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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1948-03, Collections de BAnQ.

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[" Tome 77 \u2014 Numéro 3 MONTRÉAL, MARS 1948 Bulletin de l\u2019'Hlssociation des (iDédecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) 3L'Unton \u2018BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Congrès de l'A.M.L.F.C., Ottawa-Hull les 6, 7, 8, 9 septembre 1948 ADMINISTRATION SECRÉTARIAT ET SECRÉTARIAT 128 te 326 est, boul.Saint-Joseph : ne ite-Anne Montréal Tél.: LAncaster 9888 * L'application clinique d\u2019une nouvelle découverte requiert souvent beaucoup de * temps et présente parfois de grandes difficultés.Le chimiste, le physicien, , l'ingénieur, le biologiste ainsi que les autres 1) 2 * P Our le D et elop P emment savants contribuent tous au développement d\u2019une idée originale, permettant ainsi \u2019 de Nou 1'¢ / / es Dro ue S * de faire de cette dernière un agent thérapeutique efficace.Les nombreux ; * spécialistes des laboratoires de recherches Lilly s'occupent constamment de * recherches pharmaceutiques et biologiques, ! autant systématiques qu\u2019expérimentales.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED © TORONTO, ONTARIO CUPRALÈNE m\u2019 (allyl-cuprothioureéeido)-benzoate de sodium Un nouveau progres dans le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde Certaines formes graves de rhumatisme chronique résistent ou se montrent intolérantes à la chrysothérapie.La thérapeutique cuprique apporte, avec le CUPRALENE, des possibilités nouvelles en permettant au clinicien de varier sa thérapeutique et d'agir efficacement dans ces deux cas particuliers.Les travaux du Dr J.Forestier® démontrent nettement que la tolérance du médicament par voie intraveineuse est excellente, que l'injection est indolore et ne sclérose pas les veines.Les doses supportées sont sensiblement plus élevées que celles qui sont permises pour les sels d\u2019or.Par ailleurs, on a noté que la dose du médicament injecté a une influence déterminante sur le résultat thérapeutique: des doses plus fortes ont accru le pourcentage des succès.Le CUPRALÈNE est une nouvelle spécialité Poulenc présentée en ampoules de 0 gr.10 et de 0 gr.25 de poudre.# Les sels organiques de cuivre dans le traitement des rhumatismes chroniques.Bulletin de l'Académie de Médecine, No 2, 1944, p.22.\u2019 Le traitement des rhumatismes chroniques par les sels organiques.La Presse Médicale, No 64, 28 décembre 1946, p.884.Renseignements sur demande P 0 U L E N C MONTRÉAL | L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLetiy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 I n Auxiliaire Efficace pour le Traitement ¢ Certains Types de Tuberculose L'expérience clinique indique que la précieux agent antibactérien \u2014 la Strep- | | Streptomycine, comme auxiliaire de la tomycine Merck (Complexe Chlorure | | thérapie ordinaire, est l'agent chimiothé- de Calcium) \u2014 fournit ces trois remar- rapeutique le plus efficace pour le traite- quables avantages: ment de certains cas de tuberculose.Pureté accrue Dans des cas choisis, la Streptomycine 1 s\u2019est avérée efficace pour abréger la D minimum de douleur \u201d ye .+ « ge .période d\u2019invalidité.après injection La forme nouvelle et améliorée de ce efficacité uniforme.dE + ! Gram Streptomyein Base STREPTOMYCIN MERCK SSALCIUM CHLORIDE COMMLEL WI under the supervision of 2 00 onsult accompanying cituler fam oe eon IE CF ~ April 28/49 Sreptomycin ase por vogue SOMMAIRE BULLETIN Edouard DESJARDINS Double témoignage d'intérét médical .255 J.-A.LECOURS Le Congrès de l'A.M.L.F.C.de Ottawa-Hull et les maladies cardio-vas- culares .257 A.-R.PRÉVOT L'anaérobie, cet inconnu .258 Paul DIONNE Les facteurs d'invasion chez les bactéries .267 Albert ROYER et C.PERRAS Epreuve de Levinson .273 RECUEIL DE FAITS Paul ROBERT et Albert JUTRAS Pneumonie a Friedlander guérie par la streptomycine .277 GO my Yom les Sommets f Ÿ Nivelle tn, PROFENIL oot, CA de la pn?./ EN & LA CLINIQUE / a.Uy CPAP douleur spastique # CONFIRME PLEINEMENT Ne \u2014 LES OBSERVATION or i > M EXPERIMENTALES ! SE rr >> eco j -,, 2 > >, A ) 7 .psi 2% Vi f e I Comprimés dosés a 60 mar.du citrate Bis-gamma-phénylpropyléthylamine Ampoules dosées & 45 mar.du chlorhydrate Adultes & 48 mar de la base ANTISPASMODIQUE Enfants & 24 mgr.SYNTHETIQUE NON NARCOTIQUE NON N Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le sposme 2 ; J * The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945, musculaiure 1 : Medical Times, vol.74, No 11, p.305.Nov.1946.Suppositoires tv EE 1410.rue Wolfe, Montréal - L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLetiy A.M.L F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 III RR g ur.le tra itement .Muqueuse ntestin LS E ritée enflammée ou ulcéré 22 A PHOT NALA 8 T QUE Pres LUS pre ONE - SUPERIEUR 'y 25 di .mn LE [OJ 14) \u201ci © Ni VRA PHOTOGRAPH © À Wun ICROSCOPIQUE (PARTICULES UR: INFERIEU 413 A 10.MICRONS).DE.E STO NE Yi 3 111) NT LLOID ul, E CHLORHYDRIQUE 114 FLATULENCE! TINEUSE, UNE COUCHE ISO TRI ECTRICE SU A .MUQUEUSE-HYPEREMIE DYSPEPSIES! HYPERCHLORHYDRIE ULCERAT ION GAS j COLI E ROUGIER FRÈRES - 350 RUE LE MOYNE - MONTREAL Spécialités de prescription médicale 5 7 2 GE A i SOMMAIRE (Suite) Jean TREMBLAY Maladie de Schuermann .1000000 00 LL La LL A aa a a na aan 0 281 Jacques GAUTHIER Considérations sur un cas de chorio-épithéliome .286 Roma AMYOT Paralysie sympathico-sensitivo-motrice post-traumatique du membre su- jeL2 + (101 | de) | A A AS 288 Lorenzo MELOCHE Cinq cas d'anesthésie pour laryngectomies .291 Roland SIMARD Opération de Wertheim dans le traitement chirurgical de l'épithélioma du col utérin .0222002 0 00e esse aa sa ea a eee aa ea aa een eee 295 Jacques GAGNON Perforation traumatique .de mon estomac .298 REVUE GENERALE Georges LECLERC Diagnostic et traitement de la syphilis latente ancienne .302 Robert MEUNIER et Earl BOURBONNAIS La spondylose rhizomeélique .SN 307 EDITORIAL Jean LeSAGE La gastroscopie dans les gastrites, l'ulcère et les tumeurs gastriques .310 TTT) CTO: Pour les cas ou le ré- gime alimentaire habi- FORMULE : tuel renferme suffi- D h Dans la dose quo- samment de vitamine À ans chaque tidienne moyenne et de vitamines du capsule (4 capsules) .Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.groupe B : Vitamine A .1,666 unités int.6,664 unités int.\u201c OSTOFORTE \u201d Vitamine B; (chlorhydrate de 0.67 mg.2.67 mg.{(S.E C.No.651 \u201c FROSST \u201d) thiamine) Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine B:) 1.00 mg.4.00 mg.50,000 unités int.de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).> » t .; hg 3 l'Ostojarts ne DOSE : Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Chantes & Frost &Co, MONTREAL CANADA .\u2026.par l\u2019Analgésie Génito-Urinaire L£ oulagement Lienfaisant L'administration orale de 2 comprimés de Pyridium t.i.d., soulagera rapidement les symptômes urinaires douloureux chez un grand nombre de malades ambulants, leur permettant ainsi de poursuivre leurs activités normales sans inconvénients sérieux.L'administration orale du Pyridium est suivi d\u2019un effet analgésique sur la muqueuse des voies génito-urinaires.Cette action contribue au soulagement rapide et efficace si bienfaisant aux malades souffrant de symptômes désagréables tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturies et ténesme.On peut administrer en toute sécurité des doses thérapeutiques de Pyridium pendant toute la durée du traitement de la cystite, de la pyélonéphrite, de la prostatite et de l'urétrite sans risque de réactions secondaires graves.LITTÉRATURE SUR DEMANDE 5% i EE se TU Le C2 NE LS aN Ja RE SOMMAIRE (Suite) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Adélard GROULX La nouvelle division des districts sanitaires .314 VARIÉTÉS L.-Henri GARIEPY Tendances actuelles de la pratique de la médecine RAA 318 | HISTOIRE DE LA MEDECINE Gabriel NADEAU Les vieux remèdes de la Nouvelle-France .327 CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER D'un réflexe bien incompris .110201020200 00e s ea ana aan a 330 e © e \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1879 .332 ANALYSES 1.11 LL A LA A AL AAA 334 MÉDECINE Interprétation des hyperglycémies provoquées (334).Déficience en potassium dans l\u2018acidose diabétique (335).CHIRURGIE Pancréatoduodénectomie radicale avec résection de la veine porte (336).CARDIOLOGIE L'angiocardiographie intracardiaque \u2014 sa valeur de diagnostic (336).Empietement de l'anneau aortique dans l'orifice mitral dans la maladie hypertensive: observations radiologiques \u201cin vivo\u201d (337).PHTISIOLOGIE Contradiction entre les découvertes clinico-radiologiques et broncho-spirométriques (337).| NEUROLOGIE Etude sur l'oligophrénie phenylpyruvique (338).GYNECOLOGIE Perforation des kystes dermoides des ovaires.Observation d'un cas rare (339).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Les manifestations oto-rhino-laryngologiques de la maladie de Besnier-Boeck-Schau- mann (339).: ENDOCRINOLOGIE L'emploi des substances estrogéniques et androgéniques dans le traitement du cancer du sein (340).SOCIÉTÉS .LLLLL LL LA LL 342 Société Médicale de Montréal: séance du 16 décembre 1947 (342); séance du 20 janvier 1948 (343); séance du 2 février 1948 (344), séance du 3 févrer 1948 (344).Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du vendredi, 21 nov.1947 (346); séance du vendredi, 5 décembre 1947 (347).NECROLOGIE .tata aa LL 349 LIVRES REÇUS 1.110220 LL a La a ana AAA 351 NOUVELLES .1121111111 LL AAA AL 352 8 Doyen de la faculté de médecine et professeur, division de la bactériologie, FREDERICK SMITH, M.A., M.B., B.Ch.M.le docteur Frederick Smith naquit à Bradford, Angleterre, le 27 février 1903, où il fit ses premières études.Plus tard, il entra à l\u2019université de Cambridge et obtint son diplôme de bachelier es arts en 1925.Il étudia alors la médecine à l\u2019hôpital Guy, et à l\u2019hôpital de Londres à titre de \u2018Freedom Research Scholar\u201d.Il gradua en 1927 avec les distinctions M.R.C.S.(d\u2019Angleterre) et L.R.C.P.(de Londres), et en 1928 obtint les titres de M.A., M.B.et B.Ch.(Cambridge).L'année suivante il était nommé \u201cResident House Physician\u201d à l\u2019hôpital de Londres.En 1929, M.le docteur Smith fut nommé \u2018Research Assistant\u201d à l\u2019Institut Rockefeller de New-York.Il s\u2019associa au personnel enseignant de l\u2019université McGill en 1931, à titre de conférencier, division de la Bactériologie; il devint plus tard professeur adjoint, et, en 1946, professeur.Il fut nommé Doyen de la Faculté de Médecine le 1er juillet 1947.LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DU CANADA .premier numéro d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à la disposition des médecins ou étudiants en médecine.Ceci ne constitue pas une recommandation des produits \"Szoset Université McGill, Montréal, 4 0 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA - \u201cALAMINO\u201d Dans toutes les méthodes thérapeutiques qui ont pour but le traitement de l\u2019ulcère simple de l\u2019estomac (ou maladie de Cruveilhier), on retrouve invariablement le même objectif: diminuer ou neutraliser l\u2019acidité du suc gastrique.La gastro-entérostomie, la gastrectomie, la vagotomie au-dessus du diaphragme sont au nombre des mesures héroïques et l\u2019on n\u2019y recourt d\u2019ordinaire que lorsque ont échoué des procédés moins rigoureux.Ces procédés moins rigoureux ont aussi pour but principal d\u2019éliminer les effets de l\u2019acidité du suc gastrique et comprennent l\u2019administration de neutralisants de l\u2019acidité gastrique accompagnés de tentatives de rationaliser l\u2019émotivité et le régime du sujet.Plusieurs neutralisants de l\u2019acidité gastrique sont présentement employés.Ils ont, presque tous, quelque mérite, mais aucun d\u2019eux n\u2019est parfait et de longues et savantes études continuent de n\u2019avoir d\u2019autre but que d\u2019en découvrir un qui produira des effets intégralement efficaces.La plus récente de ces préparations est l\u2019\u201cAlamino\u201d, un composé d\u2019aluminium et de glycine (qui est un acide aminé).Elle présente cet avantage que l'acidité gastrique est promptement et de façon continue ramenée à un pH qui protège l\u2019ulcère contre les effets destructeurs du suc gastrique, aussi longtemps que ce médicament reste dans l\u2019estomac, c\u2019est-à-dire, durant un laps de temps qui dépend du temps que prend l\u2019estomac pour se vider, dans des conditions variées \u2014 période qui devra régir la fréquence de l\u2019administration de l\u2019\u201cAla- mino\u201d.Elle varie selon les sujets, et aussi chez un même malade, compte tenu de son émotivité et de la nourriture ingérée.Par consé- uent, la fréquence de l\u2019administration *\u201cAlamino\u2019\u201d\u2019 devra faire l\u2019objet d\u2019une judicieuse circonspection et pourra sûrement varier entre une prescription de toutes les \u2014BULLETIN A.M.L.F.C- -Montréal, mars 19148 heures jusqu\u2019à toutes les trois heures.Des milliers de malades ont été traités par l\u2019\u201cAlamino\u2019\u2019 et se félicitent, ainsi que leurs médecins, des résultats obtenus.On devra souvent s\u2019appliquer à soulager le pylorospasme et calmer toute émotivité excessive.À cette fin, on trouvera particulièrement utile une combinaison d\u2019\u201cAlamino\u2019, d\u2019une petite dose d\u2019atropine, et d\u2019un dérivé anodin de l\u2019acide barbiturique \u2014 le \u201cNoctinal\u201d, par exemple (butyle secondaire éthyle barbiturate sodique).L'\u201cAlamino\u201d est le fruit des recherches de Krantz, Kibler et Bell, qui ont constaté qu\u2019un sel d\u2019aluminium d\u2019un acide aminé (la glycine, par exemple) avait un double effet: la combinaison immédiate de l\u2019acide par le groupe de cet acide aminé, et une action anti-acide, secondaire et prolongée, par la décomposition du sel d\u2019aluminium, le chiffre de la concentration des ions acides H (hydrogène) libres du contenu gastrique étant stabilisé entre pH 4 et 5.Des épreuves pharmacologiques et cliniques ont démontré au Canada et aux Etats-Unis, l\u2019efficacité de l\u2019\u2018Alamino\u201d\u2019.Cinq avantages distincts caractérisent l\u2019\u2018'ALAMINO\u2019: 1.Action thérapeutique rapide et prompt soulagement de la douleur dans les cas d\u2019ulcère peptique simple.2.Actionanti-acide prolongée sans danger d\u2019alcalose.3.Remarquables propriétés anti-acides, malgré une teneur minimum d\u2019aluminium (40 p.c.de moins que la quantité d\u2019aluminium qu\u2019on trouve dans l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium desséché); cela est dû aux propriétés uniques de la combinaison chimique de l\u2019aluminium et de l\u2019acide aminé, nommé glycine.4.Désagrégation rapide, et dispersion immédiate dans le contenu de l\u2019estomac.5.Présentation sous forme de petits comprimés agréables au goût mais qu\u2019on peut déglutir sans mastication.On peut facilement les porter dans la sacoche ou le gousset.pH I GRAPHIQUE | af J _ APRÈS 15 MINUTES DE DIGESTION F/ errno APRES 60 MINUTES DE DIGESTION L/ _\u2014_ _\u2014 \u2014_\u2014 APRÈS 120 MINUTES DE DIGESTION \u20ac | J ] I 1 1 1 ] } 1 01 02 03 04 os 06 07 os 09 10 GRAMMES D''ALAMINO\" PAR 25 CC.DE SUC GASTRIQUE ARTIFICIEL\u2014 pH 1.32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Le graphique 1 démontre surtout la rapidité avec laquelle agit l\u2019\u201cAlamino\u2019\u201d.On notera, par exemple, que 0.5 gramme d\u2019\u201cAlamino\u201d aura déjà neutralisé en un quart d\u2019heure, 25 cc.de suc gastrique artificiel et en aura porté le pH de 1.32 à 3.2, et que même 0.3 gramme l\u2019aura porté, en une heure, à pH 4.C\u2019est là une concentration des ions acides H (hydrogène) à laquelle l\u2019activité de la pepsine est, pour ainsi dire, réduite à zéro et, conséquemment, à laquelle un ulcère ne serait pas soumis à l\u2019action digestive du suc gastrique.En l\u2019occurrence, il y a soulagement de la douleur et la cicatrisation peut suivre son cours.Ce graphique expliqueaussi pourquoi l\u201d\u201cAlamino\u201d\u2019 est efficace même à doses relativement faibles.Source à consulter \u2014 \u201cThe neutralization of gastric acidity with basic aluminum aminoacetate\u201d, communication personnelle de MM.Krantz, Kibler et Bell, Faculté de médecine (section de pharmacologie), de l\u2019Université de Maryland, Baltimore.GRAPHIQUE II \u2014 \u2014 \u2014ALAMINO \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014HYDROXYDE D'ALUMINIUM I ! LE 1 0 30 60 9 \u2018\u2019 \u2018120 150 180 MINUTES Le graphique II est particulièrement instruc-_ tif.Il fait voir comment le médicament peut neutraliser des quantités additionnelles d\u2019acide chlorhydrique après l\u2019action initiale de l\u2019\u201cAla- mino\u201d et de l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium.Il explique également pourquoi I'\u201cAlamino\u201d est nettement préférable à l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium.Observez la rapidité avec laquelle agit l\u2019\u201cAlamino\u201d\u2019 et sa neutralisation efficace de fortes quantités d\u2019acide chlorhydrique, à l\u2019opposé de la lenteur d\u2019action de l\u2019hydroxyde d'aluminium et de l'insuffisance relative de son effet neutralisant.Comparaison entre l\u2019action anti-acide de I'\u201cAlamino\u201d et celle de l\u2019hydroxyde d\u2019aluminium: on s\u2019est servi de 0.913 gramme de chaque substance.À chacune d\u2019elles furent d\u2019abord ajoutés 25 cc.de 0.1 NHCL, puis une même quantité toutes les demi-heures, subséquemment.L\u2019hydroxyde d\u2019aluminium n\u2019a agi que très lentement, mais l'effet anti-acide de l\u201cAlamino\u201d s\u2019est manifesté avant l\u2019expiration de cinq minutes et a maintenu un pH de 4.2 à 4.3 pendant les trente premières minutes.Au cours de toute cette expérience, l\u201d\u201c\u201cAlamino\u201d a neutralisé plus d\u2019acide que I\u2019AL (OH);.Ces déterminations furent établies à 20° cent., les mixtures étant agitées sans interruption par une mélangeuse électrique, et le pH étant obtenu au moyen d\u2019une électrode en verre.Ce graphique fait aussi comprendre un fait d\u2019une extrême importance clinique: il démontre que l\u2019on peut s\u2019attendre à ce qu\u2019une sexle dose d\u2019\u201cAlamino\u201d provoque une telle concentration des ions acides H que la douleur et l\u2019irritation causées par un ulcère simple de l\u2019estomac (résultant de l\u2019hyperchlorydrie et d\u2019une activité excessive de la pepsine) serait calmée et que la cicatrisation pourrait suivre son cours pendant un laps de temps correspondant à la période moyenne qu\u2019il faut à l\u2019estomac pour se vider de son contenu.Source à consulter \u2014 \u201cMedical Management of uncomplicated peptic ulcer\u201d, Paul et Rhomberg, J.Iowa State Med.Soc, mai 1945.\u201cALAMINO\u2019, Marque \u2018S# du glycinate d\u2019aluminium basique, C.T.No 381 \"Sroost Chaque comprimé contient: Glycinate (basique) d\u2019aluminium 7.7 gr.(0.5 g.) Composé d\u2019\u2019ALAMINO C.T.No 382 \u201cFost Chaque comprimé contient: Glycinate (basique) d\u2019aluminium 7.7 gr.(0.5 g.) Sulfate d\u2019atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) \u201cNoctinal\u201d (butyle secondaire éthyle barbiturate sodique \u2018Sos!) 14 gr.(16 mg.) DOSE: Un ou deux comprimés, une ou deux heures après les repas et au coucher.PRÉSENTATION: Flacons de 50, 100 et 500 comprimés.Charles &.Frosst &Co.MONTREAL CANADA IX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 W'Ulniton aAdédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 XI Quand le diagnostic différentiel de I'anemie devient difficile Foie desséché SQUIBB | | Acide ascorbique Sulfate ferreux Acide folique Nouvelle association hématogéne pour administration simultanée de quatre produits thérapeutiques essentiels FOIE DESSECHE : Foie total dont l\u2019eau seule a été éliminée.Apporte les éléments nutritifs du foie frais, y compris les facteurs indispensables, expérimentalement et cliniquement, qui agissent sur l\u2019'anémie secondaire.SULFATE FERREUX ANHYDRE :L'une des fermes de fer la plus aisément utilisée, tolérée et absorbée.Comme traitement spécifique des anémies par carence de fer.ACIDE ASCORBIQUE : Constitue souvent une nécessité préalable dans les anémies liées à l\u2019avitaminose C.Des travaux récents tendent à démontrer qu'il favorise l'absorption du fer et la maturation des globules rouges.ACIDE FOLIQUE : Facteur du complexe vitaminique B stimulant de la moelle; agent spécifique des anémies macrocytaires de la sous-alimentation, de la grossesse, de la pellagre et de la sprue; associé au foie par voie parentérale, se révèle efficace dans l\u2019anémie pernicieuse d'Addison.Ainsi, quand le tableau clinique est complexe, lorsque Pon a raison: de soupconner plus d'une forme d\u2019anémie, le Liafon apporte les éléments thérapeutiques essentiels.EQUIVALENTS POSOLOCIQUES UNE CAPSULE LIAFON RENFERME : |3 capsules par jour|6 capsules par jour Re tem s rox 2 ma de ic *6 gm.\u201c12 gm.P étais ) pprox.sm.© foie frais foie frais Sulfate ferreux anhydre .2.0 gr.\u201c8.5 gr.*17 gr.(Représentant approx.2.85 gr.de sul-| sulfate ferreux sulfate ferreux fate ferreux) Liafon est présenté Acide ascorbique .50.0 mgms.150 mgms.300 mgms.en flacons de 100 et de 1,000.Acide folique .1.67 mgms) 5 mgms.10 mgms.\u201cEquivalent approximatif Pour documentation, s\u2019adresser à E.R.SQUIBB & SONS CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD ®¢ TORONTO SQUIBB FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MEDICAL DEPUIS 1858 XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniyn AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union dibédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amvyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Jean Saucier.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (Sam Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac): Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); : L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 pour ceux qui souffrent \u2026 Le NEO-SPASMYL SÉDATIF PUISSANT ET INNOFFENSIF Calme pendant la journée, et fait dormir pendant la nuit.Fidèle dans son action, toujours parfaitement toléré, il ne provoque jamais de réveil pénible et n\u2019a aucune contre-indication.NEO-SPASMYL DEUX FORMES PILULES à 5 ctgr.de barbiturique (soluble) \u2014 COMyRIMÉS à 1 ctgr.de barbiturique (soluble) Laboratoires \u201cNational Limitée AGENTS GÉNÉRAUX AU CANADA XIII XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 OFFICIERS l\u2019Association des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN rue Laurier, Ottawa.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.165 est, DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul StJoseph Hermile TRUDEL, Montréal.oneal Chs VEZINA, Québec.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL A.L RICHARD, Ottawa.He ile TRUDEL J.-A.VIDAL, Montréal.1990 est, rue Rachel J.-A.LECOURS, Ottawa.! Montréal.J.-E.PERRAS, Hull.e COMITÉ DU XIXe CONGRÈS A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.J.-A.LECOURS, Secrétaire, 538, avenue King Edward, OTTAWA.\u201c Richard GAUDET, 2e J.-A.DENONCOURT 3e es J.-B.JOBIN, 4e \u201c JE.PERRAS, Trésorier, A.FONTAINE, Se \u201d 192, rue Principale, G.LACASSE, sén., be \" HULL, P.Q.@o ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Chs VEZINA.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 élesti ARCHAMBAULT, Gérard, Pile PO à = | 199 [LACHARITE, Vilmer, | St-Célestin, P.Q - 1948 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.: 1948 LAFRAMBOISE, .-M., 692, St-Patrice, Ottawa .1950 BEAUCHEMIN, L.-O.Calgary, Alberta .© 1650 LAROCHELLE, \u2018J.-R., Manchester, N.H.1948 BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.; : 1948 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .; 1948 BIBAUD, B., \"Valleyfield, P.Q 1948 LEMIEUX, J.-R.17, Ste- Ursule, Québec 1948.BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal 11 1 1 .1948\u2018 MANSEAU, Georges, 244a, | rue Principale, Ville Saint- 1948 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1948 aurent, P.: BOHEMIER, Anatole, 3425, rue St-Hubert, Québec : 1948 MICHAUD, R, Moose Jaw, Saskatchewan .1950 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1959 MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River .8 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.oo © 1950 MORR ISSETTE, Pierre, St-Georges, Beauce, P.1948 CARON, Syivion Mastaï, Québec \u2019 \" 1938 PELLETIER, A.Winchendon, Mass.1950 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal .1650 PERRON, Jos, Shawinigan Falls.P.Q.1928 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.© 1930 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.+ 1920.D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 POWERS, A.11, Front, Hull, P.Q.: 13 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec : : 1828 RIOUX, ).-Emile, \u2018Ste-Anne-des-Monts, P.Q.1220 DOMINGUE, Albert, \u2018Granby, P.Q.| ; _ 1948 SMITH, Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .948 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1950 SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.; .1950 GAUTHIER, C.-A., 5314, St-Louis, Québec .1950 JANGUAY, R.Sudbury, Ont.1950 GAUTHIER, Henri- E., Woonsoket, R.I.1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.- Rivières, P.Q.1950 JOANNETTE, Albert, Ste- Agathe- des-Monts, P.Q.: 1948 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.@ 1950 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.: 1948 VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa .1950 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 XV Lorsque les trois bromures sont prescrits TROIS BROMURES, EFFERVESCENTS Marque \u2018TABLOID\u2019 procure une sédation prolongée avec une dose de bromures égale à 15 grains (0 g.90) Bromure de Potassium 0.4 gm.(gr.6 V4 approx.) Bromure de Sodium 0.4 gm.(gr.6 V4 approx.) Bromure d\u2019Ammonium 0.2 gm.(gr.3 approx.) Acide Citrique et Bicarbonate de Soude (sous forme de sels effervescents) q.s.Tubes de 25 produits.PHÉNOBARBITAL Chez les anxieux et dans le cas de tension nerveuse lorsqu\u2019il est utile d'obtenir une action rapide et durable PHÉNOBARBITAL ET BROMURES, EFFERVESCENTS Marque \u2018TABLOID\u2019 procure une détente rapide dont les hromures prolongent la durce.1/ Phénobarbital Soluble gr.Yi Bromure de Potassium gr.3 Bromure de Sodium gr.3 Bromure d'Ammonium gr.1, Acide citrique et Bicarbonate de Soude (sous forme de sels effervescents) q.s.Tubes de 25 produits.Ces deux préparations fournissent une boisson gazeuse de goût agréable dans laquelle la saveur salée et amère est complètement masquée.Le coût du traitement est très has.BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) Montreal Pld. IANS DARTH Une clinique en vue, spécialisée dans l'étude et le traitement de l'arthrite, après avoir traité \u201cpendant 8 années quelque 500 malades atteints d'arthrite chronique\u201d, a pu tirer les conclusions suivantes sur I'Ertron, complexe stéroide, Whittier.* \" Cet agent thérapeutique, de toxicité relativement faible, constitue la base d'une médication efficace dans le traitement de l'arthrite chronique du type rhumatoide.Il se rencontre parfois de l'intolérance, mais on la corrige facilement en réduisant la posologie ou en suspendant temporairement la médication.Des signes visibles d'amélioration sont nettement constatés.Cette amélioration se maintient fréquemment après cessation du traitèment.On ne peut déceler ni radiologiquement, ni par l'examen ophtalmologique des vaisseaux rétiniens, une augmentation quelconque de la calcif:cation des vaisseaux sanguins.La fonction rénale n'est pas altérée, ainsi que le démontre l'analyse de l'urine et la détermination de l'azote non protéinique.\u201d \u201cThe Uses of Vitamins in the Treatment of Chronic Arthritis; Traeger, C.H.; The Medical Clinics of N.Am.30: 616 {May) 1946.ERTRON est le nom déposé d'un produit fabriqué par Nutrition Research Laboratories.1in | Chaque capsule d\u2019Ertron contient 5 milligrammes de produits d'activation titrés biologiquement à une activité antirachitique de cinquante mille unités internationales.; ERTRON Une ampoule d\u2019Ertron par voie parentérale | contient 1 cc.de produits d'activation titrés biologiquement à une activité antirachitique de cinq cent mille unités internationales, dissous dans l\u2019huile de sésame.Une médication combinée par voie orale et parentérale est, aux mains du médecin.un moyen efficace de tenir les symptômes sous contrôle.Concessionnaires pour le Canada : Laurentian Agencies, Registered Montréal 1, P.Q.FLG 1S PAT.OFF.; os ma Ergostorol \u2014 whittier Process rd 4 A Mgtam , ; ion- products: pavé .BF units: Biok Complexe Steroïde ne\u201d dll cocf ploct., spenseq only by or on prescrip Y ty - Tor ONT ETE AR CH (AsO Cnitico yo.s(1+\u20140I3 WII XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 GENOSCOPOLAMINE POLONOVSKI et NITZBERG Maladie de Parkinson Composition:Bromhydrate de Génoscopolamine.Propriétés: Les mêmes que celles de la Scopolamine, sans en avoir les inconvénients.Sa toxicité est environ 200 fois plus faible que celle de la Scopolamine.Indications: Maladie de Parkinson, Paralysie agitante, Syndromes post-encé- phalitiques.Posologie: De 2 à 6 granules, ou de 20 à 60 gouttes par jour, prises en deux à trois fois dans la journée, de préférence entre les repas.Commencer par la dose minimum, et augmenter progressivement pour s'en tenir à la dose utile.L'injection sous-cutanée d'une ampoule de 1 mar.donne des résultats plus rapides, mais n'est pas souvent nécessaire.Présentation: Granules au V2 mar., flacon de 60 gremules.Gouttes, solution à 1.5 p.1000, flacon de 20 ce.Ampoules dosées & 1 mar., 10 amp.de 1 cc.Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.LIQUEUR LAVILLE \u201c L\u2019ANTIGOUTTEUX\u201d Composition: A base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria maialis, gentiana, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior: vin médicamenteux concentré.Mode d\u2019Action : Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l'excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.Crise Violente, 1 cuil.à café 2 heures avant le repas ou 4 heures après.Répéter toutes les 6 heures au besoin.Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.Dose Préventive, % cuil.à café le matin à jeun.La LIQUEUR du Dr LA VILLE se présente en flacon de 60 ce.Posologie: LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. dans l'anémie pernicieuse J extraits de foie Qu'il s'agisse d'un état aigu accompagné de troubles nerveux ou d'une thérapeutique d'entretien pour maintenir une formule sanguine normale, il existe toujours une préparation efficace d'Extrait de Foie Ayerst.INJECTABLE No 499\u2014Chaque cc.renferme au moins 10 unités.Ampoules de 1 cc.(boîtes de 25 et 100) et flacons de 10 cc.avec capsule de caoutchouc.; No 530\u2014Chaque cc.renferme au moins 15 unités.| Flacons de 10 cc.avec capsule de caoutchouc.POUDRE a No 915\u2014Chaque flacon renferme le principe an pernicieux provenant de 14 livre de foie frais Boîtes de 10 flacons.LIQUIDE No 936 \u2014Liquide agréable à prendre, dont chaque 5 cuillerée à soupe renferme le principe anti-pernicieux provenant de !4 livre de foie frais.Bouteilles de 10 onces.CAPSULES No 350\u2014Une capsule renferme le principe anti- pernicieux provenant de 34 once de foie frais.Bouteilles de 200 capsules.= CAPSULES AVEC ACIDE FOLIQUE No 351\u2014Chaque capsule renferme le principe anti- pernicieux provenant de % once de foie frais, ainsi que L mg.d'acide folique.Bouteilles de 100 capsules.A.McKenna & Harrison Limitée e Biologistes et Pharmaciens e Montréal, Canada XX L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA\u2014BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, mars 1948 \"MEGAVITE\" THERAPEUTI QUE Doses massives de neuf différents facteurs vitaminiques pour traiter les avitaminoses graves: carences causées par les maladies chroniques, les lésions gastro-intestinales étendues et les interventions chirurgicales ou carence alimentaire prolongée.CAPSULES \u201cMÉGAVITE\u201d (No 238) Chaque capsule renferme: Vitamine A.25,000 unités int.Vitamine D.1,500 unités int.Vitamine E (alpha- xocophérol).\u2026.000020.10 mg.Acide ascorbique.100 Mg.Chlorure de thiamine.1 11111111 anna 5 mg.RibDOflavine.so oeeeeeerescsccrssssasasseese > ME.Niacinamide.\u2026.30 mg.Pyridoxine.1 mg Acide d-pantothénique.\u2026.\u2026.5 mg.Bouteilles de 30 et 100 capsules \"SUPPLAVITE COMPLÉMENT RÉGIME Doses prophylactiques de six différents facteurs vitaminiques indiquées dans le traitement des carences légères ou lorsque les besoins en vitamines augmentent, c\u2019est-à-dire dans la vieillesse, la grossesse, l\u2019adolescence et la convalescence, ou chez les personnes à la diète.COMPRIMÉS \u201cSUPPLAVITE\u201d (No 833) Chaque comprimé renferme: Bouteilles de 36, 100 et 500 comprimés Vitamine À .5,000 unités int.Vitamine D .500 unités int.Acide ascorbique.35 mg.Chlorure de thiamine .1 mg.Riboflavine.2 mg.Niacinamide.10 mg.LIQUIDE \u201c\u201cSUPPLAVITE\u201d (No 950) Chaque millilitre renferme: Vitamine A.1,400 unités int.Vitamine D.280 unités int.Acide ascorbique.19.7 mg.Chlorure de thiamine 0.28 mg.Riboflavine.0.56 mg.Niacinamide.2.8 mg.Bouteilles de 2 et 8 onces = y \u201cmt - LEDERLE est fier de présenter aux médecins, sous diverses formes, de nouveaux PUROGENATED TOXOIDS, destinés à la prévention de la diphtérie et du tétanos et, simultanément, à l'immunisation contre le tétanos et la diphtérie.Ces toxoïdes présentent les avantages suivants: 1.Les impuretés azotées de ces toxoïdes ont été éliminées dans la proportion de 99.7%, la quantité d'azote libre ayant été abaissée à 0.15%.2.Dans les formes précipitées à l\u2019alun, le contenu d'alun a été diminué de 75%, ce qui a pour effet de réduire au minimum les réactions locales possibles dues à cette substance.3.Ces toxoïdes sont essentiellement exempts de produits susceptibles de causer des réactions chez l'enfant et l'adulte.4.Le pouvoir antigénique de ces nouveaux toxoïdes est à ce point élevé que le volume à injecter n\u2019est que la moitié de celui qu'il faut habituellement utiliser avec les toxoïdes ordinaires.5.L'immunité provoquée est active, très élevée et durable.6.Une simple dose de rappel, administrée vers l\u2019âge de 6 ans, en cas de diphthérie ou en période de danger de tétanos suffira à augmenter rapidement chez le sujet l'immunité existante, avec une rapide élévation des niveaux de la concentration sanguine.7.L'immunisation peut s\u2019effectuer du 6e au 9e mois après la naissance et, en règle générale, sans devoir recourir à une \u2018\u2018épreuve réactionnelle\u201d préalable.Les réactions organiques sont réduites au minimum.8.Les préparations fluides sont complètement incolores et les formes précipitées à l\u2019alun ne présentent qu\u2019une faible opalescence.Présentation : FUROGENATED TOYOTD, contre la DIPHTERIE, raffiné par précipitation à l\u2019alun marque Lederle.PUROGENATED TOXOID, contre le TETANOS, raffiné par précipitation à l'alun.marque Lederle.PUROGENATED TOXOID combiné, contre la DIPHTERIE ET LE TETANOS, raffiné par précipitation à l'alun, marque Lederle.pour 1 immumnisation \u2014 une fiole de 1.0 cc.pour 5 immunisations \u2014 una fiole de 5.0 cc.PUROGENATED TOXOID FLUIDE, contre la DIPHTERIE, marque T.ederle, PUROGENATED TOXOID FLUIDE, contre le TETANOS, marque Lederle.pour 1 immunisation \u2014 une fiole de 1.5 cc.pour 5 immunisations \u2014 une fiole de 7.5 cc.* Enregistré au U.S.Pat.Off.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boulevard Saint-Laurent, - Montréal 14, P.Q. XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Décongestion et Bactériostase dans les infections du nez et des sinus NEO-SYNEPHRINE® sp « associée à la Pénicilline cristallisée Présente agents remarquables, de valeur reconnue comme topiques dans la thérapeutique intranasale ESE Chlorhydrate de Néo-Synéphrine Pénicilline cristallisée sodique Vasoconstricteur efficace et Puissant agent anti-bactérien, à la d\u2019action prolongée, en solution tamponnée à 0.25%.Permet un auto-drainage, rétablit l\u2019aération.infections des sinus.concentration de 1,600 unités par cc.Topique actif dans les La conservation au froid est inutile jusqu\u2019au moment du mélange.Emballage combiné: chaque prescription est fraichement préparée.Yiittèoé Some - INC.WINDSOR, ONT.NEW YORK 13, N.Y.1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ont.423 est, rue Ontario, Montréal P.Q.Winthrop Chemical Company, Inc.et Frederick Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée Stearns & Company sont maintenant fusionnés et au Canada et au Etats-Unis.connus sous le nom de Winthrop-Stearns Inc. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 XXII la volonté de \u201cs\u2019accrocher\u201d et de vivre Pour \u201cdiminuer la sensation de fatigue et d\u2019épuisement, fournir de l\u2019énergie, améliorer l'état d'esprit, soutenir la volonté de s\u2019accrocher et de vivre,\u201d! le Medical Research Council a approuvé l'usage de la \u2018Méthédrine\u2019* marque désignant le chlorhydrate de d-N-Méthylamphétamine (d-désoxyéphédrine).A doses plus faibles, la Méthédrine est plus active et plus rapidement efficace que l\u2019amphétamine ; elle possède un champ d\u2019action étendu comme stimulant du système nerveux central pour améliorer l\u2019état d\u2019esprit et combattre la dépression.3 La Méthédrine se montre particulièrement utile dans les maladies chroniques, après les interventions chirurgicales, dans les néoplasies inopérables, pour réduire la durée de l\u2019anesthésie ou de la narcose et après la période critique de la pneumonie.# Dans la majorité des cas il ne se produit pas de réactions secondaires avec des doses de 5 à 10 mg.Le surdosage a une action générale analogue à celle de l\u2019hyperexcitation sympathique.La \u2018Méthédrine\u2019 ne doit pas se prescrire chez les malades atteints de dégénérescence du myocarde.Une surveillance spéciale doit être exercée chez les sujets agés et dans les cas d\u2019affections cardio-vasculaires, 1.M.R.C.War Memorandum No.8, de thyréotoxicose et d\u2019hypertension.H.M.5.0.1943.2.M.Record 156:422 (July) 1943.3.Anesthesiology 7:1 (Jan.) 1946.4.War Med.3:40 (Jan.) 1943.Chlorhydrate d-N-Méthylamphétamine *Marque de Fabrique Comprimés divisibles a 5 milligrammes BURROUGHS WELLCOME & CO (The Wellcome Foundation Lid.) Montreal 2 Flacons de 100 et de 500 S$ A DILATRANE me Cnn GRIMAULT PREVENTION ET TRAITEMENT DE LA CRISE Comprimés à action rapide \u2014 Dragées à action lente 3 à 6 comprimés ou dragées par jour LABORATOIRES GRIMAULT 51, rue François ler, Paris ° ° 950 est, rue Sherbrooke Montréal.Agent pour le Canada LUCIEN MASSON, INC., L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 XXV > Stimulation urinaire La stimulation de la sécrétion urinaire par le Salyrgan-Theophylline semble principalement due a son action rénale grâce à l'inhibition de la réabsorption tubulaire.De plus, il exerce une action directe sur l\u2019'œdème tissulaire, par la mobilisation du chlorure de sodium et de l'eau.SALYRGAN THEOPHYLLINE Marque de Mersalyl et de Theophylline | Le Salyrgan-Theophylline est principa- ll lement indiqué dans la défaillance car- v diaque, quand I'cedéme et la dyspnée persistent après le repos et la digitali- : nisation.Il déclenche rapidement une bienfaisante diurèse qui atteint souvent 3,000 et même 4,000 cc.en vingt-quatre heures.PUISSANT DIURÉTIQUE MERCURIEL BIEN TOLÉRÉ Ampoules de | cc.et de 2 cc.pour injections intramusculaires et intraveineuses.Tablettes à revêtement antérique pour voie buccale.NEW YORK 13, N,Y.WINDSOR, ONT.Des injections répétées a des intervalles d'environ une semaine facilitent le maintien de l'équilibre circulatoire pendant de longues périodes de temps.On obtient encore de bons résultats dans les néphrites chroniques et les néphroses.Winthrop Chemical Company, Inc.el Frederick Stearns & Company sont maintenant fusionnés et connus sous le nom de Winthrop-Stearns Inc.SALYRCAN, marque de commerce enregistrée au Canada et au Etats-Unis.1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ontario.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q. XXVI : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G C\u2019est un fait bien établi que la pénicilline G représente un agent thérapeutique très efficace.La forme cristallisée de la pénicilline G, pré- ' parée et offerte par les Connaught Medical Research Laboratories, est très purifiée.Grâce à cette grande pureté, la douleur consécutive à l\u2019injection ou les réactions locales sont réduites au minimum.La pénicilline cristallisée G est stable à la chaleur et, sous forme sèche, on peut la garder à la température de la pièce pour une période d\u2019au moins trois ans.Photomicrographie de cristaux de pénicilline PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G EN FIOLES La pénicilline de potassium cristallisée G, hautement purifiée, est offerte par les Laboratoires en quantités de 100,000, 200,000, 300,000, 500,000 et 1,000,000 Unités Internationales, en fioles scellées par un bouchon en caoutchouc.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.PENICILLINE CRISTALLISEE G LIQUIDE DANS DE L\u2019HUILE ET DE LA CIRE (FORMULE DE ROMANSKY) Cette forme de pénicilline de potassium cristallisée G dans de l'huile d\u2019arachides et de la cire d\u2019abeilles, stable à la chaleur et facile à administrer, est disponible en cartouches de 1-cc., pour employer avec les seringues en plastique B-D* que Pon peut jeter après usage, ou pour remplacer par les seringues-cartouches en métal B-D*.Chaque cartouche de 1-cc.contient 300,000 Unités Internationales de pénicilline de potassium cristallisée G.La pénicilline liquide dans de l\u2019huile et de la cire, préparée avec de la pénicilline de potassium cristallisée G, est aussi offerte en fioles de 10-cc., contenant 3,000,000 Unités Internationales.Il n\u2019est pas nécessaire de la mettre en réfrigération ni de la chauffer.* Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.PÉNICILLINE CRISTALLISÉE G EN COMPRIMÉS PAR VOIE ORALE Les comprimés de pénicilline de potassium cristallisée G, additionnés de substance tampon, sont distribués par les Laboratoires, en tubes de 12.Tis.sont offerts en deux teneurs : 50,000 et 100,000 Unités Internationales par comprimé.La réfrigération n\u2019est pas nécessaire.- CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada \u2014 Dans Ga Pleine Vigueux grâce à CONESTRON OESTROGENES NATURELLEMENT CONJUGES (d\u2019origine chevaline) L\u2019incident de transition physiologique à cette période ménopausique peut être graduel ou associé à des manifestations de troubles et souvent d\u2019incapacité \u2014céphalée, vertiges, bouffées de chaleur et dés Nom Déposé ordres cutanés, gastro-intestinaux, mentaux et autres.L\u2019emploi ., | de Conestron dans ces cas est une aide précieuse pour faciliter une mise au point plus rapide des modifications internes naturelles.En vente dans deux titrages: 0.625 mg.Comprimés \u2014 1.25 mg.Comprimés Bouteilles de 100 et de 500 JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED + WALKERVILLE, ONTARIO Dans la vie d\u2019une femme, il existe un besoin périodique de fer.Une anémie simple, aiguë, par carence en fer s'améliore dramatiquement par un traitement avec les Hematinic Plastules Simples.Lorsque l\u2019anémie est chronique ou d'origine nutritive, nombre de cliniciens trouvent utile l\u2019association du foie et du fer.] WHIPPLE,G.H.,F.S.ROBSCHEIT-ROBBINS et G.B.WALDEN, La valeur du foie dans l\u2019anémie due à l\u2019hémorragie.Am.J.Med.Se.179:628-643 (Mai) 1930.Wyeth os HEMATINIC 2 MOORE,C.V., Le fer et seséléments essentiels dans Wohl, M.G.Dietotherapy, Philadelphia et London, W.B.Saunders Co., 1945 pp.98-107.PLASTULES SIMPLES AVEC FOIE AVEC ACIDE FOLIQUE Bouteilles de 75 Bouteilles de 50 et de 150 Bouteilles de 75 DOSAGE: Une Plastule deux DOSAGE: Deux Plastules DOSAGE: Une Plastule trois ou trois fois par jour.deux ou trois fois par jour.fois par jour.@JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED @ « @)WALKERVILLE?ONTARIO § LEA SCIE DC CINE L\u2019EPREUVE STN BB [SIMPLIFIE LA RECHERCHE DU_SUCRE ET DE L'ACETONE DANS LES EF PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE - PAS D'ÉBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l\u2019épreuve \u201cÉclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage ; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s\u2019il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit a I'instant, Galatest ~~ Réactif & I'Acstone wen POUR LA RECHERCHE DU SUCRE POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L\u2019URINE DANS L\u2019URINE LA MEME SIMPLE METHODE POUR LES DEUX EPREUVES \u2014 \u2014 es - 2.UN PEU D'URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE - Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient -aussi un stilligoutte médical et une échelle de couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente a toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019instruments chirurgicaux.pr Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u2019.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 SUPPOSITOIRES AMYG-BIS UN SEUL SUPPOSITOIRE - JAMAIS PLUS DE DEUX A A Amygdalite Gingivostomatite Laryngite Angine de Dysphagie Plaut-Vincent Naso-Pharyngite Adénopathie v v Heptadiencarbonate de Bismuth \u2014 Succinate de Benzyl et Sodium Vitamine \u2018\u201cC\u2019\u2019 \u2014 Phénylsemicarbazide.Deux formules: Enfant \u2014 Adulte Présentation : Boîte de 2 et de 12 suppositoires Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEAU U NIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 TRAITEMENT DE LA TOUX SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Carbonate de gaiacol Aminophilline Sulfogaiacolate de Potassium Succinate de Benzyl et Sodium Camphosulfonate de Sodium Vitamine B; Deux formules: Enfant \u2014 Adulte Présentatiori : Boîtes de 12 suppositoires © Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEA XXXI UNIVERS PHARMACEU TIQUE ET MÉDICAL XXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 3 fearon Vo 2 Cangorgement dnonique du foi Laboraloires D ESA UTE AN Laboralories LIMITEE MONTREAL CANADA LIMITED AHEAD n A pune.pe ett IED | TEINES ENTIERES DU.LAIT ET 25% D'HYDRATES' LR [UN rts CONTENANT MU TE Cu Clie PROTÉINES | Th; eT 20% DE oes : ® AMINOGRANS lint D'HYDRATES DE| PROTÉINES.PRÉDIGÉRÉES TT yr BE \u201c30% Tate rte rie sand { DE CARBONE.e, PROTENOL: RE Gell ONT Cou -g Ae PROTOWHITE Ep Ane SANS CACAO hi CORPS aad ty FLL IA 2e à été '@ PROTOWHITE \"75\", POUDRE BLANCHE AYANT oo | DE LAIT.SANS CACAO NI CORPS GRAS.UN LIVRET DE RECETTES PRÉPARÉES PAR DES DIETETITIENS CEI SERA ; US Qu Vi AVEC ECHANTILLONS Sl DESIRES.| (NT BLANCHE AYANT mE BASE DE SUCRE .- a RIE SUCRE LJ XX XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 Spartoval Isovalerianate Neutre de Sparteine SEDATIF CARDIO- VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE fre Pr Dragees de Spartoval (dosees a O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Ethylphenylbarbiturate Neutre de Spartéine NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE «EQUILIBRANT» du Système nerveux végetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'ethylphenylmalonyluree et 0.015 de spartéine).Adultes: 1 à -6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 14 à 4 LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS le .Canada: VINANT .Ltée) 200, rue Vallée, MONTREAL _ AN .[ * .ee et CO Det .are - \"3.ee Agents, pour ae\u2019 ¢ NCIC 0* .» v .see .» 290, Lm tote .2 aay as 4° wt « hy - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Ia APY contre l\u2019OTITE MOYENNE AIGUË Symptômes: Douleur, fièvre, oedème, leucocytose, sensation de gonflement, diminution de l'acuité auditive.Traitement: Sédation de la douleur et résolution de l'inflammation\u2014Auralgan.Effets: Régression de la congestion, analgésie, bactériostase.re Montréal ° onan THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.New-York 13 ° XXXV contre l\u2019OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE Symptômes: Otorrhée opiniatre, souvent fétide, d'ordinaire sans toxémie, fièvre ni douleur.Traitement: Otosmosan.Formule: Glycérole (Dohow) à 20 p.100 de carbamide de sulfathiazole.Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.Envoi à titre gracieux des quantités nécessaires à un essai clinique.- Londres AMINO-VITOL contient les ingrédients indispensables à être administrés dans les déficiences protéiniques, les anémies symptomatiques, l'amaigrissement, et la perte d'appétit ainsi que durant les diètes sévères.AMINO-VITOL, contenant 10% d'acides aminés, pourra être prescrit dans l'hypoprotéinémie.L'extrait de foie et le fer combattront la déglobulisation et les vitamines B stimuleront l'appétit et arréteront l'amaigrissement.AMINO-VITOL Laboratoire MAROIS Montréal CONTIENT PAR 100 C.C.: Acides Aminés avec Tryptophane .10 grms Extrait de fole .5417 grms Hémoglobine .- + «+ + + +.+.1296 grms Glycérophosphate de \u201csoude e + «+ + + +.0.864 gms Peptone .«+ + «+ + +.+ +.0434 gms Sérum frais de cheval .ce.«+ + +.+ +.+ + 134 gouttes Chlorure de thiamine \"By par cc.: .0.158 mgms Riboflavine \"B:\" par cc.0082 mgms POSOLOGIE Deux cuillerées à thé.trois ou quatre fois par jour.OX YCHOLINE TROUVE SON CHAMP D'ACTION DANS L'ENGORGEMENT DU FOIE, LA CHOLÉCYSTITE, LA LITHIASE ET LA CIRRHOSE BILIAIRES Dons l'insuffisance hépatique, le déficit biliaire doit être compensé à cause de l'indigestion des gras.L'agent puissant qui servira à la transformation de ces derniers sera l'acide déoxycholique qui augmentera la sécrétion biliaire sons nuire à la vésicule.Il entre dans la proportion d'un cinquième dans la sécrétion quotidienne d'acide biliaire.Nous joignons à son action celle de l'extrait de foie indiquée dans toutes les formes d'insuffisance hépatique légère secondaires aux infections et aux intoxications aiguës ou chroniques.Ne devra pas être prescrit dans l'hépatite aiguë et l'obstruction complète des conduits.POSOLOGIE : Un à deux comprimés deux ou trois fois par jour, après les repas. Sulfadiazine Ave Lactate de Sodium - MRT Préparation originale a base de sulfadiazine combinée a son propre agent alcalinisateur, le lactate de sodium.Une quantité de 5 cc.(1 cuillerée a thé) renferme 0.5 Gm.(7.7 grains) de sulfadiazine ~ cristallisée et 1.5 Gm.(23.1 grains) de lactate de sodium.Une nouvelle spécialité liquide, délicatement aromatisée, contenant la sulfadia- zine et.EN OUTRE un agent alcalinisateur, le lactate de sodium, DONT LA PRESENCE REND INUTILE LA DESAGREABLE ET COMPLIQUEE THERA- PIE ADJUVANTE PAR LES ALCALINS.Créée pour l'enfant \u2014 non moins intéressante pour l\u2019adulte.ÉTUDE des RÉSULTATS* OBTENUS par SULFADIAZINE et LACTATE de SODIUM - MRT Nombre de malades Niveaux de la concentration dans le sang Posologie Réaction de l'urine 43 Précipitation rénale AUCUNE Sur la base de 0.1 Gm.del Sulfadiazine par Kg.de| Satisfaisant chez tous poids, durant 24 heures.| .Hématurie NULLE Cristaux de Sulfadiazine NEANT Alcalose NULLE Neutre ou légèrement alcaline chez tous.*Détails sur demande.S\u2019obtient en flacons de seize onces fl., dans les principales pharmacies ou directement.AUTRES PRODUITS DE \u201cMODERN RESEARCH TRENDS\u201d Gel d\u2019Alumine \u2014 MRT Sulfamérazine avec Lac- Elixir de Glycinate Fer- tate de Sodium \u2014 reux \u2014 MRT - MRT Sirop de Complexe Vitaminique B \u2014 MRT Capsules de Glycinate Ferreux \u2014 MRT Elixir de Complexe Vitaminique B \u2014 MRT Emulsion Multivitamini- que B \u2014 MRT Capsules de Complexe Hydrolysat de Protéine Vitaminique B \u2014 \u2014 MRT MRT Renseignements supplémentaires obtenus en s\u2019adressant au Directeur des recherches de MRT THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LIMITED 378 ouest, rue ST-PAUL, MONTREAL, P.Q. XXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 énicilline sodique G cristallisée Lo La Pénicilline Sodique G Cristallisée RE { 0 Bristol en flacons de 20 cc a 100,000, 200,- $ 000 et 500,000 unités ne requiert aucune I ee | NTRAVEINEUSES réfrigération.Les solutions peuvent être préparées rapidement en petites quanti- Np on ei ctécilicé AMug tés, soit dans l\u2019eau distillée, stérilisée, \u201cLap, apyrogénique, soit dans du sérum physio- Es logique stérilisé ou dans une solution à | {ES 5% de sé ] s stérilisé.Ces sol ATHECR o de sérum glucosé stérilisé.Ces solu- d f I we tions doivent être réfrigérées et employées avant trois jours.INTRA ] Ou 7 | O Caz p = LABORATORIES OF \\ CANADA, LTD.286 OUEST, RUE ST.PAUL, MONTRÉAL, QUE.J Crystalline mn Penicilllf, é +, In As L va 7 +43, Ÿ \u201c7 % E # + ph) oA = B La: me i t ; 5x À se > x on \u201d i & WS 0 2 ner - A at RG 5 Hr ps _.> nih 4 ss HR a 4.e En 7 bij Fg a 4 ia # gy Æ 5 - ve wll = \u201cER a SR, = Û ë Lid 25 \\ or oi Hy EN gs ee x ey rah Ss ie æ \u20ac, L; sn ~ 5 { be 4 es ; % Va \\ iy 0 ae 4 Bh i \u201d 20 3 # nat ; Eh a Hn \u201cx ; x \u201cas oo AN ni Le # * 2 * 2 S 3 Ir % 3 # > a # 3 A A = LE a à MES #5 PE 1; ; a 3 : = Si a fy CE = xh] 2 9 4 = i se a : 5 i à + $ 5 J TH ; i ¥ B ai SA 4 = cu % = se 4 Rie A SW Sh or es & i 5 = 4 ps Sh ar 5 %, ae + i, i 2 ! Û so a + de Le 5 4 À a % es os 5 3 SE cs 35 ER À i aso fo #5 2 4) % : pe Es = Ra Es î up spl © id : A ie GL si BE 2 Log iE se \".a at Ke BD By ee HX À \"5 i 225 so, id dk vai 5 p [Ra 3 iy 3 5 BE se 5 a iota denis Ad \\3 7 nen n = 7 Ly a Ga 5 > 5, Sore sé 15 + i 5 Fo = 5 nn fs: A 7 A 4 y = a ps 4 DNS TES pa A = 4 FE i 0 1 & RE J Ae.5 i A) i o a LE v A: À i ! 3 Vv) \u2019 LAKE LUCERNE pe Bs 2A E.Ter 4 S A oy f as & # ES XE = 23 Ww Rie S à i sé 12% FF a as a idl fe 7 > I El d ITZER Lans i x FN = if RE 2 i 0 Far Ee 5 LAN = = Le iat: en b as ee a Ax {1 \u2014 \u2014 - Ne Nee) fi RE 2 ES HEE n* sc ry i Pa = px; Lhe GE 5 5 à = ye, ih fo 8 ose A inted by eu «+ E ; 5 44 \u201cMa 2 i - xs, ax + 2 3 - B se J 2 Ë £4 = \u20ac > ; oy 2 Li = A 2 = i 2 & Ed Fx Nn N° 5 pe = ps 0 je.> 0 oF 2 TE Fd 53 xpérience Mondiale \u2014- Guide Clinique De tous les coins et pour tous les points du globe où on a recours à la chirurgie moderne proviennent des rapports publiés \u2014 se chiffrant actuellement à plus de 1050 \u2014 sur l\u2019anesthésie intraveineuse par ce puissant agent à brève action qu'est le Pentothal Sodique.Cette bibliographie de plus en plus volumineuse est une indication impressionnante de l'intérêt que Un nouveau film cinéma- .Lo.suscite le Pentothal Sodique parmi le corps médical dans le monde tographique sur le Pentothal \u2018 .Lo.entier; mais sa signification est encore plus importante pour Sodique est à la disposition des .; .vous.Une accumulation de données aussi complète vous fournit groupes s'intéressant à l'anesthésie .ur , .un guide détaillé sur toutes les phases de l'emploi du Pentothal intraveineuse, S'adresser au Dé- , ; , .a | Sodique.Résuitat: l'emploi du Pentothal Sodique est plus sûr, partement Médical des Labo- ., plus commode, plus efficace.Désirez-vous de plus amples ratoires Abbott Limitée, informations 2 Vous n'avez qu'à envoyer une carte aux LABORATOIRES ABBOTT Limitée, Montréal 9.PENTHOTAL SODIQUE (THIOPENTAL SODIQUE STERILE; ABBOTT) pour ['anestheésie intraveineuse Montréal 9. Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur); Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaudry (Maurice); Beaudoin (Robert) ; Beaulieu (David) ; Beauregard (J.-M.) ; Bé- gin (B.-H.); Bédard (Onésime) ; Bélanger (Emile) ; Bélisle (Louis-Philippe); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bernier (Jacques) ; Bertrand (A); Bertrand (Claude) ; Bigue (Germain) ; Bisson (Christophe) ; Bohémier (Charles) ; Bois (Elphége); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo); Boulanger (J.-B.) ; Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourgoin (Louis) ; Bourque (Jean- Paul); Brahy (Jules); Cabana (L.-P.); Cauchon (Roland) ; Caumartin (Paul) ; Chabot (Cécile) ; Champoux (Roger); Chaput (Yves) ; Charest (F.); Charest (G.) ; Char- land (Richard-A.); Chartier (Aimé) ; Chi- ray (M.); Cholette (Albert-M.) ; Choquette (L.-P.-E.); Côté (Chs-E.); Cousineau (Georges); D\u2019Argencourt (Guy); Dargis (Jean) ; Darjet (Raymond); David (Paul) ; Débré (Robert); Demers (F.-X.); D=shaies (Georges) ; Desjardins (Edouard) ; Desran- leau (Jean-Marc) ; Desrochers (J.-E.) ; Doré (Réal); Dubé (Louis-Félix); Dufault (Paul); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (Origène) ; Dumas (Paul); Durocher (Juliette) ; Fauteux (Mercier); Foley (A.R.); Fortier (Cap.Jean) ; Fortier (De la Broque- rie) ; Fortier (Maurice) ; Frappier (Armand) ; Frenette (Olivier) ; Garceau (Eugène); Ga- riépy (Urgel) ; Gaudet (Richard); Gauthier (Bernard) ; Gauthier (Gérard); Gauthier (Herman) ; Giroux (Maurice); Grandbo's (Jean); Grégoire (Fernand); Grignon (Jean) ; Groulx (Adélard); Hallé (Jules); Hébert (Auguste); Hudon (Fernando); Hutton (D.V.); Jacques (André): Jarry (].-A.); Julien (Lucien); Jutras (Albert): Kourilsky (Raoul et Simonne); Lacerte ou Canada Fondée à Québec en 1902 T'Tlnton lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 76 : (Jean) ; Ladouceur-Dupuis (Paule); Laliberté (Brigitte); Langlois (Marcel); La- pierre (Gaston) ; Lapointe (J.-H.); Laro- chelle (J.-Louis); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Rémus); Laurier (Yvon); Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire); Laver- gne (J.-N.); Leblond (Wilfrid); Lecours (J.-Antonio) ; Lecours (Raymond) ; Lef:b- vre (Lucien); Lefrançois (Charles); Le- gault (Jean-Paul); Legresley (Louis-P.) ; Lemieux (Jean-M.); Lépine (Edgar): Lé- pine (Pierre) ; Leriche (René) ; LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letondal (Paul): Lévesque (Georges-Henri, O.P.) ; Little (J.L.); Longpré (Daniel); Longtin (Léon) ; Lussier (Jacques); Maranda (E.); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Pierre) ; Marois (Paul) ; Masson (Pierre) ; McCormick (W.J.) ; Meunier (Pierre) ; Miliet (J.-A.) ; Morax (Pierre V.) ; Morissette (Léopold) ; Noël (J.-O.); Olivier (Jacques) ; O'Neil (Cap.John) ; Ostiguy (Marcel); Panet-Raymond (Jean): Panneton (Philippe) ; Paquet (Adrien) ; Paradis (Bernard); Piette (Jean); Pilon (J.-L.) ; Pin- sonneault (Georges); Plichet (André); Plouffe (Adrien); Poirier (Paul); Pou- lin (Gonzalve, O.F.M.); Pouliot (Ant.); Robert (Paul) ; Robillard (E.) ; Roland (Gérard) ; Rousseau (Benoit); Rousseau (Marie) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Sanche (Hector) ; Saucier (Jean): Simard (Raymond) ; Simard (René) : Sirois (Jean); Smith (Henri); Smith (Pierre); Sterlin (André) ; Sudré (René): Sylvestre (J.-Ernest) ; Sylvestre (Lucien); Tassé (Léo) ; Thébaud (Jules); Thibaudeau (Roland); Tremblay (].-Napoléon); Trudel (Hermile) : Trudel (Marc): Turcot (R.) : Vaillancourt (Pierre) ; Vallée (Louis-Ivan) ; Vallery-Radot (Pasteur) ; Verschelden (Marcel) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). « La Chirurgie n\u2019est pas seulement une science.Elle est en même temps un art.Ou plutôt, si la chirurgie est une science, et même une science complexe et difficile, son application est un art.Elle échappe par cela même aux lois immuables qui régissent la plupart des sciences, et les qualités personnelles de celui qui l\u2019exerce peuvent prendre et prennent souvent une importance supérieure à celle de ses règles fondamentales.« On en pourrait d\u2019ailleurs dire autant de la médecine, et l'art du médecin est un des plus profonds et des plus subtils qui se puissent voir.Mais il ne s\u2019exerce pas avec cette puissance, je dirai même avec cette brutalité, qui fait chaque jour de l\u2019intervention chirurgicale la cause immédiate et souveraine de la vie et de la mort.Il y a même entre l\u2019art du médecin et celui du chirurgien une différence profonde et presque une sorte d\u2019antinomie.C\u2019est dans l\u2019art du diagnostic que s\u2019exercent surtout, parfois avec une admirable sagacité, les qualités les plus brillantes et les plus solides du grand médecin.Mais il semble que beaucoup d\u2019entre eux aient perdu la foi dans la puissance de la médecine, et qu\u2019ils aient une tendance de plus en plus grande à abandonner la guérison des maladies aux seuls efforts de la nature.Ils ont tort car la thérapeutique médicale traditionnelle offre de magnifiques ressources, et l\u2019art de bien soigner un malade, que possèdent d\u2019ailleurs bien des hommes qui ne sont pas toujours ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler de « grands médecins », est un art qui mérite qu\u2019on l\u2019estime et souvent même qu\u2019on l\u2019admire! « Mais les grands médecins sont surtout, aujourd\u2019hui, des hommes qui s\u2019absorbent dans les recherches cliniques ou les travaux de laboratoire.Ils ne soignent pas les malades; ils regardent plus loin et plus haut.S\u2019ils se penchent avec passion sur le lit gémissant de la douleur humaine, c\u2019est pour aller, par des recherches qua demandent chez ceux qui les entreprennent les plus hautes qualités de l\u2019esprit, découvrir les causes profondes des maladies ou de leurs symptômes, et c\u2019est aussi, en en précisant les causes, pour en découvrir les remèdes.Tout le monde connaît aujourd\u2019hui les travaux merveilleux sur les vaccinations et la sérothéramie d\u2019où sont sorties la prévention ou la guérison des maladies comme la rage, la diphtérie, la fièvre typhoïde, le tétanos et jusqu\u2019à la peste elle-méme., et nul pe sait où s\u2019arrêteront sur cette voie féconde les conquêtes magnifiques de la médecine! De sorte que ces hommes, qui semblent n\u2019avoir aucune foi dans la vertu de la thérapeutique, sont parfois ceux qui travaillent avec le plus de bonheur ou le plus de génie à la guérison des fléaux qui déciment l\u2019humamité! » Jean-Louis FAURE. BULLETIN ee.> DOUBLE TEMOIGNAGE D\u2019INTERET MEDICAL Parmi les événements récents susceptibles d\u2019intéresser la famille médicale, il en est deux qui l\u2019emportent en importance et qui méritent une mention spéciale.Le premier s'est passé à Québec et le second à Montréal.La récompense symbolique que l\u2019Université Laval vient d\u2019accorder à deux de nos confrères parmi les plus anciens constitue le fait primordial.L\u2019Université québecoise profite très souvent de son droit d'\u2019ai- nesse pour prendre des initiatives heureuses et hautement louables.Témoin, la remise solennelle qu\u2019elle vient de faire d\u2019un diplôme en service social honoris causa à deux médecins qui, pendant un demi-siècle, ont consacré le meilleur de leurs forces au seul service des malades, les docteurs Alfred Simard, de Saint-Sauveur de Québec, et Joseph Pageau, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Monseigneur Vandry, le recteur de Laval, a motivé, en termes choisis et sincères, la raison de leur glorification, leur modestie dût- elle en souffrir.Laval, en décorant ces deux vaillants du devoir quotidien, les a honorés et cet hommage insigne rejaillit sur la profession médicale qui s\u2019en réjouit, car les marques, privées ou publiques, de gratitude ne lui sont pas couramment dispensées.Laval a couronné deux hommes qui incarnent les vertus premières du médecin: la noblesse, l'honnêteté, le désintéressement et la dignité.Ces qualités perdent, dit-on, leur emprise sur certains disciples d\u2019Esculape.La tendance courante serait à la baisse du sens des responsabilités; les exigences professionnelles seraient trop lourdes pour certains mal préparés ou inadéquatement adaptés.I] ne faudrait pas toutefois que l\u2019on s\u2019éloignât trop du modèle établi par nos vénérables prédécesseurs.L\u2019excès de dévouement, le zèle, la grande abnégation qu\u2019ils ont apportés à servir sont-ils tellement d\u2019un autre siècle ? 256 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzteriN A.M.L FC.\u2014 Montréal, mars 1948 Plusieurs de nos attitudes ne prêtent-elles pas à équivoque et quelle serait bien des fois la réponse du public qui souffre et qui attend, si un malin s'avisait de lui demander le choix d\u2019un qualificatif pour certaine médecine: sacerdoce ou commerce?À x x Le second témoignage de grand intérét médical dérive du succes que vient de remporter la campagne de souscription en faveur de l'Université de Montréal.Réjouissons-nous de la part immense fournie par les corps publics: gouvernement, municipalités, fabriques.L'apport des Institutions religieuses, la contribution des grandes compagnies sont énormes et 1l est consolant de voir que l'appel a réussi à toucher également un nombre considérable de particuliers.La réponse des Anciens de la Faculté de Médecine de Montréal dépasse cent mille dollars.Pour élevée qu\u2019elle paraisse, cette somme est faible, si on l\u2019évalue per capita en regard du nombre de médecins qui ont appris, à l\u2019Université, les rudiments de leur art et fourbi les armes de leur succès.Reconnaissons que les rares qui n\u2019ont pas voulu contribuer croyaient avoir de bonnes raisons pour expliquer leur abstention.Aucun de leurs prétextes ne pouvait résister à une analyse sérieuse et sans passion; l\u2019œuvre universitaire, en effet, est au-dessus des hommes.Elle doit confondre les préjugés et faire oublier querelles, déconvenues, rancœurs et inimitiés.La campagne de souscription aura fourni l\u2019occasion de servir une fois de plus la primauté du spirituel.Elle a obtenu le succès le plus éclatant \u2014 grâces en soient rendues à ses milliers de propagandistes et merci à ses généreux donateurs de la part de la génération montante.Edouard DESJARDINS. LE CONGRES DE L\u2019A.M.L.F.C.DE OTTAWA-HULL ET LES MALADIES CARDIO-VASCULAIRES Au cours du dernier Congrès de l'Association Médicale Américaine tenu à Cleveland, qui a réuni plus de 3,800 médecins, on a exprimé l'espoir de voir s'intensifier les recherches sur les maladies cardio-vasculaires.On y a consacré la somme de deux millions et demi de dollars Ian dernier, contre vingt-six pour les recherches sur le cancer, bien que les maladies cardio-vasculaires tuent pourtant trois fois et demie plus de gens que le cancer.C\u2019est dire qu\u2019on réalise de plus en plus les progrès à faire dans ce domaine, et, de fait, certains développements étonnants s\u2019y sont produits depuis quelques mois.On aurait même découvert le moyen de renverser les processus dégénératifs de l\u2019artériosclérose.Et puis, la tragédie de toutes ces morts subites, la plupart causées par des troubles cardio-vasculaires et sans doute souvent évitables, n\u2019est pas le moindre stimulant des chercheurs.Le problème touche les praticiens non seulement dans leurs malades mais aussi dans leur propre personne, puisqu\u2019ils paient un lourd tribut à ces affections.Enfin, on vient de découvrir un médicament, le chlorure de tétra- éthylammonium, qui contribuera à soulager les patients affectés de leurs vaisseaux sanguins, surtout périphériques.Ce produit chimique, connu dans le commerce sous le nom de chlorure d\u2019Etamon (Etamon Chloride), simule la section chirurgicale sur le système nerveux autonome et provoque une vaso-dilatation.Ce bloquage se ferait dans les ganglions sympathiques et soulagerait, temporairement du moins, la douleur des extrémités des vieux artérioscléreux, la névralgie post-traumatique, la douleur du zona et de la thrombo-angéite oblitérante de Buerger.L'importance des maladies cardio-vasculaires les a fait mettre à l'étude du XIXe Congrès des Médecins de Langue Française du Canada, qui aura lieu, à Ottawa-Hull, les 6, 7, 8 et 9 septembre prochain.Ce sera le thème général des assises de la section de médecine interne, et le problème sera présenté par des spécialistes sous ses divers aspects pratiques.J.-A.LECOURS, sec.du Congres. [ERS L\u2019ANAEROBIE, CET INCONNU ! A.-R.PREVOT, Chef de service à l\u2019Institut Pasteur de Paris, Professeur invité à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Il y a 70 ans, en 1877, Pasteur et Joubert découvraient le Vibrion septique, aujourd\u2019hui connu sous le nom de Clostridium septicum, et, par cette découverte mémorable, ouvraient un nouveau chapitre de pathologie humaine et animale: celle des maladies à anaérobies.Depuis cette époque, les découvertes se sont succédées à un rythme accéléré: au début de ce siècle, on connaissait deux douzaines d\u2019anaérobies pathogènes, en 1918, une cinquantaine, en 1930, une centaine, aujourd\u2019hui, 650 espèces anaérobies ont été décrites dont 350 pathogènes.Or, par une singulière infortune, due à ce que la technique de !eur isolement, de leur étude, leur détermination, est plus diffici!e que celles des aérobies, l\u2019anaérobie est un grand méconnu de la pathologie, capable de causer et d\u2019entretenir un nombre considérable d\u2019états morbides que beaucoup de pathologistes ne rattachent pas à leurs véritables causes.Nous envisagerons les anaérobies pathogènes sous deux aspects: a) tout d\u2019abord, les grands seigneurs de la pathologie anaérobie, surtout d\u2019origine exogène, dite encore tellurique, c\u2019est-à-dire venant du sol, de la terre et provoquant des maladies hautement spécifiques: le tétanos, le botulisme, !es gangrènes gazeuses.Ceux-ci, nous les passerons rapidement en revue, non dans leurs grands rôles bien connus, mais surtout dans leurs petits rôles méconnus; b) ensuite, le groupe des anaérobies endogènes ou flore de Veillon, car c\u2019est !e grand bactériologiste Veillon qui en a fait la première étude magistrale.Passons rapidement en revue les anaérobies du premier groupe : 1.Conférence prononcée devent la Société Médicale de Montréal, le 18 novembre 1947.GROUPE TELLURIQUE Tétanos.Il y a des tétanos frustes, décapités, dont le diagnostic se fait au laboratoire.Témoin, cette femme de 65 ans, auprès de laquelle je fus appelé, il y a 4 ans, dans le but de faire un examen bactériologique d\u2019un soi-disant abcès dentaire très fétide où son médecin soupçonnait la présence d\u2019anaérobies.Comme cette patiente présentait un certain degré de trismus, je ne pus examiner la bouche; mais en procédant à l\u2019examen général, je vis un ulcère variqueux infecté et fétide.Dans le pus de celui-ci, je mis en évidence un bacille tétanique très toxique, et la sérothérapie combinée à l\u2019anatoxithérapie guérit radicalement en un mois le trismus qui était le seul signe de ce tétanos au début, et non diagnostiqué.Pour le botulisme, le prob!ème se complique, car s\u2019il n\u2019y a qu\u2019un tétanos, on connaît à ce jour, cinq botu:ismes, dus à cinq types toxi- nogènes différents de CL.botulinum.Le type A: découvert par Van Ermengen, en 1896, c\u2019est le type historique, prédominant en Amérique.Le type B: découvert par Leuchs en 1912, d\u2019origine porcine, prédominant en France où la guerre par ses destructions avait développé l'habitude des conserves faites à la maison, donc souvent mal stérilisées, facilement infectées et qui ont provoqué plusieurs milliers de cas de botulisme.Le type C: découvert par Bengtson en 1923, d\u2019origine aviaire, mais pouvant atteindre les mammifères.Le type D: découvert par Theiler en 1927, surtout équin, décimant les écuries en Europe et en Afrique.Le type E: découvert par Cumming, Gun- nison et Meyer en 1936, d\u2019origine pisciaire et PRÉVOT: ANAÉROBIE tuant l\u2019homme par ingestion de conserves de poisson mal stérilisées.Ici, il faut rechercher le microbe par tous les moyens: ensemencement de l\u2019aliment toxique après chauffage à 100°; recherche de la toxine dans l\u2019aliment et dans le sang du malade, et 11 faut déterminer le type du botulisme par les épreuves croisées du cobaye protégé, c\u2019est-à-dire neutralisation du type par son sérum spécifique, le cobaye survivant indiquant le type du botulisme.Car, seule la sérothérapie et l\u2019anatoxithérapie spécifiques monovalents, pourront avoir raison de cette redoutable intoxication qui, non traitée, donne 60% de mortalité.Ainsi, le laboratoire de recherche des anaérobies doit posséder dans sa glacière, une collection de sérums antitoxiques, pour diagnostic, au premier rang desquels les sérums antibotuliques A, B, C, D et E.Gangrénes.Nous n\u2019envisagerons dans ce chapitre que les gangrènes exogènes telluriques, causées par les anaérobies de la terre, du sol, des excréments, qui, venant souiller une plaie, plaie de guerre, de travail, de la route \u2014 détermine une myosite gangréneuse toujours très grave, souvent morte!le.Bactériologiquement et cliniquement on les divise en : Phlegmon gazeux hémolytique à W.perfrin- gens.Œdème malin rouge à CI.septicum.Œdème malin gélatineux incolore à CI.œde- matiens.Histolyse ni gazeuse ni putride à CI.histo- lyticum.Gangrènes gazeuses putrides à CI.sordellii ou à associations d\u2019un des pathogènes ci-dessus avec un putréfiant: CI.sporo- genes, Cl.bifermentans, Pl.putrificum.Ici encore, la recherche du germe causal a une importance capitale, car la sérothérapie monovalente doit étre précoce et intense.On recherchera le germe par chauffage du matériel infectieux à 100° \u2014 car tous sont sporulés \u2014 et par isolement sur gélose profonde.Le 259 diagnostic rapide se fait par inoculation au cobaye et par neutralisation croisée par les sérums antitoxiques monova.ents.Il faut donc avoir en permanence dans sa glacière la collection complète des sérums antigangréneux : perfringens, septicum, œdematiens, histoly- ticum et sordelli.Mais il faut savoir aussi que ces grands seigneurs de la pathologie anaérobie sont capables de causer des maladies médicales où, à priori, on ne s\u2019attend pas à les trouver.C\u2019est ainsi que W.perfringens peut infecter, à partir de l\u2019intestin humain où il existe toujours, tous les organes et provoquer : des septicémies puerpérales, presque toujours mortelles, qu\u2019on décèlera par l\u2019hémoculture anaérobie, et dont j'ai pu observer une vingtaine de cas depuis 10 ans; des appendicites gangréneuses aiguës et suraigués, presque toujours perforantes, dont 100 cas ont été étudiés dans le service des anaérobies de l\u2019Institut Pasteur, entre 1924 et 1928, constituant le taux de 30% des appendicites aiguës; des abcès gazeux de tous les viscères jusques et y compris le corps thyroïde comme celui que j\u2019ai eu l\u2019occasion de diagnostiquer il y a 15 ans, chez un homme de 50 ans, et qui guérit par la simple sérothérapie antiperfringens; des intoxications alimentaires par conserves faites à la maison, telle celle que j\u2019ai observée il y à 3 ans et qui tua une jeune femme de 20 ans, après ingestion d\u2019une conserve de veau en gelée infectée; et enfin et surtout les redoutables phlegmons gazeux mortels, foudroyants, après injection sous-cutanée de solutions médicamenteuses, telles que l\u2019adrénaline, la quinine, certains sérums artificiels, ete.Ceux-ci viennent presque toujours de !a fixation au niveau du traumatisme causé par l\u2019aiguille, et de la zone d\u2019ischémie (provoquée par la vaso-cons- triction des petits vaisseaux par le produit injecté) de quelques unités microbiennes circulant dans le sang, au cours de la bacté- riémie fonctionnelle qui existe fréquemment 3 ou 4 heures après les repas.Ceux-ci sont 260 graves: graves pour le malade, qui meurt presque toujours, graves pour le médecin qui est accusé de négligence (seringue mal stérilisée, ou peau mal désinfectée), est souvent arrêté, condamné, alors qu\u2019il n\u2019est pas coupable; graves pour le fabricant de médicaments injectables qui est lui aussi incriminé.Bien sûr, il peut y avoir des fabricants fautifs et des médecins négligents, mais c\u2019est très rare, et la presque totalité des accidents mortels est due à la cause que je vous ai dite et il faut les diagnostiquer tôt de façon à pouvoir les traiter précocement et correctement.Jusqu\u2019ici, chez l\u2019homme, on n\u2019a jamais isolé que du perfringens historique, celui qu\u2019on désigne par la lettre A, mais il faut savoir qu\u2019il existe 4 types toxinogènes de perfringens dont les autres sont désignés par les lettres B, C, D, ces trois derniers étant surtout isolés dans la dysenterie des agneaux, dans l\u2019entérotoxémie des ovins.On les appelle encore W.agni, W.paludis, W.wilsdoni.Tout laboratoire de bactériologie clinique doit pouvoir les diagnostiquer et cela par les sérums antitoxiques spécifiques.\u201c CL septicum peut lui aussi causer des maladies médicales; on l\u2019a isolé dans des septicémies puerpérales, dans l\u2019appendicite gangréneuse, dans des gangrènes viscérales, en particulier de la vésicule biliaire et enfin dans l\u2019ostéomyélite aiguë.Cl.œædematiens qui, en dehors de la complication des plaies, peut, chez le mouton, déterminer des enzooties très graves d\u2019hépatite nécrosante avec ictère grave, n\u2019a pas été isolé souvent chez l\u2019homme.Néanmoins, il y a 2 ans, avec un collègue, le docteur Mollaret, J\u2019ai isolé Cl.ædematiens par hémoculture d\u2019un cas d\u2019ictère grave chez un jeune homme de 18 ans, et, à l\u2019autopsie, on constata une hépatite nécrosante semblable à celle du mouton, avec présence du germe dans la lésion de nécrose.Voilà donc encore un germe que les médecins doivent connaître et un cas où la pathologie vétérinaire a pu éclairer la pathologie humaine.I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Cl.histolyticum n\u2019a guère été isolé que dans 2 cas d\u2019appendicite sur 360 cas.C\u2019est donc un germe rare en clinique.Par contre, Cl.sporogenes a été fréquemment isolé comme germe de colites putrides douloureuses, avec diarrhée profuse et selles glaireuses et sanglantes, mais ces états aigus guérissent facilement par les médications habituelles, en particulier par l\u2019absorption massive de lactose et de guanidan.Enfin, CL.sordellii a causé, en Amérique, plusieurs cas de mort chez des opérés, par infection de la plaie opératoire par catgut mal stérilisé.Cl.sordellii est, en effet, un hôte de Dintestin du chat et le catgut peut être naturellement infecté par cet anaérobie thermorésistant.GROUPE ENDOGÈNE : FLORE DE VEILLON Nous passons maintenant à la deuxième partie de cet entretien, où nous étudierons les maladies anaérobies de la flore endogène, hôte des cavités naturelles.À l\u2019occasion d\u2019un affaibhssement des défenses de l\u2019organisme contre les microbes \u2014 diminution ou arrêt des sécrétions de défense (bile, salive, cérumen, mucus, ete.), un premier foyer se fait à proximité de l\u2019habitat des saprophytes, qui deviennent de véritables parasites.C\u2019est l\u2019infection focale, souvent inaperçue, souvent sous-estimée.De là, par contiguité ou bactériémie, ou septicémie, ou par voie lymphatique, se font des métastases très diverses.Passons en revue quelques-unes de ces infections avec les espèces anaérobies le plus souvent en cause.Cavité buccale.La pyorrhée alvéolaire est une maladie essentiel!ement anaérobie.On y trouve en abondance les cocci anaérobres, en particulier les Veillonella (V.parvula et V.alcalescens) des Ristellacées (R.fragilis) et les diverses associations fuso-spirochétiennes, que ce soit Fusiformis fusiformis (Vincent) ou Fusocillus shmaminei ou F.plauti avec les divers spirochètes de la bouche: Treponema PRÉVOT: ANAÉROBIE microdentium, Tr.macrodentium, Tr.skolio- donta, Tr.comandom, Tr.ambigua, Tr.cal- lgyrum, Tr.trimerodonta; les vibrions anaérobies: V.stomatitis, buccalis, tenuis; Lep- totrichia innominata.Ici, l\u2019analyse bactériologique des Eubac- téries anaérobies est très facile: point n\u2019est besoin de chauffer, car on ne trouve jamais de sporulés: l\u2019isolement par la gélose profonde est simple et rapide.Tout au contraire, l\u2019isolement et la détermination des spirochètes est difficile et longue; il faut des milieux spéciaux : milieu de Scherechewsky ou sérum hémi-coa- guié, ou milieu de Séguin et Vincent au sérum et au rein frais de lapin.Si, ce qui est excusable, le laboratoire n\u2019est pas outillé pour cette analyse des spirochètes, il faut tout au moins pratiquer un examen au fond noir qui permet de juger de lP\u2019abondance des spirochètes et de reconnaître les plus caractéristiques: le mi- crodentium à fines spires serrées, le macro- dentium aux larges spires.Cette flore, il faut bien la connaître, car vous la retrouverez avec quelques variantes et quelques additions dans de nombreuses affections de la bouche: les caries dentaires infectées, où vous verrez, en plus, un anaérobie microaérophile: Bifidibacterium acidophilum, et des cocci anaérobies Gram-positifs; dans les abcès et les granulomes de l\u2019apex, d\u2019où les spirochètes disparaissent souvent, mais où les staphylocoques et les streptocoques anaérobies sont présents; en particulier le tenace Staphylococcus anaerobius sur lequel nous aurons l\u2019occasion de revenir, et Ramibacterium den- tlum récemment découvert dans mon laboratoire; dans les ph:egmons du plancher de la bouche dont l\u2019étiologie exacte ainsi que celle du noma, échappe encore à nos investigations; dans les stomatites de toute nature, y compris la stomatite ulcéreuse, qui se complique de la présence presque constante de streptocoques facultatifs, et enfin et surtout dans les nombreuses formes d\u2019amygdalites sur lesquelles nous devons nous arrêter un instant, car elles constituent un chapitre important de la pathologie anaérobic.261 Il y a d\u2019abord une forme peu connue d\u2019amygdalite: l\u2019amygdalite cryptique à grains blancs, qui est très fréquente et ne se reconnaît pas toujours facilement, du fait même qu\u2019elle est cryptique.Il s\u2019agit de gens fatigués, abattus, anorexiques, souvent neurasthéniques, qui viennent nous consulter sans savoir qu\u2019ils sont porteurs d\u2019amygdalites presque toujours bilatérales.Ils ont souvent mauvaise haleine avec des céphalées persistantes, des douleurs lombaires et dans les membres.Pour apercevoir la crypte, il faut non seulement l\u2019abaisse- langue et le miroir frontal, mais encore la sonde mince, et explorer toute la surface de l\u2019amygda:e pour en trouver l\u2019orifice.On tombe, après une recherche souvent difficile, sur une crypte et en écartant les bords, on voit une concrétion purulente difficile à extirper, mais qui, quelquefois, s\u2019expulse toute seule à l\u2019occasion d\u2019un effort de toux ou d\u2019une nausée.Dans les grains blancs, on trouve de nombreux anaérobies, en particulier tous ceux cités précédemment de la cavité buccale, plus une espèce que j'ai décrite en 1924: D.constellatus, ainsi nommé parce que ses colonies sont entourées d\u2019une constellation de satellites.Il faut traiter ces \u2018malades, et en France on les guérit très bien en associant la diather- mo-coagulation des amygda!es avec l\u2019auto- vaccinothérapie.A ce sujet, je veux vous citer une observation intéressante datant de 1935.Un de mes collaborateurs étudiait la flore anaérobie des infections buccales dans un asile d\u2019aliénés.Chez une jeune fille démente précoce, il trouve une volumineuse amygdalite bilatérale.Il obtient du psychiatre Pautorisation de pratiquer l\u2019autovaccination et la destruction des amygda!es.Un an plus tard, après avoir reçu 60 injections d\u2019autovaccin, la malade sortait de la clinique complètement guérie.Comme la démence précoce est inguérissable, le psychiatre changea rétrospectivement son diagnostic et le corrigea : psychose dépressive d\u2019origine infectieuse.Je crois, toutefois, que si cette aliénée n\u2019avait pas été traitée, elle serait encore actuellement 262 à l\u2019asile avec son diagnostic de démence précoce.Un chapitre spécial doit être ouvert sur une maladie essentiellement anaérobie : l\u2019actinomycose de la face.Elle est causée par actinobacterium israel qui provoque des tuméfactions de la région Jugale, d\u2019où on retire un pus concret à grains blancs composé de leucocytes et de corps microbiens.Ceux-ci sont très diffici!es à isoler, car ils poussent fort lentement dans les géloses profondes.C\u2019est un diagnostic de patience.J\u2019ai beaucoup étudié cette question depuis 5 ans, avec mon collègue, le docteur Béal, stomatologiste des Hôpitaux de Paris.Nous avons vu que bien des syndromes purulents de la région jugale, qui ressemblent cliniquement à l\u2019actinomycose de la face, n\u2019en sont pas.Dans cette pseudo-actinomycose, on trouve effectivement des anaérobies pathogènes de la bouche et des dents, en particulier le groupe des Rami- bacterium, et plus spécialement une espèce nouvelle que j'ai isolée et décrite avec mon élève Taffanel sous le nom de R.alactolyticum, très voisine de R.ramosum.La pénicilline ou la tyrothricine apportent une grande amélioration à ces états d\u2019infection anaérobie de la bouche, à condition de traiter en même temps le foyer par les méthodes habituelles de la stomatologie, car si le foyer subsiste, l\u2019infection recommence.Examinons maintenant le rhinopharynz.La flore des rhinites, des sinusites, des rhinopharyngites, et les infections du cavum comprennent une proportion élevée d\u2019anaérobies.Ce sont surtout des Cocct anaérobies, en particulier des Staphylocoques anaérobies et des Ristellacées.Parmi celles-ci on a souvent isolé Rist.melaninogenica dont le pouvoir pathogène a pu être prouvé expérimentalement et Zuberrela rhinitis.Parmi les cocci anaérobies, c\u2019est dans l\u2019infection du cavum que j'ai trouvé, pour la première fois, l\u2019espèce pyogène nouvelle N.discrides, retrouvée ensuite dans les infections buccales, dentaires, gingivales, rhinopharyn- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 giennes et bronchiques.Cette espèce a la morphologie d\u2019un gonocoque et la physiologie d\u2019un anaérobie strict d\u2019une sorte très rare: en gélose profonde, il pousse exc:usivement dans une zone suspendue entre l\u2019aérobiose et l\u2019anaé- robiose, zone que j'ai nommée zone critique, parce qu\u2019elle est le siège de phénomènes d\u2019oxydoréduction très curieux et encore inexpliqués.Ces injections du cavum sont particuliére- ment importantes en pathologie et on en ignore trop les méfaits.Les signes !ocaux sont peu marqués: une géne de la respiration nasale, des mouvements incoercibles de déglutition à sec, des nausées.Mais les signes généraux sont marqués; céphalée, fatigue générale, courbature, paresse intellectuele et physique, troubles du caractère, irritabilité, dépression nerveuse pouvant aller jusqu\u2019à des actes antisociaux, tout au moins antigrégaires et nécessitant l\u2019intervention du psychiatre.Jai pu étudier une centaine de cas de rhinites purulentes et d\u2019infections du cavum.La flore est riche et variée.Elle est absolument individuelle et l\u2019action des stock-vaceins est nulle.Par contre, j'ai eu un pourcentage très élevé de guérisons par l\u2019autovaccinothérapie locale par les filtrats-vaccins à la manière de Bes- redka; plus de 75% des guérisons comp!ètes, 15% d\u2019améliorations, 5% de récidives après guérison et 5% d\u2019échecs.La méthode vaut donc la peine d\u2019être tentée, car les traitements habituels des oto-rhino-laryngologistes ne donnent pas de si bons résultats.La sinusite est plus difficile à traiter car les filtrats-vaccins ne pénètrent pas dans les sinus.C\u2019est cependant la même flore mixte riche et variée que celle du cavum.Néanmoins, on y trouve plus fréquemment les microbes anaérobies facultatifs du groupe du B.de Friedlander et les Streptocoques pyogènes.Jai néanmoins obtenu quelques cas de guérison par ma méthode d\u2019autovaccinothérapie par filtrats.Tant que nous sommes dans la région de l\u2019isthme pharyngé, parlons de deux formes d\u2019angines anaérobies, véritables maladies spé- PRÉVOT: ANAÉROBIE cifiques, dont l\u2019une, l\u2019angine de Vincent est bien connue, et l\u2019autre, l\u2019angine nécrotique a Sph.funduliformis, Fest moins bien, parce que d\u2019étude plus récente.Angine de Vincent.Elle est causée, comme chacun le sait, par association fuso-spiro- chétienne (et non fuso-spirillaires, comme quelques bactériologistes attardés disent encore malheureusement).Ce qui est spécifique dans cette angine, c\u2019est le fusiforme, qui est toujours F.fusiformis Vincent, tandis que les spirochètes sont très divers: Tr.microdentium, macrodentium, trimerodonta, skoliodonta, ete.; ils peuvent être même plusieurs espèces dans la même association, en particulier microden- tium et macrodentium.Le traitement en est devenu très facile depuis les antibiotiques, et personnellement je préfère la tyrothricine en application et lavage, car contrairement à l\u2019opinion classique, j\u2019ai pu démontrer expérimentalement le pouvoir antibactérien très élevé de cet antibiotique sur les anaérobies Gram-négatifs, en particulier sur F.fusiformis.Angine nécrotique à Sph.funduliformis.Déjà entrevue par Hallé, en 1898, elle a été bien étudiée par Teissier et ses élèves, puis par Lemierre et ses collaborateurs.C\u2019est une angine aiguë, nécrotique, survenant en général chez les adultes jeunes, les sportifs, en particulier, les nageurs en piscine froide après un bain trop prolongé, ayant provoqué la congestion à frigore de l\u2019amygdale.Les signes généraux sont très graves d\u2019emb'ée: fièvre élevée, frisson, myalgie, douleurs de !a gorge, adynamie, délire.De ce foyer de nécrose amygda- lienne, le microbe, actinomycétale gram-né- gative facile à isoler et à déterminer par son polymorphisme et ses caractères culturaux et pathogènes, se propage à tout Porganisme suivant un mode très bien étudié: par voie veineuse et lymphatique, il envahit toute la région cervicale et provoque d\u2019abord une thrombophlébite de la jugulaire.A ce stade, la propagation peut encore être évitée par ligature de la jugulaire et extirpation.Mais ce stade est trop bref pour que Popération 263 soit tentée à coup sûr.Le caillot septique se détache et lance des embolies septiques dans toute la circulation.Ces embolies s\u2019arrêtent dans tous les viscères et y créent des métastases purulentes et nécrotiques dont le tableau clinique a été bien décrit par l\u2019Ecole française.L\u2019état de septicémie est aigu et dure autant que la maladie.On en fait le diagnostic par hémoculture anaérobie.Les métastases les plus fréquentes sont dans l\u2019ordre: les abcès pulmonaires, les abcès du foie, tantôt miliaires, tantôt énormes, les abcès du cerveau, du rein, du pancréas, les suppurations génito-urinaires et même articulaires.Cette septicémie est presque toujours mortelle.La sulfamidothéra- pie avait amélioré leurs pronostics, mais la pénicilline amène aujourd\u2019hui presque 100% de guérison.Le pouvoir pathogène de cette espèce est due non à une exotoxine comme la brutalité des symptômes pourrait le faire supposer, mais à une endotoxine, de la classe des antigènes protéo-glucidolipidiques, que nous avons isolée en 1939, avec notre élève Kircheiner, par la méthode de Boivin et Mesrobeanu à l\u2019acide trichloracétique, antigène qui est extrêmement toxique puisqu\u2019il tue les souris à la dose de 0.01 me., en reproduisant les lésions nécroti- ques qui caractérisent l\u2019affection.Cet antigène est d\u2019ailleurs le même du point de vue immuno-chimique que celui de Sphe- rophorus necrophorus ou B.de Schmorl, microbe très voisin de Sph.funduliformis, agent des nécrobacil'oses des bovidés, très fréquentes en Amérique.Le couple d\u2019espèces jumelles funduliformis necrophorus est le chef de file de 17 autres espèces du même genre, toutes pathogènes pour l\u2019homme ou les animaux et toutes caractérisées par des lésions nécrotiques.Les noms que les auteurs ont donnés à ces espèces rappellent bien ce caractère: S.necroticus, Sph.pseudonecrophorus, S.necrogenes, Sph.morti- ferus, Sph.peritonitis, ete., ete.Toujours sur le terrain amygdalien, passons vite en revue les diverses infections anaérobies, 264 qui reconnaissent cet organe comme lieu de l\u2019infection focale primitive.{ D\u2019abord les otites.Par la trompe d\u2019Eustache, les anaérobies peuvent envahir l\u2019oreille moyenne, l\u2019oreille interne et le mastoïde.On à trouvé dans les otites et mastoïdites, des Streptocoques anaérobies en particulier du groupe gazeux-putride des Ristellacées, en particulier R.fragilis, et trés souvent R.ramosum, Sph.wirthi, Vibrio niger, ete., tous microbes sensibles à la pénicilline et à !a tyro- thricine.Ainsi, quand vous demandez une analyse bactériologique d\u2019un pus d\u2019otite ou de mastoïdite et qu\u2019on vous répond « pneumocoque », soyez sûr que la moitié des germes en cause n\u2019ont même pas été recherchés et que vous vous privez de la moitié de la vérité en n\u2019exigeant pas la recherche des anaérobies.Ici encore, autovaccinothérapie peut accélérer la guérison et surtout prévenir les récidives.De l\u2019oreille, l\u2019infection anaérobie se propage souvent aux méninges et au cerveau.Les méningites à anaérobies sont diverses et variées.On a trouvé, en dehors des genres déjà nommés ci-dessus, Cillobacterium meningitis, dans une méningite mortelle; Sph.freundü, dans des cas de méningites mortel'es: Sph.influenzceformis, dans plusieurs méningites mortelles (Allemagne).Ces deux derniers sont voisins de Sph.funduliformis et par conséquent créent des foyers nécrotiques.De même dans les abcès du cerveau, on trouve de nombreuses espèces anaérobies, et je ne vous citerai que deux cas personnels récents : Le premier, à Str.intermedius, du groupe des Str.anaérobies, ni gazeux, ni fétides, espèce que j'ai décrite en 1924 dans ma thèse de médecine.Le deuxième, à D.pneumosintes, chez un homme de 56 ans, qui fut traité malheureusement avec trop peu de pénicil'ine, de sorte que l\u2019apparente guérison après les premières injections fut suivie d\u2019une rechute mortelle.J\u2019avais isolé D.pneumosintes du sang de ce malade par hémocu'ture, chaque fois qu\u2019il avait une poussée fébrile ; j\u2019ai retrou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 vé le même germe dans le pus de cet abcès drainé par trépanation, et à l\u2019autopsie dans de nouveaux abcès du cerveau et du cervelet.C\u2019était le seul germe en cause.Donc, si la preuve est bien établie quant à l\u2019absence de rôle étiologique dans la grippe de cet anaérobie, il n\u2019en reste pas moins un germe dangereux qui, dans certaines circonstances, peut passer dans le sang et se fixer dans les organes pour créer des infections septicémiques morte.les.Bronchites.Des amygdales infectées, les anaérobies peuvent descendre dans les bronches.Les bronchites fétides à anaérobies ne sont pas exceptionnelles.On y a isolé: Vibrio sputum, Vibrio crassus, V.sputigenus, tous trois hôtes de la cavité bucca'e, et Ristella destillationis.Certains cas de bronchites sanglantes reconnaissent comme agent ¢étiologique certaines associations fuso-spirochétiennes, provoquant sur la muqueuse de petites ulcérations qui saignent en permanence.Des bronches, les anaérobies infectent le poumon et la plèvre.Poumons.C\u2019est la gangrène pulmonaire, les abcès pulmonaires, d\u2019étiologie et de c:inique bien connues, où on isole de nombreux anaérobies; en tête: R.ramosum et R.ramo- soides, V.parvula, les Streptocoques anaérobies (fœtidus), Str.productus isolé et décrit.dans mon service d\u2019un cas de gangrène pulmonaire mortelle; Str.intermedius, Catenabac- tertum nigrum; Ristela fragilis, R.melanino- genica, découverte américaine; R.destillatio- nis, D.pneumosintes, Capsularis mucosus, Zuberella serpens, Eub.disciformans, caractérisé par ses disques de colonies; Cillobacterium noniliformis, enfin et surtout Sph.fundulifor- mis et F.fusiformis dont nous avons déjà te:lement parlé, qu\u2019il nous suffit de rappeler combien ces deux cspèces sont dangereuses chacune à leur façon, lunc tuant par nécrose- toxique, l\u2019autre putréfiant les tissus nécrosés et dégageant l\u2019odeur fétide des infections où il pullule.Plèvre.Les pleurésies purulentes ou putrides- à anaérobies représentent un taux très é'evé PRÉVOT: ANAÉROBIE de l\u2019ensemble des pleurésies.En donner une statistique serait tomber dans le défaut que signalait ici, récemment, mon éminent compatriote, le professeur Pasteur Va léry-Radot, qui disait quelle erreur ce serait de réduire la médecine à une statistique.L\u2019épidémiologie est mouvante; elle varie avec les pays, les races et les époques.Il est plus logique d\u2019évoquer le fait que nous connaissons tous bien en clinique: la loi des séries.Il y a des saisons où toutes les pleurésies purulentes sont exc'u- sivement causées par des anaérobies et même d\u2019un groupe homogène, et d\u2019autres saisons où les aérobies dominent.Je parlais tout à l\u2019heure de Dralister pneumosintes qui pullulait entre 1919 et 1929 dans les lésions pulmonaires, et qu\u2019actuellement on ne trouve que très rarement; pour ma part, deux fois seulement depuis 1929.Les anaérobies principaux des pleurésies purulentes et putrides sont les mêmes que ceux des gangrènes pulmonaires: R.ramosum, les Streptocoques anaérobies, les Ristellacées.On y a signalé en outre: Diploc.paleopneumoniae, Z.serpens, Eub.niosii, Rist.haloseptica, très pathogène; Ram.pleuriticum, décrite récemment dans mon service dans plusieurs cas de pleurésie purulente; R.alac- tolyticum, que nous avons trouvé 5 fois coup sur coup en 1944; Actinobacterium meyeri, Eub.disciformans.| Tube digestif.L\u2019estomac n\u2019est pas exempt d'infections anaérobies.On a signalé des gastrites gazeuses à Sarcina ventriculi et à Eubac.ethylicum.Les entérites, diarrhées, côlites à anaérobies sont multiples, et toutes les espèces putréfiantes peuvent y provoquer des ruptures d\u2019équilibre de la flore, en déterminant des fermentations putrides qui tôt ou tard amènent des infections intestinales aiguës, subaiguës ou chroniques.Ici je renonce à donner une liste complète des anaérobies capables de provoquer ces troubles, tellement i's sont nombreux, et me contenterai de rappeler les côlites putrides à CL.sporogenes, les côlites ulcéreuses à Sph.necrophorus, déjà évoquées plus haut, les diarrhées à Eub.quartum et Eub.quintum, les entérotoxémies à W.perfringens.265 Appendicite.Ces, troubles intestinaux entrent pour une proportion élevée dans Ia constitution de l\u2019infection de Fappendice qui, de tous les organes de l\u2019homme, est susceptible du plus grand nombre de maladies anaérobies, à tel point qu\u2019on peut dire que l\u2019appendicite est vraiment le type le plus complet de l\u2019infection focale.Presque toujours il y a association avec les aérobies qui, eux, son.représentés par un trés petit nombre d\u2019espèces.Colibacilles en tête, entérocoque ensuite, staphylocoque enfin.Au contraire, le nombre des espèces anaérobies pathogènes de l\u2019appendicite est effarant.W.perfringens en tête, F.biacutus et RB.ramosum ex æquo; V.parvula, puis R.furcosa, R.incommunis, R.insolitas, R.tumi- da, Z.nova, Eub.pseudotortuosum, Eub.parvum, Catenab, centortum, Sph.necroticus, R.ramosoides, F.girans, A.perennis.De cette liste, 6 espèces nouvelles ont été décrites dans mon laboratoire.La complication anaérobie la plus redoutable de l\u2019appendicite est la perforation, qui déclanche aussitôt une péritonite, presque toujours mortelle.Ce sont les mêmes microbes qu\u2019on retrouve dans la péritonite, avec en plus Sph.peritonitis.Pour en finir avec les glandes annexées au tube digestif, le foie peut être sujet à des infections anaérobies très graves: J'ai déjà cité les abcès nécrotiques, à Sph.funduliformis, comme complication des angines nécrotiques aiguës septicémiques.On y trouve, en outre, Sph.mortiferus, Sph.pyogenes, des cocci anaérobies, des métastases à R.ramosum.Dans les voies biliaires, on a trouvé, en outre des mêmes anaérobies, R.trichoides.Le cœur et le péricarde ne sont pas exempts de Patteinte des anaérobies.On a signalé des péricardites purulentes à R.trichoïdes, à Sph.floccosus, toutes morte!les, et des endocardites à Cillobacterium endocarditis, également mortelles.La mamelle non plus n\u2019est pas exempte : récemment un auteur italien, Magrassi, a découvert une nouvelle Veillonella : V.variabilis, qui avait provoqué une mastite récidivante. 266 S1 incroyable que cela puisse paraître, la peau, bien qu\u2019en contact avec l\u2019air, peut être le siège de maladies anaérobies.En France, on a décrit une gangrène cutanée à R.tere- brans, et en Amérique, certains auteurs attribuent le «lichen plan» à un anaérobie: R.lichenis-planis.Depuis 15 ans, les cliniciens français ont bien étudié les septicémies et bactériémies à anaérobies.Elles sont toujours très graves, le plus souvent mortelles.Les anaérobies les plus fréquents, en dehors de W.perfringens, sont les Spherophorus, surtout Sph.funduli- formis et Sph.pyogenes, R.ramosum et le groupe de R.fragilis.J\u2019ai eu l\u2019occasion de suivre pendant 6 mois une septicémie grave à R.fragilis, chez un confrère parisien, ayant donné des métastases multiples qui ont mis ses jours en danger plusieurs fois.C\u2019était avant les sulfamidés et les antibiotiques, et après avoir résisté longtemps aux thérapeutiques anti-infectieuses habituelles, un beau jour, le malade guérit spontanément.Il nous reste, pour terminer cette revue d\u2019ensemble de la pathologie anaérobie, à envisager les infections des organes génito-urinaires.Les suppurations, abcès, gangrènes de ceux-ci ont toujours une majorité d\u2019anaérobies dans leur flore.Quand il s\u2019agit de suppuration fétide, celle-ci est due exclusivement aux anaérobies.Les métrites, salpingites, vaginites, bartho- linites, vulvo-vaginites; les urétrites, cystites et autres infections reconnaissent à leur origine un grand nombre d\u2019espèces anaérobies.Le groupe des Spherophorus, N.reniformis, véritable gonocoque anaérobie strict pouvant causer des urétrites qui ressemblent à s\u2019y méprendre à la blennorrhagie; Capsularis stabilis, isolé récemment dans mon service de cas de salpingites, fréquent en T'chécoslo- vaquie; N.vulvovaginitis, également découvert dans mon service dans un cas de vulvo- vaginite de la petite fille; V.parvula, F.fusiformis, Leptotrichis vaginalis, et enfin et surtout le groupe des Streptocoques putrides, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriNn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 découvert en Allemagne par Schottmiiller, et dont cet auteur a fait l\u2019agent spécifique d\u2019une forme grave et mortelle de septicémie puerpérale, qu\u2019il à nommé Thrombophlébite puerpérale putride.Depuis que j\u2019ai eu l\u2019occasion de m\u2019occuper moi-même de cette infection, j\u2019ai pu m\u2019apercevoir qu\u2019il ne s\u2019agit nullement d\u2019une infection spécifique.À côté d\u2019une proportion importante de Str.putridus, j'ai isolé d\u2019autres streptocoques gazeux et fétides, et des staphylocoques anaérobies, en particulier une espèce nouvelle que j'ai décrite, en 1943, avec Taffanel: Staphylococcus activus, staphylocoque à la fois très protéolytique, putride et pathogène, qui à tué une jeune femme de 22 ans par septicémie puerpérale consécutive à une dystocie par grossesse gémellaire.Conclusion.Cette longue énumération de maladies anaérobies montre que le laboratoire de bactériologie clinique qui ne recherche que les aérobies, ignore volontairement de nombreux agents morbides.Ceci est d\u2019autant plus grave que maintenant, avec la sérothérapie, la vaccinothérapie, la chimiothérapie et l\u2019antibiothérapie, nous sommes bien armés contre ces maladies, à condition de faire précocement un diagnostic bactériologique exact et complet, non seulement du genre et de l\u2019espèce, mais encore du type toxinogène.Jadis, mon maître Merklen disait à ses élèves: « Quand une maladie n\u2019a pas fait sa preuve étio!ogique, cherchez la syphilis.» Aujourd\u2019hui, je dis à mes élèves: « Quand une maladie n\u2019a pas fait sa preuve étiologique, cherchez l\u2019anaérobie.» Si j\u2019ai pu vous convaincre de cette nécessité, l\u2019anaérobie, cet inconnu, sera bientôt plus connu au Canada que partout ailleurs.Note.\u2014 Les descriptions des microbes cités dans cet article ainsi qu\u2019une méthode de détermination et de classification est sous presse: A.-R.Prévot.\u2014 Manuel de classification des anaérobies, 2e édition, Masson.édit, Paris. LES FACTEURS D\u2019INVASION CHEZ LES BACTÉRIES Paul DIONNE, Faculté de Médecine, Université de Montréal.INTRODUCTION.Une communication récente de Messieurs Fredette et Frappier (1) rapporte que certains filtrats non toxiques de culture de Cl.Per- fringens exercent une action déclenchante dans la gangrène gazeuse expérimentale.L\u2019intérêt que comportent de pareils travaux, nous a incité à faire un relevé bibliographique de la question des facteurs d\u2019invasion chez les bactéries.Sur les recherches poursuivies en ce sens et couvrant une période d\u2019au moins soixante ans, règne une grande confusion.Et il ne semble pas qu\u2019on ait fait de tentatives sérieuses en \u201c vue de coordonner de multiples observations d\u2019allure souvent contradictoire.Jai essayé, pour mon propre compte, de voir clair à travers ce fouillis de publications, et, sans prétendre y être parvenu tout à fait, voici le résultat de mes investigations.Dans ce travail, je considère comme facteur d\u2019invasion «tous les constituants des bactéries qui, par leur libération dans l\u2019organisme, facilitent le développement d\u2019une infection en gênant ou en supprimant les mécanismes défensifs que l\u2019organisme peut opposer à la marche envahissante de cette infection ».(2) Les mécanismes défensifs étudiés ici sont le système phagocytaire et le tissu conjonctif, opposant des barrières, l\u2019un activement l\u2019autre passivement, à l\u2019entrée des bactéries et à leur cheminement dans l\u2019organisme.Une première partie réunira les facteurs antiphagocytaires, une seconde les facteurs anticonjonctifs, une troisième les facteurs probables d\u2019invasion.A \u2014 FACTEURS ANTIPHAGOCYTAIRES.Dès 1884, Salmon et Smith (3) affirment que « les germes de certaines maladies peuvent !.Exposé présenté dans le cadre des « Micro-Heb- do-Actualités», de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène.se multiplier dans l\u2019organisme de l\u2019individu infecté, à cause d\u2019une substance ou d\u2019un principe toxique qui est produit durant la multiplication des germes », Pasteur, en 1888 (4), Bouchard, en 1892 (5) et Kruse, en 1893 (6) mentionnent l\u2019existence de substances analogues.En 1900 et au cours des années qui suivirent, Bail et ses collaborateurs (7) en travaillant successivement avec des bactéridies charbonneuses, des pasteurella, des vibrions cholériques, des bacilles typhiques et des bacilles tuberculeux, trouvent que les exsudats résultant d\u2019infections expérimentales chez les animaux ont des propriétés caractéristiques: ils attribuent ces propriétés à des produits bactériens qu\u2019ils dénomment « agressines ».En résumé, d\u2019après Bail (8) : 1.Les agressines sont produites in vivo, mais pas in vitro.2.Les agressines ne sont pas toxiques; elles aident seulement la multiplication des bactéries dans les tissus.3.Elles sont extrêmement thermolabiles, étant inactivées complètement par un chauffage de 55 degrés C.durant 30 minutes.4.Des doses infra-mortelles de bactéries deviennent mortelles par addition d\u2019agressine.5.L\u2019addition d\u2019une agressine cholérique neutralise l\u2019action bactéricide d\u2019un sérum anti- choléra, comme l\u2019indique une injection dans le péritoine du cobaye.6.On peut immuniser en injectant l\u2019agres- sine seule.7.L\u2019action spécifique des agressines s\u2019exerce sur les leucocytes, empêchant ainsi la phagocytose.,\u2018 8.Les sérums antiagressines sont différents des sérums antibactériens: ils agissent spécifiquement sur les produits bactériens permettant ainsi la phagocytose. 268 En 1907, Wassermann et Citron (9) affirment que les agressines sont de simples produits de la croissance ou de l\u2019autolyse bactérienne et qu\u2019i's peuvent être obtenus an vitro.Citron avait réussi, l\u2019année précédente, à immuniser contre une agressine obtenue in vitro.En 1907 également, Sauerbeck (10), à l\u2019encontre de Bail, trouve que les agressines naturelles sont toxiques et qu\u2019elles ne sont pas complètement inactivées par un chauffage entre 55 et 70 degrés C.T1 démontre de plus qu\u2019elles ne sont pas spécifiques.En 1907 toujours, Rosenow (11) a réussi, par addition d\u2019autolysat de pneumocoque virulent, à donner de la virulence à des pneumocoques qui en étaient dépourvus et cela par inhibition de la phagocytose.Rosenow appela les substances, responsables de cette inhibition, des virulines.En 1912, Dudgeon (12), opérant avec du staphylocoque doré et du colibacille, a pu préciser qu\u2019au moins un des mécanismes en jeu dans le processus agressif s\u2019identifiait à une action antiopsonique spécifique, et que ces substances antiopsoniques étaient remarquablement thermostables puisqu\u2019elles n\u2019étaient pas affectées par une ébullition de 30 min.En 1917, Cole (13) observe que les liquides d\u2019empyème d\u2019une infection pneumococcique contiennent des substances solubles, qui neutralisent spécifiquement les anticorps protecteurs d\u2019un antisérum pneumococcique.En 1917, Torikata (8) remarque que des filtrats de culture bactérienne chauffés à l\u2019ébullition font apparaître dans les humeurs un taux de précipitine plus élevé que ne le font les filtrats non chauffés.Tl explique ce phénomène par la présence, dans le filtrat non chauffé, d\u2019une substance thermolabile, l\u2019impédine, qui s\u2019interposerait entre l\u2019antigène et les récepteurs cellulaires pour enrayer ou diminuer la production d\u2019anticorps.Des études plus récentes suggèrent que les substances responsables de l\u2019action antiopso- nique des exsudats agressifs sont des antigènes bactériens dissous ou des haptènes.Ainsi en 1926, Sia (14) a étudié l\u2019action des haptènes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuL1ETIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 polysaccharidiques des pneumocoques type II et III.Des pneumocoques II et III cultivés dans un mélange sérum-leucocytes se multiplient à peine.L\u2019addition de quantités minimes d\u2019un polysaccharide type II stimule la croissance des pneumocoques type II seulement, de même que l\u2019addition d\u2019un polysaccharide III n\u2019agit que sur les pneumocoques INT.La même année, Felton et Bailey (15) ont démontré l\u2019action agressive d\u2019un polysaccharide type II en l\u2019injectant chez la souris avec du pneumocoque IT peu pathogène et en produisant ainsi une infection mortelle.En 1932, Ward (16) a démontré que l\u2019action inhibitrice d\u2019extraits de poumons pneumoniques sur l\u2019action bactéricide d\u2019un antisérum homologue était plus accusée que celle d\u2019un polysaccharide correspondant.Enfin récemment, Kolmer et Tuft (17) rapportent qu\u2019on a isolé, du bacille tuberculeux, un polysaccharide hapténique qui exerce une action antiopsonique et s\u2019avère toxique pour les polymorphonucléaires neutrophiles.Rattachés à ces facteurs antiphagocytaires, mais composant un tout p'us homogène, les antigènes glucido-lipidiques retiendront quelques instants notre attention.En 1933, Boivin et ses collaborateurs (18) ont pu isoler, à partir de bacilles gram négatifs, l\u2019antigène somatique complet et en découvrir la nature glucido-lipidique.En 1941, Delaunay (19) montre que, du fait même de leur toxicité, ces antigènes se montrent capables d\u2019exercer une certaine action inhibitrice à l\u2019_égard de la phagocytose, et de façon plus précise à l\u2019égard de l\u2019appel des leucocytes au niveau des foyers bactériens.En 1942, Boivin et Delaunay (20) démontrent l\u2019action agressive des antigènes glucido- lipidiques au moyen des résultats suivants: Des bactéries pathogènes se sont montrées capables de tuer des animaux intoxiqués (i.c.ayant reçu a.g.1.) à des doses 10 à 100 fois moins fortes que celles qui sont requises pour amener la mort des témoins.Ia.g.|.uti'isé DIONNE: FACTEURS D'INVASION CHEZ LES BACTERIES provenait de deux sources: le bacille d\u2019Aer- trick et le colibacille.En 1943, ces mêmes chercheurs (21, 22) trouvent que l\u2019intoxication par un a.g.|.est capable de transformer en infection à marche progressive une infection jusque là occulte.Par exemple, des souris infectées en mode inapparent avec du bacil'e d\u2019Aertrick (Salm.typhi-murium), et qui se maintenaient en bonne santé, font brusquement une « typhoi- de » lorsqu\u2019on vient à leur injecter une faible dose d\u2019a.g.1.Boivin et Delaunay continuent d\u2019apporter des faits nouveaux, particulièrement en ce qui concerne le mécanisme d\u2019action agressive des a.g.I.C\u2019est ainsi qu\u2019ils trouvent que les a.g.l.ne sont pas des leucocidines, mais qu\u2019ils ont la propriété d\u2019inhiber la diapédèse des polymorphonucléaires à travers les barrières endothéliales.De plus, il ne s\u2019agit pas d\u2019un phénomène spécifique, à savoir que l\u2019a.g.|., d\u2019un colibacille peut aussi favoriser une infection à bacilles du charbon.En 1944-45, Boivin et Delaunay (23) ont approfondi cette question de mécanisme et de spécificité.A côté de cette action agressive non spécifique déjà mentionnée, un a.g.|.peut exercer sur l\u2019animal \u2014 au même titre que lhaptène correspondant \u2014 une action agressive spécifique qui se manifeste ainsi : Chez l\u2019animal immunisé contre un a.g.I.donné, ct recélant par conséquent dans son sérum l\u2019anticorps spécifique, cet a.g.1.en solution neutralise l\u2019anticorps, enlevant ainsi à l\u2019organisme un des facteurs essentiels de sa défense.Avec cette dernière observation se clôt la série de faits touchant les facteurs antiphago- cytaires rapportés par la littérature qu\u2019il m\u2019a été possible de consulter.Les différentes substances que j'ai présentées, suivant un ordre historique, constituent un ensemble assez disparate.Mais en dépit d\u2019une terminologie multiple, d\u2019une provenance d\u2019allure variable et de propriétés physico-chimiques imprécises, toutes choses que je ne considère pas comme des divergences essentielles, les agressines na- 269 turelles ou artificielles, les virulines, les impé- dines, les haptènes polysaccharidiques et les antigènes glucido-lipidiques, ont une importante propriété commune qui me justifiait de les grouper: leur action antiphagocytaire.B.\u2014FACTEURS ANTICONJONCTIFS.Les facteurs anticonjonctifs composent la deuxième partie du présent exposé.En 1928, Duran-Reynals (24, 25) rapporte que l\u2019infection à virus vaccinal chez !e lapin est considérablement exaltée, si le virus est injecté dans la peau avec une solution aqueuse d\u2019extrait testiculaire (lapin, cobaye, rat).En 1930, le facteur testiculaire responsable de la perméabilisation des tissus était trouvé indépendamment par Hoffman et Duran-Rey- nals (26, 27) d\u2019une part, et par McClean (28) d\u2019autre part.Par la suite, soit à partir de 1931, on a retrouvé ce facteur chez des bactéries pathogènes, chez des insectes et des serpents venimeux, dans la rate, l\u2019iris et les corps ciliaires.La question s\u2019est alors posée de savoir s\u2019il s\u2019agissait toujours de la même substance que l\u2019on retrouvait ainsi à différentes sources.En 1940, Chain et Duthie (29, 20) démontrent que la plupart de ces facteurs de perméa- bilisation s\u2019identifient à l\u2019hyaluronidase et décrivent ainsi le phénomène de diffusion dans les tissus: l\u2019hya'uronidase aurait la propriété de dépolymériser et d\u2019hydrolyser l\u2019acide hya- luronique du tissu conjonctif en ses deux composants, l\u2019acétylglucosamine et l\u2019acide glucuronique, ce qui abaisserait la viscosité de la substance fondamentale et favoriserait par le fait même la diffusion de matières étrangères.Cependant, te! que présumé tantôt, les F.P.(facteurs de perméabilisation), de nature testiculaire, bactérienne ou autre, ne s\u2019apparentent pas tous a l\u2019hyaluronidase.Parmi les F.P.bactériens, on ne connaît jusqu\u2019à présent que ceux des staphylocoques, des streptocoques, des pneumocoques, des Corynébactéria et des Clostridia. 270 Staphylocoques Les staphylocoques sécrètent un F.P.qui hydrolyse in vitro l\u2019acide hyaluronique et qui favorise in vivo la diffusion des bactéries et des colorants dans le derme (31).Ces F.P.varient d\u2019intensité d\u2019une souche à l\u2019autre et Duran-Reynals a même suggéré de classer les staphylocoques pathogènes en quatre groupes d\u2019après l\u2019intensité et l\u2019étendue des lésions cutanées qu\u2019ils peuvent engendrer.Streptocoques La recherche de F.P.chez les streptocoques présente des résultats discordants.En 1941, McClean (32, 33) en travaillant avec 50 différentes souches de streptocoque, en trouve 16 encapsulées dont aucune ne possède de F.P, tandis que la plupart des souches non capsulées en possèdent.En 1944, Crowley (34) publie une étude sur la production d\u2019hyaluro- nidase par des streptocoques de source humaine: Sur 308 souches de streptocoques, groupe A (Lancefield) : 64 sont hyaluronidase positives.Sur 68 souches de streptocoques, groupe C et G.(Lancefield) : 48 sont hyal.positives.Et aucune de ces souches n\u2019était encapsulée.Quand on sait que l\u2019acide hyaluronique entre pour une bonne part dans la composition de ces capsules, on peut comprendre pourquoi on ne retrouve p'us de capsules chez les souches qui sécrètent de l\u2019hyaluronidase.D\u2019autres faits rapportés en 1941 par Hobby et ses collaborateurs (35) sont à retenir.Ils ont par exemple noté que certains streptocoques hémolytiques du groupe À exercent une action diffusante in vivo et hydrolysent in vitro Pa- cide hyaluronique, alors que d\u2019autres souches de streptocoques hémolytiques de ce même groupe À augmentent la perméabilité tissulaire mais sont sans action sur Pacide hyalu- ronique.Il est probable, dans ce dernier cas, qu\u2019une enzyme différente de l\u2019hyaluronidase entre en jeu.Pneumocoques En 1931-33, Goodner (36, 37) montre, au cours d\u2019une infection pneumococcique expé- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 rimentale dans le derme du lapin, que les lésions deviennent plus étendues si l\u2019on y ajoute des autolysats de pneumocoques.Il a, de plus, été précisé que l\u2019on pouvait se servir indifféremment à cette fin d\u2019autolysats de pneumonocoques homologues ou hétérologues.En 1941, Meyer et son équipe (38) ont démontré que la substance en cause était bien de l\u2019hyaluronidase.Corynébactéries En 1936, McClean (39) trouve du F.P.chez certaines souches de Corynébacterium Diphteriae, type gravis intermedius ou mitis.Certains chercheurs prétendent que le type gravis est plus envahissant et qu\u2019il est évident que la présence de F.P.accélère la diffusion de la toxine diphtérique.Il est donc raisonnab\u2019e de penser que les symptômes cliniques les plus sévères peuvent être dus en partie à l\u2019élaboration du F.P.par la bactérie.Cependant en 1941, McClean (40) présente des résultats qui affaiblissent un peu ces hypothèses: car sur 50 souches de bacille diphtérique, quelques-unes seulement possèdent du F.P.et une seule hydrolyse l\u2019acide hyalu- ronique in vitro.Clostridia En 1936, McClean (39) note que les filtrats de culture de certains clostridia pathogènes possèdent un F.P.et en 1943, il précise que les clostridia sont capables d\u2019élaborer une hyaluronidase caractéristique.Les espèces suivantes ont été particulièrement étudiées : CL We!chü, CL.Septicum, Cl.Chauvoei, CI.Œdematiens, CL Histolyticum.Quant au CL.Tetani, il s\u2019est montré complètement dépourvu d\u2019hyaluronidase.En terminant cette seconde partie, disons un mot au sujet de l\u2019identification de l\u2019hya- luronidase et de ses propriétés antigéniques.Trois principales méthodes sont proposées pour identifier et doser cette enzyme, et je laisse aux biochimistes le soin d\u2019apprécier leur valeur respective.L\u2019acide hyaluronique, uti'isée comme substrat dans chacune de ces 3 épreuves, provient du cordon ombilical. DIONNE: FACTEURS D\u2019INVASION CHEZ LES BACTERIES Une première épreuve comporte la réduction, dans un temps donné, de la viscosité du substrat (42).Une deuxième, intitulée « Mucin-clot prevention test», consiste en la destruction par Penzyme du pouvoir que possède un complexe acide hyaluronique-albumine de coaguler en présence d\u2019acide acétique.(43) Une troisième mesure la quantité d\u2019acétyl- glucosamine libérée par la dépolymérisation et l\u2019hydrolyse de acide hyaluronique.(38, 44) Quant à l\u2019antigénicité de l\u2019hyaluronidase, McClean (41), en 1936, a rapporté que les antisérums empéchaient les F.P.d\u2019exercer leur action dans le derme.En 1941, McClean et Hale (45) ont trouvé de plus que les anti- sérums neutralisaient l\u2019activité enzymatique du CI.Septicum et du Cl.Welch; ils ont pu ainsi inhiber la libération d\u2019acétyleglucosami- ne et la réduction de viscosité.La réaction s\u2019est montrée spécifique.En 1941 également, Hobby et ses collaborateurs (35), opérant avec le streptocoque et le pneumocoque, obtinrent des résultats analogues sauf sur un point: ils ne parvinrent pas a enrayer la diffusion in vivo.Mais aussi longtemps que l\u2019hyaluronidase n\u2019aura pas été obtenu à l\u2019état pur, les divergences de vues et de résultats sont fort admissibles.C.\u2014FACTEURS PROBABLES D\u2019INVASION.Nous avons vu tantôt des facteurs de per- méabilisation tissulaires qui ne répondaient pas aux épreuves d\u2019identification de l\u2019hyalu- ronidase, ce qui laissait supposer la présence d\u2019une ou plusieurs autres substances de nature peut-être enzymatique.On connaît deux substances en particulier, la lécithinase et la colla- génase, qui pourraient être considérées comme facteurs probables d\u2019invasion; nous en ferons l\u2019objet de cette troisième et dernière partie.Lécithinase En 1941, MacFarlane et Knight (46) affirment que l\u2019alpha toxine, hémolytique né- crosante et mortelle, du CI.Welchü, est probablement identique à une lécithinase.Cette 271 enzyme, comme on le sait, décompose la lécithine en phosphocholine et en diglyceride.Or l\u2019analyse de fragments de muscle de lapin révèle que la lécithine est associée à la myosine des fibrilles et au sarcolemme (47).D\u2019où la possibilité pour une lécithinase de dissocier la fibre musculaire et de favoriser ainsi l\u2019envahissement bactérien.On a pu préparer des antisérums permettant de neutraliser efficacement cette action enzymatique (46).Collagénase Dès 1923, Henry (48) affirme que des fragments de muscle de 'apin, incubés avec des filtrats de CL Welchi, gonflent, deviennent opaques et subissent des changements comparables à ceux que l\u2019on observe dans la gangrène gazeuse.En 1938, Maschmann propose le nom de collagénase pour une enzyme extracel.ulaire élaborée par le Cl.Welchii; cette enzyme ayant la propriété d\u2019hydrolyser la gélatine et le collagène.En 1945, McFarlane et MacLennan (49), ayant répété l\u2019expérience de Henry, sont en mesure d\u2019étudier les altérations du muscle et limitent la dénomination de collagénase à une enzyme qui n\u2019hydrolyse que le collagène.En 1946, Oakley (50) et son équipe préei- sent que, dans les filtrats de Cl.Welchu, il existe au moins une toxine, la kappa toxine, distincte de I\u2019alpha, de la téta et de I\u2019hyalu- ronidase.Ils découvrent que cette kappa toxine est une collagénase qui disloque le muscle en détruisant son réseau de collagène et de réticuline.Donc la même remarque, que celle formulée au sujet de la lécithinase, s\u2019applique ici: à savoir que nous sommes en présence d\u2019un autre facteur probable d\u2019invasion.Ces chercheurs notent enfin que l\u2019antisérum de Cl.Welchii type À neutralise la propriété « collagénatique » du filtrat.En guise de conclusion, il reste à souhaiter que ces acquisitions subissent avec succès l\u2019épreuve expérimentale et trouvent une application féconde dans la sérothérapie de certaines maladies infectieuses. 272 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 BIBLIOGRAPHIE 1.V.FREDETTE, A.FRAPPIER: Rev.an.Biol, 5: 436, 1946.2.A.BOIVIN, A.DELAUNAY: Rev.Immunol, 9: 1, 1944-45.3.D.E.SALMON, Th.SMITH: Proc.Soc.Biol.18: 29, 1884.4 L.PASTEUR: Compt.Rend.Acad.Sci.106: 320, 1888.5.BOUCHARD: Baillière: & Fils, Paris, 1892.6.W.KRUSE: Beitrage Path.Anat.U.Allg.Path.12: 333, 1893.7.O.BAIL: Zentralbl.F.Bakt., 27: 10, 517.1900: 33: 343, 610, 1902-3; 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ÉPREUVE DE LEVINSON Albert ROYER et C.PERRAS, Service de Pédiatrie de I\u2019hépital Sainte-)ustine (Montréal).Le but de ce travail, entrepris il y a plusieurs années, était d\u2019établir une méthode de diagnostic plus précise que celles employées déjà dans les cas de méningites tuberculeuses.L\u2019intérêt du problème, à ce temps, était purement scientifique puisqu\u2019il n\u2019y avait aucun traitement efficace pour cette infection.L\u2019usage de la streptomycine nous permet de croire que la méningite tuberculeuse est enfin vaincue, comme le témoignent certaines guérisons et des arrêts d\u2019évolution rapportés par Appelbaum, Mehas, Omedei, Zocini, les rapports du sous-comité de la streptomycine de l\u2019A.M.A., de même que ceux du « Veterans Administration ».Ces succès ont aussi été obtenus chez _les enfants, au « Children\u2019s Hospital », de Boston, ou le Dr Bamerger en a traité dix cas, avec six survies de cinq à quinze mois apres la cessation du traitement.Il est bon de noter que tous ces auteurs insistent sur la nécessité d\u2019un diagnostic précoce, avec traitement immédiat et continu comme essentiel au succès.Ce test, développé par Levinson pour le diagnostic des méningites tuberculeuses, a été, jusqu\u2019à ces dernières années, trop ignoré de la plupart des médecins cliniciens et de laboratoire.Actuellement, les auteurs suivants: Todd, Sanford, Mitchell, décrivent ce test mais ne lui accordent pas un valeur spécifique.Kolmer, Levinson et Mac Fate témoignent qu\u2019il joue un rôle corroboratif marqué.J J NORMAL ENCEPHALITE L\u2019épreuve est basée sur la précipitation différentielle de certaines protéines du liquide céphalo-rachidien en présence d\u2019acide sulfo- salicylique et de bichlorure de mercure.Levinson a trouvé qu\u2019il y a un rapport caractéristique entre le précipité alcaloïdal de l\u2019acide sulfosalicylique et le précipité métallique du bichlorure de Hg., lorsque ces deux composés sont mis en présence d\u2019un cas de méningite T.B.Rappelons la technique : 1.Dans deux éprouvettes graduées, mettre 1 ce.de liquide c.-r.à étudier.2.Ajouter dans l\u2019éprouvette «A» 1 ccd\u2019une solution à 3% d\u2019acide sulfosalicylique.3.Dans l\u2019éprouvette « B », 1 ce.d\u2019une solution & 1% de bichlorure de Hg.4.Laisser en présence 24 heures à la température de la pièce.5.Mesurer et comparer les précipités.Quatre réponses sont possibles : a) Les précipités sont égaux et moins de 2 mm.de hauteur, = 1.c.-r.normal.b) Les précipités sont égaux et de plus de 2 mm.de hauteur, = encéphalite.c) Les précipités sont de plus de 2 mm.et le sulfosalicylique est deux fois plus élevé ou plus que le mercurique, = méningites purulentes.d) Les précipités sont de plus de 2 mm.et le mercurique est de deux fois plus élevé ou plus.que le sulfosalicylique, = méningite T.B.Voici ce qu\u2019on trouve: Au laboratoire.M PURULENTE M.TUBERC, 274 Sur les rapports.Ppte mercurique =1 1,1,cte.2,3, etc.Ppte sulfos.1 23 11 Comme vous voyez, le test est très simple et, dès 1943, nous l\u2019avons demandé au docteur Bouziane, chef adjoint du laboratoire à l\u2019hôpital Sainte-Justine.Avec son consentement et l\u2019aide des médecins des différents services, nous l\u2019avons obtenu assez régu:1èrement depuis ce temps.Il est entendu, selon Levinson, que cette analyse ne doit pas être faite si l\u2019albumino- rachie est inférieure à 0.30 mg./ 100 ce., car les précipités sont trop petits et augmentent les chances d\u2019erreur.De plus, comme le précipité sulfosalicy!ique est-très lourd et dépose vite, tandis que le précipité mercurique est très léger et ne dépose pas totalement, il conseille d\u2019agiter les tubes quelques heures avant la lecture.Après quelques analyses, le docteur Bou- ziane a suggéré une modification qui a grandement amélioré la précision du test.Comme nous l\u2019avons mentionné, les deux précipités diffèrent de densité et le mercurique, souvent très léger, ne dépose pas totalement au fond de l\u2019éprouvette graduée, même après agitation manuelle; alors, la comparaison des deux éprouvettes reste sujette à une grave erreur.Le docteur Bouziane a ajouté, avant !a lecture du résultat, une période de centrifugation de 10 minutes, ce qui assure le dépôt total des précipités et élimine la cause d\u2019erreur.ExPLICATIONS PRÉLIMINAIRES Cas certains.Ce sont ceux où nous avons obtenu: a) une autopsie avec un examen histopathologique positif, ou b) une inoculation aux cobayes positive dont deux préalablement négatifs à la réaction de la tuberculine; ou c) les deux à la fois.Cas contrôlés.Ce sont ceux où nous avons trouvé un agent étiologique autre que le B.K.ou bien des cas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 qui n\u2019étaient pas de la méningite V.G.polyo- encéphalite, néphrite, méningisme.Levinson.Nous avons pris comme base, pour demander un Levinson, que l\u2019albuminorachie soit supérieure à 0.40 m'lgrm.% et que le patient n\u2019ait pas reçu de traitement à la streptomycine car, dans un cas de méningite T.B.traité avec ce médicament, le Levinson est descendu de 4 à 1.Les chlorures.D\u2019après la plupart des auteurs déjà mentionnés, les chlorures descendent en bas de 620 à 600 mllgrm./ 100 cc.dans les méningites tuberculeuses.Un R.X.Evidemment que la radiographie pu!lmo- naire ne pose pas un diagnostic mais, s\u2019il y a méningite et une image de granulie concomitante aux poumons, on peut inférer que cette méningite est tuberculeuse.Les cellules.Dans la méningite T.B., le rapport lymphocytes/polynucléaires doit étre plus grand que 50/50.Microbes.Le résultat est positif ou non.Pour que le résultat ait de la valeur, il faut se servir de lames neuves, car on doit se rappeler que le B.K., une fois fixé, est presque impossible à enlever d\u2019une lame.Inoculation.Le minimum pour assurer la positivité de l\u2019inoculation est de se servir de deux cobayes dont le test à la tuberculine est négatif et de les sacrifier, l\u2019un après trois semaines, l\u2019autre, après 6 semaines, le résultat n\u2019étant donné qu\u2019après l\u2019autopsie du deuxième.En considérant les tableaux, on s\u2019aperçoit que chaque analyse donne des « faux positifs » ou des « faux négatifs » ou les deux, et que le ROYER er PERRAS: ÉPREUVE DE LEVINSON vrai pourcentage d\u2019erreurs de chaque analyse est la somme des deux.Par « faux négatifs », nous comprenons les cas de méningite T.B.où l\u2019analyse en question revient négative.Par «faux positifs », ce sont les cas autres que la méningite T.B.où l\u2019analyse en question revient positive.Cas certains: 41 cas.Levinson : 52 ont été faits, [ nous en avons éliminé 7 | p.c.q., l\u2019albuminorachie était { 43 100% à (\u2014 .40) et deux p.c.q.| traités à la streptomycine L Chlorures : 102 43+\u2014 42% 59\u2014 58% R.X.34 13+ 38% 21\u2014 62% Cellules : 100 79+ 79% 21\u2014 21% Microbes : 41 2+ 5% 39\u2014 95% Inoculation: 23 224+ 96% 1\u2014 4% Cas contrôlés: 18 cas.Levinson: 21 faits, 9 ont été éliminés 5+ 42% p.c.q.albumine à (\u2014 .40) 7\u2014 58% Chlorures : 32 24 6% 30\u2014 94% R.X.9 0+ 0% 9\u2014 100% Cellules : 28 13+ 46% 15\u2014 54% Microbes: 17 0+ 0% 17\u2014 100% Inoculation: 9 0+ 0% 9\u2014 100% 275 TOTAL DES CAS CERTAINS ET DOUTEUX Pour une analyse.Levinson 0% faux négatifs 42% d\u2019erreurs 42% faux positifs Chlorures 58% faux négatifs 64% d\u2019erreurs 6% faux positifs R.X.62% faux négatifs 62% d\u2019erreurs 0% faux positifs Cellules 21% faux négatifs 67% d\u2019erreurs 46% faux positifs Microbes 95% faux négatifs 95% d\u2019erreurs 0% faux positifs Inoculation 4% faux négatifs 4% d\u2019erreurs 0% faux positifs Done, les chances de bon diagnostic sont dans l\u2019ordre suivant: 96% par l\u2019inoculation, 58% par le Levinson, 38% par le R.X.pulmonaire, 36% par le dosage des chlorures, 33% par la numération des cellules de 1.c.-r.5% par la recherche des microbes.CoNCLUSION Nous ne discutons plus, maintenant que notre médication moderne prolonge les malades atteints de méningite tuberculeuse et réussit même à les guérir.Encore récemment, Hinshaw, Feldman et Pfeutze rapportent dans le J.A.M.A., vol.135, no 3, une série de 9 cas de méningite T.B.qui ont survéeu par la streptomycine intramusculaire et intrathé- cale.Mais avant d\u2019établir en clientéle un traitement si coûteux et surtout pour en assurer l\u2019efficacité, 11 importe de motiver promptement notre diagnostic, les chances de guérison décroissant avec l\u2019évolution libre du bacille dans l\u2019organisme.Aurons-nous alors recours à l\u2019inoculation au cobaye?La réponse reviendra trois semaines trop tard, l\u2019évolution fatale de cette méningite étant de trois semaines. 276 La recherche du B.K.dans le liquide n\u2019est guère plus rassurante, le nombre de bacilles est toujours si minime.Il y aurait le taux des chlorures et la numération des cellu!es, mais les statistiques relevées sur nos 62 cas nous donnent seulement 33% en faveur d\u2019une positivité T.B.Une radiographie pulmonaire?Nos résultats ne sont qu\u2019à 38%.Il nous reste: le Levinson qui en 24 heures donne une réponse exacte dans tous les cas de méningite T.B., nous permettant ainsi de les traiter précocement.Les cas faussement positifs étaient des cas de méningisme, de néphrite et d\u2019encéphalite où les signes cliniques et les autres analyses du l.c.-r.éliminaient le diagnostic de méningite tuberculeuse.Résumé.1.La technique du test de Levinson et ses modifications sont expliquées.2.Les résultats obtenus dans 62 cas de méningite T.B.et autres sont donnés.3.Les autres analyses usuelles ont été faites dans ces 62 cas.4.Les pourcentages d\u2019erreurs du Levinson et des autres analyses ont été calculés et comparés.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtentn AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Le Levinson est démontré comme étant la seule analyse qui nous permette d\u2019instituer précocement le traitement de la méningite tuberculeuse.BIBLIOGRAPHIE Emanuel APPELBAUM et Cyrille HALKIN: « Tuberculous Meningitis.» The J.A.M.A., 135: BAMERGER: Conférence médicale au « Children\u2019s Hospital », le 10 décembre 1947.Combined report of the Veterans Administration, the Army and the Navy, J.4.M.A, 135: 634 (nov.) 1947.John H.KOLMER: Clinical Diagnosis by Laboratory Examinations, pp.338 et 1064-65, 1ère édit.D.Appelton-Century Co.Inc., 1943.A.LEVINSON: Cerebrospinal Fluid in Health and Disease.C.V.Mosby Co., édit.A.LEVINSON et MacFATE: Clinical Laboratory Diagnosis.Les & Febiger, Philadelphie, 1943.A.LEVINSON in BRENNEMANN: Tuberculous meningitis, chap.2, vol.4.C.P.MEHAS et W.E.TRUAX: «Streptomycin in Tuberculous Meningitis.» J.A.M.A, 135: 155 (sept.) 1947.MITCHELL-NELSON: Text Book of Pediatrics.W.B.Saunders Co., 1946.REPORT of the Committee on Therapeutic, Sub- Committee on Streptomycin: J.A.M.A.135: 1947.J.TODD CAMPBELL et A.SANFORS: Clinical Diagnosis, 10e édition.Saunders & Co., 1943. RECUEIL DE FAITS ob ++ PNEUMONIE À FRIEDLANDER GUÉRIE PAR LA STREPTOMYCINE Paul ROBERT, Ancien Interne des Hôpitaux de Paris, Médecins de l\u2019Hôtel-Dieu L\u2019observation qui suit concerne un cas de pneumonie à bacilles de Fried'ander.Il a été jugé intéressant de la rapporter en raison de sa marche spectaculaire vers la guérison.Chacun connaît la gravité du pronostic de cette affection qui d\u2019habitude aboutissait à une destruction massive du parenchyme pulmonaire, et réalisait soit la pneumonie dissé- quante, soit de vastes abcès.La mort en était la terminaison ordinaire.Ici, l\u2019évolution a été rapidement favorable avec restitutio ad integrum.Il faut bien en rapporter le mérite à la streptomycine.Rappelons que d\u2019autres ont déjà établi la sensibilité remarquable du bacille de Fried- lander à la streptomycine.Un cas de plus, à cette époque héroïque de la médication, peut contribuer à entraîner la conviction.! Observation.Mademoiselle H.M., âgée de 22 ans, téléphoniste, présente, le 7 août 1947, une rhinopharyngite aiguë et fébrile, mais sans caractère extraordinaire.Trois jours plus tard, c\u2019est-à-dire le 10 août, alors que la maladie semblait évoluer vers la guérison, la fièvre reprend.La température, qui avait baissé, s\u2019élève à nouveau et atteint 102 degrés F., avec fatigue générale, malaise, petits frissons.La note pulmonaire est donnée par une petite toux sèche, quinteuse, très fréquente, mais il 1.La Cie Merck doit être remerciée pour avoir gracieusement fourni la streptomycine employée chez cette patiente.et Albert JUTRAS, Professeur agrégé d\u2019Electro-radiologie.(Montréal).n\u2019y a ni dyspnée, ni douleur thoracique, ni expectoration.Ces phénomènes persistent et nous voyons la malade le 12 août.L\u2019examen ne révèle qu\u2019un peu de rougeur du pharynx, et nous pensons à une infection descendante de l\u2019appareil respiratoire compliquant une rhi- no-pharyngite banale.La malade reçoit un traitement symptomatique et une injection quotidienne de 300,000 unités de pénicil!ine en solution cire-huile par voie intramusculaire.Quarante-huit heures plus tard, le 15 août, la température se maintient sans changement à 102.2°; l\u2019état général s\u2019est manifestement aggravé.La malade est plus fatiguée, plus pâle, intoxiquée.Elle ne s\u2019alimente pas du tout, vomissant à plusieurs reprises.Les signes fonctionnels se bornent toujours à cette toux sèche et quinteuse, plus fréquente que Jamais et véritablement harassante.Il n\u2019y a toujours ni dyspnée, ni point de côté, ni expectoration.Par contre, des signes physiques sont apparus pour la première fois, et l\u2019on observe nettement au-dessous de la clavicule droite un foyer de matité où le murmure vésicu!aire disparu fait place à un souffle tubaire.On entend encore des râles à bulles moyennes et fines, de la bronchophonie et de la pectorilo- quie.Sur ces données, nous faisons le diagnostic de foyer de condensation de la base du lobe supérieur droit.L\u2019étiologie reste pour nous incertaine puisque le début n\u2019a pas été franc; il manque cette brutalité d\u2019éclosion que l\u2019on observe habituellement dans la pneumonie 278 franche lobaire aiguë.La ma!ade est admise à Phôpital de l\u2019Hôtel-Dieu, le 15 août.Le 16 août, l\u2019état général demeure sans changement.La température se tient à 102.3° et le pouls à 96.Les signes physiques s\u2019étendent: toujours présents en avant, on les trouve maintenant en arrière, entre la colonne vertébrale et l\u2019omoplate droite.L\u2019examen radiologique du thorax, le 16 août 1947, donne les renseignements suivants: « A droite, effacement du sinus costo-phré- nique.Très gros foyer d\u2019ombre dense, mal défini, vaguement triangulaire, reposant par sa base sur le contour médiastinal, mais se IUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniy AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 le poumon droit, mais avec des réactions plcu- rales bilatérales.L\u2019examen des crachats décèle la présence de nombreux pneumo-bacilles à l\u2019exclusion de tout autre germe.La leucocytose est à 8,900 à prédominance polynucléaire (80%).Il existe une très légère anémie à 4,360,000 de globules rouges et 12.1 grammes d\u2019hémoglobine.Taux de sédimentation: 27 mm.Urines normales, sans albumine.Le diagnostic peut dès lors être précisé comme une pneumonie à bacilles de Fried- lander.Le traitement comporte: 1° streptomycine en injections intramusculaires, 0.4 gr.Figure 1.prolongeant jusque dans la région axillaire.L\u2019angle cardio-phrénique est aussi rempli par des ombres hétérogènes.On trouve d\u2019ailleurs des images hétérogènes, des marbrures un peu sur toute la hauteur du champ cléido-phré- nique.À gauche, sinus costo-phrénique masqué par un peu de liquide.La transparence du sommet et des deux tiers supérieurs du champ cléido-phrénique reste sensiblement normale, mais à mesure qu\u2019on descend vers la base, une opacité se dessine de plus en plus dense.» Opinion : il s\u2019agit manifestement d\u2019une pneu- mopathie aiguë qui intéresse plus spécialement Figure 2.toutes les 3 heures, durant 10 jours et 0.2 gr.toutes les 3 heures, durant 5 jours (total: 40 grammes) ; 2° pulvérisations nasales de streptomycine en raison du rôle que paraît avoir joué ici la rhino-pharyngite initiale; 3° médication symptomatique et adjuvante de routine.L\u2019évolution est étonnamment favorable.En 48 heures, la température tombe vite à la normale, avec cependant une petite reprise de trois jours, du 21 au 24 août.La toux persiste jusqu\u2019au 25 août.Jamais d\u2019expectoration, sauf le matin, un crachat que la patiente évacue avec beaucoup d\u2019efforts et ROYER er PERRAS: EPREUVE DE LEVINSON que nous utilisons pour les examens bactériologiques.Les signes stéthacousiques augmentent en étendue et en intensité du 15 au 21 août.A Figure 3.Figure 4.cette dernière date, on observe pour la première fois leur diminution qui dès lors se poursuivra régulièrement.Leur disparition procède d\u2019avant en arrière, pour s\u2019effacer com- 279 plètement vers le 29 août.À aucun moment, des bruits adventices ne sont perçus du côté gauche.La radiographie nous permet de suivre cette évolution.Le 18 août: « Les lésions décrites le 16 se retrouvent mais un peu moins accusées en étendue.Il persiste des réactions pleurales aux deux bases et un très gros foyer d\u2019ombre triangulaire à base médiastinale à la jonction du tiers supérieur et du tiers moyen du champ cléido-phrénique droit.En vue de profil, on se rend compte que la grande part de cette Figure 5.opacité est causée par un processus limité par la scissure du lobe moyen, les réactions scis- surales étant assez évidentes et complétées par une infiltration du parenchyme sus-ja- cent.» Le 25 août: « Disparition presque complète des images anormales précédemment décrites.La plèvre diaphragmatique gauche est comp'ètement libérée.A droite, il reste un épaississement de la petite scissure, tandis que le parenchyme voisin au-dessus et au-dessous ne présente pas de tramite, comme on observe dans les suites immédiates des infiltrations exsudatives.Le cul-de-sac costo-phrénique est encore un peu masqué.» 280 Le 29 août: « Disparition complète de la réaction seissurale précédemment décrite, à droite.C\u2019est à peine si l\u2019on reconnaît cette scissure sous la forme d\u2019un très mince filet.La réaction de la plèvre diaphragmatique toutefois n\u2019est pas comp!ètement terminée.Donc, évolution favorable et rapide d\u2019un processus pleuro-pulmonaire bilatéral, mais à prédominance droite.» Les examens de crachats ayant révélé, après quelques jours, la présence de pneumocoques en association avec les pneumobacilles de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Friedlander, le traitement à la streptomycine est complété par de la pénicilline, à raison de 30,000 unités par voie intramusculaire, toutes les 3 heures, du 21 au 27 août.La malade quitte l\u2019hôpital le 2 septembre.Convalescence sans incident.Elle reprend son travail le 15 novembre tout à fait rétablie.Un examen radiologique de contrô:e pratiqué le 29 novembre démontre que les réactions pleurales sont terminées et que les deux plages pulmonaires ont repris une transparence tout à fait normale. MALADIE DE SCHUERMANN : Jean TREMBLAY, F.R.C.S.(C), Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Chirurgien de l\u2019hôpital Notre-Dame.J\u2019ai pensé attirer l\u2019attention de cette Société sur certaines erreurs de diagnostic dans les affections de la colonne vertébrale, particulièrement sur certaines dystrophies simulant des fractures à certains niveaux où il faut un choc direct pour en produire, et par conséquent qui peuvent induire en erreur et causer des détriments graves, amener des dépenses illégitimes et extraordinaires dans certains cas de réclamations civiles et également quand il s\u2019agit d\u2019accidents du travail.Nous reviendrons sur ce point en présentant certaines observations.La maladie de Schuermann, à ce point de vue, est d\u2019un diagnostic difficile quand on n\u2019est pas prévenu; c\u2019est une dystrophie osseuse, type épiphysite vertébrale ou plutôt assimi'ée à cette pathogénie.Elle siège entre la 7e et la 10e dorsales, donnant une cyphose allongée, aplatissement et élargissement vertébraux, simulant pour une personne non prévenue, surtout suite de chute ou de contusion dorso- lombaire, des fractures de ces trois vertèbres dorsales.Rappelons pour mémoire, que les fractures de la colonne vertébrale se font par choc direct, ce qui est rare, mais elles se font surtout par hyperflexion et alors les fractures vertébrales siègent aux charnières vertébrales, là où les courbures se rencontrent pour changer l\u2019axe.Lordose cervicale avec cyphose dorsale vers la 4e et 5e dorsales; cyphose dorsale et amorce de lordose !ombaire 12e dorsale, 1ère et 2e lombaires.Les fractures vertébrales sont donc plus fréquentes à ces niveaux; aux autres vertèbres, particu!ièrement dans le segment moyen, dorsale 7e à dorsale 10e, les fractures sont rares et se font par choc direct.Watson Jones, dans le volume numéro 1 de Fracture and Joint Injuries, page 304, parle de fractures de 'a colonne vertébrale, diagnostic différentiel; je cite: « Les aplatisse- _ 1.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal, séance du 5 novembre 1947.ments des dernières vertèbres dorsales dans la maladie de Schuermann sont souvent prises pour des fractures par compression, surtout lorsque la lésion s\u2019est développée graduellement sans donner de symptômes et que le patient a cru que son dos rond était normal.» La maladie se développe après la puberté, atteint de la 7e à la 10e vertèbre dorsa'e et cause une cyphose dorsale allongée.Tous les corps vertébraux sont également aplatis; diminution égale des espaces intervertébraux; il peut y avoir hernie de disques intervertébraux.Plus tard, avec l\u2019âge, il se fait des bavures dans, les régions antérieures des corps vertébraux.Ces lésions et la rareté des fractures par compression dans cette région aide au diagnostic différentiel, avec la cyphose due aux malformations congénitales, avec les destructions par tuberculose, avec les déformations dues aux métastases cancéreuses, car celles-ci sont plus facilement reconnaissables.Qu\u2019est-ce donc que cette maladie de Schuer- mann?C\u2019est la cyphose dorsale des adolescents.Maladie décrite par Schuermann, de Copenhague, en 1921.L\u2019auteur attire l\u2019attention sur les épiphyses situées aux bords antérieurs et postérieurs des vertèbres et appelle cette maladie « ostéochondrite » déformante juvénile du dos, cette ma'adie est alors connue sous le nom de l\u2019auteur.Elle est analogue à la maladie de Leggs-Perthes-Calve à la hanche et au syndrome d\u2019Osgood-Schlater.C\u2019est la malformation d\u2019apprenti: « Peasant\u2019s back», c\u2019est une longue cyphose dorsale, déformation irréductible qui se rencontre chez les jeunes gens de 14 à 18 ans.Hanson, en 1926, montre qu\u2019il s\u2019agit de troubles d\u2019ossification.Buschman estime que l\u2019ostéochondrite vertébrale est une entité différente de l\u2019épiphysite vertébrale.La première apparaît dans les premières années de la vie, se caractérisant 282 par une douleur modérée, de la fatigue, des spasmes musculaires, une déformation en coin vertébral avec une cyphose généralisée ou une scoliose.Les causes des épiphysites vertébrales sont : 1° Infection locale ou éloignée; 2° Troubles circulatoires, embolie ou thrombose; 3° Affections glandulaires intéressant la croissance des os et leur développement.Bushman ajoute qu\u2019un déséquilibre entre la demande statique et la capacité statique est la cause de ce trouble.La cyphose résu'te des troubles d\u2019ossification vertébrale qui survient durant l\u2019adolescence et apporte un aplatissement de plusieurs corps vertébraux.Edelstein croit qu\u2019il s\u2019agit de troubles bio- chimiques basés sur une erreur de nutrition ou d\u2019assimilation qui serait à la base des troubles d\u2019épiphysites.La cyphose, à l\u2019origine de la déformation, souvent n\u2019est pas douloureuse et peut passer inaperçue.L\u2019épiphysite vertébrale peut causer une limitation des mouvements, de la contracture musculaire, de la sensibilité en position accroupie.Les radiographies montrent des irrégularités des aspects vertébraux, écrasement et élargissement des vertèbres qui sont suivis par un stade de restitution quand les aspects vertébraux deviennent denses et sclérosés; la déformation des corps vertébraux est le résultat définitif.Le diagnostic différentiel est important, surtout pour le pronostic et le traitement.Il faut éliminer la tuberculose, les traumatismes et le rachitisme.Le pronostic est excellent avec un traitement approprié.La déformation peut amener de l\u2019incapacité; la lésion guérit rapidement avec régénération de la forme anatomique de la vertèbre.Le traitement : repos sur un lit recourbé, appareils de Whitman ou de Bradford, p'âtre en hyperextension, hygiène, diète, vitamines, héliothérapie, traiter les troubles glandulaires.Radiographies: dans les épiphysites d\u2019après Sorrel et Delahaye: | 1° Jusqu\u2019à l\u2019âge de 12 ans, de face et de profil, les corps vertébraux présentent sur L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLetin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 l\u2019image radio!ogique une forme à peu près rectangulaire, leurs bords supérieur et inférieur sont à peu près réguliers et séparés les uns des autres par un disque cartilagineux épais.De plus, vue de profil, ce corps apparaît plus renflé à sa partie moyenne qu\u2019à ses deux extrémités qui sont légèrement abattues en « pan coupé »; c\u2019est le type infantile.+ 2° Vers l\u2019âge de 12 ans, apparaissent à la face supérieure et inférieure des corps vertébraux des points épiphysaires plus tôt que ne le disent les classiques pour lesquels cette apparition ne se ferait que vers 18 ans \u2014 ces points épiphysaires traversés par les rayons X sont nettement visibles sur les images de profil et viennent occuper les « pans coupés ».C\u2019est le type ado!escent caractéristique, cf.: radio épiphysite.3° Plus les points épiphysaires s\u2019accroissent, ils forment une lentille osseuse séparée du corps par une zone claire, cartilage qui se rétrécit de plus en plus.Lorsque la soudure osseuse est faite, le corps vertébral a pris sa TREMBLAY: MALADIE DE SCHUERMANN forme de cylindre régulier donnant sur les radiographies de profil une image de rectangle de hauteur partout égale : c\u2019est le type adulte.Ces points épiphysaires apparaissent toujours dans le même ordre; ils apparaissent aux vertèbres dorsales inférieures puis remontent en haut et descendent à la région lombaire.Alban Kohler, dans son volume Rointgen- ology, 1935, dit: « L\u2019examen satisfaisant de la colonne vertébrale ne peut être fait que par autopsie; il y eut lapsus dans la littérature radiologique jusqu\u2019à ce que, en 1927-28, Schroml publie ses observations sur ce sujet.» Kähler étudie un profil radiologique des dernières vertèbres dorsales d\u2019une jeune fille suspecte de tuberculose et trouve des lésions d\u2019épiphysites.Sur ces radiographies normales pour l\u2019âge, on voit les formations des plaques discales d\u2019épiphysites qui s\u2019amincissent par la suite.Il y a des petits dépôts de chaux qui apparaissent dans le cartilage hyalin vers la 10e et 11e année.Cartilage unissant et recouvrant la partie supérieure et inférieure du corps vertébral.Ces cartilages s\u2019unissent vers la 12e année pour former des plaques calcaires qui, plus tard, vont s\u2019ossifier.L\u2019ossification ou l\u2019union de ces plaques avec les corps vertébraux se fait entre la 22e et 24e années, commençant à !a colonne cervicale pour se terminer à la colonne lombaire; à l\u2019exception de l\u2019atlas et des 3 dernières vertèbres coccygiennes, toutes ces vertèbres ont ces plaques et les plus larges sont celles de la colonne lombaire.Schuermann attire l\u2019attention sur une affection apparaissant chez les mâles entre 15 et 17 ans; c\u2019est cette cyphose dorsale.Causes de l\u2019affection : changement pathologique dans les disques épiphysaires; c\u2019est une ostéochon- drite déformante juvénile, « cypho-ostéochon- dropathie ».Irrégularité et déformation des ombres des disques épiphysaires, l\u2019irrégularité surtout marquée à la région antérieure des vertèbres, à cause de la compression qui devient maxima.Il est certain que c\u2019est la ligne épiphysaire qui est le point de départ de l\u2019affection.283 Epiphysites vertébrales.Les épiphysites vertébrales chez l\u2019adulte ont été décrites par Sorrel et Delahaye, en 1920.Ce sont des affections qui rentrent dans le cadre des dystrophies osseuses de la croissance, souvent confondues avec le mal de Pott; l\u2019affection se manifeste chez !les sujets de 14 à 20 ans, garçons plutôt que les filles, par des douleurs dorsales ou dorso-lombaires, calmées par le repos; l\u2019état général est toujours médiocre.Il n\u2019y a pas de gibbosité mais de la cyphose dorsale à grande courbure, la raideur vertébrale est peu marquée, les signes radiologiques sont positifs, anomalies des points d\u2019ossification épiphysaires aux régions marginales des vertèbres sur un petit triangle; d\u2019autres fois, retard et même absence de points épiphysaires.Plus tard les bords supérieur et inférieur des vertèbres deviennent irréguliers.Ostéochondrite vertébrale infantile, maladie de Calvé.Malformation acquise entre 5 et 10 ans, ne frappant qu\u2019un seul corps vertébral, la maladie semble de même nature que la dystrophie de la hanche (Leggs-Calvé).C\u2019est une affection d\u2019ostéochondrite d\u2019un seul corps vertébral, avec aspect clinique du Mal de Pott.La déformation cunéiforme de la vertèbre simule le Mal de Pott, mais dans le Mal de Pott il y a toujours 2 vertèbres atteintes; dans le Calvé, les disques vertébraux sus et sous-jacents sont intacts.Il y a plus grande densité de la vertèbre, et la lésion est probablement d\u2019origine infectieuse.Observation 1.Mike Y.Il s\u2019agit d\u2019un accident de travail dont l\u2019observation nous est passée par la Commission des Accidents du Travail, de Québec.L\u2019accidenté est âgé de 58 ans; le 9 août 1944, il subit un écrasement au niveau du thorax, écrasé entre deux wagonnettes de mine; évidemment il est en état de choc, transporté dans l\u2019hôpital d\u2019une petite ville, en dehors de Montréal.On porte le diagnostic de fracture par compression des corps des 7e, 8e, 9e ver- 284 tèbres dorsales.On applique un corset plâtré.Il est gardé au lit jusqu\u2019au 18 décembre 1944.Le 7 mars 1945, une nouvelle radiographie est prise et le rapport radiologique montre qu\u2019il y a des changements sous forme d\u2019ostéo- arthrite à toutes les vertèbres dorsales; il y a cyphose marquée avec compression des corps vertébraux des 7e, 8e, 9e vertèbres dorsales; la compression du 7e corps vertébral est si marquée qu\u2019elle laisse soupçonner une fracture par compression.Un orthopédiste distingué a consulté les radiographies et il a confirmé le diagnostic de fracture par compression de ces 3 vertèbres dorsales.Nous examinons ce réc.amant au mois de novembre 1945; il est sous traitement depuis le mois d\u2019août 1944, toujours sous incapacité totale.L\u2019examen nous montre une cyphose dorsale très marquée, allongée, d\u2019origine ancienne avec scoliose droite.La lordose lombaire est également augmentée, tous les mouvements de la colonne sont enraidis; le réclamant est dirigé chez le docteur Collin Ross pour une radiographie de la colonne L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 vertébrale.Voici la traduction de son rapport: «'Tous les clichés montrent un aplatissement des 7e, 8e, 9e dorsales et diminution en hauteur des 6e et 10e dorsales.Cyphose marquée sans diminution des espaces intervertébraux.Ostéo-arthrite hypertrophique marquée des 5e à 12e dorsales.Pas de signe de fracture, pas de fragmentation ni de dép'acement; il s\u2019agit d\u2019une vieille maladie de Schuermann « ostéo- chondrite déformante juvénile» «peasants back » de l\u2019adolescence avec subséquemment ostéo-arthrite hypertrophique.Présentation des radiographies.» Observation 2.Monsieur Jean L.Le réclamant a souffert de contusion lombaire.Il est envoyé dans un hôpital pour fracture de !a colonne lombaire; c\u2019est une contusion de la région sacrée.Une radiographie de la colonne dorso-lombaire a donné le rapport suivant: 6 juin 1947, «le cliché en position latérale, pour inclure les quatre dernières vertèbres dorsa'es et toute la colonne lombaire, ne révèle pas d\u2019état patho- TREMBLAY: MALADIE DE SCHUERMANN logique de la colonne lombaire; mais il y a très légère déformation de la surface inférieure du corps de D-11 ct légère déformation en coin du corps de D-8 et D-9, avec réaction d\u2019ostéo- chondrite aux 7e, 8e, 9e espaces intervertébraux de la co'onne dcrsale.» Les stéréos en .A.P.corroborent la déformation en coin des corps vertébraux de la colonne dorsale inférieure et tout particulièrement sur la surface inférieure du corps de D-8, ce qui permettrait de soupçonner une fracture du ler degré et par compression du corps de cette vertèbre.Il y a corroboration d\u2019absence d\u2019état pathologique de la colonne lombaire.Nous devons noter aussi un épaississement des ligaments !atéraux de la colonne dorsale inférieure.Le 17 juin 1947, l\u2019examen de la colonne dorsale « centrée », de la 4e à la 12e dorsale, a donné le rapport suivant: « Les clichés de contrôle de la colonne dor- sa'e révèlent de nouveau une déformation en coin des sept dernières vertèbres dorsales, des irrégularités importantes de leurs surfaces, supérieures et inférieures, avec fragmentation des épiphyses et apparence de destruction de leur portion antérieure.» À cause du nombre de vertèbres atteintes et des lésions épiphysaires évidentes, nous croyons qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019une ostéochon- drite juvénile ou maladie de Schuermann.Conclusion du rapport du 6 juin 1947.La conclusion est qu\u2019il y a ostéochondr te à certaines vertèbres; mais, tout de même, on admet une fracture du corps de la 8e vertèbre dorsale.Suite de ce premier rapport: j'ai eu une consultation avec les radiologistes, et de nouveau le 2e rapport montre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une ostéochondrite juvénile ou maladie de Schuer- mann.Voici un 2e exemple de fracture de la colonne vertébrale dorsale qui n\u2019existe pas.La première observation a coûté je ne sais combien d\u2019argent à !a Commission; mais inutile d\u2019insister.puisque cet homme a été traité depuis le 9 août 1944 jusqu\u2019au mois de 285 novembre 1945, soit pendant une période de 15 mois.Heureusement que, dans le 2e cas, nous avons porté à temps le diagnostic de maladie vertébrale et non pas de diagnostic de fracture qui aurait entraîné encore une dépense illégitimée, dépense qui aurait entraîné des traitements et aurait probablement duré un an et peut-être conditionné certain degré d'incapacité partielle permanente.Observation 3.La troisième observation est celle d\u2019un homme qui a soulevé un poids d\u2019environ 50 livres, qui a ressenti une douleur dans le dos; il a été dirigé à la Commission des Accidents du Travail, où une radicgraphie nous montre la déformation suivante: aplatissement d\u2019une seule vertèbre avec ostéochondrite; c\u2019est un cas de maladie de Calvé.Si cette radiographie avait été prise par un médecin ou un chirurgien ignorant cette maladie, on aurait encorc probablement porté le diagnostic de fracture par compression de cette vertèbre malade.Ceci aurait entraîné encore un traitement inutile, un traitement long et prolongé, occasionné des dépenses non justifiées.Voilà l\u2019intérêt de cette communication ; c\u2019est d'attirer l\u2019attention des chirurgiens sur cette maladie vertébrale peu connue et qui peut entraîner des erreurs de diagnostic assez sérieuses.BIBLIOGRAPHIE SORREL et DELAHAYE: «Les épiphysites de croissance.» Presse Médicale, 10 sept.1920.CALVE: Journal de Radiologie, janv.1925.Joseph BUSHMAN: « Vertebral epiphysitis.» Bone and Joint Injuries, janv.1927.A.DALE: «Osteochondritis of Vertebral Body.» B.Journal of Surg., oct.1937.SAMU et BRANSTEIN: Osteochondritis of the Spine, octobre 1947.Oudard HESNARD: Affections de la colonne vertébrale chez l'adulte.Raphael MASSART: Pratique orthopédique, p.249.Amédée Legrand.édit, Paris, 1938.OMBREDANNE Traité de chirurgie infantile, 1944, Alban KOHLER: Räntgenology.1935. CONSIDÉRATIONS SUR UN CAS DE CHORIO-ÉPITHÉLIOME ! Jacques GAUTHIER, Cynécologue à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019observation clinique suivante nous a semblé présenter un intérét tant au point de vue de 1a maladie elle-méme que de son évolution rapide, et de la lésion anatomique en cause.Observation.Madame D.M., 24 ans, est hospitalisée, le 7 avril, pour hémorragies génitales avec un diagnostic provisoire de rétention placentaire postabortum.Cette patiente qui présentait une aménorrhée, depuis le 25 janvier, avec les symptômes ordinaires d\u2019une grossesse normale, avait eu un léger écoulement brunâtre par voie vaginale, une semaine avant son admission à l\u2019hôpital, c\u2019est-à-dire le 31 mars.Cet écoulement fut suivi, le lendemain ler avril, de douleurs abdominales, d\u2019un écoulement sanguin plus considérable, et enfin quelques heures plus tard, de l\u2019expulsion d'un œuf, ceci vérifié par son médecin.Les quelques jours qui suivirent, l\u2019écoulement sanguin fut minime, et il n\u2019y avait aucune douleur abdominale.Mais le 6 avril, c\u2019est-à-dire 5 jours après l\u2019expulsion de l\u2019œuf, il se produisit une hémorragie génitale considérable avec hypotension et pouls très rapide; c\u2019est alors que son admission à l\u2019hôpital fut demandée.À son arrivée à l\u2019hôpital, I\u2019écoulement sanguin est sous contrôle.Le facies est pâle et les conjonctives sont décolorées.A l'examen gynécologique, le vagin est rempli de caillots, le col est mou et légèrement entr\u2019ouvert, l'utérus est de volume normal et mou; nous décidons de lui faire un évidement utérin, le lendemain matin, et de lui donner une transfusion de 500 c.c.immédiatement.Mais quelques heures plus tard, il se produit une nouvelle hémorragie-massive 1.Communication à l\u2019Assemblée scientifique du Bureau Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, séance du 30 octobre 1947.qui nous décide d\u2019intervenir immédiatement.À l\u2019intervention, nous constatons que l\u2019hémorragie est produite par uné tumeur d\u2019apparence bleutée et de consistance rénitente, développée aux dépens de la paroi vagino-laté- rale droite, et que l\u2019utérus lui-même ne saigne pas.Nous pratiquons toutefois un curetage utérin qui ne ramène aucun débris de muqueuse, ensuite l\u2019exérèse de la tumeur de la paroi vaginale et nous laissons une mèche vaginale avec Sulfamul.Les suites opératoires sont normales, et voici le rapport ana- tomo-pathologique de la pièce enlevée: « Dans le tissu conjonctif existe un nodule hémorragique parcouru par des travées de chorio-épithéliome caractéristique.» (Dr L.C.Simard.) Nous demandons alors une épreuve d\u2019Asch- heim Zondek et une radiographie pulmonaire dont voici les rapports: 1) Aschheim Zondek: urine non diluée = positive \u2014 diluée au 1/10 = négative \u2014 diluée au 1/20 \u2014 négative 2) Radiographie pulmonaire: \u2014 « Absence d\u2019image de condensation parenchymateuse et d\u2019épanchement pleural.Absence d\u2019opacité nodulaire typique de métastases pulmonaires, mais la turgescence du hile gauche et les nombreuses images trabéculaires, entraînant une diminution de la transparence du poumon gauche, sont suspectes d\u2019infiltration par voie lymphatique.S\u2019agit-il d\u2019infiltration secondaire néoplasique ou d\u2019un ancien état de prétubercu- lose?A l\u2019histoire clinique de le démontrer.» (Dr Paul Brodeur.) Devant le tableau clinique que présentait cette patiente, nous décidons de lui faire subir une castration par Rœntgenthérapie profonde, en consultation avec le Service de Radiologie.Ce traitement débuta le 19 avril pour se terminer le 6 juin.La patiente reçut une dose \u2014\u2026 am a GAUTHIER: CONSIDÉRATIONS SUR UN CAS DE CHORIO-ÉPITHÉLIOME de 8062 r.par sept portes d\u2019entrée réparties de la façon suivante: 1) abdomino-pelvienne antérieure droite 2) \u2014 \u2014 \u2014 gauche 3) vulvaire directe 4) ilio-sacrée droite 5) \u2014 gauche 6) épine sciatique droite 7 \u2014 \u2014 gauche Evolution.Depuis l\u2019intervention chirurgicale, la patiente ne constata aucun écoulement sanguin et aucune douleur abdominale, ni aucune perte de poids.Six jours après son premier traitement de radiothérapie profonde, la réaction d\u2019Aschheim Zondek était négative aux trois dilutions d\u2019urine déjà mentionnées et la réaction est négative à trois autres examens subséquents.L\u2019état général est excellent jusqu\u2019à maintenant et, au dernier examen, il y a environ quinze jours, tout semblait normal.La patiente n\u2019accuse que des bouffées de chaleur qui sont contrôlées par des médicaments du type des barbituriques.Les cas de chorio-épithélioma sont assez rares pour que nous nous permettions d\u2019en dire quelques mots.HISTORIQUE.Sanger, en 1888, créa le nom de déciduo- me malin pour ce genre de tumeur, car il pensait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un sarcome développé aux dépens des éléments de la caduque; mais Marchand, en 1895, montra qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une tumeur née aux dépens des éléments épithéliaux du chorion, syneitium et cellules de Langhans, théorie confirmée en 1896 par Apfelstedt et Archoff.En 1895 également, Williams en rapporta un cas dont le début avait eu lieu par le développement d\u2019un nodule sur la petite lèvre droite, huit jours après un accouchement à terme et qui mourut dans l\u2019espace de six mois.PATHOGÉNIE.«Le chorio-épithéliome apparaît comme une masse de volume variable et de coloration 287 grisûâtre, noirâtre ou rougeâtre; parfois c\u2019est plutôt une ulcération plus ou moins végétante, s\u2019infiltrant dans la paroi utérine.Cette tumeur est formée, en grande partie, par des traînées de cellules syncitiales individualisées qui traversent la couche déciduale et envahissent la couche musculaire; ces cellules syncitiales flottent dans les lacs sanguins volumineux de la tumeur et envahissent les parois des vaisseaux profonds du muscle utérin, d\u2019où la fréquence et la rapidité des métastases.» (Faure et Siredey.) Ces métastases par voie sanguine se produisent au niveau du poumon dans 75% des cas, du vagin dans 54% des cas et du cerveau dans 5% des cas.(Dorland.) SYMPTÔMES.Le chorio-épithéliome survient ordinairement chez la femme entre 20 et 40 ans, c\u2019est-à-dire durant la période de reproduction, et il succède ordinairement à une grossesse à terme ou à un avortement.Il y a cependant des cas rapportés qui se sont manifestés par une rupture spontanée de l\u2019utérus, sans histoire de grossesse décelable; l'homme lui-même peut en souffrir, comme certains cas de tumeurs du testicule en témoignent.Cependant, 50% des chorio-épithéliomes font suite à une môle hydatiforme, quoiqu\u2019il n\u2019y ait que 5% des môles hydatiformes qui dégénèrent en tumeur maligne.Le symptôme prédominant est l\u2019hémorragie par voie génitale, mais dans plusieurs cas, la métastase pulmonaire vulvaire ou vaginale en est la première manifestation décelable.Le diagnostic se fait par le curetage utérin avec biopsie, l\u2019épreuve d\u2019Achheim Zondek pour la présence des hormones gonadotropes et l\u2019histoire clinique.TRAITEMENT.Jusqu\u2019à maintenant, le chorio-épithéliome a toujours produit un pourcentage de mortalité élevé, malgré le traitement institué, soit chirurgical, soit radiothérapique, soit l\u2019association des deux.Schumann et Voe- 288 gelin (Philadelphie) rapportent 15 cas en d ans, avec 33% de guérison.Teacher rapporte 53% de mortalité pour les cas de chorio- épithéliome développé après un avortement molaire, 66% de mortalité après un avortement ordinaire et 79% après une grossesse à terme.À venir jusqu\u2019à il y a quelques années, le traitement consistait dans l\u2019hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale et, plus tard, la radiothérapie profonde fut associée à ce premier traitement.Maintenant, plusieurs auteurs préconisent plutôt la radiothérapie profonde, sans intervention chirurgicale aucune.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLern AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Dans le cas mentionné ici, nous avons opté pour ce dernier traitement, le résultat est encourageant jusqu\u2019à ce jour, mais le cas est encore trop récent pour en tirer des conclusions.BIBLIOGRAPHIE 1.PACK et LIVINGSTON: Treatment of Cancer and Allied Diseases, chapitre XCIX, p 1772.2.CROSSEN et CROSSEN: Diseases of Women.3.W.P.TEW: «Chorioepithelioma ».C.M.A.J., 54: 469 (mai) 1946.4.NOVACK: Textbook of Gynecology, chapitre 43, page 662.PARALYSIE SYMPATHICO-SENSITIVO-MOTRICE POST-TRAUMATIQUE DU MEMBRE SUPÉRIEUR DROIT Roma AMYOT, Chef du service de neurologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation.Réjean S., âgé de 26 ans, fut admis à l\u2019hôpital Notre-Dame, le 12 mars 1947, pour paralysie du membre supérieur droit.Il venait d\u2019être l\u2019objet d\u2019un accident à son travail: choc violent sur son épaule droite d\u2019une poutre qui tomba d\u2019une hauteur de 70 pieds environ.Le sujet ne perdit pas connaissance, mais remarqua à l\u2019instant que son membre supérieur droit était impotent.Nous avons examiné le malade deux jours après son entrée et voici quelles furent nos constatations : Paralysie flasque du membre supérieur droit.Aréflexie tendineuse.Anesthésie à tous les modes sur la main, l\u2019avant-bras, sur le bras, sauf la moitié supérieure de sa face interne et la ma- Jeure partie de sa face postérieure, sur le moignon de l\u2019épaule et une languette de tégument dans la région sus-clavicu- laire.Syndrome de Claude Bernard-Horner avec ses trois éléments : enophtalmie, fente palpébrale moins ouverte, pupille plus petite.Absence du réflexe pilo-moteur sur la main, l\u2019avant-bras, le bras, sauf sur la face postérieure et la moitié supérieure de sa face interne.Sécheresse de la main droite.Le membre supérieur droit est plus chaud (surtout la main et l\u2019avant-bras) que le gauche.Il y a aussi congestion vasculaire se manifestant par une rubéfaction évidente de la main et de l\u2019avant-bras.En définitive: paralysie sympathico-sensi- tivo-motrice flasque du membre supérieur droit.Mais cette paralysie ne se montrait pas qu\u2019aux muscles du membre supérieur, car nous avons constaté que le grand dorsal, le deltoïde, les pectoraux, les sus et sous-épineux, le grand rond, ne fonctionnaient pas, que le trapèze se contractait moins vigoureusement que son AMYOT: PARALYSIE SYMPATHICO-SENSITIVO-MOTRICE congénère de gauche.Nous n\u2019avons pu nous rendre compte de l\u2019activité du grand dentelé.\u201c Nous étions done en présence, sur le plan moteur, d\u2019une paralysie des muscles innervés aussi bien par les branches collatérales que terminales des nerfs du plexus brachial.Pour étudier plus complètement et surtout plus objectivement la paralysie du sympathique tégumentaire, nous avons fait transpirer ce malade en le plaçant dans un bain de lumière, après lui avoir enduit la peau d\u2019une solution d\u2019iode dans de l\u2019huile de ricin et de Fig.1.\u2014 L\u2019absence de coloration noiritre au membre supérieur droit démontre l\u2019anhydrose sur ce segment et la paralysie du sympathique.l\u2019alcool; ce qui fut suivi d'un saupoudrage de la même région par de l\u2019amidon.La sueur, bien entendu, a réuni l\u2019iode à l\u2019amidon.Les régions humidifiées par la sueur ont pris une teinte foncée et les zones du tégument non innervées par le sympathique et demeurées conséquemment sèches ont gardé le même aspect qu\u2019avant l\u2019épreuve de transpiration.(Fig.1 et 2) 289 Aussi, qu\u2019avons-nous constaté par cette épreuve?Que l\u2019étendue d\u2019aréflexie pilo-mo- trice se superposait exactement à la région de l\u2019anhydrose ou de sécheresse.D\u2019autre part, il doit être aussi mentionné que l\u2019aire d\u2019anesthésie couvrait le même territoire que celui des manifestations de paralysie du sympathique: la main, l\u2019avant-bras, la face antérieure du bras, la moitié inférieure de la face interne du bras, une zone très limi- Fig.2.\u2014 Même constatation à la face postérieure qu\u2019à la face antérieure illustrée sur la figure 1.tée immédiatement au-dessus de l\u2019olécrâne, le moignon de l\u2019épaule et une languette se prolongeant sur la région sus-claviculaire.Commentaires.Ces détails d\u2019examen ne présentent pas qu\u2019un intérêt de curiosité, ils comportent aussi une application pratique.Il est assez évident que le choc reçu sur 290 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 l\u2019épaule l\u2019a abaissée vigoureusement et subitement, produisant une traction sur le plexus brachial.Mais l\u2019élongation ainsi causée porta-t-elle ses lésions sur le plexus lui-même ou sur les racines cervicales situées en amont?On a déjà observé la présence de lésions sur les racines qui, dans de semblables cas, par traction, étaient même parfois arrachées de leurs attaches médullaires.Remarquons qu\u2019une lésion radiculaire comporterait un pronostic moins favorable qu\u2019une lésion plexulaire, la régénération nerveuse s\u2019opérant d\u2019autant moins bien que la lésion se rapproche de la moelle, dans laquelle par ailleurs aucune réparation de fibres nerveuses ne s\u2019effectue d\u2019une façon pratique et efficiente.Les constatations du syndrome sympathique au membre supérieur, et surtout sa superposition au territoire de l\u2019anesthésie, éliminent à peu près absolument la localisation radiculaire, parce qu\u2019aucune fibre sympathique ne passe par les racines cervicales.Elles viennent de plus bas, des racines dorsales.La présence d\u2019une transpiration normale à la face, nous démontre que la chaîne sympathique cervicale n\u2019est pas lésée, les fibres sympathiques qui s\u2019y rendent venant des quatre premiers segments de la moelle dorsale, passant par les racines correspondantes et montant par la chaîne sympathique vers le tégument de la face.(Fig.3) Le syndrome de Claude Bernard-Horner, partiel et régressif, pourrait s\u2019expliquer par une lésion de la première racine dorsale, par laquelle passent en partie les fibres sympathiques de l\u2019œil ou encore mieux de son rameau communicant blanc qui a pu souffrir de la traction.Nous localisons done la lésion sur le plexus méme, en aval ou au dela de la chaine sympathique, c\u2019est-à-dire à un point où le rameau communicant gris a déjà fourni ses fibres sympathiques qui viennent de la moelle dorsale où les centres sympathiques du membre supérieur s\u2019étagent de D4 à D8 environ.Nous avons publié, conjointement avec le docteur Roland Décarie, en mars 1938, dans L\u2019Union Médicale du Canada, un cas exactement superposable à celui-ci.Nous avons appris tout dernièrement (1947) et d\u2019une façon indirecte, que la paralysie de ce premier malade ne s\u2019était guère améliorée.Le syn- \\ _ SN [4 [1A x 2 s A SK za A a I EF > fi A \\ AR RS NESS ARIANE ZA =e NE We Jia == SN pr} 3 œ A) on I At 0 Fig.3.\u2014 Image schématique de la moelle dans laquelle les centres sympathiques sont illustrés de D! à L2 par deux traînées bilatérales d'un pointillé plus dense dans les régions cervicale et lombaire.Image de la chaîne sympathique ganglionnaire et des racines rachidiennes.A gauche, une lésion radiculaire cervicale n\u2019entraînerait pas de déficit sympathique au membre supérieur; les racines antérieures cervicales ne contenant pas de fibres sympathiques.A droite, lésion du plexus brachial, comme chez notre malade.drome présenté par ces deux malades semble illustrer assez systématiquement les manifestations neurologiques qui sont la conséquence d\u2019un abaissement violent et subit éprouvé par l\u2019épaule de la sorte vigoureusement abaissée.La traction sur le plexus brachial constituerait le mécanisme d\u2019élongation et de névrite mécanique du plexus brachial dans son segment il gl MELOCHE: CINQ CAS D\u2019'ANESTHÉSIE POUR LARYNGECTOMIES situé plus haut que l\u2019émergence de ses branches collatérales.Le malade, traité par le courant galvanique et la vitamine B!, ne présentait aucune amé- 291 lioration à son départ de l\u2019hôpital, le 18 avril 1947.Nous continuerons de le suivre.Au besoin, nous rapporterons l\u2019évolution dans 6 mois ou 1 an.CINQ CAS D\u2019ANESTHESIE POUR LARYNGECTOMIES Lorenzo MELOCHE (Montréal).Les cas de laryngectomie dans un hôpital général ne pullulent pas.Nous avons eu personnellement l\u2019occasion, depuis 1943 à 1946, d\u2019administrer l\u2019anesthésie pour cing de ces cas que nous rapportons.Ces opérations furent pratiquées pour épithéliomas du larynx par le docteur Valmore Latraverse, chirurgien bron- cho-œsophagologiste (hôpital Notre-Dame, Montréal).Observation 1.Monsieur F.B., âgé de 55 ans, dut subir une trachéotomie d\u2019urgence, douze jours avant d\u2019être opéré pour laryngectomie.Son état général et la durée possible de l\u2019intervention le classifiait comme un pauvre risque opératoire.: Examen objectif.Poumons : respiration soufflante aux deux plages pulmonaires.Sys- téme cardio-vasculaire: T.A., 115/70; tachycardie, sans lésions valvulaires.Pouls, 110.Conditions associées : anémie, néphrite.Médication préanesthésique : sulfate de morphine, 14 de grain; sulfate d\u2019atropine, 1/150 de grain, une heure avant l\u2019opération.Anesthésie: avertin par voie rectale, à dose de 100 mgr./ kg.de poids, en solution à 2.5%, à 8 heures 30 a.m.Anesthésie locale: novocaïne, 1%.Pentothal sodique: un gramme avec 1,000 ce.de sérum physiologique, à 11 heures 20 a.m.Opération commencée à 9 heures 15 a.m.et terminée à 2 heures 35 p.m., le 20 mai 1943.Durée opératoire : 5 heures 20 minutes; laryngectomie totale.Médication durant l\u2019anesthésie: coramine, 5 ce, à 9 heures 30 a.m.; eschatin (action hypertensive), 2 ce., à 11 heures a.m.; cora- mine, 5 cc., ing.4 2 heures 30 p.m.Etat du patient durant l\u2019anesthésie: passable, diaphorèse.Au départ de la salle d\u2019opération : pouls petit et l\u2019état général est passable.Aucune complication postopératoire et le patient quitte l\u2019hôpital, le 16 juin 1943, en voie de guérison.Observation 2.Monsieur J.A, âgé de 65 ans, présentait une bronchophonie du sommet droit, à l\u2019examen pulmonaire.Examen cardio-vasculaire: T.A., 140/80.Aucune lésion valvulaire suspecte.Condition associée: hypertrophie prostatique.Opération : laryngectomie totale et pharyn- gectomie partielle, le 3 novembre 1943.Médication préanesthésique: sulfate de morphine, 1/6 grain; sulfate d\u2019atropine, 1/150 grain, à 7 heures 30 a.m.Anesthésie: avertine, par voie rectale, à dose de 100 mgr./ kg.de poids, en solution à 2.5%, a 8 heures 45 a.m.Anesthésie locale: novocaïne 1% ; pentothal sodique en solution à 5%.Une quantité totale de deux grammes à doses fractionnées, par voie endoveineuse, au moyen d\u2019un conduit à deux voies, fut administrée durant l\u2019opération, avec un litre de sérum physiologique contenant 5% de dextrose.L\u2019opération, commencée à 9 heures 45 a.m., fut terminée à 4 heures 15 p.m. 292 Temps opératoire: 6 heures 30 minutes.Médication durant l\u2019anesthésie: .coramine, 5 ce.à 10 heures 15 a.m.Condition du patient au cours de l\u2019anesthésie: bonne.À la fin de Popération: pouls, 110; T.A, 84/76, et une transfusion de sang total fut alors donnée au patient.Aucune complication postopératoire ne survint, à l\u2019exception d\u2019une légère rétention urinaire tout à fait compatible avec une hypertension prostatique.Cependant le patient quitte l\u2019hôpital, le 29 novembre 1943, en voie de guérison.Observation 3.Monsieur J.-L.T., âgé de 21 ans, était d\u2019un état général moyen.L\u2019examen clinique pulmonaire révélait une diminution générale du murmure vésiculaire, bien que Pexamen radiologique fut négatif.Les bruits cardiaques étaient réguliers avec souffle systolique & la pointe.T.A., 100/80.Médication préanesthésique : sulfate de morphine, 1/6 grain; sulfate d\u2019atropine, 1/150 grain, et sulfate de strychnine, 1/30 grain, le 27 janvier 1944.L'administration d\u2019avertin, par voie rectale, à dose de 80 mgr./ kg.de poids, en so!ution à 2.5%, à 8 heures 35 a.m., n\u2019eut qu\u2019un effet médiocre, ayant été partiellement rejeté.L\u2019anesthésie locale, avec novocaïne 1%, fut faite à 9 heures 30 a.m.et l\u2019opération commencée à 9 heures 45 a.m.Vu la sédation antérieure inadéquate du patient, une injection sous-cutanée de sulfate de morphine, 14 grain, et sulfate d\u2019atropine, 1/150 grain, lui fut donnée à 10 heures a.m., et le pentothal sodique, par voie endoveineuse, fut commencé à 11 heures a.m., à doses fractionnées.Le temps opératoire pour laryngectomie totale fut de 6 heures 35 minutes.Médication durant l\u2019anesthésie : deux litres de sérum physiologique, contenant 5% de dextrose, par voie endoveineuse; coramine, 5 ce.; eschatin, 5 cc.La quantité totale de pentothal sodique donnée fut d\u2019un gramme.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 194% Malheureusement, une radiographie démontra une pneumonie du lobe inférieur droit, le 22 février, en dépit du traitement médical, et le patient décédait, le 24 février, avec un abcès pulmonaire, soit vingt-huit jours après l\u2019opération.Observation 4.Monsieur L.H.était âgé de 48 ans.Une tentative de laryngectomie totale fut faite, le 17 février, sous anesthésie locale: novocaine 1%, 60 ce, sans adrénaline.Sitôt l\u2019anesthésie locale terminée, l\u2019anesthésiste présent à.ce moment, le docteur J.Durocher, nota que le patient avait de la difficulté à parler; s\u2019ensuivit une phase d\u2019aphonie, pour bientôt se développer des convulsions généralisées, calmées par l\u2019injection intraveineuse de 250 mgr.de pentothal sodique.Le pouls radial était alors imperceptible.Inhalation de nitrite d\u2019amyle, introduction d\u2019un bronchoscope dans la trachée par le bronchoscopiste et oxygénothérapie par respiration contrôlée à l\u2019aide d\u2019un appareil à anesthésie furent employés.L\u2019injection intraveineuse de 5 ce.de coramine fit remonter la T.A.à 110/65; le pouls devint bien frappé et l\u2019oxygénothérapie fut continuée durant 1 heure 15 minutes.Au départ de la salle d\u2019opération, le patient était conscient, l\u2019état général bon, et l\u2019opération fut remise ultérieurement.' Le 13 mars 1945, une laryngectomie totale fut pratiquée sous anesthésie intraveineuse au pentothal sodique, avec soluté continu, au moyen d\u2019un conduit à deux voies.Un bron- choscope mis en place dans la trachée par le bronchoscopiste, durant un heure, permettait l\u2019emploi fréquent d\u2019oxygène.Durant l\u2019opération, i.e.4 heures 25 minutes, un litre de sérum physiologique et glucosé 5%, et 500 ce.de sang total furent administrés.Aucune complication postopératoire et le patient quittait l\u2019hôpital, le 28 avril 1945, en voie de guérison.Observation 5.BE Laryngectomie totale, le 14 novembre 1946, MELOCHE: CINQ CAS D'ANESTHÉSIE POUR LARYNGECTOMIES pour un patient âgé de 61 ans, Monsieur V.G.L\u2019examen clinique était négatif.Temps opératoire: 4 heures 30 minutes.Quantité totale de pentothal sodique: 1 gramme 40 avec anesthésie endotrachéale, protoxyde d\u2019azote et oxygène.Prémédication: sulfate de morphine, 1/6 grain; sulfate d\u2019atropine, 1/150 grain, une heure avant l\u2019opération.La bouche et le pharynx furent vaporisés avec une solution de pontocaïne à deux pour cent.Emploi de pentothal sodique en solution à 2.5%, avec tube extension et conduit avec robinet (Adams) pour induction de l\u2019anesthésie, suivi d\u2019une faible quantité de cyclopropane et de deux ce.ou 40 unités d\u2019intocostrin.Sous laryngoscopie directe, un tube orotrachéal droit, en soie gommée Foregger, de calibre 38, avec vessie, fut inséré dans la trachée et réuni avec connections appropriées à l\u2019appareil, à l\u2019anesthésie.Maintien de l\u2019anesthésie avec pentothal sodique à 2.5%, protoxyde d\u2019azote et oxygène circuit semi-fermé avec absorption.Une injection intraveineuse de sérum physiologique, contenant 5% de dextrose et 400 cc.de sang total, fut commencée dès les débuts de l\u2019opération dans la veine saphène du coup-de- pied droit.Après dissection du larynx et au moment de la trachéotomie, le tube orotrachéal fut enlevé et une anesthésie légère maintenue avec le pentothal sodique, sans hâte pour le chirurgien, tandis que l\u2019assistant aspirait soigneusement au voisinage de la stomie trachéale.Adaptation d\u2019un tube « Portex » stérile de type Magill, avec vessie dans la trachée, par le chirurgien, connections établies avec l\u2019appareil à anesthésie et maintien au protoxyde d\u2019azote et oxygène.Un tube Levine stomacal fut mis en place à la fin de l\u2019opération et une aspiration avec cathéter fut faite par le tube endotrachéal pour aspiration bronchique.COMMENTAIRES New, Figi, Havens et Erich (1) rapportent l\u2019étude de 568 patients traités à la clinique Mayo pour néoplasmes malins du larynx, durant une période de dix ans, de 1934 à 1943 293 inclusivement, dont 218 cas furent opérés par laryngectomie, soit 47.8%; 60.2% vécurent 5 ans et plus, après leur opération.Ils estiment que l\u2019anesthésie régionale, plutôt que l\u2019anesthésie générale, contribue à leur faible taux de mortalité, dans les cas de chirurgie majeure du larynx.Ils estiment que l\u2019anesthésie régionale est préférable, et, pour le patient, il vaut mieux qu\u2019il soit conscient durant l\u2019opération, parce que l\u2019anesthésie générale est difficile de contrôle, lorsque la lumière laryngée est mise à jour par voie externe et que le sang qui peut s\u2019égoutter dans la trachée est rapidement expulsé par la toux.Cependant l\u2019anesthésie locale seule présente les désavantages suivants : tranquillité et confort inadéquats pour le patient et, suivant Browne (2), choc psychique et un certain degré d\u2019hypoxie.Cette hypoxie peut être due à Pobstruction respiratoire laryngée des débuts de l\u2019opération, ou à l'accumulation du sang et des spasmes de toux au cours de l\u2019intervention.À cela s\u2019ajoute le temps supplémentaire nécessité pour l\u2019opération, les facilités opératoires limitées et les dangers possibles d\u2019intoxications ou effets fâcheux de l\u2019anesthésique local.L\u2019anesthésie de base à l\u2019avertin, combinée à l\u2019anesthésie locale, présente plus d\u2019avantages quant au confort du patient.Cependant, le temps opératoire est augmenté, la dose d\u2019absorption est incertaine, plus incontrôlable, parce que parfois partiellement éliminée; donc nécessité de compléter avec un autre agent anesthésique, soit par voie endoveineuse ou par inhalation.Combinée, l\u2019anesthésie avertin- locale-pentothal sodique diminue la ventilation pulmonaire, et nécessite l\u2019apport d\u2019oxygène pour faciliter la respiration, soit à l\u2019aide d\u2019un tube métallique, comme le bronchoscope qui provoque à la longue une irritation plus marquée par sa rigidité, soit à l\u2019aide d\u2019un tube semi-rigide (Flagg, Woodbridge), soit à l\u2019aide d\u2019un tube de caoutchouc mou endotrachéal, type Magill.L\u2019anesthésie générale endotrachéale représente pour Browne (2) une moindre tension 294 psychique pour le patient, une plus grande facilité opératoire pour le chirurgien qui peut disséquer le larynx sans précipitation en aucun temps, sans obstruction respiratoire, et nullement ennuyé par la toux et la déglutition du patient sous anesthésie locale.De plus, selon P.Holinger et W.Cassels (3), un conduit de ventilation adéquat est assuré dès les débuts et maintenu durant toute l\u2019opération; la contamination de l\u2019arbre tra- chéo-bronchique par les sécrétions et le sang en est empêchée, les sécrétions pulmonaires peuvent être aspirées rapidement et en aucun temps, sans retarder l\u2019opération, et l\u2019anesthésiste et appareil à anesthésie demeurent éloignés du champ opératoire.Enfin, si une tumeur endôlaryngée causait une obstruction respiratoire suffisante, ayant nécessité une trachéotomie préalable, l\u2019anesthésie générale endotrachéale en élimine la nécessité, et le patient voit avec satisfaction son coût d\u2019hospitalisation passablement diminué par son séjour moins prolongé, n\u2019étant soumis qu\u2019au protocole et au « tra-la-la » d\u2019une seule opération, et son psychisme en est meilleur.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 SOMMAIRE Présentation de cinq cas de laryngectomie avec différents modes d\u2019anesthésie: avertin- locale-pentothal sodique, pentothal sodique et protoxyde d\u2019azote-oxygène endotrachéal, et pentothal sodique.Impression nettement plus favorable par l\u2019anesthésie générale endotrachéale protoxyde d\u2019azote-oxygène et pentothal sodique, pour le confort et la sécurité du patient, et facilités plus grandes pour le chirurgien et l\u2019anesthésiste.BIBLIOGRAPHIE 1.Gordon B.NEW, F.FIGI, F.HAVENS et J.B.ERICH: «Carcinoma of the Larynx.Methods and results of treatment.» Surgery-Gynecology- Obstetrics, 85: 623 (nov.) 1947.2.George F.BROWNE: «General anesthesia for total laryngectomy.» Annals of Otology, Rhinol- ogy and Laryngology, 53: 140 (mars) 1944.3.Paul H.HOLINGER et W.CASSELS: «Endo- tracheal anesthesia for external laryngeal surgery.» Anesthesiology, 5: 583 (nov.) 1944. OPÉRATION DE WERTHEIM DANS LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L\u2019EPITHELIOMA DU COL UTERIN Roland SIMARD, (Service du professeur Louis-E.Phaneuf, hôpital Carney, Boston).L\u2019hystérectomie radicale abdominale, mieux connue sous le nom de Wertheim, en raison des nombreux travaux qu\u2019il publia sur cette technique, était, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, le seul procédé à la disposition des gynécologues en présence de Pépithélioma du col utérin.Considérée comme une intervention laborieuse, attendu que les progrès de la chirurgie moderne et les nombreux avantages qui en découlent ne favorisaient pas alors le chirurgien, un grand nombre de malades mouraient de choc ou encore d\u2019infection secondaire.De 1907 à 1921, Bonney publia 384 cas de Wertheim, comprenant des malades opérables, sans tenir compte du stade, avec les résultats suivants: 20% de mortalité opératoire pour les 100 premiers, et 9.5% pour les autres.Schauta, vers 1920, élabore Fhystérectomie radicale vaginale, procédé satisfaisant mais incomplet, puisque cette technique ne permet pas la résection des ganglions hypogastriques par voie vaginale.Taussig, de 1930 à 1940, met en lumière le processus concernant la résection des ganglions pelviens; ceci constitue la deuxième partie opératoire, laquelle est considérée aussi importante que la première.Avec l\u2019ère du radium, vers 1915, donnant dès le début des résultats flamboyants, principalement dans les épithéliomas au stade I, c\u2019est-à-dire limités au col, la plupart ont abandonné le Wertheim en faveur de la radiation, procédé moins traumatisant et beaucoup plus simple.Depuis environ 25 ans, on utilise la curiethérapie et la radiothérapie profonde, traitement conjugué, dans tous les cas dépassant le premier stade.S\u2019il faut en reconnaître les bienfaits, l\u2019on ne doit cependant vas oublier de mentionner les complications sérieuses qui résultent de l\u2019application du radium, telles que les radiumdermites, qui sont plutôt rares, contrairement aux rectites et aux cystites, beaucoup plus fréquentes, qui persistent pendant des mois et pour lesquelles aucune médication semble efficace: : De plus, il est admis de nos jours que la radiation ne peut pas atteindre les ganglions pelviens profonds (Taussig).Meigs, à la clinique du cancer, à Pondville, a trouvé certaines tumeurs malignes du col radio-résistantes, et l\u2019a prouvé par des biopsies répétées qui ont montré une activité cellulaire même après la radiumthérapie.En présence de ces faits, certains gynécologues sont revenus au Wertheim, en ayant soin toutefois de choisir une catégorie de malades dont la lésion est limitée au col seulement.En 1944 et 1945, Meigs publie 47 cas de Wertheim sans mortalité opératoire.Sur ce nombre, 8 cas, soit 17%, avaient des ganglions positifs.Puisque ces malades présentaient déjà des métastases cancéreuses, on peut conclure que, sans la résection de ces ganglions, intervention aurait été incomplète.Le même auteur prétend que, avec un taux de mortalité de 10 à 20%, il serait contre- indiqué de pratiquer cette intervention; c\u2019est du reste l\u2019avis de Morton et de Phaneuf.Voici maintenant, en résumé, l\u2019opinion de ce dernier dans un article intitulé: « The Management of Carcinoma of the Uterine Cervix»: «Avec les progrés de la chirurgie moderne et de l\u2019anesthésie, l\u2019habileté des chirurgiens et tous les moyens mis à la disposition des malades, i.e.transfusions, sérums, sulfamidés et pénicilline, il est plus facile de procédé à des interventions de grande envergure et d\u2019obtenir de meilleurs résultats.On RES 296 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 ne doit pas abandonner une technique opératoire qui a rendu d\u2019immenses services pendant vingt ans, mais plutôt continuer de la pratiquer tout en l\u2019enseignant aux autres.N\u2019oublions pas, toutefois, que l\u2019on doit se limiter aux cas typiques seulement.» Indications opératoires.1° Cas idéaux, i.e.sujets jeunes de préférence qui ne présentent aucune maladie coexistante.2° Epithélioma du col au début, i.e.lésion limitée au col uniquement ou au stade I (C.IS.N.).Observation.(Malade opérée le 16 novembre 1943, par le docteur Louis-E.Phaneuf, F.A.C.S., professeur de gynécologie à l\u2019Ecole de Médecine Tufts, Boston, et chef du Service de gynécologie et d\u2019obstétrique à hôpital Carney, à Boston.) ! Mme V.G., 35 ans, se présente à l\u2019hôpital Carney, le 9 novembre 1943, pour suintement sanguin à peu près continu, ayant débuté environ six semaines auparavant, et métrorragies abondantes depuis trois jours.Aucune histoire antérieure suspecte, puisque les dernières règles normales remontent au 28 septembre 1943.Menstruée à 12 ans, avec cycle régulier de 30 jours, sans le moindre malaise.Mariée depuis 18 ans, deux grossesses normales à terme et un avortement, Sans cause apparente, survenu en 1938.Aucun antécédent personnel, sauf une appendicectomie, il y a 20 ans.À l'examen physique, cette patiente présente un état général excellent : le cœur est normal avec une pression artérie!le de 110/70; rien à noter aux poumons; l\u2019abdomen est souple et non douloureux.Les analyses sont bonnes, sauf une numé- 1.Je suis reconnaissant à l\u2019égard du docteur L'-E.Phaneuf, qui a grandement collaboré à ce\u2018 travail, en m'accordant le privilège de publier un de ses cas de Wertheim.ration globulaire de 2,600,000 globules rouges et un taux d\u2019hémoglobine de 55 pour cent, indice d\u2019anémie secondaire bien justifiée par l\u2019histoire antérieure.A Pexamen génital, la vulve et les glandes vulvo-vaginales sont normales; le vagin est lisse, le col est dur, hypertrophié, nodulaire et irrégulier, saignant au moindre contact; au spéculum, l\u2019orifice cervical est perceptible et ne présente aucune déformation.Le corps utérin est de volume normal, en antéversion, mobile et indolore.Les culs-de-sac sont souples, libres et non douloureux.Le toucher rectal s\u2019avère négatif.Cliniquement, nous sommes en présence d\u2019un épithélioma du col, stade I, et une biopsie, par la suite, confirme le diagnostic clinique d\u2019épithélioma épidermoïde des deux lèvres du col, à croissance rapide (grade I, classification de Broders).Nous retrouvons done dans cette histoire les indications opératoires déjà énoncées.Protocole opératoire et technique du Wertheim.A \u2014Préparation vaginale: toilette vu!vaire à l\u2019éther et à la teinture de zéphiran et badigeonnage du vagin à cette dernière solution à 1/1000; mise en place dans le vagin d\u2019une mèche imbibée de la même teinture au contact du col jusqu\u2019au moment de l\u2019ouverture du vagin; cathétérisme de la vessie.B.\u2014Première partie: (Laparotomie médiane: sous-ombilicale).A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, l\u2019exploration de la cavité révè'e la présence d\u2019un foie normal, souple, sans métastase.La vésicule biliaire, la rate, l\u2019estomac, l\u2019intestin, sont également normaux.Libération d\u2019adhérences à la région appendiculaire et hémostase.L\u2019inspection du tractus génital nous met en présence d\u2019une salpingite ancienne, adhérente.Débridement et isolement des organes avoisinants.; 1° Mobilisation de l\u2019ütérus à l\u2019aide de deux: pinces d\u2019Ochsner, placées parallèlement au.niveau des cornes utérines. SIMARD: OPÉRATION DE WERTHEIM 2° Incision du péritoine antérieur d\u2019un ligament rond à l\u2019autre; libération de la vessie et refoulement.3° Dissection élargie du tissu paracervical jusqu\u2019au niveau de l\u2019artère obturatrice, afin dè faciliter la ligature ultérieure des vaisseaux utérins.4° Incision du ligament infundibulo-pelvien et double ligature, de même que pour le ligament rond qui est suturé à sa base.5° Incision et ouverture du ligament large au niveau du ligament rond (incision de Bumm), de façon à bien mettre en évidence Puretére pelvien, situé alors sur le feuillet postérieur.6° Ligature de l\u2019artère utérine gauche à son origine de l\u2019hypogastrique.7° Dissection de la portion vésicale de l\u2019uretère par traction à la base du paramètre vers la ligne médiane, ce qui le libère et l\u2019expose clairement jusqu\u2019à sa pénétration dans la vessie.8° Même processus du côté droit.9° Décollement de la vessie au delà du cône vaginal et ligatures séparées des branches vésicales supérieures et inférieures.10° Section transversale du péritoine postérieur au niveau du Douglas et décollement complet, afin d\u2019isoler le rectum du vagin.11° Résection et ligatures séparées des tissus sacro-utérin, paramétrial et paravaginal des deux côtés.12° Deux pinces de Wertheim sont alors appliquées parallèlement et latéralement au niveau de la tranche vaginale, de façon à réséquer une collerette vaginale d\u2019environ deux pouces ( 5 cm.), et section transversale du vagin, ce qui libère en bloc l\u2019utérus, le col et la collerette vaginale.13° Fermeture du vagin par points séparés no l, en ayant soin d\u2019y laisser une ouverture béante, drainée à l\u2019aide d\u2019une mèche à l\u2019émulsion de sulfathiazole.C\u20142ème partie: (opération de Taussig).1° L\u2019exploration de l\u2019iliaque externe jusqu\u2019à 297 l'anneau interne ne révèle aucun ganglion palpable.2° Du côté droit, résection de trois ganglions hypogastriques apparemment normaux; à gauche, résection de deux autres, également normaux.3° Rapprochement du péritoine pelvien aux angles des ligaments larges et sutures par points séparés.4° Mise en place de 5 grammes de cristaux sulfamidés.5° Fermeture de !a paroi en 5 plans, sans drainage.(Louis-E.Phaneuf) Temps opératoire: 1 heure et 25 minutes.Au cours de l\u2019opération, cette malade a reçu une transfusion sanguine de 500 ce.et 250 cc.de plasma.Au sortir de la salle, le pouls est à 96, la pression artérielle, 100/76, et la malade n\u2019est pas en état de choc: les téguments sont humides et les extrémités sont chaudes.Evolution de la maladie.Suites opératoires normales, sans la moindre complication; les points sont enlevés le 9ème jour et, dès le 13ème, le lever est permis.Le 3 décembre, la malade est congédiée et l'examen, au départ, révèle une plaie opératoire bien guérie; le vagin mesure 6 em.de long; il y a cependant présence de quelques bourgeons de granulation au fond du vagin qui sont alors cautérisés.Une cystoscopie rétrograde, pratiquée par le docteur Roger C.Graves, chef du Service d\u2019urologie, démontre une vessie normale avec orifices urétéraux normaux.Le cliché rénal est également normal.Depuis, cette malade fut suivie régulièrement tous les quinze jours, pendant les trois premiers mois et, par la suite, subit un examen mensuel jusqu\u2019en janvier 1946.Les visites subséquentes, au cours des deux dernières années, ont démontré que, après 4 ans et 2 mois, elle ne présente aucun signe 298 clinique de récidive, et son état général se maintient excellent bien qu\u2019elle soit dans l\u2019obligation d\u2019accomp!ir un travail laborieux.Résumé.1° L\u2019opération de Wertheim doit avoir sa place dans le traitement de l\u2019épithélioma du col; le résultat ultérieur sera en proportion d\u2019une sélection judicieuse des cas.2° Présentation d\u2019une malade soumise à ce traitement, il y a plus de quatre ans, qui est très bien depuis; le pronostic est donc très favorable puisque ces personnes sont considérées, après cinq ans, définitivement guéries.BIBLIOGRAPHIE V.BONNEY: «Treatment for Carcinoma of Cervix by Wertheim\u2019s Operation.» Am.J.of Obst.and Gynec., 30: 815, 1935.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 J.V.MEIGS: « Wertheim Operation for Carcinoma of Cervix.» Am.J.Obst.and Gynec., 49: 542, 1945.J.V.MEIGS: «Carcinoma of the Cervix: The Wertheim Operation.» Surg.Gynec.and Obst., 78: 195, 1944.J.P.MICHAELS: «Study of blood supply and its bearing or necroses of the ureter following the Wertheim\u2019s Operation.» Surg.Gynec.and Obst.86: 36, 1948.: D.J.MORTON: «Pelvic Lymphadenectomy in the treatment of Cervical Cancer.» Am.J.Obst.and Gynec., 49: 19, 1945.L.E.PHANEUF: Bulletin of N.England Medical Center, avril 1943.L.E.PHANEUF: «The Management of Carcinoma of the Uterine Cervix.» Am.J.of Surg., 69: 141, 1945.F.J.TAUSSIG: «Iliac Lymphadenectomy in the treatment of Cervical Cancer.Results in, 175 cases.» Am.J.Obst.and Gynec., 45: 733, 1943.PERFORATION TRAUMATIQUE DE.MON ESTOMAC Jacques GAGNON, Médecin à l\u2019hôpital Général de la Miséricorde (Montréal).Nous étions en veine.à la chasse au canard, deux confrères et plusieurs amis.Question de se reposer, se délasser, se distraire des soucis de la clientèle.Après un souper copieux au spaghetti, avec sauce épicée, \u2014 le tout fait à la maison, \u2014 on organise les préparatifs pour le lendemain : chaloupes, moteurs détachables, canards de bois, toiles, fusils, sans oublier les cartouches et les victuailles.Le lac est immense de grandeur, le vent souffle.La journée sera peut-être rude.On cause, puis on s\u2019endort tôt, car à quatre heures a.m., la sonnerie du réveille-matin restera !e seul vestige des appels nocturnes! | Et ce matin, nous partons, voguons, tirons, empilons les canards.A dix heures du matin, repos sur une petite ile.Pendant que le café mijote, le guide est loquace.¢\u2019est l\u2019habitude.A son dire, ce n\u2019est pas sa première expérience et, évidemment, notre chasse n\u2019est pas aussi fructueuse que quelques-unes de ses propres expériences, ou journées tragiques.pour le canard, va sans dire.et patati, et patata.« Y sont-\u20193 tous morts, les canards! ».Malheureusement, il était tout seul.Personne ne peut l\u2019infirmer ou le contredire.Et pendant deux jours, deux merveilleux jours de fatigues physiques et de détente morale, on se grise de vent et de vagues, on se leurre d\u2019une tranquillité, hélas! trop courte.Sur le déclin de cette deuxième journée, au retour de notre dernière excursion et durant tout le trajet par eau et par terre, je me sentais tiraillé, serré par un malaise abdominal vague, sans limite définie, avec contracture sus-ombi- lica!e en selle \u2014 tels les signes avant-coureurs d\u2019une indigestion aiguë.La position fléchie dans la chaloupe, l\u2019effort physique fourni durant les quelques jours, la faim, pouvaient- ils expliquer ces malaises?A sept heures du soir, arrivé au camp, \u2014 question de faire passer cette malencontreuse crampe d\u2019estomac, \u2014 j\u2019insiste pour tout replacer, seul, à leurs places respectives, chaloupe, GAGNON: PERFORATION TRAUMATIQUE moteur, fusi!s, ete.Puis, malgré une fringale marquée, plutôt surprenante dans de telles circonstances, je m\u2019abstiens de toute alimentation et me contente de deux comprimés de Neuro-trasentine, deux onces d\u2019un liquide digestif et une ampoule de Trasentine intramusculaire.Chaleur à la région gastrique.A neuf heures, les symptômes s\u2019amendent, tout entre dans l\u2019ordre.« Pour quelie heure l\u2019accouchement?me demande l\u2019un.A cinq heures du matin?Encore un cas de nuit, probablement!» Je reprends: « Impossible, les douleurs mouches sont même disparues.» «Alors, ce sera pour demain.Causons un peu.» A minuit moins le quart, toujours à jeun depuis le dîner, et croyant tout danger passé, je décide de casser une croûte.Je me lève donc.pour lancer un cri déchirant, saisir d\u2019une main mon abdomen, et de l\u2019autre, un point d\u2019appui.Il semble qu\u2019un couteau m\u2019ouvre l\u2019abdomen, l\u2019estomac, là.près du duodénum\u2026 près du pylore; la pointe est tantôt dirigée vers le foie et la vésicule; puis elle pique, me semble-t-il, le diaphragme et le poumon.La lame semble alors s\u2019enfoncer vers le haut, dans la direction du médiastin; mais non, l\u2019angle est changé et maintenant la douleur atroce, persistante, pénétrante, se dirige vers l\u2019angle splénique; c\u2019en est trop, le cœur, maintenant! Des sueurs froides per!ent sur mon front, le facies pâle, les lèvres blanches et serrées, le nez pincé, je m\u2019écrase inconscient, en collapsus classique.Le pouls est filiforme, à peine perceptible; la respiration très irrégulière est entrecoupée de plaintes et de murmures.La situation de calme qu\u2019elle était, tourne trop rapidement au tragique; on s\u2019affole, on s\u2019excite.Heureusement, mon confrère avait assisté à la scène et, malgré son agitation tout à fait compréhensible, me ranime: tonicardiaques et respiratoires, ete.Bientôt le pouls se rétablit, mais les cris, les plaintes et les sanglots recommencent.Une ampoule de Sédol est administrée par la voie veineuse.La douleur demeure atroce, intolérable, la 299 respiration est toujours irrégu:ière.Une deuxième ampoule de Sédol est administrée par la voie musculaire et finalement, environ une demi-heure après le début de l\u2019accès de douleur, j\u2019entre dans un état calme qui va bientôt jusqu\u2019au sommeil.Mon confrère constate alors que le pouls est maintenant mieux frappé, la respiration plus régulière, le teint reste très pâle, l\u2019état de choc persiste.La paroi abdominale présente une défense musculaire marquée, typique d\u2019un syndrome abdominal avec plastron stomacal hyperesthésique, excessivement douloureux, même au simple frottement de la peau.Le transport d\u2019urgence à l\u2019hôpital le plus voisin s\u2019impose.Le voyage est du domaine des nébuleuses.Il fait noir; je suis tout de chasse habillé; retourne-t-on au lac ?; quelle heure est-il ?Je suis impuissant sur le siège arrière de l\u2019auto, une figure compatissante et inquiète se penche sur moi.Des voiliers de canards troublent ma quiétude.Je suis prêt à l\u2019action, mais ne peux bouger, mes membres sont lourds, mes paupières se ferment.C\u2019est le grand bien-être après tant de douleurs.Quelle heure est-il?Deux heures?Trois heures du matin?Peu importe.Le bonheur peut-il exister à ce point, sur terre?.Malgré mon état de conscience apparente, je suis en obnubilation intellectuelle; je prononce des phrases incohérentes, sans suite d\u2019idées, m\u2019éveillant et me rendormant alternativement, comme pour lutter contre l\u2019apathie qui me terrasse et me réduit à l\u2019immobilité.Mais où suis-je donc maintenant?Un lit d\u2019hôpital.la petite jaquette de décence\u2026 et ce support!\u2026 va-t-on m\u2019apporter à manger?Une religieuse affable me dit maternellement : «Vous êtes ici dans la maison du bon Dieu.Soyez le bienvenu.Restez bien calme, dans la paix du Seigneur.» Et qui sont ces hommes?Trois, quatre, cinq.Des confrères, des amis, des figures connues, déconfites, anxieuses.On discute.\u2014 I] y a sûrement perforation de l\u2019estomac.\u2014 La douleur est bien localisée. 300 \u2014 Et très persistante, surtout quatre heures après l\u2019administration de deux Sédols.\u2014 Hyperesthésie de la région stomacale.\u2014 Douloureux ici, l\u2019ami?Je réponds: non .On palpe les régions appendiculaires et vésiculaires, et l\u2019hémi-abdomen inférieur: absence de douleur.\u2014 Et, là?\u2014 Oh! Encore cette douleur épigastrique, violente, tenace, avec irradiation postérieure gauche, exaspérée par la pression, cette hyperesthésie un peu à droite de la ligne médiane.Et J'entends: \u2014 Il reste très pâle.\u2014 C\u2019est un facies péritonéal.\u2014 Le pouls est bien frappé.\u2014 La pression?.\u2014 Normale.\u2014 Température?\u2014 Aussi.\u2014 Ecoutez, ami, il faut vous opérer! « Qui, ça?Moi?Et pourquoi?Donnez-moi un sérum et tout va passer.D\u2019ailleurs je ne veux pas de gastrectomie.» \u2014 Qui parle de gastrectomie?Je balbutie: « Mais alors, il n\u2019y a pas de perforation?Je puis m\u2019en aller?» \u2014 Impossible, tu ne ferais que quelques pas, il faut opérer sur le champ.; « Pardon, alors, je ne suis pas intéressé.» \u2014 Il faut pourtant vous décider.Et la discussion continue: \u2014 La situation est grave.\u2014 11 faut y penser, il n\u2019en a que pour quelques heures à vivre.\u2014 L\u2019état de choc persiste.\u2014 TI se greffe probablement sur ce syndrome un autre phénomène qu\u2019il nous est impossible de préciser.\u2014 Et quoi, encore?\u2014 Pancréatite aiguë.\u2014 Ou peut-être thrombose mésentérique.Je m\u2019écrie: « Vous n\u2019êtes pas sérieux! » Et je pense: brillantes alternatives! Ils pour- « [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burteriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 raient choisir d\u2019autres maladies.ou d\u2019autres conversations.Pourquoi pas la grossesse ectopique, une fois en chemin! Et alors dans mon réve sédolique, je vois la gastrectomie faite d\u2019une main de maître, l\u2019analyse anatomo-pathologique de la pièce à conviction, là.en haut, au laboratoire, et le tube de Lévine durant les suites opératoires, et les vomissements.oh! là, là!.ou encore un champ opératoire où gît un pancréas nécrosé et sphacélé, ou bien, six bons pieds d\u2019intestin infarcis qu\u2019on excise, et qui pourriraient là.avant son temps.dans cette petite boîte D\u2019un côté ou de l\u2019autre, la statistique de survie n\u2019est guère encourageante.Mon Dieu, que choisir?J\u2019ai à peine le temps de penser.et on me brusque! Qu\u2019adviendra-t-il ensuite?La diète restreinte, sévère et implacable pour de longues années.Que ce soit pour un gourmet ou un gourmand, c\u2019est la catastrophe! Soudain on m\u2019éveille brusquement : « Ecoute mon cher, il y a une heure que tu discutes, tu perds un temps précieux, décide-toi rapidement, on t\u2019opère ou tu crèves! \u2014 Hein, tu dis?\u2014 Que tu as un ventre chirurgical, un ventre de bois.Tu vas mourir si on ne t\u2019ouvrel.\u2014 Sérieux, un ventre chirurgical.Mais alors qu\u2019attendez-vous pour opérer?\u2026 Soyez sérieux, et vite! Une bombe n\u2019aurait pas fait plus d\u2019effet, trois ressorts se détendirent.C\u2019est le mot qu\u2019on attendait depuis plus d\u2019une heure.D\u2019un bond, j\u2019étais sous les miroirs de la salle d\u2019opération.On pique dans la veine.Ce doit être du pentothal\u2026 oh! alors, je vais disparaître bientôt.mes dernières volontés.« enlevez l\u2019appendice si vous voulez, mais pas de gastrectomie.» \u2014 Compte sur nous et laisse-nous tranquilles avec ta gastrectomie! me répond-on.Les miroirs disparaissent lentement, je me sens dans le vide.On me rappela par la suite que, à ce moment pathétique pour des confrères qui voulaient m\u2019arracher à la mort, et qui d\u2019ailleurs eussent GAGNON: PERFORATION TRAUMATIQUE été assez embarrassés de ma peau, je répondis : «Bonjour donc, j'espère qu\u2019on se reverra.» Ça ne pouvait être plus poli!.\u2026 Puis ce fut le noir, le néant, puis le réveil.La brûlure de la plaie opératoire et la toux qu\u2019on veut retenir, et le confrère qui vous fait rire, pour éviter les adhérences, et l\u2019éternuement.Quel souvenir! Mais enfin, demandai-je, qu\u2019est-il arrivé?Qu\u2019avez-vous trouvé dans cet abdomen?Je vois un sourire glisser sur les lèvres.A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, il n\u2019y a présence ni de liquide ni de sang.L\u2019estomac est extériorisé, et\u2026 surprise, à environ cinq centimètres du pylore, face antérieure de la petite courbure, un morceau de verre long d\u2019un pouce et quart environ, courbe, mince et tranchant est inséré dans la paroi; il est dirigé vers la languette du foie et pique le diaphragme.Extraction donc, fermeture en bourse, et suites opératoires sans incident; lever précoce, diète généreuse, etc.Par la suite, on constata que le morceau de verre provenait de la bordure interne d\u2019un pot de verre ayant servi au transport de la sauce épicée pour le spaghetti.Ingéré quarante-huit heures auparavant, il avait sommeillé tout ce temps dans le fond stomacal avant d\u2019être expulsé aussi tragiquement.* * * Je me suis permis de vous rapporter ce cas comme revue séméiologique vécue de la perforation gastrique.Il n\u2019a d\u2019original que son caractère étrange qui en fut la cause.La perforation stomacale, en elle-même, quelle qu\u2019en soit la cause, nous donne habituellement les mêmes signes tragiques, choc, ete, avec irradiation à l\u2019angle splénique, expli- 301 quée par les trajets nerveux de l\u2019estomac.Le collapsus est de règle, dû à la douleur très intense dans les atteintes d\u2019un organe abdominal important.Dans ce cas particulier, la respiration irrégulière et le pouls lent compliquaient le diagnostic.L\u2019absence d\u2019hémorragie explique le rétablissement du rythme cardiaque.L\u2019aiguil- lonnement par la pointe de verre sur la languette du foie, le diaphragme et le péritoine pariétal explique l\u2019irrégularité de la respiration.N\u2019eût été l\u2019intervention immédiate du chirurgien, peu s\u2019en serait fallu que ce morceau de verre continuât son chemin pour se perdre dans les sinusoïdes intestinales où, alors, la recherche eût été des plus aléatoires et vouée d\u2019avance à l\u2019insuccès.L\u2019incision de la paroi stomacale n\u2019eût laissé aucun doute sur la nature de la perforation, c\u2019est-à-dire par un corps étranger, et alors l'intervention en eût été compliquée d\u2019autant.La leçon, je vous la laisse deviner en mastiquant bien votre souper ce soir! Pour ma part, pas superstitieux pour un sou, «sans verre et contre tous », je déguste toujours ce mets qui fait les délices des fins latins.En face de leur merveilleuse collaboration et de leur dévouement sans égal, qu\u2019il me soit permis, en terminant, d\u2019offrir mes hommages et ma reconnaissance à tous mes amis de Valleyfield: Dr O.-R.Caza, mon chirurgien ; Dr L.-P.de Grandpré, mon anesthésiste; Dr Paul Larivière, mon pilote, sans oublier le docteur L.Mainville, de Montréal, mon compagnon d\u2019infortune, qui se contenta d\u2019abattre un voilier d\u2019alléchants diagnostics préopératoires, au lieu d\u2019un nuage de canards. REVUE GÉNÉRALE > æ DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS LATENTE ANCIENNE ' Georges LECLERC, Assistant dans le service de Dermato-syphiligraphie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).La syphilis latente est la syphilis qui ne se manifeste par aucun signe clinique.C\u2019est la période asymptomatique de la maladie.Lorsque l\u2019infection causée par le tréponème pâle poursuit son évolution en l\u2019absence de tout traitement spécifique, la période de latence survient ordinairement après celle des manifestations secondaires récentes.Sa durée peut varier de quelques mois à de nombreuses années.Elle peut être interrompue temporar rement par des manifestations secondaires tardives ou tertiaires.Ensuite elle évolue de trois façons différentes.La « guérison » spontanée survient dans environ 25 à 35 pour cent des cas.Dans 30 pour cent des cas, l\u2019évolution se fait dans le sens de la progression vers une forme tardive de la maladie, telle que la syphilis cardiovasculaire, viscérale, oculaire, osseuse ou nerveuse.Enfin, dans environ 25 à 35 pour cent des cas, l\u2019infection demeure latente pour le reste de la vie du malade, sans jamais l\u2019incommoder, sauf l\u2019inquiétude de savoir que son Wassermann sanguin est positif.Le pourcentage de la fréquence de ces trois éventualités peut être modifié par la quantité de traitement reçu.Lorsqu\u2019un traitement approprié est suivi régulièrement, l\u2019expectative de « guérison » est de 85 pour cent, la probabilité de latence permanente de 10 pour cent et la possibilité de progression de moins de 5 pour cent.Ces chiffres sont donnés par Moore (1) et représentent son interprétation du travail de Bruusgaard sur le pronostic de la syphilis non traitée et des travaux du «Cooperative Clinical Group », des Etats-Unis.1.Travail présenté aux Journées Médicales de la Société Médicale de Montréal, à l\u2019hôtel Windsor, le 5 mai 1947.Parfois, le syphilitique non traité passe directement de la période primaire à la période latente, sans présenter d\u2019accidents secondaires reconnus.Chez le syphilitique qui a reçu un traitement tout à fait insuffisant, l\u2019évolution de la maladie est moins favorable que chez le patient non traité.Lorsque le traitement a été plus prolongé, mais encore insuffisant, le malade peut atteindre une séronéga- tivité sanguine temporaire, pour faire plus tard une récidive sérologique et passer ainsi à la période latente.Division La syphilis latente peut être séropositive ou séronégative.La syphilis latente séro-positive.La syphilis latente séropositive est la période dans l\u2019évolution de la syphilis qui se caractérise par l\u2019absence de symptômes subjectifs, par l\u2019absence de signes physiques, par des épreuves sérologiques de la syphilis positives et par un liquide céphalo-rachidien normal.On subdivise la syphilis latente séroposi- tive en trois: (a) la syphilis latente récente, dont la date de l'infection remonte à moins de deux ans; (b) la syphilis latente ancienne, dont la date de l\u2019infection remonte à plus de deux ans; (ec) la syphilis latente de durée inconnue, dont la date de l\u2019infection ne peut pas être déterminée.La division entre syphilis récente et ancienne est quelque peu arbitraire.La plupart des auteurs considèrent la durée de quatre LECLERC: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS ans comme ligne de division entre la syphilis latente récente et la syphilis latente ancienne.La tendance actuelle, à la suite du travail de Diseker, Clark et Moore (2), est de considérer deux ans comme ligne de démarcation entre ces deux périodes de la maladie.En ce qui concerne la syphilis latente de durée inconnue, on peut parfois, suivant l\u2019âge du malade, d\u2019après la date du premier rapport sexuel avoué, selon le résultat d\u2019une épreuve sérologique qui aurait été négative à une date antérieure, d\u2019après l\u2019histoire de contacts sexuels avec un cas de syphilis secondaire floride, selon la date d\u2019une blennorrhagie antérieure, présumer qu\u2019il s\u2019agit soit d\u2019une syphilis récente, soit d\u2019une syphilis ancienne.Diseker, Clark et Moore (2) ont montré par des statistiques que lorsque la durée de la syphilis latente était connue, 82% des patients âgés de moins de 25 ans avaient une syphilis latente récente et 76% des patients âgés de plus de 25 ans avaient une syphilis latente ancienne.S'appuyant sur des statistiques de ce genre, certains syphiligraphes recommandent, pour les cas de syphilis latente de durée inconnue, de considérer ceux qui ont moins de 25 ans comme s\u2019ils avaient une syphilis latente récente et de considérer ceux qui ont plus de 25 ans comme s\u2019ils avaient une syphilis latente ancienne.Cette manière de raisonner expose à des erreurs.C\u2019est cependant un expédient utile pour prendre une décision pratique sur le traitement à instituer dans un cas particulier.Mais ce n\u2019est guère assez précis pour l\u2019inscription du diagnostic au dossier.Lorsque la durée de l\u2019infection ne peut pas être déterminée, il faut se contenter d\u2019inscrire au dossier du malade « syphilis latente de durée inconnue ».La syphilis latente séro-négative.La syphilis latente séronégative est la syphilis de l\u2019individu qui donne une histoire définie de syphilis acquise, qui a reçu un traitement manifestement insuffisant, qui n\u2019accuse aucun symptôme subjectif, qui ne présente aucun signe physique de syphilis, qui a des épreuves sérologiques de la syphilis 303 négatives et qui a un liquide céphalo-rachidien normal.C\u2019est un diagnostic basé sur la preuve de l\u2019infection antérieure et de l\u2019insuffisance du traitement.Si l\u2019intervalle entre la date de l\u2019infection et la date de l\u2019examen est de plusieurs années et si la quantité de médication a été à peu près suffisante, 1l peut être impossible de distinguer entre un résultat satisfaisant du traitement et la syphilis latente séronégative.La très grande majorité des cas de syphilis latente sont des cas de syphilis latente ancienne ou de syphilis latente de durée inconnue, chez qui la seule manifestation de la maladie est la positivité des épreuves séro- logiques de la syphilis., DIAGNOSTIC Le diagnostic de syphilis latente est parfois très difficile, car c\u2019est avant tout un diagnostic d\u2019exclusion.S\u2019il y a une histoire de syphilis antérieure, il s\u2019agit d\u2019exclure les diagnostics de syphilis cardiovasculaire, viscérale, oculaire, nerveuse, ete.Quand il n\u2019y a pas d\u2019histoire de syphilis, il y a lieu d\u2019exclure des maladies autres que la syphilis.Le diagnostic repose sur l\u2019histoire du malade, les constatations de l\u2019eyamen physique le résultay de l'examen du liquide céphalc rachidien et le résultat des épreuves sérolo- giques de la syphilis.Histoire du malade.Il est essentiel de faire une bonne histoire du malade.Tous les détails pertinents devraient être inscrits au dossier.Il est nécessaire de savoir si le malade n\u2019aurait pas déjà eu une maladie vénérienne, -un écoulement urétral (chez l\u2019homme) ou vaginal (chez la femme) et s\u2019il n\u2019aurait pas déjà noté, aux organes génitaux, une lésion suspecte traitée ou non par des applications locales d\u2019onguents ou de substances caustiques.Dans le cas de réponse affirmative, on cherche à obtenir des détails sur le mode de début, le traitement et les complications.Parfois le malade ne peut fournir qu\u2019une histoire 304 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 assez vague d\u2019avoir reçu des injections intraveineuses ou intramusculaires, plus souvent de nature inconnue, pour ce qui aurait été une «maladie du sang».Ne jamais oublier de lui demander s\u2019il a déjà eu des examens du sang, à quelle époque et avec quel résultat.Il est même souvent utile d\u2019obtenir des renseignements sur sa profession, ses voyages et son service militaire.Dans une proportion assez élevée de cas, l\u2019anamnèse ne révèle absolument rien de significatif dans la vie antérieure du sujet, sauf l\u2019admission de relations sexuelles.Confirmation des soins médicaux antérieurs.Lorsque le malade donne une histoire de traitements pour syphilis ou d\u2019observation pour syphilis possible dans une clinique, dans un hôpital, dans l\u2019armée ou au bureau d\u2019un médecin, il faut écrire au médecin ou à l\u2019institution en question soit directement, soit par l\u2019intermédiaire de la division des maladies vénériennes du Ministère de Santé, afin d\u2019obtenir des renseignements précis à ce sujet.Dans le cas de traitement par plusieurs médecins ou dans plusieurs institutions, il faut naturellement écrire plusieurs lettres.Il ne suffit pas de demander un résumé du dossier du malade.On risquerait alors de recevoir une réponse trop peu satisfaisante.Il faut demander les questions spécifiques suivantes : (a) diagnostic de la forme de la syphilis; (b) date de ce diagnostic; (ec) résumé du traitement: nombre d\u2019injections arsenicales et nom des préparations employées; nombre d\u2019injections de bismuth ou de mercure et noms des préparations employées; date de la première injection; date de la dernière injection; (d) évolution de la maladie et réactions au traitement ; (e) résultats des épreuves sérologiques de la syphilis avant et après traitement; (f) résultat de l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien.Il arrive que le médecin ou l\u2019institution ne soit pas en mesure de répondre de façon satisfaisante à une lettre de ce genre parce que leur dossier est incomplet.Souvent le médecin ou l\u2019institution néglige tout simplement de répondre à la lettre.Il est inutile d\u2019écrire lorsque le malade ne se souvient pas exactement du nom du médecin ni de l\u2019endroit où il s\u2019est fait traiter.D\u2019autres fois il mentionne le nom d\u2019un médecin retiré, décédé, enrôlé pour service militaire ou parti pour un long voyage à l\u2019étranger.Dans ces circonstances, on se contente des renseignements fournis de mémoire par le malade.Examen physique.L\u2019examen physique complet s\u2019impose.Une attention plus spéciale est accordée à l\u2019examen du système cardiovasculaire, à l\u2019examen du système nerveux et surtout à l\u2019examen des yeux.Au moindre soupçon de quelque anomalie, il est souvent indiqué de demander un spécialiste en consultation pour être bien certain qu\u2019il ne s\u2019agit pas de syphilis cardiovas- culaire, oculaire ou nerveuse.Liquide céphalo-rachidien.La ponction lombaire ou sous-occipitale permet de recueillir le liquide céphalo-rachidien.L\u2019examen de ce liquide do:t comprendre au moins deux épreuves de laboratoires qui sont la réaction de Wassermann et la numération des cellules ou éléments.Seule la réaction de Wassermann est spécifique de la syphilis dans le liquide céphalo-rachidien.Cette réaction se fait au laboratoire provincial.La numération cellulaire doit se faire dans les quelques heures qui suivent le prélèvement du liquide.Par conséquent, il n\u2019est pas pratique de la demander au laboratoire provincial.Le médecin doit donc prendre les mesures nécessaires pour l\u2019obtenir au laboratoire de l\u2019hôpital ou pour la faire lui-même à son bureau.Une augmentation du nombre des cellules indique l\u2019activité d\u2019un processus pathologique.Dans la syphilis latente, le liquide céphalo- LECLERC: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE LA SYPHILIS rachidien est normal.Si le Wassermann du liquide céphalo-rachidien est positif, il ne s\u2019agit pas de syphilis latente mais de syphilis nerveuse.Un liquide céphalo-rachidien qui \u2018n\u2019a pas été examiné ne peut pas être présumé normal.Pour savoir si le liquide céphalo- rachidien est normal, il faut absolument l\u2019examiner.Dans la syphilis latente, la ponction lombaire doit se faire avant le commencement du traitement.Si le Wassermann du liquide céphalorachidien donne un résultat douteux ou anticomplémentaire, il faut en répéter l\u2019examen deux ou trois mois plus tard.Epreuves sérologiques de la syphilis.Un rapport de l\u2019analyse du sang pour la syphilis donne le résultat d\u2019au moins deux épreuves sérologiques, dont une épreuve de fixation du complément comme la réaction de Wassermann et une épreuve de floculation comme les réactions de Kahn, Hinton, Kline, Mazzini, ete.Un rapport positif sera confirmé par une autre analyse du sang afin d\u2019éliminer la possibilité d\u2019une erreur.La moindre inexactitude du rapport dans l\u2019identification du malade, la date ou le nom du médecin justifie la répétition de l\u2019examen.Un résultat douteux, anormal ou anticomplémentaire commande la répétition.Pour le malade qui donne une histoire évidente de syphilis, on se contente de deux rapports positifs.Souvent, le malade ne donne aucune histoire antérieure de syphilis.C\u2019est le cas de l\u2019individu chez qui l\u2019examen de routine révèle des épreuves sérologiques de la syphilis positives.Le malade est alors réexaminé très attentivement pour l\u2019élimination des conditions qui auraient pu donner des épreuves sérologiques de la syphilis faussement positives.Les principales de ces conditions sont la malaria, la lèpre, la mononucléose infectieuse, la vaccination récente, les pneumonies à virus, les oreillons, etc.Règle générale, les épreuves sérologiques de la syphilis faussement positives sont faiblement positives ou douteuses et deviennent spontanément négatives en deux ou trois mois.305 Diagnostic de la syphilis latente.Le diagnostic de la syphilis latente ne présente pas d\u2019urgence.Lorsque le diagnostic repose uniquement sur la positivité des épreuves sérologiques de la syphilis, ces épreuves doivent demeurer fortement positives durant au moins trois mois pour justifier un tel diagnostic.La fermeté du diagnostic dépend aussi de l\u2019exactitude de l\u2019histoire du malade et de la minutie de l\u2019examen physique.Ne jamais oublier que dans la syphilis latente le liquide céphalo-rachidien est normal.Comme pour les autres formes de la syphilis, une fois le diagnostic posé, il doit être inscrit au long et clairement au dossier du malade avec la date entre parenthèses et la signature du médecin, v.g., « Syphilis latente de durée inconnue (le 5 mai 1947), signature du docteur Un Tel ».TRAITEMENT La syphilis latente récente se traite comme la syphilis secondaire.La syphilis latente de durée inconnue se traite parfois comme la syphilis latente récente et le plus souvent comme la syphilis latente ancienne.Les commentaires qui suivent s\u2019appliquent à la syphilis latente ancienne.But du traitement.Le but du traitement de la syphilis latente ancienne est de diminuer le risque de progression vers les manifestations tardives de la maladie et de prévenir la transmission de la syphilis congénitale.Ce double but se réalise par une quantité de médicaments beaucoup moindre que pour la syphilis récente.Il n\u2019est pas nécessaire de chercher à obtenir la néga- tivité des épreuves sérologiques de la syphilis.Principes du traitement.Quelques principes sont à retenir au sujet du traitement de la syphilis latente ancienne : (a) Le traitement de la syphilis latente ne présente pas d\u2019urgence; (b) toujours considérer le problème particulier de chaque malade: 306 (c) ne pas se contenter de quelques injections données au hasard, mais poursuivre le traitement jusqu\u2019à terme; commencer le traitement par quelques injections de bismuth et le terminer par une série de bismuth; (e) ne pas continuer le traitement indéfiniment pendant des années sous prétexte que les épreuves sérologiques de la syphilis sont encore positives.Il devrait être possible de compléter le traitement en moins de deux ans.(d) Facteurs à considérer.Certains facteurs déterminent la quantité de traitement à donner.Le sujet âgé de moins de 30 ans recevra le maximum des traitements recommandés, tandis que la personne de 55 ans sera soumise à une thérapeutique beaucoup moins prolongée.L\u2019indication de traiter est plus grande pour l\u2019infection qui date de quelques années que pour l\u2019infection qui remonte à une vingtaine d\u2019années ou plus.La jeune femme susceptible de devenir enceinte présente un problème plus important que la femme ménopausée.Schémas de traitement.Divers schémas de traitement ont été recommandés pour la syphilis latente ancienne: (a) Le Cooperative Clinical Group, des Etats-Unis, suggère une cédule de 105 semaines (3), consistant de 24 injections de novarsenobenzol et de 58 injections de bismuth.La première année, le traitement est continu et consiste en séries de 8 injections hebdomadaires de novar, alternées avec des séries de 10 à 12 injections hebdomadaires de bismuth.Durant la deuxième année, des périodes de repos de 3 mois sont permises entre les séries de bismuth.(b) Moore (1) recommande 3 séries de 8 injections hebdomadaires de novarsenobenzol (0.60 gm.) ou de mapharsen (0.06 gm.) données alternativement avec 3 séries de 8 à 12 injections hebdomadaires de bismuth, pour un total de 24 injections arsenicales et de 30 injections bismuthiques en 54 semaines.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 (c) Stokes (4) recommande 30 injections de novarsenobenzol ou de mapharsen en séries de 8 injections hebdomadaires, alternées avec 60 injections de bismuth en séries de 6 à 10, le tout étalé sur une période de deux ans.(d) Diseker, Clark et Moore (2) ont récemment démontré que les personnes qui ont la syphilis latente se comportent bien indépendamment du genre et de la quantité de traitement reçu.Ils concluent que la quantité optima de traitement pour réduire les progrès de la maladie à leur minimum est approximativement de 20 injections d\u2019une préparation arsenicale et de 20 injections d\u2019un métal lourd.(e) Jordon et Dolce (5) ont démontré que de 20 à 29 injections d\u2019une préparation arsenicale et de 40 à 60 injections, possiblement moins, d\u2019un métal lourd représentent un traitement complet pour la syphilis latente.(f) Dans l\u2019armée canadienne, de même que dans l\u2019armée américaine, les cas de syphilis latente recevaient 40 injections de mapharsen et 16 injections de sous-salicylate de bismuth en 26 semaines.Dans tous les schémas mentionnés ci-haut les préparations arsenicales s\u2019administrent par la voie intraveineuse et les préparations bis- muthiques par la voie intramusculaire.Les préparations de bismuth recommandées sont les sels insolubles en suspension huileuse tels que le sous-salicylate ou l\u2019hydroxyde de bismuth.Les traitements à la pénicilline et les systèmes de traitements intensifs ne sont pas indiqués dans la syphilis latente ancienne.Patients traités antérieurement.Les schémas mentionnés ci-haut s\u2019appliquent aux cas de syphilis latente qui n\u2019ont jamais reçu de thérapie antisyphilitique.Ils s\u2019appliquent également à ceux qui ont reçu une quantité de traitement tout à fait insuffisante, comme par exemple 5 ou 6 injections arsenicales et quelques injections de bismuth.Chez le syphilitique latent qui a reçu une quantité suffisante de médicaments, aucun traitement additionnel n\u2019est nécessaire, même si ses épreuves sérologiques sont encore posi- MEUNIER er BOURBONNAIS: tives.Celui qui a reçu une quantité insuffisante de traitement devra recevoir un peu plus que la balance d\u2019injections nécessaires pour combler la déficience.Dans les cas où la quantité de traitement reçu antérieurement ne peut pas être vérifiée, il est difficile de prendre une décision sur la ligne de conduite à suivre.Observation après le traitement.Il ne faut jamais donner congé à un syphilitique.Le traitement terminé, le patient doit se faire examiner périodiquement pour le reste de sa vie.Les épreuves sérologiques sont répétées lors de chaque examen.En général, il n\u2019est pas nécessaire de répéter l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien dans la syphilis latente.L\u2019examen périodique doit porter sur- SPONDYLOSE RHIZOMELIQUE 807 tout sur le systéme cardiovasculaire et sur le système nerveux.BIBLIOGRAPHIE 1.J.E.MOORE: The Modern Treatment of Syphilis.» (Thomas) 2e édition, 1941, p.251-270.2.T.H.DISEKER, E.G.CLARK et J.E.MOORE: « Long-term Results in the Treatment of Latent Syphilis.» Am.J.Syph, Gonor.and Ven.Dis.28: 1 (janv.) 1944.3.J.E.MOORE: « Management of Syphilis in General Practice.» Supplement no 6, Venereal Dis.Information, 1939, p.57-58.4.J.H.STOKES, H.BEERMANN et N.R.IN- GRAHAM: Modern Clinical Syphilology.(Saunders), 3e édition, 1944, p.438-459.5.J.W.JORDON et F.A.DOLCE: «Latent Syphilis, Study of One Hundred and Sixty-Nine Cases Observed Ten Years or Moore.» Arch.of Derm.and Syph., 54: 1 (juillet) 1946.LA SPONDYLOSE RHIZOMELIQUE! Robert MEUNIER (Montréal), et Earl BOURBONNAIS (Valleyfield).La spondylose rhizomélique est une maladie chronique et progressive de la colonne vertébrale.D\u2019origine infectieuse et de cause inconnue, elle commence habituellement dans les articulations sacro-iliaques; elle envahit ensuite les facettes articulaires du rachis, puis les muscles et ligaments paravertébraux; enfin, les articulations costo-vertébrales et costo- chondrales.Cette maladie a été décrite sous plusieurs noms: on l\u2019a appelée: 1.spondylose ankylo- sante, 2.maladie de Pierre-Marie-Strumpell, 3.maladie de Bechterew, 4.spondylose juvénile, 5, spondylite rhumatoïde, cette dernière dénomination acceptée par l\u2019« American Rheumatism Association ».Il existe beaucoup de controverse en vue de savoir si la spondylose est une entité différente de l\u2019arthrite rhumatoïde, ou si elle est simplement une forme d\u2019arthrite rhumatoïde localisée à la colonne vertébrale.Les argu- 1.Communication présentée à la Société Médicale de Montréal, séance du 16 décembre 1947.ments apportés par l\u2019une ou l\u2019autre école sont multiples, chacun avec sa part de bien-fondé.Voyons d\u2019abord les arguments de ceux qui en font une entité distincte.1.L\u2019arthrite rhuma- toide se rencontre deux & trois fois plus souvent chez la femme que chez l\u2019homme; la spondylose se rencontre neuf fois plus souvent chez l\u2019homme que chez la femme.2 L\u2019arthrite rhumatoïde se rencontre entre l\u2019âge de 25 à 40 ans, la spondylose entre 15 à 30 ans.3.La calcification des ligaments périarticulaires est rare dans l\u2019arthrite rhumatoïde, mais très fréquente dans la spondylose.4.L\u2019anémie est plus fréquente dans l\u2019arthrite rhumatoïde que dans la spondylose.5.Les sels d\u2019or n\u2019ont aucun effet dans la spondylose, mais agissent bien dans un grand nombre de cas d\u2019arthrite rhumatoïde.6.La radiothérapie, qui est le traitement de choix de la spondylose, n\u2019a aucun effet dans l\u2019arthrite rhumatoïde.Les partisans de l\u2019autre école se défendent en disant: 1° Il y a souvent association d\u2019arthrite rhumatoïde et de spondylose.2° Dans 308 les deux formes, la sédimentation est élevée, du moins à la phase aiguë.3° Dans certains cas où les articulations périphériques sont prises d\u2019abord, la spondylose apparaît par la suite.4° Les réactions patho!og.ques que l\u2019on observe dans les diarthroses de eeux qui souffrent de spondylose, pendant la phase active, ressemblent à celles que l\u2019on observe dans l\u2019arthrite rhumatoïde.En attendant que tous soient d\u2019accord, si cela est possible en médecine, je crois que nous devons faire entrer la spondylose rhizomélique dans une classe séparée et la considérer comme différente de l\u2019arthrite rhumatoïde.Comme je l\u2019ai déjà mentionné, la cause de cette maladie est inconnue.Certains ont prétendu que la gonorrhée en serait responsable, d\u2019autres évoquent un hyperfonctionne- ment des parathyroïdes, un foyer d\u2019infection «focal infection », un traumatisme, ete, mais aucune de ces causes n\u2019est appuyée par des arguments décisifs.Voyons maintenant le tableau clinique que présente le malade atteint de spondylose.La maladie commence insidieusement dans les articulations sacro-iliaques; élle se manifeste par de la douleur musculaire et une sensibilité assez marquée à la palpation de la région sacro-iliaque; le malade attribue ses douleurs à un «tour de reins ou un lumbago » et ne consulte pas un médecin; d\u2019autant plus que la douleur, au début de la maladie, est intermittente et le patient peut être quelques mois sans éprouver de malaises.Mais, comme on l\u2019a vu dans la définition, la spondylose est une maladie progressive et, malgré quelque temps de répit, la maladie continue.Quand les syno- viales des articulations de la colonne vertébrale sont prises, la douleur est plus vive qu\u2019au début; il se produit des spasmes des muscles paravertébraux et de la raideur de la colonne; le patient ne peut se pencher en avant ou de côté, parce que les muscles se raidissent pour empêcher les mouvements douloureux des articulations; & l\u2019examen du malade, on constate que toute la Tégion lombaire a perdu sa flexion normale.A cette.période de la maladie, la sédimentation est L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 élevée, il se produit de l\u2019anémie secondaire, perte d\u2019appétit et de poids, de l\u2019asthénie et, quelquefois, une élévation de la température.Les ligaments périphériques, surtout le ligament vertébral commun antérieur, deviennent calcifiés, comme si la nature vou'ait solidifier la colonne vertébrale davantage et soulager les muscles de la tâche qu\u2019ils accomplissent seu:s.Au fur et à mesure que la maladie avance, les articulations sacro-iliaques s\u2019ankylosent complètement, les ligaments deviennent de plus en plus calcifiés et, les mouvements de la colonne étant à peu près nu's, le malade n\u2019éprouve plus de douleur, la sédimentation revient à la normale, le patient a plus d\u2019appétit et il peut même gagner du poids.Bien que le processus pathologique puisse faire son apparition à n\u2019importe quelle région de la colonne vertébrale, la région sacro-iliaque est le plus souvent la première atteinte, puis la région lombaire, dorsale et cervica/e.Voyons en résumé les symptômes que l\u2019on observe dans chaque région touchée.1.Région sacro-iliaque : Douleur et raideur à la marche, Douleur vive à !a palpation.2.Région lombaire : Douleur et raideur, Limitation de mouvement, Spasme musculaire, Douleur à la flexion, Atrophie musculaire dans la partie inférieure de cette région.3.Région thoracique ou dorsale : Douleur à la palpation des apophyses épineuses soit au dessus, soit légèrement de côté; Spasme musculaire, suivi d\u2019atrophie: Limitation de mouvement, Diminution de l\u2019amplitude respiratoirc, Aplatissement du thorax d\u2019avant en arrière, Douleur à l\u2019inspiration forcée, Xyphose thoracique.4.Région cervicale: Sensibilité marquée à la palpation du cou, MEUNIER Er BOURBONNAIS: SPONDYLOSE RHIZOMÉLIQUE Douleurs lors des mouvements de la tête, Spasme des muscles suivi d\u2019atrophie, Disparition presque complète des mouvements de rotation de la tête.La radiographie nous fournit des renseignements très précis dans cette affection.À l\u2019articulation sacro-iliaque, l\u2019espace articulaire devient flou et les bords déchiquetés; il se produit ensuite de la décalcification et, en dernier lieu, toute articulation devient ankylosée et l\u2019espace articulaire disparaît complètement.Les ligaments périvertébraux se calcifient et ensuite s\u2019ossifient.Ces ponts entre les vertèbres s\u2019appellent des syndesmo- phytes, par opposition aux ostéophytes.Au stade terminal, ils produisent l\u2019aspect dit « en bambou »; la colonne ressemblant à Parbre de ce nom.Les corps vertébraux peuvent présenter une transparence anormale qui témoigne d\u2019un degré marqué de décalcification.Les disques ne sont pas habituellement touchés.Le traitement local de choix de la spondy- lose rhizomélique est sans doute la radiothérapie.On procède par segments de la colonne; région cervicale, cervico-dorsale, dorsale et lombaire; à chacun de ces segments on administre 200 R.quotidiennement, pendant 24 jours.Le docteur Jutras a suggéré, il y a quelques années, la radiothérapie des para- thyroïdes et cette technique lui a donné des résultats palliatifs fort intéressants.La spirothérapie a aussi des indications.\u2014 On doit aussi faire respirer le malade profondément deux ou trois fois par jour, durant des séances de cinq à dix minutes.Quelques auteurs recommandent de placer des planches sous le matelas pour empêcher la courbature de la partie supérieure de la colonne, et un oreiller sous la région lombaire pour maintenir la courbe lombaire.On ne doit pas oublier de traiter en même temps l\u2019état général; petites transfusions: 150 ce.pour lutter contre l\u2019hémolyse; vitaminothé- rapie; enlever les foyers d\u2019infection, etc.En terminant, permettez-nous de vous citer quelques notions empruntées 3 Boland et Present, qui peuvent aider le médecin à faire un 309 diagnostic précoce de la spondylose rhizomé- lique : 1.Soupçonner la spondylose rhizomélique quand un jeune homme se plaint d\u2019une douleur intermittente ou persistante, avec raideur dans la région lombaire, surtout si la sédimentation est élevée.2.Soupçonner la spondylose rhizomélique quand un jeune homme se plaint soit d\u2019une fatigue à la partie inférieure du dos, à la marche ou à la station debout, soit de douleurs aiguës dans les fesses, les hanches ou la partie inférieure du dos, surtout si la sédimentation est élevée.3.Soupçonner la spondylose dans les cas de sciatique chez le jeune homme, particulièrement si la douleur sciatique change de côté et s\u2019il existe en même temps de la douleur et de la raideur de la région lombaire.4.Soupconner Ia spondylose chez les patients qui accusent des douleurs thoraciques «en ceinture », en méme temps que des douleurs à la région lombaire.5.Soupçonner la spondylose quand un malade atteint d\u2019arthrite rhumatoïde accuse des douleurs persistantes à la colonne.6.Ne pas oublier que les modifications radiologiques retardent parfois, et qu\u2019on peut constater leur absence, même plusieurs mois après l\u2019apparition des symptômes cliniques: il ne faut donc pas éliminer le diagnostic de spondylose par le seul fait que la radiographie reste négative, à moins que les symptômes cliniques remontent à un minimum de trois ans.7.Ne pas faire un diagnostic prématuré et inopiné de spondylose 3 propos d\u2019une radiographie qui montre des altérations sacro-ilia- ques; il pourrait s\u2019agir de tuberculose et de bien d\u2019autres processus.8.La calcification des ligaments prend sa \u2018pleine valeur comme critère de spondylose quand elle s\u2019associe à des modifications de l\u2019articulation sacro-iliaque.' Voila, dans ses grandes lignes, la spondy- lose ou la spondylite rhizomélique.Souhaitons, pour bientôt, l\u2019éclaircissement des obscurités qui l\u2019enveloppent encore.Espérons, surtout, le médicament spécifique. 310 Bulletin de l\u2019Hissoctation des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) 2\u2019 Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 77 \u2014 No 3 \u2014 Montréal, mars 1948 LA GASTROSCOPIE DANS LES GASTRITES, L\u2019ULCÈRE ET LES TUMEURS GASTRIQUES La gastroscopie a reçu ses lettres de créance.Elle est devenue une nécessité.Tous les hôpitaux d\u2019Europe et d\u2019Amérique possèdent un « gastroscopiste » expérimenté, régulier ou consultant, si bien que cette méthode est désormais classique.On n\u2019en discute plus la valeur ni l\u2019importance et ses renseignements apparaissent dans la plupart des observations gastriques.Cependant, de nouvelles études critiques, tout en attestant le bien-fondé de ses données, posent des limites à ses recherches et à ses indications.En outre, le succès de cette exploration dépend de l\u2019expérience, de l\u2019habileté de l\u2019explorateur et de ses aptitudes, soit pour situer, soit pour interpréter les lésions qu\u2019il aperçoit.Quelles sont ces principales lésions pathologiques?En premier lieu, les lésions inflammatoires: les gastrites en constituent le groupe le plus fréquent et le plus important.Puis, viennent les tumeurs, les ulcérations, enfin, à titre exceptionnel, le diverticule.- La muqueuse de l\u2019estomac se modifie, aussi, au cours d\u2019une dyscrasie sangui- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 ne: leucémie, maladie de Hodgkin, ou d\u2019un état allergique.Quelle est l\u2019opinion actuelle à ce sujet?I\u2014LA GASTRITE CHRONIQUE.\u2019 Là, la clinique conserve ses droits, indéniablement.Mais, dans certains cas, au gastroscope, on aperçoit une.muqueuse épaissie et rouge, à gros plis, avec hypersécrétion.On la nomme gastrite hypertrophique.Ailleurs, la muqueuse est pâle et mince et les veines apparaissent saillantes par transparence: il s\u2019agit d\u2019une gastrite atrophique avec hypo ou achlo- rydrie.Dans les deux cas, le clinicien doit, après la discussion du diagnostic, affirmer que l\u2019une des deux lésions est la cause de la maladie actuelle, en remontant si possible à la cause.Il y adjoint les tests à l\u2019histamine et l\u2019étude de la formule sanguine.La gastrite n\u2019est pas une vue de l\u2019esprit.À la suite de recherches expérimentales, H.Rolffen a montré, en 1943, sur le vivant, qu\u2019une émotion vive ou longtemps soutenue peut amener des changements de la muqueuse gastrique, tels que l\u2019érythème et la congestion.Si la cause subsiste, ou se prolonge, il se produit des érosions gastriques dont la présence prolongée évolue vers l\u2019établissement d\u2019une gastrite chronique.Moutier, au Congrès de Bruxelles, en 1936, une fois de plus, l\u2019affirme et le démontre.H.E.Robertson, en 1939, a vu la gastrite ulcéreuse se transformer en gastrite chronique.Enfin, Benedict, en 1944, annonçait, à l\u2019Académie de Médecine de New-York, que, sur 51 cas de gastrite chronique ÉDITORIAL révélés par la gastroscopie, 88% obte- nalent une vérification anatomique exacte.De plus, la méthode gastroscopique est supérieure à la méthode radiologique à deux titres: elle met en évidence l\u2019existence de la gastrite chronique hypertrophique, stade, très souvent préulcéreux, qu\u2019on peut prévenir par un traitement approprié ; ou bien, elle montre la présence d\u2019une gastrite atro- phique associée à une anémie: stade précancéreux.Notre statistique personnelle est d\u2019environ 20% de gastrite atrophique, en clinique journalière.C\u2019est aussi, au cours d\u2019hémorragies abondantes, en nappe, où les R.X ne révèlent pas de lésion, que la gastroscopie met en évidence une gastrite hypertrophique ou un œdème de la muqueuse.II \u2014UÜILCERE GASTRIQUE.La gastroscopie peut-elle remplacer la radiologie dans le diagnostic de l\u2019ulcère de l\u2019estomac?Sans doute, la radiologie peut, la plupart du temps, dépister l\u2019ulcère gastrique, et la gastroscopie n\u2019a aucune prétention de la remplacer, mais il est des cas où l\u2019ulcère est trop superficiel, d'autres, où il est situé sur la face postérieure de l\u2019estomac.Certains ulcères saignent et leur cavité est remplie par un caillot.Dans ces cas, la gastroscopie en distingue mieux tous les aspects.L\u2019ulcère gastrique est plus fréquent qu\u2019on ne le croit; ainsi Norman C.Tanner trouve 589 ulcères gastriques et 39 ulcères gastro-duodénaux associés, au cours de 1,730 examens gastroscopi- ques.La plupart de ces ulcères sont 311 situés a la petite courbure, et présentent un caractère bien net sur une surface plane régulière.Les bords en sont bien apparents; on peut même, dans certains cas, localiser l\u2019endroit de saignement.; dans d\u2019autres cas, il n\u2019en reste que la cicatrice.D'autre part, les R.X ne montrent pas un uleus dissimulé dans les territoires du pli angulaire de l\u2019antre, tandis que l'examen gastroscopique le met facilement en relief; par contre ils détecteront facilement les uleus de la partie haute de la zone centrale, zone dite «aveugle » pour le gastroscope.On demande souvent à l\u2019opérateur si l\u2019uleus est en voie de cicatrisation, s\u2019il est bénin ou malin?La cicatrisation est facile à repérer si l\u2019uleus est apparent; elle doit être complète au bout de trois à six semaines: on la suit à vue d'œil: la base se contracte, ses bords se rapprochent et des plissements apparaissent.Là se termine le processus de cicatrisation pour certains ulcères.Moutier et Tanner ont montré que la cicatrisation est incomplète dans l\u2019uleus scléreux ou calleux.Tanner a trouvé, dans trois cas, à la gastroscopie, un ulcère non cicatrisé, déclaré guéri par les R.X.Le contraire peut se produire.L'ulcus peut-il évoluer vers le cancer ou s'agit-il, plutôt, d\u2019un cancer ulcéré?On admet, toujours, que l\u2019ulcère gastrique évolue vers le cancer.Le début a lieu sur les bords, mais dans 2 à 5% des cas seulement.Des deux opinions, on croit donc plutôt au cancer ulcéré qu\u2019à l\u2019ulcère cancérisé et avec raison.D'ailleurs.on peut l\u2019affirmer par l'aspect endoscopique de la lésion.L\u2019ulcus siège sur une surface plane: il a la forme d\u2019un cratère à bords nets; 312 le fond en est jaune blanc, quelquefois rouge, en cas d\u2019hémorragie; son pourtour est rouge et souple.Le cancer ulcéré est surélevé; il a une forme elliptique et peu profonde; ses bords sont irréguliers; son fond offre plusieurs couleurs, mais il est souvent nécrotique, irrégulier et nodulaire.Le pourtour apparaît induré et infiltré.Malgré tout, le R.X et la gastroscopie peuvent se tromper comme, plus tard, le chirurgien et l\u2019anatomo- pathologiste.Seul, l'examen microscopique peut en révéler la nature, la malignité ou la bénignité.Aussi doit- on, dans les cas où la cicatrisation de l\u2019ulcus gastrique retarde, avoir recours à la chirurgie.Quelques mois d\u2019observation, deux ou trois, doivent suffire avant de prendre cette décision.Des gastroscopies répétées doivent suivre l\u2019évolution de l\u2019ulcère.III \u2014CANCER GASTRIQUE.Les auteurs admettent, actuellement, avec Schindler, que la classification du cancer gastrique de Borrman se reconnaît aisément à l\u2019examen gastroscopi- que.D\u2019après cet auteur, il existe quatre formes dont quelques-unes se révèlent plutôt par la gastroscopie que par la radiologie: 1° Le cancer à forme polypoïde, qui compte 2.9% des cas; 2° Le cancer ulcéré à bords élevés, dont le pourcentage est de 17.6% et dont les métastases sont tardives; 3\" Le cancer de Borrman avee un bord élevé, d\u2019un seul côté, soit un cancer infiltrant comprenant 16.9% de la statistique ; 4° Le cancer infiltrant diffus, qui se L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 trouve malheureusement dans 63.29%; des cas.Il n\u2019est aucun doute que ces cancers infiltrants, déjà si difficiles à diagnostiquer, la pièce en main, se montrent d\u2019une recherche laborieuse aux R.X et au gastroscope: une rigidité ou un manque de souplesse apparaissent souvent lorsque la palpation abdominale est combinée à la gastroscopie.Que le gastroscope souvent manque les cancers gastriques de ce type, au début, comme l\u2019affirmaient R.A.Gutmann et Peris- tiany, tout le monde est d\u2019accord; mais l\u2019opérateur distingue-t-il ailleurs une lésion nodulaire ou à bords irréguliers, à fond sale entouré d\u2019une zone blanchâtre ou grise, ou simplement une muqueuse décolorée ou grise par contraste de voisinage, qu\u2019il aura eu raison de suspecter un cancer et de suggérer, appuyé par la clinique, une intervention.Celle-ci se prononcera sur l\u2019exactitude du diagnostic et sur l\u2019extension du carcinome.Dans un autre domaine, celui des « dyspeptiques fonctionnels », comme le soulignent MeNeer et Barowski, la gastroscopie, dans 46% de leur statistique, a révélé une gastrite hypertrophique avancée.Comme le fait remarquer A.X.Ros- sien, après beaucoup d\u2019autres, on pose quelques objections à la gastroscopie.Ainsi, on dira qu\u2019il y a des zones aveugles.C\u2019est exact, mais n\u2019en existe-t-il pas aussi aux R.X et l\u2019anatomo-patho- logiste, lui-même, n\u2019est-il pas appelé à ne pouvoir trancher le problème diagnostique d\u2019une lésion qu\u2019après examen microscopique de la pièce?D\u2019autres disent qu\u2019il y a des contre-indications à la gastroscopie.Oui, bien entendu. ÉDITORIAL et elles sont élémentaires pour tout opérateur expérimenté.Celui-ci n\u2019acceptera de pratiquer cette manœuvre qu\u2019après s'être assuré que le passage œsophagien est libre.Enfin, une troisième catégorie d\u2019objecteurs de conscience affirmeront que cet examen n\u2019est pas sans danger ni désagrément.Là encore dans les mains d\u2019un opérateur expérimenté maniant le gastroscope flexible, il n\u2019y à pas plus de danger que pour un urologue qui introduit le cystoscope.La technique s\u2019est grandement perfectionnée: l\u2019abstention du tabac dans les jours qui précèdent l\u2019examen, la prise de certains sédatifs la veille et le matin de l\u2019examen, jointe à certaines injections et à l\u2019anesthésie locale, relaxent complètement le malade.D\u2019ailleurs, examen ne dure que quelques 313 minutes.Et pourquoi ferait-on a cette méthode des difficultés, quand un peu partout la bronchoscopie, même chez les enfants est pratiquée sans préparation?Jean LESAGE.BIBLIOGRAPHIE 1.Norman C.TANNER: «Critique of Gastros- copy.» Brit.M.J., 2: 849 (30 déc.) 1945.2.Edward B.BENEDICT: «Correlation of Gas- troscopic, Roentgenologic and Pathologic Findings of Stomach.» Am.J.Roentgenol., 55: 251 (mars) 1946.3.Herman J.MOERSCH: «Value of Gastroscopy in Diagnosis of Gastric Disease.» M.Clin.North America, 30: 903 (juillet) 1946.4.A.X.ROSSIEN: «Gastroscopy as an Aid to Diagnosis of Gastric Disorders.» Amer.Journ.of Digestive Dis, 13: (sept.) 1946.5.Des écrits multiples de R.Schindler et de C.Moutier. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE e-e ++ LA NOUVELLE DIVISION DES DISTRICTS SANITAIRES ! Adélard GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.C\u2019est mon intention de vous entretenir, ce soir encore, des fonctions et attributions des districts sanitaires du Service de Santé de la ville de Montréal, dont je vous ai fait voir les grandes lignes dans une causerie antérieure, ici méme, et de compléter cet énoncé en vous décrivant les derniers et trés importants développements survenus dans cette organisation.En vertu d\u2019une résolution en date du 19 septembre 1947, le Comité exécutif de la Cité, sur ma recommandation, transformait la « Section » des districts sanitaires en « Division » autonome attachée au Cabinet du directeur et dont la désignation officielle sera, à l\u2019avenir, la division des districts sanitaires.Par la même résolution, les médecins attachés à la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, faisant du travail généralisé dans les districts sanitaires, étaient transférés à cette nouvelle division.A la section du Nursing de cette nouvelle division, sont transférées les infirmières attachées à la division de l'hygiène de l\u2019enfance, travaillant dans les districts sanitaires et faisant du service généralisé.Dans une causerie antérieure prononcée à cette « Tribune des conférenciers de CKAC », le 17 mars 1947, j'ai indiqué quels étaient les objets et les avantages de la décentralisation d\u2019un service de santé dans une grande ville par l\u2019organisation des districts sanitaires; j'en al décrit les fonctions et j'ai exposé le projet en voie d\u2019exécution à Montréal.Au cours de la présente causerie, que je dois à la générosité du poste CKAC à son 1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Tribune des conférenciers du poste CKAC», «Le Quart d\u2019heure de Concordia », le 15 décembre 1947, 3 10.30 p.m.émission du « Quart d\u2019heure de Concordia », je désire compléter mes renseignements au sujet de cette division nouvelle.Au début de leur organisation, les districts sanitaires faisaient partie de la division de l'hygiène de l\u2019enfance.En 1944, ils sont devenus une section du Cabinet du directeur, en vertu d\u2019une ordonnance (#649), rendue le 26 janvier 1944, et les médecins chefs de districts ont permuté de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance au Cabinet du directeur, section des districts sanitaires.Cette nouvelle division des districts sanitaires comprend un personnel de 185 employés dont 32 médecins, y compris les médecins chefs de districts, les infirmières, onze employés de bureau et un ingénieur stationnaire.Les 141 infirmières forment, dans cette division, la « section du nursing » qui comprend l'état major composé de l\u2019infirmière en chef, des assistantes infirmières en chef, des infirmières chefs de groupe, une par district, des infirmières et infirmières hygiénistes.L\u2019expansion prise par l\u2019organisation des districts sanitaires a nécessité l\u2019établissement d\u2019un bureau autonome, au-dessus des divisions régulières du Service de Santé qui, au point de vue budgétaire, peut être considéré comme une division et demeure sous la direction immédiate du directeur du Service de Santé.Elle est l\u2019une des plus importantes du Service.« C\u2019est le complément et l\u2019évolution logique de ce mode particulier d\u2019organisation.» ! L'établissement de cette nouvelle division et la permutation du personnel médical sont \u2014_\u2014 1.Voir Hygiéne et santé \u2014 3 octobre 1947. GROULX: NOUVELLE DIVISION DES DISTRICTS SANITAIRES devenus nécessaires pour en assurer le bon fonctionnement, maintenir la discipline et en assurer l\u2019unité de direction qui, à cause de la phase d\u2019expérimentation et d\u2019organisation, se trouvait divisée.La permutation des médecins et des infirmières à cette nouvelle division est logique, parce qu\u2019ils sont affectés aux diverses fonctions d\u2019un district qui sont: le contrôle des maladies contagieuses, les enquêtes épidémiologiques, l'inspection médicale des écoles, l\u2019examen des élèves et des instituteurs, le travail dans les consultations prénatales, les consultations de nourrissons et préscolaires, la vaccination et l\u2019immunisation, l\u2019enseignement de l\u2019hygiène, les visites à domicile, etc.Ces permutations facilitent l\u2019administration et le fonctionnement des districts sanitaires.À cause de son importance, cette nouvelle division est sous la direction d\u2019un « Officier spécial » du cabinet du directeur et qui en même temps est le « Chef des districts sanitaires»: M.le docteur C.-A.Bourdon.Le docteur Bourdon, médecin hygiéniste gradué de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université Johns Hopkins de Baltimore, (1932-33), où il a obtenu sa maîtrise en hygiène publique (M.P.H)) comme boursier de la ville, était entré au service municipal en 1921; il a déjà occupé plusieurs postes importants dans le Service de Santé: médecin inspecteur, médecin inspecteur en chef et assistant-surintendant à la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Depuis 1943, il est « Officier spécial et chef des districts sanitaires ».Durant la guerre, il a agi comme « Officier de liaison » du Comité de défense civile et a également été chargé de l\u2019organisation et de la surintendance temporaire de la division des maladies vénériennes.Il a été chargé de la réorganisation de l\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d\u2019aliments et autres, etc.; d\u2019autres fonctions importantes lui ont été confiées selon les besoins du moment, en plus de ses fonctions régulières.315 Il est assisté dans ses fonctions par le docteur J.-A.Landreville, médecin hygiéniste, aussi officier spécial et chef adjoint de la division des districts sanitaires.Le docteur Landreville a obtenu lui aussi sa maîtrise en hygiène publique de l\u2019Université Johns Hopkins de Baltimore (1935-36).Entré au service de la ville en 1928, le docteur Landre- ville a été nommé médecin chef du premier district organisé, le district sanitaire Mai- sonneuve.Par la suite, il a été promu, en 1948, « Officier spécial » et « Chef adjoint des districts sanitaires.» Comme officier spécial, il s\u2019est particulièrement occupé du comité provincial d'hygiène de la Commission de la jeunesse et du Comité d\u2019étude du certificat prénuptial, deux organismes dont il a été secrétaire; il s\u2019occupe également au Service, de l\u2019étude du cancer.Il est, en plus, chargé de cours à l\u2019Ecole d\u2019hygiène et à la Faculté de chirurgie dentaire de l\u2019Université de Montréal.| Jusqu\u2019a maintenant, sept districts sanitaires fonctionnaient avec succès.Dans ma causerie du 3 octobre dernier à l\u2019émission «Hygiène et santé» de CKAC, je vous ai fait part de l\u2019ouverture d\u2019un huitième district, celui de l\u2019« Ouest » (Western Health District).Actuellement, il y a 8 districts sanitaires organisés, sur un plan projeté de 9 pour toute la ville.Les sept premiers districts sanitaires organisés sont les districts Maisonneuve, Saint- Jacques, Sud-Ouest, Notre-Dame-de-Grâce, Mont-Royal, De Lorimier, Rosemont et Nord.Ils sont dirigés par les médecins chefs de districts suivants: les docteurs J.Beauvilliers, F.Derome, D.Delançon, C.de Guise, A.-H.Prévost et E.Chabot, tous médecins hygiénistes diplômés, les uns de l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université de Toronto, les autres de l\u2019Université Johns Hopkins et de l\u2019Université de Montréal.Le district sanitaire « Nord » était sans titulaire.Le docteur P.-Emile Hamelin agissait depuis un an comme chef intérimaire.Il a Été promu officiellement « médecin chef de 316 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 district » le 19 septembre 1947.Il est à l\u2019emploi du Service de Santé depuis 1943; il a été boursier de la ville et il a obtenu son diplôme en hygiène publique (D.P.H.) de l\u2019Université de Toronto.En 1946, il avait été promu médecin hygiéniste.Les médecins chefs de districts sont aidés dans leurs fonctions par les infirmières chefs de groupe; ce sont: Milles M.Olivier, T.Cardin, R.Pilon, M.-A.Lacroix, L.Leblanc, B.Rainville et A.Savard.LE DISTRICT SANITAIRE « OUEST ».Le district sanitaire «Ouest» (Western Health District), le huitième district organisé par le Service de Santé, comprendra le territoire couvert par les quartiers municipaux St-Georges, St-André, St-Laurent, St- Louis et en partie les quartiers Laurier et St-Michel, composés en bonne partie d\u2019une population de langue anglaise.Il est organisé en collaboration avec l\u2019Université McGill et à la suite d\u2019une entente avec le Département de l'hygiène et de la médecine sociale de sa Faculté de médecine; il servira en même temps aux fins d\u2019entraînement pour les étudiants en médecine et hygiène publique de cette Université.Les quartiers généraux du personnel de ce district sanitaire seront situés à 488 ouest, avenue des Pins, local du Département de l\u2019hygiène et de la médecine sociale de l\u2019Université McGill.L'établissement de ce district a entraîné la promotion et nomination d\u2019un nouveau médecin chef de district, le docteur E.-A.Blu- menfeld, médecin hygiéniste, et d\u2019une infirmière chef de groupe, Mlle G.Côté, infirmière hygiéniste récemment promue à ce poste, et dont les nominations ont été approuvées par les autorités de l\u2019Université McGill.Le docteur E.-A.Blumemfeld est à l\u2019emploi de la Ville depuis 1925; il est diplômé en médecine de l\u2019Université McGill; il a été boursier de la Ville et il a obtenu son diplôme en hygiène publique (D.P.H.) de l\u2019Université de Toronto.Il a fait du service militaire de 1943 à 1945.Il sera assisté du docteur R.Maillé, médecin hygiéniste diplômé de l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal.Mlle G.Côté est infirmière au Service de Santé depuis 1929; de 1942 à 1945, elle a fait du service militaire outremer; boursière de la ville, elle a étudié l\u2019hygiène publique à l\u2019Université McGill et a été promue, en 1946, infirmière hygiéniste.Il restera un 9e district à organiser, à même le territoire couvert actuellement par les districts Rosemont et Nord.Il devrait occuper le territoire couvert par le pare Extension, les paroisses St-Jean-de-la-Croix, N.-Dame-de-la-Défense, Ste-Cécile, St-Ar- sène, St-Edouard, St-Philippe, St-Ambroise et St-Etienne et en partie Holy Family \u2014 avec quartiers généraux établis dans Saint- Edouard où nous espérons voir s\u2019élever le « Centre d\u2019hygiène » du district qui portera le nom de «district sanitaire Saint-Edouard ».VOYAGE D'ÉTUDE.C\u2019est la politique du Service de Santé d\u2019utiliser une partie du montant attribué aux bourses d\u2019étude pour envoyer des officiers supérieurs faire un stage d\u2019entraînement dans certaines villes américaines, pour y étudier sur place le fonctionnement de l\u2019organisation des districts sanitaires et par la suite en faire profiter notre ville.Les principaux endroits où un tel entraînement peut se faire sont: Baltimore, New-York et Boston où sont situées les universités Johns Hopkins, Columbia et Harvard.Déjà le docteur Bourdon avait bénéficié de cet avantage.Au cours du mois d\u2019octobre, le docteur J.-A.Landreville a été délégué à Baltimore et à New-York pour y suivre un entraînement de quatre semaines.Deux autres officiers du Service de Santé sont actuellement délégués: le premier, le docteur J.-N.Laporte, assistant-directeur et surintendant de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, à Boston, pour y étudier spécialement les relations des districts sanitaires avec sa CL \u2014 \u2014 \u2014> \u2014 GROULX: NOUVELLE DIVISION DES DISTRICTS SANITAIRES division, et le docteur J.Beauvilliers, médecin chef du district sanitaire Maisonneuve, pour aller à New-York se familiariser avec ce mode d\u2019organisation.Dans une causerie que je prononcerai à l\u2019émission « Hygiène et santé », vendredi prochain, le 19 décembre, à 7 heures du soir, à ce poste, je vous ferai part des projets à réaliser pour compléter ce mode d\u2019organisation.LES CENTRES D'HYGIÈNE PROJETÉS !.Dans un rapport fait au président du comité exécutif, le 6 novembre 1946, j'ai mentionné les projets à réaliser pour compléter l\u2019organisation de la division des districts sanitaires par l'aménagement ou la construction de « Centres d'hygiène » appropriés dans chacun des 9 districts sanitaires de la Ville.Ces centres comprennent les bureaux généraux du personnel du district et les différentes consultations ou cliniques, etc.Il y aurait lieu d\u2019en construire dans chacun des districts sanitaires suivants: Maison- neuve, St-Jacques, Sud-Ouest, Nord, Ouest et St-Edouard; des plans sont à l\u2019étude quant au district sanitaire Rosemont.Les districts N.D.G.et De Lorimier sont pourvus de «centres d'hygiène » aménagés dans des édifices municipaux transformés à cette fin.Il est logique de croire que le Service de Santé d\u2019une grande ville soit décentralisé et que chaque district ait son « centre d\u2019hygiène » installé dans un édifice municipal, comme c\u2019est le cas pour les services de la Police et des Incendies.Nous pourrions peut-être espérer ou au moins formuler le vœu, comme cela s\u2019est produit dans certaines villes: New-York, Boston en particulier, où des centres magnifiques ont 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Hygiène et santé», au poste CKAC, le vendredi, 19 décembre 1947, à 7 heures p.m.317 ' été construits grâce à des dons de philan- tropes \u2014 je répéterai ici une question que je posais dans un travail lu en 1941, à la réunion annuelle du C.P.H.A.: « Pourquoi n\u2019obtien- drions-nous pas des centres d\u2019hygiéne » analogues et de la même façon par des dons à l'autorité publique pour un but si louable ?Dans l\u2019un des districts, le Service de Santé projette l\u2019organisation d\u2019un centre d\u2019entraînement pour le personnel nouveau.De même, il y a lieu de prévoir dans l\u2019organisation de deux de ces districts les besoins pour fins d\u2019entraÂ- nement et d\u2019ense:gnement de l'hygiène publique et, dans la préparation des plans, l\u2019espace additionnel suffisant pour y recevoir les étudiants de nos deux universités locales: McGill et Montréal, ceci faisant partie du travail d'éducation en matière de santé publique.Dans l\u2019un de ces centres d\u2019hygiène, il faudrait prévoir l\u2019espace pour l'installation d\u2019un «centre d'hygiène mentale» avec cliniques appropriées.Le centre d'hygiène d\u2019un district doit rayonner dans un territoire donné par l\u2019œuvre et le travail des «consultations de nourrissons et préscolaires » qui devront être logés dans des centres (de puériculture) plus petits, installés dans des édifices de dimension moins grande et situés dans chaque paroisse desservie par le Service de Santé et où actuellement il paye loyer pour chaque consultation.Le « centre d\u2019hygiéne » est le centre administratif dans un district sanitaire.Il doit comprendre les bureaux pour les quartiers généraux et les locaux pour les diverses consultations: prénatales, du nourrisson et préscolaire, mentales, cliniques dentaires, etc.L'organisation des districts sanitaires et la réalisation de ces projets seront au plus grand avantage de la Cité et assureront des services encore plus efficaces dans l\u2019amélioration de la santé de nos concitoyens. VARIÉTÉS 2e + TENDANCES ACTUELLES DE LA PRATIQUE DE LA MEDECINE ! L.-Henri GARIEPY, F.R.C.P.(C) Avec la séance d\u2019aujourd\u2019hui, la Société Médicale de Montréal commence la 49ème année de ses opérations, et ce que nous avons pu constater lors des séances de l\u2019an dernier, en plus de ce dont j'ai pu moi-même me rendre compte au cours des réunions de l\u2019Exécutif, auxquelles j'ai assisté comme vice-président, est de nature à nous rassurer sur l\u2019extraordinaire vitalité de la Société et les services qu\u2019elle rend toujours à la profession de langue française à Montréal.Si la cinquantaine marque souvent un déclin volontaire ou forcé dans l\u2019activité professionnelle d\u2019un médecin et, pour quelques-uns, l\u2019approche d\u2019une retraite confortable, il n\u2019en est pas ainsi de notre Société dont la courbe de production utile subit une ascension ininterrompue depuis quelques années.Chez elle, aucun symptôme de sénilité, aucune aspiration à la retraite ou à une pension de vieillesse, et cette vigueur tient, avant tout, à l\u2019intérêt constant que vous lui manifestez, intérêt qui se traduit par un effectif de plus en plus nombreux et qui atteint actuellement près de 900 membres; par le bon état de ses finances, grâce à une ponctualité presque parfaite dans le règlement de la contribution et par l\u2019assistance nombreuse aux séances, qui est encore le meilleur stimulant d\u2019une production scientifique vigoureuse.Au chapitre de l\u2019effectif, dont le nombre que je viens de vous mentionner est vraiment impressionnant quand on considère qu\u2019il ne s\u2019agit, en somme, que d\u2019une société locale dont le rayon d\u2019action ne devrait pas dépasser les limites de Montréal, il est bon de souligner 1.Allocution du nouveau président de la Société Médicale de Montréal, à la séance du 20 janvier 1948.que nous commençons à recevoir dans nos rangs des médecins de langue anglaise, qui nous demandent de se joindre à nous, ce qu\u2019il faut interpréter, je crois, comme l\u2019indice d\u2019une évolution significative dans l\u2019esprit de la profession.Quelles que soient, en effet, les convictions de chacun sur la nature des rapports qui doivent exister entre Canadiens de langue anglaise et Canadiens de langue francaise, il faut admettre que le terrain scientifique est celui sur lequel les hommes de bonne volonté peuvent le plus facilement se comprendre et oublier les questions qui les divisent.Sans rien renier de ce qui fait de nous des Français au point de vue de la culture et qui constitue une force encore active après deux cents ans de séparation de notre pays d\u2019origine, nous pouvons souhaiter, en tant que Canadiens, que le rapprochement si désirable de ces deux groupes de Canadiens différents par leur origine reçoive son essor et son inspiration dans les milieux médicaux.Ce sera un geste désintéressé de plus à mettre au crédit de notre profession.Quelles que soient la bonne volonté et l\u2019activité des officiers de votre Exécutif, la Société péricliterait, comme plusieurs l\u2019ont fait avant elle, si les conditions que j'ai énumérées ne se trouvaient réalisées.J\u2019aurai donc, durant l\u2019année qui commence, la responsabilité, \u2014 heureusement pour moi, \u2014 partagée avec mes collègues de l\u2019Exécutif, de continuer sans fléchir le travail entrepris par ceux qui m\u2019ont précédé, avec l\u2019espoir, si j\u2019ai votre appui, de faire aussi bien qu\u2019eux.Je ne pense pas pouvoir faire mieux. GARIÉPY: TENDANCES ACTUELLES DE LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE Si javais considéré comme un honneur ou comme une récompense mon élection à la présidence, je l\u2019aurais déclinée, car je ne me reconnais aucun titre ni à l\u2019un, ni à l\u2019autre, ayant tout simplement et sans éclat, pendant 26 ans, suivi la voie qui m\u2019était tracée et dans laquelle d\u2019autres ont rendu des services beaucoup plus notoires que les miens.Si j\u2019ai accepté, c\u2019est que je considère que, lorsqu\u2019une société comme la nôtre invite un de ses membres à monter à ce poste, elle lui demande de servir.C\u2019est le coup d\u2019épaule à la roue que chacun, à tour de rôle, doit s\u2019attendre à donner quand on l\u2019appelle et qu\u2019il n\u2019est pas permis de refuser.L\u2019honneur que cela comporte, c\u2019est celui de col!aborer à une œuvre utile et désintéressée.Le seul caractère flatteur d\u2019une semblable nomination pourrait être que la personne choisie possède certaines qualités personnelles qui la désigne à cette fonction.La chose, paraît-il, est loin d\u2019être certaine.La présidence ne serait qu\u2019une tradition et le rôle de président tout à fait secondaire dans notre organisation qui pourrait fonctionner tout aussi bien et atteindre son but avec le concours d\u2019un secrétaire, d\u2019un trésorier et de quelques membres de bonne volonté.Je le veux bien.À quoi done sert le président?Comment peut-on le définir ?Quelle est sa fonction ?Autant de sujets que je livre à votre méditation et que nous ne verrons pas au programme de nos séances, ni ce soir, ni plus tard, et, pour cause.Je veux bien que ce titre soit surtout un symbole, comme on le prétend, mais j\u2019ai pu me rendre compte que, dans !e cas de mon prédécesseur, du moins, il était devenu un symbole de dévouement et d\u2019activité, quelque chose comme un catalyseur en chimie, ces « substances qui jouent un rôle considérable dans les réactions où elles interviennent pour les accélérer, sans y prendre part el'es-mêmes ».C\u2019est peut-être un peu boiteux, comme toute comparaison, mais quand même assez juste.Peut-être aussi croit-on le président inutile, parce que la tradition veut qu\u2019on le représente 319 assis, celui qui occupe le fauteuil : le « chairman».Même dans cette position de tout repos, il peut encore voir à ce que le programme des assemblées se déroule suivant l\u2019ordre établi, que les travaux ne dépassent pas le temps alloué, que la discussion ne s\u2019égare pas, qu\u2019elle demeure toujours amicale et courtoise dans son expression, que les activités de la Société soient toujours orientées dans la direction que lui ont imprimée ses fondateurs.Aux réunions de l\u2019Exécutif, comme la Société n\u2019a pas un Comité des programmes, il partage, avec ses collègues, la responsabilité d\u2019organiser les séances scientifiques, de suggérer les rapporteurs et les sujets de travaux susceptibles d\u2019intéresser le plus grand nombre, tout en conservant à nos réunions le caractère pratique qui est l\u2019essence même et la raison d\u2019être de la Société Médicale.Ce caractère pratique de nos séances ne nous empêche pas, bien au contraire, d\u2019inviter assez souvent des spécialistes que nous entendons discuter des points de vue avancés sur des sujets de leurs spécialités.Les questions qui leur sont alors posées par l\u2019assistance démontrent bien que ces réunions demeurent quand même des cours de vulgarisation et de perfectionnement pour le bénéfice des praticiens.Sur ce point, la Société n\u2019a jamais failli à sa tâche.Les progrès réalisés dans chacune des branches de la médecine leur sont aussitôt exposés dans nos travaux.Les Exécutifs qui nous ont précédés, s\u2019ils ont eu, parfois, de sérieuses diffiecu'tés à surmonter pour atteindre cet objectif, du moins ont-ils toujours eu la satisfaction de voir le succès couronner leurs efforts.Nous ne sommes pas, il est vrai, une Académie avec un « À » majuscule, et l\u2019écho de nos discussions, bien que celles-ci aient été parfois assez vives, n\u2019a pas toujours été entendu bien loin dans le monde scientifique.Cependant, nous avons conscience que la Société a été utile à plusieurs générations de médecins, praticiens ou spécialistes qui y sont venus avec sincérité, soit à la tribune, soit dans les rangs de l\u2019assistance.Les quelque neuf cents membres de la 320 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Société se recrutent dans tous les domaines de la médecine et représentent assez bien toutes les variétés de Pactivité professionnelle.Les uns, sans doute, y viennent pour donner, les autres, pour recevoir, mais il n\u2019existe entre les uns et les autres aucune cloison étanche et j'imagine qu\u2019ils doivent être bien rares ceux qui ont toujours donné sans jamais recevoir quelque chose.Bien rares également ceux qui n\u2019ont pas apporté une pierre à l\u2019édifice commun, qui n\u2019ont pas été utiles à quelqu\u2019un, ne serait-ce que par les questions qu\u2019ils ont posées.Praticiens de médecine générale et de spécialité, médecins de famille suivant l\u2019acception courante et malgré tout assez mal définie, professeurs de carrière, savants de laboratoires, se coudoient ici suivant la meilleure tradition de l\u2019esprit confraternel, sans que se soit jamais posée la question de la primauté d\u2019une catégorie ou de l\u2019autre, chacun réalisant qu\u2019il est le plus utile à la place qu\u2019il occupe et que toutes les pièces de cette mécanique sont étroitement solidaires les unes des autres.Il me semble puéril d\u2019opposer, ainsi qu\u2019on le fait souvent, deux classes de médecins dont l\u2019activité se complète pour le plus grand bien des malades: le praticien de médecine générale (médecin de quartier, médecin de famille, etc.) et le praticien de spécialité, comme deux forces antagonistes toujours en lutte et dont l\u2019une devra l\u2019emporter un jour sur l\u2019autre, entretenant ainsi une querelle déjà ancienne et qui n\u2019a pas sa raison d\u2019être.Médecin de famille versus spécialiste, ou, sous une autre forme, «le médecin de famille est-il en voie de disparaître », ou, le nombre croissant des spécialités est-il un excès?Ce qui rappelle le titre de certains débats oratoires assez en vogue parmi la jeunesse étudiante depuis quelques années, comme «gendre et belle-mère », « blondes ou brunes », « bachelières ou cuisinières » et plusieurs autres.La question existe, je n\u2019en disconviens pas, mais, pour s\u2019y retrouver, il faut l\u2019aborder autrement.Qu\u2019on le veuille ou non, il y a et il y aura toujours des spécialités et probablement de plus en plus, en médecine pas plus que dans les autres domaines, mais pas moins non plus.Qui de nous serait satisfait, quand sa voiture ne va pas, de savoir qu\u2019un même ouvrier réparera une fuite de radiateur, un défaut d\u2019allumage, un carburateur défectueux ou un garde-boue enfoncé?Partout, et en médecine aussi, la somme des connaissances actuelles a depuis longtemps dépassé ce qu\u2019un cerveau humain peut absorber et utiliser avec profit.La chose devient plus évidente encore quand on envisage les acquisitions réalisées seulement depuis le début du siècle, lesquelles sont venues grossir à un rythme accéléré un capital déjà considérable.Ce progrès lui-même n\u2019a pu être réalisé que par le travail d\u2019un nombre de plus en plus grand de chercheurs qui, sans perdre de vue l\u2019ensemble, ont exploré un champ de plus en plus restreint (ou spécialisé), gagnant en profondeur ce qu\u2019ils perdaient en étendue, et personne ne songerait à admettre qu\u2019il puisse en être autrement, je crois.Bien que cela ressemble à une vérité de La Palisse: «Il faut, lorsqu\u2019il s\u2019agit de science, et surtout de science médicale, choisir entre surface et profondeur, en admettant et les avantages et les inconvénients de ces deux notions, opposées dans leur essence et qu\u2019on retrouve d\u2019ailleurs partout: surface et profondeur; ensemble, détails; généralité, spécialité.» Il faut choisir ou un terme ou l\u2019autre, les deux ne pouvant s\u2019appliquer simultanément au même sujet.Nous comprenons facilement que la spécialisation est la condition du progrès dans le domaine de la recherche scientifique.Je crois qu\u2019elle est également la condition de l\u2019efficacité et de la perfection dans le domaine de l\u2019application, c\u2019est-à-dire dans la pratique de la médecine.Malgré l\u2019importance qu\u2019a prise la recherche depuis quelques années \u2014 un grand nombre y trouvent une carrière intéressante et profitable en dehors de la clientèle \u2014 et, malgré l\u2019admiration qu\u2019elle doit nous inspirer, il faut admettre que la recherche scientifique n\u2019est pas une fin par elle-même, mais bien un GARIÉPY : TENDANCES ACTUELLES DE LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE moyen pour arriver à une meilleure connaissance de la maladie, connaissance servant elle-même à inspirer le traitement qui, seul, peut être considéré comme le terme des efforts de chacun, depuis le laboratoire jusqu\u2019au chevet du malade.Il ne faudrait pas comprendre, par là, que je mésestime la recherche scientifique, ce qui serait tout l\u2019opposé de ma pensée.Je suis, au contraire, de plus en plus convaincu que c\u2019est dans les laboratoires que sont nées les conceptions fructueuses qui ont servi de base au progrès de la clinique et de la pratique.Ce sont les travaux des hommes de laboratoire qui ont toujours donné la mesure et la valeur d\u2019une école, beaucoup plus, en tout cas, que les succès de c:ientèle des élèves qui en sont sortis; il est facile de le vérifier en parcourant l\u2019histoire de la médecine dans n\u2019importe quel milieu, et particulièrement chez nous, dans Québec.Tant que l\u2019activité de nos médecins, même en admettant la raison de nécessité, a été limitée à la pratique et que nos écoles donnaient une formation exclusivement utilitaire, la médecine a piétiné ou reculé.Elle n\u2019a vraiment pris rang à côté des groupements d\u2019origine différente, que le jour où les conditions ont permis à quelques-uns de ses membres de s\u2019intéresser aux problèmes de science pure.C\u2019est cette collaboration à l\u2019avancement de la science seule, qui peut donner à une école droit de cité dans le monde scientifique.Si le savant dans son laboratoire, travaillant à une solution d\u2019un problème de physiologie ou de pharmacologie et sans contact avec le malade, peut être considéré comme le prototype du spécialiste, il faut bien aussi admettre la spécialisation dans la pratique où elle existe également, et c\u2019est surtout dans la pratique et par une mauvaise acception des termes qu\u2019on oppose spécialiste et praticien.D\u2019après le dictionnaire, «un praticien est celui qui exerce un art».Il est évident que, lorsque cette pratique se limite à un seul aspect ou à un domaine restreint de cet art, elle devient une spécialité et, celui qui exerce, 321 un praticien spécialiste, ou, plus brièvement, un spécialiste.En médecine, donc, est praticien celui qui examine et traite des malades (par opposition au professeur de carrière qui fait exclusivement de l\u2019enseignement et à l\u2019homme de laboratoire qui s\u2019intéresse à la recherche ou fait des travaux pour le bénéfice de la clinique).Nous avons done des praticiens de médecine générale et des praticiens de spécialité.Tous deux sont également praticiens au sens strict, mais il est plus simple de respecter les termes en usage et d\u2019après lesquels le praticien est celui qui fait de la médecine générale.Quant au spécialiste, il n\u2019a pas besoin d\u2019être défini davantage.Tous deux représentent deux disciplines différentes, mais non antagonistes; elles ont toutes deux leur raison d\u2019être.Il ne faut souhaiter la disparition de l\u2019une ou de l\u2019autre, ni par une réglementation radicale, ni croire que cette disparition s\u2019effectuera un jour par un processus plus lent de sélection naturelle.Il ne faut surtout pas voir d\u2019un œil méfiant le nombre croissant des spécialistes et regretter le temps où l\u2019on savait si bien se passer d\u2019eux.Ils étaient rares, alors, et pas à la portée de toutes les bourses.On ne les appelait qu\u2019en désespoir de cause et leur présence au chevet d\u2019un malade était toujours d\u2019un mauvais augure.| Les motifs en faveur de la division du travail et de la spécialisation sont exactement les mémes dans la pratique que dans la science pure.Il est évident, dans les conditions actuelles, qu\u2019il est impossible à un médecin: 1° d\u2019avoir une connaissance approfondie des sciences de base de la médecine: anatomie, physiologie, chimie biologique, pcur ne mentionner que les plus universelles, en plus de la pathologie complète de tous les systèmes et de tous les appareils; 2° de se tenir au courant de l\u2019évolution constante dans chacun de ces domaines.Il n\u2019y a pas si longtemps, en 1904, pour l'exemple auquel je fais allusion, un auteur pouvait signer seul un traité comp'et de méde- 322 cine qui était une « Somme » de la pathologie à cette époque, commençant par les maladies de l\u2019appareil respiratoire avec coryza, pour se términer au quatrième volume par Pellagre, au chapitre des iritoxications {!), après avoir dit tout ce qu\u2019il y avait 4 dire des maladies du sang, des maladies infectieuses communes à l\u2019homme et aux animaux, des maladies vénériennes, des diathèses, des maladies du système nerveux et névroses, etc.Je ne crois pas qu\u2019un semblable tour de force soit réalisable aujourd\u2019hui, même pour un esprit de l\u2019envergure d\u2019un Dieulafoy, ou d\u2019un William Osler.Le sujet est si vaste qu\u2019il faut maintenant la collaboration de 50, de 100 spécialistes, pour arriver à mettre sur pied un traité de médecine et, si rapide est l\u2019évolution de la science, qu\u2019il serait impossible de lui conserver un caractère pratique dans une reliure permanente.On publie, aujourd\u2019hui, les traités de médecine dans des reliures à feuillets mobiles, pour pouvoir, deux ou trois fois par année, remplacer les chapitres devenus périmés.Que le motif en soit la simple satisfaction esthétique de faire bien, ou celle plus généreuse de contribuer à l\u2019avenir de la science, il faut qu\u2019un nombre de plus en plus grand de médecins diminue l\u2019étendue de leur activité professionnelle, pour lui donner plus de profondeur, plus de fini, et, c\u2019est un non-sens de prétendre qu\u2019en faisant ainsi, le médecin diminue son art et que le malade en subit un préjudice.Comment, dans ces conditions, faut-il envisager les rapports du praticien et du spécialiste et la place que chacun doit tenir dans la pratique?Quel est le domaine du praticien de médecine générale?Là est le point névralgique de toute la question, et si de ces considérations un peu disparates, que j\u2019ai essayé de grouper, une conclusion semble se dégager et qui prête à la critique, il est entendu que jen garde seul la responsabilité.L\u2019accord, d\u2019ailleurs, est loin d\u2019être fait sur cette question et les opinions exprimées ne peuvent avoir aucun caractère final.Il est évident que le rôle respectif du praticien et du spécialiste ne peut être envisagé L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 qu\u2019avec la plus grande relativeté.Il n\u2019est pas le même si on le considère à des périodes différentes, il y à cent ans ou aujourd\u2019hui, et, cependant, cet intervalle d\u2019un siècle représente peu de choses dans la durée d\u2019un art qui est vieux comme l\u2019humanité et ne finira sans doute qu\u2019avec elle.La spécialité dans la pratique n\u2019a vraiment commencé qu\u2019au siècle dernier.Il ne pouvait en être question quand la médecine était rudimentaire.Elle est un signe de maturité et il est permis de prévoir, sans être prophète, qu\u2019elle ne peut qu\u2019augmenter dans l\u2019avenir.Si, par contre, on considère ce rôle du praticien et du spécialiste à une époque déterminée, la nôtre, par exemple, il est évident qu\u2019il varie avec les endroits où on le considère : dans une grande ville, dans une petite ville, dans une pratique rurale, ou dans les régions étendues et peu peuplées aux confins de notre pays.Si nous limitons la discussion aux conditions de la pratique dans une grande ville, conditions qui nous sont familières à tous, 1l nous sera plus facile de nous y retrouver, surtout si, dès le début, nous nous entendons pour faire justice des lamentations de tous les louangeurs des temps passés, méfiants à l\u2019égard de ce qu\u2019ils n\u2019ont pas appris à l\u2019école, réfractaires au mouvement et convaincus que l'humanité dégringole vers sa perte, après avoir connu et méconnu la perfection en tout, dans «le bon vieux temps ».J\u2019ai peut-être tort d\u2019exprimer ici semblable point de vue, mais je ne crois pas que ma franchise sur ce point soit de nature à blesser personne, et la preuve de ma sincérité est que j\u2019entrerai moi-même bientôt dans la classe de ceux dont on parle au passé.Pour tout dire, je n\u2019ai jamais beaucoup prisé ces rétrospectives sentimentales qui peuvent être de mise dans certaines circonstances nécessaires et pas toujours gaies de la vie professionnel'e, telles que les fêtes d\u2019adieu à un ancien ou les cortèges de funérailles, mais, en dehors de ces circonstances, je les trouve déplacées et stérilisantes.Dans le mouvement qui nous entraîne GARIÉPY: TENDANCES ACTUELLES DE LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE et qui est la vie, je crois que nous avons tout juste le temps de nous arrêter un instant, pour considérer ce que nos devanciers ont fait de bien, leur dire un merci sincère mais rapide, prendre le collier qu\u2019ils ont laissé et continuer d\u2019avancer.Il ne faut pas être satisfait d\u2019avoir atteint le point où ils se sont arrêtés, en se disant qu\u2019on est arrivé.On pouvait bien, dans le bon vieux temps, naître et mourir sans avoir vu un spécialiste, j'en conviens, si on veut convenir également que la fièvre puerpéra'e fauchait un grand nombre de mères à leur premier accouchement, qu\u2019un nombre plus grand de bébés ne se rendait pas à la première enfance, que la médecine préventive n\u2019existait pas et que la durée moyenne de la vie était bien inférieure à ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui.Dans le cas qui nous intéresse tous, la pratique dans une grande ville, la proportion des spécialistes est sans doute plus élevée qu\u2019ailleurs, mais, malgré les apparences, le rôle du praticien n\u2019en est pas diminué, loin de là.Ce sera d\u2019abord et toujours dans les rangs des praticiens qu\u2019on trouvera le médecin de famille, ce personnage plus nécessaire au bien-être des individus et de la société que tous les spécialistes, et qu\u2019aucun spécialiste ne remplacera jamais.Ne me demandez pas ce que j'entends par médecin de famille; il me serait difficile de vous le dire en peu de mots.La chose est vaste, d\u2019aspect si varié; elle peut être définie de tant de façons différentes que je ne le tenterai pas ici.Cela dépasse, d\u2019ailleurs, le cadre et le caractère banal de ces propos.Au lieu d\u2019une définition, je vous dirai que chacun, en fermant les yeux, peut voir dans la brume de ses souvenirs, parmi tous ceux qui lui ont fait du bien, la figure indispensable et bienveillante d\u2019un médecin de famille.Il y en a, Dieu merci, beaucoup dans nos rangs et c\u2019est pour une bonne part à eux que notre Société doit sa solidité, comme, d\u2019ailleurs, la société tout court.J\u2019ai eu, comme plusieurs d\u2019entre nous ici, avant que les circonstances m\u2019orientent dans une voie un peu différente, l\u2019honneur de tenir 323 quelquefois ce rôle qu\u2019il est impossible d\u2019abandonner complètement par la suite, même si on le désire.On ne nous le permet pas; d\u2019ailleurs, nous aurions vraiment le sentiment de manquer gravement au devoir professionnel en refusant de le faire.J\u2019en appelle, sur ce point, au témoignage de ceux, et je crois qu\u2019ils sont \u2018assez nombreux, que les circonstances ont placé dans une situation analogue, d\u2019orienter graduellement leur pratique vers une spécialité après avoir fait de la pratique générale.Ce domaine de la pratique générale comporte aussi essentiellement la médecine d\u2019urgence, qui est la porte par laquelle la plupart d\u2019entre nous entrent dans la pratique et se font une clientèle.Par essence, c\u2019est peut-être ce qu\u2019il y a de plus général comme pratique.Quand cela presse, ou qu\u2019on croit que cela presse, ce qui est en somme la même chose, on s\u2019adresse bien à un médecin que l\u2019on connaît, mais comme c\u2019est un appel au secours, on est toujours soulagé en voyant apparaître un médecin, même s\u2019il n\u2019a pas un visage connu, et c\u2019est toujours un praticien qui entend cet appel et qui répond généreusement avec le même empressement pour le malade d\u2019un confrère inconnu, que pour un malade de sa propre clientèle.C\u2019est la partie dure et ingrate du métier, celle qui comporte le plus de sacrifices et le moins de satisfaction ; c\u2019est par contre un moyen très efficace quand on veut le faire servir à sa formation professionnelle, pour développer un coup d\u2019œil rapide et le contrôle de ses réactions émotives en face d\u2019une situation extrême où il faut agir vite et bien.De la décision qu\u2019il faut prendre rapidement dans ces moments critiques dépend, non seulement la vie d\u2019un malade, mais souvent la réputation et l\u2019avenir d\u2019un médecin.Le principal caractère de la pratique d\u2019urgence, je viens de le dire, est d\u2019être général, mais l\u2019évolution qui s\u2019opère dans la pratique actuellement laisse prévoir qu\u2019elle pourrait bien constituer une sorte de spécialité, si l\u2019on veut, au sein de la pratique générale.C\u2019est peut-être ce que nous démontreront deux 324 jeunes confreres (que la plupart connaissent) dont l\u2019expérience originale et assez hardie mérite d\u2019étre observée avec bienveillance, car, si elle réussit, elle marquera certainement une étape dans l\u2019organisation de la pratique dans une grande ville.: Autre champ d\u2019action qui appartiendra toujours au praticien général: le diagnostic.Le fait pour le praticien de voir, le premier, le plus grand nombre de malades, lui impose l\u2019obligation d\u2019être, avant tout, un bon diag- nosticien, dans le calme de son cabinet de travail, ou au chevet des malades, dans la nuit froide et maussade.Plus qu\u2019à tout autre, le diagnostic est son domaine.Il doit être au courant des techniques de cet art difficile dont les moyens se perfectionnent et, il faut le dire, se compliquent chaque année.Dans une ville, cependant, les services des rayons X, les laboratoires d\u2019hématologie, de chimie, de pathologie, mettent à la portée de tous les mêmes moyens de diagnostic que les cliniciens des hôpitaux peuvent employer, en plus de tous les autres moyens d\u2019exploration utilisables en clientèle, qu\u2019il doit connaître et employer: ponctions, transilluminations, examens du fond de l\u2019æil, procédés simplifiés pour apprécier quantitativement le sucre, l\u2019acétone, l\u2019acide diacétique, l\u2019albumine dans l\u2019urine, la glycémie, l\u2019azotémie et une foule d\u2019autres examens qui étaient, il y a quelques années, réservés aux seuls services d\u2019hôpitaux, \u2014 le tout venant compléter un examen clinique impeccable suivant une technique qui n\u2019a pas varié au cours des siècles et qui repose, avant tout, sur un interrogatoire conduit de façon méthodique.Cette partie de l\u2019examen, l\u2019interrogatoire, est vraiment un grand art et celui qui a consenti à s\u2019imposer les sacrifices nécessaires pour le maîtriser, en est toujours récompensé.C\u2019est le seul moyen qui nous fait connaître le malade dans sa totalité, \u2014 duyn et souz, \u2014 les modifications fonctionnelles appréciables directement, de même que les facteurs émotifs qui les conditionnent presque toujours.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Dans la grande majorité des cas, aujourd\u2019hui comme dans l\u2019avenir, quels que soient le nombre des spécialités et le système qui doit régir l\u2019exercice de la profession, le diagnostic constituera toujours la première ligne du domaine du praticien, et, lorsque les malades quittent leur médecin pour demander au spécialiste de faire le diagnostic de leur maladie, c\u2019est, la plupart du temps, qu\u2019ils se rendent compte que leur médecin, pour quelque raison, n\u2019a pas épuisé toutes les ressources de la science pour y arriver.Je m\u2019en suis rendu compte maintes fois.Les malades, sur ce point, sont assez bons juges.Ils savent reconnaître quand le médecin est arrivé à la limite du possible, sans pouvoir poser un diagnostic.Dans ce cas, ils savent faire la part des choses et ne lui en demandent pas davantage.Le rôle du praticien de médecine généra'e ne comporte pas que l\u2019obligation si lourde d\u2019être le médecin de famille, non plus que celle d\u2019assurer les soins d\u2019urgence aux malades de son entourage, ou de faire le diagnostic de la maladie.Son activité serait vide de sens si elle ne devait aboutir à un traitement et il est nécessaire, pour le bien de tous, que la participation du praticien au traitement des maladies soit toujours la plus large possible.Elle ne peut, cependant pas, être illimitée; elle a des bornes, mais, où commence, en matière de traitement, le domaine du spécialiste, où finit celui du praticien, la question est difficile, je l\u2019admets.Il existe, cependant, une réponse qu\u2019on ne peut pas toujours éluder par une pirouette, en disant que le domaine de l\u2019un commence où finit celui de l\u2019autre.C\u2019est dans le domaine du traitement, encore plus qu\u2019ailleurs, que s\u2019est toujours manifestée l\u2019opposition entre spécialistes et praticiens.C\u2019est là qu\u2019est la plus évidente cette notion de surface et de profondeur que j'ai mentionnée au début.Il est impossible, même pour les non-initiés, de ne pas faire, de comparaison avec ce qui se passe sur les autres p'ans de la vie quotidienne, et de conclure que certaines techniques médicales ou chirurgicales gagnent à être perfectionnées par la pratique répétée, GARIÉPY: TENDANCES ACTUELLES DE LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE fréquente, appuyée sur une connaissance complète des raisons scientifiques qui justifient leur emploi, ce qui n\u2019est possible, évidemment, qu\u2019en délaissant la pratique et l\u2019étude d\u2019autres techniques qui leur sont plus ou moins étrangères, et, c\u2019est ainsi que nous \u2018arrivons à la notion - de spécialité.S\u2019ensuit-il, pour cela, que tout ce qui peut faire pour quelques-uns l\u2019objet d\u2019une étude spéciale doit être immédiatement retranché du domaine du praticien?Personne, je crois, ne peut le prétendre, et il en est ainsi actuellement pour ne mentionner que quelques exemples du traitement de la plupart des maladies du cœur et des poumons, des maladies de la nutrition, y compris le diabète, les maladies endocriniennes, frustes ou pas frustes, des troubles urinaires, des troubles digestifs, haut ou bas situés, de toutes les variétés de rhumatisme, des maladies d\u2019enfants, dont le traitement appartient en même temps au spécialiste et au praticien.La naissance et l\u2019évolution d\u2019une spécialité, vers une individualité propre, se fait d\u2019une façon lente et insensible; ses frontières se confondent souvent longtemps avec celles d\u2019autres spécialités, ou avec celles de la médecine générale, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin la comp:!exité de son objet, ou certaines difficultés du traitement, lui assignent des frontières bien définies.Jusqu\u2019à ce moment, ses frontières ne peuvent être déterminées dans chaque cas que par la bonne foi et la probité du médecin guidé par l\u2019intérêt du malade.Dans le doute et en attendant un critère plus précis, on sera certain de ne pas errer en appliquant la règ'e d\u2019or à laquelle en médecine il faut toujours tout ramener: « Ainsi donc, tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le aussi pour eux.» Dans chacun des domaines que j\u2019ai mentionnés, l\u2019évolution de la médecine est rapide, nombreuses sont les modifications qu\u2019elle impose à la pratique, et le praticien ne considère pas sans un certain malaise, l\u2019obligation qu\u2019il reconnaît de tenir ses connaissances au 325 point, en regard du peu de loisirs que lui laisse le travail quotidien.La Société Médicale, je le souligne, devrait, dans la mesure des moyens dont elle dispose, pouvoir lui faciliter la tâche; c\u2019est sa raison d\u2019être.Votre nouvel Exécutif s\u2019efforcera, comme ceux qui l\u2019ont précédé, d\u2019avoir toujours au programme des travaux d\u2019une portée aussi utile que possible et profitables au plus grand nombre, mais ce but ne sera pleinement atteint que si, cela va de soi, nous assistons régulièrement aux séances et si tous ceux qui sont intéressés par le travail se font un devoir de le discuter, dans le but d\u2019en faire ressortir toutes.les applications utiles pour les autres, comme pour eux-mêmes.C\u2019est ce qui est ordinairement le point faible de nos réunions.J\u2019en connais la raison.Nous sommes nombreux à en souffrir, mais il suffirait de peu de choses pour que nous puissions, à ce point de vue, tirer un meilleur parti de nos réunions.Il faudrait mettre de côté une timidité qui n\u2019a pas sa raison d\u2019être en nous adressant à.des confrères et, par un petit effort d\u2019imagination, oublier les sièges qui nous entourent, la dimension de la salle, en un mot, tout ce qui est différent de notre entourage habitue!, et nous convaîncre que si chacun savait tout ce qui a été dit, il n\u2019y aurait pas de raison pour le rapporteur de venir le dire, ni, pour nous, de venir l\u2019entendre.Il faudrait, de plus, penser que si l\u2019on peut avoir tant de verve et d\u2019assurance au vestiaire, après la séance, on aurait bien pu avoir l\u2019audace, cinq minutes plus tôt, de formuler une simple question qui dise toute sa pensée, mais pas plus que sa pensée.Je suis d\u2019autant plus à l\u2019aise pour dire ces choses que je me les répète à moi-même, sans beaucoup de succès, hélas, depuis vingt- cinq ans.Peut-être qu\u2019en le faisant devant vous ce soir, j'aurai réussi à en mettre quelques-uns sur la voie qui mène à l\u2019aisance dans la discussion scientifique, ce qui est un art p!us difficile qu\u2019on le croit.Je voudrais, avant de terminer, dire quelques mots des rapports de la Société Médicale avec les sociétés de spécialités dont le nombre, s3 326 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 je ne me trompe, doit bientôt approcher de la dizaine: Société de Chirurgie, d\u2019Oto-rhino- laryngologie, d\u2019Anesthésie, de Gastro-entéro- logie, de Phtisiologie, de Rhumatisme, d\u2019Orthopédie, d\u2019Electro-radiologie, parmi celles qui intéressent le plus le praticien.Or, dans les conditions actuelles, ces sociétés sont totalement séparées et n\u2019ont aucun lien avec la notre dont les.membres perdent aussi I\u2019avantage des travaux qu\u2019on y présente et qu\u2019on y discute.Certaines de ces sociétés, d\u2019autre part, ne s\u2019adressant qu\u2019à un nombre restreint de membres, manquent du stimulant au travail et de l\u2019émulation qui résulteraient de leur présence dans les cadres d\u2019un groupement dynamique comme celui-ci.Si, malgré tout, quelques-unes de ces sociétés peuvent quand même se réclamer à bon droit d\u2019une production fructueuse et utile, il il n\u2019en est pas de même du plus grand nombre.On a, depuis longtemps, signalé cet état de choses et je crois que le moment arrivera bientôt où l\u2019opinion sera favorable aux groupements des sociétés de spécialités autour de la Société Médicale de Montréal, où elles pourraient figurer comme sections de spécialités.Ces sections, indépendantes quant à leur régie interne et à l\u2019élection de leurs officiers, ne pourraient que bénéficier d\u2019une telle association, comme d\u2019ailleurs tous les membres de la Société même.Je puis vous dire que nous espérons, au cours de l\u2019année, être en mesure de vous soumettre un plan d\u2019organisation sur une base semblab'e.Si ce projet rencontre votre appui, je ne crois pas qu\u2019il soit téméraire de prédire que notre Société aura atteint une phase décisive de son évolution.Et, voilà surtout ce que je voulais vous dire.2 Je m\u2019arréte ici et vous m\u2019excuserez, je l\u2019espère, de vous avoir gardé si longtemps pour vous faire un message aussi court.Votre réaction, j'imagine, doit ressembler à celle que j'ai souvent éprouvée en sortant du théâtre quand j'étais un habitué du Stella et; p:us tard, de l\u2019Arcade: «S\u2019il l\u2019avait donc tué au premier acte, je n\u2019aurais pas perdu ma soirée.» Je vous donne raison, mais, une fois de plus, il fallait sacrifier à la coutume.=.\u2014 HISTOIRE DE LA MÉDECINE \u2014 LES VIEUX REMEDES DE LA NOUVELLE-FRANCE L\u2019huile de petits chiens Gabriel NADEAU, Le Marquis de Denonville était venu, en 1685, remplacer M.de La Barre, que l\u2019Intendant De Meulles trouvait «plus dangereux pour le Canada que les Iroquois mêmes ».Ces Sauvages menaçaient toujours la Colonie et, quatre ans plus tard, ils s\u2019avançaient jusqu\u2019à Lachine et en massacraient les habitants au nez du Gouverneur.La France avait envoyé des secours.En 1687, huit cents hommes de l\u2019Infanterie de marine arrivaient à Québec sous le commandement de Philippe Rigaud de Vaudreuil.Le chirurgien-major de ces troupes était Michel Sarrazin.En 1688, Sarrazin envoie à Versailles un Estat des medicamens necessaires qu\u2019il faut faire venir de France pour les troupes qui sont au Canada.(1) Dans cette liste qui contient plus de quatre-vingts articles, se trouve: 4 livres d'huile de petits chiens.Qu'est-ce que ce remède?Disons d\u2019abord que le chien était employé couramment dans l\u2019ancienne Pharmacie.La graisse de chien, à hautes doses, se donnait dans la tuberculose et le choléra.Le crâne, brûlé et pulvérisé, desséchait les ulcères.La cervelle servait d\u2019antidote contre la manie; mais il fallait que le chien fût d\u2019une seule couleur.L\u2019œil de l\u2019animal était bon pour les ophtalmies et ses dents, calcinées, pour le mal de dents.« Le lait de chienne était considéré comme excellent pour la nourriture des enfants.On se basait sur ce qu\u2019Esculape, le dieu de la Médecine, avait été nourri par une chienne! On employait également ce lait dans les accouchements difficiles.On s\u2019en servait encore pour les maux d\u2019yeux et d\u2019oreilles, et pour Palopécie.» (2) Au dire de Cloquet, on faisait téter, à défaut de l\u2019enfant, les femmes en couches et les nourrices par des petits chiens nouveau-nés, «dans certaines circonstances où l\u2019on a intérêt à conserver à la sécrétion du lait son rythme normal ».(3) Toutes les parties du chien passaient dans la pharmacopée.Avec sa peau on faisait des gants pour calmer les démangeaisons de la main, et des bas pour les varices et les engorgements.Son sang était bon pour les ulcères de l\u2019anus et les tumeurs des testicules.Son fiel servait aux mêmes usages.Quant à l\u2019urine de chien, elle était efficace contre la carie des dents, les ulcères et les verrues.La crotte de chien s\u2019appelait album graecum dans les Formulaires.La préparation de ce remède exigeait les plus grandes précautions.« D\u2019abord, on devait nourrir uniquement avec des os les chiens qu\u2019on devait sacrifier plus tard; puis les empêcher de boire, pour donner à leurs excréments une teinte blanche et une consistance friable.Après avoir choisi tout exprès le mois de mars, ou l\u2019époque des grandes chaleurs de la canicule, il devenait facile de se persuader et de convaincre autrui, que l\u2019on avait enfin en sa possession un remède assuré contre tous les maux.» (4) L\u2019album graecum guérissait l\u2019hydropisie, les ulcères, l\u2019amygdalite et l\u2019esquinancie.Aussi l\u2019entérite chronique et la dysenterie.Pour préparer l\u2019huile de petits chiens, il fallait «un petit chien, ou une chienne braque, qui ait ouvert les yeux depuis peu de temps », et des vers de terre.C\u2019est Ambroise Paré qui a donné le premier la recette de l'huile de petits chiens et voici dans quelles 328 circonstances il l\u2019a apprise lui-même.Il était alors attaché au service du maréchal de Mon- tejean, dans la campagne de Piémont.«Lorsque nous entrâmes à Turin, écrit-il, il se trouva un chirurgien qui avait le bruit par-dessus tous de bien médicamenter les arquebuzades, en la grâce duquel je trouvay moyen de m\u2019insinuer, et luy fis la cour près de deux ans et demy, auparavant qu\u2019il me voulut déclarer son remède, qu\u2019il appelait son baume.« Cependant, M.le maréchal de Montejean, qui estoit demeuré lieutenant-général du roy en Piedmont, mourut; adone, je remonstray au chirurgien que je m\u2019en voulois m\u2019en retourner à Paris, et le suppliay qu\u2019il me tint promesse de me donner la recette de son baume; ce que volontairement il fit, attendu que je quittois le pays.« I m\u2019envoya quérir deux petits chiens, une livre de vers de terre, deux livres d\u2019huile de lys, six onces de thérébenthine de Venise, et une once d\u2019eau-de-vie; et, en ma présence, il fit bouillir les chiens tout vivants en ladite huile, jusqu\u2019à ce que la chair laissast les os; et après, mit les vers qu\u2019il avoit auparavant faict mourir en vin blanc, afin qu\u2019ils jetassent la terre qui est toujours contenue en leurs ventres.« Estant ainsi vidés, les fit cuire en ladite huile, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils devinssent tout arides et secs; alors fit passer le tout par une serviette, sans grandement en faire expression; cela fait, on y adjouta la térébenthine, à la fin de l\u2019eau-de-vie et appela Dieu à témoin que c'\u2019estoit son baume, duquel il usoit aux playes faictes par arquebuses et autres qu\u2019on prétendoit suppurer, et me pria de ne divulguer son secret.» (5) Recommandée de la sorte par le Maître de la Chirurgie française, l\u2019huile de petits chiens passa dans les Formulaires, puis'dans la pratique médicale courante, enfin dans les recueils de remèdes populaires, comme le Dictionnaire de santé.(6) En 1698, Nicolas Lemery lui donnait une consécration officielle en la publiant dans sa Pharmacopée universelle.Elle L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1945 fut employée tout le long du XVIIIe siècle, avec d\u2019autres remèdes tout aussi ahurissants, comme l'huile de tripes et la graisse de pendus.Voici ce qu\u2019en dit l\u2019auteur du Dictionnaire rai- sonné-universel de matière médicale, publié à Paris en 1773, et du même coup il nous en fait connaître les indications: « On prépare avec de petits chiens une huile de cette façon: on prend de l\u2019huile, on y fait bouillir de petits chiens avec des aromats, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils s\u2019en aillent en morceaux; puis on y ajoute du vin, ou bien en sa place de l\u2019esprit de vin, & de la térébenthine; c\u2019est un fort bon digestif: elle convient dans les contusions, les plaies des tendons, des membranes, d\u2019armes à feu: je la préfère à l\u2019huile de scorpions & à celle de vers.» (7) Nos aînés ont souvent employé des préparations pharmaceutiques qui nous paraissent aujourd\u2019hui le comble de l\u2019absurdité, comme cette huile de petits chiens, par exemple.IÏ ne faut pas les tourner en ridicule; nos descendants riront peut-être de nous.De nos jours, jusqu\u2019à 1905 en tout cas, on utilisait la graisse des pieds du gros bétail et une huile du même nom.(8) On les obtenait en faisant bouillir des pattes de bestiaux, dont on avait enlevé la corne au préalable.C\u2019était un succédané de l\u2019huile de foie de morue.Est-il plus ridicule de faire une huile avec des petits chiens que d\u2019en faire avec des pattes de bêtes à cornes?BIBLIOGRAPHIE 1.Archives nationales, série B., vol.15, pp.118-121.Supplément du Rapport du Dr Brymner sur les Archives canadiennes, par Edouard Richard, 1899.Ottawa, 1901, 272.M.Gustave Lanctôt, Archivi te en chef du Canada, a eu l'obligeance de nous fournir copie de cette pièce.Nous l\u2019en remercions sincérement.Cet état de méd caments n\u2019est pas signé, non plus d\u2019ailleurs qu\u2019un mémoire de médicaments daté de 1692 et un autre daté de 1693, qui se trouvent aux Archives; mais ils sont indubitablement, tous les trois, de Sarrazin.2.CABANES: Remèdes d\u2019autrefois, Paris, Maloine, 1905, 81.3.Faune des médecins, IV, 110.Cité par Cabanès, loc.cit 76.4.CABANES: Loc.cit, 82 83. NADEAU: VIEUX REMÈDES DE LA NOUVELLE-FRANCE 329 5.Hyacinthe COULON : Curiosités de l'histoire des remèdes, comprenant des receites employées au Moyen-Age dans le Cambrésis.Cambrai, 1892, 114.Cité par Cabanès, loc.cit, 78-79.Voici ce qu\u2019écrit Garrison de Paré et de son huile de petits chiens: « Had it not been for his «fat of puppy-dogs», a lard or salve, which, from some tenacity of superstition, he continued to apply, he would have been a true asepsist» (An Introduction to the History of Medicine, 2¢ édition,- 1917, 211).6.Le juge Pierre-Amable de Bonne, de Québec, avait dans sa bibliothèque un exemplaire du Dictionnaire de santé, en 2 volumes.De Bonne naquit en 1758 et mourut en 1816.(Bull.rech.hist.1936, 142.) 7.Vol.II, 64.8.La composition de l\u2019huile des pieds du gros bétail et de la graisse, se trouvait dans tous les Dispensaires, français, anglais et américains.Voir: The National Standard Dispensatory, New-York, 1905, 1062. CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE 2-e ve D'UN REFLEXE BIEN INCOMPRIS Roméo BOUCHER.« Dans le dos, Madame, dans le dos! Tenez, comme cela! » Et notre hôte m\u2019allonge entre les omoplates une claque qui faillit me faire rejeter sur la nappe la soupe, les entrées et le rôt.Tout cela parce que, la bouche pleine, j'avais éclaté de rire à une remarque inattendue que venait de faire mon voisin d\u2019en face, laquelle, comme gaffe, était de haute envergure et, parfaitement inattendue, tombait comme un roc au beau milieu de la platitude commanditée qui nous entourait solennellement.Trois ou quatre petits pois m\u2019en sont remontés dans le nez, au milieu d\u2019une série de réflexes bien connus pour leur impétuosité.Le pis est que j'ai passé pour le monsieur mal éduqué, qui ne sait pas manger sans s\u2019étouffer incongrûment, et que le gaffeur a eu l\u2019air d\u2019avoir fait un mot d\u2019esprit.Pour sauver mon honneur, j\u2019ai eu juste le temps de m\u2019enfouir la figure dans une serviette, qui n\u2019était pas de papier.Heureusement pour l\u2019assiette des autres, dans laquelle les petits pois auraient bondi hors de mon nez comme d\u2019une sarbacane et le vin médiocre, que nous étions condamnés à boire, aurait jailll de ma bouche en un rang serré de postillons bien décidés.Je ne vous conseille guère de m\u2019imiter.Cette régurgitation d\u2019aliments par le nez, pour spectaculaire qu\u2019elle soit, manque d\u2019élégance en attirant trop l\u2019attention sur soi.Sans compter la claque dans le dos qui ne vous donne rien d\u2019autre que de vous couper le souff.e jusqu\u2019à la fin du repas.Ce petit accident est plus fréquent qu\u2019on ne le croit habituellement.Et si les imbéciles mondains s\u2019imaginent qu\u2019il est dû à un manque d\u2019éducation qui fait parler ou rire avec des aliments dans la bouche, c\u2019est qu\u2019ils ne savent guère, eux qui prétendent cependant être au courant de tout, que vouloir s\u2019empêcher d\u2019éternuer, de tousser et, même, de bâiller, la bouche pleine, le déclanche presque à coup sûr.Voilà à quoi tiennent les lois de table de ces messieurs-dames qui dinent, le petit doigt en l\u2019air, en échangeant, les uns, de hauts propos sur la pluie et le beau temps, les autres, de graves hochements de tête, accompagnés d\u2019aigres sous-entendus sur Madame Ixe ou Mademoiselle Zède, qui les valent cent fois au déduit et mille fois en matière cérébrale.Aussi évitent-ils de tousser, d\u2019éternuer ou de rire pour ne pas s\u2019étouffer impoliment ou toussent, éternuent ou rient pour avoir l\u2019air de s\u2019étouffer avec politesse.Quant à s\u2019étouffer, là, comme ça, bêtement, avec la grande tape dans le dos, pensez-vous! Et si le dessert s\u2019accompagne de champagne ou si le café est suivi 6 horreur! \u2014 de boisson que le soda fait pétiller, ils se croient déshonorés que des gaz !eur bouseulent l\u2019estomac sans permission et leur passent inconsidérément à travers le nez.Je tiens à dire que tous ces petits accidents de carrière mondaine ne sont pas toujours aussi anodins que ça.Le médecin, qui sait observer, peut, à l\u2019occasion, faire un diagnostic en dînant.Auprès de ses malades, la régurgitation des aliments par le nez est un signe parfois précieux, si tant est qu\u2019il y pense un peu.Et la première chose à faire est d\u2019examiner la bouche de son client.Toute perforation, toute lésion du palais peuvent la provoquer.Même en mettant de côté le bec- de-lièvre congénital, il existe des gommes syphilitiques, des lésions tuberculeuses, des BOUCHER: D'UN RÉFLEXE BIEN INCOMPRIS mycoses, des traumatismes qui sont à l\u2019origine d\u2019une perforation acquise du palais.Et que dire de la paralysie du voile du palais! Il y a deux ans, j'ai souvenance qu\u2019on m\u2019a amené une charmante enfant de quinze ans qui ne pouvait manger sans régurgitations nasales fort désagréables.Les repas, dans cette famille, étaient de véritables drames.Il n\u2019a pas fallu grand temps au spécialiste pour déceler une paralysie du voile et, au laboratoire, de trouver dans les eryptes amyg- daliennes des bacilles diphtériques.C\u2019est la deuxième fois que j'ai l\u2019occasion de trouver une origine paralytique à ce petit signe, le second cas étant postopératoire.Les auteurs que j'ai consultés à l\u2019époque m\u2019ont savamment démontré que cette paralysie du voile du palais peut être syphilitique ou due à une paralysie labio-glosso-pharyngo-laryngée qui se rencontre dans certains états bu!baires.Mais ce qu\u2019on ne trouve mentionné que très rarement, c\u2019est que cet épisode survient 331 au cours d\u2019un abcès rétro-pharyngien ou de la myasthénie grave.À cela se borne ce que les gros livres nous apprennent.J\u2019ajoute toutefois \u2014 et sans crainte de me tromper \u2014 que si, un soir, vous allez dîner dans le grrrrand monde et que vous vous rencontrez à la même table avec l\u2019un de vos clients, grand hypertendu ou artérioscléreux, gardez vous bien, à la prochaine visite qu\u2019il vous fera, de ne pas vous rappeler qu\u2019il s\u2019est étouffé une ou deux fois en mangeant.Surtout, si votre malade a déjà eu «une petite atta- - que», comme on dit, c\u2019est-à-dire une parésie avec ou sans dysarthrie, incontinent rentrée dans l\u2019ordre, ayez soin de lui mettre les points sur les i et de l\u2019avertir sérieusement de la gravité de son état.Car, dans ce cas, la régurgitation des aliments par le nez devient un petit signal d\u2019alarme qu\u2019on ne saurait négliger.Et, de cela, les gros livres ne parlent jamais. \u201cFL'inion Médicale du Canada\u2019 en 1879 Le rhumatisme Par le docteur A.-G.-AÂ.Ricard (Lu devant la Société Médicale de Montréal) \u2026Le rhumatisme est une affection des articulations et des muscles.On le divise donc en rhumatisme articulaire et rhumatisme musculaire.Le premier est le plus souvent aigu dans sa manifestation, le second est généralement chronique.Le symptôme essentiel commun aux deux est la douleur.Le rhumatisme articulaire aigu est une inflammation d\u2019une nature spécifique, siégeant dans les tissus fibreux et synoviaux.Les grands maîtres de la science médicale, en France, ont longtemps discuté le genre d\u2019inflammation de cette affection.Bouillaud, Rochoux, Piorry prétendent que le rhumatisme articulaire aigu est le type de l\u2019inflammation franche qui ne reconnaît pas plus de causes spécifiques que la pneumonie, la pleurésie, et ils trouvent que les symptômes sont les mêmes.Pour Louis, Chomel, Grisolle, l\u2019inflammation n\u2019est même pas un élément du rhumatisme, mais une complication, quelque chose de surajouté.La fièvre qui l\u2019accompagne n\u2019est, suivant eux, qu\u2019une fièvre comme celle qu\u2019il y a souvent dans les douleurs, les névralgies, etc, persistant quelquefois après que les symptômes sont subjugués.Gerdy, Martin-Salon, Rostan, soutiennent que le rhumatisme articulaire aigu est une vraie inflammation, non pas franche, mais une inflammation spécifique.La spécificité se dénonce par des phénomènes appartenant à cette seule maladie, tels que: instantanéité du début, grande rapidité de disparition ou de déplacement, persistance de la fièvre quand la maladie a disparu, absence de lésions anatomiques, insuffisance des antiphlogistiques, enfin une terminaison qui n\u2019a pas lieu par gangrène ou par suppuration.Ces particularités de l\u2019inflammation du rhumatisme la distinguent essentiellement de l\u2019inflammation franche.Dans celle-ci, l\u2019arthrite, par exemple, les phénomènes sont fixes et permanents; ils peuvent se terminer par suppuration; les antiphlogistiques sont les meilleurs moyens pour les combattre.D\u2019après cet exposé si rationnel, nous devons adopter cette dernière opinion.Siège du rhumatisme \u2026Son siège anatomique est particulièrement: les tissus fibro-séreux articulaires, les glandes synoviales, les ligaments internes des jointures, les muscles, les tendons de la dure-mère, du péricarde, etc.Il peut affecter les autres tissus mais ce n\u2019est que secondairement et par contiguité.Symptômes.\u2014 Symptômes locaux Le rhumatisme articulaire aigu est caractérisé par une douüfeur plus ou moins violente dans une ou plusieurs articulations, douleur comprimante et gravi- tive, plus forte la nuit que le jour, augmentée par la chaleur, vivement exaspérée par les mouvements des membres affectés mais non par la pression de la main qui cause presque un bien-être.Cette dernière particularité marque l\u2019importante distinction qu\u2019elle a avec la douleur de l\u2019inflammation franche.Il est étonnant de voir comme les tissus fibreux, si inertes à l\u2019état sain, deviennent sensibles quand ils sont le siège de l\u2019inflammation rhumatismale.Les autres symptômes sont: rougeur plus ou moins foncée suivant le degré de la phlegmasie, enflure avec un peu d\u2019épanchement, chaleur extérieure peu élevée, et quelquefois irruption miliaire.Si on imprime des mouvements à la jointure malade, on entend un bruit de frottement.Symptômes généraux Fièvre marquée au début par le frisson, le malaise et la courbature, face rouge animée, soif assez vive, langue blanchâtre, épaisse, rouge à ses bords et à sa pointe, appétit nul, selles rares, les urines foncées et sédimenteuses sont acides et chargées d\u2019acide urique.La peau est en transpiration acide au lieu d\u2019être à l\u2019état de sécheresse comme dans les autres inflammations, céphalalgie, sommeil empêché par les douleurs.Le pouls est large et plein, régulier et un peu plus fréquent qu\u2019à l\u2019état normal.Complications.Les plus importantes comme les plus fréquentes sont les phlegmasies cardiaques.Elles sont presque toujours présentes dans les violentes attaques de rhumatisme, mais assez rares dans les formes légères ou peu fébriles.L\u2019endocardite et la péricardite commencent fréquemment en même temps que l\u2019inflammation externe. «L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1879 Traitement Principes thérapeutiques.1° Combattre l\u2019irritation constitutionnelle ou la fièvre.2° Eliminer du système les éléments excrémentitiels du sang qui y sont retenus.3° Rétablir les conditions nécessaires au fonctionnement normal de tous les procédés de l\u2019appareil nutritif.49 Combattre les symptômes locaux par les moyens externes appropriés.\u2018Pour remplir ces indications, il y a le traitement général et le traitement spécifique.333 Le traitement général consiste dans les moyens suivants: repos, diète, température uniforme, la saignée, narcotiques, calomel et opium diurétiques, ete, et au déclin de la maladie, quinquina, fer, huile de foie de morue, les phosphates, etc.Le traitement spécifique qui est dirigé en particulier contre la diathèse rhumatismale, comprend à des titres divers: l'acide salicylique et ses composés, le sulfate de quinine, le nitrate de potasse, l\u2019iodure de potassium, les alcalis, le jus de citron, le colchique, la vératrine, ete.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Herman O.MOSENTHAL.\u2014 Interprétation des hyperglycémies provoquées.(Interpretation of Glucose Tolerance Tests.) \"The Medical Clinics of North America\u201d, (Nationwide Number), 299: (mars) 1947.Le diagnostic précis du diabéte sucré est nécessaire pour éviter des traitements sans nécessité et ne pas priver ces patients des avantages qu\u2019apporte l\u2019assurance-vie.Le test de l\u2019hyperglycémie provoquée bien qu\u2019amélioré n\u2019a pas la valeur spécifique de celui de Widal et celui de Wassermann.Importance dans la préparation du sujet.1.Le sujet sera à jeun et !e test sera fait le matin.2.Le patient n\u2019aura pas fait usage de tabac depuis son lever.3.Il devrait être exempt de toute excitation nerveuse : anxiété, crainte.4.Il devra éviter tout effort physique avant et pendant le test.5.Ajourner le test si la patiente vient d\u2019avoir, a, ou aura ses menstruations.6.Faire précéder le test d\u2019une diète riche en H.de C.pendant 3 à 5 jours.Cette remarque s\u2019applique encore plus particulièrement aux obèses.Quantité de glucose.Le glucose donné per os est une méthode pratique et employée habituellement.Si la glycémie persiste à rester basse après l\u2019administration du glucose, il y a indication à don- ++ ner le glucose par voie i.-v.Cette dernière méthode est plus précise et enlève la cause d\u2019erreur inhérente à l\u2019absorption du glucose.Méthode.Dissoudre dans 250 ce.d\u2019eau 100 grammes de glucose (dextrose), aromatiser avec du jus de citron ou du café et conserver pour la nuit cette préparation qui sera utilisée le lendemain matin.Il n\u2019y a aucun avantage de prescrire le glucose en grammes par kilo.de poids.La méthode habituelle est administration en une seule dose, mais Exton-Rose préconise de donner cette solution en deux doses de 50 gr.de glucose à une demi-heure d\u2019intervalle.Cette méthode a le désavantage de ne mesurer que le sommet de la courbe et non sa durée, ce qui ne peut avoir de valeur dans le diag- nostie précis du diabète.Choix dans la méthode de détermination du sucre sanguin.1.Une première ne mesure que le glucose sanguin (true glucose).2.Une deuxième mesure en plus d\u2019autres substances réductrices (Fo!in-Wu).La différence entre la première et la deuxième méthode nous fournit la quantité des substances réductrices non glucidiques.Dans 62% des cas, cette différence réside entre 10 et 30 mgr.par 100 ce.de sang; mais, dans 38%, la différence est au-dessus de 30 mgr.par 100 ce.et peut aller jusqu\u2019à 80 mgr.par 100 cc, ce qui est une cause d\u2019erreur importante.Le sang artériel vs le sang veineux.Si, à jeun, le sang artériel (capil'aire) et le sang veineux ont la même valeur en glucose, ils sont très différents après l\u2019administration du glucose.La différence étant en moyenne 30 mgr.une demi-heure après l\u2019administration, 40 mgr.une heure après, une différence de 102 mgr.a déjà été observée. ANALYSES Le sang artériel mesure le seuil rénal mieux que le fait le sang veineux (170 mgr.).La détermination de la tolérance glucidique, i.e.de l\u2019utilisation du glucose, se fait de préférence avec le sang veineux.L\u2019épreuve de l\u2019hyperg!ycémie provoquée nécessite quatre glycémies.La première, à jeun; la deuxième, une demi-heure après l\u2019administration du glucose; la troisième, 1 heure après cette administration, et la quatrième, 2 heures après.(Un spécimen d\u2019urine pour la détermination du glucose devra accompagner chaque glycémie.) Interprétation.La glycémie à jeun sera normale si elle ne dépasse pas 120 mgr.par 100 ce.de sang.Si elle est nettement supérieure à ce chiffre, il n\u2019y a aucune utilité à faire l\u2019hyperglycémie provoquée.Le sommet de la courbe survient une demi- heure ou une heure après l\u2019administration et ne doit pas dépasser 160 mgr.chez les jeunes de moins de 30 ans et 190 mgr.chez les vieux.Les hauts sommets sans pro!ongement de la courbe n\u2019indiquent pas une diminution dans le métabolisme des H.de C.En moins de deux heures, la glycémie doit être tombée à 120 mgr.chez les jeunes, et à 140 ou 150 mgr.chez les vieux.Dans tous les cas de diabète sucré, on aura une courbe élevée et prolongée, mais l\u2019inverse n\u2019est pas vrai, et c\u2019est alors que l\u2019histoire clinique est d\u2019une importance capitale.1.Histoire du diabète sucré dans la famille.2.Histoire antérieure de glycosurie.3.Age.En bas de 30 ans, une courbe peut être significative de D.M., mais être normale pour un sujet de 60 ans et plus.4.L\u2019état social.La femme mariée de 45 ans et plus est plus sujette au D.M.5.Passé.Les douleurs épigastriques sont suggestives de cholélithiase et de pancréatite.335 6.Hyperfonctionnement de la thyroïde et de l\u2019hypophyse antérieure.L'histoire clinique suggestive du diabète et la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée, élevée et prolongée, lèveront tout doute quant à la présence du diabète sucré.Rosario ROBILLARD.William M.NICHOLSON et W.Sterry BRAN- NING.\u2014 Déficience en potassium dans l'acidose diabétique.(Potassium deficiency in diabetic acidosis.) \u2018J.A.M.A.\u201d, 134: 1292 (16 août) 1947.La plus dramatique et dangereuse complication du diabète sucré est, sans contredit, le coma.Il est généralement accepté que le premier besoin, dans le traitement d\u2019acidose diabétique, est l\u2019administration d\u2019insuline et que, second en importance, est la correction du métabo!isme de l\u2019eau et des électrolytes.Il a souvent été démontré que la concentration de glucose dans le sang et la réserve alcaline n\u2019ont aucune relation, soit avec le degré d\u2019acidose, soit avec le taux de mortalité.Récemment, J.W.Haller (J.A.M.A., août 1946), rapportait l\u2019histoire d\u2019un patient dont l\u2019évolution se compare à certains cas observés à cet hôpital; c\u2019est-à-dire défaut de prendre de l\u2019insuline durant plusieurs jours, résultant en acidose et coma.À l\u2019admission, on administra un traitement adéquat, et l\u2019amélioration fut rapide seulement pour être suivie, au bout de quelques heures, par de la faiblesse générale et difficulté respiratoire.Le syndrome clinique de déficience en potassium fut reconnu, et l\u2019administration de chlorure de potassium fut suivie d\u2019une amélioration dramatique.À la lumière de ce rapport, les dossiers des malades morts d\u2019acidose diabétique furent revisés, et nous croyons que la déficience en potassium est un des facteurs responsables du taux élevé de mortalité parmi les cas d\u2019acidose à cette clinique (18.5%).Fernand JONCAS. 336 CHIRURGIE Paul W.SCHAFER et John S.KOZY.\u2014 Pancréatoduodénectomie radicale avec résection de la veine porte.(Radical pan- creatoduodenectomy with resection of the patent portal vein.) \u201cSurgery\u201d, 6: 959 (22 déc.) 1947.Certaines tumeurs de la région de la tête du pancréas restent encore un défit au chirurgien, malgré les symptômes précoces habituels qui favoriseraient le traitement chirurgical hâtif.Malgré les efforts et les progrès réalisés vers la solution de ce problème, la cure radicale du cancer de la tête du pancréas est encore exceptionnelle.La raison de ce paradoxe semble être due à la structure anatomique complexe de la région dont la veine porte, élément.principal, est en connection intime avec la portion intrapancréatique du cholédoque.Les tumeurs, même petites, en envahissant le cholédoque produisent l\u2019ictère par obstruction et, de plus, envahissent souvent, précocement, le tissu pancréatique périportal sinon la veine porte elle-même; d\u2019où possibilité en cours d\u2019exérèse de blesser la veine porte.Si l\u2019on décide de garder intacte la veine porte, souvent l\u2019ablation tumorale reste incomplète.Les auteurs sont donc d\u2019avis qu\u2019un traitement adéquat et complet ob:ige à la résection de la veine porte.Ni le duodénum ni la tête du pancréas ne sont abso ument nécessaires à la vie.Pour ce qui est de la veine porte, elle ne doit plus étre considérée comme d\u2019importance vitale, si le sang portal est dirigé par une anastomose veineuse vers le systéme circulatoire veineux.D\u2019ailleurs, l\u2019anastomose por- tocave a déjà été préconisée par Whipple et Blakemore dans l\u2019hypertension portale.Les auteurs ont étudié la possibilité de combiner les techniques déjà existantes de pan- créatoduodénectomie avec la résection por- tale, la continuité du retour veineux du sang intestinal étant rétablie par dérivation de la veine mésentérique à la veine cave.Les A.décrivent leur méthode, avec explications techniques, pratiquée sur 22 chiens.Il! y eut 3 survies prolongées, mais les chiens L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 qui ont survécu ont présenté des ulcères gas- tro-jéjunaux.Les morts postopératoires ou secondaires furent de causes diverses: pneumonie, choc opératoire ou anesthésique, perforation, péritonites, ete.; il n\u2019y eut qu\u2019un seul cas d\u2019obstruction de l\u2019anastomose porto- cave, due à une coudure au niveau de la veine mésentérique.Pour terminer, les A.font remarquer que l\u2019anastomose portocave n\u2019entraîne que peu de complications locales ou générales.L\u2019atteinte apparente de la fonction hépatique semble contre-indiquer l\u2019emploi des barbituriques comme anesthésiques.Les transfusions généreuses sont indiquées en raison des dérivations et des déperditions sanguines viscérales.Ma'- gré les résultats assez décevants obtenus jusqu\u2019à présent, les survies relevées doivent quand même encourager les expérimentations ultérieures.Les résultats seront en fonction d\u2019une meilleure technique opératoire, de l\u2019usage des transfusions peropératoires et des meilleurs soins pré et postopératoires.\u2018Pierre SMITH.CARDIOLOGIE I.CHAVEZ, N.DORBECKER et A.CELIS.\u2014 L'angiocardiographie intracardiaque \u2014 sa valeur de diagnostic.(Direct intracardiac angiocardiography Its diagnosis value.) \u201cAmer.Heart Journal\u201d, 33: 560 (mai) 1947.Les A.introduisent un cathéter de caout- choue directement dans Poreillette droite ou le ventricule droit par la veine jugulaire externe disséquée \u2014 50 ce.d\u2019une solution de diodrast à 70% sont injectés en 0.75 à 1 seconde.Des films sont tirés pendant et à la fin de l\u2019injection, et à des interva!les de 1, 2 ou 3 secondes par la suite, suivant le temps de circulation déterminé préalablement.L\u2019avantage de la veine jugulaire sur la veine antécubitale est de permettre l\u2019injection rapide d\u2019une quantité de matérie! opaque, suffisante pour produire une opacification adéquate des chambres cardiaques. ANALYSES L\u2019artère pulmonaire proprement dite ne constitue que la partie supérieure de l\u2019arc moyen gauche.La majeure partie de cet arc moyen est formée par l\u2019artère pulmonaire gauche.Les branches droites de l\u2019artère pulmonaire forment les ombres les plus importantes du hile droit.Le bord gauche de Poreillette gauche est loin du bord gauche du cœur.Le bord droit de l\u2019oreillette gauche vient trés prés du bord droit du cceur, et trés souvent la partie la plus haute du bord droit est formée par l\u2019oreil'ette gauche.Ce fait explique qu\u2019une oreillette gauche élargie forme souvent un double contour sur le bord droit du cœur, tandis qu\u2019elle rentre peu souvent dans la constitution du bord gauche.L\u2019angiocardiographie permet de visualiser admirablement l\u2019aorte et de poser des diagnos- ties qui ne peuvent pas être faits autrement: anévrisme de l\u2019aorte, isthme de l\u2019aorte\u2026 Elle permet de montrer des anormalités congénitales et des communications atypiques entre les deux circulations: cor biloculare ou trilo- culare, atrésie tricuspidienne.Elle rend service dans le diagnostic de la maladie de Fallot, de la persistance du canal artériel.Il est important de faire aujourd\u2019hui des diagnostics précis dans les maladies congénitales du cœur, puisqu\u2019on peut avec grand succès en opérer un certain nombre.Ce travail est accompagné de magnifiques clichés.Paul DAVID.Frank WINDKOLZ et Charles E.GRAYSON.Empiètement de l'anneau aortique dans l'orifice mitral dans la maladie hypertensive: observations radiologiques \u201cin vivo\u201d.(Intrusion of aortic root into mitral orifice in hypertensive disease; radiologic observations on living persons.) \"Am.Heart J.\u2019, 84: 180, 1947.Le cœur contient un squelette fibreux qui, s\u2019il devient calcifié, peut être visualisé radio- logiquement.L\u2019anneau fibreux de l\u2019antre mitral a la forme d\u2019un fer à cheval avec portions postérieure, latérale et antérieure.La partie médiane est constituée par l\u2019anneau 337 aortique avec, a ses extrémités, les trigones fibreux, droit et gauche.Lorsque l\u2019anneau fibreux mitral est seul calcifié, la calcification a l\u2019apparence d\u2019un fer à cheval.Si l\u2019anneau aortique est intéressé dans le processus de calcification, les deux structures constituent alors une charpente circulaire ou elliptique autour de Porifice mitral.Des variations dans le volume et la forme de l\u2019anneau aortique peuvent changer la forme de l\u2019antre mitral.Les A.ont étudié un groupe de 85 cas montrant des calcifications intracardiaques.Sur ce nombre, 16 avaient un anneau complètement calcifié autour de la mitrale.Chez 13, l\u2019ombre constituée par l\u2019anneau fibreux mitral et aortique était de forme circulaire ou elliptique.Chez 3, Pombre avait la forme de croissant.Cette forme est due à l\u2019empiètement de l\u2019anneau aortique dans l\u2019antre mitral.Les A.accompagnent cet exposé de magnifiques reprodue- tions radiologiques des calcifications de ces trois cas.Paul DAVID.PHTISIOLOGIE VACCAREZZA, LANARI et SOUBRIE.\u2014 Contradiction entre les découvertes clinico- radiologiques et broncho-spirométriques.(Discrepancies between clinical radiol- ogical and bronchospirometric findings.) \u201cAmerican Review of Tuberculosis\u201d, 2: 128 (fév.) 1947.Les auteurs ont choisi 15 cas parmi 400 broncho-spirométries, afin de mettre en valeur les contradictions qui existent entre les signes clinico-radiologiques et ceux constatés par la broncho-spirométrie.Pourtant on emploie de bonnes techniques.Cependant ces contradictions ne sont pas des erreurs.Ce qui prouve que la clinique et la radiologie seules sont incapables de déterminer la capacité fonctionnelle du poumon.Il faut s\u2019adresser à la broncho-spirométrie.Il y a quatre facteurs qui peuvent expliquer ces contradictions : 1.Facteurs pulmonaires.Tous sont d\u2019accord pour admettre que des lésions pulmonaires 338 peuvent être invisibles, petites, ou sous-estimées.Aussi la localisation peut cacher des lésions.2.Facteurs bronchiques.Certaines lésions siégeant aux bronches peuvent modifier la ventilation et en géner la respiration.3.Facteurs pleuraux.Certaines symphyses, certaines tachypleurites sont parfois invisibles.4.Enfin un thorax douloureux ou blessé, une fistule broncho-pulmonaire, une atrophie musculaire, un nerf phrénique parésié ou paralysé, favorisent ces contradictions.Paul-René ARCHAMBAULT.NEUROLOGIE Jean DELAY.\u2014 Etude sur l'oligophrénie phenylpyruvique.\u2018La Semaine des Hôp.de Paris\u2019, 23: 1749 (28 juillet) 1947.L\u2019arriération mentale ou \u2019oligophrénie possède une étiologie variée.Le type dont il s\u2019agit dans le présent article découle d\u2019un trouble métabolique.Il fut décrit par Asbjôrn Folling, en 1934, et est caractérisé par la présence d\u2019acide phenylpyruvique dans l\u2019urine.En 1937 et 1939, Jervis rapportait 200 cas de cette variété d\u2019oligophrénie sur 20,000 arriérés examinés.Cet auteur confirmait l\u2019existence \u2018de cette entité psychiatrique, rassemblant alors le plus grand nombre de sujets qui en étaient l'objet, et iui attribuait la dénomination par laquelle on la désigne; il en décrivait tous les éléments cliniques.Quels sont-ils ?Arriération menta'e allant de la débilité à l\u2019idiotie, congénitale; hypertonie diffuse amenant une démarche à petits pas et une attitude pithécoïde, hyperthonie de type extrapyramidal; mouvements anormaux qui sont du tremblement et des manifestations d\u2019allure choréo-athétosique; les sujets sont blonds à yeux bleus dans 86% des cas-environ, hypopigmentation due vraisemblablement au trouble métabolique des acides aminés aromatiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Biologiquement, on constate la présence d\u2019acide phenylpyruvique dans les urines, que l\u2019on peut déceler très facilement.! Le trouble & la base de cette oligophrénie réside dans le métabolisme de la phénylalani- ne, l\u2019acide phenylpyruvique étant un métabolite anormal résuitant du blocage de la transformation de la phenylalanine en tyrosine; il semble bien que la formation d\u2019acide phenyl- pyruvique dans l\u2019organisme soit un phénomène réactionnel à l\u2019existence en excès de la phe- nylalanine, sa production s\u2019effectuant dans le rein.Il apparaît comme si 0.5% des oligophrénies appartient à cette entité; soit une proportion de 0.004% de la population globalement considérée (1/25,000).L\u2019origine est génétique, comportant une hérédité de type récessif mo- nomérique.Aucun caractère défini ne peut encore être accolé aux !ésions cérébrales de l\u2019oligophrénie phenylpyruvique.Le foie et la thyroïde pourraient offrir des modifications histologiques, sans caractéristiques précises cependant, et Penrose aurait observé des lésions névritiques se rapprochant de celles de la neurofibromatose et de la névrite inters- titie.le.A tout prendre, il est vraisemblable de présumer que les troubles mentaux, neurologiques et biologiques dépendent, dans cette maladie, de l\u2019altération d\u2019une même gêne, et on peut espérer que cette découverte récente d\u2019un type bien particulier d\u2019oligophrénie, rattachable à des modifications métaboliques d\u2019origine génétiques, conduira vers des aspects nouveaux de la pathologie neuro-psychiatri- que.Roma AMYOT.1.10 cc.d'urine filtrée additionnés à froid de 5 gouttes de perchlorure de fer à 5%; il se produit une belle coloration verte au bout de 2 minutes, atteignant son maximum en 10-15 minutes, passant ensuite au brun. ANALYSES GYNECOLOGIE George H.LOWE jr, Claude F.DIXON et Monte C.PIPER.\u2014 Perforation des kystes dermoïdes des ovaires.Observation d'un cas rare.(Perforating Ovarian Teratomas.Report of an Unusual Case.) \"Proc.of the Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 22: 6 (mars) 1947.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 23 ans qui, après son deuxième accouchement, en juin 1943, présente un état fébrile prolongé, avec colique abdomino-pe!vienne, diarrhée et vomissements.Malgré les examens attentifs et répétés, ce n\u2019est qu\u2019au quatrième mois après l\u2019accouchement que la lésion gynécologique devint manifeste.Un mois plus tard, des matières fécales passent par le vagin.L\u2019opération de la fistuie est alors différée, afin de permettre une localisation plus complète des lésions.Mais les douleurs s\u2019accentuèrent encore dans la suite, et bientôt du sang apparaît dans les selles.Finalement, par toucher rectal, on perçoit une masse cylindrique de cinq à sept centimètres de longueur.Cette tumeur est mobile, recouverte de membranes, excepté en un point qui est rugueux et donne l\u2019impression d\u2019être calcifié.Par rectoscopie, on distingue nettement une molaire bien formée, montée sur une structure gingivale, engagée à travers le recto-sigmoïde.La radiographie montre aussi plusieurs points de calcification.A l\u2019opération, on trouve des kystes aux deux ovaires.L\u2019ovaire droit est sphérique et de petite dimension.L\u2019ovaire gauche mesure sept centimètres de diamètre; il est très adhérent au vagin et pénètre dans le recto-sigmoïde.On a dû pratiquer une hystérectomie totale, la fermeture #e la fistule vaginale et recto- sigmoidienne.A l\u2019examen anatomo-patho!ogi- que, on a trouvé des cheveux dans le kyste de l\u2019ovaire droit et, dans celui de gauche, six dents bien formées et implantées dans un bout de mâchoire.En guise de commentaires, les auteurs mentionnent que les kystes dermoïdes de l\u2019ovaire sont fréquents et qu\u2019ils présentent des complications dans quinze pour cent des cas.Le plus souvent il s\u2019agit d\u2019une torsion du pédicule.339 Les ruptures et les perforations en péritoine libre sont rares.Toutefois on a rapporté plusieurs cas de pénétration dans les organes voisins, en particulier dans le vagin.Il y a seulement six observations de kyste dermoide fistulisé dans l\u2019intestin.Et les auteurs concluent en disant que ce cas personnel, où ils ont retrouvé six dents implantées sur un bout de maxillaire, dans un kyste dermoïde de l\u2019ovaire, fistulisé d\u2019abord au vagin, puis dans la suite au recto-sigmoïde, est unique en son genre et constitue une particu'arité jamais signalée auparavant.Rosaire LAUZER.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYN GOLOGIE M.BOUCHET et J.-J.DEBAIN.\u2014 Les manifestations oto-rhino-laryngologiques de la maladie de Besnier-Boeck-Schaumann.\u201cLes Annales d'oto-laryngologie\u2019, 64: (mars-avril) 1947.La maladie de Besnier-Boeck-Schaumann atteint le système réticulo-endothélial, elle peut frapper tous les organes : une image pulmonaire simulant une T.B.miliaire, des lésions osseuses, de la splénomégalie, des manifestations cutanées, des atteintes muqueuses ou oculaires.L\u2019examen histologique démontre des nodules à cellules épithélioïdes entourées d\u2019une couronne de lymphocytes, mais sans caséum ni bacille de Koch au centre.Cette maladie peut produire des lésions des muqueuses nasale, pharyngée, des glandes salivaires, des amygdales, du squelette, des paralysies des nerfs facial, acoustique, récurrent, aussi une hypertrophie ganglionnaire.Les auteurs en ont observé un certain nombre de cas à l\u2019hôpital Saint-Louis.L\u2019atteinte nasale revêt deux formes: infiltration diffuse ou nodules limités.Elle se manifeste par un coryza purulent avec obstruction et croûtes qu\u2019il faut d\u2019abord nettoyer avant de pouvoir examiner la muqueuse.Les nodules, dont la dimension varie d\u2019une tête d\u2019épingle à celle d\u2019un grain de mil, siègent sur la cloison ou le cornet inférieur, 340 dispersés ou groupés.S\u2019ils sont très fins, la muqueuse prend un aspect chagriné, inégal, granuleux.De couleur d\u2019abord blanc opaque avec fin liseré hyperhémique à la périphérie, ils deviennent ensuite d\u2019un jaune âcre.L\u2019aspect rappelle celui du lupus, mais s\u2019en distingue par sa dureté sous le stylet, le coryza purulent abondant, l\u2019absence d\u2019ulcération, de saignement et perforation du cartilage.L\u2019infiltration diffuse semb:e correspondre à un stade plus avancé.Toute la muqueuse est extrêmement épaissie, pâle, infiltrée, très dure au toucher, rétrécissant la fosse nasale.Dans les deux variétés, le diagnostic se fait par la biopsie, qui démontre les nodules typiques de la maladie.La constatation des lésions des muqueuses buccale, pharyngée et laryngée est beaucoup plus rare: Les auteurs ont constaté un cas de tumeur laryngée dont l\u2019examen histologique révéla la maladie de B.-B.-S.Pour Schau- mann, l\u2019atteinte des amygdales serait fréquente mais resterait latente.L\u2019affection oculaire est généralement bilatérale: il s\u2019agit soit de granulatiôns de la conjonctive rappelant le trachome, soit d\u2019iritis absolument semblable à celui de la T.B.Dans certains cas, les premières manifestations de la maladie relévent de l\u2019oto-rhino- laryngologiste; il faut donc, si l\u2019on soupçonne cette maladie, examiner les autres régions du corps susceptibles d\u2019être le siège de localisation.Il peut, dans cette affection, y avoir un rapport entre une engelure d\u2019orteil et une parotidite ou une paralysie faciale.Un nez bouché, gonflé et douloureux, avec une infiltration diffuse que la cocaïne-adrénaline ne parvient pas à rétracter, évoque la maladie de B.-B.-S., s\u2019il y a présence de petites nodosités et si les réactions sérologiques de la syphilis sont négatives.Dans certains cas, on a fait la réaction de Kweim comme complément au diagnostic.Elle consiste en une injection intradermique d\u2019antigène préparé à partir de ganglions atteints de réticulo-endothéliose, et, dans les semaines qui suivent, apparaît une papule au même L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 endroit, si le sujet est atteint de la maladie de B.-B.-S.Cette papule s\u2019ulcère et cette - uicération croûteuse persiste plusieurs mois.L\u2019étiologie de la maladie est inconnue, l\u2019évolution est longue, mais la guérison spontanée des lésions cutanées s\u2019effectue en 10 ou 15 ans.Barnwater préconise, comme traitement des lésions nasales, des injections sous-muqueuses de sel d\u2019or à 10%, pratiquées tous les 5 à 10 jours, par séries de 12, et, si la gêne respiratoire est importante, la résection du cornet inférieur.Richard-A.CHARLAND.ENDOCRINOLOGIE I.T.NATHANSON, F.E.ADAIR, W.M.ALLEN et E.T.ENGLE.\u2014 L'emploi des substances estrogéniques et androgéni- ques dans le traitement du cancer du sein.(Estrogens and Androgens in Mammary Cancer.) \u201cI.A.M.A.\u201d, 185: 987 (13 déc.) Les auteurs, membres d\u2019un sous-comité du « Therapeutic Trials Committee », présentent.le rapport suivant sur l\u2019emploi des substances: estrogéniques et androgéniques dans le traitement du cancer du sein.L\u2019on ne saurait trop insister sur l\u2019importance du choix des cas à traiter par la thérapeutique hormonale, au moyen des stéroïdes, et sur le fait bien établi que cette dernière n\u2019apporte aucune guérison, n\u2019est que palliative, et n\u2019a sa raison \u2018d\u2019être que dans les cas inopérables.Seule la chirurgie, avec ou sans rœnt- genthérapie, est curative dans les cas opérables.Quand faut-il employer les androgènes ?Surtout dans les métastases osseuses, quel que soit l\u2019âge de la patiente.Adair donne du propionate de testostérone par voie intramusculaire, à la dose de 100 mg., trois fois par semaine, pendant dix semaines, suivi de mé- thyl testostérone per os, à dose quotidienne de 60 mg., pendant dix autres semaines.Les réponses favorables surviennent, le plus souvent, deux à trois semaines après le début du traitement et se manifestent par la cessa- ANALYSES tion des douleurs, l\u2019augmentation de l\u2019appétit, un gain de poids, un meilleur sommeil sans l\u2019aide de narcotiques et une sensation de bien- être général.L\u2019étude radiologique des métastases osseuses révèle souvent une amélioration indiquée par un certain degré de régénération et de recalcification.Parfois, cependant, l\u2019amélioration clinique ne correspond pas du tout à l\u2019image radiologique.Le testostérone n\u2019a pratiquement aucun effet sur le néoplasme du sein lui-même ou sur ses métastases aux tissus mous.La phosphatase alcaline, qui normalement se chiffre entre 3 et 5 unités, peut s\u2019élever sous Peffet du traitement jusqu\u2019à 15 et 17 unités, indiquant une régénération de l\u2019os.Quand elle se chiffre à 25 ou 50 unités, il faut penser alors à une atteinte ou métastases hépatiques.Les dangers d\u2019une telle thérapeutique sont: la masculinisation, surtout chez les jeunes patientes, une augmentation de la libido nécessitant une thérapeutique sédative, la production d\u2019un syndrome ménopausique chez les femmes encore menstruées au moment de Pemploi des androgènes.Cependant, le plus grand danger semble celui de voir s\u2019élever, au cours de la médication, le calcium sanguin, ce qui rend certaines patientes extrêmement malades et leur cause des nausées, vomissements et une prostration extrême.Cette aug- 341 mentation de la calcémie est une contre-indication au traitement.Quant à l\u2019estrogénéthérapie, elle n\u2019est utilisée que dans les cas d\u2019atteintes des tissus mous, surtout chez les patientes âgées de 60 ans ou plus; elle amène une régression parfois notable de la tumeur mammaire et de ses métastases aux tissus mous, tels que ganglions lymphatiques, poumons, et donne en plus une impression de santé à la patiente, de regain de vie, et augmente son appétit.Il arrive parfois que les douleurs osseuses soient diminuées.Les améliorations sont des plus variables quant à leur date d\u2019apparition et à leur durée.La dose employée est de 10 à 15 mg.de diéthylstilbestrol par la bouche tous les jours.Les dangers sont les suivants: perte d\u2019appétit, nausée, vomissements, diarrhée, réactions cutanées et hémorragies utérines.Chez les cardiaques, il peut se produire une décompensation par rétention d\u2019eau et apparition d\u2019œdème.Il existe une contre-indication formelle à l\u2019emploi des estrogènes: aucune femme encore menstruée, ou qui a eu ses dernières menstruations il y a moins de cinq ans, ne doit recevoir l\u2019estrogénothérapie palliative dans un cas de cancer du sein, car cette thérapeutique accélère le rythme du développement des cellules néoplasiques.Maurice BELISLE. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 16 décembre 1947 Tenue à l'Hôtel-Dieu, conjointement avec l'Institut du Rhumatisme.Présidence de M.Edouard Desjardins Principes fondamentaux dans le diagnostic du rhumatisme.MM.R.DANDURAND et J.-A.BLAIS M.Dandurand signale la présence du docteur Mantha, d\u2019Ottawa, et du docteur Henry P.Wright.Il remercie la Société Médicale de Montréal de l\u2019invitation à l\u2019Institut du Rhumatisme, et souhaite que tous s\u2019unissent dans la lutte contre le rhumatisme.Quelques statistiques démontrent bien l\u2019urgence du problème : 150,000 rhumatisants dans Québec; 70,000 à Montréal; $300,000,000 de dollars de perte aux Etats-Unis, chez ouvriers et mécaniciens.Avant que de traiter un rhumatisant, il faut tenter de faire un diagnostic; s\u2019agit-il d\u2019arthrite rhumatismale, d\u2019ostéoarthrite, de spondylite, d\u2019arthrite blennorrhagique, tuberculeuse, typhique, pneumococcique ou de fibrosite?La douleur, la raideur et le gonflement sont trois éléments diagnostics importants, extériorisant un processus pathologique en évolution.La radiologie et le laboratoire viennent préciser le diagnostic et la nature de telle ou telle arthrite.La radiologie met en évidence les processus de prolifération et de dégénérescence osseuse, les destructions cartilagineuses et les ankyloses.En conclusion, M.Dandurand suggère un examen général minutieux: la recherche des foyers infectieux.Discussion.M.LEroux demande s\u2019il y a une analogie entre l\u2019arthrite rhumatoïde et la maladie de Poncet.M.DANDURAND répond que la maladie décrite par Poncet, de Lyon, en 1897, n\u2019est autre que la concomitance d\u2019arthrite rhumatoïde et de lésions tuberculeuses viscérales.L'épaule douloureuse.M.Léopold LONG Les maladies rhumatismales intéressant l\u2019épaule sont la fibrosite primaire, séquelle de traumatismes, la fibrosite secondaire, infectieuse, l\u2019ostéoarthrite cervico-dorsale, la bursite sous-deltoïdienne.Chacune de ces maladies rhumatismales comporte un examen général attentif, dans le but de déceler les traumatismes, les infections ou les troubles métaboliques présents.Le traitement consiste à enrayer les infections, corriger les troubles métaboliques, et faire cesser la douleur par des injections analgésiques au niveau des différents plexus intéressés.Discussion.MM.Noir, C.BERTRAND et A.JUTRAS.A M.Noël, M.DANDURAND répond que les troubles métaboliques des protéines et des glucides peuvent se localiser à un nerf et déterminer une dégénérescence myélinique. SOCIÉTÉS A M.Charles Bertrand, M.ALBERT JUTRAS répond que le mot bursite circule dans la littérature française.M.Jutras ajoute quelques considérations sur la bursite calcifiante de l\u2019épaule et signale les résultats spectaculaires obtenus par la rœntgenthérapie dans ces cas.Spondylose rhizomélique.MM.E.BOURBONNAIS et R.MEUNIER Cet article paraît à la page 307 du présent numéro, comme travail original.Chez les malades accusant des douleurs et de la raideur à la marche, aux régions lombaires et sacro-iliaques, accompagnées d\u2019une température et d\u2019une sédimentation un peu élevées, il faut s\u2019orienter vers la spondylose rhizomélique et en préciser le diagnostic par la radiologie, afin de mettre en œuvre une thérapeutique adéquate.Discussion.M.BouUCHARD insiste sur le diagnostic précoce, le diagnostic différentiel avec lostéo- arthrite et l\u2019arthrite sacro-iliaque bilatérale fréquente chez les jeunes.Il signale leffet analgésique de la radiothérapie.M.WRIGHT suggère une exploration endo- crinologique plus complète chez les rhumatisants et félicite 'e rapporteur.Séance du 20 janvier 1948 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.L.-Henri Gariépy Allocution du nouveau Président, M.Louis- Henri Gariépy.Cette allocution paraît à la page 318 du présent numéro.En des termes clairs et précis, M.Gariépy nous a rappelé l\u2019évolution de la médecine actuelle.Les spécialités et les spécialistes augmentent sans cesse.Cette naissance rapide des spécialistes doit-elle porter ombrage aux 343 praticiens?Au contraire, les deux sont nécessaires au progrès de la médecine.Quoi qu\u2019on fasse, il faudra toujours des médecins de famille.La coopération des deux groupes est indispensable à la société.Céphalées \u2014 classification au point de vue neurochirurgical.M.Claude BERTRAND M.Bertrand rappelle quelques faits d\u2019anatomie fonctionnelle: a) les douleurs provenant de structures cervicales ou occipitales extra- crâniennes; b) les stimuli qui ont leur origine dans la fosse postérieure du crâne, s\u2019acheminant par les fibres du glosso-pharyngien et du pneumogastrique; c) les stimuli naissant dans le reste du crâne; d) la méningée moyenne ou la temporale donne des sensations bien localisées à la temporale; e) les douleurs venant des sinus accessoires, les malaises occipitaux d\u2019origine oculaire.Les principales causes de douleurs intracrâniennes semblent être les tractions, l\u2019inflammation ou les changements de volume des organes sensibles.M .Bertrand propose une classification des céphalées, basée, non pas sur la localisation ou l\u2019étiologie, mais sur l\u2019évolution.Il passe en revue les céphalées en plateau, les céphalées.récidivantes et celles qui régressent graduellement, avec exemples à l\u2019appui.Les trois algies récidivantes les plus fréquentes sont la céphalée histaminique, la migraine et la névralgie du type tic douloureux.Il est parfois nécessaire, dans les cas d\u2019hémicrânie indéterminée, d\u2019avoir recours aux injections d\u2019histamine, 1/10 de ce.d\u2019histamine à 1 pour 1,000, allant jusqu\u2019à 4 ou 5/10 de ce.Si Pépreu- ve est positive plusieurs fois, l\u2019on aura recours aux antihistaminiques.Dans les cas de céphalée chez les hypertendus, M.Bertrand préfère la sympathecto- mie lorsqu\u2019elle est possible.M.le docteur Fisher, dans un relevé de 1,000 cas opérés à l\u2019Institut Neurologique, rapporte une amélioration de 75% dans les symptômes subjectifs. 344 M.Bertrand termine en insistant sur le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une classification et non de la classification neurochirurgicale des céphalées.Discussion.A.M.Roma Amyot, M.BERTRAND répond que dans l\u2019hypotension artérielle, il existerait un trouble neurovégétatif, localisé aux lobes frontaux.Il vaut mieux, si l\u2019on administre de la trinitrine, avoir une seringue contenant de l\u2019adrénaline, en cas d\u2019hypotension trop brusque.A M.Morissette, M.BERTRAND répond que le pourcentage des céphalées est le même chez les malades qui se lèvent après la ponction lombaire, que chez ceux astreints au repos.Il est plus prudent de laisser les malades couchés 3 ou 4 heures.A M.Gérin-Lajoie.Que si la céphalée dure plus de 24 ou 36 heures après l\u2019anesthésie, il peut y avoir une irritation par la pontocaïne.* * % Une motion relative au don de $1,000 par la Société Médicale de Montréal à l\u2019Université de Montréal est adoptée.ee ee Séance du 2 février 1948 Tenue à l'Hôtel-Dieu Présidence de M.L.-Henri Gariépy.Le lundi, 2 février 1948, eut lieu, à l\u2019Hôtel- Dieu, une séance conjointe avec la Société de Chirurgie de Montréal et la Société d\u2019Orthopédie de Montréal, sous les auspices de la Société Médicale de Montréal.Le conférencier d\u2019honneur a été présenté par M.Edou- ard Desjardins, président de la Société de Chirurgie de Montréal.M.Merle d\u2019Aubigné, de Paris, orthopédiste en chef à l\u2019hôpital Foch, a donné un travail scientifique sur le traitement des pseudarthroses avec ou sans perte de substance.Il suggère l\u2019application d\u2019un c'ou intra- médullaire associé à une greffe osseuse.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 M.Frénette, président de la Société d\u2019Orthopédie, remercia le conférencier.+ + Séance du 3 février 1948 Tenue à l'Hôpital Général de Verdun Présidence de M.Louis-Henri Gariépy Goitre et présentation de malades.M.Réal DORÉ Au cours de sa communication, M.Doré discute la valeur du métabolisme basal comme indication opératoire chez les hyperthyroiï- diens.Environ 25% des métabolismes de base ne sont pas en rapport avec l\u2019état clinique du malade.Trop de médecins font faire le «'Tin can test », 1.e.qu\u2019ils demandent à une boîte de leur donner un diagnostic.L\u2019examen clinique est très important dans l\u2019éva:uation du métabolisme.La discordance entre l\u2019état clinique et le métabolisme de base peut être en rapport avec un seuil normal bas, une absorption lente de produits toxiques, une élévation du taux d\u2019hormones antithyroïdienne ou une hypertension artérielle essentielle.Discussion.M.SAINE.Il demande la valeur de l\u2019épreuve à l\u2019histamine pour apprécier la toxicité du goître.M.Doré répond que cette épreuve est excellente à condition qu\u2019elle soit pratiquée par le même individu.Le diabète chez les adolescents.M.R.LACHANCE M.Lachance rapporte six cas traités avec succès à l\u2019aide de l\u2019insuline et d\u2019une diète appropriée.Il insiste sur le diagnostic précoce dans le but de prolonger les malades et d\u2019éviter le coma et l\u2019acidose. SOCIÉTÉS Discussion.M.L.-H.GariéPy.Il insiste sur le traitement psychologique des malades et leur éducation au tout début de l\u2019institution du traitement.Un cas de cancer du larynx.(présentation de malade) M.Hubert TOUGAS Après un bref rappel de notions théoriques sur le cancer du larynx, il rapporte l\u2019histoire d\u2019un malade opéré à Verdun pour un épithé- lioma épidermoïde à globes cornés, situé à la base de l\u2019épiglotte.Depuis son opération, le malade se porte bien et développe une voix œsophagienne facilement compréhensible.M.Latraverse fait des commentaires sur les techniques opératoires du cancer du larynx.Traumatismes craniens.M.Fernand CHAREST Trois malades sont présentés par M.Cha- rest.L\u2019un est une trépano-ponction exploratrice négative; le second, ayant reçu un coup à la tête, présentait des signes d\u2019hématome.Une intervention pratiquée d\u2019urgence améliore le malade complètement; le troisième cas, une fracture du crâne avec enfoncement osseux est également opéré d\u2019urgence.Le malade sort guéri, mais présente, à l\u2019électro-encéphalo- gramme, des foyers épileptogènes.Comme conclusion, M.Charest signale que nos hôpitaux canadiens-français peuvent traiter les traumatisés du crâne.Traitement de l'artérite par l'histamine et l'acide ascorbique.M.Paul-Emile LEDUC M.Leduc présente quatre cas traités à l\u2019aide de l\u2019histamine et de l\u2019acide ascorbique, selon la méthode de Worchester et Woodman.L\u2019histidine se transformant en histamine entraîne une vaso-dilatation capillaire; l\u2019acide ascorbique n\u2019agit que comme catalyseur, augmente la phagocytose des leucocytes.345 Réflexions sur deux cas de poumons.M.Fugène THIBAULT M.Thibault rapporte le cas d\u2019un jeune homme atteint de spondylite rhumatoïde ayant fait une réaction pulmonaire.Le traitement à la pénicilline fut un succès.Dans le second cas, il s\u2019agissait d\u2019une pleurésie enkystée, chez lequel la lésion progresse en même temps que l\u2019amélioration subjective de la malade.Indications d'hystérectomie vaginale.M.Gérard GAUTHIER L\u2019hystérectomie vaginale est surtout indiquée dans le prolapsus génital complet, dans le prolapsus du premier degré, cystocèle, recto- cèle, les infections pelviennes, cancer des organes génitaux.Sur 15 hystérectomies vaginales, aucune mortalité.Le choc opératoire est minime, le temps d\u2019hospitalisation est diminué.Méningite tuberculeuse et la streptomycine.M.J.-P.BOMBARDIER La streptomycine ne guérit pas la méningite tuberculeuse, mais retarde son évolution.Un cas fut retardé de cinq mois.L\u2019administration intrarachidienne est susceptible de provoquer une irritation méningée.La méningite à influenza guérit cependant très rapidement.Dans la broncho-pneumonie, il est mieux de s\u2019en tenir & la dose de 40 mgr.sous-cutanés par livre de poids.Un cas de causalgie.M.Maurice GERVAIS A Porigine de la causalgie, nous trouvons toujours une blessure nerveuse ou vasculaire.Il se produirait un spasme vaso-moteur à la suite de ce traumatisme.Le traitement con- 346 siste en des infiltrations à la novocaïne au niveau des plexus intéressés, ou en l\u2019administration du chlorure d\u2019ammonium tétraéthyli- que, ou le blocage paravertébral.Le secrétaire des séances, Pierre MARION.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du vendredi, 21 nov.1947 Hôpital des Anciens Combattants.A propos d'un cas de leucémie myéloïde aleucémique.MM.S.LEBLOND, L.TREMBLAY et R.DUNNE Le capitaine D.souffre d\u2019actinomycose de la paroi abdominale pendant quatre ans.Il en présente les premières atteintes en Sicile, en 1943.Les sulfamidés, la pénicilline, la radiothérapie, ne réussissent pas à le guérir.Seule la chirurgie parvient à tarir les abcès fistuleux.En janvier 1947, il est pratiquement guéri et, en mars 1947, il prend du travail de bureau.En mai 1947, des hémorragies oculaires et nasales sont les premières manifestations d\u2019une leucémie myéloïde aleucémique qui se termine par un purpura thrombocytopénique et une hémorragie méningo-encéphalique fatale.Le malade meurt le 28 octobre 1947.L\u2019autopsie confirme le diagnostic clinique.Les auteurs discutent: 1° l\u2019authenticité de l\u2019actinomycose ; 2° les relations possibles entre la leucémie et les traitements radiothérapiques antérieurs.Ils concluent à l\u2019inexistence de ces relations étiologiques.Le malade a été maintenu en vie pendant plusieurs mois au moyen de transfusions répétées, soit 32 transfusions de 500 ce.de sang chacune.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Transfusions sanguines multiples.M.B.PARADIS Le sang total a une valeur thérapeutique connue et indiscutable.Avant de donner une transfusion, il y a toute une série de précautions tant spécifiques que simplement techniques à prendre, et ces précautions sont énumérées dans ce travail.Il faut également savoir les différences existant entre le sang frais et le sang conservé, et leurs indications respectives.Pendant la transfusion, le transfuseur doit surveiller le receveur.Les quantités de sang à donner: il faut donner autant de sang que nécessaire sans aucune crainte, si l\u2019on se conforme rigoureu- \u2018sement à toutes les données précédentes.Et comme exemple, nous présentons un cas de leucémie aleucémique chez lequel nous avons donné 32 transfusions de sang frais en moins de quatre mois.Stellectomies.M.Cajétan GAUTHIER Nous avons opéré deux malades qui présentaient des troubles dans les membres supérieurs, dont un depuis 1918; les deux patients ressentaient des douleurs dans les bras avec troubles vaso-moteurs et trophiques importants.Ils ont reçu des épreuves de confirmation du diagnostic par des infiltrations à la novocaine 4 1% de leur plexus brachial et de leur ganglion stellaire.Ces épreuves furent concluantes et nous avons pratiqué une excision du ganglion étoilé, du ler et du 2ème thoracique, avec une partie du ganglion cervical moyen.Nos deux malades sont cliniquement guéris depuis le moment de leur opération.Onze cas de vagotomie pour ulcères gastro-duodénaux.M.J.-L.PETITCLERC Dans le numéro de décembre 1945, des Annals of Surgery, Lester R.Dragstedt, de SOCIÉTÉS Chicago, après avoir rappelé les propriétés du suc gastrique, sa sécrétion chez l\u2019homme normal et chez les ulcéreux et les travaux de Pavlov et son école sur le rôle des nerfs vagues de l\u2019estomac, décrit ses expériences chez le chien.Transformation de l\u2019estomac du chien, grâce à la méthode de Dragstedt et Ellis, en une poche isolée et fermée tout en conservant intactes la vascularisation et l'innervation.Sécrétion moyenne recueillie par aspiration est de 1,100 cc.avec une teneur de 0.35 à 0.45% en acide chlorhydrique libre.Si l\u2019on sectionne les vagues, la sécrétion tombe instantanément à une moyenne de 410 ce., avec un pourcentage d\u2019acide libre de 0.11 à 0.32.Technique opératoire: voie transthoracique ou voie transabdominale.Dans les deux cas, les vagues doivent être sectionnées au-dessus du diaphragme.Importance de sectionner toutes les branches des deux nerfs dont la disposition et la forme sont très variables.Soins postopératoires: danger de dilatation de l\u2019estomac.Critique de la méthode.Séance du vendredi, 5 déc.1947, à 8 h.p.m.Tenue à la Faculté de Médecine.Quelques nouveautés en chirurgie.M.A.JOLICŒUR Dans une revue d\u2019une genre didactique, le conférencier a essayé de démontrer comment et où la chirurgie avait progressé ces dernières années.Il touche la question du choc opératoire qui ne devrait plus exister de nos jours grâce aux traitements pré et postopératoires bien compris et aux divers adjuvants thérapeutiques qui sont venus prêter main forte à la chirurgie.347 Puis il fut question des nouveautés en chirurgie du cœur et des vaisseaux, incluant le traitement des thrombo-phlébites avec embolies pulmonaires par blocage sympathique et par ligature de la veine cave inférieure.Dans la question des plaies, il est un principe auquel la chirurgie peut adhérer grâce à un débridement bien compris et aux antibiotiques: c\u2019est celui de tenter de fermer toute plaie en dedans de 5 jours puisqu\u2019il est prouvé que l\u2019espace de temps entre son occurence et sa fermeture influera plus que tout autre facteur sur la valeur de sa guérison.De même dans les ulcères de décubitus chez les paralytiques, la chirurgie plastique a permis une guérison rapide par plissement en greffe des tissus.Et encore dans les cas d\u2019ostéomyélite chronique, le même principe peut s\u2019ap- liquer.En chirurgie gastrique, il fut question surtout des vagotomies, avec précisions sur leurs emplois, bénéfices et inconvénients.Il fut question du tétraéthy! de chlorure d\u2019ammonium et du sulfate de dodécyl.Les emplois de la vagotomie dans la colite ulcéreuse chronique non spécifique et de la splanchnicec- tomie dans les cas de pancréatites diffuses furent discutés.Et le travail se termina avec une revue de la chirurgie du sympathique.Le traitement de différentes formes de tuberculose non cutanée par la vitamine D?.MM.R.DESMEULES, L.ROUSSEAU, Ph.RICHARD et C.-H.DORVAL (Travail fait en collaboration avec les services de chirurgie, de laryngologie et des laboratoires de l\u2019hôpital Laval.) Les auteurs débutent par une synthèse historique de la vitamine D?et il soulignent les propriétés pharmacologiques du calciférol. 348 Ils observent 55 malades qu\u2019ils étudient au point de vue biochimique (sédimentation globulaire, calcémie, calciurie, phosphatase, pro- tidémie, glycémie, indice biliaire plasmatique, métabolisme de base, hémogramme, azotémie, bactériologique, radiologique et urinaire) au cours d\u2019un traitement antibiotique intensif à la vitamine D2.Ils en arrivent aux conclusions suivantes : 1° Deux enfants atteints d\u2019adénites cervicales bacillaires ont favorablement répondu au radiostrol.2° La solution alcoolique de vitamine D?a contribué à la guérison d\u2019une tumeur blanche L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 du genou et à l\u2019amélioration de huit des onze lésions osseuses fistulisées.3° Quatre cas de lésions laryngées à type hyperplasique ont obéi au calciférol.4° Les études expérimentales cliniques sur les lésions orchi-épididymaires et sur les empyèmes tuberculeux infectés secondairement, qui se sont limitées à quatre cas, ne peuvent permettre de conclusion.5° La vitamine D?, en solution alcoolique, administrée par la voie buccale, ne peut être considérée comme un médicament d\u2019appoint dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.Les auteurs basent leur opinion sur 33 cas.CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d'inscription. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR WILFRID BRUNELLE Notre collègue et confrère de promotion vient de mourir après une longue maladie supportée avec la plus consolante sérénité.T] était âgé de 48 ans et avait terminé ses études médicales à l\u2019Université de Montréal en 1924.Toute la vie de notre confrère se déroula dans le quartier de Bordeaux; c\u2019est là qu\u2019il habita, qu\u2019il exerça et qu\u2019il s\u2019employa au service de l\u2019infirmerie de la Prison.Existence calme, sans à-coups ni imprévus, bien protégée et réchauffée par l\u2019atmosphère familia!e, telle fut la vie de notre confrère.Il fut heureux.d\u2019abord parce qu\u2019il exigea peu des attributs factices, artificiels et éphémères de la vie matérielle, et que les circonstances surent p'einement satisfaire ses exigences.Brunelle était un doux, un calme et un sensible.Je crois bien qu\u2019il avait grandi dans un milieu familial éminemment attentif à ses besoins et d\u2019une grande chaleur d\u2019affection.Cette tendresse 'ui avait imprimé ce caractère de douceur et d\u2019aménité qu\u2019il! conserva toute sa vie.L\u2019optimisme qu\u2019il garda durant sa longue maladie en fut la manifestation dernière.Aussi Brunelle nous laisse-t-il le souvenir d\u2019un très sympathique collègue dont la probité et la bonté faisaient le bonheur autour de lui.Roma AMYOT.\u2014\u2014\u2014 DOCTEUR FRASER B.GURD C\u2019est avec une très grande émation que nous avons appris, le 23 février, la mort subite du docteur Fraser B.Gurd, survenue à Chicago, la veille.Le - docteur Gurd était chirurgien-en-chef du Montreal General Hospital et professeur de chirurgie à l\u2019Université MeGill.ee ee Les œuvres écrites du docteur Gurd sont considérables et l\u2019apport qu'il a fait à la chirurgie est important.En plus d\u2019être un chirurgien consommé et un professeur très aimé de ses élèves, le docteur Gurd avait le sens social développé à l\u2019extrême.La Société Médicale de Montréal trouva en lui un juge dévoué et expérimenté lors du concours du Prix Ciba 1946.Les chirurgiens d\u2019expression française de Montréal ont toujours trouvé le meilleur accueil auprès du docteur Gurd qui se faisait un plaisir, en leur présence, de causer avec eux dans leur langue.Je suis sûr d\u2019être l\u2019interprète de la Société de Chirurgie de Montréal en offrant à la famille Gurd nos plus sincères condoléances.Edouard DESJARDINS.DOCTEUR E.L'AFRICAIN Le docteur Eugène L\u2019Africain est décédé à Montréal, récemment, dans sa quatre-vingt- deuxième année.Il avait pratiqué la médecine en Ontario, aux Etats-Unis et dans notre province.DOCTEUR LOUIS-EUGÈNE BELLEMARE Le docteur Eugène Bellemare est décédé, récemment, à Saint-Barnabé Nord où il pratiquait depuis nombre d\u2019années.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal et reçu son diplôme en 1910.DOCTEUR G.LIMOGES Le docteur Gédéon Limoges, qui exerçait la médecine à Ste-Anne-des-Plaines, y est décédé dernièrement.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1913. 350 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 DOCTEUR A.-B.LEBEL Le docteur A.-B.Lebel est décédé, récemment, à Montréal, après quelques semaines de maladie.Il était âgé de 71 ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1898.Il avait eu la charge, durant plusieurs années, du département médical de la Crèche de la Miséricorde.Nos condoléances à son fils, le docteur Jean Lebel.DOCTEUR L.-E.LERICHE Le docteur Louis-Elzéar Leriche est décédé, il y à quelques semaines, à Montréal, à age de quatre-vingt-six ans.Il avait fait ses études classiques au Collège Sainte-Marie, étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal et reçu son diplôme en 1890. LIVRES REÇUS Confrontations radio-anatomo-cliniques.Publiées sous la direction de M.Chiray, R.-A.Gutmann et J.Sénèque.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.La chirurgie biliaire sous contrôle manométrique et radiologique préopératoire.\u2014 Pierre Mallet-Guy, René Jeanjean et Pierre Marion.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.Pathologie des zones pulmonaires.\u2014 H.Warembourg et P.Graux.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.La thérapeutique par la pénicilline.\u2014 Ministère de la Santé publique, Service Central de la Pharmacie.\u2014 Masson & Cie, édit.Paris.Traité de diététique du nourrisson.\u2014 Maurice Lust.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.Chirurgie du pied.\u2014 G.Vidal-Naquet.\u2014 Amédée Legrand & Cie, édit, Paris.Quelques variétés premières sur le cancer.\u2014 René Huguenin.\u2014 Masson & Cie, édit.Paris.Pathologie du foie.Nouvelles études clini ques et biologiques sur la \u2014 Etienne Chabrol.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.Les embolies de l'artère pulmonaire et des artères des membres.\u2014 R.Leriche.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.La pénicilline en oto-rhino-laryngologie.\u2014 J.Terracol et J.Lapouge.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.Le diagnostic du traitement par la morphologie.\u2014 Docteur Louis Corman.\u2014 Amédée Legrand & Cie, édit, Paris.Le sel en biologie.\u2014 P.Louyot.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.Essai de physiopathologie thyro-hypophy- saire.\u2014 Dr Jacques Hahaux.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.a > 2.e L'œuvre de Louis Pasteur.\u2014 Henri Simon- net.\u2014 Masson & Cie, édit, Paris.L'exploration de la fonction respiratoire.\u2014 J.Arnaud, P.Tulou, R.Mérigot.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris .Techniques de laboratoire.\u2014 Par MM.Abri- bat, Bertrand, Carpeni, Delsal, Desnuelle, Dervichian, Dobry, Dognon, Mlle M.Faure, Fromageot, Gaultier, Grégoire, Grabar, Halpern, Lachampt, Lachiver, Latarjet, Leloup, Loiseleur, Machebœuf, Meunier, Pérez, Raoul, Roche, Rousselot, Mile Vinet, - Sandor, Mlle Staub, Thoai, Wolfromm.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.Atlas aide-mémoire d\u2019anatomie.\u2014 H.Rou- vière.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.Méthodes statistiques en médecine et en biologie.\u2014 E.Morice, Mlle M.Tisserand, J.Reboul.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.Rhumatisme articulaire aigu.\u2014 R.Lutem- bacher.\u2014 Masson & Cie, édit., Paris.Traité de médecine.Publié sous la direction de MM.A.Lemierre, Ch.Lenormant, Ph.Pagniez, P.Savy, N.Fiessinger, L.de Gen- nes, À.Ravina.Tomes I, II et V reçus.\u2014 Masson & Cie édit., Paris.La tubercolosi in Italia \u2014 Giovanni L\u2019Eltore.\u2014 Federazione Italiana per la Lotta contro la Tubercolosi, Roma, 1947.Endogeneous endocrinotherapy including the causal cure of cancer compendium.\u2014 Dr.J.Samuels.\u2014 Amsterdam Holdert & Co., 1947.Tencer Congrese Interamericano de Cirugia.\u2014 Tomes II et III recus.Rapport du Service de Santé, Ville de Montréal, année 1945.Neuf jours de haine.Jean-Jules Richard.\u2014 Les Editions de l\u2019Arbre, 60 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal. NOUVELLES DOCTORAT HONORIFIQUE DÉCERNÉ PAR L'UNIVERSITE DE MONTPELLIER AU DOCTEUR ANTONIO BARBEAU Les numéros récents des revues médicales françaises contiennent la nouvelle suivante, qui nous honore tous et nous touche infiniment: «L'Université de Montpellier vient de décerner, à titre posthume, un doctorat honoris causa» au\u2018 docteur Antonio Barbeau, professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal et chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel- Dieu.» Le docteur Barbeau était aussi directeur de L\u2019Union Médicale du Canada.oO ee LE DOCTEUR JEAN-PAUL LEGAULT, NOMME AGREGE Le docteur Jean-Paul Legault, chef adjoint du service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu, vient d\u2019être nommé, après concours, professeur agrégé en urologie.LE DOCTEUR PAUL LETENDRE, NOMMÉ ASSISTANT À TITRE ENSEIGNEMENT A la suite d\u2019une leçon clinique devant jury, donnée à l\u2019hôpital Notre-Dame, le docteur Paul Letendre a été nommé, par la Faculté, assistant régulier à titre enseignement, à la chaire de clinique médicale de l\u2019Hôtel-Dieu.+e- +-e NOMINATION À LA CRÈCHE D'YOUVILLE 2e ee Chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal: Professeur Rocha Y Silva, Instituto Biologico, Sao Paulo, Brésil; Professeur J.Trueta, Nuffield Institute for Medical Research, Oxford, Angleterre ; Docteur G.Bence, professeur de médecine, Univ.Loyola, Chicago, Ill.; Professeur B.-A.Houssay, directeur de l\u2019Institut de Biologie et de Médecine expérimentale, Buenos- Aires: Docteur R.H.Smithwick, professeur de Chirurgie, Université de Boston ; Docteur L.B.Jaques, professeur de Pathologie, Univ.de Saskatchewan ; Docteur J.Hamilton, professeur d\u2019Anatomie, Long Island College of Medicine, New-York; ; Docteur C.Huggins, professeur de Chirurgie, Univ.de Chicago; Docteur G.Ungar, Centre National de Recherche de Paris; Docteur M.Herlant, \u201c professeur de Pathologie, Bruxelles, Belgique.2-e ++ ASSAUT CONTRE LE RHUMATISME Le rhumatisme est, au témoignage du docteur René Dandurand, une de ces maladies que le monde médical, à la lumière des statistiques, se doit d\u2019attaquer avec le plus de vigueur.Ces statistiques ont été _ partiellement citées au cours d'un déjeuner-causerie Le docteur Claude Léonard a été nommé à la Crèche d\u2019Youville à à la section\u2019 pédiatrie.++ ++ SOUSCRIPTION DES ANCIENS DE LA MÉDECINE Jusqu\u2019à date, les anciens de la Faculté de Médecine ont souscrit la somme de $104,000., lors de la campagne en faveur de l\u2019Université de Montréal.Près de la moitié des rapports ne sont, \u2018toutefois, pas encore parvenus au Secrétariat.ee CONFÉRENCES CLAUDE BERN ARD Les invités suivants ont -partiéipé aux: conférences Claude Bernard, de l\u2019Institut de Médecine et de du club Richelieu-Montréal, tenu récemment à l\u2019hôtel Queen\u2019s.Elles révèlent que 600,000 personnes, au Canada, sont atteintes de rhumatisme, dont 140,000 dans la province de Québec et 70,000 dans la ville de Montréal.Cette douloureuse maladie frappe toutes les classes de la société dans la province de Québec.Il est également mentionné que sur 30 accidents, 25 sont suivis de rhumatisme.CONFÉRENCES DU DOCTEUR ELLIOT V.NEWMAN La Faculté de Médecine a organisé une série de conférences qui ont été données par le docteur Elliot à di \u201c V.Newman, assistant-professeur de pédiatrie à l\u2019Université Johns Hopkins, sur \u201cle rôle physiologique du rein dans certaines affections cliniques, les néphrites, le diabète avec acidose et la déshydratation ». haa wi Loi 2.ta ta.far, ec à été\".A a TIN ere hy Py ae mc La \u20ac oN 2.0% CH 1X3 4 - Te =, > Vos rc ny - vo To > Vers EE i NC Gal) Fe ea \u2018a i Ë sp MIE Ed\u201d reves ar Le du ~ S/ Sale X; em + CA = ~h SS .__ AL _ YR vo \u201cgt hirer - R A: NTANTS EXCLUSIFS * à R- ral Ÿ ~ VICHY FRANCE - EU eo Na À 4 OL.REPRESE [XX] ; S A À Pd Z - LA eZ Tx Pen Ne av) [xd PAS Pl x 7 a eu SAAN] Md ê van = (a iE - 4% ; hn Ag pe) >.6.ÿ LE a maine ,e \u201cPol By 4254 \u201cx Fw = CY 2 - ce Ve ent SEB AF ANE TE pa pe pd #2 oo Ze 15 xs Sab Cond 3 > et rad be Th ER AL PR oe a Fal rN Cas {of} 7 wl - a we : 2 LA kr 2 === ui ; : (73 9 Sy « Fy X Wi AAT + = PL PR À LS Led fs Pd pag: \u2018om\u2019 2\", FX se > ç haut de $ ES 4.20 ve FR) \u2014\"\"\" 5 LV AY br) vas sat HS 1 LS 4 Po je 24% 3 eT IN CN ng La 3 (Y pepe.Lu ses Pa LI 3 ( 4 fe : Le -e Low.hd hI» ais aki.: > aa 5 < x Cl À [ov » best at : 8: 24 2 a 2 5 à a EN rat ev INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.IVICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminerie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Lu.Un verre une demi-heure avant le repas | Cystites.\u2014 Nephrites du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier NOUVELLES Mercredi, le 25 février 1948: A l\u2019hôpital Sainte-Justine \u2014 10.30 heures a.m.A la Faculté de Médecine \u2014 2 heures p.m.Jeudi, le 26 février 1948: A l'hôpital Sainte-Justine \u2014 10.30 heures a.m.A la Faculté de Médecine \u2014 2 heures p.m.Vendredi, le 27 février 1948: A l\u2019hôpital Sainte-Justine \u2014 10.30 heures a.m.Ces cours, donnés à la chaire de pédiatrie, étaient dus à la Fondation L.de G.Beaubien.LE DOCTEUR J.-A.VIDAL, À LA CHAMBRE CADETTE Le Comité de Santé et de B'en-être de la Chambre de Commerce des Jeunes, de Montréal, sous la présidence de M.Louis Poitras, a présenté une grande soirée éducative, récemment, à l\u2019Ecole Centrale des Arts et Métiers.Le conférencier invité était le docteur J-A.Vidal, président du comité consultatif de la tuberculose et directeur des Services antituberculeux de la province de Québec.DOCTORAT REMIS AU DOCTEUR HOUSSAY L'Université de Montréal décernait, récemment, le grade de docteur en médecine « honoris causa» à M.Bernardo-Alberto Houssay.La cérémonie se déroula dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine, où un grand nombre de médecins et de scientistes s\u2019étaient réunis, pour entendre le chercheur dont les travaux sur le diabète lui ont mérité le prix Nobel 1947.+ ++ NOUVELLES DE SAINT-HYACINTHE Les médecins de Saint-Hyacinthe et des environs se réunissent, une fois par mois, à la bibliothèque de l\u2019hôpital Saint-Charles, pour des conférences médicales.Le programme scientifique de la réunion de janvier était le suivant: 1\u2014Embolie pulmonaire \u2014 M.Paul Morin.2\u2014Embolie artérielle des membres \u2014 M.Guy Pothier.3\u2014Embolie cérébrale \u2014 M.Roméo Germain.La conférence de février comportait les travaux suivants: 1\u2014L'\u2019alcoolisme \u2014 M.Antonio Perrault.2\u2014Athrepsie infantile \u2014 M.Yves Poth'er.3\u2014Anémie infantile \u2014 M.Georges Hévey.355 ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-CHARLES, DE SAINT-HYACINTHE Le Bureau Médical de l\u2019hôpital Saint-Charles, à la suite des élections tenues en décembre, se compose des officiers suivants: docteur Hervé Gagnon, président; docteur Guy Pothier, vice-président; docteur Jean Lafond, secrétaire.ee CONTRIBUTION PROVINCIALE AU SANATORIUM COOKE Le gouvernement provincial, depuis le début de la construction et l\u2019agrandissement du sanatorium Cooke, a versé, en octrois, à la corporation de l\u2019hôpital-sana- torium Cooke, la somme de $1,221,600.L\u2019assemblée annuelle des membres de la corporation de l\u2019hôpital-sanatorium, qui s\u2019est tenue à l\u2019Unité sanitaire des Trois-Rivières, a donné lieu à l\u2019élection des officiers pour l\u2019année courante.M.le commandeur J.-A.Trudel, M.le juge Edouard Langlois, Me Léon Girard, M.J.-E.Parent, M.Norman Labelle, le Dr Georges Racicot, M.Léopold Fontaine, le notaire L.-P.Mercier, ont été réélus directeurs.Demeurent directeurs ex-officio, les maires de Trois-Rivières et de Shawinigan Falls, MM.Arthur Rousseau et Frs Roy, Mgr Hormisdas Trudel, délégué de l\u2019évêché, et le Dr Hervé Beaudoin, directeur médical de l\u2019hôpital- sanatorium Cooke.A l'élection des officiers, on a réélu à l\u2019unanimité M le commandeur J.-A.Trudel, comme président; M.le juge Edouard Langlois, comme vice-président; Me Léon Girard, secrétaire, et M.J.-E.Parent, trésorier.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES La Société Canadienne des Anesthésistes, division de Québec, tenait, le 11 février, à 8.30 heures p.m.une réunion scientifique, à l\u2019hôpital Homéopathique, avenue Marlowe.Le programme était ainsi constitué : 1\u2014« Some technicalities of intratracheal anesthesia.» \u2014 le docteur R.R.Douglas Sanders, Wilmington, Delaware, invité d\u2019honneur.2\u2014« Cas intéressants », sous la direction du docteur H.Griffith, chef anesthésiste de l\u2019Homéopathique.ee ++ HONNEUR DÉCERNÉ AU DOCTEUR JEAN- MARIE LEBLOND Le docteur Jean-Marie Leblond, fils du docteur J.Leblond, off'cier médical à la Commission des 356 Accidents du Travail de Québec et ex-maire de Lévis, vient d\u2019être élu président de la Société Médicale, de Kirkland Lake, Ontario.&-& ++ ÉCOLE D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le 30 janvier dernier, l\u2019Ecole d\u2019Hygiène et l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal ont eu la bonne fortune d\u2019accueillir un visiteur de marque, dans la personne du docteur Hugues Gounelle, professeur agrégé de Médecine, directeur du Centre de recherches à l\u2019hôpital Foch, de Paris.Le docteur Gounelle a donné une conférence intitulée: «Conséquences des années de disette sur la santé publique dans la nation française.» + ++ LE DOCTEUR CANTERO EST L'INVITÉ DU BRÉSIL Le gouvernement brésilien a invité le docteur Antonio Cantero à entreprendre une mission scientifique au Brésil.Au Brésil, M.Cantero fera des conférences aux universités de Rio-de-Janeiro, de Sao-Paulo et à l\u2019Institut Oswaldo Cruz.Il partira pour l\u2019Amérique du Sud, au mois de septembre.ee ++ LE DOCTEUR ERNEST COUTURE, À LA RÉUNION DE LA SANTÉ, À GENÈVE Le docteur Ernest Couture, d\u2019Ottawa, était l\u2019un des représentants du Canada, à la réunion de la Commission Mondiale de la Santé, à Genève, du 19 au 31 janvier.A titre de conseiller technique, le docteur Couture faisait .partie d\u2019une délégation dirigée par le docteur Alfred Jackson, sous-ministre de la Santé au Manitoba.ee ++ LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La première séance de la Société de Chirurgie de Montréal eut lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, sous la présidence du docteur Edouard Desjardins, mercredi, le 4 février 1948, à 4.30 heures p.m.Les communications au programme étaient les suivantes: 1 \u2014Considérations chirurgicales sur le mégasigmoi- de \u2014 Docteur Gérard Saint-Onge.2\u2014A propos de quatre cas de périarthrite de l\u2019épaule \u2014 Docteur François Archambault.3\u2014 Deux cas de rhabdomyosarcome \u2014 Dr Edouard Desjardins.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LE PROFESSEUR HOUSSAY, REÇU PAR LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La Société Médicale de Montréal, désireuse d\u2019honorer le professeur Bernardo A.Houssay (prix Nobel de médecine 1947), de pasage à Montréal, l\u2019a reçu à dîner, au Cercle Universitaire, samedi soir, le 7 février, à 7.30 heures p.m.Le docteur Louis-Henri Gariépy présida et prononça une courte allocution.LE PROFESSEUR HOUSSAY, À L'UNIVERSITÉ Le professeur Bernardo A.Houssay a prononcé une conférence, en français, à l\u2019Université de Montréal, vendredi le 6 février, à 4heures p.m., sur LE; préparés de diverses 2.as su T meet sas > xis ey fa i 5 se RE 2 mes A] E - G > PA Top.AN % $d Atse s* 43 tes, d .% a #0 +, A ur i Comprimés 1% CE \u201cCe Too Ae se agit Fe x 3 ss, La 7 +.\u201c4a ed! vk wf > \u20ac oi Zea ts : A i 249.i rh \u201ca Ia of ry da .À = és = 3 : 1 = z TRA se : oh fia 4 ian NJ => © jail % HH » 19559 pe 2] EASA Y ye [aN - ty ven) \\ 2) © at ete E % Wey vi iy 4 x Td % + PR Ss I + vl .3 \u2019 ess a 0 ak se er 7 A 2 Led Ng wx wr ! n \u2018et ~ réparé par ai &s gine ae x ui - 5 = A at Ÿ Re PE Roue (LY .10 BALE TN Sif Lo # 30 Ya - ee Ser vie > tants exclusifs au.Cana ye Ÿ Fi > he I RL ma i vy - neat s ATOIRES ROBAPHARM SOC.3 PAR 0 Yr CAUCASE A a ec ou S R 3 à Le bry + > nl} Li esen uk Sie # Fault qe ~~ wme ae on He \u20ac + vs : Ad \u2014 oe £e 2 a $e \u201c+ ; sk : rt FR Le a Repr te ï ss NES ny be CF 4 À + = 5 oh a = 4 7 8 % 2 +7 = % ; 4 if + Ao J at ark Pr Th \u201c> ; er ; $e x LA 2.bo ide 85 1a ue PF x 2% od Sp vs [pss «m8 } \"2, 4 i wh dr: xl 4e a 40 Peta nn.ofr Aaa Ta & & & ay CSRS Le EEN , RES ; \u201c ç vas 0 se _ â hi bie + \u201c> of ps ig -~ à = ade mm Ne iS ÊLE i $ £4 x sé te wt - A 3 £8 y di # ve s ; ot + ud 4 La + a\u201c VIR a J i 7 ax « ae Ps A] rats ; 7.mAh GR PN è Lt Ga PS À PS x ?ze ; + ow Le + ; las M ESF » + + 2 1.; À ; - - : ULCE aa A 4 ; ë 3 ; \u201cVy \u201c+ ectables * _ \u201c4 ue hi J] » 3 & + .un oe néth : \u201c& 1 vi 3 + +5 x wa at 0.\" * \u201cee D W 4 7 N + 42a ww Xi Ce \u2018INTÉS Rs $ > Ye \u201c ve ave x * f Lh 5 ; d = da o£ : i hx Li 3 .S wy dr y 7?Re 4° zx \"x et a ; 4 { > nt oY He wy AE et 3 y 3 2 fs d\u2019EXTRAITS -d J » At Ampoules 7 $i I bia) POUR 2 ù 44 Z $1 FH > LL Pa Fi Py .Te ita x * - aS age wi JON # l Sa a ty 13 al AL 5 hy > 4 ey ol Une réinfestation peut être cause de l'échec d\u2019un traitement actif, soit que les œufs aient été transmis à la bouche par les mains ou les ongles, ou par des poussières contaminées.Des mesures efficaces de prévention sont indispensables.fr re 7 / = THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 374 titre posthume, à M.Antonio Barbeau, directeur de la «Canadian Physiological Society ».Nancy.MM.Dalcq, professeur à la Faculté de Médecine de Bruxelles; Quadrat, recteur de l\u2019Ecole polytechnique de Prague; Knüs, secrétaire d\u2019Etat au ministère des cultes de Suède; Bessemans, directeur de l'Institut d'hygiène et de bactériologie de l\u2019Université de Gand.2e ++ SOCIÉTÉ DE NEUROLOGIE DE LA \"MONTREAL MEDICO-CHIRURGICAL SOCIETY\u201d 1.\u2014Hoépital Hétel-Dieu, 3 mars 1948, 3 5 h.p.m.Séance clinique.2\u2014Institut Neurologique de Montréal, 10 mars 1948, à 5 h.p.m.Traitement chirurgical de la myasthénie grave.Dr L.M.Eaton, service de neurologie et de psychiatrie, Clinique Mayo.3\u2014Institut Neurologique de Montréal, 17 mars 1948, a 5 h.pm.(Séance conjointe avec la Section de psychiatrie) Aspect neurologique et psychiatrique de la céphalée.Dr F.L.McNaughton, Dr Donald Ross.4 \u2014Institut neurologique de Montréal, 24 mars 1948, à 5 h.pm.Séance clinique.5\u2014Hôpital Militaire de Montréal, 31 mars 1948, à 5 heures p.m.Séance clinique.Ob + CONGRÈS INTERNATIONAL DE PSYCHIATRIE 1950 Compte rendu des séances administratives du 24 octobre 1947.La séance est ouverte à 9 heures 30, sous la présidence du docteur Lhermitte.1\u2014Constitution du Comité International.Il comprend un représentant de chaque pays participant qui sera désigné officiellement avant le ler janvier 1948; en attendant, un membre de chaque délégation présente fera fonction d\u2019un représentant provisoire.2\u2014Le Comité International délègue ses pouvoirs administratifs pour l\u2019organisation du Congrès à Paris au Comité Français d\u2019Organisation.Ces deux décisions sont prises à l\u2019unanimité.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemiv AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Séance sous la présidence du professeur Delay.La date du Congrès est fixée à 1950, à Paris, par douze voix contre sept.Les langues de travail sont le français (22 voix), l\u2019anglais (20 voix), l\u2019espagnol (10 voix).Réserve faite à la langue russe qui obtient 4 voix en cas de participation de 'U.R.S.S.au Congres.Extension des invitations.Par vote à mains levées et à l\u2019unanimité, il est décidé d\u2019étendre les invitations aux pays faisant partie de l'ONU, à ceux pour lesquels il y a un Traité de Paix et ainsi qu\u2019aux pays déjà invités.De plus, le Comité International est chargé de faire des invitations individuelles, en ce qui concerne les pays qui ne sont pas représentés.Financement.L\u2019Assemblée décide à l\u2019unanimité, moins une voix, celle de la Suède et deux abstentions (Grande-Bre- tagne et U.S.A.), d\u2019établir au taux de 20,000 frs, soit environ 165 dollars au cours actuel, la cotisation annuelle du Congrès à charge pour chaque Comité National de s\u2019adresser soit aux membres des Sociétés de Psychiatrie de leur pays, soit à leur Gouvernement.Choix des sujets de rapports.Il a été décidé de proposer au choix de chaque pays participant un des trois rapports pour chacune des journées du Congrès.1\u2014Psychopathologie générale.Psychopathologie des émotions, de l\u2019affectivité ct de l\u2019humeur.Psychopathologie du délire.Névroses expérimentales.2 \u2014Psychiatrie clinique.13 voix \u2014 Emploi des tests en psychiatrie clinique.9 voix \u2014 Psychoses réactionnelles et de situation.8 voix \u2014 Modifications apportées à la nosologie par les thérapeutiques biologiques.7 voix \u2014 Critiques des fondements de la nosographie.3\u2014Anatomo-physiologie psychiatrique.17 voix \u2014 Anatomo-physiologie cérébrale à la lumière de la lobotomie.17 voix \u2014 Anatomo-pathologie des psychoses.14 voix \u2014 Electroencéphalographie en clinique psychiutrique.4 \u2014Thérapeutique psychiatrique biologique.16 voix \u2014 Indications des méthodes de choc.10 voix \u2014 Traitements endocriniens en psychiatrie.9 voix \u2014 Pénicilline en psychiatrie. Nouvelle Médication peur la sinutile et les infections is Cid ; FORMULE .\u2019 .Ampoule de 1 cc.des uotes redpiraloired (En solution huileuse de ., .faible acidité) Injection Inthramuaieulaire Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, ,( \u2019 \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" j 2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL, MONTREAL 376 5 \u2014Psychothérapie, psychanalyse et médecine psycho-somatique.14 voix \u2014 Evolution actuelle de la psychanalyse.12 voix \u2014 Médecine psycho-somatique de l\u2019appareil digestif.11 voix \u2014 Narco-analyse.6.\u2014Psychiatrie sociale.16 voix \u2014 Application de la génétique et de l\u2019eugénique à la psychiatrie.15 voix \u2014 Organisation de l\u2019assistance psychiatrique sur la base de la cure libre (open door).- 9 voix \u2014 Délimitation du concept de personnalité psychopathique vis-à-vis de la psychiatrie sociale.9 voix \u2014 Evénements de guerre et psychiatrie.A l\u2019unanimité, il est décidé que la direction des six journées serait confiée à un représentant des Etats-Unis, Grande-Bretagne, Amérique du Sud, Suisse, Pays Scandinaves.Pour la 6e journée, il est entendu que le rôle de directeur est réservé pour l'U.R.S.S., au cas où elle participerait au Congrès ou, à son défaut, de préférence à un pays slave, ce dernier vote ayant été acquis par quinze voix pour une voix contre (Turquie) et trois abstentions.La séance est levée à 18 heures 30.Anatomo-physiologie psychiatrique 1\u2014Anatomo-physiologie cérébrale à la lumière de la lobotomie.2\u2014Anatomo-pathologie des psychoses.3\u2014Délimitation du concept de personnalité psy- chopathique vis-à-vis de la psychiatrie sociale.4 \u2014Evénements de guerre et psychiatrie.Pays représentés à la réunion préparatoire Argentine: Docteur Bonoli Cipoletti.Belgique: Docteur J.Ley.Brésil: Prof.Osorio de Almeida, Docteur Edgard de Almeida, Docteur C.de Silva.6-6 + LEÇONS D'HYGIÈNE DANS PLUS DE 15,000 FAMILLES Près de 40,000 enfants et bébés vus et examinés.Plus de quinze mille familles ont bénéficié des conseils des visiteuses d\u2019hygiène des Unités sanitaires de la province de Québec, au cours du mois de novembre dernier.C\u2019est ce que nous apprend un relevé qui vient d\u2019être fait par le ministère provincial de la Santé.Dans un monde comme celui où nous vivons à l\u2019heure présente, l\u2019hygiène est devenue une nécessité pour tous ceux qui s\u2019intéressent au bien- être social, à la virilité des générations et à la pros- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 périté des nations.Il suffit de se rappeler que la santé est une des principales conditions de la vie pour comprendre l'excellence de la médecine préventive.Les cliniques de puériculture, par exemple, permettent de suivre le progrès de chaque génération.C\u2019est ainsi que, durant novembre dernier, on en a tenu 565 dans les 73 comtés qui relèvent des Unités sanitaires.Au cours de ces cliniques, les hygiénistes du ministère ont examiné 11,976 nourrissons (0 à un an) et 7,968 enfants d\u2019âge préscolaire.Par ailleurs, le nombre des nourrissons visités à domicile s\u2019élève à 9,326, tandis que celui des enfants d\u2019âge préscolaire compte 13,127.En outre, il y a eu 1,377 démonstrations à domicile et 1,369 visites prénatales.Plus de 6,000 enfants ont bénéficié durant la même période de l\u2019immunisation antidiphtérique complétée, et 3,165 ont subi la vaccination antivariolique.Puisque notre province produit un grand nombre d\u2019enfants, sachons les conserver, les rendre robustes et pourvus des qualités physiques nécessaires à un peuple qui veut sS\u2019affirmer et tenir une place importante.2-0 ++ IL EST TRÈS IMPORTANT QUE TOUTE PERSONNE UTILISANT UN APPAREIL À HAUTE FRÉQUENCE, POUR APPLICATION DE TRAITEMENT À DIATHERMIE, PRENNE ENTIÈRE CONNAISSANCE DES RENSEIGNEMENTS CI-APRÈS LE PLUS TÔT POSSIBLE.Le gouvernement fédéral a passé, l\u2019été dernier, une loi contrôlant le degré d\u2019interférence causée par les générateurs à hautr fréquence industriels, médicaux et scientifiques.Cette loi est basée sur les spécifications de «Canadian Standards Association », C-224 #106.La loi exige que ces générateurs opèrent sur l\u2019une des fréquences fondamentales suivantes: Fréquence fondamen- Equivalence Ecart permis tale en kilocycles en mètres en kilocycles 13560 kcs 22.12 135 27120 kes 11.06 2254 40680 kes 7.37 46.6 L\u2019écart de fréquence cité plus haut est I\u2019écart permis, lequel, sous les conditions rxtrêmes, ne doit pas être excédé.La loi permet en plus une radiation des harmoniques n\u2019excédant pas 25 microvolts par mètre, à ane distance de 1,000 pieds.Pour rencontrer les exigences de la loi, tout appareil de haute fréquence utilisé doit comporter un système permettant son opération en dedans des limites d\u2019écart mentionnées plus haut.La suppression des harmoniques devra aussi être prévue dans les appareils offerts sur le marché. FORMULE \u2014 Un comprimé renferme: Phénobarbital.Ve grain Kaolin colloidal .2 grains arrhéique et Hydrate d'alumine colloidal 2 grains ombinaison TTC ton dans diarrhée.Trisilicate de magnésium .4 grains a : on d'applic CASTRO 0\u201d trouve SON ere PP t té ® gastrique.la flatul Aromates et excipient, q.s.ACTION PHARMACODYNAMIQUE Le phénobarbital, sédatif bien connu, combat la nervosité et l'insomnie et exerce une action calmante sur les patients atteints de troubles gastriques.Le kaolin colloidal est un puissant agent d'adsorption: cette propriété lui permet d'adsorber les substances qui irritent l'estomac.La flatulence et la dyspepsie disparaissent donc par le fait même.L'action adsorbante est particulièrement intéressante en cas de diarrhée.L'hydrate d\u2019alumine colloidal et le trisilicate de magnésium sont tous deux des anti- acides et des adsorbants.Ce qui signifie que, non seulement ils neutralisent l'acidité gastrique excessive, mais encore qu'ils suppriment la flatulence et réduisent le ballonnement et l'embarras gastrique.Outre ces propriétés, ces agents ont tendance à former \u2014 en raison de leur nature colloïdale \u2014 une couche protectrice sur la muqueuse du tractus intestinal et, par conséquent, de soulager la douleur résultant de l'irritation et de faciliter la cicatrisation des régions ulcérées.L'hydrate d'alumine colloïdal et le trisilicate de magnésium possèdent tous deux une valeur incontestable comme anti-acides dans le traitement des ulcères gastriques.MECANISME D\u2019ACTION du Trisilicate de Magnésium et de l\u2019hydrate d\u2019alumine colloïdal À l'intérieur de l'estomac, le trisilicate de magnésium prend une forme gélatineuse et, réagissant avec l'acide chlorhydrique, forme du chlorure de magnésium et de l'oxyde de silice.À son tour, le chlorure de magnésium réagit avec le contenu intestinal pour former du carbonate de magnésium lequel est éliminé dans les fèces et du chlorure de sodium qui est réabsorbé.Le bioxyde de silice hydraté qui prend naissance dans l'estomac passe dans l'intestin où il agit comme adsorbant.Par sa consistance même, il réalise \u201cune couche protectrice.Son action de neutralisation se prolonge pendant des heures.Sa toxicité est nulle.L'hydrate d'alumine colloïdal possède plutôt une fonction anti-acide de nature physique, c'est-à-dire qu'il adsorbe par-dessus les particules colloïdales solides l'acide chlorhy- | drique.Il n'entraîne aucune alcalose organique.Vis-à-vis des toxines, des.gaz et des bactéries, l'hydrate d'alumine agit aussi comme agent d'adsorption.C'est dire que cette action particulière est hautement appréciable pour combattre la toxémie intestinale.Egalement dépourvu de toxicité, il n'entrave en rien le processus normal de la digestion ni l'absorption au niveau de l'intestin.POSOLOGIE Un à deux comprimés trois fois par jour, avant les repas.Avoir soin de mâcher les comprimés et les avaler avec un verre d'eau.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.\u201c 178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946. 378 La loi exige que les modèles d\u2019appareils manufacturés pour rencontrer la loi soient d\u2019abord soumis à la Division de Radio du Département des Transports à Ottawa, avant de les offrir en vente à qui que ce soit.La Division de Radio en fera l\u2019essai et, si ces modèles opèrent dans les limites de la loi, un certificat sera émis avec un numéro de liste pour chaque modèle soumis et accepté.Ce numéro de liste devra apparaître sur une plaque placée sur chaque appareil.Ceci constituera l\u2019assurance du client que l'appareil acheté rencontre les exigences de la loi, et la responsabilité tombera alors sur le manufacturier et son représentant, en cas de dérogation à la loi.Tout appareil en usage au 1er janvier 1948 et depuis est supposé être conforme à cette loi depuis cette date.Tout appareil de haute fréquence vendu avant le ler janvier, non modulé, ne peut être accepté par le Département de Transport, parce qu\u2019il est établi définitivement, d\u2019abord, qu\u2019il n\u2019opère pas sur la longueur d\u2019onde voulue et, ensuite, qu\u2019il irradie toutes sortes d\u2019interférences.Si l\u2019on veut utiliser encore ces appareils, il faudra les opérer dans une cage métallique ou une pièce entièrement recouverte de tamis métallique sur les murs, plafonds, portes et fenêtres.Il faudra, en plus, que le secteur alternatif, alimentant l\u2019appareil à ondes courtes et le système d\u2019éclairage à l\u2019intérieur de cette cage, soit pourvu d\u2019un système de trappe à haute fréquence, qui empêchera l\u2019irradiation de ces appareils de sortir de la cage ou de cet appartement métallisé.Cette cage ou cet appartement métallisé devra être approuvé par la Division de Radio du Département de Transport.En conclusion, tout nouveau modèle de générateur à haute fréquence ou toute cage métallique ou appartement métallique devra obtenir un certificat d\u2019acceptation de la Division de Radio, pour pouvoir être opéré.ee ++ PRÉCAUTIONS PRESCRITES EN CAS DE TUBERCULOSE.La présence d\u2019un tuberculeux dans une maison constitue un danger pour la santé des autres membres de la famille.Les hygiénistes conseillent à ces malades de se faire hospitaliser dans un sanatorium, ce qui facilite cure et traitements et assure une protection certaine aux membres de la famille du tuberculeux.«Pour ses études, écrit l\u2019épidémiologiste de la province, on admet facilement que le jeune homme fait mieux d\u2019entrer à l\u2019université que de suivre des cours particuliers à la maison.Ainsi en est-il de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.MLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 tuberculose.Dans un sanatorium, on lui procure les connaissances nécessaires à la guérison ; il trouve le repos de l'esprit et du corps; il est déchargé de toutes les responsabilités de la vie quotidienne ; il est stimulé par le contact de ceux qui mènent une vie semblable à la sienne et est soustrait aux activités fébr'les de personnes en bonne santé.Le malade ne peut jamais rencontrer ces conditions à son foyer: il est cependant reconnu que le plus léger écart de conduite peut provoquer de la fièvre ou une rechute et prolonger le traitement.«Le tuberculeux doit toujours se servir d\u2019une gaze ou d\u2019un tissu de papier lorsqu\u2019il tousse, éternue ou crache; il ne doit jamais mettre cette gaze ou ce tissu dans sa poche, mais le déposer dans un sac de papier que l\u2019on fera brûler tous les jours: le malade ne doit embrasser personne, surtout éviter les baisers sur la bouche.Ne jamais embrasser les enfants; tout ce qu\u2019il porte à ses lèvres doit être soigneusement lavé à l\u2019ean bouillante ou détruit par le feu.Ses livres ne doivent pas être remis en circulation sans désinfection et ne doivent pas être prêtés aux enfants; le malade doit avoir son couvert à lui seul, et les ustensiles seront lavés, ébouillantés, après chaque usage, dans une solution étendue d\u2019eau de Javel; son linge et sa literie seront lavés séparément, puis ébouillantés ou désinfectés dans une solution étendue d\u2019eau de Javel; les selles et les urines seront désinfectées par addition d\u2019eau de Javel, avant d\u2019en disposer; le malade doit avoir son lit et sa chambre à lui seul; le plancher de la chambre sera lavé régulièrement.en ajoutant deux cuillerées à soupe d\u2019eau de Javel par seau d\u2019eau ; l\u2019entretien et l\u2019aération de la chambre devront faire l\u2019objet d\u2019un soin journalier; que la propreté règne dans toute la maison, car l\u2019enfant Joue partout, touche à tout et porte à sa bouche\u2019 tous les objets qu\u2019il peut atteindre; maintien de grillages métalliques aux portes et fenêtres de la maison, pendant la saison des mouches.Destruction des mouches qui transportent les germes des maladies sur les aliments, le lait et même sur les lèvres et les mains des enfants; examen médical, clinique et radiographique, de toutes les personnes vivant dans la maison, à des époques régulières; soumettre en plus les enfants à l\u2019épreuve de la tuberculine; alimentation balancée et raisonnée pour tous les membres de la famille; vie au grand air et au soleil, dans la mesure du possible; tuberculinisation du troupeau laitier et usage exclusif du lait pasteurisé.» Tels sont les conseils que vous donnent les hygiénistes du ministère de la Santé de la province de Québec. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurærin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Fig.1 Fig.2 BRULURE DATANT DE SEIZE ANS AU TALON, AU MOLLET ET AU PIED Réparation au moyen de greffes pédiculisées prélevées sur l\u2019abdomen et sur la jambe opposée.Contention par l\u2019Elastoplast FICHE MÉDICALE \u2014 Le patient avait subi des brûlures au talon, à la face postérieure de la jambe et à la face externe du pied.Au bout de seize ans ces surfaces n'étaient pas cicatrisées.TRAITEMENT \u2014 pied et de la jambe fut recouverte avec La face externe du une greffe pédiculisée prélevée sur l\u2019abdomen, et le talon avec un lambeau prélevé sur la cuisse opposée.La Figure 1 montre la position du lambeau prélevé et appliqué sur la lésion.La contention fut obtenue avec trois bandes d\u2019Elastoplast finement appliquées au pied, à la jambe et au genou.Ces bandes étaient à leur tour maintenues en place au moyen d'autres bandes d'Elastoplast enveloppant le tronc.La Figure 2 montre le lambeau complètement transporté dans la lésion guérie.Les détails de ce cas authentique sont publiés par T.J.Smith et Nephew, Ltd., Hull, Angleterre, dans l\u2019espo\u2018r qu\u2019ils seront d'intérêt général.sion).BANDAGES ADHÉSIFS ELASTIQUES ELASTOPLAST Se vendent en bandes de 2, 2/7, 3 et 4 pouces de large par 5/6 verges de long (pleine extension).Aussi en bandes de 2 pouces de ladge par 134 verge de long (pleine exten- L\u2019ELASTOPLAST est un produit de T.J.Smith & Nephew Ltd, Hull, Angleterre.\u2018SMITH & NEPHEW LIMITED, 378 ouest, rue St-Paul, MONTREAL, P.Q.Re EEE\u2014\u2014\u2014\u2014 LIV ee REVUE DES LIVRES Manuel de diététique.que.Principes et techni- Par Sœur Barcelo.Le Manuel de Diététique, attendu depuis si longtemps, vient de paraître au début de l\u2019année 1948.Il comble une lacune, car rares sont en langue française les livres qui traitent de l\u2019alimentation, plus particulièrement des diètes.La Révérende Sœur Barcelo, de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, a donc accompli une œuvre méritoire.Son manuel comprend 382 pages; c\u2019est dire qu\u2019il est complet.Il est complet au point de n\u2019avoir même pas négligé un rappel historique qui remonte aussi haut dans l\u2019histoire qu\u2019à la période de la splendeur égyptienne.Ce manuel étudie les besoins de l\u2019organisme, la valeur calorifique des aliments, la classification des aliments, les principes à observer dans la préparation des menus, la technique des diètes.Le régime alimentaire du sujet malade fait l\u2019objet de près de 30 pages et c\u2019est à ce chapitre que ceux qui exercent l'art de guérir trouveront les renseignements les plus précieux.Le manuel est complété par un tableau des équivalences, par un tableau du poids de certains aliments, de la valeur de ceux-ci et, enfin, il se termine par une page et demie de références bibliographiques.Il est excellent, clair et très facile à saisir.Les membres de la \u2018profession médicale y trouveront rapidement la réponse à beaucoup des questions qui peuvent les inquiéter.Les régimes qui y ont été compilés sont éprouvés par des années d\u2019expérience clinique et ils ont semblé, dans plusieurs hôpitaux, donner des résultats appréciables.L\u2019apparence du volume est parfaite; les caractères typographiques sont faciles à lire et la table alphabétique de la fin peut être d\u2019un très grand secours.Nous n\u2019hésitons pas, + + une fois de plus, à recommander ce manuel de diététique, car, s\u2019il a été conçu pour les gardes-malades, 11 peut également rendre d\u2019immenses services aux médecins.Edouard D'ESJARDINS.Un Traité de Médecine !.\u2014 Trois volumes.Masson et Cie, édit, Paris, 1947.\u2018Trois volumes du Traité de Médecine, édité par MM.Masson, viennent d\u2019être mis en vente 2.Deux autres sont annoncés pour février et trois pour mars 1948.Le reste suivra sensiblement à la même cadence.Tout permet d\u2019espérer que les dix-sept volumes de ce traité seront entre les mains des lecteurs vers le début de 1949.L\u2019effort accompli pour assurer dans un si court délai, malgré les difficultés de l\u2019heure présente, la parution de cette importante publication mérite d\u2019être tout de suite souligné.On a tenu à éviter ce qui s\u2019était passé pour le précédent Traité de Médecine dont les vingt- deux tomes se sont échelonnés de 1920 à 1933.Au cours de ces années, les sciences médicales s\u2019étaient enrichies de nombreuses acquisitions qui se sont encore multipliées pendant les années suivantes.Des maladies infectieuses, jusque-là inconnues, ont été identifiées et 1.Extrait de La Presse Médicale (55e Année, No 75, 27 décembre 1947, p.885).2.Traité de Médecine, publié sous la direction de MM.A.Lemierre, Ch.Lenormant, Ph.Pagniez, P.Savy, N.Fiessinger, L.de Gennes, A.Ravina.Secrétaires généraux: A.Ravina (médecine) et J.Patel (chirurgie), Masson et Cie, édit.Viennent de paraître: Tome I.Maladies infectieuses (lère partie), 1096 pages, 81 figures, 2 planches en couleurs.Broché, 1.900 fr.; relié, 2.200 fr.| Tome II.Maladies infectieuses (2e partie) et maladies parasitaires, 956 pages, 197 figures, 1 planche en couleurs.Broché, 1.650 fr.; relié, 1.950 fr.| Tome V.Maladies de l\u2019appareil respiratoire: votes aériennes supérieures, trachée, bronches, poumons, plèvre et médiastin, 1,165 pages, 164 figures.Broché, 2.100 fr.; relié, 2.400 fr. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LV PHÉNO- BELLAFOLINE GYNERGENE BARBITAL VAGUE SYMPATHIQUE CENTRES SOUS-CORTICAUX DYSTONIES NERVEUSES PSYCHIQUES ET VISCERALES Anxiété \u2014 Agitation Insomnie psychique Prurit \u2014 Urticaire Troubles de la ménopause Terrain MIGRAINEUX Forme thérapeutique: Tablettes.Flacons de 25, 100 et 250 tablettes: Littérature et échantillons à la disposition du Corps Médical.Département Pharmaceutique Sandoz THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LIMITED 378 ouest, rue St.Paul, SANDOZ Montréal, P.Q.48-2F 382 décrites; nous avons vu apparaître la sulfa- midothérapie.Dans le domaine de la tuberculose, de la neurologie, de la pathologie des glandes endocrines, des avitaminoses et de leur traitement, pour ne citer que quelques exemples, bien des choses ont subi des transformations profondes.C\u2019est pourquoi, vers la fin de 1937, le Comité de direction d\u2019un nouveau Traité de Médecine, dont le besoin se faisait impérieusement sentir, a été constitué.Dès les premiers mois de 1938, la liste des principaux auteurs appelés à collaborer à ce Traité était arrêtée et !eur acceptation obtenue.Afin que la tâche fût moins lourde pour chacun d\u2019eux et plus promptement exécutée, toute liberté leur avait été donnée de s\u2019adjoindre des collaborateurs choisis par eux-mêmes parmi leurs collègues, leurs élèves, parmi ceux qui sur tel ou tel sujet possédaient une compétence spéciale.C\u2019est en vertu de cette division du travail, organisée de bonne heure, que deux cent cinquante médecins, dont que'ques-uns appartenant à des nations amies de la France, ont participé à la rédaction du nouveau Traité de Médecine.La guerre a mis en sommeil l\u2019œuvre commencée.Les années ont passé, marquées par afflux supp'émentaire en médecine de faits inédits, parmi lesquels l\u2019introduction des antibiotiques en thérapeutique.Peu après la libération, le Traité de Médecine, devenu plus que jamais nécessaire, a été remis en marche.La tâche touche aujourd\u2019hui à sa fin; mais plusieurs de ceux qui en ont été les premiers artisans ne sont plus là pour assister à son achèvement.Parmi les direc\u2018eurs, nous avons à dép'orer la mort de Noël Fiessinger et de Philippe Pagniez; parmi les auteurs qui, dès la première heure, nous avaient donné leur concours, celle de Jean Troisier, de Marcel Brulé, de Victor Cordier, de Joseph Chalier et d\u2019Edouard Joltrain.A ces amis, trop tôt disparus, va notre souvenir reconnaissant.Un Traité de Médecine s\u2019adresse principalement à ceux qui.à tous les échelons de notre profession, exercent effectivement Part médical, à ceux dent le souci constant est de mieux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 connaître les maladies pour !es mieux prévenir et les mieux guérir.Il doit donc avant tout présenter un caractère essentiellement pratique.Il ne doit pourtant pas, sans qu\u2019il en résulte trop de longueurs, laisser dans l\u2019ombre le côté plus proprement scientifique des questions.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019a été conçu le présent Traité de Médecine.La place dominante y a été réservée à la description minu- t'euse des symptômes, au diagnostic et à la thérapeutique.Certains points de étiolcgic pouvant servir à l\u2019établissement des diagnostics ont été soigneusement soulignés.Les procédés de laboratoire, appliqués à la clinique, et d\u2019une valeur éprouvée, ont été l\u2019objet d\u2019une attention spéciale.L\u2019étude de l\u2019anatomie et de l\u2019histologie pathologiques, de la bactériologie, de la parasi- tologie, de la physiologie pathologique des maladies, a été poussée aussi loin que possible sans rompre l\u2019équilibre des chapitres.Dans ces domaines on a évité un trop grand luxe de détails et l\u2019on a cherché à mettre en lumière les notions essentielles qu\u2019il n\u2019est pas permis au médecin d\u2019ignorer.Dans toutes les matières on s\u2019est attaché à ne tenir compte que des faits solidement établis et à réduire au minimum ce qui n\u2019est qu\u2019hypothèse ou sujet à discussion, tout en mentionnant dans quel sens s\u2019orientent certains problèmes.: On a pensé qu\u2019il y aurait avantage à faire une place plus grande qu\u2019autrefois à l\u2019exposé du traitement chirurgical des maladies internes.De plus en plus s'avère salutaire la coopération suivie du médecin et du chirurgien en face de certaines de ces maladies.D\u2019autre part, il y a intérêt à ce que le médecin soit instruit non seulement des indications opératoires qui peuvent éventuellement se poser, mais aussi des méthodes auxquelles aura recours le chirurgien en ces occasions.On comprendra donc pourquoi un chirurgien a pris d\u2019emblée place parmi les directeurs; un chirurgien est un des deux secrétaires généraux du Traité, et c\u2019est pourquoi l\u2019on y trouvera une série d\u2019articles dus à la plume de chirurgiens. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LVL NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER QUE LE LABORATOIRE LANCET LIMITÉE =.0 A ETE NOMME REPRESENTANT EXCLUSIF POUR LA PROVINCE DE QUEBEC ET LES PROVINCES MARITIMES DES \\- LABORATOIRES CLAUDE BERNARD oa ) TTT) E FABRICANTS DE PI (VENIN D'ABEILLES ) Thérapeutique de choix des : ° RHUMATISMES DÉGÉNÉRATIFS ° NÉVRITES ESSENTIELLES * MYALGIES 354 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada.ere MArquette 1722 .EC 384 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Un traité français de médecine est fait pour servir aux médecins du monde entier.Dans le présent ouvrage figurent sur un pied d\u2019égalité les maladies qui s\u2019observent en France et celles qui sévissent dans les régions éloignées de nous.On lira sans doute avec intérêt les articles rédigés par ceux que leurs études spéciales et leur expérience acquise dans nos possessions d\u2019outre-mer ont mis à même de bien connaître les affections des pays chauds.N\u2019oublions pas d\u2019ailleurs que certaines d\u2019entre \u201celles, à cette époque de transports rapides, sont susceptibles de se manifester ou même de .prendre un pied durable sur notre sol.Aux lecteurs de juger si le but que se sont proposé les directeurs et les éditeurs du Traité de Médecine a été atteint.A.LEMIERRE.J.ARNAUD, P.TULOU, R.MERIGOT.\u2014 L'exploration de la fonction respiratoire.Physiologie, méthode d'exploration, indications et résultats.Préface de E.Rist.Un ouvrage de 318 pages, avec 54 figures.Masson et Cie, édit, Paris.Cet ouvrage constitue en quelque sorte une somme de tout ce que les recherches scientifiques modernes ont révélé sur la physiologie normale et pathologique de l\u2019appareil respiratoire.Il débute par un exposé approfondi de la physiologie respiratoire.Vient ensuite une étude des diverses méthodes qui ont été proposées pour explorer la fonction respiratoire.Leurs principes sont analysés minutieusement.Leurs valeurs respectives et leurs limitations sont appréciées et un appendice renseigne sur leurs techniques.Mais ces méthodes, si ingénieuses qu\u2019elles soient, ne permettent d\u2019explorer que la respiration globale.Or, depuis l\u2019avènement de la collapsothérapie et surtout de ses modalités chirurgicales, il est devenu d\u2019un grand intérêt pratique de pouvoir mesurer la capacité fonc- Dépôt légal.\u2014 1947.\u2014 4e Trimestre.\u2014 Numéro d\u2019ordre 495.Masson et Cie, édit, Paris.\u2014 Imprimé par l\u2019Ancienne Imprimerie de la Cour d\u2019Appel, 1, rue Cassette, à Paris (France).(49917) tionnelle de chaque poumon et non pas seulement de l\u2019appareil respiratoire dans son ensemble.Si l\u2019on se propose de collaber tout un poumon tuberculeux par une thoracoplastie, il est important de savoir si la fonction respiratoire du poumon opposé est assez voisine de la normale pour que l\u2019intervention ne compromette pas gravement la santé ou la vie.La question est devenue plus urgente encore depuis que l\u2019on pratique des lobectomies ou des pneumonectomies pour bronchectasie ou pour cancer.Aussi, Arnaud, Tulou et Merigot ont-ils imaginé et mis au point une technique et une instrumentation nouvelles qui constituent la partie constructive de leur ouvrage et qui permettent l\u2019exploration fonctionnelle des poumons séparés, par la simple occlusion d\u2019une des bronches souches, excluant complètement de l\u2019acte respiratoire le poumon qu\u2019elle dessert.Cette technique est décrite dans les plus grands détails.On verra quelles précieuses indications elle a données dans toute une série de cas où une décision opératoire était difficile à prendre ou à écarter, sur les seules données cliniques et radiologiques.On est aussi en droit d\u2019en attendre bien des éclaircissements: sur maint problème de physio-pathologie.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Les instruments de la fonction respiratoire.Rappel de physiologie.Le poumon et le sang \u2014 Généralités.La mécanique respiratoire.Le cycle de loxygène.Le cycle du Co?.La régulation nerveuse de la respiration.Les dyspnées.II.L\u2019exploration fonctionnelle globale.\u2014 Définition.Principes.L\u2019exploration clinique de la fonction respiratoire.L\u2019exploration des volumes respiratoires.Le ravitaillement en oxygène.L\u2019exploration du cycle du Co2.L\u2019exploration de la circulation.III.Indications et résultats de l\u2019exploration fonctionnelle globale.IV.L'\u2019exploration des poumons séparés.Conclusions d\u2019ensemble.Annexe des techniques.G.ARNULF.\u2014 L'infiltration stellaire.Technique, indications, résultats.Préface du professeur R.Leriche.Un volume de 234 W\\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LVII rare CHOLÉRÉTIQUE LAXATIF DÉSENSIBILISANT La Cholibile trouve un vaste champ d'applications dans les diverses affections du foie et des voies biliaires (cholécystite, cholangite non lithiasique, jaunisse hépatique, insuffisance hépatique fonctionnelle, cirrhose et congestion chronique passive du foie).La Cholibile est aussi efficace pour traiter maints troubles généraux du système gastro-intestinal (perte d'appétit, constipation, etc.).En outre, certaines manifestations allergiques (migraine et urticaire) à point de départ intestinal trouvent dans la Cholibile un soulagement fréquent.Un autre élément d'intérêt de cette association est l'introduction de la thiamine.La vitamine B, constitue en effet un apport d'autant plus nécessaire que ce facteur essentiel de la nutrition est détruit en plus grande quantité dans les troubles gastro-intestinaux.De plus, la thiamine contribue à atténuer et à empêcher l'anorexie (perte d'appétit) d'origine alimentaire, surtout lorsqu'elle est la conséquence d'une intoxicalion alcoolique chronique.| | FORMULE: Présentée sous forme de dragées, la Cholibile répond a la composition suivante: CHOLIBILE CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Acide Déhydrocholique .0.10 gm.- Cascara Sagrada .0.05 gm.Cascara Sagrada .0.02 gm.Thiamine HCI (Vit.Bi) .5 mam.Thiamine HCI (Vit.By) .2 mom.par dragée par dragée \u2014 Sig.2 à4 dragées par jour.Sig.2à6 dragées par jour.| LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946.a LA DIATHERMIE à ondes Courles X-85 à fréquence contrôlée par cristal APPLICATION FACILE DANS LE TRAITEMENT DES CONDITIONS FACIALES.LE PREMIER APPAREIL À OBTENIR 4* APPROBATIONS * DEPARTEMENT DE TRANSPORT-CANAD * AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION- (CONSEIL DE MÉDECINE PHYSIQUE) * F.C.C.WASHINGTON, D.C.* UNDERWRITERS LABS.INC.: Représentants exclusif GASGRAIN 518, rue ST-VALLIER QUEBEC SI DESIRE, LE CABLE A INDUCTANCE CON iL EST PARTICULIÈREMENT IMPORTANT ei VENTIONNEL PEUT ÊTRE ENROULE AUTOUR D'EVITER TOUTE PRESSION DANS LE TRA: D'UNE PARTIE A TRAITER TEMENT D'UN GENOU ŒDEMATEUX ET SENSIBLE CET APPLICATEUR DONNE C: RÉSULTAT * °81500 F.A B.MONTREAL i \u2014\u2014 fe Termes faciles sur demande PE RÉGIONS DES SINUS EFFECTIVEMENT PÉNÉ- L'APPLICATEUR PEUT ÊTRE PLACE DESSUS.TRÉES AVEC CE NOUVEL APPLICATEUR DESSOUS OU A TOUT ANGLE REQUIS PAR LA RÉGION A TRAITER.& UN ACCOMPLISSEMENT DE GÉNIE MODERNE \"FICACITE .maximum de rendement en chaleur.avec simplicité de contrôle.au dela de la demande.UNE SURFACE CONSIDERABLE PEUT ETRE TRAITEE DANS UN\" APPLICATION .parfaite permettant la durée complete de traitement sans interruption déclenchée par mouvement du patient.ur l\u2019Est du CANADA (HARBONNEAU Limitée Bureau chef: 445, Blvd.ST-LAURENT MONTREAL DANS LES CONDITIONS PULMONAIRES, LA RELAXATION PRODUITE PAR LA CHALEUR FOURNIT UN CONTRÔLE SYMPTOMATIQUE POUR PRODUCTION DE CHALEUR PROFONDE, PAR ADAPTATION PARFA'TE, SANS PRES- L APFLICATEUR SE MOULE AUX CONTOURS.SION À AUCUN FOINT.CET APPLICATEUR LST IDEAL FOUR L: TRAITEMENT DE LA HANCHE 388 pages, avec 25 figures.Masson et Cie, édit., Paris.Les infiltrations anesthésiques de la chaîne sympathique ont pris, sous l\u2019impulsion du professeur Leriche, une place de plus en plus grande dans la pratique journalière et sont utilisées dans le traitement de nombreuses affections.Parmi celles que l\u2019on pratique le plus couramment, une place à part doit être réservée à l\u2019infiltration du ganglion sympathique cervical inférieur ou ganglion stellaire, qui fut pratiquée par Leriche et Fontaine dès 1925, et représente à ce titre la première étape d\u2019une méthode qui devait devenir féconde.Dans le domaine pratique, sa technique est plus minutieuse qu\u2019aucune autre.La précision de ses tests lui donne une objectivité incontestable : cette qualité est d\u2019importance lorsqu\u2019il s\u2019agit de juger sa valeur thérapeutique et de préciser ses indications.Le champ de celles-ci est en effet plus vaste que pour aucune autre.C\u2019est la somme de quinze années de pratique que l\u2019Auteur présente ici, en même temps qu\u2019un bilan de la méthode.Il décrit minutieusement les diverses techniques actuelles de l\u2019infiltration, étudie successivement les nombreuses indications, rapporte et analyse les résultats.Il établit ainsi que la médecine possède dans les infiltrations stellaires une précieuse ressource thérapeutique.DIVISIONS DE L\u2019'OUVRAGE I.Technique.\u2014 Directives générales.Bases anatomiques.Les voies de l\u2019infiltration stellaire.Incidents et accidents des infiltrations stellaires.Choix d\u2019une voie d\u2019infiltration.IT.Indications et résultats.\u2014 Bases physiologiques.Justifications physiologiques des infiltrations complémentaires.Les indications de l\u2019infiltration stellaire: dans les troubles sans localisation particulière; dans les troubles localisés aux différentes parties du territoire stellaire; dans certaines affections cérébrales; dans certains syndromes faciaux; en ophtalmologie; en oto-rhino-laryngologie ; dans quelques affections du cou; dans certains troubles du membre supérieur; syndromes vasculaires; syndromes moteurs; troubles réflexes postraumati- ques; syndromes douloureux du membre supérieur; L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 syndromes osseux; dans certains troubles articulaires ; dans certains syndromes cardiaques; dans certaines affections broncho-pulmonaires.Conclusion.Bibliographie.H.ROUVIERE.\u2014 Atlas adide-mémoire d\u2019anatomie.Un volume de 324 pages, avec 231 figures en noir et en couleurs.Masson et Cie, édit., Paris.Cet ouvrage est un essai de simplification et de synthèse de l\u2019anatomie humaine.Parmi les notions nécessaires acquises au cours des études anatomiques, la plupart s\u2019effacent dans la mémoire; mais un mot ou une figure suffisent le plus souvent pour en raviver le souvenir.C\u2019est à ce rôle d\u2019aide-mémoire que cet ouvrage est destiné.Il rappelle à l\u2019étudiant et au praticien par ses différentes planches et les résumés qui les accompagnent, l\u2019essentiel du bagage anatomique qu\u2019ils doivent posséder.L\u2019originalité de la présentation réside en ceci que l\u2019auteur s\u2019est efforcé, pour toutes les parties du corps qui permettaient cette systématisation, de développer sa description de l\u2019extérieur vers l\u2019intérieur, du devant vers l\u2019arrière : c\u2019est ainsi que pour l\u2019abdomen par exemple, il présente d\u2019abord les parois de la cavité abdominale, diaphragme, paroi abdominale antéro-latérale, régions herniaires, paroi abdominale postérieure, vaisseaux et nerfs de la paroi abdominale; puis c\u2019est le contenu de la cavité abdominale, depuis la vue antérieure des viscères abdominaux en pace jusqu\u2019aux reins, en passant par le pédicule hépatique, le mésentère, le gros intestin, les artères mésentériques, les vaisseaux du jéjuno- iléon et du gros intestin; la région duodéno- pancréatique, la configuration intérieure du duodénum, les vaisseaux prévertébraux et les pédicules rénaux, etc.Les planches très claires (en noir et en couleurs) et le texte de cet ouvrage, consultés conjointement, permettront done à l\u2019étudiant.au médecin et au chirurgien dont l\u2019attention aura été attirée sur une région ou un organe.de trouver en un instant le renseignement descriptif ou topographique qu\u2019il désire. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LX er } \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 CORYZA - GRIPPE Le RHINIPHEN exerce une triple action: 1.Analgésique en soulageant la douleur.2.Vasoconstrictrice en réduisant la congestion des muqueuses du nez et des passages des voies respiratoires supérieures.3.Apport d'éléments de nutrition \u2014 (A) il fournit un supplément de vitamine C, indispensable pour suppléer à la destruction accrue de cet agent au cours des infections, de la grossesse, de l'allaitement, etc.(B) il apporte la vitamine K, le fact INDICATIONS Le Rhiniphen a, comme principales indications, les affections suivantes: 1.Infections des voies respiratoires supérieures, liées à la céphalée, à une dépression générale, au coryza, à la rhinite, à la sinusite, à la laryngite et à la grippe.eur vitaminique anti-hémorragique.2.Etats allergiques, fièvre des foins et asthme.Il est permis d'ajouter que la présence d'acide ascorbique dans le Rhiniphen en apportant FORMULE \u2014 Un comprimé renferme: Acide acétylsalicylique .5 grains Acide ascorbique (Vitamine C \u2014 500 U.1.) 25 mgm.Chlorhydrate de désoxyéphédrine.0.625 mgm.Ménadione (Vitamine K) 0.25 mgm.- MIGRAINE à l'organisme un supplément de cette importante vitamine, aide à combler le déficit dû à la destruction de ce facteur dans les infections de l'arbre respiratoire.Cet élément est donc particulièrement important lorsque l'on traite ces affections chez les femmes enceintes ou qui allaitent.De même, l'adjonction de vitamine K diminue le risque d'une hypoprothrombinémie au cours de la thérapie par les salicylates.à POSOLOGIE Dans les affections ci-dessus, lorsqu'il existe de la fièvre, 2 comprimés en une seule prise, suivie d'un comprimé toutes les quatre heures én cas de besoin.Dans les autres cas, 1 à 4 comprimés par jour.Le Rhiniphen peut être avalé tel quel.On peut aussi le laisser se désintégrer dans un quart de verre d'eau avant d'avaler.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946. LXI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Le Collège Mopal des Médecins et Chirurgiens du Canada Avis CONCERNANT les EXAMENS EN 1948 EXAMEN POUR LE TITRE D'ASSOCIÉ (FELLOW) : ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L\u2019examen peut être passé en MEDECINE, ou en Médecine en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et/ou psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut être passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Urologie DATES DES EXAMENS POUR LE TITRE D\u2019ASSOCIÉ (FELLOW) : Examens écrits : Auront lieu dans dix centres du Canada: 25, 26 et 27 octobre 1948.Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, London, : Toronto, Kingston, Montréal, Québec et Halifax.Examens oraux et cliniques : Auront lieu à MONTREAL.15 et 23 novembre, 1948.EXAMEN POUR LE CERTIFICAT EN SPÉCIALITÉS : Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes : Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Santé publique Médecine interne Otolaryngologie Radiologie: Diagnostique et/ou Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie thérapeutique Neuro-chirurgie Pathologie et/ou bactériologie Chirurgie thoracique Urologie DATES DES EXAMENS POUR LE CERTIFICAT : Examens écrits : Auront lieu dans dix centres du Canada: 25 et 26 octobre, 1948.Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, London, Toronto, Kingston, Montréal, Québec et Halifax.Examens oraux et cliniques : Auront lieu à MONTREAL.8 et 9 novembre, 1948.On peut obtenir des renseignements concernant les dates pour l\u2019obtention du titre d\u2018Associé et le certificat pour examens, copies des règlements et formules d'application en s'adressant a: \u2014 JOHN E.PLUNKETT.M.D., F.R.C.P.(C), Secrétaire honoraire, Le College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXII INDIQUÉ DANS LA MÉNOPAUSE NOUVEL ŒSTROGÈNE ACTIF PAR VOIE BUCCALE Des études cliniques* récentes ont démontré que le Méprane soulage efficacement l\u2019émotivité exagérée, la mélancolie, les crises de larmes soudaines et l'insomnie, aussi bien que les bouffées de chaleur et autres symptômes ménopausiques.Ainsi donc, on peut maintenant, grâce à cette nouvelle thérapeutique, apporter un soulagement aux ménopausées.Les réactions désagréables sont pour ainsi dire inexistantes.Posologie: Traitement d\u2019attaque\u2014I comprimé t.i.d.apres les repas; traitement d\u2019entreten\u2014! à 2 comprimés par jour.Présentation: Boîtes de 30, 100, 500 et 1000 comprimés de 1 mg.(1/65 de grain), emballés individuellement.* Lin, HAC: Amer.JI Ob.& Gyn.pp 296-300, août, 1947 XIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 vitamine À aqueuse supérieure à la solution huileuse Ce De nouvelles études faites au laboratoire et en clinique ! ont confirmé des recherches antérieures ?\u2014* démontrant que la vitamine À en solution aqueuse \u2014 telle qu\u2019elle se trouve dans les GOUTTES VITAMINIQUES VI-SYNERAL \u2014 est utilisée plus facilement et plus complètement que la vitamine À en solution huileuse.absorption 500% plus élevée moyenne du niveau maximum dans le sang (chez les bébés) vitamine À aqueuse 1000 unités int.vitamine À huileuse 200 unités int.excrétion 80% plus faible excrétion fécale moyenne (chez les bébés) vitamine A aqueuse 7% de la quant.ingérée vitamine À huileuse 38% de la quant.ingérée confirmé par une accumulation dans le foie 85% plus élevée accumulation totale dans le foie en 24 heures (chez les animaux) | vitamine A aqueuse 7500 unités int.vitamine A huileuse 4040 unités int.gouttes vitaminiques vi-syneral 0.6 cc.mesuré au compte-gouttes fournit : vitamines A et D Vitamine A ++ + « « + 5,000 unités int.| naturelles en Vitamine D + + « « « « .1,000 unités int.solution aqueuse Acide ascorbique (C) .50 mg Thiamine (B.) ee ee ee ee 1 mg.Riboflavine (B.) .0.4 mg Pyridoxine (Bs) .0.1 mg Niacinamide eee ee ee ee 5 mg.Acide pantothénique .2 mg.en solution aqueuse .sans alcool Parfaitement miscible a la formule du bébé, au lait, etc; aucune saveur ni odeur de poisson.Demandez un échantillon et la notice explicative.Présenté en flacons de 15 cc.et de 45 cc.u.s.vitamin corporation (à laquelle sont affiliés) casimir funk laboratories, inc.250 east 43rd st.new york 17, n.y. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXIV | (EXTRAIT DÉSALBUMINÉ AQUEUX DE RATE) Ampoules de 2 centicubes, correspondant à 25 grammes de rate fraîche.Injections intramusculaires profondes massives \u2014- de 3 à 5 ampoules tous les 2 jours DERMATOSES PRURIGINEUSES (EN PARTICULIER LES ECZÉMAS AIGUS SUINTANTS) Laboratoires des Lipides \u2014 14, rue des Minimes, Paris (3°) Laboratoires Jean Olive \u2014 200, Rue Vallée, Montréal, P.Q.Pas de thérapeutique complete des.ANÉMIES, TROUBLES DE LA CROISSANCE ET DE LA MINÉRALISATION, TUBERCULOSES (modificateur de terrain) \u2026 dant opotkherapie eplenique [IPOSPLÉNINE EXTRAIT LIPIDIQUE DE RATE (SOULA) Ampoules Injectables eo Comprimés «e Gouttes eo Phospho-Calcique Granulé e Sirop La rate est a (element Ulanc ce que le foie eat aux hematies.LABORATOIRE DES LIPIDES LABORATOIRES JEAN OLIVE 14 rue des Minimes, PARIS 3e 200 rue Vallée, MONTREAL LXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.LFC.\u2014 Montréal, mars 1948 Lette Marque Nignifie.Dans les laboratoires ultra-modernes de Bayer, I\u2019Aspirin est fabriqué avec un soin infini et est soumis aux contrôles scientifiques les plus rigoureux.On fait, en tout, soixante-dix vérifications et essais différents pour assurer la qualité, l\u2019uniformité, la pureté et la désagrégation rapide pour lesquelles ces comprimés sont renommés.Derrière ces contrôles, il y a 46 années d\u2019expérience dans la fabrication du mieux connu de tous les analgésiques.5 A S P | it N l\u2019analgésique pour usage à la maison Aspirin est la morque déposée, au Canada, de la Bayer Company Limited \u201c L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.MLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXVI NEURINASE Sa SSmorce le sommeil naturel, \u20ac Hresoramie Ech (°& Littérature LABORATOIRES GÉNÉVRIER \\ Trou bles nerveux 2 Rue du Débarcadère PARIS ) J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.FLACONS - AMPOULES HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval | Anémi | némies .| | Convalescences 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 ç .de verre d'eau, par voie buccale.Hémorragies | SIROP Anémies des enfants Chloro-anémies | Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS | Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'é, New Birks Bldg, MONTREAL 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée à café) avant les trois principaux repas. LXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL (sans but lucratif) Excipient huileux \u201cARACOL\u201d Pour prolonger l'action de la PÉNICILLINE (et d'autres médicaments) en injection intramusculaire.Le Service des Antibiotes de l'Institut de Microbiologie, cédant à la demande des praticiens, a mis au point et distribué le véhicule huileux ARACOL préparé suivant la formule de Cohn.Effet de Prolongation.Ce Service de l'Institut n'a pas cessé d'étudier les effets thérapeutiques obtenus à l'aide d'ARACOL, de produits similaires et de mélanges à base de cire d'abeille.Ces recherches expérimentales et cliniques démontrent et confirment la valeur d'ARACOL pour le prolongement de l'action antibiotique de la Pénicilline et des médicaments.L'ARACOL est: COMMODE.Il suffit de fluidifier ARACOL & la chaleur de la main.S'émulsionne instantanément si on observe scrupuleusement la technique recommandée.S'injecte aisément sans danger de briser les seringues.Une émulsion bien faite peut se conserver 24-48 heures à la glacière.INDOLORE.L'addition d'un analgésique rend l'injection indolore.Aracol se résorbe sans laisser de (races.ÉCONOMIQUE.Économise le temps du médecin par la réduction du nombre d'injections journalières de Pénicilline \u2014 une ou deux injections par jour suffisent.Coût négligeable et le plus bas de tous les excipients similaires.Cette méthode diminue les frais et les inconvénients du traitement pour le patient.IMPORTANT \u2014 Bien mesurer les quantités à la seringue : 1 cc.d'eau pour dissoudre la Pénicilline.3.5 cc.d'Aracol liquéfié à douce chaleur.FORMULE SUPÉRIEURE ET ÉPROUVÉE Distributeurs : MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue St-Denis \u2014 Montréal, 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXVIII El Les salicylates associés très facilement tolérés.permettent le traitement massif et sans contre-indication de la maladie rhumatismale.1p TWh SODIUM \u2014 POTASSIUM \u2014 CALCIUM VOIE BUCCALE VOIE VEINEUSE Solution des Salicylates associés de Solution à 5% de Polysalicylates.Na, K, Ca en équilibre physiologique Solution glucosée, d'injection indo- des ions.lore.Equivalence en Salicylate de soude 3 DOSAGES fi jai 50 Coo T os pur: 1,50 gm.par cuillerée a soupe.2gm.20 cm\u2019 Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal.UNION DE PHARMACOLOGIE SCIENTIFIQUE APPLIQUÉE, 1 Bis, rue LAULANIE - AGEN - (Lot-et-Garonne) FRANCE.Artichaut.000 000 0000000 Ilctére.Boido.C0O000000 O OO DO Atonie vésiculaire.Combretum.0000000 ooo Q 0 D oO oo Colites.Polypode.0 O00 O00 D0 OO L OOOO Insuffisance hépatique.Orthosiphon.0 OD OOO OO es gouttes UO 00 0a Insuffisance rénale.Adonis.DOO DOOOO0OO OO D Urée sanguine (exces).Peptone.ODDO OOOO OU Albuminurie digestive.Chlorure de Magnésium.[] O00 0 OO Anorexie.HEPAX stimulent les fonctions Hépatiques et Kénales © © AGENT DE DÉSENSIBILISATION D'ACTION DOUCE 30 à 50 gouttes, 2 ou 2 à 5 gouttes par année 3 fois par jour, au début ET PROGRESSIVE d'âge, 2 ou 3 fois par des repas.© e jour.ADULTES ENFANTS AGENTS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL. LXIX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLFC.\u2014 Montréal, mars 1948 C est AUSSI LE RYTHME qui compte.en ce qui concerne le fonctionnement des intestins.L'Agarol suit de près ce principe.C'est une émulsion exceptionnellement stable d'huile minérale médicinale pure, qui ramollit et lubrifie le bol alimentaire.De plus; il fournit une stimulation péristaltique douce, qui résulte de la diffusion uniforme de la phénolphtaléine blanche et pure dans l\u2019émulsion.TI s\u2019ensuit un mouvement rythmique, et une évacuation alvine facile et sans effort.Un échantillon d\u2019essai d'Agarol vous sera promptement envoyé à titre gracieux, si vous en faites la demande par écrit à notre Service Professionnel.WILLIAM R.WARNER & CO., LTD., 727 KING ST.WEST, TORONTO, ONT. SUPER-CONCENTRATION DES _VITAMINES B ET ( | DIAÏLEN Chaque comprimé contient: Chlorure de thiamine I5 mg.Riboflavine 15 mq.Nicotinamide oo.30 ma.° Chlorure de pyridoxine \u2026\u2026\u2026 2 ma.Pantothénate de calcium 10 mq.Choline 30 ma.Methionine 50 ma.Acide ascorbique 75 ma.Indications: Débilité générale, états nerveux, fatigue, perte de poids, névrites.Posologie: Un comprimé après 7 hee repas.DESBERGERS MONTRÉAL Himitée CANADA 50 comprimés co ep heau ue com hor ure [Je thiamine me contient: oflavi =.Aci hy, oe ascorbiq que oe.60 mg.h Bge thé m de lâpe ols.né eBiliLg émérite lene dans soLoe s Perte de the GIE: yu, qu co tède cin, repas, ou selon après is du s.vo ication de os wy : t ion de phe catch sn ciines (Pyridosit Choline) dans ! [ Ron P&s encore été état 4 Gl AU CAPSULES Chaque capsule équivaut à une cuillerée et demie à thé d'UPNOS liquide ou quatre grains et demi de diéthylamino-barbital.Jnsomnige Nerveuse Une capsule un peu avant le coucher; répéter après 30 minutes si nécessaire.SUPPO-PHYLLINE avec UPNOS Chaque suppositoire contient: Théophylline éthylénediamine .35 gm.Diéthylamino-barbital (Upnos) .20 gm.Indiqué dans l'asthme et dans la \u2018congestion des voies respiratoires accompagné d'insomnie.BOITES DE 10 SUPPOSITOIRES | DESBERGERS MONTRÉAL tee CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXXII principes fondamentaux dans le dessin du Support Spencer Chaque Support Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement \u2014 après que la corsetière a pris une description du corps et du maintien du patient ainsi que des mesures détaillées.Chaque Spencer est fait de tissu qui ne s'étire pas et est garanti ne pas perdre sa forme.Ainsi, il conserve sa valeur comme support aussi longtemps qu'il dure.Un support qui perd sa forme perd aussi son efficacité.Un Spencer s'ajuste au corps \u2014 non pas tel qu\u2019il est mais tel qu'il doit être.La corsetière Spencer prend note de la description du corps et des mesures nécessaires pour effectuer le degré exact de maîtrise prescrit par le médecin.Ensuite, les dessinateurs Spencer taillent à la main et assemblent le dessin de support individuel de ce patient.+ ** 6 Pour renseignements au sujet des Sup- pour l\u2019abdomen, le dos et les seins ports Spencer, téléphonez à votre \u201cCor- | SPENCE RU PORTS CANADA) LIMITED setière Spencer\u201d locale ou adressez-nous | Aux Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.le coupon ci-contre.| En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, Oxon.NOM eee iicicescreecenmcceccaccemccmccccenanean M.D.DE DESSIN S SUPP ORTS INDIVIDUEL PENCER | RUE eee eee eee eee =e LXX 111 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLeriy AMLFC.Montréal, mars 1948 } ) SSSR SMA | ({ \\ a (ALLL LL LALLA LL Sy LL va ne\u201d La Librairie Beauchemin Limitse imprimeur de «L\u2019Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MÉDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.® Son outillage le plus perfectionné, ® Son personnel des plus avisés, ® Sont garantie de qualité, ® A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIERE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUGCHEMIN LIMITEE LIBRAIRES \u2014 EDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTRÉAL .Tél.: LAncaster 4236 = L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXXIV BEE ML \u20ac & o URICLARINE Antiseptique entéro-rénal et biliaire a base de Chlorure d\u2019 Ammonium, Héxaméthyléne tétramine et Salicylate de Phényle (Salol).Infections \u2018urinaires.TREPHONYL du Dr Roussel Ampoules buvables.Extrait de Foie frais embryonnaire.Sérum hémopoïétique.Régénérateur de la cellule.SALICYLNA Comprimés dosés à 0 Gr.50 de Salicylate de Soude chimiquement pur.Toutes les indications du Salicylate.EUTENSYL Régulateur de l'hypertension.GOUTTES LAM.Iode, Arsenic et Manganése.Tonique puissant et d'effet rapide.VULCASE Comprimés.Dépuratif soufré.GAUROL Sel phosphoré, calcique et magnésien entièrement assrmilable.Récalcifiant - Réminéralisant.| à 2 ampoules ou 2 à 3 comprimés.i.EDDE Limiteée Edifice New Birks, MONTREAL LXXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 SANATORIUM PRÉVOST a.| La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de | la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira les deux anciens pavillons.Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.@ Personnel hospitalier expérimenté.Cures de repos.Physiothérapie complète.L'établissement demeure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés a une diététicienne.BUREAU MEDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; i Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, ].-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE BYwater 2405 * _\u2014_\u2014m\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 LXXVI 4X: >: Se \\] Sls PS MDN a \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d CE CÉ CE CE CÙ CE gig 2 à À cuillerées à caté par jour.LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL RHINAMIDE Affections des Fosses Nasales du Rhino-Pharynx Composition: Sulfanilamide \u2014 Ephédrine \u2014 Ultracaine.Propriétés: Solution antiseptique et décongestive des fosses nasales du Rhino- Pharynx et de leurs annexes.Indications: Obstruction nasale, coryzas, rhinites simples et purulentes, pharyngites, écoulements d'oreilles, otites.sinusite (maxillaire et frontale).Mode d\u2019emploi: Instillations avec compte-gouttes cinq à six fois par jour dans les narines, ainsi que dans le conduit auditif, suivant l'affection, à raison de 4 à 5 gouttes par instillation.Egalement en pulvérisations.Toujours suivre les indications du médecin.Présentation: Flacon compte-gouttes de 30 cc.Laboratoires A.BAILLY - Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. LXXVII SUPPOSITOIRES NEQ-LARYNGOBIS PRESENTATION: Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) at L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d'un seul suppositoire par jour durant deux jours \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.POSOLOGIE : Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: 1, Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.B OR AT O1I|RES at A gents Exclusifs: GRAVET LTÉE, 1410-Wolte, Montréal e ¢ LTEE PROTECTION PROLONGEE Même lorsque l\u2019application d\u2019un antiseptique a produit les résultats désirés, on reste encore exposé au danger d\u2019une nouvelle contamination par des organisme pathogènes.Il est donc très important que la barrière opposée à l'infection soit non seulement efficace au début, mais qu\u2019elle continue de protéger le plus longtemps possible.La protection assurée par \u2018Dettol\u2019 est durable.Il a été démontré que si on \u2018D E T T O L' L'ANTISEPTIQUE RECKITT & COLMAN (CANADA) DIVISION LIMITED, PHARMACEUTIQUE, laisse sécher sur la peau du \u2018Dettol\u2019 à 30%, la région affectée reste immunisée contre toute nouvelle infection par le streptocoque pyogène durant au moins deux heures.* * Les résultats de cette découverte (J.Obstet.Gynaec.Brit.Emp.Vol.40 No.6) ont été confirmés dans la pratique de l\u2019obstétrique durant une période de plus de dix ans.MODERNE Reckitt & Colman Ltd.Fournisseurs brevetés , d'antiseptiques MONTREAL.de Sa Majesté le Roi.M, 17F UNE GOUTTE VI-PENTA CONTIENT 6 VITAMINES Cest la forme idéale pour la prescription courante du médecin, particulièrement pour les nourrissons et les petits enfants.Elle permet d'administrer sous une forme concentrée une quantité suffisante des 6 vitamines essentielles: A, B,, B, C, D et nicotinamide.Flacons de 15-cc.10 minimes (0.6-cc) par jour ou plus selon les cas.\"OFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL.Goulles Vi-Perda \u2018roue LXXIX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Ça vaut bien la peine qu'on essaie de Chaque lot de Savon Ivory comporte 216 épreuves de pureté, de douceur et de qualité.Et cela afin qu\u2019Ivory demeure le type de pureté et de douceur adopté par plusieurs générations de mamans .et par des milliers de médecins.Il est pur, il est blanc, et sans aucune impureté, colorant, ou parfum fort, susceptible d\u2019irriter une peau tendre.En outre, la douceur de l\u2019Ivory est assurée par IL FLOTTE 997,7 PUR FABRIQUÉ AU CANADA Pattraper! des milliers de cuti-réactions par contact.C\u2019est se donner bien de la peine simplement pour produire un meilleur pain de savon.Mais ces efforts nous donnent la satisfaction de répondre à l\u2019attente des millions de personnes qui mettent leur confiance dans l\u2019Ivory.Vous pouvez continuer de le recommander en toute confiance. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 (ype at a piratoiresg # + MARQUE DEPOSEE LES MICROBES des voies respiratoires ne peuvent franchir le Masque Chirurgical Curity.Aucune gouttelette vaporisée \u2014 contenant des microbes de la flore nasopharyngienne \u2014 ne peut pénétrer le tissu-filtre spécialement tissé et couvert de chaque côté d\u2019une gaze à mailles très fines.DES ESSAIS LE PROUVENT De nombreux essais bactériologiques, sur des plaques de culture protégées êt non protégées par le masque Curity, ont démontré l'efficacité de ce masque lorsque soumis à un jet concentré de Staphylocoques blancs ( culture normale).Les plaques non protégées révélèrent un ensemencement considérable représentant des milliers de colonies Un produit de (BAUER & BLACK Division de la Kendall Company (Canada) Ltd., Toronto, Ontario AU CANADA au stage de l'incubation; les plaques protégées ne comportaient pas ou presque pas de colonies microbiennes.CONFORT ASSURÉ La coupe élégante et la bonne exécution du masque Curity préviennent la dé- flexion de l'air expiré vers les joues et le menton, et laissent amplement d'espace pour le nez.Une pièce métallique insérée dans l'ourlet du dessus permet au masque de mouler le contour du visage et prévient la formation de buée sur les lunettes.Pour efficacité et confort \u2014 dans la salle d'opération, dans la salle des bébés et dans les autres salles \u2014 vous serez enchanté du Masque Chirurgical Curity.Nom déposé au Canada LXXXI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1948 Duobébés Lee de viande ! / Résultats des recherches cliniques: er général, les bébés ont une meilleure santé Physique, sont plus satisfaits, et leur hémoglobine est à un niveau Dlus élevé, Des études faites récemment sur l\u2019alimentation d'un groupe de bébés de six semaines, indiquèrent que les bébés profitent mieux lorsqu'on ajoute, à leur formule, environ une once de viande passée au tamis.Les résultats indiquèrent que la viande passée au tamis non seulement enraye la diminution de l\u2019hémoglobine, caractéristique à cet âge, mais augmente en réalité la formation de l\u2019hémoglobine et des globules rouges.* De plus, les bébés auxquels on donnait de la viande semblaient plus satisfaits, criaient moins et, en général, étaient en meilleur état de santé physique que les bébés du groupe sous contrôle.Les viandes employées pour ces essais étaient les Viandes Swift's Passées au Tamis\u2014spécialement préparées, molles et fines, pour pouvoir être données plus tôt aux bébés.100% viandes\u2014ni soupes ni ragoûts plus faciles à donner plus tôt aux bébés Quand vous recommandez les Viandes Swift's Passées au Tamis, vous pouvez être sûr que la maman peut suivre vos instructions facilement, et à /a lettre.Ces produits toxt viande sont spécialement préparés avec des viandes inspectées par le Gouvernement, qui sont soigneusement parées puis cuites et passées finement\u2014 prêtes à faire chauffer et à servir.Chacune des six sortes: boeuf, agneau, porc, veau, i foie et coeur, fournit une abondance de protéines de \\ of toms wis | haute qualité.Outre les protéines qui aident à soutenir era la croissance rapide du bébé, la viande fournit des quan- > tités considérables de thiamine, riboflavine, niacine et ma sels minéraux, notamment du fer.Le godt et la consistance des Viandes Swift's Passées au Tamis diffèrent de ceux des autres aliments solides donnés au bébé\u2014 l\u2019aident à prendre de bonnes habitudes alimentaires.*LA VIANDE DANS LE RÉGIME ALIMENTAIRE DES JEUNES BÉBÉS Les Viandes Swift\u2019s Coupées en Dés sont tendres, en cubes de la grosseur d'une bouchée\u2014assez fermes Ruth M.Leverton, Ph.D.\u201c George Clark, M.D pour encourager la mastication.Elles sont également JAMA.134:1215 le 9 aodit 194; faciles à digérer.LL mcm c cme 00000008 Si vous voulez des échantillons, et des renseigne- ! i ments complets sur ces produits, écrivez à: Swift | 6 Viandes Passées au Tamis e 6 Coupées en Dés | .>, | Canadian Co.Limited, Dept.B.M.F., Toronto 9, Ont.BOEUF AGNEAU PORC i VEAU FOIE COEUR ! 6 Toutes les déclarations concernant l'ali- A < .x .rase mentation qui sont contenues dans cette Prêtes a Faire Chauffer et à Servir ; sri.annonce ont l'approbation du Comité = NGL § des Aliments et de la Nutrition de diniacassŸ l'Association Médicale Américaine.SWIFT CANADIAN CO.LIMITED TR TTT ERT I ENE a Deus ur lL Cos Ctl REPOND A Zo lo Deuridorait | De tous les appareils & diathermie approuvés par le Département du Transport du Canada, voici le seul qui offre les caractéristiques suivantes: (a) circuit à une seule lampe, (b) contrôle automatique de fréquence \u2018\u2019Wavemaster\u201d\u201d, (c) tous les genres connus d'applicateurs.L'un de ses principaux avantages est le tambour articulé pour traitement efficace, l'applicateur le plus parfait en diathermie qui représente une grande économie de temps.Cet appareil étant muni de plaques à distance prédéterminée et de tous les applicateurs à diathermie classiques, l\u2018opérateur peut étendre son champ d'action sans limite.L'appareil L/F SW-227 a été enregistré sous le No.4 par la division de la radio du Département du Transport du Canada.Il satisfait aux exigences du Gouvernement en ce qui concerne les appareils à diathermie médicale.Les frais d'entretien minimes et le coût d'achat peu élevé signifient que l'appareil SW-227 représente la meilleure acquisition que l'on puisse faire aujourd'hui.Tambour articulé pour traitement Plaques à distance prédéterminée Circuit à une seule lampe Contrôle automatique de la fréquence Emploi facile Cabinet en métal Coussinets et cables Electrodes cavitaires Accessoires à électro-chirurgie LXXX'II L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succes pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE pures ophlalmiques oO Examen de la vue| oO ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ Dupuis Sneres MONTREAL est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d'affaires.Le gérant de succursale se tient à votre entière disposition, qu'il s'agisse de dépôts, d'emprunts personnels, de remises, de recouvrements ou de toute question d\u2019ordre financier au sujet de laquelle vous désireriez le consulter.Actif, environ $380,000,000 531 bureaux au Canada 65 succursales à Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1948 SILENCE! LXXXIV Intellectuels au travail! Une des bibliothéques privées les plus complétes de I\u2019 Amérique, au service de l'industrie alimentaire, est sans contredit la bibliothéque du Service de Recherches de la firme Carnation, à Milwaukee.Elle est le foyer d'intenses et inlassables recherches destinées à l'amélioration de la qualité du Lait Evaporé Carnation et des autres produits Carnation.La haute réputation dont jouit le Lait Carnation comme aliment pour bébés est fermement établie sur ces études scientifiques dont le but primordial est d'assurer à chaque boîte de Lait Carnation la plus haute qualité et un standard d\u2019uniformité.Ce lait, que tout médecin connaît, est donc un lait auquel il peut accorder sa confiance.FAITS \u201cRECONNUS\u201d DES STATISTIQUES NATIONALES démontrent que le Lait Carnation est d\u2019un usage plus répandu chez l\u2019enfant que toute autre marque de lait évaporé.Il est: RAFFINE A CHAUD \u2014 et forme ainsi des grumeaux fins, doux floconneux et mous.HOMOGENEISE \u2014 avec du gras de beurre finement divisé qui rend l\u2019assimilation facile.IRRADIÉ \u2014 pour donner une activité vitaminique D de 400 unités internationales par chopine.UNIFORMISÉ \u2014 pour assurer une teneur constante en gras et en matières solides totales.STERILISE \u2014 après avoir été scellé hermétiquement.Ceci le garantit contre la contamination bactérienne et diminue considérablement le risque de réactions allergiques.AY (@rnation | xT ét SoZ Quo 0 x: 1% 7 ne M 3 EVAPORATED LAA EIR MOMOGUTIO - IRAAOINTES \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d @COMPRIMÉS®RÉACTIFS$AME CLINITEST Pour l\u2019analyse qualitative du sucre dans l\u2019urine Clinitest constitue le plus récent perfectionnement en fait d'analvse basée sur la réduction du cuivre.Le Réactif \u2014 un comprimé qu\u2019on laisse tomber dans l\u2019urine diluée \u2014 fournit automatiquement la chaleur requise.Présenté en flacons de 100 ou de 250 pour les hôpitaux; sous forme d\u2019ensembles complets pour laboratoires et de nécessaires de poche spéciaux en plastique pour le médecin et le malade.ALBUTEST (auparavant Albumintest) Pour l\u2019analyse qualitative de l\u2019albumine Pour une analyse rapide et sûre \u2014 non toxique, non corrosif et ne nécessitant pas de chaleur.Le Comprimé Albutest se dissout rapidement dans l\u2019eau et fournit ainsi le réactif.La réaction peut se faire selon les deux méthodes d'analyse: turbidité et cernes.S\u2019adapte a tous les besoins de laboratoire.Les médecins et les fonctionnaires des services d\u2019hygiène peuvent le porter sur eux.En flacons de 36 et de 100 comprimés.HEMATEST Pour l\u2019analyse qualitative du sang Méthode simple et sûre pour découvrir le sang dans les fèces, les urines et autres humeurs de l\u2019organisme.L\u2019échantillon est placé sur le papier filtre et un Comprimé Hematest est mis au centre de la surface humide: deux gouttes d'eau sont alors placées sur le Comprimé.La coloration en bleu du papier filtre indique la présence de sang.Très utile pour le médecin, le fonctionnaire des services d'hygiène et le technicien de laboratoire.En flacons de 60 comprimés avec papier à filtrer.Les produits Ames se vendent chez les fournisseurs de produits pharmaceutiques ou d\u2019articles chirurgicaux.Littérature sur demande.o © © Concessionnaires exclusifs pour le Canada: FRED.|.WHITLOW & CO.LTD, ® \u201cS$\u201d Bidg., Malton, Ont AMES COMPANY, INC.Elkhart, Indiana, U.S.A.pou 4 L'ANALYSE DU SUCRE DANS L'URINE pour ANALYSE DE DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LIMITÉE \u2018ALBUMINE FF & EE BE OF OE OF _\u2014\u2014 fF TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Lid.(Pentothal sodique) .XXXIX-XL Ames Co.Inc.(Clinitest) \u2014 (Albutest) \u2014 (Hematest) LXXXV Anglo-French Drug Co.(Bakolyse) .\u2026.XLIV Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Extraits de foie) .XIX Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Supplavite) \u2014 (Mégavite) .0020000 00e a aa a aa a aa a aa aan XX Banque Canadienne Nationale, La.LXXXIII Bayer Co.Ltd, The (Aspirin) .120220000000 LXV Bristol Laboratories of Canada Ltd.(La pénicilline Bristol) «viii eee, XXXVI British Drug Houses (Canada) Ltd., The (Diphenan B.D.H.) LI Burroughs Wellcome & Co.(Bromures et Phénobarbital) .XV Burroughs Wellcome & Co.(Méthédrine) -.XXII Canada Drug Co.(Pavéral) .12221201000 00 LXXXII Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .L Carnation Co.Ltd.(Le lait que tout médecin connaît) .LXXXIV Casgrain & Charbonneau Ltée (Suppositoires Recto- crine) 1212020012 aan aan aa aa a XXXI Casgrain & Charbonneau Ltée (Amyg-Bis) .XXX Casgrain & Charbonneau Ltée (Diathermie & ondes courtes) .0420 ite eee ee a Là LVIII - LIX Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) .LXI Connaugh Medical Research Laboratories (Pénicilline cristallisée G) .20202 ee Lea aa aa aa nana XXVI Compagnie Ciba Ltée (Ethinyl oestradiol) .XLVII Curity Req.in Canada (Le masque chirurgical Curity) .LXXX Denver Chemical Manufacturing Company, The (L'épreuve Eclair\u201d) .202002 00 a aa ae aa a aa ee XXIX Dohow Chemical Company, The (Auralgan) \u2014 (Otosmosan) .\u2026 aa aa aan aan ne XXXV Dupuis Frères, Limitée (Examen de la vue) .\u2026.LXXXIII Edde, J., Limitée (Neurinase) \u2014 (Hémostyl) .LXVI Eddé, J.\u2026.Limitée (Trephonyl) \u2014 (Eutensyl) \u2014 (Vulcase) LXXIV Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.eee Premiére page de la couverture Ferranti Electric Ltd.(Appareil à ondes courtes) .LXXXII Frosst, Charles E.& Co.(Ostoforte) .IV \u2018Frosst, Charles E.& Co.(Alamino) .VI - VHI - IX Herdt & Charton, Inc.(Robuden) .XLVI Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .XLVII Herdt & Charton, Inc.(Camirol) .LII Hoffmann - La Roche Ltée (Gouttes Vi-Penta) .LXXVIII Joubert Limitée, J.J.-.cv ovvrin LXXXV Laboratoire Bio-Chimique Liée (Riniphen) .LX Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Cholibile) .LVII Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Gastritol) .LIII Laboratoire Desautels (Enterydine) .XXXII Laboratoires Desbergers-Bismol .Cee tree tare 4e page de la couverture à + + + Pages Laboratoires Desbergers-Bismol (Upnos) \u2014 (Diaben) LXX - LXXI Laboratoires Jean Olive (Dermosplénine) \u2014 (Liposplé- nine) .224 40400 4 04 0 8 0 0 0 8 4 4 4 4 8e 0 0 0 0 0 a 0 eee XIV Laboratoires Jean Olive (Trisalyl) \u2014 (Hépax) .LXVIII Laboratoires Lafayette (Suppositoires Néo-Laryngobis) LXXVII Laboratoires Lafayette (Profenil) .II Laboratoire Lancet Ltée (Apivéne) .LVI Laboratoire Marois (Oxycholine) \u2014 (Amino-Vitol) XXXVI Laboratoires Poulenc Frères (Cupralène) .ae ca 0 0e sa a 0800000 00 000000 2e page de la couverture Laurentian Agencies Reg\u2019d.(Ertron) .XVI- XVII Lederle Laboratories (Purogenated Toxoids) .wv XXI Librairie Beauchemin Limitée .LXXIII Masson, Inc., Lucien (Dilatrane) .XXIV Mead Johnson & Company of Canada Ltd.etre cere cerebro 3e page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Streptomycine) -.0.0000000 00, I Merck & Co.Ltd.(Pyridium)
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