L'union médicale du Canada, 1 décembre 1947, Décembre
[" Tome 76 \u2014 Numéro 12 \u201d MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1947 Bulletin de l\u2019Elssoctation des (Médecins de Langue Ffrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) WANnfon Médicale ou Canada (Revue mensuelle fondée & Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRETARIAT SECRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph 128, rue Scinte-Anne Montréal Tél.: LAncaster 9888 PROGRES SCIENTIFIQUE Grdce aux travaux importants faits par de nombreux investigateurs scientifiques, il est possible de produire de la pénicilline cristalline pure en grandes quantités.C\u2019est également par ces recherches scientifiques que le coût initial de la pénicilline a pu être réduit à son niveau actuel.Eli Lilly and Company est fière d\u2019avoir eu le privilège de participer Ze, activement à ce vaste projet humanitaire.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED ° TORONTO, ONTARIO ¥ 75 (MR ES =x \u2014 S ORS Q CAS ~0 = = = = = => = = = = & = = == ; ABAISSÉ = TAUX À = = / + ENTATION = s admi- DIM = = = = = La myochTVo des.Soix2 = nt strée entre eV sédi- = -hu it une lus == miny tion 83 mm = ne di déte iner menta tion 3.8 mm\u201d L'ep! euv rhu- moyen\" ed ni fic ative f'arthrite N, pean ROT 55, No 2 1 évolutt mato! «CMA journa Ps 15 & N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 el ation gue fam Une 25500 qceut V! gveay no qd >.1 Ya eR A 13 FoLuE avec No 351 enus P xs © neme dons goÂñaV Mats y ac mes \\e s YES que \u2019 eV Not e av e gui\" mont \u2018 ed à à so que nice payé pe\u2019 no ç effic Choaué ac fon st pw \\e- Ss fo\\e vod 4x0 x à gubste\" Fo! e ONE et à \\ vou à xia pr once Yuné fer me \\ \\e du'É « de & 0cid® cap° ona venant C\\ pro Oms\" \\nst au psules- \\S 100 e tO e 19 rel s ae goa | oy » yerst RIL foie A \\ 1133 asoN \\ a EN EL pharma® TL avERST ' solos} stes et ght F443 ont® SOMMAIRE © Table alphabétique des matières .22020000 000 n a es ana ee I Table alphabétique des analyses .202020000 020 aan ee ee x Table alphabétique des auteurs .ccna.XIII BULLETIN Roma AMYOT Nos vœux vont d'abord au succès de la campagne de souscription en faveur de l'Université de Montréal .0.0200000000 0000 1395 e e e Pierre MASSON Histophysiologie du corps thyroïde .LL.1397 Réal DORE La chirurgie de la glande thyroïde .020000 0000 een 00000 1402 Yves CHAPUT Les hémorragies gastro-duodénales .1410 .contient tous les facteurs imvortants concourant à la formation du sang: Anémie secondaire .Il est indiqué dans tous les cas où est déréglé 4o0grammes 2somar omar le mécanisme hématopoiétique: Grossesse, Lactation, Etats Hémorragipares, Convalescence, Régimes Restrictifs et Dons de Sang.Seul le foie, pris régulièrement, en association avec le fer- et le cuivre comme catalyseur - préviendra la naissance et entravera le développement de l\u2019anémie secondaire.= Du o M.= 1410, rue Wolfe, Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 111 BALMINIL VITAMINES A & D AVEC BALSAMIQUES Soulagement Symptématique + Thérapeutique de fond Elimination des balsamiques Facteurs nutritifs favorisant la par les muqueuses bronchiques résistance et l\u2019intégrité des tissus 3 épithéliaux ; .FORMULE par ampoule de 2 cc.30,000 U.I.3,750 U.I.Eucalyptol.0.20 gm.POSOLOGIE Une ampoule ou plus par jour par voie intramusculaire.Boîtes de 10 et 25 ampoules de 2 cc.Produit des Laboratoires Andromachus, Limitée - Montréal a \" BUREAU CHEF: 350, RUE LE MOYNE, MONTREAL (1 FLABORAIGURES, P CHARLES MONTRÉAL (22) SOMMAIRE (Suite) Charles LEFRANÇOIS Les hémorragies intestinales .00.1415 Léopold MORISSETTE Les hémorragies digestives d'origine sanguine .1421 Marcel OSTIGUY Prévention et traitement des hémorragies postopératoires de l\u2019'amygdalectomie .LL LL LL LL La ea aa ea aa da da aa da aa ea aa aa aa anna aa 1425 MOUVEMENT BIOLOGIQUE Paul MAROIS Les virus de l'influenza de I'homme et du \u201cHog-Flu\u201d .1429 L.-P.-E.CHOQUETTE Protozoaires intestinaux chez l'homme au Canada .1433 Nivelle les Sommets = LA CLINIQUE\u201d PROFEN A mh / A roa douleur spastique 1.\\, ~ CONFIRME PLEINEMENT Na UT LES OBSERVATIONS Nd EXPERIMENTALES TET nées, bg Retreat OP Za Wa \u2019 b hi ny ey, 7 8 3 au ny Comprimés dosés à 60 mar.du citrate P Fr © \u20ac e ER BR Ampoules dosées à 45 mar.du chlorhydrate Suppositoires à fonte a 48 mar de la base Bis-gamma-phénylpropyléthylamine Enfants & 24 mar.ANTISPASMODIQUE SYNTHÉTIQUE NOUVEAU \\ NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est tojours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.* The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.Medical Times, vol.74, No 11, p.305, Nov.1946.© 1410.rue Wolfe, Montréal de #5 + \u2014 A TTT me leur vous desires ob S È * T oxicité réduite à un minimum @P R | 1D P uissance contrôlée et uniformisée T 0 ME de douleur GREED i } il \u2014 A ath, Ç | | BAY iveau de pureté accru GEREN Tig E z la ® OR 4 7 === = TOMYCINE COMPLEXE CHLORURE DE CAL CK | = K = = Were 800.MAIS TES FABRICANTS e MONTRÉAL e TORONTO e VALLEYFIEL \u2018 SOMMAIRE (Suite) 5 ÉDITORIAL Albert JUTRAS Cancer du rectum.o imine 1435 MEDECINE SOCIALE , L-P.CABANA Contrôle de la salubrité publique.a 1438 J.L.LITTLE L'Institut national du Cancer du Canada .1441 VARIETES Robert DEBRÉ L'enfant et la maladie.ea 1445 René SUDRE | Les travaux francais sur le cancer .1447 CHRONIQUE SEMEIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Une science du passé: 'osphrésiologie.ea 1450 © © © \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1878 .\u2026.\u2026.000 1454 BAN BLY SES .oo LL LL La La a a a a a a aa aa aa aa aa aa a La 1456 MÉDECINE Les insuffisances chroniques du foie non décelables cliniquement: leur diagnostic précoce et leur traitement (1456).PHTISIOLOGIE .La bronchographie dans la tuberculose (1456) Tuberculose apicale (1457).CHIRURGIE Obstruction des tubes de vitallium par les dépôts biliaires: 9 cas personnels et revue de la littérature à ce sujet (1457).La ligature de la veine cave inférieure, moyen de prévention des embolies pulmonaires au cours des phlébites (1457).A propos d'un cas d'adénome récidivant de la parathyroïde (1458).La physiopathologie de la cause de la mort dans la thrombose coronarienne (1459).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE La streptomycine dans l'otite externe moyenne, la mastoidite, 1'abcés cérébral et la méningite (1459).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Granulome inguinal traité avec la streptomycine (1460).ANESTHÉSIE Prévention de l'embolie pulmonaire postopératoire.Une analyse de 52 mortalités en six ans (1461).ORTHOPÉDIE La paralysie dite obstétricale du membre supérieur (1463).OBSTÉTRIQUE Lever puerpéral précoce (1464).SO CIETES .© A 4 a A ea da a 4 A ea a a ee ea a a a a a ea a aa a a aa ee 1465 Association Médicale franco-américaine: réunion du 24 septembre 1947 (1465).La Société Médicale de Montréal: séance du 7 octobre 1947 (1465); séance du 21 octobre 1947 (1467).Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 19 septembre 1947 (1468); séance du 3 octobre 1947 (1469).NÉCROLOGIE ._îî\u2026 411111 LL LL LA LL LL LL 1471 REVUE DES LIVRES .0 tina, LL 1472 NOUVELLES .ii.FE 1474 Un Vanveaur dans tor SEULEMENT TROIS CAPSULES JPAR JOUR FOURNISSENT CES SUPPLEMENTS NUTRITIFS IESSENTIFLS! .TOUS les apports quotidiens recom- dés ! (ou plus) en VITAMINES {(y compris la vitamine C si importante) TOUT l\u2019apport quotidien recommandé ! de FER ILA MOITIÉ de l\u2019apport quotidien recommandé de CALCIUM \u201céunis dans une seule CAPSULE DE VITAMINES-MINÉRAUX SQUIBB, t.i.d.ra dose quotidienne (une capsule t.i.d.) fournit litamine A .%* ; 6,000 unités fitamime D.220221 800 unités \u201chlorhydrate de thiamine .3 mg.Riboflavine 3 mg.Jiacinamide .21 mg.ficide ascorbique 100 mg.zalcium 750 mg.er 15 mg.Bye : Présentées en flacons de 100.N.B.\u2014 Les teneurs en calcium et en fer sont rxprimées en termes de calcium et de fer libres.tous forme de leurs sels, la dose quotidienne, capsule t.i.d.fournit: Phosphate dicalcique .Suifate ferreux anhydre .2604 mg.51 mg.I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeniy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 VII CAPSULES SQUIBB Fabricants de produits chimiques pour le corps médical depuis 1858 1.\u201cRecommended Dietary Allowances Re- vised 1945\"; Reprint and Circular Series No.122,\" August, 1945, Food and Nutrition Board, National Research Council.2101 Constitution Ave., Washington 25, D.C.Pour documentation s\u2019adresser a : E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD ¢ TORONTO VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Bulletin de I\u2019 Association des (Médecins de Langue Francaise ~~ Du Canada Fondée à Québec en 1902 WUnion ADEdicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE.BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, |Antonio Barbeau, Albert \u2018Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, À.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier.L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.Æ.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, René Dandurand, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, Roland Dussault, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneauit, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. Il Il CERI TIN Prfhhyluvs ot bitoment | de l \u2018augmentation de da MARQUE \u2018Sol D'UN COMPOSE DE RUTINE __ pratibilé des capillaires = dans dl hypertension, de diatète el autres processes morbides.En présence d'hypertension, les accidents vasculaires sont où nombre des complications les plus redoutées.Dans un très grand nombre de cas (et il en est de même chez les diabétiques), on a constaté une augmentation de l'indice(Gothlin) de la friabilité des capillaires, et il est raisonnable de présumer qu'il y a aussi augmentation de la tendance à l'hémorragie capillaire, tant cérébrale que rétinienne.On a démontré que la rutine \u2014 qui correspond probable- flacons de 40 et 100 comprimés.ment à la vitamine P \u2014 joue un rôle important dans le maintien de l'élasticité normale des capillaires, et que, combinée FORMULE Chaque comprimé contient: Rutine \"Srosst.20 mg Vitamine C.25 mg avec la vitamine C, une de ses propriétés est de réduire la tendance à la rupture et à l'hémorragie des capillaires chez les sujets souffrant d\u2019'hypertension et les diabétiques présentant une augmentation de la friabilité de ces vaisseaux.Documentation complète à la demande des intéressés.DOSE: 1 comprimé 3 ou 4 fois par jour.- CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 OPOTHÉRAPIE SUBSTITUTIVE DES CARENCES Wh, ig \"5 GONADOTROPES CHEZ L'HOMME oH \u20ac 5 > ORcyy STE Rony Ke va $F vo 5 FON BELO ge Fa se os a wl +8 Fe 0p x RE set Le Be, >, see! Css EL am, Ron si Te 37 ee 3, By 14 MG Mg ss Want ley & es a on, rv, Nit TRAITEMENT DE CERTAINES ENDOCRINOPATHIES CHEZ LA FEMME Pog pa ORCHISTERONE (TESTOSTÉRONE) \"Sosst\u201d La composition de l'\u201cOrchistérone\u201d synthétique (testostérone \"Srosst\") et celle de l'hormone provenant de l'extrait testiculaire sont analogues.Les recherches effectuées dans ce domaine nous permettent de préparer deux dérivés \u2014 l'\u201cOrchistérone\u201d de méthyle et le propionate d'\u201c\u2019Orchistérone\u201d \u2014 en quantités qui, du point de vue commercial, sont pratiques aux fins thérapeutiques.MEDICATION PAR L\u2019\u2018\u2018\u201cORCHISTÉRONE\u201d \u2014 CHEZ L'HOMME: Indications: Symptômes de la climatérique (impuissance, myasthénie, psychoses), eunu- chisme et eunuchoïdisme, nanisme, hypertrophie bénigne de la prostate, complexus symptomatique du castrat.MEDICATION PAR L\u2019\u2018\u201cORCHISTÉRONE\u201d \u2014 CHEZ LA FEMME Indications: Syndrome de la ménopause, dysménorrhée, écoulement sanguin de l'utérus, mastite chronique, ablactation, frigidité.MEDICATION PAR L\u2019 \u201cORCHISTERONE\u201d \u2014 CHEZ L\u2019HOMME ET LA FEMME: Indications: Angine de poitrine, périvascularite, ainsi que pour réparer et augmenter les .protides de l\u2019organisme.PRESENTATION COMPRIMÉS d\u2019 \u201cORCHISTERONE\" S.C.T.No 420 \u201cSwomt *C.T.No 375 \u201cSosst\u2019 \u201cOrchistérone\u201d de méthyle, 10 mg \u201cOrchistérone\u201d de méthyle, 5 mg Dose: de 1 & 6 comprimés par jour *Administration submaxillo-gingivale Paquets (de dispensaire) de 15 et 30 Dose: de 1 a 6 comprimés par jour comprimés; Flacons de 30 et 100 comprimés flacons de 100 comprimés.*Il est plus économique d'introduire directement l\"\u201cOrchistérone\u201d dans le cours sanguin par les capillaires de la région submaxil- laire.Le dosage en ce cas peut être la moitié de la quantité requise quand les comprimés sont déglutis, puis absorbés par l'appareil gastro-intestinal.AMPOULES D\u2019 \u201cORCHISTERONE\u201d Ampoule \u2018Sos No 516 Ampoule \u2018Fost\u2019 No 518 Propionate d' \u201cOrchistérone\u201d, 5 mg Propionate d' \u201cOrchistérone\u201d, 25 mg.Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 ce.Boîtes de 3 et 25 ampoules de 1 cc.Ampoule \"Sos! No 517 Fiole \u2018Srost No 518 Propionate d' \u201cOrchistérone\u201d, 10 mg Propionate d'\u201cOrchistérone\u201d, 25 mg Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.au cc.Flacons de 10 cc.DOSE: de 10 à 75 mg par semaine, par voie intramusculaire.NV ru EE DA coms = EAS.Ti smart 9 * pr sans UT SRE) eu SM Posologie complète à la disposition des intéressés.Chartes E.Frost & C0.« CANADA SUSPENSION MARQUE DÉSIGNANT \"TROIS SULFAS\" Deux composés ou plus sont solubles dans un seul et même dissolvant presque dans la mesure de leur solubilité respective dans ce dissolvant.Cette généralisation a une importante portée clinique, surtout en ce qui concerne la médication par les sulfonamides.C\u2019est en tenant compte de la solubilité de chacune de ces substances que nous avons combiné la sulfadiazine, le sul- fathiazole et la sulfamérazine en une seule préparation.On pourra donc administrer désormais une dose efficace intégrale de sulfonamides tout en diminuant fortement l\u2019aléa de lésions néphrétiques causées par une précipitation cristalline.BIEN NOTER que les autres risques associés à l\u2019administration des sulfonamides restent tels quels.OMPRIMÉS \u2014\u2014 Dosage recommandé de lots suéfonamides, sous ane forme qu d'imtnue considérablement de risque d'un précihité filé cus- À taller dans le rein.\u201cTRULFA\u201d\u2019 EN SUSPENSION Chaque once (liq.) contient: Sulfadiazine.14 grains (0.9 g) Sulfathiazole.14 grains (0.9 g) Sulfamérazine.12 grains (0.8 9) DOSE: petits enfants: (de 1 à 2 ans) de 2 à 1 cuillerée à thé, grands enfants: (de 3 à 10 ans) de } à 2 cuillerées à thé, adultes: de 2 à 4 cuillerées à thé, toutes les 4 heures.PRÉSENTATION: Flacons de 16 onces (liq.) et bouteilles de 2-gallon (imp.).COMPRIMES DE \u201cTRULFA\u201d Chaque comprimé No 393 contient: Sulfadiazine.1101111.0.175 g (2% grains) Sulfathiazole.0.175 g (2% grains) Sulfamérazine.0.150 g (214 grains) Un comprimé représente un total de 0.56 g (7.7 grains) de sulfonamides.DOSE: 1-2 comprimés toutes les 4 ou 6 heures.PRÉSENTATION: Flacons de 100 et 500 comprimés.200RES EN vis Tissot oY Tu; bis AC tg ae a PECHERAL Charles &.Frost & Co.MONTREAL - CANADA L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuurrTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 XIII re as mired >A CALME LE CŒUR LAUDE LABORATOIR 15° BOULEVAR NAN wo fé Agen da = MILLET, ROUX | .LIMITÉE NEHA 1.) AN DA XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Française Ou Canada Fondée à Québec en 1902 d'Union liDédicale du Canada \u2014\" #2 ADMINISTRATION OFFICIERS Président: A.Bertrand Vice-présidents: Richard Gaudet et Jean Saucier Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF | MM.A.Bertrand, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Richard Gaudet.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.À.Plichet (Paris); ~ L.-P.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); ( A.Fontaine (Woonsocket); , J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); ; Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); i D.Collin (Saint-Boniface); | L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\", / membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. ds MANS Re x a Ry 2p id \u201c ORCS ; 3 a Saas (NAS fo] AN) NS ALR RS NAN Vous aurez la certitude d\u2019une imprégnation continue AGILLIN COMPRIMES DE PENICILLINE AVEC Lorsque le médecin «st appelé à appliquer à un malade une thérapeutique continue, il doit toujours tenir compte du facteur humain et de la possibilité que ne se produisent des « trous » dans le traitement.Ce danger existe particulièrement chez les patients non-hospitalisés qui suivent eux- mêmes les instructions de leur médecin.Plus un produit est facile à prendre, plus on a de chances de voir le malade se conformer strictement à la posologie ordonnée.C\u2019est pourquoi il est recommandé de prescrire, sous le nom de LEDERCILLIN, les comprimés de Pénicilline Lederle.Faciles à prendre à tout moment, ils assurent une concentration sanguine et une imprégnation continue en Pénicilline.Présentation: Comprimés dosés à 50,000 Unités \u2014 Flacons de 12 et de 25.Comprimés dosés à 100,000 Unités \u2014 Flacons de 12.* Enregistré au U.S.Pat, Off.LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 7335, BLVD SAINT-LAURENT, MONTREAL 14, P.Q. XVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTmin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 OFFICIERS l'Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée a Québec en 1902 e DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE RE.VALIN 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donation MARION, Donatien MARION, Montréal.326 est, boul.St-Joseph Hermile TRUDEL, Montréal.Montréal.; , Chs VEZINA, Québec.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL AL.RICHARD, Otawa Hermile TRUDEL, J.-A.VIDAL, Montréal.1990 est, rue Rachel J.-A.LECOURS, Ottawa Montréal.].E.PERRAS, Hull © COMITÉ DU XIXe CONGRÈS A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.A.FONTAINE, 5e Vice-président.Richard GAUDET, 2e \" G.LACASSE, sén., be ( J.-A.DENONCOURT, 3e \" J.-A.LECOURS.Secrétaire.J.-B.JOBIN, de \" J.-E.PERRAS, Trésorier.e ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Chs VEZINA.© MEMBRES DU CONSEIL AMNOT Rama, 454, est, rue Shetarooke, Montréal .1923 [CACHARITE, Vilmer\\t- -Célestin, P.Q.1948 L érar enryville .AFRAMBOTSE, JM, SAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1948 an a WES Stevie, Ottawa .- 1950 3EAUCHEMIN, L-O.Calgary, Alberta .- 1830 LEBEL, M-H., 3646, Laval, Montréal .! ! ! ! 1948 BELIVEAU, P.Méthégan, NE.Co ET 5 ©\" 1948 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec 1948 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal ough Co 1948 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- 1948 CH Roméo, 54, avenue Laurier, Qu ec .A UNSS UN : : BOHEMIER Anatole, 3425, rue St-Hubert, Montréal .1948 MILOT.J2D;\" + Moose Jaw, Saskatchewan | eee 1930 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie 1X, Montréal .1950 MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, p.Qo © 1948 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.1839 PELLETIER, A, Winchendon, Mass.! : | 1950 \u201cARON, Sylvio, Mèstet, Québec .PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.-.1950 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Montréal .1950 PIETTE, \u2018Edmond, Joliette P 0 1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1950 POWERS, A.Il, Front, Hull, p.0.CTT 1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.+.1950 Rioux, ;.Emile, Ste- Anne- des-Monts.P.0.T1650 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .- 1948 SMITH.Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .1948 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.[ .1948 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.I [1 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1950 TANGUAY, R.Sudbury, Ont.195¢ SAUTHIER, CoA.\"Es 53%.a oe 1330 TETRAULT, Adélard, 429.Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des Monts, P.Q.1948 VA ra ses 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1330 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.1948 + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterinN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 XVII wy, (2 {) £3 20,%%% Be zs 0 ¥ 1, {/ 0; [) à 0 2% %,%, 7%, 2%: 2 a , 7 4 ig 7, r 4 hy, 1 7, sx an ad le, i, \u201cHf, iii) ty, * a\u201d x Wii W oy > = a NN S N N WN SD N oN $n réduire ou crystallin pur * fournit justement à médicale un tel moyen.Parceque c\u2019est une substance chimique définie, d\u2019une composition \u20ac * Isolée des feuilles de Digitalis lanata par Wellcome Chemical Works (Angleterre).ar voie digestive: \"Tabloid\" Digoxine 0.25 mgm.(1/260 grain approx.).Flacons de 25, 100 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) o.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.Ÿ Intraveineusement: Injection de Digoxine \u2018Wellcome\u2019 0.5 mgm.(1/130 approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100.24 (The Welicome Foundation ud.) MONTR E AL Le 7 a ii is Fe A TE i id it Gr 25 7 LE cid i Ti ys nh 2 i # 5: 0 7 ni + Es a ie A i 7 5.A 2 Es SE Rt \u20ac He æ # Fis A £ Ce vi Hd a = 2 7% f ge A Zeus 2 % / ir pe 7 * 85 3 7 i: i x ¥ a 3 po i + $ GE = # 7 5 À # po i a = 75, a ne a É | xd : + 2 2 SE = $ 5 2 Fe 555 HE 5 -# P+ i a 5 x as & 7 & = à 7 7 A Ke = pu se La ns pe bs i i À 2 di ; se Ras he 2 Zo i = 2 7 yi i Si oh Ps oh \u201d \u2019 A 3 PE 2 2 5.7 ik A REPORT TO THE MEDICAL PROFESSION Es CT = ol = 7 A 2.= ge 7: = 52 i 2 Z i 55 + des A = \u201ci, æ en £5 8: ES 2 BZ se =.7 bs 7 3 4 #: 453 = 5 2 Hf # # 3 ox = 5 25 at \u201c Hh es ce = = = .2 a , Sh La i i A 57 i = = a = 2 a wz 5 SE æ = o£ iv > ee x sa 2 = a a \u20ac = 4 i a gi 55 Ge = = SA 2 i 2 = GE = 5 Ea es > se HE se 5 2 d 22 i 2 = ee = pa eg = 5 2 PE 5 5 fe > 2 i = A i 55 Sn = i re: $ % se = a = * i 2e 5 = = pa = LR SET rn 3 LS sa 23 SW 2, 5: = fn i se SE 0 53 2 8 yr 25 a = = x A a 7%: F- es 5 RE 2 2 5; = %.i & â 5 ey 3 5 = iy SR se 5 Rs.7 Fes + x pb : % # id 5 st au sx = = 8 = 5 i \u201cnf % 5 Bo 3e Ps 5 SE 5 LR M 3% > = 2 % 5 » be ss a A TIA [S La A + $.a ?£5 ot %, 7e Ie FA - >> 0% ny ot z Lr: > ù A D RE: pa hn pe 7 > pe Je 2 : \\ ae dl ; \u201c + or 9 AN vy « bis ; jor or To Er xn 2 Ge Lois 5 5 0b YN ro RES ord N x 5 Ry CAS) sr te A A es ea $2 > FR NERY ~ Es Jury FRY) = a iH ef PDP 25 Wh SH er aT Ex #3 pe aie RR had ct \\ Avez-vous lu attentivement votre exemplaire ?Voici, pour la première fois \u2014 réunis en un volume \u2014 des extraits de tous les rapports favorables et concis publiés sur l'emploi de l'Ertron \"\u201d, complexe stéroide, Whittier, dans le traitement de l'arthrite.Si l'on considère l'importance du sujet et la compétence du grand nombre des investigateurs, ce volume vous sera très précieux dans votre pratique.| Si vous n'avez pas encore lu le Rapport en entier, vous serez intéressé dans sa lecture.Si, d'autre part, vous n'avez pas encore reçu votre exemplaire, ou qu'il ait été égaré, sur votre demande un autre vous sera envoyé sans retard.Concessionnaires pour le Canada : Laurentian Agencies, pa Te TE Registered ERTRON) Montréal 1, P.Q.Sleroëd Complex \u201cht y JL Cig, PRE Esneterm \u2026\u2014 Whither PROUD = GEE a etn TH a} actange-prodvcls ha je Pe BUTI ioe ap ow ut iE Biceg a * Nom déposé aux Etats-Unis.Keep i» ¢ ren! plott 42e, 2 >, aot © \u201cUEC pen \u201céd Cry tn fr on presen PE EYEE a 841 a Pe TR : = dr XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 \u201cUn Nouveau Médicament en Obstétrique PARTURIOL (OCYTO-NARGENOL RM206) Hate le Travail, Atténue la Douleur, Conserve la Lucidité.FORMULE: Campho-Sulfonate de dihydroxycodéinone .0.0075 \u201c \" de scopolamine .0.0002 \" d'éphédrine .0.02 Sulfate de Spartéine .0.08 Phényl-propionate de dihydroxycodéinone .0.005 Sérum physiologique .q.s.pour 2 c.c.PRÉSENTATION: Boîte de 3 ampoules 2 c.c.Boîte de 50 ampoules 2 c.c.(format hôpital).MODE D'EMPLOI: Injection initiale intramusculaire: 4 c.c.Injection de rappel, au besoin: 2 c.c.ÉTUDE PHARMACOLOGIQUE ET CLINIQUE À LA DISPOSITION DE MM.LES MÉDECINS TOMBE SOUS LE COUP DES LOIS RÉGISSANT LES NARCOTIQUES Licence Laboratoires \u201cCLIN\u201d Agents Exclusifs pour le Canada: 20, rue des Fossés-Saint-Jacques, VINANT Limitée PARIS \u2014 France 200, rue Vallée, MONTRÉAL Cy Ww a2 2 \\\\ // |.ù la ménopause Tres efficace Active par voie buccale 3 De provenance naturelle D'une parfaite innocuite Hydrosoluble Bien toleree Procure une sensation d\u2019euphorie \u201cCette préparation (\u201cPrémarine\u201d) donne à la patiente une sensation d'euphorie que ne procurent pas les composés synthétiques.\u201d ** On doit en premier lieu viser à faire disparaître les symptômes, mais il importe aussi de rétablir la tranquillité mentale chez la patiente.Dans la presque totalité des cas, les patientes traitées par la \u2018Prémarine\u201d disent éprouver une sensation de bien-être.**Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.\u201cPp -/ .44 ternaune substances oestrogènes conjuguées (équines) Comprimés: No 866\u20141.25 mg.par comprimé No 867\u20140.625 mg.par comprimé Bouteilles de 20 et de 100.No 868\u20140.3 mg.par comprimé Bouteilles de 100, Liquide: No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides.a\u201d ee Biologist e S et Pharmaciens ° Montréa| eal, Canada XII L'UNION MEDICALE DU CANADA = BULLETIN A.M JF 1 ) / AV ) \u2014 7 7 ) wm mm) a ; ie a ae.\u2014 vitamine B se | \\ 0 | '8 -\u2014 4 ; /// 7 JN \u2014 wT BL Ll dessé | - $ ; 0 VC ; NON \u2014_\u2014\u2014 > Ÿ TRE 3 | PRIM SE [ / ES ~ TN \" | ; \u2014_\u2014 AN ) | Ne TO 5 : OMp / | o a , TA INE di | , 7 // (| | [/ Ec BY, 7 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2026 \u2014 \u201ca \u2014 ea ec gem = 7 EE di J I (/ T4 a CO | Différentes formes et fi teneurs pour répondre (a aux exigences du traitement individuel.« AYERST, MCKENNA & HARRISON LIMITÉE siclogistes e/ Phormaciens MONTRÉAL can | Mainteng L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLieriy AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 XXIII ok yo \u201cve; np Bes \u201cui 31 Ve 2S s = ?wrt?2 racpee + 9 0 + 0 2° 0 6 4 5 5 6 6 0 + 0 5 4 4 0 4 02 6 Pe se ee se ta ee es ee ee ee.(Edouard Desjar- \u201d + + + + + #5 > 5 6 0 5 4 6 + + + + 9 5 4 6 + + 6 + + 5 4 8 4 10» = + + #0 2 6 + 5 6 0 4 + 0 0 00 6 Où il est question de résistance.(Roméo Boucher) Pasteur Valléry-Radot.Le professeur.(Roma \u2018Amyot) Pénicilline dans la syphilis congénitale.La.(Jean Grandbois) .co.LL.Pénicilline en solution aqueuse et en suspension dans l\u2019huile et la cire.Traitement des syphilis récentes et prévention de la syphilis congénitale par la.(Jules Archambault) Pénicilline pa- voie nasale.Bronchite et sinusite grippales.La.(V.Latraverse) Pentothal dans les opérations abdominales.L\u2019anesthésie au.(J.-O.Noël) Pentothal en médecine.Le.(Emile Bélanger) Pentothal en thoracoplastie.Les indications du.(Adrien Paquet) Pentothal-sodium en chirurgie.Le.Laurendeau) : Physiologie et mécanique respiratoire.(Fernand Grégoire) .LL eee Placement familial.L\u2019œuvre du.(Théo.Saint- Martin) Plaies.La chimiothérapie des.(].-Antonio Le- Cours) .22 21112 LL LL LL LL Le a ae La La La Le Pneumonie du sommet.(Wilfrid Leblond) .\u2026- Pneumo-péritoine.Rapport préliminaire sur 32 cas de p.-p.au Sanatorium St-Georges de Mont-Joli.(Herman Gauthier) Pneumothorax gauches.Troubles digestifs néfastes au cours de certains.(Marcel Ver- schelden) .0021444 ea La a 24 (Rémus 413 1287 344 1341 1282 866 725 1450 1357 1275 1207 1199 822 543 542 538 1338 1218 1349 144 825 562 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Pneumothorax thérapeutique?Quand faut-il interrompre le.(Albert-M.Cholette) .Ponction lombaire.A propos de p.|.lésions compressives intracérébrales.Sirois) i LE I EEE EEE rT Potentiels d\u2019action.Les.(G.Pinsonneault) .Pressions abdominales humaines.La mesure des.(Raymond Lecours) Procédés de conservation sur la valeur des aliments.Les effets de certains.(Elphége Bois) Progrés de I\u2019esprit scientifique.(Edouard Desjardins) © = 0 05 2 5 00 4 6 02 0 6 6 4 8 0 2 1 0 4 5 1 0 1 0 0 6 Protozoaires intestinaux chez l\u2019homme au Canada.(L.-P.-E.Choquette) Protrusion acétabulaire progressive des deux hanches.A propos d\u2019un cas de.(Edgar Lé- pine) \u2018 +.+ + + + 1 + 5 4 + 22 + \"01 + + 1 5 4 + 6 0 0 5 + 6 + = 3 9 4 4 4 + + 9 4 6 2 00 = Psychiatrie?Où conduisent les tendances actuelles de la.(Roma Amyot) Pyorrhée alvéolaire.Quand la suppuration et la résorption osseuse dans l\u2019évolution de la pa.sont considérées en marge de l'opinion médicale scientifique.(Jules Thébaud) .R Radiologie 3 la Havane.Le Congrés interamé- ricain de la.(Louis-Philippe Bélisle) .Radiologie au service de la médecine.La.(Albert Jutras) .u.\u2026.Recrues dans l\u2019armée.L\u2019examen médical des.(Paul Robert) Revue des livres: A.AIMES.\u2014 Maladies et syndromes rares ou peu connus.Description clinique \u2014 répertoire des signes et liste des noms propres.22000 000 0e sea a ea eee 6 L.AMBARD.\u2014 Le diabète et sa pathogénie.Avec la collaboration de Mille S.Trautmann et M.D.Kuhimann G.ARNULF.\u2014 L\u2019infiltration stellaire.Technique \u2014 indication \u2014 résultats.René BARTHE.\u2014 La médecine du travail.Claude BECLERE.\u2014 Diagnostic hormonal et traitements hormonaux en gynécologie.Préface du professeur H.Simonnet.J.BENECH, A.BERTOYE, M.ELLIA, |.GATE, Ch.JAULNES, P.MONNET, A.MOREL, A.ROCHAIX, P.SEDALLIAN, R.SOHIER, A.TAPERNOUX, P.VIOLLET.\u2014 Traité d\u2019hygiène, publié sous la direction de A.Rochaix.et de - (Jean : 569 274 450 1082 721 298 1433 438 711 455 200 939 168 1373 1025 1472 500 1129 2m \u2014> j il ( ec A EE AI AMET 2, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burremin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 Jacques BREHANT.\u2014 Le chirurgien en présence de l\u2019état diabétique.Préface du professeur Sénéque.R.BURNAND, H.JAEGER, M.AMSLER, F.VERREY, E.MARTIN.\u2014 Le problème des tuberculoses atypiques: étude clinique.Etude anatomique, par ]|.-L.Nicod; étude bactériologique, par P.Hauduroy.\u2018\u201cCahiers Laennec\u201d Maurice CAHUZAC et François JUNG.\u2014 Le syndrome de Volkmann.Etude pathogéni- que et thérapeutique.Préface du prof.Leriche.020200 00002220 e a ae La ea P.CAZAL.\u2014 La réticulose histiomocytaire.H.CHABANIER et C.LOBO ONELL.\u2014 Les œdèmes.M.CHIRAY, R.A.GUTMANN, ].SENEQUE.\u2014 Confrontations radio-anatomo-cliniques ea +040 02 8 0 0 0 4 6% 0 8 6 3 1 1 4 68 4 5 0 0 Jean CIBERT.\u2014 La tuberculose rénale.Sous l\u2019angle de la thérapeutique.J].DUCUING.\u2014 Le fibro-myome utérin.Noël FIESSINGER, professeur de Clinique Médicale à l\u2019Hôtel-Dieu, membre de l\u2019Académie de Médecine.investigations.Noël FIESSINGER.\u2014 Diagnostics difficiles.(Jean LeSage) Ch.GUILBERT et Ch.FRAIN.\u2014 Séméiologie radiologique 1260, J.GUILLAUME et ].SIGWALD.\u2014 Diagnostic neuro-chirurgical.(Roma Amyot) P.HARTENBERG.\u2014 L\u2019épilepsie chronique.G.HEMMELER.\u2014 Précis de diagnostic hématologique.0222 1220042006 \u2014 Clinique et Marc ISELIN.\u2014 Chirurgie de la main.Livre du praticien.Plaies, infections et traumatismes fermés de la main.André JOUVE, médecin des hôpitaux; Jacques SENEZ et jean PIERRON, chefs de clinique à la Faculté de Médecine de Marseille.\u2014 Diagnostic électrocardiographique.Ernest KERN.\u2014 Anesthésie intraveineuse au pentothal-sodium.Les Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Chroniques médico-hospitalières, Québec, 1946.(Roma Amyot) Maurice LUZUY.\u2014 Les infiltrations du sympathique.Physiologie, indications, techniques.(Roma Amyot) .1132 1131 1472 224 1374 1375 .1024 225 225 223 498 1376 769 1133 1473 1374 102 1373 1258 Salubrité publique.Contrôle de la.Ivan MAHAIM.\u2014 Les tumeurs et les polypes du cœur: étude anatomo-clinique.Préface du prof.J.L.Nicod.M.PALAZZOLI.\u2014 Déficiences sexuelles masculines d\u2019origine émotive.Préface du prof.B.Fey.|.PAVEL.\u2014 Les ictères.Moyens d\u2019exploration, symptômes, physio-pathologie, thérapeutique.Bucarest, 1943.(|ean LeSage) D.PETIT-DUTAILLIS et J.DESEZE.\u2014 Sciatiques et lumbalgies par hernie postérieure des disques intervertébraux.(Roma Amyot) Recueil pharmaceutique.(Roger-R.Dufresne) G.ROUSSY et M.MOSINGER.\u2014 Traité de neuro-endocrinologie.J.SKLADAL, prof.de Physiologie clinique à l'Université de Prague.\u2014 Syndrome cor- tico-pleural.Son étude clinique et expérimentale.R.SŒUR, chirurgien adjoint des hôpitaux de Bruxelles.\u2014 L\u2019ostéosynthèse au clou.- L.C.SOULA, prof.de physiologie à la faculté de Médecine de Toulouse.\u2014 Précis de physiologie.(Roma Amyot) L.STROMINGER.\u2014 Appendicite et urologie.Etudes médico-chirurgicale, clinique et thérapeutique.Préface du prof.Lepoutre.- - The overseas postgraduate Medical Journal, nouvelle revue médicale.(Roma Amyot) P.THOMAS, de l\u2019Institut Pasteur, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Lausanne.\u2014 Manuel de biochimie.\u2014 2e édition remaniée.«vv te eet 20e Pasteur VALLERY-RADOT.\u2014 Les acquisitions médicales récentes (Conférences faites aux Journées Médicales 1946 de la clinique propédeutique de Broussais), sous la direction du professeur V.-Radot.(Roma Amyot) Max WALLET.\u2014 Hyperfolliculinie.Etude clinique, anatomo-pathologique et thérapeutique.Préface de L.de Gennes.+.+.Revues médicales de France au Canada français.Les.(Roma Amyot) \u201c0.Rupture spontanée de l\u2019utérus.(Lucien Julien) S Cabana) Santé 3 Montréal.La sauvegarde de la.(Ad.Groulx) .\u2026.0.0.0.\"°e.VII 1134 1131 768 770 1259 1023 222 1024 1258 1260 1021 222 1021 1129 661 289 VIII Santé publique.Le bon sens au service de la.(Adrien Plouffe) .020440000000 936 Sarcome du mésentère.(Rosaire Lauzer).1188 Sauvons les jeunes enfants.(D.V.Hutton) 1092 Sciatique.Lumbalgie et.855, 977 Silicose.Aspect clinique de la.(J.-A.Vidal) .1343 Société Médicale de Montréal.Les Journées médicales de la.(Edouard Desjardins) 383 Sociétés et Congrès: Association des Médecins de Langue Française des Cantons de l\u2019Est: diner-causerie du 13 avril 1947 Association Médicale Franco-Américaine: réunion du 24 septembre 1947 .0 000 00 0 0 0 0 0 61 0 0 Le Dimanche du Praticien: Séance du 22 septembre 1946 .99 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec: Séance du 31 janvier 1947 .765 Séance du 28 février 1947 .766 Réunion scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame: Séance du 31 octobre 1946 .489 Séance du 28 novembre 1946 .760 Séance du 30 janvier 1947 .1014 Séance du 27 février 1947 .1122 Séance du 26 mars 1947 .1252 Société de Biologie de Montréal: Séance du 22 octobre 1946 .101 Société de Chirurgie de Montréal: Séance du 4 septembre 1946 .98 Séance du 12 février 1947 .898 Société Médicale de Montréal: Séance du 30 avril 1946 .88 Séance du 6 octobre 1946 .89 Séance du 22 octobre 1946 .91 Séance du 26 novembre 1946 .92 Allocution d\u2019adieu .LL.215 Rapport des activités pour 1946 .218 Allocution du Dr Edouard Desjardins, président pour 1947 .355 Séance du 3 décembre 1946 .357 Séance du 12 novembre 1946 .487 Séance conjointe avec la Société de Gastro- Entérologie, le 17 déc.1946.488 Séance du 21 janvier 1947 .886 Séance du 4 février 1947 .887 Séance du 18 février 1947 .1009 Séance du 4 mars 1947 .1010 Séance du 18 mars 1947 .1117 Séance du 8 avril 1947 .1118 Séance du 22 avril 1947 .1371 Séance du 7 octobre 1947 .1465 Séance du 21 octobre 1947 .\u2026.1467 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Société Médicale de Québec: 296e réunion, tenue à l\u2019Ecole de Médecine 359 Séance de janvier 1947 .759 Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: Séance du 4 octobre 1946 .94 Séance du 18 octobre 1946.95 Séance du 8 novembre 1946 .96 Séance du 22 novembre 1946 .97 Séance du 6 décembre 1946 .485 Séance du 20 décembre 1946 .486 Séance du 7 février 1947 .896 Séance du 21 février 1947 .897 Séance du 7 mars 1947 .1012 Séance du 21 mars 1947 .1013 Séance du 11 avril 1947 .1120 Séance du 25 avril 1947 .1120 Séance du 19 septembre 1947 .1468 Séance du 3 octobre 1947 .1469 Stérilité masculine.Traitement de la.(Raymond Darjet) .iL.269 Streptomycine.La.(Jean Saucier) .63 Sulfamidothérapie: la fièvre médicamenteuse.Un inconvénient de la.(Roger-R.Dufresne) 74 Surdité.Le traitement de la.(Chs-E.Côté) 1212 Sympathectomie dans la pratique médicale courante.Quelques indications de la.(Claude Bertrand) .2.020220 LL LL LL ae ae Le 704 Symptômes mentaux observés durant la campagne d\u2019Europe.(Cap.John O'Neil) .279 Syphilis congénitale.La pénicilline dans la.(Jean Grandbois) .002000000000 1207 Syphilis en clientèle.La.(Eugène Garceau) 957 Syphilis.La sérologie dans la.(Benoît Rousseau) 839 Syphilis.Traitement des s.récentes et prévention de la syphilis congénitale par la pénicilline en solution aqueuse et en suspension dans l\u2019huile et la cire.(Jules Archambault) 1199 Système nerveux sympathique.Progrès dans la chirurgie du.(Urgel Gariépy) .1318 T Thyroïde.La chirurgie de la glande.(Réal Doré) .0202020 eee 1402 Thyroïde.Histophysiologie du corps.(Pierre Masson) «vo cove eee 1397 Thoracoplastie.Dix années de.(Georges Des- haies, Gérard Roland et B.-G.Bégin) 665 Transfusion.Utilité de l\u2019épreuve directe majeure comme contrôle avant toute.(Albert Bertrand) 0202000002 a ea ea ae La nee 283 Tuberculeuses.Péricardites t.avec épanchement.(].-Napoléon Tremblay) .576 Tuberculeux.Plaidoyer pour les.(J.-A.Jarry) 932 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 Tuberculose en France pendant l'occupation allemande.Les aspects de la.(Raoul Kourilsky) .Tuberculose.Etat actuel du traitement chimique cliniques et biologique de la.(Maurice Giroux) 126 Tuberculose et Grossesse.(|.-A.Millet et ].- Louis Pilon) .022020000 0 00e sas LL 815 Tuberculose trachéo-bronchique.(Jules Hallé) 851 Tuberculose trachéo-bronchique.Diagnostic et traitement de la.(Jules Hallé) .572 U Ulcère gastrique et duodénal.A propos du traitement de I\u2019.(Roger-R.Dufresne) 1087 Ulcère gastro-duodénal et résection des vagues.(Roger Champoux) «.698 \u201cUnion Médicale du Canada\u201d en 1878.L\u2019.76, 208, 346, 476, 635, 750, 877, 999, 1107, 1244, 1359, 1454.Union Médicale du Canada.75e anniversaire de la fondation de |\u2019.(Les anciens et nous).(Albert LeSage) .0.2020 200000 ee 300 Union Médicale du Canada.Les soixante-quinze ans de l\u2019U.Fêtes au Cercle Universitaire de Montréal.(Edouard Desjardins) -.65 Université de Montréal.Nouvel essor de I\u2019.(Roma Amyot) .20000 21 ee eee 523 Urticaire.Causes et traitement de I.Smith) (Henri Vaccination antivariolique.Considérations sur la.(A.R.Foley) Vaquez.Un cas de maladie de.(Roméo Boucher et Jacques Bernier) Vénérien.Le problème v.dans la province de Québec.(David Beaulieu) Vénérienne.Contribution du Service de Santé dans la lutte antiv.à Montréal.(C.-A.Bourdon) .ee 46 Ventre en tablier.Résection en plusieurs temps du.\u2014 Résection losangique.(Charles Bohé- mier) Verge douloureuse.La.(Roméo Boucher) .- Virus de l\u2019influenza de l\u2019homme et du \u2018\u2018Hog- flu\u2019\u2019.Les.(Paul Marois) Virus grippal.Expérimentation et recherches pratiques sur l\u2019immunisation contre le.(Pierre Lépine) *Vitamines.Les.(Roger-R.Dufresne) Volvulus total de l\u2019estomac à séméiologie discrète et coïncidence de calcifications bilatérales du dôme diaphragmatique.(Roméo Boucher, Ivan Vallée et Jacques Bernier) .Ss + 4 sa ee sa se se es tr ov 4 8 6 8 8 8 4 5 su +P se a 6 8s sa se ts eo.see IX 1334 1238 422 464 470 1076 1098 1429 1049 342 819 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES A Absence congénitale des muscles abdominaux, avec complications urinaires: observation Adams-Stokes.Le traitement par l\u2019éphédrine des accidents nerveux du syndrome d\u2019 Aérosol et d\u2019aminophylline.Le traitement de l\u2019asthme par inhalation d\u2019 Agranulocytose.Considérations sur trois cas d\u2019 Amygdalectomie chez l\u2019enfant au-dessus de 6 ans.Médication préopératoire 3 I\u2019 Amyloïdose systémique primitive.Le cœur dans +.Anémies chez le nourrisson et l\u2019enfant.Traitement des Anémies chez les nourrissons et les enfants.Classification des .oo ii.Anémies chez les nourrissons et les enfants.+» +0 + 5 + 0 1 4 + 4 4 4 4 4 4 4 4 5 4 82 A Diagnostic des Anémies.Pathogénie des Anesthésie chez les cardiaques.Le choix de !\u2019 Anesthésie.Etude clinique sur les effets de la rachianesthésie ainsi que de l\u2019anesthésie à l\u2019éther sur la prothrombinémie.La prothrombine et Pl iii.Anesthésie.Pathologie cardiaque en relation avec Pl 1.000011 LL 4e LL a ea a a a LL LL Anévrisme apénien.Traumatismes précordiaux non pénétrants.La rupture septale.L\u2019.\u2026.Anévrisme disséquant de l\u2019aorte Angine de poitrine.Résultats éloignés de l\u2019extirpation de la chaîne sympathique cervico- thoracique dans I Angor coronarien athéromateux, à début précoce et à évolution parallèle chez deux jumeaux Angor pectoris.Un médicament de l\u2019a.p.et des états préfibrillatoires: le 1262 F.Six ans d\u2019expérience clinique.Mécanisme d\u2019action.Aortique.Deux cas de rupture a.en aval d\u2019une sténose isthmique Aorto-coronaro-myocardites.Considérations sur 57 observations anatomo-cliniques d\u2019 Apexité lobaire Aspect radiologique et collapsothérapie.L\u2019 Apicale.Tuberculose.Artère pulmonaire dans les cardiopathies.L'état anatomique de l\u2019 Artère pulmonaire.Les formes partielles de la dilatation congénitale de I\u2019 Arthrite rhumatoïde juvénile Articulations métacarpo-phalangiennes.lisation des Asthme bronchique.L\u2019 inférieure excavée.Mobi- 482 1110 878 480 1370 211 1249 1245 1250 1245 85 87 1114 1248 213 882 1248 1111 1364 1004 480 1457 1006 1005 79 Asthme.Le traitement de l\u2019a.par inhalation d\u2019aérosol et d\u2019aminophylline Bal.Traitement des intoxications arsenicales par le -.20000000 00 se eee e se esse Le Base pharmacologique de la thérapeutique cardiaque B.C.G.à New-York.Les résultats de la vaccination par le .s.0.s B.C.G.en Amérique latine.L\u2019emploi du .Bénadryl dans le traitement de certaines maladies de la peau.Le Bénadryl en thérapeutique dermatologique Bloc de branche.Etude clinique, électrique et anatomique d\u2019un cas de Bradycardie régulière avec dissociation auricu- lo-ventriculaire complète par éclat d\u2019obus intracardiaque Bronchographie dans la tuberculose.La.C Cancers du rectum.La radiothérapie de contact des Cancer, traumatismes et responsabilité civile.Cardiomégalie et péricardite dans le myxædème Cardiopathies congénitales.La circulation au cours des Causalgie et son traitement.La Céphalée occipitale des hypertendus artériels.Contribution à l\u2019étude de la Commotionnés du crâne.Syndrome subjectif des blessés et des.Signe de l\u2019ébranlement céphalique Complexes auriculaires normaux et extrasysto- par dérivation œsopha- 1 04 + + 6 4 6 0 + + 6 4 4 6 vos 3 6 6 6 + 6 6 4 2 6 + 6 0 4 + 5 80 liques enregistrés gienne Condylomes vénériens par la podophyline.Traitement des Copeaux d'os spongieux pour fins de greffe osseuse.De l\u2019usage des Coronarienne.Faits histologiques sur le mécanisme de réglage de la circulation.Le faisceau unitif cardio-coronarien Cultures de spécimen.Valeur comparée des c.de s.fécal et de raclures de muqueuses ano-rectale.Curare comme accessoire en anesthésie.effets physiologiques du 878 880 212 753 1247 1251 757 1111 1111 1456 1368 1109 1005 1365 756 1366 1007 881 1116 351 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Curare.|| faut employer avec prudence le c.dans la thérapie par le choc chez les patients atteints de troubles psychiatriques associés à la myasthénie grave .\u2026.Dépôts biliaires.Obstruction des tubes de vi- tallium par les d.b.: 9 cas personnels et revue de la littérature à ce sujet.Diabète sucré.L'épreuve de tolérance de deux doses de glucose dans le diagnostic du .Diététique.Généralités sur la Digitaline.Action de l\u2019atropine dans un cas d\u2019intoxication massive par la Disques intervertébraux.Résultats opératoires dans les Eczéma et les acides gras essentiels.L\u2019 .Electrocardiogramme dans les cardiopathies congénitales \u2014 allongement de la durée de l\u2019onde rapide et bloc de branche droite.De |\u2019 Electrocardiogramme précordial et l\u2019âge.L\u2019onde T de I\u2019 Embolie pulmonaire postopératoire.Prévention de l\u2019e.p.p.Une analyse de 52 cas de mortalité en SIX ans.«vor iver Enclouage médullaire des fractures des os longs Etudes médicales en URSS.Le programme des .e»eseeu + 08180 00 02 80000 .u.»au.eweersss% es 02 0 +0 F Fibro-lipome de la face.Une observation .Fièvre typhoïde aux Etats-Unis et dans l\u2019Armée américaine.La Foie.Les insuffisances chroniques du f.non décelables cliniquement; leur diagnostic précoce et leur traitement.© 8 0 4 2 a 0 se sv ee se see ee co en Glaucome.Thalamus et Granulome inguinal traité avec la streptomycine.Grossesse et tuberculose .#.#.Hémostase après l\u2019adénoïdectomie.L\u2019 .Hétéropie de tissu pancréatique dans la paroi gastrique, accompagnée de signes cliniques, chez un enfant de six ans Hydrocéphalie ventriculaire obstructive du nourrisson par ouverture de la lame sus- optique.Traitement de I\u2019 +.349 1457 82 78 881 353 1115 882 211 1461 352 478 81 1110 1456 484 1460 1247 157 753 Hypertension artérielle essentiellement chirurgical de l\u2019 Infarctus du myocarde.A propos d\u2019un cas de perforation septale par Insuffisances chroniques du foie non décelables cliniquement; leur diagnostic précoce et leur traitement.Les.ooo a .Insulinique.Association de la narcosynthèse au choc i.en psychothérapie .s Lever puerpéral précoce.Ligature de la veine cave inférieure, moyen de prévention des embolies pulmonaires au cours des phlébites.La.Lombalgie et sciatique Méningite à bacille de Pfeiffer et ses nouveaux traitements.La Méningite.Le traitement de la m.par l\u2019hemo- philus influenzae par la streptomycine.Méningite par I\u2019hemophilus influenzae traitée par la streptomycine.La Méningite tuberculeuse et tuberculose miliaire contrôlées par la streptomycine .Méningite tuberculeuse.La streptomycine dans Ménopause.Divers traitements de la Myélomes multiples.La Stilbamidine et la Pentamidine dans le traitement des .Le traite- X1 879 1364 1456 1367 1464 1457 482 155 80 80 348 Myxœdème.Cardiomégalie et péricardite dans le 1005 N Narcosynthèse au choc insulinique en psychothérapie.Association de la Novocaïne.La \u2018\u2018touche\u2019\u2019 à la \u201cate sa ee sees se O Obstétricale.La paralysie dite o.du membre supérieur.Obstruction des tubes de vitallium par les dépôts biliaires: 9 cas personnels et revue de la littérature.Opacités radiologiques cardiaques.Les Oreillons.Diagnostic de laboratoire et épreuves de susceptibilité Ostéite chronique.que de I scissurales chez les Une conception thérapeuti- © % 8 8 8 8 soe on as moe sa tr oe oe te ss sess os 1367 751 1463 1457 1005 78 XII Ostéoporoses aiguës: ostéoporose d\u2019immobilisation ou ostéoporose d\u2019alarme.Les .Ouie dans la polysclérose.Les modifications de lo ee.Pancréatite traumatique .Paralysie dite obstétricale du membre supérieur.La.Parathyroïde.A propos d\u2019un cas d\u2019adénome ré- 006 0 0 0 #6 +1 6 0 0 2 6 4 6 5 + 6 6 4 1 6 0 4 55 cidivant de la.n Pénicilline.Le traitement de l\u2019urticaire par la Pénicilline.Sur les réactions sériques consécutives 3 \"administration de .Pénicilline.Traitement des infections des voies respiratoires par vaporisation de .Pentothal-sodium: son emploi chez les porteurs de troubles hépatiques.Le .Péritonite par perforation.Un diagnostic rare de Phlébites.La ligature de la veine cave inférieure, moyen de prévention des embolies pulmonaires au cours des.2242240 4 Physiopathologie de la cause de la mort dans la thrombose coronarienne.La.Pied bot.La subluxation du .Pleurésies purulentes par ponctions évacuatrices et injections intrapleurales de sulfamidés.Traitement des -.voir viii Pneumonectomie comme traitement de la tuberculose: technique et résultats actuels .Poliomyélite.Traitement de la p.aiguë: quelques suggestions pouvant aider au diagnostic Polysclérose.Les modifications de l\u2019ouïe dans la Pression artérielle: une étude sur 5,331 personnes mâles de race blanche.L'influence de l\u2019âge sur la Prévention de l\u2019embolie pulmonaire postopératoire.Une analyse de 52 cas de mortalité CN SIX ANS.+e tev ets tt tetera Procaïne en injection intraveineuse.L\u2019analgésie à la Prothrombinémie.La prothrombine et l\u2019anesthésie.Etude clinique sur les effets de la rachianesthésie ainsi que de l\u2019anesthésie à l\u2019éther sur la Pyurie chronique de l\u2019enfance et malformations congénitales obstructives des uretéres .Radiothérapie de contact des cancers du rectum.La A A AAA AA AA Rétinoblastome.Cas observés dans deux familles.Hérédité du Rétrécissement pulmonaire.À propos des signes d\u2019auscultation du .04020000000 Rupture septale.L\u2019anévrisme apénien.Traumatismes précordiaux non pénétrants.La - a.a.w\"e.-.ve \u2026.».® ee + 48 60 2s sc se 0s se 00 0 ee 350 1368 1367 1463 1458 1001 758 878 884 481 1457 1459 353 751 1112 1250 1368 213 1461 84 87 1007 1368 349 1248 1248 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burtenn AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 S Sciatique.Lombalgie et .482 Sinus carotidien.Bases expérimentales et cliniques, indications, résultats.L\u2019infiltration novocainique du .022000 755 Sténose aortique calcifiée.La .1004 Streptomycine dans la méningite tuberculeuse.La cri a La 1362 Streptomycine dans l\u2019otite externe moyenne, la mastoïdite, l\u2019abcès cérébral et la méningite.La.222100 aan LL LL LL LL 1459 Streptomycine.Effet pharmacodynamique chez l\u2019homme de la s.contenant une substance proche de l\u2019histamine .1363 Streptomycine.Granulome inguinal traité avec la, cr 1460 Streptomycine.La méningite par l\u2019hemophilus influenzae traitée parla .80 Streptomycine.Le traitement de la méningite par I\u2019hemophilus influenzae par la .80 Streptomycine.Méningite tuberculeuse et tuberculose miliaire contrôlées par la .1362 Suppurations pulmonaires.Nébulisation et injections transthoraciques de sulfamidés et de pénicilline dans les .751 T Thalamus et glaucome .484 Théophylline.Le traitement de la dyspnée des asthmatiques par la .878 Thrombose coronarienne.La physiopathologie de la cause de la mortdans la.1459 Thrombose veineuse.Le problème de la 1002 Traumatismes précordiaux non pénétrants.La rupture septale.L\u2019anévrisme apénien .1248 Tuberculeux.Contribution à l\u2019étude de la primo-infection dans la famille du .480 Tuberculeux.L\u2019empyème t.traité par les vitamines A-D concentrées .1246 Tuberculose conjugale.La question de la .- 752 Tuberculose.Grossesse et .1247 Tuberculose.La bronchographie dans la .1456 Tuberculose.La diète appropriée dans la .1248 Tuberculose apicale.20200000 00000 1457 Tuberculose.Pneumonectomie comme traitement de la t.: technique et résultats actuels 1112 Tuberculose tertiaire de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent.Pathologie de la .752 U Ulcère gastro-duodénal perforé.L\u2019 .1366 Ulcères gastro-duodénaux.Traitement des u.g.-d.par les injections intraveineuses de protéines de lait .0000000000000 1364 Urticaire.Le traitement de l\u2019u.par la pénicilline 020000000000 eee ee a a se ae ee 1001 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS ALLARD, Eugène .2.00 84, 754 AMYOT, Roma, 3, 66 80, 103, 121, 193, 247, 503, 523, 661, 711, 751, 755, 769, 770, 791, 922, 1007, 1021, 1022, 1230, 1258, 1275, 1280, 1362, 1395.ARCAND, Arthur .coo.828 ARCHAMBAULT, Jules .1199 ARCHAMBAULT, Paul-René, 78, 211, 480, 751, 753, 878, 1246, 1247, 1248, 1364, 1456, 1457 B BAILLARGEON, Bernard .1302 BEAUDRY, Maurice -.- viii.757 BEAUDOIN, Robert .547 BEAULIEU, David .2222000 464 BEAUREGARD, J.-M.880, 1002 BEGIN, B.-H.iii.665 BEDARD, Onésime -.442 BELANGER, Emile .-.- oii.542 BELISLE, Louis-Philippe .200 BELISLE, Maurice .2200000000 000 879 BERNIER, Alphonse .195 BERNIER, Jacques .422, 819 BERTRAND, A.oii.82, 283 BERTRAND, Claude .339, 704, 874, 996 BIGUE, Germain .1112, 1114 BISSON, Christophe -.1191 BOHEMIER, Charles .1076 BOIS, Elphège .22000000 00000 721 BONNIER, Maurice .02020000000 00e.606 BOUCHER, Roméo .- BOULANGER, J.-B.-.- .422, 819, 1098, 1357, 1450 1001, 1109, 1367, 1368 BOURDON, C.-A.iii 470 BOURGEOIS, Paul .0.55 BOURGOIN, Louis .0.000\u2026.1242 BOURQUE, Jean-Paul .58, 591 BRAHY, Jules .-.oii 484 C CABANA, L.-P.1438 CAUCHON, Roland .20000.586 CAUMARTIN, Paul .200000 435 CHABOT, Cécile .0000000000 969 CHAMPOUX, Roger .698 CHAPUT, Yves .202220200 00000 41, 1410 CHAREST, F.\u2026.\u2026.200000 348, 349, 435 CHAREST, G.\u2026.\u2026.\u2026.332, 1240 CHARLAND, Richard-A.-.1460 CHARTIER, Aimé .2000000 000 0e 9 CHIRAY, M.tiie iia 251 CHOLETTE, Albert-M.\u2026.569 CHOQUETTE, L.-P.-E.\u2026.1112222.1433 COTE, Chs-E.cin.1212 COUSINEAU, Georges .02000 549 D D\u2019ARGENCOURT, Guy .1306 DARGIS, Jean .1245, 1246, 1249, 1250, 1251 DARJET, Raymond .269 DAVID, Paul 211, 213, 870, 881, 882, 1004, 1005, 1006, 1110, 1111, 1248, 1364, 1365, 1366.DEBRE, Robert .i.1445 DEMERS, F.-X.2000022020 0122 e eee 1464 DESHAIES, Georges .665 DESJARDINS, Edouard 65, 298, 383, 866, 926, 1033, 1341.DESRANLEAU, Jean-Mare .\u2026.834 DESROCHERS, J.-E.157 DORE, Réal .iii.1402 DUBE, Louis-Félix .-.341 DUFAULT, Paul .iii, 995 DUFRESNE, Roger-R., 74, 342, 461, 917, 1087, 1259 DUFRESNE, Origène .50, 714 DUMAS, Paul .iin.952 DUROCHER, Juliette .546 F FAUTEUX, Mercier .1036, 1135, 1459 FOLEY, A.R.«oii.1238 FORTIER, Cap.Jean .259 FORTIER, De la Broquerie .263, 554 FORTIER, Maurice -.-.oii.694 FRAPPIER, Armand -.-.622, 744 FRENETTE, Olivier .1197 G GARCEAU, Eugène .2202100e 957 GARIEPY, Urgel .1318 CAUDET, Richard .-.coin.526 GAUTHIER, Bernard .352, 353 CAUTHIER, Gérard .oo.1062 CAUTHIER, Herman .562 GIROUX, Maurice .424202000000 126 GRANDBOIS, Jean .020000000 1207 GREGOIRE, Fermand .1218 GRIGNON, Jean .000000.185, 1067 GROULX, Adélard .152, 336, 929, 1102, 1233 H HALLE, Jules .0000200 2 eee ne sa eS 572 HEBERT, Auguste .582, 851 HUDON, Fernando .-.530, 547 HUTTON, D.V.2200000000 1092 XIV J JACQUES, André .\u2026.\u2026.020002 2002 533 JARRY, J.-A.«i Lee 932 JULIEN, Lucien .coh.289 JUTRAS, Albert .737, 939, 1368, 1435 K KOURILSKY, Raoul et Simonne .804, 1166 L LACERTE.Jean .ovine 614 LADOUCEUR-DUPUIS, Paule .263, 554 LALIBERTE, Brigitte .725 LANGLOIS, Marcel .272, 394 LAPIERRE, Gaston .222002000 0.328 LAPOINTE, J.-H.iii.413 LAROCHELLE, J.-Louis .140 LATRAVERSE, Valmore 71, 601, 757, 822, 1181, 1370.LAURENDEAU, Rémus .2202 0006 1338 LAURIER, Yvon .2.000000 00 se see eee 161 LAUZE, Simon .\u2026.00.10.480, 1194 LAUZER, Rosaire .482, 753, 1188 LAVERGNE, J.-N.:.20000 00000 ee ces 595 LEBLOND, Wilfrid .500, 758, 825, 1354 LECOURS, J.-Antonio .0000000- 144 LECOURS, Raymond .220000 00m 1082 LEFEBVRE, Lucien .2000000000 000 615 LEFRANCOIS, Charles .46, 1415 LECAULT, Jean-Paul .coon.61 LEGRESLEY, Louis-P.-.1116 LEMIEUX, Jean-M.-.+0000000 0000000000 132 LEPINE, Edgar .350, 438, 1463 LEPINE, Pierre .++0000000e 1049, 1242 LERICHE, René :.2000000 00e 000000 1162 LeSAGE, Albert -.5, 206, 300, 730, 1155 LeSAGE, Jean .498, 768, 945, 1109, 1110 LETONDAL, Paul .0000000000 000 214 LEVESQUE, Georges-Henri, OP.16 LITTLE, J.L.coor eee eee teen eee 1441 LONGPRE, Daniel .478, 755, 1008 LONCTIN, Léon 85, 87, 545, 618, 884, 1074, 1461 LUSSIER, Jacques .++ 1100000 e eee eee 673 M MARANDA, E.020000 00e 00000000 81 MARCHAND, J.-C.-A.::.110000000 0 353, 482 MARIN, Albéric 220000000000 00 00e 1347 MARION, Pierre -.++000000000 000000 212 MAROIS, Paul .-0000 00000 ee ee eee 1429 MASSON, Pierre .0000 0010 1397 McCORMICK, W.J.iii 1287 MEUNIER, Pierre .-.000000000 0000 .294 MILLET, J.-A.-.+.000000 00000000 eee 00 815 MORAX, Pierre V.00000 0000000 1282 MORISSETTE, Léopold .173, 1421 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 N NOEL, J.-O.\u2026.Fe 543, 552 o OLIVIER, Jacques .PAS 526 O\u2019NEIL, Cap.John .279 OSTIGUY, Marcel .1425 P PANET-RAYMOND, Jean .1472 PANNETON, Philippe .\u2026.942 PAQUET, Adrien .02020200 1 canne 538 PARADIS, Bernard .\u2026.535 PIETTE, Jean .00202L ee Lace eee 78, 79 PILON, J.-L.220220200012 ee sea Le 177, 815 PINSONNEAULT, Georges .38, 450 PLICHET, André .203, 632, 868, 1104 PLOUFFE, Adrien .68, 381, 528, 801, 936, 962 POIRIER, Paul .oii.429 POULIN, Gonzalve, O.FM.22 POULIOT, Ant.0200002 0e annee 883 R ROBERT, Paul .2000000000 00 aa000 168 ROBILLARD, E.\u2026.222L2L2 Lane 1456 ROLAND, Gérard .20020000 0000 ses 665 ROUSSEAU, Benoît .839 ROUSSEAU, Marie .2222\u2026.272 S SAINT-MARTIN, Maurice -.1310 SAINT-MARTIN, Théo.-.1349 SANCHE, Hector .0200020 000000 1057 SAUCIER, Jean .20022 0002 ce ass 63 SIMARD, Raymond .1054 SIMARD, René .viii.386 SIROIS, Jean .274, 756, 846, 882 SMITH, Henri .32, 433, 1334, 1461 SMITH, Pierre, 481, 992, 1363, 1366, 1367, 1457, 1458, 1459.STERLIN, André 0202000002 aan a een 694 SUDRE, René .20202000 2212 LL LL LL Le 1447 SYLVESTRE, J.-Ernest .399 SYLVESTRE, Lucien .960 cc T TASSE, Léo .2222 02 0e nana nana 344 THEBAUD, Jules .2202000 200 455 THIBAUDEAU, Roland .272 TREMBLAY, J.-Napoléon .576 TRUDEL, Hermile .379, 796, 1159, 1277 TRUDEL, Marc .0000000 eee ce 00e.915 TURCOT, R.222200 00e 554, 1078 Vv VAILLANCOURT, Pierre .351 VALLEE, Louis-Ivan .28, 819 VALLERY-RADOT, Pasteur .-.- 690 VERSCHELDEN, Marcel -.286 VEZINA, Norbert .2 20000 eee: 971 VIDAL, J.-A.-.0200 0000 1343 BULLETIN 2e ee NOS VŒUX VONT D\u2019ABORD AU SUCCÈS DE LA CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Nous passons d\u2019une année à l\u2019autre et les hommes, malgré les déboires éprouvés, les déceptions subies et les souffrances endurées, se pressent vers l\u2019année nouvelle comme vers un bien, vers la source d\u2019un grand bonheur.Et pourtant, qu\u2019apporteront les jours qui viennent?Trop souvent, le fardeau des jours qui ont été vécus: l\u2019amertume des illusions flétries, du masque arraché au vrai visage de l\u2019existence humaine pétrie de quelques joies éphémères, mais aussi de profondes et longues misères.Le désir alimenté par l\u2019inépuisable espoir est la seule force nous portant vers l'avenir.Il s'exprime avec la clarté la plus nette par les vœux et les souhaits du Nouvel An.Souhaits de bonheur, de santé, de succès et de richesse impliquant ce que désirent ordinairement pour eux-mêmes ceux qui les formulent et ceux qui les acceptent.Tous escomptent soit que la somme de bonheur dont ils jouissent extemporanément se perpétuera, soit que la deveine finira avec l\u2019année mourante et que la Providence ou le hasard des choses, selon les conceptions théologiques du grand mystère de la vie, sauront répandre des bienfaits durant l\u2019année qui naîtra.* x LS Chaque année, nous formulons nos vœux à ceux qui se solidarisent à notre Journal par le cœur, l\u2019esprit et par une collaboration active.Nous renouvelons, une fois de plus, cette coutume; ce que tous et chacun désirent le plus ardemment parmi nos amis, nos lecteurs, nos collaborateurs, nos Directeurs, nous le souhaitons avec le plus chaleureux empressement.Nous souhaitons par-dessus tout que la grande campagne en faveur de l\u2019Université de Montréal réussisse pleinement et apporte à notre Institution les moyens matériels de compléter la grande œuvre indispensable à notre essor culturel.Le problème universitaire a été envisagé et discuté en son entier depuis le début de la campagne.Dans les articles de journaux, dans 1396 L\u2019UNION MÉDICALE DU \u2018.ANADA \u2014 BuuteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 des allocutions prononcées à la radio, au cours d\u2019assemblées de divers groupes réunis en vue de faire connaître notre Université, de la rendre plus accessible à l'affection et à la compréhension du public, les autorités universitaires, les dirigeants de la campagne ont exposé les raisons d\u2019être et l'importance primordiale de notre Université.Je ne retiendrai que ce seul motif: notre influence, notre importance dans la nation canadienne ne vaudront que par la valeur de notre élite, et cette dernière ne vaudra que par l\u2019action de nos Universités qui la formeront.Universités médiocres, élite médiocre, occupant les situations secondaires dans les organismes représentatifs ou dirigeants, croupissement de nos soi-disants intellectuels dans l\u2019infériorité et la routine.Universités excellentes par l\u2019outillage et le personnel enseignant, élite pouvant affronter avantageusement toute concurrence dans la poursuite des postes de haute responsabilité.Cet argument est irrécusable, il possède l\u2019implacabilité d\u2019un fait.Les médecins, anciens diplômés de notre Université, seront sollicités comme tous les anciens élèves des autres facultés et écoles.Nous espérons qu\u2019ils sauront montrer à l\u2019égard de leur Université la reconnaissance qu\u2019ils doivent de l\u2019instruction reçue.Cette dette nous la devons à tous ceux qui ont consacré leur dévouement, leur enthousiasme, leur esprit de devoir et de patriotisme, leur science et leur expérience à la formation d\u2019une jeunesse, celle qui fut la nôtre.Quel noble sentiment que celui du respect envers ses maîtres! Quelle réconfortante pensée qui leur attribue le mérite inestimable d\u2019avoir formé des esprits et cultivé des intelligences.Ces maîtres, ils furent l\u2019Université sans lesquels elle ne peut être, qui s\u2019intègrent pleinement en elle et par lesquels elle prend visage et âme.C\u2019est en pensant à eux, c\u2019est en pensant au rôle qu\u2019ils ont joué auprès de nous et que les maîtres actuels rempliront auprès de la jeunesse actuelle, que nous devons contribuer de nos argents au bien de l\u2019Université de Montréal.Nous souhaitons donc, à l\u2019orée de l\u2019année nouvelle, l\u2019entier succès de la souscription publique déjà engagée et le concours généreux de tous les diplômés de notre Faculté de Médecine.Roma AMYOT.> > HISTOPHYSIOLOGIE DU CORPS THYROÏDE ! Pierre MASSON, Professeur d'anatomie pathologique à l\u2019Université de Montréal.Vous connaissez tous le corps thyroïde pour l\u2019avoir vu dans vos dissections.Vous vous souvenez de cette glande jaunâtre, en forme de bissac, dont les poches sont placées de part et d\u2019autre des cartilages laryngés et sont réunies par une portion rétrécie qui chevauche en avant le cricoïde et les anneaux supérieurs de la trachée.Ce bissac est limité par une lame fibreuse, la capsule thyroïdienne.À l\u2019intérieur de cette capsule, une accumulation de sphères creuses que remplit une matière poisseuse et jaunâtre, la colloide.Dans les interstices des vésicules, un tissu conjonctif lâche et un très riche réseau sanguin et lymphatique.Les vésicules sont les éléments spécifiques du corps thyroïde.Une seule couche de petites cellules épithéliales les borde, qui reposent extérieurement sur une mince basale.La colloïde comble intégralement leur cavité chez le vivant.Dans les coupes histologiques elle ne la remplit pas toujours parce que les fixateurs la rétractent et la rétractent d\u2019autant plus que sa teneur en protides est plus grande.Elle se colore par les teintures acides et sa teinte est d\u2019autant plus foncée qu\u2019elle est plus riche en protides.Elle est bizarre, cette glande, avec ses vésicules qui ressemblent à des acini de glande exocrine, mais ne sont reliés avec l\u2019extérieur par aucun canal excréteur.À l\u2019état normal, elle est plus bizarre encore par l\u2019apparente immuabilité de sa structure.L\u2019épithélium des vésicules varie peu: c\u2019est à peine si les techniques courantes le montrent plus mince ou plus épais ici que là.Leur colloïde est plus ou moins dense, plus ou moins rétractile, parfois encochée sur ses bords, et c\u2019est tout.1.Communication présentée aux «Journées Médicales » annuel'es de la Société Médicale de Montréal, le 8 mai 1947.PHYSIOLOGIE Pourtant cette glande n\u2019est pas sans action.Il suffit, pour s\u2019en convaincre, de l\u2019enlever complètement à un animal de laboratoire.Cet animal est-il jeune?Son métabolisme baisse, sa croissance s\u2019arrête, ses glandes sexuelles ne mûrissent pas, il manifeste une singulière apathie.Est-il adulte?Il maigrit, devient apathique, sa peau devient sèche et un œdème particulier des téguments s\u2019y développe.Des accidents semblables surviennent chez l'homme qu\u2019une aplasie, une inflammation, ou une opération chirurgicale a privé de son corps thyroïde: crétinisme, chez l\u2019enfant, cachexie strumiprive, myxœdème, chez l\u2019adulte.On sait cela depuis longtemps.On sait aussi que certaines hypertrophies thyroïdiennes, les goitres, s'accompagnent d\u2019accidents variés et de signe contraire, si l\u2019on peut dire: tantôt un abaissement du métabolisme, tantôt son élévation avec accélération du pouls, élévation thermique et exophtalmie.Il sort de là que le corps thyroïde exerce une action puissante sur le métabolisme, la nutrition, la croissance, le développement somatique, sexuel et mental et que ses accroissements volumétriques s\u2019accompagnent, selon les cas, de symptômes généraux opposés.Les premiers.les biochimistes ont contribué à expliquer tout cela.Baumann, tout d\u2019abord, après avoir découvert la teneur du corps thyroïde en iode, en a extrait une globuline fortement iodée, la di-iodothyrine (1895).Plus tard, en 1914, Kendall en a tiré un principe plus fortement iodé encore, puisqu\u2019il contient 65% de son poids en lode, la thyroxine, dont Harrington et Berger ont, peu apres, réalisé la synthése.Cette teneur en iode est déja singuliére en soi.Elle l\u2019est plus encore lorsque l\u2019on sait 1398 que l\u2019iode administré à un animal est fixé, entreposé dans le corps thyroïde avec une rapidité surprenante: l\u2019arrêt de tout l\u2019iode s\u2019effectue en quelques minutes.Elle est rendue plus saisissante encore par l'injection à l\u2019animal d\u2019iode radioactif.On observe sa fixation immédiate à l\u2019aide d\u2019un compteur de Geiger.Bien plus, prélevant un tel corps thyroïde, Leblond et Bélanger en font des coupes histologiques qu\u2019ils portent à l\u2019obscurité et qu\u2019ils recouvrent d\u2019une émulsion photographique.Développée comme une plaque sensible, l\u2019émulsion montre des grains d\u2019argent impressionnés par les radiations de l\u2019iode: ces grains n\u2019existent qu\u2019au contact des cellules épithéliales et de la colloide.Au contact du tissu interstitiel et des vaisseaux.l\u2019émulsion reste incolore.Il sort de là que l\u2019iode est absorbé par les cellules thyroïdiennes et entreposé par elles dans la colloïde.Mais ce n\u2019est pas parce que l\u2019iode métal- loïdique est électivement fixé par la glande thyroïde qu\u2019il exerce sa puissante action sur le métabolisme général de l\u2019organisme, c\u2019est parce qu\u2019il en sort et rentre dans la circulation sous forme de combinaison iodée active, d\u2019hormone.de thyroxine.La cellule thyroïdienne capte l\u2019iode sanguin, le sécrète et l\u2019entrepose avec la colloïde, à l\u2019état de di-iodothyrine, puis reprend cette dernière et la transforme en thyroxine qu\u2019elle excrète dans le sang.Elle est donc le siège de deux transits iodés de sens opposés.C\u2019est de plus un laboratoire de chimie qui réalise deux combinaisons différentes et successives, l\u2019une à partir de l\u2019iode brut, l\u2019autre à partir de l\u2019iodothyrine.Dans la thyroïde normale tous ces phénomènes s\u2019accomplissent sans modifications morphologiques évidentes, du moins si l\u2019on se limite à l\u2019emploi des techniques courantes qui montrent les cellules et leurs formes mais ne révèlent aucun détail de leur structure interne.Les variations que l\u2019on observe sont trop minimes pour que l\u2019on puisse apprécier leur signification.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Pour avoir quelque idée de ce qui s\u2019y passe en réalité, il faut forcer la nature, les placer dans des conditions artificielles déterminées et observer les aspects produits par certaines conditions pathologiques.Il faut enfin étudier la structure des cellules à l\u2019aide des techniques qui mettent en évidence les éléments actifs de leur cytoplasme, les mitochondries.EXPERIMENTATION L\u2019expérience la plus simple est celle qu\u2019a réalisée Marine.Il résèque les 34 de la thyroïde d\u2019un chien normal.Aucun accident d\u2019hypothyroïdisme ne survient.Le quart restant suffit à assurer le métabolisme de l\u2019animal.Bien plus, en quelques semaines, le moignon a récupéré le volume perdu.Que s\u2019est-il passé dans l'intervalle?L\u2019examen chimique montre que le moignon s\u2019appauvrit rapidement en iode, puis récupère sa teneur en iode avec ses dimensions.Et comme l\u2019animal n\u2019a présenté aucune manifestation d\u2019hypothyroidisme, il faut en conclure que le moignon a d\u2019abord utilisé ses réserves d\u2019iode, puis qu\u2019il les a reconstituées.L\u2019examen histologique révèle une succession de phénomènes importants.De cubiques, les cellules thyroïdiennes deviennent hautes, ey- lindriques.Les vésicules se flétrissent et leur colloïde disparaît.Le revêtement se plisse, ses cellules se multiplient, ses plis se soudent en formant de minuscules vésicules.Dans ces vésicules nouvelles la colloïde reparaît, s\u2019accumule en même temps que leurs cellules deviennent cubiques, si bien que le tissu récupère sa masse et sa structure normale Cet ensemble de modifications ne se produit pas si l\u2019on administre au chien opéré de la thyroxine: les besoins de l\u2019organisme en thyroxine étant comblés artificiellement, le moignon glandulaire reste au repos.De ces constatations on peut tirer deux conclusions: 1° La résorption de la colloide a pour corollaire l\u2019excrétion de thyroxine.Elle coincide avec l\u2019état cylindrique des cellules thyroïdiennes. MASSON : HISTOPHYSIOLOGIE DU CORPS THYROÏDE 2 La sécrétion de colloïde et l\u2019entreposage d\u2019iode sont un phénomène de sécrétion intra- vésiculaire.Elle coïncide avec la forme cubique ou plate des cellules thyroïdiennes.PATHOLOGIE Etudiant des thyroïdes en hyperfonction, provenant de sujets infectés, Goormaghtigh et Thomas ont montré dans ces glandes des stades d\u2019hyperexcrétion, traduits par le flétrissement des vésicules, l\u2019état cylindrique d\u2019une partie de leur revêtement, ses plissements, la soudure des plis qui délimitent de petites vésicules, bref la production de plusieurs vésiculettes aux dépens d\u2019une grande vésicule ancienne.À ce stade d\u2019excrétion, sans hyperplasie cellulaire, succède une phase de sécrétion qui remplit les vésiculettes.Les cellules redeviennent cubiques ou plates et les vésiculettes gonflées de colloïde se fusionnent en une seule qui reconstitue la grande vésicule initiale.Ainsi le tissu thyroïdien hyperactif présente des bouleversements structuraux importants et réversibles dont les stades excrétoires et sécrétoires coïncident avec la forme haute et basse des cellules thyroïdiennes.LA CARENCE IODÉE La glande de l\u2019iode a besoin d\u2019une certaine ration d\u2019iode pour conserver ses dimensions et sa structure normales.Carencée en iode \u2014 expérimentalement ou naturellement comme cela survient dans certaines contrées \u2014 elle grossit: goitre expérimental ou goitre endémique.Ses cellules se multiplient, comme pour ne rien laisser perdre de l\u2019iode raréfié que lui apportent les vaisseaux.Elles sécrètent une colloïde abondante, mais pauvre en iode, incapable d\u2019être transformée en thyroxine, qui s\u2019accumule à la façon d\u2019un bagage encombrant dans les vésicules distendues.Ainsi se constitue ce goitre colloide, ou goitre simple, avec ses vésicules à revêtement cubique ou plat, sécrétant, mais non excrétant.1399 Le chondriome des cellules thyroïdiennes Peut-on trouver, dans les cellules thyroi- diennes modifiées par l\u2019expérimentation ou Cycle fonctionnel de l\u2019épithélium thyroïdien (schéma).a, b, c, d) aspects d\u2019une même vésicule aux différents stades fonctionnels.a) vésicule en sécrétion active.Toutes ses cellules sont cubiques.La vignette située au-dessous montre une de ces cellules, avec ses mitochondries filamenteuses entassées entre le noyau et la basale.b) vésicule sécrétante, distendue par la colloide.Ses cellules sont plates et leurs mitochondries refoulées latéralement, à l\u2019_équateur du noyau.¢) vésicule dont une partie de l\u2019épithélium est sécré- tante (en haut) alors que l\u2019autre est devenue excrétante (en bas).Les cellules de cette région sont cubiques, comme en a), mais leurs mitochondries s\u2019accumulent au-dessus de l\u2019équateur du noyau.Les boules noires qu\u2019on aperçoit entre elles sont des gouttelettes lipidiques.Au pôle basilaire, des vacuoles sans contenu colorable: vacuoles de Bensley.d) vésicule en excrétion plus active.Sa cavité s\u2019est rétrécie par résorption de sa colloïde.Le revêtement de sa moitié supérieure est cubique et sécrétant.Dans sa moitié inférieure le revêtement est cylindrique, activement excrétant.Ici encore les mitochondries sont au-dessus du noyau.La phase d\u2019excrétion terminée, le groupe de cellules qui excrétaient redeviennent sécrétantes a) et ainsi de suited\u2019, d\u201d montrent les aspects d\u2019une vésicule hyperactive (infections).d') après un stade analogue à d) l\u2019excrétion continue.La vésicule se vide, son revêtement se plisse et ses plis se soudent.De là résulte la production de vési- culettes filles.Celles-ci, redevenues sécrétrices (S), se regonflent.d\u2019') et se fusionnent, reconstituant la vésicule sécré- tante initiale a).Dans le goitre toxique, la plupart des vésicules sont plissées, et leur revêtement formé surtout de cellules cylindriques à mitochondries apicales.la maladie et dans les cellules normales, des modifications structurales internes en rapport avec les modifications de leur forme extérieure 1400 et caractéristique de leur état fonctionnel?J'ai dit, il y à un instant, que l\u2019épithélium thyroïdien normal varie peu, en épaisseur, d\u2019une vésicule à l\u2019autre et d\u2019une région à l\u2019autre d\u2019une même vésicule, mais varie néanmoins, son épaisseur tenant à la hauteur variable de ses cellules.Okkels, Thomas, Feyel et Varangot ont montré que la disposition des mitochondries n\u2019est pas la même dans toutes les cellules thyroïdiennes.La cellule cubique possède des mitochondries accumulées entre son noyau et sa basale.Elle est polarisée vers la cavité vésiculaire et sécrète.La cellule qui excrète est plus haute ou cylindrique.Ses mitochondries occupent son pôle apical et, dans sa région basilaire, on trouve des vacuoles liquides décrites par Bensley.En regard de ces cellules la colloïde présente des encoches de liquéfaction.Ces cellules sont polarisées vers les vaisseaux.Elles résorbent la colloïde, la transforment et excrètent.Entre ces deux types on en trouve d\u2019autres, intermédiaires, cubiques à mitochondries éparses et latérales qui semblent indiquer le passage de la phase sécrétoire à la phase excré- taire \u2014 et l'inverse.Ainsi les cellules thyroïdiennes sont toutes équivalentes, mais sont soumises à un cycle fonctionnel qui les fait passer du stade sécrétoire au stade excrétoire, puis au stade sécrétoire et ainsi de suite.En revanche, les cellules des goitres colloïdes par carence iodée sont figées en attitude de sécrétion.Association fonctionnelle de la thyroïde avec d\u2019autres glandes endocrines La fonction thyroïdienne n\u2019est pas autonome.Elle dépend d\u2019une collaboration de la surrénale et surtout de la glande pituitaire.Celle-ci sécrète une «hormone thyréotrope» dont l\u2019administration expérimentale, c\u2019est-à-dire excessive, provoque une énorme hyperplasie du corps thyroïde.D'un autre côté, si la thyroïde est insuffisante, comme dans la carence iodée, et ex- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 crète peu de thyroxine, la pituitaire s\u2019hypertrophie et provoque l\u2019hyperplasie thyroi- dienne, hyperplasie qui ne se produit pas si l\u2019on administre de la thyroxine.Il semble donc y avoir un balancement fonctionnel thyro-hypophysaire: l'insuffisance d\u2019excrétion de thyroxine commande une hyperplasie pituitaire; l\u2019excès de fonctionnement hypophysaire commande une hyperplasie thyroïdienne.Bref chacun des deux partenaires cherche à fournir à l\u2019autre le moyen de suppléer à ce qui lui fait défaut.L\u2019état normal implique un balancement harmonieux et précis des fonctions conjuguées, hypophysaires et thyroïdiennes.Le goître toxique Dans cette affection, caractérisée par l\u2019hyperplasie thyroïdienne, l\u2019élévation du métabolisme basal, l\u2019élévation thermique, l\u2019accélération du pouls et l\u2019exophtalmie, les premiers symptômes au moins sont en relation avec une hyperexcrétion de thyroxine.Le corps thyroïde est volumineux; il est le siège d\u2019une circulation intense.Son tissu in- terstitiel est infiltré par les cellules lymphoïdes.Les cellules thyroïdiennes sont augmentées en nombre, mais les vésicules sont absentes ou petites et ne contiennent qu\u2019un liquide séreux, fluide, différent de la colloide normale.Varangot et Feyel ont montré que les cellules thyroïdiennes, qui sont pour la plupart hautes, possèdent un chondriome en attitude d\u2019excrétion intense.Elles n\u2019entreposent pas l\u2019iode dans les cavités vésiculaires, mais semblent l\u2019excréter à mesure qu\u2019elles le reçoivent: de là la «diarrhée de thyroxine », cause des accidents hyperthyroïdiens, dits toxiques.La cause de tout cet ensemble est fort obscure.On peut penser qu\u2019un excès d\u2019hormone hypophysaire provoque l\u2019hyperplasie et l\u2019hypersécrétion glandulaires, mais alors l\u2019excès de thyroxine devrait inhiber l\u2019excrétion hypophysaire, ce qui n\u2019a pas lieu.Donc, ici, une inconnue entièrement à résoudre: le mécanisme qui inhibe l\u2019action de la thyroxine sur la sécrétion hypophysaire. MASSON : HISTOPHYSIOLOGIE DU CORPS THYROÏDE Action des thérapeutiques antibasedowrennes Comment agissent les différentes thérapeutiques antitoxiques ?La chirurgie?En diminuant la masse du tissu thyroïdien hyperactif.L\u2019iode?En assagissant les cellules thyroi- diennes: elles ne prolifèrent plus, sécrètent de la colloïde, entreposent l\u2019iode au lieu de l\u2019excréter aussitôt.La plupart reprennent leur attitude de sécrétion et l\u2019excrétion de thyroxine est freinée par là même Le thiouracil et l\u2019aminothiazol?Fait remarquable, le syndrome hyperthyroïdien disparaît, mais non l\u2019exophtalmie, qui n\u2019est pas, nous le savons, d\u2019origine thyroïdienne.Et pourtant l\u2019aspect histologique du tissu glandulaire n\u2019est pas modifié: son aspect basedowien \u2014 hyperplasie, attitude excrétrice des cellules, défaut de colloïde \u2014 persiste.Résultat paradoxal, en vérité.Comment l\u2019expliquer?Pour Richter, Kennedy, Mackenzie et Ast- wood, d\u2019une part, Perrault et Bovet, d'autre part, ces médicaments ne s\u2019opposent pas à la fixation de l\u2019iode par les cellules thyroïdiennes, mais ils inhibent sa transformation en di-iodo- thyrine et en thyroxine: ils empêchent la synthèse de l\u2019hormone iodée.1401 D\u2019un autre côté, la carence en thyroxine, agissant sur l\u2019hypophyse qui répond en excrétant un excès d\u2019hormone thyréotrope, maintient le tissu thyroidien en attitude d\u2019hyperplasie et d\u2019hyperexcrétion.Mais la thyroxine manquant, cette hypersécrétion est sans effets toxiques (Griesbach et Mackenzie).Explication bien subtile et sujette à bien des objections, mais dont nous devons provisoirement nous contenter, faute de mieux.BIBLIOGRAPHIE ASTWOOD, E.D.: J.Amer.Med.Assoc., 78: 122, 1943; J.of Pharmacology and exp.Therap., 78: 79, 1945.BENSLEY, R.R.: Amer.J.of Anatomy, 19: 37-55, 1916, et 37: 19, 1926.FEYEL, P.et VARANGOT, J.: Ann.d\u2019Anat.path.15: 135-164, 1938.GOORMAGHTIGH, N.et THOMAS, F.: Amer.J.of Path., 10: 713-730, 1934.MARINE, D.: Special Cytology (Cowdry), 2: 251- 269, 1932.OKKELS, H., KROGH, M.et LINDBERG, A.L.: Acta path.Scandinavica, 9: 1-54, 1932.OKKELS, H.: «La glande thyroïde.» Actualités scient.et industr.Hermann édit., Paris 1936.PERRAULT, M.et BOVET, D.: « Aminothiazol ».Gazette médicale de France, 53: 147-150, 1946 (bibliographie).THOMAS, F.: Arch.de Biologie, 1934; 45; 189. LA CHIRURGIE DE LA GLANDE T L HYROÏDE ! Réal DORÉ, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun.Cet humble travail aura avant tout un caractère pratique.Je laisserai de côté toute hypothèse, toute opinion controversée.Je m\u2019en tiendrai simplement aux faits cliniques que tout chirurgien rencontre, quotidiennement, au cours de sa consultation.Si le rôle du chirurgien se limitait exclusivement à la technique de la thyroïdectomie, ce travail n\u2019aurait pas sa raison d\u2019être.Mais les choses ne se passent pas ainsi dans la plupart des cas.Quand un confrère de pratique privée et même celui d\u2019un service hospitalier soumet au chirurgien un cas de goitre, ce confrère ne demande pas au chirurgien d\u2019opérer tout simplement son patient, mais il désire connaître son opinion sur l'indication opératoire, sur le risque opératoire auquel le patient est exposé, sur le pronostic postopératoire, etc.Puisqu\u2019on demande tant au chirurgien, et avec raison, le chirurgien devant être avant tout médecin, celui-ci doit posséder un minimum de connaissances médicales, bagage de connaissances qu\u2019exige de lui le confrère médecin.Puisqu\u2019il en est ainsi, parlons, si vous le voulez bien, brièvement: 1) des formes cliniques médicales du gottre; 2) de ses formes cliniques chirurgicales; 3) des grandes lignes de ce que doit être la préparation à la thyroïdectomie; 4) des différents points techniques, ceux qu\u2019il w\u2019est pas permis au chirurgien d'ignorer; 5) du pronostic postopératoire et éloigné.Mais, avant tout, comment examiner le cou d\u2019un supposé goitreux?Cet examen a, à mon sens, beaucoup d\u2019importance, puisque c\u2019est de celui-ci que découle le diagnostic du goitre médical ou chi- 1.Communication aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1947.rurgical, comme nous le verrons dans un instant.Fait à l\u2019œil, 'examen du cou risque de fausser le diagnostic en question.Certains sujets ont le cou concave, d\u2019autres, convexe.Si l\u2019on se contente de l\u2019examen objectif, le cou concave pourra contenir un goitre qui passera inaperçu.Le cou convexe, lui, donnera l\u2019impression qu\u2019il y a goitre, sans qu\u2019il y en ait.Ces erreurs sont possibles, se commettent.Je m'en suis rendu coupable assez souvent, anciennement, pour en parler à l\u2019aise.Seul le palper permet d\u2019évaluer le volume de la glande thyroïde, ses contours, sa consistance, d\u2019affirmer l\u2019origine thyroïdienne de toute tumeur de cette région.Les tumeurs du cou, d\u2019origine diverse, sont nombreuses.(Voir à ce sujet: « Diagnostic différentiel des tumeurs cervicales », Union Médicale, mars 1944.) Dans la région thyroïdienne, si la déglutition crée un mouvement d\u2019ascension à une tumeur, celle-ci a sûrement une origine thyroïdienne.Pour être en état d\u2019éliminer le goitre médical, le chirurgien doit en connaître les caractères essentiels.GoITRE MÉDICAL Quels sont les caractères du goitre médical?1) Ceux de la glande tout d\u2019abord: Quand le goitre est exclusivement médical, ce qui implique l\u2019élimination de tout traitement chirurgical ou radiologique, le lobe thyroïdien, augmenté de volume, conserve sa forme primitive ovoïde, à petite extrémité supérieure, sa surface est lisse, ses contours sont nets, sa consistance est normale ou molle.2) Ceux du porteur du goitre médical: Chez celui-ci, le syndrome hyperthyroïdien est absent.Il y a tachycardie sinusale ou bra- DORÉ: CHIRURGIE DE LA GLANDE THYROÏDE dycardie, pas d\u2019amaigrissement imputable au goitre, au contraire le poids est souvent augmenté, il existe quelquefois chez lui un certain degré d\u2019apathie.Il y à manque de dynamisme, de vivacité.En somme, le patient se porte en général bien.N\u2019accuse aucun ennui, ou à peu près, sauf la présence d\u2019une tuméfaction cervicale.Voilà dans ses grandes lignes le tableau clinique du goitreux dont la forme est exclusivement médicale.Si le chirurgien ou le radiologiste osent s\u2019attaquer à une telle glande, l\u2019un avec son bistouri, l\u2019autre avec ses rayons, il y aura sûrement récidive, la glande thyroïde étant dans ce cas en déficience fonctionnelle.Quelquefois le chirurgien a la main forcée pour intervenir.Une personne du monde, jeune, quelquefois jolie, très malheureuse de constater l\u2019énormité de son cou, a recours au chirurgien.Il est permis à celui-ci d\u2019intervenir.Dans certains cas il est même nécessaire de le faire, si compression trachéale il y a.Le cas échéant, le patient doit être bien prévenu que le traitement médical s\u2019imposera après l\u2019intervention, tout comme avant, pour prévenir toute récidive.Si aux caractères précédents du goitre médical s\u2019ajoute un syndrome fruste hyperthy- roïdien, le médecin aura seul un rôle à jouer.Par la suite, ce syndrome hyperthyroïdien s\u2019aggravant sous l\u2019effet du traitement médical, la collaboration chirurgicale s\u2019imposera.GOITRE CHIRURGICAL Quels sont les caractères anatomiques du goitre chirurgical?Le goitre chirurgical est: 1) plus ou moins volumineux, 2) sa consistance est dure, 3) sa surface bosselée, festonnée, 4) peut présenter des signes de compression locale, trachéale ou autres.Quels sont les caractères cliniques du goitre chirurgical?Ces caractères cliniques sont de deux ordres: 1) non toxiques ou 1403 2) toxiques.Formes cliniques du goître chirurgical.1) Aggravation d\u2019un goître toxique soumis à un traitement médical ineffectif.Malheureusement, à ce sujet, les chirurgiens ont quelquefois des reproches à adresser à leurs confrères médecins.Quand sous l\u2019effet du traitement médical il y à aggravation marquée du syndrome hyperthyroïdien, pourquoi attendre la période de l\u2019arythmie pour diriger le patient vers le chirurgien?2) La maladie de Basedow.Quoi qu\u2019on en dise, cette forme clinique est exclusivement chirurgicale.Le traitement médical n\u2019intervient que dans la préparation à l\u2019intervention.Il y a même urgence d'intervenir avant l'installation de l\u2019arythmie, état cardiaque auquel est voué le basedowien.La même urgence s'impose chez celui dont l\u2019exophtalmie est compliquée d\u2019une conjonctivite, ou d\u2019une kératite, inquiétante.Quelques basedo- wiens ont perdu la vue par suite de cette complication oculaire.(Voir rapport du congrès: « American Association for the Study of Goiter», Chicago, juin 1946.) 3) Tumeurs encapsulées.Goitre adénomateux.Traitement médical ou radiologique, nul.25% deviennent toxiques et même se basedowifient.5 à 7% se cancérisent.Dès que le diagnostic de goitre adéno- mateux est posé, la thyroïdectomie s'impose.Goitre kystique.Ici encore le traitement médical ou radiologique est illusoire.Le kyste thyroïdien ne se cancérise pas, mais 1l peut devenir toxique et même se basedowifier.Goitre colloïde.Son volume disgracieux ou la compression qu\u2019il est susceptible d\u2019exercer en font quelquefois un goitre chirurgical.La thyroïdectomie a en vue l\u2019esthétique ou la décompression. 1404 Cette forme clinique est vouée à la récidive si le traitement médical causal, par déficience, n\u2019est pas poursuivi après l\u2019intervention.4) Cancer thyroïdien.La tumeur cancéreuse de la glande thyroïde à toujours une consistance dure, sa surface est plus ou moins bosselée, ondulée, ses contours sont festonnés.Une telle tumeur se développant au niveau d\u2019un ancien goitre est sûrement cancérisée.Quand aggravation il y a, l\u2019infiltration cancéreuse se propage aux organes sous-jacents.Il y a alors aphonie, cachexie.Comme la plupart des formes anatomiques du cancer se développent au niveau d\u2019un ancien adénome, il y a intérêt d\u2019intervenir sans délai en présence d\u2019un goitre adénomateux.Des formes anatomo-pathologiques du cancer thyroïdien je ne dirai qu\u2019un mot.Quoi qu\u2019on en dise, toutes sont susceptibles de mé- tastaser, l\u2019épithélioma papillaire y compris.En juin 1946, au cours d\u2019un congrès à Chicago, on nous a projeté sur l\u2019écran des microphotographies de cancer papillaire métastasé dans la veine jugulaire interne.Au cours de intervention, quand doute de cancer il y a, la conduite du docteur Frank Lahey, de Boston, est & imiter.Une thyroi- dectomie totale d\u2019un côté doit être pratiquée.Une congélation de ce lobe permettra de poser un diagnostic entre le cancer et la thyroïdite.Si le rapport de l\u2019anatomo-pathologiste est négatif, l\u2019intervention sera terminée, le lobe opposé étant sûrement de même nature.Si le rapport est positif, le lobe opposé sera enlevé totalement.Le cancer thyroïdien est opérable tant qu\u2019il y a un plan de clivage entre la glande thyroïde et le larynx ou la trachée.Si l\u2019un ou l\u2019autre de ces organes sont envahis, inutile d'intervenir.Plus tard, le cas échéant, une trachéotomie palliative préviendra la mort par asphyxie.5) Thyroïdite.La thyroïdite aiguë ou même subaiguë ressemble au cancer thyroïdien à s\u2019y méprendre.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTiN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Le diagnostic différentiel n\u2019est pas toujours facile à poser.Voici les caractères de la thyroïdite: a) sensation de constriction de la trachée, b) dureté ligneuse de la tumeur, c) adhère à la trachée, d) tumeur immobile, e) contours nets de la tumeur, f) les deux lobes et l\u2019isthme sont pris, g) augmentation du cholestérol sanguin, h) métabolisme basal bas.(Voir Bulletin de la Clinique Lahey, n° 7, 1944.) J'ai observé à date 19 cas de thyroïdite, aucun n\u2019a suppuré.Quand suppuration il y a, ce qui est rare, la thyroïdite devient une forme chirurgicale.Dès que le diagnostic de thyroïdite est posé, le traitement médical, le plus actif, doit être mis en œuvre sans délai.Il faut calmer vite et à tout prix l\u2019inflammation qui sévit dans cette glande.Si l\u2019infection envahit toute la glande, le myxœdème s\u2019ensuivra fatalement.Je n\u2019ai pas à parler ici du traitement médical de la thyroïdite.Je laisse ce soin à mes confrères médecins, qui eux, actuellement, ont bien des cordes à leur arc pour lutter avantageusement contre toute infection.6) Goître et grossesse.Une goitreuse enceinte ne doit pas être thy- roïdectomisée à moins que le degré de toxicité s\u2019aggrave à un tel point, par une arythmie complète, que la vie de la patiente semble en danger imminent.En d\u2019autres termes, si le syndrome hyperthyroïdien est supporté facilement par la patiente, mieux vaut attendre après l\u2019accouchement pour intervenir.Si tel n\u2019est pas le cas, si aggravation inquiétante il y a, quel est le moment le plus propice pour intervenir, celui qui fera courir le minimum de risque d\u2019avortement?Maintes fois, au cours de congrès américains, on a dit que c\u2019est entre le troisième et le cinquième mois'de grossesse que le risque est le moindre.D\u2019autres ont prétendu que ceci n\u2019a aucune importance et que l\u2019on peut intervenir à toutes les périodes de la DORÉ: CHIRURGIE DE LA GLANDE THYROÏDE grossesse sans pour cela que l\u2019intervention soit la cause de l\u2019avortement.Personnellement j'ai eu l\u2019occasion, trois fois, d\u2019opérer des goitreuses enceintes, au cours des premiers mois de grossesse.La première a avorté quelques jours après la thyroïdectomie; la deuxième a donné naissance à un enfant bien constitué; la troisième a aussi avorté.Avant de pratiquer une thyroïdectomie chez une femme enceinte, il faut avoir une preuve morale, scientifique, que le cœur, en arythmie complète, ne permettra pas à la maman de mener à bonne fin sa grossesse.! Le chirurgien catholique romain doit soumettre chaque cas en particulier à une autorité ecclésiastique compétente, avant de décider de l\u2019intervention.Si la grossesse altère peu l\u2019état général, l\u2019iodothérapie est sans aucune discussion indiquée.Pour s\u2019en convaincre, il faut lire les travaux pratiques du docteur Patterson.(Voir rapport du congrès de Détroit, de l\u2019«'American Ass.for the Study of Goiter », 1937.) Sans iode la maman risque non seulement de voir son goitre s\u2019aggraver mais aussi d\u2019être cause d\u2019un goitre futur chez son enfant.7) Goïitre et ménopause.La glande thyroïde est susceptible de s\u2019hypertrophier à l\u2019époque de la ménopause.Cette hypertrophie aurait pour cause une déficience organique ovarienne.Je laisse de côté la pathogénie de cette hypertrophie et je m\u2019en tiens au fait constaté cliniquement.Quel que soit le volume des lobes thyroïdiens, si leur surface est lisse, si leur consistance est normale, plutôt molle, seul le traitement médical est indiqué.Celui-ci consistera en extrait glandulaire ovarien, mammaire, thyroïdien, l\u2019iode n\u2019étant pas en déficience à cette période de la vie, sauf exception.Si la consistance devient de plus en plus ferme, dure, surtout si la surface des lobes s\u2019ondule, se festonne, la cancérisation est à craindre.C\u2019est d\u2019ailleurs la complication fréquente du goitre de la ménopause.Quand 1405 doute il y a, mieux vaut intervenir avant toute infiltration en profondeur.8) Goïitre, tuberculose et syphilis.Primaires, ces deux affections sont l\u2019exception.Ce sont en somme des trouvailles de laboratoire.J'ai opéré de nombreux cas de goitre dont les lobes présentaient des lésions caractéristiques de l\u2019une ou de l\u2019autre lésion.Mais chaque fois ces affections existaient à distance.Le diagnostic différentiel de ces deux infections est toujours très difficile à poser.9) Goitre chez les personnes âgées en arythmie complete.Cette catégorie de goitreux est sûrement la plus difficile à manier.Tout traitement médical s\u2019avère en général palliatif; le traitement chirurgical présente de grands risques opératoires.Laissés à eux-mêmes, ces goitreux sont voués à une mort rapide.En multipliant les temps opératoires, Lahey n\u2019a, malgré tout, que 5% de décès.J\u2019ai maintes fois constaté personnellement que cette manière de procéder est la seule logique en l\u2019occurrence.Si j'ai ouvert le ciel à plusieurs de mes opérés en arythmie complète, par contre, la majorité a survécu à l\u2019acte chirurgical fractionné et en a bénéficié considérablement cliniquement.Ces grands malades constituent toujours un problème difficile à résoudre pour le médecin et le chirurgien.Il est plein de conséquences graves.J\u2019en suis venu & une conclusion quant à l\u2019indication opératoire chez de telles malades.Quand l\u2019arythmie complète, compensée ou non, n\u2019est pas accompagnée de déficience hépatique, l\u2019intervention en plusieurs temps est à envisager.Si le foie est pris, inutile d\u2019y penser.10) Goitre plongeant.Un goitre plongeant est toujours une indication opératoire.À moins que la masse plongeante soit volumineuse, le plan de clivage est facile à repérer, fait qui rend l\u2019extériorisation non laborieuse et bénigne.Il est exceptionnel d\u2019être obligé de pratiquer une sternostomie. 1406 J\u2019ai opéré deux goitres plongeants.Le premier s\u2019est pratiqué avec la plus grande facilité.Quant à l\u2019autre, une sternostomie fut nécessitée par le volume considérable de la masse, révélé par la radiographie.Je me suis trouvé en face d\u2019une masse thyroïdienne calcifiée s\u2019incrustant, à ce que j'ai pu voir, dans là crosse de l\u2019aorte.Je n\u2019ai pas osé m\u2019acharner à libérer cette artére.et pour cause.L\u2019infection s\u2019étant mise de la partie, un dénouement fatal s\u2019ensuivit rapidement.11) Goitre et embolie pulmonaire.L\u2019embolie pulmonaire semble rare chez les opérés de la glande thyroïde.Tout de même, je lui attribue la mort d\u2019une jeune fille de 20 ans, basedowienne, de toxicité moyenne.Cette complication est une rareté.heureusement.TRAITEMENT PREOPERATOIRE Quoique le traitement préopératoire soit plutôt du domaine médical, le chirurgien doit quand même en connaître les grandes lignes.Que le goitre à opérer soit bénin ou grave, ou qu\u2019il soit question d\u2019une intervention esthétique, pour réduire le risque opératoire à son minimum un examen général s\u2019impose.La fonction de chaque organe doit être étudiée à fond.Comme le champ médical est excessivement vaste, ce n\u2019est pas à un confrère spécialisé, quelle que soit sa spécialité, qu\u2019incombe le devoir de pratiquer cet examen.Cet examen doit être réservé au médecin ou à un service général de médecine, ce qui est mieux.Le médecin ou le service général de médecine peut et doit même, dans certains cas, demander la collaboration précieuse du cardiologue, de l\u2019urologue, de l\u2019endocrinologiste, ete.Mais jamais la direction générale de l'examen ou du traitement préopératoire ne doit être laissée à la discrétion de l\u2019un de ceux-ci.La médecine est trop vaste pour permettre au spécialiste de connaître à fond toute la pathologie médicale et sa spécialité.Seul le médecin de service médical, avec le concours précieux de ses collaborateurs, est en état d\u2019analyser, d\u2019étudier la fonction L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN \u2018A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 des différents organes de l\u2019organisme, tels le foie, le pancréas, la vésicule biliaire, l\u2019estomac, etc, etc.C\u2019est le seul moyen d\u2019assurer au futur opéré le 100% de succès opératoire et postopératoire qu\u2019il est en droit d\u2019exiger.Chez les futurs opérés dont la fonction des différents organes a été trouvée satisfaisante, voici la règle de conduite dont on ne peut se départir.Un apport suffisant, minimum, de protéines, d\u2019hydrates de carbone, de sels minéraux et d\u2019eau sera assuré par un régime bien balancé.Le futur opéré devra se faire une réserve de calories dont il aura grand besoin au cours des jours postopératoires.En ce faisant, ce sera de nature à prévenir ce que les confrères américains appellent, avec raison, « the thyroid storm ».Les surexcités du sympathique bénéficieront des barbituriques.Chez l\u2019hyperthyroïdien un repos complet préopératoire est indispensable.Cette ligne de conduite sera suivie d\u2019une amélioration satisfaisante de l\u2019état général du patient.Dans 75% des cas il y aura chute du métabolisme basal.Le goitreux toxique, le basedowien en particulier, qui ne répond pas, comme on le voudrait, au traitement préopératoire ordinaire sera soumis à l\u2019action d\u2019un nouvel agent thérapeutique qui fait beaucoup parler de lui depuis quelques années, et avec raison, le thiouracil (N2H-CS-HN2).Le thiouracil annihile la fonction iodée de la vésicule thyroïdienne.La thyroxine étant sécrétée en moins grande quantité, le syndrome hyperthyroïdien s\u2019amende, amélioration qui permet d\u2019intervenir sans grand risque opératoire dans des cas même désespérés.La posologie proposée par Astwood semble bien répondre au besoin.On conseille de discontinuer l\u2019emploi de l\u2019iode au cours du traitement au thiouracil, quitte à le reprendre quand l\u2019amélioration générale du patient permet l\u2019intervention.Sans iode préopératoire l\u2019hémostase, au cours de la thyroïdectomie, est DORÉ: CHIRURGIE DE LA GLANDE THYROÏDE très laborieuse.Quelques confrères américains prescrivent concurremment ces deux agents, l\u2019action de l\u2019un ne nuisant pas à l\u2019autre, disent- ils.Personnellement j'ai expérimenté les deux méthodes et je trouve que l\u2019emploi simultané est préférable.Le thiouracil a une valeur thérapeutique incontestable.Il permet une thyroïdectomie avec succès chez des goitreux chez lesquels l\u2019intervention chirurgicale n\u2019aurait jamais pu être envisagée.Au congrès du goitre, & Chicago, en juin 1946, inutile de dire que l\u2019iode radio-actif est venu sur le tapis.Cet élément est excessivement actif.On a projeté sur l\u2019écran des coupes montrant l\u2019action de cet élément.Le tissu thyroïdien est quasi complètement transformé en tissu cicatriciel.Quelques patients goitreux traités avec de l\u2019iode radio-actif sont devenus hypothyroïdiens, et quelques-uns, myxœdémateux.Il est encore imprudent de l\u2019employer, sa dose thérapeutique n\u2019étant pas encore déterminée de façon précise.Il est logique de croire que cette sclérose du parenchyme thyroïdien peut tout aussi bien se produire au niveau d\u2019autres organes, tel le rein.L\u2019iode radio-actif n\u2019est pas encore à la portée du corps médical et pour cause.Il le sera, a-t-on dit, quand son emploi sera sans danger.RADIOTHÉRAPIE La radiothérapie doit être réservée exclusivement aux tumeurs radio-sensibles cancéreuses.Employée dans l\u2019hyperplasie thyroiï- dienne simple ou toxique, le risque est grand que cette thérapie soit suivie d\u2019hypothyroidie sinon de myxœdème, pour peu que l\u2019irradiation soit un tant soit peu poussée.Technique chirurgicale de la thyroïdectomae.Les techniques décrites de la thyroïdectomie ne manquent pas.Elles sont nombreuses.Plusieurs ont la même valeur ou à peu près.Il ne serait pas facile de toutes les décrire ici.1407 Mais il existe des principes techniques opératoires dont les chirurgiens ne peuvent se départir.La région cervicale antérieure contient des organes qu\u2019il faut respecter à tout prix.Les chirurgiens le savent mieux que tout autre.Le seul moyen d\u2019éviter toute lésion impardonnable de ces organes, c\u2019est d\u2019opérer dans un champ opératoire vaste.La section transversale des muscles sous-hyoïdiens est toujours de mise.Un champ opératoire vaste permet d\u2019atteindre facilement, sans traction exagérée, le pédicule supérieur, de localiser ce qui semble être une parathyroïde, d\u2019éliminer le récurrent ou, du moins, d\u2019être sûr de ne pas le rencontrer là où la subtotale doit être pratiquée.La grande dextérité de certains mais rares chirurgiens permet à ceux-ci la localisation systématique du nerf récurrent.Pour la plupart des chirurgiens (je suis de ceux-ci), s\u2019acharner à rechercher ce nerf peut aboutir à sa section ou à un traumatisme malheureux.L'opéré n\u2019est pas, à mon avis, un macchabée sur lequel il est permis de pratiquer impunément la dissection.Je puis en conclure que, si le nerf récurrent est quelquefois difficile à localiser, il est toujours facile de se rendre compte que ce nerf n\u2019est pas sur notre chemin.En procédant de cette manière, le risque de le sectionner ou de le traumatiser n\u2019existe pratiquement pas.Le goitre polyadénomateux volumineux modifie souvent l\u2019anatomie cervicale.En présence de cette forme anatomique, la lésion du nerf récurrent n\u2019est pas encore aussi fréquente que ne l\u2019est celle du nerf laryngé supérieur.Ce nerf, très ténu, chemine de haut en bas, sur la face externe du cartilage thyroïde, bord postérieur.Il n'est pas toujours facile de le différencier de toute fibre aponévrotique de la région.Tout de même, grâce à un champ vaste, l\u2019extériorisation de tout tissu thyroïdien adjaçant au cartilage thyroïde permettra la section du pédicule supérieur sans lésion du nerf laryngé supérieur. 1408 Il est opportun de noter ici l\u2019opinion émise par le docteur King, lors du congrès de Chicago, en juin 1946, sur la conduite que doit tenir le chirurgien au cours d\u2019une thyroïdectomie.Si le chirurgien doute d\u2019avoir lésé ou comprimé ou englobé dans une ligature le récurrent, il faut immédiatement faire en sorte que le patient parle.Ceci permet de se rendre compte de l\u2019état de ce nerf, puis de le libérer s\u2019il y a lieu.Le genre d\u2019anesthésie joue à ce moment un rôle capital.Si le patient est endormi profondément, ce moyen infaillible de la découverte de l\u2019état du nerf n\u2019est plus à notre portée.Si, au contraire, l\u2019anesthésie est superficielle, en un minimum de temps, le chirurgien saura à quoi s\u2019en tenir quant à l\u2019état du récurrent.Le docteur King est peut-être le chirurgien qui a, à lui seul, opéré le plus grand nombre de goitres.Il est aussi celui qui a le plus étudié la question de la paralysie récurren- tielle.À ce sujet sa technique personnelle, qui consiste à éliminer un cartilage aryténoïde, a une valeur pratique incontestable.Ses opérés, présentés au cours d\u2019un « dry clinic », en font foi.Je crois que l\u2019anesthésie locale combinée avec l\u2019anesthésie générale au protoxyde d\u2019azote est l\u2019anesthésie idéale.J\u2019ai recours à cette anesthésie combinée depuis 1931.Les glandes parathyroïdes exigent toute l\u2019attention du chirurgien.Au niveau du pôle supérieur ou du pôle inférieur, tout nodule indépendant du lobe thyroïdien, dont la couleur est d\u2019un jaune brun, doit être respecté.Si par mégarde ce nodule est enlevé, un fragment sera envoyé au laboratoire et l\u2019autre, greffé dans le sterno.La tétanie parathyréoprive constitue un état pathologique grave de conséquences, contre lequel Ja thérapeutique médicale n\u2019est que palliative et assez compliquée d\u2019exécution.La vitamine Ds est très efficace.Le contrôle du laboratoire est indispensable quelle que soit la forme sous laquelle cette vitamine ou le calcium sont employés.L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AM.LFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 Quoi qu'on en dise, la chirurgie de la glande thyroïde n\u2019est pas une chirurgie ordinaire, courante.Avant de s\u2019y risquer seul, il faut avoir eu un entraînement technique prolongé, les mains à la pâte, auprès d\u2019un aîné compétent, parfaitement brisé à cette chirurgie.C\u2019est le seul moyen d\u2019éviter, de prévenir des infirmités définitives qui rendent très malheureux patients et chirurgiens.CAUSES DE RÉCIDIVE.1) Un goitre opéré dont la forme clinique est exclusivement médicale.2) La persistance de tissu thyroïdien au niveau du pédicule supérieur.3) La présence d\u2019une pyramide de Lalouette ignérée, si elle existe, au cours d\u2019une thyroïdectomie.4) La persistance après une thyroïdectomie de quelques adénomes ou kystes thyroïdiens, dont la présence a passé inaperçue au cours de la thyroïdectomie.5) La persistance de quelques artérioles irri- gant le pôle supérieur.Ici encore seule l\u2019expérience de longue durée permettra de diminuer le nombre de récidives ou de les réduire à un chiffre minimum.Quel doit être le volume du moignon thyroidien?Si le chirurgien laisse trop de tissu hyper- plasié, toxique, le syndrome hyperthyroidien persistera; si, au contraire, il en enléve trop, la thyroidectomie sera suivie d\u2019hypothyroidie et même de myxœdème.J\u2019ai plusieurs cas personnels de ces deux catégories à déplorer.Avec le temps et les ennuis éprouvés j\u2019en suis venu à certaines conclusions qui semblent bien répondre au besoin.La conduite n\u2019est pas la même chez l\u2019adolescent que chez l\u2019adulte.Chez l\u2019adolescent.À cet âge la glande thyroïde est en suractivité marquée.Pour que son dynamisme soit normal, l\u2019enfant a besoin de l\u2019activité entière DORÉ: CHIRURGIE DE LA GLANDE THYROÏDE de sa glande thyroïde.C\u2019est cette glande qui le lui fournit exclusivement.Si le syndrome hyperthyroïdien est absent mais que la glande thyroïde soit constituée d\u2019une ou de plusieurs tumeurs encapsulées, adénome ou kyste, le chirurgien devra s\u2019en tenir exclusivement à l\u2019énucléation de celles- ci.Il faudra laisser en place le plus de tissu thyroïdien possible.Chez l\u2019hyperthyroïdien et surtout le base- dowien, le moignon thyroïdien conservera les proportions d\u2019un lobe thyroïdien normal de volume et deux fois celui-ci si le parenchyme thyroïdien est très friable.1409 Avant de tenir systématiquement et scrupuleusement cette ligne de conduite, je fus la cause de nombreux cas d\u2019hypothyroïdie ou de myxœdème postopératoire, petits patients que je revois encore et dont la présence n\u2019a rien d\u2019agréable.Chez l\u2019adulte.Chez l\u2019adulte le volume du moignon thyroïdien doit varier entre la moitié et le volume normal d\u2019un lobe thyroïdien, suivant le degré de friabilité du tissu thyroïdien malade; plus le tissu est friable, plus volumineux doit être le moignon. LES HÉMORRAGIES GASTRO-DUODÉNALES Yves CHAPUT, Médecin de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Les hémorragies digestives dont l\u2019origine est gastro-duodénale sont très fréquentes et posent un problème thérapeutique et diagnostique souvent assez complexe.Par ordre de fréquence les principales maladies qui peuvent causer ces hémorragies sont les suivantes: 1° L\u2019ulcère gastrique et l\u2019ulcère duodénal, et dans ce même groupe: l\u2019ulcère postopératoire, c\u2019est-à-dire survenant après gastro- entérostomie ou gastrectomie.2° Les processus de gastrite et de duodénite aiguës dont l\u2019étiologie est souvent pratiquement impossible à déterminer.3° Les tumeurs malignes, c\u2019est-à-dire le cancer de l\u2019estomac.4° Certains états pathologiques que l\u2019on peut presque qualifier d\u2019exceptionnels comme étant la cause d\u2019hématémèses, mais tout de même à retenir, à savoir: la syphilis gastrique et la tuberculose gastrique, les tumeurs bénignes de l\u2019estomac dont l\u2019unique symptôme est très souvent une hématémèse massive.Les crises de tabes gastrique peuvent quelquefois s'accompagner d\u2019hématémèses, mais dans ces cas, une radiographie montrera assez souvent la présence d\u2019un ulcère gastrique tout à fait indépendant de la maladie spécifique.À mentionner aussi les hernies diaphragmatiques qui peuvent quelquefois manifester leur existence par une hématémèse due à un processus ulcéreux ou érosif de la portion herniée.Enfin et encore plus exceptionnellement, le traumatisme peut être rencontré comme cause d\u2019'hématémèse, mais c\u2019est réellement bien rare.De tous ces états possiblement en cause au cours d\u2019une hématémèse ou d\u2019un melœna aigu, c\u2019est évidemment et sans aucun doute la maladie ulcéreuse à localisation ou gastri- 1.Communication aux « Journées médicales » de la Société Médica'e de Montréal, mai 1947.que ou duodénale qui nous intéressera le plus et sur laquelle nous insisterons, puisqu\u2019en définitive la large majorité des hématémèses auxquelles nous avons à faire face seront dues à cette maladie.L\u2019incidence de l\u2019hémorragie survenant chez l\u2019ulcéreux gastrique ou duodénal est très variable, et les statistiques américaines ou européennes montrent des divergences assez curieuses.Les chiffres moyens obtenus par une consultation de ces statistiques varient de 15 à 30%.Ainsi par eremple, René Gutman de Paris sur 100 cas d\u2019hématémèses cite les chiffres suivants: 24 dues à des lésions duodénales; 34 où l\u2019étiologie se distribue entre appendicite, cholécystite chronique et péri- viscérite; 21 dues à des processus de splénomégalie ou d\u2019hépato-mégalie de causes variables et 21 de causes totalement inconnues après enquête minutieuse et complète.Ce chiffre de 21 hématémèses dont l\u2019étiologie n\u2019a pas été possible peut yaraître élevé, mais il est bon de se rappeler qu\u2019il y aura tout de même un nombre assez important de malades présentant une hématémèse chez qui l\u2019étiologie n\u2019est pas possible par nos moyens habituels.Du même auteur, retenons que sur 100 ulcéreux gastriques ou duodénaux opérés, 32% présentaient des hémorragies dans leurs antécédents, et 68% furent opérés sans aucun phénomène hémorragique antérieur.Les statistiques américaines accordent un pourcentage plus élevé à l\u2019incidence de l\u2019ulcère gastrique ou duodénal comme cause d\u2019hématémèse.Ainsi le chirurgien en chef d\u2019un hôpital de New-York, Le docteur George J.Heuer, dans une étude statistique remarquable portant sur 1204 cas d\u2019ulcères gastriques ou duodénaux, cite le chiffre de 21% ayant été admis pour hématémèse.C\u2019est dire la fréquence de cet accident. CHAPUT: HÉMORRAGIES GASTRO-DUODÉNALES Avant de parler des aspects cliniques et thérapeutiques de ce problème, voyons ce que l\u2019anatomie pathologique et les constatations chirurgicales peuvent contribuer au diagnostic et au traitement de cet accident.Si Pon veut bien se rappeler que l\u2019ulcère duodénal est beaucoup plus fréquent dans notre pays que l\u2019ulcère gastrique, la grande majorité des hématémèses ulcéreuses seront dues à un ulcère duodénal.De plus, par rapport au sexe affecté, l\u2019homme le sera dans une plus large proportion que la femme.C\u2019est dire que la majorité des malades atteints d\u2019hématémèses d\u2019origine ulcéreuse seront de sexe mâle et que de ce groupe, la lésion la plus fréquemment rencontrée sera la lésion ulcéreuse à localisation duodénale.L\u2019ulcère gastrique peut évidemment se compliquer d\u2019hémorragie, mais précisément pour des raisons que nous ne connaissons pas, cette prédominance du sexe mâle par rapport à l\u2019ulcère duodénal ne se rencontre pas dans l\u2019ulcère gastrique.De ces notions générales on peut conclure sans crainte de se tromper: l\u2019ulcère qui saigne est, la plupart du temps, rencontré chez l\u2019homme et la localisation est le plus fréquemment duodénale.De plus, la femme qui saigne d\u2019un ulcère sera le plus souvent une ulcéreuse gastrique que duodénale.Ces constatations contribuent supérieurement à faciliter le diagnostic étiologique d\u2019une hématémèse et l\u2019observation clinique confirme ces données.Du point de vue localisation anatomique, le chirurgien et le pathologiste sont ici d\u2019accord et leurs constatations sont les mêmes.Chez les malades décédés d\u2019hémorragie ou opérés d'urgence pour hémorragie, la lésion ulcéreuse lorsque duodénale, siège sur la face postérieure du duodénum, au contact du pancréas et l\u2019hémorragie est due à l\u2019érosion de l\u2019artère pancréatique duodénale ou une de ses branches.Dans ces cas ou opérés ou mortels, il s\u2019agit toujours d\u2019un ulcère ancien à base fibreuse dont le centre est occupé par une artère ouverte, souvent assez large pour admettre l\u2019extrémité d\u2019une 1411 allumette.Le tissu fibreux faisant partie de la lésion empêche la rétraction et la fermeture de cette artère.Si l\u2019ulcère est à localisation gastrique, il siégera sur la petite courbure et vient en contact des artères gastriques droites ou gauches ou une de leurs branches principales.C\u2019est dire que l\u2019hémorragie, lorsqu\u2019elle sera massive mettant la vie du malade en danger, proviendra d\u2019un ulcère ainsi localisé et le sang sera d\u2019origine artérielle, par opposition aux autres localisations ulcéreuses où le sang sera d\u2019origine capillaire ou veineuse.De plus, l\u2019ulcère qui saignera au point de mettre la vie du malade en danger sera toujours un ulcère ancien chronique ou calleux.De l'observation du chirurgien et du pathologiste, la conclusion suivante s'impose: Phémorragie de l\u2019ulcéreux comporte deux modalités.La première beaucoup moins fréquente, mais beaucoup plus grave, comportant une mortalité élevée, due à l\u2019érosion d\u2019une artère importante chez un ulcéreux ancien, à localisation gastrique ou duodénale sur sa face postérieure.La seconde, beaucoup plus fréquente, mais beaucoup moins grave et rarement mortelle, en rapport avec des ulcères aigus donc récents ou des ulcères chroniques situés loin des gros troncs artériels.Une autre constatation qui explique la bénignité relative de la majorité des hématémèses est la suivante: au cours du processus de cicatrisation de l\u2019ulcère, souvent il pourra y avoir petite perte de sang due à l\u2019érosion des bourgeons charnus des tissus de granulation.Avant d\u2019aborder le problème thérapeutique de ces hémorragies, il y a deux autres points sur lesquels il nous paraît très important d\u2019insister, du point de vue clinique et pratique pour le médecin et le malade.L'hémorragie chez l\u2019ulcéreux peut être une complication tardive et c\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019éventualité la plus fréquente, mais il y a aussi une forme clinique curieuse que l\u2019on peut rencontrer assez souvent, qui est celle de l\u2019ulcère à forme hémorragique et monosymp- 1412 tomatique.On aura affaire ici à un malade qui saigne souvent d\u2019une façon massive et dont les antécédents digestifs sont négatifs du point de vue histoire ulcéreuse.Cette forme de maladie a aussi une caractéristique: la tendance à la récidive.Une autre notion clinique qu\u2019il est important de connaître est la suivante: que chez la majorité des ulcéreux, l\u2019hémorragie semble avoir une action sédative remarquable sur la douleur, et Gutman insiste sur ce fait et par déduction on peut admettre justement avec lui qu'un ulcéreux qui saigne et qui continue de souffrir sera un malade qui sera possiblement un candidat à la chirurgie, parce qu\u2019il est vraisemblable qu\u2019il saigne encore.L\u2019espace de temps qui nous est alloué ne nous permet pas d\u2019envisager davantage ces problèmes des multiples formes cliniques de l\u2019ulcère, et sans plus tarder, passons aux aspects thérapeutiques de ces états hémorragiques.* * * Quelle qu\u2019en soit la cause, le traitement immédiat en est à peu près le même.On peut poser comme principe que la très large majorité des hémorragies gastro-duodénales seront du ressort médical, et en dehors de certaines indications bien précises, la mortalité opératoire est beaucoup plus haute que la mortalité rencontrée lorsque ces malades sont traités médicalement.Le traitement peut se diviser en deux stages: d\u2019abord le traitement d'urgence et ensuite le traitement étiologique proprement dit.1° Le traitement d'urgence peut se schématiser de la façon suivante.Le malade qui saigne est un malade à hospitaliser en général, car les risques du traitement à domicile sont indubitablement beaucoup plus élevés que les risques du transport d\u2019un tel malade à l\u2019hôpital, quelles qu\u2019en soient les conditions.De plus, il est à peu près impossible dans les conditions ordinaires d\u2019appliquer d\u2019une façon logique ce traitement à domicile.Selon la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 gravité de l\u2019hémorragie et selon l\u2019âge du malade, ce dernier sera oui ou non en état de choc et les principes du traitement sont les suivants.Si le médecin est appelé a domicile, il doit tout d\u2019abord calmer l\u2019appréhension du malade et de l\u2019entourage.En effet, la présence à l\u2019extérieur de sang est toujours dramatique, et le médecin se doit de rassurer le malade, Si cela est possible, il faut exiger l\u2019admission du malade à l'hôpital le plus tôt possible.Il devra ensuite administrer au malade une médication sédative.Il y a de nombreuses années que l\u2019on discute sur l'utilité ou non de l\u2019injection classique de morphine dans ces cas.Nous avons l\u2019impression au cours d\u2019observations d\u2019année en année, que l\u2019injection de morphine n\u2019est pas formellement indiquée.Tout d\u2019abord ces malades sont rarement souffrants.De plus, on connaît l\u2019action émétique de la morphine chez une grande proportion d\u2019individus et enfin, on connaît aussi l\u2019action déprimante de la morphine sur le centre respiratoire.Pour toutes ces raisons, nous préférons ne pas employer la morphine d\u2019emblée.Depuis plusieurs années, nous avons employé, avec d\u2019excellents résultats, du Gardénal en injections & la dose de 0.10 ou 0.20, répétée 2 ou 3 fois par 24 heures selon le résultat obtenu.On peut aussi employer de la codéine à la dose de un demi ou un grain en injections, a répéter aux huit heures ou encore du Dilau- did à la dose de 1/32 de grain à répéter au besoin, ou encore du Pantopon.Plus récemment, nous avons à notre disposition un produit nommé « Demerol » qui agit très bien aussi dans ces cas et dont l\u2019action est beaucoup moins violente que celle de la morphine.À tout hasard, si l\u2019on veut employer la morphine, il est préférable de l\u2019associer à l\u2019atropine à doses classiques.La médication coagulante ne nous paraît pas du tout indiquée et nous ne voyons aucune raison de l\u2019employer, à moins d\u2019être réellement sûrs qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une hémorragie par dyscrasie sanguine.Nous m\u2019employons pas non plus le Rouge Congo auquel nous n\u2019at- CTS Pf yt pe tmp pg CHAPUT: HÉMORRAGIES GASTRO-DUODÉNALES tribuons aucune vertu particulière dans ces cas d\u2019hémorragne.Ce traitement d\u2019urgence peut être appliqué à domicile ou à l'hôpital lors de l\u2019arrivée du malade.Il va sans dire que le malade sera au repos complet au lit et que les moyens pour le préserver d\u2019un refroidissement auront été pris.\u2018Pour ce qui est de la classique vessie de glace sur le creux épigastrique, nous n\u2019y voyons aucune objection ni aucune utilité particulière.Une fois hospitalisé, il faut penser à traiter ou à prévenir une des complications graves de l\u2019hémorragie qui est le choc précoce ou tardif.Dans ce but, un certain nombre d\u2019examens minimum de laboratoire sont absolument indispensables, à savoir: la numération globulaire, le compte de l\u2019hémoglobine sanguine, le groupe et sous-groupe sanguins, tout ceci en vue de transfusion sanguine, si nécessaire.Pour les douze premières heures d\u2019hospitalisation, il est conseillé d\u2019enregistrer la pression artérielle et la pulsation toutes les heures et ensuite toutes les deux ou trois heures, afin de contrôler si oui ou non Phé- morragie a cessé et si oui ou non le malade est sorti de son choc.A propos de cette question de choc hémorragique, nous devons évidemment considérer la question de transfusion dans ces hématémèses.Nous ne croyons pas que la transfusion soit indiquée nécessairement dans toutes les hématémèses.Son indication sera fonction évidemment de l\u2019abondance et de la répétition de l\u2019hémorragie et corollairement de la déglobulisation et du choc qui en découle habituellement.Je crois qu\u2019on peut admettre comme principe que la transfusion sera indiquée lorsque la déglobulisation sera voisine de 2,000,000, d\u2019où l\u2019importance de pratiquer l\u2019examen du sang du malade aussitôt l\u2019hospitalisation.Il est prouvé expérimentalement que tant que le mécanisme compensateur persiste, en 1413 général, le choc n'apparaît pas et c\u2019est précisément pour éviter cette déficience de ce mécanisme que la transfusion est indiquée.Si cette dernière doit être donnée, elle doit comprendre un volume d\u2019environ 500 c.c.de sang donné lentement et répété jusqu\u2019à ce que la pression artérielle systolique se maintienne à un minimum de 100 et que le pouls diminue de rapidité.Dans certaines institutions, au lieu de transfusion d\u2019emblée, on emploie du plasma à la dose de 500 c.c.et plus, associé ou complété par du serum glucosé à 5% intraveineux.Il est évident que le plasma peut rendre des services des plus appréciables car il n\u2019est pas toujours facile d\u2019avoir du sang frais à notre disposition, et plus on sera loin des grands centres hospitaliers, plus cette difficulté croîtra.C\u2019est pourquoi il nous paraît si important que cette distribution de plasma se généralise et devienne à la portée de tous nos médecins praticiens de notre province.Voilà les principes de base du traitement d'urgence complété par une phase non moins importante qui est celle de l\u2019alimentation de ce malade.Depuis 1936, à la suite des études de Meulengracht la question de diététique et d\u2019alimentation des malades qui saignent s\u2019est sensiblement modifié et on peut admettre aujourd\u2019hui deux écoles, la première qui préconise encore la diète absolue chez ces malades et la seconde qui préconise la réalimentation rapide et progressive, même pendant la phase hémorragique, se basant sur le fait qu\u2019un estomac vide se contracte plus qu\u2019un estomac rempli, et que de plus, l\u2019inanition prolongée de ces malades aggrave leur condition.Il ne nous appartient pas ici de discuter les mérites de chacune de ces méthodes, mais disons tout simplement que nous avons adopté un juste milieu entre les deux, à savoir: une réalimentation rapide et progressive de ces malades à l\u2019aide d\u2019une diète lactée mitigée, remplacée rapidement par une diète généreuse et compensée au besoin par une alimentation parentérale sous forme de solution glucosée. 1414 Un apport nouveau et des plus utiles est l\u2019emploi des acides aminés chez ces malades soit par la bouche soit par voie parentérale.On aura aussi donné les suppléments vitaminiques nécessaires et au besoin la médication ferrugineuse adjuvante.Quant à l\u2019extrait de foie de veau, nous ne croyons pas qu\u2019il y ait lieu ici de l'employer.De façon générale, avec cette méthode, tous nos malades récupèrent très rapidement et beaucoup plus sans aucun doute qu\u2019avec la méthode d\u2019inanition ( starvation ) prolongée, telle qu\u2019elle était employée autrefois.Vient ensuite la phase de réhabilitation du malade qui consiste à chercher la cause de l\u2019hématémèse.En moyenne, il est conseillé de pratiquer les examens radiologiques environ deux ou trois semaines après l\u2019accident hémorragique et si on doit pratiquer les examens endoscopiques, il vaut mieux attendre au moins 4 semaines et plus, avant de soumettre le malade à cette méthode d\u2019exploration.Quant aux indications de la chirurgie comme traitement de ces hématémèses, elles nous paraissent très restreintes et peuvent se schématiser de la façon suivante: plus un malade sera âgé et plus son histoire ulcéreuse sera longue, plus en principe le risque sera grand.Les cas qui ont été opérés chez nous ou dans d\u2019autres cliniques sont ceux où il y à eu échec du traitement médical caracté- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 risé par les faits suivants: persistance du choc hémorragique et persistance aussi de l\u2019hémorragie après un traitement considéré adéquat appliqué pendant environ 48 heures.Dans ces cas, si graves qui sont heureusement peu fréquents, ce délai de 48 heures paraît être accepté comme minimum et maximum à la fois, c\u2019est-à-dire que la décision opératoire ne devra être prise avant et rarement prise après.Une autre catégorie d\u2019ulcéreux où la chirurgie paraît indiquée est la suivante: celle du malade qui a présenté une hématémèse, qui subit une accalmie pendant le traitement et qui récidive rapidement, malgré le traitement.Dans cette éventualité, la chirurgie doit être sérieusement envisagée.Une autre phase de ce problème des hémorragies gastro-duodénales est celle du traitement ultérieur de l\u2019ulcéreux qui a saigné, à savoir l'intervention chirurgicale est-elle indiquée chez ces malades pour les mettre à l'abri définitivement de cet accident hémorragique?Il nous est impossible dans l\u2019espace de temps alloué d\u2019envisager ce problème ( nous avons l\u2019intention d\u2019ailleurs de compléter cette étude, en étudiant tout particulièrement ce point ) et nous aurons peut-être l\u2019occasion d\u2019y revenir dans d\u2019autres circonstances. LES HÉMORRAGIES INTESTINALES ! Charles LEFRANÇOIS, F.A.C.S., Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.Les hémorragies intestinales peuvent se manifester de très différentes façons suivant leur abondance.Quand elles sont profuses, elles peuvent ne se traduire que par les signes généraux de l\u2019anémie aiguë.Les malades alors, après avoir senti un malaise soudain, se sentent mourir; ils ont soif d\u2019air, ils deviennent pâles, leur pouls s\u2019accélère, leur P.A.tombe à O0 et quelquefois la mort survient avant que l\u2019hémorragie se soit extériorisée par l\u2019anus.Plus souvent, cependant, l\u2019évolution est un peu moins dramatique.Les malades, après avoir ressenti une grande faiblesse et une légère sensation de cuisson dans l\u2019abdomen, sont pris d\u2019un irrésistible besoin d\u2019aller à la selle et ils émettent alors par l\u2019anus une quantité considérable de sang rougeâtre avec des caillots, quantité pouvant aller jusqu\u2019à deux à trois litres.Si l\u2019hémorragie s\u2019arrête, ce qui est habituellement le cas, les malades continuent à passer par l\u2019anus, pendant quelques jours, du sang de plus en plus digéré mais de moins en moins abondant, et ils restent dans un état de faiblesse extrême avec un taux d\u2019hémoglobine aussi bas que 20% et des globules rouges aux environs de 2,000 000 par mm.c.Les hémorragies profuses heureusement sont relativement rares.Les hémorragies modérées ou moyennes, plus fréquentes, ont un début plus insidieux.Souvent les malades, sans ressentir de faiblesse appréciable, passent, en allant à la selle, une ou deux tasses de sang.Le sang sera rouge, plus ou moins mélangé aux matières, s\u2019il provient de la partie terminale de l\u2019intestin.T1 sera noir, chocolaté, d\u2019odeur fétide s\u2019il vient de l'intestin grêle.La gravité des hémorragies modérées provient du fait 1.Travail présenté aux «Journées Méd'ca'es » annuelles de la Société Médica'e de Montréal, le / mai 1947.qu\u2019assez souvent elles se répètent à quelques jours ou à quelques semaines d\u2019intervalle et qu\u2019elles finissent par créer un état d\u2019anémie qui, indépendamment souvent des lésions organiques qui en ont été la cause, finit par emporter les malades.Les petites hémorragies sont les plus fréquentes des hémorragies de l'intestin grêle et du côlon.Elles se traduisent tantôt par des selles noirâtres, par du mélæna, qui ne dure que deux ou trois jours, tantôt par l\u2019émission par l\u2019anus d\u2019une petite quantité de sang rouge, dépassant rarement une cuillerée à soupe.Les petites hémorragies comme les hémorragies moyennes sont souvent répétées.Elles ne sont pas directement dangereuses, bien qu\u2019à la longue elles puissent causer de l\u2019anémie.Elles sont utiles à reconnaître plutôt comme symptômes d\u2019affections chroniques qui peuvent menacer la vie des malades.Enfin certaines hémorragies intestinales peuvent être si peu considérables qu\u2019on les dit occultes.Elles n\u2019ont d\u2019autre manifestation extérieure que l\u2019anémie progressive des malades.On n\u2019en fait le diagnostic qu\u2019en faisant l\u2019examen microscopique et chimique des selles.Lorsqu\u2019on nous signale qu\u2019un malade a rendu du sang par anus, il est trois questions qu\u2019on doit résoudre: « Est- ce bien du sang?D\u2019où vient-il?Quelle est la cause de l\u2019hémorragie?» Le sang rouge.liquide ou avec des caillots, se reconnaît aisément.Le sang noir ou mélæna, qu\u2019il se présente sous la forme de particules semblables à du mare de café ou sous la forme d\u2019un liquide noir épais et gluant, est également facilement identifié.Il ne faut pas cependant confondre le mélæna avec des selles colorées en noir par certaines substances mé- dicamenteu es comme le bismuth, le fer ou le charbon.En cas de doute, on n\u2019a qu\u2019à laver les 1416 selles; lorsqu\u2019elles contiennent du sang, l\u2019eau de lavage est sanguinolente.La deuxième question à résoudre est: «D\u2019où vient le sang?» Le sang rouge permet habituellement de localiser le siège de l\u2019hémorragie dans une des parties terminales du tube digestif, l\u2019anus, le rectum ou le côlon.Il faut se rappeler cependant ici qu\u2019une hémorragie de l\u2019intestin grêle, si elle est abondante et est expulsée rapidement, peut se manifester sous la forme de sang rouge.Les déjections noirâtres indiquent une lésion assez élevée de l\u2019intestin.Quand elles existent, on doit d\u2019abord se demander si l\u2019'hémorragie n\u2019a pas son siège plus haut que l'intestin.En effet les lésions gastro-duodénales sont une des causes bien plus fréquentes de mélæna que les lésions intestinales elles-mêmes et souvent un ulcère gastro-duodénal peut saigner considérablement sans que le malade vomisse de sang.Avant de conclure que l\u2019hémorragie est bien intestinale, il faut avoir la preuve, par un examen clinique attentif, que le malade n\u2019a pas de lésions gastriques, duodénales et œsophagiennes et qu\u2019il n\u2019a pas dégluti de sang provenant d\u2019une lésion nasale ou pharyn- glenne.En cas de doute, une manœuvre très simple peut rendre des services, le passage d\u2019un tube de Levine dans l\u2019estomac.Si le tube ne ramène pas de sang, la lésion siège sur l\u2019intestin.Enfin la troisième question à résoudre est la recherche de la cause de l\u2019hémorragie.L\u2019étiologie constitue le chapitre le plus important des hémorragies intestinales.En effet, les hémorragies d\u2019origine intestinale ont des causes extrêmement nombreuses.On peut les diviser en deux grandes classes: celles qu\u2019on rencontre au cours de certaine: affections générales et celles qui sont sous la dépendance plus directe de lésions ou d\u2019affections localisées au petit et au gros intestin.Nous nous arrêterons très peu sur les affections générales qui peuvent donner des hémorragies intestinales.Certaines de ces affections d\u2019ordre hépatique et sanguin ont été étudiées par nos collègues conférenciers.Nous devons cepen- [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLLein AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 dant mentionner que des entérorragies peuvent quelquefois survenir au cours de certaines maladies infectieuses, comme les fièvres éruptives, la diphtérie maligne et surtout la fièvre typhoïde.Retenons également que certaines intoxications par le mercure et même certaines intoxications alimentaires peuvent donner des diarrhées sanglantes, que certaines cardiopathies, certains cas de parasitose intestinale et certains cas de brûlures étendues peuvent être accompagnées d\u2019hémorragies intestinales.Parmi les hémorragies qui proviennent de lésions ou d\u2019affections localisées à l'intestin, il y a d\u2019abord les hémorragies consécutives à certains traumatismes.Les plaies pénétrantes de l\u2019abdomen avec perforation de l\u2019intestin peuvent quelquefois s\u2019accompagner d\u2019entéror- ragie intense alors que l\u2019hémorragie intrapé- ritonéale reste minime.Les contusions de l\u2019abdomen peuvent provoquer des déchirures intestinales accompagnées d\u2019hémorragies parfois considérables.Il faut noter également ici les entérorragies postopératoires qui peuvent survenir à la suite d\u2019interventions sur l\u2019intestin grêle et le côlon.Enfin il convient peut-être de placer dans les hémorragies intestinales consécutives aux traumatismes celles qui surviennent à la suite de la déglutition de certains corps étrangers, celles qu\u2019on rencontre après l\u2019absorption de certaines substances caustiques et celles occasionnées par un caleul biliaire dans la période immédiate qui précède l\u2019iléus.La deuxième clas-e des hémorragies consécutives à des lésions intestinales est constituée par les hémorragies qu\u2019on peut rencontrer au cours de certains syndromes d\u2019occlusion intestinale.L\u2019hémorragie est alors la plupart du temps la conséquence d\u2019ulcération de la muqueuse, ulcération d\u2019ordre ischémique.Les entérorragies survenant à la suite de hernie étranglée ou de volvulus intestinaux sont rares, mais elles peuvent exister.Par contre, dans l\u2019invagination intestinale aiguë.surtout chez le jeune enfant, l\u2019hémorragie intestinale est assez fréquente, bien que rarement con- LEFRANÇOIS: HÉMORRAGIES INTESTINALES sidérable.Cette hémorragie peut constituer un excellent élément de diagnostic.Il ne faut pas attendre, cependant, qu\u2019elle se manifeste par l\u2019émission de sang par l\u2019anus, il faut l'identifier pour gagner du temps, avec le doigt à l\u2019intérieur du rectum.On a beaucoup discuté sur la présence du symptôme d\u2019hémorragie dans l\u2019infaretus intestinal: certains auteurs la nient, certains autres l\u2019ont rencontrée surtout quand Ih thrombose mésentérique était d\u2019origine veineuse.La troisième classe des entérorragies se rencontre au cours de certains syndromes dysen- tériformes.Les dysenteries aiguës et les dysenteries amibiennes peuvent quelquefois s\u2019accompagner d\u2019hémorragies intestinales, rarement cependant abondantes.Dans la tuberculose intestinale, les selles sont assez souvent striées de sang, mais les hémorragies véritables, excepté à la période terminale, sont assez rares.Dans la recto-côlite ulcéreuse l\u2019hémorragie est un des symptômes les plus importants de la maladie à ce point qu\u2019on appelle aussi cette maladie la recto- côlite hémorragique.Les hémorragies dans la recto-côlite ulcéreuse peuvent être profuses et même quelquefois mortelles.Enfin la quatrième et dernière classe des hémorragies intestinales se rencontre dans les affections chroniques du tube digestif.Ces affections peuvent siéger au niveau de l'anus et du rectum, au niveau du côlon et au niveau de l'intestin grêle.Au niveau de l\u2019anus, la fissure est une des causes fréquentes de la perte de sang.La perte de sang est toujours ici minime et le diagnostic est facile à faire à cause des douleurs et des brûlures qui accompagnent l\u2019évacuation des selles.Les fissures, d\u2019ailleurs, se reconnaissent aisément quand on déplisse la peau de la région anale.Les hémorroïdes, surtout les hémorroïdes internes, constituent une des causes les plus fréquentes du passage de sang par l\u2019anus.Les hémorragies des hémorroïdes peuvent être quelquefois considérables, mais, même très modérées, elles sont dangereuses 1417 parce que, à cause de leur répétition, elles finissent par donner une anémie importante.Les hémorragies des hémorroïdes sont généralement faciles à reconnaître.Contrairement à ce qui se passe pour d\u2019autres lésions du rectum, elles n\u2019accompagnent ni ne précèdent l\u2019évacuation des selles, elles la suivent et, comme disait un auteur, dans les hémorroïdes, «le sang rouge arrose les selles».Il faut cependant, ici, se rappeler, pour éviter des erreurs graves de diagnostic, que les hémorroïdes, à cause de leur fréquence, peuvent coexister avec d\u2019autres lésions néoplasiques situées plus haut sur le trajet du côlon.Au niveau du rectum, certains cas de rectite idiopathique, certains cas de maladie de Nicolas Favre à localisation rectale et certains cas de varices peuvent occasionner des hémorragies, mais, le plus souvent, les hémorragies d\u2019origine rectale sont le fait de lésions néoplasiques.Les tumeurs villeuses, à un certain stade de leur évolution, peuvent donner en plus des symptômes de diarrhées et d\u2019émission de mucus des hémorragies.Les polypes du rectum, les adénomes, les papillomes, s\u2019accompagnent souvent de selles sanglantes.La plupart du temps la perte de sang est méme le seul symptome que nous ayons de leur pré:ence.Cette notion est importante à connaître, car, si ces tumeurs restent longtemps bénignes.elles finissent presque toujours par se cancériser.L\u2019épithélioma du rectum constitue une des causes importantes des hémorragies rectales.Malheureusement, on ne peut dire que l\u2019hémorragie soit au nombre des symptômes vraiment précoces du cancer rectal; elle n\u2019apparaît que quand le cancer a dépassé la couche muqueuse de l\u2019organe.Cependant l\u2019hémorragie constitue un symptôme très précieux, parce que très objectif, et très souvent ce sera l\u2019hémorragie qui amènera le malade à consulter, à une période où le cancer est encore opérable.L\u2019hémorragie dans le cancer est rarement considérable, du moins au début.Le sang, toujours de couleur rouge, se collecte dans le rectum, dans l\u2019intervalle des selles, et est expul:é au dehors habituellement 1418 avant le passage du bol fécal.Dans les cancers du rectum très avancés, les hémorragies profuses et répétées sont presque la règle et il n\u2019est pas rare qu\u2019elles soient la cause immédiate de la mort des malades.Au niveau du côlon, il existe quelquefois une maladie appelée la polypose colique.Cette maladie est constituée par la présence d\u2019un très grand nombre de polypes sur le trajet du côlon et aussi du rectum.La polypose donne comme symptôme des troubles de l\u2019évacuation, des douleurs, mais elle donne également des hémorragies qui sont cependant en général de moyenne intensité.Les ulcères simples peuvent se rencontrer de temps en temps sur le trajet du côlon et, comme tous les ulcères, ils peuvent à un moment donné de leur évolution occasionner des hémorragies.Nous avons parlé tout à l\u2019heure de la côlite ou plutôt de la recto-côlite ulcéreuse.Retenons que, dans cette maladie, l\u2019hémorragie est la règle.Retenons aussi que, de toutes les affections chroniques de l\u2019intestin, la côlite ulcéreuse est peut-être la cause la plus fréquente des hémorragies massives et même quelquefois fatales.La diverticulose aiguë du côlon ou la sig- moïdite aiguë d\u2019originé diverticulaire est une maladie assez fréquente.Avant la période des complications, qui sont l\u2019occlusion intestinale, la perforation, la péritonite, les abcès, les fistules, le diagnostic n\u2019est pas toujours facile.Au début, il n\u2019y a que la douleur dans la fosse lliaque gauche, la fièvre, la parésie inte:tinale et dans 20% des cas la présence de sang habituellement rouge dans les selles.L\u2019endométriose du\u2019 côlon peut quelquefois s\u2019accompagner d\u2019hémorragie.Ce n\u2019est pas une maladie fréquente: nous en avons à date rencontré trois cas; mais cette maladie est inté- re:sante à connaître en ce sens que les hémorragies, quand elles se produisent, surviennent au moment des menstruations.Le tissu en- dométrial greffé sur le côlon subit les mêmes transformations de prolifération et de régression que la muqueuse intra-utérine et les hé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 morragies peuvent apparaître dans le côlon en même temps que dans l\u2019utérus.Comme le cancer du rectum, le cancer du côlon est très souvent accompagné d\u2019hémorragies.Excepté à la période terminale, ces hémorragies sont rarement considérables.Les pertes de sang, dans le cancer du côlon, s\u2019accompagnent habituellement de glaires, de mucus et de diarrhées qui alternent avec des périodes de constipation.L\u2019hémorragie, dans le cancer du côlon, ne constitue pas à proprement parler une complication; elle constitue plutôt un précieux élément de diagnostic.Dans le cancer du côlon droit et du cæcum, l\u2019anémie souvent caractéristique des malades n\u2019est pas toujours en rapport avec la perte de sang.L\u2019anémie dans ces cancers est plutôt le fait d\u2019une intoxication dont le point de départ est l'absorption des poisons intestinaux au niveau de la tumeur qui est habituellement volumineuse et ulcérée.Les hémorragies, dans les lésions du côlon, sont constituées tantôt par du sang rouge, tantôt par du sang noir, noir quand la lésion est près du cæcum et rouge quand elle se rapproche du rectum.Dans les lésions ou affections de l\u2019intestin grêle, l\u2019hémorragie, excepté quand elle est profuse, est toujours constituée par du sang noir, c\u2019est-à-dire par du sang altéré ou digéré.Au niveau de l\u2019intestin grêle, à environ une quinzaine de pouces du cecum, il existe chez certains individus une malformation, le diverticule de Moeckel.Le diverticule de Mpeckel peut occasionner de l\u2019occlusion intestinale par strangulation, invagination ou volvulus; il peut se compliquer d\u2019inflammation et de perforation.Il peut également être le siège, dans certains, cas, d\u2019un ulcère peptique et cet ulcère comme les ulcères gastro-duodénaux peut quelquefois donner des hémorragies considérables et même mortelles si elles ne sont pas traitées à temps.L\u2019iléite régionale, ou maladie de Crohn, est une maladie dont la symptomatologie n\u2019est bien connue que depuis une quinzaine d\u2019années.Les principaux signes en sont l\u2019anémie, l\u2019amaigrissement, les crises douloureuses, les LEFRANÇOIS: HÉMORRAGIES INTESTINALES diarrhées et les poussées de fièvres.L\u2019hémorragie n\u2019est pas un symptôme très fréquent, mais elle peut exister et dernièrement nous avons lu chez un auteur américain l\u2019observation d\u2019un cas d\u2019iléite terminale où le seul symptôme avait été le passage d'environ deux pintes de sang par l'anus.Le cancer de l'intestin gréle est assez rare; il et trente-cinq fois moins fréquent que le cancer du gros intestin.Quand il existe, sarcome ou épithélioma, il peut occasionner des hémorragies qui sont quelquefois très graves.Ce qui est un peu plus fréquent sur l\u2019intestin grêle, ce sont les tumeurs bénignes.Ces tumeurs bénignes peuvent être des lipomes, des hémangiomes, des fibromes purs, des lélomyo- mes, ct un peu plus fréquemment des neuro- fibromes et des adénomes.Quand les adénomes sont multiples, ce qui est généralement le cas, on nomme alors la maladie l\u2019adénomatose du grêle.Toutes ces tumeurs peuvent donner comme symptômes des troubles du transit intestinal, mais elles donnent encore plus souvent comme symptômes des hémorragies qui peuvent être modérées et s\u2019étendre sur une période de plusieurs années ou peuvent être profuses et même quelquefois fatales.Comme nous voyons, les causes des hémorragies intestinales sont très nombreuses et le diagnostic, en présence d\u2019un cas d\u2019entérorragie, n\u2019est pas toujours facile.Pour bien établir ce diagnostic, il faut se rappeler les symptômes des différentes maladies que nous avons énumérées, mais il faut aussi faire un examen objectif complet du malade.La simple inspection de la région anale pourra nous révéler une fissure, une hémorroïde externe thrombo- sée.Les hémorroïdes internes, qui sont une des causes très fréquentes des hémorragies intestinales, se reconnaissent difficilement au toucher.Elles çe montrent habituellement à l\u2019extérieur si on a soin d\u2019examiner les malades immédiatement après la défécation.Le toucher rectal nous permettra de sentir les lésions néoplasiques du rectum, surtout l\u2019_épithélioma, qui est si fréquent.L\u2019examen rectoscopique de l\u2019ampoule rectale et de la ter- 1419 minaison du côlon nous permettra de voir des tumeurs que nous ne pouvons atteindre au toucher et nous révélera quelquefois des lésions ulcéreuses hémorragiques.Pour les lésions organiques du côlon et du grêle, le palper abdominal pourra nous donner quelques renseignements, mais c\u2019est surtout l\u2019examen radiologique minutieux qui fera faire un diagnostic ou du moins l\u2019orientera.Pour l'intestin grêle, quelquefois, il y aura avantage à faire l\u2019examen radiologique, en se servant du tube de Miller Abbott.En présence d\u2019un cas d\u2019hémorragie intestinale, il est bon également de se rappeler par ordre de fréquence des lésions chroniques qui font saigner.La cause la plus fréquente des hémorragies profuses de sang noir, bien attendu après qu\u2019on a éliminé les lésions gastro-duodénales, est la lésion tumorale du grêle, l\u2019adénome et quelquefois I\u2019épithélioma.L\u2019hémorragie massive de sang rouge est le plus souvent occasionnée par la côlite ulcéreuse.Les hémorragies moyennes et petites de sang rouge sont causées le plus fréquemment par les hémorroïdes internes et, nous nous perme\u2018tons de le souligner, le cancer du gros intestin.Malgré un examen clinique attentif et complet, le diagnostic de la cause des hémorragies intestinales n\u2019est pas toujours possible et il existe même actuellement plusieurs cas publiés, où ni à l\u2019opération, ni même à l\u2019examen post-mortem on n\u2019a trouvé de lésions pour expliquer l\u2019hémorragie.Ces hémorragies sans causes connues sont dites essentielles.Le manque de temps ne nous permet pas d\u2019insister sur le traitement des hémorragies intestinales.Le traitement de l\u2019hémorragie aiguë elle-même sera le même, ou, à peu près, que celui des hémorragies gastro-duodénales, c\u2019est- à-dire surtout à base de transfusions.Le traitement des lésions qui ont provoqué l\u2019hémorragie sera quelquefois médical et bien plus souvent chirurgical.Dans les cas où on n\u2019a pas réussi à trouver la cause de l\u2019hémorragie, si l\u2019hémorragie se répète, il ne faut pas hésiter à faire une laparotomie exploratrice et à rechercher, sur tout le trajet de l\u2019intestin et en 1420 particulier sur le grêle, la lésion qui a fait saigner.J\u2019ai dit tout à l\u2019heure que certains cas d\u2019hémorragies intestinales étaient de diagnostic difficile; je voudrais en terminant rapporter brièvement l\u2019observation d\u2019une malade que nous avons dû opérer pour des hémorragies.Il s\u2019agit d\u2019une patiente de vingt-sept ans, qui nous fut adressée à la fin de novembre 1944 pour une hémorragie rectale assez abondante: environ 800 c.c.de sang rouge.L\u2019hémorragie survint brusquement sans aucun autre symp- tome abdominal.Les globules rouges étaient a 2,400.000 et I\u2019hémoglobine a 45.Tous les examens endoscopiques et radiologiques furent négatifs.Comme on ne put cliniquement trouver de cause ni d\u2019origine sanguine, ni d\u2019origine intestinale à l\u2019hémorragie, la laparo- tomie fut décidée après trois ou quatre transfusions.Tout l\u2019intestin grêle et le côlon furent explorés.Aucune tumeur, ni lésions inflammatoires.On trouva cependant un diverticule de Moeckel et on crut alors posséder la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 cause de l\u2019hémorragie.Le diverticule fut ré- séqué; il contenait dans la lumière, à la partie distale, encore un peu de sang.Malheureusement, l\u2019examen pathologique de la pièce ne révéla aucune ulcération sur la muqueuse qui était tantôt de type intestinal, tantôt de type stomacal et même duodénal, et on dut abandonner l\u2019hypothèse d\u2019un ulcère du diverticule de Moeckel comme cause de l\u2019hémorragie.La malade, dans les mois qui suivirent l\u2019opération, continua à passer un peu de sang rouge dans ses selles, environ tous les quinze jours.Au mois de février 1945, trois mois après l\u2019opération, nouvelle hémorragie d\u2019environ 500 c.c.avec une hémoglobine qui descend à 50%.De février 1945 à octobre 1946 la patiente saigna encore de temps en temps et son taux d\u2019hémoglobine ne dépassait pas 65%, malgré le traitement médical.Depuis le mois d\u2019octobre 1946, cependant, soit depuis sept mois, la malade semble guérie.Elle ne saigne plus, et actuellement son hémoglobine est à 84%, ses globules rouges à près de 4,000,000 LES HÉMORRAGIES DIGESTIVES D\u2019ORIGINE SANGUINE ' Léopold MORISETTE, x Anesthésiste à On m\u2019a demandé de vous parler des hémorragies digestives d'origine sanguine.C\u2019est sans doute pour tâcher de faire un symposium le plus complet possible qu\u2019on y a inclus ce chapitre, car, en général, les hémorragies de cette nature n\u2019ont rien qui les distingue comme telles des autres spoliations sanguines prenant naissance sur le tractus digestif.Elles sont heureusement assez rares et je Cis heureusement, car nous sommes impuissants à traiter efficacement un bon nombre des maladies causales qui nous intéressent.Notre titre porte: « hémorragies digestives d\u2019origine sanguine », mais en fait, nous nous occuperons des hémorragies d\u2019origine vaseulo- sanguine.) Nous allons les diviser au point de vue étiologique puis dire quelques mots sur chacune d\u2019elles, avec suggestions thérapeutiques quand il y en aura.* * « Les hémorragies en question sont donc dues: 1° à des anomalies sanguines, et 2° à des anomalies vasculaires.ANOMALIES SANGUINES Eléments figurés du sang Plaquettes \u2014 thrombocytopénie ou purpura thrombocytopénique: a) Essentiel b) Secondaire: leucémie myéloses aplas- tiques et intoxications.Globules rouges \u2014 augmentés: polycythémie \u2014 diminués: anémie pernicieuse.ANOMALIES PLASMATIQUES 1° Modifications des facteurs de coagulation a) Afibrinogénémie b) Hémophilie 1.Travail présenté aux « Journées médica'es» annuelles de la Soc été Médica'e de Montréal, mai 1947.l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).c) hypovitaminose K 2° Intoxications \u2014 urémie ANOMALIES VASCULAIRES 1° Purpura non thrombocytopénique Schenlein-Henoch ; Héréditaire 2° Télangiectasie Héréditaire 3° Pseudo-hémophilie 4° Scorbut Le purpura thrombocytopénique, comme d\u2019ailleurs les autres variétés de purpura throm- bocytopénique, peut donner des hémorragies à n\u2019importe quel niveau du tube digestif.Ce sont des hémorragies par suintement en nappe, mais dans les régions accessibles à l\u2019inspection, on peut voir un piqueté de pétéchies muqueuses.D'autre part, le diagnostic même purement clinique s\u2019orientera vers le purpura en présence d\u2019extravasations sanguines sous-cutanées.La numération des plaquettes révélera un chiffre de moins de 100,000.Le temps de saignement sera augmenté.Le temps de coa- culation normal.La rétractilité du caillot pauvre.Le signe du lacet ou de fragilité capillaire positif.On pourra peut-être palper une rate un peu augmentée de volume et une ponction sternale montrera, dans certains cas tout au moins, une hyperplasie méga- karuocytaire.Si le diagnostic est bien établi après un nombre suffisant de transfusions pour contrôler la phase hémorragique aiguë, la splé- nectomie est indiquée et donne de beaux résultats dans la majorité des cas, même si les plaquettes retombent assez rapidement à leur taux préopératoire.Les purpuras thrombocytopéniques secondaires ne sont pas toujours faciles à recon- 1422 naître, à moins qu\u2019ils ne relèvent d\u2019une dyscrasie sanguine comme les leucémies aiguës, la phase terminale d\u2019une leucémie chronique, ou encore d\u2019une myélose globale aplastique que l\u2019histoire clinique et la formule sanguine mettront en évidence.Les thrombo- cytopénies toxiques sont parfois non diagnostiquées, même après un questionnaire serré.Le point intéressant à noter ici, c\u2019est le saignement des gencives qui peut être très important, soit: 1° sans grande modification dans leur aspect comme dans le purpura toxique ou infectieux.J\u2019en ai observé un cas au début de ma pratique, secondaire à un syndrome de Libman-Sacks, avec lupus érythémateux, où les gencives saignaient autour de la couronne des dents, sans qu'on puisse leur trouver d\u2019anomalie macroscopiquement décelable.Ou encore: 2° avec des lésions de gingivite ou d\u2019angine fuso-gpirillaire dans les cas de myélose globale où la neutropénie prive les tissus de leur défense contre les pathogènes de la bouche, ou enfin, avec un état spongieux d\u2019aspect hyperplasique qui est si suggestif de leucémie à monocytes \u2014 surtout du type Schelling qu\u2019on peut distinguer des gencives gonflées par hémorragies sous-mu- queuses du scorbut.Pour tout ce groupe, il faut selon l\u2019usage traiter la cause, mais notre action doit se borner la plupart du temps à des transfusions palliatives.La polveythémie ou maladie de Vaquez- Osler donne parfois des hémorragies à des niveaux variables, par thrombose dans le système-porte, ou encore, thrombose mésentérique.On sait en effet qu'une des plus redoutables complications de cette maladie est la tendance aux thromboses intravaseu- laires, grâce à l\u2019augmentation de la viscosité sanguine.La thrombose du système-porte donne lieu à la formation de varices ceso- phagiennes dont l\u2019ulcération provoque des hématémèses comparables à celles de la maladie de Banti; et la thrombose mésentérique, elle, se manifestera par de l\u2019entérorragie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 L'histoire du cas avec antécédents de rougeur exagérée des téguments et des muqueuses, céphalées, vertiges et surtout la constatation d\u2019une formule sanguine normale après une perte de sang importante, une fois que l'hémodilution a eu le temps de se produire, oriente vers le diagnostic entérorragique.Le traitement de l\u2019'hémorragie dans ces cas est rarement nécessaire et il n\u2019y a*pas eu d\u2019acquisition récente sur le traitement de la maladie de Vaquez.L\u2019association de saignées répétées avec phénylhydrazine est suffisante dans la plupart des cas.La radiothérapie a amené certaines rémissions, de même que le phosphore radioactif.Les tumeurs recommandent une diète pauvre en fer.On rapporte que lanémie pernicieuse se complique parfois d\u2019'hématémèses.C\u2019est certainement très rare et nous n\u2019en avons jamais eu de cas.Cependant, on peut expliquer que l'association de plusieurs facteurs, tels: la thrombocytopénie, l\u2019anoxémie (tissulaire et l\u2019état de gastrite atrophique réunis dans cette maladie puissent donner naissance à ges lésions gastriques hémorragipares.Foie de veau et acide folique avec transfusions, s\u2019il y a urgence, représentent l\u2019un des rares traitements que nous puissions vous recommander comme efficaces dans le groupe de maladies dont nous nous occupons aujourd\u2019hui.Les modifications plasmatiques sont congénitales ou acquises.Les modifications acquises sont soit des déficiences comme les hypovitaminoses K et C ou des additions par intoxication comme l'urémie.L hypoprothrombinémie par manque de vitamine K vous a été exposée par le docteur Cantero.Le scorbut agit surtout par altération vasculaire.Nous en arrivons donc a l\u2019urémie qui dans ce groupe-ci est l\u2019intoxication la plus fréquente.Il entre en jeu dans l\u2019urémie plusieurs éléments dont l\u2019état des vaisseaux et les lésions diffuses irritatives sur tout le trajet du tube digestif, attribués à un élément compensateur d'élimination à ce niveau.En fait, on ne démontre rien de bien significatif comme MORISSETTE: HÉMORRAGIES DIGESTIVES D'ORIGINE SANGUINE altération des facteurs de coagulation, sauf parfois une fragilité capillaire exagérée.Je n\u2019ai pas à vous proposer de traitement nouveau de l\u2019urémie, si ce n\u2019est le rein artificiel de Kolff, si jamais il nous était donné d\u2019en avoir à notre disposition.La maladie hémorragipare par excellence, c\u2019est l'hémophilie.Elle est la plus populaire sinon la mieux connue, car on entend malheureusement des médecins parler d\u2019hémophilie chez les femmes ou à propos de n\u2019importe quelle tendance à saigner.L\u2019hémophilie, maladie congénitale héréditaire, ne frappant en pratique que des mâles et transmise uniquement par les femmes, ne cause pas souvent d\u2019hémorragie digestive à proprement parler, car les hémophiles saignent par traumatisme et rares sont les traumatismes du tube digestif, sl on exclut la bouche.Nous avons vu quelques cas d\u2019hématomes rétro ou intra- péritonéaux, mais pas de gastrorragie ni entérorragie dans les cas qui sont venus sous notre observation.La bouche, par contre, grâce à des morsures de langue ou de lèvres ou à des avulsions dentaires, a été le point de départ d\u2019hémorragies fréquentes et parfois très graves.L'hémophilie se reconnaît à l\u2019allongement du temps de coagulation, en présence d\u2019un temps de saignement normal, d\u2019une prothrombine normale, etc.On en a fait une déficience en thromboplastine qu\u2019on a reconnue comme une globuline du plasma.Cependant, des théories récentes ramènent sur le tapis la notion de substances anticoagulantes en excès, substances qui empêcheraient l\u2019activation de la thromboplastine par la prothrombine.Elles seraient instables, car on n\u2019a pu améliorer le temps de coagulation des hémophiles avec leur propre sang storé pendant 24 à 48 heures.Ici encore, le traitement ne comporte rien de nouveau en ce sens qu\u2019il n\u2019y a rien de vraiment efficace que les transfusions, sauf peut-être cette dernière notion ci-dessus qu\u2019on peut faire des auto-trans- fusions à retardement, ce qui n\u2019est probable- 1423 ment pas à conseiller en phase hémorragique grave.L'autre altération plasmatique congénitale, c\u2019est l\u2019afibrigénémie qui est une affection heureusement très rare due à l absence ou à une déficience de fibrogène, ce qui amène un retard indéfini dans la coagulation du sang.En l\u2019absence de toute autre cause reconnaissable et devant la constatation d\u2019un sang qui ne coagule pas, il est bon de rechercher le fibrogène dont le dosage exact n\u2019est pas facile, mais dont on peut se faire une idée par des méthodes de saturation du plasma ou encore par le chauffage à 60°C., quand on sait que le fibrogène coagule autour de 56°C.Le traitement consisterait à fournir du fibro- gène et le seul moyen connu, c\u2019est de transfuser.Les purpuras non thrombocytopéniques, dont le syndrome de Schenlein-Henoch est le prototype, sont relativement rares et relèvent d'une réaction capillaire anaphylactoïde.Les hémorragies digestives sont d'habitude le fait clinique le plus saillant du purpura de Henoch qu\u2019on reconnaîtra par la présence de plaquettes normales, d\u2019un temps de saignement normal, mais de fragilité capillaire exagérée, quoique le signe de Rumpel-Leeds ne soit pas toujours positif.Le traitement ne saurait être que symptomatique et devrait consister surtout à la recherche et à l\u2019éradication de foyers infectieux; et les transfusions ne sont indiquées que quand on a la main tout à fait forcée par une anémie secondaire grave.Les télangiectasies héréditaires font saigner d'habitude surtout des voies respiratoires, grâce à la présence de formations vasculaires anormales, c'est-à-dire de petits angiomes sous-muqueux formés de veinules et capillaires dilatés, amincis et doublés d\u2019une seule couche de tissu conjonctif.Tous les facteurs de coagulation sont normaux; cependant, il semble que la tendance à saigner s\u2019accentue avec l'âge, et 1l n\u2019y a aucun doute que certaines hématémèses ou melœnas inexpliquées soient attribuables à cet état de choses.Le 1424 seul moyen de faire un diagnostic serait la présence de télangiectasies cutanées ou muqueuses vésiculaires, l\u2019histoire antérieure d\u2019hémorragies au niveau de ces angiomes reconnaissables et la notion d\u2019antécédents héréditaires positifs.Le traitement consiste en tentative d\u2019hémostase ou les moyens généraux ne peuvent jouer, vu l\u2019absence d\u2019anomalies des facteurs de coagulation.La cautérisation soit électrique soit chimique n\u2019est pas à recommander, car elle entraîne des hémor- ragles au même point ou dans le voisinage après peu de temps; mais le radium en application a semblé donner d\u2019excellents résultats à bon nombre d\u2019auteurs.Contre l\u2019anémie aiguë, il faut transfuser et, plus tard, on donnera du fer pour remplacer le pigment perdu.Du scorbut, je n\u2019ai rien d\u2019intéressant à vous dire de plus que les quelques mentions que nous en avons faites ci-dessus, à propos des lésions des gencives.Il faut cependant y penser et s\u2019attacher à obtenir des rensel- gnements adéquats sur l\u2019alimentation des patients, afin de mettre en évidence la possibilité de l\u2019'hypovitaminose et de pouvoir appliquer le traitement spécifique dans ces cas.Enfin, la pseudo-hémophilie, qu\u2019il ne faut pas confondre avec l\u2019afibrogénémie comme le font les Allemands, mais qui consiste en des tendances hémorragiques souvent familiales frappant les deux sexes, manifeste surtout après des traumatismes et caractérisée par la prolongation du temps de saignement, avec des constatations normales pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLenin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 les autres facteurs, sauf parfois le signe du lacet.Il nous a été donné de voir quelques cas, dont les deux frères, dont nous nous proposons de publier l'observation ailleurs.Ces jeunes gens ont été pris pour des hémophiles malgré la présence d\u2019un temps de coagulation normal, mais leur comportement après avulsion dentaire avait été très suggestif d\u2019hémophilie, à cause des hémorragies très abondantes qu\u2019ils ont présentées.Glanz- mann qui avait présenté une série de cas de ce genre en faisait une faiblesse constitutionnelle des plaquettes et les étiquetait throm- basthénie constitutionnelle; mais les travaux plus récents de MacFarlane semblent bien établir qu\u2019il s\u2019agit de modifications des capillaires et en étudiant sous le microscope les capillaires de ces patients, il les a trouvés d'aspect anormal et surtout il a démontré qu\u2019ils ne réagissent pas normalement au traumatisme, car en les piquant on n\u2019obtient pas les réponses de constriction et de rétraction qu\u2019on trouve chez les sujets normaux.Il n\u2019y à pas de traitement connu à date contre cette condition.Il faut transfuser autant que nécessaire et à moins que le nouveau médicament vasculaire de Squibb, la Rutin, ne fasse ses preuves, nous restons à date désarmés contre la pseudo-hémophilie.En résumé, il y a intérêt, surtout en l'absence de cause évidente pous expliquer diverses hémorragies, à faire une étude du sang et des facteurs de coagulation, car dans certains cas, on y trouvera un diagnostic causal et parfois même quoique rarement hélas! une indication de traitemént efficace. PRÉVENTION ET TRAITEMENT DES HÉMORRAGIES POSTOPERATOIRES DE L\u2019AMYGDALECTOMIE * Marcel OSTIGUY, Oto-rhino-laryngologiste à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).L\u2019amygdalectomie est l\u2019opération la plus fréquente en Oto-Rhino-Laryngologie, et même dans toute la chirurgie.La complication la plus redoutable de cette intervention est l\u2019hémorragie, qu\u2019elle survienne immédiatement après ou dans les huit jours qui suivent.Elle vaut donc la peine d\u2019être étudiée, et les moyens d\u2019en diminuer la fréquence se commandent à notre attention.Elle est d\u2019ailleurs, du point de vue du patient, une source de crainte, et nombreux sont ceux qui refusent l\u2019intervention, de peur de saigner dangereusement surtout s\u2019ils sont d\u2019un certain âge, car la croyance est répandue, et avec raison, que la fréquence des hémorragies est en relation directe avec l\u2019âge.La littérature médicale abonde en articles sur ce sujet, et la majorité traite de l\u2019emploi de coagulants.Que faut-il penser de l\u2019emploi des coagulants comme préparation à une amygdalectomie?Nous ne croyons pas en leur usage « à l\u2019aveugle », et nous entendons par là qu\u2019il est illogique de prescrire une dose d\u2019un coagulant quelconque et de procéder ensuite à l\u2019opération.Que saurons-nous alors de l\u2019effet du médicament sur le patient?Que saurons-nous du temps de coagulation et de saignement du patient avant et après l\u2019administration du médicament?N'\u2019est-il pas plus sensé de s\u2019enquérir d\u2019abord du pouvoir coagulant du sang?L'épreuve est facile à faire même au bureau du médecin, à l\u2019aide de tubes capillaires titrés qui se trouvent dans le commerce.Il n\u2019y a qu\u2019à piquer le bout du doigt, aspirer le sang dans la pipette, et à toutes les minutes briser un bout du tube.Aussitôt qu\u2019un filet de sang s\u2019étire entre les deux fragments, on note le nombre de minutes écoulées, ce qui donne le temps de coagulation.1.Communication aux «Journées médicales» de la Société Médicale de Montréal, mai 1947.La normale est d\u2019environ sept minutes.Si le sang coagule en dedans de ce temps, le malade est prêt à opérer.Car il n\u2019est pas nécessaire et il est illogique d\u2019« épaissir » un sang qui est déjà assez riche en coagulants.Si au contraire le sang prend plus de sept minutes à coaguler, c\u2019est alors qu\u2019il est recommandé d\u2019emplover des coagulants.Il faut ensuite reprendre l'épreuve afin de bien s\u2019assurer que le remède a fait son œuvre.Nous avons d\u2019ailleurs remarqué que les malades qui saignent ont très souvent un temps de coagulation et de saignement normaux.Parmi les coagulants employés, le plus ancien est le chlorure ou le lactate de calcium.Sa valeur, à notre avis, laisse beaucoup à désirer.Au cours de nos examens de routine faits avant une amygdalectomie, nous avons constaté qu'un malade peut avoir une meilleure coagulation avant d\u2019avoir pris du lactate de calcium qu\u2019après en avoir pris.Chez un malade qui présente une anomalie du temps de coagulation ou de saignement, nous avons l\u2019habitude de prescrire de la coagulène par voie hypodermique, mais il faut se rappeler que le maximum de l\u2019effet de ce coagulant se fait sentir environ une demi-heure après son ingestion.Il est done à propos d\u2019en donner au moment précédant immédiatement l\u2019opération.Une autre préparation qui s\u2019avère d\u2019une grande valeur est la vitamine K.Cette dernière a une action démontrée par des épreuves répétées pour élever le taux de la prothrombire dans le sang.Le genre d\u2019anesthésie employé a-t-il une influence sur la fréquence des hémorragies?Certains auteurs prétendent que l\u2019anesthésie locale diminue l\u2019abondance de l\u2019hémorragie, à cause de l\u2019adrénaline qui est présente dans 1426 la novocaïne.Tous ceux qui ont opéré des amygdales, en employant l\u2019anesthésie locale, ont constaté ce fait.Mais l\u2019ischémie produite par l\u2019adrénaline peut devenir un écueil, en masquant l\u2019hémorragie au moment de l\u2019opération ou el'e peut facilement cesser, lui permettant de reparaître lorsque le sang reprend son cours normal, et alors que le malade est parfois loin de son chirurgien.L\u2019anesthésie générale est donc toute aussi appropriée à l\u2019amygdalectomie que la locale.Ce qui est à remarquer au sujet de l\u2019anesthésie générale, c\u2019est que si on l\u2019emploie, elle doit être durable, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle doit durer jusqu'à la fin de l\u2019intervention, car il n\u2019y 2 pas de chose plus difficile que d\u2019essayer de faire une bonne hémostase chez un malade cui commence à se réveiller.On n\u2019y voit rien.Si l\u2019anesthésique employé est l\u2019éther ou la mixture éther-chloroforme, le problème est de tenir endormi un malade qui a la bouche ouverte et aspire de l\u2019air à pleins poumons.C\u2019est à l\u2019aide d\u2019une pompe à succion électrique munie d\u2019un compresseur à air qu\u2019on y arrive.L\u2019air sous pression barbotte dans l\u2019éther et arrive dans un coin de la bouche du malade par une canule chargée de ce gaz.Point n\u2019est besoin alors d\u2019interrompre à tout moment l\u2019opération pour reprendre l\u2019anesthésie at masque.L\u2019emploi du pentothal n\u2019a pas cet inconvénient, étant donné par voie intraveineuse.Mais l\u2019objection à son emploi est qu\u2019il produit des spasmes glottiques qui mettent le malade en asphyxie.Il y a tout de même un moyen de prévenir cette asphyxie.C\u2019est soit d\u2019injecter du curare, ou bien d\u2019opérer avec la tête en position déclive, pour éviter l'arrivée du sang jusqu\u2019au larynx, et de donner en même temps de l\u2019oxygène au malade pendant toute la durée de l\u2019intervention.Le cyclopropane \\peut aussi être employé comme anesthésique, mais comme son action cesse dès que le masque est enlevé il doit être donné par voie intratrachéale.Il est opportun d\u2019insister sur l\u2019importance d\u2019un bon éclairage au cours de l\u2019opération.C\u2019est qu\u2019il est essentiel pour obtenir une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 hémostase parfaite.Comme l\u2019amygdale est placée au fond d\u2019une cavité, il peut arriver qu\u2019un vaisseau sanguin qui coule peut passer inaperçu si la visibilité nest pas parfaite.L\u2019éclairage qui répond le mieux à ces exigences est encore, à notre avis, le miroir électrique de Clar.Le miroir frontal ordinaire a cependant un avantage: c\u2019est que, n\u2019étant pas électrique, il ne peut pas faire défaut au moment critique.Il demande toutefois de la part de l\u2019opérateur plus d\u2019habitude.Un mot du choix de l\u2019instrumentation.Le rôtre se porte vers le serre-nœud de Brown, parce qu'il coupe en écrasant et qu\u2019il ne traumatise pas les tissus, si au préalable une bonne discision a été faite.À propos de discision, il est préférable d\u2019employer un couteau dont le tranchant n\u2019est pas trop aiguisé, car il faut se rappeler que la discision consiste à séparer une amygdale d\u2019un pilier auquel elle n\u2019est adhérente que par suite d\u2019inflammations répétées, et non à couper à travers des chairs unies entre elles.Si par suite de ces adhérences un pilier est déchiré il faut le suturer, parce que c\u2019est là une cause d\u2019hémorragie, et aussi parce que ces déchirures, si elles ne sont pas réparées, amènent une dyssymétrie permanente dans l\u2019apparence de la gorge.Le malade qui s\u2019examine plus tard dans son miroir se demande la raison de cette dyssymétrie, et lorsqu\u2019il montre son «opération » à ses amis c\u2019est une piètre annonce pour son chirurgien.Les instruments qui comme la guillotine de Sluder enlèvent l\u2019amygdale en la coupant n\u2019ont pas une action aussi hémostatique.Mais en chirurgie, il ne faut jamais com- damner une méthode en faveur d\u2019une autre d\u2019une façon trop absolue, car le meilleur instrument dans les mains d\u2019un opérateur donné, est celui qu\u2019il connaît le mieux, celui qu\u2019il a employé le plus souvent.Nous voici rendus à parler de la phase la plus importante de l\u2019opération au point de vue prévention de l\u2019hémorragie, celle de l\u2019hémostase.Il faut ici condamner les méthodes désuètes qui consistaient à n\u2019en faire aucu- OSTIGUY: HÉMORRAGIES POSTOPERATOIRES DE L\u2019AMYGDALECTOMIE ne et à placer le malade dans une position apte à cracher ou vomir tout le sang dont il lui plait de se débarrasser.C\u2019est là un pro- \u2018cédé qui ne se voit dans aucune autre chirurgie, et on est en droit d'être surpris comment en effet les hémorragies n\u2019étaient pas plus fréquentes encore, lorsqu'on laissait au malade le soin de voir à fermer ses vaisseaux sanguins lui-même, par la seule élasticité de son tissu conjonctif et le pouvoir de coagulation de son sang.Mais c\u2019est là une chose du passé, dans la plupart des cas, et la plupart des chirurgiens d'aujourd'hui se donnent la peine de pratiquer une certaine hémostase.La méthode la plus simple est celle du tamponnement prolongé, à l\u2019aide de tampons de gaze ou d\u2019ouate, imbibés ou non d'agents coagulants.Parmi \u2018ces agents coagulants, on parle beaucoup aujourd\u2019hui de la thrombine.Mais de l\u2019aveu même de ceux qui la préconisent dans la littérature médicale, la thrombine n\u2019est pas un hémo tatique parfait.Elle doit surtout servir à obtenir un champ opératoire exsangue, pour faciliter la localisation des vaisseaux qui saignent afin de pouvoir les ligaturer.Nous croyons que son usage est surtout utile dans les hémorragies des végétations adénoïdes, là où les sutures sont impossibles.La thrombine doit être vaporisée et non appliquée par tampon, car en enlevant le tampon, on enlève aussi le caillot qui reste adhérent à la gaze.Une autre méthode très employée est la suture des pilliers de l\u2019amygdale à l\u2019aide d\u2019une soie passée dans les piliers de l\u2019amygdale et les resserrant sur un tampon de gaze préalablement placé dans la loge amyg- dalienne.Cette technique a trois désavantages à notre avis.D'abord elle est douloureuse.Puis si elle n\u2019est pas précédée d\u2019une ligature préalable des vaisseaux, elle peut être insuffisante.Si elle l\u2019est, la plaie ne devrait plus saigner, puisque les vaisseaux son refermés.Enfin elle peut devenir une menace d\u2019asphyxie si le point de suture vient à céder par suite de sphacèle des tissus.Neumann, dans les 1427 Annales d\u2019Oto-Rhino-Laryngologie françaises, 1933, rapporte un cas de mort par asphyxie a la suite d\u2019entrée dans la trachée d'un tampon ainsi placé entre les piliers pour arrêter une hémorrag e.La méthode, que nous avons expérimentée et adoptée, consiste à fermer par une suture au catgut chaque point hémorragique qui peut être observé au fond de la plaie opératoire.Une pince est d\u2019abord placée sur le vaisseau qui saigne puis une aiguille montée d\u2019un cateut est passée en arrière de la pince dans les tissus, puis suturée.Ce procédé est répété tant que la plaie n\u2019est pas exsangue.Il faut parfois jusqu\u2019à plus de sept eutures pour chaque côté pour obtenir cet effet.Mais le temps consacré à cette procédure en vaut la peine.Le malade retourne à sa chambre sans cracher ni vomir parfois même une goutte de sang.Nous n'avons pas la prétention de dire qu\u2019elle élimine complètement les hémorragies postopératoires, mais dans le cas de votre rapporteur, il a vu l\u2019incidence des hémorragies, de un pour cent environ qu'elle était autrefois, tomber à un pour mille et moins depuis les quelques cinq ans qu\u2019il emploie cette méthode.C\u2019est en observant ce qui se passe dans les autres domaines de la chirurgie que nous avons décidé d employer cette procédure.Le chirurgien qui ouvre un ventre n\u2019oserait pas le refermer sans s\u2019assurer que chaque vaisseau coupé est refermé par une ligature, sachant qu\u2019une hémorragie tardive pourrait entraîner les pires conséquences, soit la péritonite ou même la mort.De même pour toutes les autres branches de la chirurgie.Alors pourquoi ne pas adopter pour l\u2019amygdalectomie cette même technique, si elle met un terme à une grande cause de soucis pour l'opérateur.Avant de conclure cet exposé, parlons un peu des hémorragies tardives, celles qui parviennent parfois jusqu\u2019à huit jours après l'intervention.Elles se produisent lorsque tombe la fausse membrane qui se forme dans la loge amygdalienne.Elles sont moins fré- auentes mais plus à craindre parce qu\u2019alors 1428 le chirurgien peut être rendu loin de son malade, surtout tant que les téléphones sans fil ne seront pas vulgarisés au point que le malade pourra rejoindre son médecin à tout moment, même dans sa barque de pêche, sur un lac des Laurentides.Une des causes les plus fréquentes de cette complication tardive est l\u2019emploi par le malade de gargarismes, que la chose ait été ou non prescrite.La vue d\u2019une membrane grisâtre et l\u2019odeur désagréable qui s\u2019émane parfois de la plaie peuvent pousser le malade à vouloir se nettoyer la gorge pour mettre fin à ce qu\u2019il croit être une situation anormale.Nous prenons toujours le soin d\u2019avertir le malade de ne pas se gargariser, car il s\u2019expose alors volontairement à une hémorragie possible.Un autre procédé, qui nous a valu des hémorragies dans le passé, est l\u2019emploi d\u2019une gomme analgésique à base d\u2019aspirine qui se trouve dans le commerce.Cette gomme, qui est un excellent analgésique, produit-elle l\u2019hémorragie par suite de déglutition répétée de la part du malade?Nous l\u2019ignorons.Ou alors est-ce la présence d\u2019acide acétyl-sali- cylique dans ce produit qui est cause d\u2019une hypothrombinémie?C\u2019est l\u2019opinion de Neivert, qui, dans un article publié dans les Annals of Otolaryng, juillet 1945, remarque des hémorragies postopératoires chez les malades L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 qui font usage d\u2019acide acétyl-salicylique ou de salicylates.À tout événement, nous l\u2019avons proscrit de notre arsenal thérapeutique.En conclusion, nous répétons que l\u2019hémorragie postopératoire dans l\u2019amygdalectomie peut et doit être évitée dans la plupart des cas par: 1.Un examen du sang du malade, et prescription, s\u2019il y a lieu, de coagulants.2.Un questionnaire du malade pour éviter l'opération en état de menstruation, d\u2019infection, ou d\u2019altération du sang.3.Un bon éclairage.4.Une instrumentation et une technique non traumatisante.5.Une hémostase parfaite par des points de suture au catgut.6.Repos absolu de la région dans les jours qui suivent.( Abstention de gargarisme, de gomme analgésique, de glace à sucer ) Nous croyons que les précautions énumérées plus haut diminueront à un haut degré les alertes au chirurgien qui les emploiera, et nous espérons que nos remarques \u2018auront aussi quelque utilité pour le praticien qui à souvent affaire à ces malades, soit pour les préparer à une intervention d\u2019amygdalectomie, soit parce qu\u2019ils sont appelés chez un malade qui saigne par suite d\u2019une telle intervention. MOUVEMENT BIOLOGIQUE LES VIRUS DE L\u2019INFLUENZA DE L\u2019HOMME ET DU \u201cHOG-FLU\u201d' Paul MAROIS.Charles Nicolle, 4 l\u2019occasion de ses travaux sur le typhus exanthématique a introduit en pathologie la notion d\u2019infection inappa- rente.Il a de plus, envisagé une évolution historique du pouvoir pathogène des bactéries, protozoaires et virus.La parenté de certains virus qui infectent actuellement des espèces différentes présente un intérêt scientifique évident.L\u2019étude de cette parenté peut conduire à des acquisitions d\u2019une grande importance pratique.N\u2019est-ce pas, en effet, une parenté de ce genre qui existe entre le virus de la variole et celui de la vaccine?Nous voulons parler aujourd\u2019hui des rapports qui peuvent exister entre les virus de l\u2019influenza de l\u2019homme et le virus de l\u2019influenza du porc.L'homme a introduit l\u2019anthropocentrisme jusqu\u2019en pathologie: il est souvent question des maladies des animaux transmissibles à l\u2019homme.On se soucie beaucoup moins des infections de l\u2019homme transmissibles aux animaux.Le problème que nous nous proposons d\u2019examiner ensemble, constitue probablement un de ces cas d\u2019échanges d\u2019infection, dont l'importance ne saurait être mésestimée tant en hygiène humaine.qu\u2019en hygiène animale.L'existence de relations étiologiques entre le virus de l\u2019influenza de l\u2019homme et celui de l\u2019influenza du pore repose sur deux ordres de fait; 1° Un synchronisme frappant entre certaines grandes épidémies d\u2019influenza et l\u2019apparition d\u2019épizooties chez le porc.1.Présenté à « Micro-hebdo-actualités», Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, le 20 novembre 1946.2° La présence chez l\u2019homme, d\u2019anticorps neutralisant le virus porcin.L\u2019influenza des porcs est une maladie infectieuse aiguë et saisonnière des voies respiratoires.Le tableau clinique est à peu près celui rencontré dans la maladie de l\u2019homme: hyperthermie frisson, courbature, inappétence, abattement.La maladie apparaît et disparaît brusquement et se prolonge par une longue convalescence.La connaissance de l\u2019influenza humain remonte aussi loin que le début du 16e siècle.L\u2019influenza des pores n\u2019a été reconnu et décrit pour la première fois au\u2019en 1918 par J.S.Koen (1), dans l\u2019Etat d\u2019Iowa (4), alors que sévissait la grande pandémie d'influenza humain.L\u2019apparition d\u2019une maladie nouvelle chez les porcs eoncurremment avec une maladie semblable chez l\u2019homme suggéra à M.Koen la possibilité d\u2019une transmission de la maladie par l\u2019homme.Il donna à cette affection, le nom de « Hog-Flu » ou influenza du porc.L\u2019étiologie du « Hog Flu » serait à elle seule une raison de soupçonner la parenté avec celle de l\u2019influenza de l\u2019homme.Il s\u2019agit, en effet, dans les deux cas, d\u2019une synergie entre un virus filtrable et une bactérie hémophile.Le virus de l\u2019influenza du porc a été isolé par R.E.Shope (2), et la bactérie (Hémophilus influenzae suis ), par Lewis et Shope.(3).L'agent bactérien du complexe étiologique est un bâtonnet gram-négatif non mobile et hémoglobinophile.Il n\u2019est pas pathogène pour le porc lorsque administré en culture pure par voies respiratoires.Le virus de Shope est pathogène pour la souris blanche (5,6,), et le furet (7,8,), aussi 1430 bien que pour le pore.L'Instillation du virus au porc par voie nasale provoque apparition d'un malaise léger appelé «maladie filtrante», et dont les symptômes cliniques ne ressemblent en rien à ceux de l\u2019influenza épizootique.L\u2019administration de virus par voie nasale à la souris et au furet, dont, la résistance générale et locale a été diminuée à la suite d\u2019anesthésie préalable, provoque presque toujours une pneumonie mortelle.(5) _ependant, les pores soumis à l\u2019instillation intranasale du complexe étiologique virus- bactérie présentent, après une période d\u2019incubation de 24-48 heures, des symptômes cliniques tout à fait semblables à ceux rencontrés dans l'influenza épizootique.Cette infection expérimentale est de plus très contagieuse.Des porcs placés au contact de ces animaux d\u2019expériences présentent au bout de quatre jours en moyenne (4) les mêmes symptômes que ces derniers.Les effets svnergiques de l'hémophilus influenzae suis et du virus de l\u2019influenza des pores rencontrés chez ces derniers peuvent être reproduits par l'inoculation de ces agents dans la membrane cho- rioallantoidienne de l'embryon de poulet âgé de 9-10 jours L'infection combinée de l\u2019embryon présente une mortalité plusieurs fois la somme des agents individuels.Leur action combinée représente la maladie naturelle des pores en causant une destruction sélective des poumons (9,10).L\u2019Hémophilus tué par la chaleur est aussi actif que la bactérie vivante.Examinons maintenant quelles relations morphologiques et immunologiques existent entre des différents virus de l'influenza humaine et porcine.D'un point de vue général, le virus de Pinfluenza des pores est plus étroitement lié aux virus A et B de l\u2019influenza humain qu\u2019ils ne le sont entre eux.Considérés du point de vue morphologique, les trois virus ne se distinguent pas entre eux.Les dimensions des virus présentent, toutefois, quelques différences, bien que les virus A et celui de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burunr \u201cle microscope électronique s sont les suivant Shope soient sion.(11).Les mensurations, \u201ctelles qu \u2018établies 5 peu près de même di Virus A: 776 mu Virus B: 98 mu Shope : 78.3 mu Les calculs de la constante de sédimentatior des différents virus fournit les mesure suivantes: Virus À: 80 mu Virus B: 100 mu Shope 81.5 mu L\u2019infection créée, chez le furet par l\u2019inoeu- lation du virus de l\u2019influenza du porc ne se distingue en rien de celle qui est conséeutive à l\u2019inoculation des virus de l\u2019influenza humain (7).Le virus de \u201cinfluenza humain combiné avec l\u2019hémophilus influenzae produit, chez les porcs, la même maladie que le virus de Shope combiné avec la bactérie.Les pores devenus résistants à la souche humaine à la suite d\u2019une infection à ce virus combiné à l\u2019hémophilus influenzae suis le sont ordinairement aussi contre le virus de Shop Toutefois, les porcs guéris d\u2019une infection à virus de Shope deviennent aussi réfractaires au virus humain.La neutralisation du virus de l'influenza de l\u2019homme et du virus de l\u2019influenza du pore apporte aussi de nouvea arguments en faveur de la parenté de ces virus qui doivent posséder des constituants antigéniques communs.(14).| De plus, les caractéres sérologiques du virus de Shope permettent de le classer dans la même catégorie que le virus humain, (7,15.16 au point que si on en avait signalé le présence chez l\u2019homme avant qu\u2019il soit découvert chez le pore, on n\u2019aurait certainement pas hési à le classer comme un type de virus l\u2019influenza humain.A la suite de la suggestion de M.J ; Koen, plusieurs chercheurs ont essayé.retrouver, dans le virus de l\u2019influenza du po une forme de virus humain ou bien u modification de ce.virus, à \u2018la suite d\u2019 MAROIS: VIRUS DE L'INFLUENZA adaptation continue et prolongée dans l\u2019organisme du porc.En résumé, si l\u2019on considère 1° la présence d\u2019une bactérie semblable au B.de Pfeiffer dans le complexe étiologique de l\u2019influenza des pores \u2014 2° les caractères morphologiques et immunologiques communs des virus humain et porcin \u2014 3° les propriétés pathogènes communes \u2014 4° la présence, dans le sérum, de plusieurs personnes adultes de substances qui neutralisent le virus de Shope (17-18) et 5° l'apparition, chez les porcs, de deux institutions américaines durant l'hiver (1936-1937) d\u2019une infection à virus A de l\u2019influenza humain à la suite d\u2019une épidémié sévissant chez les employés de ces institutions (19), il est permis de penser à la possibilité d\u2019une transmission de l\u2019influenza humaine au pore lors de la pandémie de 1918, et, que le virus responsable de cette infection d'il y a un quart de siècle, soit aujourd\u2019hui la souche porcine actuelle d\u2019une modification de celle-ci Une réponse logique à cette hypothèse devra nécessairement attendre l\u2019apparition d\u2019une pandémie éventuelle semblable à celle de 1918.EPIZOOTOLOGIE DE L\u2019INFLUENZA DES PORCS.Le continent américain a reconnu régulièrement, depuis 1918, la présence d\u2019épidémies saisonnières d\u2019influenza du pore (14,20,21,22).L\u2019influenza des pores est une maladie largement contagieuse se propageant avec une grande rapidité et dont l\u2019explication suggère des foyers multiples de dissémination.L\u2019épizootie se limite ordinairement au mois d\u2019octobre, novembre et décembre pour disparaître jusqu\u2019à l\u2019automne suivant.Cette distribution périodique et saisonnière fut l\u2019objet des recherches de Shope qui en trouva une solution des plus classiques.Il constata la présence de l\u2019hémophilus influenzae chez les pores durant l\u2019année entière, cependant que la présence du virus était limitée à certains mois.Les virus appartiennent à la classe des parasites stricts.Leur subsistance nécessite donc un être vivant pour en assurer le cycle 1431 épidémiologique.L'absence du virus de Shope chez les.porcs entre les épizooties a dirigé les chercheurs vers la recherche d\u2019un hôte intermédiaire pouvant assuré le cycle épidé- miologique de ce virus.Les recherches du Shope (22,23) ont démontré la présence de deux hôtes intermédiaires.Le premier est une nématode parasite des bronchioles à la base des poumons du porc ( Métastongylus Elongatus ) qui ingère le virus; celui-ci se transporte dans les œufs, puis dans les larves qui, après éclosions, sont rejetées par les voies respiratoires ou digestives.Ils sont par la suite ingérés par le second hôte intermédiaire, les vers de terre, qui hébergent les virus d\u2019une saison à l\u2019autre.Les porcs, en ingérant ces vers de terre se contaminent et, à la faveur d\u2019une cause pré- disposante, telle le froid, l'humidité ou encore expérimentalement l\u2019inoculation d\u2019Hémoph- lus influenzae ou par l'injection de Cl»Ca, développent les formes typiques de l\u2019influenza.IMMUNISATION.Les recherches immunologiques effectuées en vue de la prophylaxie du « Hog Flu » ont fournit d\u2019utiles renseignements sur la valeur des différentes vaccins.L\u2019immunité conférée à la suite de l\u2019infection naturelle n\u2019est pas durable, puisque le même animal contracte la maladie plusieurs fois durant sa courte vie économique.Du complexe étiologique de l\u2019influenza, seul le virus a une valeur prophylactique (24) ce qui peut être retenu en vue de la prophylaxie de l'homme.La bactérie employée comme vaccin modifie le cours de la maladie mais ne la prévient.pas (24).Les expériences de I.-W.McLean et ses collaborateurs (25) démontrent l\u2019avantage de l'emploi d\u2019un virus formolé à doses petites et répétées sur l\u2019emploi d\u2019une seule grande dose.Ce mode de vaccination se traduit chez les pores par un accroissement plus grand et une persistance plus longue du titre des anticorps.Le virus traité par les rayons ultra-violets présente les mêmes avantages que le virus formolé, et l\u2019absorption du virus 1432 sur l\u2019alun ne favorise pas sensiblement le taux ni la persistance des anticorps.Ce problème de pathologie animale relativement peu connu, mérite d\u2019être étudié, car L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 de sa solution peuvent dépendre les progrès de nos connaissances sur l\u2019étiologie, l\u2019épidémiologie et la prophylaxie de l\u2019influenza.BIBLIOGRAPHIE 1.M.DORSET, C.N.McBRYDE et W.B.NILES: « Remarks on \u201chog flu\u201d » J.Am.Vet.Assn., 62: 162, 1922.2.R.E.SHOPE: «Swine influenza III 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W.SMITH: «Influenza: Observation on the recovery of virus from man and on the antibody.» Brit.J.Exp.Path., 16: 566, 1935.18.R.HARE et W.C.RICHM: « Terms variations in the titer of neutralizing antibody for influenza virus in the sera of adults and children.» J.Immunol.40: 253, 1941.19.R.E.SHOPE: «Serological evidence for the occurrence of infection with human influenza virus in Swine.» J.Exp.Med., 67: 739, 1938.20.C.N.McBRYDE.W.B.NILES et H.E.MOS- KEY: «Investigations on the transmission and etiology of \u201chog flu\u201d.» J.Am.Vet.Med.Assn.73: 331, 1928 21.W.H.DREKER: «Swine diseases as we find them in the field.» J.Am.Vet.Med.Assn., 61: 178, 1922.22.R.E.SHOPE: «The swine lungworm as a reservoir and intermediate host for swine influenza virus.II.The transmission of swine lungworm.» J.Exp.Med., 79: 49, 1941.23.R.E.SHOPE: «Swine influenza.» \u2014 13 mai 1942 pp.85-109 in Virus Diseases, by Members of the Rockefeller Institute for Medical Research.Cornell University Press.1943.24, W.A.HAGAN: «Swine influenza.» pp.603- 608, in The Infections Diseases of Domestic Animals, by Hagan, W.A., 1943.25.I.W.McLEAN Jr.et Al: « Antibody response of swine to vaccination with inactivated swine virus.Science, 101: 544, 1945. PROTOZOAIRES INTESTINAUX CHEZ L\u2019HOMME AU CANADA \u2018 L.-P.-E.CHOQUETTE 2 Les protozoaires intestinaux que l\u2019on trouve chez l\u2019homme au Canada se repartissent dans trois grands groupes: Amibes, Flabellés et Infusoires.On trouve fréquemment 4 espèces appartenant à l\u2019ordre des amibiens, 2 de l\u2019ordre des flagellés et très rarement une espèce de l\u2019ordre des infusoires.Seuls l\u2019infusoire Balantidium coli et une amibe à quatre noyaux, Entamæba histolytica, sont définitivement reconnus comme pathogène pour l\u2019homme.Balantidium coli est un parasite très commun chez le porc mais rarement rencontré chez l'homme au Canada.Quant à Entamæba histolytica sa présence est beaucoup plus fréquente.En effet, les statistiques coprolo- giques du Canada établissent à 2% l'infection amibienne de la population (1).Le taux d\u2019infection est beaucoup plus élevé chez les groupes de personnes vivant en commun, e.g.: asiles de vieillards, orphelinats, pensionnats, etc, ainsi que le démontrent certaines études faites au pays (8), (9).Une enquête poursuivie dans les grands hôpitaux révèle que de 1936 à 1945, 162 personnes furent hospitalisées pour cause de dysenterie amibienne.Pour la période 1940-1943, le Bureau des Statistiques Vitales du Dominion rapporte 14 décès dus à la dysenterie amibienne.Certains auteurs, cités par Miller (1), ont démontré qu\u2019à Montréal 11.6% de 1,075 patients présentant des troubles de l\u2019appareil digestif, étaient des porteurs d\u2019amibes à quatre noyaux.Il ne fait aucun doute que si les examens appropriés étaient toujours faits, un assez fort nombre de porteurs présentant des symptômes cliniques seraient dépistés.1.Présenté à « Micro-hebdo-actualités », Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, le 4 décembre 1946.2.Research Assistant, Institute of Parasitology, Macdonald College.of McGill University.Chargé de cours, Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Il ressort clairement de l\u2019étude des statistiques qu\u2019il y a une énorme différence entre le grand nombre, porteurs sans symptômes, et le nombre plutôt restreint de porteurs atteints de dvsenterie.Un autre fait qui a attiré l\u2019attention des parasitologues, c\u2019est la fréquence de la dysenterie amibienne à l\u2019état aigu dans les pays exotiques et son infréquence sous cette forme dans les pays de la zone tempérée.Divers auteurs ont tenté d\u2019expliquer ces faits par différentes théories basées sur l\u2019unicité ou la pluralité de l\u2019amibe à quatre noyaux.La plupart des auteurs croient que les kystes à quatre noyaux appartiennent à une seule et même espèce dont le pouvoir pathogène varie selon les circonstances.Ainsi, un grand nombre d\u2019individus peuvent héberger l\u2019amibe dysentérique sans présenter de symptômes mais sous l\u2019influence d\u2019une cause déterminante ( refroidissement, surmenage, déficiences alimentaires ) etc.la maladie se déclare.Deschiens, et al ( 2,3,4, ) ont démontré le rôle que peut jouer la flore bactérienne dans l\u2019amibose intestinale.D\u2019après Meleney et Frye (5), il n\u2019y a qu\u2019une espèce Entamæba histolytica, mais qu\u2019il existe plusieurs souches de cette amibe ne variant entre elles que par leur degré de virulence.Selon ces auteurs, l\u2019amibose intestinale ne se manifeste que dans les cas où le parasite est suffisamment virulent.Cependant, selon Craig et Faust (6), l\u2019amibe E.histolytica étant un parasite obligatoire est toujours pathogène pour l\u2019hôte qui l\u2019héberge; ainsi, d\u2019après ces auteurs, il n\u2019existerait réellement pas de «porteurs vains » car dans tous les cas, il y aurait lésion des tissus de l\u2019hôte.Pour d\u2019autres auteurs, il existe des « porteurs sains » et leur grand nombre s\u2019explique si on veut admettre le principe de la pluralité des amibes à quatre noyaux ie.que seuls ceux qui hébergent la 1434 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 véritable amibe dysentérique présentent des symptômes.Ainsi, Kuenen, Swellengrebel, Nol- ler et Brumpt (7) admettent que les kystes amibiens à quatre noyaux proviennent de plusieurs espèces morphologiquement voisines mais physiologiquement distinctes en ce que seulement une espèce peut envahir les tissus de lhôte.C\u2019est la présence ou l\u2019absence de cette amibe qui détermine l\u2019épidémiologie de l\u2019ami- bose intestinale dans les différentes parties du globe.Ce court exposé des différentes théories sur la pathogénicité des amibes à quatre noyaux démontre qu\u2019à l\u2019heure actuelle nos connaissances sur le sujet sont encore fort incomplètes.Ainsi, selon la plupart de ces conceptions, l\u2019amibiase intestinale constituerait donc un problème d\u2019une certaine importance au Canada, vu le grand nombre d\u2019individus hébergeant l\u2019amibe Entamæba histolytica et le pouvoir pathogène de ce parasite.D\u2019un autre côté, si on se range du côté des promoteurs de la théorie de la pluralité des amibes à quatre noyaux, on s\u2019aperçoit qu\u2019un grand nombre d\u2019individus au Canada (8) hébergent, par exemple, l\u2019amibe Entamæba histolytica sous sa forme minuta, non pathogénique mais susceptible de se transformer en forme histolytique.Cependant, comme le fait remarquer Miller (1) il ne faut pas croire que la seule constatation d\u2019une amibe à quatre noyaux dans les selles d\u2019un individu est suffisante pour poser un diagnostic d\u2019amibiase.Il appartient alors au clinicien :de décider si le parasite joue un rôle étiologique dans les troubles du patient ou s\u2019il ne joue qu\u2019un rôle secondaire.Quelle que soit la théorie acceptée, il existe un fait indéniable: c\u2019est que l\u2019amiblase intestinale existe au Canada à l\u2019état endémique.Il appartient donc à la profession médicale d\u2019exercer son attention vigilante sur le très grand nombre de porteurs d\u2019amibes afin que dans un avenir que nous espérons rapproché, la lumière se fasse sur la gravité réelle ou possible de cette infection BIBLIOGRAPHIE 1.M.J.MILLER: Canad.M.À.J., 55: 336, 1946.2.R.DESCHIENS: C.R.Soc.Biol, 125: 1017, 1937.(Trop.Dis.Bull.Abst., p.580, août 1938.) 3.B.SPECTOR: Am.J.Hyg., 22: 366, 1935.4.R.W.NAUS et I.RAPPAPORT: Am.J.Trop.Med., 20: 107, 1940.5.H.E.MELENEY et W.E.FRYE: Am.J.Hyg.17: 637, 1933.6.C.F.CRAIG et E.C.FAUST: Clinical Para- sitology, 4e édition, p.871, Philadelphie, 1945.7.E.BRUMPT: Précis de Parasitologie, 5e édition.p.2.139.Paris, 1936.8.M.J.MILLER: Canad.M.A.J., 41: 120, 1939.9.M.J.MILLER et L.CHOQUETTE : Sous presse. ÉDITORIAL Bulletin de l'Hssoctation des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale dU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 76 \u2014 No 12, Montréal, décembre 1947 CANCER DU RECTUM L'ordre de l'univers exige la mort de tout ce qui vit.L'homme n'échappe pas à l\u2019inexorabilité de la loi.Cependant, par la médecine, 1l lui est maintes fois possible de reculer l\u2019échéance et d\u2019amoindrir les désagréments du trépas.Parmi les mille et une façons de quitter prématurément ce monde, il n\u2019en existe guère de plus lamentable que le cancer des segments terminaux du tube digestif.Toutes les atrocités de la douleur physique et morale s'associent dans cette dégénérescence.On frémit d\u2019effroi, quand on songe que les cancers rectaux et sigmoïdiens occupent un des plus hauts échelons dans la nomenclature des causes de décès.Anus, rectum et sigmoïde fournissent douze pour cent de la totalité des cancers chez l\u2019homme et quatre- vingt pour cent de tous les cancers de l\u2019intestin.L\u2019ensemble des statistiques révèle que les deux tiers des patients sont manifestement incurables au moment du diagnostic.L'autre tiers, celui des sujets soi-disant curables, ne fournit qu\u2019une guérison de cinq ans par trois opérés.La phase de curabilité véritable se trouve donc franchie dans plus de quatre-vingt-cinq pour cent des cas quand la maladie est enfin reconnue.Et pourtant, c\u2019est un cancer dont le diagnostic précoce devrait se faire 1435 avec une beaucoup plus forte fréquence, si l\u2019on considère les symptômes qu\u2019il produit ainsi que la facilité et la sûreté des moyens dont dispose le médecin pour le découvrir même au début.Récemment, certains se sont scandalisés de la violence avec laquelle le docteur Yves Chaput a fait reproche à la profession de diagnosties trop tardifs.\" Notre collègue mérite les plus grands éloges pour sa courageuse intervention.Il a parlé comme un maître, avec éloquence et autorité.Il a parlé avec la stupéfaction d\u2019un homme d\u2019expérience qui assiste à trop de drames qui se peuvent éviter.S1 quelques-uns n\u2019ont vu qu\u2019impertinence dans les commentaires du doe- teur Chaput, d\u2019autres ont interrogé leur conscience et pris des résolutions.Il est trop facile de s'approprier l\u2019excuse que les professeurs de clinique, en général, n\u2019enseignent ni le toucher, ni l\u2019endoscopie.Peu importe comment les magisters conçoivent et accomplissent leurs devoirs envers les élèves; ceux-ci feraient bien de se débrouiller pour acquérir l\u2019une et l\u2019autre techniques.Quand ils exerceront à leur compte l\u2019art de soigner, ils devront se maintenir dans l\u2019habitude du procédé et ne jamais manquer une occasion de s\u2019en servir.Cela vaudra mieux pour les malades que des tas de notions livresques ou un excès mal placé de délicatesse.Ceux, parmi les médecins, qui se sentent portés à la répugnance coprologique ou au moindre effort, devraient s\u2019entraîner à surmonter l\u2019une ou l\u2019autre de ces faiblesses.S'ils commettent 1.Docteur Yves Chaput: « Considérations sur le diagnostic des cancers rectaux et sigmoïdiens.» Société Médicale de Montréa!, séance du 21 octobre 1947. 1436 des péchés d\u2019omission, qu\u2019ils reconnaissent au moins leur culpabilité et qu\u2019ils se souviennent du préjudice qu\u2019ils causent: la mort après des mois et des mois de supplice et d\u2019horreur.Dans l\u2019enseignement de la médecine, une part des innombrables heures perdues en laïus céderait la place avec avantage à l\u2019entraînement pratique de l\u2019œil et du doigt.On transformerait nombre de Diafoirus en honnêtes et utiles praticiens.Les cancers de l\u2019anus et du rectum sont des cancers cliniques.Le médecin qui ferait systématiquement le toucher et l'inspection instrumentale de ces régions se classerait d\u2019emblée parmi les bons médecins, même s\u2019il n\u2019y trouvait que deux ou trois cancers par année.Non seulement il découvrirait bien d\u2019autres lésions ano-rectales, mais ayant éprouvé l\u2019efficacité de la discipline, il l\u2019étendrait aux autres parties du corps humain avec les mêmes récompenses.Ce médecin apprendrait, du même coup, l\u2019usage de la biopsie et le prix des renseignements qu\u2019elle apporte.Il ne faut pas compter sur la radiographie pour les cancers siégeant au rectum.Occasionnellement, le procédé met en évidence un épithélioma insoup- conné de cette région, mais c\u2019est l\u2019exception et pour deux raisons: 1° le radiologiste prend pour acquit que, cliniquement, il n\u2019y a rien; 2° une étude radiologique un peu fouillée du rectum demande une dizaine de clichés pour ce secteur seulement.En effet, la sécurité d\u2019un tel examen demanderait toute une série de radiogrammes sous de multiples incidences, après remplissage opaque, après évacuation, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 après insufflation et cela avec un rayonnement d\u2019une grande puissance, afin de traverser le bassin de profil.Dans la pratique courante, la radiographie du rectum sert surtout à préciser un détail, notamment l\u2019étendue de l\u2019infiltration néoplasique.Pour les segments qui siègent au delà des limites de la recto-sigmoïdoscopie, le diagnostic repose uniquement sur la radiologie et l\u2019on doit concéder l\u2019excellence de la méthode.Par contre, la zone de jonction du rectum et du sigmoïde offre des difficultés à tous les modes d'examen.En effet, beaucoup de tumeurs du segment restent inaccessibles au doigt, même si l\u2019on explore le patient en station debout.Dans une forte proportion de cas, l\u2019endoscope bute sur la charmière recto-sigmoïdien- ne plus ou moins infiltrée et n\u2019arrive pas jusqu\u2019à la lésion.En ce qui concerne le lavement opaque, disons qu\u2019il ne met à jour un défaut de remplissage, un rétrécissement partiel, une irrégularité du relief muqueux que si le radiologiste se donne beaucoup de peine pour obtenir les images révélatrices.Dans cette circonstance ou jamais, il faut la coalition la plus loyale et la plus raffinée de tous les efforts du médecin, du chirurgien, du radiologiste et de l\u2019anatomo-pathologiste.A tout événement, un jugement négatif ne se justifie que si l\u2019on peut expliquer par autre chose le saignement, la modification morphologique et l\u2019horaire déréglé des selles, la douleur, le ténesme, le prurit, les hémorroïdes, etc.Sur ce point, on ne saurait abuser de circonspection, d\u2019étroite surveillance et de répétition des examens endoscopiques et radiologiques. ÉDITORIAL Le diagnostic du cancer du rectum se complète par la détermination de l\u2019opérabilité.Celle-ci varie beaucoup selon les chirurgiens.En principe, il n\u2019y a de contre-indication formelle que les métastases à distances; c\u2019est-à-dire au foie, aux poumons, au squelette, etc.Les autres facteurs défavorables sont appréciés selon les individus et selon l'hôpital.Il faut savoir que l\u2019extension locale du processus et l\u2019adénopathie régionale restent des contre-indications relatives et sujettes à discussion avec le radiothérapeute qui peut rendre opérable ce qui ne l'était pas.Bien entendu, le cancer du rectum relève, en principe, de la chirurgie.Les radiothérapeutes reconnaissent cette vérité.Toutefois, lorsque le chirurgien a parlé, le dernier mot n\u2019est pas dit.L\u2019anatomo-pathologiste n\u2019a pas davantage droit a l'infaillibilité quand son jugement se base uniquement sur la forme des cellules et leur disposition architecturale.On a voulu synchroniser radiosensibilité et plastique cellulaire.Erreur! Dans le cas particulier du cancer recto-sigmoïdien, l\u2019insensibilité des adénocarcinomes perd peu à 1437 peu son absolutisme.Pour en donner un seul exemple, rappelons que La- marque et Gros ont guéri huit cancéreux du rectum par radiothérapie de contact.Et que nous réserve l\u2019avenir?Nous ne saurions le prédire, mais les motifs d\u2019espérer s\u2019accroissent.Les isotopes radioactifs et le betatron qui produit des radiations équivalentes à 300 millions de volts, remettent tout en question.Pour l\u2019instant, dans la plupart des cas, le cancer sigmoïdo-rectal demeure au pouvoir du chirurgien, à condition qu\u2019il soit détecté suffisamment tot.Le diagnostic précoce est le devoir de tous.Il est navrant de penser qu\u2019en l\u2019an de grâce 1947, il y a des gens qui meurent ou qui vont mourir de cancer rectal, parce que leur médecin n\u2019aimait pas se salir les mains ou n\u2019avait pas appris l\u2019usage du rectoscope.La profession attend le Mécène, pharmacien en gros, qui pour sa réclame et le bien de l'humanité, fournira gratuitement les doigtiers de caoutchouc et le lubrifiant dont on semble manquer.Albert JUTRAS. CONTRÔLE DE LA SALUBRITÉ PUBLIQUE\u2018 M.L.-P.CABANA, Surintendant et ingénieur sanitaire, Division de l'inspection sanitaire, Service de Santé de Montréal.Les hygiénistes qui s\u2019occupent de la santé publique poursuivent tous un même but: la conservation de la santé.Pour arriver à cette fin, le médecin et l\u2019infirmière s\u2019occupent de l\u2019immunisation et de la vaccination, de l\u2019isolement, de l\u2019hospitalisation et des traitements appropriés pour prévenir la propagation de la maladie.Le bactériologiste et le chimiste recherchent la présence des germes infectieux et décellent les porteurs de germes, enfin l'ingénieur sanitaire contrôle la salubrité publique.La salubrité publique est la plus ancienne phase de l\u2019évolution de la médecine préventive et a toujours exigé une surveillance étroite des milieux où vivent les individus.Cette surveillance nécessite une lutte constante contre les agents extérieurs qui nous entourent.À travers les âges, il a été reconnu que l\u2019agglomération de personnes dans les villes a toujours été accompagnée d\u2019une diminution du standard général de santé et d\u2019une augmentation du nombre d\u2019épidémies.Aussi dès le début de la civilisation, les populations comprenaient déjà la nécessité de la salubrité publique.Les Israélites, les Egyp- tiens et les Romains y attachaient déjà de l\u2019importance; malheureusement après la chute de l\u2019Empire Romain et les conquêtes des barbares, elle a été complètement négligée.Les bains ont disparu, les habitations sont devenues malpropres et les rues de véritables dépotoirs d\u2019ordures ménagères voire même de déchets humains.Rien de surprenant qu\u2019il en soit résulté des fléaux, des épidémies, etc.1.Travail présenté aux «Journées médicales» annuelles de la Société Médicale de Montréal, mai 1947.MÉDECINE SOCIALE + + Depuis, heureusement et grâce aux découvertes scientifiques du dernier siècle, la salubrité publique a pris un nouvel essor.Tous ont compris qu\u2019aucune étude de la médecine préventive ne peut être complète sans la salubrité publique.L\u2019ingénieur sanitaire éclairé par la science du biologiste et du chimiste et par l\u2019expérience du médecin a cherché à coordonner tous ces éléments afin de tracer les cadres nécessaires au fonctionnement des organismes responsables du contrôle de la salubrité.Son travail ne s\u2019est pas limité simplement à retarder l\u2019émission des certificats de décès, mais aussi à augmenter la vigueur, l\u2019efficacité et la joie de vivre des peuples.: Sedgwick dans son livre « Sanitary Science and Public Health » se sert de la parole du laboureur pour faire comprendre la nécessité d\u2019un tel contrôle.Comme on se le rapelle, une partie de la semence tomba sur le bord de la route et fut mangée par les oiseaux, une autre partie tomba sur un terrain rocailleux et après avoir levé, faute de racines profondes, fut séchée par le soleil, une autre fut étouffée par les épines et enfin la dernière partie tomba dans un bon champ et rapporta 100 pour 1 Le blé tombé sur le bord de la route représente l\u2019organisme humain qui n\u2019a pas la chance de vivre étant immédiatement terrassé par les germes des maladies infectieuses, bactéries, ete.; celui tombé sur un terrain rocailleux ou dans les épines représente l\u2019individu qui naît en santé, mais à cause d\u2019un milieu défavorable voit sa résistance vitale diminuer constamment pour finalement su comber victime de ces mêmes germes.Tandis CABANA: CONTRÔLE DE LA SALUBRITÉ PUBLIQUE que celui qui naît, se développe et grandit dans un milieu favorable résiste à leurs attaques et se rend jusqu\u2019à maturité: la vieillesse.Autrefois la purification de l\u2019eau d\u2019alimentation était la principale préoceupation de l\u2019ingénieur sanitaire, mais aujourd\u2019hui il est de toute nécessité que le contrôle de la salubrité publique comprenne un champ d\u2019action de plus en plus vaste.En plus de l\u2019approvisionnement d\u2019eau potable, il faut surveiller l\u2019évacuation des eaux d\u2019égouts, la pollution de l\u2019air que nous respirons, la salubrité des bains publics, la salu- \u2018brité du lait et des aliments, la collecte et la disposition des ordures ménagères.le contrôle de la vermine et des insectes, la construction, la disparition des logements insalubres, l\u2019hygiène industrielle, le confort des individus par le chauffage et la ventilation, l'assainissement des terres, la propreté de la voie publique et des habitations, la pollution des cours d\u2019eau, les services personnels tels que buanderies, salons de barbiers, coiffeurs, articles rembourrés, etc.Le premier contrôle de la salubrité publique doit s\u2019exercer sur l\u2019air qui nous entoure; de par sa constitution notre corps ne peut vivre sans cet air, aussi faut-il le débarrasser des impuretés que la civilisation moderne y a apportées.Peu de travaux malheureusement ont été faits à date pour nous débarrasser de ces impuretés que les cheminées de nos usines et de nos maisons répandent dans l\u2019air.On semble accepter, bien à tort qu\u2019il soit inévitable à une grande ville de posséder une atmosphère souillée.Outre les dommages économiques considérables qu\u2019il en résulte, la fumée, les poussières, les gaz et les mauvaises odeurs ont un effet néfaste sur la santé publique et sur le confort de la population.De plus, si l\u2019air des rues est impur, nécessairement celui de nos maisons d'habitation le sera aussi.A l\u2019intérieur des habitations surtout, dans 1439 «es endroits publics où un grand nombre d\u2019individus sont réunis, il faut apporter les changements d\u2019air nécessaire, la température et le degré d'humidité favorable à un échange normal de température du corps humain avec le milieu qui l\u2019entoure.| Après l\u2019air, la nourriture est l\u2019élément le plus essentiel à la vie.Cette nécessité ainsi que l\u2019évacuation des matières non utilisées par l\u2019organisme constituent le plus grand danger de transmission de maladies infectieuses que le contrôle de la salubrité publique ait à faire face.L\u2019eau, le lait, les aliments et les eaux usées sont les moyens de transport généralement utilisés par les germes de la fièvre typhoïde, la dysenterie, etc.Aussi est-il de la plus haute importance que seule une eau potable, débarrassée de ses germes dangereux soit utilisée pour la consommation.Dans les grandes villes, les municipalités se chargent de fournir cette eau à la population après avoir pris les mesures nécessaires de purification, de filtration, d\u2019aération et de chloration.Cette eau doit cependant être constamment surveillée pour qu\u2019elle ne se contamine pas en cours de route avant d'atteindre le robinet du consommateur.La tuyauterie pour l\u2019évacuation des eaux d\u2019égouts requiert aussi une attention spéciale, parce qu\u2019elle constitue une source permanente de danger avec lequel le citoyen peut venir en contact tous les jours de la vie.Le lait malgré qu\u2019il soit utilisé en quantité moindre que l\u2019eau est le véhicule idéal pour le transport des maladies à cause des éléments nutritifs qu\u2019il renferme.Les conditions sanitaires de la ferme d\u2019où il vient, la santé et la propreté des animaux, le transport à l\u2019usine de pasteurisation, la pasteurisation et le transport au consommateur sont autant de points principaux qu\u2019il faut surveiller pour faire disparaître les dangers de pollution.Des précautions semblables doivent être prises dans la préparation et la conservation 1440 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 des aliments, des viandes, de la mise en conserve, des breuvages, etc.En plus d\u2019utiliser des matières premières de la meilleure qualité, des soins particuliers de propreté et d\u2019hygiène doivent être apportés.Un autre problème résultant de l\u2019alimentation et qui en constitue un de salubrité publique est la disposition des ordures ménagères.Si elles ne sont pas convenablement disposées, elles peuvent constituer une menace pour la santé publique.Aussi faut-il qu\u2019elles soient conservées dans des réceptacles appropriés jusqu\u2019à leur collecte, que leur transport soit fait dans des véhicules étanches jusqu\u2019à leur disposition à l\u2019incinérateur public ou au dépotoir municipal.La disposition de ces déchets amène le problème de la vermine et des insectes.Il sera d\u2019autant plus facile pour l\u2019ingénieur sanitaire de diminuer leurs effets si ces parasites ne peuvent trouver de quoi se nourrir ni de quoi s\u2019abriter.C\u2019est pourquoi toute construction doit être à leur épreuve et tous les aliments gardés dans des endroits qui ne leur sont pas accessibles.Combien de maladies nous sont rapportées être transmises par le rat, la mouche, le maringouin etc, comme le typhus, la fièvre jaune, la malaria etc.Après l\u2019air et la nourriture, il existe un autre élément essentiel à la vie: un abri pour se protéger contre les intempéries et les rigueurs des climats.Cependant de nos jours avec les connaissances techniques que nous possédons, il faut plus qu\u2019un abri pour se loger.Il nous faut un logement salubre rencontrant toutes les exigences nécessaires au développement du corps humain.Même si on ne veut pas attribuer directement au logement insalubre certaines maladies contagieuses, comme le tuberculose, la fièvre typhoïde, la diphtérie ou autres, il reste pas moins vrai que la santé et la sécurité sociale des individus y est intimement liées.Avec les nouvelles connaissances de l\u2019urbanisme, lorsque l\u2019on construit des habitations, il faut tenir compte de la pollution atmosphérique, des obstacles topographiques, de la BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 prédominance des vents et de l\u2019orientation des immeubles.De plus leur construction exige une surveillance constante qui doit se continuer pendant la durée de l'habitation.Le casier sanitaire des logements permet de faire disparaître le plus tôt possible les causes d\u2019insalubrité résultant d\u2019une défectuosité structurale ou du manque d'entretien.Pour arriver à cette fin le logement doit être protégé contre l\u2019humidité, être ensoleillé et à l\u2019épreuve des incendies, il doit être assez spacieux pour loger tous les membres de la famille, être chauffé convenablement, procurer un air pur, avoir des espaces libres pour les ébats des enfants et être à l\u2019abri du bruit et éloigné de la circulation intense.La solution du problème de l\u2019habitation a été entravée depuis quelques années par la pénurie de logements.Plusieurs familles doivent encore demeurer dans des habitations insalubres.Espérons que l\u2019on réussira à remédier à cette mauvaise situation avant que ces milieux deviennent des milieux favorables à l\u2019éclosion de la maladie et à certaines déficiences affectant l\u2019hygiène mentale.Durant ces dernières années un plus grand intérêt a été apporté aux exercices physiques et aux lieux de baignade.La construction et l\u2019opération des bains publics ont été reconnues comme jouant un grand rôle dans la salubrité publique.Par un contrôle constant sur la qualité de l\u2019eau et sur les conditions sanitaires de ces établissements, les dangers d\u2019infection ont été réduits au minimum.Plus récemment encore, et afin de diminuer autant que possible le nombre de personnes allergiques à certaines plantes, quelques municipalités ont pris des mesures nécessaires pour détruire ces plantes.Ce travail a été facilité par les découvertes modernes en mettant à notre disposition de nouveaux produits chimiques comme le 24-D.(2,4-Dichloro- phenoxyacetic ) L\u2019individu soit par manque de compréhension, d\u2019indifférence ou de négligence, n\u2019est pas en mesure d\u2019appliquer lui-même les me- \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 Co oo LITTLE: L'INSTITUT NATIONAL DU CANCER sures préventives nécessaires.Aussi a-t-il fallu avoir recours à la surveillance publique des gouvernements pour sauvegarder la salubrité publique.Il est cependant de toute nécessité d\u2019éduquer la population en matière de salubrité afin 1441 qu\u2019elle puisse coopérer avec les organismes gouvernementaux constitués à cette fin.Ces efforts constamment répétés ne peuvent faire autrement, avec la coopération de la profession médicale, de soulager la misère humaine.L\u2019INSTITUT NATIONAL DU CANCER DU CANADA Dr J.L.LITTLE, Directeur exécutif.La formation de l\u2019Institut national du Cancer cette année, augure bien de l\u2019expansion du programme de recherches en vue de faire progresser nos connaissances sur le métabolisme cellulaire en appuyant surtout sur le comportement de la cellule cancéreuse.Il est espéré que, grâce aux connaissances acquises dans les domaines de l\u2019endocrinologie, de la génétique, de la biochimie et de la biophysique, les savants du Canada pourront participer à une attaque concertée sur cette maladie \u2014 la deuxième grande cause de mortalité dans le pays.Les études sur le cancer ont une portée tellement fondamentale qu\u2019il faut plusieurs années de recherches dans chaque sphère d\u2019enquête pour en apprécier la valeur qui en découle.Les budgets universitaires n\u2019ont pas suffi à appuyer des projets de cette nature avec des spécialistes à service continu.Les bourses octroyées pour attirer des hommes qui consacreraient leur temps à l\u2019étude du cancer, avaient si peu d\u2019importance qu\u2019un bien petit nombre de jeunes gens voulaient s\u2019aventurer dans cette carrière spéciale.S\u2019ils avaient à cœur de faire des recherches sur le cancer, leurs seules possibilités de soutien semblaient être l\u2019émigration à d\u2019autres pays dont les installations et les ressources financières rendaient ce choix moins hasardeux pour la continuité des recherches.L'Institut national du Cancer a reconnu les problèmes en cause et il a été créé un organisme largement représentatif.En plus des cinq savants choisis dans tout le pays, seize membres ont été nommés par les groupes suivants: \u2019Association médicale canadienne, l\u2019Association dentaire canadienne, le Conseil canadien d\u2019hygiène publique, l\u2019Association des collèges de médecins, la Fédération nationale des universités, le ministère de la santé nationale et du Bien-être social, les centres provinciaux de diagnostic et de traitement, le Collège royal des médecins et chirurgiens, la Scciété canadienne du Cancer et l\u2019Association canadienne d\u2019hygiéne publique.Les fidéicommissaires de la Caisse anticancéreuse du jubilé d\u2019argent du Roi George V ont autorisé le versement d\u2019un octroi de $150,000 pour lancer les travaux et participer à la campagne éducative du public lancée par la Société canadienne du Cancer.Cet argent a déjà été réparti et soutient actuellement un travail utile.La ligne de conduite primordiale de l\u2019Institut est d\u2019encourager et de stimuler les recherches fondamentales sur le cancer et de mettre en corrélation l\u2019aspect scientifique de la lutte contre le cancer, en donnant aux provinces toute l\u2019aide que l\u2019Institut puisse fournir.Dans sa première année d\u2019existence, l\u2019Institut a examiné 35 demandes dont huit ont été rejetées et une est pendante.: 1442 La liste des projets approuvés comprend un vaste domaine d\u2019enquêtes, et toutes les demandes ont été passées au crible par le POSTULANT Aldous, J.-G.Université Dalhousie Begg, R.-W.Université Dalhousie Berrill, N.-J.Université McGill Best, C.-H.Université de Toronto Bluh, O.Université de la Colombie-Britannique Cantero, A.Université de Montréal Franks, W.-R.Université de Toronto Franks, W.-R.Université de Toronto Franks, W.-R.Université de Toronto Fisher, Kenneth Université de Toronto Ham, Arthur Université de Toronto Hayes, F.-R.Université Dalhousie Leblond, C.-P.Université MeGill L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 comité consultatif en recherches médicales du Conseil national des recherches.PROJET Etude du métabolisme de la croissance des cellules de la levure.Etude enzymotique et histochimique de la malignité.Cycle de maturation des cellules vivantes.Fourniture d\u2019installations fixes pour la recherche expérimentale du cancer chez l\u2019animal.Effets des radiations sur le matériel biologique Cirrhose précancéreuse du foie et hépatome malin chez le rat.Acquisition de 500 cages ordinaires à souris.Etude de la métamorphose sous le rapport de la carcinogénèse.Influence des radiations cosmiques sur la carcinogénèse.Etude comparative du métabolisme respiratoire des cellules, dans des conditions de croissance et de repos.Plus amples recherches sur la nature de l\u2019agent ou du facteur en cause dans les croissances malignes du cancer mammaire chez les souris, en étudiant les effets produits dans les cellules, les tissus et les humeurs des embryons de poussin, par la croissance de tumeurs mammaires de souris transférées systématiquement dans leur membrane vitelline et aussi en tentant d\u2019obtenir la croissance de l\u2019agent sans cellules cancéreuses dans la membrane vitelline d\u2019œufs fertiles.La dissociabilité des processus fondamentaux de l\u2019ontogénèse.Localisation histologique des éléments radioactifs d'importance biologique dans les tissus normaux et les tissus cancéreux. LITTLE: L'INSTITUT NATIONAL DU CANCER Mannery, Jeanne-F.McEwen, H.-D.Nicholson, D.Noble, R.-L.Ower, J.-J.et MacGrogor, J.-W.Parker, R.-C.Pelluet, D.Quastel, J.-H.Selye, Hans Simard, L.-C.Van Rooyen, C.-E.Wiynne, A.-M.Université de Toronto : Université Queen\u2019s Hopital général de Winnipeg Université de l\u2019ouest d\u2019Ontario Université d\u2019Alberta Université de Toronto Université Dalhousie Hopital général de Montréal Institut de recherches spéciales et de métabolisme cellulaire.Université de Montréal Université de Montréal Université de Toronto Université de Toronto 1443 Le modèle électrolytique et la perméabilité des cellules en croissance.Facteurs qui influent sur la teneur hydrique du foie de rats atteints de lésions tumorales.Etude histologique de la rate et des organismes génitaux du rat après l'injection d\u2019extraits urinaires de cancéreux.Enquête sur le travail de Beard relativement au diagnostic du cancer; administration buec- cale de stilboestrol sur l\u2019induction et le développement du cancer; études sur le cancer produit par l\u2019uréthane et l\u2019aminofluoréine; effet de la congélation sur la viabilité et la croissance des tumeurs; excrétion gonadotrophine chez les humains présentant des tumeurs testiculaires; recherches de l\u2019infection chez une colonie de souris, ayant eu, pour résultat, une absence de tumeurs mammaires pourtant attendues.Propriétés carcinogéniques de 1; 2; 9; 10 Tétraméthylanthracène et des substances connexes; Nourriture requise par les cellules animales dans les tissus de culture.Etude cytologique de la modification dans la fifférenciation embryonnaire.Etude de la chimie fondamentale des cellules cancéreuses.Etude des glandes endocrines et des hormones dans la genèse des tumeurs.Recherches sur la maladie de Hodgkin.Etude des méthodes biochimiques pour la séparation et la purification des protéines des virus, au moyen des plus nouvelles techniques.Etudes des systèmes enzymotiques et du métabolisme des embryons de poussin normaux, et des embryons portant des tumeurs. 1444 BOURSES DE MEMBRES ASSOCIES Roberts, D.-W.-A.Université L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzuemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 de Toronto Hamilton, James D.Université de l\u2019ouest de l\u2019Ontario Albert Samuel Université McGill Begg, R.-W.Université Dalhousie Ce qui est tout aussi important que l\u2019allocation d\u2019octrois pour aider les recherches, c\u2019est la nécessité de compiler des données exactes sur les installations et le personnel actuel de la lutte contre le cancer et des recherches sur cette maladie, dans tout le pays.Le Dr A.-W.Blair, homme plein d\u2019énergie et premier président de l\u2019Institut, s\u2019occupe à faire un relevé dans tout le Canada et, de ce relevé, les Directeurs recommanderont une ligne de conduite pour les quelques années qui suivront.Ce relevé et ce rapport pourraient bien être terminés avant la nouvelle année.L'incidence du cancer au Canada est presque inconnue.On fait diverses estimations de sa fréquence mais les résultats varient beaucoup.A la 51e réunion du Conseil canadien d'hygiène publique, on a constitué un comité qui devait faire rapport sur la possibilité de rendre le cancer: maladie qui doit être déclarée aux autorités.Sous la présidence de M.J.-T.Marshall, chef de la Division des statistiques vitales du Burean fédéral ae la Statistique, il s\u2019est fait beaucoup de travail constructif, et l\u2019on anticipe que des formules-échantillons de déclaration soient disponibles tout prochainement pour commentaires par les ministères provinciaux de la Santé.De plus, le Bureau a compilé un excellent rapport pour analyser la mortalité par le cancer au Canada et dans chaque province.Les membres votants de l\u2019Institut sont actuellement au nombre de vingt et un, dont les cinq premiers constituent le Conseil d\u2019administration.Cette liste comprend les Drs G.-E.Richards ( président), L.-C.Simard ( vice-président ), William Boyd, G.-D.-W.Cameron, C.-G.-E.Hall \u2014 C.-H.Best, A.-W.Blair; M.F.-G.Butterfield, les Drs A.-J.Cipriani, J.-B.Collip, Lyman Duff, R.-D.Defries, H.-G.Grant, W.-W.Gullett, P.-A.MacDonald, F.-G.McGuinness, J.-T.Phair, E.-L.Pope; M.J.-G.Stephenson et les Drs Ethlyn Trapp et Charles Vézina.Bien que le bureau principal de l\u2019Institut soit à Ottawa, un bureau administratif s\u2019éta- \u2018blit à 264, rue Woolwich, Guelph, Ontario, æt les demandes de renseignements peuvent être envoyées au Directeur exécutif à cette adresse. VARIÉTÉS 6-6 ++ L\u2019'ENFANT ET LA MALADIE Professeur Robert DEBRÉ, de l\u2019Académie de Médecine.L\u2019attitude de l\u2019enfant vis-à-vis de l\u2019agression morbide n\u2019intéresse pas seulement le médecin, pas seulement les parents, pas seulement les éducateurs, mais encore tous ceux qui veulent envisager le sort de l\u2019homme et réfléchir au destin de notre espèce.Nous voudrions ici essayer de mettre au clair quelques idées sur la résistance de l\u2019enfant à l\u2019infection ainsi que sur le problème des maladies, des lésions, des malformations congénitales.Le comportement de l\u2019enfant vis-à-vis de l\u2019agression microbienne est tout à fait particulier; il est fait en vérité d\u2019une résistance particulière et en même temps d\u2019une grande sensibilité.Ainsi l\u2019enfant tout jeune, le nourrisson évite certaines maladies; il n\u2019a point la scarlatine, guère la diphtérie ni les oreillons.A l\u2019opposé, sa susceptibilité est extrême vis- à-vis de certaines infections: au contact d\u2019un adulte atteint d\u2019un simple coryza il peut être contaminé et présenter une broncho-pneumonie sévère.Nous ne connaissons pas toutes les raisons de cette double attitude.Certains éléments cependant paraissent évidents, notamment la transmission de substances protectrices par la mère à l\u2019enfant qu\u2019elle porte en son sein.Une femme qui dans son enfance a été atteinte de rougeole conserve dans ses humeurs, pendant toute sa vie, des substances protectrices vis-à-vis de cette maladie et durant la grossesse les transmet à son enfant.Si bien qu\u2019après la naissance, le corps du nourrisson en est comme imbibé.: Peu à peu, il prend sa personnalité biologique, il perd ce précieux héritage maternel.Il n\u2019est plus protégé.Alors la contamination pourra l\u2019atteindre et il devra à son tour, par ses propres moyens, forger son immunité personnelle.Ainsi on peut ajouter que peut-être le lait maternel contient aussi quelques immunisines qui vont renforcer et prolonger l\u2019immunité acquise avant la naissance.La rougeole n\u2019est pas la seule maladie pour laquelle on observe cette heureuse protection.Avec M.Ramon, nous avons pu voir que, si la toxine tétanique ne passe pas de l\u2019organisme maternel au travers du placenta, par conséquent n\u2019atteint pas l\u2019enfant, au contraire, l\u2019antitoxine tétanique, qui se développe dans l\u2019organisme maternel après la vaccination, imprègne le corps de Penfant: celui-ci conserve pendant un certain temps le bénéfice de la protection acquise de cette façon.Il est possible que les nourrissons chez lesquels la vaccination contre la variole ne « prend pas » soient riches en immunisines acquises avant la naissance, du fait de la vaccination antérieure de leur mère.Cette explication de la résistance à l\u2019infection, que présentent dans certains cas les nourrissons et les nouveau-nés, pour valable qu\u2019elle soit n\u2019est pas la seule.Il paraît bien que les tissus des sujets jeunes sont doués, vis-à-vis de certaines agressions microbiennes, d\u2019une résistance particulière, qui s\u2019atténue et disparaît avec l\u2019âge: la pneumonie franche est, chez l\u2019enfant, moins grave que chez l\u2019adulte vigoureux, la fièvre typhoïde beaucoup moins sévère à dix ans qu\u2019à vingt ans.La sensibilité spéciale du jeune enfant, elle aussi, est indéniable.Deux de ses caractères peuvent être mis en évidence.Tout d\u2019abord, les enfants, notamment les petits enfants, sont spécialement réceptifs vis-à-vis des infections pulmonaires comme la broncho-pneumonie (différente de la pneumonie franche dont nous venons de parler).La plus haute mortalité 1446 dans le tout jeune âge est déterminée par les broncho-pneumonies l\u2019hiver, les troubles digestifs l\u2019été.Or, les bronchp-pneumonies sont causées par des microbes très banaux, au milieu desquels nous vivons habituellement.Tout permet de penser que, par ce contact, grâce à une série d\u2019infections légères, nous nous immunisons au cours de notre existence, vis-à-vis de leur attaque; le tout jeune enfant, au contraire, organisme neuf, supporte mal leur offense, si elle est violente, si le froid, une mauvaise nutrition, l\u2019alimentation au lait de vache (alimentation qui convient au petit veau et pas au petit homme) l\u2019ont débilité et ont diminué sa résistance.Ce n\u2019est pas tout, il'faut se rappeler que les maladies infectieuses de l\u2019homme, comme celles de l\u2019animal, sont déterminées par deux sortes de germes très différents: les bactéries visibles d\u2019une part, celles dont nous connaissons la figure, les propriétés, que nous cultivons et étudions depuis Pasteur, le pneumocoque ou le staphylocoque, le bacille de la fièvre typhoïde, de la diphtérie ou de la peste et tant d\u2019autres et puis, d\u2019autre part, les germes invisibles, qu\u2019on appelle les virus et qui ont des propriétés spéciales: d\u2019abord celle de ne pas être visibles avec nos microscopes usuels, tant ils sont petits, puis leur diffusion extrême dans le sol, l\u2019eau, l\u2019air.Le nombre de germes visibles est faible à côté du nombre inimaginable des virus.Or, ces virus sont spécialement nocifs pour les jeunes animaux \u2014 y compris l\u2019homme.Certes, les adultes restent sensibles vis-à-vis de certains de ces virus, celui du simple coryza, celui de la grippe, celui de l\u2019encéphalite épidémique, d\u2019autres encore.Mais dans l\u2019ensemble, les grandes personnes sont beaucoup moins sensibles à leur action que les sujets jeunes.L\u2019être vivant est composé, on le sait, de deux parties: le soma et le germen.Le soma, c\u2019est l\u2019ensemble de tout le corps, le germen, l\u2019ensemble des cellules sexuelles.Chez les êtres bisexués, les cellules sexuelles mâle et femelle se fondent au cours de la fécondation pour former un individu nouveau.Chaque cellule L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 sexuelle contient dans son noyau de petites formations \u2014 appelées chromosomes \u2014 tout à fait particulières par leur nombre, leur agencement, leur forme caractéristique pour chaque espèce et qui sont porteuses de tout !'e patrimoine héréditaire.Dès que l\u2019être nouveau se forme, il est composé de deux parties, son corps ou soma et ses cellules sexuelles ou germen, lesquelles conservent pour le transmettre le patrimoine héréditaire.C\u2019est ainsi que, d'une façon infinie, se prolonge la lignée.Le corps n\u2019est, si l\u2019on veut, que le support provisoire du germen, doué de l\u2019hérédité.Celui-ci est éternel.Lorsque le corps a rempli son office, celui d\u2019assurer la fécondation et, par conséquent, la survie du germen, il va vieillir et mourir après une existence éphémère.Le germen immortel se débarrasse du corps mortel! Or, ce qui arrive au corps, au soma, n\u2019est pas transmissible à sa descendance.Les maladies dont il souffre, les immunités qu\u2019il se crée lui sont propres.Tout disparaît avec lui, tandis que le germe continue à transmettre, de génération en génération, les qualités qui le caractérisent.On le voit done, une distinction est capitale entre les incidents morbides déterminés sur le corps par l\u2019action du monde extérieur et ceux qui sont dus aux tares de l\u2019hérédité.Prenons un exemple: voici un enfant atteint d\u2019une malformation du cœur.Les orifices du cœur se sont mal fermés dans la vie intra- utérine, le sang veineux se mélange au sang artériel : l\u2019enfant est violet, il est atteint de la maladie bleue.Il aura beaucoup de peine à survivre.Or, dans certains cas, la lésion est due à une infection qu\u2019a subie la mère pendant la grossesse.Un médecin australien a remarqué une fréquence inusitée des malformations cardiaques chez des nouveau-nés dans une crèche, et il à pu voir que seuls étaient atteints les nourrissons dont les mères avaient eu la rubéole au début de leur grossesse.Dans d\u2019autres cas, au contraire, la lésion est due à une tare transmise par les chromosomes.Dans le premier cas, l\u2019enfant, s\u2019il survit, ne transmet- \u2018tra aucune maladie à sa descendance, même DEBRÉ: L'ENFANT ET LA MALADIE la plus éloignée, il n\u2019en est pas de même dans le second cas.Une lésion cérébrale, comme nous en voyons malheureusement trop souvent chez le petit enfant, peut être liée à une tare héréditaire, familiale, dont on trouvera par l\u2019étude des antécédents l\u2019origine de la façon la plus nette ou bien par une offense subie pendant l\u2019existence intra-utérine \u2014 une maladie de la mère, un traumatisme \u2014 ou par un accident survenu au cours de cet épisode dangereux, qu\u2019est la venue au monde.Comme on le voit nous sommes loin de la vieille pathologie, qui, à côté de l\u2019accident obstétrical, attribuait tout à une syphilis héréditaire, dont on ne fournissait jamais la preuve et qu\u2019on invoquait à tort et à travers.L\u2019étude des maladies congénitales liées à Phérédité prêterait à des développements infinis.Nous devons nous limiter.Disons 1447 seulement que celles-ci peuvent ne point apparaître à la naissance mais à dix, quinze, vingt ans, plus tard encore.Le plus souvent, l\u2019hypertension des adultes et même l\u2019hypertrophie de la prostate des vieillards est inscrite d\u2019avance sur le grand Livre du patrimoine héréditaire.N\u2019en est-il pas de même pour notre tempérament, nos tendances physiques et morales?Une partie de celles-ci sont déterminées par l\u2019influence qu\u2019exerce sur nous le monde extérieur car nous sommes plastiques, modelables, imitateurs.Une autre partie est établie par notre hérédité.Et nous voici dirigés vers un des plus essentiels des problèmes, qui dominent l\u2019éducation de chaque enfant, l\u2019orientation de chaque groupe humain: quel est le rôle relatif des tendances reçues et des influences suivies?Comment pouvons-nous agir sur la nature humaine?LES TRAVAUX FRANÇAIS! SUR LE CANCER René SUDRE (France).Une communication toute récente du professeur Roussy, de l\u2019Académie des sciences, attire de nouveau l\u2019attention sur le problème du cancer dont le recteur de l\u2019Université de Paris est un des grands spécialistes.Il s\u2019agit d\u2019expériences faites par MM.Chevallier, Manuel et Denod sur la différence que présentent des animaux de race voisine à la cancérisation.Qu\u2019il s\u2019agisse de cancer spontané ou de cancer provoqué, le cobaye et le rat se comportent de manière très différente.Les auteurs ont recherché à quoi tenait cette différence dans le cas du cancer expérimental obtenu par lésion avec le benzopyrène, substance tirée du goudron de houille.Le cobaye se cancérise beaucoup plus vite que le rat.D\u2019après leurs expériences, cela serait dû à la réaction des graisses de la peau.La graisse du rat n\u2019altère pas du tout le benzopyrène tandis Q«e la graisse du cabaye le transforme chimiquement.Si l\u2019on réfléchit que ce corps irritant est un carbure d'hydrogène à cinq noyaux, très proche parent des stérols qui sont eux-mêmes générateurs des hormones sexuelles et de la vitamine D, on comprendra l'importance de la question soulevée.Les hormones, aussi bien que le carbure, ont une action élective sur certains tissus.Ne serait-ce pas a ors par l\u2019intermédiaire d\u2019un produit qui se trouve dans les graisses cutanées et qu\u2019il faut maintenant déterminer?Le fait que la folliculine, hormone sexuelle féminine.ne provoque pas de cancers de la peau, mais seulement des cancers du sein et de l\u2019utérus, semble décourageant dans une telle recherche.Cependant, son inoculation dans du tissu conjonctif a produit des sarcomes sur place; et, d\u2019autre part, le benzopyrène n\u2019agit pas toujours localement, il peut cancériser à distance par entraînement dans le 1448 sang.La thèse selon laquelle le cancer spontané serait dû à un dérèglement des sécrétions internes retient done la faveur de nombre de cancérologues français, ainsi que le prouvent le nombre des travaux faits sur les tumeurs du goudron, image expérimentale des tumeurs observées en clinique.Si l\u2019on pouvait déceler dans les graisses ou ailleurs le produit organique qui pervertit ainsi les hormones naturelles, on aurait fait un grand pas dans l\u2019étude de la terrible maladie.Elle aurait acquis cette unité de nature que lui refuse encore plus d\u2019un spécialiste.* * * En considérant dans son ensemble la cancérologie française, on peut remarquer qu\u2019elle représente, au moins historiquement, toutes les tendances.Mais dans la recherche des causes, les savants français ont toujours été à l\u2019avant-garde de leur époque, ce qui faisait dire à Little, le grand cancérologue américain: « Les savants français ne se complaisent pas, comme les Allemands, dans les questions de détail; ils font preuve d\u2019une grande originalité d\u2019invention et d\u2019une valeur scientifique excellente ».Au début du siècle, avant que le problème du cancer ait pu être mis sur le plan expérimental, le professeur Ménétrier rejetait l'hypothèse d\u2019un microbe ou d\u2019un virus spécifique pour incriminer l\u2019irritation chronique.Il y avait des états « précancéreux » à la suite desquels les cellules lésées proliféraient d\u2019une façon désordonnée et sans arrêt.Auguste Lumière poussa cette théorie à l\u2019extrême en soutenant que le cancer était, surtout dans sa forme épithéliale, la plus fréquente, une «maladie des cicatrices ».Ces vues sont aujourd\u2019hui délaissées, bien qu\u2019elles enferment une part de vérité et qu\u2019elles aient suscité une foule d\u2019expériences fécondes.Ces expériences ont eu recours à deux puissants agents d\u2019irritation cellulaire: les rayons X et le goudron.C\u2019est Clunet qui, pour la première fois, en 1910, produisit un cancer chez le rat à la suite d\u2019une longue irradiation locale aux rayons Rœntgen.Ménétrier en avait tiré argument pour sa thèse.Béclère, un des L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 ButLetiy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 plus grands radiologistes français, fit voir que la radiodermite ne dégénérait pas fatalement en cancer sans l\u2019intervention d\u2019un facteur nouveau.Et, cependant, la question demeurait obscure, puisque dans ses belles expériences de l\u2019Institut du radium, Lacas- sagne montra sur le lapin qu\u2019une irradiation très faible suffisait à faire apparaître une tumeur s\u2019il y avait eu déjà inflammation du tissu.Un de ses collaborateurs, Gricourof, trouva le même phénomène chez l\u2019homme avec les rayons X, comme avec le radium, ce qui mit en garde les praticiens contre l\u2019emploi inconsidéré des radiations.Elles peuvent aussi bien engendrer un cancer que le détruire lorsqu\u2019il est formé.La genèse du cancer à la suite des application répétées de goudron sur l\u2019épiderme a été découverte par deux médecins japonais, Yamagiva et Itchikava, mais on connaissait depuis longtemps les cancers professionnels des ouvriers, dans certaines usines chimiques où l\u2019on manie des produits irritants.De plus, Marie et Clunet avaient observé, cinq ans avant les Japonais, l\u2019apparition de tumeurs malignes en frottant Poreille du lapin avec du coaltar.Ainsi, les deux grandes méthodes de la cancérologie expérimentale ont une origine incontestablement française.Il en est une troisième qui ne fait pas moins honneur à ce pays: c\u2019est l\u2019implantation du cancer par greffe.Elle est ancienne ( 1888) et due au Dr Henry Morau.A condition d\u2019opérer sur des animaux de même espèce, Morau a montré que le cancer était inoculable, et, par greffes en série, il a obtenu le même résultat dans dix-sept générations de souris.C\u2019était ouvrir la voie à l\u2019étude de l\u2019hérédité cancéreuse.Les expériences de Miss Maud Slye, sur des milliers de souris, sont à cet égard célèbres.Mais il sied de ne pas oublier l\u2019œuvre de Morau, car elle a prouvé, pour la première fois, le rôle du terrain dans la maladie cancéreuse.De récents travaux faits à l\u2019Institut du radium établissent qu\u2019on peut par sélection constituer des races de souris sujettes au cancer spontané et d\u2019autres races qui set SUDRE: TRAVAUX FRANÇAIS SUR LE CANCER résistantes.Morau avait vu apparaître le cancer chez des sujets sains, dans ses élevages de souris.Il était d\u2019avis que l\u2019agent devait être un parasite, et cette idée a été vigoureusement soutenue par Borrel, dont on connaît les belles expériences faites à l\u2019Institut Pasteur.Le cancer est une maladie infectieuse, disait-il.La cellule anarchique est une cellule infestée par quelque virus qui vit avec elle en symbiose.La découverte des virus filtrants donne de la vraisemblance à cette hypothèse qu\u2019un esprit aussi sagace que Regaud professait aux dernières années de sa vie.* * * En revanche, la découverte des hormones sexuelles a écarté une grande partie des cancérologues français de l\u2019explication parasitaire classique pour la ramener vers celle qui met en cause un déséquilibre des sécrétions internes.Lacassagne n\u2019a-t-il pas montré que la folliculine était capable de provoquer le cancer du sein chez des souris qui n\u2019y étaient pas prédisposées?D\u2019expériences communiquées, en 1944, à l\u2019Académie des Sciences par Roussy, directeur de l\u2019Institut du cancer, et ses collaborateurs les frères Guérin, il résulte que les tumeurs au goudron s\u2019accompagnent le plus aisément de métastases lorsqu\u2019on emploie de fortes doses de benzopyrène.Et cela tient à la création d\u2019une espèce très virulente de tumeur, qui peut être reproduite par greffe.La cause de la virulence serait donc dans la cellule même.Est-elle due à une sécrétion, une sorte de diastase cancéreuse?On l\u2019a soutenu, à la lumière d\u2019autres expériences.Sannié, Truhaut et Guérin ont pu faire naître des -ancers chez des souris en leur injectant des extraits de foie de cancéreux.Les animaux étaient atteints dans la proportion d\u2019un tiers.Ana- 1449 lysant alors l\u2019extrait hépatique pour en séparer les divers éléments, ils ont trouvé que le facteur cancérisant appartenait à la portion insaponifiable.De plus, le spectre ultraviolet de ce facteur encore inconnu ne ressemble pas à celui du benzopyrène ou des autres corps analogues.Dans les expériences de Chevallier dont il est parlé au début, c\u2019est également en étudiant le spectre ultraviolet que l\u2019on a pu suivre l\u2019évolution du benzopyrène inclus dans la graisse des tissus imprégnés.Malgré le nombre immense des travaux qui ont été entrepris dans le monde entier sur le problème du cancer, on n\u2019est pas arrivé à des conclusions certaines, dans un sens ou dans l\u2019autre.Comme si la nature s\u2019amusait à nous mystifier, il n\u2019est pas d\u2019hypothèse expérimentale qui ne soit bientôt démentie par des groupes de faits nouveaux.Que de savants sérieux avaient cru découvrir le microbe du cancer! Aujourd\u2019hui, tout le monde est d\u2019accord pour déclarer que le cancer n\u2019est pas microbien et qu\u2019il n\u2019est même pas contagieux, la transmission ne pouvant se faire que par greffe.Cela n\u2019empêche pas certains médecins de présenter souvent des cas impressionnants de «maisons à cancer».Il y a, d\u2019ailleurs, une «immunité » cancéreuse, qui se traduit par la résistance au cancer expérimental et, inversement, il y a un terrain cancer qui est héréditaire.Ce sont là de bien pauvres lueurs dans une grande obscurité.Mais il est permis de croire que les efforts réunis des meilleurs chercheurs terrestres résoudront cette énigme.Avec son Iustitut du cancer, son Institut du radium, ses Centres amticancéreux, avec l\u2019esprit de généralisation de ses chorfhours, la France doit prendre une part importante à la «victoire finale ». CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE à + UNE SCIENCE DU PASSE: L\u2019OSPHRESIOLOGIE Roméo BOUCHER.Ne cherchez pas, le mot n\u2019est pas dans le petit Larousse, mais je n\u2019ai pas eu à m\u2019enquérir ailleurs.Je l\u2019ai tout simplement rencontré, un soir de lecture, tout étonné d\u2019apprendre qu\u2019il y avait autrefois (oh! pas si longtemps, soixante-quinze ans à peine!) une science des odeurs et de l\u2019odorat.Je me doutais bien un peu de l\u2019audace de nos aînés.Eux, qui n\u2019avaient pas craint de goûter l\u2019urine de leurs malades, il aurait été bien surprenant qu\u2019ils ne se fussent pas servis de 'eur nez pour faire des diagnostics.Dieu sait qu\u2019ils ne s\u2019en sont guère privés.Leurs écrits \u2014 que j\u2019ignorais \u2014 dorment aujourd\u2019hui dans le plus profond oubli.Il se peut aussi que notre odorat, émoussé « par le bain à tous les étages » et par 'es romans-fleuves des savons de la radio, bref, par une hygiène individuelle et une propreté corporelle, inconnues à leur époque, n\u2019ait plus la subti'ité d\u2019antan et que nous ne soyions plus de taille à les imiter.Il ne faut pas être grand clese pour savoir que les brunes n\u2019ont pas la même odeur que les Dbloudes, celles-ci que les rousses.Il ne \u2018 faut pas avoir lu de récits de gnerre pour ignorer que les Japonais ont été très frappés de notre odeur, à nous, Blancs.Les Noirs et les Indiens n\u2019ont-ils pas pour nous uvre senteur caractéristique?Cette notion est Vieille comme le monde.Dans la Bible or en parle et Mare- Aurèle, au milieu du deuxième siècle, laisse déjà échapper des observations sur l\u2019odeur bien spéciale «es Juifs.Le père Hue, ce mis- Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme le hautbois, verts comme les prairies; Et d'autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l\u2019expression des choses infinies, Comme l\u2019ambre, le musc, le benjoin et l\u2019encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.BEAUDELAIRE.sionnaire-explorateur, qui a visité la Chine, le Thibet et la Tartarie, en un temps où c\u2019était risquer sa peau tous les jours, raconte qu\u2019il n\u2019y eut que les chiens chinois pour découvrir le blanc qu\u2019il était, caché sous le costume du pays.Et Adacki prétend qu\u2019on peut même dire la nationalité d\u2019un blanc par sa seule odeur.Si vous lancez une pierre au loin, de façon à ce que votre chien la perde de vue, comment peut-il vous la rapporter si ce n\u2019est par l\u2019odeur que votre main y a laissée?Du reste, notre expérience quotidienne de médecin nous enseigne que chaque famille laisse flotter dans la maison qu\u2019elle habite l\u2019odeur qui lui est propre, qu\u2019un monastère d\u2019hommes ne sent pas comme un monastère de femmes, qu\u2019une école, un einémna, une caserne, une église, une prison ont des émanations qui leur sunt propres.Il 3 cut, dans le passé, des hommes vélèbres par l\u2019odeur qu\u2019ils répardaient autour d\u2019eux.Alexandre le Grand et Cujas, par exemple, sentaien# Ia violette; Malherbe et Haller, le muse.On a rapporté le cas (Hammond) d\u2019une Américaine et d\u2019une Siamoise dont la peau, sans aucune supercherie et soumise à la plus stricte observation, avait un parfum d\u2019ananas très prononcé.Et l\u2019expression : odeur de sainteté, vient de ce que certains saints avaient, de leur vivant et même après leur mort, des odeurs marquées Ainsi sainte Rose sentait Ja rose; saint Cajétan, la fleur d\u2019oranger; sainte Catherine de Ricci, la violette; saint BOUCHER: L\u2019OSPHRÉSIOLOGIE François de Paule, le muse; sainte Thérèse, le jasmin et liris; saint Trevére, la rose et les lys; sainte Lydiwine, l\u2019essence de cannelle.Certaines odeurs sont plus persistantes les unes que les autres.Ambroise Paré disait que les « roux taveléz » sentent le soufre, ce que tous les coiffeurs nous affirment, chaque fois que nous leur en parlons.Les bruns auraient une odeur plus ou moins cyanique, les blonds plus ou moins musquée; les gros, une odeur oléagineuse et, s\u2019ils mangent trop, surie; tandis que les maigres et les vieillards sentiraient la feuile sèche.Quant aux enfants nourris au sein, ils répandraient un parfum aigrelet qui ne serait, en somme, poudre Johnson enlevée, que de l\u2019acide butyrique et ceux du biberon, une odeur de beurre fort.Citons aussi, pour être complet, les odeurs «sui generis» du corps humain: celles du sperme, de l\u2019urine, des selles, des cheveux, des aisselles (valérates et caproates), des règ'es, du smegma préputial et le chapitre si important et si complexe utriusque sexus.Un malin n\u2019a-t-il pas affirmé, au cours de la guerre, que les femmes fumaient pour camoufler leurs odeurs personnelles et intimes! Chez les sujets normaux et propres, très propres (au sens que nous attachons aujour- d\u2019hui à ce mot), si la peau a une odeur particulière, c\u2019est par la sueur qu\u2019elle émet.Et la question se posc immédiatement : un individu malade ne répandra-t-il pas une odeur, différente selon la maladie?C\u2019est ce que les anciens ont voulu établir et c\u2019est une partie de ce que traitait autrefois l\u2019osphrésiologie.La séméio'ogie moderne nous parle bien de l\u2019odeur des crachats.de l\u2019haleine, des sel'es, des urines, des vomissements, des éructations, mais elle ne nous parle que très rarement de la peau.Il n\u2019est pas rare cependant de rencontrer dans le corridor d\u2019un hôpital un médecin qui, la narine frémissante remarquera : «'Tiens! un abcès du poumon!» o\" bien: « Ca sent la gangrène par ici! » Tout comme un chirurgien peut vous dire, le nez en l\u2019air, que ça sent le strepto ou 'e pyocyanique, de la même façon qu\u2019il vous annoncera que ça 1451 sent la fumée ou le pet.Quel clinicien ne sait pas que les salles de femmes n\u2019ont pas le même relent que les salles d\u2019hommes, les premières avec leurs émanations d\u2019acide butyrique et les autres d\u2019ammoniaque.Mais ce sont là manifestations spéciales d\u2019un groupement de malades.Tandis que les anciens, eux, prétendaient que certaines maladies ont une odeur bien déterminée.C\u2019est ainsi qu\u2019ils s\u2019étalent entendus pour dire que: la suette sent la paille pourrie, la variole, l\u2019oie qu\u2019on vient de plumer, la scarlatine, le fromage légèrement moisi ou le pain nouvellement cuit, la folie, la cage des fauves, l\u2019épilepsie, la souris, l\u2019ictère, le muse, la goutte, le petit lait, le diabète, la reinette, la ptose gastrique, le pain aigre ou moisi, la scrofule, la bière aigre, la diphtérie, la m., la séborrhée, Podeur butyrique, le rhumatisme, une odeur aigrelette ct pénétrante, la tuberculose, le p'Âtre frais, la syphilis, le miel, la fièvre intermittente, le pain chaud, le choléra, l\u2019ammoniaque, Phystérie, la vio'ette, l\u2019anémie, le cobaye.la leucémie, le cadavre, ete., etc.Et nous pourrions ainsi continuer indéfiniment.Il est certainement difficile de préciser le rôle de la sueur dans toutes ces « fragrances » que Pobservation empirique des anciens nous a lévuées.Nous avons aujourd\u2019hui des mots plus savants pour désigner à neu près la même chose.Ainsi.la bromidrose est une maladie dont l\u2019origine peut être externe.mais à manifestation franchement localisée : v.z.: la bromidrose des pieds.Tandis que l\u2019osmidrose, elle.comprend tous les cas où «la qualité olfactive apnartiendra à toute la sueur et sera pour ainsi dire d\u2019origine physiologique, d\u2019origine sécrétoire ».Elle s\u2019expliquerait par la 1452 réaction de certains acides volatils: caproï- que, caprilique, formique, butyrique, proprio- nique, ete., vis-à-vis de l\u2019air.Ils s\u2019évaporent en laissant des bases alcalines qui se déposent à la surface de la peau et sentent, pouvant même donner des sueurs parfumées.Voici ce qu\u2019en dit Valdiguié: « L\u2019étude chimique des parfums est moins avancée que celle des colorants; on ignore le role des diverses parties de la molécule sur la formation de l\u2019odeur.De plus, des corps de même odeur ont une constitution chimique entièrement différente: ainsi les muses.Les odeurs naturelles ne peuvent être rapportées à l\u2019existence de corps possédant la constitution de produits industriels synthétiques.Mais il est possible, sinon probable, que la parenté d\u2019odeur soit liée à une certaine parenté chimique.Exemple : l\u2019ingestion de térébenthine donne aux urines une odeur de violette prononcée; or l\u2019ionone (qui est à odeur de violette) possède un noyau terpénique à six atomes de cétone, comme le pinène de la térébenthine.On peut croire que de nombreux parfums naturels sont formés par des squelettes organiques d\u2019origine alimentaire, sur lesquels sont venus s\u2019accoler des restes d\u2019acides gras, comp'ets ou non, dès corps à fonction éther ou à fonction cétone d\u2019origine endogène; de nombreux corps odorants possèdent une fonction cétone et les corps cétoniques sont des produits résultant de la désintégration normale des albuminoïdes.Ces synthèses organiques seraient créées par des glandes analogues à cel'es du bouquetin porte-muse, la civette, etc.» Evidemment nous n\u2019attachons pas plus d\u2019importance qu\u2019il ne faut à ce chapitre de la séméiologie.Celui qui en ferait trop serait considéré comme un retardataire, en médecine, d\u2019au moins cent ans.Et cependant.et cependant.Voici deux petites histoires vécues qui me sont arrivées tout dernièrement et, si je vous ai fait ce long préambule au sujet de l\u2019os- phrésiologie, c\u2019est pour en arriver à vous les conter sans que vous en soyiez trop surpris, ni trop scandalisés, ni trop sceptiques.Un beau matin, coup de téléphone: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 \u2014 Docteur?\u2014 Oui, c\u2019est moi.\u2014 C\u2019est M.(ici un nom bien connu d\u2019un directeur d\u2019une de nos grandes banques).qui vous parle.\u2014\u2014 .eo oe + + \u2014 J\u2019ai un bon employé que je voudrais que vous examiniez très sérieusement.J\u2019y tiens beaucoup.Je vous l\u2019envoie ce matin même.\u2014 Bien, Monsieur.Une heure après, se présente devant moi un jeune homme d\u2019une trentaine d\u2019années, qui me dit sans préambule: \u2014 Docteur, je suis l\u2019emp'oyé de.et je viens vous consulter parce que.parce que je pue.\u2014 Vous.?\u2014 Oui, docteur, je pue.A tel point que mes collègues se plaignent et ne veulent plus travailler près de moi.Quant à ma femme, le moins que je puisse vous dire, c\u2019est qu\u2019elle en est fort incommodée.Du coup, j\u2019avale ma salive.C\u2019est la première fois que j'entends ça.Je n\u2019ose même pas renifler par pur réflexe de tact professionnel.Toutefois je m\u2019enhardis : \u2014 Et.vous sentez.quoi?\u2014 «Ils » disent que je sens le mort.\u2014 Ah?\u2014 Je vous jure que je me lave tant que je peux.Et partout.Deux fois, trois fois par jour, quand c\u2019est possible.Je vous fais grâce du protocole de l\u2019examen qui fut ce qu\u2019un examen complet doit être.Je peux affirmer cependant que l\u2019odeur de ce malade était fort incommodante.Hospitalisé, on ne pouvait rentrer dans sa chambre sans en être frappé.Mon diagnostic?J\u2019ai trouvé une polypose intestinale.Mais, me direz-vous, est-ce suffisant pour sentir le cadavre?Je n\u2019en sais absolument rien.Vous verrez par la suite.Un deuxième malade s\u2019amène à l'hôpital, quelques mois après, avec une leucémie myé- \u2018loïde classique.Admis en chambre semi-pri- vée, il dégage une odeur telle que ses voisins s\u2019en plaignent continuel'ement et n\u2019ont de cesse qu\u2019on ne les ait changés de place.Le pauvre diable, bouseulé par les malades et BOUCHER: L\u2019OSPHRÉSIOLOGIE n\u2019ayant pas les moyens de s\u2019isoler plus complètement, quitta l\u2019hôpital, désespéré.C\u2019était, lui aussi, un sujet d\u2019une propreté rigoureuse, sans aucune lésion leucémique de la peau.Cinq mois plus tard, je l\u2019ai vu, moribond ou presque: l\u2019odeur avait complètement disparu.Mais c\u2019est dans le même temps que rappliqua, de nouveau, mon premier malade, l\u2019employé de banque, en se plaignant cette fois de troubles divers: faiblesse, étourdissements, ganglions, douleur dans l\u2019hypocondre gauche, etc., etc\u2026 La polypose n\u2019a pas bougé, mais l\u2019examen de sang montre une leucémie myéloïde indiscutable.Seulement, l\u2019odeur a complètement disparu.| Voici deux observations bien curieuses d\u2019odeur désagréable généralisée à toute la peau 1453 et disparaissant au moment où l\u2019on s\u2019y attend le moins.J\u2019avoue en toute franchise être aussi peu renseigné que possible sur ce phénomène.J\u2019ai essayé, dans tous les auteurs de séméiologie et de pathologie, de lui trouver quelque explication plausible.J\u2019ai dû remonter jusqu\u2019à 1870 et 1868.Vais-je avoir le courage de me fier à l\u2019empirisme de cette époque et déterrer des théories qui sont loin de satisfaire notre esprit critique?Qui peut dire ce que sera notre science dans cent ans?Il est si facile à nos grands savants de laisser tout simplement tomber une question quand elle les embarrasse.Mais, au fait, pourquoi l\u2019ont-ils laissé tomber? \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1878 NOTRE JOURNAL Décembre 1878.Nous sommes à une époque de l\u2019année, que les chroniqueurs appel'ent l\u2019époque de la récapitulation.Pour s\u2019exempter du trouble de dire des choses nouvelles, ils répètent dans la chronique de décembre tout ce qu\u2019ils ont dit, ou à peu près, dans les autres mois.Est-ce l\u2019avantage du lecteur, ou du chron'\u2018queur, ou bien tous les deux en font-ils leur profit, nous pensons que cette dernière supposition a sa raison d\u2019être.Donc pour tous à la fin de l\u2019année la récapitulation de ce qui a été fait durant l\u2019année qui va disparaître bientôt dans le passé, le recueillement en soi-même est une bonne chose.Dans toutes les classes de la société, c\u2019est alors que se fait la caisse, chacun à sa man'ère, bien entendu, caisse du commerçant, caisse de l\u2019industriel, caisse de la science, caisse du journalisme, etc.Nous ne sommes pas chroniqueur, nous ne répéterons pas le peu que nous avons dit dans chaque mois de 1878.Nous ne sommes ni commercant.ni \u2018ndus- triel, nous ne compterons pas nos écus devant nos amis jaloux.La science \u2014 nous sommes bien à elle corps et âme, mais d\u2019autres plus spécialistes lui paieront un tribut récapitulateur bien mérité.Que fe- rons-nous ?Nors sommes \u2019ournaliste-médecin, nous parlerons de «Notre Journal », voilà tout.On s\u2019en souvient.C\u2019était en 1870-71.La nrofession médicale française avait conscience de sa dignité, de ses droits comme de ses devoirs: elle éprouvait, depuis longtemps déjà, le besoin d\u2019avoir un organe.Comptant un nombre considérable de membres dans la province de Québec, stimulée par l\u2019exemple de nos confrères d\u2019origine anglaise, appuyée sur denx écoles bien établies, Victoria et Laval, elle se recueillit un moment.après s\u2019être agitée avec ardeur.et dit: Je dois avoir un journal: et L\u2019Union Médicale fut fondée.Inutile de répéter ici ce que tout le monde sait, inutile de rappeler toutes les difficultés qu\u2019il a fallu surmonter pour créer une œuvre aussi importante; le zèle et le dévouement triomphèrent \u2018de l\u2019indifférence et de l\u2019égoïsme, et le médecin français, dans toute la Confédération, sur les bords du Pacifique comme sur ceux de l\u2019Atlantique, put avoir son journal de médecine en janvier 1872.L\u2019on vit alors le spectacle consolant d\u2019une forte alliance entre la campagne et la ville.faisant mentir le proverbe: Invidia medicorum.L'alliance, c\u2019était la force, et la force était nécessaire, était une garantie certaine du succès.Voilà pourquoi, voilà comment la revue médicale qui porte dans son titre un sens très significatif; plus que cela, l\u2019express:on de l\u2019harmonie qui a présidé à sa naissance, voilà pourquoi, voilà comment cette revue médicale a vu le jour, a vu le succès couronner ses efforts, et, comme tout ce qui a vie, a grandi avec le temps.Nous pouvons donc constater que les médecins français dans la province de Québec en ont acquis une autonomie dont ils ont droit d\u2019être fiers.Il est un sentiment intimement gravé dans le cœur de chaque peuple, ineffaçable comme tout ce qui est marqué avec le ciseau ou le burin, c\u2019est le sentiment de l\u2019orgueil national.Ce sentiment est non seulement une loi générale, mais une loi qui trouve son application dans une foule de détails de la vie.Si un peuple est justement fier de son indépendance, qu\u2019il ne craint pas d'affirmer à une occasion donnée, le noble ouvrier faisant son devoir est lui aussi orgueilleux du métier auquel il appartient; et c\u2019est l\u2019auréole au front, qu\u2019il le voit occuper une place importante dans la société par le dévouement incessant qu\u2019il lui a consacré: c\u2019est l\u2019histoire des sueurs transformées en pluie d\u2019or\u2026 L\u2019orgueil du métier, l\u2019orgueil de l\u2019état auquel on a dévoué toutes les heures de sa vie, quel plus légitime orgueil que celui-là; c\u2019est peut-être là la p'us grande vertu du citoyen, celle qui le fa\u2019t réellement citoyen.Le médecin francais de la province de Québec a eu cet orgueil-là et i' a le droit d\u2019être content aujour- d\u2019hui, parce que son état a grandi, puisque son journal a vécu.Tout néanmoins, n\u2019est pas rose chez nous.C\u2019est le chemin du ciel, il est étroit: mas à l\u2019encontre de ce dernier il souffre élargissement.Après avoir été pendant cinq ans, comme nombre de bons citoyens de nos jours surtout, la bête noire de bien des créanciers, le journal a depuis deux ans reçu d\u2019eux quittance et vécu de ses ressources; mais il n\u2019a pas fait plus.Il nous semble pourtant qu\u2019il lui est permis d\u2019ambitionnor davantage.Une livra\u2018son de notre journal par mois est bien peu.Nous en voudrions deux; tout le monde y gagnerait.Rien dv mieux que l\u2019obligation de lire souvent pour entretenir le goüu da l\u2019étude et le développer.Que les lecteurs amis du Progrès se mettent donc à l\u2019œuvre dans le but d\u2019obtenir ce résultat; que la propagande se fasse et le nombre d\u2019années augmentant.le désir que nous exprimons pourra devenir une douce réalité dans un avenir prochain.En jetant un coup d\u2019œil sur notre passé, nous avons un devoir à remplir; nous ne l\u2019oublierons pas.Dans le mouvement général qui s\u2019est fait à la fondat'on du journal, il y a eu des hommes parmi nous qui se sont dévoués avec ardeur pour assurer sa prospérité.Leurs noms doivent être enregistrés dans les archives de la reconnaissance et passer à nos fils.[EE «I UNION MEDICALE DU CANADA » EN 1878 Si tous ceux qui ont mis la main à l\u2019œuvre et se sont sacrifiés pour la vie de L\u2019Union Médicale étaient conviés à un banquet par une généreuse gratitude, il y aurait, en autres, une place vide, pleine de deuil: ce serait celle du regretté docteur Grenier.Le docteur Grenier mérite certainement une mention spéciale.S\u2019il n\u2019a pas été le fondateur du journal, il en a été le père nourricier aussi longtemps que ses forces le lui ont permis, tellement que l\u2019on peut dire de lui ce que l\u2019on a dit du brave quand l\u2019appel se fait après la bataille et qui est mort victime de son courage: il est mort au champ d\u2019honneur.Le président de ce banquet serait bien M.le Dr Rottot; et autour de lui aura/ent le droit de venir prendre place: MM.les docteurs Dagenais, Desro- siers, Ricard, Brosseau, Ed.Desjardins, Beaubien, Duchesneau, Peltier.Hingston, Coderre, Deschamps, Dubuc, Beaudet, Mousseau, Dugas, Leblanc, Bibaud, McMahon, Laramée, L.Fortier, DeBonald, Danse- reau, Nelson, D\u2019Orsonnens, McDonell, Mount.Des- marteau, etc, dont le plus grand nombre avait souscrit un fonds de garantie suffisant pour maintenir l\u2019existence du journal pendant trois ans, et qui ont fourni ensuite les travaux scientifiques dont tout le monde a dû profiter; en un mot ce sont eux qui ont donné généreusement l\u2019intelligence et la matière.Merci donc à eux tous et aux autres que nous n\u2019avons pas mentionnés, et qui, collaborateurs dévoués, nous ont été d\u2019un si grand secours.Nous comptons toujours sur eux.Merci encore à MM.les docteurs Rottot, Dagenais, Desrosiers, Ed.Desjardins, Brosseau, Ricard, J.W.Mount, Laramée et Desmarteau, qui depuis ont bien vou'u continuer et continuent encore aujourd\u2019hui, à partager avec nous la responsabilité pécuniaire de cette œuvre de dévouement.A tous nous faisons un chaleureux appel pour continuer une œuvre qui nous est commune.L'Union Médicale ne s\u2019est jamais départie du programme qu\u2019elle s\u2019était tracé, et ça peut-être été là le secret de sa force.Organe indépendant, il n\u2019a jamais voulu se mettre à la remorque d\u2019aucune partisannerie quelconque qui, malheureusement, existe chez nous comme ailleurs; ses pages ont toujours été ouvertes à tout le 1455 monde et le sont encore pour l\u2019avenir à qui voudra bien y rentrer.Défendre et promouvoir les intérêts généraux de la profession, ¢\u2019a toujours été 13 son moto du passé et ce sera celui de l'avenir.Se mettre à là merci d\u2019une institution quelconque a toujours été pour L'Union Médicale une impossibilité morale, une défense que ses fondateurs lui avaient faite et à laquelle elle a toujours obéi strictement.Mais s\u2019est-il agi de travailler aux grandes réformes qui sont commencées, et qui s\u2019opéreront en plus grand nombre avant peu, on l\u2019a vu se jeter de l\u2019avant avec un zèle qui trouvera sa récompense dans l'a sat'sfaction d\u2019un devoir accompli.Voici ce que nous écrivions en 1876, en acceptant la succession du regretté Dr Grenier: « Notre ligne de conduite dans la rédaction du journal sera, comme celle de notre prédécesseur, basée sur l\u2019indépendance dans les questions médico-légales, l\u2019impartialité pour ce qui concerne les institutions et les hommes, un soin particulier et la variété la plus grande possible dans le choix des matières.» Nous en avons assez dit: notre histoire est là, elle est écrite dans les sept volumes que complète cette livraison ; nos lecteurs n\u2019ont qu\u2019à la lire pour se convaincre de la vérité de ce que nous avançons.Le jour où nous faillirons à notre passé, à l\u2019engagement promis, à la parole donnée, nous céderons à d\u2019autres une place que nous serons indignes d\u2019occuper.Jusque-là nous avons le droit de la garder et nous avons raison de croire que personne ne nous la disputera.Il y a des phénomènes contres lesquels la science ne possède pas de remèdes efficaces; des forces naturelles contre lesquelles il est impossible de réagir; des malheurs devant lesquels enfin il faut s\u2019incliner\u2026 L\u2019Ame se courbe alors dans un muet désespoir.Mais être cause soi-même d\u2019un mal quelconque, c\u2019est se mettre un fardeau sur les épaules et un remord au cœur.Il ne sera jamais dit que la profession médicale de la province de Québec n\u2019aura pas fait tout ce qu\u2019elle a pu pour assurer le progrès et le développement de la science médicale, pour maintenir l\u2019organe qu\u2019elle s\u2019est donné.Et c\u2019est ainsi que sans être chroniqueur on répète le passé. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1988.MEDECINE J.G.MATTEER, J.I.BALTZ, H.H.STEELE et all \u2014 Les insuffisances chroniques du foie non décelables cliniquement; leur diagnostic précoce et leur traitement.(Chronic Subclinical Impairment of the Liver.Early Diagnosis and Treatment.) \u201cTA.M.A.\u2019, 133: 909 (29 mars) 1947.Dans les petites insuffisances hépatiques non décelab!es cliniquement, les A.se servent des test-hépatiques très sensibles (Cephalin Test et Thymol Test).Si ces tests sont négatifs, les A.emploient un test moins sensible: test à l\u2019acide hippurique par voie orale.Si ce dernier est positif, ils concluent au moins à une insuffisance hépatique morphologique d\u2019un degré modéré.Mais s\u2019il est négatif, il y a un début d\u2019insuffisance hépatique, soit dans une fonction, soit dans la morphalogie du foie.C\u2019est alors que les A.appliquent le test thérapeutique.Si le test très sensible devient négatif après 7 à 10 jours, les A.concluent à une insuffisance d\u2019une fonction hépatique.Si les tests très sensibles prennent des mois à devenir négatifs, alors, il s\u2019agit d\u2019une insuffisance dans la structure hépatique et dans la fonction hépatique.Le test thérapeutique employé est le suivant: 1) Régime: H de C.350 & 400 gr.Protides 125 à 150 gr.Lipides 35 gr.Calories 2,215 à 2,515 2) Vitamines complètes avec surp'us de vitamines B complex et de vitamines A.3) Chlorure de Choline, 10 à 15 grains, 3 fois par jour, avant repas.E.ROBILLARD.PHTISIOLOGIE L.B.BOYER.\u2014 La bronchographie dans la tuberculose.(Bronchography in Tuberculosis.) \u2018American Review of Tub.\u201d, 54: 111 (août) 1946.L\u2019auteur a étudié 50 cas de tuberculose pulmonaire au moyen de la bronchographie.Ces malades souffraient de T.B.à tous les types et à toutes les périodes.La bronchographie est inoffensive, et elle n\u2019est pas pour cela un examen de routine, parce que l\u2019autopsie a prouvé que la T.B.fibreuse s\u2019accompagne souvent de bronchiectasie.Quatre malades étaient atteints de T.B.exsudative tout simplement, mais un avait une sténose bronchique alors qu\u2019aucun n\u2019avait de bronchiectasie.Parmi les 11 autres patients avec T.B.fibro-exsudative, 3 avaient un rétrécissement bronchique et 3 des dilatations, tandis qu\u2019un malade avait les deux à la fois.Parmi les 30 autres cas atteints de T'.B.fibreuse, deux avaient une sténose bronchique, 19 des bronchiectasies sans obstruction bronchique, 6 autres avaient les deux à la fois et 3 autres n\u2019avaient aucune de ces complications.L\u2019auteur croit que ces bronchiectasies sont secondaires à la fibrose pulmonaire, fibrose qui à son tour serait secondaire à l\u2019infection chronique des bronches.Paul-René ARCHAMBAULT. ANALYSES Abraham J.FLAXMAN.\u2014 Tuberculose apicale.(Apical tuberculosis.Roentgenol- ogical technic for its early recognition with some pathogenetic application.) \u201cAmer.Rev.of Tub.\"\u201d, 54: 1-8(uillet) 1946: On appelle ainsi ces lésions de la tuberculose apicale latente, parce que ces taches fibreuses contiennent des bacilles vivants mais retenus dans une zone caséeuse.On peut assister souvent à des réveils.C\u2019est l\u2019autopsie qui trop souvent révèle ces lésions de T.B.fibreuse aux sommets des poumons.Le taux de ces lésions ignorées est très considérable.Souvent la technique et les schémas nous aideront à minimiser les causes d\u2019erreur.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE Harold A.NEIBLING et Waltman WALTERS.\u2014 Obstruction des tubes de vitallium par les dépôts biliaires: 9 cas personnels et revue de la littérature à ce sujet.(Obstruction of vitallium tubes by biliary sediment: report of nine cases and review of the litterature.) \"Proc.Staff Meet.Mayo Clin.\u201d 22: 424 (17 sept.) 1947.Depuis que Pearse, en 1941, préconisa le tube de vitallium dans la chirurgie plastique du cholédoque, plusieurs chirurgiens ont vanté la facilité de son emploi, mais bien peu ont insisté sur son obstruction toujours possible par es dépôts biliaires.Ce genre d\u2019obstruction a été rapporté maintes fois au cours des dernières années par plusieurs opérateurs et par Pearse lui-même.Les auteurs sont maintenant d\u2019avis que le tube de vitallium peut éventuellement s\u2019obstruer par les sédiments biliaires.Plusieurs malades qu\u2019ils ont observés, avec de soi-disant angio-cholites à répétition, en réalité présentaient une obstruction de leur tube de vital- lium.Depuis 1944, on a utilisé à la Clinique Mayo, le tube de vitallium, chez 74 malades.Huit malades ont dû être réopérés dans le but d\u2019enlever le dit tube obstrué, et dans un autre cas, le post-mortem révéla l\u2019obstruction tubaire par dépôts biliaires.1457 Les auteurs relatent en détail, ces neuf observations.Dans la plupart des cas mentionnés, les patients avaient subi des opérations itératives sur les voies biliaires avant de se présenter à la Clinique.Ces symptômes d\u2019obstruction mécanique sont identiques à ceux rencontrés dans les obstructions d\u2019autre nature, survenant à ce niveau.Ces malades observés par les A.ont présenté les premiers symptômes d\u2019obstruction dans une période variant de 6 à 26 mois après la mise en place du tube.Dans plusieurs cas, la lumière du tube était obstruée par les concrétions biliaires adhérentes aux parois du tube.L\u2019examen des dépôts a révélé, parfois la présence de cholestérine et de bilirubine, parfois le cholestérol et les pigments biliaires.Pour remplacer le vitallium, les A.sont d\u2019avis qu\u2019il faille plutét utiliser un tube en- levable ultérieurement à la discrétion du chirurgien, ou un tube pouvant s\u2019éliminer spontanément par voie duodénale et intes*ina'e; soit un cathéter approprié, soit un tube en T, soit le tube de Polythène dont on parle depuis quelque temps mais qui devra, quant à sa valeur, avoir la sanction d\u2019un usage plus prolongé.Pierre SMITH.Lucien LÉGER et Jacques OUDOT.\u2014 La ligature de la veine cave inférieure, moyen de prévention des embolies pulmonaires au cours des phlébites.\"Presse Médicale\u201d, 55: 375 (4 juin) 1947.La ligature de la veine cave inférieure fut pratiquée pour la première fois par Kocher, en 1883, pour blessure opératoire de la veine, et par Trendelenbourg, en 1911, dans un cas de septico-pyohémie puerpérale.Les auteurs, dans ce travail, présentent la ligature de la veine cave comme moyen de prévention des embolies pulmonaires dans les phlébites des membres inférieurs.Les solutions, jusqu\u2019ici proposées et étudiées dans le récent rapport de Fontaine et Redon, ne paraissent pas toujours satisfaisantes.L\u2019anesthésie du sympathique lombaire, comme 1458 moyen de prévention des embo'ies, a fait l\u2019objet de rapports contradictoires.De même l\u2019emploi de l\u2019héparine et du discoumarol.La résection de la veine fémorale, comme moyen prophylactique, est contestée par Possveal et H.Hussey, la \u2018igature se pratiquant en zone thrombosée.Il semble donc logique de faire porter plus haut la résection veineuse.Les premières tentatives des A.ont porté sur les veines iliaques et ils ont constaté que la limite supérieure de la thrombose ne pouvait être régulièrement atteinte ou dépassée.Peut- être, faut-il penser avec Homans, qu\u2019habituellement ce n\u2019est pas le membre où siège la phlébite manifeste qui doit être tenu responsable de l\u2019embolie pulmonaire, mais bien le côté apparemment sain.Les À.citent un cas à l\u2019appui de cet avancé.Dans la thrombose, la veine fémorale superficielle ou commune devient oblitérée donc fonctionnellement inexistante, et le sacrifice ne doit donc pas comporter de grands risques, les suppléances circu'atoires s\u2019établissant suffisamment pour rétablir la circulation veineuse, si bien qu\u2019il semble préférable, encore d\u2019après Homans, de faire porter la ligature sur la veine iliaque plutôt que sur la veine fémorale.Faut-il se contenter de la ligature veineuse ou lui préférer la section entre deux ligatures?Les A.préfèrent la seconde méthod& qui mettrait plus sûrement à l\u2019abri de l\u2019extension du processus de la thrombose en interrompant les voies nerveuses de la paroi vasculaire; on se dispenserait du même coup de la résection du sympathique lombaire.Si l\u2019interruption de la voie cave met à l\u2019abri du danger de l\u2019embolie, il semble alors préférable de conseiller la pratique au lit de la gymnastique des membres inférieurs.Jusqu\u2019ici les A.n\u2019ont pas associé à la ligature veineuse l\u2019administration d\u2019héparine ou de dicoumarol par crainte que le retard de la thrombose, processus normal de la cicatrisation du vaisseau interrompu, ne soit préjudiciable à la sécurité des suites opératoires; mais au cas de simple ligature, cette pratique leur semble souhaitable.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Suit le rapport de 6 observations, où les A.ont réalisé 3 fois la ligature et 3 fois la résection.Des commentaires suivent ces observations.Quels sont les cas de phlébite soupçonnée ou déclarée qui doivent être soumis à la ligature du tronc cave?Les indications sont généralement difficiles à poser.Mais comme une phlébite sur 3 provoque des infarctus pulmonaires, et une sur 25 est mortelle, les tentatives des auteurs semblent justifiées.La phlébographie, par injection du produit de contraste dans la crosse de la saphène interne préalablement dénudée, donnera les plus sûres indications quant au niveau de la résection veineuse.Faut-il enfin lier la veine cave dès que s\u2019est déclanchée la première embolie ou interrompre la voie veineuse en pré- \u2018sence de toute phlébite déclarée?De nouvelles observations sont nécessaires pour résoudre ce problème.Pierre SMITH.L.B.BURK Jr.\u2014 À propos d'un cas d'adénome récidivant de la parathyroïde.(Recurrent parathyroid adenoma: a case report.) \u201cSurgery\u201d, 21: 95-101 (janv.) 1947.L\u2019auteur relate l\u2019observation d\u2019un malade adulte porteur d\u2019un adénome de la parathy- roïde.À l\u2019opération, on transplante un fragment de l\u2019adénome entre les muscles superficie's du cou.Deux ans plus tard, le malade présente de nouveau les mêmes signes d\u2019hy- perthyroïdisme en même temps qu\u2019une récidive de l\u2019adénome au niveau de la greffe.Cependant au point de vue anatomo-pathologique, plusieurs constatations méritent mention.D\u2019abord la capsule de la tumeur primitive présentait un envahissement pouvant éveiller l\u2019idée d\u2019une récidive ultérieure.Cette récidive ne se produisit pas au niveau de la tumeur initiale, mais apparemment, el'e survint comme conséquence de la prolifération de la greffe; et les symptômes cliniques d\u2019hyperthyroïdisme évoluèrent en même temps que cette prolifération.En second lieu, la tumeur initiale était bien un adénome parathyroïdien, tumeur non ex- ANALYSES ceptionnelle.Elle ne présentait aucun caractère de malignité, sauf l\u2019envahissement de la capsule.Mais par contre, dans la tumeur récidivée, quelques cellules étaient moins caractérisées, il n\u2019y avait pas d\u2019encapsulement, et des traînées cellulaires étaient présentes entre les faisceaux musculaires.Les anatomo-patholo- gistes du « University Hospital» émettent l\u2019opinion que cette tumeur ne doit pas être étiquetée épithélioma.La tumeur reste bien différenciée, malgré l\u2019existence de transformations morphologiques passagères et de modifications hyperchromatiques de quelques-unes des cellules.(Traduit par Pierre SMITH.) Gordon MURRAY.\u2014 La physiopathologie de la cause de la mort dans la thrombose coronarienne.(The Pathophysiology of the cause of death from coronary thrombosis.) \"Ann.of Surg.\u201d, 126: 523 (octobre) 1947.Cet auteur rapporte des expériences sur le chien, qui le porte à croire que la résection d'un infarctus myocardique pourrait aider dans le traitement de la thrombose coronarienne.Il a observé, qu\u2019à la suite d\u2019une occlusion coronarienne expérimentale, la zone ventriculaire plus ou moins privée de sang et qui deviendra ultérieurement le siège d\u2019un infarctus se dilate et bombe à la surface du cœur.Ce phénomène avait déjà été observé et décrit par Wiggers, Tennant et beaucoup d'autres expérimentateurs.Il attribue la baisse de la pression artérielle et la diminution du débit ventriculaire gauche, que l\u2019on observe parfois après un accident de thrombose.à ce bombement de la région ischémiée.Nous ne croyons pas que ce phénomène soit l\u2019unique cause des déséquilibres circulatoires immédiats qui se rencontrent après une occlusion coronarienne.L\u2019état de choc qui existe souvent dans de telles circonstances peut expliquer tout au moins en partie ces déséquilibres.Par ailleurs.il y a aussi d'autres causes.Quoiqu'il en soit, croyant que la résection du segment ventriculaire dilaté et ischémié 1459 pourrait aider à rétablir des conditions cardiaques meilleures, 11 à, sur un certain nombre de chiens qu\u2019il ne mentionne pas, réséqué ce segment.Le taux de mortalité opératoire n\u2019est pas indiqué.Il ne mentionne que les survivants auraient été en bonne santé apparente un an et voire même deux ans après une telle opération.Aucun électrocardiogramme n\u2019est présenté dans cette communication.Il serait intéressant de savoir ce qu\u2019il advient du tracé après la résection de ce segment myocar- dique.Nous ne croyons pas qu\u2019une telle opération puisse trouver dans l'avenir sa place en chirurgie du cœur.Ce serait une intervention très risquée.Par ailleurs, il n\u2019est pas toujours facile, à l\u2019œil nu, de trouver un infarctus récent ou ancien.Enfin, les malades qui survivent les effets immédiats d\u2019une thrombose coronarienne retrouvent généralement une pression artérielle normale ou presque normale, et rien indique une diminution du débit ventriculaire gauche chez eux.Mercier FAUTEUX OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE E.J.PULASKI et C.S.MATTHEWS.\u2014 La streptomycine dans l'otite externe moyenne, la mastoïdite, l\u2019'abcès cérébral et la méningite.(Streptomycin in surgical infections.Otitis externa, otitis media, mas- toiditis, brain abcess and miningitis.) \u201cArch.of Otolaryngology\u2019, 45: 503 (mai) 1947.Le pronostic de l\u2019infection de l\u2019oreille et des structures adjacentes s\u2019est beaucoup amélioré avec l\u2019avènement des sulfamidés et de la pénicilline.Cependant, il y a plusieurs miero- organismes en cause, qui sont natureliement résistants à la pénicilline et aux sulfamidés, ou bien qui ont acquis cette résistance par Peffet de traitement insuffisant quant à la concentration qu\u2019aux doses inadéquates.La streptomycine agit contre la plupart des micro-organismes gram-négatifs et contre plus d\u2019un gram-positif.On doit donc employer la streptomycine, seulement dans les cas où le 1460 microbe y est sensible et a été mis en évidence par le laboratoire.Mode d\u2019administration : a) En injection intramusculaire, soit un gramme dissout dans 10 ce.de sérum physiologique, à raison de 0.25 à 0.50 grm.toutes les trois heures.b) En application locale, on dissout la streptomycine dans du sérum physio'ogique de façon que chaque ce.contienne 5 à 10 mgms (5 à 10,000 unités).Dans l\u2019otite chronique externe ou l\u2019otite chronique moyenne, le résultat est bon à la condition que le conduit auditif externe soit bien nettoyé et sec avant d\u2019employer localement la streptomycine.On applique la solution deux fois par jour en instillation, ou à l\u2019aide d\u2019une mèche.Des cas observés, 85% ont obtenu une guérison complète; chez les autres, l\u2019écoulement a diminué, mais l\u2019application subséquente d\u2019acide acétique à 2% l\u2019a fait cesser totalement.L\u2019acide acétique seul, sans l\u2019emploi préalable de la streptomycine, s\u2019est montré inefficace.Les cas observés évoluaient depuis quatre à six mois.Les cas de mastoidite, compliquant l\u2019otite moyenne chronique, ont imposé l\u2019acte chirurgical, mais nous devons donner quand même de la streptomycine si l\u2019agent pathogène en cause y est sensible.On a obtenu un bon résultat avec la streptomycine chez un patient où Je proteus vulgaris était incriminé.Un autre patient, aprés mastoidectomie, fait de l\u2019hyperthermie; sa température se maintient a 105°; la maladie graduellement évolue vers une thrombose du sinus latéral.Flore microbienne : staphylocoque doré, streptocoque hémolytique; tous deux, dans ce cas, pénici lino-résis- tants.On donne de la streptomycine après intervention chirurgicale appropriée, et tout rentre dans l\u2019ordre.Des cas de méningite causés, soit par l\u2019hé- mophilus influenzae, E.Coli, Ps.Aeruginosa, hémolyticus streptococcus, K.Pneumonae I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 n\u2019ont pu tenir devant l\u2019action de la streptomycine.Ici, il faut donner simultanément des injections intrathécales.Les auteurs rapportent aussi des succès chez des patients souffrant d\u2019abcès cérébraux à microbes streptomycino-sensibles.Richard-A.CHARLAND.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE R.L.BARTON, R.M.CRAIG, Geo.X.SCHWEMLEIN et R.J.BAUER.\u2014 Granulome inguinal traité avec la streptomycine.(Granuloma inguinale treated with streptomycin.) \u201cAmer.Archives of Derm.and Syphil.\u201d, 56: 1 (juillet) 1947.Ce n\u2019est qu\u2019en 1913, que fut réalisée pour la première fois, avec l\u2019emploi des se's d\u2019antimoine, une thérapeutique efficace du granulome inguinal.Les préparations d\u2019antimoine, toutefois, n\u2019agissent bien qu\u2019au début de la maladie et, dans l\u2019ensemble, ne donnent que 60% de bons résultats environ.La nature bacillaire des corps de Donovan ayant été démontrée en 1945, il était logique de penser que des médicaments comme la pénici line et la streptomycine pourraient avoir une action heureuse sur le granulome inguinal.Haserich expérimenta la pénicilline, mais sans succès.Les auteurs employèrent la streptomycine dans 3 cas de granulose inguinal.Ils apportent les observations détaillées de ces 3 malades et les résu'tats obtenus.Aucun des malades n\u2019avait été traité antérieurement.Tous présentaient une ulcération caractéristique du granulome inguinal et les examens de laboratoire chez les 3 malades démontraient la présence de corps de Donovan et l\u2019absence de syphilis, chancrelle et lym- phogranu'omatose vénérienne.Au premier malade on injecta 20,000 unités de streptomycine à toutes les 3 heures, jour et nuit, pendant 41 jours, soit une dose totale de 6,640,000 unités.Les lésions commencent à s\u2019améliorer au 8e jour du traitement; 'es ulcérations sont cica- ANALYSES trisées au 33e jour et 314 mois après le début du traitement, le malade est considéré comme guéri.Revu 214 mois après la fin du traitement, il ne présente pas de récidive.Dans le 2ème cas, on administra 4,110,000 unités de streptomycine réparties en 137 injections de 30,000 unités chacune, à raison de une injection toutes les 3 heures pendant 18 jours.A l\u2019arrêt du traitement, l\u2019u'cération présentée par le malade est complètement cicatrisée, mais 3 semaines plus tard apparaît sur la cicatrice une érosion nécessitant la reprise du traitement.N\u2019ayant plus de streptomycine, les auteurs se servent de l\u2019antimoine et obtiennent la cicatrisation complète de la lésion en un peu moins de 6 semaines.Le 3ème malade reçut \u201830,000 unités de streptomycine toutes les 3 heures pendant 29 jours, soit une dose tota'e de 7,050,000 unités en 136 injections.A la fin du traitement, l\u2019ulcération, qui au début était de la grandeur d\u2019une pièce de 25 cents, ne présente plus qu\u2019une petite surface de 5 mm.environ non cicatrisée.Les auteurs concluent en disant que la streptomycine est un médicament de valeur dans le traitement du granulome inguinal.Malgré les faibles doses quotidiennes employées, elle amena chez les 3 malades traités une amélioration clinique considérable et la disparition complète des corps de Donovan.Henri SMITH.ANESTHESIE James A.EVANS et Raymond J.BOLLER.\u2014 Prévention de l'embolie pulmonaire postopératoire.Une analyse de 52 mortalités en six ans.(The prevention of postoperative pulmonary embolism.An analysis of 52 fatal cases in six years.) \"The New England Journal of Medicine\u201d, 236: 392 (13 mars) 1947.Cette étude a été faite sur des morts survenues de 1940-1946.Quarante-huit de ces embolies fatales sont survenues à la suite 1461 d\u2019opérations sur un total de 45,000 interventions majeures.On a pratiqué 21 autopsies, les 31 autres cas furent une évidence clinique d\u2019embolie pulmonaire.Les mesures préventives de l\u2019embolie pulmonaire sont un facteur important et consistent en des exercices des membres.On en est venu à cette conclusion en comparant la fréquence des embolies pulmonaires dans deux hôpitaux où: dans l\u2019un, les exercices des membres étaient obligatoires et observés; dans l\u2019autre, les exercices des membres étaient facultatifs et non surveillés.Il s\u2019est trouvé trois fois plus d\u2019embolies dans le dernier comparativement au premier.L\u2019embolie peut survenir à la suite de n\u2019importe quelle opération, mais les opérations sur l\u2019intestin semblent être responsables du plus grand nombre.Pour mieux étudier ces cas, on les a partagés en trois groupes: 1° Les embolies fatales en deca d\u2019une heure aprés le début des premiers troubles: 22 cas (42%) ; 2° celles fatales de deux à vingt-quatre heures après le début des troubles: 20 cas (38%); 3° celles fatales après 24 heures du début des troubles: 10 cas (9%).L\u2019analyse des dossiers de ces malades a permis aux auteurs de faire les tables ci-contre: 2, 4, 5, 6, 7, et les figures 1, 2.Ces auteurs insistent sur l\u2019examen systématique répété des jambes après les opérations majeures ainsi que sur l\u2019interrogatoire du malade sur les douleurs aux jambes.Après les premiers signes de phlébite, selon les cas, il ont recours à la ligature des veines et au traitement anticoagulant ou à ce dernier seulement.A l\u2019aide de ce dépistage et de ces traitements, i's osent espérer de réduire même à zéro le nombre d\u2019embolie pulmonaire fatale.La figure 2 démontre que, en 1945, ils ont eu seulement quatre cas de fatalité par embolie pulmonaire dont un seul, & leur dire, était inévitable parce qu\u2019il a présenté aucun signe avant-coureur. 1462 TABLE 2 Fréquence de l'embolie pulmonaire selon le nombre de jours après l\u2019opération.Nombre de jours après opération.Nombre de cas I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLwerin' AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 TABLE 5 Signes prémoniteurs chez les malades morts de deux à vingt-quatre heures après le début de l\u2019embolie pulmonaire.Cas ou his- cL Le ea ea a aa ae 1 Durée Nombre toire de trou- 9 10 Signes moyenne decas bles veineux 5 RAA AAA jours 6-10 .13 FIÈVTE een 4 1 \u2014 11-15 LL 12 Fièvre et 16-20 oo 7 tachycardie presenter 6 7 1 (varices) 9 Fièvre et thrombose 21-25 Lecce seceec eee.VEINEUSE over .8 1 1 (phlébite 30-37 LL LL 3 superficielle) , Fiévre et thrombose TABLE 4 veineuse, embolie Signes prémoniteurs chez les malades qui sont d'alarme et change- \\ ; ment à l\u2019électrocar- morts une heure après le début de , ; ; .diogramme au.en 17 1 \u2014 l\u2019embolie pulmonaire.Fièvre, cyanose et Cas ou his- AYSPNÉE emcees \u2026 4 2 1 (varices) Durée Nombre toire de trou- Fièvre, douleur tho- Signes moyenne decas bles veineux TACIQUE averse 6 3 \u2014 jours Tachycardie seule- FIEVIe reesei 7 11 2 (varices) achyca Fièvre et ment arvecresnstcs nee 10 3 \u2014 .7 4 __ Désorientation 15 3 \u2014 tachycardie .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 , .Fièvre et douleur Fièvre, tachycardie et .[1 ; 1 \u2014 abdominale 6 3 1 (phlébite confusion mentale.oi superficielle) Aucun i ne \u2014 6 3 (varices) Aucun mn \u2014 2 TOTAL .2 5 90 4 22 5 TOTAL ever \u2014 20 4 TABLE 6 Signes prémoniteurs chez les malades morts au delà de vingt-quatre heures après le début de l\u2019embolie pulmonaire.Cas ou his- Durée Nombre toire de trou- Signes moyenne decas bles veineux jours Thombo-phlébite et petite embolie pulmonaire à la suite de thrombose coronarienne 7 1 1 (phlébite superficielle) Thrombo-phlébite et petite embolie pulmonaire (1 patient traité)! \u2026 24 2 \u2014 Embolies pulmonaires multiples, électrocardiogramme positif 2, R.X.positif, fièvre et douleur thoracique 8 1 \u2014 Fièvre et abcès pulmonaires multiples A 7 1 \u2014 Petite embolie pulmonaire (confondue avec atélectasie postopératoire) 8 1 \u2014 Fiévre, tachycardie, dyspnée et choc 4 2 \u2014 Fiévre, petite embolie pulmonaire et radiographie Positive sn 4 l 1 (varices) Fièvre et petite embolie pulmonaire 5 1 \u2014 TOTAL 10 2 1.Signe prémoniteur reconnu aprés deux jours, mais traitement omis parce que le patient de cancer inopératoire.2.Electrocardiogramme positif: cor pulmonale.était porteur ANALYSES Dans 85% des cas rapportés, il y a des signes prémoniteurs assez précoces pour instituer une médication ou un traitement préventif de l\u2019embolie fatale.Cela exige une coopération complète de toute l\u2019équipe médicale surveillant le malade, qu\u2019il s\u2019agise de médication anticoagulante ou de ligature de veines.(5 références) TABLE 7 L'état des jambes dans les suites opératoires chez 48 cas de chirurgie.Examen postopératoire des jambes Aucun Examen Examen Groupe de cas examen positif négatif 1.(mort en deçà d\u2019une heure) .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026enmeresemennes 14 0 8 2.(mort entre deux et vingt-quatre heures \u2026 6 3 9 3.(mort après vingt- quatre heures \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.5 2 1 TOTAL err 25 5 18 rR 0 2030 Ho $0 bo ASE Médication anticoagulante LI Er 1992, 1743 VIH Léon LONGTIN.Cas, s0 IN 1994 r9YSs\u201d 1463 ORTHOPEDIE Pierre LOMBARD.\u2014 La paralysie dite obs- tétricdle du membre supérieur.\u2018Revue d'orthopédie\u201d, 33: 235 (avril-juin) 1947.Les paralysies radiculaires par manœuvres obstétricales sont incontestables mais exceptionnelles.Comme preuve à l\u2019appui de cet avancé, l\u2019auteur parle des cas d\u2019absence d\u2019une ou de plusieurs racines.Il parle aussi de poliomyélite fœtale sous forme de paralysies flasques complètes et définitives sans tendance à la régression.Il rapporte aussi des para ysies obstétricales associées à des phénomènes parétiques du membre inférieur (hémiplégie prénatale).L\u2019auteur analyse les éléments du syndrome P.O.dans sa forme habituelle, type supérieur (Duchêsne-Erb).Il divise les muscles en deux groupes: un groupe inerte sans con*rac- tion et un groupe rétracté ou hypertonique : «Cette inversion du tonus dans des groupes voisins, quand elle se produit en dehors de tout syndrome douloureux, me paraît done être la signature d\u2019un trouble non point périphérique mais bien d\u2019origine centrale.» Il signale l\u2019absence de troubles sensitifs et sympathiques dans le P.O.type supérieur: «La dissociation d\u2019une sensibilité intacte et d\u2019une impuissance motrice dans le domaine d\u2019un nerf mixte paralysé ne me semble pas porter témoignage d\u2019une lésion périphérique mais bien d\u2019une lésion centrale.» L\u2019auteur explique la luxation de la tête humérale par le jeu du déséquilibre musculaire et il affirme que le même mécanisme joue dans la luxation congénitale de la hanche.Il rapporte les constatations de Leveuf sur les altérations des cornes antérieures et des différents faisceaux blancs qui accompagnent le spina-bifida.Il termine ainsi: «C\u2019est dans les lésions de cet ordre que semble devoir être désormais recherchée l\u2019origine de la paralysie dite obstétricale du membre supérieur.» Edgar LEPINE. 1464 OBSTETRIQUE Arthur G.KING.\u2014 Lever puerpéral précoce.(Early puerperal rising.) \"Am.].of Obst.and Gyn.\u201d, 52: 657 (octobre) 1946.Une série de deux cent vingt et une accouchées à des hôpitaux militaires a servi à cette expérience.Technique: Dès le premier jour du postpartum, la femme qui se tourne à volonté dans son lit, reçoit une alimentation complète et on l\u2019aide à se tenir debout une minute.Le second, elle s\u2019assoit près de son lit cinq minutes.Le troisième, elle marche à sa chaise deux fois pour une pause de cinq minutes chaque fois.Flle commence aussi des exercices musculaires de l\u2019abdomen qu\u2019elle continue les jours suivants: coucher à plat sur le dos, sans s\u2019aider des bras, l\u2019accouchée soulève tête et épaules une dizaine de fois pour trois à cinq séances par jour.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Le quatrième jour, elle demeure une demi- heure dans sa chaise, en plus de prendre son souper à table.Le cinquième ou le sixième jour, suivant son état, elle peut se rendre à la toilette.Le septième, le temps, hors du lit, est porté à trois séances d\u2019une demi-heure et on permet la toilette sous la douche, si la patiente le désire.Le huitième, elle quitte l\u2019hôpital après les recommandations de routine: continuer les exercices musculaires qui devront aussi comprendre des mouvements dans le vide des membres inférieurs.Limiter au strict nécessaire les montées et descentes d\u2019escaliers.Reprendre progressivement le travail ordinaire.L\u2019état euphorique, la sensation de bien-être de ces patientes justifient cette ligne de conduite qui diminue le temps d\u2019hospitalisation, sans augmenter le pourcentage de persistance anormale des lochies, la désunion des sutures périnéales, les prolapsus ou les rétroflexions.F.-X.DEMERS.\u2014\u2014 SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO- AMÉRICAINE Réunion du 24 septembre 1947 Les Affections de la Hanche chez l'enfant.! M.J.-C.FAVREAU En pathologie chirurgicale infantile, \u2018a hanche tient d\u2019emblée la première place.En effet, l\u2019articulation de la hanche est plus souvent malade que toutes les autres articulations réunies.Cette réalité s\u2019explique par deux raisons principales: d\u2019abord, une raison d\u2019ordre mécanique en rapport avec la turbulence de l\u2019enfant et les chocs qu\u2019il impose à sa hanche; ensuite, une raison d\u2019ordre anatomo-physio- logique qui est la proximité des gros réseaux lymphatiques.On considère d\u2019abord des affections aiguës qui vont de la simple arthrite toxi-infectieuse à l\u2019ostéo-arthrite destructive dont la coxalgie est Pexemple le p'us typique et le plus répandu.Ainsi, à l\u2019occasion d\u2019un épisode aigu à distance (grippe ou amygdalite), on voit s\u2019installer un état septicémique qui lèche la hanche au passage.Grâce aux sulfamidés et à la pénicilline, nous sommes aujourd\u2019hui bien armés pour lutter contre ces affections aiguës, exception faite pour la coxalgie.Au traitement médical, il faut toujours ajouter l\u2019appareil plâtré et parfois le traitement chirurgical sous forme d\u2019ouverture, de drainage de l\u2019articulation.On considère ensuite des affections chroniques qui vont de la simple arthrite de croissance aux formes graves de la coxavara, en 1.Court résumé de cette communication.passant par l\u2019ostéochondrite déformante juvénile.La plupart de ces affections sont connues comme des réactions de croissance dont on connaît assez mal le mécanisme et la nature exacts.Chacune de ces affections chroniques reconnaît un traitement précis, qu\u2019il ne faut pas négliger afin de prévenir une infirmité réelle et permanente.En fait, si l\u2019enfant est traité comme il doit l\u2019être, il a toutes les chances de passer à travers son affection avec une hanche fonctionnellement bonne.En un mot, la hanche chez l\u2019enfant est une boîte à surprises dans laquelle 1l faut savoir regarder afin de voir rapidement et sûrement ce qui s\u2019y passe.La clinique et la radiographie sont aujourd\u2019hui capables de préciser !e diagnostic, même au début.En face d\u2019un doute, il ne faut pas hésiter à demander de l\u2019aide.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 7 octobre 1947 à l'Hôpital de la Miséricorde.Présidence de M.Edouard Desjardins Traitement des menaces d'avortement par la progestérone.M.Azarie COUSINEAU Le conférencier résume l\u2019étiologie de la mortalité embryonnaire, tant chez les ovules normaux que chez les embryons anormaux; l'implantation défectueuse du chorion aurait une grande importance, mais l\u2019anormalité des cellules génitales mêmes serait Aussi très fréquente. 1466 L\u2019expérience clinique prouve que le traitement à la Progestérone permet de mener à terme un fort pourcentage de grossesses menacées d'avortement.M.Cousineau relate de nombreuses histoires cliniques à l\u2019appui de cette assertion.Toutefois, 11 convient de bien étudier chaque cas, afin de ne pas instituer une thérapeutique vouée d\u2019avance à un échec.Discussion.MM.Hourk, GAGNON, H.SANCHE et M.CLERMONT.Le dosage de la Progestérone serait souvent employé, mais non l\u2019association de folliculine et de Progestérone.Le mécanisme local ou hormonal de la Progestérone est discuté.Enfin, certains avortements sont inévitables, étant causés par des anomalies congénitales chez la mère.Angine et gingivite de Vincent chez les filles-mères.M.Gilbert BRISEBOIS Cette maladie est très fréquente.Des analyses de routine chez les nouvelles-arrivées ont permis de déceler 55% de positives.Ce dépistage est le meilleur moyen d\u2019enrayer une épidémie.Le traitement doit être interne, en plus du traitement local.Discussion.MM.PAQUIN, ATTENDU, À.RicARD et A.-Z.CRÉPAULT.Le taux élevé de positivité est dû en partie au dépistage de routine.Il existe des porteurs de germes, sans signe clinique.Les malades trouvées positives sont isolées et traitées jusqu\u2019à ce que les prélèvements soient négatifs.A propos d'un cas d\u2019inversion utérine.M.Hector RICARD M.Ricard décrit quatre das d\u2019inversion utérine.Comme principal symptôme, état de choc de la patiente.Le meilleur traitement est la réduction immédiate, qui se fait habituellement sans complication.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtenN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Discussion, MM.LeRoy, A.Ricarn, A.-Z.CRÉPAULT, H.SANCHE et HfiBerr.Les cas d\u2019inversion chroniques sont ceux mentionnés par certains auteurs; aucun n\u2019a été observé par le conférencier.Pour qu\u2019il y ait inversion, il faut un utérus présentant une inertie anormale: elle n\u2019apparaît pas chez un utérus sain.Les quatre cas cités n\u2019ont pas fait d\u2019inertie utérine.Lorsqu\u2019il y a inversion, il convient de déco'ler le placenta et de réduire l\u2019utérus.Phlébite bilatérale postpartum non classique.M.Gérard LEONARD Il s\u2019agit d\u2019une patiente accouchée normalement, qui présente, cinq jours après, une phlébite gauche.Amélioration en quinze jours, puis, la jambe droite présente les mêmes troubles.Des signes d\u2019endométrite apparaissent.Comme traitement, immobilisation, glace, neuro-trasentine, cibalgine, pénicilline et in- Jections paravertébrales.Le rapporteur est d\u2019opinion que la pénicilline a surtout agi sur Pinfection utérine, mais que la phlébite méme a surtout été amendée par les injections para- - vertébrales.Discussion.M.H.Rrcarp, A.-Z.CRÉPAULT, H.SANCHE, A.Ricarp et E.HEBERT.Forceps Bartom: description et application.M.Jacques GAGNON M.Gagnon présente à l\u2019assemb'ée un modèle perfectionné de forceps américain, qu\u2019il à eu l\u2019occasion d\u2019employer avec succès.Il diffère des modèles conventionnels par la forme des cuillers et par l\u2019une des branches qui est flexible, ainsi que par son tracteur.L\u2019emploi de ce forceps est indiqué dans les positions transverses et postérieures.Il permet de saisir la tête avec une prise idéale en position anté- ro-postérieure.C\u2019est un forceps de préhension, de rotation et de traction.Son utilité cesse à l\u2019expulsion. SOCIÉTÉS Discussion.MM.BoiLeat, A.COUSINEAU, H.SANCHE.Le forceps Bartom essayé sur environ 20 cas a rendu de grands services.Sa rotation ne cause aucun traumatisme, car les cuillers sont très minces; et cette rotation se fait de préférence du côté de l\u2019occiput.* + * Séance du 21 octobre 1947 à l'hôpital Notre-Dame.Présidence de M.Edouard Desjardins.Dépistage du cancer du rectum.M.Yves CHAPUT M.Chaput répète l\u2019avertissement qu\u2019il donnait aux praticiens, il y a quatre ans: le cancer du rectum doit être dépisté précocement.Nombre de ma'ades sont hospitalisés avec 6 ou 12 mois de retard.Pourtant, ce cancer peut très souvent être diagnostiqué par le simple toucher rectal.Il est donc de première importance de bien examiner les malades: toucher rectal, anuscopie et rectoscopie de routine.Il ne faut pas se fier uniquement à la radiographie.La douleur étant presque toujours absente, l\u2019indolence est un signe important.Bref, il convient d\u2019éduquer le publie, d\u2019entraîner les jeunes à la rectoscopie et d\u2019habituer le médecin au toucher rectal.Discusion.MM.Simard, P.Letendre et M.Jutras s\u2019accordent à reconnaître que trop de malades souffrant de cancer se présentent trop tard pour être traités efficacement.Les antihistaminiques dans la pratique médicale.M.Pasteur VALLERY-RADOT Le conférencier expose l\u2019historique de la découverte des substances dites antihistaminiques, où les savants français ont joué un rôle de premier plan.Le physiologiste anglais Dale décrit d\u2019abord 1467 le rôle de l\u2019histamine, sans résultat.Puis, on utilise l\u2019histamine, sans grand succès.Boset et Stokes découvrent alors un composé qui protège le cobaye contre plusieurs doses mortelles d\u2019histamine.Les recherches tendent alors à développer des produits de ce genre, de plus en plus efficaces et de moins en moins toxiques.M.Radot étudie successivement I\u2019Antergan, le Néo-Antergan, le Bénadryl, la Pyribenzamine, l\u2019Antistine et deux nouveaux corps qui ne sont pas encore d\u2019usage courant.En général, 1's causent tous de la somnolence; ils ont un effet passager et peuvent causer certains accidents.Ils sont efficaces surtout contre l\u2019urticaire et la fièvre des foins.Discussion.M.G.CASGRAIN à noté que le pourcentage de 15% d\u2019asthme allergique observé en France est de beaucoup inférieur à celui observé chez nous, qui est d\u2019au moins 65%; le diagnostic d\u2019asthme a'lergique, loin d\u2019être facile, est au contraire très difficile comme on peut le prouver par une foule d\u2019observations cliniques; les cuti-réactions doivent être faites en nombre raisonnable pour aider le diagnostic, sans toutefois tomber dans l\u2019excès; enfin, le vrai spécialiste peut rendre de grands services, tandis que le médecin qui se mêle d\u2019une spécialité où il n\u2019entend rien peut causer des désastres.M.LÉcEr déclare que l\u2019action des antihistaminiques sur l\u2019animal de laboratoire n\u2019est pas la même que chez l'homme.Il compare le mécanisme de la désensibilisation à celui de l\u2019immunisation, et résume les caractères différentiels des phénomènes anaphylactiques et allergiques.M.LAMBERT a constaté que l\u2019emploi des antihistaminiques dans l\u2019eezéma donnait de bons résultats en applications locales, mais non par d\u2019autres voies.De plus, si on les donne avant les injections arsenicales, ces injections étaient mieux tolérées.M.PAsTEUR-VALLÉRY RADOT maintient, toutefois, son opinion que la technique américaine de désensibilisation ne désensibilise pas vraiment l\u2019organisme, mais provoque une «accoutumance » passagère. 1468 SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 19 septembre 1947 tenue à l'Hôtel-Dieu, de Québec.Un cas de sclérodermie.M.L.-N.LAROCHELLE En mars 1947, une jeune personne était admise à l\u2019Hôtel-Dieu, de Québec, pour un syndrome de sclérodactylie progressive évoluant d\u2019une façon manifeste depuis deux ans.Plusieurs symptômes ayant orienté vers une origine glandulaire, cette pathogénie a été largement discutée.La malade est retournée chez elle avec une médication orale bismuthée, en attendant une cure chirurgica'e, parathyroidectomie et sym- pathectomie, toujours possible.Ostéome ostéoïde: considérations cliniques, radiologiques et pathologiques.M.Robert LESSARD L\u2019auteur présente un cas d\u2019ostéome ostéoïde, tumeur osseuse bénigne magistralement décrite par H.L.Jaffe, de New-York, en 1935 et en 1940.La littérature, publiée en rapport avec ce nouveau syndrome, est presque exclusivement américaine et concerne, jusqu\u2019à date, 90 à 95 cas.L\u2019auteur passe ensuite en revue les signes cliniques, les manifestations radiologiques et les caractères anatomo-pathologiques de cette maladie, puis il donne l\u2019observation d\u2019un patient porteur d\u2019une telle tumeur.L\u2019ostéome ostéoïde se manifeste chez des sujets jeunes.Le symptôme prédominant est la douleur localisée à l\u2019endroit de la lésion; tenace, elle croît en intensité avec le temps et éveille le malade durant son sommeil.Le c'iché radiographique montre une image claire, arrondie ou ovalaire, de petite dimension, représentant la tumeur.L\u2019os adjacent réagit en s\u2019hyperplasiant, en se densifiant.Au micros- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 cope, l\u2019ostéome ostéoïde est une tumeur petite, formée de tissu ostéoïde et d\u2019ostéoblastes, entourée d\u2019un tissu osseux sclérosé, hyperpla- sié, sans signes inflammatoires.Le traitement de cette néoplasie en est l\u2019ablation tota'e qui amène la sédation complète et immédiate des douleurs.Epithélioma du bassinet dans un rein en fer à cheval.M.Arthur BEDARD Après quelques considérations sur la rareté de l\u2019épithélioma du bassinet et du rein en fer à cheval, l\u2019auteur rapporte l\u2019observation d\u2019un malade porteur de cet épithélioma dans un rein en fer à cheval à qui on a fait une hémi- néphrectomie avec succès.L\u2019auteur conclut à la nécessité de faire une exp'oration urolo- gique chez tout hématurique, en employant la pyélographie rétrograde de préférence à l\u2019urographie intraveineuse.Traitement et guérison de la syphilis par le bismuth.M.Emile GAUMOND Dix cas de syphilis primo-secondaire traités uniquement par le bismuth sont rapportés.Le B.W.et Kahn étaient fortement positifs chez neuf de ces malades avant le traitement, et chez le dixième l\u2019examen sur fond noir a montré la présence de tréponèmes.Tous les malades ont vu disparaître relativement vite leurs accidents cutanéo-muqueux et se négativer leur sérologie rapidement.Le bismuth utilisé est capable de guérir la syphilis récente.Une moyenne de neuf mois de traitement, sans tenir compte des périodes de repos, à raison de deux injections par semaine, semble suffisante pour amener la guérison.Les malades ont pu être observés de un an et demi à neuf ans après le début de leur maladie.Le bismuth comme traitement de fond, associé à la pénicilline comme traitement d\u2019at- SOCIÉTÉS taque, constituera peut-être dans l\u2019avenir le traitement idéal de la syphilis récente et supprimera l\u2019emploi des arsenicaux.Séance du 3 octobre 1947 a la Clinique Roy-Rousseau.Hypertension artérielle et électro-choc.MM.Sylvio CARON, C.-A.MARTIN et L-H.LEMIEUX De l\u2019étude de trente-huit malades mentaux hypertendus soumis à l\u2019électro-choc, il ressort que: 1° L\u2019hypertension artérielle, rencontrée chez le malade psychiatrique, est le plus souvent d\u2019origine psychogène.Elle accompagne surtout les états d\u2019anxiété marquée.2° Elle s\u2019abaisse le plus souvent au cours de la convulsivothérapie à peu près parallèlement à l\u2019amélioration de la maladie mentale.3° Les malaises subjectifs qui lui font cortège sont surtout d\u2019ordre psycho-névrotique et disparaissent en même temps que guérit l\u2019état mental.4° Nos hypertendus au-dessus de 200 mmHg.sont toujours de grands anxieux, avec des complexes affectifs solidement ancrés.Ils nécessitent un plus grand nombre d\u2019électrochocs.Quand il y a guérison, le pronostic reste réservé au point de vue psychique.5° L\u2019hypertension artérielle, isolée même si elle est marquée, n\u2019est pas une contre-indication à l\u2019électro-choc.Il faut d\u2019abord s\u2019assurer de l\u2019intégrité du système cardio-vasculaire, en faisant tous les examens et surtout celui du fond de l\u2019æil.Ces malades doivent être surveillés plus étroitement en cours du traitement.6° Enfin l\u2019électro-choc n\u2019est pas un traitement spécifique de l\u2019hypertension.Il est cependant possible que le jour où l\u2019on aura 1469 réalisé \u2018a convulsivo-thérapie sans convulsion, on aura du même coup découvert un traitement plus logique de l\u2019hypertension artérielle d\u2019origine neurogène.Malformations (Micromélie \u2014 Macromélie) congénitales.MM.Geo.-H.LARUE, P.MICHEL et G.PARADIS Présentation de 2 cas de malformations congénitales.Le premier, une micromélie: Arrêt de développement osseux des 4 membres; os courts, déformés par de nombreuses courbures donnant au patient l\u2019aspect d\u2019un nain.Dystrophie osseuse rappelant la dysplasie périostale de Durante, mais s\u2019en différenciant par les caractères radio'ogiques.Un deuxième cas, macromélie: Enfant de 10 ans, avec le membre inférieur droit, du volume de celui d\u2019un adulte.Malformation datant de la naissance.Pied droit énorme.Début d\u2019hyperplasie semblable au pied gauche.Maladie de Recklinghausen.(Présentation de malade et observation anatomo-clinique) MM.M.SAMSON et Laurent PATRY Deux observations de maladie de Reckling- hausen dont l\u2019une a été une manifestation aigué de la maladie et dont I\u2019évo ution a paru étre aggravée par l\u2019accouchement.Découverte à l\u2019autopsie d\u2019une grosse tumeur de la surrénale gauche, avec néoplasie volumineuse envahissant les lobes pariétaux et occipitaux et la partie postérieure des noyaux gris de l\u2019hémisphère droit ( gliôme ).Dans la deuxième observation, la ma adie a évolué par poussées d\u2019une façon très lente et progressive, on a pu retracer le caractère héréditaire, congénital et familial de la maladie.La symptomatologie est au complet avec association de lésions osseuses contrô'ées par la radiographie. 1470 Démence artério-scléreuse.M.S.CARON Le docteur Sylvio Caron profite de l\u2019occasion de cette présentation pour rappeler aux membres de la Société les différents aspects cliniques de la cérébro-sclérose, c\u2019est-à-dire le syndrome pseudo-bulbaire, la paraplégie, la neurasthénie, le parkinsonisme, l\u2019épilepsie et l\u2019état démentie!; puis il fait remarquer l\u2019âge précoce du sujet, 59 ans, et la céphalée frontale droite qui apparaît à chaque jour depuis trois mois et qui s\u2019accompagne de manifestations pathologiques rappelant celles de l\u2019épilepsie larvée.Il donne les raisons d\u2019éliminer la maladie de Pick et d\u2019Alzheimer, ainsi que la tumeur cérébrale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 L\u2019encéphalographie qu\u2019il a pratiquée lui permet de rejeter l\u2019hypothèse d\u2019une tumeur cérébrale.Fatigue et foie de veau.M.C.-A.MARTIN Le foie de veau a été employé dans le traitement de diverses affections, sans qu\u2019on sache bien encore tout ce qu\u2019il contient.Il n\u2019a une action spécifique que dans les anémies macro- cytaires.Il ne vaut absolument rien contre la fatigue, qui le plus souvent est un symptôme d\u2019origine mentale.Il peut même empirer la maladie en causant de l\u2019angoisse.L\u2019auteur s\u2019élève contre l\u2019emploi abusif qui en est fait. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR RÉAL LANTHIER Le docteur Réal Lanthier est décédé le 23 août dernier à l\u2019Âge de trente-neuf ans.Bachelier ès art de l\u2019Université d\u2019Ottawa, il obtenait, en 1935, son diplôme de docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal.Au cours de ses études médicales il avait pris une part active à diverses organisations et siégé durant quelques années comme représentant de l\u2019A.G.E.U.M., à la Fédération nationale des étudiants des Universités canadiennes.Il était, au moment de sa mort, chirurgien de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc et directeur médical de la Palestre Nationale.ee ++ LE DOCTEUR J.-E.ST-ONGE Le docteur J.-E.St-Onge, de Montréal, est décédé le premier septembre dernier, à l\u2019âge de soixante-dix-sept ans.Il avait fait ses études secondaires au Collège Sainte-Marie et obtenu son diplôme de docteur en médecine de l\u2019Université Laval, en 1893.Après quelques années de pratique à Val- leyfield, il opta pour l\u2019oto-rhino-laryngologie et poursuivit, pendant quelques années, en France, ses études dans cette spécialité.A son retour au Canada il devint membre du service d\u2019oto-rhino-laryngologie de !\u2019hôpital Sainte-Justine et consultant à l\u2019Institut Bruchési.Nommé chef de service à Sainte-Justine, en 1917, il consacra à cette institution de longues années d\u2019un labeur incessant et fructueux.Nos condoléances à ses fils, le docteur Paul St-Onge, de Chambly, et le docteur Gérard St-Onge, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.LE DOCTEUR RUBEN-CHARLES LAURIER A l\u2019âge de soixante-dix-huit ans, après une longue maladie, le docteur Ruben-Charles Laurier est mort le 26 septembre dernier.Il avait fait ses études au Collège de L\u2019Assomption et à l\u2019Université Laval, et commencé sa pratique de la médecine en 1892.© + à © Nos condoléances à son fils, le docteur Ruben Laurier et à son gendre, le docteur L.-H.Gariépy.LE DOCTEUR JULES-P.GENDRON Le docteur Jules-P.Gendron est mort ré-* cemment à Grand Rapids, Michigan, où il exerçait la médecine depuis 1904.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval et à l\u2019Ecole de Médecine de l\u2019Université d\u2019Hambour, à St.Paul, Minnesota.ee ++ LE DOCTEUR ÉDOUARD VERDON Le docteur Edouard Verdon est décédé récemment à Montréal, à l\u2019âge de soixante-sept ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval, de Montréa', en 1902.5-6 ++ LE DOCTEUR HERVÉ GEOFFROY Le docteur Hervé Geoffroy est décédé le 27 octobre dernier, à l\u2019âge de 53 ans.Diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1921, il avait été interne à l\u2019Hôtel-Dieu avant de s\u2019établir dans la paroisse de la Nativité, à Hochelaga, où il y pratiqua jusqu\u2019à sa mort.ee ee LE DOCTEUR LORENZO-.JUTRAS Le docteur Lorenzo-J.Jutras est décédé le 30 octobre dernier, à l\u2019âge de soixante-cinq ans.Il obtenait, en 1907, son diplôme de docteur en médecine à l\u2019Université Laval, de Montréal.Il fut démonstrateur en histologie, à la Faculté de Médecine, de 1920 à 1927, chef du laboratoire de l\u2019Hôpital de la Miséricorde; dès 1924, chef du laboratoire de l\u2019Institut du Radium.Le docteur Jutras enseigna durant plusieurs années à la Faculté de Chirurgie Dentaire l\u2019embryologie, l\u2019histologie et l\u2019anatomie pathologique. REVUE DES LIVRES \u201cCahiers Laennec\u201d, P.Lethielleux, éditeur, 10, rue Cassette, Paris 6e.\u2014 4 cahiers par an.Seul distributeur pour l'Amérique du Nord: Lectures Populaires, Case postale 158, Station \"R\u201d, Montréal 10.\u2014 Prix: $3.30 les 4 cahiers.Les « Cahiers Laennec » viennent de nouveau nous apporter leurs problèmes d\u2019ordre médical, moral, psychologique ou légal résolus par des auteurs de réputation admise, tels que: Prof.Jean Lhermitte, de l\u2019Académie de Médecine, Prof.Ombrédanne, de l\u2019Académie de Médecine, Dr Paul LeMoal, Dr P.Denoix, de l\u2019Institut du Cancer, le R.P.Tesson, de l\u2019Institut Catholique de Paris, le Chanoine P.Tigerghien, de la Faculté Catholique de Lille, Maître R.Fontaine, Avocat à la Cour de Paris, André Thiron, ancien Président de l\u2019Association Nationale des Notaires de France, etc.Ces noms ne sont que ceux qu\u2019on relève dans les 4 derniers numéros des Cahiers, i.e.No 3 de 1946, No 4 de 1946, No 1 et 2 de 1947.Ces cahiers sont publiés sous la responsabilité morale des RR.PP.Jésuites de la Conférence Laennec et ceci peut, de ce fait, apaiser quelques consciences timorées qui deviendraient inquiètes au cours de leur lecture.En effet, toutes les questions d\u2019ordre moral, sexuel, psychiatrique et légal sont clairement exposées et développées en un style rigoureusement précis, didactique et digne.Ainsi en est-il du No 3-1946 sur l\u2019Avortement et du No 2-1947 sur «les Etats intersexuels ».Les plus grandes compétences étudient chaque point avec une franchise et une largeur de vue qui assurent une pleine compréhension.Cette revue ne peut évidemment être mise entre toutes les mains et ne devrait pas être annoncée au grand public, mais je crois que tous les médecins et étudiants en Médecine, à + à + les gardes-malades, les confesseurs et les assistantes sociales pourraient hautement bénéficier de sa lecture.C\u2019est un complément nécessaire à toute bibliothèque médicale ou paramédicale.Jean PANET-RAYMOND G.ARNULF.\u2014 L'infiltration stellaire.Technique \u2014 indications \u2014 résultats.Préface du prof.R.Leriche.Un volume de 234 pages, avec 25 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1947.Les infiltrations anesthésiques de la chaîne sympathique ont pris, sous l\u2019impulsion du professeur Leriche, une place de plus en plus grande dans la pratique journalière et sont utilisées dans le traitement de nombreuses affections.Parmi celles que l\u2019on pratique le plus couramment, une place à part doit être réservée à l\u2019infiltration du ganglion sympathique cervical inférieur ou ganglion stellaire, qui fut pratiquée par Leriche et Fontaine dès 1925, et représente à ce titre la première étape d\u2019une méthode qui devait devenir féconde.Dans le domaine pratique, sa technique est plus minutieuse qu\u2019aucune autre.La précision de ses tests lui donne une objectivité incontestable: cette qualité est d'importance lorsqu\u2019il s\u2019agit de juger sa valeur thérapeutique et de préciser ses indications.Le champ de celles-ci est en effet plus vaste que pour aucune autre.C\u2019est la somme de quinze années de pratique que l\u2019Auteur présente ici, en même temps qu\u2019un bilan de la méthode.Il décrit minutieusement les diverses techniques actuelles de l\u2019infiltration, étudie successivement les nombreuses indications, rapporte et analyse les résultats.Il établit ainsi que la médecine possède dans les infiltrations stellaires une précieuse ressource thérapeutique. err a ce = > | gs FN = > 2\" CX] vd BIO py y, #2 ve > rr 12 Ley nya, 2 7 > TER an Se ~ 5% 2 x) .a à >.wa PT > ÿ ¥ 3 LA ~~ Ya ss.rod JE FL Les = ô ae A.za seen + 1 80e An R - Ê R OS pe om vo 66 IRC =a] RY 3d 7 rd 3 > 3 fo ot = er 4, a y hee, 4 x 7 he ç: \" ¥ : : i) {3 TAGS : 2; - PR x 3) o FN x] LE 4 + Le) 5 BLM pe a 57 4 LRA CSF 3 es a Sr ee F4 Je \u20ac À >> _ 204 = be 4 A ES.) tar) a ee 2%\" « bh 5 Ho A : ; - = bs ; PR) 7 5 v ; g 2 : fo) Yad PES PE 2027 AVENUE D 3 , F4 Nc \u2014 pos ok = 2e : - a oT, ar ; ve Es = ne [a - t RE od Ark > k An A .A K ma {4 p Qu EJ 4 Ld 3 §) S Xd Cn ad AXE Vey p sx, 5 \" ~ 3 7 a Re A cs eue recent bo CS a 7 rat à - x IN) * ve v : ~ = >: Nos] RS Ter.en LR es Vo ho # U COLLEGE McGILL VICHY FRANCE Tha A REPRESENTANTS EXCLUSIFS : MONTRE .SE rer EN I TT A.TREO: ARE.TTR RTT WE PRE PRES PR TN que INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Goutte Diabète arthritique VICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, Une bouteille par jour, soit: un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminerie des goutteux et des graveleux Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS ; JAX a 1554 DEN IK hal \u2019 +2 Ça a = A Re IVe +f Ar < 1, a J Los 7 va à ç = ae AVS A Qu JR) a Ty : Te Sh A) Ia Lost Sp ht J RIOR EU 8 yy (A RT Sd) PA \u201cA PAK 4 of 0 TT ea tt) u A 5 by % Ae La ts v hy \u2018ry ; au ' Ya » ; Ë Ay RER A SRE PR.TTR \u201c5 x) Ja A a SNS OXY 2X DA aN ; 5% 4» a 20294 a + \u2014 vA AN Be 4 A tol | 2 ~ 3S; à SF?\\ % ; Les IR AX) ; PAL at i Ky1CHY A Ge rr; PENSE 3X) wr 3 2X Bd a Nh NJ OY SITES RE S414 a * ir AR KA AREAL 5 an JAN \u201c1 Ÿ (2) © QU A «Rr [17 FE) x LE N A 5 4 + 1 Soin d \\ A) A sa ° XJ Cry vy Cet AY hi 2 SUN 7 hed Me Mt J oN A., SPL PLR 9% fat bl) ER a op Op i raz 134.\\ a MA fh ' 4 - TA \\ cAlS FRAN 1 0 TAT LE REPRESENTANTS EXCLUSIFS DE i (ETF VICHY FRANCE er LP ; F \u201402L AVENUE DU COLLEGE MCGILL MONTRÉ# INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.IVICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminerie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Cystites.\u2014 Néphrites Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier REVUE DES LIVRES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Technique.\u2014 Directives générales.Bases anatomiques.Les voies de l\u2019infiltration stellaire.Incidents et accidents des infiltrations stellaires.Choix d\u2019une voie d\u2019infiltration.IL.Indications et résultats.\u2014 Bases physiologiques.Justifications physiologiques des infiltrations complémentaires, Les indications de infiltration stellaire: dans les troubles sans localisation particulière; dans les troubles localisés aux différentes parties du territoire stellaire; dans certaines affections cérébrales; dans certains syndrome faciaux; en ophtalmologie; en oto-rhino-laryngologie; dans quelques affections du cou; dans certains troubles du membre supérieur; syndromes vasculaires; syndromes moteurs; troubles réflexes postraumatiques; syndromes douloureux du membre supérieur; syndromes osseux; dans certains troubles articulaires; dans certains syndromes cardiaques; dans certaines affections Lroncho-pulmonaires.Conclusion.Bibliographie.G.HEMMELER.\u2014 Précis de diagnostic hématologique.Préface du prof.Louis Mi- chaud.Un volume de 168 pages, avec 15 planches en couleurs.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1947.L'examen du malade permet rarement, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une affection du système hématopoïétique, de poser un diagnostic de certitude.Ainsi, deux affections aussi différentes que l\u2019anémie hypochrome essentielle et l\u2019anémie de Biermer présentent une grande ressemblance symptomatologique, étant caractérisées l\u2019une comme l\u2019autre par la triade pâleur, funiculite et glossite.Le diagnostic différentiel est donc malaisé et, par conséquent, le médicament, fer ou extrait de foie, ne peut être ordonné sans examen du frottis sanguin qui seul distingue ces deux maladies l'une de l\u2019autre.1473 Il serait facile de citer ainsi de nombreux exemples où l\u2019examen sanguin est déterminant pour le diagnostic et par conséquent pour le traitement de la maladie L'intérêt de l\u2019étude de la formule sanguine et plus encore de la morphologie du sang est donc indiscutable.Non seulement en vue du diagnostic, du pronostic et du traitement des affections primaires du système hématopoié- tique, mais aussi parce que la plupart des maladies ont une répercussion sur le sang.Aussi ce livre, essentiellement pratique, a-t-il pour but d\u2019enseigner les éléments permettant de poser un diagnostic précis au vu du frottis sanguin.Il est appelé à rendre de grands services à l\u2019étudiant et au médecin praticien.Il renseigne d\u2019autre part le lecteur sur toutes les questions scientifiques touchant à la pathologie des affections sanguines et à leur traitement.Les illustrations sont des reproductions très soignées de microphotographies en couleurs.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Technique des examens hématologiques.\u2014 II.Maladies affectant l\u2019érythopoïèse.Les anémies isochromes ou normochromes.Les anémies hyperchromes.Les anémies hypochromes.Les anémies hémolytiques.Les érythroblastoses.Les érythrocy- toses ou polyglobulies.\u2014 III.Maladies affectant la leucopoïèse.Leucocytoses, Leucopénies.Les leucémies.\u2014 IV.Maladies affectant la thrombopoïèse.Thrombocytoses.Thrombopénies.Thrombasthénie et thrombopathie.\u2014 V.Les diathèses hémorragiques sans thrombopénie.\u2014 VI.Annexe thérapeutique.L\u2019hépatothérapie.Le traitement par le fer.Le traitement arsenical.La radiothérapie.La splénectomie.La transfusion. NOUVELLES SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Heure de biologie donnée sous les auspices de la Société de Biologie de Montréal 1947-1948 Premier semestre La réouverture des conférences appelées l\u2019« Heure de Biologie » a eu lieu jeudi, le 6 novembre dernier, à 5 heures de l\u2019après-midi.Cette année le thème des conférences est \u201cla Forêt», sujet qui concerne d\u2019une façon si vitale la province de Québec.Des professeurs et des hommes de science, intéressés aux questions forestières et à leur application, ont gracieusement consenti à traiter de leurs spécialisations respectives devant le public de l\u2019heure de biologie.Ces conférences s\u2019adressent aux professeurs de tous les ordres d\u2019enseignement (écoles primaires, couvents, écoles normales, facultés), aux étudiants des diverses Facu!- tés ou Ecoles, au public désireux de suivre les progrès de la science.Ces conférences sont ouvertes à tous sans inscription préalable, et auront lieu à l\u2019Université de Montréal, 2900, boul.du Mont-Royal, salle H-4.6 novembre \u2014 Pierre Dansereau, D.Sc.: La forêt: de sa distribution dans le monde.13 novembre \u2014 Marcel Raymond: Les essences forestières.20 novembre \u2014 Roger Gauthier, M.Sc.: L'arbre: sa structure et sa forme.97 novembre \u2014 Marcel Cailloux, L.Se.: Circulation de la sève.4 décembre \u2014 René Pomerleau, D.Sc.: Les maladies de la forêt.11 décembre \u2014 Auray Blain, Ph.D.: La génétique forestière.N.B.\u2014 Le programme particulier de chaque conférence sera affiché à l\u2019Université de Montréal et publié dans les journaux.Victorien FREDETTE, Sec.-trésorier, Société de Biologie.+ + LES HYGIÉNISTES DU QUÉBEC SE GROUPENT EN ASSOCIATION Les Hygiénistes de la province de Québec viennent de se grouper en association.Des lettres patentes ont été émises par le secrétaire de la province, les constituant en corporation, sous le nom de «Société d\u2019Hygiéne et de Médecine préventive de la province de Québec».Les noms les plus avantageusement connus en hygiène dans notre province sont au nombre des requé- rants.Mentionnons, parmi ceux-ci, les docteurs Albert Dumas, de Montmagny; Paul Claveau, de Chicoutimi; Sarto Sirois, de Rivière-du-Loup; Jean- Mare Morin, de Drummondville; Adélard Groulx, de Montréal; J.-Auguste Landrevil'e, de Montréal; Roger Foley, de Québec; Joseph de Varennes, de Québec; Lorenzo Turcotte, d\u2019Argenteuil; Cyrille Pomer- leau, de Lévis; J.-Amédée Deschênes, de Sherbrooke, et Gérard Michaud, de Roberval.Le président de la nouvelle association, le docteur Albert Dumas, a déclaré que la fondation de ce nouvel organisme était nécessaire.«Les buts et les objets de cette société, dit-il, sont les suivants: 1° Réunir les médecins-hygiénistes et les auxiliaires des services de santé et d\u2019hygiène reconnus et acceptés par la dite Société; 20 promouvoir la santé publique; 3° promouvoir l\u2019expansion de la profession hygiéniste et défendre les intérêts de cette profession ; 40 publier, pour tous les membres, des périodiques, revues, opuscules, brochures, destinés à promouvoir la santé publique; 5° faire connaître aux membres de la Société par des conférences, causeries, travaux scientifiques, les derniers développements et découvertes dans le domaine de l\u2019hygiène et de la santé publique; 6° faire tous les actes nécessaires au but que se propose la Société.» L\u2019Exécutif se compose comme suit: Dr Albert Dumas, président; Dr Roger Foley, vice-président; Dr A.MacMillan, deuxiéme vice-prés'dent; Dr J.- Auguste Landreville, trésorier; Dr Sarto Sirois, secrétaire; conseillers: Dr Adélard Groulx, Dr Jules Gilbert, Mlle Alice Girard, Mlle Thérése Mercier, M.Léopold Fontaine, Dr A.J.G.Wood, Dr Maurice Saint-Martin, Dr Marc Bergeron, Dr Jules Fontaine, M.Francois Brunelle. telle qu'isolée par Nativelle en 1808 p\u2014 uote SUMS eee me meer wes em ess ess ss ss weds a MARQUE D'ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u201cU.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait à l\u2019Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) | - (4) References Présentation: Sir James Mackenzie, Disease of the Hearl, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 mg.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, \u2018 \u201c1933.New and Non Official Remedies, 1942 AMPOULES:\u2014Intrav.0.2 et 0.4 mg.: 71 \u201c to 1946 incl.Gold, Choice of a Digilalis Pre- SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) paration, Connecticut State Med.Journal, Vol.IX, No.3, March 1945.Levine, Clinical Heart Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Conferences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).srécainés DE PRESCRIPTION MÉDICALE on MOYNE .MONTREAL 1, QUEBEC 1476 L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL, Inc.Clinique antituberculeuse Rapport des dispensaires Septembre 1947 Centre Est Clini [ Premiers examens.adultes.343 100 pus enfants.56 26 es ] Visites subséquentes .adultes.758 178 poumons L enfants.247 93 Cliniques Premiers eXamens mms 99 3 de la Visites subséquentes mn 107 \u2014 .gorge Opérations 38 \u2014 [ AMIOTCES worms 4 \u2014 | Insufflations 413 \u2014 Pneumothorax | Ponctions et aspirations de la ca- artificiel ) Vité pleurale wns 2 \u2014 | Jacobeus \u2014_ \u2014 | PhrénicectOmies mmm \u2014 \u2014_ Service de Nombre de consultations ere 45 \u2014 Syphiligraphie Nombre d\u2019injectioNns eee 23 \u2014 Rayons X Nombre de radiographies \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 858 183 Nombre de fluoroscopies mmm 691 73 Laboratoire | Analyses 500 \u2014 Nombre de réactions a.150 25 Fortement POSITIVES mmm 14 5 Réacti à 1 | Positives - 19 2 cactions 2) Légérement positives mem 18 1 tuberculine Douteuses 1 \u2014 Négatives 67 17 NOD CONLIOIEES .\u2026\u2026.\u2026\u2026memesrenenenennennennenenennenn 31 \u2014 Patients venus en dehors de Montréal mmm.124 5 Nouveaux patients trouvés tuberculeux .\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026ereermeneenennenn 7 \u2014 Anciens patients trouvés tuberCUl@UX mmm 8 \u2014 Le rapport de ces cas fut fait aux médecins et au bureau provincial d'hygiène.Rapports faits aux médecins 405 143 Service social Rapport mensuel Septembre 1947 Centre Est Familles surveillées pres 3,235 760 Familles nouvelles A 34 7 Patients T.B.SUIVEIllÉS .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026mcerencermenmeenennenneene adultes.4 859 690 enfants.593 274 Patients nouveaux adultes.37 6 enfants.9 3 Patients décédés adultes.17 4 enfants.\u2014_ \u2014 Contacts surveillés adultes.9,537 2,339 enfants.4,329 959 Contacts nouveaux adultes.93 21 enfants.53 10 Nord 21 146 40 Nord 561 608 195 S.C.52 13 139 15 S.C.119 1,124 176 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 1,348 861 524 120 Total 4,675 41 7,281 1,238 51 12 23 14,128 6,263 114 a Un puissant STIMULANT Hepato-Biliaire artechol = provoque la sécrétion libre et normale de la bile ® L\u2019épanchement biliaire est notablement augmenté.© Le régime alimentaire peut le plus souvent rester normal.q Prévient la cholélithiase.® Favorise le péristaltisme intestinal.© L\u2019absorption des vitamines A, D, E, et K est augmentée.Le succès toujours grandissant obtenu avec ARTECHOL chez de nombreux patients hépato-biliaires est grandement attribuable aux propriétés exceptionnelles de son Extrait d\u2019Artichaut (Cynara Scolymus).Indications: Insuffisance Hépatique, Ictère, Cholécystite, Angiocholite, et particulièrement après l\u2019ablation \u2018de la vésicule biliaire.Hypercholestérinémie.Présenté en flacons de 50 comprimés.ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION SUR DEMANDE.iiglo-french drug cie.limitée.209 EST, STE-CATHERINE MONTRÉAL 1478 Hosp:talisation Liste d\u2019attente L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurrmix AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 Demandes d\u2019hospitalisation Patients hospitalisés Patients référés par médecins Patients référés par organisations Arrangements par appels téléphONIQUIES .\u2026\u2026rerenenseenenennenes Total des visites Visites aux fami'les Vis'tes aux patients Contacts visités Visites sans réponse Autres visites B.C.G.Bébés nés dans les familles tuberculeuses esse Bébés immunisés par le B.C.G.Placement familial Enfants recommandés pour le PI.Familial nn.Enfants acceptés au Placement Familial Petites notes 1) TUBERCULOSE ET STREPTOMYCINE.La streptomycine est encore à l\u2019heure présente au stage de l\u2019expérimentation.Les grandes espérances qu\u2019avait fait entrevoir cette découverte ne sont pas tout de suite réalisables.Il importe pour la tranquillité des tuberculeux de remettre les choses au point.La streptomycine s\u2019est montrée effective contre le bacille tuberculeux dans les expériences de laboratoire.Mais la pratique clinique a démontré à côté de résultats intéressants, des échecs dangereux.On ne peut encore déterminer le dosage de la streptomycine, le degré de son innocuité et de la résistance du bacille tuberculeux au médicament.L'introduction de cette médication dans le traitement de la tuberculose soulève de nombreux problèmes qui demandent à être étudiés largement et longuement.On peut dire que pour l\u2019heure, il est dangereux de répandre dans l\u2019esprit de nos tuberculeux une espérance illimitée dans l\u2019efficacité de la streptomycine ; encore que le tra tement coûte très cher et doit se prolonger un long temps.(Au coût actuel du médicament seulement, le traitement cofiterait $1,440.00 * .pour quatre à six mois.) Le traitement actuel de la tuberculose par la cure, le pneumothorax ou la chirurgie pulmonaire, demeure donc l\u2019apport le plus sûr pour la guérison de 93 11 3 16 123 47 2 7 62 21 3 4 7 35 148 60 65 21 294 51 18 23 23 115 mans 789 125 189 30 1.133 1,174 \u2014 \u2014 29 1.203 vue 882 \u2014 \u2014 22 904 1,021 \u2014 \u2014 27 1.048 2.531 \u2014 \u2014 65 25% 1.398 \u2014 \u2014 44 1.442 127 \u2014 \u2014 3 130 165 \u2014 \u2014 4 169 es 29 \u2014 \u2014 5 31 23 \u2014 \u2014 5 23 en 2 2 2 \u2014 6 ae 3 2 2 \u2014 7 Anysie M.DELAND, Directrice du Service Social.nos malades.Et la streptomycine devrait être refusée aux tuberculeux pour qui la thérapeutique habituelle est effective.En outre, rien n\u2019est changé dans la nature de la lutte antituberculeuse.Mesures préventives et mesures curatives s'imposent encore comme des nécessités.Un fait.Un tuberculeux fut traité pendant six mois a la streptomycine avec une amélioration très nette.Une récidive survint quatre mois plus tard et.l\u2019on isola une souche de bacilles tuberculeux résistant à la streptomycine.Malgré un second essai de traitement dans ces conditions, l\u2019affection suivit une évolution rapidement progressive, due peut-être à une résistance acquise à la streptomycine de la part des bacilles tuberculeux.J.A.J.Bibliographie.« The future of Streptomycin.» Dr Carl Muschen- heim, Bulletin of the National Tuberculosis Ass.mai 1947.Rapport du Comité de l\u2019« American Trudeau Society» sur la thérapie.Dr H.Corvin Hinshaw, Bull.de l\u2019American Trudeau Society, publié dans l\u2019Am.Review of Tuberculosis, octobre-novembre 1946.«La streptomycine dans le traitement de la tuberculose.» Pierre Chadourne, Revue de la Tuberculose, no 1-2, 1947. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin A.MLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 XLV - mmunement appele \u201c yh E.L.Keeney\u201d a démontré les effets léthifères prononcés du pro jonate de sodium sur les fongus dermaph tes ESPONELE ESS OL prop sur gus aphytes.FORMES PRATIQUES Le Fungol E.B.S.fournit du propionate de sodium Onguent Fungol en tubes de 1 once sous forme pratique d\u2019onguent et de poudre, pour combattre et en pots de 4 onces et de 1 livre de nombreux genres de dermatomycoses.L\u2019Epidermophyton interdigi- rar etes de | once tale (pied d\u2019athlète), le trichophyton barbae (teigne sycotique), Solution Fungo! en bouteilles de le trichophyton capitis (teigne tonsurante du cuir chevelu), 16 onces et de 80 onces.t au ou , ° .\u201d .r ., ., et beaucoup d\u2019autres infections caractérisées par le mycosis réagissent POUR INFECTIONS DES CAVITÉS NATU- favorablement au traitement avec Fungol.RELLES, CARACTÉRISÉES PAR LA MYCOSE, La base de l\u2019onguent est hydrosoluble.COMME, PAR EXEMPLE, DANS LES CAS .D'OTOMYCOSE, NOUS RECOMMANDONS * Bull.Johns Hopkins Hosp., 73:379.LA SOLUTION FUNGOL.THE ER BR SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA 1480 2) EN VOYAGE D'ÉTUDES.Le docteur D.Langlois est en voyage d\u2019études pour suivre le cours régulier de bronchoscopie du prof.Chevalier Jackson.3) TUBERCULOSE MINIME ET BACILLE DE KOCH.Les lésions tuberculeuses minimes ne devraient pas être cons dérées comme non contagieuses, à moins qu\u2019on n\u2019ait épuisé toutes les ressources du laboratoire pour prouver l\u2019absence du bacille tuberculeux.Ceci ressort d\u2019un travail d\u2019observation entrepris au Sanatorium Ninette, au Manitoba, par le docteur J.M.Scott.Sur 118 malades admis au Sanatorium avec classification T 1, 16 (14%) crachaient des bacilles; 24 étaient négat'fs et 77 (65%) ne crachaient pas.Grâce à la recherche dans le liquide gastrique, en concentration et sur culture, 81 (68%) furent reconnus bacillaires et 37 (314%) négatifs, et cela dans l\u2019espace de moins d\u2019un an.Quel est l\u2019avenir d\u2019une tuberculose minime?Au même Sanatorium, sur 77 tuberculeux classés minimes à l\u2019admission et mis en congé, 59 furent cons'dérés comme minimes apparemment arrêtés: 5 comme arrêtés; 8 quiescents et 2 améliorés; 2 modérément avancés apparemment arrêtés; 1 décès de tubercu!ose miliaire.La durée du traitement s\u2019échelonne de un à 29 mois.L\u2019on peut conclure: 19 Que les tuberculoses minimes ont une certaine gravité aux points de vue contagion et évolution.20 Qu\u2019il ne faut laisser déambuler aucune tuberculose minime sans s\u2019être assuré qu\u2019il n\u2019y a pas de présence de bacilles tuberculeux, en employant surtout le tubage gastrique avec concentration et culture.39 Que dans de nombreux cas, ces formes de débuts exigent la cure sanatoriale et même les tra\u2018tements par pneumothorax.Il y aurait un grand risque à sous-estimer la gravité des lésions minimes, surtout qu\u2019après des décades d\u2019éducation populaire, le dépistage précoce amène beaucoup de ces formes, aux cliniques pulmonaires.D\u2019un autre côté, il ne faut pas faire peser sur le consultant un diagnost'e de tuberculose, même minime, qui n\u2019ait été prouvé autrement que par une radiographie.Il faut en ce cas, des réactions tuberculiniques positives, des analyses de laboratoire en série, principalement des cultures du liquide gastrique et une observation clinique sérieuse et prolongée.J.A.J.Bibliographie.«La gravité d\u2019une tuberculose pulmonaire minime.» American Review of Tuberculosis, février 1943.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 « Demonstration of tubercle bacilli in minimal pulmonary tuberculosis.» Amer.can Review of Tuberculosis, juin 1943.« Management of minimal tuberculosis lesion.» American Review of Tuberculosis, juil'et 1942.« Minimal pulmonary tuberculosis.» Dr J.M.Scott, Canadian Journal of Med.Technology, juin 1947.NOUVELLES DU SERVICE DE SANTE Boursiers et promotions Je désire vous faire part des résultats heurcux obtenus par les huit boursiers qui font partie du personnel du Service de Santé de Montréal.Le Dr G.Charest, médecin hygiéniste à la division des maladies contagieuses, avait obtenu une bourse de la « Rockefeller Foundation » pour aller étudier à l\u2019Université Johns Hopkins, de Baltimore, où il a obtenu sa « Maîtrise en hyg'ène publique» et fait des études spécialisées en épidémiologie.Il a aussi fait un stage au «Herman Kieffer Hospital », de Détroit, et a obtenu un certificat (C.M.) de cette institution spécialisée dans les maladies contagieuses.En 1944-45, le Dr Charest avait eu une bourse d\u2019étude de la Ville et obtenu son diplôme en hygiène publique (D.P.H.) de l\u2019Université de Toronto.Mlle B.Laliberté, assistante infirmière en chef à la div'sion de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, section de l\u2019hygiène mentale, a obtenu une bourse de la « Rockefeller Foundation» pour compléter ses études au « Teachers\u2019 College » de la «Columbia University », de New-York, ou elle a obtenu le diplome de « Master of Arts» en nursing.Le Ville de Montréal avait octroyé antérieurement à Mlle Laliberté une bourse pour deux années d\u2019étude à la même Université, où elle y avait obtenu le t'tre de « Bachelière en Nursing»; par après, elle avait été promue assistante infirmière en chef.Mlles C.-A.Lessard et B.-M.LeRoux, infirmières à la division des districts sanitaires et Mlle G.Dal- laire, infirmière à la div:sion des maladies contagieuses, ont obtenu une bourse d\u2019étude de la Ville pour étudier, la première à «The School for Graduate Nurses » de l\u2019Université McGill, et les deux dernières, à l\u2019Ecole des infirmières hygiénistes de l\u2019Université de Montréal.Ces trois infirmières ont obtenu leur diplôme et ont , par la suite, été promues et nommées infirmières hygiénistes au Service de Santé.Le Dr J.-M.Filiatrault, médecin-phtisiologue à la division de la tuberculose, a obtenu une bourse de la Ville pour aller étudier à l\u2019Ecole d\u2019hygiène publique de l\u2019Université de Toronto.Il a obtenu son diplôme en hygiène publique (D.P.H) de cette institution.Il L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 XLVI ANABILE CHOLERETIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée a 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u201d\u2019 d'Anabile équivaut à environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n\u2019y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MEDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDEE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" « \u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL 1482 à reçu récemment une promotion importante comme assistant chef à la division de la tuberculose.Le Dr R.Maillé, médecin à la division des districts sanitaires, a obtenu un congé de la Ville pour étudier à l\u2019Ecole d'hygiène publique de l\u2019Université de Montréal.Il a obtenu de cette institution son diplôme en hygiène publique (D.P.H.) et la médaillé du Lieute- nant-Gouverneur.Il a, depuis, obtenu une promotion et a été nommé médecin hygiéniste.Le Dr F.Dussault, médecin à la division des maladies vénériennes, a obtenu une bourse de la - Ville pour aller étudier le problème des maladies vénériennes à l\u2019Université Harvard, de Boston, ainsi que l\u2019organisation de la lutte contre ces maladies à New- York, Baltimore, Philadelphie et Albany.Il a acquis les dernières connaissances dans ce domaine et en fera profiter le Service.Le Dr Dussault a depuis reçu une belle promotion, ayant été nommé surintendant de la division des maladies vénériennes.Cette année, pendant la session universitaire 1947- 48, six autres employés du Service de Santé bénéficient de bourses d\u2019étude.Le premier, le docteur Bertrand Primeau, médecin à la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, bénéficie d\u2019une bourse de la «Rockefeller Foundation »; il est allé se spécialiser en hygiène publique à l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université Harvard, de Boston, Mass.Il était déjà spécialisé et diplômé en pédiatrie de l\u2019Université de Philadelphie.Les boursiers de la Ville sont le Dr Roland Lam- quin, médecin à la division des districts sanitaires, qui étudie actuellement à l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal; M.Roméo Mondello, ingénieur à la division de l\u2019inspection sanitaire, qui est allé également se spécialiser en génie sanitaire à la « Graduate School of Engineering », de l\u2019Université Harvard; Mlles R.-A.Lemay, J.Beaulieu et C.-M.Dubé, toutes trois infirmières à la division des districts sanitaires, suivent les cours d\u2019infirmières hygiénistes dans nos deux universités locales, Montréal et McGill.Adélard GROULX, M.D., M.P.H, Directeur du Service de Santé.+ + SECTION NEUROLOGIQUE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICO-CHIRURGICALE DE MONTRÉAL Réunions de décembre 1.Mercredi, 8 décembre 1947, à 5 h.p.m,, à l\u2019amphithéâtre du « Montreal Neurological Institute ».Séance en l'honneur de Sir Charles Sherrington, OBÆE., C.BE., M.D., DSc, FRC.P., FES:S., D.R.P., à l\u2019occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire de naissance.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 2.Mercredi, 10 décembre 1947, à 5 h.p.m., à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.Séance clinique.3.Mercredi, 17.décémbre 1947, au « Montreal Neurological Institute », 4 5 heures p.m.Programme a venir.COMITE CONSULTATIF MEDICAL D'AVIATION , Dix médecins des plus marquants au Canada, tous membres du comité médical consultatif de l\u2019aviation, se sont réunis à Ottawa, au quartier général de l\u2019aviation, sous la présidence du capitaine de groupe A.A.G.Corbet, directeur des services de santé pour le C.ARC.Voici la liste des membres du Comité qui se sont réunis à Ottawa: Dr J.W.Tice, CBE.ED., d\u2019Hamilton, Ont.; Dr W.R.Ranks, OBE.; Dr A.W.Farmer, de Toronto; Dr J.V.V.Nicholls, de Montréal; Dr J.A.Sullivan, de Toronto; Dr F.A.L.Matthewson, de Winnipeg; Dr G.L.Adamson, de Winnipeg; Dr F.F.Tisdall, de Toronto; Dr A.C.Singleton, de Toronto, et le Dr A.H.Sellers, de Toronto.+ + LE DOCTEUR ANTONIO ANGERS, ÉLU PRÉSIDENT Le docteur Antonio Angers a été élu président de la Société Médicale de Chicoutimi-Lac-St-Jean-Ro- berval-Charlevoix.Il remplace le docteur Antoine Lapointe, de Jonquière.Le docteur Aristide Gendron a été élu secrétaire, succédant au docteur Henri Vaillancourt.+ + LE DOCTEUR GENEST À LA SOCIÉTÉ MEDICALE \u201cJOHNS HOPKINS\u201d La Société Médicale «Johns Hopkins» tenait, le 10 novembre, à 8.15 heures, dans le « Hurd Hall», une séance régulière.Au programme: 1.Dr Mark M.Ravitch et M.Robert M.McCune, Jr.: «Intussusception : An experimental and clinical Study »; 2.Dr Elliot V.Newman, Dr Jacques Genest et Dr John Franklin : «Some studies on the mechanism of diuresis with a new drug»; 3.Dr Russell H.Morgan: «The Roentgenologic diagnosis of tuberculosis». L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 XLVII Le praticien connaît bien les effets saisissants de ta e A tem Coramine dans l'insuffisance respiratoire.Mais, car : aque ; administré sous forme de gouttes au malade ambulant chronique\u2019 atteint d'une affection cardio-vasculaire, ce médicament donne aussi d'excellents résultats.Les GOUTTES CORAMINE \u2026 ccc: con Jes cures d'entretien où une amélioration progressive est préférable à une action énergique immédiate.L'administration orale de gouttes Coramine permet au patient de vaquer modérément à ses occupations ordinaires, L'ESPRIT TRANQUILLE.Ce facteur psychologique compte pour beaucoup dans le succès du traitement des troubles cardiaques.PRÉSENTATION GOUTTES, pour administration buccale: flacons de 15, 45 et 100 cc.AMPOULES pour administration intramuscu- taire: 1.5 c.c., boites de 5, 20 et 100; 5c.c., boîtes de 3, 12 et 100.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE » MONTREAL 1484 LE DOCTEUR JACQUES LÉGER GAGNE UNE BOURSE D'ÉTUDES Le docteur Jacques Léger est un des 16 médecins, des différentes parties du monde, à gagner une bourse pour un cours sur l\u2019allergie qui sera donné au Collège de Médecine de l\u2019Université de Cincinnati.6-6 A 4 LA SOCIETE DE PHTISIOLOGIE DE MONTREAL Une réunion des membres de la Société de Phtisiologie eut lieu mardi, le 28 octobre 1947, à 8.30 heures précises du soir, à l\u2019Institut Bruchési de Montréal.Monsieur le docteur P.DelVecchio parla d\u2019« Ordre nouveau dans le traitement de la tubercu'ose ».6-6 ++ TROIS TITULAIRES AU PRIX NOBEL DE MÉDECINE On a annoncé récemment que le prix Nobel de médecine, pour 1947, a été décerné à deux savants américains d\u2019origine tchèque: les docteurs Carl F.Cori et Gerty Cori, de l\u2019Université Washington, à St-Louis, Miss.et B.A.Houssay, de Buenos-Aires.Le prix de 175,115 couronnes ($48,931.) sera divisé également entre les trois savants.Les Cori, mari et femme, ont reçu leurs doctorats à l\u2019Université de Prague, en 1920, et se sont rendus aux Etats-Unis, en 1922.Le docteur Houssay est en Argentine le descendant d\u2019une vieille famille française.M.et Mme Cori sont les troisièmes qui, étant mariés, ont reçu un pr'\u2019x Nobel, pour leurs travaux conjoints en recherches scientifiques.En 1903, Pierre et Marie Curie obtinrent le prix de physique et en 1935, le prix de chimie fut mérité par Frédéric et Iréne Joliot.ee ++ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE GRANBY La Société Médicale de Granby a tenu sa première séance d\u2019études pour l\u2019année 1947-48, le mercredi 29 octobre, à 8.30 heures p.m., à l\u2019hôpital Saint-Joseph, sous la présidence du docteur J.-V.Goyette.Le programme scientifique était le suivant: 1.Dr Philippe Adam: Les indications de la césarienne; 2.Dr J.-V.Goyette: Un cas de rupture utérine; 3.Dr R.Bruneau: Les ictéres; 4, Dr M.Noiseux: L\u2019ulcére peptique et ses complications.Le secrétaire de la Société Médicale de Granby est le docteur Conrad St-Jean.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES La Société Canadienne des Anesthésistes, division de Québec, a tenu une réunion à l\u2019Hôtel-Dieu, le 12 novembre, à 8.30 heures p.m.Le programme était ainsi constitué: f.Rapports de réunions scientifiques: a) Dr H.Griffith: «A.S.A.Salt Lake City meeting »; b) Dr E.Allard: «I.A.R.S.New York meeting»; ¢) Dr G.Cousineau: «A.S.A.Cleveland meeting ».9.«Cas intéressants», sous la directeur du Dr R.Rochette: a) Dr M.Légaré; b) Dr A.Marsolais; c) Dr L.Longtin.3.« Infiltration à la Novocaïne » \u2014 Dr Fernando Hudon.ee ++ LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal a tenu une séance, sous la présidence du docteur C.-E.Hébert, à l'hôpital Notre-Dame, le mercredi 5 novembre, à 4.30 heures pm.Les communications suivantes ont été présentées: a) Méthode personnelle de réduction dans le traitement des fractures de la colonne vertébrale \u2014 Dr A.Couturier; b) Maladie de Schuermann \u2014 Dr Jean Tremblay; ¢) Considération sur la réfrigération \u2014 Dr Jacques Bruneau.6-6 ee NOMINATIONS À LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal a tenu une séance spéciale mercredi, le 19 novembre 1947, sous la présidence du docteur C.-E.Hébert, à l\u2019hôpital Notre-Dame, re: admission de trois nouveaux membres.Le programme était le suivant: 1.Présentation du travail du Dr Aimé Laplante.par le Dr J.-R.Rivard (parrain): « Considération sur le traitement chirurgical du cancer du rectum et du recto-sygmoide ».2.Présentation du travail du Dr Francois Archam- bault, par le Dr Urgel Gariépy (parrain): «A propos de trois cas d\u2019infarctus intestino-mésen- térique ». XLVI L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.FC.\u2014 Montréal, décembre 1947 -\u2019 ZN, = bE be 5 En = \u20ac - re x FE & Ris = a = 3 si $ KR = & 4 ss $ SH # 30 5 Ÿ .= ei $ = = is \u201d = , 8 = ER i ; Te, i ; | ; # 3 BF ed $ 7 > a fe % SE = Gr 4 5 e $ § = = 3 2 Ë : pr 5 # 4 = , x = i 5 3 # = - a 5, = G5 2 = x Xs He pit pe % a oo » Pi 2 » gy a oy, Ë %, ig = \u20ac Rs 2 né WH (GA gr a ph 20 5 À 2 a ODIQ 2 a 7 GE 7 7 5 7% nt soulager ie 2 pol sem ploi 4 umes co la pe or pt accompag gp chit sthme es toin sth me iqu % Gr ici au et agile Zs 4 5 / ; 7 À # 24 TION 5 2 Zr i A ir étidine Acide acéthylsal i a 4 i % Chlorhydrate d'aminoxide- opine ry 7 Gi 2 CUMENTATION COMPLETE UR DEMAND E À H NT N MEDIC RE ve % in i Ym 2.% # 4 7 RD a » \u201c MÉDICAMENTS: DE MARQUE\u2019 5 TR 2027 AVENUE DU COLLÈGE McGIL Ss - 2 % 5 hues x.z te dés, cu te cn im oie RR 45 for tii 1486 3.Présentation du travail du Dr Laurent Berge- ron, par le Dr C.-E.Hébert (parrain): «Les ruptures du foie ».A la suite de ces présentations, les docteurs Aimé Laplante, François Archambualt et Laurent Berge- ron ont été élus membres de la Société de Chirurgie de Montréal.ee CONFÉRENCE DU DOCTEUR BING À L'HOPITAL SAINTE-JUSTINE La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal organisa une conférence qui fut donnée samedi, le 8 novembre 1947, à 10 heures a.m.à l\u2019hôpital Sainte- Justine, par Monsieur le docteur Richard J.Bing, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Johns Hopkins, sur « Les malformations cardiaques congénitales».Cette conférence était organisée par le département de Pédiatrie de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, grâce à un octroi spécial.ee ++ LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL Une assemblée régulière des membres de la Société de Phtisiologie de Montréal eut lieu à l\u2019Institut Bru- chési, mardi le 25 novembre 1947, à 8.30 heures p.m., sous la présidence du docteur J.-P.Paquette.Il y eut mise en nomination, comme membres titulaires, de MM.Paul Tétreault, Philippe Duval et Léo Lynch et la mise en nomination des membres de l\u2019Exécutif pour l\u2019année 1948.Les communications suivantes furent présentées: 1.Tuberculose endo-bronchique \u2014 aspect clinique, par le docteur J.-A.Millet, de l\u2019hôpital du Sacré- Cœur.En discussion: docteurs Maurice Bonnier et Gérard Rolland.2.Résultat de traitements à la streptomycine dans trois cas de tuberculose pulmonaire \u2014 rapport préliminaire, par le docteur Ruben Laurier, de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.En discussion: docteur J.-A.Vidal.ee ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR SMITHERS Le « Montreal Radiological Study Club» a tenu une séance le 25 octobre 1947, à l\u2019Institut Neurologique.Le conférencier invité était le docteur Dwight W.Smithers, président du « British Institute of Radiology » de Londres, qui traita du sujet suivant: «'The planning of X-Rays Therapy for Deep-seated tumors».Le docteur Jean Bouchard est le secrétaire du club.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 RÉCEPTION D'UN CHIRURGIEN À L'ACA- DEMIE FRANCAISE Un des plus illustres chirurgiens francais et hommes de lettres, le professeur Mondor, a été reçu sous la coupole de l\u2019Académie française.M.Georges Du- hamel, un des derniers venus à l\u2019Académie française.a accueilli le récipiendaire et répondu à l\u2019éloge qu\u2019a fait celui-ci de son prédécesseur, Paul Valéry.ee ++ BÉNÉDICTION D'UN HÔPITAL L\u2019immeuble des Frères Hospitaliers, connu sous le nom d\u2019« Hôpital Saint-Augustin », situé à l\u2019aéroport de l\u2019Ancienne-Lorette, a été béni récemment par M.l'abbé Emile Turmel, curé de l\u2019Ancienne-Lorette, en présence d\u2019une foule considérable.ÉTUDES MÉDICALES CHEZ LES INDIENS L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social; l\u2019hon.J.A.Glen, ministre des Mines et des Ressources, et le Dr R.P.Vivian, représentant un groupe d\u2019universitaires, annoncent l\u2019achèvement de la première partie d\u2019une vaste étude sur les Indiens des régions les plus septentrionales du Canada.Plus de 700 Indiens de la région de la Bale James (provinces d\u2019Ontario et de Québec) ont subi un examen médical complet, et environ 500 ont subi l\u2019examen aux rayons X, pour le dépistage de la tuberculose.ee ++4\u2014 LES POSSIBILITÉS DE RESSUSCITER LE CŒUR La «Osler Clinical Society», de l\u2019Université de Vermont, vient d\u2019inviter le docteur Mercier Fauteux.assistant professeur de chirurgie expérimentale à l\u2019Université McGill, à donner une conférence le 31 nov.sur la résurrection du cœur.Le docteur Fauteux, en charge de la chirurgie du cœur à l\u2019hôpital Royal Victoria et à l\u2019hôpital Sainte- Justine, a, durant plusieurs années, étudié à Harvard les possibilités de ressusciter le cœur.Comme l\u2019on saut, l\u2019an dernier, à Détroit, il faisait part des résultats de ses travaux devant l\u2019Association de chirurgie thoracique.Les techniques qu\u2019il a mises au point démontrent qu\u2019il est possible de ressusciter un malade dont le cœur cesse de battre soit au cours de l\u2019anesthésie.soit au cours d\u2019une opération.LA MORTALITÉ NÉO-NATALE Le docteur Paul Letondal donnait récemment, à la Société Médicale de Richelieu, une conférence sur T_T y FORMULE .lodoforme Mentho! pour la sinuiile el les à lions lodures Camphre .Ampoule de 1 cc.uotes respiratoires (En solution huileuse de faible acidité) Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, [ \u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE EU COLLEGE McGILL, MONTREAL 1488 la mortalité néo-natale.Comme conclusion générale, il disait que, \u201csi l\u2019on veut diminuer davantage notre mortalité infantile, il faut améliorer les cond.tions de la lutte contre les maladies du nouveau-né.Les statistiques de tous les pays montrent qu\u2019au cours de \u2018a première année, c\u2019est pendant les trois premiers mois, et plus particulièrement pendant le premier mois, que le nombre de décès est le plus considérable.Pour lutter efficacement contre cette mortalité néo-natale excess:ve, il faut confier à des pédiatres la surveillance de la santé des nouveau-nés dans les maternités, créer d\u2019autres services spéciaux pour nouveau-nés dans les hôpitaux d\u2019enfants et intensifier l\u2019enseignement de cette partie de la médecine dans les universités.» Le conférencier suggéra d'organiser un service spécial d\u2019ambu'ance pour nouveau-nés et de multiplier les « Premature Stations» pour les enfants nés avant terme, comme cela se pratique aux Etats-Unis et méme au Canada.Du point de vue prophylactique, il faut exercer une plus étroite surveillance médico-obstétricale chez la future mère et améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière, de manière à permettre la réa'i- sation de cette partie essentielle de l\u2019hygiène prénatale: le repos des trois derniers mois.Le docteur Letondal a été présenté par le docteur Sylvio Frappier, de Sorel, et remercié par le docteur J.-L.Brunet, de Contrecœur.TROISIÈME JOURNÉE MÉDICALE À L'HÔTEL-DIEU, DE VALLEYFIELD Jeudi, le 2 octobre, avait lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, de Valleyfield, la troisième journée médicale de l\u2019Association Médicale de Sa'aberry de Valleyfield.L'inscription se fit à 9 heures de l\u2019avant-midi, alors que le président de l\u2019Association, le docteur Aimé Leduc, de Valleyfield, souhaita la bienvenue aux conférenciers, aux religieuses de l\u2019hôpital, aux gardes- malades, aux confrères médecins et aux étudiants.Le premier conférencier fut le docteur Albert Joan- nette, phtisiologue de renom attaché au Sanatorium de Sainte-Agathe.Il a entretenu son auditoire sur la tuberculose en général au point de vue médical, avec radiographies nombreuses.Après la conférence, il y eut un buffet froid gracieusement offert par les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu.Durant la séance de l\u2019après-midi, le docteur Joseph Rolland, chef du service chirurgical en tuberculose de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, exposa les traitements les plus à la page qui relèvent de la chirurgie des poumons.Le docteur Joseph Millet, chef du service médical de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, a ensuite entretenu l\u2019auditoire sur le rôle social de la tuberculose pulmonaire.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuucuTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 A la fin de l\u2019après-midi, le docteur Aimé Leduc rendit hommage d\u2019une façon très élogieuse à deux jubilaires, les docteurs Elzéar Déguire, de Coteau du Lac, et J.-A.Poirier, de Saint-Jean-Chrysostome.qui, pendant 50 années, se sont dépensés au service de 'humanité souffrante et de leur profession.La journée médicale s\u2019est terminée par un souper- banquet.SÉANCE D'ÉTUDE AVEC PRÉSENTATION DE MALADES À L'HÔPITAL STE-JUSTINE Samedi, le 29 novembre 1947, à 10 heures a.m,, il y eut séance clinique à l\u2019hôpital Sainte-Justine.Le programme était le suivant: 1.Dr Antonio Léveillé: Malformations cardiaques congénitales; 2.Dr R.des TroisMaisons: De l\u2019hypertrophie du tissu lymphoïde pharyngé; 3.Dr Marcel delVecchio: Notions préliminaires sur la radiothérapie de l\u2019anneau lymphoïde de Wal- deyer; 4.Dr Albert Royer et Mlle Co'ette Perras: L\u2019épreuve de Levinson.2e ee LE BESOIN DE CLINIQUES CONTRE LE RHUMATISME Environ 70,000 personnes, dans Montréal, souffrent de différentes variétés d\u2019arthrite et de rhumatisme, d\u2019après une enquête de la section du rhumatisme de la «Montreal Medico-Chirurgical Society».Cette section entreprend une campagne vigoureuse de l\u2019éducation publique et du traitement de ces maladies.Des cliniques ont été organisées à cette fin à l'hôpital Royal Victoria, à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019Hôpital Général, à l\u2019Hôpital des Vétérans et à l\u2019Hôpital Général Juif.La Section, dont le docteur Henry P.Wright est le président, se propose de tenir des assemblées mensuellement à ces hôpitaux, de janvier à mai.e-e ++ 54,720 NAISSANCES DURANT LE PREMIER SEMESTRE DE 1947 Naissances Au cours des six premiers mois de 1947, on a enregistré, dans la province de Québec, 54,720 naissances vivantes, ce qui représente un taux de 29.5 par mille naissances.Les données démographiques de 1946 indiquent un total de 111,935 naissances.Il est probable que 1947 dépassera ce chiffre, ce qui signifie que notre natalité continue de s\u2019accroître.Mariages Cependant, on note une diminution dans le nombre des mariages.Le premier semestre de 1947, d\u2019après L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 QIN DOHME Action plus rapide, plus pénétrante et plus stable, telle est la principale caractéristique de la tyrothricine, principe bactéricide non toxique du \u2018Prothricin\u2019, décongestionnant nasal antibiotique.En application locale, la tyro- thricine atteint rapidement les micro-organismes et sa faible tension superfcielle favorise la pénétration dans les fissures tissulaires et les replis de la muqueuse.En outre, la tyrothricine garde son efficacité antibiotique même en présence de pus ou de mucus et (à l'encontre de la pénicilline) son activité locale est prolongée en raison de ce qu'elle est modérément absorbée.En outre de la tyrothricine (0.02%), le \u2018Prothricin\u2019, décongestionnant nasal antibiotique, contient un vasoconstricteur efficace, le chlorhydrate de \u2018Propadrine\u2019 (1.5%) qui favorise le rétablissement du drainage normal sans occasionner les effets secondaires fâcheux attribuables à l'éphédrine et autres produits similaires.Isotonique aux sécrétions nasales normales et additionné de substances-tampons pour maintenir le pH entre 5.5 et 6.5, le \u201cProthricin\u2019 est un décongestionnant limpide s\u2019écoulant librement; il n\u2019entrave aucunement l'activité ciliaire et (à l'encontre de suspensions sulfamidées) il n\u2019engendre pas la formation de croûtes pouvant empêcher le drainage.Enfin, le \u2018Prothricin\u2019, décongestionnant nasal antibiotique, est stable, gardant son entière efficacité bactéricide constante à la température de la chambre.Indiqué dans le traitement local de la sinusite, de la rhinite, du coryza et de la congestion nasale.Présenté en flacons compte-gouttes d\u2019une once.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ont. 1490 les chiffres que nous possédons à date, accuse un taux de 7.1, soit 13.079 mariages.Toutefois, on ne saurait prévoir quel sera le total de l\u2019année, puisque c\u2019est maintenant le mois de septembre qui influence le plus le total de l\u2019année.Nous n\u2019avons pas encore les chiffres touchant cette période.Décès Quant à la mortalité, elle semble continuer de décroître.Pendant les six premiers mois de 1947, le nombre des décès, rapportés, atteint le chiffre de 16,678, soit 9.0.En 1946, durant le premier semestre, le nombre des morts s\u2019était élevé à 18,008 avec un taux de 10.0.Il est opportun de constater que, en dépit de l\u2019accroissement de notre population, le nombre des décès diminue, preuve manifeste que les conditions sanitaires dans lesquelles vit notre population se sont améliorées et que tous les services de santé publique surveillent attentivement toute éclosion d\u2019épidémie.700,000 EXAMENS MÉDICAUX DES ÉCOLIERS Importance de l'examen médical de nos écoliers.Chaque année, près de 700,000 examens médicaux sont conduits dans les différentes écoles de la province par les hygiénistes du ministère de la Santé de la province de Québec.L'objet de ces examens, affirment les hygiénistes, a deux raisons: d\u2019abord découvrir les imperfections de l\u2019organisme, imperfections qui pourraient à la longue se transformer en affections plus ou moins sérieuses; en second lieu, les examinateurs se préoccupent de prévenir les parents de tous symptômes inquiétants afin qu\u2019ils puissent conduire leur ou leurs enfants au médecin de famille sans délai.On se préoccupe avant tout de la santé générale des écoliers et de leur développement physique.La gorge, le nez, les dents, l\u2019état de la peau, la poitrine, les yeux, les oreilles et le maintien de l\u2019enfant font l\u2019objet de l\u2019examen.En même temps, l\u2019hygiéniste s\u2019efforce de se rendre compte de la qualité de l\u2019alimentation donnée aux petits.Les hygiénistes portent une attention toute particulière aux plus jeunes enfants afin, s\u2019il y a lieu, de remédier le plus tôt possible aux déficiences de leur organisme.Rien n\u2019est plus agréable aux techniciens du ministère de la Santé que de pouvoir en même temps rencontrer les parents et de répondre à toutes les demandes qu\u2019on peut leur faire touchant l\u2019hygiène et la médecine préventive.Il va sans dire que les écoles des régions, desservies par nos quelque soixante Unités sanitaires, sont soumises à une surveillance constante afin d\u2019empêcher les épidémies d\u2019éclore.Il est en effet souverainement important de prévenir toute contamination entre enfants.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Aucun père de famille, digne de ce titre éminent, ne devrait négliger les conseils et les recommandations du médecin en charge de l\u2019Unité sanitaire de son comté.Négliger de surveiller la santé de ses enfants soit par insouciance ou incurie, c\u2019est manquer à son premier devoir d\u2019état.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine CONCOURS D\u2019AGRÉGATION Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à une décision prise à sa séance du 19 novembre courant, ouvre un concours d\u2019agrégation pour le poste d\u2019agrégé suivant: Pathologie médicale (Section Anesthésiologie) Ceux qui désirent poser leur candidature sont tenus de le faire par écrit avant le 31 décembre 1947.Le réglement exige de chaque candidat qu\u2019il ait fait un stage d\u2019au moins 3 ans comme assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans certaines conditions la durée du stage peut être abrégée.Tout candidat doit produire, en même temps que sa demande écrite, une attestation du ou des professeurs auprès desquels il a travaillé.La demande doit aussi faire mention des titres du candidat et des travaux scientifiques qu\u2019il a publiés.La demande des candidats doit être adressée au directeur des études avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut: le 31 décembre 1947.Les candidats pourront obtenir une copie des règlements concernant le concours d\u2019agrégation en s\u2019adressant au secrétariat de la Faculté de Médecine.ee UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine Avis de nomination de titulaire Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à une décision prise à' sa séance du 19 novembre courant, déclare ouverte, pour la nomination d\u2019un titulaire, la chaire suivante : Neurologie Ceux qui désirent poser leur candidature à ce poste de titulaire sont tenus de le faire par écrit avant le 31 décembre 1947.Le règlement qui indique les conditions de nomination à ce poste sera fourni par le chef du secrétariat de la Faculté de Médecine.La demande des candidats doit être adressée à Monsieur le Doven avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut (31 décembre 1947).Elle doit être accompagnée du curriculum vitae et de la liste des titres et travaux. RADIOSTOLEUM Concentré original des vitamines À et D Les bases d\u2019une amélioration universelle dans l\u2019alimentation infantile rationneHe: reposent sur l\u2019emploi du Radiostoleum par Mes premiers chercheurs tels que Mellanby en Angleterre, en 1929, McCarrison aux Indes, jen 1931 et Donaldson en Afrique du Sud, en 1931.Ainsi donc, le Radiostoleum fut accepté par les médecins dans l'univers entier comme moyen idéal d'ajouter au régime alimentaire de l'enfant les vitamines A et D.Le Radiostoleum est très concentré, d\u2019un goût agréable et facile à digérer.Chaque c.c.est standardisé pour contenir: 15,000 U.|.3,000 U.1.Vitamine A.Vitamine D POSOLOGIE: La dose quotidienne habituelle est de 5 minimes (10 gouttes).Le Radiostoleum est présenté en flacons de 10 c.c., 20 c.c.et 100 c.c.TORONTO = I L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLetixn AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 LI Pour améliorer l\u2019alimentation infantile sous surveillance médicale RADIOMULSIN Émulsion de Radiostoleum additionnée de vitamines B, et C Le Radiomulsin répond au besoin qui se faisait sentir.pour.un concentré actif de vitamines A, B,, C et D sous une forme commode à administrer et d\u2019un goût agréable.Ce produit est tout particulièrement destiné à la prophylaxie des carences alimentaires et à les corriger.En outre, le Radiomulsin s'avère d'une réelle valeur pour enrayer les carences alimentaires chez les enfants et les adultes.Chaaue 5 c.c.(environ une cuillerée à thé) est standardisé pour contenir: Vitamine A .5,000 U.I.Vitamine Bt.1.0 mg.Vitamine C .50.0 mg.Vitamine D .1,000 U.1.POSOLOGIE: Une cuillerée à thé par jour.\u2014 Le Radiomulsin doit être mélangé au repas de l\u2019enfant immédiatement avant de le lui faire prendre.Les enfants plus âgés et les adultes le prendront à la cuiller.Le Radiomulsin est présenté en flacons de 4 onces et de 16 onces.\u2014 ll) (CANADA) LIMITED CANADA 94-47 pourquoi les femmes qui travaillent préfèrent TAMPAX Demeurer à son poste pendant ses menstruations avec tranquillité d\u2019esprit et l'assurance de bien remplir sa tâche, est l\u2019ambition de toute femme qui travaille, que ce soit dans le domaine professionnel ou commercial.C\u2019est en vue de ce résultat que plusieurs maisons industrielles, grands magasins, écoles d\u2019infirmières, écoles commerciales et d'enseignement, services aériens, etc., ont inauguré un programme d\u2019éducation expliquant aux jeunes filles aussi bien qu\u2019aux femmes plus âgées, les avantages uniques de la méthode d'hygiène menstruelle TAMPAX.Le tampon TAMPAX a acquis ce point enviable, non seulement parce qu\u2019il diminue les absences au travail \u2014 mais bien parce qu\u2019il offre une protection sûre et adéquate !.2.3.4 , .qu\u2019il n\u2019occasionne aucune irritation interne ou externe\u2019 .qu\u2019il élimine l\u2019odeur de l'écoulement TAMPAX .LA PROTECTION MENSTRUELLE INTERNE DE CHOIX.en décomposition* .et qu\u2019il ne peut être la cause CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.de bourrelets révél i ATEN AMEN rrelets révélateurs.Le petit format de TAMPAX [(J Veuillez m'envoyer de la littérature et des permet de l\u2019apporter avec soi dans le sac à main, échantillons i i : et il est facile d\u2019en disposer.I Les prix de TAMPAX pour usage au cabinet P de consultation.Echantillons des trois degrés d\u2019absorption (régulier, NOM eee super et junior) pour besoins particuliers, (lettres moulées) envoyés avec plaisir sur demande.ADRESSE «ee BIBLIOGRAPHIE: 1.West.J.Surg.Obst.& Gyn., 51:150, 1943.Ville.Prov 2.Am.J.Obst.& Gyn.46:259, 1943.3.Clin.Med.& mreeeeeeeeee rar Surg., 46:327, 1939.4.Am.J.Obst.& Gyn.48:510, - 1944, 5.J.A.M.A., 128:490, 1945. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LII RÉHABILITATION DE L'ORGANISME Meme dand les stades avancés de l'arthrite Même dans les stades avancés de l'arthrits alors que beaucoup de malades se considèrent incurables, un programme complet de rehabilitation de l'organisme peut contribuer grandement au rétablissement fonctionnel et à l\u2019abolition de lc douleur.Le Darthronol forme une partie intégrants importante d'un tel programme de réhabilitation.Il réunit les effets antiarthritiques bienfaisants et maintes fois démontrés de doses massives de vitamine D et l\u2019action générale de huit autres vitamines \u2014 dont les besoins sont plus élevés chez les arthritiques que chez les individus normaux.Vitamine D (Ergostérol Irradié) 50,000 Unités Int.Vitamine À (Huile de Foie de Poisson) 5,000 Unités Int.Acide Ascorbique \u2026 .T5 ma.Chlorhydrate de Thiamine \u2026.i eee 3 mg.Riboflavine .+.« + + + + + + + + 2 m3.Chlorhydrate de Pyridoxine .0.3 mg.Fantothénate de Calcium .1 mg.Niacinamide .« « « « + « .15 ma.Alpha-Tocophérol .« .+ + « + 3 m3.RON OL pour / \u2018Anthnilique J.B.ROERIG AND COMPANY (Canada) Limited - 256 Chilver Road « Windsor, Ontario LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 A GE N ESE RI N E Sédatif des troubles sympathiques POLONOVSKI et NITZBERG.Composition: Salicylate de Génésérine.Indications: \u2026Hypo-acidité gastrique, Syndrome solaire, Dyspepsie atonique Palpitations et tachycardie des cœurs nerveux.Posologie: La dose moyenne est de 4 à 6 granules par jour.Si l'on prescrit les gouttes, on en donnera 20 avant chaque repas, 60 par jour.Les injections sous-cutanées sont surtout indiquées dans les cas de crises douloureuses intenses, contre l'angoisse et l'insomnie persistante des dyspeptiques.Injecter une ampoule tous les jours pendant cinq jours, puis une ampoule tous les deux jours.Présentation: Granules au 2 mor., flacon de 60 granules.Gouttes, solution au millième, flacon de 20 cc.Ampoules dosées à 2 mar., boîte de 10 amp.de 1 cc.Note: Chaque unité correspond à dix jours de traitement à dose journalière maximum.ee ++ Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.LIPIODOL LAFAY Huile d'œillette iodée à 40 °/, O gr.540 d'.ode par c.c.pour combattre : AS TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATI QUE SYP H 1 LS AMPOULES-CAPSULES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.© Æbcès froid exploré au \u201cLIPIODOL\u201c Agents exclusifs pour le Canada des - (Collection Sicard et Forestier) LABORATOIRES A.GUERBET & C° 22, Rue du Landy, 2?PARIS - SAINT - QUEN 0 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LV \u201cLA CHALEUR HUMIDE \u201d DANS LES TROUBLES RESPIRATOIRES ® RHUMES DE POITRINE © BRONCHITES © PLEURESIE © PNEUMONIES A chaleur humide d\u2019un enveloppement d\u2019ANTIPHLO- GISTINE est d\u2019une valeur réelle pour soulager les symptômes pénibles qui accompagnent ces affections des voies respiratoires.Toux \u2014 Douleur musculaire et pleurétique \u2014 Constriction rétrosternale \u2014 Douleurs de poitrine.L\u2019ANTIPHLOGISTINE est un cataplasme médicamenté prêt à l'usage \u2014 il maintient une chaleur humide bienfaisante durant plusieurs heures.| \u2018Fabriquée DENVER CHEMICAT, M Littérature sur demande LVI\" L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 _ COQUELUCHE DIPHTÉRIE TÉTANOS VACCIN ANTICOQUELUCHEUX (Préventif) Les Connaught Medical Research Laboratories ont récemment modifié la concentration de leur vaccin anticoquelucheux, la portant de 15,000 millions de microbes tués (H.pertussis provenant de souches en phase 1) par cc.à 22,500 millions par cc., permettant ainsi d\u2019administrer trois doses de 1 cc.à intervalles d'un mois, suivies d'une dose de rappel de 1 cc.après un intervalle d'au moins trois mois.ANATOXINE ANTIDIPHTÉRIQUE ET VACCIN ANTICOQUELUCHEUX (Combinés) L'anatoxine antidiphtérique a été combinée avec le vaccin anticoque- lucheux à sa nouvelle concentration.Le nouveau produit combiné s\u2019administre lui aussi en trois doses de 1 cc.et une dose de rappel de 1 cc.ANATOXINE ANTIDIPHTÉRIQUE, VACCIN ANTICOQUELUCHEUX ET ANATOXINE ANTITÉTANIQUE (Combinés) Pour protéger en plus contre le tétanos, les Connaught Medical Research Laboratories produisent un antigène triple, contenant des anatoxines antidiphtériques et antitétaniques combinées au vaccin anticoquelucheux à sa nouvelle concentration, et s\u2019administrant également en trois doses de 1 cc.suivies d\u2019une dose de rappel de | cc.AVANTAGES Deux avantages importants résultent de cette modification: Une dose de 1 cc.remplace la dose de 2 cc.employée anciennement.La dose de rappel est comprise dans chaque emballage.PRÉSENTATION Pour l\u2019inoculation d\u2019un seul enfant \u2014 Emballage de 4 ampoules de 1 cc.Pour un groupe de neuf enfants \u2014 Emballage de 6 ampoules de 6 cc.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada aps Rte + ex L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LVII (dragées) SULFADIAZINE 0.25 gm.SULFATHIAZOLE 0.25 gm.® TOXICITE MOINDRE ® CRISTALLISATION RENALE REDUITE © FFFICACITÉ THERAPEUTIQUE MAINTENUE EN * BISULFA infantile Lehr, D.: .Urology, 55:548, May 1946.5 5 Lehr D.: Pros soc.pr Biol ard Med 58, 11, 1945 COMPRIMES AROMATISES \"5h.| Pedi \u2019 CTT am DEMI-DOSE Lehr, D.: Jour.Pediatrics, Sept.1946.Flippin, H.F., and Reinhold, J.G.Ann.Med., 25:433, September 1946.Comprimés RHINIPHEN CORYZA, GRIPPE, MIGRAINE Une action plus rapide et plus pro- Acide Acétylsalicylique .5 grains prete par Page a chiorhyerate Acide Ascorbique .\u2026.\u2026.25 me.de désoxyéphédrine au lieu de l\u2019éphé- ; Co drine.Les effets toxiques sont très > Chlorhydrate de Désoxyéphédrine 0.625 mg.rares.| Menadione (vit.K) «o.oo .0.25 me.ANALGÉSIQUE, ANTI-HÉMORRAGIQUE, ANTI PYRÉTIQUE Laboratoire BIO-CHIMIQUE, Inc, Fabricants de Produits Pharmaceutiques 425, rue River Montréal 19, P.Q. LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1947 | La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.SANATORIUM PRÉVOST les deux anciens pavillons.L'établissement demeure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des affections neuro- psychiatriques en cure libre.et Karl Stern; 4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.@ Personnel hospitalier expérimenté.Cures de repos.Physiothérapie complète.Pyrétothérapie.Electro- chocs.Insulinothérapie.Psychothérapie.Bientôt: radiothérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, ].B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, |.A.Vidal.TELEPHONE BYwater 2405 * N +4 T> EI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burretin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LIX Les compatimés de ZYMION LABORATOIRES COUTURIEUX dans les diverses jormes de O avocats La composition est la suivante (par capsule et en grammes): Extrait sec de levure de bière (Levurine Extractive) 0 Gr.10 Soufre colloidal .0Gr.05 Etain colloidal .0Gr.03 Manganése colloidal «+ + + + +.+ .0Gr.o02 Lithium colloidal .+» .0Gr0l DOSE.La dose moyenne est de 6 a 8 capsules par jour, mais le ZYMION ne présentant aucune contre-indication, on peut facilement doubler les doses indiquées.(60 capsules par flacon.En flacons de 500 et de 1000 pour les médecins.) Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTREAL.NUCLEARSITOL ROBIN GRANULE - COMPRIMES .INJECTIONS MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE o + o + Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cmc \u2019 GRANULE et COMPRIMES Sou 005 Ghemioms % 51, 248%, Glycé osphate de , yc osphate ycérophosp Nucléinate de Soude .0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Méthylarsinate discdique .0.01 Grammes Pa Cuilierée-dose Gms.par c.c.| ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuill.ou comprimés aux repas.© Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal. LX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 Pour un traitement antifebrile et décongestif Soutenu EMPLOYEZ NUMOTIZINE Appliquée promptement sur la région enflammée ou congestionnée, Numotizine soulage rapidement la douleur et, par son pouvoir d\u2019hyperémie, aide à dissiper la congestion.Une absorption lente et constante à travers la peau, de ses éléments analgésiques et antipyrétiques\u2014gaiacol et créosote\u2014produit une action antifébrile constante et soutenue, sans interférence avec la digestion.NUMOTIZINE, INC.900 North Franklin Street Chicago, Illinois, U.S.A. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXI La Pénicilline BRISTOL dans l\u2019huile et la cire est maintenant - is 0 pu LIQUIDE po A CC ud Lim .pour en faciliter l\u2019administration Vous pouvez maintenant injecter la Pénicilline G Sodique Crystalline Bristol dans l\u2019huile et la cire (formule Romansky) avec beaucoup plus d\u2019aise que dans le passé.Des changements dans le procédé de fabrication qui n\u2019ont aucunement altéré la formule, donnent au produit, à la température de la pièce, une viscosité à peu près égale à celle de la glycérine U.S.P.Les observations cliniques n\u2019indiquent aucun changement dans l'efficacité de la préparation à maintenir le niveau requis de pénicilline dans le sang pendant 24 heures.Ceci est une amélioration marquée dans la thérapie à la pénicilline.Spécifiez Bristol et obtenez les avantages de la formule Romansky LIQUIDE.Offerte en flacons de 10 c.c.à bouchon caoutchouc.Pas besoin de la dé conserver dans la glaci- IR a ère ni de la réchauffer avant emploi.Penicillin \u20ac PF in Oil and Was 1011300 Unies per \u20ac.1 NTRAAUSCULAR ust oH 0 Bristol LABORATORIES OF CANADA LIMITED, 286 OUEST, RUE ST.PAUL, MONTREAL me / \"ACTINIX La plus bell.realisation dans Les lampes Ultra- Violet: PUISSANCE: 500 Watts.MANIABILITÉ: Monté sur roulettes doubles en caoutchouc.Cage équilibrée.PRESENTATION: Impeccable.Le pied en laqué créme, la cage en laqué noir, le tube chromé brillant.BRULEUR: En quartz (cristal de roche pur).Ce brûleur donne un spectre d\u2019une très grande richesse, tout spécialement entre 2,500 et 3,300 Angstrôm, soit dans la bande de longueur d\u2019onde médicalement la plus importante.Arc à mercure d\u2019une très grande stabilité.Allumage automatique lors de la mise sous tension.RÉFLECTEUR: En aluminium poli; triple le flux des rayons envoyés sur le patient.X CANADA.2056, McGill College, Montréal, P.Q. L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXIII \u2014\u2014\u2014\u2014 CHOLIBILE CHOLERETIQUE LAXATIF \u2014 DÉSENSIBILISANT ac.déhydrocholique 0.25 gm.cascara sagrada .0.05 gm.thiamine B,) .5 magn.Sig.2 à 4 dragées par jour.CHOLIBILE (faible) ac.déhydrocholique 0.10 gm.cascara sagrada .0.02 gm.thiamine B,) .2 mgm.Sig.2 à 6 dragées par jour.Laboratoire BIO-CHIMIQUE, Inc.Fabricants de Produits Pharmaceutiques 425, rue River, Montréal 19, P.Q. Erreurs disparues et autres qui survivent CHIEN PI Fre TRY A Au Siam, il y a bien longtemps, après la naissance de son premier enfant, la mère devait exposer alternativement son dos et son abdomen à la flamme pendant trente jours.On croyait que cette torture apaisait les dieux et évitait les conséquences les plus désastreuses pour la mère et pour l\u2019enfant.Aujourd'hui, un grand nombre de gens croient que s\u2019il y a de la rouille à l\u2019extérieur de la boîte, les aliments qu\u2019il y a à l\u2019intérieur sont contaminés.Ceci est une erreur.À moins que la rouille n\u2019ait percé le métal, le contenu de la boîte est parfaitement sûr et nourrissant.AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE © MONTREAL + HAMILTON TORONTO + WINNIPEG «e VANCOUVER AUCUN AUTRE RECIPIENT NE PROTEGE COMME LA BOITE METALLIQUE HT L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurErmin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXV L.direction et le personnel de notre maison sont .heureux d'exprimer à \u201c L'Union Médicale\u201d, ses collaborateurs et amis, leurs vœux les plus sincères de joie, de prospérité et de bonheur, à l'occasion de Noël et du Nouvel An.PUISSE 1948 VOIR SE RÉALISER LEURS PROJETS LES PLUS CHERS.i .0 .\u2026 La Librairie Beauchemin Limitée LXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 GOUTTES ABDEC Théoriquement, l\u2019amour maternel symbolise la protection; en pratique les Gouttes ABDEC assurent la protection par un apport vitaminique complémentaire.Aussi simples et efficaces qu\u2019elles sont essentielles, les Gouttes ABDEC fournissent, dans chaque dose de: 0.6 de c.c.d\u2019un concentré liquide, huit vitamines en teneur élevée: Vitamine A \u2014 5,000 unités internationales; Vitamine D \u2014 1,000 unités internationales; Vitamine Be (chlorhydrate de pyridoxine) \u2014 1.0 mg.; Vitamine B; (chlorhydrate de thiamine) \u2014 1 mg.; Nicotinamide \u2014 20.0 mg.; Vitamine C (acide ascorbique) \u2014 50.0 me.; Vitamine B: (riboflavine) \u2014 0.8 mg; Acide pantothénique (sous forme de sel sodique) \u2014 5.0 me.Les Gouttes ABDEC \u2014 comportant l\u2019union stable de facteurs liposolubles et hydrosolubles essentiels en une seule et même préparation facile à administrer \u2014 constituent un autre perfectionnement pharmaceutique s\u2019ajoutant à tant d\u2019autres qui ont fait de la marque Parke, Davis un symbole de haute valeur.Les Gouttes ABDEC peuvent être administrées directement ou bien ajoutées au boire ou à un aliment sans modifier de façon appréciable le goût ou l\u2019apparence.Chaque paquet comprend un compte- gouttes spécial gradué à 0.3 c.c.(dose quotidienne pour les enfants de moins de un an) et à 0.6 c.c.(dose quotidienne pour les enfants plus âgés et pour les adultes).SYMBOLE DE HAUTE VALEUR PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD, WALKERVILLE, ONT.\u2014\u2014_ mm \u2014 =.= eh = \u2014 C\u2014 = > jument = = I \u2014 = Voici les caractéristiques que doit posséder un diachylon de qualité.\u201cZO\u201d * les a toutes! 1.Colle instantanément 2.Reste collé, sans peler ni plisser 3.Longue durée 4.Blancheur de la masse adhésive .Déroulement facile o> 6.Qualité uniforme Un produit des laboratoires modernes, \u2018\u201cZO\u2019\u2019*est le meilleur diachylon qui ait jamais été fabriqué.LIMITED \u2018| MONTREAL *Marque déposée - LXVIII \u2014L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL (sans but lucratif) Excipient huileux \u201cARACOL\u201d Pour prolonger l'action de la PÉNICILLINE (et d'autres médicaments) en injection intramusculaire.Le Service des Antibiotes de l'Institut de Microbiologie, cédant à la demande des praticiens, a mis au point et distribué le véhicule huileux ARACOL préparé suivant la formule de Cohn.Effet de Prolongation.Ce Service de l'Institut n'a pas cessé d'étudier les effets thérapeutiques obtenus à l'aide d'ARACOL, de produits similaires et de mélanges à base de cire d'abeille.Ces recherches expérimentales et cliniques démontrent et confirment la valeur d'ARACOL pour le prolongement de l'action antibiotique de la Pénicilline et des médicaments.L'ARACOL est: COMMODE.Il suffit de fluidifier ARACOL & la chaleur de la main.S'émulsionne instantanément si on observe scrupuleusement la technique recommandée.S'injecte aisément sans danger de briser les seringues.Une émulsion bien faite peut se conserver 24-48 heures à la glacière.INDOLORE.L'addition d'un analgésique rend l'injection indolore.Aracol se résorbe sans laisser de traces.ÉCONOMIQUE.Économise le temps du médecin par la réduction du nombre d'injections journalières de Pénicilline \u2014 une ou deux injections par jour suffisent.Coût négligeable et le plus bas de tous les excipients similaires.Cette méthode diminue les frais et les inconvénients du traitement pour le patient.IMPORTANT \u2014 Bien mesurer les quantités à la seringue : 1 cc.d'eau pour dissoudre la Pénicilline.3.5 ce.d'Aracol liquéfié à douce chaleur.e FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE Distributeurs: MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue St-Denis \u2014 Montréal, 18 i i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXIX ARTICHO BYL EXTRAIT DE FEUILLES D\u2019ARTICHAUT.Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.AMINOBAINE (AMINOPHYLLINE ET OUABAINE).Insuffisances cardiaques.4 & 8 dragées par 24 heures.AMINOPHYL morn.Défaillances et algies cardiaques.1 à 2 dragées 3 à 4 fois par jour.CAROVIT CHLOROPHYLLE ET PRO-VITAMINE A.Fatigue générale.Débilité.Héméralopie.2 pilules 2 fois par jour avant les repas.C | G A R ETT E S ANTIASTHMATIQUES.Asthme \u2014 Rhume des foins \u2014 Coryza.2 à 6 par jour.DESANXYL Régulateur de l\u2019équilibre vago-sympathique.2 à 8 dragées par jour, une demi-heure avant les repas.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL LXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 STERILISATEURS \u201cAMERICAN\u201d | POUR LES PETITS INSTRUMENTS 5 Appliqué & à ces stérilisateurs supérieurs pour le cabinet privé du médecin, le terme \u201cauto- | _ matique\u201d comprend tout.Il signifie non seule- \u2018ment contrôle automatique de température \u201cpendant le fonctionnement intermittent; il inclut la sûreté PERMANENTE au moyen de d'interruption due au bas niveau d'eau .sûreté automatique qui garantie contre les risques de \u201cbrulûre\u201d et qui protège en même | temps les instruments et le stérilisateur.{ .Si on le laisse fonctionner seul, sans que personne le surveille, comme par exemple, pendant une visite urgente ou en un jour férié ou fin de semaine, il n\u2019en résulte aucun dommage pour les instruments ni le stérilisateur.Quand l'interruption est due au bas niveau d'eau, le fonctionnement peut être renou- : velé en remplissant le dépôt d\u2019eau et en établissant le courant électrique manuellement.Parmi les milliers d'appareils en usage on n\u2019a pas rapporté un seul cas de \u201cbrulûre\u201d.= .2 pren ; | | 5 PRE Pre NOUS OFFRONS MAINTENANT Des modèles portatifs et de cabinet, de 35 cm.et 40 cm.A I! y a une selection de modèles de cabinet, bellement achevés, ; sujets à leur disponibilité.: COMMANDEZ AUJOUR- D'HUI ou demandez-nous les brochures descriptives.AMERICAN STERILIZER COMPANY | Erie, Pennsylvania DESIGNERS AND MANUFACTURERS OF SURGICAL STERILIZERS, TABLES AND LIGHTS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXXI Le pansement soluble Furacin est avantageusement utilisé dans le traitement des cas suivants: prophylaxie et traitement des plaies superficielles infectées; infection de brûlures aux deuxième et troisième degrés; furoncles et abcès consécutifs à une intervention chirurgicale; ulcères variqueux infectés; ulcères superficiels infectés des diabétiques; infection \u201cMors, secondaire de l\u2019eczéma; impétigo des enfants et des adultes; traitement préparatoire de la 7 greffe épidermique; ostéomyélite accompagnée @ de fractures composées; infections secondaires aux dermatomycoses.Furacin \u2014 le plus moderne des bactéricides \u2014 fait partie des nitrofurans.Il est efficace envers plusieurs micro-organismes Gram-négatifs et Gram-positifs, aussi bien in vivo 1.2 que in vitro3.4; son spectre bactéricide se compare favorablement avec ceux d\u2019autres agents bactéricides.Sa toxicité est peu élevée; il est efficace en présence d\u2019exsudation de plaies; sa stabilité est parfaite.Son degré de sensibilisation est faible.Le pansement soluble Furacin contient 0.2% de ce nouveau bactéricide (5-nitro- 2-furaldehyde semi- carbazone), dans une base anhydre soluble composée de \u201ccarbowax\u201d (75%) et de glycol de propylène (25%).Cette préparation se fond à la température du corps; sa faible tension superficielle favorise sa pénétration dans toutes les parties des plaies.Soluble dans l'eau, A s/olr lA VE il se mêle à l\u2019exsudation des plaies, pénétrant dans les poches sanguines ou de pus.Il n\u2019est aucunement \" préjudiciable à l\u2019épiderme; non irritant pour les tissus NORWICH NEW YORK et ne retarde pas la cicatrisation des plaies.Accepté par le \u201cCouncil on Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association\u2019.Pour plus de renseignements, écrivez au Directeur Médical à notre succursale au Canada, 77 ouest, rue Wellington, Toronto, Ont.Neter, E., & Lambarti, T.G., Am.J.Surgery.In press.Snyder, M.L., Kiehn, C.L., & Christopherson, J.W.Military Surgeon 97:380, 1945.Dodd, M.C., & Stillman, W.B.; J.Pharmacol.& Exper.Therap.82:11, 1944.Cramer, D.L., & Dodd, M.C., J.Bacteriology 15:293, 1946.Krantz, J.C., & Evans, W.E., J.Pharmacol.& Exper.Therap.85:324, 1945.MAINTENANT EN VENTE AU CANADA CHEZ VOTRE FOURNISSEUR HABITUEL an 00 15 4 LXXII Far Junge Ces cas se sont présentés \u2014 et il y eut des miracles de la chirurgie sur des tables de cuisine.Il y a cinquante ans, il n\u2019existait souvent pas d\u2019autres ressources.Aujour- d\u2019hui, cependant, grâce à l\u2019automobile et à l'hospitalisation, de telles épreuves se présentent rarement.Oui, les cadres de la profession médicale ont considérablement changé depuis quelques décades.Une chose demeure la même cependant \u2014 la fidélité au Savon Ivory.Depuis nombre d'années, Ivory a fait partie des produits de confiance recommandés par les médecins.ORY L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bulletin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1947 renee as s 1999 Plus que jamais, il y a d'importantes raisons de recommander le Savon Ivory.216 épreuves pratiquées au cours de sa fabrication assurent le contrôle de sa qualité.Ivory est aussi pur que le plus beau Castille.En outre, les expériences pratiquées dans les grands laboratoires de Procter & Gamble constituent un double contrôle en vue de la douceur du Savon Ivory pour la peau.Voilà pourquoi, depuis des générations, tant de médecins ont répété aux mères cette recommandation: « Pour le bain du bébé, employez un savon pur et doux comme Ivory ».Fabriqué au Canada our pROCTER 995% PuUr-ll flotte L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXXIII CE À LA SUTURE BN on PLUS RAPIDE ET PLUS EFFICACE Les Sutureurs Chirurgicaux Singer ont été accueillis avec #; enthousiasme par nombre de chirurgiens comme contribution importante au perfectionnement de la chirurgie, en raison de leur rapidité et de leur efficacité.« Ces sutureurs représentent la mise au point d\u2019un instrument complet par lui-même, combinant toutes les pièces destinées à diverses fonctions: iguilles, manche de l'aiguille, matériel à suturer et tranchant à sectionner.e Des chirurgiens judicieux ayant adopté les instruments Singer signalent avec plaisir l\u2019absence de la part des difficultés mécaniques habituellement rencontrées au: cours de l\u2019acte de suture dans les interventions : limitation des points à cause d'un matériel à suturer trop restreint, chas d'aiguilles qui se brisent, aiguilles qui.glissent et se détachent, bouts de fil contaminés.et la nécessité constante d'assistants.On peut se procurer les bobines à suturer (catgut, coton, nylon, soie) chez Davis & Geck, Inc, Brooklyn, New York * Nos trois plus nouveaux films sont maintenant disponibles 0) \u201cLe amélioration du Syndrome Par- ; (2) Traitement des Névralgies graves\u201d, et (3).Ablation d' une tumeur dela vessie\" Ea SUTUREUR CHIRURGICAL SINGER QOPYRIGHT CTATS-UNIS, 1946, PAR THE SINGER MANUFACTURING COMPANY, TOUS DROITS RESERVES POUR TOUS PAYS.LU\u2014127 LXXIV \u2014L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 EDITIONS BEAUCHEMIN\u2014 (Extrait du catalogue) ROMANS Angus Graham Oscar Masse NAPOLÉON TREMBLAY .$1.50 LA CONSCIENCE DE PIERRE LAUBIER $0.75 Ceneviève de la Tour Fondue Paule Régnier RETOUR ALAVIGIE .$1.00 L'ABBAYE D'ÉVOLAYNE .$1.25 Geneviève de la Tour Fondue Raymonde Vincent MONSIEUR BICRAS .$1.25 CAMPAGNE .$125 ; ; Raymonde Vincent Louis Fréchette ORIGINAUX ET DETRAQUES .¢1.25 BLANCHE.- - - - - - $1,25 .René Bazin ~ Edmond Grignon MAGNIFICAT .$1.25 EN GUETTANT LES OURS .$1.25 Colette Yver Louis Fréchette, etc.CHER CŒUR HUMAIN .$1.25 CONTES D'AUTREFOIS .$1.25 COMMENT S\u2019EN VONT LES REINES .$1.50 Léon Bloy LES DAMES DU PALAIS .$1.75 LES SABLES MOUVANTS » .$1.75 LE DESESPERE .$1.25 PRINCESSE DE SCIENCE | $1.75 Z.-B.Markevitch UN COIN DU VOILE .$1.25 STEPPES D'UKRAINE .- - - $1.00 VOUS SEREZ COMME DES DIEUX .$1.35 LITTÉRATURE H.de Balzac Léo-Pol Morin TRAITE DE LA VIE ÉLÉGANTE .$1.25 MUSIQUE .$2.00 Marie de Villers Guy Sylvestre REPONSE A DESESPOIR DE VIEILLE SONDAGES .-$1.00 FILLE .11007 $O.TS Marius Barbeau Léon Chancerel L\u2019HOMME AUX TROIS FEMMES .$1.25 LES JEUX DRAMATIQUES .$0.75 Marcel Dugas Rina Lasnier UN ROMANTIQUE CANADIEN: LOUIS MADONES CANADIENNES .$3.50 FRECHETTE .$1.25 HISTOIRE René Grousset Henri de Kerillis HISTOIRE DE LA CHINE .$1.50 DE GAULLE DICTATEUR .- $2.00 : Léon Marchal Jean Bruchesi .HISTOIRE DU CANADA POUR TOUS, DEPETAINA LAVAL .$1.50 2 vol.Co.$250 Kenneth Pendar LE DILEMME FRANCE-ETATS-UNIS .$2.50 Ernest VILLE-MARIE.Les origines de Montréal $1.25 \"ours SJOLLIET 111122.$2.00 Abbé Charles Journet Major Sévigny VUES CHRETIENNES sur la POLITIQUE $1.00 FACE A L'ENNEMI .$1.25 Louis Rougier Major Poulin LES ACCORDS PETAIN-CHURCHILL .$2.00 696 HEURES D\u2019ENFER avec le Royal 22¢ .$1.35 Léon Marchal EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES Le 4 AA] ze 27 Tea 7 yy = Les medecins prescrivent ce lait à l\u2019acide lactique 5 Les vitamines et autres propriétés biologiques sont pleinement conservées dans le Lait en Poudre C.M.P.à l\u2019Acide Lactique.Les autres facteurs qui font que l\u2019usage du lait à l\u2019acide lactique se généralise de plus en plus sont les succès obtenus dans l\u2019emploi clinique, sa facilité de préparation et l\u2019absence de danger de suralimentation, ainsi que la haute ration calorique et la haute ration de protéines qu\u2019il permet d\u2019administrer.L y a cinq raisons principales pour lesquelles le Lait en Poudre C.M.P.à l\u2019Acide Lactique a nérité la confiance de tant de médecins.M Le Lait en Poudre C.M.P.à l\u2019Acide Lactique est le lait à l\u2019acide lactique le plus uniforme qui soit.M Toujours disponible, quelle que soit la quantité désirée.Dans les cas où il faut donner du lait à l\u2019acide lactique, vous pouvez compter sur le Lait en Poudrz C.M.P.à l\u2019Acide Lactique.3 Simple et facile à préparer.# Le caillot fin désiré est une propriété inhérente à ce lait.En vente dans les pharmacies.it a l\u2019Acide Lactique- Marque C.M.P.Pama np uz RED Lactic Acip MILK Jk Bertone Company.find Aliments Borden\u2019s pour Formules MULL-SOY LAIT EVAPORE BORDEN\u2019S DRYCO Aliment émulsifié à base de fèves de soya, succédané hypoallergénique du lait de vache.Teneur en vitamine D accrue par irradiation directe.I! n\u2019est pas de meilleur lait en boîtes.Aliment idéal pour bébés, grâce à sa teneur élevée en protéines et son faible contenu de matières grasses - qui agit comme le lait de femme.fi\u2014LAIT COMPLET EN POUDRE = Très employé pour l\u2019ali- ) mentation infantile, les régimes spéciaux (notamment l\u2019ulcère pepti- NM np 9 que), et comme lait com- TEEN MIA plet de qualité supé- PR 8 Basics Coogan ft co at ;Ç rieure.LAIT PROTEINE C.M.P.EN POUDRE Pour le traitement spécifique de la diarrhée fermentescente, la diarrhée d\u2019été, l\u2019intoxication intestinale aiguë, l\u2019indigestion intestinale chronique, la maladie coeliaque, et pour l'alimentation aes bébés prématurés et nouveau-nés.Avis spécial Le Lait Protéiné et le Lait à l\u2019Acide Lactique sont maintenant disponibles, à prix plus modique, en boîtes de 2 15 livres.THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Produits pour Ordonnances \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario.DCUMENTATION DETAILLEE ENVOYEE AUX MEDECINS SUR DEMANDE LXXVI La traite d'une vache de 24,000 pintes Il prélève un échantillon d\u2019un réservoir contenant 24,000 pintes de Lait Evaporé Carnation glacé.Et tant que son contenu en gras de beurre et en matières solides totales n\u2019aura pas été approuvé par le laboratoire, on gardera le lait sous bonne garde.Ainsi, avant de s\u2019acheminer vers les remplisseuses et les stérilisateurs, tout le Lait Carnation s\u2019arrête pour forger un autre chaînon d\u2019une chaîne ininterrompue de contrôles scientifiques .La méthode de fabrication du Lait Carnation lui assure une composition et une qualité uniformes \u2014 ce qui explique en grande partie la haute considération dans laquelle le corps médical tient ce produit reconnu.FAITS \u201c\u201cRECONNUS\u201d Le Lait Evaporé Carnation est un lait particulièrement utile dans l'alimentation des enfants et les régimes spéciaux.11 est: RAFFINÉ À CHAUD \u2014 et forme ainsi des grumeaux fins, doux, floconneux et mous.HOMOCÉNÉISÉ \u2014 avec du gras de beurre finement divisé qui rend l\u2019assimilation facile.FORTIFIÉ \u2014 irradié pour donner une activité vitaminique D de 400 unités internationales par chopine.UNIFORMISÉ \u2014 pour assurer une teneur constante en gras et en matières solides totales.STÉRILISÉ \u2014 après avoir été hermétiquement scellé.Ceci le garantit contre la contamination bactérienne et diminue considérablement le risque de réactions allergiques.\u2018 Le -.Evaposares MIE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 \u201cProvenant de vaches bien nourries\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXXVII Le Collège Ropal des Médecins et Chirurgiens du Canada Avis CONCERNANT les EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MÉDECINE, ou en Médecine en accentuant l\u2019un vantes: e des spécialités sui- Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et/ou psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L'examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes : Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Santé publique Médecine interne Otolaryngologie Radiologie: Diagnostique et/ou Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie thérapeutique Neuro-chirurgie Pathologie et/ou bactériologie Chirurgie thoracique Urologie On peut obtenir des renseignements concernant les dates pour l'obtention du titre d'Associé et le certificat pour examens, copies des réglements et formules d\u2019application en s\u2019adressant à: JOHN E.PLUNKETT, M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire, Le College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.Les SUPPORTS devraient être faits spécialement pour chaque personne Dans une étude sur l\u2019usage des supports abdominaux dans le traitement de la viscéroptose, Spiesman a trouvé que \u201c gaines et corsets ne devraient pas être pris \u201csur les tablettes\u201d mais devraient être soigneusement faits sur commande pour chaque personne \u201d.Il y a plus de 40 ans, le Système de Dessin Individuel Spencer fut fondé sur le principe que seul un support dessiné individuellement peut répondre convenablement aux besoins individuels.Voilà pourquoi chaque Support Spencer est dessiné, taillé et fait pour chaque patient.Pour renseignements au sujet des Supports Spencer, téléphonez à votre « Corsetière Spencer» locale ou adressez-nous le coupon ci-dessous.\u2018 SUPPORTS mvompver SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, Oxon.Patiente sous traitement pour viscéroptose avec malaises, Nom ean M.D.photographiée, sans et avec le Support pour les seins et le Support Spencer dessinés individuellement pour RUE oe elle.: Spiesman, M.G., « Visceroptosis », Rev.of Gas- tro., 7: 218-234 (mai-juin) 1940. LXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burternin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 = eus CES = Lt Quand les symptomes indiquent CONSTIPATION HYPERACIDITE © aa NN À Voici un laxatif doux et excellent possédant les propriétés d'un antiacide efficace et aidant à soulager la constipation ou l\u2019hyperacidité gaz- trique.Le Lait de Magnés!e Phillips\u2019 est l\u2019un des nes- tralisants les plus rapides de l'excès d\u2019ecidité Co l'estomac connus da la science.Ne contenant DOSE: pas de carbonater, 1 ='cccasicnne pes de Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe Antiacide: 1 & 4 cuillerées à thé, cu 1 à 4 comprimés.EMPAQUETAGE Liquide Bo s*eilles de 4 onces + Bou'eilles de 12 onces Bouteilles de 26 onces flatulence embarrassante.Lait de Magueoie PHILLIPS\u2019 PREPARE EXCLUSIVEMENT PAR THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION of Starling Drug Izc.1019 ELLIOTT STREET, WEST + WINDSOR, ONT, Comprimés Boîtes de 30 Flacons de 75 Flacons de 209 LES LAMES RIB- BACK.Maintenant, plus que jamais, le chirurgien: oligos > ; ; précie la supériorité des lames Rib-Back.Leur qualité de tranchant uniformément supérieure, leur degré exact de rigidité, leur plus grand pouvoir de résister, mettent a votre service les meilleurs fils tranchants chirurgicaux | qu'on ait jamais fabriqués, et vous donnent une assurance complète au bout de vos doigts.| La qualité Rib-Back est estimée aujourd'hui.P Pendant les nombreuses étapes de production, les lames qui ne remplissent pas nos conditions exigentes.de qualité sont i eliminées à la source, sans leur permettre d'arriver à la ne Salle d'opérations et risquer d'être rejetées à un moment | décisif.Leur vie plus longue et plus efficace signifie.qu\u2019 il wo y aura un taux inférieur de consommation.Elles conser- | vent les dollars budgétaires.Demandez-en à votre Fournisseur ; Advantages exclusifs du MANCHE B-P ; EXTREMITES DISTALES .| BARD-PARKER COMPA N Y, N c.redessinées pour emploi dans la : DANBURY, CONN.= dissection non n tranchante.Le Referens pour la pr profonde.i A B.A.R D- PA LXXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits \u2014 LIMITER UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne Co : 11 aux bébés.car NADA STA RCH | = 7 vas Ces purs sirops de mais se digérent facile- COMPANY Limited, | 4 2\u201d ment et n'irntent pas l'intestin délicat des Montréal et Toronto.bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.The CANADA STARCH CO.Ltd, | Montréal voulez n'nvoyes SIROP DE MAIS \u201cCROWN BRAND\u201d D CALCULATEUR [J Livret: \u201cLES SIROPS DE MAIS DANS A L'ALIMENTATION DES ENFANTS\" et SIROP DE MAIS kk LILY WHITE 79 [] TABLETTES DE FORMULES [J La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d AUX MÉDECINS SEULEMENT OO La brochure: \u2018\u201cDEXTROSOL* Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on trouve Nom .111L1LL 11110 ces deux célèbres sirops de maïs .un traité scientifique, sous forme de livret, sur l'alimentation des enfants .des tablettes de formules Adresse .et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux, Veuillez nous adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ees Cee ei eee ee 4 6 4 4 4 se a 0 ea 00 a a 1000 6 choses utiles pour vous. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurusTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LXXXI Les ALIMENTS LIBBY pour BÉBÉS SONT PLUS FACILES À DIGÉRER Le procédé d\u2019Homogénéisation breveté Libby a pour effet de briser les cellules et de libérer les éléments nutritifs qu\u2019elles renferment, rendant ainsi les Aliments Libby pour Bébés plus faciles à digérer.Des expériences comparatives ont démontré que le temps normal nécessaire à l\u2019évacuation gastrique des légumes en purée est en moyenne 87% plus considérable que le temps requis pour celle des légumes en purée et homogénéisés de Libby.Cette constatation et d\u2019autres aussi importantes sont soutenues et discutées dans une sériz d= bulletins résumant les essais faits dans les Laboratoires Killian.Pour en avoir des exemplaires, les pédiatres et les médecins sont priés d\u2019écrire à Libby's, Chatham, Ont.SEULS LES ALIMENTS Hd ic 177 Cellule nutritive après l\u2019Homogénéisation Cellule nutritive avant l\u2019Homogénéisation LIBBY, McNEILL AND LIBBY OF CANADA, LIMITED CHATHAM ONTARIO LXXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 puro ely oi Le savon, l'huile et la poudre Baby's Own, grâce à 75 années d'expérience et d'épreuves scientifiques, sont parfaitement sûrs et adoucissants pour la peau la plus sensible.à Fabricalion > minulieuoe Une surveillance étroite et un contrôle rigoureux garantissent que l'hygiène la plus stricte préside à toutes les étapes de la fabrication de nos produits: préparation, manipulation et empaquetage.Les produits Baby's Own ont mérité la con- fionce d'un très grand nombre de médecins.Vous pouvez, en toute sûreté, les recommander pour la toilette des bébés.| LES ow | savon-huile- poudre THE J.B.WILLIAMS CO (CANADA) LIMITED La Salle, Montréal VVVVVVVVVVVVVV Aucun lait n\u2019est plus sûr que Klim, pour les bebes Le lait employé pour faire le Klim\u2014 Lait Complet en Poudre \u2014provient des vaches les plus saines qui soient .\u20act fait aussi l\u2019objet d\u2019essais de laboratoire rigoureux.Le lait est soumis à six épreuves avant d\u2019être accepté .et au cours du procédé de préparation du Klim, on en fait d\u2019autres\u201418 en tout! Aucun lait n\u2019est plus sûr pour les bébés.La boîte hermétique et la mise en boîtes spéciale garantissent la sécurité de ce lait excellent.Docteur, vous pouvez compter sur ce lait en poudre qui a servi fidèlement l\u2019humanité pendant plus d\u2019une génération.Pour des renseignements professionnels intéressants et des tableaux d'alimentation infantile, écrivez à: The Borden - Company, Limited, Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario, Canada.DWDER WHOLE Li Préféré dans le monde entier Es; yy Le Corps Medical peut recommander les ALIMENTS HEINZ POUR EXFANTS pour ces [sages I.Pour nourrir les Bébés qui ont passé III.Pour Adultes qui suivent des Régimes l\u2019âge des Purées A.Pour leur fournir des Aliments de consistance plus ferme qui demandent à être mastiqués; Pour leur fournir des Aliments d\u2019une haute valeur nutritive: Pour familiariser l\u2019enfant avec de nouvelles Saveurs et pour lui permettre d'acquérir des goûts nouveaux.II.Pour Enfants plus Agés Pour leur fournir des aliments simples et assaisonnés de haute valeur nutritive en tout temps et surtout quand le régime alimentaire habituel de la famille ne convient pas aux enfants.Spéciaux A.Régimes demi-mous: Quand la ration de Nourriture de consistance ferme doit être restreinte, mais qu\u2019un Régime Mou Sévère n\u2019est ; : pas nécessaire.Aliments Simples de bonne valeur nutritive pour: 1.Convalescents; 2.Invalides; 3.Vieillards.IV.Pour usage général dans les Familles A.Pour la Table B.Pour Soupes et autres recettes spéciales.ALIMENTS POUR ENFANTS MAINTENANT DISPONIBLES Carottes Epinards Haricots Verts Pouding aux Pruneaux Soupe au Poulet Agneau et Foie Tomates et Riz Légumes Mélangés PUREES HEINZ REINZZ A vice \\ SOUP 27 VARIETIFS 437 ame Gron CAnA0E é a] » or eat COMPA Diner aux Légumes et Boeuf Légumes en Dés à la Crème Pouding au Riz à l\u2019 Ananas Dessert aux Pommes, Figues et Dattes ALIMENTS HEINZ POUR ENFANTS LXXXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU C CANADA \u2014 Burens AMLF.SANATORUM de B 51e année d\u2019existence Cae Maison de repos, de régime et de convalescence i .AFFECTIONS NERVEUSES EN GÉNÉRAL Maladies de l'estomac et de l'intestin, surmenage, troubles MÉDECINS CONSULTANTS: de la nutrition, neurasthénie, Professeur Albert LeSAGE, Montréal; Dr J.-C.GELINAS, rhumatisme, artério-sclérose, in- Trois-Rivières; Dr Benoît JA COB, Trois- Rivières; Dr Rob, \u2018 : \u2018 VEILLEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.toxications (morphine, alcool, etc.).Psychothérapie, hydrothé- 2 : rapie, électrothérapie, rayons PRIX MODERES-\u2014Deux solariums, service d\u2019ascenseur, ete.ultra-violets, etc.etc.Les aliénés et les contagieuæ ne sont pas admis.MÉDECIN-DIRECTEUR .Dr Charles de BLOIS DIRECTEUR-ADJOINT .Dr Georges de BLOIS Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme ou téléphone au Directeur: ° Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRE Spécialiste agréé par le Coliège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada SUR DEMANDE .SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 225 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.sn Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.à PAVERAL reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la a .COQUELUCHE Le Pavéral est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.we Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.AGENTS GIy qe rer TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Produits vitaminiques ADDO) «vee a ana aa aa aa aan XXXIX-XL American Sterilizer Co.(Stérilisateurs American\u2019) .LXX American Can Company .204222 4002200 LXIV Anglo-French Drug Cie (Artechol) .Xiuly Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Extrait de foie avez acide folique) +.viii i i a 0 0000 6 I pAyerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine) .XXI Ll Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Béminal) .XXII jBard-Parker Company, Inc.(Les lames Rib-Back) .LXXIX }Borden Co.Ltd, The (Lait à l'Acide Lactique) .LXXV Bristol Laboratories of Canada Ltd.(La pénicilline Bristol) LXI }British Drug Houses (Canada) Ltd.The (Radiostoleum) \u2014 (Radiomulsin) «cee tei it ii ie i ee LI Burroughs Wellcome & Co.(Digoxin) .XVII IBurroughs Wellcome & Co.(Ephédrine).XXXII Canada Starch Co.Lid.The (Sirop de maïs \"Crown Brand\u201d et \u2018Lily White\") .2244 0200211020 LXXX Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .LII Carnation Co.Ltd.(Lait évapore) .LXXVI Casgrain & Charbonneau Ltée (Idrocol) \u2014 (Idrocolax) XXVIII Casgrain & Charbonneau Ltée (Amyg-Bis) .XXIX Chas.H.Phillips Co., The (Soulagement à double action) ce ee eee LXXVIII Collége Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) .LXXVII [Connaught Medical Research Laboratories (Anatoxine antidiphtérique) \u2014 (Vaccin anticoquelucheux) \u2014 (Anatoxine antitétanique) .LLL.LVI Compagnie Ciba Ltée (Gouttes Coramine) .XLVI enver Chemical Manufacturing Company, The (Antiphlogistine).02000 0004 4e ae aa as aa LV Dupuis Frères, Limitée (Examen de la vue) .LXXXV Eaton Laboratories Inc.(Furacin) .00\u2014 LXXI ddé, J.Limitée (Artichobyl) \u2014 (Aminobaïne) \u2014 (Ami- nophyl) \u2014 Etc, «tii ii iii LXIX Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.AAA AAA Première page de-la couverture Frosst, Charles E.& Co.(Cerutin) .IX rosst, Charles E.& Co.(Orchisterone) .X-XI Frosst, Charles E.& Co.(Trulfa) .X11 Heinz Co., H.J.(Les aliments Heinz) .LXXXII erdt & Charton, Inc.(Anabile) .XLVI erdt & Charton, Inc.(Agrippol) .XLVII Herdt & Charton, Inc.(Camirol) .4.222000000 XLIX Horner, Ltd., Frank W.(La science au service de la médecine) .0.0000000 00000000 aa ee aa a ae 0 à XXXV ohnson & Johnson Ltd.(Diachylon \"Zo\"\u201d) .LXVII Joubert Limitée, J.J.002000LL LL eee aa LXXX Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Bisulfa) \u2014 (Riniphen).LVII Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Cholibile) .LXIII Laboratoire Désautels (Enterydine) .XXXVI pLaboratoires Desbergers-Bismol (Heparos) .AAA e ese eae 4e page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Zymion) \u2014 (Nucléarsitol Robin) LIX [Laboratoires Lafayette (Hemogene) .Il Laboratoires Lafayette (Profenil) .Tvi aboratoire Marois (Oxycholine) \u2014 (Amino-Vitol) .XXXIV aboratoires Poulenc Frères (Gardénal) \u2014 (Sonéryl) eee ee tetera ee eee, 2e page de la couverture Laboratories ot Canada Ltd.(Spergum) .\u2026.XXX- XXXI gurentian Agencies Reg'd.(Ertron) .XVII-XIX ederle Laboratories (Ledercillin) .XV ibby, McNeill and Libby of Canada, Ltd.(Aliments pour DEES) «ve ee eee een LXXXI brairie Beauchemin Ltée (Extrait du catalogue) .LXXIV ad Johnson & Company of Canada Ltd.Ceti tiie ees eee en 3e page de la couverture erck & Co.Ltd.(Streptomycine) .2.00000000 Vv & Co.Ltd.(Pyridium) 101 00 00000 ne Jat XXXVI Pages Millet, Roux & Cie (Spasmosédine) .XIII Millet, Roux & Cie (Aracol) -.LXVII Numotizine, Inc.(Numotizine) .LX Parke, Davis & Company, Lid.(Gouttes abdec) .LXVI Procter & Gamble (Ivory) .1202212 114 aa LXXII Reed & Carnrick (Canada) Lid.(Méprane) .XXXVI Roerig and Co.(Canada) Ltd.(Darthronol) .LII Rougier Freres (Digitaline nativelle) .XLII Roug'er Frères (Balminil) «veer vnnn nun.Ill Sanatorium de Blois (Sle année d'existence) .LXXXIV Sanatorium Prévost .02020 101011 a LA LL LVIII Schering Corporation (Sulamyd) .-.«ooo.XXV Sharp & Dohme (Canada) Lid.(Prothricin) .L Shuttleworth Chemical Co.Ltd., The E.B.(Fungol) .XLV Singer Sewing Machine Co.(Sutureur chirurgical SINGEI) tote ite tee eee eee ee eee LXXIII Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) LXXVII Squibb, E.R.& Sons of Canada Ltd.(Vitamines- TNINETAUX) 12220000 1 a 00 0 0 4 0 0 0 0 0 0 a 0 0 a ce ea LL 6 VII Stearns & Company of Canada, Ltd.Frederick (Parénamine) Pa a 0 te tees ese eae XXIII Usines Chimiques du Canada Inc.(Calcival) .LXXXVI Vichy France (Vichy célestins) .XLI - XLII Vinant Limitée (Génésérine) \u2014 (Lipiodol Lafay) .LIV Vinant Limitée (Parturiol) .000000 000000000000 XX Vinant Limitée (Proveinase Midy) (Rhinamide) XXXII Williams Co.(Canada) Ltd., The J.B.(Produits Baby's OWI) +e ve nett e eee eee eee ieee, LXXXII Wingate Chemical Co.Ltd., The (Glyséhnid) .XXVII Winthrop Chemical Company Inc.(Demerol Hydro- Chloride) «ov vet vt it tiie tet tiie XXVI Winthrop-Stearns Inc.coi.XXIV X-Canada Ltd.(Actinix) .04200002 00000 ee LXII o Examen de la vue © ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ * - .© Ps + .v ve » a Ye .Le\" .« .vO .La) ce » a * .+ - * .v - \u2018. LXXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1947 LS r.#2 5 + 5% 5 # =>, me gate! caret?= Titers cas Jan 14} EG % ui = TR g° ve oF we 28\u201d 25° os\u2019 "]
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