L'union médicale du Canada, 1 avril 1947, Avril
[" pu MONTRÉAL, AVRIL 1947 p {47 \"me 76 \u2014 Numéro 4 ¢ » 4 « Bulletin de 'Elssociation des (IDédecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) WT'Unton (Dédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Congrès régional de 'A.M.L.F.C., a Sherbrooke ADMINISTRATION les 13, 14, 13 juin 1947 ET SECRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne Montréal Québec Tél.: LAncaster 9888 Jes choses importantes viennent en premier Certaines responsabilités incombent aux manufacturiers de drogues et de médicaments employés dans le traitement des maladies.Le département du contrôle d\u2019Eli Lilly and Company est pleinement conscient de l'importance et de la nécessité d\u2019une surveillance rigoureuse durant chaque phase de manufacture.Dans les Laboratoires Lilly, la qualité des produits est \u2019 toujours de première considération.Eli Lilly and Company (Canada) Limited + Toronto, Ontario te, Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d\u2019un cycle biliaire normal.Le Dycholium exerce une action stimulante énergique sur la fonction biliaire; - il en augmente considérablement la sécrétion, assurant ainsi un meilleur drainage vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.DY GCHOLIUM .; Principales Indications ICTÈRE HÉPATIQUE, CHOLECYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, ENGORGEMENT DU FOIE, Etc.EN COMPRIMÉS dosés à Ogr.30 d'acide déhydrocholique\u2014 tubes de 20\u2014flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.AMPOULES dosées à 1 gramme de déhydrocholate de sodium\u2014boîtes de 6 ampoules. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 A cn i = RR = 7 Xe se AS 7 RD 2 J pe \u20ac Re â ne = 4 AN N .Da 2 NOPA ÜSE Xr re i ème TRE oy es F ACTIV PY BUCCALE A For A] ¢ Pe 9:30 Jan YS yA A .D'UNE PARFAIT 0) cn = 35, fes de OSOLUBLE 5 Rae Fis ly ii 0281430 4 He PRO UNE a x SENSATION*D'EUPHORIE + < $ ee 0 eu substances rT Hé con (PE ad (equines) 3 A gn iT b- iy) mg omprim rime IR TY bs PL Let 7 Les\u2019dé ni $ en 39 PO LOT 0 comprimés 428 Rd 3 ITEE AYERST McKENNA.& HARRISON L ITY 1150 t Ph armacien ogi AY Li 7 CANADA MONTREAL 4 J hs Fe re 25 EE , A ~~ 1 ne 7 7 SE ÿ 44 4, 2 2 % % 27 7 Z SA > 7 oo 3 7 Ce yy) I CE AO, SB he 7 7 i 2 i 7 7 Z 7 i 2 É % \u201c2 5 i 7 2 i GE 7 A 5 GS RE 4 GA 7 ot IT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 SOMMAIRE e BULLETIN Hermile TRUDEL Congrès régional de Sherbrooke Adrien PLOUFFE Un centenaire .Edouard DESJARDINS Les journées médicales annuelles de la Société Médicale de Montréal .LA NUTRITION René SIMARD La nutrition chez la femme enceinte Marcel LANGLOIS La nutrition chez le nourrisson et chez l'enfant d'âge préscolaire J.-Emest SYLVESTRE Nos écoliers sont-ils bien nourris?.J.-H.LAPOINTE La nutrition chez le vieillard 379 381 383 386 394 399 413 LES PREMIERS AU CANADA nous présentons l'aminothiazolthérapie par la BASANTINE (2921 RP) Un nouvel antithyroïdien de synthèse \u2018 Indications Présentation Maladie de Graves-Basedow Traitement préopératoire des hyperthyroidiens dosés a 0 gr.10 en aminothiazol Documentation sur demande # Connu en France sous le nom d\u2019Abadol (LABORATOIRESG Flacons de 100 comprimés de maléate acide d'aminothiazol L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 III BALMINIL VITAMINES A & D AVEC BALSAMIQUES Soulagement Symptômatique + Thérapeutique de fond Elimination des balsamiques Facteurs nutritifs favorisant la par les muqueuses bronchiques résistance et l\u2019intégrité des tissus épithéliaux FORMULE par ampoule de 2 cc.H Vitamine A.30,000 U.L Niaouli.0.20 gm.Vitamine D.3,750 U.I.Camphre.0.05 gm.Eucalyptol.0.20 gm.Menthol.0.10 gm.POSOLOGIE Une ampoule ou plus par jour par voie intramusculaire.Boîtes de 10 et 25 ampoules de 2 cc.Produit des Laboratoires Andromachus, Limitée - Montréal SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Roméo BOUCHER et Jacques BERNIER Un cas de maladie de Vaquez .422 Paul POIRIER Mycosis fongoide à tumeur d'emblée.Présentation d'un cas .429 Henri SMITH Traitement moderne de l'érythème polymorphe .433 Paul CAUMARTIN et Fernand CHAREST Un cas d'adénome du pancréas .ee ee ee 2 .435 Edgar LEPINE A propos d'un cas de protrusion acétabulaire progressive des deux hanches.+.1 1 1 .438 REVUE GENERALE Onésime BEDARD Le traitement de l'insuffisance hépatique .442 I mommy pI itm, \u201ctity, Nivelle les Sommets de la pr\u201d LA CLINIQUE * douleur spastique |\u201c, Yr?CONFIRME PLEINEMENT my cs\u201d es LES OBSERVATIONS je EXPÉRIMENTALES Ed oy ARAMA \u201cmy 7 2 2 A Ww a > Nh A Uy J A à Ne | EME ./ We, ET OR.oA Lalo ; TL ny ier I: A 000008 py ole wo or\u201d e Comprimés dosés à 60 mor.du citrate Pp Kr © e ER B Ampoules dosées a 45 mgr.du chlorhydrate Adultes & 48 mgr.] Suppositoires fault à 24 mor f de la base Bis-gamma-phénylpropyléthylamine ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.* The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.Medical Times, vol.74, No 11, pp.305, Nov.1946.au \u20ac 1410, rue Wolfe, Montréal A A menace La | Anarcis superficielle de la muqueuse génito-urinaire peut s\u2019obtenir tout aussi bien avec le Pyridium qu\u2019avec la procaïne.Le Pyridium est dépourvu d\u2019effets secondaires fâcheux, et il offre au médecin le moyen commode et efficace d\u2019obtenir l\u2019analgésie pré et postopératoire superficielle de la plaie dans les interventions chirurgicales urologiques, et pour certains procédés d\u2019investigation nécessitant l\u2019emploi d\u2019instruments.L'action du Pyridium sur la muqueuse des voies génito- urinaires est entièrement locale; elle n\u2019est pas associée ou due à l\u2019action sédative ou narcotique générale.L'absence de toxicité est une des particularités du Pyridium, ce qui permet son administration pratiquement sans effets toxiques appréciables.Le Pyridium confère à l\u2019urine une couleur rouge-orange, tachant temporairement la muqueuse génito-urinaire, ce qui peut à un certain moment rendre plus difficile la découverte du foyer inflammatoire ou autres modifications.Pour la cystoscopie, les méthodes d'investigation cystosco- piques et un traitement urétral, une once de solution de Pyridium est injectée dans l\u2019urètre et la vessie et retenue au moyen du clamp urétral pendant 10 minutes.La solution est alors enlevée, puis une autre injection de 15 cc.est de nouveau administrée et retenue pendant 5 minutes.Pyridium est la marque de fabrique canadienne déposée du produit fabriqué par Pyridium Corporation.MERCK & CO.Limited Farlrccandts Chim iston MONTREAL-TORONTO-VALLEYFIELD L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 SOMMAIRE (Suite) MOUVEMENT MÉDICAL G.PINSONNEAULT Les potentiels d'action Jules THEBAUD Quand la suppuration et la résorption osseuse dans l'évolution de la pyorrhée alvéolaire sont considérées en marge de l'opinion médicale scientifique ÉDITORIAL Roger-R.DUFRESNE Aspects nouveaux du traitement de la fièvre rhumatismale .MÉDECINE SOCIALE David BEAULIEU Le problème vénérien dans la province de Québec C.-A.BOURDON Contribution du service de santé dans la lutte antivénérienne a Montréal \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1878 ANALYSES MÉDECINE Le programme des études médicales en URSS (478), Considérations sur trois cas d'agranulocytose (480).PHTISIOLOGIE L\u2019apexité lobaire inférieure excavée.Aspect radiologique et collapsothérapie (480).Contribution à l'étude de la primo-infection dans la famille du tuberculeux (480).CHIRURGIE Un diagnostic rare de péritonite par perforation (481).UROLOGIE Absence congénitale des muscles abdominaux, avec complications urinaires: observation (482).ORTHOPÉDIE Lombalgie et sciatique (482).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Thalamus et glaucome (484).SOCIÉTÉS .Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 6 décembre 1946 (485); séance du 20 décembre 1946 (486).Société Médicale de Montréal: séance du 12 novembre 1946 (487); séance conjointe avec la Société de Gastro-entérologie, le 17 décembre 1946 (488).Réunion scientifique du Bureau Médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 31 octobre 1946 (489).REVUE DES LIVRES NÉCROLOGIE NOUVELLES 450 455 461 464 470 476 478 485 498 503 506 J \u2019 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buren A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 VII Une NOUVELLE formule simplifiée pour obtenir / L'ACTION PROLONGÉE DE LA PENICILLINE La PENICILLINE dans I'Huile et la Cire, qui apporte l\u2019action prolongée assurée par l'absorption prolongéel,2, peut maintenant s\u2019administrer de facon rapide et facile.Trois principales améliorations Squibb simplifient et améliorent grandement la technique de l\u2019administration.INJECTION FACILE.La nouvelle pénicilline Squibb dans l\u2019Huile et la Cire peut facilement s\u2019injecter avec des aiguilles du calibre 20, sans qu\u2019on ait besoin de la chauffer au préalable, lorsqu\u2019elle est à la température de la chambre.1.Kirby, W.M.M.; Leifer, W., Martin, S.P.; Rammelkamp, C.H.; CARTOUCHES A DOUBLE USAGE.L\u2019'une des chambres, 1 cc., contient la and Kinsman, J.M.: J.A.M.A.129- pénicilline Squibb dans l\u2019Huile et la Cire: 300,000 unités; la seconde 940 (ler déc.) 1945.2.Romansky.contient une solution stérile pour test par aspiration, permettant, grâce M.J., and Rittman, G.E.: Science 100:196 (ler sept.) 1944, à cette aspiration, de vérifier que l\u2019aiguille est bien placée, avant l\u2019administration.SERINGUES À CARTOUCHES MÉTALLIQUES.Les nouvelles seringues à cartouche B-D* sont conçues pour un usage répété, grâce à l\u2019emploi de cartouches et d\u2019aiguilles faciles à changer.#*T.M.Reg.Becton, Dickinson & Co.ON PEUT SE PROCURER EN QUANTITÉS LIMITÉES SEULEMENT QUIBB 2-47C CARTOUCHES A DOUBLE CHAMBRE \u2014 SERINGUES À CARTOUCHE METALLIQUE DANS L\u2019HUILE ET LA CIRE E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA LIMITED - 36-48 CALEDONIA ROAD - TORONTO VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Bulletin de l\u2019Agssoctation des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 IL Union Adcdicale ou Canada Fondée en 1872 hr © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy, | E.Saint-Jacques | (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Antonio Barbeau, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-redacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, René Dandurond, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, Roland Dussault, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. MÉDICATION MULTIVITAMINÉE POUR PETITS ET GRANDS ENFANTS LE FLE GOUTTES d'OSTOCO Les gouttes d\u2019Ostoco fournissent, dans la dose quotidienne moyenne que nous recommandons, les quantités intégrales de vitamines A, D, B, et C estimées indispensables à la croissance et au maintien de l'équilibre vital chez les bébés et les enfants, ainsi que de l'iode comme agent prophylactique de l'hypoiodémie.MODE D'EMPLOI PETITS ENFANTS \u2014 de 5 à 10 gouttes (de 0.25 a 0.5 cc.) par jour, bien mêlées au contenu d'un biberon, après refroidissement.Agiter légèrement avant l'emploi.GRANDS ENFANTS \u2014 de 5 à 10 gouttes (de 0.25 à 0.5 cc.) par jour, mélées au contenu d'un verre de lait (ou autre breuvage).On peut aussi, si l'on veut, introduire directement les gouttes d\u2019Ostoco dans la bouche du bébé ou de l'enfant.FORMULE Chaque cc.contient: Vitamine A - - - - - 8000 unités int.Vitamine D - - - - - 4000 unités int.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) - - - - - = - - 4 mg Vitamine C (acide ascorbique) - 120 mg *Niacinamide - - - - - - - 10 mg 0.02 mg lodure de sodium - - - - - *Ne figure pas sur l'étiquette.PRÉSENTATION Flacons de 8 et 30 cc.avec compte-gouttes de précision.Chanles & Frost &Co.MONTREAL CANADA - {__ON PEUT DETACHER CE _FEUILLET AUX FINS D'INSERTION DANS UN CLASSEUR J OPOTHÉRAPIE SUBSTITUTIVE DES CARENCES GONADOTROPES CHEZ L'HOMME ss ; ps \u2014 em ~ / / PRESENTATION COMPRIMES d\u2019 \u201cORCHISTERONE\" S.C.T.No 420 \"Shosst\u201d C.T.No 375 \"Srosst | Orchistérone méthylique, 10 mg Dose: ] à 6 comprimés par jour.Paquets (de dispensaire) de 15 et 30 comprimés.Flacons de 100 comprimés.Flacons de 30 et 100 comprimés.Orchistérone méthylique, 5 mg Dose: ! à 3 comprimés par jour.* Administration submaxillo-gingivale bY *I' y a économie à absorber directement l'Orchistérone dans le cours sanguin par les capillaires de la région sub-orale, la dose en ce cas pouvant être de la moitié de celle qu'il faut quand les comprimés sont déglutis et absorbés dans l'appareil gastro-intestinal.AMPOULES d'\u2018\u201cORCHISTÉRONE\"\u201d Ampoule No 516 \"Sosa!\" Ampoule No 518 \u201cFos!\u201d Propionate d'Orchistérone, 5 mg Propionate d'Orchistérone, 25 mg Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Boîtes de 3 et 25 ampoules de 1 cc.Ampoule No 517 \"Sos Fiole No 518 \"Srosst' Propionate d'Orchistérone, 10 mg Propionate d'Orchistérone, 25 mg par cc.Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Fioles de 10 cc.Dose: 10 à 75 mg.par semaine, par voie intramusculaire. TRAITEMENT DE CERTAINES ENDOCRINOPATHIES CHEZ LA FEMME JORCHISTERONE (TESTOSTERONE Sos) -| L'Orchistérone synthétique (Testostérone \"Srosst) a la même composition que l'hormone provenant de l'extrait testiculaire.Son développement a permis de préparer, à des fins thérapeutiques et en quantités commercialement pratiques, deux dérivés: l'Orchistérone méthylique et le propionate d'Orchistérone.MEDICATION PAR L\u2019ORCHISTERONE \u2014 CHEZ L\u2019HOMME: Symptômes de la climatérique (impuissance, myasthénie, psychoses), eunuchisme et eunichoïdisme, hypertrophie bénigne de la prostate, syndrome du castrat.MÉDICATION PAR L'ORCHISTÉRONE \u2014 CHEZ LA FEMME: Syndrome de la ménopause, dysménorrhée, saignements utérins, mastite chronique, ablactation, frigidité.MEDICATION PAR L\u2019ORCHISTÉRONE \u2014 CHEZ L\u2019HOMME ET LA FEMME: Angine de poitrine, périvascularite, réparation et augmentation des protides organiques.Demander la posologie complete.~N Chanles &.Sroost & Co.MONTREAL CANADA A N T | S E P T | Q U E L'UNION MEDICALE DU CANADY URINAIRE AMELIORE Bulletin A.M.L.F.C.\u2014Moutréa} avril 1947 ' ) È 2 1 | UROMAND (COMPOSÉ d'\u201cUROSINE\u201d ET DE MANDÉLATE DE CALCIUM) C.T.No 8 \"Sos!\" Aa Co j re BA UROMAND Mandélate de calcium - - - 5 grains Phosphate acide d\u2019ammonium 2 grains \u201cUrosine\u2019\u201d\u2019 (Hexamine Shoot\") - 1% grain | Cette formule permet de constater sur-le-champ que ce com- | primé est une combinaison d\u2019Urosine (Hexamine \"Srosst\"), dont | les propriétés acidifiantes et les effets antiseptiques de I'appareil urinaire sont connus, de mandélate de calcium, et de phosphate acide d\u2019ammonium.Après administration d'une dose congrue, le pH de l'urine atteint 5.0-5.3, réaction à laquelle (surtout en présence d'Urosine) nombre de microbes pathogènes ne peuvent se propager, alors que, conséquem- | ment, l'appareil urinaire devient stérile.DOSE: il faudra parfois de 8 à 20 comprimés par jour pour obtenir l'effet thérapeutique voulu.Le sujet devra boire au | moins 8 verres d'eau par 24 heures en vue d\u2019une diurèse | suffisante.| PRESENTATION Flacons de 100 et 500 comprimés.Charles & Frost & Co.MONTREAL CANADA [ON PEUT DETACHER CE FEUILLET AUX FINS D'INSERTION DANS UN CLASSEUR > REBELLES Deoncforme Bromoforme e Dionine e Thiocol Belladonne e Aconit Terpine COMPOSE À LA FOIS BALSAMIOQUE, SÉDATIF, ANTICATARRHAL ET ANTISPASMODIQUE PRÉSENTÉ SOUS UNE FORME PRATIQUE PERMETTANT L'EMPLOI PROLONGÉ SANS CRAINTE D'INTOLÉRANCE GASTRIQUE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS À MESSIEURS LES MÉDECINS SUR DEMANDE À MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE MONTRÉAL XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurertN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 W'Union AdEdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: A.Bertrand Vice-présidents: Richard Gaudet et Jean Saucier Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.À.Bertrand, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Richard Gaudet.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.À.Plichet (Paris); L.-P, Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Daane-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivieres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018\u2019ex-officio\u201d.membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 FOLVITE Nom Déposé ACIDE FOLIQUE Lederle TRAITEMENT DES ANEMIES MEGALOCYTAIRES Cette substance extraordinaire dont l\u2019action sur la maturation des hématies est spécifique, est maintenant indiquée dans tous les cas de sprue et dans les anémies mégalocytaires de la grossesse, de l\u2019enfance et de la pellagre.Dans l\u2019anémie pernicieuse, l\u2019acide folique administré avec des extraits de foie peut se montrer supérieur à l\u2019un ou l\u2019autre de ces deux médicaments administré isolément.ADMINISTRATION PAR VOIE BUCCALE Adultes \u2014 5 à 20 mg.par jour, en doses fractionnées.Enfants (de tout âge) \u2014 5 à 10 mg.par jour.Les cas réfractaires peuvent réclamer des doses plus fortes.ADMINISTRATION PAR INJECTION On recommande cette forme d\u2019administration de l\u2019acide folique dans les anémies mégalocytaires si la maladie est grave et résiste au traitement, ou si l\u2019absorption gastro-intestinale est défectueuse.L\u2019administration de ce produit doit se faire par injection intramusculaire aux niveaux suivants: Adultes \u2014 15 mg.une fois par jour.Enfants (de tout âge) \u2014 15 mg.une fois par jour.DOSE D'ENTRETIEN Lorsque les symptômes cliniques sont disparus et que le tableau sanguin est redevenu normal, on recommande une dose d\u2019entretien égale à la moitié de la dose recommandée plus haut, mais toujours d\u2019au moins 5 mg.par jour.Les malades devraient être étroitement surveillés, et dans le cas de menace de rechute la dose d\u2019entretien devrait être ajustée.PRÉSENTATION COMPRIMÉS Tubes de 25 et flacons de 100 comprimés, 5 mg.chacun.SOLUTION Ampoules de 1 cc, 15 mg.par cc.LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 1396, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST MONTRÉAL 25, P.Qué.XV XVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 ~~ OFFICIERS DE l'Association des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Hermile TRUDEL, 1980 est, rue Rachel Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Chs VÉZINA, Québec.L.-A.RICHARD, Ottawa J.-A.VIDAL, Montréal.J.-A.LECOURS, Ottawa J.-E.PERRAS, Hull COMITÉ DU XIXe CONGRÈS.L.-A.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.Richard GAUDET, Ze \" T.-A.DENONCOURT, 3e J.-B.JOBIN, 4e LES ts 5e Vice-président.se A, FONTAINE, G.LACASSE, sén., be J.-A.LECOURS, Secrétaire.J.-E.PERRAS, Trésorier.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, J.-H.LAPOINTE, Albert PAQUET, Chs-N.DeBLOIS, J.-A.JARRY, Chs VEZINA.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.BIBAUD, B., Valleyfield, P.BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal .Ce.BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .BOHEMIER, Anatole, 3425, rue St-Hubert, Montréal .BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q CARON, Sylvio, Masta\u2019, Québec CHOLETTE, A.M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal .COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.DESMEULES, Roland, 167, Crande-Allée, Québec .DOMINGUE, Albert, Granby, P.O.11 22221: DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .GAUTHIER, C.-A., 5315, St-Louis, Québec .GAUTHIER, Fart \"sta cansocket, R.L., ert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q © * + + + + = + = + +» + + + + + ea ss + = e +» + + + = + + + = LACHARITE, Vilmer, St-Célestin, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .1950 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1948 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .1948 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec .1948 MANSEAU, Ceorges, 244a, rue Principale, Ville St- Laurent, P.Q.2.111121 1 4 4 2120 1948 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .1950 MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River .1948 MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, P.Q.1948 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1950 POWERS, A, 11, Front, Hull, P.Q.1950 RIOUX, J.-Emile, Ste-Anne-des-Monts, P.Q.1950 SMITH, Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .1948 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.1950 TANGUAY, R., Sudbury, Ont.1950 9 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa e+ + += + + + + = | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XVII \u201cLA CHALEUR HUMIDE \u201d DANS LES TROUBLES RESPIRATOIRES © RHUMES DE POITRINE © BRONCHITES © PLEURESIE © PNEUMONIES LL | 2 chaleur humide d\u2019un enveloppement d\u2019ANTIPHLO- GISTINE est d\u2019une valeur réelle pour soulager les symptômes pénibles qui accompagnent ces affections des voies respiratoires.Toux \u2014 Douleur musculaire et pleurétique \u2014 Constriction rétrosternale \u2014 Douleurs de poitrine.L'ANTIPHLOGISTINE est un cataplasme médicamenté prêt à l\u2019usage \u2014 il maintient une chaleur humide bienfaisante durant plusieurs heures.\u2018 Fabriquée pur ; on CHEMICAL MA Littérature sur demande |.+ - #2 =\" 45 re x i se = \u201c & G ; 4 = > wy ! = A Yi oH, 2 TA Ç # = 0 LS = Ir \u2014= 4 ~ / À ges Nm \\ 4 ii > A, wd AY hr se ** + EN La } bs 43 À ES RY A Ce.15 pe au 2 wid 3 + Lo = 2 el Ed tal.vi Ei php! a > a pa pureav qu Ertron est le nom déposé d\u2019un produit fabriqué par les Nutrition Research Laboratories. ja stéroïdothérapie dans l'arthrite Durant plus de douze ans, l\u2019Ertron \u2014 Complexe Stéroïde, Whittier \u2014 a été aployé dans le traitement de l\u2019arthrite dans des universités renommées, dans les dis- msaires d'hôpitaux et en pratique privée.Pendant cette période d'usage intensif, de nombreux rapports concernant plus : douze cents cas d\u2019arthritiques observés en cliniques, ont à maintes reprises souligné s faits suivants: Le traitement par l\u2019Ertron donne des résultats subjectifs tels que: résistance à la fatigue plus marquée, amélioration de l'appétit et atténuation de la douleur; Parmi les résultats objectifs obtenus par le traitement à l\u2019Ertron, on peut souligner la diminution de la tuméfaction, l\u2019augmentation de la motilité des articulations atteintes et une amélioration de la force musculaire (tel que démontré par le test dynamométrique); } Ertron est sûr, car après les contrôles et les tests appropriés, aucun symptôme de réaction toxique grave ne fut rapporté après traitement de l\u2019arthrite par l\u2019Ertron.a valeur de l\u2019Ertron a été prouvée par son efficacité thérapeutique dans son vaste STRICTEMENT MÉDICALE | ] ltron possède des caractères chimiques uniques.ls expériences de laboratoire poursuivies pendant |: ans démontrent que l\u2019Ertron \u2014 Complexe \u2018roide, Whittier \u2014 contient un nombre de facteurs ; Qu\u2019alors non identifiés qui font partie du groupe roïde.L'isolation et l\u2019identification de ces subs- nces sous une forme pure ont depuis établi les (ractéristiques uniques du complexe stéroïde de Ttron.| Pour obtenir les meilleurs résultats, il est essentiel que le médecin suive l\u2019arthritique.Chaque capsule d\u2019Ertron contient cinq milligrammes de produits d\u2019activation titrés biologique- ment a une activité antirachitique de cinquante mille Unités Internationales.Présenté en flacons de 50, 100 et 500 capsules.Aussi, pour injection intramusculaire complémentaire, Ertron Injectable, en boîte de six ampoules de 1 cc.Concessionnaires pour le Canada: [rr AGENCIES, REG\u2019D., MONTREAL, P.Q. XX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 TRAITEMENT DE LA TOUX SUPPOSITOIRES RECTOCRINE FORMULE: Les suppositoires RECTOCRINE sont préparés .Lo sous la surveillance et le contrôle immédiat de: Carbonate de gaiacol Aminophilline Charles Laurin.BA.B.Ph .ries Laurin, B.A., B.Ph,, Succinate de Benzyl et Sodium Léopold B \u2019 SA BPH Sulfogaiacolate de Potassium P EO ttt bas .Assistant bactériologiste, Camphosulfonate de Sodium Vitamine B, Marcel Daoust, B.A., B.Ph., Jean-E.Perras, L.Sc., M.C.1.C., Pharmaciens, Chimistes, Analystes, Deux formules: Enfant \u2014 Adulte et Biochimistes, Présentation : Boîtes de 12 suppositoires PP Tous diplômés de l\u2019Université de Montréal © Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité du Laboratoire [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL SE mpm rn emda.Pénicilline calcique Ayerst par voie buccale Ces produits offrent une diversité de \u201cdosages pour simplifier l\u2019administration de la pénicilline par voie buccale.Ils sont préparés et titrés avec la précision qui a caractérisé la pénicilline Ayerst fabriquée durant la guerre.Tubes de 12 comprimés yerst, McKenna & Harrison Limitée « Biologistes et Pharmaciens o Montréal, Canada Montréal SELS FERREUX, sous D \u201cTHIRONEX\u201d\u2014 COMPRIMÉS (No 830) Chaque comprimé contient: Sulfate ferreux desséché.162 mg.(2.5 grains) Foie concentré.équivalent de 1 g.de foie frais Chlorure de thiamine.1 mg.Riboflavine.22000000 00 0e na 0000 0.66 mg.Niacinamide.3.34 mg.Pyridoxine.0.0200000 000 eue 0 0.34 mg.d-pantothénate de calcium.1.84 mg.Bouteilles de 100, 500 et 1000 comprimés AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens Canada Æ.C.\u2014 Montréal, avri \u201cTHIRONEX\u201d\u2014 SIROP (No 944) | Chaque millilitre contient: | Chlorure ferreux (citraté) 30 mg.(0.468 grain) Sulfate de cuivre.0.228 mg.(0.003 grain) Foie concentré.équivalent de 0.246 g.di foie frai Chlorure de thiamine.0.029 mg Riboflavine.000000000000 0.038 mg Niacinamide.2.20000000000000 0.475 mg Bouteilles de 16 onces dy L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLeniy AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 XXIII % 9% 7 5, 90 inn 10 i, 5 FI iy, il lily, yy, 7 ST] Whit Wi = ù Ne oN S ND a: » : ® = S + chimique définie, d'une composition constante et d'activité uniforme, elle peut être prescrite Isolée des feuilles de Digitalis lanata par ellcome Chemical Works (Angleterre).Bar voie digestive: \u2018Tabloid Digoxine o.25 mgm.(1/260 grain approx.).Flacons de 25, 100 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) 0.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.Antraveineusement: Injection de Digoxine \u2018Wellcome\u2019 0.5 mgm.(1/130 ] approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100.& C O.(The Wellcome Foundation Ltd.) MO NTR EAL XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 AMINO-VITOL contient les ingrédients indispensables à être administrés dans les déficiences protéiniques, les anémies symptomatiques, l'amaigrissement, et la perte d'appétit ainsi que durant les diètes sévères.AMINO-VITOL, contenant 10% d'acides aminés, pourra être prescrit dans l'hypoprotéinémie.L'extrait de foie et le fer combattront la déglobulisation et les vitamines B stimuleront l'appétit et arrêteront l'amaiïgrissement.AMINO-VITOL CONTIENT PAR 100 C.C.: Acides Aminés avec Tryptophane .10 grms Extrait de foie .+ 2 2 2 24 4 4 6 0 + 4 © 5.417 grms Hémoglobine .2.220 20 4 0 0 vv vu 1.296 grms Glycérophosphate de soude .+.0.864 grms Peptone .2 2 2 4 44 4 44 4 4e 2 0 0.434 grms Sérum frais de cheval .2.22 2 4 4 4 4e 6 134 gouttes Chlorure de thiamine \"B:\u201d par c.c.0.158 mgms Riboflavine \"B:\" par c.c.2244442400 0.062 mgms POSOLOGIE Deux cuillerées à thé, trois ou Wonopy,, quatre fols par jour.OXYCHOLINE TROUVE SON CHAMP D'ACTION DANS L'ENGORGE- { MENT DU FOIE, LA CHOLÉCYSTITE, LA LITHIASE | ElNAsE ET LA CIRRHOSE BILIAIRES Dans l'insuffisance hépatique, le déficit biliaire doit être H compensé à cause de l'indigestion des gras.L'agent E M 0 puissant qui servira à la transformation de ces derniers \u201d V / To L sera l'acide déoxycholique qui augmentera la sécrétion biliaire sans nuire à la vésicule.Il entre dans la proportion d'un cinquième dans la sécrétion quotidienne d'acide biliaire.orne MES ns TESTER Nous joignons & son action celle de l'extrait de foie { indiquée dans toutes les formes d'insuffisance hépatique GE légère secondaires aux infections et aux intoxications ¢ aiguës ou chroniques.¥ aloraloire Ne devra pas être prescrit dans l'hépatite aiguë et l'obstruction complète des conduits.M A RO I S POSOLOGIE: Un a deux comprimés deux ou trois fois par jour, apres les repas.Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuerIn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XXV - DE DEUX COMPOSÉS BIEN CONNUS \u2014 ASSOCIÉS POUR AGIR DE CONCERT Néo-Svnephrine avec Pénicilline POUR UNE ACTION VASO-CONSTRICTIVE ET ANTI- BACTÉRIENNE DANS LA SINUSITE AIGUË ET CHRONIQUE # #\u2019 ° .Néo-Synéphrine ct remarquable parmi les agents vaso-constricteurs .dans une solution nouvelle \u2014 spécialement préparée et tamponnée pour employer avec la pénicilline.Pénicillin É + + +800 0 \u201cle meilleur des agents antibactériens que l\u2019on possède actuellement pour le traitement local des infections chroniques des .Mm] sinus.Dans un Emballage contenant un flacon de pénicilline calcique desséchée, et un Combiné .flacon de solution tamponnée de Chlorhydrate de Néo-Syné- phrine à 4% .devant être mélangée au moment même de la livraison.Après reconstitution, chaque cc.contient pas moins de 1,000 unités de pénicilline à un pH de 6.0.\u201d » Spécialement pour maintenir le pH à 6.0 \u2014 pH optimum pour obtenir le Tamponnée LL.maximum de stabilité de la pénicilline en solution .physiologiquement identique au pH légèrement acide des sécrétions nasales normales et saines.Indiquée .1 te \u2018dans le traitement de la sinusite aiguë et chronique, par déplacement, irrigation ou au moyen de tampons .pure ou diluée avec son propre volume de sérum physiologique.Présentation .A | emballage combiné contenant un flacon de pénicilline calcique desséchée (environ 15,000 unités) et un flacon de 15 ce.de solution de Chlorhydrate de Néo-Synéphrine 3 V4 %, spécialement tamponnée.Se vend sur ordonnance seulement.Echantillon d\u2019essai sur demande.Fhe Stear [) S¢ Compan.of Canada, Ld.WINDSOR ¢ ONTARIO NEW YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE AUCKLAND, N.-ZELANDE 1.Ann.Otol., Rhin.& Laryng., 52:541, 1943.Néo-Synéphrine est le nom déposé de la marque de phényléphrine Stearns. XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 vaginite à trichomonas Soulagement rapide et moins de danger de récidive L'extermination rapide des trichomonas et la disparition de la leucorrhée désagréable, de la cuisson et du prurit s'effectuent ordinairement par l'emploi du Devegan.En outre de ces propriétés trichomonicides, le Devegan contient des hydrates de carbone particuliers qui favorisent la croissance de lactobacilles et le rétablissement à la normale de l'acidité vaginale, diminuant ainsi de beaucoup le danger d'une récidive.(evesan Marque de commerce enregistrée Poudre pour insufflation en flacons de 1 once (le filetage s'adapte a linsufflateur Holmspray No 3662).Comprimés vaginaux.WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u201cDominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal.ES SSE Ra ag AP ar = ~ ARI a roi SAE A RN Ml Bh 7 ee 0 { AS Fa M-M N Ve ua Dent ce sous [et elle rr Rey rei fi Extrait A {Te CIN PR TE) jon 1) mieux Cu ORM LE TIL tre Pa al Par c.c dal un NN] villeré fhé matin et soir ar moyenne: dm (5 CE 20 = 10 a : 7 hghate de Ca Lf] AVISESPECIAL Pot Xo) Mang rs Pour la co modité de Fo wi nous pr le le ULES LM 33 gs TUE TLR RTT IL 2601 égrs Tm LL al td entré cæ à thé de\u2019 PE liquide + [PIR oyennes pi) sule,.deux f [TT oul i par Sece par c.c.) Mowatt &M LT I TL gg 18] Pr acon de 8 onces MONTREAL ATTY Te To Ta TET] XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 - Équilibre parfait DISCA - Acides Aminés 33/5 7% © © | | COMPLEXE B ch | aque disque || FOIE contient | VITAMINE C ; 9 grains i \u2019Acides Aminés CUIVRE Naturels, FER produits | S de l\u2019hydrolyse | MANGANESE enzymatique HYDRATES DE de la Caséine.CARBONE Flacons de I 60% 100 disques.|| © © 1 hn E.Disco Yon \u20ac | Sta , DISCAMIN est préparé sous la surveillance et le contrôle immédiat de: ° Charles Laurin, B.A., B.Ph., Léopold Dee, tant Eactériologiste, Echantillons sur demande à Messieurs les ||: Marcel Daoust, B.A., B.Ph., .Jean-E.Perras, L.Sc., M.C.I.C., Médecins seulement.| Pharmaciens, Chimistes, Analystes, et Biochimistes.° Tous diplômés de l\u2019Université de Montréal.Spécialité du Laboratoire [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEU TIQUE ET MÉDICAI \"_ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuexiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XXIX LE PERFECTIONNEMENT LE PLUS RÉC DANS LA CHIMIE DE L\u2019ERGOT | Indiqué dans les hémorrhagies du ostpartum et dans I'atonie postpartum.\u201cNotre expérience avec la Méthergine nous a convaincus que c\u2019est un ocytocique utile, puissant et de grande valeur.\u201d Roberts * Ampoules de 1 cc.(0.2 mg de tartrate de 2-butanolamide de l'acide-d- lysergique (+)) pour injection i.m., i.v., ou s.c.Boîtes de 6 ampoules.*P, C.Roberts: W.Jnl.Surg., Obs.& Gyn.52, 380, 1944 D.G.Tollefson: Ibid .+ 52, 383.1944 A.C.Kirchhof et al: Ibid .52, 197, 1944 E.P.Farber: Am.J.Obs.& Gyn.51, 859, 1946 DEPARTEMENT PHARMACEUTIQUE The WINGATE CHEMICAL Co.Ltd., Montréal THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LTD. 4 | | ll A bt fs > 123 4 I IMMÉDIATE et PROLONGER \u201c 2a &- a, | a AY É, ES: & IY: ! 2 7 po at, 2e À , I | I | I hh (I id Sm ote 0-7 000 a : an | | | | | | dar i.~~ Pet ft a \u2014 Pip UN PRODUIT DE & m0 LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Torontc | CHIMIOTHÉRAPIE LOCALE dans les infections bucco-pharyngiennes L'action du sulfonamide est rapide et de longue durée; elle demeure en contact immédiat avec toute la surface bucco-pharyngienne en concentration thérapeutique efficace.L\u2019absorption par l\u2019organisme est négligeable même à dose massive; par conséquent, la possibilité de réactions toxiques sur l\u2019organisme est pratiquement évitée.Stabilité parfaite et, par conséquent, l\u2019efficacité est maintenue sous toutes les conditions.Son acceptation en clinique est bien établie par une vaste expérience © © © professionnelle.Chaque pastille contient 354 grains (0.25 gm.) de sulfathiazole.Présenté en boîtes à coulisse pour ordonnance, de 24 pastilles scellées individuellement dans un ruban transparent.IMPORT ANT : Veuillez remarquer que votre malade ne peut pas se procurer ce produit du pharmacien sans votre ordonnance.ulfathiazole gum | XXXII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Traitement de la Il éno-Synovite au moyen d'Flastoplas Marque de fabrique e Le 16 janvier, un briqueteur âgé de 31 ans se plaignit d\u2019un: douleur au poignet dont l\u2019effet était particulièrement sensible quand la main se refermait.Une radiographie ne révéla rien d\u2019anormal, mais la clinique révéla une crépitation syno- viale dans les extenseurs.On immobil:sa les doigts en les sanglant sur un rouleau avec un bandage \u201c\u201cElastoplast\u2019\u2019 qui retenait aussi le poignet.Le 23 janvier, la douleur se faisait en- paru.Le patient re- cas authentique.L\u2019il- plast\u201d\u201d publient ces core sentir légèrement tourna au travail.On lustration est faite exemples, une dé- et on appliqua de nou- lui garda une ceinture d\u2019une photographie de monstration typique veau \u2018\u2018Elastoplast\u2019 sur \u2018\u2018Elastoplast\u201d sur le ce cas.Convaincus que attestant quelques-uns la main et le poignet poignet, pendant une l\u2019intérêt général pro- des nombreux cas où seulement.autre semaine.fite de la citation de leurs produits ont ser- Le 30 janvier, les Les détails qui pré- ces cas vécus, les vi avec un succès symptômes avaient dis- cèdent ont trait à un fabricants d\u2019 \u2018\u2018Elasto- marqué.Dans les bandages adhésifs élastiques \u2018\u2018Elastoplast\u201d\u2019, l\u2019adhésif particulier, conjugué avec les propriétés remarquables d\u2019EXTENSION et de CONTRACTION, assure le degré voulu de compression et d\u2019étreinte.Ces bandages s'appliquent facilement à n\u2019importe quelle partie du corps, sans glissement, sans froncement, sans constriction.Les bandages \u201c\u2018Elastoplast\u2019\u2019 se vendent en largeurs de 2\u201d, 22\", 3\u201d et 47, par 5-6 verges de long, à pleine extension.Aussi en largeurs de 2\u201d et 3\u201d par 134-2 verges (à pleine extension).Elastoplast, Elastocrepe, \u2018|elonet\u2019 et \u2018Gypsona\u2019 sont des produits de T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull, Angleterre.SMITH & NEPHEW LTD.378 OUEST, RUE ST-PAUL, MONTREAL AA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XXXIII Yet NOM DÉPOSÉ AU CANADA né ae encre Dans la vie d\u2019une femme, il existe un besoin périodique de fer.Une anémie simple, aiguë, par carence en fer s\u2019améliore dramatiquement par un traitement avec les Hematinic Plastules Simples.Lorsque l\u2019anémie est chronique ou d\u2019origine nutritive, nombre de cliniciens trouvent utile l\u2019association du foie et du fer.1-2 1.WHIPPLE, G.H., F.S.ROBSCHEIT-ROBBINS et G.B.WALDEN, La valeur du foie dans l\u2019anémie due a l\u2019hémorragie.Am.J.Med.Sc.179:628-643 (Mai) 1930.2.MOORE, C.V., Le fer et ses éléments essentiels dans Whol, M.G.Dietotherapy, Philadelphia et London, W.B Saunders Co., 1945 pp.98-107.Hem alinte J astules / / ~ Nom depose au Canada SIMPLES AVEC FOIE BOUTEILLES DE 75 BOUTEILLES DE 50 et de 150 DOSE: une plastule trois fois par jour DOSE: deux plastules trois fois par jour Une ordonnance de 75 assure au moins 25 jours Une ordonnance de 150 assure au moins 25 jours de médication.de médication.@ JOHN WYETH & BROTHER (CANADA LIMITED « WALKERVILLE.ONTARIO Amphojel donne d'excellents résultats dans la prophylaxie et le traitement de l'ulcère peptique parce que: © ilsoulage rapidement la douleur et accélère la guérison e il permetau patient de suivre un régime bien équilibré sans aggraver les symptômes d\u2019ulcère\u2014on note fréquemment une augmentation de poids durant le traitement © il maintient le chyme gastrique en dedans des limites physiologiques et sans risquer de produire une hypersécrétion secondaire d\u2019acide e il empêche la digestion peptique par la précipitation immédiate de la pepsine © c\u2019estune substance amphotérique, non absorbable qui ne troublera pas 1\u2019équili- Am ph 0] el e gel d\u2019alumine e Wyeth bre acido-basique de l\u2019organisme Bouteilles de 12 onces fluides Nom Déposé au Canada - \u2014- - - \u2014 F on WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED ee WALKERVILLE, ONTARIO | A tr AA = DR, Wort 7 ag rr meget nes 2% Se a = ANTS Ge XXXV - ¢ a | 1 1947 .LH 5 Sas avril = # i al = 2 so GE = ne : 3 i i HE 3 es = = Pp 2: 7 iz = se RS a3 = a a se se = GE a i ce 7 Sa ae = ss.33 S 5 se = a se .=.2 Es = @ se 2 2 co a i ER A N ue i SI se 2 = B a = se.on > = PE a 5 Ge Se se SE = =.; .se RS = a 3 gs - s.= 2 a = = 2 Se 2e or i TR £3 = = Ro i = se = a = ss ce A = A se 7 er 7 on = AR = ts = = 6 > ca se se NS AR se ak ES HE Sa se = S % = se ce = ss = 5e \u201d 7 22 73 35 SN a oe % = = 5 = SA oR 5 SH RRR ss a a EY 5% = a S 7 SES = = Ns en a i DN == SE + Ni L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurcerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, = : 2 5 > A es or se $y = os = se A ss GY NR - Se 3 XE RE Se DR o a \u201c R ee r= roe amt XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 | | \\_/ 2 \u20ac ser NS fe 45 13 © y © Nr ss Vv : &» 9 = # Xe bd An 44 EX LE #0 Pie pix : RS a [od 2 5 Ca ns PERMET :X ON OVARIE Xd) RMALE Laboratoires Associés Franco-Anglais 200, rue Vallée, MONTREAL Agents pour le Canada: VINANT Ltée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BucteriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 ÉTAPES MÉDICALES CHAQUE PRATICIEN fait son propre choix des étapes médicales qu\u2019il considère comme les plus importantes .les grandes découvertes qui ont le plus grandement contribué au progrès de la médecine.Que ces découvertes proviennent d\u2019un adon ou soient la culmination de développements progressifs, il existe toujours une épreuve indéniable de leur mérite \u2014 l'efficacité.Ulcères Gastriques\u201d phiques.Nous sommes justement fiers du fait que l'accumulation d'expériences cliniques démontre qu\u2019en Ulcaps la profession médicale possède une arme efficace dans la lutte contre les Ulcères Peptiques .C\u2019est sans contredit une avance remarquable de la thérapeutique des Ulcères Peptiques.Nous vous invitons à nous demander notre brochure \u201cThérapeutique des qui vous apportera une documentation complète accompagnée de plaques radiogra- \u2018CANADIAN DRUG Co (Gmpany LIMITED OSHAWA CANADA Distributeurs pour la province de Québec: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE MONTRÉAL - P.Q. XXXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 °/, O gr.540 d\u2019iode par c.c.pour combattre : AS TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYP H 1 L I S AMPOULES-CAPSULES Pour explorer : SYSTÈME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal.Agents exclusifs pour le Canada des Abcès froid exploré au \u2018\u2019LIPIODOL\u2018\u2018 (Collection Sicard et Forestier) BET & C° - 22, Rue du Landy, 22 PARIS - SAINT -OUEN dy y halD) \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d $3 2 à 4 cuillerées à caté par jour LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XXXIX TOUS LES ACIDES AMINES RECONNUS ESSENTIELS À LA NUTRITION HUMAINE* * «Il est évident .que tous les acides aminés se rencontrent dans l\u2019hydrolyse de la caséine (Parénamine) .» \u2014 Block, R.J., et Bolling, D.: A.J.Pharm.116:368, 1944.© L\u2019efficacw arénamine pour rétablir et maintenir le bilan azoté et pour corriger l\u2019hypoprotéinémie, est confirmée par les rapports qui ont été publiés et la vaste expérience clinique.La Parénamine s\u2019est avérée particulièrement utile dans le traitement pré et postopératoire, de même que dans d\u2019autres cas où la carence protéinique retarde l\u2019amélioration clinique \u2014 états qui se rattachent à un apport insuffisant, à une absorption défectueuse, à des besoins accrus ou à la perte excessive de protéines.Parénamine Acides Aminés de*Stearns PARENTÉRAL DANS LES CARENCES DE PROTÉINES 8\" n g | (AMINO ACIDS) i, Shrug NO AC 1% li i.FA StEAT NN 5 Cr ear of Canada, LU.WINDSOR ¢ ONTARIO NEW YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTRALIE AUCKLAND, N.-ZELANDE \u2019 DES FAITS CONCERNANT LA PARENAMINE A.mette., { TOUS LES ACIDES AMINES reconnus ment contrôlées par des épreuves de geuse dans le traitement pré et post- essentiels à la nutrition humaine laboratoires et des tests par des opératoire, dans la toxémie néphri- réunis dans une solution à 1595 pour injections de doses maxima sur tique de la grossesse, les brûlures, la | l\u2019usage parentéral, et provenant de [@! animal.cicatrisation.trop lente, les troubles l\u2019hydrolyse acide de la caséine for- .os gastro-intestinaux, la cirrhose, la tiflée par l'addition de di-trypto- |} ADMINISTRATION: Far voie intra- néphrite, les états fébriles et autres phane pur.| sternale_ cas de métabolisme excessif.L\u2019UNIFORMITÉ, la stérilité et l\u2019ab- INDICATIONS: Dans les carences de PRESENTATION: Flacons de 100 cc.sence de pyrogène sont régulière- protéines.Particulièrement avanta- avec capsule en caoutchouc.À AUTRES FAITS ET EXTRAITS DE TRAVAUX CLINIQUES ENVOYÉS SUR DEMANDE Parenamine\u2014Nom déposé aux Etats-Unis XL L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLemin AM.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 NOUS ANNONCONS / 3.4-bis-(m-méthyl-n-propionoxyphényl) hexane OESTROGENE SYNTHETIQUE ACTIF PAR VOIE BUCCALE Les médecins disposent mainienant d'une cestrogénothérapie économique ne comportant pas de risque de géner la malade ou de ne procurer qu'un soulagement incomplet des symptômes ménopausiques.AVANTAGES MARQUANTS @ Soulage promptement les symptômes ménopausiques.@ Redonne une sensation de bien-être.@ N'occasionne virtuellement pas de réactions désagréables.@ Est exceptionnellement économique.Des études cliniques étendues dans des centres médicaux renommés attestent l'activité œstrogène et la sûreté clinique du Méprane.Dans un groupe de cas nombreux, on a rapporté un prompt soulagement des symptômes de la ménopause, et les malades éprouvaient généralement une rémission partielle de leurs symptômes dès les premiers jours du traitement.Les réactions désagréables étaient virtuellement inexistantes.PosoLOGIE: Dans la ménopause, traitement d'attaque\u20143 comprimés par jour; traitement d'entretien\u2014| à 2 comprimés par jour.PRÉSENTATION: Boites de 30 et de 100 comprimés de | mg.(1/65 de grain), emballés individuellement.Notices et échantillons sur demande., ., Lphame @ POUR LE BIEN-ÊTRE DURANT LA MÉNOPAUSE REED & CARNRICK (CANADA) LTD.TORONTO, ONTARIO, CANADA UNION MÉDICALE DU _ CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 | peut ne pas être un de vos patients, mais vous Onnaissez ses contre-parties diététiques: Hommes - et femmes \u2014 trop fortement absorbés par les ffaires importantes pour prendre le temps de langer convenablement.Pour eux, des déjeuners asuffisants et des lunchs rapides et déséquilibrés ont la règle; des dîners étant loin de compenser ux imperfections des repas précédents sont chose réquente.Le résultat inévitable est une augmen- ation dans les rangs des personnes qui se sont endues les victimes de la frontière d'insuffisance itaminique.Vous les connaissez, aussi: les igno- 40 rants et les indifférents, les maniaques de la table, les personnes aux régimes fantaisistes déséquilibrés et amaigrissants, les alcooliques, les fumeurs immodérés et beaucoup d'autres.Pour eux tous, il est bien entendu qu'une réforme diététique est la première règle à suivre.Les comprimés Surbex sont la deuxième.Un comprimé Surbex fournit six fois les besoins quotidiens minimums en Vitamine B1 et trois fois ces besoins en riboflavine et en nicotinamide.Ce produit est vendu en flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés » » » » \\COMPRIMÉS SURBEX ABORATOIRES ABBOTT LIMITEE » 1350 CHEMIN COTE DE LIESSE « MONTREAL La nervosité préo-pératoire est intensifiée par une nuit sans sommeil.Parce qu'ils s'en rendent compte, beaucoup de chirurgiens soigneux ont pris l'habitude de prescrire, comme mesure de routine, 114 grain de Nembutal la veille, en plus de la dose d'une ou deux capsules de 114 grain couramment administrée environ une heure avant l'opération.Les hommes de l'art savent que le patient est préparé ainsi, sa crainte et sa nervosité sont en grande partie calmées au moment où il arrive à la salle d'opération, ce qui permet une induction plus douce de l'anesthésie et facilite le travail chirurgical.Ils connaissent la sécurité clinique bien établie du Nembutal, caractéristique due en partie à la brièveté d'action de la drogue qui permet un réveil rapide, et en partie à la dose environ moitié moindre que pour la plupart des barbituriques qui diminue considérablement la quantité de drogue à éliminer.Bénéficiez-vous déjà, ainsi que vos malades, de ces avantages?Sinon, votre pharmacien ou votre hôpital sera heureux de coopérer en vous les procurant .DES AUJOURD'HUI.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE °* ems uTA\" (Ethyl - (1-Méthylbutyl) - Barbiturate de Sodium, A>hott MONTRÉAL 9 1118 Br oe J.RE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Bulletin de l\u2019Association - des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 TL' Union lIDédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 75: MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur) ; Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René); Badeaux (François) ; Beaudoin (Hervé); Beaudry (Maurice); Beaulieu (Roger) ; Beauregard (Jean-Marie) ; Béclère (Claude); Bélisle (Maurice); Bé- lisle (Philippe) ; Bertrand (Albert); Bisson (Christophe) ; Blain (Emile) ; Blanchard (G.- A.) ; Boisvert (Raymond); Bombardier (].- P.); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo) ; Boudreau (Marcel-A.); Bourgeois (Paul) : Bousquet (Jean-Paul); Brodeur (Paul); Brun (José F.) ; Bruneau (Jacques) ; Cantero (Antonio) ; Cauchon (Roland); Cayer (Lo- mer) ; Champeau (Jean); Charbonneau (J.- H.); Charest (F.); Charest (G.); Charpy (J.); Chicoine (Paul); Clermont (Moïse) : Côté (G.-Léo); Courchesne (Georges-H.) ; Cousineau (Georges); Couture (Ernest) ; Dandurand (René); David (Paul): Demers (F.-X.) ; Desjardins (Edouard) ; Doré (Réal) ; Duberger (R.-L.) Dufresne (Origène) : Du- fresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dussault (Roland); Fauteux (Mercier) ; Finland (Maxwell) ; Fortier (de la Broquerie); Frappier (Armand) ; Frégault (Guy); Gagnon (Arthur) ; Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Fernand) ; Gauthier (P.); Gélinas (Henri); Gérin-La- joie (Léon); Gilbert (Jules): Gratton (Armand) ; Grégoire (Fernand) ; Grégoire (Georges) ; Groleau (Lionel); Groulx (Adélard) : Houot (A.); Jobin (Pierre) ; Julien (P.-E.) ; Jutras (Albert) ; Laberge (Lasalle); Lacasse (Gustave); Lachance (Roger); Lacharité (Hervé) ; Laliberté (Henri); Lambert (A- drien) ; Laperrière (Vincent) ; Lapierre (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Laroche (A.- G.) ; Latraverse (V.) ; Laurier (Yvon) ; Lau- zer (Rosaire); Leblond (Sylvio) ; Leblond (Wilfrid); Lefrançois (Charles); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis); Lépine (Edgar) ; LeSage (Albert); LeSage (Jean); L\u2019Espérance (A.); Lessard (Richard): Le- tendre (Paul); Letondal (Paul); Longpré (Daniel); Longtin (Léon); P.L.; Maranda (E.); Marin ( Albéric); Marion (Donatien); Marion (Pierre); Morin (Eustace); Morissette (Léo- pold); Noël (Victor); Panisset (Maurice); Paquet (Adrien); Paquette (J.-Philippe); Paré (Louis); Pesant (Laurent); Pettigrew (Ant.); Pichette (Henri); Pinsonneault (G.); Plamondon (Marcel); Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poliquin (Paul-A.) ; Pouliot TAnt.); Prévost (Jules); Riopelle (Joseph-Luc); Rioux (Armand); Rochette (Roméo) ; Roy (Louis-Philippe); Saint-Martin (Maurice) ; Samson (J.-Ed.); Sanche Hector) ; Saucier (Jean); Selye (Hans): Simard (Raymond); Simonnet (Henri); Sirois (Jean); Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; St-Onge (Gérard) ; Sylvestre (J.-Ernest) ; Sylvestre (Lucien) ; Tagnon (Henri-J.); Tétreault (Adé- lard) ; Tétu (Félix); Thébaud (Jules) ; Thibault (Eugène) ; Tourangeau (F.-J.) ; Tremblay (Jean); Turcotte (M.); Vachon (Malcolm) ; Vallée (Louis-Yvan) ; Valois (Antoine); Vézina (Norbert); Vidal (J.-A.) ; Voyer (Victorin) ; Wallis (Robert).377 .Expériences sur les animaux vivants, essais avec divers réactifs sur les tissus organisés, dissection, ouvertures cadavériques, observation de l\u2019homme en santé et en maladie: voilà les sources où j'ai puisé; ce sont celles de la Nature.Je n\u2019ai point négligé non plus celles des auteurs, de ceux surtout pour qua la science de l\u2019économie animale a été une science de faits et d\u2019expériences.La doctrine générale de cet ouvrage ne porte précisément l\u2019empreinte d'aucune de celles qui règnent en médecine et en physiologie.Opposée à celle de Boerhave, elle diffère et de celle de Stahl et de celles des auteurs qui, comme lui, ont tout rapporté, dans l\u2019économie vivante, à un principe unique, principe abstrant, idéal et purement imaginaire, quel que soit le nom d\u2019âme, de principe vital, d\u2019archée, etc.sous lequel on le désigne.Analyser avec précision les propriétés des corps vivants; montrer que tout phénomène physiologique se rapporte en dernière analyse à ces propriétés considérées dans leur état naturel, que tout phénomène pathologique dérive de leur augmentation, de leur diminution ou de leur altération, que tout phénomène thérapeutique a pour principe leur retour au type naturel dont elles étaient écartées; fixer avec précision les cas où chacune est mise en jeu; bien distinguer, en physiologie comme en médecine, ce qui provient de l\u2019une, de ce qui émane des autres; déterminer par conséquent, d\u2019une manière rigoureuse, ceux des phénomènes naturels et morbifiques auxquels président les animales, et ceux qui produisent les organiques; indiquer quand la sensibilité animale et la contractilité de même espèce, quand la sensibilité organique et les contractilités sensible ou insensible qui lui correspondent sont mises en jeu: voilà la doctrine générale de cet ouvrage.(BIcHAT, Anatomie générale, 1812.) BULLETIN Od CONGRES REGIONAL DE SHERBROOKE 13 - 14 - 15 juin 1947 En juin dernier, lors de son Congrès général, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, par l\u2019entremise de son Conseil, avait décidé de tenir un Congrès régional durant l\u2019année qui sépare celle des Congrès généraux.C\u2019est une initiative très heureuse, car ces réunions serviront de point de contact aux médecins de diverses régions et nous procureront l'immense avantage de connaître les méthodes de diagnostic et de traitement de nos confrères des différentes villes.Pour la première réunion de ce genre, ce sera Sherbrooke qui nous fera l'honneur de nous recevoir et nos confrères de cette région nous entretiendront de leurs cas, aidés, s\u2019ils le veulent, de médecins d\u2019ailleurs.Le Congrès régional de Sherbrooke aura lieu les 13, 14 et 15 juin prochain sous les auspices de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et sera présidé par le docteur Richard Gaudet, de cette ville, bien connu et estimé de tous tant parce qu\u2019il a été choisi à l\u2019unanimité comme président par le Conseil de l\u2019AM.L.F.C., en juin dernier, que par le fait qu\u2019il est gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, président de l\u2019Assocration des Médecins de Langue Française des Cantons de l\u2019Est et ler vice-président de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec.A 4 heures p.m., vendredi, le 13 juin, on fera l\u2019inscription des congressistes.La Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec profitera de l\u2019occasion pour tenir l\u2019assemblée annuelle de son grand Conseil.L'Association des Bureaux médicaux des hôpitaux de la Province tiendra aussi peut-être une assemblée générale.Samedi, le 14, des séances cliniques auront lieu à l\u2019hôpital St- Vincent-de-Paul, durant l\u2019avant-midi et à l\u2019'Hôtel-Dieu, durant l\u2019après-midi. 380 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le soir, à 7 heures, les congressistes et leurs épouses assisteront à un banquet qui sera suivi d\u2019un régal artistique.Dimanche, le 15, nous aurons le plaisir d\u2019admirer les panoramas de la région du lac Memphrémagog puisqu'il y aura une excursion sur ce lac et que nous irons jusqu'à Newport, Vt.On dit beaucoup de bien de ces paysages pittoresques et ceux qui ont vogué sur le lac Memphrémagog ne peuvent taire leur admiration devant ces sites enchanteurs que l\u2019on a eu l\u2019'heureuse idée d\u2019appeler la Suisse canadienne.Nos épouses seront ravies de cette belle initiative qui clorera leur programme social, élaboré par les charmantes compagnes de nos dévoués confrères de Sherbrooke.Tous les médecins sont invités à ce premier Congrès régional qui marquera une étape et donnera le ton aux autres qui se succéderont de deux ans en deux ans.Sherbrooke veut bien nous recevoir; en retour, nous répondrons spontanément à son invitation.Hermile TRUDEL, Secrétaire-trésorier général. UN CENTENAIRE 1847-1947 Le Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec célébrera son centième anniversaire de fondation, au mois de septembre prochain.Nous nous réunirons à Montréal pour rendre hommage à l\u2019œuvre de ceux qui ont posé la pierre angulaire d\u2019un organisme nouveau, en 1847.Ces artisans de la première heure méritent bien que nous nous rassemblions, afin d\u2019esquisser un geste de gratitude à leur égard.De plus, cette réunion, à l\u2019occasion du centenaire, affirmera publiquement que la profession médicale de cette province se rallie autour de son Collège pour la défense de ses droits.* * * Ce n\u2019est pas sans émotion que nous regardons la petite brochure verte qui contient les « Statuts, règles et règlements du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada », précédés de «l\u2019Acte d'incorporation, 28 juillet 1847 ».Il y aura bientôt cent ans que nous avons nos lettres de noblesse! On peut facilement imaginer ce qu\u2019était la médecine à cette époque où l\u2019on ne parlait pas encore de microbes, ni de glandes endocrines, ni de calories, ni de vitamines: à ce moment où l'hygiène et la médecine préventive étaient d\u2019illustres inconnues! Voici les matières qu\u2019on étudiait: « Anatomie et Physiologie, Anatomie Pratique, Chirurgie, Théorie et Pratique de la Médecine, Accouchements et Maladies des femmes et des Enfans (sic), Chimie, Matières Médicales et Pharmacie, Institutes (sie) de Médecine, Jurisprudence Médicale et Botanique ».Le futur médecin devait .prouver qu\u2019il avait « suivi deux cours de trois mois ou un cours de six mois de Médecine Clinique, et un pareil cours de Chirurgie Clinique ».Il suffit de comparer ce programme d\u2019études médicales 1847 à celui que nos étudiants suivent en 1947, et nous aurons ainsi une idée des progrès accomplis en cent ans.* 382 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le président et les gouverneurs du Collège ont pensé avec raison que ce centenaire ne devait pas passer inaperçu.Un programme a été élaboré et tous nos confrères de la Province sont au courant des fêtes auxquelles ils sont conviés, au moins de septembre.De tous les coins de la Province nous arrivent les échos de l\u2019enthousiasme qui a accueilli la nouvelle, et les quartiers généraux de l\u2019organisation sont persuadés qu\u2019un grand nombre de nos confrères assisteront aux différentes manifestations qui marqueront ce centième anniversaire.Une grand-messe, une conférence par le Dr Roméo Boucher, confrère dont la culture intellectuelle et scientifique honore le Canada francais, une histoire du Collège par le Dr Albert LeSage, un de nos confrères dont la réputation s\u2019étend à l\u2019étranger; un banquet annuel auquel seront invitées les personnalités du monde civil et religieux; une réception offerte aux médecins et à leurs compagnes par la ville de Montréal: voilà qui donne une faible idée du programme.Un comité spécial s\u2019oceupera des épouses de nos confrères.Le président, les gouverneurs du Collège et le Comité d'organisation espèrent que la plupart des médecins de notre Province se feront un devoir d\u2019assister aux fêtes du centenaire de notre Collège.Le secrétaire du Comité de Publicité, Dr Adrien PLOUFFE. LES JOURNÉES MÉDICALES ANNUELLES DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Fidèle à une tradition qui remonte à 1940, la Société Médicale de Montréal reprend, les 5, 6, 7 et 8 mai 1947, la tenue de ses assises scientifiques annuelles.L'initiative en a été prise en 1940 par le président d'alors, le docteur Oscar Mercier, secondé par son secrétaire général, le docteur Paul Letondal.En 1940, 1941, 1942, 1943 et 1944, les Journées Médicales se tinrent dans les différents hôpitaux de Montréal.La formule en a été changée sous la présidence du docteur Paul Letondal, lorsque, en 1945, ces séances ont eu lieu à l\u2019hôtel Windsor de Montréal.Le succès immense remporté en 1945 et renouvelé en 1946, sous la direction du docteur Armand Frappier, encourage le Bureau actuel à continuer la même formule.Les réunions de 1947 se tiendront donc à l\u2019hôtel Windsor de Montréal, au salon York, les 5, 6, 7 et 8 mai 1947.Le programme de ces Journées se divise en trois.Le matin, il y aura un symposium et, à chacun de ceux-ci, cinq confrères qualifiés et bien connus seront au programme.Les quatre séances de l\u2019avant-midi porteront sur quatre sujets différents, qui seront « les hémorragies internes »; «les hémorragies d\u2019origine digestive »; « certaines lésions de la glande mammaire », et « certains aspects cliniques de la thyroïde ».À midi et demi, il y aura, chaque jour, au salon Prince de Galles, un déjeuner-causerie.Ces déjeuners seront offerts aux membres régulièrement inscrits par de dév« ués mécènes et, à la fin de chaque déjeuner, une causerie sera faite par un membre de la Société, réputé pour ses qualités oratoires.Les séances de l'après-midi se tiendront de 2 heures à 6 heures; elles seront tenues, cette fois, sous les auspices et avec la collaboration la plus étroite de certaines de nos sociétés médicales spécialisées.La Société Médicale de Montréal, de concert avec ces sociétés, verra à élaborer un programme pratique susceptible de susciter l\u2019intérêt et capable d\u2019instruire les auditeurs. 384 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le jeudi soir, 8 mai, à 7 heures 30, les Journées Médicales Annuelles se termineront par un grand dîner, au salon Rose, suivi d\u2019une conférence par une personnalité très en vue.Les Journées Médicales Annuelles de 1947 se tiendront, comme les précédentes, sous la présidence d\u2019honneur de l'honorable Albini Paquette, ministre de la Santé.Celui-ci, dans une lettre qu\u2019il adressait au président de la Société Médicale, pouvait dire : «Ces réunions sont d\u2019un grand intérêt pour la profession médicale et pour le public en général.Le médecin trouve là une excellente occasion de prendre contact avec ses confrères et de connaître les procédés nouveaux d\u2019une technique toujours en progrès.«La tenue de ces assises intéresse aussi le public en général et crée chez lui un sentiment de confiance et de sécurité qui est essentiel au prestige mérité des médecins et aux relations qu\u2019ils ont avec leurs clients.«Je souhaite donc grand succès à vos Journées Médicales.» Cette lettre du ministre de la Santé, qui sera reproduite dans l\u2019Annuaire 1947 de la Société Médicale préparé à l\u2019occasion des ses Journées Médicales Annuelles, formule des vœux pour la réussite de ces séances scientifiques.Le succès, cependant, ne peut arriver qu\u2019avec la collaboration intime de tous les membres de la Société Médicale.La meilleure récompense d\u2019un rapporteur qui a consacré de longues heures à la préparation d\u2019un travail scientifique, est de voir l\u2019intérêt que portent à sa communication ceux qui l\u2019ont écouté reli- gleusement et qui ont manifesté, par des commentaires ou des questions bien au point, leur désir de bien comprendre la question traitée ; mais encore faut-il, et ceci est encore sensible aux organisateurs et à tous ceux qui n\u2019ont pas marchandé leur collaboration, faut-il que l\u2019assistance aux séances soit nombreuse.Les membres de la Société Médicale de Montréal sont au delà de 800.Il faut qu\u2019ils se fassent un devoir, s\u2019ils sont incapables d\u2019assister aux quatre jours de ce petit congrès, de se rendre au moins à une partie de celui-ci.al BULLETIN La Société Médicale de Montréal invite chaleureusement les médecins de la région, et ceux de l\u2019extérieur, à venir nombreux aux Journées Médicales Annuelles de 1947.Que tous prennent note des dates et qu\u2019ils organisent en conséquence le programme de ces quatre jours.La Société Médicale de Montréal sera heureuse de recevoir la profession médicale, les 5, 6, 7 et 8 mai 1947, au salon York de l'hôtel Windsor.Edouard DESJARDINS.385 LA NUTRITION © o + LA NUTRITION CHEZ LA FEMME ENCEINTE René SIMARD (Québec).Il y a quelques années, l\u2019obstétrique ne se souciait guère de la nutrition.L\u2019enseignement obstétrical classique se bornait à mentionner que les femmes enceintes devaient éviter certains aliments toxiques, ne pas abuser de viande et de sel de table, prendre une alimentation saine et frugale, suffisante sans excès, et comportant du fer et du calcium.Evidemment, ce sont là d\u2019excellents principes, mais rudimentaires, vagues, et nettement insuffisants.Le maintien non seulement de la vie, mais de la santé, est lié de façon tellement évidente à l\u2019alimentation des individus qu\u2019on devait cependant bientôt accorder à cette question toute l\u2019importance qu\u2019elle mérite.Ii semble que ce soit surtout grâce à l\u2019étude approfondie des vitamines qu\u2019on a été amené à reconsidérer peu à peu toute la question de la nutrition.En ce qui concerne l\u2019obstétrique, le problème semble particulièrement complexe, puisque l\u2019on doit tenir compte à la fois de la femme et du fœtus qu\u2019elle porte.Il nous faut viser au maintien de la santé de la mère, en même temps qu\u2019à la production d\u2019enfants sains et forts.Mais les intérêts mutuels de la mère et du fœtus peuvent-ils être parfois divergents, et ce qui constitue pour l\u2019un le juste apport d\u2019un élément nutritif peut-il devenir pour l\u2019autre un apport excessif ou insuffisant?Cette hypothèse ne semble pas justifiée.Le fœtus se nourrit à la façon d\u2019un parasite, ne puisant dans l\u2019organisme maternel que ce dont il a besoin.Préoccupons-nous donc des besoins maternels, le fœtus pourvoira alors d\u2019autant plus facilement aux siens.1.Série de communications au XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, juin 1946.Mais tout problème de nutrition comporte deux aspects: 1° l\u2019individu reçoit-il tous les éléments nutritifs qu\u2019il lui faut?2° utilise-t-il bien ce qu\u2019il reçoit?Ce dernier point est certainement aussi important que le premier.Malheureusement, il est plus difficile à résoudre, moins exploré, moins connu.La nutrition chez la femme enceinte reste donc pour le moment, avant tout, une question de diète adéquate et balancée.* * * Bien que, depuis déjà 25 ans, presque tous les pays aient fourni leur contribution à l\u2019étude du problème de la nutrition, ce sont surtout les Américains qui ont tenté, en ces dernières années, de mettre au point, dans ses applications pratiques, la question de l\u2019équilibre alimentaire de la femme enceinte.Le métabolisme de la femme, contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, ne semble pas s\u2019élever beaucoup durant la grossesse, i.e.une unité de la masse protoplasmique maternelle a les mêmes dépenses énergétiques qu\u2019auparavant; mais l\u2019augmentation de la masse corporelle et la présence de l\u2019enfant nécessiteraient un apport supplémentaire de quelque 300 ou 400 calories dans la dernière moitié de la gestation.Quoi qu\u2019il en soit, on peut dire que, grosso modo, la femme enceinte de poids moyen, s\u2019en tenant à ses occupations domestiques, a besoin d\u2019environ 2,500 calories par jour.Or personne n\u2019ignore aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019est pas indifférent que ces calories soient fournies par l\u2019une quelconque des catégories alimentaires, mais que, pour le maintien de la santé, protides, lipides et glucides doivent apporter une part calorique bien équilibrée.im lon Ae 2 A EE SIMARD: LA NUTRITION CHEZ LA FEMME ENCEINTE Les protides sont les plus nécessaires en vertu des acides aminés essentiels qu\u2019elles comportent, et la femme enceinte en a un pressant besoin.Toute une gamme de travaux tend à le démontrer.La crainte, longtemps entretenue, que les protides ne soient dommageables durant la grossesse par suite de l\u2019effort qu\u2019elles demandent au foie et aux reins pour l\u2019élimination des déchets azotés (urée, base purique, etc.) produits par leur combustion, est .donc aujourd\u2019hui battue en brèche par bien des contemporains.Un amoindrissement de la résistance, un affaiblissement du tonus musculaire, l\u2019anémie, les œdè- mes, même l\u2019auto-intoxication gravidique, l\u2019avortement, l'accouchement prématuré et la mort fœtale, tout comme les troubles dans l\u2019établissement et le maintien de la lactation, pourraient résulter d\u2019une diète déficiente en - protéines.La grandeur, le poids et l\u2019état général du nouveau-né seraient en relation directe avec la quantité de protéines que comportait la diète maternelle.Il faudrait donc fournir à la femme enceinte, du moins dans la deuxième moitié de la grossesse, environ 115 gramme de protides par -kilo de poids idéal, soit en moyenne 85 à 100 grammes de protides par jour.Encore faut-il qu\u2019il ne s\u2019agisse pas uniquement de protides inférieures comme les protides végétales, mais qu\u2019une partie substantielle, disons 66%, soient d\u2019origine animale (les seules renfermant tous les acides aminés): viandes, poisson, lait, œufs.La formation des tissus fœtaux, et l\u2019hypertrophie de l'utérus, des seins, ete, exigent la consommation de ces aliments plastiques par excellence que sont les protéines.Bien plus, dans les dernières semaines de la grossesse, l\u2019organisme maternel doit emmagasiner des quantités considérables de protides en prévision de la période de lactation pendant laquelle la mère doit fournir quotidiennement de 387 7 à 15 grammes de protéines de haute qualité, rien que pour son nourrisson.Les régimes des pauvres gens, les menus bon marché, sont presque toujours insuffisants en protéines et consistent surtout en graisses et en hydrates de carbone.Ceci ne veut pas dire, toutefois, qu\u2019il faille négliger toute autre catégorie alimentaire que la catégorie protidique.Les 100 grammes de protides exigés ne produiront que 400 calories.Le reste des besoins, soit environ 2,100 calories, sera fourni par les lipides et les glucides.Le régime quotidien bien équilibré doit comporter environ 100 grammes de lipides qui procureront 900 autres calories.Les 1,200 calories additionnelles qu\u2019il faut trouver pour boucler le budget calorique de 2,500 devront provenir des glucides; on doit donc ajouter encore à la diète 300 grammes d\u2019hydrates de carbone par jour.Mais c\u2019est ici que la latitude est la plus grande et les variations des besoins d\u2019énergie, qui de toute évidence ne sont pas en pratique rigidement fixés à 2,500 calories, seront équilibrées par la plus ou moins grande quantité de glucides que la femme ingérera.Mais de ce côté l\u2019exagération est facile et fréquente, et souvent on absorbe trop d\u2019hydrates de carbone comparativement au reste.Voilà donc ce que dit la science moderne de la nutrition, sur les besoins de principes énergétiques durant la grossesse.Mais on a aussi tenté de déterminer les besoins de principes non énergétiques, ces substances spécifiquement indispensables que sont les minéraux et les vitamines.Parmi les minéraux indispensables, les plus 388 importants et les seuls, en pratique, qui puissent se trouver en quantité insuffisante dans l\u2019alimentation, sont le calcium, le phosphore, le fer et l\u2019iode.L\u2019appel de calcium créé par la grossesse est bien connu.Si l\u2019alimentation n\u2019en apporte pas assez, les réserves maternelles seront entamées, et la femme se plaindra de crampes, d\u2019insomnie, parfois de maux de tête; ou l\u2019on verra apparaître un relâchement douloureux des symphyses, peut-être même une atonie utérine pouvant conduire aux hémorragies du post- parturr.Quant à la carie dentaire qu\u2019il était classique de mentionner comme résultant de la décalcification gravidique, l\u2019on n\u2019y croit plus guère.La preuve serait définitivement faite que le calcium de l\u2019émail dentaire ne peut être mobilisé pour les besoins de la grossesse.Néanmoins, la dentition défectueuse de l\u2019erfant et le rachitisme infantile pourraient dépendre d\u2019une déficience caleique au cours de la gestation.En présence de tels faits, il importe de fournir à la femme enceinte environ 1.5 gramme de calcium par jour.Seule la lactation en exige davantage.Cette dose sera suffisante, pourvu que l\u2019organisme puisse la fixer, grâce au\u2019 concours des nombreux facteurs 1nfluencant la fixation calcique, en particulier une présence suffisante de vitamines.Le calsium le plus facilement utilisable, c\u2019est le calcium du lait moins dispendieux et plus actif que les préparations calciques concentrées du commerce.Le phosphore est aussi important que le calcium dont il ne se sépare guère, du reste, et la ration doit en comporter environ 2 grammes, soit un rapport Ca/P voisin de l\u2019unité sous peine de produire la décalcification de l\u2019organisme.Si l\u2019on semble peu s\u2019en inquiéter dans l\u2019établissement du régime idéal, c\u2019est que l\u2019ingestion d\u2019une quantité suffisante de protéines et de calcium, à laquelle on ne manque pas de pourvoir, garantit automatiquement un apport adéquat de phosphore.L'iode aussi est essentiel, mais une quantité infime dans la diète quotidienne est suffisante.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 La dose précise nécessaire à la femme enceinte n\u2019est pas déterminée; elle est vraisemblablement d\u2019une vingtaine de microgrammes par jour.C\u2019est dire qu\u2019il est rare que la ration pèche sur ce point, sauf peut-être dans les régions où le goitre sévit à l\u2019état endémique.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019emploi du sel de table iodé demeure une sage pratique puisque la déficience en iode pourrait, dit-on, favoriser la toxémie de la grossesse.La femme enceinte doit accumuler, chez le fœtus qu\u2019elle porte, des réserves de fer, en plus de pourvoir à ses propres besoins.Il faut done lui fournir près de 25 milligrammes de fer par jour.Une alimentation riche en protides et en vitamines comporte généralement du fer en quantité suffisante pour qu\u2019il ne soit pas nécessaire d\u2019y ajouter des médicaments.Il faut néanmoins toujours être à l\u2019affûât d\u2019une anémie chez les gestantes, tout en se rappelant , que l\u2019anémie chez elles peut dépendre d\u2019une insuffisance de la diète en protéines, en vitamines, ou en calcium et phosphore, aussi bien que d\u2019un manque de fer.Une fois l\u2019anémie installée, cependant, nul régime n\u2019y peut remédier à lui seul, et il faut nécessairement recourir aux préparations de fer du commerce.Inversement, le chlorure de sodium est dans la majorité des cas en excès dans l\u2019alimentation des expectantes.Pour épargner les reins et ne pas exagérer l\u2019hydrophylie des tissus déjà accentuée à cette époque, il est bon de restreindre le sel au minimum nécessaire à la cuisson, et d\u2019en interdire complètement l\u2019usage à table.Le régime déchloruré aurait d\u2019ailleurs, au dire de quelques-uns, l\u2019immense avantage de raccourcir de moitié la durée du travail.Ce résultat étonnant tiendrait à de meilleures contractions utérines et à une certaine déshydratation du col et du muscle utérin en général.Les vitamines ont suscité tellement de travaux, leurs propriétés sont tellement connues que je m'\u2019excuse d\u2019avoir à les mentionner.Personne ne songe à nier que les avitaminoses SIMARD: LA NUTRITION CHEZ LA FEMME ENCEINTE ne soient pas exceptionnelles et qu\u2019elles entraînent des troubles plus ou moins graves suivant les cas.Mais durant la grossesse, où les besoins sont augmentés, les avitaminoses sont plus fréquentes et plus dangereuses encore qu\u2019en temps normal d\u2019autant plus que souvent les vomissements créeront des carences alimentaires ou que la femme, cédant aux caprices de son appétit, s\u2019alimentera incorrectement.Il faut donc avoir l\u2019œil ouvert et surveiller à ce point de vue l\u2019alimentation maternelle et les signes d\u2019avitaminose.On a fixé à 6,000 unités internationales la dose optima quotidienne de vitamine A; certains la portent à 10,000 u.i.pour le dernier trimestre.En son absence, on note \u2014 chez les animaux du moins \u2014 de la stérilité, une augmentation du nombre de rejetons chétifs ou mort-nés, et une diminution de la résistance aux infections par suite du mauvais état des épithéliums.Heureusement, un régime comportant en quantité normale des produits laitiers, des œufs, des légumes verts, renferme une dose amplement suffisante de vitamines À.Parmi toutes les vitamines, la vitamine B est peut-être celle dont l\u2019insuffisance est la plus fréquente et produit le plus de méfaits durant la grossesse.Bien des états d\u2019asthénie, d\u2019anorexie, bien des céphalées, des algies diverses, des engourdissements des extrémités, résulteraient d\u2019un apport quotidien de thiamine inférieur à 2 ou 3 milligrammes L\u2019accroissement des besoins de la femme enceinte pour cette vitamine est, chose importante, d'autant plus grand qu\u2019elle absorbe plus de glucides, et la quantité plutôt limitée de B1 contenue dans les aliments usuels explique la fréquence relative de l\u2019avitaminose B: fruste.C\u2019est pourquoi les céréales et les farines entières, les muscles, les œufs, sont à recommander durant la gestation.Souvent, d\u2019ailleurs, l\u2019apport restera insuffisant et les concentrés deviendront nécessaires.Quant aux autres facteurs constituant le complexe vitaminique B, tels la riboflavine (Bz) ou l\u2019acide nicotinique, on connaît moins les effets de leur déficience durant la grossesse.On fixe 389 cependant un peu arbitrairement les besoins en riboflavine à 2.5 milligranimes et en acide nicotinique à 18 milligrammes.Notons enfin que la pyridoxine (Bs) semble en voie de prendre le premier rang dans l\u2019étiologie et le traitement des vomissements gravidiques.La vitamine C est rarement assez restreinte dans la nourriture de la femme enceinte pour produire certains effets fâcheux qu\u2019on lui connaît, comme la prédisposition aux hémorragies cérébrales pour le nouveau-né, mais on trouvera souvent dans certains milieux un scorbut fruste se manifestant par une gingivite hémorragique.Il convient donc de recommander l\u2019usage de fruits frais en abondance afin de permettre l\u2019atteinte de la dose idéale de 100 milligrammes d\u2019acide ascorbique par jour.C\u2019est par le secours qu\u2019elle apporte à l\u2019assimilation et à la fixation du phosphore et du calcium que la vitamine D est si importante durant la grossesse.Toutes les complications d\u2019une déficience calcique peuvent résulter d\u2019une insuffisance de vitamines D.Il en faudrait environ 800 unités internationales par jour pour le maintien des réserves maternelles et la bonne formation du squelette fæœtal, ce qui justifierait l\u2019administration systématique de cette vitamine à la femme enceinte puisque l'alimentation est loin de toujours fournir cette dose.La vitamine E est très employée au cours de la gestation bien que tous ne lui reconnaissent pas encore les vertus qu\u2019on lui attribue, à savoir la prévention des avortements, des morts fœtales in utero, ou des petits décollements prématurés partiels du placenta.La dose quotidienne nécessaire de cette vitamine n\u2019est pas déterminée et, comme elle est généreusement distribuée dans les aliments, il est invraisemblable qu\u2019une diète, même mal équilibrée, puisse entraîner une avitaminose E sans produire auparavant d\u2019autres avitaminoses plus apparentes.Quoi qu\u2019il en soit.elle -est sans danger, même à fortes doses, et l\u2019on ne doit pas hésiter à l\u2019employer si l\u2019on soupçonne qu\u2019elle puisse être utile. 390 Au point de vue obstétrical, la vitamine qui a suscité les recherches les plus récentes est la vitamine K.Sachant qu\u2019elle contrôle la teneur en prothrombine du sang et, partant, le temps de coagulation, il était normal qu\u2019on pensât à son influence possible sur les hémorragies du nouveau-né, lesquelles entrainent tant de mortalités.Or, effectivement, on a trouvé chez beaucoup de nouveau-nés, en particulier les prématurés et ceux qui ont tendance à saigner, une prothrombinémie ne s\u2019élevant en moyenne qu\u2019à 25% de celle de l\u2019adulte, et pouvant persister une semaine à ce niveau.L\u2019administration de vitamines K à l\u2019enfant supprime promptement l\u2019hémorragie à condition qu\u2019elle ne provienne pas de vaisseaux de trop fort calibre.Mieux encore, l\u2019absorption par la mère de 2 milligrammes de vitamine K durant le travail, au moins 4 heures avant l\u2019accouchement, permet à l\u2019enfant de naître avec un taux normal de prothrombine.On comprend alors tout l\u2019intérêt qu\u2019il y à à administrer systématiquement cette vitamine à la femme en travail au moins lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un accouchement prématuré, d\u2019un accouchement prolongé, ou d\u2019un accouchement qu\u2019on soupçonne devoir être laborieux et traumatisant.Pour compléter l\u2019équilibre alimentaire, il faut que la ration quotidienne apporte à l\u2019organisme des aliments «de lest», cellulosiques, dont l\u2019action non seulement sur l\u2019évacuation mais aussi sur l\u2019absorption intestinale est fort importante.La quantité requise varie avec les individus.L\u2019excès de ces substances peut créer une irritation intestinale déplorable.Une chose cependant nous rassure, sur l\u2019absorption de la dose minima, c\u2019est qu\u2019une alimentation qui fournit suffisamment de minéraux et de vitamines à la femme enceinte comporte nécessairement une quantité adéquate de cellulose.Reste enfin la question des liquides, question sur laquelle tous les accoucheurs ne s\u2019entendent pas.On recommande généralement l\u2019ingestion quotidienne d\u2019environ deux litres de liquide sous forme de lait, soupe, eau et autres L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurrriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 breuvages, ne serait-ce que pour prévenir la stase favorisée par l\u2019atonie des voies urinaires que la grossesse entraîne.D\u2019autres croient que les liquides sous toutes les formes précédentes doivent se limiter à un litre.On oublie facilement l\u2019importante quantité d\u2019eau que contiennent certains aliments dits solides, au point qu\u2019une diète mixte peut renfermer plus d\u2019eau qu\u2019une diète liquide, car les patientes soumises à une restriction des liquides recour- rent d\u2019instinct aux solides contenant le plus d\u2019eau de constitution.% * * Il existe tellement d\u2019imprécisions dans les mesures de cuisine et les portions servies, tellement de possibilités de variations de teneur en tel ou tel principe dans les aliments, en raison de leur qualité, de leur provenance ou de leur mode de cuisson, qu\u2019il est illusoire de vouloir arriver à des doses exactes dans un régime.Il est bon, cependant, d\u2019avoir une idée du minimum que doit comporter la diète quotidienne d\u2019une femme enceinte bien portante de poids moyen, pour fournir approximativement les principes énergétiques, les vitamines et les minéraux qui lui sont nécessaires.Chaque jour, au moins dans la deuxième moitié de la grossesse, le régime devrait comporter les aliments suivants ou leur équivalent: 1 pinte de lait, 2 onces de fromage, 1 ceuf, 4 à 6 onces de viande ou de poisson (foie de veau une fois par semaine), 1 ou 2 tasses à thé de légumes en plus des pommes de terre (ces légumes devront être des légumes verts pour une moitié), 2 oranges, 3 tranches de pain de blé entier, avec du beurre (environ deux onces), 1 portion de céréales (telles que crème de blé, « shredded wheat », ete.), Fruits ou conserves peu sucrées pour dessert, Soupes au goût mais peu salées. SIMARD: LA NUTRITION CHEZ LA FEMME ENCEINTE ALIMENT QUANTITÉ CALORIES PROTÉINES grms Lait 1 pinte 680 32 Fromage 2 onces 280 18 Œufs 1 75 7 Viande 4 ou 6 onces 300 30 Légumes 2 tasses à thé 250 20 Fruits en abondance 100 Pain brun 3 tranches 150 8 Céréales 1 plat 50 3 Beurre 2 onces 700 ToTAL 2,585 118 BESOINS 2,500 100 Ce n\u2019est là en réalité qu\u2019une base de comparaison.Il est très facile, à l\u2019aide de tables de composition des aliments, d\u2019opérer des substitutions, v.g.remplacer les oranges par des tomates, les céréales par du pain de blé entier, etc.Malgré tout cette diète ne semble pas suffisante en vitamines D et il convient d\u2019y ajouter deux cuillerées à thé d\u2019huile de foie de morue ou l\u2019équivalent, soit 400 à 500 unités de vitamines D; ou mieux, si l\u2019on veut se protéger contre toute possibilité d\u2019avitaminose, il est bon de faire prendre chaque jour une capsule de l\u2019une ou l\u2019autre des nombreuses préparations polyvitaminées qu\u2019on trouve dans le commerce.* x * Partant de ces données quelque peu théoriques, plusieurs auteurs ont déjà \u2014 par l\u2019observation de groupes de femmes enceintes soumises à des diètes différentes \u2014 étudié les effets d\u2019une alimentation adéquate ou carencée sur la mère et le fœtus qu\u2019elle porte.Une des plus intéressantes publications à ce sujet est celle de Tompkins portant sur 1,500 femmes enceintes.Il y compare un groupe de 750 femmes soumises à une diète idéale à un nombre égal de patientes dont il à relevé l\u2019histoire clinique et qui servent de contrôle.La différence entre les deux groupes est frappante au point de vue de l\u2019auto-intoxication gravidique et de la mortalité infan- 391 Ca.Fer ViT.A Vir.B: Vir.B: Vir.C gm.mgm.U.I mgm.mg.mg.12 0.5a2 1,000 0.6 2.0 0.5 0.5 500 \u2014 16 500 0.1 0.2 4 1,000 0.2 0.8 01 6 5,000 0.4 0.3 50 (carotène) 100 1 0.3 0.2 0.4 0.1 1,200 18 15= 8,000+ 1.7 3.5 150 15 25 6à 10,000 2à3 2.5 100 tile dont la diminution atteint des proportions vraiment étonnantes.Cet auteur a trouvé chez 82% de ces patientes des signes nets de déficience alimentaire.En particulier, des avitaminoses C, plus ou moins frustes, se rencontreraient chez 75% des expectantes.De même l\u2019apport de vitamines B et de vitamines À serait déficitaire dans un pourcentage très élevé des cas.Cependant, c\u2019est l\u2019insuffisance de protéines alimentaires qui mériterait surtout d\u2019être incriminée la plupart du temps.Ebbs, Tisdal et Scott, après une étude de deux groupes d\u2019expectantes, les unes rce- vant une bonne alimentation et les autres en recevant une insuffisante, concluent que les complications dans le groupe des mauvaises diètes sont presque deux fois plus fréquentes que dans l\u2019autre groupe.De même, les nourrissons issus de mères mal alimentées présentent un taux de morbidité bien supérieur aux autres.Burke et ses collaborateurs arrivent à des conclusions du même genre.Les débiles, les prématurés, les mort-nés, naîtraient presque toujours de mères mal nourries.Les effets d\u2019une diète prénatale défectueuse se feraient même sentir beaucoup plus chez les enfants que chez la mère.Un rapport du ministère de la Santé en Grande-Bretagne indique, chez 4,446 mères 392 dont la diète fut surveillée et complétée, une mortalité maternelle de 1.12 0/00 et une mortalité infantile de 54 o/00, alors que, chez 9,040 mères laissées à leur régime habituel, la mortalité maternelle fut de 4.87 0/00 et la mortalité infantile de 83 0/00.De son côté, Balfour conduisit, il y a quelques années, une vaste enquête en Grande- Bretagne.10,384 femmes enceintes reçurent du lait, des œufs, des vitamines À, B et D pour compléter leur régime.Parmi elles, le taux de mortalité maternelle ne fut que de 1.66 0/00 contre 6.15 0/00 chez 18,854 femmes non suivies à ce point de vue.Par ailleurs, la mortalité fœtale fut de 43% moindre dans le premier groupe que dans le second.Ces témoignages et beaucoup d\u2019autres que nous ne pouvons mentionner sont extrêmement intéressants et ne manquent pas de plaider fortement en faveur de la nécessité d\u2019une diète adéquate pour la femme enceinte.Nous regrettons de dire, cependant, que nous ne partageons pas sans restriction l\u2019enthousiasme manifesté dans certains milieux.Les études de ce genre sont loin d\u2019avoir une véritable valeur expérimentale.Il est très difficile de savoir ce qu\u2019absorbent en réalité les patientes et la teneur en vitamines et en minéraux de leurs aliments.En outre, il n\u2019est que normal que des soins plus attentifs aient été accordés aux patientes suivies pour leur diète qu\u2019aux autres; et ceci pourrait expliquer en partie l\u2019amélioration remarquable des statistiques qui concernent les groupes de femmes à diète balancée.Williams et Fralin ont étudié attentivement le régime alimentaire de 514 femmes enceintes.Ils ne purent déceler aucune relation précise entre les déficiences alimentaires et les complications tant du côté maternel que fœtal.Une étude extrêmement sérieuse faite par Dieckmann et ses collaborateurs sur un groupe de 553 femmes enceintes ne peut non plus démontrer de différences concluantes dans l\u2019évolution de la grossesse, ou dans l\u2019état du nouveau-né, entre les femmes recevant des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutætin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 compléments vitaminiques ou minéraux et les autres.Au dire de ces auteurs, le nombre de patientes observées dans les différentes publications sur le sujet, est encore beaucoup trop restreint pour qu\u2019on puisse porter un jugement définitif sur la question.Lund remarque, avec beaucoup d\u2019à-propos, que l\u2019influence de la nutrition sur les complications de la grossesse est probablement moindre que l\u2019influence de ces complications elles- mêmes sur la nutrition.Souvenons-nous aussi que beaucoup d\u2019enthousiasme joint à peu de connaissances peut conduire à des catastrophes.Nous vous disions tout à l\u2019heure l\u2019importance du calcium et de ses fixateurs chez la femme enceinte, les troubles que sa déficience peut entraîner.Mais si l\u2019on exagère les doses supplémentaires de calcium, que se produira-t-il?Laissons de côté la possibilité d\u2019ossification prématurée du crâne fœtal et l\u2019absence du ramollissement des symphyses du bassin maternel.Il reste que la surcharge calcique semble exagérer la fréquence des dystocies dynamiques par contracture, spasmes, ou mauvaise qualité de la contraction utérine.Sous prétexte de maintenir l\u2019équilibre azoté et de parer aux auto-intoxications gravidiques, il ne faut point non plus perdre de vue la réalité des dangers de l\u2019alimentation carnée lorsque le rein est déficient.En présence de symptômes d\u2019auto-intoxication chez la femme enceinte, nous demeurons convaincus de la nécessité de nous en tenir aux données classiques et de supprimer automatiquement toutes les protéines d\u2019origine animale autres que celles du lait.Malgré ces restrictions et ces mises en garde qui semblent nécessaires, il faut admettre que nous avons trop oublié dans le passé l\u2019importance de l\u2019alimentation chez la femme enceinte.Il a été démontré que les déficiences alimentaires sont très fréquentes; elles le sont d\u2019autant plus que les revenus familiaux sont moins élevés.Même si une bonne nutrition ne constitue pas une panacée, il est hors de doute qu\u2019elle présente de multiples avantages SIMARD: LA NUTRITION CHEZ LA FEMME ENCEINTE et pare à bien des dangers.Nous devons donc ajouter systématiquement, à notre interrogatoire habituel des patientes, une enquête alimentaire, et fournir des directives claires et pratiques qui permettront l\u2019édification d\u2019un régime de base rationnel.Et même si la Providence a distribué généreusement les vitamines dans les aliments, l\u2019abjonction à la diète prénatale d\u2019une dose quotidienne modérée des différentes vitamines, particulièrement de la vitamine D, constitue une pratique salutaire et louable.Mais l\u2019alimentation, même idéale, n\u2019est qu\u2019un des facteurs de la santé.Il ne faudrait pas, sous le coup de l\u2019enthousiasme, croire que la femme enceinte qui s\u2019alimente bien est à l\u2019abri de tout et relâcher la sur- { veillance étroite dont elle doit toujours être i Pobjet.BIBLIOGRAPHIE : ARNELL, GOLDMAN et BERTUCCI: «Protein Deficiencies in Pregnancy.» J AM.A., 127: 1101 (28 avril) 1945.BALFOUR: «Supplementary Feeding in Pregnancy.» Lancet, Londres, 1944, pp.246, 208 \u2014 Int.Abst.of Surgery.BECKER, BICKERSTAFF et EASTMAN: « Nutrition in Relation to Pregnancy and Lactation.» Amer.Journ.of Pub.Health, 31: 1263 (déc.) 1941.BURKE: « Nutrition during Pregnancy.» J.A.M.4., 126: 735 (déc.) 1944.BURKE, BEAL, KIRKWOOD et SMART: «Nutrition Studies during Pregnancy.» A.J.O.and G., 46: 38, 1943; «Vitamin A during Pregnancy, Labor.» Am.Journ.of Obst., 46: 486, 1943.393 COUTURE, E.: «La toxémie de la grossesse.» N.H.R.avril 1942, xt, cen DIECKMAN, ADAIR et Alii: «Ca'cium, Phos- \u201c phorus, Iron and Nitrogen balances in Pregnant Women.» Am.J.Obst.and Gyn., 47: 357 (mars) 1944.DIECKMAN et SWANSON : « Dietary requirements in Pregnancy.» Am.J.Obs.and Gyn., 38: 523, 1939.EBBS, A.H.: «Nutritive Requirements in Pregnancy and Lactation.» J.A.M.A.121: 339, 1943.EBBS, TISDALL et SCOTT: « Influence of Prenatal Diet on the Mother and Child.» J.of Nutrition, 22: 515, 1941.LEVERTON et McMILLAN: « Meat in the Diet of Pregnant Women.» J.A.M.A, 130: 174 (19 janv.) 1946.LUND.C.J.: «Nutrition in Pregnancy.» JAMA.128: 344 (2 juin) 1945.LUND et KIMBLE: «Some Determinants of Maternal and Plasma Vitamin C.Levels.» Am.J.Obs., 46: 635, 1943.POMERANCE et DAICHMAN: «The Effect of a salt poor diet during pregnancy upon the duration of labor.» Am.J.Obs.and Gyn., 40: 463, 1940.STARE et DAVIDSON: «Protein in Nutrition.» JAMA, 127: 987 (14 avril) 1945.TOMPKINS, W.T.: «Significance of Nutritional Deficiency in Pregnancy.» Int.Abst.of Surg.d\u2019après J.Int.Coll.Surg.4: 147, 1941.WATSON, E.M.: « Nutritional Requirements during Pregnancy.» C.M.A.J., 38: 586 (juin) 1938.WILLIAMS, Philip F.et Florence G.FRALIN : « Nutrition Study in Pregnancy.» Am.J.of Obst.and Gyn.43: 1 (janv.) 1942.WILLIAMS, P.F.: « Importance of Adequate Protein Nutrition in Pregnancy.» J.A.M.A.127: 1052 (21 avril) 1945. LA NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET CHEZ L\u2019ENFANT D\u2019AGE PRESCOLAIRE Marcel LANGLOIS, Médecin de l'hôpital du Saint-Sacrement (Québec).Dans le but de concilier la complexité du problème de la nutrition avec l\u2019objectivité nécessaire à son intelligence, il faut aborder cette question à la lumière de la différence profonde qui existe entre nutrition et alimentation.La nutrition est à la défensive ce que l\u2019alimentation est à l\u2019offensive.La nutrition constitue un état passif ou de terrain, contrairement à l\u2019alimentation, état dynamique ou d\u2019accroissement.La nutrition n\u2019est autre que la résultante des activités intra et extracellulaires sous la dépendance d\u2019innombrables facteurs dont la plupart échappent à notre contrôle; au nombre de ceux que nous contrôlons mieux, se trouve l\u2019alimentation; à elle seule, cette distinction suffirait à imposer le respect de l\u2019autonomie étymologique de ces deux termes, sans rien enlever à leur liaison nécessaire.C\u2019est aussi ce qui nous autorise à analyser séparément nutrition et alimentation.Un potentiel vital échoit à l\u2019enfant dès sa naissance et lui constitue un droit impreserip- tible, selon Spinoza, «à persévérer dans l\u2019être».La conservation et l\u2019accroissement de cet élan situent la nutrition dans ses cadres propres en ce qu\u2019elle a d\u2019autonome et de spontané à l\u2019opposé de l\u2019alimentation.Cette intensité du phénomène vital est facilement saisissable jusqu\u2019à la fin de l\u2019adolescence, mais elle manifeste une acuité particulière chez le nourrisson et chez l\u2019enfant d\u2019âge préscolaire.Une qualité optima de la nutrition à ces âges s\u2019obtiendra de la notion de leurs exigences propres.Problème insondable, quasi autant que celui de la vie.Trop souvent, le développement e:t considéré comme une simple modification strue- turale et morphologique, une succession de phénomènes dynamiques, énergétiques, physico-chimiques, dont l'intensité serait soma- tiquement mesurable.Il est beaucoup plus, il exprime une vitalité cellulaire autonome dont le rythme est particulier, pour ne pas dire spécifique, à chaque espèce, âge ou individu.Pour qu\u2019il y ait développement, non seulement faut-il que les cellules se multiplient, se remplacent, mais il faut qu\u2019elles se différencient en fonction de leur rôle.C\u2019est là que véritablement réside le phénomène de croissance.À tel point que la cessation de cette dualité fonctionnelle entraîne le cancer ou la mort.Les facteurs qui l\u2019influencent sont multiples et complexes et vouloir les isoler étymologiquement serait pure présomption.Ils jouent les uns sur les autres un rôle individuel et universel à la fois.Cette unicité et cette pluralité déterminent chez le nourrisson et l\u2019enfant d\u2019âge préscolaire «des difficultés présentes, des acquisitions du passé et des possibilités futures ».Une appréciation actuelle et globale de la nutrition d\u2019un enfant doit donc rester prudente et tenir compte de certaine: contingences de caractère purement somatique.L\u2019instabilité métabolique propre à cet âge rend les mutations très vives.Un des grands mérites de la clinique pédiatrique a donc été d\u2019essayer de pénétrer ce clair-obseur en s\u2019affranchissant d\u2019impressions superficielles et de négations systématiques.Pour donner une valeur pratique à la nutrition du nourrisson et de l'enfant d\u2019âge préscolaire, il est péremptoire de n\u2019accepter que des points de repère d\u2019ordre très général.On ne sait pas encore si nutrition parfaite veut dire haut degré d'aptitude physique ou bon état de santé.Les épreuves chimiques, physiques ou biologiques peuvent nous révéler momentanément la teneur sanguine en différentes substances, indice d\u2019emmagasinage beaucoup plus LANGLOIS: NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET L\u2019ENFANT qu\u2019indice révélateur de qualité nutritive.Grâce aussi à ces techniques, on a pu établir des carences déterminées, qualitatives ou quantitatives, mais beaucoup moins certainement la prépondérance de leur rôle sur l\u2019ensemble de la nutrition.Comme le dit H.C.Stuart, de Boston, « nos connaissances sont très étendues sur l\u2019alimentation des enfants et sur leur façon de se développer, mais elles sont très restreintes lorsqu\u2019il s\u2019agit de relier ces deux notions.Malgré qu\u2019elle en soit l\u2019essentielle clef de voûte, jamais l\u2019alimentation ne devra être confondue avec la nutrition.Les notions précises que nous avons de celle-là s\u2019opposent à l\u2019indéterminisme qui gouverne celle-ci, la rendant non seulement indéfinissable, mais aussi, difficile d\u2019appréciation.Tout au plus pourrait- on la comparer à un miroir où se reflétera l\u2019image d\u2019une hérédité favorablement assortie, de téguments sains.d\u2019une ossature solide.d\u2019une circulation généreuse, d\u2019une stature et d\u2019un poids relativement proportionnels, d\u2019une digestion féconde, d\u2019un système nerveux équilibré et d\u2019un système glandulaire actif et modérateur à la fois.Si ces points de repère physiques étaient les seuls à être évalués, la vérité sur la nutrition serait déjà moins lointaine ».En somme, qu\u2019est-ce que la nutrition?Doit- on se contenter de la définir « un métabolisme cellulaire de croissance »?Sous prétexte qu\u2019elle échappe à tout contrôle dans ses facteurs déterminants, tels la race, l\u2019hérédité, le sexe, la parité, la taille, les ascendants, le milieu économico-social, doit-on l\u2019accepter de toute fatalité comme un terrain.favorable ou défavorable?La nutrition est un métabolisme cellulaire influencé par ces facteurs incontrôlables.C\u2019est tout ce qui reste au médecin en présence de l\u2019orientation provisoire d\u2019un nain, d\u2019un géant, d\u2019un manœuvre ou d\u2019un intellectuel possibles.Il est réduit à ne se servir que d\u2019une arme offensive: l\u2019alimentation, seul facteur qu\u2019il contrôle.Pour l\u2019éclairer dans ce dédale complexe, la clinique pédiatrique s\u2019est efforcée d\u2019isoler des 395 types d\u2019enfants, tant au point de vue fonctionnel que physique, qui serviraient de base.Types physiques: 1° Type linéaire ou longiligne.2° Type large ou bréviligne.3° Type musculaire.Au point de vue fonctionnel, on rencontre aussi trois types fondamentaux: 1° Type «allergique » ou anaphylactique.2° Type névropathique (hypertonique).3° Type hypotonique (apathique par débilité ou par hérédité).Cette division, un peu schématique et non absolue, comporte plus qu\u2019un intérêt purement didactique; elle facilite la connaissance pratique du nouvel individu.elle nous autorise à présumer de son développement physique et de ses réactions fonctionnelles.En présence de types d\u2019enfants si bien individualisés, il serait pour le moins hasardeux de penser influencer leur nutrition au moyen des normes rigides d\u2019une standardisation outrancière et confortable! Le meilleur esprit clinique doit donc subir ces types et abandonner toute illusion de les orienter autrement.La plus rigoureuse exactitude en science diététique à elle seule ne saura jamais satisfaire aux multiples exigences nutritives.À ce sujet Harold C.Stuart s\u2019exprime ainsi: « Les principaux facteurs qui ont empêché l\u2019acceumula- tion d\u2019une documentation valable concernant la composition de régimes destinés à favoriser la croissance peuvent être ainsi énumérés: 1° Il est difficile de mesurer les enfants avec une précision suffisante pour déterminer, sur un court espace de temps, la valeur relative des facteurs de croissance.- 2° Il est difficile de contrôler le régime des enfants sur une période suffisamment longue pour permettre d\u2019en apprécier l\u2019influence sur la croissance.À domicile tous les contrôles alimentaires ont une valeur approximative.3° On ne sait pas encore de façon précise si on doit opter pour un type de croissance, d\u2019après l\u2019état de santé, ou d\u2019après un haut degré d\u2019aptitude physique. 396 4° Il y a d\u2019autres facteurs que le facteur alimentaire, qui influencent la nutrition, et il est impossible d\u2019assurer la constance de ces facteurs.» Tout au plus, un régime type pourra-t-il nous servir de guide au même degré que les mensurations.Celles-ci d\u2019ailleurs doivent être considérées comme un indice d\u2019obtention maxima et non comme un simple effet d\u2019une alimentation appropriée.La meilleure des alimen*ations sera toujours soumise à l\u2019intégrité d\u2019un mécanisme assimilateur, dont les troubles devront être pressentis.Sagacité clinique prévalant sur toute rigueur mathématique.Un certain degré d\u2019empirisme et d\u2019opportunisme sera de mise, s\u2019accommodant beaucoup mieux de l\u2019indéterminisme vital de chaque enfant.Aujourd'hui, la science pédiatrique, ayant profité de longues périodes d\u2019empirisme contrebalancées par des étapes de codification rigoureuse, est en état d\u2019offrir au monde médical un régime alimentaire mieux adapté.Mais elle tient à tout prix à lui imposer une valeur relative parce qu\u2019individuellement variable.Puiser dans le milieu extérieur toutes les substances que nous offre le règne animal, végétal et minéral, les offrir à l\u2019enfant qui en a un besoin essentiel, c\u2019est l\u2019acte propre de l\u2019alimentation.Combien il est différent de celui de la nutrition ! Le régime est dominé par les faits essentiels suivants: 1° Le lait, les vitamines, le sucre, et surtout le lait maternel sont les seuls aliments des trois premiers mois de la vie.Toute la nutrition future de l\u2019enfant dépend beaucoup de ces trois premiers mois et jamais nous ne pourrons insister assez sur l\u2019urgence qu\u2019il y a d'imposer l\u2019allaitement maternel.Les divergences d\u2019écoles n\u2019ont pas leur place ici car toutes les insuffisances et inconvénients de cette alimentation naturelle l\u2019emporteront toujours sur les avantages pompeux et fragiles de l\u2019alimentation artificielle la mieux conduite.Tout lait artificiel doit offrir des garanties de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 propreté bactériologique absolue et toute mesure tendant à cette fin mérite d\u2019être imposée.2° Pour favoriser la digestion de la caséine, on a recours à deux procédés: le premier consiste à faire subir au lait des transformations aux fins d\u2019obtenir la diminution de la tension superficielle du caillot; le deuxième agit sur la digestion de façon indirecte; il suffit de présenter le biberon aux quatre heures même si pour cela on doit atteindre de fortes concentrations.3° À partir de trois mois, on verra s\u2019ajouter les céréales et les fruits écrasés et, pour nombre d\u2019autres, le jaune d\u2019œuf.4° À partir de 4 mois, les légumes.5° A partir de 6 ou 8 mois, de minimes quantités de viande, surtout du foie de veau.6° Il faut reconnaître la tendance actuelle d\u2019assurer à l\u2019enfant un apport complet en ami- no-acides aussi bien à son état normal que pathologique.Ceux-ci sont d\u2019autant plus assimilables qu\u2019ils comportent une plus grande identité avec les tissus de l\u2019enfant en diastases, en groupements moléculaires et en pH.7° L'introduction précoce de la cuiller et du gobelet, dont la haute portée éducative est reconnue.8 Si à cette conception alimentaire on ajoute les résultats que donne la surveillance pédiatrique de l\u2019enfant et de son milieu, réalisée à domicile ou au bureau par le médecin ou par les cliniques de puériculture, on est en droit d\u2019accuser progrès.Ce progrès sera mesuré par une augmentation moyenne du poids et de la taille, par une meilleure résistance aux évolutions infec'ieuses, par la raréfaction des maladies dites « de la nutrition » et par l\u2019obtention de types physiquement et mentalement mieux équilibrés.Obtenus, de tels effets autorisent à reconnaître une bonne nutrition.La totalité doit y être, c\u2019est l\u2019entrain au jeu, ou à toute autre forme d\u2019activité, c\u2019est la sociabilité, en un mot, c\u2019est la santé physique et morale qui en découle.A propos, il est intéressant de signaler les constatations faites par Peatman et Higgins, CR LANGLOIS: NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET L\u2019ENFANT de Port Chester, New-York.Leur enquête a porté sur 1,112 garçons et filles de 1 à 60 mois, vivant dans la banlieue de New-York, dans un milieu favorisant la surveillance pédia- trique et le contrôle domiciliaire.La plupart des enfants ont été vus pour la première fois à l\u2019âge d\u2019un mois.De un mois & trois mois, ils ont été examinés bi-mensuellement; de trois mois à un an, mensuellement; de un an à deux ans, trois fois par année; de deux ans à cinq ans, semestriellement; et, de cinq ans à la puberté, annuellement.Au cours de ces examens périodiques les mensurations anthropométriques détaillées ont été enregistrées, toute la prophylaxie anti-infectieuse a été réalisée et l\u2019adaptation au milieu préscolaire et scolaire a été dirigée.Le régime alimentaire prescrit peut se résumer comme suit: 1° Valeur calorique: a) 50 à 75 calories par livre chez les moins d\u2019un an.b) Chez les plus d\u2019un an, 35 à 60 calories par livre.2° Forte teneur en protéines puisque dès l\u2019âge de trois mois le jaune d\u2019œuf est ajouté.3° Peu ou pas de volume liquide.Jamais une formule quotidienne n\u2019a dépassé 35 onces.4° Forte proportion d\u2019aliments solides.Les céréales ont été données à partir de deux mois.5° Apport en hydrates de C.plutôt faible.Le sucre n\u2019a jamais dépassé 114 oz.par jour.6° Faible teneur en graisse.Le beurre et la crème ne sont permis qu\u2019après l\u2019âge d\u2019un an.7° Très forte teneur en vitamines.8° Ablactation précoce.La bouteille est enlevée dès 8 ou 9 mois si c\u2019est possible.9° Le comportement alimentaire s\u2019inspire longtemps de l\u2019instinect animal.D\u2019après les auteurs, cette façon de procéder a produit une augmentation de poids et de taille supérieure à celle obtenue chez des enfants de même Âge non suivis et ils concluent à 397 l\u2019influence de cette méthode sur l\u2019obtention de leurs résultats.: S1 discutable que soit l\u2019absolu de ces constatations, cette façon de procéder est acceptée comme prototype en puériculture.Les modifications qu\u2019elle subit suivant les milieux et les différents auteurs ne sont pas fondamentales et n\u2019en changent pas l\u2019orientation générale.Du point de vue diététique, elle \u2018assure à l\u2019enfant une alimentation chimiquement équilibrée, calorifiquement suffisante, biologique- ment balancée et gastronomiquement variée.A partir du 3e mois on y voit l\u2019addition d\u2019aliments nouveaux semi-solides donnés à la cuiller tels que le jaune d\u2019œuf, les légumes en purée, les céréales.Ce n\u2019est point une simple fantaisie.Les œufs fournissent de nouveaux amino-acides indispensables à la structure de l\u2019individu et qui s\u2019ajoutent à ceux qu\u2019il reçoit déjà dans le lait.Les légumes et plus particulièrement les légumes homogénéisés de l\u2019industrie fournissent une ration minérale et cellulosique appréciable.Les céréales servies presque crues apportent le comp!exe B dont le rôle n\u2019est plus à être décrit.L\u2019addition parcimonieuse et précoce de viande à partir du 6e ou 8e mois apporte son contingent d\u2019amino- acides complétant le quotient protéique.Il est inutile d\u2019ajouter que les vitamines sont administrées en quantité et en qualité voulues.La grande valeur économique de cette façon de procéder découle de sa valeur prophylactique.La fréquence des examens enlève à la mère toute responsabilité directe et prévient de sa part les gestes intempestifs de nature à nuire à l\u2019enfant par les conséquences pathologiques qu\u2019ils auraient pu engendrer nomen- tanément ou ultérieurement.Ces contrôles répétés assurent à l\u2019enfant une prophylaxie spéciale et générale maxima, contre les maladies .contagieuses, à son plus grand bénéfice, comme à celui de ceux avec qui il vient en contact.Un tel dégrèvement de la morbidité individuelle n\u2019est pas sans retentir sur l\u2019économique de toute une société.nu Une portée sociale importante est attächée à cette surveillance régulière de l\u2019enfant de sa 398 naissance à l\u2019âge scolaire.Le médecin s\u2019extériorise, sa compétence clinique doit céder le pas à sa compétence pédagogique.Il devient le conseiller et le guide de la mère dans tous les problèmes éducatifs au fur et à mesure de leur apparition.Ayant toujours en première vue l\u2019alimentation de l\u2019enfant, il a le souci de son comportement à table.À l\u2019ère des apéritifs à succédé l\u2019ère d\u2019une discipline gastronomique, d\u2019abord comprise par la mère, ensuite consentie par l\u2019enfant.Celle-là se doit de ne pas écouter tous les caprices de son jeune prince, sans cependant lui imposer une discipline conventionnelle, que possèdent à peine nombre d\u2019adultes.Toute mesure coercitive, trop empreinte d\u2019autorité physique, risque de révolter l\u2019enfant, dont l\u2019animalisme doit longtemps rester étranger à certaines conventions.La prise des aliments ne doit pas s\u2019accompagner d\u2019une chanson, de gestes, ou de tout autre subterfuge, distrayant \u2019enfant, qui finit par voir dans ce manège la raison d\u2019être du repas et qui la provoque au besoin.Un enfant qui se sent bien à table a de l\u2019appétit, digère bien et ne tarde pas à devenir gai et sociable.Rares sont les enfants qui parviennent à satisfaire conjointement et leur appétit et un maniérisme détaillé à l\u2019endroit de chacun des ustensiles.Les parents doivent comprendre qu\u2019il est malaisé de posséder, à 5 ou 6 ans, ce qui demande encore un effort à 20 ans ou plus.Est-ce à dire que l\u2019enfant doit être abandonné à lui-même complètement?Non.C\u2019est dans un juste milieu, fait de tolérance, d\u2019énergie et de patience, que s\u2019obtiendra le résultat désiré.La variété du menu n\u2019implique pas nécessairement le respect de toute fantaisie; encore là faut-il savoir discerner.Combien de fois a-t-on gâté le comportement de l\u2019enfant à table en voulant lui montrer à manger proprement?Est- ce qu\u2019un bambin de 2 ans qui mange bien seul doit être puni parce qu\u2019il met des aliments dans les cheveux, sur les meubles, tapis, etc.?L'unique conséquence d\u2019une telle punition sera le refus de cet enfant à s\u2019alimenter de la main des autres et s\u2019installera ainsi une anorexie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 persistante, aboutissant à un état de carence plus ou moins fruste.L\u2019éducation sociale ainsi comprise ne s\u2019arrêtera pas à l\u2019enfant; son entourage en bénéficiera pour son compte personnel.Tout médecin s\u2019occupant d\u2019alimentation infantile et désirant une bonne nutrition doit, dès la première enfance, s\u2019inquiéter de cet aspect du problème.C\u2019est l\u2019ambiance requise au plein épanouissement d\u2019une diététique par ailleurs bien contrôlée.Biologiquement parlant, le régime devra se plier aux exigences individuelles de l\u2019enfant.L\u2019art prend la place du métier.Tous les médecins savent ou pressentent les qualités et les défauts communs aux enfants d\u2019une même famille, leurs réactions plus ou moins violentes à certaines substances en rendront parfois absolue leur interdiction.On tourne les pages de l\u2019album des ancêtres et on y trouve des ressemblances ou des dissemblances.Manifestations allergiques discrètes ou intolérances absolues constituant les limites extrêmes d\u2019une gamme polychrome où s\u2019entrecroisent les tons les plus nuancés.Au médecin de tâcher de saisir toutes ces variantes infinitésimales et d\u2019en tenir compte dans ses modifications ou substitutions alimentaires.Les épreuves biologiques précises ne révèlent pas toujours l\u2019inconnu cherché et ce ne sera qu\u2019après de multiples hésitations, de caractère empirique, qu\u2019on pourra entrevoir une solution efficace.La littérature médicale abonde en travaux qui tentent d\u2019établir une relation entre l\u2019absorption d\u2019aliments et certaines manifestations pathologiques.On reconnaît volontiers une origine alimentaire à nombre d\u2019infections bronchiques, nasales ou cutanées, pour ne mentionner que celles auxquelles on peut imputer une telle étiologie sans discussion.Nous ajoutons volontiers que ce n\u2019est pas l\u2019aliment qui est cause de cet état, mais plutôt l\u2019individu qui le reçoit, incapable de le transformer complètement, qualitativement ou quantitativement.Nous irons plus loin: ignorer cet aspect du problème, c\u2019est méconnaître toute individualité biologique pourtant compatible avec les lois les plus élé- \" SE mentaires de l\u2019hérédité.La nier, c\u2019est adopter les régimes en série, c\u2019est supprimer tout effort, c\u2019est revêtir tous les nourrissons et tous les enfants d\u2019un seul et unique habit.Il faudra toujours adapter le régime à l\u2019enfant et non l\u2019enfant au régime.Toute brusquerie cesserait d\u2019être une adaptation.En résumé, nutrition et alimentation constituent deux facteurs essentiels à la vie et interdépendants mais ne se prêtant à nulle 4 confusion.La première est un privilège pré- acquis, la seconde est de contrôle médical.LANGLOIS: NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET L\u2019ENFANT 399 L'importance de l\u2019allaitement maternel demeure incontestée, et toujours cet allaitement servira de guide aux autres.La surveillance pédiatrique a valu à l\u2019enfant un optimum d\u2019évolution, et à son entourage, une sécurité médico-sociale de grande importance, qui constituent plus le progrès que les acquisitions pondéro-staturales tant vantées.« L\u2019éducation est une longue patience », en diététique infantile plus qu\u2019ailleurs, et toujours le régime devra être adapté à l\u2019enfant et non l\u2019enfant au régime.En mai et au début de juin 1943, le per- | sonnel de nos Unités Sanitaires fut invité à faire une enquête sur les habitudes alimentaires d\u2019un certain nombre d\u2019écoliers âgés de 10 à 14 ans.Les infirmières visiteuses devaient 4 se rendre à l\u2019école et noter les aliments con- + sommés dans les 24 heures écoulées immédia- i tement avant l\u2019interrogatoire.Vingt-cinq Uni- À tés Sanitaires ont répondu à notre appel et # nous ont envoyé des feuilles remplies, tel que { demandé.Après révision, 2,300 feuillets d\u2019en- quêtes furent jugés assez complets pour faire partie de notre étude.Ce travail fut accompli par le personnel de notre Division de la Nutrition.æ - sim La valeur des régimes alimentaires fut cal- + culée suivant les points alloués pour l\u2019usage des : aliments essentiels, tel qu\u2019établi par la Division Fédérale de la Nutrition sur les feuilles « de pointage pour les repas d\u2019une journée.Vous trouverez sur le tableau I le nombre de points .alloués suivant l\u2019usage qu\u2019on fait de ces ali- : ments, le nombre le plus élevé dans chaque » catégorie indiquant le pointage idéal.Cette enquête alimentaire ne peut pas être | présentée comme une observation de carac- \u201c tère scientifique, car il est bien entendu que l\u2019alimentation d\u2019une journée ne représente pas NOS ÉCOLIERS SONT-ILS BIEN NOURRIS?J.-Ernest SYLVESTRE.Directeur de la division de la nutrition, Ministère de la Santé (Québec.) nécessairement une image exacte des habitudes alimentaires d\u2019une personne; cependant, quand il s\u2019agit d\u2019aliments essentiels tels que le lait, les fruits, les légumes et les céréales, si un individu n\u2019a pas consommé de ces aliments ce jour-là, il y a de grandes chances qu\u2019il n\u2019en consomme pas assez souvent pour qu\u2019on puisse en considérer l\u2019usage comme habituel.De plus, ceux qui sont quelque peu au courant de la manière dont se nourrissent les gens, admettront sans doute que les résultats de notre observation se rapprochent sensiblement de la vérité et d\u2019ailleurs ils sont superposables à d\u2019autres résultats du même genre qui résultent d\u2019enquêtes plus compliquées que la nôtre.Si vous le voulez bien, jetons un coup d\u2019œil sur le tableau I, qui nous montre la distribution proportionnelle de ces 2,300 enfants suivant leur consommation.Le pointage de leur consommation est excessivement bas: 90.7 pour cent des enfants ont mérité moins de 70 pour cent du pointage idéal.Ce pointage est considéré comme pauvre et nécessite une amélioration immédiate, si on ne veut pas que la croissance et la santé des enfants soient gravement compromises.Les données qui suivent, sur le même tableau, nous indiquent l\u2019usage des aliments es- Région No, I (x) ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ECOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.d'ACTEURS T 0 SEXE RÉSIDENCE von an vs POUVANT INFLUENCER T iQ A LS HABITUDES ALIMENTAIRES Garçons Filles Campagne Village Ville Pauvre |A l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 102 43 59 22 80 53 49 POINTAGE POUR LES REPAS D'UN JOURNÉE 5 4 4 % % jo % 50% et moins 24.5 25.6 23.7 4,5 30.0 30.2 18.4 70% et moins 71.5 69.8 72.9 6843 72.5 77,4 65.3 70 à 100% 28.5 30.2 27.1 31.7 27.5 22.6 34.7 USAGE DES ALIMENTS ESSENTIELS Lait: 4 verres 42.2 46.5 39.0 31.8 45.0 35.8 49,0 3 * 21.6 25.6 18.6 41.0 16.3 24.5 18.4 z2 15.7 16.3 15.2 18.1 15.0 22.6 8.2 1 \" 8.8 2.3 13.6 0.0 11.2 5,7 12.2 Pas du tout 11.7 9.3 13.6 9,1 12.5 11.4 12.2 Fromage : Usage 28.4 18.6 35.6 31.8 27.65 20.7 36.7 Fruits: 2 services (1 agrume) 36.3 44,2 30.5 54,6 31.2 24.5 49,0 1 \" agrume ) 11.7 7.0 15.2 9.1 12.6 15.1 8.2 1 \" (aucun agrume) 30.4 25.6 33.9 27.2 31.2 28.3 32.6 Pas du tout 21.6 23.2 20.3 9.1 25,0 32.1 10.2 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services 51.0 34.9 62.7 63.6 47,5 45.3 57.1 1 * 29.4 44,2 18.6 18.2 32.5 32.1 26.5 Pas du tout 19.6 20.9 18.6 18.2 20.0 22.6 16.4 Pommes de terre: 2-3 services 37.3 37.2 37.3 22.7 41.2 41.5 32.6 1 \" 49,0 48.8 49.1 50.0 48.8 47,2 51.0 Pas du tout 13.7 14,0 13.6 27.3 10.0 11.3 16.4 Céréales à grain entier: 57.8 62.8 54,2 72.7 53.8 62.3 53.1 Pain vitamine \"B\" 1.0 2.3 0.0 0.0 1.2 1.9 0.0 Viande ou poisson et oeufs 46.l 30.2 57.6 41.0 47.5 37.7 55.1 \u201d ou * ou ° 47.0 62.8 35.6 45.5 47.5 54.7 38.8 Pas du tout \u2018 6.9 7.0 6.8 13.5 5.0 7.6 6.1 (*) Charlevoix et Labelle = me - Se FE.- = RE wT = = : ow CR \u2014 PER a - i 3 _ = ea _ ae rrr x Temi musee NE FUE ARIES MI-EMIENYTAIRIE DD -ECOL IRS, HN AO94a4n 00% 7 VBL [HA \u2018TBAQUOIC \u2014 D'ATNV NIATING \u2014 VOYNVO AC HTVOICHN NOINOUI CaS el Région No.2 (*) ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.Ë FACTEURS ; 0 SEXE RESIDENCE P ÉCONOMIQUES POUVANT INFLUENCER T A LES HABITUDES ALIMENTAIRES L Garçons Filles |Campagne Village Ville |Pauvre |À l'aise Nombre d\u2018enfants dans chaque groupe 683 360 323 215 234 234 162 521 | POINTACT POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE % 4 4 % 4 1 4, 4 50% et mcins 55.1 58.3 5l.4 64.6 53.5 47.9 55.6 54.9 70% et moins 89.1 89.2 88.9 95.8 86.8 85.0 89.5 88.9 70 à 100% 10.9 10.8 11,1 4.2 13.2 15,0 10.5 |.11,1 USAGE DES ALIMENTS ESSENTIELS Laits 4 verres 35.7 37.2 34.0 31,1 34.2 41.5 35.2 35.9 3 \" 16.8 15.6 18.3 17.2 16,7 16.7 17.9 16.5 2 \" 17.0 18.0 15.8 18.2 21.4 11.5 14.8 17.7 1 * 15.5 15.6 15.5 15.3 14.5 16.7 15.4 15.5 Fas du tout 15.0 13.6 16.4 18.2 13.2 13.6 16.7 14.4 Fromage: Usage 13.2 14,7 11.5 6.3 11.9 20.9 8.0 14.8 Fruits: 2 services (1 agrume ) 15.4 14.1 16.7 11.1 19.2 15.3 14.2 15.7 1 service agrume ) 25.2 26.7 25.7 25.1 25.2 28.3 30.9 24.8 1 \" (aucun agrume ) 19.1 17.5 21.1 21.9 20.9 14.9 14.8 20.5 Pas du tout 39.3 4,7 36.5 4.9 34.7 41.5 40.1 39.0 Légumes; (pommes de terre exclues) 2 services 32.2 28.6 36.2 26.0 36.8 33.4 27.8 33.6 1 service 22.3 22.2 2243 23.7 23.0 20.0 24,7 21.5 Pas du tout 45,5 49.2 41.5 50.3 40.2 46.6 47.5 44,9 Pommes de terre 2-3 services 59.l 60.3 57.9 61.4 56.4 59.9 63.6 57.8 1 \" 23.9 23.3 24.5 20.9 23.9 26,5 18.5 25.5 Pas du tout 17.0 16.4 17.6 17.7 19.7 13.6 17.9 16.7 Céréales à grain entier 24.2 24.2 24.1 26.5 24.3 21.8 23.5 24.4 Pain vitamine \"B\u201c 11,4 11.4 11.5 3.7 12.8 17.1 16.0 10.0 Viande ou poisson et oeufs 3L.1 33.0 28.8 31.2 25.7 36.4 27.3 32.2 \" ou u ou \" 58.1 56.7 59.7 55.8 64.1 54.2 55.5 58.9 Pas du tout 10.8 10.3 11.5 13.0 10.2 9.4 17.3 8.9 (*) Com! 4asArgenteuil, Berthier, Joliette, L'Assomption-Montcalm, Laviolette, St.M-ice, Terrebonne, Vaudreuil.HULSHATAS SIMANON NHIS STI-LNOS SHHTIONOH SON 10F Région No.3 (*) ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires, FAGTEURS T ; CONDITIONS 0 SEXE RESIDENCE £CONOMIQUES POUVANT INFLUENCER T A J LES HABITUDES ALIMENTAIRES L Garçons Filles |Cempagne Village Ville |auvre l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 102 51 Si 30 51 21 27 75 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE 7% % 4 4 % Z 4 2 50% et moins 58.8 52.9 64.7 60.0 68.7 33.3 77.8 52.0 70% et moins 89.2 88.2 90.2 96.7 92.2 71.4 96.3 86.7 70 à 100% 10.8 11.8 9.8 3.3 7.8 28.6 3.7 13.3 USAGE DES ALIMENTS ESSENTIELS Laits 4 verres 18.6 23.5 13.7 10.0 17.7 33.3 7.4 22.9 3 \" 15.7 15.7 15.7 23.3 15.6 4,8 18.5 14.7 3 * 18.6 15.7 21.6 20.0 11.7 33.3 18.5 18.7 1 .31.4 31.4 31.4 33.4 33.4 23.8 14.8 37.3 Pas du tout 15.7 13.7 17.6 13.3 21.6 4.8 40.8 6.6 Fromage : Usage 13.7 17.6 9.8 10.0 15.6 14,3 11.1 14.7 Fruits: 2 services (1 agrume) 21.6 23.5 19.6 20.0 15.6 38.1 3.7 28.0 1 * (agrume ) 17.6 17.7 17.7 20.0 13.8 23.8 18.5 17.3 1 » (aucun agrume ) 9.8 9.8 9.8 16.6 1.9 19.0 0.0 13.3 Pas du tout 51.0 49.0 52.9 43.4 68.7 19.1 77.8 41.4 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services 33.3 37.2 29.4 20.0 31.4 57.1 48.2 28.0 1 = 20.6 21.6 19.6 16.6 27.4 9.5 14.8 22.7 Pas du tout 46.1 41.2 51.0 63.4 41,2 33.3 37.0 49.3 Pommes de terre 2-3 services 44.2 35.3 52.9 40,0 43.2 52.4 59.3 38.7 1 * 32.3 43.1 21.6 50.0 29.4 14.3 25.9 34.7 Pas du tout 23.5 21.6 25.5 10.0 27.4 33.3 14.8 26.6 Céréales à grain entier: 25.5 21.6 29.4 20.0 13.7 61.9 33.3 22.7 Pain vitamine \"B* 10.8 9.8 11.8 30.0 1.9 4.8 3.7 13.3 Viande ou poisson et oeufs 49.0 49.0 49.0 40.0 56.9 42.9 40.8 52.0 * ou » ou \u201c 40.2 35.3 45,1 30.0 39.2 57.1 51.8 36.0 Pas du tout 10.8 15.7 5.9 30.0 3.9 0.0 7.4 12.0 (*) Comtéss: Gaspé-Est, Gaspé-Ouest, Matane.OF LP61 THAB \u201cTEHQUON \u2014 \"D'ATWV NEZTING \u2014 VOYNVO Ad HIVOIQHWN NOINA/T SYLVESTRE: NOS ÉCOLIERS SONT-ILS BIEN NOURRIS?sentiels, par les enfants entrevus; on y voit là les raisons pour lesquelles le pointage est si bas.En effet, une grande proportion des enfants ne consomment pas de lait (17%), de fruits (43%), de légumes (45%) ; le fromage n\u2019est pas très populaire puisque 10.4 pour cent seulement en font usage; les céréales à grain entier ne sont pas non plus en grande faveur, car il n\u2019en est que 24.6 pour cent qui en mangent.En résumé, pour plus de 50 pour cent des enfants, le régime alimentaire se limite aux aliments suivants: pain blanc, céréales hautement raffinées, viande, pommes de terre, pâtisseries et sucreries.Il est évident que, si nos données sont exactes, par suite d\u2019un tel régime alimentaire aussi incomplet, la majorité de ces enfants doivent manquer de calcium, de vitamines À et B et probablement aussi de vitamine C, sauf peut-être ceux qui mangent des pommes de terre 2 ou 3 fois par jour.Nous avons étudié ces rapports sous différents angles afin de trouver s\u2019il n\u2019y aurait pas quelque facteur plus particulièrement responsable d\u2019un tel état de choses ou si telles pauvres conditions n\u2019étaient pas prépondérantes chez certains groupes particuliers d\u2019enfants.Au total, il n\u2019existe pas de variations assez appréciables entre les groupes pour qu\u2019il soit permis de tirer des conclusions définitivement.Même le facteur économique ne semble pas exercer une influence considérable.En effet, si on consulte les données du tableau I, la proportion des enfants bien nourris parmi la classe des familles à l\u2019aise ne l\u2019emporte guère sur celle des gens pauvres.Cependant, il y a lieu de considérer de plus près l\u2019influence possible de ce facteur économique.En subdivisant ces groupes suivant le lieu de résidence: campagne, villages et villes.Le tableau II nous montre que les enfants bien nourris constituent la même basse proportion dans les deux classes, pauvre et à l\u2019aise.Dans les villes et les villages, la condition économique semble apporter une différence appréciable, mais la proportion des bien nourris dans la classe aisée est encore si basse que ce facteur ne peut pas être considéré 403 comme le seul responsable des habitudes alimentaires défectueuses.En conséquence, même s\u2019il existe de nos jours un certain nombre de familles dont les revenus sont insuffisants pour leur permettre d\u2019acquérir les biens nécessaires au bien-être, de même que les aliments nécessaires à la santé, ce n\u2019est pas une raison pour abandonner la partie et attendre qu\u2019une légis- lation-sociale avancée règle le problème des indigents.Nous pouvons toujours commencer par instruire tous ces gens qui ont les moyens de se bien nourrir et qui ne le font pas parce qu\u2019ils ne savent pas choisir; ces enseignements seraient aussi profitables aux pauvres, car la plupart d\u2019entre eux pourraient obtenir mieux et davantage pour l\u2019argent qu\u2019ils dépensent actuellement à l\u2019achat de denrées alimentaires.| Nous avons poussé plus loin notre étude des circonstances susceptibles d\u2019exercer quelque influence sur les habitudes alimentaires des écoliers.Nous avons groupé les comtés par régions suivant des limites établies par la coutume.Toutefois, nous avons laissé de côté cette coutume établie pour 2 régions: No 1, Charlevoix et Labelle, parce que ces deux comtés, essentiellement ruraux, ne pouvaient pas facilement être rattachés aux autres régions; No 6, Hull et Trois-Rivières, deux Unités Sanitaires presque uniquement constituées par une population urbaine.Voici d\u2019ailleurs la distribution des comtés par régions spécifiées.LISTES DES COMTÉS compris dans chacune des régions, numérotés suivant l\u2019ordre de mérite du pointage obtenu pour l\u2019alimentation d\u2019une journée.No 1.Charlevoix, Labelle.No 2 Rive nord.Argenteuil, Berthier, Joliette, L\u2019Assomption-Montecalm, Laviolette, St-Maurice, Région No.4 (+) ENQUETE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.FACTEURS T GONDITIONS 0 SEXE RESIDENCE ÉCONOMICUES POUVANT INFLUENCER T Ç A LES HABITUDES ALIMENTAIRES L Garçons Filles (Campagne [Village Ville |Pauvre À l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 487 242 245 224 192 T1 175 312 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE % 4 % 4 Z Â Â 4 50% et moins 59.5 58.3 50.5 57.6 62.5 57.7 66.9 55.4 70% et moins 92.1 92.1 92.2 92.9 90.7 94,4 96,0 920.1 70 & 100% 7.9 7.9 7.8 Tol 9.3 5.6 4,0 9.9 USAGE DKS ALIMENTS ESSENTIELS Lait: 4 verres 34.7 40.1 29,4 34.9 31.8 42,3 24.6 40.4 3 \" 16.8 15.3 18.4 17.9 16.7 14.2 16.6 17.0 2 » 13.2 12.4 13.9 14.2 11.5 14.2 14.9 12.2 1 * 17.7 14.9 20.4 17.4 17.7 18.0 20.5 16.0 Pag du tout 17.7 17.3 17.9 15.6 22.3 11.3 23.4 14.4 Fromage: Usage 11.2 12.8 11.0 9.3 14.6 12.7 10.3 12.8 Fruits: 2 services (1 agrume) 11.5 9.9 13.1 9.8 13.0 12.7 6.9 14.1 l service d\u2019agrume ) 16.8 15.7 17.9 16.9 15.6 19,7 2243 13.8 1 « (aucun agrume ) 22.8 21.9 23.7 25.5 21.9 16.9 23.4 22.4 Pas du tout 48.9 52.5 45.3 47.8 49.5 50.7 47.4 49.7 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services 19.9 17.8 22.0 20.0 19.8 19.7 14,3 23.1 1 \" 39.8 40.9 38.8 43.8 39.6 28.2 35.4 42,3 Pas du tout 40.3 41,3 39.2 36.2 40,6 52.1 50.3 34.6 Pommes de terre 2-3 services 62.8 64.5 61.2 65.6 57.8 67.7 64.0 62.2 1 \u201c 25.1 25.6 24.5 20.1 32.3 21.1 25.7 24.7 Pas du tout * 12.1 9.9 14.3 14.3 9.9 11.2 10.3 13.1 Céréales à grain entier: 31.4 32.6 30.2 30.3 33.8 28.1 29.7 32.4 Pain vitamine \"B\" 4.1 5.0 3.3 1.3 5.2 9.9 2.3 5.1 Viande ou poîsson et oeufs 47.0 45.9 48.2 53.6 45.3 31.0 49,1 45.8 \u201d ou « ou \" 47.7 49.6 45,7 39.3 50.0 67.6 43.4 50.0 Pas du tout 5.3 4.5 6.1 7.1 4.7 1.4 Ted 4.2 eee () Comtés: Nicolet, Arthabaska, Kamouraska-l'Islet, Mégantic, Montmagny.FOF LP61 [LAB \u201cTBPHUON \u2014 \"D'ATINV NIZTING \u2014 VOVNVO AC AIVOICHWN NOINAT Région No.5 (x) ENÇUËTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLI£RS, EN 1943.Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.FACTEURS T _ | ferro CONDITIONS 0 SEXE RESIDENCE £ CONOMI.UES POUVANT INFLUENCER T ~ A LES HABITUDES ALIMENTAIRES L |Gargons |Filles [Campagne Village Ville [Pauvre [A l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 631 289 | 342 221 193 : 217 152 479 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE % À 4 4 4 4 4 4 50% et moins 66.1 65.0 66.9 73.8 70.0 54.8 70.4 64.7 70% et moins 93.0 93.8 92.4 96.4 96.4 86.6 95.4 92.3 70 à 100% 7.0 6.2 7.6 3.6 3.6 13.4 4.6 7.7 USAGE DES ALIMENTS ESSENTI«aLS | Lait: 4 verres 33.4 36.3 31.0 3845 30.1 31.3 36.8 32.4 3 0\" 3.5 15.9 11.4 11.3 11.4 17.5 9.9 14.6 2 * 16.0 17.6 14.6 15.4 15.5 17.1 17.8 15.4 1 * 18.2 14.2 21.6 17.6 20.2 17.1 18.4 18.2 Pas du tout 18.2 15.9 21.3 17.2 22.8 17.0 17.1 19.4 Fromage: Usage 6.0 5.9 6.1 2.7 7.8 7.8 3.9 6.7 Fruits: 2 services (1 agrume ) 14.2 15.6 13.2 10.2 13.5 18.4 17.1 13.4 1 \" (agrume ) 18.9 17.6 19,9 13.1 15.5 27.7 11.8 21.1 1 \" (aucun agrume) 20.8 22.8 19,0 19.9 23.8 18,¢ 18.4 21.5 Pas du tout 46.1 43.9 47.9 56.1 47.2 35.0 52.6 44.0 Légumes +: (Pommes de terre exclues) 2 services 28.4 29.8 27.2 22.6 21.8 40.1 23.0 30.1 1 * 22.0 21.4 22.5 21.3 24.8 20.3 22.4 21.9 Pas du tout 49.6 48.8 50.3 56.1 53.4 39.6 54.6 48.0 Pommes de terre \u2018 2-3 services 55.6 60.9 51.2 52.1 59.6 55.7 55.3 55.7 1 \" 31.5 25.6 36.5 33.0 29.0 32.3 28.9 32.4 Pas du tout 12.8 13.5 12.3 14.9 11.4 12.0 15.8 11.9 Céréales à grain entier 17.9 15.6 19.9 18.5 21.2 14.3 15.1 18.8 Pain vitamine \"B\" 4,1 3.1 5.0 3.2 6.7 2.8 2.0 4.8 Viande ou poisson et oeufs 28.1 28.4 27.3 24.9 28.0 31.3 26.3 28.6 \" ou \" ou\" 57.8 56.7 58.8 54.3 60.1 59.5 51.3 59.9 Pas du tout 14.1 14.9 13.4 20.8 11.9 S.2 22.4 11.5 (x) Comtés:Bagot, Brome-Missisquoi, Chateauguay-Huntingdon, Richelieu, St.Hyacinthe-iouville, St.Jean-Iberville-Lap.-Nap.Shefford, Verchdres.- ISIAUNON NHIA STI-LNOS SUATIOOÆ SON \u2018HULSHATAS GOV Région No.6 (*) ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLIERS, EN 1943._ Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.FACTEURS T 0 SEXE RÉSIDENCE ECONOMIES POUVANT INFLUENCER T A LES HABITUDES ALIMENTAIRES L Garçons Filles |Campagne| Village Ville |Pauvre [A l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 245 110 135 25 0 220 101 144 POINTAGE POUR L£S REPAS D'UNE JOURNÉE 12 4 4 yA 7 À 4 4 50% et moins 68.6 67.3 69.6 80.0 67.3 75.2 63.9 70je et moins 94.3 93.6 94.8 100.0 93.6 96.0 93.1 70 & 100% 5.7 6.4 5.2 0.0 6.4 4.0 6.9 USAGE DES AKIMENTS KSSENTIsLS Lait: 4 verres 26.1 26.4 25.9 16.0 27.3 18.8 31.2 -3 \" 2205 27.3 18.5 8.0 24.2 18.8 25.0 2 \" 15.5 13.6 17.0 24.0 14.5 16.8 14.6 1\" 20.8 20.0 21.5 28.0 20.0 24.8 18.1 Pas du tout 15.1 12.7 17.0 24.0 14.0 20.8 11.1 Fromage: Usage 3.7 2.7 4.4 0.0 4.0 1.0 3.5 Fruits: 2 services (1 agrume) 8.2 6.4 9.6 12.0 7.7 8.9 7.6 1 * (agrume ) 34.3 36.3 32.6 36.0 34.0 35.6 33.3 1\" aucun agrume ) 22.0 20.9 23.0 16.0 22.7 14.8 27.1 Pas du tout 35.5 36.4 34.8 36.0 35.4 40.6 31.9 Légumes: (Pommes de terre exclues) 2 services 31.4 31.8 31.1 0.0 35.1 21.8 38.2 1 18.4 15.5 20.7 56.0 14,0 25.7 13.2 Pas du tout 50.2 52.7 48.1 44,0 50.9 52.5 48.6 Pommes de terre 2-3 services 39.6 38.2 40.7 12.0 42.8 38.6 40.3 l \u201d 38.4 37.3, 39.3 52.0 26.8 36.6 39.6 Pas du tout 22.0 24.5 20.0 36.0 20.4 24.8 20.1 Céréales à grain entier 15.9 18.1 14.1 0.0 17.7 14.8 16.7 Pain vitamine \"B\" 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Viande ou poisson et oeufs 20.8 17.3 23.7 40.0 18.6 20.8 20.8 \" ou » ou \" 65.3 66.3 64.4 56.0 66.4 63.4 66.7 Pas du tout 13.9 16.4 11.9 4.0 15.0 15.8 12.5 (*)Comté de Hull et Cité des Trois-\u2018ivières.90% LY61 [MA \u2018[eanuoly \u2014 D'ATNV NHITING \u2014 VOYNVO NA d'IVOIQHN NOINASI SYLVESTRE: NOS ÉCOLIERS SONT-ILS BIEN NOURRIS?Terrebonne, Vaudreuil-Soulanges.No 3 Gaspésie.Gaspé-Est, Gaspé-Ouest, Matane.No 4 Rive sud.Nicolet, Arthabaska, Kamouraska-L\u2019Islet, Mégantic.Montmagny.No 5 Cantons de l\u2019Est.Bagot, Brome-Missisquoi, Châteauguay-Huntingdon, Richelieu, Shefford, St-Hyacinthe-Rouville, St-Jean Iberville, Laprairie, Na- pierville, Verchères.No 6.Hull, Trois-Rivières (cité).No 7.Chicoutimi (ville).Le tableau III met en regard la proportion des écoliers de chacune de ces régions, répartie suivant la consommation.Les régions sont placées suivant l\u2019ordre du mérite basé sur le pointage.Si on s\u2019arrête quelque peu à l\u2019étude de ce tableau, on ne trouve pas une variation appréciable entre les données des différentes régions, sauf pour la première, où les conditions nous paraissent quelque peu moins déplorables que dans les autres régions.On pourrait expliquer cette supériorité par le fait que les comtés de Labelle et Charlevoix sont essentiellement ruraux.Cependant, on pourrait en dire autant de la région No 3: les deux Gaspé et Matane, alors que pour ces comtés les rapports sont franchement moins favorables.Cette différence entre deux régions rurales peut s\u2019expliquer par le fait qu\u2019en Gaspésie la culture est moins développée, les conditions atmos- 407 phériques généralement défavorables et, contrairement à la première région, celle-ci est fort éloignée des sources d\u2019approvisionnement si on excepte le poisson, bien entendu.Aussi les populations urbaines de ces comtés de la péninsule, étant mieux partagées sur ce point, ont-elles une alimentation plus variée que celles des villages et des campagnes.Il est une autre région dont les données attirent l\u2019attention: c\u2019est la région No 7 (Chicoutimi).Il n\u2019est peut-être pas très sage de tirer des conclusions, car ce groupe ne compte que 50 enfants dont 28, soit 56 pour cent, sont de familles pauvres.Tout de même, la consommation pour certains aliments est tellement moindre que dans les autres régions qu\u2019on peut se demander si ce n\u2019est pas dû au fait que le coût de la vie est, paraît-il, plus élevé dans cette région qu\u2019en tout autre endroit de la province, exception faite de l\u2019Abitibi, non considérée dans cette étude Dans le détail des données obtenues pour chacune des régions, l\u2019influence de certains facteurs est un peu plus apparente en maints endroits que si on se borne à considérer le groupe dans son ensemble seulement.Dans les régions 2, 3, 5 et 6, la proportion des enfants dont l\u2019alimentation a mérité de 70 à 100 pour cent des points est plus élevée parmi ceux des villes que parmi ceux de la campagne.On peut expliquer cet état de choses par le fait que nos cultivateurs limitent leur alimentation .aux produits de la ferme, mais malheureusement ils ne prélèvent pas une assez large part sur les denrées qu\u2019ils peuvent écouler avec profit sur les marchés des villes, quand ils en sont assez rapprochés.Une deuxième raison plausible, c\u2019est que les citadins, comme ils doivent nécessairement acheter tous les aliments qu\u2019ils consomment, s\u2019approvisionnent d\u2019une plus grande variété d\u2019aliments.Enfin, ne serait-il pas vraisemblable que nos populations urbaines soient mieux renseignées sur les principes d\u2019une bonne alimentation parce que nos organisations d\u2019hygiéne peuvent y faire une propagande plus intense qu\u2019en campagne où les familles disséminées sur un long parcours ne négion No.7 (») ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE D'ÉCOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rappor*% avec différents facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.FACTEURS 0 SEXE RESIDENCE CO ECONOMIQUES POUVANT INFLUENCER T A LES HABITUDES ALILENTAIRES L Garçons |Filles [ampagne |Village Ville Pauvre |À l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 50 26 24 0 0 50 28 22 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE 2 4 4 7 % 4 50% et moins 80.0 76.9 83.3 80.0 100.0 54.5 \u201870% et moins 94.0 92.3 95.8 94,0 100.0 86.4 70.à 100% 6.0 7.7 4.2 6.0 0.0 13.6 USAGu DxæS ALIMUNTS ESSENTIELS Lait: 4 verres 20.0 23.1 16.7 20.0 3.6 4049 3 * 6.0 7.7 4,2 6.0 3.5 9.1 2 * 20.0 16.2 20.8 20.0 10.7 31.8 1 \" 14.0 7.7 20.8 14.0 17.9 9.1 Pas du tout 40.0 42.3 37.5 40.0 64.3 9.1 Fromage: Usage 4.0 3.8 4,2 4,0 0.0 9.1 Fruits 2 services (1 agrume) 4.0 0.0 8.3 4.0 0.0 9.1 1 * (agrume ) 8.0 7.7 8.3 8.0 0.0 18.2 1 \" (aucun agrume ) 12.0 19.2 4.2 12.0 3.6 22.7 Pas du tout 76.0 73.1 79.2 76.0 96.4 50.0 Légumes: (Pommes de terre exclues) 2 serviges 12.0 15.4 8.3 12.0 0.0 27.3 1 * 34.0 34.6 33.3 34.0 32.1 36.4 Pas du tout 54.0 50.0 58.3 54.0 67.9 36.3 Pommes de terre 2-3 services 32.0 26.9 37.5 32.0 28.6 36.4 1.\" 46.0 42,3 50.0 46.0 42.8 50.0 Pas du tout 27.0 30.8 12.5 27.0 28.6 13.5 Céréales À grain entier 20.0 23.1 16.7 20.0 10.7 31.8 Pain vitamine \"B\u201c 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Viande ou poisson et oeufs 4.0 7.7 0.0 4.0 0.0 9.1 \" ou \" ou * 70.0 57.7 83.3 70.0 53.6 90.9 Pas du tout 26.0 34.6 16.7 26.0 46.4 0.0 (*) Ville de Chicoutimi.sos ES < a A&A 2A eras > = 121942 \u20ac mas \u2014 Juin dsmS Umitédon\u2014Sonitaires.; 80% P61 [14% \u2018(BU \u2014 \"O'\"FIN'V Narang \u2014 VAVNVO Nd ATVOICHN NOINAT TABLEAU I a * - < dame = de re ie SAE.Enquête sommaire sur le répime alimentaire de 2,300 écoliers ( 10 à 14 ans ) en 1943 ( mai-juin )325 Unités-Sanitaires.Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rapport avec différe its facteurs pouvant influencer les habitudes alimentaires.T FACTEURS 0 SEXE RESIDENCE CONDITIONS POUVANT INFLUENCER r ECONOMIQUES LES HABITUDES ALIMENTAIRES L |Garçona Filles Campagne Village Ville Pauvre |A l\u2019aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 2,300 1,121 1,179 737 750 813 698 1,602 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE yA 7 % x 4 A % A 50% et moins 59,8 59.9 59.8 63.8 58.6 57.4 65.2 57.5 70% et moins 90,7 90.7 90.7 94,4 89.1 88.8 93.1 89.7 70 à 100% 9.3 9.3 9.3 5.6 10.9 11.2 6.9 10.3 USAGE DES ALIMENTS ESSENTIELS Laits 4 verres (20) 33.1 36.0 30.3 33.1 32.6 33.5 28.2 35.1 3 * (15) 16.4 17.0 15.9 16.3 15.2 17.7 15.9 16.7 2\" (10) 15.8 16.1 15.5 16.4 16.0 15.1 16.3 15.6 1 \" ( 5) 17.7 15.5 19.7 17.4 17.7 17.8 18.1 17.5 Pas du tout 17.0 15.4 18.6 16.8 18.5 15.9 21.5 15.1 Fromage : Consommation ( 5) 10.4 10.9 10.0 6.8 13.5 10.9 769 11.5 Fruits: 2 services = agrume) (20) 14.4 14.1 14.8 12.3 17.2 13.8 12.0 15.5 1 service agrume) (15) 21.7 21.3 22.0 18.7 18.1 27.6 22.4 21.4 1 service(aucun agrume)( 5) 20.6 20.2 21.0 22.1 21.8 18.2 17.8 21.8 Pas du tout 43,3 44,4 42.2 46.9 42,9 40.4 47,9 41,3 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services * (10- 15) 28.9 27.2 30.5 23.2 29.3 33.7 23.5 31.3 1 service * ( 5-10)| 26.0 26.5 25,5 29.7 29.1 19.8 27.5 25.3 Pas du tout 45.1 45.3 44.0 47,1 41.6 46.5 49,0 43.4 Pommes de terre: 2-3 services (5) 54,7 56.4 53,0 56.2 55,1 52.9 55.0 54,5 1 service ( 5) 29.7 28.1 31.3 27.4 30.4 31.2 28.7 30.2 Pas du tout 15.6 15.5 15.7 16.4 14.5 15,9 16.3 15.3 Céréales à grain entier ( 5) 24.6 24.5.24.6 25.5 28.4 20.2 24.8 24.5 Pain vitamine \"B* (6-10) 5.9 6.1 5.7 3.7 7.3 6.6 5.0 6.3 Viande ou poisson et oeufs # (15-20)| 33.4 33el 33.7 37.0 39.7 27.9 31.8 34.1 \u201c ou * ou \" # (10-5) 55.6 55.4 55.7 49,0 56.0 61.1 52.4 56,9 Ni l'un ni l\u2019autre 11.0 11.5 10.6 14.0 8.3 11.0 15.8 9.0 * Y compris 5 points supplémentaires pour légumes verts, feuillus ou jaune.# I compris 3 points extra pour f oie, - «SIMYNON NAIA STILNOS SYHATIOOH SON *HULSHATAS 60% TABLEAU II ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE REGIME ALIMENTAIRE D'ECOLIERS, EN 1943.Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation, en rappoët avec les revenus et le lieu de résidence des parents, LIEU DE RÉSIDENCE TOTAL CAMPAGNE VILLAGE VILLE CONDITIONS ÉCONOMIQUES Pauvre |À l'aise Pauvre |À l\u2019aise| Pauvre |À l'aise| Pauvre |À l'aise Nombre d'enfants dans chaque groupe 698 1,602 244 493 203 547 251 562 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE % Z % 2 | 4 % 4 4 50% et moins - 65.2 57.5 68.0 61.7 62.1 57.2 64.9 54.1 70% et moins 93.1 89.6 95.1 94.1 92.6 87.8 91.6 87.5 70 à 100% 6.9 10.4 5.9 5.9 7.4 12.2 8.4 12.5 USAGE DES ALIMENTS ESSENTIELS Laits 4 verres 28.2 35.1 32.4 33.5 24.6 35.5 27.1 36.3 3 * 15.9 16.7 13.9 17.4 18.2 14.1 16.9 18.5 2 * 16.3 15.6 14.3 17.4 20.7 14.3 14.8 15.3 il \u201c 18.1 17.5 20.5 15.8 13.8 19.2 19.1 17.3 Pas du tout 21.5 15.1 18.9 15.8 22.7 17.0 23.1 12.6 Fromage: Usage 7.9 11.5 8.6 5.9 6.9 15.9 8.0 12.3 Fruits: 2 services (1 agrume) 12.0 15.5 11.1 13.0 10.8 19.6 13.9 13.7 1 * ( agrume ) 22.3 21.4 17.2 19.5 21.7 16.8 27.9 27.4 1 * (aucun agrume ) 17.8 21.8 22.1 22.1 19.2 22.7 12.4 20.8 Pas du tout 47.9 41.3 49.6 45.4 48.3 40.9 45.8 38.1 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services 2305 31.3 18.8 25.4 27.1 30.2 25.1 37.6 1 \" 27.5 25.3 31.6 28.8 30.5 28.5 2l.1 19.2 Pas du tout 49.0 43.4 49.6 45.8 42.4 41.3 23.8 43.2 Pommes de terre: 2-3 services 55.0 54.5 53.7 57.4 58.6 53.7 53.4 52.7 1 28.7 30.2 32.0 25.2 25.6 32.2 27.9 32.7 Pas du tout 16.3 15.3 14.3 17.4 15.8 14.1 18.7 14.6 Céréales à grain entier 24.8 24.5 29.1 23.7 29.6 28.0 16.7 21.7 Pain vitamine \u201cB* 5.0 6.3 2.1 4.5 8.9 6.8 4.8 7.5 Viande ou poisson et oeufs 31.8 34.1 36.9 37.1 35.0 36.0 24.3 29.6 \" ou * ou * ; 52.4 56.9 44,2 51.3 55.6 56.1 57.8 62.6 Pas du tout 15.8 9.0 18.9 11.6 9.4 7.9 17.9 7.8 ory 1561 [HAE \u201cTEPNUON \u2014 OA TINV NUSTIAG \u2014 VOYNVO AC FIVOICHW NOINAI TABLEAU IIX \u2014-\u2014 .ENQUÊTE SOMMAIRE SUR LE REGIME ALIMENTAIRE D'ECOLIERS, EN 1943 Distribution proportionnelle des enfants, suivant leur consommation et suivant la région qu'ils habitent.Régions suivant l\u2019ordre de mérite du pointage.T 1 2 3 4 5 6 7 DESCRIPTION 0 Charle- Rive Rive Cantons| Hull Chi- : 2 T voix nord Gas- sud de et cou- ABREGLE A et (huit) pé- (cing) l'est Trois- ti- , L Labelle (unités) sie [(unités)| (huit) |rivières| mi, DES REGIONS (2 unités) (3 unités] (unités) (2 unités)ville.Nombre d'enfants dans chaque région 2,300 102 683 102 487 631 245 50 POINTAGE POUR LES REPAS D'UNE JOURNÉE # Z 4 1 1 4 4 4 50% et moins 59.8 24.5 55.1 58.8 59.5 66.1 68.6 80.0 70% et moins 90.7 71.5 89.1 89.2 92.1 93.0 94.3 94.0 70 à 100% 9.3 28.5 10.9 10.8 7.9 7.0 5.7 6.0 USAGE DNS ALIMENTS ESSENTIELS Laits 4 verres 33.1 42.2 35.7 18.6 34.7 33.4 26.1 20.0 3 * 16.4 21.6 16.8 15.7 16.8 13.5 22.5 6.0 2 * 15.8 15.7 17.0 18.6 13.1 16.0 15.5 20.0 1 \u201c 17.7 8.8 15.5 3l.4 17.7 18.2 20.8 14.0 Pas du tout 17.0 11.7 15.0 15.7 17.7 18.9 15.1 40,0 Fromage: Usage 10.3 28.4 13.2 13.7 11.9 6.0 3.7 4.0 Fruits: 2 services (1 agrume) 14.4 36.3 15.4 21.6 11.5 14.2 8.2 4.0 1 \" d 'agrume 21.7 11.7 26.2 17.6 16.8 18.9 34.3 8.0 1 * (aucun agrume} 20.6 30.4 19.1 9.8 22.8 20.8 22.0 12.0 Pas du tout 43,3 21.6 39.3 51.0 48.9 46.1 35.5 76.0 Légumes: (pommes de terre exclues) 2 services 28.9 51.0 32.2 33.3 19.9 28.4 31.4 12.0 1 * 26.0 29.4 22.3 20.6 39.8 28.0 18.4 34.0 Pas du tout 45,1 19.6 45.5 46,1 40.3 49,6 50.2 54.0 Pommes de terre: 2-3 services 54.7 37.3 59.1 44.2 62.8 55.6 39.6 32.0 l \u201c 29.7 49.0 23.9 32.3 25.1 31.6 38.4 46.0 Pas du tout 15.6 13.7 17.0 23.5 12.1 12.8 22.0 27.0 Céréales à grain entier 24.6 57.8 24.2 25.5 31.4 17.9 15.9 20.0 Pain vitamine \"B\u201c 5.9 1.0 11.4 10.8 4.1 4,1 0.0 0.0 Viande ou poisson et oeufs 33.4 46.1 .3101 .49.0 47.0 28.1 20.8 4.0 u * ou \" 55.6 47.0 58.1 | 40.2 47,7 57.8 65.3 70.0 Ni l\u2019un ni l\u2019autre 11.0 6.9 10.8 10.8 5.3 14.1 13,9 26.0 \u2019 SIAHNON NAHIA SIFLNOS SHHITOON SON *MALSHATAS DIF 412 peuvent pas être visitées aussi régulièrement ni groupées aussi facilement?Pour en arriver à une fin pratique après avoir considéré tous ces aspects du problème, nous pourrions résumer comme suit: malgré les variations de causes à effets semb'ables dans les différentes régions étudiées, il reste tout de même un fait bien établi et commun à tous les endroits: c\u2019est la proportion alarmante des enfants qui, parmi ce groupe de 2,300 écoliers, ont une alimentation inadéquate du moins en apparence.Il n\u2019est certes pas téméraire d\u2019appliquer ces données à la grande majorité de notre population scolaire.Il appert également que la cause principale pour laquelle un si grand nombre d\u2019enfants n\u2019ont pas une alimentation adéquate, c\u2019est l\u2019ignorance des parents et des enfants en hygiène alimentaire.Comme il est reconnu de nos jours que savoir se nourrir convenablement est un moyen essentiel pour une croissance normale, le maintien de la santé, de la vigueur et de l\u2019efficacité, la conclusion qui s\u2019impose pour le moment et dont l\u2019exécution est urgente, c\u2019est de montrer aux gens comment se nourrir.Cette tâche ne revient pas uniquement aux hygiénistes de carrière mais aussi à toute personne compétente et de bonne volonté et surtout au médecin de famille.On écoute encore avec confiance, en maints endroits, les conseils de son médecin de famille.C\u2019est pourquoi, en face d\u2019une situation aussi alarmante que celle dont nous venons de faire le tableau, il est si désirable que tous les médecins ne perdent aucune occasion de parler d\u2019alimentation aux familles qui ont placé leur confiance en eux.Résumé.Non, si on s\u2019en rapporte à une enquête sur l\u2019alimentation d\u2019une journée, faite en 1943, auprès de 2,300 écoliers des deux sexes, âgés SYLVESTRE: NOS ÉCOLIERS SONT-ILS BIEN NOURRIS?de 10 à 14 ans, répartis un peu partout dans la Province.90.7 pour cent ont une alimentation qui mérite un pointage inférieur à 70 pour cent du pointage idéal.Une proportion considérable de ces enfants ne font aucun usage habituel des aliments essentiels: 17 pour cent ne boivent pas de lait du tout et 33.5 pour cent n\u2019en prennent qu\u2019un ou deux verres par jour; 43.3 pour cent ne mangent pas de fruits et 45.1 pour cent.ne consomment pas de légumes, pommes de terre exclues; 10.4 pour cent seulement font usage de fromage et il n\u2019en est que 24.6 pour cent qui mangent des céréales à grain entier.En vue de chercher s\u2019il n\u2019y aurait pas quelque facteur plus particulièrement responsable de cet état de choses ou si les conditions ne seraient pas plus mauvaises dans certains groupes particuliers, on a étudié les données obtenues sous différents aspects: le sexe, la résidence (campagne, village, ville), les conditions économiques (pauvres, à l\u2019aise), la région habitée par les parents.Les résultats de ces compilations diverses sont si constamment mauvais qu\u2019il n\u2019est pas facile d\u2019incriminer un facteur ou un groupe en particulier.Il semble bien que la raison principale qui puisse expliquer une alimentation aussi généralement défectueuse, c\u2019est l'ignorance des principes d\u2019hygiène alimentaire.On ne sait pas choisir les aliments qui devraient être inclus dans un régime alimentaire adéquat et bien balancé.La conclusion à tirer de cette étude, c\u2019est que l\u2019éducation du peuple, parents et enfants, s\u2019impose de façon urgente.Toutes les personnes compétentes en diététique et les médecins de famille en particulier ne devraient perdre aucune occasion de renseigner ceux qui requièrent leurs services.\" M LA NUTRITION CHEZ LE VIEILLAKD J.-H.LAPOINTE, F.R.C.P.(C) (Ottawa, Ont.) Par définition, le vieillard est celui qui a longtemps vécu.Or, dans le cours d\u2019une longue existence, marquée par de nombreux repas, les manquements aux préceptes de la diététique scientifique risquent d\u2019être fréquents et répétés.: Ces erreurs de nutrition, si elles sont d\u2019importance, ne tardent pas à produire, à plus ou moins longue échéance, des effets apparents et facilement reconnaissables.Mais il arrive, le plus souvent, que les manquements aux principes établis de l'hygiène alimentaire, parce que modérés, ne se manifestent que d\u2019une façon lente et insidieuse, leurs effets cumulatifs ne devenant perceptibles qu\u2019au bout de plusieurs années: une fois l\u2019individu devenu vieux.C\u2019est ainsi que certains signes cliniques d\u2019une alimentation défectueuse, conséquences d\u2019erreurs de diététique communes et répandues, surviennent chez tant d\u2019individus à la fois qu\u2019on en est venu à les considérer comme les conséquences physiologiques du vieillissement et, sans plus ample information, à les accepter comme inéluctables et inhérentes à la vieillesse sans faire la moindre tentative de correction ou de redressement.Quels sont donc les signes de la vieillesse et quelles modifications caractérisent le vieil âge?Les changements qui s\u2019opèrent chez les vieilles personnes et que l\u2019on peut envisager comme des événements physiologiques du vieillissement sont: Canitie.Atrophie du tissu lymphoïde.Emphysème, avec diminution de la capacité vitale.Ostéoporose des os longs, accroissement des os plats.Arc sénile.Atrophie des disques intervertébraux avec rapetissement de la taille.Diminution des lacis capillaires de la peau, d\u2019où pâleur, méprise pour anémie.Diminuiion des réflexes tendineux profonds.Atrophie de la thyroïde, du foie, de la rate, des reins et de tous les organes sauf le cœur (1) .En plus de ces indices physiologiques du vieillissement, il existe chez le vieillard des modifications habituelles du caractère qui se manifestent d\u2019une façon insidieuse et progressive: Fa\u201digabilité facile de l\u2019esprit.Manque d\u2019attention.Difficulté de concentration et tendance à la répétition.Outre ces modifications apparentes, un examen plus attentif et plus profond décèlera: un égoïsme et une égocentricité marqués, un décroissement de la souplesse mentale, une aversion aux idées nouvelles avec persistance irraisonnable des habitudes acquises.Les vieillards sont sujets à des changements subits d'humeur et subissent davantage les effets des réactions émotives.L\u2019anxiété, la peur, le souci de la solitude, le désœuvrement causé par l\u2019inactivité, qui leur est si souvent imposée, produisent parfois des résultats somatiques, tout particulièrement du côté de leur système digestif.Les vieux sont soupçonneux, vindicatifs et rancuniers et souvent leur rancœur se traduit par de la bouderie se manifestant par un refus d\u2019alimen*ation et un état de négativisme par lesquels ils s\u2019imaginent bien punir ceux à la garde de qui ils sont confiés.Ces troubles de caractère, s\u2019ils sont dépistés au début, peuvent souvent être enrayés, avant qu\u2019ils ne soient trop prononcés, par le redressement des griefs, la création d\u2019un intérêt dans le monde extérieur, un commerce moins imper- sonnel entre les vieillards et le personnel de l\u2019institution, un degré suffisant de récréation et surtout par une occupation utile et rémunératrice: le tout associé à un traitement diététique approprié à une vitaminothérapie à dose suffisante.(2) | Les causes de ces changements séniles sont: a) la constitution génétique de l\u2019individu et de sa race; b) les accidents de la vie: les infections, les maladies, une diète défectueuse.(3) La médecine préventive et l\u2019hygiène sociale sont en train de gagner une magnifique bataille contre les infections.Il ne fait point de doute que le nombre plus grand de personnes âgées est, dans une très grande mesure, le résultat de la lutte efficace contre les maladies infectieuses.Ce sont les maladies dites de dégénérescence qui, chez le vieillard, causent le plus de ravages: maladies du système cardio-vasculaire, l\u2019artério-sclérose, les néphri*es, le diabète, le cancer, les cardiopathies chroniques, etc.Ces troubles dégénératifs commencent vers la quarantaine et présentent le plus grand danger de 40 à 60 ans.Si l\u2019on peut maintenir un bon état de santé pendant cette période critique, les probabilités d\u2019incapacité prolongée ou d\u2019inutilité, passé soixante ans, sont de beaucoup diminuées.(4) Ces maladies de dégénéreseence, Christian les qualifie «comme ne pouvant être l\u2019objet d\u2019aucune mesure préventive ».Dans leur domaine, aucune diminution de morbidité ou de fréquence.Bien au contraire, durant les quatre dernières décades, parallèlement à la diminution des autres maladies, qui ont bénéficié de mesures préventives, il est désolant de constater une singulière augmentation dans le nombre des décès imputables aux maladies dites de la dégénérescence.(5) Mais contre la diète défectueuse, ce troisième accident de la vie faisant vieillir | «les changements de la vieillesse sont attribuables en grande partie à la qualité et à la quantité de la nutrition de l\u2019individu, à tous les âges 414 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 de sa vie, en relation avec ses besoins individuels » (6) ], contre elle au moins nous ne sommes point désarmés, car tous les jours davantage la science nous apporte de meilleures et, de plus opérantes fagons d\u2019atteindre une diète idéale.Le problème de la nutrition chez le vieillard se pose donc longtemps avant que l\u2019individu ne soit devenu vieux.De même que par sa nutrition l\u2019enfant se prépare à devenir adulte, ainsi l\u2019adulte doit se préparer à devenir vieillard.La personne âgée porte, dans son soma, la marque indélébile des habitudes alimentaires de toute son existence, le vieil âge recevant l\u2019héritage, bon ou mauvais, de l\u2019adolescence et de l\u2019âge mûr.C\u2019est pourquoi Piersol affirme: «Une diète bien équilibrée, durant toute la vie, riche en vitamines peut beaucoup pour prévenir le déclin de la santé et la diminution de vigueur chez la personne âgée.» (7) Les différentes conférences de cet après-midi sur la nutrition démontrent bien cet enchaînement inéluctable des effets de la nutrition à tous les âges de la vie.Espérons que nos efforts concertés ne seront point stériles et que nous pourrons réaliser le réveil du sens de la responsabilité, tant collective qu\u2019individuelle, chez ceux qui désirent le privilège d\u2019un bon état de santé et d\u2019une saine longévité.L'avenir de l\u2019être humain est done, dans une large mesure, influencé par ce qu\u2019il décide de manger.Ce mot « décider » est bien significatif: il indique un acte de volition dans le choix et la qualité des aliments quotidiens.Or si l\u2019adulte est en mesure de mettre à profit les directives qu\u2019il reçoit, le vieillard, par contre, se trouve souvent dans l\u2019impossibilité absolue de suivre les données de son meilleur jugement et de sa conviction éclairée.À cause de ce fait, c\u2019est à l\u2019Etat et aux organisations sociales qu\u2019il incombe de voir à ce que le problème de la nutrition chez le vieillard reçoive la solution que rendent possible les connaissances scientifiques modernes et que la médecine seule ne peut réaliser. LAPOINTE: LA NUTRITION CHEZ LE VIEILLARD Cette possibilité d\u2019une meilleure vieillesse est d\u2019une importance capitale et toute pleine d\u2019impérieuses directives pour la société.Car le nombre des vieillards va augmentant et le problème de leur état de santé suit une courbe forcément parallèle à l\u2019augmentation de leur nombre.Le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans est passé, aux Etats-Unis, de 3 à 9 millions de 1900 à 1940.Dans ces mêmes 40 années, la durée moyenne de l\u2019existence est passée de 47 à 50, à de 63 à 77 années.Ces vieux, devenus beaucoup plus nombreux, on doit, au point de vue social et économique, les maintenir aussi longtemps que possible à un travail utile et rémunérateur pour en faire ainsi profiter la société et l\u2019Etat.Mais, en ce qui nous concerne, comment et de quelle façon le problème de leur nutrition se pose-t-il?Car elle existe bien cette science de la nutrition et ce n\u2019est pas une science stérile mais bien l\u2019une des plus fécondes qui aient jamais capté l\u2019attention des chercheurs.Ainsi des expériences, portant sur plusieurs générations de rats, prouvèrent, d\u2019une façon concluante, que l\u2019on peut obtenir par une diète appropriée et enrichie de vitamines, une amélioration considérable de l\u2019état de santé, le retardement des infirmités de la vieillesse et une durée de la vie de 10% plus longue que celle des animaux témoins.(8) Or l\u2019organisme humain est de beaucoup plus sensible que celui des rats aux améliorations de la diète et, si l\u2019on fournit à l\u2019individu une diète riche en vitamines et établie d\u2019après les données de la clinique et de l\u2019expérimentation, on est en droit d\u2019espérer pour lui un meilleur état de santé et un allongement probable de la vie.La diète normale de l\u2019être humain, er plus des hydrates de carbone, graisses, protéines, eau et sels minéraux, en quantité appropriée et déterminée par les données de la physiologie, doit contenir une quantité indispensable de vitamines, ces impondérables nécessaires au métabolisme de l\u2019organisme et sans lesquels la santé et l\u2019activité fonctionnelle ne sauraient être parfaitement conservées: le maintien de 415 l\u2019équilibre biologique de l\u2019homme et l\u2019accomplissement de ses multiples fonctions dépendent donc des aliments qu\u2019il consomme, de leur qualité, quantité, composition et, pour- rions-nous ajouter, dans une certaine mesure, de l\u2019art de leur préparation culinaire.Cependant la sénilité, par elle-même, impose des conditions spécifiques de nutrition et l\u2019état de santé du vieillard dépendra de la mesure dans laquelle ces conditions seront connues et appliquées.D\u2019une façon générale, on peut dire que la nutrition des vieillards est défectueuse et insuffisante.Il faut combattre cette croyance, trop répandue, que les vieillards ont besoin de moins de nourriture, du seul fait de leur âge avancé.Raisonner ainsi, c\u2019est oublier que les processus de remplacement et de réparation se poursuivent incessamment, malgré le vieil âge, et que pour le maintien de l'équilibre entre les dépenses et recettes, il faut que l\u2019apport alimentaire fournisse les éléments nécessaires, en quantité suffisante, pour parer à tous les besoins éventuels de l\u2019organisme.Malheureusement, le moment d\u2019apparition des premiers signes, traduisant le déficit habituel chez le vieillard, est extrêmement difficile à préciser et à saisir et certains défauts de nutrition, chez les vieux, ne peuvent être dépistés que par une étude attentive et très adroite de leur histoire et habitudes alimentaires.Ainsi très souvent les personnes âgées, simplement par force d\u2019habitude, mangent, d\u2019une façon monotone, des repas mal préparés et mal ordonnés, dont les aliments ont été choisis sans la moindre considération scientifique.C\u2019est aussi souvent à cause de l\u2019impossibilité d\u2019une mastication adéquate que le vieillard évolue fatalement vers une mauvaise et insuffisante alimentation.Que l\u2019édentation soit le résultat d\u2019une avulsion commandée ou la conséquence de pertes spontanées des dents, il ne faut pas que le vieillard soit privé de dentiers, parce qu\u2019il ne peut se les procurer.D\u2019autre part, une trop longue attente rend souvent impossible une prothèse utile et con- 416 fortable, d\u2019où l\u2019amusant spectacle de tant de personnes âgées enlevant leurs dents pour manger! Et combien d\u2019autres, de nos pensionnaires d\u2019hospices, n\u2019ont plus ou n\u2019ont jamais possédé de fausses dents, sans que personne ne s\u2019en préoccupe, parce que personne ne croit en porter la responsabilité: ce dont, d\u2019ailleurs, les vieux eux-mêmes ne se soucient guère.D'autre part, la constipation est le plus souvent habituelle chez.les vieux.Or les troubles gastro-intestinaux qu\u2019elle engendre deviennent à la fois cause et conséquence d\u2019une nutrition défectueuse.L\u2019obsession, créée par les malaises résultants d\u2019exonérations alvines irrégulières ou insuffisantes, peut déterminer une diète fantaisiste ou mauvaise adoptée dans l\u2019espoir d\u2019obtenir un soulagement ou une amélioration.Cette infirmité des vieux peut résulter: de repas irréguliers, d\u2019un manque de thiamine, d\u2019un apport liquide insuffisant, de quantités restreintes de fruits ou de légumes, de l\u2019abus de laxatifs, du manque d\u2019exercice, du manque d\u2019horaire fixe et d\u2019évacuation quotidienne et, quelquefois, de réglements stupides ou d\u2019un nombre insuffisant de water- closets dans les institutions.En outre, les vieillards sont, malheureusement, souvent capricieux dans leur nourriture et adoptent volontiers les données les plus fantaisistes et les plus baroques pour devenir de véritables toqués de l\u2019alimentation.C\u2019est ainsi qu\u2019il peut arriver que ce soit par conviction que le vieillard évite systématiquement les aliments dont il a absolument besoin et qui sont essentiels au maintien de la santé.N'oublions pas, en voulant corriger ces habitudes vicieuses, qu\u2019il est difficile de réussir des changements radicaux chez les vieillards habitués à une diète mal équilibrée.Il faut se rappeler que leur mauvaise hygiène alimentaire est souvent le résultat d\u2019un légitime désir de conserver la santé et l\u2019aboutissant de tentatives multiples et répétées pour éviter la maladie.Pour en arriver à faire disparaître ces habitudes de mauvaise et défectueuse alimenta- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 tion, il ne faut pas que ceux qui ont charge des vieillards les considèrent trop vieux pour apprendre ou profiter.Il faut, bien au contraire, qu\u2019ils se\u2019 persuadent de l\u2019utilité et de la possibilité de réformes et de redressement.Il faut surtout que la campagne de diffusion des principes des besoins nutritifs et de la saine alimentation soit commencée assez tôt pour atteindre le vieillard, avant que ne deviennent irrémédiables les habitudes qui influenceront, d\u2019une aussi défavorable façon.son bien-être physique et son état mental.Pour être bien balancée, la diète quotidienne du vieillard, en plus des sels minéraux et vitamines, doit contenir les protéines, graisses et hydrates de carbone, en tenant compte des besoins en calories, dans les proportions suivantes : P: 10 à 15%.G: 20 à 30%.H de C: 55 à 70%.Les protéines sont la seule nourriture qui contient du soufre et du nitrogène, sous une forme qui peut être assimilée par les cellules des tissus et pouvant servir à la réparation des pertes qui résultent de l\u2019activité cellulaire normale.Il faut bien noter que dans la ration quotidienne de protéines il faut un minimum de 30 à 40 grammes de protéines animales, si l\u2019on veut éviter l\u2019œdème d\u2019insuffisance alimentaire: le «starvation edema » des Anglais.Cet œdème résulte d\u2019une ingestion insuffisante de viande et du déficit hépatique qui en résulte.(9) Car seules les protéines animales contiennent tous les acides aminés essentiels dans une proportion relative à celle qui existe dans les tissus humains, les protéines végétales ayant une teneur incomplète en acides aminés essentiels.Ainsi donc un facteur de mauvais état de santé chez beaucoup de vieux est un apport alimentaire insuffisant de protéines animales.Cette insuffisance se manifeste par une fonte des tissus, de l\u2019anémie et de l\u2019œdème, lequel, la plupart du temps, est considéré comme LAPOINTE: LA NUTRITION CHEZ LE VIEILLARD d\u2019origine cardiaque ou rénale.Que de vieux présentent de la fatigabilité, de l\u2019anémie modérée accompagnées d\u2019épuisement et d\u2019un œdème discret contre lesquels s\u2019acharnent en vain la bonne volonté du médecin et toute la gamme de préparations toniques martiales et diurétiques qu\u2019il prescrit.Il suffirait pourtant de donner plus de viande à manger à ces vieillards, pour voir disparaître, comme par enchantement, ces symptômes: symptômes qu\u2019on considère encore parfois comme l\u2019inévitable et nécessaire cortège de l\u2019âge avancé et dont l\u2019étiologie véritable et une efficace thérapeutique peuvent être si facilement révélées par une simple évaluation de la teneur en protéines du plasma.Et, à ce propos de viande, il serait nécessaire de combat're, pour la faire à jamais disparaître du credo médical, cette conviction, aussi répandue qu\u2019erronée, qu\u2019une diè\u2018e riche en viande est préjudiciable, parce qu\u2019elle cause ou augmente les désordres rénaux et aggrave Phypertension.Comme le fait si justement remarquer Sebrell, «seules l\u2019azotémie et la goutte peuvent justifier une alimentation réduite en viande ».(10) Quoiqu\u2019il soit possible d\u2019obtenir la quantité de minéraux nécessaire à l\u2019existence et au bon fonctionnement de l\u2019organisme par une ra*ion quotidienne normale, les besoins en sont considérablement accrus chez les personnes âgées.Il leur faut donc un apport additionnel par des suppléments suffisants.en particulier de fer, de calcium, de phosphore et d\u2019iode.Cer:ains vieillards, apportant à l\u2019hospice les effets cumulatifs de la déficience en iode des régions qu\u2019ils ont habitées, présentent de l\u2019hypothyroïdie peu évidente.Il est donc utile et prudent de se servir de sel iodé dans l\u2019alimentation des vieillards.D\u2019ailleurs, à cause de l\u2019aortite et de l\u2019artério-sclérose, l\u2019usage du sel iodé trouve une autre indication dans les hospices.(11) Malgré les controverses, en dépit d\u2019une commercialisation intensive et outrancière, quoique dans certains milieux traditionalistes on l\u2019accueille encore avec une certaine réserve, la 417 vitaminothérapie est trop pleine de promesses et trop fertile en résultats pour que l\u2019on ne mette point à profit ses effets et que l\u2019on ne fouille point davantage ses possibilités.En fait, les symptômes d\u2019avitaminose se superposent d\u2019une si parfaite façon sur certaines manifestations séniles, qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019étude de la nutrition chez le vieillard est dominée par les résultats possibles que l\u2019administration judicieuse et ordonnée des vitamines permet d\u2019espérer.Chez les personnes âgées, même avec une ration quotidienne suffisante pour les besoins normaux, des symptômes d\u2019avitaminose peuvent apparaître à cause de conditions qui nuisent à la bonne assimilation et utilisation des vitamines ingérées.Les causes d\u2019avitaminose chez le vieillard sont: a) Mauvaises habitudes alimentaires; mauvaise préparation culinaire.b) Restrictions: fantaisistes; imposées: nécessité économique, menu d\u2019institution, à cause de mauvaises dentures.c) Besoins accrus en vitamines: mauvaise absorption (diarrhée, côlite, etc.), exigences particulières de l\u2019âge avancé, maladies, infections, etc.L\u2019avitaminose chez le vieillard se traduit par: Vitamine A: de la nyctalopie; susceptibilité aux infections; peau sèche et écailleuse, hyperkératose; vitalité amoindrie des cellules épithéliales.Vitamine Bi: (thiamine): paresthésies légères; douleurs musculaires; endolorissement des mollets; asthénie; œdème des extrémités; diminution de la motilité intestinale; anorexie.Vitamine C (acide ascorbique): fragilité capillaire; sensibilité articulaire; gencives spongieuses, saignantes et douloureuses; asthénie; céphalée; résistance moindre aux infections; troubles digestifs. 418 Acide nicotinique: langue rouge et lisse; constipation; anorexie; dermatites; érythèmes; troubles digestifs; désorientation; confusion; perte de poids; psychoses.Vitamine Bz (riboflavine) : chéiloses; accumulation séborrhéique dans les replis cutanés; capillarisation de la cornée; manque de vigueur; glossite.Vitamine D: ostéomalacie; ostéoporose; extrémités en sabre (incurvées); douleurs : dans les jambes, les côtes, le sacrum; émaciation; fatigue; mauvaise assimilation: du calcium, des phosphates.L\u2019avitaminose est toujours plus marquée à la fin de l\u2019hiver et à ce moment il est utile d\u2019administrer d\u2019une façon systématique A et C pour augmenter la résistance aux infections: la vitamine À maintient l\u2019intégrité de tous les tissus épithéliaux et la vitamine C est toujours en baisse chez ceux qui font de l\u2019infection.Des recherches et dosages, faits par Kay, portant sur 700 vieillards dans trois grandes institutions, décelèrent une avitaminose, évidente ou dissimulée, chez la plupart des sujets, quoique leur ration alimentaire fût apparemment saine et suffisante.(12) Le même auteur, expérimentant sur 75 vieux dans un hospice, en choisit 25 auxquels il administra, pendant une période de trois mois, une préparation de multivitamines; les 50 autres servirent de témoins.Parmi ceux qui reçurent les vitamines aucun ne présenta d\u2019épisode respiratoire aigu, de janvier à juin, leur appétit fut amélioré et la plupart augmentèrent de poids.Parmi les témoins il y eut 5 cas d\u2019influenza, 2 cas de broncho-pneumonie et plusieurs eurent des trachéo-bronchites plus ou moins graves.L\u2019auteur de conclure: l\u2019administration de quantités adéquates de vitamines, en plus de l\u2019effet bienfaisant sur l\u2019état général des vieux, est une mesure efficace de prophylaxie et nous fournit une arme précieuse dans la lutte que nous faisons aux infections respiratoires chez les personnes âgées.(12) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzerin AM.LFC.\u2014 Montréal, avril 1947 D\u2019autres observations portant sur des sujets ambulants, âgés de 63 à 89 années, démontrèrent qu\u2019il fallut administrer de 20 à 90 mg.de thiamine par jour, pour obtenir saturation, quoique leur diète eût été en tout point normale et complète et que 77% eussent eu besoin d\u2019une quantité dépassant 40 mg.par jour.(13) Vu ces doses considérables, nécessaires pour saturer les sujets d\u2019expérience, les auteurs concluent qu\u2019une diète normale et bien balancée ne saurait fournir l\u2019apport de thiamine que demande l\u2019organisme des personnes âgées.Que ce soit là le résultat d\u2019une absorption défectueuse ou d\u2019un plus grand besoin, la nécessité d\u2019un supplément de vitamine reste le même.En marge de cette déficience en thiamine, combien de vieux alcooliques dans nos hospices, qui voient leur démarche incertaine acceptée comme l\u2019inévitable signature d\u2019une impotence sénile, verraient disparaître comme par enchantement leur misère, après une cure suffisante de thiamine, laquelle par son effet thérapeutique magique étiquetterait leur polynévrite! Wadsworth remarque, à la suite d\u2019études sur les psychoses séniles: « De nos observations il semble découler que l\u2019administration des différents facteurs de B: thiamine, riboflavine, acide nicotinique et pyridoxine, dans les psychoses séniles, a effectivement changé le maintien et l'attitude mentale de ces sujets, au point que certains d\u2019entre eux ont pu réintégrer leur domicile et d\u2019autres devenir de bien ° meilleurs pensionnaires.» Cinquante-cinq patients, âgés de 63 à 91 années, furent observés par Rafsky.Après avoir constaté une porphyrinurie habituelle, il parvint à la faire disparaître en administrant de 100 à 800 mg.d\u2019acide nicotinique.Vraisemblablement, c\u2019est en améliorant les fonctions hépatiques qu\u2019agit ici l\u2019acide nicotinique puisque dans une autre observation, portant sur 50 personnes âgées et apparemment normales, le fonctionnement du foie fut trouvé touché dans 86% des cas.(14) Quarante vieillards, d\u2019âge moyen de 73 ans, furent soumis pendant une année à l\u2019adminis- hu Jw J fs i 0: LAPOINTE: LA NUTRITION CHEZ LE VIEILLARD tration combinée des vitamines B et C; dix- huit servirent de témoins.Chez les témoins, comme chez les sujets d\u2019expérience, les manifestations suivantes furent acceptées comme étant dues à la sénilité: affaiblissement mental, démarche traînante, taille voûtée, lenteur et incertitude des mouvements, tremblement des mains, œdème malléolaire et sous-orbitaire, frilosité, courte haleine, éruption et démangeaisons cutanées, insomnie, constipation.Pendant l\u2019administration de vitamine B seule, on constata 43% d\u2019amélioration de ces symptômes, tandis que chez les témoins 7% seulement virent leurs malaises diminuer.Avec l\u2019administration simultanée des deux vitamines, B et C, 70% des vieillards présentèrent une amélioration, tandis que les témoins ne présentaient encore que 7% d\u2019amélioration.Après la cessation de la vitaminothérapie, il se produisit une régression totale ou partielle de l\u2019amélioration obtenue.(15) Rafsky et Newman firent des expériences sur les besoins en vitamine C chez les vieillards.Ils constatèrent que le taux d\u2019acide ascorbique dans les tissus diminue avec l\u2019âge, que l\u2019administration de vitamine C produit: une amélioration marquée dans l\u2019état de santé, une diminution de la susceptibilité aux infections, une cicatrisation plus rapide des plaies, une diminution marquée des douleurs rhumatismales, un sommeil plus facile et plus réparateur et une augmentation de vitalité.Sur 25 vieillards normaux, deux seulement atteignirent facilement un état de saturation de vitamine C.Les autres eurent besoin de doses croissantes et fortes avant d\u2019être saturés et 7 n\u2019atteignirent jamais la saturation, malgré les doses excessivement élevées qu\u2019ils reçurent.(16) Cette déficience en acide ascorbique, générale et prouvée, chez les personnes âgées est 419 malheureusement accrue du fait que leur diète est habituellement pauvre en aliments qui pourraient leur en fournir.Le soulagement des infirmités et la disparition de certaines caractéristiques, considérées jusqu\u2019à présent comme pathognomoniques de l\u2019âge avancé et que l\u2019on croyait inévitables et fatalement liées à la sénilité, nous obligent, dans le problème de la nutrition chez le vieillard, à donner la première place aux vitamines et à tenir compte des bénéfices inestimables qu\u2019elles procurent à l\u2019état de santé des personnes âgées.A côté des effets thérapeutiques des vitamines, il faut considérer ceux des hormones, dont la constitution chimique est semblable à celle des vitamines et dont on peut aussi tirer de très favorables résultats.Quoique leur action ne soit pas à proprement parler du domaine de la diététique, il est nécessaire de mentionner les effets adjuvants qu\u2019elles peuvent donner dans les efforts faits pour améliorer la santé des vieillards.L\u2019hormone sexuelle est celle qui donne les résultats les plus favorables chez les vieux et son action la plus manifeste est d\u2019agir comme stimulant général et de les tonifier remarquablement.Benjamin préconise l\u2019emploi des hormones sexuelles chez les personnes âgées, à titre prophylactique, et recommande d\u2019en commencer l\u2019usage avant que la sénescence ne devienne manifeste.Il donne, en plus, de petites doses de thyroïde ainsi que de l\u2019iode si le métabolisme basal est normal, et des doses plus fortes de thyroïde s\u2019il y a de l\u2019hypothyroïdie.Aux hypotendus, il administre des préparations de cortex surrénal.(17) La société, ayant préconisé les recherches en vue de prolonger la vie, ne peut se soustraire aux obligations que lui impose cette existence allongée.La charité organisée et la médecine s\u2019efforcent de résoudre le problème des vieux, malades ou impotents.Mais c\u2019est à la société et à l\u2019Etat qu\u2019incombe l\u2019obligation de procurer, aux vieillards qui le peuvent, un travail utile et bienfaisant, sans lequel leur regain de vie ne saurait être qu\u2019une misère physiolo- 420 gique et leur plus longue existence qu\u2019un fardeau social et économique.Car pour le maintien de la santé physique et mentale de l\u2019homme âgé une nutrition suffisante et appropriée n\u2019est pas assez.Il lui faut en plus un travail productif et rémunérateur qui saura lui donner un sens de sécurité dans la vie et une protection contre l'éventualité de maladie ou d\u2019accident, ce que ne lui assure évidemment pas la pitance que l\u2019on appelle «pension de vieillesse ».Le potentiel de l\u2019âge est tout à fait relatif et il ne faut pas, comme on le fait communément, l\u2019apprécier d\u2019une façon uniforme et conventionnelle.«Il ne faut pas que quel- qu\u2019un cesse son travail uniquement parce qu\u2019il a atteint un certain Âge avancé, déterminé à l\u2019avance, d\u2019une façon arbitraire, sans soucis des distinctions que peuvent présenter les cas particuliers.» (18) L'âge physiologique, démontre Carlston, n\u2019est pas nécessairement superposable sur l\u2019âge chronologique.Si, passé soixante ans, l\u2019individu a moins de force et de résistance, par contre son expérience et son jugement peuvent fort bien compenser certaines infériorités.Je ne crois pas qu\u2019à ce sujet je sois contredit trop vivement par les chefs d\u2019Etat ou d\u2019entreprises industrielles, nos banquiers, juges ou magnats de la haute finance.D'ailleurs la guerre, par la nécessité qu\u2019elle imposa de garder à l\u2019atelier des gens qui, en temps ordinaires, auraient pris leur pension de retraite c* en ramenant à l\u2019usine ceux qui l\u2019avaient déjà quittée, à cause de leur Âge, a démontré tout le par:i que l\u2019économie sociale pouvait tirer du travail que des personnes d\u2019âge avancé étaient encore capables de faire.Et de combien de découvertes et de services inappréciables le monde n\u2019aurait-il pas été privé, si les chercheurs et les savants avaient cessé leur travail et leurs recherches à l\u2019âge où, d\u2019après le barème trop souvent en cours, l\u2019on deviendrait inapte à tout labeur utile?Si nous avons à plusieurs reprises insisté sur la nécessité d\u2019occupation lucrative pour les personnes âgées, c\u2019est parce qu\u2019il est prou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 vé que la nutrition ne saurait donner dans la mesure du possible chez les vieillards qui s\u2019enlisent dans le désceuvrement et 'inactivité.« Le vieillard craint moins la mort que l\u2019inactivité et les vieux qui sont encore capables et que l\u2019on tient inoccupés sont une perte de ressource humaine, un capital inutilisé, un parasitisme biologique et un sérieux problème économique et social.» (19) Evidemment, la plus grande difficulté à surmonter pour procurer du travail aux personnes âgées, c\u2019est la quasi-uniformité actuelle des salaires, qui ne tient aucun compte du rendement individuel et qui devra être modifiée pour que, dans l\u2019emploi des personnes âgées, l\u2019on ne fasse point d\u2019injustice aux jeunes dont le rendement est forcément plus grand.Mais, pour en revenir au facteur du meilleur état de santé pour la personne âgée, qui nous intéresse tout particulièrement cet après-midi (la nutrition chez le vieillard), la solution du problème est évidemment du ressort de la diététique pure, mais, pour son application pratique, elle requiert la coopération de tous ceux qui ont charge des vieux.Pour ceux qui vivent dans les institutions charitables, laïques ou religieuses, les réformes seront facilitées par le concours des directeurs qui accepteront volontiers, pourvu que l\u2019on sache bien les convaincre, les suggestions en vue d\u2019améliorer le sort de leurs pensionnaires.Pour d\u2019autres, vivant de leur pension de vieillesse, il est douteux qu\u2019une amélioration soit possible sans l\u2019intervention directe de l'Etat ou de ses mandataires, en vue d\u2019un réajustement économique nécessaire.Mais ce sont ceux qui vivent avec un parent, le plus souvent leur enfant, qui sont le plus exposés à ne pas bénéficier, parce qu\u2019entièrement à la merci des préjugés de ceux qui en ont garde.On les aidera, ceux-là, par une campagne d\u2019éducation populaire, intense et prolongée, en vue de modifier les idées préconçues et d\u2019éclairer le bon vouloir de ceux qui en prennent soin.La réalisation de résultats LAPOINTE: LA NUTRITION CHEZ LE VIEILLARD tangibles sera longue et difficile, s\u2019il faut en juger par les efforts dépensés en ce sens pour obtenir un meilleur élevage des nourrissons.Mais, avec le temps, grâce à nos efforts, une nouvelle génération, munie de toutes les connaissances voulues et exempte de préjugés, nous permettra de réaliser, dans le domaine de la gériatrie, ce qu\u2019il fut possible d\u2019obtenir en pédiatrie.Nous pourrons alors, et alors seulement, nous réjouir d\u2019avoir atteint notre but et accompli notre devoir: celui de procurer à l\u2019homme une vieillesse plus heureuse parce que d\u2019une meilleure santé.BIBLIOGRAPHIE (1) G.M.PIERSOL: «Medical considerations on some geriatric problems.» Arch.Ophth., 29: 27, 1943.(2) C.E.REED et K.STERN: « Treatment, pathology and prevention of mental disorders in the aged.» Canad.M.A.J.,, 46: 249, 1942.(3) A.J.CARLSTON: «The physiology of the aging.» Northwest Med.42: 6, 1943.(4) E.L.BORTZ: folks.» Clinics, (5) E.L.BORTZ: folks.» Clinics, 1: 386, 1942.(6) N.S.DAVIS: «Factors which may influence senescence.» Ann.Int.Med., 18: 81, 1943.(7) G.M.PIERSOL: « Medical considerations on geriatrics problems.» Arch.Ophth., 29: 27, 1943.« Geriatrics \u2014 new light on old 1: 386, 1942.« Geriatrics \u2014 new light on old 421 (8) E.L.BORTZ: «Geriatrics \u2014 new light on old folks.» Clinics, 1: 386, 1942.H.C.SHERMAN: « Some relation of food chemistry to the time of aging and the length of life.» Indust.and Engin.Che., News Ed., 19: 1081, 1941.(9) E.L.TUOHY: «Feeding 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Scient.Monthly, 57: 5, 1943. RECUEIL DE FAITS UN CAS DE MALADIE DE VAQUEZ Type Geisbôck Roméo BOUCHER, F.R.C.P.(C.), et Chef du Service de Médecine, Jacques BERNIER, Interne, à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).Nous venons d\u2019avoir l\u2019occasion d\u2019examiner dans le service un malade dont l\u2019érythrose marquée a particulièrement attiré notre attention.L\u2019hémogramme nous ayant permis d\u2019en faire un diagnostic facile, nous croyons devoir relater tout le détail de notre observation, vu la rareté relative de la maladie de Vaquez et pour démontrer que son étiologie et sa pathogénie sont loin d\u2019être élucidées.Cela nous permettra en même temps de faire le point sur nos connaissances actuelles et de parler des types cliniques de polyglobulie qui se sont, avec le temps, détachées de la description initiale.Observation.Il s\u2019agit d\u2019un Italien, Jean R., âgé de 61 ans, employé dans une boulangerie locale, qui est admis, le 26 décembre 1946, dans notre service en nous racontant l\u2019histoire suivante.Depuis trois ans et demi, il souffre d\u2019étourdissements.Au début de sa maladie, il à consulté un médecin qui lui a donné une médication symptomatique après avoir constaté une certaine élévation de la pression artérielle.Le patient accuse également des douleurs dorso-lombaires de caractère lancinant.Après un repos de trois mois et un régime sévère, il retourne au travail et constate que ses troubles \u2014 étourdissements et douleurs \u2014 ne se sont pas améliorés.De plus, son attention est attirée par la couleur rouge pourpre de sa figure et de ses mains.Occasionnellement il ressent des douleurs, sous forme de pincement, à l\u2019hypocondre gauche.C\u2019est avec cette histoire clinique que le questionnaire se poursuit.Antécédents.Héréditaires: ses parents sont morts de cause inconnue, le père à l\u2019âge de 84 ans, la mère à 76 ans.Un frère mort à 25 ans des suites d\u2019un accident.Trois frères vivants, en bonne santé, ne présentent aucune coloration anormale du visage.Une sœur de 73 ans souffre d\u2019hypertension et aurait une coloration rouge pourpre du visage.Personnels: n\u2019a jamais eu de maladie grave, pas à sa connaissance du moins.Femme hospitalisée à Saint-Jean-de-Dieu depuis 15 ans.Trois enfants, perdus de vue, dont le facies serait haut en couleur.Habitudes: fume très peu.À été, dans le passé, un gros buveur de vin.Mène, d\u2019autre part, une vie bien réglée.Examen subjectif.Système nerveux: depuis trois ans se sent plus nerveux et grandement irritable.Pas de tremblement des mains, ni de moiteur des paumes.Système respiratoire: rien de particulier.Système digestif: mange plutôt légèrement depuis le début de ses troubles.N\u2019a pas de brûlements d\u2019estomac, a des gaz et traîne une constipation habituelle qui se serait installée au début de sa maladie.Système circulatoire.n\u2019a pas de palpitations, ni de douleurs précordiales.Dyspnée d\u2019effort, léger œdème malléolaire vers la fin de la journée.Accuse des bourdonnements d\u2019oreille du côté gauche, accompagnés d\u2019étourdissements.Fréquentes crampes dans les jambes.4 LJ \u201c BOUCHER er BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ 493 ÿ Système génito-urinaire: émission nocturne d\u2019urine, une fois par nuit, vers quatre heures.A chaque miction un peu de dysurie initiale.Pas de pollakiurie, pas d\u2019hématurie.Aucune autre douleur.Examen objectif.| Aspect général: homme apparemment en bonne santé, mais accusant son âge.Aucun trouble de la démarche.Il présente sur la peau des varicosités nombreuses situées à la partie inférieure du thorax, en ceinture antérieure, sur l\u2019abdomen, surtout du côté droit, à la face interne des cuisses et aux creux poplités.Facies: le facies est vermillonné, cette couleur s\u2019accentuant de façon très appréciable à l\u2019effort et en décubitus dorsal complet.Décoloration complète des cheveux et des sourcils.Sur le front, sinuosités vasculaires très marquées et papules de coloration sombre.Sur les joues, petites varicosités en tête de méduse.Aux sourcils, du côté gauche, absence marquée de la queue du sourcil et, des deux côtés, poils rares.Yeux: il existe une congestion marquée des paupières inférieures.Les pupilles réagissent promptement à la lumière, ne sont pas dentelées, mais en obliquité horizontale.Pas de ptose, ni de tremblement des paupières.Oreilles: sont violacées et participent à l\u2019aspect général du facies.Pas de surdité.Nez: rien à remarquer.Perméabilité très bonne.Bouche: pas de tremblement des lèvres.Le palais, le voile du palais et la muqueuse jugale sont d\u2019un rouge très vif.La langue est saburrale à la base; la pointe à nettement la coloration d\u2019une fressure vive.Pas de plaques muqueuses.Absence complète de denture.Cou : pas de ganglions cervicaux, ni sous- maxillaires.Corps thyroide normal.La région thyroi- dienne ne présente aucune zone d\u2019hypervas- cularisation ou d\u2019hypersensibilité.Battements des vaisseaux du cou, surtout \u2018visibles à gauche.Le point phrénique est silencieux.Poumons: en avant il n\u2019existe rien de notable aux divers moyens d\u2019exploration; en arrière, outre une cyphose assez marquée de la colonne cervico-dorsale, on peut noter une légère augmentation des vibrations à la base droite, avec une sub-matité du 1/3 inférieur du même côté et une respiration moins marquée au même niveau.Les zones d\u2019alarme et les réactions trapézoïdes sont silencieuses.Cœur: la palpation et la percussion ne donnent rien de particulier.L\u2019inspection montre que la pointe n\u2019est pas perceptible.L\u2019auscultation en fait entendre le maximum d\u2019audibilité à un travers de doigt en dedans du mamelon dans le 5e espace intercostal gauche.Au foyer aortique, les deux bruits sont nettement audibles, non clangoreux, quoique le premier soit un peu couvert par un souffle provenant d\u2019un autre orifice.Au foyer pulmonaire, rien à noter.Au foyer tricuspidien, le souffle propagé s\u2019entend davantage.Au foyer mitral, il existe un souffle systolique, en jet de vapeur avec propagation le long du sternum dans l\u2019aisselle.Ce souffle n\u2019est pas modifié par la respiration, ni par le changement de position.Le premier temps est plutôt éclatant.Le pouls est bien frappé, tendu, bat entre 70-72 a la minute.Les radiales sont légèrement durcies et trachéiques.La pression artérielle est de 200/110.Thorax: aucun dermographisme, ni quoi que ce soit à noter.Abdomen: à l\u2019inspection, n\u2019est pas ballonné et a quelque peu perdu de son pannicule adipeux.La palpation n\u2019éveille aucune douleur, même profonde, mais une certaine tension du côté droit.La compression abdominale amène une augmentation de coloration du facies. 424 La rate est nettement percutable sur 3 à 4 travers de doigt, mais non palpable.Le foie mesure 14 à 15 centimètres, son bord inférieur nettement palpable et durci.Les points urétéraux sont négatifs, de même que toutes les autres zones.Organes génitaux: verge, rien à noter.Scrotum: coloration vermillonnée.Varicocèle gauche ct nombreuses petites varicosités.Membres supérieurs: rien de bien particulier & l'exception des mains qui sont hautement colorées, comme le visage, mais en plus violacées.Les ongles sont décolorés, desséchés, faisant contraste par leur pâleur avec la couleur de la peau.Membres inférieurs: présentent des varices localisées aux jambes avec taches pigmentaires d\u2019origine trophique.Pas d\u2019ulcérations variqueuses.Les malléoles sont violacées, ecchymotiques et un peu œdématiées.Toucher rectal: négatif.Réflexes: sont absolument normaux.Examens complémentaires.Azotémie: 0 gr.275.Glycémie: 1 gr.38.Bordet-Wpssermann: négatif.Urines: réaction neutre; densité à 1,015; aspect du dépôt, trouble.Présence de leucocytes et de pus.Fortes traces d\u2019albumine.Hémogramme (Tallquist), (4 janvier) : Hémoglobine 80% Globules rouges 5900 000 Globules blancs 4700 Valeur globulaire 0.72 Polynuc'éaires 15% Lymphocytes 18% Mononucléaires 4% Eosinophiles 3% Température: a toujours été normale.Poids: n\u2019a jamais changé.Selles: normales et quotidiennes.Evolution.Vers le 10 janvier, le malade accuse des douleurs à la miction, de la pollakiurie noc- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 turne et diurne, avec dysurie initiale.Il affirme même avoir passé du sang dans ses urines.Cystoscopie (par le docteur Auguste Hébert, le 11 janvier) : urines troubles; lavage lent; remplissage: 250 c.c.; muqueuse vésicale: congestionnée, œdémateuse, variqueuse, an- glomateuse; espace interurétéral congestionné de méme que la muqueuse.La semaine qui a suivi cette cystoscopie a été plutôt mauvaise, notre malade ne cessant de se plaindre de douleurs lombaires basses.À l'examen, il a une douleur franche au point costo-lombaire gauche.Nous décidons alors de lui faire une pyélographie intraveineuse et d\u2019en profiter pour avoir certains renseignements sur le rachis.Pyélographie (par le docteur Vallée, le 24 janvier) : Pas de lithiase radio-opaque décelable.Bonne élimination de la substance opaque à droite.Retard d\u2019élimination à gauche.Ostéophytes sous forme de becs de perroquet des corps vertébraux lombaires.Depuis le 26 janvier, le patient se dit assez bien, quoiqu\u2019il présente, certains après-midis, des étourdissements.Le 31 janvier 1947, nous demandons un autre hémogramme parce que la coloration de son facies s\u2019accentue de plus en plus.En voici le rapport: Hémoglobine 100% (Tallquist.) Globules rouges 8 800 000 Globules blancs 4800 Valeur globulaire 0.70 Polynucléaires 66% Lymphocytes 30% Mononucléaires 4% Eosinophiles 0% Le ler février, l\u2019hématocrite se lit à 79%, l\u2019index volumétrique est normal.L\u2019examen du fond de l\u2019œil nous a donné le résultat suivant: « Les veines sont sinueuses et augmentées de volume.» (Dr Ostiguy.) Réactions vestibulaires: légèrement diminuées.Un léger Romberg.(Dr Ostiguy.) Electrocardiogramme: il existe des anoma- { lies des complexes ventriculaires et prépondé- { rance ventriculaire gauche indiquant des lé- 1 sions du myocarde.(Dr Morin.) Orthodiagramme: cœur en position transversale, de forme et de volume normal avec { une aorte relativement normale pour l\u2019âge du { sujet.(Dr Morin.) Pression artérielle: a été surveillée très ré- { gulièrement.Elle a une tendance à être plutôt { oscillante: 28 déc.210/110; 9 janv.180/110; 15 janv.160/100; 30 janv.180/100; 3 fév.{ 200/110.Voici, de plus, quelques données hématologiques que l\u2019observation de ce malade nous | a permis de col'iger: 1) Hémoglobine: Sahli: 170% (29.41 grs) Dare: 105% (14.43 grs) 2) Temps de saignement: 1515 minutes.3) Temps de coagulation: normal.4) Rétractilité du caillot: 24 heures.5) Plaquettes sanguines: 220 060.Myélogramme (Dr A.Bernier.) aucune après Ponction sternale, faite le 13 février 1947.(No de laboratoire 2845.) Non différenciées: Myéloblastes Coe 1 Promyélocytes (neutro) 9 (éosino) .1 Myélocytes (neutro) .13 (éosino) .1 Métamyélocytes (neutro) .15 (éosino) 1 Segmenters (neutro) .4 ToTaL 45 Mégaloblaste= PE, Erythroblastes 3 Normoblastes 1; ToTAL 55 Mégacaryocytes « Reticular cells » \u2018Cellules endothéliales i Plusieurs mégaloblastes en mitoses.CS OO BOUCHER er BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ 425 En résumé, nous avons affaire à un malade dont l'hypertension artérielle a été constatée depuis quelques années.L\u2019érythrose de la face, la couleur des mains et du scrotum, apparues plus tard, nous ont menés au diagnostic de la maladie de Vaquez que des hémogrammes successifs et un myé'ogramme sont venus confirmer.En étudiant de près le tableau symptomatique de l\u2019érythrémie, 1l est évident que c\u2019est l'augmentation des globules rouges, et essentiellement cette augmentation, qui le domine complètement.Les autres symptômes n\u2019en sont que la conséquence.C\u2019est elle qui commande l\u2019érythrose, qui amorce la splénomégalie, quand elle existe.Les douleurs qui se rencontrent au niveau des os longs, des jambes surtout, peuvent s\u2019expliquer par l\u2019hyperfone- tionnement médullaire et les hémorragies comme les thromboses sont en rapport avec la pléthore globulaire distendant, à les rompre parfois, les vaisseaux capillaires.Aux yeux cet accident est d\u2019une occurrence fréquente.La ponction sternale, de son côté, indique toujours une modification importante a) de la série rouge, se traduisant par une normoblas- tose accentuée; b) de la série blanche par une granulocytose où les po'ynucléaires et les myélocytes sont en surnombre; et c) par une augmentation constante de mégacaryocytes.L\u2019étiologie exacte, même lointaine, de la polyglobulie étant du domaine de l\u2019hypothèse, il n\u2019est donc pas facile d\u2019en expliquer la pathogénie, quoique plusieurs théories aient été mises de l\u2019avant.Les premières tentent de faire jouer le principal rôle à l\u2019épaississement des parois capillaires et des artérioles, entraînant une anoxhémie médul'aire dont la polyglobulie serait la réaction hypercompensatrice.Les deuxièmes sera\u2019ent dues à l\u2019excès d\u2019une certaine substance formée dans l\u2019estomac qui amènerait la maturation précoce et fournie des hématies.En d'autres termes, l\u2019érythré- mie se produirait sous l\u2019action d\u2019un facteur absolument opposé à celui de Whipple et résulterait d\u2019une altéretion différente de la muqueuse de l\u2019estomac.Enfin, les troisièmes pro- 426 viendraient d\u2019un trouble du métabolisme des glucides, provoquant une oxycarbonémie spontanée avec réaction polyglobulique compensatrice.Aucune de ces théories ne saurait résister à un examen sérieux.Les capillaires et les artérioles, durcis ou épaissis au cours de l\u2019artériosclérose, n\u2019amènent pas, que nous sachions, de polyglobulie marquée, même non permanente.Bien au contraire, tous les vaisseaux capillaires paraissent distendus par la pléthore globulaire et l\u2019endothélium serait plutôt, d\u2019après les anatomo-pathologistes, lésé par l\u2019extrême viscosité du sang.D\u2019un autre côté, Griffith et ses collaborateurs notent que «all the cutaneous capillaries in the fore arm were open and that no more were visible after the injection of histamine ».On a aussi, depuis quelque temps déjà, fait crédit des irradiations faites sur le pylore pour amener une diminution des globules rouges.Tous les radiologistes sont d\u2019accord pour dire que ces irradiations, très délicates et des plus incertaines, n\u2019agissent que par action sur la moelle osseuse du sternum.Fies- singer paraît aussi condamner la méthode après des essais infructueux.Enfin, les troubles du métabolisme des glucides ne pourraient expliquer, de l\u2019avis même de Loeper qui a lancé cette hypothèse, que certains cas exceptionnels de polycythémie.Donc, au point de vue pathogénique, nous ne paraissons pas encore au bout de notre nuit.Un fait, cependant, sur lequel on semble d\u2019accord, c\u2019est que la stase périphérique, quelle qu\u2019en soit la cause, amène indiseutablement un ralentissement de la circulation et que c\u2019est pour réagir contre un état anoxhémique que l\u2019organisme se défend par une néoformation d\u2019hématies.Dans certains cas même, comme on avait remarqué que le sang, recueilli par piqûre du tégument externe chez les hommes ou chez les animaux transportés rapidement à une haute altitude, présentait une augmentation marquée des globules rouges, Binet a prouvé par des recherches que, là encore, la polyeythémie n\u2019était pas périphérique, mais L'UNION MÉDICALE DU CANADA.\u2014 BuuretmiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 générale, et due à l\u2019intervention de la rate, qui débarrasse ses sinus des hématies qui les encombrent, pour combattre toute asphyxie ou anoxhémie.Pour clore ce paragraphe, rappelons, en dernier lieu, que l\u2019école italienne refuse à la maladie de Vaquez la dénomination d\u2019érythrémie et la considère plutôt comme une « myélose globale hyperplasique simple».En somme, pour eux ce serait uniquement une «simple érythrocytose due à une augmentation du tissu érythropoïétique normal ».LES POLYGLOBULIES.Selon les connaissances cliniques que nous possédons actuellement sur cette maladie, les polyglobulies seraient primitives et secondaires.1) Primitives.Il y aurait d\u2019abord le type initial, décrit par Vaquez et repris quelques années plus tard par Osler, l\u2019érythrémie, où domine la polyglobulie.À cette maladie se rattacheraient \u2014 quoique certains auteurs s\u2019y opposent formellement \u2014 plusieurs types cliniques dont nous donnons, comme pour la maladie de Vaquez, les principales caractéristiques.1° Maladie de Vaquez.Le sang doit montrer plus de six millions de globules rouges et le myélogramme une grande activité de la moelle osseuse.Les extrémités sont souvent le siège de thromboses, avec des zones ischémiées et gangréneuses pouvant faire penser à la maladie de Buerger.Le système vasculaire donne un symptôme important: la rougeur écarlate de la face.Mais les malades accusent souvent des palpitations, des bouffées de congestion de la face (qui devient plus colorée) et des mains, des bourdonnements d\u2019oreille, des battements artériels, perçus subjectivement dans les poignets.Le système respiratoire traduit son atteinte par la toux, une grande dyspnée, des hémopty- BOUCHER Er BERNIER: MALADIE DE VAQUEZ sies, des douleurs thoraciques et rétro-ster- nales.Au système urinaire, on trouve de l\u2019albumine, du sang dans les urines, une miction fréquente.Le système digestif se manifeste par des hématémèses ou de simples vomissements.La rate est très souvent augmentée de volume.Le système nerveux du patient est presque toujours atteint.Les principaux symptômes consistent en étourdissements, maux de tête, changement très apparent de caractère et de personnalité, perte de mémoire.2° Type Weill-Stieffel.À caractère nettement familial (ce qui le distingue tout particulièrement), il présente une polyglobulie avec réaction myélocytaire, irrétractilité du caillot et sa redissolution rapide.Peu ou presque pas de signes subjectifs.3° Type Gersbück.C\u2019est la maladie de Vaquez, accompagnée d\u2019une augmentation notable de la pression artérielle, avec hypertrophie cardiaque inconstante (avec ou sans galop), une polyglobulie plus fruste et souvent intermittente, des troubles de la coagulation, pas de splénomégalie, des signes subjectifs et psychiques marqués.4° Type Blumenthal.Polyglobulie avec érythrose sans splénomégalie et sans leucocytose.La série blanche est a réaction myélocytaire (35%).Pas d\u2019atypie de la série rouge.Ce serait une forme de transition entre la maladie de Vaquez et la leucémie.5° Type Arnstein.Erythrémie typique sans hypertension et sans splénomégalie.Cet auteur considère que l'augmentation de ia rate est constante dans la maladie de Vaquez, ce qui est inexact.6° Type Del Castello.Erythrémie typique avec splénomégalie et hypertension artérielle.427 7° Type Fiessinger et Gaultier.Erythrémie typique avec albuminurie massive et constante.Nous sommes de l\u2019avis de la plupart des auteurs français qui considèrent ces types comme très difficiles à identifier et de cadre nosologique un peu trop flexible.Le type Geisbôck peut à la rigueur faire exception, tout en se rattachant strictement à la maladie telle que décrite par Vaquez.Pour les autres, les éléments du tableau symptomatique y font trop souvent défaut et les modifications de la formule sanguine sont la plupart du temps trop intriquées et pas assez pathognomoniques pour en faire des entités définies.2) Secondaires.Les polyglobulies ressortissent presque toutes de troubles organiques assez précis, à l\u2019exception du mal des montagnes.1° Causes spléniques.Par intoxication: acide sulfhydrique, aniline, arsenic, benzol, bismuth, nitrites, oxyde de carbone, phosphore.Par opothérapie médullaire excessive.Par maladie grave de la rate: tuberculose (décrite sous le nom de maladie de Rendu-.Widal), par syphilis, par kyste hydatique, par leucémie, par splénomégalie pyléphlébi- tique, par paludisme, par mycose.2° Causes cardiaques et vasculaires.Par maladie bleue, symphyse cardiaque, maladie d\u2019Ayerza, rétrécissement mitral.3° Causes pulmonaires.Toutes les maladies graves du poumon, surtout celles qui évoluent vers la fibro-sclérose.4° Causes cérébrales.Tumeur de la région diencéphalohypophy- saire surtout.5° Causes endocriniennes.Hyperthyroïdie, surrénale, maladie de Cus- hing, injection d\u2019adrénaline.6° Mal des montagnes.Tres connue et souvent décrite. 428 Bien entendu, il ne faudrait pas considérer comme polyg'obulies vraies celles qui proviennent de la concentration anormale du sang par sueurs abondantes, vomissements, diarrhée, ponctions d\u2019ascite trop rapprochées et, chez le nouveau-né, par intensité de l\u2019_évaporation cutanée et respiratoire.TRAITEMENT.Contre les accidents aigus, il ne faut pas hésiter à recourir à la saignée aussi fréquemment que les circonstances l\u2019exigent.Contre toutes les hémorragies de la polyglobulie, ce peut être un excellent palliatif.Il est cependant préférable de les pratiquer plus fréquentes qu\u2019isolées et abondantes.Aucun autre traitement médicamenteux n\u2019existe que le chlorhydrate de phénylhydrazine ou mieux l\u2019acétate de phénylhydrazine qui est beaucoup moins toxique.Mais cette médication doit être surveillée avec prudence, à cause-de son pouvoir destructeur des éléments de la série rouge.Nous n\u2019avons, d\u2019autre part, aucune expérience de l\u2019ankylostomiase provoquée, telle- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 ment prônée en certains milieux.Noël Fies- singer recommande de la rejeter entièrement comme dangereuse et, souvent, absolument inutile.Nous n\u2019avons pas d\u2019expérience, non plus, avec les injections de thorium.Notre préférence va, à cause de cértains résultats relatifs obtenus dans le passé sur deux de nos cas, aux irradiations rœntgen- thérapiques faites sur les os longs, ce que nous nous proposons de faire chez notre malade.Reste un dernier traitement qu\u2019il ne nous est pas possible d\u2019appliquer ici, cette méthode n\u2019ayant pas encore envahi le Canada: le phosphore 32, élément radioactif obtenu par bombardement du phosphore naturel par des neutrons.Mais qui saurait prévoir, au moment où nous publions notre travail, jusqu\u2019où peut nous mener la médecine physique qui s\u2019avance vers nous avec toutes ses inconnues et toute sa puissance?ERRATUN.Dans l\u2019article du Dr Yves Chaput: « Diagnostic précoce du cancer d\u2019estomac» publié dans la livraison de janvier 1947 de ce journal, lire à la page 44: un examen bi-annuel au lieu de un examen bi-mensuel. 1 MYCOSIS FONGOÏDE À TUMEUR D'EMBLÉE.PRÉSENTATION D'UN CAS\" Paul POIRIER, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Chef du Service de Dermatologie à l\u2019Hôtel-Dieu.Observation.Monsieur X., boucher, âgé de 30 ans, vient consulter en janvier 1946 pour une lésion cutanée localisée à la face interne de la jambe gauche, un peu au-dessus de la malléole, qui ressemble cliniquement à un Kérion de Celse (gros macaron), et dont le début, survenu sans phénomènes prodromiques, remonte à un an environ.En mars 1946, comme l\u2019affection progresse malgré six applications hebdomadaires de rayons X, une biopsie est pratiquée avec l\u2019étiquette « sarcome probable » (voir: document n° 2).Dans les semaines qui suivirent et jusqu\u2019au décès arrivé en novembre de cette même année, éruption à un rythme accéléré de tumeurs qui s\u2019étendent comme s\u2019il se faisait une dissémination du voisinage allant se localiser symétriquement un peu ici et là sur le tronc, mais plus particulièrement aux membres et à la figure, où elles se sont abattues comme une nuée, et finalement à l\u2019intérieur de la bouche.Elles sont de la dimension d\u2019un pois à celle d\u2019une mandarine.Les unes se résorbent sans laisser de cicatrices pendant que d\u2019autres surgissent.Naissant en peau saine et dans le tissu cellulaire sous-cutané, ces tumeurs sont nettement limitées et font une saillie appréciable en surface allant jusqu\u2019à plusieurs centimètres.Leur forme est ovalaire ou arrondie, quelques- Unes sont enserrées à leur base, \u2014 leurs consistance est ferme, élastique, \u2014 l\u2019épiderme de recouvrement est lisse, aminei, \u2014 leur teinte est rouge sombre, violacée, bleutée, mêlée de jaune, \u2014 offrant sur certains points l\u2019aspect ° 1.Malade présenté à «The Montreal Dermatological Society», Montreal General Hospital, \u2018e ler juin 1946.sarcomateux et simulant plus ou moins la sarcomatore multiple hémorragique de Kaposi, ou la lèpre.Elles sont indolores, sauf la tumeur initiale qui présentait, dans les der- riers mois, une large ulcération nécrotique, sanieuse, fomenteuse, partiellement recouverte d'un enduit purulent et d\u2019odeur nauséabonde.À son entrée à l\u2019Hôtel-Dieu en septembre dernier, la température oscille entre la normale et 100° F., le pouls entre 75 et 100 ct ainsi jusqu\u2019à la fin; la pression artérielle: 100 - 60.L\u2019examen clinique ne révèle rien de très particulier qui mérite d\u2019être noté.Le malade n\u2019accuse aucun prurit.Dans les antécédents: coqueluche, rougeole, typhoïde, congestion pulmonaire il y a 5 ans, gros travailleur, ne faisant aucun autre excès, s\u2019était marié il y a 2 ans, pas d\u2019enfants.Le père souffre d\u2019anémie pernicieuse mère, 2 frères, 2 sœurs en bonne santé.La visite quotidienne au lit du malade n\u2019apporte rien au tableau (voir: document n° 1).Une nouvelle biopsie est faite avec le diagnostic: « Mycosis fongoide à tumeur d\u2019emblée.» (Voir: document n° 3.) Le malade reçut de l\u2019arsenic, du sérum glu- cosé, des transfusions, de la radiothérapie.Rien n\u2019y fit.Seules des injections d\u2019Ensol.[A Clostridium Histolyticium (non virulent).« Digest of malignant Tumor Tissue »] ont apporté, à un moment, une amélioration évidente, qui ne s\u2019est pas maintenue malgré l\u2019administration d\u2019une nouvelle série.Le malade continue lentement à perdre poids et force, et décède, le 17 novembre 1946, de broncho-pneumonie.(Voir document n° 4.) 430 DOCUMENT N° 1 Analyses du sang L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Hémo- Globules Globules Valeur Pro- Dale globine rouges blancs globulaire thrombine 13-9-46 3.7\u201424% 2,160,000 1,800 0.55 28-9-46 84\u201455% 2,910,000 3,900 0.94 5-10-46 4.9\u2014-31.8% 3,150,000 3,700 0.49 14-10-46 9.6\u201462% 4,020,000 5,400 0.77 31-10-46 12.1\u201478% 4,000,000 3,800 0.97 4-11-46 8-11-46 4,570,000 98% Polynu- Polynu- Polynucléaires cléaires cléaires neutro- éosino- baso- Lympho- Mono- Plaquettes Date philes philes philes cytes cytes sanguines 13-9-46 57 1 1 40 1 28-9-46 81 1 1 16 1 5-10-46 79 2 1 17 1 14-10-46 70 1 1 26 2 31-10-46 76 2 2 19 1 4-11-46 74,000 8-11-46 164,520 Date Glycémie Urée 13-9-46 0.80 0.170 Temps de Temps de Rétractilité Groupe Date coagulation saignement du caillot sanguin Kahn 21-10-46 A-B neg.4-11-46 11\u201d 31\u201d 1\u2019 5\u201d 2 hrs 8-11-46 13\u201d 24\u201d 50\u201d Urines: albumine, traces légères.DOCUMENT N° 2 Rapport anatomo-pathologique (18 mars 1946) « Biopsie de peau.Œdème du derme papillaire.Dilatation des vaisseaux avec, au pourtour des vaisseaux, dans toute \u2019épaisseur du derme, d\u2019épais manchons cellulaires formant, par confluence, une nappe presque homogène.Ces manchons cellulaires sont parsemés de mitoses.Si l\u2019on cherche à se rendre compte de leur composition, on voit qu\u2019ils sont formés, en certains endroits, de cellules à noyaux allongés ou incurvés groupés ensemble, et probablement syncitiales.Il existe également une pullulation de cellules rondes à noyaux pâles, à cytoplasme très peu abondant, ressemblant à des leucoblastes.D\u2019autres cellules rondes ont un noyau bizarre, profondément encoché, et un cytoplasme plus abondant.Notons, enfin, la présence de quelques ma- crophages et de quelques histiocytes parsemant les amas cellulaires.Absence de polynucléaires, spécialement de polynucléaires éosinophiles.D\u2019après l\u2019ensemble de la lésion, on peut penser à une prolifération cellulaire de na- t \u2014 mm \u2014\u2014_\u2014_ \u2014 POIRIER: MYCOSIS FONGOÏDE À TUMEUR D'EMBLÉE ture leucémique (avec ou sans manifestation sanguine ou générale).D\u2019après l\u2019aspect des cellules, on peut éliminer une leucémie lymphoïde et probablement aussi une leucémie myéloïde.Il resterait donc à considérer la possibilité d\u2019une réticulose leucémique ou aleucémique à monocytes.Le mycosis fongoïde et la maladie de Hodgkin semblent devoir être écartés à cause de l\u2019absence relative de polymorphisme, de l\u2019absence absolue de grandes cellules géantes de type Steinberg ainsi que d\u2019éosinophiles.Fra.1.\u2014 Mycosis fongoïde à tumeur d'emblée.Service de Dermato-syphiligraphie, Hotel-Dieu (Dr Paul Poirier).\u2014 Département de Photo (Sceur Branchaud).En somme, leucémide (avec ou sans leucémie) à siège secondairement cutané.Nous serions reconnaissants au Dr Poirier de nous donner quelques renseignements supplémentaires.» (Dr J.-L.Riopelle, pathologiste.) DocuMENT N° 3 Rapport anatomo-pathologique (7 novembre 1946) « Nouvelle biopsie de peau.Dans la biopsie précédente, la possibilité de diverses variétés d\u2019hémodermie, telles que 431 leucémie, mycosis fongoïde et lympho-granu- lomatose maligne cutanée, avait été discutée.Après délibération, on s\u2019était rattaché de préférence au diagnostic de lésion leucémique (avec ou sans passage d\u2019éléments dans le sang).Cette conclusion était basée sur le fait que la lésion ne possédait pas un aspect inflammatoire granulomateux comme le mycosis fongoïde et la lympho-granulomatose; elle était en effet formée d\u2019une infiltration de petites cellules qui dans les régions dissociées rappelaient le monocyte par leurs dimensions et leur caractère nucléaire.Cette deuxième biopsie montre une pullulation très compacte de cellules plus volumineuses que précédemment.Ces cellules ont un noyau plus clair, soit allongé, soit incurvé, soit ovalaire ou arrondi suivant les points.Ces cellules ont un cytoplasme peu abondant, neutrophile, peut-être syncitial.En plusieurs endroits, il existe des mitoses.Ces nappes cellulaires occupent l\u2019'hypoderme et la région profonde du derme tandis qu\u2019elles respectent le derme papillaire et l\u2019épithélium superficiel.Il n\u2019existe pas de plasmocyte ou d\u2019éosinophiles.D\u2019après la description de Pautrier, l\u2019absence d\u2019infiltration du derme superficiel et de l\u2019épiderme serait un indice en faveur du mycosis.Toutefois, la pullulation cellulaire ne présente pas le polymorphisme qui caractérise cette gra- nulomatose cutanée qu\u2019est le mycosis fongoide.Le diagnostic reste donc en balance entre le mycosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée et sarco- matose cutanée.» (Dr J.-L.Riopelle, pathol.) DOCUMENT N° À Diagnostic anatomique (17 novembre 1946) « Cachexie.Mycosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée à localisations cutanées et viscérales.a) Infiltration mycosique prononcée du pharynx, des glandes salivaires, des ganglions du cou, du foie, de la rate et de la moelle osseuse; b) Infiltration mycosique légère du cœur, des poumons, des reins, de la surrénale. 432 Broncho-pneumonie des lobes supérieur et moyen droit.Apoplexie pulmonaire bilatérale.Bactériémie terminale.» (Dr J.-L.Riopelle, pathologiste.) Conclusions I.Tumeur initiale de la jambe diagnostiquée «Kérion de Celse» puis «sarcome », suivie de tumeurs généralisées cliniquement et histologiquement « my- cosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée ».II.Le mycosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée, maladie presque constamment mortelle et débutant inopinément, est une affection suffisamment rare pour justifier le rapport d\u2019un seul cas.IIT.Le mycosis fongoïde est de nature lym- phadénique hors de conteste (Darier).Il n\u2019existe aucune donnée étiologique certaine.L\u2019atteinte hématologique même fait souvent défaut.IV.Les lymphadénies constituent un chapitre d\u2019attente, dont les types cliniques et hématologiques ne sont pas toujours bien tranchés; il faut répéter les examens du sang, attendre l\u2019évolution, l\u2019action du traitement, recourir à une biopsie et à une ponction sternale.V.L'image clinique de la tumeur mycosique d\u2019emblée est à elle seule insuffisante pour affirmer un diagnostic.C\u2019est prinei- palement sur l\u2019examen histologique que devra s\u2019appuyer le diagnostic du mycosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée.Ce dernier, sans pouvoir amener une certitude dans L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 tous les cas, représente néanmoins l\u2019élément sérieux, indispensable pour le classement des faits observés (Pautrier).VI.La radiothérapie constitue le traitement de choix du mycosis fongoïde à tumeur d\u2019emblée, et des lymphadénies en général 2.BIBLIOGRAPHIE E.William ABRAMOWITZ: Archives of Derm.and Syphil., 41: 491 (mai) 1940.H.C.CONNELL, L.A.MURO et A.MEDLEY: « Restropin Factor in Cancer in relation to the Reticulo-Endothelial System.» Canadan Med.Association Journ., 54: 161 (fév.) 1946.J.DARIER: « Mycosis fongoide.» Précis de Dermatologie, 4e édition 1928; p.945.« Leukaemia Cutis.» \u2018 Paul DAVID: «La maladie de Hodgkin.(Etude de | 30 cas).» 1542 (nov.) 1945.L\u2019Union Médicale du Canada, 74: | Albéric MARIN: « La granulopénie maligne.» L\u2019U- | nion Médicale du Canada, 69: 126.250, 359, 469, | 576 (fév, mars, avril, mai, juin) 1940.A.NANTA: « Mycosis fongoïde d'emblée.» Nouvelle | Pratique Dermatologique, 1936.Vol.V, page 552.ORMSBY: « Mycosis fongoide.» Diseases of the + skin, 6e édition, page 807, 1943.I.M.PAUTRIER, Fr.WORINGER et Th.CHO- RAZAK: «Le mycosis fongoide à tumeur d\u2019emblée.» Bull.de la Soc.Francaise de Derm.et de Syphiligraphie, 1323 (juillet) 1937.PINSONNEAULT et Albert JUTRAS: «Considérations sur la classification et le diagnostic des lymphadénies.» L'Union Médicale du Canada, 68: 709 (juillet) 1939.2.Témoignage de gratitude aux docteurs J-Luc & Riopelle et Rolland Dussault pour leur précieuse et Wo \u2018 bienveillante collaboration.TEE Te WE TRAITEMENT MODERNE DE L\u2019ÉRYTHÈME POLYMORPHE Henri SMITH, Chef du service de dermato-syphiligraphie à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).La première description que nous ayons de l\u2019érythème polymorphe a été publiée par Hebra en 1866.De nos jours, si les symptômes généraux et cutanés de la maladie sont bien connus, son étiologie et sa pathogénie, par contre, sont encore imparfaitement comprises.Ceci explique le fait que d\u2019innombrables médicaments ont été préconisés par différents auteurs comme traitement.Tous ces médicaments sont d\u2019ailleurs employés d\u2019une façon plus ou moins empirique; aucun n\u2019a une action vraiment spécifique, même les plus nouveaux.Parmi ces derniers il en est deux, toutefois, qui semblent donner des résultats nettement supérieurs aux autres: l\u2019acide ni- cotinique et la pénicilline.Quelques auteurs, Schmidt (1), Weisberg et Rosen (2), entre autres, ont obtenu de brillants résultats avec l\u2019acide nicotinique.D\u2019autres, Robinson (3) en particulier, ont guéri rapidement leurs malades avec la pénicilline.Nous avons traité dix malades souffrant d\u2019érythème polymorphe avec la pénicilline et l'acide nicotinique.Dans tous les cas il s\u2019agissait d\u2019une forme banale sans température élevée ni complications oculaires.Les résultats ont été uniformément bons et beaucoup plus rapides que ceux que nous pouvions obtenir antérieurement avec l\u2019arzenic, les vaccins, ete.Les observations de 3 de ces malades nous paraissent particulièrement démonstratives à ce point de vue.* * ® Observation 1.M.Is.C., âgé de 38 ans, entre dans notre service de dermato-syphiligraphie, à l\u2019H6- pital Général de Verdun, le 12 décembre 1945, pour une fi:tule anale ancienne, un érythème noueux dont le début remonte à 2 mois et un érythème polymorphe qui est disparu la veille sans prodromes.Les 1és\u2019ons d\u2019érythéme noueux siégent a la fe ce antéricure des deux jambes et sont absolument caractéristiques.Aucun doute possible non plus pour ce qui est de l\u2019érythème polymorphe: taches érythémateuses et papules congestives localisées à la face dorsale des mains et des doigts et autour des poignets.Les examens de laboratoire, y compris le test à la tuberculine, le B.W.et la radiographie des poumons, sont tous négatifs.Rien de particulier à noter dans les antécédents personnels et familiaux.La fistule anale est opérée et, quelques jours plus tard, le malade retourne chez lui.Nous lui recommandons le repos complet au lit les jambes surélevées, une diète légère, et lui faisons prendre par la bouche 400 mgm.de nicotinamide par jour.Quarante-huit heures plus tard, l\u2019éruption d\u2019érythème polymorphe est presque complètement disparue.Dans le but de prévenir une récidive de cette dernière et de hâter si possible la guérison de l\u2019érythème noueux, le malade continue à prendre de la nicotinamide & raison de 300 mgm., puis de 150 mgm.par jour.Après 6 semaines de ce traitement, l\u2019érythème polymorphe n\u2019a pas récidivé.L\u2019érythème noueux, par contre, ne semble pas avoir été beaucoup influencé par l'acide nicotinique.La légère amélioration obtenue peut être attribuée au simple repos au lit.Observation 2.M.G.R., 35 ans, est hospitalisé le 14 mars 1946 pour un anthrax de la nuque et une éruption typique d\u2019érytheme polymorphe (forme papuleuse) siégeant au dos des mains, aux poignets et au cou.L\u2019anthrax s\u2019est ouvert spontanément deux 434 jours plus tôt sous l'influence de pansements humides chauds.Le malade n\u2019a pris aucun médicament et il n\u2019y a rien à signaler dans ses antécédents personnels et familiaux.La glycémie est normale et les urines ne contiennent pas de sucre.La température est à 99.3° F.On commence immédiatement un traitement à la pénicilline à raison d\u2019une injection I.M.de 40,000 U.I.toutes les 3 heures.Douze heures après le début du traitement, les lésions cutanées des mains, poignets et cou sont très améliorées; les papules se sont affaissées et, de rouge vif qu\u2019elles étaient, ont pris une teinte violacée.Quarante-huit heures plus tard, cette teinte violacée est elle-même disparue et l\u2019érythème polymorphe est considéré comme guéri.Le malade reçoit instruction de faire des applications locales de pénicilline sur son anthrax, qui est en bonne voie de guérison, et il quitte l\u2019hôpital.Le 18 avril, il nous consulte de nouveau pour une récidive de son érythème polymorphe.Les lésions, cette fois-ci, sont plus discrètes et occupent seulement les mains et les doigts.L\u2019anthrax de la nuque est complètement cicatrisé, mais on remarque tout près de la cicatrice deux petits furoncles qui sont apparus quelques jours plus tôt.Nous faisons prendre au malade 400 mgm.de nicotinamide par jour et en 48 heures l\u2019éruption d\u2019érythème polymorphe est entièrement disparue.Nous complétons le traitement par des injections de vaccin anti-staphylococ- cique et les furoncles guérissent rapidement.Cinq mois plus tard l\u2019érythème polymorphe n\u2019a pas récidivé.Observation 3.M.A.M, âgé de 46 ans, et menuisier de son métier, est un malade que nous suivons depuis 7 ans.Pour résumer en quelques mots une longue histoire, disons que A.M.a fait 16 poussées d\u2019érythème polymorphe en tout: une le printemps de chaque année, une autre l\u2019automne et deux en plein hiver.Les lésions cutanées sont du type « herpes iris» et occupent à chaque poussée les faces dorsales et palmaires des mains et des doigts, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 les poignets, les avant-bras et les muqueuses buccales et labiales.Dans les antécédents on relève une histoire de tuberculose du coup de pied droit, tuberculose qui aurait été traitée par l\u2019immobilisation dans un appareil plâtré.Ce traitement aurait été fait alors que le malade avait 18 ans et aujourd\u2019hui la radiographie du pied ne démontre aucune lésion en activité.La radiographie des poumons et l\u2019analyse des crachats sont toutes deux négatives.A l\u2019examen somatique on ne trouve aucun foyer d\u2019infection.Chaque poussée d\u2019érythéme polymorphe débute par une sensation de tension et de raideur dans les mains et la bouche mais sans symptômes généraux.; Le 22 mars 1946, le malade éprouve cette sensation de tension et de raideur dans ses mains et ses lèvres.Le lendemain matin, il constate au réveil deux petites ulcérations superficielles sur sa lèvre inférieure et quelques lésions caractéristiques à la face palmaire des mains.Le soir du même jour, nous lui faisons une injection de nicotinamide (100 mgm.) et lui recommandons de prendre 4 comprimés à 100 mgm.chacun du médicament par la bouche et par jour.Deux jours et demi plus tard, tout est rentré dans l\u2019ordre.En septembre 1946, le malade nous consulte de nouveau, mais cette fois-ci dès les premiers prodromes de la maladie, i.e.avant l\u2019apparition des lésions cutanées.Nous lui faisons une seule injection de nicotinamide et, quelques jours plus tard, le malade est tout heureux de nous dire qu\u2019il n\u2019a pas son éruption habituelle et que, par conséquent, il a pu continuer son travail.Lors des poussées précédentes, en effet, poussées que nous traitions par le novarsénobenzol et au début par l\u2019antigène méthylique de Boquet-Nègre, les douleurs aux mains l\u2019obligeaient chaque fois à interrompre son travail pendant 8, 10 et même 15 jours.* * * Voila donc trois observations qui mettent en relief l\u2019action rapidement efficace de l\u2019acide SMITH: ÉRYTHÈME POLYMORPHE nicotinique et de la pénicilline dans l\u2019érythème polymorphe.Cela ne veut pas dire que nous devions employer systématiquement l\u2019un et l\u2019autre ou indifféremment l\u2019un ou l\u2019autre de ces deux médicaments.Le traitement de l\u2019érythème polymorphe doit être avant tout un traitement étiologique.Ainsi dans l\u2019observation 2 , où nous pouvons vraisemblablement rapporter l\u2019éruption cutanée à l\u2019anthrax de la nuque, la pénicilline est indiquée; le salicylate de sodium serait le médicament à employer dans un cas s\u2019accompagnant de douleurs articulaires, etc, etc.Mais nous croyons que l\u2019acide nicotinique est un adjuvant précieux au traitement étiologique en ce sens qu\u2019il nous paraît raccourcir notablement la durée de la maladie.Dans les cas, et 1ls sont nombreux, où, malgré les recherches les plus minutieuses, on ne peut déceler aucune cause probable ou même possible, l\u2019acide nicotinique reste, \u2018d\u2019après l\u2019expérience que nous en avons, le traitement de choix.Non seulement peut-il faire disparaître une éruption d\u2019érythème polymorphe en un temps très court, mais encore, comme le 435 démontre l\u2019observation 3, peut-il faire avorter une attaque.Nous ne connaissons rien du mode d\u2019action de l\u2019acide nicotinique dans l\u2019érythème polymorphe.Peut-être agit-il tout simplement comme médicament de choc à la façon du thiosulfate de sodium par exemple dans certaines dermatoses allergiques?Cette conception pathogénique nous paraît logique si, avec Gougerot (4), nous considérons l\u2019érythème polymorphe comme «un syndrome de réaction de défense par sensibilisation », sensibilisation à des agents nombreux et variés: microbes, toxines microbiennes, médicaments, aliments, etc.BIBLIOGRAPHIE 1.F.R.SCHMIDT: «Treatment of Dermatoses with vasodilators.» Am.Archives of Dermatology and Syphilology, 52: 344 (nov.-déc.) 1945.2.A.WEISBERG et E.ROSEN: « Erythema exsud- ativus multiforme.» Amer.Arch.of Derm.and Syphilology, 53: 99 (fév.) 1946.3.H.C.ROBINSON: « Erythema multiforme.» Am.Arch.of Derm.and Syphil., 52: 91 (août) 1945.4, H.GOUGEROT: «Erythéme noueux.» Archives Dermato-syphiligraphiques, 31: 263 (sept.) 1936.UN CAS D\u2019ADENOME DU PANCREAS Paul CAUMARTIN Service de chirurgie, Fernand CHAREST, Service de neurologie, Hôpital Général de Verdun.Observation.Monsieur D.N., 35 ans, nous était envoyé par son médecin, le docteur Paul Lague, le ler octobre 1946.Il se présentait pour pertes de connaissance fréquentes.En avril 1946, il commença à se plaindre de douleurs à la colonne vertébrale.Des radiographies furent prises et un autre médecin lui aurait dit qu\u2019il avait une « carie d\u2019un joint ».Il raconta que, vers la même époque, il était porté à dormir continuellement.Il perdait aussi fréquemment connaissance.Les yeux devenaient fixes, et il ne savait plus ce qui se passait autour de lui.Il n\u2019y avait cependant aucun mouvement clonique et tonique des membres.Le patient cherchait habituellement à s\u2019asseoir.Les crises survenaient surtout avant le déjeuner.Un bon matin, il se serait rendu à Saint- Hyacinthe.À son retour, il aurait frappé un pont avec son automobile: il ne se souvient de rien.Des voisins, qui le reconnurent, le ramenèrent jusqu\u2019à son garage où il aurait dormi de neuf heures à midi.T1 put faire ses semences.Le 5 juillet 1946, à la suite d\u2019un coup de soleil, il serait demeuré inconscient pendant deux jours.Les pertes de connaissance se répétèrent jusqu\u2019à son admission à l\u2019hôpital.Il aurait été souvent trouvé assis dans 436 son étable sans savoir où il était et de quelle manière il y était venu.Il prenait une bouchée et tout revenait à la normale.Au début d\u2019août, il commença à se plaindre de maux de tête et de douleurs à l\u2019abdomen.Les maux de tête revenaient tous les jours et les comprimés à base d\u2019acide acétylsalicylique les faisaient disparaître.Depuis six mois, il aurait engraissé d\u2019une dizaine de livres.Comme antécédents personnels, 11 eut une inflammation pulmonaire à l\u2019Âge de 21 ans et la « jaunisse » à l\u2019âge de 27 ans.Ce qui frappe le plus à l\u2019examen, c\u2019est sa lenteur intellectuelle.La pression artérielle est de 100 sur 68 et le pouls est à 72 et régulier.Il y a des lésions eezématiformes au niveau du conduit auditif externe.Les deux plages pulmonaires contiennent quelques si- bilances.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume et la rate n'est pas percutable.De tout abdomen, seule la palpation du quadrant inférieur droit donne l'impression d\u2019un cordon mobile et provoque de légères douleurs.L\u2019examen neurologique est négatif.Le Wassermann du sang est négatif.L\u2019urée sanguine donne 15.6 milligrammes pour cent.(La normale est de 10 à 15 milligrammes d\u2019azote uréique par 100 centimètres cubes de sang.) Le 2 octobre, la glycémie est de 60 milligrammes pour cent (dosage par le sulfate de cuivre).La glycémie est répétée le lendemain matin avec le même résultat.L\u2019urine est acide.Sa densité est de 1020.Il y a absence d\u2019albumine et de glucose.Les radiographies du crâne prises le 2 octobre 1946 sont négatives.Notre attention fut attirée par la glycémie plutôt basse du patient.Le 3 octobre, après le dîner, il fut décidé de le faire jeûner pendant vingt-quatre heures, tout en le surveillant étroitement.Il se souvient s\u2019être levé le lendemain matin à 5 heures 45 a.m.Il devint ensuite perdu.Nous le vimes vers dix heures du matin.Il ne savait pas où il était, divaguait, et ne reconnaissait plus personne.La glycémie était, à ce moment, de 45 milligrammes pour cent.Une demi-heure plus tard, crise d\u2019agitation intense: nous étions quatre autour du lit pour le retenir.La glycémie était L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 alors de 32 milligrammes.L\u2019agitation disparut à la suite d\u2019une injection de vingt centimetres cubes d'une solution hypertonique de glucose à 50%.Après avoir pris son dîner, le malade redevint normal.Après une épreuve aus-i concluante, nous lui fîmes part de nos impressions et aussi de la probabilité d\u2019une intervention chirurgicale.Il nous demanda de retourner dans sa famille pour mettre ordre à ses affaires.Afin d\u2019éviter la répétition des pertes de connaissance, il lui fut conseillé d'ajouter aux repas habituels des repas légers, par exemple au milieu de Pavant-midi, au milieu de l\u2019après-midi, le soir vers les neuf heures, la nuit vers les 2 heures, consi tant en un verre de crème.Il nous revenait cinq jours plus tard.Durant son séjour à la maison, il avait eu plusieurs pertes de connaissance, car il s'était peu souc'é de son régime.D\u2019autres analyses furent faites.La vésicule biliaire fut normale au point de vue radiologique.L\u2019acide hippurique fut de 95 pour cent.Le 16 octobre 1946, il eut une hyperglycémie provoquée.À jeun, la glycémie était de 50 milligrammes.Après une demi-heure, elle était de 104 milligrammes; après une heure, de 109 milligrammes; et après deux heures, de 56 milligrammes.Il est à présumer que le taux du sucre sanguin serait descendu à un niveau beaucoup plus bas, si l\u2019épreuve avait été poussée plus loin.L'intervention eut lieu le 17 octobre 1946.La technique employée fut celle de Mallet- Guy.La peau, les muscles et le péritoine furent sectionnés en équerre: la branche longitudinale s\u2019étendait de l\u2019appendice xiphoïde à l\u2019ombilie et la branche transversale, de l\u2019ombilic vers la gauche sur une longueur de 3 à 4 pouces.L\u2019incision du ligament gastro- colique permit de rejoindre l\u2019arrière-cavité gastrique.Le pancréas, après avoir été libéré sur sa face antérieure et au niveau de son bord inférieur, fut entièrement exploré.Sa palpation révéla vers la partie médiane un noyau dur, de la grosseur d\u2019un pois.Le pancréas fut sectionné au delà de la tumeur en forme de coin avec le bistouri électrique.Après hémostase, la tranche de section fut recouverte d\u2019un CAUMARTIN Er CHAREST: UN CAS D\u2019'ADÉNOME DU PANCRÉAS * morceau de « gelfoam» et ses lèvres furent rapprochées au catgut.Deux drains furent laissés en place et le tout refermé.© La pièce anatomique fut sectionnée, immé- | diatement après l\u2019intervention.Il y avait une petite tumeur, ronde, d\u2019un diamètre d\u2019un centimètre environ, de couleur bleuâtre, qui faisait contraste avec la couleur ardoisée du pancréas.Le rapport histologique fut celui d\u2019adénome insulaire.Les premiers jours qui suivirent l'intervention se passèrent sans incident.Le 18 octobre 1946, la glycémie était de 227 milligrammes.Le 19 au matin, elle était de 312 milligrammes et il y avait 6 grammes 60 de glucose au litre dans l\u2019urine.L\u2019après-midi, elle était de 219 milligrammes.Le 21, elle était descendue à 147 milligrammes.Il commença à tousser le même jour.Des râles apparurent aux poumons.La température était de 100 degrés.La plaie opératoire était belle et en bonne voie de guérison.Le 25 octobre, poussée de température à 103 degrés et le patient devint dyspnéique.Une radiographie pulmonaire fut demandée d\u2019urgence et le rapport du docteur Allaire fut le suivant: « Image de pleurésie inférieure gauche.» Une aspiration fut tentée mais sans succès.L'injection et les vaporisations de pénicilline firent baisser graduellement la température.Le 29 octobre, elle était de 99 degrés et le patient se sentait assez bien.La glycémie était de 73 milligrammes.Le 31 octobre, nouvelle poussée de température à 104 degré:.Elle retomba le lendemain, à 99 degrés, et, par la suite, se mit à osciller entre 100 et 101.Le 2 novembre, la plaie, qui paraissait suspecte, fut réouverte à la partie inféricure gauche.Il y avait une collection purulente qui semblait ven:r de la profondeur et ne semblait pas vouloir tarir, malgré l\u2019application de sulfathiazole en poudre, de vaporisations de pénicilline et de pansements humides.La température était revenue à 99 degré».L\u2019ex\u2018stence d\u2019une fistule profonde ne faisait pas le moindre doute, car il était possible d\u2019introduire un-applicateur et d\u2019y ramener du pus.De plus, lors de la palpation profonde de l\u2019abdomen ou lors de l\u2019augmentation 437 de la pression intra-abdominale par la toux ou par l\u2019effort, le pus apparaissait à l\u2019orifice.Le 12 novembre, le patient reprenait le chemin de la salle d\u2019opération.Il y avait éviscé- ration de la partie inférieure de la branche longitudinale de l\u2019incision.L\u2019estomac venait à la peau.La brèche fut refermée en deux plans.L\u2019extrémité gauche de la branche transversale fut réouverte.Il y avait un gros abcès de l\u2019arrière-cavité de l\u2019estomac qui fut évacué.Deux tubes de caoutchouc furent mis en place afin de permettre l\u2019irrigation de la cavité avec une solution très étendue de pénicilline.Les tubes furent enlevés au bout d\u2019une semaine.Lors d\u2019une visite faite le 15 novembre, à l'heure du souper, le patient fit la remarque suivante: «Je suis sûr que je suis complètement guéri.Depuis trois jours, je n\u2019ai pris que de l\u2019eau et très peu et je n\u2019ai pas perdu connaissance.» La condition s\u2019améliore jusqu\u2019à sa sortie de l'hôpital.La veille, il avait eu une glycémie qui était de 86.7 milligrammes pour cent.Il nous écrivait le 16 décembre 1946: « Je suis très bien et je ne ressens aucun mal.Je vague à mes occupations avec agrément quoique je me Ménage encore et me voilà rendu que je pèse cent cinquante livres.» « La semaine dernière, je suis allé en auto et, tout à coup, il m\u2019est survenu un mal dans le côté gauche au bas des côtes.J\u2019ai eu peur que ce fût une hémorragie interne et, trois jours plus tard, il n\u2019y avait plus aucun mal.Depuis ce temps, je suis très bien.» Résumé Monsieur D.N., âgé de 35 ans, qui nous était envoyé pour pertes fréquentes de connaissance apparues en avril 1946, présentait les symptômes caractéristiques de la triade de Wihipple, à savoir: 1°) attaques répétées de troubles vaso-moteurs, nerveux ou psychiques survenant pendant le jeûne; 2° une glycémie inférieure à 50 milligrammes; et 3°) disparition immédiate de la crise après l\u2019injection ou l\u2019ingestion de glucose.Le diagnostic d\u2019hyperinsulinisme organique s\u2019imposait.À l\u2019intervention, la palpation du pancréas nous 438 permit de sentir un petit nodule situé vers le milieu du corps du pancréas.Une hémi-pan- créatectomie fut faite.La section de la pièce anatomique montra la présence d\u2019une tumeur de couleur bleuâtre, mesurant environ un centimètre de diamètre, qui faisait contraste sur le reste du pancréas.Le diagnostic histologique fut celui d\u2019adénome du pancréas.Les suites postopératoires ne furent pas faciles, car le patient eut une pleurésie gauche L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 et une suppuration de l\u2019arrière-cavité de l\u2019estomac qui dut être drainée.Il quitta l\u2019hôpital parfaitement guéri.Il nous racontait, dans une lettre récente, qu\u2019il avait beaucoup engraissé et qu\u2019il se portait très bien.Nous nous proposons d\u2019aborder de nouveau cette question des adénomes du pancréas, en insistant d\u2019une manière spéciale sur son aspect neurologique.A PROPOS D\u2019UN CAS DE PROTRUSION ACETABULAIRE PROGRESSIVE DES DEUX HANCHES Edgar LEPINE, Assistant au Service d\u2019Orthopédie de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Cartierville).En 1924, Otto rapportait le cas d\u2019«une manifestation anormale de la goutte », d\u2019un intérêt spécial pour les accoucheurs, il s\u2019agissait d\u2019un enfoncement bilatéral du cotyle et de la tête fémorale dans le bassin.En 1932, Pomeranz définissait cette manifestation comme suit: « Arthrite chronique progressive de la hanche, caractérisée par une protrusion intrapelvienne du fond du cotyle et de la tête du fémur ».Quelques auteurs, dans la suite, ont rapporté cette condition du squelette comme une coxalgie avec fracture acétabulaire ou comme une ostéoarthrite déformante.Verral, en 1929, l\u2019a désignée sous le nom d\u2019« arthrokatadysis » pour insister sur le fait de l\u2019effondrement de l\u2019articulation.Au point de vue pathologique, on pourrait dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une destruction localisée, ou d\u2019un ramollissement du fond du cotyle qui permet une protrusion des structures acéta- bulaires, sous la pression de la tête fémorale.Cette dernière et le col du fémur sont presque complètement conservés quoique dans certains cas on ait trouvé une tête dénudée de cartilage et couverte de granulations.La guérison subséquente produit une nouvelle cavité acétabulaire ct une protrusion intrapelvienne.L\u2019évolution cesse lorsque le grand et le petit trochanters viennent en contact avec le rebord du cotyle.La littérature rapporte un cas où l\u2019autopsie a été pratiquée et voici ce qu\u2019on a trouvé: «Il s\u2019agissait de la destruction de la surface osseuse du fond du cotyle; le plancher acéta- bulaire était sclérotique et avait une apparence d'ivoire, il était épaissi de 1 cm.et faisait une saillie de 2 em.dans le bassin.» On est d\u2019avis, d\u2019une façon générale, qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une entité pathologique propre, mais bien du résultat d\u2019un processus inflammatoire, processus dont les agents peuvent être le bacille de Koch, le staphylocoque, le streptocoque ou encore le gonocoque.La goutte, la syphilis, le tabes, une arthrite atypique non spécifique, des métastases cancéreuses ont été considérés comme des facteurs possibles, ainsi qu\u2019une dyschondroplasie.M.Tavernier affirme qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019un syndrome anatomique au même titre que le coxa vara par exemple.Il ajoute que «la protrusion acétabulaire perd tout son mystère si l\u2019on étudie la série de ses formes anatomiques en partant des formes mineures; elle ne doit ce caractère au fait qu\u2019elle n\u2019a été décrite jusqu\u2019ici que dans sa forme la plus accentuée.» LÉPINE: PROTRUSION ACÉTABULAIRE DES DEUX HANCHES Pour cet auteur, la forme la plus banale est celle que l\u2019on rencontre dans le bassin ostéo- malacique avec sa déformation bien connue en forme de cœur de carte à jouer, ou le ramollissement des os du bassin permet une protrusion.Le même ramollissement pourrait être dû à une ostéite fibreuse unilatérale.Enfin, toute maladie aboutissant à une ostéomalacie du fond du cotyle peut produire cette difformité.Mais le professeur Tavernier admet que les véritables protrusions sont celles des arthrites.L\u2019érosion osseuse s\u2019y localise sur le fond du cotyle soit par suite du siège spécial des lésions, soit par suite d\u2019une attitude vicieuse en abduction, attitude qui centre sur le fond du cotyle les points de pression maxima de la tête.L\u2019étiologie gonococcique dans une telle arthrite doit être éliminée parce que ces arthrite sont aiguës, destructrices, et donnent la plupart du temps une ankylose ou synostose.Il en est ainsi des autres infections pyogènes qui détruisent d\u2019emblée les cartilages articulaires, oblitèrent l\u2019espace et donnent enfin une ankylose.Tandis que la protrusion progressive évolue lentement, montre une destruction légère des cartilages, et même d\u2019une façon générale, les contours articulaires sont conservés.Souvent dans des infections pyogènes la tête est nécrosée, ce qui effectivement prévient toute migration du cotyle dans le bassin.Par ailleurs, les infections atténuées peuvent permettre une régénération osseuse dans un fond de cotyle.L\u2019incapacité peut n\u2019étre pas grande, le repos au lit non nécessaire.La mobilisation et l\u2019appui étant pour cela permis, les conditions mécaniques nécessaires à la production de la difformité dont nous parlons, sont réalisées.C\u2019est ainsi que l\u2019on a parlé de la tuberculose comme cause d\u2019une « protrusion \u2018acétabu- laire ».Eppinger a parlé d\u2019une dyschondroplasie, mais une telle difformité n\u2019a jamais été décrite dans les dyschondroplasies connues.439 Beaucoup, parmi les cas rapportés, ont montré de toute évidence un processus arthritique évoluant ailleurs, souvent dans les sa- cro-iliaques et le rachis, et souvent dans les genoux, coudes et poignets.On rattache cette manifestation à une polyarthrite en s\u2019appuyant sur le fait que la majorité des patients qui en souffrent sont à l\u2019âge de l\u2019arthrite et présentent d\u2019autres signes de cette maladie.Tavernier rapporte l\u2019observation d\u2019une forme congénitale chez un enfant de 12 ans à l\u2019occasion d\u2019une poussée douloureuse passagère dans une hanche, sans pouvoir y rattacher les formes banales de l\u2019adulte.A date, la littérature rapporte moins de 50 cas de cette manifestation.Elle se rencontre deux fois plus chez la femme, elle est bilatérale dans le tiers des cas et elle atteint des sujets d\u2019Âge moyen.La maladie s\u2019installe graduellement et se manifeste par des signes d\u2019arthrite chronique infectieuse, raideur et douleur au niveau des hanches, pour des mois et des années.Puis une boiterie s\u2019installe et devient de plus en plus marquée jusqu\u2019à rendre la marche très difficile ou impossible, et à empêcher le malade d\u2019écarter ses membres inférieurs.Plus tard, le malade ne peut élever ses membres inférieurs ou fléchir le tronc sur le bassin.La déformation peut être si grande que les cuisses et le bassin prennent une attitude fixe à angle droit.Au début, à l\u2019examen clinique, la rotation et l\u2019abduction sont limitées, plus tard tout mouvement est perdu.Souvent on peut palper la protrusion par un toucher rectal ou un examen gynécologique ou même à travers la paroi abdominale dans la fosse iliaque.On peut même avoir cette sensation du grand trochanter qui accroche le rebord du cotyle.Le diagnostic radiologique est évident.Dans la déformation typique, la tête et le col sont normaux, le fond du cotyle se présente comme une masse globuleuse dans le bassin, il est déplacé en dedans, en haut et en avant vers le trou obturateur. 440 Il peut être aussi mince qu\u2019une feuille de papier ou extrêmement dense et éburné.On note fréquemment une excroissance du rebord supérieur du cotyle.Ce rebord se projette en dehors, au-dessous du col du fémur.Pour illustrer ce court exposé théorique, voiei l\u2019histoire d\u2019une malade qui s\u2019est présentée avec ce syndrome.Observation.Mlle A.O., 27 ans.La malade fait remonter le début de ses ennuis à 10 ans passés, alors L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 chauffe » ses hanches qui, à la fatigue, s\u2019enrai- dissent de nouveau.La malade n\u2019a jamais été immobilisée complètement.Antécédents personnels: rougeole, amygdalite, il y a 11 ans; héréditaires: rien à noter.Examen objectif: taille 5834\"; poids 90 lbs.Jeune fille courte et délicate.Cœur et poumons normaux.La patiente, en position assise, présente un rachis bien droit.En décubitus dorsal, la région lombaire Fra.1.\u2014 Saillie intrapelvienne bilatérale du fond du cotyle.Enfoncement et déformation de la tête fémorale.Le grand trochanter est en contact avec le bord supérieur du cotyle des deux côtés.que les hanches ont commencé à s\u2019enraidir et à être douloureuses.Elle affirme n\u2019avoir présenté aucune boiterie jusqu\u2019alors.Subjectivement, le membre inférieur droit semble plus court que le gauche.La patiente a aussi noté une exagération de l\u2019ensellure lombaire.Après une station un peu prolongée, en position assise, la patiente éprouve de la difficulté à marcher; cependant, la marche « ré- montre une lordose exagérée, qui disparaît si l\u2019on fléchit les hanches à 120°.Le membre inférieur gauche se tient en rotation externe et en légère adduction.De plus, le genou gauche se tient en flexion à 160°, alors que le droit est en extension.Les mem- même longueur bres inférieurs sont de (76 cm.).Le grand trochanter droit paraît remonté LEPINE: PROTRUSION ACETABULAIRE DES DEUX HANCHEs 441 au-dessus de la ligne de Nélaton; on ne per- colt pas la téte dans le cotyle.La hanche droite permet à peu près 45° de flexion, sans abduction ni rotation possible.La malade réussit à dégager le membre du plan du lit.Le grand trochanter paraît aussi remonté, à gauche.La tête fémorale n\u2019est pas perceptible ni dans le cotyle ni dans la fosse jiaque externe.La flexion de la hanche gauche atteint à peu près 120°, et l\u2019extension est limitée d\u2019au moins 20°.Aucune rotation n\u2019est possible.La malade dégage le membre gauche du plan du lit.A la station debout le membre gauche se tient en flexion sur le bassin.La marche se fait avec boiterie, sans Trende- lenburg.En général, la musculature est bonne.BIBLIOGRAPHIE POMERANZ: The Journal of Bone and Joint Surgery, 14: 663 (sept.) 1932.VERRALL: The Journal of Bone and Joint Surgery.11: 39 (janvier) 1929.CARY: The Journal of Bone and Joint Surgery, 14 : 687 (septembre) 1932.GHORMLEY et FLASHMAN : Proceedings of Mayo Climc, 21: 108 (6 mars) 1946.POMERANZ: American Journal of Surgery, 449.1925.LEWIN: Surgery, Gynec.and Obst., 41: 449, 1925.H P.DOUB: Radiology, 12: 369, 1939.FROELICH: Revue d'Orthopédie, 17: 553, 1930.HERTZLER: Surgical Pathology of the Diseases of Bones.Lippincott, pp.120-124, 1931.A REVUE GÉNÉRALE o + e \u20ac LE TRAITEMENT DE L\u2019INSUFFISANCE HÉPATIQUE\"' Onésime BÉDARD (Ottawa).Vous exposer le traitement de l\u2019insuffisance hépatique, dans le court espace de temps qui nous est alloué, signifie que nous devrons exposer les grandes lignes d\u2019un traitement qui peut être appliqué à tout hépatique à un stage déterminé de sa maladie, car l\u2019insuffisance hépatique est un syndrome complexe qui peut être toute la maladie ou simplement une étape d\u2019une maladie en évolution.Longtemps, le traitement de l'insuffisance fonctionnelle du foie est resté du domaine d\u2019un empirisme parfois très juste, mais, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, la clinique et le laboratoire peuvent poser un diagnostic scientifique.Il en découle un traitement plus précis et plus facilement orienté.Chaque fois qu\u2019il sera possible, il est bien entendu que le traitement sera avant tout prophylactique.PROPHYLAXIE.Le traitement prophylactique de l\u2019insuffisance hépatique se confond avec le traitement étiologique.Selon Piery et Nulhand, l\u2019insuffisance hépatique relève de causes infectieuses, toxiques, digestives, et diathésiques 1) Causes infectieuses.La cause infectieuse la plus fréquente est, sans contredit, la syphilis, qui envahit le foie au début sous forme d\u2019hépatite ou qui le détruit à la période terminale dans la cirrhose.Un traitement spécifique intensif aura raison de la première et un traitement prudent pourra améliorer la deuxième.La période secondaire est certes la plus fertile en accidents hépa- 1.Communication au XVIIIe Congrès de l'A.M.L.F.C., Québec, juin 1946.tiques qui servent d\u2019encouragement au traite- | ment.La tuberculose peut envahir le foie directement ou par dissémination de voisinage, ou bien le foie peut être surchargé de déchets | toxiques au cours d\u2019une tuberculose évoluant à distance.Le traitement de la tuberculose aidera le foie qui pourra être aidé, d\u2019ailleurs, par le traitement général.La typhoïde produit fréquemment une hépatite et surtout une angio-cholécystite qui très souvent évoluent vers l'insuffisance hépatique.Sans oublier la diète hydrique prolon- | gée, qui autrefois était le seul traitement de la typhoïde et qui produisait une dénutrition très nocive pour le foie.Enfin les septicémies et les infections locales, | les pyohémies sont autant de causes qui peuvent réagir directement ou indirectement sur la cellule hépatique.2) Les intoxications.De tout temps, l\u2019alcool a été reconnu comme ayant une préférence marquée pour le foie, l\u2019alcoolisme aigu produisant une intoxication aiguë de la cellule hépatique et l'alcoolisme | chronique étant le droit chemin vers la cirrhose.Le foie est souvent touché par l\u2019arsénothéra- pie dans le traitement de la syphilis.Le foie a certainement un rôle à jouer dans la réaction d\u2019Herxeimer et dans la crise nitritoide.L\u2019autopsie des cas mortels, à la suite du traitement à dose massive d\u2019arsenic, a prouvé l\u2019existence d\u2019hémorragies miliaires disséminées dans tout l\u2019organisme et le foie n\u2019est certes pas étranger à ces accidents vasculaires.Les auteurs anglais, en 1941, observèrent à Londres une réaction du foie, au cours du traitement BÉDARD: TRAITEMENT DE par l\u2019arsenic chez 50% des syphilitiques traités.Le type d\u2019ictère que l\u2019on rencontre dans ces cas ne présente aucune différence clinique, biochimique ou biopsique avec l\u2019ictère infectieux bénin, ce qui fait dire à Merklen et Graciansky, dans Paris Médical, le 17 janvier 1946, que cet ictère est certainement de nature infectieuse, transmis par des seringues incomplètement stérilisées.Une stérilisation plus parfaite aurait fait baisser le pourcentage de 50 à 10%.Dans les autres cas, Marshall administre, à titre préventif, de la méthionine tandis que Miller et Wipple se trouvent bien d\u2019un composé amino-soufré.Les sels d\u2019or sont responsables d\u2019accidents dus à l\u2019allergie ou à la sensibilisation, où les auteurs reconnaissent une pathogénie hépatique.Certaines firmes pharmaceutiques recommandent, comme préventif de ces accidents, la dilution de ces sels dans le Dycho- lium.Enfin, il est classique d\u2019attribuer une affinité particulière pour le foie, au plomb, au phosphore et au chloroforme.Les anesthésiques intraveineux: Evipal, Avertin, etc., sont contre-indiqués chez les hépatiques.Par contre, les préparations soufrées ne sont nullement contre-indiquées chez les hépatiques, et même plus, elles seraient reeomman- dées dans lès infections hépatiques.3) Troubles digestifs.La constipation chronique et les produits toxiques de fermentation secondaire réagissent sur le foie.Les abus alimentaires, selon N.Fiessinger, permettent les gros foies de surcharge.4) Maladies diathésiques.Les maladies de la nutrition, le diabète, la goutte, l\u2019obésité et la maigreur, s\u2019associent toujours avec un trouble fonctionnel du foie.Eviter toutes ces causes ou leur apporter un traitement précoce, préviendront les manifestations hépatiques.L\u2019INSUFFISANCE HÉPATIQUE 443 TRAITEMENT.Le traitement proprement dit de l\u2019insuffisance hépatique se-subdivise en trois chapitres: 1) Le traitement hygiénique.2) Le traitement diététique.3) Le traitement médicamenteux.1° LE TRAITEMENT HYGIÉNIQUE.a) L\u2019hygiène générale.Toutes les lois de l\u2019hygiène générale s\u2019appliquent forcément à un hépatique; mais, en plus, l\u2019hygiène générale devra combattre la sédentarité, l\u2019obésité et les troubles digestifs.Le modernisme, sous le couvert de l\u2019amélioration du bien-être social, favorise la sédentarité.Moins on travaille, plus la machine diminue l\u2019effort, plus le repos est passif, plus on semble vouloir améliorer la santé nationale.Mais la sédentarité favorise la stagnation du sang, spécialement dans le foie, en diminuant la circulation générale, diminue la ventilation pulmonaire, favorise les troubles digestifs, entretient la constipation, diminue le métabolisme et favorise la paresse nerveuse.Tandis qu\u2019au contraire le travail musculaire agit directement sur le foie, tonifie le système nerveux, stimule l\u2019activité des organes, augmente la circulation et la respiration et favorise la respiration interne.En un mot, la sédentarité est l\u2019ennemie du foie et de la santé en général.| L\u2019obésité, corollaire de la sédentarité, indique le surcroît des recettes sur les dépenses.Au point de vue anatomo-pathologique, l\u2019obésité est caractérisée par la surcharge des tissus en graisse causant ainsi un trouble fonctionnel de ces tissus, et aboutissant très souvent à une dégénérescence graisseuse de ces tissus.Le foie est très sensible à la surcharge graisseuse qui le vide de son glycogène et le rend plus vulnérable.La culture physique graduée et un régime simplement suffisant préviendront ces deux causes.L'insuffisance hépatique se manifeste, au tout début, par des troubles digestifs.Les aérophages qui mangent vite, boivent en mangeant et qui avalent l\u2019air par habitude, 444 seront améliorés par la correction de mauvaises habitudes.Une prothèse est sans doute le meilleur traitement pour guérir les troubles digestifs des édentés chronique:.L\u2019hygiène alimentaire redressera les torts de ces pauvres ouvriers qui avalent un repas froid, sur le côté d\u2019une machine, parce qu\u2019ils n\u2019ont pas le temps d\u2019aller prendre un repas substantiel à la maison.Elle aidera ceux qui prennent leurs repas au petit restaurant du coin et ceux qui oublient de manger le matin.b) L\u2019hygiène mentale.L'hygiène mentale a certainement un rôle important à jouer dans le traitement des hépatiques.Les Arabes, autrefois, considéraient le foie comme le siège des émotions de l\u2019âme.La physiologie accorde au foie un rôle tonifiant sur le système nerveux.Les volumes classiques décrivent l\u2019ictère émotif.Le peuple parlera d\u2019un type bilieux pour décrire celui « qui se fait de la bile ».La clinique nous montre l\u2019instabilité du caractère de l\u2019hépatique et nous décrit le patient comme un individu irritable, facilement déprimé, fatigué, fatigable et se plaignant d\u2019insomnie matinale, etc.Et vous-mêmes n\u2019avez-vous pas étiqueté comme neurasthénique, hypocondriaque ou psychasténique ce malade qui se plaint continuellement de troubles digestifs vagues, de troubles nerveux, d\u2019instabilité vago-sympathi- que, d\u2019insomnie, de constipation chronique.Dans ces cas la psychologie peut rendre de grands services au médecin de famille qui a acquis la confiance des patients par ses longues années de service.Il est très facile de dire au patient d\u2019éviter les émotions, de ne pas s\u2019en faire, que plusieurs de ses troubles sont causés par un peu de folie et d\u2019autres petites histoires qui lui ressemblent, mais aurez-vous mérité par ces quelques conseils le titre de confident que le patient vous accorde?Au contraire, une enquête sérieuse vous renseignera sur une prédisposition nerveuse héréditaire ou une déformation psychique secondaire à l\u2019éducation; elle vous fera connaître la vie scolaire, les habitudes, les troubles de la vie conjugale qui vous seront parfois faciles IL UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 à corriger par un conseil.S'il s\u2019agit d\u2019un trouble psychique, une gymnastique intellectuelle appropriée pourra vous être utile.D\u2019une manière générale, l\u2019exercice après un entraînement gradué, les sports, les voyages, les récréations, le repos positif, pourront servir de movens thérapeutiques.ec) L\u2019hygiène industrielle.Certaines industries prédisposent à la sédentarité, à l\u2019obésité, aux abus alcooliques, au surmenage, aux troubles alimentaires.Dans d\u2019autres industries, on signale des empoisonnements par le plomb, le phosphore, l\u2019arsenic.Le travail s'accomplit, dans nombre d'industries, dans des conditions antihygiéniques, prédispose aux troubles du foie par une mauvaise alimentation, par le surmenage et même par épuisement.Le régime de l\u2019'hépatique peut ne pas être assez substantiel pour permettre des travaux demandant une grande dépense énergétique.L\u2019hygiène industrielle devra intervenir pour corriger d\u2019abord ces fautes hygiéniques.De nos jours, l'hygiène industrielle prend un caractère d\u2019une importance vitale pour le travailleur dans des domaines jusqu'ici laissés dans des cadres théoriques.Mentionnez la sélection, l\u2019orientation, la réhabilitation, les heures de travail, le surmenage, l\u2019alimentation, les cafétérias, les loisirs, les sports, les.récréations, suffit pour démontrer l\u2019importance que prend cette question de nos jours.2° TRAITEMENT DIETETIQUE.Le foie est l\u2019organe du métabolisme et du catabolisme des aliments.Le foie insuffisant ne réussira pas à transformer complètement les aliments et des métabolites intermédiaires resteront dans l\u2019organisme qui en subira l\u2019action toxique.Le régime qui conviendra à ces patients sera donc celui qui donnera le moins de produits toxiques intermédiaires.Mais, avant de prescrire un régime alimentaire aux hépatiques, il est nécessaire de respecter les principes élémentaires d\u2019un régime.Sous peine d\u2019être abandonné par le patient, qui se gardera bien BEDARD: TRAITEMENT DE L\u2019INSUFFISANCE HÉPATIQUE \\ d\u2019en avertir son médecin.tout régime doit être varié, agréable, simple et suffizant.Un régime monotone, constitué des mêmes aliments répétés, fatiguera le patient.Rapidement, 1l éprouvera du dédain et même de la répugnance pour des aliments qu\u2019il aimait pourtant autrefois mais qu\u2019on lui a servis tous les jours pendant de longs mois.Il est donc très important que le médecin avertisse le patient de bien varier le régime et même de varier la manière de l\u2019apprêter.Plusieurs insuffisants hépatiques sont des obèses qui paient leurs abus de table.Vouloir rompre du jour au lendemain des habitudes, parfois anciennes, en imposant un régime sévère, c\u2019est tenter le patient au delà de ses forces.Il vaut mieux défendre les aliments reconnus comme très nocifs et tolérer un régime, qui sans être le meilleur, est du moins agréable au patient et lui permet quelque satisfaction.Il est très intéressant parfois de lire des régimes contenant un grand nombre de substances qui semblent témoigner une certaine largesse d\u2019esprit de la part de celui qui les a prescrits.Mais, pour peu qu\u2019on regarde de près, on constate que la plupart de ces substances sont rationnées, impossibles à avoir ou encore inconnues au pays.Un tel régime devient très pauvre, péchant par un manque de simplicité.Il est beaucoup plus simple de prescrire les aliments usuels, à la portée de tous, et qu\u2019une préparation très simple laisse très digestibles.Tout régime doit être suffisant qualitativement et quantitativement.Avant d\u2019écrire un régime, il faut s\u2019enquérir de l\u2019état social du patient, car l\u2019ouvrier, le manœuvre, le maçon, le cordonnier, ont besoin de 3,500 à 5,000 calories pour leurs travaux et ils ne pourront se contenter du même régime que l\u2019employé de bureau qui n\u2019a besoin que de 2,000 à 2 500 calories.La balance sera utile pour distinguer un régime normal d\u2019un jeûne.La physiologie reconnaît un minimum de 100 gms d\u2019hydrate de carbone, 60 gms de protéines et 50 gms de graisse, comme éléments de base à tout régime.Le quotient respiratoire des hydrates de carbone se rapproche de l\u2019unité, in- 445 diquant par là que tout a été décomposé et transformé en dioxyde de carbone et en eau, sans déchet.Au contraire, les graisses et les protéines n\u2019ont un quotient respiratoire que de 70 à 75%, indiquant par là que 75% des aliments sont décomposés complètement et 25% sont éliminés comme substance de déchet.En théorie, les hydrates de carbone conviennent donc mieux aux hépatiques.Toutes ces qualités étant respectées, voyons maintenant en détail les aliments qui pourront être recommandés aux hépatiques.Boissons.L\u2019eau pure n\u2019est jamais contre-indiquée; c\u2019est un très bon diurétique et un excellent décongestif du foie.Les liqueurs à base de fruits sont très recommandables, mais 1l ne faudrait pas les confondre avec les liqueurs gazeuses, artificiellement aromatisées, qui peuvent fatiguer l\u2019estomac.Les infusions ou tisanes sont inoffensives.Le thé et le café seront pris décaféinisés.Le lait sera la boisson par excellence dans les périodes aiguës.Les sous-produits du lait, sauf les fromages fermentés, seront tous permis.Les liqueurs alcooliques, les vins, la bière sont des toxiques du foie.Viandes.Les viandes maigres, fraîches, rouges ou blanches, très bien cuites, seront permises une fois par jour; tandis que les viandes grasses, les viandes faisandées, les abats, les chareuteries seront défendus.Les poissons, maigres et frais, seront permis.Les œufs.Autrefois, les œufs étaient défendus en France et tolérés en Allemagne.Actue!lement, on les tolère avec modération; même certains auteurs comme Montez, dans une revue thérapeutique espagnole, recommandent les œufs à raison de 3 à 5 par jour, à cause de leur richesse en choline, qui oxyde les graisses et empêche leur précipitation dans le foie, le 446 rein, le système nerveux, selon les expériences de Best et Herchray.Graisses.On a l'habitude de dire que le régime des hépatiques est un régime sans graisse.Tout de même, il faut se rappeler qu\u2019un régime équilibré contient au moins 50 gms de graisse et de plus, la graisse fournissant 9 calories au gramme, il est parfois nécessaire d\u2019augmenter la quantité minimum pour ceux qui font des travaux pénibles, à température basse.Les graisses sont formées de glycérine et d\u2019acides gras (acides palmatiques, acides oléiques, acides stéariques).L\u2019acide oléique est liquide à la température ordinaire, tandis que l\u2019acide stéarique ne fond qu\u2019à 60 degrés C.Les graisses, à base d\u2019acide oléique, seront donc plus faciles à digérer.Les graisses en émulsions seront préférées aux graisses à l\u2019état naturel.Selon leur degré de digestibilité, les graisses se classeront selon l\u2019échelle suivante: Crème fraîche, Jaune d\u2019œuf, Beurre frais, Huile d\u2019olive, Huile de table, Graisse de canard ou d\u2019oie, Beurre de cacao, Graisse végétale, Graisse de porc, de bœuf ou de mouton, Huiles solidifiées.Les premières seront permises et même recommandées pour leur action sur la chasse biliaire, tandis que les derniéres seront défendues.La cuisson peut émulsionner certaines graisses et les rendre plus digestibles, mais, la plupart du temps, elle les concentre et donne naissance à des produits aromatiques qui nuisent à la digestion.Toute friture, chez les hépatiques, sera faite à l\u2019huile d\u2019olive ou à l\u2019huile de table de bonne qualité.Farineux.Les céréales et les pâtes alimentaires sont recommandées aux hépatiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 Légumineux.Tous les légumineux sont recommandés, sauf les pois, les lentilles et les fèves.Le pain doit être sec et rassis.Les gâteaux et les tartes seront défendus parce qu'ils contiennent trop de graisse.Fruits et légumes.Les fruits et les légumes contiennent beaucoup de vitamines et sels minéraux.Ils favorisent le fonctionnement de l\u2019intestin, aident le travail du foie et empêchent la suralimentation.Ils entreront donc dans tous les régimes pour les hépatiques.Au même titre, les jus de fruits et de légumes seront recommandés.De tous les condiments, le sel, les jus de fruits et de légumes seront les seuls permis.En résumé, le régime d\u2019un hépatique sera surtout fait de fruits, de légumes, de céréales, de lait, de viandes fraîches, de crème, d\u2019œufs et de beaucoup d\u2019eau.3° TRAITEMENT MEDICAMENTEUX.Le traitement étiologique, hygiénique et diététique peut suffire à remédier à un dysfonctionnement hépatique passager.Mais si l'insuffisance hépatique prend une importance moyenne, ou si elle est secondaire à une lésion cellulaire évoluant vers une des grandes maladies du foie, il faudra avoir recours à un traitement médicamenteux qui sera le moins toxique possible.Les médicaments employés peuvent se répartir en plusieurs classes: Opothérapie, Stimulation de la synergie fonctionnelle, Médications protégeant le parenchyme hépatique, Cholagogues, Cholérétiques, Médications adjuvantes qui suivant les cas seront inhibitrices, antiseptiques ou rela- chantes.Vitaminothérapie.Opothérapie hépatique.Les auteurs semblent unanimes à recommander l\u2019extrait hépatique dans le traitement de l'insuffisance. BEDARD: TRAITEMENT DE L\u2019INSUFFISANCE HEPATIQUE Le foie contient un grand nombre d\u2019hormones en plus de hormone anti-anémique, la mieux connue.Il possède une hormone à action circulatoire, une hormone diurétique, une hormone régissant le métabolisme hydrique, une hormone régularisant la nutrition et l\u2019excitabilité des centres nerveux.Il possède également une hormone de l\u2019hépatogénèse durant sa période embryonnaire ou encore quand l\u2019organe devient déficitaire.Il est donc tout naturel qu\u2019en donnant de l\u2019extrait hépatique, les auteurs espèrent suppléer au besoin de l\u2019organisme de toutes ces hormones et d\u2019un grand nombre d\u2019autres encore inconnues.L\u2019extrait de foie diminuerait également les polypeptides, contenues anormalement dans le sang.Il serait superflu de faire ici la révision des différentes préparations d\u2019extrait hépatique du commerce.Tout de même, il conviendrait de noter, avec Villeray, Justin Besançon et Desalie, que l\u2019association d\u2019extraits hépatiques à l\u2019arsenic, au bismuth, à l\u2019or et au mercure préviendrait les accidents imputables à ces substances chimiques.Stimulation de la synergie fonctionnelle.Il existe une grande synergie fonctionnelle entre le foie et les glandes endocrines et c\u2019est pourquoi, dans les cas d\u2019insuffisance hépatique, il est parfois très utile de stimuler le foie à l\u2019aide d\u2019extraits endocriniens.L\u2019insuline augmente le glycogène hépatique, stimule le métabolisme des graisses, aide la formation de l\u2019urée, empêche la surcharge graisseuse du foie, mobilise les lipides et les protéides hépatiques, diminue la teneur en .eau de la cellule hépatique.Dans les lésions destructives du foie, l'insuline favorise l\u2019hé- patogénèse.La vagotomine, la cortine et le corps jaune favoriseraient l\u2019accumulation du glycogène hépatique.L\u2019adrénaline se comporte comme l\u2019insuline Vis-à-vis des graisses et des albumines.La sécrétine augmente la fonction biliaire et la pituitrine la contraction vésiculaire.447 Par contre, la thyroïde vide le glycogène hépatique et c\u2019est ce qui explique pourquoi une thyroïdectomie peut guérir une insuffisance hépatique.Protection de la cellule hépatique.Glucose.Le premier signe histologique de la souffrance de la cellule hépatique est la perte du sucre intracellulaire qui est remplacé par une surcharge graisseuse et, à un stage plus avancé, par une dégénérescence graisseuse.Le remplissage de la cellule hépatique par du glycogène semble le traitement le plus logique pour protéger le foie.Le régime recommandé, riche en hydrate de carbone, fera une partie du travail, mais les troubles digestifs, le manque d\u2019appétit, les nausées parfois ne permettent pas de donner une quantité suffisante.Il y a donc avantage à fournir à l\u2019organisme un surplus de glucose par une autre voie.Le sérum glucosé à 5 ou 10% I.V., à la dose de 1,000 ou 2,000 c.c.avec ou sans insuline ordinaire, est donné couramment dans les milieux hospitaliers.La voie rectale peut aussi être utilisée.On à même constaté que le sucre était résorbé d\u2019une solution de 414% injectée dans le péritoine.Le sérum glucosé hypertonique à 50%, I.V., à la dose de 10 ou 20 c.c., en plus de remplir le foie de sucre, y joint une action diurétique qui n\u2019est pas à négliger surtout dans les œdè- mes des hépatiques ou des rénaux.Pribeam préconise ce qu\u2019il appelle la gymnastique hépatique, basée sur le principe que si on accumule du sucre dans le foie pendant deux jours et qu\u2019ensuite, on vide ce foie de son sucre avec l\u2019extrait thyroïdien, on stimule la fonction.À cet effet, pendant deux jours, il donne 20 c.c.de sérum glucosé hyperto- nique à 40% avec 4 à 5 unités d\u2019insuline, I.V., et les deux jours qui suivent, il vide le foie de son sucre avec 1 c.c.d'une solution à 1/1000 de thyroxine.Il continue cette gymnastique 3 à 6 semaines en surveillant le foie par le test de la glycosurie.Pribeam recommande également l\u2019emploi du cholécysmon, extrait vésiculaire qui agi- 448 rait en stimulant la lipose duodénale et faciliterait ainsi le métabolisme des graisses.Plusieurs autres substances méritent également le nom de protectrices du foie: l\u2019hyposulfite de soude, la méthianine, composé amino- soufré, auquel Eddy Jr attribue une valeur, la lipolysine de Dagsted, substance alcoolo- soluble extraite du pancréas, la vitamine C, dont le rôle oxydo-réducteur permet le catabolisme des métabolites intermédiaires.Cholagogues.L\u2019action des cholagogues est de produire une chasse biliaire vers l\u2019intestin où ils corrigent la constipation et les fermentations nocives au foie, permettent de débarrasser un foie chargé de substances infectées, de débris cellulaires, de graisses biliaires et stimulent indirectement le foie.La seule contre-indication aux cholagogues est la lithiase.Ses indications sont nombreuses et principalement dans l\u2019insuffisance hépatique.Avant de faire l\u2019étude des cholagogues, il faudrait ouvrir une parenthèse et dire quelques mots du tubage duodénal au tube d\u2019En- horn.En allant chercher directement la bile à l\u2019ampoule de Vater, le drainage permet l\u2019examen direct de la bile au sortir du tube et l'examen complet au laboratoire.La sonde en place, on peut introduire dans le duodénum les cholagogues ou les médicaments désirés sans interférence de l\u2019estomac.C\u2019est un moyen utile et il ne faudrait pas surestimer la difficulté de la technique.Parmi les cholagogues les mieux connus, il faut mentionner: L'huile d\u2019olive, qui est à la fois cholagogue et cholérétique, favorise l\u2019élimination de la bile et sa sécrétion.Son action serait due à un oléate alcalin qui se produit au cours de sa décomposition.Le sulfate de magnésie, puissant cholagogue surtout s\u2019il est introduit directement par le tubage duodénal car l\u2019acide chlorhydrique de l\u2019estomac modifie son action.Il aurait aussi une action cholérétique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Peptone de Witt \u2014 par la bouche en cachet de 1 gramme \u2014 3 ou 4 le matin à jeun.La pituitrine, la folliculine, l\u2019acétylcholine, déclencheraient la contraction de la vésicule biliaire.Enfin les œufs et la crème entrent dans la composition du repas de Boyden que les radiologistes utilisent régulièrement comme test d\u2019élimination vésiculaire.Le lavement froid, assez rarement utilisé.Cholérétiques.Les cholérétiques augmentent la sécrétion de la bile sans troubler le fonctionnement de la vésicule.Ils agissent sur la cellule hépatique et non sur la vésicule.Théoriquement, les cholagogues seraient des cholérétiques, car le vidage de la bile stimule ou crée une demande de bile du côté du foie, mais, en pratique, on garde le nom de cholérétiques aux substances dont l\u2019action se fait directement sur la cellule hépatique.Le nombre des cholérétiques est grand.On distingue les cholérétiques forts: l\u2019atophen, les sels biliaires et l\u2019huile d\u2019Hælem, et les cholérétiques faibles, qui sont des adjuvants utiles.Les cholérétiques forts triplent et même quintuplent la sécrétion biliaire.Les sels biliaires sont les plus employés.Ils s\u2019emploient surtout en tablettes par la bouche.Mais la voie veineuse est possible avec des produits d\u2019une grande pureté.Ils entrent dans la composition d\u2019un grand nombre de laxatifs dont l\u2019efficacité relève d\u2019une grande quantité de bile dans l'intestin.On leur substitue souvent le déshydrocho- late de soude en solution à 30% \u2014 beaucoup moins toxique.L\u2019atophen s\u2019emploie par la bouche à la dose d\u2019un gramme après chaque repas et l'huile d\u2019Hælem en capsule de 20 grammes \u2014 cette dernière est en plus un bon sédatif de la vésicule.Les cholérétiques doux sont très nombreux; il suffira d\u2019en nommer quelques-uns: Salicylate de soude, BÉDARD: TRAITEMENT DE Acide oléique et l\u2019oléate de soude, Chloratone, Chlorure au nitrate de magnésie, Sulfate de soude (base de la Sol.de Bour- get), Boldine, etc.Médication adjuvante ou symptomatique.Médication relâchante: Morphine: diminue le tonus vésiculaire, contre-indiqué dans les lésions graves du foie où elle peut amener la mort subite.Atropine: dans les petites crises de la vésicule.Hyoscine: à dose prudente.Jusquiane.Papavérine: action paralysante sur la musculature du cholécyste.Eresinium.Artichaut.Ulmaire: suivie de près.Médication inhibitrice de la sécrétion; médication de repos: Bicarbonate de soude, phosphate de soude et morphine.Médication décholestérinisante.Sulfate de soude, Artichaut, Insuline (sujets maigres).Extraits thyroïdiens (sujets obèses).Médication antiseptique: Weintraut, Stein, Knick et Pringeham sont d\u2019avis qu\u2019il est illusoire de vouloir stériliser la bile.Uroformine, Déshydrocholate de soude, Carbonate de soude, Vaceinothérapie.Vitaminothérapie.Un mot, avant de terminer, de la vitamino- thérapie.La vitamine B, par son action sur le métabolisme du sucre, analogue à l\u2019insuline, et le métabolisme des graisses, par l\u2019aide qu\u2019il apporte à la choline, rendent service au foie malade.L\u2019INSUFFISANCE HÉPATIQUE 449 La vitamine C, oxydo-réducteur puissant, débarrasse l\u2019organisme des déchets toxiques.La vitamine D permet la fixation du calcium.La vitamine F empêche les altérations hépatiques dans les intoxications par le phosphore.La vitamine K prévient les troubles de la crase sanguine.Cure thermale: elle était très utilisée en Europe, mais, ici, ce traitement est prohibitif.Conclusion.« Quelle que soit la thérapeutique hépatique employée, elle ne présente pas une spécificité suffisante pour permettre d\u2019affirmer que le médicament agit strictement en stimulant les fonctions hépatiques.L\u2019opothérapie hépatique utilise des extraits de composition mal définie.L\u2019action thérapeutique se fait- elle par l\u2019intermédiaire d\u2019une hormone hépatique spécifique ou par action désensibilisante ?La médication cholagogue agit-elle en stimulant la glande hépatique ou en modifiant le milieu intestinal?Les médications choléré- tiques sont-elles actives en lavant le foie ou en le débarrassant de substances toxiques ou en stimulant le parenchyme hépatique (augmentation du glycogène.du glutation) ou en modifiant le milieu intestinal par le flux biliaire qu\u2019elles entraînent?Enfin la médication alcaline, dont les cures hydro-minérales sont le type, agit-elle directement sur le foie ou par Jl\u2019alcalose digestive qu\u2019elle provoque, comme le veut Loeper?» (Brulé et Collet.) Autant de points d\u2019interrogation qui ne sont pas encore résolus et ne le seront pas encore longtemps.Un fait reste cependant très encourageant en thérapeutique hépatique, c\u2019est que le foie possède une hormone qui peut régénérer la substance hépatique à elle seule même si 70% du foie est détruit.Cette hormone nous sera certes d\u2019un précieux concours dans le traitement de l\u2019insuffisance hépatique. MOUVEMENT MÉDICAL + 9 LES POTENTIELS D\u2019ACTION G.PINSONNEAULT, Médecin de l\u2019Institut du Radium de Montréal.Depuis Dubois-Reymond, on a souvent mentionné les « courants ou potentiels d\u2019action », mais il est rare qu\u2019on se soit attardé à les décrire.En clinique, la notion de potentiel d\u2019action a passé dans le langage ordinaire : l\u2019électrocardiographie, l\u2019électroencépha- lographie, l\u2019électromyographie reposent sur des procédés standardisés d\u2019enregistrement des potentiels d\u2019action du cœur, du cerveau ou des muscles.En physiologie, il est impossible d\u2019aborder l\u2019étude des propriétés du muscle ou du neurone, du jeu des réflexes et du fonctionnement des centres nerveux sans recourir au courant d\u2019action.Donc si ce dernier est en train d\u2019occuper, dans nos connaissances médicales, une place grandissante, on conçoit qu\u2019il est d\u2019importance d\u2019en bien connaître l\u2019origine et les caractéristiques.Le potentiel d\u2019action est un phénomène caractérisé par une baisse de la polarisation électrique de la cellule.Il prend naissance lorsqu\u2019un point de cette dernière est soumis à certaines excitations, et il se propage de proche en proche, à partir de ce point, jusqu\u2019aux confins de la cellule.Il est admis en effet que tout élément vivant est polarisé électriquement.La périphérie est négative par rapport à l\u2019intérieur qui est chargé positivement.La différence de potentiel ou « potentiel de démarcation » est en général de l\u2019ordre de quelques dizaines ou de quelques centaines de microvolts.Au repos, tous les points de la surface cellulaire sont isoélec- triques.Mais dès qu\u2019un agent extérieur, mécanique, physique ou chimique, agit sur elle, il se produit, au point touché, une variation de la polarisation électrique.Si la force de l\u2019agent excitant n\u2019atteint pas un certain « seuil», ou une certaine grandeur dite «liminaire », le phénomène de variation électrique reste purement local et se dissipe en un temps variable.Si au contraire l\u2019influence de l\u2019agent extérieur atteint ou dépasse le seul d\u2019excitation, il se produit une vague de dépo- larisation d\u2019une grandeur déterminée, qui se propage dans toutes les directions, avec une vitesse, une amplitude et une forme constante.Dans le premier cas, le phénomène de stimulation reste limité et se rattache à «Pélectrotonus»; dans le deuxième cas, il s\u2019étend de proche en proche, et donne lieu à la propagation à distance d\u2019un « potentiel d\u2019action ».C\u2019est la production du potentiel d\u2019action qui caractérise l\u2019excitation proprement dite.On note en plus que, si l\u2019agent excitant agit avec une force supérieure à celle qui donne le seuil, il ne survient, de ce fait, aucun accroissement dans l\u2019amplitude et dans la vitesse du potentiel d\u2019action.On dit que la cellule réagit suivant une loi du « tout ou rien».Ce qui fera la force de la réaction globale d\u2019un organe multicellulaire, d\u2019un muscle par exemple, ce sera le nombre de cellules de cet organe qui participeront à la réaction et non les variations individuelles de chaque cellule dans l\u2019intensité de la réponse.Donc 1.Il en est ainsi du moins pour les éléments excitables évolués et perfectionnés comme par exemple les fibres nerveuses myélinisées.Cependant chez les animaux inférieurs, et dans les portions peu développées du système nerveux des animaux supérieurs, le décrément dans l\u2019excitation cesserait plus ou moins d\u2019être conditionné par les centres pour être assuré par les conducteurs périphériques eux-mêmes.Sur les nerfs sans myéline.les potentiels d\u2019action se propagent en s\u2019affaiblissant et leur amplitude au départ varie avec la force de la stimulation.Il faut noter par ailleurs que la constance dans les caractéristiques du potentiel d\u2019action ne reste vraie que dans les limites de l\u2019identité des conditions physiques. PINSONNEAULT: LES POTENTIELS D'ACTION tout stimulus infra-liminaire engendre un état d\u2019électrotonus, et tout stimulus liminaire ou supra-liminaire donne lieu, dans les conditions ordinaires, à un potentiel d\u2019action.L\u2019électrotonus, contrairement au potentiel d\u2019action qui est invariable, peut atteindre des niveaux divers et affecter une polarité variable.L\u2019efficacité d\u2019un stimulus variera donc en fonction de la grandeur et du signe de l\u2019électrotonus créé par un stimulus antérieur et, puisque l\u2019électrotonus est ici fugace, en fonction du temps qui s\u2019est écoulé entre les deux stimuli.Un stimulus nfra-liminaire laissera donc après lui, au point où il a porté, une période de sommation, c\u2019est-à-dire une période pendant laquelle un second stimulus de même signe que le premier, et lui-même infra-liminaire, sera susceptib'e de s\u2019ajouter au précédent et de déclencher l\u2019excitation.Un stimulus liminaire, au contraire, laissera toujours après lui une période réfractaire, d\u2019abord absolue, où aucun stimulus subséquent, quelle que soit sa force, ne peut agir efficacement, puis relative, pendant laquelle un second stimulus peut devenir efficace, à condition de dépasser le seuil ordinaire d\u2019une certaine marge.Cette marge s\u2019atténue, il va sans dire, à mesure que s\u2019allonge le temps écoulé depuis l\u2019excitation.La fréquence d\u2019apparition des potentiels d\u2019action, sur un organe excitable, sera donc conditionnée par la phase réfractaire de cet organe.Puisque le potentiel d\u2019action d\u2019une cellule présente des caractères de forme, d\u2019amplitude, de durée et de vitesse constants, on paraît en droit de supposer à priori que la période de sommation, la phase réfractaire et la fréquence de cette même cellule sont elles-mêmes constantes, et dans un rapport déterminé avec les caractéristiques du potentiel d\u2019action.Et comme toutes ces données paraissent pouvoir se résumer, en dernière analyse.en une durée propre à chaque unité vivante, on a cherché depuis un demi-siècle à définir l\u2019excitabilité d\u2019un objet par une caractéristique chronologique, de laquelle on pourrait déduire les prin- 451 2 cipales propriétés qui président à l\u2019activité de cet objet.Deux grandes tentatives de synthèse ont été faites en ce sens: celle de l\u2019Ecole Française de Lapicque et celle de l\u2019Ecole Américaine d\u2019Erlanger.Les travaux de la première ont porté plus particulièrement sur les facteurs déterminants de l\u2019excitation et ceux de la seconde, sur la propagation du phénomène.Lapicque a cherché à définir l\u2019excitabilité par la durée d\u2019un stimulus uniforme qui produirait une réaction constante, sous une intensité constante.En fait de réaction cons- Potentiels d\u2019action de sept fibres d\u2019un même nerf sciatique de grenouille.Le premier chiffre, près du tracé, à gauche de la figure, indique la vitesse en mètres par seconde; le deuxième, au pied du versant ascendant, exprime la durée de ce dernier en millièmes de seconde; le troisième, près de la crête, marque amplitude en microvolts.(D\u2019aprés une photographie d\u2019Erlanger publiée dang « Electrical signs of nervous activity ».Nous nous sommes permis de renforcer au crayon la ligne du tracé qui aurait été peu visib'e sur une reproduction.) tante, il a adopté le seuil d\u2019excitation, et en fait d\u2019intensité constante, la « rhéobase », c\u2019est-à-dire celle qui donne le seuil avec un stimulus indéfiniment prolongé.Pour des raisons pratiques, il a choisi comme durée caractéristique, ou chronaxie, celle qui donne le seuil avec une intensité double de la rhéobase.C\u2019est après 25 ans d\u2019échecs dans la recherche d\u2019une loi mathématique de l\u2019excitabilité, que Lapicque s\u2019est résigné à cette sorte 452 de compromis, qui peut paraître de prime abord arbitraire et empirique, mais qui s\u2019est révélé jusqu\u2019à maintenant comme la meilleure approximation de la caractéristique rêvée, dans la série des expériences entreprises sur l\u2019ensemble de l\u2019échelle animale.L\u2019essor qu\u2019a pris l\u2019électronique, les progrès réalisés dans les techniques de microdissection et, peut-être aussi, l\u2019ardeur qu\u2019ont montrée les Américains à tirer un parti immédiat des plus récentes découvertes, ont fait que l\u2019étude des potentiels d\u2019action est parvenue, ces dernières années, à des précisions surprenantes.Les succès d\u2019Erlanger et de Gasser dans ce domaine leur ont d\u2019ailleurs valu à tous les deux le prix Nobel.Erlanger n\u2019est pas prêt à admettre la chronaxie de Lapicque comme caractéristique d\u2019excitabilité.Il aurait même démontré qu\u2019il n\u2019existe pas de relation simple entre les chronaxies des fibres d\u2019un nerf et les vitesses de conductibilité de ces dernières.En d'autres termes, la vitesse de conductibilité ne paraîtrait pas pouvoir se définir à partir de la chronaxie.Evidemment cette anomalie est troublante, mais comme le dit Erlanger lui- même en citant Claude Bernard, quand deux physiologistes restent sur leurs positions, en présence de deux résultats opposés, c\u2019est que ni l\u2019un ni l\u2019autre ne sont parvenus À la vérité.Toutes les tentatives d\u2019Erlanger en vue de déterminer l\u2019excitabilité par une durée caractéristique autre que la chronaxie, telle que la période réfractaire ou le temps de sommation, n\u2019ont pas été plus fructueuses qu\u2019avec la chronaxie elle-même.En somme, toutes les recherches entreprises sur la physiologie des fibres nerveuses tendent à démontrer qu\u2019il existe bien pour chacune d\u2019elles une durée caractéristique d\u2019excitabilité, mais la loi qui devrait permettre d\u2019y parvenir, à partir des caractères du potentiel d\u2019action ou des données du phénomène d\u2019excitation lui-même, reste encore inconnue.Si importantes que soient les conséquences de cette lacune, il n\u2019en reste pas moins vrai que, dans le domaine des variations de l\u2019état électrique qui coïncident avec l\u2019activité des fibres nerveuses, les phy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 slologistes américains sont parvenus à des précisions pleines de promesses.En 1927, Bronk, un collaborateur d\u2019Adrian, était parvenu à enregistrer le potentiel d\u2019action d\u2019une fibre unique du sciatique de la grenouille.Sur le trajet du nerf complet, il avait réussi à pratiquer une brèche, où la liaison entre les deux tronçons était réduite à une seule fibre.Il excitait en aval de la brèche et enregistrait l\u2019effet produit en amont.Celui-ci devait naturellement traduire la variation électrique développée sur la fibre restée intacte.Cette expérience répétée aurait pu conduire à la connaissance des caractéristiques du potentiel d\u2019action, mais Erlanger devait parvenir à ce résultat par un moyen plus élégant et plus rapide.Il excita le sciatique le plus près possible de son émergence et recueillit les potentie's sur l\u2019extrémité de l\u2019une des dernières ramifications du nerf, soit sur le rameau du troisième doigt ou nerf phalangien.Ce rameau mesure 20 à 50 microns de diamètre et comporte environ une cinquantaine de fibres, les unes de moyenne grosseur, les autres des plus tenues.Comme la vitesse des potentiels diminue avec le diamètre de la fibre, il s\u2019ensuit que le décalage des différents potentiels, partis simultanément d\u2019un même segment de nerf excité, va en augmentant à mesure qu\u2019ils s\u2019éloignent de ce segment.Erlanger pouvait donc espérer, par cette méthode, recueillir successivement, dans les mêmes conditions d\u2019expérience, des potentiels 1solés.C\u2019est ce qui advint en effet, et la figure, que nous reproduisons, nous montre sept potentiels enregistrés isolément par Erlanger, sur le nerf phalangien de la grenouille.Le premier chiffre, à gauche de la figure, indique la vitesse en mètres par seconde; le deuxième, p'acé au pied de la phase ascendante.donne la durée de cette dernière en millièmes de seconde, et le troisième, situé près de la crête, exprime l\u2019amplitude en microvolts.Avec un amplificateur dont le coefficient d\u2019amnlification atteint 2,000,000, un potentiel de 300 microvo'ts peut produire sur l\u2019écran de l\u2019oscillographe cathodique une déflection de 5 centimètres de hau- PINSONNEAULT: LES POTENTIELS D'ACTION teur.Erlanger a observé que, même avec un coefficient d\u2019amplification de cet ordre, il était encore impossible d\u2019enregistrer convenablement les potentiels des fibres les plus lentes, dont la vitesse de conduction par exemple était inférieure à un mètre par seconde.L\u2019analyse des potentie s individuels, jointe à la mensuration du diamètre de chaque fibre d\u2019un nerf, à permis à Erlanger de formuler certaines lois qu\u2019on peut résumer de la manière suivante : I.Les potentiels d\u2019action ont tous la même forme.La vague de dépolarisation qui les constitue croît, passe par un maximum et décroît.La durée de la phase descendante est le double de la durée de la phase ascendante.Toutefois la dernière portion de la phase descendante n\u2019a pas la même constance morphologique que le reste du phénomène.Autrement dit, le retour à la polarisation normale se fait avec des variantes.On a donc dû distinguer le « potentiel de pointe » proprement dit, et la séquelle des « potentiels retardés » qui lui font suite.(Potentie! retardé négatif, premier et second potentiels retardés positifs.) La signification des potentiels retardés est encore incertaine.Leur description dépasse en tout cas le cadre de cet aperçu.On ne peut qu\u2019entrevoir pour le moment leur relation avec la phase réfractaire et les phénomènes de sommation.IT.La vitesse d\u2019un potentiel est directement proportionnelle à son amplitude.Cette loi paraît bien établie.Les graphiques qui l\u2019illustrent sont absolument suggestifs.III.La vitesse d\u2019un potentiel varie approximativement comme le carré du diamètre de la fibre qui lui donne naissance.Il paraît probable cependant qu\u2019il y a d\u2019autres facteurs que le diamètre qui interviennent dans la vitesse de conduction d\u2019une fibre.IV.Le produit de la vitesse, exprimée en mètres par seconde, par la durée de la phase ascendante, exprimée en millièmes de seconde, donne une valeur constante, voisine de 6.Ceci indiquerait que n\u2019importe quel potentiel aurait un déploiement constant, occupant, sur toutes 453 les fibres, une longueur déterminée.Ceci ex- pliqueralt aussi que le potentiel d\u2019action, qui se présente, à première vue, comme un phénomène monophasique, prend un aspect dipha- sique quand l\u2019enregistrement est fait au moyen d'électrodes trop rapprochées, ou bien qu\u2019on n\u2019a pas la précaution d\u2019inactiver le siège d\u2019une des deux électrodes.On voit, d\u2019après ce qui précède, que le potentiel global d\u2019un nerf est fait de la somme des potentiels individuels des fibres qui entrent dans la constitution de ce nerf.La forme du potentiel global variera donc suivant que les potentiels individuels qui le constituent sont plus ou moins «en phase » ou plus ou moins décalés les uns par rapport aux autres.Lorsqu\u2019il s'agira d\u2019enregistrer les potentiels d'action d\u2019un organe comme le cerveau, le cœur ou un muscle quelconque, il faudra donc tenir compte de l\u2019activité plus ou moins rythmique, ou plus ou moins instable de cet organe, de la quantité et de la variété des éléments qui entrent en jeu, de la disposition des électrodes, de l\u2019épaisseur et de la qualité des tissus qui servent de milieu de transmission, des potentiels parasites susceptibles de s\u2019adjoindre à ceux provenant de l\u2019organe en question, etc.De tous les potentiels d\u2019action décelables à la périphérie du corps humain, on devine que les plus faciles à identifier et à mettre en évidence sont ceux du cœur.A cause du nombre et de l\u2019importance des fibres qui entrent en jeu, de leur activité uniformément rythmée, et de la conductivité des colonnes sanguines artérielles et veineuses qui diffusent vers la périphérie les variations électriques du cœur, celles-ci prennent, à la peau, une allure tout à fait caractéristique, marquée par une tension de l\u2019ordre du millième de volt.Il n\u2019y a donc rien d\u2019étonnant à ce que l\u2019électrocardiographie ait devancé de beaucoup l\u2019enregistrement des divers autres potentiels d\u2019action.On conçoit aussi qu\u2019en ce qui concerne le cerveau, les conditions sont totalement différentes.Celui- ci est isolé de l\u2019extérieur par la boîte cranien- ne, mauvaise conductrice.Les milliards de 454 neurones qui y sont contenus n\u2019ont évidemment pas d\u2019automatisme comparable à celui des fibres cardiaques.On s\u2019attend plutôt d\u2019y rencontrer des conditions inimaginables d\u2019instabilité.Effectivement, il en est ainsi sur un cerveau en activité.Mais lorsque cette activité est réduite au minimum, sur un sujet au repos le plus complet, soustrait le plus possible aux influences extérieures, on arrive à déceler certains « rythmes de potentiels » qui traduisent quelques aspects de l\u2019automatisme cérébral de l\u2019individu.On peut comparer l\u2019enregistrement des potentiels du cerveau à ce que serait l\u2019enregistrement des bruits s\u2019élevant des immenses processions religieuses qui parcourent les rues à certaines fêtes.Parmi la musique, les chants, les prières en commun, il y a toujours certains «thèmes », perçus avec une netteté particulière, sur diverses portions du cortège.De même dans le cerveau, parmi le brouhaha des neurones de toutes espèces, à fonctions différentes, il est possible en certains points de déceler des « complexes de potentiels » qui se traduisent par des rythmes constants ou à peu près constants.Le plus connu de ces rythmes est le rythme alpha de Hans Berger caractérisé par une fréquence d\u2019environ dix pulsations par seconde.Par la suite on a décrit un rythme bêta, plus rapide, et un delta plus lent.Et il est probable que dans l\u2019avenir d\u2019autres rythmes viendront, avec le perfectionnement des techniques, s\u2019ajouter à ceux déjà connus.La possibilité d\u2019enregistrement des potentiels biologiques dépend avant tout en effet de la qualité des amplificateurs utilisés.T] ne faut pas perdre de vue que les courants d\u2019action ne sont pas des courants périodiques, que leur tension peut s\u2019abaisser au microvolt, que le spectre de leur fréquence est relativement large, que les causes d\u2019interférence sont nombreuses, souvent impossibles à identifier, et non moins souvent impossibles à éliminer.Les difficultés techniques qu\u2019on rencontre dans la construction des amplificateurs à courant continu restent encore pratiquement insurmontables, quand on en exige des coefficients d\u2019amplification trop L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuiemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 élevés.On à alors atteint ce qu\u2019en langage de métier on appelle le « noise level », c\u2019est-à-dire que les bruits parasites initiaux, en raison du manque de sélectivité du mode de couplage qu\u2019on est forcé d\u2019employer entre les différents étages de cette sorte d\u2019amplificateur, acquièrent une intensité de même ordre que celle qu\u2019on était en droit d\u2019attendre du pouvoir d\u2019amplification de l'appareil.Si on considère d\u2019une part la complexité de l\u2019appareillage utilisé par Erlanger et d\u2019autre - part l\u2019extrême fragilité des objets sur lesquels il avait à travailler, on reste confondu devant l\u2019ampleur et la précision de ses résultats.On peut dire que, grâce à lui, l\u2019étude de la transmission de l\u2019influx nerveux a fait, ces dernières années, un pas de géant.Mais le potentiel d\u2019action est-il l\u2019influx nerveux lui-même ou seulement la manifestation fidèle de ce dernier?Qu\u2019est-ce qui se passe à l\u2019endroit d\u2019une synapse?Le potentiel d\u2019action suffit-il à exciter par sa seule action électrique ou la transmission est-elle en réalité le résultat d\u2019un processus physico-chimique plus complexe dont la variation électrique ne serait que la tradue- tion?Pour solutionner ce problème il faudrait d\u2019abord être fixé sur la nature de l\u2019excitation elle-même.Il est curieux qu\u2019on ait pu recueillir autant de données précises sur les potentiels d\u2019action tout en restant aussi ignorant qu\u2019on l\u2019est de leur mécanisme intime de production.« Les faits expérimentaux se sont accumulés, les techniques se sont perfectionnées; diverses données numériques sont fixées avec une précision rare en biologie.Nous n\u2019arrivons pas à comprendre l\u2019essence du phénomène.» (Lapicque).Néanmoins, en dépit de toutes les incertitudes qui pèsent encore sur la question, un fait reste définitivement acquis: l\u2019excitabilité est la propriété fondamentale de nos tissus, et la mise en branle de toute excitabilité se traduit invariablement par la production de potentiels d\u2019action.Tl s\u2019ensuit logiquement que l\u2019enregistrement de ces derniers doit être, pour tout élément vivant, l\u2019expression fidèle de sa capacité fonctionnelle.Il est impossible, dans THe, | am PINSONNEAULT: LES POTENTIELS D'ACTION les circonstances, de s\u2019imaginer que la physiologie d\u2019une cellule puisse être troublée sans que le fait ait une répercussion déterminée sur les caractères de son potentiel d\u2019action.Il est donc également impossible que « l\u2019élec- trogramme », sous toutes ses formes, ne soit pas appelé à jouer dans la physiologie et la médecine de demain un rôle de premier plan.BIBLIOGRAPHIE Joseph ERLANGER et Herbert S.GASSER: Electrical signs of nervous activity.University of Pennsylvania Press, 1937.455 Louis LAPICQUE: L\u2019excitabilité en fonction du temps.Les Presses universitaires de France, 1926.A.M.MONNIER L\u2019excitation électrique des tissus.Hermann et Cie, Paris, 1934.Louis LAPICQUE: Quelques problèmes généraux relatifs au fonctionnement du système nerveux.Tournier et Constans.Paris.Sans date.Henri FREDERICQ: Principes de physiologie générale.Masson, Paris, 1943.Louis LAPICQUE: La chronaxie et ses applications physiologiques.Hermann et Cie Paris, 1938.F.A.GIBBS et E.L.GIBBS: Atlas of Electroencephalography.Cumming Co., Cambridge, mars 1941.QUAND LA SUPPURATION ET LA RESORPTION OSSEUSE DANS L\u2019EVOLUTION DE LA PYORRHEE ALVEOLAIRE SONT CONSIDE- REES EN MARGE DE L\u2019OPINION MEDICALE SCIENTIFIQUE.Jules THEBAUD, D.D.S., M.Sc., L.Sc.P., LL.L, LL.D.(h.c.), F.I.C.D., FAPHA.(Montréal).En marge de l\u2019opinion scientifique établie et soutenue par ceux-là qui sont assignés aux recherches sur la pyorrhée alvéolaire, des opinions de couleurs bien différentes se sont formées au sujet de l\u2019interprétation des faits observés dans la période évolutive de cette affection.Ce n\u2019est pas que la dissidence règne dans les cercles médico-dentaires à ce sujet, ou qu\u2019un désaccord total soit né à l\u2019occasion d\u2019une controverse scientifique; mais la divergence d\u2019opinion que nous signalons ici découle plutôt des considérations émises à la légère parce que basées sur des données anciennes, que certains négligent de reviser ou de remettre à neuf en se documentant à la source même des vérités scientifiques actuelles.Et c\u2019est ainsi, pour illustrer un exemple, qu\u2019une façon de concevoir déjà vieille de plus d\u2019un demi-siècle, continue encore à faire fortune; nous voulons parler de la tendance que l\u2019on a parfois à accorder une importance primordiale à la suppuration 1.Gagnant du Prix Casgrain & Charbonneau, 1946.des culs-de-sac, c\u2019est-à-dire «au fait bactériologique » observé au cours de l\u2019évolution de la pyorrhée alvéolaire.Ce qui retient ordinairement l\u2019attention du clinicien, médecin ou dentiste, et celle du profane qui examinent les sujets pyorrhéiques, c\u2019est le pus qui s\u2019échappe sous la gencive, autour des dents.Ce fait notoire et caractéristique, en dépit de tout, semble même avoir influencé ceux-là qui devaient choisir un terme approprié pour nommer et définir cette affection, car le terme « pyorrhée », qui signifie écoulement de pus et qui a emporté le plus gros suffrage, ne se rapporte qu\u2019à l\u2019un des symptômes du processus dégénératif.Un motif de plus devait renforcer ce préjugé scientifique, car la bactériologie avait à peine atteint l\u2019Âge de l\u2019adolescence qu\u2019on s\u2019était résolument mis à l\u2019étude des sécrétions pyor- rhéiques.On se rappelle encore avec quel enthousiasme W.D.Miller signala, vers 1870, la présence de plus d\u2019une quinzaine d\u2019espèces 456 de microorganismes provenant des larves gingivales, et avec quelle bonne foi l\u2019on s\u2019était mis à la recherche d\u2019un élément spécifique; c\u2019est Hartzell qui met le streptocoque sur la sellette « pathogénique », c\u2019est Chivaro, Barrett et Smith qui incriminent l\u2019endamæba buccalis, et un peu plus tard, vers 1515, c\u2019est Hall qui montre du doigt le Micrococcus Gazo- genes, ou encore Noguchi, de la Fondation Rockefeller, et Séguin, de l\u2019Institut Pasteur de Paris, qui pensent avoir trouvé l\u2019élément causal en signalant les activités du Spirochète Microdentium et du Tréponème Mucosum.La spécificité n\u2019ayant pas été prouvée, le polymicrobisme des culs-de-sac pyorrhéiques demeure cependant une cause de grande préoccupation, puisque les sécrétions purulentes constituent encore pour certains, comme nous l\u2019avons dit, le motif de toutes les manœuvres thérapeutiques.Et c\u2019est de cette conception que sont nées les déductions desquelles découle toute une série de traitements reposant presque entièrement sur l\u2019emploi des médicaments amébacides, antianaérobiques et anti- spirocides, sans compter l\u2019autovaccinothéra- pie et la vaccinothérapie polyvalente en stock.Il est encore un fait courant, aujourd\u2019hui, qu\u2019en dehors du spécialiste qui s\u2019occupe du traitement des affections péridentaires, des suggestions soient faites à brûle-pourpoint, au sujet de l\u2019emploi de tel antiseptique ou de tel autre pour améliorer ou obtenir la cure radicale de la pyorrhée alvéolaire, et ceci à n\u2019importe quelle phase évolutive de l\u2019affection.Hier encore, on suggérait l\u2019emploi des sul- famidés; aujourd\u2019hui, 1l s\u2019agit de la pénicilline, et celui qui fait la suggestion, s\u2019il est un grand médecin ou un grand dentiste, se trouve fort étonné, si l\u2019on ose lui répondre que la pyorrhée alvéolaire n\u2019est pas traitée uniquement au moyen d\u2019an*tiseptiques et que les cures que provoquent les médicaments ne sont qu\u2019apparentes et de très courte durée.En attendant que nous soit donnée l\u2019opportunité d\u2019appuyer cette thèse, nous sommes les premiers à convenir que la présence du pus dans la paradentose est de nature à épou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLErN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 vanter celui qui en est atteint, et à préoccuper celui qui est appelé à la soigner.La suppuration gingivale nous fait réellement penser à une source intarissable « d\u2019humeurs malsaines », elle nous porte à considérer de plus près les calculs de Weillman, qui croit qu\u2019à raison des X gouttes de pus sécrétées par jour, la suppuration chez un pyorrhéique se totaliserait par an, à peu près, à une chopine de ce liquide infect (?).Ces sécrétions nous font penser du même coup à la possibilité de l\u2019infection par métastase, et a I'infection foca\u2019e.Tout cela est très vrai, le danger pyorrhéique est évident quand la suppuration se révèle d\u2019une façon positive.Surtout quand l\u2019on pense à la présence des streptocoques viridans et hemolyticus, à celle des Sta.aureus et albus, du pneumocoque et du diplocoque, et que le foyer primaire engendré par la paradentose est un fait qui peut être souvent constaté.Le tableau est aussi sombre que dans les cas de gingivo-stomatite infectieuse et spécifique dans lesquels le « fait bactériologique » constitue le point autour duquel gravitent l\u2019attention du clinicien et l\u2019emploi de tout un arsenal pharmaceutique.Nous nous rapportons, par exemple, à la gingivite ulcéro-membraneuse de Vincent, dans laquelle le fusiforme et le spirochète jouent, au moyen de leur symbiose, le seul et principal rôle.Dans pareil cas, le désordre biologique qui se manifeste sous forme d\u2019ulcères et d\u2019inflammation ne nous préoccupe qu\u2019au deuxième plan, attendu qu\u2019il s\u2019agit dans pareil cas de libérer les tissus des éléments spécifiques, en d\u2019autres termes, dans la gingivite ulcéreuse de Vincent ce sont les micro- organismes, qui déterminent positivement la maladie.C\u2019est pourquoi la médication antiseptique doit y être instituée sans retard.Quand il s\u2019agit de la pyorrhée alvéolaire ou de la paradentose, il paraît cependant logique de soulever une exception à cette règle Ce'a paraît osé.Mais ne pourrait-on pas dire que, dans la pyorrhée alvéolaire, c\u2019est, la plupart du temps, l\u2019évolution de la maladie qui | favorise le développement des microorgamusmes et entraîne comme conséquence la formation de sécrétions purulentes.L'évolution de la pyorrhée alvéolaire ne fait suite à un processus infectieux externe que dans un nombre de cas plutôt limité, comme par exemple dans les cas de gingivite et de stomatite infectieuses.Autrement, c\u2019est-à-dire dans la majorité des cas, le processus infectieux qui entraîne le « fait bactériologique » s\u2019organise après ou presque en méme temps que le recul biologique caractérisé par la désintégration interne des tissus de support placés autour de la dent.En appuyant cette assertion, nous faisons remarquer qu\u2019il est un fait clinique facile à observer, que 75 fois sur cent la pyorrhée, même à une phase assez avancée, ne présente aucune sécrétion purulente (?).Parfois les débris alimentaires et d\u2019autres déchets organiques fermentés et liquéfiés dans les culs-de- sac forment, à la faveur de l\u2019état d\u2019humidité de la bouche, un petit liquide sirupeux qui n\u2019est pas pourtant du pus.De même, il arrive souvent que dans l\u2019alvéoloclasie, qui est caractérisée par la fonte rapide des bords alvéolaires, le déchaussement presque total des dents se fait sans élimination de déchets ni de pus.Bunting et d\u2019autres expliquent que dans la pyorrhée sèche non purulente, l\u2019épithélium de la muqueuse buccale s\u2019incurve vers le fond des culs-de-sac pour constituer la protection des tissus sous-jacents contre les éléments de l\u2019infection, à l\u2019égard desquels des petites masses de mononucléaires dressent un système de barrage, tandis que, dans la béance des culs-de-sac, les bactéries, soit en raison de la nature de la flore microbienne, soit en raison d\u2019un manque de symbiose, ne sont pas favorables à la formation de pus.Dans la forme purulente et sale, dans la « schmutzpyorrhoe » des Allemands, la réaction paraît tout autre, car la nature même des espèces microbiennes, la réaction des tissus qui se nécrosent et qui se liquéfient au fond des culs-de-sac tapissés de polynucléaires en grappes favorisent l\u2019élaboration du pus.THEBAUD: PYORRHEE ALVEOLAIRE 457 Certains cliniciens auraient préféré ne rencontrer que cette dernière forme, parce qu\u2019elle est positive, expansive et tapageuse, mettant le patient autant que le clinicien en état d'alerte, au lieu d\u2019avoir à -traîter la forme sèche, dans laquelle les dégâts, bien qu\u2019aussi redoutables, sont moins apparents.Une gencive rouge et boursouflée indique ordinairement une bonne réaction de la part des tissus, la sécrétion qui s\u2019en dégage dénote le pouvoir intense de ces tissus à établir un système de rempart en face de l\u2019infection; cependant il est bon de rappeler que, même quand il n\u2019y a pas de sécrétion purulente, il y a toujours des bactéries qui évoluent dans les clapiers et les toxines ont toujours la même virulence.En matière de diagnostic, la présence de l\u2019exsudat purulent doit être considérée comme l\u2019un des derniers points de repaire.Du reste, on a très peu de mérite à découvrir ce symptôme, car très souvent ce sont les patients eux-mêmes qui sont les premiers à s\u2019en apercevoir, alors qu\u2019il indique un degré de para- dentose assez mûr.Le traitement qui suivrait un diagnostic posé en fonction de la simple présence de pus sous les gencives serait malheureusement limité à combattre uniquement l\u2019action des bactéries, et serait porté à considérer comme accessoire le processus dégénératif qui se déclenche bien auparavant dans l\u2019intimité des tissus.De là toute l\u2019importance clinique que revêt le phénomène de désintégration du cément et de l\u2019os alvéolaire.Les pathologistes Talbot, Gottlieb, À.D.Black et Orban, tous des médecins spécialisés dans la matière, pensent que, bien longtemps avant que le pus ne soit élaboré dans un clapier pyorrhéique, l\u2019affection débute au niveau des bords alvéolaires ou du cément qui recouvre la racine des dents.Ils expliquent que, dans nombre de cas, le traumatisme occlusal des dents, la présence constante de calculs salivaires, l\u2019état de malpropreté habituelle de la bouche, toutes ces causes aidant, il se produit une résorption, une sorte d\u2019ostéolyse des bords alvéolaires et même 458 une dégénérescence du cément qui entraîne le relâchement des fibres d\u2019attache de la dent et, conséquemment, le décollement de la gencive et du ligament dentaire.Au milieu de cette désintégration profonde apparaissent, aux dépens du ligament alvéo- lo-dentaire, entre Pos et la dent, de petites pochettes ou culs-de-sac.Chez certains sujets, ce même phénomène se déclare à la faveur des affections systémiques, qui créent un état de débilité locale, un locus minoris resistanciæ des tissus de la bouche.Cette lésion initiale de la pyorrhée alvéolaire qui débute, dans presque la majorité des cas, à l\u2019insu de l\u2019œil le plus exercé, est certainement la phase de l\u2019affection à laquelle on devrait attribuer le plus d\u2019importance, car c\u2019est elle qui entraîne l\u2019élaboration de petites masses granuleuses infectées d\u2019où se formeront des sécrétions sous l\u2019action des microbes.Les connaissances biologiques au sujet de cette affection ne peuvent que guider dans le choix d\u2019une thérapeutique rationnelle dans laquelle on cherchera à éliminer les masses granuleuses infectées et à réduire les culs-de- sac en favorisant, autant que possible.une nouvelle implantation des fibres d\u2019attache à l\u2019os alvéolaire et à la dent.Cette médication aura aussi nour objectif de supprimer ou de minimiser l\u2019action des bactéries.En marge de ce principe, toute thérapeutique qui chercherait à tarir la suppuration 5 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 des clapiers ne ferait que s'attaquer simplement aux microorganismes, sans atteindre le .moindrement le foyer de désintégration où s'organisent sans arrêt les grappes de polys et de mononucléaires et tout un système de néo- vascularisation qui s\u2019installe aux dépens de l\u2019alvéole.Ces éléments, qui inévitablement succombent à l\u2019infection, devraient pourtant être éliminés les premiers.Encore une fois, en donnant une trop grande importance à la présence de pus dans les clapiers, c\u2019est-à-dire à l\u2019un des symptômes les plus apparents de l\u2019affection, on s\u2019éloigne tout naturellement de l\u2019interprétation clinique qui porte à considérer, en plus et au delà des causes locales, toute une série de causes systémiques bien plus importantes, car ce sont elles qui prédisposent ou font déclencher la phase initiale.Entre la formation de l\u2019exsudat purulent et la résorption alvéolaire accompagnée de formation de clapiers, il existe même, pourrait-on dire, une relation de cause à effet, puisque la formation de pus est, dans la plupart des cas, l\u2019un des produits de la dégénérescence profonde des tissus péridentaires.Et si ce n\u2019est trop osé, nous pourrions comparer toutes les causes locales et systémiques qui prédisposent à la paradentose à des agents incendiaires, le siège du processus dégénératif où s\u2019éliminent les déchets, représentant le foyer de l\u2019incendie; et la fumée, en tant que signe extérieur, serait représentée dans ce cas par la suppuration ou la présence d\u2019exsudat.o OMPLICATL OWS = ; Cavses A 51 Pre 4 hocales = egevievesceM®@ LI-S | M couriduirE des #13308 Fr, DES Tissus | \\p vi demtaives| 1 & ,; (fesorption : PSI NY METASTÉSE @Eveolaive T feermarion de || I Zon -$ Cc | | .Causes = |evee-dentn 122 f8) 1NFecTioN ) _ CEgmerates Eoc@LE THÉBAUD: PYORRHÉE ALVÉOLAIRE Par le schéma précédent, nous exposons la relation de cause à effet entre (A) l\u2019ostéolyse des bords alvéolaires, la dégénérescence des tissus (B) paradentaires et (C) le processus d\u2019exsudation purulente qui n\u2019est qu\u2019un accessoire dans le développement du cycle infectieux.Il faut admettre que l\u2019étiologie de la paradentose est réellement complexe, surtout en ce qui a trait aux causes d\u2019ordre constitutionnel.Il est reconnu qu\u2019une certaine forme de pa- radentose s\u2019installe au niveau de l\u2019appareil masticatoire chez des sujets physiologiquement bien constitués, mais chez qui cependant l\u2019occlusion traumatique des dents, l\u2019état non hygiénique de la bouche, et d\u2019autres causes locales suffisent à elles seules pour déterminer l\u2019éclosion du mal.Tandis qu\u2019une autre forme de paradentose, sans cause apparente, s\u2019observe dans des bouches indemnes de toutes anomalies, ou de toutes influences pathologiques locales.Nous voulons parler des dentures bien équilibrées et bien constituées qui brusquement subissent une poussée dégénérative ou une alvéoloclasie (fonte des alvéoles).Cette pyorrhée, sournoise et foudroyante, se rencontre parmi les diabétiques ou chez les para- dentopathiques atteints de troubles gastro- intestinaux, de tuberculose même contrôlée, de syphilis, d\u2019anémie, de leucémie et d\u2019autres états débilitants.Partant de cette remarque, nous ne prétendons pas déclarer que tous les diabétiques sont fatalement candidats à la pyorrhée.Mais les investigations que poursuit la « New York Diabetes Association » permettent de croire qu\u2019il y a une certaine corrélation entre le diabète et l\u2019évolution de la pyorrhée alvéo- - laire, et aussi, inversement, une vague relation entre les complications de cette affection et l\u2019évolution du diabète pancréatique.Les expériences ont souvent prouvé que la teneur en sucre du plasma ne diffère guère de celle du sang qui circule dans le tout petit ligament alvéolo-dentaire (?).Et le diabétique atteint de paradentose présente parfois une forte réaction inflammatoire des gencives, 459 accompagnée d\u2019exsudat purulent et même d\u2019abcès typiquement pyorrhéique.Même chez les sujets qui se trouvent dans un état pré- diabétique par rapport à l\u2019influence de l\u2019hérédité, on rencontre parfois une espèce d\u2019ostéoporose ou de raréfaction osseuse au niveau des alvéoles.Personnellement nous avons pu remarquer chez les diabétiques un certain ralentissement dans la suppuration après les cures à l\u2019insuline, ces périodes d\u2019accalmie étant toujours suivies de poussées récidivantes, sitôt que ces malades étaient négligés ou distançaient leur traitement.Par contre, les injections d\u2019insuline faites à la gencive ont été inopérantes.De cette simple constatation, nous ne voulons pas prétendre que le traitement de la paradentose doit dépendre d\u2019une thérapeutique générale: cela nous ferait tomber dans la même erreur que les partisans de l\u2019autovacci- nothérapie qui pensent tarir le flot de l\u2019exsudat pyorrhéique au moyen de cette médication spéciale.En signalant les rapports qui existent entre l\u2019évolution de la paradentose et les troubles fonctionnels d\u2019une seule glande endocrine, puisque nous avons surtout envisagé la forme mellhtus du diabète, nous avons constamment à l\u2019esprit les répercussions que nécessairement doit avoir sur le système bucco-dentaire la malfonction des autres glandes endocrines.Ce n\u2019est pas sans timidité qu\u2019un tel sujet est abordé, parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une science en pleine transition qui essaie de montrer un mécanisme compliqué dans lequel la neurologie, l\u2019endocrinologie et la physiologie de la nutrition représentent des pièces à part.Nous avons signalé dans les colonnes de cette Revue, en octobre dernier, les trouvailles qui indiquent jusqu\u2019à quel point le système bucco- dentaire peut être affaibli et miné en fonction de ces troubles glandulaires.Pour récapituler, rappelons que l\u2019hyperthy- roïdisme et l\u2019hyperparathyroïdisme peuvent être le point de départ de l\u2019ostéoporose ou de l\u2019alvéoloclasie des maxillaires; et vice versa, l\u2019alvéoloclasie et l\u2019ostéoporose en nappe, dé- 460 couvertes au cours des examens radiographi- ques des maxillaires, ont eu en plusieurs circonstances à fournir l\u2019occasion de déceler l\u2019existence de certains états endocrinopathi- ques se rapportant à la décaleification du système osseux ou à l\u2019ostéite fibreuse raré- fiante, comme cela s\u2019observe dans l\u2019hyperpa- rathyroïdisme.En fin de compte, si nous comparons les résultats obtenus par deux sortes de traitements, dont le premier se trouve basé sur la valeur interprétative accordée à la présence du pus sécrété dans les culs-de-sac, et le deuxième institué de préférence en fonction de la résorption alvéolaire et de la formation de culs-de-sac pyorrhéiques, nous notons qu\u2019après la première médication qui se résume à l\u2019emploi d\u2019antiseptiques, à base de chlorure de zinc, d\u2019acide phénique ou d\u2019autres escharo- tiques, il se produit temporairement une diminution dans l\u2019écoulement des sécrétions, mais parfois au prix d\u2019une grande irritation des tissus sous l\u2019action caustique des médicaments.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buucenin A.ML.EF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Inévitablement, la récidive occupera une place très active dans l\u2019évolution du mal jusqu\u2019à la période la plus critique, car aucune tentative n\u2019a été faite dans ces cas pour faire face aux lésions internes.On ne saurait cependant nier la valeur inestimable de la médication antiseptique comme adjuvant aux autres modes de traitement et surtout dans les périodes pré et postopératoires.Il faut pousser à fond le diagnostic, afin de découvrir à temps tout le cortège des lésions qui accompagnent ce symptôme.En d\u2019autres termes, référer les cas de pyorrhée « suppurante » au dentiste spécialiste, périodontologue, pour l\u2019application immédiate d\u2019une thérapeutique appropriée, car l\u2019extraction totale des dents ne s\u2019impose comme une issue inévitable que quand les culs-de-sac sont trop profonds, et non en raison du degré de suppuration des gencives.Le problème du traitement de la pyorrhée alvéolaire étant journellement discuté au cabinet du médecin, il mérite d\u2019être considéré sous son aspect le plus authentique. ÉDITORIAL Bulletin de l\u2019Hssociation des (Médecins De Langue jfrancaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 76 \u2014 No 4 \u2014 Montréal, avril 1947 ASPECTS NOUVEAUX DU TRAITEMENT DE LA FIÈVRE RHUMATISMALE C\u2019est un sujet important, si l\u2019on en croit le nombre des articles qu\u2019on lui | consacre chaque année.Cette impor- | tance tient surtout aux complications cardiaques qui représentent presque la | moitié des affections organiques du « Cœur.Les salicylates qui viennent à bout des manifestations articulaires n\u2019enrayent pas le processus infectieux et n\u2019empêchent pas les complications viscérales.Cette dissociation de l\u2019effet thérapeutique a depuis toujours sollicité l\u2019attention des chercheurs.Il s\u2019agissait d\u2019abord d\u2019expliquer la remarquable efficacité des salicylates contre les phénomènes articulaires de la fièvre rhumatismale.On parla d\u2019augmentation des immunisines, d'activité bactéricide, d\u2019uricolyse, d\u2019action décongestive générale.Mais personne n\u2019était convaineu ou satisfait de ces hypothèses.Et voilà que des découvertes récentes viennent contribuer à lever un coin du voile.On s\u2019était d\u2019abord rendu compte que la fièvre rhumatismale touchait électi- vement des formations d\u2019origine mé- senchymateuse, dont l\u2019acide hyaluroni- que était le principal constituant.On 461 avalt ensuite constaté qu'un grand nombre de bactéries, entre autres plusieurs souches de streptocoques hémolytiques, produisaient ou possédaient de l\u2019hyaluronidase.Ce ferment hydrolyse l\u2019acide hyaluronique et favorise l'invasion du tissu collagène par les liquides, les exsudats et les bactéries.Francisco Guerra \u2018, de l\u2019Institut national de cardiologie à Mexico, a montré que l\u2019hyaluronidase favoriserait la diffusion dans le derme de certains colorants: du bleu d\u2019Evans injecté à des humains et de l\u2019encre de Chine chez les lapins.Et le salicylate de soude donné par voie orale ou intraveineuse diminuait de plus de la moitié (57 à 66% ) le territoire envahi par le colorant associé à l\u2019hyaluronidase.Cette action inhibitrice du salicylate s\u2019est révélée d\u2019ailleurs proportionnelle à la dose employée.De plus les malades souffrant de fièvre rhumatismale ou touchés auparavant par cette maladie, réagissaient plus que les autres à l\u2019injection du mélange colorant-hyaluro- nidase.Voilà donc enfin quelque chose de tangible au sujet du mode d\u2019action des salicylates.Et du même coup, voilà, en dehors de l\u2019allergie, une nouvelle explication des phénomènes articulaires migrateurs et explosifs qui caractérisent la fièvre rhumatismale.Mais Jusqu'où conduira cette piste?.En attendant une réponse définitive, qui pourrait bien tarder, nous continuerons à donner du salicylate, et à «fortes doses », à nos cas de fièvre rhumatismale.Il faut atteindre 35 à 50 milligrammes de salicylate par cent centi- 1.Science, 103: 686 (7 juin) 1946. 462 mètres cubes de sang, et ceci peut se faire par voie orale ou intraveineuse.Mais il ne suffit pas d\u2019arriver au taux que nous venons de mentionner, il importe de le maintenir.Et sur ce point.Dry, Butt et Scheifley \u201d, de la Clinique Mayo, rapportaient en décembre dernier une expérience intéressante.Ils traitaient sans beaucoup de résultat une fievre rhumatismale avec des doses élevées de salicylate dont la concentration ne dépassait pas de 12 à 15 milligrammes par cent c.c.de sang.En v associant l\u2019acide paraminobenzoïque.ils constatèrent d'abord que la teneur sanguine en salicylate augmenta sensiblement et qu\u2019a cette ascension correspondit une amélioration clinique impressionnante.Mais cet heureux résultat n\u2019était pas définitif.Le patient retourné chez lui après vingt-six jours de salicylate et d\u2019acide paraminobenzoi- que combinés fit une rechute en moins d\u2019une semaine.On le réhospitalisa et l\u2019on reprit le même traitement avec un succès plus durable cette fois-là.Cette initiative thérapeutique a permis de constater que le salicylate et l\u2019acide paraminobenzoïque s\u2019aidaient réciproquement à augmenter leur concentration sanguine.Par quel mécanisme ?.Excrétion simultanée plus lente par le rein?\u2026 C\u2019est possible.Les recherches orientées dans ce sens donneront peut- être quelque chose.Mais il ne suffit pas de faire des progrès dans le traitement de la fièvre rhumatismale, il faut aussi s'appliquer à la prévenir si possible.Dans ce but, nombre de cliniciens, Coburn entre autres, font prendre du salicylate durant 2.Proceedings of Mayo Clinic, 21: 497 (24 déc.) 1946.I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriyx AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 la période dangereuse de l\u2019automne et de l\u2019hiver à tous leurs patients touchés antérieurement par la maladie et donc exposés à des rechutes.Mais les expériences les plus intéressantes dans ce domaine ont été faites avec les sulfa- midés.Durant la dernière guerre, 1l était facile et relativement peu dangereux de soumettre à la sulfamido- thérapie prophylactique, des groupes d'hommes jeunes et bien portants dont les conditions de vie et de travail étalent rigoureusement semblables.Il s\u2019agissait de prévenir les pharyngites à streptocoques, qui représentent la porte d\u2019entrée habituelle de l'infection rhumatismale.On y a réussi.Durant l\u2019hiver de 1943, les effectifs des centres d\u2019entraînement de la marine des Etats- Unis ont été mis à contribution dans ce sens: 250,000 hommes ont reçu un gramme de sulfadiazine par jour durant six mois; 250,000 autres, qui servaient de témoins, n\u2019ont rien pris.Dans le premier groupe, la fréquence des infections à streptocoques a diminué de 85% et les cas de fièvre rhumatismale furent quatorze fois moins nombreux que dans le groupe témoin.On ne peut donc pas nier l\u2019efficacité de la sulfa- midothérapie préventive dans la forme rhumatismale.Mais on se demande encore si cette mesure ne causera pas à la longue des dommages plus regrettables que ceux que l\u2019on cherche à prévenir.Spink * en mentionnait quelques-uns récemment: dissémination de certaines souches de streptocoques hémolytiques sulfamido-résistants qui provoquèrent des épidémies que l\u2019on put heureuse- 3.Lancet, 66: 279 (septembre) 1946. EDITORIAL inent enrayer avec la pénicilline.D\u2019au- _ tre part, un certain nombre d\u2019individus peuvent se sensibiliser à l\u2019égard des sulfamidés et d\u2019autres faire des réactions toxiques plus ou moins graves.Jusqu\u2019à nouvel ordre, cette sulfamido- prophylaxie devrait, selon la majorité des auteurs, être réservée aux enfants et aux adolescents déjà touchés par la fièvre rhumatismale.Les expériences faites chez ces petits malades ont démontré l\u2019efficacité prophylactique de la médication et sa relative innocuité.Mais les gens prudents voudront attendre l\u2019épreuve du temps avant de se prononcer pour ou contre la sulfa- | midothérapie prophylactique.On découvrira probablement d\u2019ici là d\u2019autres sulfamidés et peut être des antibloti- 463 ques moins toxiques et plus actifs.Et d\u2019ailleurs, ce problème de la prévention de la fièvre rhumatismale a d\u2019autres aspects que celui que nous avons abordé jusqu\u2019à présent: importance de la sous-alimentation, de l'habitation insalubre, des conditions de travail, etc.Comme on le voit, la question touche bien d\u2019autres domaines que la seule médecine, et à moins de l\u2019envisager sous ces multiples perspectives, la solution demeurera boiteuse et nous continuerons à déplorer les ravages de cette terrible fièvre rhumatismale qui, selon la définition classique, « lèche les articulations mais mord le cœur ».Roger R.DUFRESNE. MÉDECINE SOCIALE e + e LE PROBLÈME VÉNÉRIEN DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC ! David BEAULIEU Qu'il suffise de mentionner qu\u2019au cours de 1945, le total des cas de syphilis déclarés dans la Province de Québec était de 5,989 et que les cas de syphilis primaire ou secondaire (incidence) se chiffraient à 1,584 et l\u2019on conviendra de l\u2019existence du problème vénérien.Durant la même période, le Service médico- social a institué 6,317 enquêtes auprès des délinquants, des sources et des contacts; 151,260 doses d\u2019arsenic ont été distribuées aux médecins et aux cliniques de la Province et le laboratoire a fait 375,921 examens sérologiques différents: ceci ne peut que confirmer notre opinion.Enfin, si l\u2019on souligne que, d\u2019octobre 1945 à avril 1946, les licenciés, infectés de syphilis, en Canada ou outre-mer, et dont l\u2019état requiert soit une surveillance médicale, soit une continuation de traitement, nous sont rapportés au rythme de 8 par jour, il faut bien admettre que le problème vénérien dans la Province de Québec est sérieux; le Gouvernement avait raison de promulguer, dès 1941, une « Loi et règlements pour la prévention des maladies vénériennes ».Ces règlements favorisent la solution du problème en rendant obligatoire la déclaration de tous les cas de maladies vénériennes.La collaboration des médecins assure le traitement de tous les malades selon les données les plus scientifiques et les plus récentes.Le service médico-social s\u2019efforce non seulement de dépister les contacts afin d\u2019amener au traitement les sources possibles d\u2019infection, mais aussi de convaincre les délinquants de se soumettre à un traitement adéquat, jusqu\u2019à guérison complète.1.Communication au XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, juin 1946.(Montréal).La loi stipule, article 3, que «tout médecin, surintendant médical d\u2019un hôpital, chaque chef d\u2019une institution publique ou d\u2019un lieu de détention, est tenu d\u2019adresser au Directeur, sur la formule prescrite, dans un délai de 48 heures, un rapport de chaque cas de maladie vénérienne qu\u2019il a sous son contrôle ou sa garde ».La déclaration des cas de syphilis est aussi bien faite dans le Québec qu\u2019en aucune autre Province.Je remercie la profession médicale de sa collaboration, espérant qu\u2019elle nous continuera sa confiance.La déclaration de tous les cas est essentielle pour la préparation des statistiques.Celles-ci permettent d\u2019orienter les activités de la Division, d\u2019établir la prévalence et l'incidence de la maladie et de faire des comparaisons avec les autres provinces.La compilation des cas d\u2019après les groupes d\u2019age, le stage de la maladie et l\u2019origine des sources de renseignements donne une vue d\u2019ensemble du problème vénérien.Si les médecins refusaient de faire la déclaration, la Division serait privée d\u2019une source précieuse de renseignements très utiles.Le service médico-social est toujours disposé à collaborer avec la profession médicale.Ce'le-ci peut être assurée de la discrétion la plus complète.Une réponse précise aux divers item contenus dans la carte de déclaration permettra d\u2019établir un diagnostic sûr et précis et d\u2019instituer un traitement adéquat.D\u2019où l\u2019importance de signaler le stage de la maladie et les dates du début de l'infection syphilitique et des examens de laboratoire: ultra-microscope, sérologie du sang ou du liquide céphalo-rachidien: autant de renseignements qui donnent à notre carte un avantage marqué sur BEAULIEU: PROBLÈME VÉNÉRIEN EN QUÉBEC la carte nationale employée dans les autres provinces.Quant à la déclaration de la gonorrhée, nous savons que les cliniques et les forces armées ont déclaré tous leurs cas de maladies vénériennes au cours de 1945; or la proportion de la syphilis et de la gonorrhée y est de 6 pour 1.Les statistiques démontrent qu\u2019avec un total de 475 cas de gonorrhée déclarés en 1945, les médecins praticiens n\u2019ont rapporté à la Division que 12% du nombre de cas qu\u2019ils ont traités; le total aurait dû être de 3,918 pour la même période.J\u2019ai signalé dans mon rapport de 1944 que « la guérison rapide assurée par la pénicilline incite plusieurs praticiens à se désintéresser de la déclaration, sous prétexte que, lorsqu\u2019ils auraient avisé la Division, le malade serait déjà guéri ».Je désire faire cette remarque parce que le Québec est la province où la déclaration des cas de gonorrhée est la moins satisfaisante.Le verso de la carte de déclaration a été modifié de manière à permettre aux médecins de fournir des renseignements précieux concernant les sources et les contacts de leurs patients.Les patients collaborent généralement très bien et je comprends mal que les praticiens ne parviennent pas à obtenir davantage les noms des sources et des contacts, puisqu\u2019ils ont la confiance de leurs clients.Tous ces renseignements assurent une lutte efficace contre les maladies vénériennes.La guérison de quelques malades qui se présentent spontanément au traitement n\u2019est qu\u2019une demi-mesure si les individus dis- séminateurs du mal ne sont pas repérés et amenés au traitement.Jusqu\u2019à ces derniers mois, les forces armées ont fourni la majeure partie des renseignements; on réalise maintenant que les médecins et les cliniques doivent faire leur part.Les renseignements obtenus de l\u2019armée concernant les facteurs de contagion et les procédés de dissémination des maladies vénériennes ont favorablement aidé les efforts tentés en vue de la répression de la gonorrhée et de la syphilis.Les endroits (hôtels, clubs, 465 grills) les plus souvent rapportés ont été l\u2019objet d\u2019une attention spéciale de là part de la Division.Les propriétaires étaient avertis soit par lettre ou au cours d\u2019interviews et les directeurs de la Police des villes mentionnées étaient aussitôt prévenus.Il faut dire que la majorité des tenanciers ont accepté de collaborer avec la Division.Un grand hôtel de Montréal, à la suite des représentations qui lui ont été faites, s\u2019est empressé de prendre les mesures qui s'imposaient; l\u2019endroit n\u2019a pas été rapporté une seule fois comme lieu de contact, au cours des derniers mois.Je suis heureux de signaler les bons offices de M.George Gelly, chargé de l\u2019émission des licences au bureau du Revenu de la Province.Les maisons de chambres sont responsables de 18% des infections vénériennes.M.Gelly, de concert avec les autorités du Ministère, se charge de faire l\u2019éducation des tenanciers.Lors du renouvellement des licences, un avis est adressé aux personnes intéressées, demandant leur collaboration la plus entière et les menaçant de l\u2019annulation de leur permis en cas de refus de coopérer.L'expérience a démontré que beaucoup de tenanciers ignoraient tout de la propagation des maladies vénériennes.M.Gelly avait raison d\u2019insister sur la nécessité de faire l\u2019éducation de ces gens.La lutte antivénérienne serait stérile et inopérante sans l\u2019existence d\u2019un service médico-social qui collabore étroitement avec les praticiens et les c'iniciens en vue de faire un dépistage suivi de tous les cas: c\u2019est le travail épidémiologique.« L\u2019épidémiologie des maladies vénériennes n\u2019est pas un travail individuel », dit le docteur Gurny Clark, de l\u2019Université de St-Louis; et l\u2019épidémiologiste le mieux disposé ne peut obtenir des résultats heureux, s\u2019il est laissé à lui-même.Les cas d\u2019infection syphilitique accidentelle ou congénitale sont particulièrement nombreux, et tout épidémiologiste sait fort bien que le taux des maladies vénériennes diminuerait sensiblement s\u2019il devenait possible d\u2019empécher la promiscuité sexuelle et surtout les contacts entre les personnes infectées et les individus sains.En effet, si tout contact 466 était uniquement limité au contact des mêmes partenaires, on obtiendrait le même résultat, mais plus lentement.C\u2019est l\u2019opinion du docteur R.À.Vanderlehr.Puisqu\u2019il est humainement impossible de convaincre une population de 2,500,000 habitants de s\u2019acheminer vers un idéal aussi noble et qu\u2019on ne peut pas enrégimenter les vies privées dans ce sens, les services de santé publique ont dû s\u2019astreindre à la tâche de rendre le spirochète et le gonocoque tellement rares chez les différents individus que, indépendamment du résultat obtenu à la suite des campagnes entreprises en vue du relèvement des conditions morales, le danger de contagion possible entre une personne infectée et une personne saine augmente de moins en moins.D'ailleurs, ce fut la façon de procéder employée avec succès dans les pays scandinaves, de sorte que, dès 1938, le taux d\u2019attaque (incidence) de la syphilis n\u2019était que de 0.12 par 1,000 au Danemark et de 0.05 par 1,000 en Suède.Ce sont les taux les plus bas jamais atteints dans aucun pays civilisé.Ces taux se comparent favorablement avec le taux d'incidence dans la province de Québec, qui était de 1 par 1,000 en 1943.Au reste, les maladies vénériennes eussent pu être éliminées n\u2019eût été ce fâcheux accident biologique qui permet le développement du gonocoque et du spirochète sur les muqueuses du tract génital.Le danger de la syphilis réside surtout dans ses conséquences destructives et nous savons, par l\u2019expérience, que non seulement les sources sont le plus souvent inconnues mais que les symptômes désagréables de la maladie sont généralement cachés.L'absence de traitement ou le traitement inadéquat favorisent les complications tardives.Celles-ci se manifestent aux yeux du voisinage sous la forme d\u2019affections cardiaques, de maladies mentales, de lésions osseuses ou de troubles circulatoires.Il va sans dire que les témoins ne sont pas, pour cela, terrifiés au même point qu\u2019ils l'eussent été au spectacle de complications identiques occasionnées par la poliomyélite?Osler avait bien raison de répéter que la syphilis est une « grande simulatrice ».L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 À l\u2019heure actuelle, 31 assistantes sociales se partagent le travail du dépistage des maladies vénériennes, à travers la Province.Ces personnes, dont les aptitudes ont été soigneusement reconnues, reçoivent un entraînement spécialisé de quelques mois.Le travail social demande de la part de l\u2019aspirante certaines dispositions naturelles; les connaissances scientifiques subséquemment acquises contribuent à faciliter leur tâche.Il n\u2019est pas nécessaire que le candidat soit une garde-malade diplômée pour occuper une position d\u2019assistante sociale, d\u2019épidémiologiste ou de statisticienne.Voici l\u2019opinion que les directeurs des Divisions des Maladies Vénériennes du Dominion ont exprimée au cours de la récente conférence fé- dérale-provinciale du mois d\u2019avril: le service médico-social est sous l\u2019étroite surveillance de l\u2019épidémiologiste avec l\u2019aide d\u2019une assistante spécialement entraînée à Johns Hopkins et d'une surintendante en charge du personnel.On a institué, au cours de 1945, 6,317 enquêtes différentes auprès des délinquants, des sources et des contacts rapportés.C\u2019est dire que plusieurs enquêtes ont été conduites chez des patients déclarés l\u2019année précédente ou au sujet des mêmes patients rapportés délinquants plusieurs fois au cours de l\u2019année.Une prostituée rapporte environ six contacts différents.Une délinquante de 14 ans en avouait 34.Cette jeune personne souffrait de gonorrhée chronique.C\u2019est ainsi que se multiplient les activités de notre service médico-social.Je cite toujours les chiffres de 1945: 802% des patients recherchés comme délinquants ou contacts ont été localisés; de ce nombre, 86.3% ont été amenés au traitement et 13.7% ont été trouvés sous traitement chez leurs médecins privés ou dans d\u2019autres cliniques.Magnifique résultat obtenu grâce à la collaboration des praticiens, de nos cliniciens, de nos travailleuses sociales et des patients.Car il faut insister sur la nécessité de faire l\u2019éducation générale.J\u2019ai l\u2019impression que les médecins, les infirmières, les autorités hospitalières et la population en général ne demandent qu\u2019à connaître les faits pour mieux nous ac- BEAULIEU: PROBLÈME VÉNÉRIEN EN QUÉBEC corder leur collaboration la plus immédiate.Le directeur de la Division des Maladies Vénériennes de l\u2019U.S.P.H.signalait à l\u2019attention du public la valeur de l\u2019éducation, au cours de la Conférence Nationale, tenue à St-Louis, Missouri, en novembre 1944.« C\u2019est le devoir des médecins hygiénistes et des praticiens, disait le docteur Heller, d\u2019instruire la population et de ne lui cacher aucun fait au sujet des maladies vénériennes.La collectivité doit connaître les procédés de dissémination de la gonorrhée et de la syphilis.Elle doit aussi apprendre de quelle façon les deux maladies peuvent être évitées et guéries.La vérité sagement exprimée ne fait que confirmer l\u2019opinion que les gens libres et intelligents sont capables d\u2019agencer leurs vies, en autant que les faits leur sont soumis et expliqués.» Quant à la façon de se comporter au point de vue sexuel, la vérité scientifique n\u2019est-elle pas le plus sûr complément des enseignements reçus à l\u2019église, à la maison ou à l\u2019école?\u2026 C\u2019est à la suite de la mémorable assemblée convoquée par le brigadier-général Renaud, le 13 janvier 1944, alors que le taux des maladies vénériennes était de 93 par 1,000 dans le district militaire n° 4, qu\u2019il a été décidé et convenu de convoquer régulièrement des liai- sons-meetings, groupant les autorités civiles, militaires et policières qui, en collaboration avec les officiers de la Division, discutent et avisent des moyens à prendre pour prévenir la propagation du mal vénérien au sein des forces armées et de la population civile.Ces réunions se sont avérées les plus utiles: des décisions heureuses ont été prises après une étude sérieuse des problèmes soumis, de sorte que, le 5 octobre 1945, le taux était descendu à 35 par 1,000.Nous laissons à d\u2019autres provinces D.M.le douteux honneur d\u2019être au premier rang.La question à l\u2019ordre du jour est sans contredit la pénicilline et son emploi dans le traitement des maladies vénériennes.Le docteur Lucien Sylvestre a bien voulu se charger de donner les dernières directives du traitement de la gonorrhée par la pénicilline en suspension huileuse.C\u2019est la méthode de choix 467 adoptée par toutes les cliniques.Le traitement de la syphilis par la pénicilline est l\u2019objet de nombreuses expériences scientifiques.L\u2019U.S.P.H.multiplie les centres de recherches afin d\u2019établir la valeur du médicament.On est tenté de comparer l\u2019engouement actuel pour la pénicilline à l\u2019engouement d'il v a 30 ans pour le 606 et il ne faudrait pas compromettre la réputation d\u2019un médicament qui est une précieuse addition à l\u2019arsenal thérapeutique antisyphilitique.L\u2019emploi intempestif d\u2019un médicament sans contrôle suffisant de guérison expose à de lamentables échecs.La disparition des lésions apparentes n\u2019est pas un critère de guérison.La Division devait prendre les mesures pour prévenir des acei- dents de cette nature.Dès l\u2019automne 1943, à la suite de Mahoney, a Staten Island, J.Earle Moore du « Johns Hopkins » expérimentait l\u2019emploi de la pénicilline dans le traitement de la syphilis récente.Stokes, de l\u2019Université de Philadelphie, faisait porter ses efforts sur le traitement de la syphilis nerveuse sous toutes ses formes.D\u2019autres hôpitaux, contrôlés par l\u2019U.S.P.H, expérimentaient le traitement de la syphilis prénatale et congénitale.La Division souhaitait depuis quelque temps l\u2019établissement d\u2019un centre de traitement de la syphilis par la pénicilline, afin de pouvoir produire ses propres statistiques recueillies auprès de malades dont le diagnostic avait été scientifiquement établi et que notre service médico-social était à même d\u2019observer pendant les mois suivant leur traitement.Après s\u2019être assuré le concours du docteur Albéric Marin, les médecins consultants de la Division ont préconisé l\u2019emploi de la pénicilline pour le traitement de la syphilis.Le début remonte & avril 1945.Le « Cooperative Clinical Group » exige un recul de 4 ans, avant d\u2019affirmer la guérison d'une syphilis.La période de 3 ans écoulée depuis le début de l\u2019emploi de la pénicilline ne fournit pas un recul assez long pour affirmer qu\u2019il y a guérison à la suite de l\u2019emploi de la pénicilline seule.Les dernières statistiques produites lors d\u2019une ré- 468 cente réunion scientifique des cliniciens de l\u2019U.S.P.H.ont révélé que ia pénicilline avait guéri la syphilis récente dans 85% des cas.On sait que le traitement conjugué (arsenic et bismuth) de syphilis du même stage, institué dans les mêmes conditions ct continué 12 mois après négativation, donne 98% de guérison certaine.Il y a.donc un écart de 14% d\u2019échecs.Aucun des 26 schémas de traitement préconisés par l'US P.H.n\u2019a été mis à l\u2019essai.Le professeur Marin a institué son propre schéma de traitement, celui qui, à son avis.s\u2019avère le plus sage.C\u2019est le P.A.B.2,400,000 unités de pénicilline sont données en injections intramuseulaires à raison de 40,000 unités (60 doses) jour et nuit, toutes les 3 heures, durant 71% jours, en association avec 20 injections de mapharsen et 10 de bismuth, à raison de 4 mapharsen et 2 bismuth par semaine.Les injections de mapharsen à doses massives n\u2019ont pas provoqué le moindre accident.Les résultat- sont intéressants: bien que 81 patients aient été traités, nous ne considérerons que les 46 patients suivis régulièrement et dont le traitement est terminé depuis 6 mois.À signaler qu\u2019il s\u2019agit de syphili: récentes.1° Syphilis primaires pré-sérologiques: sur 4 malades traités et étroitement observés, 4 se maintiennent négatifs: 100 pour 100.2° Syphilis primaires sérologiques: des 13 malades traités et devenus négatifs après 60 à 90 jours, 12 se maintiennent ainsi: 91 pour 100.3° Syphilis secondaires: 29 patients ont été traités, 18 sont demeurés négatifs: 62%.Des 11 autres cas, 3 sont en voie d\u2019amélioration et les 8 derniers peuvent être considérés comme échecs probables.Les résultats sont moins favorables au fur et à mesure qu\u2019on s\u2019éloigne du début de la maladie.Les 8 patients admis en syphilis secondaire et qui sont des échecs probables auraient été négativés après 6 mois de traitement conjugué.La pénicilline en solution huileuse, administrée à raison de 1,000,000 d\u2019unités par jour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 durant 5 jours, n'a pas encore fait ses preuves.Le préconisateur de cette nouvelle technique, le docteur Alfred Cohn, du « V.D.Research Bureau » de la Cité de New-York, admettait lui-même, au cours d\u2019une entrevue en avril dernier, que ce mode de traitement est au stage purement expérimental et que le très petit nombre de cas traités ne permet pas de publier des statistiques intéressantes.La Division est d'avis que la pénicilline peut rendre de très grands services pour le traitement des syphilis récentes, prénatales ct congénitales.On ne saurait trop insister sur la nécessité de faire comprendre au patient soumis au traitement par la pénicilline l\u2019ob'igation de recourir au traitement habituel en cas d\u2019échec.La pénicilline doit être donnée en milieu hospitalier, sous la surveillance de syphiligraphes avertis.Le docteur Thomas, du « Bellevue Hospital » (New-York), recommande de faire un choix judicieux des malades soumis à ce traitement, afin d\u2019avoir des sujets qui acceptent une surveillance médicale et sérologique prolongée.Dès le 14 novembre 1944, le lieutenant- colonel D.H.Williams signalait le fait, lourd de conséquences, que 50,000 jeunes Canadiens des forces armées avaient contracté la gonor- rhée ou la syphilis On imagine bien que, un an après la conclusion des hostilités, le grand problème de l\u2019heure est le traitement des licenciés syphilisés au cours de leur séjour dans l\u2019armée et dont l'état requiert une continuation de traitement.La guerre a occasionné cet état de choses.Ces jeunes gens ont été victimes des circonstances et il ne faut pas oublier, comme le fait remarquer le docteur Bredeck, de St-Louis, que les militaires sont toujours infectés par la population civile.Ce serait une injustice sociale que de ne pas assurer la guérison définitive de ces patients pour leur épargner les complications tardives.Le Département des Affaires des Vétérans nous a, jusqu\u2019ici, accordé une coopération parfaite; chaque malade dont l\u2019état nécessite un traitement supplémentaire ou des examens additionnels est dirigé chez Hee md tli ee | BEAULIEU: PROBLÈME VÉNÉRIEN EN QUÉBEC le médecin de son choix, dans les endroits où il n\u2019existe pas de clinique antivénérienne.La Division a dirigé une partie de ses activités sur le grave prob'ème de la prostitution organisée et tolérée dans les principales villes de la Province.Thomas Parron disait: « C\u2019est mon avis sincère qu\u2019une lutte contre la prostitution commercialisée est un facteur essentiel dans toute campagne antivénérienne ».Les lupanars ont été fermés à Montréal, dès février 1944.Québec avait pris la même initiative que'ques mois auparavant.Ces endroits sont depuis très étroitement surveillés par la police.Les maisons elles-mêmes ont été closes, mais les pensionnaires de ces établissements sont demeurées libres et continuent leurs activités dans des maisons de chambres.Une prostituée «travaillant derrière les volets» voyait facilement de 25 à 30 clients par jour; la même personne, si elle demeure en chambre, devra être active pour recevoir plus de trois individus différents, le même jour.De récentes statistiques révèlent que la syphilis a augmenté dans plusieurs provinces du Canada.Dieu merci, l\u2019incidence continue de baisser dans la Province de Québec, en 1945.El'e était de 100 par 100 000 de population, en 1943, de 65 en 1944; elle est descendue à 45 pour l\u2019année 1945.Le retour des vétérans à la vie civile contribue à compliquer les activités du Service Social.Quelques-uns sont impossibles à localiser et d\u2019autres sont diffic\u2018les à convaincre.Par ail'eurs, nombre de personnes infectées et insuffisamment traitées sont retournées vivre à la campagne à la suite de la fermeture des usines de guerre et des chantiers de construction.Il était relativement facile de localiser ces individus et de leur assurer le traitement indiqué lorsqu\u2019ils vivaient au voisinage des villes.C\u2019est devenu un problème ardu que de les retracer et de les faire bénéficier d\u2019une surveillan:e médicale appropriée.Ceci explique pourquoi des cas de syphilis sont rapportés de campagnes éloignées, Des examens cliniques et séro'ogiques plus minutieux ont permis de diagnostiquer des sy- 469 philis qui, relativement récentes, évoluent vers la forme nerveuse.Ces malades sont l\u2019objet d\u2019une attention toute spéciale.Il y a quelques semaines, le docteur Heller signalait l\u2019augmentation du nombre de syphilitiques chez les individus du groupe d\u2019âge de 15 à 19 ans.La même observation s'impose dans la Province.Le défaut d\u2019éducation sexuelle, l\u2019émancipation précoce des jeunes filles et l\u2019embauchage de jeunes gens qui n\u2019étaient pas d\u2019âge militaire, ne seraient-ils pas la cause de ce pénible état de choses?La campagne antivénérienne entreprise par les forces armées a été admirablement conduite depuis 1943 et les résultats obtenus attestent de la valeur du travail accompli.Nul doute que les officiers médicaux en charge de la répression des maladies vénériennes demeureront de précieux collaborateurs à leur retour dans la vie civile.La récente conférence fédérale-provinciale des Directeurs a permis non seulement d\u2019étudier les prob'èmes de chaque province, mais d'accepter des suggestions intéressantes en vue d\u2019unifier et d\u2019intensifier le travail de répression.On a mentionné l\u2019Hôtel-Dieu de Québec comme étant l'hôpital où le pourcentage des B.W.de routine pratiqués chez les malades hospitalisés était le plus élevé.Le Laval Médical éveille l\u2019attention de ses lecteurs par la publication, dans chaque numéro, de données nouvelles au point de vue traitement et statistiques intéressantes.On reconnaît l\u2019heureuse influence du docteur Gaumont et de ses assistants.Le certificat prénuptial est aussi l\u2019objet d'une attention toute spéciale.Le major Georges Leclerc, d\u2019Ottawa, est d\u2019avis que le rapport du Comité d\u2019étude est le plus complet jamais publié sur le sujet.Il demandait à la Société Médicale de Montréal l\u2019autorisation de traduire l\u2019opuseule afin d\u2019en assurer la distribution dans les provinces anglaises.Le docteur Jules Archambault célébrait le 25e anniversaire de son entrée au Ministère, à titre de sérologiste, en prenant une part active à la rédaction du document. 470 La création d\u2019une Division de répression des maladies vénériennes s\u2019imposait dans une ville de l'importance de Montréal.Bien que la loi accorde tous les pouvoirs au directeur de la Division provinciale quant à la collection des statistiques et à l\u2019application des mesures disciplinaires, nous sommes non seulement convaincus de la nécessité du nouvel organisme, mais nous savons à l'avance les avantages L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 qu\u2019il assure pour mener à bonne fin la lutte antivénérienne dans la métropole.La collaboration est un facteur assuré de succès.C\u2019est en s\u2019inspirant des leçons acquises par l\u2019expérience et en acceptant les directives de personnes autorisées que la Division espère continuer ses activités afin de mener à bonne fin la lutte contre le fléau vénérien.CONTRIBUTION DU SERVICE DE SANTÉ DANS LA LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE À MONTRÉAL ! C.-A.BOURDON, M.P.H., Officier spécial et chef des districts sanitaires au service de Santé de la ville de Montréal.Dans la province de Québec, le controle des maladies vénériennes a été et est encore centralisé au ministére de la Santé et du Bien- étre social.En 1921, le gouvernement fédéral entreprenait dans tout le pays une campagne antivé- nérienne.Le service provincial d\u2019hygiéne de Québec, grâce à des octrois que lui avait votés le gouvernement fédéral, créait une division des maladies vénériennes, avec comme directeur le docteur A.-H.Desloges.Une des premières activités de cette division a été une campagne d\u2019éducation dans la profession médicale et dans la population.Le laboratoire pour les diagnostics sérologiques était fondé à Montréal et confié au docteur Jules Archam- bault; les dispensaires gratuits étaient ouverts dans les divers hôpitaux de Montréal et de Québec et les médicaments étaient fournis gratuitement aux médecins pour leurs patients indigents.En 1941, cette division était complètement réorganisée à la suite de l\u2019adoption d\u2019une loi dite: « Loi des maladies vénériennes », qui fut sanctionnée le 20 mars de la même année.En vertu de cette loi, le contrôle des maladies vénériennes dans tout Québec, y compris les grandes villes, Montréal et Québec, relève _ 1.Communication au XVIIIe Congrès de l'A.M +.F.C., Québec, juin 1946.directement de la division des maladies vénériennes du ministére de la Santé et du Bien- étre social de la Province dont les bureaux sont établis à Montréal.La direction assume dans ses fonctions l\u2019organisation des laboratoires, des dispensaires gratuits dans les hôpitaux, de la distribution des médicaments, de l\u2019épidémiologie, du service social et de la campagne d\u2019éducation par le film et le tract.La déclaration des cas est obligatoire et un article de la loi stipule que, lorsqu\u2019une personne est reconnue infectée et jugée susceptible de propager l\u2019infection, des mesures voulues peuvent être prises pour qu\u2019elle reçoive le traitement requis, ou on peut procéder, si on le juge nécessaire, à son isolement dans un hôpital, une prison ou un autre lieu de détention, aussi longtemps qu\u2019il le faudra, pour que cette personne reçoive le traitement requis et ne soit plus susceptible de propager l\u2019infection.Au cours des circonstances pénibles que nous venons de traverser dans ces dernières six années, des événements ont démontré la nécessité qu\u2019il y avait pour les services locaux de s\u2019organiser et de coopérer avec l\u2019organisme provincial dans cette lutte contre les maladies vénériennes. hy It lig vg Pax ng: BOURDON: LUTTE ANTIVENERIENNE A MONTREAL PART DE 1A VILLE DE MONTREAL.En face de la situation révélée en janvier 1944 par les autorités militaires du pays, c\u2019est-à-dire une recrudescence des cas de maladies vénériennes dans les rangs des trois forces armées et particulièrement dans le district militaire 4, les autorités de la ville de Montréal ne se sont pas désintéressées du problème.Elles participèrent à plusieurs conférences avec les autorités locales et des démarches nombreuses furent faites auprès des représentants du gouvernement de la Province.En 1943, le directeur du service de Santé était délégué à une conférence nationale (« National Venereal Disease Control Conference ») tenue au Château Laurier, à Ottawa, du 6 au 9 décembre.Le Conseil municipal de Montréal, le 1er mars 1944, attirait l\u2019attention de l\u2019administration, priant instamment le Comité exécutif de demander au service de Santé de coopérer pleinement avec les autorités provinciales et fédérales afin d\u2019enrayer le fléau des maladies vénériennes.Une copie de cette résolution, accompagnée d\u2019un rapport du directeur du service de Santé, fut soumise à une séance de la Commission d'hygiène de la ville de Montréal tenue le 15 mars 1944 et on décida alors de former un comité spécial pour étudier le problème vénérien sous tous ses aspects.Lors des séances tenues par ce Comité, plusieurs suggestions ont été faites, qui ont servi de base à la réalisation d\u2019un plan de collaboration que pouvait accomplir le service de Santé conjointement avec le ministère de la Santé et du Bien-être social, les officiers médicaux des trois forces armées, en charge du contrôle des maladies vénériennes, et les services de police provincial et municipal.Le 21 février 1945, la Commission d\u2019hygiène, à la suite de la présentation d\u2019un « Mémoire » du directeur du service de Santé, et d\u2019une résolution soumise par les docteurs L.-P.Ereaux et Albéric Marin, recommandait au Comité exécutif de la Cité de former un nou- 471 veau comité pour étudier la question des maladies vénériennes.Dés le 26 février, le Comité exécutif adoptait une résolution et nommait des personnes qui devaient faire partie de ce Comité, dont Son Honneur le maire, M.Camillien Houde, C.B.E., M.J.-O.Asse- lin, président du Comité exécutif et président de la Commission d'hygiène, Dr Adélard Groulx, directeur du service de Santé, Me Honoré Parent, cr, directeur des services, Me Fernand Dufresne, c.r., directeur du service de la police, Dr Albert LeSage, conseiller municipal et membre de la Commission d\u2019hygiène, Dr Albéric Marin, membre de la Commission d'hygiène, Dr L.-P.Ereaux, membre de la Commission d'hygiène, Dr Jules Archam- bault, directeur technique et consultant à la division des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien-être social, Dr David Beaulieu, directeur de la division des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien-être social, Major J.-A.-M.Du- beau, officier en charge du contrôle des maladies vénériennes, district militaire 4, Dr C.-A.Bourdon, officier de liaison, service de Santé.Ce Comité, au cours de ses nombreuses séances tenues à huis clos, a fait une étude minutieuse de la motion du 21 février.On a envisagé le problème vénérien sous tous ses aspects.1.Au point de vue médical, il y avait lieu de connaître sous son vrai jour la situation au Canada, dans la province de Québec, à Montréal et dans le district militaire 4.2.L'aspect légal en ce qui regarde la prostitution a fait l\u2019objet de discussions, relativement à l\u2019efficacité des lois existantes dans le pays, la province de Québec et la ville de Montréal.Le rapport du Comité fut soumis au Comité exécutif, puis présenté et approuvé par la Commission d'hygiène de la ville de Montréal.En guise de conclusion, le Comité faisait les recommandations suivantes: 472 1.À cause de la gravité du problème que pose la prostitution, la nécessité pour les cours de la Province et de la ville d\u2019imposer aux contrevenants les pénalités les plus sévères et de donner au directeur de la police plus de pouvoirs pour la fermeture des immeubles, maisons ou locaux reconnus comme endroits où l\u2019on fait de la prostitution.2.Modifier certains articles du Code criminel par certains amendements en rapport avec la prostitution.3.Mettre fin au charlatanisme par une législation fédérale ou provinciale appropriée.4.Adopter dans la province de Québec une législation imposant l\u2019examen médical de tous les futurs conjoints.5.Faire adopter par le Conseil municipal de la ville de Montréal un règlement pour les maisons de chambres.Une autre des recommandations importantes de ce rapport était la création, au service de Santé de la ville, d\u2019une division des maladies vénériennes qui veillerait à l'application de la Loi sur la prévention des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien- être social.Le programme d\u2019une telle division visera à élaborer un plan précis de coordination avec le ministère provincial de la Santé, en vue d\u2019enrayer les maladies vénériennes à Montréal et d\u2019établir, avec son concours, dans certains quartiers de la ville, des cliniques et des dispensaires antivénériens.Elle pourra de plus faire le dépistage des maladies vénériennes par la prise de sang, soit dans les centres d'hygiène des districts sanitaires de la ville, pour le public, soit dans certaines institutions.Le service de Santé poursuivra la campagne d\u2019éducation populaire déjà commencée, au moyen de causeries, de projection de films, de distribution de littérature sur le mal vénérien, cette campagne devant se poursuivre même dans les collèges, pensionnats, écôles supérieures et écoles primaires, pour les élèves âgés de 16 ans et plus.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le service de Santé verra de plus à réorganiser le système d\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d'aliments et à certaines catégories d\u2019employé:, en apportant une attention spéciale pour le dépistage des cas de maladies vénériennes.LE RÔLE DU SERVICE LOCAL DE SANTÉ.1.Au cours des années 1943-1944, devant les faits établis, qui démontraient une recrudescence des maladies vénériennes, ce rôle a consisté en a) Démarches et conférences.b) Nomination d\u2019un agent de liaison.c) Dépistage des cas.d) Facilités de laboratoires.e) Etude du certificat prénuptial.f) Campagne d\u2019éducation.a) Démarches et conférences.Le service de Santé, représenté par son directeur, fit plusieurs démarches et prit part a de nombreuses conférences qui eurent lieu entre les autorités gouvernementales, fédérales ou provinciales, les autorités militaires locales et les spécialistes des universités de Montréal et McGill.b) Officier de liaison.En novembre 1944, le directeur du service de Santé demandait à un de ses collègues du département d\u2019agir, en plus de ses fonctions, comme agent de liaison, dont les attributions étaient: recevoir les directives de son directeur, le représenter aux délibérations des séances du Comité des relations pour le contrôle des maladies vénériennes, composé des officiers des ministères de la Santé féféral et provincial qui sont chargés de la répression des maladies vénériennes et des chefs des services de police provincial et municipal; organiser la campagne éducative contre - le mal vénérien; fournir tous renseignements utiles à la police, concernant les endroits louches où se pratique la prostitution; compiler des statistiques pour toutes fins pratiques; faire le dépistage des cas par la prise de sang par les officiers du service de Santé et, enfin, BOURDON: LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE À MONTRÉAL coordonner tout le travail avec celui de la division des maladies vénériennes du ministère de la Santé et du Bien-être social.ec) Dépistage des cas.Dès septembre 1944, le dépistage des cas était fait par la prise de sang et les prélèvements pour la recherche du gonocoque chez les manipulateurs d\u2019aliments et certaines autres catégories d\u2019employés dans le quadrilatère, de la rue Guy à l\u2019avenue Papineau, de l\u2019avenue Mont-Royal au fleuve.La prise de sang se fait, depuis 1924, chez toutes les futures mères qui s\u2019inscrivent dans nos six consultations municipales.Le service de Santé a de plus répondu, en 1944, à la demande de certaines institutions qui désiraient que la prise de sang fût faite chez leurs pensionnaires.d) Facilités de laboratoires.Le laboratoire municipal dut organiser le travail de son personnel, à cause du nombre grandissant des prises de sang et examens pour sécrétions urétra'es et vaginales chez les manipulateurs d\u2019aliments et autres.Les examens pour la recherche du gonocoque sont aussi faits pour les prostituées, flâneuses, vagabondes et personnes trouvées dans les maisons de prostitution, référées par le département des prisonniers de la police de Montréal.réale) Etude du certificat prénuptial.En septembre 1943, pour répondre à une demande du président du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, la Société Médicale de Montréal a formé un comité, présidé par le directeur du service municipal de santé, pour étudier la question - de l\u2019examen médical des futurs conjoints et la préparation d\u2019une formule d\u2019examen pour l\u2019émission du certificat prénuptial.(Brochure que le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec a envoyée à tous ses médecins à la suite du rapport du Comité d\u2019étude de la Société Médicale de Montréal, Ine.).473 f) Campagne d\u2019éducation.Le service de Santé, après entente avec le ministère de la Santé et du Bien-être social, entreprit en 1944 une campagne d\u2019éducation du public.Il à prêté son concours à la Ligue canadienne de santé dans l\u2019organisation de la «Journée nationale d\u2019hygiène sociale », le 2 février 1944, et à la campagne antivéné- rienne (20-25 mars 1944) organisée par la Chambre de commerce des jeunes du district de Montréal.2.Depuis le début de l\u2019année 1945, le service de Santé a pourvu, à la suite des recommandations du Comité d\u2019étude, à la: a) Création d\u2019une division des maladies vénériennes.b) Réorganisation de l\u2019_émission de la carte de santé.c) Intensification de la campagne d\u2019éducation du public.d) Tracts sur les maladies vénériennes, communiqués aux journaux, causeries à la radio.a) Création d\u2019une division des maladies vénériennes.Au mois de septembre 1945, le Comité exécutif, pour faire suite à la recommandation du Comité chargé d\u2019étudier la question des maladies vénériennes à Montréal, autorisait le directeur du service de Santé à fonder une division municipale des maladies vénériennes.D\u2019après les termes de la résolution du Comité exécutif, les fonctions de cette division ont été établies comme suit: «a) de veiller à l\u2019application de la Loi sur la prévention des maladies vénériennes, en collaboration avec le ministère provincial de la santé; «b) de voir à la réalisation des recommandations contenues dans ce même rapport et dont un certain nombre, en particulier l\u2019éducation du public, la prise de sang, la carte de santé, la compilation des statistiques qui se rapportent à la ville, l\u2019élaboration d\u2019un plan précis de collaboration avec le ministère de la Santé, sont fonctions actuelles du service de Santé.» 474 Le personnel de cette division comprend un surintendant, une infirmiére et deux employés de bureau.La position de surintendant, encore vacante, est remplie actuellement par l\u2019agent de liaison nommé en novembre 1944.Les attributions du surintendant demeureront à peu près les mêmes que celles de l\u2019agent de liaison, que j'ai décrites précédemment; elles pourront cependant être modifiées avec le temps et selon les besoins.Une infirmière suit actuellement un entraînement au service social du ministère de la Santé et du Bien-être social.Ses fonctions, comme travailleuse sociale, consisteront à faire des enquêtes, soit pour les détenteurs de la carte de santé émise par le service de Santé atteints d\u2019une maladie vénérienne, soit à la suite de rapports ou plaintes reçus au bureau.Le travail accompli par l\u2019infirmière sera coordonné avec celui du service social du ministère de la Santé et du Bien-être social.b) Réorganisation de l\u2019émission de la carte de santé.Un programme de réorganisation est actuellement à l\u2019étude et en voie de réalisation pour l\u2019émission de la carte de santé à tous les manipulateurs d\u2019aliments, aux barbiers-coiffeurs, aux coiffeuses, aux masseurs et masseuses, au personnel d\u2019une pension d\u2019enfants, d\u2019un hôpital privé et d\u2019une maternité privée.Dans cette réorganisation, nous visons à compléter de plus en plus l\u2019examen médical de ces différents groupes d\u2019employés par la radiographie des _ poumons, les examens de laboratoires pour la recherche des porteurs de germes typhiques et pour le dépistage des personnes souffrant de maladies vénériennes.En 1945, 3,425 prises de sang ont été faites et 135 B.W.étaient positifs, soit 3.95% ; des 3,318 prélèvements faits pour la recherche de la blennorragie, 85 étaient positifs, soit 2.56%.Si on ajoute ici les prises de sang faites par les médecins du service de Santé dans les six cliniques prénatales municipales et dix-sept institutions, le total, en 1945, a été de 7,363.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 c) Intensification de la campagne d\u2019éducation du public.La campagne d\u2019éducation populaire entreprise par le service de Santé contre les maladies vénériennes a eu un nouvel essor en 1945 et le 5 février une grande soirée a eu lieu au Monument National, à laquelle près de 2,500 personnes assistaient.Elle s\u2019est, par la suite, continuée dans les diverses paroisses de la ville, avec l\u2019aide des curés et sous les auspices des sociétés telles que la Saint-Jean- Baptiste ou autres, et dans des milieux divers.A chacune de ces séances une causerie sur la syphilis et la blennorragie est faite par un spécialiste invité ou par un médecin du service de Santé qui est complétée par les films éducatifs et récréatifs gracieusement fournis par le service de cinématographie du ministère de la Santé et du Bien-être social et parfois avee le concours du chœur de Radio-Petit- Monde ou d\u2019autres artistes.Le service de Santé a, de plus, organisé des séances spéciales pour les sociétés médicales, les écoles d\u2019infirmières dans les hôpitaux, et a participé à la campagne d\u2019éducation faite par la Ligue canadienne de santé.À date, 114 séances ont été données avec une assistance de 37,523 personnes.Le service de Santé compte terminer, l\u2019automne prochain, la campagne dans environ dix paroisses qui n\u2019ont pu être visitées.Le service de Santé projette de poursuivre ensuite ce travail d\u2019éducation en approchant les groupements divers: clubs, sociétés, associations, etc, et dans les industries auprès des ouvriers.d) Tracts sur les maladies vénériennes, communiqués aux journaux, causeries à la radio.A chacune de ces séances publiques ou réunions diverses, des tracts ou dépliants sur les maladies vénériennes, fournis par le ministére de la Santé, étaient distribués à l\u2019assistance et, en 1945, le service de Santé y ajoutait sa propre publication. BOURDON: LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE À MONTRÉAL Les journaux ont publié régulièrement les communiqués proposés par les officiers du service de Santé sur les maladies vénériennes, de même que les convocations de séances dans les différentes paroisses de la ville.Il nous a été permis, à maintes reprises, de donner des causeries par le truchement de la radio dans nos postes locaux.J\u2019ai voulu, mesdames, messieurs, dans ces quelques minutes, vous donner un aperçu de la contribution qu\u2019a pu apporter jusqu\u2019à présent le service de Santé dans la lutte antivé- nérienne à Montréal.Notre contribution dans cette lutte, nous l\u2019espérons, n\u2019aura pas été vaine pour le grand bien de notre population, non seulement pour le présent, mais aussi pour l\u2019avenir.Avant de terminer, je tiens à souligner le bon esprit de collaboration qui a existé dans 475 nos relations avec nos collègues, MM.les docteurs G.Choquette, D.Beaulieu et J.Archambault, du ministère de la Santé et du Bien-être social, et les majors G.Leclerc, du département de la Santé Nationale et du Bien-être social, à Ottawa, et J.-A.-M.Du- beau, du district militaire n° 4.BIBLIOGRAPHIE Loi et règlements pour prévenir les maladies vénériennes, ministère de la Santé et\u2018 du Bien-Etre social, Province de Québec.20 mars 1941.Rapport du Comité des maladies vénériennes.Juin 1945.Rapport du Dr Groulx, directeur du service de Santé de la Ville de Montréal.7 mars 1946.Rapport du Dr Groulx (re: création d\u2019une division des maladies vénériennes).31 août 1945. \u201c F'Union Médicale du Canada \u201d en 1878 Nécrologie Avril 1878.CLAUDE BERNARD.\u2014 La France, il sera plus juste de dire le monde entier vient de faire une irréparable perte.Claude Bernard west plus! L'immortel physiologiste a succombé, le 10 février, à l\u2019âge de soixante-cinq ans.aux accidents urémiques, complication d\u2019une pyélo-néphrite dont il était atteint depuis le mois dernier.Nous ne pouvons retracer ici la vie, ni rappeler les nombreux travaux du créateur de la physiologie expérimentale: son œuvre scientifique est considérable.Bornons-nous à rappeler sa découverte des nerfs vaso-moteurs, ses études sur le grand sympathique, sur la glycogénie, ses lecons sur les substances toriques et médicamenteuses, notamment sur le curare, dernière analyse qui restera toujours le type de ce genre de recherches.Esquissons seulement à grands traits les principales étapes d\u2019une vie bien remplie.Né à St-Julien (Rhône), le 12 juillet 1813, il fut, en 1839, reçu interne des hôpitaux.En 1841, 1l fut nommé préparateur de l\u2019illustre Magendie.En 1843, il soutint sa thèse pour le doctorat.sur le suc gastrique.En 1842, il fut désigné comme suppléant de Magendie.Reçu docteur ès sciences en 1853, il fut appelé, l\u2019an suivant, à la chaire de physio'ogie générale qui venait d\u2019être créée à la Sorbonne.Il fut successivement nommé à l\u2019Académie des sciences (1854), à l\u2019Académie française et au muséum (1868).Cette même année, il était appelé à siéger au Sénat.Dès 1855, il avait succédé à Magendie dans cette chaire de médecine expérimentale, qu\u2019il devait à jamais illustrer par ses immortels travaux.Malheureusement, Cl.Bernard laisse de nombreux travaux inachevés.Dans les derniers jours de sa vie.il faisait part à ses familiers, notamment, de nouvelles découvertes inédites sur les fermentations.«C\u2019est dommage, disait-il tristement; c\u2019eût été bien finir!.» Si.par suite de son désintéressement et de la grandeur d\u2019âme qui lui a fait un point d\u2019honneur de prendre à sa charge des obligations onéreuses contractées dans sa famille, Claude Bernard n\u2019est pas arrivé à la fortune, en revanche, toutes les distinctions qu'un homme puisse rêver sont venues, comme d\u2019el'es-mé- mes, trouver ce savant simple et modeste.Cette belle et noble carrière a reçu le plus noble couronnement.La commission du budget, proclamant, par la bouche de M.Gambetta, Cl.Bernard «un guide, un inspirateur pour le monde entier », a voté, par 429 voix sur 429 votants, un crédit de 10,000 francs pour faire célébrer.aux frais de l\u2019Etat, des splendides funérailles à l\u2019un des plus illustres représentants de la science française.Les obsèques ont eu lieu, en grande pompe, le 16 février.à l\u2019église Saint- Sulpice.La décision patriotique qui a été prise, par les Chambres françaises, au sujet des funérailles de CI.Bernard, a inspiré à un journal extra-scientifique les réflexions suivantes: Ce qui a lieu de nous enorgueillir à plus juste titre, c\u2019est la manifestation de patriotique reconnaissance qui a été provoquée par la mort de Claude Bernard.Il y a là un fait d\u2019une capitale importance et sans précédents.Jusqu'ici, en effet, ces solennelles manifestations d\u2019admiration nationale avaient été exclusivement réservées aux célébrités de la guerre ou de la politique.Mais jamais, à notre souvenir, un simple savant n\u2019a été honoré d\u2019un deuil public.On ne saurait trop applaudir à l\u2019innovation.Nous comprenons donc enfin que les héros uniquement bienfaisants ont autant de titres à prendre place dans le panthéon de nos gloires que les héros qui ont conquis leur notoriété sur les champs de bataille sanglants, ou dans les combats trop souvent stériles de la polémique.Nous sommes, hélas! encore bien loin, sans doute, de l\u2019époque rêvée par les amis de la paix, et l\u2019humanité n\u2019est pas au bout de ses querelles et de ses conflits.Mais, du moins, on commence à s\u2019apercevoir que les hommes qui donnent leur vie pour sauvegarder la vie des autres sont au moins aussi méritants qu les bruyants triomphateurs, à qui l\u2019on réservait jadis tous les lauriers et toutes les palmes.C\u2019est là de la vraie civilisation et du vrai progrès.Jetez un regard en arrière, remontez seulement jusqu\u2019à l\u2019époque où Molière criblait les médecins de ses quolibets.Aujourd\u2019hui, un de ces médecins-là est apothéosé, aux applaudissements de la nation.Grâce à la presse populaire, ce porte-lumière universel.le nom d\u2019un C'aude Bernard pénètre jusque dans la plus modeste chaumière.Il n\u2019y aura plus de parias de la renommée.\\ « L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1878 C\u2019est qu\u2019hélas, il a fallu bien des années d\u2019injustice pour en arriver là.bh Chose triste & constater, les hommes savent rarement comment se sont appelés les chercheurs qui ont a rendu à l\u2019humanité les plus éclatants services.Faites une expérience; interrogez cent personnes, je ne dis pas dans les classes illettrées, qui ne sont que trop excusables d\u2019une ignorance qui n\u2019est pas leur œuvre; mais dans la bourgeoisie même, prenez ces cent personnes au hasard et demandez-leur le nom de l\u2019inventeur de la télégraphie électrique; il ne s\u2019en trouvera peut-être pas dix en état de vous répondre.Attila, le fléau de Dieu, jouit d\u2019une notabilité cosmopolite ; Stephenson, le créateur des chemins de fer, est à peine connu du petit nombre.C\u2019est par une exception bien étrange que l'inventeur de la poudre a gardé l\u2019incognito.Etant donné le mal 477 que son invention a fait sur cette terre, il mériterait d\u2019être au premier rang parmi les vénérés.Il n\u2019est pas même besoin de sortir de notre temps et de l'actualité immédiate pour avoir la preuve de ce que j\u2019avance.Voici une découverte prodigieuse, dont tout le monde parle en ce moment: le téléphone.C\u2019est bien pour la découverte, mais combien peu de gens se soucient du trouveur heureux qui nous dote de ce miraculeux instrument?Ce qui vient de se passer à propos de la mort de Claude Bernard est un acheminement vers des coutumes plus équitables.\u2019 Continuons dans cette voie.L\u2019ingratitude n\u2019est pas seulement coupable, elle est funeste et inféconde.\u2014 (Revue de Thérapeutique M édico-Chirurgicale) ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Michael B.SHIMKIN.\u2014 Le programme des études médicales en URSS.(The new Soviet Curriculum in Medicine.) \"American Review of Soviet Medicine\u201d, 4: 271 (février) 1947.Il y a présentement en Union soviétique 53 écoles de médecine, divisées en quatre groupes: a) 13 avec un chiffre d\u2019admission de 600 nouveaux élèves chaque année; b) 13 autres avec 400 nouvelles admissions; ce) 11 avec 300; d) et 16 avec 200.Ce qui donne, chaque année, un total de 200,000 nouveaux étudiants.Le cours était jadis de cinq ans.Depuis 1945 ii a été porté à six ans, et le programme a été entièrement revisé et refondu à la suite des recommandations d\u2019un comité représentant les nombreuses écoles de médecine.Il se donne aujourd\u2019hui 900 heures de cours de plus que sous le régime de six ans.Par contre, les cours touchant la médecine de guerre ont été diminués de plus de la moitié.Et il est intéressant de noter qu\u2019en 1943 le programme ne comprenait que 39 p.100 de cours théoriques, tandis que maintenant 46 p.100 des heures d\u2019études sont consacrées aux cours théoriques.Le programme n\u2019est pas en réalité de six ans mais de douze «semestres » variant de 14 à 18 semaines chacun, et à la fin du huitième et du dixième semestres, de huit semaines de cours cliniques pratiques.+ + Les quatre premiers semestres sont presque exclusivement consacrés aux sciences.Et on y étudie même les langues étrangères, la sociologie et l\u2019économie politique.La biologie, l\u2019histologie et l\u2019embryologie s\u2019enseignent dans les trois premiers semestres.L\u2019anatomie humaine est divisée par systèmes: 1) les os et les articulations, 2) les muscles et les viscères, 3) les vaisseaux sanguins et les nerfs, 4) le cerveau, les organes sensoriels et les glandes endocrines.La chimie se divise en: 1) chimie non organique et chimie analytique, 2) chimie biologique comprenant la chimie organique, physique et colloïdale.À la fin du quatrième semestre (à la fin de la deuxième année du cours), des examens se passent en anatomie, en histologie, en embryologie, en physiologie et en chimie biologique.Et, seuls, les élèves qui passent avec succès ces examens peuvent monter en troisième année.En troisième année, dans le cinquième et le sixième semestres, on étudie surtout la bactériologie, la pathologie générale, la pharmacologie et la matière médicale, et l\u2019examen clinique du malade.Avec le nouveau programme on a augmenté considérablement les études pratiques de bactériologie, les leçons théoriques et les démonstrations pratiques de physiologie pathologique.L\u2019étude du diagnostic clinique se fait jusqu\u2019au septième semestre, et comprend l\u2019étude des procédés de laboratoires et de radiologie.Les trois dernières années, les six derniers semestres, sont consacrés à peu près exclusivement à la clinique.Les heures d\u2019études ont été considérablement augmentées dans les chaires de médecine interne, de chirurgie, d\u2019obstétrique et de gynécologie.Les cours traitant des spécialités, telle l\u2019ophtalmologie, n\u2019ont été augmentés que de quelques heures.RDS ARE f 1 ANALYSES Par contre, durant la quatrième année on a ajouté 34 cours d\u2019histoire de la médecine.En même temps que la médecine interne et la chirurgie, durant les six derniers semestres, on enseigne l\u2019asepsie et l\u2019antisepsie, l\u2019anesthésie, la transfusion sanguine, et le traitement des plaies, des traumatismes, des blessures et des maladies néoplasiques L\u2019enseignement clinique se donne au lit du malade.L\u2019obstétrique et la gynécologie s\u2019enseignent durant quatre semestres, le premier consacré à la physiologie de la grossesse et à l'hygiène maternelle pré et post-natale.Les étudiants sont obligés, seuls ou comme assistants, de faire douze accouchements.A la fin du huitième et du dixième semestres les étudiants vont faire un stage de deux mois dans les hôpitaux ruraux ou régionaux.Trois sortes de doctorats peuvent être obtenus: a) en médecine générale, b) hygiène et hygiène publique, c) pédiatrie.Les trois quarts des étudiants suivent les cours de médecine générale.Durant les six premiers semestres, les cours sont les mêmes pour les trois spécialités.Durant les quatre derniers semestres, ceux qui se destinent à la pédiatrie ont des cours additionnels en médecine infantile, en maladies contagieuses, en chirurgie et en orthopédie infantiles.Les études cliniques se font dans les hôpitaux pour enfants.En hygiène et hygiène publique, des cours spéciaux se donnent sur la nutrition et sur l\u2019hygiène sociale, industrielle et scolaire, de même que sur l\u2019épidémiologie.Chaque semestre, des examens doivent être passés sur chaque matière.Et les étudiants ne sont admis à passer ces examens qu\u2019après avoir subi certaines épreuves préalables.A la fin du cours de médecine, le gouvernement fait passer des examens sur neuf matières.En médecine générale, les examens se passent sur: 1) anatomie humaine, 2) anatomie pathologique, 3) physiologie pathologique, 4) médecine interne, 5) chirurgie, 479 6) obstétrique et gynécologie, 7) maladies infectieuses, 8) pédiatrie, 9) hygiène.Les examens sont les mêmes pour le doetorat en pédiatrie, mais, naturellement, ils sont plus sévères sur les matières qui traitent de médecine et d\u2019hygiène infantiles.Enfin en hygiène et hygiène publique, les examens d\u2019anatomie, d\u2019obstétrique de gynécologie et de pédiatrie sont remplacés par des examens sur la microbiologie, l\u2019hygiène sociale et la nutrition.Tableau du programme des études médicales en URSS.Heures cours sujets Semestres théoriques pratiques 1) Socio'ogie et économie politique 1, 2 3,4 150 100 2) Latin 1, 2 \u2014 108 3) Langues étrangères 1, 2.3, 4 \u2014 190 4) Physique 1, 2 90 54 5) Biologie, para- sitologie 1, 2.3 108 108 6) Anatomie humaine 1, 2.3, 4 136 262 7) Histologie, embryologie 2.3,4 100 150 8) Chimie non organique et chimie analytique 1, 2 54 108 9) Chimie biologique 2.3, 4 192 182 chimie organique, 90 heures chimie physique et co'loïdale, 72 hrs bio-chimie, 212 hrs 10) Physiologie 3, 4 164 114 11) Médecine de guerre 4, 9, 10 62 118 12) Bactériologie 5,6 102 153 .13) Physiologie pathologique 5,6 132 30 14) Pharmacologie 5,6 102 117 15) Anatomie pathologique 5,6 102 162 16) Examen c'inique 5, 6, 7 200 132 17) Chirurgie générale 6, 7 132 81 18) Chirurgie opératoire, anatomie topographique 7,8 48 79 19) Hygiène 7,8 96 158 20) Histoire de la médecine 7 34 \u2014 21) Médecine interne, tuberculose 8, 9 152 124 22) Chirurgie 8, 9 124 124 480 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 23) Dermatologie, mala- dies vénériennes 8, 9 62 62 24) Neurologie 9, 10 62 76 25) Hygiéne publique 9 51 34 26) Obstétrique, gynée.7, 8, 9, 10 124 155 27) Clinique (médecine) 10, 11, 12 120 184 28) \u201c (chirurgie) 10, 11, 12 148 184 29) Pédiatrie 10,11,12 106 102 30) Maladies infectieuses, épidémiologie 10, 11, 12 92 92 31) Ophtalmologie 10, 11 46 50 32) Oto-rhino-laryngo!.10, 11 46 50 33) Psychiatrie 10, 11 64 36 34) Médecine légale 11, 12 36 64 TOTAL 3,237 3,747 Daniel LONGPRE.Renaud LEMIEUX et Jules HALLE.\u2014 Considérations sur trois cas d\u2019agranulocytose.\u201cLaval Médical\u201d, 12: 39 (janvier) 1947.Après avoir rappelé l\u2019étiologie de l\u2019agranulocytose à la suite d\u2019ingestion de produits contenant un noyau benzénique (néo-salvar- san, pyramidon, amidopyrine) ou d\u2019autres produits tels que les sulfamidés, les sels d\u2019or, le bismuth, la phénacétine, le thiouracil et le tridione, les auteurs rappellent les deux principaux'symptômes de l\u2019agranulocytose, à savoir: une angine ulcéreuse recouverte d\u2019une fausse membrane blanchâtre et une leucopénie.Le premier cas est une femme de 56 ans qui, à la suite d\u2019ingestion d\u2019amidopyrine, souffre d\u2019une angine nécrotique et dont le leucogram- me est de 750, 6% étant des polynucléaires.Dans le second cas, il s\u2019agit d\u2019un homme de 60 ans ayant absorbé du sulfathiazole et de l\u2019amidopyrine.Son hémogramme dénote 1,250 globules blancs, dont aucun polynucléaire.Le troisième cas est une femme de 45 ans qui a ingéré du sulfathiazole.Son hémogramme comporte 2,500 globules blancs, dont 2% de polynucléaires.Tous les cas ont survécu, le traitement ayant consisté en des injections quotidiennes de 500 à 600 milligrammes de pyridoxine associées | à de la pénicilline à la dose de 200,000 unités par jour.La durée moyenne du traitement a été de 15 jours et les malades ont quitté Phôpital avec, respectivement, un leucogram- me de 11,825, 15,750 et 7,000.Simon LAUZE.PHTISIOLOGIE Y.HEBRAUD.\u2014 L'apexité lobaire inférieure excavée.Aspect radiologique et collapso- thérapie.\u2018La Presse Médicale\u201d, 54: 573 (septembre) 1946.L\u2019auteur a étudié 6 cas de cavernes de l\u2019apex du lobe inférieur.L\u2019apexité évoque l\u2019idée d\u2019une infiltration précoce chez l\u2019adulte, localisée dans la région moyenne du poumon.C\u2019est un infiltrat à projection frontale hilaire du type nébuleux plutôt que du type pneumonique.C\u2019est une «bande épaisse radio'ogique- ment, étendue horizontalement du hi'e au gril costal; ses limites supérieure et inférieure sont floues et imprécises, sans trace de bordure scissurale; vue de profil, cette infiltration et la cavité qu\u2019elle contient, sont situées en arrière du hile ».Le pronostic est toujours grave parce que la tendance à la fibrose est nulle; c\u2019est toujours le processus ulcératif qui domine.La maladie évolue rapidement vers le pire.C\u2019est pourquoi l\u2019évolution clinique et radiologique varie continuellement.Dans cette apexité, les signes fonctionnels et généraux sont ordinairement absents.Ces infiltrats nuageux ou pneumoniques logés postérieurement sans tendance à la fibrose, évoluent vers la cavité caverneuse.Le seul traitement efficace, c\u2019est la pneumo- lyse précoce systématique.Quant au collapsus chirurgical, l\u2019auteur doit y revenir.Paul-René ARCHAMBAULT.H.VAN DEN ECKHART.\u2014 Contribution a l'étude de la primo-infection dans la famille du tuberculeux.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 10: 18, 1946.Il y a plus de 30 ans, on considérait qu\u2019environ 90 pour cent étaient des sujets allergiques.Plus près de nous, entre 50 et 65 pour cent de la population âgée de 15 à 25 ans avaient des cuti-réactions positives.Avant la guerre, on considérait cela comme une victoire.Mais depuis, c\u2019est le contraire qui semble se produire.L\u2019accord n\u2019est pas fait, à savoir si c\u2019est une recrudescence ou une régression, parce que le temps de guerre a fait varier bien des facteurs (sous-alimentation, déplacements, misères morale et physique).Ce qui fait qu\u2019en 4 ans, les cuti-réactions positives ont augmenté de 10.32% (64.75% à 75.06%).On admet aujourd'hui que la période préallergique est souvent plus longue, ce qui fait que la primo-infection s\u2019extériorise souvent tardivement.On a constaté que certaines personnes qui vivent continuellement avec des tuberculeux ont des réactions négatives.Comment expliquer ce fait?Ces gens vivant avec des tuberculeux seraient des contaminés sans avoir pour cela une réaction positive à la tuberculose.Plus tard, si leur condition de vie vient à changer, la cuti-réaction deviendrait positive.Peut-être serait-il possible que des bacilles trop faibles seraient incapables de provoquer une réaction allergique.Chez d\u2019autres sujets, ceux-ci pourraient éliminer naturellement les bacilles contaminants.Peut-être, aussi, y aurait-il des sujets réfractaires à toute conta- ÿ mination tuberculeuse.Autant d\u2019hypothèses que le temps doit infirmer ou confirmer.Il nous reste à citer la conclusion de l\u2019auteur.Ce qui nous obligera à suivre au jour le jour l\u2019évolution de l\u2019étude de la primo- infection: « Alors que généralement le virage 1 de la cuti-réaction était considéré comme « moment d\u2019alerte », il semble que, dans beaucoup de cas tout au moins, l\u2019on peut être autorisé à considérer le moment comme « fin de | première alerte».« Les conceptions couran- i tes sur la valeur des réactions tuberculiniques ¢ semblent avoir déja bien évolué.A présent, | une réaction négative n\u2019est plus du tout l\u2019indice d\u2019un organisme vierge de toute infection bacillaire.Il en résulte que les enfants vivant \u201c dans un milieu contaminé par le bacille de Koch, même s\u2019ils sont anergiques, doivent être ANALYSES 481 considérés comme contaminés et être soumis, non plus à une surveillance assez espacée, mais à un contrôle sévère et à des examens complets et fréquemment renouvelés.» Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE Et.BERNARD.\u2014 Un diagnostic rare de péritonite par perforation.\u201cBull.et Mém.de la Soc.des Chir.de Paris\u2019, 36: 102, 1946.Cette observation, rapportée à la Soc.des Chirurgiens de Paris (séance du 18 mai 1945), relate l\u2019histoire d\u2019un malade gastrectomisé par l\u2019auteur en 1937 pour un ulcère perforé et bouché de la petite courbure.L'évolution reste longtemps normale lorsqu\u2019en 1945, à la suite de douleurs gastriques ayant persisté une quinzaine de jours, le malade présente une douleur en coup de poignard localisée à l\u2019épigastre avec quelques vomissements bilieux.La persistance des douleurs gastriques atroces avec les signes usuels d\u2019une perforation incite l\u2019A.à poser ce diagnostic préopératoire, mais il y manque cependant les symptômes de diffusion péritonéale et l\u2019absence de gaz pré- hépatiques.En présence d\u2019une sédation rapide et notable des symptômes, l\u2019opération est différée.Mais, 26 heures après l\u2019apparition de la douleur en coup de poignard, le malade meurt.L\u2019autopsie ne révèle aucune trace d\u2019ulcus peptique, mais une infection du myocarde avec rupture du cœur: « forme cardio-gastro-angi- neuse d\u2019infection du monocarde de Lian et Pollett, caractérisée par une douleur épigastrique ou abdominale d\u2019apparition soudaine et d\u2019emblée à son accès, avec ou sans irradiation ascendante, s\u2019exagérant parfois à la pression et s\u2019accompagnant de défense musculaire épigastrique, de vomissements, de facies péritonéal »: affection très rare et difficile à diagnostiquer d\u2019avec la colique hépatique ou d\u2019avec les grands syndromes chirurgicaux de l\u2019abdomen.L\u2019A.termine son observation en préconisant l\u2019idée que la surveillance d\u2019heure en heure 482 peut aider à préciser le diagnostic et à éviter ainsi une intervention d\u2019urgence nécessairement fatale dans le cas d\u2019infection du myocarde susceptible de guérison spontanée.J.Leuret (en discussion) fait remarquer « que les ulcères peptiques qui se traduisent par des symptômes cliniques ne sont généralement pas méconnus, et que ce sont, au contraire, ceux qui évoluent silencieusement, non diagnostiqués et non traités qui risquent le plus de se perforer en péritoine libre ».Pierre SMITH.UROLOGIE Richard V.DAUT, John L.EMMET et Roger L.J.KENNEDY.\u2014 Absence congénitale des muscles abdominaux, avec complications urinaires: observation.(Congenital absence of abdominal muscles with ur- ologic complications: report on a patient successfully treated.) \"Proc.of the Staff Meets, Mayo Clinic\u201d, 22: 1, 1947.Quoique ces anomalies soient excessivement rares, un fait ne manque pas de frapper les observateurs, c\u2019est la rétention urinaire avec distension concomitante.En effet, dans les sept cas rapportés antérieurement, l\u2019autopsie a révélé chaque fois une dilatation énorme des voies urinaires, sans qu\u2019on puisse découvrir l\u2019obstacle entravant les mictions.Toutefois, une guérison obtenue récemment par résection endoscopique du col de la vessie et de la barre inter-urétérale mérite d\u2019être notée parce qu\u2019elle semble avoir une réelle valeur documentaire.Chez un garçonnet de 3 ans et demi, l\u2019absence des muscles abdominaux, reconnue dès la naissance, avait été traitée à l\u2019aide de bandages jusqu\u2019à l\u2019âge d\u2019un an et demi, et dans la suite, par le port d\u2019un corset approprié.Malgré l\u2019anomalie musculaire, l\u2019enfant s\u2019était ainsi relativement bien développé.Il souffrait cependant d\u2019abcès fébriles répétés, et il perdait continuellement ses urines.L\u2019examen urologique a révélé de l\u2019infection urinaire, une rétention vésicale de 400 cc., avec L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 distension pyélo-urétérale droite, et l'absence fonctionnelle du rein gauche.La cystoscopie montra en outre une légère hypertrophie du muscle inter-urétéral et du col de la vessie.La résection endoscopique de la barre inter- urétérale et du col de la vessie a donné, environ neuf mois après l\u2019opération, les résultats suivants : 1.Fonction vésicale à peu près normale, mictions toutes les trois heures.2.Perte exceptionnelle de quelques gouttes d\u2019urine, soit à l\u2019occasion d\u2019excitations durant les jeux.3.Urines claires, pyurie légère, 20 cellules par champ microscopique.4.Urée sanguine à 32 mg.pour 100 cc.de sang, au lieu de 44 mg.avant l\u2019opération.5.Pas de résidu vésical.6.La pyélographie intraveineuse démontre l\u2019amélioration de la fonction du rein droit.Le bassinet et les calices sont à peu près normaux, mais l\u2019uretère reste très dilaté.Le rein gauche n\u2019a pas repris sa fonction.Les A.décrivent en détail leur technique opératoire.Ils font enfin une brève revue de sept observations publiées de 1895 à 1942.A l\u2019autopsie, on avait noté chaque fois la complication urinaire, sans en trouver la cause.Rosaire LAUZER.ORTHOPEDIE A.S.Blundell BANKART.\u2014 Lombalgie et sciatique.(Low Back Pain and Sciatica.) \"The Practitioner\u2019, 157: 367 (nov.) 1946.L\u2019auteur mentionne que la lombalgie et la sciatique ont beaucoup attiré attention en chirurgie orthopédique au cours de ces dernières années.Il considère que les causes de la douleur basse du dos sont variées, mais que certaines conditions fréquentes dans la pratique de l\u2019orthopédie sont cependant facilement reconnaissables.Les patients sont divisés en cinq groupes suivant la localisation de leur point douloureux maximum.ler groupe.Le plus nombreux.Ici le siège principal de la douleur est à l\u2019épine ilia- ANALYSES que antérieure et supérieure, qui se trouve au centre de l\u2019articulation sacro-iliaque.La douleur s\u2019irradie à la face externe de la cuisse et dans l\u2019aine et non à la face postérieure de la cuisse.L'image radiologique est négative.Cette condition, l\u2019entorse sacro-iliaque, est plus fréquente chez la femme et souvent apparaît à la suite d\u2019opérations gynécologiques, après l\u2019accouchement ou après une chute.Il préconise les manipulations sous anesthésie et parfois l\u2019arthrodèse de l\u2019articulation sacro- iliaque.2ème groupe.Celui-ci se divise en deux: a) Le siège principal de la douleur est au bas du dos, douleur à siège transversal juste au-dessus du sacrum.Douleur et sensibilité localisées à la pointe de l\u2019apophyse épineuse de la 5ème vertèbre lombaire et de l\u2019espace immédiatement au-dessous.La flexion de la colonne est indolore, l\u2019hyper-extension est très douloureuse.Les femmes sont le plus souvent touchées et elles présentent souvent un abdomen proéminent avec lordose exagérée.Il s\u2019agit ici d\u2019une entorse sacro-lombaire qui ne répond pas aux manipulations, mais est soulagée par une ceinture abdominale et guérie par la section des ligaments insérés sur l\u2019apophyse épineuse ou tout simplement par la résection de cette apophyse.b) Le second type présente une douleur plus diffuse, une rigidité de la colonne lombaire et douleur aux mouvements forcés.La radiographie montre ici des signes d\u2019arthrite des articulations lombo-sacrées.Les anomalies de la région lombo-sacrée et les lésions des disques intervertébraux peuvent être en cause.Comme traitement, l\u2019auteur préconise la physiothérapie, le corset et finalement la greffe vertébrale.3ème groupe.Dans ce groupe la douleur existe à un point correspondant aux muscles dorso-lombaires d\u2019un côté ou de l\u2019autre.Sensibilité à la pression profonde en ce point et contracture musculaire.Si le patient parvient à se pencher en avant, il s\u2019incline sur le côté de sa lésion de façon à ne pas étendre les muscles.Dans les cas aigus, on note une hyperesthésie 483 généralisée du dos ainsi que le long de la face postérieure des cuisses.Le début est soudain et caractérisé par une douleur en coup de poignard dans le dos au cours d\u2019un effort pour lever un objet pesant ou en se penchant dans un mouvement de porte à faux.Cette condition est souvent compliquée par une névrose et serait le résultat de la rupture de certaines fibres profondes des muscles dorso- lombaires et parfois il existe une fracture par arrachement des apophyses transversales causée par la force de contraction museulaire.Dans les cas aigus l\u2019auteur mobilise les patients le plus tôt possible.Dans les cas chroniques, il emploie les manipulations sous anesthésie générale suivie de massage et exercices.L\u2019auteur parle ici d\u2019entorse lombaire.4ème groupe.Ce groupe s\u2019identifie par le siège de la douleur au niveau de'la partie supérieure de la région fessière, au-dessus du grand trou sciatique.La douleur s\u2019irradie le long de la face postérieure de la cuisse, de la jambe et peut même atteindre le pied.Ces patients présentent une sciatique.La douleur au dos peut exister ou non.Le segment lombaire est enraidi et les muscles lombaires contracturés avec douleurs aux mouvements forcés.dème groupe.Entreht dans ce groupe les cas qui ne peuvent être englobés dans les groupes précédents.Ce sont les cas d\u2019ostéo- arthrite diffuse, de spondylose ankylosante, spondylolisthésis, ostéo-arthrite tuberculeuse, etc.Sciatique.L\u2019auteur décrit les signes classiques de la sciatique et rappelle que le grand nerf sciatique se compose de fibres dérivées des nerfs 41, 5L, 18, 28, 3S, et considère que ces fibres peuvent être lésées en cinq endroits différents: dans la moelle épinière, dans les racines nerveuses au niveau des trous vertébraux, dans le bassin, et finalement à la cuisse.La sciatique peut encore être causée par une hernie d\u2019un disque intervertébral qui donne des symptômes assez nets et qui peut être mise en évidence par le myélogramme.L\u2019auteur pré- 484 conise dans ces cas la laminectomie, l\u2019ablation du nucleus pulposus.Il ne se prononce pas définitivement sur la nécessité de la greffe après l\u2019ablation du disque.Comme autres causes de sciatique, il mentionne l\u2019arthrite chronique chez les gens d\u2019age moyen et les vieillards ainsi que les tumeurs du bassin, englobant le plexus sacré; la coxalgie et la tuberculose des articulations sacro- iliaques produiraient une sciatique dans 20% des cas.L\u2019auteur nous présente donc une étude des cas de lombalgie et de sciatique basée sur la localisation particulière de la douleur chez les malades qu\u2019il divise en cinq groupes.Son travail ajoute une page de plus au grand chapitre du « low back pain ».J.-C.-A.MARCHAND.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE A.MAGITOT.\u2014 Thalamus et glaucome.\u201cAnnales d'Oculistique\u201d, 180: 1 (janvier) 1947.Après avoir passé en revue la littérature sur le glaucome depuis 60 ans, l\u2019auteur nous L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriNn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 fait part de ses déductions personnelles et résume ainsi: « Le glaucome primitif est une maladie de l\u2019affectivité.L\u2019analyse clinique montre que le glaucomateux est un hypersensible, soit aux chocs psychiques, soit aux excitations sensorielles algiques, thermiques.Son organisme manifeste très souvent des troubles de dysfonction endocrinienne en même temps qu\u2019un déséquilibre organo-végétatif.Il faut y ajouter des modifications de la circulation capillaire, des troubles du métabolisme de l\u2019eau, etc.L'auteur montre ensuite que l\u2019organe affectif par excellence est le thalamus qui s\u2019intègre dans la série des chaînons qui s\u2019étagent depuis les appareils nerveux périphériques jusqu\u2019à la base de l\u2019encéphale pour aboutir aux centres végétatifs hypothalamiques, tubériens, infun- dibulaires, hypophysaires.Au point de vue thérapeutique, cette conception implique la nécessité de ne pas se borner au seul acte chirurgical.Le glauco- mateux doit bénéficier d\u2019un véritable traitement neuro-psychiatrique, afin qu\u2019il se soumette à de strictes règles d\u2019hygiène ayant pour effet de calmer son diencéphale irritable.» Jules BRAHY.jean CASA CSD Fo SEE ai anol SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 6 décembre 1946, tenue à l'Hôpital des Anciens Combattants.L'acidité gastrique dans l\u2019ulcère duodénal MM.S.LeBLOND et Jean ROUSSEAU L\u2019ulcère duodénal, isolé de l\u2019ulcère d\u2019estomac par Bucquoy en 1887, est devenu une maladie fréquente surtout depuis la guerre.Tous les auteurs sont d\u2019accord pour affirmer qu\u2019il existe de l\u2019hyperchlorhydrie.24 cas ont été étudiés plus spécialement à l\u2019Hôpital des Anciens Combattants.L\u2019hyper- .chlorhydrie fut révélée dans 22 cas, l\u2019hyperacidité totale dans 10 cas seu'ement.Les éléments diagnostiques consistent surtout dans l\u2019histoire du malade et les constatations radiologiques.Le chimisme gastrique n\u2019apporte aucun élément nouveau, tant diagnostique que thérapeutique.Devrait-il être mis de c6té?.Anesthésie intrarachidienne par la méthode de doses successives et fractionnées M.Bernard PARADIS lère partie.Nous avons exposé la technique que nous avons employée.Elle se rapproche de celle de son fondateur Lemmon, mais elle en diffère par la solution employée, qui est une solution à 0.3% de pontocaïne hyper- bare (parfois hypobare, selon la technique de Lund et Cameron) pour la 1ère injection, et de plus en plus diluée pour les injections subséquentes.Jamais l\u2019on ne donne d\u2019analeptique de routine, mais de l\u2019oxygène pour toutes les interventions hautes où le sympathique cardiaque est atteint, et pendant toute l\u2019intervention; les statistiques des cas présentés sont très bonnes.2ème partie.Discussion physiologique des résultats obtenus : explication physiologique de l\u2019absence de complications postanesthésiques importantes, genre paraplégie, séquelle nerveuse, etc, et théorie émise de la réaction méningée ou de l\u2019anoxémie dans la cause des céphalées.La myocardite rhumatismale et son aspect électrocardiographique M.Jean FORTIER La myocardite rhumatismale survient dans 95% des cas de rhumatisme articulaire aigu, que celui-ci évolue à l\u2019état torpide ou franchement.Les signes de cette atteinte myo- éardique peuvent être cependant très discrets et souvent, sans l\u2019aide de l\u2019électrocardiographie, le diagnostic en sera impossible.Une brève revue des signes cliniques et radiologiques est faite.Les différentes modifications électrocardiographiques sont étudiées plus longuement.Pour terminer, l\u2019auteur rapporte quatre observations de myocardite rhumatismale ayant évolué différemment au point de vue clinique et surtout électrocardiographique.Les modifications du tracé représentent sensiblement toutes celles que l\u2019on rencontrera couramment.Certaines conclusions sont tirées.Considérations sur deux cas d'épiploïte MM.J.-L.PETITCLERC et Cajetan GAUTHIER Nous avons traité deux cas d\u2019épiploïte, dont un cas d\u2019épiploïte aiguë à staphylocoque et un cas d\u2019épiploïte chronique de type plastique. 486 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Tous deux se sont présentés sous la forme d\u2019une large masse tumorale qui a atteint des proportions considérables en l\u2019espace de quelques heures.Le traitement a consisté dans lexcision de ces larges tumeurs; toutes deux étaient intimement accolées au péritoine, au côlon transverse et à l\u2019intestin grêle.Le premier cas était une épiploïte aiguë purulente qui est apparue sans cause apparente, chez un patient qui a présenté plusieurs manifestations staphylococciques antérieures; l\u2019hypothèse d\u2019un diverticule comme agent causal est plausible parce que nous avons fermé un petit orifice sur une des anses du grêle.Le malade à bien guéri de cette pathologie, sans séquelle apparente.Dans le deuxième cas, l\u2019épiploïte est apparue après une appendicectomie et di- verticulectomie.Nous avons enlevé cette masse et il a fallu intervenir à deux reprises chez ce patient pour adhérences postopératoires causant de l\u2019occlusion intestinale au niveau de l'intestin grêle.Ce malade est amélioré, mais il présente un syndrome de sub-occlusion intermittente.Peut-être faudra-t-il un jour recourir à une résection de l\u2019intestin grêle là où siègent toujours les lésions amenant l\u2019occlusion.Séance du 20 décembre 1946, à l'Hôtel-Dieu de Québec.Lupus tuberculeux MM.E.GAUMOND et J.GRANDBOIS Les auteurs, après avoir rappelé à quelles mutilations aboutit parfois le lupus tuberculeux, rapportent l\u2019observation de deux malades atteints de cette dermatose, l\u2019un depuis quinze ans, l\u2019autre depuis trente ans.Ils ont utilisé la technique de Charpy, qui consiste à donner de la vitamine Dz2 à raison de 15 milligrammes à la dose, trois fois la première semaine, deux fois par semaine pour les trois semaines suivantes et une fois par semaine par la suite jusqu\u2019à guérison du lupus.Les résultats constatés dans ce rapport préliminaire sont des plus prometteurs.La technique mérite d\u2019être étudiée davantage tant à cause de son intérêt dans le traitement des tuberculoses cutanées qu\u2019à cause de la possibilité de son action curative dans d\u2019autres formes de la tuberculose.La valeur de la gastroscopie M.Jean-Paul DUGAL L'analyse de 600 dossiers de malades ayant subi un examen gastroscopique permet de tirer les conclusions suivantes.La gastroscopie est un procédé d\u2019examen qui complète une étude de l\u2019estomac faite préalablement par les rayons X.Le gastroscope décèle des cancers qui ont échappé à l\u2019œil du radiologiste et est surtout utile pour contrôler certaines images fortement suggestives de néoplasme.Cette exploration sert à résoudre les nombreux problèmes que posent les différentes variétés de gastrite.21% des malades examinés présentaient des signes endoscopiques de gastrite.La méthode prouve aussi son utilité dans l\u2019étude de l\u2019ulcère.Quelques observations et radiographies sont présentées.Autoplasties et greffes cutanées M.Jacques TURCOT Voici une mise en lumière des méthodes classiques de pratiquer les autoplasties et les greffes cutanées.D\u2019abord, les autoplasties à lambeaux suivant les méthodes française, indienne et italienne, qui sont décrites et illustrées par des cas concrets avec photographies.Puis, on revoit les méthodes de greffe de peau libre; soit greffes en îlots, selon Réverdin et Davis; soit greffes dermo-épidermiques minces d\u2019Ollier-Thiersch ou greffes dermo- épidermiques épaisses de Blair et Brown; et finalement les greffes de peau totale de Wolf- Krause.Les indications des différentes méthodes sont discutées et l\u2019on voit en fin de compte que le dermatome de Padgett a résolu presque tous les problèmes du choix de la méthode.Quelques cas sont encore présentés avec pho- {og de gr \u2014 =.vs mr =.= re ew SOCIÉTÉS tographies.Puis l\u2019on discute du moment et de la méthode de greffe chez les brûlés.Enfin suivent des considérations sur les facteurs de prise et les facteurs de succès esthétique.Un cas d\u2019hémophilie M.Robert CAOUETTE C\u2019est l\u2019observation d\u2019un hémophile qui, pour la seconde fois, a vu la mort de près à la suite d\u2019extraction dentaire.On peut retracer par l\u2019étude généalogique que la diathèse hémophilique remonte du côté maternel de la mère de notre hémophile.La littérature médicale révèle que la cause de cette tare est encore obscure et que la thé- rapeutique est encore décevante.Pour le moment, les transfusions de sang et de plasma demeurent encore l\u2019arme d\u2019attaque de choix.La rachianesthésie, procédé thérapeutique et diagnostique M.L.-Emile BELANGER La rachianesthésie a été appréciée à certaines périodes.En d\u2019autres temps, elle fut l\u2019objet de critiques très sévères à cause des accidents et des séquelles nerveuses qui suivirent son emploi.De nos jours, ce mode d\u2019anesthésie est d\u2019acceptation plus facile dans les centres médicaux, grâce à l\u2019usage du pentothal, de l\u2019oxygénothérapie et de la respiration artificielle sous pression positive.De plus, l\u2019administration de la drogue par un anesthésiste spécialisé diminue de beaucoup ces incidents.Dans ce travail, la rachianesthésie est proposée comme procédé thérapeutique dans le traitement de Pædème pulmonaire, la crise d\u2019hyperthyroïdie et l\u2019anurie réflexe.En second lieu, il y aurait avantage à se servir de ce procédé diagnostique pour reconnaître la qualité des troubles cireulatoires des membres inférieurs, l\u2019origine des douleurs « fantômes », la valeur curative de la sympathectomie lombaire dans le traitement du mégacôlon et de l\u2019hypertension artérielle.En conclusion, il s\u2019agit d\u2019une théorie nouvelle susceptible d\u2019indications très utiles dans l\u2019avenir.487 SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 12 novembre 1946, tenue à l'Hôtel-Dieu.Présidence de M.Edouard Desjardins Cancer de l'ampoule de Vater MM.A.PARE et J.-P.CHOLETTE Monsieur Cholette présente un malade ayant subi une gastrectomie et une résection pancréatique, pour un cancer de l\u2019ampoule de Vater.Le diagnostic était particulièrement difficile à poser dans ce cas.Discussion.M.J.-P.CHOLETTE, en réponse à M.J.Gau- ther, déclare que l\u2019anastomose a été pratiquée sur une anse du grêle et non pas sur le jéjunum.Diabète et iléus biliaire M.René DANDURAND et Mlle Madeleine LONGTIN Il s\u2019agit d\u2019une malade qui entre en coma diabétique, lequel s\u2019améliore après 20 heures de traitement.À ce moment, il y a une poussée de température et le chirurgien pose un diagnostic de cholécystite aiguë.On attend et on laisse refroidir la malade.La radiographie, vingt jours plus tard, indique la présence d\u2019un iléus biliaire.En dépit de l\u2019amélioration du diabète, la malade présente des symptômes de polydipsie et polyurie marquée.De plus, il y à anémie progressive de type secondaire.Le diabète n\u2019a jamais causé d\u2019acidose.Il y a eu des poussées intermittentes de cholécystite améliorées par la pénicilline.Le caleul n\u2019est plus visible radiologiquement.L\u2019anémie s\u2019est toujours aggravée, avec améliorations temporaires à la suite de transfusions.On a cru devoir poser le diagnostic de diabète insipide.La malade est partie sans permettre d\u2019élucider son cas davantage. 488 Incontinence urinaire M.Jean-Paul LEGAULT L\u2019incontinence urinaire est une affection de l'enfance qui disparaît généralement à vingt ans.Monsieur Legault présente un cas exceptionnel de soixante-six ans, souffrant d\u2019une lésion du col vésical, traité par résection transurétrale de la prostate.Discussion.M.AvcusTE HÉBERT approuve le traitement préconisé par M.J.-P.Legault.M.GABRIEL FOURNIER mentionne les lésions de la queue de cheval, qui provoquènt une anesthésie en selle.M.Lecaurr, à M.G.Rinfret, déclare que l\u2019incontinence urinaire ne s\u2019explique pas par des malformations des apophyses transverses.Hypoparathyroïdie MM.Roland DUSSAULT, GE.CARTIER, A.DEMERS et Paul DUMAS Il s\u2019agit d\u2019un malade présentant des troubles digestifs, nausées, vomissements, déshydratation.On constate la présence d\u2019une petite tumeur au niveau des parathyroïdes.On attribue à cette tumeur la présence de calculs rénaux, avec asthénie et calcémie élevée.Discussion.M.GEoRGES-ETIENNE CARTIER conseille l\u2019ablation de la tumeur.M.GABRIEL FOURNIER recommande d\u2019explorer les quatre lobes parathyroïdiens.Tumeurs cutanées M.Paul POIRIER M.Poirier présente un malade, ancien spécifique, porteur d\u2019une tumeur de la lèvre inférieure classée comme un épithélioma spino- cellulaire; chez ce même malade, épithélioma baso-cellulaire couvrant le côté gauche de la face.Monsieur Poirier présente également un cas de tuberculose variqueuse de la face.Il expose le diagnostic différentiel de ces lésions et leur traitement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLermN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Péricardite tuberculeuse MM.Paul LETENDRE et G.FOURNIER Monsieur Letendre expose le cas d\u2019un malade souffrant d\u2019une affection en apparence pulmonaire.La radioscopie permet de conclure à une péricardite.Les sulfas et la pénicilline ne donnent aucun résultat.Les ponctions répétées du péricarde ont donné une quantité considérable de liquide non purulent.Discussion.M.PIERRE MARION énumère les signes cliniques qui font pencher le diagnostic vers la péricardite tuberculeuse.M.Paur-Maurice RicArD fait remarquer que le syndrome de Pick doit être éliminé, en vérifiant la pression veineuse après la ponction du péricarde.Séance conjointe avec la Société de Gastro-entérologie, tenué à l'hôpital Notre-Dame le 17 décembre 1946.Présidence de M.A.Frappier Considérations gastroscopiques sur quelques cas d'ulcère d'estomac M.René ROLLAND M.Rolland présente plusieurs histoires cliniques illustrées de nombreuses radiographies, où l\u2019exploration complète radiologique et gas- troscopique permet de trancher le diagnostic d\u2019ulcère peptique, tumeur néoplasique, gastrite atrophique et autres affections du tube digestif.Tumeur gastrique: confrontation anatomo- pathologique MM.L.-C.SIMARD, Y.CHAPUT et A.VALLEE M.Chaput expose le cas-d\u2019un malade présentant le tableau clinique d\u2019une anémie pernicieuse, avec formule à 2,500,000 et 30% d\u2019hémoglobine. eu, ten ABD Cab ANNE am SOCIETES Les radiographies de ce cas sont expliquées par M.Vallée, qui énumere les différentes interprétations de la masse tumorale mise en évidence par les rayons X.M.Simard, qui a fait l\u2019analyse anatomo- pathologique de la tumeur, déclare qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélioma de l\u2019estomac, où abondent les cellules glandulaires d\u2019origine intestinale.M.Y.Chaput conclut en recommandant l\u2019examen complet de l\u2019estomac avant d\u2019instituer le traitement dans un cas d\u2019anémie pernicieuse.Discussion.M.L.MorissETTE déclare que peu de cas de tumeurs gastriques peuvent simuler le tableau clinique de l\u2019anémie pernicieuse.La présence de sang dans les selles doit attirer l\u2019attention.Il a constaté la fréquence de la cancérisation dans les cas de gastrite chronique.M.Y.CHaPUT est d\u2019opinion que la gastrite ; chronique hypertrophique est rarement suivie ie de cancer.Le néo apparaît très souvent sur une muqueuse saine.M.Paur LETENDRE rappelle que les métaplasies intestinales sont souvent présentes i - dans les gastrites atrophiques.Signification radio-clinique de gaz dans les voies biliaires M.Albert JUTRAS M.Jutras explique à l\u2019assemblée plusieurs radiographies où la présence de bulles gazeuses met en évidence des lésions diverses, telles que fistules vésico-duodénales, cancer du jéjunum, abcès du foie, etc.Mélano-sarcome du rectum M.Paul LETENDRE M.Letendre décrit ce mélano - sarcome comme une petite tumeur semblable à une hémorroïde, avec douleur à la défécation; l\u2019évolution en est rapide, avec métastases noirâtres au foie, aux ganglions inguinaux et au poumon.489 Discussion.M.Yves CHAPUT relève l\u2019observation de M.Letendre et recommande instamment le toucher rectal de routine, qui permet de dépister le cancer du rectum, surtout lorsqu\u2019il ÿ à saignement.Le secrétaire des séances, Jean DENIS.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 31 octobre 1946 Présidence de M.Georges HEBERT.Pénicilline et chimiothérapie dans l'acrodynie (Une observation) M.Norbert VEZINA Synonymes: acrodynie, maladie de -Feer, maladie de Swift, érythrœdème, « pink disease », dermato-polynévrite, polynévrite pel- lagroïde, etc.L\u2019acrodynie est une maladie d\u2019origine inconnue.Toutes les recherches de laboratoire n\u2019ont jamais pu mettre en évidence la cause précise de cette entité clinique aux signes si bizarres et si polymorphes.Plusieurs rapports d\u2019autopsie ont montré des lésions centrales du système nerveux végétatif, mais ces constatations ne jettent aucune lumière sur la nature même de la maladie.Il existe au moins une dizaine d\u2019hypothèses au sujet de l\u2019étiologie de l\u2019acrodynie: Photosensitivité?Allergie?Névrose du S.N.végétatif?Ergotisme?Intoxication arsenicale?Trouble endocrinien?Complication postgrippale?Virus neurotrope?Infection spécifique?Carence alimentaire? 490 La tendance habituelle est de considérer l\u2019acrodynie comme une avitaminose B surtout, et de la traiter en conséquence avec des préparations concentrées de B complexe.L\u2019efficacité d\u2019un tel traitement cependant est loin d\u2019être évidente.L\u2019acrodynie est une maladie chronique (durée moyenne: 6 mois), et les injections des meilleures préparations de vitamine B complexe n\u2019amènent jamais une rémission rapide des symptômes.Nous avons observé récemment un enfant de 16 mois souffrant d\u2019acrodynie.Ce qui fait l\u2019intérêt de cette observation, c\u2019est la guérison complète de l\u2019acrodynie 15 jours après la fin d\u2019un traitement mixte pénicilline-sulfadiazine- B complexe.La pénicilline et la chimiothérapie nous ont paru des éléments décisifs dans l\u2019évolution heureuse de la maladie, et il semble bien qu\u2019un facteur infectieux, probablement primitif, ait été, dans ce cas, à la base de l\u2019acrodynie.Observation.1.Nom: André D.2.Dossier: no 8042.3.Sexe: masculin.4.Age: 16 mois.5.Antécédents: né à terme; poids à la naissance : 815 livres; a reçu vaccins BCG, diphtérie et coqueluche; petits rhumes assez fréquents.6.Début de la présente maladie: il y à un mois, par une fièvre qui a duré 2 jours, de l\u2019otalgie et de la diarrhée.7.Maladie actuelle: à la suite de cette poussée de fièvre, se sont installés progressivement, au dire des parents: a) une perte de l\u2019appétit; b) un amaigrissement considérable.L\u2019enfant aurait perdu 10 livres depuis 1 mois; c) de la photophobie; d) une sudation très abondante; e) une éruption prurigineuse superficielle, généralisée.8.Constatations faites à l\u2019hôpital: (a) Anorexie: ne prend que quelques onces de lait par jour.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 (b) Amaigrissement: l\u2019enfant a 16 mois et ne pése que 22 livres et 8 onces.(c) Hypotonie marquée: dort assis dans son lit, plié en deux, le front reposant sur les genoux.Refuse de se lever.(d) Sudation abondante: véritable ruissellement intermittent au niveau du visage surtout.(e) Eruptions: grands placards d\u2019éruption miliaire formés par la réunion de nombreuses petites vésicules entourées d\u2019un cercle rouge.Ces placards siègent à la face antérieure des avant-bras, à la face dorsale des mains, à la face antérieure du thorax, à la nuque.Il existe de plus des lésions de grattage et de pyodermite superposées par endroits.Le prurit semble intense, si l\u2019on en juge par le frottement continuel des mains l\u2019une sur l\u2019autre.(f) Erythème vif, luisant, des pommettes des joues et du bout du nez.(g) Mains et pieds: les mains et les pieds sont légèrement gonflés, d\u2019une coloration rouge vineuse.Les doigts sont boudinés et sont gauches dans leurs mouvements.Il n\u2019existe pas de desquamation, comme on le voit habituellement dans l\u2019acrodynie.(h) Photophobie: on déclenche à volonté les pleurs et les protestations de l\u2019enfant en tournant le commutateur qui fait la lumière dans la chambre.(1) Facies typique de l\u2019acrodynie: continuellement triste, franchement hostile.(j) P.A.: la pression artérielle se maintient durant toute l\u2019hospitalisation (6 jours) entre 120/85 et 145/85.(k) Tachycardie: à l\u2019électrocardiogramme on compte 150 pulsations à la minute.(1) Température: la température rectale oscille entre 100 et 101 degrés F.durant toute l\u2019hospitalisation.(m) Autres constatations négatives: R.X.cœur, poumons, sinus, noyaux d\u2019ossification: nil.Ponction lombaire: nil.Urines: nil.B.W.: nil. SOCIÉTÉS Vollmer: nil.Formule sanguine: nil.Traitement.Pâte Lassar sur les lésions de la peau.Vit.B.complexe: 1 ce.I.M.tous les jours, durant 6 jours (Bi 3 mgm.au cc.) Bains d\u2019ultraviolets tous les jours.Pénicilline I.M.30,000 unités toutes les 3 heures durant 6 jours.Sulfadiazine aux doses habituelles.Evolution.Au sortir de l\u2019hôpital, enfant est à peu près dans le même état (durée de l\u2019hospitalisation : 6 jours).L\u2019examen, pratiqué cependant au bureau 20 jours plus tard, révèle un tout autre enfant: l\u2019enfant dort bien, mange un peu de tout, s\u2019amuse normalement.L\u2019éruption est presque disparue, et il n\u2019y a plus de photophobie.Une évolution aussi heureuse est exceptionnelle.Faut-il l\u2019attribuer à l\u2019action de la pénicilline et du sulfadiazine?Une étude de plusieurs cas d\u2019acrodynie traités de la même façon pourrait seule nous donner la réponse.Discussion.M.NorserT VÉzINA: à sa communication, le docteur Vézina ajoute une définition de l\u2019acrodynie: c\u2019est une maladie qui, chez l\u2019enfant, s\u2019accompagne d\u2019éruptions eczémateuses et impétiginisées avec prurit, douleurs aux membres, photophobie, facies hostile, diaphorèse, T.A.élevée, cause inconnue.L\u2019intérêt de \u2018cette communication réside dans le fait du raccourcissement de l\u2019évolution de la maladie par le traitement associé de pénicilline et vitamines.Discussion.M.RoMmA Amyor demande l\u2019étiologie: 1° des douleurs; 2° éruptions; 3° facies; 4° a-t-on fait des ponctions lombaires et quel en est le résultat?| M.ALBERT BERTRAND: y a-t-il rapport avec l\u2019avitaminose?M.Grorces HÉBERT s\u2019informe de la fréquence de la température dans l\u2019acrodynie.M.NorserT VÉZINA répond: au docteur Amyot, que l\u2019étiologie de la douleur est inconnue, elle est expliquée par une lésion ou infec- 491 tion du système nerveux sympathique.L\u2019éruption est due à la sudation.Le facies hostile s\u2019explique par la douleur sans encéphalite.Au docteur Bertrand: qu\u2019il y a toujours avitaminose.Au docteur Hébert: que la température est fréquente mais presque toujours secondaire à une infection du rhino-pharynx.L\u2019intérêt de cette communication réside dans la guérison rapide chez ce malade.Thrombose post-traumatique de la veine axillaire.M.Marcel LAMOUREUX Monsieur R.T., 21 ans, se présente a l\u2019hôpital avec l\u2019histoire suivante.Au cours de la journée de jeudi; 4 octobre, il ressentit une douleur légère à l\u2019épaule droite alors qu\u2019il était à transporter des boîtes de fourrure pesant jusqu\u2019à 170 livres.Le lendemain, la douleur est un peu plus marquée sans autres symptômes et le patient continue le même genre de travail.Samedi soir, le patient, croyant par là se débarrasser de sa douleur, pratique des exercices physiques: membres supérieurs en abduction, extension forcée et rotation interne.Il ressent tout à coup une très vive douleur à l\u2019épaule et au bras droits.Dans les heures qui suivent: apparition d\u2019un œdème considérable du membre avec cyanose et douleur s\u2019étendant à tout le membre.* Dimanche matin, il se présente à l\u2019hôpital avec les symptômes suivants: œdème très marqué du membre supérieur droit, s\u2019arrêtant brusquement au niveau de l\u2019attache humérale du deltoïde; cyanose du membre; main droite légèrement plus froide que la gauche; petites varicosités au niveau du tiers moyen du bras, circulation collatérale prononcée au niveau de l\u2019épaule, veines superficielles du membre tendues, gonflées; au niveau de l\u2019aisselle, présence d\u2019un cordon tendu mais dépressible, formé par la veine axillaire, impotence du membre; le pouls radial est normal.L\u2019examen général du patient ne révèle rien de spécial; il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de bonne 492 constitution physique, de parfaite santé apparente sans autres antécédents pathologiques.Evolution de la maladie.Le malade est mis au lit avec le membre supérieur élevé, pansements humides et dicu- marol jusqu\u2019à baisse de la prothrombine à 25%.L\u2019œdème disparaît rapidement de même que la cyanose et la douleur.Mardi, 8 octobre.La tension veineuse du membre supérieur droit est à 34 cm.; la vitesse de circulation, 42 secondes; la tension artérielle, 134/76 au bras droit, 128/70 au bras gauche.Au départ du malade, 11 jours après l\u2019accident, l\u2019ædème et la douleur sont disparus, il persiste une légère cyanose du membre, la circulation collatérale est marquée, au niveau de l\u2019épaule les veines superficielles du membre sont tendues, la tension veineuse est à 18 em.et monte à 22 cm.après exercices de la main, la tension artérielle est à 108/58 à droite, 124/74 à gauche.Le 21 octobre, veinographie: on constate alors que la veine basilique est obstruée et ne peut être utilisée pour l\u2019injection de la substance radio-opaque (Pobstruction peut être causée par l\u2019injection de dycholium au cours de la recherche de la vitesse de circulation).L'injection dans la veine céphalique montre qu\u2019il v a obstruction de la veine axillaire et reflux de la circulation dans les veines collatérales de l\u2019épaule.La radiographie simple du thorax ne montre rien de particulier.Remarques.Les thromboses des veines du membre supérieur sont assez peu fréquentes; on les classifie de la facon suivante: CONSACREE A L'ANESTHESIE A) Thrombose compliquant insuffisance cardiaque.1) Thrombose de stase.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BustemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 2) Thrombose chimique.3) Thrombose secondaire à infection.B) Thrombose traumatique ou à Peffort.C) Thrombose secondaire à un néo du thorax.D) Thrombose consécutive à une cicatrice opératoire.Le mécanisme de production de la thrombose traumatique est discuté, la plupart des auteurs s\u2019accordant cependant à y voir un élément de compression et de tiraillement de la veine au niveau soit de la tête humérale, soit du ligament costo-coracoïdien, soit de l\u2019espace compris entre la première côte et la clavicule.Un des signes caractéristiques est l\u2019augmentation de la tension veineuse lorsqu\u2019on fait contracter les muscles de l\u2019avant-bras.Le pronostic est assez bon, l\u2019ædème dispa- rait rapidement de même que la douleur.Cependant il persiste pendant longtemps des troubles circulatoires, entraînant la faiblesse du membre, la douleur et un œdème léger après effort; troubles contre-indiquant la reprise, par le malade, de l\u2019occupation qui causa l\u2019accident primaire.Discussion.M.Roma Amyor demande quelle est la normale de la pression intraveineuse.Entre 10 et 15 mm.M.Pau Davip: est-ce que la thrombose se fait dans une veine saine ou malade?Toujours dans une veine saine, au cours d\u2019exercice physique avec extension forcée.M.Paur-MauricEe RicARD: y a-t-il danger d\u2019embolie pulmonaire?Les embolies ne sont pas rapportées dans ces cas.Deux cas de neuro-syphilis traités par la pénicilline.M.Roma AMYOT Premier cas.Madame R.T., âgée de 46 ans, me fut envoyée par son médecin, le 17 août 1946.Depuis un mois, elle souffrait de céphalée frontale, tantôt gauche, tantôt droite, qui > SOCIÉTÉS depuis une semaine l\u2019empêchait de.dormir.Durant les derniers quinze jours, elle avait des nausées et vomissait occasionnellement le matin.Elle m\u2019apprit aussi que depuis un mois elle avait été l\u2019objet de phénomènes paroxystiques assez impressionnants: d\u2019abord engourdissements au membre supérieur droit et au thorax du même côté; puis autre accès d\u2019engourdissements à la langue et aux lèvres toujours à droite; enfin il y a une semaine, paralysie faciale droite très fugace avec grande difficulté pour s\u2019exprimer qui dura environ 30 minutes.Elle était aménorrhéique depuis deux mois.L\u2019examen neurologique, y compris le fond de l\u2019œil, se montra négatif.Vu l\u2019âge de la malade, l\u2019aménorrhée de ces derniers mois, la situation fronto-orbitaire de la céphalée à disposition le plus souvent hémi- crânienne, la présence des nausées et même des vomissements, je formulai le diagnostic provisoire de migraine accompagnée, chez une malade en ménopause., Mais, je pris un échantillon de sang pour | B.W.dont le résultat fut xxxx xxxx avec Kahn xxxX.J\u2019en avisai son médecin.Je ne revis cette malade que le 3 septembre, soit environ 15 jours plus tard, et cette fois elle avait été amenée à l\u2019hôpital Notre-Dame.À cette date, elle était dans un état de confusion mentale profonde avec inertie psy- cho-motrice, indifférence affective, désorientation dans le temps et l\u2019espace et incurie totale quant à sa condition psychique.Une ponction lombaire révéla un liquide limpide dont la pression initiale était 220 mm.(légère hypertension) contenant: albumine, 0.20; éléments, 390; gomme négative, B.W.xxxx (0.2) ; Pandy, négatif; R.Lange et benjoin: douteuse.Traitement.Pénicilline dans l\u2019huile: 300,000 unités 2 fois par jour, du 4 septembre au 10 septembre.Puis, pénicilline aqueuse toutes les 3 heures, 20,000 unités, du 10 septembre au 16 septembre.493 Elle reçut, en tout, environ 5,000,000 d\u2019unités de pénicilline.Evolution.Le 6 septembre, 2 jours après le début du traitement, la malade était améliorée: plus de lucidité, elle se rend compte du jour de la semaine, elle identifie l\u2019année, l\u2019heure de la journée, elle est attentive et l\u2019indifférence affective est disparue.Il reste un certain degré de confusion.La céphalée n\u2019existe plus.Le 10 septembre, l\u2019amélioration s\u2019accentue : lucidité quasi normale.Le 12 septembre, état mental normal, l\u2019orientation est bonne, elle se lève et se distrait à la lecture.Elle quitte l'hôpital en guérison clinique, le 19 septembre, soit 15 jours après son admission.Le B.W.du sang du 16 septembre (immédiatement après la cure de pénicilline) fut xxxx xxxx avec Kahn xxxx.Le liquide céphalo-rachidien du 16 septembre 1946 contenait: albumine, 0.20; éléments, 154.8; gomme, négative; B.W., négatif; Pandy, Lange, benjoin: négatifs.Deuxième cas.Monsieur Louis-Philippe A., 56 ans, a contracté la syphilis durant sa jeunesse; a tout événement, il reçut un traitement bismuthique à 27 ans.Depuis 8 ans, il ressent des engourdissements aux membres inférieurs et surtout, il y souffre d\u2019accès de douleurs fulgurantes.Il a des troubles urinaires: mouille son lit occasionnellement et surtout le jet d\u2019urine a moins de vigueur (on lui aurait passé des sondes vers l\u2019âge de 17 ans).Durant la semaine qui a précédé son hospitalisation, il constata que les engourdissements se faisaient plus intenses et se propageaient vers la racine des membres pour envahir la région du siège.En même temps, la marche se fit plus difficile au point de devenir, en quelques jours, impossible.En fait, à son entrée, le malade ne pouvait marcher seul. 494 L'examen neurologique révéla: un signe de Romberg prononcé; une rigidité pupillaire totale à la lumière et à l\u2019accommodation; aucun signe neurologique aux membres supérieurs; une aréflexie tendineuse aux membres inférieurs; une incoordination marquée aux membres inférieurs; une légère diminution de la force musculaire aux membres inférieurs surtout à gauche; une abolition de la sensibilité du diapason aux membres inférieurs; une atteinte considérable du sens des attitudes aux orteils et aux pieds; les sensibilités superficielles sont toutes diminuées aux jambes et aux pieds.La ponction lombaire révéla une pression initiale de 214 mm, un liquide limpide contenant: albumine, 0.10; éléments, 75; gomme, négative; B.W., xxxx (0.1); R.Pandy, douteuse; R.Lange, positive; R.benjoin, négative.Traitement.Pénicilline aqueuse I.M.toutes les 3 heures, 25,000 unités.Dose totale en 16 jours: 3,250,000 unités.Néo-Luatol: 4 injections intramusculaires.Evolution.Le traitement fut commencé le ler octobre.Le 3 octobre, les fesses ne sont plus engourdies.Les orteils sont remués avec plus de facilité.Le 10 octobre, les engourdissements sont descendus à la mi-cuisse, le malade monte un escalier sans se soutenir; pour descendre, il est obligé de se tenir à la rampe.Le 17 octobre, soit 16 jours après le début du traitement, le malade quitte l\u2019hôpital: sa démarche est presque normale sans faux pas ni titubation; les engourdissements ne sont plus qu\u2019aux pieds; le Romberg n\u2019est plus apparent.Cependant, le diapason n\u2019est pas plus ressenti aux membres inférieurs, le sens des attitudes est très amélioré; l\u2019incoordination est presque totalement disparue aux épreuves du talon-genou; les sensibilités superficielles sont.encore diminuées aux pieds et aux jambes.mais moins intensément.! I, UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Commentaires.Il s\u2019agit de deux malades à neuro-syphilis très favorablement et très rapidement influencée par la pénicilline.La première malade a fait, semble-t-il, une méningite syphilitique dont les manifestations céphalalgiques et d\u2019irritation corticale, de même que des troubles mentaux d\u2019intensité sévère ont complètement disparu en deçà de 15 jours.La thérapeutique opéra une véritable guérison clinique; elle opéra aussi un changement biologique important, puisqu'elle fit baisser la lymphocytose de plus de 50% et négativa la réaction de Bordet Wassermann du liquide; cette dernière constatation est de première importance.Le second malade était porteur d\u2019un tabes depuis plusieurs années.Mais tout récemment et en une semaine, une poussée aiguë de l\u2019infection luétique porta sur ses racines lombo- sacrées et détermina une impossibilité de la marche.Ce malade, également, guérit de cette poussée méningo-radiculaire en 15 jours et par l\u2019effet de la pénicilline.Ces deux observations confirment la notion d\u2019efficience de la pénicilline contre la syphilis.Et s\u2019il était nécessaire de démontrer que la pénicilline peut enrayer l\u2019évolution d\u2019une neuro-syphilis, ces observations devraient être ajoutées à la somme maintenant volumineuse de faits qui prouvent un tel pouvoir; bien entendu, elles ne doivent pas faire préjuger la durée de l\u2019effet obtenu sur l\u2019infection elle- même, mais elles présentent la pénicilline comme l\u2019agent de prédilection pour faire disparaître rapidement, d\u2019une façon acceptable par tout malade et facilement applicable par le médecin, certains syndromes neuro-syphi- litiques de nature et d\u2019intensité telles qu\u2019elles compromettent totalement les fonctions mentales ou sensitivo-motrices de malades comme les nôtres.Aucune médication autre que la pénicilline ne pourrait, à mon sens, produire aussi rapidement une telle amélioration ou une telle guérison clinique et il n\u2019est pas nécessaire SOCIÉTÉS d\u2019ajouter que ce résultat obtenu dans un laps de temps aussi court ne manque pas d\u2019exercer sur les malades et leur entourage une impression de très heureux étonnement et, ce qui est plus important, peut éviter l\u2019installation de lésions qui par leur persistance pourraient devenir irréversibles avec des manifestations cliniques durables.Discussion.M.NorBErT VÉzINA demande s\u2019il y à danger de traiter ces malades par injections intra- rachidiennes?Non, mais il n\u2019y a pas nécessité.M.Yves CHAPUT: qu\u2019est-ce que le Wassermann quantitatif?Dosage des quantités des réactifs employés pour mieux suivre l\u2019évolution sérologique.L\u2019intérêt de cette communication réside dans l\u2019amélioration rapide des signes cliniques chez ces malades par la pénicilline.Perforation du rectum \u2014 Traitement atypique.Guérison M.Francois ARCHAMBAULT Le 18 juillet 1946, à 10.45 p.m., nous recevons à l\u2019hôpital Notre-Dame, Léopold R., 34 ans, cultivateur, de St-Lambert, comté Berthier.Histoire.Vers cinq heures, l\u2019après-midi du même jour, le patient vient de décharger un voyage de foin de la voiture sur un meulon.Il dépose sa fourche par terre, s\u2019apprête à descendre du meulon quand il glisse et tombe assis sur un manche de fourche.Pénétration de sept à huit pouces dans le rectum par l\u2019anus, et ce qui a aidé le malade à mesurer le degré de pénétration, c\u2019est la tache laissée sur le manche par le sang et les matières fécales.Examen clinique.Malade anxieux avec ventre de bois classique, douleurs généralisées à l\u2019abdomen, et disparition de la matité hépatique.L\u2019examen de la région périnéale montre l\u2019absence de toute plaie « porte d\u2019entrée ».Tout 495 ce que nous constatons, c'est une turgescence de la marge de l\u2019anus comme chez un porteur d\u2019hémorroïdes en état de fluxion.Le toucher rectal, excessivement douloureux, ramène du sang sur nos doigts.Diagnostic clinique.Perforation du rectum avec péritonite généralisée.Traitement.Laparotomie à 12.45 a.m., soit environ sept heures après l\u2019accident, avec pentothal Cs Hs et curare (3 ce.).(Dr L.Meloche) Protocole opératoire: laparotomie médiane sous-ombilicale; à l'ouverture du péritoine, issue de liquide purulent abondant.A l\u2019exploration, plaie perforante du péritoine pariétal dans le fond du repli vésico-rectal, à gauche de la ligne médiane.Fermeture du péritoine pariétal.Deux mèches-cigarettes dans le petit bassin.Drain tubulaire intra- rectal dont l\u2019extrémité proximale est sus-ja- cente à la perforation.Aucune réparation de la paroi rectale.Exploration anale: intégrité de l\u2019anus, du canal anal et des sphineters.La perforation est postéro-latérale gauche, conduit dans l\u2019espace péri-rectal supérieur et ce n\u2019est que secondairement que le péritoine a été perforé.Chimiothérapie postopératoire: pénicilline, 2,400,000 unités (300,000 \u2014 huileuse par jour).Soluthiazamide I.V.33 grammes (6 grammes par jour, pour 3 jours, et 3 grammes par jour, pour 5 jours).Tube de Levine, pour 3 jours.Liquide per os, pour 3 jours, diète sans résidu.Aucun lavement n\u2019a été donné à ce malade.Huile minérale per os à compter du 3ième jour, tous les jours.Première évacuation intestinale, le 3ième jour, puis quotidienne par la suite.Ce malade n\u2019a pas eu de transfusion.Suites postopératoires immédiates.Aucun incident.Apyrexie.Alimentation le 4ième jour.Evacuation intestinale le 3ième jour.Lever le 7ième jour et congé le 13ième jour.' 496 Suites éloignées.Malade revu 2 mois après sa sortie de l\u2019hôpital; toujours en excellente santé.Commentaires.1.Importance du diagnostic précoce et du traitement précoce.2.Importance de l\u2019association pénicilline et sulfamidés chez les grands infectés.3.Importance de ne pas donner de lavement à ces malades.4.L'intérêt de cette communication réside dans le fait que ce malade n\u2019a pas eu de dérivation intestinale, ce que les auteurs recommandent dans les perforations du rectum.Discussion.M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT déclare que l\u2019intérêt réside dans l\u2019intervention précoce et pénicilline \u2014 rare en pratique.M.LAURENT BERGERON demande pourquoi le chirurgien n\u2019a pas procédé par cæcostomie?Parce que le malade a été vu d\u2019une façon précoce.Clinique et laboratoire Cancer d'estomac \u2014 gastrectomie.M.François ARCHAMBAULT Le 15 juillet, Monsieur Frédéric L., 68 ans, nous est dirigé, pour cholécystite chronique caleuleuse, porteur du rapport suivant d\u2019un examen radiologique fait dans un autre hôpital: « Cholécystite trés probablement lithiasique » «La cholécystographie pratiquée par voie orale selon la technique des deux doses prises respectivement vingt et quinze heures au préalable et totalisant douze comprimés de priodax, met en évidence une vésicule allongée, ptosée, faiblement teintée, répondant mal à l\u2019excitation du repas gras et présentant dans son bas- fond une image fort suggestive de calcul.» Histoire clinique.Troubles digestifs depuis quelques mois.Malade se plaint de brûlements à la région épigastrique environ deux heures après les repas.Ces brûlements sont calmés par l\u2019ingestion d\u2019aliments.Malade qui a toujours mal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 digéré depuis l\u2019âge de dix-sept ans.Il se plaint aussi de régurgitations post-prandiales avec sensation de boules au creux épigastrique.Douleurs à l\u2019épaule gauche et dans le dos.Histoire sans doute suggestive de lésions gastriques.Aussi demandons-nous avant toute intervention un examen radiologique du tube digestif supérieur dont voici le protocole d\u2019examen: «19/7/46.Le remplissage s\u2019effectue normalement.L\u2019estomac est de type orthotonique et ne contient pas de liquide au moment de l\u2019examen et les plis de la muqueuse ont une apparence normale.«Les parois gastriques sont bien souples, bien mobiles et non douloureuses au palper.«Le péristaltisme est normal.« Les passages pyloriques dessinent un bulbe qui ne présente pas de déformation pathologique mais sur lequel se superpose en partie la « pars intermedia » qui est anormalement suspendue en hamac et au niveau de laquelle 1l existe une stase assez importante.Le reste du cadre duodénal est normal.« Après 4 heures, l\u2019estomac est presque vide.Le baryum occupe les derniers groupes d\u2019anses grêles et le cæco-ascendant.« À signaler, au niveau de la première vertèbre lombaire et de la dernière dorsale, des ostéophytes marginaux faisant ponts complets.« Conclusion: aucun signe de lésion organique du tube digestif supérieur.Anomalie de suspension de la « pars intermedia » avec stase créant une pseudo-déformation du bulbe, à cause d\u2019images superposées.» (Dr J.-L.Léger) Protocole opératoire.Devant ce double examen radiologique, nous préparons notre malade pour une cholécystectomie, le 23 juillet 1946, dont voici le protocole: « Rachi-anesthésie à la pontocaïne x Oz.Incision para-médiane droite transrectale.Vésicule biliaire flasque sans tension et apparemment sans calcul.Région antrale gastrique nous semble œdématiée sans pouvoir déceler, au palper, la présence d\u2019ulcérations ou de masses.Le foie est pâle.Le reste de l\u2019explo- SOCIÉTÉS ration abdominale ne révèle rien.Cholécysto- appendicectomie.Péritonisation du lit vésiculaire.Mèche-cigarette.Fermeture de la paroi en 2 plans.Agrafes sur la peau.» Suites opératoires.Aucun incident à signaler.Evidemment, nous ne sommes pas satisfaits de notre intervention et avertissons le malade qu\u2019il sera obligé de subir une deuxième intervention, soit probablement une gastrectomie.Sorti le 5 du mois d\u2019août, le patient est réhospitalisé le 18.Un deuxième examen radiologique du tube digestif supérieur donne le protocole suivant: Repas baryté (2/8/46) : « L\u2019examen de contrôle révèle une rigidité anormale de la petite courbure de l\u2019antre pré-pylorique et une image de niche encastrée constante à quelques cms du pylore.: Si l\u2019on compare avec l\u2019examen précédent, la niche était absente, mais la rigidité existait de même qu\u2019une discrète ondulation.La malignité de cette lésion est à craindre.R.X.estomac et duodénum (21-8-46): «L\u2019examen de l\u2019antre pré-pylorique révèle maintenant que l\u2019image d\u2019amputation, sur la petite courbure non loin du pylore, a sensiblement progressé.Au milieu de cette image d\u2019amputation, il existe une petite niche encastrée sous forme d\u2019aréte puncti- forme.Sur les clichés de remplissage la grande courbure en face de cette lésion subit une discrète ondulation et en couche mince il existe un chambardement des plis de la muqueuse.| « Conclusion: lésion fort suggestive de néo- plasie.Y a-t-il lieu de faire une gastroscopie?» (Dr J.-L.Léger) Deuxiéme protocole opératoire.26/8/46.Rachi-pentothal.Laparotomie pa- ra-médiane gauche sus-ombilicale.Présence d\u2019adhérences de la région pylorique de Pestomac au lit vésiculaire.La région pré- pylorique présente, sur sa face postérieure, un épaississement dur, mobile sur une surface de 1\u201d x 2\u201d.Le pylore est ouvert.497 Gastrectomie sub-totale.Gastro-entérosto- mie antécolique.Fermeture sans drainage.Etant en vacances, la gastrectomie a été pratiquée par le docteur Marcel Lamoureux.Suites postopératoires immédiates: aucun incident.Examen histologique.d\u2019anatomo-pathologie.1/8/46.Renseignements cliniques: cystectomie sans calculs.Examen: « La muqueuse de la vésicule est presque entièrement abrasée.On trouve dans le chorion quelques îlots d\u2019infiltration inflammatoire chronique discrète.» (Dr Claire Gélinas MacKay) Rapports du service cholé- 6/9/46.Renseignements cliniques: ulcère ou néo gastrique.Examen: « La dépression de la muqueuse est occupée par un épithélioma glanduliforme à cellules basophiles ne dépassant pas dans le prélèvement la sous-muqueuse.» (Dr L.-C.Simard) Commentaires.1.Importance de vérifier ou de contrôler les diagnostics cliniques ou radiologiques par le diagnostic opératoire, ce qui donne, en corrélation, la nécessité de faire de grandes incisions, d\u2019obtenir un silence abdominal parfait, et de toujours faire une exploration manuelle et autant que possible visuelle de la cavité abdominale 2.Chez tous les malades avec troubles digestifs, nécessité de pratiquer des examens radiologiques tant des voies biliaires que de l\u2019estomac.Discussion.M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT: importance de l'exploration abdominale complète.M.René RoLLAND croit qu\u2019il y aurait eu indication pour gastroscopie comme moyen de diagnostic.Le secrétaire adjoint du Bureau Médical.J.-P.FOISY. REVUE DES LIVRES Noël FIESSINGER.\u2014 Diagnostics difficiles.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1943 (reçu en 1945).Voici un livre qui restera classique, même s\u2019il traite de maladies d\u2019exception, de maladies rares; parce qu\u2019il ne vise pas précisément à la recherche du cas intéressant mais le trouve, après une enquête minutieuse et une méthode par élimination ou par induction, dont le principe reste toujours de passer du simple au complexe.Mais en route, comme la revue des maladies plus courantes avec leurs symptômes essentiels se montre instructive! Cette conception est bien développée dès le début, au chapitre « les étapes du diagnostic ».On y trouve une mine de conseils à l\u2019usage des médecins et étudiants.Comment établir le diagnostic?À la vue d\u2019un malade, des impressions naissent.Elles sont toujours sujettes à révision.«Le médecin doit éviter une orientation trop rapide.Par l\u2019interrogatoire, il doit situer 1\u2019évolution de la maladie dans la vie du malade \u2014 acquérir du tact pour conduire cet interrogatoire.C\u2019est la période d\u2019attention.« Pour donner leur valeur aux symptômes: c\u2019est la part de la réflexion.D\u2019où, la nécessité, chez le médecin, d\u2019une instruction qui fixe la notion de la perspective dans les faits et «attache leur valeur exacte aux signes observés ».Cette instruction, deux facteurs la réalisent : les lectures et l\u2019expérience.« Un homme qui ne lit point ne voit dans le monde que lui-même.» Au temps de l'examen.D\u2019après le Pr.Fies- singer, l\u2019attention, l\u2019automatisme des gestes doivent tendre à la perfection comme l\u2019automatisme de la réflexion.Il faut se méfier du diagnostic intuitif, d\u2019impression.D\u2019usage courant est le diagnostic d\u2019élimination, c\u2019est un raisonnement négatif.Il faut un diagnostic positif ou par induction.Ainsi, « établir entre tous les éléments du diagnostic une perspective judicieuse, disposer les phénomènes enregistrés en plans successifs avec.au premier plan, la maladie actuelle, en ligne d'horizon, la constitution et l\u2019âge, et, en plans intermédiaires, les différents facteurs pathologiques « découverts durant l\u2019examen ».Cette perspective de la maladie chez le malade, c\u2019est ce que l\u2019on appelle la clinique.Mais que de difficultés se dressent dans l\u2019établissement de ce diagnostic : a) Elles viennent de la maladie.Les signes sont rares, c\u2019est la forme larvée, fruste.Ou, ils sont trop nombreux: il nous faut ordonner, classer, penser aux signes d\u2019emprunt.Telle angine de poitrine qui se traduit par une colique hépatique, le tableau des appendicites sous-hépatiques.Puis il y a la rareté d\u2019une maladie, bref les inconnus.b) Elles viennent du malade: délire, amnésie, coma, anxiété, histoires erronées, et varient avec le terrain.c) Elles viennent des conditions d\u2019examen, matérielles ou générales.Comme il faut bien peser les résultats de laboratoire apportés à la clinique et faire la part de l\u2019un et de l\u2019autre: que de colibacilloses de bocal, de cirrhoses à Wassermann mal interprétées! d) Elles viennent du médecin: de son ignorance, de sa fatigue, de sa distraction, de sa négligence, de sa rapidité excessive et trop souvent d\u2019une absence de bon sens! Si le «malade raisonne avec sa sensibilité et son émotion », le médecin doit s\u2019efforcer d\u2019acquérir un raisonnement froid, une maîtrise, c\u2019est-à-dire une parfaite possession de ses actes et de son esprit.« Tout entier à son malade, le monde n\u2019existe plus pour lui durant l\u2019examen ».Et l\u2019A.passe à la démonstration de la mécanique intellectuelle d\u2019un diagnostic à travers it Prec tt rie REVUE DES LIVRES la belle série de problèmes cliniques difficiles.Il y en a 430 pages.Peut-être est-il indiqué ici de donner la table des matières, puis, à propos de l\u2019étude de quelques maladies, de montrer la façon de procéder de l\u2019éminent diparu.Je résumerai, en disant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une discussion continuelle d\u2019observations et de maladies susceptibles d\u2019être différenciées.Lisons la table des matières.1.Diagnostic de la courbure pigmentaire simple.2.Les formes frustes de la péritonite tuberculeuse généralisée.3.A propos d\u2019une forme fausse de phlegmon sous- phrénique à streptocoques.4.Péricardite tuberculeuse fruste.5.Les fièvres en flèches.II \u2014Diagnostics difficiles par complexité symptomatique.1.Accidents cardiaques des diabétiques.2.Diagnostics des cancers du côlon.3.Quelques diagnostics de leptospirose (spirochétose) ictérigène.4.Splénomégalie avec cirrhose et albuminurie, ete.IIT \u2014Diagnostics difficiles par symptomatologie d\u2019emprunt.1.Diagnostic des hémorragies méningées pures.IV \u2014Diagnostics difficiles par rareté clinique.V \u2014Diagnostics difficiles par confins cliniques.1.Néphrose-néphrite intriquée.Diagnostic de confins, etc.VI \u2014Diagnostics difficiles.Erreurs et impossibilités.La maladie polykystique du foie.Au sujet d\u2019une maladie amyloïde.Les fièvres durables.Cancer du fuie.Une chose nous frappe: la grande majorité de ces cas intéressent la pathologie abdominale.Quelle boîte à surprise, en effet, que cet abdomen! Nous ne pouvons ni résumer ni analyser chacune de ces questions.Mais relevons, ici, le trait saillant d\u2019une maladie étudiée, là, au sommaire, et les caractères généraux d\u2019une autre.sonH 499 Au chapitre de la péritnnite tuberculeuse, retenons: 1.L\u2019imprécision du début réel: il est plus ancien qu\u2019on ne le croit.2.La variabilité du début.3.L\u2019insidiosité fonctionnelle: « petite douleur, quelques vomissements, un peu de diarrhée, c\u2019est tout ».4.Ventre rond et sonorité en damier.Voilà les deux symptômes vraiment importants au point de vue clinique.Evolution progressive, mais merveilleusement durable dans la majorité des cas.À propos \u2018de la péricardite tuberculeuse, il faut savoir.que l\u2019orientation clinique ne se fait pas par les caractères fonctionnels \u2014 pas de douleurs proprement dites \u2014 mais à la percussion.La ponction doit être faite, mais se montre une intervention dangereuse pouvant entraîner la mort subite.Les fièvres en flèche?1.La paludéenne, après une pneumonie.2.La fièvre en flèche du calcul du cholédoque.Ici, bien rechercher les poussées thermiques et ictériques, la décoloration des selles, les empâtements de l\u2019hypochondre droit, mais surtout les bilirubinuries de décharges après les accès fébriles ou les coliques hépatiques.Les cancers du côlon 1.Les symptômes de retentissement sur l\u2019état général: a) troubles gastriques comme dans le cancer de l\u2019estomac; anorexie, anorexie élective pour la viande, dégoût des matières grasses; b) amaigrissement considérable; c) T° très variable.2.Les symptômes propres: a) de traversée : c\u2019est la diarrhée, souvent du type amibien, ou les phénomènes de constipation à caractère occlusif et qui cèdent au bout de quelques jours, c\u2019est l\u2019important syndrome de Koenig ou la perception d\u2019une boule qui croît avec douleur très vive, puis se résout avec un borborygme, suivi de diarrhée.b) Quant aux signes physiques, la tumeur peut être antérieure, autrement elle est d\u2019accès 500 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 difficile.L\u2019A.recherche ce qu\u2019il appelle l\u2019intestin en boule: au contact froid des mains, l\u2019intestin se contracte et on peut sentir le côlon qui se soulève en masse.Il souligne la longue latence de ces cancers, leurs variétés régionales et, toujours, ses erreurs de diagnostic: ici, une tuberculose hypertrophique du côlon, là un ulcère nécrotique du cæcum restés ignorés.Enfin, au chapitre de la néphrose-néphrite intriquée, signalons l\u2019importance, d\u2019après l\u2019E- cole française, de néphrites latentes, de lésions rénales vraies, derrière un grand nombre de néphroses censées liées à un trouble métabolique pur.Dans ces cas, les conceptions thérapeutiques changent: c\u2019est la suppression de la viande.Mais nous ne pouvons continuer, ce livre fourmille ainsi d\u2019observations elini- ques innombrables non seulement sur la question étudiée, mais aussi sur diverses maladies\u2019 _ citées au diagnostic différentiel.Il abonde en suggestions diagnostiques bien discutées et en thérapeutiques d\u2019avant-garde, dont il n\u2019y a pas plus récentes.Ce n\u2019est pas un livre de début, mais un livre de chevet, un livre à consulter par l\u2019étudiant qui connaît déjà la pathologie médicale, et qui s\u2019est rompu pendant quelques années à la clinique, ou par le praticien qui a suivi de près l\u2019évolution des idées cliniques.Ce livre frappe par l\u2019extrême souci de la bonne classification, des titres et sous-titres exacts, par sa volonté et sa conscience du détail.C\u2019est une belle œuvre de clinique fran- caise moderne.Jean LESAGE.René BARTHE.\u2014 La médecine du travail.\u2014 \"Les Presses Universitaires\u2019, édit., Po- ris, 1944.Paru vers la fin de la guerre, aux « Presses universitaires de France», ce petit ouvrage nous a été signalé au pays par le service de bibliothéque de la Faculté des Sciences sociales à Québec.De la collection « Que sais-je?», essais de vulgarisation, le but de cet ouvrage est de faire le point des connaissances actuelles sur la médecine du travail.Voici donc un petit livre de texture et de lecture faciles, profitable non seulement aux étudiants en relations industrielles et aux chefs d\u2019industrie mals encore aux médecins.Cette extension aux médecins comporte une réserve : si ce livre n\u2019ajoute rien à ce qui a déjà été publié dans nos revues canadiennes sur la médecine du travail, il met cependant en relief, par le jeu d\u2019un style imagé et par une phraséologie parfois sentimentale, les principes déjà énoncés de cette « science de l\u2019homme \u2014 orientée vers la protection des salariés sur les lieux mêmes de leur travail ».Cette définition nécessairement incomplète de la médecine du travail est particulièrement corrigée dans la suite par lPattention que l\u2019auteur apporte à l\u2019étude des problèmes « extra-usiniers » \u2014 vie sociale, vie familiale, loisirs, repos \u2014 de l\u2019ouvrier et de leur retentissement sur son usure physiologique et son rendement industriel.Après un développement historique qui fait commencer la médecine du travail avec Ramazzini et le XVIIIème siècle, l\u2019auteur définit les grandes tâches de la médecine du travail : l\u2019action technique et l\u2019action scientifique.L\u2019action technique porte sur l\u2019amélioration des conditions de travail: c\u2019est « l\u2019action matérielle » qui a pour but la surveillance sanitaire et sécuritaire des locaux telle que nous l\u2019avons déjà définie dans cette revue même.(Cf: «Organisation et fonctionnement d\u2019un service de santé dans l\u2019industrie manufacturière.» W.LeBlond, L\u2019Union Médicale, janv.1944.) L'action technique porte encore sur l\u2019homme, pour régler son emploi et sauvegarder sa santé; l\u2019examen médical est son point de départ \u2014 examen à l\u2019embauchage, examen au moment des permutations ou des promotions, examen périodique.Les obligations de ces examens peuvent se distribuer ainsi: 1° la détermination des aptitudes et l\u2019orientation biologique de la main-d\u2019œuvre, tant pour la main-d\u2019œuvre fixée que pour la main- d\u2019œuvre flottante; 2° le dépistage des affections professionnelles dans les industries exposées; REVUE DES LIVRES 3° la lutte contre la maladie, l\u2019usure et les fléaux sociaux par la mise en pratique de la médecine préventive dans les collectivités industrielles.Quant à « l\u2019action scientifique », l\u2019auteur la considère non pas dans le sens de l\u2019application, mais de l\u2019expérimentation.« Ma clinique est constituée par le chantier de l\u2019ouvrier ou l\u2019échoppe de l'artisan », disait Ramazzini, le père de la médecine industrielle.L\u2019auteur rappelle que la vie industrielle offre à la biologie des moyens originaux d\u2019exploration.Le chapitre le plus intéressant, sinon le plus original, de cet ouvrage est consacré à l\u2019étude du service social en fonction de la médecine du travail en France.C\u2019est du reste en Angleterre que les Français sont allés s\u2019initier au service social.«En effet, c\u2019est en 1916 qu\u2019une délégation d\u2019ouvrières françaises était allée visiter les usines de Grande-Bretagne.Depuis ce moment la médecine du travail et le service social ont grandi côte à côte, sans confusion, sans subordination réciproque mais en liaison constante » (p.89).L\u2019auteur discute de l\u2019unité et de la dualité de ces services.Doit-il y avoir un service médico-social unique, ou vaut-il mieux avoir et un service médical et un service social à l\u2019usine?C\u2019est évidemment la médecine qui a introduit le service social dans ce domaine; mais, lorsqu\u2019on envisage quelques-unes des activités du service social dans le milieu industriel: l\u2019entraide sous toutes ses formes, l\u2019éducation du commandement, les conférences d\u2019accueil pour les nouveaux embauchés, Po- rientation dans le dédale des allocations familiales, de l\u2019assurance-chômage, les foyers, les bibliothèques, les salles de jeux, etc, tout cela relève d\u2019une spécialisation qui ne peut être le fait d\u2019un médecin, et qui ne peut s\u2019acquérir que dans nos Ecoles de Service Social; et cependant l\u2019action de ce service social est aussi essentielle à la réalisation d\u2019un programme complet de santé industrielle que l\u2019action médicale proprement dite.Dans l\u2019étude que l\u2019auteur fait des « réactions de la profession médicale à la médecine du travail», il est 501 curieux de constater la similitude des phénomènes \u2018humains observés là-bas avec ceux qu\u2019on observe au Canada français.« Utopie ou combine! », murmuraient nos cousins praticiens de France quand on leur exposait « les buts et moyens de la médecine du travail » (p.97).Cependant le premier moment d\u2019hésitation franchi, on y est allé « tout de go», en France comme au pays de Québec, vers la médecine industrielle.Cependant encore, tandis que chez nous on discute sagement de la valeur comparée du médecin « plein temps » à celle.du médecin à «temps partiel » dans l\u2019industrie, en France, le médecin dit « d\u2019entreprise » (on dirait chez nous médecin de compagnie) est devenu une entité médicale certes controversée, mais auréolée d\u2019un statut scientifique indiscutable, sinon universel.Pour sa part, l\u2019auteur nous affirme que le médecin du travail « à plein temps » répond à la forme - évoluée de cette spécialisation.C\u2019est à voir! Mock, dans Industrial Medicine & Surgery (W.B.Saunders, 1919), avec une objectivité toute américaine, se déclare en faveur du médecin à temps partiel dans l\u2019industrie: « All things being equal a part-time surgeon is favored on the ground that a more highly trained man can be obtained if employed on a part- time basis.The situation is quite analogous to that found in our leading medical schools.The heads of departments and those associated with them give a portion each day to teaching and clinical work, the rest of their time is given to private practice, study and investigation.» Ce qui donne néanmoins une grande valeur à ce qu\u2019écrit le docteur Barthe sur la médecine du travail, c\u2019est qu\u2019il a « véeu de nombreuses années dans le quotidien d\u2019un service médical industriel ».C\u2019est un avantage qui ne permet pas au titulaire d\u2019entretenir les grandes illusions qui animent encore les écrits des théoriciens, «en chaise longue », de l\u2019hygiène industrielle.Une de ces illusions qui a la vie dure chez nous: croire qu\u2019on a tout réglé en hygiène en « passant » une loi, et en nommant un, tout un, inspecteur pour surveiller (sans 502 faire de peine à personne) son application dans toute la Province.L\u2019hygiéne industrielle, comme l\u2019hygiène tout court, a certes besoin de l\u2019autorité de la loi pour appuyer son action, mais elle est avant tout le fruit de l\u2019éducation.Il faut, comme dit l\u2019auteur, « créer l\u2019ambiance favorable.pour vaincre les méfiances.Méfiance d\u2019une direction qui craint l\u2019intrusion médicale dans un domaine où la technique et le prix de revient dominent les soucis d\u2019un chef harcelé de difficultés.Méfiance du chef d\u2019équipe, du contremaître, qui, plus près de ses hommes, est agacé par la remarque de celui qui se dirige vers l\u2019infirmerie pour porter une doléance.Méfiance de l\u2019ouvrier\u2026 et crainte que la médecine du travail n\u2019ait que des préoccupations sélectives en vue du rendement.Méfiance du corps médical.».Et cette pensée maîtresse pour finir: « c\u2019est par les lentes économies de détail que l\u2019on assure le succès de grandes entreprises » (p.126).Sans marchander sur le plaisir que Jai eu à lire cet ouvrage du docteur Barthe, il est difficile de passer sous silence un fait assez curieux qui s\u2019en dégage.Epictète dit quelque part que, des événements malheureux auxquels on ne peut rien, il vaut mieux ne pas discuter.Notre confrère Barthe me fait cependant l'impression d\u2019avoir été, comme beaucoup de Français de 1940 à 1945, un « escapist» plutôt qu\u2019un stoïcien.Le fait curieux c\u2019est que, dans ce petit livre commencé sur une pensée de Péguy \u2014 « Rien n\u2019est si beau L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 qu\u2019un labour francails.», terminé sur une parabole de Montaigne, en décembre 1943, et écrit pour le plus grand bien des travailleurs de France au moment où des milliers de ceux- ci goûtaient l\u2019hygiène des camps de concentration ou du travail forcé en Allemagne, au moment où des millions d\u2019ouvriers d\u2019Angleterre, du Canada et des autres pays libres tendaient toutes leurs énergies pour la libération de leurs camarades de France, 1l n\u2019est pas fait la moindre allusion à l\u2019affreux cauchemar que le monde civilisé a vécu durant ces années terribles.A cela Barthe pourrait répondre comme Guitry, à qui on reprochait, comme Français, de ne pas savoir l\u2019Histoire : « Ce n\u2019est pas la peine d\u2019apprendre l\u2019Histoire, puisque l\u2019Histoire c\u2019est nous!» N\u2019empéche que si, par un cas impossible, en l\u2019an 2043 on pose à « l\u2019homme d\u2019un seul livre » la question : « Quel fut le principal événement en France en l\u2019an 1943?», il répondra que l\u2019événement principal survenu en France en 1943 fut la promulgation de la loi de l\u2019Inspection Médicale du Travail; la France ne voulant pas se laisser damer le pion par la perfide Angleterre, qui avait assez sournoisement adopté cette loi en l\u2019an 1833.Le cas, je le répète, est impossible, parce qu\u2019il suppose que cet homo unius libri n\u2019aurait lu que « La médecine du travail », par le docteur René Barthe.Wilfrid LEBLOND, M.D.D.P.H.(Lyon) Directeur du service médical des ateliers et chantiers du Saint-Laurent (Québec). NÉCROLOGIE LE DOCTEUR CHARLEMAGNE BARIBEAU La ville des Trois-Rivières vient de perdre un de ses\u2018plus distingués médecins en la personne du Dr Baribeau, décédé il y a quelques semaines à l\u2019âge de 47 ans.Le docteur Ba- ribeau avait fait ses études secondaires au séminaire des Trois-Rivières et reçu son enseignement médical à l\u2019Université de Montréal, qui lui accorda son doctorat en 1927.Une année d\u2019internat à l\u2019hôpital Notre-Dame, et le docteur Baribeau partait pour Paris afin de se spécialiser en chirurgie.A son retour en 1930, il devait opter entre une situation très intéressante à Montréal, où on lui offrait de faire partie du service de chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame, et l\u2019installation de son cabinet de consultation à Trois-Rivières.On peut croire qu\u2019il ne regretta pas le choix de cette dernière alternative, car il ne tarda pas à y faire sa marque et à y effectuer une œuvre intéressante et utile.Et surtout les citoyens de cette ville purent bénéficier des soins, de la probité et des connaissances d\u2019un chirurgien bien formé et compétent.Tous ceux qui connurent le docteur Baribeau ne purent que s\u2019en louer: son aménité, son excellente éducation et la distinction de son caractère rendirent ses contacts charmants et précieuse son amitié.J\u2019ai bien connu Baribeau durant son séjour d\u2019études à Paris.En fait, il fut mon voisin de chambre à la Maison Canadienne.Je ne puis rédiger ces quelques mots sans évoquer d\u2019inoubliables moments passés alors en sa compagnie.Je rappelle à la mémoire d\u2019autres amis communs, la Brasserie Alsacienne de la rue Alphonse Daudet, les Deux Magots, les trépidantes parties de belote, les commentaires périodiques et parfois constructifs sur notre médecine canadienne-française, les agréments de nos réceptions à la Cité Universitaire organisées par le Cercle des Etudiants Canadiens, les délicieuses soirées dans les théâtres parisiens et les visites quotidiennes aux hôpitaux.Je pourrais évoquer quantité d\u2019autres conjonctures ou je revois notre ami Baribeau toujours aimable, qu\u2019une certaine pudeur ou encore une teinte de timidité portait à la mesure et à la discrétion des manifestations affectives.L\u2019humour et la finesse de l\u2019esprit remplaçaient chez lui la jovialité bruyante et truculente.Il n\u2019est pas étonnant que sa clientèle fût nombreuse et fidèle; aussi ce fut peut- être l\u2019attrait de sa personnalité et la grande confiance qu\u2019il créait autour de lui par son jugement sûr et éclairé, qui précipitèrent sa fin.On ne résiste pas longtemps au surmenage, surtout à celui qui s\u2019impose au chirurgien opérant et consultant.Baribeau avait été président de la Société Médicale des Trois-Rivières, il faisait partie du Bureau Médical de l\u2019hôpital Saint-Joseph de cette ville.Encore une fois, lourde perte pour les citoyens des Trois-Rivières et pour les confrères, collègues et amis du disparu; départ qui déposa dans leur cœur une tristesse qui ne s\u2019exprime pas par de simples mots.Roma AMYOT.+ ++ LE DOCTEUR F.-A.GADBOIS Le docteur F.-A.Gadbois est décédé tout récemment à l\u2019âge de 71 ans.Le défunt avait poursuivi ses études médicales à l\u2019Université MeGill, qui lui décerna son doctorat en 1898.Il exerçait sa profession à Sherbrooke, où il était le doyen des médecins.Le défunt s\u2019était d\u2019abord partiellement consacré à l\u2019anesthésie, puis à la pédiatrie après des études complémentaires à Paris. 504 LE DOCTEUR PAUL CÔTÉ Le docteur Côté vient de mourir accidentellement à l\u2019âge de 30 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Québec et exerçait sa profession à Victoriaville.Nos condoléances à son frère, le docteur Edmond Côté.2e ++ LE DOCTEUR LOUIS-GEORGES HÉTU Le docteur Hétu vient de mourir à l\u2019âge de 62 ans.Le défunt était né à Upton (Bagot) et avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1911.Il exerça à Montréal depuis l\u2019obtention de sa licence.Les citoyens du nord de la ville, de cette partie qu\u2019on appela «le boulevard St-Denis », ont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 perdu dans la personne du Dr Hétu un bon serviteur des œuvres médicales.LE DOCTEUR HERBERT-ALBERT MAILLET Le docteur Maillet est décédé en décembre 1946 à l\u2019âge de 69 ans.Le défunt exerçait la médecine dans l\u2019état du Montana, aux Etats- Unis, et avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval, en 1903.LE DOCTEUR JOSEPH-ÉDOUARD RIOPELLE Le docteur Riopelle vient de mourir à l\u2019âge de 46 ans.Il avait reçu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1930 et faisait partie du personnel médical de l\u2019hôpital Saint-Jean- de-Dieu. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XLII LAURIN Complexe Végétal Régulateur du Système Circulatoire Sédatif Utéro-Ovarien PHYTOTHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE POSOLOGHIE : Une à trois cuillerées à dessert par jour, aux repas, pur ou dilué dans de l\u2019eau.re) mee LABORATOIRES L.LAURIN, 86, Bould de Port-Royal, PARIS Fabricants et Concessionaires ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL NOUVELLES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine AVIS DE NOMINATION DE TITULAIRES Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à une décision prise à sa séance du 19 mars 1947, déclare ouvertes.pour la nomination d\u2019un titulaire, les chaires suivantes: 10 Bactériologie 20 Hygiène 30 Matière Médicale et Pharmacologie 4o Médecine opératoire 50 Pathologie chirurgicale 60 Clinique Médicale a4 Hopital Notre-Dame 70 Physiologie 80 Physique Médicale et Electrologie 9c Propédeutique 10° Urologie.Ceux qui désirent poser leur candidature à ces postes de titulaires sont tenus de le faire par écrit avant le ler mai 1947.Le règlement qui indique les conditions de nomination à ces postes sera fourni par le Chef du Secrétariat de la Faculté de Médecine.La demande des candidats doit être adressée à Monsieur le Doyen avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut (ler mai 1947).+0 e+ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Les élections viennent d\u2019avoir lieu au Conseil médical et au Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame et donnent les résultats suivants: Conseil médical: président, docteur Roma Amyot (3e terme) ; vice-président, docteur Albert Bertrand ; secrétaire, docteur Roger Dufresne; Exécutif: docteurs Albéric Marin, Léon Gérin-Lajoie, Albert De- Guise, Philippe Panneton, Paul Bourgeois.Bureau médical: président, docteur Georges Hé- bert; vice-président, docteur P.-M.Ricard; secrétaire, docteur Esdras Autotte ; bibliothécaire, docteur Emile Ménard; représentants au Conseil médical: les docteurs Donatien Marion, Arthur Magnan et Paul Bourgeois.+ + ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE GASTRO- ENTÉROLOGIE DE MONTRÉAL Lors de la séance annuelle de la Société de Gastro- entérologie de Montréal, tenue à l\u2019amphithéâtre de l\u2019Hôtel-Dieu, mercredi le 19 mars 1947, ont eu lieu les élections.Le résultat est le suivant: président, docteur Antonio Cantero; vice-présidents, docteurs René Rolland et Yves Chaput; secrétaire, docteur Roland Gareau; trésorier, docteur Paul Brodeur; conseillers, les docteurs Jacques Bruneau, Origène Dufresne et Paul Letendre.RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'ANESTHESIE Mardi, le 18 mars 1947, s\u2019est tenue à l\u2019hôpital No- tre-Dame, sous la présidence du docteur Roméo Rochette, une réunion de la Société Canadienne d\u2019Anesthésie.6-6 ve SÉANCE ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Sous la présidence du docteur Roger Dufresne, la Société de Gastro-entérologie a tenu, le mercredi 19 mars, sa séance annuelle à l\u2019Hôtel-Dieu.Les rapports du trésorier et du secrétaire furent lus et approuvés.Le programme des communications scientifiques était le suivant: Docteur Jacques Bruneau: Deux cas de gastrectomie totale, avec évolution heureuse ; Docteur Charles Lefrançois: Trois cas d\u2019épithélioma du rectum; Docteur René Roux: Cancer d\u2019estomac et lapa- rotomie ; Docteur Jean-Paul Cholette: Un cas de gastrectomie totale; Docteur Paul Letendre: Traitement et diagnostic clinique de lésions multiples digestives.ee ++ SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'ENDOCRINOLOGIE Une séance clinique de la Société Canadienne d\u2019Endocrinologie, présidée par le docteur C.-E.Grignon, a été tenue mercredi le 19 mars 1947, à l\u2019hôpital Royal Victoria.La séance était dirigée par le docteur J.S.L.Browne. emi@ikoneieiti nm \"> cr Xi od 7 5 Bi ES eu = = = 5 = or Fo oN a 220 RAY # XY TR a ve \u20ac 45 2 5 7 \u20ac TES Rs a = 3 RY =.ce SRY SY 2 x 3 3 a Py Z NE S Sa ; 2 > Ye 6x Zr pi 27 # a 2h i bi & æ is, pi ws 2 i 2) NSE a 178$ Cin ps 2 3 i 3 si = GE Som ol sé HS = er % 5 SENS 2 SS 78 es Bs sor i 2 = AS = = 5.7 Ad 5 gs 5 a es = S = A PA SA A x 5 = EARS = 5 x A = ir S x = Te GA Zi z ok x % 2.2 = HH \u2018té = Na A $3 HB A 2258 > SX » 7 a \\ a $ 2 > As es hie Le fs i bo se x À RE es ee A ns = x Re A = 5 6 os S A 0% = 209 est, Ste-Cath Entérites a 2 A = = * = \u20ac = = = = 4 £ = ._ » 5 PAR a RN & 2x ASS Es 5 .a ii x Aa NB = 4 = \u201c= 5 = 32 5 2 2 7 Ge erine = 4 7 7 Gi = ss 2 MN Son, 2, AE 7: iA 2 Co \u20ac = + = Ne ie 2 i 5 = SAS À 4 ER 4 ÿ SE = 2 a lid 2 Re 75 7 li S NY i 7 A 2 i be 2 6 a ce BS i i A fi fry + 5 BE = ze 22) 2 - sy i 2 + = pH ee ER Si vi .i DE 7 Ed A a GE 4 tes \u2014 SE 5, 5% 2x = = 5 i 5 = oR id iF ox E ~ Po Y ood a 2 ° Se 2 RG a cu 7 Le 2% AS 1 as 2 2 = 5 Fe 5 7 i 7%.ie So = 2 7 7 = se 2 Le LS.i GER i = i 4 = oN .= BA 3 3 A ne 3e iy ft , x Fe 7 7: 5 NS 6 ss ÈS Le a 4 TYPHOIDE Re 2 2 £5; ir le ; 2 7 Le oo at 38 = 38 ay 15 .A i 7 7 % 2 i Hos x os LE 2 s .=.i INDICATIONS = 4 7 A oy 2 a ue i 5 = = 3 2 = #2 5 i py = = SE A Zi i 2.2 i = 5 =a sx 7 ox .25 i x feu 2 2 gas 5 75 or = ee = 2 2 \u201cny & As a Si i 7 3 x or K i or fis = $ 5 2 2 4 a 5 3 5 8 ZA a 1 pov 17 » 2 Pe 5% SS = .A ish 7 5 2 i = = A , x os ee ANGLO-FRENCH DRUG CIE, Ltée 4 LE x .Entérocôlites \u2014 Diarrhées infantiles Re En > .at 2 \u2018i 2 4 = ee 22e a4 = 2 = oo Sa 2 7 7 hi 5 ir Le Ze i 7 À SE we .= i 5 2 S 5 ns 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 = 22 83 = = SEN = 2 5e MONTRÉAL ~ XL 508 LES DERMATOLOGISTES À NEW-YORK Le 8 mars 1947 se tint, à New-York, 'a !ournée clinique de l'« Atlantic Dermatological Conference ».Les docteurs Albéric Marin.Paul Poirier et Jean- Paul Foisy y assistaient.CONFÉRENCE, À TORONTO, PAR LE DOCTEUR ALBERT GUILBEAULT Le docteur Albert Guilbeault, directeur de la clinique du B.C.G.et médecin de l'hôpital Notre- Dame, a prononcé, à Toronto, une causerie en anglais devant les membres de l\u2019Académie de Médecine.Il a traité de l\u2019'immunisation antituberculeuse par le vaccin B.C.G.(Calmette-Guérin).ee ++ SOCIÉTÉ DE NEUROLOGIE À L'HOTEL-DIEU La « Montreal Neuro'ogical Society » a tenu, au Pavillon LeRoyer, de l\u2019Hôtel-Dieu, une séance clinique le mercredi, 12 mars 1947.Au programme: docteur Fernand Charest (Neurological and psychiatric symptoms associated with organic hyperinsulinism \u2014 report of a case); docteur Jean-Léon Desrochers (Case for diagnosis); docteur Charles -Dumas (Case for diagnosis).ee ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ANTONIO BARBEAU Le docteur Antonio Barbeau, professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal.chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu et directeur de l\u2019hôpital des Aliénés Criminels de Bordeaux, vient d\u2019être nommé membre correspondant de la Société de Neurologie de Paris.2-e 9 ÉLECTIONS AU CONSEIL DES HÔPITAUX DE MONTRÉAL L'assemblée annuelle du Conseil des Hôpitaux de Montréal s'est tenue le 27 février 1947, à l'hôpital Notre-Dame.Il y eut élection et les officiers suivants ont été élus: président d\u2019honneur: le ministre de la Santé, l\u2019honorable J.-Albini Paquette; président actif : M.J.-H.Roy, de l'hôpital Saint-Luc; ler vice-président: docteur G.F.Stephens, surintendant de l\u2019hôpital Royal Victoria; Ze vice-président: M.René La- porte, surintendant de l'hôpital Notre-Dame; trésorier, le docteur Edmond Dubé directeur médical de Sainte-Justine; et secrétaire: le docteur A.L.C.Gilday, de l\u2019Hôpital Général, division ouest.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.MLEF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 TITRES DÉCERNÉS AUX DOCTEURS ALPHONSE LESPÉRANCE, GEORGES GRÉGOIRE, J.-A.COUILLARD ET ROLAND DESMEULES Le titre de «Fellow of the American College of Chest Physicians» vient d\u2019être décerné aux docteurs Alphonse Lespérance, de Québec, surintendant du Sanatorium du Lac Edouard; Georges Grégoire, secrétaire du Comité Provincial Antituberculeux; J.-A.Couillard.surintendant du Sanatorium de Mont-Joli: et Roland Desmeules, directeur médical de l\u2019hôpital Laval de Québec.ÉTUDE DE LA GOUTTE AU ROYAL VICTORIA HOSPITAL Jeudi, le 27 février, il y eut une conférence sur l\u2019arthrite à l'hôpital Royal Victoria, de Montréal.Les travaux portèrent sur la goutte et furent présentés par les docteurs H.W.MacIntosh (étiologie et pathogénie) et H.P.Wright (symptomatologie et traitement).Le docteur René Dandurand fut invité à ouvrir la discussion.CONFÉRENCE DU DOCTEUR HERVÉ LACHARITÉ Fin de février, le docteur Hervé Lacharité, chef du service d\u2019électro-radiologie de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Are, a fait une conférence au Club Saint-Laurent Kiwanis, sur le cancer.Il a été présenté par le docteur St-Jean Desrosiers, président du bureau médical de Sainte-Jeanne d\u2019Arc.OFFICIERS DE LA CROIX-BLEUE L'Association d\u2019Hospitalisation du Québec a tenu son assemblée annuelle à l\u2019hôtel Ritz Carlton, au cours de laquelle ont eu lieu les élections.Les officiers suivants ont été élus: président: M.H.C.Hayes; vice-président: docteur Guy Hamel; secrétaire honoraire: M.Edgar Genest; trésorier honoraire: M.J.R.H.Robertson.Parmi les nouveaux gouverneurs élus, on note le docteur Armand Frappier, représentant la Société Médicale de Montréal; le docteur Guy Johnson, représentant la « Montreal Medico-Chirurgical Society», et Mlle Suzanne Giroux, visiteuse officielle de l\u2019Association des Gardes-malades de la Province de Québec.è-e ve SÉANCE SCIENTIFIQUE À L'HÔPITAL DE GRANBY Le 26 février 1947, il y eut réunion du Comité Scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Saint- , L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN AMLF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 E.L.Keeney * a démontré les effets léthifères prononcés du propionate de sodium sur les fongus dermaphytes.Le Fungol E.B.S.fournit du propionate de sodium sous forme pratique d\u2019onguent et de poudre, pour combattre de nombreux genres de dermatomycoses.L\u2019Epidermophyton interdigitale (pied d\u2019athlète), le trichophyton barbæ (teigne sycotique), le trichophyton capitis (teigne tonsurante du cuir chevelu), et beaucoup d\u2019autres infections caractérisées par le mycosis réagissent favorablement au traitement avec Fungol.* Bull.Johns Hopkins Hosp.73:379.FUNGOL Ep Pots de 4 onces Boîtes de 1 once avec dessus perforé FUNGOL £84 Contient 10% de Propionate de Sodium THE [5.13% Shurrieworns CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA XLV 510 Joseph de Granby.Ce comité'était sous la présidence du docteur R.Goyette.Les travaux présentés étaient nombreux.Au programme les docteurs Henri Picard.P.Adam, Jean-Marie Dubé, Conrad St-Jean et J.-V.Govette.ee ++ CINQ BOURSIERS EN MÉDECINE Le 7 mars 1947, lors de la collation des diplômes décernés aux finissants en médecine, collation tenue à l'Université de Montréal sous la présidence du recteur, Mgr Olivier Maurault et du doyen, le docteur Edmond Dubé, les cinq jeunes médecins suivants ont obtenu des prix spéciaux: les docteurs Paul- Henri Crévier, Hubert Delaquis, François Lamothe, Bernard Gauthier et Lia Rein Andler.EDITION ANORMALE DU \u201cBRITISH MEDICAL JOURNAL\" Le British Medical Journal, de Londres, vient de sortir, sous la forme la plus minime de toute son existence; le numéro du 22 février 1947 vient de paraitre sur une feuille simple de papier-ministre miméographiée des deux côtés et préparé à la chandelle, le tout dû à la disette de charbon.Il va sans dire que cette édition est anormale, car le British Medical Journal est publié habituellement à 70 pages sur petits caractères.2e UN HÔPITAL À ST-QUENTIN L'aménagement d\u2019un petit hôpital, pouvant desservir les paroisses de Eldon, Kedgwick et St-Quentin, situées à 65 milles de distance des hôpitaux de Camp- bellton et d\u2019Edmundston, sera bientôt réalisé.Dès le mois de mars, l\u2019hôpital de St-Quentin sera ouvert au public.Sa capacité d\u2019hospitalisation ne sera au début que de dix lits, mais des agrandissements seront immédiatement entrepris.L'hôpital de St-Quentin est la propriété de la paroisse.Le docteur R.Gourdeau fait partie du bureau d'administration.ee ee FORMATION D'UNE CLINIQUE MÉDICALE { D'URGENCE Les docteurs Girard et Lamothe, deux jeunes médecins qui viennent de terminer leurs études à l\u2019Université de Montréal, ont organisé ce qu\u2019ils appellent une «Clinique médicale d'urgence ».Il s'agit d\u2019une équipe de médecins qui s'engagent, en l'absence ou | l'empêchement du médecin appelé, à répondre anx L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 appels de nuit et de fin de semaine, soit de sept heures du soir à sept heures du matin sur semaine, et du samedi soir à sept heures au lundi matin à sept heures.NOUVEAU PROFESSEUR À LAVAL: LE DOCTEUR MAURICE GIROUX Le Conseil Universitaire de Laval vient de nommer le docteur Maurice Giroux professeur titulaire d\u2019embryologie à la Faculté de Médecine.L\u2019on sait que, depuis 1931, le docteur Giroux s\u2019est toujours occupé d\u2019histologie et d\u2019embryologie en même temps qu\u2019il était attaché aux laboratoires d\u2019histopathologie et de bactériologie, soit à l\u2019Hôtel-Dieu sous la direction de feu le docteur Arthur Vallée, de 1931 à 1933 et de 1935 à 1939, soit à l\u2019hôpital Laval comme chef des laboratoires depuis 1939.-_\u2014_\u2014 LA TELEVISION AU \u201cJOHNS HOPKINS HOSPITAL\" La première séance de télévision médicale s\u2019est tenue à l\u2019hôpital Johns Hopkins, de Baltimore.Il s'agissait d\u2019une tentative nouvelle d\u2019enseignement chirurgical au moyen de la télévision.300 médecins y ont assisté.La première opération transmise par télévision consistait en une cure de la maladie bleue.INAUGURATION DE L'HÔPITAL DE SAINT-ÉLEUTHÈRE Le 19 mars 1947 ont eu lieu les fêtes d\u2019inauguration du nouvel hôpital de Saint-Eleuthère.L'édifice, qui est de pierre, s'élève au miliey des montagnes; il est à l\u2019épreuve du feu.Sa capacité est de 50 lits.Le bureau médical est composé du docteur T.Ouellet, d\u2019Estcourt, du docteur Bouffard, de Rivière-Bleue et du docteur Monette, de Saint-E'euthère, qui a été choisi comme surintendant.BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL DE JOLIETTE Au début de l\u2019année, le bureau médical de l'hôpital Saint-Eusèbe de Joliette s\u2019est réuni pour élire ses officiers et passer en revue les activités de l'institution pour l\u2019année terminée.Les officiers suivants ont été élus: président: le docteur Joseph Lafortune; vice- président: le docteur J.-E.Forest; secrétaire: le docteur C.-A.Roussin.Le président sortant de charge était le docteur Albert Geoffroy. A ES es aa Roi qe ey 5 \u201cLE FRENATEUR DU VAGUE\u201d Chaque comprimé contient: ; INDICATIONS .; POSOLOGIE .Maladies nerveuses, épilepsie, né- 1 3 3 comprimés par jour.Boro-potassium tartrate .0.20 vrose, danse de St-Guy, convulsions.; ; Modérateur de l'éréthisme nerveux.PRÉSENTATION Phénobarbital .0.05 .2 .Traitement préventif du mal de Tube de 20 comprimés.Extrait de hyocyamus .0.005 mer, du mal d\u2019auto, du mal d\u2019avion.Flacon de 100 et 500 comprimés.Echantillon médical et documentation complète envoyés aux médecins sur demande.Préparé par les Laboratoires Mexyl, Genève, SUISSE.2027, Ave.du Collège McGill Représentants exclusifs pour HERDT & CH ARTON, IN .Montréal le Canada: 512 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 ASSEMBLÉES RÉGIONALES AU CANADA, DE L'\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d Deux assemblées régionales de l\u2019« American College of Surgeons » se tiendront au Canada en avril, l\u2019une à Vancouver, les 21 et 22, et l\u2019autre à Winnipeg, les 28 et 29 du même mois.Parmi les sujets au programme, on note: le cancer d\u2019estomac; les progrès de l\u2019anesthésie ; la chirurgie réna\u2019 e; la chirurgie du goitre en présence du thiouracil; l\u2019occlusion intestinale; les fractures; les antibiotes en chirurgie; la chirurgie du cou et la prophylaxie de l\u2019embolie pulmonaire.++ ACTIVITÉS POUR L'ANNÉE 1946 DE LA SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE | DE MONTRÉAL Il y a eu trois réunions de la Société de Gastro- Entérologie durant l\u2019année 1946.La première réunion eut lieu le 28 février 1946, à l'hôpital Notre-Dame, sous la présidence du docteur Roger Dufresne.Travaux présentés: 1\u2014Dr Yves Chaput: Un cas de tumeur gastrique \u2014 Diagnostic différentiel ; 2\u2014Dr Valmore Latraverse: Méthode nouvelle de l'examen radiologique de la région cardio-æso- phagienne; 3\u2014Dr Arthur Vallée: Un cas de fistule duodéno- colique; 4\u2014Dr René Rolland: Les péripéties d\u2019un cas d\u2019hématémèse due à un ulcère postopératoire chez une malade gastro-entérostomisée.La deuxième réunion fut tenue à l\u2019hôpital Notre- Dame, en juin.Le conférencier invité était le professeur Maurice Chiray, de Paris.Le sujet traité était: «Radio-diagnostic du cancer d\u2019estomac par l\u2019emploi de la morphine: utilité pour diagnostic.» La troisième réunion eut lieu également à l\u2019hôpital Notre-Dame et fut tenue conjointement avec la Société Médicale de Montréal.Les travaux présentés étaient les suivants: 1\u2014Dr René Rolland: Considérations sur quelques cas de gastroscopie ; 2\u2014Dr Yves Chaput: Tumeur de la face postérieure de l'estomac; 3\u2014Dr Alb.Jutras: Signification radio-clinique de gaz dans les voies biliaires; 4\u2014Dr Paul Letendre: Considérations sur le mélanome du rectum avec présentation de trois cas.ee ++ SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Mardi, le 11 mars 1947, à l\u2019Université de Montréal.la Société de Biologie tint sa réunion régulière.Au programme : « Recherches préliminaires sur le mode d'action d\u2019un adjuvant lipoïdique de l\u2019immunité», par MM.M.Panisset, E.Mankiewicz et J.Lapierre (Institut de Microbiologie et d'Hygiène) ; « Localisation sélective des cellules A et B par ligature du pancréas), par M.A.Sergeyeva (Institut d\u2019Anatomie Pathologique).LE DOCTEUR JEAN-MARIE ROUSSEL A L'HEURE DE BIOLOGIE Jeudi, le 20 février, à 5 heures p.m., dans l\u2019Amphithéâtre H-404 de l\u2019Université de Montréal, le docteur Jean-Marie Roussel, sous-directeur du Laboratoire Médico-Légal de la Province de Québec, traita du « Sang en médecine légale ».HEURE DE BIOLOGIE ORGANISÉE PAR LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL La deuxième série dé conférences de l\u2019Heure de Biologie a débuté le 27 février, à 5 heures p.m., dans l\u2019Amphithéâtre H-404 de l\u2019Université de Montréal.Les conférenciers au programme et les sujets traités étaient les suivants: 27 février \u2014 Dr N.Bouziane: les groupes sanguins; 6 mars \u2014 Dr Albert Bertrand: La transfusion et le facteur Rh; 13 mars \u2014 Dr Jos.-Luc Riopelle: Le sang dans les anémies.La transfusion et Le 17 avril, le docteur Jacques Bruneau traitera du «Sang dans l\u2019état de choc».LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La seconde réunion de la Société de Chirurgie de Montréal eut lieu à \"l'hôpital Notre-Dame, mercredi le 5 mars 1947, à 4.30 heures p.m.; cette séance fut présidée par le docteur G.-E.Hébert.Communications au programme: a) Deux cas de lobectomie bilatérale.Présentation de malades: Docteur Georges Deshaies.b) Observation sur un cas de sarcome du mésentère : Docteur Rosaire Lauzer.c) Fractures du coude chez l\u2019enfant: Docteur Gaston Caisse.LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL La seconde réunion de la Société de Phtisiologie de Montréal eut lieu à l\u2019Institut Bruchési, vendredi le 28 février 1947, à 9 heures du soir. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AML.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 XLVII sous forme d'onguent! La Crème de Tyrothricin TYRODERM' est particulièrement destinée au traitement de diverses affections cutanées.Mise au point par la Division des Recherches Médicales de Sharp & Dohme, cette Crème contient 0.5 mg.(500 microgrammes) de tyrothricin stable au gramme dans une base émolliente spéciale.Le tyrothricin contenu dans la Crème de Tyrothricin TYRODERM\u2019 est stable .il possède environ le même degré de spécificité bactéricide que la pénicilline .il reste en contact avec la région sous traitement pendant une période prolongée .il agit rapidement.La Crème de Tyrothricin \u2018TYRODERM\u2019 est indiquée dans le traitement des dermatoses telles que l'acnée vulgaire, l'impétigo, la dermite végétante, les dermites eczémateuses infectieuses et autres dermatoses causées par les organismes Grams positifs.Cette ¢réme est aussi très utile dans le traitement des ulcères variqueux ou ischémiques et des plaies de lit, de certaînes plaies post-opératoires accessibles, de petites brûlures du second et du troisième degrés .Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.Creme de Tyrothricin F me.Présentée en tubes de 1 once et en pots de 1 livre 514 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le programme était le suivant: 1l\u2014A propos d\u2019un cas de tuberculose compliquée de syphilis: Dr Ruben Laurier (hôp.du S.-Ceeur).2\u2014Le pneumothorax spontané : Dr A.-M.Cholette (Institut Bruchési).3\u2014Technique modifiée de thoracoplastie : Dr Gérard Rolland (hôp.du S.-Ceeur).La troisième réunion de la Société de Phtisiologie de Montréal eut lieu à l\u2019Institut Bruchési, mardi le 25 mars, à 8.30 heures p.m.Le programme était le suivant: 1 \u2014Processus comparé de la bronchectasie par corps étrangers chez l\u2019adulte et l\u2019enfant \u2014 deux cas: Dr V.Latraverse (hôpital N.-Dame).2 \u2014Clinique ambulante de tuberculose dans les Unités de Comté: Dr Gérald Leclair (Clinique ambulante de la P.Québec).3.\u2014Classification des lésions tuberculeuses pour fins industrielles: Dr Philippe Landry (Ligue antituberculeuse de Montréal).4 \u2014Insuffisance cardio-respiratoire après opérations thoraciques: Dr Fernand Grégoire (hôp.du S.-Cœur).+ ++ DÉLÉGUÉS AU CONGRÈS MONDIAL DE LA SANTÉ Les docteurs Léon Gérin-Lajoie, président sortant de charge, Wallace Wilson, de Vancouver, président actuel, et T.C.Routley, de Toronto, secrétaire général de l\u2019Association Médicale Canadienne.représenteront cette association au congrès mondial de la santé qui se tiendra à Paris, fin septembre et début d\u2019octobre 1947.ee ee CONFÉRENCE PAR LE DOCTEUR ADRIEN PLOUFFE, À VALLEYFIELD Le docteur Adrien Plouffe, hygiéniste de Montréal.a été le conférencier au déjeuner du club Rotary de Valleyfield, le 10 mars.Il a été présenté par le docteur O.-E.Caza.NOUVELLES DE PARIS Séance inaugurale à l'Académie de Médecine L'année 1947 s\u2019est ouverte à l\u2019Académie de Médecine de Paris par l\u2019allocution de M.Rouvillois, président sortant de charge, et par celle de M.Jolly, le nouveau président.Cette séance eut lieu le 7 janvier.Elections à la Société des Chirurgiens de Paris Lors de la séance tenue le 20 décembre 1946, la Société des Chirurgiens de Paris a choisi son bureau pour 1947.Le voici: président: M.Louis Lamy; vice-président: M.Raphaël Massart; secrétaire général: M.Vidal-Naquet; secrétaire général adjoint: M.Soubrane; secrétaire des séances: MM.Busser et Chabrut.Prix décerné au professeur Félix Dévé L\u2019Académie de Médecine vient de décerner le prix scientifique le plus important en France, le prix Albert ler de Monaco.Ce prix biennal d\u2019une valeur de 100,000 francs a été attribué au professeur Félix Dévé, de Rouen, pour ses travaux sur l\u2019échinococcose.Nouveau chirurgien des hôpitaux de Paris Le 6e concours de 1946 pour une place de chirurgien des Hôpitaux de Paris s\u2019est terminé par la nomination de M.Pierre Lance, fils du docteur Marcel Lance, orthopédiste réputé.Faculté de Paris Le Conseil de la Faculté a présenté: pour la chaire d\u2019anatomie: M.Olivier, en remplacement de M.Rou- vière; pour la clinique des maladies infectieuses: M.Mollaret, en remplacement de M.Lemierre; pour la chaire de pathologie et thérapeutique générales: M.de Gennes, en remplacement de M.Baudoin.Journées Médicales Annuelles de Broussais La clinique propédeutique de Broussais reprend pour la seconde année ses Journées Médicales Annuelles.Ces trois journées, consacrées aux acquisitions médicales récentes, auront lieu les 16, 17 et 18 mai 1947.Le professeur Pasteur Vallery-Radot en est le créateur et c\u2019est lui qui, à la fin de ces trois journées, tirera les conclusions et donnera une vue d\u2019ensemble des problèmes étudiés.Election à l'Académie des Sciences A la séance du 17 février 1947 de l\u2019Académie des Sciences de Paris eut lieu l\u2019élection \u2018d\u2019un membre libre, en remplacement de M.Martin, décédé.M.Jacques Tréfouel, directeur de l\u2019Institut Pasteur, a été élu au second tour de scrutin, par 34 voix contre 23 à M.Piéron et 2 à M.Paul Lévy. XLVI L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 EXTRAITS GLANDULAIRES TOTAUX ou ASSOCIES (Syncrines) sé 2 4 = En comprimés .et en i a LE 5 _ ampoules injectables ss Lo Do umentation et échantillon médical > = sur demande Se 5 =, > sr il, I 3 si i 2 3 4 0 75 Pd se = qu À + a = RY Na 2 = Si i Es ce Fe i A.Co ; ie as # = 2 Sa > es, 2 x, £5 RR Ty FR OID 5x3 Wp, Cc\u2019 i Bi ve i LA $ Di fi ji i A DV / pe &; ; iS LU soi i i + Va 25 i > A 2 5 + a by if by 2% MCR 0 ENA 23 ge 1 * 5 Li oa 2 Es i A ie 2% 3 # \u20ac A z 2 i 0 2 > 7 2 >, 3 7 2 5 Zz, ; : pe es 2 % e Pituita,, A 4% 25s > Oo ne i BS 2 se < % #1 i 3 pl x Uy > i i À | = 56 EE 5 a ÿ pe { 2 = on i > B po it ra i i 5, a ju Le pe È PA a 2 i a - f} hr Ce LS 4 Représentants exclusifs au Canada: à, Fu ; HERDT & CHARTON, INC va i MONTREAL Tél.LAncaster 4285* 2027, Avenue du Collège McGill - .x 516 Leçon inaugurale du professeur Henri Desgrez Récemment eut lieu la leçon inaugurale du professeur Henri Desgrez, à la chaire de radiologie médicale.Une épée d'honneur au professeur Henri Mondor Les élèves et les amis du professeur Henri Mondor.membre de l\u2019Académie française, ont ouvert une souscription pour lui offrir une épée d'honneur à l\u2019occasion de son discours de réception à l\u2019Académie.La Société Française de Pathologie Respiratoire .Cette nouvelle société a tenu sa première réunion scientifique le 9 mars 1947.Elle a pour but de grouper ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019étude des maladies non tuberculeuses de l\u2019appareil respiratoire.L\u2019organe de la Société sera: Le Journal français de médecine et de chirurgie thoraciques.Le Bureau pour 1947 est ainsi composé: président : M.P.Ameuille; vice-présidents: MM.P.Jacob et P.Pruvost; secrétaire général: M.R.Even ; secrétaires annuels: MM.J.Lecœur et J.-M.Lemoine; trésorier: M.F.Bordet.-\u2014- + LE \u201cBAL\u201d L\u2019hon.Paul Martin annonce que le ministère de la Santé nationale et du Bien-Etre socia\u2019 a mis un nouveau produit chimique.appelé BAL, à la disposition des ministères provinciaux de la Santé, pour stimuler la recherche d\u2019un traitement contre l\u2019empoisonnement causé par certains composés métalliques.Le BAL (British anti-lewisite) a été produit pendant la guerre comme antidote aux gaz arsenicaux.On s\u2019est aperçu, depuis, qu\u2019il était efficace dans les cas d\u2019arsenicisme grave.Il est également utile pour le traitement des intoxications par le mercure chez l\u2019homme, et par lé zinc, l\u2019antimoine, et, dans une certaine mesure, les chromates, chez les animaux de laboratoire.T1 est efficace aussi dans les complications du traitement antisyphilitique.Réalisé d\u2019abord par des savants britanniques, le BAL a été étudié aux Etats-Unis par le Dr Harry Engle.chirurgien senior des services d'hygiène publique.Au Canada, outre les études faites par les ministères provinciaux, des recherches seront entreprises par les services médicaux des différentes armes, le ministère des Affaires des anciens combattants et le Laboratoire d\u2019hygiène industrielle du ministère de [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 la Santé nationale et du Bien-Etre social.Les rapports sur l'efficacité clinique du BAL reçus par le ministère fédéral seront compilés par le Dr B.D.B.Layton, chef de la Division de la lutte-antivénérienne.Dans les cas de dermatite arsenicale, le BAL arrête généralement les progrès de l\u2019inflammation, -aceélère la guérison, et réduit le temps passé à l\u2019hôpital.Les essais cliniques dans les cas aigus d\u2019empoisorinement par le subl:mé corrosif ont donné un taux é'evé de guérisons.Les provisions de BAL ont été fournies au ministère de la Santé nationale et du Bien-Etre social par les laboratoires de la guerre chimique du ministère - de la Défense nationale; elles ont été transformées pour fins de recherches par les Laboratoires Con-* : naught, 4 Toronto.INSTITUT NATIONAL DU CANCER Le docteur J.L.Little, secrétaire exécutif du comité provisoire de l\u2019Institut national du Cancer du Canada, annonce que les directeurs par intérim de cet Institut se réuniront à Ottawa, le 4 mars prochain.On s\u2019attend que les directeurs élaborent les plans d\u2019un relevé complet de la situation relative au cancer, au Canada, en accordant une attention spéciale à l'importance des recherches qui se poursuivent ou sont envisagées.L\u2019octroi d\u2019une somme de $450,000.qu\u2019ont autorisé il V a une dizaine de jours les fidéicommissaires de la Caisse anticancéreuse du Jubilé d\u2019argent du Roi George V, a stimu'é une action immédiate de la part de l\u2019Institut.= En discutant sur les recherches, les directeurs cons\u2018déreront probablement que des enquêtes seront éventuellement faites dans toutes les sciences qui ont trait à la croissance, ce qui comprendra l\u2019histopatho- logie, la virologie, la génétique, la physique, la chimie, la physiologie des hormones, l\u2019_épidémiologie, la morphologie cellulaire, la phytopathologie et la sérologie.À la réunion, on discutera tous les détails de la constitution en société et.en plus d\u2019examiner les recherches, les directeurs é'aboreront les moyens de porter à la connaissance de la profession médicale tous les plus récents progrès réalisés dans le diagnostic et le traitement.On s'occupéra aussi des études sta- tistques sur le cancer.Le travail de la Société canadienne du Cancer se trouvera grandement renforcé par l\u2019organisation de l\u2019Institut national du Cancer.La Société gardera ses membres au courant de toutes les réalisations de l\u2019Institut.L'Institut national du Cancer qui préparera la stratégie de la lutte sans merci contre cette maladie, laquelle occupe le deuxième rang parmi les dangers d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 pLus GRANDE QUIÉTUDE D'ESPRIT PEnoant LES MENSTRUATIONS Il est plutôt difficile à la femme (au moment de ses menstruations) d\u2019éviter un sentiment de dépression et de tension nerveuse, de même qu\u2019une plus grande irritabilité envers son entourage.C\u2019est pourquoi elle sera d\u2019autant plus reconnaissante pour toute suggestion pouvant alléger son fardeau.En lui conseillant l\u2019emploi du tampon TAMPAX, vous pouvez améliorer l\u2019état d\u2019esprit de votre patiente au moment de ses menstruations.Vous lui ferez remarquer que les tampons TAMPAX (différents d\u2019autres tampons) offrent les avantages suivants: .protection INTERNE parfaite .absence d\u2019irritation périnéale .élimination d\u2019odeur désagréable Vous pouvez assurer vos patientes que beaucoup de femmes s\u2019aperçoivent à peine de ea présence in situ.TAMPAX est si confortable.XLVII Pour répondre aux besoins variés de chaque femme, TAMPAX est disponible sous trois degrés d\u2019absorption: « Super», « Régulier » et « Junior ».Le coupon ci-dessous est a votre disposition.TAMPAX POUR UNE MEILLEURE PROTECTION MENSTRUELLE Publicité acceptée par \u201cThe Journal of the American Medical Association\u201d.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD., BRAMPTON, ONT.[J Auriez-vous I'obligeance de m\u2019envoyer des échantillons de Tampax sous les trois degrés d'absorption \u2014 ainsi que de la littérature?\"(lettres moulées) Nom .Adresse Ville 518 pour la santé publique au Canada, a été créé lors d'une conférence de savants, de médecins et autres personnages éminents, convoquée au cours du mois dernier par l\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.+ XIe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES PÉDIATRES DE LANGUE FRANÇAISE Le Congrès se tiendra à Lyon les 22, 23, 24 mai 1947, sous la présidence du professeur G.Mouriquand.Les sujets à l\u2019ordre du jour sont les suivants: 1\u2014Les rhumatismes chroniques de l\u2019enfance, rapport présenté par M.Lamy.2\u2014Les néoplasies malignes de la cavité générale dans l\u2019enfance (tumeurs nerveuses exceptées), rapport présenté par L.Caussade et M.Guil'e- minet.3\u2014Le traitement des méningites aiguës de l\u2019enfance (méningites tuberculeuses exceptées), rapport présenté par R.Martin.Le Congrès sera suivi d\u2019une excursion facultative à Mégève, Saint-Gervais et Chamonix, le dimanche et le lundi de Pentecôte (25 et 26 mai).Pour tous renseignements concernant le Congrès, s\u2019adresser au secrétaire général, le docteur J.Jeune, 24, Place Bellecour, à Lyon.++ ++ COURS DE PERFECTIONNEMENT Sur les techniques d'exploration cardiolo- gique clinique et instrumentale.(Paris, 12, 13, 14 et 15 mai 1947) Ce cours comportera des conférences et démonstrations pratiques faites à l\u2019amphithéâtre des cours et dans les laboratoires de la clinique médicale de la Pitié, par le professeur C.Lian, avec la collaboration de MM.E.P.Merklen, agrégé, médecin des hôpitaux, Facquet et Guy Tardieu, médecins des hôpitaux, Piette, pharmacien chef de la Pitié, A.C.Guillaume et J.J.Welti, anciens chefs de clinique, Fishgold, assistant d\u2019Electro-radiologie de la clinique de la Pitié, Baraige et Golblin, chefs de laboratoire, Ser- velle, ancien interne des hôpitaux de Strasbourg, G.Minot, ingénieur E.P.C., R.Périer et Sarrazin, internes de la clinique.Trois conférences ou démonstrations pratiques, le matin, de 9.30 h.à midi, trois l\u2019après-midi, de 4.30 à 7 heures; ainsi qu\u2019une visite dans les salles par les internes de la clinique, de 3 heures à 4 heures %.Les conférences et démonstrations pratiques porteront sur la radiologie du cœur (orthoradioscopie, té- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 léradiographie, radiokymographie, radioélectroky- mographie); l'électrocardio-scopie et graphie (dérivations périphériques, dérivations thoraciques, œsophagiennes; déflexion intrinsèque; borne centrale terminale; eonstante systolo-diastolique); la vectocardioscopie et graphie; la phonocärdioscopie et graphie; la gravare et l\u2019audition des disques d\u2019auscultation ; l\u2019audition collective des malades; la mesure de la pression intraventriculaire; le débit cardiaque; le rèbreathing et l\u2019éther dans le diagnostic des communications entre le cœur droit et le cœur gauche; le métabolisme basal; la mesure de la masse sanguine; la méthode graphique de Marey ; les techniques de mesure de la vitesse circulatoire; la mesure de la pression artérielle et de la pression veineuse; l\u2019artériographie et la veinographie; l\u2019auscultation clinique du cœur; l\u2019examen des sportifs; l\u2019exploration neuro-végétative en pathologie cardio-vasculaire.Ces conférences et démonstrations pratiques seront réservées aux médecins inscrits.Droits d\u2019inscription: 1,600 francs, soit 1,400 frs net, compte tenu de la diminution actuelle de 5% et de la diminution supplémentaire envisagée pour mars.Pour s'inscrire, envoyer un chèque ou un mandat de 1,400 frs.libellé à l\u2019ordre de la clinique, à l\u2019adresse suivante: Secrétariat de la Clinique Médicale de la Pitié, 83 boulevard de l'Hôpital, Paris XIIIe.Cette inscription donne droit à tous les avantages des médecins inscrits pour les conférences sur les actualités cardiologiques internationales, qui se dérouleront ensuite du 17 au 20 mai.Le Secrétariat de la clinique pourra sur demande donner tous renseignements sur le séjour à Paris.À l\u2019issue du cours de perfectionnement et des conférences, les médecins inscrits seront admis à faire un stage pratique dans la clinique.Un certificat d\u2019assiduité sera remis aux médecins ayant suivi le cours de perfectionnement.+ + CONFÉRENCES SUR LES ACTUALITÉS CARDIOLOGIQUES INTERNATIONALES (Paris, du 16 au 20 mai 1947) Ces conférences, organisées par le professeur C.Lian, auront lieu à l\u2019amphithéâtre des cours de la clinique médicale de la Pitié, du 16 au 20 mai 1947, sous la présidence d'honneur des professeurs Laubry, Clerc et du docteur L.Gallavardin.Elles seront au nombre de 3 le matin, de 9.30 h.& midi, et de 3 l\u2019après-midi, de 4.30 à 7 h.Toutes les leçons seront réunies en un volume: Les actualités cardiologiques internationales.La matinée du dimanche 18 mai sera consacrée à la réunion de la Société Française de Cardiologie, et vie dites sine Amd SE TE Le A » HOST MEXYL FORMULE: Glycérophosphate Manganése .0.01 Sulfate de cuivre .0.0002 Sodium Glycérophosphate .0.1 Procaine .0.02 Méthylarsinate de Soude .0.05 EauBidist.Ad.2.cc.(Injection intramusculaire) INDICATIONS: Anémies, amaigrissements et pertes d'appétit Tuberculose et affections cachectisantes Fatigue générale, surmenage Dermatoses chroniques POSOLOGIE: Selon les cas, administrer une ampoule par jour ou tous les deux jours, en injection intramuseulaire lente.PRÉSENTATION: Boîte de 10 ampoules de 2 c.c.Boîte de 5 ampoules de 2 c.c.Echantillon médical et documentation compléte envoyés aux médecins sur demande.Préparé par les Laboratoires Mexyl, Genève, SUISSE Représentants exclusifs pour le Canada: HERDT & CHARTON INC.2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL MONTREAL 520 suivie d'un banquet en l'honneur des cardiologues étrangers et français ayant participé aux conférences.Les conférenciers appartiendront aux nations suivantes: Amérique Latine: Chili, Cuba, Mexique, République Argentine, Uruguay, etc.; Amérique du Nord: Canada, Etats-Unis; Furope: Angleterre, Belgique, France, Hollande, Portugal, Roumanie, Suède, Suisse, Tchécoslovaquie, Turquie, Yougoslavie, etc.Cette liste n\u2019est pas limitative, car des cardiologues d\u2019autres nations n\u2019ont pas encore répondu à l\u2019invitation qui leur a été adressée.Les conférences seront publiques et gratuites.Toutefois les auditeurs inscrits bénéficieront d\u2019avantages spéciaux.Droits d\u2019inscription: 600 frs, soit 500 frs net, compte tenu de la diminution actuelle de 5% et de la diminution supplémentaire envisagée pour mars.Pour s\u2019inscrire, envoyer un chèque ou un mandat de 500 frs, à Mademoiselle Hure, salle Béclard (A.D.R.M.), à la Faculté de Médecine de Paris, 12, rue de l\u2019Ecole de Médecine, Paris VIe.Les auditeurs inscrits auront les avantages suivants: ils recevront le programme détaillé des conférences, et un résumé en français des rares conférences faites dans une langue étrangère, ainsi qu\u2019un certificat d\u2019assiduité aux conférences; ils auront des places réservées dans les premiers rangs de l\u2019amphithéâtre des cours; ils seront invités à souscrire au volume réunissant les conférences et en recevront un exemplaire imprimé à leur nom.Le Secrétariat de la Clinique Médicale de la Pitié, 83, Boulevard de l\u2019Hôpital, Paris XIIIe donnera, sur demande, tous les renseignements destinés à faciliter le séjour à Paris.+ + DIMINUTION DE 78 p.c.DANS LES DECES DUS AUX 5 PRINCIPALES MALADIES CONTAGIEUSES De 1926 à 1945, la mortalité par typhoïde, rougeole, scarlatine, coqueluche et diphtérie, maladies contagieuses majeures, est diminuée de 78.0 pour cent dans la province de Québec.Ce sont des maladies perfides qui ont souvent des conséquences funestes pour l\u2019organisme et qui requièrent l\u2019intervention de l\u2019hygiène avant, pendant et après leur apparition.En effet, la médecine préventive permet, dans la majorité des circonstances, de les éliminer.Aujourd\u2019hui, vaccins et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterN AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 sérums nous préservent de la plupart de ces affections d\u2019une façon extrêmement satisfaisante, sauf, peut-être, dans le cas de la rougeole.Pendant et après l'infection, fréquemment, les mesures d\u2019hygiène sont les plus efficaces.Mentionnons de ce chef l\u2019isolement et l\u2019alimentation de la victime et ensuite la désinfection du malade et de ce qui lui sert quotidiennement, etc.Dans tous les cas, la convalescence doit être bien surveillée.Les hygiénistes insistent tout particulièrement sur l'importance de prévenir des complications, toujours à craindre.C\u2019est grâce à la diffusion de l'hygiène et de la médecine préventive que les épidémies ont diminué depuis une vingtaine d\u2019années dans des proportions remarquables, comme l\u2019indiquent les statistiques de la mortalité que vient de compiler le démographe de la province: les décès par typhoïde accusent, à eux seuls, une diminution de 71.1 pour cent, étant passés | de 9.0 qu\u2019ils étaient en 1926 à 2.6 par cent mille de population en 1945.Durant cette période (1926-1945), c\u2019est la coqueluche qui manifeste la régression la plus accentuée: la mortalité de ce chef décroît de 23.1 par cent mille de population à 2.7, soit une diminution de 88.3 pour cent.Viennent ensuite la rougeole, 14.6 par cent mille à 25, réduction de 82.9 pc.; la scarlatine, 6.0 à 1.6, réduction de 73.3 p.c.; et la diphtérie.14.0 à 5.3, réduction de 63.1 p.c.Quant à la tuberculose.pendant cette même période, les décès accusent une diminution de 43.9 pc.Alors qu\u2019elle avait atteint 127.9 par cent mille de } î population en 1926, elle n\u2019est plus que 718 en 1945.| Les morts dues aux pneumopathies se révèlent également moins nombreuses puisque leur taux est maintenant de 51.9 par cent mille alors qu\u2019il était, en 1926.de 127.9: c\u2019est un déclin de 43.9 p.c.La grippe, elle-même, se fait beaucoup moins meurtrière.On observe qu\u2019elle a diminué de 81.7 p.c.depuis quelque vingt ans.De 81.3 qu\u2019il était en 1926, le taux est tombé à 13.8 en 1945.Devant de tels résultats, il convient de reconnaître le rôle humanitaire de l\u2019hygiène et de la médecine préventive.Continuons de travailler énergiquement à la diffusion, au sein de la population, des notions indispensables à la protection de la santé afin d\u2019assurer à notre peuple le bien-être au triple point de vue physique, intellectuel et moral.Voilà ce qu\u2019ambitionne le ministère provincial de la Santé, que dirige l\u2019honorable Dr J-H.-A.Paquette. 8 à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LI {-_ EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014 (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham Oscar Masse NAPOLEON TREMBLAY .$1.50 LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 Geneviève de la Tour Fondue Paule Régnier RETOUR À LA VIGIE .$1.00 L'ABBAYE D'ÉVOLAYNE .$1.25 Geneviève de la Tour Fondue Raymonde Vincent MONSIEUR BIGRAS .$1.25 CAMPAGNE .+ - - - $1.25 Louis Fréchette Raymonde Vincent » .- .1.ORICINAUX ET DETRAQUES .$1.25 BLANCHE $1.25 i René Bazin Edmond Grignon MAGNIFICAT .$1.25 EN GUETTANT LES OURS .$1.25 Colette Yver Louis Fréchette, etc.CHER CŒUR HUMAIN .- .$1.25 CONTES D\u2019AUTREFOIS .$1.25 COMMENT S\u2019EN VONT LES REINES .$1.50 Léon Blo LES DAMES DU PALAIS .$1.75 yo, LES SABLES MOUVANTS » .$1.75 LE DESESPERE .$1.25 PRINCESSE DE SCIENCE .$1.75 Z.-B.Markevitch UN COIN DU VOILE .$1.25 STEPPES D'UKRAINE .$1.00 VOUS SEREZ COMME DES DIEUX .$1.35 LITTÉRATURE H.de Balzac ; Léo-Pol Morin TRAITÉ DE LA VIE ÉLÉGANTE .$1.25 MUSIQUE .- .$200 Marie de Villers ; Guy Sylvestre RÉPONSE À DESESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .- .$1.00 FILLE .8$075 Marius Barbeau Léon Chancerel L\u2019HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRECHETTE .$1.25 HISTOIRE René Grousset Henri de Kerillis HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 DE GAULLE DICTATEUR .$2.00 Jean Bruchesi Léon Marchal .HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, DE PETAIN ALAVAL .$1.50 Kenneth Pendar : 2 vol.2.22.$2.50 .LE DILEMME FRANCE-ETATS-UNIS .$2.50 Léon Marchal Ernest Gagnon VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 LOUIS JOLLIET .$2.00 Abbé Charles Journet Major Sévigny VUES CHRÉTIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE À L\u2019ENNEMI .$1.25 Louis Rougier Major Poulin LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 696 HEURES D\u2019ENFER avec le Royal 22e .$1.35 EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES LIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Ca plis tee crnovition dons 6 Pyribenzamine Deux nouvelles spécialités indiquées Une expérience clinique étendue a prouvé, à un degré très encourageant, l'efficacité de la PYRIBENZAMINE dans la prophylaxie et la thérapeutique des affections allergiques telles que le rhume des foins, l'urticaire, l'asthme bronchique périodique, le prurit, etc.POSOLOGIE A DU LT ES: Commencer le traitement par 1 comprimé quatre fois par jour, après les repas de préférence.Une fois les symptômes disparus, réduire la posologie à l comprimé deux fois par jour ou 2 comprimé quatre fois par jour.ENFANTS: Chez les enfants en bas âge, on détermine la posologie en proportion du poids somatique.Chez les plus âgés, environ la moitié de la dose pour adultes donne généralement de bons résultats.DOCUMENTATION DETAILLEE SUR DEMANDE PRESENTATION COMPRIMES & 50 mgms., flacons de 50 et 500. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 L oii dor Boomsma Antistine dans la thérapeutique allergique L'ANTISTINE possède sensiblement les mêmes indications que la PYRIBENZAMINE.Mais, sur\u2018cette dernière, elle jouit d'un avantage important: elle est le seul antihistaminique présenté sous forme d'ampoules pour usage parentéral.De plus, chez certains sujets, le recours à l'ANTISTINE s'avère indispensable: sans déclencher les effets secondaires associés à l'emploi de tout autre antihistaminique, elle soulage les symptômes allergiques.| POSOLOGIE VOIE INTRAMUSCULAIRE OU INTRAVEINEUSE LENTE: 1 a 2 c.c.trois fois par jour.(Pratiquer très lentement l'injection intraveineuse\u2014 durée de 2 à 4 minutes par ampoule.) ADMINISTRATION BUCCALE: En moyenne, l comprimé trois fois par jour au moment des repas; au besoin, jusqu'à 6 comprimés par jour, avalés avec un peu de liquide ou dissous auparavant dans de l\u2019eau.: DOCUMENTATION DÉTAILLEE SUR DEMANDE PRESENTATION AMPOULES de 2 cc.renfermant 0.1 Gm., boîtes de 5, 20 et 100.COMPRIMES à 0.1 Gm., flacons de 50 et 500. LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 | HAUTE VALEUR \u2014_ = = Z Le cri annonciateur, la chute, la contraction des machoires, les contractures toniques et cloniques, l\u2019incontinence d\u2019urine \u2014 toutes ces manifestations céderont au DILANTIN SODIUM.L\u2019E.E.G.(élec- troencéphalographie) peut déceler la commotion cérébrale pathologique; cependant, il est possible d'éviter à l'épileptique ces crises terrifiantes.Les DILANTIN SODIUM KAPSEALS * repré- 4 À SYMBOLE DI sentent un puissant anti-convulsivant plutôt | qu\u2019un hypnotique déprimant.Ils permettent à l\u2019épileptique de mener une vie plus normale et plus utile, tout en lui offrant une sensation de sécurité.§ DILANTIN SODIUM KAPSEALS \u2014 un autre produit remarquable dans le traitement d\u2019une affection spécifique; une autre de la longue série des préparations Parke-Davis qui ont créé, en raison des services rendus à la profession médicale, un symbole de haute valeur en thérapeutique médicale \u2014 MEDICAMENTA VERA.\u201c DILANTIN SODIUM KAPSEALS (diphnylhydantoin sodium) contenant 0.03 gm.(1% grain) et 0.1 gm.(1% grain), sont offerts en flacons de 100, 500 et 1000.La dose individuelle est déterminée selon la gravité du cas.* Nom dénosé.Q = PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD., WALKERVILLE, ONT.= L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXII Accouchement Facile Demerol, l\u2019analgésique synthétique efficace, antispasmodique et sédatif, diminue rapidement et d\u2019une façon efficace l\u2019intensité des douleurs de l\u2019accouchement sans danger pour la mère et l\u2019enfant.Le médicament n\u2019affaiblit pas les contractions utérines, ne prolonge pas la durée du travail et ne cause aucune complication du postpartum.Les mauvais effets sur le nouveau-né sont pratiquement nuls; aucune insuffisance respiratoire ou asphyxie en raison d\u2019une analgésie trop forte de la mère.La simplicité d\u2019administration est une autre caractéristique remarquable de ce produit.Présentation: Pour injection (50 mg.par c.c.) ampoules (2 cc.) et fioles (30 cc.) et pour administration orale en comprimés (50 mg.).Avertissement: Susceptible d\u2019accoutumance.Sujet aux lois canadiennes sur les stupéfiants.Chlorhydrate de Démérol DEMEROL, Marque de commerce enregistrée Marque du chlorhydrate de meperidine (isonipecaine) Documentation sur demande WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: \u2018 MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott \u201c Immeuble \u201cDominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal. Le nouveau bact NY Le pansement soluble Furacin est avantageusement utilisé dans le traitement des cas suivants: prophylaxie et traitement des plaies superficielles infectées; infection de brûlures aux deuxième et troisième degrés; furoncles et abcès consécutifs à une intervention chirurgicale; ulcères variqueux infectés: ulcères superficiels infectés des diabétiques; infection AY ._ secondaire de l\u2019eczéma; impétigo des enfants et des adultes; traitement préparatoire de la Er, 7 greffe épidermique; ostéomyélite accompagnée er Zz de fractures composées; infections secondaires Jd 7 Le aux dermatomycoses, \u2018 le Le e e ° .PANSEMENT SOLUBLE FURACIN- Furacin \u2014 le plus moderne des bactéricides \u2014 fait \u2018partie des nitrofurans.Il est efficace envers plusieurs micro-organismes Gram-négatifs et Gram-positifs, aussi bien in vivo 2 que in vitro3, 4; son spectre bactéricide se compare favorablement avec ceux d\u2019autres agents bactéricides.Sa toxicité est peu élevée; il est efficace en présence d\u2019exsudation de plaies; sa stabilité est parfaite.Son degré de sensibilisation est faible.Le pansement soluble Furacin contient 0.2% de ce nouveau bactéricide (5-nitro- 2-furaldehyde semi- carbazone), dans une base anhydre soluble composée de \u201ccarbowax\u201d (75%) et de glycol de propylène (25%).Cette préparation se fond à la température du corps; sa faible tension superficielle favorise sa pénétration dans toutes les parties des plaies.Soluble dans l\u2019eau, Cale L Cg, il se mêle à l\u2019exsudation des plaies, pénétrant dans les poches sanguines ou de pus.Il n\u2019est aucunement \" préjudiciable à I'épiderme; non irritant pour les tissus NORWICH NEW YORK et ne retarde pas la cicatrisation des plaies.Accepté par le \u201cCouncil on Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association\u2019.Pour plus de renseignements, écrivez au Directeur Médical à notre succursale au Canada, 77 ouest, rue Wellington, Toronto, Ont.1, Neter, E., & Lambarti, T.G., Am.J.Surgery.In press.2.Snyder, M.L., Kiehn, C.L., & Christopherson, J.W., Military Surgeon 97:880, 1945.3.Dodd, M.C., & Stillman, W.B., J.Pharmacol.& Exper.Therap.82:11, 1944.4.Cramer, D.L., & Dodd, M.C., J.Bacteriology 15:293, 1946.5.Krantz, J.C., & Evans, W.E., J.Pharmacol.& Exper.Therap.85:324, 1945.MAINTENANT EN VENTE AU CANADA CHEZ VOTRE FOURNISSEUR HABITUEL a {prescrivant un SUPPORT SPENCER pour hernie du disque intervertébral vous pouvez déterminer: degré de rigidité, hauteurs, longueurs, le support étant dessiné spécialement pour votre patient \u2018apports dorsaux Spencer dessinés spécialement pour les fem mes et l'homme photographiés.Il ferme en avant, au moyen ?courroies très fortes et de boucles à fermeture automatiqu @ qui permettent un ajustement indépendant à divers points.e support dorsal se fait avec ou sans bretelles.Il peut aussi être lacé au dos, tel qu\u2019illustré à droite.Il ne cède ni ne (iss sous la tension.Vous êtes occupé! Dites-nous simplement ce que vous voulez; nous vous épargnerons toute inquiétude au sujet du dessin, de l\u2019ajustage, du confort et de la satisfaction du patient.Cela est possible parce que: Chaque support Spencer est individuellement dessiné, taillé et fait, dans nos ateliers de Rock Island, après qu\u2019une corsetière a pris une description du corps ainsi que 15 mesures ou plus.Pour atteindre une marchande de supports Spencer, consultez le bottin du téléphone, sous \u201cCorsetière Spencer\u201d, ou écrivez-nous directement.SUPPORTS ovover SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins TR A am an am an an a mh an en an em mn an An mn am mn an A an am am A mm am LS A mn SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, rset Spencer avec support abdominal et haut dans le 8.Il fut dessiné individuellement pour cette femme.\u20183 support abdominal intérieur est en tissu qui ne tire pas.Il s\u2019ajuste en un instant, à l\u2019extérieur du rset et sans déranger celui-ci.La tension du support Oxon.dominal porte sur la ceinture pelvienne \u2014 non pas Nom .2 2212 LL LL LL A LA La aa M.DT l\u2019épine dorsale, dans la région lombaire ou au- ssus.Il peut se faire aussi haut, dans le dos et en Rue ant, que vous le désirez Remarquez le support \u2018encer pour les seins, qui fut également dessiné indi- luellement pour cette femme.PE re an an an aw a= LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 PÉNICILLINE CRISTALLINE DANS DE L'HUILE ET DE LA CIRE Seringue en plastique.Seringue-cartouche métallique.(FORMULE DE ROMANSKY) UN AUTRE PROGRÈS L'emploi de la pénicilline cristalline dans de l\u2019huile d\u2019arachides et de la cire d'abeilles, selon la formule de Romansky, permet aux Laboratoires de mettre à la disposition de la profession médicale un produit amélioré possédant des avantages marqués.Administration facile \u2014 Le produit amélioré s\u2019écoule plus facilement dans l'aiguille hypodermique.Minimum de réaction locale \u2014 Grâce à la grande pureté de la pénicilline cristalline dans le mélange, les réactions locales sont réduites au minimum.PRÉSENTATION | PAQUET CONTENANT LA SERINGUE EN PLASTIQUE .Cet emballage comprend une Seringue-Cartouche B-D* en plastique, préte pour usage immédiat, avec une cartouche spéciale : contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 cc.d\u2019huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.La seringu: en plastique est jetée après emploi.PAQUET CONTENANT LA SERINGUE MÉTALLIQUE Cet emballage comprend une Seringue-Cartouche B-D* en métal, deux aiguilles No 20 stérilisées et une cartouche contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 ccd\u2019huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.La seringue en métal est destinée à servir indéfiniment avec des cartouches et des aiguilles de rechange.PAQUET CONTENANT UNE CARTOUCHE DE RECHANGE On peut se procurer séparément aux Laboratoires des cartouches de rechange contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 cc.d'huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.Ces cartouches sont fournies pour servir avec la seringue de métal.* Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada - L'UNION MEDIC e% Da Nero at.00¢ OÙ de cs E O se be eu THEIR A dd FY È : = 8 1 ë 3 © SB Xe ALE DU CANADA \u2014 Burien A M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LIX | LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BucterIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 o / GRACE AU CONTROLE PLUS RIGOUREUX DU MATERIEL A SUTURER Les chirurgiens toujours plus nombreux qui utilisent les sutureurs chirurgicaux Singer trouvent particulièrement précieux le contrôle rigoureux du matériel à suturer, qu\u2019offrent ces instruments.Leur fabrication exclusive permet l'alimentation continue, au moyen de la bobine dérouleuse, de tout matériel à suturer standard, par une légère pression sur l\u2019écrou constamment sous le pouce \u2014 éliminant le danger des bouts pendants susceptibles de contamination par contact avec les champs infectés.L'alimentation continue du matériel à suturer offre un rendement de suture sans précédent, diminuant considérablement le temps de suture dans les interventions chirurgicales.e Ces avantages découlent de l\u2019incorporation, en un seul instrument complet par lui- même, de l'aiguille, du manche, du matériel à suturer (de quelques aiguilles) et du tranchant sectionner.Plusieurs autres caractéristiques à LE SUTUREUR CHIRURGICAL remarquables se rattachent aux sutureurs Singer.Nous serons heureux de vous envoyer notre brochure descriptive renfermant tous les renseignements désirés.\u201cx Modèle À 3 \u2014 pour sutures générales - Modèle A12 | \u2014 pour sutures délicates.: LE EE RES 00 nv a a na SINGER SEWING MACHINE COMPANY Division du Sutureur Chirurgical 700 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada.Auriez-vous l\u2019obligeance de m\u2019enveyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée.cas oi ES LT EE PER Nom Adresse % | | Pp .5 .Nos plus nouveaux films sont maintenant disponibles (1) \u2018\u2019L\u2019Amélioration Ville Province du Syndrome Parkinsonien\u2019\u2019, et{2) \u201cLe Traitement des Névralgies Graves\u201d.Ra al gp cac ES Copyright Etats-Unis, 1946, par The Singer Manufacturing Company.Tous droits réservés pour tous pays.LU-47 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LX1 TRAITEMENT DES TROUBLES DU FOIE PAR LES DRAGEES ENTERIQUES ENTERYDINE (Autrefois Entero-Boldine) Recommandées contre les hépatites aiguës ou chroniques, et toute insuffisance biliaire, cause éventuelle de la constipation et de la jaunisse.Effectuent une dérivation nécessaire aux engorgements du foie, prévenant ainsi la lithiase biliaire qui en découle.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Sels biliaires .130 gm.Cascara Sagrada 0.65 gm.Eukinase .065 gm.Artichaut 0.65 gm.Pancréatine .065 gm.Phénolphtaléine .030 Em.Boldine pure .001 gm.MopE D'EMPLOI: Une ou deux dragées entre les repas ou deux dragées au coucher, suivant l\u2019avis du médecin.DRAGÉES GLUTINISÉES PYELOSE DIURETIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE INDICATIONS: Pyélites, pyélonéphrites, iithiases, cystites, cholécystites.Réalise la désinfection des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGEE CONTIENT: Mandalate de Calcium .06 gm.Phosphate d'Ammonium .06 gm.Hydrate de Terpine 03 gm.Acide Nicotinique .03 gm.Benzométhyloxyquinoléine .04 gm.PosoLOoGIE: Deux dragées trois fois par jour suivant l\u2019avis du médecin.CIRCULAIRES ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.Lagoraroires D ESAUTELS /asonnrones LIMIT ONTR AL [E ADA @ LXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLenn A.MLF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Quand des femmes sont-elles sans conredhil de sexe faible?.C\u2019est quand il s\u2019agit d\u2019anémie par carence en fer, comme l\u2019indiquent les constatations du National Research Council.L\u2019étude de nombreux rapports démontre leur accord remarquable \u2014 tous \u201cmontrent la prédominance considérable \u2026 d\u2019anémie par carence de fer (anémie hypochrome).pouvant s\u2019élever jusqu\u2019à 68% chez la femme adulte et de 9% à 72% chez la femme enceinte.\u201d! Contre les anémies de carence en fer quelle qu\u2019en soit la cause, le Ferrated Liver Concentrate Upjohn procure, dans un comprimé, les facteurs essentiels qui permettent l\u2019hématopoiese normale: Le sulfate ferreaux d\u2019assimilation rapide (approx.216 mg), Pextrait concentré de foie (approx.0.42 gm.), et les facteurs nécessaires du groupe vitaminique B (B,, B: et amide nicotinique).1.Bulletin National Research Council 109, Washington, D.C.(Nov.) 1943, pp.25-27.FERRATED LIVER CONCENTRATE C.C.T.En vente en comprimés drageifies, en flacons de 100 et de 500.Upjohn 3 \u2018TORONTOIONTA 384, Rue Adélaide, Ouest PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE DEPUIS 1886 \u2014.TT \u2014\u2014 v3 ow TI.He ry wl Ea.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 1 ! 4 1 1 ] 4 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXIIT LA STREPTORYCI En quantité su pisante La STREPTOMYCINE EST EFFICACE dans le traitement des cas suivants: infections des voies urinaires, bacté- riémie et méningite dues aux souches sensibles des organismes suivants: Escharichia coli B.lactis aerogenes Proteus vulgaris Ps.Aeruginosa (B.pyocyaneus) Klebsiella pneumoniae (bacille de Friedlander) TULAREMIE Toutes les infections dues a H.influenzae La streptomycine se montre aussi utile dans le traitement des affections suivantes, bien que le rôle exact de la streptomycine n'ait pas encore été bien défini : Tuberculose.Péritonite due à des bactéries sensibles.Pneumonie causée par le Klebsiella pneumoniae (Bacille de Friedlander).Abcès du foie dû à des bactéries sensibles à la streptomycine.Angiocholite causée par des bactéries pathogènes susceptibles.Endocardite causée par des bactéries pathogènes pénicillo-résistantes et des bactéries susceptibles à la streptomycine.Infections chroniques du poumon où prédomine une flore bactérienne sensible a la streptomycine.Empyème dû à des bactéries sensibles.(Chlorhydrate) STREPTOMYCINE MERCK FABRIQUEE AU CANADA MERCK & CO.LIMITED Fabricants Chimistes MONTREAL - TORONTO \u2014- V ALLEYFIELD LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (sans but lucratif) Excipient huileux \"TARACOL\u201d Pour prolonger l'action de la PENICILLINE (et 7 Vd .\u2018 .! \u2019 .d'autres médicaments) en injection intramusculaire.Le Service des Antibiotes de l'Institut de Microbiologie, cédant à la demande des praticiens, a mis au point et distribué le véhicule huileux ARACOIL préparé suivant la formule de Cohn.Effet de Prolongation.Ce Service de l'Institut n'a pas cessé d'étudier les effets thérapeutiques obtenus à l'aide d'ARACOL, de produits similaires et de mélanges à base de cire d'abeille.Ces recherches expérimentales et cliniques démontrent et confirment la valeur d'ARACOL pour le prolongement de l'action antibiotique de la Pénicilline et des médicaments.L'ARACOL 1 est: COMMODE.Il suffit de fluidifier ARACOL & la chaleur de la main.S'émulsionne instantanément si on observe scrupuleusement la technique recommandée.S'injecte aisément sans danger de briser les seringues.Une émulsion bien faite peut se conserver 24-48 heures à la glacière.INDOLORE.L'addition d'un analgésique rend l'injection indolore.Aracol se résorbe sans laisser de traces.ÉCONOMIQUE.Économise le temps du médecin par la réduction du nombre d'injections journalières de Pénicilline \u2014 une ou deux injections par jour suffisent.Coût négligeable et le plus bas de tous les excipients similaires.Cette méthode diminue les frais et les inconvénients du traitement pour le patient.| IMPORTANT \u2014 Bien mesurer les quantités à la seringue : 1.4 cc.d'eau pour dissoudre la Pénicilline.3.4 cc.d'Aracol liquéfié à douce chaleur.© FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE Distributeurs: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE 1215, rue St-Denis \u2014 Montréal, 18 _ Be.cillomituiiin ot.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A MLF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXV ANIODOL INTERNE Antiseptique puissant.Traitement des infections intestinales.SO à 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.CAROVIT Chlorophylle et pro-vitamine A.Fatigue générale.Héméralopie.Cataracte au début.2 à 3 pilules 2 fois par jour avant les repas.OCREINE GREMY Extrait total du corps jaune de l'ovaire.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.PANCRINOL du Dr.DEBAT Extrait de foie, rate et reins.Traitement de l\u2019anémie et des convalescences.1 ampoule buvable ou une cuillerée à soupe d'Elixir avant les repas.PANSEROL Puissant tonique nerveux.Epuisements.Neurasthénie.Débilité.1 ampoule de 5 cc.par jour.SUPPOSITOIRES C.S.C.Traitement des affections broncho-pulmonaires.1 a 2 suppositoires par jour.(suppositoires pour adultes et suppositoires pour enfants) ALEPSAL Phénobarbital, Belladone et Caféine.Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés à O Gr.015, O Gr.05 et & 0 Gr.10.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL ON LES OFFRE DANS LES MOWÈLESS SUIVANTS : Nos.3,4 et 7.Pour usage chirurgical général.Nos.3Let4L.Manches allongés pour chirurgie profonde.No.3LA.Manche allongé pour emploi dans les hystérectomies.No.9.Petit manche finement équilibré pour usage ophtalmique, plastique et en chirurgie mineure.Demandez-les à votre Fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC.Danbury, Connecticut L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Les MANCHES DE BISTOURI B-P Ces manches se distinguent par leur construction durable et leur cdpacité de s\u2019adapter a toutes les lames B-P; leurs qualités combinées de forme pratique, d\u2019équilibre et de fini leur donnent une individualité aussi marquée que les empreintes digitales.Les Manches B-P authentiques peuvent se distinguer par leur forme d\u2019arc gothique à leurs extrémités distales, un facteur qui aide à économiser du temps dans la dissection mousse.Etant des produits de bonne qualité ils sont construits pour de longues périodes de service satisfaisant et sont déssinés de façon à résister les effets détériorants de l\u2019usage fort et constant.En dernière analyse, ils sont, de beaucoup, les plus économiques. à l'automne de la vie durant la ménopause \u2014 la thérapeutique par les substances estrogéniques conjuguées est ue des plus efficace.Les comprimés OESTRILIN Desbergers = j répondent essentiellement à cette médication & moderne.: Présentés sous deux formes: Simple substances estrogéniques conjuguées Avec phéroam DESBERGERS LIMITÉE .di > d Î êt t .(indiqué dans les états nerveux) (Laboratoires Desbergers-Bismol) .substances estrogéniques cone juguées 0.65 mgm.phénobarbital }2 gr.Biologistes-Chimistes-Pharmaciens Posologie : un à trois comprimés par jour.MONTRÉAL Quand l \u2018némie fait parti / du tableau .a EPARO ; {in concentré d'extrait de foie dont chage dose de 10 | 7 cc.renferme l'ensemble des princi actifs anti-ané- oY '¥ miques, et | gramme du groupe i acides aminés essentiels, est indfqué tout particulièrement.i Ë : 5 he ; # æ 1 ambgingy 0.HEPARNS ANÉMIES Le traitement des patienjf anémiques avec l'extrait de foigff combiné aux y acides aminés, est thérapeutique la plus logique.L'IHHÉPAROS est le supplément nuit le plus complet pour l'anémie péfnicieuse ou secondaire.e SON cay, 1 + TIN 6% pon à LE \u2018ess Ë acines Avnes v orm 2 vu eee SESLEMEST acides aminés essentiels sont enus dans l'HEPAROS.Tous Oo Littérature sur demande DESBERGERS LIMITEE (LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL) 388 OUEST, RUE ST-PAUL, MONTREAL, CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 de \u201cGomme Kerays 1 Bitiaires, setein et \u2018Coscard Granules avet Phenolphtho! rietes de là gomm Assure les prop tent.à produire Karaya, avi consis fus, Ta stimu une masse avec ee des acide tion bilioire modered forme de lon es conjugues SOUS Sois Bificires.Aide \u20ac corriger te Constipation, 3 \u2018Aide Colite testinales, le des Stases Ini\u201d In l'indigestion et l\u2019Anorexie d'origine | pifiaire.SMALLWOOD permet ct ; orange Toronto 7 Camada : SMALLWOOD PHARMACEUTICALS: Chimistes, Biologistes, Pharmaciens ORONTO mme Karey® ave oiphthotain #t © aroyés Assure te ins \u2026 proprètes de lo yom to i grodeton unk Canes, des choline \u201cBiloire modarso.de pa sais prioias forms des SGranutss de So 0 Phan Aide à rorigut Ba 4 gestes 4e Golite Spore ge pile constipation, {hue \" precio sas fo CANADA LXVII KARASAL pour la CONSTIPATION Plan d'attaque moderne de la constipation, de la stase intestinale, de la côlite et de la perte d'appétit d'origine biliaire.Le KARASAL procure à l'intestin une stimulation chimique et mécanique atteignant son volume maximum dans l'alcalinité des intestins.Ainsi la fonction normale de l'estomac n'est pas retardée.Littérature et échantillons sur demande Ltd.ORANGEVILLE LXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 te otis SV = SAN N = vs.N ; S : RE S 8 SNS; SS D = ¢ JN Bien des médecins sont d'avis qu'au premier indice de rhume, un traitement approprié devrait inclure un laxatif doux, bien qu'efficace.Tout en étant un laxatif doux, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est aussi un antiacide efficace pour le soulagement de l'acidité gastrique.Comme laxatif \u2014 agit doucement sans occasionner de besoins pressants et embarrassants.Comme antiacide \u2014 assure un soulagement efficace.Ne contenant aucun carbonate, il n\u2019occasionne aucun gonflement incommode.DOSE: Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe Antiacide: | à 4 cuillerées à thé, ou l à 4 comprimés Avis: Employez-le tel que prescrit seulement.EMPAQUETAGÉS \u2019 Liquide Le Lait de Magnéaie Phillipe Boutiles de 4 once: outeilles de 12 onces est préparé exclusivement par Bouteilles de 26 onces Comprimés THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION Bottes de 30 of Sterling Drug Inc.Flacons de 75 Flacons de 200 1019 ELLIOTT STREET, WEST + WINDSOR, ONTARIO 47 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXIX 13, 15, rue de Poissy PARIS NUCLÉARSITOL ROBIN glycéro de soude 0.05 gm.; nu- cléinate de soude 0.005; méthyl- arsinate de soude 0.02; ampoules de 2 cc., également en granulés et comprimés.affections dégénératives, asthénies, lymphatisme.STRYCHNARSITOL ROBIN même formule que Nucléarsitol, plus Méthylarsinate de strychnine 0.001 gm.; ampoules de 2 cc.asthénies, névrosthénies, prétuber- culose, affections ganglionnaires.IODONE ROBIN - gouttes combinaison albuminoide d'iode préparée avec de la peptone de viande d\u2019origine trypsique.20 gout- \u201ctes correspondent à 0.04 gramme d\u2019iode et à l\u2019action thérapeutique de 1 gm.d\u2019iodure de potassium.PEPTONATE DE Peptone de viande et fer: 20 gouttes contiennent 0.01 gramme de fer.affections du coeur, artério-sclé- rose, arthritisme, affections ganglionnaires.FER ROBIN reconstituant des hématies, convalescence, chlorose, lymphatisme, scrofule.LABORATOIRES MAURICE ROBIN une ampoule tous les 2 jours, sous-cutanée ou intramusculaire, par séries de 10 injections.l à 2 cc.par jour.Séries de 10 injections entrecoupées par 8 jours de repos.adultes: 20 à 50 gouttes à chaque repas.de 10 à 30 gouttes, progressivement, 2 fois par jour, aux repas.GLYCÉROPHOSPHATE DE CHAUX ROBIN phosphoglycérate de chaux 5 gms, phosphoglycérate de soude 1 gm.pour 100 grammes.reconstituant du système nerveux, rachitisme, affections de l\u2019enfance, lactation.BISMUTHOÏDOL ROBIN bismuth colloïdal à petits grains (procédé Robin).0.004 gm.par cc., ampoules de 2 cc.Agents au Canada: spirillicide-syphilis, toute maladie 3 protozoaires, angines aiguës.2 à 3 cuillerées à thé par repas dans de l\u2019eau ou du lait.1 3 2 ampoules tous les 2 jours, jusqu\u2019à 10 ampoules.3 séries à intervalle de 8 jours.Laboratoires Jean Olive 200, rue Vallée \u2014 MONTREAL Littérature et échantillons médicaux sur demande. LXX .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 | + | On compte sur vous/dôcteur \u201cLa destruction des bactéries (désinfection) ou l'intervention opposée # à leur activité (antisepsie) au Môyen de substances chimiques font le sujet + de tentatives quotidiennés qui vont des procédés d\u2019une utilité éprouvée des méthodes absolument futiles.\u201d Garrod, L.P.and Keynes, Geoffrey L.(1937) Brit.Med.|.2, mal S' DIRECT que semble cet avertissement adressé à la profession médicale elle-même, combien plus encore le profane \u2014 l\u2019homme de la rue \u2014 a-t-il besoin de conseils! TOUS LES AGENTS ANTIBACTERIENS \u2014 qu\u2019il s'agisse de traitement curatif ou préventif \u2014 doivent être choisis avec un certain discernement.Le choix d\u2019une substance biotique ou chimico-thérapeutique pour combattre une infection déclarée dépend de votre conpétence.Mais le choix d\u2019un antiseptique pour usage préventif à la maison dépend évidemment des avis que vous donnerez.POUR USAGE GENERAL entre des mains inexpertes, il est manifeste qu\u2019il faut préférer l'agent le moins sélectif.MAINTENANT, un des nombreux avantages de \u2018Dettol\u2019, c'est d\u2019être rapidement mortel à toute une diversité d'organismes pathogéniques ordinaires; au streptocoque hémolytique, au - streptocoque pyogène, au staphylocoque doré, au colibacille, au bacille typhique et à des agents RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, DIVISION A de contamination des plaies comme le Bacillus, ) proteus et le Ps-pyocyanea.Et, a cause de cette - faible sélectivité, \u2018Dettol\u2019 n\u2019est pas toxique, mais b hautement bactéricide en présence de sang, de pus et d\u2019autres débris provenant des plaies.Son odeur est plaisante, il ne laisse de taches ni sur le linge ni sur la peau.SON POUVOIR GERMICIDE ELEVE, sa sécurité et sa présentation plaisante ont gagné | à \u2018Dettol\u2019 la préférence de toutes les grandes j maternités du Canada.La valeur d\u2019un tel anti \\ septique dépourvu de toxicité pour servir à ri hasard à la maison (là où il peut y avoir de jeunes enfants) n\u2019a pas à être démontrée.LA POMMADE OBSTETRICALE \u2018DETTOL\u2019 est une préparation à 30% de \u2018Dettol\u2019 dans un véhicule } approprié, juste la bonne concentration pour usage ; immédiat en obstétrique.Appliquée sur la peau de + la patiente et sur les gants de l\u2019opérateur, elle forme pendant plus de deux heures une barrière sûre contre la réinfection par le streptocoque hémolytique.PHARMACEUTIQUE, MONTREAL M14F L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXXI Même dans les phases avancées de l\u2019arthrite chronique, une thérapeutique générale adéquate, associée à la meilleure nutrition possible, de même que des mesures adjuvantes comme la physiothérapie et les appareils orthopédiques, peuvent | faire beaucoup pour sou- RETABLISSEMENT GENERAL lager la douleur et rétablir l\u2019activité fonctionnelle.REACTIVATION FONCTIONNELLE cs Les propriétés pharmacodynamiques et nutritives associées de ses neuf composants font que le Darthronol constitue une partie intégrante importante dans tout programme de rétablissement général de l\u2019arthritique.J.B.ROERIG AND COMPANY (CANADA) LIMITED 256 Chilver Road, Windsor, Ontario.PES - ey CHAQUE CAPSULE CONTIENT: Vitamine D .2000004 20000 50,000 U.1.Vitamine À .20202200 0001000 5,000 U.I.Acide ascorbique -.75 mg.; ' Chlorhydrate de thiamine .3 mg.Riboflavine .cov iv iii iii.2 mg.Chlorhydrate de pyridoxine «.0.3 mg.| Pantothénate de calcium .1 mg.\u2018 Niacinamide «+.15 mg.Tocophérols naturels mixtes (Alpha tocophérol) .3 mg.Une préparation ROERIG DARTHRONOL Paur l\u2019 arlhrilique - Très utile dans les bureaux de médecins ! 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LXXIIT L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 \" = > Di SE D I oy METHODE CYTOPH oy UE = LY La oli 4 Data ps SEUR BE es a EN oe Ci wo STIMU SE BIOLOGIQUE GENERAL RY La Pe a ES 4 es NER (A ATION Es £2 \u201c+ Ry ah G \u2019 N pi Ww gt yt 8») ES L'O RGA ÈS ME - ES, 0 = Ea 3 a # Sr E a = La .5 EN = om = ZZ or GRIMAULT Ef ABORATOIRES GRIMAULT RUE FRANÇOIS-le = i EEE Za Es AR =.= Er =a ==: 7 5 TE oes vs Zz Z = se 5% 20 7 7 7 7 7 GE 2 75 Z Gr Zs i 2 Z 7% A GE 7 i Ge 2 5 Te > Gi a or SOCIETE 7 & HE 3% ; 5 % 2 NCORPOR EE 2 Pa 4 da vi i 7 ix sr i 7 5 5 680 ours RUE SHERBROOKE NTREA 2 $ 7 LXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 int à ces stérilisateurs supérieurs pour le cabinet privé du \u2018médecin, le terme \u201cauto- Mmatique\u201d comprend tout.Il signifie non seulement contrôle automatique de température pendant le fonctionnement intermittent; il inclut la sûreté PERMANENTE au moyen de l'interruption due au bas niveau d'eau .sûreté automatique qui garantie contre les risques de \u201cbrulûre\u201d et qui protège en même \u201c temps les instruments et le stérilisateur.Si on le laisse fonctionner seul, sans que per- _ sonne le surveille, comme par exemple, pen- \u201cdant une visite urgente ou en un jour férié Ou fin de semaine, il n\u2019en résulte aucun dommage pour les instruments ni le stérilisateur.| Quand l'interruption est due au bas niveau | d'eau, le fonctionnement peut être renou- Ÿ velé en remplissant le dépôt d'eau et en | établissant le courant électrique manuellement.Parmi les milliers d'appareils en usage # on n'a pas rapporté un seul cas de \u201cbrulûre\u201d.| | [4 NOUS OFFRONS MAINTENANT Des modèles portatifs et de cabinet, de 35 cm.et 40 cm.I! y à une selection de modèles de cabinet, bellement achevés, sujets à leur disponibilité.ne en eit COMMANDEZ AUJOUR- D'HUI ou demandez-nous les brochures descriptives.in DESIGNERS AND MANUFACTURERS OF SURGICAL STERILIZERS, TABLES AND LIGHTS = W SL = + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buremn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXXV \u201cSpécialités Bio SULFADIAZINE 0.25 gm.SULFATHIAZOLE 0.25 gm.(dragees) ® TOXICITE MOINDRE ® CRISTALLISATION RENALE REDUITE © FFFICACITÉ THÉRAPEUTIQUE MAINTENUE BISULFA infantile Bibliographie : Lehr, D.: Proc.Soc.Exper.Biol and Med., z Zz 58, 11, 1945, COMPRIMES AROMATISES Lehr, D.: Jour.Pediatrics, sept.1246.DEMI-DOSE Comprimés RH | N | PH E N CORYZA, GRIPPE, MIGRAINE Acide Acétylsalicylique -.5 grains Acide Ascorbique .25 mg.dl-désoxyéphédrine HCI .0.625 mg.Menadione (vit.K) .0.25 mg.ANALGESIQUE, ANTI-HEMORRAGIQUE, ANTIPYRETIQUE i nae A A 0e i Laboratoire BIO-CHIMIQUE Limitée Fabricants de Produits Pharmaceutiques 425, rue River, Montréal 19, P.Q. LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Dyrains LU 70 ÉPREUVES ET .VÉRIFICATIONS DIVERSES À SON APPUI! 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DÉPOSÉ SOUPES Soupe au Boeuf et Foie Soupe aux Tomates Soupe aux Légumes VIANDES Poulet, Légumes et Farid Légumes avec Agneau 4 GUM Asperges Haricots Verts Betteraves Pois et Carottes Courge et Carottes DESSERTS Compote de Pommes, Pommes, Pruneaux et Cossel Abricots avec Farine d'Avi Pêches Poires avec Fat Pruneaux Prunes avec Ft Orange avec Cossetard Pêches avec Cossetard L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Le Volume Liquide Un laxatif léger, sous forme de masse liquide, est efficace pour soulager la constipation ordinaire ANDIS que le médecin corrige le Tresine alimentaire afin que le malade regoive les quantités nécessaires de volume et de vitamines, un bon laxatif\u2014léger bien qu\u2019efficace\u2014 contribuera à soulager les malaises de la constipation.Sal Hepatica est un laxatif quelque peu purgatif, minutieusement préparé pour l'obtention des meilleurs résultats.Il contient des éléments salins et des sels minéraux purs.Pris avec de l'eau, Sal Hepatica fournit le volume liquide.La solution de Sal Hepatica n\u2019est pas absorbée par l'organisme, en outre elle a pour effet d'amener le liquide au niveau de l'intestin.Elle demeure dans l'intestin un certain temps, puis le débarrasse de ses déchets.Coupe schematique de villosités intestinales montrant le mécanisme des échanges liquidiens par lequel l'eau est attirée des capillaires sanguins vers la lumière intestinale pour contribuer à former le \u201cvolume liquide\u201d.Vue macroscopique illustrant comment l\u2019échange des liquides est favorisé par l'apport d\u2019un volume accru dans l'intestin vers le mésentère richement vascularisé.L'action douce de Sal Hepatica ne se fait pas sentir sur une seule partie du tractus mais elle exerce une influence salutaire sur tout l'intestin.La légère pression qui en résulte déclenche l'\u2019exonération du contenu intestinal .habituellement en moins d'une heure.Sal Hepatica est un produit de Bristol- Myers Company of Canada Limited.LXXIX LXXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Ces cas se sont présentés \u2014 et il y eut des miracles de la chirurgie sur des tables de cuisine.Il y a cinquante ans, il n\u2019existait souvent pas d\u2019autres ressources.Aujour- d\u2019hui, cependant, grâce à l\u2019automobile et à l'hospitalisation, de telles épreuves se présentent rarement.Oui, les cadres de la profession médicale ont considérablement changé depuis quelques décades.Une chose demeure la même cependant \u2014 la fidélité au Savon Ivory.Depuis nombre d'années, Ivory a fait partie des produits de confiance recommandés par les médecins.Plus que jamais, il y a d'importantes raisons de recommander le Savon Ivory.216 épreuves pratiquées au cours de sa fabrication assurent le contrôle de sa qualité.Ivory est aussi pur que le plus beau Castille.En outre, les expériences pratiquées dans les grands laboratoires de Procter & Gamble constituent un double contrôle en vue de la douceur du Savon Ivory pour la peau.Voilà pourquoi, depuis des générations, tant de médecins ont répété aux mères cette recommandation: « Pour le bain du bébé, employez un savon pur et doux comme Ivory ».Fabriqué au Canada 9925% Pur-Il flotte t qui surviven et autres changer valeur pa aliments é érit leur que les puisse t en boîtes qui ont été congelés ne sont pas bons aliments, croien congélation la VANCOUVER Ceci est bien loin de la v que Quoi l\u2019apparence de certains nutritive n\u2019en est pas affectée.Nombre de mamans à manger.TORONTO mn \" far haasoraimerret mmm) HAMILTON 2 e continué pendant la formation des os.> l y en avait un qui lere annee.1) = a és, 1 « MONTREAL t AMERICAN CAN COMPANY t 1 1 tement i bua tra LES ALIMENTS EN BOITES SONT DES ALIMENTS SUCCULENTS 1 és ainsi t que ce tra vai On cro RSS esse emmaillotés dans des langes, pour les empêcher de remuer.plusieurs mois, contr mourait au cours de la prem « Nombre de nouveaux-nés, il y a 300 ans, étaient Sur deux béb LXXXII I'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buen AM.LFC.\u2014 Montréal, avril 1947 SANATORIUM PREVOST Magnifique situation au bord de la Rivière-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs Jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés de neurologie à l'Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 ULL-SOY est un aliment concentré ] liquide, à base de fèves de soya, et cstitue un aliment hypoallergénique c.venant à la plupart des bébés, en- fits et adultes qui sont allergiques au li.«es formules préparées au Mull-Soy st exceptionnellement agréables au git et simples à préparer.réparé avec des ingrédients de la fe de soya, employés dans des pro- ptions soigneusement étudiées et arquels ont été ajoutés des hydrates d carbone, des sels minéraux et de lu, MULL-SOY fournit un grand rnbre d\u2019éléments nutritifs similaires âeux que l\u2019on trouve dans le lait de v:he complet.MULL-SOY Pour les cas d\u2019allergie au lait.MULL-SOY peut être votre reponse Les protéines de la fève de soya, telles qu\u2019elles se trouvent dans MULL- SOY, sont reconnues comme des protéines végétales d\u2019une valeur biologique élevée.Elles fournissent les éléments requis pour une bonne croissance et une bonne nutrition et causent rarement des réactions allergiques.MULL-SOY est tout particulièrement enrichi par addition de sels calciques et phosphoreux.La dilution standard équivaut à du lait de vache complet et fournit d\u2019amples quantités de calcium et de phosphore pour le développement normal des dents et des os.Les ingrédients de la fève de soya, dans MULL-SOY, fournissent 100 aliment émulsifié à base de fèves de soya, pour bébés, enfants et adultes.unités internationales de vitamine B1 naturelle par pinte de Mull-Soy en dilution standard, quantité qui est reconnue satisfaisante pour les bébés normaux.MULL-SOY ne contient aucu n concentré vitaminique surajouté puisque ces substances ou leurs véhicules peuvent occasionner des manifestations d\u2019allergie chez certains individus.MULL-SOY se vend (ou peut étre obtenu) dans les pharmacies.MULT-SOY Tap, ot #io 1000 v Mevsocnme by 2 HE bornes ee Aliments Borden\u2019s pour Formules DRYCO Aliment idéal pour bébés, grâce à sa teneur élevée en protéines et son faible contenu de matières grasses \u2014 qui agit comme le lait de femme.Très employé pour l\u2019alimentation infantile, les régimes spéciaux (notamment l\u2019ulcère peptique), et comme lait de qualité supérieure.THE BORDEN COMPANY, Lait de vache acidifié pour enrayer l\u2019action \u2018tampon\u2019.Employé dans l\u2019alimentation des bébés de tout Age, particulièrement des bébés délicats et prématurés, LAIT PROTEINE C.M.P.EN POUDRE LAIT EN POUDRE C.M.P.À L\u2019ACIDE LACTIQUE LAIT EVAPORE BORDEN\u201dS Fortifié de vitamine D par irradiation directe.Il n\u2019est pas de meilleur lait en boîtes.Cr M: PowDERZP PROTEIN MILA A Beis Company So | -_a Utile dans le traitement de la diarrhée fermentescente, la diarrhée d\u2019été, l\u2019intoxication intestinale aiguë, l\u2019indigestion intestinale chronique, la dénutrition, et pour les bébes prématurés et nouveau-nés.Avis Spécial Le Lait Protéiné et le Lait à l\u2019Acide Lactique sont disponibles, à prix réduit, en boîtes de 2 L5 livres.LIMITED.Division des Produits pour Ordonnances \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario.© CUMENTATION DÉTAILLÉE ENVOYÉE AUX MÉDECINS SUR DEMANDE LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 Inégalable dans le Traitement des Ulcères Nous sommes fiers de pouvoir dire que dès le début nous avons fabriqué à l'intention toute particulière des bébés les produits Baby's Own.Peptiques KLIM\u2014Lait Complet en Poudre\u2014une source plus concentrée de protéines anti-gastriques et antiacides, possède une action neutralisante plus efficace.Ceo pluo pui En employant KLIM, les 29 doses du procédé ordinaire sont réduites Les produits Baby's Own, grâce à 75 années à 14.d'expérience et d'épreuves scientifiques, ne Les doses individuelles de 14 renferment que les ingrédients les plus purs cuillerée à soupe de KLIM dans 3 et les plus doux.onces d\u2019eau ont une teneur en protéines de 3.3 grammes, comparativement aux 2.6 grammes que contient le mélange ordinaire de lait et de crème.Les caillots du lait sont plus petits, ont une action neutralisante plus grande, fournissent une plus grande quantité de protéines, d\u2019une manière plus efficace.De plus, les sels minéraux contenus dans le KLIM exercent une action Nous pouvons vous assurer que nous main- neutralisante marquée sur les acides tiendrons toujours la haute qualité du savon, gastriques.Avec KLIM, la ration de de l'huile et de la poudre Baby's Own, qui sels minéraux peut étre accrue sans meritent que vous les recommandiez a cause qu\u2019il soit nécessaire d\u2019augmenter sensi- même de leur pureté et de leur douceur blement le volume de nourriture exceptionnelles.absorbée Considérez ces avantages supérieurs dans le traitement des ulcères peptiques.LES PRODUITS Er.Pour renseignements professionnels et documentation, BABY S OWN écrivez à: The Borden Company, Limited, Spadina Cres- N cent, Toronto 4, Ontario, savon-huile-poudre À 5 ,Ç LL ee ge POUR LA TOILETTE DES BÉBÉS THE J.B.WILLIAMS CO (CANADA) LIMITED La Salle, Montréal Préféré dans le monde entier VYVVVVVVVVVVVVN L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 LXXXV .contient tous les facteurs importants concourant à la formation du sang: Ané émie secondair \u20ac or CUIVRE = \u2014 .Il est indiqué dans tous les cas où est déréglé .300 grammes 250mMgr omgr {le mécanisme hématopoiétique: Grossesse, Lactation, Etats Hémorragipares, Convalescence, Régimes Restrictifs et Dons de Sang.Seul le foie, pris régulièrement, en association avec le fer- et le cuivre comme cata- Pur - préviendra la naissance et entravera le développement de l\u2019anémie secondaire.1410, rue Wolfe, Montréal SANATORIUM de BLOIS 5fe année d\u2019existence | Maison de repos, de régime et de convalescence AFFECTIONS NERVEUSES .MEDECIN-DIRECTEUR .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de ;\u2018 l'intestin, surmenage, troubles MÉDECINS CONSULTANTS: 918 , .de la nutrition, neurasthénie, Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr J.-C.GELINAS, fhumatisme, artério-sclérose, in Freie Rivires; Dr, Senolf JACOB, ei Rivières; Dr Rob.toxications (morphine, alcool, ; etc.).Psychothérapie, hydrothé- , | 4 rapie, électrothérapie, rayons PRIX MODÈRES\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieuæ ne sont pas admis.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: ® Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRE Spécialiste agréé par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada J SUR DEMANDE | .SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.| EEE LXXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLEmN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, avril 1947 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la « .COQUELUCHE .Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes \u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande \\ FAlkirk 3537 MONTY, GAGNON &« MONTY Ambulances de luxe, chauffées © Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.Pompes funèbres © Salons mortuaires Salons mortuaires: lose.ae dom.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame tot sce ORR UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour I'alimentation des béhés Les sirops de Mais Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de Maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.Fabriqués par THE | CANADA STARCH | COMPANY Limited, Montréal et Toronto.The CANADA STARCH CO.Ltd, | Montréal votes mans SIROP DE MAIS \u201cCROWN BRAND\u201d [0 CALCULATEUR O Livret: \u201cLES SIROPS DE MATS DANS i.vy ETS | et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE D) TABLETTES DE FORMULES [J La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\" AUX MEDECINS SEULEMENT ure: * R L* Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche [1 La brochure DEXTROSO contenant les différents régimes d'enfants dans lesquels on trouve Nom .ces deux célèbres sirops de Maïs .un traité scientifique, sous forme de livret, sur l'alimentation des enfants \u2026 des tablettes de formules Adresse .et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces te 6 0 0 0 2 0 0 0 4 0 4 0 0 0 0 eee eee choses utiles pour vous. \u2018Le Collège Mopal des Médecins et Chirurgiens | bu Canada Avis cONCERNANT les examens en 1947 ASSOCIE (FELLOW) EN MEDECINE L\u2019examen peut être passé en MÉDECINE, ou en Médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités ( suivantes : Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE | L\u2019examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant sur l\u2019une.des spécialités suivantes : Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes : Anesthésie Otolaryngologie Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Chirurgie générale Pathologie et/ou bactériologie Médecine interne Médecine physique Neurologie et/ou psychiatrie Chirurgie plastique Neuro-chirurgie Radiologie: Diagnostique et/ou thérapeutique Obstétrique et/ou gynécologie Chirurgie thoracique Ophtalmologie Urologie .Chirurgie orthopédique Les applications pour les examens qui auront lieu en octobre et novembre 1947 devront être reçues avant le 30 juin.Pour le titre d\u2019Associé (Fellow) aussi bien que pour l\u2019obtention du Certificat, tous les candidats doivent passer l\u2019examen écrit, oral et clinique sur toutes les parties de l\u2019examen.On peut obtenir des renseignements concernant les dates pour l'obtention du titre d\u2019Associé et le Certificat pour examens, copies des règlements et formules d\u2019application en s'adressant à : JOHN E.PLUNKETT, M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.| DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même buts REDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LXXXVIII J-O.GIROUX Optométriste-Opticien Membre diplômé de\u2019 A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté d'optométristes et opticiens diplômés Pour rendez-vous PLateau 5151, Local 29 BUREZUX CHEZ < MONTREAL CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont .priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter exactitude de la liste d\u2019inscription.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, avril 1947 d'après des recherches récentes l\u2019action laxative du ALL-BRAN Kellogg n\u2019est PAS MÉCANIQUE oO\" a longtemps discuté sur les causes des pro- prictés laxatives du son.D\u2019après certains, l'effet laxatif du son est dû à une action mécanique.Les faits indiquent que cette action est plutôt biologique que mécanique.Des travaux récents exécutés par Reynier! éclairent d\u2019un jour nouveau le mécanisme de l\u2019action du son.Reynier a réussi à élever des animaux axéniques, Ou sans germes \u2014 des animaux dépourvus de toute flore intestinale.Ils furent mis bas par césarienne et furent constamment maintenus dans un milieu aseptique.Se basant sur les effets de différents genres d'alimentation, les chercheurs purent observer les faits suivants: 1.Le son exerce ordinairement un effet laxatif sur les animaux maintenus dans un état non axénique (naturel).2.Les animaux axéniques (sans germes) deviennent constipés quand on ajoute du son stérile à leur ration.- 3.Lorsque les animaux axéniques sont inoculés avec certaines flores multiples, le son exerce alors son effet laxatif caractéristique.Les chercheurs en ont conclu que l\u2019effet laxatif du son n\u2019est pas dû à une action mécanique sur la muqueuse intestinale puisqu'il n\u2019agit pas sur les animaux axéniques.Is ont également conclu que l\u2019effet du son est dû à une réaction biologique au niveau de l'intestin et que cet effet est communiqué au son par la flore intestinale symbiotique qui s\u2019en nourrit.Comme l\u2019indiquaient des recherches antérieures, ces microbes bienfaisants produisent évidemment des gaz occlus dans le contenu du côlon, aidant ainsi à gonfler la masse et préparant une évacuation facile.Kellogg, fabricants du ALL-BRAN Kellogg, se feront un plaisir de vous envoyer des tirés à part des publications d\u2019où ce résumé a été extrait.Employez la formule de demande ci-dessous.(1) Revnier, J.A., GERM-FREE LIFE APPLIED TO NUTRITION STUDIES.Director, Laboratory of Bacteriology, University of Notre Dame.AAAs, mam oman ann nan imam aman am an am am om am am am en a VEUILLEZ M\u2019ENVOYER: 1.Germ-free Life Applied to Nutrition Studies OJ 2.Mode of Action of ALL-BRAN in Laxation 3.ALL-BRAN and Intestinal Flora OO Nom me Wr TD WD CW TH SE ES WS ww wr wr ar ww wr ww ww wr ww ww ae dd | TABLE DES ANNONCEURS | Pages Uott Laboratories Ltd.(Nembutal) XLI Matt Laboratories Ltd.(Surbex) XLII rican Can Company (Erreurs disparues et autres qui irvivent) LXXXI rican Sterilizer Co.(Stérilisateurs \u2018American \u2019) .LXXIV jlo-French Drug Cie (Bacté-intesti-phage) .XLIV yt, McKenna & Harrison Ltée ('Prémarine\u2019\u201d) .1 lyst, McKenna & Harrison Ltée (\"Cillenta\u201d) - XXI pat McKenna & Harrison Ltée ('Thironex\u201d) .XXII da-Parker Co., Inc.(Manches de bistouri B-P) - .LXVI dr Company Ltd.(Aspirin) - .LXXVI n Company, Ltd, The (Klim) - LXXXIV ; Company, Ltd., The (Mull-Soy) .LXXXIII d>l-Myers Co.of Canada Ltd.(Sal Hepatica) - - LXXIX wughs Wellcome & Co.(Digoxin) - .XXII a Drug Co., Lid.(Pavéral) - .LXXXVI da Starch Co.Ltd.The Birops ¢ de mais \u201cCrown 4md'' et \"Lily White\u201d .LXXXVI ian Tampax Corporation, Ltd.(Tampax) .XLIX rain & Charbonneau, Ltée (Rectocrine) .- + += XX drain & Charbonneau Ltée (Discamin) XXVIII e Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada ris concernant les examens en 1947) - .LXXXVII gaught Medical Research Laboratories (Pénicilline cris- ine Connaught) .LVII ie Ciba Ltée (Pyribenzamine) - .MI sagnie Ciba Ltée (Antistine) - .LI ter Chemical Manufacturing Company.The itiphlogistine) .XVII , J.Limitée (Aniodol interne) \u2014 (Carovit) - \u2014 (Ocréine my) \u2014 (Pancrinol du Dr Débat) \u2014 (Panserol) \u2014 ppositoires C.S.C.) \u2014 (Alepsal) .LXV @lly and Company (Canada) Lid.Première page de la couverture tt, Charlès E.& Co.IX-X-XI-XIT x, J.-O.(Opticien) - .LXXXVIII 4: Co.of Canada Ltd.(Purées Heinz) .LXXVIII (d.& Charton, Inc.(Phosdynal) - .L 14: & Charton, Inc.(Opothérapie) - .XLVIII @.& Charton, Inc.(Vago-Frenal) .XLVI 4 sr, Ltd., Frank W.(La science au service de la mé- ine) - .XXXV fon & Johnson Ltd.(Band-Aid) - .LXXII .Joubert Ltée (Produits) .LXXXVII (@3y Company (All-Bran) LXXXVIII .&:atoire Bio-Chimique Ltée (Bisulfa) \u2014 (Rhiniphen) .LXXV dratoire Desautels (Enterydine) \u2014 (Pyélose) .LXI @ratoires Desbergers-Bismol (Agobyl) 4e page de la couverture .@ratoires Eaton Inc.(Furacin) - .LVI L.@ratoires Jean Olive (Produits) - .LXIX ratoires Lafayette (Hemogene) LXXXV Ldf\u2018atoires Latfaye:te (Profenil) .- .- - 111144 < 4 4 sv Ldf:atoires Marois (Amino-Vitol) \u2014 (Oxycholine) .- - ; XV Pages Laboratoires Poulenc Freres (Dycholium) 2e page de la couverture Laboratoires Poulenc Frères (Basantine) - .I Laurentian Agencies Reg'd.(Ertron) .- .XVTIII-XIX Lederle Laboratories (Foivite) .2.21242220 XV Librairie Beauchemin Limitée (Extrait du catalogue) - .LI Mead Johnson & Company of Canada Ltd.(Pablum) 3e page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Pyridium) .222214 44120 AY Merck & Co.Ltd.(Streptomycine) - LXIII Millet, Roux & Cie (Dioniforme) .XII Millet, Roux & Cie (Ulcaps) - - XXXVII Millet, Roux & Cie (Aracol) - .LXIV Monty, Gagnon et Monty LXXXVI Mowatt & Moore Ltd.(Livifer) - XXVII Parke, Davis & Company, Ltd.(Dilantin Sodium) - .LIV Phillips Co.Division.The Chas H.+ (Lait de magnésie Phillips\u2019) - .Cee .LXVIII Procter & Gamble (tvory) .- LXXX Reckitt & Colman (Canada) Ltd.(Dettol\") Cee ee LXX Reed & Carnrick (Canada) Ltd.(Méprane) .XL Roerig and Co.(Canada) Ltd.J.B.(Darthronol) .LXXI Rougier Frères (Gynexyl) XLII Rougier Frères (Balminil) III Sanatorium de Blois (Sle année d'existence) - LXXXV Sanatorium Prévost .142444442440 LXXXIT Schering Corporation (Estiñyl) LIX Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(\u2018Tyroderm\u2019) .XLVI Shuttleworth Chemical Co.Ltd., The E.B.(Fungol E.B.S.) XLV Singer Sewing Machine Co.(Sutureur chirurgical) .LX Smallwood Pharmaceuticals Ltd.(Karasal) - .LXVII Smith & Nephew Ltd.(Elastoplast) .XXXII Société d'Expansion pharmaceutique (Delbiase) LXXIII Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .LVI Squibb, E, R., & Sons of Canada Ltd.(Pénicilline) - .VII Stearns & Company of Canada, Ltd.Frederick (Néo-Synéphrine avec pénicilline) - - .XXV S'earns & Company of Canada, Ltd Frederick (Parénamine) .+ + + 44 40654400 .XXXIX Upjohn (Ferrated Liver Concentrate) LXII Usines Chimiques du Canada Inc.(Valor) - .XC Vinant Limitée (Biestrine Lafa) = - .XXXVI Vinant Limitée (Lipiodol Lafay) \u2014 (P.pérazine Midy) XXXVIII White's Laboratories of Canada, Ltd.(Sulfathiazole gum) .XXX-XXXI Williams Co.(Canada) Lid., The E B.(Produits Baby's Own) .LXXXIV Wingate Chemical Co.Lid., The Méthergine) Ce XXIX Winthrop Chemical Company Inc.(Devegan) - .XXVI Winthrop Chemical Company Inc.(Démérol) - .LV Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Hemat r nic Plastules) .XXXII Wyeth & Bros, (Canada) pe.John (Amphojel) .XXXIV ÿ .LXXVII Wyeth & Bros., (Canada) Lid., John (Citri-Cerose) XC L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuctemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, avril 1947 2 Bottom Dod L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement «méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore a UN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plu sûr et le plus prompt moyen d'obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administre tion de ces deux médicaments.L\u2019injection de SAL-IODUM V ALOR est à la fois indolor RQ » .» e .SP KE CIFIQU K et sans danger, les médicaments, étant introduits instantc \u201d nément dans le courant circulatoire, ne subissent pas Pad tion de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination es rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.DU Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médica tion intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d\u2019en signale les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est, au dir RHUM ATISME d'un grand nombre de cliniciens distingués, la mei leure médication dans les cas de Rhumatisme ai et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019Arthritisme.| Posologie: Une injection (20 c.c.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019 l\u2019obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.| 1 { a ad E = RE .Ps Les Rn Ch a io he T x et È > \u2018 9 EN Lis | ally A \u2014\u2014 rr Ts 5 #.Ss 3 ES 3 Vy 5 2 = En senc Si a = raie in > Stee pe in a i osu RAAT of i ier erg or iS Der ogee, Le se JORIS Aca ape fd mare res Pe ESN amos dc te, a 25 Np, 0 £ pn La 5 © ; > ite er 5 sein Sag HA pn er EN ein % 4 i es oo, he 4e id 5 mers i Ln A iy.{ Be a ê Ea es # ox i i fo es Nn 7 fn mé f $ a Sas, ot wn, pis 7 ith or ; \u2018mes sacs es in \u201cSo, 2% 225 y in eo oh Î LE ar We = a \u2019 = Fees Fan FA se pt \u201cres, ni 3 cs vip = o os a es æ el ST Ate, % i Fam Vo & ws NE #: + ni hig i, i Bi = ; ao i a 5; di i Xi on 2 eT dr pe 2 A Se iz 2e rame ce ee 7 \u201ci.ial £ 7 Nr, 7 i 2e i.Wig, AE = 2222 és 2 2% A WT | os th Masi as 22 pS % Z, 4% cin, ; oF au x a 22 a ok % PBL.paca = RES 2 # x oui Tac \u201c3 SR 7 7 SRE + a 7 cn ons, Soi a 2 TE 2 ie a A 7% ton, cts COLE h ea 4e 2 py 45 pe He 2 vs \u201cr ve ar; 5 ré, ss ea fe 5 a 2 Ty % 8° & 59 x À Hs 2 2 k i i 2 Ta i / a 55 és hé [aad i a | L'ACTION CHOLAGOGUE®DE FAGOBME démontrée par c lecystogrammes, rer antré 16 de é la th ° atiteus FTIOGNÉ Aa Cos pour la stase biliaire cont od 3 NS n° nen pet e Ÿ a \u2018où NC eS ag QV 15 OF naa! dood a Be g CO uh av A Ÿ a eo v jaf 329° 1 aee pu 1 jou e Pt eux.S\\ ce au guet ent auc 1a Ÿ gaço® as° oC\\e ne SA Boo de cet® x 9 es es) gpŸ cue de pes de pe vole?da en als ces ges °° es © met pas\u201d va ges HOD iad Ci 1 1e10P ! ace em Ne es Cc nove Wt © gout orn re: NS 1! I: pra noe an nt ee asd) et Ye sors once 0.Nek y ev Ne rx 19 Rove\u201d \\a Die ae yor 1 pis ex 8°\" | UB L orod PAL = Cer des voie plllalres > RRS TEE ES D ESBERGE SMOL (SAL CZ - a \u2014 4, "]
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