L'union médicale du Canada, 1 mai 1947, Mai
[" 1e 76 \u2014 Numéro 5 MONTRÉAL, MAI 1947 Bulletin de \"Association des (Médecins de Langue Française ou Canada (Fondée à Québec en 1902) TL Union fhcdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Congrès régional de l\u2019A.M.L.F.C,, à Sherbrooke ADMINISTRATION les 13, 14, 15 juin 1947 SECRÉTARIAT | ET SECRÉTARIAT 126 est, boul.Saint-Joseph 128, rue Sainte-Anne | Montréal Québec Tél.: LAncaster 9888 | B | | [ | | ! Apprendre, mettre en pratique, renseigner\u2014telles sont les fonctions qu\u2019exercent le médecin et le manufacturier éthique de produits [ | M M | N pharmaceutiques.Toute information utile est propagée à l\u2019aide des publications préparées par le personnel scientifique attaché à la maison Lilly ainsi que par les contacts directs effectués par des délégués médicaux des mieux entraînés.Le but ultime de ces efforts conjoints est le même\u2014pour le bénéfice du patient.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED - TORONTO, onran10 LL synthèse pour le traitement des Troubles Allengiques INDICATIONS Rhume des foins - Urticaires - Prurits - Dermatoses pruriginevses - Chocs anaphylactiques Coryzas spasmodiques - Maladies sériques PRÉSENTATION Le Néo-Antergan est présente en tube de 50 dragées dosées à O gr.10 de maléate acide de N-diméthyl- amino-éthyl-N para-méthoxy- benzyl-amino-pyridine.Sa = = Très prochainement: 3 Dragées à O gr.05 Ampoules à O gr.05 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuureTin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 x x Il P Rig i à QUE A ERST DE PÉNICILLINE CALC QU BUCC = RIM coM PAR se 000 U- 85 2e MPRIME M |.PAR co es No 85 R co mpRiM |.PA 000 U.ci + be ROIS DOSAGES SONT PRESENTES EN TUBES DE 12 COMPRIMES AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA F-429 ey SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT Nouvel essor de l'Université de Montréal .523 Richard GAUDET et Jacques OLIVIER Premier congrès régional de l'Association des Médecins de Langue française du Canada, tenu à Sherbrooke les 13 et 14 juin 19477 .526 ~ Adrien PLOUFFE En marge du Centenaire .528 ANESTHESIE Fernando HUDON Intubation endotrachéale a l'aveugle .530 André JACQUES Indications et techniques de la broncho-aspiration .2.2.533 pe 20 ys ¢ _ Nivelle les Sommets \"* ib, PROFENIL \u2014\u2014, 4 de la .(7 LA CLINIQUE * douleur spastique \u201cEm \u2014 CONFIRME PLEINEMENT ETRE \u2014\u2014\u2014 EXPERIMENTALES 4 hy B ) > a 7\" Lar 7 A 74 Pi 22 7 à A 7 Ampoules dosées a 45 mar.du chlorhydrate : e Comprimés dosés à 60 mar.du citrate P I © e ER B A Adultes à 48 mgr.) Suppositoires Fire à 24 mar.f de la base Bis-gamma-phénylpropyléthylamine ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.* The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.Medical Times, vol.74, No 11, pp.305, Nov.1946.ae! 1410, rue Wolfe, Montréal à Digitaline > Nativelle relle qu'isolée par Nativelle en 1868 la MARQUE D'ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u201cU.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait a l\u2019Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) (1) References Présentation: Sir James Mackenzie, Disease of the Hearl, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 mg.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, ' 1933.New and Non Official Remedies, 1942 \"AMPOULES: \u2014Intrav.0.2 et 0.4 mg.to 1946 incl.Gold, Choice of a Digitalis Preparation, Connecticut State Med.Journal, Vol.SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) 1X, No.3, March 19415.Levine, Clinical Heart Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Conferences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).* mee con e\u2014 e\u2014 A men me a\u2014\u2014 \u2014\u2014 Gpm\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 ; \" SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE 3, RUE LE MOYNE + + MONTREAL 1, QUEBEC v + SOMMAIRE (Suite) Bernard PARADIS Indications de l'intubation a l'aveugle ._ - 535 Adrien PAQUET Les indicalions du Pentothal en thoracoplaste .538 Emile BELANGER Le Pentothal en médecine .1 549 J.-O.NOEL L'anesthésie au Pentothal dans les opérations abdominales .543 Léon LONGTIN Les indications du curare en amesthésie .545 Juliette DUROCHER Les contre-indications du curare .548 Fernando HUDON et Robert BEAUDOIN Complications du curare en anesthésie générale .547 Le Collège Ropal des Mévecing et Chirurgiens du Canada Avis CONCERNANT les EXAMENS EN 1947 ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MÉDECINE, ou en Médecins en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes : Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L'examen peut être passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes : Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes : Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie: Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Radiologie: Diagnostique et/ou Médecine interne Otolaryngologie thérapeutique Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie Chirurgie thoracique Neuro-chirurgie Pathologie et/ou bactériologie Urologie Les applications pour les examens qui auront lieu en octobre et novembre 1947 devront être reçues avant le 30 juin.Pour le titre d\u2019Associé (Fellow) aussi bien que pour l\u2019obtention du Certificat, tous les candidats doivent passer l\u2019examen écrit, oral et clinique sur toutes les parties de l\u2019examen.On peut obtenir des renseignements concernant les dates pour l\u2019obtention du titre d\u2019Associé et le Certificat pour examens, copies des règlements et formules d\u2019application en s\u2019adressant à : JOHN E.PLUNKETT, M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Buurer:N A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 V Soulagement bienfaisant est la réponse caractéristique de la Pyridiumthérapie Le soulagement symptomatique rapide que confère le Pyridium est extrêmement agréable au malade souffrant de symptômes urinaires douloureux tels que: douleur, mictions impérieuses et fréquentes.nycturie et ténesme.L'administration per os du Pyridium à la dore de 2 comprimés trois fois par jour, soulagera rapidement ces symptômes chez un grand nombre de malades ambulants, leur permettant ainsi de continuer des activités normales sans malaises appréciables.L\u2019effet primordial du Pyridium est essentiellement local; il agit directement sur la muqueuse du tractus génito-urinaire.Le Pyridium ne comporte aucune action sédative centrale ni narcotique.On peut administrer le Pyridium à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute l\u2019évolution d\u2019une cvstite.d\u2019une pyélonéphrite.d\u2019une prostatite ou d'une urétrite.DOCUMENTATION SUR DEMANDE.PYRIDIUM (Phenylazo-alpha-alpha-diamino-pyridine mono-hydrochioride) MERCK & CO.LIMITED Fabricants chimistes MONTRÉAL - TORONTO - VALLEYFIELD SOMMAIRE (Suite) Georges COUSINEAU La chambre de recouvrement .549 J.-O.NOEL Le chlorure d\u2019éthyle .552 TUBERCULOSE De la Broquerie FORTIER, R.TURCOT et Paule LADOUCEUR-DUPUIS Les dysenteries bacillaires .554 Herman GAUTHIER Rapport préliminaire sur 32 cas de pneumo-péritoine au sanatorium Saint- Georges de Mont-Joi .582 Albert-M.CHOLETTE Quand faut-il interrompre le pneumothorax thérapeutique?.569 Jules HALLÉ Diagnostic et traitement de la tuberculose trachéo-bronchique .572 ].-Napoléon TREMBLAY Péricardites tuberculeuses avec épanchement .576 UROLOGIE Auguste HEBERT Les malformations congénitales de l'appareil génito-urinaire .582 Roland CAUCHON Traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate .586 J.-P.BOURQUE Le traitement du cancer de la prostate .591 J.-N.LAVERGNE Néphroptose et néphropexie .59 OPHTALMOLOGIE \u2014 O.-R.-L.V.LATRAVERSE Paralysie des dilatateurs des cordes vocales .601 Maurice BONNIER Cinquante cas de corps étrangers extraits des voies respiratoires inférieures.Considérations.606 Jean LACERTE Observations sur le traitement chirurgical du glaucome .614 Lucien LEFEBVRE L'exophtalmie en clinique .B15 EDITORIAL Les anesthésistes sont-ils endormis?.2.618 VARIÉTÉS Armand FRAPPIER Le congrès international des sciences pastoriennes à Paris, en novembre 19466 .2° 12° 2° LL 1111112 1 622 © e © Livres reçus en mars et avril 1947 .81 CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de Paris .Cee eee 632 e © e \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1878 .63 NOUVELLES .« .« .+.b3%&% * Spécifiez .L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BucLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Vil 4 snicilline cristalline SODIQUE ie SQUIBB FIOLES (pour solution aqueuse) La présence d\u2019un tampon (4 à 5% de citrate de sodium) rend la pénicilline cristalline G sodique de Squrss beaucoup plus stable en solution que les solutions non tamponnées de pénicilline cristalline G sodique.En fioles avec bouchon-diaphragme de 100,000 et 200,000 unités.HUILE ET CIRE La pénicilline cristalline G sodique de SQUIBB est maintenant beaucoup plus facile à administrer, grâce à des améliorations dans la technique d\u2019administration .son action est prolongée et elle est offerte en cartouches à double chambre.L\u2019une de ces chambres contient 300,000 unités de pénicilline dans de Thuile d\u2019arachides raffinée, avec 48% de cire d\u2019abeilles blanchie.L\u2019autre chambre contient une solution pour test d\u2019aspiration en vue de prévenir l\u2019injection intraveineuse.300,000 unités dans une cartouche à double chambre B-D * de 1 cc.dans une seringue que l\u2019on peut jeter, ou que l\u2019on peut employer avec la seringue permanente B-D *.Aussi en fioles de 10 cc.de 300,000 unités par ce.COMPRIMÉS Les comprimés de pénicilline cristalline G sodique de SQUIBB (tamponnée) sont scellés individuellement entre deux feuilles d\u2019aluminium pour les protéger contre l\u2019humidité.Destinés aux doses orales élevées.Boîtes de 12 et de 700 comprimés de 70,000 unités chacun.Boîtes de 12 et de 100 comprimés de 700,000 unités chacun.Toutes ces formes de pénicilline cristalline G sodique de SQUIBB peuvent être conservées à la température de la pièce.La solution aqueuse doit être gardée en glacière.* Nom déposé da Becton, Dickinson & Co.LA PENICILLINE CRISTALLINE G SODIQUE DE SQUIBB Cocumentation sur demande à: E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD ¢ TORONTO VIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L\" Ulnton lISédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy, | E.Saint-Jacques | (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Antonio Barbeau, Albert \u2018Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, René Danduremd, Paul David, F-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, Roland Dussault, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.EE - Te ram ps | = (PRODUIT INTÉGRALEMENT LES EFFETS THERAPEUTIQUES' DE L\u2019HUILE DE il r FOIE DE MORUE = F toiurion Visamies : WH.Wil 4 on Loess ou 5 + 14000 by fl of 26200 to, iy of Veo ; A gine ! 3x # A DROPS p, >\u201d kd À fosse ny \u2014 Pranisien #rspper 2 A ; ) _ 4 _ a ut Ne 8 { FR, \u201ctn MARQUE DE LA SOLUTION \u2018Étost DE VITAMINE D AVEC VITAMINE à Lu Voici une facon agréable et commode de prescrire les vitamines À et D.Facilement administré en doses mesurées à la goutte.Sans odeur ni saveur répugnantes, l\"\u201cOstogen-A,\u201d pour les jeunes sujets, comme pour les vieux, est moins pénible à employer.Les doses, mesurées à la goutte, sont aisément ingérées selon l'ordonnance.FORMULE L\u201cOstogen-A\u201d est stabilisé et titré biologiquement dans les laboratoires Chaque gramme d\u2019 \u201cOstogen-A\u201d Frosst.Son efficacité n'offre aucun doute.contient: L'\u201cOstogen-A\u201d est économique.La dose ordinaire ne coûte au malade qu'un 28,000 unités int.de Vitamine A | 14,000 unités int.de Vitamine D ! cent par jour (s\u2019il achète le format offert à $2.00).INDICATIONS Chaque goutte d\u2019 \u201cOstogen-A\u201d\u2019 contient: Rachitiime \u2014 L'\u2018Ostogen-A\u201d est sans contredit un spécifique contre cette 1,000 unités int.de Vitamine A affection, et agit aussi comme préventif.500 unités int.de Vitamine D Carie dentaire \u2014 L'\u201cOstogen-A\u201d aide à la prophylaxie de la carie dentaire.I\u2019 Hypocalcémie \u2014 Si l'ingestion de calcium est suffisante, Ostogen-A\u201d assure et maintient la présence de calcium dans le sang.L\u201c\u2019Ostogen-A\u201d contribue à maintenir l\u2019épithélium en bon état.POSOLOGIE De 1 & 3 gouttes par jour (au moyen du compte-gouttes de précision fourni avec le flacon).PRÉSENTATION Flacons de 6 cc.(assez pour 78 jours): $1.00.Flacons de 15 cc.(assez pour 195 jours): $2.00.MONTRE A CANADA GQ ON\"PEUT BETACHER CE FEUILLET AUX FINS D'INSERTION DANS UN CLASSEUR™™ Progestérone\"'Jost\" | Principalement indiquée à cause de ses précieuses propriétés prophylactiques dans les cas d'avortement, habituel ou imminent qui se rattachent à une insuffi- ; sance du corps jaune, on y a aussi recours (associée aux substances oestrogénes) .| pour rétablir le flux menstruel en pré- ta sence d'aménorrhée primaire ou secon- mes daire.On la recommande, en outre, contre la \u201ctension\u201d prémenstruelle, les hémorragies utérines fonctionnelles, et la dysménorrhée.Annie 0) Tatonte Hoe No 560 Fioxl 5 mg \u2019 ORTE ELLE, ou ce = foe rh a \\ vA) IMMINENT: N° PRÉMENSTRU \\ \u20186 AMPOULE No 561 §iost 10mg À DE LA 1 , \u2014 boîtes de 3 ampoules de 1 c.c.: N \\ s AME EE FIOLE No 561 \u2018Fowl\u2019 10 mg À DE L AM ; ORRH ç ove coon, \u201cdons mu \\ DpEL\\A DYSMEM GIES UTÉRINES tiple.\u201d à \u2019 Progestin Oral \" Frost MARQUE DE ANHYDRO HYDROXY PROGESTERONE U.S.P.Dérivé, actif par voie buccale, de la progestérone.Il posséde les propriétés thérapeutiques de la lutéine, outre l'avantage d\u2019être actif lorsqu\u2019on l\u2019administre per os, et cette administration est forcément beaucoup plus simple.a 7, pin.384 2 I ; TIN i PRESENTATION ; 0e 1 S Comprimés de 5 et 10 mg | ee C.T.383 \"Swat \u201cProgestin Oral\u201d \"Fost \u2014 5 mg Flacons de 30 et 100.C.T.384 \"Szosst\" \u201cProgestin Oral\u201d \"ost\" \u2014 10 mg Flacons de 30 et 100. PROGESTERONE-INDICATIONS ET POSOLOGIE PROPHYLAXIE DE L\u2019AVORTEMENT HABITUEL: de 5 à 10 mg deux fois par semaine, surtout pendant les 3e, 4e et 5e mois, qui sont les plus critiques.Avortement imminent: de 5 à 10 mg par jour pendant la période critique, puis 5 mg deux fois par semaine jusqu'à ce que le danger d'avortement soit écarté.AMÉNORRHÉE PRIMAIRE ET SECONDAIRE: 0.1 mg de Stilboestrol \"Srosst\u201d deux ou trois fois par 1 jour pendant 17 a 21 jours, puis, 3 ou 4 doses (de 5 à 10 mg) de Progestérone \"rose! tous les deux jours (soit: 6 à 8 jours).L'écoulement sanguin survient d'ordinaire 2 ou 3 jours après cessation de la médication.DYSMÉNORRHÉE: même procédé que ci-dessus, l'administration de Stilboestrol \"host devant commencer dès qu'aura cessé le dernier flux menstruel.Répétées durant plusieurs mois successifs, ces doses sériées sont parfois suivies d\u2019une disparition complète de la dysménorrhée ou, fout au moins, d'une sensible amélioration.AVORTEMENT HABITUEL Comme mesure prophylactique dans les cas d'avortement habituel à cause de l'insuffisance de lutéine, 10 mg par jour, après la première menstruation supprimée.Cette dose est alors portée à 20 ou 30 mg par jour, pendant 4 ou 5.jours, vers l'époque où la menstruation suivante serait normalement attendue.Observer ce dosage progressif pendant les 5 premiers mois de la gestation.Cette période critique une fois passée, une dose de 10 mg deux ou trois fois par semaine devrait suffire.MENACE D\u2019AVORTEMENT Au cas d'avortement imminent, que l'on juge imputable à l'insuffisance de lutéine, administrer par voie intramusculaire 10 mg de Progestérone par jour, pendant 4 ou 5 jours.On peut alors donner 10 mg par jour de \u201cProgestin Oral\u201d \"Shosst' jusqu'à ce que le danger d'avortement soit écarté.\u201cTENSION\u2019\u201d\u2019 PRÉMENSTRUELLE Pour calmer la \u201ctension\u201d prémenstruelle, administrer tous les jours, de 5 a 15 mg de \u201cProgestin Oral\u201d \u2018dost\u2019, pendant 10 jours environ avant la date du flux menstruel attendu.Apparemment, la \u201cProgestin Oral\u201d \"Srosat\u2019 soulage cette tension aussi efficacement que *I'Or- chistérone et la Progestérone (lutéine) \"SFrosaf\u201d.HÉMORRAGIES UTÉRINES FONCTIONNELLES Les hémorragies utérines fonctionnelles sont parfois associées à une insuffisance de lutéine et, en ce cas, l'administration de \u2018\u2018Progestin *Orchistérone (testostérone Frost\u2019).Chartes &.roast &Co.MONTREAL CANADA MEDICATION DU FIBRO-MYOME PAR LA LUTEINE S'appuyant sur ses expérimentations pratiquées sur des animaux, Alexander Lipschutz (Lipschutz et Iglesias, Lancet, 488, 5 octobre 1946) a démontré qu'il est possible de prévenir le développement de fibro-myomes provoqués par une substance oestrogène au moyen d'un certain nombre de 3-céto-stéroides, et aussi que la lutéine (qu'on a proposé, en Amérique, de désigner par le mot progestérone) était le plus actif de ces 3-céto-stéroides.A sa suite, Goodman (A.L.Goodman, J.Clin.Endocrin., 6,402, mai 1946) a eu recours à la lutéine dans sept cas de fibro-myomes de l'utérus.Dans chacun de ces cas, l'injection intramusculaire de 10 mg de lutéine, trois fois par semaine, a eu pour résultat une diminution notable du volume de ces tumeurs, diminution perceptible après un laps de temps fort bref (de 1 à 3 semaines à compter du commencement du traitement).Deux mois après, le volume de ces myomes n'était que d'environ le quart de leurs dimensions à l'origine \u2014 une de ces tumeurs en particulier, était complètement disparue.De toute façon, notons soigneusement (comme l'a fait l\u2019auteur susnommé) que ces observations ne concernent qu'un petit nombre de cas, et qu'il sied de ne rien conclure quant aux mérites de ce traitement avant que des recherches plus approfondies aient été poursuivies.PROGESTIN ORAL-INDICATIONS ET POSOLOGIE Oral\u201d \"Sroost' pourra les enrayer.On conseille une dose quotidienne de 20 à 30 mg pendant les 10 derniers jours du cycle.AMÉNORRHÉE Si l\u2019'aménorrhée relève du défaut d'incitation ovarienne, il est parfois judicieux \u2014 pour des raisons psychologiques \u2014 de provoquer la menstruation.La méthode ci-indiquée n'est autre chose qu'une tentative de simuler la succession naturelle des phénomènes.Administrer per os 0.1 mg de Stilboestrol \"Srosst\u2019 deux ou trois fois par jour pendant 17-21 jours, puis 10 mg par jour de \u201cProgestin Oral\" \"Srosst\" pendant 3 ou 4 jours.Cesser alors toute médication, et la menstruation devrait survenir de 3 à 5 jours après.Répéter ce traitement tous les mois.On a souvent observé le retour de la menstruation régulière, sans autre médication, après plusieurs cycles d'une menstruation provoquée de cette façon.DYSMÉNORRHÉE Contre la dysménorrhée, surtout associée à l'insuffisance ovarienne et/ou à un utérus que n'excite pas normalement la production hormonale, administrer 0.1 mg de Stilboestrol \"Srosst\u201d trois fois par jour, pendant 14-17 jours après la fin de la dernière menstruation, puis 10 mg par jour de \u201cProgestin Oral\u201d \"Srosst' pendant 3 ou 4 jours.L\u2019écoulement sanguin survient d'ordinaire de 3 à 5 jours après la cessation du traitement.La répétition intégrale de ce traitement pendant trois ou quatre mois soulage fréquemment cette menstruation difficile et douloureuse complètement. TRAÎTEMENT DE POSOLOGIE PETITS ENFANTS:\u2014au-dessous de 3 ans: 3/20 grain (9.6 mg), par année d'âge apparent.Si l'enfant ne peut déglutir un comprimé, on conseille de le dissimuler dans une cuillerée de bouillie d'avoine, qu'il avalera avec le bol alimentaire.ENFANTS de plus de 3 ans:\u20143/20 grain (9.6 mg) par année d'âge (apparent), divisés en 3 parties et administrés avant les repas.De 10 à 16 ans: 1 comprimé de V2 grain (32 mg), 3 fois par jour avant les repas.ADULTES:\u20142 comprimés de Y2 grain (32 mg), 3 fois par jour avant les repas.Répéter la dose, chaque jour, pendant 8 jours.Repos d'une semaine.Puis, répéter la dose pendant 8 autres jours.Aucun sujet ne doit être censé guéri avant que 3 ou 4 frottis, examinés à intervalles d'une semaine, n'aient indiqué la complète disparition des oeufs.NOTER que le violet de gentiane est contre- indiqué en présence de cardiopathies, hépatopathies, néphropathies, de gastro- entérite, de grossesse, et de maladies ou affections fébriles ou débilitantes.L\u2019INFESTATION PAR LES OXYURES \\ SE TE de gg 2 cer SR Sen pan LS 3 = PE rain © Ry LA MARQUE \"os DE COMPRIMÉS DE VIOLET DE GENTIANE A ENROBAGE ENTERIQUE.Commune chez les enfants, I'infestation par les oxyures est assez souvent rencontrée chez les adultes.Sa fréquence, décelée par de récentes observations, en fait un des problémes les plus graves de l'hygiène publique.L'absence des symptômes peut être complète, mais l'on obtiendra le meilleur diagnostic en recourant au procédé du National Institute of Health, qui consiste à pratiquer un raclage du pourtour anal avec un applicateur (en papier cristal), le matin avant le bain, et en l'examinant pour repérer les oeufs de ces vers intestinaux.Même s'il est démontré qu'un seul membre d'une famille peut A \u2019 - x .TA \u201d être suspecté, la famille tout entière doit l'être également, et tous les sujets infestés doivent être soignés simultanément.Il est heureux que 90 cas sur 100 puissent être guéris à brève échéance, et sans trop d'ennuis.Les comptes rendus cliniques attestent que le traitement le plus efficace est l\u2019administration de violet de gentiane sous forme de comprimés de Vermilet \"Srosst'.Spécialement préparés en vue de traverser l'estomac sans s\u2019y dissoudre, cette dissolution s'effectue dans la dernière partie de l'intestin grêle.PRÉSENTATION E.C.T.No 409 \"Sios' 3/20 grain (9.6 mg) E.C.T.No 410 \"Sos Y2 grain (32 mg) Flacons de 200 et 500 comprimés Des applicateurs et des textes décrivant la technique (relative à la présence des oeufs) sont envoyés gratuitement, à la demande des intéressés.Charles 6.Frosot &C0.\"AONTRE Ai, TC 'ANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XII TUBES de 20 et 100 comprimés.Q TONICARDIAQUE ET = EUPNEIQUE [\u2014 .D'ACTION RAPIDE > ÉNERGIQUE et DURABLE oO Camphosulfonate de Sy ame comprimé Camphosulfonate de Spartéine 0.03 EF) SOLUCAMPHRE SPARTEINE COMPRIMES LABORATOIRES MICHEL DELALANDE PARIS \u2014 FRANCE Représentants exclusifs au Canada: MILLET, Roux & CIE, LIMITEE MONTREAL, P.Q. XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.ML.F.C.\u2014- Montréal.mai 1947 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue française Ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L\" Ulnton lIDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: A.Bertrand Vice-présidents: Richard Gaudet et Jean Saucier Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.A.Bertrand, R.Amyot, ].-A.Vidal, D.Marion, Richard Gaudet.COMITE DE PUBLICITÉ MM.R.Amyoi, D.Marion, ].-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.À.Plichet (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L F.Dubé (Notre-Daine-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); + peruana.R.Gauaet (Sherbrooke: Aus.Panneten |.-A Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \"ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Hydrolysat de Protéines Hépatiques fournissant des ACIDES AMINES pour THERAPEUTIQUE ORALE Les acides aminés contenus dans l\u2019Hydrolysat de Protéines Hépatiques LEDINAC Lederle fournissent un appoint facilement absorbable qui tend à combattre I\u2019 « inanition protéinique » chez les malades et a assurer un équilibre azoté normal dans les tissus.Les acides aminés sont une des meilleures formes d\u2019aliments azotés pour les convalescents.Sous une forme d\u2019un goût agréable aromatisée au chocolat, l\u2019Hydrolysat de Protéines Hépatiques LEDINAC Lederle fournit un appoint alimentaire rapi- - dement absorbable qui ne surcharge pas le système digestif du malade.En plus des protéines modifiées et des acides aminés, l\u2019Hydrolysat de Protéines Hépatiques LEDINAC Lederle contient des vitamines, des sels minéraux et des hydrates de carbone.Il provient de foies de mammifères \u2014 réserve de substances alimentaires la plus riche de l\u2019organisme.* Nom déposé.FORMULE: 30 grammes contiennent: Digeste de Protéines Hépatiques .54.09 Chlorhydrate de Thiamine (B,) .1.00 mg.Maltose .385% Riboflavine By) .200mg Aromatisants (y compris chocolat et Niacinamide .6.60mg.saccharime) .1.111111 TSH Acide Pantothénique .2.30 mg.Fournissant: Chlorhydrate de PyridoXine (B,) 0.24 mg.Hydrates de Carbone .32.5% Biotine LL 1221 2 20 2.70 gammy Matières Grasses .33% Inositol .2300mg.Os 6 Lil 110 - 5000 Choline .120.00 mg.né Libre.107 Caldum .1122221.- .106.00 mg.| (sous forme des acides aminés suivants: Ar- Phospi 297.00 me ginine.Histidine, Lysine, Tryptophane, Phé- osphore Coo a nylalanine, Méthionine, Thréonine, Leucine.Fer .4.80 mg.Isoleucine, Valine et Cystine).Calories .1038 Pots de huit onces.LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED oo 1396, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST .MONTREAL 25, P.Q. XVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 OFFICIERS DE l'Hssociation des \u2018Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTEUR GENERAL HONORAIRE RE.VALIN 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Donatien MARION, Montréal, 326 est, boul.StJoseph Hermile TRUDEL, Montréal.Montréal.; ° Chs VEZINA, Québec.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRA LA, RICHARD, Ottawa Hermile TRUDEL, J.-A.VIDAL, Montréal.1990 est, rue Rachel JA.LECOURS, Ottawa Montréal.J.-E.PERRAS, Hull COMITÉ DU XIXe CONGRÈS L.-A.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.A, FONTAINE, 5e Vice-président Richard GAUDET, 2e \u201c G.LACASSE, sen., be T.-A.DENONCOURT, 3e \" J.-A.LECOURS, Secrétaire.J.-B.JOBIN, 4e \u201c J.-E.PERRAS, Trésorier.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Chs VEZINA.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 LACHARITE, Vilmer, St-Célestin, P.Q.1948 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, ).-M., 692, St-Patrice, Ottawa .1950 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1948 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1948 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 LEBEL, M.-H, 3646, Laval, Montréal .1948 BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.1948 LEMIEUX, ]J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec .1 BIBAUD, B., Valleyfield, P.Q.1948 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville St- BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal .1948 Laurent, P.Q.2 1222 222442 442 40 1948 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1948 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .1950 BOHEMIER.Anatole, 3425, rue St-Hubert, Montréal .1948 MILOT, }.-D., 1017, Stafford Road, Fall River .1948 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, P.Q.1948 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.1950 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1948 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 CHOLETTE, A.M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal .1950 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1950 POWERS, A, 11, Front, Hull, P.Q.| .1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 RIOUX, |.-Emile, Ste-Anne-des-Monts, P.Q.= .1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1948 SMITH.Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .1948 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1948 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.1950 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1950 TANGUAY, R,, Sudbury, Ont.1950 GAUTHIER, C.-A., 535, St-Louis, Québec .1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.1.1950 THIBAULT, Eugéne, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 OANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.1948 VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa .1950 CHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.| 1948 I / L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XVII is D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE - PAS D'EBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l\u2019épreuve \u201cÉclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d'ébullition, pas de dosage : simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s'il y a présence de sucre ou d\u2019'acétone, la modification de couleur se produit à l'instant.Galatest Réackif à l'Acétone once POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L'URINE DANS L\u2019URINE LA MEME SIMPLE METHODE POUR LES DEUX EPREUVES 1.UN PEU DE POUDRE 2.UN PEU D'URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle des couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d'instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE (' Fs Cr EN = ee, 1 £4 x se = : : SE a vu 2 * ap =z Nous nous permettons de vous rappeler que 17 rapports ont été publiés dans les principales revues médicales au sujet de l'emploi de la Stéroïdothérapie par I'Ertron dans I'Arthrite.Nous serons heureux de vous en envoyer des tirés-à-part.ERTRON Complexe Stéroïde Ml atiury ree.d ver\u201d A 4 i Seroëd Complex by hy * Ertosterat \u2026 wonces PSE Ps of serum protic CF ig) cee ; Concessionnaires pour le LACS angl 008 8 Canada : ~, Ken in 0 enol pie\u201d Laurentian Agencies, bag, 3 Registered + *4\"%e0 onty by or on PERT Montréal 1, P.9.4 > Ril Ï \"re 2 Esraocu Afb Drs re mest XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 \u201cPRÉVENIR C\u2019EST GUERIR\u201d RHUME des FOINS Plusieurs années de recherches scientifiques et d'expériences cliniques.Traitement des plus simples et des moins coûteux.Pas d'injections douloureuses Pas de déplacement Pas de perte de temps Pas d\u2019ennuis Pas de réactions fâcheuses COMPRIMÉS CECRINYL Vitamine C synthétique Echantillon et littérature sur demande à Messieurs les Médecins seulement.UNE DES SPÉCIALITÉS DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL Li 3 4 M - EMor, ND FT IM Re Ep / Wm Bo.~.7H Ag Ÿ »~ hd %a ET ag = Res \u201chs, \u201c3f ~ lrg TS SA pd \"us I a =.\u201cd, te | ID À - Ie -» © 4, Ce < à > mmf.Médication Le, + J + 8 \u201c.2a A par la Sd 4 5 0 LE C t \u2018 I vitamine B 8 + At fi 4 B; D Rav 1 Lp Le, \u2018Béminal\u2019y offre 4 3 , GL du ; og, a Us bar Nn Di traitement LS (JL EE a is EL 3 Cr individuels.me, _ MONTR cS CIENS due 1L0GIST A à ARRISON LI ep AY A tT A = 2 formules \u201cCALCIUM A\u201d avec VITAMINE C (No 290) Chaque capsule contient: Boîtes de 40 et 100 capsules \u201cCALCIUM A\u201d (No 280) Chaque capsule contient : Vitamine A .2.2 .- 2800 unités int.Provitamine A (béta-caroténe) .700 unités int.Vitamne D .= 350 unités int.Phosphate bicalcique .560 mg.(8.6 grains) Boites de 40 et 100 capsules D\u2019après de rêcentes expériences, la quantité de vitamine À transmise par la mère au foetus serait minime '?si elle n\u2019est pas nulie; par contre, la quantité de carotène transmise serait peu considérable, mais régulière.Le \u2018\u201c\u2018Calcium A\u201d contient maintenant de la bêta-carotène et d\u2019autres vitamines, ainsi que des sels minéraux.Il devrait, par conséquent, être plus efficace que jamais pour aider à protéger l\u2019hygiène dentaire et la santé de la mère et de l\u2019enfant.1.Lund, C.J.et Kimble, M.S.: Am.J.Obst.& Gynec.16 :207 (août) 1943; ibid.46:486 (oct.) 1943.2.Lewis, J.M., Bodansky, O.et Lillienfeld, M.C.: Bull.New York Acad.Med.20:123 (juil.) 1944.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE ) Biologistes et Pharmociens MONTREAL, CANADA Vitamine A .1 2 - - - 2800 unités int.Provitamine A (béta-caroténe) .700 unités int.Vitamme D .212222 = 350 unités int.Vitamine Ç (acide ascorbique) .30 mg.Phosphate bicalcique .560 mg.(8.6 grains) | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXIII a Yn dis A a Sa rag Hrd Aer \u2019 CSSS EL Td Comme un fil chargé à haute tension l\u2019état fi ne suffit pas que le médecin se contente de recomman- d'hypertension représente un danger latent der à son patient d\u2019être calme et de se détendre.plus grave encore que le danger immédiat., L'anxiété, les soucis, l\u2019excitabilité nerveuse Des mesures actives s'imposent.sont autant de menaces qu\u2019il faut éviter à Dans le passé, de nombreuses thérapies expérimen- tout prix.tales ont été tentées dans l\u2019hypertension., Aprés que les analyses ont été faites, les Cependant le traitement de choix aujourd\u2019hui peut résultats vérifiés et le diagnostique confirmé, en sômme se résumer en deux mots: Diurétiques, Sédatifs.\u2018Tabloid\u2019, \u2018Theoba\u2019 qui joint dans un même produit l\u2019action Diurétique de la théobromine à l\u2019actior Sédative du phénobarbital, fournit une réponse satisfaisante et convenable au problème du médecin.Chaque produit contient: ® Théobromine, 5 grs.(0.324 Gr.) Phénobarbital L4 gr.(0.932 Gr.) S\u2019obtient aux pharmacies d\u2019ordonnances en flacons de 100 et 500.Littérature fournie sur demande.J BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL '*Theoba\u2019 et \u2018Tabloid\u2019 marques de fabriques enregistrées - \u2014 \u2014 Laboratoire MAROIS Montréal AMINO-VITOL contient les ingrédients indispensables à être administrés dans les déficiences protéiniques, les anémies symptomatiques, l'amaigrissement, et la perte d'appétit ainsi que durant les diètes sévères.AMINO-VITOL, contenant 10% d'acides aminés, pourra être prescrit dans 1 hypoprotéinémie.L'extrait de foie et le er combattront la déglobulisation et les vitamines B stimuleront I'appétit et arréteront l'amaigrissement.AMINO-VITOL CONTIENT PAR 100 C.C.: Acides Aminés avec Tryptophane Extrait de foie .111111020710 17 Hémoglobine .coe.LLL 0 Tage me Glycérophosphate de soude .~ 0 oo rms Peptone Cee ee ag rms Sérum frais de cheval .ou tion Chlorure de thiamine \u201cB,\" parce, .0 158 mom: Riboflavine \u201cB,\u201d par cc.0.062 moms POSOLOGIE Deux cuillerées & thé, trois ou quatre fois par jour.OXYCHOLINE TROUVE SON CHAMP D'ACTION DANS L\u2019ENGORGEMENT DU FOIE, LA CHOLECYSTITE, LA LITHIASE ET LA CIRRHOSE BILIAIRES Dans l'insuffisance hépatique, le déficit biliaire doit être compensé à cause de l'indigestion des gras.L'agent puissant qui servira à la transformation de ces derniers sera l'acide déoxycholique qui augmentera la sécrétion biliaire sans nuire à la vésicule.Il entre dans la proportion d'un cinquième dans la sécrétion quotidienne d'acide biliaire.Nous joignons à son action celle de l'extrait de foie indiquée dans toutes les formes d'insuffisance hépatique légère secondaires aux infections et aux intoxications aiguës ou chroniques.Ne devra pas être prescrit dans l'hépatite aiguë et l'obstruction complète des conduits.POSOLOGIE: Un à deux comprimés deux ou trois fois par jour, après les repas. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXV Maintenant en vente.Digitoxine Stearn S POUR LA PRECISION DU TITRAGE EN POIDS ACTIVITE .toujours constante La DIGITOXINE Stearns est le principe le plus actif de la feuille de Digitalis purpurea\u2014composé microcristallisé à propriétés physico-chimiques bien définies.Cette préparation est titrée en poids et sa composition est uniforme \u2014 ce qui permet la précision du dosage pour éviter la confusion qu\u2019entrainent les unités grenouille et les unités chat.La Digitoxine Stearns par voie buccale est mille fois plus active que la feuille de digitale à poids égal; 1] mg.de Digitoxine produit le même effet qu'environ 1 gramme de feuille de digitale U.S.P.ABSORPTION .rapide et complète La DIGITOXINE Stearns est absorbée rapidement et complètement dans le tube digestif .l'administration de la dose nécessaire est aussi efficace par voie orale que par voie intraveineuse.TOLÉRANCE .parfaite La DIGITOXINE Stearns est dénuée de substances inertes indésirables en thérapeutique.Son activité est telle qu\u2019on peut en obtenir des effets complets par l\u2019administration orale de doses si peu élevées que les nausées et les vomissements ne se rencontrent que rarement.La méthode de la dose unique est satisfaisante en clinique pour la digitalisation complète.INDICATIONS La DIGITOXINE Stearns\u2014glucoside cristallisé de la Digitalis purpurea\u2014 est indiquée généralement dans le traitement des cas qui réagissent à l\u2019administration de la digitale ou autres drogues du groupe digitalique .aussi bien pour la digitalisation rapide que pour le traitement d\u2019entretien.PRESENTATION Comprimés de 0.1 mg.et de 0.2 mg., en flacons de 100.se Documentation et échantillon d\u2019essai sur demande.i : _ \u2014 ; - EAB 7 2% i Vi RME es CA 1-1 1 \u2019 pF 2 = , eV WINDSOR, ONTARIO - New-York - Kansas City - San Francisco - Atlanta Détroit, Mich.- Sydney, Australie - Auckland, N.-Zélande XXVI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuutæmiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 POUR L'ANTISEPSIE CHIRURGICALE Le Chlorure de Zephiran est un germicide d\u2019une grande efficacité bactéricide et bactériostatique.Dilué selon les indications, il est non irritant et très peu toxique pour les tissus cellulaires.Le Chlorure de Zephiran possède des propriétés détersives, kératolytiques et émulsives susceptibles de favoriser l\u2019imprégnation de la surfac2 des tissus, ce qui a pour effet de faciliter l\u2019enlèvement de la saleté, du gras de l\u2019épiderme et de la peau en desquamation.Présentation: TEINTURE 1:1000 colorée, ne tache pas.SOLUTION AQUEUSE 1:1000 et concentrée à 12.8%.ZEPHIRAN, marque de gr commerce enregistrée Demandez la brochure descriptive.aux Etats-Unis et au Canada CHLORURE oe ZEPHIRAN MARQUE DU CHLORURE DE BENZALKONIUM RAFFINE WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au ses vice de Administration et laboratoires: MM, les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott 423 est, rue Ontario Windsor, Ontario.Montréal TERRE | DIG-AMINOPHYLLINE COMPRIMES 7 Aminophylline 12 grs., Phenobarbital V2 gr.\u201c et Poudre digitale B.P.%4 gr.PHEN-AMINOPHYLLINE COMPRIMES Aminophylline 1%2 grs.et Phenobarbital ¥2 gr.SUPPOSITOIRES D'AMINOPHYLLINE Aminophylline 6 grs.\u2018 SUPPOSITOIRES HYPAMIN (Adultes) Amingphylline 7 Ya grs.et Hypnotal 1V2 grs.SUPPOSITOIRES HYPAMIN (Enfants) oh Aminophylline 3% grs.et Hypnotal % gr.\"io SED-AMINOPHYLLINE COMPRIMES pue | Aminophylline 2 ars.Hypnotal V4 gr.et : So : i Ephedrine V2 on v, Ga HIPNOTAL (sodiom Pentobarbital) = £ A.fey + ; .LY =, .a Ho { v XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Supplément diététique complet ELIXIR-TONIQUE GLYCAMIN DANS UNE CONTIENT SOLUTION 3 GRAMMES SALINE ET D'ACIDES GLUCOSÉE AMINÉS AGRÉABLEMENT À L'ONCE AROMATISEE TOUS LES ACIDES AMINES NATURELS (ESSENTIELS ET SECONDAIRES) Produits de l\u2019hydrolyse enzymatique de la Caséine c-o-m-b-i-n-é-s AU COMPLEXE B, A LA VITAMINE C ET AUX GLYCEROPHOSPHATES Echantillon et littérature sur demande à Messieurs les Médecins seulement.UNE DES SPÉCIALITÉS DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU - UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL \u2018 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXIX LE PERFECTIONNEMENT LE PLUS RÉCENT DANS LA CHIMIE DE L\u2019ERGOT Indiqué dans les hémorrhagies du postpartum et dans l\u2019atonie postpartum.\u201cNotre expérience avec la Méthergine nous a convaincus que c'est un ocytocique utile, puissant et de grande valeur.\u201d Roberts* Ampoules de 1 cc.(0.2 mg de tartrate de 2-butanolamide de l'acide-d- lysergique(+)) pour injection i.m., i.v., ou s.c.Boîtes de 6 ampoules.*P.C.Roberts: W.Jnl.Surg., Obs.& Gyn.D.G.Tollefson: Ibid .oe A.C.Kirchhof et al: Ibid .E.P.Farber: Am.J.Obs.& Gyn.DEPARTEMENT PHARMACEUTIQUE The WINGATE CHEMICAL Co.Ltd., Montréal nettement supérieur 4 > Æ = Go fe ZA Fa ci ZA ai = A 2 £2, To = B57: # Ë as 5, 5 Le Da a ZA i 3 15 £ ed 2 SE 7 2 SA i 3 à = hs A \u2014 LABORATORIES OF CANADA.Ltd, 64-66 est rue Gerrard Toronto Ontaric hématopoïèse dans les anémies hypochromes Des études cliniques sur l\u2019anémie hypochrome traitée par le sulfate ferreux molybdénisé (Mol-Iron) révèlent la supériorité thérapeutique de cette préparation sur le sulfate ferreux seul, en doses correspondantes.RÉSULTATS RAPIDES \u2014 Les valeurs globulaires normales sont plus rapidement rétablies, et chez les malades observés, la vitesse de formation de l\u2019hémoglobine augmente de 100 pour cent et plus.UTILISATION COMPLÈTE \u2014 L'utilisation du fer est également plus complète.| TOLERANCE EXCELLENTE \u2014 La tolérance gastro-intestinale est excellente \u2014 méme chez les malades ayant manifesté auparavant des réactions gastro-intestinales marquées a la suite de I'administration orale d'autres préparations a base de fer *.Le Mol-Iron est un complexe coprécipité de 3 mg.(environ 1/20 de grain) d\u2019oxyde de molybdène, et de 195 mg.(3 grains) de sulfate ferreux, £ fabriqué par un procédé spécial.En flacons de 100 et de 1000 comprimés.4F * Healy, J.C.: Hypochromic Anemia: Treatment with Molybdenum-Iron Complexe.The Journal-Lancet, 66: 218-221 (juillet) 1946.re .ii foot gr drift Near F0 THE ÉGLAIMSE OF MORE.DERSURIE 200066: F CALI IARLLY CORTNIMD Fessoiss.Suitare 9% Moysdesox Podge: 7% \u201cVos tesouts and mat héanne WUBI LARORATONES INC.CHOWN, Py WER SERFLE, oR wagon, Trsdn Mare Res.77 Pan ELIXIR B-COMP Kicotd 16% 5 : al aatsart of dive bre \u201cnh re Esseuis aoneux ke sin mu dévortiqe cui de tas hsure ; 7 SRE CL CONTAINS: t UN CA 00% Pre Hedraddorids ef BAY - Ln Nasi Fisdoxine Hydrochioridn Efeate Ponisthanats Tic .3 ag Filmer PRE Putney; 2 pen Bvt 50%) Wr Bar we the peace of 2, shy sician, i Seas do mideri selon 200 ai HIN WYETH 8 BROTH FANADA) LIMITED 4: £.BIN F Les autres facteurs RS sont aussi importants Les magnifiques résultats obtenus grâce à la thérapeutique de la vitamine B sont dus à l\u2019action combinée de nombreux constituants dont quelques-uns bien connus et d\u2019autres non encore identifiés.L\u2019engouement sans cesse croissant pour la thérapeutique parla vitamine naturelle B-complexe n\u2019a d\u2019égal que le principe de plus en plus admis que les carences en vitamine B sont d\u2019ordinaire multiples.B-PLEX Wyeth est un extrait aqueux de riz non décortiqué\u2014une des sources naturelles les plus riches du B-complexe\u2014Equilibré biologiquement! par l\u2019addition de facteurs B cristallisés.B-PLEX fournit le chlorhydrate de thiamine, la ribofla- | | | vine et la niacine dans la proportion de 1:2:10> PLUS des quantités adéquates de pyridoxine, d\u2019acide pantothénique PLUS les facteurs non identifiés qui existent à l\u2019état naturel dans l\u2019extrait de riz non décortiqué.! L'évaluation des préparations de la vitamine B-com- \u2018Bureau de Pharmacie et de Chimie et Bureau des plexe.Mai, 1942.Aliments et de la Nutrition.J.A.M.A.119-12-948.Nom Déposé au Canada JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED ee WALKERVILLE, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXXIII Penioral (Pénicilline Wyeth avec substance-tampon) arrive au patient à l\u2019état frais du laboratoire.Il est protégé de trois façons contre l\u2019humidité, l\u2019ennemi no.1 de la pénicilline.Le flacon est scellé à l\u2019abri de l\u2019air jusqu\u2019à son ouverture.e Un dessicant absorbe l\u2019humidité après ouverture du flacon.@ Un indicateur bleu tourne au rose lorsqu\u2019une humidité excessive menace la complète activité de la pénicilline.@ Protection ajoutée \u2014Date d\u2019expiration sur chaque flacon.Chaque flacon contient une dose moyenne quotidienne Comprimés de 25,000 unités internationales\u2014Flacons de 12 Comprimés de 50,000 unités internationales\u2014Flacons de 8 Po ur Une activité Comprimés de 100.000 unités > internationales\u2014Flacons de 8 assu ree Ecrivez PENIORAL _j SUR VOTRE ordonnance de Pénicilline Nom Déposé JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE - ONTARIO XXXVI \u2014_\u2014 L'UNION MEDICALE DU CANADA BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 SIO Rae! EEE 2sanerssmrsiose perce 3 3 si RIM aca Gi Fe 7 iy a CA 2 a 7 ! i 2 UE Er GE 2 7 vz Ë SEE vi i a a i oe 2 % 72 k: a 7 eZ 7 2 KE 5: 2 ; 7 a 7 Ë 7 7 Zz im 7 , co 7 PRET Dé GE 5 2 2 i % 2 2 5 2 Ga 5 7% A 7, Ge Ze 2 27 Es 2 F2 ge a i % GE 7% GE 2 rez Ze 4 7% ; a 2 A 2 .\u2026.© Gé 25 ZE \u201c0 8 0 0 0 .\u2026.e © sea *,° .0.ES ae 7 22 e sos LI] .Zi a ° 0000 0 LU .i ® oo 0 0 5 00» se .LN J Be .e e\u2026.ee».ae } 4 * 9 .ee se .4 a 7 .® 8 5 0 s 5 0 0 as so .* 8 9°» a eo 0 .: eo 9 7! eo 0» °.» « 2 eo .eee °e eo .: oe oo 0 e «\u20ac» .LN] e se.; ; a .a ee : : 0 ® 5 8 00 9° 0 oe .e =» e se856686 see os es ® as se ; LN I) i .: » e ©8660 a3 ee 0 0 : .9 e a : © æ see .e es .0 a © ©» .Fy a 8 e-00 os 9 : ; pe ea 00 .i i : .[ seen Cu) 7% à ; e ses 25% a .: a GC Sd » esse Zz 0.» .| i ue 00sse [ ve ©, Ae) a9 8 0s x di ace ».esse ig ole ° [ : Là i ses : % oe » ee e LC 9) © os us 00 * 6 00 +0 o% Li @ eo °°.® 5 0 8 a0 ° ©.* Un 34 eo eo 0 e © : .a oa CS es LR oF .eo 0 see.7 a se © 8 CY se FL i e see °°.e © 8 7 on i ase ol) IS: $3 %e%0%e ee\" 2 aa Fi ry I I 8g ot ® oo 0 9» ee ae of 0 .® 0 © 0 0 0 0 | ap eas ud OH 1 5 0 eo a 8 G9 os» oo oo 2 0 a t() oe : .ee 8 Pog e 0 ®n GE os e000 DD ® ood ase e 8 0 obo OU 0360885898 °.O05 oes * : à 0 807 S008500KD58De >» OQ em BRA : KH BH aos a= oe 2 3 a un 47 br : saga 22%\" .e © = Des $ [ ess .ee (OU » » » 2 a en ® os .ee ee.: 2 seg »ees oe uw | .\u2026.\u2026.s.s= i : (lu 58» os ® 5 2 aan e = e 89 ee ®» » os * eo 00 Ë : .Pr ® ° 0 v0 0 e @ no 888 : eee e a eo 0 0 eo 0 s.a8 ® coc ® 00D .e oo 0 @ .se oo a =» 9 08 0 : LN J : aw ec ©6608 * eo .aon 86 \u201ces oe .: e 58 ss a8 D7 2 * eo eo (Eu » = » s#82802990CN0 eo.ee oe eo a se 3 02 se .ee oe 98029858 vues e © oe ee 0 a ue ° © ® ® 5 0 oo 0 vus © 5880306868 ee .: a 5 no ® 5 00 DB EPO OO =: © ee .e oe .eo 0 .e e es .\u2026.e oo oo 0s BCEas vases .se we \u201c2680806805 ».esse ® 0 0 5 6 0 00 0» ® 6 0 0 0 9 0 0 0 0 0 a» 2 8 ca 2 8 0 0 .oo 5 .see.: ss .» .o se LI I) eo oo *¢ oo 0 .® oo 8s 0 oo .ae ® 8 0 a 8 0 .so ve °.8 e © \u20ac .eo .eo.» Cnn\" : LEN J na \u201ces B® 8 5 8 8 8 0» .0.LT sa» ao .: ns 2 Do 7 A SH i \u201c2 er 2 9% LS oa Ra 2 i 2% FE % a OTEINATE D \u2018ETAIN COMPLEXE B NATUREL + PR Laboratoires Associés Franco-Anglais MONTRÉAL Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Echantillon et littérature sur demande. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXXV \u20ac : es a a = see a SRR A Ren I Ne aa E AU SERVICE DE LA MEDECINE ex SS RE PI = se RE 5 = Ce a ss = x = = A 3 333 $ = = S * S sas Xe = ES = = æ = 5 3 se > « po 3 + S = Pe & 7 A 4 se = re se EE fe: se ae .2 Pa 2 2 se ee ne & 265 a ec: 7 EX 2 = a +.= Sa 7 55 43 2 3 a SE A = 4 ja 5 É 3 i: % So 7 7% 5 Ga ar 7 20 = 7 2 53 Te 2 2s 7 53 2 22 2 = 2.2 7% 55 A LS = 2 2 5 2 es = 5 ss Z 5 se 2 = z 5 = i 2 a 2 53 % 2 5: 5 gz Se 2% 7; a 25 iz 2 = Be 2 i Fa: x D 22 ga a £4 2 2% oo & 7 7 2 A = Ga % Zr i 2 x 7% 3 7 a 2 2 = 2 2e a a 55 # a Be pe 7 % 7 A 5 ES A 2 43 r 7 7 2 A iz XXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODERAZINE MIDY (injectable) (Ampoules 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY (Ampoules 20 cc.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.LIQUEUR LAVILLE \u201cL\u2019ANTIGOUTTEUX\u2019 Composition: À base de quinium, colocvnthis et des principes actifs de convalleria maialis, gentiana, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d\u2019Action: Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.Crise Violente, 1 cuil.à caté 2 heures avant le repas ou 4 heures après.Répéter toutes les 6 heures au besoin.| Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, A cuil.à café le matiu à jeun.Posologie: La LIQUEUR du Dr LA VILLE se présente en flacon de 60 ce.LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.\u2014-\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XXXVII CARENCE DE FER il est opportun d\u2019administrer un composé d\u2019une grande le minimum de désagrément.\u201d efficacité avec Le Fergon est rarement cause de malaises gastriques, même s\u2019il est administré avant les repas, car son faible degré d\u2019ionisation le rend quasi non astringent et non irritant.|! a été démontré par des comparaisons cliniques que le gluconate ferreux est plus efficacement utilisé que d\u2019autres composés de fer *.Fe rgon Gluconate Ferreux de Stearns DANS LES CARENCES DE FER PRÉSENTÉ sous forme d\u2019élixir à 59%, en flacons de 16 onces; et en comprimés de 5 grains, flacons de 100 et de 1000.eden Stearn Se Company of Canada, LU.WINDSOR + ONTARIO NEW YORK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT SYDNEY, AUSTRALIA AUCKLAND, NEW ZEALAND Reznikoff, P.Le FERGON est un gluconate amélioré.Préparé selon une méthode spéciale da Stearns et stabilisé par un excès da réducteur, il contient moins de 1/7 % de fer ferrique.NON IRRITANT grâce à son faible degré d'ionisation, le Fergon est rarement cause de malaises gastriques.On peut donc l\u2019administrer avant les repas et Goebel, W.F.: et, de la sorte, favoriser le maximum d'absorption.PLUS EFFICACE.Des études cliniques ont démontré que le gluconate ferreux est plus efficacement utilisé que tous les autres sels de fer.Facilement soluble et absorbable par la voie digestive en milieu acide ou alcalin.INDIQUE dans le traitement et la prophylaxie d\u2019anémies causées par une J.Clin, Investigation.16 : 547, 1937.déficience de fer; particulièrement efficace chez les malades qui tolèrent difficilement les autres formes de fer.POSOLOGIE: La dose moyenne pour adultes est de 3 à 6 comprimés (5 grains) ou 4 à 8, cuillerées à thé d\u2019élixir par jour; pour les enfants, 1 a 4 comprimés (21%, grains) ou 1 a 4 cuillerées à thé d\u2019élixir par jour.Fergon\u2014Nom déposé XL L\u2019UNION- MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butremin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 \" NOUS ANNONÇONS Lpname 3.4-bis-(m-méthyl-n-propionoxyohényl) hexane ŒSTROGÈNE SYNTHÉTIQUE ACTIF PAR VOIE BUCCALE Les médecins disposent mainienant d\u2019une œstrogénothérapie | économique ne comportant pas de risque de gêner la malade | ou de ne procurer qu'un soulagement incomplet des symptômes ménopausiques.; AVANTAGES MARQUANTS @ Soulage promptement les symptômes ménopausiques.@ Redonne une sensation de bien-être.@ N'occasionne virtuellement pas de réactions désagréables.@ Est exceptionnellement économique.Des études cliniques étendues dans des centres médicaux renommés attestent l'activité œstrogène et la sûreté clinique du Méprane.Dans un groupe de cas nombreux, on a rapporté un prompt soulagement des symptômes de la ménopause, et les malades éprouvaient généralement une rémission partielle de leurs symptômes dès les premiers jours du traitenrent.Les réactions désagréables étaient virtuellement inexistantes.PosoLOGIE: Dans la ménopause, traitement d'attaque\u20143 com- | primés par jour; traitement d\u2019entretien\u20141 a 2 comprimés par jour.PRESENTATION: Boites de 30 et de 100 comprimés de | mg.(1/65 de grain), emballés individuellement.Notices et échantillons sur demande.Méprane @ POUR LE BIEN-ÊTRE DURANT LA MÉNOPAUSE REED & CARNRICK (CANADA) LTD.TORONTO, ONTARIO, CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 19477 XXXTIX L\u2019ANALGÉSIE EN OBSTÉTRIQUE SÛR e Quatre années de recherches médicales intensives, comportant plus de 1,400 cas rapportés, ont démontré que l'analgésie par le Demerol, en obstétrique, offrait un procédé sûr.L'analgésie par le Demerol est sans danger pour la mère et l'enfant.El'e n'affaiblit pas les contractions utérines et ne prolonge pas le travail.Le médicament ne provoque aucune comp ication du post-partum.SIMPLE ET EFFICACE e Le chlorhydrate de Demerol s'administre per os ou en injection intramusculaire.Dose moyenne: 100 mg., lorsque les douleurs deviennent régulières, puis on répète la dose trois o1 quatre fois à des intervalles de ! à 4 heures.L'effet analgésique du chlorhydrate de Demerol se situs entre celui de la morphine et celui de la codéine; l'action antispa-modique du Demerol est semblable à celle de l'atropine.Il est doué d'un léger effet sédatif.Cette préparation peut être employée associée a !a scopolamine ou a des barbituriques pour l'amnésie.LITTÉRATURE DOCUMENTAIRE SUR DEMANDE Marque de commerce enregistrée au Canada et aux Eta's-Unis C H LL OR HY D R A T E Varque du CHI.ORVYDRATE DE MEPERIDINE (Isonipécaine) SUJET AUN LOIS CANADIENNES SUR LES STUPEFIANTS WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques de qualité pour le médecin Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 cuest, rue Elliott 423 est, rue Ontario Windsor, Ontario.Montréal Tirée à quatre épingles À Vous la connaissez peut-être \u2014 cette victime de l'anémie secondaire que la ferrothérapie ne parvient pas à ramener complètement à l'état normal! ou dont l'état ne s'améliore que très lentement.Certainement, ces cas ne sont pas rares.C\u2019est un problème auque | les chercheurs de l'Université du Wisconsin \u2014 et les Laboratoires Abbott \u2014 offrent une solution.Les savants de l'Université du Wisconsin ont trouvé que pour obtenir une régénération maximum de l'hémoglobine il faut une quantité minime, mais bien définie, de cuivre, qui agit comme activeur métabolique du fer.L'Elixir Cofron Abbott fournit le cuivre et le fer ensemble dans le rapport très précis de 1:25, qui est celui que les savants du Wisconsin ont trouvé le plus efficace.Il contient en outre du concentré de foie qui apporte une quantité complémentaire des vitamines du complexe B.L'Elixir Cofron possède un goût exceptionnellement agréable.On en propose l'emploi dans le traitement de l\u2019anémie de nutrition et autres anémies secondaires, dans les états non spécifiques où il y a diminution de la valeur globulaire ou réduction modérée du nombre d'hématies, dans les anémies qui accompagnent les longues maladies, et de façon générale comme tonique ferrugineux.L'Elixir Cofron se trouve dans les pharmacies en flacons de 12 et de 80 elixir cofron LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE - MONTREA Stitt YANN ;;,, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 41 Facile commé .C\u2019est pratiquement aussi simple de préparer une injection de pénicilline calcique dans l'huile et la cire, Abbott, quand on se sert de la nouvelle Seringue-Cartouche Stérile.La raison?Plus besoin de restériliser la seringue et I'aiguille.Fini l\u2019ennui de sécher, qui comporte toujours le risque de complications s\u2019il reste des traces d\u2019eau.Eliminée la difficulté d\u2019aspirer la suspension dans la seringue; éliminées aussi les pertes de solution.En outre, plus besoin de s'occuper de nettoyer la seringue et l'aiguille, puisqu'on les jette.Chaque emballage est complet, compact, facile à transporter, et prêt à servir.Il comprend une seringue en plastique à laquelle est fixée une aiguille régulière No.20 de 1L4 pouce, avec piston en verre, et contenant une dose 300,000 unités de pénicilline en suspension dans l'huile d\u2019arachide et la cire d\u2019abeilles.Il arrive parfois que nous ne puissions fournir aux demandes, mais nous augmentons sans cesse notre production.LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE, MONTREAL Pénicilline, Abbott Af __ dans l\u2019huile et la cire (FORMULE DE ROMANSKY) .dans tone serengue-car be nee servant ge une fois .\u2026 Le résultat inévitable d\u2019un semblable état de choses est une concurrence très active.Les élèves sont peu nombreux, les écoles abondent ; les dépenses sont lourdes tandis que la recette est légère; la nature humaine est fragile, et vous savez ce qui arrive alors.Les mesures restrictives sont mises de côté, on offre des avantages spéciaux.Peu à peu le niveau des études s\u2018abaisse, les examens deviennent une farce, et les écoles ne sont bientôt plus que machines à diplômes, dans lesquelles les plus hauts intérêts de la profession et la sécurité même du public sont sacrifiés à la cupidité des candidats.L'esprit peut à peine mesurer jusqu\u2019à quel point peuvent s\u2019abaisser les directeurs de certaines institutions, grâce à ce système de compétition effrénée.Ceux-ci remueront ciel et terre pour s'at- trrer des élèves; ils auront recours aux sollicitations et à la persuasion, à différents artifices et ruses d\u2019une probité douteuse.Finalement les propriétaires de ces écoles sont pris d\u2019une sorte de paralysie morale (ce que les théologiens caractérisent du nom d\u2019endurcissement du cœur), et alors, incapables de voir et encore moins de faire ce qui est juste, ils en viennent à croire que leur système est bon, et les tentatives de réforme deviennent à peu près désespérées.Ce tableau n\u2019est pas chargé.La libre compétition entre plusieurs écoles est synonyme de commerce libre des diplômes, et ce commerce libre est lui-même synonyme d\u2019homicide.Les Bureaux de médecine ont sauvé les écoles canadiennes de semblables désastres.Les collèges se sont opiniâtrement opposés à l\u2019extension des pouvoirs des Bureaux, jaloux qu'ils étaient de leurs droits et de leurs chartes; et puis, empressés à mettre des obstacles à d\u2019utiles législations au lieu de favoriser celles-ci, ils ont trop souvent, bien qu\u2019ils ne le sussent pas, trouvé la victoire dans la défaite.Le principe est bon et bien établi: la profession médicale d\u2019un pays ou d'une province doit être la gardienne de son propre honneur.La profession, en effet, est plus grande que les écoles qui n\u2019en sont que des parties.Elle doit avoir sous son contrôle tout ce qui regarde l\u2019éducation médicale et la pratique de l\u2019art de guérir.Incorporé, le corps professionnel de chaque province est connu sous le nom de « Collège des Médecins et Chirurgiens », de « Conseil Médical », de « Bureau de Médecine y, et comme vous le savez tous, par l\u2019acte de la Confédération, chaque province a le droit de régir ses propres affaires en matière d\u2019éducation.Sur ce point, les Bureaux, pour répondre à l\u2019idéal que l\u2019on s\u2019en fait, doivent faire ce qui suit: 1° Examiner les qualifications des candidats à l\u2019étude de la médecine.2° Disposer le curriculum de la meilleure manière possible, pour le plus grand bien du pays et suwvant les exigences de la science moderne.3° Contrôler d\u2019une manière absolue les examens pour la pratique de la médecine.Je me propose de faire quelques remarques sur châcun de ces points, surtout en ce qui touche l\u2019état de choses actuel.Je pourrais ici terminer cette partie de mon sujet, qui a trait surtout aux rapports existants entre la profession et le public, mais j\u2019insisterai encore sur sur un point.J'ai dit en commençant que dans une société bien organisée, tout citoyen doit sentir qu\u2019il a près de lui un homme ayant reçu une bonne et solide éducation médicale, et auquel il peut, à Uheure du danger, s\u2019adresser en toute confiance et lux demander secours pour lu-même, pour sa femme et ses enfants.Nous avons cela maintenant par tout le Canada.Aujourd\u2019hui le public a à sa disposition des hommes instruits et compétents; dans le plus petit village, l\u2019individu le plus pauvre peut s'adresser à un médecin honnête et capable; les charlatans et les imposteurs sont rares.Ce sont là, messieurs, des bienfaits dont, les mains élevées vers le ciel, nous pouvons remercier nos Bureaux de médecine pro- VINCIAUX.(OsLER \u2014 1885 \u2014 réunion annuelle de C.M.À.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Adédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 75: MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur) ; Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René); Badeaux (Francois); Beaudoin (Hervé); Beaudry (Maurice) ; Beaulieu (Roger) ; Beauregard (Jean-Marie) ; Béclère (Claude); Bélisle (Maurice) ; Bé- lisle (Philippe) ; Bertrand (Albert); Bisson (Christophe) ; Blain (Emile) ; Blanchard (G.- A.) ; Boisvert (Raymond); Bombardier (].- P.) ; Bonnier (Maurice) ; Boucher (Roméo) ; Boudreau (Marcel-A.); Bourgeois (Paul); Bousquet (Jean-Paul); Brodeur (Paul); Brun (José F.) ; Bruneau (Jacques) ; Cantero (Antonio) ; Cauchon (Roland); Cayer (Lo- mer) ; Champeau (Jean); Charbonneau (J.- H.); Charest (F.); Charest (G.); Charpy (J.); Chicoine (Paul); Clermont (Moïse) ; Côté (G.-Léo); Courchesne (Georges-H.) ; Cousineau (Ceorges); Couture (Ernest) : Dandurand (René); David (Paul): Demers (F.-X.) ; Desjardins (Edouard) ; Doré (Réal) ; Duberger (R.-L.) Dufresne (Origène) ; Du- fresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dussault (Roland); Fauteux (Mercier) : Finland (Maxwell) ; Fortier (de la Broquerie) ; Frappier (Armand) ; Frégault (Guy): Gagnon (Arthur) ; Gagnon (Jacques); Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Fernand): Gauthier (P.); Gélinas (Henri) : Gérin-La- joie (Léon); Gilbert (Jules): Gratton (Armand) ; Grégoire (Fernand) ; Grégoire (Georges) ; Groleau (Lionel); Groulx (Adélard) : Houot (A.); Jobin (Pierre) ; Julien (P.-E.) ; Jutras (Albert) ; Laberge (Lasalle) ; Lacasse (Gustave); Lachance (Roger); Lacharité (Hervé) ; Laliberté (Henri); Lambert (A- drien) ; Laperrière (Vincent) ; Lapierre (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Laroche (A.- G.) ; Latraverse (V.) ; Laurier (Yvon) ; Lau- zer (Rosaire); Leblond (Sylvio) ; Leblond (Wilfrid); Lefrançois (Charles); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis); Lépine (Edgar) ; LeSage (Albert) ; LeSage (Jean) ; L\u2019Espérance (A.); Lessard (Richard); Le- tendre (Paul); Letondal (Paul); Longpré (Daniel); Longtin (Léon); P.L.; Maranda (E.); Marin ( Albéric); Marion (Donatien); Marion (Pierre); Morin (Eustace); Morissette (Léo- pold); Noél (Victor); Panisset (Maurice): Paquet (Adrien); Paquette (J.-Philippe); Paré (Louis); Pesant (Laurent); Pettigrew (Ant.) ; Pichette (Henri); Pinsonneault (G.); Plamondon (Marcel); Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poliquin (Paul-A.) ; Pouliot (Ant.); Prévost (Jules); Riopelle (Joseph-Luc); Rioux (Armand); Rochette (Roméo) ; Roy (Louis-Philippe): Saint-Martin (Maurice) ; Samson (}.-Ed.) ; Sanche Hector) ; Saucier (Jean); Selye (Hans): Simard (Raymond); Simonnet (Henri); Sirois (Jean): Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; St-Onge (Gérard) ; Sylvestre (J.-Ernest) ; Sylvestre (Lucien) ; Tagnon (Henri-J.) ; Tétreault (Adé- lard) ; Tétu (Félix) ; Thébaud (Jules) : Thibault (Eugéne); Tourangeau (F.-].); Tremblay (Jean); Turcotte (M.): Vachon (Malcolm); Vallée (Louis-Yvan); Valois (Antoine); Vézina (Norbert); Vidal (J.-A.) ; Voyer (Victorin) ; Wallis (Robert). 524 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLietiyn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 Et puis, paraît-il, nous devons en Amérique jouer un rôle, accomplir une mission.À tout événement, nous pouvons tout de même tenter l'aventure: personne n\u2019en sera lésé, au contraire, et nous aurons en plus l'ineffable satisfaction d\u2019avoir suivi une destinée, de n\u2019avoir pas dérogé lâchement à un dessein qui nous fut tracé, et vers lequel tout nous entraîne.Et le peuple, que pense-t-il de tout cela?Peut-être se sent-il ému à certaines heures par les accomplissements et les efforts d\u2019une poignée d'hommes, des compatriotes.Peut-être est-il fier de son Université de la Montagne.En tout cas, ses fils pourront y accéder, à ce temple de l\u2019enseignement.Mais encore faut-il qu\u2019il se solidarise à son œuvre et tangiblement.Il y a 25 ans, on avait sollicité de la population de la région de Montréal une aide financière.Elle apporta probablement ce qu\u2019il fut possible eu égard aux circonstances de l\u2019époque et à la mentalité de la population.Une seconde campagne sera lancée incessamment dans le vaste district de Montréal, dans la province ecclésiastique de Montréal.On devra recueillir dix millions de dollars pour l\u2019Université.Les pouvoirs publics fourniront une partie substantielle de la souserip- tion.Déjà la cité de Montréal s\u2019est engagée à verser la somme de deux millions.L'exemple est d'importance et, si on juge de l\u2019organisation qui s'amorce, on peut espérer avec joie que l\u2019objectif sera sûrement atteint et probablement dépassé.Voilà un mouvement qui doit réconforter et faire espérer l'accomplissement d'œuvres merveilleuses et constructives.Le public doit réagir dans ce sens et il lui faut comprendre qu\u2019elles seront nécessaires à notre survie et à notre épanouissement.Les traditions, le passé, les berceaux, le groupement autour du clocher certes, mais aussi l\u2019enseignement à nos enfants qui atteint son couronnement à l'université.Ce Journal.de spécialisation médicale, a été fondé par des universitaires, 1l a toujours soutenu, encouragé l\u2019œuvre universitaire.Il a été depuis 75 ans intimement lié à l\u2019enseignement universitaire : trois de ses rédacteurs en chef (Rottot, P.Lachapelle, À.LeSage) BULLETIN + + NOUVEL ESSOR DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL pur le Mont-Royal, face aux Laurentides, illuminée de mille feux à la fin du jour et au soleil couchant, l\u2019Université de Montréal est le témoignage d\u2019un fait et d\u2019une volonté.Ceux qui conçurent le vaste projet de situer sur l'emplacement actuel la vaste et hardie construction que nous aimons aujourd\u2019hui, ne furent pas toujours et par tous loués et approuvés.D\u2019aucuns, certes bien intentionnés, trouvaient le dessein trop audacieux, au- dessus de nos moyens et de notre valeur.Le site leur semblait beau, il est vrai, mais très peu pratique et, à leurs yeux, on avait sacrifié l\u2019utile à un rêve de grandeur.En plus, on avait délaissé la partie vraiment francophone de la ville pour édifier notre université française dans une région, la plus belle de la ville il est vrai, mais qui nous était moins familière et habitée par une population de langue anglaise.Mais ces promoteurs possédaient une plus pénétrante vision, leur horizon était plus reculé.Ils savaient bien qu\u2019une université ne s\u2019organise pas que pour le présent, mais qu\u2019elle doit s\u2019édifier en vue de l'instruction et de la formation des générations futures.Ce qui paraissait fastueux, il y a quelques années, nous semble déjà appartenir à la nature très ordinaire des choses, tant on s\u2019adapte au milieu et surtout tant on peut se hausser à la mesure de la matière et que ce rehaussement d'ordre, tout objectif qu\u2019il soit, donne confiance en soi, procure plus d'assurance, porte vers des réalisations intellectuelles et morales qui se couplent étroitement à la grandeur des cadres où elles s\u2019épanouiront. PREMIER CONGRÈS RÉGIONAL DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA, TENU À SHERBROOKE LES 13 ET 14 JUIN 1947 Le Conseil Général de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada a décidé d\u2019organiser dans certaines villes du Québec des congrès régionaux.Sherbrooke a l'honneur d\u2019avoir été choisie comme premier endroit pour l'inauguration de ces congrès.Le programme scientifique comprendra trois sections: phtisiologie, chirurgie et médecine.Nous sommes heureux de remercier nos confrères de Montréal, de Québec et des Cantons de l\u2019Est qui ont collaboré à l\u2019organisation tant scientifique que matérielle de ces assises.Nous espérons que tous les médecins membres de l\u2019Association se rendront avec leurs épouses dans la ville reine des Cantons de l\u2019Est en juin prochain.Le comité du Congrès a inserit au programme social et artistique différentes manifestations qui, nous l\u2019espérons, sauront rencontrer l\u2019approbation de tous.Le président, Dr Richard GAUDET.Le secrétaire du Congres, Dr Jacques OLIVIER.LOGEMENT A SHERBROOKE LORS DU CONGRES REGIONAL Les organisateurs du congres régional de PAssociation des Médecins de Langue fran- caise du Canada ont établi un comité pour faciliter le logement des congressistes durant leur séjour à Sherbrooke.Ce comité comprend les membres suivants: MM.les docteurs: Blais, Léo, Boisvert, Raymond, Dagneau, Clovis, Dion, Joseph-A., Lafond, Réal, Ledoux, Armand, Marin, Réginald.Ce comité prie les congressistes de réserver eux-mêmes à l\u2019avance leurs chambres d\u2019hôtel ou de prévoir si possible l\u2019hospitalité chez des amis.Ceux qui le désirent peuvent adresser leur demande de logement au docteur Jacques Olivier, secrétaire du Congrès, qui verra à transmettre ces demandes au comité de réception.On est prié d\u2019adresser toute demande à l\u2019Hôpital Général Saint-Vincent-de-Paul, Sherbrooke.A toutes fins pratiques, voici une liste des hôtels et des maisons de touristes auxquels les congressistes peuvent personnellement s\u2019adresser pour faire leurs réservations.Hôtel New Sherbrooke, Sherbrooke Hôtel New Wellington, Sherbrooke Hôtel Lasalle, Sherbrooke Hôtel King George, Sherbrooke Hôtel Château Frontenac, Sherbrooke Hôtel Grand Union, Sherbrooke Hôtel Royal, Sherbrooke Hôtel Magog, Sherbrooke Hôtel Lake Park, Petit Lac Magog Manoir du Lac, Petit Lac Magog Manoir du Lac, Cabines, Petit Lac Magog Ermitage Cabins, Sherbrooke. BULLETIN furent doyens à la Faculté de Médecine; des quatre autres doyens, trois firent partie du bureau de direction de L\u2019Union Médicale du Canada *.| Il ne peut dans les conjonctures actuelles qu\u2019offrir le plus entier appui moral à l\u2019appel du chancelier, Son Excellence Monseigneur Charbonneau, et à tous les comités ou commissions qui organisent la campagne.Nous demandons à nos lecteurs d\u2019aider l\u2019œuvre de l\u2019Université de Montréal en souscrivant généreusement à la campagne: ils collaboreront ainsi à une institution nationale et, agissant de la sorte, ils se rendront à eux-mêmes un inestimable service.Roma AMYOT.1.Le Dr T.Parizeau et le Dr Edmond Dubé.doyen actuel en sont encore membres.525 EN MARGE DU CENTENAIRE 1847-' 947 Aux médecins de campagne Un médecin qui pratique à la campagne nous écrit pour nous dire qu'il ne laisse pas souvent son coin pour aller en ville.Ce fils et ce petit-fils de médecin se demande tout de même si, pour une occasion exceptionnelle comme le Centenaire, «il ne se paiera pas une fugue avec sa vieille ».Je lui ai répondu par le retour du courrier et je l'ai fortement encouragé à ne pas résister à la tentation.Il sera des nôtres, j'en suis sûr, aux journées qui évoqueront le centième anniversaire de notre collège, au mois de septembre prochain.Il viendra, comme des centaines et des centaines d\u2019autres, de tous les villages du Québec.Le médecin de campagne représente un des types les plus admirables de notre profession.Le jour et la nuit, beau temps mauvais temps, à toutes les saisons, il doit être au poste car il est souvent seul dans son patelin.Parfois il doit faire de longues randonnées et, parfois, un appel téléphonique le rejoint en route et il repart, sa visite faite, dans une autre direction au lieu de rentrer chez lui.Il se repose quand 1l a le temps et, à maintes reprises, les malades le réclament au moment où il aurait bien gagné de dormir un peu.Certes, la pratique à la campagne est moins dure qu\u2019il y a cent ans, alors que les routes méritaient à peine ce nom! Tout de même, à l'heure actuelle, celui qui a choisi un village pour y exercer sa profession est un homme qui, d\u2019avance, a accepté de mener une existence qui n\u2019est pas de tout repos.C\u2019est un confrère qui ne ménage pas son dévouement et dont les services ne sont pas toujours reconnus à leur valeur.«Je suis arrivé à temps pour injecter du sérum de Roux à un enfant atteint de diphtérie; deux heures après, j'ai fait une césarienne, j'ai sauvé l\u2019enfant et la mère aussi; dans l\u2019après-midi, j'ai réussi à arrêter une hémorragie chez un grand blessé qui était en train de mourir! Cela à part du reste! Une sacrée journée, mais une bonne et belle journée! » C\u2019est la confidence d\u2019un vieux médecin de campagne qui est mort à la tâche, après avoir servi pendant une quarantaine d\u2019années! POSTE.Bie Arr us Une BULLETIN PROGRAMME PROVISOIRE DU ler CONGRÈS RÉGIONAL DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Sherbrooke.13 et 14 juin 1947 COMITÉ SCIENTIFIQUE MM.les docteurs : Guy Bertrand, Lionel Groleau.Jacques Olivier.1.\u2014SECTION DE TUBERCULOSE.Sanatorium St-François Vendredi, 13 juin 4.15 hrs p m.\u2014 Le problème de la lutte antituberculeuse dans les Cantons de l\u2019Est.Dr Lasalle Laberge, Sherbrooke.4.30 hrs p.m.\u2014 Diagnostic clinique de la tuberculose par le médecin praticien.Dr Victor Brosseau, Sherbrooke.En discussion : docteur J.-A.Vidal, Montréal.4.45 hrs p.m.\u2014 L\u2019examen des crachats chez le tuberculeux pulmonaire.Dr Jacques Olivier, Sherbrooke.5 hrs p.m.\u2014 L\u2019immunisation antituberculeuse par le B.C.G.Dr Armand Frap- pier, Montréal.Samedi, le 14 juin 2 \u2014SECTION DE CHIRURGIE.Hôpital Général St-Vincent-de-Paul.9.30 hrs a.m.\u2014 Vingt-cinq ans d\u2019évolution chirurgicale.Dr Richard Gaudet, Sherbrooke.9.45 hrs a.m.\u2014 Sujet à venir.Dr Oscar Garant, Québec.10.00 hrs a.m.\u2014 Les épisiotomies.Dr Réal Lafond, Sherbrooke.10.15 hrs a.m.\u2014 Le traitement préopératoire en chirurgie générale.Dr Jacques Bru- neau, Montréal.10.30 hrs a.m.\u2014 Les cervicites.Dagneau, Sherbrooke.10.45 hrs a.m.\u2014 Le lever précoce en chirurgie générale.Dr Guy D\u2019Argencourt, Drummondville.11.00 hrs a.m.\u2014 L\u2019arthrite rhumatismale vertébrale.Dr Lionel Groleau, Sherbrooke.Dr Clovis 527 11.15 hrs a.m.\u2014 Appendicite suppurée sans drainage.Dr Guy Bertrand, Sherbrooke.11.30 hrs a.m.\u2014 Arthrite chronique de la hanche.Dr J.-Edouard Samson, Montréal.Samedi, le 14 juin 3.\u2014SECTION DE MÉDECINE.Hôtel-Dieu de Sherbrooke.2.00 hrs p.m.\u2014 Maladie de Pick.Dr Roger B.Goyette, Granby.2.15 hrs p.m.\u2014 La pseudo-hémophilie familiale.Dr Léopold Morissette, Montréal.2.30 hrs p.m.\u2014 Les physionomies cardiaques.Dr René DuBerger, Sherbrooke.2.45 hrs p.m.\u2014 Erythroblastose infantile à la lumière du facteur Rh.Dr Marcel Langlois, Québec.3 00 hrs p.m.\u2014 Le problème de la poliomyélite d\u2019après les recherches récentes.Dr Pierre Lépine, chef du Service des Virus à l\u2019Institut Pasteur de Paris.3.30 hrs p.m.\u2014 Le traitement de la poliomyélite.Dr J.-H.Charbonneau, Montréal.En discussion: docteur Paul-M.Lari- vière, Montréal.3.45 hrs p.m.\u2014 Sujet a venir.Dr J.-B.Jobin, Québec.L\u2019AssoCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DFS HôPITAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019Association réunira son Exécutif vendredi, le 13 juin, & 9.30 heures a.m., au Club Social, 85, rue Melbourne, Sherbrooke, et \u2018\u2019assemblée du Grand Conseil aura lieu dans la soirée du même jour, au même endroit.LA FÉDÉRATION DES Socrfrés MÉDICALES DF LA PROVINCE DE QUÉBEC La Fédération tiendra l\u2019assemblée de l\u2019Exécutif au Club Social, 85, rue Melbourne, Sherbrooke, vendredi, le 13 juin, à midi, et l\u2019assemblée du Grand Conseil, à 3 heures, p.m.L\u2019AssOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L\u2019assemblée annuelle du Conseil de l\u2019Association aura lieu samedi, & 2 heures, p.m., au Club Social, 85, rue Melbourne, Sherbrooke. A NESTHÉSIE INTUBATION ENDOTRACHÉALE À L\u2019AVEUGLE Fernando HUDON L\u2019intubation endotrachéale à l\u2019aide du laryngoscope est et restera toujours le procédé classique.C\u2019est celui que l\u2019on doit apprendre en premier lieu.Cependant l\u2019introduction endotrachéale d\u2019une canule par voie orale ou nasale sans l\u2019aide d\u2019un laryngoscope demeure un procédé extrêmement utile et mérite d\u2019être mieux connue.En effet, la laryngoscopie peut dans certains cas être très laborieuse et même impraticable.L\u2019ankylose du cou, le trismus, les plaies traumatiques sont autant d\u2019obstacles; de plus, il ne faut pas être trop à la merci d\u2019un instrument.Nous vous exposerons donc les techniques de l\u2019intubation à l\u2019aveugle.[ L\u2019¢ther est l\u2019anesthésique de choix parce qu\u2019il déprime suffisamment le réflexe laryngé et s\u2019élimine lentement.Le niveau de l\u2019anesthésie doit dépasser le 2e plan de la période chirurgicale.L\u2019anesthésiste a le temps de procéder, et les tentatives de l\u2019intubation ne provoquent pas la toux et le spasme du larynx si rapidement.Sous anesthésie au gaz ou au Pentothal, il faut être plus entraîné et agir promptement.Cependant, si l\u2019on a soin de faire, au préalable, la cocaïnisation de la gorge et du larynx, on augmente considérablement ses chances de succès.Une petite injection de curare diminue également le spasme laryngé.L\u2019arc réflexe est interrompu du côté sensitif par l\u2019anesthésique local et du côté moteur par le curare.Considérons maintenant les tubes.On se sert des tubes en caoutchouc, en soie gommée et en plastique.Les tubes en caout- 1.Série de communications au XVIIIe Congrès de FAMLFC, Québec, juin 1946.(Québec, Canada).chouc désignés par Magill sont courbes et servent surtout à l\u2019intubation nasale; ils sont à parois minces ou épaisses.Les tubes à parois minces blessent moins la muqueuse nasale, mais ont l'inconvénient de se laisser déprimer et de se couder en arrière des choanes ou à l\u2019entrée du larynx.Les tubes en plastique sont flexibles mais plus durs; ils ne se coudent pas, mais ils traumatisent plus facilement la muqueuse nasale.Les tubes droits en soie gommée servent généralement pour l\u2019intubation orale; ceux fabriqués avec une courbure ne sont pas recommandables pour l\u2019intubation nasale à cause de leur dureté.La grosseur du tube employé varie avec l\u2019âge, le sexe, et l\u2019individu.On emploiera des tubes n° 14 au n° 42 (calibration française) ou n° 00 au n° 12 (calibration américaine).A notre point de vue, il est préférable de lubrifier nos tubes avec une gelée anesthésique, si l\u2019on n\u2019a pas fait l\u2019anesthésie locale de la gorge.La gelée doit être soluble dans l\u2019eau; un produit non résorbable peut être cause d\u2019abcès pulmonaire.Le tube devient un corps étranger et cause des réflexes sur les bronches et les coronaires, comme il a été démontré par des électrocardiogrammes.Ceci explique pourquoi nous conseillons l\u2019anesthésie locale ou l\u2019anesthésie générale profonde.Certains anesthésistes gardent le patient en anesthésie superficielle et profitent de la toux pour faire glisser le tube.Il est vrai que la glotte s\u2019ouvre alors à son maximum, mais nous préférons adopter ce procédé comme une méthode d\u2019exception.La littérature rapporte un cas de décès par réflexe sur le cœur.Quand la cyanose persiste et tarde à disparaître avec l\u2019insufflation d\u2019oxygène, nous faisons l\u2019extubation.L'\u2019intubation n\u2019est re- tte.veille ok WT.BULLETIN Il y en a bien d\u2019autres qui lui ressemblent dans notre province, bien d\u2019autres qui continuent de servir.Les organisateurs du Centenaire comptent sur leur présence à Montréal, les 10 et 11 septembre prochain.Ils viendront avec leurs épouses et cela les reposera de leur besogne ardue.Ceux qui ont le bonheur de pratiquer en ville savent que leurs confrères des centres ruraux n\u2019ont pas toujours une existence facile.Les uns et les autres seront heureux de se revoir et de renouveler connaissance.Tous les comités travaillent afin que les fêtes du Centenaire du Collège soient dignes des vénérables souvenirs qu\u2019elles vont rappeler.Les épouses de nos confrères auront un programme qui est encore à l\u2019état d\u2019ébauche mais qui leur promet un séjour des plus agréables à Montréal.Toute l\u2019organisation est en marche et nos confrères des villes, des villages et des plus petits coins de la province peuvent compter que tous les efforts seront déployés, afin que le Centenaire du Collège soit un événement remarquable dans l'histoire de notre profession.Qu'on s\u2019inscrive le plus tôt possible.Cela sera de nature à faciliter la tâche des organisateurs.- Le président du Comité de publicité, Dr Adrien PLOUFFE 529 ANESTHESIE INTUBATION ENDOTRACHEALE A L\u2019AVEUGLE Fernando HUDON L\u2019intubation endotrachéale à l\u2019aide du laryngoscope est et restera toujours le procédé classique.C\u2019est celui que l\u2019on doit apprendre en premier lieu.Cependant l\u2019introduction endotrachéale d\u2019une canule par voie orale ou nasale sans l\u2019aide d\u2019un laryngoscope demeure un procédé extrêmement utile et mérite d\u2019être mieux connue.En effet, la laryngoscopie peut dans certains cas être très laborieuse et même impraticable.L\u2019ankylose du cou, le trismus, les plaies traumatiques sont autant d\u2019obstacles; de plus, il ne faut pas être trop à la merci d\u2019un instrument.Nous vous exposerons done les techniques de l\u2019intubation à l\u2019aveugle.[ L\u2019éther est l\u2019anesthésique de choix parce qu\u2019il déprime suffisamment le réflexe laryngé et s\u2019élimine lentement.Le niveau de l\u2019anesthésie doit dépasser le 2e plan de la période chirurgicale.L\u2019anesthésiste a le temps de procéder, et les tentatives de l\u2019intubation ne provoquent pas la toux et le spasme du larynx si rapidement.Sous anesthésie au gaz ou au Pentothal, il faut être plus entraîné et agir promptement.Cependant, si l\u2019on a soin de faire, au préalable, la cocaïnisation de la gorge et du larynx, on augmente considérablement ses chances de succès.Une petite injection de curare diminue également le spasme laryngé.L\u2019arc réflexe est interrompu du côté sensitif par l\u2019anesthésique local et du côté moteur par le curare.Considérons maintenant les tubes.On se sert des tubes en caoutchouc, en soie gommée et en plastique.Les tubes en caout- 1.Série de communications au XVIIIe Congrès de l\u2019A.M.L'F.C., Québec, juin 1946.(Québec, Canada).chouc désignés par Magill sont courbes et servent surtout à l\u2019intubation nasale; ils sont à parois minces ou épaisses.Les tubes à parois minces blessent moins la muqueuse nasale, mais ont l'inconvénient de se laisser déprimer et de se couder en arrière des choanes ou à l\u2019entrée du larynx.Les tubes en plastique sont flexibles mais plus durs; ils ne se coudent pas, mais ils traumatisent plus facilement la muqueuse nasale.Les tubes droits en soie gommée servent généralement pour l\u2019intubation orale; ceux fabriqués avec une courbure ne sont pas recommandables pour l\u2019intubation nasale à cause de leur dureté.La grosseur du tube employé varie avec l\u2019Âge, le sexe, et l\u2019individu.On emploiera des tubes n° 14 au n° 42 (calibration française) ou n° 00 au n° 12 (calibration américaine).A notre point de vue, il est préférable de lubrifier nos tubes avec une gelée anesthésique, si l\u2019on n\u2019a pas fait l\u2019anesthésie locale de la gorge.La gelée doit être soluble dans l\u2019eau; un produit non résorbable peut être cause d\u2019abcès pulmonaire.Le tube devient un corps étranger et cause des réflexes sur les bronches et les coronaires, comme il a été démontré par des électrocardiogrammes.Ceci explique pourquoi nous conseillons l\u2019anesthésie locale ou l\u2019anesthésie générale profonde.Certains anesthésistes gardent le patient en anesthésie superficielle et profitent de la toux pour faire glisser le tube.Il est vrai que la glotte s\u2019ouvre alors à son maximum, mais nous préférons adopter ce procédé comme une méthode d\u2019exception.La littérature rapporte un cas de décès par réflexe sur le cœur.Quand la cyanose persiste et tarde à disparaître avec linsufflation d\u2019oxygène, nous faisons l\u2019extubation.L\u2019intubation n\u2019est re- HUDON: INTUBATION ENDOTRACHÉALE À L\u2019AVEUGLE prise que lorsque les réflexes sont coupés par une anesthésie suffisamment profonde.L\u2019enfant réagit plus à l\u2019irritation causée par la sonde.* * * Ces considérations étant faites, nous allons étudier les techniques proprement dites de l\u2019intubation.Nous verrons, en premier lieu, l\u2019intubation nasale ou orale à l\u2019aveugle et, en second lieu, l\u2019intubation nasale ou orale à l\u2019aide des doigts.1° Pour l\u2019intubation nasale à l\u2019aveugle, décrite par Magill, l'on se sert d\u2019un tube Magill a parois minces que l'on descend dans la narine la plus libre.Le cathéter, bien lubrifié, est poussé avec délicatesse en ayant soin de contourner les obstacles, ce que l\u2019on fait en imprimant des mouvements de rotation au tube.Pour l\u2019adulte, un tube de 5 à 7 mm.de diamètre glisse facilement.La tête doit être droite et avoir la position que prend le coureur, c\u2019est-à-dire légèrement avancée en avant.On comprend facilement qu\u2019il faut appuyer la tête de certains malades sur deux oreillers.Les enfants, au contraire, vu la disproportion de la tête avec le corps et de leur taille, sont couchés sans oreiller.Toute autre position de la tête, comme la flexion, l\u2019extension ou la rotation, peut être adoptée et même utile dans certains cas.Le tube est introduit dans le pharynx avec la main droite pendant que la main gauche saisit le larynx pour mobiliser latéralement, verticalement ou en arrière selon l\u2019obligation.Pendant que l\u2019oreille, penchée sur le bout du tube, écoute le sifflement de l\u2019air, les deux mains travaillent ensemble pour faire pénétrer la sonde dans la glotte, l\u2019une en la poussant et l\u2019autre en présentant le larynx au devant de l\u2019extrémité du tube.Comme on le sait, celui-ci peut être dévié dans sa course par la cloison nasale ou encore tend à pénétrer dans l\u2019æsophage.Pour se servir de l\u2019expression d\u2019un auteur, on enfile le tube comme l\u2019on enfile un fil dans le chas d\u2019une aiguille.La chose devient encore plus facile si l\u2019on sait où frappe le tube dans la gorge.Un doigt introduit dans la gorge, ou 531 mieux l\u2019examen attentif du cou pour voir où frappe la canule, nous permet de localiser sa position.2° Dans l\u2019intubation à l\u2019aveugle par voie orale, préconisée par Troup, la technique suivie est à peu près la même.L'extension forcée de la tête sert à ouvrir la bouche et à soulever l\u2019épiglotte.On se sert d'un tube Magill à parois épaisses ou d\u2019un tube en plastique.Si le tube a perdu sa courbure, la technique devient plus difficile.Le tube est introduit sur la ligne médiane ou sur le côté de la langue jusqu\u2019en dessous de l\u2019épiglotte.Parfois il faut donner un mouvement de rotation au tube pour lui faire dépasser l\u2019épiglotte ou encore il faut sortir la langue à l\u2019aide d\u2019une gaze pendant que l\u2019on descend le tube dans le pharynx.Une fois que le tube a rencontré la colonne d\u2019air, on suit la technique décrite plus haut.Ce procédé, qui est moins traumatisant, est assez facile.Certains auteurs ont fabriqué des canules pharyngées spéciales pour pouvoir glisser le tube.* * * Pour ce qui est de l\u2019intubation nasale à l\u2019aide des doigts, voici comment l\u2019on procède.Le tube est glissé dans le pharynx jusqu\u2019au devant de la glotte.Pendant que l\u2019aide fait l\u2019extension forcée de la tête, on introduit dans la bouche deux doigts de la main gauche jusque dans le pharynx à la recherche du tube.Celui-ci est ramené entre les deux doigts sur la ligne médiane et sous l\u2019épiglotte; l\u2019autre main pousse alors le tube en suivant la colonne d\u2019air.* * * Dans l\u2019intubation orale à l\u2019aide des doigts (Kuhn, Sykes, Lee), nous suivons à peu près la même technique.Un ouvre-bouche maintient les mâchoires écartées.Un assistant fait l\u2019extension de la tête et l\u2019on introduit deux doigts dans le pharynx à la recherche de l\u2019épiglotte.Une fois celle-ci soulevée, le tube est glissé sur la face dorsale des doigts jusque sous l\u2019épiglotte.On entend alors le sifflement de l\u2019air qui sera 532 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 notre guide pour faire pénétrer plus avant notre tube.Il existe une autre technique probablement plus utile de l\u2019intubation orale à l\u2019aide des doigts.Au lieu de faire glisser les tubes sur la face dorsale des doigts, on les descend sur la face palmaire.Avec cette méthode on peut se servir des tubes Magill en caoutchouc ou en plastique ou encore des tubes droits semi-rigides en soie gommée.Le médius soulève l\u2019épiglotte pendant que l\u2019index va à la recherche des aryténoïdes.Par un mouvement de flexion l\u2019index pliera le bout du tube pour le diriger dans le larynx.Ce procédé est très facile ches les édentés et chez les vieillards à qui l\u2019on veut faire une aspiration bronchique.En effet, chez ces derniers, après peu ou pas d\u2019anesthésie générale ou \u2018locale, on introduit des doigts dans\u2019 la bouche pour diriger le cathéter dans la trachée.Le cathéter introduit dans une narine glissera également avec facilité dans le larynx.C\u2019est pour les nouveau-nés ou les nourrissons que nous employons surtout cette technique.Nous n\u2019introduisons que l\u2019index dans la bouche.L\u2019épiglotte n\u2019est à peu près pas perceptible et n\u2019est qu\u2019à deux pouces des gencives.Notre doigt tombe dans la glotte.Le bout de l'index ramassera le bout du tube et le dirigera dans la glotte.Pour les nouveau-né:, on se sert de deux tubes en soie gommée n° 14 ou n° 16 pour faire l\u2019intubation.Celle-ci n\u2019est nécessaire que lorsque les réflexes de la gorge sont disparus.Une première intubation sert à l\u2019aspiration du liquide contenu dans les bronches et une ceconde sert à l\u2019insufflation intra-pulmonaire avec la bouche, un sac d'oxygène ou un insufflateur.Pour la chirurgie du bec-de-lièvre, nous préférons cette technique à cause des malformations de la bouche qui nuisent à la laryngoscopie.En conclusion, l\u2019on peut dire que l\u2019intubation endotrachéale a l\u2019aveugle avec ou sans l\u2019aide des doigts est un procédé utile et indispensable lorsque la laryngoscopie est impraticable, lorsque l\u2019instrument fait défaut ou lorsqu\u2019on ne veut pas traumatiser des tissus infectés ou malformés.BIBLIOGRAPHIE 1.I.W.MAGILL: « Endotracheal Anesthesia», Am.J.Surg., 34: 450 (déc.) 1936.2.Charles XK.ELDER: « Naso-Endotracheal Intubation.» Anesthesiology, 5: 392 (juillet) 1944.3.N.A.GILLESPIE: Endotracheal Anesthesia.Wisconsin University, Wisconsin Press, 1941.4.L.C.REID et D.E.BRACE: Surg.Gyn.and Obst., 70: 157, 1940.5.Fernando HUDON: «Intubation without laryn- goscopy.» Anesthesiology, 6: 476 (sept.) 1945.es ee INDICATIONS ET TECHNIQUES DE LA BRONCHO-ASPIRATION , André JACQUES, Assistant dans le Service d\u2019Anesthésiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Pour permettre un échange respiratoire normal au niveau de l'arbre trachéo-bron- chique, l\u2019anesthésiste doit souvent recourir à des manœuvres « trachéo-broncho-aspiratri- ces » ; les indications sont multiples, les techniques variées.L\u2019anesthésiste envisage l\u2019acte chirurgical sous trois angles: la scène préopératoire, la scène peropératoire et la scène postopératoire.Dans la phase préopératoire, les cas chirurgicaux qui nécessitent une broncho-aspiration sont ceux chez qui on a diagnostiqué une dilatation des bronches, un abcès pulmonaire, une atélectasie, ou un œdème aigu pulmonaire.Dans la phase peropératoire, il est péremptoire de nettoyer l\u2019arbre trachéo-bron- chique tantôt inondé de liquide gastrique, de pus, de sang, de mucus, ete., ou noyé par une pleurésie purulente qui a fistulisé au poumon au cours de manœuvres chirurgicales inéluctables, tantôt pour les mêmes causes déjà énumérées dans la phase préopératoire.Dans la phase postopératoire, l\u2019atélectasie, l\u2019accumulation de sécrétions dans les bronches, la congestion pulmonaire par hypostase sont les raisons d\u2019une demande de broncho- aspiration.Pour des états pathologiques assez identiques: œdème pulmonaire aigu, atélectasie, abcès pulmonaires, pleurésies purulentes fistu- lisées au poumon, dilatation des bronches, myasthéniques n\u2019ayant pas la force d\u2019expectorer, lavage trachéo-bronchique pour diagnostic bactériologique de la tuberculose pulmonaire, le service de médecine interne doit recourir aux bienfaits thérapeutiques de la broncho-aspiration.Les techniques de ces manœuvres aspira- trices varient selon la phase de l'acte chirurgical.Au cours de la phase préopératoire, l\u2019aspiration se fait par bronchoscopie ou par laryngoscopie avec des sondes gommées ou de caoutchouc glissées dans la lumière de ces appareils, sans ane:thésie ou avec l\u2019aide de l\u2019anesthésie de surface et de l\u2019oxygène à la portée.Au cours de la phase peropératoire les manières de procéder sont différentes selon que l'intervention chirurgicale se fait sous anesthésie générale ou sous anesthésie rachidienne, régionale ou locale.Sous anesthésie générale, on utilise une sonde de soie gommée ou caoutchoutée du n° 12 ou n° 16, échelle française, sondes à multiples orifices attachées à un tube de verre en Ÿ, branché à un aspirateur pouvant développer une succion de 10 à 25 lbs de pression.Cette sonde entre dans la trachée et les bronches par le tube naso-trachéal ou oro-trachéal, par le laryngoscope, ou parfois avec l\u2019aide des doigts qui localisent, immobilisent le larynx, et orientent et font pénétrer la sonde, venant du nez, ou de la bouche, entre les cordes vocales.Sous anesthésie locale, régionale ou rachidienne, les techniques à suivre sont semblables à celles utilisées dans la phase préopératoire.Au cours de la phase postopératoire, il faut avoir de l\u2019oxygène à la portée, utiliser le réflexe de la toux, et garder en mémoire que la bifurcation des bronches est la zone tussigène idéale, Parfois un peu d\u2019anesthésie générale courte aide à tuer l\u2019appréhension du malade.Le patient bon collaborateur n\u2019a besoin que d\u2019une anesthésie de surface pharyngo-laryn- gée à la cocaïne 10% \u2014 20% ou à la nuper- caine 2%.Bien des cas la subissent sans anesthésie.Parmi ceux-ci le moribond qui happe l\u2019air n\u2019a besoin d'aucune anesthésie, son larynx demeurant béant pour obvier à l\u2019asphyxie montante.Cette intervention se pratique par voie nasale au doigt ou à l\u2019aveugle.par voie orale au doigt ou au laryngoscope.L\u2019instrumentation comprend des sondes bicoudées en soie d34 gommée, des sondes de caoutchouc, pour aspirer ou pour insuffler de l\u2019oxygène.Utilisée dans le service de médecine interne, la broncho-aspiration demande les mêmes techniques que celles auxquelles il faut recourir dans la phase postopératoire.Il est indiscutable que la bronchoscopie possède l\u2019avantage de permettre l\u2019inspection visuelle des bronches, et de donner ainsi la certitude de la sécheresse de l\u2019arbre trachéo- bronchique à la fin de l\u2019aspiration.Il est cependant plus facile, plus à la portée de tous, et plus rapide de recourir à la broncho-aspi- ration sans bronchoscopie surtout s\u2019il faut agir à intervalles répétés.Il n\u2019y a aucun délai à la mise en marche de l\u2019instrumentation simple et adéquate.Haight et Ransom ont préconisé une technique de broncho-aspiration par voie nasale à l\u2019aveugle, technique identique mais un peu modifiée qui est utilisée à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, dans le service d\u2019anesthésiologie, au cours de la phase postopératoire et pour les cas de médecine interne.La sonde tantôt caoutchoutée, tantôt gommée bicoudée, lubrifiée à la gelée de nupercaïne est introduite dans l\u2019arbre trachéo-bronchique sans aucune anesthésie préalable de surface des régions naso- pharyngo-laryngées.Le patient est à demi assis, le cou légèrement fléchi.L\u2019anesthésiste tire au dehors la langue du malade, afin d\u2019élever ainsi l\u2019épiglotte et de prévenir le réflexe de déglutition fermant la glotte.Les manœuvres suivantes se succèdent ainsi: 1.Introduction du cathéter muni d\u2019un tube de verre en Ÿ à son extrémité distale, par le nez, par la narine la plus spacieuse.2.Direction en arrière dans le pharynx jusqu\u2019à la sensation tactile de l\u2019atteinte du larynx.3.Retrait du cathéter de 1 à 2 centimètres.4.Le patient pratique une profonde respiration.5.Poussée avant rapide du cathéter dans la trachée au moment de l\u2019inspiration profonde.6.S\u2019il y a échec sur ce point, demander au patient de tousser.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 7.Avance rapide de la sonde au moment de l\u2019inspiration profonde consécutive à la toux.8.A moins qu'il n\u2019y ait des sécrétions dans le pharynx, ne pas brancher la succion, avant l'introduction du cathéter dans la trachée.9.Tout le temps de l\u2019introduction du cathéter dans la trachée, il faut maintenir la traction de la langue pour empêcher les mouvements de déglutition.10.Il y a certitude que la sonde est dans la trachée et non dans l\u2019æsophage à l\u2019apparition subite de la toux, de la voix enrouée du patient quand il essaie de narler, au passage de l\u2019air de la respiration par le cathéter.11.Quand le cathéter est dans la trachée, le patient est placé en position horizontale et en supination.12.Aspiration pour plusieurs secondes.13.Arrêt de la succion, le patient fait des mouvements répétés de respiration profonde.14.Alterner ainsi aspirations répétées et mouvements fréquents de respiration profonde jusqu\u2019à la certitude de la sécheresse de la trachée.15.Puis ensuite, poussée plus avant de la sonde dans la bronche du côté le plus inondé.Habituellement la sonde entre dans la bronche droite, qui est plus dans l\u2019axe de la trachée.16.Pour diriger la sonde dans la bronche gauche, tourner la tête du patient en position droite extrême.17.Aspiration intermittente des bronches pour prévenir l\u2019excès de toux et la cyanose.18.Le cathéter est introduit jusqu\u2019au niveau approximatif des bronches des lobes inférieurs.À ce moment le bout distal de la sonde est à 2 ou 3 pouces des narines.19.Pour faciliter l\u2019aspiration du côté lésé, faire coucher le patient en position latérale opposée au poumon lésé: cette position déclive favorise le drainage des bronchioles dans les bronches, et aussi une aspiration plus efficace.20.Toute cette manœuvre s'accompagne d\u2019une toux plus ou moins intense, aidant à pousser les sécrétions des bronchioles dans les bronches. 21.Durée totale des manœuvres: 2 à 3 minutes.22.Quantité moyenne de sécrétions aspirées: varie de 10 à 20 c.c.Dans cette technique, il y a avantage à utiliser une sonde gommée bicoudée de préférence à la sonde de caoutchouc.Le coude distal de la sonde s\u2019appuyant sur la paroi postérieure du pharynx facilite l\u2019entrée du bout proximal de la sonde dans le larynx.En rotation à droite ou à gauche, les deux coudes facilitent l\u2019entrée de la sonde dans la bronche gauche ou dans la bronche droite.BIBLIOGRAPHIE 1.J.ALEXANDER: «Pre-operative and Post-oper- ative care of patients with surgical diseases of the chest.» Archives of Surgery, 40: 1133, 1940.2.A.L.BROWN: «Post-operative pulmonary atel- ectasis: observations on the different types of JACQUES: BRONCHO-ASPIRATION 5.F.HUDON: 939 bronchial secretion and anesthesia.» Archives of Surgery, 22: 796, 1931.3.C.HAIGHT: «Intratracheal Suction in management of post-operative pulmonary complications.» Annals of Surgery, 107: 218, 1938; Surgery, 6: 445, 1939.4.C.HAIGHT et H.R.RANSOM: «Observations on the prevention and treatment of post-operative atelectasis and bronchopneumonia.» Annals of Surgery, 114: 243 (août) 1941.« Aspiration des sécrétions bronchiques dans les interventions chirurgicales.» Laval Médical, 8: 567, 1943.6.P.H.HOLLENGER: «Bronchoscopy in Postoperative Pulmonary Complications.» Clinics of North America, 18: 237, 1938.7.A.JACQUES: «Atelectasis.» No 17, Bulletin of the Postgraduate course in Anesthesia conducted in Montral.Ciba Company Ltd, Montreal.8.R.Y.FERNANDEZ et E.W.HEISH: « Lavado traqueobronquico.» La Prensa Medica Argentina, 45: 2205 (9 nov.) 1945.Surgical | DEFINITION ET HISTORIQUE DE L\u2019INTUBATION À L\u2019AVEUGLE a) L'\u2019intubation à l\u2019aveugle consiste à in- { troduire dans la trachée un tube permettant l\u2019inspiration et l\u2019expiration totales ou partielles du patient, sans l\u2019aide d\u2019un laryngoscope, c\u2019est-à-dire, soit par le nez avec les tubes Ma- gill, McKesson ou autres, et c\u2019est la méthode { naso-trachéale; soit par la bouche, et c\u2019est la j méthode oro-trachéale de Troup; soit encore { par le nez ou ia bouche avec l\u2019aide d\u2019un ou de ! deux doigts, et ce sont les méthodes de Kuhn, | Sykes et Hudon.L'originalité de ce procédé « consiste donc dans le passage de tubes endo- .trachéaux sans vision directe, mais à l\u2019aveugle, \u201ccomme le dit si bien l\u2019expression courante.L\u2019anesthésie peut à ce moment être absente, être simplement locale, être générale, ou encore être combinée, c\u2019est-à-dire et locale et générale.b) Si nous jetons un coup d\u2019œil sur l\u2019histoire de l\u2019intubation, nous constatons que ce INDICATIONS DE L\u2019INTUBATION À L\u2019AVEUGLE Bernard PARADIS, Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et à l\u2019Hôpital des Anciens Combattants.procédé est de trois siècles plus vieux que l\u2019anesthésie elle-même; que Vesalius, en effet, en 1542 faisait des expériences sur « l\u2019aspera arteria »; que Robert Hook répétait la même expérience un siècle plus tard devant la Société Royale de Londres.Ce ne fut cependant qu\u2019en 1871 que Friedrich Trendelen- burg employa cette méthode sur l\u2019homme, en passant un tube à travers l\u2019orifice d\u2019une trachéotomie, dans le but de prévenir l\u2019aspiration de sang dans les voies aériennes.La méthode proprement dite est née à Glasgow en 1880, ayant pour père William MacEwen, lequel enleva une tumeur maligne de la base de la langue, après avoir introduit un tube de métal par la bouche, à l\u2019aveugle, par la méthode des doigts.Nous devons donc remarquer que l\u2019intubation à l\u2019aveugle est née bien avant l'usage du laryngoscope.Le premier article, en effet, sur la laryngoscopie fut écrit en 1913 par Chevalier Jackson, et le second par Janeway dans la méme année.Nombre 536 d\u2019autres furent écrits depuis, mais nous remarquons que Magill et Rowbotham demeurèrent convaincus, après de nombreuses expériences, que la majorité des patients pouvaient être intubés à l\u2019aveugle, et que, dans bien des cas.c\u2019était la seule méthode possible.Loin de nous l'intention de bannir, dans ce court travail, l\u2019usage du laryngoscope, mais bien plutôt de décrire simplement les cas où la méthode à l\u2019aveugle semble préférable à celle de la vision laryngoscopique, en nous basant sur l\u2019expérience reconnue du docteur F.Hudon en la matière, et sur notre expérience per:onnelle.i * * Il est évident, et la littérature le proclame unanimement, que la majorité des objections exprimées contre l\u2019intubation étaient destinées non pas tant à la méthode elle-même, qu\u2019à des techniques défectueuses et à des séquelles traumatiques ou infectieuses, ré:ultant de la maladresse des opérateurs.Or 11 demeure un fait: c\u2019est que, pour éviter ces séquelles, il faut d\u2019abord acquérir de l'habileté, et deuxièmement choisir le procédé qui semble le plus naturel, c\u2019est-à-dire, lorsqu\u2019il y a possibilité et absence de contre-indications, le procédé à l\u2019aveugle.Nous donnerons d\u2019abord les cas, pu?s les raisons où le procédé est recommandé pour: a) des fins anesthésiques; puis b) des fins autres que l\u2019anesthésie.a) Pour des fins anesthésiques.Tout d\u2019abord, dans quelles opérations con- seillons-nous l\u2019intubation à l\u2019aveugle?Nous l\u2019utilisons dans nombre de cas de chirurgie en position dorsale, tels que les cas de cholécys- tectomie, de gastrectomie, d\u2019hystérectomie, de résection intestinale, de staphyloplastie et autres; nous l'utilisons dans les opérations qui requièrent des positions anormales, telles que les opérations de néphrectomie, de sym- pathectomie, de greffe d\u2019Albee, et autres; et également dans la chirurgie spécialisée, telle que l\u2019oto-rhino-laryngologie.Nous utilisons le procédé à l\u2019aveugle dans environ 50% des cas énumérés précédemment.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Quelles sont véritablement les indications avantageuses de la méthode à l\u2019aveugle?Il y a des avantages aux points de vue suivants: 1) au point de vue général; 2) au point de vue technique; 3) au point de vue du patient; 4) et enfin au point de vue de l\u2019anesthésiste lui-même.1) Au point de vue général: l\u2019intubation à l\u2019aveugle est plus simple.Les difficultés d'opération ou de tentative d\u2019opération sont réduites, Nous évitons au chirurgien les scènes, qu\u2019il accuse souvent de dramatiques, de la laryngoscopie sur son patient privé.Est diminuée également la possibilité de traumatiser soit les dents, les lèvres, la gorge, voire même le larynx; est encore diminuée la possibilité de causer un œdème qui occasionnera des douleurs postopératoires, de même que la possibilité, si la manœuvre de la laryngoscopie se prolonge trop, de provoquer un spasme des cordes vocales; est permis enfin l'usage d'un tube de diamètre inférieur diminuant ainsi les chances d'irritation laryngo- bronchique.Tous ces détails, quoique d\u2019ordre général, doivent cependant retenir notre attention.2) Si nous considérons le point de vue technique, nous constatons que la manœuvre de l\u2019intubation à l\u2019aveugle est plus facile et plus naturelle.La raison est purement anatomique: lorsque l\u2019on fait usage d\u2019un laryngoscope, la bouche doit être ouverte assez largement.spécialement si le patient a toutes ses dents; la tête est alors en extension, l\u2019épiglotte est relevée par l\u2019extrémité de la lame du laryngoscope, et alors la partie inférieure du tube pointe sur la commissure antérieure du la- rvnx.Le tube se dirige donc en position tout à fait contraire à celle du larynx, faisant un angle aigu avec le larynx.Il faut alors, soit opérer des changements dans la position du tube, ce qui cause une perte de temps et une diminution dans la profondeur de l\u2019anesthésie, soit exercer une certaine pression sur le tube pour lui faire franchir les cordes, et cecl ne se fait jamais sans un certain traumatisme.Si, contrairement, le tube est passé à l\u2019aveugle, avec ou sans les doigts, avec la position oo = = =.= PARADIS: INDICATIONS DE L'INTUBATION A L\u2019AVEUGLE requise pour la téte du patient, la partie inférieure du tube se dirige dans une direction meilleure pour passer les cordes; de cette fa- con, nous évitons extension forcée de la tête, ainsi que le double traumatisme et du laryngoscope dans la gorge et du tube sur le larynx et les cordes; nous diminuons également le temps de l\u2019intubation à quelques secondes près.3) Au point de vue du patient: la méthode a ses avantages.Nous savons qu\u2019un principe fondamental dans l\u2019anesthésie générale est la libération parfaite des voies aériennes, de manière que le patient respire, nous oserions dire, plus librement qu\u2019à l\u2019état normal; ceci signifie une respiration non bruyante, que l\u2019entourage n'entend pas et qui est appréciée par le simple mouvement du thorax en concordance avec le ballon de l'appareil.Cette méthode permet un contrôle plus facile pour la profondeur anesthésique nécessaire, et permet de prévenir l\u2019accumulation d\u2019acide carbonique dans le sang et permet encore de prévenir la présence de pression pulmonaire négative causée par l'obstruction, si minime soit-elle, laquelle pression négative, si présente, causera la formation de sécrétions, voire même le développement de complications postopératoires.Et avec ces petits tubes en- dotrachéaux que nous utilisons comme «airways », selon le terme américain, nous évitons bien des complications au patient.De plus, dans les interventions longues et laborieuses, l\u2019anesthésiste ne peut, que de cette façon, remplir tout le reste de sa fonction, c\u2019est-à-dire l'injection de sang, plasma ou sérum, la surveillance même du temps opératoire pour maintenir le degré d\u2019anesthésie nécessaire, avant même que le chirurgien ne le demande.L\u2019anesthésiste, en effet, doit avoir la possibilité de tout faire seul, et sans que son patient n\u2019en souffre.Il est difficile de concevoir que, sans intubation, dans ces interventions longues et difficiles, un anesthésiste puisse voir à tout: 1l y aura négligence quelque part.4) Pour l\u2019anesthésiste lui-même: la technique de l\u2019intubation à l\u2019aveugle a les char- 537 mes de l'inconnu, d'une aventure dont on ignore le dénouement; elle est simple au point que bien souvent le chirurgien ne la soupçonne même pas; et une fois faite, l\u2019anesthésiste peut avec beaucoup moins de fatigue mieux voir à son malade et demeurer en mesure de prévenir toutes les complications.b) L\u2019intubation à l\u2019aveugle peut également être utilisée pour des fins autres que l\u2019anesthésie.Nous utilisons ce procédé dans certains cas de « ressuscitation », tels que les cas de croup laryngé, d\u2019angine de Ludwig et autres, où la laryngoscopie est pratiquement impossible.Nous avons également à la mémoire certains cas d\u2019obstruction mécanique.L'un d\u2019eux, entre autres, était un malade dont le poids variait aux alentours de 250 livres, et qui souffrait de goitre compressif; ce patient était assez fortement cyanosé, et il va sans dire, s\u2019établissait chez lui un œdème pulmonaire sans cesse croissant.L\u2019intubation à l\u2019aveugle fut faite chez lui, avec un tube Magill n° 26, sans anesthésie; cette intubation permit une libération notoire de ses voies aériennes, et permit également l'intervention chirurgicale.Nous l\u2019utilisons encore dans les cas d\u2019aspiration bronchique, avec ou sans anesthésie locale du pharynx.Le passage d\u2019un cathéter naso-trachéal ou oro-trachéal à l\u2019aveugle est de beaucoup moins dramatique; nous sommes alors dans la possibilité de faire l\u2019intervention au lit même du malade.Nous pouvons encore utiliser cette méthode pour les cas d\u2019instillation de lipiodol intra- bronchique.Conclusion Nous avons voulu donner une légère idée de l\u2019utilité de l\u2019intubation à l\u2019aveugle, de son utilité dans des cas où les fins sont anesthésiques et de son utilité dans des cas où les fins sont autres que l\u2019anesthésie.Et nous terminons par ce proverbe latin qui s\u2019applique bien à l'emploi de l\u2019intubation: « Fortiter in re, suaviter in modo.» LES INDICATIONS DU PENTOTHAL EN THORACOPLASTIE Adrien PAQUET, Anesthésiste à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement (Québec).L'indication ou la contre-indication d\u2019un anesthésique en chirurgie relève d\u2019une quantité de facteurs dont le partage entre les avantages et les inconvénients porte l\u2019anesthésiste à utiliser ou à rejeter tel ou tel des agents anesthésiques au cours d\u2019une intervention.L'indication d\u2019un agent anesthésique relève d\u2019abord de la pharmacologie de ce médicament et de son action plus ou moins toxique sur l'organisme, mais elle relève aussi de la possibilité de diminuer et d\u2019atténuer l\u2019effet toxique par la règlementation des dosages et par l'association à d\u2019autres agents dont les propriétés atténueront les inconvénients d\u2019un premier anesthésique.Il n\u2019y à que rarement des contre-indications absolues à l\u2019utilisation d\u2019un anesthésique, mais il peut y avoir toujours indication de diminuer ou d\u2019augmenter, soit en un mot, de règlementer le dosage à utiliser suivant la toxicité du médicament, suivant les besoins, la nature et le siège de l\u2019intervention, suivant aussi les conditions physiques et physiologiques de l\u2019état du malade à opérer.Il faut admettre en principe que le meilleur choix que l\u2019on puisse faire et de la technique et de l\u2019agent anesthésique sera celui qui donne le minimum d'intoxication au malade avec le maximum de satisfaction opératoire pour le chirurgien.En matière d\u2019anesthésie, il faut aussi tenir compte des habitudes et des préférences de l\u2019anesthésiste, qui, chacun pour sa part, développe une technique qui lui est personnelle et à laquelle il donne sa préférence.Il a sa façon à lui de manœuvrer l\u2019anesthésie et, pour chacun, le succès de l\u2019anesthésie tient à sa personnalité d\u2019anesthésiste.C\u2019est donc une mauvaise tactique que d'imposer à un anesthésiste une technique à laquelle il n\u2019adhère pas.Ces principes généraux doivent être respectés quels que soient la nature de l\u2019intervention et l\u2019état du malade à opérer.Ce sont encore ces mêmes notions qu\u2019il faut appliquer dans le choix de l\u2019anesthésie en thoracoplastie.Dans ce domaine spécialisé, il faut tenir compte, plus qu'ailleurs, de tous les facteurs qui peuvent modifier les résultats.D\u2019abord le malade et son état pulmonaire, sa résistance générale habituellement fort diminuée par une longue maladie, puis la nature de l\u2019intervention qui est toujours sérieuse, le siège de l\u2019intervention sur l\u2019arbre respiratoire toujours déficient et porteur de lésions souvent trës importantes, ajoutons la possibilité de complications, graves au cours même de l\u2019intervention qui est toujours sérieuse, le siège de l'intervention sur l\u2019arbre respiratoire, ajoutons la possibilité de complications, graves au cours même de l\u2019intervention, telles des sécrétions bronchiques abondantes, soit même l\u2019ouverture dans les bronches de collections purulentes, cause d\u2019ennuis les plus sérieux; ajoutons les dangers d\u2019une collapsothérapie souvent brutale qui s\u2019accompagne de modifications sérieuses de la physiologie respiratoire, soit le rythme inversé et la respiration paradoxale et les tractions sur le médiastin par l\u2019absence des côtes.N'oublions pas, non plus, que, du point de vue chirurgical, la thoracoplastie est une intervention sérieuse, majeure, qui produit de grands délabrements, une perte de sang abondante, et des temps opératoires très douloureux, comme le décollement du périoste sur plusieurs côtes, et tout ceci contribue à faire de la thoracoplastie une opération des plus traumatisantes et des plus choquantes.C\u2019est donc en présence de toutes ces considérations que l\u2019anesthésiste aura à choisir un mode d\u2019anesthésie qu\u2019il jugera le plus convenable pour son malade.Disons immédiatement que la thoracoplastie ne nécessite aucun relâchement musculaire PAQUET: INDICATIONS DU PENTOTHAL EN THORACOPLASTIE spécial et qu\u2019en conséquence, nous pouvons déjà prévoir que l\u2019anesthésie pourra être, à certains moments, très superficielle et permettra l\u2019intervention de façon très satisfaisante sans aucune anesthésie profonde.Il faudra done appliquer ici comme ailleurs le principe de base de toute anesthésie: le minimum d'intoxication anesthésique pour le maximum de rendement chirurgical.En présence de toutes ces considérations, la majorité des centres de chirurgie thoracique semblent avoir adopté des techniques qui peuvent différer sur des détails, mais qui respectent les lois fondamentales de cette chirurgie spéciale.La majorité des centres utilisent actuellement l\u2019anesthésie générale au cyclopropane ou au protoxyde d\u2019azote avec intubation en- dotrachéale, pression intrapulmonaire positive et aspiration bronchique si nécessaire.Un grand nombre font leurs opérations à l\u2019éther, pendant que d\u2019autres utilisent la rachidienne haute ou l\u2019anesthésie locale.Tous arrivent à des résultats plus que satisfaisants, ce qui démontre bien l\u2019efficacité des différentes techniques.Dans notre milieu, là où cette question est toujours à l\u2019étude, là où il n\u2019y à rien encore d\u2019absolu et de catégorique, là où nos techniques peuvent toujours être sujettes à des modifications essentielles, nous employons actuellement une technique combinée dont l\u2019agent anesthésique principal est le Pento- thal, que nous associons à un complément d\u2019anesthésie locale ou encore de cyclopropane ou de protoxyde d\u2019azote.Ce qui peut paraitre paradoxal dans, toute cette technique, c\u2019est l\u2019utilisation du Pento- thal et nous savons plusieurs centres améri- calns ou autres, ou il est enseigné que le Pen- tothal est contre-indiqué de façon catégorique dans les interventions sur l\u2019arbre respiratoire.Et pourtant, l\u2019étude que nous avons faite sur le Pentothal nous porte à croire qu\u2019il y a des distinctions à faire et, en ce qui nous concerne, nous voyons une contre-indication du Pentothal dans les interventions sur l\u2019arbre respiratoire dans deux circonstances 239 précises: les gênes mécaniques de la respiration et les états dyspnéiques, quelles que soient leurs origines, exception faite peut- être de l\u2019état asthmatique.: Dépresseur de la respiration, il va de soi que la gêne mécanique de la respiration associée à cette dépression respiratoire pourra être néfaste au malade de même qu\u2019un état dys- pnéique également associé à la dépression de la respiration.Il est tout de même remarquable de noter que chez les tuberculeux pulmonaires cavitai- res, qui doivent subir une thoracoplastie, il n\u2019existe aucune gêne mécanique de la respiration, ni aucun état dyspnéique.C\u2019est-à-dire qu\u2019en réalité la contre-indication absolue à l\u2019utilisation du Pentothal nous paraît inexistante et nous pouvons dire que, s\u2019il n\u2019y a pas indication précise d\u2019utiliser le Pentothal en thoracoplastie, du moins nous n\u2019y voyons pas de contre-indication absolue, ce qui peut justifier notre manière d\u2019agir.En plus de n\u2019y pas voir de contre-indication, nous avons même remarqué plusieurs avantages à cette technique.Je n\u2019insisterai pas sur les avantages généraux du Pentothal qui en font un anesthésique des plus agréables, avantages que nous rencontrons en thoracoplastie comme partout ailleurs en chirurgie générale, tels la rapidité d\u2019action, l\u2019agrément de l\u2019induction, l\u2019amnésie rétrograde toujours totale, etc.Mais, au simple point de vue de la thoracoplastie, nous y voyons des avantages précis, même au point de vue respiratoire.1.Absence absolue de sécrétions bronchiques.2.Diminution de l\u2019amplitude des mouvements respiratoires.3.Contrôle de la profondeur de l\u2019anesthésie que l\u2019on peut tenir la plus superficielle qui soit.4.Possibilité de prévenir et de contrôler tout incident possible.5.Facilité de faire l\u2019'hémostase au moyen de l\u2019électrocoagulation.6.Diminution du choc opératoire.7.Réveil rapide. 540 1) L\u2019absence absolue de sécrétions bronchiques au cours de nos thoracoplasties au Pentothal est un phénomène que nous avons toujours observé avec surprise, après avoir opéré quelques centaines de malades cavi- taires ou non, qui toussent et expectorent quotidiennement.Nous n\u2019avons pas souvenance d\u2019avoir eu un seul cas de sécrétions bronchiques au cours de l\u2019intervention.Nous attribuons ce résultat à l\u2019association médicamenteuse morphine, atropine et Pentothal à dose assez importante.2) Le Pentothal est un dépresseur de la respiration, au point même qu\u2019il produit habituellement au début de l\u2019anesthésie, et si les doses sont suffisamment fortes, une apnée de quelques minutes.Nous voyons dans ce phénomène un avantage pour nos thoracoplasties et l\u2019action du Pentothal nous permet de maintenir pendant tout le cours de l\u2019intervention un rythme respiratoire minimum qui, par son inspiration et son expiration très diminuées, atténue le choc provoqué par l\u2019affaissement du poumon, la respiration paradoxale étant moins intense et les tractions sur le médiastin moins fortes.C\u2019est l\u2019opposé complet de la respiration que procure le protoxyde d\u2019azote, là où l\u2019inspiration et l\u2019expiration atteignent leur amplitude maximum.Et nous croyons que c\u2019est un grand avantage sur les autres anesthésiques.Il va sans dire que, de toute nécessité, le malade doit recevoir de l\u2019oxygène pendant toute la durée de l\u2019intervention et nous pourrons même ajouter qu\u2019il est facile, avec un appareil d\u2019oxygène, de mettre le poumon du patient sous pression positive à 5 millimètres de mercure supérieure à la pression atmosphérique.3) La thoracoplastie est une intervention qui ne demande aucune résolution musculaire, et c\u2019est pourquoi il est possible de maintenir au cours de l'intervention une anesthésie très superficielle qui nous permet de respecter le grand principe: le minimum d\u2019intoxication anesthésique avec le maximum de facilité opératoire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutemiN A.ML.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Nous voyons dans l\u2019utilisation du Pentothal un autre avantage sur le contrôle et la direction de l\u2019anesthésie.La rapidité d\u2019action du Pentothal nous permet d\u2019exploiter cette propriété que les autres anesthésiques ne possèdent pas, son action est presque instantanée et, après une injection de Pentothal, le malade est immédiatement sous contrôle.Nous avons done la possibilité de maintenir au cours de l'intervention une anesthésie très superficielle et de laisser le malade presque s\u2019éveiller et de ne pas lui donner d\u2019anesthésique tant qu'il ne réagit pas à la douleur par un gémissement ou un mouvement.À partir de ce moment, il y a indication d\u2019approfondir l\u2019anesthésie et nous devons le faire rapidement.Nous arrivons à ce résultat par une réin- jection minime de Pentothal qui en quelques secondes produit son effet maximum et cette rapidité d\u2019action nous permet de toujours avoir le contrôle de l\u2019anesthésie.Il est impossible d\u2019arriver à ce résultat en se servant d\u2019anesthésiques gazeux dont le complément semble toujours être lent et graduel.C\u2019est donc un avantage d'utiliser le Pen- tothal pour le contrôle de la profondeur de l\u2019anesthésie.-Ajoutons à ces considérations que, dans le but de diminuer au maximum la quantité d\u2019anesthésiques au cours de l\u2019intervention, pour un temps opératoire plus douloureux comme le décollement du périoste, le chirurgien fait l\u2019anesthésie locale à la racine des nerfs intercostaux.4) La crainte justifiée des chirurgiens et des anesthésistes d\u2019avoir des complications d\u2019ordre pulmonaire, telles des sécrétions ou des inondations bronchiques sur la table d\u2019opération, fait préconiser la technique de l\u2019anesthésie trachéale.Il semble toutefois que notre technique élimine de façon catégorique les sécrétions bronchiques et, advenant le cas d\u2019une inondation bronchique, il serait toujours possible, même sous anesthésie au Pentothal, de faire une intubation et d\u2019aspirer les sécrétions. PAQUET: INDICATIONS DU PEN TOTHAL EN THORACOPLASTIE Il est donc possible de contrôler les accidents éventuels même en utilisant le Pento- thal.5) Un avantage incontesté du Pentothal dans la thoracoplastie, c\u2019est de toute évidence la possibilité de faire l\u2019hémostase en se servant de l\u2019électro-coagulation.Les mélanges gazeux, surtout le cyclopropane et l\u2019oxygène, sont facilement explosifs et il serait téméraire de se servir d\u2019un appareil d\u2019électro-coagulation dans ces circonstances.Ces inconvénients n\u2019existent plus avec le Pentothal et le fait de faire de l\u2019électro-coagulation peut diminuer la longueur de l'intervention de plusieurs minutes.6) Il va de soi que l\u2019intoxication anesthésique est un grand facteur dans l\u2019apparition du choc opératoire et il est -aussi indéniable que la thoracoplastie est par elle-même une intervention choquante.Mais, si l\u2019on diminue au minimum le dosage anesthésique en maintenant une anesthésie la plus superficielle qui soit puisque souvent même le malade bouge, et que l\u2019on associe à cette technique un complément d\u2019anesthésie locale pour les nerfs intercostaux, il est certain que l\u2019on diminue d\u2019autant les chances de choc opératoire.541 7) Enfin, après une intervention de thoracoplastie qui a duré 1 heure et demie, en utilisant le Pentothal comme anesthésique principal associé à l\u2019anesthésie locale et complété quelquefois par un peu de cyclopropane, il est exceptionnel que les malades ne présentent pas à la fin de l\u2019intervention des signes évidents de réveil.Pour la suture de la peau, ils bougent, ils gémissent et quelquefois même ils parlent.Si, d\u2019une part, on considère ce réveil rapide et que d\u2019autre part on considère aussi que quelques secondes à peine avant l\u2019incision de la peau, alors que le chirurgien tient son bistouri dans ses mains, le patient est encore parfaitement conscient et n\u2019a encore reçu aucun anesthésique, pendant que tout le temps de l\u2019intervention, l\u2019anesthésie a été maintenue la plus superficielle qui soit, il est justifiable de conclure que le grand principe a été respecté: «Le minimum d\u2019intoxication pour le malade et le maximum de satisfaction pour le chirurgien.» Ajoutons pour terminer que les résultats obtenus avec cette technique anesthésique nous paraissent dans notre milieu très satisfaisants. LE PENTOTHAL EN MÉDECINE Emile BÉLANGER, Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Depuis quelques années, le Pentothal a pris une telle importance que les anesthésistes l\u2019emploient d\u2019une manière courante en chirurgie.Cependant il ne faut pas oublier qu\u2019en médecine cette drogue peut être employée avec avantage dans certains cas.Dans ce court exposé, nous avons l\u2019intention de vous rapporter quelques observations où ce barbiturique donna des résultats très satisfaisants.Ces derniers mois, dans le service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu, nous avons pu traiter deux cas de tétanos avec du Pentothal.Dans le premier cas, il s\u2019agissait d\u2019une petite fille de 5 ans, hospitalisée pour tétanos aigu.L\u2019évolution de la maladie ne s\u2019arrêtant pas avec la médication ordinaire, son cas était considéré comme désespéré.Toute alimentation devenait impossible à cause des contractures qui s\u2019accentuaient.Après consultation nous avons décidé d\u2019appliquer le traitement au Pentothal par voie intraveineuse avec une solution à 2.5%.Nous avons installé une seringue en permanence dans une veine du bras.Au moment d\u2019une crise, nous injections de 1 à 5 c.c.de la solution.Ceci calmait la malade, lui procurait un sommeil doux et permettait d\u2019injecter du sérum afin de l\u2019alimenter.Il a suffi d\u2019une dose totale de 2 grammes injectée à dose fractionnée pendant 3 jours pour voir disparaître les contractures et permettre à la malade de s\u2019alimenter par la bouche.Cette petite fille a quitté l'hôpital tout à fait guérie.Quelques mois plus tard, il nous arrivait un monsieur d\u2019une trentaine d\u2019années, dans la cinquième journée d\u2019incubation de sa maladie.A ce moment, le malade pouvait difficilement parler et l\u2019alimentation était pénible.En plus du traitement habituel, nous avons donné du Pentotha! intraveineux.Nous prycédons de la façon suivante: il s\u2019agit de verser un gramme de Pentothal dans un litre de soluté physiologique.Nous installons dans une veine du bras et, au moment des crises, nous injectons ce soluté au rythme de quarante gouttes à la minute.Le malade s\u2019endort paisiblement et devient tranquille.Il est alors possible de l\u2019alimenter pendant ces intervalles de repos.Lorsque survient une autre crise, nous recommençons l'injection au même rythme.Il a suffi d\u2019une dose totale de 6 grammes pendant 3 jours pour faire disparaître la contracture des membres et permettre au malade de s\u2019alimenter convenablement par la bouche malgré une légère contracture des masséters.Tout récemment, le Pentothal s\u2019est avéré très efficace dans un cas d\u2019intoxication par la cocaïne.Le malade, sous l\u2019effet de cette drogue, présenta l\u2019aspect clinique suivant: pouls à 180 à la minute, facies très pâle et ses pupilles se dilatèrent avec état d\u2019anxiété.L\u2019inhalation d\u2019oxygène, avec une injection intraveineuse de 30 cgms de Pentothal, nous donna le résultat suivant: son pouls s\u2019abaissa à 100, les pupilles devinrent punctiformes et l\u2019anxiété disparut.Le Pentothal s\u2019est avéré très efficace également dans le tabes.Une injection de 50 cgms, chez un tabétique présentant de l\u2019insomnie avec convulsions douloureuses.lui procura le calme et le repos pendant 12 heures.Nous nous sommes servis aussi de ce barbiturique pour diminuer l\u2019agitation et faire disparaître les convulsions de certains malades.Les doses employées variaient de 25 à 50 cgms.En psychiatrie, le Pentothal, à dose légère, s\u2019est avéré très efficace pour contrôler certaines psychoses.Ainsi, dans l\u2019hystéro-trau- matisme, nous pouvons contrôler la véracité des allégations du sujet.Nous nous souvenons d\u2019un sujet affirmant toute impossibilité de BÉLANGER: PENTOTHAL EN MÉDECINE faire le moindre mouvement de son bras droit.Sous l\u2019effet d\u2019une dose de 30 cgms de Pento- thal, il exécuta tous les mouvements demandés.Dans certains cas d\u2019aphonie, nous pouvons faire parler ces gens avec de faibles doses de Pentothal.Le Pentothal est très avantageusement recommandé pour contrôler les crises d\u2019hyperthyroïdie.Par son action sédative sur le système nerveux, il ralentit le pouls et abaisse la pression artérielle.Par son action vaso-dilatatrice sur les vaisseaux cérébraux, le Pentothal aurait une action bienfaisante dans certains cas de migraine résistant à toute médication habituelle.Il ferait disparaître les spasmes et diminuerait l'hypertension crânienne.Enfin, cette drogue est employée dans l\u2019hypertension artérielle pour diminuer cette hypertension.On constate une baisse de la tension variant de 20 à 40 mms de mercure.543 Conclusion En conclusion de cet exposé, nous pouvons affirmer de très bons résultats dans l\u2019intoxication par la cocaïne et surtout dans le tétanos.En effet, sl nous considérons que, chez un tétanique, nous avons deux choses à surveiller: la virulence du microbe et la résistance du sujet, nous pouvons employer très avantageusement ce barbiturique.Nous combattons la virulence du microbe par le sérum antitétanique, la pénicilline et les sulfamidés.Nous réussissons à maintenir la résistance du sujet en employant le Pentothal, qui, par son action sédative, permet de nourrir le sujet.Car il ne faut pas oublier que ce n\u2019est pas tout de combattre l\u2019infection, 11 faut aussi alimenter le malade pour qu\u2019il soit assez résistant à cette infection.L\u2019ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL DANS LES OPÉRATIONS ABDOMINALES , J.-0.NOEL (Sherbrooke).Aujourd'hui, dans les hôpitaux modernes, avec tout un arsenal à sa disposition, l\u2019anesthésiste n\u2019a presque plus de mérite à obtenir pour le chirurgien la résolution musculaire désirée, lors d\u2019une laparotomie.Là, cependant, ne se borne pas l\u2019ambition de l\u2019anesthésiste.Il désire aussi un début d\u2019anesthésie non désagréable pour le patient, un réveil calme et des suites opératoires heureuses.Le Pentothal habilement administré peut atteindre ces quatre objectifs.Lors d\u2019une opération prolongée, cependant, le Pentothal seul devient insuffisant car l\u2019expérience démontre qu\u2019on ne doit pas dépasser deux grammes.Moi-même, j'ai l\u2019habitude de me limiter à un gramme, en solution à 2-5%.Les laparotomies étant très souvent des opérations de longue durée, le Pentothal est aujourd\u2019hui complété par le mélange oxygène et cyclopropane, avec ou sans éther, avec ou sans curare.Le Pentothal peut lui-même servir de complément à l\u2019anesthésie rachidienne ou à l\u2019anesthésie régionale.En complétant l\u2019anesthésie par un mélange dè gaz, deux méthodes peuvent être suivies.Première méthode.Après l'induction au Pentothal, la moins désagréable pour le patient, on passe immédiatement au mélange de gaz en donnant coneur- remment du Pentothal de temps à autre, selon le besoin, jusqu\u2019à concurrence de un ou deux grammes. 544 Deuxième méthode.On attend d\u2019avoir administré un ou deux grammes de Pentothal pour passer ensuite exclusivement au mélange gazeux.Les deux méthodes, à mon avis, sont bonnes; la valeur de chacune dépend de l\u2019habileté à s\u2019en servir.PRÉCAUTIONS POUR ÉVITER DES ENNUIS.1.Dans un cas comme dans l\u2019autre, on doit prendre le temps de s\u2019assurer que le patient n\u2019a pas de gêne respiratoire.N\u2019oublions pas que le Pentothal ne fait pas disparaître le réflexe laryngé et qu\u2019alors la canule pharyngée ou « air-way » ne doit pas toucher le larynx, ce qui créerait un spasme désagréable.2.S1 par extrême prudence on administre le Pentothal trop lentement au début, on peut occasionner du hoquet.Le hoquet peut aussi se présenter au cours de l\u2019opération.Dans les deux cas, le hoquet semble être signe d\u2019une dose insuffisante, car on le fait disparaître facilement par une addition de Pentothal.3.Il est reconnu que les solutés intraveineux, sérum physiologique, sang ou plasma, selon le cas administrés pendant les longues opérations, aident le patient à supporter l\u2019intervention et favorisent aussi l\u2019anesthésiste.Il devient nécessaire de les administrer dès que se fait une stase capillaire, pour maintenir une assez grande quantité de liquide en activité dans la circulation.La tachycardie et la baisse de tension artérielle sont les signes essentiels avertisseurs.Le Pentothal déprime le centre respiratoire comme nous le savons tous, mais peut-être n\u2019avons-nous pas assez réfléchi sur le mécanisme de ce phénomène.Peut-être nous est-il arrivé de donner, sous une légère pression, de l\u2019oxygène pur pendant une longue anesthésie au Pentothal.Peut-être aussi nous est-il arrivé de vouloir stimuler la respiration par du CO, synthétique au cours d\u2019une anesthésie prolongée au Pentothal.Deux choses à déconseiller.Par des expérimentations sur des chiens, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 Beecher et Mayer ont étudié ce phénomène de la diminution respiratoire sous l\u2019effet du Pentothal, et, entre autres choses, ils notent les faits suivants: A) Le sinus carotidien et le sinus aortique, qui sont activés par une basse concentration d'oxygène dans le sang, peuvent être déprimés par une haute tension d\u2019oxygène.En d\u2019autres termes, il est reconnu que l\u2019élimination de l\u2019activité des réflexes carotidiens et aortiques par tension d\u2019oxygène peut avoir un résultat fatal.B) Ils attirent aussi l\u2019attention sur le fait que dans l\u2019anesthésie au Pentothal, même à petites doses, la sensibilité du centre respiratoire à son stimulant ordinaire, l\u2019acide carbonique, est diminué et peut même disparaître.Beecher et Mayer, à la suite de leurs études expérimentales, concluent que, lors d\u2019une anesthésie au Pentothal, la diminution respiratoire peut être fatale en présence de cent pour cent d'oxygène administré assez longtemps sous pression, même légère.Ils concluent aussi que l\u2019acide carbonique comme stimulant respiratoire est contre-indiqué lors de l\u2019anesthésie au Pentothal à moins que l\u2019on ne fasse la respiration artificielle, étant donné qu\u2019il n\u2019aura pas l\u2019effet désiré et qu\u2019il peut facilement y avoir accumulation.Après l\u2019ane:thésie au Pentothal, la complication possible qui inquiète le plus l\u2019anesthésiste, c\u2019est l\u2019obstruction des voies respiratoires au réveil.En effet, il confie son patient à des mains parfois inexpérimentée:, ou bien encore il sait à l\u2019avance que son patient s\u2019en va parfois dans un endroit où on ne trouvera pas à sa portée tout ce qu\u2019il faut dans un cas de cyanose.En proie à cette crainte, l\u2019anesthésiste stimule au besoin la circulation et la respiration par de la Coramine en injection intraveineuse avant le départ de la salle d\u2019opération; 11 place la tête du patient dans la meilleure position possible; il aspire les sécrétions et laisse au besoin un «air-way » dans la bouche du patient.L\u2019anesthésiste aurait l\u2019âÂme plus en paix, NOËL: PENTOTHAL DANS LES OPÉRATIONS ABDOMINALES parce qu'il saurait son patient plus en sécurité, si, au sortir de la salle d\u2019opération, on conduisait certains patients dans une « recovery room », chambre de réveil, avant de les conduire à leur chambre.545 En terminant, je formule le souhait que, dans un avenir rapproché, tous les hôpitaux aient ce que les Anglais appellent une « recovery room » pour certains grands opérés.LES INDICATIONS DU CURARE EN ANESTHÉSIE Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Léon LONCTIN, En prem'er lieu, je tiens à féliciter les ; organisateurs de la section d\u2019anesthésie de ce i Congrès, pour avoir songé à organiser un symposium sur l\u2019étude du curare en anesthésie.Ce médicament, dont l\u2019emploi en anesthésie est : encore récent, est appelé à rendre de grands services en anesthésie aux anesthésistes, aux chirurgiens et surtout à leurs malades, à la condition qu\u2019il soit employé à bon escient.Grâce à cette occasion, tous les membres pourront rafraîchir leur théorie et discuter des applications cliniques.L'occasion est belle pour moi de rappeler à tous, à cette occasion, que le préconisateur de l'emploi du curare au cours de l\u2019anesthésie est un membre de la division de Québec de la « Canadian Anesthetists Society », anesthésiste à l\u2019hôpital Homéopathique de Montréal, le docteur Harold Griffith.Le curare a pour effet, s\u2019il est injecté à un être humain, d\u2019inhiber l\u2019influx nerveux à son entrée dans le muscle strié.La conséquence de cette inhibition est une flaccidité, une atonie proportionnelle à la dose injectée, de tous les muscles striés.Le relâchement museu- laire que le curare peut donner supplée à une forte dose d\u2019anesthésique, il est obtenu plus rapidement qu\u2019aucun anesthésique général ne peut le faire et il est plus complet.En d\u2019autres termes, on administre le curare au cours de l\u2019anesthésie générale dans un seul but: obtenir un relâchement musculaire ou une paralysie, il éloigne la nécessité d\u2019approfondir l\u2019anesthésie pour obtenir cette atonie et il éloigne, du même coup, tous les ennuis que peut engendrer une anesthésie générale profonde et prolongée: shock, complications pleuro-pulmonaires et cardio-vaseulaires de toutes sortes.En quelles circonstances est-il spécia'ement indiqué d\u2019injecter le curare au malade sur la table d\u2019opération ou à quels temps opératoires?Le curare a une durée d\u2019action de vingt a trente minutes et son action commence environ une à deux minutes après l\u2019injection dans les veines.Pour savoir quand injecter le curare, il suffit donc de savoir quels sont les temps opératoires où le chirurgien a le plus grand besoin de relâchement musculaire.Les principaux temps opératoires où il est préférable, pour le malade et pour le chirurgien, d\u2019avoir un relâchement musculaire complet sont: d\u2019abord, l\u2019ouverture du péritoine et l\u2019exploration de l\u2019abdomen qui suit habituellement cette ouverture; ensuite, le moment où le chirurgien doit faire de la traction sur les intestins, le mésentère, l\u2019estomac, la vésicule biliaire ou autres organes; enfin, la fermeture du péritoine.En chirurgie osseuse, la réduction de certaines fractures ou de certaines luxations, chez des sujets bien musclés.bénéficierait bien souvent de l\u2019injection de curare.En chirurgie gastrique transthoracique, le curare facilite le travail du chirurgien en certains temps opératoires plus délicats, en diminuant l\u2019amplitude des mouvements respiratoires et en diminuant même la fréquence de ces mouvements respiratoires sans affecter de façon appréciable l\u2019apport d\u2019oxygène.Enfin, chaque fois que, un malade étant sous anes- 546 thésie générale, il est nécessaire d\u2019avoir un relâchement musculaire complet, le curare est indiqué.Comment administrer le curare et à quelle dose le donner?Habituellement, au cours des opérations nécessitant un relâchement musculaire qu\u2019on veut obtenir par le curare, le malade reçoit déjà un fluide par les veines et c\u2019est par ce tube que nous injectons d\u2019ordinaire le curare, injection qu\u2019on est appelé à répéter.De toute façon, le curare s\u2019administre par voie intraveineuse.Pour ce qui est de la dose, il faut d\u2019abord apprécier en quelque sorte la sensibilité du sujet au médicament.Si une première injection de deux centimètres cubes ou quarante unités ne donne pas, au bout de quinze minutes, un relâchement musculaire satisfaisant, on peut, sans inconvénient, répéter la même dose, surtout si l\u2019on n\u2019a pas approfondi trop l\u2019anesthésie générale.En deux circonstances, il faut redoubler de précautions: au cours de l\u2019anesthésie à l\u2019éther où le curare, même à petite dose, peut entraîner une paralysie assez prononcée de la respiration, puis, chez les sujets en voie de \\cachexie ou ceux dont la musculature striée est presque disparue, comme cela arrive assez souvent chez les vieillards.Quant à la dose L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtarIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 maxima, elle n\u2019est pas fixe; seul un relâchement musculaire satisfaisant indique que le malade en a assez.En général, nous injectons 2 c.c.toutes les quinze minutes jusqu\u2019à satisfaction; cependant, s\u2019il arrive que nous devions dépasser cent unités, nous distançons alors les injections d\u2019au moins une demi-heure surtout si le malade n\u2019a pas déjà un tube dans la trachée et si l\u2019anesthésiste n\u2019a pas tout à sa portée pour amplifier, au besoin, l\u2019inspiration du malade et, même, pratiquer la respiration arti- \u2018ficielle, car un surdosage se traduit par une paralysie respiratoire.Ainsi compris et mis en pratique, l\u2019usage du curare au cours de l\u2019anesthésie générale devient très précieux, d\u2019abord pour le chirurgien, dont le travail est facilité et abrégé, ensuite pour le malade, en diminuant le risque opératoire et anesthésique et en écartant un tas de complications qui suivent assez souvent les anesthésies profondes et prolongées et, enfin, pour l\u2019anesthésiste, car, en plus de faciliter son travail, il l\u2019aide à réaliser un rêve: donner au cours de l\u2019anesthésie un relÂchement musculaire satisfaisant les chirurgiens les plus exigeants et, en dépit de cela, garder le malade à l\u2019abri de complications postanes- thésiques sérieuses.LES CONTRE-INDICATIONS DU CURARE Juliette DUROCHER, x Anesthésiste à Depuis que le curare s\u2019est taillé une réputation enviable dans le.domaine de l\u2019anesthésie, on a vanté ses propriétés, ses effets, ses grandes qualités.Un point pourtant reste dans l\u2019ombre: ce sont les contre-indications.Il y a une raison à cette cachette: ce précieux adjuvant de l\u2019anesthésie, en auxiliaire consciencieux, a montré beaucoup de qualités mais peu de défauts.Il a fallu chercher les désavantages du curare en passant en revue ses effets sur les l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).différents systèmes de l\u2019organisme humain, voir si le cœur, le foie, le rein, les systèmes nerveux, musculaire, ou les téguments pouvaient souffrir, dans leurs fonctions, de troubles passagers ou définitifs ou être lésés dans leurs tissus.On s\u2019accorde à dire aujourd\u2019hui que le système circulatoire n\u2019est nullement troublé par le paralysant qu\u2019est le curare.La pression artérielle, le pouls, si sensible aux moindres perturbations de l\u2019organisme, ne varient pas. DUROCHER : CONTRE-INDICATIONS DU CURARE Au foie revient le travail de métaboliser une certaine partie du curare.Ce foie, même si la fonction en est déficiente, ne se plaint nullement de ce travail surajouté.Il faut dire qu\u2019une quantité minime de curare y passe.Du côté du rein, le poison de nos Indiens sud-américains ne semble occasionner aucun trouble.On sait qu\u2019une grande partie de l\u2019In- tocostrin est excrétée par le rein, sans subir de transformation.Depuis que le curare est en usage courant dans les salles d\u2019opération, les anesthésistes tentent de retracer quelque dommage au foie ou aux reins, chez les patients qui en ont reçu.Aucune toxicité n\u2019a encore été révélée.Les systèmes nerveux et musculaire semblent affectés directement, à cause de la paralysie produite par le curare; de fait, ils ne le sont pas.On sait que son action est la neutralisation de l\u2019acécholine, done l'interruption du synapse, empêchant l\u2019influx nerveux de se transmettre aux muscles et amenant alors la flaccidité de ceux-ci.Encore une fois, pas de lésion, pas de toxicité.S'il arrive que quelques gouttes de curare soient déposées en dehors des veines, il ne se produit ni rougeur ni œdème.Rien de fâcheux n\u2019apparaît.Alors, direz-vous, il n\u2019y a pas de contre- indication?Mais oui.Il ne faut pas oublier que le curare paralyse et que les muscles de la respiration sont affectés comme les autres, quoique les derniers.Or qu\u2019arrive-t-il si le 047 curare, en dose proportionnée au poids du corps, amène un arrêt respiratoire?Il faut pratiquer la respiration artificielle jusqu\u2019à ce que l\u2019effet paralysant soit suffisamment diminué pour que le diaphragme et que les intercostaux reprennent leurs mouvements spontanément.C\u2019est ici que l\u2019on envisage la première contre-indication avec la présence de trismus ou de toute obstruction des voies respiratoires.Une compression de la trachée, l\u2019impossibilité de franchir le larynx, des maxillaires bien serrés, sont autant de causes qui interdisent Pemploi du curare.Qu\u2019arrive-t-i1 au patient qui ne peut plus s\u2019oxygéner?Il mourra si l\u2019on n\u2019intervient pas à temps.Le moyen sûr de faire pénétrer l\u2019oxygène aux poumons, c\u2019est une sonde intratrachéale.Si l\u2019introduction de cette dernière est impossible, on risque fort de perdre une vie humaine.Une deuxième contre-indication est l\u2019anesthésie très poussée, alors que les muscles abdominaux rebelles ne cèdent pas à la narcose profonde.Une injection d\u2019Intocostrin amènera une paralysie prolongée du diaphragme et des intercostaux, ce que l\u2019on ne veut point.Comme le disait le docteur Baird en réponse au docteur Griffith: «Il y a une contre-indication absolue à son emploi \u2014 l\u2019empêchement pour l\u2019anesthésiste de pratiquer adéquatement la respiration artificielle et de combattre avec succès l\u2019arrêt respiratoire qui se présente parfois.On n\u2019appuiera jamais trop sur ce point.» COMPLICATIONS DU CURARE EN ANESTHÉSIE GÉNÉRALE Fernando HUDON et Robert BEAUDOIN (Québec).En 1942, le docteur H.R.Griffith, de Montréal, employa pour la première fois le curare en anesthésie générale dans le but d\u2019augmenter la résolution musculaire.(1) Le produit employé se nomme «Intocostrin » (Squibb).Les résultats obtenus furent impressionnants et un nombre considérable d\u2019anesthésistes l\u2019utilisèrent.Malgré que nous soyons des fervents de ce produit, nous voulons mettre les spécialistes en garde contre certains dangers possibles.Les accidents ne sont pas généralement dus 548 I.UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetiN AM.LFC.\u2014 Montréal, mai 1947 directement au curare, mais plutôt à l\u2019inexpérience de celui qui l\u2019utilise.L\u2019ennui le plus fréquent est l\u2019arrêt respiratoire paralytique quand l\u2019on a dépassé la - dose utile.(2) Si l\u2019on se sert de doses fractionnées et répétées, on peut prévenir cet incident.Si toutefois la paralysie respiratoire s\u2019installe, la respiration contrôlée doit se faire en attendant l\u2019élimination de la drogue.Certains auteurs ont signalé de la salivation et un spasme bronchique consécutif à l\u2019administration du curare.Ceci s\u2019expliquerait par une stimulation du para-sympathique par l\u2019In- tocostrin.Or certains physiologistes ont prouvé que le curare a une action paralysante sur le vague.(3) Le problème reste encore mal défini.Le déséquilibre vago-sympathique constitutionnel ou temporaire dû à un trouble du métabolisme peut en être la cause.Comme nous employons toujours l\u2019atropine ou la scopolamine avant l\u2019anesthésie, on s\u2019éloigne de ce danger, si danger il y a, parce que ces médicaments diminuent les sécrétions et paralysent les muscles bronchiques.Un autre problème important qui se pose à la suite de l\u2019usage du curare est le contrôle de la ventilation pulmonaire.En effet, des échanges respiratoires insuffisants conduisent à l\u2019anoxémie et à l\u2019accumulation de l\u2019acide carbonique dans les tissus.La pression monte et le pouls s\u2019accélère; nous ne pouvons donc attribuer cet état de chose à l\u2019action directe de l\u2019Intocostrin.(4) C\u2019est ainsi que l\u2019on verra parfois tomber rapidement la tension artérielle après l\u2019intervention.Le patient n\u2019est plus stimulé par l\u2019oxygène du ballon et les centres nerveux deviennent plus mal nourris.L\u2019acide carbonique en excès dans les tissus s\u2019élimine et ne maintient plus la vaso-constriction des artérioles qui opposent moins de résistance sur la masse sanguine, le tonus musculaire diminué exerce moins de pression sur les vaisseaux sanguins, la dépression respiratoire ralentit la circulation sanguine, ete.Au cours de l\u2019anesthésie, certains auteurs prétendent que, si l\u2019on dépasse considérablement la dose thérapeutique, le curare peut amener une chute de la tension artérielle en agissant directement sur les vaisseaux.(5) A notre point de vue, la chute de pression est possible si le sujet est maintenu à un niveau d\u2019anesthésie trop superficiel pour supprimer les réflexes douloureux.(6) (7) En effet, le curare semble faire disparaître, en partie du moins, le réflexe viscéral, c\u2019est- à-dire le stridor produit par la traction des Viscères, mais la diminution du réflexe s\u2019explique par l\u2019action du curare sur les muscles striés.La douleur et enregistrée, mais la réponse ne se rend pas à la périphérie.En effet, tous les muscles du larynx sont striés et subissent l\u2019influence paralytique du curare.Il existe d\u2019autres dangers au cours de l\u2019anesthésie.Nous voulons parler des dangers que comporte la respiration artificielle.Si celle-ci est mal faite ou encore s\u2019il n\u2019y a pas de canule dans la trachée, on peut insuffler les gaz dans l\u2019estomac, distendre celui-ci, ou, ce qui est pire, faire pénétrer du liquide stomacal dans les bronches.L\u2019opération terminée, peut-il se produire des complications?L\u2019anoxémie est possible, si l\u2019activité des muscles respiratoires n\u2019est pas suffisamment revenue; les malades affaiblis par une obstruction intestinale, une péritonite, une septicémie, les petits myasthéniques, les insuffisants cardio-pulmonaires ont besoin de surveillance attentive et prolongée.Il faudra compléter la respiration à l\u2019aide de compressions manuelles sur un ballon d\u2019oxygène, leur donner de la prostigmine et de l\u2019éphédrine.La prostigmine est l\u2019antidote physiologique du curare, mais son effet est limité; il ne faut pas oublier que la prostig- mine est employée également pour diminuer la contracture musculaire spasmodique.Koppanyi et Vivino ont démontré qu\u2019en donnant de l\u2019éphédrine avec prostigmine à des rats, ils obtenaient de meilleurs résultats qu\u2019avec la prostigmine seule. HUDON Er BEAUDOIN : COMPLICATIONS DU CURARE EN ANESTHÉSIE Il faut done croire que la stimulation du sympathique qui, d\u2019après Fridman, augmente le tonus musculaire est aussi importante dans le traitement de l\u2019intoxication par le curare.Cependant l\u2019expérience a prouvé que le traitement le plus efficace, indispensable et à peu près unique, est l\u2019administration d\u2019oxygène sous pression positive.D'autre part, l\u2019anesthésiste expérimenté peut prévenir l\u2019asthénie postopératoire prolongée en évitant l\u2019emploi du curare à la fin d\u2019une intervention dans certains cas.Une petite injection de 10 à 20 cgms de pentothal remplacera très avantageusement une nouvelle injection de curare.| BIBLIOGRAPHIE 1.H R.GRIFFITH et G.E.JOHSON: «The use of curare in general anesthesia.» Anesthesiology, 3: 418 (juillet) 1942.049 2.Haro'd R.GRIFFITH: «Physiological and Clinical action of Curare.» Anesthesia and Analgesia, 25: 4551 (mars-avril) 1946.3.H MAUTNER et A.LUISADA: «Antagonistic effect of asphyxia to curare paralysis of the vagus nerve.» J.Pharmacol V.Exper.Therap., 72: 386 (août) 1941.4, S.C.CULLEN: «Clinical and laboratory observations on the use of curare during inhalation anesthesia.» Anesthesiology, 5: 166 (mars) 1944.Fernando HUDON: « L\u2019emploi du curare comme adjuvant de I'anesthésie générale.» Laval Méd.9: 242 (août) 1944.5.T.KOPPANYI et A.E.VIVINO: and.treatment of d-tubocurarine Science, 100: 474 (24 nov.) 1944.6.R.M.WATERS: «Nitrous oxide-oxygen and curare.» Anesthesiology, 5: 618 (nov.) 1944.7.R.J.WHITACRE et A.J.FISHER: «Clinica observations on the use of curare in anesthesia.» Anesthesiology, 6: 124 (mars) 1945; Ohio State M.J., 40: 1155 (déc.) 1944.« Preven\u2018ion poisoning.» LA CHAMBRE DE RECOUVREMENT Georges COUSINEAU, Anesthésiste à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Cartierville, Montréal).« De l\u2019avis de tous les chirurgiens, les soins pré et postopératoires des opérés, l\u2019amélioration des techniques anesthésiques sont les deux facteurs essentiels du succès de la chirurgie moderne.» Telle est l\u2019opinion émise par le Dr Brunswick, lors de sa conférence à Montréal, en mai dernier.Le temps opératoire a aujourd\u2019hui beaucoup perdu de son importance.La vitesse est remplacée par la délicatesse, le souci du détail.Il nous faut donc envisager des interventions d\u2019une durée de trois à dix heures.De ces très longues opérations sous anesthésie générale, le point important est sans aucun doute la période de maintien d\u2019une anesthé ie aussi prolongée, mais la période de réveil présente, il me semble, les plus grandes difficultés et demande une attention médicale aussi suivie.D\u2019autres interventions, pour être moins longues, ne sont pas moins importantes.D\u2019où le traitement du choc opératoire demeure le facteur essentiel du recouvrement du malade.De ces soins postopératoires, je voudrais brièvement vous entretenir.L\u2019anesthésiste ne peut se désintéresser de son malade dès sa sortie de la salle d\u2019opération, mais, au contraire, il doit coopérer avec le chirurgien et le médecin résident, dans l\u2019application raisonnée des traitements postopératoires.Il prouvera ainsi l\u2019importance de sa spécialité et la nécessité de sa préparation médicale adéquate.Nous sommes loin de ces temps où l\u2019on nous enseignait de bien emmitouffler nos malades, au sortir de la sa'le d\u2019opération, au point que certains d\u2019entre eux étaient portés dans leur lit, bleus comme des raisins.Il est encore de mise d\u2019éviter les courants d\u2019air évidemment, mais il semble bien plus important de surveiller la libre respiration du malade et de 550 prévenir l\u2019installation d\u2019un choc secondaire quelquefois difficile à traiter.Il n\u2019est pas dans le cadre de cette communication d\u2019analyser les différentes théories sur l\u2019origine et la nature du choc.Toutefois, il est une opinion admise que dans le choc apparaît une diminution du retour du sang veineux dans le cœur droit et dans le choc bien établi il y a diminution du volume du sang circulant.D\u2019où il résulte une diminution de l\u2019ondée sanguine produisant une anoxie cellulaire.La concentration en oxygène du sang veineux, d\u2019après les travaux de Cournand et ses associés, tombe du niveau normal de 65% à 35% et même 15%.De cette anoxie cellulaire résulte une augmentation de la perméabilité capillaire, extravasation de sérum et quelquefois œdème pulmonaire.Toutes les fonctions organiques sont plus ou moins touchées.L\u2019anesthésiste doit être en mesure d\u2019apprécier la venue d\u2019un choc possible, pour le prévenir et, s\u2019il apparaît malgré tout, le traiter de façon rationnelle.Dans la prévention du choc, la préparation du malade en vue d\u2019une opération donnée, l\u2019appréciation de la gravité et de la longueur de l\u2019opération (sur ce point le chirurgien en général est mauvais juge), sont les deux points importants.Il faudra même dans certains cas refuser de procéder à une anesthésie pour un malade non préparé en vue de son intervention: ce qui demande quelquefois du courage.L\u2019état de choc s\u2019installe habituellement lentement et progressivement.Ses symptômes sont la conséquence de sa nature et de son origine.La pression artérielle en reste le guide le plus sûr.La diminution progressive de pression artérielle et une rapidité plus marquée du pouls sont les deux premiers symptômes.La coloration des téguments, quelquefois difficile à apprécier avec le cyclopropane, doit être quand même bien observée; le rose fait place au teint pâ'e et et terreux.La circulation périphérique diminuée est facilement appréciab'e par la pression du doigt sur la peau.qui ne reprend sa coloration que très lentement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Le traitement du choc, pour être effectif, doit être commencé dès ses premiers symptômes et continué aussi longtemps que nécessaire.C\u2019est pourquoi dès le début d\u2019une opération que l\u2019on sait choquante est-il important d'installer un sérum intraveineux qui en aucun temps nous permettra d\u2019y substituer une transfusion, traitement le plus logique et le plus physiologique au choc dû à lhé- morragie continue de l\u2019acte opératoire.Il n\u2019est pas toujours facile d\u2019apprécier la quantité de sang que perd un malade durant une opération, mais il est évident que toute perte de sang un peu importante doit être remplacée à l\u2019avantage du malade.Me sera-t-il permis de dire que la transfusion est trop souvent retardée à la fin de l\u2019opération ou à la chambre du malade.L\u2019on ne veut pas encombrer la salle d\u2019opération de tout l\u2019appareillage de la transfusion, qu\u2019il sera ensuite difficile de transporter dans les ascenseurs et à travers les couloirs de l\u2019hôpital.Le chirurgien nous dit qu\u2019il a presque fini son opération et cependant il s\u2019écoulera encore une bonne demi-heure avant la fin et le patient pendant ce temps commence son choc, la pression baisse graduellement et lorsque la transfusion commandée en retard finit par arriver du laboratoire situé à quatre ou cinq étages inférieurs, le patient n\u2019a plus de pression et l\u2019anesthésiste se débat pour donner son intraveineuse.Et alors qu\u2019il y réussit, ce patient ne peut plus être transporté ailleurs, immobilise complètement la salle d\u2019opération et retarde le programme opératoire.Ce tableau un peu sombre est trop souvent la vérité.Et je me permets aujour- d\u2019'hui de dire que tous ces inconvénients disparaîtront avec l\u2019organisation de la chambre de recouvrement.Je regrette de ne pouvoir vous parler d\u2019expérience personnelle du rendement de la chambre de recouvrement.Tou- tefo's (est-ce idée fixe?), denuis que j'ai visité l\u2019organisation du Dr Griffith, de l\u2019Hôpital Homéopathique de Montréal, ce'le de l\u2019Hôpital Militaire de Montréal, depuis que j'ai lu le rapport du Dr Lundy, de la Clinique Mayo, celui du Dr Griffith dans Canadian Hosptal, \u2014 ss > mn re +s = ry il ne se passe pas une journée sans que je sente l\u2019importance d\u2019une telle organisation et, si j\u2019en parle aujourd\u2019hui, c\u2019est certainement dans le but de promouvoir l\u2019organisation d\u2019un tel service dans nos hôpitaux canadiens-français.La chambre de recouvrement sera donc cette petite salle située à proximité des salles d\u2019opération et spécialement outillée pour répondre entièrement à tous les soins postopératoires.Elle sera assez grande pour contenir au moins autant de lits que de salles d\u2019opération.Le malade y est amené dans son propre lit.Cette pièce doit être aménagée en fonction des principaux traitements du choc, à savoir: l\u2019oxy- § sro] COUSINEAU: LA CHAMBRE DE RECOUVREMENT 551 elle pourra aussi servir à l\u2019occasion à l\u2019oxygénation des cas de pathologie pulmonaire et cardiaque, des grands blessés ou accidentés en vue de la préparation opératoire, des intoxiqués, etc.Elle doit donc contenir : 1° La succion ou aspiration; appareil dissimulé dans une pièce avoisinante et relié par tuyauterie à chaque lit; le matériel aspiré doit être recueilli dans un récipient lavable relié à la tuyauterie centrale.2° Des cathéters et des tubes intratrachéaux, un laryngoscope et un bronchoscope: le tout tenu constamment en parfait ordre.\u2014mme GARDE SALLS DOPERATION génothérapie, la transfusion, l\u2019aspiration bue- cale, pharyngée, et trachéale.Elle doit contenir à portée de main les différents stimulants cardiaques cet respiratoires.Le patient ne demeure dans cette salle que le temps où il a besoin d\u2019une surveillance spéciale, de quelques minutes à quelques heures.Dès qu\u2019il a repris conscience et que son état s\u2019est amélioré, il est retourné à sa chambre.Une garde-malade peut ainsi surveiller quatre à six malades, d\u2019où grande économie de personnel, et l\u2019instrumentation dispendieuse de l\u2019oxygénothérapie, de la bronchoscopie et de l\u2019aspiration étant centralisée dans cette salle, économie aussi de matériel.Si cette chambre est suffisamment grande, COARNI DOM Tueoicam| RÉCHAUD ww N ANMOIREZ H x [9] ; 0 PARAVENTS CEFVKD DEKOWE V DRY ™N VERS CHAVIBNE 3° De gros cylindres d\u2019oxygéne avec valves de réduction et de calibration reliées par tuyauterie à chacun des lits.La tuyauterie peut être dissimulée dans les murs, mais doit toutefois être accessible facilement pour réparation; des masques B.L.B.; des cathéters intranasaux et même un sac et masque d\u2019anesthésie pour respiration artificielle.4° Des aiguilles hypodermiques et intraveineuses tenues stériles et en bon état.5° Une armoire à médicaments: des analeptiques et des hypnotiques.6° Tout le matériel nécessaire pour infusion endo-veineuse avec réfrigérateur contenant sérums, plasma, sangs citratés, groupés et bien étiquetés. 532 7° Un sphygmomanomètre et stéthoscope.8° Des couvertures de laine réchauffées.Les avantages de la salle de recouvrement sont maintenant faciles à énumérer : 1.Le patient reçoit, durant la période critique du réveil anesthésique et du recouvrement chirurgical, toute l\u2019attention médicale nécessaire.2.Tout l\u2019appareillage de ces traitements spéciaux est centralisé et tenu en parfait ordre.3.Les gardes-malades en service sur les étages, qui ne peuvent pas toutes être des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 expertes mais qui sont souvent des étudiantes, reçoivent des malades conscients et dans un état assez bon.4.Le service de transfusion accuse un rendement beaucoup plus effectif parce qu\u2019il est fait par des experts.Retenons simplement, pour résumer, la conclusion du Dr Griffith: « C\u2019est l\u2019opinion unanime des chirurgiens, des gardes-malades, des patients, des visiteurs et de l\u2019administration hospitalière que la chambre de recouvrement est le meilleur placement que peut faire un hôpital.» LE CHLORURE D\u2019'ÉTHYLE J.-0.NOEL (Sherbrooke).En anesthésie par inhalation, le chlorure d\u2019éthyle n\u2019est presque plus en usage depuis l\u2019apparition du protoxyde d\u2019azote, du cyclo- propane et de l\u2019éthylène.Cependant, je crois utile pour tout anesthésiste spécialisé de pouvoir se servir sans danger du chlorure d\u2019éthyle à l\u2019occasion.Depuis 1921, j'ai endormi dans toutes sortes de circonstances où souvent je n\u2019avais pas de protoxyde ni de cyclo.à ma disposition.Dans plus de trois mille cas, j'ai dû employer le chlorure d\u2019éthyle pour éviter le chloroforme ou l\u2019éther, considérés alors comme indésirables.Tout anesthésiste peut se trouver dans des circonstances semblables; c\u2019est alors que, durant notre carrière, nous pouvons sauver une ou plusieurs vies si nous nous sommes assez familiarisés avec la technique d\u2019anesthésie générale au chlorure d\u2019éthyle.Aujourd\u2019hui, je crois pouvoir affirmer que, huit fois sur dix, il est possible d\u2019endormir au chlorure d\u2019éthyle pour une opération d\u2019une heure ou deux, aussi bien que pour une intervention de quelques minutes.Pour y parvenir, il y a deux points essentiels qu\u2019il faut tou- Jours avoir à l\u2019esprit: se rappeler premièrement que le chlorure d\u2019éthyle s\u2019absorbe et s\u2019élimine très rapidement.I] faut en conséquence une surveillance continuelle de la part de l\u2019anesthésiste.Il est essentiel, deuxièmement, de savoir que le chlorure d\u2019éthyle est toxique en faible concentration.Il est donc essentiel de l\u2019administrer avec beaucoup d\u2019air.La technique d\u2019administration est très simple.On.se sert d\u2019un masque ordinaire à chloroforme sur lequel tombe le chlorure d\u2019éthyle goutte à goutte.Comme dans toute anesthésie par inhalation, on laisse le patient s\u2019habituer durant cinq à dix respirations à sa nouvelle situation avant de lui administrer l\u2019anesthésique.On le donne ensuite lentement et on accélère selon la tolérance du patient.Durant cette période d\u2019induction, le majeur ou l\u2019annulaire gauches sont placés entre le masque et le menton du patient pour permettre l\u2019entrée de l\u2019air.La compresse qui recouvre le masque reste soulevée pendant toute la durée de l\u2019opération par l\u2019index qui tient le masque pour assurer l\u2019entrée suffisante d\u2019air.N\u2019oublions pas de protéger les yeux du patient comme on le fait pour le chloroforme.Les signes propres des différents stages d\u2019anesthésie au chlorure d\u2019éthyle sont absolument identiques à ceux donnés par le chloro- NOËL: LE CHLORURE D'ÉTHYLE forme ou l\u2019éther.La seule particularité vient du fait que le chlorure d\u2019éthyle demande beaucoup d\u2019air et que ce besoin d\u2019air se manifeste par des contractures des doigts ou par des petits mouvements convulsifs des globes oculaires ou de certains muscles de la face.Dès l\u2019apparition de ces signes, il faut enlever immédiatement le masque durant trois à dix respirations, selon le cas, si on était déjà au stade chirurgical; si ces symptôme apparaissent lorsqu\u2019on est encore au premier ou au deuxième stade, on continue l\u2019administration du chlorure d\u2019éthyle, mais on soulève davantage le masque pour diminuer la concentration.Une autre technique utile surtout pour prolonger une anesthésie au Pentothal consiste à administrer le chlorure d\u2019éthyle sous forme de gaz en soulevant le côté droit du masque pour y laisser passer la partie supérieure du tube de chlorure.L\u2019index droit qui presse sur la bascule du bouchon se fatigant vite, on peut permettre la sortie du chlorure d\u2019éthyle | en plaçant tout simplement une pièce de dix ; cents entre le tube et le fermoir.En général, le dosage obtenu par cette der- : nière technique ne suffit pas à l\u2019entretien de : l\u2019anesthésie: dans la moyenne des cas, il faut : ajouter 20 à 30 gouttes de chlorure d\u2019éthyle sur le masque toutes les quatre ou cinq minutes.Avec cette méthode, l\u2019anesthésie au chlorure d\u2019éthyle, après induction au Pento- thal, est aussi facile qu\u2019au protoxyde ou au cyclo.Le tube à large ouverture «large spray » est préférable pour l\u2019anesthésie générale.L\u2019anesthésie par inhalation, au chlorure d\u2019éthyle, n\u2019a pas la prétention de présenter les avantages du cyclo, du protoxyde ni de l\u2019éthy- 553 lène; mais, en leur absence, le chlorure d\u2019éthyle est d\u2019un grand secours, dans les circonstances suivantes: 1.À domicile, en présence d\u2019une parturiente nerveuse assistée d\u2019une voisine encore plus nerveuse, le chlorure d\u2019éthyle, en précédant le chloroforme, remplace bien des beaux discours et bien des agitations.2.Dans un cas d\u2019accouchement, où le protoxyde serait indiqué, le chlorure d\u2019éthyle donne presque les mêmes résultats.3.Les grands anémiés et les grands intoxiqués supportent évidemment mieux le chlorure d\u2019éthyle que l\u2019éther ou le chloroforme, vu sa rapidité d\u2019élimination.4.Dans les cas d\u2019accidents, l\u2019état de choc n\u2019est pas plus aggravé par le chlorure d\u2019éthyle que par le cyclopropane.On a semblé avec raison restreindre l\u2019usage du chlorure d\u2019éthyle à l\u2019anesthésie de courte durée: il serait, paraît-il, cause de certaines contractures musculaires et même d\u2019arrét du cœur en systole.J\u2019admets ces possibilités.Il faut aussi admettre cependant que l\u2019anesthésiste expérimenté et le moindrement attentif aura vite fait d\u2019éviter ces possibilités en administrant une grande quantité d\u2019air en même temps que ce précieux anesthésique.I] pourra ainsi fournir au chirurgien, huit fois sur dix, un relâchement musculaire complet tout en restant dans une zone de sécurité parfaite.Je suis d\u2019avis que tout anesthésiste devrait de temps à autre se servir du chlorure d\u2019éthyle de manière à pouvoir le manier avec assez d\u2019habileté pour aider au chirurgien à sauver des vies, à l\u2019occasion, hors du milieu hospitalier. TUBERCULOSE LES DYSENTERIES BACILLAIRES De la Broquerie FORTIER, R.TURCOT et Paule LADOUCEUR-DUPUIS, Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).« Depuis un certain nombre d\u2019années, écrivait l\u2019un de nous (1), au cours des mois d\u2019été, parfois en hiver, nous sommes appelés à traiter des jeunes enfants, quelquefois des nourrissons, présentant un syndrome abdominal et nerveux d\u2019une particulière intensité.» Aux violentes douleurs abdominales s\u2019ajoutent des malaises, une perte de connaissance et des convulsions.Dès ce moment la température, qui d\u2019emblée était de 102, grimpe à 104, voire même à 106, en 2 ou 3 heures.Les troubles digestifs s\u2019ajoutent au tableau déjà dramatique et constituent la maladie.Les selles, au nombre de 15, 20 et 30 par jour, de glaireuses au début deviennent verdâtres, gluantes et sanglantes, créant un syndrome de déshydratation marqué avec un état toxique alarmant.L\u2019or- canisme est profondément atteint.« L\u2019interrogatoire peut cependant révéler un début moins brutal.Pendant les 24 ou 48 premières heures de la maladie, seuls des troubles digestifs à caractères diarrhéiques banaux dominent la scène.Vers le 4e ou 5e jour seulement apparaissent des selles glaireuses et sanglantes.Aucun phénomène nerveux n\u2019a pu être mis en évidence, et les douleurs abdominales demeurent toujours légères.(1) Devant une telle diarrhée aiguë le diagnostic de côlite dysentér\u2018forme ou de dysenterie bacillaire impose.Mris, auparavant, lé syndrome nerveux ou abdominal a pu en imposer rovr une méningite, une encéphalite, de la roliomyélite même ou, encore, pour une appendicite aiguë, une péritonite diffuse, voire même une pyélite.» Toutefois les caractères des selles doivent nous inciter à établir le diagnostic différen- 1.Série de communications au XVIIIe Congrès ce l\u2019A.M.L.F.C, Québec, juin 1946.tiel.Le probléme n\u2019est pas facile, car la symptomatologie de l\u2019une et l\u2019autre de ces affections se superpose, à tel point qu\u2019il est admissible de croire qu\u2019elles ne sont qu\u2019une seule et même maladie dont l\u2019agent causal bactériologique est différent.(Nous nous excluons pour le moment de la controverse qui de nos jours encore divise les Ecoles de pédiatrie européennes et américaines.) Quoi qu\u2019il en soit, toutes deux doivent être classées dans la grande famille des « diarrhées aiguës ».L\u2019on connaît aujourd\u2019hui les nombreux facteurs étiologiques de cette affection qui, malgré les progrès réalisés, demeure encore, de par le monde, une cause importante de mortalité infantile.Depuis quelques années il est devenu évident qu\u2019une très forte proportion de ces diarrhées sont des infections intestinales primitives bactériennes groupées aujourd\u2019hui par l\u2019Ecole américaine sous le nom générique de shigelloses.Pour notre part, nous croyons qu\u2019il faut encore conserver l\u2019ancienne dénomination de dysenterie bacillaire basée sur les faits cliniques et non sur la bactériologie intestinale causale.La clinique doit encore aujourd\u2019hui primer le laboratoire; mais, parce qu\u2019elle s\u2019éclaire des résultats de celui-ci, il est important d\u2019y recourir afin de déterminer \u201c quelle est la variété de bacille dysentérique en cause.DIAGNOSTIC BACTÉRIOLOGIQUE Le diagnostic bactériologique au cours d\u2019un syndrome de diarrhée aiguë est, depuis l\u2019avènement des produits chimiques, d\u2019une importance thérapeutique très grande.Mais les difficultés surgissent et sont nombreuses dès que l\u2019on est obligé d'opérer en milieu où pullulent les microbes les plus divers.Aussi FORTIER er AL: LES DYSENTERIES BACILLAIRES préconise-t-on aujourd\u2019hui un assez grand nombre de techniques pour mettre en évidence les différents bacilles dysentériques connus jusqu\u2019à maintenant.Pour notre part, nous nous sommes servis, au cours des recherches servant à cette communication, de la technique suivante.TECHNIQUE.Des glaires dysentériques fraîchement émises sont prélevées sur anse de platine, déposées sur la périphérie d\u2019une boîte de Pétri, ensemencées en faisant des stries parallèles et placées à l\u2019étuve à 37° pendant 24 heures.Une parcelle des colonies bleues ainsi obtenues est examinée à l\u2019état frais et, après coloration, si la morphologie rappelle celle du bacille dysentérique, le reste de la colonie est ensemencé dans un tube de bouillon.Après quelques heures, cette nouvelle culture est ensemencée sur la batterie des hydrates de carbone: (mannite, maltose, saccharose).Selon les caractères de culture et de fermentation sucrée, on recherche l\u2019agglutination du microbe isolé au moyen d\u2019un sérum expérimental anti-Shiga, Flexner, Sonne, Schmitz, etc, selon le cas.C\u2019est à l\u2019aide de cette technique que le directeur du laboratoire de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, le prof.Wilfrid LeBlond, cherche à différencier les bacilles dysentériques dans les selles.Depuis 1941 l\u2019un de nous* s\u2019est intéressé à la recherche des bacilles dysentériques dans les selles de ses cas personnels de dysenterie.Depuis trois ans cette recherche s\u2019est étendue à presque tous les cas de diarrhée aiguë qui se sont présentés dans le Service de pédiatrie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Depuis 1941, il nous a été donné de traiter 45 cas de dysenterie bacillaire, dont 20 pour la seule année 1945.En regard de cette statistique hospitalière, il peut être intéressant de citer quelques chiffres d\u2019un « Relevé de la distribution des cas de dysenterie dans la Province de Québec pour 1.Dr de la Broquerie Fortier.de dysenterie ont été déclarés, dont 146 à 555 les années 1943-44-45 », gracieusement fourni par le directeur du département provincial de Epidémiologie, le Dr A.-R.Foley.En parcourant ce «Relevé » nous voyons qu\u2019en 1943, dans l\u2019île de Montréal, 168 cas Laval-des-Rapides; qu\u2019à Hull, 128 cas, dont 122 à Pointe à Gatineau, ont été déclarés et que, dans le comté de Rivière du Loup-Témis- couata, 61 cas de diarrhée aiguë ont été diagnostiqués dysenteries bacillaires.Si on ajoute ceux de l\u2019Abitibi, où il y en eut 51 cas, et tous les autres dans les différents comtés de la Province, nous formons un total de 534 cas.Ce chiffre assez imposant est, croyons-nous, loin de représenter tous les cas de dysenteries bacillaires survenus dans la Province au cours de l\u2019année 1943; car l\u2019on sait le très grand nombre des diarrhées, estivales surtout, durant lesquelles aucune recherche bactériologique n\u2019est effectuée, ainsi que la difficulté de cette recherche autant que la disparition rapide des selles des bacilles dysentériques quelques jours (entre 4 et 5 jours généralement) après le début de la maladie.Selon Le Roy et Father Gill, en effet (2), la vitalité des bacilles dysentériques ne dépasserait pas «2 à 3 jours dans les selles à la température de la chambre» et ils « meurent rapidement en milieu très acide».Et ils ajoutent «qu\u2019il faut 5 cultures négatives avant d\u2019affirmer qu\u2019il ne s\u2019agit pas de dysenterie bacillaire».Aussi nous est-il permis de croire qu\u2019en 1943, au cours de l\u2019été 1943 plus exactement, nous eûmes une épidémie de dysenterie bacillaire.Au cours de 1944 et 1945 les cas déclarés furent respectivement de 246 et 152.A cette morbidité il nous faut ajouter son corollaire obligatoire: la mortalité.A ce sujet les statistiques fournies gracieusement par le directeur du département provincial de la démographie, le Dr Paul Parrot, révèlent: une mortalité de 107 cas en 1941, 66 en 1942, 30 en 1943 pour un taux de 5.6% et 55 cas en 1944 pour un taux de 22.3%.Pour enrayer cette morbidité toute une étude épidémiologique serait nécessaire.Le 556 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 mode de propagation et la répartition géographique en seraient les deux principaux cha- rapidité du diagnostic et du traitement.Sans vouloir préconiser ou affirmer la spécificité pitres.L'\u2019utilité d\u2019une telle étude ne fait pas du traitement chimique de la dysenterie ba- \"DYSENTERIE BACILLAIRE\" 21 bis NOMS AGE DATE DEBUT NÉ de SELLES DUREE DOSE TOTALE MICROBE REMARQUES ans A-\u2014\u2014B 2% 30/7/41 Coliques 20 2e 12 gmes (6) Négatif Nil 1/8/41 Diarrhées 1 39 Roch F.9 3/8/31 TRO 15 - 23 2e 9 gns (7) Strong Nil ans 7/8/41 Digestif 2 Ëe Beau R.3 25/5/42 Coliques 15 Le 6 gns (4) Strong | ans 27/5/42 Diarrhées 1 2e Mar.L.1 13/7/42 Diarrhées 20 -25 3e 9 gms (6) Strong an 22/7/42 Sang 2 6e Wise M.63 29/7/43 Diarrhées 10 Le 16 gms (7) Strong ans 9/8/,3 Sang 1 ge Wise D.4 29/7/43 Diarrhées 12 Le 8 gus (7) Négatif ans 4/8/43 Sang 2 Le Tra .J.9 21/6/45 Diarrhées 20 30 20 gms (10) Flexner ans 30/6/45 Coliques 4 lle Sang Tra.J.G.7 21/6/45 Coliques 10 3e 20 gms (10) Flexner ans 30/6/45 Diarrhées L 11e Sang Ge.C.17 4/7/45 Vomissement 8 2e 3 gms (3) Négatif mois 12/7/45 2 5e Le R.9 1/8/45 Diarrhée 7 2e 6 gns Strong mois 15/8/45 2 108 Bet.L.3 14/8/45 Vomissement 5 2e 21 gns (14) Flexner Indigestion mois 1/9/45 et 2 17 post-infectieuse sang Boi D.4 23/8/45 Convulsions 9 2e 7 gms (10) Flexner mois 3/9/45 3 8e Dro.A.15 20/8/45 Diarrhée 6 2 6 gus (4) Flexner mols 26/8/45 3 6 Ré N.2 14/8/45 Diarrhée 6 3 7 gms (7) Négatif ans 20/8/45 Sang & glaires 3 10 Desj.J.22 11/9/45 Diarrhée 4 7 30 gms (20) Flexner Indigestion mois 2/10/45 2 20 porteur \u2018de germe St Hi.H.17 18/9/45 Diarrhée 9 48 2 gus (3) Flexner Décès mois 28/9/45 13 10 Lag.A.10 19/9/45 Diarrhée 7 3 15 gms (14) Flexner Indigestion ans 2/10/45 2 9 post-infectieuse \u2018Dro.L.6 22/9/45 Diarrhée 6 3 18 gms (12) Flexner mols 3/10/45 2 12 Be.D.17 9/8/45 Diarrhée 8 2 12 gus (8).Flexner mois 11/9/45 2 10 Loi.P.5 4/10/45 Vomissement 10 3 9 gms (6) Négatif mois 20/10/45 2 8 de doute.Elle mériterait qu\u2019elle soit entre- cillaire, nous désirons rapporter ici quelques observations où l\u2019emploi de la sulfaguanidine s\u2019est montré une arme thérapeutique efficace.prise par les pouvoirs publics.Quant à la mortalité, elle est fonction de la FORTIER er AL: LES DYSENTERIES BACILLAIRES * * % Dans la première partie du tableau publié ci-contre figurent six cas déjà signalés par l\u2019un de nous dans une publication du Laval Médical et dont nous désirons vous rapporter les trois plus importantes observations.Observation 1 (no 2).Roch, Fernand, 9 mois, Val St-Michel, entre à l'hôpital (H.E.-J.) le 3 août 1941.La veille, alors que l\u2019enfant présentait depuis quelques jours des troubles digestifs, les selles, au nombre de 15 à 20, deviennent glaireuses et sanguinolentes.Lors de son arrivée à l'hôpital, la T° est à 101.4°.Une médication à base de poudre de pommes et des lavements à garder à l\u2019oxyde de zinc sont institués.Le régime est constitué de babeurre en poudre.Le 3 août, les selles sont au nombre de 12 et glaireuses.Le lendemain, les selles glaireuses, au nombre de 8, présentent quelquefois du sang.La température s\u2019élève à 103.2°.Nous instituons la médication à la sulfaguanidine.Le 5 au matin, la température est à 98°, les selles glaireuses et sanguinolentes sont au nombre de 9.Le surlendemain, les selles ne présentent plus de sang, demeurent fréquentes (5 en 24 heures) et glaireuses.Après 3 jours de sul- faguanidine les selles sont jaunes pâteuses, la température est sub-normale.Dès le 9 août, 5 jours après le début, le sulfaguanidine peut être diminué à 1% comprimé aux 8 heures et nous pouvons remplacer l\u2019Eledon par du lait évaporé.Deux jours plus tard la médication est cessée.Après 7 jours de médication au sulfaguani- dine, l\u2019enfant est guéri de sa dysenterie bacillaire.Le bacille dysentérique retrouvé dans les selles était du Strong.Observation 2 (no 3).Beau., Roger, 3 ans, Donnacona, entre & l\u2019hôpital (H.E.-J.) le 25 mai 1942.Il y a 4 jours, l\u2019enfant est pris brusquement de violentes douleurs abdominales avec des 557 selles fréquentes au nombre de 15 par jour.Les traitements usuels n\u2019améliorant pas l\u2019état du malade et, la déshydratation s\u2019aggravant, le médecin traitant nous l\u2019envoie.L\u2019enfant entre dans la nuit du 25 au 26 mai.La température est à 101°, la déshydratation est marquée et les selles sont glaireuses avec la présence de sang.Du sérum physiologique et glucose à 5%, 500 cc, est injecté par voie intraveineuse.Le sulfaguanidine est donné à la dose de 14 comprimé aux 4 heures.Dès le lendemain matin, alors que l\u2019enfant n\u2019a reçu que 2 comprimés de sulfaguanidine, la température est à 98.6°.La diète suivante est prescrite: bouillon de légumes, bouillies au bouillon de légumes, cocoa à l\u2019eau, gélatine et compote de pommes.Le 27, une seule selle liquide, verte, pas de température.Les jours suivants, la convalescence se poursuit et, le 30 mai, la médication au sulfaguanidine est cessée.Le laboratoire nous avait révélé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un bacille dysentérique Flexner et le diagnostic de dysenterie bacillaire est confirmé.La guérison est définitive cinq jours après le début de la médication.Observation 3 (no 4).Mart., Lucette, 1 an, de Québec, entre à l\u2019hôpital (H.E.-J.) le 20 juillet 1942.Mercredi le 15 juillet et le lendemain, l\u2019enfant émet entre 20 à 25 selles glaireuses par jour.Quelques-unes de ces selles présentaient des membranes ou des traînées de sang.Le 17, nous sommes appelés au chevet de la malade et nous instituons la médication au sulfaguanidine à raison de 14 comprimé aux 4 heures.Amélioration très nette, le 18, mais dans la journée, parce que l\u2019enfant refuse de prendre sa médication et qu\u2019elle a présenté 6 à 7 selles glaireuses et sanglantes, elle est dirigée vers Phôpital.Elle y entre le 20 juillet.Sa température est à 99.6°.La diète au bouillon de légumes, aux bouillies au bouillon de légumes, à la compote de pommes, à la gélatine, est insti- 558 tuée.Des lavements à garder à base d\u2019oxyde de zinc et la sulfaguanidine sont prescrits.Les selles sont au nombre de 6 et présentent tous les caractères glaireux et sanguinolents de la veille.Les selles sont envoyées au laboratoire pour examen bactériologique.Le lendemain, la température est normale, les selles sont au nombre de 3 et moins sanguinolentes.Le 22, le sérum physiologique et le glucose peuvent être cessés.Au régime précédent, nous ajoutons des pommes de terre cuites au four.Les selles sont verdâtres et pâteuses.Le 23, la température est toujours à la normale, les selles, au nombre de 2, sont pâteuses.La médication au sulfaguanidine est donnée toutes les 8 heures et les lavements à l\u2019oxyde de zinc sont cessés.Le 24, nous ajoutons au régime alimentaire des pâtes alimentaires, mais devant une poussée de température et des selles liquides au \u2018nombre de 5, nous les supprimons le surlendemain.Pendant 4 jours, les selles demeurent glaireuses, puis redeviennent graduellement normales; le 30 toute médication est cessée.Le bacille retrouvé dans les selles était du Strong.Dès le Ge jour, les selles sont normales et l\u2019enfant est considéré comme guéri.* = + Au cours du printemps et de l\u2019été 1943, nous eûmes à traiter plusieurs cas dont la maladie débutait par des troubles nerveux d\u2019intensité variable.En voici deux observations caractéristiques.Observation 4.Ren\u2026, Jean, âgé de 2 ans et 3 mois, de Québec, entre à l\u2019hôpital (E.-J.) le soir du 22 avril 1943, en pleine crise de convulsions généralisées depuis 3 heures.Au cours de la même journée, le matin, l'enfant présente quelques crises de nausées mais sans vomissements.Dans l\u2019après-midi, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzenn AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 il est pris d\u2019un violent frisson suivi bientôt d\u2019une ascension de la température à 102° et de l\u2019émission d\u2019une selle diarrhéique, glaireuse, ressemblant à une gelée de pommes liquides.A 6 heures du soir, crise de convulsions généralisées pour laquelle nous sommes appe- 1és.Malgré une médication anticonvulsivante, les convulsions demeurent sans modifications.Au cours de la crise, nouvelle selle « gelée de pommes ».La température est à 105.4°.Dès son arrivée, un traitement d\u2019une heure au chloroforme fait cesser les convulsions.Du sérum physiologique et du glucose 5% (125 ce.) peuvent être administrés par voie intraveineuse.Des lavements au chloral toutes les 4 heures permettent aux convulsions de ne plus réapparaître.Le sulfaguanidine est administré à raison de deux comprimés pour la première dose et de 1 comprimé pour les doses subséquentes toutes les 4 heures.Le matin du 23 août, la température est à 100°; elle atteindra 98.2° le lendemain et sera normale le surlendemain.Les selles, au nombre de deux le 23, deviennent semi-pâteuses et glaireuses.Le lendemain, aucune selle.Le sulfaguanidine est administré à 1 comprimé aux 6 heures.Le 3e jour, les selles sont normales, la température est à 98.6°.Et, le 4e jour, le sulfa- guanidine peut être donné aux 8 heures et cessé le 5e jour après le début de la maladie.L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital ce même jour.L\u2019examen des selles recueillies le jour de son entrée a révélé la présence du bacille dysentérique du type Strong.Observation 5.Der., André, 2 ans et 3 mois, de Québec- Ouest, entre à l\u2019hôpital (H.E.-J.) le 19 août 1943, à 9.30 heures du soir, en état de convulsions subintrantes.Vers 6 heures a.m.le même jour, l\u2019enfant présente une selle liquide verdâtre très abondante et aérée.Il s\u2019endort jusqu\u2019à midi.Une nouvelle selle liquide verdâtre et nauséabonde FORTIER er AL: LES DYSENTERIES BACILLAIRES est émise.Et, à 1 heure de l\u2019après-midi, première crise de convulsions généralisées d\u2019une durée d\u2019une demi-heure environ.Vers 3 heures, nouvelles convulsions généralisées, d\u2019une heure celles-là.Entre ces deux crises, 3 à 4 selles diarrhéiques et glaireuses sont émises.Après la 2e crise de convulsions, l\u2019enfant demeure somnolent, de temps à autre des petits mouvements convulsifs localisés au visage font leur apparition.De nouvelles selles glaireuses se succèdent et, à 7 heures du soir, l\u2019enfant demeurant toujours inconscient et en état de convulsions, les médecins appelés le dirigent vers l\u2019hôpital.Dès son arrivée, les convulsions généralisées persistent toujours, l\u2019enfant demeure en opis- tothonos.Une médication anticonvulsivante la plus énergique possible est instituée, l\u2019état de conscience demeure toujours jusqu\u2019au moment de la mort, moins de 12 heures après son entrée.La température de l\u2019enfant lors de son entrée était à 106.6°; durant la nuit elle n\u2019a guère baissé à plus de 104.2°, mais parfois elle atteignit 107.4°.Les selles recueillies le matin du 20 août ont révélé la présence du bacille dysentérique Strong.A l\u2019autopsie, le prof.L.Berger constata «une côlite aiguë congestive et catarrhale du type de la dysenterie bacillaire au début; les lésions débutent à environ & cms du cæcum et intéressent tout le reste du côlon et le rectum, sauf une étendue de quelques ems dans la région de l\u2019angle splénique.Tuméfaction modérée des g'anglions mésentériques.« Hépatite dégénérative modérée.«Hypo-épinéphrite très marquée.«Stase plus ou moins prononcée dans les autres viscères.» x * Au cours de l\u2019année 1944, aucun cas de dysenterie bacillaire ne se serait présenté dans le Service de pédiatrie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus.559 De juin à octobre 1945 nous décelons du bacille dysentérique chez 20 de nos 80 cas de diarrhée aiguë.Et parmi les 20 cas diagnostiqués « entérite » nous aurions pu peut-être déceler des bacilles dysentériques si leur hospitalisation s\u2019était effectuée plus tôt après le début de leur maladie.Quelques-unes des observations apparaissent en résumé sur le tableau 1.Nous voudrions cependant en rapporter ici deux dont l\u2019évolution est particulière.Observation 6.Bela., Liliane, âgée de 3 mois, entre à l\u2019hôpital (H.E.-J.) le 6 août 1945 pour diarrhée aiguë.L\u2019interrogatoire révèle que l'enfant fait de la diarrhée depuis 15 jours environ.Depuis 3 à 4 jours le nombre des selles serait de 15 à 20 par jour.Depuis 2 jours environ les selles sont devenues hémorragiques.Nous ignorons si l\u2019enfant a présenté, les jours qui ont précédé l\u2019hospitalisation, une température élevée.Le jour de son entrée, elle n\u2019est que de 100.4°; dès le lendemain elle est à 98° et oscille entre 98.6° et 99.8° pendant les 10 premiers jours pour demeurer normale du 17 août au 2 septembre, date de sa sortie.Dès le second jour de son hospitalisation, toute trace de sang était disparue des selles alors au nombre de 3.Elle rec vait alors un régime à la poudre de pomme et des lavements à garder composés de la façon suivante: Oxyde de zinc 5 gms Dermatol 5 gms Laudanum .11 gms Sérum physiologique 2 oz Le 4e jour de son hospitalisation, le laboratoire nous apprend que les recherches bactériologiques dans les selles ont révélé du Flexner.Dés ce moment la médication par le sulfaguanidine est constituée.Les selles sont encore glaireuses, elles le demeureront jusqu\u2019au 10e jour après le début de la médication.Malgré le sulfaguanidine et la médication a Poxyde de zinc, les selles, quoique normales 560 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 en apparence, conservent la présence du bacille de Flexner le 31 août: 24 jours après l\u2019hospitalisation et trois semaines de traitements chimiques.L\u2019enfant avait reçu en 10 jours 19 grammes de sulfaguanidine et elle demeurait porteuse de germes.Observation 7.Desj., Jacques, âgé de 22 mois, entre à l\u2019hôpital (H.E.-J.) le 22 août 1945 pour vomissements habituels.Depuis 4 à 5 mois l\u2019enfant présente des épisodes de vomissements survenant après chaque repas, dont la durée est de 4 à 5 jours environ.Malgré une diététique et une médication antispasmodiques variées, le syndrome se répète à des intervalles de 1 à 2 semaines.Pendant les 15 premiers jours de son hospitalisation, les vomissements ne furent pas constatés, les selles demeurérent normales, mais la température oscilla entre 96° le matin et 99° le soir.Dans la journée du 6 septembre, apparait pour la première fois deux selles vertes glaireuses.La température est de 97° le matin et de 99° le soir.Les jours suivants, les selles sont verdâtres et au nombre de 2 seulement.Dans la journée du 10, on note un état de somnolence.Le laboratoire nous apprend que les selles prélevées le 7 au matin contenaient des bacilles de Flexner et le ler octobre cette même recherche se montrait négative.Dès le 11 septembre, la médication par le sulfaguänidine est commencée et elle est continuée jusqu\u2019au 2 octobre alors que l\u2019enfant quitte lhôpital avec la recommandation de cesser la médication la semaine suivante.Lors de sa sortie de l\u2019hôpital, l\u2019enfant avait reçu, en 22 jours, 30 grammes de sulfaguanidine.La température continuait à être oscillante : 97.4° le matin, 99.6°, le soir.L\u2019état général était bon; le poid marquait un gain de 214 livres.Nous croyons avoir été en présence d\u2019une porteuse de germes, d\u2019une forme fruste chronique, et même d\u2019une contagion hospitalière, car nous avions au même moment d\u2019autres cas de dysenterie à bacille de Flexner dans le service et dans la même salle.% * x L'on a sans doute remarqué, à la lecture de ces quelques observations, que très rapidement nous instituons un régime alimentaire substantiel, à prédominance hydro-carbonée il est vrai, mais qui comporte une haute valeur nutritive.Nous croyons en effet, avec le Dr P.G.Eivine, et G.I.Vechesler (R.F.de Péd., Tome XII, n° 4, page 523), que « si les enfdnts souffrent de dénutrition, ils perdent «toute capacité de lutter contre les toxines dysentériques » et qu\u2019« une bonne nourriture durant la dysenterie a non seulement une bonne influence, mais encore produit les meilleurs effets locaux sur l\u2019intestin ».À cette diététique était ajoutée la thérapeutique par le sulfaguanidine (tableau no 1).Notre dose thérapeutique ne s\u2019est guère écartée de la dose moyenne préconisée par Marshall, Batton, Edwards et Walker (3): 0.1 gm.par kilo de poids pour la dose initiale et 0.05 gm.par kilo pour les doses subséquentes toutes les 4 heures.Nous avons cependant jugé bon de continuer cette médication en la diminuant graduellement pour la cesser dès l\u2019apparition d\u2019une selle normale.contrairement à ce que ces mêmes auteurs préconisent, c\u2019est- à-dire 0.05 gm.toutes les 8 heures pour 2 à 3 jours dès que le nombre de selles atteint 5 par jour.Il nous a semblé que la période de convalescence en était ainsi écourtée et que nous évitions ce qu\u2019un grand nombre d\u2019auteurs ont constaté sous le nom « d\u2019indigestion intestinale postinfectieuse ».En étudiant cette dose thérapeutique, nous remarquons que: 1° En présence du bacille dysentérique du type Strong, nous obtenons une amélioration, voire même une guérison plus rapide que lorsqu\u2019il s\u2019agit du type Flexner: la durée moyenne de l\u2019emploi du sulfaguanidine est de 4 à 6 jours environ pour le Strong alors que nous fûmes obligés de continuer la médication pendant 9, 15 et 20 jours lorsqu\u2019il s\u2019est agi du Flexner. FORTIER er AL: LES DYSENTERIES BACILLAIRES Dans aucun cas nous n\u2019eûmes à constater le moindre effet toxique.Ces effets toxiques, qui se manifestent par de la céphalée, un certain état de malaise et une éruption érythémateuse transitoire, surviennent surtout chez des sujets dont la diurèse n\u2019est pas assez abondante.Chez le jeune enfant, il importe de surveiller particulièrement ce point et de veiller à assurer une diurèse importante au moyen de sérum.Le sulfaguanidine s\u2019est done montré une arme puissante pour lutter contre la dysenterie bacillaire.La rapidité de son action et sa grande efficacité doivent le faire considérer comme la médication de choix dans la dysenterie bacillaire aiguë.Son action prophylactique pour enrayer une épidémie a été bien démontrée par le Lt J.Clifford Scott dans un mémoire paru dans le Journal of the American Medical Association, de juin dernier.(4) De plus, cette médication, écrit G.M.Lyon (5), vu sa très faible toxicité lorsqu\u2019elle est employée à dose convenable, peut être utilisée à la maison, au dispensaire et dans l\u2019industrie avec plus de sécurité que le sulfathiazole.Nos résultats à l\u2019aide de cette thérapeutique sont comparables à ceux obtenus notamment par George M.Lyon, de Boston, qui en décembre 1942 écrivait dans le Journal of Pediatrics: (6) « Notre expérience indique que dans cette forme de dysenterie (dysenterie bacillaire aiguë) le sulfaguanidine, lorsqu\u2019il est donné au début de la maladie, est rapidement effectif.561 «Lorsque le traitement avec le sulfagua- nidine est commencé en dedans de 5\" jours après le début de la fièvre ou de la diarrhée, une rapide terminaison de l\u2019évolution clinique de la maladie en résulte d\u2019une façon régulière.«La diarrhée est contrôlée, l\u2019infection est arrêtée, et le patient est cliniquement et complètement bien en dedans de 48 à 72 heures, après l\u2019administration de la chimiothérapie.Occasionnellement, il est nécessaire de continuer pendant 4 à 5 jours.Des guérisons remarquables en 24 à 36 heures ne sont pas rares.» BIBLIOGRAPHIE 1.De la Broquerie FORTIER: « Traitement de la côlite dysentériforme et de la dysenterie bacillaire par le sulfaguanidine.» Laval Médical, 8: (nov.) 1943.2.D.LE ROY et Father GILL: in Brenneman, Practice of Pediatrics, Tome 2, page 5.3.E.K.MARSHALL, A.C.BRATTON, Lydia B.EDWARDS et Ethel WALKER: «Sulfaguani- dine in the Treatment of Bacillary Dysentery.» Bull.John Hopkins Hosp., 68: 94 (janv.) 1941.4.James CLIFFORD SCOTT: «Prophylactic use of sulfaguanidine.» J.A.M.A, 122: 588 (26 juin) 1943.5.George M.LYON: «Chemiotherapy of Acute Bacillary Dysentery.» Southern Medical Journal, 35: 606 (juin) 1942.6.George M.LYON: « Sulfaguanidine in the treatment of Acute Bacillary Dysentery.» J.of P., 21: 809 (décembre) 1942. RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR 32 CAS DE PNEUMO-PÉRITOINE AU SANATORIUM SAINT-GEORGES DE MONT-JOLI Herman GAUTHIER, Médecin-chef au Sanatorium Saint-Georges (Mont-Joli).De tous les malades qui habitent nos sanatoria, le groupe qui, sans contredit, nous donne notre plus grande sensation d\u2019impuissance est celui de ces patients pour lesquels nous ne pouvons rien faire, soit que nous ayons tout essayé et que tout ait échoué, soit qu\u2019aucun traitement autre que la cure ne soit indiqué, et que ce dernier se soit avéré impuissant après des mois et souvent des années.Pour chacun, nous avons envisagé tous les traitements connus: la cure hygiéno-diététique sévère, le pneumothorax artificiel, les interventions sur le phrénique, la thoracoplastie, et même la lobectomie et la pneumonectomie.L\u2019or pur en un plomb vil s\u2019est changé devant la tuberculose.La diasone, la pénicilline n\u2019y peuvent rien.La streptomycine laisse percer certaines lueurs, mais nous sommes loin d\u2019en disposer pour nos malades.Depuis quelques années, certains sanatoria américains ont adopté, à la tuberculose pulmonaire, un traitement des troubles digestifs consécutifs à la phrénicectomie gauche et à la tuberculose intestinale, qui semble assez intéressant et qui, s\u2019il n\u2019est pas une panacée, nous donne du moins une autre arme pour lutter contre l\u2019envahissement du bacille de Koch: c\u2019est le pneumo-péritoine.A la suite d\u2019une étude considérable parue dans l\u2019American Revue of Tuberculosis de novembre 1945, par Horace Craw et Fred Whelchel, du Sanatorium d\u2019Etat de Georgie, et poussé par l\u2019évolution dramatique survenue chez un de nos patients qui attendait une thoracoplastie qui retardait à cause du centre chirurgical surchargé, nous avons tenté le pneumo-péritoine en désespoir de cause.Le résultat fut renversant.C\u2019est celui de notre première observation que je vous exposerai tout à Pheure.Et nous avons continué, toujours devant des cas où nous ne pouvions rien faire d'autre.Quel sera le devenir, j'avoue immédiatement que je ne m\u2019engage à rien.J'ai lu nombre de critiques, mais pas encore par des auteurs qui aient une expérience personnelle sérieuse.Nos cas n\u2019ont que trois mois d\u2019existence pour les plus anciens, les 14 autres n\u2019ont que deux mois puisqu\u2019il m\u2019a fallu forcément préparer cette étude quelque temps avant d\u2019oser vous la présenter.Si l\u2019on considère que tous ces cas descendaient la pente et qu\u2019apparemment nous en avons enrayé l\u2019élan désastreux chez près de la moitié, peut-être seulement pour un moment, jusqu\u2019à preuve du contraire, nous devons croire qu\u2019il y a quelque chose d\u2019ajouté à notre thérapeutique avec le pneumo-péritoine et nous ne devons pas le rejeter à priori sans bien lui rendre toute la justice à laquelle il a droit comme tout adjuvant sérieux à base physiologique et rationnelle.HISTORIQUE La première application du pneumo-péri- toine fut pour remédier aux troubles digestifs fonctionnels consécutifs aux interventions sur le thorax, en particulier à la phrénico-exérèse gauche.Ces troubles ont été décrits en abondance par les auteurs de tous les pays, entre autres, Léon Bernard, Gauthier, Villars, Be- rard, Torelli, Cooper, Steigher, etc., et ont été exagérés dans la méme proportion.Tout le monde en a parlé et nous en sommes tous convaincus à leur suite trop souvent.Pour notre part, nous avons vu appliquer la phrénico-exé- rèse un grand nombre de fois, particulièrement à l\u2019Institut Forlanini, de Rome, et depuis à Mont-Joli, et les troubles digestifs sont assez rares.Quant aux troubles qui doivent devenir inquiétants, nous n\u2019en avons pas encore constaté.\u2014 Touchons du bois! my ee eT ne em e\u2014 Mais, de toute façon, nous devons l\u2019origine {du pneumo-péritoine à ces troubles fonctionnels de la phrénico-exérèse gauche surtout.La pathogénie de ces troubles est complexe.On les attribue soit à des adhérences gastro- diaphragmatiques, soit à une péri-gastrite antérieure à l\u2019intervention, soit, suivant la théorie exposée par Monaldi et c\u2019en est une très logique, à une rupture de l\u2019équilibre particulier du système nerveux existant entre les deux cavités thoracique et abdominale.MÉCANISME D\u2019ACTION.A l\u2019état de relâchement expiratoire, le diaphragme, cédant sans résistance à la traction élastique des poumons, remonte dans la cavité thoracique.Il entraîne avec lui les viscères diaire l\u2019influence de cette traction.La pression intra-abdominale devient infra-atmosphérique au plafond de la cavité.À l\u2019inspiration, la contraction du diaphragme déploie une force supérieure à la traction antagoniste des poumons qu\u2019elle distend et entraîne dans sa descente vers l\u2019abdomen.Cette contraction et cet abaissement du muscle réduisent le volume de la cavité abdominale et augmentent la pression.Celle-ci redevient supérieure à l\u2019atmosphère alors que la dépression intra-thoracique s\u2019accroît.Ces alternances tensionnelles physiologiques font obstacle à la réparation des processus destructifs et facilitent leur exten- ] sion.Or en établissant un pneumo-péritoine thérapeutique on interpose entre la face inférieure du diaphragme et les viscères abdominaux une couche gazeuse qui libère ceux-ci de leur solidarité avec les poumons, et les sous- { trait à l\u2019influence de la dépression endo-thora- cique.Les modifications de forme et de volume de la cavité péritonéale ne se traduisent plus par la compression et la décompression alter- { nées de ces viscères, mais par des variations tensionnelles de la masse gazeuse é'astique, mobile et déplaçable, qui s\u2019insinue entre eux.Le traumatisme respiratoire est donc épargné.À Tel paraît être le mécanisme d\u2019action du pneu- GAUTHIER: PNEUMO-PÉRITOINE sous-jacents qui subissent par son intermé- 563 mo-péritoine dans la tuberculose intestinale, mécanisme qui a amené le traitement et la guérison de la tuberculose intestinale dans un grand nombre de cas et mécanisme qui a du même coup amené l\u2019amélioration et, selon certains expérimentateurs, la guérison dans nombre de cas de tuberculose pulmonaire par un mécanisme d\u2019action identique qui a amené l\u2019immobilité à peu près totale du poumon à la suite de la paralysie du diaphragme par alcoolisation ou phrénico-exérèse du nerf phrénique et ascension de ce diaphragme par air interposé dans la cavité abdominale.TECHNIQUE OPÉRATOIRE.Le point de repère où se fait l\u2019introduction de l\u2019air est à deux travers de doigts de l\u2019ombilic du côté gauche, en dehors et au-dessous de lui, sur le bord externe du muscle grand droit.Pour les premiers traitements, on emploiera 5 ce.de novocaïne à 2% pour anesthésier la peau et les tissus sous-jacents.On pourra, par la suite, introduire directement, comme dans les réinsufflations de pneumo artificiel, une aiguille à pneumo ordinaire.On aspirera ensuite avec une seringue de 10 cc.pour s\u2019assurer que l\u2019aiguille n\u2019a pas pénétré dans un vaisseau et l\u2019on introduit ensuite 5 ce.d\u2019air qui doit entrer par le simple poids du piston de la seringue.Ceci fait, on abouche l\u2019aiguille en position, avec l\u2019appareil à pneumo, de préférence le Bethume qui sera placé à 6 pieds de terre et dans lequel 1l faudra souvent exercer une pression assez marquée, surtout au début, pour faciliter l\u2019introduction d\u2019air On débute par 400 cc.; puis, 600 le surlendemain; 1,000, 5 jours après; et 1,200 à 1,500 toutes les semaines.La pression finale idéale marquera souvent + 4 à + 6.Un détail de technique assez important à retenir est l\u2019épaisseur de la paroi abdominale chez la femme, où nous devons employer une aiguille d\u2019au moins trois pouces en général tandis que chez l\u2019homme l\u2019aiguille ordinaire de 2 pouces et demi est suffisante, même chez les sujets qui semblent plutôt gras. 564 INDICATIONS DU PNEUMO-PÉRITOINE.A \u2014Au point de vue intestinal.1.Dans les troubles occasionnés par la phrénico-exérèse gauche: de 1 à 4 insufflations de 400 à 500 ce.suffisent.2.Dans la tuberculose intestinale: l\u2019entretien d\u2019un petit pneumo-péritoine a fait régresser les symptômes, surtout la douleur et la diarrhée rebelle, et amende considérablement le sujet.B.\u2014Au point de vue pulmonaire.1.Dans les cas où le pneumo artificiel a échoué à cause de symphyse ou d\u2019adhérences non sectionnables.2.Là où l\u2019on ne peut considérer la tho- raco.3.Dans les lésions tuberculeuses chroniques où se déclare une poussée récente qu\u2019on ne peut enrayer par un pneumo artificiel.4.Dans les lésions récentes bilatérales.5.Cavité demeurée ouverte après thoracoplastie.CONTRE-INDICATIONS.1.Dans les lésions fibreuses étendues avec cavités à coque très épaisse.Fibro-tho- rax.2.Chez les cardiaques.COMPLICATIONS.1.L\u2019embolie gazeuse: due à un défaut de technique.2.La péritonite tuberculeuse : apparaît chez - 1% \u2014 il faut évacuer l\u2019air et le liquide.3.L\u2019épanchement: 8% \u2014 indique qu\u2019il ne faut pas augmenter les pressions.4.La dyspnée: 6% \u2014 augmenter les pressions très lentement jusqu\u2019à ce que l\u2019adaptation se fasse.5.L\u2019hypertension: il ne faut pas dépasser 5 em.d\u2019eau.6.La douleur seapulaire du début: dispa- rait par la suite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 7.Une espèce d\u2019aboulie qui enlève toute ardeur au sujet sous traitement et lui fait préférer son lit à tout autre mouvement, mais cela n\u2019est pas pour nuire à la cure de la tuberculose qui demande le repos.Un drame provoqua notre étude du pneu- mo-péritoine.Un de nos patients, L.L., âgé de 23 ans, et souffrant d\u2019une lobite supérieure droite excavée où le pneumo artificiel avait - échoué, attendait depuis 3 mois sa convocation en vue d\u2019une thoracoplastie dans un centre chirurgical surchargé.Son appel arrive et, comme son état semble moins bon, une radiographie est prise et révèle l\u2019apparition d\u2019une large cavité sous la lésion initiale; la sédimentation de 5 est tombée à 19.Le cas n\u2019est plus opérable, et le patient mis en face du fait nous émeut particulièrement dans son plaidoyer pour qu\u2019on fasse quelque chose.Nous décidons de tenter le pneumo-péritoine et la sédimentation revient à 5 tandis que la radiographie montre une régression de l\u2019image, pour le moment.Une autre observation particulièrement intéressante puisqu\u2019elle touche un de nos confrères en médecine, chirurgien à Montréal depuis 12 ans, mon confrère de promotion à Montréal, est la suivante: Le docteur G.A., âgé de 38 ans, arrive à Mont-Joli à la fin de janvier, porteur d\u2019une lobite supérieure droite datant de 3 ans et d\u2019une poussée pneumonique à la base droite datant du Jour de l\u2019An.Ses 5 ou 6 expectorations par jour contiennent des bacilles Gaffky 8.Le pneumothorax artificiel échoue naturellement.La thoraco ne sera pas indiquée d\u2019ici longtemps, le diaphragme est immobile, la phrénicectomie seule ne fera, apparemment, pas grand-chose.On décide une alcoolisation suivie d\u2019un pneumo-péritoine qu\u2019on pratique le 28 mars et, le ler juin, notre confrère ne crache plus, une expectoration arrachée d\u2019effort ne contient aucun bacille, la sédimentation est revenue à 5 et, malgré des insufflations de 1,200 et 1,500 par semaine, il a engraissé de 155 à 171 livres; sa radiographie en 2 mois GAUTHIER: PNEUMO-PERITOINE 569 Btatotrs èet £ § : Tom Sexe $ à C8 Epratitries i i, Seeks Ke z ia 15 Bok th dane de Ink ee.Bim, 12 ans HY axérals A port 13 2 Ldn #.23 3X s0h6 Reh £23 3 BEY 10 18% 14 Ae B.8.2e 44 Ze Teh, AL 5-2-45 ses Lodite sue LES) 2 £2, He 33 414 18+ Bek, vh, 4 ja RR Labite 121 13 x Ras CHE :8 33 ver.Bunk x, Ress Pores 106 Rats 7.thorax DH 2 Yeh, A1, R-206 3¢ 7 ans V1 oéro-euxt xe 105 26 %.&,5, 2, 1 sus, et moyens 8e Largo.cavité p> te > Pa Foc Sant LaLTE 5 LS 4,8, * 52 Yoh en 2 sas Fiori 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maladie.9 hommes sont en période modérément avancée.7 hommes sont en période très avancée.1 femme est en période minime.10 femmes sont en période modérément avancée.5 femmes sont en période très avancée.Dans l\u2019ensemble, 12 cas, soit 37%, sont très avancés, 19 cas, soit 60%, sont modérément avancés, 1 cas est au début.Traitements antérieurs.Le pneumothorax artificiel a été tenté et a échoué chez 21 de nos sujets, soit 66%.Il a été amorcé et par la suite abandonné comme inopérant ou dangereux chez 5, soit 16%.Un seul continue son pneumothorax en même temps qu\u2019on entretient son pneumo-péritoine, et il va bien.Les hémorragies sont arrêtées.Le pneumo n\u2019a pas été tenté parce que non indiqué chez 4, soit 12%.La thoraco a été pratiquée, et n\u2019a pas été complètement efficace chez 2 cas, soit 6%.La phrénicectomie a été pratiquée: à droite chez 4 cas, soit 12%; à gauche chez 3 cas, soit 10%.L\u2019alcoolisation du phrénique a été faite: à droite chez 6 cas, soit 18%; à gauche chez 4 cas, soit 12%.Le total des interventions sur le phrénique monte à 17 sur 32 cas, soit 52%.La mobilité diaphragmatique avant toute intervention était de nulle chez 17 .53% y\u201c 2.6% lp, « 8.25% 3% < 1.3% complète \u201c 4 12% Le pneumo-péritoine est amorcé, facilement chez 28 cas, plus difficilement chez 4, mais sans échec.Les indications.Lésions anciennes 24: Lésions récentes 8: 75% 25% 1.Poussée récente pneumonique ou cavitaire sur un vieux foyer: 5cas:16% 2.Lobite supérieure droite à pneumo irréalisable: 12 cas : 38% 3.Large cavité hilaire incompressible : 4.Lésions fibro-cavitaires des deux sommets : 1 cas 7 cas: 23% 5.Cavité demeurée ouverte après thoraco: 2cas: 13% Les constatations aprés 3 mois.1.L\u2019élévation diaphragmatique: a) chez les alcoolisés du phrénique: le diaphragme s\u2019est élevé de 2.8 po.en .moyenne; b) chez les phrénicectomisés: élévation de 2.4 po.en moyenne; c) chez les non-touchés: 1.8 po.en moyenne.2.La sédimentation : Est améliorée chez 16 cas: 50% Est inchangée chez 13 cas: 40% Est empirée chez 3 cas: 10% A GAUTHIER: PNEUMO-PÉRITOINE 3.Le poids: Est amélioré chez 7 cas: 22% Est inchangé chez 8 cas: 25% Est diminué chez 17 cas: 53% De ces 17 cas ayant maigri, 2 ont subi une intervention sur le phrénique gauche, 29%.Les autres sont stationnaires ou ont engraissé, soit 71%.4.Les expectorations : Sont disparues chez 2, soit 6% Ont diminué chez 4, soit 12% Sont inchangées chez 14, soit 45% Ont augmenté chez 12, soit 37% 567 7.Le stade de la maladie : En 3e période, sur 12 cas, est amélioré chez 4: En 2e période, sur 19 cas, est amélioré chez 10: En 1ère période, sur 1 cas, est amélioré chez 1: 33% 53% 100% Les cas où nous avons pratiqué le pneumo- péritoine.1.Dans les poussées pneumonique ou cavi- taire récentes, sur un vieux foyer: 1, 17, 19, 31, 32 \u2014 sur 5 cas: 4 sont améliorés : 80% ; 1 est inchangé: 20%.5.Les bacilles de Koch: Sont disparus chez 7, soit 22% Ont diminué chez 12, soit 38% Sont inchangés chez 7, soit 22% Ont augmenté chez 6, soit 18% 6.La radiographie: | Est améliorée chez 15, soit 47% Est inchangée chez 15, soit 47% Est empirée chez 2, soit 6% 2.Dans les lobites supérieures excavées à pneumo impossible: Nos 2, 3, 6, 11, 13, 16, 20, 22, 25, 26, 27, 29 \u2014 sur 12 cas: 5 sont améliorés: 42% ; 1 est empiré : 8%.3.Dans les larges cavités hilaires: No 10 \u2014 1 cas amélioré.4.Dans les lésions fibro-cavitaires des deux sommets: Nos 12, 15, 18, 21, 24, 28, 30 568 \u2014 sur 7 cas: 3 sont améliorés: 43%; 4 sont inchangés: 57%.5.Cavité demeurée ouverte après thoracoplastie: Nos 9, 14 \u2014 sur 2 cas: 1 est amélioré : 50% ; 1 est inchangé: 50%.6.Fibro-thorax et large cavité encapsulée : Nos 5, 7, 9, 23 \u2014 4 cas tous inchangés.7.Hémorragies: 1 cas: No 9 \u2014 arrêt complet et peut continuer à la thoracoplastie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutarin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 vice à près de la moitié de nos patients, \u2014 espérons que l\u2019avenir confirmera cette première impression \u2014 que l\u2019autre moitié n\u2019en a pas souffert, et peut-être en bénéficiera-t-elle, puisque de tous les inchangés nous remarquons que la proportion est très forte parmi les dernières observations, c\u2019est-à-dire parmi celles qui n\u2019ont pas un recul de temps suffisant.Nous remarquons qu\u2019un cas s\u2019est empiré, et il faut voir quelle sorte de cas il présente.Résultats d\u2019ensemble.15 cas sur 32 sont améliorés: soit 47% 16 cas sur 32 sont inchangés: soit 50% 1 cas sur 32 est empiré: soit 3% De ces 15 cas améliorés: 6 lésions récentes sur 8 sont améliorées: 75% 9 lésions anciennes sur 24, améliorées : 37.5% En conclusion: Il résulte de tous ces chiffres, peut-être un peu ardus mais instructifs, que dans 3 mois | pneumo-péritoine a certainement rendu ser- Donc, tout ceci est suffisant pour nous encourager à continuer à travailler chez ces cas où nous ne pouvons rien faire d\u2019autre, pour le moment.Nous espérons, dans deux ans, vous soumettre une étude bien plus approfondie, et nous vous remercions, le Dr J.-A.Couillard, le médecin-directeur de Mont-Joli, mes confrères et moi-même, de votre indulgente attention. QUAND FAUT-IL INTERROMPRE LE PNEUMOTHORAX THÉRAPEUTIQUE ?Albert-M.CHOLETTE, Assistant-directeur de l\u2019Institut Bruchési Depuis vingt-cinq ans environ que le pneumothorax artificiel est pratiqué au Canada, ses indications se sont considérablement étendues, sa technique s\u2019est enrichie de toutes sortes de procédés complémentaires, nous avons appris à mieux connaître ses incidents et ses accidents, bref nous avons tous acquis une expérience des méthodes collapsothérapi- ques qui a profondément modifié les vues nécessairement « aprioristiques », rigides et simplistes, que nous ne pouvions pas ne pas avoir lorsque nous étions encore novices.Mais le moment est peut-être venu de faire le point, sur quelques aspects tout au moins du pneumothorax artificiel, et en particulier sur cette question de l\u2019interruption du traitement.Je vais tâcher de vous dire en aussi peu de mots que possible ce que j\u2019en pense à l\u2019heure actuelle.Pour que la discussion ne s\u2019égare pas, je laisserai complètement de côté, si vous voulez bien, les pneumothorax alternés ou bilatéraux, simultanés, entrés dans la pratique quelques années après le pneumothorax unilatéral, et Je me limiterai à ce qui concerne le pneumothorax unilatéral et demeurant tel.J\u2019aurai essentiellement en vue celui qu\u2019on établit pour influencer une tuberculose pulmonaire, et si je mentionne celui qui vise à guérir d\u2019autres pffections, la bronchectasie ou l\u2019abcès du poumon, ce sera pour mémoire seulement et sans m\u2019y arrêter.Le choix du moment où l\u2019on doit interrompre un pneumothorax artificiel n\u2019est pas toujours laissé à notre discrétion.Il y a des pneumothorax qu\u2019on cesse prématurément d\u2019entretenir, tout simplement parce qu\u2019ils deviennent impossibles à entretenir, à cause d\u2019une symphyse progressive s\u2019installant le plus souvent à la suite d\u2019un éxsudat liquide.mais parfois aussi en dehors de tout exsudat.(Montréal).Nous avons tous connu de ces cas de pneumothorax à collapsus efficace, qu\u2019il a fallu abandonner au bout de quelques mois, et nous avons déploré cette interruption intempestive d\u2019un traitement qui\u2019 donnait les plus légitimes espoirs.Le plus ordinairement, la réexpansion du poumon non encore cicatrisé a pour conséquence une réactivation des lésions, et, si cn ne peut faire une thoracoplastie opportune, une évolution fatalement progressive de la maladie.C\u2019est en grande partie pour dé- feadre le malade contre ces symphyses précoces, dont les effets sont si redoutables, que l\u2019on a préconisé, dans le passé, l\u2019établissement d\u2019oléothorax antisymphysaires.Mais il a dû arriver à tous ceux qui ont une expérience suffisante de la collapsothérapie de voir de temps à autre des malades chez qui la symphyse précoce n\u2019avait pas de suites fâcheuses et qui, leur pneumothorax abandonné par force au bout de six mois, un an ou 2 ans, continuaient à évoluer vers la guérison.On dirait que, dans ces cas, assez exceptionnels à vrai dire, le processus de cicatrisation, amorcé par un collapsus de quelques mois, se poursuit automatiquement ma'gré le retour du poumon malade à son volume primitif.Ces cas, dont je souligne à dessein le caractère exceptionnel, montrent que, théoriquement tout au moins, il est très difficile d\u2019assigner la durée nécessaire à l\u2019efficacité thérapeutique d\u2019un collapsus, une limite infér\u2018eure précise.Est-ce pour avoir observé quelques cas heureux de ce genre que certains médecins réduisent systématiquement la durée de leurs pneumothorax artificiels à quelques mois, et se contentent d\u2019un petit nombre de réinsufflations?Je ne sais.Mais je suis sûr de ne pas rencontrer d'opposition parmi vous si j\u2019affirme qu\u2019ils ont tort, qu\u2019ils ont même grand tort, 570 et que le résultat de ces interruptions précoces voulues et, en pratique, désastreux.Nous voyons parfois, à nos consultations de dispensaire, de ces malheureux naufragés qu\u2019on a une première fois rescapés, comme pour leur donner l\u2019illusion de la guérison possible, et que l\u2019on a ensuite, sitôt l\u2019amélioration obtenue, rejetés follement, cruellement, cyniquement à l'eau.Leur sort n\u2019est pas fait pour nous rendre partisans du pneumothorax abrégé.Mais venons-en à l\u2019essentiel de ce débat.Un pneumothorax artificiel institué pour une lésion unilatérale que nous supposerons évolutive et excavée a déterminé un collapsus efficace.Il a, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, réduit la température à la normale d\u2019une façon durable, tari l\u2019expectoration après l\u2019avoir rendue non bacilli- fère; le poids, les forces sont revenus; la capacité de travail est restaurée.Bref, tous les privilèges de la santé ont été rendus au malade.Combien de temps convient-il d\u2019entretenir son pneumothorax?Quand pourra-t-on sans imprudence.sans compromettre la guérison, linterrompre?Quand cette guérison pourra-t-elle étre considérée comme consolidée?Au bout de deux ans?de trois ans?disait-on communément il y a quelques années encore: délai arbitrairement établi à une époque où notre expérience avait une secrète tendance à allonger le plus possible dans la pratique.On ne parviendra jamais à se soustraire entièrement à l\u2019arbitraire, si l\u2019on veut établir ce délai sur des principes absolus.Mais pourtant, on peut chercher à s\u2019aider par l\u2019étude d\u2019une statistique cohérente, et je vous donne pour ce qu\u2019elle vaut celle que Hirsehberg et Rist ont dressée naguère pour les malades traités dans leur service.Etudiant le sort de 189 malades tuberculeux, dont le collapsus avait été institué durant les années 1929-30- dl, et poursuivi jusqu\u2019à 1937, c\u2019est-à-dire durant une période de sept à huit ans, ils ont vu que, sur 73 décès, 33 étaient survenus durant la première année et 27 durant la deuxième.Les années suivantes n\u2019ajoutent au décès L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 qu\u2019un nombre de plus en plus faible d\u2019unités, 8 la troisième, 3 la quatrième, 2 la cinquième et, à partir de cette année, aucun nouveau décès ne vient s\u2019ajouter au total qui reste à 73.Ils ont conclu de là que le délai de trois ans est trop court et que la sécurité n\u2019est acquise qu\u2019après la cinquième année.Pour ma part, je maintiens le collapsus de mes pneumothorax pendant cinq ans, quatre ans et demi au minimum, et mes malades s\u2019en trouvent bien.Passé ce délai, la rechute est vraiment tout à fait exceptionnelle et l\u2019on peut se considérer comme mis à l\u2019abri des incidents fâcheux, pour autant du moins qu\u2019il est permis de prévoir raisonnablement.On entre alors dans une phase où l\u2019abandon ou le maintien du pneumothorax deviennent une affaire de convenances personnelles.Bien des tuberculeux guéris par le pneumothorax hésitent ou répugnent à interrompre un traitement auquel ils doivent le salut, et dont la continuation leur donne un sentiment de sécurité auquel ils tiennent fort.Si les insufflations sont assez espacées pour ne point apporter de véritable gêne dans leur -existence, il n\u2019y a aucun inconvénient à les continuer pendant quelque temps encore.Tout est question d\u2019espece, A l\u2019employé à qui son patron fait grise mine, parce qu\u2019il demande toutes les quatre ou cinq semaines un congé d\u2019une matinée pour aller se faire insuffler, on conseillera l\u2019abandon, parce qu\u2019il en est arrivé à un point où véritablement cet attachement sentimental au pneumothorax ne mérite pas d\u2019être mis en balance avec la sécurité économique que compromettrait la continuation du traitement.Mais quand un père ou une mère de famille nous dit: « J\u2019ai tant de soucis à la maison que je n\u2019ai pas le temps de me préoccuper de ma santé: mon pneumothorax est une assurance contre la rechute, je le garde », nous ne pouvons qu\u2019acquiescer.Je ne veux pas entrer dans le détail des multiples problèmes individuels que peut soulever cette question de l\u2019abandon ou du maintien du collapsus.C\u2019est affaire de tact et de psychologie que de les résoudre au mieux.Il faut tenir compte des circonstances économi- \u20142 CHOLETTE: QUAND INTERROMPRE LE PNEUMOTHORAX THÉRAPEUTIQUE?ques, familiales, sociales, de l\u2019état mental et affectif, bref, il faut agir en médecin.Il est pourtant un ordre de considérations sur lequel je crois utile de dire quelques mots, à savoir celles qui concernent le mariage et la gestation.On est souvent consulté sur l\u2019opportunité du mariage d\u2019une jeune fille traitée par le pneumothorax artificiel, et je dois avouer que, pour ma part, je me montre en général fort libéral dans les conseils que je donne.Lorsqu\u2019un pneumothorax a conduit à la suppression durable de tout symptôme fonctionnel, lorsque le retour à la santé est évident, je permets le mariage deux ans après la disparition des expectorations, mais je demande que le pneumothorax soit continué jusqu\u2019au delà de la naissance du premier enfant.Quand c\u2019est une femme déjà mariée que je traite, j\u2019autorise une gestation dans les mêmes conditions.Je suis, comme vous, Messieurs, convaineu de l\u2019influence nocive exercée par la gestation sur la tuberculose et je pense que la meilleure preuve que puisse fournir une femme de la guérison de sa tuberculose, c\u2019est de mener à bien, sans incident pulmonaire, une grossesse et les relevailles.Mais il ne faut pas jouer la difficulté, et faire courir à une femme présumée guérie le risque d\u2019une gestation, sans lui laisser cette protection efficace, cette arme défensive qu\u2019est le pneumothorax artificiel.On sera ainsi amené, lorsque la question du mariage ou de la gestation ne se pose que vers la quatrième au la cinquième année du traitement, à prolonger celui-ci d\u2019un an ou deux encore.J\u2019applique cette règle depuis quelques années, je n\u2019ai pas de difficultés à la faire accepter des futures épouses ou des futures mères, ni de leurs fiancés ou de leurs époux, parce que je m\u2019efforce de leur faire bien comprendre toutes les données du probléme, et j\u2019ajoute que je n\u2019ai eu qu\u2019à me féliciter jusqu\u2019ici des résultats obtenus grâce à cette précaution.Il va de soi que ce que je viens de dire s'applique aux pneumothorax non compliqués, à ceux qui, dès leur institution pour ainsi o71 dire, ont déclenché une évolution progressive vers la guérison.Lorsqu\u2019il y a eu des incidents fâcheux, lorsque les choses n\u2019ont commencé à prendre une tournure favorable que tardivement après une pleurésie bienfaisante, par exemple, ou une section de brides, c\u2019est.à partir de cette première étape heureuse qu\u2019il faut compter les délais.Il va de soi aussi qu\u2019avant dc décider l\u2019abandon, il faut avoir examiné tous les éléments du problème, l\u2019état général, la capacité de travail, la résistance à la fatigue, l\u2019aspect radiologique des poumons.La collapsothérapie, par la méthode de Forlanini, a précisément cet immense avantage que, permettant au malade de reprendre une existence normale et une activité rémunératrice bien avant la cessation du traitement, elle nous donne par là même toute latitude pour mettre à l\u2019épreuve les forces, l\u2019endurance, la résistance du sujet en vue de la décision à prendre.Mais, à côté de ces divers facteurs d\u2019appréciation, il en est un auquel il faut attacher une importance capitale: c\u2019est le comportement des expectorations.Il est indispensable de faire des examens bactériologiques d\u2019expectoration périodiques, répétés à fond.C\u2019est la disparition définitive des bacilles qui signe le début de la guérison.Elle doit être contrôlée à de nombreuses reprises.Il est vrai que cela n\u2019est pas facile, lorsque, avec la disparition des bacilles, coïncide celle des expectorations.Mais il faut alors profiter de la moindre expectoration occasionnelle que provoque un coryza ou une trachéo-bronchite légère, pour faire une inoculation au cobaye.Deux inoculations au cobaye négatives à six mois d'intervalle me paraissent un assez bon critérium de guérison durable.Ce sont les mymptômes fonctionnels et généraux, mais surtout fonctionnels, qui nous guident en cette occurrence, bien plus que les signes physiques, dont les plus usités, à savoir les stéthacoustiques, nous laissent en plan, un poumon collabé étant inauscultable à proprement parler.J\u2019ai parlé tout à Pheure d\u2019une phase où la 572 continuation ou l\u2019abandon du pneumothorax devenait affaire de convenances personnelles.Je ne sais trop quelle durée il est sage de lui assigner.Mais il ne faut certainement pas la prolonger à l\u2019excès, car on entrerait alors dans une troisième phase où les inconvénients de l\u2019entretien du collapsus l\u2019emportent manifestement sur ses avantages.J'avoue ne pas me sentir tout à fait à l\u2019aise devant ces vieux pneumothorax inutilement prolongés huit, dix, douze ans et davantage, qu\u2019on n\u2019a besoin de réinsuffler que tous les trois ou quatre mois parce que la plèvre, très épaissie et parcheminée, a perdu sa souplesse.On y trouve des pressions invraisemblable- ment basses lorsqu\u2019on les réinsuffle.Il s\u2019y développe parfois des exsudats intarissables, volontiers hémorragiques, qui exposent le sujet L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 au danger de la pleurésie purulente, à l\u2019occasion d\u2019une angine, d\u2019un érysipèle ou de quelque autre infection extrapulmonaire.La résorption de ces pneumothorax, quand elle est possible, ne se fait qu\u2019avec une extrême lenteur; elle entraîne un déplacement important du médiastin, des déformations thoraciques.Souvent même, il faut continuer indéfiniment les réinsufflations sous peine de voir apparaître, ou du liquide, ou de véritables malaises chez le malade.Les risques inhérents au pneumothorax artificiel sont négligeables lorsqu\u2019il s\u2019agit de guérir une tuberculose solidement, durablement guérie, grâce au pneumothorax; par contre, quand celui-ci devient inutile au point de vue thérapeutique, ses risques subsistent.Pourquoi done y exposer sans raison nos malades?DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE TRACHEO.BRONCHIQUE Jules HALLÉ, Chef du service d'Oto-rhino-laryngologie à Le diagnostic de la tuberculose trachéo- bronchique au moyen du bronchoscope, de même que son traitement, était méconnu il vy a vingt-cinq ans.Les phtisiologues et les bronchoscopistes rejetaient d\u2019emblée ce moyen de recherche.Ils redoutaient que le passage du bronchoscope ulcére les lésions existantes ou dissémine l\u2019infection à tout l\u2019arbre bronchique.Jackson (1) déclarait en 1937 que les cas de tuberculose pulmonaire justifiables de bronchoscopie ne sont pas nombreux.Myer- son (2), en 1929, affirmait qu\u2019en dépit de la fréquence de l\u2019atteinte bronchique chez les tuberculeux pulmonaires, il est rare de pouvoir pousser l\u2019extrémité distale du bronchoscope suffisamment loin pour atteindre ces lésions.Graham (3), dans un traité publié en 1935, déclarait qu\u2019en aucune circonstance il n\u2019avait pu constater de lésion des grosses bronches chez les tuberculeux pulmonaires.1 l\u2019hôpital Laval (Québec).Il ne faut donc pas se surprendre du petit nombre de publications parues sur cette question jusqu\u2019en ces dernières années.Les premières observations cliniques semblent être celles de Vinson et Habein (4) qui rappor- talent, en 1928, un cas de tuberculose de la trachée; et de Schonwald (5) qui, la même année, décrivait un cas de granulome de la bronche souche droite.C\u2019est à Eloesser (6) que revient le mérite d\u2019avoir le premier, en 1934, publié une revue assez complète de la tuberculose des bronches souches, d\u2019en avoir indiqué les formes cliniques et d\u2019avoir exposé le traitement de la sclérose bronchique en cours de tuberculose pulmonaire.FRÉQUENCE Tous les tuberculeux pulmonaires ne sont pas susceptibles de faire une complication bacillaire de leurs bronches.Ophus (7) déclare HALLÉ: TUBERCULOSE TRACHÉO-BRONCHIQUE que sur 3,000 autopsies pratiquées chez des phtisiques, il n\u2019a noté d\u2019infection secondaire endobronchique que dans 10% des cas.Plus récemment, en 1945, Norman J.Wilson (8) rapportait que 5 à 15% seulement des pulmonaires présentaient, à une phase ou à l\u2019autre de leur maladie, des lésions tuberculeuses de leurs bronches.Celles-ci se rencontrent aussi bien chez l\u2019homme que chez la femme, mais cette dernière est cependant plus souvent atteinte.PATHOGÉNIE William A.Meissner (9) déclare que cette complication apparaît chez des personnes touchées par une tuberculose pulmonaire récente aussi bien que chez d\u2019anciens phtisiques.On ne peut jamais prévoir la tuberculose endo- bronchique.Le foyer parenchymateux primitif peut être petit ou grand, il n\u2019est pas nécessairement une caverne.Nous savons toutefois que les lésions de la trachée et des grosses bronches sont plus fréquentes et gé- ; néralement plus étendues chez le malade porteur de larges cavités pulmonaires.Les auteurs semblent d\u2019accord sur la pathogénie de l\u2019infection tuberculeuse de la trachée et des bronches.Celle-ci atteindrait la muqueuse endoscopique par contiguïté, après avoir traversé le réseau lymphatique péri- bronchique et avoir envahi les glandes muqueuses situées dans les interstices musculaires des anneaux cartilagineux.Elle se propage par implantation, lorsqu\u2019à l\u2019occasion d\u2019expectorations considérables, et par suite d\u2019une stase prolongée dans les bronches, celles-ci neutralisent l\u2019action protectrice des cils vibratiles, du mucus et du péristaltisme bronchique.Elle s\u2019étend par continuité, lorsque les tissus s\u2019infiltrent les uns après les autres (10); Sil- verman (11) insiste sur cette marche progressive et ascendante de l\u2019infection.Après avoir touché les bronchioles, elle s\u2019attaquerait aux bronches lobaires et plus tard seulement aux bronches souches et à la trachée.Il n\u2019est pas rare pourtant de trouver une seule lésion et celle-ci dans les grosses bronches.La patho- 573 génie de ces lésions uniques s\u2019explique mieux alors par le premier processus, celui du-passage de l\u2019infection du réseau lymphatique aux glandes muqueuses intrabronchiques.SYMPTOMATOLOGIE Il n\u2019existe pas de signes pathognomoniques de l\u2019atteinte tuberculeuse des voies respiratoires supérieures.Celle-ci doit être redoutée dès qu\u2019un diagnostic du tuberculose pulmonaire est établi.Elle a déjà été constatée à l\u2019occasion de l\u2019extraction d\u2019un corps étranger des bronches.Les services hospitaliers antituberculeux, où l\u2019examen bronchoscopique est de règle à l\u2019admission de chaque malade, témoignent aussi de l\u2019absence de manifestations cliniques chez un grand nombre de porteurs de lésions endobronchiques.L\u2019infection pulmonaire en masque tous les signes.Lorsqu'ils existent, ils peuvent se manifester par une respiration courte, difficile au moindre effort.Le malade se plaint quelquefois d\u2019oppression rétro-sternale.Sa respiration est sifflante et l\u2019auscultation permettra de déceler des râles toujours au même endroit, tant au moment de l\u2019inspiration que de l\u2019expiration.Quelquefois le malade ne se plaint d\u2019aucun malaise, mais des poussées thermiques intermittentes, sans relation avec l\u2019activité de la lésion pulmonaire, feront penser à un syndrome de rétention ou d\u2019obstruction bronchique.L\u2019irrégularité quantitative et qualitative des expectorations, leur apparence, attireront aussi l\u2019attention de ce côté.La persistance du bacille de Koch dans les crachats d\u2019un malade chez qui tous les examens cliniques et radiographiques du poumon se sont- montrés négatifs, permet de redouter une localisation bronchique.À un stage plus avancé, des paroxysmes de toux violente, de véritables attaques asthmatiformes, de l\u2019atélectasie pulmonaire et de la cyanose constitueront un tableau presque certain de tuberculose trachéo-bron- chique.du La bronchoscopie pourra poser le:diagnostic le façon plus exacte dans ces cas;loù il semble hasardeux d\u2019affirmer la nature epécifique de 574 la lésion.Une scrupuleuse observation du malade et la répétition des examens endobronchi- ques permettront toujours de poser un diagnostic certain.Les lésions trachéo-bronchiques apparaîtront au bronchoscope sous différents aspects.Nous pouvons les résumer en deux grandes classes, suivant qu\u2019il s\u2019agit de proliférations (tuber- culomes, hyperplasies, fibrose) ou de pertes de substance (ulcérations et destruction de cartilage).C\u2019est cette classification que nous avons adoptée à l\u2019hôpital Laval, en tenant compte des précisions indiquées par Wilson (8).1) Lésions sous-muqueuses.2) Ulcères.3) Forme hyperplasique : a) avec ulcère; b) sans ulcère; e) tuberculome; d) avec destruction du cartilage.4) Sténose: a) avec ulcére; b) sans ulcère.5) Ouverture d\u2019un ganglion lymphatique dans la bronche.; I] arrive que des lésions de type différent coexistent.La forme ulcéro-granulomateuse est la plus souvent rencontrée.TRAITEMENT Le traitement de la tuberculose bronchique est sous la dépendance de l\u2019amélioration de l\u2019état général et du degré de contrôle des lésions parenchymateuses.La bronchite tuberculeuse primitive sans localisation pulmonaire reste généralement soumise aux mêmes règles : repos absolu au lit, dans un sanatorium, avec cure hygiéno-diététique appropriée.L\u2019amélioration du parenchyme pulmonaire donnera souvent, à elle seule, un excellent résultat sur la lésion bronchique, particulièrement lorsque le parenchyme est la source d\u2019abondantes sécrétions qui créent à leur passage une irritation continue des bronches.TU arrive parfois que la cure des lésions bronchiques ne suit pas une courbe identique à L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 celle du tissu pulmonaire.Conséquemment, il reste très difficile de déclarer un malade guéri de sa tuberculose pulmonaire s\u2019il existe encore quelques ulcérations bacillaires des bronches.En instituant le traitement il faut tenir compte de la durée et de l\u2019étendue du processus morbide.Il est évident que le traitement d\u2019une tuberculose trachéo-bronchique aura plus de chances de succès s\u2019il est commencé à bonne heure.De là l\u2019importance du diagnostic précoce de la tuberculose et de son dépistage bronchique.Pour ce qui est du traitement local, il consiste surtout à aspirer les sécrétions avec l\u2019aide du bronchoscope, à cautériser au nitrate d\u2019argent à 30% et à appliquer des antibiotiques.L\u2019aspiration des sécrétions présente l\u2019avantage de soulager considérablement le malade, de permettre une meilleure ventilation pulmonaire et de diminuer l\u2019irritation et le danger d\u2019implantation du bacille tuberculeux sur la muqueuse bronchique.La cautérisation au nitrate d\u2019argent à 30% doit être pratiquée toutes les deux semaines.\u2018 Les attouchements seront faits avec minutie sur les granulations ou les ulcérations.Il faut éviter les cautérisations à l\u2019aveugle parce qu\u2019elles détruisent la muqueuse saine.Certains auteurs se sont élevés contre l\u2019usage du nitrate d\u2019argent, sous prétexte que ces cautérisations ne traitent que la couche superficielle de la lésion, ne peuvent atteindre le processus morbide dans les bronchioles, et favorisent à la longue la production de sténose bronchique (12 et 13).Il est aujourd\u2019hui démontré que les attouchements par le nitrate d'argent ont un excellent effet.La destruction se limite à une mince couche cellulaire et la coagulation protoplasmique sous l\u2019action du topique constitue une barrière à l\u2019envahissement des tissus voisins.Wilson (8), dans un article récent, déclare que les attouchements au nitrate d\u2019argent favorisent une guérison plus rapide, font disparaître les granulations et luttent contre l\u2019infection secondaire.Il se fait une néoformation d\u2019épithélium qui recouvre entièrement l\u2019ulcère.Robert \u2018Davies (17) a pour sa part HALLÉ: TUBERCULOSE TRACHÉO-BRONCHIQUE établi un tableau comparatif entre malades traités et ceux non traités localement.39% des patients traités au nitrate d\u2019argent furent déclarés guéris après quelques mois contre 13% de décès.Chez les non-traités, il a enregistré 11% de guérison et 26% de décès.L\u2019auteur conclut qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une chance sur deux mille qu\u2019une pareille différence dans les résultats soit attribuable au hasard.Chez seize de nos malades, nous avons cautérisé au nitrate d\u2019argent des lésions ulcéreuses ou hyperplasiques de l\u2019arbre bronchique.Nous les avons revus dans la suite à des intervalles réguliers.Dans quatre cas, les lésions endo- bronchiques semblent tout à fait disparues.Nous ne pouvons les déclarer guéris parce que le début du traitement ne remonte qu\u2019à sept mois et ces malades exigent une surveillance de deux ans.Six autres accusent une amélioration notable.Quelques malades ont reçu en plus, tous les deux jours, entre leur bronchoscopie, une injection intratrachéale de 10,000 unités de pénicilline.Nous avons préconisé ces injections parce qu\u2019il existe une symbiose microbienne dans l\u2019arbre bronchique et les expectorations contiennent généralement, outre le bacille de Koch, une flore de cocci très sensible à la pénicilline.Nous sommes d\u2019opinion que l\u2019action locale de cet antibiotique au niveau de la trachée agit en synergie avec le nitrate d\u2019argent.De plus, la solution de pénicilline fluidifie les sécrétions et en favorise considérablement l\u2019expectoration.La biopsie des granulations bronchiques n\u2019est pas recommandable.Elle est susceptible te provoquer des ulcérations de guérison lente, nlcérations qui peuvent aller jusqu\u2019à la perforation.La dilatation des sténoses bronchiques n\u2019est pas davantage à conseil'er.L\u2019expérience a démontré qu\u2019il est impossible d\u2019obtenir des dilatations permanentes.Tout au plus peut-elle être pratiquée pour favoriser une aspiration endo-bronchique.\u201c Quand aucune amélioration n\u2019est constatée après quelques mois, et lorsque les lésions parenchymateuses le permettent, la chirurgie 275 peut nous venir en aide.Il y aura parfois indication d\u2019une lobectomie, d\u2019une pneumectomie ou d\u2019une thoracoplastie.Les traitements locaux endo-bronchiques pourront être continués par la suite, avec plus de chances de succès.Les principales contre-indications d\u2019une bronchoscopie chez un tuberculeux pulmonaire sont les suivantes: 1) la période terminale de la maladie: 2) une hémorragie pulmonaire récente ; 3) une infection aiguë de l\u2019arbre respiratoire; 4) une laryngite tuberculeuse.On peut parfois supprimer cette dernière contre-indication en plaçant le malade dans de bonnes conditions.La laryngite tuberculeuse mérite d\u2019être traitée.On assurera souvent la régression d\u2019un œdème considérable du larynx si on place le malade dans une chambre aux fenêtres fermées, à une température de 75 degrés F., avec un jet de vapeur d\u2019eau provenant d\u2019un inhalateur placé à la tête du lit.Nous suggérons pour ces malades une alimentation surtout liquide, des expectorants sous la forme de sirop d\u2019ipéca et des antispasmodiques, particulièrement de l\u2019éphédrine, à raison de 14 à 34 de grain trois ou quatre fois par jour.Généralement après cinq ou six jours de ce traitement, nous voyons disparaître presque complètement l\u2019ædème laryngé, la dyspnée et la cyanose.Le malade se sent mieux et nous pouvons tenter avec succès, à ce moment, une bronchoscopie suivie, s\u2019il y a lieu, d\u2019un traitement local.Nous avons voulu résumer dans cette communication la pathogénie, la symptomatologie et le traitement de la tuberculose trachéo- bronchique.Nous espérons pouvoir, dans un avenir rapproché, reprendre l\u2019étude détaillée de ce problème.Qu\u2019il nous suffise pour le moment : 1° de reconnaître que la tuberculose tra- chéo-bronchique est difficile à prévoir; 2° de distinguer ses voies de propagation; 076 3° de reconnaître la forme primitive ou secondaire des lésions; 4° d\u2019identifier le type lésionnel; 5° de se souvenir des contre-indications.BIBLIOGRAPHIE 1) C.JACKSON : Bronchoscopy and Œsophagoscopy.W.B.Saunders & Co, Philadelphie, 1927, p.309.2) M.C.MYERSON: Amer.Rev.Tuberc., 21: 201, 1929.3) E.A.GRAHAM: Surgical Diseases of the Chest.Lea & Febiger, Philadelphie, 1935 p.542.4) P.P.VINSON et H.C.HABEIN: Surg.Gyn.and Obst., 46: 562, 1928.5) C.SCHONWALD: Amer.Rev.Tuberc, 18: 425.1928.6) L.ELOESSER: Amer.Rev.Tuberc., 30: 1934.123.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetix AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 7) Wm.OPHUS: Stanford Univ.Public Univ.Series.Med.Sci., 1: 175, 1926.8) Norman J.WILSON: « Bronchoscopy observations in Tuberculous Tracheobronchitis.Clinical and Pathological Correlation.» Diseases of the Chest, 11: 36, 1945.9) Wm.A.MEISSNER: «Surgical Pathology of endobronchical Tuberculosis.Diseases of the Chest.10) H.S.REICHLE et T.T.FROSST: Amer.J.Path., 10: 651, 1934.11) Gertrude SILVERMAN: « Tuberculosis of the traches and Major Bronchie.Diseases of the Chest.12) L.H.CLERF: « Tuberculous traches bronchitis.» Dis.of Chest, 8: 356, 1942.13) J.D.KERNAN: «Treatment of tuberculosis of the traches and bronchi.» Ann.Otol, Rhin.and Laryng., 47: 306, 1938.14) Robert DAVIES: «Treatment of Tuberculous tracheobronchitis.» Ann.Rev.Tuberc., 48: 94, 1943.PERICARDITES TUBERCULEUSES AVEC EPANCHEMENT J.-Napoléon TREMBLAY Pendant les quelques minutes qui sont à ma disposition, je me propose de vous présenter trois cas de péricardite tuberculeuse qui ont été observés dans notre Sanatorium.Je ne m\u2019étendrai pas.sur la description des péricardites, mais j\u2019essaierai plutôt de faire ressortir les points indicateurs qui ont présidé au diagnostic, à l\u2019évolution et au traitement.* * * Observation 1.Dans un premier cas, il s\u2019agit d\u2019un enfant de 12 ans dirigé chez nous par le Département des Affaires indiennes.À son entrée, sa température était de 104 degrés, son pouls de 120, sa tension artérielle de 108/76, il toussait et avait des expectorations purulentes qui contenaient des B.K.; il se plaignait en plus de douleurs au creux épigastrique.À l\u2019examen physique, rien ne fut observé, si ce n\u2019est une augmentation de l\u2019aire de matité cardiaque.Une première radiographie (Fig.1) a été prise le 23 juillet 1945.C\u2019est sur cette image que le docteur Michaud a posé un diagnostic de péricardite avec épanchement.Une seconde (Roberval).radiographie (Fig.2), prise le 4 septembre 1945, nous indique une diminution de l\u2019ombre cardiaque; une troisième nous fait voir une ombre cardiaque qui correspond à peu Fig.1. TREMBLAY: PÉRICARDITES TUBERCULEUSES AVEC ÉPANCHEMENT près à l\u2019image précédente.Enfin une dernière radiographie prise en juin 1946 nous montre une ombre cardiaque sensiblement moins étendue, si on la compare avec la première.Quelques jours après l\u2019entrée du malade, sa température est tombée à la normale et rien de spécial ne s\u2019est produit depuis.J'ai ausculté cet enfant dernièrement et tout ce que j'ai pu déceler est un assourdissement des bruits cardiaques.Le patient semble guéri de sa péricardite, mais il continue à être un tuberculeux actif.Fig.2.Observation 2.Bill, Indien de 20 ans, est aussi dirigé chez nous par le Ministère des Affaires indiennes.L'histoire est impossible à faire étant donné que le patient ne parle ni le français ni l\u2019anglais.Les seuls renseignements que nous possédons sont les suivants: hémoptysie en janvier 1944 et une douleur rétrosternale depuis le 18 juin 1944.Il entre dans le service des Indiens le 26 juin 1944.Sa température est de 101° F; son pouls de 120; sa sédimentation globulaire de 87 mm., après une heure.Sur la radiographie (Fig.3), j\u2019émets l\u2019hypothèse de péricardite avec épanchement.On me demande alors de voir le malade et l\u2019examen clinique confirme l\u2019hypothèse émise.En effet, l\u2019aire de matité cardiaque est légèrement Ô77 augmentée; les bruits du cœur, qui sont rapides, sont assourdis quoique bien entendus; la pointe du cœur bat en-dessus de la ligne inférieure de matité; et surtout, on entend nettement des frottements péricardiques qui sont captés à la partie médiane de la base cardiaque, le malade étant en position demi- Assise.Nous nous proposons de suivre avec attention et intérêt l\u2019évolution de la maladie, lorsque le patient, qui est Montagnais, décide.lui, d\u2019aller évoluer ailleurs; et habitué qu\u2019il est aux vastes horizons et à la belle nature, 1l Fig.3.retourne à la Pointe-Bleue le 3 juillet 1944, préférant son wigam au confort moderne.C\u2019est le 8 novembre 1944 qu\u2019il nous revient, incapable de se coucher horizontalement; la position demi-assise est la seule qui lui convient.Sa température est de 101° Far., son pouls de 120, sa respiration est tres difficile et superficielle; il est anxieux et tendu; ses expectorations sont positives.A l\u2019examen physique on trouve une plus grande augmentation de l\u2019aire de matité cardiaque; les bruits du cœur sont lointains; aucun frottement péricardique n\u2019est entendu.La poitrine est remplie de sibilants et ronflants; son ventre est ballonné et il y a présence de liquide dans les flancs (Fig.4). 578 En raison de sa grande dyspnée et d\u2019un début de défaillance cardiaque, une ponction péricardique est décidée et faite le 10 novembre 1944.Je réussis à retirer 5 cc.de liquide citrin, ce qui nous permet de confirmer sans aucun doute la présence de liquide dans le péricarde.Malheureusement nous avons l'impression d\u2019avoir pénétré dans une logette et, comme le malade ne comprend pas bien ce qu\u2019on veut lui faire et qu\u2019il ne coopère pas, nous décidons de remettre la partie à un autre jour.Mais la condition du malade ne nous permet pas d\u2019intervenir de nouveau; et il décède emportant avec lui son liquide péri- cardique.Fig.4.Observation 3.M.A.P, 21 ans.1.Antécédents familiaux: un frére tuberculeux dont il a partagé le lit pendant plu- sleurs années.2.Antécédents personnels: appendicectomie a 12 ans.3.Maladie actuelle: en juillet 1944 A.P.fait un abcès dans la fosse ischio-rectale, qui se termine par une fistule anale.Après cet épisode, ce qui prédomine chez notre malade, c\u2019est la fatigue.Il se sent las au début, et devient vite épuisé, exténué; il se sent, selon son expression qui fait image, « comme l\u2019in- I,UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 dividu qui se prépare à monter sur la table d'opération ».Il doit finalement discontinuer de travailler en janvier 1945.Il constate alors qu'il tousse fréquemment et qu\u2019il a des expectorations purulentes.Vers le même temps la dyspnée fait son apparition ainsi qu\u2019une légère douleur rétro-sternale.Ses amis lui font observer qu\u2019il marche courbé, la face vers le sol.Il n\u2019attache pas d\u2019importance à cette observation; mais, un jour, il réalise qu'ils ont raison; l\u2019inclinaison augmente de plus en plus.Il tente de se redresser, mais, malgré des cfforts répétés, il n\u2019y parvient pas.Quand nous l\u2019avons vu pour la première fois, lors de son entrée au Sanatorium Saint- Michel, le 16 avril 1945, nous avons été surpris de constater combien il était courbé, la tête faisant avec la partie inférieur\u201d du tronc un angle de 90 degrés.Sa température était de 101° Far., son pouls de 130 et il y avait présence de B.K.dans ses expectorations.À l\u2019examen, nous avons observé une dyspnée très marquée, de la tachycardie, des bruits du cœur assourdis, et une augmentation considérable de l\u2019aire de matité cardiaque.Nous avons alors émis l\u2019hypothèse de pé- ricardite avec épanchement.La radiographie que nous avons vue après cadrait avec l\u2019hypothèse émise.Nous avons décidé de voir le patient en radioscopie, et nous avons eu alors I'avantage d\u2019observer un signe décrit par L.Wallden en 1942 et reproduit en mars 1946 par American Review of Tuberculosis.Ce signe consiste en un changement de l\u2019ombre cardiaque pendant la respiration; le diamètre ortho-diaphragmatique diminue pendant l\u2019inspiration et augmente avec l\u2019expiration.Deux conditions sont nécessaires: il faut, d\u2019abord, une quantité modérée de liquide dans le péricarde et, en second lieu, une mobilité suffisante du diaphragme.Dans le seul cas cité par Wallden, et d\u2019après lequel il à décrit son signe, pendant l'inspiration le diamètre de l\u2019ombre cardiaque était de 12.5 centimètres et de 15 centimètres pendant l\u2019expiration, soit une différence de 2.5 centimètres.Chez notre malade nous avons constaté le même phénomène; à tel point que nous nous = TREMBLAY: PÉRICARDITES TUBERCULEUSES AVEC ÉPANCHEMENT sommes demandé s\u2019il s\u2019agissait de battements cardiaques; mais nous avons vite réalisé que ces mouvements étaient synchrones aux mouvements respiratoires, le diamètre de l\u2019ombre cardiaque diminuant avec l\u2019inspiration, et augmentant avec l\u2019expiration.Considérant que notre malade se fatiguait beaucoup à cause de sa dyspnée et d'une toux quinteuse qui se répétait plusieurs fois par heure, associée à des signes de défaillance cardiaque, une première ponction fut proposée au patient à qui nous avons exposé parfaitement en quoi la manœuvre consistait, et les inconvénients que cela pouvait comporter; il s\u2019est prêté de bonne grâce, dans l\u2019espoir d\u2019être sou- Fig.5.lagé.J'ai procédé par la méthode classique, en faisant pénétrer l\u2019aiguille sous l\u2019appendice xyphoïde après une anesthésie à la novocaine.375 c.c.de liquide citrin furent retirés; et dans l\u2019échantillon envoyé au laboratoire, la technicienne a pu mettre en évidence la présence de bacilles de Koch.Ce qui démontrait de façon indiscutable que nous avions affaire à une péricardite tuberculeuse avec épanchement.Après cette ponction, notre malade se sentait beaucoup mieux; il y eut surtout une diminution considérable de la dyspnée et de 579 la toux pour une période de plusieurs jours.De plus, nous avons constaté que notre patient pouvait se redresser comme avant le début de sa péricardite, ce qui nous amène à Fig.6.croire que son inclinaison était en rapport avec la quantité relativement importante de liquide contenue dans son péricarde.Fig.7.Sur la demande du malade lui-méme, qui s\u2019était senti soulagé après la ponction, trois 580 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzerinN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 autres paracentèses péricardiques furent pra- centimètres.La première ponction fut faite tiquées.le 3 mai, et 375 centimètres cubes de liquide Voici les films radiographiques qui ont été furent retirés.tirés avant et après chaque ponction.Vous Après la ponction, le diamètre est de 14.7 centimètres, soit une différence de 1.8 centi- Fig.8.voudrez bien, au cours de la présentation des Fig.10.films, vous rendre compte de l\u2019aggravation mètre; et comme il s\u2019agit d\u2019une masse sphé- graduelle des lésions pulmonaires.rique, vous avez l\u2019idée de la différence que cela peut faire dans le thorax (Fig.6).Fig.9.Fig.11.La première radiographie (Fig.5), prise à Voici une troisième radiographie (Fig.7) l\u2019entrée du patient, nous montre un élargisse- prise le 15 mai 45.Le diamètre de l\u2019ombre carment de l\u2019ombre cardiaque, qui, dans son dia- diaque mesure 16.7 centimètres.Après avoir metre horizontal le plus long, mesure 16.5 retiré 425 c.c., le diamètre tombe à 15 cms. TREMBLAY: PÉRICARDITES TUBERCULEUSES AVEC ÉPANCHEMENT Ici la radiographie (Fig.8) de contrôle a été prise dans une orientation différente, ce qui rend la comparaison moins juste.Une cinquième radiographie (Fig.9) est prise le 22 juin.Le diamètre de l\u2019ombre cardiaque me:ure 16.5 centimètres; et après avoir retiré 340 c.c.de liquide, j'insuffle 50 c.c.d\u2019air dans le péricarde.ce qui donne l\u2019image suivante (Fig.10), le diamètre restant à 16 centimètres à cause de l\u2019air insufflé qui tend les parois pé- ricardiques.Une septième radiographie (Fig.11), prise le 2 septembre, nous fait voir un diamètre de 16.5 centimètres.Après une quatrième ponction, où je retire 575 c.c.de liquide louche, Fig.12.une dernière radiographie (Fig.12) nous indique que le diamètre de l\u2019ombre cardiaque est de 14 centimètres seulement, soit une diminution de 2.5 centimètres.Dans ce cas-ci, il est à noter que, malgré des examens répétés avant et après les ponctions, il nous a été impossible de capter des frottements péricardiques.Notre malade décédait le 4 octobre 1945, soit près de six mois après son entrée.* * ¥* Si j'ai négligé le côté pulmonaire et l\u2019état général des patients dans ces présentations, c\u2019est que je ne veux pas allonger cet exposé.581 Conclusion Chez l\u2019enfant la péricardite a évolué de façon favorable sans incommoder sensiblement le patient.Dans ce cas, il n\u2019y a pas eu de ponction, mais tout porte à croire qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une péricardite tuberculeuse avec épanchement.Dans les trois cas, des bacilles tuberculeux furent mis en évidence par le laboratoire, dans les expectorations; dans deux cas, des ponctions péricardiques furent faites, ce qui confirme sans aucun doute la présence de liquide dans le péricarde; dans un cas, la présence de bacilles de Koch fut signalée dans le liquide retiré par ponction.et ce, à trois reprises différentes.Dans un cas, nous avons constaté la variation du diamètre de l\u2019ombre cardiaque pendant l'inspiration et l'expiration.Dans un cas, le dernier présenté, nous avons pratiqué quatre ponctions évacuatrices, et retiré une quantité totale supérieure à 1,700 centimètres cubes de liquide péricardique, ce qui, nous le croyons du moins, a aidé notre malade et a prolongé sa vie de quelques muis.J\u2019ai pensé que ces présentations pourraient intéresser vu que ce sont les seules observations étiquetées péricardites tuberculeuses avec épanchement chez les 2,000 patients qui sont passés par notre Sanatorium.Je fais abstraction des cas où une quantité minime de liquide fut observée dans le péricarde, soit sur la radiographie ou à l\u2019autopsie.Il semble bien que nous ne sommes pas les seuls à rencontrer rarement des péricar- dites tuberculeuses, puisque dans un article intéressant, publié dans le Laval Médical d\u2019octobre 1943, le docteur Desmeules déclarait : « Pendant quinze années de travail dans notre hôpital-sanatorium (l\u2019hôpital Laval) les médecins de cette maison n\u2019ont observé que deux cas de péricardite tuberculeuse.» Je n\u2019ai pas l\u2019illusion de vous avoir appris des choses nouvelles, ni d\u2019avoir contribué à votre avancement scientifique.Je me suis efforcé simplement de vous présenter un travail pratique sur des cas que, tous, nous avons l\u2019occasion de rencontrer de temps à autre au cours de notre travail sanatorial. UROLOGIE + + LES MALFORMATIONS CONGÉNITALES DE L\u2019APPAREIL GÉNITO-URINAIRE Auguste HEBERT, Chargé du service d\u2019Urologie, hôpital Saint-Luc (Montréal).Dans un travail aussi restreint, il m\u2019est nécessairement impossible de m\u2019étendre longuement sur chacune des malformations congénitales de l\u2019appareil urinaire.Je ne ferai donc qu\u2019énumérer quelques-unes pour m'\u2019attarder un peu plus sur celles rencontrées plus couramment dans la spécialité et par conséquent plus susceptibles d\u2019intéresser le médecin praticien.| Si nous commençons par le rein, nous rencontrons des anomalies de forme, de nombre, de position, de structure, et enfin les anomalies dites vasculaires.Il peut y avoir absence complète de rein, ce qui en fait un enfant non viable; mais, généralement, l\u2019absence d\u2019un rein, à condition que le rein opposé soit en santé, est compatible avec une existence normale.Et à moins que l\u2019autre rein ne devienne malade, le patient ne se doutera pas de cette anomalie.Seulement, dans le cas d\u2019un rein unique, il y a généralement hypertrophie de ce rein, ce qui peut prédisposer un malade à certains accidents graves.Ainsi, j'ai rencontré à New-York un cas de traumatisme rénal où l\u2019urgence de l\u2019opération ne permettait même pas une exploration au préalable.Le rein était rupturé complètement au hile et le patient se saignait 4 blanc.Donc néphrectomie d\u2019urgence, mais au bout de deux ou trois Jours, comme l\u2019état du patient allait s\u2019aggravant et qu\u2019au cathétérisme vésical, nous n\u2019avons pu trouver une goutte d\u2019urine, nous avons décidé d\u2019a'ler faire la décapsulation du rein opposé, mais à notre grande surprise nous 1.Série de communicatiors nu NVITIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, juin 1946.n\u2019avons trouvé qu\u2019un petit rein de la grosseur d\u2019une fève avec un uretère assez normalement constitué.Issue donc fatale à la suite d\u2019un traumatisme sur un rein unique.D\u2019un autre côté, nous pouvons trouver un rein surnuméraire, ce qui est une des anomalies les plus rares.Mais ce que nous trouvons habituellement, ce sont les reins fusionnés avec deux uretères et deux bassinets, les deux uretères s\u2019ouvrant dans la vessie ou bien se fusionnant dans leurs parties descendantes.Dans les anomalies de forme, nous avons les reins en fer à cheval ainsi appelés parce qu\u2019ils sont réunis soit par le pôle supérieur, soit par le pôle inférieur, généralement en avant de l\u2019aorte et de la veine cave.C\u2019est l\u2019anomalie la plus fréquente.Le rein en fer à cheval peut ne pas donner de symptômes à moins qu\u2019un des reins ne devienne malade, mais la position anormale du rein en fer à cheval peut amener le patient à consulter pour certains troubles: c\u2019est la pyélographie qui nous fera faire le diagnostic en dernier ressort.Il y a aussi le rein en gâteau qui a une forme annulaire, mais il peut y avoir aussi différentes autres formes de fusions, soit entre le pôle supér\u2018eur d\u2019un rein et le pôle inférieur de l\u2019autre.Dans les anomalies de position, il faut mentionner le rein ectopique qu\u2019il ne faut pas confondre avec un rein ptosé.Dans le rein ectopique généralement retrouvé dans le bassin soit d\u2019un côté ou de l\u2019autre, l\u2019uretère est beaucoup plus court et les attaches peuvent être plus basses.Le rein ectopié est générale- HÉBERT: MALFORMATIONS CONGÉNITALES DE L\u2019APP.GÉNITO-URINAIRE ment petit et de forme irrégulière.Il peut être aussi situé du côté du rein sain avec un eroi- sement de l\u2019uretère.Dans le cas d\u2019un rein ptosé, les attaches sont normales mais allongées.Dans les anomalies de structure, nous pouvons mentionner les reins polykystiques.Dans ces cas les reins sont très hypertrophiés et, à la pyélographie, nous voyons une élongation anormale des calices et souvent une irrégularité dans le contour rénal.La plupart du temps, nous trouvons les reins polykystiques des deux côtés.Le premier symptôme est généralement une douleur sourde qui a une tendance à s\u2019aggraver à mesure que le poids des kystes augmente.Souvent il y a présence d\u2019hématurie.Dans un rein polykystique on peut avoir toutes les autres maladies ordinaires du rein telles que calculs, tuberculose, hydronéphrose, ete\u2026, mais le rein polykystique presque toujours bilatéral empêche toute intervention chirurgicale.On peut toujours enlever les kystes de la surface ou les ponctionner pour amoindrir la douleur.Mais une néphrectomie, à moins que le rein polykystique ne soit que d\u2019un côté, sera le plus souvent mortelle.Il y a aussi des anomalies de vaisseau; ces vaisseaux surnuméraires qui peuvent être au pôle inférieur ou supérieur sont en réalité des artères rénales qui se divisent en sortant de l\u2019aorte ou qui même proviennent directement de l\u2019aorte.Certaines de ces artères aberrantes peuvent donner un peu de trouble au moment d\u2019une néphrectomie.Mais ceci est secondaire comparé à ce que peut donner une artère surnuméraire venant comprimer l\u2019uretère à la jonction du bassinet.Et j\u2019en profite pour vous montrer une pyélographie prise il y a à peine un mois chez une jeune fille de vingt ans qui fait des troubles abdominaux depuis l\u2019âge de trois ans à intervalles plus ou moins rapprochés.Les crises de coliques néphrétiques étaient accompagnées de vomissements, de | céphalée, et quelquefois de pollakiurie.Elle avait été traitée pour tout, excepté pour son rein.Ce n\u2019est que tout récemment à son entrée 583 dans notre service d\u2019urologie que nous décidons de faire une pyélographie.Elle va illustrer mieux que les mots les dommages causés par une simple artère anormale.Maintenant que nous avons vu ensemble les différentes malformations propres aux reins, nous allons passer brièvement en revue les anomalies de l\u2019uretère.D\u2019ailleurs beaucoup d\u2019anomalies rénales s\u2019accompagnent d\u2019anomalie de l\u2019uretère.Ainsi nous rencontrons souvent un uretère double, soit d\u2019un côté, soit des deux côtés.C\u2019est une des anomalies les plus fréquentes de l\u2019arbre urinaire.Mais, comme nous l\u2019avons déjà mentionné, les uretères doubles appartiennent à deux bassinets, mais il arrive assez rarement cependant que deux uretères appartiennent à un seul et même bassinet.Les deux uretères cheminent parallèlement et peuvent s\u2019aboucher en un seul n\u2019importe où, à partir du bassinet, et même être complètement séparés pour se croiser à la région pelvienne et donner naissance à deux orifices urétéraux dans la vessie.La pyélogra- phie est souvent le seul moyen de diagnostic surtout si les deux orifices n\u2019apparaissent pas dans la vessie.Les anomalies de position de l\u2019uretère vont encore de pair avec les anomalies de position rencontrées dans les reins.Mais nous avons des rétrécissements de l\u2019uretère qui peuvent être congénitaux; dans ces cas il est souvent difficile de trouver la cause de ces dits rétrécissements.Ils peuvent être attribuables à des vaisseaux surnuméraires ou encore à certaines valves qui se sont formées à une partie ou à une autre de l\u2019uretère et que nous rencontrons surtout lorsqu\u2019il y a déjà malformation rénale.Ces valves et ces rétrécissements peuvent être la cause d\u2019hydronéphrose, etc.L\u2019uretère normal se termine dans la vessie, mais il y a des cas rapportés dans la littérature où l\u2019uretère se termine dans la vésicule séminale.Desmas en rapporte quatre cas, Schwartz en rapporte six.Il y en a d\u2019autres qui aboutissent directement dans l\u2019urètre prostatique près du vérumontanum chez 084 l\u2019homme.Mais, chez la femme, l\u2019uretère peut s\u2019ouvrir dans l\u2019urètre, entre le méat et le col de la vessie, ou encore directement dans le vagin, ce qui donne naissance à de l\u2019incontinence.Arrivés aux malformations de la vessie, nous voyons qu\u2019une des plus rares anomalies est l'absence de vessie.Quelques cas seulement sont rapportés où les orifices urétéraux s\u2019ouvrent directement dans l\u2019urètre.Mais, encore là, d\u2019autres anomalies étaient rencontrées chez ces mêmes patients.Les vieux auteurs ont souvent décrit les vessies doubles, mais plus récemment on s\u2019accorde plutôt à dire que ces vessies doubles étaient des diverticules de la vessie que nous rencontrons si souvent en pratique.Aussi, en parlant de diverticules, il peut s\u2019en rencontrer de franchement congénitaux, mais les autres qui sont acquis à la suite de rétention prolongée ne nous intéressent qu\u2019en autant que la muqueuse vésicale était peut-être déficiente à la naissance.En tout ce qui a rapport à la vessie, c\u2019est bien l\u2019exstrophie de la vessie qui peut surprendre le plus le médecin praticien.C\u2019est une malformation qui se rencontre très rarement heureusement.En quinze ans de pratique urologique j'ai eu la chance d\u2019en voir deux cas.Certains urologues n\u2019en ont pas vu dans toute une vie.Chez ces petits malades infortunés, la partie antérieure de la vessie et une partie du mur abdominal manquent complètement; alors nous apercevons en-dessous de l\u2019ombilic ce qui est en réalité le fond, je dirais le dedans de la vessie plus ou moins extériorisée.La surface peut être lisse, mais elle est souvent rugueuse ou même ulcérée, d\u2019un rouge sombre et suintant l\u2019urine par le bas.Le tout est accompagné d\u2019un pénis très petit avec épispadias; les os du pubis sont écartés, le scrotum est plus petit.Chez les petites filles, il y a aussi un épispadias et les lèvres sont très écartées.C\u2019est une des pires malformations congénitales parce qu\u2019elle est une des plus pénibles à supporter.Souvent L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 l'opération n\u2019est pas praticable ou, si elle l\u2019est, elle n\u2019est pas souvent satisfaisante, les patients meurent de septicémie ou encore font de l\u2019incontinence le reste de leur vie.Nous passons maintenant à l\u2019urètre.Quelques cas seulement sont rapportés d\u2019absence totale d\u2019urètre.Mais on peut rencontrer des urètres doubles où souvent ce ne sont que de simples fistules.On peut aussi rencontrer un urètre double avec un double pénis, ce qui est très rare.Une des formes de malformation de l\u2019urètre assez fréquente est celle de la valve qui se forme près du col vésical, dans l\u2019urètre prostatique, ou à n\u2019importe quelle portion de Purétre.Aujourd\u2019hui, avec l\u2019appareil à résection transurétrale, il est très facile de réséquer ces valves ou ces hypertrophies congénitales du col.Nous avons encore l\u2019hypospadias, rencontré assez fréquemment, et où l\u2019orifice urétral s\u2019ouvre à la partie ventrale de la verge.Cette ouverture anormale peut être située à n\u2019importe quelle distance du gland et demande une opération plastique, car elle est très incommode pour le patient à plus forte raison si elle est située près du périnée.L\u2019épispadias, au contraire, s\u2019ouvre à la partie dorsale de la verge.Comme nous l\u2019avons vu précédemment dans les cas d\u2019exstrophie de la vessie, nous avons toujours présence d\u2019épispadias.L\u2019épispadias est beaucoup plus rare que l\u2019hypospadias, mais il est souvent accompagné d\u2019incontinence d\u2019urine due à une anomalie du sphincter.Nous en venons maintenant aux testicules.Ce qui nous intéresse surtout, c\u2019est l\u2019ectopie testiculaire, car il n\u2019y a que quelques cas de rapportés où il y avait absence complète de testicules d\u2019un côté: ce qu\u2019il ne faut pas confondre avec l\u2019ectopie ou un arrêt dans la descente des testicules.Souvent, à l\u2019examen de l\u2019enfant, on constate l\u2019absence d\u2019un ou des deux testicules dans le scrotum.Parfois on pourra les palper dans l\u2019aine, près de l\u2019anneau interne ou externe, mais souvent il n\u2019y en a pas trace; c\u2019est que ie ont cs ses ri HÉBERT: MALFORMATIONS CONGÉNITALES DE L\u2019APP.GÉNITO-URINAIRE les testicules n\u2019ont pas accompli leur descente normale et sont restés dans la cavité abdominale.Il ne faut pas trop s\u2019alarmer de cette condition anormale quand l\u2019enfant est très jeune, mais, lorsqu\u2019il arrive à l\u2019âge de la puberté, nous constatons souvent des signes manifestes d\u2019adipose génitale.L\u2019enfant ne progresse pas au point de vue intellectuel, il est trop gras pour son âge, il reste petit, il a un pénis infantile, etc, mais aujourd\u2019hui, avec les traitements glandulaires, nous avons fait un progrès immense et souvent nous n\u2019avons pas à intervenir chirurgicalement si le traitement est institué à temps.Permettez-moi de vous citer le cas d\u2019un enfant de onze ans traité en octobre 1945 pendant trois mois avec des injections de pérandren trois fois par semaine.À son arrivée à l'hôpital, il présentait tous les symptômes d\u2019un adiposo-génital très gros, court, peu éveillé et avec un pénis infantile.trace des testicules ni dans le scrotum ni dans les aines.À la fin du traitement l\u2019enfant était plus éveillé intellectuellement, ses testicules étaient palpables à certains moments, mais étaient de la grosseur d\u2019un pois seulement.Nous renvoyons l\u2019enfant dans sa famille et il nous revient en mai 1946.T1 n\u2019était plus reconnaissable, il était grand, élancé, très éveillé, il avait un pénis qui aurait fait honte à plusieurs adultes et enfin deux testicules très gros un peu en haut de la jonction ingui- no-scrotale.Nous avons décidé une intervention pour faciliter la descente de ces testicules au bas du scrotum, car ils étaient réellement trop gros pour finir le voyage seuls.Pour les maintenir en place dans le scrotum, nous avons pratiqué l\u2019opération de Thorek modifiée, c\u2019est- à-dire qu\u2019au lieu d\u2019attacher le testicule directement au fascia de la cuisse pour faire une Aucune 585 traction, nous employons un fil de lin qui relie le testicule à la cuisse et est fixé par un diachylon; ainsi nous pouvons varier la traction à volonté.Je crois que cette étude rapide des différentes malformations de l\u2019appareil urinaire ne serait pas complète si, avant de terminer, je ne disais pas quelques mots sur l\u2019hermaphrodisme.L\u2019hermaphrodisme, comme vous le savez tous, est une malformation ou a première vue, a l\u2019examen du patient, nous ne pouvons dire de quel sexe il est.Il peut y avoir différentes formes d\u2019hermaphrodisme ou de pseudo-hermaphrodisme, mais il n\u2019y a jamais les deux sexes au complet, il y en a tou- Jours un de plus accentué que l\u2019autre.Ainsi quelques-uns auront un semblant de pénis avec un vagin assez bien constitué; d\u2019un côté un testicule et de l\u2019autre un ovaire, ete.Il y à plusieurs cas de rapportés dans la littérature et parfois ces cas peuvent être la source de problèmes légaux d\u2019importance et souvent le seul moyen de trancher la question dans certains cas, pour savoir à quel sexe ils appartiennent réellement, est de faire une laparo- tomie pour s\u2019enquérir s\u2019il existe des ovaires et un utérus ou bien si ce sont les glandes mâles qui prédominent.Quelques-uns de ces cas ont l\u2019apparence physique d\u2019un mâle avec les organes féminins, un clitoris hypertrophié, etc.Dans d\u2019autres cas, c\u2019est vice versa.Enfin, pour terminer, j'ai eu l\u2019occasion de voir un cas qui avait un pénis assez développé et un vagin de quatre pouces de profondeur, pas de traces de scrotum ou de testicules en dehors.Et, si l\u2019on se fie à ses dires, il pouvait avoir des rapports sexuels avec l\u2019un ou l\u2019autre sexe.Je vous laisse le soin de tirer vos conclusions. TRAITEMENT DE L\u2019HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE Roland CAUCHON (Québec).L\u2019expérience de nos prédécesseurs a démontré indubitablement que l\u2019hypertrophie bénigne de la prostate relève du traitement chirurgical si on veut une guérison complète et définitive.Tous les moyens physiques ou chimiques ont dû forcément céder la place à la thérapeutique chirurgicale.Il resterait encore en ligne de compte la radiothérapie et le traitement hormonal, dont les adeptes sont peu nombreux et dont les succès sont relatifs à la qualité de l\u2019hypertrophie.Je veux dire par là que l\u2019hyperplasie simple de la glande répondra assez bien à ce genre de traitement tandis que la forme scléreuse n\u2019accusera que peu ou pas de diminution.I\u2019hormonothérapie, qui a de plus en plus tendance à se diriger vers les substances œstrogéniques, n\u2019est pas sans inconvénient par l\u2019augmentation de volume des glandes mammaires et les douleurs qui y sont provoquées et aussi par les troubles digestifs fréquents que les malades accusent.Nous avons depuis longtemps reconnu qu\u2019il faut de plus en plus se tourner vers la chirurgie pour un traitement complet et radical.Trois méthodes opératoires se sont partagé jusqu\u2019a aujourd\u2019hui les honneurs de la prostatectomie.Ce sont, par ordre chronologique, la technique sus-pubienne de Freyer modifiée de plusieurs fagons depuis sa naissance, la technique périnéale de Young et la technique transurétrale inventée par Mercier et Bottini, modifiée par Young, McCarthy, Braasch, Thomson, Nesbit et autres.Qu\u2019il me soit permis, avant d\u2019aller plus loin, de dire que ces trois méthodes ont suffisamment fait leurs preuves pour affirmer qu\u2019elles sont toutes trois très bonnes mais que leur valeur réelle ne réside que dans la main du chirurgien qui les utilise en sachant mettre à profit son habileté mise au service de son expérience dans le choix particulier de la méthode opératoire.La phrase de Stratte est tellement juste que je m\u2019en voudrais de ne pas la rappeler: « La discussion entre les urologues à savoir quelle procédure est la seule et unique porte le praticien qui est forcé de se servir des trois méthodes dans le cours d\u2019une année à trouver que leur enthousiasme a troublé leur jugement.» Admettant donc que ces trois techniques opératoires sont bonnes; nous allons les étudier non pas de la manière habituelle, mais en examinant de près les complications dont chacune peut être l\u2019origine, le pourcentage admis de mortalité de chacune, et nous tirerons nos conclusions.Commençons donc par la plus ancienne, la prostatectomie sus-pubienne.II a été pendant longtemps d\u2019usage, et 1l l\u2019est encore en maints endroits, de procéder d\u2019abord à une cystotomie de dérivation comme premier temps opératoire.Deux raisons militent en faveur de cette procédure: un taux d\u2019urée sanguine souvent au- dessus de la normale et une fréquence non moins grande de l\u2019infection vésicale chez les vieillards, qui attendent, dans une forte proportion, d\u2019avoir un résidu post-mictionnel important avant de consulter.La gravité de cette première intervention n\u2019est pas nulle puisqu\u2019on la redoute parfois plus que le deuxième temps.En effet, nous savons tous les poussées d\u2019azotémie imprévues qui se développent chez ces malades dans les 24 à 48 heures suivant l\u2019ouverture simple de la vessie, poussées si difficiles à faire céder par l\u2019apport de sérums salés et glucosés, et d\u2019alcalins.Une fois cette période dangereuse passée, le malade est orienté, dans un laps de temps qui varie de une a deux semaines, vers le second temps opératoire, pendant et après lequel il sera susceptible de développer les complications suivantes: hémorragies immédiates, choc, infection, hémor- | ragies tardives, rétrécissements du col et réci- { dives.Il faut dire qu\u2019avec les soins préopératoires et les techniques actuelles, les hémorragies immédiates sont rarement mortelles; elles n\u2019en sont pas moins sérieuses.Combien de malades demandent une sur- { veillance de tout instant au cours des pre- { mières 24 heures suivant la prostatectomie, | exigeant des lavages ou des instillations con- | tinues.La transfusion sanguine s\u2019avère parfois d\u2019absolue nécessité.Le choc opératoire chez des vieillards le plus souvent septuagénaires, porteurs de troubles cardio-vasculaires, à système nerveux irrité et irritable par une sclérose cérébrale sénile, peut être redoutable; stimulants, injections de plasma et de sérums artificiels ne réussiront pas toujours à le combattre victorieusement.Nous avons tous connu de ces malades, qui devenant infectés à la suite d\u2019une prostatectomie sus-pubienne, ont fait le désespoir de services d\u2019urologie par la longueur de leur séjour hospitalier.La plaie de cystotomie ne voit plus le jour de se fermer, les urines restent chargées, on dirait qu\u2019un cercle vicieux s\u2019établit chez eux, ils deviennent anémiques et dans un état d\u2019apathie voisin de la torpeur, conséquence, a:- sons-nous, de l\u2019état d\u2019infection qui elle-même retarde la guérison de la plaie et la clarification des urines et tient les opérés en langueur.Les états d\u2019orchiépididymite aiguë ne sont pas rares non plus, malgré que la tendance de plus en plus universelle à faire la vasectomie préventive ait réussi à combattre ce fléau.Quant aux hémorragies tardives, on les rencontre le jour ou on enlève les mèches-tampon ou le ballon hémostatique : elles sont rarement mortelles, mais facilitent l'infection et retardent la guérison.Je ne soulignerai qu\u2019en passant les infections pulmonaires graves compliquant la prostatectomie.Une période de bien-être et de rajeunissement sera retrouvée par le prostatectomisé | CAUCHON : HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE 587 quand il sera suffisamment rétabli pour quitter Phôpital.Deux complications peuvent encore le guetter: il peut arriver qu\u2019il commence à se plaindre de dysurie et de diminution du jet d\u2019urine, un peu comme avant son opération; ceci peut survenir de trois mois à cinq ans après son intervention.Une cysto-urétro- scopie montrera ou bien qu\u2019il est porteur d\u2019un rétrécissement ou d\u2019une contracture du col ou bien d\u2019une récidive de son hypertrophie prostatique: le premier survenant habituellement quand la prostatectomie s\u2019est faite difficilement et que la plaie est restée irrégulière avec des languettes de tissus déchirés à même la muqueuse et les muscles, surtout au niveau du trigone; la seconde laissant supposer que l'opération a été incomplète, qu\u2019un petit adénome est resté écarté, inaperçu.Il serait probablement superflu d\u2019ajouter qu\u2019il faut s\u2019attendre, du côté sexuel, à voir les opérés se plaindre, dans la majorité des cas, qu\u2019ils n\u2019ont plus d\u2019éjaculation, celle-ci se faisant dans la vessie.La prostatectomie périnéale n\u2019a jamais joui d\u2019une popularité aussi grande que la méthode de Freyer.T1 faut avouer que cette technique est plus difficile que la première, mais il faut aussi reconnaître que dans des mains expertes elle a donné à certains chirurgiens des résultats absolument remarquables.Young, son inventeur, a déjà opéré près de deux cents malades consécutifs sans mortalité.Des urologistes habiles ont repris cette technique, l\u2019ont modifiée et ont réussi à avoir de magnifiques succès.Il faut dire cependant que cette opération n\u2019a jamais été rendue populaire comme les deux autres probablement par les difficultés techniques qu\u2019elle présente mais aussi par les complications auxquelles elle préside en certains cas.Le choc opératoire est grand chez quelques opérés et nécessite parfois une thérapeutique des plus vigilantes.L\u2019infection est fréquente, peut être de longue durée et prolonge le séjour hospisalier. 588 Deux complications ont cependant pris le pas sur les autres, de ces complications qui font qu\u2019un opéré nous semble un accusateur pendant des années, chaque fois qu\u2019on le rencontre: je veux dire l\u2019incontinence et la fistuie urétrale ou urétro-rectale.L\u2019incontinence, de toutes les complications qui peuvent survenir après une prostatectomie, est certainement la plus pénible en regard du chirurgien, pire que la mort du malade, car un décès sera la plupart du temps vite oublié, mais jamais un opéré incontinent ne pardonnera au chirurgien de l\u2019avoir rendu définitivement infirme; lui seul sait d\u2019ailleurs mesurer la profondeur du désastre.Cette triste éventualité peut survenir dans 5 à 9% des cas.Les fistules urétrales ne sont pas dues à des défauts techniques, mais sont quand même assez fréquentes: 2 à 5%.Par bonheur, elles peuvent être fermées dans un temps ultérieur et guérir parfaitement.On ne peut en dire autant des fistules uré- tro-rectales.Même en admettant les difficultés opératoires, si on procède avec soin, la dissection des plans anatomiques doit se faire aisément.Il ne saurait y avoir de nécrose de la paroi rectale.S\u2019il se produit une fistule, il faut s\u2019en prendre à une technique opératoire défectueuse.Enfin, l\u2019impuissance sexuelle est fréquente après une périnéale.Même si on comprend qu\u2019il doit en être ainsi après une opération de cette sorte, on aura le verbe amer quand on mentionnera le nom du chirurgien qui a présidé a intervention.Nous en arrivons maintenant à parler de la résection transurétrale.Née péniblement des efforts soutenus d\u2019urologistes inventeurs et intelligents, elle eut des hausses et des baisses dues à l\u2019imperfection des instruments et des machines génératrices de courant jusqu\u2019à ce que T.M.Davis, ayant modifié l\u2019appareil de Stern, eut rapporté des résultats éclatants.Aujourd\u2019hui, quinze ans plus tard, au moyen d\u2019appareils de plus en plus perfectionnés, nous L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 pouvons affirmer sans crainte que cette méthode est la plus vulgarisée dans les cliniques urologiques.Empressons-nous de dire que, de toutes, c\u2019est la plus difficile, la plus dépendante de la qualité de Popérateur et aussi, la plus mal interprétée.A cause de sa grande popularité et d\u2019une réclame à haute pression, le nombre des « ré- sectoscopistes » est très grand, plus grand que le nombre de ceux qui peuvent opérer complètement et proprement.Aussi, les comp:ications de la résection sont-elles nombreuses.En tout premier lieu, l\u2019opération incomplète.Dans les techniques précédentes, on mentionnait comme rare la récidive.La fréquence de celle-ci avec la transurétrale est grande, due au fait qu\u2019une bonne partie des chirurgiens se contentent de faire un canal à même le lobe médian et un peu des lobes latéraux, laissant une grande portion de ceux-ci intacte.Le résultat immédiat n\u2019est pas mauvais, mais quelques années plus tard l\u2019adénome a repris sa place et ses droits, et l\u2019on se trouve en face d\u2019un malade désemparé et incompréhensif.La faute n\u2019est pas imputable à la technique mais à l\u2019opérateur.L\u2019urologue qui fait des résections doit s\u2019attendre à rencontrer fréquemment l\u2019ennemi no 1, l\u2019hémorragie.Elle est évidemment dépendante la plupart du temps de la grosseur de la prostate, mais il peut aussi se faire que même dans un cas facile on soit en butte à ds hémorragies massives.Car, il suffit d\u2019une prise faite un peu trop profondément, dépassant légèrement la capsule chirurgicale au point où les artères prostatiques principales siègent, pour être immédiatement en face d\u2019une situation excessivement sérieuse.La rétraction spontanée de l\u2019artère empêche l\u2019électrode de l\u2019atteindre et un excès de coagulation à cet endroit peut augmenter les difficultés.La grosseur du jet artériel dans d\u2019autres cas peut être telle qu\u2019il obstrue complètement la vision.Il faut une grande expérience et se servir de trucs habiles pour arriver à coaguler le vaisseau qui saigne.De tels malades peuvent perdre en quelques CAUCHON: HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE heures d\u2019énormes quantités de sang et mourir rapidement d\u2019anémie aiguë.Même si on a réussi à coaguler les vaisseaux principaux, il persiste toujours pendant un ou deux jours après l\u2019opération un suintement assez important pour donner des caillots dans la vessie et bloquer la sonde.C\u2019est à ce moment que la surveillance d\u2019un infirmier intelligent est nécessaire pour aspirer les caillots et faire des lavages fréquents.Il faut dire malgré tout qu\u2019avec l\u2019améliora- \u2018 tion des soins postopératoires, l\u2019adjonction de transfusions et surtout l\u2019emploi dans la loge prostatique de substances coagulantes, l\u2019éventualité fatale est beaucoup moins inquiétante qu\u2019autrefois.L\u2019hémorragie secondaire une à trois semaines après l\u2019intervention est plutôt rare, et si elle est traitée immédiatement par le sondage à demeure et l\u2019évacuation des caillots, elle est généralement d\u2019un contrôle facile.L\u2019infection postopératoire depuis l\u2019emploi des sulfamidés est une complication qui tend à disparaître sauf pour quelques cas infectés d\u2019avance.Si l\u2019opérateur n\u2019a pas la précaution de faire une révision complète de la vessie après la résection, un ou plusieurs copeaux prostatiques pourront y séjourner et être la cause d\u2019une infection persistante avec la possibilité de formation future de calculs.Un abcès urineux, toujours d\u2019une gravité exceptionnelle, peut se développer facilement quand au cours des manœuvres opératoires on a dépassé les limites de la capsule prostatique et qu\u2019on a causé un décollement de la muqueuse vésicale.Ces infections urineuses sont souvent mortelles.On a déjà mentionné dans la littérature des perforations de la vessie ou de l\u2019urètre.Il faut nécessairement de grands défauts de technique pour aboutir à de telles avaries.Il pourra arriver, même à un opérateur habile et prudent, qu\u2019en espérant faire une résection complète, un excès de zè!e lui fasse pousser son électrode plus loin que les points de repère anatomiques.Du côté vésical, il 589 pourra réséquer un méat urétéral ou le coaguler, deux éventualités qui peuvent forcément conduire à des complications rénales graves, du côté de l\u2019urètre, il pourra faire une prise qui dépasse le sphincter externe et il aura une chance certaine de revoir son malade qui lui parlera de son manque de retenue des urines qui ne semble pas vouloir s\u2019améliorer.Ici encore, le désespoir du malade n\u2019aura d\u2019égal que celui de son chirurgien.Enfin, il reste les rétrécissements postopératoires de l\u2019urètre.Faciles à provoquer, 1ls sont la conséquence d\u2019une hyperagressivité de la part d\u2019un chirurgien enthousiaste et souvent pressé qui n\u2019a pas calibré l\u2019urètre avant l\u2019opération et qui force un peu le passage de son instrument.Définitifs, ils deviennent la plaie d\u2019un bureau de médecin obligé de faire fréquemment des dilatations qu\u2019un opéré s\u2019explique mal, car ils ont souvent le malheur de donner les mêmes symptômes que le prostatisme.Mentionnons seulement la coagulation intempestive du verumontanum.Nous en connaissons tous les conséquences sur l\u2019état moral du sujet.*® > * Quels sont maintenant les chiffres du taux de mortalité de chaque méthode?Je voudrais qu\u2019avant de les publier on comprenne bien cependant que je ne puis citer seulement ceux qui sont publiés à chaque année par les grandes cliniques urologiques où les malades sont opérés par plusieurs centaines annuellement.Habituellement, dans les cliniques, les spécialistes affectés à ce genre de travail sont assez employés pour ne s\u2019occuper que d\u2019une ou de quelques variétés d\u2019opération à l\u2019exclusion des autres interventions.Loin de moi l\u2019idée de minimiser leur habileté et leur génie chirurgical; je crois cependant que ces spécialistes ne peuvent pas ne pas avoir des résultats supérieurs aux autres, mais il serait erroné d\u2019accepter pour tous des données qui ne conviennent qu\u2019à un petit nombre d\u2019hyper-spécia- lisés. 590 Ainsi certains services urologiques citeront moins de 2% de mortalité due à la sus-pu- bienne en un ou deux temps.On peut sûrement affirmer que dans l\u2019ensemble le taux de mortalité de cette opération est d\u2019environ 5 à 8%.Il semblerait que la périnéale a un taux de fatalité un peu plus élevé que la sus-pu- bienne.L\u2019autorité qu\u2019est Hugh Young rapportait en 1943, 6% de mortalité pour tous les cas opérés dans son service par les médecins-assistants ou résidents.On peut conclure qu\u2019en certains milieux, sous une surveillance moins experte, elle doit être plus élevée.La transurétrale réclame, elle, un taux plus bas dont la moyenne peut être fixée à 3 ou 4%.Vous voyez qu\u2019avec tout ceci, il est difficile de tirer des conclusions favorables à une méthode plutôt qu\u2019à une autre.Si Je puis en terminant exprimer une opinion personnelle, la voici.Dans tous les cas où la valeur fonctionnelle du rein est inférieure à la normale, et où l\u2019état général du malade ne peut supporter de choc sérieux, il est mieux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 de faire une ou plusieurs résections.Dans les hypertrophies énormes, alors qu\u2019une habileté extrême serait demandée pour faire une trans- urétrale complète dans un temps limité, il vaut mieux recourir à la méthode ouverte.Quant aux cas ordinaires, la résection bien faite sera moins traumatisante, moins choquante et moins douloureuse qu\u2019aucune autre méthode avec un temps d\u2019hospitalisation infiniment plus court.Cependant, pour le bénéfice de tous, il faut revenir sagement à l\u2019axiome suivant: « Mieux vaut guérir son malade avec une vieille méthode que l\u2019on connaît, que de le faire mourir avec un bel instrument dont on sait mal se servir.» BIBLIOGRAPHIE .R.W.BARNES: Eudoscopic prostatic Surgery.W.T.BRIGGS: Jour.of Urology, 52: 158.1944.MARION: Traité d\u2019Urologie.O.MERCIER: Journ.of Urology, 49: 665, 1943.R.M.NESBIT: Transurethral Prostatectomy.W.STEGMAN : Journ.of Urology, 53: 408, 1945.G.J.THOMPSON: Proc.of the Staff Meeting Mayo Clinic, 15: 780, 1940.G.J.THOMPSON: Ibidem, 14: 401, 1939.H.H.YOUNG: Surg., Gyn.and Obst., 77: 1, 1943.NOUR WN © œ Addendum Cette figure devait accompagner l\u2019article de M.Jules Thébaud: Quand la suppuration et la résorption osseuse dans l\u2019évolution de la pyorrhée alvéolaire sont considérées en marge de l'opinion médicale scientifique paru à la page 455 de la livraison d\u2019avril 1947.Le traumatisme occlusal des dents, la présence constante de calculs salivaires, l\u2019état de malpropreté habituelle de la bouche, toutes ces causes aidant, il se produit une résorption, une sorte d\u2019ostéolyse des bords alvéolaires et même une dégénérescence du cément qui entraîne le relâchement des fibres d'attache de la dent et, conséquemment.le décollement de la gencive et du ligament dentaire.Au milieu de cette désintégration profonde apparaissent.aux dépens du ligament alvéolo-dentaire, entre l\u2019os et la dent, de petites pochettes ou culs-de-sac.CH.de-Sae Ep dv vm AYR fl q Os a\\véola te\" 2 Depuis les débuts de la chirurgie urinaire, {le problème du traitement du cancer de la | prostate a toujours été et est toujours à l\u2019ordre du jour dans notre spécialité.En effet, le | pourcentage des cancers de la prostate est { assez élevé, puisque les statistiques mondiales | nous démontrent qu\u2019entre 14% et 21% des | prostatiques sont porteurs de cancers.Voici, sur ce sujet, l\u2019opinion de quelques-uns de nos grands maîtres de l\u2019urologie moderne : Young a trouvé du cancer chez 20% de ses prostatiques; Rich, chez 14% de ses cas: Moore, chez 21% ; Marion, chez 14% ; et Mercier, notre maître, chez 15%.Ces statistiques varient légèrement selon les auteurs, mais à quelques chiffres près seulement, et elles nous démontrent bien que le cancer de la prostate n\u2019est pas rare et à quel point le problème thérapeutique qu\u2019il pose -est important et sérieux.Aussi tous les urologues se sont attaqués et s\u2019attaquent encore à ce problème pour tâcher de le résoudre; ce qui fait qu\u2019aujourd\u2019hui, avec les moyens dont nous disposons, il nous est possible de guérir plusieurs cas de cancers de la prostate, et nous pouvons espérer que, dans quelques années, le problème du cancer de la prostate sera, sinon complètement résolu, du moins en bonne voie de l\u2019être.Le traitement du cancer de la prostate est passé par plusieurs stades, mais ce qui nous intéresse tout particulièrement, c\u2019est l\u2019état actuel du problème; et c\u2019est ce que nous allons étudier dans les quelques paragraphes qui vont suivre.Nous avons actuellement trois moyens d\u2019attaquer le cancer de la prostate: ce sont la chirurgie, la radio ou la radiumthérapie et le traitement hormonal, le dernier en date.1.Travail du service d\u2019Urologie à l'Hôtel-Dieu de Montréal.LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE ' J.-P.BOURQUE, Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Chargé du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Que peut la chirurgie contre le cancer de la prostate?Beaucoup.En effet, tous les urologues s\u2019accordent à affirmer que c\u2019est la meilleure arme que nous ayons actuellement pour la cure du cancer de la prostate.Cependant les idées se partagent sur la technique à employer.Trois interventions se pratiquent actuellement : la prostatectomie périnéale, la prostatectomie sus-pubienne et la résection trans- urétrale de la prostate, qu\u2019on devrait appeler la prostatectomie transurétrale.Ces trois techniques ont leurs adeptes et les trois ont leurs avantages et leurs désavantages réciproques.La prostatectomie périnéale est une excellente intervention, mais ce n\u2019est pas une intervention de tout repos, car ses suites peuvent être très ennuyeuses.Cette technique est excellente, mais à condition qu\u2019elle soit pratiquée par un chirurgien très bien entraîné dans cette chirurgie périnéale, car lui seul peut réaliser une prostatectomie radicale, c\u2019est- à-dire l\u2019ablation complète de la glande prostatique elle-même, des vésicules séminales et de l\u2019urètre prostatique.Ce serait, sans aucun doute, l\u2019opération de choix, mais, malheureusement, le pourcentage des fistules urinaires périnéales observées après cette intervention est trop élevé et, de ce fait, lui enlève beaucoup de sa valeur.Ceci n\u2019est pas une affirmation gratuite, car si on consulte les statistiques de l\u2019école américaine, qui est sans aucun doute l\u2019école qui pratique cette intervention sur la plus haute échelle, on constate que près de 10% des opérés gardent une fistule urinaire périnéale, qui est une infirmité extrêmement pénible à tous les points de vue.Trop fréquemment aussi, avec cette technique, les sphincters sont touchés et il en résulte une incontinence quasi incorrigible et extrêmement ennuyeuse pour le malade, qui perd ses urines 592 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin AMLEF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 continuellement ou au moindre effort; en plus, la mortalité opératoire est environ de 10%.La prostatectomie sus-pubienne est, à notre avis, une technique qui donne de très bons résultats, des résultats pour le moins aussi encourageants que la prostatectomie périnéale, à condition qu\u2019il n\u2019y ait pas de diffusion ou d\u2019infiltration des tissus voisins.Cette technique, beaucoup plus simple, beaucoup plus facile à réaliser que la précédente, permet aussi d\u2019enlever la prostate en entier avec les vésicules séminales et l\u2019urètre prostatique et elle a, en plus, l\u2019avantage de ne pas exposer le malade à la fistule urinaire.La mortalité opératoire, dans ce cas, n\u2019est pas plus élevée que dans la prostatectomie périnéale, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle est aussi aux environs de 10% ; la guérison est peut-être plus lente que dans le premier cas, mais ne risque pas de laisser le malade infirme.Enfin, nous avons la résection transurétrale; méthode tant discutée dans le monde urologi- que.Cette technique est aussi une opération difficile à réaliser, mais, quand elle est exécutée comme elle doit l\u2019être, c\u2019est-à-dire quand l\u2019opérateur fait une résection complète de la prostate jusqu\u2019à la capsule, elle donne de très bons résultats.Bien entendu, elle ne permet pas d\u2019enlever les vésicules séminales, mais, par contre, c\u2019est la méthode où la mortalité opératoire est la moindre, puisqu\u2019elle est à peine de 1% à 2% ; c\u2019est aussi la méthode qui permet d'attaquer tous les cas de cancers de la prostate, qu\u2019il y ait diffusion ou non; c\u2019est encore l\u2019intervention la moins choquante et, enfin, c\u2019est l\u2019intervention qui permet un lever vraiment précoce et un stage à l\u2019hôpital réduit au minimum.Le deuxième procédé utilisé pour le traitement du cancer de la prostate, c\u2019est l\u2019irradiation, soit par les rayons X ou par le radium ou le radon.Dans le premier cas, c\u2019est tout simplement la radiothérapie profonde de la prostate et de son voisinage; dans le second, c\u2019est l\u2019application locale dans la prostate d\u2019aiguilles de radium ou de radon.Comme dans le traitement de tous les cancers, on a espéré beaucoup de l\u2019irradiation.Malheureusement, il n\u2019y a qu\u2019entre 10% à 20% des cancers de la prostate qui soient radio-sensibles; aussi les résultats ne peuvent être brillants.La troisième méthode appliquée au traitement du cancer de la prostate, c\u2019est la thérapeutique hormonale, qui, tout en étant très récente, semble vouloir donner les meilleures résultats et les plus prometteurs pour l\u2019avenir.C\u2019est à Dodds et à Huggins que nous devons cette grande innovation qui nous permet d\u2019espérer beaucoup.Le traitement hormonal s\u2019applique de deux façons: soit par la neutralisation de la sécrétion interne du testicule, c\u2019est-à-dire le testostérone, soit par la suppression de cette sécrétion par l\u2019ablation de la glande elle-même.Dans le premier cas, on administre le stil- bestrol.Le stilbestrol est une substance chimique œstrogénique synthétique qui ne contient que deux noyaux carbures, tandis que la folliculine naturelle, substance œstrogé- nique, en contient quatre.La folliculine a une action cancérigène sur la prostate, et ceci est connu depuis longtemps, car Lacassagne et beaucoup d\u2019autres auteurs, ont pu produire des cancers de la prostate chez la souris, par l\u2019administration de la folliculine à haute dose.Le stilbestrol a, par contre, une action anti- cancérigène prouvée expérimentalement par Dodds et beaucoup d\u2019autres dès 1938.Ces auteurs ont observé un ramollissement, une diminution et dans certains cas la disparition complète des noyaux néoplasiques dans la prostate après administration de stilbestrol.Cette différence d\u2019action serait-elle due à la présence dans un cas de deux noyaux carbures et dans l\u2019autre de quatre?semblablement le cas et les biologistes nous donneront sous peu \u2014 ou, du moins, espérons- le \u2014 une réponse certaine à ce sujet.La deuxième façon d\u2019appliquer le traîte- ment hormonal, c\u2019est la suppression de la sécrétion interne du testicule.Cette suppression peut se faire par la radiothérapie, par l\u2019évidement testiculaire ou par la castration.La radiothérapie est-elle sure?Nous ne le savons C\u2019est vrai- BOURQUE: TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE pas d\u2019une façon catégorique, car, si nous ne sommes pas sans ignorer que la radiothérapie stérilise, nous ne pouvons affirmer qu\u2019elle supprime complètement la sécrétion interne du testicule.Done, jusqu\u2019à plus amples informations, la méthode n\u2019a pas de preuves à son appui.Que penser de Pévidement testiculaire?Il n\u2019y a pas l'ombre d\u2019un doute que cette pratique a de très gros avantages sur la radiothérapie, mais elle n\u2019est pas radicale comme la castration, car son seul avantage sur celle- ci, c\u2019est un avantage moral, qui laisse croire au malade qu\u2019il n\u2019est pas complètement réduit à l\u2019état d\u2019eunuque, puisque son serotum contient encore des vestiges de sa virilité.À notre avis, cet avantage peut être considéré dans quelques rares cas, mais l\u2019idéal thérapeutique, c\u2019est la castration radicale et complète, qui ne laisse aucun vestige, mais qui est sûre et certaine quant aux résultats.Nous avons pratiqué cette intervention depuis 1942 et nous n\u2019avons rencontré qu\u2019exceptionnellement des des malades qui s\u2019y sont opposés.Voici donc les moyens que nous avons à notre disposition pour combattre le cancer de la prostate.Doit-on adopter une méthode seulement?Evidemment non, car ce serait manquer de jugement d\u2019abord, et agir contre l\u2019intérêt du malade ensuite.A notre avis, il faut appliquer un traitement combiné, chirurgical et hormonal d\u2019abord, et, dans quelques cas, avoir recours aux irradiations quand la cure chirurgicale est impraticable.Quelle technique chirurgicale doit-on suivre?Après avoir étudié les résultats obtenus avec la prostatectomie périnéale, la prostatectomie sus-pubienne et la résection trans-urétrale, après avoir pris en considération les suites opératoires et la mortalité opératoire dans chaque cas, nous croyons sincèrement, et, avec preuves à l\u2019appui, que c\u2019est la résection trans- urétrale qui l\u2019emporte, en y adjoignant la castration bilatérale; aussi, c\u2019est la façon de procéder que nous avons adoptée dans notre service à l\u2019Hôtel-Dieu.En effet, depuis le 29 juin 1942 jusqu\u2019au 31 décembre 1945, nous avons eu à traiter 120 298 cas de cancers de la prostate.Nous en avons traité plusieurs autres depuis le ler janvier 1946, mais comme ces cas sont trop récents pour nous permettre de tirer une conclusion quelconque, nous n\u2019en parlerons pas dans la statistique que nous apportons ici.A tous nos malades rapportés ici, nous avons prescrit, après la résection et la castration, du stilbes- trol à la dose moyenne de 5 milligrammes à 10 milligrammes par jour selon la tolérance du malade vis-à-vis du médicament et ce, ad infinitum.Chez certains de ces malades nous avons dû suspendre momentanément l\u2019administration du médicament, soit à cause de l\u2019intolérance gastrique de certains sujets, soit à cause des douleurs aux seins que le médicament provoque chez certains autres.Donc, au cours de la période précitée, nous avons opéré 120 malades.! Sur ce nombre, nous avons pu en retracer 95.De ce nombre, 23 sont morts, soit 24.2%, et 72, soit 75.8%, ont pu répondre au questionnaire que nous leur avons adressé.Voici le détail de cette statistique: Du 29 juin au 31 décembre 1942: Opérés 8 cas.Retracés 6 cas.Morts 3 cas, soit 50%.Vivants 3 cas, soit 50%.Du ler janvier 1943 au 31 décembre 1943: Opérés 29 cas.Retracés 22 cas.Morts 11 cas, soit 50%.Vivants 11 cas, soit 50%.Du ler janvier 1944 au 31 décembre 1944: Opérés 26 cas.Retracés 19 cas.Morts 4 cas, soit 21%.Vivants 15 cas, soit 79%.Du ler janvier 1945 au 31 décembre 1945: Opérés 57 cas.Retracés 48 cas.Morts 5 cas, soit 104%.Vivants 43 cas, soit 89.6%.1.De ces 120 cas que nous avons suivis, 38 sont des cas personnels et 82 furent opérés par notre regretté maître.le Dr Oscar Mercier. 594 Voici maintenant les réponses, au nombre de 72, que nous avons reçues aux questionnaires que nous avons adressées à ces patients et qui se lisent comme suit : 1.Avez-vous repris des forces?55 patients ont répondu: Oui, soit 764%.17 patients ont répondu: Non, soit 23.6%.2.Avez-vous engraissé?90 patients ont répondu: Oui, soit 76.4%.17 patients ont répondu: Non, soit 23.6%.3.Souffrez-vous?49 patients ont répondu: Non, soit 68%.23 patients ont répondu: Oui, soit 32%.4.Avez-vous de la difficulté à uriner?59 patients ont répondu: Non, soit 832%.13 patients ont répondu: Oui, soit 16.8%.Donc, sur 95 opérés, nous avons: 76.4% qui ont repris des forces.76.4% qui ont engraissé.68% qui ne souffrent pas.83.2% qui n\u2019ont aucune diffeiulté à uriner.Ce sont pour le moins des résultats intéressants, car, si entre 16.8% et 32% de ces patients n\u2019ont que peu ou pas bénéficié du traitement, nous en avons entre 68% et 83.2% qui ont sans aucun doute grandement bénéficié du traitement et peuvent vivre une vie normale.Bien entendu, il est beaucoup trop tôt pour parler de guérison, car nous n\u2019avons pas, dans cette série de cas, des malades opérés depuis plus de quatre ans.Tout de même, ces résultats nous permettent d\u2019espérer beaucoup.Plusieurs de ces malades sont revus périodiquement et, en étant conservateur, on peut dire que, dans les deux tiers des cas, nous pouvons constater les bienfaits réels de cette façon de procéder.Dans plusieurs cas même, Nous avons pu constater une régression complète de la diffusion néoplasique et même une régression des métastases osseuses du petit bassin et du rachis, contrôlée par la radiographie et par le dosage des phosphatases.Quoi conclure de tout ce qui précède?Il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019un doute qu\u2019avec les moyens dont nous disposons, le pronostic dans le cancer de la prostate est complètement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuteniv AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 changé et nous pouvons aujourd\u2019hui parler de traitement curatif et penser de moins en moins au traitement palliatif, qui hélas! a trop longtemps été le seul secours que nous pouvions apporter aux malades porteurs d\u2019un cancer prostatique.En effet, depuis ces quelques dernières années, les progrès réalisés dans le traitement du cancer de la prostate sont tellement grands, qu\u2019ils nous permettent d\u2019espérer que, dans un avenir rapproché, le problème du cancer prosatique sera tout à fait résolu, et ce pour le plus grand bien de l\u2019humanité et à la gloire de notre spécialité.BIBLIOGRAPHIE BARNES, R.N.: «Carcinoma of the Prostate.A comparative study of modes of treatment.» J.Urol., 44: 169, 1940.BAUINGER, B.S.: «Treatment of prostatic carcinoma.» Surg.Gyn.and Obst.62: 410, 1936.BUGBEE, G.G.: « Total perineal prostatectomy for carcinoma of the prostate.» J.Urol., 35: 110, 1936.COLSTON, C.J.A.: «The surgical treatment of carcinoma of the prostate.» New Eng.J.Med.223: 205, 1940.CURTIS, Mark S.: « New developments in the treatment of prostatic carcinoma.» N.8S.Naval Med.Bull, 41: 1022, 1943.HECKEL, N.J.et KRETSCHNER, H.L.: « Carcinoma of the prostate treated with diethyl-stil- bestrol.» J.A.M.A., 119: 1087, 1942.HENLINE.R.B.: «Carcinoma of the Prostate and its adequate treatment.» Med.Rec.and An., septembre 1943; 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certaines ptoses, en particulier les ptoses du premier degré, ont parfois le don de se montrer capricieuses et inconstantes; sous l\u2019effet de causes incontrôlables, on voit alors le rein s\u2019obstiner à ne pas quitter sa loge malgré l\u2019inspiration profonde et demeurer de ce fait impalpable par les procédés habituels d\u2019exploration lombaire en décubitus dorsal ou latéral.Ces cas peuvent donner lieu à des erreurs regrettables de diagnostic si on limite 596 là son examen et si on ne prend pas la peine de se souvenir qu\u2019il existe un autre procédé pour apprécier la mobilité anormale d\u2019un rein, procédé dont l\u2019importance mérite qu\u2019on s\u2019y arrête et qui consiste dans la palpation lombaire en position assise et surtout en position debout.Ce procédé, trop souvent négligé, est bien à tort relégué dans le cadre des procédés d\u2019exception : son emploi systématique, chaque fois que des symptômes peuvent faire soupçonner une néphroptose, rendra maintes fois l\u2019appréciable service de nous révéler une ptose d'importance là où les autres méthodes de palpation avaient échoué ou n\u2019avaient abouti qu\u2019à un diagnostic incertain et hésitant.Pour notre part, nous utilisons constamment ce procédé et nous n\u2019avons qu\u2019à nous en féliciter: en plus de fournir parfois la solution à certains problèmes cliniques embarrassants, il apporte toujours, dans toutes les variétés de ptoses, soit une confirmation du diagnostic, soit des renseignements utiles sur le degré de mobilité et de descente du rein.Certaines conditions locales peuvent empêcher un rein mobile d\u2019être senti par palpation lombaire: c\u2019est ainsi que l\u2019épaisseur trop considérable de la paroi abdominale, l\u2019impossibilité pour le malade de relâcher ses muscles, ou encore la contracture musculaire localisée lorsque l\u2019examen se pratique au moment d\u2019une crise d\u2019uronéphrose intermittente ou de pyé- lo-néphrite aiguë, rendent impossible la palpation précise du rein déplacé, quelle que soit la position donnée au malade, horizontale, latérale ou verticale.Dans ces cas, il faudra recourir à d\u2019autres moyens de diagnostic et celui qui s'impose tout naturellement est l\u2019examen aux rayons X: la radiographie simple ne donnant en général que des renseignements imprécis et incomplets, c\u2019est à l\u2019urographie intraveineuse qu\u2019il faudra s\u2019adresser comme méthode de choix.Toutefois, comme il s\u2019agit de ptose rénale, cette urographie intraveineuse, si on veut qu\u2019elle donne les résultats désirés, devra remplir une condition essentielle, à savoir L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 qu'au moins une des radiographies devra être prise en position debout après l'injection intraveineuse et une fois la compression abdominale enlevée.On comprend aisément, en effet, qu\u2019il serait illogique et illusoire de vouloir, par ce moyen, démontrer de façon péremptoire l\u2019existence d\u2019une néphroptose, si on se contente de faire des radiographies en décubitus dorsal sur un malade qui subit en outre une forte compression abdominale dont l\u2019effet est de refouler le rein dans sa loge et de l\u2019y maintenir solidement.Voici la technique que personnellement nous suivons: une radiographie simple est d\u2019abord prise, puis suivent, après forte compression abdominale et injection intraveineuse de la substance opaque, deux autres radiographies en décubitus dorsal; enfin, on enlève la compression, on met le malade debout pour obtenir la position de descente maxima du rein et on fait une dernière radiographie.Si ce dernier temps est exécuté avec assez de rapidité \u2014 et il doit l\u2019être \u2014 1l reste assez de substance opaque dans les cavités rénales pour permettre de situer très exactement la position des bassinets en regard des vertèbres et de leurs apophyses transverses et de poser ainsi un diagnostic précis de la ptose et du degré maximum du déplacement du rein.Lorsqu\u2019un néphroptosé se présente en crise d\u2019uronéphrose intermittente ou de pyélo- néphrite aiguë, un autre problème se pose du fait que ces crises déterminent, au niveau du rein touché, une diminution considérable, sinon une abolition de la fonction rénale.Une urographie intraveineuse faite dans ces conditions risquerait fort, à cause de l\u2019hypofonctionne- ment rénal, de ne pas donner de pyélogramme du rein intéressé et de constituer ainsi une manœuvre totalement inutile.Il vaudra donc mieux ne pas se presser et attendre que la crise soit terminée depuis quelques jours avant de demander à l\u2019urographie intraveineuse de poser ou de confirmer le diagnostic.L\u2019urographie intraveineuse est une méthode de grande valeur que nous croyons nécessaire LAVERGNE: NÉPHROPTOSE ET NÉPHROPEXIE d\u2019utiliser non seulement dans les cas spéciaux, mais systématiquement dans tous :es cas de néphroptose: en plus d\u2019être parfois le seu! moyen de diagnostic sûr, elle fournit toujours, même dans les ptoses les plus évidentes, nombre de renseignements utiles ou pour le moins intéressants.C\u2019est ainsi qu\u2019elle nous dira l\u2019existence d\u2019un caleul ou d\u2019une uronéphrose; elle pourra nous faire voir la présence d\u2019une coudure de l\u2019uretère, même nous donner une idée de la fixité de cette coudure en nous montrant par exemple un bassinet à direction ascendante, dont le sommet semble accroché à un point fixe; elle pourra nous signaler un trouble d\u2019évacuation pyélique lorsque le bassinet apparaîtra encore rempli sur la radiographie prise en position debout; elle nous permettra d\u2019observer le rein à son degré maximum de chute; elle nous fera parfois découvrir une anomalie ou une affection coexistante et insoupçonnée; enfin elle nous fournira sur le rein congénère tous les renseignements désirables concernant son existence, sa valeur fonctionne'le apparente, sa situation normale ou anormale, son intégrité morphologique.Ces différentes notions sont très utiles à connaître et elles peuvent prendre, dans certains cas, une importance capitale et influant profondément sur la conduite à tenir, comme nous le verrons plus loin.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Les affections que l\u2019on est exposé à confondre le plus souvent avec le rein mobile et sa principale complication, la crise d\u2019uronéphrose intermittente, sont: 1° la cholécystite chronique et la crise de coliques hépatiques; 2° la crise de coliques néphrétiques; 3° l\u2019appendicite, soit aiguë, soit chronique.1° Les douleurs du rein mobile peuvent aisément être attribuées à la cholécystite chronique, de même que la crise d\u2019uronéphrose intermittente peut être confondue avec la crise de coliques biliaires: en fait, 1l n\u2019est pas rare de voir des malades porteurs d\u2019une néphrop- tose chez lesquels on a pratiqué \u2014 sans ré- 097 sultat, cela va sans dire \u2014 une cholécystecto- mie.Le diagnostic différentiel de ces deux affections se basera surtout sur le siège et le caractère des douleurs: douleur antérieure, au point cystique, avec irradiation vers l\u2019omoplate ou vers l\u2019épaule dans la cholécysuite; douleur plus latérale ou plus basse, mais surtout lombaire, avec irradiation vers les organes génitaux externes ou la cuisse, douleur s\u2019accompagnant souvent de troubles urinaires, dans la néphroptose; les troubles urinaires, représentés en général par une pollakiurie indolore, diurne et nocturne, constituent à notre sens un symptôme important en faveur d\u2019un rein mobile.Dans les cas discutables, 1l sera nécessaire d\u2019avoir recours aux examens radiologiques, lesquels, par la radiographie simple, la cholé- cystographie et l\u2019urographie intraveineuse, fourniront tous les éléments voulus pour bien étayer le diagnostic.De toute façon, il ne faut jamais oublier que cholécystite et né- phroptose peuvent trés bien coexister chez un malade et, en fait, il n\u2019est pas rare, au cours d\u2019une urographie intraveineuse par exemple, de voir se dessiner, au-dessus d\u2019un pyélogram- me de rein ptosé, l\u2019image très nette d\u2019une vésicule bourrée de concrétions biliaires.2° Rien ne ressemble autant à une crise d\u2019uronéphrose intermittente qu\u2019une crise de coliques néphrétiques par migration d\u2019un calcul.A peine quelques détails peuvent-ils nous aider à diriger le diagnostic: c\u2019est ainsi que la crise par calcul est en général plus intense et surtout plus difficile à calmer (un demi-grain de morphine est le plus souvent nécessaire pour soulager un calculeux rénal en crise); de plus, l\u2019hématurie est beaucoup plus rarement observée dans la crise uroné- phrotique que dans la crise calculeuse et cette hématurie devra être recherchée avec soin, même sous la forme d\u2019hématurie microscopique; enfin la radiographie peut révéler la présence d\u2019un calcul et c\u2019est cette radiographie qui constitue, sans contredit, l\u2019élément capital du diagnostic différentiel.Cependant, il ne 598 faudra jamais oublier que nombre de petits caleuls urinaires ne sont pas visibles aux rayons X, surtout si la radiographie est prise au moment d\u2019une crise alors que de nombreux gaz intestinaux viennent gêner considérablement la technique radiologique; d\u2019un autre côté, on se souviendra également que la présence d\u2019un calcul n\u2019exclut pas, loin de là, la possibilité d\u2019une néphroptose, le caleul n\u2019étant souvent qu\u2019une complication de celle-ci.En définitive, une fois la crise terminée, il sera presque toujours nécessaire de compléter le diagnostic par une urographie intraveineuse.3° L\u2019appendicite constitue peut-être la cause la plus fréquente d\u2019erreur de diagnostic avec le rein mobile.Nous nous permettons d\u2019attirer particulièrement l\u2019attention sur ce point, car nous avons été frappés par le pourcentage relativement élevé de malades porteurs de ptose rénale, à qui antérieurement on a fait subir une appendicectomie ou qui sont envoyés à l\u2019hôpital avec un diagnostic d\u2019appendicite aiguë ou chronique.Ces erreurs de diagnostic sont si répétées qu\u2019on éprouve nettement l\u2019impression que bon nombre d\u2019entre elles pourraient être évitées si on s\u2019appliquait à faire un examen plus soigneux et plus détaillé.Sans doute, dans l\u2019appendicite aiguë le problème est souvent délicat, étant donné la question d\u2019urgence qui se pose toujours; tout de même, l\u2019étude attentive de la température, du pouls, de la leucocytose, de l\u2019état général pourra nous guider favorablement, si on veut bien se rappeler que la crise d\u2019uronéphrose ne s\u2019accompagne en général ni d\u2019hyperthermie, ni de tachycardie notable, ni d\u2019atteinte marquée de l\u2019état général; avec une douleur à siège plutôt lombaire et quelques troubles urinaires pour compléter le tableau, on pourra, si on est averti, limiter au minimum les possibilités d\u2019erreur.Confondre une ptose rénale avec une appendicite chronique est peut-être moins excusable: ici, rien ne presse, on a tout le temps pour réfléchir, et on a le droit de s\u2019étonner chaque fois que l\u2019on observe sur le ventre d\u2019un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 néphroptosé la cicatrice d\u2019une appendicectomie qui n\u2019a pas apporté de soulagement.Indiscutablement, les symptômes du rein mobile et de l\u2019appendicite chronique peuvent se ressembler étrangement, mais, à un examen approfondi, on découvrira toujours certains détails tels que douleurs lombaires franches, troubles urinaires, petites crises d\u2019uronéphrose, qui ne pourront manquer d'attirer l\u2019attention du côté du rein; une fois aiguillé dans ce sens, il sera facile de compléter le diagnostic.Quoi qu\u2019il en soit, le danger d\u2019errer nous paraît si réel que nous n\u2019hésitons pas à conseiller, comme ligne de conduite générale, de ne jamais porter le diagnostic d\u2019appendicite chronique sans avoir au préalable éliminé toute possibilité de la présence d\u2019un rein mobile.Dans les cas difficiles on aura toujours la ressource de l\u2019urographie intraveineuse et, enfin, n\u2019oublions pas que l\u2019appendicite chronique, tout comme la cholécystite, peut exister et évoluer en même temps qu\u2019une néphroptose.TRAITEMENT Exception faite de la thérapeutique symptomatique dirigée contre les douleurs, les troubles digestifs, le nervosisme et les phénomènes généraux, nous avons à notre disposition deux méthodes de traitement du rein mobile: 1° le port d\u2019un appareil de soutien; 2° la fixation chirurgicale du rein ou néphropexie.Peut-être pourrait-on ajouter la cure d\u2019engraissement pour certains cas de ptose légère chez des malades particulièrement amaigris.Le port d\u2019un appareil de soutien n\u2019est pas, dans l\u2019ensemble, recommandable: en plus d\u2019ê- tre peu effectif, il est pénible pour le malade, souvent très mal supporté, et nombreux sont ceux qui, de guerre lasse, le mettent définitivement de côté.Dans la ptose simple au premier degré, on peut en faire un essai loyal, mais dans les autres ptoses ses indications ne se présentent que de façon exceptionnelle.Une fois qu\u2019on a décidé de conseiller le port d\u2019un coussinet de soutien, il faut bien expliquer au malade de mettre son corset en posi- LAVERGNE: NEPHROPTOSE ET NEPHROPEXIE tion couchée, avec le siège surélevé par des coussins: c\u2019est la seule position qui permette au rein de réintégrer sa loge et au coussinet d\u2019avoir des chances de maintenir l\u2019organe en place; l\u2019application du coussinet en position debout est irrationnelle, ineffective, voire même nuisible.Doit-on conclure de ceci que toute ptose rénale doit être livrée au bistouri?Evidem- ment non.Il y a des ptoses qu\u2019il faut opérer et il y a des ptoses qu\u2019il faut savoir respecter.Les ptoses à respecter sont surtout les formes latentes où la symptomatologie est à peu près inexistante et les formes graves où l\u2019intensité des douleurs et des troubles neuro-di- gestifs ont fini par réduire l\u2019organisme à une véritable déchéance; de même on respectera celles qui s\u2019accompagnent d\u2019affection organique grave telle que cardiopathie avancée, cancer, etc.; on s\u2019abstiendra également en général chez ceux qui souffrent de viscéroptose généralisée et de nervosisme Intense, surtout si la ptose est peu marquée et n\u2019est pas compliquée d\u2019uronéphrose.Par contre, s\u2019il existe de l\u2019uronéphrose, nous considérons qu\u2019il peut être indiqué d\u2019opérer même chez des malades particulièrement névrosés: la fixation du rein ne pourra qu\u2019améliorer la situation et surtout elle mettra à l\u2019abri de la perte de l\u2019organe par distension exagérée.Dans la forme dyspeptique pure, un examen complet de l\u2019appareil digestif et de ses glandes annexes s\u2019impose avant de prendre une décision.Si cet examen est négatif, on se souviendra que le rein mobile peut représenter à lui seul toute l\u2019étiologie du syndrome digestif et que sa correction aura pour effet d\u2019amener la disparition définitive de tous les troubles.En résumé, les formes latente et grave étant exceptées, la ptose rénale est une affection susceptible de relever de l\u2019intervention chirurgicale à n\u2019importe quel moment de son évolution.599 RESULTATS DE LA NEPHROPEXIE La néphropexie est une intervention qui donne d\u2019excellents résultats a condition qu\u2019elle soit bien faite et nous considérons que pour être bien faite elle doit remplir les trois con- dicions suivantes : 1° Première condition: le rein ne doit pas être seulement fixé \u2014 aux bords de la plaie, par exemple \u2014 mais il doit être aussi relevé, remonté, de façon qu\u2019il réoccupe, autant que faire se peut, son habitat normal.2° Deuxième condition: il ne faut pas s\u2019occuper uniquement du rein, mais aussi de l\u2019uretère, dont les coudures, surtout si elles sont fixées, ont une importance primordiale dans l\u2019étiologie des troubles de l\u2019évacuation pyé- lique et conséquemment dans la pathogénie de l\u2019uronéphrose: négliger ces coudures serait s\u2019exposer à des échecs plus ou moins graves, même si, par ailleurs, le rein a été bien relevé et bien fixé.d° Troisième condition: c\u2019est une condition postopératoire; elle comporte pour le malade la nécessité de demeurer couché horizontalement pendant une période de 21 jours; il lui sera strictement défendu de s\u2019asseoir, mais on pourra lui permettre, après 2 ou 3 jours, de changer de position en se tournant sur les côtés, à condition toutefois que les mouvements se fassent sans heurt et sans secousse.Cette période de trois semaines semble nécessaire pour permettre aux adhérences d\u2019acquérir une solidité suffisante et tout lever plus précoce ne saurait qu\u2019exposer à un pourcentage important de rechutes.Personnellement nous utilisons la technique capsulaire de la néphropexie, laquelle nous donne toute satisfaction, et nous apportons, au cours de intervention, une attention par- ticuliére aux deux points principaux suivants: 1° libération soignée du bassinet et de la portion supérieure de l\u2019uretère, de manière à les débarrasser de toute bride fibreuse ou tassement de tissu cellulaire qui pourrait constituer un obstacle à une bonne évacuation pyélique; 600 2° relèvement du rein le plus haut possible et fixation par des fils passés à la hauteur du dixième espace intercostal.Ainsi comprise et exécutée, la néphropexie donne des résultats à peu près parfaits dans la ptose ordinaire, c\u2019est-à-dire lorsqu\u2019il y a peu ou pas d\u2019uronéphrose et que les troubles nerveux et digestifs ne présentent pas d\u2019acuité particulière.Dans les autres formes où l\u2019état névropa- thique et les troubles gastro-intestinaux sont intenses, il faudra s\u2019attendre à des échecs partiels, mais il serait excessif de faire de ces troubles une contre-indication absolue à la néphropexie.Du moment que le rein mobile peut être tenu responsable d\u2019au moins une partie des troubles et surtout s\u2019il y a coexistence d\u2019un état uronéphrotique, la néphropexie amènera toujours une amélioration appréciable et en particulier elle permettra d\u2019éviter des accidents plus graves pouvant survenir ultérieurement.Ces échecs partiels pourraient d\u2019ailleurs être en grande partie évités si on adoptait comme ligne de conduite de faire opérer de bonne heure les néphroptosés qui souffrent et cela L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 dès qu\u2019il devient évident que les symptômes observés sont rattachables à l\u2019hypermobilité rénale, sans attendre que les troubles neuro- digestifs ou que l\u2019uronéphrose ait atteint des proportions telles qu\u2019un succès opératoire complet devienne presque une illusion.Nous croyons qu\u2019on ne saurait trop s\u2019élever contre l\u2019impression fausse qui existe en certains milieux, même médicaux, et qui veut que la né- phropexie soit une opération à déconseiller parce que la ptose est destinée à se reproduire à peu près fatalement; cette croyance erronée à pour conséquence néfaste de faire temporiser longuement les malades et de les amener au chirurgien à une période où souvent on ne peut qu\u2019envisager une amélioration là où, plus tôt, on aurait pu se payer le luxe d\u2019une guérison radicale.Il faudra être bien convaincu qu\u2019une fixation rénale bien faite n\u2019aboutit qu\u2019exceptionnellement à la rechute, que la mortalité opératoire est à peu près inexistante et que, en définitive, bien peu d\u2019interventions chirurgicales majeures sont en mesure de présenter un bilan de résultats aussi complets, aussi constants et aussi consolants que la néphropexie.| OPHTALMOLOGIE e + + + O.R.L.PARALYSIE DES DILATATEURS DES CORDES VOCALES V.LATRAVERSE, Broncho-cesophagologiste à l'hôpital Notre-Dame (Montréal).La paralysie de la dilatation est le syndrome dit de Gerhardt.Elle est marquée par la perte de la fonction d\u2019ouverture de la glotte (1-2), en même temps que par la conservation de l\u2019adduction.Cliniquement trois éléments caractérisent ce syndrome: 1.la dyspnée inspiratoire, se manifestant par du cornage et des accès intermittents de suffocation; la conservation de la voix; l\u2019intégrité anatomique du larynx (Ler- moyez).Le syndrome peut se présenter même avec une modification patholog!- que locale comme a réussi à le démontrer l\u2019Ecole américaine (6).ETIOLOGIE.On peut partager en 3 groupes les causes qui entretiennent une paralysie de la dilatation de la glotte ou son absence d\u2019abduction.ler groupe.Causes nerveuses.La syphilis nerveuse et le tabes comptent rarement comme cause efficiente depuis la campagne antivé- nérienne.Kelly (6) mentionne le laryngo- spasme de l\u2019adulte.2e groupe.Causes traumatiques.Séquelle d\u2019une thyroïdectomie ou de blessure de la boîte laryngée (14).A notre avis, cette complication de la thyroïdectomie ne signifie pas la section du récurrent; car, dans ce cas, nous aurions la position cadavérique de la glotte.Il s\u2019agirait plutôt d\u2019une compression inhibitrice de l\u2019abduction par processus cicatriciel postopératoire.Aussi faut-il attendre environ 6 mois avant d\u2019exécuter l\u2019aryténoïdectomie.1.Série de communications au XVIIIe Congrès de lAM.LF.C., Québec.juin 1946.L\u2019ankylose de l\u2019aryténoïde peut être la complication éloignée d\u2019une brûlure (7), d\u2019un phlegmon (14) ou d\u2019un rhumatisme, du port prolongé d\u2019un tube de Levine.3e groupe.Causes infectieuses et toxiques.La typhoïde, l\u2019infection grippale chronique (J.N.Roy, 4) et le saturnisme peuvent parfois engendrer le syndrome.Nous rapporterons trois courtes observations illustrant les deux derniers groupes.Le but de cette communication est d\u2019attirer votre attention sur les indications du traitement chirurgical de cette affection.Observation 1.Séquelle de thyroïdectomie.Mme M.S., patiente des Drs A.Paquet et R.Turcot, est âgée de 44 ans, mère d\u2019une nombreuse famille.En 1942, elle subit une thyroïdectomie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Depuis cette époque, elle accuse de la dysphonie légère.La dyspnée inspiratoire plus ou moins continue provoque du tirage la menaçant parfois d\u2019asphyxie.La position couchée devient rapidement intolérable.Le docteur Turcot posa le diagnostic de paralysie des dilatateurs des cordes vocales.Hospitalisée à l\u2019hôpital Notre-Dame le 29 janvier 1946, la malade présente subjectivement et objectivement les constatations de ses médecins.Voici le résultat de notre examen endoscopique : A.Laryngoscopie au miroir laryngé.Vestibule laryngé et sinus piriformes présentent un aspect normal.Les bandes ventriculaires ne sont pas hypertrophiées.Glotte : de rares vaisseaux parcourent les cordes vo- 602 cales.En inspiration: les cordes se maintiennent en position paramédiane; la lumière glottique présente une fente d\u2019à peine 2 mm.Il y a absence bilatérale d\u2019abduction.En expiration: assez bonne sonorité de la voix.Il existe des mouvements d\u2019adduction qui ressemblent à des contractions spasmodiques accompagnées de cornage.Il y a donc persis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Le 7 février 1946, nous pratiquons une trachéotomie basse palliative comme premier temps de l\u2019aryténoïdopexie ou de la cordopexie après aryténoïdectomie.Observation 2.Séquelle de fracture du larynx.Il s\u2019agit d\u2019un enfant de 13 ans qui, en oc- Atytsærimd Ca Lt post Tr ation engine Fig.1-2.\u2014 Opération de King selon la description de Seed (Annals of Otology, Rhinology and Laryngology, mars 1942).Fig.1.Voie d\u2019accès passant en avant du st-cl-mnastoïdien à travers une boutonnière du constricteur inf.du pharynx.La traction en avant et en dehors du bord postérieur de la lame thyroïdienne permet l\u2019ouverture de l\u2019articulation crico-aryténoïdienne et la mise en place du point de suture A, B.Fig.2.A, fermeture spasmodique de la glotte en adduction par paralysie des dilat- teurs des cordes vocales.B, C, mode d\u2019action de la suture de l\u2019aryténoïde désarticulé au bord postér:eur du cartilage thyroïde.tance du jeu des constricteurs et des tenseurs des cordes vocales.B.Laryngoscopie directe.L\u2019application du laryngoscope au niveau du vestibule laryngé provoque un spasme de la glotte qui nous empêche de bien observer le jeu des cordes.L'absence de dilatation semble confirmer l\u2019existence d\u2019une paralysie des dilatateurs des cordes vocales.tobre 1944, subissait un violent traumatisme du larynx.La menace d\u2019asphyxie poussa le médecin de famille à pratiquer habilement une trachéotomie à travers la membrane cri- co-thyroïdienne.À notre premier examen du 12 décembre 1944, nous constatons une sténose laryngée importante par infiltration de l\u2019hémilarynx gauche avec immobilisation paramédiane de Cricoarytaenc:d # LATRAVERSE: PARALYSIE DES DILATATEURS DES CORDES VOCALES la corde et luxation probable de l\u2019aryténoïde du même côté; d\u2019autre part, il y a une fracture verticale complète à 14 cm.à gauche de la ligne médiane du cartilage thyroïde.Le malade porte une canule.Or, le 19 décembre 1944, nous pratiquons la trachéotomie basse recommandée par Jackson dans ces cas.Le 25 janvier 1945, la tuméfaction ayant beaucoup régressé, nous constatons la présence d\u2019un polype de granulation ou bourgeon charnu qui fait clapet au niveau de la commissure antérieure.Dans la suite, nous parvenons à l\u2019enlever partiellement tant par voie endo qu\u2019extralaryngée.Le malade retourne chez lui, portant sa canule, pour nous revenir en mars dernier afin de décider de son avenir de canulard.Le 26 de ce mois, nous consentions à enlever la canule trachéale après les constatations et la réserve suivantes: Il existe une sorte d\u2019empâtement de l\u2019hémi- larynx gauche accompagné de paralysie d\u2019abduction de la corde et de luxation de l\u2019aryténoïde; & son 14 moyen, la bande ventriculaire porte un bourgeon charnu polypoide de 1 em.de diamètre, proéminent quelque peu dans la lumière laryngée; le ventricule de Morgagni est comblé.L\u2019hémilarynx droit est normal.Comme la ventilation laryngo-trachéale nous paraissait suffisante et la voix convenable, nous avons enlevé la canule et laissé fermer la stomie trachéale.Si, toutefois, la perméabilité glottique devient fonctionnellement inadéquate, ici encore, nous sommes d\u2019avis qu\u2019il sera indiqué d\u2019exécuter l\u2019aryténoïdectomie, plus justement l\u2019aryténoï- dopexie, pour éviter au malade de devenir un porteur perpétuel de canule trachéale.Observation 3.Complication d\u2019infection grippale chronique.) Monsieur A.G., ayant maintenant 52 ans, souffre depuis plus de 10 ans de dysphonie chronique et de dyspnée inspiratoire.Déjà 603 en juin 1938, le Dr Jules Brault, traitant le malade dans le-service d\u2019O.-R.-L.de l\u2019hôpital Notre-Dame, avait porté le diagnostic de laryngite diffuse et de paralysie de la dilatation de la glotte.Plus tard, il pratiqua une trachéotomie.Nous croyons qu'il s\u2019agit du même cas rapporté par le Dr J.N.Roy (4).A notre tour, nous voyons le malade en janvier 1945.Les antécédents ne révèlent rien autre chose qu\u2019une infection grippale chronique.Croyant à une déficience de son métabolisme général, son médecin, le Dr Chs Nadeau, administra deux séries d\u2019injections d\u2019histamine et d\u2019acides aminés, mais sans résultat probant.Fig.3.\u2014 Technique de Kelly.Le tracé de l'incision intéresse à la fois les plans cutanéo-aponévrotique et musculaire.On pratique une petite fenêtre à l\u2019emporte-pièce par où on exécute la désinsertion de l\u2019aryténoïde en vue de la cordopexie.(Arch.of Otolaryngology, 33: février 1941.) À l\u2019examen, le patient présente sa cicatrice d'ancienne trachéotomie, une sonorité vocale assez bonne mais entrecoupée de raucité crou- pale.Le miroir laryngé nous fait voir des aryténoïdes hypertrophiés, congestionnés, un peu mobiles.Les bandes ventriculaires très hypertrophiées sont rouge foncé, surplombant les cordes vocales qui sont rouges aussi et tuméfiées quoique lisses.À la sténose partielle de la fente interventriculaire et glottique s\u2019ajoute une hyperexcitabilité spasmodique de la glotte associée à l\u2019absence d\u2019abduction.Comme le malade présente du tirage marqué le menaçant d\u2019asphyxie, le 7 février 1945, nous pratiquons une trachéotomie plus basse que la première.La pénicillinothérapie se montre inefficace pour améliorer sa laryngite grippale.Le malade se sent incommodé de sa 604 canule qui provoque des quintes de toux lorsqu\u2019il se penche ou qu\u2019il veut se livrer à un travail manuel.Après un long repos du larynx, le 15 janvier 1946, les aryténoïdes et les bandes ventriculaires ne nous paraissent presque plus hypertrophiés; ils nous laissent mieux voir la glotte dont les mouvements d\u2019adduction sont normaux.La voix est bonne.~~ ATO NL NSS DS \u2014\u2014\u2014 2 = N 4 V/ Fig.1.Shows the longitudinal incision over the lateral posterior third of the thyroid ala.+ * | Fig.4.Technique d'Orton.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzetiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 laryngo-trachéale nous paraissait convenable, en mars dernier, nous consentions à enlever la canule et à laisser bourgeonner la stomie trachéale.Ici encore, nous avons averti le malade que l\u2019aryténoïdectomie complétée de la cordopexie demeure le traitement de choix à appliquer malgré la trachéotomie palliative.® ZT AE, he Arycenoid cartilage Décollement sous-périchondral et large fenétre exécutée aux dépens du 1/3 postérieur de la lame thyroidienne.Boutonnière du périchondre interne permettant 'aryténoidectomie.(The Laryngoscope, 53: novembre 1943.) La corde vocale droite présente un mouvement limité d\u2019abduction et un écartement prononcé de la portion aryténoidienne correspondant à l\u2019apophyse vocale.La corde vocale gauche demeure sur la ligne paramédiane, l\u2019adduction se produisant quelque peu, mais l\u2019écartement reste nul.En un mot, la paralysie bilatérale persiste toujours plus ou moins.Comme la ventilation Conclusion.Nous appuyant sur l\u2019opinion de Kelly, nous rattachons toutes les indications de l\u2019aryté- noïdectomie ou de l\u2019aryténoïdopexie au jeu de l'aryténoïde fixé ou retenu sur place par le défaut fonctionnel des muscles dilatateurs ou par l\u2019ankylose de l\u2019articulation crico-aryté- noïdienne. \u2014\u2014 A comm.LATRAVERSE: PARALYSIE DES DILATATEURS DES CORDES VOCALES Technique opératoire.Depuis les travaux de King, en 1939, trois .procédés, à savoir, ceux de King (5), de Kelly (6) et d\u2019Orton (7), se partagent les préférences des laryngologistes intéressés à cette délicate opération qu\u2019est l\u2019aryténoïdectomie par voie externe.Les illustrations démontrent les caractères essentiels de chacune de ces techniques.Dans la lettre personnelle qu\u2019il nous adressait le 18 octobre 1943, le Dr King lui-même nous avoue que le succès de cette opération n\u2019est le résultat que d\u2019un très grand nombre de répétitions sur le cadavre frais.Depuis que nous nous sommes mis à l\u2019œuvre, nous réalisons le bien-fondé de cet avis.Electrothérapre.Dans la paralysie récurrentielle post-thy- roïdectomique, la valeur de l\u2019électrothérapie mérite quelque attention.Laszlo et Fiertz appliquent aux récurrents les principes de l\u2019électro-diagnostie utilisés pour les autres nerfs périphériques.On place électrode indifférente sur le sternum et l\u2019électrode active sur la face latérale de la pomme d\u2019Adam.La puissance suffisante de courant doit produire la contraction des muscles superficiels antérieurs du cou.Pendant que le laryngologiste pratique la laryngoscopie au miroir, un aide fait fonctionner l\u2019appareil à électro-diagnostic.Les auteurs cités considèrent qu\u2019une réponse au courant faradique signifie une lésion minime devant guérir dans 2 ou 3 mois.En l\u2019absence de réaction faradique, si la contraction cathodique (pole négatif) est plus forte que la contraction anodique (pole positif), la récupération fonctionnelle neuro-musculaire se rétablira dans moins de 10 mois.La formule inverse représente une réaction de dégénérescence complète, par conséquent, révèle la paralysie récurrentielle définitive.605 BIBLIOGRAPHIE Paralysie des dilatateurs des cordes vocales 1) P.TRUFFERT et G.CANUYT: Les maladies du larynx.Masson et Cie.Paris, 1939.2) Chevalier JACKSON et Chevalier L.JACKSON : Diseases and Injuries of the Larynz, 2e éd.The Macmillan Co., New-York, 1942.3) Chevalier JACKSON, Chevalier L.JACKSON et Al.: Diseases of the Nose, Throat and Ear.W.B.Saunders Co.Philadelphie, 1945, pp.525-541.4) J.N.ROY: « Thyphoid Neuritis of the Recurrent Nerves with Consequent Para'ysis of the Laryngeal Dilators.» Arch.Otolaryng., 10: 513 (nov.) 1929.« Para'ysie des dilatateurs laryngés, de nature grippale.» Les Ann.d\u2019otolaryngologie, no 11.1936.«Bilateral Paralysis of the Laryngeal Abductors of Influenzal Origin.» Ann.of Otol.Rhinol.and Laryngol, 45: 282 (mars) 1936.5) B.T.KING: «A new and Function-Restoring Operation for Bilateral Abductor Cord Paralysis.» J.A.M.A, 112: 814 (4 mars) 1939.6) J.D.KELLY: «Surgical Treatment of Bilateral Paralysis of the Abductor Muscles.» Arch.Oto- laryng., 33: 293 (fév.) 1941.7) H.B.ORTON: «Surgical Approach for Aryten- oidectomy in Bilateral Abductor Paralysis of the Larynx.» The Laryngoscope, 53: 709 (nov.) 1943.8) J.W.McCALL et F.S.GARDNER (Cleveland): « A Simplified Operation for Bilateral Abductor Paralysis.» The Laryngoscope, 53: 307 (mars) 1943.9) L.F.MORRISON: « Bilateral Paralysis of Abductor Muscles of the Larynx: 7 cases treated by the Brien T.King Operation.» Arch.Otolaryng., 37: 541 (janv.) 1943.10) Lindon SEED: «The King Operation for Bilateral Abductor Paralysis of the Vocal Cords.» Annals Otol, Rhinol.and Laryngol, 51: 66 (mars) 1942.11) E.S.WRIGHT: «The Kelly Operation for restoration of Laryngeal Function following Bilateral Paralysis of the Vocal Cords.» Ann.Otol, Rhinol.and Laryng., 52: 346, 1943.12) P.H.HOLINGER: «Post-Thyroidectomy Lar- \u2018vngeal Paralysis (Bilateral).» South M.J.37: 169, 1944. 606 13) T.C.GALLOWAY: « Modified Kelly Operation for Abductor Paralysis» Travail présenté devant la «Chicago Laryngological and Otological Society », 7 avril 1941.14) M.C.MYERSON: «Fixation of Cricoarytenoid Joints due to Streptococcic Infection.Improvement with King Operation.» Arch.Otolaryngol.38: 169 (août) 1943.15) J.N.LORE (New York): «Stripping of the Vocal Cords.» Arch.Otolaryngol., 42: 378 (nov.- déc.) 1945.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 16) De Graaf WOODMAN : « A Modification of the Extralaryngeal Approach to Arytenoidectomy for Bilateral Abductor Paralysis.» Arch.Otolaryng., 43: 63 (janv.) 1946.17) A.F.LASZLO et C.O.FIERTZ (New York): « Prognosis of the Recurrent Nerve Paralysis following Thyroidectomy.» Arch.Otolaryng., 42: 372 (nov.-déc.) 1945.CINQUANTE CAS DE CORPS ETRANGERS EXTRAITS DES VOIES RESPIRATOIRES INFERIEURES.- CONSIDERATIONS Maurice BONNIER, F.C.C.P., Chef du service de Broncho-œsophagologie de l\u2019hôpital Sainte-Justine, Chef du service de Bronchoscopie de l'hôpital du Sacré-Cœur, Consultant broncho-œsophagologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les méthodes spéciales de diagnostic et de traitement appliquées dans cette série de corps étrangers du larynx, de la trachée et des bronches sont identiques ou se rattachent de près a celles que m\u2019ont apprises les deux grands maîtres endoscopistes, les professeurs Chevalier et Chevalier L.Jackson.Mes observations statistiques sur les cas intéressants que je vais vous présenter ne peuvent être qu\u2019un humble corollaire de celles développées et exposées par ces deux grands chefs d\u2019école en 1945, portant sur l\u2019analyse de 3,112 cas de corps étrangers sur un total de 4,259 déjà sériés à cette époque, et que j'ai eu l\u2019honneur d'augmenter d\u2019une modeste part lors de mon séjour à Philadelphie il y a une décade.Pai en collection présentement 250 spécimens de corps étrangers enlevés des voies respiratoires inférieures et digestives supérieures depuis 8 ans.La première série comprend les 218 premiers corps étrangers de cette collection; de ce nombre, cinquante, soit 22%, ont été extraits des voies respiratoires inférieures.Ils étaient logés comme suit: 4 dans le larynx (8%); 4 dans la trachée (8%); 42 dans les bronches, soit 84% du total des voies respiratoires inférieures.Autrement dit, lorsque le corps étranger a été inhalé par l\u2019un de nos malades, dans près de 85% des cas, il est tombé et s\u2019est ancré dans une bronche, et deux fois sur trois dans une bronche droite.La nature des corps étrangers a été assez variée: 21 cacahuètes, soit 42% du total; 10 autres corps végétaux ou organiques (20%) ; 16 corps métalliques (32%).Quarante-quatre de ces patients étaient des enfants (88%); 6 seulement des adultes (12%), ce qui représente une marge considérable que nous pouvons facilement expliquer par la tendance naturelle qu\u2019ont les enfants de tout porter à la bouche et d\u2019y mettre les menus objets.Une de nos adultes avait inhalé le corps étranger 14 ans auparavant alors qu\u2019elle était enfant.Les ages s\u2019échelonnent entre 8 mois et 46 ans et surtout entre un an et 3 ans vraisemblablement à cause d\u2019une inaptitude de cet âge à manger ou à mastiquer des cacahuètes.La guérison fut complète sauf dans deux cas où la mort était humainement inévitable à cause de leur condition déplorable à leur arrivée.Seuls ces deux malades ont dû être trachéotomisés afin de leur accorder toutes les chances possibles de manipulation et de survie.Nous avons pu observer tous les genres A CWS Me BONNIER: CORPS ÉTRANGERS EXTRAITS DES VOIES RESPIRATOIRES INFÉRIEURES 607 possibles d\u2019obstruction bronchique, complète ou incomplète, déterminée par la présence de ces corps étrangers et des troubles secondaires de suppuration, d\u2019emphysème et d\u2019atélectasie par obstruction.Dans une dizaine de cas il n\u2019y avait pas d'histoire de corps étranger; chez plusieurs de ces derniers de même que chez quelques autres l\u2019examen radiologique était négatif ou peu suggestif de la présence d\u2019un corps étranger comme élément causal.Les autres s\u2019étaient présentés avec une histoire vague d\u2019étouffement survenu après qu\u2019ils eussent mis un corps étranger dans leur bouche.La moitié seulement des patients ont consulté ou ont été dirigés dans les douze premiers jours qui ont suivi l\u2019accident.Au moins vingt-cinq ont été admis à l\u2019hôpital après une période de temps variant de 12 jours à 14 ans après la pénétration du corps étranger dans les voies aériennes.Le plus grand nombre à cause d\u2019un diagnostic tardivement posé.La nature des corps étrangers a été assez diverse : I.80 corps végétaux ou organiques (60% du total) dont 21 cacahuètes (42% du total), les fragments d\u2019une fève longue, un épi de mil, un fragment de coquille de noisette, deux fragments d\u2019os, deux dents, un frag- ,ment de bois, un segment de péricarpe de pomme.II.16 corps métalliques ou 32% du total : 4 épingles de sûreté ou de fantaisie ouvertes.2 épingles droites.1 morceau de douille de crayon.La portion tubulée d\u2019une canule de trachéotomie.La douille d\u2019une balle de calibre no 22.Un morceau d\u2019une vis.La portion vertébrée flexible d\u2019un aspirateur.Un morceau de tôle triangulaire.Un clou de 34 de pouce.2 clous tapissiers.La douille d\u2019un fusible.L\u2019agraffe d\u2019un fermoir éclair.III.Autres corps étrangers particuliers.Un grain ovalaire en bois, d\u2019un chapelet.Une grosse perle en verre, d\u2019un collier de perles.- Un morceau de celluloïde, d\u2019un jouet d\u2019enfant.D\u2019après les Jackson, 99% des cacahuètes sont enlevées chez des enfants; aussi je n\u2019ai découvert de cacahuète que chez un adulte, une femme de 46 ans.Si je fais exception de cette personne, les âges s\u2019échelonnent de 15 mois à 10 ans, et surtout de 1 à 3 ans; ces deux années fournissent notre plus grand contingent pour ce genre de corps étrangers, soit 76% des cas de cacahuètes, à savoir 16 cas sur 21.Temps de séjour : 10 mois chez cette adulte.2 jours à 2 mois chez ces enfants.Localisation : 9 dans la grosse bronche droite (42%) ; 4 dans la grosse bronche gauche (19%) ; 2 dans la bronche du lobe inférieur droit (9%) ; 2 dans la bronche du lobe inférieur gauche (9%); 3 dans la trachée (14%); 1 dans la bronche du lobe supérieur gauche.Signes cliniques chez les enfants: Respiration asthmatoïde, sibilances et emphysème d\u2019obstruction dans le plus grand nombre des cas; tirage, dyspnée, cyanose dans 3 cas.-# Données radiologiques: Dans environ 50% des cas, à l\u2019expiration, emphysème du poumon obstrué avec déplacement du médiastin vers le côté opposé non obstrué.Dans un petit nombre de cas, até- lectasie du lobe ou du poumon obstrué avec déplacement du médiastin de ce côté.Dans un certain nombre de cas: données entièrement négatives.Chez l\u2019adulte que je cite pour comparaison et qui a gardé son corps étranger pendant 608 Enrrtsautonnd Duasionge.56 sas LA SE BOUNCE.rele E casmenyion Jeri septesisre 1838, Sante Paral tamis cata ti ans, Égsriterttoss à PR je Sand Sears os Rives ORSRE EY IRRL BE TRRTeRE ; REELS 6 okie Fig.1.\u2014 40 spécimens de corps étrangers des voies respiratoires inférieures avec légendes; 16 seulement | ipeeiisertnizate intérieur 5 2xxmet ton Aus Bécamèes 2937.sheds Lieu % 208 L somasas tion: Somnus du dnd férieur gatens Wd 8 WE ay Jours sxhractios 10183 gotsbre 103%, pat HO 1 36 ARO B BIDEN Rising wetmlisadionifrunely du lols ine 176an-FohS arieeu 2 mots idramtisa sions Sroncué + atratntion Les2£ auprasore 2S3E Franeuts 48 Yves, Barieek Seino ver ccna Hum Toxsiisohiard tricede ot Foxyos .Burs 4a vEiEsrt WF DORK.Rurreaiion S48 posmère: 2838; 558 SABTLOLDE Baers orev ol Bote upontiaationsErennhe éraise rasée 20-aÉfours 3 sous tass XX STeUSLOS le: asas 20, GX while PRECURAIRÉ DEAKSHES :Yrenç0isé saone EF nots Trou KI Gé SLR à LATINE Sve de séjours £ sais ax tres tion 5 mers B39.Péricerts ÿx pers.msi BLITREE PRON 46 aus À iasalisetionarontie Ax lode in fésisur évoss mrs dw sûjrar;iD mois GURERSUIOR 1ez 4 putondie LA 35.FM LINO Gx rm aera BL Bn LORRI LBR ALAN IVIL LE SRBL Ye FELFRELISE seal not La RIERA BEST Ariens he AR Liste sn L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn AMLEC.\u2014 Montréal.mai 1947 LOUK Line tak Broach de Jobe férieur troky sxsenaiian leril Juillet 193$ {reyes Vian 3 aos aoukhian tion: Sreusié Un Vous Le Térisar dealt nsréu an séJNTIES Jours uXTPAUSTOR 19128 #774L 13800 \u2014>40r 100 AGO ÉRS RBI Ln oi tx février gran words e véjrons3 ais sRkTastisk Jail pessovs 1666 WS SIME Frcoriercss IT BRE RR RBS ELA I RPO Le 48 Jute ind 2 pue marke Su pétuxx 2%.GXEERRTIUE Le \u2026 Lotérieure of SUN ER0in Lge:f sue 1402 RICE ORE Éroits gi té étaient opaques aux rayons X.Le fragment de coquille de noisette, l\u2019épi de mil et plusieurs cacahuètes ont été de pures trouvailles de la bronchosccpie.© ED ER A Fig.2.\u2014 Autre sé des fragments de cacahuète, même pas soupçonnée.ou de la bronch 7\u2019 a rie de 19 sp Les patients étaient traités soit pour de | sence de p ers enlevés des bronches, avec légendes: é soit près de 75%.o-pneumonie.cimens de corps étrang La p ré \u2019 lusieurs de ces « peanuts» n\u2019était 15 sont asthme, soit pour de la bronchite SURE Se 3 14 Frévost sOSalisntion:Eronoke mrée du sé Eraravtios agm7an droits taf Ceurtioyer \u201cAgertle : SERGE our ugustre, Quilleuit Sans Lecalioutian:pratiehe sous dr 4 pie 2 joursé vois xs 0:2$ oototre 1605, BR \u2019 BONNIER: CORPS ETRA , NGERS EXTRAITS DES VOIES RESPIRATOIRES INFERIEURES 609 510 il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 10 mois, il y avait une suppuration chronique qui pouvait en imposer pour une bronchectasie ou une tuberculose.Pour cette raison cette personne était sous observation depuis plusieurs semaines dans un sanatorium de la province d\u2019où elle nous fut dirigée pour examen bronchoscopique.® * * Voici résumée brièvement l\u2019histoire de quelques cas particulièrement intéressants.1.Un épi de mil a été découvert dans une bronche gauche secondaire (bronche du lobe inf.gauche), chez un enfant de 20 mois.Suppuration putride du lobe inférieur gauche pendant 3 mois avec mauvais état général dont on ignorait l\u2019origine.L\u2019épi complet avait un bout assez long de sa tige.Ce cas a été rapporté et décrit dans les Annales Médico-Chi- rurgicales de l\u2019hôpital Sainte-Justine (année 1941).2.La membrane du péricarpe d\u2019une pomme a été suspendue entre les cordes vocales d\u2019une enfant pendant une période de deux mois.Cette enfant, âgée de 22 mois, présentait du stridor inspiratoire, de la toux croupale et de la dyspnée, le tout simulant le syndrome d\u2019une laryngite infectieuse ou contagieuse.3.Une moitié de coquille de noisette a été soutirée de la bronche du lobe inférieur droit chez un enfant de 8 ans.Elle avait été inhalée six mois auparavant.Ce fut une véritable trouvaille de la bronchoscopie car le tableau clinique en imposait quelque peu pour un épanchement pleural ou une pneumonie.II s\u2019agissait tout simplement d\u2019atélectasie lobaire par obstruction.4.Sommaire de 4 corps étrangers en métal extraits chez des enfants: a) Fragment de bague métallique de crayon.Garçon de 6 ans; séjour de 5 jours dans une bronche gauche.Un peu de toux seulement et quelques roncus.b) Une longue épingle à fermoir, ouverte, pointe en haut entre les cordes vocales.Séjour de 24 heures.Garçon de 13 ans.Comme symptômes: toux et dysphonie.c) Corps d\u2019une vis logée dans la bronche gauche depuis 21 jours.Enfant de 3 ans.À l\u2019admission, état général critique, tirage, température élevée, épuisement.d) Douille d\u2019une balle de calibre 22 logée pendant 12 jours dans l\u2019arbre bronchique d\u2019un garçonnet de 5 ans.(Cas rapporté dans les Annales Médico-Chirurgicales de l\u2019hôpital Sainte-Justine, 1940.) 5.Liste de quatre corps étrangers des bronches chez des adultes.a) Epingle à fermoir, ouverte, pointe en haut, dans la bronche du lobe inférieur gauche, chez une femme de 21 ans.Cette épingle avait été inhalée 14 ans auparavant alors que la patiente n\u2019était âgée que de 7 ans.Emphysème gauche drainé a Page de 11 ans; fistule consécutive pendant environ 6 mois.Vomique quotidienne abondante depuis la fermeture de la fistule.Comme signes ceux d\u2019une suppuration fétide avec intoxication.En somme, ressemblance avec une suppuration tuberculeuse, au point qu\u2019en juin, les phtisiologues lui défendent de nourrir un bébé et la séparent même de son enfant.b) Canule de trachéotomie chez un cancéreux du larynx âgé de 36 ans, logée dans la bronche droite depuis 10 jours.Bronchite suppurée banale avec ulcérations locales sans phénomène d\u2019obstruction.(Publié dans les Transactions de l\u2019Association Américaine de Broncho-Œso- phagologie, 1941.) c) Bout d\u2019aspirateur métallique dans le lobe supérieur droit.Ce patient, âgé de 33 ans, souffrait d\u2019un abcès pulmonaire de ce lobed) Epingle de sûreté ouverte chez une patiente âgée de 41 ans.L'objet était logé dans le lobe inférieur droit (bronche principale) depuis 12 ans et fut découvert par la radiologie seulement à l\u2019occasion d\u2019hémoptysies.(Présenté à la Société de Phtisiologie de Montréal en BONNIER: CORPS ÉTRANGERS EXTRAITS DES VOIES RESPIRATOIRES IN FÉRIEURES 1941 et publié dans les Annales Américaines d\u2019Oto-Rhino-Laryngologre.) 6.Fragment d\u2019os de bœuf chez un ouvrier de 35 ans, logé dans la bronche gauche depuis 15 jours.Toux pénible, température, expectorations fétides.Pas d\u2019ombres radiologiques évidentes autres que celles d\u2019une réaction pé- ribronchique quelconque à ce niveau.21 cacahuètes.611 complet nous entendons Phistoire antérieure complète, familiale et personnelle, un examen physique attentif, les recherches radiologiques, les analyses de laboratoire et l\u2019exploration bronchoscopique, suivie, si nécessaire, des études radio-bronchoscopiques complémentaires par instillation de lipiodol ou d\u2019autres substances opaques dans les bronches.La bron- Noms Age No Corps étrange: Localisation Durée du séjour Tableau clinique Micheline C.8 mois Cacahuète Grosse bronche droite 15 jours Gilles B.2 ans Cacahuéte Grosse bronche droite 6 jours Lucien C.6 ans Cacahuète Trachée 24 heures Dyspnée \u2014 Tirage cyanose.Marie-Pau'e B.2% ans Cacahuète Trachée Respiration asthma- toide, clapet, ronron- Nicole L.3 ans Cacahuéte Grosse bronche gauche 5 semaines nements.Huguette G.7 ans Cacahuéte Grosse bronche droite 2 mois Bernard C.20 mois Cacahuète Grosse bronche droite Iréne C.16 mois Cacahuéte Grosse bronche gauche 12 jours Gilles M.2 ans Cacahuéte Grosse bronche gauche 15 jours Julia P.2 ans Cacahuète Trachée 40 heures Respiration asthma- toide, clapet.Gilles C.2 ans Cacahuète Grosse bronche gauche Gérard G.22 mois Cacahuète Bronche lobe inf.droit Mme W.B.46 ans Cacahuète Bronche lobe inf.droit 10 mois Pierrette C.26 mois Cacahuète Grosse bronche droite 3 semaines Micheline G.15 mois Cacahuète Grosse bronche droite Robert J.15 mois Cacahuéte Grosse bronche droite Gérard S.10 ans Cacahuète Bronche lobe supérieur Bronche lobe inf.gauche Jacqueline L.19 mois Cacahuète Grosse bronche droite 2 jours Serge B.3 ans Cacahuète Grosse bronche droite 3 jours Yves C.Ÿ 18 mois Cacahuete Bronche lobe inf.gauche 18 jours Louise C.2 ans Cacahuéte Bronche lobe inf.gauche 5 jours Conclusions.Dans l\u2019ensemble nous avons observé que les symptômes et les signes broncho-pulmonaires produits par les corps étrangers pouvalent ressembler à ceux d\u2019affections broncho-pulmo- naires telles que l\u2019asthme bronchique, la broncho-pneumonie, la pleuro-pneumonie, les tumeurs, les bronchites infectieuses et même la tuberculose.Il est donc d\u2019une grande importance qu\u2019une étude complète soit faite chaque fois que le diagnostic broncho-pulmonaire n\u2019a pas été fermement établi ou confirmé.Par examen choscopie, c\u2019est-à-dire l\u2019opération bronchosco- pique, est la seule qui permet l\u2019ablation de la cause d\u2019obstruction, c\u2019est-à-dire le corps étranger, et qui offre les moyens d\u2019améliorer la perméabilité d\u2019une bronche obstruée par une muqueuse enflée, des fausses membranes, des débris, des lambeaux de tissu ou de sécrétions épaisses.C\u2019est ainsi que dans ce genre de maladie la mortalité effarante d\u2019autrefois a pu être abaissée au taux respectable de 2%.Seulement 2 à 4% des corps étrangers bronchiques sont expulsés par la toux; environ 99% peuvent être enlevés par bronchoscopie 16 corps étrangers métalliques.Noms Âge Réal M.6 ans Dieudonné B.36 ans Léonce L.5 ans Yvette V.3 ans Lucien F.33 ans Annette T.21 ans Marcel B.11 ans Rolland L.13 ans Jacques B.8 mois Mme Gérard L.34 ans Mme Paul B.21 ans Roland M.2 ans Jacqueline C.3 ans Jean-Guy D.21 mois Jacqueline R.5 ans Jacqueline B.6 ans Autres corps organiques.Noms Age Noël M.19 mois Denis G.20 mois Marcel L.8 ans Mme Aimé P.35 ans C'aude L.2 ans Unice S.7% ans Marthe P.7 ans Mme John C.43 ans Francoise D.22 mois No No Corps étrangers Bague métallique de crayon Bronche lobe inf.ge.Durée de Localisation séjour 5 jours Portion tubulée d\u2019une canu- Grosse bronche droite 10 jours le de trachéotomie Douille de balle calibre 22 Bronche lobe inf.gc.Morceau de vis Bout d\u2019aspirateur vertébré Bronche segmentaire flexible Epingle droite Epingle droite embrochant Trachée un morceau de liège Grosse épingle à cravate.ouverte Epinglette de fantaisie, ou- Larynx et trachée verte 17 jours Bronche lobe inf.dr.21 jours 2 jours du lobe sup.droit Bronche lobe inf.dr.4 jours 2 jours Larvnx et trachée 24 hrs 24 hrs Petite épingle de sûreté, ou- Bronche du lobe inf.10 ans verte.Calculs de chaux et phosphates.droit.Epingle à fermoir, sans res- Bronche du lobe inf.14 ans sort, ouverte Morceau de tôle triangulaire Clou de % de pouce 2 clous tapissiers Douille de fusible Agraffe de fermoir éclair 8 à droite: 50%.7 à gauche: 43% Corps étrangers Plus de 4 fragments de fève longue Epi de maïs avec tige Fragment de coquille de noisette Fragment d\u2019os de bœuf Fragment de bois Dent molaire Dent incisive Os de poulet Segment de péricarpe de pomme gauche Larynx 12 mois Grosse bronche gc.Tableau clinique Toux légère seulement.Toux seulement.Tirage, temp.élevée, état critique par épuisement.Cas d\u2019abcès du poumon.Toux, crachats hémoptoïques.Toux et dysphonie.Dyspnée, tira- rage, aphonie.Toux productive, hémoptysies.Episodes grippaux.Dyspnée, tirage, cyanose.Dyspnée.tirage, cyanose.Etat moribond.Grosse bronche dr.48 heures Grosse bronche dr.1 sem.Grosse bronche dr.1 sem.Durée de Tableau Localisation séjour clinique Trachée, bronches g 3 sem.Temp.stridor.ot bronches droites Bronche, lobe inf.gauche Bronche du lobe inf.6 mois droit 3 mois Bronche du lobe inf.15 jours gauche Bronche inf.gauche Grosse bronche droite 3 sem.Grosse bronche droite 18 jours Grosse bronche droite 10 jours Larynx 2 mois tirage, cyanose Toux grasse, haleine fétide.Grande fièvre toux, septicité.Etat mauvais.Toux douloureuse, malaise, fièvre.Toux, température.Toux quinteuse, fortes douleurs locales, haleine fétide.Stridor laryngé, tirage, dyspnée, aphonie. 1 | | i BONNIER: CORPS ETRANGERS EXTRAITS DES VOIES RESPIRATOIRES INFERIEURES 613 Corps étrangers particuliers.: Durée de Tableau Noms Age No Corps étrangers Localisation séjour clinique Claude M.2 ans Grain de chapelet ovalaire Grosse bronche droite 24 hrs Emphysème en bois Yves L.4% ans Grosse perle ovalaire en Grosse bronche gauche 18 hrs Emphyséme verre, d\u2019un collier de perles Aline D.10 ans Morceau de celluloïde,d\u2019un Larynx 24 hrs Stridor, dysp- jouet perorale avec, comme résultat, un recouvrement complet dans 98% des cas même si le séjour prolongé du corps étranger a entraîné des modifications pathologiques étendues.En concluant, signalons que les corps étrangers causent beaucoup de morts par asphyxie avant que leurs victimes n\u2019alent eu le temps de voir le médecin.BIBLIOGRAPHIE Chevalier JACKSON et Chevalier L.JACKSON: Diseases of the Air and Food Passages of Foreign Body Origin.Philadelphie, W.B.Saunders Company, 1936.Chevalier JACKSON et Chevalier L.JACKSON: Diseases of the Nose, Throat and Ear.Philadel- phie, W.B.Saunders Company.1945.Maurice BONNIER: « Bronchography as an Aid to the Bronchoscopist.» Transactions of the College of Physicians and Surgeons of Philadelphia, Section of Otolaryngology, 1936.Maurice BONNIER: « Etude sur le lipiodolage de la trachée et des bronches à l\u2019aide de la sonde opaque, en caoutchouc, flexible ou semi-rigide.» L\u2019Union Médicale du Canada, 67: (avril) 1938.Communication faite à Montréal, le 8 sept.1936, au Congrès de PAM.LF.AN.Chevalier L.JACKSON et Maurice BONNIER: «Technic of Bronchography.» Ann.of Otology Rhin.and Laryn., 46: 771 (sept.) 1937; lu devant l\u2019Amer.Broncho.Soc, Atlantie City, 2 juin 1937.J.M.LeMEE et Maurice BONNIER: «Technique de la bronchographie chez l\u2019enfant \u2014 bronchoscopie, œsophagoscopie et gastroscopie.» Bull Soc.Broncho-æsophagoscopie langue française, 4: 285 (octobre) 1937.Rapport fait au congrès de la Soc.Française de Bronchoscopie.d\u2019Œsophagoscopie et de Gastroscopie, Bruxelles, 1937.Maurice BONNIER: « Les corps étrangers des voies aériennes et digestives d\u2019origine dentaire.Me- thode de leur extraction.» Le Journal de l\u2019Ass.née et tirage marqués.Dentaire Canadienne, (février) 1939.Communication faite à la Société Dentaire de Montréal.Maurice BONNIER: « Origines.indications et bienfaits de la bronchoscopie dans les maladies des voies respiratoires inférieures.» L\u2019Union Médicale du Canada, 68: (juin) 1939.Maurice BONNIER: « Les indications de la bronchoscopie en médecine broncho-pulmonaire.Notes sur la tuberculose.» Pub.Com.Prov.Déf.contre Tub.Qué., 2: (sept.) 1939.Maurice BONNIER: « Les tumeurs broncho-pulmo- naires.» Communication faite à la 2e réunion de la Société de Phtisiologie de Québec, à l'hôpital Laval, octobre 1938.Maurice BONNIER: « Présentation d\u2019un cas de corps étranger endo-bronchique qui a produit à lui seul en moins de cinq jours, les trois grands jeux de soupape pouvant entraîner l\u2019obstruction partie'le ou complète des bronches.» Les Ann.Méd.-Chur.de l\u2019hôp.Ste-Justine, 2: (mai) 1940.Maurice BONNIER: «Indications et résultats de l\u2019endoscopie perorale chez l'enfant.» Cours de perfectionnement en pédiatrie.Hop.Ste-Justine juin 1940.Maurice BONNIER: «Quelques considérations pratiques sur les corps étrangers des bronches chez les enfants.Un cas pour illustrer.» Les Ann.Méd.-Chir.de l\u2019hôp.Ste-Justine, 3: (mai) 1941.Maurice BONNIER: «Extraction, par bronchoscopie, d\u2019une épingle de sûreté ouverte, demeurée 10 ans insoupconnée, dans la bronche du lobe inférieur droit.» Communication faite à la Soc.de Phtisiologie de Montréal.à l\u2019Institut Bruchési.février 1941.Maurice BONNIER: « Bronchoscopic Study and Removal of Inhaled Foreign Bodies Acting as Obstructing Valves of the Lungs \u2014 Presentation of Eighteen Cases \u2014 Differential Diagnosis.» Lu devant la Canadian Tuberculosis Association, hotel Royal York, Toronto, 7 juin 1941.Rapport annuel de 1941 de la Can.Tub.Ass. 614 Maurice BONNIER: «Presentation of Three Interesting Endoscopic Foreign Body Cases.» Ann.of Otol., Rhinol.and Laryngol, 50: 936 (sept.) 1941; Transactions of the American Bronchoscopic Soc.1941.\u2014 Présenté à la 24e assemblée annuelle de l\u2019American Broncho-Œsophagological Ass, Cleveland, Ohio, 3 juin 1941.Maurice BONNIER: « Activités bronchologiques et œsophagologiques à l'hôpital Ste-Justine depuis L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 quatre ans.» Ann.Méd-Chir.de Ste-Justine, 4 : 57, 1942.Maurice BONNIER: « Tuberculose bronchique: Notes sur la tuberculose.» Pub.du Com.Prov.de Déf.contre la Tub., 6: (déc.) 1943.Maurice BONNIER: «La bronchectasie du point de vue bronchoscopique.» L\u2019'Union Méd.du Can., 73: 1049 (sept.) 1944.OBSERVATIONS SUR LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DU GLAUCOME Jean LACERTE, Chef du service d\u2019Ophtalmologie, Hôtel-Dieu (Québec).Quoique l\u2019iridectomie de De Graeffe soit consacrée comme l\u2019opération de choix dans le glaucome aigu, il nous a semblé plusieurs fois que nous aurions rendu davantage service à nos patients en pratiquant une sclérectomie.En présence d\u2019une crise de glaucome aigu, qui nous dit qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une poussée aiguë chez un glaucomateux chronique?Dans ce cas, la simple iridectomie ne paraît pas suffisante pour conjurer définitivement l\u2019état glaucomateux.Dernièrement, nous avons fait cette constatation.Après avoir pratiqué une large iridectomie qui remettait la tension oculaire à la normale, notre malade fait.au bout de dix jours, une crise de glaucome aigu.L\u2019injection orbitaire de novocaïne et d\u2019alcool n\u2019apportant à peu près pas de soulagement, le malade réclame à grands cris l\u2019énucléation.Croyant être en présence d\u2019un glaucome secondaire à une tumeur intra-oculaire.nous enlevons cet.œil.L\u2019examen histo-pathologique n\u2019a pas révélé la présence de tumeur.Aurions-nous pu sauver cet œil?Je crois que oui.Maintenant que nous avons l\u2019action bienfaisante de l\u2019injection de novocaïne et alcool qui donne dans le glaucome aigu un répit avec cessation des symptômes pendant plusieurs heures et quelquefois même pendant quelques jours, pourquoi ne ferions-nous pas une irido-sclérectomie alors que ce glaucome aigu est en quelque sorte transformé en glaucome subaigu?La scléro-iridectomie type Lagrange serait plus indiquée ici, je crois, que la simple trépanation d\u2019Elliott.Nous devons donc nous rappeler que l\u2019œil atteint de glaucome aigu et opéré avec succès doit être soumis à une surveillance régulière.Morax nous dit bien: « En pratiquant une scléro-iridectomie sur un œil déjà iridecto- misé, on pourra retarder le délai de la cécité ou même maintenir définitivement une tension normale.» Dans le glaucome chronique, prenons pour acquis que, lorsque le traitement médical ne suffit plus à normaliser la tension ni à empêcher une atteinte, si minime soît-elle, de la valeur fonctionnelle de l\u2019œil, il faut opérer et le plus rapidement possible.Pour le glaucome chronique, plusieurs opérations se partagent la faveur des ophtalmologistes.Il s\u2019agit d\u2019obtenir une cicatrice filtrante, « cystoïde », aussi durable que possible.La scléro-iridectomie faite selon le procédé de Lagrange ou selon la technique d\u2019Elliott est Popération fistulisan- te la plus utilisée.Mais avant de nous attarder sur le mérite de ces deux méthodes opératoires, disons un mot de la « eyclodialyse »., C\u2019est une opération que notre maître Bailliart conseillait fortement.Nous devrions pratiquer davantage cette opération dans deux stages du glaucome chronique.Dans le cas de glaucome chronique, LACERTE: TRAITEMENT CHIRURGICAL DU GLAUCOME tout au début, où il y a peu ou pas de tension \u2018oculaire, la cyclodialyse, qui n\u2019est traumatisante pour l\u2019œil glaucomateux, peut être répétée plusieurs fois sans inconvénient sérieux.Mais la principale indication de la cyclodia- lyse serait celle du glaucome chronique évoluant depuis longtemps et dont le champ périphérique approche du point de fixation.L\u2019effet décompressif serait moins brutal que celui d\u2019une scléro-iridectomie.Elle préviendrait l\u2019apparition de phénomènes d\u2019oblitération vasculaire, cause de l\u2019envahissement du point de fixation.Revenons à la scléro-iridectomie.Nous subissons ici quelque peu l\u2019influence du milieu anglo-saxon, malgré notre formation française.Nous pratiquons beaucoup plus souvent la trépanation d\u2019Elliott que l\u2019opération de Lagrange.Je crois que nous avons généralement tort! Il faut être chanceux pour arrêter l\u2019évolution d\u2019un glaucome chronique avec une seule 615 trépanation d\u2019Elliott.Comme le fait remarquer Magitôt: « On ne peut juger du résultat d\u2019une opération d\u2019Elliott que vers le troisième et quatrième mois.» Nous avons bien dès les premiers jours un soulèvement conjonctival, une fistulisation cystoïde, mais elle persiste rarement au bout de quelques mois.Il arrive alors que l\u2019hypertension se reproduise.Il ne faut pas hésiter alors à faire une nouvelle scléro-iridectomie en la situant en dehors ou en dedans du point primitivement opéré.Dans les derniers cas que nous avons eu à suivre, la trépanation d\u2019Elliott, même répétée, s\u2019est montrée insuffisante.Je crois que nous devrions obtenir un bien meilleur résultat dans le traitement chirurgical du glaucome chronique, en faisant dès le début la scléro-iridec- tomie type Lagrange.Cette opération est plus apte à produire une cicatrice durable, une fistulisation permanente.C\u2019est notre humble opinion.L\u2019EXOPHTALMIE EN CLINIQUE Lucien LEFEBVRE Ophtalmologiste à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement (Québec).L\u2019exophtalmie est une hernie plus ou moins marquée du globe oculaire hors de l\u2019orbite.C\u2019est un symptôme assez fréquent et presque toujours l\u2019indice d\u2019un trouble sérieux.Son intensité se calcule au moyen d\u2019une petite règle transparente, appliquée au bord externe de l\u2019orbite, dont on mesure la distance avec un plan tangent à la cornée.Une mesure plus précise est obtenue au moyen d\u2019un appareil spécial appelé exophtalmomètre.La hauteur normale du globe oculaire, ainsi calculée, est d\u2019environ 15 mm.chez l\u2019adulte.L\u2019exophtalmie peut résulter d\u2019un accroissement des diamètres du globe oculaire même ou, plus souvent, être causée par une sortie passive du globe sous la poussée des tissus environnants.Nous repasserons brièvement toutes les causes d\u2019exophtalmie et nous étudierons ensuite quelques cas de malades qui se sont présentés dernièrement dans le Service du Dr Henri Pichette, à l\u2019hôpital du St-Sacrement.I.TRAUMATISMES Ce sont les blessures pénétrantes, contondantes, les coupures, les opérations malheureuses, les fractures des parois osseuses, les corps étrangers.L\u2019exophtalmie est produite dans ces cas par I\u2019hémorragie ou par Pemphyséme intraorbi- taires, ou par les deux à la fois.De même, un corps étranger un peu volumineux peut provoquer un aspect d\u2019exophtalmie.Il y a des cas où le traumatisme est tel qu\u2019il provoque une luxation du globe oculaire 616 en avant des paupières.Un coup de pouce bien appliqué peut amener ce résultat.Dans toutes ces éventualités, l\u2019histoire clinique aide grandement au diagnostic.IT.1) Périostite.La périostite détermine de l\u2019exophtalmie.plus ou moins marquée, lorsqu\u2019elle siège en arrière du bord orbitaire, dans l\u2019orbite.LES INFECTIONS Dans les cas aigus, il y a en outre de la rougeur, de la douleur, de la sensibilité, de l\u2019ædème même.Dans les cas chroniques, à étiologie syphilitique ou tuberculeuse, le diagnostic peut être très difficile, à moins que le rebord orbitaire ne soit quelque peu atteint et induré.2) Pseudo-tumeurs.Ce sont des cas rares d\u2019inflammation chronique, de cause inconnue; elles se développent joliment vite et se résorbent après quelques mois.On les confond habituellement avec une tumeur primitive dont elles sont d\u2019ailleurs difficiles à différencier.3) Ténonite.Inflammation séreuse avec effusion dans l\u2019espace de ténon et gonflement vésiculaire aux insertions musculaires des muscles extra-ocu- laires.La tétonite est rare et donne de l\u2019exophtalmie dans les seuls cas marqués.Elle survient à la suite d\u2019une opération de strabisme, ou d\u2019une blessure, ou d\u2019une infection d\u2019ordre général, tel un coryza.4) Cellulite orbitaire.Cette inflammation du tissu cellulaire de l\u2019orbite se termine habituellement en suppuration.et devient alors le phlegmon orbitaire.ou abcès rétro-bulbaire.Tci, l\u2019exophtalmie prend naissance dans un décor bruyant de symptômes locaux et généraux marqués: gonflement des paupières, chémosis, douleurs, rougeur et fièvre.L\u2019ouverture de l\u2019abcès et la guérison ne restaurent pas souvent la perte habituelle et fréquemment complète de la vision.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burretin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 5) Sinusites para-nasales.Mucocèles.La sinusite frontale aiguë purulente, de même que l\u2019ethmoïdite aiguë, peuvent donner de l\u2019exophtalmie en distendant les parois de l\u2019orbite.Indirectement, elles arrivent au même résultat, en causant de la périostite ou de la cellulite orbitaire.Les sinusites peuvent évoluer vers le mu- cocèle; ce dernier, en envahissant l\u2019orbite, provoque souvent de l\u2019exophtalmie marquée (outre les autres signes de tumeurs orbitaires).6) Thrombose du sinus caverneux.Les symptômes simulent de bien près ceux de l\u2019abcès de l\u2019orbite, dans bien des cas.L\u2019exophtalmie est parfois très marquée.Mais, il y a davantage de troubles cérébraux, et de troubles du fond d\u2019œil.La distension des veines de la rétine et l\u2019ædème de la papille sont plus intenses.Il y a souvent de l\u2019extension au côté opposé.III.A) Exophtalmie causée par accroissement du globe oculaire même.TUMEURS 1) Les tumeurs intra-oculaires.Il s\u2019agit du sarcome de la choroïde, qui débute par une masse brunâtre au fond d'œil, .et du gliome de la rétine, tumeur maligne également mais survenant dans le bas âge, et qu\u2019on surnomme en anglais «amaurotic cat\u2019s eye ».Dans le troisième stage de leur développement, lorsque l\u2019accroissement est postérieur, ces tumeurs produisent de l\u2019exophtalmie, avant d\u2019en arriver plus tard à la perforation et aux ulcérations.2) Glaucome congénital.Encore appelé hydrophalmie, ou buphtal- mie, le glaucome congénital apparaît à la naissance ou tout au moins dans les semaines ou mois qui suivent.La cause en serait un défaut de filtration au niveau du canal de Schlemm.Le globe oculaire est plus gros que la normale, sa tension habituellement augmentée.La vision est très compromise. LEFEBVRE: L\u2019'EXOPHTALMIE EN CLINIQUE *B) Tumeurs orbitaires.| Plutôt rares, les tumeurs orbitaires proviennent des parois ou du contenu de l'orbite.L\u2019exophtalmie est ordinairement présente.De f même les troubles visuels sérieux.On rencontre des tumeurs bénignes : kystes dermoïdes, neuro-fibromes, anévrismes, anglo- \u201cmes, ostéomes; des tumeurs malignes: sarco- \u2018mes (les plus fréquentes) et épithéliomas.Les tumeurs malignes demandent l\u2019exenté- ration complète de l\u2019orbite, même au sacrifice \u2018d\u2019une vision encore bonne, suivie de rayons X, ou de radium.C) Aux tumeurs de l\u2019orbite peuvent se rat*a- cher deux causes d\u2019exophtalmie.1) Varices des veines de l\u2019orbite, causant une exophtalmie dite intermittente, qui apparaît en position couchée, pour disparaître en station debout.Elle est rare.2) Anévrisme artérioso-veineux.Cause l\u2019exophtalmie pulsatile, avec bruits entendus et par le malade et par l\u2019auscultation.La ligature de la carotide primitive, ou celle de toutes les veines orbitaires plus la veine angulaire, a guéri et sauvé plusieurs cas.D) Tumeurs cérébrales à développement orbitaire.Aux tumeurs de l\u2019orbite peuvent encore s'identifier les tumeurs cérébrales envahissant l'orbite.Ce sont principalement des gliomes et des méningiomes.Si leur développement est presque complètement orbitaire, ces tumeurs peuvent évoluer dans le cortège habituel des symptômes de tumeur cérébrale, mais en revanche provoquer une forte exophtalmie, outre les troubles du fond d\u2019œil et de la vision.617 IV.EXOPHTALMIE CAUSEE PAR DES MALADIES SYSTEMIQUES.A) Goitre exophtalmique.Au cours du goitre toxique l\u2019exophtalmie est très .fréquente quoique non obligatoire.Elle peut aller jusqu\u2019à nécessiter une tarsorrha- phie et parfois une décompression de l\u2019orbite.Le goitre exophtalmique s\u2019accompagne du signe de Von Graefe, ou retard de la paupière sur le globe oculaire, dans le regard en bas.Le « Dalrymple\u2019s sign » est le nom donné à l\u2019agrandissement anormal de la fente palpébrale causant un aspect de regard fixe; c\u2019est en quelque sorte le résultat de l\u2019exophtalmie.La vision n\u2019est pas impliquée habituellement, sauf dans les cas extrêmes, où peut se développer une kératite consécutive au lagophtal- mos.B) Dans l\u2019acromégalie, ce qu\u2019on retrouve, ce n\u2019est pas tellement une vraie exophtalmie (rare) mais une apparence voisine, provoquée par l\u2019hypertrophie des bords osseux de l\u2019orbite avec épaississement de la peau des paupières.Conclusion Nous constatons que l\u2019exophtalmie est un symptôme relativement rare qui cependant se retrouve dans presque tous les chapitres de l\u2019ophta!mologie.Soumise aux lois de la pathologie générale, elle a pour cause soit une infection, soit une tumeur, soit un traumatisme, ou soit une maladie d\u2019une autre région de l\u2019économie.C\u2019est, au demeurant, un signe plutôt rare, en pratique courante, mais presque toujours important, et sérieux, sinon de mauvais augure. 618 Bulletin de l'Association des (iDedecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Midicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 76 \u2014 No 5 \u2014 Montréal, mai 1947 LES ANESTHÉSISTES SONT-ILS ENDORMIS ?Cette question, dans la bouche des chirurgiens sérieux de plusieurs hôpitaux, donne une idée de l\u2019esprit progressif qui anime le service d'anesthésie dans ces hôpitaux en même temps qu'une idée de la haute qualité de l\u2019ouvrage qui s'y fait.En d\u2019autres termes, beaucoup de chirurgiens ont l\u2019impression que les anesthésistes de leur hôpital sont inférieurs à la tâche et ne manifestent aucune ambition de se qualifier pour mieux faire: situation pénible pour la chirurgie et question vitale.En 1947, que les horizons de la chirurgie soient limités par l\u2019anesthésie et, même, que les résultats de la chirurgie solent compromis par une anesthésie de qualité inférieure, cela n\u2019a pas sa raison d\u2019être 1c1 à Montréal, je suis d'accord avec ces chirurgiens.L\u2019anesthésie devrait pouvoir répondre à toutes les exigences de la chirurgie, lui faciliter la tâche dans de nouvelles entreprises, lui servir de tutelle pour marcher vers de nouveaux sommets au lleu d\u2019avoir l'influence paralysante qu\u2019on lui reconnaît.Mais comment expliquer cet état de choses, cette insouciance, ce manque d\u2019idéal, ce manque d\u2019intérêt scientifique de la part de nos confrères?Est-ce que dans cette L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 course vers le progrès, l\u2019allure de la chirurgie est si grande qu\u2019elle déclasse complètement l\u2019anesthésie?Ou bien est-ce que la préparation ou la condition physique du coursier de la chirurgie le rend capable de fournir un effort que l\u2019autre ne peut fournir par manque de préparation?Est-ce que ces coursiers s'entraident pour vaincre les obstacles de la route?Est-ce qu\u2019ils marchent la main dans la main ou s\u2019ils se cantonnent dans un individualisme nuisible et démoralisant?Quelques instants de réflexion sur ces questions pourraient peut-être nous expliquer en partie le pourquoi de la situation actuelle et en même temps nous indiquer les moyens à prendre pour corriger cette situation et entrevoir un avenir plus souriant.La sélection et l'orientation professionnelle ne sont pas des choses récentes ni des choses négligeables; avant que la pratique de la médecine connit tant de spécialités, au tout début, au temps où 1l n\u2019existait qu\u2019une spécialité : la chirurgie, on faisait déjà de la sélection : «Si ton fils est intelligent.fais-en un médecin, s\u2019il est adroit, fais- en un chirurgien.» (Malgaigne).Si la spécialité d\u2019anesthésie avait été connue dans le temps, 1l aurait exigé, sans aucun doute, pour un anesthésiste, ces deux qualités et peut-être davantage.Aujourd\u2019hui, on voit des aspirants chirurgiens s'entendre dire, même après avoir consacré une, deux et trois années à la chirurgie, qu\u2019ils n'ont pas les qualifications voulues pour faire de tels spécialistes et ils se voient fermer sans retour l\u2019accès à la chirurgie.Non seulement on fait un choix méticuleuv des candidats, mals on exige une pré- bt AT we == ÉDITORIAL paration longue et des plus complètes.Est-il surprenant que l\u2019allure soit différente ?Pour préparer un bactériologiste, un pathologiste, un radiologiste, un oto- laryngologiste, un urologue, etc, chacun est d\u2019avis que des études longues, sérieuses, sont nécessaires en plus d\u2019un entraînement tout à fait spécial sous la surveillance de professeurs expérimentés, et cela durant trois ou quatre ans.Pourquoi ces exigences tombent-elles quand il s\u2019agit de préparer un anesthésiste?Est-ce que la somme des connaissances nécessaires est moins considérable et l\u2019expérience plus facile à acquérir?Au contraire.Est-ce que ce bagage de connaissances et cette expérience s\u2019achètent tout ficelés?Du moins on agit comme s\u2019il en était ainsi: pas de professeurs, pas de préparation requise, on peut se ranger au nombre des anesthésistes du soir au lendemain.Le public a encore l'impression que l\u2019anesthésie se prend comme une dose de médicaments: seulement à la présenter, sans plus de troubles pour celui qui la donne; les conséquences, on n\u2019y pense pas.Certains membres de la faculté et encore quelques chirurgiens conservent apparemment cette impression.Cependant, tous les jours, la vie de leurs clients est entre les mains de ces spécialistes; l\u2019omission d\u2019un geste, une dose mal calculée, une méprise sur la résistance du sujet et le sort en est Jeté.Tant de responsabilité attachée à un geste?C\u2019est pourtant la réalité.Non pas à une série de gestes, mais à un seul et la réponse ne se fait pas attendre longtemps.Précisément, à cause de cette situa- 619 tion où se trouve l\u2019anesthésiste et à cause de la signification d\u2019un insuccès dans son métier et aussi parce qu\u2019il doit se débrouiller seul, même dans les circonstances les plus difficiles, n\u2019ayant pas le temps d'appeler un autre confrère, toute décision devant être prise en un instant, précisément à cause de cela, il a besoin de qualités spéciales de caractère, de tempérament et même de dextérité pour faire cet ouvrage: d\u2019où sélection nécessaire.Est-il possible de donner un aperçu des connaissances théoriques requises pour exercer ce métier, connaissances ayant leur application quotidienne?J'en doute.En anesthésie, il n\u2019y a pas de cas résolus d\u2019avance, il n\u2019y a pas de conduite dictée d\u2019avance comme dans les autres spécialités; pour faire une amputation, il faut faire telle ou telle chose et toutes les amputations sont pareilles; on trouve toujours les estomacs au même endroit et on les anastomose toujours de la même façon, que le sujet soit âgé de 20 ans ou de 70 ans, qu\u2019il soit cardiaque ou non, bronchitique ou non, hypertendu ou non, ete., mais il n\u2019en est pas ainsi pour l\u2019anesthésie parce qu\u2019il n\u2019y a pas deux malades qui réagissent de la même façon à l\u2019anesthésie et c\u2019est là le commencement des soucis de l\u2019anesthésiste.Chaque cas est un tas de problèmes à résoudre seulement pour choisir l\u2019anesthésique qui convient le mieux au malade et un tas de problèmes encore plus considérable pour administrer convenablement, à la satisfaction du chirurgien, cet anesthésique: si grand est le nombre de facteurs dont il faut tenir compte dans chaque cas et tous les cas sont différents: âge physiolo- 620 gique, antécédents, réactions individuelles aux médicaments, genre d'opération, exigences des différents chirurgiens, pour ne nommer que quelques facteurs importants.Du sens clinique, de l'expérience en clinique médicale, voilà ce qui est 1m- portant pour un anesthésiste.Appré- cler la résistance d\u2019un sujet, diagnostiquer un état pathologique et le traiter adéquatement: accident pulmonaire.accident cardio-vasculaire ou accident nerveux, c\u2019est la besogne de tous les jours pour un anesthésiste.Les connaissances en physiologie respiratoire, cardio-vaseulaire et nerveuse, je devrais dire physiologie normale et pathologique.trouvent de multiples apolica- tions quotidiennes.Que dire de la pharmacologie: sédatifs, analeptiques, action spécifique, durée et intensité d\u2019action de chacun, stimulants cardiaques et respiratoires, antidotes, ete., en plus de la pharmacologie de tous les anesthésiques?L\u2019anatomie topographique au complet et spécialement celle du systéme nerveux pour les anesthésies rachidiennes et les blocages loco- régionaux doit être connue d\u2019une façon parfaite : applications quotidiennes multiples.L\u2019administration de tous les solutés intraveineux, l\u2019oxygénothérapie, les intubations intratrachéales, les aspirations bronchiques sont du ressort de l\u2019anesthésiste et de pratique courante.On ne peut pas apprécier la somme de connaissances nécessaires pour la bonne administration de tous les gaz anesthésiques et les multiples techniques qu\u2019elle exige si l\u2019on tient compte de l\u2019infinité de réactions qu\u2019ils peuvent produire chez différents malades.L'observation d\u2019un grand nombre de mala- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 des, l\u2019esprit d'observation, l\u2019expérience pratique d\u2019un grand nombre d\u2019anesthésies ne suffisent pas, il faut une préparation et des professeurs.Tout cela est nécessaire pour faire de façon convenable l'ouvrage quotidien.Mais que penser du progrès et de l\u2019avancement ou de la recherche scientifique dans ce domaine?Comment avancer si chacun doit commencer à zéro et ne peut bénéficier du travail de ses prédécesseurs?Est-ce que, en partie, le manque de sélection des aspirants et leur manque de préparation n\u2019ont pas réalisé la situation actuelle?Pour expliquer aussi cette situation, il a été question du manque d\u2019idéal.du manque d\u2019intérêt affiché par les anesthésistes.Si l\u2019on tient compte de la somme de connaissances exigées et de l\u2019expérience clinique requise avant de pouvoir conduire une anesthésie convenablement, si l\u2019on tient compte des responsabilités assumées et de la somme de travail fournie auprès de chaque malade, soit à la salle d\u2019opération, soit à son lit avant et après l\u2019opération et si l\u2019on tient compte aussi du traitement tout à fait insuffisant et ridicule que reçoivent les anesthésistes comparé à celui des autres spécialistes: chirurgiens et autres, sans parler du fort pourcentage de cas de l\u2019assistance publique qui absorbent une bonne fraction de leur temps, si l\u2019on tient compte aussi de la collaboration mesquine et de la considération bien limitée que rencontrent les anesthésistes, est-il surprenant que tout candidat sérieux soit détourné de cette spécialité, et que ceux qui s\u2019y trouvent déjà ne soient pas enthousiastes?L'idéal serait: doubler d\u2019efforts pour porter la chirurgie vers de nou- ÉDITORIAL veaux sommets toujours plus difficiles à atteindre pour ne cueillir que le témoignage d\u2019avoir bien servi en cas de succès et des reproches en cas d'insue- cès.Précisément ceux qui ont à se plaindre de la situation actuelle en -anesthé- sie sont probablement les responsables de cette situation.Dans le passé, 1ls ont préféré ignorer cette science technique qu\u2019est l\u2019anesthésie, ils ont considéré l\u2019anesthésiste comme un obligé inférieur et lui ont fait la vie la moins douce possible, ils ont minimisé ses services jusqu\u2019auprès des malades et, par le fait même, son traitement.Conséquence logique: manque d\u2019intérêt pour ceux qui pratiquent cette \"spécialité, puis elle est restée sans attraits pour des aspirants doués et qualifiés surtout si on la compare comme traitement aux autres spécialités.Si, au lieu de cela, ils avaient collaboré avec l\u2019anesthésiste, l\u2019avaient encouragé de toutes les façons en lui fournissant patiemment l\u2019occasion d\u2019étudier et de se perfectionner, le désignant comme un confrère, un collaborateur, un assistant important pour le chirurgien, responsable en partie des succès remportés et pas seulement des insuccès, et méritant en conséquence une reconnaissance proportionnelle, en dépit du fait qu\u2019il n\u2019y a pas d'école locale et que l\u2019anesthésiste encore au- 621 jourd\u2019hui doit se former comme le faisaient les médecins il y a 100 ans: en faisant de la cléricature, la situation ne serait certainement pas aussi alarmante qu\u2019elle né l\u2019est dans le moment en certains endroits.De toute facon, on peut présumer que si les membres de la faculté et spécialement les chirurgiens s\u2019efforcaient davantage de rendre cette spécialité intéressante comme travail et comme traitement, ceux qui la pratiquent pourraient y consacrer plus de temps et faire des progrès plus rapides.Aller étudier et s'entraîner à l'étranger durant au moins trois ans pour revenir travailler dans des conditions semblables, n\u2019offre aucun attrait pour un aspirant.| Qu'\u2019est-ce que l\u2019avenir réserve à cette spécialité comme encouragement dans les hôpitaux canadiens-français de la région?Des on dit, des actes?Jusqu'à quel point et jusqu\u2019à quand la chirurgie devra limiter ses entreprises et voir ses résultats menacés de déceptions à cause de l\u2019anesthésie?Qui vivra verra.Dans ce domaine, le bénéfice de toute amélioration ira en premier lieu au malade pour qui tous nous travaillons.en deuxième lieu, au chirurgien et à son art et enfin à l\u2019anesthésiste pour mieux servir.Léon LONGTIN. VARIÉTÉS + + LE CONGRÉS INTERNATIONAL DES SCIENCES PASTORIENNES A PARIS, EN NOVEMBRE 1946 Armand FRAPPIER ! «Before him, Egyptian darkness; with his advent a light that brightens more and more as the years give us ever fuller knowledge.» \u2014 OsLER.LE CINQUANTENAIRE DE LA MORT DE PASTEUR.Sitot libérés, les intellectuels et les techniciens français ont entrepris de synchroniser le mouvement scientifique de leur.patrie avec celui des nations alliées.Ils ont d\u2019abord dirigé de nombreuses missions vers l\u2019étranger.Mais la France n\u2019attendait que le moment propice pour inviter chez elle les savants alliés en vue de reconnaître leur participation à la victoire et d\u2019accélérer en même temps la réintégration scientifique du pays.La célébration du Cinquantenaire de la mort de Pasteur, à Paris, en novembre dernier, dans le cadre du mois de l'UNESCO, fournit à l\u2019Union nationale des Intellectue's, présidée par le docteur Jacques Tréfouël, découvreur des sulfamidés et directeur de l\u2019Institut Pasteur de Paris, d\u2019organiser un Congrès international des Sciences pastoriennes, sous le haut patronage de MM.les ministres des Affaires étrangères, de l\u2019Education Nationale et de la Santé publique de France, et d\u2019y convier, comme hôtes du Gouvernement français, ceux des disciples de Pasteur qui, dans chaque pays, ont spécialement contribué au prolongement de son œuvre.De quelque 20 pays, 80 délégués, dont 6 Prix Nobel, répondirent à l\u2019appel.Pour plusieurs, cela signifiait une longue navigation, 1.Directeur de l\u2019Institut de Microbio'ogie et d'Hygiène et de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.plus ou moins confortable, et l\u2019incertitude du retour à la date préférée.Mais le désir d\u2019honorer la mémoire du maître, de rendre hommage aux collègues de France si éprouvés et d\u2019échanger avec eux, comme une part d\u2019héritage, les plus récentes données scientifiques, animait tous les Pastoriens, au nombre desquels mon ami, le professeur Edouard Morin, de Québec, et moi-même, avions l\u2019honneur de nous trouver.Nous avions hâte aussi de revoir cette France, ces maîtres et ces amis dont, moi-même, j'étais séparé depuis au moins huit ans.TRANSPORT DE TROUPES, TRANSPORT D\u2019INTELLECTUELS.Sur l\u2019Ile de France qui nous emporte vers le pays de Pasteur, une pléiade de savants français reviennent de mission, et nous font oublier, par leur commerce agréable, leur sympathie pour les Canadiens, leur conversation extrêmement intéressante, que nous na- vigons sur un transport de troupes, nu jusqu\u2019à l\u2019acier, véritable caserne avec dortoirs, réfectoire, salles communes.Aucun confort, mais un service convenable et une bonne cuisine, dont les Français font leurs délices avant d\u2019entrer chez eux.Rare et précieux avantage qu\u2019un contact intime de huit jours avec une élite intellee- tuelle aussi variée et aussi choisie: ingénieurs navals, mathématiciens, géographes, techniciens, professeurs, hellénistes, médecins, historiens, sans compter des hommes d\u2019affaires, des actrices, des champions, tous de bons Français aux idées claires et saines.Dans mon FRAPPIER: CONGRÈS INTERNATIONAL À PARIs journal, je relève, en particulier, les noms des professeurs Justin-Besançon, Viatte, Blanchard, Leprince-Ringuet, Dain, parfaitement connus au Canada français.Nous avons aussi le plaisir de voyager en compagnie du Juge en chef de la Cour Suprême du Canada, l\u2019honorable Thibaudeau-Rin- fret, et de l\u2019honorable Onésime Gagnon, trésorier de la Province de Québec, le premier, invité en France pour une tournée de conférences sur le Canada, le second, représentant lhonorable M.Duplessis, premier ministre de la Province de Québec, aux manifestations franco-canadiennes de Caen.M.Gagnon est accompagné de Madame et de Mlle Gagnon.Trois de nos anciens élèves de Montréal vont perfectionner leurs études médicales en France : les docteurs J.-Ls Léger, M.Longtin et M.Gervais.Pleins de courage et d\u2019enthousiasme, ils amènent leur petite famille avec eux.Je ne doute pas qu\u2019ils tireront bénéfice de leur séjour en France.Le commandant Le Huedé, un pur Breton, invite les délégués canadiens à déjeuner et au thé dans ses appartements de la passerelle.Il connaît bien notre pays et nos compatriotes.Son vaisseau en a transporté 50,000 pendant et après la guerre, y compris le Régiment de la Chaudière.Ce brave officier n\u2019oubliera jamais l\u2019obligeance des autorités canadiennes, qui ravitaillèrent son navire, ni la politesse et la discipline de nos militaires.Dans la nuit du 8 au 9 novembre, après escale à Southampton, et par une Manche en fureur, le paquebot cingle vers les côtes de France.Des feux scintillants en signalent bientôt la proximité.L\u2019AccuEIL \u2014 PARIS D\u2019APRÈS-GUERRE.La réalité brutale du martyre de la France m\u2019apparait des le port de Cherbourg, jalonné d\u2019épaves émergeantes et de masses de béton renversées, sa magnifique gare maritime crevée de toutes parts, ses installations rasées, exemple des destructions subies par tous les grands ports du pays.623 La réfection extraordinairement rapide des réseaux ferroviaires et routier permet déjà de cheminer confortablement dans le pays.Mais quelle étape navrante que celle des côtes de l\u2019Atlantique à Paris, à travers cette Norman- die méconnaissable ! Les débris de bataille \u2014 canons, chars d\u2019assaut, aéro-glisseurs et avions, démantelés, éventrés, enlisés, \u2014 font ça et là taches de rouille sur le vert des haies et des jeunes blés.Des ruines pierreuses parsèment la campagne et découpent tristement les frondaisons jaunies de novembre.Villes, villages et hameaux défilent, hérissés de décombres squelettiques, silhouettes de désolation évoquant et attrstant partout l\u2019horreur des combats.«Et c\u2019est comme ça jusqu\u2019à Moscou! » s\u2019exclame un voyageur.A Paris, nos amis de Institut Pasteur, les Nègre, les Lépine, les Prévôt, les Simonnet, ayant à leur tête M.et Mme Tréfouël, nous attendent à la gare.Mon maître, le docteur Nègre, m\u2019embrasse.Les invitations pl~uvent.On nous a désigné un « parrain », M.Prévôt, qui aura l\u2019extrême amabilité de rendre faciles nos déplacements et notre séjour.A l\u2019Hôtel du Palais d'Orsay, rive gauche de la Seine, face au Jardin des Tuileries, nos chambres sont confortables et chauffées par installation intermittente de vapeur dans un calorifère.Service courtois et rapide.Des fleurs sur la table de travail.Corridors non chauffés.Petit déjeuner au pain brun, bevrre (!), confiture indéfinissable, café « national » à l\u2019orge qu\u2019on « sucre » d\u2019une tablette de saccharine effervescente.Je compense par de la marmelade, du vrai café ou du chocolat, du lait et du sucre apportés en prévision.Un repas coûte environ 250 francs ($2.10) : hors- d\u2019œuvre aux légumes verts, soupe maigre au navet, poisson, ragoût de rognons ou langue braisée, ou rarement un petit steak de bœuf ou de sanglier, pommes de terre, pain brun, orange ou poire appétissante, pomme reinette ou raisin, «café national» ou infusion de tilleul.Vin ordinaire en surplus.Et nous 624 sommes sans doute des privilégiés, puisque invités du Gouvernement.Au cours de la guerre, cet hôtel abritait le « Canadian Club », organisé pour recevoir nos officiers et nos soldats en permission.Son Excellence le Général Vanier et Mme Vanier s\u2019y dévouaient quotidiennement au bien-être de ces militaires.Nous sommes donc un peu en pays canadien.La plupart de nos amis et connaissances ont survécu au cataclysme.Les premiers mots de la conversation nous laissent deviner cependant qu\u2019ils ont tous cruellement souffert, du côté moral comme du côté physique.Le pire qu\u2019ils ont enduré et endurent encore, c\u2019est le supplice du froid: j'en ai vu la trace sur les extrémités de leurs membres.Ils sont contraints, comme un bon nombre de leurs collègues, d\u2019interrompre leur vie intellectuelle pendant.l\u2019hiver.Paris garde intacts ses monuments, sa beauté.Et pourtant, on s\u2019est battu partout, comme en témoignent les trous de balles et les éraflures qui criblent murs, fenêtres, balustrades et monuments, comme en témoignent aussi les plaques et épitaphes qui jalonnent les rues, même les plus petites, et le métro.Les Parisiens n\u2019ont pas le cœur à la joie: à 9 heures du soir, les boulevards sont presque déserts, les cafés presque vides.Quelques rares taxis sont réapparus qui réveillent en nous l\u2019image du Paris brillant et agité de jadis: mais, signe des temps, les chauffeurs ne s\u2019émeuvent pas même pour un pourboire de 10 francs! LES CONGRESSISTES.Bientôt, d\u2019autres congressistes viennent partager le même toit que nous et s\u2019asseoir à une table commune.Nous vivrons quelques semaines en compagnie quotidienne de Fleming, Chain, Florey, découvreurs de la pénicilline, de Félix, Fildes, Knight, Van Heyningen, Galloway et autres immunologues célèbres de Grande-Bretagne; de Heidelberger, l\u2019immuno- chimiste du pneumocoque, de Stan'ey, l\u2019hom- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 me des virus, et autres savants américains; de Kluyver, autorité hollandaise en fermentation; de Cruz-Coke, bio-chimiste du Chili; de Madsen, autorité danoise bien connue pour sa collaboration aux travaux d\u2019hygiène de la Société des Nations; de Szent-Georgyi, de Hongrie, l\u2019un des plus grands bio-chimistes de notre époque et qui isola, en 1928, le principe actif de la vitamine C; des Bordet, père et fils, de Bruxelles, et de Renaud, de Belgique; de Castex, d\u2019Argentine, de da Fonseca, du Brésil ; du vieux pasteurien Navarro et de Saenz, d\u2019Uruguay; de Grasset, de Suisse; de Engel- hardt, de l\u2019U.R.S.S.; et d\u2019autres savants, non moins renommés, de divers pays en dehors de la France.Une vive sympathie s\u2019établit entre tous, les plus savants et les moins savants.Personne ne cherche à pontifier.La modestie caraétérise les membres de cette lignée pastorienne.Les sujets scientifiques de conversation dominent.Chacun s\u2019informe aussi des amis, des publications et veut reprendre contact.Dans ces colloques intimes avec des savants de disciplines variées, on recueille des idées lumineuses, on cultive la confiance en soi-même, on acquiert une vue plus unifiée .de la Science.Cela agit aussi comme une injection d\u2019ardeur.Des amitiées précieuses se contractent.Mon voisin me confie que, si elles étaient plus fréquentes, ces réunions préviendraient les guerres et constate que ce ne sont pas toujours les plus puissants pays qui produisent les plus grands savants.Enfin, tous aiment la France et le manifestent ouvertement.Les Français alignent une équipe brillante de microbiologistes: outre le professeur Pasteur Vallery-Radot, petit-fils de Pasteur, qui préside naturellement la plupart des fêtes, je cite à la volée quelques personnalicés de l\u2019Institut Pasteur, de l\u2019Ecole Normale, de la Faculté des Sciences et de la Faculté de médecine: M.et Mme Tréfouël, M.Ramon (anatoxines), M.Prévôt et Mlle Guillaumie (anaérobies), MM.Guérin, Boquet, Nègre, Valtis et Bretey (tuberculose), MM.Lépine, Levaditi et Verge (virus), MM.N.Bernard FRAPPIER: CONGRÈS INTERNATIONAL À PARIS 625 et Dujarric de la Rivière (sous-directeurs de l\u2019Institut Pasteur), Lemétayer (directeur de l\u2019Arnexe de Garches), Aubel, Gastinel, Pochon, Nicole, Fromageot, Urbain, Lavier, Richou, Mlle Delaporte (immunologie), MM.Boivin, Lwoff, Machebeuf, Grabar (immunochimie), et beaucoup d\u2019autres, sans oublier MM.Roussy, recteur de l\u2019Université de Paris, Joliot-Curie, secrétaire général de l\u2019Union nationale des Intellectuels, Teissier, directeur du Centre National de la Recherche scientifique, Rouvillois, président de l\u2019Académie de médecine.LE MÉRITE À QUI DE DROIT.Le Congrès, modèle d\u2019organisation, remporte un succès sans précédent.Le mérite en revient pour une bonne part au personnel de l\u2019Institut Pasteur, à qui incombait la fonction d\u2019accueillir les délégués, de les piloter dans Paris, de régler la marche des séances d\u2019étude, et à M.et Mme Pierre Maucherat, du secrétariat de l\u2019Union nationale des.Intellectuels, qui, malgré des difficultés inouies, réussissent à tout ordonner avec ponctualité, sans jamais rien oublier, pas même le tabac ni la collation.Bref, au Gouvernement français, à M.Joxe, du ministère des Relations culturelles, à l\u2019Union nationale des Intellectuels, au directeur et au personnel de l\u2019Institut Pasteur, à M.et - Mme Pierre Maucherat, les congressistes devront non seulement le bien-être et le confort de leur séjour en France ainsi que le déroulement harmonieux de ces fêtes audacieusement organisées, mais aussi l\u2019avantage inestimable de rencontrer, tous à la fois, de si nombreux savants, de prendre connaissance en peu de temps du mouvement microbiologique mondial et d\u2019accomplir un grand et unique pèlerinage au berceau de la Microbiologie.LE CoNGRÈS.Voici le programme général du Congrès.LUNDI 18 NOVEMBRE 1 10 h.\u2014 Réception des congressistes à l\u2019Institut Pasteur, 28, rue du Docteur-Roux, Paris (XVe).Visite de l\u2019Institut Pasteur, sous la conduite de M.le professeur Jacques Tréfouël, directeur de l\u2019Institut Pasteur.15 h.\u2014 Visite à l\u2019Ecole Normale Supérieure, 45, rue d\u2019Ulm, Paris (Ve).Allocutions de MM.les professeurs Robert Levy et Aubel.17 h.30 \u2014 Réception des congressistes dans les salons du Rectorat, à la Sorbonne, 47, rue des Ecoles, Paris (Ve).MARDI 19 NOVEMBRE 9 h.30 \u2014 Séances de travail au Collège de France.Place Marcellin-Berthelot, Parie (Ve).1) Les maladies infectieuses, par le professeur Castex (Argentine).Président: Pr.A.Wright (Grande-Bretagne) ; vice-prés.: Pr.Ionesco Mihaesti (Roumanie).Pr.Trelles (Pérou); secrétaire: Dr Prévost.2) L'effet Pasteur et les phénomènes biochimiques, par le professeur Engelhardt (U.RSS.).Président: Pr.Parnas (U.R.S.S.); vice-prés.: Pr.Cori (Etats-Unis), Pr.Lipman (E-Un's); secrétaire: Pr.Fromageot.3) Les toxines, par le prof.B.C.J.G.Knight (Grande-Bretagne).Président d'honneur: Pr.Madsen (Danemark) ; président: Pr.Frappier (Canada); vice-prés.: Pr.Orskow (Danemark), Pr.Grasset (Suisse) ; secrétaire: Pr.Machebœuf.15 h.\u2014 Conférence au Collège de France, par le prof.Judine (U.R.S.S.): Antisepsie et asepsie.Président d\u2019honneur: Pr.Colebrook (Gr.-Bre- tagne) ; président: Pr.Navarro (Uruguay); v.- prés.: Prof.Schulte (Pays-Bas), Prof.Patocka (Tchécoslovaquie) ; secrétaire: Pr.Merle d\u2019Au- bigne.En soirée \u2014 A l\u2019Opéra-Comique: «Les Noces de Figaro ».MERCREDI 20 NOVEMBRE 9 h.30 \u2014 Séances de travail au Collège de France: 1) Les maladies vétérinaires, par le prof.Galloway (Gr.-Bretagne).Président: Pr.Russel Greig (G.-Bretagne); v.-prés.: Pr.Perin Long (E.-Unis), Pr.Hruska (Tchécoslovaquie); secrétaire: Pr.Urbain.2) Les levures, par le prof.Winge (Danemark).Président: Pr.Schopfer (Suisse); vice-prés.: Pr.Hauduroy (Lausanne), Pr.Morin (Canada); secrétaire: Mlle Delaporte. 626 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTtiN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 3) Les microbes du sel, par le prof.Thornton (G .- Bretagne).Président d\u2019honneur: Pr.Winograd ue > 1.» © Cooly, in 58 x ; 5 ne et 3 + Ro 4 ; a.Ca 4 + A ESA 3e - ù +.Co - j a \u201c Ap sw > + ad A A bi WN \u20ac 7 2 5 : î ne * an f vas & Le es sn 1% RQ od C o i $ 3 ME, : se FN 24 >.4 : od \u201c£ su sv os \"er ia au pe « [0 .\\ ; 7 ee 2 £ LS + oo 457 ; po NEA 7 Nv 5\" ifs - R \u2019 1 2 Sof BP S - .= ce aE \u2014 +, TES À x a weg - 5 = }, A Fr FX; Fa; a ve ; < ; Os N° Lee 2 D ; 2 d 3 ; * vad À, 5 ci réparé par Adi { Yd 4 ages GA : - - L , - 3 * = * SE 3 Le Ÿ a \u2019T 2 CH - \u2019 hg À + a À ê Ÿ LX 3 = ho CRIE Te ES BALE, .L 3 Lf fc 2) oe > tants exclu > < \u201c PAS 3 Ne FE Ds > ATOIRES ROBAPHARM SOC > # ww = 2 a re se Ë * { te LY 3 ha! ; = ge = R - \u20ac i wl\u2019 ry se ., BW eit ATS; esen .Pes .4h & ak »e ei te ee Ai Me 0 Qu k ry ot * ve aus bo i - % Te va: wo Repr UE DU.CO > k TS 24 Tr 1 \u201cI ve wt Wy x s as if WS ot ; , ve Fey Ne A.A et x [RY fp] nda A ta: er 2 f 3 A \u20ac.x Fa, A J \\ arn NED x La - AVEN * iA \u201c 7 - : &i A ~,.2\" pM) Li + + 3 cu Er 4 5 a M; ae De .» bod Sv.Gi 7 3 9 > a.a\u201c.wre % >+ aT = # .\u201d x ui Sh ¥~ \u201cA hd ase t, 4 Ma eT a i ob Lacs g + ¢ #4 vel f = ; 2 i Ea a Le 4 5 .s ~ : a = he ow a :3 uy ay .1 Ws & .ELE, - HERDT 2027 - : ~t + 3 + * Ts Lin] Ne ¥s.2%.of, as ver À $ OMAC 5 - iy e + = 1 : i : 311 x « = \u201cI AR < Ré 0) a.at GR < 5 std e + or a .LCER x.a + ve 4 > > ve abl Id .diverse : > - « 4.Sa, x.& *.5 4, th id, £.ve 2e a [2s © oni .+: des $ A ç = ol A = .- Ur o B xs 4 | 1e 8 : .wre TIN § te + is ne i ° ect 2 a Le ; x he i Te 3 N u te JF, Pa 3 ° 18) v éth eu a Le .és i + =e 5 is \u201cRL au z RE as NTES .- ty Ng AN Cd a .par ie ç Te FEA 3 ©, 4 Ow .¥ > Lok A rE ba : Œ I: ee Se Ye, LE a &1 é 4 5 >.Nt \u201c8 al + 4 .».\u201c fi x + PA A = RS né À qe L Prat pr ë 2 8 pu = 52 2 2 2 i =.bi or 7 = Re Wy 75 id ps on 2 3E 0 i 7 4 7 3 2 3% a GE \u201ceg 8 bs SE * g = = 5 te \u2018 1 > © fos ; 5 £ Wi i SE 27 © : 7 = = Os 5 æ > 7) & : 3 i a 0: £ Ë le F A 7 ER ë A 5 da ons, z t ] és + {5 cs 5 : = ; # a i = = Go : ; % À # 0 \u201ca A a, À i SHE if 2 = A i.Per | Zia a in Ya = a a $a x > se = PE ho a : ACY Aes i Ns > Fo + gs sn À > 2 a À \u201c = 2 pe FAP A Oi 3 = = Se cod NE A SE = 4 $ 2% a = 3 » = a % = = ss L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTiN A M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 SES 8 S 2 = S A = = = 2 .se = = Sa 7 Les 3 % Xe se 25 A 3 9 .3 = = NS SER ; A BY 3 NS RR 3 RY NS 7 2 aS x Se \u20ac = ae ee Se te De % # 2e e LA Wai A Fee = S RD PR ae = = = Yi ne wig x > i Io S x aod = AREY pr ST pa i __ \u2014 pe = = rye = ta 22 5 \"= 652 NOUVELLES DE PARIS Premier congrès international du thermalisme social Ce Congrès aura lieu à Aix-les-Bains, en septembre 1947.Il est inutile d\u2019en souligner l'importance à une époque où les Caisses de Sécurité sociale vont être amenées à adopter, en accord avec les syndicats médicaux, une large politique thermale et climatique.XIIe Congrès de la Socisté Internationale de Chirurgie Le XIIe Congrès de la Société Internationale de Chirurgie se tiendra, à Londres, du 14 au 20 septembre 1947.Il sera présidé par le docteur Léopold Mayer (de Bruxelles), qui fut pendant près de trente ans secrétaire général de la Société Internationale de Chirurgie.Il ne sera pas fait de rapports, mais une seule conférence suivie de discours, sur chacun des sujets mis à l\u2019ordre du jour, qui sont les suivants: 1.Progrès en ostéosynthèse, par le professeur Danis (Bruxelles) ; 2.Progrès apportés par la pénicilline en chirurgie.par Sir Alexander Fleming (Londres).Une démonstration pratique suivra la conférence; 3.Artériographie et phlébographie, par le professeur R.Dos Santos (Lisbonne) ; 4.Acquisitions récentes en chirurgie artérielle par le professeur R.Leriche (Paris) ; 5.Surgical treatment of pulmonic stenosis, par le professeur À.Blalock (Baltimore) ; 6.La méthode vaso-dilatatrice en chirurgie artérielle, par le docteur J.Diez (Buenos-Aires) ; 7.L\u2019héparine au point de vue chirurgical, par le docteur CI.Crafoord (Stockholm); 8.Données actuelles concernant les greffes cutanées et l\u2019autoplastie, par le professeur Pomtret Kilner (Oxford) ; 9.Résultats des interventions précoces dans les traumatismes des voies pulmonaires, par le docteur M.Bastos-Ansart (Barcelone) ; 10.Le traitement chirurgical des brûlures, par un chirurgien de l'URSS.Un programme de réunions et un voyage d\u2019études sont en préparation.Le secrétaire général est M.L.Desjardin, 141, rue Belliard, à Bruxelles; le trésorier est M.P.Lorthioir.76, rue Faider, à Bruxelles; le secrétaire du Congrès est M.H.W.S.Wright, 9, Weymouth Street, London, W.1.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 XIe Congrès français de Gynécologie 31 mai au 4 juin 1947 Châtel-Guyon Le Congrès devait avoir lieu à Alger mais par suite des difficultés de transport et de logement, on y a renoncé et il recevra l\u2019aimable hospitalité de la station thermale de Châtel-Guyon qui a déjà fait un excellent accueil aux délégués de la Société Française de Gynécologie lors du Congrès de la Colibacillose, en 1934.Il sera présidé par M.F.-A.Papillon, vice-président de la Société Française de Gynécologie.La question mise à l\u2019ordre du jour est la suivante : les annexites (de la gonococcie de la puerpéralité et de la colibacillose; la tuberculose étant exclue).Rapporteur général: M.le professeur agrégé Massé (de Bordeaux).Dix rapports seront présentés: I\u2014Etiologie et pathogénie des annexites: MM.Ezes et Gares (Alger).II.\u2014Anatomie pathologique des salpingo-ovarites: M.P.Isidor (Saint-Germain-en-Laye).ITI \u2014Etude clinique et diagnostic des annexites: MM.Bonafos et E.Laffont (Alger).IV \u2014L\u2019hystéro-salpingographie et l\u2019insufflation dans le diagnostic des salpingites chroniques: M.Jean Dalsace (Paris).V.\u2014Les complications: M.R.Bourg (Bruxelles) et Tingaud (Bordeaux).VI\u2014Annexites et puerpéralité: MM.Houel et Ja- hier (Alger).VII.\u2014Le traitement médical des annexites: M.Trais- sac (Bordeaux).VIII.\u2014Le traitement physiothérapique: Marcel (Paris).IX \u2014Le traitement hydrominéral: MM.Yves Canel (Luxeuil) et P.Neumand (Salins-du-Jura).X\u2014Le traitement chirurgical: M.Lucien Massé (Bordeaux).Des réceptions, fêtes et excursions dans le Massif Central et ses diverses stations thermales auront lieu à l\u2019occasion du Congrès.Pour tous renseignements et inscriptions, s\u2019adresser à M.Maurice Fabre, secrétaire général de la Société Française de Gynécologie, 1, rue Jules-Lefebvre, Paris (9e).M.JE.L'INSTITUT NATIONAL DU CANCER DU CANADA invite les universités, les écoles médicales et les particuliers à demander : 1.Des octrois pour des projets de recherches sur le cancer. PRÉSENTATION PYRIBENZAMINE, pour usage buccal: Comprimés, flacons de 50 et 500.ANTISTINE, pour administration parentérale: Ampoules, boites de 5, 20 et 100.(Aussi, sous forme de comprimés pour usage buccal, flacons de 50 et 500.) Depuis les premiers signes de pollinisation du peuplier, en avril, jusqu\u2019à la fin de la saison de l\u2019herbe- à-poux, en septembre, la PYRIBENZAMINE par voie orale ou l\u2019'ANTISTINE en injections apportent à la plupart des malades un soulagement complet des malaises dus aux allergies saisonnières.Documentation détaillée sur demande.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE - MONTREAL * 654 2.Un nombre limité de bourses d\u2019études postér:eu- res au grade universitaire pour formation dans les recherches sur le cancer.Toutes les demandes d\u2019octrois pour des recherches et des bourses de formation seront examinées par la Division des \u2018*echerches médicales du C:nseil national des rechérches.On peut se renseigher davantage en s'adressant au Secrétariat du Comité provisoire, Institut national dù cancer du.Canada, 6e étage, Annexe.de limmeuble Jackson, Ottawa, Ontario.° Toutes les demandes devraient \u201cêtre présentées sur-le-champ.\u2019 + + UN MÉDECIN SUÉDOIS TROUVE UNE MÉTHODE PERMETTANT DE DÉTERMINER L'ÂGE \u201cRÉEL\u201d DE L'HOMME L'onde de! lé \u2018pulsation révèle l'artério- Be \u201csclérose.Sat Une contribution, très importante au | problème de la détermination - \u201cde l\u2019âge réel ou physiologique \u2018de l\u2019homme a été apportée récemment par.le; docteur en médecine I.G.Porjé: Le résultat de ses.recherches a été publié sous le titre de « Etudes de, Tonde de la pulsation artérielle.particulièrement\u201d dans l'aorté », A Taide de la théorie ondulatoire* \u2018hasée : sur\u2019 les équations données par L.Euler, en 17555, il Babe possible de faire une description du mécanisthe de Ta réflexion de l\u2019onde sanguine.Lo Le Dr Porjé divise l\u2019onde de la pulsation en simp'es oscillations sinusoïdales, de la même manière qu\u2019un son peut être divisé en tons simples.En se servant d'un appareil piézo-électrique très sensible, construit par un autre médecin suédois, Rune Elmqpvist, les courbes de l\u2019onde peuvent être enregistrées simultanément dans un vaisseau sanguin central et dans un vaisseau périphérique.Dans l\u2019analyse de l\u2019onde.chaque oscillation sinu- soidale forme une unité.On trouve alors que l\u2019oscillation fondamentale est très fortement réfléchie, tandis que la première oscillation partielle et la seconde sont transmises sans qu\u2019il se produise, pour ainsi dire, aucune réflexion.La vitesse de la transmission de la première et de la seconde oscillation partielle peut être aisément déterminée.On a trouvé que plus la vitesse \u2018est grande, moins élastiques sont les vaisseaux \u2014 et plus avancé est l\u2019âge physiologique du sujet.Les vaisseaux sanguins sont plus sclérosés, ce qui signifie à son tour un travail plus lourd pour le cœur qui doit envoyer le sang dans les vaisseaux.Le volume de sang que le cœur envoie dans l\u2019aorte peut être déterminé d\u2019après les courbes de l\u2019onde et L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLenin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 la pression du sang au moyen des équations sur les mouvements ondulatoires.Chez les personnes ayant une haute pression sanguine, l\u2019aspect de l\u2019onde diffère de celui des personnes à pression normale par une fréquence plus grande.Si l\u2019onde est retardée et qu\u2019une certaine flaccidité caractéristique est présente, il y a indication de coarctation.Le résultat des recherches du Dr Porjé fournira certainement aux cliniciens de précieuses possibilités de diagnostic.L'ÉCLAIRAGE ULTRA-VIOLET AMÉLIORE L'ÉTAT DE SANTÉ DES ÉCOLIERS.Expériences pratiquées avec succès en Suède.Des expériences d\u2019éclairage ultra-violet dans des classes ont été pratiquées avec succès à Upsal, en Suède, pendant une année entière.Les essais, qui sont les premiers de leur espèce au monde, ont eu un effet très favorable sur l\u2019état de santé des enfants, a déclaré le Dr Hans Ronge, de l\u2019Institut de Physiologie d\u2019Upsal, dans un interview à la presse.L\u2019éclairage ultra-violet a été installé dans trois classes.Dans celles-ci, le nombre des rhumes a été peu élevé et le niveau général de la santé très bon; même au : printemps, la capacité de travail, qui faiblit géné- - Yalement alors, n\u2019était pas supérieure de moins de 50° pour cent a celle des autres classes.Cotte.innovation signifiera probablement un progrès * \u201cimportant dans l\u2019amélioration de la santé du peuple, stiédois \u2014 à ces latitudes septentrionales, la lurñières\u201d solaire \u2018étant dépourvue de rayons ultraviolets\u2019 depdis octobre jusque dans le courant de mars.Des expégi nces vont se poursuivre maintenant dans les garderies: d\u2019enfants et les crèches et des lampes «à lumière solaire» de petite taille, convenant aux habitations privées vont aussi être fabriquées.Les essais d\u2019Upsal portaient sur 200 enfants.Trois classes travaillaient dans des salles à éclairage ultra- vio'et au moins trois heures par jour, la force des rayons étant comparable au point de vue médical à celle du soleil à une altitude de 30 à 40 degrés.La condition physique des enfants dans les classes «ultra-violettes » a été examinée de différentes maniéres et s\u2019est montrée considérablement meilleure que dans les autres classes ayant travaillé à la lumière artificielle ordinaire.C\u2019est ainsi que la teneur en calcium du sang dans les classes d\u2019expérience n'avait pas décru, comme c\u2019est ordinairement le fait au printemps, mais était restée au même niveau élevé de l\u2019été pendant toute l\u2019année.D\u2019autres examens chimiques du sang LIT UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Ke 4! A F3 M\" 2 si ed METHODE CYTOPHY TIQUE ; Fr 6 5 hed a PROFESSEU 30.3 A) sn P ET FY 47, = ES 2 + = a és hed 6 STIMU 2 £7 A 3 = a gs LE ser J os [= PN aad BIOLOGIQ | + E vr Pd 2% Es > i x Lob Siw =.he iv if ce ay y à SAT KE ny) (el, ee + 5 # A Ra = Se TE = LE = , G Rs N # dE x 3 Fa a 4 5 3 w po: DE O N | A x 555 À &, = + À EE a Be = id a a = DS 5 25 A ~ i TH mn Bf A > 0 ë * rida ge 2 Es La ol i: = gist Es = Sy = LA == SE gE a id i Yo i» ESTEE PRE SEE.7 5 # GE 5 ?a A a Pa = Se ce AEE PS ds EER GRIMAU = 70x gE LABORATOIRES GRIM RUE FRANÇOIS-Ie 5 ARIS 8e Si =a = és CS Ee 2 7, viz 7e 7 7% i i cs 7 LS FEES \u201c7 Zz A Ga GE ih = 5 i a Zr i 57% Ti i 2e % > 7 7 ci SIC PH CE %%; i A Ve # a ORPOREE A 5 7 2 %.i> or 2e fe 4 2 / 680 OUEST RUE SHERBROOKE NTRE Ga PY > PS 4, tr ry Fo aa NY Ris Ag * + Ed La 656 ont montré qu\u2019il est probable que l\u2019éclairage avait donné aux enfants une quantité active de vitamine D.Le pouvoir d\u2019endurance des enfants a été mesuré au moyen d\u2019une bicyclette suspendue spécialement construite sur laquelle les enfants devaient pédaler tandis que la roue arrière était enrayée.ee ++ LE TRES HON.M.MACKENZIE ANNONCE UNE MESURE POUR LES ANCIENS COMBATTANTS Le très hon.Ian Mackenzie, ministre des affaires des anciens combattants, annonce qu\u2019en vue de faire bénéficier les anciens combattants des meilleurs traitements possible, un groupe d\u2019éminents médecins canadiens ont consenti à faire partie d\u2019un comité qui fera fonction du bureau consultatif pour le ministère.Les fonctions de ce comité consisteront à renseigner le directeur général des services de traitement, le docteur W.P.Warner, ainsi que d\u2019autres fonctionnaires du ministère sur la ligne de conduite générale suivie en ce qui concerne les traitements administrés aux anciens combattants.Ce comité veillera tout spécialement à se rendre compte de la compétence des médecins employés par le ministère ainsi que du genre et de la qualité des traitements fournis.Il donnera aussi son avis sur la continuation des ententes qui existent actuellement entre les universités et le ministère des affaires des anciens combattants, et en vertu desquelles les hôpitaux du ministère servent à des fins d\u2019instruction.De plus ce comité pourr être consulté en ce qui concerne le plan qui permet à l\u2019ancien combattant de choisir son médecin et l\u2019autorise à se faire traiter par son médecin de famille.M.Mackenzie a donné la liste suivante des médecins qui ont consenti à prêter leur concours au ministère en acceptant de faire partie du comité en question : Le docteur Louis Berger, professeur de patho'ogie à l\u2019Université Laval; Le docteur J.B.Collip, professeur d\u2019endocrinologie à l\u2019Université McGill et directeur de la division des recherches médicales au Conseil National des Recherches; Le docteur Edmond Dubé, doyen de la Faculté de Médecine à l\u2019Université de Montréal; Le docteur R.F.Farquharson, professeur de thérapeutique et professeur adjoint de médecine à l\u2019Université de Toronto, président du Collège Royal des Médecins et des Chirurgiens du Canada ; Le docteur W.E.Gallie, professeur de chirurgie à l\u2019Université de Toronto; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLEmN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Le docteur A.H.Gordon, membre du personnel de la Faculté de Médecine à l\u2019Université McGill et médecin consultant de l\u2019Hôpital Général de Montréal ; Le docteur Duncan Graham, professeur de médecine à l\u2019Université de Toronto; Le docteur H.E.Hall, doyen de la Faculté de Médecine à l\u2019Université Western, Ontario; Le docteur C.Holland, professeur de médecine à l\u2019Université de Dalhousie : Le docteur M.R.Levey, professeur d\u2019ophtalmologie et de rhino-otolaryngologie à l\u2019Université de l\u2019Alberta : Le docteur A.B.Schinbein, membre du Sénat et du conseil d'administration de l\u2019Université de la Colombie-Britannique ; Le docteur Dugby Wheeler, professeur de radiologie à l\u2019Université du Manitoba ; Le docteur Wallace Wilson, président de l\u2019Association Canadienne des Médecins.Le ministre s\u2019est dit persuadé que le service des traitements aux anciens combattants bénéficierait grandement de la collaboration apportée par ces hommes de haute compétence.Il a ajouté que ces médecins seraient en mesure de donner de précieux conseils quant aux meilleurs moyens d\u2019utiliser les rapports de clinique disponibles concernant les ex- militaires, ce qui permettra d\u2019entendre l\u2019étude clinique des cas quant à l\u2019origine et aux développements des blesseures de guerre, ainsi qu\u2019aux maladies survenues pendant le service militaire.Il a exprimé la reconnaissance de son ministère envers la profession médicale qui a fait preuve une fois de plus de l\u2019intérêt qu'elle porte au bien-être des anciens combattants.: EXPOSITION ANNUELLE DU TROISIEME SALON D'ART ET DE PHOTOGRAPHIE DES MÉDECINS CANADIENS La troisième exposition annuelle du Salon d\u2019Art et de Photographie des Médecins Canadiens s\u2019ouvrira à Winnipeg, à l\u2019Auditorium Hudson\u2019s Bay, la semaine du 23 au 27 juin, en même temps que la Convention de l\u2019Association Médicale Canadienne.Cette exposition jouera un rôle important lors de la ronvention et on a tout lieu de croire qu\u2019un grand nombre de médecins soumettront leurs inscriptions.Le comité de l\u2019Association Médicale Canadienne est un comité formé de médecins canadiens \u2014 le docteur G.E.Tremble, le docteur J.L.Notkin, le docteur A.Jutras, de Montréal, et le docteur Harvey Agnew, de Toronto.Le docteur Tremble a été élu président du comité.A la demande des médecins canadiens, le Salon cette fois se divisera en trois sections.Comme par les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LIII POUR LES VOYAGEURS Des études !-* effectuées par les corps médicaux de la Marine des États-Unis, de la Marine Royale Britannique, et du Corps d\u2019Aviation, et \u2018par d\u2019autres chercheurs, ont établi que l\u2019hyoscine (scopolamine), le principal ingrédient médicinal du est le.meilleur agent individuel pour la prophylaxie et le traitement du mal de mer et du mal de l\u2019air.Le VASANO peut maintenant être employé contre le mal de voyage dans la médecine civile qui profitera ainsi des bienfaits démontrés par Tes Forces Armées.LE VASANO est présenté en comprimés.La dose recommandée pour les adultes est de deux comprimés l ou 2 heures avant le départ.Qn peut répéter la dose au bout de 3 ou 4 heures.Présentation: VASANO, Comprimés, contenant 1 mg.de.carmphorate d\u2019hyoscine (scopolamine) et 0.4 mg.de camphorate d\u2019hyosciamine, en boites de douze.Le nom VASANO est déposé au Canada .Holling, H.E.; McArdle, B., and Trotter, W.R.: Lancet 1:127, 1944, .Hill, I.G.W., and Guest, A.L.: Brit.M.J.2:6, 1945.A Critical Study of, Seasickness Remedies, No.4, Royal Naval edical Bulletin 24:3, 1943, abstracted, Bulletin of War Medicine 18:1242, 1944, .4.Lilienthal, J, L.: J.Aviation Med.16:59, 1945.Schering CORPORATION LIMITED 137 RUE ST - PIERRE, MONTREAL 1, P.Q.55 19 658 années passées, il y aura la section des Beaux-Arts, celle de la photographie Monochrome et, en plus cette année, la section des Kodachrome translucides (Kodachrome Transparencies).ee ++ FILMS MÉDICAUX On fait de plus en plus usage de films dans nos Facultés de Médecine, mais, jusqu\u2019à présent, aucun effort n\u2019a été tenté afin d\u2019organiser la production canadienne en cinématographie et aussi de la coordonner avec nos programmes d\u2019enseignement.Les réalisations en ce domaine sont, à date, le fait de l\u2019initiative individuelle ou encore le fruit d\u2019entreprises commerciales magnifiques, en coopération avec des membres de la profession.Le premier pas vers la coordination sur une base nationale vient d\u2019être fait.Le Comité médical de la «Canadian Scientific Film Association» a été organisé récemment et il siégera à Ottawa.Cet organisme est constitué de représentants des principaux groupements médicaux canadiens et il s\u2019apparente à la «Scientific Film Association », de Grande-Bretagne.dans ses rapports avec la « Royal Society of Medicine ».L\u2019une des premières entreprises du Comité médical sera de faire le bilan de la production canadienne en ce qui regarde les films d\u2019intérêt médical.Cette enquête répond à un besoin depuis longtemps senti et elle sera d\u2019un précieux secours pour l\u2019Office National du Film qui possède une cinémathèque médicale rapidement grandissante.Le Comité se rend- compte qu\u2019il\u2019 existe phisieurs films d\u2019intérêt technique ou historique qui mériteraient d\u2019être mieux connus.Quiconque a tourné lui-même ou sd souvient de pellicules produites au pays sur des sujets attenant à la médecine, rendrait grand service en communiquant avec le Comité.La compilation de tous les films déjà faits est une étape indispensable dans l\u2019entreprise actuelle et l\u2019on espère découvrir un grand nombre de trésors enfouis.À cette fin, le Comité sollicite la coopération de tous les membres de la profession médicale.On aura l\u2019obligeance d\u2019adresser toute correspondance à l\u2019adresse suivante: Comité médical, « The Canadian Scientific Film Association », 172, rue Wellington, OTTAWA.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy A MLFC.\u2014 Montréal, mai 1947 UNE NOUVELLE REVUE: \u201cLIAISON\u201d | Ce n\u2019est pas une revue médicale, mais littéraire.&*, ; Une revue que doivent lire tous les médecins pour se renseigner sur le mouvement des lettres au Canada français.Une revue où vous trouverez une véritable critique des livres qui paraissent, tant canadiens qu\u2019américains ou anglais, tant de langue française que de langue anglaise, une critique saine et juste, non commanditée, des arts, du cinéma et du théâtre.Liaison ne se vend pas au numéro dans les kiosques de journaux ou dans les librairies.Il faut s\u2019y abonner ou plutôt s\u2019inscrire à « Servir», syndicat coopératif, fondé pour l\u2019avancement des lettres et des arts dans notre pays.Le prix de l\u2019inscription est de cinq dollars la première année, c\u2019est-à-dire, trois dollars pour l\u2019abonnement à la revue et deux dollars pour votre part'de souscripteur au syndicat coopératif.Ce qui vous:rend, en somme, propriétaire de la revue au même titre que-tous les aûtres sociétaires.Les années subséquentes, le prix ;seul de l\u2019abonnement est exigible.Cesta première fois dans le monde entier \u2014 du MoINS,,à ma connaissance \u2014 qu\u2019un mouvement de ce genre.se - dessine.sur des bases solides.Le médecin.quirest:lerproféssionnel le plus éclairé qui soit, se doit d\u2019y=adhérers- Sans, compter .que; par le truchement de Liaison, le \u2018synidicat'-coopératif a l\u2019intention d\u2019établir à l\u2019usage de\u2019 ses sociétaires exclusivement, divers services fort utiles.Certains sont même bel et bien en fonction.Par exemple, le service qui procure à rabais des ouvrages canadiens et français courants, le service d\u2019échange de livres d\u2019occasion, le service de renseigne- \u201c ments sur les hôtels et restaurants de toute la province recommandables par leur cuisine, leur propreté, leur atmosphère, sinon, leur hospitalité.Et que d\u2019autres encore seront ajoutés à ceux-là! «Servir» ne fait que commencer et le quatrième numéro de Liaison vient à peine de paraître.Pour tous renseignements, s'adresser à : Victor BARBEAU, Ecole des Hautes Etudes commerciales.535, avenue Viger, MONTREAL, P.Q.Roméo BOUCHER.CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.A # $s A7 wr + EEE, rey L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButtaTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LIV EXTRAIT DE FOIE ENTIER, AVEC COMPOSE DE LEVURE ET DE VITAMINE B En plus de proportions mesurées du Groupe B de Vitamines, Livogen .contient tous les principes anti-ané- miques du foie entier, de même que pl PT > 0 .tous les éléments nutritifs essentiels Chaque once liquide contient : So de la levure fraîche et du foie, y compris ces Extrait liquide de foie B.P.% on.facteurs dont là nature exacte n\u2019a pas été décou- ' (équivalant à 4 on.de foie frais) verte ius w i i _ ji Extrait Concentré de Levure.88 grs \u20ac J q CL : Loe ros J Tramine.12mg.Ne contenant ni strychnine, | ni autre drogue sti- L Riboflavine.1.6 mg.mulante, Livogen peut être donné aux jeunes (Vitamine B») comme aux vieux.Livogen \u2018est donc d\u2019une grande nl ine.Chlorhydrate de Pyridoxine 2.0 mg.valeur pendant une maladie, la convalescence, et Acide Nicotinique.cee.40,0 mg.durant toute période où l'alimentation est réduite.La portée de la Pyridoxine dans la nutrition .: ; humaine n\u2019a pas encore été étublie.En vente en bouteilles de 4, 16, et 80 onces liquides.4 x THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO _ \u201c T8F-47 .contient tous les facteurs importants concourant à la formation du sang: CUIVRE ve Te) mar Anémie secondaire .Il est indiqué dans tous les cas où est déréglé le mécanisme hématopoiétique: FOIE co > - ea 300 grammes 2s0mgr Grossesse, Lactation, Etats Hémorragipares, Convalescence, Régimes Restrictifs et Dons de Sang.Seul le foie, pris régulièrement, en association avec le fer- et le cuivre comme catalyseur - préviendra la naissance et entravera le développement de l\u2019anémie secondaire.1410, rue Wolfe, Montréal UN NOUVEAU COMPRIME AMES Hematest .est un comprimé servant à la découverte rapide du sang dans les fèces, les urines et autres humeurs de l\u2019organisme.Hematest se vend maintenant en flacons de 60, avec papier 3 filtrer.En vente chez les fournisseurs de produits pharmaceutiques ou d\u2019articles ce chirurgicaux.Littérature AGENT TABLE sur demande.Concessionnaires exclusifs pour le Canada: ya FRED.J.WHITLOW \u201d & CO.LTD.\u201cS$\u201d Building Malton, Ont.A Me s co v « MPANY, AY ian.PRODUITS APPARENTÉS pour l'Analyse de l'Urine ALBUMINTEST pour l'Analyse Qualitative de l'Albumine Albumintest répond au besoin d\u2019une méthode simple et sûre de faire l\u2019analyse qualitative de l\u2019albumine.Les ingrédients actifs servant pour cette réaction au molybdate sont contenus dans un comprimé qui se dissout rapidement dans l\u2019eau, fournissant ainsi le réactif.Il n\u2019est nt toxique ni corrosif, et n\u2019exige aucun chauffage.La réaction peut se faire rapidement, d\u2019après les deux méthodes d'analyse \u2014 turbidité et cernes.S\u2019adapte à tous les besoins de laboratoires.Les médecins, techniciens de Jahora- toires et fonctionnaires des services d'hygiène publique peuvent le porter sur eux.En flacons de 36 et de 100 comprimés.4 » = pour l\u2019Analyse Qualitative du Sucre À - dans l'Urine Clinitest représente le point culminant de toute une série de perfectionnements de l\u2019analyse du sucre dans l'urine, basée sur la réduction du cuivre.Le réactif \u2014 un comprimé qu\u2019on laisse tomber dans un volume d'urine préalablement mesurée et diluée \u2014 fournit automatiquement la chaleur requise à l\u2019intérieur de l\u2019éprouvette.S'emploie dans les hôpitaux, le laboratoire du médecin ou par le patient lui-même.Nécessaires de poche spéciaux, en plastique Tenite, contenant tout ce qu\u2019il faut, y compris les comprimés pour 36 analyses.flacons de 36 comprimés de rechange, nécessaires de laboratoires complets, flacons de 100 et de 250 comprimés pour laboratoires et hôpitaux.AMES COMPANY, LTD.HART INDIANA U.S.A. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LV Voici un nouveau dessin fonctionnel le Spencerflex pour homme Ce nouveau support, individuellement dessiné, taillé et fait pour chaque patient, procure: maîtrise pelvienne, relèvement abdominal, liberté pour l\u2019action musculaire.Ainsi, qu\u2019on le porte au travail, au jeu ou pendant la convalescence, le Spencerflex a une influence favorable à l\u2019action neuromusculosquelettique coordonnée.Parce qu\u2019il est dessiné individuellement et fait de tissu non élastique qui ne cède ni ne glisse sous la tension, ce support est sûr et confortable à la fois.Il est léger, flexible \u2014 et ne met aucune pression sur la crête de l\u2019ilion.Des courroies périnéales ne sont pas nécessaires avec ce support.Il s\u2019enfile, s\u2019enlève ou s\u2019ajuste en un instant.Puis, il est très durable malgré son prix raisonnable.Le support illustré en bas, à gauche, fut dessiné comme adjuvant au traitement consécutif à une opération dans la partie supérieure de l'abdomen.Il est particulièrement utile dans les cas d\u2019ambulation hâtive et quand un drainage fut maintenu pendant une longue période.Il couvre entièrement la cicatrice et la protège, sans «entrer » sous les côtes inférieures.Il soulage la fatigue et la tension des tissus et muscles de la région affectée \u2014 même s\u2019ils sont dus à la respiration profonde et à la toux.À notre connaissance, aucun autre support abdominal pour homme ne procure ces avantages.pr am SM AE mh AR AR mh EA ME AE AR ME AL SE Ah AE Am EA AL SL AM SRM dm am Am em ah AA mA am an em en am an am an SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Pour renseignements sur les supports Spencer, téléphonez à votre « Corsetière Spencer » locale, ou adressez-nous le coupon ci-contre.SUPPORTS SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins DE DESSIN INDIVIDUEL Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, Cenn.En Grande-Bretagne: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez m\u2019adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d. -LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 ETS PÉNICILLINE CRISTALLINE DANS DE L'HUILE ET DE LA CIRE Seringue en plastique.Seringue-cartouche métallique.(FORMULE DE ROMANSKY) UN AUTRE PROGRÈS L'emploi de la pénicilline cristalline dans de l\u2019huile d'arachides et de la cire d\u2019abeilles, selon la formule de Romansky, permet aux Laboratoires de mettre à la disposition de la profession médicale un produit amélioré possédant des avantages marqués.Administration facile \u2014 Le produit amélioré s'écoule plus facilement dans l\u2019aiguille hypodermique.Minimum de réaction locale \u2014 Grâce à la grande pureté de la pénicilline cristalline dans le mélange, les réactions locales sont réduites au minimum.| PRESENTATION PAQUET CONTENANT LA SERINGUE EN PLASTIQUE Cet emballage comprend une Seringue-Cartouche B-D* en plastique, prête pour usage immédiat, avec une cartouche spéciale contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 cc.d'huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.La seringuz en plastique est jetée après emploi.PAQUET CONTENANT LA SERINGUE MÉTALLIQUE Cet emballage comprend une Seringue-Cartouche B-D* en métal, deux aiguilles No 20 stérilisées et une cartouche contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 ccd\u2019huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.La seringue en métal est destinée à servir indéfiniment avec des cartouch-s et des aiguilles de rechange.PAQUET CONTENANT UNE CARTOUCHE DE RECHANCE On peut se procurer séparément aux Laboratoires des cartouches de rechange contenant 300,000 Unités Internationales de pénicilline cristalline dans 1 cc.d\u2019huile d\u2019arachides et de cire d\u2019abeilles.Ces cartouches sont fournies pour servir avec la seringue de métal.* Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada _\u2014_ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LVII GENOSCOPOLAMINE POLONOVSKI et NITZBERG Maladie de Parkinson Composition:Bromhydrate de Génoscopolamine.Propriétés: Les mêmes que celles de la Scopolamine, sans en avoir les inconvénients.Sa toxicité est environ 200 fois plus faible que celle de la Scopolamine.Indications: Maladie de Parkinson, Paralysie agitante, Syndromes post-encé- phalitiques.Posologie: De 2 a 6 granules, ou de 20 a 60 gouttes par jour, prises en deux À trois fois dans la journée, de préférence entre les repas.Commencer par la dose minimum, et augmenter progressivement pour s'en tenir à la dose utile.L'injection sous-cutonée d'une ampoule de 1 mgr.donne des résultats plus rapides, mais n'est pas souvent nécessaire.Présentation: Granules au V2 moar., flacon de 60 granules.Gouttes, solution à 1.5 p.1000, flacon de 20 cc.Ampoules dosées à 1 mar, 10 amp.de 1 cc.Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.VALERIANATE PIERLOT Calme les Maladies Nerveuses \u2014 Traite la Neurasthénie Composition: Valérianate d\u2019 Ammonium.Propriétés: Antispasmodique.Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l'innervation.Indications: Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convulsions, Attaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Règles douloureuses ou difficiles.Posologie: Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d'eau sucrée, matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d'une cuillerée à thé.Présentation: Flacon de 120 cc.Laboratoires H.RIVIER \u2014 Paris Agents pour le Canada: VIN ANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.\"mm\" LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuerIin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (sans but lucratif) Excipient huileux \"TARACOL\u201d Pour prolonger l'action de la PÉNICILLINE (et d'autres médicaments) en injection intramusculaire.Le Service des Antibiotes de l'Institut de Microbiologie, cédant à la demande des praticiens, a mis au point et distribué le véhicule huileux ARACOL préparé suivant la formule de Cohn.Effet de Prolongation.Ce Service de l'Institut n'a pas cessé d'étudier les effets thérapeutiques obtenus à l'aide d'ARACOL, de produits similaires et de mélanges à base de cire d'abeille.Ces recherches expérimentales et cliniques démontrent et confirment la valeur d'ARACOL pour le prolongement de l'action antibiotique de la Pénicilline et des médicaments.L'ARACOL est: COMMODE.Il suffit de fluidifier ARACOL & la chaleur de la main.S'émulsionne instantanément si on observe scrupuleusement la technique recommandée.S'injecte aisément sons danger de briser les seringues.Une émulsion bien faite peut se conserver 24-48 heures à la glacière.INDOLORE.L'addition d'un analgésique rend l'injection indolore.Aracol se résorbe sans laisser de traces.ÉCONOMIQUE.Économise le temps du médecin par la réduction du nombre d'injections journalières de Pénicillline \u2014 une ou deux injections par jour suffisent.Coût négligeable et le plus bas de tous les excipients similaires.Cette méthode diminue les frais et les inconvénients du traitement pour le patient.IMPORTANT \u2014 Bien mesurer les auantités à la seringue : 1 cc.d'eau pour dissoudre la Pénicilline.3.5 cc.d'Aracol liquéfié à douce chaleur.FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE Distributeurs: MILLET, ROUX & CIE LIMITEE 1215, rue St-Denis - Montréal, 18 J L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buirerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LIX / J.EDDE LIMITEE Edifice New Birks, MONTREAL URICLARINE Antiseptique entéro-renal et biliaire a base de Chlorure d\u2019 Ammonium, Héxaméthyléne tétramine et Salicylate de Phényle (Salol) Infections urinaires.TRÉPHONYL du Dr Roussel Ampoules buvables.Extrait de Foie frais embryonnaire.Sérum hémopoïétique.Régénérateur de la cellule.SALICYLNA Comprimés dosés à 0 Gr.50 de Salicylate de Soude chimiquement pur, Toutes les indications du Salicylate.EUTENSYL Régulateur de l'hypertension.GOUTTES LA.M.lode, Arsenic et Manganése.Tonique puissant et d'effet rapide.VULCASE Comprimés.Dépuratif soufré.d LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 ue d'Appareils à Rayons X G-E Modèle R-39 Actuellement en Usage ! Si vous pouvez vous représenter une file d\u2019Unités R-39 placées bout à bout et s'étendant sur une longueur de deux milles, vous aurez une bonne idée de la popularité de ce modèle, et de la somme de travail diagnostique qu\u2019il permet d\u2019accomplir partout chaque jour dans les bureaux des spécialistes, dans les cliniques et dans les hôpitaux.Pourquoi le R-39 est-il si populaire?1.C\u2019est une unité d\u2019utilité générale pour le diagnostic, et elle est pourtant si compacte qu\u2019elle ne requiert que peu d\u2019espace.2.Elle est amplement pourvue d\u2019énergie (100 ma.et 85 kvp.) pour le diagnostic radio- graphique et fluoroscopique général.3.Sa souplesse exceptionnelle facilite le réglage vertical, angulaire ou horizontal de la position du malade.4.Les ampoules de Coolidge authentiques à double foyer peuvent servir aussi bien en dessous qu\u2019au-dessus de la table.5.Le système de contrôle perfectionné et facile à faire fonctionner assure de façon constante la qualité du travail.Vous aussi, vous trouverez peut-être que le Modèle R-39 peut s\u2019adapter de façon idéale à vos besoins.Pourquoi ne pas vous enquérir en écrivant dès aujourd\u2019hui pour de plus amples informations.Adressez-vous au Département 2616 du plus proche bureau de la Victor X-Rav Corporation of Canada Ltd.| VICTOR X-RAY CORPORATION of CANADA, Ltd.DISTRIBUTORS FOR GENERAL 3) ELECTRIC X-RAY CORPORATION TORONTO: 30 Bloor St., W.- VANCOUVER: Motor Trans.Bidg., 570 Dunsmuir St MONTREAL: 600 Medical Arts Building « WINNIPEG: Medical Arts Building L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXI NUCLEARSITOL ROI GRANULE - COMPRIMES .INJECTIONS MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE e-e ++ Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cmc GRANULE et COMPRIMES Glycérophosphate de Ca.0.125 Glycérophosphate de Soude 0.05 Glycérophosphate de Soude 0.0125 \u2026 Nucléinate de Soude 0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique 0.01 / Méthylarsinate discdique .0.0) Grammes, par cuilgrée-dose Gms.par c.c.1 ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.° Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal.EN SACHETS DE 4 GMS BOITE DE 20 SACHETS F ormule Nouvelle dans la médication des Gastropathies\u2014 Ÿ Ÿ 1\u2014Neutralise l'hyperacidité Agar-Agar 122 © 5 gms.2\u2014Combat l'hypersécrétion , 3\u2014Calme les douleurs et supprime le Gélatine .25gms.pyrosis , 4\u2014S'oppose aux fermentations et Silicate de magnesie 10 gms.e régularise le péristaltisme gastrointestinal Lactose Q.S.pour 100 gms.5\u2014Ne constipe pas, légèrement laxatif 6\u2014Analgésique\u2014ant'-hémorragique, coagulant LABORATOIRES JEAN OLIVE 14, rue des Minimes, PARIS 3e 200, rue Vallée, MONTREAL, P.Q. LXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtarin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1947 SANATORIUM PREVOS Magnifique situation au bord de la Riviére-des- Prairies, à proximité de Montréal.Grand parc boisé de 600,000 pieds carrés.Tennis et jeux.Chambres confortables.\u2014 Cuisine soignée.ÉTABLISSEMENT CONSACRÉ AU TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par deux médecins spécialistes et un personnel hospitalier de grande expérience.- Cures de repos.- Régimes.- Physiothérapie.- Traitements spéciaux des toxicomanies.- Pyrétothérapie.- Electro-chocs.Direction médicale confiée aux docteurs Jean Saucier et Roma Amyot, professeurs agrégés de meurologie à l'Université de Montréal et spécialistes agréés par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.4455 ouest, Boulevard Gouin Téléphone: BYwater 2405 M L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXIII ADAPTABILITE ESSENTIELLE pour RADIOGRAPHIE FLUOROGRAPHIE FLUOROSCOPIE La Table Basculante Type \u201cB\u201d\u2019\u2019 KELEKET Cette table a moteur, douce et silencieuse, est remarquablement facile a manipuler.Son chassis soudé et sa base en alliage d\u2019aluminium en font un appareil d\u2019une robustesse et d\u2019une durabilité inégalées.La Table Basculante Type \u201cB\u201d est douée d\u2019une souplesse jamais encore obtenue auparavant.Aucune saillie ne gêne l\u2019opérateur du côté où il travaille.L\u2019absence virtuellement complète d\u2019obstructions au niveau du plancher permet de s\u2019approcher très près de la table.L\u2019angle d\u2019inclinaison peut s\u2019ajuster avec une grande précision entre 15 degrés \u2014 position de Trendelenburg \u2014 et la verticale.Conçue pour satisfaire aux exigences sévères d\u2019un travail radiologique précis et complet, la Table Basculante Type \u201cB\u201d s\u2019est montrée entièrement adaptable.Le nouveau Dispositif à Poses Multiples permet une technique parfaite de sélection.ACCESSOIRES.Fixe-tête entièrement ajustable, bande à compression à double rouleau.appui-pieds.Par toute l\u2019Amérique, les médecins et les institutions ont proclamé a) la Table Basculante Type \u201cB\u201d KELEKET l\u2019un des membres sel les plus utiles de la célèbre famille d\u2019appareils Keleket.WL fa | Ga | 7% &; MONTREAL QUEBEC CITY EDMONTON VANCOUVER CALGARY WINNIPEG \\ LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLetIn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 = [A À gAYER) NR Se il] Ii faut plus de temps et d\u2019effort pour faire quelque chose de mieux.Les comprimés de véritable \u201cAspirin\u201d\u2019 sont soumis à soixante-dix vérifications et essais différents pour en garantir la qualité, la pures l\u2019uniformité et la désagrégation rapide.\u201cASPIRIN\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 ~ LXV \u201cSpécialités Bio\u201d CHOLI ILE CHOLERETIQUE LAXATIF \u2014 DÉSENSIBILISANT ac.déhydrocholique 0.25 gm.cascara sagrada 0.05 gm.thiamine (B,) 5 mgm \u201cER.CHOLIBILE (fui) ac.déhydrocholique 0.10 gm.cascara sagrada 0.02 gm.2 thiamine (B 1 ) .eo +.oo » mgm i a Laboratoire BIO-CHIMIQUE Limitée Fabricants de Produits Pharmaceutiques 425, rue River, Montréal 19, P.Q. LXVI .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 \"C'est vous qui l'avez recommandé\" { .et nous, les fabricants, nous sommes fiers de la confiance que ; vous nous témoignez.Lorsque nous avons fabriqué pour la premiére fois les produits Baby's Own, notre but principal était de préparer les articles de toilette les plus doux et les plus adoucissants pour la peau extra-sensible des bébés.Nous avions un autre but: mériter que vous recommandiez nos produits.Nous pouvons vous assurer que nous continuerons a fabriquer des produits dignes de votre confiance, le savon, l'huile et la poudre qu'exige la peau sensible des bébés.Call fli i TE LG DELA CSS IL CE | LES PRODUIT | BABYS OWN THE J.B.WILLIAMS CO.(CANADA) LIMITED La Salle, Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXVII TRAITEMENT DES TROUBLES DU FOIE PAR LES DRAGEES ENTERIQUES ENTERYDINE (Autrefois Entero-Boldine) Recommandées contre les hépatites aigués ou chroniques, et toute insuffisance biliaire, cause éventuelle de la constipation et de la jaunisse.Effectuent une dérivation nécessaire aux engorgements du foie, prévenant ainsi la lithiase biliaire qui en découle.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Sels biliaires .130 gm.Cascara Sagrada 0.65 gm.Eukinase .065 gm.Artichaut 0.65 gm.Pancréatine .065 gm.Phénolphtaléine .030 gm.Boldine pure .001 gm.MopE D'EMPLOI: Une ou deux dragées entre les repas ou deux dragées au coucher, suivant l\u2019avis du médecin.DRAGEES GLUTINISEES PYELOSE DIURETIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE INDICATIONS: Pyélites, pyélonéphrites, lithiases, cystites, cholécystites.Réalise la désinfection des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGEE CONTIEN).Mandalate de Calcium .06 gm.Phosphate d\u2019Ammonium .06 gm.Hydrate de Terpine 93 em.Acide Nicotinique .03 gm.Benzométhyloxyquinoléine .04 gm.PosoLoGiE: Deux dragées trois fois par jour suivant l'avis du médecin.CIRCULAIRES ET ECHANTILLONS SUR DEMANDE.Lasonaroines DESAUTELS /asoraronies NTRE t.ANADA LIMITED LIMIT @ Erreurs disparues et autres qui survivent | EP Ca oN ruécensa pen Cer ; a =.ES sara sr arte (EECA CAs > 1 Kl) px, ee) ame S 7 ji lid Ÿ © Op WW Bientôt après que Benjamin Franklin eut dé- De la rouille sur l'extérieur de la boîte ne signifie couvert que l\u2019éclair est de l\u2019électricité, un médecin pas que le contenu est contaminé.appelé le Dr, Perkins fit breveter un appareil qui A moins que la rouille ait percé le métal, le était supposé guérir les maladies, contenu de la boîte est parfaitement sûr et nour- Il s\u2019agissait de deux courtes baguettes métalli- rissant.ques, supposées transmettre un courant électrique, qu\u2019on passait sur la peau.Ces baguettes devin- rent très populaires au pays et à l\u2019étranger.AMERICAN CAN COMPANY MONTREAL e HAMILTON e TORONTO e VANCOUVER LES ALIMENTS EN BOÎTES SONT DES ALIMENTS SUCCULENTS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXIX \u201cPRÉVENIR VAUT MIEUX QUE GUÉRIR\u201d \u2026.\u2018 L'atonie intestinale, le météorisme, la rétention urinaire sont les suites fréquentes d'une opération.Avec la Prostigmine \"Roche\", vous pouvez épargner à vos opérés ces heures désagréables.La Prostigmine combat les troubles post-opératoires de la vessie ou de l'intestin, permet d'éviter les cathétérismes, élimine les gaz et hâte la convalescence.Injectez V2 ampoule à 0.55 mgm.de Prostigmine (solution 1:2000) toutes les 4 ou 6 heures en commençant aussitôt après l'intervention et continuez les injections pendant 2 ou 3 jours.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL PROSTIGMINE ROCHE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXX.SIN 3 Yr Co 5 Heh BR ; ae SATO ls NY ARATE SR ske WT = Excellent dans fantile in EAU l'alimentation MERICAN MEDICAL Ç RMULE T LACTOGEN 2 8 Ê nÉ SEP Ce =H oH 809 zz o0 os a un A BS == = oO | S 28 A SOUPE RASE 40 CALORIES (ENVIRON) = 1C ion des t des dé emploi e envoyez votre carte pro- , à la profess ésirez \u2019emplo t.Si vous ts sur le mode d Ivemen à lle icité et mode d renseignemen blocs-ordonnances fessionne Publ médicale exclus L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin AM.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXXI élaboration LES HÉMATOLOGISTES ont dé montré que divers éléments nutritifs, an conjonction avec le fer, provoquent souvent une réponse plus rapide et plus satisfaisante dans le traitement des anémies secondaires.d\u2019une Les Capsules VI-LITRON fournisze :: Une Fraction Spéciale du Foie * \u2014 le facteur antianémie secondaire hautement concentrée (55 pour 1).Du Fer sous forme de Sulfate Ferreux \u2014 forme considérée comme la plus facilement assimilable et utilisable.goutte Des vitamines B, - B, - De la Niacinamide \u2014la carence de ces vitamines nuit souvent a 'absorp.ion max mum des facteurs des hemau.ez.De la Vitamine C \u2014 que l'on prétend intervenir dans l'hématopoièse: une légère carence peut suffire à provoquer l'anémie hypochrome.A un pH de 4.5 la concentration gastrique en ion-hydrogéne reconnue comme étant favorable à l'absorption du fer.* N'est pas un produit contre l'anémie pern'cieuse.Echantillons et notices explicatives sur demande U.S.VITAMIN Corporation 250 E.43rd St.New York 17, N.Y.© Foie \u2014- Fer - Vitamines Eléments essentiels pour les hématies dans un milieu favorable.VI-LITRON pour l'ANEMIE Secondaire Concessionnaires Exclusifs pour le Canada: FRED.J.WHITLOW & CO., LTD., \u201cS\u201d Building, Malton, Ont. LXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1947 EDITIONS BEAUCHEMIN \u2014 (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham Oscar Masse NAPOLEON TREMBLAY .$1.50 LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 Geneviève de la Tour Fondue Paule Régnier ; RETOUR À LA VIGIE .$1.00 L'ABBAYE D'EVOLAYNE .$1.25 Geneviève de la Tour Fondue Raymonde Vincent MONSIEUR BIGRAS .$1.25 CAMPAGNE .$125 .; Raymonde Vincent Louis Fréchette ORIGINAUX ET DETRAQUES .$1.25 BLANCHE.1010100011 0 5105 d .René Bazin E mond Crignon MAGNIFICAT .$1.25 TTANT LES OURS .$1.25 Colette Yver Louis Fréchette, etc.CHER CŒUR HUMAIN .$1.25 CONTES D\u2019AUTREFOIS .$1.25 COMMENT S\u2019EN VONT LES REINES .$1.50 Léon Bloy LES DAMES DU PALAIS .$1.75 2 , LES SABLES MOUVANTS » .$1.75 LE DESESPERE .$1.25 PRINCESSE DE SCIENCE .$1.75 Z.-B.Markevitch UN COIN DU VOILE .$1.25 STEPPES D'UKRAINE 12 - - - $1.00 VOUS SEREZ COMME DES DIEUX - $1.35 | LITTERATURE H.de Balzac Léo-Pol Morin TRAITE DE LA VIE ELEGANTE .$1.25 MUSIQUE .- .+ .$2.00 Marie de Villers ; Guy Sylvestre REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .$100 FILLE TT TT $0.75 Marius Barbeau Leon Chancerel L\u2019HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRECHETTE .: .$1.25 HISTOIRE René Grousset Henri de Kerillis HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 DE GAULLE DICTATEUR .- $2.00 Jean Bruchesi Léon Marchal .Vv $1.50 HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, DE PETAIN A LAVAL .- 3% 2 vol.21222.- $2.50 Kenneth Pendar LE DILEMME FRANCE-ÉTATS-UNIS .$2.50 Léon Marchal Ernest Gagnon VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 LOUIS JOLLIET .-.- - $2.00 Abbé Charles Journet Major Sévigny VUES CHRETIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE A L\u2019'ENNEMI .*.$1.25 Louis Rougier Major Poulin LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 696 HEURES D\u2019ENFER avec le Royal 22e .$1.35 EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 LXXIII | Chaque boîte de Lait Evaporé Nestlé's ne fait qu'augmenter le savoir-faire accumulé par quatre-vingts années d'expérience dans la fabrication des diètes alimentaires infantiles par toute la terre.se ee $ A Re Dy AT E OR TE : > 2 Nestlé\u2019s M a) Ik P duet PAUN Ë, (Canada) mife pe 4 oo CT GE METROPOLITAN:BUIEDIN G TORONTO ; te a LXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzerN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1947 Il y a cinquante ans, peu d\u2019enfants étaient amenés chez le médecin pour un examen, à moins que les mères n\u2019aient remarqué quelque chose d\u2019anormal vou- vant les inquiéter.Ce tableau, heureusement, a changé.Aujourd\u2019hui, presque tous les enfants bénéficient de l'examen médical périodique.Les usages sont différents aussi dans bien d\u2019autres domaines depuis le siècle dernie-.Cependant, quelques choses demeur-nt inchangées: par exemple, la fidélité au Savon Ivory.Déjà en 1880.Ivory faisait partie des produits de confiance recommandés var les médecins Aujourd'hui il y a encore plus de raisons de recommander Ivory.216 épreuves pratiquées au cours de sa fat r'cation assur nt le contrôle de sa qualité.Vous pouvez être sûr que le Savon Ivory est aursi pur que le plus beau Castille.En outre.les recherches effectuées dans les Lahbo-rtoires de Recherches sur l\u2019Epiderme de Procte- & Gamble constituent un d-uble c-ntrôle en vue de la douceur du Savon Iv ry pour la peau.C\u2019est pourquoi, depuis des g*n*rattons.tant de médecins ont rénété aux meres cette recommandation: « Pour le bain du bébé.employez un savon pur et doux comme Ivory.» 99-55% Pur-ll flotte 220 a = FABRIQUÉ AU CANADA ml z\u2014 a .od Ta « Ss > a pes Dé er 2°, i Jv \u201c x, 32 2505 Lam PIE ~ Ly = Da CIF - 2 LEX ve, Lu, , > 4 : J L290 bo he 2 \u201cNoa Ye 24 PEMA oY 3 y 2 Cen EAA Sy oF Se 5 Xe 3 Ad LA a Ng Lain ep SA 2 es 35-0 had SA 720 Nat 3 7 CCR A Nt 2 La 80 seed 4 od A («4 Pa x a rire 7 we [3% Lx FZ) Loy > Le La - PP N pe] = > YRS 3 A % bs, a LR) Rh) m + 3 Bet ¢ he - \u201c+7 Le ç = BY F \u201cÀ 2 cit er 2 2 ro \u201cns 3 oad = Les, ES CNL > PS Sat = [a St =, Wane Pt od dnt ct 33 CY fox ; Ÿ 7 7 £ pets A GE A 3 +L oy] D : A ê £00 * \u2014 == 8 \u20182 7 5 ; 3 J Je ; (A LP) 2038 Sh ae % & ee © (2 a 3 es ps FX.YOY 9 S Cara dR pr 3 D) oS : ST d Pr $ , 0 HN wt a I ONE Ay 7.Te LY x Von x) 3
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