L'union médicale du Canada, 1 septembre 1947, Septembre
[" Tome 76 \u2014 Numéro 9 MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1947 Bulletin de l'Hssociation des (iDédecins de Langue Jrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union (BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET AT 128, mue Saint an 326 est, boul.Saint-Joseph + DOS FIN Montréal Québec Tél: LAncaster 9888 Les ampoules Lilly Les ampoules Lilly sont préparées avec un verre spécial d\u2019une qualité irréprochable.Avant d\u2019être remplies, elle sont rinsées individuellement avec de l\u2019eau distillée et sont ensuite stérilisées.Les ingrédients actifs que renferment ces ampoules sont dissous dans de l\u2019eau bi-distillée ne renfermant pas de substances pyrogéniques.Après avoir été remplies et scellées, les ampoules sont examinées avec soin, selon les méthodes les plus modernes, et chaque ampoule qui ne répond pas aux spécifications est immédiatement rejetée.On fait alors les épreuves finales afin de s'assurer de l'efficacité et de la stérilité du contenu.Rien n\u2019est omis car chaque ampoule Lilly doit être digne du nom qu\u2019elle porte.Lite ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED » TORONTO, ONTARIO Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d\u2019un cycle biliaire normal.Le Dycholium exerce une action stimulante énergique sur la fonction biliaire; cc il en augmente considérablement la sécrétion, assurant ainsi un meilleur drainage vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.DIÉCHIOUENU .Principales Indications ICTERE HEPATIQUE, CHOLECYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, ENGORGEMENT DU FOIE, Etc.I} COMPRIMÉS dosés à Ogr.30 d\u2019acide déhydrocholique\u2014 tubes de 20\u2014flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.AMPOULES dosées à 1 gramme de déhydrocholate de sodium\u2014boîtes de 6 ampoules.4 a licralguUied, : za Vay =: eva ANS DD 5 + ee IS L'UNI)N MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 PROTEGEZ LEUR SANTE \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ i \u2018 \\ 1 Les produits Ayerst à \\ .r ?base de vitamines A \\ tpl PHAMETTES\u2019 \u201cet D, titrés biologiquement, \u2018 renferment les vitamines essentielles à * ALPHAMETTE LIQUIDE une croissance * normale.\\ HUILES DE FOIE DE MORUE AYERST 3 \\ \\ AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens e MONTREAL, CANADA 445F SOMMAIRE © BULLETIN Edouard DESJARDINS Les lecons d'un centenaire .eee anna nanas 1033 \u2019 e e e Mercier FAUTEUX Chirurgie intracardiaque .0000000 00e annee Vase» 1036 Pierre LÉPINE Expérimentation et recherches pratiques sur l'immunisation contre le virus grippal .20se sa see sense nee e seen ane a see e 000 1049 AY MPOSIUM « SUR LES HEMORRAGIES UTERINES .¥ Raymond SIMARD SP Physio-pathogénie des hémorragies fonctionnelles .1084 Hector SANCHE Les hemoarragies de la grossesse qui ne sont pas des menaces d'avortement .aa 0 60000000 ee eee eee eee eee eae.1057 .contient tous les facteurs importants concourant à la formation du sang: 100 ec.» «4 100 cc.Im! Anémie secondaire _ M ave .Il est indiqué dans tous les cas où est dérégie = 300 => 250 or omar le mécanisme hématopoiétique: Grossesse, Lactation, Etats Hémorragipares, Convalescence, Régimes Restrictifs et Dons de Sang.Seul le foie, pris régulièrement, en association avec le fer- et le cuivre comme catalyseur - préviendra la naissance et entravera le dévelonpement de l\u2019anémie secondaire.1410, rue Wolfe, Montréal L i ON * ë U N C J 1 ADA B oa C M EDI( Al E DI A N .on al.P b III pda DYSPNÉ-INHAL Stimulant du centre respiratoire prévient et soulage e « EUPNOGENE Les crises d'asthme.0 de rhume des foins.ASTH M pYSPN EES | d'emphyst BRONCHITES emphyseme: L'EUPNOO nf est une solution tC Solution à 3.5% d'épinéphrine able ren erman gr.*io- tad , 32 and y \u2018dure de caféine \u20ac gr.08 de ben- stabilisée par un procédé spécial.Ë : zoate de soude par cuillerée à thé.re Ë La teinture de café jointe a un véhi- , 3 \\ cule spécial favorise l\u2019absorption et Un pulvérisateur de poche E A la tolérance de ses composants.' tial b E : oo spécial et peu encombrant Ee ; Indications en rend l'utilisation facile L'EUPNOGÈNE est indiqué en principe.3 tout mM t dare, tous les cas oO il y a der de u oment.onifier le cœur.relever la pres- z ' : sion intravasculaire, de combattre la Le Dyspn Inhal s emploie dyspnée et de stimuler la diurèse, en pulvérisations et - partout, en un mot, où est indiqué d : 1 Pa age de I'iode et de la caféine.quement ans \\ apparel Son action est tout particulièrement gpécial qui non seulement ; efficace dans l'asthme vrai, l'asthme , cardiaque, l'emphysème, la pronchite pulverise comme beau- i onchite chronique, coup d' autres m ais ato- LA asthmatique, la br les oppressio Ss zriosclérose, les ; quide.hydropisies, les suites de la grippe mise le li et certaines maladies du cœur et rz \u2018 \u2019 On peut répéter | opération : » n inconvénients des reins.Avantages sans aucu L'EUPNOGÈNE est une préparation a À .inaltérable qui, sous une seule for- Jour ou nuit, a chaque me, permet de réaliser le traitement crise- des oes d alcalins et de la caféine autes doses, sans effets secon- INHAI A daires, généralement dépourvus OA < TIONS de contre-indications.Rougi uglier Frères INCORPORÉE FL ar Fl IR I 8 IT M SIÈ E po ; NM NERY kit M 0 pat) SOMMAIRE (Suite) Gérard GAUTHIER >, Les hémorragies utérines par infection et tumeurÿ, bénignes d'ordre gynécologique .CEE fs 1062 § Jean GRIGNON | Traitement des émorragies utérines fonctionnelles .1067 q wd a ;Ç ! ; Léon LONGTIN La climatisation.de j'air inspiré au cours des anesthésies générales pro-, longées, avec circuit fermé et absorption de CO?.a ea aa ane» \u201c1074 \u201csp.RECUEIL DE FAITS !' Charles BOHEMIER | | Résection en plusieurs temps du ventre en tablier.Résection losangique 1076 Roland TURCOT Néphrites aiguës chez les nourrissons et l'enfant PS 1078 Raymond LECOURS - 102 | La mesure des pressions abdominales humaines .1082 I au me HO y AA me I Z me 7 4 7 \u201d Nivelle les Sommets PROFENIC 0 de la us LA CLINIQUE * | D douleur spastique Um F wus?CONFIRME PLEINEMENT | LES OBSERVATIONS | EXPERIMENTALES a bn, \u2018 a, @ \u2018 Comprimés dosés à 60 mdr: du citrate rr oO e ER i Ampoules dosées à 45 mar.du chlorhydrate Adultes à 48 mgr.) | Bis-çamma-phénylpropyléthylamine Suppositoires Fire & 24 mor.f de la base ANTISPASMODIQUE SYNTHÉTIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE ee =\" Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.* The Review of Castroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.Medical Times, vol.74, No 11, pp.305, Nov.1946.au 1410, rue Wolfe, Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014- Montréal, septembre 1947 V | [0 ; VOUS ANNONCE SOUS UNE FORME NOUVELLE ET FORT AMELIOREE «+ STREPTOMVCI \u2018La Streptomycine Chlorure de Calcium Complexe Merck est maintenant à la disposition de la profession médicale.Sa pro- | duction, à laquelle la maison Merck a voué exclusivement toute son organisation de Streptomycine, représente un progrès important dans la thérapie de la Streptomycine, notamment: e PURETE ACCRUE e INJECTABLE AVEC MINIMUM DE DOULEUR e ACTIVITE UNIFORME e TOXICITE REDUITE 3 En plus, remarquez les cotés pratiques suivants: Les patients déjà sous traitement avec d\u2019autres formes de Streptomycine peuvent passer sans interruption à la thérapie de la i Streptomycine Chlorure de Calcium sans même qu'il soit nécessaire de changer les calculs du dosage.Cette nouvelle forme de Streptomycine améliorée vous est offerte sans augmentation de prix OO A Pour plus amples informations, écrivez à notre bureau médical, 560 rue De Courcelles, Montréal, P Q.Limited MANUFACTURIERS CHIMISTES MONTREAL e TORONTO © VALLEYFIELD SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Roger-R.DUFRESNE A propos du traitement de l'ulcére gastrique et duodénal .1087 MÉDECINE SOCIALE D.V.HUTTON Sauvons les jeunes enfants .200000000e aa La Lana 1092 CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER La verge douloureuse .c0iiuiiiiiniinit iin.1098 Adélard GROULX IIIe Congrès international des médecins catholiques, tenu à Lisbonne, Portugal .La Lea a ea ea ea anne RAA 1102 CORRESPONDANCE Lettre de Paris .2.220200 ee à 1104 ° ° ° \u201dL'Union Médicale du Canada\u201d en 1878 .1107 ANALY SES .«a _ 1109 MÉDECINE Divers traitements de la ménopause (1109), Cancer, traumatismes et responsabilité civile (1109).La fièvre typhoïde aux Etats-Unis et dans l'Armée américaine (1110).CARDIOLOGIE Le traitement par l'éphédrine des accidents nerveux du syndrome d\u2018Adams-Stokes (1110).Bradycardie régulière avec dissociation auriculo-ventriculaire complète par éclat d'obus intracardiaque (1111).Etude clinique, électrique et anatomique d'un cas de bloc de branche (1111).Un médicament de l'angor pectoris et des étais préfibrillatoires: le 1262 F.Six ans d'expérience clinique.Mécanisme d\u2019action (1111).CHIRURGIE Pneumonectomie comme traitement de la tuberculose: technique et résultats actuels (1112).ANESTHÉSIE Les effets physiologiques du curare comme accessoire en anesthésie (1112) Pa:ho- logie cardiaque en relation avec l'anesthésie (1114).PEDIATRIE L'eczéma et les acides gras essentiels (1115).DERMATOLOGIE Traitement des condylomes vénériens par la podophyline (1116).SOCIÉTÉS .LL.LL LL LL LL LL ALL LL a aa 1117 Société Médicale de Montréal: séance du 18 mars 1947 (1117); séance du 8 avril 1947 (1118).Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 11 avril 1947 (1120); séance du 25 avril 1947 (1120).Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame: séance du 27 février 1947 (1122).REVUE DES LIVRES .1021200002 LL Lada a aa aa sea ne 1129 NÉCROLOGIE .at at tea Lea alla La 1137 rere rr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 VII Les lacunes des régimes actuellement établis dans les hôpitaux .Le médecin et le personnel de l'hôpital constatent tous les jours davantage que ces régimes n\u2019offrent pas une alimentation adéquate \u2014 parce que.«les infections et les blessures (et ces dernières comprennent les interventions-chirurgréalés majeures} provoquent une déperdition rapide des tissus protéiniques et de la réserve de vitamines et de sels minéraux.» ! parce que.les régimes établis des hôpitaux ne fournissent pas une alimentation adéquate, surtout durant les premières phases du rétablissement d\u2019une maladie ou d\u2019une blessure.parce que.même une alimentation complète, répondant à tous les standards nutritifs, ne peut pas toujours être absorbée.« Récemment .on a constaté que l\u2019alimentation constituait un facteur si important dans le rétablissement des malades atteints de diverses affections « chirurgicales » que le chirurgien lui-même fut dans l\u2019obligation de s\u2019occuper davantage des régimes et des suppléments nutritifs, les vitamines par exemple que l\u2019on donne à ses patients.» ! 1.Editorial: J.A.M.A.134:292 (17 maf) 1947.( 4, R , Comprimés de vitamines selon Fa 7 pramude A \u201c styue °.7 Lord, / Pour favoriser la restauration des tissus et compenser la déperdition rapide des vitamines chez le malade, les Comprimés de Vitamine de la FoRMULE BASIQUE SQUIEB fournissent des doses thérapeutiques parfaites des quatre vitamines hydrosolubles.Chlorhydrate de thiamine 10 mg.Riboflavine .5 mg.Chaque comprimé contient: Niacinamide .150 mg.Acide ascorbique .150 mg.Flacons de 30, 100 et 250.SQUIBB SQUIBB \u2014 fabricants de produits chimiques pour le corps.médical depuis 1858.Documentation sur demande à: E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD + TORONTO VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BusjeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs J -A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).: Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION ~ MM.R.Amyot, |Antonio Barbeau, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier.L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Redacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint & Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, René Dandurand, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, Roland Dussault, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, \u2018Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneauilt, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. des enfants.Les voici en quatre murs, presque sans exercices du corps, soustraits à l'effet bienfaisant du soleil et du grand x agents.infectieux.Il est donc essentiel de maintenir par tous les moyens possibles cette résistance que l'organisme édifia So aot deux mois de repos.Uexpérience démontre la grande utilité, à cet égard, de l'ad- \u201cministration réguliére d'une préparation riche en vitamines et en | sels minéraux.Les médicaments vitaminés \"Srosst', énumérés aux pagés qui suivent, méritent toute votre attention.A Il faut aux BEBES ET AUX ENFANTS a UN COMPLEMENT a q VITAMINE a Se u régime alimentaire Bs DE ©: VITAMINES R A A L D .D,A A IN ee X IK A ç A = 23 + = eme { i 1 _ i i] i NJ bq VITAMINES aD ce > % = RA .i RN [Ro rs ar TAMINE i FIN yy EN ps & = RE = = i ze wn = x id pa ARR fie SH he Pass FORMULE Chaque cc.contient: fitamine A.4000 unités int.litamine B (chlorhydrate de thiamine).4 mg \u2019itamine D.itamine C (acide ascorbique).120 mg fNiacinamide.10 mg pdure de sodium.0.02 mg * Ne figure pas sur l\u2019étiquette.8000 unités int.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal sept.1947 | GOUTTES d\u2019'OSTOCO\" SC MARQUE \u2018Eos! DE SUPPLÉMENT VITAMINÉ POUR BÉBÉS MODE D'EMPLOI BÉBÉS: de 5 à 10 gouttes (de 0.25 à 0.5 c.c.) par jour, bien mélangées avec le contenu d'un biberon, après qu'il aura refroidi.L'agiter légèrement avant la tétée.ENFANTS: de 5 à 10 gouttes (de 0.25 à 0.5 c.c.) par jour, mêlées à un verre de lait ou quelque autre breuvage.Certains préfèrent l'instillation buccale des gouttes d\u2019 \u201cOstoco\u2019.PRESENTATION Flacons de 8 et 30 c.c., munis d'un compte- gouttes de précision.\"OSTOGEN-A\" MARQUE DE LA SOLUTION \"Sceol' DES VITAMINES D et A Procure intégralement les effets de l'huile de foie de morue.FORMULE Par gramme d\u2019 \u201cOstogen-A\" 28,000 unités int.de vitamine A 14,000 unités int.de vitamine D Par goutte d\u2019 \u2018\u201cOstogen-A\" 1,000 unités int.de vitamine A 500 unités int.de vitamine D \\\\ E - DOSE De 1 a 3 gouttes par jour.Se servir du compte-gouttes de précision.PRÉSENTATION Flacons de 6 c.c.(format de 78 jours) Flacons de 15 c.c.(format de 195 jours) OSTOGEN = MARQUE DE LA SOLUTION \u2018&ost\u2019 DE VITAMINE D Contient 1000 unités internationales de vitamine D par goutte.Titrage biologique.(28000 unités int.par gramme.) DOSE De 1 à 6 gouttes par jour.Se servir du compte- gouttes de précision.PRÉSENTATION Flacons de 6 et 15 c.c.MONTREAL LE RÉGIME ALIMENTAIRE DES ENFANTS ET DES ADULTES exige un COMPLEMENT riche en vitamines et sels minéraux TONIQUE \u201cNEO- ÿ CHEMICAL\u201d FOOD, PRINCIPAUX INGRÉDIENTS DE CHAQUE DOSE QUOTIDIENNE Fer (sous forme de sel).\u2026.\u2026\u2026 V2 grain) Prophylaxie de l'anémie de la nutrition.Cuivre (sous forme de sel) \u2026 Le 1/50 grain | Aide à maintenir l'intégrité du tissu épithélial.Vitamine A.12212 2000 unités int.| Spécifique de la prophylaxie et du traitement de la cécité nocturne d'origine diététique.L 0.,_, | Favorisent le développement normal de I'ossa- Vitamine D.eee 2000 unités int.; ture et de la denture.Essentiels aux adultes Calcium (sous forme de sel nee LL eee 5) grain | et aux enfants.Préviennent le rachitisme.osphore (sous forme de sell M grain: Protection utile contre les symptômes et adju- Vitamine Bi.2 mg | vants du traitement des avitaminoses B; et By, Riboflavine (vitamine B»).LL es 2mg | \u201d compris la névrite causée par la carence de v.Bi.lode (sous forme de sel).1/192 grain | Aide à la prophylaxie de I'hypoiodémie.Extrait de malt.2200 eee eee q.s.} Tonique nutritif.Protides: 3.5 p.100; lipides: 0.6 p.100; glucides: 54 p.100 (au poids); calories: 85.4 par once (liq.).La formule des capsules de tonique \u2018\u201cN.C.F.\u201d est celle du tonique \u201cN.C.F.\u201d liquide, sauf la teneur en malt., DOSAGE ET PRESENTATION Le LIQUIDE: Recommandé pour les enfants, flacons de 7% onces (format de 24 jours); bouteilles de 234 onces (format de 72 jours) et de 462 onces (format économique\u2014 144 jours).DOSE: une cuillerée à thé, comble, 2 fois par jour, après les repas.Les CAPSULES: Recommandé pour les jeunes gens et adultes, boîtes de 50 (format de 25 jours), de 100 (50 jours) et de 250 (125 jours).DOSE: 2 capsules par jour.MONTREAL « XIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 à = = S BR = S > fa RN 1D EN = = = + = = = Se S DN Ra = aN RS > = x: 3 = se Nak = aN $ Ek » $ 0 RR > 33 = = N 3 = 0 S x, A in 3 = § = = - \u20ac > 2D = > = ES Se Se = RN $ = = =.HE = 5 Ë = SE 5 + © = > = 3e = = a NY Se = x, = = iN x x È > Ne ES i NS = A = 3 AH = a .= = RY 2 S i Ns 2 oy on = ve S S a + oN Se + hs = = = sw 2 EER = 2 = % 2 5 oN ù AL Re Sy i oo > a +, = S = + Sa - = os, e es 4 & pt 3 pet p Hou 48 Sv Lo 2% & S Pp by PS SE à 3 ¥ WF #5 SE 4 Si 4 VENZOMETT\u201d - + = if Sue + ANT TO% $ > nan is a «+ 35 8; i out > $ CH a = CULO SE ey + « .a = nas es a et % # Ces URE = = es = x M 3 Geuipes i SER [a a + ma 7 a, ta es = = 3 = $ 2% iy i = = sn = > 4% 5 = + 2 2 = x .i 2 LI poy pr: se i fe > i + = = 3 5 i ZE 5 = se # = 2 2 = a ft LE ès $A iw i Pr: i Ey hi I Re A % ès i 9 4 Es % y 55 Oe C DES ANÉMIES nd manta.Lea AALS .somal aise, rt ra So é au et 0 in a pa 7 OC QC oo C \u2018 C C A Co) ~ ~ 4% 70 o~ C o a e ~y YY 4 Ea 4 a.i 2 A \u2018 FOLVITE ACIDE FOLIQUE 2Z LEDERLE px AA: 6 décOuverte taite par i nt recherches du FIR) o ederl C Li ya a iL t ge f facteur 14s tique 5 nt Cet Se pturatio or\u201d +: Le Lu nt @ Ce pui sem ontriDution histoire bnstituent l\u2019une de craie 2 à pe A4 de 13 on \u201cpeut -5\u20ac rer grace > rgag iT FOLV rqu a Qlique Lederle > BH E © + tair = Le ** 3 Zohn 16 gf.» (14 Fer erreux FOLVITE Lederle od PS - x pyr Ci \"y B aire & FOLV rd prim ; pm LR Je ser : 4 Feu Ly prim a mules de | « [IP flacon D ti [= WA] Je 4 uid + 2 FOLVRQ ES arque dg et du Fer err ux FO Iq] ap le fla a fl (as LEDER I ABORATORIES DIVISION NORTH'AMERICAN\u201d \"CYANAMID@LIMITEDA od is ry rue Sainte-Cath Lu Me ntréal P.Q Sioa, Fo OC aN 03 Boo T < Z °c QO £5.pn Yo A LY Pres C OO Hate 2 \u2014\u2014 XVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 OFFICIERS DE l'Association des (MDédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN 165 est, rue Laurier, Ottawa.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph Hermile TRUDEL, Montréal.Montréal.; , ° Chs VEZINA, Québec.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL AL.RICHARD.Otawa Hermile TRUDEL.- | J.-A.VIDAL, Montréal.1990 est, rue Rachel J-A.LECOURS, Ottawa Montréal.- ].-E.PERRAS, Hull COMITÉ DU XIXe CONGRÈS A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.A.FONTAINE, Se Vice-présiden!.6e n Richard GAUDET, 2e \" G.LACASSE, sén., J.-A.DENONCOURT, 3e 20\" J.-A.LECOURS.Secrétaire.J.-B.JOBIN, 4e \u201c J.-E.PERRAS, Trésorier.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Chs VEZINA.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 TI : ; \"ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.: : 19gg [LACHARITE, Vilmer|st-Célestin, P.Q.1948 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, J.- -M., 692, St-Patrice, Ottawa .1950 3EAUCHEMIN, L.-O.Calgary, Alberta.1950 -AROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1948 BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.1948 LEBEL, M.-H, 3646, Laval, Montréal 1948 BIBAUD, B., Valleyfield, P.Q.1948 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste- Ursule, Québec .1948 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal .1048 MANSEAL, Georges, 244a, ru> Principale, Ville Saint- 1948 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1948 a Monte Tous Seskatet BOHEMIER Anatole, 3425, rue St-Hubert, Québec i © 1948 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskaichewan | - 1950 BONIN, Wilbrod, 2620, \u2018Boul.Pie IX, Montréal .1950 MORRISSETTE, Pierre, st-Georges.Beau River .1948 BROUSSEAU, L.- Malartic, P.Q 1950 MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, P.& .1948 CARON, Sylvio, Master Québec oT 1938 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Montréal | 1950 PERRON, Jos, ie Falls PQ 1223 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville\u2019 P.Q.103g POWERS, A, IT, Front.Hull P.O.+ 1328 DESMEULES, Roland.167, Grande-Allée, Québec 192g RIOUX, |-Emile, Ste-Anne-des-Monts: P.Q.- 1320 DOMINGUE, Albert, Granby, P.es 1948 SMITH, Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .1948 DUBE, Edmond, goss.St-Denis, Montréal ! ! 1950 SORMANY, Albert.Edmunston, N.-B.\u2019 - 1320 SAUTHIER, C.-A., 531, St-Louis, Québec | 1950 TANGUAY, R., Sudhury.Ont.; 195¢ SANTUIFR SoA E Woonsocket.R.I 1959 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Riviéres, 5 Q.1950 JOANNETTE, Albert.Ste-Agathe-des- Monts P.À 1948 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P .Q.1950 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.| 1948 VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa .1950 RAF EN Seg aw x uy .L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 XVII AY a 5 = Comme un fil chargé à haute tension l'état fi ne suffit pas que le médecin se contente de recomman- d\u2019hypertension représente un danger latent der à son patient d\u2019être calme et de se détendre.plus grave encore que le danger immédiat.\u2019e L\u2019anxiété, les soucis, l\u2019excitabilité nerveuse Des mesures actives s'imposent.sont autant de menaces qu\u2019il faut \u2018éviter à Dans le passé, de nombreuses thérapies expérimen- tout prix.+ tales ont été tentées dans I\u2019hypertension.4 A .A prie que les analyses ont êté faites, les i Cependant le traitement de choix aujourd\u2019hui peut résultats vérifiés et le diagnostique confirmé, en sômme se résumer en deux mots: Diurétiques, Sédatifs.\u2018Tabloid\u2019, \u2018Theoba\u2019 qui joint dans un méme produit l\u2019action Diurétique de la théobromine à l\u2019action Sédative du phénobarbital, fournit une réponse satisfaisante et convenable au problème du médecin.Chaque produit contient: Théobromine, 5 grs.(0.324 Gr.) Phénobarbital 14 gr.(0.932 Gr.) S\u2019obtient aux pharmacies d\u2019ordonnances en flacons de 100 et 500.Littérature fournie sur demande.z ay 5 = 7 es 3 SE POURQUOI | TANT DE GAS a TE 'ARTHRITES = OPINIATRES : 'AMELIORER TELLEMERT?\\ À ! A % hy fran 5 pre Le N Il existe des preuves convaincantes de l\u2019efficacité de la stéroïdothérapie par UErtron, complexe stéroide, Whittier, dans le traitement de l\u2019arthrite.Dix-sept rapports ont été publiés et, sur votre demande, nous serons heureux de vous en envoyer des tirés-à-part.Oo Vous les trouverez des plus utiles.ERTRON Complexe stéroide, Whittier Concessionnaires pour le Canada : Laurentian Agencies, Registered Montréal 1, P.Q.Frag in o cunt plise Nom déposé.Wy ; a #4 Eptcses arjy y ar où pesé ¢ a XX .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal septembre 1947 .RHINAMIDE SE Affections des Fosses Nasales du Rhino-Pharynx $.- Composition: Sulfanilamide \u2014 Ephédrine \u2014 Ultracaine.* Propriétés: Solution antiseptique et décongestive des fosses nasales du Rhino- : À _ Pharynx et de leurs annexes.Lu 2 Indications: Obstruction nasale, coryzas, rhinites simples et purulentes, Cw En pharyngites, écoulements d'oreilles, otites- sinusite (maxillaire et \u201c Jets frontale).PE ye .Mode d\u2019emploi: > Instillations avec compte-gouttes cinq à six fois par jour dans les it LS narines, ainsi que dans le conduit auditif, suivant l'affection, à 3 Tn raison de 4 à 5 gouttes par instillation.Egalement en pulvérisations.Pr > Toujours suivre les indications du médecin.Présentation: Flacon compte-gouttes de 30 cc.+ Laboratoires A.BAILLY - Paris Agents pour lg Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY | (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODÉRAZIN + (injectable) (Amii1es 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE wey THTQDERAZINE MIDY .(buvable) 7 (Gouttes) - Traitement général du, RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAÏNE MIDY \u2018 (Ampoules 20 cc.) Traitement local, de, Je.DOULEUR \"RHUMATISMALE Sl Agents pour le Canada: VINANT Limitée; 20 TUE e Vallée MONBRÉAL.| ; , \u2019 .t = ¥ t 2 1 COMPRIMÉS Pénicilline calcique Ayerst Ces produits offrent un choix de dosages pour simplifier l'administration de la pénicilline par la bouche.Ils sont préparés et titrés avec la précision qui a marqué la fabrication de la pénicilline Ayerst durant la guerre.Tubes de 12 comprimés., AUTRE FORME: COMPRIMES \"\u201cCILLENTA\"\u201d (ENFANTS) No A Se désagrégent dans les liquides ou se réduisent facilement en poudre et s'ajoutent à la nourriture des enfants.Chaque comprimé est dosé à 50,000 unités internationales de pénicilline calcique.Tubes de 12 comprimés.C AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE « BIOLOGISTES ET PHARMACIENS » MONTRÉAL, CANADA XXII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 =, TRÈS EFFICACE .Une dose de 1.25 mg.par jour s'avère suffisante dans la ; 1041 pourtant aucune injection d\u2019adrénaline ne fut administrée.Par ailleurs, il n\u2019y eut pas de massage du cœur.Cet animal survéeut et demeura en bonne santé.Fic.n° 5.\u2014 Chien n° 267-45.Continuation de la précédente figure.A.Dérivation II, une minute et trente-six secondes après l\u2019occlusion.B.Dérivation II, deux minutes et quarante-cinq secondes après l\u2019ocelusion.C.Dérivation II, au moment de la désocclusion de l\u2019artère pulmonaire après trois minutes d\u2019occlusion.La marque blanche à la partie supérieure du tracé indique le moment précis de la désocclusion.D.Dérivation II, au cours de l\u2019injection d\u2019adrénaline par voie auriculaire.La marque noire à la partie supérieure du tracé indique le moment précis de l\u2019injection.L\u2019aiguille était déjà en place à ce moment.Notez la fibrillation auriculaire déclenchée par l\u2019irritation causée par l\u2019introduction de l'aiguille.E.Dérivation II (et non III comme l\u2019indique le tracé) au cours du massage du cœur.F.Dérivation II une à deux secondes plus tard, initiation de la fibrillation ventriculaire.Protocole 11.Chien n° 302-45.Immédiatement après occlusion de l'artère puimonaire, chute rapide de la pression artérielle à zéro. 1042 Aucune intervention intracardiaque.Le cœur droit se dilate progressivement.Après trois minutes d\u2019arrêt circulatoire, la circulation est rétablie.Le cœur est dilaté et se contracte bien faiblement.La pression artérielle demeure à zéro.Deux centimètres cubes de la solution d\u2019adrénaline 1:1000 sont injectés par voie auriculaire.Massage du cœur.Fibrillation ventriculaire.Le cœur est défibrillé, mais il ne récupère pas ses fonctions.À l\u2019autopsie, des bulles d\u2019air sont trouvées dans les vaisseaux coronariens.Une petite déchirure de l\u2019auricule gauche déterminée par l\u2019aiguille au Fig.no 6.\u2014 Chien n° 267-45.Occlusion de l\u2019artère pulmonaire \u2014 fibrillation ventriculaire primitive, ressuscitation cardiaque.Mort dans les 24 heures.A.Dérivation II, une minute après la fibrillation et ressuscitation du cœur.B.Dérivation II, quatre minutes et 52 secondes plus tard.C.Dérivations I, II et III, vingt-neuf minutes plus tard.moment de l\u2019injection d\u2019adrénaline avait été la porte d\u2019entrée de l\u2019air.L\u2019embolie gazeuse explique l\u2019impossibilité de ressusciter ce cœur.Protocole 12.Chien n° 308-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pression artérielle à zéro.Les contractions cardiaques deviennent de plus en plus lentes et espacées.Le cœur droit se dilate pendant ce temps.Aucune intervention intracardiaque.Soudainement, le rythme du cœur s\u2019accélère et la fibrillation ventriculaire apparaît deux minutes et trente secondes après le début de l\u2019occlusion.On laisse le cœur fibriller durant trente secondes.Puis l\u2019ar- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 tère pulmonaire est désoccluse.La fibrillation change immédiatement de caractères.Les mouvements fibrillatoires deviennent plus amples et plus lents.Le cœur est ressuscité.À la fin de l\u2019opération, le chien est apparemment en bon état.Le lendemain matin il est trouvé mort dans sa cage.À l\u2019autopsie rien n\u2019est trouvé pour expliquer la mort si ce n\u2019est un dommage cérébral par ischémie.Protocole 13.Chien n° 309-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pression artérielle à zéro.Aucune intervention intracardiaque.Le cœur se dilate très vite.La fibrillation ventriculaire se développe en dedans d\u2019une minute.On laisse le cœur fibriller.Ce n\u2019est qu\u2019au bout de trois minutes d\u2019arrét circulatoire que l\u2019artère pulmonaire est désoccluse.Le cœur est alors ressuscité.À la fin de l\u2019opération, le chien semble en bon état.Il respire normalement par lui- même, le pouls est bon et régulier.Le lendemain matin il meurt.À l\u2019autopsie rien ne peut expliquer la mort sauf un dommage cérébral par ischémie.Protocole 14.Chien n° 311-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pression à zéro.Aucune intervention intracardiaque.Le cœur droit se dilate.L'animal présente des signes d\u2019asphyxie.Après une période de dissociation auriculo-ventri- culaire, le cœur arrête pratiquement de battre.Après trois minutes d\u2019occlusion, la circulation est rétablie.Le cœur se met immédiatement à battre de mieux en mieux.La pression artérielle s\u2019élève lentement d\u2019abord, puis en dedans d\u2019une minute, elle est à son niveau normal.Pas de massage cardiaque.Pas de médication.À la fin de l\u2019opération, le chien est apparemment en bon état.Il survéeut et demeura en bonne santé.(Voir fig.n°° 7 et 8.) Protocole 15.Chien n° 264-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, la pression artérielle tombe à zéro en dedans de trente secondes.Incision de l\u2019auricule gauche.Section des cordages tendineux implantés sur le pilier postérieur.Fermeture de la plaie auriculaire.Trois minutes et trente secondes FAUTEUX: CHIRURGIE INTRACARDIAQUE après le début de l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire, la circulation est rétablie.Le cœur à ce moment est pratiquement immobile.Il regagne graduellement des contractions tout d\u2019abord espacées et irrégulières, puis de plus en plus fortes.L\u2019on a l'impression que le cœur a retrouvé suffisamment de force pour propulser le sang et maintenir une bonne circulation générale.Et, cependant, la pression artérielle reste toujours à zéro.Injec- 1043 la pression artérielle s\u2019effondre graduellement à zéro.Incision de l\u2019auricule gauche.Section des cordages tendineux implantés sur le pilier postérieur.Au cours de ces manœuvres, l\u2019instrument dont on se sert râpe accidentellement l\u2019endocarde au niveau du septum interventri- culaire.La fibrillation s\u2019installe d\u2019emblée.La plaie auriculaire est suturée.Trois minutes et quinze secondes après le début de l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire, la circulation est ré- Fig.no 7.\u2014 Chien n° 311-45.Tracé de la pression carotidienne au cours d\u2019une occlusion de l'artère pulmonaire maintenue durant trois minutes et non suivie d\u2019intervention intracardiaque.À.Pression carotidienne au début de l\u2019expérience.« B.Pression carotidienne au moment de l\u2019occlusion.Chute rapide à zéro.À la troisième minute d\u2019arrêt circulatoire, désocclusion de l\u2019artère pulmonaire.Le cœur à ce moment avait pratiquement cessé de battre.Sans l\u2019aide de massage ou de médication, il récupère rapidement ses contractions et la pression artérielle s\u2019élève graduellement à un niveau p'us haut que la pression existante avant le début de l\u2019expérience.tion d\u2019un centimètre cube d\u2019adrénaline 1:1000 par voie auriculaire.Les contractions cardiaques deviennent très puissantes, mais la pression artérielle ne s\u2019élève pas.Massage du cœur.Fibrillation ventriculaire.Le cœur est défibrillé, mais il n\u2019est pas ressuscité.L\u2019animal meurt apparemment de troubles importants de la dynamique cardiaque causés par la section des cordages tendineux.Protocole 16.Chien n° 265-45.Immédiatement après l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire, tablie.Le cœur est ressuscité.À la fin de l\u2019opération, l\u2019animal semble en bon état.Il respire normalement.Le pouls est bon.La pression artérielle est à un bon niveau.Le lendemain matin on retrouve le chien vivant.Cependant il est inconscient, la tête est immobile et rigide.Le pouls est bon et régulier.Il meurt 22 heures après l\u2019opération sans avoir repris connaissance.À l\u2019autopsie rien ne peut expliquer la mort sauf un dommage cérébral dû à l\u2019ischémie. 1044 Protocole 17.Chien n° 296-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pression artérielle à zéro.Le cœur droit se dilate rapidement.Incision de l\u2019auricule gauche.Section des cordages tendineux implantés sur le pilier postérieur.Au cours de cette section il faut exercer une assez forte traction sur les cordages.Ceci, sans au- eun doute, détermine une assez vive irritation de l\u2019endocarde au niveau du pilier postérieur.La fibrillation ventriculaire apparaît au cours de cette traction.Suture de la plaie auriecu- Frc.n° 8.\u2014 Chien n° 311-45.Continuation de la précédente figure.A.Pression carotidienne quatorze minutes après désocclusion de l\u2019artère pulmonaire.B.À vingt minutes.C.À.vingt-huit minutes.Ce chien survéeut à l\u2019arrêt circulatoire temporaire et demeura en bonne santé.laire.La circulation est rétablie exactement trois minutes après l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire.Toutes les tentatives pour ressusei- ter le cœur demeurent sans résultat.L\u2019on attribue la mort à une insuffisance aiguë du cœur gauche.Protocole 18.Chien n° 298-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pres\u2018ion artérielle à zéro.Le cœur droit se dilate rapidement.Incision du ventricule gauche dans une zone dépourvue de vaisseaux coronariens à la surface.Au cours de l\u2019incision la fibrillation ventriculaire se développe.Aucune intervention intracardiaque n\u2019est pratiquée.Trois minutes après le début L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 de l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire, la cireu- lation est rétablie.A ce moment une traction trop intempestive sur les fils de soutien sur le myocarde détermine une hémorragie assez importante par déchirure de la paroi ventriculaire.La brèche est suturée.Le cœur, qui avait été ressuscité avant cet accident, présente à nouveau de la fibrillation ventriculaire.Cette fois il devient impossible de ressusciter le cœur.Protocole 19.Chien n° 299-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, la pression artérielle tombe à zéro.Incision du ventricule gauche dans une zone dépourvue de vaisseaux coronariens à la surface.Au cours des manœuvres pour couper les cordages tendineux implantés sur le pilier postérieur, la fibrillation ventriculaire apparaît, soit une minute et quarante-cinq secondes après le début de l\u2019occlusion.L\u2019on termine le travail intracardiaque sans s\u2019oceuper de la fibrillation.La plaie myocardique est suturée.Le cœur est ressuscité.Les contractions cardiaques sont assez énergiques.Cependant la pression artérielle reste à zéro.L\u2019animal meurt quelque temps après, apparemment d\u2019insuffisance aiguë du cœur.Protocole 20.Chien n° 310-45.Immédiatement après occlusion de l\u2019artère pulmonaire, chute de la pression artérielle à zéro.Incision de l\u2019auricule gauche.Phénolization de la valvule mitrale.Au cours de ce travail intracardiaque, la fibrillation ventriculaire se développe, soit exactement une minute et quarante-cinq secondes après le début de l'arrêt circulatoire.La plaie auriculaire est suturée.Le cœur est ressuscité.À la fin de l\u2019opération, l\u2019animal semble en bon état.I] meurt quelques minutes plus tard, apparemment d\u2019insuffisance aiguë du cœur.DiscussION Les effets de l\u2019occlusion des deux veines caves ou de l\u2019artère pulmonaire ont été étudiés à différents points de vue par de nombreux expérimentateurs.(1, Z, 3, 4, 5, 6, 7, 8.) Le premier fait que l\u2019on note e:t la chute immédiate verte so: ana tte dr ce me < de la pression artérielle.Il en résulte donc des phénomènes ischémiques dans tous les organes et tissus de l\u2019organisme.La pression veineuse s\u2019élève.A la suite de l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire, le cœur droit se dilate rapidement.La plupart des expérimentateurs ont acquis l\u2019impression que cette occlusion détermine d\u2019abord la fatigue et puis l'insuffisance ventriculaire droite.Fineberg et Wiggers (6) observent que le cœur droit ne réagit pas aussi bien que le ventricule gauche aux variations de la résistance artérielle.Son pouvoir d\u2019adaptation, surtout dans les élévations soudaines de la résistance pulmonaire, est très limité.L\u2019électrocardiogramme se modifie considérablement au cours de l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire.Lian et Merklen (3) trouvent une dénivellation du segment ST qui peut aller jusqu\u2019à la réalisation d\u2019une demi-cupule.Ils attribuent cette déformation à l\u2019ischémie myo- cardique qui résulte de l'interruption de la circulation pulmonaire.Krumbhaar (5) observe une élévation de l\u2019onde P dans toutes les dérivations et des modifications du complexe ventriculaire.Love, Brugler et Winslow (9), dans leurs expériences sur les embolies pulmonaires, rencontrent la dépression du segment ST dans une ou plusieurs dérivations, avec une plus grande fréquence dans la deuxième dérivation; des changements de direction de l\u2019onde T dans la troisième dérivation et la dérivation précordiale.La mortalité à la suite des occlusions temporaires de l\u2019artère pulmonaire a été étudiée par Nystrom et Blalock (7).Dans quatre expériences où l\u2019occlusion dura moins de cinq minutes, tous les chiens récupérèrent leurs fonctions cardiaques.Dans treize expériences où la circulation pulmonaire fut abolie de cinq à douze minutes, la contraction du cœur et la respiration spontanée réapparurent dans onze cas.Malheureusement leurs observations se limitent aux effets plus ou moins immédiats.Aucun animal ne fut suivi plus que 17 heures.FAUTEUX: CHIRURGIE INTRACARDIAQUE 1045 Les observations de Weinberger et ses collaborateurs (10) sur le chat sont beaucoup plus instructives.Aucun animal ne survéeut à des occlusions de l\u2019artère pulmonaire d\u2019une durée de huit minutes et quarante-cinq secondes à dix minutes et quinze secondes.Dans l\u2019étude présentée aujourd\u2019hui, vingt chiens furent utilisés.Trois succombèrent à des accidents survenus au cours de l\u2019opération.En effet, un meurt des suites d\u2019une hémorragie profuse ventriculaire qui avait été contrôlée.Le choc fut la cause de la mort.Deux meurent par pénétration de bulles d\u2019air dans la circulation coronarienne.Il n\u2019est donc pas jugé équitable d'inclure ces trois animaux en étudiant la mortalité attribuable à un arrêt circulatoire temporaire.Il reste donc un groupe de 17 chiens.Deux seulement survécurent, ce qui donne une mortalité de 88.2 pour cent.Chez les deux chiens qui ne présentèrent aucun ennui, l\u2019on avait pratiqué pendant trois minutes uniquement l\u2019occlusion de l\u2019artère pulmonaire.Et de plus, il est important de noter que l\u2019expérience ne fut pas compliquée par la fibrillation ventriculaire.Nous avons donc un groupe de 15 chiens chez qui la mort a pu être causée soit uniquement par l'arrêt temporaire de la circulation, soit par les effets combinés de cet arrêt et d\u2019une intervention intracardiaque.Bien qu\u2019il ne soit pas très facile d\u2019évaluer d\u2019une façon précise le rôle individuel de ces deux facteurs dans les expériences où une intervention intracardiaque a été pratiquée, il semble plus que certain que dans cinq cas (n°8 239-45, 264-45, 296-45, 299-45 et 310-45) ce sont les effets de l\u2019intervention sur la dynamique cardiaque qui entraînèrent une issue fatale et rapide.Ceci n\u2019élimine pas évidemment la possibilité que ces animaux, même s\u2019ils avaient survécu aux effets immédiats de l\u2019opération, ne seraient pas morts ultérieurement en dedans de 24 heures de désordres 1046 INCIDENCE DE LA FIBRILLATION VENTRICULAIRE AU COURS DE L\u2019ARRÊT CIRCULATOIRE No du chien 186-44 312-45 313-45 316-45 325-45 239-45 267-45 271-45 302-45 308-45 309-45 264-45 265-45 296-45 298-45 299-45 310-45 V.C.= Veines caves.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 TEMPORAIRE SUIVI OU NON D'UNE INTERVENTION INTRACARDIAQUE.Période 6\u2019 V.C.3'45\" V.C.530\u201d V.C.4°30\u201d V.C.8\u2019 V.C.7\u2019 AP.3\u2019 AP.3°30\u201d A.P.3 AP 3 AP 3\u2019 A.P.3°30\" AP.3'15\u201d A.P.= AP 3 AP.3\u2019 A.P.3 A.P.Moment d'apparition d\u2019occlusion de la fib.ventricul.245\" 4\u2019 531\" 4\u201935\" T'45\u201d 8'45\u201d 3'35\" 315\" 3'15\" 2°30\u201d 70\u201d?4 2'15\" 1\u2019 145\u201d l\u201945\u201d Cause de la fib.Stimulation mécanique de l\u2019endocarde Massage du cœur Massage du cœur Massage du cœur Stimulation par manœuvre opératoire Stimulation méc.et chim.Adrénaline Stimulation endocarde Stimulation méc.et chim.Stimulation endocarde Stimulation endocarde Stimulation mée.et chim.Stimulation par manœuvre opératoire Stimulation par manœuvre opératoire Stimulation par manœuvre opératoire Stimulation par manœuvre opératoire Stimulation par manœuvre opératoire Ressusci- tation oul oul oul oul oul non oul oul non oul oul non oul non non oui oui Remarques Mort 18 hrs après Dommage cérébral Mort 1 hr après Dommage cérébral Mort 1 hr après Dommage cérébral Mort 24 hrs après Dommage cérébral Mort 1 hr après Insuf.card.aiguë Mort Insuf.card.aiguë Mort 24 hrs après Dommage cérébral Mort 1 hr après Insuf.card.aiguë Mort \u2014 Bulles d\u2019air _intracoronariennes Mort Z4 hrs après Dommage cérébral Mort 24 hrs après Dommage cérébral Insuf.card.aiguë Mort 22 hrs après Dommage cérébral Mort Insuf.card.aiguë Mort \u2014 Choc causé par hémorragie Mort en aq.minutes Insuf.card.aiguë Mort en qq.minutes Insuf.card.aigué A.P.= Artére pulmonaire. FAUTEUX: CHIRURGIE INTRACARDIAQUE graves causés par la période d\u2019ischémie temporaire.En effet, il est bien évident que dans la plupart des expériences ce fut l\u2019ischémie, pourtant bien transitoire, qui détermina les échecs.Ses effets se manifestèrent rapidement au niveau du cœur; ils furent un peu plus lents à s\u2019extérioriser au niveau du cerveau.Notons aussi que les troubles ischémiques cardiaques sont plus faciles à corriger que ceux qui résultent de l\u2019ischémie cérébrale.C\u2019est là un fait qui a été reconnu, d\u2019ailleurs depuis longtemps, par la plupart des expérimentateurs.L\u2019on a observé bien souvent la fibrillation ventriculaire au cours de ces expériences.J\u2019ai montré (11) qu\u2019un cœur ischémique devient rapidement très irritable et que le moindre stimulus de nature mécanique, chimique ou électrique agissant sur la fibre myocardique peut suffir à déclencher la fibrillation ventriculaire.Nous avons ici une démonstration de cette loi.Dix-sept chiens sur vingt présentè- | rent de la fibrillation ventriculaire.Dans trois | cas (n°° 271-45, 308-45 et 309-45) où l\u2019artère | pulmonaire fut occluse et rien d\u2019autre ne fut # fait, le coeur droit se dilate et sans doute la | pression intraventriculaire droite s\u2019élève.Je crois que dans ces trois cas la fibrillation ven- | triculaire fut initiée soit par l\u2019irritation causée ; par les modifications de forme des fibrilles myocardiques droites, soit par l\u2019irritation de l\u2019endocarde droit par l\u2019hypertension à son niveau.Dans sept cas (n°° 186-44, 325-45, | 265-45, 296-45, 298-45, 299-45 et 310-45), la | fibrillation ventriculaire fut sûrement provo- se = $ em We \u20ac quée par la stimulation de la paroi myocar- dique où de l\u2019endocarde par des manœuvres opératoires.Dans sept autres cas (n°5 239-45, 264-45, 267-45, 302-45, 312-45, 313-45 et 316- 45), le cœur ayant perdu toute activité fonctionnelle par l\u2019arrêt temporaire de la circulation, il fallut utiliser les procédés usuels pour le ressusciter.La stimulation causée soit par le massage, soit par l\u2019injection intracardiaque 1047 d\u2019adrénaline a suffi pour entraîner la fibrillation ventriculaire.C\u2019est donc dire que l\u2019un des plus grands et plus fréquents dangers au cours d\u2019une intervention intracardiaque entreprise avec arrêt temporaire de la circulation réside dans l\u2019initiation de la fibrillation ventriculaire.Cette complication est toujours fatale si l\u2019on ne sait pas comment ressusciter le cœur.C\u2019est pourquoi, j'ai toujours insisté à dire qu\u2019un chirurgien n\u2019a pas le droit d\u2019intervenir sur le cœur dans des conditions pathologiques qui n\u2019entraînent pas une mort certaine si elles ne sont pas traitées par la chirurgie sans avoir au préalable maîtrisé les différentes techniques de réanimation du myocarde.Dans le groupe de 17 chiens qui présentèrent de la fibrillation ventriculaire, cinq ne furent pas ressuscités, mais ces échecs ne peuvent pas être attribués au fait que la fibrillation n\u2019avait pu être contrôlée.L\u2019un meurt par la présence de bulles d\u2019air dans le système coronarien (n° 302-45); l\u2019un succombe à la suite d\u2019une hémorragie profuse de choc (n° 298-45) ; il aurait sans doute pu être sauvé si l\u2019on avait été préparé à donner une transfusion sanguine; la mort chez les trois autres (n°° 2739-45, 264-45 et 296-45) fut indubitablement entraînée par l\u2019altération de la dynamique cardiaque secondaire à la section des cordages tendineux de la valvule mitrale.Tous les autres animaux furent ressuscités.La mort qui survint plus tard relève d\u2019autres facteurs que la fibrillation ventriculaire.En effet, quatre meurent d\u2019insuffisance cardiaque aiguë environ une heure après la réanimation du cœur; deux succombent à peu près dans le même temps de troubles ischémiques des centres respiratoires.Un dommage cérébral causé par l\u2019ischémie entraîne la mort des six autres en dedans de vingt-quatre heures.CONCLUSIONS Les résultats présentés dans cette communication montrent bien clairement que l\u2019arrêt temporaire de la circulation pour permettre une 1048 intervention intracardiaque sous le contrôle de la vue et des doigts n\u2019est pas une méthode à recommander, mais bien une méthode à rejeter comme extrêmement dangereuse et pleine d\u2019embfiches.L\u2019intervalle de sécurité pour le cœur est trop court.Il succombe rapidement aux effets de l\u2019insuffisance ventriculaire droite dans les occlusions de l\u2019artère pulmonaire; il cesse rapidement toute activité par l\u2019ischémie myocardique qu\u2019entraînent des procédés tels que l\u2019occlusion temporaire des deux veines caves ou l\u2019occlusion temporaire de l\u2019artère pulmonaire.Enfin, même si l\u2019on parvient à réanimer le cœur et à rétablir ses fonctions, l\u2019ischémie de centres vitaux entraîne la plupart du temps des dommages incompatibles avec la vie.BIBLIOGRAPHIE 1.C.BOLTON: «Pathology of dropsy produced by obstruction of the superior and inferior venæ cave.» Proc.Roy.Soc., 79: 267, 1907.2.G.E.HAGGART et A.M.WALKER: «Physiology of pulmonary embolism as disclosed by quantitative occlusion of the pulmonary artery.» Arch.Surg., 6: 764, 1923.3.C.LIAN et F.P.MERKLEN: « Altérations expérimentales des portions moyenne et terminale L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 du complexe ventriculaire électrocardiographique (Compression de l\u2019artère pulmonaire.) » C.R Soc, Biol, 107: 699, 1931.4.J.H.GIBBON, jr, M.HOPKINSON et E.D CHURCHILL: «Changes in the circulation pro duced by gradual occlusion of the pulmona artery.» J.Clin.Invest., 11: 543, 1932.5.F.B.KRUMBHAAR: «Note on electrocardio graphic changes accompanying acutely increase pressure following pulmonary artery ligature.Am.J.Med.Sc., 187: 792, 1934.6.M.H.FINEBERG et C.J.WIGGERS: «Com pensation and failure of the right ventricle.» Am.Heart J., 11: 255, 1936.7.G.NYSTRÔM et A.BLALOCK: «Contribu-§ tions to the technic of pulmonary embolectomy.»§ J.Thor.Surg., 5: 169, 1935-36.8.J.H.GIBBON, jr.et E.D.CHURCHILL: « The} physiology of massive pulmonary embolism.» Ann.Surg., 104: 811, 1936.9 W.S.LOVE, G.W.BRUGLER et N.WIN SLOW: «Electrocardiographic studies in clinical and experimental pulmonary embolization.» Ann, Int.Med., 11: 2109, 1938.10.L.W.WEINBERGER, M.H.GIBBON et J.H GIBBON, jr.: «Temporary arrest of the circula tion to the central nervous system.I.Physiologiq effects.» Arch.Neurol.& Psychiat., 43: 615, 19404 11.Mercier FAUTEUX «'Traitement préventif de la fibrillation ventriculaire au cours de la maladie des coronaires.Etude expérimentale.» Union Méd® du Canada, 75: 368, 1946. EXPÉRIMENTATION ET RECHERCHES PRATIQUES SUR L\u2019'IMMUNISATION CONTRE LE VIRUS GRIPPAL Pierre LÉPINE (Chef du service des Virus à l\u2019Institut Pasteur, Paris.) La possibilité de vacciner l\u2019homme contre la grippe est une acquisition récente.La pandémie mondiale de 1918 avait donné Poccasion & Ch.Nicolle et C.Lebailly (1) de démontrer que l\u2019affection était due à un virus filtrable et de la transmettre au singe.Mais l\u2019état des connaissances sur les virus à l\u2019époque, la difficulté de transmettre la maladie, la nécessité d\u2019employer le singe limitaient les recherches et le virus ne put être entretenu.Smith, Andrewes et Laidlaw (2) réussirent, \u2018en 1933, à infecter le furet, et Francis (3), à adapter le virus à la souris, rendant ainsi possible le maintien des souches et une expérimentation continue.L\u2019année suivante, Francis et Magill (4) cultivaient le virus en culture de tissus.La porte était ouverte aux essais de vaccination.PRINCIPE DE LA VACCINATION, Nous ne mentionnerons, ici, que pour mémoire, les vaccinations qui ont été tentées soit avec les poumons de furet ou de souris, soit avec le virus grippal multiplié en culture de tissus.Ces méthodes sont aujourd\u2019hui abandonnées pour les méthodes de culture dans l\u2019œuf de poule incubé.Depuis les premiers essais de Burnet (5) et de Smith (6) sur la membrane chorio-allan- toïde de l\u2019œuf, la technique a été perfectionnée par l\u2019adaptation du virus grippal aux liquides extra-embryonnaires de l\u2019œuf, c\u2019est-à-dire au liquide amniotique [Burnet (7)] et au liquide } allantoïque [Nigg, Crowley et Wilson (8)1, qui permettent d\u2019obtenir aisément des quantités illimitées de virus.Ajoutons que les recherches immunologiques sur le virus grippal ont été grandement facilitées par la découverte de l\u2019agglutination des globules rouges de poulet par le virus, faite indépendamment et presque simultanément en 1941 par Hirst (9) et par McClelland et Hare (10), phénomène d\u2019où Hirst (11) tirait une méthode pratique de titrage du virus et de mesure des anticorps, qui a reçu, depuis, un grand développement et dont la technique est aujourd\u2019hui parfaitement standardisée [Salk (12), Lépine, Sautter et Reinié (18)].Rappelons ici que comme le sérum de nombreux individus peut, à l\u2019état normal et en l\u2019absence d\u2019infection actuelle, renfermer des anticorps à la suite d\u2019infections grippales antérieures, le diagnostic d\u2019une infection supposée grippale, récente ou en évolution, doit se faire en comparant le taux d\u2019empêchement constaté sur un sérum prélevé au début de la maladie (sérum précoce) avec celui existant après la première décade de la maladie (sérum tardif), le taux d\u2019empêchement devant montrer entre le premier et le deuxième examen un accroissement significatif.Tous les vaccins contre la grippe actuellement préparés résultent de la culture du virus grippal en milieu extra-embryonnaire d\u2019œuf de poule fécondé.Depuis que Francis (14) a démontré que deux virus antigénique- ment différents étaient à l\u2019origine du syndrome clinique de la grippe, les vaccins sont bivalents, c\u2019est-à-dire formés d\u2019un mélange en proportions convenables des virus À et B représentés pratiquement par les souches PRS, Lee et Weiss.Le virus cultivé dans l\u2019œuf est extrait des liquides et concentré à l\u2019état presque pur par différents procédés: soit la précipitation à froid par congélation [Hirst, Rickard et Whitman (15), Hare, McClelland et Morgan (16) ]; soit l\u2019adsorption sur hématies suivie d\u2019élution [Francis et Salk (17)]; soit l\u2019ad- 1050 sorption sur phosphate de calcium [Salk (18) ]; soit, enfin, Phypercentrifugation [Stanley (19) ].Après addition de formol qui détruit la virulence sans altérer le pouvoir antigène, le vaccin est amené à la concentration voulue qui est, en général, d\u2019environ dix fois celle qu\u2019avait le virus dans les liquides de l\u2019œuf.Expérimentalement, le vaccin se présente sous forme d\u2019une suspension très légèrement louche; il détermine chez le lapin, par injection intraveineuse à la dose de 1 cm?, l\u2019apparition d\u2019anticorps spécifiques a un titre élevé et engendre, par l\u2019injection sous-cutanée chez la souris à la même dose, une résistance suffisante pour protéger au moins 6 souris sur 8 contre l\u2019infection expérimentale par vole respiratoire, soit avec le virus A, soit avec le virus B.Pratiquement, pour la vaccination de l\u2019homme, le vaccin est utilisé à la dose de 1 em?par voie sous-cutanée, injectée en une seule fois.Il est inutile de répéter l\u2019injection, l\u2019expérience ayant démontré que le taux maximum d\u2019anticorps est atteint d\u2019emblée et qu\u2019on ne l\u2019augmente pas par la répétition des doses.Les réactions que l\u2019on peut observer à la suite de l\u2019injection vaccinante sont variables; la moitié environ des sujets vaccinés présente une réaction douloureuse locale au bout de 12 heures accompagnée parfois de rougeur et d\u2019œdème pendant environ 24 heures; 2 à 5% de ces sujets font en outre un mouvement fébrile pendant les 24 heures qui suivent l\u2019injection.Dans l\u2019ensemble, néanmoins, la réaction est bien tolérée et facilement acceptée par les sujets.Les anticorps apparaissent dans le sérum des sujets vaccinés le septième jour après la vaccination et l\u2019expérience démontre que la protection débute en même temps.Le taux des anticorps atteint un maximum après deux semaines puis commence à décroître.Les observations de Salk et ses collaborateurs (20) semblent montrer qu\u2019au bout d\u2019un an le taux des anticorps résiduels reste supérieur L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 à celui que l\u2019on observe chez les non-vaccinés (anticorps résultant des infections naturelles antérieures) et qu\u2019un degré certain de protection persiste chez les vaccinés.VALEUR DE LA VACCINATION.Les travaux sur la vaccination contre la grippe ont reçu durant la guerre une grande impulsion aux Etats-Unis, du fait de la crainte des ravages qu\u2019une épidémie de grippe aurait pu exercer sur les troupes mobilisées.Les résultats de ces travaux peuvent être tirés des rapports de la Commission d\u2019Epidémiolo- gie de l\u2019Armée (21) et des publications des différents auteurs [Francis (22); Francis, Salk et Brace (23); Salk et Francis (24); Salk, Menke et Francis (25) ; Hirst, Plummer et Friedewald (26) ; Hirst, Rickard et Friede- wald (27) ; Rickard, Thigpen et Crowley (28) ; Hale et McKee (29); Eaton et Meiklejohn (30) ; Magill, Plummer, Smillie et Sugg (31) ] qui ont contribué à l\u2019étude immunologique, auxquels nous joignons nos propres constatations.Si l\u2019on considère l\u2019ensemble des statistiques de l\u2019Armée américaine qui portent sur un nombre considérable de sujets, on constate que 76% des cas de grippe observés ont sévi sur la moitié non vaccinée des troupes où il a été procédé aux essais de vaccination (morbidité 7.1% des individus) et 24% parmi les vaccinés (morbidité 22%), c\u2019est-à-dire que les non-vaccinés ont présenté 3.2 fois plus de malades que les vaccinés.Toutefois, une double remarque s\u2019impose lorsqu\u2019on veut apprécier le degré d\u2019efficacité d\u2019une vaccination antigrippale sur une population.1° La morbidité par grippe n\u2019est pas constante d\u2019une épidémie à l\u2019autre et au cours d\u2019une épidémie il est souvent difficile de mesurer le degré d\u2019extension de l\u2019infection.C\u2019est ainsi que Salk, Menke et Francis (25) rappellent le cas d\u2019un groupe témoin de 900 individus parmi lesquels une épidémie de grippe a déterminé une morbidité clinique de LÉPINE: IMMUNISATION CONTRE LE VIRUS GRIPPAL 8% : l\u2019étude individuelle de l\u2019immunité dans ce groupe par la recherche des anticorps avant et après l\u2019épidémie démontra qu\u2019en réalité 40%, soit cinq fois plus de sujets qu\u2019il ne semblait, avaient été infectés au cours de l\u2019épidémie.2° Du fait que la grippe est une malad\u2019e transmise d\u2019homme à homme, le seul fait de vacciner une certaine partie de la population réduit les chances d\u2019infection de la fraction non vaccinée.Les groupes témoins sont ainsi difficiles à constituer.S\u2019ils sont mélangés à la population vaccinée, le taux général de morbidité est faussé du fait de la protection relative résultant de la réduction des contacts possibles.S\u2019ils sont éloignés des groupes vaccinés, aucune preuve ne peut être apportée démontrant que l\u2019infection qui les atteint se déroulerait avec les mêmes caractères et la même intensité dans la région vaccinée.C\u2019est ainsi que sur 1,206 étudiants de l\u2019Université de Minnesota (28), l\u2019incidence de grippe a été de 5.9% pour la moitié non vaccinée du groupe contre 38%, soit six fois plus, dans un groupe où personne n\u2019était vacciné.Aussi pensons-nous qu\u2019il faut attacher plus d\u2019importance qu\u2019aux statistiques globales de l\u2019Armée, aux résultats obtenus par Salk et Francis à l\u2019Université de Michigan où il a été possible de constituer et de comparer des groupes d\u2019égale importance, les uns comprenant une moitié d\u2019individus vaccinés contre une moitié d\u2019individus non vaccinés, les autres ne comprenant que des sujets non vaccinés.Dans ces conditions, à l\u2019Université de Michigan la morbidité des non-vaccinés a été de 9.06, 8.58 et 13.39% chez ceux qui étaient mélangés aux sujets vaccinés contre 38 et 20% dans les groupes où personne n\u2019était vacciné.Quant aux sujets vaccinés eux-mêmes, leur morbidité a été de 2.66 et de 1.31%, les différents groupes comprenant de 607 a 824 sujets chaque fois.Un an plus tard (20), lors d\u2019une nouvelle épidémie (épidémie à virus A), la morbidité était de 124% sur 1,319 sujets non vaccinés, 1051 contre 1.9% sur 1,916 sujets vaccinés, mais non revaccinés, soit un rapport global de 12:1.Quant aux résultats recueillis en Europe, notamment à l\u2019Armée américaine, parmi les troupes d\u2019oceupation, et encore partiellement inédits, ils nous permettent de considérer que la morbidité au cours de l\u2019hiver 1945-46 (épidémie de grippe au virus B) a été, dans son (nsembole, neuf fois plus élevée chez les non- vaccinés que chez les vaccinés.Quelles que soient donc les statistiques auxquelles on peut faire appel, les différences sont significatives.L\u2019utilité et l\u2019efficacité de la vaccination ne sauraient plus faire de doute.Conclusions.Il résulte des faits rapportés ci-dessus que le vaccin contre le virus grippal, administré à la dose d\u2019un cm* en injection unique, détermine chez l\u2019individu vacciné une élévation significative et durable du taux des anticorps.La vaccination d\u2019un nombre suffisant d\u2019individus permet de réduire de six à dix fois l\u2019incidence de la grippe dans une communauté donnée.L\u2019effet protecteur s\u2019étend même à la portion non vaccinée de la population dès que la proportion des individus vaccinés atteint un taux suffisant pour réduire de façon significative le nombre des individus réceptifs et par là les chances de contamination.La durée de la protection assurée par la vaccination d\u2019un large groupe de population \u201c atteint environ un an, bien que le taux individuel des anticorps commence à baisser deux mois après la vaccination.Il semble done indiqué de vacciner au début de chaque hiver les populations ou groupes de population à protéger.Le taux de protection individuelle assuré par la vaccination à des individus isolés au sein de populations non vaccinées est d\u2019environ 75%, c\u2019est-à-dire qu\u2019il donne à un sujet trois chances contre une de ne pas contracter la grippe pendant l\u2019hiver qui suit la vaccination.Ce taux individuel augmente dans une 1052 population en proportion du nombre d\u2019individus vaccinés.Il reste à faire, sur les résultats à attendre de l\u2019emploi du vacein contre le virus grippal, trois réserves qui, pour être de principe, ne doivent pas moins être exprimées.1° La première de ces réserves tient à la nature même du vaccin.Le virus est cultivé dans les liquides extra-embryonnaires de l\u2019œuf.Il faut se demander dans quelle mesure il peut entraîner avec lui des protéines de l\u2019œuf capables de sensibiliser les organismes auxquels on l\u2019injecte.Les liquides amniotiques et allantoïdes ne renferment que des quantités très faibles d\u2019ovalbumine et le vaccin, au cours de sa préparation, est extrait et lavé.Il ne peut donc s\u2019agir que des quantités d\u2019ovalbumine que le virus serait capable de fixer par adsorption.L\u2019expérience des revaccina- tions avec le virus grippal montre que ce dernier ne sensibilise pas les individus et que l\u2019on n\u2019observe jamais d\u2019accidents anaphylactiques lors des réinoculations chez les sujets qui n\u2019ont présenté aucune réaction à l\u2019occasion de la première injection.Il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019on peut rencontrer des sujets hyperallergiques, sensibilisés à l\u2019ovalbumine avant toute injection.Ces derniers peuvent présenter, à l\u2019occasion de l\u2019injection d\u2019un vaccin grippal, des accidents d\u2019une gravité variable, de nature nettement anaphylactique.On a signalé [Rifkin (32) ] des accidents sévères, même mortels, non pas il est vrai avec le vaccin grippal, mais avec des vaccins antirickettsiens préparés à partir du sac vitellin de l'œuf.Bien qu\u2019improbables avec les vaccins préparés au moyen des liquides extra-embryonnaires, ces accidents doivent néanmoins inciter les médecins à la circonspection.Il convient, à priori, d\u2019écarter les sujets sensibilisés de la vaccination, et une technique recommandable consisterait à injecter 1/10 de cm8 de vaccin par voie intradermique, 14 heure avant la première vacei- nation, pour éliminer tout sujet présentant une réaction cutanée allergique chez qui l\u2019in- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 jection du vaccin pourrait jouer le rôle d\u2019injection déchainante.2° Les vaccins préparés actuellement le sont avec les souches de virus appartenant aux deux types antigéniques auxquels se rattachent tous les cas de grippe isolés ou étudiés jusqu\u2019ici.Certaines recherches récentes laissent entrevoir la possibilité d\u2019existence d\u2019un troisième type antigénique, ou type C, qui serait aberrant puisqu\u2019ayant des relations antigéniques a la fois avec les virus A et B tout en étant nettement différent; si une telle hypothèse se vérifiait, la composition des vaccins devrait être modifiée en conséquence.Il est possible même que la généralisation de la vaccination, en contribuant à réduire l\u2019incidence des types classiques, favorise l\u2019apparition ou le développement de types antigéni- ques nouveaux contre lesquels, bien entendu, le vaccin serait inefficace.3° Il ne nous est pas possible de dire dans quelle mesure le vaccin antigrippal serait efficace devant un retour offensif de la grippe sous la forme pandémique de 1918.S\u2019il y a de bonnes raisons de penser, avec Francis, que la grippe pandémique ne diffère que par le degré de virulence de la grippe interpandémique, rien ne nous prouve non plus péremptoirement que la grippe pandé- mique n\u2019est pas due à un type antigénique- ment différent des souches actuellement isolées ou qu\u2019elle ne s'accompagne pas d\u2019associations microbiennes contre lesquelles le vaccin serait inopérant.Ces réserves faites, on est en droit de conclure que le vaccin contre le virus grippal préparé par culture du virus dans l\u2019œuf de poule incubé a fait ses preuves, et que, sorti du domaine expérimental, il est capable de jouer un rôle important pour la protection de la santé publique dans les communautés exposées à des épidémies de grippe répondant aux types antigéniques actuellement connus.BIBLIOGRAPHIE (1) Ch.NICOLLE et C.LEBAILLY : Inst.Pasteur, 33: 395, 1919.Annales LÉPINE: IMMUNISATION CONTRE LE VIRUS GRIPPAL (2) SMITH, ANDREWES et 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fonctionnelles est certainement le chapitre le plus décevant et le plus obscur de toute la gynécologie.Décevant pour les malades qui sont toujours à la recherche d\u2019une amélioration de leur état et obscur pour le médecin qui ne peut déchiffrer encore bien clairement le mécanisme même de ces hémorragies.On m\u2019a demandé de vous parler de là pathogénie de ce syndrome, ce qui n\u2019est pas une mince affaire en présence de toutes lez théories qui ont été échafaudées depuis une douzaine d\u2019années.En effet, nous ignorons beaucoup plus que nous ne connaissons les causes de ces hémorragies.Sans doute, devons-nous reconnaître le travail immense de l\u2019endocrinologie et de l\u2019histologie en ces dernières années.Le problème, cependant, ne semble pas résolu et ne le sera probablement pas davantage tant que nous ignorerons le mécanisme même de la menstruation; et c\u2019est précisément le point que tous les chercheurs tentent de faire actuellement.Depuis longtemps on veut expliquer la menstruation et ses troubles par le seul jeu des différentes sécrétions hormonales.Certains ont invoqué l\u2019action des œstrogènes et leur conséquence hyperplasique.D\u2019autres ont mis de l\u2019avant les chutes brusques permanentes ou temporaires des seuils hormonaux, la possibilité d\u2019un facteur endocrinien encore inconnu mais ne relevant ni de l\u2019hypophyse, ni de l\u2019ovaire, la transformation déciduiforme du chorion sous l\u2019action de la progestérone.Enfin, on a parlé d\u2019endomètres réfractaires aux différents stimuli hypophyso-thyro-ovariens.Les travaux de Schroeder, en 1915, sont bien connus de tous et établissent définitivement \u2014\u2014 1.Communication à la Société d\u2019Endocrinologie de Montréal, le 5 février 1947.(Montréal).ce qu\u2019il avait appelé la métropathie hémorragique et ce que nous savons être maintenant une hyperplasie glandulaire.Que cette hyperplasie soit due constamment à la persistance de {follicules non rupturés, comme l\u2019a voulu Schroeder, ou qu\u2019elle dépende d\u2019une imprégnation œstrogénique ovarienne ou ex- tra-ovarienne ct d\u2019une absence quasi complète de la progestérone, l\u2019effet cst le même ct se traduit par des méno-métrorragies.Certains auteurs sérieux prétendent que ce mécanisme peut être invoqué dans la gr-nde majorité des hémorragies fonctionnelles.Il est difficile d\u2019admettre cet énoncé.Pourquoi ces auteurs verraient-ils tant d\u2019hyperplasies allant même jusqu\u2019au « swiss-cheese » quand nous en voyons si neu?En effet, que dire de- hémorragies coincidant avec une muqueuse purement folliculinique ou légèrement sécrétoire?Comment expliquer celles qui surviennent au cours de la phase anabolique normale alors que tous les dosages des stéroïdes sont normaux, que la kératinisation du vagin de même que les enclaves glycogéniques sont bien évidentes?C\u2019est ici que s\u2019ouvre la controverse au sujet du jeu hormonal.De la folliculine ou de la proge:térone, laquelle est responsable de l\u2019hémorragie menstruelle ?Après les expériences de Corner et Allen, nous savons qu\u2019il existe des hémorragies sans ovulation excluant.par le fait mème, la présence de tout corps jaune en activté.Il découle théoriquement de ceci que la progestérone n\u2019est pas indispensable à la menstruation.Nous savons également que l\u2019administration d\u2019œstrogè- nes est suffisante pour déclencher une hémorragie de type menstruel, hémorragie se rapportant histologiquement à la première moitié du cycle avec ou sans phénomènes hyperplasi- ques.On s\u2019est précipité alors sur cette planche de salut en disant que les muqueuses dépour- or ae oC A SIMARD: HEMORRAGIES FONCTIONNELLES vues de signes sécrétoires appartenaient toutes à la classe dite anovulaire et que l\u2019abzence d\u2019ovulation était responsable de l\u2019accroissement progressif du taux des œstrogènes.Mais tous les cycles anovulaires le sont-ils réellement?De l'absence de toute activité du corps jaune il ne découle pas nécessairement que l\u2019ovulation n\u2019a pas eu lieu.Comme on l\u2019a prouvé récemment, ces cycles anovulaires se comportent comme des cycles ovulaires, c\u2019est- à-dire qu\u2019il y a ovulation: mais, faute de production de corps progestatifs à la place du follicule déhiscent, ces cycles sont aproges- tatifs.Ce qui est tout différent.Done l\u2019imprégnation folliculinique n\u2019est pas régie par le mécanisme de l\u2019ovulation.D'autre part, nous savons bien qu\u2019il existe beaucoup d\u2019états hémorragiques coïncidant avec une muqueuse appartenant à la deuxième moitié du cycle et où les signes sécrétoires sont bien évidents, particulièrement en ce qui concerne les épines conjonctives.Ces muqueuses ont tout de la phase prégravidique et l\u2019influence du corps jaune ne peut être niée.Et pourtant, elles saignent abondamment.Nous n\u2019en sommes pas surpris quand nous savons que l'addition de progestérone aux es- tradiols, chez l\u2019animal castré, précipite l\u2019hémorragie.On a même prétendu que l\u2019administration de progestérone seule, à fortes doses, sans la préparation ordinaire par les œstro- gènes, était suffisante pour déclencher une hémorragie.Peut-être.Il reste à savoir cependant si les préparations employées étaient bio- logiquement pures.Il est encore permis d\u2019admettre, croyons-nous, jusqu\u2019à preuve du contraire, que la progestérone a une action syner- gitique avec les œstrogènes maintenus à un niveau normal.Donc, laquelle des deux hormones est responsable de la menstruation et de ses troubles?Les deux, croyons-nous, ou l\u2019une et l\u2019autre suivant les différences de leur seuil.Le problème est-il donc strictement hormonal ou relève-t-il de facteurs d\u2019ordre mécanique sous 1055 la dépendance des différents stéroïdes?Qui peut expliquer, sur une base purement hormonale, l\u2019apparition quasi constante d\u2019une hémorragie pseudo-menstruelle après l\u2019adminis- traction de quelques ampoules de Prostigmine?A la suite de quelques prédécesseurs, Mar- kee, tout récemment encore, a contribué largement à la solution du problème de ces hé- morragles en mettant à jour les facteurs vasculaires directement responsables de l\u2019hémorragie menstruelle.Après avoir bien défini la distinction anatomique entre les artères à trajet court qui ne dépassent pas la zone basale ou compacte de la muqueuse utérine et les artérioles dites spiralées au niveau de la couche fonctionnelle, il lui appartenait d\u2019établir la différence physiologique appartenant à l\u2019une ou à l\u2019autre.Par une étude attentive de ses greffes aux différents stades du cycle menstruel, Markee fut en mesure de découvrir, pour la premiere fois, des détails significatifs se rapportant au mécanisme même de l\u2019hémorragie menstruelle.Voici ses constatations: 1.Stase vasculaire qui apparaît de un à cinq Jours avant le flux menstruel.La stase débute alors que la muqueuse a déjà commencé sa régression.Cette phase correspond, sans aucun doute, à la période de congestion des anciens auteurs.2.Constriction des artères spiralées qui apparaît de quatre à vingt-quatre heures avant la menstruation.La couche fonctionnelle devient alors ischémique et nécrotique.Cette dégénérescence est due à l\u2019anoxémie observée au cours de la première phase, complétée par l\u2019anémie résultant de cette vaso-constriction.3.L'hémorragie venant des artères spiralées et de leurs veinules.4.L\u2019arrêt de l\u2019hémorragie due à une vasoconstriction intense ayant son point de départ au niveau de la couche fonctionnelle et de la basale. 1056 Voici, en résumé, les constatations de l\u2019auteur.Ce mécanisme vasculaire a pour point de départ la phase de régression qui est considérée comme la clef de voûte.Cette magnifique contribution de Markee semble jeter un peu de lumière au milieu des théories nébuleuses émises jusqu\u2019à date.Elle ouvre une nouvelle voie moins tortueuse, moins aride, plus facile à suivre et pouvant mener directement au but.Il semble plus aisé de débrouiller maintenant les différentes phases de l\u2019hémorragie menstruelle: l\u2019accroissement de l\u2019endomètre, sous l\u2019influence tout d\u2019abord des œstrogènes, complété ensuite par la progestérone; puis, sa régression due à la chute brusque des seuils hormonaux déter- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButteTIN A.MLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 minant ainsi des modifications vasculaires essentielles aboutissant à l\u2019hémorragie menstruelle.Suivant, cependant, qu\u2019il manque un chaînon à cette succession d\u2019événements, événements non seulement d\u2019ordre sérique mais également mécanique, apparaissent des anomalies menstruelles.Donc, et pour résumer, si le mécanisme de l\u2019'hémorragie semble maintenant arrêté sans être fixé, il s\u2019en manque que les facteurs hormonaux qui le déterminent soient aussi bien classifiés.Nous n\u2019avons qu\u2019à envisager la multiplicité des essais thérapeutiques pour se rendre compte que c\u2019est encore la bouteille à l\u2019encre et que ce chapitre de l\u2019hormonologie est dans un état chaotique. LES HÉMORRAGIES DE LA GROSSESSE QUI NE SONT PAS DES MENACES D\u2019AVORTEMENT Hector SANCHE (Montréal).Si l\u2019on fait abstraction des hémorragies qui, pendant la grossesse, sont dues à une menace d\u2019avortement, l\u2019on réduit immédiatement ces pertes sanguines d\u2019une bonne moitié quant au nombre.C\u2019est donc dire que ces hémorragies seront attribuables à des causes diverses, qui se présentent plutôt rarement en pratique.Elles seront ou une complication de la grossesse ou le résultat de maladies génitales coexistantes.Pour la commodité de la présentation de notre sujet, et pour raisons mnémotechniques, nous diviserons ces hémorragies: I) en hémorragies qui surviennent dans la lére partie de la grossesse; II) en hémorragies qui surviennent dans la 2e partie de la grossesse; III) en hémorragies qui peuvent survenir à tous les temps de la grossesse ; I) Dans la 1ère moitié de la grossesse, nous trouvons comme causes d\u2019hémorragies: 1) la persistance des menstruations ou pseudo-menstruations; 2) la grossesse extra-utérine; 3) la môle hydatiforme.IT) Dans la 2e moitié de la grossesse : 1) le placenta prævia; | 2) le placenta normalement inséré et décollé; 3) un début de travail; 4) une rupture utérine.III) Dans n\u2019importe quelle période de la grossesse : 1) les hémorragies dues à des varices génitales; 2) les pertes dues à des ulcérations du col; 1.Communication présentée aux «Journées Médicales» de la Société Médicale de Montréal, le 5 mai 1947.3) les hémorragies dues à des polypes ou cancers du col.Notions générales.En présence d\u2019une patiente enceinte qui consulte son médecin, pour perte sanguine, celui-ci doit d\u2019abord s\u2019assurer: si la patiente est bien en état de grossesse, de combien de mois elle l\u2019est, contrôler que la perte sanguine provient bien du vagin, vérifier autant que faire se peut la quantité, la couleur, l\u2019apparence du sang, s'informer à quel propos cette perte s\u2019est produite, demander si elle s\u2019est accompagnée de douleurs, constater la souplesse, la consistance, la sensibilité, le volume de l'utérus, bien noter l\u2019état général de sa patiente.J\u2019insiste sur les qualités de l\u2019hémorragie, parce qu\u2019il arrive fréquemment qu\u2019on a fait disparaître les moyens de les vérifier, et que les renseignements fournis par la patiente ou son entourage risquent de pécher, par excès surtout, mais parfois aussi en sens contraire.I) PENDANT LA PREMIÈRE MOITIÉ DE LA GROSSESSE.1) La persistance des menstruations.Il arrive qu\u2019une femme présente des menstruations après le début de sa grossesse.La perte sanguine provient de la caduque vraie ou même réfléchie, souvent on a affaire à des utérus bicornes ou bifides.La perte se produit approximativement à la période menstruelle, se présente le plus souvent une fois, quelquefois une deuxième fois, très rarement une troisième.L\u2019écoulement est incolore, mais ne présente pas les caractéristiques de la menstruation normale comme quantité, qualité, durée: le plus souvent il est moindre, de plus courte durée et d\u2019un sang plus clair, moins 1058 consistant.Rarement il est plus abondant.Ces pseudo-menstruations se répètent assez souvent chez les mêmes patientes à des grossesses successives.Le diagnostic est à peu près 1m- possible à faire.Survenant une seule fois, le plus souvent la femme ignore sa grossesse.Si la grossesse est déjà reconnue, ou que la perte se répète une deuxième fois, ou à des grossesses successives, on pourra penser à des menstruations persistantes, mais ces hémorragies seront, devant l\u2019incertitude du diagnostic, tral- tées comme des menaces d\u2019avortement, par le repos surtout, la vitamine Be, etc.2) La grossesse extra-utérine.La grossesse extra-utérine s\u2019accompagne le plus souvent de légères pertes sanguines vagl- nales.Cependant l\u2019hémorragie peut faire défaut, ou être un léger suintement perceptible seulement à l\u2019examen vaginal.Etant donné l\u2019aspect sous lequel nous considérons la question en ce moment: «les hémorragies de la grossesse », nous supposons la grossesse reconnue et avec perte sanguine, mais il n\u2019en est pas toujours ainsi et souvent la perte sanguine qui accompagne la grossesse extra-uté- rine survient à la période menstruelle et est prise pour la menstruation.Elle présente parfois une abondance égale, mais le plus souvent elle sera moindre et de couleur plus foncée.Un symptôme habituellement domine le tableau: la douleur, qui est toujours présente bien qu\u2019à des degrés variés, depuis le simple malaise jusqu\u2019au coup de poignard.L\u2019examen vaginal révélera un utérus de volume à peu près normal, une sensibilité marquée dans l\u2019un des culs-de-sac latéraux, souvent aussi une douleur à la mobilisation du col, et souvent aussi la perception d\u2019une masse douloureuse dans l\u2019un ou l\u2019autre des côtés du bassin.Il peut y avoir rupture de la trompe avec hémorragies internes foudroyantes et anémie marquée, lipothymie et pouls rapide, mais aussi avec saignement interne peu important.La leucocytose est toujours élevée, le Zondek n\u2019est positif qu\u2019en autant que des villosités choriales restent en activité, c\u2019est dire que + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 souvent il n\u2019est d\u2019aucune utilité.La grossesse extra-utérine, une fois diagnostiquée, relève du traitement chirurgical.On peut quelquefois rencontrer des ruptures utérines dans les lers mois de la grossesse, surtout dans les grosse\u2019 ses angulaires ou dans des grossesses évoluant dans des utérus atypiques.Les symptômes ressemblent à ceux de la grossesse extra-utérine.3) La môle hydatiforme.C\u2019est une complication rare de la grossesse.J\u2019oserais dire,que, dans nos milieux, peu de médecins en ont vu une dizaine de cas.Les symptômes de la môle hydatiforme décrit: dans les volumes d\u2019obstétrique sont: les pertes sanguines, l\u2019augmentation de volume exagérée de l'utérus et l\u2019expulsion de villosités.Les pertes sanguines commencent vers le troisième mois, sont irrégulières dans leur apparition, leur quantité et leur durée.Souvent le sang est plus foncé, et un suintement louche persiste dans les intervalles.Le développement de l\u2019utérus est ordinairement beaucoup plus considérable que ne le justifie l\u2019âge de la grossesse.Cependant il arrive quelquefois, et ce fut ainsi pour le dernier cas qu\u2019il m\u2019a été donné de voir, que l\u2019utérus présente, surtout dans les derniers temps, un volume moindre que normal.Lorsque le développement est trop rapide, il peut s\u2019accompagner de douleurs.La consistance de l\u2019utérus est floue, on ne perçoit pas de masse fœtale, et la forme de l\u2019utérus tend à être globuleuse plutôt qu\u2019ovoiïde.L\u2019expulsion de villosité:, qui oriente sûrement le diagnostic, est une chose rare, et habituellement l\u2019utérus qui commence à expulser des débris ne tarde pas à se vider.L'état général est habituellement touché.L\u2019anémie est plus marquée que la perte sanguine ne le laisserait croire, l\u2019albuminurie est fréquente, mais surtout un œdème généralisé apparaît fréquemment.Le Zondek est positif et à un titre beaucoup plus élevé que dans un SANCHE: HÉMORRAGIES DE LA GROSSESSE cas normal, il reste positif quelque temps après l\u2019expulsion de la môle.Et dans les mois qui suivent, s\u2019il persiste à être positif, il pourra servir à diagnostiquer un chorio-épithélioma au début.C\u2019est pourquoi on conseille de le répéter à 2 ou 3 mois d\u2019intervalle pendant 1 ou 2 ans.Le traitement de la môle hydatiforme consiste à vider l\u2019utérus dès que le diagnostic est posé.Si le col n\u2019est pas dilaté pour l\u2019introduction de 2 doigts, il faudra obtenir cette dilatation par un tamponnement vaginal, et ensuite évacuer l\u2019utérus par curage.L\u2019opération s\u2019accompagne toujours d\u2019hémorragies considérables.Elle doit étre faite rapidement, avec douceur, parce que la parol utérine est parfois très mince et peut facilement être perforée.On a même rencontré des môles perforantes.L\u2019emploi de la curette est contre- indiqué à cause de la friabilité du muscle utérin.Ces patientes doivent être traitées préventivement si possible, ou au moins immédiatement, par transfusion, coagulants, sérums, tonifiants, etc.II) PENDANT LA DEUXIÈME MOITIÉ DE LA GROSSESSE.1) Le placenta previa.En dehors de l\u2019avortement, c\u2019est la cause la plus fréquente des hémorragies de la grossesse.Je n\u2019al pas besoin de rappeler que le placenta est dit prævia quand il est inséré sur le tiers inférieur de l\u2019utérus, tiers qui subit une distension à la fin de la grossesse et pendant le travail.Selon la distance qui sépare le bord inférieur du placenta de l\u2019orifice cervical, il est dit prævia latéral, marginal, central partiel ou centrai total.Toute hémorragie sans douleurs et sans cause apparente, dans les 3 derniers mois de la grossesse, est presque à coup sûr due à un placenta bas inséré.L\u2019hémorragie est immédiatement externe.La 1ère hémorragie est ordinairement légère, bénigne; elle se répétera en augmentant, à des intervalles de plus en plus rapprochés.Quelquefois on aura un suintement de sérum sanguin, indiquant qu\u2019un caillot volumineux s\u2019est formé 1059 dans le col ou le segment inférieur, qui a oblitéré temporairement les vaisseaux qui saignent.L\u2019anémie ne tarde pas à apparaître, mettant en péril la santé de la patiente, et diminuant sa résistance aux hémorragies de l'accouchement et aux risques d\u2019infection.Au palper, le ventre et l\u2019utérus sont souples.La présentation est haute, le placenta empêchant l\u2019accommodation.Au toucher, on a parfois la sensation d\u2019un coussinet dans un des culs-de-sac entre les doigts et la présentation; si le col est ouvert, on peut percevoir des cotylédons au milieu des caillots qui obstruent le col.La conduite à tenir varie selon la hauteur du placenta, la parité de la patiente, le degré de dilatation du col, et la quantité de sang perdu et à perdre.S1 les membranes sont accessibles, à condition que la présentation soit longitudinale, leur rupture fait cesser la traction sur celles-ci et sur le placenta, limite le décollement et l\u2019hémorragie, et la pression de la présentation tendra par compression à faire cesser le saignement de la partie décollée.Si le col est fermé, ou si l\u2019on n\u2019a pas de raison de croire que l\u2019accouchement se terminera assez tôt pour que la femme ne saigne pas d\u2019une façon à compromettre sa santé et sa vie, il faut avoir recours à la césarienne.Les manœuvres pour terminer rapidement l\u2019accouchement par dilatation forcée du col sont à craindre à cause de la friabilité de celui- ci.De plus ces patientes à plaie placentaire basse risquent davantage l'infection due à toute manœuvre, et y résistent mal, étant déjà fortement anémiées.2) Placenta normalement inséré et décollé.Voici une des plus terribles complications de la grossesse.L\u2019hémorragie est surtout interne, et la perte extérieure de sang, lorsqu\u2019elle se présente, est banale en comparaison de la gravité du cas. 1060 La cause réelle semble actuellement inconnue.On en a invoqué plusieurs: le traumatisme direct, exceptionnel, la traction par un cordon trop court, qui ne pourrait intervenir que pendant le travail; un déséquilibre entre la vitamine E et certains facteurs estrogéniques, théorie nouvelle mais pas entièrement prouvée; la toxémie avec néphrite chronique et hypertension semble être la cause qui a trouvé le plus d\u2019adeptes.Chez ces patientes, on trouve un état général rapidement mauvais, des symptômes d\u2019anémie aiguë, de la douleur abdominale, un utérus tendu, volumineux, de consistance ligneuse, et douloureux.L\u2019hémorragie a décollé les membranes jusqu\u2019au niveau de l\u2019orifice cervical.L\u2019hémorragie interne est habituellement considérable, et si le placenta se décolle en entier, elle n\u2019a de limite que la distension possible de l\u2019utérus.Au toucher, on sent la tension du segment inférieur, la présentation à travers celui-ci, et la rupture des membranes ne diminue pas l\u2019hémorragie.Les mouvements fætaux sont disparus, et l\u2019auscultation est négative.Traitement.Comme nous ne considérons ici que les hémorragies de la grossesse et non du travail, il n\u2019est pas question de vider immédiatement par les voies naturelles un utérus dont le col est fermé; il faudra donc intervenir par la césarienne abdominale ou vaginale.Il est cependant recommandé de remonter la patiente en état de choc par des transfusions, des injections de sérum et la morphine contre la douleur.Pendant ce temps un large bandage abdominal serré au moyen d\u2019un tourniquet servira à comprimer l\u2019abdomen et à contrôler l\u2019hémorragie.L\u2019accouchement forcé est contre-indiqué.La perte de sang est encore à craindre après la délivrance, à cause de la nature hémophile du symptôme.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 3) Début de travail.Pendant la grossesse, un début de travail peut survenir; mais si tout est normal par ailleurs, la perte sanguine sera minime, et se limitera le plus souvent à des pertes teintées de sang.Le diagnostic est facile, par la constatation de douleurs et contraction utérine, et par l\u2019effacement et la dilatation du col au toucher.La conduite à tenir variera avec l\u2019Âge de la grossesse, la plus ou moins grande proximité du terme, et le degré d\u2019effacement et de dilatation du col.On devra selon les cas calmer les contractions par des opiacés ou laisser le travail se continuer.4) Rupture utérine.La rupture utérine pendant la gro:sesse est chose rare.Elle peut être spontanée ou traumatique.Snontanée, elle suppose une paroi utérine amincie et anormale: cicatrice de césarienne, môle hydatiforme, curettage répété, délivrance artificielle répétée, utérus mal conformé, utérus adhérent.Traumatisme par choc direct, excessivement rare; par choc indirect: toux, chutes, efforts, et encore ces derniers sup- posent-ils un utérus malade.Pendant la grossesse la rupture siège plus fréquemment au niveau du corps, alors qu\u2019elle est plus fréquente au niveau du segment inférieur pendant le travail.Les symptômes ressemblent à ceux de la grossesse extra-utérine rupturée: état de choc marqué, symptômes d\u2019hémorragie interne, douleur abdominale, parfois écoulement d\u2019un sang noirâtre par la vulve.Au palper, on perçoit deux masses, l\u2019enfant et l\u2019utérus, plus ou moins distinctes l\u2019une de l\u2019autre selon que l\u2019enfant est sorti de l\u2019utérus, en tout ou en partie.L\u2019enfant est perceptible très facilement sous la paroi abdominale.L\u2019abdomen est douloureux.Au toucher la présentation est très haute ou inaccessible.L\u2019auscultation est négative.Le traitement consiste en une laparotomie pour extraire l\u2019enfant et le placenta, et refermer ou enlever l\u2019utérus selon le cas. SANCHE: HÉMORRAGIES DE LA GROSSESSE III) HÉMORRAGIES POUVANT SURVENIR A N\u2019IMPORTE QUELLE PÉRIODE DE LA GROSSESSE.1) Hémorragies dues à des varices génitales.Il est excessivement rare que des varices génitales se rompent pendant la grossesse.Un soulagement immédiat de la tension locale causée par les varices et l\u2019examen « de visu » orientent le diagnostic.Le traitement consiste en repos au lit, compression ou suture.2) Hémorragies dues à des ulcérations du col.Les ulcérations, érosions du col, les cervicites peuvent donner lieu à des hémorragies pendant la grossesse, mais ces pertes de sang ne sont jamais très abondantes; ce sont plutôt des suintements, de petits écoulements passagers survenant après un coït, une fatigue plus 1061 marquée.La cause en est facilement reconnue par l\u2019examen direct au spéculum.Le traitement est celui de la lésion, injection vaginale, cautérisation, fulguration.3) Hémorragies dues à des polypes ou cancers du col.Assez rares: 1 pour 10,000, d\u2019après De Lee, au «Chicago Lying In Hospital ».Les cancers du col pendant la grossesse donnent lieu à de légères pertes sanguines accompagnées d\u2019une leucorrhée abondante, louche, putride.L\u2019examen au speculum et la biopsie confirment la lésion, et le traitement est le même qu\u2019en dehors de la grossesse.Les polypes du col se rencontrent très rarement pendant la grossesse parce que leur présence même empêche la fécondation. LES HÉMORRAGIES UTÉRINES PAR INFECTION ET TUMEURS BÉNIGNES D\u2019ORDRE GYNÉCOLOGIQUE ! Gérard GAUTHIER.Les infections et les tumeurs bénignes en dehors de la grossesse occupent une place prépondérante en gynécologie par les hémorragies utérines qu\u2019elles provoquent sous forme de ménorragies ou métrorragies.Cette communication a pour but de faire ressortir les points saillants de la pathologie, du diagnostic et du traitement approprié que l\u2019on rencontre d\u2019abord dans les grandes infections gynécologiques puis dans les tumeurs bénignes de l\u2019utérus et de l\u2019ovaire.LES INFECTIONS GYNÉ COLOGIQUES Elles sont au nombre de trois: l\u2019infection pelvienne gonococcique, la tuberculose génitale, les infections à streptocoque et à staphylocoque.À ces infections se rattache le chapitre des cervicites chroniques.A) L\u2019infection pelvienne gonococcique est la plus importante à cause de sa fréquence et des séquelles qui conduisent à la chirurgie ou à la stérilité.Pathologie.La gonorrhée chez la femme est une infection ascendante qui débute par la partie basse du tractus génital sous la forme d\u2019urétrite, bartholinite avec ou sans abcès, cervicite, avec des signes de dysurie, brûlure et douleur au niveau de la vulve, leucorrhée jaune verdâtre abondante.Puis la maladie, avec ou sans traitement, peut passer à la chronicité.C\u2019est la gonorrhée basse que les Américains appellent « downstairs gonorrhea ».Après une menstruation, un accouchement ou avortement, à la suite de manipulations sur le col, l\u2019infection monte par l\u2019endomètre et va se loger dans les trompes, donnant de l\u2019endométrite aiguë passagère, de la salpin- 1.Communication présentée aux «Journées Médicales» de la Société Médicale de Montréal, le 5 mai 1947.gite aiguë primaire, puis par réinfection de la salpingite récurrente avec pyosalpinx ou abcès tubo-ovariens et pelvipéritonite, de la salpingite chronique avec hydro-salpinx, adhérences multiples et troubles de dysfonctionnement ovarien.C\u2019est la gonorrhée haute ou « upstairs gonorrhea ».Diagnostic.Il se fait par la recherche du gonocoque au niveau de l\u2019urètre, des glandes de Bartholin et du col, au moyen de frottis et surtout par des cultures répétées pour le diagnostic et le contrôle du traitement.Dragnostic différentiel: les infections à streptocoque et à staphylocoque, la salpingite tuberculeuse, la grossesse ectopique, l\u2019en- dométriose, l\u2019appendicite aiguë, la diverticu- lose du sigmoïde, les infections vaginales à trichomonas et monilia.Traitement médical.La pénicillinothérapie est le traitement de choix a la dose totale de 300,000 U.en solution aqueuse ou huileuse.Après un premier échec, on doit répéter cette dose.Il faut y ajouter aussi les soins généraux et locaux.Il est à noter que, dans la cervicite aiguë, il faut s\u2019abstenir de tout traitement local, soit par douches, cautérisation, manipulations, exploration de la cavité utérine; au stade chronique, les foyers d\u2019urétrite, de bartholinite et de cervicite doivent être détruits afin de prévenir toute réinfectien.Traitement chirurgical.La nécessité de la chirurgie a grandement diminué depuis la venue des sulfamidés et de la pénicilline, au point que Henry C.Falk, de New-York, dit que tout cas qui requiert la chirurgie est « une confession de défaite par le gynécologue.» Si, malgré toute la thérapeutique médicale employée ou par manque de traitements, les troubles persistent, il faut recourir aux moyens plus radicaux.L\u2019indication opératoire doit être basée sur l\u2019étendue des lésions avec les troubles ee et rm ER martin - GAUTHIER: HÉMORRAGIES UTÉRINES associés et l\u2019âge de la patiente.La salpingec- tomie bilatérale ou l\u2019amputation des trompes au niveau des cornes utérines n\u2019est pas suffisante dans les hémorragies utérines par dysfonctionnement ovarien; il faut recourir en plus à l\u2019hystérectomie totale avec conservation ou ablation des ovaires.B) La tuberculose gémitale de la femme est beaucoup plus rare que la gonorrhée.Pathologie.Contrairement à la gonorrhée, c\u2019est une infection descendante à point de départ péritonéal sous forme de tubercules blanc jaunâtre accompagnés d\u2019un exsudat.Elle peut parfois venir aussi par voie sanguine.Les trompes sont d\u2019abord touchées sous forme de périsalpingite, endosalpingite.Puis, par continuité, nous avons de l\u2019endométrite et de la cervicite.Les ovaires, prenant part au processus inflammatoire, donnent des troubles de dysfonctionnement ovarien.Il est admis que l\u2019aménorrhée chez la tuberculeuse est un phénomène physiologique qu'il faut respecter; par ailleurs, les ménorragies entravent grandement l\u2019organisme par la perte de sang et par la congestion mensuelle qui favorise la \u2018dissémination du bacille de Koch.Diagnostic.L'histoire clinique, la recherche d\u2019un foyer de tuberculose extragénital, la biopsie de l\u2019endomètre, les signes atténués de pel- vipéritonite avec ascite, les lésions pelviennes réfractaires aux traitements usuels, les examens endoscopiques par la péritonéoscopie, pourront nous amener à un diagnostic différentiel avec la gonorrhée et l'infection à streptocoque et staphylocoque, avec l\u2019endomé- triose, avec les tumeurs de l\u2019utérus et des ovaires, surtout le cancer végétant de l\u2019ovaire, avec les lésions pelviennes extra-génitales.Traitement.Il doit être d\u2019ordre médical et viser à remonter l\u2019état général.Si, malgré une cure bien faite, les troubles persistent, il faut recourir aux moyens radicaux pour suspendre temporairement ou définitivement les menstruations et surtout les hémorragies utérines.On aura recours à l\u2019hystérectomie totale avec ablation des annexes si l\u2019état général le per- 1063 met; sinon à la radiothérapie comme rempla- cant ou adjuvant de la chirurgie.LES INFECTIONS A STREPTOCOQUE ET STAPHYLOCOQUE Pathologie.Ces infections sont surtout postpartum ou post-abortum, mais elles peuvent être aussi d\u2019ordre gynécologique à la suite de manipulations sur le col ou dans l\u2019endomètre.Contrairement aux deux premières, elles se propagent non en surface mais en traversant directement l\u2019endocervix et l\u2019endomètre pour pénétrer dans le myomètre, gagner les paramètres par voie lymphatique et la grande circulation par voie veineuse.On peut rencontrer parfois des formes ascendantes donnant des: pyosalpinx, abcès tubo- ovariens, abcès du Douglas et pelvipéritonite.Diagnostic.On reconnaît cette infection à son allure rapide, à son atteinte grave à l\u2019état général et à ses signes locaux.C\u2019est l\u2019infection des paramétrites et des abcès -des ligaments larges, c\u2019est le tableau des grandes septicémies.Trartement.Il doit être essentiellement conservateur.La pénicilline est encore ici le médicament de choix.Le repos au lit est de rigueur, les douches chaudes, l\u2019appareil Elliott ou Thermo-Flo, la diathermie sont prescrits pour activer la défense locale.On ne doit recourir à la chirurgie que pour évacuer les collections purulentes dans le Douglas ou les ligaments larges par voie vaginale ou iliaque rétropéritonéale.CERVICITE CHRONIQUE La cervicite chronique est une infection très fréquente au point que Polak fixe à 85% le nombre des femmes atteintes de cervicite.Par sa localisation anatomique, le col utérin est grandement exposé à l\u2019infection et au traumatisme.Les microbes en cause sont le gonocoque, le streptocoque et staphylocoque, le pneumocoque, le colibacille, le bacille de Koch, le bacille diphtérique.Par sa sécrétion alca- 1064 line abondante, le col infecté peut troubler le pH vaginal et activer la flore microbienne, telle que le trichomonas et le monilia.Dans toute cervicite chronique on ne doit jamais entreprendre un traitement qu\u2019aprés avoir éliminé la possibilité d\u2019épithélioma par des biopsies à différents endroits du col.Comme lésions cervicales nous avons des érosions plus ou moins marquées, des éversions de la muqueuse endocervicale, des hypertrophies, des kystes ou œufs de Naboth, enfin des déchirures uni ou bilatérales ou étoilées.Le traitement des cervicites chroniques varie avec le degré de l\u2019infection.Il doit être fait prudemment en considération de l\u2019étendue des lésions, de l\u2019âge de la patiente et du mode de traitement employé.Comme traitement à employer nous avons: 1) la cautérisation en surface ou plus profondément, 2) l\u2019électro-coagulation graduée, 3) la conisation limitée ou étendue, 4) la tra- chéloplastie, 5) l\u2019amputation basse ou haute du col, 6) l\u2019hvstérectomie totale abdominale ou vaginale.LES TUMEURS BÉNIGNES UTÉRINES On trouve fréquemment associés le polype, le fibrome, l\u2019endométrite hyperplasique, l\u2019en- dométriose et parfois l\u2019épithélioma dans les lésions tumorales de l\u2019utérus.Cette association de lésions nous porte à croire à une influence commune, à un stimulus folliculinique de longue durée et exagéré associé à un facteur carcinogénique ou tumoral inconnu.Voilà pourquoi toute lésion tumorale utérine doit faire penser à la possibilité des autres lésions associées.Le polype utérin est une tumeur généralement pédiculée, rouge, friable, constituée par des amas de glandes, implantée dans l\u2019endo- cervix ou l\u2019endomètre.Le signe clinique important est la métrorragie.Le traitement est l\u2019ablation de la tumeur par torsion ou électro-coagulation, suivie de cautérisation ou coagulation du col.Ces tu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 meurs doivent toujours être analysées au laboratoire de pathologie pour éliminer toute possibilité de cancer ou cancérisation.Il est aussi important de faire la dilatation du col et le curetage utérin pour éliminer la possibilité d\u2019'hyperplasie de l\u2019endomètre, l\u2019épithélioma du corps, les polypes intra-utérins.Le fibro-myome ou fibrome utérin est une des lésions les plus communes en gynécologie.D\u2019aprés Louis-E.Phaneuf, de Boston, on le rencontre à peu près dans 40% des femmes qui atteignent l\u2019âge de 50 ans.Pathologie.Le fibrome utérin est une tumeur bénigne faite de fibres musculaires lisses et de tissu conjonctif, entouré d\u2019une capsule fibro- vasculaire.Il se développe sur le col ou sur le corps de l\u2019utérus.Il est d\u2019abord intramural, puis sous-muqueux, intra-abdominal ou intra- ligamentaire, pédiculé ou parasite de la cavité abdominale.Ce sont les types sous-muqueux et intramural qui provoquent les hémorragies utérines.L\u2019évolution de ces tumeurs est variable, certaines peuvent s\u2019accroître lentement tandis que d\u2019autres peuvent remplir la cavité pelvienne et abdominale; elles peuvent aussi subir des transformations pathologiques telles que la dégénérescence rouge et nécrose, la calcification, la liquéfaction ou transformation kystique, l'infection, la transformation maligne sarcomateuse.Comme complications, le fibrome peut entraver la grossesse par l\u2019espace qu\u2019il occupe dans la cavité abdominale et empêcher l\u2019expulsion du fœtus dans les cas de fibrome cervical.Il peut aussi amener des compressions sur le rectum et le sigmoïde, les uretères, la vessie, l\u2019urètre, sur la circulation pelvienne avec formation de varices.Diagnostic.Le symptôme dominant est la ménorragie.La métrorragie est plutôt un symptôme de cancer utérin.La dysménorrhée est fréquente.Il y a parfois de la leucorrhée.La patiente se plaint de symptômes de compression abdominale.Le fibrome est une tu- Re Se Se ce a hace GAUTHIER: HEMORRAGIES UTERINES .meur dure, à surface lisse, bien définie.Le canal utérin est allongé et tortueux.Avant toute intervention il faut éliminer la possibilité d\u2019un épithélioma du corps en faisant un curettage utérin préliminaire.Diagnostic différentiel.La grossesse utérine normale, la grossesse ectopique, l\u2019hypertrophie du myomètre, l\u2019endométriose utérine, les tumeurs malignes de l\u2019utérus, les tumeurs bénignes et malignes de l\u2019ovaire, les tumeurs extra-génitales.Traitement.Il doit être subordonné à l\u2019âge de la patiente, à son désir de reproduction, au volume et à l\u2019implantation de la tumeur, aux signes de compression, aux hémorragies utérines.Voici le traitement préconisé par Louis-E.Phaneuf, de Boston.Quand l\u2019état général le permet, la chirurgie est le traitement de choix et celui qui donne les meilleurs résultats.La myomectomie ou énucléation du fibrome chez la femme a l\u2019avantage de conserver les mens- .truations et l\u2019organe de reproduction dans sa - période fertile.Si on craint une rupture utérine lors du prochain accouchement, on aura l recours à la césarienne basse.Si la myomec- .tomie altère sérieusement la structure utérine, on aura recours à l\u2019hystérectomie fun- à dique, sub-totale ou totale, avec conservation partielle ou totale des annexes.Dans les mauvais risques chirurgicaux, la | radiumthérapie et la radiothérapie suppléent avec avantage à la chirurgie.Les contre- indications aux irradiations sont, entre autres, une tumeur plus grosse que 3 mois de grossesse, donnant des signes de compression, pédiculée, avec lésions annexielles associées.On a tenté avec certains succès l\u2019hormonothérapie avec le propionate de testostérone et } le progestérone.ENDOMÉTRIOSE Définition.C\u2019est la présence et le développement anormaux de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine.1065 L\u2019endométriose est dite interne quand elle est localisée à la paroi utérine, externe quand elle envahit les organes pelviens.Pathologie.L\u2019endométriose représente le résultat de la croissance et de l\u2019activité du tissu endométrial qui a la -même structure et la même fonction que les glandes et le stroma de la muqueuse utérine.Il se produit des hémorragies cycliques où le sang menstruel s\u2019accumule dans les tissus formant des « kystes chocolatés ».Ces kystes peuvent çe rompre et ensemencer la cavité pelvienne; la maladie, poursuivant son processus de destruction continue, peut amener un blocage très dense de toute la cavité pelvienne.Histogénèse.Malgré les nombreux travaux, à date, sur l\u2019endométriose, son étiologie demeure encore non résolue.Il y a quatre grandes théories sur son origine: 1) Théorie des nids embryonnaires des canaux de Müller ou de Wolff.3) Théorie plus populaire de l\u2019implantation transtubaire de Sampson.3) Théorie de métaplasie célomique de Meyer et Iwanoff, qui a beaucoup de sup- porteurs.Elle est basée sur le fait embryologique que l\u2019épithélium germinatif de l\u2019ovaire, le péritoine pelvien, l\u2019épithélium des trompes et de l\u2019utérus dérivent de la même source, l\u2019épithélium célomique.Jos.Vincent Meigs, de Boston, explique la cause de cette métaplasie célomique par un « hyperestrinisme continu, une réponse physiologique aux cycles menstruels anormaux », non interrompus par des grossesses.Cette maladie serait la punition des mariages stériles et de notre civilisation actuelle.4) Théorie de dissémination par voie vasculaire.Diagnostic.Les symptômes prédominants sont d\u2019abord la dysménorrhée acquise, les douleurs prémenstruelles, les hémorragies utérines sous forme de ménorragies, métrorragies, pertes brunâtres, la dyspareunie acquise sans autre cause connue, la constipation et 1066 la douleur à la défécation, la stérilité, la sa- cralgie.Traitement.Il doit être basé sur le fait que la cessation de la fonction ovarienne arrête l\u2019évolution du tissu endométrial aberrant.Il faut d\u2019abord conseiller la grossesse à titre prophylactique et curatif, puis recourir à la chirurgie conservatrice dans la mesure du possible.Dans les cas malins et envahissants, on doit recourir à l\u2019hystérectomie et à l\u2019ablation des annexes.La radiothérapie est un adjuvant précieux à la chirurgie conservatrice et un remplaçant dans les cas inopérables.Le propionate de testostérone peut être d\u2019une utilité temporaire seulement à cause de l\u2019inhibition hypophysaire et des effets masculinisants.LES TUMEURS OVARIENNES BENIGNES Je ne ferai que souligner la présence de kystes folliculaires durant la période génitale de la femme et celle des tumeurs embryogéniques féminisantes avant la puberté et après la ménopause.Par l\u2019apport constant et exagéré de folliculine, ces tumeurs engendrent de l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre et des méno- métrorragies.Dans les cas de tumeurs féminisantes, il est important d\u2019éliminer la présence d\u2019un adénocarcinome de l\u2019endomètre par le curettage- biopsie.Traitement.L\u2019ablation de ces tumeurs amènera la rémission de l\u2019endométrite hyperpla- sique et l\u2019arrêt des hémorragies utérines.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 En résumé: 1) Les infections pelviennes qui donnent des hémorragies utérines sont au nombre de trois: la gonorrhée, la tuberculose, les infections à streptocoque et à staphylocoque.À ces infections se rattachent les cervicites chroniques.2) Les tumeurs bénignes de l\u2019utérus sont: les polypes, les fibromes, l\u2019endométriose.Les tumeurs ovariennes sont les kystes folliculaires et les tumeurs embryogéniques féminisantes.J\u2019ai essayé de faire ressortir les points saillants de la pathologie, du diagnostic et du traitement de chaque maladie en particulier.Comme conclusion, je ne saurais trop insister sur la nécessité de bien connaître la classification des hémorragies utérines que la Société Médicale nous offre, et sur l\u2019importance d\u2019un traitement éclairé à la lumière de la physiologie et de la pathologie de l\u2019appareil génital féminin.BIBLIOGRAPHIE 1.Louis-FE.PHANEUF: « The Significance of uterine bleeding.» Bulletin of the New England Medical Center, 5: 52, avril 1943.2.Louis-E.PHANEUF: «Uterine Myomata: Diagnosis & treatment.» Bulletin of the New England Center, VI: 7-11, février 1944.3.Ralph E.CAMPBELL: «The treatment of pelvic tuberculosis in the female by radiation therapy.» Am.J.of Obst.& Gyn., 53: 405-417, mars 1947.4.CURTIS: Textbook of Gynecology-Gonorrheal disease of the female genitalia, 1945.5.W.R.HOLMES: «Endometriosis.» Am.J.of Obst.& Gyn., 43: 255-66, 1942.6.Clayton T.BEECHAM: « Non Malignant diseases of the cervix.» The Surgical Clinics of North America, décembre 1945.| TRAITEMENT DES HÉMORRAGIES UTÉRINES FONCTIONNELLES Jean GRIGNON, F.R.C.P.(C.), Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019étiologie des hémorragies utérines fonctionnelles étant encore assez obscure dans bien des cas, il s\u2019ensuit que le traitement manque d\u2019uniformité.Et vous lirez dans la littérature médicale tous les résultats et tous les échecs avec toutes les thérapeutiques endocriniennes et gynécologiques.Le temps, au lieu de simplifier le problème, le complique davantage par l\u2019apport chaque jour plus considérable de nouvelles découvertes physiopathologiques et physiologiques, et l\u2019élargissement des cadres du traitement endocrinien.Je n\u2019ai pas la prétention de vous solutionner ce problème; il faudra plusieurs années encore avant qu\u2019il en soit présenté une synthèse raisonnable.Je vous en exposerai tout simplement ma conception actuelle.Avant de commencer un traitement, il est logique de savoir ce qu\u2019on traite; car une femme peut avoir des hémorragies pour bien des raisons et avec plusieurs sortes d\u2019endo- metres.Si cet endomètre est le plus souvent hyperplasique, il pourra être parfois atro- phique ou même de type sécrétoire.Les thérapeutiques varieront suivant les cas.Dès maintenant, vous voyez l'importance d'un curetage utérin, d\u2019une biopsie avec la sonde de Novak (1), par exemple, ou encore d\u2019un curetage médical.Par curetage médical, je veux dire ceci: injections 1:M.de 5 ou 10 mg.de progestérone chaque jour, pendant | 5 jours; arrêt des injections et au bout de quelques jours (3-5) chute de tout l\u2019endomètre comme dans la menstruation normale.\u2014\u2014 1.Cette biopsie devra ramener des fragments de différentes régions de l\u2019endomètre.si l\u2019on veut avoir une image réelle de ce qui existe dans l\u2019utérus: car, § tres souvent, différentes régions répondent différemment à un même stimulus et nous pouvons voir des hyperplasies côtoyer des atrophies cellulaires.On obtiendra ces résultats dans les seuls cas où l\u2019endomètre aura subi l'influence des œstro- gènes.Ces différents examens, avec l\u2019exploration bimanuelle de l\u2019utérus et des paramètres, nous placeront en face des possibilités suivantes.D\u2019abord, nous aurons éliminé les néoplasmes bénins ou malins, les infections et les endométrioses importantes.Nous aurons affaire à 1° une muqueuse hyperplasique; 2° une muqueuse atrophique; 3° une muqueuse sécrétoire; 4° une muqueuse alternativement hyper- plasique et sécrétoire.1° Muqueuse hyperplasique.Ce sera celle rencontrée dans l\u2019apériodomé- norrhagie ou métropathie hémorragique.Le curetage médical est positif.Les ovaires pourront présenter des kystes ou des tumeurs dures.Le dosage des œstrogènes sera parfois élevé, parfois subnormal.Les hémorragies n\u2019ont aucun cycle.Si tout porte à soupçonner l\u2019existence d\u2019un folliculome ?, il va de soi que le traitement sera chirurgical.Sinon, il y a deux alternatives: le traitement médical ou chirurgical ou RX.Il est bien entendu que la stérilisation va colutionner le problème des hémorragies; elle amènera par contre un climatère précoce pas 2.LH veut dire facteur lutéinisant; et quand je dis LH, je veux tout autant mentionner Lu ou le facteur lutéotrophique.LH avec FsH amène l\u2019ovulation et la formation du corps jaune, Lu cause la sécrétion du corps jaune. 1068 toujours facile à maîtriser; et différentes autres considérations sociales ou autres nous obligeront à recourir à ce traitement radical seulement pour les femmes à la veille de la ménopause ou quand le traitement médical aura admis la défaite.Vous connaissez les multiples traitements endocriniens préconisés ici.Je ne suis pas partisan de celui d\u2019'Hamblen avec les œstrogènes à fortes doses, car l\u2019hypophyse qui a subi depuis déjà trop longtemps une excitation par les œstrogènes ne profitera pas sûrement d\u2019un autre coup de fouet, à moins qu\u2019elle ne possède une bonne réserve, ce que nous ignorons.Je préfère le traitement de Smith admis par John Rock et Fuller Albright entre autres.D\u2019abord, curetage médical pour controler l\u2019hémorragie et permettre un repos à l\u2019hypophyse.Avec le début de la menstruation on donne les œstrogènes à doses excitant LH (2), par exemple 0.3 mg.de stilbestrol pendant 20 jours et ensuite durant 6 jours progestérone 5 mg.par jour ou pranone (30 à 50 mg.par jour).La menstruation suit peu après et l\u2019on reprend la même thérapeutique pour quelques mois.J.Rock préfère un curetage médical durant plusieurs cycles et conseille le traitement stilbestrol-pranone quand les menstrues deviennent peu abondantes.Après plusieurs mois on obtient parfois un retour à la normale.Ce traitement me semble bien indiqué chez la jeune fille à la fin de la puberté.L'hypophyse n\u2019est pas inhibée par de fortes doses d\u2019œstrogènes, la médication est facile à suivre et peu coûteuse et les résultats sont favorables.Chez la femme près de la ménopause, il fait disparaître les ennuis d\u2019hémorragies trop fréquentes, empêche ie psychisme de s\u2019alarmer trop vite, évite la transformation néoplasique possible d\u2019un endomètre en hyperplasie constante; même je vois des avantages physi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 ques et psychiques pour une femme de mens- truer jusqu\u2019à 50 ou 60 ans.Elizabeth Arden n\u2019a peut-être pas complètement tort de vendre une pommade contenant des œstrogènes pour retarder le vieillissement.2° Muqueuse atrophique.Elle sera difficile à traiter quand l'utérus est scléreux comme après une endométrite grave.Le traitement chirurgical sera souvent à conseiller.Le curetage médical aura peu ou pas de succès suivant le degré d\u2019atrophie.On devra tenter de fortes doses d\u2019œstrogènes suivies ou non de progestérone dans le but de développer un utérus hypoplasique ou pour augmenter la réceptivité déficiente.On obtiendra plus de succès en aidant le métabolisme général; j'y reviendrai tantôt.3° Muqueuse sécrétoire.Ce sera le type rencontré dans l\u2019hypermé- norrhée.On prétend que le corps jaune serait ici insuffisant et qu\u2019il faut l\u2019aider.De petites doses 0.3 mg.de stilbestrol durant les 20 premiers jours du cycle peuvent être essayées sans danger, et dans le but d\u2019augmenter la sécrétion du facteur LH (2).Si l\u2019on veut'diminuer l\u2019intensité et la durée de l\u2019hémorragie, on peut donner après la 2e journée 10 mg.de progestérone.Albright, entre autres, est assez catégorique lorsqu\u2019il dit que l\u2019'hyperménorrhée ne dépend pas de troubles endocriniens primitifs, mais plutôt de troubles métaboliques, cireu- latoires et sanguins.4° Muqueuse alternativement hyperplasique et sécrétoire.C\u2019est en définitive l\u2019hémorragie au moment de l\u2019ovulation (Mittelschmerz des Allemands) qui fait paraître les menstrues assez régulières et fréquentes. GRIGNON: TRAITEMENT DES HÉMORRAGIES Le questionnaire serré va révéler le peu d'importance de l'hémorragie de l'ovulation et la biopsie va montrer une muqueuse alternativement hyperplasique et sécrétoire.Dans de tels cas 1l faut éviter les médications qui pourraient être dangereuses.Il faut surtout encourager la patiente en lui expliquant le phénomène qui va souvent disparaître après quelques mois.HÉMOSTASE Je vous dirai maintenant quelques mots sur l'hémostase des hémorragies utérines fonctionnelles, car ce que demande une femme qui saigne, c\u2019est de voir se tarir cette hémorragie.Le médecin qui connaît l\u2019âge de la malade.son histoire, les doutes et les probabilités après un bon examen gynécologique se verra en face de 2 choses.La patiente ne peut pas attendre: elle est très anémiée, elle peut avoir un néo, un polype.Il faut la cureter ou prendre une biopsie dé son endomètre.Si la patiente avec un bon état général peut attendre et si l\u2019on peut éliminer les lésions organiques, on peut tenter certains médicaments.D\u2019abord, je ne crois pas que les androgènes soient à prescrire chez la femme pour des hémorragies, même si plusieurs ont vanté son action hémostatique.L\u2019A.P.L.excitera le corps jaune; l\u2019effet sera produit en définitive par la progestérone.Les œstrogènes à grosses doses seront parfois utiles sur une muqueuse atrophique.La progestérone me semble être l\u2019hémostatique de choix dans l\u2019hyperménorrhée et la métropathie hémorragique, en plus d\u2019être le médicament le plus physiologique pour de téls cas.La muqueuse atrophique pourra être réfractaire à tous les traitements médicaux et mettre la vie en danger.Il faudra alors la livrer à la chirurgie.1069 TRAITEMENT GÉNÉRAL ET MÉTABOLIQUE Si j'ai choisi de parler de ces traitements après avoir envisagé la médication endocrinienne, ce n\u2019est pas à cause de son peu d\u2019importance, c\u2019est pour que l\u2019on s\u2019en souvienne un peu plus longtemps.En effet, il faut toujours se rappeler que l\u2019utérus appartient à un individu susceptible de présenter toute la gamme des maladies du métabolisme, des dyscrasies sanguines, des troubles circulatoires et des maladies cachec- tisantes.L\u2019insuccès de nos médications endocriniennes est très souvent dû au fait que nous oublions d'examiner la patiente avant de palper son utérus.Des troubles du métabolisme, l\u2019obésité occupe le premier plan par sa fréquence.Il semble que l\u2019hypophyse fonctionne normalement jusqu\u2019à un certain poids maximum pour chaque individu, et que, ce sommet dépassé, elle présente toutes sortes de dysfonctionnements.Vous aurez souvent l\u2019agréable surprise de voir disparaître divers troubles menstruels tout simplement en faisant maigrir vos patientes obèses.La diète riche en protides, pauvre en lipides et glucides jouera le truc chez une patiente qui veut coopérer.À cette diète certains ajoutent l\u2019extrait thyroïdien, d\u2019autres la ben- zédrine.Les deux ont leurs indications.L'importance de l\u2019extrait thyroïdien, quand le métabolisme basal est diminué, n\u2019est plus à vanter, que ce soit pour les hyperménor- rhées ou les aménorrhées, pour les muqueuses atrophiques aussi bien qu\u2019hyperplasiques ou sécrétoires.L\u2019action bienfaisante se produit autant sur le métabolisme des différentes glandes endocrines que sur le métabolisme de l\u2019endomètre.L\u2019hypophyse pour son bon fonctionnement a besoin d\u2019un apport alimentaire varié et suffisant; en particulier, il faut des protéines 1070 et des vitamines et l\u2019individu trop maigre a besoin de la même attention que l\u2019obèse: une diète bien équilibrée et variée.Les maladies cachectisantes peuvent causer des dégâts, sans doute par la voie d\u2019un mauvais métabolisme, tant au niveau des glandes que de l'utérus, du foie et du tube digestif.Si possible, il faut les faire disparaître si l\u2019on veut améliorer les troubles qu\u2019elles occasionnent.L\u2019artériosclérose et les troubles circulatoires, en congestionnant le petit bassin, ne favorisent pas l\u2019hémostase au niveau de l\u2019endomètre.Tous les exercices qui décongestionnent le petit bassin sont à conseiller alors.Vous connaissez les complications hémorragiques que peuvent causer les troubles de la crase sanguine.J\u2019ai présente à la mémoire cette patiente traitée depuis 3 mois pour syphilis et qui arrive à l'hôpital présentant des hémorragies utérines depuis bientôt 7 jours.La formule sanguine et le frottis de ponction sternale présentent l\u2019image typique d\u2019une anémie aplastique.Je concède qu\u2019ici on ne peut rien faire; tel n\u2019est pas le cas avec une anémie hypochrome L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 ou hyperchrome.Les médications ferrugineuses et anti-anémie pernicieuse ont fait leurs preuves.Quand on veut arrêter des hémorragies chez une femme, il est aussi parfois utile de se rappeler que l\u2019acpirine et certains autres médicaments peuvent modifier la coagulation sanguine.En somme, une patiente qui présente des hémorragies fonctionnelles doit être considérée dans son ensemble avant tout; et il ne faut pas croire que le traitement endocrinien ou gynécologique est la seule solution pour une femme qui saigne trop de son utérus.BIBLIOGRAPHIE 1.John ROCK: «Its disorders and their treatment.» N.E.J.M, 233: 817 (27 déc.) 1945.2.O.et G.SMITH: « Functional flowing.» J.C.E, 5: 319 (sept.) 1945.3.KLINEFELTER et ALBRIGHT: Urine.» 3: 529 (oct.) 1943.4, ASTWOOD: «Pituitary Gonadotropins.» Endocrinology, 28: 309, 1941.5.ALBRIGHT: « Functional flowing.» Ovarian dys- functnon clinics, mars 1946.6.ASTWOOD: «Pituitary hormones.» Lecture at Harvard.Avril 1946.«F.S.H.in LA CLIMATISATION DE L\u2019AIR INSPIRÉ AU COURS DES ANESTHÉSIES GÉNÉRALES PROLONGÉES, AVEC CIRCUIT FERMÉ ET ABSORPTION DE CO?, Léon LONGTIN, Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Que la fréquence et la sévérité du choc opératoire, pour les opérations de longue durée, soient plus grandes avec l\u2019anesthésie générale qu\u2019avec la rachi-anesthésie, simple ou continue (1); que la fréquence de l\u2019atélec- tasie et des autres complications pulmonaires, dans des opérations semblables, soit également plus grande avec l\u2019anesthésie générale qu\u2019avec la rachi-anesthésie (2); que l\u2019existence du « coup de chaleur opératoire » (« operative heat stroke ») soit observée assez fréquemment au cours des anesthésies générales prolongées et non au cours de la rachi-anes- thésie (3); qu\u2019à la suite des anesthésies au cyclopropane, il y ait toujours menace de « cyclopropane shock » (4), voilà des faits assez troublants et propres à faire réfléchir celui qui est appelé à faire le choix du genre d\u2019anesthésie pour les malades et à administrer plusieurs anesthésies tous les jours.\u2018C\u2019est en pensant à tous ces faits, admis par les plus grands maîtres de la chirurgie et de l\u2019anesthésie américaines, après avoir observé beaucoup de malades et avoir recherché longtemps comment et pourquoi l\u2019anesthésie générale pouvait engendrer des troubles aussi sérieux, que notre attention a été attirée sur les différentes qualités de l\u2019air inspiré par le malade au cours des différentes sortes d\u2019anesthésies.Pour les besoins de la cause, l\u2019air inspiré par le malade au cours des rachi-anesthésies et des anesthésies générales prolongées avec circuit fermé et absorption de CO?seulement, retiendra notre attention.Les qualités étudiées 1.Prix Ciba, 1946, décerné par la Société Médicale de Montréal.seront: la teneur en oxygène, en gaz carbonique, la température et le degré d\u2019humidité.Le premier tableau ci-contre indique les variations de ces qualités au cours d\u2019une opération d\u2019une durée de quatre heures sous rachianesthésie.Durée O2 CO?T° Humidité 1 heure 20-100% 56% 70°-80° 30-50% 2 hrs | | | | 3 hrs J J 4 hrs Idem Idem Idem Idem Tableau 1: variations des qualités de l\u2019air inspiré au cours de la rachi-anesthésie.Le deuxième tableau indique les variations des mêmes qualités au cours des anesthésies générales avec circuit fermé et absorption de CO?pour des opérations de même durée.Durée 02 CO?T° Humidité 1 heure 30-80% 5-6% 70° 30% et moins 2 hrs | | 90° 50-60% 3 hrs J J 100° 60-80% Absorption 4 hrs Idem continue 110-120° 80 et plus Tableau 2: variations des qualités de l\u2019air inspiré au cours de l\u2019anesthésie générale avec circuit fermé et absorption de CO2.En analysant ces deux tableaux, on se rend compte facilement que seules la température et l\u2019humidité de l\u2019air inspiré offrent des variations importantes au cours d\u2019une anesthésie d\u2019une durée de quatre heures, et cela seulement dans le cas où le malade est soumis à une anesthésie générale.L\u2019une et l\u2019autre augmentent graduellement à mesure que se prolonge l\u2019anesthésie, et cela probablement pour les raisons suivantes: la réaction chimique 1072 réalisant l\u2019absorption du CO?par la chaux sodée dégage de la chaleur et de l\u2019eau (5) (6) (7) et l\u2019air expiré par le malade contient déjà de la chaleur et de l\u2019eau; cette chaleur et cette eau emprisonnées dans le cir- cult s\u2019accumulent de sorte que, au bout d\u2019une heure, ou, dans certains cas, au bout d\u2019une heure et trente, selon le métabolisme basal du malade, ou peut-être aussi selon le genre d'opération et la profondeur d\u2019anesthésie exigée, on observe que la température de l\u2019air dans le circuit a dépassé la température des plus chaudes journées d\u2019été de notre climat et, en plus, que cet air est presque saturé d\u2019eau.Comment réagit l\u2019être humain ayant respiré cette atmosphère d\u2019étuve pendant une heure et plus?Nos observations personnelles au cours d\u2019anesthésies générales prolongées ou cette atmosphére était réalisée et celles d\u2019autres confrères de grande expérience nous ont permis de classifier les réactions de l\u2019organisme humain à cette élévation de température et d'humidité dans l\u2019air inspiré: réactions affectant l\u2019état général du malade et réactions plutôt d\u2019ordre local.Les premières réactions pourraient tout aussi bien s\u2019appeler: réactions de défense de l\u2019organisme contre l\u2019excédent de chaleur et d\u2019eau dans l\u2019air inspiré.L\u2019être humain se défend exactement comme un animal placé dans les mêmes circonstances.Chacun sait comment réagit le pigeon ou le chien à la chaleur excessive: il ouvre le bec ou la gueule pour évaporer une plus grande quantité d\u2019eau et dépenser ainsi des calories; à part cela, l\u2019un et l\u2019autre accélèrent leurs mouvements respiratoires probablement pour éliminer un plus grand nombre de calories dans l\u2019air expiré.L\u2019être humain fait de même: il accélère sa respiration dès que la température de l\u2019air se rapproche de celle de son corps, probablement pour la même raison: dépenser des calories; mais dans les circonstances, le circuit étant fermé, les calories s\u2019accumulent et la température monte toujours ainsi que le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal septembre 1947 pourcentage d'humidité dans l\u2019air.Peut-être à cause de l\u2019effort ou de l\u2019exercice physique occasionné par l\u2019accélération de la respiration, peut-être à cause de l\u2019élévation de température du corps, dès cet instant on note que le pouls s\u2019accélère et que la pression artérielle s\u2019élève.A peu près au même moment, l\u2019être humain met en œuvre un autre moyen de dépenser des calories: la transpiration.Chez certains malades, elle est profuse; chez d\u2019autres, à peine quelques sueurs ont perlé sur la peau qu\u2019aussitôt elle devient rouge et sèche; habituellement, à ce moment, la température du corps a déjà quitté la normale pour s\u2019élever graduellement; tout se passe comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une séance de pyrétothérapie, mais où la température est provoquée en faisant respirer une atmosphère d\u2019étuve sans que le corps soit exposé à une telle température.Cette fièvre, processus bien complexe, met en jeu le fonctionnement de l\u2019organisme tout entier: l\u2019accélération du travail cardiaque et de la circulation, la vasodilatation centrale et périphérique, l\u2019augmentation du processus de combustion des sucres et d\u2019oxydation carbonique, l\u2019exagération de la ventilation pulmonaire, l\u2019hyperactivité des fonctions glycogénique et uropoïétique du foie, les suractivités glandulaires et la production d\u2019adrénaline, la rétention d\u2019eau avec diminution de son excrétion rénale, etc.(8).En général, après avoir respiré une telle atmosphère pendant deux heures, le malade a une température variant de 100° F.à 106° F.Quand ce chiffre est atteint, si les conditions ne changent pas, le malade entre bientôt dans un état de choc caractérisé par une chute de la pression artérielle, un affolement du pouls, une respiration rapide et superficielle accompagnée de pâleur des tissus et bientôt de cyanose et, selon la résistance du sujet et sa réponse à la thérapeutique mise en œuvre, la survie est plus ou moins longue.Elle s\u2019accompagne le plus souvent de confusion mentale, d\u2019agitation ou encore d\u2019une dépression profonde avec sommeil comateux.Chez ceux qui sont passés au Laboratoire d\u2019Anatomie Patho- LONGTIN : CLIMATISATION DE L\u2018ANESTHÉSIE logique, on a observé des lésions multiples susceptibles de nuire considérablement au survivant d\u2019une épreuve semblable, lésions qui peuvent donner une idée de la pathogénie de certains troubles observés.J\u2019emprunte au Commander Genauer ia description suivante des principaux changements pathologiques associés au « coup de chaleur opératoire »: « On observe un œdème des méninges, du cerveau et des poumons; une infiltration diffuse d\u2019organes vitaux comme le foie, le rein et le myocarde.On trouve aussi de la dégénérescence graisseuse au foie et des pétéchiee hémorragiques au cerveau, aux viscères et à la peau.» (9) M.J.-L.Riopelle, pathologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, partage l\u2019avis de cet auteur et ajoute que des changements semblables s\u2019observent chez les morts de choc.Quant aux réactions locales, nous les avons observées chez des malades soumis à la même technique anesthésique, même pour un temps moins long.Le passage répété de cet air chaud sur les muqueuses par la respiration entraîne une irritation, une congestion œdémateuse de ces muqueuses, entraînant, probablement à cause de l\u2019ædème qui s\u2019y trouve, une sécheresse de la bouche fort pénible pour le malade, et cela durant plusieurs heures: sensation de feu dans la bouche et soif ardente.Probablement pour les mêmes raisons, les muqueuses de l\u2019arbre respiratoire sont congestionnées et œdématiées, ce qui rétrécit la lumière des conduits respiratoires et les sécrétions de toutes sortes qui se trouvent habituellement sur ces muqueuses deviennent épaisses et adhérentes: deux facteurs qui conduisent facilement à l\u2019obstruction de ces conduits et à l\u2019atélectasie pulmonaire.Sans compter qu\u2019avec une muqueuse dans cet état, les réflexes à la toux sont probablement abolis ou du moins diminués pour longtemps, ce qui favorise davantage l\u2019atélectasie.Beaucoup de malades ont l\u2019impression de manquer d\u2019air, ont de la difficulté à respirer, difficulté qui conduit jusqu\u2019à l\u2019agitation: signature bien souvent d\u2019un manque d\u2019oxygène dans les tissus, conséquence, dans de semblables cas, d\u2019une ventilation pulmonaire 1073 diminuée par rétrécissement œdémateux des conduits respiratoires.Enfin, après les anesthésies générales avec circuit fermé, surtout au cyclopropane, il est souvent observé des chutes de pression artérielle assez marquées allant jusqu\u2019au collapsus (on les appelle: «cyclopropane shock ») et dont l\u2019étiologie possible serait, d\u2019après Robert Dripps: « Une augmentation de la température du sang qui baigne les corpuscules carotidiens constitue un stimulant: condition qui existe au cours de l\u2019anesthésie en circuit fermé avec absorption de CO?.A la fin de l\u2019anesthésie, le malade respire un air plus froid, la température du sang diminue, la stimulation des corpuscules carotidiens n\u2019existe plus et la pression artérielle tombe.» (10) Voilà donc quelques réactions fâcheuses et parfois même désastreuses que nous avons observées au cours et à la suite des anesthésies générales prolongées avec circuit fermé et absorption de CO?.Aucune de ces réactions n\u2019a été observée au cours des rachi-anesthésies de durée semblable parce qu\u2019elles sont dues presque exclusivement, nous croyons, au fait que le malade respire au cours des anesthésies générales une atmosphère trop chaude et trop humide.Pour confirmer ces prétentions, à plusieurs reprises, chez des malades devant subir deux opérations semblables par le même chirurgien : soit sympathectomie dorsale gauche la première fois et sympathectomie droite la deuxième fois, ou hypertension artérielle d\u2019un côté et ensuite de l\u2019autre, nous avons donné, lors de la deuxième opération, le même anesthésique en modifiant dans la technique seulement la température et le pourcentage d\u2019humidité de l\u2019air inspiré; en d\u2019autres termes, nous avons climatisé l\u2019air inspiré.Le climat de la montagne, à peu près l\u2019idéal pour l\u2019organisme humain, a retenu notre choix: température de l\u2019air variant entre 65° et 75° F.avec 40 à 50% d\u2019humidité.Au moyen d\u2019un dispositif bien simple: un tuyau en métal flexible 1074 de six pieds de longueur, d\u2019un pouce de diamètre, en serpentin dans un vaisseau contenant de la glace, nous avons réalisé cette atmosphère (voir tableau n° 3).Durée O2 Co?T° Humidité 1 heure 30-80% 5-6% 65-70° 40-50% 2 hrs | | | | | 3 hrs 4 hrs Idem Idem Idem Idem Tableau 3: variations des qualités de l\u2019air inspiré au cours de l\u2019anesthésie générale avec circuit fermé et absorption de CO2, mais où l\u2019air est climatisé.A comparer au tableau 1.L'usage de cette technique chez un certain nombre de malades nous a permis de faire les observations suivantes: durant l\u2019opération, les malades ont gardé une respiration libre, sans modification de vitesse ou d\u2019ampleur, une ventilation pulmonaire adéquate étant maintenue par des compressions manuelles intermittentes sur le ballon de la machine à anesthé- sle; le pouls et la pression artérielle se sont comportés comme au cours d\u2019une rachi-anes- thésie ou d\u2019une anesthésie à circuit ouvert; la température des malades n\u2019a pas varié et peu ou point de transpiration; chez tous les malades ayant bénéficié de cette technique d\u2019air climatisé, aucune imminence de choc n\u2019a été notée même après au delà de trois heures d\u2019anesthésie.Après l\u2019opération, le retour à la normale des facultés mentales est beaucoup plus rapide après usage d\u2019air climatisé (est-ce dû à l\u2019absence d\u2019æœdème cérébral que produirait l\u2019élévation de température avec autre technique?); les muqueuses de la bouche sont normalement irriguées et humides, n\u2019ayant subi aucune irritation, et l\u2019expectoration est facile et peu abondante.Dès le réveil, les réflexes à la toux sont présents et vifs, puis, comme la lumière des conduits respiratoires n\u2019est pas modifiée par une muqueuse irritée et congestionnée, la ventilation pulmonaire et l\u2019oxygénation sont normales: pas de sensation de manque d\u2019air, ni d\u2019agitation, mais un L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 malade calme et bien coloré (possibilités d\u2019até- lectasie pulmonaire bien diminuées).Subjectivement, le malade qui a déjà été opéré sous anesthésie générale sans air climatisé et qui s\u2019éveille après une deuxième anesthésie aussi longue et même plus longue que la première, mais où l\u2019air a été climatisé, ignorant naturellement ce qui a été fait, avoue spontanément respirer plus librement, ne pas ressentir de soif ardente, de sécheresse de la bouche ou de besoin de tousser; bien des malades avouent qu\u2019ils ne se sentent pas déprimés, affaissés comme ils l\u2019étaient après la première opération, comme si la deuxième opération avait exigé moins de leurs forces.En conclusion, nous émettons l\u2019opinion que l\u2019usage d\u2019une atmosphère climatisée au cours des anesthésies générales prolongées, non seulement à cause de son effet tonique sur l\u2019organisme mais surtout parce qu\u2019il lui épargne les mauvais effets d\u2019une atmosphère d\u2019étuve, peut avoir une heureuse influence sur la fréquence et la sévérité du choc opératoire et anesthésique, diminuer en même temps la fréquence et la sévérité de l\u2019atélectasie et des autres complications pleuro-pulmonaires postopératoires, contribuer à faire disparaître le «coup de chaleur opératoire» ou «operative heat stroke » et, enfin, éclaircir la pathogénie et éliminer en partie les chutes de la pression artérielle postanesthésiques ou «cyclopro- pane shock ».En résumé, au cours des anesthésies générales, l\u2019absorption de l\u2019acide carbonique par la chaux sodée est une réaction chimique qui libère de la chaleur et de l\u2019eau.Cette chaleur et cette eau ajoutées à la chaleur et à l\u2019eau exhalées par la respiration du malade s\u2019aceu- mulent dans le circuit fermé de sorte qu\u2019au bout d\u2019une heure ou deux, l\u2019air dans le circuit a atteint la température de 100° à 110° F.et une humidité voisine de la saturation.Ces conditions atmosphériques sont incompatibles avec la vie, même pour un sujet sain au repos; à plus forte raison sont-elles néfastes au ma- me - -\u2014\" HR LONGTIN: CLIMATISATION DE L\u2018ANESTHÉSIE lade sous anesthésie et soumis à une intervention chirurgicale.L'usage d\u2019une atmosphère climatisée dans ces circonstances nous a semblé rendre grand service aux malades durant l\u2019opération, apporter du confort dans les suites opératoires et supprimer un tas d\u2019ennuis qui, dans certains cas, pourraient conduire à des complications sérieuses.Travail présenté au concours CIBA, 1946.BIBLIOGRAPHIE (1) LAHEY: Conférence à la Société de Chirurgie de Montréal, 1945.(2) Robert D.DRIPPS, Margery VAN DEMING: 1075 « Postoperative Atelectasis and Pneumonia.» Ann.of Surg., 124: 94 (juillet) 1946.(3) (9) Commander B.GENAUER: « Postoperative heat stroke.» Anesthesiology, 7: 302 (mai) 1946.(4) (10) Robert D.DRIPPS: « The immediate decrease in blood pressure seen at the conclusion of cyclopropane anesthesia : «Cyclopropane shock.» Anesthesiology, 8: 15 (janv.) 1947.(5) E.A.ROVENSTINE: «Carbon dioxide absorption method for inhalation anesthesia.» Am.Journ.of Surg., 11: 456, 1936.(6) John ADRIANI: «Soda lime containing indicator.» Anesthesiology, 5: 45 (janv.) 1944.(7) Major L.H.MOUSEL et Al.: « A clinical Study of carbon dioxide absorption during anesthesia.» Anesthesiology, 7: 375 (juillet) 1946.(8) J.TINEL: «Le système nerveux végétatif.» Régulation thermique, pp.522-528. RECUEIL DE FAITS 2-4 ++ RÉSECTION EN PLUSIEURS TEMPS DU VENTRE EN TABLIER RÉSECTION LOSANGIQUE ! Charles BOHÉMIER.Paraphrasant Pierre Mornard, qui, dans la Pratique Chirurgicale Illustrée de Pauchet, décrivait la résection esthétique du ventre en tablier avec transplantation de l\u2019ombilic, j'ai été tenté d\u2019intituler ma communication: « Résection inesthétique du ventre en tablier sans conservation de l\u2019ombilic », mais paraît qu\u2019il ne faut pas faire d'humour en science! J\u2019ai eru bon, cependant, de nommer résection en plusieurs temps du ventre en tablier et résection losangique la technique que je vais vous décrire parce qu\u2019à mon avis elle expose le but à atteindre et le moyen employé.Si la technique décrite par Mornard s'adresse aux personnes ayant été plus ou moins obèses puis ayant considérablement maigri, ce qui se rencontre surtout chez les femmes ayant eu plusieurs grossesses, ma technique, si je peux dire, s\u2019adresse plus spécialement aux personnes qui se sont conservées grasses et qui ont un de ces pannicules adipeux descendant parfois à mi-cuisse et même plus bas.Au cours de mes assistances aux opérations du docteur de Mar- tigny et plus tard lors des opérations que j'exécutais moi-même, devant cette « boucherie » que comporte chez les grasses la double incision convexe transversale en quartier d\u2019orange, devant le choc que présentaient les patientes opérées, les alertes et même quelques mortalités, je me suis demandé maintes fois s\u2019il ne serait pas possible, à l\u2019imstar des opérations sur la prostate, la glande thyroïde, le côlon, l\u2019estomac, de fragmenter le traumatisme opératoire, i.e.faire l\u2019opération en plusieurs temps.Après avoir pensé à plusieurs incisions, qu\u2019il est inutile de vous décrire, si ce n\u2019est pour vous montrer comme on peut faire de nombreux détours avant d\u2019arriver à quelque chose de simple, j'en suis arrivé à la résection losan- gique, comme premier temps.En quoi con- siste-t-elie?Tout simplement à réséquer jus- 1.Communication présentée aux « Journées Médicales» de la Société Méd.cale de Montréal, 'e 7 mai 1947.qu\u2019à l\u2019aponévrose de la paroi abdominale antérieure, un losange cutanéo-adipeux dont les angles seront supérieurs, inférieurs, droits et gauches.La perte de substance ainsi faite sera comblée en suturant les lèvres de la plaie soit transversalement, soit verticalement, soit les deux à la fois, ou juger, selon l\u2019étoffe que l\u2019on a de trop ou qui manque.Je préfère l\u2019incision losangique à l\u2019incision elliptique verticale indiquée plutôt dans les ventres globuleux qu\u2019en tablier, parce qu\u2019elle permet, à mon sens, d\u2019orienter plus facilement les sutures.Un schéma au tableau l\u2019illustrera mieux et en moins de temps qu'il ne faut pour l\u2019écrire.Au cours de ce premier temps qu\u2019on peut faire plus ou moins important, on pourra effectuer la cure d\u2019une hernie ombilicale, d\u2019un diastasis des grands droits de l\u2019abdomen, d\u2019une éventration postopératoire et même une opération sur les organes pelviens.Ce temps exécuté, ne comptez pas avoir fait une opération esthétique et même je crois qu\u2019il est bon de prévenir sa patiente, puisqu\u2019il s\u2019agit surtout de femmes, de ne pas se mirer et encore moins de montrer son ventre à un autre chirurgien, car votre réputation est finie.En effet, cette résection losangique, n\u2019enlevant que la partie moyenne du tablier cutanéo- graisseux, laisse deux masses latérales pendantes («bags»), comparables & des mamelles, au point que des personnes non averties ont pu s\u2019y laisser prendre en voyant la portion sus-ombilicale et les membres inférieurs recouverts des champs pour dire que la patiente avait le cou bien court.Restent donc les deux masses latérales, qui si elles sont opérées après un délai assez long après le premier temps, 2 - 3 mois, s\u2019étirent et délimitent les nouvelles lignes d\u2019incision, ce qui permet de réduire davantage la masse graisseuse de l\u2019étage supérieur de l\u2019abdomen qui glisse en bas.La résection de ces deux masses selon l\u2019état général de la patiente, son volume, l'cbligation d\u2019aller plus en arrière, le désir d'en finir se fera en un 2ème et même un 3ème temps.Quelques petits trucs de technique qui m'ont paru utiles.Au lieu du bistouri ordinaire, je me sers d\u2019un petit ou moyen couteau à amputation.Pour éviter les espaces morts, je sectionne le tissu adipo-graisseux en biseau obliquement, vers le milieu des incisions.Le drainage avec un drain cigarette au point déclive ou non est facultatif, d\u2019autant plus qu\u2019avec la « Thrombin topical » on pourrait s\u2019en dispenser davantage.Voyons les avantages de cette technique: infiniment moins choquante pour la patiente; exécutable comme temps complémentaire quand d\u2019autres conditions à traiter dominent la scène, permet de réséquer beaucoup plus loin en arrière lors des Zème et 3ème temps permet d\u2019en rester au ler temps si la patiente le désire.Les désavantages.Deux ou trois opérations au lieu d\u2019une seule.Ceci a son importance de nos jours au point de vue financier, mais, comme le disait Pau- chet, «il vaut mieux guérir une personne en plusieurs fois que de la tuer en une fois, ef ça coûte cher aussi de se faire enterrer ».Le sacrifice immédiat de l\u2019ombilic ne me paraît devoir être mentionné que pour répondre à une objection hypothétique d\u2019autant plus qu\u2019il y a des plasties possibles pour celles qui tiennent tellement à leur astre du ventre.Quoi encore?Ce sera à vous de me le dire.J'ai opéré spécialement de cette manière trois femmes qui pesaient au delà des deux cents livres (l\u2019une pesait 270, mais réduite à 247 avant l\u2019opération).Ces patientes ont eu une convalescence heureuse, comparativement aux cas opérés selon la méthode classique et au- Jourd\u2019hui, devant les résultats obtenus tant au point de vue des suites opératoires, qu\u2019esthétique, je refuserais celles qui ne consentiraient pas à être opérées en plusieurs temps.J'ai deux patientes «on deck » que je prépare actuellement et qui sont bien consen- RECUEIL DE FAITS 1077 tantes à se soumettre au délai demandé et à la préparation adéquate.J'ai cru bon de vous décrire cette technique simple, dont les avantages compensent grandement, à mon avis, les quelques désavantages, inconvénients qu\u2019elle présente.J'ai trouvé étrange de ne l\u2019avoir vue décrite nulle part.En effet le Traité récent de Technique de Chirurgie, par Jean Quenu et Gandy (Masson, 1942-1944), ne le mentionne pas, non plus que Thorek dans le chapitre « Reconstructive Surgery of the Abdominal Wall » dans Plastic Surgery of the breast and abdominal Wall (préface de Sheeran, 1942), malgré son importante bibliographie.J\u2019ai oui-dire cependant que Francois Roy, F.A.C.S., de Québec, l\u2019employait dans son service.Je m'excuse, confrères, médecins et chirurgiens, d\u2019avoir pris votre temps pour vous décrire cette technique, assez banale, d\u2019une opération à laquelle, entre autres, Doyen et Delbet, chez les Français, Babcock, Kelly, chez les Américains, Flesh, Thebesius, Wein- shemer, Kirshmayr, Von Fiselberg, chez les Allemands, ont appliqué leurs talents.Je m'excuse aussi de n\u2019avoir pu vous présenter ces opérées ou du moins les photos pré et postopératoires, ne travaillant pas en vue de présentation ou de publication, mais votre imagination y suppléera facilement.* * * Temps d\u2019hospitalisation: Madame H.A.Dossier 60044.1944.23 février au 3 mars: 9 jours d\u2019hospitalisation et 6 jours postopératoires.1944.25 avril au 3 mai: 8 jours d\u2019hospitalisation et 6 jours postopératoires.1944.Z juin au 7 juin: 5 jours d\u2019hospitalisation et 4 jours postopératoires.Ces deux derniers temps auraient pu être faits lors d\u2019un même séjour à l\u2019hôpital à quelques jours d\u2019intervalle; la patiente a préféré espacer ces deux dernières interventions. NÉPHRITES AIGUËS CHEZ LES NOURRISSONS ET L\u2019 ENFANT Roland TURCOQT, Hopital de l'Enfant-Jésug (Québec).Il nous fait plaisir de vous faire cette communication sur les néphrites aiguës du nourrisson et de l\u2019enfant.L\u2019âge n\u2019est pas un facteur primordial et nous avons observé des néphrites aiguës chez des enfants de tout âge; quoiqu\u2019elle soit plus fréquente durant l\u2019enfance, le nourrisson est plus souvent frappé d\u2019une néphrite qu\u2019on peut le supposer.Mensi a démontré à l\u2019autopsie la présence de néphrites vraies, congénitales ou fœtales dans 17 cas de nourrissons âgés de 10 à 40 jours.Les causes les plus fréquentes des néphrites aiguës de l\u2019enfance sont presque toujours d\u2019ordre infectieux.Les infections responsables sont très variées.Vous savez le rôle important que joue la scarlatine à cet égard.Si une scarlatine de gravité moyenne bien soignée ne se complique pas de néphrite, il n\u2019en est pas de même d\u2019une scarlatine grave ou d\u2019une scarlatine méconnue alors que l\u2019angine est peu marquée et que l\u2019éruption est très fugace.Parfois des parents peu soigneux laissent circuler à leur guise des enfants après quelques jours de repos, leur permettant de semer la contagion jusqu\u2019a jour où des accidents urémiques éclatent.Qu?de fois ne fait-on pas le diagnostic rétrospect/f de scarlatine en découvrant une néphrite aignë chez un enfant présentant une desquamatibn scarlatineuse.La diphtérie est aussi souvent la cause in/ec- tieuse.La néphrite ici se caractérise par/une albuminurie passagère et discrète, qui dufe ce que dure l\u2019angine.Cependant, lorsque l\u2019Albuminurie est massive, elle est d\u2019une signifiption pronostique grave, mais elle s\u2019accompagye rarement de signes d\u2019imperméabilité rénaË.La syphilis peut être aussi incriminég; il ne s\u2019agit pas de la syphilis rénale, maf bien d\u2019une fragilité rénale qui rend le rein accessible à des infections parfois minimes ais, à côté des maladies infectieuses contagieuses, il faut faire une place capitale aux diverses infections banales: les infections cutanées, telles que la pyodermite, l\u2019eczéma, la galé, l\u2019impétigo étendu, les infections intestinales, les infections du pharynx, les angines rouges pultacées, les adenoïdites.omby et Lesne concluent que l\u2019étiologie des néphrites aiguës de l\u2019enfance est dans 80% des cæ d\u2019origine rhino-pharyngée.De plus, les néphrites aiguës peuvent être dues à des into- xjcations médicamenteuses, telles que les in- tpxications par le mercure, les sulfamidés, etc.le froid aussi peut,-en produisant un réflexe jutanéo-rénal anormal, causer des lésions de héphrite, appelées néphrites à frigore.En résumé, il faut particulièrement retenir a néphrite post-scarlatineuse pharyngée et cutanée.Nous rappelerons comment se présentent les néphrites de la scarlatine; elles pourront nous servir de type pour la description des autres formes.Dans la scarlatine maligne, les manifestation rénales se perdent au milieu de nombreux symptômes, qui dénotent l\u2019intoxication profonde de l\u2019organisme.Dans ces cas nous aurons l\u2019histoire d\u2019un enfant qui souffre d\u2019un mal de gorge léger le matin, et qui, le soir, s\u2019accompagne de malaises intenses, lesquels sont suivis d\u2019une éruption qui devient rouge intense, foncée, presque purpurique, avec une température de 104°.Le lendemain, les signes ataxo- adynamiques apparaissent et les urines sont franchement albumineuses, les symptômes s\u2019aggravent, l\u2019enfant tombe dans le coma et succombe dans les heures qui suivent.Mais les signes de néphrite sont mieux individualisés dans les cas de scarlatine de moyenne intensité.L\u2019albuminurie précoce contemporaine à l\u2019éruption est le premier signe; TURCOT: NÉPHRITES AIGUËS mais les néphrites tardives, celles qui surviennent du treizième au vingtième jour, doivent retenir notre attention.Les symptômes sont sujets à de grandes variations et parfois sont masqués par les symptômes de l'infection primitive.Ils varient avec la sévérité de cette infection et avec l\u2019âge du patient.Dans les cas typiques, le début est brusque, avec une température élevée.Fréquemment, nous observons un certain degré d\u2019œdè- me, spécialement à la figure et aux chevilles, mais un œdème bien marqué est peu fréquent.Occasionnellement, il y aura anasarque avec effusion de sérosité dans les plèvres et dans les cavités séreuses, avec œdème de la glotte.Parfois, l\u2019œdème peut être entièrement absent.Puis, rapidement, il se produit une anémie au fur et à mesure que progresse la maladie.Les symptômes d\u2019urémie ne sont pas fréquents dans les cas de néphrites aiguës, durant les premières années de la vie, mais à l\u2019occasion se manifestent par des maux de tête, des vomissements, de la diarrhée, de la dyspnée, du coma et des convulsions.Il est possible que ces signes soient causés aussi par l\u2019acidose.Chez le nourrisson spécialement.les symp- tomes sont frustres: l\u2019ædème est parfois absent, et la néphrite est diagnostiquée à l\u2019occasion d\u2019un examen d\u2019urine.Chez les enfants plus âgés, le début peut aussi être insidieux et les symptômes n\u2019être pas caractéristiques de la néphrite aiguë, ce que nous mettrons en évidence par l\u2019examen d\u2019urine.Comme règle de conduite, la diminution de la diurèse et ses altérations en apparence, sont en proportion avec la sévérité de l\u2019infection primaire, mais il n\u2019y a pas de relation entre l\u2019état de l\u2019urine et le degré de l\u2019œdème.L\u2019albumine peut être présente en différentes quantités: de la trace d\u2019albumine à une quantité suffisante pour que les urines précipitent abondamment en les faisant bouillir.Les symptômes de la néphrite débutant dans la troisième semaine du début d\u2019une scarlatine illustrent le mieux la forme typique de la néphrite aiguë durant l\u2019enfance.1079 Comme pronostic favorable, mentionnons les cas où les vomissements, les maux de tête et la température cèdent rapidement, où l\u2019œdème disparaît lentement, où les urines deviennent plus abondantes et de couleur normale.La durée de la maladie est alors d\u2019une à six semaines.L\u2019albumine, les cellules et les cylindres peuvent être présents dans les urines pendant quelques mois, disparaître et réapparaître pendant quelque temps.La mort est due à l\u2019ædème des poumons, à l\u2019ædème de la glotte, ou à des complications comme la pleurésie, la pneumonie, la méningite et l\u2019endocardite.Certains cas même paraissent bénins et peuvent passer à la chronicité.Le pronostic est influencé aussi par l\u2019âge du patient.Les néphrites aiguës chez le nourrisson sont souvent fatales.Après l\u2019âge de 3 à 4 ans, l\u2019enfant guérit très souvent.La nature de l\u2019infection est aussi un facteur pronostique.La néphrite diphtérique guérit le plus souvent.La néphrite scarlatineuse guérit très souvent, mais a une tendance à passer à un état légèrement chronique, rendant le pronostic des néphrites aiguës post-scarlatineuses moins favorable.Les hématuries qui impressionnent les parents ne comportent pas d\u2019ordinaire un pronostic redoutable; souvent, après quelques jours de repos et de régime, les urines s\u2019éclaircissent, deviennent plus abondantes et la santé apparente se rétablit peu à peu.Mais il importe de s\u2019assurer si le t'ssu rénal est redevenu absolument normal; qu\u2019il n\u2019y a plus ni rétention azotée, ni persistance d\u2019une albuminurie qui indiquerait le passage à l\u2019état chronique, ce qui se présente assez fréquemment à la suite d\u2019une scarlatine grave, d\u2019une infection pharyngée persistante non traitée.Comme nous l\u2019avons mentionné plus haut, les complications des néphrites sont: la pleurésie, l\u2019endocardite, la péricardite, la péritonite et l\u2019acidose.Il n\u2019y a qu\u2019un moyen de faire le diagnostic.C\u2019est de penser à examiner les urines chez tout enfant atteint d\u2019une infection définie ou non.On ne l\u2019oublie pas chez les scarlatineux, mais le fait-on toujours d\u2019une manière assez systé- 1080 matique chez ceux qui n\u2019ont eu qu\u2019une angine banale ou une infection cutanée étendue?Lorsque les accidents de néphrite ont éclaté, le diagnostic est facile.Le syndrome cardio-vasculaire peut être une cause d\u2019erreur.Chez le nourrisson atrep- sique, il existe un syndrome décrit par Nobé- court; il se caractérise par de la somnolence et une élévation du taux de l\u2019urée, mais il s\u2019agit ici de la désintégration des tissus, et le fonctionnement rénal n\u2019y joue qu\u2019un rôle secondaire.Donc, pensez souvent à la néphrite, et un examen d\u2019urine nous évitera d\u2019être en face des symptômes évidents de néphrite aiguë.Maintenant, le traitement comporte en tout premier lieu une diététique qui devra être rigide.Un régime lacté substantiel peu azoté sera institué.Parfois, nous ferons usage des ventouses scarifiées et des sinapismes lombaires.Une dérivation intestinale est très 1m- portante; le chlorure de calcium dans les formes hématuriques sera de quelque utilité.S\u2019il y avait œdème des poumons, la saignée est tout indiquée.Dans l\u2019anurie nous donnerons du sérum glucosé hypertonique à 20%.La céphalée est parfois soulagée par une ponction lombaire.Les convulsions cèdent avec des bains tièdes, des lavements de chloral et du gardénal.Après cette thérapeutique et l\u2019expectation durant la phase aiguë, il faut lever la cause par une amygdalectomie et une adénoïdecto- mie, ete.; s\u2019il s\u2019agit d\u2019une affection chronique, l\u2019indication opératoire est formelle.Durant la convalescence il est indiqué de donner une médication tonifiante et ferrugineuse pour combattre l\u2019anémie consécutive.Voici les observations de trois cas de néphrites aiguës, hospitalisés et traités dans notre service.Observation 1.G.T., âgé de 3 ans, hospitalisé le 1er octobre 1945 pour troubles urinaires et anorexie.L\u2019interrogatoire des parents nous dévoile que l\u2019en- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 fant a présenté il y a quinze jours une éruption prurigineuse qui est disparue sans traitement dans les quatre jours suivant la maladie.Puis, le 18e jour, l\u2019enfant présente de l\u2019oligurie; le surlendemain, la miction est douloureuse et l\u2019oligurie tend à s\u2019installer.La température est de 103°, et l\u2019enfant est hospitalisé apres trois jours d\u2019anurie.A son admission dans le service a 6 hrs le soir, l\u2019enfant reçoit toute la médication d\u2019urgence: sacs chauds à la région rénale, sérum glucosé hypertonique à 20%, 10 à 15 c.c.intraveineux, coramine 15 ampoule intramuseu- laire aux 6 heures.Cependant, l\u2019enfant décède après 6 heures d\u2019hospitalisation.L\u2019autopsie est obtenue et le rapport se lit comme suit: « Présence de foyers hémorragiques au niveau de l\u2019intestin, au rein une néphrite glomérulo-épithéliale du type toxi-in- fectieux: de plus présence d\u2019une péritonite séro-fibrino-purulente généralisée.Le point de départ de la néphrite et de la péritonite reste obscur.» L'enfant a cependant fait une éruption il y a quinze jours.En effet, nous étions en présence d\u2019un cas de néphrite à la suite d\u2019une scarlatine non traitée et compliquée de péritonite.Observation 2.Quinze jours après le décès, le père se présente au dispensaire avec le frère du premier patient.L\u2019enfant fait 104° de température depuis 2 jours et se plaint de douleurs à la miction.Les urines sont modifiées en quantité et leur coloration est bouillon de bœuf.À son hospitalisation l\u2019examen des urines dévoile une albuminurie abondante et des cylindres en grand nombre.L\u2019examen physique ne dévoile rien d\u2019anormal sauf une desquamation scarla- tineuse des extrémités; tout signe d\u2019æœdème est absent.Un régime déchloruré est institué.L'albumine, présente en grande quantité dans les urines à l\u2019admission du patient, n\u2019est plus qu\u2019à l\u2019état de traces après neuf jours d\u2019hospitalisation.Comme médication, le patient a reçu du sérum glucosé hypertonique à 20% à la dose TURCOT: NÉPHRITES AIGUËS de 25 c.c.trois fois par jour; nous lui avons fait des sinapismes lombaires et des applications chaudes au niveau de la région rénale.Pendant la période fébrile, l\u2019enfant reçoit 100,000 unités de pénicilline par vingt-quatre heures, soit pendant 9 jours.La phase aiguë étant terminée, l\u2019enfant reçoit un régime déchloruré et est maintenu au lit pendant trois semaines.Le 6 novembre 1945, un premier examen d\u2019urine est négatif, et se maintient ainsi après 15 jours.L'enfant quitte l\u2019hôpital guéri.Nous | avons depuis obtenu de nouveaux examens | d'urine, en novembre 1946, et ils ont toujours été négatifs.Observation 3.Le 4 mars 1946, L.T., âgé de 5 ans, est hospitalisé une troisième fois pour amygdalite | pultacée.L\u2019interrogatoire des parents nous dévoile que l'enfant fait 102° de température depuis 14 jours.L\u2019examen d\u2019admission nous permet de constater une amygdalite avec hypertrophie.L\u2019état général du malade est médiocre, mais | l'examen physique ne permet pas de mettre en évidence un point infectieux autre que l\u2019amygdalite.L\u2019enfant reçoit une médication à la pénicilline à la dose de 100,000 unités par 24 heures, avec désinfection nasale et badigeonnage au bleu de méthylène à 2%, trois fois par jour.Le lendemain, l\u2019examen d\u2019urine nous révélait la présence d\u2019albumine et des cylindres en grand nombre.Traité pendant huit jours, l\u2019enfant quitte l\u2019hôpital sans l\u2019autorisation médicale, les parents refusant l\u2019amygdalectomie recommandée par le laryngologiste.1081 Au départ de l\u2019enfant le 10 mars, l'examen d\u2019urine décèle encore la présence d\u2019albumine.Le 15 mars 1946, l\u2019enfant est de nouveau hospitalisé, mais cette fois pour troubles urinaires.A l\u2019examen, il y a reprise de l\u2019amygdalite; le patient fait 104° de température avec cedeme généralisé.La percussion et l\u2019auscultation pulmonaire décèlent une matité aux deux bases pulmonaires avec diminution du murmure vésiculaire; les bruits du cœur sont voilés et lointains; l\u2019abdomen est très distendu et l\u2019ombilic fait hernie.Le poids du patient est augmenté de huit livres depuis son départ, il y a six Jours.L\u2019albuminurie est de 1 gramme 80 pour mille, à l\u2019admission du malade.Nous instituons aussitôt une médication à la pénicilline, du sérum hypertonique à 20%, soit 25 cc.intraveineux, et une dérivation intestinale.Après 5 jours de repos absolu, les signes d\u2019œdème diminuent, l\u2019enfant pèse son poids habituel et les urines sont de coloration sub- normale.Cependant, ce n\u2019est qu\u2019après six semaines de diète déchlorurée et de repos au lit que l'examen d\u2019urine s\u2019est révélé normal.Le patient a reçu une médication tonifiante et ferrugineuse pendant quinze jours, subissait une amygdalectomie le 10 mai et quittait l'hôpital le 13 mai.Nous avons obtenu un examen d\u2019urine le 15 août; il a été négatif et l\u2019enfant est en parfaite santé.BIBLIOGRAPHIE H.GRENET: Conférences cliniques.2e série.P.NOBECOURT: Cliniques médicales infantiles.GRIFFITH et MICHEL: The diseases of Infants and Children.Vol.IT.BRENNEMANN: Practice of Pediatrics. LA MESURE DES PRESSIONS ABDOMINALES HUMAINES ! Raymond LECOURS.Le squelette de l\u2019abdomen s\u2019identifie fonc- tionnellement avec l'architecture osseuse compliquée du thorax, de la ceinture pelvienne et de la colonne vertébrale.Ce détail important gardé en mémoire, il reste que, au point de vue physiologique, l\u2019abdomen est un grand muscle creux formé de 4 irréductibles segments à décrire comme suit: a) un segment postérieur, ensemble des muscles vertébraux et paravertébraux de la colonne dorso-lombo- sacrée; b) un segment antéro-latéral, muscles propres de l\u2019abdomen; c) un segment supérieur, le diaphragme; d) un segment inférieur, muscles et aponévroses du périnée, surtout du périnée profond.Chacun de ces segments, pour ne pas dire chacun des muscles de chacun de ces segments, possède assez d\u2019autonomie pour se contracter isolément, mais de plus, ces divers segments sont reliés entre eux par un parfait réseau de réflexes moteurs qui leur confèrent une étroite collaboration fonctionnelle: d\u2019où la contraction possible de 2 ou 3 segments voisins alors que le 4e demeure au repos, ou encore, la contraction simultanée plus ou moins violente des 4 segments.Il ne faut donc pas s\u2019étonner que les pressions abdominales (P.A.) soient tellement variables d\u2019un instant à l\u2019autre selon l\u2019activité particulière et l\u2019attitude du sujet sous observation.Il faut également s\u2019attendre à ce que ces pressions présentent des gammes de variations très étendues d\u2019un individu à l\u2019autre selon l\u2019âge, le poids.le type physique, le développement musculaire, l\u2019état de santé, ete, des sujets observés.La complexité du problème pourrait s\u2019arrêter là si l\u2019abdomen ne contenait qu\u2019un liquide de densité uniforme.Il en est bien autrement, car le contenu abdominal est formé d\u2019un en- 1.Prix Ciba 1947, décerné par la Société Médicale de Montréal.semble d'organes de volumes et de poids éminemment variables, dont les uns, comme le foie, la rate, le rein, sont toujours pleins, et les autres, comme l\u2019estomac, la vessie, le rectum, sont tantôt remplis et tantôt vides, mais toujours pourvus d\u2019une musculature lisse qui a précisément pour fonction de créer des pressions intraorganiques indépendantes des pressions déterminées en ces organes soit par le simple tonus ou la contraction des muscles striés périphériques, soit par des actions de gravité provenant des organes sus-jacents, soit encore par des distensions liquides ou gazeuses.Ce défaut d\u2019homogénéité du contenu abdominal explique beaucoup les difficultés initiales auxquelles se sont heurtés ceux qui, avant nous, ont eu le mérite d\u2019aborder l\u2019étude des P.A.Un bon nombre d\u2019auteurs, au cours d\u2019articles sur des sujets très divers où les P.A.semblent intervenir comme facteur physiologique ou pathologique.dissertent plus ou moins prudemment sur LA pression intra-abdominale, LA pression intrapéritonéale ou LES nombreuses pressions intraviscérales.Malheureusement, à défaut de preuves expérimentales pour étayer les raisonnements, ces dissertations ne mènent pas loin dans le chemin de la vérité quand elles ne conduisent pas directement à l\u2019erreur.J\u2019ai devant moi un exemple très récent (1) de cette littérature plus ou moins sophistique qui, en l\u2019occurrence, prélude à des considérations fort honnêtes et justes sur l\u2019aérophagie.J\u2019en cite quelques passages: «In the strict physical sense, the .question may well be asked: Is there such a thing as intra-abdominal pressure?Can the abdominal cavity be considered as one physical unit?First of all, there is no abdominal cavity in the physical sense, except in the case of ascites and peritonitis, where there is.ete.» .«Furthermore, ete ., that it seems a rather daring undertaking LECOURS: MESURE DES PRESSIONS to introduce the term intra-abdominal pressure.» .«And yet, there cannot be any question as to the existence of an overall intra-abdominal pressure, and that the only organ capable of increasing or diminishing this pressure is the diaphragm.» De telles discussions ne reposent certainement pas sur un terrain solide, et avant de s\u2019y engager, on devrait se convaincre qu\u2019il n\u2019en peut être autrement des P.A.que de n\u2019importe quel autre système de pressions, c\u2019est-à-dire que, pour apprendre à ies connaître, tant dans leurs causes que dans leurs effets, il faut d\u2019abord apprendre à les mesurer.La mesure des pressions abdominales humaines, du moins jusqu\u2019à présent, n\u2019a pas été réalisée de façon pratique.À l\u2019exception des travaux publiés par quelques spécialistes qui ont mesuré les pressions locales déterminées par certaines musculatures lisses et ont établi leurs données expérimentales à la base de techniques nouvelles à rendement clinique incontestable, type cystométrie, je n\u2019ai rencontré dans toute la production américaine des 35 dernières années que deux véritables tentatives de mesure des pressions abdominales humaines: celle de G.H.Noble (2) et celle de D.P.Murphy et W.F.Mengert (3).Ces deux tentatives, malgré leur peu de succès, ont tout de même apporté quelques renseignements à la gynécologie et à l\u2019obstétrique.Cependant, comme elles ne reposent pas sur des techniques ou une instrumentation assez précises et assez souples, elles n\u2019ont pas fait de promesse à la physiologie.La méthode de mesure que j'ai présentée récemment (4) semble réunir les qualités principales que l\u2019on est en droit d\u2019exiger d\u2019une méthode vraiment pratique.Réalisée à l\u2019aide d\u2019une instrumentation simple, elle permet l\u2019enregistrement visuel rapide, détaillé, et suffisamment précis de la plupart des variations intéressantes des P.A.: variations statiques (celles qui sont mesurables en toutes attitudes pendant la phase de repos du muscle abdominal) localisées à tel ou tel territoire abdominal, variations dynamiques (celles qui 1083 correspondent à la contraction plus ou moins violente du muscle abdominal) souvent généralisées à tout le contenu cavitaire, variations spécifiquement viscérales déterminées par les diverses musculatures lisses ou la distension, et enfin, variations provoquées par des causes externes telles que, par ex., le port du corset, le palper, etc.En somme, Frac I.\u2014 Quelques exemples de variations de P.A.faciles à enregistrer.Toutes ces coupures proviennent de graphiques obtenus par ballon rectal.A Ondes de péristaltisme local.B Chute normale, en cuvette, de la pression statique en zone pelvienne obtenue par le passage du sujet de la position horizontale à la position génu-pectorale (a-b), puis.élévation correspondante de cette pression lorsque le sujet assume l\u2019attitude vertica'e.À noter, les variations respiratoires inscrites entre b et c.C Palper profond d\u2019un abdomen tendu mais souple et non résistant.D Palper superficiel et percussion en regard des fosses iliaques.E Augmentation de P.À.régulièrement obtenue par l'ajustement correct du corset.Dans le cas présent, il s\u2019agit d\u2019un appareil de bonne qualité de marque Spencer confectionné sur mesure.Après la mise en place, en b, on note que les variations respiratoires s\u2019accentuent dans l\u2019attitude verticale (a-c) et que ce caractère persiste lorsque le sujet passe à la position horizontale (c-d).F Sommets de P.A.développés par l\u2019effort de vomissement.G Inscription de l\u2019effort de toux commandé.H Variations qui accompagnent un accès de rire plutôt modéré et naturelles P.A.peuvent désormais être mesurées en n'importe quel endroit de l\u2019abdomen où un petit ballon stérile de 2 à 8 c.c.peut être mis en place.(Voir fig.I.) 1084 L'objet principal de la présente communication sera d\u2019exposer brièvement quelques preuves nouvelles du caractère pratique de la méthode graphique.Pour atteindre ce but, j'ai d\u2019abord pensé qu\u2019une étude préliminaire des P.A.du très jeune enfant garantirait l\u2019applicabilité de la méthode a tous les Ages de la vie.J\u2019ai également pensé qu\u2019une étude préliminaire des P.A.déterminées par l\u2019électrochoc garantirait l\u2019applicabilité de cette méthode à la mesure des variations à grande amplitude et à rythme accéléré de quelque cause © oO v Fiac.II.\u2014 Enregistrement graphique des P.A.du nourrisson.qu\u2019elles proviennent, et cela, cemble-t-il, devrait ajouter un élément nouveau et substantiel à la démonstration que nous avons en vue.La figure Z présente quelques enregistrements des P.A.du nouveau-né et du nourrisson.Ces graphiques ont été inscrits en position horizontale-dorsale, membres libres, à l\u2019aide d\u2019un ballon rectal d\u2019une capacité de 3 c.c.mais ne contenant que 2 c.c.d\u2019air.Les particularités de chacune des inscriptions sont succinctements relatées dans un synoptique rattaché à la figure 2.Je n\u2019insiste pas plus que de raison sur la valeur de mes interprétations L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 personnelles en ce qui concerne la lecture de chacune de ces courbes, car une série de 6 observations, surtout quand elle n\u2019a pas de précédent, ne peut guère donner d\u2019autorité à son auteur; cependant, à considérer l\u2019ensemble des courbes, on reste quelque peu étonné de voir que les pressions statiques du très jeune enfant sont à peu près de même valeur absolue que celles de l\u2019adulte et s\u2019établissent autour de 20 mm.Hg.Pourvu qu\u2019elle supporte avantageusement l\u2019épreuve d\u2019une expérimentation plus complète et décisive, cette simple constatation prouve que les P.A.statiques, au moins dans la position horizontale, expriment bien le rapport qui existe entre le vo- lume-poids du contenu et la capacité de la cavité abdominale, rapport qui serait relativement peu variable avec la taille et l\u2019âge de l'individu.La figure 3 présente quelques inscriptions pratiquées à l\u2019hôpital St-Jean-de-Dieu à l\u2019aide de ballons de 10 c.c.contenant 8 cc.d'air.Les oraphiques À et B sont en deux sections: celle de gauche montre les sommets de pression produits par la toux violente suggérée au malade debout qui attend le traitement; celle de droite exprime ce qui se passe dans l\u2019abdomen du même sujet d\u2019expérience pendant le traitement.Cette disposition permet de comparer facilement les sommets de pression déterminés par une contraction volontaire brève et énergique du muscle abdominal, la toux, avec les sommets de P.A.créés par les contractions inconscientes et automatiques de l\u2019électrochoc.Ces sommets sont de valeurs identiques et ne se distinguent que par la durée.Je me permets d'ajouter que, lorsque l'on considère de tels sommets, on peut enfin parler de pression abdominale au singulier, car il s\u2019agit alors d\u2019une pression unique et généralisée à tout le contenu cavitaire, ainsi que la preuve en a été exposée ailleurs (4).Le graphique C montre à coupures provenant de l'inscription des contractions cloni- ques de l\u2019électro-choc.L'enregistrement rapide développe de tellés figures où il est facile, tout en mesurant l\u2019intensité des pressions subies par \u201c+ CUT we 268 270 259 243 255 224 Age et sexe 24 hrs 5jrs 9 jrs 13 jrs 24 jrs 75 jrs LECOURS: MESURE DES PRESSIONS Poids à la Poids naissance actuel 81bs 20n.11b on.6 \u201c 8 « 6 13 7 « 5 « 8 « 5 8 « 9 \u201c 8 \u201c 10 7« 9 woo (débile (34 ce « ) Particularités \u201c$y Bébé silencieux.2 arrêts marqués \u201cs mesurent probablement l\u2019intensité.des efforts d\u2019expulsion dont plusieurs sont inscrits sur le reste du graphique.L\u2019enfant crie avec beaucoup d\u2019intensité.2 vitesses d\u2019inscription.L'enfant crie doucement, puis s'arrête et fait un effort d\u2019expulsion.(en \u201ca-\u201d) L\u2019enfant ne crie pas, mais s\u2019agite et tente a plusieurs reprises d\u2019expulser le ballon de mesure.On réussit à faire crier l'enfant, et trés fort, en lui pinçant légèrement le nez.En \u201cs\u201d le sujet est renversé tête en bas par la manœuvre bien connue de l\u2019accoucheur.Le graph.illustre bien le paroxysme qui précède ordinairement le repas du nourrisson.1085 w.Le R.D.30/9/46.R.D.30/9/46.{Toux violente) choc _a-b phase tonique b-c phase clonique c-d apnée e dyspnée + ui) 70° - - 757mam Hg eee eee 27/9/46.W.L.27/9/46.semences cran eres mean omen meen mecca menace eevee enn eee Enrégistrement rapide des variations de P.A.déterminées par les contractions cloniques du choc Fig.III.\u2014Etude graphique des P.A.pendant l\u2019électro-choc. 1086 le contenu, de dénombrer les contractions quasi subintrantes du muscle abdominal et d\u2019apprécier la profondeur et la durée de la détente musculaire qui sépare 2 contractions voisines.L\u2019étude des variations normales et pathologiques des P.A.n\u2019est pas encore commencée.Dans quel sens cette étude physiopatholo- gique devra-t-elle être orientée?Evidemment, dans le sens indiqué par certains problèmes cliniques dont les solutions restent suspendues.Pour ne mentionner que quelques-uns de ces problèmes: les complications pulmonaires postopératoires, l\u2019involution post-partum du muscle abdominal, la pathogénie toujours discutée des hernies, l\u2019étiologie toujours discutable des rétroversions et ptoses de l\u2019utérus, les indications et contre-indications des ceintures et corsets et les effets précoces et tardifs de ces appareils sur la ventilation pulmonaire, la circulation veineuse des membres inférieurs et la statique générale des viscères abdominaux, ete, etc.Pour le moment, je me contente d\u2019émettre l\u2019opinion que cette étude phy- siopathologique devrait d\u2019abord suivre de très L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurtETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 près les études expérimentales actuellement en cours sur les pressions pleurales, bronchiques et vasculaires.La concordance de ces études devrait, ce me semble, éclairer quelque peu certaines avenues où le clinicien marche encore dans la demi-obscurité.BIBLIOGRAPHIE 1.W.CANE: «The Diaphragm in Abdominal Decompression.» Amer.J.Digestive Diseases, 12: \u201c 881 (oct.) 1945.2.G.H.NOBLE: «Intra-Abdominal Dynamics and Mechanical Principles Involved in the Cause of Backward and Downward Displacements of the Uterus.» Surg,, Gyn.and Obst., 20: 45 (janv.) 1915.3.D.P.MURPHY et W.F.MENGERT: «Intra- Abdominal Pressures Created by Voluntary Muscular Efforts.» Surg, Gyn.and Obst., 57: 487 (oct.) 1933; 57: 745 (déc.) 1933.4.R.LECOURS: «Intra-Abdominal = Pressures.» Can.Med.Ass.J., 55: 450 (nov.) 1946.x x x L\u2019auteur désire exprimer sa gratitude au Dr Alcide Pilon, chef de service à l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, ainsi qu\u2019au Dr René Benoît, de l\u2019hôpital de la Miséricorde. \u2014 ÉDITORIAL Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) T'Union Médicale dDU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 76 \u2014 No 9 Montréal, septembre 1947 A PROPOS DU TRAITEMENT DE L\u2019ULCÈRE GASTRIQUE ET DUODÉNAL C\u2019est un sujet toujours à la page; chaque année nous apporte un peu de nouveau sur son compte.Les profanes sont généralement étonnés des maigres succès que nous remportons dans ce domaine.Voici une maladie dont on parle depuis plus d\u2019un siècle.Avec l\u2019aide de la chimie d\u2019abord, puis, plus tard, celle des rayons X et de l\u2019endoscopie, on est parvenu à mettre sensiblement au point les chapitres de la symptomatologie et de l\u2019évolution clinique.Mais si l\u2019on aborde l\u2019étiologie et la thérapeutique, le terrain est moins sûr et la discussion plus vive.Lorsque l\u2019on tente d\u2019expliquer tout cela aux malades, ils comprennent mal que nous n\u2019en sachions pas plus long.Aux yeux du publie la «Science» est tellement avancée de nos jours!.Nous avons presque l\u2019air de le faire exprès pour ne pas livrer au monde les secrets de l\u2019étiologie de la maladie ulcéreuse et de sa cure radicale en un mois.Cet état d\u2019esprit joint au fait que l'affection ulcéreuse semble plus fréquente depuis une décade ou deux, a pu pousser certains médecins à tenter tout ce qu\u2019on leur proposait comme moyen thérapeutique.Ils ont eu l'embarras du choix 1087 car les suggestions n\u2019ont pas manqué.Certaines ont emprunté des allures scientifiques qui ont réussi à donner le change pendant un certain temps.Les observations démonstratives et les statistiques encourageantes ont abondé, et bon nombre de médecins suivant en cela un conseil déjà vieux mais toujours à propos, ont employé avec enthousiasme le traitement «dernier cri » pendant qu\u2019il guérissait.A propos de guérison, il faut bien s'entendre.Nous n\u2019avons à l'heure actuelle aucun moyen de débarrasser définitivement un ulcéreux de sa diathèse; on nous permettra d\u2019employer cette dernière expression qui rend bien compte du processus pathologique contre lequel nous luttons.Ryle l\u2019a écrit il y a plusieurs années déjà: «Nous avons jusqu\u2019iei montré trop d'intérêt pour l\u2019ulcère lésion et pas assez pour l\u2019ulcère maladie.» Ce reproche serait moins mérité aujourd\u2019hui.On ne peut donc jamais proclamer un ulcéreux définitivement guéri.La confusion qui règne en cette matière tient à un caractère fondamental de la maladie ulcéreuse: la périodicité de ses manifestations cliniques.Ce mode particulier d\u2019évolution a fait de l\u2019ulcère gastrique et duodénal le sujet idéal pour les illusions du thérapeute, d\u2019autant plus que la radiologie et l\u2019endoscopie viennent habituellement confirmer l\u2019amélioration clinique.Le malade ne souffre plus et sa niche est disparue en quatre semaines, tout ceci grâce au merveilleux nouvel antacide ou à cette remarquable injeétion à la mode!!! Rien n\u2019est moins prouvé.Pourvu que l\u2019on ne lui nuise pas trop, la maladie ulcéreuse poursuivra pendant un 1088 certain nombre d\u2019années, chez tel patient, cette évolution périodique qui constitue, croyons-nous, le caractère le plus troublant de cette énigmatique affection.À l\u2019heure actuelle, aucune hypothèse étiologique ne peut rendre compte de cette particularité, et quels que soient les résultats obtenus expérimentalement avec des préparations de tout genre, dans les ulcères provoqués de façon diverse chez de multiples animaux, il y aura toujours à part l\u2019écart majeur de l\u2019animal à l\u2019homme, ce caractère de la périodicité, qui à notre humble avis, devrait empêcher de comparer l\u2019ulcère expérimental à la maladie ulcéreuse chez l\u2019humain, ou du moins de tirer, a priori des succès remportés chez celui-là, des conclusions encourageantes au sujet de celui-ci.Ajoutons que nous avons à combattre chez les ulcéreux un symptôme dominant, la douleur, dont le mécanisme exact nous échappe encore.Les seules variations de l'acidité gastrique, variations quantitative et horaire ne suffisent pas toujours à expliquer ces sensations désagréables remarquablement constantes d\u2019une crise à l\u2019autre, qui rappellent à l\u2019ulcéreux l\u2019existence de son mal.Il faut admettre que la plupart de nos mesures thérapeutiques tendent à neutraliser l\u2019acidité gastrique.La plus récente et la plus discutée est la vago- tomie.Une revue profane\u2019, y consacrait dernièrement un long article, assez bien fait d\u2019ailleurs, intitulé « Ulcer and the worrv nerve ».Une autre revue profane, Time, avait avant cela parlé de tout ce « nerve cutting », va- 1.Saturday Evening Post, juillet 1947 page 23.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 gotomie, splanchnectomie, lobotomie, qui commençait à inquiéter, paraît-il, un certain nombre de médecins.Qu\u2019arrivera-t-il éventuellement de tous ces gens dont on aura aussi brutalement bouleversé la vie végétative et le système nerveux central?.Craintes superflues?Qui l\u2019affirmerait?\u2026 Cet état d'esprit nous rappelle un peu celui d\u2019un vieux clinicien et thérapeute fran- cals qui déplorait il y a dix ou quinze ans, l'usage immodéré que le médecin moderne faisait de l\u2019injection intraveineuse et qui prévoyait l\u2019apparition, dans un avenir rapproché, d\u2019une nouvelle pathologie relevant de cet abus de la vénoclyse.Mais revenons à la vago- tomie.Nous l\u2019écrivions plus haut, la chose est âprement discutée.On accorde à Dragstedt le mérite d\u2019avoir préconisé et tenté une intervention dite « rationnelle » contre le processus ulcéreux, et ceci marque un progrès sensible.Il est incontestable que la gastro-entérostomie et la gastrectomie représentent des pis-aller.Puisque le processus ulcéreux est une maladie générale, pourquoi s\u2019en prendre directement à l\u2019estomac et au duodénum?.Pourquoi?Parce que nous n\u2019avions rien de mieux à offrir à l\u2019ulcéreux qui ne répondait pas au traitement médical.Nous ne le mettons même pas à l\u2019abri des récidives et nous ne le libérons pas de la servitude du régime et des autres précautions à prendre! ! La vagotomie offre-t-elle plus en ce sens?Dragstedt lui-même admet qu\u2019il est trop tôt pour en juger.Nous découvrirons peut-être éventuellement que certaines catégories d\u2019ulcéreux seulement pourront bénéficier de cette intervention.Il n\u2019est pas nécessaire ÉDITORIAL que le processus ulcéreux relève d\u2019un seul facteur.Si d\u2019autres causes entrent en jeu que la vagotomie ne modifie pas, quel bien opérera-t-elle?Et de cette rupture de l'équilibre neuro-végétatif, pourquoi faudrait-il que tous les pa- .tients ressentent les mêmes effets?Nous parlions plus haut du bien que le chirurgien peut faire à l\u2019ulcéreux que le médecin lui confie, après avoir épuisé les ressources du traitement médical.Vagotomie ou non, cette dernière réserve vaut encore.Si rationnelle que puisse paraître actuellement aux yeux d\u2019un grand nombre, la section des vagues dans la lutte contre le processus ulcéreux, elle n\u2019élargit pas les cadres de l'indication opératoire.Il faudra donc, en attendant mieux, continuer à traiter une proportion d\u2019ulcéreux variant de 60 à 90%, selon les grands centres de gastro-entérologie, avec les humbles ressources de la médecine.Qu'est-ce que l\u2019on nous offre de nouveau sur ce point?Vaut-il encore la peine de parler des acides aminés?L'article initial de Co Tui?et compagnie date déjà de 1945.Il avait de quoi surprendre.On y rapportait des améliorations extraordinaires d\u2019ulcères rebelles et compliqués.Les acides aminés devenaient une médication antacide de choix et prenaient presque figure de thérapeutique spécifique.C\u2019était trop beau pour durer! Les compagnies pharmaceutiques exploitèrent sur le champ cette étonnante découverte.On nous offrit sous toutes les formes, et à toutes les sauces, des acides aminés.Les patients ingurgitaient consciencieusement des quantités de ces diverses préparations à des doses variant 2.Gastroenterology, 5: (mai) 1945.1089 selon l\u2019enthousiasme du malade et la saveur du produit.D'un peu partout, officieusement d\u2019ailleurs, nous parvinrent des nouvelles de guérisons étonnantes.Il est incontestable que l\u2019ulcéreux qui se contraignait à mettre, à toutes les heures environ quelque chose dans son estomac, courait de fortes chances de voir diminuer et même disparaître ses troubles.Cette pratique des repas fréquents est depuis longtemps à la base du régime de l\u2019ulcéreux ; elle nous a toujours donné d\u2019excellents résultats, bien avant les acides aminés.Les travaux de Co Tui auront eu tout de même une certaine utilité ; ils auront souligné l'importance d\u2019une nutrition adéquate de nos ulcéreux.On ne doit plus songer à garder pendant des mois, au lait et aux alcalins, un malade qui n\u2019est pas au repos complet.Il faut aussitôt que possible lui ordonner un régime adéquat.Le patient lui-même à très souvent ce curieux réflexe de ne pas manger.Il croit que c\u2019est le repas qu\u2019il vient de prendre qui lui provoque quelques heures après les douleurs qu\u2019il redoute.Il est habituellement étonné, sceptique et parfois même inquiet lorsque nous lui suggérons de manger tout juste avant l\u2019heure de son mal pour en prévenir l\u2019apparition.Quelques jours de cette pratique suffisent habituellement à le convaincre que nous avions raison.Nous avons un peu l\u2019impression qu\u2019en venant aussi rapidement et complètement à bout de la douleur, nous changeons quelque chose aux conditions pathologiques, spasme, hypersécrétion, etc\u2026, qui entretiennent la crise ulcéreuse et nous pouvons rac- coureir de facon remarquable la durée de ces dernières.Le système nerveux 1090 n\u2019est probablement pas étranger à ce phénomène que nous avons observé à maintes reprises.Comme le disait Ryle, l\u2019ulcère qui pourrait bien dépendre de certains troubles du corps et de l\u2019esprit, affecte - en retour ces derniers.La médecine psycho-somatique a trouvé dans la maladie ulcéreuse un argument de grande valeur et la psychanalyse est devenue, en certains centres, un temps capital du traitement.On a tracé le portrait de l\u2019ulcéreux moyen « close mouthed and self sufficient », comme 1\u2019écrit Bockus.s Il ne faut tout de méme pas généraliser et chercher à tout prix des conflits intérieurs plus ou moins avouables chez tous nos ulcéreux.Nous admettrons que le facteur psycho-nerveux est capital dans la pathogénie ulcéreuse.L'orientation de notre thérapeutique dans ce sens nous apporte des succès plus rapides et plus durables que toutes les fantaisies de la diététique, et nous croyons, de plus, qu\u2019il y a habituellement avantage à discuter franchement avec le patient de sa maladie et de l\u2019évolution possible.Les ulcéreux se sentent souvent gravement atteints, 1ls sont inquiets et très sensibles aux conseils, commentaires et pronostics de leur entourage.Ils ont habituellement entendu parler de cancérisation, de chirurgie, de traitement spécial extraordinaire, ete\u2026 Il importe qu\u2019ils aient sur le mécanisme pathogénique probable de leur maladie et sur son évolution possible, des idées aussi claires que nous pouvons les exprimer dans l\u2019état actuel de nos connaissances.Ils comprennent mieux ainsi le motif du régime de vie que nous leur recommandons.3.Gastroenterology, Saunders 1943, vol.I.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Ils y adhéreront de meilleure grâce, en comprenant toute l'importance.Nous n\u2019avons pas encore parlé des antacides; ils jouent, à notre avis, un rôle de second plan dans le traitement de l\u2019ulcère.Les meilleurs produits à notre disposition ne remplissent pas encore toutes les conditions de l\u2019anta- cide idéal, défini il y a quelques années.Celui-ci devra être peu coûteux, sans saveur, actif à petite dose, et sans acidité secondaire; il ne devra amener ni tympanisme, ni constipation, ni diarrhée et devra avoir une action prolongée tout en n\u2019affectant en rien le pH sanguin et l\u2019élimination urinaire.Les antacides dont nous nous servons actuellement sont souvent utiles, à condition que les malades les prennent au bon moment, lorsque la douleur apparaît.Un certain nombre de médecins recommandent d\u2019en faire usage immédiatement après les repas.A ce moment, le malade est habituellement soulagé ; alors la médication risque fort d\u2019être superflue.De France nous est venue l\u2019an dernier \u201c, une autre nouveauté thérapeutique, la novocaïne per os.L\u2019auteur s\u2019est attaché à traiter le symptôme douleur, lui donnant préséance sur le traitement -dit de fond de la maladie; ceci à titre d\u2019essai.La novocaïne est donnée en solution fraîche à 1%, à la dose de cent centimètres cubes et est absorbée à petites gorgées à jeun le matin au réveil.Les résultats furent, paraît-il, excellents tant au point de vue clinique que radiologique, mais nous pensons bien comme l\u2019auteur que, «la valeur propre de cette thérapeutique locale 4.Presse Médicale, page 314 (11 mai) 1946. ÉDITORIAL reste soumise aux critiques d\u2019incertitude créées par la notion de périodicité clinique et radiologique de l\u2019affection ».Nous n\u2019avons pas encore fait l\u2019essai de la novocaïne per os; à vrai dire, cette méthode nous a un peu étonné.On nous avait jusqu\u2019ici laissé croire que la novocaïne n\u2019agissait qu\u2019en infiltration.Mais cette nouveauté mérite d\u2019attirer l\u2019attention ; l\u2019auteur prétend qu\u2019il est resté en deça de la « dose quotidienne et complètement efficace et cependant inoffensive » on peut se demander comme il le fait d\u2019ailleurs, s\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une anesthésie locale.Au sujet de la novocaïne, signalons aussi l\u2019article du 31 août 1946, paru dans la Presse Médicale sous la signature de P.Oury, A.Bensaude et J.Brossard °.On y traite de injections intraveineuses d\u2019atropine et de novo- caîne dans les syndromes douloureux digestifs.L\u2019atropine intraveineuse n\u2019est pas une nouveauté; on avait déjà en 1937, les auteurs le rapportent d\u2019ailleurs, préconisé la combinaison atropine, bromure de soude intraveineux dans le traitement de l\u2019ulcère gastro- duodénal ; mais la novocaïne elle, « employée de longue date en anesthésie locale vient d\u2019acquérir ses titres de noblesse comme agent modificateur du système neuro-végétatif ».Cette méthode résulte un peu des importantes recherches faites, en France sur ce que l\u2019on désigne maintenant sous le vocable de pharmaco-radiologie.Elle s\u2019adresse à tous les dérèglements du système neuro-végétatif, atteignant les voies 5.Presse Médicale, page 559 (31 août) 1946.1091 digestives.Les résultats que l\u2019on nous présente sont intéressants et les incidents, paraît-il, n\u2019existent pas; c\u2019est déjà beaucoup.Mais nous croyons bien qu\u2019il s'agit encore d\u2019une de ces méthodes dont 1l faudra se servir pendant qu\u2019elle guérit.On nous parle aussi de plastique pulvérisé que l\u2019on fait prendre en capsule et qui aurait un pouvoir neutralisant remarquable.On nous parle surtout de l\u2019entérogastrone d\u2019'Ivy et de l\u2019an- thalone de Sandweiss.On poursuit à ce propos, depuis quelques années déjà, des recherchés cliniques sérieuses.Les deux substances en cause inhiberaient la sécrétion gastrique et l\u2019une d\u2019elles au moins augmenterait la résistance des tissus.Les responsables n\u2019ont pas encore jugé bon de publier in extenso les résultats de leurs travaux et encore moins d\u2019abandonner leurs produits à la consommation générale.De toute façon, les procédés d\u2019extraction de ces « hormones » rendent encore leur coût prohibitif et ne permettent pas d\u2019en obtenir des quantités qui suffiraient à la demande générale.Nous continuerons donc, pour le moment, à traiter nos ulcéreux par tous les moyens rationnels possibles, faisant, selon les cas, un choix judicieux de chaque mode thérapeutique.N\u2019oublions jamais que nous traitons des ulcéreux et non pas des ulcères, et ne leur infligeons pas inutilement ce que nous n\u2019aimerions pas qu\u2019on nous fit à nous-mêmes.Roger-R.DUFRESNE. MÉDECINE SOCIALE + + SAUVONS LES JEUNES ENFANTS ! D.V.HUTTON, O.E.B., Pédiatre à la Division de l\u2019hygiène maternelle et infantile du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social (Ottawa).Le monde civilisé s\u2019éveille au problème de l'hygiène infantile.Dès 1797, David Everett observait: « Les petits glands deviennent de grands chênes.» C\u2019est vrai, pourvu que les glands ne soient pas détruits.I] en va de même des jeunes enfants: il faut sauver leur vie pour que la nation survive.Le Canada affronte un grave problème dans le domaine de la mortalité infantile.Notre statistique n\u2019est pas enviable, parmi celles des grandes nations.Elle n\u2019est pas la plus mauvaise, mais elle est très loin des meilleures.Nous avons, il est vrai, accompli des progrès.La mortalité infantile est tombée de 55 par mille en 1944 à 51 par mille en 1945.Ce dernier chiffre est le plus bas de notre histoire.Il représente une réduction de près de 8 pour cent, et signifie près de 1,150 vies d\u2019enfants qui ont été sauvées dans une année (1).Mais si nous les comparons aux statistiques d\u2019autres pays pour 1945 (fig.1), nous devons conclure à la nécessité d\u2019un plus grand effort national.TAUX DE MORTALITE INFANTILE, NEONATALE ET MATERNELLE PAR |,000 NAISSANCES VIVANTES CANADA 1926-45 (1945, CHIFFRES PROVISOIRES ) INFANTILE NÉONATALE 40 20 MATERNELLE 0 1926 1930 nis 1940 1045 anche d atique tials es Buren u Sédér al etistique pou *pivis ry ele AT rnelle ad a Santé nationale st du Biemcstre scols 1, Taux de la mortalité infantile \u2014 1945 Nouvelle-Zélande .28 Australie .29 Suède .30 Etats-Unis .38 Suisse .42 (1944) Angleterre et Pays de Galles .45 Danemark .48 Union sud-africaine (Blancs) .48 (1944) Canada .&1 Ecosse .56 Eire .99 Irlande du Nord .08 Examinons la statistique canadienne.En 1945, sur mille enfants nés vivants, cinquante et un moururent pendant leur premiére année de vie, et plus de la moitié d\u2019entre eux (8,244 sur 14,823) moururent\u2019 pendant le premier mois, c\u2019est-à-dire pendant la période « néonatale ».Si nous ajoutons les enfants morts en très bas âge et les mort-nés (14,823 et 6,668), nous avons un total de 21,491 vies perdues en une année.Quel gaspillage! Les naissances prématurées sont le principal facteur de la mortalité infantile.L\u2019année dernière, elles ont causé la mort de 3,311 bébés.Autrement dit, le tiers, et même 40 pour cent des enfants morts dans leur premier mois de vie étaient nés prématurément.Le taux de mortalité infantile, de 51 par mille naissances vivantes, est calculé par provinces, comme suit: Taux de mortalité infantile \u2014 1945 (2) Canada .51 Ontario .41 HUTTON: SAUVONS LES JEUNES ENFANTS Colombie-Britannique .42 Alberta .43 Saskatchewan .44 Ile du Prince-Edouard .45 Manitoba .48 Nouvelle-Ecosse .53 Québec .62 Nouveau-Brunswick .71 Telle est la statistique.A quels facteurs attribuer la responsabilité de ce gaspillage de vies?Pour plus de clarté.il est commode de diviser la période de l\u2019enfance en trois groupes, bien qu\u2019en fait aucune cloison étanche ne sépare ces trois groupes: Groupe 1: Nouveau-nés ou période néonatale.Groupe 2: Les trois premiers mois de vie.Groupe 3: Du quatrième au trentième mois.D\u2019autres influences s\u2019exerçant sur l\u2019avenir du bébé, il faut encore faire précéder ces groupes de deux groupes supplémentaires: la période prénatale ou intra-utérine, et la période de l\u2019accouchement.1.FACTEURS DE LA PÉRIODE PRÉNATALE.Malgré tous les progrès de la pédiatrie et des connaissances obstétricales, bien des futures mères, et même des hygiénistes et des médecins, ne comprennent pas assez que l\u2019enfant se développe pendant neuf mois avant d\u2019être bercé dans les bras maternels.Le professeur Leonard Parsons, de l\u2019Université de Birmingham, Angleterre, prononçant une conférence devant le « Royal College of Obstetricians and Gynæcologists » (3), a placé une terrible responsabilité sur les épaules des obstétriciens en matière de prévention des naissances prématurées.Il a relié les difformités, les monstres, certains types d\u2019idiots, et la reconnaissance précoce des changements de sang connus comme le facteur Rh, qui, en cas d\u2019in- 1093 compatibilité des sangs des parents, produit chez le rejeton l\u2019érythroblastose fatale ou maladie hémolytique.Il signale que certains virus, ou maladies productives de toxines, en particulier la rubéole pendant les quatre premiers mois de la grossesse, peuvent entraîner la cataracte, la surdité, et certaines difformités.De même, Beck (4), du « Long Island College Hospital », insiste, dans un rapport récent, sur la nécessité de précautions prénatales continues et sur le choix d\u2019un obstétricien.Dans son étude, Beck attribue aux obstétriciens la responsabilité de 60 pour cent des morts néonatales survenues à son hôpital.Les futures mères doivent donc consulter leur médecin dès le début de leur grossesse, dès qu\u2019elles soupçonnent leur état de grossesse, et renouveler cette consultation tous les mois jusqu\u2019à l\u2019accouchement.De cette manière, elles suivront un régime convenable, corrigeront des troubles pelviens ou particuliers au sexe féminin, des infections des reins et les diverses toxémies de la grossesse.Elles choisiront aussi la meilleure méthode d\u2019accouchement, pour la mere comme pour l\u2019enfant.2.NAISSANCE.La naissance d\u2019un bébé ne doit pas s\u2019attendre dans une atmosphère tragique.Avec des précautions prénatales convenables, une chambre d\u2019accouchement propre et tranquille, et les soins d\u2019un médecin compétent et sympathique, les risques sont réduits au minimum, ou même complètement supprimés.L'administration de certaines formes de soporifiques (5) ou anesthésiques (6) entraîne trop souvent un accouchement assez confortable, mais un enfant partiellement asphyxié, sinon mort.Les hôpitaux ont les meilleures installations et assurent la plus forte réduction des risques en cas d\u2019urgence, en procurant une meilleure surveillance pour la mère et pour l\u2019enfant.Une future mère doit avoir confiance en son médecin, se sentir assurée qu\u2019il la guidera sagement pendant la période de grossesse et présidera convenablement à l\u2019accouchement. 1094 Les procédés de délivrance accélérée comportent des risques pour les os du crâne de l\u2019enfant.Ils peuvent pincer les tissus du cerveau et entraîner de petites hémorragies crâniennes, ce qui produit des spasmes, des blessures de la boîte crânienne, une forme épileptique ou autre d\u2019hydrocéphalie.De bonnes méthodes d\u2019accouchement sont donc essentielles pour la naissance d\u2019un enfant normal et bien portant.3.PÉRIODE NÉONATALE.C\u2019est la période de la vie qui est vraiment trop mal connue.Nous ne pouvons pas espérer réduire la mortalité désolante des très jeunes enfants tant que la physiologie de cette période ne sera pas entièrement comprise.Le docteur C.A.Aldrich, directeur du « Rochester Child Health Project », a institué depuis quatre ans une étude intensive des problèmes essentiels de la période néonatale, sous les auspices de la Fondation Mayo.Il est compréhensible que le bébé, quittant l\u2019abri, le confort, la chaleur et la sécurité du sein maternel pour se trouver dans un monde inconnu et froid, éprouve quelque difficulté à s\u2019acclimater à son nouveau milieu.Aldrich a commencé son étude par un examen détaillé des pleurs de l\u2019enfant (7).A la suite de cette enquête, la quantité des cris des nouveau-nés, enregistrés par l\u2019audiomètre, a été réduite de 55 pour cent à l\u2019hôpital Sainte- Marie \u2018de Rochester, Minnesota.Cette enquête peut sembler puérile, au premier abord, mais en étudiant les facteurs qui déterminent les cris des nouveau-nés, et en modifiant en conséquence le milieu et les habitudes quotidiennes, Aldrich et ses collaborateurs ont compris certains aspects du comportement des nouveau-nés.La pédiatrie se dégage graduellement du dogmatisme dû aux influences teutoniques des vingt dernières années.Tous les grands pédiatres d\u2019il y a vingt ans étaient allemands ou autrichiens.Ils ont posé des règles sévères et étroites, qui ont été adoptées dans le monde de langue anglaise.Grâce à la sincérité professionnelle et aux études approfondies de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 spécialistes américains aussi remarquables qu\u2019Aldrich et Arnold Gesell, la direction des idées en ce domaine a changé, et l\u2019enfant est de nouveau considéré comme un être humain.L\u2019enfant, comme l\u2019adulte, a besoin d\u2019un milieu agréable, d\u2019un sentiment de sécurité et de contentement, et d\u2019une affection réciproque, pour surmonter les tensions et les difficultés quotidiennes de la vie.Le lait maternel est indiscutablement l\u2019aliment de choix pour le nouveau-né.La tendance moderne, qui s\u2019en écarte, est lamentable.Il faut un programme énergique de rééducation des mères, des futures mères, et même, malheureusement, des médecins, dans tout le Canada.La littérature médicale a suffisamment exposé les multiples avantages du lait maternel pour qu\u2019il soit inutile d\u2019insister ici.Il est incroyable que des mères refusent cet avantage à leur enfant, par ignorance, par paresse ou par pur égoïsme.Dans une tournée récente dans l\u2019Est du Canada, nous avons été atterrés de constater, ville après ville, que moins de 2 pour cent des mères nourrissaient leur enfant.Dans ces mêmes localités, la mortalité infantile s\u2019élevait jusqu\u2019à 133 par mille naissances vivantes.Ce chiffre est très significatif, si on le compare au taux de 30 pour mille en Nou- velle-Zélande, où 90 pour cent des mères allaitent leur enfant L\u2019allaitement maternel ne fournit pas seulement à l\u2019enfant des avantages alimentaires et physiologiques, mais des avantages psychologiques, par la saine intimité qu\u2019il développe entre la mère et l\u2019enfant.Il y a certainement des cas où la mère ne peut allaiter son enfant, mais ces cas de force majeure sont rares.Lorsque l\u2019allaitement artificiel est nécessaire, il doit se donner sous une surveillance médicale compétente.C\u2019est le moyen d\u2019assurer un régime équilibré, entre les matières grasses, les hydrates de carbone et les protéines.Quant à l'intervalle entre les tétées, Aldrich a montré (8) qu\u2019il vaut mieux laisser l\u2019enfant établir lui-même ses habitudes.Les nouveau-nés nourris quand ils ont faim sont beaucoup plus heureux que les nouveau- HUTTON: SAUVONS LES JEUNES ENFANTS nés nourris, non pas quand ils pleurent pour demander à manger, mais à des heures imposées.Cependant, une fois l'habitude établie, il faut respecter l\u2019intervalle, qu'il soit de deux, de trois ou de quatre heures.L\u2019une des grandes menaces de la période néonatale e:t la diarrhée infectieuse.Elle provient d'aliments contaminés, de la maladresse ou de la malpropreté de la mère, ou de l'ignorance en vertu de laquelle des gens porteurs d\u2019une infection quelconque s\u2019approchent de l\u2019enfant.En général, des précautions simples permettent d\u2019éviter cette cause majeure de la mortalité infantile.La malpropreté est impardonnable.En 1945, 1,586 enfants de moins d\u2019un an sont morts de diarrhée.Un logement et un habillement convenables sont essentiels pour protéger l\u2019enfant, surtout dans les premiers mois, contre les risques des saisons.Quand nous aurons bien compris les particularités physiologiques et les habitudes caractéristiques des nouveau-nés, nous aurons brisé la croûte de l\u2019ignorance, et sauvegardé des milliers d\u2019existences précieuses.Le docteur Arnold Gesell, de l\u2019Université Yale, a passé un quart de siècle à étudier la première enfance.Dans un article récent (9), il dit au sujet du vêtement: « La naissance prive l\u2019enfant de la protection qu\u2019il trouvait dans l\u2019utérus.Il n\u2019est pas nécessaire de reproduire la situation intra- utérine, mais il n\u2019est pas impossible de rétablir certains de ses avantages.Le nouveau-né moderne n\u2019apprécie pas la nudité, même dans un humidificateur.Je crois qu\u2019il recherche les qualités tactiles et thermales du vêtement.Il y aurait donc des avantages à le pourvoir de vêtements ajustés, de robes de piqué à longues manches, et à bien lui envelopper les pieds avec des chaussettes doublées d\u2019ouate.» Sur la manière de tenir les nouveau-nés, Ge- sell écrit: « Le nouveau-né n\u2019est pas aussi fragile qu\u2019on le croit.Il a besoin, non pas de ne pas être remué du tout, mais d\u2019être manié avec adresse.S\u2019il était encore dans l\u2019utérus, il profiterait des chocs, des secousses, des changements de position, et pourrait voyager en sui- 1095 vant les allées et venues de sa mère.» Il est donc raisonnable de présumer que cette activité manque à l\u2019enfant, surtout s\u2019il est immobilisé pendant des jours, ou confiné dans un « humidificateur ».Dans une étude récente sur les enfants nés avant terme (10), Gesell interprete leur psychologie en fonction de leur ton musculaire.Le ton est un état de tension musculaire provoqué par les deux catégories d\u2019impulsions nerveuses.L\u2019être qui s\u2019affaiblit a un faible ton, le mourant perd du ton, et le mort n\u2019en a pas du tout.L\u2019enfant normal et sain possède une bonne élasticité, ou un bon ton de son système nerveux.Donc, tout ce qui protège et accroît le ton est très important dans le soin des enfants nés avant terme, et, dans une moindre mesure, de tous les enfants.Il faut manipuler les bébés brièvement, pour ne pas les fatiguer.Mais en les tenant adroitement et sans trop prolonger, cet exercice peut éviter l\u2019amollissement consécutif aux conditions mêmes de l\u2019hospitalisation non mitigée.La pédiatrie tend nettement à s\u2019occuper des problèmes de la croissance, du développement fonctionnel de l\u2019hygiène mentale du comportement, quel que soit le vocable choisi.Les pédiatres possédant quelque expérience savent que la plupart des questions posées par les parents portent, non pas sur les amygdales, les genoux cagneux ou la rougeole, mais sur le comportement et la formation des enfants.Presque toutes les difficultés qui surviennent dans ce domaine (11) ont leur source dans les conflits entre la nature de l\u2019enfant et les règles établies dans son milieu pour gouverner sa conduite.Dans son discours présidentiel devant l\u2019« American Pediatric Society » (12), Aldrich signale que bien des ennuis viennent de ce - fait que les personnes s\u2019occupant des enfants ne pensent pas qu\u2019ils doivent se conduire en fonction de leur âge.Ce devrait être un axiome que nous ne pouvons pas attendre, d\u2019un enfant, une conduite à laquelle sa croissance et son développement ne l\u2019ont pas encore préparé.Le pédiatre doit donc bien connaître les 1096 lois de ce développement, pour conseiller les parents sur des sujets aussi importants que la formation des habitudes essentielles, les cris des enfants, et même les problèmes de l\u2019adolescence.Aldrich demande comment un médecin peut donner des conseils sur la question du contrôle des habitudes urinaires s\u2019il n\u2019a pas étudié les lois de la croissance applicables à ce sujet.Comment peut-il interpréter les cris du nouveau-né s\u2019il n\u2019a pas compris le stage de sa croissance mentale et émotive?Et où peut-il obtenir ces renseignements dans ses études médicales?La difficulté vient trop souvent de ce que les adultes ne permettent pas aux enfants de réaliser les possibilités de leur croissance.C\u2019est particulièrement évident dans la seconde année de vie, où l\u2019enfant lutte, avec toute sa force physique, mentale et nerveuse, pour contrôler les possibilités qui se sont développées pendant la première année.L\u2019enfant arrive enfin & la phase ou il veut agir lui-même, et, comme pour contrarier sa croissance et son développement, les parents le lui interdisent en répétant: « Non, non, et non.» Beaucoup d\u2019enfants sont appelés méchants parce que les parents ne leur laissent pas faire des choses qui sont dictées par le phénomène de leur croissance.4.LES TROIS PREMIERS MOIS DE VIE.C\u2019est une période d\u2019acclimatation.L\u2019enfant apprend à vivre dans un monde nouveau.Il est donc essentiel que ses expériences soient entourées d\u2019affection, d\u2019amour, de compréhension, et de la connai-sance des lois essentielles de la croissance et du développement.En portant attention aux fonctions normales de la vie: alimentation, élimination et repos, qui sont les principales expériences de la première enfance, on développe des habitudes qui influenceront tout le reste de la vie.Les parents donnent le cadre dans lequel l\u2019enfant formera ses habitudes, bonnes ou mauvaises.5.DU QUATRIÈME AU TRENTIÈME MOIS.Au quatrième mois, l\u2019horizon de l\u2019enfant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal septembre 1947 s\u2019est élargi.Il accomplit des progrès tous les jours, et les parents rayonnent de fierté.Ce développement peut être accéléré ou retardé.Chaque enfant développe un caractère individuel qui est, dans bien des cas, le premier indice d\u2019un danger menaçant.Tous les risques ne proviennent pas de là.cependant.La maladie est une menace constante.Il faut protéger l\u2019enfant contre le groupe des maladies évitables: diphtérie, coqueluche, fièvre scarlatine, variole, et tétanos.La coqueluche est plus meurtrière pour les enfants canadiens que la diphtérie, la fièvre scarlatine et la rougeole combinées.Elle est surtout meurtrière pour les enfants de moins d\u2019un an.Il faut quatre mois pour arriver à l\u2019immunité complète après l\u2019injection finale.Il est donc très important de ne pas retarder les injections après le sixième mois.Beaucoup de médecins et d'hygiénistes administrent aujourd\u2019hui un vaccin combiné contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.Pour protéger l\u2019enfant contre les infections les plus communes: rhumes, maux de gorge, dysenterie, influenza, pneumonie, etc.il faut éloigner de lui les adultes ou les autres enfants qui peuvent avoir une de ces infections.La mère atteinte d\u2019une affection respiratoire doit porter un masque de gaze quand elle touche son enfant, et tenir ses mains méticuleusement propres.Les examens réguliers par le médecin de famille, ou par un pédiatre ou par une clinique, sont un des meilleurs moyens de protéger la santé des enfants.Les maladies sont ainsi découvertes et traitées plus tôt.\u2014 Le régime joue aussi un rôle important pour le développement de l\u2019enfant.Nous l\u2019avons déjà dit: le lait maternel est le moyen naturel de préserver l\u2019enfant de graves risques.Les aliments solides (13) sont ajoutés au régime, non pas seulement pour leur valeur nutritive, mais pour habituer l\u2019enfant à des aliments différents en goût, en consistance et en couleur.ce qui simplifie plus tard le problème des habitudes alimentaires.Certains facteurs alimentaires \u2014 vitamines et sels minéraux \u2014 sont nécessaires pour em- HUTTON: SAUVONS LES JEUNES ENFANTS pécher le rachitisme, le scorbut, les maladies des yeux, l\u2019anémie, ete.Gerstenberger (14), de Cleveland, après quatre ans de recherches intensives sur la vitamine Ds, a démontré qu\u2019une seule injection intramuseulaire de 6,250 unités de vitamine D3 dans de l\u2019huile empêche ou guérit le rachitisme pendant un an.Il recommande de donner cette injection au huitième jour de vie, ou juste avant le départ de l\u2019hôpital.Cette mesure d\u2019hygiéne publique empécherait le rachitisme infantile dans le pays.Le coût serait négligeable, et les avantages seraient multiples.Pour résumer, voici les points stratégiques de la ligne de bataille, s1 nous voulons rem- # porter la victoire contre la grande faucheuse anh ome - =- _\u2014\u2014 \u2014 \"A d\u2019enfants: 1.Soins attentifs dans la période prénatale.2.Soins à la naissance, dans les meilleures conditions possible d\u2019hospitalisation.3.Meilleure connaissance de la période néonatale (premier mois de vie) à répandre parmi les médecins, les infirmières et les parents, pour assurer une réduction sensible des décès en bas âge.4.Application du bon sens, guidé par les conseils médicaux, pendant toute l\u2019enfance.5.Allaitement maternel, régime convenable, inoculations protectrices, élimination des contacts avec les personnes infectées, pour procurer à l\u2019enfant les meilleures chances de vie.Telles sont les menaces qui pèsent sur l\u2019enfant! A nous, médecins, hygiénistes, associations, œuvres, organisations féminines, etc, de les déjouer.Par l\u2019éducation, la coopération et la persévérance des efforts, nous pouvons ré- 1097 duire les risques qui augmentent si dangereusement la mortalité infantile.MORTALITE INFANTILE \u2014 CANADA, 1945 DIX CAUSES PRINCIPALES DE DECES CHEZ LES ENFANTS DE MOINS D'UN AN 4000 \u2014 NAISSANCE i PREMATUREE TOTAL AU-DESSOUS DUN AN 3200 7 14,823 2400 1600 800 ques vi ir à @ » vitales du Bureau fédéral de giène maternelle ot infantile, en-êtro socisle .BIBLIOGRAPHIE 1.Rapport Annuel, Statistiques Vitales, 1944, Bur.Féd.de la Stat.2.Rapport Annuel, Statistiques Vitales, 1945.Bur.Féd.de la Stat.3.PARSONS, Prof.Leonard G., J.Obst.& Gynæc.of the B.E.53: 1 (fév.) 1946.4.BECK, A.C., Am.J.Obst.& Gynec., 151: 173 (fév.) 1946.5.BECK, A.C., Am.J.Obst.& Gynæc., 151: 173 (fév.) 1946.6.BECK.A.C, Am.J.Obst.& Gynæc., 151: 173 (fév.) 1946.7.ALDRICH, C.A.et Al, Jour of Ped., 27: 428 (nov.) 1945.8.ALDRICH, C.A.et Al.Jour.of Ped., 28: 665 (juin) 1946.9.GESELL, Arnold, Jour.of Ped., 29: 2 (août) 1946.10.Ibid.11.ALDRICH, C.A., Am.J.Dis.Child, 72: 1 (juillet) 1946.12.Ibid.13.ALDRICH, C.A., «Cu!tivating the Child\u2019s Appetite », 1927.14.GERSTENBERGER, Prof.H.J., Bul.Academy of Med., Cleveland, mai 1946. CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE à + + + LA VERGE DOULOUREUSE Roméo BOUCHER.Quand un poète du Québec eut la malencontreuse inspiration d\u2019écrire ce vers qui devrait faire partie de notre répertoire antinational: « Moise, prends ta verge et fais jaillir de l\u2019eau », il ne se doutait guère, le cher homme, que son alexandrin serait, un jour, cité au début d\u2019un article de séméiologie, dont le titre lui paraîtrait, sans doute, quelque peu gaillard.Mais je tiens à le dire tout de suite: 1l n\u2019y a pas de quoi rire.Car les pauvres malheureux, qui viennent nous tendre anxieusement l\u2019objet de leur souci, sont des malades, souvent condamnés à traverser des affres que je ne souhaite à personne, et qui méritent toute notre pitié.Ils ne peuvent plus, sans souffrance intolérable, « faire jaillir de l\u2019eau» et ressentent mille autres douleurs, sans même donner cette preuve vertueuse de leur libre élimination.On a beau crier sur les toits et «dans l\u2019air » qu\u2019il n\u2019y a pas de maladie honteuse, nombreux sont encore les patients qui commencent à peine à se pénétrer de l\u2019idée qu\u2019on peut, sans déchoir, souffrir du cerveau comme des poumons, d\u2019un orteil comme de la verge.Hélas! celle-ci a la triste destinée de servir deux maîtres à la fois, aussi tyranniques l\u2019un que l\u2019autre.Ce qui lui donne, dans tous les milieux, une réputation assez douteuse.Mais, comme Dieu l\u2019a créée ainsi, philosophiquement elle en a pris, depuis très longtemps, son parti et file son petit bonhomme de chemin sans se préoccuper le moins du monde de l\u2019indignité dans laquelle on la tient.Mais qu\u2019elle se heurte inopinément à quelque misère de la vie, qu\u2019elle ne puisse plus, étant atteinte d\u2019une quelconque maladie, remplir l\u2019une ou l\u2019autre de ses fonctions, c\u2019est alors que le médecin s\u2019aperçoit qu\u2019il a eu tort de tenir cet organe en si mince estime \u2014 médicalement parlant, bien entendu! \u2014 de ne pas lui avoir donné toute l\u2019attention propédeutique qu\u2019il mérite.Et quand il se met à fouiller ses livres, pour éclairer son entendement clinique ou rafraîchir des notions depuis longtemps oubliées, sinon jamais apprises \u2014 qu\u2019on en juge par ce qu\u2019il se fait aujourd\u2019hui en propédeutique, qui est cette partie de la médecine la plus mal enseignée qui soit! \u2014 il se rend vite compte que même ses auteurs ont traité cette innocente verge de bien cavalière façon.Ouvrez-les, ces livres savants.Cherchez le chapitre où il est question des douleurs de la verge.Comme il est maigre! Et j'ai bien raison de m\u2019en indigner, de prendre parti contre ces tartufes qui veulent nous enseigner la médecine comme on parle à des agnès et cacher leur ignorance sous un fouillis de mots hypocritement choisis et disséminés pudiquement dans des chapitres, où nul n\u2019au- - rait idée de les aller chercher, de façon à ce qu\u2019on n\u2019y comprenne absolument rien.Pourtant c\u2019est assez simple.La douleur de la verge ne peut se présenter que dans deux circonstances bien définies et toujours les mêmes: en dehors de la miction ou à l\u2019occasion de la miction.Voilà done quelque chose de précis.Ces prémices ont-elles blessé votre pudeur?Non?Alors, je continue.I° Prenons le premier cas.Chacun est suffisamment au courant de la physiologie de la verge pour savoir qu\u2019EN DEHORS DE LA MICTION elle subit un phénomène particulier qui s\u2019appelle l\u2019érection et que l\u2019étiologie de la douleur est différente selon qu\u2019il y a ou qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019érection.ET rs gy Sig BOUCHER: LA VERGE DOULOUREUSE A) Si ny a pas d\u2019érection.La première question est de se demander s\u2019il existe ou s\u2019il n\u2019existe pas de maladie vénérienne.Dans les maladies vénériennes, la principale source de la douleur est l\u2019urétrite neis- sérienne, avec ou sans balanite, avec ou sans phimosis ou paraphimosis.Plus les lésions seront aiguës et étendues, plus intense sera la douleur.Nous reviendrons plus loin sur le caractère de cette douleur.En dehors des maladies vénériennes, 11 faut d\u2019abord penser: 1° Aux affections locales de la verge: a) par lésion de la peau ou des muqueuses, comme il s\u2019en voit au cours de l\u2019herpès du prépuce et de la verge, de l\u2019érysipèle, de toute plaie septique compliquée d\u2019une lymphangite toujours très douloureuse; et il ne faut pas oublier de mentionner aussi la cellulite; b) par contusions, de quelque nature qu\u2019elles soient, pouvant provoquer un hématome des corps caverneux: par lacérations, blessures, accidentelles, ou dues à l\u2019onanisme avec introduction dans l\u2019urètre d\u2019un objet métallique, ou par la fausse route d\u2019un cathéter; par strangulation, au cours de la masturbation avec un objet en forme d\u2019anneau ou, aprés une circoncision, avec un pansement trop serré; c) par calculs préputiaux, formés par des concrétions dues au smegma, aux cellules épithéliales, parfois même aux produits de décomposition de l\u2019urine, s\u2019accumulant sous le prépuce et s\u2019accompagnant, presque toujours de balanite et de ce qui s\u2019ensuit.2°) Aux affections générales, au premier rang desquelles il est indispensable de citer | les suivantes: a) la colique rénale, avec ses irradiations classiques du côté de la verge; | b) l\u2019appendicite aiguë, bas située surtout, où ce peut être le symptôme prédominant au cours de la crise et le plus tenace en dehors de la crise (plusieurs cas rapportés, 1 cas personnel) ; ¢) la rétention d\u2019urine, quand la vessie est dilatée au delà de sa capacité et que | la douleur s\u2019irradie jusqu\u2019au périnée; d) le cancer de la verge avec ses ulcérations de plus 1099 en plus douloureuses au fur et à mesure qu\u2019elles s\u2019étendent; e) la leucémie par hématome des corps caverneux.B) S\u2019il y a érection.Encore ici faut-il ne pas perdre de vue la maladie vénérienne possible.1°) Dans les cas d\u2019affection vénérienne, c\u2019est la chaude-pisse qu\u2019il faut surtout évoquer, d\u2019autant plus pénible qu\u2019elle est cordée, qu\u2019elle s\u2019accompagne de balanoposthite, de phimosis ou de paraphimosis.On connaît par expérience (clinique, bien entendu) les érections douloureuses, surtout nocturnes, qui surviennent constamment au cours de ces affections.2°) En dehors de toute maladie vénérienne, il reste à signaler a) le trauma qui peut survenir, au cours d\u2019une érection, soit par coït trop violent avec rupture du pénis et la mort dans la moitié des cas, soit par un coup directement porté sur la verge en érection (coup de bâton, par exemple) qui donnerait une sub- luxation du pénis dans le périnée, sous la symphyse pubienne ou le scrotum; b) par l\u2019infiltration des corps caverneux par une syphilis tertiaire ou la diathèse goutteuse, l\u2019érection douloureuse ne se localisant alors qu\u2019à la partie proximale du pénis; c) par priapisme, éree- tion prolongée, sans désir sexuel, douloureuse, dont la principale étiologie réside dans certains états médullaires, la leucémie, le diabète et d\u2019autres causes multiples qui feront le sujet d\u2019un article ultérieur.II°.A L\u2019OCCASION D\u2019UNE MICTION, la verge peut être le siège de douleurs de toute nature.Elles peuvent durer tout le temps de la miction, ou ne s\u2019accentuer qu\u2019à l\u2019un des temps du passage de l\u2019urine: avant, pendant ou apres.I} est difficile, dans l\u2019appréciation de ce symptôme purement subjectif, d\u2019avoir une certitude abrolue.Une douleur, intense au début de la miction, peut très bien s\u2019atténuer en cours de miction, pour n\u2019être que fort peu appréciable celle-ci terminée.L\u2019inverse peut aussi se présenter.Cependant, pour plus de clarté, nous allons diviser ce paragraphe 1100 en deux parties, la première parlant de la douleur avant et pendant la miction, la seconde à la fin et après la miction.Mais, encore une fois, cette division n\u2019est pas absolue et le symptôme douleur peut très bien envahir, dans les circonstances que nous allons citer, les différents temps de la miction.A) Avant et pendant la miction.La douleur s\u2019apprécie quand sont atteints: a) l\u2019urètre, dans l\u2019urétrite aiguë avec sa sensation de brûlure, en lames de rasoir; lors du passage d\u2019un caillot ou d\u2019un calcul avec le spasme très aigu qui s\u2019étend du périnée au gland (si le calcul s\u2019arrête en route, la douleur devient exquise); lorsqu\u2019il existe un rétrécissement, car c\u2019est à ce niveau que la douleur est plus intense s\u2019irradiant dans les deux sens, vers le périnée et vers le gland; à l\u2019occasion d\u2019un chancre urétral (douleur légère et constante au niveau du gland surtout); dans le traumatisme de l\u2019urètre par masturbation ou fausse route d\u2019un cathéter (sensation de brû- lement); dans l\u2019hyperacidité urinaire et la phosphaturie (sensation d\u2019irritation, de brûlure); b) la verge par traumatisme, balano- posthite, herpès, cancer dont nous avons déjà parlé; c) la vessie, dont le début de la miction, dans la cystite aiguë, est parfois si douloureux, mais où la douleur peut s\u2019étendre à toute la verge, même après que l\u2019urine est émise; dans le papillome qui entraîne une dysurie toujours douloureuse; dans le carcinome pédiculé qui provoque des arrêts brusques du jet urinaire, avec une douleur exquise au niveau de toute la verge, s\u2019étendant souvent jusqu\u2019au périnée; d)-la prostate: l\u2019état aigu ou chronique de cette glande donnant cette sensation particulière de plénitude douloureuse au sacrum et au périnée avec irradiation dans Purètre au moment de l\u2019urine et même après; l\u2019hypertrophie, entraînant la sensibilité de l\u2019urètre, avec éclairs douloureux vers le gland et ténesme pendant toute la miction; le carcinome avec sa douleur légère mais constante; le calcul, avec sa douleur vive mais inconstante; la tuberculose avec sa douleur inconstante et si légère la plupart du temps.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerIN A.MLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 B) À la fin ou après la miction.La verge est aussi le siège de douleurs localisées ou irradiées, ces dernières causées par des lésions du tractus urinaire ou de la partie terminale du tube digestif (rectum et anus).Ainsi dans certaines maladies a) de la vessie, on reconnaît la fréquence des sensations de picotement ou de piqûres d\u2019aiguilles dans la cystite aiguë; la douleur exquise du gland dans le caleul vésical, douleur surtout exacerbée par tout mouvement brusque ou tout changement de position; la douleur «en crampe », s\u2019irradiant de la verge vers le périnée dans la tuberculose de la vessie; la dysurie du carcinome non pédiculé avec élancements de l\u2019urètre postérieur vers le gland, ce qui peut se voir aussi avec le papillome; la douleur de l\u2019ulcération vésicale, dont celle de Hunner est le type le plus accusé au point de vue sensitif; la bilharziose avec son hématurie d\u2019autant plus lancinante que la maladie en arrive à son terme; b) de la prostate, dont l\u2019inflammation aiguë, le calcul, le carcinome sont très souvent accompagnés de douleurs terminales de la miction qui s\u2019irradient du périnée vers la verge, avec une sensation de plénitude sus-pubienne et périnéale leur donnant un caractère bien particulier; c) des vésicules séminales dont la spermato-vésiculite présente des phénomènes aigus où la douleur est au premier plan; d) de l\u2019uretère par un caleul de la portion descendante ou une tuberculose descendante au cours desquelles la fin de la miction est accompagnée d\u2019un ténesme aigu s\u2019irradiant presque toujours vers la verge et le gland; e) du rectum, dont toutes les inflammations et le cancer peuvent donner des irradiations douloureuses très vives à la verge; f) de l\u2019anus où les fissures, les ulcérations et les hémorroïdes enflammées produisent un ténesme qui n\u2019est pas sans provoquer une réaction spastique de l\u2019urètre avec douleur le long de toute la verge; g) enfin à titre de mémoire et circonstances plus rares, certaines affections sacro-tliaques (Paget, traumatisme) et le cancer des glandes de Cowper. BOUCHER: LA VERGE DOULOUREUSE * * Voilà donc aussi brièvement et aussi succin- tement que possible les maladies qui atteignent la verge dans sa sensibilité, si j'ose dire, et font souffrir cet appendice, en général, assez indiffé- rent à la douleur.' Quelle est la qualité de cette douleur?C\u2019est ce qui devient beaucoup plus difficile à décrire, toute cette séméiologie étant soumise à des impressions et à des imprécisions subjectives.Elle est, par conséquent, comme toutes les douleurs, d\u2019un caractère varié, d\u2019intensité diffé- 1101 rente, de nature diverse et d\u2019interprétation difficile.Elle en a tous les caractères étant tantôt fixe ou mobile, tantôt continue ou paroxystique, tantôt localisée ou irradiée et irradiante.Mais quelle soit lancinante, pongitive, gravative, fulgurante, vive ou sourde, térébrante ou exacerbante, en lames de rasoir, en brûlure ou en plénitude \u2014 tous les degrés peuvent se rencontrer! \u2014 elle n\u2019en est pas moins localisée sur cet appendice, dont la moindre souffrance plonge le sujet le plus optimiste dans un monde de réflexions amères, qui sont loin de lui faire voir la vie en rose. VARIÉTÉS OO ++ IIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DES MÉDECINS CATHOLIQUES, TENU A LISBONNE, PORTUGAL Adélard GROULX, M.P.H,, Directeur du Service de Santé de la ville de Montréal.Muni des lettres de créance nécessaires, j'ai eu l'honneur récemment de représenter officiellement la ville de Montréal et l\u2019Université de Montréal au IIIe Congrès International des Médecins Catholiques, tenu à Lisbonne, Portugal, du 17 au 24 juin 1947.Le Ier Congrès avait été tenu à Bruxelles, Belgique, il y a plusieurs années et le IIe à Vienne, Autriche, avant la guerre; le prochain, sur notre proposition, à cause du Jubilé d\u2019or de Sa Sainteté Pie XII, sera tenu à Rome en 1949.Le congrès de Li-bonne a été des plus intéressant et très profitable.Il a révélé, par son caractère tout particulier, un aspect bien spécial et permis d\u2019étudier certaines questions d\u2019actualité de la plus haute importance où le rôle de la santé publique devait être considéré.Il s\u2019est intéressé surtout à l\u2019étude de la socialisation et de la nationalisation de la médecine.Vingt-six pays étaient représentés: parmi les principaux: l\u2019Angleterre, la Belgique, la France, le Canada, l\u2019Irlande.la Hollande, l\u2019Italie, la Suisse, le Portugal, l\u2019Espagne, le Brésil, le Chili, la Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Suède, la Norvège.Le thème central du congrès a été \u201cLa médecine individuelle et la médecine collective ».Les rapports préparés et lus à ce sujet furent des plus importants et intéressants surtout en ce qui concerne la médecine sociale, la santé publique et les relations de l\u2019hygiène et de la médecine.Les études présentées et la discu-sion qui a suivi ont permis l\u2019expression d\u2019opinions fort opportunes et de déterminer la répercussion de certaines lois sociales, telles celles du «Contrôle des naissances >, du \u201cCertificat prénuptial>, ete, en regard des principes de la religion et de l\u2019Eglise.Parmi les travaux originaux, je signale: «L\u2019Etat et la médecine dans la société contemporaine\u201d, par le Dr R.DeGuchteneere, de Bruxelles, Belgique; « La nationalisation de la médecine », par le Dr W.B.V.Pember- ton, de Londres, Angleterre; « La médecine, les médecins et l\u2019action catholique», par le professeur Dr Vallejo de Simon, d\u2019Espagne; «La médecine individuelle et la médecine collective >, par le professeur Dr Luigi Gedda, de Rome, Italie; une autre thèse sur le même sujet par le président du Congrès, le professeur Dr Joâa M.Porto, de l\u2019Université de Coïmbra, Portugal.Je désire souligner d\u2019une façon toute particulière la communication de notre collègue canadien, le docteur Wilfrid LeBlond, professeur à l\u2019Université Laval de Québec, sur «La collaboration du médecin aux lois sociales ».Il s\u2019agit ic1 d\u2019un texte fort important et très intéressant concernant d\u2019abord la sécurité sociale et les tendances sociales actuelles, attirant l\u2019attention sur un certain nombre de lois sociales dans tous les pays.Cette étude à permis au docteur LeBlond de mettre de l\u2019avant le nom du Canada et de la Province de Québec, il a fait connaître sa situation géographique et son importance au point de vue population et économique.Il a démontré l\u2019importance de la Province de Québec dans le Domirion du Canada.Il a également fait ressortir le rôle de certaines lois sociales qui existent dans certaines parties du pays et le rôle du médecin à leur égard.Il s\u2019agit ici d\u2019une étude fort documentée, tout à l'honneur du rapporteur.Appelé à ouvrir la discussion sur ce travail, = \u2014\u2014n ae Ali ppl com EEE GROULX: Ille CONGRÈS INTERNATIONAL DES MÉDECINS.jai fait ressortir le rôle important joué par les organismes sanitaires dans notre pays et fait valoir le rôle et l\u2019organisation du service de santé de Montréal.Ceci nous a permis, en outre, de souligner dans le travail du docteur LeBlond la part importante prise par un Comité de la Société Médicale de Montréal en 1944-45, présidé par le directeur du service de santé de la ville de Montréal, sur «le certificat prénuptial », rapport très important fait à la demande du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, à la suite d\u2019un mandement gardant la liberté individuelle et s\u2019appuyant sur l\u2019éducation.Cet exposé, fort intéressant, a permis de rédiger dans le temps des formules spéciales d\u2019examen et de certificats et de déterminer des directives aux médecins.Les membres du Congrès ont été fort intéressés de ceci et jal mission, depuis mon retour, de leur adresser des exemplaires de ce document précieux et complet, j'ajouterai unique, dans l\u2019étude de cette question.J\u2019ai insisté, à la suite des remarques du docteur O.Pasteau, secrétaire général, sur importance d\u2019un groupement de médecins comme celui-là, surtout dans les circonstances actuelles.En effet, l\u2019an dernier, à pareille époque, j'avais la grande opportunité, à titre de membre aviseur de la délégation canadienne, d\u2019assister à la Conférence Internationale de la Santé, qui s\u2019est tenue à New- York, sous les auspices de l\u2019Organisme des Nations-Unies.Lors de ces- assises, bien des discussions et des suggestions ont été faites, et certaines idées très avancées mises de l\u2019avant.Cela a été pour moi une expérience tout à fait précieuse et complétée par celle que m\u2019a procurée ce dernier Congrès, avec son caractère plus défini.Au cours des réunions, un grand nombre d\u2019autres communications ont été présentées à chacune des séances.Je me permets d\u2019ajouter que la délégation canadienne était composée du docteur LeBlond et de moi-même, et que chacun de nous a été appelé à présider une séance plénière.Dans les réunions proprement 1103 d\u2019affaires, lors de la présentation du rapport de M.le secrétaire général des Sociétés Nationales des Médecins Catholiques, M.le docteur O.Pasteau, de Paris, France, nous avons personnellement joué un rôle de premier plan, tout à l\u2019honneur des Canadiens.En marge des séances scientifiques, le programme général du Congrès comportait la visite des universités de Lisbonne et de Coïm- bra, cette dernière célèbre par les grands hommes qui en sont sortis, dont le chef actuel de l\u2019administration du Portugal, M.Salazar, qui, avant son entrée dans la politique de son pays, a été professeur de droit.Cette visite à Coimbra nous a permis de visiter la première école de médecine du Portugal, au monastere de Santa Crux, où, grâce aux moines augus- tins vers l\u2019an 1220 ou 1230, on enseigna les premiers éléments de la médecine.Le programme social du Congrès nous a permis aussi de visiter, à Fatima, le célèbre centre de pèlerinage du Portugal, certains monastères du Moyen Age, comme Jeronimos et Béthala, sans compter certains musées, riches par la valeur des œuvres surtout religieuses et de certaines églises de l\u2019époque des premiers rois, une promenade en bateau sur le Tage, le tout se terminant par un banquet dans un hôtel situé à Estoril, centre fameux de villé- glature portugais, situé sur l\u2019Atlantique.Le Portugal est un pays fort intéressant ; les Portugais, en autant que nous avons pu en juger, sont des gens paisibles et fort polis.Lisbonne est une ville romantique, avec ses murs de pierres blanches, et les maisons peintes de différents tons.L\u2019immense boulevard, appelé « Avenida da Liberdate » (avenue de la Liberté), fait penser à l\u2019avenue des Champs Elysées, à Paris.Elle est propre et exempte de fumée.Nos confrères portugais, organisateurs de ce Congrès, les docteurs J.M.Porto, A.M.do Souto, V.M.Santana Carlos, en particulier, méritent des éloges et félicitations pour leur excellent travail et l\u2019idée d\u2019avoir réuni les médecins à Lisbonne pour étudier les questions médico-sociales actuelles. CORRESPONDANCE ee ++ LETTRE DE PARIS Juillet, voici que s\u2019achève l\u2019année scolarre.Soit que le temps ensoleillé les y incitait, soit que la crainte de complications sociales, nationales ou internationales les y poussait, les Parisiens, médecins et malades, semblent, cette année, avoir déserté, de bonne heure, la capitale.Les salles des hôpitaux sont vides, la clientèle qui s\u2019y pressait autrefois, à cette époque des journées chaudes, n\u2019est pas revenue, car la France reste un pays sec, raisonnablement sec, et l\u2019alcoolisme avec son cortège inévitable de deliriums, de polynévrites, de cwr- rhoses qui causait de grands ravages dans notre population a considérablement diminué.L\u2019administration de nos hôpitaux, l\u2019Assistance Publique, profite de cette absence de malades pour réparer, ravaler nos vieux hôpitaux qui auraient bien besoin d\u2019être rajeunis.Nous avons cependant entièrement récupéré nos deux grands hôpitaux, la Pitié, et le nouveau Beaujon, et ceux-ci avec l\u2019Hôpital La Cha- rité-Broussais et l\u2019Hôpital Raymond Poincaré, terminés tous deux avant cette guerre, ne nous font pas trop rougir.Dans ce cadre, malgré la pauvreté actuelle de nos laboratoires, un travail s\u2019accomplit qui s\u2019améliore chaque jour.Nos jeunes pèlerins qua, en grand nombre depuis la libération de notre territoire, ont franchi les mers, ont rapporté beaucoup de sujets de méditations et il semble qu\u2019une orientation nouvelle se fasse dans notre organisation médicale.Tout d\u2019abord, à partir de l\u2019année prochaine, les jeunes médecins qui se destinent à la carrière des concours devront obligatoirement travailler pendant un an ou deux à la Faculté des Sciences et acquérir des certificats de licence, soit de biologie, soit de physiologie, soit de chimie, soit de chimie brologique.Ensuite, il va être créé un véritable- corps de chercheurs médicaux.Le Mimistre de la Santé, M.Robert Prigent, a obtenu du Parlement les crédits nécessaires à cette création.Il ne s\u2019agit pas de récompenser des travaux de qualité, mais de déterminer des jeunes médecins à poursuivre une carrière de savant en dehors de toute préoccupation de clientéle.Ainst dans quatre ou cing ans aurons-nous des médecins des Hôpitaux qui joindront à la vieille tradition clinique française un important bagage scientifique qui leur permettra de pousser leurs recherches vers l\u2019orientation actuelle de la médecine.Pendant ce dernier trimestre un certain nombre de travaux méritent d\u2019être signalés.A la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, le Professeur C.Lian et ses collaborateurs Fred.Siguier et A.Sarrazin* ont présenté 4 cas de néphrose lipoïdique traités avec succès par la méthode de Veyre, c\u2019est-à-dire par des injections intraveineuses d\u2019acide chlorhydrique dilué.Ce traitement nous vient d\u2019Indochine où, pendant la guerre, Veyre, médecin colonial, manquant de corps thyroide, avait appliqué, pour la première fois, ce traitement à une néphrose lipoïdique grave.Cette méthode lui semblait logique puisque le régime d\u2019Epstein est nettement acidosant et légitime du fait.de son innocuité.D\u2019ailleurs P.Huard dans son service de la Clinique chirurgicale de la Faculté de Médecine de Hanoï, après Courtney W.Stropshire, avait pratiqué des injections d'acide chlorhydrique dilué dans un grand nombre d\u2019infections génito-urinaires avec quelques succès et sans aucun dommage.1.Bull.Soc.Méd.des Hôp.de Paris n°8 17 et 18, 1947; pp.368-384. LETTRE DE PARIS L\u2019application de cette méthode à ce cas dépassa toutes les espérances et.encouragea Veyre à poursuivre systématiquement ses recherches.Cinq nouveaux cas de néphrose lipoïdique furent ainsi traités avec des résultats très remarquables.Le traitement consiste en des injections intraveineuses d\u2019une ampoule de 10 cm, pendant 15 jours de suite, d\u2019acide chlorhydrique dilué tamponné par une solution contenant de l\u2019acide citrique et de la soude de façon que le pH soit de 2,5.D\u2019après C.Lian et Fred Siguier, l\u2019acidose déterminée par ces injections est responsable de la fonte des œdèmes et.des modifications de l\u2019équilibre protidique de ces malades.Ce traitement paraît indiqué dans tous les cas où l'institution d\u2019un traitement correct par le régime d\u2019Epstein et l'extrait thyroïdien n'a déclenché ni crise urinaire, ni fonte des œdè- mes, dans tous les cas où l'extrait thyroïdien.est mal supporté, dans tous les cas, cuircons- tance fréquente en France actuellement, où l\u2019on ne peut établir un régime suffisant riche en protides.Enfin il peut s\u2019associer sans inconvénient à la cure d\u2019Epstein.Il est évident que les observations sont encore trop peu nombreuses pour ériger cette méthode en traitement spécifique de la néphrose lipoïdique, mais elles sont suffisamment encourageantes pour mériter une application plus étendue.A la même séance, le Professeur de Gennes et ses collaborateurs ont attiré l\u2019attention sur l\u2019antagonisme iode-aminothiazol dans les hyperthyroïdies.Très fréquemment, pour compléter une cure par l\u2019aminothiazol, on est incité à donner de l\u2019iode, soit sous forme de solution de Lugol, soit sous forme d\u2019iodoty- rosine.Chez deux malades, la prise de l\u2019iode au cours même du traitement aminothiazolé a provoqué une brusque poussée d\u2019hyperthy- roidie.Cette incompatibilité avait été sianalée déja par Perraut et Bovet, qui ont institué ce traitement en France pendant l\u2019occupation.Elle s\u2019explique facilement par le fait que l\u2019amino- 1105 thiazol provoque sur le corps thyroïde sain comme sur la glande basedowienne une véritable hyperplasie qui s\u2019accompagne souvent d\u2019une augmentation initiale du goitre, mais s\u2019oppose à la synthèse de la thyroxine.Il suffit de prendre de l\u2019iode en quantité suffisante pour que cette synthèse redevienne possible et d\u2019autant plus active qu\u2019elle provient d\u2019une glande en hyperplasre.A propos de cette communication, le Professeur de Gennes a donné sa statistique de maladies de Basedow traitées par l\u2019aminoth- azol.Sur 120 cas, il a obtenu 62 amélorations persistantes équivalant à des guérisons, 16 améliorations partielles, 36 échecs liés, pour les trois quarts d\u2019entre eux, à des antolérances de la médication.Dans l\u2019ensemble, ce travail a donné les meilleurs résultats dans les cas légers ou moyens; il est au contraire toujours resté en échec (sauf dans trois cas) dans les formes graves qui semblent.d\u2019emblée vouées à la chirurgie.Le Professeur de Gennes essaie actuellement dans son service la tétraméthylthiourée et la propylthiourée qui donnent à doses moindres d\u2019excellents résultats, mais les antolérances sont fréquentes et l\u2019on a observé avec elles des accidents sanguins graves qu\u2019il n\u2019a jamais rencontrés avec l\u2019aminothiazol.Il se confirme que la tularémie a fait son apparition en France.Déjà l\u2019année dernière, MM.G.Girard, H.Blass et S.Ely * avaient présenté à la Société médicale des Hôpitaux de Paris un homme et une femme qui avaient.contracté cette maladie en dépouillant un lièvre.Cet animal provenait sans doute de Pologne ou de Tchécoslovaquie, car on a pris l\u2019habitude déjà avant la guerre de repeupler les chasses de Sologne avec des animaux en provenance de ces pays.MM.René Martin, P.Mercier et Péret viennent de publier un nouveau cas consécutif à une morsure de sanglier *.1.Bull.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, mars 1946, p.198.2.Bull.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, n°8 19 et 20, mai 1947. 1106 Ce cas se signala par une adénopathie strictement régionale avec des signes généraux et locaux; le germe fut identifié à l\u2019Institut Pasteur.Il est intéressant à constater que les services vétérinaires ont dans la même région (est de la France) signalé une épizootie à tularémie chez les lièvres au mois de janvier dermer.Fort heureusement nous possédons maintenant la streptomycine.Le professeur Alajouanine, avec son assistant Thurel, a fait connaître une nouvelle méthode d'investigation * basée sur la comparaison entre le liquide céphalo-rachidien soutiré normalement par voie lombarre et celui retiré au même endroit, après injection d\u2019ar, dans le canal rachidien.Cette méthode permet de déloger dans les cas pathologiques, par l\u2019air injecté, des leucocytes qui sont dans les espaces péri-céré- braux et l\u2019on trouve ainsi à la deuxième ponction un liquide beaucoup plus riche en éléments.Les travaux jusqu'ici n'avaient porté que sur la comparaison entre le liquide retiré par ponction sous-occipitale et celui retiré par 3.Bull.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, n°8 17 et 18, mai 1947.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 voie lombaire.Dans la plupart des cas, le premier était moins riche que le second car al était composé surtout d\u2019un liquide ventriculaire, pour ainsi dire neuf.La chirurgie des hématomes sous-duraux traumatiques a permis de constater dans les espaces péri-cérébraux des amas blanc verdd- tre constitués par des hématies altérées et des leucocytes alors que le l.c.-r.ne présentait aucune anomalie.La preuve est donc faite, dit le professeur Alajouanine, que dans les espaces péri-cérébraux la circulation n\u2019est pas libre pour les éléments figurés qui stagnent dans les circonvolutions péri-cérébrales.C\u2019est donc dans le liquide céphalique péri- cérébral qu\u2019il faut rechercher les derniers vestiges des hémorragies cortico-méningées, vestiges que l\u2019on déloge par l\u2019air lors de la pneumo- encéphalographie.On voit donc l\u2019intérêt.de ce nouveau procédé d\u2019examen, non ceulement pour l\u2019étude des hémorragies cortico-méningées qui ont pu passer inaperçues, mais encore pour la sclérose en plaques où il permet de juger de l\u2019importance de la participation cérébrale, pour la syphilis nerveuse où il permet de surprendre les lésions cérébrales au début de leur évolution, André PLICHET. \u201cJ Wnion Medicale bu Canada\u2019 en 1878 TRAVAUX ORIGINAUX Société Médicale de Montréal.Séance du 25 juillet 1878.Présidence du Dr A.Ricard.Membres présents: MM.A.Dagenais, A.Laramée.A.Lamarche, E.Berthelot, J.-B.Bouchard et S.Lachapelle.Lecture est faite du procès-verbal de la séance précédente.Adoptée.Proposé par Dr A.Laramée, secondé par Dr E.Berthelot, que le Dr A.Ouimet soit admis membre actif de la société.Adopté.Proposé par Dr A.Lamarche, secondé par Dr J.-B.Bouchard que le Dr E.Paquin soit admis membre actif de la société.Adopté.La discussion sur le traitement de la diarrhée des enfants est à l\u2019ordre du jour.Tous les membres y prennent une part active dans l\u2019ordre suivant: Dr A.Laramée: Le traitement de la diarrhée des enfants est mixte, hygiénique et médical.Avant tout il faut donner à l\u2019enfant un air pur et une nourriture particulière, telle que du lait dont une bonne analyse nous garantit la qualité, de l\u2019eau tenant en solution une assez forte quantité d\u2019albumine.la viande de bœuf passée au tamis et séparée complètement de sa graisse, tel que nous le conseille Trousseau.Les médicaments qui me semblent le plus avantageux sont le calomel à une poussière par dose et l\u2019ipécha- cuanha co.Si la diarrhée est de nature rebelle, je me hâte d\u2019employer les lavements de lait qui a bouilli, auquel j\u2019associe quelques gouttes de laudanum de sydenham.Je me sers de ces injections surtout quand la diarrhée passe à la dysenterie.Contre la douleur je ne vois pas de médicament plus sûr que le Dover et il a aussi la propriété de conserver l'humidité des muqueuses, chose qu\u2019on n\u2019obtient pas avec les autres calmants.Les enfants en général le tolèrent très bien et l\u2019élément douloureux étant combattu, l\u2019on triomphe plus facilement de la maladie.J\u2019emploie aussi souvent la craie co.conjointement avec le Dover et le calomel.Dans la première période du choléra J'ai recours souvent avec avantage au bain sinapisé.La diète est de rigueur et comme boisson je ne vois rien de préférable à l\u2019eau albumineuse que l\u2019on prépare en délayant deux blancs d\u2019œuf dans seize onces d\u2019eau froide à laquelle on peut ajouter du sucre blanc à volonté.Cette boisson non seulement modifie la diarrhée mais encore constitue une vraie nourriture que les enfants prennent avec goût.J\u2019ai discontinué l\u2019hysdrargyrum cum cretô parce qu\u2019il m\u2019a semblé que ce médicament provoquait les vomissements ou les augmentait quand ils existaient.Durant la convalescence, je recommande particulièrement le vin claret et je m\u2019en trouve très bien.Dr A.Dagenais: Je n\u2019emploie le calomel que dans le but de vider l\u2019intestin et alors je le donne à assez haute dose.Je me hâte ensuite de donner la craie cum opio qui est le médicament qui semble me donner le plus de satisfaction.Mais c\u2019est surtout la diète que l'enfant suit sur laquelle il faut compter.Le lait, tantôt bouilli, tantôt cru, est tour à tour employé.Sous ces deux formes ses qualités astringentes semblent être également satisfaisantes.Une autre forme sous laquelle on le donne encore est la forme condensée: privé de son eau le lait a une action plus sûre.La préparation de Liebig et une foule d\u2019autres préparations répandues dans le commerce ne paraissent pas avoir toutes les vertus qu\u2019on leur attribue.Quand la diarrhée passe à la dysenterie, les lavements d\u2019eau à la glace sont ceux que je préfère.Rien de plus sûr que l\u2019effet calmant de ces bains; quelques instants après leur administration, l\u2019enfant soulagé s'endort dans un doux sommeil.Alors surtout il ne faut pas négliger les toniques: le vin claret est de tous les toniques celui qui s'emploie plus particulièrement.Il doit ses vertus toniques à la quantité de fer qu\u2019il renferme et qui d\u2019après l\u2019analyse est plus considérable que celle des autres vins.Dr E.Berthelot: L\u2019eau albumineuse est mon cheval de bataille dans la diarrhée des enfants, et même dans la diarrhée des adultes.Pour moi, voilà presque tout mon traitement; d\u2019autant plus, que en plusieurs occasions il m'a donné des guérisons que tous les autres médicaments employés tour à tour avaient été impuissants à me procurer.Le mercure à la craie, le bismuth sont les médicaments néanmoins dont je me sers le plus alors.Le Dover ne m\u2019a jamais donné de satisfaction vu son action vomitive si fréquemment répétée.Dr J.-B.Bouchard: La craie cum opio et le régime lacté sont pour moi tout le traitement de la diarrhée des enfants.Dr Lamarche: L\u2019action vomitive des médicaments, de l\u2019hydrargyrum cum cretâ surtout dans la diarrhée des enfants au lieu d\u2019être redoutée, doit être au contraire considérée comme de bon effet.Dans les diarrhées ordinaires surtout, faire vomir et purger légèrement; ces deux moyens sont souvent suffisants pour amener la guérison.Mais c\u2019est à l\u2019hygiène qu\u2019on doit donner toute son attention.Supprimer la nourriture et attendre.Chez la classe pauvre surtout où toutes sortes d\u2019aliments sont indistinctement données aux en- 1108 fants, leur suppression est avantageuse.C\u2019est là que l\u2019on rencontre ces cas nombreux d\u2019atrepsie qui sont autant d\u2019indications qui doivent nous porter à diminuer l\u2019alimentation.Dr Sévérin Lachapelle: De toutes les ressources de notre art, la prophy'axie est la plus sûre surtout dans le traitement de la diarrrhée des enfants; les lois d\u2019hygiène à suivre sont connues; il n\u2019est pas nécessaire de répéter.Quant au traitement, je le modifie selon les circonstances.La diarrhée de forme ordinaire, ou diarrhée catarrhale ne doit pas être soumise au traitement de la diarrhée accompagnée d\u2019inflammation.Dans la diarrhée catarrhale je me sers presque uniquement d\u2019huile de castor à petite dose souvent répétée.L'huile de castor modifie les sécrétions intestinales par une double action qui me paraît bien sûre; action purgative d\u2019abord et action astringente secondairement.J\u2019ai été conduit à me servir d\u2019huile de castor dans la diarrhée parce que j'ai observé cette double action chez les adultes, double action qu\u2019elle me paraît posséder à un plus haut degré que tous les autres purgatifs que je connaisse.Quand la diarrhée continue, mais que sa nature est changée, j'emploie le sirop de rhubarbe aromatique et le catéchu à petite dose également répété souvent.Dès le début de la diarrhée je recommande les lavements d\u2019amidon pour prévenir l\u2019irritation ree- tale qui se développe si facilement alors.Les cataplasmes non plus ne doivent pas être négligés.Dans les cas de lientérie, je me fais un devoir d\u2019aider la digestion des aliments qui ne se fait pas alors par la pepsine: les sucs de l\u2019estomac sont impuissants, il faut les aider.Quand la diarrhée est accompagnée de douleurs, il y a alors contraction spasmodique des intestins qui en est la cause.Je combats cette cause par les antispasmodiques les plus faibles tels que la valériane, le muse, ete, plutôt que par l\u2019opium.Quand la diarrhée passe à l\u2019état inflammatoire.le même traitement est suivi mais avec plus de soin et d\u2019activité, et alors seu'e- ment j'ai recours au calomel.Docteur A.Ricard: La diarrhée des enfants en été est causée par la chaleur de la saison, par une nourriture impropre, et par le séjour dans les grands centres d\u2019habitations.Les moyens de prévenir cette maladie ou d\u2019y remédier, est d\u2019abord d\u2019éloigner \u2018es enfants des villes pendant le temps de la canicule et de les envoyer dans les campagnes.surtout là où la température est considérablement p'us fraîche, comme dans les paroisses le long du golfe ou sur le bord de la mer.Il faut de plus régler l\u2019a!imentation des enfants quant à la quantité, à l\u2019espace et au temps.L\u2019habitude dans la plupart des familles est de surcharger l\u2019estomac des enfants par une nourriture trop forte pour leur âge et cela à tout instant L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 du jour et de la \u2018nuit, sans règle et sans discernement.Cet affreux régime que les enfants ont pu supporter sans périr, pendant les saisons froides, leur devient inévitablement fatal au temps des chaleurs, si on ne le modifie pas d\u2019avance ou au moins à cette époque.Aimant mieux prévenir la diarrhée ou choléra des enfants que d\u2019avoir à la combattre pendant un temps prolongé et assez souvent sans succès, mon habitude est d\u2019insister fortement pour que les familles où je traite, envoient les jeunes enfants en villégiature.Quant aux enfants pauvres qui ne peuvent avoir cet avantage, je recommande qu\u2019on leur fasse prendre le bon air autour de la ville.dans les parcs publics et autant que les parents le peuvent.Quelle alimentation faut-il donner aux enfants en cette saison?Le lait et le lait seul est.certainement le régime approprié.Il y a dans le lait tout ce qu\u2019il faut pour fournir au développement du corps.Mais ce n\u2019est pas tout de donner des aliments convenables, il faut aussi les donner avec mesure et à des intervalles assez longs pour en permettre la digestion facile.On ne doit donc pas donner de nourriture aux enfants que toutes les trois ou quatre heures.Si le lait par temps, n\u2019est pas supporté, s\u2019il caille sur l\u2019estomac, j'en fais cesser l\u2019usage et je le remplace par de l\u2019eau de blé, même par du bouillon de poulet.Quant aux remèdes, je donne de l\u2019eau de chaux pour corriger les acidités de l\u2019estomac.La poudre de craie cum opio à des doses assez rapprochées mais faibles afin de ne pas arrêter la maladie subitement et entièrement, car il y aurait alors danger de métastase vers le cerveau.Tout en donnant ce médicament, je fais prendre tous les deux jours de l'huile de ricin qui débarrasse les intestins des matières irritantes et produit une constipation secondaire.Quand l\u2019estomac est débarrassé de l\u2019état saburral, l\u2019acide sulfurique est bien recommandé pour tonifier et arrêter les transpirations qui affaiblissent tant les petits malades.Pour combattre la dysenterie, qui vient à la suite de la diarrhée, je fais usage de Dover, lavement d\u2019empois, frictions de térébenthine sur le ventre.S\u2019il se fait par suite de la diarrhée prolongée un ruptus vers le cerveau avec le signe de l\u2019hydrocé- phalite ou de l\u2019inflammation sous aiguë \u2014 j'emploie le ca'omel intùs et extrà à petites doses et le collodion cantharidé en application sur la nuque afin d\u2019avoir une vésication instantanée et efficace; et contre les vomissements, des mouches de moutarde sur le creux de l\u2019estomac et des solutions effervescentes à l\u2019intérieur. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarter.y Cumulative Index Medicus»: nom d= l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume.la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire).l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Melville C.WATSON.\u2014 Divers traitements de la ménopause.(Treatment Based on Diagnosis during the Menopause.) \u201cCon.M.A.].\u201d, 56: 620 (juin) 1947.L\u2019auteur décrit trois types cliniques de femmes arrivées à l\u2019époque de la ménopause.La classe la plus nombreuse comprend celles dont l\u2019ovulation a cessé, de même que la formation des follicules; l\u2019atrophie ovarienne s\u2019établit graduellement et est complète après quelques années.D\u2019autres encore présentent peu de symptômes à la ménopause, mais accusent des écoulements irréguliers; l\u2019ovaire continue à produire des follicules qui n\u2019atteignent pas leur pleine maturité.Plus rares sont les malades multipares dont l\u2019ovaire contient des corps jaunes en activité et maintient dans le tractus génital un état de fausse grossesse ; elles ont de fréquentes hémorragies, accompagnées dans plus de la moitié des cas d\u2019anémie secondaire assez grave.L\u2019on traite les symptômes subjectifs, neuro- vasculaires et psychiques de la ménopause au moyen d\u2019æstrogènes naturels, tels que le sulfate d\u2019œstrone par voie buccale.Le benzoate ou le disproprionate d\u2019œstradiol en injections sous-cutanées sont indiqués dans les ulcérations et la vaginite sénile survenant aux stades extrêmes d\u2019atrophie ovarienne.Le degré d\u2019atrophie des seins, des organes génitaux externes et du vagin peut servir de guide thérapeutique dans le dosage des œstrogènes.L'auteur conseille le curetage prophylactique pour les femmes de la première catégorie lorsqu\u2019elles présentent de petits écoulements fâcheux à la fin de la quarantaine; après cinquante ans le curetage s\u2019impose; 1l fournit d\u2019ailleurs de précieux éléments de diagnostic.Il faut souvent recourir au radium, s\u2019il y à légère hypertrophie de l\u2019utérus sans autre signe pathologique, pour mettre fin à l\u2019écoulement.Dans les deux autres catégories, l\u2019hystérectomie totale demeure le traitement de choix, et pour arrêter les hémorragies et pour prévenir toute transformation maligne.J.-B.BOULANGER.M.BARBARY.\u2014 Cancer, traumatismes et responsabilité civile.\u2018Bull.de l'Acad.de Médecine\u201d, 131: 153 (4 mars) 1947.Selon des auteurs de grande réputation, on reconnaît l\u2019étiologie accidentelle du cancer dans un certain nombre de cas.L\u2019auteur rapporte des cas à l\u2019appui de cette opinion.Un jeune homme de 29 ans reçoit un coup de matraque sur l\u2019avant-bras; un an après apparaît, au même endroit, une tumeur sarcomateuse, suivie de décès.Un ouvrier est brûlé à la main, un an plus tard se forme, au même endroit, un épithé- lioma.| Il cite aussi l\u2019opinion du professeur Pineau en septembre 1943: « Un traumatisme unique, violent, par les lésions cellulaires qu\u2019il détermine, est susceptible de favoriser aux points de contusion, l\u2019apparition d\u2019un cancer: l\u2019hémorragie profonde, la réaction de défense de l\u2019organisme amenant la formation de cellules embryonnaires à expansion vitale supérieure à celle de l\u2019entourage.» Dans un autre cas, il s\u2019agit d\u2019un médecin de 65 ans chez qui apparaît un sarcome deux mois après une fracture du fémur.Un médecin légiste communique deux observations de 1110 traumatisme suivi de cancer: l\u2019une, une contusion de l\u2019épaule (sarcome) ; l\u2019autre, une distorsion de la hanche suivi d\u2019un osteo- sarcome.! Mais il y a aussi un autre aspect a cette question la responsabilité civile en cas de cancer secondaire à un traumatisme.Dans son traité sur «le cancer », le professeur Roussy affirme que le cancer post- traumatique est bien démontré.De sorte que certains accidents ont pu être la cause première de cancers apparaissant au siège de la blessure à une date ultérieure et comportant une réclamation civile.La nature de ces tumeurs appartient au type fibro-myosarcome qui, d\u2019après les auteurs, est bien celui des cancers d\u2019origine traumatique.Dans un cas, en particulier, une malade a pu obtenir la pension prévue par la loi et les usages.Jean LeSAGE.Robert RENDU.\u2014 La fièvre typhoïde aux Etats-Unis et dans l'Armée américaine.\u2018La Presse médicale\u2019, 55: 98 (8 février) 1947.Depuis 40 ans, la fièvre typhoïde a presque disparu aux Etats-Unis.Dans certaines villes, la mortalité serait 100 fois moindre qu\u2019il y a 35 ans.Même, dans 58% des villes des Etats- Unis on n\u2019a déclaré aucun décès dû à la typhoïde en 1945.En comparant New-York à Paris, on voit que le taux de mortalité est tombé de 135 à 1 à New-York, et de 90 à 30, à Paris, pour un million d\u2019habitants (voir tableau), soit une mortalité 27 fois plus basse à New-York qu\u2019à Paris.Cette diminution aurait été obtenue aux Etats-Unis, surtout grâce aux progrès incessants en matière d'hygiène, soit: l\u2019adduction d\u2019eau, la surveillance et la stérilisation essentielle de l\u2019eau, des boissons, la chloration, l\u2019interdiction de l\u2019épandage sur les champs de culture, l\u2019évacuation des eaux d\u2019égouts, la recherche des porteurs de germes, la surveillance de l\u2019industrie laitière, des mouches, etc.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 Après une enquête, sur plus de 300,000 familles américaines, on a observé que la vaccination a joué un rôle secondaire.Une enquête, même parmi 24 soldats de l\u2019Armée Américaine, a établi que des cas de typhoïde et de paratyphoïde sont apparus chez eux malgré la vaccination entre les cinq et quinze mois précédents.Il n\u2019y eut pas de décès, mais 5 cas ont présenté des complications plus ou moins graves.Les recherches sérologiques des six antigènes ont permis d\u2019affirmer qu\u2019on se trouvait en présence de 21 cas de paraty- phoides et de 3 cas de typhoide.Dans ces cas, l\u2019erreur du diagnostic serait due, au fait que la typhoïde est devenue très rare; on y songe moins qu\u2019auparavant.Elle est due aussi, à la confiance que l\u2019on a dans la vaccination.Les récentes épidémies à Paris ou ailleurs seraient dues à la consommation de légumes crus et mal lavés, ete.On doit donc appliquer strictement des régles d\u2019hygiéne, plus efficaces que la vaccination.Jean LeSAGE.CARDIOLOGIE J].LENEGRE et H.CHEVALIER.\u2014 Le traitement par l\u2019éphédrine des accidents nerveux du syndrome d'Adams-Stokes.\u2018Arch.Mal.du Cœur\u2019, 38: 1, 1945.Les A.ont systématiquement soumis à l\u2019éphédrine 19 malades atteints d\u2019accidents nerveux d\u2019Adams-Stokes.Onze ont tres favorablement réagi.L\u2019accélération du rythme ventriculaire fut de l\u2019ordre de 4 à 6 pulsations par minute.Les A.ont utilisé le chlorhydrate d\u2019éphédrine présenté en granules dosés à un centigramme.Devant l\u2019état de mal: 12 à 20 centigm.par jour en 4 prises très régulièrement espacées.Quand les crises ont cédé, diminution progressive, centigramme par centigramme, jusqu\u2019à 6 à 9 centigm.par jour en 3 prises.Il importe de donner le médicament par prises régulièrement espacées et de le maintenir indéfiniment.Paul DAVID. M.LEBLANC et LT.R.ISRAEL.\u2014 Bradycardie régulière avec dissociation auriculo- ventriculaire complète par éclat d'obus intracardiaque.\u2018Arch.Mal.du Cœur\u201d, 38: 67, 1945.Jeune homme de 22 ans blessé par un éclat d\u2019obus qui pénètre dans l\u2019hémithorax droit sur la ligne axillaire moyenne, dans le 6e espace intercostal, en direction de la ligne médiane.La radioscopie montre nettement le projectile situé dans le muscle ventriculaire, au-dessous de l\u2019orifice des gros vaisseaux artériels.Il est animé de vifs mouvements de va-et-vient systolo-diastolique suivant une trajectoire fixe { de 115 cm.environ.L\u2019é,c,g.montre une dis- { sociation auriculo-ventriculaire complète.Les 4 oreillettes battent à un rythme autonome rela- { tivement rapide, les ventricules à un rythme 1 lent, 40 environ & la minute.Il est fort pos- { sible que ce trouble du rythme soit la con- 4 séquence directe d\u2019une lésion du faisceau de § His par le projectile.Le patient tolère parfaitement bien cette blessure et les A.ne croient pas à la nécessité d\u2019une intervention chirurgicale.Paul DAVID = : J.LENEGRE, L.DEGLAUDE et A.HAZIM.\u2014 Etude clinique, électrique et anatomique d'un cas de bloc de branche.\u2018Arch.Mal.Cœur\u201d, 38: 154, 1945.Les À.rapportent une observation de car- \u201c diopathie congénitale avec image électrocar- diographique typique de bloc de branche gau- + che.L\u2019immutabilité de ce tracé a été suivie et contrôlée pendant plus de huit ans avant que la - malade succombe à 42 cours de défaillance cardiaque.La cloison a été fixée au formol et débitée: 6,042 coupes.Une coupe sur 20 a été montée et colorée par la méthode & hématéine- éosine-safran de P.Masson et aussi souvent que nécessaire des coupes intermédiaires furent ainsi montées et colorées.De magnifiques microphotos illustrent les résultats.Les A.ont observé des lésions irrécusables de la branche gauche qui contrastent avec l\u2019intégrité à peu près absolue du nœud de Tawara, du faisceau de His et surtout de la branche droite qui est tb oth aI rei aa -ic AI.ap > ANALYSES 1111 absolument indemne sur toute sa hauteur.Ce document anatomique appuie la conception électrocardiographique moderne du bloc de branche.Paul DAVID.J.STERNE, J.DELAMARE et J.LEMANT.\u2014 Un médicament de l'angor pectoris et des états préfibrillatoires: le 1262 F.Six ans d'expérience clinique.Mécanisme d'action.\u2018\u2019Arch.Mal.Cœur\u201d, 38: 235, 1945.Le temps a confirmé l\u2019efficacité du 1262 F au cours des syndromes angineux et préfibrilla- toires.Le médicament a été administré per os, en prise de 0 gm.05 et a la dose totale de 0 gm.15 ou 0 gm.20 par jour.L\u2019apparition de crampes musculaires a été la raison d\u2019une interruption de traitement dans un quart des cas.Les A.ont traité 40 angors \u2014 10 interruptions.Sur les 30 cas restants, 9 fois suppression complète de la douleur angineuse malgré une activité physique normale \u2014 17 fois atténuation considérable des crises avec reprise d\u2019une vie active \u2014 3 fois.influence faible ou nulle \u2014 1 fois aggravation.Dans 4 cas le tracé é.c.g.a été favorablement influencé.Trois fois le médicament fut administré dans des crises de tachycardie extrême et anarchique avec déformations multiples et variables des complexes ventriculaires, état agonique, effondrement de la tension artérielle.Les trois fois la tachycardie a cédé immédiatement après la prise de 0 gm.10 ou 0 gm.15 en moins d\u2019une heure.Le 1262 F fut donné dans 8 cas de thrombose coronarienne aiguë typique, 2 résultats excellents, 5 résultats favorables, 1 résultat nul.Cette substance n\u2019est pas un analgésique.Elle n\u2019a pas d\u2019action sympathicolytique et une action directe sur la circulation coronaire est peu vraisemblable.Tout un ensemble d\u2019arguments tend à prouver que le 126Z F (diéthy- laminoéthoxy-2-diphényle) agit directement sur le muscle cardiaque en diminuant son excitabilité.C\u2019est un antifibrillatoire vrai.Paul DAVID. 1112 CHIRURGIE Richard H.OVERHOLD et Al.\u2014 Pneumo- nectomie comme traitement de la tuberculose: technique et résultats actuels.(Pulmonary resection in the treatment of tuberculosis: Present day technic and results.) \"Jour.Thoracic Surgery\u2019, 15: 384 (déc.) 1946.Ce rapport est basé sur l\u2019analyse de l\u2019état actuel d\u2019une série de 192 malades souffrant de tuberculose pulmonaire ayant subi 200 résections pulmonaires entre 1934 et avril 1946.Ce rapport comporte surtout des considérations de technique.Le décubitus ventral du malade durant l\u2019opération a réduit la fréquence de dissémination contralatérale et possède un avantage technique sur le décubitus latéral.Le blocage paravertébral et l\u2019anesthésie locale par novocaïne ont la préférence sur l\u2019anesthésie générale.Les remarques techniques suivantes ont une particulière importance: a) éviter d\u2019utiliser des clamps sur le tissu pulmonaire; b) éviter la contamination venant du poumon ou d\u2019une bronche sectionnée; c) la ligature préliminaire des bronches; d) renforcement du moignon bronchique par une languette pleurale.Quand on s\u2019apprête à une lobectomie, on doit effectuer une exploration minutieuse afin de se rendre compte des foyers d\u2019infection.Les auteurs insistent sur le danger de laisser des foyers morbides.Le thorax du malade qui a subi une résection pulmonaire devrait être réduit suffisamment par une thoroplastie afin de prévenir une distension exagérée ou un déplacement important du tissu pulmonaire restant.Une bronchoscopie devrait être effectuée de routine après chaque résection afin d\u2019apprécier l\u2019état du moignon bronchique.Les auteurs concluent en affirmant que le traitement de la tuberculose pulmonaire par résection doit servir pour certains types de cette affection: surtout quand toutes les autres mesures ont échoué ou qu\u2019on prévoit leur échec.Ainsi la résection n\u2019est pas une forme de traitement concurrençant les autres, mais L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 une méthode de suppléance.Si la résection pulmonaire doit être utilisée, on doit s\u2019y décider avant que l\u2019état du malade devienne désespéré.Et c\u2019est le devoir du médecin d\u2019indentifier certaines formes de tuberculose qui répondent le mieux à certains modes de traitement et qui ne répondent pas à d\u2019autres.C\u2019est aussi le devoir du spécialiste en chirurgie thoracique d\u2019employer des techniques opératoires qui minimisent les complications et les dangers de l\u2019opération.Des progrès ont déjà été obtenus et il est raisonnable d\u2019en espérer d\u2019autres.Pour cela, il est nécessaire d\u2019étudier une série plus nombreuse de malades traités par une technique moderne et standardisée, et de les observer pendant une période encore plus longue.Les auteurs sont d\u2019avis que la valeur réelle de la résection pulmonaire comme traitement de la tuberculose pulmonaire ne peut être jugée maintenant.ANESTHESIE Phyllis HARROUN, Frederick E.BECKERT et Corl W.FISHER.\u2014 Les effets physiologiques du curare comme accessoire en anesthésie.(The physiologic effects of Curare and its use as an adjunct to anesthesia.) \"Surg., Gynec.and Obst.\u201d, 84: 49 (avril) 1947.Les A.rapportent leurs expériences faites au cours des cinq derniéres années avec du curare donné à des doses apnéiques et du protoxyde d\u2019azote pour prouver son innocuité et ses avantages dans la chirurgie thoracique avec «respiration contrôlée ».Leurs expériences ont porté sur des chiens, préparés à l\u2019anesthésie de différentes manières ou sans administration d\u2019aucune drogue, et les doses de curare furent variées mais toujours suffisantes pour amener l\u2019apnée.Ils en conclurent « que le curare, par lui- même, ne cause pas la mort à des doses apnéiques.Une deuxième découverte importante est que la respiration artificielle doit être continuée jusqu\u2019à ce que les muscles intercostaux se contractent vigoureusement.La ANALYSES discontinuation avant ce stage de recouvrement, même si de fortes contractions diaphragmatiques se produisent et que les ehiens sont capables de s\u2019oxygéner adéquatement, a amené la mort par atélectasie.Plusieurs phénomènes observés les portent à conclure que le curare même à des doses apnéiques, ne donnerait, non seulement aucune anesthésie, mais même pas d\u2019analgésie.L\u2019électrocardiogramme donne un tracé qui ressemble à celui obtenu dans les empoisonnements au potassium.L\u2019administration répétée du curare sur des périodes prolongées n\u2019a pas changé la réaction de l\u2019animal à la drogue.Chez les chiens du moins, le curare ne passerait pas la barrière placentaire et ne paralyserait pas le muscle utérin.Les expériences furent très complètes et de nombreuses constatations furent faites et vérifiées au laboratoire avec la plus grande impartialité.Chez les humains, les auteurs présentent une série de 175 cas anesthésiés au protoxyde et curare à dose apnéique et une série de cas analogues anesthésiés par d\u2019autres méthodes variées.La technique est décrite au complet pour adultes et enfants.Les recherches cliniques portèrent sur la tension artérielle, l\u2019électrocardiogramme, les fonctions hépatiques et rénales, la glvcémie, la profondeur de l\u2019anesthésie, l\u2019action sur ls musculature lisse, le passage transplacentaire et l\u2019action sur le muscle utérin, l\u2019action de la prostigmine (qui ne vaut rien dans le curare à haute dose) et enfin la mortalité.Aucune de leur mortalité n\u2019est attribuable au curare d\u2019après eux.L\u2019usage du curare est indiqué: dans 1.la chirurgie intrathoracique; 2.les opérations intra- abdominales; 3.pour mesures urgentes soit au cours d\u2019une opération ou d\u2019une anesthésie (intubation trachéale).Conditions pour l\u2019administration: 1.Connaissance des effets physiologiques du curare; 2.maîtrise de l\u2019anesthésie par inhalation en évitant l\u2019hypoxie; 3.connaissance approfon- 1113 die de la physiologie respiratoire et des changements qui peuvent survenir au cours de la respiration contrôlée, surtout par les larges amputations faites aux poumons.Conclusions.1.L\u2019emploi du curare à dose apnéique est un procédé sûr dans les mains d\u2019un anesthésiste compétent.2.Le muscle utérin n\u2019est probablement pas affecté par le curare.3.Le curare ne passe probablement pas à travers le placenta.4.Il n\u2019y a aucun antidote de valeur quelconque après l\u2019administration de grosses doses de curare, sauf une respiration artificielle efficace et poursuivie jusqu\u2019au retour de fortes contractions des intercostaux.5.Le curare intraveineux n\u2019a aucune action retardée ou prolongée.6.Les avantages de l\u2019emploi du curare avec l\u2019anesthésie au protoxyde sont: a) Permet l\u2019usage du thermocautère dans la cavité pleurale pendant que la respiration est contrôlée par l\u2019anesthésiste.b) Produit un profond relâchement musculaire pendant de longues périodes sans affecter le pouls ou la tension artérielle comme le font d\u2019autres anesthésiques.c) Avec ce mode d\u2019anesthésie, la condition du patient demeure bonne pendant l\u2019anesthésie.d) On a moins de complications postopératoires qu\u2019avec d\u2019autres modes d\u2019anesthésie.7.Les désavantages sont: a) La nécessité d\u2019un spécialiste en la matière.b) Le besoin de matériel accessoire pour l\u2019administration intraveineuse ainsi que d\u2019un assistant spécial.c) La nécessité du tube intratrachéal pour chaque cas. 1114 8.D\u2019autres recherches sont nécessaires pour éclaireir les points suivants: a) La dose mortelle.b) L\u2019action sur le muscle utérin et le passage a travers le placenta.c) La possibilité de produire l\u2019inconscience ou l\u2019analgésie ou les deux à la fois.Germain BIGUE.Gordon C.LANGFORD.Pathologie cardiaque en relation avec l'anesthésie.(Cardiac pathology and anesthesia.) \u201cCalifornia ond Western Medicine\u201d, 63: 218 (nov.) 1945.De tout temps on a reconnu l\u2019importance de l\u2019examen du cœur avant toute opération et l'importance de cet examen varie selon la gravité de l\u2019opération à subir, de l\u2019urgence du cas et des craintes inspirées par l\u2019état du patient.: Marvin a fait remarquer que « le renseignement le plus important que l\u2019on puisse obtenir sur le fonctionnement du cœur, c\u2019est l\u2019observation de son comportement dans l\u2019effort quotidien demandé par toutes les exigences de la vie: marche, course, montée des escaliers, émotions diverses et innombrables activités mentales et physiques déployées tous les jours.» En plus des examens ordinaires, il recommande les numérations globulaires, la sédimentation, temps de circulation, pression veineuse, l\u2019électro, et la fluoroscopie.Cas de légère décompensation.Retarder l\u2019opération si possible et instituer la médication appropriée.Il recommande surtout la digitale scus forme d'un glucoside.L\u2019opération ne devrait ensuite être entreprise qu\u2019après deux ou trois semaines d\u2019une vie quotidienne au repos.À l\u2019époque de l\u2019opération, il faudrait éviter toute émotion forte et exiger des ma- nœuvres opératoires aussi courtes et aussi peu traumatisantes que possible.L\u2019oxygène devrait être administré généreusement pour prévenir toute anoxémie.Quand l\u2019opération immédiate s\u2019impose.La période préopératoire est employée d\u2019abord à oxygéner le patient avec un masque ou un cathéter nasal.S\u2019il y a congestion, une saignée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTi AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1947 de 400 à 700 c.c.selon le degré de décompensation \u2019hémoglobine et la numération globulaire.Ce sang peut être conservé en vue d\u2019une transfusion subséquente.Ensuite digitalisation rapide par voie intraveineuse, diurétiques mercuriels ou dextrose hypertonique.Aspiration des épanchements si nécessaire.Il v a lieu d\u2019améliorer sensiblement un risque opératoire par l\u2019une ou l\u2019ensemble de ces méthodes selon le cas.Réactions générales du patient cardiaque a l\u2019anesthésie.Les cardiaques de différents types supportent l\u2019anesthésie et la chirurgie d\u2019une façon surprenante, même avec une fibrillation auriculaire, une légère angine de poitrine ou une légère décompensation si on y apporte les soins nécessaires.Toutefois, une décompensation marquée, une thrombose coronaire récente, une angine de poitrine grave, « complete heart block » et une atteinte syphilitique avec insuffisance aortique, conditions qui exposent à la mort soudaine même quand le patient est au repos, augmentent considérablement le risque opératoire.La chirurgie non urgente devrait être évitée pour ces cas.Cœur rhumatismal.Surveiller les épanchements et aspirer auparavant.« Thyrotoxic heart disease.» Rencontrée surtout entre 20 et 40 ans.Préparer le patient auparavant avec de l\u2019iodure de potassium ou du lugol pendant une semaine.La fibrillation auriculaire, commune dans ces cas, peut être contrôlée par de la quinidine ou de la digitale, mais souvent l\u2019opération sera le seul remède et il faudra la subir.Infarctus du myocarde.Fréquent surtout de 20 à 45 ans.Retarder toute chirurgie et attendre deux ou trois mois après le retour à la normale de la sédimentation, la stabilisation de l\u2019électrocardiogramme et le retour du patient à ses activités normales.Hypertension artérielle.La plus commune et la plus importante des maladies cardiovaseu- laires avec son cortège de complications: défaillance cardiaque, hémorragie ou thrombose cérébrales, coronarites et insuffisance rénale. ANALYSES Ces patients sont de grands risques surtout au début de l\u2019anesthésie.Le chloroforme et la eyclopropane peuvent produire de la fibrillation ventriculaire et amener la mort, du moins expérimentalement.Ces contre-indications sont plutôt théoriques et controversées; il faut juger les cas individuellement.Même durant des anesthésies de routine à l\u2019éther, on a des troubles du rythme cardiaque.Ils sont en général peu importants, mais la tachycardie paroxystique est toujours alarmante.En général le tout s\u2019arrange spontanément, mais il faut parfois recourir à la pression du sinus carotidien; si on n\u2019a pas de succès, il serait bon de donner dans la veine de la digitale ou de la quinidine.Choix de l\u2019anesthésique et de la méthode.Il y a variété d\u2019opinions.Il faut d\u2019abord penser que les anesthésiques ne causent pas de maladie cardiaque.Vu la fréquence des arythmies avec le cyclopropane, Adriani recommande de s\u2019en abstenir pour ceux qui ont une maladie cardiovasculaire définie.Il croit que, vu son effet sur le muscle cardiaque, l\u2019éther est actuellement le meilleur agent anesthésique pour le cardiaque.Marvi & White ainsi que Lahey, préfèrent l\u2019association éthy- lène-oxygène.«Le «collapsus circulatoire » au cours des anesthésies rachidiennes survient plus fréquemment chez les sujets porteurs de maladies cardio-vasculaires telles que l'hypertension et l\u2019artério-sclérose.Aussi, 11 semble bon d\u2019éviter les rachidiennes, surtout les hautes \u2014 1.e.au-dessus des 5 et 6e thoraciques \u2014 chez de tels patients.Si la rachidienne semble favorable pour cez cas, il faudra faire une surveillance très étroite de la pression et la \u2018outenir par l\u2019oxygène, les fluides intraveineux ct I'éphrédrine, ce qui en général évite le collapsus.» Pour l\u2019analgésie tronculaire ou l\u2019anesthésie locale l\u2019habileté de l\u2019anesthésiste et la nervosité du patient sont les principaux facteurs de décision.Le collapsus ou la mort au cours de l\u2019anes- 1115 thésie ou d\u2019une intervention chirurgicale sont rarement attribuables à une cardiopathie, mais presque invariablement à une hémorragie, un traumatisme, à l\u2019anoxémie ou au choc.Le traitement du collapsus devrait d'abord consister à prévenir ces causes.L'arrêt du cœur, bien que rare, se traite ainsi: 1.Respiration artificielle avec tube endo- trachéal.2.Massage du cœur par voie thoracique ou abdominale.Si on n\u2019a pas de résultat: 3.Injection intra-auriculaire d\u2019adrénaline et, dans ce cas, la piqûre par l\u2019aiguille serait plus efficace que la solution injectée pour déclencher une pulsation.Parmi les complications cardiovasculaires, l\u2019auteur mentionne les embolies pour lesquelles il exige une complète investigation des extrémités inférieures dans le cas d\u2019embolies pulmonaires et recommande la ligature des veines thrombosées.En conclusion.L\u2019anesthésique idéal pour les maladies car- diovasculaires suscite encore, présentement, de hautes controverses et il est peut-être plus important, pour de tels cas, de se fier plutôt à la compétence de l\u2019anesthésiste qu\u2019à l\u2019anesthésique lui-même.Germain BIGUE PEDIATRIE Arild E.HANSEN et Al.\u2014 L'eczéma et les acides gras essentiels.(Eczema and essential fatty acids.) \u2018Am.J.Dis.Child\u201d, 73: 1 (janvier) 1947.Des études cliniques et des dosages des lipides du sang furent faits chez 225 malades souffrant d\u2019eczéma et sur 101 sujets témoins.Ayant utilisé comme seule thérapie chez 148 eczémateux de tout âge une diète graisseuse riche en acides gras non saturés comme le lard et certaines huiles végétales, les À.ont obtenu les résultats suivants: bon à excellent dans 60 cas, passable a bon dans 51 cas.Les autres 37 malades montrérent une amélioration légère ou nulle.La plupart de ces derniers étaient du groupe des malades les plus âgé:.Le do- 1116 sage des lipides du sérum fait chez 171 malades eczémateux a montré que 80 pour cent des nourrissons au-dessous de deux ans, 75 pour cent des enfants entre 2 et 15 ans inclusivement et que peu au-dessus de cinquante pour cent des adultes présentent un indice d\u2019iode pour les acides gras du sérum au- dessous des valeurs moyennes trouvées chez les 101 sujets témoins.° Des dosages périodiques des lipides du sérum chez les sujets eczémateux ont révélé que l\u2019indice de l\u2019iode des acides gras du sérum augmente en même temps que l\u2019état clinique s\u2019améliore à la suite d\u2019une diète riche en acides gras non saturés.On observa aussi qu\u2019une augmentation du degré de non-satura- tion des acides gras du sérum coïncidait avec l\u2019amélioration clinique des malades traités seulement par un onguent au goudron cru.Il apparaît comme si le rôle spécifique des acides gras essentiel était de restaurer et de maintenir normale la nutrition de la peau.La routine consistant à ajouter au régime alimentaire des acides gras non saturés, après qu\u2019allergénes et tout autre irritant de la peau eurent été éliminés.se montra la meilleure protection contre les accès récurrents d\u2019eczéma surtout chez le nourrisson et le jeune enfant.DERMATOLOGIE Théodore H.GINKLE et Edw.J.FRISHWAS- SER.\u2014 Traitement des condylomes vénériens par la podophyline.(Treatment of penile condylomata acumlinata with Po- dophyline.) \u201cThe Journ.of Investigative Dermatology\u2019, 8: 199 (avril) 1947.Les traitements employés jusqu\u2019ici ne mettent pas les malades à l\u2019abri des récidives.A ce point de vue les auteurs considèrent l\u2019introduction du traitement par la podophyline comme une acquisition intéressante.Dans la littérature consultée par les A., les résultats signalés sont satisfaisants.mais la balanite est une complication très fréquente.Le travail des À.consiste à déterminer un mode d\u2019admin'stration éliminant cette complication.Un groupe de 36 militaires non circoncis L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuriETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 reçurent une application de podophyline à 25% dans l'huile minérale.Des précautions furent prises pour que les tissus normaux ne soient pas touchés.Les six premiers sujets revinrent après 24 heures avec une douleur intense et un œdème important du prépuce.La circoncision fut nécessaire pour soulager ces malades.Aux cinq patients suivants on recommanda d'enlever la podophyline après dix heures, avec eau et savon.Les mêmes complications survinrent, i.e.œdème, douleur, cellulite, traités finalement par la circoncision.Ces onze malades ne présentérent pas de récidives dans les trois mois d\u2019observation qui suivirent.Les cinq malades suivants enlevèrent la podophyline après trois heures.Aucune complication dans ces cas, mais récidives après trois semaines.Trois autres malades virent disparaître leurs lésions après la deuxième application a cinq jours d\u2019intervalle.Pas de 1écidive ni complication.Enfin, un patient circoncis présentant une histoire à récidives multiples, malgré tous les traitements utilisés, reçut une application de podophyline à 25%, suivie d\u2019un lavage à l\u2019eau et au savon après cinq heures.Deuxième application après cinq jours.Lavage après cinq heures.Ce malade ne présenta aucune complication ni récidive dans les 3 mois suivants.On tenta la même technique chez dix autres malades après circoncision.Résultat: aucune complication ni récidive après trois mois d\u2019observation.Conclusion : 1) La podophyline n\u2019est pas une substance sans danger.2) La façon de procéder qui semble la meilleure, d\u2019après les A., consiste à circoncire les malades au be-oin.Puis une application de podophyline à 25% dans l'huile minérale suivie de lavage après cinq heures.Un deuxième traitement après cinq jours si nécessaire.Louis-P.LeGRESLEY. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 18 mars 1947, tenue à l'Hôtel-Dieu.Présidence de M.Edouard Desjardins.La radiothérapie dans le cancer utérin.M.Paul BRODEUR La radiothérapie est la méthode de choix pour traiter le cancer utérin.L\u2019irradiation .doit être d\u2019emblée assez intense.Les cancers sont divisés en trois classes, suivant l\u2019intensité et l\u2019étendue des lésions.On emploie les rayons X trans-pelviens et le radium intra- cavitaire.Lorsqu\u2019il s\u2019agit de cancer du corps utérin, la chirurgie est préférable.Les statistiques donnent 40% de survie pour les cas sans envahissement ganglionnaire, et 20% pour les cas où il y a adénopathie.Discussion.M.Prrrre MEUNIER déclare que, depuis ces dernières années, le traitement chirurgical du cancer du col était plus en faveur.Il faut lui associer la radiothérapie.Il cite ensuite trois cas cliniques traités par le radium et les rayons X qui ont présenté plus tard des métastases ganglionnaires.M.BRODEUR répond que ces cas correspondent aux statistiques déjà citées, où l\u2019on reconnaît 25% d\u2019échecs.La radiothérapie dans les périarthrites de l'épaule.MM.A.SAMSON et Hervé LACHARITE M.Samson donne lecture d\u2019un travail de M.Lacharité sur les périarthrites de l\u2019épaule, en particulier les formes cliniques avec calcifications.La radiothérapie serait très efficace dans ces cas; il y a soulagement marqué et les calcifications disparaissent souvent.M.Samson montre ensuite à l\u2019assemblée un film en couleurs, illustrant le traitement chirurgical de cette affection.La technique consiste en incision en coup de sabre, ouverture, exploration et excision de la bourse; section de l\u2019acromion et résection du fragment, puis rapprochement des muscles et fermeture.Discussion.M.C.Favreau fait observer que les péri- arthrites de l\u2019épaule avec calcification ne constituent qu\u2019une faible partie du chapitre des périarthrites.De plus.ces formes avec calcification guérissent très souvent spontanément.La meilleure ligne de conduite à suivre, c\u2019est la radiothérapie; puis, s\u2019il n\u2019y a pas de soulagement, la chirurgie est indiquée.M.A.JUTRAS déclare que ces cas de péri- arthrites sont fréquents.On observe une limitation du mouvement, avec un point douloureux bien localisé.Cette affection coïncide avec une intoxication du gros intestin, ou avec un exercice exagéré.La radiothérapie détermine d\u2019abord une exacerbation des symptômes, puis il y a amélioration et disparition des masses calcaires.M.R.DANDURAND décrit son traitement des arthrites de l\u2019épaule.Lorsqu'il y a douleur au repos, il s\u2019agit de bursite aiguë.On institue la radiothérapie et un traitement anti-colibacil- laire.Lorsqu'il y a douleur au mouvement seulement, on associe aux traitements déjà énumérés les massages. 1118 M.H.GariéPy demande si le régime alimentaire a de l\u2019importance dans ces arthrites et en quoi consiste le traitement anti-coliba- cillaire.M.D'ANDURAND déclare que le régime doit chercher à acidifier les urines.Il faut donc enlever le lait, la crème et les alcalins.Contre le Coli, on prescrit la sulfaguanidine, la sulfasuxidine, l\u2019entéro-vioforme, la sulfadia- zine et on ajoute l\u2019acide chlorhydrique.La radiothérapie dans la maladie de Hodgkin.M Origène DUFRESNE La maladie de Hodgkin est une maladie qui comporte encore bien des imprécisions et des inconnues, et qui est fatale.Néanmoins, son évolution est favorablement influencée par la radiothérapie.Les rayons X agissent, parce que cette maladie est constituée de cellules sensibles aux radiations.Cependant, au fur et à mesure que les cellules détruites par les radiations sont remplacées par du tissu fibreux, les ganglions hodgkiniens répondent de moins en moins bien au traitement radio- thérapique.Quand la maladie de Hodgkin se limite à une hypertrophie ganglionnaire, sans atteinte de l\u2019état général, la radiothérapie localisée sur la masse constitue encore le meilleur traitement de cette affection.Mais, quand une adénopathie hodgkinienne s\u2019accompagne de phénomènes généraux, tels: l\u2019asthénie, l\u2019amaigrissement, la fièvre, le prurit, ete, et de modifications hématologiques, telles: l\u2019anémie, l\u2019hyperleucocytose, la surplaquettose.il y a avantage à associer l\u2019irradiation totale à l\u2019irradiation locale.Car, il semble que les foyers granulomateux invisibles, points de départ de nouvelles récidives, sont détruits ou du moins inhibés par les rayons X, puisque les rémissions entre les poussées évolutives paraissent plus complètes et plus longues.Conclusion: citation de René Gilbert: « La radiothérapie ne guérit pas la granulomatose L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIN AMLF.C.\u2014 Montréal septembre 1947 maligne, mais elle cornpte à son actif des résultats qu'aucune autre thérapeutique n\u2019est en mesure de procurer actuellement ».Le secrétaire des séances, Jean DENIS.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 8 avril 1947, tenue à l'hôpital Sainte-Justine.Présidence de M.Edouard Desjardins.Un cas d'aplasie congénitale de la région ombilicale.M.Edmond DUBE M.Joannette expose l\u2019étiologie des aplasies congénitales de la région ombilicale où les viscères apparaissent recouverts par une membrane transparente semblable au cordon.M.Edmond Dubé montre un cas clinique où tous les organes abdominaux sont extériorisés, sans membrane viscérale.Discussion.M.A.-Z.CRÉPAULT rappelle qu\u2019il y a quelques années, ces cas d\u2019aplasie congénitale présentaient souvent une issue fatale; actuellement, les résultats sont beaucoup plus encourageants chez les cas opérés précocement.Considérations sur l'épidémie récente de poliomyélite.M.C.FAVREAU M.Favreau résume l'historique de la poliomyélite au point de vue anatomo-pathologique.Les découvertes progressives des lésions expliquent le tableau clinique.Comme traitement, le repos absolu n\u2019est pas recommandé.Il faut la mobilisation active et passive précoce.La chaleur a un effet salutaire.Le traitement Kenny présentait une innovation: les enveloppements chauds dès le début, répétés toutes les deux heures, procurent un grand SOCIÉTÉS confort au malade.Cependant, Sister Kenny s\u2019est trompée en conseillant d\u2019enlever tout support ou appareil.M.Favreau présente à l\u2019assemblée plusieurs appareils de contention et de marche, qui ont beaucoup aidé les malades durant l\u2019épidémie.Il cite ensuite quelques statistiques concernant environ 800 cas, dont la moitié au moins ont laissé l\u2019hôpital sans aucune séquelle.Discussion.M.O.DUFRESNE demande si on a employé la méthode Kenny à l'hôpital Pasteur.M.Favreau: Non.On a donné du salicylate par voie intraveineuse.M.H.GariéPy demande combien de cas se trouvaient hospitalisés au plus fort de l\u2019épidémie.M.FAvREAU: Jusqu\u2019à 350 cas.La fréquence de l'otite du nourrisson.M.Hermile TRUDEL M.Trudel expose une maladie très fréquente chez le nourrisson: l\u2019otite moyenne, non pas aiguë avec température élevée, mais l\u2019otite latente avec température à 99°, inappétence, coryza, vomissements, diarrhée.Il recommande, comme prophylaxie, l\u2019isolement à la maison.Discussion.MM.M.Bonnier, M.GUERTIN, MARC DEL- VEccHIo et F.ARCHAMBAULT.Il ressort de cette discussion que, chez les cas d\u2019otites chroniques qui traînent longtemps, il convient de pratiquer l\u2019antrotomie.La radiothérapie du naso-pharynx pourrait prévenir certains cas d\u2019otite moyenne.Enfin, la pousse des dents chez l\u2019enfant ne cause pas d\u2019otite, mais agit comme facteur déclenchant.Cachexie hypophysaire.M.A.MARTEL M.Martel a eu l\u2019heureuse fortune et le mérite d\u2019observer, dans toute son évolution, un cas de maladie de Simmons, ou hypofone- 1119 tionnement du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, depuis le début de l\u2019apparition des symptômes jusqu\u2019à l\u2019issue fatale.La cause de la maladie peut être un infarctus, une hémorragie, un processus tuberculeux, une tumeur du cerveau.Le sujet présente un aspect de vieillissement précoce et de cachexie hypophysaire.Le début est insidieux et le pronostic très mauvais.Le traitement consiste en l\u2019administration d\u2019hormone anté-hypophysaire.Le cas clinique présenté « post mortem» montre à l\u2019autopsie la présence d\u2019un kyste hypophysaire.La fréquence de l'inhalation des cacahuètes chez les enfants.M.Maurice BONNIER Afin de souligner à l\u2019assemblée la fréquence de ce genre d\u2019accident chez l\u2019enfant, M.Bonnier présente de nombreux tableaux où sont épinglés une série de corps étrangers retirés des bronches ou des voies aériennes supérieures de jeunes enfants.Sur 70 cas, 60% ont inhalé des cacahuètes; sur le grand total des cas s\u2019étendant sur plusieurs mois, 16% tombent dans cette catégorie.Le tableau clinique peut simuler la bronchite, la bronchite asthmatique ou la broncho-pneumonie.La radiographie peut prêter à confusion, puisque souvent c\u2019est le côté sain qui présente une image anormale.Au clinicien à se méfier, lorsqu\u2019un enfant a mangé des cacahuètes avant un épisode pulmonaire atypique.Méningite à influenza.M.Paul-M.LARIVIÈRE Il s\u2019agit d\u2019une méningite suppurée banale.Chez l\u2019enfant, on n\u2019observe pas de céphalée.Le signe important au début, c\u2019est la fontanelle bombée.Les convulsions indiquent la présence d\u2019une infection.On note également les symptômes usuels de vomissements, raideur de la nuque.L\u2019affection se présente sous trois types: suraigu, aigu, et subaigu. 1120 Comme traitement, les sulfamidés donnent de 1% à 60% de survie; la streptomycine est le traitement de choix.On donne 25,000 unités toutes les 3 heures, par voie parentérale, et 50,000 unités par voie intrathécale.Discussion.M: Larivière déclare à M.Martel que la gravité de la maladie semble recommander l\u2019emploi de la voie intrathécale.Le secrétaire des séances, Jean DENIS.ee ++ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 11 avril 1947, tenue à l'hôpital Laval.Hernie intercostale pulmonaire.MM.J.-P.ROGER et J.-M.LEMIEUX Ces deux auteurs ont observé un cas de hernie intercostale dans la partie antérieure du 3e espace intercostal droit à la suite d\u2019un traumatisme.Le travail fait une revue de la pathologie de la lésion et des procédés chirurgicaux dont on dispose pour traiter ces hernies.Leur technique a consisté à fermer la brèche à l\u2019aide de lambeaux périostés détachés des côtes voisines.Tuberculose expérimentale du hamster doré (Cricetus auratus) M.Maurice GIROUX L'expérience rapportée avait pour but de connaître la réceptivité d\u2019un nouvel animal de laboratoire, le hamster doré, vis-à-vis des souches de bacilles tuberculeux humains d\u2019une part, et bovins d\u2019autre part.Cet animal s\u2019est révélé peu sensible à l\u2019inoculation de bacilles tuberculeux humains.Cependant, il \u201cst beaucoup plus rapidement et fortement tuberculisé par les souches bovines.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Cinq observations de cancer bronchogène.MM.Ls ROUSSEAU, Maurice GIROUX et Jules HALLE Observations de 5 sujets atteints de cancer bronchogène dont l\u2019Âge moyen est de 48.4 ans.Chez trois malades, le cancer bronchique était masqué par un syndrome de suppuration pulmonaire; chez un autre existait une association tuberculeuse.La ténacité des hémorragies prend une valeur pathognomonique dans certaines formes de cancer bronchique.La situation haute de ces tumeurs bronchiques fait que leur diagnostic est facile par exploration bronchoscopique, mais elle s\u2019oppose à tout traitement chirugical efficace.Des cinq cas observés, tous étaient morts 8 mois après l\u2019établissement du diagnostic histopathologique.Dysembryome thoracique et chorio-épi- théliome chez un malade de 12 ans.MM.M.GIROUX et R.DESMEULES L'observation rapportée est celle d\u2019un jeune patient de 12 ans, ayant présenté un syndrome consistant en douleurs thoraciques, toux et surtout dyspnée, qui a évolué fatalement en deux mois.La nécropsie révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un dy- sembryome du poumon et médiastin, avec chorio-épithéliome des poumons, foie et rein.La pathogénie de ces tumeurs dysembryo- plasiques est discutée en rapport avec leur évolution chez ce malade.* * # Séance du 25 avril 1947, tenue à l'hôpital du Saint-Sacrement.Maladie de Steinert.MM.H.PICHETTE et J.AUDET Les auteurs rapportent l\u2019observation d\u2019un cas de la maladie héréditaire et familiale décrite par Steinert.Rencontrée chez une jeune SOCIÉTÉS femme de 29 ans, cette pathogénie a été caractérisée: 1° par de l\u2019affaiblis:ement des muscles et de l\u2019atrophie musculaire; 2° par de la myotonie ou augmentation du tonus musculaire; 3° par une cataracte bilatérale.On a noté une diminution du métabolisme basal et une cholestérinémie élevée.À part l\u2019absence de certains troubles trophiques, la symptomatologie de cette maladie était bien celle dépeinte par Steinert et Curschmann.Affections urinaires chirurgicales au cours de la grossesse.MM.J.-N.LaVERGNE et A.MERCIER 1.La néphrectomie, au cours de la grossesse, a les mêmes indications qu\u2019en dehors de cet état.La grossesse n\u2019en est pas une contre- indication.2.Chez une malade néphrectomisée dans le cours de sa grossesse, la gestation suit le cours normal de son évolution.La durée du travail n\u2019est pas prolongée, les suites de couches demeurent normales.3.La tuberculose rénale un:latérale et le cancer du rein commandent l'intervention pendant la grossesse.L\u2019avortement ou l\u2019accouchement prématuré ne sont pas indiqués.4.L\u2019hydronéphrose chez les femmes enceintes n\u2019exige pas l'intervention immédiate.Une surveillance étroite, le drainage des bassinets peuvent, dans bien des cas, obvier à l'intervention.5.La maladie polykystique des reins chez la femme enceinte demande pour l\u2019obstétricien une surveillance particulièrement attentive.6.Le meilleur temps pour intervenir, chez les patientes enceintes, porteuses de calculs urinaires, est dans la période du post-partum.7.Une grossesse sera permise aux patientes néphrectomisées si on a la certitude de l\u2019intégrité du rein restant.Dans les cas de tuberculose rénale opérée, si l\u2019autre rein est : certifié sain, les auteurs recommandent une attente de deux à trois ans.Le cyclopropane.MM.A.PAQUET et L.RINFRET Les auteurs étudient brièvement la composition chimique, la pharmacologie, le mode d\u2019emploi, les indications et les contre-indications du cyclopropane.Ils rapportent les résultats qu\u2019ils ont obtenus de l'usage de cet anesthésique chez plus de 2,000 malades, soit seul, soit associé à d\u2019autres anesthésiques.Ils passent en revue les complications qui peuvent survenir au cours et après l\u2019administration du cyclopropane et indiquent les moyens thérapeutiques à prendre, le cas échéant, afin de les éviter dans la mesure du possible ou d\u2019y remédier lorsqu\u2019elles se sont installées.Diagnostic difficile d'un état infectieux consécutif à un avortement provoqué.MM.Fabien GAGNON, Renaud LEMIEUX et H.de ST-VICTOR Une jeune fille de 26 ans fait une infection puerpérale à la suite de manœuvres abortives accomplies dans les conditions les plus douteuses.Une thérapeutique anti-infectieuse comportant sulfamidés, pénicilline, ctreptomy- cine, petites transfusions de sang, est mise en action dès les premiers jours de l\u2019appar tion des troubles.Cette malade semblait n\u2019être porteuse d\u2019aucune lésion cardiaque à ce moment et rien, dans l'histoire antérieure, ne peut faire croire à une atteinte du cœur.Après une période infectieuse aiguë manifestée par un état de fièvre assez élevée, une rémission des troubles se fait et tout semble près de rentrer dans l\u2019ordre.On réalise à ce moment que, sur cet état infectieux puerpéral, s\u2019installe \u2018une infection frhumiatismale cardiaque.La courbe thermique, qui est plutôt régulièrement haute au début, lors du syndrome puerpéral, et qui est modifiée par les antibiotiques, change de caractère et devient à oscillations de grande amplitude lors du syndrome rhumatismal. 1122 L\u2019inaction des antibiotiques à ce moment, l\u2019action manifeste du salicylate, la constatation de lésions typiques au niveau du cœur, conduisent à affirmer le diagnostic de rhumatisme cardiaque consécutif à une infection puerpérale.+ + RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 27 février 1947.Présidence de M.Georges Hébert.Culture du gonocoque dans la blennorragie féminine.M.Lucien SYLVESTRE Examen No de direct laboratoire (frottis) Culture Histoires 25962 négatif- positive- source d\u2019infection 25966 négatif- positive- source d\u2019infection 25944 douteux- positive- source d\u2019infection 24977 positif- positive- source d\u2019infection 24653 négatif- positive- source mari 23987 douteux- positive- après pénicilline 23409 positif- positive- source mari 23413 négatif- positive- source d\u2019infection 23422 négatif- positive- source d\u2019infection 23407 négatif- positive- source d\u2019infection 23776 négatif- positive- source d\u2019infection Ces cas ont été prélevés au hasard dans notre statistique de l\u2019année 1946, comprenant un total de 400 cultures et 644 examens directs.D'après ces histoires de cas, l\u2019utilité des cultures est évidente comme moyen de diagnostic de la maladie et de la guérison.Sans la culture, ces femmes infectées de gonocoques n'auraient pas été traitées.On ne peut douter de la valeur de ces cultures qui montrent la présence de gonocoques chez ces prostituées qui nous ont été rapportées comme source d'infection, une ou plusieurs fois, alors que l\u2019examen direct était négatif ou douteux.Cette statistique illustre bien la supériorité de la culture sur l\u2019examen direct des frottis.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 La plupart de ces femmes nous sont dirigées par le Service Social du Ministère de la Santé.Chez plusieurs de celles-ci, l\u2019aspect extérieur signifie peu de chose, sauf dans quelques cas aigus très rares.Il n\u2019y a pas de sensation de brûlure à la miction, ni perte.Le col montre tantôt une sécrétion minime, banale, tantôt des pertes plus ou moins abondantes et purulentes.Le diagnostic ne peut done être fait par l\u2019examen macroscopique, ou par des examens bactériologiques ordinaires; il faut la culture et les services d\u2019un laboratoire.Dans les infections aiguës récentes, les frottis et les cultures sont toujours positifs.Dans la plupart des cas d\u2019urétrite et d\u2019endocervicite chronique, il est très difficile de mettre le gonocoque en évidence et de l\u2019identifier.Des rapports négatifs de laboratoire n\u2019éliminent pas nécessairement la présence des gonocoques dans des cas d\u2019infection chronique.Autant que possible, les médecins devraient s\u2019abstenir de donner des certificats de guérison à ces femmes.Discussion.M.LUCIEN SYLVESTRE ajoute à sa présentation qu\u2019à la prison des femmes il a obtenu jusqu\u2019à 50% de cultures positives; ici, à Notre- Dame, il n\u2019en obtient que 25% ; mais selon les statistiques américaines, ce pourcentage se compare très bien avec ceux des autres grands laboratoires.M.ALBERT BERTRAND désire féliciter le docteur Sylvestre de son magnifique travail; il tient à ajouter que ce travail demande énormément d\u2019effort, car les cultures sont très difficiles.En effet, on connaît près de 100 milieux de culture qui ont été acceptés dans les laboratoires; il faut une technique toute spéciale et on doit lui savoir gré de ce bel effort.D'après son expérience, chez la femme, dans l'examen pour gonocoque, le docteur Bertrand tient à préciser que le prélèvement doit se faire au niveau du col et de l\u2019urètre; le prélèvement au niveau du vagin ne donne qu\u2019environ 1% de cultures positives alors que le col et l\u2019urètre en SOCIÉTÉS montrent plus de 10% ; toutefois la culture avec réaction à l\u2019oxydase donne une certitude presque absolue, c\u2019est-à-dire 99%; mais au point de vue médicolégal toutefois, il serait préférable d\u2019ajouter la réaction des sucres qui permet une identification certaine.M.VALMORE LATRAVERSE: la difficulté rencontrée dans l\u2019identification du gonocoque semble être la même que celle que l\u2019on rencontre dans toute identification de microbe dans les autres sécrétions.De nos jours, l\u2019usage de la pénicilline et des sulfas diminue grandement la valeur des frottis.On doit presque toujours recourir à la culture.M.J.-UrcerL Garrgry: fait-on encore des cultures au niveau des glandes de Skeene et Bartholin où le microbe peut séjourner longtemps sans donner beaucoup de signes?M.Grorces LECLERC: il semble que le terme «source d\u2019infection » employé dans la présentation est un terme mal choisi lorsqu\u2019on parle d\u2019un individu en particulier; en effet, c\u2019est une accusation; au point de vue médico- légal, ce terme est abandonné; il serait préférable de dire « contact d\u2019infection ».M.Lucien Sylvestre en réponse a M.J.- Urgel Gariépy: chaque fois que nous faisons I'examen gynécologique d\u2019une patiente pour gonocoque, nous palpons les glandes de Bar- tholin pour éliminer la bartholinite et nous massons l\u2019urètre pour en exprimer le pus.Par le fait même nous nous trouvons à faire sécréter les glandes de Skeene.De nos jours, grâce à la pénicilline qui désinfecte toutes les glandes, il est moins important d\u2019identifier le foyer initial; évidemment, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un kyste ou d\u2019un abcès fermé, le drainage s\u2019impose.M.Lucien Sylvestre répond à M.Albert Bertrand: la réaction des sucres se fait maintenant au laboratoire provincial avec le concours du docteur St-Martin.Bientôt les milieux de culture pour le gonocoque seront mis à la disposition des médecins d\u2019une façon régulière.Toutefois, comme la réaction des sucres est très longue et qu\u2019une culture est nécessaire à cette fin, cet examen de laboratoire 1123 devrait être employé seulement dans les cas litigieux et exceptionnels.M.Albert Bertrand répond à M.Valmore Latraverse: la plupart des cultures pour microbes pénicillino-sensibles sont négatives après 48 heures de ce traitement.Malgré l\u2019addition d\u2019acide para-amino-benzoïque au milieu de culture employé, la pénicilline inhibe la culture des microbes encore présents.Contention osseuse intramédullaire temporaire par broche de Kirchner ou méthode de Kuntschner modifiée.MM.Ant.BELLEROSE et L.ARCHAMBAULT Il s\u2019agit ici d\u2019une méthode de contention employée à l'hôpital Notre-Dame chez des patients fracturés des os longs (plus spécialement de l\u2019avant-bras et de la clavicule).Nous ne prétendons pas à l\u2019originalité du principe, Kuntschner! d\u2019Allemagne, ayant dé- ja, dés 1940, parlé d\u2019une tige métallique intra- médullaire pour les fractures du fémur et du tibia.Notre modification ne vaut donc que comme telle.Ceux qui traitent des fractures et qui contrôlent la réduction par radiographies savent que l\u2019interposition musculaire ou fibreuse, l\u2019obliquité du trait de fracture, l\u2019action des muscles et des tendons sont des obstacles mécaniques à la stabilité de la réduction, avec pour conséquence la nécessité d\u2019intervenir plus tard de façon sanglante\u201c.Nous croyons que les fractures de l\u2019avant-bras offrent souvent ces difficultés, surtout celles du tiers moyen et inférieur.La technique employée ici est simple, facile, non traumatisante.Nous pratiquons une incision coïncidant au trait de la fracture que nous exposons et dont nous apposons les fragments aseptiquement.À l\u2019aide de la foreuse dont le calibre correspond à celui de la broche de Kirchner, un trou oblique allant du cortex au canal médullaire est fait sur le 1.Magee, R.K.C.M.AJ.Vol.56, n° 1.2.Watson-Jones. 1124 fragment proximal, environ un pouce et demi du trait.Par l\u2019orifice, nous introduisons la broche qui est poussée jusque dans le fragment inférieur, selon l\u2019axe du canal de l\u2019os.La plaie est refermée, l\u2019extrémité proximale de la broche faisant issue à la peau, puis au travers du plâtre lorsqu\u2019il est terminé.La broche est enlevée au bout de trois semaines, une fois le cal fibreux suffisamment solide.Ceci peut se faire sans enlever le plâtre en tirant sur celle-ci à l\u2019aide d\u2019une pince dans le sens opposé à celui de son introduction.En résumé, nous avons ainsi une réduction anatomique et sans danger.Le temps de consolidation est le même et parfois raccourci.Présentation des radiographies de neuf malades traités à la clinique chirurgicale de l'hôpital Notre-Dame.Discussion.M.ANTONIO BruLErosE: la méthode de Kuntschner sert à la réduction non sanglante des diaphyses osseuses par l\u2019introduction à travers l\u2019épiphyse, jusque dans la moelle osseuse, d\u2019un tube métallique.Elle permet la marche, même dans les cas de fracture du fémur, en quelques jours.La moyenne d\u2019hospitalisation est ainsi réduite d\u2019une façon extraordinaire; toutefois cette méthode présente certains inconvénients: 1° il faut se trouver en présence d\u2019une réduction parfaite pour permettre le passage du tube dans le canal médullaire entre les deux fragments; 2° une interposition musculaire ou fibreuse empécherait le passage de ce tube métallique; 3° nous hésitons encore à laisser un corps étranger de cette dimension dans le canal médullaire, en permanence.Nous avons donc modifié légèrement cette technique; nous faisons une réduction sanglante avec contention intramédullaire seulement temporaire.Grâce à cette technique, nous n\u2019avons pas eu de retard de consolidation; même souvent nous nous sommes trouvés en présence d\u2019une accélération notable.M.RENÉ GRIGNON: de nombreux auteurs sont opposés à l\u2019ostéosynthèse de la clavicule à cause du danger possible de la perforation de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtrriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 l\u2019aorte; nous avons évité ce danger en introduisant la broche de Kirchner dans le fragment proximal, puis nous la poussons avec le moteur jusque dans le fragment distal contrôlant continuellement de l\u2019œil et du doigt le trajet suivi.M.GreorGEs LECLERC: il semble qu\u2019il y a très peu de danger à perforer l\u2019aorte à cause de l\u2019élasticité de ce vaisseau.M.ADRIEN LAMBERT: la perforation de l\u2019aorte est une technique employée de façon courante en Angleterre.En effet, dans les cas d\u2019anévrisme, on introduit une broche dans la lumière de l\u2019anévrisme pour tenter d'amener l\u2019atrésie de l\u2019aorte anévrismale.M.JuLEs Prévost: une nouvelle technique dans les cas d\u2019anévrisme de l\u2019aorte est la suivante: enveloppement du vaisseau avec une feuille de cellophane.M.J.-UrceL GARIEPY: on a encore tenté de traiter l\u2019anévrisme de l\u2019aorte par l\u2019introdue- tion, dans ce vaisseau, d\u2019un fil permettant un traitement électrique.M.Paur-MauricE RicARD: ne serait-il pas plus simple, pour éviter tout danger, d\u2019employer une vis de vitallium ordinaire au niveau du trait de fracture?M.RENÉ GRIGNON: dans tous les cas rapportés au sujet de la piqûre de l\u2019aorte, il s\u2019agissait de grands malades où les méthodes héroïques sont permises.M.ANTONIO BELLEROSE: sans doute l'aorte peut être piquée, même sectionnée, mais dans un cas de fracture banale il serait tout de même préférable de ne pas la léser.Une vis de vitallium serait un corps étranger que l\u2019on devrait laisser en place; or nous cherchons ici à éviter ce corps étranger permanent dans le canal médullaire.L'avantage, semble-t-il.de notre méthode est que nous pouvons continuellement surveiller ce qui se passe au moment de l\u2019introduction de la broche; elle permet en plus d\u2019enlever les interpositions musculaires; par le fait même, accélère la consolidation.Le grand désavantage de la voie non sanglante est la difficulté souvent rencontrée quand il s\u2019agit de pénétrer dans le fragment distal. SOCIÉTÉS Eruption iodée apres lipiodol bronchique.M.Valmore LATRAVERSE Le cas rapporté ci-après démontre, une fois de plus, que le terrain allergique de certains bronchitiques chroniques se manifeste à la faveur d\u2019examens de routine.La muqueuse bronchique de ces patients réagit aux substances telles que les anesthésiques locaux ou les instillations endoscopiques d\u2019huile 10dée, de pénicilline ou de vapeurs gazeuses.Mme O.A., âgée de 28 ans, consulte son médecin, le docteur Mousseau, pour toux quinteuse accompagnée d\u2019expectoration le matin, depuis décembre 1945, à la suite d\u2019un épisode grippal.Mais, depuis juin 1946, les crachats prennent parfois un aspect hémoptoïque.La mère de la malade affirme que la patiente tousse depuis l\u2019enfance au cours de laquelle on note de la coqueluche, de la scarlatine.L\u2019examen fluoroscopique révélant peu de chose, le docteur Mousseau nous adresse la patiente pour bronchoscopie et bronchographie dans le but de dépister une bronchectasie probable.5 septembre 1946.A la bronchoscopie, la bronche de la base présente une muqueuse plus rouge que d\u2019ordinaire, hémorragipare au contact et laissant surgir quelques sécrétions muco-purulentes à la toux.Seule, la broncho- graphie pourra mettre en évidence une bronchectasie possible.10 septembre 1946.Bronchographie sous anesthésie locale avec 3 c.c.de pontocaïne 2%.Elle délimite surtout les cadres du lobe moyen droit, sans définir d'image de bronchectasie (Dr Brodeur).On instilla 20 c.c.de lipiodol Lafay à 40%, sans réaction subséquente.Comme il fallait mettre en relief les glomérules de bronchectasie, nous prescrivons une deuxième bronchographie de base pulmonaire droite.19 septembre 1946.Bronchographie de la base pulmonaire droite selon la même technique avec 20 c.c.de lipiodol Lafay à 40%.1125 Cette fois, apparaît «une dilatation sac- culaire assez importante des bronches et des segments antéro-interne et latéral de la base droite, confirmant l'impression de bronchee- tasie à ce niveau (Dr À.Vallée) ».Le lendemain, éruption papuleuse en placards polycycliques, à contours arrondis; les dimensions varient entre des éléments pointillés et des papules de 2 x 3 cms.D\u2019abord somatique, l\u2019éruption envahit les extrémités et le cou, épargnant la tête.Ce «rash » est accompagné de quintes de toux, de bouffées de chaleur intense et de prurit qui gênent le sommeil.La voix est un peu rude, sans atteindre le timbre de l\u2019enrouement.Aucun œdème n\u2019est constaté., L'\u2019injection intraveineuse de sérum physiologique, par son médecin, a favorisé l\u2019élimination de l\u2019allogène superflu.Après le 25 septembre 1946, on peut dire que l\u2019éruption n\u2019existe plus.La patiente nous révéla alors qu\u2019en juillet 1946, l\u2019application de Vic (onguent) produisit une réaction cutanée.Conclusion.Depuis la réaction à l'huile iodée, le syndrome pulmonaire s\u2019est considérablement amélioré; expectoration négligeable, toux rare, augmentation de poids.Il est possible que cet accident réactionnel épargne à la malade une lobectomie que nous croyions indiquée pour éliminer le bloc bron- chectasique.Les clichés et la projection de la photo de la malade lors de la phase éruptive illustreront la présentation de ce cas.Discussion.M.VALMORE LATRAVERSE: C\u2019est le premier cas de réaction cutanée au lipiodol que je rencontre.M.Aprien LAMBERT: vous semblez, dans votre présentation, attribuer l\u2019amélioration de la patiente au choc allergique produit par le lipiodol; ne s\u2019agirait-il pas plutôt d\u2019une désinfection locale grâce au lipiodol? 1126 M.JuLES PRÉVOST: 1° ne serait-il pas important, chez une asthmatique allergique, de faire de routine l\u2019instillation de lipiodol dans l\u2019œil pour voir s\u2019il n\u2019existe pas d\u2019allergie à cette substance; 2° vous croyiez a l'indication de la lobectomie avant le lipiodolage bronchique; cette indication ne devrait-elle pas exister en- cere aprés examen au lipiodol?M.VALMORE LATRAVERSE: La patiente ne présentait pas d\u2019asthme proprement dit avant l\u2019examen ; il semblait plutôt que la crise asthmatique fut déclenchée par le lipiodol lui- même; elle avait été traitée pendant longtemps pour toux quinteuse, mais elle ne présentait pas de signe franc de bronchectasie, à la radiographie simple; il n\u2019avait pas été question de lobectomie avant l\u2019intervention et, comme les symptômes sont disparus complètement, nous ne croyons pas non plus, maintenant, à l'indication de la lobectomie; il semble donc que la crise d\u2019asthme et les expectorations abondantes soient dues au premier lipiodol.M.Valmore Latraverse répond à M.Adrien Lambert: il semblerait, en effet, que la malade a été améliorée par le lipiodol lui-même localement et non par la réaction allergique.J Emphysème médiastino-péritonéal et sous- cutané: trachéotomie.MM.V.LATRAVERSE, Roger DUFRESNE, Paul BRODEUR et Roger CHAMPOUX 6 février 1947.Il s\u2019agit de A.D., 35 ans, qui, vers 5.30 h.p.m., reçoit sur la poitrine une lourde pièce (un ascenseur à glace).Aussitôt, le patient accuse une douleur à la partie supérieure du thorax, accompagnée d\u2019engourdissement de la face palmaire de la main droite, de dyspnée progressive.Le malade est hospitalisé à 7.30 h.p.m.dans la section du docteur François Archambault.Examen physique.Pouls régulier, P.A.125/80.Ecchymoses de chaque côté du manubrium sternal.Une heure plus tard, apparition d\u2019emphyséme sous-cutané sus-claviculaire et L'UNIUN MEDICALE DU CANADA \u2014 ButLeriy A.M L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 cervical avec facies légérement cyanotique.Aucun autre signe thoracique.R.X.de la cage thoracique et des poumons.« Dans la région cervicale et sous-claviculaire gauche, il existe de l\u2019emphysème, de même que dans la région médiastinale supérieure et à gauche de la ligne médiane.Cet emphysème se traduit par la présence de clartés anormales, lesquelles se retrouvent sur le cliché des poumons tant en P.A.qu\u2019en position latérale droite.Sur le cliché en P.A.des poumons, les clartés anormales sont situées dans le médiastin antérieur (15 supérieur) » (Dr P.Brodeur).7 février 1947.Du cou, l\u2019emphysème s\u2019étend d\u2019une part à la face jusqu\u2019aux paupières, d\u2019autre part à l\u2019abdomen et à la partie supérieure des cuisses.On constate une expectoration hémoptoique et de la cyanose progressive qui disparaît sous la tente d\u2019oxygène.Cliché radiographique.«Le cliché révèle une très grande augmentation de l\u2019emphysème sous-cutané ainsi que de l\u2019emphysème médias- tinal par comparaison avec les clichés de la veille.Le cliché des poumons révèle la présence d\u2019une image en croissant clair au-dessus de la coupole diaphragmatique droite.Il y a donc emphysème des tissus mous sous-cutanés, emphysème médiastinal, et l\u2019air a traversé l\u2019'hiatus diaphragmatique pour donner une image de pneumo-péritoine à droite » (Dr P.Brodeur).10 h.am., 7 février.Le docteur Latraverse conseille la thérapeutique suivante: boutonnières sus-claviculaires paratrachéales.bronchoscopie exploratrice ou trachéotomie préalable.Prescription de 114 gr.de Séconal en vue de l\u2019opération à 1 h.p.m.Vers 11 h.a.m., demandé en consultation, le docteur R.Dufresne voit le malade en agitation accompagnée de cyanose et de toux quinteuse.Administration de morphine 44 gr.tente d\u2019oxygène.Les docteurs Dufresne et Latraverse conviennent de l\u2019indication de la trachéotomie.Trachéotomie au lit du malade à 8 h.p.m.sous anesthésie locale.(Dr Champoux assisté Bi Nn 3H SOCIÉTÉS du Dr Latraverse).À l\u2019ouverture de la trachée, les sécrétions trachéales plutôt abondantes sont très visqueuses et teintées de sang.Les tissus sont tuméfiés par la présence de sérosités et de bulles d\u2019air.Le cul-de-sac rétro- sternal présente une brèche d\u2019où sort un sifflement d\u2019air et qui communique avec le médiastin antérieur.On conçoit ainsi le mode de début de l\u2019emphysème sous et sus-clavicu- laire.La trachéotomie soulage immédiatement le malade.Evolution ultérieure.Le malade est gardé au lit.L\u2019emphysème disparaît graduellement pour ne plus être appréciable le 18 février.La pénicillinothérapie 4 a semblé éloigner toute infection néfaste.Examen endoscopique de contrôle les 18 et 20 février 1947.On ne note aucune autre lésion qu\u2019une ulcération de la paroi postéro-latérale gauche répondant à peu près à l\u2019extrémité inférieure de la canule.Doit-on interpréter cette lésion » comme plaie d\u2019éclatement initial ou exulcéra- $ tion due à la canule?Nous optons pour la première éventualité, # car le cliché radiologique du 7 février dé- * montre une dilatation de la trachée et de l\u2019'emphysème du médiastin supérieur.Le court séjour de la canule et la toux rare ne nous paraissent pas suffisants pour produire une lésion de ce genre.Ce serait plutôt la pression positive qui aurait causé une brèche au niveau de l\u2019espace rétrosternal, territoire initial du processus emphysémateux.Clachés radiographiques du 13 février 1947.Confirmation plus détaillée des constatations antérieures; précision des images.Absence de médiastinite.Décanulation le 18 février dernier sans séquelle apparente.Conclusion.Dans ce cas particulier, la trachéotomie s\u2019est montrée supérieure aux boutonnières sus- 1127 claviculaires et aux aiguilles souvent préconisées pour combattre les emphysèmes à la fois médiastino-péritonéal et sous-cutané.La stomie trachéale supprime la pression positive tout en favorisant la ventilation trachéo- pulmonaire; car, elle élimine, d\u2019une part, le jeu spasmodique de la glotte engendré par la compression emphysémateuse et, d\u2019autre part, l\u2019accumulation de sécrétions bronchiques produites par transsudation vaso-muqueuse.Discussion.M.R.DUFRESNE: le patient ne présentait aucune plaie externe ni d\u2019hémorragie interne, seulement un emphysème qui est apparu une heure environ après son entrée à l\u2019hôpital.M.JuLes PREVOST: ne pourrait-il pas s\u2019agir d\u2019un pneumothorax de la base plutôt que d\u2019un pneumopéritoine comme vous le dites dans votre présentation ?M.VALMorE LATRAVERSE: le docteur P.Brodeur a semblé croire qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019un pneumopéritoine que d\u2019un pneumothorax.Tableau statistique des cing premières années du centre anticancéreux.M.Louis-Charles SIMARD Cette communication a paru dans L\u2019Union Médicale de juillet 1947, p.895.Discussion.M.Lovis-CHARLES SIMARD: le nombre des cancéreux inscrits à notre centre anticancéreux a augmenté d\u2019une façon assez considérable; toutefois beaucoup de cas ne se sont pas encore rapportés, entre autres des cas de lèvres et de la peau; peut-être s\u2019agit-il de cas privés ou non rapportés par oubli.Le cancer du côlon augmente.Sur 1,406 cas en 5 ans, nous n'avons perdu de vue que 5 cas: 3 venant de l\u2019Abitibi et 2 de la Gaspésie.Il semble exister un manque d\u2019organiation dans certains dispensaires, entre autres dans celui de médecine; en effet, on nous envoie souvent des patients pour examen: ces patients auraient dû être examinés attentivement avant 1128 de nous arriver.Les dispensaires de spécialités sont mieux organisés à ce point de vue.Au dispensaire de médecine, on devrait au moins faire la scopie.Les patients de salles, je tiens à le rappeler, doivent tous nous être rapportés.Les médecins traitants devraient se faire un devoir de nous les présenter même s\u2019ils sont douteux; la discussion pourrait avoir un intérêt considérable pour tout le monde, surtout pour le patient.Il est à noter que le centre anticancéreux ne cherche pas à s\u2019immiscer dans les divers services de l\u2019hôpital mais plutôt à collaborer.Cette année marquera la 5e année de notre centre; nous commencerons done bientôt à étudier les statistiques car, vous le savez tous, il faut un recul d\u2019au moins cing ans.Ces statistiques peuvent parfois paraître peu encourageantes, mais il faut se rappeler qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici seulement de dépistage de cas précoces mais de tous les cas de cancer, quel que soit leur degré de malignité; la plupart des cancéreux qui nous arrivent sont à un stade déjà avancé.M.Yves CHAPUT: je désire offrir mes félicitations les plus sincères à tous ceux qui s\u2019occupent, avec tant de zèle, de notre centre anticancéreux.Je me permets toutefois de dire qu\u2019en 1939, nous avions institué un dispensaire de gastro-entérologie, mais, malheureusement, il a dû fermer ses portes en L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buttery A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 moins de deux mois.Si le système des cliniques externes ne fonctionne pas bien, je crois que nous devons en attribuer le fait au manque d\u2019accès au R.X; En effet, il faut hospitaliser tout patient qui nécessite des examens.Les docteurs R.Dufresne, R.Rolland et moi- même serions heureux de nous occuper encore de ce dispensaire, mais à la condition qu\u2019il soit réorganisé; une subvention serait nécessaire.Peut-être, par votre position au Conseil National du Cancer, pourriez-vous, docteur Simard, faire quelque chose à ce sujet?M.ANTONIO BELLEROSE: au dispensaire de chirurgie, comme probablement au dispensaire de médecine, le diagnostic est posé dans une bonne proportion des cas.L\u2019hospitalisation est demandée, mais le patient doit toujours attendre et meurt souvent avant d\u2019être traité.En conclusion: il nous faudrait avoir des lits.M.Louis-CHARLES SIMARD: notre centre anticancéreux est considéré aux Etats-Unis comme étant l\u2019un des meilleurs de la ville de Montréal.Ceci est dû en grande partie au zèle des gardes Fontaine et Leduc ainsi qu\u2019à celui des docteurs P.Brodeur, R.Dufresne et F.Archambault.Je désire donc les remercier tous, de même que le docteur L.Gérin-Lajoie qui a suivi régulièrement la clinique du mercredi consacrée aux cancers du col de l\u2019utérus.Jean-Marie BEAUREGARD. REVUE DES LIVRES § Claude BECLERE.\u2014 Diagnostic hormonal et traitments hormonaux en gynécologie.Préface du prof.H.Simonnet.Un volume de 372 pages, avec 22 tableaux et schémas.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1946.Travail de clinique et de pratique médicale, § ce livre s\u2019adresse à tous les médecins.Cet { ensemble de recherches étayées par des centaines d\u2019observations cliniques, des centaines {de dosages hormonaux et par des résultats thérapeutiques suivis pendant plusieurs années, apporte au médecin des règles précises et simples de diagnostic hormonal et de thérapeutique hormonale.En présence de troubles des règles ou d\u2019hémorragies utérines, il faut d\u2019abord poser un diagnostic étiologique exact et éliminer avec certitude les lésions organiques peu apparentes, les lésions organiques cachées intra-utérines et intra-tubaires, les troubles fonctionnels d\u2019origine infectieuse.Le diagnostic hormonal proprement dit doit nous dire quelles sont les hormones dont la sécrétion est troublée et dans quel sens.Il existe actuellement trois méthodes de diagnostic hormonal: les dosages hormonaux, l\u2019exploration fonctionnelle de la muqueuse utérine et le diagnostic clinique organo-hormonal.La technique, les résultats, les indications respectives de ces trois méthodes sont ici minutieusement exposés.Pratiquement, les troubles hormonaux doivent être divisés en quatre grands: chez les Jeunes filles vierges, chez les jeunes femmes, chez les femmes de 40 ans à la ménopause, chez les femmes après la ménopause.Le médecin verra dans ce livre comment, dans la majorité des cas, il peut poser le diagnostic hormonal précis grâce au simple examen clinique.CT à + + di Une fois bien posé le diagnostic hormonal, la thérapeutique hormonale est facile.Mais là encore, l'expérience clinique de l\u2019auteur lui permet de réviser bien des données qui semblaient classiques dans ces dernières années.Hormones gonadotropes, folliculine, hormone du corps jaune, hormone mâle trouvent dans ce livre leurs indications précises, leur posologie et leur moment d\u2019application bien définis.Les résultats qu\u2019on peut en attendre, immédiats ou éloignés, sont également rapportés avec précision.Max WALLET.\u2014 L'hypertolliculinie.Etude clinique, anatomo-pathologique et thérapeutique.Préface de L.de Gennes.Un volume de 354 pages, avec 25 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1946.On s\u2019est longtemps contenté, en matière d\u2019endocrinologie gynécologique, de tout expliquer par la notion simpliste d\u2019insuffisance ovarienne.Tant que l\u2019on a essayé d\u2019y remédier par d\u2019inoffensifs extraits d\u2019organes ingérés ou injectés, cette notion parut vraisemblable.Mais à partir du jour où la chimie des hormones mit entre nos mains des corps nouveaux, d\u2019une redoutable efficacité, il fallut bien convenir qu\u2019ils allaient souvent à l\u2019encontre du but.« On s\u2019aperçut alors que beaucoup des troubles observés étaient liés non point au défaut, mais à l\u2019excès de l\u2019hormone folliculaire.De là naquit la notion d\u2019hyperfolliculinie, qui prit, à son tour, un tel développement qu\u2019elle parut expliquer non seulement les troubles gynécologiques, mais encore des troubles physiques ou psychiques très variés qui semblaient très éloignés de la fonction génitale.» Dans cet ouvrage d\u2019endocrinologie gynécologique l\u2019auteur analyse et met à leur juste place les facteurs d\u2019hyperfolliculinie, explique 1130 l\u2019origine des troubles observés et indique les seuls traitements actuellement efficaces.Divisions de l'ouvrage Section histo-physiologique.\u2014 Historique.La folliculine.Rappel d\u2019histo-physiologie.Rô- le de l\u2019hypophyse en physiologie ovarienne.Le couple hypophyso-ovarien.Interrelations entre l\u2019ovaire, les glandes endocrines et le système nerveux.Anatomo-pathologie.L\u2019hy- perfolliculinie expérimentale.L\u2019exploration fonctionnelle.Etiologie.Section clinique.\u2014 La symptomatologie clinique de l\u2019hyperfolliculinie.L\u2019hyperfollicu- linie, syndrome de dysharmonie hypophyso- ovarienne.Considérations générales.Les troubles des règles.Les signes hyperfolliculiniques proprement dits.Les signes de dysharmonie hypophyso-ovarienne.Les troubles du métabolisme de l\u2019eau dans l\u2019hyperfolliculinie.Renseignements fournis par l\u2019examen.Formes cliniques.Diagnostic.Pathogénie.Le rôle de l\u2019hyperfolliculinie et de la dysharmonie hypo- physo-ovarienne en pathologie générale.Hy- perfolliculinie et fibromes; et stérilité; et en- dométriose; et troubles urinaires.Psychoses hyperfolliculiniques.Hyperfolliculinie et tétanie; et asthme; et tuberculose; et cancer.Traitement.J.BENECH, A.BERTOYE, M.ELLIA, J.GATE, Ch.JAULMES, P.MONNET, A.MOREL, A.ROCHAIX, P.SEDALLIAN, R.SOHIER.A.TAPERNOUX, P.VIOLLET.\u2014 Traité d'hygiène, publié sous la direction de A.RO- CHAIX.Deux volumes ensemble de 1,900 pages, avec 333 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris.L\u2019hygiéniste aura à intervenir fréquemment, au cours des années à venir, pour la reconstruction des cités, la réorganisation de l\u2019industrie, selon les conceptions nouvelles laissant une large place aux questions soclales.Or Phygiéne doit faire appel, tant pour mener à bien les recherches auxquelles elle doit sans cesse procéder, que pour mettre en œuvre les méthodes de prophylaxie qu\u2019elle propose, à de nombreuses disciplines: chimie, bactériologie, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 parasitologie, physiologie, épidémiologie, climatologie, statistique, droit administratif, etc.Un ouvrage de ce genre ne pouvait donc être écrit qu\u2019en collaboration.Aussi les directeurs ont-ils fait appel à des spécialistes appartenant à des milieux scientifiques différents, que leurs travaux désignaient pour mener à bien cette étude: à côté de professeurs de Facultés de médecine et d\u2019écoles spéciales, figurent des médecins des hôpitaux, des hygiénistes, des vétérinaires, des inspecteurs sanitaires.Cet important ouvrage contient ainsi la documentation la plus neuve et la plus complète qui soit actuellement sur toutes les questions d\u2019hygiène.Tous ceux qui ont mission d\u2019assurer la vie d\u2019une cité ou d\u2019une collectivité, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une usine, d\u2019une école, d\u2019un hôpital, que leur activité s\u2019exerce dans la population civile ou dans l\u2019armée, en France ou aux colonies, sur des populations stables ou au cours de leurs déplacements, ont à connaître les conditions dans lesquelles pourront être assurés constamment le maintien de la santé des individus, le bien-être du groupement qu\u2019ils constituent, et la prophylaxie des maladies contagieuses qui n\u2019ont que trop tendance à s\u2019y développer.Pour que cette action sanitaire, qui peut être immense, s\u2019exerce efficacement, il faudra de plus en plus que la nation dispose d'un corps d\u2019hygiénistes parfaitements éduqués.Ce traité indique aux médecins les moyens destinés à combattre le mal et les mesures propres à l\u2019éviter.Il apporte aux techniciens spécialistes tout l\u2019enseignement théorique nécessaire pour les formations que réclame l\u2019hy- I giène publique et constitue un guide indispensable au cours de leur pratique dans les laboratoires, au cours de leurs visites et de leurs stages.Divisions de l\u2019ouvrage Tome premier.\u2014 Généralités.Démographie française (56 pages).Le milieu extérieur (36 pages).Hygiène individuelle (52 pages).Hygiène de l\u2019enfance (126 pages).Alimentation (256 pages).Hygiène rurale (26 pages).Hygiène urbaine (354 pages).Hygiène indus- trielle (104 pages).- sympathique.découle le traitement, car l\u2019impuissance sexu- REVUE DES LIVRES Hygiène des transports (86 pages).Tome second.\u2014 Epidémiologie et prophylaxie générale (118 pages).Epidémiologie et prophylaxie des maladies à virus connus (148 pages).Epidémiologie et prophylaxie des maladies à virus invisibles ou inconnus (134 pages).Epidémiologie et prophylaxie des maladies parasitaires (76 pages).Les grands fléaux sociaux (186 pages).Législation sanitaire (186 pages).M.PALAZZOLI.\u2014 Déficiences sexuelles masculines d'origine émotive.Préface du prof.B.Fey.Un volume de 146 pages.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris.Si bien des médecins connaissent mal ces questions ou s\u2019en désintéressent, c\u2019est que l'impuissance est une chose complexe dans laquelle interviennent les facteurs les plus disparates: organiques, nerveux, neuro-végé- - tatifs et psychiques.L\u2019auteur, dont l\u2019expérience en cette matière est considérable, étudie les troubles organiques et fonctionnels, mais il établit en matière d\u2019impuissance la primauté , du trouble psychique apparu à l\u2019occasion d\u2019un : choc émotionnel chez un sujet qui se trouve, le plus souvent, en état de déséquilibre vago- De ces données pathologiques elle se soigne et se guérit dans la grande majorité des cas.Aussi le chapitre thérapeutique est-il particulièrement développé: l\u2019auteur fournit les directives d\u2019un traitement à la fois physique du déséquilibre vago-sympa- thique et psychique, par recherche du choc émotif initial.Divisions de l\u2019ouvrage L\u2019acte sexuel.\u2014 Constitution sexuelle.Caractères morphologiques.Puissance génitale.Les étapes de l\u2019acte sexuel.Déficiences et impuissances sexuelles.\u2014 Déficiences sexuelles d\u2019origine organique ou fonctionnelle.Déficiences sexuelles de nature psychique.Déficiences d\u2019origine émotive sans \u2026 stigmates de névrose, Déficiences chez les ma- 1131 lades présentant des signes de névrose émotionnelle.Traitement.R.BURNAND, H.JAEGER, M.AMSLER, F.VERREY, E.MARTIN.Le problème des tuberculoses atypiques: étude clinique.Etude anatomique, par J.-L.NICOD; étude bactériologique, par P.HAUDUROY.Un volume de 436 pages, avec 20 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs.Le but des auteurs de cet ouvrage a été de répondre à la question suivante: l\u2019édifice classique de la phtisiologie moderne demeurant solide et intact dans ce qu\u2019il comporte de positif, reste-t-il quelque chose des «idées nouvelles » qui ont tenté, depuis le début du siècle, d\u2019en atténuer l\u2019exclusivisme et d\u2019étendre le domaine de la nosologie tuberculeuse, \u2014 ou n\u2019en subsiste-t-il que le souvenir?Lorsque Piéry désignait cette doctrine, assise sur une triple base clinique, anatomique et bactériologique, comme l\u2019une des grandes étapes de la nosologie tuberculeuse, était-il victime d\u2019une totale illusion, ou au contraire ses vues étaient-elles justifiées?Les auteurs n\u2019ont pas voulu trancher le débat, mais mettre en commun et publier dans un même volume le résultat des recherches relatives à cette question que chacun d\u2019eux a poursuivies dans la discipline qui est la sienne.Ce livre ne constitue donc qu\u2019une étape, un jalon sur le chemin des solutions définitives.Il se propose de faire le point des recherches entreprises en divers lieux, de dire l\u2019état actuel de la question des tuberculoses atypiques, de voir et de dire aussi comment peuvent s\u2019agencer entre elles la doctrine classique (qui est solide et intangible en tant que secteur limité de la phtisiologie) et les vues nouvelles qui pensent apercevoir un autre champ d\u2019action du virus tuberculeux, d\u2019autres aspects de celui-ci, d\u2019autres types de lésions dus à son intervention. 1132 I.Etude clinique.R.Burnand: Tuberculoses atypiques du poumon et syndromes d\u2019imprégnation tuberculeuse.Pathologie pulmonaire.Syndrome d\u2019imprégnation toxi-tuberculeuse.H.Jaeger: Pathologie cutanée.Des dermatoses tuberculeuses aux.affections tégumentaires présumées tuberculeuses.M.Amsler et F.Verrey: Pathologie oculaire.Tuberculoses typiques et atypiques de l\u2019œil.E.Martin:Rhumatisme et tuberculose.IT.Etude anatomique des tuberculoses atypiques.(J.-L.Nicod.) - L\u2019inflammation tuberculeuse.Les tuberculoses atypiques, étude générale.Etude spéciale.III.Etude bactériologique (P.Hauduroy).Les formes atypiques du bacille tuberculeux.Les formes non acido-alcoolo-résistantes du bacille de Koch.Les formes filtrables du bacille tuberculeux.IV.Considérations finales (R.Burnand).Jacques BREHANT.\u2014 Le chirurgien en présence de l'état diabétique.Préface du professeur Sénèque.Un volume de 544 pages, avec 44 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs.Cet ouvrage, par sa partie clinique, s\u2019adresse à tous les praticiens.Ceux-ci n\u2019ignorent pas la fragilité des diabétiques devant toute intervention chirurgicale, et les déboires que l\u2019on peut observer si l\u2019opéré n\u2019a pas été bien préparé dans les jours qui précèdent l\u2019intervention, et à plus forte raison si le diabète n\u2019a pas été reconnu.Dans les grandes villes, dans les grands hôpitaux, le chirurgien a toujours recours au médecin pour interpréter avec lui les résultats fournis par les examens de laboratoire, et régler la thérapeutique médicale; mais bien souvent, le chirurgien se trouve isolé, et ne peut compter que sur lui-même; ses examens se bornent alors à un examen d\u2019urines, a la recherche de la glveémie, tandis que le régime, les doses d\u2019insuline pré ou postopératoires ne sont souvent fixés que de manière très approximative.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Désormais, le chirurgien trouvera dans le livre de J.Bréhant les examens préopératoires qu'il convient de pratiquer, les conclusions qu'il faut en tirer et la thérapeutique à appliquer.A propos de chaque affection, il saura comment il doit se comporter avant l\u2019opération, lors de l'intervention, et quels sont les soins postopératoires que réclame le diabétique.L\u2019auteur a donné une importance particulière à l\u2019étude des artérites et des suppurations cutanées chez les diabétiques.Le diabète et la\u2019 grossesse, le diabète et les traumatismes font également l\u2019objet d\u2019importants chapitres.La partie consacrée au «traitement chirurgical du diabète » représente la part la plus originale de l\u2019ouvrage.Si la découverte de l\u2019insuline a transformé le traitement du diabète, certains cas d\u2019insulino-résistance légitiment les tentatives chirurgicales de ces dernières années, qui se proposent de s\u2019attaquer directement au problème de la glyco-régula- tion.L'auteur fait une étude, à la fois expérimentale et humaine, sur toutes les interventions qui ont pu être pratiquées dans ce sens; greffes pancréatiques, résection, du sympathique péri-artériel, interventions sur les capsules surrénales, sur les splanchniques.Divisions de l\u2019ouvrage I.La chirurgie courante chez les diabétiques.\u2014 Ce que le chirurgien doit savoir de la physiopathologie des états diabétiques.La recherche et le bilan du diabète chez l\u2019opéré, les épreuves de chimie biologique.Principes généraux du traitement.Préparation du diabétique à l'intervention.L\u2019anesthésie et l\u2019acte opératoire du diabète.Le cas des urgences.Le cas des diabétiques chirurgicaux chroniques.IL.Les complications chirurgicales du diabète.\u2014 Généralités.Les infections cutanées et du tissu cellulaire.Les gangrènes des membres inférieurs: Etude clinique.Traitement.Les amputations chez les diabétiques.Les complications oculaires (par L.Guillaumat).Complications diverses d\u2019ordre chirurgical.III.Formes chirurgicales du diabète.\u2014 Diabète et affections chirurgicales du système | \u2014 ry = \u2014_\u2014 =\u2014 = == Cox.naxx = 0 me = 2 AE REVUE DES LIVRES glyco-régulateur.Diabète et associations morbides.Formes à symptomatologie pseudo-chi- rurgicale (Le drame des urgences chez les diabétiques).IV.Traitement chirurgical du diabète.\u2014 Justification d\u2019un traitement chirurgical du diabète.Bases physiologiques du traitement.Tentatives visant à renforcer l\u2019action du système vago-pancréatique hypoglycémiant.Tentatives visant à déprimer l\u2019action du système surréno-splanchnique hyperglycémiant.Tentatives d\u2019intervention sur la régulation hypophysaire.Tentatives portant sur les glandes glyco-régulatrices accessoires.Interventions sur le foie et les voies biliaires.Traitement chirurgical du diabète sucré.Conclusions et essai d\u2019indications opératoires.Essai dans la voie d\u2019un traitement chirurgical du diabète insipide.Appendice.V.Diabète et grossesse.VI.Diabète et traumatisme.\u2014 Les circonstances étiologiques.Etude clinique.Position médico-légale.Post-face.Index alphabétique des matières.P.HARTENBERG.\u2014 L'épilepsie chronique.Un volume de 162 pages.\u2014 Masson et Cie, éditeurs.On a pris l\u2019habitude, en neuro-psychiatrie, de donner le nom d\u2019épilepsie à toutes les réactions convulsives, quelles qu\u2019en soient l\u2019origine et la nature.C\u2019est ainsi qu\u2019on a baptisé «'épileptiques » les convulsions de l\u2019urémie, de l\u2019éclampsie, des abcès et des tumeurs du cerveau, de la paralysie générale, de l\u2019hypertension intracrânienne, des méningites, des encéphalites, de la bradycardie, des traumatismes de la plèvre, des vers intestinaux, du .cardiazol, de l\u2019électrochoc, etc.De là, la notion de la multiplicité des épilepsies généralement adoptée aujourd\u2019hui.Mais à côté de ces épilepsies, dites symptomatiques, on admet un autre type clinique qui paraît se présenter avec un caractère dis- 1133 tinctif.C\u2019est cette forme spéciale, connue et décrite \u2018depuis les temps les plus anciens, sous le nom de mal comitial, mal astral, mal caduc, haut mal, ete.Celui-ci, au lieu de survenir comme la manifestation secondaire d\u2019une maladie ou d\u2019un facteur morbide primitif, semble se produire par une cause particulière qui lui est propre: d\u2019où les noms d\u2019épilepsie idiopathique, d\u2019épilepsie essentielle qui lui sont attribués.Cette conception ainsi que ces dénominations sont selon l\u2019auteur erronées.L\u2019épilepsie essentieHe-ou idiopathique est tout aussi symptomatique que les autres épilepsies.Comme celles-ci elle est engendrée par des causes qui lui sont étrangères.Il n\u2019y a pas d\u2019épilepsie essentielle ou idiopathique.En revanche, cette épilepsie possède un caractère particulier, sur lequel on n\u2019a guère insisté, et qui la distingue des diverses épilepsies symptomatiques: c\u2019est sa persistance, sa durée.Alors que les épilepsies symptomatiques ne sont que des accidents, momentanés et transitoires, qui disparaissent avec la cause qui les provoque, l\u2019épilepsie dite essentielle ou idiopathique se reproduit périodiquement à intervalles plus ou moins éloignés pendant toute l\u2019existence du malade.Cette répétition des paroxysmes est le véritable attribut de cette forme d\u2019épilepsie.C\u2019est pourquoi le terme qui lui conviendrait le mieux est celui d\u2019 « épilepsie chronique ».Dans cette monographie, l\u2019auteur présente le résultat de trente années de recherches bibliographiques et expérimentales: deux mille malades environ ont été l\u2019objet de son examen attentif.Le volume comprend quatre parties: Dans la première est analysée la symptomatologie clinique des paroxysmes.La deuxième partie passe en revue les résultats des examens des malades dans l\u2019intervalle des accès.La troisième partie envisage le mécanisme des accidents.Enfin la quatrième partie a pour objet la recherche des causes de l\u2019affection. 1134 Ivan MAHAIM.Les tumeurs et les polypes du cœur: étude anatomo-clinique.Péface du professeur J.-L.NICOD.Un volume de 570 pages, avec 67 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs.Parce que fréquemment elles sont fatales, parce qu\u2019elles sont jugées à priori hors des atteintes de la thérapeutique, le clinicien trop souvent range les tumeurs du cœur parmi ces curiosités de la pathologie qu\u2019il laisse aux musées, aux collectionneurs, aux morpholo- gistes.Parce que leurs structures sont assez habituellement difficiles à déchiffrer, modifiées qu\u2019elles sont par des accidents évolutifs divers, l\u2019anatomiste et l\u2019histologiste ne se donnent pas toujours la peine de les étudier avec tout le soin qu\u2019elles méritent.Depuis vingt ans l\u2019auteur étudie conjointement la clinique des cardiopathies et les lésions anatomiques et histologiques qui les occasionnent ou qui en dépendent.Ses nombreux travaux sur le tissu spécifique du cœur, les divers troubles du rythme cardiaque, ont fourni la preuve que des recherches minutieuses et patientes étaient susceptibles d\u2019apporter la démonstration de désordres organiques primaires, permettant ainsi de réduire de plus en plus les limites des troubles purement fonctionnels.La confrontation des signes cliniques, de l\u2019évolution des cas et des résultats des analyses anatomiques et histologiques amène l\u2019auteur à préciser les éléments essentiels du diagnostic et des possibilités de traitement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Divisions de l\u2019ouvrage I.Les polypes du cœur.\u2014- Aperçu historique.Etude anatomique.Le myxome et le thrombus organisé.Etude clinique.Formes cliniques, diagnostic, évolution.Le polype emboligène.Les polypes auriculaires gauches.Le polype occlusif et le syndrome artériel périphérique.Les thromboses oblitérantes et les thrombus libres.Les polypes auriculaires droits.Les polypes silencieux.Conclusions cliniques sur les polypes ventriculaires.Traitement.Perspectives chirurgicales.IT.Les tumeurs bénignes non polypeuses.\u2014 Le fibrome.Le lipome.Les tumeurs angioma- teuses.L\u2019angioréticulome bénin.Le rhabdo- myome du cœur.Le cœlothéliometawarien bénin.III.Les tumeurs malignes du cœur.\u2014 Les tumeurs malignes primaires.Le sarcome primitif du cœur.Les tumeurs secondaires.L\u2019invasion auriculaire.Le rythme nodal passif.L\u2019arythmie complète.L\u2019invasion de l\u2019oreillette gauche.Bibliographie des tumeurs intratho- raciques.L\u2019invasion auriculaire et la thrombose néoplasique.Les métastases cardiaques.Généralités.L\u2019atteinte endocardique.Les métastases silencieuses.Les métastases septales.Bibliographie des tumeurs métastatiques du cœur.IV.Les tumeurs du péricarde.\u2014 Les tumeurs bénignes.Les tumeurs malignes primaires.Les tumeurs secondaires du péricarde.Diagnostic et traitement des tumeurs du péricarde.Conclusions générales.= \u2018es x NÉCROLOGIE ee ve ELLIOTT CARR CUTLER 1888 Elliott Carr Cutler, professeur de chirurgie à l\u2019Université Harvard et chirurgien en chef du Peter Bent Brigham Hospital de Boston, est mort chez lui à Brookline, Mass., entouré des membres de sa famille, le 16 août 1947.Il avait enduré pendant deux ans avec un stoïcisme remarquable l\u2019évolution douloureuse d\u2019un cancer impitoyable.Dès son retour d\u2019Angleterre où il avait servi son pays durant toute la guerre comme chef des activités chirurgicales de l\u2019Armée américaine sur le théâtre européen, il apprit que ses jours étaient comptés.Ce fut une bien triste nouvelle pour tous ses amis.Il fut le seul qui sembla prendre la chose sans émotion.Il reprit à l\u2019automne 1945, dès son arrivée à Boston, ses nombreuses occupations.Il continua de diriger son service de chirurgie, s\u2019intéressant à tout comme si rien était, faisant même des projets d\u2019avenir pour l\u2019institution qu\u2019il aimait tant.Ce n\u2019est qu\u2019à la fin de juin dernier qu\u2019il abandonna tout travail.Il avait mis ordre à toutes ses affaires et s\u2019était assuré que tous ses collaborateurs en chirurgie, soit dans le service militaire, soit au Peter Bent Brigham, avaient la situation qu\u2019ils méritaient 1947 pour continuer avec sécurité leur travail scientifique.Cette .dernière préoccupation illustre bien la grandeur d\u2019ame de Cutler! Il laisse son épouse, Caroline Pollard Parker, une femme admirable, et quatre fils, Elliott Carr Jr, Thomas, David et Tennant.Il était fier de tous et avec raison.Mardi le 19 août 1947, j\u2019assistais a son service dans la chapelle de Harvard ou s\u2019étalent réunis, pour lui rendre un dernier hommage, des sommités du monde politique, militaire et universitaire ainsi que de nombreux élèves et amis.D\u2019autres plus qualifiés que moi relateront la vie de ce grand chirurgien américain, qui fut à la fois un homme possédant d\u2019extraordinaires qualités de l\u2019esprit et du cœur, et un maître en chirurgie qui ne resta jamais dans les chemins battus, mais chercha toujours à défricher de nouvelles avenues.Né à Bangor, Maine, le 30 juillet 1888, il reçut son diplôme en médecine à l\u2019Université Harvard en 1913 et fit immédiatement après un voyage d\u2019étude en Europe.Au cours de la guerre de 1914, il fut en charge du premier « Harvard Medical Unit» à Paris et devint plus tard chef en 1136 chirurgie de l\u2019Hôpital de base n° 5.À son retour de la guerre en 1919, il fut nommé instructeur en chirurgie à l\u2019École de Médecine de Harvard.En 1921, il prenait la direction du Laboratoire de Chirurgie Expérimentale de cette Université.En 1924, il quittait Boston pour Cleveland où il venait d\u2019être promu professeur de chirurgie à la Western Medical School.En 1932, il succédait à Harvey Cushing comme professeur de chirurgie à Harvard et chirurgien en chef du Peter Bent Brigham Hospital.Ses contributions scientifiques furent trés nombreuses et sa réputation s\u2019étendit partout.La plupart des sociétés savantes étrangères et américaines le comptaient parmi leurs membres.Pour son magnifique travail au cours de la dernière guerre, il fut décoré de la « Legion of Merit », de l\u2019Ordre de PEmpire et de la Croix de Guerre avec palmes.Il était déjà Compagnon de l\u2019Ordre du Bain et Chevalier de la Légion d\u2019Honneur.Formé à bonne école, il insista toute sa vie sur l\u2019importance du laboratoire de chirurgie pour former les jeunes chirurgiens dans l\u2019art d'opérer et permettre à ceux intéressés dans la recherche expérimentale de poursuivre leurs travaux.Son laboratoire a été son orgueil et lui procura de grandes joies.C\u2019est là que furent formés de nombreux chirurgiens américains et étrangers.Plusieurs d\u2019entre eux occupent aujourd\u2019hui des postes importants soit aux Etats-Unis, soit dans d\u2019autres pays.Ces cours pratiques de technique opératoire minutieusement préparés par Cutler et ses assistants sont sûrement uniques.L\u2019élève apprend sur le vivant son métier de chirurgien et toutes les règles d\u2019un chirurgie parfaite sont rigoureusement suivies.Les travaux de recherche en chirurgie expérimentale furent nombreux et de bonne qualité durant le professorat de Cutler.Lui-même contribua beaucoup.Il ne cessa jamais d\u2019encourager et de diriger là les travaux de ses collaborateurs ou de ses élèves.C\u2019est grâce à son initiative et son enthousiasme que furent réalisées ces interventions dans le traitement de la persistance du canal artériel, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 la coarctation de l\u2019aorte et l\u2019angine de poitrine.C\u2019est lui, en effet, qui développa chez Claude Beck, Robert Gross et moi-même cette inclination d\u2019étudier les affections cardio-vasculaires et la possibilité de leur traitement par la chirurgie.Cutler fut un pionnier en chirurgie du cœur.Ses opérations sur la valvule mitrale le firent connaître dans le monde entier.Il s\u2019intéressa toujours au traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine et publia dé nombreux travaux sur les résections de la chaîne sympathique et l\u2019ablation totale de la thyroïde.Il conserva jusqu\u2019à la fin de sa vie une foi très vive dans l\u2019avenir de la chirurgie du cœur.La dernière fois que je causais avec lui, il y à à peine un mois, bien que très malade et presque mourant, il s\u2019informait des travaux que nous poursuivons en chirurgie intracardiaque au Laboratoire de Chirurgie Expérimentale de McGill et des résultats que nous avons au Royal Victoria dans le traitement de l\u2019angine de poitrine.Ses dernières paroles d\u2019adieu furent: « Continuez ces travaux.La chirurgie du cœur est un fait acquis.Son champ d\u2019action ira toujours en grandissant.» Son enseignement de la chirurgie fut pratique | et ne négligeait jamais les données nouvelles.Il n\u2019était pas d\u2019un groupe ou d\u2019une école.Chaque année, il invitait des professeurs étrangers à venir pendant deux ou trois mois donner des cours et opérer devant les élèves.Leriche, Sir Gordon-Taylor et Arthur E.Porritt, pour ne mentionner que quelques-uns, enseignèrent au Peter Bent Brigham.Cette merveilleuse coutume a une valeur de tout premier ordre.Elle mériterait d\u2019être suivie ailleurs.Elle crée des liens utiles, ouvre des horizons nouveaux et montre qu\u2019aucun pays, qu'aucune race possède le monopole de la science.On apprend de tous et l\u2019on apprend partout.C\u2019est en octobre 1939 que je connus Elliott Cutler.Il m\u2019avait invité à venir donner une conférence devant les membres de la Harvard Medical Society sur le traitement de l\u2019angine de poitrine.Je me rappellerai toujours l\u2019impression de cette première rencontre.Robert 0 is.- ii calli, == pr et ds ak 28 nh, oi IE Nr.ln Barn MR AM iil.ACR 18 » =.£25 2 lt $34 eS a\" LP) 8 / PY Ny NS es 20 Ty LS SI Le Le nd) 2 yet ont At CES LC) EN Ee YG TS EXCLUSIFS a SAN x A [nd CRA Yay) if AT 29.YAN £0 TAT \"213 sa Je Bh: Wy an 2 pa VICHY FRANCE SoA 37 \\ : : of 5 REPRESENTAN DC -, % ec =\u201d T4 LY Ch 2?7% 0 pre Cs by 7 a ox +2 aA Lig, ) 297 J 3 5 Br E : \u20ac < cé, A PA Nhe ASE mn cars A2 x ~ 7 Foy ~ eo & > Ni STE CE 1 re es ASR, lo 8\" oy NOR EX iV Sa ~~ se Nee ae a wii) 2 = ?pos oy AY > NT x NS - : > % ue _ Thy Ye CY RJ talan _1 © AN hy f ze Ê ® Æ en x : AJ ; > SN \u201d : sai X US 2S Ay G = an MT ep y rx] PA Fe eus PYRE Pals = an an?LX) NAD Fy x - ah \u201cns Des Low og 5 \u2018we re LCE ICA) P= =i iC pres Le rie?se 7 3, A) ~Ursg ken % < LY _ 2 : a = 2 se R + Sand 5 a 04 a = a 3 yy L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.IVICHY CELESTIN EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIETE DE L'ETAT FRANCA MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminerie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Cystites.\u2014 Néphrites Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier NÉCROLOGIE Zollinger, aujourd\u2019hui professeur de chirurgie de l\u2019Ohio State University, me conduit au bureau du chirurgien en chef du Peter Bent Brigham.Un grand homme sec, aux yeux très bleus, vifs, rieurs et un peu moqueurs, possédant une chevelure épaisse et blanche, s\u2019avance vers moi bien droit, me tend la main amicalement et me parle en français.C\u2019était Elliott Cutler! Depuis ce jour nous sommes restés de très bons amis.En 1941, il m\u2019invitait à venir travailler chez lui.Les cinq années que j'ai passées à Harvard et au Peter Bent Brigham resteront comme l\u2019une des plus belles expériences de ma vie.Le souvenir de ce grand homme, de cet ami sincère restera toujours dans ma mémoire mêlé d\u2019affection, de gratitude et de bien vive admiration.| Mercier FAUTEUX.LE DOCTEUR J.-A.ROUSSE .Le docteur J.-A.Rousse est décédé il y a quelques mois à l\u2019âge de 70 ans.Le défunt avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1905.Le docteur Rousse exerça, depuis 1905, dans le nord de la ville, dans la paroisse de Saint-Edouard, où il fut vraiment l\u2019un des tout premiers médecins à s\u2019établir.Nos condoléances à son fils, le docteur Georges Rousse.1137 LE DOCTEUR V.LACHARITE Le docteur V.Lacharité est mort tout récemment, âgé de 58 ans.Le défunt reçut son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1919, fut interne à l'hôpital Notre-Dame (Montréal) et s\u2019établit à Saint-Célestin en 1921.Il y fut coroner du district de Nicolet, président de la commission scolaire et depuis 12 ans maire de son village.ee ee LE DOCTEUR J.-A.TURCOTTE Le docteur J.-A.Turcotte est mort récemment à l\u2019âge de 72 ans.Ayant reçu son doctorat de l\u2019Université Laval de Montréal en 1902, il s\u2019établit à Huberdeau, où il exerça depuis.Premier maire de la municipalité d\u2019Hu- berdeau, le docteur Turcotte fut aussi médecin du district pour le compte du Canadien National.Nos condoléances à son fils, le docteur Lorenzo Turcotte, médecin hygiéniste de La- chute.ee ++ LE DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE LEGENDRE Le docteur L.-P.Legendre est décédé durant le cours de mars de cette année à l\u2019âge de 81 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Québec en 1889.Il fut maire de Sainte-Croix, son village natal. NOUVELLES TOUS PRÉSENTS A mesure que nous nous rapprochons des 10 et 1l' septembre, date à laquelle a été fixée la célébration du Centenaire du Collège, un fait apparaît très net, c\u2019est que l\u2019enthousiasme anime davantage les membres de la profession médicale à Montréal et partout dans la province.Si l\u2019on en juge par le flot des adhésions, par la correspondance et par les demandes de renseignements qui nous arrivent, les fêtes du Centenaire remporteront un magnifique succès.L\u2019Union Médicale du Canada, L\u2019Action Médicale et le Laval-Médical ont consacré un numéro spécial au Centenaire.À partir du 28 juin, le poste de Radio- Canada a diffusé, tous les samedis soirs, une causerie préparée par un de nos confrères.Le programme officiel contiendra une histoire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, qui a été préparée par le docteur Albert LeSage, et un texte anglais rédigé par le docteur H.-E.MacDermot où l\u2019auteur rassemblera les principaux faits historiques de notre Collège.* Nous rappelons à nos confrères qu\u2019ils ne doivent pas attendre à la dernière minute pour retenir leur chambre.Il est à prévoir qu\u2019il y aura une énorme affluence de touristes à Montréal en septembre.Les organisateurs sont à la disposition de tous ceux qui auraient besoin de renseignements à ce sujet.Un centenaire est un événement exceptionnel et il convient de le célébrer d\u2019une façon imposante._ Au moment où certaines réformes sociales menacent de transformer de fond en comble l\u2019exercice de notre profession, il est dans l\u2019ordre que nous affirmions notre existence par une présence nombreuse à ces deux journées qui marqueront le centième anniversaire de la fondation de notre Collège.En 1847, la pratique de la médecine, de la chirurgie et de l\u2019obstétrique ne connaissait auéune entrave; en 1947, la pratique de notre profession voit le spectre de la médecine d\u2019Etat poindre à l\u2019horizon.- Nous devons nous tenir coude à coude pour tenter de conserver nos prérogatives et nos droits.Pour y réussir, nous devons demeurer debout et nous efforcer plus que jamais de rester dignes de notre idéal.Le Centenaire de notre Collège nous fournira l\u2019occasion de serrer les rangs.En conséquence, tous les médecins qui pourront se rendre à Montréal les 10 et 11 septembre se feront un devoir de participer aux fêtes du Centenaire.Un programme spécial a été préparé pour nos compagnes, pour celles qui depuis des années nous aident par leur dévouement dans l\u2019exercice de notre profession.Il est juste que nos femmes soient à l\u2019honneur et les organisateurs ne sauraient trop insister auprès des confrères pour qu\u2019ils amènent leurs épouses.Leur présence ajoutera un charme incomparable aux Journées du Centenaire.Le président du Comité de Publicité, Dr Adrien PLOUFFE.ee LE MINISTRE DE LA SANTÉ, L'HON.J.-H.- ALBINI PAQUETTE, PART POUR L'EUROPE.L\u2019honorable Albini Paquette, ministre de la Santé dans le gouvernement de la province de Québec, partira pour l\u2019Europe le 6 septembre.Il représentera la Province de Québec au Congrès International des Médecins de langue française qui se tiendra à Paris à partir du 15 septembre.Ob ve POSTE CONFIÉ AU Dr A.-G.LAROCHE Le docteur Albert-Georges Laroche, de Montréal, président de l\u2019Association canadienne d\u2019urologie, et antérieurement médecin de service dans la marine sur la côte du Pacifique, a été le candidat choisi parla Commission du service civil, à la suite d\u2019un concours tenu par tout le Canada pour la position de médecin spécialiste au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, à Ottawa.Le titulaire de cette position, dans la division de la répression des maladies vénériennes, doit agir comme conseiller sur les questions concernant le diagnostic et le traitement des maladies vénériennes, et inaugurer des mesures hygiéniques et éducatives se rapportant à la prévention et à la répression de ces maladies.Une liaison étroite est maintenue avec les autorités provinciales.; LE Ve CONGRES INTERNATIONAL DE PEDIATRIE Le Ve Congrès International de pédiatrie s\u2019est tenu à New-York du 14 au 17 juillet 1947.Une importante L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 XLIII AEROPHAGIE DYSPEPSIES HYPERCHLORHYDRIE ULCERATIONS GASTRIQUES et DUODENALES COLITES, DIARRHEES et leurs consequences.Croquer 6 à 9 comprimés par jour, à distance des repas.Fabricants et.Concessionnaires au Cénado.ROUGIER FRERES*-* 350, TY A & CES Prescription Médicale 1140 délégation européenne, comprenant plusieurs professeurs de France, s\u2019est jointe aux congressistes venus de tous les points de l\u2019Amérique.Le docteur Albert Guilbeault, de Montréal, eut l\u2019honneur d\u2019être choisi comme rapporteur.Le docteur P.Letondal, également de Montréal, représenta au Congrès les principales organisations scientifiques de langue française ainsi que le ministère provincial de la Santé.ee ++ LE BUREAU MÉDICAL DU SANATORIUM PRÉVOST.En même temps que s\u2019élèvent rapidement les murs du sanatorium Prévost et que s\u2019aménagent et se modernisent les pavillons déjà existants, le premier bureau médical de cette institution vient de se constituer.Comme on le sait, l\u2019institution.fondée en 1919 par le regretté Dr Albert Prévost, a pour but le traitement et le soulagement des affections curables du système nerveux.2 Lors de la première réunion du nouveau bureau, les thèmes de la guérison, de la prévention et de la recherche scientifique dans le vaste domaine de la neuro-psychiatrie furent abondamment discutés et déjà un bon nombre de nouveaux projets sont à l\u2019étude.Les médecins dont les noms suivent constituent le premier bureau médical: MM.Roma Amyot, Fernand Charest, René Dandurand, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Paul Lariviére, Emile Legrand, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Alcide Pilon, Jules Prévost, Jean Saucier, Karl Stern et J.-A.Vidal.Outre les six neuro-psychiatres inscrits au bureau médical, une quinzaine de médecins appartenant aux spécialités qui touchent à la neuro-psychiatrie apporteront à l\u2019institution le fruit de leur expérience et l\u2019important appoint de leur active collaboration.Cette liste préliminaire se complétera à l\u2019avenir par l\u2019adjonction d\u2019autres spécialistes, au fur et à mesure des besoins et des développements de la maison.L\u2019exécutif élu fut le suivant: Dr Roma Amyot, président; Dr Emile Legrand, vice-président; Dr Albert Jutras, secrétaire; Dr Alcide Pilon, trésorier; Dr Jean Saucier, directeur médical.ee + LE DOCTEUR GÉRARD CASGRAIN À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'ABITIBI La Société Médicale de l\u2019Abitibi tiendra une importante réunion scientifique à la fin de septembre.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Au nombre des rapporteurs au programme figure le nom du docteur Gérard Casgrain, qui parlera de l\u2019allergie et des problèmes que cette science pose aux praticiens.HONNEUR OCTROYÉ AU DOCTEUR JEAN-LOUIS PILON Le docteur Jean-Louis Pilon, assistant à la chaire de phtisiologie de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Cartier- ville, a été nommé «fellow » de l\u2019« American College of Chest Physicians » lors du Congres tenu à Atlantic City, les 5, 6, 7 et 8 juin 1947.CONFERENCE DU DOCTEUR ARMAND FRAPPIER \u2018Le docteur Armand Frappier, directur de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène et de l\u2019Institut de Microbiologie et de Bactériologie de l\u2019Université de Montréal, a prononcé, fin août, une conférence au Club Richelieu de Montréal.Il a parlé des banques de sang.Il a été présenté par le docteur Roland Guy et remercié par le docteur Gérald Lasalle.+ + BEL HOMMAGE RENDU AU BCG «C\u2019est ici au Canada, pays presque français, où a été réalisée une des meilleures applications de la vaccination par le BCG.C\u2019est pourquoi j'ai saisi avec plaisir l\u2019invitation qui m\u2019a été faite, de venir constater la magnifique contribution de la clinique BCG de Montréal à la lutte antituberculeuse.» Cet hommage rendu à notre clinique BCG a d\u2019autant plus de poids qu\u2019il vient d\u2019un savant, qui fut un des collaborateurs d\u2019Albert Calmette, avec lequel il réussit la première vaccination antituberculeuse d\u2019un être humain, le Dr Benjamin Weill-Hallé.Le Dr Weill-Hallé et Mme Weill-Hallé ont visité la clinique BCG et admiré l\u2019organisation et le travail accompli depuis douze ans par l\u2019hôpital et son service social.Les distingués visiteurs furent accueillis par le Dr Albert Guilbeault, directeur médical, les docteurs Norbert Vézina et Gilles Huard, ses assistants, Mme Jean Raymond, présidente du bureau d\u2019administration, et par le personnel administratif de la clinique.Le docteur Guilbeault a expliqué aux invités que le Dr Weill-Hallé était l\u2019auteur de la première vaccination d\u2019un être humain par le BCG.«C'est à lui, dit-il, que revient l\u2019honneur d\u2019avoir fait passer la vaccination antituberculeuse du domaine expérimental au domaine pratique.En effet, en 1921, il alla 1 ll oi Un puissant STIMULANT Hepato-Biliaire rtechol provoque la sécrétion libre et normale de la bile ® L\u2019épanchement biliaire est notablement augmenté.® Le régime alimentaire peut le plus souvent rester normal.& Prévient la cholélithiase.® Favorise le péristaltisme intestinal.® L\u2019absorption des vitamines A, D, E, et K est augmentée.Le succès toujours grandissant obtenu avec ARTECHOL chez de nombreux patients hépato-biliaires est grandement attribuable aux propriétés exceptionnelles de son Extrait d\u2019Artichaut (Cynara Scolymus).Indications: Insuffisance Hépatique, Ictére, Cholécystite, Angiocholite, et particulièrement après l\u2019ablation de la vésicule biliaire.Hypercholestérinémie.Présenté en flacons de 50 comprimés.ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION SUR DEMANDE.mlo-french drug cie.limitée.209 EST, STE-CATHERINE : MONTRÉAL 1142 trouver Calmette et lui offrit d\u2019appliquer son vaccin à un enfant sous ses soins.» Après avoir exprimé son admiration pour l\u2019œuvre accomplie chez nous dans la lutte antituberculeuse par le BCG, le Dr Weill-Hallé a raconté sa première rencontre avec ce bienfaiteur de l'humanité que fut Calmette et l\u2019inquiétude qu\u2019ils éprouvèrent tous les deux à la suite de leur première expérience.« Calmette, dit-il, me reçut avec l\u2019amabilité extraordinaire qui le caractérisait.Dès que l\u2019occasion se présenta, je décidai Calmette d\u2019essayer sa méthode, qui expérimentalement se montrait inoffensive pour le veau, le singe, le cobaye et qui avait préservé ces animaux contre les infections tuberculeuses les plus virulentes.» «L\u2019enfant qui servit à cette première expérience, continue le docteur Weill-Hallé, n\u2019était pas un pauvre.Enfant d\u2019une famille à l\u2019aise, né d\u2019une mère tuberculeuse, on lui fit absorber 6 milligrammes de BCG par voie buccale.L\u2019enfant se développa très bien, sans présenter aucun incident pathologique.Emigré il y a quelques années aux Etats-Unis, c\u2019est maintenant un beau grand jeune homme de 25 ans, absolument sain.» + + LE DOCTEUR ERNEST GENDREAU, AU CLUB RICHELIEU Le-docteur J.-Ernest Gendreau, fondateur de l\u2019Institut du Radium de Montréal, a prononcé une causerie au Club Richelieu de Montréal, le 31 juillet 1947.Cette causerie était intitulée: «L\u2019ombre de Dieu sur la nature ».Le docteur Albert Jutras eut l\u2019honneur d\u2019être invité à présenter le conférencier.+ + FONDATION, À OTTAWA, D'UN CLUB DE MÉDECINS Le Comité exécutif de la Société Médicale de l\u2019Outaouais a décidé, lors de sa dernière réunion, de fonder un nouvel organisme médical pour les confrères de la région.Le «Club d\u2019Esculape» se réunira à des dîners- causeries, le premier samedi de chaque mois.Affilié à la Société Médicale de l\u2019Outaouais, le nouveau club aura pour devise: Medice, cura te ipsum.Son conseil est formé des docteurs J.-E.Perras, L.Mantha, Horace Viau, G.Gagné, H.Robinson et J.R.Titley.La première réunion aura lieu «Chez Henri», à Hull, le 6 septembre 1947.L'UNICN MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 UN HÔPITAL À BLANC SABLON Le contrat général pour la construction d\u2019un hôpital à Blanc Sablon vient d\u2019être accordé.L'édifice aura trois étages.L'hôpital desservira la région de la côte Nord, située à plus de 800 milles de la ville de Québec.L'HÔPITAL SAINTE-MARIE DES TROIS- RIVIÈRES Les travaux progressent rapidement à l'hôpital Sainte-Marie des Trois-Rivières, dont la construction à débuté l\u2019été dernier sur les côteaux.L\u2019extérieur de l\u2019édifice est terminé et les travaux intérieurs vont bon train.+ + TROIS-RIVIÈRES POSSÉDERA UN VASTE HÔPITAL Grâce à un octroi considérable du gouvernement de la province, obtenu par l\u2019entremise de l\u2019hon.Maurice Duplessis, premier ministre et député de Trois-Riviè- res, et de l\u2019hon.Albini Paquette, ministre de la Santé, on commencera d\u2019ici quelques jours la construction d\u2019une nouvelle annexe à l\u2019hôpital-sanatorium Cooke, dont la capacité atteindra 375 lits lorsque seront terminés les vastes travaux commencés l\u2019an dernier et les autres qui débuteront dans quelques jours.Lorsque les travaux seront terminés, le coût de ces deux agrandissements successifs de l\u2019hôpital-sa- natorium représentera une dépense de $1,500,000, dont les trois quarts seront payés par le gouvernement.Au printemps de 1946, grâce à des octrois substantiels du gouvernement de la province, on commençait la construction d\u2019une vaste annexe au coût de un million de dollars qui devait doubler la capacité de lits de cette institution, en vertu du programme lancé par le gouvernement de la province de Québec pour combattre la tuberculose.Dernièrement, on s\u2019est rendu compte que l\u2019espace laissé pour les services de l'hôpital, le personnel médical et le personnel en général, ne serait pas suffisant pour répondre à tous les besoins, et de nouvelles démarches furent entreprises auprès du gouvernement de la province pour obtenir un nouvel octroi qui permettrait la construction d\u2019une autre annexe.La demande a été très bien accueillie par les autorités provinciales et, quelques jours plus tard, le président de la Corporation de l\u2019hôpital-sanatorium Cooke, le notaire J.-A.Trudel, recevait l\u2019assurance d\u2019un octroi considérable de la part du gouvernement pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuucerIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 } Indigué dans les cas } sucvant.Ischémie, maladie de cœur causée par l'hypertension, angine de poitrine, douleurs cardiaques et la thrombose coronaire qui s'ensuit.LE THEOBARB C.T.No 691 CONTIENT: Theobromine .S gr.Neurobarb .> gr.Bicarb.de Soude .5 gr.Présenté en flacons de 100, 500 et 1000 comprimnés.AVIS: Pour le moment, le Theobarb doux n\u2019est pas disponible.A 7/44 > CHA \u201cyy = A.he, Ji \"4 \u201cti GE 4, v, | THE 2 83, SuurrLeworta CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA \\ XLV let) E83 C.T.No.691 THEOBARB Lach tablet contains: \u2018Theobromine 5grs.Phenobarb \"y gr.Sodium Bicarbonate 5 ærs.; Antispasmadic Vasodilator.> Indicated in Arterio-Sclerosis, Hy per- = Tension, Climacteric Disorders.\u2019 ul Dose: One tablet two or three times a 7 A \u2018 day as indicated, Control No.A UE .0]: \u201cy AL COMP te, CE) ! Zo 1 thie Cu?-.uy, ls .EU A Z GO, ; ee, A x % Y 7% % 7 .\u2026 7.% y % Ca 1144 la construction de cette annexe et d\u2019une chaufferie à une distance de deux cents pieds de l\u2019édifice principal.La nouvelle annexe, qui sera située au centre de la nouvelle aile du sanatorium, aura 60 pieds de longueur par 40 de profondeur et sera reliée au corps de l\u2019édifice par un couloir de 20 pieds de large par 40 de profondeur.Elle aura quatre étages et sera bâtie en béton armé, avec murs de brique.La nouvelle chaufferie sera située à 200 pieds de l\u2019édifice central, auquel elle sera reliée par un système de tuyaux souterrains.Elle aura 75 pieds par 60 et comprendra une soute pouvant contenir 1,000 tonnes de charbon.On y bâtira une cheminée de cent pieds de hauteur.+ + SUCCÈS DES ÉTUDIANTS CANADIENS EN FRANCE Le docteur Robert Genest, de Montréal, vient d\u2019obtenir son diplôme de médecin légiste de l\u2019Université de Paris.Le docteur Pierre Marion, qui vient d\u2019arriver à Montréal, a été nommé lors de son séjour à Montpellier, moniteur dans le service du doyen, le prof.Gaston Giraud, cardiologue réputé.Les docteurs Jean-Louis Léger, Jean-Pierre Jean et Marcel Longtin, de Montréal, après plusieurs mois d\u2019études en radiologie sous la direction du professeur Paul Lamarque, ont obtenu le certificat d\u2019études en radiologie décerné par la Faculté de Médecine de Montpellier.+ + LA NEURO-CHIRURGIE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME L'hôpital Notre-Dame possède maintenant son service de neuro-chirurgie.Ce service a été confié à un jeune médecin revenu récemment d\u2019Europe, le docteur Claude Bertrand, diplômé de l\u2019Université de Montréal, et qui, depuis sept ans, s\u2019est spécialisé en chirurgie nerveuse dans les grands centres canadiens, américains et européens.Jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y avait qu\u2019un centre de neuro-chirurgie à Montréal, l\u2019Institut neurologique que dirige le Dr Wilder Penfield et qui s\u2019est acquis une renommée internationale.L'hôpital Notre-Dame devient le deuxième centre montréalais et le premier centre canadien-français de la métropole où s\u2019exerce la chirurgie nerveuse sur une haute échelle.Ce nouveau service est appelé à rendre des services considérables, vu les nombreux cas qui relèvent de cette spécialité dans une ville aussi populeuse L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 que la nôtre.La chirurgie nerveuse s\u2019intéresse à toutes les lésions du système nerveux où une intervention chirurgicale est indiquée: les traumatismes crâniens de la colonne vertébrale.les tumeurs bénignes, le déplacement des disques intervertébraux.Elle comprend également la chirurgie de l\u2019hypertension artérielle, la chirurgie de l\u2019épilepsie.Cette spécialité remonte à peine au début du présent siècle.\u2018Les premiers essais dans ce domaine ont été faits par un Anglais, sir Victor Horsley, vers 1870, mais celui qui est considéré comme le père de la neuro-chirurgie est un Américain, Harvey Cushing, mort il y a une dizaine d\u2019années.Le titulaire de cette nouvelle spécialité à l\u2019hôpital Notre-Dame, le docteur Bertrand, est arrivé récemment d\u2019un voyage d\u2019études en Europe.Il s\u2019est aussitôt mis à la tâche pour organiser son service qui fonctionne déjà.2e ee TOURNOI DE GOLF DES MÉDECINS DE : LANGUE FRANÇAISE Le 14 août 1947, eut lieu à Laval-sur-le-Lac, le tournoi annuel de golf des médecins de langue française.Ce tournoi était sous la direction du comité suivant: président honoraire, docteur Rodrigue Sylvestre; président actif, docteur Lucien Gélinas; ler vice-président, docteur Albert Couturier; 2e vice- président, docteur Gérard Bélanger; secrétaire-tréso- rier, docteur Paul Martin; organisateur, M.Paul Bonhomme.+ + RÉHABILITATION DU TUBERCULEUX Les méthodes de réhabilitation des tuberculeux, aux derniers mois de leur cure, dans les sanatoriums français, ont fort impressionné le docteur J.-Philippe Paquette, assistant professeur de clinique à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur pour l\u2019Université de Montréal, vice- président du bureau médical de cet hôpital et pré- PRIT TT sident de la Société de Phtisiologie de Montréal.M.# Paquette arrive d\u2019un voyage de trois mois en Europe au cours duquel il a visité la France, la Belgique, la Suisse et l'Italie, en compagnie du docteur J.-A.Millet, son collègue du Sacré-Cœur.«Ce qui m\u2019a le plus frappé au cours de mes visites d\u2019institutions antituberculeuses en France, dit le spécialiste du traitement pulmonaire, c\u2019est l'effort qu\u2019on y pratique pour réhabiliter les tuberculeux.Quelques mois avant le terme de la cure, on s\u2019applique à rééduquer le patient au travail.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButcerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 XLVI EXTRAITS GLANDULAIRES TOTAUX ou ASSOCIES (Syncrines) ° En comprimés et en ampoules injectables Documentation et échantillon médical sur demande Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill MONTRÉAL Tél.LAncaster 4285* = & 1146 L\u2019UNIJON MEDICALE DU CANADA \u2014.Burren A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL INC.Rapport des activités des cliniques et du Service Social.ETAT COMPARATIF DES PREMIERS SEMESTRES 1946 et 1947 CLINIQUES PULMONAIRES Centre Séances de cliniques .adultes.97 enfants .47 Clhniques pulmonaires \u2014 ADULTES Premiers examens .+ + + + .2,468 Consultations subséquentes .6,398 Tuberculeux diagnostiqués .336 13.5% Cliniques pulmonaires \u2014 ENFANTS Premiers examens .2 2 2 +4 + 2 .650 Consultations subséquentes .2,899 Tuberculeux diagnostiqués .59 9% Consultations pulmonaires .12,415 Analyses de laboratorre .3,200 Radiographies < 1 .+ +.6,260 Pneumothorax externes Amorces .2.2 21222224 20 38 Insufflations .1,309 Rapports médicaux aux médecins de famille, aux organisations hospitalières et de dépistage, aux officiers médicaux d'industries .2,046 Service social Nombre de familles à surveiller .4,585 Nombre de tuberculeux à surv.adultes .7,110 enfants .1,206 Nombres de contacts à surv.adultes .13.829 enfants .6,091 Nombre de visites des infirmières .7,066 Est 49 637 1,394 47 7.38% 231 1,057 1.73% 3,319 1271 766 Nord 49 46 670 1,114 a1 6.11% 192 612 13 6.76% 2,588 1,433 458 | | Total Total 195 195 139 144 3,775 4,238 8 906 7 841 424 479 11.24% 11.30% 1,073 1,298 \u201c 4568 4 801 76 87 7.08% 6.70% 18 322 18,178 3,200 2,969 8.964 9,265 38 38 1,309 1.330 3,270 2,674 4,585 4482 .7,110 6 869 1,206 1207 Æ 13,829 13,609 6,091 6,021 7,066 4,649 J-AJARRY, directeur médical. L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BurrerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 XLVII LUI CEST LEE, accrue contre les infections des voies respiratoires Les Comprimés de Vaccin Oral \u201cVACAGEN\u2019 offrent une méthode efficace et commode d'accroître l'immunité spécifique contre les infections bactériennes aiguës des voies respiratoires supérieures.e Ce produit biologique unique d\u2019antigénes bactériens diminue la gravité, la durée et le danger de complications qui se rencontrent dans la phase bactérienne des infections aigues des voies respiratoires.« Les antigènes contenus dans la formule des Comprimés \u2018VACAGEN\u2019 possèdent un pouvoir immunisant plus étendu et plus élevé contre les organismes pathogènes virulents qui se rencontrent dans les infections aigues du nez, de la gorge et de l'arbre bronchique.« Chaque Comprimé \u2018VACAGEN\u2019 gluti- nisé contient les fractions antigènes hydrosolubles d'environ 100,000 millions d'organismes: Pneumocoques (Diplococcus pneumoniae) .50,000 millions (Types 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 14) Streptocogues hémolytiques beta (groupe A) .20,000 millions (Types 1, 3, 5, 6, 12, 17, 18, 19) Bacille de I'Influenza (Hemophilus influenzae) .10,000 millions (Type B) M.catarrhalis (Neisseria catarrhalis) .5,000 millions Bacille de Friedlander (Klebsiella pneumoniae) .5,000 millions (Type A) Staphylocoque doré (Hémolytique).10,000 millions Les Comprimés de Vaccin Oral \u2018VACAGEN\u2019 sont présentés en flacons de 20, 100 et 1000.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ont.\\ Comprimes de Vaccin Oral 1148 LES ENTRETIENS DE L'HÔPITAL BICHAT (PARIS) Une formule nouvelle: 100 entretiens pratiques, sans conférences, sans pertes de temps, sans prises de notes.C\u2019est ainsi que vont se présenter les entretiens de Bichat, pour l\u2019enseignement des actualités cliniques et thérapeutiques.On sait que le praticien surmené, le médecin étranger qui fait en France un court séjour, l\u2019étudiant qui va s\u2019installer, disposent souvent de trop peu de temps pour écouter de longues conférences ou pour les suivre toutes.Ils veulent être informés rapidement, sur un grand nombre de sujets, pouvoir poser des questions et recevoir des réponses compétentes.Pour trouver à ce problème une solution, on organise des entretiens», véritables colloques pratiques de perfectionnement.C\u2019est ce que les professeurs Guy-Laroche et L.Justin-Besançon vont réaliser du 19 au 22 octobre prochain.Ils organisent à l\u2019hôpital Bichat (Paris), avec une vaste équipe de collaborateurs, cent entretiens pratiques qui seront résumés en un livre classé comme un dictionnaire; le livre paraîtra avant les entretiens, pour éviter aux auditeurs les prises de notes.(Souscription à l\u2019Expansion Scientifique Française, 23, rue du Cherche-Midi, Paris VIe.) + + L'HÔPITAL SAINT-LUC DEMANDE DES MÉDECINS-INTERNES L'hôpital Saint-Luc de Montréal demande des mé- decins-internes.La rotation d\u2019internat dans les différents services de l\u2019institution est obligatoire.L\u2019hôpital Saint-Luc a une capacité de 456 lits.Il est approuvé par le «Canadian Intern Board » de l\u2019Association Médicale Canadienne en même temps que par l\u2019« American College of Surgeons».Le département des internes est des mieux organisés.Le salaire est de $75.00 par mois pour la première année et $100.00 par mois par la suite.S\u2019adresser au docteur Harold- I.Tétreault, 1058, rue Saint-Denis, Montréal, P.Q.+ + PRÉCAUTIONS UTILES CONTRE LA PARALYSIE INFANTILE Des mères inquiètes écrivent et téléphonent au ministère de la Santé et demandent des conseils pour préserver leurs enfants de la paralysie infantile.Il n\u2019y a aucune menace d\u2019épidémie, dans la province, à l'heure actuelle, mais il y aura malheureusement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 certains cas isolés; il paraît donc opportun de rappeler quelles sont les précautions à prendre à cet égard.Le ministère de la Santé que dirige I\u2019hon.J - H.-A.Paquette, suggère à tous de se conformer aux instructions suivantes: 1.Eviter les foules; garder les enfants à la maison.2.Ne pas conduire les enfants dans une maison où il y a un malade.3.Ne pas voyager avec les enfants.4.Retarder les interventions pour ablation des amygdales.En plus de ces mesures spéciales, il faut observer ce qui suit: 1) Vivre au soleil et au grand air; ouvrir les fenêtres et lever les stores.2) Ne boire que de l\u2019eau filtrée ou bouillie.3) Ne prendre que du lait pasteurisé, gardé en glacière.4) Ne pas se baigner dans un cours d\u2019eau pollué.5) Laver avec de l\u2019eau saine les fruits et légumes mangés à l\u2019état cru.6) Faire reposer les enfants tous les jours et les coucher de bonne heure.7) Déposer les déchets dans des récipients métalliques couverts; les désinfecter en les arrosant d\u2019eau de javelle.8) Faire la guerre aux mouches, aux moustiques aux insectes; les éliminer de la maison.9) Epousseter avec un linge humide; balayer avec des'balayeuses mécaniques ou avec de la poudre, ou faire le balayage à l\u2019humide.10) Observer scrupuleusement les lois de la propreté.S\u2019il y a un cas de paralysie infantile à la maison, il devient d\u2019une importance capitale d\u2019avertir le bureau de santé local ou l\u2019unité sanitaire, afin de recevoir les conseils appropriés et d\u2019éviter d\u2019autres cas dans la famille e!le-même et dans l'entourage., FAITES VACCINER VOS ENFANTS CONTRE LA VARIOLE AVANT SEPTEMBRE Il faut se faire vacciner contre la variole à tous les 7 ans.«Toute corporation scolaire ou autre.ou toute personne ayant le contrôle d\u2019une école, d\u2019un collège, d\u2019un couvent, d\u2019une université ou d\u2019une autre maison d\u2019éducation, devra refuser d\u2019admettre dans l\u2019institution tout élève qui ne fournit pas de certificat, d\u2019un médecin pratiquant dans la province, de vaccination antivariolique réussie depuis moins de sept ans.L\u2019admission de chaque élève non vacciné constituera une offense distincte.» Telle est la teneur de l\u2019article 53 des règlements provinciaux d\u2019hygiène. L'UNION MEDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 XLVIII AT ~ $e hy : a #'> to I = = a x = Be = : + : 5 ha 8 Ag me Gi By * a 5 : (AMPOULES BUV ABLES) CHALONE TESTICULAIRE PROSTATOLYTIQUE RS TRAITEMENT SCIENTIFIQUE DU PROSTATISME \u2014 DE LA POLLAKIURIE \u2014 DE LA SENILITE PRECOCE HERDT & CHARTON, INC \u2014 MONTRÉAL 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL wo ph 1150 Par conséquent, tout corps ou individu qui a le contrôle d\u2019une institution d\u2019enseignement, quelle qu\u2019elle soit, ou d\u2019un groupe quelconque de maisons d\u2019enseignement, de la simple école de campagne jusqu\u2019aux universités, est obligé d\u2019exiger, chaque fois que la maison rouvre ses portes après les vacances estivales, que les élèves exhibent un certificat constatant, soit qu\u2019ils ont été vaccinés avec succès depuis moins de sept ans ou qu\u2019ils sont inaptes à recevoir la vaccine; dans ce cas, l\u2019enfant doit avoir été vacciné sans succès au moins deux fois et le certificat qui le constate ne doit pas remonter à plus de cinq ans.«Pour toute infraction aux dispositions du présent chapitre, disent les règlements, le contrevenant est passible d\u2019une amende n\u2019excédant pas vingt dollars et d\u2019une amende additionnelle n\u2019excédant pas vingt dollars par jour en sus de deux durant lesquels l\u2019infraction se continue.» C\u2019est en préparant la jeune génération à se protéger contre la variole, qu\u2019on fait en même temps son éducation pour le reste de sa vie, et la population entière doit avoir à cœur de conserver à notre province l\u2019excellente réputation qu\u2019elle s\u2019est acquise depuis plusieurs années, la variole étant disparue de chez nous.Si la vaccination antivariolique n\u2019est pas faite systématiquement, le nombre de personnes susceptibles de développer la maladie augmentera, fournissant à la variole un champ fertile pour faire son retour parmi nous.ve ; TE x PLUS DE MILLE CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES Près de 40,000 personnes examinées aux cours des six premiers mois de 1947.Pénétrées de l\u2019importance capitale d\u2019une lutte efficace contre la tuberculose, les autorités du ministère provincial de la Santé, que dirige l\u2019honorable docteur J.-H.-A.Paquette, s\u2019efforcent d\u2019appliquer dans les régions desservies par nos Unités sanitaires, en particulier, les mesures les plus propres à diminuer la morbidité et la mortalité dues à la peste blanche.Dépister la tuberculose, chacun le sait, c\u2019est en rechercher les symptômes chez l\u2019individu au moyen de l\u2019examen clinique, de la radiographie et.du laboratoire, soit au cours d\u2019un examen de routine chez un sujet bien portant, soit à l\u2019occasion d\u2019une manifestation morbide chez un malade où l\u2019allure traînante du mal peut en faire soupçonner la nature tuberculeuse.C\u2019est dans ce but que chaque mois des médecins spécialistes dans ce domaine tiennent des cliniques antituberculeuses dans les différents centres de la Province.Durant les six premiers mois de 1947, d\u2019après le plus récent relevé mensuel publié L'UNION MÉDICALT DC CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1917 par la division des Unités sanitaires, ces médecins ont tenu 1,037 cliniques au cours desquelles ils ont examiné 37,721 personnes et procédé à 17,791 épreuves à la tuberculine.Ce premier triage permet, on le sait, de reconnaître ceux que l\u2019on appelle les cas positifs, c\u2019est-à-dire ceux qui sont susceptibles de développer tôt ou tard la tuberculose.Depuis une vingtaine d\u2019années, la tuberculose a décru de 37.4 dans la province de Québec.L\u2019addition des budgets fédéral et provincial indique que ce fléau coûte en moyenne chaque année à la nation canadienne, la Jolie somme de soixante-quatre millions de dollars.Il ne s\u2019agit ici que des dépenses directes.C\u2019est dans le but d\u2019éviter pareil gaspillage de capital humain \u201cet de capital argent que le ministère provincial de la Santé s\u2019efforce de dépister les tuberculeux, de les isoler et de les guérir.2,386 IMMUNISATIONS ANTIDIPHTÉRIQUES AU COURS DU MOIS D'AVRIL Les hygiénistes provinciaux font près de 40,000 examens de nourrissons et d'enfants.Fournir aux agglomérations humaines une protection adéquate contre toutes les causes matérielles qui peuvent menacer la vie des individus et des collectivités, tel est l\u2019un des buts de l\u2019hygiène publique.Dans la province de Québec, par l\u2019intermédiaire des Unités sanitaires, le ministère de la Santé, que dirige l\u2019honorable docteur J.-H.-A.Pa- quette, m.d., mène une lutte de tous les jours contre les maladies infectieuses, contre la mortalité infantile et contre tous les maux qui peuvent endommager la santé.Quand il s\u2019agit de maladies pour lesquelles l\u2019efficacité de la vaccination est incontestée, les Unités sanitaires mettent à la disposition du public les produits biologiques nécessaires.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours d\u2019avril 1947 les hygiénistes du ministère de la Santé ont complété 2,386 immunisations antidiphtériques.Par ailleurs, les cliniciens en tuberculose ont tenu 169 cliniques et examiné plus de 5,000 personnes, faisant 3,202 épreuves à la tuberculine.Quant à ce qui a trait à la protection des enfants, les Unités sanitaires ont tenu 530 cliniques de puériculture au cours desquelles on a procédé à l\u2019examen de 10,151 nourrissons (0 à un an) et 5,394 enfants de un à six ans.Durant la même période (avril), le nombre des nourrissons visités à domicile atteignait 10,438 et celui des enfants d\u2019âÂge préscolaire 13,166.En outre, plus de 700 conférences d\u2019Hygiène de l\u2019âge scolaire réunissaient 22,626 écoliers dont plus des deux tiers se présentèrent à l\u2019examen physique ou médical.Ce n\u2019est pas assez de protéger le nou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 XLIX ÉCONOMIES |nouvelles pour vous, OD erry Nouvelles et importantes réductions ( de prix de la DI-OVOCYLI N EQ (dipropionate d\u2019 oestradiol) RV i de 17% & 47% BEN-OVOCYLINE (benzoate d\u2019 oestradiol) de 30% à 32% wy i Hy ni i @ Ces niveaux de prix plus bas signifient pour vos patients de nouvelles économies.Ils ne manqueront pas d\u2019élargir le champ de cette forme d\u2019administration de substances oestrogéniques.@ Ces réductions confèrent donc à la Di-Ovocyline un plus grand pouvoir oestrogénique par dollar que dans n\u2019importe quel oestrogène injectable provenant de sources ! naturelles.@ Votre pharmacien possède les stocks voulus de Di- Ovocyline et de Ben-Ovocyline aux nouveaux prix. 1152 veau-né, il faut le préserver dès avant sa naissance.C\u2019est pourquoi les Unités sanitaires se préoccupent de l\u2019hygiène maternelle.Durant avril 1947, par des conférences, des démonstrations à domicile et des visites prénatales, les Unités sanitaires ont atteint près de 3,500 futures mères et leur ont inculqué les grands principes de l\u2019hygiène maternelle.+ + DIMINUTION DE LA SYPHILIS DANS LE QUÉBEC La syphilis tombe de 100 à 45.1 par cent mille de population.Dans la province de Québec, l\u2019incidence de la syphilis est en diminution constante; de 100 par cent mille qu\u2019elle était en 1941, elle a été, en 1946, de 41.5, ce qui indique que le travail accompli par ceux qui mènent la lutte contre ce terrible fléau a donné des résultats vraiment remarquables.Quant à la déclaration des cas de syphilis, nous révèle un rapport récent de la division des maladies vénériennes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019hon.docteur J.-H.-A.Paquette, il appert que 9,142 cas ont été déclarés en 1943 et 5,989 en 1945.«Des cliniques sont établies dans les hôpitaux généraux des centres importants de la province, ainsi que dans les lieux de détention de Montréal et de Québec.En tout, il y a 28 cliniques où sont diagnostiqués et traités gratuitement les malades vénériens indigents.En 1945, nous apprend le docteur G.Choquette, la division des Maladies vénériennes a distribué aux médecins 70,450 doses de préparations arsenicales et 57,507 doses de préparations de bismuth et 1,164 doses de préparations mercurielles.» On peut encore souligner l\u2019excellence du travail accompli dans ce domaine par le ministère de la Santé de la province de Québec en rappelant ce qui suit: «En 1946, 2875 personnes furent rapportées comme source d'infection ou contacts, à la suite d\u2019enquêtes et examens médicaux, 1,032 furent trouvées infectées de syphilis ou gonorrhée.De ce nombre, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 202 personnes étaient déjà sous traitement.La balance, soit 830 personnes, ignoraient leur infection ou négligeaient de se faire examiner.Le service médico- social est donc essentiel dans la lutte pour combattre les maladies vénériennes, car, sans celui-ci, nous pouvons dire que 830 personnes auraient semé leur infection dans un temps indéterminé.» La population a donc été protégée grâce aux bons offices de notre division des maladies vénériennes et de notre minis tère provincial de la Santé.PLUS DE 8,400 INSPECTIONS SANITAIRES Confiscation de 11,177 livres d'aliments impropres à la consommation.La crainte des bacilles est le commencement de la sagesse et la salubrité publique exige que les pouvoirs constitués éliminent de nos demeures et de nos cités tout ce qui peut nuire à la santé publique.La consommation d\u2019aliments malsains ou toxiques est précisément l\u2019un des périls que nous offrent la vie urbaine et la manipulation de plus en plus considérable des denrées alimentaires.Par conséquent, l\u2019Etat doit exercer une surveillance étroite et constante dans ce domaine.Les Unités sanitaires de la province maintiennent un service d\u2019inspection qui fonctionne avec la collaboration du publie et des établissements de victuailles.Au cours du mois d\u2019avril, le dernier pour lequel nous possédons actuellement des statistiques, les inspecteurs sanitaires ont fait plus de 8,400 inspections et confisqué 11,177 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Ils ont visité les établissements suivants: boulangeries, 217; épiceries.1,369; restaurants, 730; boucheries, 1,957; marchés publics, 212; beurreries et fromageries, 31; laiteries publiques, 379: usines de pasteurisation, 257; vacheries et laiteries du producteur, 752.La surveillance des eaux potables a également fait l\u2019objet de leurs inspections de même que différents autres établissements publics.Au seul chapitre des nuisances, ils ont dû x répondre à plus de 1,064 appels. L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 ANABILE CHOLÉRÉTIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule'\u2019 titrée à 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u2019\u201d\u2019 d'Anabile équivaut à environ 4 ce.de bile de boeuf fraîche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE À doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDÉE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" \\ \u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL LI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Breen A MLIT.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Soulagement hienfaisant pour le malade souffrant de symptômes urinaires douloureux Le soulagement symptomatique rapide apporté par le Pyridium est des plus bienfaisants pour le malade souffrant de symptômes urinaires douloureux tels que: douleur, mictions impérieuses et fréquentes, nve- turie et ténesme, Le Prridium, administré per os à raison de deux comprimés, f 7.d.soulagera rapidement ces symptômes chez la plupart des malades ambulants, leur permettant atnst de poursuivre leurs activités normales Sans ITNCONVÉNICNtS SÉrIEUX.En raison de son action directe sur la muqueuse des voies gémito-urinaires, son activité est entièrement locale.Le Paridinom ne comporte aucune action sédative générale où narcotique.ni aucune association cuedicamenteuse de ce genre.On peut administrer avec une sécurité quasi complète le Pvridium à doses thérapeutiques pendant toute ta chuée du traitement de la plupart des cas de cvstite.de pvélo-néphrite, de prostatite et d'urétrite, Documentation sur demande PYRIDIUM ss (Phenylazo-alpha-alpha-diamino-pyridine mono-hydrochioride) MERCK & CO.LIMITED Frlrivants chimistes MONTREAL \u2014- TORONTO - VALLEYFIELD pourquoi la ménagère aime TAMPAX Références: 1.J-A.M.A., 128:490, 1945.2.West.J.Surg.Obst.& Gyn., 51:150, 1943.3.Am.J.Obst.& Gyn., 48:510, L'emvroi d\u2019une protection interne discrète enlève à la ménagère beaucoup d\u2019ennuis psychologiques, physiques et esthétiques au moment des menstruations qui, si souvent, dé- «ler .1944.rangent ses activités sociales et domestiques 4.Clin.Med.% Surg.46:327, quand les serviettes externes sont employées.1939.Le tampon est inséré sans distension de orifice \u2014 il est hygiénique et son absorption offre une protection adéquate ! 23 , .TAMPAX soulage la ménagère des malaises occasionnés par la friction, élimine la crainte d\u2019infection provenant du rectum et celle de l\u2019odeur désagréable causée par l\u2019écoulement en décomposition, ennuis qui se présentent avec l\u2019usage de serviettes externes * \u201d *.En outre, TAMPAX étant maintenant offert sous trois degrés d\u2019absorption \u2014 super, régulier et junior \u2014 il répond facilement à tous les besoins particuliers à divers moments, et convient aussi bien aux multipares qu\u2019aux nullipares.Echantillons envoyés sur demande.| TAMPAX La protection menstruelle interne de choix.\u2019.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.Brampton, Ontario.; {] Veuillez m'envoyer de la, documentation et des échantillons.(] Les prix de TAMPAX pour utiliser au .cabinet de consultation.Publicité acceptée par \u201cTHE JOURNAL OF .__.2000000000 000 eee eee e ee m0 ne THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION\u201d Ville oo ooo 111110 Province -\u2014\u2014. LIIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 Pendant quatre-vingt-un ans, les médecins ont recommandé l\u2019emploi des produits Nestlé\u2019s dans l\u2019alimentation infantile.Des recherches constantes s\u2019associent à un contrôle rigoureux de la qualité pour mériter la confiance que la profession médicale accorde au Lait Nestlé\u2019s Irradié.MALI, BUILDING ETC L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1947 LIV T PROGESTIN B.D.H.POUR ENRAYER L'HEMORRAGIE UTERINE © Le Progestin B.D.H.représente le traitement primordial chaque fois que se rencontre une hémorragie exceptionnelle d\u2019origine fonctionnelle.Chez la femme enceinte, le Progestin B.D.H.est essentiel pour obtenir une grossesse à terme lorsqu\u2019il y a déficience de la sécrétion normale du corps jaune, entraînant l\u2019avortement habituel ou imminent.Chez la femme non enceinte, le Progestin B.D.H.est efficace pour soulager la ménorragie ou l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle due à la déficience de l\u2019endomètre sécrétoire, de même que pour soulager la dysménorrhée occasionnée par l\u2019hypermotilité du muscle utérin.Progestin B.D.H.est présenté en FIOLES de 10 c.c., chaque c.c.contenant 5 mg.FIOLES de 5 c.c, chaque c.c.contenant 10 mg.FIOLES de 1 c.c, contenant chacune l mg, 2 mg., 5 mg.et 10 mg.(1 milligramme correspond à 1 unité internationale) THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA iA) i i) nt Cc 714 83F-47 LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButrrriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembr> 1947 e 46 ANS DE \u201cSAVOIR-FAIRE\u201d © Eprouvé par 70 vérifications et essais différents Rien de ce que vous prescrivez n\u2019est fait avec plus de minutie que l\u2019AsPIRIN.On fait plus de soixante- dix vérifications et essais différents pour assurer la qualité, l\u2019uniformité, la pureté et la désagrégation rapide pour lesquelles ces comprimés sont renommés.Le prestige dont jouit l\u2019AsPIRIN découle de quarante-six années d\u2019expérience dans la fabrication d\u2019un produit vraiment excellent.\u2018ASPIRIN\u201d l\u2019analgésique pour usage à la maison \u201c Aspirin\u201d est la marque déposée, au Canada, de la Bayer Company Limited L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 - LVI LES DOULEURS AU BAS DOS PENDANT LA GROSSESSE sont soulagées - et souvent conjurées avec un SUPPORT SPENCER Quand les douleurs au bas dos qui accompagnent fréquemment la grossesse! ont une éticlogie partiellement fondée sur des dérangements dans la mécanique du corps, votre patiente trouve un soulagement sûr avec un support Spencer.Le Spencer procure une «tablette » sur laquelle repose l\u2019utérus qui grossit; puis il place la tension, provoquée par le poids croissant, sur la ceinture pelvienne, non pas sur l\u2019épine dorsale à la taille ou au-dessus.Ainsi, le Spencer offre une protection contre les dérangements du dos.Comme auxiliaire au traitement des symptômes de mau- vaise attitude de maintien, de l\u2019instabilité sacro-iliaque ou Support Spencer pour les seins et corset maternel Spencer dessinés individuellement sacro-lombaire, de la faiblesse musculaire, de l\u2019épuisement pour la femme photographiée, Ces deux .= .supports s'ajustent au développement crois- et des affections du sein, le Spencer est démonstrativement sant de la taille, sans perdre leur valeur roe .comme supports, superieur parce que: Chaque support Spencer est individuellement dessiné, dans nos ateliers de Rock Island, après qu\u2019une corsetière a pris une description du corps de la patiente \u2014 ainsi que 15 mesures ou plus.Cela assure au médecin que chacune de ses patientes recevra le genre de support voulu pour seconder le traitement médical.Pour renseignements au sujet des supports Spencer, téléphonez à votre \u201cCorsetière Spencer\u201d locale ou adressez-nous le coupon ci-dessous.SUPPORTS movover SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED 1.Fries, E.C., and Hellebrandt, Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, Conn.En Crande-Bretagne: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.F.A.The Influence of Pregnancy on the Location of the Center of Gravity, Postural Stability and Body | Veuillez m'adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le Alignment: Am.J.Obst.and Gyn., traitement du médecin\u2019\u2019.| 52:374-380 (Sept.) 1943. LVII L\u2019UNIGN MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014\u2014 (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham Oscar Masse NAPOLEON TREMBLAY .$1.50 LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 Geneviève de la Tour Fondue Paule Régnier ; RETOUR À LA VIGIE .$1.00 L'ABBAYE D'ÉVOLAYNE .$1.25 Geneviève de la Tour Fondue Raymonde Vincent MONSIEUR BIGRAS .$1.25 CAMPAGNE .$125 .i Raymonde Vincent Louis Fréchette ORIGINAUX ET DETRAQUES .$1.25 BLANCHE.$125 René Bazin Edmond Grignon _ MACNIFICAT .$1.25 EN GUETTANT LES OURS .$1.25 Colette Yver Louis Fréchette, etc.CHER CŒUR HUMAIN .$1.,25 CONTES D'AUTREFOIS .$1.25 COMMENT S\u2019EN VONT LES REINES .$1.50 Léon Blo LES DAMES DU PALAIS .$1.75 LE DESESPERE $1.25 LES SABLES MOUVANTS = « .$1.75 TT : PRINCESSE DE SCIENCE .$1.75 Z.-B.Markevitch UN COIN DU VOILE .$1.25 STEPPES D\u2019'UKRAINE 1-1 - - $TY.00 VOUS SEREZ COMME DES DIEUX .$1.35 LITTERATURE H.de Balzac ; Léo-Pol Morin TRAITÉE DE LA VIE ÉLÉGANTE .$1.25 MUSIQUE .$2.00 Marie de Villers Guy Sylvestre REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .$100 FILLE 111111100000 - $075 Marius Barbeau Leon Chancerel L\u2019'HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .-$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRÉCHETTE .- .$1.25 HISTOIRE René Grousset Henri de Kerillis HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 DE GAULLE DICTATEUR .- $2.09 Jean Bruchesi Léon Marchal HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, DE PÉTAIN A LAVAL.- $1.50 2 vol.121212 - \u2026 $2.50 Kenneth Pendar ; LE DILEMME FRANCE-ETATS-UNIS .$2.50 Léon Marchal Ernest Gagnon VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 LOUIS JOLLIET .$2.00 Abbé Charles Journet Major Sévigny VUES CHRETIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE À L\u2019ENNEMI .$1.25 Louis Rougier Major.Poulin LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 696 HEURES D'ENFER avec le Royal 22¢ .$1.35 EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTiN A.MLF.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 LVIII OMNIVALENT ATOXIQUE INDOLORE Laboratoires COUTURIEUX, 18 Avenue Hochie ; PARIS adopté par GRIPPES INFECTIEUSES les hôpitaux BRONCHO-PNEUMONIES de Paris ÉRYSIPÈLES | THYPHOÏDES SEPTICÉMIES PUERPÉRALES TOUTES HYPERTHERMIES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTREAL.8 trois éléments qui n'a- vient jamais pu être asso- s en solution stable font l'Argédrine (procédé : ficial) un traitement très dif de la rhinite aiguë et : d ses conséquences.FORMULE > Nucléinate d'argent .1 gm Ephédrine chlorhydrate 1 gm => Sérum physiologique .100 gms { 1mes de cerveau \u2014 Rhi 138 chroniques \u2014 Asthme Rimes des foins \u2014 Sinu- Tose.ss \u2014 Otites \u2014 Pharyns- - , = J3s chroniques.- dans les affections du nez et leurs complications ARGENT NUCLEINATE Désinfectant puissant des muqueuses nasales et rhinopharyngées.ÉPHÉDRINE Déconsestionnant, vaso-constricteur d'action durable sans vaso-dilatation secondaire.SÉRUM PHYSIO.Excipient isotonique spécial non irritant pour les muqueuses.Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. LIX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 1.en Le Collège Mopal des Médecins et Chirurgiens du Canada CONDITIONS REQUISES POUR L\u2019ACCEPTATION DES HOPITAUX POUR LA FORMATION POSTUNIVERSITAIRE AVANCEE Le Comité d'Acceptation des Hôpitaux pour la Formation Postuniver- sitaire Avancée est maintenant prêt à recevoir les demandes d'hôpitaux canadiens pour acceptation comme institutions où puisse se faire l'entraînement requis par le Collège Royal pour le « Fellowship » en médecine et chirurgie et en spécialités médicales et chirurgicales; et les demandes de certification dans celles des spécialités que le Conseil du Collège a acceptées pour certification.Les conditions requises pour l'acceptation d'hôpitaux pour la Formation Les plans de l'hôpital doivent avoir été convenablement établis et il doit posséder des facilités et un équipement adéquats pour le soin des malades et pour la pratique de la médecine par les méthodes scientifiques.Il doit y avoir des services internes et externes avec une variété de matériel clinique et un nombre de malades suffisants pour fournir à l'élève gradué l\u2019occasion adéquate d'acquérir l'entraînement et l'expérience dans le domaine de la médecine et de la chirurgie générale, ou dans les spécialités médicales ou chirurgicales, ou les deux, pour lesquelles l'hôpital demande d\u2019être accepté.Ces services devront être sous la direction d\u2019un personnel médical organisé.Chaque division du personnel médical interne et externe sera sous la direction d\u2019un Chef de Service assisté d\u2019un nombre suffisant d'aides, tous certifiés comme spécialistes.Il est désirable que les Chefs de Services et leurs assistants soient des « Fellows» du Collège Royal- L'hôpital devra maintenir les départements et services spéciaux suivants: (a) Facilités et personnel de laboratoire adéquats sous surveillance médicale compétente.(b) Un département de radiologie convenablement équipé et sous surveillance médicale compétente.Postuniversitaire Avancée sont les suivantes: (c) Un département de physiothérapie convenablement équipé et sous surveillance médicale compétente.(d) Service d'infirmières, service dentaire et service de diététique bien organisés.Il est en outre des plus désirable qu\u2019il y ait un département de thérapeutique professionnelle et un département de service social.Des fiches médicalzs précises et complètes de tous les malades traités par les services de l'hôpital doivent être conservées.Le fichier doit être bien équipé et sous direction compétente.Il doit y avoir autopsis complète, sous la surveillance d'un pathologist: compétent, dans au moins 25 pour cent des décès.Une bibliothèque médicale adéquate doit être facilement accessible.On devra tenir des conférences du Personnel Médical au moins une fois par mois pour faire la revue de son travail clinique à l'hôpital, présenter des cas, et discuter des sujets d'intérêt scientifique.Par dérogation avx conditions précitées, une acceptation partielle ou intérimaire peut être accordée à des hôpitaux ne rencontrant pas pleinement toutes ces conditions.On peut se procurer des formules de demande permettant d'énumérer détail les facilités de l'hôpital en s'adressant à: JOHN E.PLUNKETT, M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal septembre 1947 LX TRAÎTEMENT INTENSIF MODERNE AU COMPLEXE B De nombreux médecins ont adopté le Berocca Composé \u2018Roche\u2019 pour la thérapeutique au complexe vifaminique B.Le Berocca Composé \u2018Roche\u2019 renferme en quantités généreuses les vitamines B,, riboflavine, pyridoxine, nicotinamide et pantothénate de calcium, sous forme de petites dragées, faciles à prendre, bien tolérées et d'un cout modique.Deux dragées de Berocca Composé \u2018Roche'-chaque jour-représentent dix fois la quantité quotidienne de vitamines B recommandée par le Conseil National des Recherches des Etats-Unis.Flacons de 30, 100 et 250 dragées.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE, MONTREAL. LXI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1947 PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G C\u2019est un fait bien établi que la pénicilline G représente un agent thérapeutique hautement efficace.La forme cristallisée de la pénicilline G, préparée et offerte par les Connaught Medical Research Laboratories, est tres purifiée.Grace a cette grande pureté, la douleur consécutive à l\u2019injection ou les réactions locales sont réduites au minimum.La pénicilline cristallisée G est stable à la chaleur et, sous forme sèche, on peut la garder à la température de la pièce pour une période d\u2019au moins trois ans.M.5 = PHOTOMICROGRAPHIE DE CRISTAUX DE PENICILLINE PRESENTATION PENICILLINE CRISTALLISEE G EN FIOLES La pénicilline de potassium cristallisée G, hautement purifiée, est offerte par les Laboratoires en quantités de 100,000, 200,000, 300,000 et 500,000 Unités Internationales, en fioles scellées par un bouchon en caoutchouc.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G DANS DE L\u2019HUILE ET DE LA CIRE (FORMULE DE ROMANSKY) Cette forme de pénicilline sodique cristallisée G dans de l\u2019huile d\u2019arachides et de la cire d\u2019abeilles, stable à la chaleur et facile à administrer, est disponible en cartouches de 1 cc.pour employer avec les seringues en plastique B-D*, que l\u2019on peut jeter après usage, ou pour remplacer par les seringues-Cartouches en métal B-D*.Chaque cartouche de 1 ce.contient 300.000 Unités Internationales de pénicilline sodique cristallisée G.* Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.PENICILLINE CRISTALLISEE G EN COMPRIMES PAR VOIE ORALE Les comprimés de pénicilline sodique cristallisée G sont distribués par les Laboratoires, en tubes de 12.Ils sont offerts en deux teneurs, 50,000 et 100,000 Unités Internationales par comprimé.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada
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