2019os compact, au-dessus et au-dessous des lésions, a gardé un aspect sensiblement normal.Il n\u2019y a pas de réaction périostique appréciable.Dans la corticale externe de l\u2019autre fémur, au niveau du tiers moyen, on constate des altérations de même nature, mais moins marquées.À un endroit, l\u2019os compact est encoché jusqu\u2019à la moitié de son épaisseur.On dirait un fémur de cire, dans lequel le doigt a laissé des empreintes.(Figure 2.) Ces constatations radiologiques nous laissent perplexes.Il ne s\u2019agit pas de métastases d\u2019épithélioma.Celles-ci n\u2019ont pas le caractère tranché des lésions actuelles.Elles débutent dans l\u2019os spongieux et, si elles n\u2019épargnent pas la corticale, elles ne se confinent jamais à celle-ci.Le kyste osseux siège essentiellement dans la couche médullaire et au niveau de la métaphyse.Nous pensons à des lésions gommeuses syphilitiques et l\u2019idée nous vient de tenter un traitement d\u2019épreuve.Mais le B.W.négatif, l\u2019absence de commémoratifs et de stigmates, nous font abandonner ce diagnostic.Le myélome multiple cadrerait assez bien avec l\u2019aspect des lésions actuelles, mais la maladie de Kahler est une affection rare en soi, et absolument exceptionnelle avant la trentaine.Malgré tout, nous nous rabattons sur les os plats dans l\u2019espoir d\u2019y déceler des 1478 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.LF.C.Montréal, nov.1946 images de « punch ».Nous croyons en apercevoir au bassin et au crâne.Mais les lésions osseuses, si elles existent, en dehors des lésions fémorales, manquent de netteté.Or on ne peut pas penser à une maladie de Kahler chez une femme de 25 ans, avec des lésions limitées à la corticale des os longs.Nous envisageons la possibilité d\u2019une réticulose osseuse lipoïdique, mais il n\u2019y a pas de signe d\u2019intoxication thyroïdienne, ni de diabète insipide.Le métabolisme basal est normal et la cholestérinémie à 1 gr.50.Un mois plus tard, le 18 avril, nous décidons de faire de nouveaux clichés et d\u2019entreprendre un traitement d\u2019énreuve aux rayons X.Or nous sommes tout surpris de constater que les lésions osseuses ont spontanément et considérablement régressé.Celle du fémur droit laisse encore une zone épaissie un peu plus pâle, mais elle est entièrement comblée par de l\u2019os périostique néoformé.(Figure 3.) Celle du fémur gauche n\u2019est plus marquée que par une légère dépression.(Figure 4.) Le traitement de rayons X! projeté est quand même entrepris et, dès les premières séances, il paraît avoir un effet radical sur les douleurs.Les doses administrées sont de l\u2019ordre de 2,000 r.par lésion, étalées sur une période de deux mois.En juillet 1939, la malade se plaint de surdité, d\u2019otalgie et d\u2019otorrhée purulente bilatérale.L\u2019examen montre des conduits auditifs tuméfiés, douloureux, réduits à un faible pertuis qui ne permet pas l\u2019exploration des tympans. LI L UNION MEDICALE DU CANADA.BULLETIN A M.L.F.C.Montréal, nov.1946 AE ot Vos hommages el nos wvoeur a /\u2019 Union Médicale du Canada a / occasion de son soixante grongième ANnersare FRANK W.HORNER LIMITED Montréal.Canada \u2018à l'organisme que les liquides.L'on peut supporter la faim pendant des | jours et des semaines \u2014la soif est intolérable.oe \u20ac tout aussi importants que les fiquides se des organes qui servent à les filtrer eta en contrôler I équilibre dans l'économie.\u2026 Voilà pourquoi l'URASAL est important.Il assure aux reins un fonctionnement normal.Les «propriétés fintiseptit hexamine combi Tous les \u20ac ans les édeune-en nombre croissant AHomer) \u2014 Pour soulager les douleurs rhumatismales, celles de la région des reins\u2014et la goutte \u2026 lithium, du citrate.de ithiom \u20ac of dela pipé zine, FRANK W.HORNER LIMITED PINSONNEAULT: PATHOLOGIE DU SYSTÈME RÉTICULO-HISTIOCYTAIRE 1481 Nous montrons la malade à un otologiste notoire.Celui-ci nous déclare péremptoirement qu\u2019il s\u2019agit de furonculose du conduit auditif externe.En désespoir de cause, nous irradions les conduits auditifs.Les rayons X ont le même effet sédatif sur les lésions du conduit auditif que sur les lésions du fémur.Vers le milieu de l\u2019été, tous les troubles fonctionnels locaux ont disparu.A l\u2019automne de la même année (1939), survient un symptôme nouveau, d\u2019ordre général, qui va, semble-t-il, orienter le diagnostic.La patiente se plaint d\u2019une soif irtense, avec mictions abondantes et fréquentes.Elle nous dit absorber, certains jours, plus de deux gallons de liquide.Les urines ont une densité à 1,002 et ne renferment ni sucre ni albumine.La glycémie est de 2 gr.50.Nous pensons à une réticulose lipoïdique du type Schüller-Christian.Mais il y a l\u2019ulcération vulvaire! Cette malencontreuse lésion réapparaît à la fin d\u2019octobre, et le 7 novembre la malade nous revient.Elle ne veut plus entendre parler de biopsie et de diagnostic.Elle ne demande qu\u2019une chose: des traitements de rayons X « dans le genre de ceux qu\u2019elle a déjà eus » et qui l\u2019ont débarrassée de ses douleurs.Nous nous rendons à ses désirs et nous profitons de l\u2019occasion pour vérifier l\u2019état des fémurs traités au mois de juillet.Le fémur gauche présente des irrégularités dans la corticale.Dans la couche compacte interne et supérieure du fémur droit, exactement à l\u2019endroit des premières lésions déjà observées et qui paraissent cicatrisées sur le cliché du 18 avril, on trouve deux cavités arrondies d\u2019un centimètre de diamètre.(Figure 5.) Elles siègent dans le voisinage immédiat l\u2019une de l\u2019autre.La cavité inférieure est vue de profil et intéresse la moitié externe de l\u2019épaisseur de la corticale.La cavité supérieure est vue de face et son fond empiète nettement sur la spongieuse qui a réagi par une mince bande de condensation.L'architecture de la médullaire ne paraît pas par ailleurs modifiée.Un nouveau cliché du crâne ne donne pas d\u2019image pathologique plus nette que le premier.L\u2019ulcération vulvaire est irradiée entre le 8 et le 17 novembre.La dose administrée est de 1000 r.Le résultat est excellent.Chaque fois que la malade reçoit des rayons X, il se produit une amélioration non seulement locale, mais générale.La chose est absolument remarquable et rappelle ce qui se passe dans la leucémie et la lymphogranulomatose.Etat en 1940.\u2014 De novembre 1939 à juin 1940, la patiente est perdue de vue.Nous la retrouvons dans l\u2019été 1940.Elle nous apprend qu\u2019elle souffre de nouveau de son ulcère vulvaire et de son oreille gauche.En même temps, est apparue une poussée de ganglions douloureux dans l\u2019aisselle droite et dans la région cervicale droite.Nous prélevons un ganglion superficiel du cou pour fins de biopsie et nous irradions les ganglions de l\u2019aisselle.Le ganglion examiné n\u2019apporte aucun renseignement utilisable, et quand nous voulons en prélever un autre, du groupe axillaire, celui-ci est à peu près disparu sous le traitement.Les doses de rayons X: administrées durant l\u2019été de 1940 sont de 2,200 r.sur la vulve, 2,500 r.sur l\u2019aisselle, et 600 r.sur le conduit auditif gauche.Une radiographie du fémur droit, en date du 22 août 1940, montre un simple épaississement de la corticale à l\u2019endroit des grosses lésions constatées le 7 novembre 1939.(Figure 6.) Etat en 1941.\u2014 Notre infirmière chargée du service social, à la suite d\u2019une visite à domicile en janvier 1941, nous apprend que Mme P.est enceinte et 1482 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 qu\u2019elle se porte bien.L'accouchement a lieu en avril.L'enfant est à terme et parfaitement constitué.Tout reste dans l\u2019ordre jusqu\u2019à l\u2019automne 1941.Les plus longues périodes de répit paraissent survenir après les plus fortes doses de rayons X, À cette date, apparaissent des douleurs dans les fémurs.La radio montre un épaississement de la corticale interne du fémur droit, et une vaste encoche de la corticale interne du fémur gauche.(Figure 7.) Même traitement: 800 r.sur chaque lésion et même résultat que précédemment.Etat en 1942, \u2014 Au début de l\u2019année 1942, les accidents se produisent du côté de la vulve.On trouve dans la région clitoridienne une ulcération en forme de crevasse de 4 em.de longueur, reposant sur un fond induré, probablement formé de tissus cicatriciels anciens.La malade ne veut pas entendre parler de biopsie.Rœntgenthérapie du 17 février au 20 mars.Dose totale: 1,900 r.Fin avril, l\u2019ulcération est cicatrisée.ÀA l\u2019automne de 1942, nouveaux accidents ganglionnaires, cutanéo-muqueux et osseux.Dans la région clitoridienne, on observe une ulcération profonde en sillon, à bords indurés, à fond bourgeonnant et tapissé d\u2019un enduit grisâtre.Le clitoris et les petites lèvres ont disparu et l\u2019ulcération s\u2019étend superficiellement PINSONNEAULT: PATHOLOGIE DU SYSTÈME RÉTICULO-HISTIOCYTAIRE 1483 jusqu\u2019à la commissure postérieure.Il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie inguinale.Le long de la chaîne lymphatique jugulaire droite, il y à 3 ou 4 nodules du volume d\u2019une bille.L\u2019examen de l\u2019oreille gauche montre un conduit auditif à parois tuméfiées, très rétréci et très douloureux, avec écoulement purulent discret.Le reste de l\u2019examen clinique objectif ne fournit que des données négatives.La lésion vulvaire a été vue au dispensaire de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu par le docteur Meunier.Un fragment a été prélevé et examiné par le docteur J.-L.Riopelle.Nous citons le texte de son rapport: « Fragment de paroi vaginale.Biopsie d\u2019une muqueuse malpighienne comprenant 1°) un épithélium œdémateux et hypercanthosique et 2°) un chorion œdémateux et congestif, dont les interstices sont occupés par des plasmocytes, des éléments mononucléés à noyau plus ou moins déformé, des polynucléaires neutro ou éosinophiles, et de très rares cellules géantes.« À certains endroits, où le revêtement est exulcéré, le chorion est transformé en un véritable tissu de granulation.« En somme, rien de néoplasique dans le prélèvement.D\u2019après ses caractères généraux, cette lésion aurait sans doute été étiquetée autrefois esthiomène de la vulve.Comme on tend à admettre que la majorité, sinon la totalité, de ces affections est due au lymphogranulome vénérien, il serait bon de faire une réaction de Frei.» (Signé: Dr J.-L.Riopelle.) Un examen radiologique du squelette est pratiqué à l\u2019Institut du Radium le 21 octobre 1942.Il ne montre rien de pathologique sur le crâne (?), les os des membres supérieurs, le bassin et la colonne dorso-lombaire.Sur la corticale antérieure externe et moyenne du fémur droit, on trouve une lacune arrondie de 2 cm.de longueur par 7 millimètres de profondeur.(Figure 8.) Sur la corticale interne, on constate un amincissement important, avec une réaction périostique interne, qui s'étend sur une longueur de 8 à 10 centimètres.Sur le fémur gauche vu en profil, l\u2019aspeet raboteux de la corticale est encore plus frappant (figure 9), et à l\u2019union du tiers moyen et du tiers supérieur de la diaphyse, on aperçoit, vue par transparence, une niche de la face interne, de 34 de centimètre de diamètre.La couche médullaire apparaît intacte.Le traitement aux rayons X, commencé le 21 octobre 1942, s\u2019est terminé le 29 janvier 1943.Il a comporté 5 champs.Conduit auditif gauche: 1,500 r.Fémur gauche supérieur: 2,500 r.Fémur gauche inférieur: 2,500 r.Fémur droit: 1000 r.Vulve: 2,500 r.Etat en 19/3.\u2014 Un examen pratiqué le 17 avril 1943 fournit les renseignements suivants: l\u2019ulcération vulvaire est tout à fait cicatrisée.Il n\u2019y a pas d\u2019'hypertrophie ganglionnaire.L\u2019examen physique des divers appareils est négatif.La polydypsie et la polyurie existent encore, mais moins marquées.La malade n\u2019est plus menstruée depuis 3 mois.Elle n\u2019est pas enceinte.Elle éprouve encore de temps en temps de vagues douleurs dans son fémur droit.Un examen de sang pratiqué par le docteur Gaston Gosselin fournit les données suivantes: albumine 4.75%; globulines: 2 gr.34% ; protéines totales: 7 gr.09% ; calcémie: 12 mgr.% ; phosphatase: 2.58 unités; phosphatémie: 3.78%.Un examen radiologique est pratiqué par le docteur Allaire, le 18 février 1943.Nous citons le texte de son rapport: 1484 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 « Crâne-stéréo de face et de profil: petite zone de raréfaction osseuse d\u2019environ 1 em.de diamètre, située dans la paroi antérieure verticale du frontal gauche, un peu au-dessus de la bosse frontale.Pas de lésion décelable du reste du crâne.« Poumons: sans lésion pathologique appréciable.« Fémur droit: à 15 em.du sommet du trochanter, sur la diaphyse fémorale, bord antérieur et externe, on note dans la corticale épaissie une petite échancrure en forme de croissant: c\u2019est la seule lésion active actuelle décelable.« Fémur gauche: 3 environ 3 em.du sommet du petit trochanter sur la diaphyse fémorale, bord interne et postérieur, commence une réaction assez intense de la corticale, qui descend sur une longueur d\u2019environ 10 em.: c\u2019est une large échanerure s\u2019imprimant dans la corticale épaissie.Cette échancrure se remplit plus ou moins d\u2019un tissu moins dense que celui de la corticale; réaction ostéopériostée tendant à l\u2019ossification.« Mains droite et gauche : normales.» Etat en 194}.\u2014 Dans les premiers mois de l\u2019année 1944, la malade a été menstruée.Les signes de diabète insipide sont inexistants.L\u2019ulcère vulvaire n\u2019est pas réapparu.La malade se plaint de surdité, d\u2019otalgie gauche et d\u2019une vague douleur à la marche dans la cuisse droite.Au mois d\u2019avril, elle présente une éruption eczématiforme de la nuque et du cuir chevelu, avec une poussée ganglionnaire le long des deux chaînes jugulaires.Nous sommes confiants que, cette fois-ci, la biopsie d\u2019un ganglion va nous apporter des éclaircissements.L\u2019échantillon est envoyé au laboratoire d\u2019Anatomie de l\u2019Hôtel-Dieu et examiné par le docteur Kiopelle.Voici le résultat de ses constatations: « Biopsie d\u2019un ganglion lymphatique mesurant 8 mm.de longueur sur 6 mm.de diamètre.«Au microscope, on observe une dilatation formidable des voies et sinus ganglionnaires.Cette dilatation porte à la fois sur les sinus corticaux et sur les sinus médullaires.Dans les sinus distendus, on note un liquide albumineux mêlé de globules rouges, de polynucléaires neutrophiles en grand nombre ainsi que de très nombreux éléments de la série histio-monocytaire.Un grand nombre de ces éléments phagocitent des débris de noyaux.«Il existe au surplus quelques cellules géantes et ces cellules sont du type des cellules géantes à corps étrangers.Les cordons lymphoïdes sont plus ou moins comprimés et atrophiés par la dilatation des sinus.«En somme, énorme stase lymphatique avec exsudation de polynucléaires et avec phagocitoses.» (Signé: Dr.J.-L.Riopelle.) Etat actuel.\u2014 Mme P.se porte présentement bien.Elle a pris, ces dernières années, un embonpoint considérable.À part une légère surdité et de vagues douleurs à la marche au niveau des cuisses, elle n\u2019accuse aucun trouble fonctionnel.L\u2019ulcère vulvaire n\u2019est pas réapparu depuis 1942.Il n\u2019y a plus de poly- dypsie ni de polyurie.Les menstruations sont absentes depuis 3 ans.Dans la région cervicale gauche, on trouve quelques ganglions hypertrophiés. PINSONNEAULT: PATHOLOGIE DU SYSTÈME RÉTICULO-HISTIOCYTAIRE 1485 Le printemps dernier, les accidents coutumiers se sont produits du côté de l\u2019oreille gauche.La malade a été vue par le docteur Luc Mailloux.On a vainement tenté de rnettre en évidence un facteur étiologique spécifique par l\u2019examen du pus.+ * * Cette observation, malgré ses lacunes, nous a paru intéressante à rapporter.L\u2019allure nettement systémique de l\u2019affection, sa chronicité, la variété et la multiplicité des lésions, leur tendance spontanée à la guérison, leur radiosensibilité, leur prédilection pour les systèmes osseux et lymphatique, l\u2019absence constante de tout facteur éticlogique spécifique ordinaire, sont autant de conditions qui nous portent à rattacher le cas à la lymphogranulomatose bémigne de Schaumann.La difficulté de mettre en évidence l\u2019élément histologique caractéristique de la maladie n\u2019a rien d\u2019extraordinaire, si on jette un coup d\u2019œil sur l\u2019ensemble de la littérature qui y a trait !.On ne doit pas perdre de vue par ailleurs la fragilité du cadre noso- graphique actuel des affections du système réticulo-histiocytaire.Malgré des tentatives savantes de classification, basées plus ou moins sur des nuances histologigues 2, les « lymphadénies » continuent de rester, comme au temps de Trousseau, un mystére pour la médecine et une béte noire pour les cliniciens.1.G.Pinsonneault: «La Iymphogranulomatose bénigne de Schaumann.» I'Union Médicale du Canada, 72: 660-667 (juin) 1943.(Bibliographie) 2.P.Cazal: « La réticulose histomonocytaire et ses limites nosologiques.» Revue Canadienne de Biologie, 5: 48-71, 1946.(Bibliographie) L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE Considérations anatomiques, cliniques, radiologiques et pathogéniques sur une lésion, jusqu'ici négligée, de la vésicule biliaire.Joseph-Luc RIOPELLE, Anatomo-pathologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.INTRODUCTION Il est classique de noter en histologie la relative pénurie des fibres élastiques dans la paroi du tube digestif postérieur.La même remarque s\u2019applique à la vésicule biliaire, organe annexe du canal alimentaire.Si l\u2019on examine à faible grossissement des préparations microscopiques de vésicule normale, après coloration élective de l\u2019élastine, on croira d\u2019abord à un échec de technique.Il faudra recourir aux forts grossissements pour observer, en dehors des parois vasculaires, un réseau élastique très peu abondant, localisé principalement entre les fibres musculaires de la tunique moyenne.Cette particularité histologique de la paroi du cholécyste explique sans doute pourquoi les pathologistes ont porté si peu d\u2019attention aux variations morbides de l\u2019élastine au cours des lithiases et des cholécystites.A notre connaissance Chiray et Pavel ont été les premiers, en 1936, à consacrer à ce sujet une illustration ainsi qu\u2019un trop court commentaire.Depuis, en 1942, dans un mémoire consacré aux proliférations nerveuses de la vésicule, l\u2019auteur du présent travail avait noté, dans certaines cholécystites chroniques mutilantes, l\u2019association de multiples névromes d\u2019amputation du plexus fondamental avec une forte surcharge élastique de l\u2019adventice vésiculaire.Pourtant, si l\u2019on colore une série de vésicules chirurgicales plus ou moins altérées, on observera souvent une augmentation très nette du tissu élastique.Cette élastose est, déjà perceptible au plus faible grossissement.Sa topographie et son abondance varient suivant les spécimens.Le plus souvent, elle existe en quantité modérée ou faible et prédomine au niveau de la tunique musculaire sous forme de foyers ou de traînées multiples.En même temps, on peut apercevoir avec plus d\u2019attention un nombre un peu plus grand de fibres élastiques éparses dans le tissu conjonctif commun du chorion et surtout de l\u2019adventice.Plus rarement, c\u2019est dans l\u2019adventice que prédomine l\u2019élastose.Elle se manifeste alors sous forme de nappes très étendues et d\u2019une épaisseur parfois considérable.Dans ces cas, on en voit aussi un excès à tout le moins léger dans la musculeuse et le reste du tissu conjonctif commun.Aussi est-on justifié de considérer la localisation au péricholécyste comme la forme complète de la lésion.Signalons enfin pour n\u2019avoir pas à y revenir un épaississement occasionnel de la tramule élastique du péritoine vésiculaire.Cette dernière lésion ne nous retiendra pas, car elle n\u2019est pas spéciale à la vésicule et nous paraît au surplus offrir peu d\u2019intérêt.-» > RIOPELLE: L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1487 Il n\u2019en est pas ainsi, à notre avis, des élastoses de la paroi vésiculaire proprement dite.Nous essaierons de démontrer au cours de ce travail qu\u2019elles ne constituent pas une simple curiosité anatomique.Leur étude est au contraire susceptible d\u2019éclairer certains points de la physio-pathologie du cholécyste.A ce titre, nous nous croyons justifié d\u2019en publier les résultats dans ce journal.La signification physio-pathologique de l\u2019élastose, ses caractères cliniques, ses aspects radiologiques ne se manifestent avec évidence qu\u2019à certaines conditions.Elles éclhiapperont à l\u2019analyse si l\u2019on s\u2019attache à l\u2019observation des lésions minimes mêlées d\u2019ailleurs à d\u2019autres altérations graves de la vésicule.Il faut étudier la lésion à l\u2019état pur, c\u2019est-à-dire, dissociée dans la mesure du possible de toute modification adventice et dans sa plénitude, c\u2019est-à-dire, sous sa forme complète.À ce prix, se dégageront certaines corrélations anatomo-cliniques et certaines conclusions pathogéniques dont l\u2019exposé fait l\u2019objet de ce travail.MATÉRIEL ET MÉTHODES Les données exposées présentement sont tirées d\u2019une série de 592 cas de lithiase et de cholécystite, opérés de janvier 1944 à juillet 1946, dans le service chirurgical de !\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.L'étude anatomique a porté sur 575 vésicules, plus d\u2019une quinzaine de spécimens ayant été trouvés inutilisables.Toutes ces pièces ont été préparées de la façon suivante, conformément à la méthode employée couramment au laboratoire d\u2019anatomie-pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu.À quelques rares exceptions près, les vésicules sont vidées de leur contenu aussitôt après leur exérèse.Elles sont ensuite sectionnées longitudinalement à l\u2019état frais, afin de faciliter la pénétration du fixateur.Elles sont aussitôt plongées dans le liquide de Bouin ou de Brasil, plus rarement dans le formol salé ou le Muller-formol.Règle générale, on évite de les étaler sur carton, afin de leur permettre d\u2019obéir à leur rétractilité propre.Après fixation, on note la longueur du spécimen, puis on procède au prélèvement de trois blocs, correspondant respectivement à la coupe totale transversale du fond, du corps et de l\u2019infundibulum de l\u2019organe.Dans les cas plus rares où la pièce a été étalée à plat, la coupe totale est orientée longitudinalement du col au fond de la vésicule.Après inclusion à la paraffine, les préparations histologiques sont colorées à l\u2019hémalun, érythrosine, safran.C\u2019est sur les coupes ainsi obtenues que fut pratiquée une première revision générale des 575 vésicules utilisables.Le diagnostic positif ou présumé d\u2019élastose était ensuite contrôlé par des colorations électives.Grâce à cette revision nous avons rassemblé 29 cas auxquels fut ajouté, pour compléter à 30, un cas particulièrement démonstratif, observé à la fin de l\u2019année 1943.Croyant ce nombre suffisant pour les buts envisagés dans ce travail en particulier pour fin de computations statistiques, nous avons négligé de puiser dans la série déjà longue des vésicules extirpées avant cette date.La sélection de ces trente cas fut suivie de leur étude clinique, radiologique et microscopique.Les constatations histologiques furent effectuées avec les procédés les plus variés, entre autres, au moyen des techniques trichromiques de Masson et des méthodes sélectives de mise en évidence à l\u2019élastine, orcéine, fuchsine-résorcine de Weigert, perchlorure de fer de Verhoeff, ete. 1488 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Comme matériel de comparaison, nous avons utilisé quelques pièces d\u2019autopsies et surtout la même collection de vésicules chirurgicales de 1944 à juillet 1946 avec la série correspondante des données cliniques et radiologiques.Nous avons aussi confronté notre groupe de cas avec tout ou partie de cette collection sous divers aspects anatomiques et cliniques, tels que structure, Âge moyen, durée d\u2019évolution, ete.DESCRIPTION DE LA LESION Rien ne permet, à l\u2019œil nu, d\u2019affirmer l\u2019existence d\u2019une élastose vésiculaire: La longueur moyenne des spécimens est de 7 cms 7, avec une variation de 5 à 15 cms.Celle des pièces chirurgicales de contrôle est de 8 cms 5, avec une variation de 5 à 15 cms.Si l\u2019on se souvient des conditions dans lesquelles s\u2019effectuent les mesures, on peut croire que la différence moyenne résulte de la rétractilité plus grande des vésicules atteintes d\u2019élastose, car la série de comparaison comporte un certain nombre de cas de péricholécystite fibroplastique, partant, de spécimens rigides, non rétractiles.L\u2019épaisseur moyenne de la paroi est de 2 mm.6, et varie de 1 mm.25 à 4 mm,, tandis que le matériel de comparaison fournit un chiffre moyen de 2 mm.8, avec des chiffres extrêmes de 0 mm.5 à 5 mm.Les variations beaucoup plus grandes de cette dernière série tiennent au fait qu\u2019elle comporte à la fois des cas de cholélithiase sans grande altération pariétale, et des cas de cholécystite chronique scléro-hypertrophique.L\u2019épaississement des vésicules atteintes d\u2019élastose est modéré mais plus uniforme tant dans les divers spécimens que dans toute l\u2019étendue d\u2019une même pièce.A noter enfin que la litlhiase est constante; il s\u2019agit en règle de plurilithiase avec calculs à facettes.La vésicule renferme au surplus, dans la majorité des cas, une bile plus ou moins fortement teintée de pigment biliaire.Plus rarement, le contenu est incolore.Un seul spécimen a été étiqueté hydrocholécyste par l\u2019opérateur.En somme, les particularités macroscopiques sont peu caractéristiques, ou n\u2019offrent, en tout cas, rien de pathognomonique.L\u2019élastose du cholécyste échappe à peu près complètement à la détection histologique si l\u2019on emploie des colorations rudimentaires, comme l\u2019hématéine, éosine.Les procédés de coloration différentielle du collagène permettent au contraire de déceler cette lésion, pour peu qu\u2019elle ait atteint un degré suffisant d'intensité, et que l\u2019on soit averti de son existence.Ainsi, à moyen grossissement, avec la coloration combinée à l\u2019hémalun, érythrosine, safran, méthode couramment employée à l\u2019Hôtel-Dieu, la lésion se manifestera au niveau de l\u2019adventice sous forme de traînées ou de bandes rosâtres, s\u2019allongeant en dehors de la tunique musculaire et tranchant par sa couleur sur le fond jaune-orangé du collagène.On croirait volontiers, au premier coup d\u2019œil, à la présence d\u2019un exsudat fibrineux comme on peut en observer à l\u2019occasion dans la même région de la vésicule.En cas de doute, des colorations électives, orcéine, fuchsine-résorcine de Weigert, trancheront le diagnostic en faveur de l\u2019élastine.Bien entendu, tous les cas étudiés ici ont été vérifiés par ces méthodes de contrôle.Les traînées néoformées de fibres élastiques abondent dans l\u2019adventice en direction parallèle ou légèrement oblique par rapport à la limite extrême de la musculeuse.Elles tendent à la circonserire complètement et à former une gaine continue doublant extérieurement la tunique moyenne.(Fig.1 et 2.) RIOPELLE: L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1489 Frc.1.\u2014 Spécimen 776-44 Coloration, fuchsine-résorcine de Weigert.Grossissement : x25.Elastose systématisée adventitielle et musculaire.Vésicule à musculeuse doublée extérieurement par une gaine élastique continue, légèrement ondulée.Cette gaine élastique néoformée occupe la zone périmusceulaire de l\u2019adventice, tandis que le tissu celluleux de la séreuse ne présente qu\u2019un certain degré d'adipose.Dans la musculeuse, certains faisceaux musculaires restés en place sont le siège d\u2019une sténose interfibrillaire tout à fait nette.Fic.2.\u2014 Spécimen 1256-45.Fuchsine-résorcine de Weigert.x25.Elastose systématisée adventitielle et musculaire, avec cicatrices de la musculeuse et névromes d\u2019amputation.Noter.dans le péricholécyste, au voisinage de la tunique moyenne, une bande ondulée formée de fibres élastiques parallèles.Ici et là, dans l\u2019épaisseur de cette traînée élastique et dans son voisinage immédiat, présence de névromes d\u2019amputation dont un particulièrement gros, au centre de la figure.Dans la tunique moyenne présence de régions noirâtres répondant à des zones d\u2019élastose musculaire.En bas, adipose du tissu celluleux de la séreuse. 1490 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Si l\u2019on cherche à préciser les caractères de la lésion on se rendra d'abord compte des particularités de sa localisation dans la couche externe de la vésicule biliaire.On sait que cette tunique se divise, des points de vue anatomique et fonctionnel, en une lame conjonctive périmusculaire et en une couche plus lâche de tissu celluleux appartenant à la séreuse de l'organe.C\u2019est dans le tissu conjonctif périmusculaire que l\u2019on observe la néoformation des fibres élastiques, tandis que le tissu celluleux de la séreuse se montre soit intact, soit sclérosé.Il existe d\u2019ailleurs avec la musculeuse plus que des rapports de voisinage.S\u2019il est vrai que la lésion apparaît séparée dans son ensemble des faisceaux les plus externes de la musculeuse, par une cloison conjonctive continue avec le tissu du soutien du muscle, un examen tant soit peu attentif montrera la fréquence de faisceaux musculaires obliques, allant se perdre dans le tissu élastique ou s\u2019anastomosant Fe Fic.3.\u2014 Spécimen 2044-44.Fuchsine-résorcine :de Weigert.x400.Elastose adventitielle.Cliché destiné à démontrer la colorabilité élective des fibres, d\u2019après la méthode de Weigert, leur arrangement organoïde en faisceaux de fibres ondulées.avec lui.On trouvera souvent des fascicules musculaires aberrants dans le tissu conjonctif.Parfois même, comme dans la description de Chiray et Pavel, la néoformation sera formée dans toute son étendue d\u2019un mélange de fibres élastiques et de fibres musculaires lisses très jeunes, en voie de différentiation.Notons enfin qu\u2019en de multiples endroits les fibres élastiques se prolongent plus ou moins loin entre les fibres musculaires de la musculeuse.Il existe donc, entre la museu- lature et les nappes élastiques du péricholécyste, une association intime, plutôt que de simples relations de contiguïté.Etudiée dans sa structure et sa constitution, la lésion d\u2019élastose du péricho- lécyste se présente exceptionnellement sous forme d\u2019amas de fibres entremélées et partiellement agglomérées d\u2019aspect dégénératif.Elle se montre presque partout formée d\u2019un assemblage de fibres grêles, très finement ondulées, agencées en faisceaux.La majorité de ces fibres possède toutes les affinités tinctoriales de l\u2019élastine et se colore entre autres par l\u2019orcéine, contrairement à cette substance fondamentale dégénérative connue sous le nom d\u2019élacine depuis Unna.(Fig.3.) RIOPELLE: L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1491 Bref, considérée dans sa topographie, dans ses relations avec la musculature, dans sa configuration et sa texture propre, l\u2019élastose du péricholécyste possède les caractères d\u2019une néoformation organoïde, plutôt que d\u2019une simple lésion dégénérative.A la production adventitielle d\u2019élastine s\u2019associe constamment un excès variable de la même substance soit dans la musculeuse, soit dans le tissu conjonctif commun.Ces deux localisations de l'hypergénèse élastique s\u2019observent communément dans la lithiase et la cholécystite.Dans la musculeuse la lésion se présente sous des aspects variables.Elle n\u2019affecte d'habitude qu\u2019un petit nombre de faisceaux, en tout ou en partie.Le plus souvent, on observe alors un fort épaississement du tissu élastique inter- Frc.4.\u2014 Spécimen 776-44.Weigert.x200.Elastose musculaire et adventitielle.Au centre de la préparation, les faisceaux musculaires restés en place sont le siège d\u2019une élastose interstitielle marquée.En bas, forte élastose adventitiellee A noter à gauche une | artériole bifurquée dont l\u2019intima commence à s\u2019épaissir.fibrillaire avec persistance des fibres musculaires.Moins souvent, le faisceau musculaire est localement interrompu par disparition des fibres musculaires.Alors, la continuité est assurée par un tractus plus grêle d\u2019élastine, représentant l\u2019armature persistante et densifiée dudit faisceau déshabité de ses fibres musculaires.Parfois enfin, on observe une brèche étroite ou large occupant toute l\u2019épaisseur de la musculeuse et comblée par une cicatrice riche en fibres élastiques.Pour ce qui est de l\u2019hypergénèse élastique du tissu conjonctif commun, il s\u2019agit d\u2019une lésion discrète et diffuse, sans caractères architecturaux particuliers.À côté de ces lésions systématisées, il est fréquent de constater, au niveau de l\u2019infundibulum vésiculaire, sous les ulcérations provoquées par la compression 1492 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 des calculs, des nappes ou des amas compacts de fibrilles élastiques orientées dans tous les sens.Ces accumulations forment aux colorations courantes des plages d\u2019aspect hyalin, remplaçant tout ou partie des éléments normaux de la paroi.Elles sont manifestement de nature dégénérative.Dans la moitié des cas présentement étudiés, la réaction inflammatoire pariétale est nulle ou insignifiante.La muqueuse est régulièrement modifiée, éventualité habituelle dans la lithiase ou la cholécystite de longue durée.Dans le tiers des cas, l\u2019altération se réduit à un raccourcissement ou un effacement des replis, avec ou sans sciérose du chorion; dans un autre tiers des spécimens, on observe la néoformation glandulaire connue sous le nom de cholécystite glandulaire proli- férante.Dans les vésicules restantes, la muqueuse est ulcérée, ou trop écrasée Fic.5.\u2014 Spécimen 1256-45.x100.Fort grossissement du névrome d\u2019amputation placé au centre de la fig.l' dans une faille du tissu élastique.Les névromes d\u2019amputation des plexus profonds intramuraux sont particulièrement fréquents dans l\u2019élastose.Ils sont l\u2019expression d\u2019un morcellement du plexus susceptibles de nuire à la coordination de la contraction des faisceaux de la musculeuse par interruption de voies de conduction et d'association.pour se prêter à l\u2019examen! Dans quatorze cas sur trente, la musculeuse apparaît interrompue et mutilée par des cicatrices, tandis que dans le reste des spécimens cette tunique est continue, mais le plus souvent atteinte d\u2019hypertrophie ou de sclérose interfasciculaire.À noter enfin la fréquence de l\u2019endartérite végétante, et surtout de lésions d\u2019hyperplasie nerveuse (fig.5), affectant le plexus adven- titiel de la vésicule, ou les branches musculaires de ce dernier.Ces lésions, en tout semblables aux névromes d\u2019amputation, ont été décelées dans la moitié de nos spécimens. RIOPELLE: L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1493 DONNÉES CLINIQUES ET RADIOLOGIQUES Du point de vue étiologique, on note la prédominance marquée du sexe féminin (9 femmes pour 1 homme).C\u2019est là un fait en soi peu surprenant, étant donnée la fréquence beaucoup plus grande de la lithiase et de la cholécystite dans le sexe féminin (près de 7 femmes pour 1 homme dans notre collection de 592 cas chirurgicaux).Bien entendu, notre série de cas d\u2019élastose est trop courte pour que l\u2019écart de 9 à 7 possède une signification statistique.Dans le groupe que nous étudions, l\u2019âge des sujets est compris entre 33 et 68 ans, tandis que la variation est de 17 à 75 ans, dans notre série de contrôle.Plus intéressant à considérer est l\u2019Âge moyen des patients lors de l\u2019opération: le chiffre de ce dernier est de près de 52 ans, tandis que celui de notre matériel de contrôle, dans les mêmes conditions, est de 45 ans, différence statistiquement significative.D\u2019une brève revision de la symptomatologie ressortent les deux remarques suivantes: 1) dans l\u2019ensemble, l\u2019histoire clinique est moins caractérisée par l\u2019intensité des phénomènes douloureux spontanés, à type de colique hépatique, que par des douleurs plus atténuées ou par des troubles digestifs réflexes du moins dans ses derniers stades; 2) si la symptomatologie est floue et relativement discrète, sa durée moyenne est nettement plus longue que celle de l\u2019ensemble des lithiases et des cholécystites.Ainsi, dans notre série, le début apparent du syndrome biliaire remontait en moyenne à 7.5 ans avant l\u2019opération, tandis que la durée préopératoire moyenne des troubles vésiculaires était de 3.8 ans dans une série de 30 cas pris au hasard.Les courtes notes opératoires consignées aux dossiers nous apprennent que dans la moitié des cas, la vésicule apparaît augmentée de volume.On lui applique alors les qualificatifs suivants: vésicule grosse, grande, très longue, distendue, et même, dans un cas, hydrocholéeystique.Une seule fois on note une vésicule petite, bourrée de calculs.Dans le quart des protocoles, on note un calcul enclavé dans le cystique ou le col.Trois fois on mentionne un cholédoque dilaté, renfermant un ou plusieurs calculs.Dans près de la moitié des cas, il existait quelques adhérences.La chôlécystographie par voie orale est pratiquée chez 20 des patients.Treize fois la vésicule demeure tout à fait inopacifiable; cinq fois, l\u2019opacification est à peine discernable ou très indistincte.Le docteur Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu, dont on connaît la grande compétence en matière de radiologie digestive, étudie présentement dans le détail les caractères radiologiques des vésicules atteintes d\u2019élastose.PATHOGÉNIE Les causes de l\u2019élastose vésiculaire et leur mécanisme d\u2019action nous échappent encore en grande partie.Les constatations relatées plus haut suggèrent certaines interprétations pathogéniques qu\u2019il nous faut exposer brièvement.Une première possibilité que nous ne mentionnons que pour l\u2019éliminer est celle d\u2019une dystrophie sénile.Cette hypothèse est suggérée d\u2019une part par l\u2019âge moyen plus avancé des sujets opérés atteints d\u2019élastose du péricholécyste, d\u2019autre part, par l'existence bien connue de l'élastose cutanée des vieillards, altération de nature dégénérative. 1494 L'UNION MEDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Toutefois, l\u2019atrophie cutanée sénile est caractérisée par la destruction de l\u2019arrangement organoïde du tissu élastique, par la perte des affinités tinctoriales typiques de l\u2019élastine désormais transformée en élacine, par la formation de massifs volumineux et compacts de cette substance dégénérative.Au niveau du cholécyste, on peut observer parfois des évolutions dégénératives.Le plus souvent, au contraire, l\u2019élastose possède des affinités colorantes typiques de l\u2019élastine, ainsi qu\u2019un arrangement organoïde tout à fait net.D'ailleurs, la fréquence d\u2019anyarition de cette lésion et son intensité suivant l\u2019âge suggèrent une distribution qui répète avec un certain retard celle des lithiases et des cholécystites dans leur ensemble.Un de nos cas les plus démonstratifs et les plus purs d\u2019élastose adventitielle n\u2019était âgé que de 33 ans.Enfin, les 30 opérés les plus âgés de notre série générale (Age moyen 68 ans) ne comprennent que 2 cas d\u2019élastose, chiffre qui n\u2019indique nullement que la sénilité soit un facteur décisif.Au demeurant, l\u2019élastose ne semble pas résulter d\u2019une dégénérescence sénile, mais elle paraît se manifester un peu plus tard dans la vie, parce qu\u2019elle répond à un processus d\u2019une certaine lenteur.Une seconde hypothèse est celle de l\u2019origine inflammatoire de la lésoin.C\u2019est au cours de poussées inflammatoires subaiguës que Chiray et Pavel ont observé la formation de tissu musculo-élastique dans l\u2019adventice vésiculaire.Dans une étude publiée en 1942 et portant sur les proliférations nerveuses de la vésicule biliaire, l\u2019auteur du présent travail a eu l\u2019occasion d\u2019observer quelques vésicules atteintes de cholécystite mutilante, et remarquables tant par une forte élastose adventitielle que par la présence de multiples névromes d\u2019amputation au niveau du plexus profond.On était dès lors justifié de se demander si ce complexe de lésions nerveuses et de sclérose élastique ne serait pas la manifestation d\u2019une forme spéciale de cholécystite.Les constatations accumulées au cours du présent travail militent contre cette idée.Quoique souvent associée à la cholécystite, l\u2019hypergénèse élastique n\u2019est pas directement et immédiatement liée à la réaction inflammatoire.Du point de vue anatomique, on peut invoquer comme arguments l\u2019inconstance des lésions inflammatoires ou de leurs séquelles pariétales, et l\u2019absence de parallélisme entre les manifestations d\u2019inflammation ancienne et le degré d\u2019élastose.Cette première conclusion négative est en accord avec les notions reconnues sur le comportement du tissu élastique au cours de l\u2019inflammation.Bien loin d\u2019être productrice d\u2019élastine, la réaction inflammatoire est en soi destructrice des réseaux élastiques qu\u2019elle englobe (Haas).Si l\u2019inflammation n\u2019est pas la cause directe et immédiate de l\u2019élastose, peut-on attribuer cette dernière à un processus de régénération postinflammatoire?Cette possibilité ne peut être envisagée sans tenir compte d\u2019une part des faits observés au cours des processus de cicatrisation, d\u2019autre part, des constatations effectuées au cours du présent travail.En règle générale, durant les régénérations conjonctives, le stade de tissu de granulation est notable par l\u2019absence de toute néoformation élastique, et même par la disparition des fibres préexistantes; le stade cicatriciel, par une régénération peu abondante et imparfaite du squelette élastique.Toutefois, «il est curieux| de constater] que dans la cirrhose du foie et dans les cicatrices rénales, on a souvent trouvé des fibres élastiques là où aucune ne préexistait à la lésion » RIOPELLE: L\u2019ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1495 (Haas).Etant donnée la communauté d\u2019origine embryologique du foie et de la vésicule biliaire, on pourrait invoquer une propriété particulière de son tissu conjonctif en régénération dans la genèse des fibres élastiques.Nous admettons volontiers l\u2019existence d\u2019une telle propriété pour expliquer le léger excès des fibres élastiques éparses dans le tissu conjonctif de l\u2019adventice lors des péricholécystites fibroplastiques.On ne peut également se refuser à la prendre en considération, pour ce qui est de certaines cicatrices conjonc- tivo-élastiques de la musculeuse.Toutefois, les fibres élastiques produites diffusées dans les réparations conjonctives ne représentent qu\u2019une fraction minime de l\u2019élastine néoformée, et ne s\u2019observent guère qu\u2019à fort grossissement.Il n\u2019existe pas de parallélisme entre les élastoses systématisées musculo-adven- titielles et un tel processus de régénération conjonctive exubérante.On peut s\u2019en rendre compte en comparant nos cas d\u2019élastose avec une série comparative de 60 cas de péricholécystite fibroplastique choisis au hasard de notre matériel.Ce groupe diffère nettement 1) par le niveau beaucoup plus bas de l\u2019âge moyen des sujets (43 ans); 2) par la durée moyenne beaucoup plus courte de l\u2019évolution clinique.Il est une dernière hypothèse, destinée à rendre compte des élastoses systématisées avec localisation prédominante au péricholéeyste: c\u2019est celle d\u2019un déterminisme mécanique de la lésion.C\u2019est là une conception conforme à l\u2019ensemble des faits notés ici même, comme à l\u2019histoire naturelle du tissu élastique.Plusieurs des constatations consignées dans le présent article sont favorables à l\u2019idée d\u2019une perturbation mécanique du fonctionnement vésiculaire.On peut mentionner d\u2019une part la fréquence de l\u2019enclavement de caleuls dans le cystique ou le col, la tendance à la dilatation du cholécyste, l\u2019opacification nulle ou très faible, lors des cholécystographies, la présence inconstante et les variations du taux des pigments biliaires dans le contenu vésiculaire.Tous ces faits fournissent la présomption d\u2019un trouble de l\u2019évacuation et du remplissage de la vésicule.Il existe d\u2019autre part des cicatrices de la musculeuse, ainsi que des névromes d\u2019amputation, expression d\u2019un morcellement du muscle et des plexus nerveux.Ces deux dernières observations laissent supposer une diminution de la puissance contractile, ainsi qu\u2019un défaut de coordination de la contraction musculaire.Ces divers facteurs statiques et dynamiques d\u2019une perturbation mécanique sont présents à divers degrés dans l\u2019élastose vésiculaire.Ils peuvent contribuer chacun d\u2019une manière plus ou moins décisive au dérèglement de la cinétique vésiculaire.La nature même et les particularités de la modification pariétale suggèrent d\u2019ailleurs une fonction mécanique de cette dernière.La substance constitutive de la lésion est en effet de l\u2019élastine, et non de l\u2019élacine, c\u2019est-à-dire une substance éminemment douée de rétractilité.Elle possède un arrangement orga- noïde en fibres parallèles qui tendent à s\u2019ordonner en une véritable tunique néoformée.Elle s\u2019associe de la façon la plus intime avec la musculature, tissu à fonction mécanique.Dans la tunique moyenne, elle apparaît en effet au contact même des fibres musculaires.Dans l\u2019adventice, elle se localise dans la lame fibreuse périmusculaire, zone qui, des points de vue anatomique et fonctionnel, est étroitement associée à la musculeuse.D'ailleurs, elle y est souvent mêlée à des fascicules musculaires aberrants, ou bien va s\u2019insérer de\u2019 place en 1496 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 place sur les faisceaux externes de la couche moyenne.En somme les caractères généraux de l\u2019élastose vésiculaire sont précisément ceux que l\u2019on considère comme démonstratifs de la fonction mécanique du tissu élastique considéré en général.Normalement, les variations volumétriques du cholécyste sont dominées par la contraction et par le tonus de sa musculeuse.Anormalement, elles lui sont au moins partiellement imposées par la pression de son contenu.Parfois la pression reste constante ou ne varie qu\u2019avec lenteur: c\u2019est le cas des exclusions anatomiques permanentes observées dans les hydrocholécystes et dans certains petits mucocèles.D\u2019autres fois, la pression varie d\u2019une manière intermittente: c\u2019est le cas des exclusions anatomiques incomplètes ou temporaires et itératives.Les exclusions permanentes, observées dans les mucocèles et les hydrocho- lécystes, ne sont pas de soi génératrices de tissu élastique, comme nous avons eu l\u2019occasion de nous en convaincre.Dans les occlusions incomplètes ou itératives, où la vésicule est soumise à de multiples fluctuations tensionnelles, il se produit de l\u2019élastose pariétale.Ce phénomène rappelle la néoformation adven- titielle des fibres élastiques, dans les artères musculaires dont la média se trouve lésée.Si un hydrocholéeyste a été précédé par une phase d\u2019obstruction intermittente, on pout constater une gaine élastique adventitielle.Toutefois, cette gaine élastique tend à disparaître, laissant à sa place une bande de tissu fibro- hyalin, ainsi que nous l\u2019avons noté très nettement à deux reprises.En somme, tout se passe comme si l\u2019élastose systématisée musculo-adven- titielle était un processus d\u2019adaptation, conditionné par une modification dans le jeu des forces dont dépendent les mouvements de la vésicule.Résumé A l\u2019état normal, la vésicule biliaire est pauvre en fibres élastiques, fait qui explique sans doute le peu d\u2019attention accordée par les pathologistes aux variations morbides de l\u2019élastine vésiculaire.Pourtant, les lithiases et les cholécystites s\u2019accompagnent souvent d\u2019une augmentation de cette substance au niveau de la paroi du cholécyste, plus spécialement dans la musculeuse.Dans un petit nombre de cas (environ 5%), l\u2019élastine tend au surplus à former au niveau de l\u2019adventice une véritable tunique périmusculaire, raccordée par endroits à la musculeuse.On peut aussi observer dans la même série de cas des cicatrices élastiques de la musculeuse et des névromes d\u2019amputation des plexus intra- muraux.L'âge moyen à l\u2019opération de ces cas d\u2019élastose systématisée musculo-adventi- tielle est nettement plus élevé que celui de l\u2019ensemble des cas de lithiase et de cholécystite (52 et 45, respectivement).La durée clinique préopératoire de la maladie vésiculaire est aussi beaucoup plus longue, en moyenne de 7 ans .5 par rapport à 3.8 ans.À l\u2019opération, on constate une certaine tendance à la dilatation, un enclavement caleuleux fréquent au niveau du cystique ou du col.La concentration du contenu vésiculaire en pigments biliaires est très variable, et la pluri- lithiase, constante.À la cholécystographie, la vésicule est presque toujours inopa- cifiable ou à peine opacifiable. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LIII 1872 1946 Aux Directeurs de L'Union Médicale du Canada et à tous les membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada NOS FÉLICITATIONS CORDIALES à l'occasion du / Sime Anniversaire de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2018 Vous pouvez vraiment étre fiers de cet accomplissement.L'extension et l'influence acquises par votre revue sont dues à la qualité supérieure de sa rédaction, à la probité professionnelle des articles décrivant les diverses recherches et techniques médicales et à la coopération sincère et dévouée que vous apportez à vos annonceurs.The Wm.S.Merrell Company, Fabricants de Produits Pharmaceutiques ' depuis 1828, sont justement fiers des 118 années qu'ils ont consacrées au | Service du Corps Médical.Nous profitons donc de cette occasion pour vous présenter nos Félicitations Cordiales ainsi que nos Remerciements Sincères pour l'intérêt que vous avez manifesté à l'égard des Spécialités Pharmaceutiques Merrell en permettant la présentation de nos produits dans les pages de « L'Union Médicale du Canada ».FABRICANTS DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES ÉTHIQUES DEPUIS 118 ANS 1828 1946 LIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Dans la bronchite aiguë, la bronchite asthmatique et autres congestions des bronches, la toux remplit l\u2019importante fonction d\u2019enlever de la trachée, les sécrétions des grosses bronches qui s\u2019y sont accumulées.Le Nethacol n\u2019entrave pas le réflexe de la toux mais aide sa fonction physiologique.Le Nethacol soulage la congestion en dilatant les bronchioles .grâce à son action expectorante, il aide à liquéfier et à enlever les sécrétions congestives.Le Nethacol est agréable au goût, ne contient ni sucre ni narcotique.Son action étant générale, il devrait être pris dans de l\u2019eau ou avec un demi-verre d\u2019eau.La dose pour adultes est de 1 ou 2 cuillerées à thé toutes les trois heures\u2014 pour les enfants, proportionnellement moindre.Chaque once liquide contient: Chlorhydrate de Néthamine (marque de méthyléthylamino-phénylpropanol) 1 gr.Chloroforme.1 gr.IpécaF.E.1 goutte Chlorure d\u2019Ammonium\u2026 .10 gr.Menthol\u2026\u2026\u2026\u2026.coo.er.Dans les pharmacies d\u2019ordonnances, en bouteilles de 16 onces, 80 onces, et 160 onces.\u201cNethacol\u2019\u201d et \u201cNéthamine\u2019\u2019 sont des marques déposées de The Wm.S.Merrell Company.CINCINNATI, E.U.A.W., TORONTO 9, ONT.RE RRA RIOPELLE: L'ÉLASTOSE DU CHOLÉCYSTE 1499 Du point de vue pathogénique, on peut considérer la lésion comme une dystrophie comparable aux élastoses séniles, comme l\u2019effet ou la séquelle d'une cholécystite, enfin, comme une altération \u2018pariétale à déterminisme mécanique.Après discussion, on conclut à l\u2019origine mécanique de l\u2019élastose systématisée musculo-adventitielle, qui se présente comme un processus d'adaptation, par suite de modifications dans le jeu des forces qui commandent les mouvements du cholécyste.: BIBLIOGRAPHIE 1.M.CHIRAY, I.PAVEL et A.LOMON: «La cholécystite calculeuse.» pp.335-336.La Vésicule Biliaire et ses Voies d\u2019Excrétion.2ème éd.Masson et Cie, 1936.2.G.M.HAAS: « Elastic tissue.» 27: 334-365, 1939.3.J.-L.RIOPELLE: «Sur les proliférations nerveuses de Ja vésicule biliaire.» J.de IH étel- Dieu, janv.-fév.1942, pp.1 a 77. TUMEURS DE LA VESSIE ET LEURS TRAITEMENTS Roland CAUCHON, Urologiste à l\u2019hôpita! St-François d\u2019Assise (Québec).Au'point de vue de la thérapeutique, il est commode de reconnaître deux variétés de tumeurs vésiculaires: les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes.Les tumeurs bénignes sont supposées être celles dont la présence chez un individu ne comporte pas de risque ou de danger réel.Les tumeurs' malignes sont cancéreuses, graves et souvent mortelles à plus ou moins brève échéance.Il y a parmi les tumeurs bénignes quelques variétés plutôt rares, tels les fibromes, kystes dermoïdes, chondromes, fibromyomes, adénomes, myxomes, léyo- myomes, anglomes, rhabdomyomes, dont le diagnostic appartient à l\u2019anatomopathologie plus qu\u2019à la clinique, quoique parfois on puisse l\u2019affirmer par la cystoscopie.Le papillome est sans conteste la forme la plus fréquente des tumeurs bénignes.C\u2019est une tumeur épithéliale dont la fréquence est de près de dix fois celle des autres.Une de ses caractéristiques est sa facilité de multiplication.On les trouve parfois en si grand nombre que cet état a été étiqueté « maladie villeuse de la vessie ».On ne saura jamais si la destruction d\u2019un ou de plusieurs papillomes mettra fin complètement à leur développement.Des cystoscopies de contrôle sont nécessaires à des intervalles fixes dans le but justement de s\u2019assurer d\u2019une destruction définitive.Toutes ces tumeurs peuvent être ou bien sessiles ou bien pédiculées.Il est encore difficile de nos jours de déterminer l\u2019étiologie de ces néoformations.Tout au plus peut-on dire que les irritations locales, telles les infections de longue durée, la présence de corps étrangers exogènes ou endogèhes, l\u2019irritation causée dans le système urinaire par des substances comme le goudron et les teintures qui en sont extraites, la cystite kystique et la bilharziose, sont des causes prédisposantes.Kirwin serait d\u2019avis que la papillomatose vésicale aurait une étiologie infectieuse sous la forme d\u2019un virus filtrant.Cette théorie est très intéressante et est basée sur les expériences que Wile et Kingery ont faites sur l\u2019étiologie des nævi qui ont plus d\u2019un aspect semblable aux papillomes vésicaux.La preuve finale n\u2019est cependant pas établie et l\u2019on doit se satisfaire de considérer cetite théorie comme une hypothèse attrayante.Le sexe masculin est le plus souvent atteint dans une proportion d\u2019environ 3 pour 1, et l\u2019âge habituel est de 50 ans et plus avec quelques exceptions, comme le rhabdomyome, par exemple, qui est une tumeur de l\u2019enfance.L\u2019endroit de prédilection des tumeurs bénignes réside dans la région du trigone et autour des orifices urétéraux.Il faut toujours se préoccuper de savoir si elles sont primaires, car il existe parfois dans le bassinet et l'uretére des tumeurs mères qui peuvent essaimer dans la vessie.Enfin, il n\u2019y a pas de limite au volume des tumeurs bénignes vésicales.Il est assez étrange de trouver, dans certains cas, des tumeurs grosses comme des grains CAUCHON : TUMEURS DE LA VESSIE ET TRATTEMENTS 1501 de millet quand, dans d\u2019autres, elles peuvent avoir envahi plus de la moitié de la vessie, particulièrement les tumeurs à bas bruit que sont les fibromes et les myxomes.Un des caractères les plus impressionnants des tumeurs bénignes, c\u2019est la facilité avec laquelle elles peuvent passer de leur état bénin à la malignité sans que rien ne permette au préalable de se rendre compte de cette transformation.Et ceci à un degré tel qu\u2019on convient aujourd\u2019hui de considérer toute tumeur bénigne comme potentiellement maligne.La transition de l\u2019une à l\u2019autre est imperceptible cliniquement, mais l\u2019on conçoit la différence dans le pronostic.Bien différentes sont les tumeurs malignes dont je donnerai ici brièvement la nomenclature: épithélioma, carcinome, sarcome, lymphadénome.Elles aussi peuvent être sessiles ou pédiculées, primaires ou secondaires à des tumeurs d\u2019organes voisins ou mieux encore originant dans la prostate.Elles siègent habituellement au bas-fond vésical.Elles ont pour propriétés d\u2019envahir les différentes couches vésicales assez rapidement et de donner des métastases à brève échéance dans les ganglions rétropéritonéaux, le foie, le poumon, les os.Il semble que le cerveau ne soit jamais un centre métastatique pour les tumeurs vésicales.Comme pour les tumeurs bénignes les hommes sont plus souvent atteints que les femmes et la cinquantaine paraît être l\u2019âge de prédilection, sauf pour le sarcome qui se retrouve ou bien chez le très jeune ou \u2018le très âgé.S'il s\u2019agit de papillomes dégénérés, on retrouvera deux ou plusieurs épithéliomas situés à des endroits différents en même temps.Il est bien étonnant de constater que, bénignes ou malignes, ces diverses tumeurs sont souvent asymptomatiques pendant une longue période permettant dans le premier cas la dissémination ou la transformation cancéreuse, et dans le second cas l\u2019envahissement d\u2019organes voisins ou la métas'ase éloignée avant qu\u2019on ait pu établir la nature de l\u2019affettion en cause.L\u2019hématurie spontanée indolore et à répétition sera souvent le premier symptôme.La pollakiurie ou la dysurie ne seront présentes que si la tumeur est située près du col ou développée à ses dépens.Dans les cancers végétants et à une période avancée, on a de la pyurie, mais en général le diagnostic aura été fait avant cette échéance.Dans les cas où la tumeur siège au contact d\u2019un orifice urétéral, le malade accusera parfois comme premier symptôme des douleurs rénales causées par une hydronéphrose développée aux dépens de l\u2019obstruction distale.Ces divers signes permettent tout au plus de soupçonner la présence de tumeur vésicale.Il appartient à la cystoscopie d\u2019éclairer le diagnos\u2018ic.Immédiatement, on est en mesure de dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur \u2018pédiculée ou sessile, de connaître son volume et sa situation, sa forme et son apparence, et de savoir si elle est unique ou non.Parfois, on peut affirmer dès ce moment la bénignité ou la malignité Il existe quelques autres examens, les uns indispensables, les autres utiles à compléter un diagnostic.Ainsi le toucher vaginal ou recto-vaginal chez la femme, rectal chez l\u2019homme, permettra non seulement de préciser les at.aches profondes de la tumeur, mais encore, dans certains cas où le volume l\u2019emporte sur les autres propriétés, d\u2019établir une certitude quasi complète avant même la cystescopie. 1502 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 La cystographie serait très utile souvent pour apprécier les proportions tumorales et la largeur du pédicule, de même que le degré d'infiltration dans la paroi vésicale quand il s\u2019agit de tumeurs malignes; elle est de renseignements inappréciables quand la cystoscopie est impossible.Enfin, dans les cas de tumeurs développées dans un diverticule, elle peut être d\u2019une aide précieuse.La biopsie reste \u2018avec la cystoscopie le seul moyen d\u2019établir un diagnostic basé sur des faits certains.Elle doit être faite régulièrement.+ * * Le traitement des tumeurs vésicales varie avec leur nombre, leur volume, leur qualité.On s\u2019entend cependant sur le fait qu\u2019il faut détruire ou enlever toute masse néoplasique aussitôt sa mise en évidence.Il y a peu d'entente sur un traitement de choix.Les résultats obtenus pair différentes écoles ont poussé celles-ci à invoquer celui qui leur a donné plus de satisfaction comme le meilleur.On reconnaît cependant trois types généraux de traitement: 1° le radium et la radiothérapie profonde; 2° la destruction par électro-coagulation ou la résection endoscopique; 3° la chirurgie.Le radium a donné, dans les mains de Marion, Barringer, Duane, Greenough, des résultats remarquables surtout sous la forme de radon.On est présentement enclin à admettre que la radiothérapie profonde seule est insuffisante mais qu\u2019elle est un excellent adjuvant à d\u2019autres méthodes telles que l\u2019ablation par voie endoscopique.La diathermie transvésicale est la méthode de choix de Eisendrath et Rolnick, qui emploient un courant suffisant pour coaguler la tumeur en profondeur.L'électro-coagulation est une méthode facile à employer par voie endoscopique, surtout pour les papillomes de petites dimensions, qui disparaissent rapidement.S\u2019ils sont nombreux, il est préférable de faire plusieurs séances rapides.L\u2019électrocoagulation est aussi employée par voie ouverte, par cystostomie pour les tumeurs plus volumineuses ou à pédicule plus large ou situées à tels endroits qu\u2019elles sont difficiles d'atteinte par voie endo-urétrale.L\u2019ablation au moyen du résectoscope est une technique populaire d\u2019un emploi assez facile.Il faut enlever la base de la tumeur avec la couche musculeuse, et, dans les tumeurs malignes, appliquer du radon ou des aiguilles de radium à la base.De la chirurgie relèvent la maladie villeuse de la vessie et les tumeurs malignes.On s\u2019assurera d\u2019abord de l\u2019absence de métastases avant de faire subir une chirurgie aussi traumatisante au malade.Pour les cancers situés au sommet ou sur l\u2019une des parois latérales de\u2019 la vessie, on pourra faire une cystectomie partielle aussi large que possible.Si l\u2019un des orifices urétéraux se trouve pris dans le processus tumoral, on fera une transplantation du bout distal dans la vessie.La cystectomie totale est réservée à la papillomatose généralisée souvent mortelle par les hématuries, aux cancers du bas-fond atteignant l\u2019un ou les deux orifices urétéraux, et aux cancers multiples.Telles sont d\u2019après Higgins les raisons d\u2019une cystectomie totale.Il n\u2019appartient pas à un travail de cette sorte de se prononcer sur les différentes techniques opératoires.Qu\u2019il suffise de dire que cette chirurgie demande des soins pré et postopératoires de premier ordre.-\u2014 = a CAUCHON: TUMEURS DE LA VESSIE ET TRAITEMENTS 1503 Le premier temps consiste à faire une dérivation des urines à la peau ou dans l\u2019intestin; le deuxième temps à faire la cystectomie.On reconnaîtra dans la photographie ci-dessus une vessie remplie de tumeurs bénignes, maladie villeuse de la vessie, que nous avons enlevée en avril 1945.Il s\u2019agissait d\u2019un malade âgé de 61 ans présentant des hématuries depuis plusieurs \u2018années et dont l\u2019état général avait périclité graduellement.Porteur d\u2019un rein gauche exclus, il fallut d\u2019abord en faire l\u2019ablation, suivie deux semaines plus tard d\u2019un abouchement de l\u2019uretère droit à la peau dans la région iliaque, cette méthode ayant été jugée moins dangereuse qu\u2019une anastomose de ce rein unique dans le sigmoïde.Après un second intervalle de deux semaines le malade subissait sa cystectomie totale.La convalescence fut facile.Aujourd\u2019hui, dix-sept mois après cette dernière intervention, le malade est bien, a fait un gain de 12 livres de poids, et fait quelques petits travaux compatibles avec son âge.Appliquées et employées correctement, la cystectomie partielle et la cystectomie totale semblent être les procédés qui donnent le plus de satisfaction et la survie la plus prometteuse dans le cancer de la vessie.BIBLIOGRAPHIE 1.V.S.COUNSELLER: Minnesota Medicine, 18: 105, 1935.2.EISENDRATH et ROLNICK: Urology.Lippincott, édit.3.LOWSLEY et KIRWIN: Clinical Urology.4.MARION: Traité d\u2019urologie.5.J.T.PRIESTLEY et W.STROM: Journal of Urology, 50: 210 (août) 1943.6.J.T.PRIESTLEY et M.H.SAWYER: Proc.Staff Meet.Mayo Clin, 14: 65 (1 fév.) 1939.7.G.J.THOMPSON et John R.McDONALD: Journal of Urology, 43: 831 (juin) 1940. L\u2019INSULINE Armand GRATTON, Service de Médecine de l'hôpital Notre-Dame (Montréal), Section des Maladies de la Nutrition.Le 16 septembre 1921, Banting et Best découvraient l\u2019insuline dans un laboratoire de fortune à l\u2019Université de Toronto.Il y a donc vingt-cinq ans que cette découverte a été faite.Que d\u2019espoirs a-t-elle fait naître! Que de vies h-t-elle transformées et 1nême sauvées! Avant l\u2019ère insulinienne, en effet, les diabétiques étaient voués à une mort rapide et certaine.En ce temps-là, un diagnostic de diabète impliquait un verdict aussi funeste que celui du cancer de nos jours.C\u2019est dire que la découverte de l'insuline a été un des grands événements de notre ère.L'Association Américaine du Diabète n\u2019a pas voulu le laisser passer sous silence, et en a profité pour tenir, à Toronto même, un grand congrès en hommage aux découvreurs de l\u2019insuline.L\u2019Union Médicale et la médecine canadienne-française se doivent, elles aussi, de fêter ce bel anniversaire et de joindre leur modeste voix au concert d\u2019éloges provoqué par cette grande fête.C\u2019est pourquoi il m\u2019a semblé opportun, dans cet article, de rappeler brièvement ce qu'est l'insuline, comment on la mesure, quel est son mode d'action, quelles sont les différentes modifications qu\u2019on lui a fait subir, comment et quand l\u2019employer, quelles réactions elle peut provoquer et enfin quels préjugés elle a rencontrés.Bref, je voudrais résumer ce que tout médecin devrait savoir au sujet de ce médicament si précieux.Je passerai sous silence, à dessein, le côté historique de la question afin de ne pas allonger inutilement cet article.A) NATURE DE I'INSULINE.L\u2019insuline est une protéine complexe; c\u2019est le produit de sécrétion interne du pancréas.Cet organe est composé en effet de deux groupes de glandes, les acinis, qui déversent la sécrétion externe dans l\u2019intestin, et les îlots de Langerhans, qui déversent la leur directement dans le sang.Si on examine de plus près un îlot de Langerhans, on y découvre trois sortes de cellules appelées A.B.D.Or l'insuline semble produite, d\u2019après les recherches expérimentales, par les cellules B.L\u2019insuline commerciale est un extrait alcoolique acidifié de pancréas de bœuf.Au début, cet extrait n\u2019était pas purifié et contenait beaucoup de protéines susceptibles de créer des troubles allergiques.Aujourd\u2019hui, grâce à un procédé découvert par Abel, nous pouvons obtenir un produit purifié au point d\u2019obtenir de l\u2019insuline cristalline pure, débarrassée de tout produit étranger.B) MESURE DE L\u2019INSULINE.L\u2019insuline est un médicament actif et précis.On peut done le mesurer.La mesure de l\u2019insuline se fait en unité.Une unité d\u2019insuline correspond à la quantité d\u2019insuline requise pour réduire la glycémie d\u2019un lapin de 2 kilos en santé et à jeun depuis 24 heures du taux normal de 1.20 gramme à 0.45 gramme au litre en dedans de 5 heures.Ceci représente la seule et unique mesure de l\u2019insuline.Il est bon de se rappeler qu\u2019il s\u2019agit d'unité et non de centimètre cube et que l\u2019unité est toujours la même GRATTON: L\u2019INSULINE 1505 quelles que soient les variétés et les concentrations des différentes insulines mises sur le marché: un médecin qui oublierait ce détail s\u2019exposerait à de graves ennuis.C\u2019est à cause de ce facteur d\u2019erreur qu\u2019on retire du commerce différentes concentrations d\u2019insuline.Afin d\u2019éviter aux pharmaciens autant qu\u2019aux malades ces ennuis toujours regrettables, je suggérerais, si on me le permet, qu\u2019on donne aux différentes sortes et variétés de concentration d\u2019insuline une lettre ou numéro spécial pour désigner, par exemple, insuline A pour insuline cristalline zinc a 80 unités par c.c., etc.De la sorte le médecin, le pharmacien et le malade ne pourraient plus commettre d\u2019erreur quant à la variété et à la concentration d'insuline employée.C) MODE D\u2019ACTICN DE L\u2019INSULINE.Comment se comporte l\u2019insuline dans notre organisme?Voilà une question qui laisse encere perplexes les grands spécialistes, vingt-cinq ans après sa découverte.En effet, d\u2019après, Best, Peck, Soskin et autres, aujourd\u2019hui même, nous ne savons pas définitivement où et comment se fait l\u2019action de l\u2019insuline dans notre organisme et il y a encore beaucoup de controverse quant à certains de ses effets.Il y a vingt-cinq ans, les concepts qu\u2019on se faisait de l\u2019action de l'insuline étaient plutôt simples.On croyait en effet que cette hormone nouvellement découverte était un anneau essentiel dans la chaîne des différents processus métaboliques par lesquels le glucose s\u2019oxyde dans notre organisme et se transforme en énergie et chaleur, plus ou moins directement.On croyait aussi qu\u2019en l\u2019absence de l\u2019insuline, ces processus métaboliques cessaient, du moins quantitativement.Le diabète était alors considéré comme un exemple frappant de maladie déficitaire et on pouvait en mesurer, sem- blait-t-il, la sévérité uniquement en fonction de la capacité des îlots de Langerhans du patient de produire de l\u2019insuline.Graduellement, d\u2019année en année, ces concepts trop simplistes ont été battus en brèche par différentes expériences à résultats malheureusement plutôt négatifs.On a énormément cherché à connaître le mécanisme exact de l\u2019action de l\u2019insuline dans notre organisme avec des résultats plutôt embarrassants à expliquer.Récemment, Cori et Cori ont même réussi la synthèse du glycogène in vitro sans l\u2019aide de l'insuline.Et si l\u2019on s\u2019en tient aux différentes hypothèses émises au congrès de Toronto, le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019on ignore encore à l'heure actuelle le mécanisme de l\u2019action de l'insuline dans notre organisme.Toutefois son mode d\u2019action est suffisamment connu pour en tirer parti dans le traitement du diahète.Il est fermement établi, en effet, que l'insuline agit en retirant le sucre du sang et en le déposant dans les tissus sous forme de glycogène.À ce sujet l\u2019insuline a été comparée, par Soskin, à un thermostat qui règle le degré de chaleur dans une maison moderne.La chaleur diminue-t-elle, c\u2019est-à- dire l\u2019utilisation du glucose faisant défaut, le thermostat entre en action, et l\u2019insuline vient au secours de l\u2019organisme pour lui permettre d\u2019utiliser les glucides.Si, au contraire, la température monte, i.e.s\u2019il y a trop d\u2019utilisation des glucides, le thermostat déclenche l\u2019arrêt et la production d\u2019insuline cesse.Mais qui règle le thermostat?Le système nerveux?l\u2019hypophyse?Voilà encore des points obscurs! Bref, retenons, tout en n\u2019étant pas fixés sur le mécanisme 1506 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 exact de l\u2019action de l'insuline, que celle-ci augmente l\u2019utilisation des glucides, diminue le taux de la glycémie, permet aussi une meilleure utilisation des lipides et empêche la formation excessive de corps cétoniques.D) VARIÉTÉS D\u2019INSULINE.Le mode d\u2019action de l\u2019insuline étant plus ou moins bien connu, inutile de dire que son eniploi a prêté à toutes sortes de succès mais aussi de déboires.En effet, les malades, en pratique, ne réagissent pas tous de la même façon à l\u2019insulinothérapie et ce fait a conduit des chercheurs à modifier l\u2019insuline pour 200 180 160 140 120 100 80 60 Heures2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 Fig.1 200 180 160 140 120 100 80 60 Hewrez2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 MG.PAR 100 CC DE SANG Fig.2 200 180 160 140 120 100 80 60 Heures 2 4 6 & 10 12 14 16 18 20 22 24 2 SUCRE DANS LE SANG - Fig.3 obtenir un meilleur rendement, c\u2019est-à-dire un contrôle plus rigoureux du diabète.Essayons brièvement de parcourir les différentes étapes entreprises en vue d'obtenir un kon contrôle du diabète par l\u2019insulinothérapie.1) Insuline ordinaire.Au début, avons-nous dit, Banting et Best découvrirent l'insuline.Appelons-la insuline ordinaire ou non modifiée.C\u2019était un extrait de pancréas dissous dans une solution alcoolique fortement diluée d\u2019acide chlorhydrique.Son action était rapide et de courte durée.Ce produit, \u2014 - - æ GRATTON: L\u2019INSULINE 1507 n\u2019étant pas purifié, provoquait des réactions allergiques assez fréquentes.Il n\u2019est d\u2019ailleurs plus sur le marché.2) Insuline cristalline pure.En 1926, Abel réussit la fabrication, en solution limpide, de l\u2019insuline cristalline pure.Celle-ci s\u2019obtient en prenant de la poudre d'insuline qu\u2019on dissout dans de l\u2019acide acétique et qu\u2019on fait cristalliser en y ajoutant de la brucine, de la pyridine et de 'hydroxyde d\u2019ammonium.L\u2019insuline cristalline ne provoque pas de choc allergique, et a une action rapide et de courte durée; toutefois cette activité rapide mais de courte durée nécessite plusieurs piqûres par jour pour le malade.À cette étape on a réussi à éliminer les réactions allergiques, mais pas à diminuer le nombre des injections.3) Insuline cristalline zinc (insuline-Toronto).C\u2019est l\u2019insuline actuellement en usage.Elle çst obtenue par le procédé de Sahyun, qui consiste à prendre une solution limpide d\u2019insuline cristalline et à y ajouter de 0.02 à 0.04 milligramme de zinc par 100 unités d\u2019insuline.Le zinc agit ici comme catalyseur et prolonge l\u2019activité de l\u2019insuline.En effet, celle-ci a une action maxima 3 heures après l\u2019injection.Son effet décline 5 heures après l\u2019injection et cesse totalement environ 8 à 10 heures après l\u2019injection.Cette insuline ne provoque pas de réaction allergique et permet de diminuer quelque peu le nombre des piqûres quotidiennes.4) Insuline qlobine zinc.Toutefois il fallait encore donner plusieurs injections par jour pour pouvoir contrôler le diabète, ce qui n\u2019est pas un mince inconvénient pour un malade.Les expérimentateurs cherchaient une substance qui retarderait l\u2019absorption de l'insuline et augmenterait ainsi sa durée d\u2019action.Quelques auteurs ajoutèrent à 80 unités par c.c.d\u2019insuline cristalline 3.04 grammes de globine et 0.24 mg.de zinc.La globine est un dérivé de l\u2019hémoglobine du sang de bœuf obtenue par l\u2019hydrolyse de cette substance.L\u2019insuline globine est une solution limpide aqueuse et stable dont l\u2019action est prompte mais aussi plus prolongée que celle de l\u2019insuline cristalline zinc, ce qui lui permet d\u2019avoir une action maximum pendant le jour et coïncidant avec les repas sans toutefois provoquer de l\u2019hypoglycémie la nuit.La dose requise est environ les 2/3 ou 4/5 de celle de l\u2019insuline-Toronto.Son effet maximum a lieu 8 heures après l'injection, pour diminuer 16 heures après et se terminer environ 22 heures après l'injection sous-eutanée.En théorie, cette variété donnait de grandes promesses, mais en pratique les résultats furent un peu décevants.5) Insuline protamine zinc.Cette variété a été trouvée en 1936 par Hage- dorn, qui cherchait précisément à diminuer le nombre des injections et à augmenter la durée d\u2019action de l'insuline cristalline zinc.Il l\u2019obtint en ajoutant à cette dernière en excès de la protamine.Cette dernière substance est une albumine extraite du sperme de saumon ou de truite.Cette variété d\u2019insuline comprend donc: 1° Insuline cristalline.2° Protamine 1.25 mg.par 100 unités d\u2019insuline.3° Zinc: 2 mg.par 1000 unités d\u2019insuline.C\u2019est donc une suspension colloïdale qu\u2019il faut agiter avant de s\u2019en servir et dont l\u2019usage est interdit en endo-veineuse.Comme la protamine est en excès, 1508 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN AM.LF.C.Montréal, nov.1916 en principe on ne doit pas la mélanger dans la même seringue avec de l\u2019insuline-Toronto.L'action de cette insuline est lente (10 à 12 heures après l\u2019injection) et cumulative (la durée persiste 30 heures et plus, surtout si les injections sont répétées).Etant donné ces propriétés particulières, l\u2019insuline protamine zinc ne s\u2019emploie qu\u2019en injection sous-cutanée et qu\u2019une fois par jour, de préférence le matin.La dose requise pour obtenir un contrôle du diabète équivaut environ aux deux tiers de la dose de l\u2019insuline-Toronto utilisée pour le même résultat.De plus, lorsqu\u2019on emploie cette variété d\u2019insuline, il faut partager les glucides aux différents repas de la façon suivante: en donner 20% au déjeuner, 40% au diner et au souper.6) Insuline protamine zinc modifiée.T1 arrive malgré tout, dans le diabète juvénile entre autres, que le contrôle du diabète ne soit pas parfait et que l\u2019insuline protamine zinc ne suffise pas à elle seule à faire disparaître\u2018 la glucosurie et à maintenir la glycémie au voisinage de la normale.Il faut dans ces cas donner, en plus de l\u2019insuline protamine zinc, des injections additionnelles d'insuline cristalline, ce qui nous ramène au point de départ du traitement du diabète, c\u2019est-à-dire plusieurs injections d\u2019insuline par jour, ce qui est un grand inconvénient pour le malade, avouons-le.Pour parer à cet ennui, et suivant en cela Wilder et autres, nous avons institué dans notre service l\u2019usage de l'insuline protamine zinc modifiée, c\u2019est-à-dire que nous faisons nous-mêmes un mélange de deux bouteilles d'insuline cristalline (Toronto) pour une bouteille de protamine zinc.Cette variété d'insuline permet de ramener le nombre d\u2019injections à une seule par jour, car son action est un peu plus rapide et un peu moins prolongée que celle de la protamine zinc.7) Insuline du type N.P.50.Malgré l\u2019emploi des différentes variétés d\u2019insuline citées nlus haut, il arrive encore malheureusement des cas de diabète où l\u2019action de l\u2019insuline n\u2019arrive pas exactement au moment précis où elle le devrait, et les expérimentateurs essaient de résoudre ce problème.Franklin B.Peck, des Laboratoires de Recherches de la compagnie Lilly, étudie actuellement la mise au point de cette dernière variété.L\u2019insuline N.P.50 est une insuline rendue neutre (N) P h 72, ajoutée à de la protamine (P) mais dans la proportion de 0.50 mg.(50) pour 100 unités d\u2019insuline.Ses propriétés correspondraient en clinique à celles de l\u2019insuline protamine zine modifiée !.FE) MopEs D'EMPLOI DE L\u2019INSULINE.Avec les notions que nous venons d\u2019exposer précédemment, il sera relativement facile d\u2019utiliser l\u2019insuline, dans le traitement du diabète.Disons tout d\u2019abord que l\u2019insuline n\u2019agit que lorsque donnée en injection.En effet, son administration « per os » est nulle et sans résultat, les sucs digestifs la détrursant.En second lieu, actuellement, on ne peut obtenir dans le commerce que l\u2019insuline cristalline zinc (Toronto) et l\u2019insuline protamine zinc.1.Les deux dernières variétés d\u2019insuline ne sont pas encore dans le commerce. GRATTON: L\u2019INSULINE 1509 L\u2019insuline-Toronto a une action rapide et fruste.On l\u2019emploie en injection intraveineuse lorsqu'il y a urgence et sous-cutanée en temps ordinaire.Son emploi est surtout réservé au traitement du coma diabétique et comme adjuvant à l'insuline protamine zinc dans les cas graves.On doit répéter les doses plusieurs fois par jour selon le tableau clinique.La dose employée varie selon chaque cas, mais en général dans les cas ordinaires on donne, dans notre service, 5 unités de moins que les deux premiers chiffres de la glycémie: par exemple à un malade présentant une glycémie à 2.50 gr.au litre, on donnera 20 unités d\u2019insuline-Toronto en injection sous-cutanée.Evidemment, dans le coma diabétique, les doses d\u2019insuline cristalline varieront et seront proportionnées à la sévérité du coma.L\u2019insuline protamine zinc a une action lente et cumulative.C\u2019est une suspension colloidale qui ne s'emploie qu\u2019en injection sous-cutanée.On ne l\u2019emploie qu\u2019une fois par jour, en général le matin, et elle constitue le traitement de base et usuel du diabète.Les doses varient ici encore avec l\u2019état clinique.Toutefois, l'expérience nous a montré que les doses suivantes sont de règle: diabète léger, de 10 à 20 unités par jour; diabète moyen, de 20 à 40 unités par jour; diabète grave, de 40 à 60 unités par jour.Nous dépassons rarement 60 unités par jour.Si cette dose ne suffit pas, nous ajoutons alors de petites doses d\u2019insuline- Toronto afin d\u2019éviter, avec de plus fortes doses d\u2019insuline protamine, des réactions hypoglycémiques qui dans ces cas peuvent s'avérer très dangereuses pour le malade.Bref, c\u2019est par tâtonnement que nous trouvons la dose d'insuline nécessaire à chaque malade, en nous rappelant que celle-ci varie avec chaque cas, car ce sont des malades que nous traitons et non une maladie.F) RÉACTIONS HYPOGLYCÉMIQUES.Il arrive sonvent qu\u2019en cherchant la dose d\u2019insuline nécessaire pour contrôler un diabétique, on la dépasse, et alors comme l\u2019insuline est un médicament actif et très puissant, on provoque la baisse trop marquée du taux du sucre dans le sang.Ou bien, dans d\u2019autres circonstances, le malade aura fait des écarts de régime comportent une moindre ingestion de glucide, on aura fait un effort musculaire intense, ou enfin la dose d\u2019insuline aura été, par erreur, donnée trop \u2018forte, et dans toutes ces circonstances, le résultat sera le méme, i.e.réaction hypogly- cémique.Quels en sont les symptômes?Avec l\u2019insuline-Toronto, ces manifestations auront lieu environ 2 à 3 heures après l'injection sous forme, par ordre de progression en sévérité: de nervosité, tremblement, transpiration profuse et marquée.Le facies sera rouge, cependant qu\u2019on notera une pâleur au pourtour de la bouche comme dans la scarlatine.Puis, si on n\u2019intervient pas, le malade se plaindra de fringale, deviendra agité et nerveux et finalement fera des convulsions et tombera dans le coma.Le traitement consiste pour les malaises légers à donner du jus d\u2019orange, du miel ou du sirop, à raison d\u2019une cuillerée à thé toutes les 5 minutes jusqu\u2019à disparition des symptômes.En présence de convulsion ou coma, une injection intraveineuse de sérum glucosé à 30% aura raison de tous ces phénomènes immédiatement. 1510 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Avec l'insuline protamine zinc, les symptômes d\u2019hypoglycémie sont plus frustres ou plus brutaux et ont surtout tendance à revenir sans avertissement précisément à cause de son action cumulative.Ils se présentent en général dans la soirée ou la nuit environ 12 à 24 heures après l'injection, sous forme de céphalée, douleur épigastrique, malaises vagues, apparence d\u2019ébriété, transpiration nocturne, délire, convulsion, spasmes cérébraux.Le traitement sera comme dans celni de l\u2019hypoglycémie par insuline-Toronto, sauf qu\u2019il devra être prolongé prérisément à cause de l\u2019action lente et cumulative de l\u2019insuline protamine.Enfin, lorsque le malade sera revenu à la normale, il ne faudra pas s\u2019en croire quitte, mais le surveiller constamment pour éviter les retours d\u2019hypoglycémie particuliers à cette variété d\u2019insuline.G) PRÉJUGÉS CONTRE L\u2019INSULINE.Les réactions bypoglycémiques si fréquentes entre des mains inexpertes ont suscité, non sans raison, de multiples craintes envers l\u2019insulinothérapie chez les malades et même chez certains médecins.A cela, ajoutons l\u2019administration du médicament en injection quelquefois douloureuse.De ces ennuis à la création de légendes il n\u2019y avait qu\u2019un pas et il fut vite franchi.Quels sont ces préjugés?1) Danger d\u2019accoutumance aux injections.| Rappelons-nous, et rappelons-le aux malades, que l'insuline existe normalement chez tout individu et que l\u2019insulinothérapie est une thérapeutique de substitution.2) Médicament dangereux.Non si le récime est bien équilibré et surtout bien suivi.3) Fait perdre la vision.A cause de la perte de l\u2019élasticité du cristallin chez certains patients âgés, l\u2019insuline peut déclencher une presbytie temporaire, mais dans un temps relativement court, il y aura réadaptation de l\u2019accommodation.4) Fonte adipeuse.Heureusement très rare surtout si on a soin de varier les endroits d\u2019injections.En résumé: il y a 25 ans que l\u2019insuline a été découverte par Banting et Best.Cette nouvelle médication a totalement changé le traitement et le pronostic du diabète.On ne connaît pas encore tout le mystère qui entoure le mode d\u2019action de l'insuline.Son usage n\u2019est pas encore idéal, mais les différents travaux de recherche en cours laissent présager des changements désirés.BIBLIOGRAPHIE WILDER: Clinical Diabetes Mellitus and Hyperinsulinism.Saunders édit, Philadelphie, 1940.JENSEN: Insulin, its Chemistry and Physiology.Oxford University Press, édit., 1938.CORI et CORI: « Formation of Glycogen.» J.Biol.Chem., 151: 57, 1943.S.SOSKIN: « Role of the Endocrines in Regulation of Blood Sugar.» J.Clin.Endocrinol, 4: 75, 1044.CECIL: Text book of Medicine.Saunders édit.Philadelphie, 1946. UNIVERSEL DE ! / La haute qualité des produits Burroughs Wellcome & Co.a travers le monde n'est pas un pur hazard.Elle est le résultat d'efforts co-ordonnés et de standards inflexibles de spécialistes de plusieurs domaines de la science.Autre chose, cependant, moins facile à définir, mais non moins important, contribue à leur suprématie \u2014 une dextérité manuelle traditionnelle qui n'a cessé d'exister depuis les tout débuts des activités de la Compagnie.Les produits Burroughs Wellcome & Co.de toutes variétés possèdent non seulement toute la qualité que les ressources techniques la science moderne peuvent leur conférer, mais aussi, un degré de précision et de reté qui ne s'obtiennent que par une longue expérience et un attachement = .=.ferme aux plus dignes traditions pharmaceutiques.> | : *Marque de fabrique enreg 8 LVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BUILETIN AM.L.F.C.Montréal, nov.1946 Nos felicitations el nos meilleurs voeux à LS Union Médicale à leccasion de son sormante-quengième anniversaire de fmblication LABORATOIRES DESAUTELS LIMITÉE MONTRÉAL \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 THYROÏDECTOMIE SOUS ANESTHÉSIE GÉNÉRALE Marcel PLAMONDON, Anesthésiste à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).La thyroïdectomie est une intervention qui se pratique sous anesthésie générale, sous anesthésie locale, sous anesthésie générale combinée à la locale.Chaque chirurgien du goitre aura ses préférences pour tel ou tel anesthésique et des directives à donner quant à la manière d\u2019administrer l\u2019agent employé.Une méthode d\u2019aresthésie qui semble la meilleure pour l\u2019un sera discutable pour Pautre qui y trouvera des inconvénients.Dans le service de chirurgie de l'hôpital, grâce à la coopération des chirurgiens, de leurs précieux conseils et surtout de leur indulgence coutumiére, nous faisons depuis quelque temps les thyroidec- tomies sous anesthésie générale combinée à l\u2019anesthésie locale.Il ne s\u2019agit pas ici de vous donner tous les avantages el de vous faire l\u2019éloge de la technique que nous employons, mais de vous exposer simplement en quelques mots notre manière de procéder.La thyroïdectomie est une intervention délicate qui doit être faite par un chirurgien habitué et averti des dangers qu\u2019el'e comporte, à savoir surtout la conservation intacte des nerfs laryngés et des parathyroïdes.Or l\u2019anesthésie générale ne doit se faire qu\u2019à la demande expresse du chirurgien qui spécifie la variété, la qualité et la profondeur de l\u2019anesthésie qu\u2019il veut avoir.Les uns exigeront une anesthésie partielle et superficielle, les autres demanderont une résolution complète et maintenue du début à la fin de l\u2019intervention, tout en faisant surveiller les cordes vocales par l\u2019anesthésiste à l\u2019aide d\u2019un laryngoscope.Cette méthode est facile et n\u2019est pas fatigante pour l\u2019anesthésiste, mais n\u2019est pas sans danger pour le malade.Ce ne sont pas là les techniques qui nous intéressent dans les services actu- element.On nous a demandé de donner du protoxyde d\u2019azote de manière que, anesthésié localement comme d\u2019habitude, le patient puisse recevoir suffisamment d\u2019anesthésique pour ne pas nuire aux manœuvres opératoires et surtout qu\u2019il ne s\u2019aperçoive pas de l\u2019intervention, c\u2019est-à-dire qu\u2019il reçoive une dose suffisante pour faire disparaître les sensations douloureuses.De plus le chirurgien tient à contrôler lui-même l\u2019état des cordes vocales en faisant parler le malade à la phase opératoire qu\u2019il désire.Le mélange protoxyde oxygène devient l\u2019anesthésique de choix à cause de sa très rapide anesthésie, du contrôle facile du dosage et du prompt recouvrement du réveil.La profondeur de l\u2019anesthésie est facile à controler et il est possible grâce à l\u2019appareil d\u2019augmenter ou de diminuer le degré de la narcose à volonté, 1.e.l\u2019on peut en quelques minutes endormir ou éveiller le patient à la demande de l\u2019opérateur.La préparation médiate du malade regarde le chirurgien, elle reste toujours la même quelle que soit la technique d\u2019administration de l\u2019agent employé.La médication immédiate préopératoire ou préanesthésique est celle que l\u2019on emploie couramment: 114 grain de nembutal la veille au coucher, même dose répétée au réveil en ajoutant, 34 heure avant l\u2019opération, 1/6 de morphine et 1/150 d\u2019atropine. 1514 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 De plus il est bon pour le malade d\u2019être averti graduellement qu\u2019il sera opéré sous anesthésie générale; ceci nous permettra de connaître ses réactions personne:les à tel ou tel anes.hésique s\u2019il en a déjà reçu ou du moins d\u2019obtenir des informations précieuses en vue de l'intervention qu\u2019il aura à subir.La rencontre de l\u2019anesthésiste et de ces futurs opérés contribue largement à gagner leur confiance et à diminuer jusqu\u2019à un certain degré la crainte que leur donne l\u2019opération.Vous connaissez tous le protoxyde d\u2019azote, découvert en 1844 par Horace Wells.Ce gaz, obtenu par le chauffage du nitrate d\u2019ammonium, n\u2019est pas inflammable, est de saveur agréable et a une odeur caractéristique de sucre brûlé.Mélangé à l\u2019oxygène, il fut employé la première fois à Chicago par Andrews en 1868; son usage est indiqué pour une thyroïdectomie telle qu\u2019on veut la faire ici et comporte bien des avantages sur les autres anesthésiques courants.Sa rapidité d\u2019action est due à ce qu\u2019il touche directement la cellule cérébrale; son effet, rapide et fugace en même temps, ne laisse aucune trace dans l\u2019organisme.La technique d\u2019administration est simple et sans danger.Le malade, une fois installé sur la table d\u2019opération, calme et reposé, reçoit une dose assez importante de N20 à 85% pour 15% d\u2019oxygène et cela pendant deux à trois minutes au plus.Il se produit immédiatement une anesthésie qui est profonde et que l\u2019on constate par le caractère rapide de la respiration, la coloration sombre des téguments, le ralentissement du pouls, la fixité des globes oculaires et la disparition du réflexe cornéen.Mais le signe principal qui nous guide le mieux et le plus rapidement sur la profondeur de l\u2019anesthésie, c\u2019est la coloration de la peau et la teinte du sang quand on peut le constater.L\u2019augmentation graduelle de l\u2019oxygène et l\u2019arrêt du protoxyde ramènent immédiatement au patient sa coloration rosée habituelle en même temps qu\u2019apparaît un état de subconscience pouvant aller jusqu\u2019au réveil complet si l\u2019oxygène est donné en assez grande quantité et assez rapidement.C\u2019est à cette dernière phase de l\u2019anesthésie fractionnée que le chirurgien peut faire parler son malade.Bien qu\u2019il reçoive la plupart du temps toujours les mêmes réponses aux questions posées ou quelques phrases confuses souvent incompréhensibles, toutefois les paroles émises sont suffisantes pour connaître l\u2019état des cordes vocales.Le même manège peut se répéter autant de fois que le chirurgien le désire.Comme nous le disions plus haut, notre patient demeure complètement insensibilisé parce qu\u2019une infiltration à la novocaïne a été faite au début de l\u2019intervention; toutefois la quantité de novocaïne à 1% injectée n\u2019est que de 25 à 40 ce.au lieu de 90 ce, quantité employée pour une intervention faite à l\u2019anesthésie locale seulement.Il nous est malheureusement impossible de vous donner tous les avantages de cette méthode sur les autres, comme l\u2019emploi du pentothal combiné avec l\u2019oxygène ou du cyclopropane, parce que nous n\u2019avons qu\u2019en de rares occasions endormi les opérés de goitre.Toutefois le pentothal et oxygène serait préférable au cyclopropane surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un goitreux affecté d\u2019une lésion cardiaque importante comme la fibrillation ou l\u2019arythmie où le cyclopropane est formellement contre-indiqué.Les quelques avantages que nous donne cette technique d\u2019administration du mélange N:0 et Oz pour les thyroïdectomies valent la peine qu\u2019on en fasse un PLAMONDON: THYROÏDECTOMIE SOUS ANESTHÉSIE GÉNÉRALE 1515 usage plus fréquent surtout chez les grands nerveux et les anxieux et les jeunes goitreux.Le seul fait de dire à ces malades qu\u2019ils seront endorinis les réconforte et diminue pour la peine la crainte qu\u2019ils ont de l\u2019opération.I] faut avoir interrogé ces opérés pour connaître impression que cette technique leur a laissée, par exemple le sommeil agréable et rapide qu\u2019ils obtiennent aisément.Les troubles désagréables ppostopératoires que donnent les nausées et les vomissements sont assez rares, peu importants et de courte durée; encore faut-il en accuser la morphine.Le seul malaise qu\u2019ils peuvent avoir est une céphalée qui ne dure pas et qu\u2019un comprimé antalgique quelconque calme facilement.Le lever est précoce et sans danger.Le seul fait de donner satisfaction à un opéré est très important en chirurgie.Pender et Lundy, deux grands maîtres de l\u2019anesthésie, ont recommandé l\u2019emploi du protoxyde d\u2019azote au cours de la dernière guerre pour les grands blessés comme l\u2019anesthésique le plus sûr et le moins dangereux à manipuler.C\u2019est en effet un gaz non explosif qui devient bien pratique si on fait de l\u2019électrocoagulation- Les complications postopératoires sont rares surtout du côté de l\u2019arbre respiratoire.Le protoxyde, en effet, grâce à son action rapide, n\u2019est pas irritant pour les muqueuses, il ne produit ni sécrétions, ni dépression respiratoire.Quant aux accidents que cette méthode d\u2019anesthésie peut amener dans les thyroïdectomies, ils peuvent se produire indépendamment du chirurgien et de l\u2019anesthésiste, mais la coopération des deux peut les éviter et en prévenir de plus graves.Si l\u2019anesthésie est trop poussée et que la cyanose apparaît et se maintient trop longtemps, un accident fatal et irrémédiable peut se produire, la mort subite par lésions profondes des cellules cérébrales; il se fait alors un arrêt brusque de la respiration et de la cireulation et il n\u2019y a dans ce cas malheureusement rien à faire.La mort subite ou un désastre cérébral comme une hémiplégie peut encore survenir à la suite d\u2019une embolie gazeuse partant d\u2019une des larges veines du cou.Ces deux accidents déplorables sont rares; ils ont été rapportés une fois sur 100,000 cas.Les autres complications peuvent se prévenir facilement par une attention toute spéciale du chirurgien avec la coopération de son anesthésiste.Les blessures des laryngés peuvent s\u2019éviter de la même manière qu\u2019avec l\u2019anesthésie locale seulement.Les hémorragies se contrôlent par une hémostase soignée de la part du chirurgien et par une surveillance attentive du malade par l\u2019anesthésiste qui pourra en tout temps et au besoin installer du sérum, du plasma ou du sang.Le collapse de la trachée se traitera soit par l\u2019introduction rapide d\u2019une sonde à l\u2019aide d\u2019un laryngoscope, soit par une trachéotomie d\u2019urgence s\u2019il y avait échec par la voie buccale.Nous regrettons de ne pouvoir vous présenter un travail plus élaboré en rapport avec d\u2019autres anesthésiques employés.Nous sommes à nos débuts pour les thyroïdectomies sous anesthésie générale au protoxyde d\u2019azote.Nous espérons pouvoir dans quelque temps vous présenter des cas spéciaux et des statistiques intéressantes à ce sujet.Cette communication sur nos activités avec la chirurgie du goitre ne vous a pas été faite dans le but de déclarer une guerre ouverte aux adeptes de l\u2019anesthé- 1516 L'UNION MEDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 sie locale puisque la technique que nous vous avons soumise n\u2019en est que le complément.Notre mission est de soulager les malades, surtout les opérés: c\u2019est ce que nous nous efforçons de faire dans la mesure du possible, BIBLIOGRAPHIE 1.John S.LUNDY: Clinical Anesthesia.2.Joseph L.de COURCY: «The aims of thyroidectomy and their achievement.Close cooperation between surgeon and anesthetist.» Anesthesia and Analgesia, 22: 135-142, 1943.3.K.C.McCARTHY: « Nitrous Oxyde in Army Hospital.» Anesthesia and Analgesia, 24 : 45-50, 1945. CLASSIFICATION DES SYNDROMES RHUMATISMAUX René DANDURAND, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Il semble que l\u2019on n\u2019attache pas assez d\u2019importance à la classification du rhumatisme chronique, dans la pratique médicale comme dans les recherches scientifiques, tant au laboratoire de chimie biologique qu\u2019aux laboratoires d\u2019études comparées.Le fait tient probablement à ce que l\u2019accord n\u2019est pas généralisé chez les cliniciens.Evidemment, une classification unique favoriserait l\u2019avancement des recherches qui se font actuellement dans le monde entier.Sans doute, on admet, en général, une classification unique dans ses grandes divisions.Là où la discussion apparaît, c\u2019est surtout autour de l\u2019arthrite rhumatoïde, ce genre de rhumatisme le plus compliqué, mais en même temps le plus sérieux et le plus désastreux.L\u2019anatomie pathologique de tous les syndromes rhumatismaux, même de l\u2019arthrite rhumatoïde, a été bien étudiée et bien décrite par le docteur Ralph Pemberton et est aujourd\u2019hui admise.On ne peut en dire autant de l\u2019étiologie et de la pathogénie, surtout de l\u2019arthrite rhumatoïde; ce qui complique la situation actuelle de nos connaissances sur la classification de cette arthrite.Les observations cliniques apportent de jour en jour un jet de lumière.Les laboratoires de bio-chimie et de microbiologie viennent appuyer, par leurs recherches, certains faits cliniques.Une deuxième difficulté intervient pour le clinicien, c\u2019est celle qu\u2019il a de questionner le rhumatisant et ainsi de comprendre ses douleurs antérieures et actuelles, et enfin de le classifier, de le soumettre à un terme de la classification.Car la symptomatologie tourne presque uniquement, je ne dis pas entièrement, sur le symptôme douloureux, qui est un symptôme purement subjectif.Et comme toute maladie a au cours de son histoire une phase douloureuse quelconque, il peut s\u2019ensuivre d\u2019abord une confusion dans l\u2019esprit du malade pour en entraîner une autre dans l\u2019esprit du médecin.Et comme toute maladie rhumatismale peut au début ne se manifester que par de la douleur sans manifestations extérieures, il s\u2019ensuit également une difficulté de diagnostic bien pardonnée.Une bursite se traduit par de la douleur, mais cette douleur est tout autre que celle accusée au cours de la deuxième phase de l\u2019arthrite rhumatoïde ou d\u2019une névralgie du sciatique.Il existe donc deux difficultés pour le médecin et pour les auteurs en particulier en vue de trouver une classification: 1) insuffisance de connaissances étiologiques et pathogéniques des arthrites rhumatoïde et hypertrophique; 2) classification du malade, à cause de l\u2019élément douleur, symptôme purement subjectif.Nous inspirant de nos observations cliniques et des résultats de laboratoires correspondants, nous avons écrit la classification qui n\u2019a rien d\u2019original, sauf sur ce qui a trait à l\u2019arthrite rhumatoïde.Au point de vue thérapeutique, nous croyons qu\u2019il existe beaucoup de conséquence.Voilà pourquoi nous y apportons beaucoup d\u2019importance.Nous divisons l\u2019arthrite rhumatoïde en 4 grandes classes: 1518 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal.nov.1946 1) rhumatoïde pure; 2) consécutive à une maladie infectieuse chronique; 3) métabolique; 4) de la colonne vertébrale.SYNDROMES RHUMATISMAUX 1) Articulaires avec phénomènes de douleur, gonflement et limitation des mouvements: a) rhumatisme articulaire aigu ou fièvre rhumatismale (rheumatic fever) ou maladie de Bouillaud; b) arthrite rhumatoïde; c) ostéo-arthrite; d) goutte; e) arthrite d\u2019origine infectieuse comme: gonococcique, post-traumatique, streptococcique, etc, tuberculeuse, syphilitique-Chareot ; f) autres formes rares: hémophilique, ostéo-arthopathie pulmonaire, neurogène, post-sérothérapique.Extra-articulaires: fibrosite ou cellulite, avec douleurs, raideur articulaire 1) 2) 3) 4) 5) 6) et musculaire, limitation des mouvements: myosite: lumbago; névrite ou névralgie: sciatique ou du nerf occipital; tissu adipeux sous-cutané: panniculite; tendons et gaines synoviales: tendinite ou téno-synovite; bourses séreuses: bursite; capsule articulaire: périarthrite.* * * A) ARTHRITE ATROPHIQUE OU RHUMATOÏDE.1) Rhumatoïde pure.2) Consécutive à une maladie infectieuse chronique: Colibacillose, brucellose, pyélonéphrite, sinusite, abcès, etc.3) Métabolique: 1\u2014métabolisme modifié par une longue maladie aiguë.Exemple: hypoprotéinémie; hypercalciurie.2\u2014ménopausique: avec hyperthyroïdie; avec hypothyroidie; 3\u2014avitaminosique; 4\u2014psychosomatique.4) De la colonne vertébrale (spondylose rhizomélique).B) ARTHRITE HYPERTROPHIQUE OU OSTÉO-ARTHRITE.1) Par traumatisme léger répété. DANDURAND: SYNDROMES RHUMATISMAUX 1519 2) Par métabolisme vicié de la colonne vertébrale (ménopause ou vieillesse).~ C) ARTHRITE GOUTTEUSE.1) Aigué.2) Chronique.D) ARTHRITE A MICROBES CONNUS: GONO, KocH.1) Aiguë.2) Chronique.SYMPTOMATOLOGIE | A) Arthrite rhumatoide.1° Arthrite rhumatoide pure.a) Début: 1) chez les jeunes surtout, de 3 a 35 ans; 2) lent, sans signes aux articulations pendant des mois, sauf raideur du matin de 1 mois a trois mois; 3) mains, genoux, chevilles.Fig.1.\u2014 Arthrite rhumatoide pure, 2e phase (début).b) Phase d\u2019état: 1) raideur des articulations (matin); 2) douleur aux articulations; 3) gonflement.c) Phase ankylosante.d) Caractères généraux: 1) anémie légère; 2) sédimentation augmentée; 3) fatigue, amaigrissement, anorexie.Aspects radiologiques de l\u2019arthrite rhumatoïde.À \u2014 Pré-radiologique de la phase du début.Aspect normal.B \u2014 Radiologique.1) Gonflement péri-articulaire.Décalcification diffuse des épiphyses. 1520 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 2) Diminution de l\u2019espace clair interosseux.Erosions des surfaces diarthroïdales.Subluxation.3) Proliférations.Calcification désordonnée.Ankylose.2° Consécutive à une longue maladie infectieuse chronique: colibacillose ou brucellose, abcès dentaire, amygdalite, etc.a) Début: 1) douleur péri-articulaire à localisation fixe (bursite) ; 2) douleur irradiée (cellulite): 3 mois à 3 ans; 3) sédimentation normale.Fig.2.\u2014 Arthrite rhumatoïde pure, 2e phase avancée.b) Phase d\u2019état: 1) localisation articulaires: genoux et mains, ete.; 2) douleur; 3) raideur, gonflement; 4) sédimentation accentuée.c) Phase ankylosante.d) Caractères généraux: 1) sédimentation normale au début; 2) colibacillurie; 3) troubles intestinaux que l\u2019on observe dans la colibacillose ou brucellose.3° Métabolique ou ménopausique ou avitaminosique ou psychosomatique.a) Début: 1) très long de 3 mois à un an; 2) raideur et gonflement de tout le membre; 3) douleurs; 4) fibrosite.5) métabolisme vicié: calcium ou protéine ou des graisses ou métabolisme basal vicié avec hypertension ou hypothyroidie; DANDURAND: SYNDROMES RHUMATISMAUX 1521 6) sédimentation normale; 7) déformation caractéristique de l\u2019articulation avec moins de gonflement que dans l\u2019arthrite rhumatoïde pure.b) 2e et 3e phases d\u2019état: la même que dans l\u2019arthrite rhumatoïde pure.N.B.\u2014 Arthrite rhumatoïde psychosomatique.Exemple: à la suite d\u2019un prolapsus utérin.Fig.3.\u2014 Arthrite mixte consécutive à un abcès dentaire et métabolique (hypoprotéinémie).4° De la colonne vertébrale (type spondylose rhizomélique).1) modification R.X.de articulation sacro-iliaque; 2) décalcification des vertébres; 3) calcification des ligaments antérieurs.Fig.4.\u2014 Ostéo-arthrite ou hypertrophique.B) Arthrite hypertrophique.Localisation des déformations: 1) premiére phalange; 2) genoux; 3) hanches. 1522 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Caractères des déformations: 1) pas de gonflement; 2) ostéophytes; 3) nodules d\u2019Heberden (osseux).Caractères généraux: 1) sédimentation normale; 2) troubles glandulaires: obésité, hypothyroïdie; 3) n\u2019ankylose pas; 4) âge: 40 ans et plus.C) Arthrite goutteuse.Aiguë: 1) douleur la nuit; 2) gonflement rapide, spontané, considérable, avec réactions inflammatoires; 3) sédimentation accentuée.Fig.5.\u2014 Arthrite goutteuse.Chronique: 1) douleur la nuit; 2) gonflement: toutes les articulations, péri-articulaire puis articulaire; 3) raideur; 4) sédimentation normale; 5) uricémie élevée; 6) géodes aux R.X.; 7) état général bon. SPLÉNECTOMIE ET MALADIES DU SANG Roland DUSSAULT, Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Il ne sera question dans ce travail que de l\u2019ablation de la rate dans certaines maladies du sang; il ne sera pas question de la splénectomie pour les traumatismes de la rate, de la splénectomie nécessaire au cours d\u2019interventions sur d\u2019autres organes et, en particulier, sur le tube digestif.Ce rapport n\u2019a pour but que de rappeler certaines notions élémentaires concernant la splénectomie.L'auteur a été, à plusieurs reprises, scandalisé des réflexions faites et des conseils donnés aux malades porteurs de splénomégalie.Quelques écueils sont signalés aux débutants.L'auteur présente le résumé de 6 observations; il s\u2019agit de malades observés depuis 1940 et chez lesquels la splénectomie était indiquée cliniquement.Cette intervention a amélioré ces malades et parfois les a apparemment guéris.Quatre syndromes hématologiques dans lesquels la splénectomie est particulièrement indiquée sont brièvement passés en revue.SPLÉNECTOMIE ET MALADIES DU SANG / Le temps n\u2019est plus où la splénectomie était considérée comme la prouesse d\u2019un chirurgien audacieux enlevant une grosse tumeur, quel que fût le diagnostic et quoi qu\u2019il advint du patient.La splénectomie, qui évidemment n\u2019est pas un simple exercice pour chirurgiens amateurs, est soumise à des techniques bien réglées, connaît des indications assez précises et reste, dans un petit nombre de cas, le seul traitement capable de sauver certains malades.Sans vouloir enlever le mérite très grand au chirurgien, il faut cependant convenir que le succès de l\u2019intervention dépend, dans la plupart des cas où la splénectomie est pratiquée pour guérir une maladie, du travail de l\u2019équipe hospitalière, chirurgien, médecin, hommes de laboratoire, radiologiste, spécialistes divers, anesthésiste; cela est vrai, soit dit en passant, de toute intervention importante comportant des risques non négligeables.Pratiquer une splénectomie sans diagnostic médical précis, sans une préparation préopératoire suffisante, sans analyses nécessaires, sans une anesthésie adéquate, sans connaissance des complications postopératoires les plus fréquentes dans telle maladie en particulier pour laquelle la splénectomie a été pratiquée, c\u2019est courir au désastre.On comprend facilement que cette opération, sauf en cas d\u2019urgence, ne doive être entreprise que dans les centres hospitaliers où ces diverses conditions peuvent être réalisées.Bien que toutes ces données soient archiconnues et bien qu\u2019il soit admis dans tous les centres médicaux du monde que la splénectomie est nécessaire pour guérir certaines maladies du sang, on comprend mal l\u2019attitude de certains médecins et chirurgiens déconseillant cette opération à des malades qu\u2019ils connaissent souvent à peu près pas.Personnellement, à deux reprises, j'ai eu l\u2019occasion de constater cette ingérence indue et maladroite chez 2 cas d\u2019ictère hémolytique congénital, l\u2019un en crise de déglobulisation grave depuis des semaines, 1524 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 l\u2019autre chez une enfant mal développée, toujours malade, à cause de sa splénomégalie hémolytique.On comprend aussi pourquoi la statistique de certains chirurgiens est voisine de la catastrophe lorsqu'on se fait demander par des malades atteints de leucémie myéloïde à la phase terminale s\u2019il serait opportun de se rendre au conseil du spécialiste « un tel » qui a proposé la splénectomie.La splénectomie n\u2019est pas l\u2019unique ni même le plus fréquent des traitements dans les maladies du sang, dans lesquelles souvent, et pour cause, la rate est intéressée.Elle est le traitement de choix et parfois le seul traitement chez certains sujets atteints de maladies des organes hématopoiétiques.ICTERE HEMOLYTIQUE CONGENITAL Maladie chronique, congénitale et parfois familiale, caractérisée par une anémie de type hémolytique, une diminution de la résistance des hématies à des solutions hypotoniques, une splénomégalie, la présence de microsphérocytes et une augmentation des réticulocytes dans le sang circulant.Les patients atteints de cette maladie le sont à des degrés divers et plusieurs n\u2019ont d\u2019autre inconvénient qu\u2019un teint sub-ictérique, qui d\u2019ailleurs peut passer complètement inaperçu.La splénectomie ne s\u2019adresse évidemment pas à ces individus « plus ictériques que malades ».Les malades sont cependant exposés à faire des crises de déglobulisation soudaines qui peuvent devenir très graves.C\u2019est à ceux-là que la splénectomie peut sauver la vie.Rappelons que la lithiase biliaire, l\u2019ulcère chronique des jambes ou des anomalies squelettiques peuvent constituer l\u2019un des symptômes pour lesquels se présentent les malades.Le diagnostic clinique offre parfois des difficultés.Le tableau hématologique est cependant caractéristique.La splénectomie est presque toujours suivie de guérison, parfois spectaculaire et habituellement durable, ce qui, répétons-le, ne veut pas dire que la splénectomie soit indiquée dans tous les cas.Observation 1.Mme A.T., 30 ans, Canadienne française, mariée, entre à l\u2019Hôtel-Dieu, le 30 novembre 1942.Depuis très longtemps elle se sent faible et a noté de l\u2019ictère presque constant et des urines rouges.Ant.héréditaires.Mère morte: pneumopathie non T.B.Père vivant: diabétique.1 frère et 2 sœurs en bonne santé.1' frère souffrant d\u2019ictère chronique.Ant.personnels.Rien à noter.L'examen objectif révèle comme seuls signes pathologiques un ictère des conjonctives et une grosse rate.Examens de laboratoire: cytologie: hémogl, 30% ; G.R.2,550,000; G.B., 3,800; P.N., 62% ; P.E, 1%; P.B., 1%; lymp., 35%; monos, 1%; plaquettes, 191620.L'examen du frottis montre de la micro-sphérocytose et la coloration au bleu de crésyl de très nombreux réticulocytes.La résistance globulaire est à 5.80 (globules fragiles).Le Van den Bergh donne une réaction positive indirecte à 588 unités.Toutes les autres analyses sont normales.A cause de l\u2019atteinte profonde de l\u2019état général, la splénectomie est conseillée.Vu la période des Fêtes, la patiente quitte l\u2019hôpital le 24 décembre en promettant de revenir en janvier. DUSSAULT: SPLÉNECTOMIE ET MALADIES DU SANG 1525 Elle entre de nouveau à l\u2019hôpital le 9 janvier 1943.Le 12 janvier, le nombre des g'obules rouges est de 3,050,000.Splénectomie par le Dr G.-E.Cartier le 25 janvier.Convalescence sans incidents.Sortie de l\u2019hôpital le 12 février.A la sortie, les globules rouges sont de 4,020,000.Rapport de l\u2019examen anatombo-pathologique du Dr J.-L.Riopelle.Examen macroscopique: «Rate pesant 1260 grammes, et mesurant 22 x 5.5 cms.Surface lisse, sans adhérences.Capsule mince, laissant transparaître le parenchyme splénique.Configuration générale de la rate respectée.A la coupe, surface de section lisse, homogène, de couleur rouge foncé homogène.Consistance assez ferme, élastique.Corpuscules de Malpighi: invisibles.Absence d\u2019infarctus ou d\u2019hématome.a Examen microscopique : « Rate dont l\u2019augmentation de volume résulte d\u2019une façon prédominante, sinon exclusive, d\u2019une réplétion marquée de la pulpe rouge par des érythrocytes.«Ces érythrocytes encombrent et élargissent les cordons de Billroth, tandis que les sinus sont relativement peu dilatés, ou même collabés.Dans les cordons de Bill roth, absence de figures de macrophagie.Endothélium des sinus, cubique et facile à voir.« Toutes ces modifications macroscopiques et histologiques sont tout & fait en harmonie avec le diagnostic clinique d\u2019ictère hémolytique familial.«Du point de vue histologique, il existe pourtant certaines lésions qui ne sont pas caractéristiques de la rate d\u2019ictère hémolytique familial.Ces lésions consistent en une sclérose adventitielle de l\u2019artère folliculaire, empiétant plus ou moins sur les nodules lymphoïdes, ou en sclérose de la zone marginale des follicules.Ces sc'éroses rappellent celles que l\u2019on rencontre dans le syndrome de Banti, mais on voit au surplus, dans la zone de sclérose marginale, quelques cellules géantes.Ces cellules géantes n\u2019ont pas l'aspect de cellules géantes tuberculeuses, mais répondent sans doute à un processus de résorption.» Le 8 février 19483.(Dr L.-J.Riopelle, path.) Depuis, nous avons eu fréquemment des nouvelles de la patiente: elle va bien, est devenue enceinte de nouveau et a donné naissance à un enfant apparemment normal.Observation 2.M.P.C., 34 ans, journalier, entre à l\u2019Hôtel-Dieu sous les soins du Dr R.Roux le 29 janvier 1946, pour fracture du fémur droit à la suite d\u2019un traumatisme.En plus, il y a légère hyperthernie vespérale: 99.2, et un teint jaunâtre que le patient dit avoir depuis le jeune âge.Glycémie, 1.34; azotémie, 0.324.Urines normales.31 janvier: ostéosynthèse et appareil plâtré.9 février: apparition de troubles digestifs: anorexie, inappétence pour les graisses; l\u2019hyperthermie vespérale est quotidienne, 994 environ.22 février: index ictérique, 17.8.26 février au 29: poussée de température jusqu\u2019à 102°.Les troubles digestifs s\u2019exagèrent, il y a intolérance pour les graisses, le teint devient plus jaune; il y a anorexie, pesanteur dans l\u2019hypochondre gauche; amaigrissement progressif, sub-ictère de la peau, cornée, etc, pâleur des conjonctives, hypertrophie de la rate, 4 à 5 travers de doigt sous les côtes, pas de douleur.ler mars: analyse: hémoglobine, 43.5; glob.rouges, 2.400,000; glob.blancs, 5,400; valeur globulaire, 0.87; poly.neutro., 74; éosino., 2; baso., 1; lymp., 22; monocytes, 1; protéine totale, 5.50; Van den Bergh, directe 1.6, indirecte 3.10; résistance globulaire, 0.46.8 mars: frottis «forte proportion de microsphérocytes», «proportion de réticulocytes beaucoup plus considérable que normalement ». 1526 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 25 mars: R.X.excellente réduction de la fracture.Cependant, l\u2019état général devient de plus en plus mauvais, et la fracture ne semble pas vouloir se consolider.Il y a suppuration de la plaie.L'\u2019ictère augmente.14 mai: splénectomie par le Dr Ro!and Roux.Aussitôt.l\u2019état général s\u2019amélicre et l\u2019ictère disparaît.Analyses avant et après l\u2019opération.6 avril 17 mai 17 juin 5 sept.Hémoglobine 67.5 85 88 96 Globu'es rouges 2,650,000 5,050,000 4.500,000 5 010,000 Globules blancs 11,100 19,500 20,600 24,200 Poly.(éosino.) 1 2 1 1 (baso.) 1 1 1 4 (neutro.) 85 84 81 76 Lymphocytes 12 12 16 18 Monocytes 1 1 1 1 Valeur globulaire 1.24 0.83 0.97 0.94 Temps de coagulation 439\u201d \u201cde saignement 15\u201d Prothrombine 92% Antécédents familiaux: mère 57 ans, troubles hépatiques.1 fils de 8 ans souffre d\u2019ictère.Rapport de l'examen anatomo-pathologique du Dr J.-L.Riopelle.«Rate volumineuse pesant 1200 grammes et mesurant 23 x 14 x 6 cms.« La configuration générale de la rate est normale.«La capsule est mince et laisse apercevoir le parenchyme splénique par transparence.Après section, il s'échappe de la surface splénique une quantité assez grande de sang dont on se sert pour faire quelques frottis.Ces frottis colorés montrent de nombreux sphérocytes.La tranche de section est d\u2019un rouge très foncé, uniforme et l\u2019on n\u2019aperçoit pas trace de pulpe blanche, c\u2019est-à-dire de corpusecules de Malpighi.Les veines spléniques ne sont pas notablement dilatées.« L'aspect est donc celui d\u2019une rate congestive de tvpe hémolytique.plutôt qu\u2019une rate de congestion passive telle que la rate de Banti.« Fixation au Brasil, Muller-Formol et Zenker-Formol.«Conservation du spécimen dans le formol à 10%.« Au microscope, la lésion consiste essentiellement en un engorgement extrême des cordons de Billroth avec affaissement des sinus veineux.« Le réticulum cytoplasmique est hyperplasique.Il existe, ici et là, du pigment ferrugineux dans le réticulum ou dans les macrophages.Les nodules spléniques sont peu nombreux et petits.« Absence d\u2019infarctus.«D\u2019après l\u2019ensemble des caractères, la rate est tout à fait suggestive de l\u2019ictère hémolytique familial.«Diagnostic: splénomégalie congestive de la rate (congestion active, cordonale, de type hémolytique).» Le 23 mai 1946.(Dr J.-L.Riopelle, path.) DUSSAULT: SPLÉNECTOMIE ET MALADIES DU SANG 1527 PURPURA THROMBOCYTOPÉNIQUE ESSENTIEL Maladie d\u2019étiologie inconnue, caractérisée cliniquement par du purpura et des hémorragies, hématologiquement par une diminution stable du nombre des plaquettes sanguines, une irrétractilité du caillot, parfois un allongement du temps de saignement et un temps de coagulation normal.La maladie est capricieuse, entrecoupée de rémissions spontanées et de rechutes imprévisibles; elle est plus fréquente chez les enfants et les adolescents et beaucoup plus fréquente dans le sexe féminin.Les hémorragies peuvent être buccales, gastro-intestinales, pulmonaires, urinaires, méningées, utérines, La plupart des patients en crise semblent s\u2019améliorer au moins temporairement avec les soins médicaux adéquats, le repos absolu au lit, le « good nursing » des Américains, les traitements locaux, les transfusions au besoin, le fer, etc.La splénectomie, dont les résultats sont difficiles à apprécier dans un cas particulier à cause de la tendance spontanée à la guérison, n\u2019est indiquée que dans l'échec absolu des mesures habituelles ou dans les récidives trop fréquentes ou trop sérieuses.L'examen histologique de la rate n\u2019offre rien de caractéristique et parfois aucune lésion décelable.Observation 3.Mlle J.A, 16 ans, C.f., entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 10 février 1941 à cause d\u2019hémorragies buccales, apparues brusquement pendant son sommeil quelques jours auparavant et continues depuis.Aucun épisode semblable auparavant ni aucun signe de purpura antérieur.Aucun antécédent pathologique héréditaire ni personnel d\u2019importance.Examen subjectif négatif, sauf épisode actuel.| .L'examen objectif montre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une adolescente présentant une hypoplasie statu- rale générale et une maigreur uniforme.Il y a un certain infantilisme du caractère.Absence de fonction menstruelle.Scoliose dorso-lombaire.Le reste de l'examen est négatif, sauf à la bouche où les loges amygdaliennes sont remplies par d\u2019énormes caillots.Rate de volume normal.Analyses: hémoglobine, 72%; globules rouges, 4,900,000; V.G., 0.74; globules blancs, 13600; temps de saignement, 4\u2019 55\u201d; temps de coagulation, 13° 37\u201d: plaquettes, 43,600; rétractilité au caillot, nulle; métabolisme basal, \u201425; B.W., négatif.Les autres analyses sont normales.Traitement médical: L'hémorragie est contrôlée et la patiente sort de l\u2019hôpital le 18 mars.Les plaquettes sont alors au nombre de 49,000.La patiente entre de nouveau à l\u2019Hôtel-Dieu le 13 novembre 1942.El'e à été suivie au dispensaire depuis sa première hospitalisation.Elle a présenté presque constamment des taches purpuriques et des ecchymoses sur tout le corps.Les règles, apparues il y a environ 1 an, ont d\u2019abord été normales.Mais en septembre dernier, ménorragie d\u2019une durée d\u2019un mois.Le 8 novembre, menstruations qui durent depuis cette date et qui sont très abondantes. 1528 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Les globules rouges sont à 1,770,000 et les plaquettes à 40,000.Les traitements ordinaires locaux et généraux, y compris les transfusions, sont inefficaces.L'état général devient inquiétant.Après consultation avec le Dr Meunier, on décide un curettage utérin suivi de tamponnement de l'utérus, qui réussit à contrôler l\u2019hémorragie (intervention du Dr Meunier le 24 novembre).Nous laissons à la patiente le temps de se remettre et la splénectomie est pratiquée le 19 janvier 1943 par le Dr G.-E.Cartier.Convalescence sans incidents.Sortie le ler février.Rapport de l'examen anatomo-pathologique du Dr J.-L.Riopelle.« Rate mesurant 10 x 6 x 2 cms et pesant 110 grammes.« Capsule, lisse, brillante, transparente, sans adhérences mais très légèrement bosselée.« A la surface de section, coloration brun-rougeâtre clair.« A un examen plus attentif, trabécules spléniques très fines mais bien visibles; corpuscules de Malpighi très distincts, entourés d\u2019une mince auréole \u2018rougeâtre; pulpe rouge\u2019 circonvoisine jaunâtre et translucide.La lobulation splénique est nette et se traduit par un aspect granuleux de la jtranche de section fraîche.« A l\u2019examen microscopique, absence de modification appréciable au niveau des vaisseaux de distribution des trabécules spléniques et de la capsule.Les corpuscules de Malpighi sont bien visibles et on reconnaît nettement au pourtour une zone marginale.Au centre même du corpuscule de Malpighi, on aperçoit très souvent un centre (clair.La pulpe rouge est bien visible et comprend: 1° des sinus le plus souvent béants et facilement visibles, remplis de sang; 2° des cordons de Billroth un peu plus cellulaires que normalement.Les cellules de ces cordons de Billroth sont en majorité des cellules :réticulaires allongées tolut à fait caractéristiques.Entre ces cellules réticulaires, on aperçoit après argentation de la réticuline un réseau un peu plus abondant et un peu plus \u2018épais que normalement.A noter enfin, ici et là dans la zone marginale de quelques nodules lymphoïdes, la présence d\u2019amas de macrophages chargés de graisse.Cette lésion s\u2019observe assez souvent dans les (circonstances les plus diverses au niveau de la rate.«En somme, rate de poids et de volume normaux, ne présentant pour toute modification qu\u2019un certain degré de réticulose cellulaire et fibrillaire de la pulpe rouge.» Le ler octobre 1946 (Dr J.-L.Riopelle, path.) La patiente a été suivie au dispensaire depuis et, sauf des poussées d\u2019amygdalite, n'a présenté aucune manifestation pathologique, en particulier aucune hémorragie.Pas de purpura.Le 25 octobre 1943, nouvelle hospitalisation pour amygdalectomie.Les globules rouges sont à 4,000,000 et les plaquettes à 54,000.Amygdalectomie le 29 octobre (Dr H.Dubuc).Sortie le 30 octobre.Petite hémorragie le 5 novembre.Points faits sous anesthésie.Guérison.N\u2019a présenté aucun accident ni purpura depuis.Observation 4.Mlle E.L., 19 ans.ouvrière dans le caoutchouc, entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 5 septembre 1940 à cause de pétéchies apparues quinze jours auparavant, suivies \u2018d\u2019ecchymoses et de gingivorragies et de ménorragies.Antécédents personnels: épisodes purpuriques ana'ogues vers l\u2019âge de 11 ans et de 15 ans.Antécédents héréditaires: négatifs.L\u2019examen objectif permet de constater des pétéchies et ecchymoses sur tout le corps, sur la conjonctive, les muqueuses de la bouche.Hémorragies gingivales.Les dents sont très mauvaises.Amygdalite chronique.La rate déborde les fausses côtes de 2 travers de doigt.Température, 99°.4/5; pouls, 116; respiration, 20.Analyses: hémoglobine, 65%; glob.rouges, 3,220,000; valeur g., 0.90; globules b'ancs, 15,400; P.N., 86%; P.E., 1%; P.B., 1%; lymp., 8%; monos, 4%; temps de saignement, 25\u201d; temps de coagulation, 5\u201d; plaquettes, 51,000; rétractilité du caillot, nulle. eh L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LVII \u2018imprimerie a contribué au bien-être de l'humanité en transmettant à travers les siècles les messages de la pensée et du savoir.La Librairie Beauchemin s'est efforcée de maintenir cette noble tradition en améliorant sans cesse la qualité de son travail.Aujourd'hui, après de longues années d'humble collaboration, elle profite du soixante- quinzième anniversaire de l'Union Médicale pour exprimer aux collaborateurs de cette revue ses hommages et sa reconnaissance. LE CALME EST L'APANAGE DES FORTS MÉDICATION HÉPATIQUE ET CHOLAGOGUE EXTRAIT be FEUILLES D'ARTICHAUT STIMULANT DES FONCTIONS HÉPATIQUES ET RÉNALES FLACONS DE 50 ET 500 COMPRIMES DRAGEIFIES Echantillons et Littérature sur demande ( J.EDDE.uimiTée - NEw Birks eLOG.MONTRÉAL - TELEPH.LA.2421 Avec les voeux bien sinceres de J.Eddé Limitée Les phénomènes hémorragiques disparaissent avec le traitement médical et la patiente quitte l\u2019hôpital le 17 octobre.Hospitalisée de nouveau le 21 janvier 1941 pour amygdalectomie.N\u2019a pas eu d\u2019épisode purpurique depuis sa première hospitalisation.Intervention le ler février 1941.Convalescence sans incident et départ le 5 février.Plaquettes, 103,000.Nouvelle admission le 22 juillet 1941 pour épisode semblable à celui de septembre 1940.Nouvelle disparition des phénomènes purpuriques avec le traitement médical.Extraction de dix dents.Plaquettes, 200,000.Départ, 5 septembre.La splénectomie conseillée n\u2019est pas acceptée.Réadmise le 5 août 1945, pour ecchymoses et méno-métrorragies.Episode plus difficile à contrôler.Transfusions nécessaires.Plaquettes, 85,000.Sortie le 26 août.Doit revenir pour splénectomie.Réadmise le 4 octobre.Splénectomie le 22 octobre par le Dr G.-E.Cartier.Convalescence sans incidents.Départ le 13 novembre.Au départ, plaquettes, 352,000.Patiente suivie régulièrement depuis opération.Travaille régulièrement à l\u2019Hôtel-Dieu.Aucun phénomène hémorragique ni purpuri- que depuis opération.Rapport de l\u2019examen anatomo-pathologique du Dr J.-L.Riopelle.Examen macroscopique : « Rate mesurant 11 x 7 x 3 cms et pesant 130 grammes.« A l\u2019examen extérieur comme après section, absence de lésions macroscopiquement appréciables.Examen microscopique : « Aux colorations usuelles, rate sensiblement normale.» (Dr J.-L.Riopelle, path.) * x sk LA MALADIE DE BANTI Ce syndrome, d\u2019individualité et de pathologie discutées, évolue habituellement en trois phases: une première phase caractérisée par des troubles digestifs souvent vagues et difficiles à préciser; une deuxième par une splénomégalie avec anémie et leucopénie, au cours de laquelle les hémorragies et en particulier les hématémèses sont fréquentes; une troisième au cours de laquelle se développe une cirrhose hépatique progressive.Ces diverses phases ne présentent pas toujours, loin de là, cette évolution schématique: souvent, au contraire, il y a chevauchement des symptômes.L\u2019anémie est ordinairement de type normochrome, sauf quand il y a eu des hémorragies qui amènent l\u2019hypochromie ou quand il y a cirrhose avérée qui peut rendre l\u2019anémie hyperchrome.Il y a habituellement dilatations veineuses dans le système porte et en particulier des varices œsophagiennes, faciles à découvrir par la radiographie ou l\u2019œsophagoscopie et responsables la plupart du temps des hématémèses.Les symptômes sont souvent insidieux et les malades peuvent ne présenter pendant longtemps aucun malaise sérieux.Cependant, cette évolution bénigne se complique fréquemment d\u2019hémorragies graves survenant sans avertissement.a 1532 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F C, Mon réal, nov.1946 Les lésions anatomo-pathologiques consistent en de la scléro:e, de la dilatation des sinus, de la dégénérescence hyaline dans les corpuscules de Malpighi et les artères folliculaires et des hémorragies péri-artérie:les amenant des dépôts de pigments ferrugineux à ce niveau.La splénectomie, discutée elle aussi comme traitement de la maladie de Banti, semble cependant rendre des services et améliorer sinon guérir les cas bien choisis.Il faut que le foie ne soit pas trop touché pour que la splénectomie ait des chances de réussir; aussi, toutes les épreuves de la fonction hépatique doivent être faites afin d\u2019évaluer d\u2019une façon aussi précise que possible la valeur fonctionnelle du foie.La mortalité opératoire dans la splénectomie pour Banti est élevée (environ de 10 à 40%) à cause des adhérences fréquentes de la rate aux organes voisins et des dilatations du système veineux.Observation 15.« M.L.B., C.f., 29 ans, cultivateur, entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 26 avril, dans le servide du prof.A.Paré, à cause d\u2019hématémèses répétées, d\u2019asthénie et de douleurs épigastriques.Toutes ces hématémèses, détail amusant, ont eu lieu au mois d\u2019avril: la première date de 6 ans: avril 1940; la deuxième remonte à avril 1942; la troisième, à avril 1944; la quatrième, à avril 1945 et la cinquième à avril 1946.Aucun amaigrissement depuis 6 ans.Troubles digestifs sous forme de douleur épigastrique une heure après les repas, apparus il y a à mbis.Antécédents personnels.Pneumonie à 15 ans.Episodes douloureux et fébriles abdominaux dans le bas âge.Antécédents héréditaires.Négatifs.Examen subjectif.Négatif sauf troubles déjà décrits.Examen ohjectif.Patient lucide, exsangue et asthénique, ne présentant aucune lésion organique aux divers systèmes sauf une splénomégalie considérable.Température, 99 2/5, pouls, 80; respiration, 20.; Analyses: hémoglobine, 5%; g'obules rouges, 860,000; valeur globulaire, 0.30; globules blancs, 550; P.N, 66%; P.E., 4%; P.B, 2% ; lymphocytes, 26; monos, 2; protéines, 58; plaquettes, 42,000.Traitement: transfusions répétées, puis alimentation progressive, fer.Les radiographies du tube digestif, le 6 mai, montrent la présence de varices œsophagiennes.Avec le traitement, l\u2019anémie régresse, mais les globules blancs ne dépassent pas 3 900.Splénectomie par le Dr A.Paré le 4 juillet.Convalescence sans incidents.Départ de l\u2019hôpital le 16 juillet.Rapport anatomo-pathologique du Dr J.-L.Riopelle.« Rate volumineuse mais dont la conformation extérieure est sensiblement normale.Le poids de la rate est de 880 grammes et ses dimensions de 31 x 12 x 6 cms.« A Vexamen extérieur, on note que les veines du hile splénique sont fortement dilatées, et qu\u2019il existe au surplus une veine aberrante d\u2019environ 3 mm.de diamètre, émergeant de la profondeur non loin du hile, puis s'enfonçant de nouveau dans-le parenchyme splénique, apres un trajet sous-capsulaire de quelques milimètres.À l\u2019ouverture d\u2019une grosse veine de la région du hile, on constate dans cette dernière, la présence d\u2019un thrombus pariétal, friable, apparemment assez récent et non organisé.Après section de la rate, on observe que la pulpe blanche est conservée.Les nodules spléniques sont de dimensions à peu près norma!es, mais plus rares et plus écartés que normalement.Il existe, ici let là, de petites granulations brun-tabac.La pulpe rouge est plus pâle et plus ferme que normalement.Les travées spléniques 'sont bien visibles. DUSSAULT: SPLÉNECIOMIE ET MALADIES DU SANG 1533 « A l'examen microscopique, on aperçoit presque partout des nodules spléniques conservés avec centre clair.Il est rare d\u2019observer des foyers de sclérose avec destruction partie!le des corpuscules de Malpighi, ou des hémorragies juxta-folliculaires.«Aucun nodu'e sidéro-calcaire n\u2019a été intéressé dans les coupes histologiques.«La pulpe rouge, au contraire, montre des lésions multiples et accentuées.Ces lésions consistent: 1) en une dilatation des sinus avec multiplication apparente de ces derniers; 2) en une réticulose cellulaire et fibrillaire des cordons de Billroth.Cette réticulose va parfois jusqu\u2019à la fibrose.À cause de cette fibrose, les cordons de Billroth sont plus rigides, ce qui explique la béance des sinus.«À noter enfin qu\u2019il n\u2019existe pas de réaction inflammatoire notable.«En somme, l\u2019ensemble des lésions est favorable au diagnostic anatomique de splénomégalie du type de Banti.Toutefois, ici les lésions prédominent à la pulpe rouge tandis que les lésions de la pulpe blanche sont rares et disséminées.Diagnostic : « Splénomégalie de type Banti.» (Dr J.-L.RIOPELLE, path.) Observation 6.M.H.B., 23 ans, Hollandais, religieux, entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 21 avril 1944 pour épisode infectieux avec toux et dyspnée apparues 2 jours auparavant.L\u2019examen clinique et la radiographie du poumon montrent l\u2019existence d\u2019une broncho-pneumonie bilatérale.L\u2019examen nous fait découvrir également une volumineuse tumeur de l\u2019hypocondre gauche dépassant les fausses côtes de 4 travers de doigt et atteignant la ligne médiane.Cette tumeur présente les caractères d\u2019une splénomégalie.La température est à 103 degrés, le pouls, 105; la respiration.35.Traitement à la sulfadiazine et la température redevient normale le \u201823 avri!.La régression radiologique des lésions pulmonaires est complète le 11 mai.Le patient reste faible cependant.Les analyses sont toutes normales.Nous n\u2019essayons pas de poser un diagnostic précis de la tumeur de l\u2019hypocondre gauche à cause de l\u2019état général du patient que nous envoyons à la campagne le 20 mai avec instruction de revenir lorsqu\u2019il sera suffisamment remis.Nous le revoyons au bureau à diverses reprises.I] se plaint toujours de faiblesse et la splénomégalie est stationnaire.Réadmis à l\u2019Hôtel-Dieu le 9 janvier 1945.La rate a ses mêmes dimensions mais il ya en plus un peu de circulation collatérale abdominale à une grosse varice péri-ombilicale.Les radiographies de l\u2019œsophage montrent la présence de grosses varices cesophagiennes.Analyses: hémoglobine, 7,670; globules rouges, 4,070,000; valeur globulaire, 0.93; globules blancs, 3,050; P.N., 68%: P.E.,, 1%; P.B.1%; lymp., 9%; monos, 1%; plaquettes, 82,000.Les autres analyses, norma'es.Epreuves de la fonction hépatique normales.Splénectomie par le Dr G.-E.Cartier le 13 février 1945.Biopsie du foie.Convalescence orageuse.Atélectasie base droite postopératoire et pleurésie.\u2019 Eventration complète le 19 février.Nouvelle intervention pour cure d\u2019éventration le 19.La numération des plaquettes faite fréquemment montre une augmentation progressive du nombre des plaquettes.Le 28 février, thrombose veineuse veine humérale droite.Plaquette, 980,000.Traitement à l\u2019héparine en injection intraveineuse continue.Sorti guéri le 10 avril.Revu depuis, souvent.Il engraisse et se sent très bien.Est retourné en Hollande au printemps de 1946.Une lettre du patient au cours de l\u2019été nous rassure sur sa santé, qui est excellente.Rapport anatomo-pathologique du Dr J.-L.Rropelle.« Biopsie de foie et rate.Frottis de sang, le 17 janvier 1945. 1534 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 « Diagnostic final: maladie de Banti; foie: sclérose péri-portale.Examen macroscopique: « Rate pesant 2,160 grammes et mesurant 25 x 17 x 10 cms.La forme générale et les incisures de la rate sont conservées.La surface est lisse, dépourvue d\u2019adhérence; la capsule présente de multiples petites opacifications qui semblent correspondre à une périsplénite fibro-plastique au début.«Ici et là, la surface splénique, surtout du côté hilaire, apparaît soulevée de petites bosselures bleuâtres, en grappes, qui semblent être de petits amas de veines variqueuses.Au bile, la veine splénique apparaît extrêmement distendue.Autant qu\u2019on peut s\u2019en rendre compte, elle mesure 2.5 cms de diamètre.« L\u2019artère est flexueuse et sa paroi est plus épaisse et plus dure que normalement.« Avant de photographier la rate, on décide d\u2019en prendre un premier prélèvement.« La section de la rate donne issue à une quantité extrêmement grande de sang et l\u2019organe se rétracte considérablement.« Après photographie et fixation de 12 heures dans le formol, la rate est sectionnée.Sa coloration est rouge-brunâtre.On voit sur la tranche de section, en un endroit, une demi- douzaine de nodules de Gamna-Gandi, à centre brun-jaunâtre.Beaucoup de follicules semblent hémorragiques, et un certain nombre d\u2019entre eux sont fibrosés.La consistance est un peu plus ferme que normalement.« Pré'èvement d\u2019une biopsie de foie.» Examen histologique.© Au microscope, la zone sous-capsulaire du parenchyme splénique apparaît partiellement remplacée par un tissu conjonctif scléreux où ne persistent plus qu\u2019un certain nombre de sinusoïdes distendus.« Dans le reste du parenchyme, on est frappé par la distension marquée des veines et par l\u2019état de dilatation des sinus veineux.Ces sinus veineux sont apparemment tous ouverts, de sorte qu\u2019on a l\u2019impression qu\u2019ils sont plus nombreux que normalement.Leur contour est arrondi ou polygonal.«Les cordons de Billroth sont minces et atteints de réticulose.« Dans la zone marginale des follicules, on aperçoit très souvent une infiltration hémorragique, ou bien des foyers de sclérose qui empiètent plus ou moins largement sur les follicules de Malpighi.Certains follicules de Malpighi sont même complètement fibro- adéniques.«En certains endroits, on aperçoit des nodules de Gamna-Gandi tout à fait caractéristiques.Les travées fibreused de la rate sont, par endroits, un peu plus épaisses que normalement.«On aperçoit enfin, au pourtour des artères pénicillées, des épaississements scléreux s\u2019irradiant de là jusque dans la pulpe rouge (sclérose pénicillée).« L\u2019aspect histologique est tout à fait caractéristique de la rate de Banti.«L\u2019examen du foie montre comme seule modification notable, un élargissement scléreux de quelques espaces-porte.Ces espaces-porte épaissis sont infiltrés de lymphocytes.Leur bordure est indistincte, et à leur union avec le parenchyme hépatique, on voit quelques canalicules biliaires néoformés.« Les travées hépatiques sont assez riches en glucogène.Elles ne présentent, par ailleurs, aucune particularité digne de mention.» Montréal, le 26 fév.1945.(Dr J.-L.Riopelle, path.) PE GRANULOPENIE ESSENTIELLE D\u2019ORIGINE SPLENIQUE (Primary Splenic Neutropenia) Wiseman et Doan ont décrit pour la première fois en 1939 un syndrome DUSSAULT: SPLÉNECTOMIE ET MALADIES DU SANG 1535 clinique caractérisé par une diminution des polynucléaires dans le sang circulant, une splénomégalie et une hyperplasie de la moelle de type myéloïde normal, guéri par la splénectomie.Depuis, quelques observations ont été publiées par divers auteurs qui ont confirmé l\u2019existence du syndrome et sa guérison par la splénectomie.D\u2019après la description des cas observés, il semble y avoir, entre ce syndrome et l\u2019ictère hémolytique de même que le purpura thrombocytopé- nique, certaines analogies et parfois des manifestations hématologiques communes.Nous n\u2019avons pas eu encore l\u2019occasion d\u2019observer de cas semblable.La splénec- tomie apparaît comme le traitement spécifique.COMMENTAIRES Dans quatre syndromes cliniques, à savoir l\u2019ictère hémolytique congénital, le purpura thrombocytopénique, la maladie de Banti et la granulopénie essentielle d\u2019origine splénique (primary splenic neutropenia), la splénectomie peut et doit être discutée comme traitement; elle est parfois formellement indiquée.Tous les cas qui entrent dans ces quatre catégories ne doivent pas nécessairement subir l\u2019ablation de la rate: les uns sont bénins et peuvent guérir avec un traitement médical adéquat, les autres sont trop avancés pour que la splénec- tomie puisse enrayer la maladie.Chaque cas doit être étudié attentivement, un diagnostic aussi ferme que possible doit être posé, et les risques opératoires pesés.Si l\u2019on décide la splénectomie, on doit préparer soigneusement le patient à l\u2019opération et les soins postopératoires doivent être méticuleux afin de prévenir, si possible, les complications.Si celles-ci surviennent, on doit être prêt d\u2019avance à les traiter convenablement.La splénectomie est une opération majeure qui comporte des risques importants; cependant, en prenant toutes les précautions indiquées, le pourcentage de mortalité devrait rester relativement bas.Le travail d\u2019équipe, nous y insistons, est essentiel, mais la responsabilité principale doit incomber au médecin.Parmi les cas de maladies du sang que nous avons pu observer depuis 1940, et en particulier parmi les cas de purpura thrombocytopénique, d\u2019ictère hémolytique et de maladie de Banti, six patients nous ont semblé présenter les indications formelles de la splénectomie.D\u2019autres malades présentant les mêmes syndromes nous ont paru devoir n\u2019être traités que médicalement.Plusieurs restent sous observation.Nous n\u2019avons eu à date aucune mortalité opératoire chez nos malades et dans la plupart des cas les suites opératoires furent sans incidents.Deux malades ont été opérés depuis trop peu de temps pour juger de l\u2019évolution de la maladie.Il semble que les autres aient bénéficié de l\u2019intervention.Des auteurs ont préconisé la splénectomie dans certaines autres maladies du sang et en particulier dans l\u2019ictère hémolytique acquis.À notre avis, on ne peut faire une règle générale dans ces cas: chacun doit être étudié individuellement avec grand soin.La splénectomie peut représenter parfois dans ces cas une tentative désespérée.Le risque en tout cas nous semble bien grand. 1536 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Résumé Ce travail a eu pour but de revoir brièvement les principales indications de la splénectomie dans les maladies du sang.Six observations ont été résumées: deux de purpura thrombocytopénique, deux de maladie de Banti et deux d\u2019ictère hémolytique congénital.Les résultats sont bons jusqu\u2019à date.La mortalité opératoire fut nulle.BIBLIOGRAPHIE Raymond GREGOIRE : Les indications opératoires dans les splénomégalies.Baillière et Fils, 1938.Collection « Les Thérapeutiques nouvelles ».A.O.SINGLETON : Surg.Gynec.and Obst., 70: 1051-1052 (juin) 1940.Allen O.WHIPPLE: Surg.Gynec.and Obst., 64: 296 (15 fév.) 1937.Raymond GREGOIRE: Journal de Chirurgie, 40: 526 (octobre) 1932.Th.B.COOLEY: Am.Jr.M.Sc., 209: 561 (mai) 1945.W.LANGSTON, O.A.WHITE et J.D.ASHLEY, Jr.: Ann.Int.Med., 23: 4 (oct.) 1945.C.ANGER, J.B.JOBIN et J.M.LAROCHELLE: C.M.À.J., 53: 4 (octobre) 1945. INTERPRÉTATION ET TERMINOLOGIE DE LA SEGMENTATION BRONCHO-PULMONAIRE ' V.LATRAVERSE, Broncho-œsophagologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Au cours des dix dernières années, l\u2019étude anatomique de la topographie territoriale de l\u2019arbre bronchique s\u2019est précisée grâce au travail de collaboration du clinicien, du pneumologue, du radiologiste, du bronchoscopiste et du chirurgien.La bibliographie aui complète le présent article le prouve suffisamment.De Kramer (1932) à Boyden (1945), une multitude de travaux démontrent l\u2019homologie de la distribution bronchique et en justifient l\u2019utilité clinique.Cette notion de similitude, qu\u2019il n\u2019est plus permis de nier, impose au médecin le devoir de l\u2019introduire dans la pratique courante.Malgré la diversité des nomenclatures proposées par les auteurs, on peut dire que la segmentation homologue des masses pulmonaires est devenue une vérité classique.Dans l\u2019édition récente de quelques traités d\u2019anatomie, on accorde plusieurs paragraphes à cette question.Notre adhésion à cette théorie s\u2019appuie d\u2019une part sur la littérature récente et, d\u2019autre part, sur des constatations personnelles à la fois bronchoscopiques, bronchographiques et anatomiques (dissection de 30 poumons) ?.Puisque la plupart des travaux publiés appartiennent à l\u2019école anglo-saxonne, nous croyons opportun de nrésenter une terminologie française de la distribution bronchique conçue selon les connaissances actuelles; c\u2019est l\u2019adaptation, quelque peu modifiée, de la nomenclature de Jackson et Huber.Parmi les auteurs français, seul Lucien s\u2019est appliqué à démontrer l\u2019hoinologie de l\u2019arborisation bronchique droite et gauche.Il a résumé ses conclusions dans un tableau svnoptique que nous reproduisons partiellement.Il est évident que cet auteur ne tient pas assez compte de l\u2019anatomie clinique telle qu\u2019observée au cours des techniques hospitalières.Le praticien demande quelque chose de plus simplifié.Par notre exposé, on se rendra compte que ce tableau très compliqué ne cadre pas avec les observations bronchosco- piques, radiologiques et chirurgicales.Nous démontrerons donc que l\u2019homologie persiste tant dans la division segmentaire que dans la division lobaire de l\u2019arbre bronchique.HOMOLOGIE DE LA DIVISION LOBAIRE (Lobes, \u2014 secteurs ou étages).Au niveau de la 4e vertèbre dorsale, la bifurcation de la trachée donne naissance aux deux bronches souches que Jackson appelle « primaires ».Testut et Letarjet envisagent le fait différemment: « Chaque bronche souche fournit des collatérales primaires sur lesquelles naissent des collatérales de second ordre.» 1.Travail poursuivi dans notre section de broncho-cesophagologie et de chirurgie du larvnx, service du professeur Philippe Panneton, à l\u2019hôpital Notre-Dame.2.Nous remercions le professeur J.-B.Delage d\u2019avoir mis à notre disposition une partie du matériel cadavérique du laboratoire d\u2019anatomie de l\u2019Université de Montréal et nous lui sommes reconnaissant de l\u2019encouragement qu\u2019il n\u2019a cessé de nous prodiguer.Notre gratitude s\u2019adresse aussi aux docteurs Jules Prévost, Paul Brodeur et P.-M.Ricard qui, par leurs remarques bienvei'lantes, nous ont fait corriger et préférer certaines dénominations.Nous devons une mention spéciale à la section de phtisiologie qui a accueilli notre communication lors du Congrès de Québec, le 14 juin 1946. 1538 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 TABLEAU SYNOPTIQUE DE L\u2019ARBORISATION BRONCHIQUE (LUCIEN) (Reproduction partielle) Droit Lobes Gauche - Bronche sup.du poumon g.Bronche lobaire supérieure .Bronche ascendante Br.apicale 8 Br.apicale Br.ventrale sup.3 0 Br.ventrale sup.Br.dorsale sup.| 2 5 J Br.dorsale sup.lère parabronche externe 8 ® = Bronche lobaire moyenne g ~ Bronche descendante 2e parabronche externe | 2 2e parabronche externe Ie ventrale inf.= L | Ie ventrale inf.Ie br.dorsale inf.( Ie br.dorsale inf.3e parabronche externe 3e parabronche externe parabronche interne parabronche int.4e parabronche externe - E 4e parabronche ext.§ He ventrale IIe ventrale inf.8 8.J ITe dorsale inf.5 g ITe dorsale inf.ITIe ventrale inf.8 IIIe ventrale inf.IMTe dorsale inf.IMTe dorsale inf.IVe ventrale inf.IVe ventrale inf.IVe dorsale inf.ç IVe dorsale inf.PROJECTION TERRITORIALE ET TERMINOLOGIE DE LA RAMIFICATION TRACHÉO-BRONCHIQUE Segments Secteurs Lobes Lobes Secteurs Segments ou ou étages étages 1\u2014Antérieur ) { [Antérieur \u20141 2\u2014Apical I Sup.I{ Apical { Apical \u20142 3\u2014Postérieur | | | | Postérieur \u20143 4\u2014Latéral ] Sup.( (Supérieur \u20144 II {Moyen IT! Lingulaire 5\u2014Interne | | (Inférieur \u20145 6\u2014Sup.-dorsal: Sup.-dorsal LITT un Sup.-dorsal: Sup.-dorsal \u20146 7\u2014Interne 8\u2014Antérieur IV Inf.Inf.IV Antérieur \u20147 \u20148 9\u2014Latéral Basal Basal Latéral \u20149 10\u2014Postérieur (Postérieur \u201410 De chaque bronche souche naissent les bronches lobaires dites aussi « secondaires ».L\u2019embouchure de la bronche souche fait voir au bronchoscopiste des points de repére importants: ce sont les éperons des orifices des bronches lobaires, la bronche du lobe inférieur continuant et terminant la bronche souche (fig.1A, G).La division des bronches souches en 3 bronches lobaires droites et 2 bronches lobaires gauches répond aux lobes limités par la petite scissure et les deux grandes scissures. = LATRAVERSE: SEGMENTATION BRONCHO-PULMONAIRE 1539 Si l\u2019on insuffle de l\u2019air dans les bronches lobaires ou leurs orifices de subdivision immédiate, on sera frappé du fait suivant.À la surface du poumon se dessine une série de territoires bien délimités dont la disposition topographique met en évidence l\u2019homologie de l\u2019arborisation bronchique droite et gauche.On retrouve, à gauche, un nombre de territoires presque superposables et équivalents à ceux de droite.Cette distribution se constate tant à la dissection qu\u2019à l\u2019exploration bronchoscopique ou radiologique (fig.1 et 3 C).Selon Nelson, de la bronche souche droite ou gauche se détachent quatre grandes sections que nous appellerons lobes, secteurs ou étages (fig.1 B).A vrai dire, chaque poumon se divise en trois grandes portions, le lobe inférieur se partageant à son tour en deux étages (fig.1 A, B et 3 C).Droit Kauche Fig.1.\u2014 (d\u2019après Nelson.Jackson et Huber) modifié.1° Lobes supérieur, moyen et inférieur (poumon droit).Lobe supérieur.Le bronchoscopiste voit très obliquement l\u2019orifice de la bronche de ce lohe, dite bronche lobaire supérieure.À l\u2019aide du télescope bron- choscopique, on obtient une vision nette de la configuration interne de cet orifice (fig.1 G b, d).Lobe moyen.Chez l\u2019adulte, à 1 cm.au-dessous de l\u2019orifice lobaire supérieur apparaît un autre orifice sur la face ventrale de la bronche souche.C\u2019est l\u2019orifice de la bronche tributaire du lobe moyen que la grande et la petite scissures délimitent en une unité individuelle (fig.1G, f). 1540 L'UNION MEDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Lobe inférievr.Comme 1l a été dit plus haut, la bronche de ce lobe continue la bronche souche; elle donne une première collatérale dorsale qui, avec sa partenaire, partage le lobe en deux étages que nous appellerons étages supéro- dorsal et basal (fig.1 B III, IV et G h 6, g 6).2° Secteurs apical et lingulaire (lobe supérieur gauche) (fig.1 B I ID).La bronche souche gauche est deux fois plus longue que la droite.De ce fait, l\u2019ouverture de la bronche lobaire supérieure se trouve descendue presque A B C p Fig.2 au même niveau que l\u2019orifice du lobe moyen droit (fig.1 G e.f, et fig.3 C I IT gauches).Contrairement à celui de droite qui est franchement dans le plan vertical antéro-postérieur, l\u2019orifice lobaire supérieur gauche adopte un plan vertical mais oblique de dedans en dehors et regardant légèrement en dehors, en bas et en avant. LATRAVERSE: SEGMENTATION BRONCHO PCLMONAIRE 1541 Cet orifice pousse une très courte prolongation bronchique qui, après une distance variant entre 2 et 10 mm, rencontre un éperon horizontal antéro- postérieur; l\u2019éperon la divise en deux bronches que les chirurgiens suturent séparément (Churchill) (Clagett).C\u2019est pourquoi, l\u2019on considère souvent la bronche lobaire supérieure gauche comme chirurgicalement inexistante (fig.1 G e et fig.3 C).Secteur apical.La première de ces deux bronches est ascendante et se dirige vers la portion pulmonaire superposable au lobe supérieur droit.Comme cette section répond au sommet, nous l\u2019appelons « secteur apical » (fig.1 B I).A B C D Fig.3 Secteur lingulaire.La deuxième bronche descend vers la portion restante du lobe supérieur gauche et homologue du lobe moyen droit.Les chirurgiens l\u2019appellent lingula.Comme son nom l\u2019indique, il s\u2019agit d\u2019une languette pulmonaire qui se prolonge entre la paroi costale et la convexité gauche du cœur.C\u2019est aussi le lobe moyen gauche de certains auteurs (fig.1 A, B, II et fig.3 CII). Cette deuxième section se sépare souvent du reste du lobe par une scissure plus ou moins complète, simulant la petite scissure; mais, on verra plutôt une travée fibreuse formant une cloison entre la lingula et la partie sus-jacente formée par le secteur apical (fig.1 A et fig.4 A).Par le dédoublement du lobe supérieur gauche en secteurs apical et lingu- laire, nous traduisons l\u2019expression de Jackson et Huber «upper and lower division ».En un mot, la triple répartition du poumon gauche engendre trois bronches, homologues des bronches lobaires droites, à savoir les deux bronches des secteurs apical et lingulaire et celle du lobe inférieur (fig.1 A).3° Etages supéro-dorsal et basal du lobe inférieur.Lorsque l\u2019endoscopiste atteint la bronche lobaire inférieure, il rencontre un orifice s\u2019ouvrant sur la paroi postérieure de la lumière bronchique.L\u2019instillation directe de lipiodol ou le gonflement d\u2019air d\u2019une pièce anatomique mettent en évidence que cet orifice nourrit une bronche tributaire de tout le sommet qui coiffe la base du lobe inférieur (fig.1 B).Tant à gauche qu\u2019à droite, le lobe inférieur constitue une large pyramide divisée en deux par un plan horizontal parallèle à la base.La partie supérieure ressemble à un cône oblique, tandis que la partie inférieure représente un tronc de pyramide ou un cône tronqué (fig.1 B, III, IV).Pour simplifier, nous disons que le lobe inférieur comprend deux étages superposés: l\u2019étage supéro-dorsal (IV) et l\u2019étage basal (III).Cela signifie que la bronche souche se termine par deux bronches conduisant à chacun de ces étages.Nous avions songé à nommer la portion conique, « secteur apexien ».Les cliniciens et les radiologistes nous ont dissuadé, l\u2019apex étant surtout consacré au sommet d\u2019un organe et, dans le cas particulier, au sommet du poumon.Synonyme d\u2019apical, le mot apexien aurait porté à confusion.Notre choix s\u2019arrêta au terme «supéro-dorsal ».Cette expression résume l\u2019opinion générale des auteurs et situe bien la masse qu\u2019elle représente.L'on sait que les abcès se développent fréquemment dans cette zone du lobe inférieur.Pour l'interprétation des images pathologiques, de préférence au mot « supérieur » suggéré par Jackson et Huber, la dénomination « supéro-dorsal » permet de les différencier des ombres des zones de voisinage appartenant soit au lobe supérieur ou secteur apical, soit au lobe moyen ou secteur lingulaire.L\u2019on admettra que le sommet du lobe inférieur est entièrement dorsal puisqu\u2019il occupe l\u2019angle costo-vertébral.HOMOLOGIE DE LA DIVISION SEGMENTAIRE.S1, pendant 2 ou 3 jours, on maintient gonflés d\u2019air deux poumons vides de sécrétions, un droit et un gauche, on constatera la délimitation périphérique de dix territoires homologues appelés « segments ».Le poumon gauche en contient 9, le 10e étant occupé par une partie du volume du cœur.On se rend compte encore mieux de cette segmentation périphérique par l\u2019insufflation d\u2019air à travers les orifices de subdivision immédiate des bronches lobaires ou de leurs équivalentes (fig.1).Le segment broncho-pulmonaire se définit: la portion du poumon dont la OMMAGE a H L Union ADSdicale du Canada à l\u2019occasion de son Meilleurs Voeux dd 35 EVA TSA Ents Un ami, P.-J.R. \u2014 _\u2014_\u2014\u2014; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LX - \"_\u2014\"\u2014_\u2014_ HA./ OCcaasp,, Me JOLXaAnt.Filey a, UUDEraQ ire off 1 O77.Pp M 7.Xe cal, \u2014 5 Ou OZ lea rete, et Le 3072/20) Je 4, Yor Fra olre Cetin 0 ee don heure x dl Ce Offrir Cllr Poeuæ Les dus 5 AUCEres st LATRAVERSE: SEGMENTATION BRONCHO-PULMONAIRE 1545 bronche principale est tributaire d\u2019une bronche lobaire.Cette bronche principale s\u2019appelle « bronche segmentaire ».1° Segments du lobe supérieur droit et du secteur apical gauche.Ces deux portions homologues contiennent chacune trois segments dits: antérieur, apical et postérieur (fig.1, C, D, 1, 2, 3).Lobe supérieur droit.L\u2019orifice de la bronche lobaire se subdivise tantôt en trois, tantôt en quatre orifices qui apparaissent à 2 ou 5 mm.au delà de l\u2019orifice primaire.Les branches correspondantes vont déterminer les trois segments déjà nommés (fig.1 G, e, d).Lorsqu\u2019il v a 4 orifices, il s\u2019est produit une division de l\u2019orifice de la bronche segmentaire apicale; le segment apical se trouve partagé en deux cônes, antérieur et postérieur.Retenons qu\u2019en général, le lobe supérieur droit contient trois segments: antérieur, apical et postérieur.Secteur apical gauche.Il se compose, lui aussi, de trois segments homologues aux précédents.Comme Lucien et les auteurs cités l\u2019ont démontré, nous reconnaissons, nous aussi, trois bronches segmentaires bien que Jackson et Huber unissent les segments apical et postérieur en un seul segment qu\u2019ils nomment apical-postérieur.En voici l\u2019explication.Venant de l\u2019orifice du lobe supérieur gauche, la branche du secteur apical, après un parcours de 5 à 8 mm,, se laisse diviser par un éperon en deux orifices.Le premier répond à la bronche du segment antérieur.Le deuxième, regardant en haut et en arrière, n\u2019a presque pas de prolongation; après 2 mm.à peine, apparaît un deuxième éperon qui le partage en deux ouvertures tributaires des segments apical et postérieur (fig.1, Ge).Nous nous croyons alors justifié de sectionner le secteur apical du lobe supérieur gauche en trois segments antérieur, apical et postérieur.2° Seaments du lobe moyen droit et du secteur lingulaire gauche.Ils contiennent chacun deux segments désignés selon leur position: latéral et interne, supérieur et inférieur (fig.1, C, D, E, F, G 4, 5).Lobe moyen droit.La bronche lobaire se bifurque en deux bronches segmen- taires se distribuant aux deux territoires appelés segments latéral et interne.Parce qu\u2019il dessine une projection sur la face antérieure, certains auteurs donnent à ce dernier le nom de segment antéro-interne.Secteur lingulaire.Puisqu\u2019il comprend deux segments superposés, il convient de les nommer: supérieur et inférieur.Quelques auteurs le divisent en segments antérieur et postérieur (Nelson, Adams).Lobe inférieur, droit ou gauche: segments supéro-dorsal, interne, antérieur, latéral et postérieur (fig.1 C, D, E, F, G, 6 à 10).Rappelons-nous que le lobe inférieur se sectionne en deux étages bien cloisonnés: supéro-dorsal et basal.L'étage supéro-dorsal où se localisent un si grand nombre d\u2019abcès constitue, à lui seul, un segment, le segment supéro-dorsal.L\u2019étage basal, au contraire, se découpe en 4 segments à droite et en 3 segments, à gauche.Ce sont les segments interne, antérieur, latéral et postérieur de la base pulmonaire.Ils sont disposés comme des colonnes serrées les unes contre les autres et reposant sur la coupole diaphragmatique. 1546 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Le segment interne gauche est absent; l\u2019espace en serait occupé par le cœur.Il se confond avec le segment antérieur, d\u2019où sa dénomination d\u2019antéro-interne ou cardiaque par quelques auteurs.B C Fig.4 À l\u2019examen endoscopique, la bronche basale droite se bifurque pour se distribuer d\u2019une part à la portion antéro-interne et d\u2019autre part à la portion postéro- externe.Ce mode de division nous fait comprendre la constitution de la bronche du segment antéro-interne de la base gauche (fig.1 G, g, j, i). LATRAVERSE: SEGMENTATION BRONCHO-PULMONAIRE 1547 Le précédent exposé de l\u2019arborisation bronchique représente une synthèse des conclusions des auteurs contemporains.La terminologie actuelle a pour but d\u2019aider le médecin à s\u2019orienter dans la topographie broncho-pulmonaire.Les deux moyens à sa disposition sont l\u2019examen radiologique et l\u2019exploration bronchos- copique.De plus en plus le médecin, tant rural que citadin, manipule l\u2019éeran fluoros- copique et se voit obligé d\u2019interpréter des clichés radiographiques ou broncho- graphiques.La voie nasale a rendu presque élémentaire l\u2019exécution d\u2019un lipiodol bronchique.Pour mieux interpréter la géographie pulmonaire, il faut adopter la routine suivante: pour toute image pathologique constatée à l\u2019examen objectif ou fluoroscopique, exiger deux radiographies, une de face et une de profil.Dans la recherche et la localisation d\u2019une lésion bronchique, le bronchosco- piste devient un aide précieux, souvent indispensable.De plus, les techniques dont il dispose lui permettent d\u2019instiller de l\u2019huile iodée, de manière sélective, dans une bronche ou un territoire particuliers; encore ici, ne jamais oublier de faire prendre deux clichés, de face et de profil.Les fig.2, 3, 4, 5 représentent une série d'observations qui illustrent, mieux qu\u2019une argumentation, les applications pratiques de notre sujet.On conviendra que la connaissance de la distribution broncho-pulmonaire permet de mieux situer les lésions pathologiques révélées par la clinique.Observation 1 (fig.2A-B).Segment du lobe sup.dr.J.A.57 ans.La radiographie découvre une fibrose généralisée de tout le poumon droit et surtout polykystique au lobe supérieur.Dans un premier temps, le lipiodolage exclusif du lobe supérieur la met en évidence (A).Dans un deuxième temps, nous avons étendu la bron- chographie aux lobes moyen et inférieur (B).Les grandes cavités se développent dans le territoire que nous appelons segment antérieur (du lobe supérieur.Pendant que le lobe moyen présente une double arborisation à peu près normale, le lobe inférieur offre des images ampullaires de bronchectasie.Observation 2 (fig.2 C, D).Segment post.du lobe supérieur dr.Patient du Dr P.-E.Lafortune, O.C., à la suite d\u2019un épisode grippal, accuse de la toux, de l\u2019amaigrissement et des expectorations fétides qui se manifestent parfois sous forme de vomiques.Il s\u2019agit d\u2019un abcès putride qui évolue depuis près de 3 mois malgré la pénicilline par voie I.M.ou en aérosol et même la broncho-aspiration.Il faut noter que, souvent, la sténose partielle de la bronche de drainage ne permet pas l'évacuation des débris nécrotiques.La bronchographie démontre que l\u2019abcès occupe le segment postérieur du lobe supérieur droit; on pourrait le confondre avec le segment supéro-dorsal du lobe inférieur qui se trouve dans la zone paramédiane et costovertébrale (obs.6, fig.4B.C.); le segment dont il s\u2019agit est plutôt projeté en dehors.L\u2019intervention du Dr P.-M.Ricard confirma cette localisation au cours de la pneumo- tomie; d\u2019autre part, le 19 septembre 1946, le lipiodol injecté dans la fistule thoracique traversa exclusivement le territoire du segment postérieur sans pénétrer vers les lobes moyen et inférieur.Observation 3 (fig.3 A, B).Lobe moyen droit.O.A., 28 ans, malade du Dr Paul Mousseau, se plaint de toux quinteuse depuis 8 mois.Les examens radiologiques subséquents ont confirmé le diagnostic de bronchectasie posé par son médecin.Le 3 septembre 1946, la radiographie simple révèle un treillis vacuolaire de toute la base droite, caractéristique de bronchectasie (Dr Paul Brodeur). 1548 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Le 5 septembre, la bronchoscopie ne révèle pas de lésions endobronchiques visibles pouvant confirmer le diagnostic car les sécrétions sont plutôt rares.Le 10, la bronchographie, à l\u2019aide de la sonde de Stitt, nous décrit l\u2019aire bien délimitée du lobe moyen droit.Comparée aux clichés C.D., cette image devient une illustration probante de l\u2019homologie de la lingula et du lobe moyen droit.A B Observation 4 (fig.3 C, D).Secteur lingulaire gauche (lingula).Il s\u2019agit d\u2019une image de condensation du lobe supérieur gauche chez le malade A.P., âgé de 39 ans.Comme la bronchoscopie ne révéla rien de particulier, le lipiodo'age bronchique vint préciser le diagnostic.La bronchographie (C) met en rel\u2018ef la projec ion des bronches gauches, homologues des bronches lobaires droites (I, II, III).La flèche indique le point de sténose de la bronche lingulaire (IT) superposable à la bronche lobaire du lobe moyen droit.Le cliché de profil (D) décrit nettement la scissurite des deux scissures qui entourent le secteur lingulaire, reproduction gauche de ia petite et de la grande scissures droites. J LATRAVERSE: SEGMENTATION BIRONCHO PULMONAIRE 1549 Observation 5 (fig.4 A).Secteur lingulaire (lingula).L.G., agée de 13 ans, malade du Dr A.Guilbeault, présente de 'a dyspnée, surtout des hémoptysies intermittentes abondantes.Les docteurs A.Guilbeault et P.Brodeur posent le diagnostic de tumeur (TI) médiastinale parahilaire gauche et peut-être extrapulmonaire.La bronchoscopie loca'ise l\u2019hémoptysie au niveau de l\u2019orifice du lobe supérieur gauche ou l'on voit (fleche) du tissu bourgeonnant très hémorragipare au contact.Sur la pièce chirurgicale (Dr P.-M.Ricard), on reconnaît faci'ement le secteur lingulaire (lingula) séparé du lobe supérieur par une scissure presque complète.Observation 6 (fig.4 B, C).Segment supéro-dorsal.Pour D.L., 48 ans.le clinicien, croyant à un abcès de la base, nous demande une bronchoscopie qui rencontre dans la bronche lobaire inférieure une accumulation de sécrétions telle qu\u2019il nous est impossible de reconnaître l\u2019orifice de l\u2019étage supéro-dorsal.La bron- chographie subséquente de la base ne dessina pas l\u2019opacification de la cavité (6).Une semaine plus tard.par voie endoscopique.nous instillons du lipiodol dans l\u2019orifice de la bronche du segment supéro-dorsal (fig.1, 6).Cette fois, les films de profil démontrent bien qu\u2019il s\u2019agit du segment supéro-dorsal du lobe inférieur droit.Le cliché de face reproduisait une image semblab'e, mais plus près de la ligne médiane que l\u2019ombre projetée du segment postérieur du lobe supérieur, c\u2019est-à-dire dans la zone para-vertébrale (fig.2 C, D).Observation 7 (fig.5 A, B).Segment antérieur de la base.G.Z.,, 30 ans, patient du Dr J.-E.Goudreault, se plaint de dyspnée légère accompagnée de douleur rétrosternale et épigastrique, sans hémoptysie, avec rare expectoration mucoïde.Les clichés de face et de profil indiquent une atélectasie du segment antérieur (8) de la base droite.La bronchoscopie (biopsie) révèle la présence d\u2019un adénome (carcinoïde bronchique) faisant jeu de soupape au niveau de l\u2019orifice de la bronche basale et obstruant la bronche du segment antérieur, d'ou atélectasie de ce segment.Se rappelant la topographie radiographique du lobe moyen, l\u2019on constate que le segment basal antérieur occupe l\u2019angle cardio-diaphrag- matique et forme une bande se dirigeant en bas et en avant, en rapport immédiat avec le lobe moyen.Sur le film de profil, on peut reproduire facilement le segment interne (7) adjacent au segment antérieur et ayant la forme d\u2019un triangle à base inférieure; de face, sa position paracardiaque le différencie du segment latéral, qui se dessine plutôt en dehors (fig.1').Observation 8 (fig.5 C, D).Segment postérieur de la base.L.B., 24 ans, nous est adressé par le Dr Paul LaRochelle.Au cours d\u2019une extraction dentaire, une dent est allée se loger dans la bronche postéro-externe de la base droite.Il s\u2019agit d\u2019un abcès bronchectasiant par obstruction du segment baral supérieur (10) dont la projection bronchographique est bien nette.Comme la réaction inflammatoire enveloppant le corps étranger rendit les tentatives d\u2019extraction infructueuses, le Dr P.M.Ricard dut exécuter la lobectomie.NOTE Dans l\u2019article ci-dessous mentionné, on utilise la dernière description des territoires de ventilation broncho-pulmonaire, proposée par MM.Lucien et Beau, de Nancy.Nous constatons que M.Lucien a modifié considérablement son mode de division bronchique.Il se rapproche beaucoup de celui que nous présentons.TABLEAU Lobes Territoires Lobe supérieur 1.apical, 2.dorsal.3.externe, 4.ventral.Lobe moven droit ou i .5.externe, 6.postéro-externe, 7.antéro-interne.de la lingula gauche f Lobe inférieur 8.ventro-basal, 9.latéro-basal, 10.dorso-basal, 11.infra-cardiaque, 12.dorsal-moyen.Les notations des bronches correspondent à celles des territoires qu\u2019elles ventilent.La Presse Médicale, 2 octobre 1946, page 638: « Aspect radiologique des cathétérismes zonaires du poumon 9, par C.Mattei, M.Tristani et A.Barbe (Marseille). 1550 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.Burrerix AML.BIBLIOGRAPHIE | ADAMS, R.et DAVENPORT, I.F.: «Technic of Bronchography and System \u20ac of Bronchial Nomenclature.» J.A.M.A., 118: 11 (10 janv.) 1942, APPLETON, A.B.: «Segments and Bloodvessels of the Lungs.» Lancet, 2.592, (4 nov) 1944.BLADES, B.: «The Segments of the Lungs from the Standpoint of Surgical Procedures, » Dis.of Chest, 11: 203, 1945.BOYDEN.E.A.: « The Intrahilar and Related Segmental Anatomy of the Lung.» Surgery, | 18: 706 (déc.) 1945.BROCK, R.C.: «Observations on Bronchial Anatomy with Special Reference to the Surgery of Tung Abscess.» Guy\u2019s Hospital Reports, 91: 111, 1942; 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qu\u2019elle a eu une hystérectomie à 29 ans.Elle est radiographiée immédiatement, et le rapport se lit comme suit: fracture de la clavicule gauche au 55 moyen; chevauchement marqué des fragments; fracture du col de l\u2019omoplate; © VII douteux; fracture de D V, D VI, D VII.En présence d\u2019un nombre aussi important de fractures, après une chute de deux pieds seulement, notre curiosité est éveillée et nous complétons notre examen somatique de même que l'interrogation.Antécédents familiaux.Père mort à 51 ans, de cancer du foie.Mère morte à 35 ans, des suites de couches.Mme T.a également une sœur morte à 13 ans, 1552 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 qui s\u2019était fracturé les deux avant-bras.Elle a un frère, âgé de 30 ans, qui s\u2019est fracturé l\u2019avant-bras gauche et qui présente des sclérotiques bleues.Aucun renseignement précis sur les grands-parents maternels ou paternels ne peut nous être donné.Antécédents gynécologiques.Menstruée à 12 ans, cycle normal et régulier.Mariée à 21 ans.Mère de deux enfants: 12 et 14 ans.Hystérectomie à 29 ans pour fibrome, douleur dans les membres depuis.Antécédents gynécologiques.Menstruée à 12 ans, cycle normal et régulier.À noter que le garçon de Mme T., âgé de 14 ans, s\u2019est fracturé les deux jambes déjà: l\u2019une à 3 ans et l\u2019autre à 7 ans.A l\u2019examen somatique, on remarque cette pâleur et cette apparence fatiguée.La tête est un peu grosse avec front saillant et les sclérotiques sont nettement bleutées.Mme T.est un peu sourde.La bouche, le cou, ne présentent rien de spécial, pas plus que le thorax ni l\u2019abdomen, où la cicatrice opératoire d\u2019hystérectomie est bien guérie.Le membre supérieur droit et les membres inférieurs, que l\u2019on peut examiner, ne sont pas déformés, mais il existe une hyperlaxité ligamentaire: ainsi les coudes présentent une hyper-extension de 195°; les poignets et les doigts ont une amplitude de mouvements nettement plus marquée que normalement.Les mouvements de l\u2019épaule droite sont à peu près normaux; la gauche ne pouvait être explorée à cause de la fracture.Aux membres inférieurs: les hanches sont normales, mais les genoux ont une laxité nette avec recurvatum de 192°, mouvement de latéralité interne et signe du tiroir.Les chevilles sont excessivement souples et les pieds sont plats.L\u2019accidentée ne présentait aucun signe de compression de la moelle par ses fractures.Examens de laboratoire.B.W.négatif.Calcémie (méthode de Clark et Collip): 0 g.108%.Phosphorémie (sang total): Phosphore total: 0 g.344%.Phosphore minéral: 0 g.019%. = eme em ROY ET CAOUETTE: FRAGILITÉ ESSENTIELLE DES OS 1553 Urines: rien à signaler.Globules rouges: 4,130,000 par mm.Thrombocytes: 309,750 par mm.La tension artérielle prise plusieurs fois, s\u2019est maintenue vers 115-70.Cette patiente a été immobilisée au lit dans une minerve plâtrée pour 64 jours, puis elle a gardé le lit ensuite pour deux autres mois.On lui a administré du calcium et des extraits pluriglandulaires en injections.Une grefie d\u2019Albee avait été envisagée devant l\u2019apparition radiologique d\u2019un écrasement osseux croissant, mais en raison de la décalcification très marquée et de l\u2019état d\u2019esprit de la malade, cette idée a été écartée et un appareil type «'Taylor Brace » lui a été ajusté et elle l\u2019a porté durant 7 mois.Les fractures de la clavicule et de l\u2019omoplate ont consolidé en un temps normal.A la colonne, les vertèbres se sont tassées et il en est résulté une cyphose importante.Nous revoyions environ tous les 2 mois cette patiente portée à se décourager, qui pleurait facilement et présentait des périodes d\u2019abattement marqué avec inappétence et insomnie, lorsque, le 24 décembre 1945, elle fait une chute sur le plancher dans sa maison, tombe sur le côté gauche et se fracture la tête humérale en même temps que l\u2019olécrâne.On nous l\u2019amène à l'hôpital.L\u2019épaule et le cou sont très gonflés; de plus, ce dernier est luxé.Mme T.est de nouveau hospitalisée pour deux semaines.La luxation est réduite, l\u2019épaule immobilisée dans une écharpe de Mayor et l\u2019avant-bras à 130 degrés d\u2019extension.Après 2 mois, il n\u2019y a pas encore de trace de cal.Ce n\u2019est qu'après 4 mois que l\u2019humérus s\u2019est consolidé.À l\u2019olécrâne, il s\u2019est constitué un cal fibreux seulement.Voici la photo des yeux de cette patiente et celle de son fils.* * * La maladie de Lobstein présente un caractére familial net.Carriere, Delannoy et Huriez ont publié, en 1937, l\u2019observation de cinq familles dont 34 membres sur 86 sont atteints d\u2019ostéopsathyrose.La maladie frappe indistinctement filles ou garçons.Il nous a été impossible, dans notre cas, de savoir quoi que ce soit des ancêtres, mais les trois membres qui constituaient la famille de Mme T.sont tous atteints de la maladie.De plus, un de ses enfants, le garçon de 14 ans, en est frappé.Riesenman et Yater ont également publié, en 1941, un article dans lequel ils mentionnent ce caractère familial et héréditaire.Sur 225 membres de 7 familles, 91 présentaient de l\u2019ostéopsathyrose; dans certains groupes de familles, ils ont pu retracer l\u2019existence de la maladie jusqu\u2019à la sixième génération.C\u2019est la coloration bleue des sclérotiques qui est le symptôme le plus fréquent de la maladie de Lobstein.Sur 34 malades rapportés par Carrière, Delannoy et Huriez, 33 présentaient ce symptôme.Dans notre observation, les 3 patients ont cette teinte bleu ardoisé des sclérotiques; elles est très intense chez le garçon de Mme T.D\u2019après tous les auteurs, c\u2019est le symptôme le plus constant.Cette coloration bleue ne serait pas causée par une augmentation de la pigmentation de la sclérotique, mais par une translucidité plus grande de sa structure, ce qui permet de voir la choroïde sous-jacente. 1554 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 La fragilité osseuse est souvent le signe révélateur de la maladie; c\u2019est elle qui a amené notre malade à se faire examiner.Cette fragilité est remarquable; ce sont des « hommes de verre », selon la dénomination d\u2019Apert.Certains patients peuvent présenter jusqu\u2019à 50 à 60 fractures; nous-avons à la mémoire le cas d\u2019un garçon de 16 ans, hospitalisé à Berck pour tuberculose, qui avait déjà à son crédit 12 fractures des membres.Ces fractures, survenant à la suite d\u2019un accident minime, se rencontrent surtout aux membres: Mme T.a eu 8 fractures depuis 1944, mais elle en compte 4 à la colonne; son fils, qui a 14 ans, s\u2019est fracturé les 2 jambes, dont l\u2019une à 3 endroits; son frère et sa sceur se sont cassé les deux os des 2 avant-bras.Cette fragilité osseuse provient d\u2019anomalies structurales importantes.Les os longs sont plus grêles parce que la corticale diaphysaire est excessivement mince et que le tissu compact est affaibli par de nombreux canaux de Havers élargis.Des déformations osseuses peuvent coexister avec la maladie de Lobstein.Souvent l\u2019examen du crâne permet de constater un élargissement en même temps qu\u2019un affaissement: c\u2019est le crâne à rebord d\u2019Apert.La radiographie montre souvent une brèche au niveau de la suture sagittale; toujours il y a amincissement considérable des os plats.Nous n\u2019avons pas constaté cette anomalie clinique chez notre patiente et il n\u2019y a pas eu de radiographie du crâne.Les fractures multiples consolident généralement bien: pour Mme T.il y a eu tassement important au niveau de la colonne, ce qui a entrainé une cyphose marquée; de plus, au niveau de l\u2019olécrâne, il n\u2019y a eu qu\u2019un cal fibreux.En plus de ces deux grands symptômes d\u2019ostéopsathyrose: sclérotiques bleues et fragilité osseuse, Mme T.est sourde et elle présente une hyperlaxité ligamentaire marquée, surtout aux genoux, aux chevilles et aux poignets.Cette hyperlaxité, selon Bert, revét trois formes: a) simple: amplitude anormale des mouvements articulaires; b) hyperlaxité ligamentaire avec tendance aux entorses et aux luxations.Mme T.se déverse très facilement les chevilles, elle est toujours par terre selon son expression.c) hyperlaxité avec dystrophies, telles que: pieds plats, genu varum, scoliose. RERO ROY Er CAOUETTE: FRAGILITÉ ESSENTIELLE DES OS 1555 Notre patiente a des pieds plats du dernier degré.En plus des signes osseux, ligamentaires, oculaires et auditifs mentionnés, il y a aussi des troubles endocriniens qu\u2019il faut signaler.Notre patiente, qui a eu une hystérectomie pour fibrome à 29 ans, présente manifestement un déséquilibre endocrinien: elle a des bouffées de chaleur, se sent nerveuse, irritable par moment; elle est facilement portée à pleurer, à se décourager; elle dort mal, a un appétit irrégulier.Depuis qu\u2019elle a été opérée, elle a engraissé de 20 livres environ.Son pouls oscille entre 80 et 90 pulsations à la minute.Sa pression artérielle est de 115-70.A la palpation, la glande thyroïde semble normale.Il y a légère exophtalmie; le métabolisme n\u2019a pas été fait.PATHOGÉNIE DE CES MANIFESTATIONS.En face des troubles osseux: corticale mince, altération médullaire, décalcification, il était logique de penser à un trouble du métabolisme du calcium, à un mauvais fonctionnement des parathyroïdes.Carrière, Delannoy et Huriez, sur 10 calcémies, trouvent 7 fois un chiffre nettement augmenté.Notre malade a une calcémie de 0.108.Chez 2 de leurs patients, ils ont pratiqué une parathyroïdectomie avec succès, la calcémie s\u2019étant abaissée de 20%.L'origine infectieuse de la maladie a été discutée.La syphilis paraît rarement avoir pu jouer un rôle; cependant, Carrière, Delan- noy et Huriez croient l\u2019hérédo-syphilis vraisemblable, d\u2019après l\u2019enquête qu\u2019ils ont faite chez les 86 membres de leurs 5 familles.Le rôle de la glande thyroïde, du thymus, a également été étudié par les auteurs américains, français et allemands.En définitive, il ne semble pas y avoir encore de causes bien établies de l\u2019ostéopsathyrose.Chez Mme T., nous avons été frappés par la facilité avec laquelle elle pouvait se faire des ecchymoses, même de petits hématomes, par le gonflement marqué des parties molles au niveau des foyers de fracture, surtout du bras et de la clavicule.Cependant, les temps de saignement et de coagulation, le nombre de plaquettes sanguines étaient normaux.QUELLE THÉRAPEUTIQUE APPLIQUER À CETTE MALADIE?Pour les fractures, c\u2019est le traitement ordinaire: réduction et immobilisation suffisante et adéquate suffisamment prolongée.Ces fractures consolident généralement bien.Cependant, leur multiplicité au même endroit peut entraîner des déformations, lesquelles pourront exiger une intervention sanglante.Donner du calcium, des fixateurs de ce calcium, des phosphates, semble indiqué et peut donner des résultats.Le traitement antisyphilitique peut être tenté si l\u2019on a des raisons de croire à la spécificité; en général, il reste inopérant.Le traitement opothérapique n\u2019a rien donné de définitif avec les glandes les plus variées.Des greffes parathyroïdiennes ont été tentées sans succès.La parathy- roïdectomie a parfois donné des résultats.Chez notre malade, nous avons associé au gluconate de calcium des extraits glandulaires; elle a reçu des rayons ultra-violets.Actuellement, elle demeure avec ses deux enfants dans une communauté reli- 1556 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 gieuse et elle fait des petits travaux de ménage.Elle porte constamment son «'Taylor Brace ».Mme T.nous affirme que c\u2019est quelques mois après son hystérectomie qu\u2019elle a commencé à se déverser les pieds, à présenter des mouvements articulaires exagérés, à sentir des douleurs dans ses os.En effet, c\u2019est depuis deux ans surtout qu\u2019elle s\u2019est fait des fractures multiples (8), soit quatre ans après son opération.L'hypothèse d\u2019une relation entre sa fragilité osseuse et l\u2019hystérectomie avec double ovariectomie subie en 1940 semble plausible.BIBLIOGRAPHIE E.CHAN: «Blue Sclerotics Associated with Bony Defects.» Journal of International Collage Surgeons, 8: 140 (mars-avril) 1945.A.AIMES, C.GROS et B.PARISELLE: « Dystrophic Laxness of Ligaments, Fragility of Bones and Blue Sclera; 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le premier enthousiasme passé cependant, on s\u2019aperçut que ces drogues, pour étonnantes qu\u2019elles étaient, laissaient encore beaucoup à désirer.Plusieurs nourrissons, on le sait, répondent très bien aux sulfamidés: leur otite rétrocède en quelques jours, et on assiste à une guérison stable.Après de nombreuses controverses, il apparaît clairement aujourd\u2019hui que l\u2019introduction des sulfamidés a marqué un progrès très important dans le traitement de l\u2019otite du nourrisson.À la suite de leur emploi courant, le problème de l\u2019otite, en général, s\u2019est amélioré d\u2019une façon décisive, puisqu\u2019un grand nombre d\u2019enfants ont été guéris du premier coup, et que, dans l\u2019ensemble, la fréquence des complications, surtout l\u2019antrite et la mastoïdite, a diminué considérablement.Par contre, chez beaucoup d\u2019autres enfants, l\u2019écoulement de l'oreille, l\u2019anorexie, les pleurs disparaissent bien sous l\u2019effet des premières doses de sulfa- diazine ou de sulfathiazo'e, mais réapparaissent bientôt, 36 à 48 heures après la cessation de la médication, quelles que soit d\u2019ailleurs la durée, l\u2019intensité, ou la régularité du traitement.Même des séries répétées de sulfamidés ne peuvent arriver à extirper, une fois pour toutes, l'infection de l\u2019oreil'e; chaque fois que l\u2019on cesse de donner les précieux comprimés, mêmes récidives.Au cours de ces otites tenaces, il appert que le médicament se montre capable de limiter, de localiser le processus infectieux, aussi longtemps qu\u2019on l\u2019administre, mais qu\u2019il ne parvient pas à entrer en contact avec certains nids microbiens restés intouchables à l\u2019intérieur d\u2019une gangue de tissu nécrotique non vascularisé.Lorsque la barrière limitante des sulfamidés disparaît à la fin du traitement, ces agents pathogènes, presque toujours des streptocoques ou des staphylocoques, se mettent à pulluler à leur aise, et on assiste à une récidive de l\u2019abcès de l'oreille. 1558 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Quand la pénicilline fit son apparition, on se devait de l\u2019employer contre l\u2019otite.Les rapports les plus importants publiés à date sur ce sujet sont plutôt optimistes: tous sont unanimes à reconnaître l\u2019action bienfaisante de la pénicilline intramusculaire sur l\u2019évolution de l\u2019otite aiguë + 2 3, + 5, Il faut observer, cependant, que la plupart de ces publications ne considèrent pas l\u2019otite du nourrisson, mais plutôt l\u2019otite de l\u2019adulte, ou l\u2019otite post-scarlatineuse.Personnellement, l\u2019action de la pénicilline intramusculaire nous a décus dans le traitement de l\u2019otite purulente du nouveau-né, ou du nourrisson.La pénicilline donnée par voie parentérale diffuse irrégulièrement dans la cavité formée par l\u2019oreille moyenne, comme elle pénètre en quantité insuffisante dans les cavités telles que la pièvre, le péricarde, la synovie, ou l\u2019espace sous- arachnoïdien °.D\u2019après notre expérience chez l\u2019enfant de moins d\u2019un an, les rechutes de l\u2019otite à la suite de la pénicillinothérapie ont été aussi fréquentes qu\u2019à la suite des sulfamidés, même avec des doses massives de 100,000 unités aux 3 heures, durant 8 à 10 jours.L\u2019administration simultanée de sulfadiazine et de pénicilline ne diminue pas les chances d\u2019une récidive.Cette ténacité de l\u2019otite chez le nourrisson peut s\u2019expliquer, en partie, par l'immaturité des mécanismes de défense qui existe chez lui.La réponse leucocytaire de l\u2019enfant contient un grand nombre de cellules jeunes, pauvrement pourvues pour faire face à une invasion microbienne.De plus, les anticorps se retrouvent surtout dans la fraction globuline des protéines du plasma, et on sait que ces dernières sont basses chez l\u2019enfant, particulièrement chez le nouveau-né 7.Le manque de réactivité des tissus du nourrisson aide donc également à comprendre les résultats désappointants des sulfamidés et de la pénicilline au cours de certaines otites.Dans le but d\u2019éviter autant que possible le recours à la chirurgie pour ces otites rebelles, nous nous sommes servis de la pénicilline, en l\u2019injectant directement dans la caisse de l\u2019oreille, produisant ainsi une forte concentration du médicament au centre même du foyer purulent.L'efficacité de la pénicilline en application locale est bien connue.Rose et Hurwitz ont traité, avec le plus grand succès, différentes infections localisées (ostéomyélite du doigt, panaris, furoncles, abcès périanal, cellulite) par des injections régionales profondes de pénicilline à 25,000 ou 50,000 unités au c.c., déposées en pleine zone inflammatoire.D\u2019après leurs constatations, la peur de disséminer l'infection par ce procédé n\u2019est aucunement fondée 2.1.C.A.Swanson et D.C.Baker: « The use of penicillin in diseases of the ear.» JAM.A., 126: 616 (4 novembre) 1944.2.S.Ball: «Penicillin in acute otitis media and mastoiditis.» Arch.Otolaryng., 41: 109 (février) 1945.3.F.J.Putney: «Penicillin in mastoiditis and its complications.» Arch.Otolaryng., 41: 247 (avril) 1945.4.C.H.Allman: «Penicillin in otology.» JA.M.A.,, 129: 109 (8 septembre) 1945.5.L.Weinstein et H.B.Atherton: « The treatment of acute suppurative otitis media with penicillin.» J AM.A., 129: 503 (13 octobre) 1945.6.I.E.Gerber, G.Shwartzman et G.Baehr: «Penetration of penicillin into foci of infection.» J A.M.A., 130: 761 (23 mars) 1946.7.R.Cruickshank: « Infection in infancy.» Arch.Dis.Childhood; 20: 145 (déc.) 1945.8.D.Rose et Hurwitz: « Regional injection of penicillin in local infections: preliminary report.» New.Eng.Jour.of Med., 234: 291 (28 février) 1946. VÉZINA: TRAITEMENT DE L\u2019OTITE REBELLE 1559 Quant aux instillations de pénicilline dans le conduit auditif, la plupart de ceux qui ont eu à traiter des otites s\u2019en sont servis, ou ont été tentés de le faire, mais très peu ont publié leur résultat + % 10.11, Les instillations ont apparemment un effet tout à fait nul, sauf dans l\u2019otite chronique, avec tympan largement perforé, à travers lequel on peut forcer la solution dans la caisse, par une pression positive à l\u2019aide de l\u2019otoscope pneumatique * !°, Ce sont ces différentes considérations qui nous ont déterminés à introduire la pénicilline directement dans l\u2019oreille moyenne, au cours de certaines otites rebelles.TECHNIQUE DE L'INJECTION DE LA CAISSE.Le conduit auditif est soigneusement lavé de tous ses débris quelques minutes auparavant, par des irrigations de sérum physiologique tiède.On se souvient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une otite qui dure déjà depuis un certain temps, et qui a récidivé après avoir cessé les traitements acceptés actuellement comme les meilleurs.Règle générale, il vaut mieux donner une bouffée de chlorure d\u2019éthyle, pour obtenir une immobilité complète de l'enfant.Le tympan est bien mis en évidence avec un otoscope dont l\u2019éclairage ne laisse rien à désirer.Il est très commode d\u2019employer un appareil dont le spéculum est mobile sur une petite charnière à coulisse en quart de cercle, ce qui permet de déplacer la source lumineuse et la loupe grossissante sur le côté, et de laisser la portion centrale de l\u2019embouchure du spéculum tout à fait libre.Le tympan est ponctionné avec une aiguille à ponction lombaire, à biseau court, n° 22, longue de 345 pouces.L\u2019aiguille est adaptée à une seringue à tuberculine.Les deux, aiguille et seringue, donnent une tige d\u2019une longueur totale de 745 pouces.Ce dispositif permet de suivre de l\u2019œil, le plus facilement du monde, sous la lumière de l\u2019otoscope, toutes les phases de la ponction du tympan, sans en perdre aucun détail.Une aiguille plus courte, ou une seringue plus trapue, ne donne pas une bonne visibilité de l\u2019opération, car le champ visuel se trouve obstrué par la présence des doigts qui tiennent la seringue.Lorsque l\u2019avant-bras a pris un bon point d\u2019appui, il est surprenant comment la main parvient à manier avec beaucoup de douceur une si longue seringue montée d\u2019une si longue aiguille.On fait pénétrer l'aiguille dans les 34 inférieurs du tympan.La profondeur de la caisse est de 1 millimètre environ à cet endroit chez l\u2019enfant, mais le tympan refoulé au dehors par l\u2019exsudat de la caisse exagère toujours cet espace.9.E.G.Collins et K.E.A.Hughes: «'Treatment of chronic suppurative otitis media by local application of penicillin and other drugs.» Jour.of Laryng.and Otol.59: 81 mars) 1944.10.F.D.Woodward et T.Holt: «Local use of penicillin in infections of the ear, nose and throat.» J.A.M A, 129: 589 (27 octobre) 1945.11.J.J.Conley: «'Treatment of chronic suppurative otitis media with penicillin.» Arch.of Otolaryng., 42: 374 (nov.-déc.) 1945. 1560 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 On fait d\u2019abord une aspiration du contenu de la caisse; cependant, le plus souvent on ne peut rien retirer, à cause de la viscosité du pus.Une seconde ponction est ensuite pratiquée 2 à 3 millimètres plus loin, avec une seringue chargée de 4 de c.c.d\u2019une solution de pénicilline à 20,000 unités au c.c.Le piston de la seringue est enfoncé très lentement.L\u2019injection de 14 de c.c.de solution ne peut causer de distension de la caisse, car le tympan présente déjà une ou plusieurs fuites à cause de l\u2019otite même.D\u2019un autre côté, à mesure qu\u2019on pousse l'injection, il est fréquent d\u2019observer une sécrétion crémeuse teintée de pénicilline refluer dans le conduit auditif, à travers l\u2019orifice de ponction pratiqué en premier lieu pour aspirer le pus.Même si le tympan était tout à fait étanche, il faut songer que l\u2019ore:lle moyenne du nourrisson ne forme pas un espace clos, comme chez l'adulte, mais qu\u2019elle communique avec le plafond du nez par une trompe d\u2019Eustache courte et constamment ouverte.L\u2019injection terminée, le conduit auditif est rempli de la même solution de pénicilline à l\u2019aide d\u2019un compte-gouttes, et on ferme l\u2019oreille avec un tampon d\u2019ouate vaseliné.OBSERVATIONS CLINIQUES.Nous avons traité de cette façon 15 cas d\u2019otite rebelle chez des enfants de moins de un an.Age des patients traités.Le plus jeune de ces 15 enfants avait 6 semaines, et le plus âgé 13 mois.Trois de ces enfants étaient nés prématurément avec un poids légèrement inférieur à 5 livres à la naissance.Age de l\u2019otite.Au moment de l\u2019injection locale de la caisse, ces 15 cas d'otite duraient depuis un temps variable: la plupart depuis 2 ou 3 semaines, quelques- uns depuis 6 à 8 semaines.Traitements antérieurs appliqués sans succès.Tous ces malades avaient été traités auparavant à l\u2019hôpital d\u2019une façon énergique, par de fortes doses (20,000 à 40,000 unités) de pénicilline I.M.toutes les 3 heures, durant au moins une semaine, et par des doses adéquates, prolongées, régulières de sulfadiazine, de sulfathiazole, ou de sulfamérazine.Chez les 15, la paracentèse avait été pratiquée une fois pour toutes, au début de la crise d\u2019otite.Elle n\u2019avait pas été répétée; nous ne considérons pas, en effet, l\u2019incision répétée de la membrane tympanique comme un procédé logique.Ces paracentèses multiples donnent naissance à un tissu cicatriciel capable d\u2019emipêcher sérieusement le retour à une audition normale.Cinq de ces enfants avaient reçu plusieurs séances de radiothérapie sur l\u2019oreille moyenne au cours de la pénicillinothérapie, ou de la sulfa- midothérapie.Aux trois prématurés, on avait donné une ou plusieurs transfusions d\u2019une suspension concentrée de globules rouges.Un nourrisson de 2 mois avait subi une adénoïdectomie dans une autre institution.Bactériologie.L\u2019analyse bactériologique du pus ne fut pratiquée que chez les 6 nourrissons qui résistèrent aux injections de pénicilline dans la caisse. VÉZINA: TRAITEMENT DE L'OTITE REBELLE 1561 Chez tous ces échecs, l\u2019otite était causée par du staphylocoque doré, sauf un où l\u2019infection était mixte: staphylocoque, micrococeus catarrhalis, et bacilles gram- négatifs non identifiés.Nombre d\u2019injections.La plupart de ces enfants (7) reçurent 3 injections dans chaque oreille, à intervalle de 24 heures chacune.Quelques-uns n\u2019en reçurent que 2, tandis que, chez 3 d\u2019entre eux, il parut nécessaire d\u2019en faire même cinq.RÉSULTATS.Une chose qui semble certaine, c\u2019est l\u2019innocuité de ces injections locales de pénicilline à fortes concentrations dans l\u2019oreille moyenne, si elles sont bien faites.Nous avons revu plus tard chacun des enfants qui présentèrent une évolution heureuse de leur otite à la suite de ce traitement.Le tympan avait un aspect normal, gris bleuté, quelque peu déformé dans certains cas, comme c\u2019est la règle après une otite de quelque durée.L\u2019audition, en autant qu\u2019on peut le juger à cet âge, paraissait tout à fait normale.Il est probable, en tout cas, que la pénicilline ne peut causer plus de dommages à la muqueuse ou aux osselets que le pus qui remplit déjà l\u2019oreille.Nous n\u2019avons pas observé de dermatite du conduit auditif externe, comme il peut arriver à la suite d\u2019instillations répétées de pénicilline !*.Sur 15 nourrissons ainsi traités, 9 virent leur otite s\u2019assécher définitivement après les injections de pénicilline dans la caisse.Ces 9 enfants furent examinés 3 semaines après leur sortie de l\u2019hôpital, et la guérison de l\u2019otite se maintenait.Les 6 autres ne s\u2019améliorèrent que temporairement, et doivent être comptés comme des échecs.Parmi ceux-ci, 2 durent finalement subir une antrotomie bilatérale, 2 ont encore un écoulement intermittent des oreiles, et devraient être opérés, mais les parents s\u2019y objectent.Les 2 derniers ont été perdus de vue.Conclusions L'injection dans la caisse d\u2019une solution de pénicilline à une forte concentration (20,000 unités au c.c.) nous apparaît, chez le nourrisson du moins, comme un procédé inoffensif, et une adjonction utile à la thérapeutique des otites aiguës qui récidivent infailliblement après la discontinuation des traitements habituels: sulfamidés per os, et pénicilline I.M.Il semble évident que introduction directe de la pénicilline en plein abcès de l'oreille a pu éviter une intervention chirurgicale à quelques-uns des enfants qui font le sujet de cette observation.Nous croyons que ces injections locales peuvent guérir un certain nombre pe Co.\\ , .: d\u2019otites rebelles, mais il faut s\u2019attendre à des échecs dans plusieurs cas, même s\u2019il s\u2019agit d'infections dues à des organismes très sensibles à la pénicilline.12.C.C.Jones: «The use of penicillin in diseases of the eye, ear, nose and throat.» Journal of the Iowa State Medical Society, 36: 193 (mai) 1946. 1562 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Tout d\u2019abord, en présence d\u2019une otite moyenne aiguë, il est impossible de préciser jusqu\u2019à quel point l\u2019inffammation de la muqueuse s\u2019accompagne d\u2019une participation du tissu osseux sous-jacent.La pénicilline, même en application locale, pénètre mal dans ces régions osseuses nécrosées, et il ne faut pas s\u2019étonner de voir l\u2019otite récidiver, alors qu\u2019on a fait 4 ou 5 injections dans la caisse.Une autre raison d\u2019insuccès réside probablement dans le fait que, pour être efficaces, ces solutions locales de pénicilline doivent rester en contact durant une période de temps minima de 214 heures environ.Or, la conformation de la trompe, durant les premiers mois de la vie, est loin de favoriser un séjour aussi prolongé de la pénicilline dans la caisse de l'oreille.Dan- ensemble, a cet Age, l\u2019oreille moyenne et la trompe ne forment qu\u2019un vaste couloir, à peine rétréci par endroits, à peine renflé en d'autres.De plus, les cils vibraiiles de l\u2019épithélium de la trompe, dès qu\u2019ils ont pu recouvre: leur movilité norniale, sûren:ent annihilée au début par les concentrations de pénicilline que nous employons, doivent se hater de balayer dans le rhino-pharynx ce qui reste de produit désinfectans dans l'oreille moyenne.Il serait peut-être désirable d\u2019essayer dans le futur d\u2019injecter dans la caisse de la pénicilline dissoute, non pas dans du sérum physiologique, mais dans un milieu de dispersion d\u2019absorption beaucoup plus lente. LA LOBOTOMIE PRÉFRONTALE Fernand CHAREST, Service de Neurologie, Hôpital Général de Verdun.Le 14 septembre 1936, Freeman et Watts pratiquaient la première lobotomie préfrontale aux Etats-Unis.Il s\u2019agissait là d\u2019une nouvelle intervention neurochirurgicale, employée dans le traitement de certaines affections mentales.En 1942, dans un volume intitulé Psychosurgery, ils offraient au publie médical le fruit de leurs recherches et les résultats obtenus dans les soixante-quatorze premiers cas qu\u2019ils avaient opérés.A partir de ce moment, la lobotomie connut une très grande vogue et devint un mode de traitement reconnu dans presque toutes les cliniques psychiatriques.Lors d\u2019une réunion de la Société Médicale de Montréal tenue au Cercle Universitaire le 2 octobre 1945, j\u2019abordai cette question devant les membres de cette Société.J\u2019énumérai quelques recherches expérimentales, bien personnelles, que j'avais entreprises chez le singe.Je parlai assez brièvement des nombreux cas que j'avais eus sous mes soins pendant plus de deux ans, tout en commentant un peu plus longuement celui qui m\u2019avait le plus frappé.Ce travail parut dans le journal L\u2019Union Médicale du Canada, numéro de novembre 1945.Cette présentation (bien que non couronnée.car il s\u2019agissait, paraît-il, d\u2019un concours.) m\u2019a valu à date quatre patients.Et j'en attends d\u2019autres.J\u2019ai accepté le premier et refusé les deux autres pour diverses raisons.Je dois revoir bientôt le quatrième.Les lignes qui vont suivre sont un complément à l\u2019article déjà publié et renferment mes impressions sur le premier cas de lobotomie entreprise dans la Province de Québec.Observation.Mlle C.L., 31 ans, bien connue de plusieurs psychiatres canadiens-français et anglais, était admise à l\u2019Hôpital Général de Verdun le 11 janvier 1946.L'histoire suivante m\u2019est fournie par le docteur Gérard Beaudoin.«De la naissance à l\u2019âge de 11 ans, l\u2019enfant fut normale.Il n\u2019y eut rien de spécial à noter à part l\u2019éducation sévère d\u2019un père scrupuleux et la surveillance rigide des parents quant aux vêtements et aux relations avec les enfants du voisinage.Vers cet âge, une cousine l'aurait entretenue d\u2019une façon fantaisiste sur des sujets sexuels.Ces conversations rendirent par la suite les confessions de l\u2019enfant pénibles et elle devint serupuleuse.Elle se plongea alors dans un mutisme volontaire qui la rendit ridicule aux yeux de ses compagnes de classe, qui la traitaient de « folle » et la poursuivaient pour lui crier des injures.Elle quitta l\u2019école à l\u2019âge de 13 ans.Elle eut toujours de très bons succès scolaires. 1564 L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 « Scrupule et mutisme devinrent par la suite les principaux troubles.Ses confessions devinrent tellement pénibles qu\u2019elle ne pouvait rien dire en se présentant au confessionnal.Un jour, un prêtre l\u2019ayant traitée d\u2019hystérique, elle décida de ne plus se confesser.Alors, à chaque année, à la période pascale, cette abstention aggravait ses troubles.« Elle a travaillé comme comptable, travail dont elle s\u2019acquittait très bien.L'an dernier, elle a suivi avec succès un cours d\u2019un an comme aide garde-malade.Elle est aux prises avec différentes obsessions: vol.Elle se persuade d\u2019avoir volé.Elle dit avoir le désir de tuer pour tuer.Elle veut faire du mal.« De février à juin 1945, elle a fait un séjour au sanatorium Prévost, où elle a reçu dix-huit séances d\u2019électrochoc.Il y aurait eu une amélioration passagère.Depuis, elie accuse une baisse de la mémoire.» Elle a aussi fait un séjour au sanatorium Sainte-Thérèse.Il y a quelques semaines, les parents ont consulté un psychiatre anglais, qui leur a fortement conseillé la lobotomie.Lorsque je vis à mon tour la patiente, elle était très anxieuse et pleurait.Lorsque je lui demandai pourquoi elle était dans un tel état, elle me répondit qu\u2019elle se sentait mal à aise, tellement elle avait d\u2019idées et d\u2019obsessions qui lui passaient par la tête.Et pendant qu\u2019elle me parlait, elle fixait le crucifix appendu au mur de la salle.«Je voudrais pouvoir aller le décrocher, dit-elle, afin de faire du mal.» Et elle m\u2019expliqua ce qu\u2019elle désirait faire: « Je ne veux plus manger afin de faire du mal.» «Je voudrais tuer.» « Ces idées me viennent dans L: tête », etc\u2026 L\u2019examen physique montra une patiente amaigrie.La pression artérielle était de 120 sur 80.L'intervention eut lieu samedi le 12 janvier 1946 sous anesthésie générale au pentothal.Ia technique suivie fut exactement celle de Freeman et Watts.La trépanation se fit sans aucune difficulté.A droite, coagulation d\u2019une très grosse branche de la méningée moyenne qui se trouvait en plein milieu du champ opératoire.Ouverture des méninges qui étaient très épaisses.Le cerveau était plus vascularisé que normalement et, à sa surface, il y avait quelques petites cicatrices dues fort probablement aux séances d\u2019électrochoc qu\u2019elle avait eues.Les méninges et le cortex cérébral avaient la même apparence à gauche.Un élévateur nasal servit de leucotome.La section des quadrants supérieur el inférieur se fit rapidement à droite et sans beaucoup de saignement.La section du quadrant inférieur gauche ne présenta aucune particularité.La section du quadrant supérieur gauche fut faite à travers la partie antérieure de la corne frontale du ventricule latéral.Il y eut écoulement de liquide ventriculaire, qui s\u2019arrêta après quelques secondes.Les muscles, l\u2019aponévrose et la peau furent refermés à la manière habituelle.L'état de la patiente, à la sortie de la salle d\u2019opération, était excellent.Quelques minutes après l\u2019intervention, la patiente présenta de I\u2019hyperthermie neurogénique qui disparut rapidement avec le traitement approprié.Désorientation très marquée le 13 janvier.Le 15 janvier, elle était beaucoup CHAREST: LOBOTOMIE PRÉFRONTALE 1565 moins désorientée.Elle présente de l\u2019incontinence, si on ne lui offre la bassine.Le 16 janvier, elle me raconta qu\u2019elle voudrait faire du mal.Mais les obsessions ne semblent pas la tourmenter autant qu\u2019avant l\u2019intervention.Le 18, elle parcourut avec plaisir toute sa correspondance.Je la vis sourire pour la première fois depuis son entrée à l'hôpital.Le 19 janvier, elle commença à se lever et à s\u2019intéresser à ses compagnes de chambre.Les idées obsédantes ont disparu.Le 24 janvier, elle se mit à tricoter des bas pour bébé.Retour des obsessions, qui n\u2019ont cependant pas la même intensité.Le 25 janvier, elle nous quittait pour le sanatorium Prévost.En somme, les suites postopératoires furent celles d\u2019une lobotomie: désorientation et incontinence pendant quelques jours, manque d\u2019initiative.Je continual a m'intéresser à cette patiente.Au sanatorium Prévost, où j\u2019allai lui rendre visite, on m\u2019affirma qu\u2019il y avait quelque chose de changé chez elle et pour le mieux.Depuis son retour à la maison, j'ai reçu six lettres, deux du père et quatre de la mère.En mars, je recevais une première lettre du père.« Elle paraît changée de tempérament, m'\u2019écrivait-il, non pas absolument, mais beaucoup.De songeuse et triste qu\u2019elle était, elle est indifférente et gaie.Elle marche beaucoup dans la maison, mais ne veut pas travailler.Elle chante des brides de chansons, elle crie à la manière de ceux qui veulent se donner de la gaieté.» Un peu plus loin: « Bref, au point de vue temporel, la vie est meilleure pour nous et moins chargée d\u2019inquiétude, et, pour elle, plus gaie.Mes gens ne sont pas patients et la brusquent parfois pour lui faire prendre des habitudes des personnes de son âge.» « Au point de vue intellectuel, elle en a perdu.Au point de vue religieux, plus de préoccupations pour elle.Je la laisse faire.À la grâce de Dieu.Je prie simplement pour elle »\u2026 Quelques jours plus tard, la maman m\u2019écrivait: « Elle est d\u2019une indifférence déconcertante: rien ne l\u2019intéresse, rien ne la touche et elle refuse absolument de travailler.Elle n\u2019est pas triste, elle fredonne des heures la même chose.L'idée de vouloir tuer ou d\u2019insulter le crucifix est disparue.Elle ne nous en parle plus, mais maintenant elle dit voir des serpents.Elle en voit dans son lit qui la mangent.Si J'essaye de lui prouver qu\u2019il n\u2019y a rien dans son lit, elle me dit: « Tu ne les vois pas, mais je les sens.» Cependant, elle ne parlera pas de ça devant les étrangers.Elle répond sensément si nous lui parlons.» Le 24 mai, la maman m\u2019envoyait une autre lettre dans laquelle elle m\u2019apprenait que sa jeune fille était indifférente, avait de la difficulté à dormir et voyait parfois des êtres monstrueux.Le 7 juin, le père m\u2019écrivait à son tour.« Elle est entêtée.Si elle est contredite, elle tient tête et se monte au point d\u2019en être fatigante.Mais somme toute, au point de vue temporel, l\u2019opération a été avantageuse.Au point de vue intellectuel et religieux, l\u2019avenir nous dira si, le corps redevenu plus sain, l\u2019intelligence ne redeviendra pas la même.» « Terrible épreuve que la nôtre.Vous nous l\u2019avez diminuée, je vous en remercie.Puissent les autres membres de ma famille être patients et ne pas vouloir ma malade trop vite à leur image et à leur ressemblance.» ET 1566 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Je revoyais la malade le 29 juillet, à l\u2019Hôpital Général de Verdun.J'ai été frappé par son embonpoint et sa bonne humeur.Les obsessions n\u2019existaient pratiquement plus.Elle me raconta qu\u2019elle ne désirait pas travailler.La mère était cependant bouleversée parce que sa fille lui aurait, en ces derniers temps, parlé des hommes et des choses sexuelles.Au bas de la feuille de consultation, j'inscrivis comme impression de cette visite: «Il y à eu un résultat.Mais la patiente est placée dans un mauvais milieu.» Dans une dernière lettre en date du 25 août, la mère m\u2019apprenait que sa fille présentait quelquefois de l\u2019incontinence.Résumé Cet article est un résumé de l\u2019histoire du premier cas de lobotomie pratiquée dans la Province de Québec.Il y a eu un résultat que seul le recul du temps permettra d\u2019anvprécier à sa juste valeur.Néanmoins, quel qu\u2019il soit, je demeure convaincu, jusqu\u2019à preuve du contraire, que la lobotomie, qui n\u2019est pas une panacée, devrait être pratiquée plus souvent dans la Province de Québec pour le plus grand bien d\u2019une foule de malades. ro me \u201c eT te = = ES Sent Ra = 3 Si i se 3 En i « i REX 2 ef 2 > PA SE GR 4 Te 2 re a 25 = Gr 72 RE x ce ce = HE Fo a vind À x & Zi a LE publi Zi Jacques D So % 25 Yi 7 .oh .So Ê CIS > i A A te.3 2 5 4 = = Sa 5 es ce 7 75 5 2: = CLERK pe 3 2 Vk Zi 2 3 se ss £3 WW a Eh ne 2 A ce 2X 5 3 = 5 à A AF S5 SE BERR ce A NOUVELLES OUVERTURE DE L'ÉCOLE D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL En présence de Mgr Olivier Maureault, recteur de l'Université de Montréal, du docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019éco'e, du docteur Jules Gilbert, assistant-directeur, et de plusieurs professeurs, l\u2019Ecole d\u2019Hygiène a officiellement ouvert ses portes récemment.Le docteur Frappier a montré comment la nouvelle école s\u2019est organisée en quatre principaux départements, dont il fit l\u2019éloge.Monseigneur le recteur rappe!a tout l\u2019intérêt que manifeste l\u2019Université à cette école, dont il attend de grandes choses.C\u2019est la première école d\u2019études postscolaires à l\u2019Université.Le premier cours.donné par le docteur A.Valois.porta sur «historique de la biométrie ».Les travaux en statistiques occupèrent le reste de l\u2019avant- midi, sous la direction de M.Adrien Borduas.La leçon so'ennelle d\u2019ouverture a été donnée le 21 octobre par le directeur, le docteur Armand Frappier, et porta sur \u201cle BCG comme mesure d\u2019hygiène publique ».Le soir, au Cercle Universitaire, il y eut diner d\u2019inauguration, sous la présidence d'honneur du ministre de la Santé, 'hon.J-H.-A.Paquette, M.D., avec allocutions du ministre, du recteur, du directeur, le docteur Frappier, et du docteur John Fraser, de l\u2019Université de Toronto.+ + LE DOCTEUR LOUIS-C.SIMARD, PRÉSIDENT DE L'ACFAS Lors du 14e congrès de l\u2019ACFAS, on a procédé à l\u2019élection d\u2019un nouveau président de l'association, qui fut le docteur Louis-Charles Simard, professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université de Montréal.M.Simard remplace M.l\u2019abbé J.-M.Laverdière, secrétaire de la faculté des sciences de Laval, qui a présidé la réunion.+ + L'HONORABLE MARC TRUDEL FÊTÉ À SHAWINIGAN Une belle manifestation a été faite au Cascade Inn à l\u2019hon.Mare Trudel, ministre d'Etat, à l\u2019occasion de sa nomination à la présidence du Collège des Médecins de la Province.Les membres de la Société Médica'e de Shawinigan et de Grand\u2019Mère, ainsi que Jes pharmaciens et les dentistes de ces deux villes, et des médecins des Trois-Rivières et d'autres villes du district étaient présents.Un cocktail et un souper furent servis, sous la présidence du Dr Henri Mélançon, de Shawinigan.vice-président de la Société.Le Dr J.-M.Perron a présenté le héros de la soirée.L\u2019hon.M.Trude! prononça un allocution et fut remercié par le Dr A.Tétrault.L\u2019hon.M.Trudel a exposé le programme du Collège des Médecins pour les quatre années à venir.Les principaux articles sont: 1.l\u2019étude de l\u2019assurance- santé; 2.lutte de plus en plus rigoureuse contre les extra-médicaux comme les chiropraticiens et les charlatans; 3.amélioration des études et de la formation médicales; 4.meilleure répartition des médecins dans les diverses régions.JOURNÉE MÉDICALE BIEN RÉUSSIE A VALLEYFIELD L\u2019Association Médicale du district de Beauharnois a tenu une journée médicale qui a obtenu un franc succes.Le docteur Aimé Leduc présidait.Le docteur Albert Bertrand, professeur agrégé en bactériologie et chef du laboratoire de l\u2019hôpital Notre- Dame, de Montréal, prononça une conférence intitulée: «Le facteur Rh et ses app'ications possibles dans la carrière du praticien ».Un goûter fut servi à l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019après-midi, il y eut trois conférences: l\u2019une par le docteur Jacques Bruneau, de Montréal, sur les «soins pré et postopératoires dans une intervention majeure»; la deuxième par le docteur Albert Jutras, de Montréal, sur la cho'écystographie et le praticien » et la dernière, par le docteur René Dandurand.sur «la classification des arthrites et traitements».Un souper fut servi au chalet du docteur O.-E.Caza.de Vallev- field.+ + RÈGLEMENTS CONCERNANT LE PRIX CIBA DÉCERNÉ PAR LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL a Nous rappelons à nos lecteurs les règlements concernant le Prix Ciba décerné par la Société Médicale de Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.IF.C.Montréal, nov.1945 LXI Antidyspnéique Stimulant du centre redpiraloire EUPNOGENE ASTHME DYSPNEES BRONCHITES Solution stabilisée contenant: lodure de Caféine .- .OZ.50 Benzoate de Soude .- .O@r.08 Teinture de café .Ogr.25 par cuiller à thé.L'EUPNOGÈNE est une solution titrée et stable renfermant 0 gr.50 d\u2019'iodure de caféine et 0 gr.08 de benzoate de soude par cuillerée à thé.La teinture de café jointe à un véhicule spécial favorise l'absorption et la tolérance de ses composants.Indications L'EUPNOGÈNE est indiqué en principe dans tous les cas où îl y a lieu de tonifier le cœur, de relever la pression intra- vasculaire, de combattre la dyspnée et de stimuler la diurèse, partout, en un mot, où est indiqué l'usage de l'iode et de la caféine.Son action est tout particulièrement efficace dans l'asthme vrai, l'asthme cardiaque, l'emphysème, la bronchite asthmatique, la bronchite chronique, les oppressions, l'artériosclérose, les hydropisies, les suites de la grippe et certaines maladies du cœur et des reins.Auantages L'EUPNOGÈNE est une préparation inaltérable qui, sous une seule forme, permet de réaliser le traitement des iodures alcalins et de la caféine à hautes doses, sans effets secondaires, et généralement dépourvus de contre-indications.Fabricants et Concessionnaires ROUGIER FRÈRES - 350, rue Le Moyne - Montréal 1570 a) Eligibilité.Tous les membres en règle de la Société Médicale de Montréal, sans limite d\u2019âge, peuvent concourir pour le Prix Ciba.b) Conditions d\u2019admissibilité des travaux.Seuls seront admissibles les travaux originaux, personnels et inédits portant sur les sciences médicales.Les travaux présentés devront être remis au secrétaire général de la Société Médicale de Montréal au plus tard le 30 novembre 1946 et ils devront être dactylographiés au recto seulement, avec double interligne.c) Composition du jury.Les membres du jury, au nombre de cinq, seront nommés après le 30 novembre 1946.par le Bureau de la Société Médicale de Montréal, et ce choix devra être approuvé par le Comité de Régie.Les membres du Bureau et du Comité de Régie ne peuvent faire partie du jury.Le jury, seul, décidera si les travaux présentés sont acceptables et ses décisions seront irrévocables.L\u2019attribution et la répartition du Prix seront laissées à la discrétion du jury.Toute somme non attribuée s\u2019ajoutera à la somme prévue pour le Prix Ciba de l\u2019année suivante.+ + UN INSTITUT DE CIVILISATION BIENTÔT CRÉÉ Le docteur Jacques Ménétrier veut établir un Institut de civilisation internationale et il visite, à cette fin, des spécialistes avec lesquels il se trouve en relation dans le monde.Ce biologiste de 38 ans entend réunir des hommes de science de différentes sphères qui entreprendront de repenser ensemble méthodiquement la civilisation occidentale, aujourd\u2019hui gravement menacée par ses faiblesses mêmes et par des idéologies venues de l\u2019Orient.+ + LE DOCTEUR MERCIER FAUTEUX À McGILL L'Université McGill vient de recevoir un don de $30.000 du « Life Insurance Medical Research Fund », de New Haven, pour les laboratoires de recherches sur la chirurgie expérimentale.Ce don sera appliqué aux travaux de recherches poursuivis par le docteur Mercier Fauteux sur la chirurgie du cœur.Le docteur Fauteux est un pionnier en ce domaine.Avant d\u2019être appelé aux nouveaux laboratoires de McGill, il était attaché à Harvard.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR J.-L.PETITCLERC On annonce que le docteur J.-L.Petitclere, professeur à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval et chirurgien de haute réputation, a été nommé membre de l\u2019Académie des chirurgiens de Paris.Notre compatriote est en ce moment à Paris, où il représente l\u2019Université Laval au congrès des académies de chirurgie et de médecine.Il recevra l\u2019une des quatre médailles décernées par l\u2019académie aux chirurgiens qui se sont distingués dans leur profession.+ + UN GRAND CONGRÉS MÉDICAL \u2018SERA TENU À LA HAVANE, CUBA, EN 1948 Le Dr Thomas R.Yanes, de la Havane, Cuba, annonce que c\u2019est dans cette dernière ville que sera tenu, du 23 au 28 février 1948, le troisième congrès panaméricain d\u2019Ophtalmologie.Ces assises grouperont des médecins des deux Amériques, ainsi que des délégués de sociétés savantes d\u2019outre-mer.Des communications scientifiques, travaux libres, etc, seront reçues jusqu\u2019au 23 août 1947, c\u2019est-à-dire six mois avant l'inauguration du congrès.Après cette date, aucun changement ne pourra être apporté au programme.+ 4 REUNION DE MEDECINS TENUE A SHAWINIGAN Plusieurs médecins ont assisté à Shawinigan à la 12e réunion semi-annue!le de la Société canadienne- française d\u2019ophtalmo-oto-rhino-laryngologie.Le Dr P.-E.Julien présidait.Des travaux ont été présentés par les docteurs Henri Melançon, de Shawinigan, Jules Hallé, de Québec, V.Latraverse, de Montréal, et P.-E.Julien.Un comité a été formé pour modifier la constitution de la société.Les membres de ce comité sont les docteurs Paul Painchaud, Emile Pelletier, H.Pichette, de Québec.V.Latraverse, de Montréal, Auguste Panneton, de Trois-Riviéres, et P.-E.Julien.Un diner a été servi au Cascade Inn.La prochaine réunion sera tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le président sera le Dr François Badeaux.+ + SÉRIE DE COURS SUR LA MÉDECINE INDUSTRIELLE Des cours spéciaux sur la médecine industrielle et sur la loi et les règlements médicaux sont donnés, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXII Traitement efficace des SALPINGITES OVARITES CHRONIQUES (Sclerokystiques) SOLUTION JACOBSON (ETHER BENZYL-CINNAMIQUE) ACTION.\u2014 Sur l'élément douleur: Celle-ci cède en général vers la 4ième ou Sième injection (4 à 5 jours).Cette action se manifeste surtout dans les cas ou la douleur est continue.Sur la lésion elle-même: Celle-ci subit une régression par étapes.On voit d'abord la masse se limiter, puis se transformer en un empâtement plus ou moins diffus, et finalement il n'y a plus qu'un épaississement de consistance fibreuse.Boite 12 amps 1 c.c.ANGLO-FRENCH DRUG CIE, LTEE.- MONTREAL 1572 du 10 octobre au 28 novembre, à la Faculté de Médecine de 4e année et au public médical.Les cours ont lieu de 4 à 5 heures p.m., aux jours suivants: jeudi, 10 octobre, par le docteur A.Char- tier: « Histoire de la médecine industrielle: le service médical dans l\u2019industrie; les examens physiques et le classement des employés d\u2019après les aptitudes physiques».Mardi, le 15 octobre, par le docteur A.Char- tier: «Les accidents industriels, leur prévention ».Jeudi, le 17 octobre: suite du cours précédent.Mardi, le 22, par le docteur J.Tremblay: « Attitude du médecin industriel en face des grands blessés (chocs, brûlures, traumatismes crÂniens, etc.) ».Jeudi, le 24, par le docteur I.Côté: «Le médecin devant les tribunaux».Mardi, le 29, par le docteur Coté: «Ce que tout médecin praticien doit savoir de la loi des accidents du travail».Mercredi, le 30, par le docteur A.Marin: « Les dermatoses d\u2019origine industrielle ».+ + NOMINATION D'UN DIRECTEUR MÉDICAL À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal annonçaient dernièrement la nomination du docteur Gaston Gosselin, F.CIC., professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.au poste de directeur médical de l\u2019hôpital.Jusqu'ici, le docteur Gosselin, qui est docteur ès sciences de Paris, occupait le poste de directeur des laboratoires de l\u2019Hôtel-Dieu.DEUX MALADIES INDUSTRIELLES Une importante conférence convoquée par l\u2019hon.Antonio Barrette, ministre du Travail, a été tenue dernièrement, sous la présidence de l\u2019hon.J-H-A.Paquette, ministre de la Santé, pour étudier les moyens de combattre l\u2019amiantose et la silicose et d\u2019assurer une compensation adéquate aux victimes de ces deux maladies industrielles.Les députés des comtés où se trouvent nos mines d\u2019amiante et les membres de la Commission des Accidents du Travail assistalent à la réunion.Des mesures énergiques ont déjà été prises, mais le gouvernement veut assurer, si possible, une protection tota'e à l\u2019ouvrier.Au cours de la réunion, on a décidé unanimement de prendre des mesures additionnelles pour protéger les ouvriers et les populations des vil'es minières, de créer un organisme qui fera une étude approfondie des deux maladies et verra à ce que les ouvriers qui en sont atteints reçoivent une compensation adéquate.L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal.nov.1946 PLAQUETTE DE PASTEUR REMISE AU T.H.M.KING Une plaquette d\u2019argent à l\u2019effigie du grand \u2018savant français Pasteur a été remise dernièrement au premier ministre du Canada, le très hon.M.King.C\u2019est M.Raymond-Pierre Trotot.chef de clinique à la faculté de médecine de l\u2019Université de Paris, qui a remis cette plaque au chef du gouvernement canadien.On sait que M.King a toujours professé un véritable culte à Pasteur et qu\u2019il a une admiration profonde pour les travaux du grand biologiste français dont les découvertes ont tant contribué au soulagement de l'humanité.Pendant son séjour à Paris, durant la Conférence de la Paix, M.King est allé visiter l\u2019Institut Pasteur.C\u2019est pour commémorer cette visite du premier ministre canadien à l\u2019Institut Pas- feur, que la Faculté de Médecine a chargé M.Trotot de lui remettre cette plaquette.ee ++ CAUSERIE, AU CERCLE, DU DOCTEUR PHILIPPE PANNETON Dimanche, le 13 octobre, le Cercle Universitaire de Montréal recevait ses membres et leurs amis à son premier dîner-causerie de la saison.Cet événement mondain marqua la reprise des manifestations intellectuelles au Cercle.À cette occasion, le conférencier était le docteur Philippe Panneton, mieux connu en littérature sous le pseudonyme de Ringuet, l\u2019auteur de Trente Arpents et d\u2019Un monde était leur empire.Le docteur Pierre Smith, président du Cercle, présidait ce dîner et présenta le conférencier, qui donna quelques impressions sur son séjour au Brésil.LE DOCTEUR DELAY AU CANADA Le professeur de psychiatrie à l\u2019Université de Paris, le docteur Jean Delay, de passage au Canada, a donné une série de conférences à Montréal et à Québec.Le mercredi, 2 octobre, il a parlé à l\u2019hôpital St- Jean-de-Dieu, sous la présidence du docteur Emile Legrand.e-e ee LES MÉDECINS CONFÉRENCIERS À L'ÉCOLE DES PARENTS Plusieurs médecins sont au programme de la saison de l\u2019Eco!e des Parents, qui a repris ses cours le 16 octobre 1946.Parmi ceux-ci, on remarque les docteurs Léon Gérin-Lajoie, Albert Guilbeault et J.Alexandre Marcotte. RE FIG LAPIN 0\" POURCEN TAGE \u2018DE L AVSMEN TATION Des Epreuves Biologiques Confirment l'Action Expectorante du ® Cecf nécessite une commande de narcotique.+ ov LIQUIDE EXPECTORE mmm qm me cme mp mm fm \u2014\u2014\u2014 heme = Am =o DES VorEs | | | ' SCILEXOL E B S RESPIRATOIRE : DE: 3 RAT ALBINOS n n n _\u2014\u2014_-__ 4-4 mmm -~1F mob ee | POURCENTA de DE i ' ! T \u2018 T ho-1- 7 oscille LA __vadomentanion fi NIET nee, A NR : : DU LIQUIDE : .FIG.4CHAT/ | ' | | ____ // NOMBRE D HEURES | APRÈS | EXRECTORÉ | 1 -__|kgo +./_- LA.LL.| 4 ADMINISTRA TION ou SCILEXOL DES VOIES | 1 ! : { ! 1 t t 2 5 4 RESPIRATOIRES | | | | \u2014\" A f- mmm mmm fmm mmo -M-f N SES SE \\ POURCENTAGE DE i L -60 1 F 6: 2 COBAVE /L AUGMENTATION ! \u2014 === an = == = mm mo ra me = Rm \u2014\u2014\u2014\u2014 = = ess me med rere ge m= 0 -\u2014 m0 _- PolacenTicé DE DU LIQUIDE \u2018 ! : \u2018 L \u2018AUGMENTATION | ! Nao.EXPECTORE | | femme rm mm \u2014l-F-=-=-L- \u2014 \u2014e mo lo \u2014 \u2014\u2014 em \u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014 STE EE 00-15 7SAS 0 DU LIQUIDE 1 ! | \u201cL'ADMINISTRATION DU:SCIL EXOL, ! DES VOIES | ! i | , EXPECTORE | ! i 1 2 3 4 | RESPIRATOIRES LL STE fo ea CN ITS EL A DES VOIES | | | | ao.ÆESPIRATOIRES | NE c hiques indiquent !' | momaneoieunes apnès | | | es graphiques indiquent ex- \"L'ADMINISTRATION DU SCILEXOL | | pectoration accrue du liquide : EE | | des voies respiratoires chez 2 3 4 | i quatre mammifères d'espèces différentes auxquels on avait administré du Scilexol avec de la +20-1- 00 mn pe Teinture d'Opium Camphrée en doses de 0.1 ml.par kilo du poids | NOMBRE D HEURES| de leur corps.Ces résultats, obtenus dans un laboratoire indé- et ! pendant, confirment notre croyance que le Scilexol est-une prépa- PES L'ADMINISTRATION ration efficace pour les toux grasses.ou 5 CILEXOL Au point de vue clinique, on a trouvé que le Scilexol est surtout Once - hm PUITS i | efficace lorsqu'il est combiné avec des sédatifs.Le Scilexol ' | augmente rapidement le volume et la fluidité des sécrétions des 1 2 3 4 voies respiratoires de façon que les cils vibratiles puissent : : 1 4 facilement les faire avancer jusqu'à la gorge où elles sont expectorées.Dans le même temps, le sédatif diminue temporairement l'oppression causée par le foyer de*la toux, prévenant ainsi les crises épuisantes de toux sèche qui sont occasionnées par une irritation résiduelle dans la gorge plutôt que par la présence de mucosités dont il faut se débarrasser.: CHAQUE ONCE LIQUIDE CONTIENT: Chlorure d'Ammonium .16 gr.Chloroforme .41024 1441202020 2 gouttes Acide Cyanhydrique Dil.4 gouttes Siropde Scille .224444 4442 10 30 gouttes Sirop de Tolu .1.2 222444 4 0 4440 120 gouttes Le Scilexol est fourni simple ou avec l'un des sédatifs * suivants, si vous le spécifiez: 1.Teinture d'Opium Camphrée .80 gouttes par once 2.Chlorhydrate de Diéthylmorphine sp + + + = 1 + +» 1 = + = =» à 1 .3, conso) rrr nnn T o.bor once 525 Logan Avenue Toronto 6 Ont.4.Morphine - .- .« .1/3 gr.par once Une Maison entièrement canadienne Fondée en 1879 1574 LE DOCTEUR L.JUSTIN BESANÇON, HÔTE DE LA CROIX-ROUGE ET DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Le 17 octobre 1946, la Croix-Rouge Canadienne, section de Québec, et la Société Médicale de Montréal, se sont unies pour recevoir à un dîner le docteur L.Justin Besançon, ancien président de la Croix-Rouge française et professeur d\u2019hydrologie et de climatologie à l\u2019Université de Paris.Monsieur Paul Vaillancourt, président de la Croix- Rouge, a présenté à l'assistance le docteur Besançon qui, à l\u2019aide de trois films, a donné une causerie sur «l\u2019œuvre médico-sociale de la Croix-Rouge dans la période de transition de la guerre à la paix».Le docteur Armand Frappier, président de la Société Médicale, æ remercié le docteur L.Justin Besançon.2e FONDATION D'UNE SOCIÉTÉ DE CARDIOLOGIE À MONTRÉAL Un certain nombre de cardiologues de Montréal se sont réunis en septembre, pour jeter les bases d\u2019une société susceptible de grouper les cardiologues de Montréal.Un comité provisoire a été constitué en vue d\u2019établir des règlements et de jeter les bases de cette nouvelle association médicale.Le docteur C.F.Mof- fatt, de l'hôpital Victoria, le docteur J.R.Brow, le docteur Rodrigue Lefebvre, de l\u2019Hôtel-Dieu, et le docteur C.C.Birchard, de l\u2019Hôpital Général, font partie de ce comité provisoire.Un autre comité a également été formé en vue de l\u2019établissement d\u2019une association de cardiologie pour tout le Canada.Le docteur H.E.Hoff, professeur de physiologie à l\u2019Université McGill, le docteur N.Segall, du Jewish General Hospital, le docteur John Palmer et le docteur Rodrigue Lefebvre, de l\u2019Hôtel- Dieu, siègent sur ce dernier comité.+-e- ++ LE CENTENAIRE DE L\u2018ANESTHÉSIE À BOSTON Le centenaire de la première démonstration publique de l\u2019administration de l\u2019anesthésie à l\u2019éther a été fêté au Massachusetts General Hospital, de Boston, les 14, 15 et 16 octobre 1946.Le programme était fort élaboré et comprit des séances sur les différents problèmes propres à l\u2019anesthésie: relations avec la chirurgie, étude des effets physiologiques des plaies, les effets particuliers de certains modes d\u2019anesthésie.Les docteurs Roméo Rochette et Georges L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Cousineau, de Montréal, étaient au nombre des congressistes.A la séance publique du 16 octobre, il y eut quatre causeries.Le docteur R.B.Fosdick, de New-York, parla du besoin de multiplier les recherches; le docteur Evarts A.Graham, de St-Louis, traita de l\u2019influence de la découverte de l\u2019éther sur le développement de la chirurgie; le docteur H.K.U.Beechers, de Boston, énuméra les progrès de l\u2019anesthésie et le docteur Karl T.Compton, de Cambridge, expliqua l\u2019intérêt général de la radio-activité depuis Becquerel jusqu\u2019à Bikini.ee © LE DOCTEUR ROUTLEY, DE TORONTO, À LA TÊTE D'UNE ORGANISATION MÉDICALE MONDIALE Le docteur T.S.Routley, de Toronto, secrétaire de la Canadian Medical Association, a été élu récemment président d\u2019un comité d\u2019organisation d\u2019une association médicale mondiale.La première assemblée de cette association, laquelle est composée de représentants d\u2019associations médicales de différents pays, sera tenue à Paris l\u2019an prochain.ee ++ LE DOCTEUR R.DESMEULES, DE QUÉBEC, ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION CANADIENNE ANTITUBERCULEUSE Lors de son assemblée générale annuelle tenue à Calgary, l\u2019Association Canadienne Antituberculeuse à choisi comme président, pour 1947-1948, le docteur Roland Desmeules, surintendant de l'hôpital Laval, professeur à l\u2019Université Laval de Québec, et président du comité provincial de défense contre la tuberculose.Le président sortant de l\u2019Association est le docteur A.H.Baker, de Calgary, élu en 1945.Il est entendu que l\u2019Association tiendra son prochain congrès dans la Vieille Capitale.+ + LE DOCTEUR VALIN, INVITÉ D'HONNEUR DE L'ASSOCIATION DES DENTISTES Le docteur Valin était l\u2019orateur invité à l\u2019une des principales séances d\u2019ouverture de la 69e réunion annuelle, à Ottawa, de l'Association des Dentistes de l\u2019est de l\u2019Ontario.Le docteur Paul Côté, président de l\u2019Association des Dentistes d'Ottawa et vice-président du Club Richelieu Ottawa-Hull, à présenté le docteur Valin.« II me , e e Nouvelle Médication RME 1 .lodof Menthol! | pow la sinudtile el les infections joues Canphre .Ampoule de 1 cc.ded uoced respiratoires (En solution huileuse de .faible acidité) mjeclion Inhramuaiculainre Documentation complète et échantillon sur demande : REPRESENTANTS POUR LE CANADA [ HERDT & CHARTON, ,( \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTRÉAL 1576 fait plaisir, dit-il, de vous présenter un Canadian français éminent dont le travail inlassable et les nombreux succès ont été un honneur pour la capitale.» Les docteurs Paul Côté, Thomas Prévost et Aimé Couture, d\u2019Ottawa, sont directeurs de l\u2019Association des Dentistes de l\u2019est de l\u2019Ontario.PSYCHIATRES ET PSYCHOLOGUES EN CONGRÈS L\u2019« American Association on Mental Deficiency ».association groupant comme membres des psychiatres, des médecins, des psychologues, des auxiliaires de service social, des instituteurs, des éducateurs, des directeurs de service de santé, des juges, des infirmières et autres, tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, a tenu son congrès annuel du 2 au 5 octobre, à l\u2019hôtel Mont-Royal.Au cours de ces assises qui groupèrent de quatre à cinq cents congressistes le docteur J.-Charles Miller, de Québec, traita des «premiers diagnostics de la déficience mentale », et le docteur J.-E.Alexandre Marcotte, de Montréal, de la « déficience mentale dans les problèmes du comportement ».Ce fut là le soixante-dixième congrès annuel de l'Association.+ + SOCIÉTÉ MÉDICALE FRANCO-AMÉRICAINE La réunion annuelle de la Société médicale Franco- américaine a eu lieu à Boston, en l'hôtel Copley- Plaza, sous la présidence du docteur O.Boivin, de Fall River.Une délégation de Montréal prit part au programme scientifique de cette réunion.Le docteur Donatien Marion, directeur général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, parla du soulagement des douleurs de l\u2019accouchement par le somnifère Demerol.Le docteur Wilbrod Bonin, de l\u2019Université de Montréal, traita du cycle menstruel chez la femme.Le docteur Armand Frappier prononça une conférence intitulée: «Fondation de l\u2019Ecole d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal ».Au dîner, le conférencier d'honneur fut le docteur Roméo Boucher, directeur médical de l'hôpital St- Luc; il choisit comme sujet: « Propos malicieux sur la médecine par un médecin sans malice ».+ + LE DOCTEUR PAUL SIMARD, BOURSIER La Société Canadienne du Cancer vient de recommander l'attribution d\u2019une bourse de près de dix mille dollars, décernée par l\u2019« Association of L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Kinsmen Clubs of Canada» au dogteur Paul Simard, anciennement d\u2019Amos et attaché au service d\u2019électrologie de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Are, de Montréal.ee MÉDECINS BOURSIERS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS Le gouvernement français vient de décerner un certain nombre de bourses à des étudiants canadiens, pour l\u2019année académique 1946-47.Parmi les heureux récipiendaires, on note les docteurs Noël Coutu, de Sainte-Anne-des-Monts, Yvon Paradis et Marie Rousseau, de Québec.COURS SUR LES AVITAMINOSES ET L'HYDRO-CLIMATOLOGIE PAR MONSIEUR L.JUSTIN BESANCON Le professeur de climatologie et d\u2019hydrologie a l\u2019Université de Paris, et médecin des Hôpitaux, monsieur Justin Besançon, a donné la série suivante de cours à l\u2019Université de Montréal: Mercredi, 2 octobre, sur «les ostéoses de famine »; vendredi, 4 octobre, sur \u201cles œdèmes de carence »; lundi, 7 octobre, sur «le diagnostic de la pellagre»; vendredi, 11 octobre, sur «l\u2019avitaminose B2»; lundi, 14 octobre, sur «l\u2019avitaminose By»; vendredi, 18 octobre, sur « l\u2019histoire de l\u2019hydro-climatologie »; lundi, 21 octobre, sur \u201cles climats urbains»; vendredi, 25 octobre, sur « la pharmacodynamie hydrologique » ; lundi, 28 octobre, sur «les stations climatiques françaises ».UN INSTITUT D'ORTHOPÉDIE À MONTRÉAL On vient d\u2019annoncer la fondation prochaine à Montréal d\u2019un Institut d\u2019Orthopédie.L'Institut sera érigé au coin du boulevard Décarie et de la Côte St-Luc, à l'emplacement même de l\u2019ancien Hôpital des Incurables.La construction de cet ammeuble coûtera deux millions de dollars.+ + LADY BANTING A NOTRE-DAME Lady Banting, épouse du célébre homme de sciences canadien qui périt dans un accident d\u2019avion au début de cette guerre, a visité dernièrement la clinique de diabète et le service des maladies de nutrition que dirige le docteur L-Henri Gariépy à l'hôpital Notre-Dame.Elle était accompagnée de plusieurs e 5 a = a + cs # à 2 fos = SH, & « 5% ss 2 = = R =./ à £7 Ë f =) = = a = : : he = + 4 a Ny 2 et = 2 AF = = » o ¢ $ A £5 + 5 : = 3 $ % & Bry Sa # x 5 = 2e = apr =.a = 4 J i i \u20ac ss # 5 gs 3 He = É > 3 i = Ly ow 2 es # i & vi A: = 5 = 2 ; i Sys 2 = a st i Es 4 à se mai = or E vga % = A A Sy = % =) x o£ mr SAD e 6 gv ci A = i % er z de gi Bo \"> % 5 5, = 7 = % 4 % i A 2 as 2 2 i Se A - oy 5 fa 2 7% 22 # SIQUE 1Q ISPASMO DICATIONS 2 imés lager le ppol 3 mpl t po om \u20ac ta 3 Oompagquant Iés rhumes qr \u2018asth me.2 tonchite, sthme des foins, | nchiqu nl en es Maux fete et Iles n A 2 gies Zi A 2 MPOS TION 7.êt dine op Acide acéthy licylig 5 Chiorh rate d aminoxide-atropine iz Zi rN ON ME UMENTATION COMPLETE SUR DEMAND A Ji 2 Er 4 Ze 2 Ze SA % pe i a Gas wi MEDICAMENTS D QUE oy \u201c Pi 7 \u20182027, AVENUE DU C OLLE GE McGIL ON o A EE 5 CAE sr #2 a i RAE RR 1578 membres du personnel ainsi que des membres du conseil d\u2019administration.Elle s\u2019est montrée fort impressionnée par le travail que l\u2019on y fait et par le bon ordre qui régnait dans les laboratoires et les cuisines.Lady Banting, qui poursuivit les recherches de son époux, obtint, l\u2019an dernier, son doctorat en médecine à l\u2019Université de Toronto.Elle doit partir bientôt pour l\u2019Angleterre où elle poursuivra ses études.Après la visite, le conseil d\u2019administration offrit une réception en son honneur.+ + + MISSION EN FRANCE DU DOCTEUR ARMAND FRAPPIER Le ler novembre 1946, le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène et de l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal, quittera New-York pour la France, à bord de «L\u2019Tle-de- France ».Invité du Gouvernement francais, il représentera le Canada aux fétes de Pasteur qui se dérouleront a la mi-novembre, 3 Paris et en Province.ee ++ CONGRÈS DU COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Le onzième Congrès Annuel de la section américaine du Collège International des Chirurgiens s\u2019est ouvert à Détroit, le 21 octobre 1946.De nombreux travaux étaient au programme.+\u2014e ++ NOS MÉDECINS AU CONGRÈS DE L'ACFAS Un nombre important de nos médecins ont pris une part active aux délibérations de l\u2019Association Cana- dienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, lors de ses assises de Québec, les 13 et 14 octobre 1946.Les docteurs L.-C.Simard et Wilbrod Bonin étaient de l\u2019Exécutif.Les docteurs Georges Manseau et Roland Bélanger étaient les délégués officiels de la Société Médicale de Montréal.Le docteur Joseph- Luc Riopelle représentait la Société de Biologie.+.++» LE DOCTEUR GAÉTAN JARRY, OFFICIER MÉDICAL DE LA LIGUE ANTITUBERCULEUSE Le président de la Ligue Antituberculeuse de Montréal Inc., M.C.-O.Monat, vient d\u2019annoncer la nomination du docteur Gaétan Jarry comme officier médical de la Ligue.Le docteur Gaétan Jarry agira en cette qualité avec le docteur Landry.L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 CONGRÈS DE L'ACADÉMIE AMÉRICAINE D'OPHTALMO-OTO-RHINO- LARYNGOLOGIE Le 13 octobre 1946 s\u2019est ouvert, à Chicago, le Congrès de l\u2019Académie Américaine d\u2019Ophtalmo-oto- rhino-laryngologie.Les séances ont eu lieu tous les jours jusqu\u2019au 18 octobre inclusivement.Le docteur François Henry, de Jl\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, était au nombre des congressistes.NOUVELLES DE FRANCE Hommage au professeur René Leriche Les élèves et les amis du professeur René Leriche, désireux de lui manifester leur admiration et leur attachement, ont décidé, à l\u2019occasion de son élection à l\u2019Académie des Sciences, de lui offrir l'épée d\u2019honneur des membres de l\u2019Institut de France.L\u2019épée a été remise au cours du Congrès de Chirurgie tenu à Paris en octobre 1946.Délégués de l'Académie de Chirurgie à Bruxelles L'Académie de Chirurgie de Paris s\u2019est fait représenter par trois de ses membres aux fêtes du cinquantenaire de la Société Belge de Chirurgie, tenues à Bruxelles le 29 juin 1946.Les délégués étaient les professeurs Chevassu et Sorel et le docteur Edouard Michon.Union Internationale de Thérapeutique L'assemblée plénière de l\u2019Union Internationale de Thérapeutique s\u2019est tenue à Paris, à la Faculté de Médecine, le 18 octobre 1946, sous la présidence du professeur Loeper.Les sujets à l\u2019étude étaient: « Le fer en thérapeutique » et « La thérapeutique par les aérosols ».Nominations aux Hôpitaux de Paris A la suite d\u2019un cours de médecins des hôpitaux, MM.Milliez, Klotz et Vignalon ont été nommés.M.P.-L.Chigot a été nommé à la suite du premier concours de chirurgien des hôpitaux de Paris, et M.Claude Olivier à la suite du second concours.IVe Congrès des Médecins électroradiologistes de langue française Ce congrès, qui s\u2019est tenu à la Faculté de Médecine de Paris, du 9 au 12 octobre 1946, sous la présidence du doyen et du docteur Delherm, a été l\u2019occasion d\u2019une communication du docteur Albert Jutras, de Montréal. te AMINO-VITOL contient les ingrédients indispensables & étre administrés dans les déficiences protéiniques, les anémies symptomatiques, l'\u2018amaigrissement, et la perte d'appétit ainsi que durant les diètes sévères.| AMINO-VITOL, contenant 10% d'acides aminés, pourra être prescrit dans l'hypoprotéinémie.L'extrait de foie et le fer combattront la déglobulisation et les vitamines B stimuleront l'appétit et arrêteront l'amaigrissement.AMINO-VITOL CONTIENT PAR 100 C.C.: Acides Aminés avec Tryptophane .10 grms Extrait de foie .2 2 221212 424242 42 5 5.417 grms Hémoglobine .2 2 4 44244 440 440 1.296 grms Glycérophosphate de soude .2 2 + + .0.864 grms Peptone .« .«+ «+ + 404044444462 0 0.434 grms Sérum frais de cheval .2 2 2 2 2420 6 134 gouttes Chlorure de thiamine \u201cB,\" par c.c.+ ++ + +6 0.158 mgms Riboflavine \"B:\" par cc.+ + 44 44455660 0.062 mgms POSOLOGIE Deux cuillerées à thé, trois ou Mononioy quatre fois par jour.LACTO-BIOS Toy ISE DINE FERMENTS LACTIQUES VIVANTS CONCENTRES ET SELECTIONNES i y E | N A $ E Rend le milieu intestinal contraire aux microbes pathogènes.INDICATION: affections des voies digestives en particu- H E M lier, dyspepsies gastro-intestinales, fermentations et pu- 0 - V | TI 0 L tréfactions intestinales, auto-intoxication, diarrhées des enfants et adultes, eczéma et urticaire.CONTIENT EN PLUS DES FERMENTS LACTIQUES: Phosphore .2.60% Sodium .0.60% Calcium .1.75% Potassium .2.50% Magnésium .0.25% Protéines .- 17.68% Chlore .1.26% Lactose .- - .61.177 CESSE Fer .0.036% Acide lactique .0.50% POSOLOGIE: Lalorcloire DOSES thérapeutiques: 2 ou 3 cuillerées à thé, deux fois par jour.DOSES prophylactiques: 1 cuil.à thé deux fois par jour.R S Prendre LACTO-BIOS dans un peu de lait ou d'eau sucrée avant les repas.Masineal 1580 Les questions à l\u2019ordre du jour étaient les suivantes: étude critique sur le rhumatisme vertébral (docteur Lachapelle) ; possibilités et limites de l\u2019élec- tro-encéphalographie (docteurs Baudoin et Tisch- gold); la rœntgenthérapie de contact (docteurs Cot- tenot, Bourdon, Lamarque et Gros).M.Tixier, œu Congrès suisse de Pédiatrie Lors de la séance du 25 juin 1946 de la Société de Pédiatrie de Paris, M.L.Tixier a donné un compte rendu du Congrès suisse de Pédiatrie qui s\u2019est tenu à Berne les ler et 2 juin 1946, sous la présidence de M.Exchaguet.Les réunions se tenaient en même temps que celles de la Société Suisse de Radiologie.Nominations à l'Académie de Médecine A la séance du 11 juin 1946 de l\u2019Académie de Médecine de Paris, MM.Giraud et Pellé ont été é'us membres de la première division (médecine).A propos de l\u201d\u2019eye-bank\u201d Aux Etats-Unis, le nombre est important de ceux à qui une opération plastique de la cornée pourrait rendre la vue.Aussi, a-t-on lancé une campagne afin d\u2019encourager les gens à léguer leurs yeux après leur mort; ceux-ci doivent être prélevés dans les douze heures qui suivent le décès.Le dépôt d\u2019yeux est affilié à près d\u2019une centaine d\u2019hôpitaux.Rendus au Centre, les yeux sont examinés et soumis à des expériences de contrôle, pour établir leur faculté d\u2019adaptation à cette transplantation, opération qui doit être faite dans les 72 heures.Dans sa première année.le Centre d\u2019yeux a répondu à plus de 3,000 demandes.Les greffes ne peuvent réussir que sur des yeux sains dont la cornée a été lésée par un traumatisme ou par un ulcère.Les chirurgiens russes ont maintenant une grande expérience de 'a méthode de transp'antation de la cornée.La millième opération de ce genre a été faite dernièrement à l\u2019Institut de Médecine expérimentale d\u2019Odessa, dirigé par le professeur Filatov.+ + A LA FACULTÉ DE L'AURORE, À SHANGHAÏ La Faculté de Médecine de l\u2019Aurore est maintenant complètement réinstallée dans le grand bâtiment universitaire qu\u2019el'e avait dû abandonner en avril 1944.Les locaux ont été retrouvés intacts.mais très salis et à peu près complètement démunis de leur installation électrique et téléphonique.Aussi le travail de réorganisation fut-il très laborieux.Les salles de cours purent reprendre leur fonctionnement normal dès la rentrée de septembre 1945.Les laboratoires de physiologie, histologie et anatomie pathologique furent reconstitués en octobre, grâce au concours des L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 étudiants qui furent admirables d'ordre et de dévouement pour le transport des collections.Novembre vit le très gros travail du réemménagement de la bibliothèque, à laquelle le Musée Heude avait, avec la plus grande amabilité, pendant six mois donné asile.LA FRANCE INVITE LES MÉDECINS CANADIENS Le docteur L.Justin Besançon, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, qui vient de faire une série de cours et de conférences à Montréal et qui part demain pour son pays, a reçu, hier, une lettre du professeur A.Lemierre, président de l\u2019Association des Médecins de Langue Française d\u2019Europe, lui demandant d\u2019être le secrétaire général du prochain congrès de cette association, qui aura lieu au mois d'octobre 1947, et lui demandant également d\u2019inviter les médecins canadiens à prendre part à ce congrès.Le docteur Besançon a transmis l\u2019invitation au docteur D.Marion, directeur général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le docteur Marion a assuré le distingué professeur français de la collaboration des confrères canadiens.«Ce sera une excellente occasion pour nous, dit-il, de renouer des contacts qui se sont forcément relâchés avec la guerre.Il n\u2019y a aucun doute que plusieurs parmi nous voudront participer à vos premières assises depuis 1938.» CINQUIÈME RÉUNION DE L'\u2019AMERICAN ACADEMY OF DERMATOLOGY AND SYPHILOLOGY\u201d La première réunion annuel'e depuis décembre 1941 se tiendra à C'eveland (Ohio) du 7 au 12 décembre 1946.Les séances principales se tiendront à l\u2019hôtel Statler, les cliniques, au Cleveland City Hospital, et 'es symposiums à Phôtel Allerton.Il y aura pussi d\u2019inportants exhibits scientifiques et commer- claux.Le scerétaire de 'Académie Américaine de Dermatologie et de Syphiligraphie est le docteur Earl I.Osborne.471, avenue Delaware, Buffalo (N.-Y.) GARE AU RHUME DE CERVEAU L'automne et l'hiver s'accompagnent souvent de coryzas.Malgré la splendeur des jours de septembre, bientôt l'automne et ses pluies, l\u2019hiver et ses vents froids, sa neige et ses tempêtes vont, comme chaque année, ouvrir la porte à de redoutables ennemis: le rhume RES \u2018Suppositoires ses Nivelle les Sommets * de la LA CLINIQUE\" douleur spastique Sum, cms CONFIRME PLEINEMENT em LES OBSERVATIONS pe EXPÉRIMENTALES gts Le aa Rae 7 0 dr A à A ap Papas SEA PROFENIL A D vos 75 .> wo Ra > A au 400 7 Bis-gamma-phénylpropyléthylamine Comprimés dosés à 60 mar.du citrate Ampoules dosées à 45 mor.du chlorhydrate Ree à 2 mol delabase ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.* The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.LA LUTTE DES FT.F.P.Je Trois fois par jour, il faut que la mère, fatiguée d'avance, lutte avec son petit malade, pour lui faire accepter sa potion, son gargarisme ou pour administrer son badigeonnage.Avec Laryngobis, ce problème n\u2019existe plus.Un suppositoire par jour est la médication suffisante pour venir rapidement à bout de l'amygdalite aiguë.LARYNGOBIS Suppositoires à base de sel bismuthique de l\u2019acide heptadienecarboxylique Boîtes de 2 ou de 12 suppositoires pour adulte ou enfant.Prière de préciser le dosage sur l\u2019ordonnance.- Pape ¢ \u201cTEE 1410, rue Wolfé, Montréal \u201c+ ° os .v Lv ry Ca -.« A - .» 5 * \u201c .- \u201cer .* .LA .0 24 1582 de cerveau contre lequel, disait un médecin pince- sans-rire, on n\u2019a jamais trouvé qu\u2019un remède: celui de l\u2019appeler coryza.Occupons-nous du rhume de cerveau, car, si on n\u2019en meurt pas, observe plaisamment un hygiéniste, c\u2019est pourtant une cause de malaises et de perte de temps la plus grande, puisque rares sont les personnes qui y échappent.Il est contagieux; sa cause est un microbe ou virus tellement petit qu\u2019il passe à travers les filtres les plus serrés; il est probablement accompagné d\u2019autres germes.Ce microbe se trouve dans le nez, la bouche et l\u2019arrière-gorge, même chez des personnes en bonne santé.Advienne seulement une circonstance où la force de résistance de l\u2019organisme est diminuée et le porteur aura un rhume de cerveau.Etant contagieux, le coryza se propage d\u2019une personne en bonne santé à une personne affaiblie ou d\u2019une personne enrhumée à une autre personne en état de réceptivité.Le contact.nécessaire à la contagion peut être direct ou indirect.Il se fera par l\u2019éternuement ou par la toux qui projettent des gouttelettes chargées de germes, par le baiser sur la bouche, par l\u2019entremise du mouchoir provenant d\u2019un enrhumé, par la vaisselle mal lavée, par des mains souillées de sécrétions qu\u2019on porte à son nez ou à, sa \u201c bouche, même par la simple poignée de la main nue, par le contact des poignées d\u2019appui dans les tramways, dans les encombrements de voitures publiques.Les précautions à prendre, disent les hygiénistes du ministère de la Santé, sont nombreuses.Certains risques d\u2019infection ne peuvent pas facilement être prévenus.On peut, jusqu\u2019à un certain point, y porter remède par les soins d\u2019une propreté rigoureuse et fréquente.D\u2019autres sont facilement évitables auxquels on ne donne pas toujours l\u2019attention qu\u2019ils exigent.S'il faut absolument embrasser quelqu\u2019un, que ce soit sur la joue et jamais sur la bouche.Quand on a le rhume, on devrait toujours remplacer le mouchoir de toile ou de coton par le mouchoir en papier de soie qui peut se jeter après avoir servi une fois.Se tenir en bonne condition constitue peut-être la meilleure façon d\u2019éviter le coryza; ce qui aide le plus à entretenir la bonne santé générale, c\u2019est l'air frais, l\u2019exercice, un régime simple et bien équilibré, le repos et la modération en toutes choses.6-6 * 0 15,270 IMMUNISATIONS ANTIDIPHTERI- QUES COMPLETEES Vos enfants sont-ils immunisés contre la diphtérie?Si oui, ils sont bien protégés.Sinon, pourquoi les exposer 3 une maladie évitable?Au cours du mois d\u2019août dernier, grâce aux hygiénistes du ministère provincial de la Santé, 15,270 enfants ont bénéficié d\u2019une immunisation antidiphtérique complétée.Si vos L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 petits n\u2019ont pas encore profité de cette véritable assurance contre la diphtérie, rendez-vous immédiatement aux cliniques de votre Unité sanitaire de comté et faites-les immuniser.La santé des enfants est un bien trop sérieux pour le négliger.Le ministère que dirige l\u2019hon.Dr J.-H.-A.Paquette veille avec beaucoup de soins à la santé publique et au progrès des nouvelles générations.PLUS DE 75.000 ENFANTS BÉNÉFICIENT DE L'HYGIÈNE Au cours du mois d\u2019août, 75,938 enfants de moins de six ans ont bénéficié des cliniques de puériculture du ministère provincial de la Santé, que dirige l\u2019hon.Dr J-H.-A.Paquette.C'est & la maison que l'enfant fait l\u2019apprentissage de la vie.Toute mère qui souhaite la santé et le succès pour ses enfants doit commencer par appliquer à la maison les règles de l\u2019hygiène et les prescriptions de la médecine préventive.C\u2019est l\u2019unique moyen de les préparer contre les périls que court la santé durant les périodes subséquentes.Profitez bien des cliniques tenues par les hygiénistes du ministère de la Santé et des visites qu\u2019ils vous font.ee ++ CONFISCATION DE 53.700 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES À LA CONSOMMATION Plus de 30,000 inspections sanitaires Au cours des six premiers mois de 1946, les inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé de la province de Québec ont confisqué plus de 53,700 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.C\u2019est en inspectant les différents établissements où se fait la manutention des denrées alimentaires que de telles saisies furent faites.La surveillance qu\u2019exercent les inspecteurs des Unités sanitaires sur les denrées alimentaires permet d\u2019en améliorer la qualité et assure la protection de la santé individuelle et collective.Partout les inspecteurs sanitaires recommandent la plus grande propreté et insistent sur le fait que les marchands de denrées alimentaires les plus soigneux prennent rapidement le haut de pavé et réussissent mieux, même financièrement parlant, que les négligents.L'importance de l\u2019hygiène publique a été reconnue de tout temps.Hippocrate, nous apprennent les manuels, 460 ans avant Jésus-Christ, étudia les épidémies, les airs, les eaux, les lieux, les régimes et les aliments.Plus que jamais le ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.Dr J-H-A.Paquette, veille au respect de la santé publique dans la province.Le fait que durant les six premiers mois de 1946 les inspecteurs des Unités sanitaires ont effectué plus TAMPAX POUR UNE MEILLEURE PROTECTION MENSTRUELLE PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR « THE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION » L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXVIII CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.BRAMPTON, ONT.Auriez-vous l\u2019obligeance de m\u2019envoyer des échantillons de Tampax sous les trois degrés d\u2019absorption \u2014 ainsi que de la littérature?ee ee ee eh 4 6 1 4 10 0 + 1 + \u20ac 0 0 0 6 0 0 0 0 0 0080 1584 de 32,000 visites dans des établissements comme des boulangeries, des épiceries, des restaurants, des boucheries, des marchés publics, des beurreries, des laiteries, des fromageries et des usines de pasteurisation est une preuve du souci que la province apporte à la surveillance et au maintien de la salubrité publique.Aqueducs et puits qui doivent être en bonne condition donnent tous les jours à l\u2019hygiène une place plus grande dans la prévention des maladies infectieuses.L\u2019approbation des emplacements d\u2019écoles, de cimetières, de beurreries et fromageries, d\u2019hôtels, de chalets, de restaurants, de campements de touristes, de camps et de colonies de vacances exige également la visite des inspecteurs sanitaires.Près de 350 autorisations et approbations de ce genre ont été accordées, les requérants s'étant conformés aux exigences de l\u2019hygiène.Près de 5,000 cas de nuisance furent signalés au cours de la même période.Ils ont disparu après une entrevue de l'inspecteur avec ceux qui les avaient créés.ee + LECONS D'HYGIÈNE À PRÈS DE 20,000 MÈRES DE FAMILLE Grâce au ministère provincial de la Santé, près de vingt mille mères de famille ont bénéficié des avantages de la médecine préventive au cours des six premiers mois de 1946.Dans les soixante-six comtés desservis par des Unités sanitaires, il naît, chaque mois, près de 5,000 enfants.C\u2019est dire qu\u2019autant de mères ont besoin de connaître les principales notions d\u2019hygiène maternelle, pré et postnatale.Les Unités sanitaires de la province desservent une population de 2,056,224 âmes et font bénéficier les nombreuses familles qui composent cette population de tous les avantages des cliniques de puériculture, des démonstrations à domicile, des conférences d\u2019hygiène et des visites du médecin ou de l'infirmière hygiéniste.Le ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.Dr J-H-A.Paquette, se préoccupe tout particulie- rement de la famille.Les hygiénistes sefforcent d\u2019améliorer le sort de la mère canadienne.Il y faut un travail considérable puisque le nombre des enfants de moins de quinze ans dépasse les cinq cent mille et que l\u2019on estime à 3.7 le nombre moyen d\u2019enfants par famille dans le Québec.Les taux comparatifs des décès survenus au cours des quatre premiers mois de l\u2019année chez les moins d\u2019un an indiquent une diminution appréciable.En 1936, les moins d\u2019un an mouraient à un taux de 82.2; en 1940, ce taux était tombé à 78.7 et en 1946 il est de 67.6.Sans aller jusqu\u2019à dire que ces gains sont uniquement dus à l\u2019hygiène et à la médecine préventive, on peut affirmer qu\u2019une forte proportion de cette amélioration provient de l\u2019enseignement intensif de l'hygiène et de la médecine préventive fait par des techniciens L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 des Unités sanitaires de la province.Les tout-petits sont l\u2019espoir de la race et les hygiénistes du ministère provincial de la Santé apportent un soin jaloux à protéger leur vie.Vaccinations et immunisations complètes ont certes permis de lutter efficacement contre les maladies contagieuses.Pour revenir à la période du premier semestre de 1946, on constate que la protection de l\u2019enfance a donné lieu, par exemple, à plus de treize mille immunisations antidiphtériques complétées et à près de six mille vaccinations antivarioliques.On sait qu\u2019en ce dernier cas il n'existe plus depuis plus de douze ans de cas de variole dans la province de Québec.Tel est le résultat des travaux accomplis en cette province par le ministère de la Santé que dirige \u2019honorable Dr J.-H.-A.Paquette.STATISTIQUE VENERIENNE L\u2019hon.Dr J.J.McCann, ministre suppléant de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annonce que le nombre de cas de maladies vénériennes signalé dans le deuxième trimestre de l\u2019année courante dépasse de plus d\u2019un millier le nombre de cas signalés dans la période correspondante de 1945.«Bien que les derniers rapports indiquent une tendance plus rassurante, continue le Dr McCann, les maladies vénériennes sont encore un des plus graves problèmes que notre pays affronte aujourd\u2019hui.Or, les maladies vénériennes peuvent se supprimer.Le gouvernement fédéral a fait voter, cette année, des crédits de plus de $270,000 pour les combattre.Mais la loi, l\u2019argent et la science médicale ne suffisent pas.Il faut encore le concours d\u2019une population avertie, pour mener la lutte non seulement sur le terrain de l\u2019hygiène, mais dans le secteur moral, dans le secteur social et dans le secteur juridique.» Pendant les six premiers mois de l\u2019année en cours, 21,993 cas, dont 8,283 cas de syphilis et 13,710 cas de gonorrhée, ont été signalés.Le nombre total des cas dans le trimestre d'avril à juin a été de 10,235, contre 11,698 pendant le premier trimestre de l\u2019année.Dans la période d\u2019avril- juin 1945, le nombre total de nouveaux cas de tous les genres de maladies vénériennes avait été de 9,188.Le Dr B.D.B.Layton, chef de la Division de la lutte antivénérienne au ministére de la Santé nationale et du Bien-Etre social, explique que ces statistiques sont fournies par les ministères provinciaux de la Santé, et compilées par le Bureau fédéral de la statistique.« Les chiffres les plus récents, dit-il, sont encourageants, mais il ne faut pas relâcher nos efforts pour nous débarrasser de ces maladies.» Le taux de la syphilis au Canada est tombé de 147 par cent mille habitants /dans le premier trimestre de 1946 à 126 dans la période d\u2019avril-juin.Le taux de gonorrhée est tombé de 2368 à 210.8, ce qui fait une diminution de 11 pour cent. HEPTUNA \u2014 Traitement rationnel et efficace de l\u2019anémie hypochrome, de ses carences alimentaires et autres troubles organiques qui l\u2019accom- pagnent.ULE CONTIENT ns TT \\.Le .5,000 U.sulfate ferme\u201d ne de foie de poisson Ce 5 a Vitam (hile de foie de amine LT ame Vitamin® B (chlorhydrate de tn! Le 8° 0.1 mg.famine P1 .18 T Lo.\u2019 vite ine Bz (riboflavine) ridoxine) + 0.333 me: Vier B (chlorhydrate de PY Cee 10 mg.tamine ve , Coes 1.Santothénate de calcium Cee nT an 10 +807\" de .inamide °° vitamines) provenant | au Niac foie (portion de schée.Non des .: Pour l\u2019amélioration rapide du syndrome de l\u2019anémie et des nombreuses déficiences alimentaires qui s\u2019y rattachent, le fer seul est habituellement insuffisant.Tous les facteurs nutritifs essentiels faisant défaut doivent être fournis par une alimentation rationnelle et une thérapeutique appropriée.Présenté en boîtes de 50 et de 100 capsules.J.B.Roerig & Company (Canada) Limited 256 Chilver Road, Windsor, Ontario. 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L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXI , À Un soulagement prompt el durable L'action prompte, sûre et durable du SYNTROGEL Amélioré \u201cRoche\u201d en fait un médicament de choix pour le traitement de l'hyperacidité gastrique et de la flatulence.En absorbant et en neutralisant l'exc ès d'acide, le SYNTROGEL \"\u2019Roche\u201d ramène le pH gastrique au neutre et l'y maintient sans danger d'alcalose ou de formation d'acide après coup.Le SYNTROGEL \u201cRoche\u201d proveque ainsi un prompt soulagement des malaises dus à l'hyperacidité et aux spasmes gastriques.1 à 2 comprimés une heure après les repas.Flacons de 50 et 250 comprimés.yn trogel ROCHE HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE, MONTREAL LXXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 \u2014 REDUCTION DU NOMBRE D'INJECTIONS DE PENICILLINE A UNE OU DEUX PAR VINGT-QUATRE HEURES amar : onal Units ç \u2014\u2014 100,000 jaternations | à ac AND W a PENICILLIN IN Ol, AND u ROMANS FOR us.Bot ate Ho! EE 2 © SYRINGE.RIDGE 8 Cet 1 dye, Fl card Toronto.Canada Su Ca Cast ; Cae can CO ersity © Depuis la premiére communication de Romansky sur les teneurs sanguines satisfaisantes en pénicilline obtenues et maintenues durant dix-huit heures à la suite d\u2019une injection de 300,000 unités internationales de pénicilline calcique en solution dans la cire d\u2019abeilles et l\u2019huile d\u2019arachide, les Connaught Medical Research Laboratories ont poursuivi des recherches expérimentales et des études cliniques sur le traitement de la gonorrhée et de la pneumonie.|! a été amplement confirmé que l'administration de pénicilline préparée selon la formule de Romansky maintient dans le sang le niveau de pénicilline requis pour le traitement de la gonorrhée et de certaines autres affections, et permet de ne donner qu\u2019une injection par douze ou vingt-quatre heures.Les Connaught Medical Research Laboratories ont préparé un produit convenable qui s\u2019administre facilement grâce à une seringue en plastique fournie avec chaque dose et qui ne sert qu\u2019une fois.Cette seringue, munie d\u2019une aiguille stérile, est prête à servir immédiatement avec une cartouche spéciale contenant 300,000 unités de pénicilline calcique en solution dans | cc.de cire d\u2019abeilles et d'huile d\u2019arachide.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada \u2014 EE grrr er ES = rm éme tr ee 3 PA A MR L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXIII e Pour réconforter le malade e Pour ouérir l\u2019inflammation # 2 e e Pour opérer la décongestion EMPLOYEZ \u201c\u201cLe Cataplasme-Plus\u201d Numotizine pourvoit aux effets analgésiques et antifébriles du gaiacol et du créosote qui sont rapidement absorbés de leur base de kaolin amélioré.FORMULE Il est donc spécialement recommandé Gaiacol .26 pour le soulagement d\u2019une variété étendue de lésions inflammatoires: affections de la poitrine, furonculoses, abcès, foulures, contusions, gonflements de glandes.Créosote de Hétre.13.02 Salicylate de Méthyle .2.6 Formaline.2.6 C.P.Glycérine et Silicate d\u2019Aluminium 1000 parts En pots de 4, 8 et 30 onces.Fabriqué au Canada et distribué par: WINGATE CHEMICAL CO., LTD., 378 ouest, rue Saint-Paul, Montréal. LXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 UNE AIDE APPRÉCIABLE pour Le CONVALESCENT.The American-Comper MARCHETTE ORTHOPEDIQUE POUR INVALIDES SA valeur clinique et économique est bien reconnue dans les cas d\u2019orthopédie, de fractures, de paralysie et postopératoires.Elle permet au malade de circuler lorsque sa convalescence est assez avancée.1.Inspire confiance au malade; lui enlève toute appréhension ainsi que la crainte de trébucher ou de faire une chute.2.Assure une répartition bien équilibrée du poids et un mouvement ambulatoire sans secousse.Je Permet librement l\u2019exercice progressif des jambes et favorise le développement musculaire général.4.Préserve le malade de chutes sur le plancher dans le cas ou les mains et les bras manqueraient de force.De Ajustable à la hauteur des aisselles, extension normale des poignets et largeurs variées des épaules.0.Disponible en grandeurs pour adultes e \u201c enfants.@ Brochures descriptives sur demande AMERICAN STERILIZER COMPANY Erié, Pennsylvanie DESSINATEURS ET MANUFACTURIERS DE STÉRILISATEURS CHIRURGICAUX, TABLES ET ÉCLAIRAGE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXV UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU Vos acronhayes, Vos dyspentigues, es petits hepa liques 4 Seront heureux \u2026 Je NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Littérature et échantillons sur demande [§ A ° Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée se: Montréal M Wii toute une équipe ( au secours des find © GLANDES DEFICIENTES i Tous les troubles endocriniens de l'Enfant, Capsules: 2 à 8 par iour de \"Adulte, Solution: 10 3 100 gouttes par jour \u201c du Vieillard.LABORATOIRES COUTURIEUX « 18 AVENUE HOCHE e PARIS Aronte an Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE.200.rue Vallée.Montréal. LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 Spartoval Isovalerianate Neutre de Spartéine SEDATIF CARDIO -VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE / \u2018 Dragees de Spartoval (dosees à O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Ethylphenylbarbiturate Neutre de Spartéine NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE «EQUILIBRANT » du Système nerveux végetatif Dragées de Génistenal (0.035 d'éthylphénylmalonyluree et 0.015 de spartéine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 14 à 4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS rue Vallée, MONTREAL .* .- .* RAN ., Th 1° 00 .vv.» \u20ac I L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A-M.L.F-A-N.-Montr éal ne REN RAND PL BA) osterone cl (Prop jonate de test par vol plus actif rietes L\u2019and rogène le Pos oO sède toute muscul aire.\u2014 Éd zed propres isantes >= ls masculin exuelle male.ST VS a.vos patrie Présentation: oii Aga y vépust =.olu tion e 1 cc.enS 10 et 25 Ampoules d fermant 5, huileuse ren 6 et 50- mgms: b oîtes de 3, = il _ SI p= pe NE ae repre Str ANDRE a0 LNaY £15 ME BA) stérone cl PA Se M thyltesto 2 - ccale y voie bu capt #3 actif P ar voie ren e le lus imes, Co Lv\u2019 androgen + sue e de compf guettes.GE pe sou s form ed Lin ae a ay perl inguale S AH 14 34 ur Présentat! on.gt : 4x8 3 iy \u20186 = = ry oite 18 Comp rimés à 1 e 30 \u20ac ¢ 100.flacons de 15, flacons méms Linguettes a de 30 et 100 + Nom déposé LIMITÉE CIBA A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- Montréal, novembre, 1946 la medecine de demaie QUAND TOMBENT LES FEUILLES .- Le nord canadien revêt sa parure automnale.flamboiement du feuillage aux teintes changeantes.éclair argenté du ruisseau qui fait l\u2019envie du pêcheur.enivrante pureté de l\u2019air vivifiant des montagnes.- Quel tableau enchanteur d'une mélancolique beauté ! L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre, 1946 Une entreprise CANADIENNE dotée d'une organisation mondiale de recherche scientifique a #5 a CE Es ngs 2 ns - i Hh A 3 æ.u 2 i G4 Kaa 2 2 ÿ Aon oo \u20ac LÉ, \u201cde pox 2% x 2 sé Mes 5 © a # 2 = se É hr = i TRE By 2S z Be 2 A oF = = x > 73 x Se A si est: RS or sé.35 3 he % ses A ds 3 =, i 0 \u201cgr a i\u201c Wy ¢ 8% of 3, He 5 £2 ss x À 5e © E te % = 5 i 5.3 4 sie 2 si 37 7 2 oa Zi er Soi i 3 Bo ê Es 4 % ne a A oe PA * $ où i @ HE \u20ac % 2 x 2 2 i r 3 - \u201ca; gc 5 @ 5 Sr ir ja SE 2 ee ie 5 A EE 2 55 4 5 > cite # A se 4 # be 6 Gr pe es 4 fo TF 4 E 3 he 3, 5 je) Cag ES % 8 % 2 A & ib.% 7 2 08 + Zi os 7 5 Ri: i 7 2, ar 9; i .hy iF 3, 2 réa 3 spi 50 od ily, 7 Fi pr Ss ei # ea he Ji wv pe \u201cpi 4 FF i 4 z i To ins i fi i 4 Hr = se age 4 ce We h° ec va Zn i, te Be Nt io fees = pr DE, Fin, By, a 5 5 5 oe % a in 5 TE 3 7m, 2 7 £ 5) = in jo] i 3 ii oe UE J L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, novembre, 1946 .trois bons amis pour l\u2019hiver PRIVINE\u201d Vasoconstricteur énergique pour le soulagement symptomatique de la congestion nasale, du coryza, de la sinusite, etc.RÉSYL: Béchique et expectorant de grande efficacité.Facilite les sécrétions bronchiques, calme l\u2019irritation et stimule l\u2019appétit.NUPORALS Losanges anesthésiques, soulagent l\u2019irritation de la gorge, la toux sèche et la pharyngite bénigne.\u201cNom déposé COMPAGNIE CIBA LIMITÉE MONTRÉAL RE ntrom oule eng 3 mg Fe n de c, confena ES GE LXXVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 OFFERT MAINTENANT pour la première fois! 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EY LL CIT YI - 11] A A des ingénieurs de réputation établie et de plusieurs années d\u2019expérience dispensent leurs services d\u2019experts et leurs conseils techniques.X-86AF £11.MERRICK BLDG.EDMONTON, ALTA. nov.1946 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, LXXIX re b wh EI i a \u20ac \u20ac FE ~ px + 3 3 Jo TA 23 NS oy Re has ° METHODE -CYTOP LACTIQ 3 Lu py A i 2 PR 5 - P 5 Ji R ES or OL y x 0 LL) RI i W i | He WwW + Po | 3 px a BIOLOGIQUE vy EN is NS i A « né a ei, pet a ÈE a fa.ee en 3 = = =.es Ce a ste Re i: a Ne SH A AB Red 2) i Son 2 MI RA AÏ (e) > joe Sc & cs + > Vv od fey £0 Te 2 Fo ih ARS 5! y as 6 se ie = i ay A + 5 5 2 E Er se AR pet 4 Ws WE 0 ar iy x.wl Fo oe = 2 Ja su a IN = Ra je ske ÿ 1 i ; I 3 ks i 5 si Er os = a is ASE ig Sd iE wi 5 5 _ La He = IB: Toy yr Ee fo Fi Es Ë 255 2e = M 4 7 a | 5 5 oe De À EN 5 a So = ce tr a bi Po 7 « a & x SE ae GE 2 ih HL Es = Ab Hh EE er = GRIMAULY ES 3 LABORATOIRES GRIMAULT 51, RUE FRANCOIS-1er és = PARIS 8 ES = ae 2 rs GE 258 am == SEE Ss EE Ema Ee EE SE Es E Is cops 7 a ses igs OR 7 7 i i 7 7 a i Pr 2 en ERS fe L 5 ae Ci 1 INCORPOREE i i 7 2 680 oue ST a 25 MONTRE A Sis RUE SHERBROOKE ES 4 LXXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 SANATORIUM de BLOIS 50e année d\u2019existence Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles MÉDECINS CONSULTANTS: 7 a Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr Charlemagne de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr J.-C.GELINAS, Trois-Ri- £ _ 5 in vières: Dr Benoît JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- rhumatisme, artério-sclerose, In LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières toxications (morphine, alcool.etc.).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.| ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieuz ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: PROSPECTUS ILLUSTRE Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.md pre=ea\u2014\u2014 \" ES EE ere tester re re \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXXI FACTEURS LOGIQUES Concernant les toux causées par des rhumes CITRI-CEROSE produit un soulagement agréable, efficace dans les toux causées par les rhumes.CITRI-CEROSE possède un goût de cerise très agréable qui le fait particulièrement accepter par les enfants et les patients capricieux.CITRI-CEROSE est un véhicule efficace pour l\u2019administration d\u2019une médication additionnelle dans vos ordonnances favorites.Chaque once fluide contient : Phosphate de codéine .1 grain Chloroforme .2.5 minims Ext.liquide d\u2019ipécac BP .1 minim Cerises sauvages liquides et solubles .4minims Acide citrique .6grains Citrate de soude .18 grains Sulfonate de potassium et de gaiacol .8grains Menthol © .Q.S.Citri-Cerose est présenté en bouteilles de 16 onces.Produit pharmaceutique de John Wyeth & Brother (Canada) Limited.CE OSE LXXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F C.Montréal.nov.1946 EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014 (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham Oscar Masse NAPOLEON TREMBLAY .$1.50 LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 Geneviève de la Tour Fondue Paule Régnier ; RETOUR À LA VIGIE.$1.09 L\u2019ABBAYE D'ÉVOLAYNE .$1.25 Geneviève de la Tour Fondue Raymonde Vincent MONSIEUR BIGRAS .$1.25 CAMPAGNE .$1.25 Louis Fréchette Raymonde Vincent ORIGINAUX ET DETRAQUES .$1.25 BLANCHE.= .$125 i René Bazin Edmond Grignon MACNIFICAT .%1.25 EN GUETTANT LESOURS .$1.25 Colette Yver Louis Fréchette, etc.CHER CŒUR HUMAIN .- - .- $1.25 CONTES D'AUTREFOIS .$1.25 COMMENT S\u2019EN VONT LES REINES .- $1.50 Léon Blo LES DAMES DU PALAIS .$1.75 y ; , LES SABLES MOUVANTS .$1.75 LE DESESPERE .- .$1.25 PRINCESSE DE SCIENCE - .$1.75 Z.-B.Markevitch UN COIN DU VOILE .- - .- $1.2° .$1.00 VOUS SEREZ COMME DES DIEUX .$1.35 STEPPES D'UKRAINE RE Gy wh LITTERATURE H.de Balzac =* E Léo-Pol Morin TRAITÉ DE Civie ELEGANTE .$1.25 MUSIQUE .$2.0) Marie de Villers = : Guy Sylvestre RÉPONSE À DÉSESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .- - $1.00 FILLE .= - IE Marius Barbeau Leon Chancerel L\u2019HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .-$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRECHETTE .- .$1.25 HISTOIRE René Grousset Henri de Kerillis HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 DE GAULLE DICTATEUR .- $2.09 Jean Bruchesi Léon Marchal HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, Ç DE PET A RARE L101000- 81.50 2 LL 2.2.2 © .2101 2 © 2.50 enne endar , ve + $2.5 LE DILEMME FRANCE-ÉTATS-UNIS .$2.50 Léon Marchal Ernest Gagnon VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 LOUIS JOLLIET .111.- 82.00 Abbé Charles lournet Major Sévigny VUES CHRÉTIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE À L'ENNEMI .$1.25 Loris Rougier Maior Poulin LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 696 HEURES D\u2019ENFER avec le Royal 22e .$1.35 EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES ; 1 | i L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 + Les tâches remplies en arrière de cette porte nécessitent une rare comb/naison de diligence, de persévérance et d\u2019inspiration.Ici sont développées des méthodes qui assurent des standards des plus élevés en médicaments.Ici sont à l\u2019œuvre des cerveaux et des mains à la recherche constante de meilleures drogues pour le lendemain.Dévoués à ce labeur sans fin, les rechercheurs de Parke-Davis ont fait plus que de créer des agents reméCiables.|!s ont fait le sceau \u201cMEDICAMENTA VERA\u201d une marque du trust professionnel.PARKE-DAVIS & COMPACNIE Limitée Walkervi.le, Ontario.LXXXIII LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 (mi el dur Tant que les gens seront malades, les médecins recevront des appels d\u2019urgence au milieu de la nuit.On a cependant une satisfaction de nos jours: il n\u2019est plus nécessaire d\u2019allumer les fanaux ni d\u2019atteler.Méme au temps des voitures a chevaux, le nom Ivory était devenu pour bien des médecins le prototype de la pureté et de la douceur pour un savon.C\u2019est pourquoi le savon Ivory a toujours compté parmi les produits dignes de confiance recommandés par les médecins.Aujourd\u2019hui, Ivory est un savon encore meilleur qu\u2019il y a cinquante ans.Les 216 épreuves de qualité auxquelles on le soumet durant sa fabrication en plus des recherches continuellement poursuivies dans les grands Laboratoires de Recherches sur la Peau de Procter & Gamble vous justifient de répéter aux mères la recommandation faite par de nombreuses générations de médecins: « Pour le bain du bébé, employez un savon pur et doux comme Ivory.» FABRIQUE AU CANADA ag OOP Pur-1l flotte L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXXV Voici 32 des cas pour lesquels les médecins emploient les ; SUPPORTS SPENCER comme auxiliaires au traitement Entéroptose ou ABDOMINAL, Hernie, inopérable ou quand il Hernie du disque y a lieu de différer l'opération Grossesse \u2014 après les couches DORSAL Trouble sacro-iliaque ou lombo- sacré Arthrite vertébrale Néphroptose avec malaises Spondylolisthésis Cyphose \u2014 Lordose \u2014 Scoliose Ostéoporose Fracture des vertèbres ! A la suite de: A la suite d\u2019intervention chi- Cholécystectomie rurgicale 1 Herniotomie DU SEIN Néphrectomie Nodules Néphropexie Ptose ; Stase dans les tissus du sein Césarienne Mastite Appendicectomie Grossesse Allaitement Hypertrophie Amputation Femme photographiée sans \u2014 et avec \u2014 le corset Spencer correctif du maintien.dessiné spécialement pour elle.Voici pourquoi les médecins considèrent les Spencers efficaces Chaque support Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement à nos ateliers de Rock Island après qu'une corsetière a pris une description détaillée du corps et de l\u2019attitude de maintien de la patiente \u2014 puis 15 mesures ou plus.Ainsi, le médecin a l'assurance que chaque personne aura le support du dessin voulu pour seconder le traitement; que le support améliorera le fonctionnement des organes, puis qu\u2019il ajustera avec précision et confort.Et, cependant, le Spencer est à peine ou pas plus dispendieux qu'un support ordinaire.Pour atteindre une marchande de supports Spencer, consultez le bottin du téléphone sous \u201cCorsetiére Spencer\u201d ou écrivez-nous directement.SUPPORTS vovover SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins \u201cde hernie, photographié sans \u2014 et avec \u2014 ui support Spencer.Pe mettez-n~us de vous adresser une brochure.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED, Rock Island, P.Q.[n Grande-Bretagne: Spencer (Banbury) Limited, Fanbury, Oxon.Aux Etats-Unis: Spencer, Inc.New Haven, Connecticut.Nom .LL LL LL LL LL LL A LL LL LA LL LL LL Le LXXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 SANATORIUM PREVOST Magnifique situation au bord de la Rivière-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés de neurologie à l\u2019Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 LXXXVII _\u2014_\u2014 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE ® RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ ® ŒUVRES SOCIALES DE MÉDECINE PRÉVENTIVE @ VACCINATION GRATUITE CONTRE LA TUBERCULOSE PAR LE BCG ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS PURETÉ \u2014 SÉCURITÉ \u2014 EFFICACITÉ Excipient huileux \u201cARACOL\" pour l'injection intramusculaire de la PÉNICILLINE Prolonge l'action de la Pénicilline d'au moins 12 hrs m Economique: une ou deux injections par jour de Pénicilline dans l\u2019Aracol suffisent le médecin y gagne en prenant quelques secondes pour préparer lui-même son émulsion | Pratique: Indolore fond et se liquéfie rapidement \u2014 s\u2019émulsionne instantanément \u2014 s\u2019injecte aisément \u2014 se résorbe rapidement N.B.\u2014 Bien mesurer à la seringue: 1.4 cc d'eau pour dissoudre la Pénicilline 3.4 cc d'Aracol liquéfié à douce chaleur.FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE M INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) .est MULL-SOY, le succédané hypoallergénique du lait de vache MULL-SOY est un aliment émulsionné à base de soya qui est employé pour les bébés ainsi que pour les patients plus âgés qui sont allergiques au lait.Il est bien toléré, très nourrissant et facile à digérer.En fait de protéines, matières grasses, hydrates de carbone et sels minéraux, la valeur nutritive du MULL-SOY se rapproche de beaucoup de celle du lait de vache.Les formules de MULL-SOY sont très agréables au goût et PRODUITS BORDEN\u2019S POUR ORDONNANCES Six produits pour alimentation infantile DRYCO; 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XCIHI INION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 a 2 Rid £5 Ac 2 = = ee Rk: 3 i @ 55 5S 5 Es .AVEC NESTLE\u2019 2 = 3 i oo LES GRANDES CHALEURS = = on = se 2e 2 NE CAUSENT Ke Re ME =.2, 2 a se Se AUCUN PROBLÈME A 2 So oa 57 % = ee i oe ES oF SSR 2 = iz 5 Ro oo Sy 2 i 2 2 2 RE = Ee 0 2 5 2 EH 3 2 2e 2 = ee pres dad = + = = E = 53 7 i = a 5 sa Se hs = - A SEE 2 a 2 ee 2 5 i se RL 2 A 5 2 2 a = 7 2 GE 23 > = 5 a se = a eZ 55 7 2 ee Le = i A Se 2 es os 5 & 5 = a 2 ce os 2 ee Se 5 \u201c2 ce SRN 0 2 Sa Se 2% aR 2 £ ee i x 2 2 55 Sg oo 22 = Le se es = a se BAS 4 HG i Si .# .Es 4 a GE : a = ae Ë 4 LS Pa 87 ATS sf NES g° LR ILE 4 P EDICAL * Ta ue DRIED COM A Ny ond Strom A addition Pe pas © ; acts Le = = \u201cai \u201cHii, H i i a i Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited METROPOLITAN BUILDING, TORONTO - PRODUITS APPARENTÉS pour l'Analyse de l'Urine ALBUMINTEST pour l\u2019Analyse Qualitative de l\u2019Albumine Albumintest répond au besoin d'une méthode simple et sûre 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SUPÉRIEURS.\u2018Ç FESSIONNELLE OED) ED EE Angle ST-DENIS et DE MCNTIGNY \u2014 Téléphone: LAncaster 7356 \u2014 MONTREAL ey ee ten L'Homogénéisation aide à prévenir l'anémie infantile due à une carence nutritive Il est depuis longtemps reconnu qu\u2019un apport abondant de vitamines est essentiel à la croissance et au développement des enfants.Les Aliment tamisés et homogénéisés Libby's contiennent non seulement des quantités considérables de vitamines vivifiantes, mais le procédé breveté d\u2019homogénéisation Libby's a pour effet de briser les parois cellulaires pour en libérer les substances nutritives, de sorte que la teneur en vitamines de ces aliments s\u2019en trouve augmentée, ce qui assure au bébé tout le bénéfice des vitamines qu\u2019ils contiennent.En outre, la pulvérisation des fibres coriaces et indigestes par l\u2019homogénéisation rend ces aliments, pourvus de vitamines, plus faciles à digérer par des bébés de pas plus de six semaines.Ces avantages sont exclusifs aux 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L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 J-O.GIROUX Optométriste-Opticien Membre diplômé Je\u2019 A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LOR6NONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté d'optométristes et opticiens diplômés Pour rendez-vous PLateau 5151, Local 29 BUREEZUX CHEZ MONTREAL Des Études Cliniques Démontrent Pourquoi All-Bran Facilite l\u2019Exonération Normale MT Lr e De récentes études cliniques de divers aliments ayant pour but de comparer leurs teneurs en cellulose et leurs effets sur l\u2019exonération alvine, ont indiqué que les anciennes théories, basées sur des considérations analytiques, ne sont plus tenables.L'analyse n\u2019a pu fournir l\u2019explication des effets laxatifs produits par All-Bran Kellogg.On a maintenant démontré que la cellulose du son favorise l\u2019action symbiotique d\u2019une flore bienfaisante qui aide à produire des matières fécales molles et spongieuses, faciles à éliminer.All Bran n\u2019agit donc pas par stimulation du côlon lui-même, mais par activation de son contenu.En outre, All-Bran \u2018n\u2019agit pas par absorption d\u2019eau, et il ne provoque pas une dilatation exagérée du côlon.Il ne balaie pas le contenu de l'intestin et ne gêne pas la digestion normale.Des tirés à part * d\u2019études cliniques récentes, dont les conclusions sont résumées ci-dessus, seront envoyés sur demande.S\u2019adresser à la Kellogg Company of Canada, Ltd., London, Ontario.* En anglais seulement.XCVII XCVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA.BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, nov.1946 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succes pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides \u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande AMherst 8900-3733 MONTY, GAGNON & MONTY Ambulances de luxe, chauffées © Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © 4156, rue Adam.1926, rue Plessis.Salons mortuaires Salons mortuaires: Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame À VOTRE DISPOSITION Soulagement rapide dans la PEDICULOSE! 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> : - Re) aes?\u201ca _ ®.se F3 ; be \u201cts Sci J 28 ® 3 ex ds EEE ot LES : cie 2 2 CE oer, wo, J Ve £, à | YE Lan Nat Nyy ce ach Fug 7» 14; v by ah fois, Azo Sa as des 24 hg Ae! Aig Df ?yo Cog 29 > = ze Es, re % Pa, Cp 27 Os, P or, of Te Sn E \u201cx, Ce sui ue .5, ours 4 Aidez Importante réalisation dans #.RE acid ine a th \u2019 73 ami érapeu vla Tonique efficace ti © en A 1, \u2019 Ly.yin Ê: + Poudre gq ] Te ACIDA et d'assimÿ] es INE ___ « ation faci le aveuyr agréable j aminé ed et sels 3 associé a tam; Sout fin of e ; oh états d'h Inéra x.- toléra y mpl Rice parfaite\u201d Poprotéiném; ; Préparation nutri tive est .» Rydrates es acides ind I \u20ac carbone iquée dan tous les prod uit deg LABOR TOIR DESBERG Plonniers dans ] ERS à fabri cation BISMOy,, mi és au C des Ac ides 388 oug ad st, rue St Paul Mo ray "]
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