L'union médicale du Canada, 1 mai 1948, Mai
[" ~ Tome 77 \u2014 Numéro 5 MONTRÉAL, MAI 1948 Bulletin de 'Elssociation des Medecing de Langue Jrangaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) M'Tntfon AdEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Congrès de l'A.M.L.F.C., Ottatna-Hull les 6, 7, &, 9 septembre 1948 ADMINISTRATION ÉTARIA ET SECRÉTARIAT SECRET: ! 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 Afin d\u2019améliorer les anciennes méthodes et * pour développer les nouvelles découvertes, il est nécessaire de consulter de nombreuses * références et sources d'informations.À cette D ocumentat 7 on fin, tous les renseignements recueillis dans * les divers périodiques et publications .médicales et scientifiques du monde entier I nd 25D ens ab / 6 * sont à la disposition des investigateurs et des savants attachés aux Laboratoires * de Recherches Lilly.La bibliothèque des Laboratoires de Recherches Lilly possède * un personnel qualifié pour résumer et Su classifier les divers articles, afin d'en faciliter * 9 l\u2019accès et d\u2019épargner du temps.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED + TORONTO, ONTARIO Tous les grands syndromes allergiques sont justiciables du traitement par le NEO- ANTERGAR Ampoules - Dragées - Elixir - Pommade MANIFESTATIONS CUTANEES ASTHME ET SES EQUIVALENTS CHOCS ANAPHYLACTIQUES ET INTOLÉRANCES ACTION ÉVIDENTE ET DÉMONSTRATIVE Sédation rapide du prurit Atténuation de l\u2019éruption Asséchement des lésions suintantes Action suspensive sur les crises Disparition de l'oppression nocturne Diminution des sécrétions Affaissement des ædèmes P 0 U L E N C MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.mai 1948 1 n Auxiliaire Efficace pour le Traitement e Certains Types de Tuberculose L'expérience clinique indique que la précieux agent antibactérien \u2014 la Strep- Streptomycine, comme auxiliaire de la tomycine Merck (Complexe Chlorure | thérapie ordinaire, est l\u2019agent chimiothé- de Calcium) \u2014 fournit ces trois remar- { rapeutique le plus efficace pour le traite- quables avantages: | ment de certains cas de tuberculose., Pureté accrue Dans des cas choisis, la Streptomycine 1 s\u2019est avérée efficace pour abréger la \u201cD minimum de douleur | période d\u2019invalidité.après l'injection La forme nouvelle et améliorée de ce efficacité uniforme.! Grom yein Base STREPTOMYCIN MERCI SSALEIUM CHLORIDE COMPLEL evi: une: the supervision of à 69754 occompunying cotulor F fon below 15°C 99 F) Dats: \u2014\u2014 es April 28/48 se, raptor SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Une nouvelle rubrique: Consultations aux praticiens .519 J.-A.LECOURS Le Congres Ottawa-Hull dans la campagne anticancéreuse .520 Roma AMYOT L'étatisation de la médecine en Angleterre et les médecins anglais .522 J.TREMBLAY \u201cLes Services de Samté de Québec\u201d .523 © e © Lionel FORTÉ et Armand FRAPPIER La prévention de la coqueluche par la vaccination .528 J.BRAHY Commentaires sur la tuberculose laryngée .537 | RECUEIL DE FAITS A.COUSINEAU L'avortement spontané et son traitement au progestérone .543 R.GRIGNON Les péritonites biliaires .iii.547 J NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications symptomatiques des infections SUPPOSITOIRES aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 = pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: 2 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.[=7 Agents Exclusifs: GRAVET LTEE, 1410-Wolfe, Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 HI RN Des experiences cliniques ont p ouvé que l'administration es xanthines SE GG oronaire peut doubler et augmente ent l'effort.) 8 ch que comp 1298 oy 10 Les arts Lans\u201d 2 ÿrs- a 5.2 The pare us.mi Leen qhéobro )0 8 ?otassiu™ ou 1 \\oduce reer pnénobar® so +.picatbonë ons ge 100 ANNTOPHEN ROUGIER FRERES, 350, rue le Moyne, MONTREAL (1) SOMMAIRE (Suite) MOUVEMENT MÉDICAL Manuel MORENO Les applications médicales de la génétique .551 Jacques FAURE oo La physiothérapie et la thérapie d'occupation en psychiatrie .554 G.-E.CLOUTIER | Les greffes cutanées simples .44.000000000s0 00000 u.OOD ÉDITORIAL E.DESJARDINS - LL endometriose .oii eee et et aaa 559 HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE L.-C.SIMARD | L'Institut du Cancer de Montréal .citi reennnns 561 O.DUFRESNE Le cancer, maladie curable .co iii i tien.566 J.-A.LANDREVILLE Aspects sur le cancer .002020 00000 aa ae a ae ae a a eee na aan 0000 568 G.CHAREST Conférence sur la poliomyélite .0200202002 002 aa aa a ea aa aa nana ne 569 Ad.GROULX Le bilan-santé de l'année 1947 à Montréal .\u2026\u2026.\u2026.577 0 5STOFO RTE\u201d Pour les cas où le régime alimentaire habi- FORMULE : tuel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine À Dans chaque tidienne moyenne et de vitamines du capsule (# capsules) groupe B: vitamine 2 eee 30.000 unités int.200,000 unités int.itamine 1,666 unités int.6,664 unités int.\u2018*\u201c OSTOFORTE \u201d Vitamine B: (chlorhydrate de 0.67 mg.2.67 mg.(S.E C.No.651 \u201c FROSST *\u2019) thiamine) Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine B:) 1.00 mg.4.00 mg.50,000 unités int.de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé : PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne .\u2018 doivent pas être donnés aux DOSE : jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux en- fonts.Charles 8.Foot & Co.MONTREAL CANADA Mandelamine, combinaison chimique d'acide mandelique et de Methenamine, est un antiseptique urinaire efficace, peu toxique et d'une application étendue dans le traitement des cystites, des prostatites et des infections génito-urina du méme domaine.La Mandelamine est d'administration facile.Elle présente les avantages suivants: aucun dérangement gastric aucune restriction à la diète liquide solide et, dans les cas usuels, aucune acidification supplémentdf Posologie; trois ou quatre comprimés per os trois fois S'obtient aux pharmacies de confiance en flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.Documentation descriptive et échantillon d'essai sur demande: s'adresser au Bureau du | 5360 rue De Courcelles, Montréal.Service Professionnel, Merck & Co.Limited A delamine marque d'Hexydaline (mandelate de methenamine) SOMMAIRE (Suite) Ad.PLOUFFE L'examen médical périodique .Lana 580 A.-B.VALOIS L'enregistrement des naissances et la santé publique .LL.081 VARIÉTÉS Ouverture officielle de l'Institut de Médecine et de Chirurgie Expéri- x mentales de l'U.de M.11210L LL Le Lee Lee ee ae eee nana 583 Le grand électuaire de l'orviétan au pays de la Nouvelle-France .\u2026.587 CORRESPONDANCE A.PLICHET Lettre de Paris .LL.LL LL Lea ea a a aa a aa aa La La La nan 602 CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Xylostomasie .2.122122 LL aa aan ea a aa a aa a aa aa aa aa 605 e © e \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1879 .607 ANALYSES .1.200204 L aa a aa aa Aa AAA A a aa a da aa 609 MÉDECINE La frigidité masculine (609).Rhumatisme et arthrite (609).Développements récents dans le controle du cancer (615).PHTISIOLOGIE Le B.C.G.risque-til d'être nocif pour les sujets déjà infectés (615).Les infiltrats pulmonaires secondaires d'origine gangl\u2018onnaire (616).ENDOCRINOLOGIE Nouveautés en endocrinologie (616).NEURO-PSYCHIATRIE Le spondylolisthésis (618).Tumeurs du système nerveux (619).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Les tests cutanés dans un cas de dermatite exfoliante et causée par la pénicilline 619).HYGIENE Les infirmiéres des Services publics de Santé et le programme de contrôle du cancer des Services de Santé Publique des E.-U.(620).ANATOMIE PATHOLOGIQUE La morphologie de la maladie de Banti (620).Les formes anatomo-cliniques de la tuberculose mammaire (621).LABORATOIRE Antigènes spécifiques pour le diagnostic des maladies à virus et à Rickettisia par la méthode de fixation du complément (621).Méthode de diagnostic du cancer par la recherche des cellules pathologiques dans les sécrétions ou les exsudats pathologiques (622).NÉCROLOGIE.11111 LL LL La.623 NOUVELLES .1111111 ALL LA LL LL.625 REVUE DES LIVRES .1.1 11111 LL LL a LL 640 LIVRES RECUS |.a da es a ea ea ae a sa een 6 652 Doyen de la faculté de médecine CHARLES VÉZINA, B.A., M.D., C.B.E., F.R.C.S.(C), FA.CS.M.le docteur Charles Vézina naquit à Québec en 1888.Il fit ses études préliminaires au séminaire de Québec, entrant plus tard à l\u2019université Laval d\u2019où il gradua en 1913.S\u2019intéressant déjà tout particulièrement à la chirurgie, il continua ses études dans ce domaine en allant à Paris en 1916 et 1917, et de nouveau en 1923 et 1924.En 1918, le docteur Vézina s\u2019associa au personnel enseignant de l\u2019université Laval à titre de professeur agrégé, et, depuis 1931, titulaire.Le docteur Vézina, qui continue de pratiquer la chirurgie à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec, fut Président de l\u2019Association médicale canadienne pour sa province en 1943-44, et Vice-Président du Collège royal des médecins et chirurgiens pour le Canada de 1943 à 1945.I fut nommé Doyen de la faculté de médecine en 1940, et, en 1947, fut fait Commandant de l\u2019Ordre de l\u2019Empire britannique (C.B.E.) et Chevalier de la Légion d\u2019honneur.LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DU CANADA .deuxième d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à la disposition des médecins ou étudiants en médecine.Ceci ne constitue pos une recommandation des produits \u201cFrost\u201d 0 4 Université Laval, Québec, Qué. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 \"KONDREMUL\" (MARQUE \u201cSonsl\u2019 DE EMULSION DE CHONDRUS) La constipation chronique fait l\u2019objet de nombreuses consultations chez les médecins.Plusieurs consultants se sont habitués aux laxatifs, qu\u2019ils doivent prendre en quantités de plus en plus considérables, avec résultats décroissant en proportion de l\u2019augmentation des quantités ingérées.Le rétablissement, à l\u2019état normal, de la motilité intestinale à la suite de stimulants naturels résout le problème, et l\u2019on a découvert qu\u2019un régime alimentaire congru, l\u2019exercice, la régularité de la selle et l\u2019emploi de laxatifs mécaniques inassimilables sont les meilleurs moyens d\u2019atteindre à ce but.L\u2019emploi d\u2019une huile minérale simple comme laxatif mécanique s\u2019accompagne d\u2019un désavantage très grave, à savoir, la tendance qu\u2019a l\u2019huile de s\u2019écouler au-delà du sphincter anal, et de causer ainsi des ennuis et souvent beaucoup de gêne.C\u2019est afin d\u2019obvier à cet embarras qu\u2019on a élaboré \u201cKondremul\u201d.Avec l\u2019utilisation de \u2018\u201cChondrus crispus\u201d (communément appelé la mousse d\u2019Irlande), et grâce à des procédés perfectionnés, les laboratoires de recherches de Charles E.Frosst & Co.ont élaboré, en \u2018\u201cKondremul\u201d une émulsion dans laquelle l\u2019huile minérale, finement divisée, est tenue en suspension.\u201cKon- dremul\u201d s\u2019oppose à la résolution de ses éléments pendant son passage à travers l\u2019appareil gastro-intestinal; il se mêle étroitement au contenu de l'intestin sans en enduire les parois d\u2019une couche d\u2019huile, et ne laisse aucun goût d\u2019huile dans la bouche \u2014 goût si désagréable chez certains patients.\u201cKon- dremul\u201d produit une selle de consistance normale qui s\u2019évacue sans efforts.Une expérience de stabilité d'exécution facile La stabilité de l\u2019émulsion \u201cKondremul\u201d peut être démontrée facilement et promptement.Déposez, sur un papier buvard ordinaire, une ou deux gouttes de \u2018\u201cKondremul\u201d et laissez durant toute une nuit.Le lendemain, vous remarquerez qu'aucun cerne n\u2019entoure la gouttelette, même si la préparation semble être devenue complètement sèche.L\u2019examen au microscope révèle la ra 7 superiorite du \u2018\u2019Kondremul\u201d Les matières fécales après l\u2019ingestion de \u201cKondremul\u201d.L\u2019huile se lie étroitement à la masse.Les matières fécales après l\u2019ingestion d\u2019huile minérale.Remarquez les grosses plaques d\u2019huile libre.Les matières fécales mêlées \u2018in vitro\u201d à \u201cKondremul\u201d.La mixture est presque identique à la première reproduction ci- dessus, indiquant par là aucune résolution importante des éléments de l\u2019émulsion. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemiN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 Des observations cliniques scrupuleusement contrôlées ont établi l\u2019efficacité de \u201cKon- dremul\u201d pour le traitement de la constipation chronique.L'uniformité des effets cliniques dépend de l\u2019uniformité du produit.Chaque lot de \u2018Kondremul\u201d est minutieusement vérifié pour s\u2019assurer que le produit se conforme rigoureusement à de strictes spécifications.On peut prescrire \u201cKondremul\u201d avec con- flance pour six raisons que voici: 1.c\u2019est un produit uniquement régulateur, qui n\u2019entraîne pas la formation d\u2019habitudes nocives; il ne contient pas de sucre et peut donc être prescrit aux patients qui suivent un régime d\u2019où le sucre est exclu; il ne contient pas d\u2019alcool; 4.il ne contient pas d\u2019alcali; ses différents composés adhèrent entre eux, même par des températures extrêmes; 6.il produit des résultats uniformément satisfaisants.On peut ingérer \u201cKondremul\u201d sans le délayer, ou on peut le mélanger avec de l\u2019eau ou du lait, chauds ou froids.On peut aussi se servir de chocolat chaud comme diluant, ce qui produit une boisson chaude, agréable au goût, que nombre de patients aiment à prendre au coucher.Grâce à sa consistance crémeuse et ses propriétés émulsives, \u2018\u201cKondremul\u201d se mélange rapidement avec un diluant sans toutefois que l\u2019huile ne s\u2019en sépare.TROIS DIFFÉRENTES FORMULES \u201cKONDREMUL'\u2019 et B;: recommandé contre la constipation bénigne.Son emploi régulier contribue à la rééducation de l\u2019intestin.Au \u201cKon- dremul\u201d on ajoute 200 unités internationales de vitamine Bi; par once fluide (0.02 mg.par cc.) à cause de l\u2019effet tonique de cette vitamine sur la musculature intestinale.\u201cKONDREMUL\" et CASCARA: unit l\u2019effet laxatif et tonique de l\u2019extrait (non amer) de Cascara aux effets mécaniques du \u201cKondremul\u201d, produisant ainsi des selles molles et massives.\u201cKondremul\u201d additionné de Cascara est efficace dans les cas de consti- MINERAL On.RN Rigg MOSS pation atonique, telle qu\u2019observée chez les vieillards.\u201cKONDREMUL\" et PHÉNOLPHTALÉINE recommandé dans les cas opiniâtres.Il contient 2.2 gr.de Phénol- phtaléine par cuillerée à soupe de \u201cKondremul\u201d.On diminue la dose à proportion de l\u2019amélioration du sujet, alors qu\u2019on aura recours au \u201cKondremul\u201d additionné de vitamine B, pour obtenir la régularité des évacuations.M EL SRE pans MINEE=temmmmmmmnnr \u2014\u2014\u2014 \u2014m \u2014mmmn \u2014\u2014 pra = \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 pu 1.UN PEU DE POUDRE \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 2.UN PEU D'URINE MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commo\u201de pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle de couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019instruments chirurgicaux Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the Americcn Medical Association\u201d NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE \u201c Analgésie salivaire\u201d agréable = me Fe WE.ve Éd Y 2 EEE WE 2 % G Neeu J 27.% lo fe > ~ JET EA 2 TA sl 2 ew Wa Shas, x, CE ax\" hak | Ww == ce, _ S S \u20147 AE WEED\u201d ATE = ; AEN: EEN \"ACER \u2014 7 ¥ = TEER \\ 4 tv 3AM (! en ei REA da, a6 a W = 9: ET TS Eo ESS NN av \u2014 AEE.Ar PERM.{i 2 SS aX =.# Le \u2014\u2014 y fo ® Le Es CRE = x Ps PK JTRS \\ Jud %, ' > eu \u2014\u2014 \u2014 ans VE.PRET pv A À) NET LEER J 3 DY ee AE LE LABORATORIES OF CANADA, LTD.64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario après amygdalectomie En raison de son action analgésique prolon- géé, son emploi est très répandu dans le traitement consécutif à l'amygdalectomie et dans la pharyngite.L'Aspergum offre aussi une méthode facile et agréable d'administrer l'acide acétylsalicylique pour obtenir le bienfait de son action analgésique- antipyrétique dans le rhume banal et certaines autres affections fébriles non spécifiques.L'Aspergum ayant comme base une gomme à mâcher savoureuse plait particulièrement aux enfants.Chaque comprimé de Dillard's Asper- gum contient 315 grains d'acide acétylsalicylique.Présenté à la profession médicale exclusivement.En boîtes de 16; en flacons de 36 et de 250 pastilles, à l'épreuve de l'humidité.A\\spéreum XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 ss RR sn $ Re = = 4 f 2 5 = wi % oF po a N - ê ee 7 % + , RO > oa i od 5: Dés VF Pn 4 pit A 5 i S ge\u201d S 6 HE gs + 5 ed 5 ER si £8 73 = 75 5 1 AS = 55 4 = «\u20ac fe Pa \u20ac SE ah 5 a SE 5 4 2 a = se a > = de 4 RS 9 © Ë : a É à 2 i oy wer Es sa © a 58 % 7% > RAE.Mu %; 2A i = A a ees oy .Ce ee ses .es Le En Le us Rt: 4% Echantillon et circulaire sur demande LABORATOIRES DESAUTELS Ltée 200 ouest, rue Craig MONTREAL XR ey 2 \u201cok 5 i L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 SÉCURITÉ.R Sulfadiazine avec Lactate de Sodium - MRT Préparation originale a base de sulfadiazine combinée à son propre agent alcalinisateur, le lactate de sodium.Une quantité de 5 ce.(1 cuillerée à thé) renferme 0.5 Gm.(7.7 grains) de sulfadiazine cristallisée et 1.5 Gm.(23.1 grains) de lactate de sodium.Une nouvelle spécialité liquide, délicatement aromatisée, contenant la sulfadia- zine et.EN OUTRE un agent alcalinisateur, le lactate de sodium, DONT LA PRESENCE REND INUTILE LA DESAGREABLE ET COMPLIQUEE THERA- PIE ADJUVANTE PAR LES ALCALINS.Créée pour l\u2019enfant \u2014 non moins intéressante pour l\u2019adulte.XXXI ÉTUDE des RÉSULTATS* OBTENUS par SULFADIAZINE et LACTATE de SODIUM - MRT Nombre de malades Niveaux de la concentra- Réaction de l'urine Posologie tion dans le sang 43 Précipitation rénale AUCUNE Sur la base de 0.1 Gm.de Sulfadiazine par Kg.de poids, durant 24 heures.Cristaux de Sulfadiazine NEANT Satisfaisant chez tous Hématurie NULLE Neutre ou légèrement alcaline chez tous.Alcalose NULLE *Détails sur demande.S\u2019obtient en flacons de seize onces fl., dans les principales pharmacies ou directement.AUTRES PRODUITS DE \u201cMODERN RESEARCH TRENDS\u201d Gel d\u2019Alumine \u2014 MRT Élixir de Glycinate Ferreux \u2014 MRT Élixir de Complexe Vitaminique B \u2014 MRT Émulsion Multivitamini- que B \u2014 MRT Hydrolysat de Protéine \u2014 MRT Sulfamérazine avec Lactate de Sodium \u2014 MRT Sirop de Complexe Vitaminique B \u2014 MRT Capsules de Glycinate Ferreux \u2014 MRT Capsules de Complexe Vitaminique B \u2014 MRT Renseignements supplémentaires obtenus en s\u2019adressant au Directeur des recherches de MRT THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LIMITED 378 ouest, rue ST-PAUL, MONTREAL, P.Q. XXII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin AMLFG.\u2014 Montréal, mai 1948 > Calcoum-Sandoz\u201d (glucono-galacto-gluconate de calcium) est souvent très efficace dans le soulagement rapiae des PIQURES D'INSECTES ET DES DERMATITES Piqûres de guêpes, d'abeilles et de frelons Dermatitis venenata \u2014 L\u2019herbe & puce RHUME DES FOINS Granules \u2014 Comprimés chocolatés et effervescents \u2014 Ampoules.à Calcibronat-Sandoz (Bromo-lactobionate de calcium) soulage rapidement les Dermatoses d\u2019origines diverses DERMATITES - PRURITS - URTICAIRE - ECZÉMA Réactions à la pénicilline et réactions allergiques.Granules - Comprimés effervescents - Ampoules LITTERATURE ET ECHANTILLONS À LA DISPOSITION DU CORPS MEDICAL Département Pharmaceutique Sandoz The WINGATE CHEMICAL CO.LTD.378 rue St-Paul ouest SANDO Z | Montréal 474F Feuille de vie .Le glucoside le plus actif que l\u2019on trouve dans la digitale est la digitoxine\u2014il est nécessaire d\u2019indiquer que l\u2019activité orale de la feuille de digitale est due en premier lieu à son contenu en digitoxine et que des études pharmacologiques et cliniques minutieuses démontrent que la digitoxine répond le mieux aux exigences d\u2019une thérapie orale par la digitale.!-?1.Gold, H., McK.Cattell, W.Modell, N.T.Kwit, M.L.Kramer et W.Zahm, Etudes cliniques sur la digitoxine, avec nouvelles observations sur son emploi dans la méthode de digitalisation a dose unique, J.Pharmacol.& Exper.Therap.82:137-195 (oct.) 1944.2.Gold, H., Le choix de préparations de digitale.Connecticut State M.J.9:193-196 (mars) 1945.LA DIGITOXINE est \u201cau premier rang dans le choix de digitale pour emploi thérapeutique! parce que Administrée par la bouche, elle est rapidement © Elle est sûre, possédant comme la digitale, le et complètement absorbée même rapport de la dose thérapeutique à la dose toxique ® Flleest stable etuniformément active\u2014la dose est basée sur le poids, éliminant la confusion Elle est efficace à seulement un millième de la dose orale de feuille de digitale Elle est bien tolérée\u2014un dose minime et une des unités biologiques absorption complète réduisent au minimum les @ Elle permet un traitement simplifié à un prix troubles gastro-intestinaux minime Comprimés de 0.1 mg.bouteilles de 100 Comprimés de 0.2 mg.flacons de 30 et bouteilles de 100 et 500 DIGITOXINE CRISTALLISÉE WYETH POUR INJECTION INTRAVEINEUSE.Ampoules de Purodigin\u2014 Digitoxine cristallisée 0.2 mg.\u20141 c.c.boîtes de 6.Nom Déposé JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED ° WALKERVILLE, ONTARIO Dans le traitement de la congestion nasale et de la sinusite.ASSURE UNE LARGE DIFFUSION Le Jetomizer est fabriqué de façon à posséder naturellement : une courbe dirigée en haut.Le \u201cjet fait pénetrer Wythricin dans Ja partie élevée du nez afin de lui donner l\u2019opportunité d\u2019agir sur les surfaces oedématiées et in- - fectées de l\u2019appareil respiratoire - supérieur.On assure une large .Sion de la médication.WYTHRICIN (AUTREFOIS EDRYL) CONCENTRÉ NASAL DE TYROTHRICINE- ÉPHÉDRINE Wythricin associe la tyrothricine, antibiotique puissant avec l\u2019éphédrine, vasoconstricteur efficace.Il fournit un traitement précieux de la congestion nasale et de la sinusite dues à des bactéries à gram positif.Il assure une \u2018vasoconstriction rapide et une bactériostose prolongée.Wythricin est une solution concentrée et doit être dilué avant son emploi.C\u2019est une remarque importante du fait que la a tyrothricine est tout à fait instable dans une solution diluée.{ En dilution recommandée Wythricin contient éphédrine (0.5%) et tyrothricine (.02%)- | yess Préparé en bouteilles de 1 on.avec ou sans Jetomizer.Nom Déposé = 4 rv 3 53 À H 3 8 oy à \u2019 L 51 i ./ Heetiveel AUX FRUITS * oe 2° Pruneaux, Figues, Raisins, Séné.» Depuis les temps les plus reculés, ces fruits pris ensemble ou séparément ont constitué le laxatif r dame nature.naturel offert pa , .\u2018 * + LAS 455: 4 iY 5 a mm £a croc ue ves 4 it Vv {| {| 23 pe UIFS ELS 15 pa CHor.MON EA 5 Le a i 1 { iL è Sais 13 ' 270 B ud?rp: wt tes si JE LA Figs # à a $k ih | | VD É AIS sal ds ey ; Ad 2,0.| FRUIT wk § xe 2 J) fri! FREE ; z LAXATIVE = Ë 5 et dex / 4 \\ 7 ei ge Py oa ERE i % ! RQ 3 bY ds SR ab ga ro sain, J : I - qaesé + 248 pi Ne \u201ca + | ; \u2018ogg, \u201cMu À 143 au 5 NEL) ore | 14 4 3 & rl % FRE PY 7 7 A 22 Je PE A a x XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLzeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 LES COMPRIMÉS NEUREX 7g: REPOSENT SANS DEPRIMER Echantillon et littérature à Messieurs les Médecins seulement.SPÉCIALITÉS DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL\" L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 XXXVII ce Capsules oP rcs Ww us VITAMINES Ce as En yes\u201d FOIE - FER.PER CUIVRE z se.IE\u201d a) H NEP © \u20ac Y = i, Ls 1 = A | P= 4 SZ] 4 i May >.es NC NE AS A Z 7 SE as YA 7 sa = JG : ÿ ¢ ) Cd PA ve LA 2 ( À a {= pos Fan ES Zs Gé = ge \\ ARN + } og ta, es 5 4 es 0 We 5 SN A ot #4 fo 5 Oe pe fl i iD es Eo = es\u201d \u2014 = = Oy ot Tye ps \u2014 Echantillons sur demande à Messieurs les Médecins seulement.Spécialité des Laboratoires R [HARBONNEA Limitée + .[ASGRAIN UNIVERS PHARMACEUTIQUE ET MÉDICAL XXXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLtetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Pénicilline Sodique G Cristallisée \u201cLes préparations cristallisées connues sous le nom de Pénicilline G Cristallisée doivent contenir 90% de G .le sel sodique devant avoir une force de pas moins de 1,500 unités par milligramme\u201d \u2014 New and Nonofficial Remedies.American Medical Association.Chicago, Illinois, 1947.p.145.La Pénicilline Sodique G Cristallisée Bristol est présentée dans des flacons de 20 cc à 100,000, 200,000, et 500,000 unités et ne requiert pas de réfrigération.286 OUEST, RUE ST.PAUL, MONTRÉAL, QUE.Messieurs les médecins auront toute confiance dans la Pénicilline des LABORATOIRES BRISTOL pionniers dans la production et le développement de la Pénicilline.; LABORATORIES OF CANADA, LTD. ss > ¥ $ \u20ac 5 © SN 3 = x S = SS > ss Na > = ir & wh # 2 3 ga niin SRE 0 i ARS 5 5 2 > pu jak Pa eu PROTEGE 5 i 28138 tests L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Employez-les B avec confiance \u201d ® Depuis la première opération jusqu\u2019au produit fini, le procédé de fabrication de la Pénicilline Abbott comporte 138 tests différents.Ces 138 tests Abbott \u2014 en plus de ceux du Département de la Santé et Bien-Étre «x National \u2014 veillent sur le produit durant tout son parcours à travers les réservoirs, filtres, sécheurs, remplisseuses, et les autres stades de la fabrication.Ils vous assurent une pénicilline que vous pouvez employer avec confiance.Ainsi, la Pénicilline G Cristallisée Sodique d'Abbott est soumise régulièrement à des épreuves de teneur en G, activité, cristallinité, stérilité, présence de pyrogènes, toxicité, thermo- stabilité, pH, humidité, poids et solubilité.Tous les autres Produits Pénicillinés Abbott sont soumis à des épreuves tout aussi sévères.Par conséquent, que vous administriez ou prescriviez de la pénicilline en cartouches, en fioles, en comprimés, en pastilles, ou en onguent, si elle porte une étiquette Abbott, vous êtes assuré d\u2019un produit d'efficacité maximum.Votre pharmacie a des stocks abondants de Produits Pénicillinés Abbott et sera heureuse de vous servir.Si vous désirez de plus amples informations sur les Produits Pénicillinés Abbott envoyez un mot aux LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTREAL 9.cz A b ott pour les produits pénicillinés Bulletin de I\u2019 Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union adcotcale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 76 : MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur); Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaudry (Maurice); Beaudoin (Robert); Beaulieu (David) ; Beauregard (J.-M.) ; Bé- gin (B.-H.); Bédard (Onésime) ; Bélanger (Emile) ; Bélisle (Louis-Philippe); Bélisle (Maurice) ; Bernier (Alphonse); Bernier (Jacques) ; Bertrand (A) ; Bertrand (Claude) ; Bigue (Germain) ; Bisson (Christophe) ; Bohémier (Charles) ; Bois (Elphège); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo): Boulanger (J.-B.); Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourgoin (Louis) ; Bourque (Jean- Paul); Brahy (Jules); Cabana (L.-P.); Cauchon (Roland) ; Caumartin (Paul) ; Chabot (Cécile) ; Champoux (Roger); Chaput (Yves) ; Charest (F.) ; Charest (G.); Char- land (Richard-A.); Chartier (Aimé) ; Chi- ray (M.) ; Cholette (Albert-M.) ; Choquette (L.-P.-E.); Côté (Chs-E.); Cousineau (Georges); D\u2019Argencourt (Guy); Dargis (Jean) ; Darjet (Raymond) ; David (Paul) ; Débré (Robert); Demers (F.-X.) ; Deshaies (Georges) ; Desjardins (Edouard) ; Desran- leau (Jean-Marc) ; Desrochers (J.-E.) ; Doré (Réal); Dubé (Louis-Félix); Dufault (Paul); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (Origène) ; Dumas (Paul); Durocher (Juliette) ; Fauteux (Mercier) ; Foley (A.R.) ; Fortier (Cap.Jean) ; Fortier (De la Broque- rie) ; Fortier (Maurice) ; Frappier (Armand) ; Frénette (Olivier) ; Garceau (Eugéne); Ga- riépy (Urgel) ; Gaudet (Richard) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (Gérard); Gauthier (Herman); Giroux (Maurice); Grandbo's (Jean); Grégoire (Fernand); Grignon (Jean) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Hébert (Auguste); Hudon (Fernando); Hutton (D.V.); Jacques (André); Jarry (J.-A.) ; Julien (Lucien); Jutras (Albert): Kourilsky (Raoul et Simonne); Lacerte (Jean) ; Ladouceur-Dupuis (Paule); Laliberté (Brigitte) ; Langlois (Marcel); La- pierre (Gaston); Lapointe (}.-H.); Laro- chelle (J.-Louis); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Rémus); Laurier (Yvon); Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire) ; Laver- gne (J.-N.); Leblond (Wilfrid); Lecours (J.-Antonio) ; Lecours (Raymond) ; Lefeb- vre (Lucien); Lefrançois (Charles); Le- gault (Jean-Paul); Legresley (Louis-P.) ; Lemieux (Jean-M.); Lépine (Edgar); Lé- pine (Pierre) ; Leriche (René) ; LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letondal (Paul); Lévesque (Georges-Henri, O.P.) ; Little (J.L.); Longpré (Daniel); Longtin (Léon) ; Lussier (Jacques); Maranda (E.); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Pierre) ; Marois (Paul) ; Masson (Pierre) ; McCormick (W.J.) ; Meunier (Pierre) ; Millet (J.-A.); Morax (Pierre V.) ; Morissette (Léopold) ; Noël (J.-O.); Olivier (Jacques) ; O\u2019Neil (Cap.John) ; Ostiguy (Marcel); Panet-Raymond (Jean); Panneton (Philippe) ; Paquet (Adrien) ; Paradis (Bernard); Piette (Jean); Pilon -(J.-L.) ; Pin- sonneault (Georges); Plichet (André); Plouffe (Adrien); Poirier (Paul); Pou- lin (Gonzalve, O.F.M.); Pouliot (Ant.); Robert (Paul); Robillard (E.) ; Roland (Gérard); Rousseau (Benoit); Rousseau (Marie) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Sanche (Hector) ; Saucier (Jean) ; Simard (Raymond); Simard (René); Sirois (Jean); Smith (Henri); Smith (Pierre); Sterlin (André); Sudré (René); Sylvestre ().-Ernest) ; Sylvestre (Lucien); Tassé (Léo) ; Thébaud (Jules) ; Thibaudeau (Roland); Tremblay (|.-Napoléon); Trudel (Hermile): Trudel (Marc); Turcot (R.) ; Vaillancourt (Pierre) ; Vallée (Louis-Ivan) ; Vallery-Radot (Pasteur) ; Verschelden (Marcel) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (}.-A.). Inevitably there are some who emphasize the somatogenic and some the psychogenic features of disease.That the condition of the body has a remarkable effect on the mind all must from their own experience have come to be aware.Conversely, that an agitated mind exerts a disturbing influence on the functions of the body, even to the point of causing organic lesions, is a common enough experience, particularly in troublous times such as we have been going through.All sensible doctors in all epochs have been cognizant of the interaction between soma and psyche, and have had the patient's total personality in mind even while concentrating their attention on the diseased organ or part.Modern psychiatrists seem to be unaware that others are also cognizant of the psychogenic aspects of their patient\u2019s disorders, and often have effective and common-sense methods of dealing with these problems.Every good physician worthy the name treats his patient from a \u2018psychobiological\u2019 standpoint \u2014 as a, person rather than as a case; otherwise he would not long be employed.Psychoanalysis, Adolf Meyer tells us, should be limited \u2018to the specially talented physician and to well-chosen patients\u2019; but this might be said of almost any doctor-patient relationship, and the trouble is that a charlatan is certain to regard himself as \u2018specially talented\u2019 and, given the opportunity, is eager to prove it.Sir William Gowers, one-time Professor of Clinical Medicine at University College, once said, \u2018A neurologist must be a specialist but he cannot be an exclusivist\u2019, his meaning, I suppose, being that he must not lose entire contact with general medicine.It goes without saying that a neurologist should first of all be a good physician; also that a neurosurgeon would be the better were he: primarily well trained as a neurologist.If we grant these premises, the neurosurgeon should first have a general medical training, followed by experience in general surgery before he begins to take up his specialty.How far he will go into neuropathology, neuropsychiatry and experimental neurophysiology while studying to prepare himself in neurology will necessarily depend on his opportunities and ambition to round out his training.If he is to make his own diagnoses \u2014 and should he not do so he will miss the chief intellectual interest in his work \u2014 he must be a good practical ophthalmologist, otologist and endocrinologist.On top of all this, he must become proficient in the peculiarly detailed ritual of intracranial operations in which comparatively few can ever hope really to excell.(CUSHING \u2014 1934) - R.A.La soirée à laquelle nous vous avons conviés et à laquelle vous nous faites l'honneur d\u2019assister constitue le couronnement de notre assemblée générale annuelle.Cette après-midi, nos sociétaires ont discuté bilan, budget et, comme il se doit, ont fait des élections- Ce soir, nous avons invité tous nos amis et le public québéquois en général à célébrer, avec nous, la fin d\u2019une première année complète d\u2019opération et à saluer le commencement d\u2019une nouvelle poussée d\u2019expansion au service «des foyers du Québec » comme le dit le programme.Je me permets de vous remercier de nouveau de votre magnifique réponse à notre invitation.Notre société a vu le jour à Saint-Sauveur de Québec en avril 1943.Cette naissance venait à la suite d\u2019une gestation de 5 ans; rien d\u2019étonnant d\u2019ailleurs à cela puisque, dans le domaine des idées, période n\u2019est pas soumise à la loi fatidique des neuf mois.Malgré l\u2019espoir que fondaient sur lui ses parents, le bébé était assez frèle et sa croissance resta stationnaire pendant de longs mois.Il faisait si peu de bruit que la plupart ne remarquait pas son existence; bref, il allait mourir lorsque quelqu\u2019un, sans doute sa mère (!) suggéra de le faire examiner par la Faculté, Plusieurs médecins se penchèrent alors sur son berceau et, contrairement à ce qu\u2019un malin pourrait penser, il n\u2019en mourut pas.Bien au contraire, il acquit, de ce jour, une vigueur dont on se serait pas douté et c\u2019est à son premier anniversaire, le premier depuis la transfusion (car ce fut une transfusion) que vous applaudissez ce sbir.La distribution coopérative des services médicaux veut régler un problème bien angoissant, celui de la conservation de la santé par des méthodes modernes à un prix accessible à tous.Cette phrase est tout un programme.En effet, depuis Hippocrate, la médecine s\u2019est plutôt attachée à traiter des maladies.Il existe, de nos jours, heureusement, une tendance de plus en plus grande à croire que la médecine doit être, avant tout, positive, c\u2019est-à-dire se préoccuper premièrement de conserver la santé à ceux qui en jouissent.Notre estimé doyen de Laval a voulu faire, de cette idée, le thème du dernier congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada; d\u2019autres personnes, stimulées par cet appel, travaillent à la matérialisation de cette idée.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019épiloguer longtemps sur la médecine préventive afin d\u2019en démontrer la nécessité.D'\u2019ailleurs, notre distingué conférencier l\u2019a fait de si magistrale façon, qu\u2019il n\u2019est point nécessaire d\u2019insister.«Les Services de Santé » veulent être dignes de leur nom; c\u2019est pour cela qu\u2019ils mettent, depuis les débuts, à la disposition de leurs membres un service BULLETIN médical aussi complet que possible, afin de permettre à la médecine d\u2019agir avant que la maladie ait fait son apparition.La santé doit être conservée par des méthodes modernes.En effet, la médecine évolue et son évolution entraîne au moins les deux conséquences suivantes: 1% le médecin ne peut plus emmagasiner dans son cerveau toutes les connaissances médicales; 2° il lui faut, pour donner un service adéquat, un outillage compliqué et coûteux.Ce qui veut dire que la médecine d\u2019aujourd\u2019hui, pour être efficace, doit être dispensée par des médecins diversement qualifiés et travaillant en équipe qui peuvent compter sur toutes les ressources de la technique médicale moderne.Et comme le consommateur est financièrement incapable d\u2019accéder seul à ces services, il doit ou s\u2019en priver ou s\u2019unir à d\u2019autres consommateurs pour pouvoir en bénéficier.Cette médecine moderne n\u2019est pas de découverte récente ni d\u2019usage futur.Elle se pratique ainsi dans les grands services hospitaliers, généralement appelés d\u2019assistance publique, dans certaines cliniques qui ont acquis, pour quelques-unes, une réputation mondiale, telle « Mayo», et tout dernièrement encore dans l\u2019armée.Et vous déduisez de cette énumération que, pour être adéquatement traité il faut être ou pauvre, ou riche, ou en guerre.Cette dernière assertion recevra une magnifique confirmation par le troisième film que vous verrez ce soir.Il s\u2019intitule: «Se bien nourrir pour mieux servir».Servir sous l\u2019uniforme, en temps de guerre; il faut être en forme pour la lutte contre son semblable.En temps de paix, c\u2019est le rationnement ou la dégustation à travers les vitrines! Quoi qu\u2019il en soit, il est évident que la classe moyenne, la plus nombreuse, est aussi la plus mal partagée.Devant tout payer, elle doit se priver avec comme conséquence l\u2019absence quasi complète de médecine préventive, le recours à la dernière extrémité, aux services médicaux les moins coûteux, c\u2019est-à-dire les moins adéquats.| Puisque la médecine moderne exige des techniques coûteuses qui en mettent l\u2019utilisation au-dessus du pouvoir d\u2019achat de la classe moyenne, il reste à cette dernière la ressource de grouper ce pouvoir d\u2019achat, afin de se procurer collectivement les services que ses membres ne peuvent obtenir individuellement.Et c\u2019est là tout le secret de la possibilité de la médecine coopérative.Elle repose sur les quatres principes suivants: pratique médicale en équipe; médecine préventive; paiement d\u2019une contribution périodique au lieu de l\u2019honoraire pour service rendu; enfin administration par le consommateur, c\u2019est-à-dire celui qui a une santé à conserver ou à récupérer.D'ailleurs, cette formule s\u2019est avérée la plus efficace parce que: (a) elle ne permet la présence de quiconque (tierce personne) entre médecin et patient tout en respectant les relations normales et traditionnelles entre les deux parties; b) elle s\u2019adapte facilement à tous les groupements, \u2018tant urbains que ruraux; 525 526 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 c) il existe des organismes économiques autour desquels elle peut graviter; d) elle est possible dès maintenant et sans complications législatives; e) grâce à la solution positive qu\u2019elle apporte au problème de la santé en groupant les intéressés: usagers et médecins, elle éloigne à coup sûr la mise en œuvre de moyens beaucoup moins souhaitables.Ajoutez à cela le vote par sociétaire, non par action, et sans procuration : la porte ouverte à tout consommateur et l\u2019absence de profit et vous avez une description complète de l\u2019organisme qui s\u2019appelle les « Services de Santé de Québec », et qui est le seul du genre dans la province de Québec.Il est, en effet, composé d\u2019usagers-propriétaires qui se sont organisés pour obtenir les services qu\u2019ils désirent.Pour ce faire, ils recherchent ce qui existe de mieux, sachant bien que l\u2019économie réelle consiste dans l\u2019obtention, non de services à bon marché, mais des meilleurs services.Nous avons, cette après-midi, fait un exposé complet de la situation actuelle des «Services de Santé» et des résultats obtenus.Croyant que cela pourrait vous intéresser, nous avons résumé ces chiffres à votre intention et les avons fait inscrire sur vos programmes.Qu\u2019il nous suffise d\u2019ajouter que le montant des sommes versées en services médicaux et hospitaliers, soit $30,948.83, l\u2019a été au bénéfice de 533 sociétaires, ce qui signifie, pour la plupart d\u2019entre eux, en moyenne, la réception de 144 à 6 fois leur cotisation.: Je m\u2019en voudrais de-ne pas rendre ici un hommage particulièrement mérité à la profession médicale qui a suffisamment compris le problème de la sécurité économique nécessaire au salarié, moyen et petit, pour accepter la fixation de ses honoraires et le risque d\u2019un déficit éventuel.Ils ont été les seuls à accepter, advenant un déficit de la société, d\u2019en supporter une part.Peut-on, d\u2019ailleurs, s\u2019étonner d\u2019une telle attitude de la part d\u2019une profession qui s\u2019est toujours dévouée sans compter au service du pauvre?Sachons donc reconnaître cette collaboration et soyons assurés qu\u2019elle comporte la meilleure garantie de succès pour l\u2019avenir.Aux «Services de Santé de Québec », nous avons cru en la primauté du spirituel.C\u2019est pourquoi ceux qui l\u2019ont aidé financièrement l\u2019ont fait pour des motifs supérieurs et sans espoir de gain.Ceux qui l\u2019ont dirigé ont également travaillé à une œuvre mise au service de la population, non à une entreprise lucrative.C\u2019est pourquoi je voudrais remercier publiquement tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué \u2018aux succès des «Services de Santé», en particulier tous ces obscurs et ces sans-nom qui, pour le bien commun tout simplement, ont fait œuvre d\u2019éducation en prêchant l\u2019adhésion à notre Société. BULLETIN Grâce à tous ces généreux concours, les «Services de Santé » ont franchi victorieusement une première étape; ils regardent maintenant l\u2019avenir avec confiance et satisfaction.Bref, la médecine coopérative a prouvé une fois de plus sa possobilité d\u2019exister parce qu\u2019elle est l\u2019œuvre de ceux qui requièrent les services médicaux et de ceux qui les distribuent et qu\u2019elle est essentiellement vouée au service de l\u2019humanité.(Dr Jacques TREMBLAY) 527 LA PRÉVENTION DE LA COQUELUCHE PAR LA VACCINATION ! Lionel FORTÉ, Chargé de cours à l\u2019Ecole d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal.et Chef de Service à l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.La première mention de la coqueluche, dans l\u2019histoire, semble être la description faite par De Baillou, en 1578, de la « Tussis quinta », maladie caractérisée par des accès de toux.Bordet et Gengou (2), en 1900, découvrent l\u2019agent étiologique de la coqueluche dans les crachats d\u2019un bébé de 5 mois souffrant de cette maladie et décrivent le microbe comme un bacille ovoïde qu'ils réussissent à cultiver sur milieu artificiel à la pomme de terre et au sang, connu sous le nom de milieu Bordet- Gengou.Les publications de Bordet et Gengou sur cette maladie impressionnent par la grande portée des observations: les recherches récentes dans ce domaine et les applications qu\u2019on en a faites en médecine préventive découlent de leurs découvertes d\u2019il y a quarante ans.Dès 1906, Bordet (2) exprimait l\u2019espoir que la sérothérapie et la vaccination pourraient un jour prendre place dans la lutte contre la coqueluche.LE BACILLE DE LA COQUELUCHE \u2014 (Hemophilus pertussis, B.de Bordet et Gengou).Ces savants avaient observé que les cultures du bacille de la coqueluche, conservées dans le laboratoire, présentent quelquefois des changements dans leurs caractères.En 1931, Leslie et Gardner (27) remarquent à leur tour que, tôt après l'isolement en culture, le bacille tend à passer par une série de phases, différentes au point de vue antigénique, dont seules les deux premières sont toxiques pour le cobaye.En effet Coffey (5), Shibley et Hoels- cher (50), Silverthone (51-53), Toomey et ses collaborateurs (56) trouvent que l\u2019injection 1.Conférence présentée aux « Micro-Hebdo-Actua- lités» de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, en novembre 1947.Armand FRAPPIER, Directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène et de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.d'une souche de laboratoire du bacille Bordet et Gengou ne cause pas la mort du cobaye ni de la souris.Silverthone (51) démontre qu\u2019un vaccin bactérien anticoquelucheux, préparé à partir de vieilles souches de H.mer- tussts, ne protège pas la souris contre une infection par des bacilles fraîchement isolés.La Phase I.Une souche fraîchement isolée de H.pertussis, souche dite en Phase I, a des caractères bien déterminés qui peuvent se décrire brièvement comme suit: 1.Au microscope, c\u2019est un coccobacille à Gram négatif, très court, contrairement aux formes longues et minces des souches en Phases III ou IV; Sur milieu Bordet-Gengou, encore le meilleur milieu pour l\u2019isolement et la conservation de la souche en Phase I, de 2 à 4 jours après ensemencement, les colonies sont très petites, élevées, à surface lisse et miroitante, à contour régulier, ayant l\u2019apparence de « demi-perles » et montrant une zone d\u2019hémolyse, tandis que les souches de laboratoire présentent les caractères de colonies rugueuses et poussent rapidement sur tous les milieux de culture usuels; 2.Le sérum de convalescent, obtenu de 6 à 8 semaines après la maladie, agglutine les souches en Phase I, mais est sans action sur les vieilles souches; .L\u2019injection intrapéritonéale au cobaye et à la souris d\u2019une souche en Phase I cause la mort de l\u2019animal, de même que l\u2019injection intradermique chez le lapin produit localement une nécrose hémorragique.Isolement et conservation.On peut isoler le bacille de la coqueluche FORTÉ er FRAPPIER: PRÉVENTION DE LA COQUELUCHE PAR LA VACCINATION 529 par la méthode dite « cough plate method » chez les patients souffrant de la maladie.Chievitz et Meyer (4), Madsen (30), Lawson et Mueller (25), Gardner et Leslie (13), Sauer (43), Silverthone et Fraser (52) ont démontré que cette méthode permet d\u2019obtenir jusqu\u2019à 95% de résultats positifs dans la première semaine des quintes.L\u2019addition de \u201c pénicilline au milieu de culture, en éliminant la flore microbienne accessoire, de plus en plus abondante passé la première semaine, permet d\u2019obtenir l'isolement du bacille dans un nombre très considérable de cas au cours de la maladie.Il est possible de conserver la souche dans la Phase I, par des repiquages sur milieu Bor- det-Gengou tous les 3 ou 4 jours, de 6 à 8 semaines et même plus longtemps.La méthode de choix, cependant, est la dessiccation des souches dans le sang de mouton, à froid et dans le vide.EPIDEMIOLOGIE.Chez les enfants, comme le dit Boyd (3).la coqueluche est une cause de décès plus importante que toute autre infection.L\u2019épidémiologie nous révèle que cette maladie s\u2019attaque, surtout, aux enfants en bas âge et que c\u2019est parmi les enfants de O0 à 1 an que le taux de mortalité par cette infection est le plus élevé.Cependant le taux de mortalité spécifique par la coqueluche tend à diminuer constamment, mais la répartition de la mortalité par années d\u2019âge reste la même.Sauer (46) rapporte que, en 1942, aux Etats- Unis, sur 2,536 morts dues à la coqueluche, 70% sont survenues durant la première année de vie, dont près des trois-quarts durant les sept premiers mois.Dans la province de Québec, pour la décade 1932-1941, il y a eu 292 décès dus à la coqueluche, soit 21.6% de la mortalité totale par maladies contagieuses, exception faite de la tuberculose et de la grippe; après ces deux dernières maladies, la coqueluche a le plus haut taux de mortalité, soit 9.4 par 100,000 de population; 69% de ces décès se retrouvent chez les enfants de 0 à 1 an et 29% chez les enfants de 1 a 4 ans.Ce taux est encore de 7.8 par 100,000 en 1945.De même, à Montréal, environ 70% des décès par la coqueluche se rencontrent chez les enfants de moins de 1 an.On sait aujourd\u2019hui qu\u2019il est possible, heureusement, de diminuer considérablement, sinon d'\u2019éliminer, ces mortalités par la vaccination an- ticoquelucheuse.LES VACCINS ANTICOQUELUCHEUX.On avait utilisé, jusqu\u2019en 1931, des vaccins préparés à partir de souches de laboratoire (probablement en phases autres que la Phase I) et les résultats prophylactiques obtenus avaient été pratiquement nuls.Toutefois, en 1923, Madsen (31), au Danemark, avait utilisé un vaccin anticoquelucheux préparé à partir de souches fraîchement isolées.Dans deux épidémies consécutives de coqueluche, en 1923 et en 1929, 25% des enfants vaccinés par Madsen furent complètement protégés alors que seulement 2% des non- vaccinés n\u2019étaient pas atteints.De plus, chez les vaccinés, la maladie fut beaucoup moins grave et dura moins longtemps.À la suite des observations de Madsen et de Leslie et Gardner, on a commencé à préparer le vaccin bactérien anticoquelucheux à partir de souches fraîchement isolées et les résultats de la vaccination s\u2019améliorèrent rapidement.On prépare aujourd\u2019hui des vaccins contre la coqueluche, constitués soit d\u2019extraits microbiens, soit des bactéries elles-mêmes ou bien encore d'un mélange des deux.Extraits bactériens.Parmi les produits extraits des microbes, mentionnons les vaceins « Undenatured Bacterial Antigen » (U.B.A.), le Topagen et l\u2019antigène coquelucheux détoxifié « Detoxified Pertussis Antigen ».Les expériences de Sin- ger-Brooks (54) avec I'U.B.A.et celles de Mlle Dow (9) avec le Topagen démontrent la faible valeur protectrice de ees préparations.D\u2019autre part, dans un essai clinique fait sur 530 un groupe d\u2019enfants, à Boston en 1945, Cra- vitz et Cauley (6) obtiennent un indice de contagion de 67.6% chez des enfants vaccinés avec l\u2019« Antigène Coquelucheux Détoifié », à comparer à 82.8% pour les contrôles, alors que le même indice s\u2019abaisse à 9.2% chez les enfants vaccinés avec le vaccin bactérien.D'ailleurs des expériences de laboratoire ont démontré que, au cours de la préparation de ces antigènes, il se produit une perte appréciable de substances immunisantes, ce qui\u2019 semble confirmé par les résultats d\u2019inefficacité prophylactiques obtenus au moyen de ces produits dans des études cliniques soigneusement contrôlées.Vaccins bactériens.Il y a quatre vaccins bactériens antico- quelucheux: 1.Le vaccin bactérien, dit de Sauer (44), qui est une suspension de bacilles de la coqueluche non lavés, qu\u2019on a cultivés sur milieu Bordet-Gengou contenant du sang humain; 2.Le vaccin bactérien de Kendrick et Elde- ring (20), suspension de bacilles de la coqueluche lavés une fois à l\u2019eau salée physiologique et obtenus d\u2019une culture sur milieu Bordet-Gengou contenant du sang de mouton; 3.Le vaccin bactérien anticoquelucheux précipité à l\u2019alun et proposé originalement par Harrison, Franklin et Bell (17).A dosage moindre, ce vaccin semble aussi efficace que les vaccins de Sauer et de Kendrick, mais il présente l\u2019inconvénient de produire occasionnellement des nodules persistant jusqu\u2019à six mois et quelquefois même des abcès;.4.Enfin, le vaccin bactérien contre la coqueluche, préparé à partir de cultures sur milieu liquide de Hornibrook (18), à base d\u2019hydrolysat de caséine, de sels chimiques et de facteurs de croissance, permettant d\u2019obtenir le maintien de la Phase I du bacille, une végétation abondante et une émulsion bien homogène.Ce vaccin con- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 tient à la fois les corps bacillaires et les autres produits de sécrétion des microbes.Vaccins mixtes composés des bactéries et des extraits bactériens.Certains auteurs, comme Mishulow et ses collaborateurs (35, 36), ont cru que l\u2019inclusion de la substance toxique pourrait rendre le vaccin bactérien plus efficace.L\u2019injection de ces vaccins provoque, cependant, des réactions locales et générales, nombreuses et sévères.Strean et Grant (55), d\u2019autre part, préconisent l\u2019utilisation d\u2019une endotoxoïde coquelucheuse au lieu de l\u2019extrait toxique et élimineraient ainsi les réactions trop graves.L\u2019utilisation trop récente de ces mélanges ne permet pas encore de juger tout au moins de leur supériorité sur les vaccins bactériens seuls.LA VACCINATION.Quelles sont les conditions de la vaccination avec le vaccin bactérien anticoquelucheux pour obtenir le maximum de protection?1.Le vaccin.\u2014 La condition la plus importante pour la réussite de la vaccination, c\u2019est d\u2019utiliser un vaccin préparé suivant des données bien précises: a) Le vaccin doit être fait à partir d\u2019un mélange de souches de bacilles de la coqueluche fraîchement isolées, donc en Phase I; b) Ces souches doivent être cultivées sur un milieu de culture approprié.A l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, on a réussi, en améliorant le milieu de culture liquide recommandé par Hornibrook, à obtenir une végétation très abondante des bacilles en Phase I et, par le fait même, un vaccin concentré et bien homogène qui contient les antigènes nécessaires pour immuniser contre le microbe lui- même et ses autres produits toxiques, si, comme certains le prétendent, la «toxine» a un rôle à jouer dans la maladie et l\u2019immunisation ; FORTE er FRAPPIER: PREVENTION DE LA COQUELUCHE PAR LA VACCINATION c) Le vaccin doit être stérilisé, de préférence à froid, par l\u2019action d\u2019un antiseptique, comme le phénol à 0.5% ; d) Un séjour d\u2019un mois à la glacière rend le produit non-toxique; e) Il doit être fraîchement préparé et tenu continuellement à la température de 5° \u2014 10° C.(40° \u2014 50° F.).La posologie.La concentration du vaccin est ordinairement de 15 milliards de microbes au cmd Le point important, cependant, est le nombre total de microbes injectés qui ne doit pas être, en aucun cas, inférieur à 80 milliards.Il pourra atteindre un maximum de 120 milliards.Pour obtenir une bonne immunisation, nous recommandons, pour le moment, l\u2019injection par voie sous-cutanée de quatre doses de 2 cm\u201c d\u2019un vaccin contenant 15 milliards de microbes au cm°, espacées comme suit: un intervalle d\u2019un mois entre chacune des trois premières doses et la quatrième plus tard, mais avant qu\u2019un an se soit écoulé à partir du début de l\u2019immunisation.La première dose pourra être de 1 em* pour les enfants au-dessous de six mois.Les réactions.L\u2019injection du vaccin coquelucheux occasionne, chez l\u2019enfant, certaines réactions.Environ 25% des sujets vaccinés présentent des réactions locales et 10% une réaction générale sans gravité.On pourra avoir, chez environ 2% des enfants vaccinés, une réaction dite coqueluchoïde (ou coqueluchette), qui se manifeste par des accès de toux ressemblant à ceux de la coqueluche.Tout disparaît après une dizaine de jours.Les sujets à immuniser.Le vaccin doit être donné aux enfants le plus tôt possible à partir du 3e mois après la naissance.La vaccination précoce est fortement conseillée, parce que la fréquence de mortalité la plus élevée se trouve avant le 7e mois de la première année de vie.L'enfant, en général, naît susceptible à la coqueluche; il semble, cependant, que la vaccination avant le Ge mois n\u2019apporte pas une immunité 531 aussi durable; c'est pourquoi une quatrième dose, ou mieux, une vaccination complète avec le vaccin associé « Anatoxine diphtérique et vaccin anticoquelucheux », avant l\u2019âge d\u2019un an (réf.vaccination associée), est ici absolument indiquée.5.Durée de l\u2019immunité.\u2014 Doses de rappel.L'immunité complète peut prendre jusqu\u2019à 3 ou 4 mois avant de s\u2019établir et sa durée, pas trés bien déterminée, se prolongerait jusqu\u2019à 4 ans après la vaccination.Les doses de rappel augmentent sûrement l\u2019intensité et la durée de la protection.Les réimmunisations agissent comme renforcement de l\u2019immunité déjà établie, ainsi que l\u2019ont démontré Wu et Chu (58), Miller (33), Mac Lean (29), Lapin (24), Sauer (44), Rambar (40, 41), Silverthone (50) et nombre d\u2019autres.Elles sont nécessaires et on doit y recourir, particulièrement à celles qu\u2019on administre avant l\u2019âge d\u2019un an et au moment de l\u2019entrée de l\u2019enfant à l\u2019école.On peut également donner une autre dose de rappel dans l\u2019éventualité d\u2019une épidémie.Il suffit alors d\u2019injecter, à chaque fois, par voie sous-cutanée, une quantité de 1em* du vaccin anticoquelucheux.VALEUR CLINIQUE DES VACCINS BACTÉRIENS AN- TICOQUELUCHEUX.On a fait, aux Etats-Unis, en Angleterre et au Canada, un certain nombre d\u2019études cliniques avec les vaccins bactériens anticoque- lucheux.Le tableau résume les résultats des principaux travaux faits en vue d\u2019établir la valeur immunisante de ces vaccins.On y indique dans les premières colonnes le nom des auteurs, la variété du vaccin, le nombre total (exprimé en milliards) des bactéries injectées et le nombre d\u2019enfants observés, les vaccinés et les sujets témoins (contrôles) séparément.Les nombres d\u2019enfants exposés à un contact connu et les nombres de cas de maladie apparaissent dans les deux colonnes suivantes.On trouve, ensuite, l\u2019indice de morbidité (pourcentage de cas sur le nombre d\u2019enfants 532 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 exposés) et le taux de fréquence (pourcentage de cas sur le nombre total d\u2019enfants) ; enfin la prévention.Cette prévention, exprimée en pourcentage, représente la réduction du taux de fréquence chez les sujets vaccinés.La prévention de la coqueluche, obtenue par les auteurs cités dans le tableau, s\u2019établit donc entre 70% et 98%, à l\u2019exception du travail de Perkins (37).Les chiffres fournis par cet auteur indiquent un taux de fréquence très peu élevé dans les deux groupes d'enfants, mais l\u2019indice de morbidité est abaissé d\u2019une manière significative chez les vaccinés.L\u2019ensemble de ces recherches démontre que, sur 12,543 enfants vaccinés, 288 furent atteints par la coqueluche, soit un taux de fréquence de 2.3%.Sur 10,752 enfants non vaccinés, utilisés comme contrôles, 1,441 eurent la coqueluche, soit un taux de fréquence de 13.4%.La prévention s\u2019établit donc a 82.8%.Enfin le tableau montre aussi l\u2019importante expérience de Foley (11), conduite sur un nombre très considérable d\u2019enfants, soit 38,188 vaccinés et 145,494 contrôles.Ces enfants furent vaccinés avec un vaccin anticoquelucheux préparé sur milieu de culture liquide (formule genre Hornibrook), et associé à de l\u2019anatoxine diphtérique.Les chiffres démontrent ici une fois de plus la valeur de la vaccination contre la coqueluche.Le détail de ces résultats intéressants est donné plus loin au chapitre « Vaccinations associées ».Doull et Shibley (8), en 1936, et MacFarlane & Topley (28), en 1945, n\u2019obtiennent respectivement, pour un nombre total d\u2019enfants d\u2019environ 700 vaccinés et non vaccinés, qu\u2019une prévention de 18% et de 11% parce que le vaccin utilisé avait été lavé à l\u2019eau distillée; une grande partie de la valeur immunisante du vaccin semble avoir été ainsi perdue.D'autre part, Dungal & Thorodd- sen (10), en 1944, n\u2019obtiennent que 35% de prévention, après une vaccination avec un nombre total de bactéries insuffisant pour assurer une protection satisfaisante, soit 28 milliards au lieu d\u2019un minimum de 80 milliards.La valeur immunisante du vaccin bactérien anticoquelucheux dans une collectivité a été démontrée par Garvin (14) en 1940.Celui-ci à trouvé que, sur une période de 11 ans, la fréquence moyenne annuelle de la coqueluche, par 100,000 de population, chez les enfants de moins de 5 ans, s\u2019est abaissée de 10.7% dans une ville de l\u2019Etat de l'Ohio, ayant un faible pourcentage d\u2019immunisation comparativement à une baisse de 834% dans une autre ville possédant un pourcentage élevé d\u2019immunisation.D'autres études sur la valeur clinique du vaccin bactérien anticoquelucheux ont été faites en Chine, au Brésil, au Chili et en Argentine, et les résultats obtenus en démontrent aussi l\u2019efficacité.VACCINATIONS ASSOCIEES.Le vaccin anticoquelucheux peut étre donné associé à d\u2019autres vaccins, comme les anato- xines diphtérique et tétanique.Ainsi, en une seule série d'interventions, on effectue plusieurs immunisations spécifiquement différentes, avec des chances au moins égales si non accrues de succès.Bordet et Ramon (2a), en 1936; Le- dingham (26), en 1939; Schutze (49), en 1940; Kendrick (19), Lapin (22, 23), Daugh- try-Denmark (7), en 1942; Sauer et Tucker (47, 48), en 1943; Miller, Humber et Dow- rie (34), Turnbull et Varela (57), Hamilton et Knouf (16), en 1944; Platou (38), en 1945; Ristori et Villabobos (41), Foley (11), en 1946; Greenberg et Fleming (15), en 1947, ont démontré que le vaccin anticoquelucheux ne perd pas de valeur immunisante, lorsque associé aux anatoxines soit diphtérique, soit tétanique, ou aux deux a la fois, et que les anatoxines, d\u2019autre part, conservent chacune toutes leurs propriétés vaccinantes.Rappelons, en particulier, \u2019expérience de Foley (11) qui est la plus importante et qui a été conduite ici méme dans la province de Québec.Sur une période de trois années, 38,188 enfants furent vaccinés avec un vaccin bactérien anticoque- lucheux, préparé à partir de cultures dans un milieu liquide de formule améliorée et associé à de l\u2019anatoxine diphtérique.La quantité totale -\u2014re- > \u2014\u2014\u2014\u2014 FORTE er FRAPPIER: PREVENTION DE LA COQUELUCHE PAR LA VACCINATION de bactéries utilisées pour la vaccination a été de 90 milliards.145,494 enfants non vaccinés, vivant dans le même milieu, furent utilisés comme contrôles.À la fin de cette période, la dernière année étant une année d\u2019épidémie de coqueluche, les taux moyens de morbidité (par 100,000 de population) furent: 1.Pour la diphtérie, 1.8 chez les vaccinés, comparé à 136.0 pour les non-protégés; 2.Pour la coqueluche, 55.8 chez les vaccinés, contre 1574.6 pour les contrôles.Il n\u2019y eut aucun décès parmi les vaccinés, alors que, chez les enfants non protégés, le taux de mortalité fut de 19.2 pour la diphtérie et de 15.8 pour la coqueluche.La vaccination.Pour obtenir le maximum de protection avec le vaccin associé, on appliquera les mêmes règles qu\u2019avec le vaccin bactérien anticoque- lucheux simple (ref.chapitre plus haut).1° Le vaccin.Le vaccin anticoquelucheux, préparé tel que décrit plus haut, est ensuite associé aux anatoxines diphtérique et tétanique.L\u2019association des anatoxines au vaccin bactérien ne doit diminuer en rien l\u2019antigéni- cité respective de chacune des anatoxines et du vaccin anticoquelucheux.La température de conservation sera de préférence de 5° \u2014 10° C.(40° \u2014 50° F.).| 2° La vaccination.Chaque dose du vacçin associé contiendra au moins 30 milliards de bactéries et 30 unités floculantes d\u2019anatoxine diphtérique.Si l\u2019anatoxine tétanique est ajoutée, chaque dose de vaccin associé contiendra 10 unités floculantes de cette anatoxine.Pour obtenir une bonne immunisation, nous recommandons, pour le moment, l'injection, par voie sous- cutanée de quatre doses du vaccin associé, espacées comme suit: un intervalle d\u2019un mois entre chacune des trois premières doses et la quatrième plus tard, mais avant qu\u2019un an se soit écoulé à partir du début de l\u2019immunisation.d° Les réactions.L\u2019injection du vaccin associé peut donner des réactions semblables à 533 celles du vaccin anticoquelucheux seul.Foley (11) a constaté, comme d\u2019autres auteurs, que \u2018es réactions locales ou générales, à la suite de l\u2019injection du vaccin associé, diphtérique et anticoquelucheux, ne sont pas plus nombreuses ni plus sévères que celles qu\u2019on obtient après l\u2019administration de l\u2019anatoxine diphtérique seule.L\u2019on sait d\u2019ailleurs que, chez les jeunes enfants (1 - 8 ans), l\u2019injection d\u2019ana- toxine diphtérique ne produit généralement pas de réactions désagréables.4° Les sujets à immuniser.Le vaccin asso- clé sera donné aux enfants le plus tôt possible après le 6e mois de la naissance.Pour les enfants qui ont déjà reçu une série d\u2019in- Jections de vaccin anticoquelucheux, il est à conseiller fortement d\u2019administrer le vaccin associé comme on vient de l'indiquer, sans que cela ne présente de contre-indication spéciale; cette nouvelle série d\u2019injections servira en méme temps de ré immunisation contre la coqueluche.5° Durée de Uimmunité \u2014 Doses de rappel.Pour augmenter l\u2019intensité et la durée de la protection conférée par le vaccin associé, on insiste sur les doses de rappel.Foley (11) n\u2019a observé aucun cas de coqueluche ou de diphtérie chez 3,086 enfants ayant recu une « dose de rappel» un an après la première série des trois injections du vaccin associé, anticoquelucheux et diphtérique.Les doses de rappel sont nécessaires, particulièrement celle que l\u2019on est convenu d\u2019appeler la quatrième dose d\u2019immunisation avant l\u2019âge d'un an et une autre administrée au moment de l\u2019entrée de l\u2019enfant à l\u2019école.Dans l\u2019éventualité d\u2019une épidémie, une autre dose de rappel est tout indiquée.Il suffit alors d\u2019injecter, à chaque fois, par voie sous-cutanée, 1 em?du vacein associé.Conclusion.Les statistiques démontrent que le taux de mortalité pour la coqueluche est plus élevé pour les enfants de 0 à 1 an que pour tout autre âge.Le vaccin anticoquelucheux préparé dans des conditions bien déterminées et TABLEAU 1 Résumé des principales études cliniques sur la vaccination contre la coqueluche.Variété Dosage total N.total N.d\u2019enfants Nombre Indice de Taux de AUTEURS .de Milliards d\u2019enfants exposés de cas morbidité % fréquence % Prévention vaccin bactéries Vace.Cont.Vace.Cont.Vacc.Cont.Vace.Cont.Vace.Cont.% SAUER, 1938 (45) non lavé 80 2,378 1,730 \u2014 \u2014 32 286 \u2014 \u2014_ 13 16.5 92.1 KENDRICK (1936-1942) (19) lavé eau salée 80 4,789 5,011 \u2014 \u2014 102 589 | \u2014 \u2014 2:1 11.8 822 MILLER et FABER 1938-39 (33) non lavé 80 211 182 29 32 10 29 345 90.7 4.7 16 70.6 SILVERTHONE ct FRASER 1938 (53) non lavé 80-120 747 161 91 27 2 23 22 852 027 143 98.1 SINGER-BROOKS 1940 (54) non lavé 80 330 220 64 45 5 44 78 978 15 20 92.5 KOSITZA 1940 (21) non lavé 80 478 173 90 61 15 41 166 672 3.1 23.7 87.0 RAMBAR 1941 (39) non lavé 80 379 47 58 47 9 37 155 78.7 24 78.7 97.0 BELL 1941 (1) précipité 20 493 432 épidémie 51 150 \u2014 \u2014 10.3 34.7 703 PERKINS 1942 (37) lavé eau salée 80 587 699 44 46 17 39 386 848 29 5.6 48.2 GALVIN et WAMPLER 1944 (12) lavé eau salée 80 317 132 86 36 7 34 81 945 2.2 25.7 91.5 SAKO 1945 (42) précipité 20 1834 1,965 312 314 38 169 122 538 2.1 8.6 75.6 TOTAL 12,543 1072 \u2014 \u2014 288 14481 \u2014 \u2014 23 134 828 TAUX MOYEN (100,000 de population) Vaccin associé (diphtérie) MORTALITÉ MORBIDITÉ FOLEY 1943-1946 (11) milieu liquide 90 38,188 145,494 épidémie Vace.Cont.Vace.Cont.00 15.8 55.8 1,574.6 yes 8961 BW \u2018[eanuoly \u2014 \"Or ITIN'V NIATIAg \u2014 VOYNVO AC HIVOICAN NOINAT FORTE er FRAPPIER: PREVENTION DE LA COQUELUCHE PAR LA VACCINATION administré aux doses voulues, doses de rappel comprises, protégera au moins de 75% à 80% des enfants exposés à la coqueluche.De plus, lorsque des enfants vaccinés sont atteints de la coqueluche, la maladie est ordinairement très bénigne et de courte durée.Il est donc recommandable de vacciner les bébés dès l\u2019âge de 3 mois, par une série de 3 injections de vaccin anticoquelucheux, afin de les protéger le plus tôt possible.D'autre part, on sait que la coqueluche et la diphtérie ensemble causent le tiers des mortalités, par maladies contagieuses, chez les enfants de moins de 10 ans.La vaccination, associée contre les deux maladies, s\u2019est révélée des plus efficaces et d\u2019application facile.Nous recommandons de vacciner tous les enfants, dès l\u2019âge de six mois, avec le vaccin associé « Anatoxine diphtérique et Vaccin an- ticoquelucheux », y compris ceux qui ont reçu déjà une première série de 3 injections de vaccin anticoquelucheux.On complétera et on entretiendra l\u2019immunisation par une quatrième dose administrée au cours de l\u2019année qui suit et une autre dose de rappel avant l\u2019entrée à l\u2019école.On conseille également de donner une autre dose de rappel à l\u2019approche d\u2019une épidémie.L\u2019emploi d\u2019un vaccin triple associé, coqueluche, diphtérie et tétanos, dans les mêmes conditions, confère une protection additionnelle à l\u2019enfant sans autre contre-indication.L\u2019armement préventif spécifique est donc au- jourd\u2019hui complet contre la coqueluche, la diphtérie et le tétanos.I association des trois antigènes rend la vaccination simple, économique, facilement acceptée et même désirée par les parents.Il est intéressant de noter, du point de vue psychologique, que l\u2019adjonction du vaccin anticoquelucheux à l\u2019anatoxine diphtérique a contribué à hausser fortement le nombre des vaccinations dans les unités sanitaires du Québec, tant les mamans redoutent la coqueluche plus que d\u2019autres maladies, aussi graves soient-elles, comme la diphtérie.Ces pauvres mamans: autrefois elles veillaient des semaines, des mois, au chevet des 535 petits coquelucheux, des petits diphtériques! Car la plupart des enfants y passaient.Avant l\u2019ère des sérums et des antibiotiques, elles cherchaient à compenser par les bons soins l\u2019insuffisance de la thérapeutique.Nos mères ont laissé une partie de leur santé dans ces insomnies et ces inquiétudes; nos parents ont vu la coqueluche et la diphtérie ravir une partie de leurs familles nombreuses.Le médecin serait bien avisé et ferait œuvre charitable en montrant aux parents qu\u2019ils peuvent s\u2019éviter tous ces cauchemars, ces troubles, ces veilles et souvent ces deuils cruels, par une simple démarche, un petit acte de volonté: se présenter régulièrement à la vaccination antico- quelucheuse et antidiphtérique.BIBLIOGRAPHIE (1) J.A.BELL: Pub.Health Rept, 56: 1535, 1941.(2) J.BORDET et O.GENGOU: Ann.Inst.Pasteur, 20: 731, 1906.(2a) J.BORDET et G.RAMON: Bruxelles méd., 16: 503, 1936.(3) J.BOYD: Preventive Medicine, Tème éd, 1945.(4) I.CHIEVITZ et A.H.MEYER: Ann.Inst.Pasteur, 30: 503, 1916.(5) J.M.COFFEY: J.Bacter:ol., 27: 96, 1934.(6) L.CRAVITZ et J.H.CAULEY: J.A.M.A, 129: 539, 1945.(7) L.DAUGHTRY-DENMARK: Amer.J.Dis.Child., 63: 453, 1942.(8) J.A.DOULL, G.SHIBLEY et J.MacCLEK- KABDM: Am.J.Dis.Child., 58: 691, 1939.(9) R.P.DOW: Can.Pub.Health J.31: 370, 1940.(10) N.DUNGAL, S.THORODDSEN et H.AGUS- TOSON: J.A.M.A.125: 200, 1944.(11) A.R.FOLEY: Can.Pub.Health J., 37: 259, 1946.: (12) L.F.GALVIN et F.L.WAMPLER: Virginia Med.Monthly, 71: 251, 1944.(13) A.D.GARDNER et P.H.LESLIE: Lancet, 1: 9, 1932.(14) J.A.GARVIN: Ohio State Med.J., 36: 738, 1940.(15) Ls.GREENBERG et D.S.FLEMING: Can.J.Pub.Health, 38: 279, 1947.(16) P.M.HAMILTON et E.G.KNOUF': J.Pediat., 25: 236, 1944.(17) W.T.HARRISON, J.P.FRANKLIN et J.A.BELL: U.8.Pub.Health Rep., 53: 793, 1938.(18) J.W.HORNIBROOK: U.S.Pub.Health Rep, 54: 1847, 1939.(19) P.L.KENDRICK: Am.J.Pub.Health, 32: 615, 1942. 536 (20) P.L.KENDRICK et G.ELDERING: Am.J.Pub.Health, 25: 147, 1935.(21) L.KOSITZA: Arch.Pediat, 57: 731, 1940.(22) J.H.LAPIN: J.Pediat., 20: 18, 1942.(23) J.H.LAPIN: Am.J.Ds.Child., 63: 225, 1942.(24) J.H.LAPIN: J.Pedrat., 22: 439, 1943.(25) G.M.LAWSON et M.MUELLER: J.A.M.A, 89: 275, 1927.(26) J.C.G.LEDINGHAM: Brit.M.J., 2: 841, 1939.(27) P.H.LESLIE et A.D.GARDNER: J.Hug.31: 423, 1931.(28) A.M.McFARLANE, E.TOPLEY ct M.FISHER: Brit.J.M., 205, 18 août 1945.(29) I.H.MacLEAN: Proc.Roy.Soc.Med., 33: 425, 1940.- (30) T.MADSEN: Boston M.and S.J., 192: 50, 1925.(31) T.MADSEN: J.A.M.A, 101: 187, 1933.(32) J.J.MILLER: California and W.Med.53: 25, 1940.(33) J.J.MILLER et H.K.FABER: J.À.M.A, 112: 1145, 1939.(34) J.J.MILLER, J.B.HUMBER et J.0.DOW- RIE: J.Pediat.24: 281.1944.(35) L.MISHULOW, I.MOWRY ct E.B.SCOTT: J.Immunol., 19: 227, 1930.(36) I.MISHULOW.I.MOWRY et R.ORANGE: J.Pediat., 9: 492, 1936.(37) J.E.PERKINS, E.I.STEBBINS.H.F.SIL- VERMAN.P.A.LEMBOKE et B.M.BLUM: Am.J.Pub.Health, 32: 63, 1942.(38) E.S.PLATOU: Minnesota Med, 28: 468, 1945.(39) A.C.RAMBAR, K.HOWELL et M.GOLDMAN: Am.J.Dis.Child, 61: 655, 1941\u2019.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 (40) A.C.RAMBAR, K.M.HOWELL, E.J.DE- NENHOLZ, M.JANOTA et R.STANARD: Am.J.Dis.Child, 65: 730, 1943.(41) C.RISTORI et M.M.VILLABOBOS: Rev.Chilena de pediat., 15: 628, 1944.(42) W.SAKO, W.L.TRENTING, D.B.WITT et S.J.NICHAMIN: J.A.M.A., 127: 379, 1945.(43) L.W.SAUER: Illinois Med.J., 61: 433, 1932.(44) L.W.SAUER: J.A.M.4.100: 239, 1933.(45) L.W.SAUER: Whooping Cough \u2014 J.H.Lapin, 194 (46) L.W.SAUER: J.Pediatrics, 27: 366, 1945.(47) L.W.SAUER et W.H.TUCKER: Am.J.Pub.Health, 32: 385, 1942.(48) L.W.SAUER, W.H.TUCKER et E.MAR- KLER: J.A.M.A, 125: 949, 1944.(49) H.SCHUTZE: Lancet, 2: 192, 1940.(50) G.S.SHIBLEY et H.HOELSCHER: J.Exp.Med., 60: 403, 1934.(51) N.SILVERTHONE: Cand.Pub.Health J.29: 233, 1938.(52) N.SILVERTHONE et D.T.FRASER: Cand.M.A.J, 32: 367, 1935.(53) N.SILVERTHONE et D.T.FRASER: Canad.M.A.J, 38: 556, 1938.(54) C.H.SINGER-BROOKS: J.A.M.A., 114: 1734, 1940.(55) I.P.STREAN et G.A.GRANT: Cand.M.A.J, 43: 528, 1940.(56) J.A.TOOMEY, K.RANTA, LI.ROBERTY et J.E.McCLELLAND: J.Inf.Dis., 57: 49, 1935.(57) J.M.TURNBULL et G.VALELA: J.Pediat., 24: 46, 1944.(58) J.P.WU et T.F.CHU: Proc.Soc.Exp.Biol.and Med., 38: 693, 1938.ow COMMENTAIRES SUR LA TUBERCULOSE LARYNGÉE Jules BRAHY, Chef de Service en otolaryngologie, hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville (Montréal).Comme son nom l\u2019indique, la tuberculose laryngée est essentiellement une lésion du larynx due au bacille de Koch.En face d\u2019une lésion laryngée ulcéreuse ou végétante avec cedéme, un diagnostic différentiel s\u2019impose: est-ce réellement de la tuberculose, une gomme syphilitique ou du cancer?Le néoplasme du larynx est toujours unilatéral, au début: il survient presque exclusivement chez les hommes d\u2019âge mûr apparemment en bonne santé, ne produit pas de douleur vive et s\u2019accompagne assez tôt d\u2019adénite.Dans la syphilis, il y a l\u2019histoire du malade et l\u2019évolution est rapide; l'examen du sang (Wasser- man, Kahn, etc.) tranche la question.La lésion tuberculeuse débute d\u2019une façon insidieuse, chez de jeunes sujets la plupart du temps, devient vite bilatérale dans la grande majorité des cas: \u2019adénite sous-maxillaire est insignifiante ou n\u2019existe pas et le malade se plaint de douleur, de dysphagie, bien avant que les dégâts soient très étendus.Dans le doute, il y a la biopsie; en voici un rapport typique: « La biopsie est constituée, en surface, par un épithélium pavimenteux stratifié du type des muqueuses, reposant sur un chorion dont la couche superficielle présente un aspect papillaire.Entre cet épithélium et le chorion est interposée une basale épaisse et bien nette.Le chorion, diffusément infiltré de cellules inflammatoires est, d\u2019autre part, criblé de nombreux granulômes giganto- cellulaires de caractères tuberculeux typiques, à centre souvent caséifié.La recherche, sur coupe, du bacille de Koch a été positive.» (Dr Georges Manseau) Puisqu\u2019on n\u2019a pas encore prouvé l\u2019existence d\u2019une lésion tuberculeuse laryngée primitive, 11 semble donc logique de considérer que la tuberculose laryngée est toujours une com- 1.Communication à la Société de Phtisiologie de Montréal, le 30 mars 1948.plication de bacillose pulmonaire, et de Ia forme pulmonaire exclusivement; on n\u2019a pas encore rapporté de tuberculose laryngée survenant au cours d\u2019une tuberculose péritonéale, osseuse ou méningée, et encore bien moins oculaire.Cette relation intime entre la lésion pulmonaire et la lésion laryngée peut être exploitée avec avantage, la lésion laryngée servant de barême pour l\u2019évolution de la lésion pulmonaire, pouvant même contribuer d\u2019une façon sûre et efficace, parfois au diagnostic, et toujours au pronostic de l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire.Il est déjà arrivé qu\u2019un certain nombre de malades se sont présentés à la consultation pour examen du larynx qui offrait un aspect typique de tuberculose dont la lésion primitive, insoupçonnée jusqu\u2019alors, existait néanmoins déjà dans le poumon depuis un certain temps, tel que l\u2019ont révélé le phtisiologue et la radiographie, par la suite.Seuls ne font une complication laryngée que les tuberculeux dont l\u2019état pulmonaire ne se comporte pas bien.C\u2019est pourquoi l\u2019apparition d\u2019une lésion laryngée est toujours, de prime abord, d\u2019un pronostic défavorable au point de vue général.Par contre, si l\u2019on arrête l\u2019évolution de la lésion pulmonaire chez un malade présentant des manifestations laryngées, le larynx -s\u2019améliorera et guérira sans traitement local autre que le silence.Pour appuyer cette assertion, il y a près de trente mille examens du larynx chez des tuberculeux pulmonaires, examens répartis sur une période d\u2019au-dela de vingt ans.Le mode de propagation de l\u2019infection ou d\u2019envahissement du carrefour laryngé par le bacille de Koch est encore actuellement un sujet de controverse.On invoque diversement : a) direction de l\u2019air expiré; b) situation du larynx, voisin de la trachée; 538 c) structure histologique; d) imprégnation par contact direct du bacille de Koch expectoré, lors de la moindre érosion ou fissure laryngée; e) infection par voie lympathique ou sanguine.Cliniquement, la tuberculose laryngée a beaucoup diminué depuis quelques années, grâce à l'éducation de l\u2019individu, de la famille et du public en général, et au dépistage précoce (radiographies pulmonaires) dû aux efforts constants des Unités Sanitaires Rurales, ainsi qu\u2019au magnifique travail incessant de la Ligue Antitubercu!euse, sans oublier la large part qu\u2019y prennent les cliniques ou dispensaires spécialisés mis à la disposition du public.I1 se présente maintenant beaucoup moins de cas de tuberculose pulmonaire avancée, au sanatorium, qu'ayparavant, et nous avons là l\u2019explication de l\u2019incidence décroissante des lésions laryngées qui, cependant, se rencontrent encore dans les 24 des cas de phtisie hors de contrôle.L\u2019âge de prédilection varie de 25 à 40 ans, et les hommes en sont plus fréquemment atteints que les femmes, dans la proportion de 3 contre 1.L\u2019atteinte du larynx se fait chronologiquement, d\u2019habitude, comme suit: a) Cordes vocales: parfois, simple hyper- hémie, mais souvent petite éraflure ayant l\u2019aspect d\u2019un coup d\u2019ongle et donnant comme principal symptôme une voix qui se fatigue aisément.Le malade ne peut plus parler aussi longtemps qu\u2019autrefois, sans que son timbre de voix ne devienne éraillé ou un peu rauque.b) Espace interaryténoïdien: légère infiltration, ou parfois petit bourgeon qui rend impossible l\u2019émission de sons aigus, par défaut de coaptation des cordes vocales .c) Aryténoïdes: infiltration uni ou bilatérale, avec muqueuse tantôt hyperhémiée, tantôt pâle.La pâleur est d\u2019un plus mauvais présage.Ces symptômes constituent un premier stage.L\u2019évolution en sera insidieuse, lente, mais fatalement progressive, à moins que la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 lésion pulmonaire ne soit améliorée.Sinon, le malade atteindra inévitablement un deuxième stage avec l\u2019aggravation de ses lésions.C\u2019est alors qu\u2019apparaissent l\u2019œdème véritable, bien constitué, plus ou moins diffus, les ulcérations et les bourgeonnements.C\u2019est également à cette phase, en général, que nous constatons la dysphonie, l\u2019aphonie, la dys- phagie ou odynphagie plus ou moins prononcée, mais, chose étrange, pas toujours en rapport direct avec les lésions observées.La tuberculose poursuivant son cours peut quand même permettre au malade qui en est atteint de survivre assez longtemps pour offrir à nos yeux consternés le spectacle de très larges ulcérations ou de très gros bourgeonnements, avec œdème, s\u2019étendant de plus en plus.L\u2019espace interaryténoïdien n\u2019existe plus; 11 est comblé par cette infiltration énorme qui ne fait plus qu\u2019un tout avec les cordes vocales, les aryténoïdes et le repli aryténo- épiglottique.Même l\u2019épiglotte se mêle fréquemment de la partie; elle devient œdéma- tiée, turgescente, et peut présenter sur sa surface des ulcérations ou des bourgeonnements.Malgré tout cela, il est fort surprenant de constater que le tirage ou la dyspnée soit un fait exceptionnel et la trachéotomie d\u2019urgence, dans de tels cas, est excessivement rare.Ceci constitue une description plutôt brève d\u2019une complication bacillaire redoutable dont l\u2019évolution varie selon les individus, quant à la durée et à la gravité des symptômes, dépendant en très large mesure de la façon dont se comporte la lésion pulmonaire elle- même.Evidemment, vient un temps où nous tombons dans une sorte de cercle vicieux.Le tuberculeux qui ne s\u2019alimente plus que difficilement \u2014 à cause de son adynphagie qui devient à ses yeux le principal symptôme \u2014 n\u2019a pas beaucoup de chances d\u2019augmenter ou de relever ses forces physiques pour mieux combattre son infection pulmonaire.L\u2019état pulmonaire, allant de mal en pis, fait suivre un cours semblable au larynx, et la lésion laryngée, à son tour augmentant sans cesse, BRAHY: COMMENTAIRES SUR LA TUBERCULOSE LARYNGÉE rend la déglutition des aliments de plus en plus difficile.Voilà donc créé le cercle vicieux d\u2019où nous ne pouvons plus désormais sortir.QUEL EN EST LE TRAITEMENT Il y a eu, dans le passé (et peut-être encore de rros jours, dans certains milieux), beaucoup de traitements préconisés.Hélas, le grand nombre n\u2019est pas toujours une garantie de qualité \u2014 loin de là \u2014 et 1l en est, un peu ici comme ailleurs, «beaucoup d\u2019appelés, peu d\u2019élus ».1) Tout d\u2019abord, il faut insister sur le silence et le gargarisme fréquent.Ce dernier a pour but de débarrasser la bouche, le pharynx et l\u2019hypopharynx ou carrefour laryngo- pharyngé des sécrétions muco-purulentes qui pourraient y stagner en remontant l\u2019arbre bronchique.Se méfier des solutions trop concentrées de n\u2019importe quel produit chimique tapageusement annoncé partout; une faible solution tiède de bicarbonate de soude est suffisante dans la plupart des cas.Le silence est de rigueur; c\u2019est même une des conditions primordiales en vue d\u2019obtenir une guérison possible, mais c\u2019est également là qu\u2019il est le plus difficile d\u2019obtenir la collaboration des malades, tant chez les hommes que chez les femmes.Il est tout-à-fait surprenant de constater que la vaste majorité des malades est prête à se soumettre à n\u2019importe quelle intervention chirurgicale, quelque douloureuse ou dangereuse soit-elle, mais observer le silence est hors de question pour la plupart d\u2019entre eux.L\u2019on comprendra pourtant facilement l\u2019importance du silence, si l\u2019on pense attentivement un seul instant au mécanisme mis en branle pour articuler ou émettre un son, un mot et, bien plus, toute une phrase, même à voix chuchotée.Il faudrait, semble-t-il, inventer une sorte de fermeture-éclair (zipper) pour les lèvres de ces malades récalcitrants.Cette religion du silence devrait s\u2019étendre même aux tuberculeux ne souffrant pas du larynx, comme cure préventive d\u2019une complication laryngée toujours possible ou imminente.Les médecins 539 et gardes-malades ayant des phtisiques sous leur soin ont un vaste champ d\u2019action digne d\u2019éloges dans ce domaine, en recommandant sans cesse à leurs malades de ne faire aucun effort du larynx, soit en parlant, soit en toussant et en expectorant.2) Les médicaments.Les badigeonnages, les instillations, les injections intratrachéales transglottiques, les vaporisations d\u2019huile médicamenteuse (goménol, menthol, eucalyptus, gaiacol, etc.), les glycérolés d\u2019acide lactique ou de trichloreacé- tique, l\u2019huile de fois de morue ou de Chaul- mogra ne nous ont donné aucun résultat tangible.Tous ont le grand désavantage de fatiguer considérablement le malade, de provoquer des quintes de toux, et peuvent même occasionner des spasmes de la glotte.Il est cependant question, à l\u2019heure actuelle, de revenir à l'huile de Chaulmogra ou à ses dérivés, mais attendons que la question soit plus au point.N\u2019oublions pas de mentionner aussi les sels d\u2019or sur lesquels on avait fondé jadis tant d\u2019espoir.Les pulvérisations d\u2019orthoforme et de cocaïne dans l\u2019arrière-gorge donnent d\u2019assez bons résultats symptomatiques, en permettant au malade d\u2019avaler plus aisément.Un autre adjuvant se trouve dans les pastilles anesthésiantes que l\u2019on fait sucer avant les repas.Ces palliatifs doivent être employés avec discrétion, afin d\u2019éviter- des troubles gastriques possibles.3) La lumière.a) Dans le passé, certains fabricants ont lancé sur le marché différents appareils susceptibles de donner les meilleurs résultats.C\u2019est ainsi que la lampe à arc, la lampe Kromayer, la lampe de quartz au mercure, la machine de Wesseley ont tour à tour joui d\u2019une réputation plutôt éphémère, pour tomber ensuite dans un oubli presque total.b) L\u2019héliothérapie a également eu sa vogue.Son application, comme celle des autres machines, en était compliquée.Il fallait un 540 ouvre-bouche muni d\u2019une tige portant à son extrémité un miroir laryngé articulé qui réfléchissait sur le larynx la lumière solaire captée à l\u2019extérieur.Cela exigeait une grande patience de la part du malade et une surveillance minutieuse constante, si l\u2019on voulait atteindre le but proposé.4) La chirurgie.a) Dans les cas où la déglutition devient très pénible, pour ne pas dire pratiquement impossible (odynphagie), le traitement de choix est, sans contredit, les injections ou infiltrations de novocaine seule, ou novocaine et alcool, dans la branche interne du nerf laryngé supérieur, en pénétrant dans l\u2019espace intercrico-thyroïdien pour aller ensuite atteindre la portion hyoïdo-thyroïdienne.L\u2019action anesthésiante de cette injection est presque instantanée, mais la durée de l\u2019effet obtenu est variable, selon les cas; on peut la répéter à volonté, d\u2019un seul côté ou des deux côtés « à la fois.La résection chirurgicale de cette branche interne du laryngé supérieur peut aussi se pratiquer.On abolit ainsi la douleur d\u2019une façon définitive, mais on ne guérit pas davantage le larynx.b) La phrénicectomie, en diminuant la toux, donne au larynx un repos bien mérité et favorable.c) La trachéotomie ne se pratique que très rarement pour soulager d\u2019un tirage pénible ou dangereux.Peu de malades consentent à s\u2019y soumettre dans le seul but de procurer à leur larynx un repos complet et prolongé.Peut-on les blämer ?d) La galvano-cautérisation et l\u2019électrocoagulation peuvent donner quelque résultat dans certains cas choisis, mais ce sont des armes qui doivent être manipulées avec prudence: toujours se méfier des tuberculeux bilatéraux, surtout s\u2019ils font de la température.De toute façon, la première laisse une cicatrice plus fibreuse, moins flexible que la seconde et, lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019espace inter- aryténoïdien, la voix peut en être altérée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 définitivement.Le nombre des séances est forcément limité par l\u2019intervalle de temps requis pour la guérison de la « brûlure » ainsi produite antérieurement.Concurremment, l\u2019évolution de la lésion pulmonaire poursuit son cours, pour le mieux ou pour le pire.Et alors, ne semble-t-il pas qu\u2019il vaille mieux attendre un peu, employer des palliatifs et retarder, autant que les conditions l\u2019exigent, cette intervention locale toujours susceptible de provoquer un choc chez le malade qui pourrait pourtant fort bien s\u2019en dispenser?e) Le pneumothorax pourrait se comparer à un bon chien de garde fidè!e qui rend encore et toujours des services signalés.Il ne date pas d\u2019hier, c\u2019est vrai, mais, même aujourd\u2019hui, nous ne saurions nous en dispenser.Le pneumothorax qui tient bien, rend le larynx pratiquement imprégnable.f) La chirurgie thoracique (pneumotomi- que?) \u2014 thoracoplastie, pneumonectomie, lobectomie, ete., \u2014 est relativement jeune, à peine quinze ans d\u2019existence, mais son arrivée dans l\u2019arène thérapeutique antituberculeuse pulmonaire (et, secondairement, laryngée) a marqué le début d\u2019une étape transcendante dont le succès grandissant n\u2019a jamais démenti les espoirs fondés sur elle dans les premiers jours.Conservera-t-elle cette place prédominante, maintenant qu\u2019on nous a dotés des antibiotes?5) Les antibiotes.Jusqu\u2019à ces derniers temps, nous nous étions complu dans l\u2019attente d\u2019une substance tuber- culocide spécifique, tel que le sérum antidiphtérique, mais le bacille de Koch s\u2019entoure d\u2019une carapace difficile à rompre ou à détruire.Or, récemment, la biologie venant à notre rescousse, à découvert certaines substances tuberculostatiques dont la plus en vogue à l\u2019heure actuelle est, sans contredit, la streptomycine.Le premier rapport que nous connaissions sur le traitement de la tuberculose laryngée par la streptomycine date à peine d\u2019un an, c\u2019est celui des docteurs Figi et Hinshaw, de BRAHY: COMMENTAIRES SUR LA TUBERCULOSE LARYNGÉE la clinique Mayo, portant sur quatre malades ayant reçu des doses variées de 0.50 ctgr.à 2 grammes par 24 heures, pendant une période de 26 à 104 jours.Les résultats obtenus furent très encourageants, tant laryngés que pulmonaires.D\u2019autres ont, depuis lors, publié leurs observations sur ce sujet, mais voyons un peu ce qui se passe chez nous.A l'hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville (Montréal), nous avons traité, jusqu\u2019à date, environ 100 malades avec la streptomycine, et le traitement se poursuit.Tous n\u2019offraient pas de complications laryngées, mais, sur le nombre de ceux qui en étaient atteints, tous en ont bénéficié d\u2019une façon notable, tant du côté laryngé que du côté pulmonaire.La dose couramment employée jusqu\u2019à date est de 0.50 centigramme matin et soir, pendant trois semaines (injection intramusculaire).Nous avions un choix assorti de malades présentant une complication laryngée variant de la toute petite lésion du début jusqu\u2019au grand délabrement des lésions très avancées, avec large œdème généralisé, ulcérations, bourgeonnements, ete.Un certain nombre de malades prennent un second et troisième traitement; la comparaison avec ceux qui ne reçoivent qu\u2019une seule série d\u2019injections devrait être intéressante, dans quelque temps.Le premier cas traité l\u2019an dernier et déjà rapporté fut tout simplement sensationnel, ce qui eut pour effet de promouvoir un grand intérêt et beaucoup d\u2019enthousiasme sur la question; un des plus récents mérite une attention particulière.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 40 ans environ, de stature moyenne, tuberculeux pulmonaire bilatéral avec cavernes, et présentant des lésions laryngées considérables.Il avalait péniblement, ne pesait plus que 103 livres et avait déjà reçu plusieurs infiltrations laryngées de novocaïne afin de pouvoir s\u2019alimenter.Après trois semaines de traitement à la streptomycine, l\u2019odynphagie est complètement disparue depuis la deuxième semaine, il mange confortablement et pèse maintenant 128 livres, mais, chose étrange, alors que la caverne du poumon droit ne 541 paraît pas entièrement nettoyée à la radiographie, il subsiste un œdème diffus de l\u2019hé- mi-larynx droit et, inversement, le poumon gauche présentant un bien meilleur aspect, l\u2019hémi-larynx gauche est pratiquement guéri.Que faut-il en conclure, si ce n\u2019est à la relation intime de cause à effet qui existe entre la lésion pulmonaire et sa complication laryngée, en pathogénie et en thérapeutique.En terminant, nous pourrions résumer nos observations et conclusions comme suit : 1) Tous les malades (pour poids égal, dose égale et lésion semblable) ne répondent pas également bien au traitement; les uns réagissent mieux et plus vite que certains autres.2) La streptomycine semble produire un effet de prédilection sur les bourgeonnements et les ulcérations en laissant une muqueuse uniforme et lisse, mais, après trois semaines, 3) il subsiste assez souvent un certain degré d\u2019œdème diffus.4) Les effets bienfaisants de la streptomycine se font sentir davantage sur les grosses lésions laryngées, plutôt que sur les petites du début où elle ne paraît qu\u2019en arrêter l\u2019évolution parfois.5) La douleur à la déglutition disparaît toujours assez tôt au cours du traitement.Dès la première semaine, en général, le malade peut s\u2019alimenter plus aisément, son poids augmente et son moral également s\u2019en porte beaucoup mieux.La dysphagie serait donc due uniquement à la douleur provoquée par l\u2019ulcération et n\u2019aurait pas pour cause une gêne d\u2019obstruction mécanique par l\u2019ædème, puisque ce dernier persiste dans bien des cas et n\u2019empêche pas le passage libre des aliments.6) Aucun malade ne s\u2019est plaint de son audition, mais deux ont accusé de légers vertiges passagers: une jeune fille hyperémo- tive et un abbé qui en connaissait d\u2019avance la possibilité.Le traitement a été immédiatement interrompu et repris plus tard sans ennuis.7) Actuellement, la tendance est de continuer le traitement pendant 120 jours, et il 542 restera encore à résoudre le problème de la streptomyco-résistance après ce temps-là, si l\u2019amélioration n\u2019est pas satisfaisante.Il est encore beaucoup trop tôt, évidemment, pour en tirer des conclusions finales; l\u2019avenir seul le dira, mais nous pouvons affirmer dès maintenant que la streptomycine est un agent L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 thérapeutique antituberculeux d\u2019une valeur réelle.Les succès remportés récemment dans ce domaine sont des plus encourageants.Il appartient donc à ces messieurs du laboratoire, en poursuivant leurs recherches, de s\u2019assurer .la reconnaissance éternelle d\u2019un monde. RECUEIL DE FAITS \u2014 + + L\u2019AVORTEMENT SPONTANE ET SON TRAITEMENT AU PROGESTERONE! Azarie COUSINEAU La controverse qui a toujours existé sur la prépondérance du rôle de l\u2019hérédité ou du milieu dans le développement humain ne se borne pas à la période de la vie postérieure à l\u2019accouchement, mais comprend aussi bien la vie intra-utérine et les gamètes eux-mêmes dans l\u2019étude de la cause de l\u2019avortement spontané.Cela est particulièrement vrai dans ces cas sans cause manifeste.Une étude attentive découvre parfois des causes non manifestes, telle, par exemple, l\u2019hypothyroïdie.Les travaux de maints experts ont établi, sans aucun doute possible, que plusieurs de ces avortons prématurés sont pathologiques et cela, selon certains chercheurs, dans une proportion de 50 à 80%.Mall a divisé les ovules pathologiques en sept groupes, à compter de ceux ne montrant que des villosités jusqu\u2019à ceux avec un chorion et un amnios contenant un embryon macéré.Les ovules normaux comprenaient ceux dans lesquels les embryons étaient normaux ou ne possédaient que des anomalies localisées.Hertig et Edmonds trouvèrent 47,4% d\u2019ovules pathologiques dans 53 cas consécutifs d\u2019avortement spontané et, de cette proportion, 66% étaient atteints de dégénérescence kystique.La durée moyenne de grossesse dans ces cas était de 10 à 12 semaines, ce qui concorde avec l\u2019expérience clinique voulant que la plupart des avortements spontanés se produisent entre le 2ème et le 3ème mois.Les discordances commencent lorsqu\u2019on tente d\u2019expliquer les avortons pathologiques.Deux groupes d\u2019opinions existent: 1.des ano- 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 21 octobre 1947.(Montréal).malies dans les cellules mêmes sont la cause des ovules ou embryons pathologiques, et 2.les avortons pathologiques observés sont dus à des anomalies dans le milieu maternel de développement.A la suite d\u2019une étude très approfondie sur les avortons, Mall se disait convaincu que tous ces anormaux, du plus petit au plus grand, étaient dus à une implantation défectueuse.Il dit: «Dans mon étude sur les monstres, j'ai déclaré qu\u2019à cause de l\u2019implantation défectueuse du chorion, la nutrition de l\u2019embryon se trouve affectée de telle sorte que, si l\u2019ovule est très jeune, l\u2019embryon entier est bientôt détruit, ne laissant que les vaisseaux ombilicaux en dedans du chorion qui se désintègre à son tour; il ne reste plus que la membrane externe qui s\u2019affaisse elle aussi, se désagrège et disparaît complètement.J\u2019ai tenté de démontrer que la cause première est dans le milieu de l\u2019œuf, et que l\u2019arrêt de développement est lié à la destruction des tissus.» Par contre, Meyer n\u2019est pas de cet avis.Il déclare: « Bien que nous ne sachions que peu de chose sur l\u2019existence d\u2019ovules anormaux, la fréquence relative avec laquelle se produisent des formes anormales de spermatozoïdes suffirait, à elle seule, à faire paraître très risqué l\u2019avancé qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019anomalies germinales.Puisque nous admettons ouvertement l\u2019occurence d\u2019anomalies héréditaires, nous ne pouvons certainement pas ignorer les causes germinales\u2026 Il est étrange que nous sachions si peu de chose sur le développement anormal du chorion comme facteur dans la terminaison de la grossesse.Il n\u2019y a pas de doute que la cause de cette terminaison se 544 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 trouve fréquemment dans l\u2019ovule ou le spermatozoïde, car il nous faudrait, autrement, présumer que les cellules reproductrices humaines ont un caractère unique de perfection et d\u2019immunité.» Dans une étude poussée du processus de reproduction chez le cochon, Corner dit : «La question de la pathologie embryonnaire chez les mammifères paraît moins simple à mesure que nous découvrons les facteurs complexes qui contrôlent le développement normal de l\u2019embryon.L\u2019apparition d\u2019un embryon mort ou mal conformé n\u2019est que la conséquence finale d\u2019un ajustement défectueux quelque part au cours des mécanismes compliqués de la fécondation et de la segmentation, du transport de l\u2019embryon à travers l\u2019oviducte et l\u2019utérus, de l\u2019établissement des liens placentaires avec l\u2019organisme maternel et de la nutrition de l\u2019embryon en croissance.Nous n\u2019avons pas fait grand progrès vers l\u2019analyse de ces facteurs dans l\u2019étiologie de la mortalité embryonnaire.En général, ceux qui étudient la question du point de vue de l\u2019embryologie humaine tendent plutôt à prendre position avec feu le professeur Mall qui était d\u2019opinion qu\u2019un milieu maternel imparfait, habituellement sous forme d\u2019implantation défectueuse, est la source principale de morbidité dans les embryons mammifères, alors que les génétistes et ces embryologistes bien familiarisés avec les premiers stages de développement chez les mammifères, sont plutôt d\u2019avis que l\u2019embryon lui-même peut être sujet à des défauts internes \u2014 peut-être à caractère héréditaire, ou tout au moins pouvant survenir dans les premiers stages de l\u2019existence embryonnaire \u2014 ou dans les cellules elles-mêmes.Résumant ces cas de grossesse observés durant la période d\u2019implantation, il semble que, chez le cochon, 1l ne soit pas prouvé qu\u2019une implantation défectueuse soit la cause de mortalité et d\u2019anomalie embryonnaires; beaucoup de preuves, par contre, indiquent que les embryons peuvent devenir anormaux malgré un milieu utérin qui, selon tous les Critères dont nous disposons, est anatomiquement et fonctionnelle- ment normal.On ne peut pas soutenir, cependant, que toutes les causes maternelles ont été éliminées par le genre de recherches qu\u2019il nous a été possible de faire, quelque minutieux qu\u2019ait été le discernement que nous avons apporté dans nos études microscopiques.La preuve de la normalité histologique n\u2019exclut pas rigoureusement, par exemple, la possibilité de lésions chimiques provenant de sécrétions modifiées dans les trompes de F'allope et l\u2019utérus, sans changement cytologique manifeste.On peut même concevoir que des troubles de nutrition puissent altérer le milieu utérin sans changement discernable dans l\u2019endomètre\u2026 » Il y a donc eu tendance à délaisser les facteurs du milieu pour s\u2019arrêter plutôt aux caractères anormaux des cellules elles-mêmes comme cause principale de l\u2019avortement spontané.Des génétistes ont découvert, dans des végétaux et chez des invertébrés, des facteurs léthaux et subléthaux ou des défauts dans les gènes des chromosomes.Mentionnons en particulier la contribution importante de Morgan et de ses confrères dans leurs recherches sur la mouche à fruit, la Drosophile.Ils ont prouvé que, chez cette mouche, certaines combinaisons de gènes dans la fécondation sont incompatibles avec le développement de l\u2019ovule.D\u2019autres combinaisons peuvent être subléthales et la cause d\u2019embryons imparfaits.L\u2019animal humain ne s\u2019étant pas avéré unique et n\u2019étant pas séparé dans aucun domaine biologique fondamental du reste du royaume animal, il n\u2019existe, dans le moment, aucune base pour croire que ces cellules soient une exception.Ces deux modes d\u2019opinion ont une portée très distincte pour nous en tant que cliniciens, lorsque nous devons envisager le problème de l\u2019avortement chez l\u2019être humain.En admettant que 50 à 80% de tous les avortons sont pathologiques, si nous sommes convaincus qu\u2019ils sont causés, en premier lieu, par des défauts dans les cellules elles-mêmes, il est clair qu\u2019aucun traitement chez la mère, de quelque nature qu\u2019il soit, qu\u2019on l\u2019entreprenne dès le diagnostic de la grossesse ou à l\u2019ins- ma es \u2014 COUSINEAU: AVORTEMENT SPONTANÉ ET PROGESTÉRONE 545 tant même d\u2019une menace d\u2019avortement, ne peut avoir aucune influence heureuse.La situation semble d\u2019autant plus sombre que nous ne connaissons pratiquement rien des moyens d\u2019améliorer les cellules par elles-mêmes.Toutefois l\u2019expérience clinique ainsi que les nombreux: rapports parus dans la littérature de ces dernières années relatifs aux résultats heureux du traitement de l\u2019avortement \u2014 bien que ces résultats ne peuvent être, ainsi que le dit Paine, «à peine plus qu\u2019un simple témoignage » \u2014 doivent avoir une portée considérable sur notre appréciation de l\u2019utilité d\u2019un tel traitement.L\u2019évaluation clinique est des plus difficiles et tendue de pièges, mais tant qu\u2019un nombre suffisant de cas n\u2019aura pas été rapporté pour constituer des données d\u2019une importance statistique réelle, nous ne pourrons porter un jugement définitif sur la valeur de tout mode de traitement.Divers auteurs et investigateurs ont estimé fort différemment l\u2019incidence de l\u2019avortement spontané.Williams (en 1917) était d\u2019opinion qu\u2019il survenait au moins un avortement spontané par chaque six ou sept grossesses.Meyer estimait que seulement 78 ovules fécondés sur 100 arrivaient à terme; le reste avortait.Citant le livre du Dr Kopp, Birth Control in Practice, Taussig estimait à environ 8% le pourcentage d\u2019avortements spontanés dans 38,980 grossesses.Il y avait en plus 69% d\u2019avortements provoqués et il est évident qu\u2019il y aurait eu un nombre considérable d\u2019avortements spontanés dans cette dernière catégorie si l\u2019avortement n\u2019avait pas été provoqué auparavant.Il est clair que l\u2019incidence de l\u2019avortement spontané dans ce chiffre élevé de grossesses aurait probablement dépassé de beaucoup 8%.Le rapport que j'ai à vous présenter est basé sur un total de 35 cas de menace d\u2019avortement.Six patientes ont avorté malgré la thérapeutique à la Progestérone.Les 29 autres cas ont.continué leur grossesse à terme donnant naissance à des bébés normaux.De ce nombre de vingt-neuf cas traités à la Progestérone, je veux vous présenter, en particulier, quelques cas où le traitement a paru tout à fait efficace.Observation 1.Madame Y., âgée de 39 ans, mère de deux filles respectivement âgées de 15 et 7 ans.Depuis son dernier accouchement, cette femme aurait fait deux avortements par année.Un traitement, au tout début de sa grossesse, est institué à raison de 10 millig.trois fois par semaine jusqu\u2019à son septième mois de grossesse, avec le résultat qu\u2019elle donna naissance à un bébé normal à terme.Observation, 2.Madame V., âgée de 33 ans, mère d\u2019un enfant de 6 ans.Depuis, cette femme a fait quatre avortements consécutifs.Au début de sa grossesse, un traitement à la Progestérone est institué au taux de 10 millig.trois fois par semaine.À deux mois et demi de sa grossesse, date habituelle des avortements antérieurs, elle commence à saigner de son utérus avec perte de caillots accompagnés de douleurs au rein et de contractions utérines; croyant à un avortement inévitable, je fais hospitaliser cette malade et J\u2019intensifie le traitement au taux de 25 mil- lig.de Progestérone par jour et durant cinq jours.Les contractions utérines cessent ainsi que l\u2019hémorragie.La malade quitte l\u2019hôpital au bout de dix jours.Le traitement se continue chez elle au taux de 25 millig.par semaine en une seule dose.Deux mois plus tard ou environ quatre mois et demi de sa grossesse, les mêmes symptômes réapparaissent.La malade est hospitalisée de nouveau et le même traitement est institué tel que la fois précédente, c\u2019est-à-dire au taux de 25 millig.durant quatre jours.Encore une fois, les symptômes s\u2019amendent et la malade quitte l\u2019hôpital au bout de huit jours.Le traitement est continué chez elle, à raison de 5 millig.deux fois par semaine, jusqu\u2019au 6ème mois. 546 Cette patiente donne naissance à un bébé, à terme, parfaitement normal.Observation 3.Madame D., âgée de 23 ans, aurait eu trois avortements provoqués avant son mariage.Après son mariage, elle fait deux avortements consécutifs non provoqués.Désireuse d\u2019avoir un enfant, elle me consulte et je lui donne de la Progestérone, au taux de 5 millig.trois fois par semaine, durant les quatre premiers mois de sa grossesse, avec le résultat qu\u2019elle donne naissance à un enfant, à terme.Par la suite, cette femme a fait deux autres avortements sans qu\u2019elle ait reçu de Progestérone.Je ne puis pas vous dire si cette patiente a fait de nouveau une autre grossesse, l\u2019ayant perdue de vue.* ® LC Le pourcentage de cette réussite dans cette série de cas est assez d\u2019accord avec celui de 85% rapporté par Falls, dans son traitement de l\u2019avortement au moyen de la Progestérone.Ainsi que je l\u2019ai dit, l\u2019évaluation clinique est difficile et je me rends très bien compte que quelques unes des patientes, dans cette série de cas, n\u2019auraient peut-être pas avorté, malgré les contractions et les pertes de sang ou les deux, si rien n\u2019avait été fait.D\u2019un autre côté, le traitement tel que décrit a eu un succès beaucoup plus grand que toutes les autres méthodes de traitement que j\u2019ai employées dans le passé.En face de tels résultats cliniques et d\u2019autres qui ont été rapportés, il est difficile d\u2019adopter l\u2019attitude d\u2019impuissance et de désespoir, devant le problème de l\u2019avortement spontané, qui semblerait indiquée à la lecture de certaine littérature; ou plus difficile encore de renoncer au traitement préventif de l\u2019avortement par crainte que, même s\u2019il réussit, des bébés naissent qu\u2019il vaudrait mieux ne pas avoir laissé naître.Nous devons convenir que quelques avortements sont sans doute dus à des défauts L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuEmiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 inhérents des cellules elles-mêmes et que ces défauts peuvent être de telle nature qu\u2019ils ne permettent pas la survie de l\u2019ovule ou de l'embryon.Il est douteux que tout traitement appliqué dans ces cas assurerait leur survie.Il peut exister d\u2019autres défauts des cellules résultant d\u2019un embryon pouvant ou ne pouvant pas se développer à terme dans l\u2019utérus.Si on les laisse faire, quelques uns de ces cas avorteront; et il peut être possible, ou ne pas l\u2019être, de prolonger leur existence, peut-être même les rendre à terme, grâce à un traitement intensif.Mais ce serait là, évidemment, une thérapeutique des plus regrettables.Sil est vrai, comme certains le croient, que des défauts des cellules soient la cause principale d\u2019avortement spontané, l\u2019une ou l\u2019autre des deux conditions suivantes devrait se produire.Ou on ne devrait pas pouvoir rendre à terme plusieurs de ces grossesses, ou, si on le peut, un nombre beaucoup plus élevé de bébés anormaux devraient naître.Il est encourageant de noter que dans cette série de cas pas un seul des bébés nés à terme était anormal.Il est difficile de dire quelle est l\u2019action de la Progestérone dans ces cas d\u2019avortement spontané prématurés, s\u2019il a toutefois une action spécifique.La grande majorité de ces avortements surviennent entre le 2ème et le 3ème mois au temps où la placentation s\u2019opère et où l\u2019influence du corps jaune de la grossesse diminue.J\u2019ai pensé que des avortements, à cette époque, pouvaient être dus à une régression trop rapide du corps jaune, ou à un retard du placenta à assumer la fonction de l\u2019hormone, avec, pour résultat, une diminution du niveau de Progestérone nécessaire à la continuation de la grossesse.Falls et d\u2019autres ont rapporté une diminution ou cessation de motilité utérine à la suite de l\u2019administration de Progestérone.Bickers, employant la même méthode, n\u2019a cependant constaté aucun effet sur l\u2019utérus gravide.Il est impossible dans le moment de concilier ces résultats contradictoires.Il nous faut convenir avec Paine que le plus COUSINEAU: AVORTEMENT SPONTANÉ ET PROGESTÉRONE urgent est de trouver un moyen de différencier de bonne heure entre l\u2019avortement inévitable ou l\u2019avortement résultant d\u2019un ovule anormal et ces avortements fortuits et que l\u2019on pourrait prévenir par un traitement approprié.L\u2019étude attentive de l'historique du cas permettra fréquemment le traitement préventif de l\u2019avortement au temps le plus propice à cette fin, c\u2019est-à-dire aussitôt après le diagnostic de la conception et bien souvent, de préférence, avant la conception.D'ici à ce que plus de connaissances fassent la lumière sur l\u2019étiologie de l\u2019avortement spontané, l\u2019expérience clinique justifie catégoriquement la continuation de nos efforts 547 pour le prévenir, tant par traitement thérapeutique que prophylactique; il n\u2019en reste pas moins qu\u2019à la lumière de nos connaissances présentes, ces efforts soient voués à l\u2019insuccès et, dans certains cas, à un traitement inutile et malavisé.BIBLIOGRAPHIE 1.A.W.MEYER: «Contributions à l\u2019embryologie.» Carnagie Inst, of Washington, no 275, 1921.2.A.K.PAINE: Am.J.Obst.and Gynec., 43: 245, 1942.G.W.CORNER: Am.J.Anat., 31: 523, 1922-23.F.P.MALL: Am.J.Anat., 22: 49, 1917.F.H.FALLS etal: J.A.M.A, 106: 271, 1936 W.L.MASSON: Am.J.Obst.and Gyn., 35: 559, 8.3.4.F.5.F.6.193 LES PÉRITONITES BILIAIRES René GRIGNON, Chirurgien à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation.En juillet dernier, j\u2019étais appelé auprès d\u2019une femme de 83 ans qui accusait, depuis 12 heures, des violentes douleurs abdominales.A début brusque dans l\u2019hypocondre droit ces douleurs constantes s\u2019étaient graduellement généralisées à tout l\u2019abdomen.À l\u2019examen, la patiente semblait très malade, elle était déshydratée, souffrante, avec une température à 100.4, un pouls à 120, une respiration thoracique à 23; son abdomen était ballonné; la palpation révélait une douleur généralisée marquée ainsi qu\u2019une défense musculaire moyenne avec prédominance dans l\u2019hypocondre droit; la percussion révélait, de plus, un météorisme généralisé; les poumons étaient normaux; le cœur présentait un souffle systolique à la pointe; la T.À.était à 130/80, le toucher rectal fortement douloureux dans le cul-de-sac de Douglas.Cette patiente avait quitté l\u2019hôpital 8 jours auparavant; elle avait été traitée médicalement durant 20 jours pour rholécystite aiguë, avec température à\u2018 100.2, 19250 globules blancs, 91% de polynucléaires neutrophiles.Avec un traitement de soutien et la pénicilline, graduellement, tout était rentré dans l\u2019ordre.Elle quitta l\u2019hôpital apparemment guérie.Elle fut bien, chez elle, jusqu\u2019au moment où elle fit sa crise subite, à la suite d\u2019un repas copieux.Le diagnostic de perforation vésiculaire fut posé et l\u2019opération eut lieu d\u2019urgence.Protocole opératoire.À l\u2019ouverture du péritoine, s\u2019écoule un liquide jaune clair (bile) abondant; le carrefour hépatique est obstrué pour un fouillis d\u2019adhérences englobant la vésicule, le pylore, le duodénum et recouvert en partie par l\u2019épiploon.La libération douce montre une per- 548 foration de la vésicule du volume d\u2019un soufre d\u2019allumette à la jonction de l\u2019adhérence entre la vésicule et le duodénum.La vésicule biliaire est de volume moyen, épaissie, en réaction phlegmoneuse et ne contient pas de calcul.Après la libération partielle de la lésion, une cholécystostomie est faite en place \u2014 Penrose #2 au foyer.L\u2019abdomen est vidé à l\u2019aspirateur, le petit bassin est drainé.Avec le traitement de soutien et la pénicilline, l\u2019évolution se fait normalement.Quarante-deux jours après l\u2019opération, la patiente quitte l\u2019hôpital avec des plaies guéries et se sentant parfaitement bien.>.La péritonite biliaire, par définition, est la réaction péritonéale causée par une quantité variable de bile épanchée dans la cavité péritonéale.L\u2019épanchement peut se produire de quatre façons différentes : I\u2014Péritonites bilialres sans évidence macroscopique de perforation : a) Suintement idiopathique; b) perforation microscopique; 1.à travers la vésicule biliaire; 2,\u201c \u201c les canaux extrahépatiques, 3.\u201c \u201c les canaux intrahépatiques avec rupture de la capsule de Glisson.II \u2014Péritonites biliaires à la suite d\u2019un traumatisme : à) traumatisme de l\u2019abdomen , 1.rupture du cholédoque; 2.\u201c de la vésicule biliaire; 3.\u201c du foie; b) suintement du lit vésiculaire, à la suite de la cholécystectomie; c) absorption ou glissement de la ligature du cystique; d) pression augmentée dans l\u2019arbre biliaire après cholécystectomie par la présence d\u2019un caleul dans le cholédoque, 1.rupture du moignon cystique; 2.\u201c du cholédoque; 3.\u201c des canaux intrahépatiques; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 e) suintement vésiculaire après ponction sous péritonéoscopie.\u201c ILL\u2014Péritonites biliaires à la suite d'infection.a) Perforation de la vésicule biliaire ; b) \u201c du cholédoque; c) \u201c des canaux sous-séreux du foie.IV \u2014Péritonites biliaires secondaires à la pression augmentée dans les canaux et perforation secondaire.a) Rétrécissement ou occlusion du cholédoque; b) néoformation occluant le cholédoque; c) dilatation kystique congénitale du cholédoque.Les péritonites biliaires sans perforation macroscopique évidente ont occupé longtemps les chercheurs.Ils en sont venus à la conclu- sicn suivante que: 1\u201c soit le changement d\u2019état du contenu; 20 $C \u201c \u201c du contenant; ge CES ( \u201c des deux à la fois, pouvait permettre la transsudation, à travers la vésicule biliaire et les canaux biliaires intra ou extrahépatiques, de la bile, soit par de fines perforations ou sans perforation, sous forme de suintement.Ils ont conclu que la dévitalisation des contenants pouvait s\u2019effectuer sans ou avec nécrose micro ou macroscopique, sur des cal- en des circonstances spéciales de reflux pan- culs, par l\u2019infection ou même sans infection créatique dans les voies biliaires avec stase, changeant l\u2019état du contenu, par la transformation de la bile au moyen des ferments pancréatiques, de colloide en un cristalloide de pigments biliaires pouvant dialyser méme sans nécrose ou destruction de la muqueuse; cette conclusion explique l'association pcssible de stéato-nécrose péritonéale.Le reflux pancréatique est favorisé par la présence de caleul dans l\u2019ampoule de Vater ou dans le cholédoque, ou bien par l\u2019infection produisant un réflexe de constriction sur le sphincter d\u2019Oddi; le même mécanisme peut GRIGNON: LES PÉRITONITES BILIAIRES se présenter pour toute autre obstruction temporaire ou permanente au niveau du sphincter.Les péritonites biliaires, à la suite de traumatismes, quoique rares, sont plus fréquentes ; en tête, viennent les fissures et les ruptures du foie, à la suite d\u2019accidents graves; les premières guérissent souvent seules, les secondes deivent être réparées.Quant aux accidents postopératoires, ils sont évités par l\u2019exploration adéquate, le lavage des canaux, la bonne manipulation, le drainage suffisant et l\u2019emploi de bon matériel de sutures.Les péritonites biliaires à la suite d\u2019infection, avec en tête celles causées par la vésicule biliaire.sont les plus fréquentes, puis, très rarement, viennent celles causées par le cholédoque et les canaux sous-séreux du foie.Le mécanisme s\u2019explique par l\u2019hyperpression secondaire à un spasme du sphincter d\u2019Oddi causé par le processus inflammatoire.Ce troisième groupe est généralement précédé par de l\u2019ictère.Dans le 4ème groupe, la perforation est purement mécanique.Le diagnostic est généralement difficile, surtout lorsque le syndrome n\u2019est pas franchement aigu, les patients sont le plus souvent opérés pour cholécystite aiguë, appendicite algué ou pancréatite aiguë.La symptomatologie est variée; elle est le plus souvent caractérisée par une douleur subite, forte et constante dans l\u2019hypocondre droit avec, graduellement, les signes de péritonite, sauf que l\u2019abdomen est distendu et moins dur que le ventre de bois, il y a généralement du mé- téorisme.Ces patients sont toujours très « choqués ».Le traitement comprend deux stades: 1° Stade opératoire.Réparation du foie, cholécystostomie, cholécystectomie, cholédo- cotomie, cholécysto-entérostomie, plastie du cholédoque selon le cas avec drainage local et drainage pelvien.2° Stade postopératoire.Traitement de soutien, solutés, plasma, transfusion, acides ami- 249 nés, toni-cardiaques, sulfa, pénicilline, streptomycine et le traitement préventif de l\u2019iléus paralytique.Il est certain que si l\u2019un des deux stades est négligé, un mauvais résultat s\u2019en suit.Dans le cas présent, il s\u2019agit d\u2019une perforation à la suite d\u2019infection.Cette patiente, à cause de son état général et de l\u2019état local des lésions, a eu une cho- lécystostomie avec drainage local et, drainage pelvien.Son état général fut traité tel que ci-haut mentionné et elle a survécu.Conclusion.1° Il ne faut plus reculer devant l\u2019Âge.2¢ Dans ces cas, le diagnostic posé ou même soupçonné, il faut opérer immédiatement en évitant le plus possible le choc opératoire.3?Il faut bien suivre ces patients après l\u2019opération car l\u2019iléus paralytique, installé, l\u2019est généralement définitivement.BIBLIOGRAPHIE I.C.I.ALLENDE: «Peritonitis due to cholecys- titis.» Bol.y trab.de la Soc.Cir.de Buenos Aires, 16: 596, 1932 2.Adriors J.BENGOLEA: «Biliary peritonitis.» Prensa médica argentina, 37: 1798 (15 sept.) 1943.3.A.BLAD: «Biliary peritonitis without perforation of biliary ducts.» Arch.fiir klinische Chirurgie, 109: 101, 1917.4.W.BRACKERTZ: «Simultaneous biliary and pancreatic peritonitis without perforation of pancreas.» Arch für klinische Chirurgie, 168: 665, 1932.5.A.CAVIGLIA: «Biliary peritonitis without apparent perforation of gallblader.Bol.y trab.de la Soc.de Cir.de Buenos Aires, 16: 32 (13 avril) 1932.6.P.CLAIRMONT et H.Van HABEREV: «Bil- ary peritonitis without perforation of biliary ducts.» Mitt.a.d.Grenzgeb.d.Med.u.Chir, 22: 154, 1910.7.Eric M.FISHER: «A case of bile peritonitis.» M.J.of Australia, 2 février 1929.8 J.FODOR: «Biliary peritonitis.» Brun\u2019s Beitrdge zur klinischen Chirurgie, 158: 271 (13 sept.) 1933. 550 9.R.E.L.GUNNING: «Bile peritonitis with case 10.11.12.Charles reports.» Illinois Medical Journal, 72: 536 (déc.) 1937.F.Denis HINDMARSH: «Bile peritonitis in infancy.» British Medical Journal, 2: 131 (26 juillet) 1947.E.KONIG: «Biliary peritonitis with appar- rently uninjured biliary system.» Deutsche Me- dizinische Wochenschrift, 45: 121 (30 janv.) 1919.LEFRANÇOIS: «Péritonite biliaire sans perforation de la vésicule.» L'Union Médicale du Canada, 71: 821 (août) 1942.13.14.15.16.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Charles W.McLAUGHLIN, Jr.: «Bile peritonitis.Report of e ght cases.» Annals of Surgery, 115: 240 (fév.) 1942.B.L.POPPER: «Pathogenesis of acute pan- creatitis and non perforative biliary peritonitis.» Med.Klin., 28: 1384 (30 sept.) 1932.A.Homeed SIDDIQUI: «A case of free bile in the peritoneal cavity.» Indian Medical Ga- zelte, 64: 385 (juillet) 1929.F.WAGNER: «Biliary peritonitis.» Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, 168: 116, 1932. MOUVEMENT MÉDICAL LES APPLICATIONS MÉDICALES DE LA GÉNÉTIQUE Manuel MORENO, Ancien interne des Hôpitaux de Paris.- L'\u2019essor de la génétique, qui a contribué a étayer tant de théories et à en renverser tant d\u2019autres, ne pouvait manquer, passant du champ expérimental dans celui de l\u2019observation médicale, d\u2019apporter ses clartés au cha- | pitre assez confus des maladies héréditaires.De l\u2019intérêt que cette science nouvelle suscite parmi les médecins, nous n\u2019en voulons pour preuve que la place que lui a accordée dans ses travaux le XXVIe Cofsgrès Français de Médecine, qui s\u2019est tenu à Paris au mois d\u2019octobre dernier.Si les lois de Pl\u2019hérédité chromosomique, dont beaucoup échappent encore même à l\u2019expérimentation, ne permettent pas de tout expliquer en matière d\u2019hérédité, il n\u2019en reste pas moins que la génétique humaine est établie aujourd\u2019hui sur des bases solides.Sa plus belle réussite est sans doute d\u2019avoir démontré le caractère héréditaire bien défini des groupes sanguins.Les lois de l\u2019hérédité du système A, B, O, établies par Bernstein sur l'hypothèse de trois allélomorphes multiples, sont couramment utilisées pour les exclusions ae paternité en justice.La découverte du facteur Rhésus chez l\u2019homme, et des lois de sa transmissions, a permis, d\u2019autre part, d\u2019éclairer l\u2019étiologie de l\u2019érythroblastose familiale, et, par extension, de reconnaître ou de soupçonner un facteur héréditaire chromosomique dans plusieurs autres syndromes hématologiques congénitaux et familiaux.Dans une affection comme l\u2019hémophilie dont pourtant les lois de transmission précises sont connues depuis longtemps, seule la génétique donne une explication satisfaisante de certaines anomalies.Par exemple, elle permet d\u2019attribuer les cas sporadiques, non familiaux, qui apparaissent de temps en temps, soit à une mutation nouvelle, soit à un gène récessif qui a pu se transmettre, sans se manifester, à travers plusieurs générations féminines.De même, Bauer et Wehefritz ont expliqué l\u2019absence d\u2019hémophilie féminine en disant qu\u2019il ne fallait pas s\u2019attendre à la naissance de filles hémophiles, la présence du gène à l\u2019état homo- zygote agissant comme un facteur léthal.Enfin, ajoutons que, dans le groupe des maladies nerveuses systématisées ( rappelons que la neurologie réserve ce terme justement aux affections dont la seule cause décisive et décelable réside dans le fait de leur caractère familial et dans l\u2019absence de causes exogènes connues ), la génétique a permis le classement des formes rudimentaires, le diagnostic des formes d\u2019apparition tardive et a établi la variabilité interfamiliale des hérédo-dégénéres- cences.oo L\u2019étude des génotypes, malgré toutes les difficultés qu\u2019elle comporte dans l\u2019espèce humaine, à cause du temps nécessaire à l\u2019observation et de l\u2019impossibilité d\u2019expérimenter, commence à faire de notions anciennes telles.que «constitution pathologique» ou «diathèse», autre chose que des mots.Les problèmes relatifs à l\u2019hérédité chromosomique chez l\u2019homme peuvent se ramener à quatre propositions.Elles ont fait l\u2019objet d\u2019une étude approfondie dans le rapport présenté au XXVIe Congrès Français de Médecine par le professeur R.Turpin.Nous les résumerons brièvement: 1 \u2014 GÉNÉTIQUE ET DÉVELOPPEMENT Un gène est caractérisé par trois propriétés: a) La spécificité, qualité primordiale qui souvent ne nous est révélée que lorsqu\u2019elle est alté- 552 rée par une mutation: un gène au moins est nécessaire à l\u2019audition, puisque son allélomorphe récessif est responsable d\u2019une forme de surdité congénitale.b) La pénétrance est la propriété d\u2019extériorisation du gène, qui, bien que transmis, peut sauter une ou plusieurs générations pour se manifester ensuite.c) L'\u2019expressivité e:t sa manière variable de se manifester; une neurogliomatose, par exemple, peut ne déterminer chez un homme que des symptômes frustes et, chez son enfant, une tumeur volumineuse et mortelle.L\u2019expressivité s\u2019accentue souvent avec la croissance, les particularités de l\u2019individu ne s\u2019affirmant .qu\u2019à l\u2019âge adulte.Le génotype humain e:t sujet aux influences extérieures.Certains caractères peuvent donc tenir leurs particularités de celles-ci, bien que l\u2019hérédité ne soit pas totalement exclue.Certains autres, comme les groupes sanguins, semblent dépendre de la seule hérédité.Il en est, enfin, qui prennent place entre ces deux types, tels le bec-de-lièvre, la gémellité bivi- telline.II \u2014GÉNÉTIQUE ET HÉRÉDITÉ Certains opposent l\u2019héridité morbide, transmission de caractères pathologiques, à l'hérédité normale, transmission de caractères physiologiques.Ce qualificatif de morbide est impropre, car le mécanisme héréditaire, dans les deux cas, demeure le même: ce qui est morbide, ce n\u2019est pas l\u2019hérédité, mais le caractère.Cette erreur ressort singulièrement dans des expressions courantes telles que: « hérédosyphilis», «hérédo-tuberculose», qui désignent des accidents toxi-infectieux acquis par les gamètes dans les glandes sexuelles, ou par l\u2019œuf pendant la vie intra-utérine, et non des caractères inserits au patrimoine héréditaire.On connaît deux variétés principales de caractères héréditaires; les uns sont liés à la transmission d\u2019un seul gène, de grand effet, Hé ou non au chromosome sexuel.Certains de ces gènes, solidaires de chromosomes non sexuels ( autosomes ), transmettent par exemple la cécité nocturne, l\u2019albinisme; les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 autres, colidaires des chromosomes sexuels, l\u2019hémophilie.Dans la deuxième variété, il s\u2019agit de gènes multiples dont les petits effets s\u2019additionnent entraînant une hérédité mul- tifactorielle et déterminant des caractères quantitatifs tels que taille, aptitudes intellectuelles.Ces gènes, selon leurs facultés de dominance ou de réce:sivité et leur pénétrance, sauteront une ou plusieurs générations, verront leur action morbide stimulée ou réveillée par les unions consanguines, ou cantonneront leurs effets à un seul sexe, comme c\u2019est le cas pour la mégalocornée et l\u2019ichtyose vulgaire, et apparemment, pour l\u2019hémophilie.La médecine devra, enfin, lorsqu\u2019il s\u2019agit de considérer la part de l\u2019hérédité, tenir compte du fait que les variations induites au génotype par les conditions extérieures peuvent devenir temporairement héréditaires.Cette hérédité de l\u2019acquis s\u2019exprimera non pas sous des formes-morbides définies et identiques à celles qui lui ont donné naissance, mais comme une hérédité de prédispoz:itions, dont on connaît depuis longtemps l'importance du rôle dans les affections diathésiques, la tuberculose, le cancer, les troubles allergiques.Dans le cas du cancer, l\u2019hérédité chromosomique semble jouer un rôle important dans la localisation de la tumeur.3 III \u2014 GÉNÉTIQUE ET MUTATION L'étude des mutations est fondamentale dans la recherche de l\u2019origine des maladies héréditaires.Nous avons signalé plus haut les éclaircissements qu\u2019elle est susceptible d\u2019apporter a 1\u2019étiologie de 1 hémophilie.Dans les groupes sanguins nous trouvons, de méme- me, des exemples d\u2019allélomorphisme multiple.D\u2019autres arguments, les plus suggestifs peut- étre, sont statistiques.Les maladies héréditaires qui diminuent la fécondité de l\u2019individu devraient s\u2019éteindre progressivement si elles n\u2019étaient renouvelées par un autre processus que la transmissions.Les sujets atteints d\u2019idiotie amaurotique, maladie liée à un gène récessif, ne peuvent faire souche.Or, la fréquence de MORENO: APPLICATIONS MÉDICALES DE LA GÉNÉTIQUE la maladie semble être à peu près constante et comme, étant récessive, elle n\u2019apparaît que chez les homozygotes, il faut admettre que les mutations nécessaires au maintien de sa proportion doivent être deux fois plus fréquentes que la maladie elle-même, soit un peu inférieures à 1 p.10,000.Nous ignorons les causes des mutations humaines, fortes ou faibles, avantageuses, neutres ou désavantageuses.Nous ignorons même leurs effets quand elles provoquent la mort de l\u2019œuf dès les premiers stades du développement, avant que des anomalies, peut- être inconnues, aient eu le temps de se développer.IV \u2014GÉNÉTIQUE ET EUGÉNISME Considéré sous cet angle, l\u2019eugénisme, qui date de Platon et a toujours hanté les sociétés humaines, apparaît comme une véritable prophylaxie rationnelle des maladies héréditaires.Une maladie dominante autosomique, si tous les sujets atteints ne pouvaient se reproduire, serait éliminée en une génération.Pour les maladies récessives autosomiques, les possibilités de sélection sont beaucoup moins grandes; elles demanderaient, dans les mêmes conditions, 30 à 40 générations.Cependant, des moyens complémentaires peuvent être employés: en premier lieu l\u2019interdiction des 553 mariages consanguins, grands fauteurs de récessivité autosomique.Il conviendrait aussi de déconseiller aux parents d\u2019accroitre leur descendance après la naissance d\u2019un enfant atteint d\u2019une maladie récessive.Et leur responsabilité éventuelle dans la transmission de la maladie ne saurait échapper aux frères et sœurs du malade, puisque les 2/3 d\u2019entre eux portent le gène récessif, et aux frères et sœurs d\u2019apparence normale des parents, puisque la moitié d\u2019entre eux porte aussi le gène responsable.La sélection exercée contre les sujets atteints de maladies récessives gonosomiques ferait disparaître la maladie en une génération parmi les femmes et réduirait de 50%, d\u2019une génération à l\u2019autre, le nombre des malades maseu- lins.Les possibilités de l\u2019eugénique négative seront grandement accrues le jour où la génétique médicale nous donnera le moyen de déceler avant la nubilité une maladie héréditaire aussi tardive que la chorée de Huntington, de reconnaître parmi les parents d\u2019un idiot amau- rotique, d\u2019un hémophile, celui qui porte, latent, le gène récessif, de dépister la prédisposition héréditaire à la tuberculose, au cancer.On voit, par ces quelques considérations, combien est vaste en pratique le champ qui s\u2019ouvre aux recherches de la génétique chez l\u2019homme. LA PHYSIOTHERAPIE ET LA THERAPIE D'OCCUPATION EN PSYCHIATRIE Jacques FAURE (France).Sous le titre: « Physical Therapy and Oc- cupaticnal Therapy in Psychiatry », Volta R.Hall, * directeur médical du « Ring Sanator- lum and Hospital», de Arlington, Mass., envisage toutes les variétés de traitements physiques employés en psychiatrie et termine son article par une intéressante étude de la cure d\u2019occupation dans les maladies mentales.Parmi les méthodes physiques, le massage est la plus élémentaire.Mais 1l doit être employé avec prudence, car à ses bienfaits somatiques peuvent s'ajouter des actions plus ou moins heureuses sur le psychisme.En effet, s\u2019il calme avec bonheur des tendances punitives, il peut développer des tendances érotiques et homosexuelles.D\u2019ailleurs, ces avantages et ces défauts se constatent au cours de l\u2019emploi d\u2019autres moyens physiques; le psychiatre devra toujours y penser.C\u2019est Floyer, en 1697, qui ouvrit l\u2019ère de l\u2019hydrothérapie.A la fin du XVIIIe siècle, Benjamin Rush, de Philadelphie, et Currie, en Angleterre, se firent les protagonistes de la méthode.On peut l\u2019employer sous la forme + du « Tub» continu, l\u2019eau étant maintenue à la température constante de 92° - 97° F.L\u2019hydrothérapie peut aussi être utilisée sous la ferme du « drap mouillé », le malade étant couché sur un lit et enveloppé de draps trempés dans une eau portée à une température allant de 50° à 97° F.La durée des séances dépend avant tout de l\u2019état du malade qu\u2019il faut surveiller de très près.L\u2019effet \u2018sédatif est en général le plus apparent.Hall passe ensuite rapidement sur diverses formes banal!es, telles que massage vibratoire, haute fréquence, radiations ultra-violettes et autres, pour aborder la « Fever-therapy ».Celle-ci tend à remplacer la malariathérapie dans le traitement de la paralysie générale, 1.Clinics, 4: 1529 (avril) 1946.en Amérique.En 1929, Neynsam et Osborne produisirent une fièvre artificielle par l\u2019usage de courants de haute fréquence.L\u2019instrumentation actuelle consiste en une cellule métallique, dans laquelle le sujet est enfermé jusqu\u2019au cou seulement.Cette cellule comprend un «inductotherme », ce qui permet de placer le corps du malade dans un champ électromagnétique.En même temps, un dispositif permet de répandre un air chaud et humide dans la cellule.Bien entendu, le patient est étroitement surveillé, sa température rectale est régulièrement notée, sa tête est sans cesse refroidie, sa pression artérielle est notée.La température rectale à maintenir doit être 107° F.Les séances peuvent durer cinq heures et être renouvelées neuf fois ou seulement trois heures et être renouvelées douze fois.Mais il n\u2019y a pas de règle précise, car tout doit être subordonné à l\u2019état clinique et sérologique du sujet.La chimiothérapie est combinée et, maintenant, cette combinaison se fait volontiers avec la pénicilline.Il faut enfin savoir que la pyrétothérapie peut aussi être étendue avec quelque succès à certains cas de psychose maniaco-dépressive et de schizophrénie.À l\u2019inverse de la fièvre, la réfrigération artificielle a été employée sous narcose prolongée.La température rectale a été maintenue à 80° - 85° F., pendant 24 à 60 heures.Cette méthode dangereuse paraît devoir être évitée.Tous les lecteurs connaissent le traitement des maladies mentales par l\u2019électrochoc, employé, en 1938, par Cerletti et Bini.Ces derniers utilisaient un courant alternatif de 60 cycles d\u2019une intensité de 300 à 600 milliampères et d\u2019un voltage de 80 à 115 volts, pendant un dixième à cinq dixièmes de seconde, courant appliqué à travers des électrodes temporales bilatérales.Il semble que la plus grande partie du cou- FAURE: PHYSIOTHERAPIE ET THERAPIE D\u2019'OCCUPATION EN PSYCHIATRIE rant se perde dans le cuir cheveu, les os et autres milieux, et qu\u2019une très petite partie seulement passe à travers le cerveau et provoque les convulsions (cette hypothèse des auteurs américains aussi formulée et vérifiée par l\u2019auteur français Delmas-Marsalet, en 1941).Nous n\u2019insisterons pas sur les diverses manipulations et appareillages, préférant rapporter les beaux résultats de cette thérapeutique.En effet, son indication de choix est la psychose maniaco-dépressive et Ja psychose d\u2019involution.En réunissant les diverses statistiques, le pourcentage de guérison va de 60 à 90 pour cent, ce qui élève de 30 à 40 pour cent le pourcentage de guérison obtenu avant l\u2019emploi de l\u2019électrochoc.La durée d\u2019hospitalisation est réduite de 70 à 90 pour cent, par rapport à ce qu\u2019elle était avant l\u2019usage de la nouvelle méthode.Dans la schizophrénie, les résultats sont moins brillants, mais les guérisons vont de 20 à 50 pour cent.Ces résultats encourageants ont amené des auteurs à employer l\u2019électrochoc dans les psychonévroses en association avec la psychothérapie.Là, les résultats les meilleurs ont été trouvés dans les psychoses dépressives de réaction et dans l\u2019obsession-impulsien.Les dangers de la méthode résident surtout dans des accidents cardio-vasculaires chez les gens âgés, et l\u2019électrocardiogramme doit être de rigueur.La possibilité de fractures ou de luxations ne doit pas faire éviter le traitement, car leur nombre est en réalité restreint.L\u2019expérimentation animale a enfin montré l\u2019innocuité de la méthode sur le cerveau et l\u2019électroencéphalographie a démontré que les modifications du tracé, survenues chez certains malades, ne sont que transitoires.Il en est ainsi pour l\u2019amnésie posteritique, et celle-ci est même une aide pour le traitement.Le mécanisme d\u2019action de l\u2019électrochoc est encore mal expliqué, les uns voulant mettre au premier plan les processus psychologiques (mort et naissance symboliques), et d\u2019autres, les processus biologiques physico-chimiques.Il nous reste à envisager le traitement des maladies mentales par occupation.Il y a cent cinquante ans, le Français Pinel disait : : 555 «Je suis sûr que peu de lunatiques, même dans leurs états les plus furieux, doivent rester sans quelque occupation active.De telles indulgences pour leur propension à l\u2019indolence, à l\u2019activité non productive ou à la méditation déprimante, doivent contribuer beaucoup à aggraver leur mal.» En Amérique, un peu plus tard, vers 1798, le Dr Benjamin Rush, puis le Dr Gray, en 1850 (celui-ci à l\u2019hôpital psychiatrique de Utica) furent les pères de l\u2019« occupational therapy ».Dans la période moderne, Adolph Meyer avec Mrs.Meyer et Eleanor Slayle établirent vraiment l\u2019« occupational therapy » et instituèrent des cours pour infirmières spécialisées.Enfin, les deux dernières guerres modernes ont donné un esscr définitif à ce mode de traitement.L\u2019« occupational therapy » est d\u2019un intérêt considérable.Elle fait sortir le malade de lui-même.Elle fait disparaître la monotonie de la vie d\u2019hôpital ou de clinique et devient créatrice d\u2019enthousiasme et d\u2019initiative.Elle remplace des tendances destructives.Le contact avec la réalité et l\u2019obligation d\u2019estimer le réel donnent au patient la force de se débarrasser de l\u2019inclination qu\u2019a tout psychopathe à demeurer hors de la vie.Elle fait aussi participer le sujet à la vie de groupe et l\u2019insère de nouveau dans la communauté.Enfin, elle fait disparaître le sentiment d\u2019insécurité et d\u2019inutilité du malade et elle permet aux tendances de s\u2019épanouir et de se sublimer.Mais le traitement par l\u2019occupation n\u2019est pas seulement efficient pour le malade.Par le choix du malade pour tel travail, par sa façon de se comporter dans ce travail, par ses réactions envers les autres, le médecin glane de nouveaux éléments de diagnostic et de pronostic.La pratique de la méthode se présente sous divers aspects.Elle comporte ainsi un programme de «recreational therapy », où les activités de loisir dominent: sports, musique, théâtre, par exemple.À côté, il faut faire une très large place à l\u2019« industrial therapy » qui comprend les divers métiers susceptibles d\u2019être pratiqués dans la vie d'hôpital: vannerie, reliure, menuiserie, réparations et mille autres choses.Enfin, la production artistique, soit à 556 léchelle individuelle (peinture, musique), soit à l\u2019échelle du groupe (théâtre, jeux de marionnettes, orchestre), est d\u2019une très grande portée.Nous rejoignons alors d\u2019autres thérapeutiques psychiatriques telles que le « psy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 chodrama » et la « grouptherapy ».C\u2019est, dire Pefficacité et l\u2019utilité du traitement par Poc- cupation.Noüs voulons y voir en outre un bel effort d\u2019humanité de l\u2019homme sain, en faveur de l\u2019homme malade.LES GREFFES CUTANÉES SIMPLES C.-E.CLOUTIER, i Chirurgien en Plastie de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Dans cet article, un bref aperçu de quelques indications et de la technique des greffes cutanées simples sera exposé.Au cours de la dernière guerre, la chirurgie plastique a atteint un niveau jusqu\u2019ici inconnu et, aujourd\u2019hui, ses diverses applications passent à la pratique civile.La quantité et la variété des patients ont permis d\u2019établir des règles précises et de transformer ces opérations en des interventions courantes.Dans la vie civile, à cause du développement continuel et progressif de la mécanique, les accidents deviennent de plus en plus nombreux et compliqués.De tous les accidents, celui qui motive et commande le plus l\u2019application de greffe cutanée est la brûlure.Comme on le sait, le brûlé est un «choqué».Le choc traité, on considérera la lésion comme une large plaie contaminée et le but sera de transformer cette grande blessure contaminée en une plaie propre et fermée.Le traitement préconisé par le Dr Koch, de Chicago, réalisera ce but.Le pansement sera changé environ 2 semaines après l\u2019accident (plus tôt s\u2019il y à indication).Deux divisions cliniques des brûlures seront considérées: la peau a été détruite en entier ou elle n\u2019a pas été détruite en entier.Si elle n\u2019a pas été détruite en entier, un épithélium de néo-formation recouvrira la région intéressée.Si elle a été détruite en entier, nous serons en présence d\u2019une plaie.chirurgicales - La façon la plus intelligente de remplacer de la peau c\u2019est par de la peau.Règle générale, la plaie sera recouverte de tissu nécrotique encore adhérent aux plans profonds.Par des pansements humides au Dakin on parviendra, avec le temps, à se débarrasser de cette nécrose.Toutefois, il y a un moyen plus rapide à notre disposition, c\u2019est l\u2019émondage.Un débridement chirurgical sous anesthésie générale en activera l\u2019élimination.Cette nouvelle plaie propre pourra être recouverte immédiatement d\u2019une greffe cutanée ou bien dans les jours qui suivent, après surveillance de l\u2019évolution.Une greffe cutanée d\u2019épaisseur totale n\u2019est jamais indiquée dans les brûlures; plus la greffe sera mince plus les chances de succès seront grandes.La « prise» de la greffe sera d\u2019autant plus certaine que la plaie est plus récente.Si la perte cutanée est trop étendue pour être recouverte dans une seule séance, alors, dans un premier temps, on s\u2019intéressera aux points très douloureux et aux articulations.La gravité des plaies a augmenté d\u2019une façon alarmante et d\u2019une façon parallèle au nombre des accidents de tout genre.Toutes les fois que nous serons en présence d\u2019une perte de substance, notre premier devoir sera de transformer cette plaie ouverte en plaie fermée.Si des éléments nobles, tels que tendons, nerfs, etc, sont mis à jour, il sera préférable CLOUTIER: LES GREFFES CUTANÉES SIMPLES de les recouvrir d\u2019une greffe pédiculée; dans les autres cas, une greffe cutanée simple suffira.L\u2019étendue d\u2019une plaie est très importante, mais la localisation l\u2019est encore plus.Ainsi une petite plaie laissée à elle-même et située au niveau d\u2019une articulation amènera une plus grande incapacité fonctionnelle qu\u2019une grande perte cutanée située entre deux articulations.Il en est de même pour les surfaces cruentées situées près des orifices normaux, tels que la bouche, les paupières, ete.Une greffe cutanée peut être indiquée pour recouvrir des éléments nobles mis à jour à condition que, plus tard, elle soit enlevée et remplacée par une greffe pédiculée.Le but premier de la greffe aura été de fermer la plaie et, par le fait même, d\u2019éviter l\u2019infection et son désastreux cortège de séquelles.Au niveau des doigts et surtout des doigts importants, tels que le pouce et l\u2019index, la greffe cutanée simple a une valeur toute particulière.On sait qu\u2019il n\u2019y a aucune indication pour l\u2019amputation du pouce.Toutefois, si ce doigt est amputé au cours d\u2019un accident, on recouvrira le moignon d\u2019une greffe afin d\u2019en conserver sa longueur.En se servant d\u2019un lambeau dorsal ou palmaire pour faire le moignon, il faut raccourcir la longueur du doigt en question et, très souvent, cela d\u2019une façon alarmante.Une greffe cutanée appliquée immédiatement ou le plus tôt possible après l\u2019accident, règlera ce problème.A cause de la texture et de la coloration spéciales de la peau au niveau de la face, les indications de la greffe cutanée sont rares.Par mobilisation des lambeaux avoisinants la perte de substance, on tentera de fermer la brèche.Si la localisation ou l\u2019étendue de la lésion rend les lambeaux avoisinants inutilisables alors on se servira de la greffe cutanée.Plus tard on excisera cette greffe en un ou plusieurs temps selon les cas.Certains cas d\u2019ostéomyélite chronique fournissent une autre indication pour la greffe cutanée simple.Aprés ablation des séquestres et s\u2019il y a destruction des tissus mous du voi- 557 sinage, la surface osseuse et la plaie en entier seront recouvertes d\u2019une mince greffe cutanée.Plus tard, s\u2019il y a indication pour une greffe osseuse, la greffe cutanée, appliquée dans un temps opératoire précédent, est enlevée et remplacée par une greffe pédiculée et la brèche osseuse comblée par de petits morceaux du tissu osseux spongieux.Une plaie laissée à elle-même guérira si son étendue n\u2019est pas exagérée.Après une perte de temps considérable, après des pansements douloureux et laborieux, un épithélium de mauvaise qualité et provenant des bords recouvrira la surface cruentée.Au moindre traumatisme, une brèche sera créée dans ce tissu cicatriciel et une nouvelle ulcération lente à guérir apparaîtra et assombrira l\u2019existence du patient et du médecin.De plus, en guérissant, les bords d\u2019une plaie tendent à se rapprocher; on aura donc une rétraction des tissus du voisinage et, si cette rétraction siège au niveau d\u2019une articulation, on aura une incapacité fonctionnelle totale ou partielle selon les cas, par une limitation absolue ou partielle de l\u2019amplitude des mouvements.On se souviendra donc qu\u2019une perte de substance située au niveau d\u2019une articulation devra être comblée le plus tôt possible, soit par une greffe cutanée, soit par une greffe pédiculée.Ces mêmes principes s\u2019appliquent aussi bien pour les plaies postopératoires.Pour ne citer qu\u2019un exemple, prenons le cas d\u2019amputation du sein pour cancer.Il y a intérêt à enlever suffisamment de tissu sain pour avoir la certitude morale que la tumeur maligne a été enlevée en entier.La suture cutanée pourra alors être difficile et parfois impossible (pour aucune considération en chirurgie, on ne doit fermer une plaie sous tension).Le manque de peau sera donc remplacé par une greffe cutanée.Une plaie laissée à elle-même se cicatrisera si elle n\u2019est pas trop étendue et s\u2019il n\u2019y a pas de troubles fonctionnels, organiques ou mécaniques pour l\u2019entretenir.Dans les brûlures surtout cette cicatrice sera une chéloïde si la destruction s\u2019est rendue jusqu\u2019aux couches profondes du derme.Au niveau d\u2019une arti- 558 culation ce tissu cicatriciel agira comme une corde et bridera l\u2019amplitude des mouvements; s\u2019il siège près d\u2019un orifice, il y aura traction et déformatiqn très marquée parfois, comme dans l\u2019ectropion des paupières.Assez souvent, pour corriger ce défaut, il n\u2019est pas nécessaire de se servir de greffes cutanées simples; par la mobilisation des lambeaux ou la plastie en Z, on pourra briser la direction de la traction et la rendre parallèle aux plis de flexion.Lorsque le manque de peau est prononcé, alors on aura recours à la greffe.Cette greffe devra reposer sur un lit constitué par des tissus sains; cela sera accompli par une excision parfaite de tout le tissu cicatriciel et par la correction de la déformation.Il en est de même pour les défauts sérieux d\u2019origine congénitale ou héréditaire; aucune raison valable ne peut permettre à un individu de s\u2019enfoncer dans la vie avec une lésion pouvant être corrigée.Pour ne citer que les nævus, ceux-là peuvent être excisés et, si la perte de substance est trop considérable, elle sera comblée par une greffe.Voilà un résumé de quelques indications pour la greffe cutanée simple.Cette greffe cutanée est appelée simple en opposition à la greffe cutanée composée, laquelle contient un peu plus que les éléments de la peau.Par exemple, au cours d\u2019un accident, l\u2019aile du nez pourra être détruite ou bien rétractée vers le haut comme à la suite d\u2019une brûlure.Pour reconstituer le contour normal, on prendra une petite portion de l\u2019hélix de l\u2019oreille et on la suturera au nez après excision du tissu cicatriciel.Cette greffe sera constituée de peau, de cartilage et de peau: c\u2019est une greffe cutanée composée.Pour les greffes cutanées simples, on peut poser ceci comme principe.Toutes les fois que l\u2019on traite une plaie aseptique (i.e.après excision chirurgicale de tissu cicatriciel), on peut se servir d\u2019une greffe d\u2019épaisseur totale.Si la plaie est contaminée ou infectée, on L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 utilisera la greffe cutanée d\u2019épaisseur intermédiaire.Si on désire remplacer du tissu cicatriciel par une greffe, 11 faudra attendre suffisamment longtemps après la guérison, i.e.jusqu\u2019à disparition complète de la réaction inflammatoire.Si c\u2019est une plaie, on la préparera par des pansements compressifs au Dakin afin de garder les granulations propres et aplaties.Le lambeau cutané sera pris au moyen du couteau de Blair (à main levée) ou au dermatome.Si les granulations de la plaie sont élevées, elles devront être rasées et amenées à un niveau plus bas que celui des bords de la surface cruentée.La plaie en entier, si cela est possible, devra être recouverte par la greffe, maintenue à une tension normale par des points au «horse-hair ».L\u2019hémostase sera faite par le contact de la greffe et par un pansement compressif.Le pansement est très important, il devra recouvrir parfaitement la greffe pour la maintenir accolée à son lit et présenter une certaine élasticité pour donner une pression douce ct égale.La circulation sanguine commencera à envahir la greffe vers le 3e jour et sera complète vers le 15e jour.Si on a greffé une plaie aseptique, on peut laisser le pansement en place deux semaines environ, mais si on est en présence d\u2019une plaie infectée, il est préférable de changer le pansement vers le 5e jour afin d\u2019enlever les sécrétions qui pourraient séparer la greffe de son lit.Dans la suite, les pansements seront quotidiens et compressifs pour trois semaines environ.L\u2019immobilisation de la région greffée sera aussi de trois semaines.La surface de prélèvement sera traitée différemment selon le genre de greffe utilisée.Pour la greffe cutanée d\u2019épaisseur totale, les bords de la surface de prise de la greffe sont sous-minés, rapprochés et suturés à la soie.Pour la greffe cutanée d\u2019épaisseur moyenne, la surface de prélèvement est recouverte de tulle gras et d\u2019un pansement compressif.Quinze jours plus tard le pansement est enlevé et la plaie guérie. ÉDITORIAL Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 77, no 5 \u2014 Montréal, mai 1948 L\u2019ENDOMÉTRIOSE Plus que jamais, la littérature médicale s'intéresse à celles des parties de l\u2019art de guérir qui demeurent encore pleines d\u2019inconnues.L\u2019endométriose est à cet égard un des sujets qui intriguent fort les chercheurs et qui les portent à étayer de savantes hypothèses \u2018.L\u2019endométriose est cet état pathologique qui est remarquable par la production en divers organes de tissu qui ressemble en plus ou en moins à de l\u2019endomètre; anatomiquement parlant, on peut rencontrer une endométriose interne ou adénomyose et une variété externe qui se dévelopne sur ou près du revêtement péritonéal utérin, sur les ovaires, au bassin, ou en un point quelconque du tractus intestinal *.On note aussi la possibilité d\u2019une endosal- pingose ou d\u2019une endocervicose, où les lésions sont sensiblement analogues.L\u2019endométriose est le propre de la femme adulte et chez celle-ci, de préférence alors que stérile.Elle se voit beaucoup chez d\u2019anciennes opérées, à 1.Brooks Ranney: «L\u2019étiologie de Pendométrio- se.» Intern.Abst.of Surgery, 86: 313 (avril) 1948.2.Martin, Sutler: « L\u2019endométriose du tractus intestinal.» Surgery, 22: 801 (nov.) 1947.à 3 Virgil S.Counseller: «Les aspects chirurgicaux de l\u2019endométriose.» J.Int.Coll.Surg.11: 29 (janv.- fév.) 1948.559 tel point qu\u2019elle atteint même la cicatrice abdominale (Von Franque, Dan- forth, Greenhill).L\u2019endométriose présente une symptomatologie superposable à beaucoup d\u2019affections génitales.Sa constatation opératoire relativement fréquente rend le chirurgien plus conscient de sa possibilité, surtout s\u2019il s\u2019agit de patientes dysménorrhéiques, chez qui le phéno- mène-douleur survient dans les cinq jours qui précèdent le flux menstruel, douleur qui persiste violente durant toute la menstruation et qui ne cède pas, quels que soient les antispasmodiques employés.Les applications de chaleur sur l\u2019abdomen, loin de soulager la malade, exacerbent la douleur qu\u2019elle ressent.Cette douleur s'augmente lors des voyages par train ou en auto: le toucher vaginal et le coït déclenchent des crises douloureuses intolérables et prolongées.Une analyse du signe-dou- leur minutieuse et méthodique peut faire espérer un diagnostic exact préopératoire.L'aspect chirurgical de l\u2019endomé- triose * a fait l\u2019objet de travaux nombreux.Le traitement varie, il va sans dire, avec la localisation de la lésion.Si celle-ci siège à l\u2019ovaire, à la trompe ou au col utérin.l\u2019exérèse s'impose.La castration semble encore le meilleur moyen de guérir les malades.L\u2019endométriose intestinale pose un problème différent.Sutler en a relevé 25 cas au niveau de l\u2019appendice iléo- cecal, un cas à l\u2019iléon et neuf au niveau du recto-sigmoïde.La lésion intestinale coïncide souvent avec une endomé- triose associée, fréquemment ovarienne.Les indications thérapeutiques varient avec les espèces et ne semblent 560 pas pouvoir être soumises à une norme établie et immuable.Ainsi résumée, l\u2019endométriose paraît simple.Elle l\u2019est beaucoup moins quand on s\u2019attache à l'étude de son étiologie.Les théories sont nombreuses.Les unes concernent l\u2019histogénèse, les autres s\u2019attachent aux causes favorisantes.Trois groupes de théories se partagent le champ des hypothèses histogénétiques.La première voudrait qu\u2019il y eut passage du tissu endométrial de l'utérus vers le lieu de la lésion, que ce soit par implantation, par transport mécanique ou par voie métasta- tique.La seconde théorie incriminerait le développement in situ du tissu endométrial aux dépens des tissus atteints; et cela en vertu de cinq transformations possibles (métaplasie célo- mique, métaplasie ovarienne, dédiffé- rentiation, reste de cellules embryonnaires ou extension directe).La troisième théorie est éclectique ; elle combine certains éléments des \u2018deux groupes hypothétiques précédents.Toutes ces études s\u2019appuient sur un fondement embryologique.\u2018Sampson, en 1922, proposa la théorie dite « de implantation du tissu endo- métrial ».Ce tissu va, renversant le cours normal du flux menstruel, de l'utérus à son point de développement extra-utérin en cheminant le long des trompes de Fallope.Le lieu d\u2019élection de ces cellules endométriales transfuges est habituellement l\u2019ovaire qui, selon l\u2019expression de Sampson, serait « l\u2019hôte intermédiaire, la couche chaude ou l\u2019incubateur de l\u2019endométriose ».La transplantation endométriale a été tentée expérimentalement et a donné des résultats.Des parcelles d\u2019endomètre sain peuvent être trans- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 plantées chirurgicalement et se développer en dehors de leur milieu naturel ; ceci nécessite, toutefois, un traumatisme intra-utérin, le curetage par exemple.Rubin, en 1925, condamna, avec preuves à l'appui, la pratique des douches intra-utérines, car il constata lors de laparotomies consécutives à certains curetages suivis de douches intra-uté- rines, que le petit bassin était rempli du liquide de la douche.Ce liquide avait emprunté le canal salpingien, cela est indubitable.La théorie de la menstruation rétrograde a des partisans, bien qu\u2019il ne soit pas possible de démontrer la viabilité des parcelles endométriales qui émigreraient de l\u2019utérus vers l\u2019ovaire lors de ce flux à rebours.La transplantation endométriale s'explique mieux à la faveur d\u2019une intervention chirurgicale, peu importe qu\u2019elle soit accidentelle ou voulue.Hesselberg a réussi chez le cobaye des implantations de tissu utérin dans les muscles abdominaux et au niveau de l\u2019oreille.La théorie du développement in situ, basée sur certains principes embryologiques, fournit une explication susceptible d\u2019élucider le problème étiologique de l\u2019apparition spontanée d\u2019endométriose en un lieu donné.Tout ceci n\u2019exclut pas la possibilité d\u2019une production endométrioti- que par métastase lympathique ou veineuse.Mais là ne s\u2019arrête pas la question.Certains facteurs sont indéniables qui favorisent la production d\u2019endométriose, facteurs mécaniques inflammatoires ou hormonaux.Le rôle des facteurs mécaniques a déjà été signalé plus haut.Ce qui se passe à la suite d\u2019un curetage utérin mo ÉDITORIAL 561 peut survenir aussi comme conséquence d\u2019une insufflation tubaire; les sténoses du col et la rétroposition utérine sont des conditions idéales pour faciliter un flux menstruel à contresens.Le rôle des facteurs inflammatoires est plus difficile à saisir, bien que les phénomènes qui en découlent soient presque constants a la recherche clinique.La théorie hormonale est la derniére née et non la moindre.Elle s\u2019appuie sur le succès de la thérapeutique hormonale ovarienne, sur l\u2019incidence-âge, sur la constatation d\u2019une stérilité confirmée et sur la coïncidence d\u2019autres lésions pelviennes.A ces raisons s\u2019en ajoute une cinquième, d\u2019aspect \u2018médico- social, qui a été relevée par Meigs; celui-ci a noté que l\u2019endométriose apparaît plutôt dans la clientèle aisée, qui pratique la limitation des naissances (28 à 50% des cas) que dans la classe pauvre où les mariages sont précoces et les familles nombreuses.Toutes ces théories sont fort intéressantes; elles montrent qu\u2019il y a beaucoup à faire encore pour expliquer la genèse de l\u2019endométriose d\u2019une manière qui satisfasse les esprits critiques.L'intérêt de ces travaux est de forcer l'attention des cliniciens, de les obliger à publier leurs observations personnelles, sans quoi tout progrès est impossible.Mieux connue, l\u2019endométriose sera d'un diagnostie préopératoire plus fréquent.Edouard DESJARDINS. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE L\u2019 INSTITUT DU CANCER DE MONTREAL.HOPITAL NOTRE-DAME L.-C.SIMARD.L\u2019Institut du Cancer de Montréal, situé à lhôpital Notre-Dame, a obtenu ses lettres patentes de la Province de Québec en septembre 1947.L\u2019Institut a pris naissance en janvier 1942, sous le nom de Centre Anticancéreux de l\u2019hôpital Notre-Dame, et consistait, jusqu\u2019à l\u2019année dernière, en une clinique des tümeurs.Cette clinique fonctionne le mercredi avant- midi de chaque semaine, est dirigée par un exécutif composé d\u2019un anatomo-pathologiste, le docteur L.-C.Simard; d\u2019un radiologiste, le docteur Paul Brodeur; d\u2019un médecin, le docteur Roger Dufresne, et d\u2019un chirurgien, le docteur François Archambault.Un groupe de spécialistes, formant un bureau de consultants, assiste \u2019Exécutif dans le diagnostic et le traitement: L.Gérin-Lajoie, gynécologiste; P.Panneton, oto-rhino-laryngologiste; A.Marin, dermatologiste; D.Marion, obstétricien; R.Amyot, neurologiste; P.Bourgeois, urologis- te; J.Tremblay, orthopédiste; R.Dufresne, gastro-entérologiste; A.Guilbeault, pédiatre; G.Cloutier, chirurgien.Cette clinique du mercredi matin reçoit les cas suspects qui lui sont adressés par les autres cliniques externes de Phôpital, par les médecins de l\u2019hôpital et par les médecins de l\u2019extérieur.Chaque cas est examiné par les membres de l\u2019Exécutif; puis les examens complémentaires nécessaires (clinique et laboratoire), radiographies, scopies, biopsies, formules sanguines, sont demandés et, lorsque le diagnostic est posé, un rapport avec recommandations thérapeutiques est adressé au médecin qui nous a présenté le patient.En plus des cas nouveaux, la clinique du mercredi revoit les cas qui sont sous observation et les cancéreux qui ont été traités (« follow-up » ).La clinique du premier mercredi du mois est consacrée aux cancers de la tête et de la peau; le deuxième, aux cancers du sein; le troisième, aux cancers de l\u2019utérus;, le quatrième, aux cancers du tube digestif et autres.Chaque patient a un dossier spécial et indépendant du service des archives de l\u2019hôpital.L\u2019Exécutif est assisté par une garde-malade du service social et par une secrétaire.Le centre possède ses filières où sont placés les dossiers par ordre numérique, les cartes du service social, les fiches classées par ordre alphabétique et par organe, fiches des biopsies ou d\u2019interventions chirurgicales.Chaque dossier contient un résumé de l\u2019histoire clinique et le résultat des épreuves laboratoires, la liste des séances de radium et de rœntgenthérapie, les constatations des examens périodiques, la feuille du service social, ainsi que la formule de l\u2019« American College of Surgeons» (Abstract Cancer Record Form), avee schémas du cancer et de l\u2019organe intéressé.A chaque examen périodique, une carte spéciale, indiquant l\u2019état du patient, est adressée au médecin qui a recommandé le patient à l\u2019hôpital ou au spécialiste de l\u2019hôpital qui a eu le malade sous ses soins.L\u2019Institut fait installer actuellement un appareil de rœntgenthérapie de 400,000 volts.On trouvera, ci-après, le tableau des cas de cancers examinés, traités et suivis depuis janvier 1942, ainsi que le tableau des nouveaux cas de cancers en 1947.Les cas sont divisés par organes: la première colonne indique le nombre de cas, la deuxième, le nombre de survies, et la troisième, le pourcentage des survies.(i p rt eed pt ppd Prt rd = CH SIMARD: L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL TABLEAU No I 1942 1947 Vivants Vivants Cas jan.48 % Cas juan.48 % Cerveau \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 .1 0 9 1 112 Peau verre 26 12 45.3 4871 46 958 Lévre nn 8xx 5 62.5 2523 24 96 Sinus-maxillaire 2 0 0 0 Larynx nen 6 0 10 7 70 Bronche .0 0 6 1 16.6 Poumon .0 0 2 0 Bouche 0 0 6 6 100 Langue .6 2 333 7 6 87.1 Rhino-pharynx 1 0 7 4 57.1 GI.salivaires.0 0 3 3 100 Amygdale .1 0 2 2 100 (Esophage \u2026\u2026.\u2026 2 0 4 3 {5 Estomac \u2026\u2026\u2026 14 0 30?2 15 30 Intestin grêle.0 0 1 0 Colon rester 11 4 36.3 3971 24 61.5 Rectum .11 2 18.1 27 20 71.7 Foie ern, 2 0 7 1 Vésicule .0 0 0 0 Pancréas es 1 0 11?1 0 Thyroide .2 2 1 0 Rein oe 2 1 50 8 4 50 Surrénale .0 0 0 0 Vessie eve 3 1 33.3 10 8 80 Prostate .5 1 20 9 8 88 Testicèle \u2026\u2026\u2026 1 0 3 3 100 Verge on 0 0 1 1 Utérus, col .38 11 289 38 36 947 \u201c corps .5x 4 80 2072 18 90 Ovaires ven 11 1 9 1071 5 50 Trompes .0 0 0 0 Vagin co.0 0 0 0 Vulve sers 2 1 50 2 2 Seins cerner 47 9 191 47 42 89.3 Gang.leucémie 1 0 10 4 40 \u201c lymphosarcome 2 0 972 5 55.5 Péritoine .0 0 3 1 \u201c Hodgkin .3 0 8 6 75 Rate verres 0 0 0 0 Muscle ns 2 0 5 3 OS cesses 2 0 4 3 Médiastin .1 0 2 2 Eile 1 0 1 0 223 56 25.7 435 314 72.1 563 x 1 cas perdu de vue (7) ?1 cas douteux (25) Les statistiques détaillées des cancers du sein, de l\u2019utérus et du tube digestif font l\u2019objet d\u2019études spéciales; elles seront présentées aux prochaines réunions de sociétés et d\u2019associations médicales.Depuis janvier 1942 jusqu\u2019à janvier 1948, plus de deux mille cancéreux ont été traités et suivis; sur ce nombre, cinq seulement ont été perdus de vue, ce qui rend compte de l\u2019efficacité du service social.Le nombre de cancéreux a doublé en cinq ans; il était de 223 en 1942, il est passé à 435 en 1947.Les cancéreux inclus dans la liste de 1942 comprennent tous les cas qui ont été examinés, traités ou non, et suivis par notre service social.Ils ne sont donc pas choisis dans le but de flatter la statistique.Plusieurs cancéreux, sur ce nombre, étaient des cas désespérés très avancés, ayant parfois des métastases généralisées.On ne peut donc juger de l\u2019efficacité des traitements par le pourcentage de survies de cinq ans.Il faut noter cependant que 26% de tous les cas de cancer, ou 61 sur 223, vivent encore après cinq ans.Dans le tableau d\u2019ensemble que doit constituer la lutte anticancéreuse, les instituts de cancer, grands centres de dépistage, de diag- nostie, de traitement et de recherches, ont tout intérêt à être placés dans des hôpitaux généraux importants.Il s\u2019établit ainsi une symbiose dont l\u2019institut et l\u2019hôpital lui-même retirent les plus grands avantages.Ainsi l\u2019ins- fitut profite de l\u2019expérience, des lumières et de l\u2019action directe des nombreux spécialistes en chirurgie digestive, pulmonaire, plastique, orthopédique, rhino-laryngologique; il profite également des services scientifiques essentiels d\u2019anatomie pathologique et de radiologie.L'hôpital voit aussi étendre son action vers une cancérologie mieux comprise et mieux organisée.Les patients en retirent les plus grands bénéfices, puisque, par le travail en équipe, par la spécialisation plus poussée, le INSTITUT DU CANCER DE MONTREAL \u2014 HOPITAL NOTRE-DAME DEPISTAGE - PREVENTION PATIENTS EXTERNE DIAGNOSTIC_\"FOLLOW UP*\u2014\u2014 4 TS EXTERNES SERVICE oral 7 0-\"Fol EXECUTIF DONS CLINIQUE OCTROIS| SUBSIDES 7am SOCIAL SERVICE EDUCATIF ADMINISTRATION DIRECTEUR SECRETARIAT Z ; SCOLAIRE MÉDICAL | 0 CS PSS POST-SCOLAIRE PS pueLic CONSEIL MEDICAL} MINISTÈRE DE LA SANTÉ SERVICE DE SANTÉ MUNICIPAL CENTRES ANTI-CANCEREUX LIAISON CANCER RESEARCH SOCIETY SOCIÉTÉS MÉDICALES CONGRÈS FACULTÉ DE MÉDECINE D PATIENTS iti RAYONS X TRAITEMENTS : RADIUM N PATIENTS EXTERNES CHIRURGIE RECHERCHE © FONDAMENTALE\u2014 LABORATOIRES ÉTUDIANTS \u2014\u2014b \u2014\u2014 » MEDECIN CHIRURGIEN ANAT-PATHOLOGISTE RADIOLOGISTE DERMATOLOGISTE GYNECOLOGISTE UROLOGISTE PÉDIATRE NEUROLOGISTE NUTRITION CHIMIE BIOLOGIQUE CHIMIE PHYSIQUE ANATOMIE PATHOLOGIQUE HORMONOLOGIE VIROLOGIE » des SERVICESIVILLE \u2014\u2014INTERNES MÉDECINS CEES PROVINCE _UNITES SAN.ETRANGERS INSTITUT NATIONAL DU CANCER DU CANADA INSTITUTS DU CANCER ETRANGERS SOCIETE CANADIENNE DU CANCER SIMARD: L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL dépistage devient plus facile et la thérapeutique mieux conduite.| Je cite ici un extrait de la conférence de Sir Ernest Rock-Carling, directeur de la, lutte anticancéreuse en \u2018Grande-Bretagne, qu\u2019il prononçait, en octobre 1947, à Toronto: « À word about the Cancer Institute.The balance of opinion with us is against the establishment of great central «cancer institutes» in isolation from the multiple faculty organization of the general hospital.If it have not access to all the specialist skill and resource there congregated, it must create a similar team around it, and thus a new general hospital with one disproportionate department \u2014 and that, in my experience of hospitals, \u2014 eventually leads to trouble and sometimes to sterilisation.» Les autorités administratives et médicales de l\u2019hôpital Notre-Dame, constatant qu\u2019il n\u2019existait pas d\u2019unité importante complète, de véritable institut du cancer dans notre province, ont voulu combler cette lacune et faire leur part dans la lutte anticancéreuse dans la région de Montréal.Les autorités de l\u2019Institut du Cancer de Montréal ont depuis longtemps dressé le p'an de leur organisation.Le centre anticancéreux de diagnostie et de consultation fonctionne depuis six ans.Depuis six ans la collaboration entre les divers spécialistes du centre et les médecins de l\u2019hôpital s\u2019est accrue progressivement.Les consultations sur les traitements sont devenues maintenant pratique journalière.La recherche qui, jus- 565 qu\u2019à ces dernières années, s\u2019intéressait surtout à l\u2019étude des structures des tumeurs, de leur histogenèse, des tissus normaux dont elles dérivent et, occasionnellement, à l\u2019expérimentation, poursuit maintenant un programme que l\u2019Institut National du Cancer du Canada subventionne et la « Cancer Research Society ».Il ne restait plus qu\u2019à instaurer un centre de dépistage et de prévention.Celui-ci est maintenant organisé; il commencera à fonctionner au mois de mal.oo La partie médicale et scientifique de l\u2019Institut sera dès lors complète.On trouvera, ici-même, le plan d\u2019ensemble de l\u2019Institut du Cancer de Montréal.Pour que l\u2019Institut atteigne son plein développement il lui faudrait obtenir une centaine de lits pour hospitaliser les cancéreux qui pourraient bénéficier d\u2019un traitement.Nombreux sont les cas qui doivent attendre ou être dirigés ailleurs, faute de place.Je tiens à remercier ici officiellement le Conseil médical et le Bureau d\u2019Administration de l\u2019hôpital Notre-Dame qui ont permis l\u2019organisation de l\u2019Institut du Cancer, les membres du Comité de Direction du Centre anticancéreux qui ont facilité la tâche du directeur, les spécialistes du sous-comité, les médecins de l\u2019hôpital qui nous ont accordé leur collaboration et le personnel du secrétariat dont le dévouement a permis l\u2019expansion de la lutte anticancéreuse à l\u2019hôpital Notre-Dame. LE CANCER, MALADIE CURABLE ' Origène DUFRESNE, Sous-directeur de l\u2019Institut du Radium Le but de cette brève causerie est de rappeler que le cancer est une maladie curable.Bien des gens qui pourraient guérir de leur cancer, s\u2019ils se faisaient traiter, s\u2019abstiennent de tout traitement, parce qu\u2019ils croient que leur mal est incurable.Certes, un petit nombre de cancers sont pratiquement incurables, dès qu\u2019ils se manifestent au patient et même au médecin; mais, heureusement pour l\u2019humanité souffrante, le pourcentage de ces cancers, d\u2019emblée incurables, parce qu\u2019ils sont inaccessibles, ou parce qu\u2019ils se sont propagés rapidement, n\u2019est pas très élevé.Les cancers que les médecins rencontrent le plus souvent dans leur clientèle, sont des cancers que l\u2019on peut qualifier de curables, à leur début.Toutefois à cause du retard que les patients mettent à aller consulter leur médecin, bon nombre de cancers facilement curables à leur apparition, sont devenus difficilement curables au moment de la visite médicale.C\u2019est très dommage, car les victimes du cancer seralent moins nombreuses, si les gens consultaient plus tôt.Permettez-moi de vous rappeler, une fois de plus, quelques signes révélateurs d\u2019un cancer, qui vous inciteront à consulter précocement.Ce sont: un enrouement de plus en plus marqué; une toux persistante, inexplicable; une difficulté à avaler qui s'aggrave; des troubles urinaires qui s\u2019accentuent; des malaises digestifs qui se prolongent; une plaie qui s\u2019agrandit au lieu de guérir; une hémorragie qui survient sans cause, qui est peu abondante et qui disparaît comme elle est venue; une tumeur qui apparaît inopinément, qui a une consistance anormalement dure, qui n\u2019est pas douloureuse, et qui semble être fixée aux tissus avoisinants.1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Tribune des conférenciers du poste CKAC », le 26 mars 1948, à 7 heures du soir.(Montréal).Bien que nous ne connaissions pas le mécanisme par lequel une cellule normale devient une cellule cancéreuse, nous savons très bien, cependant, ce qu\u2019est une cellule cancéreuse.C\u2019est une cellule devenue anarchique, qui, au lieu de coopérer au fonctionnement harmonieux de l\u2019organisme, se divise pour donner des cellules filles anarchiques, lesquelles, à leur tour, se divisent en nouvelles cellules anarchiques et ainsi de suite, jusqu\u2019à ce que cette multiplication indéfinie de cellules anarchiques, engendre une colonie de cellules autonomes, parasites et agressives.Cette colonie de cellules à comportement biologique anarchique, c\u2019est cela un cancer.Pour guérir un individu atteint de cancer, il suffira donc de le débarrasser complètement de cette colonie cellulaire anarchique, avant qu\u2019elle n\u2019envahisse les tissus ou les organes du voisinage, et surtout, avant qu\u2019elle ne se propage à distance, par l'intermédiaire des vaisseaux sanguins ou lymphatiques.C\u2019est donc dire qu\u2019un cancer sera facilement curable quand il sera encore bien localisé (phase locale) ; qu\u2019il sera difficilement curable, quand il aura commencé à envahir son voisinage (phase régionale); et qu\u2019il sera incurable quand il se sera propagé à tout l\u2019organisme (phase générale).À leur phase initiale, la très grande majorité des cancers cutanés, soit 95%, peuvent être guéris; les cancers de la langue qui n\u2019ont pas encore envahi les ganglions sous-maxil- laires, guérissent dans une proportion de 80% ; un grand nombre de cancers de l\u2019utérus, soit environ 75% guérissent de façon définitive, s\u2019ils sont traités à leur début, les cancers du sein, encore bien localisés guérissent dans 75% des cas, les cancers du rectum, dépistés précocement, guérissent dans plus de 50% des cas, enfin, les cancers de l\u2019estomac, diagnostiqués très tôt, guérissent dans une proportion de 30 à 40%. DUFRESNE: LE CANCER, MALADIE CURABLE Le cancer est donc une maladie curable, d\u2019autant plus curable, évidemment qu\u2019elle est traitée plus précocement.On peut compter par milliers, les cancers, bien identifiés par un examen microscopique, qui ont été guéris dans tous les pays où la lutte contre le cancer est méthodiquement organisée.Pour guérir d\u2019un cancer, cependant, il ne suffit pas d'appliquer un onguent ou une pommade conseillée par un parent, un ami ou un voisin.Il ne suffit pas, non plus, d\u2019aller consulter un charlatan qui, après avoir appliqué une emplâtre caustique, fera croire que le cancer est sorti avec toutes ses pattes.Non! pour guérir d\u2019un cancer, il faut subir un traitement, capable d\u2019extirper ou de détruire toutes les cellules anarchiques qui constituent ce cancer.Vous avez déjà entendu le Dr Landreville, du Service de santé de Montréal, énumérer à ce même poste, les moyens recommandés pour guérir le cancer.Ce sont: la chirurgie, les rayons X et le radium.À noter, en passant, que les réactions cutanées post-radiothérapiques, qualifiées à tort «brûlure par les rayons », 567 disparaissent totalement après quelques semaines.Ne vous dites pas, lorsque vous penserez souffrir d\u2019un cancer: « Si je vais consulter mon médecin; il me dira peut-être que je souffre d\u2019un cancer, et le fait de savoir que je suis cancéreux (ou cancéreuse), me fera souffrir davantage.» Vous commettriez là une erreur grave.Car, si le cancer est une maladie, dont la curabilité varie avec sa nature, son siège et son stade d\u2019évolution, c\u2019est en somme une maladie curable.Lorsque vous craindrez d\u2019être atteint d\u2019un cancer, allez consulter un médecin en qui vous avez confiance et soumettez-vous au traitement qu\u2019il vous conseillera.Ne vous dites pas: \u201cIl est trop tard\u201d, car il arrive souvent que des cancers qui paraissent être incurables, guérissent par un traitement adéquat.Consulter le médecin, dès l\u2019apparition de signes suspects de cancer, et suivre le traitement prescrit, telles doivent être les deux résolutions prises aujourd\u2019hui, par chacun de nous; car je le répète hautement: \u201cLe cancer est une maladie curable\u201d. ASPECTS SUR LE CANCER J.-A.LANDREVILLE, M.P.H,, Officier spécial et chef adjoint des districts sanitaires, Ville de Montréal.Beaucoup de sujets pour la prévention de la maladie et la conservation de la santé ont déjà été traités à ce poste radiophonique, dans les journaux ou autrement, et le seront encore surtout durant cette « Semaine de la Santé ».La part que je vais prendre ce soir à cette campagne concerne une maladie qui se place au deuxième rang des causes de décès aux Etats-Unis, au Canada et dans la plupart des pays du monde civilisé, et dans notre ville; et cette maladie terrible, c\u2019est le cancer.Le rapport préliminaire du Service de Santé de la Cité de Montréal, qui vient d\u2019être rendu public par le docteur Adélard Groulx, directeur, mentionne que 1,453 personnes sont mortes de cette maladie, à Montréal, durant l\u2019année 1947, ce qui fait un taux de 142.3 pour 100,000 de population.Il n\u2019y a que les maladies de cœur qui donnent un taux plus élevé de décès, soit 190.2 par 100,000 de population.Une personne sur huit mourra de cancer si les conditions actuelles persistent.Une femme sur quatre est destinée à souffrir de cancer entre 45 et 55 ans.Toutes les trois minutes, aux Etats-Unis, une personne meurt de cancer.Cette maladie a tué deux fois plus d\u2019Américains, durant la guerre, que de soldats par la guerre elle-même.Au Canada, 38,834 hommes ont été tués ou sont disparus à cause de la guerre; pendant le même temps, plus de 80,000 personnes sont mortes de cancer.Même les enfants ne sont pas exempts de ce fléau.Il meurt plus d\u2019enfants, entre 5 et 19 ans, de cancer que des maladies suivantes réunies: la scarlatine, la péritonite, la poliomyélite, la fièvre typhoïde, la dysenterie et la diarrhée.Or, la plupart de tous les décès, dus au cancer, sont survenus parce que le malade 1.Causerie prononcée à l'émission « Hygiène et santé », au poste CIKAC, le vendredi 30 janvier 1948.à 7.00 heures p.m.est allé consulter un médecin trop tard.Quelquefois, il a souffert trop longtemps sans avoir de soins, souvent il a suivi les conseils d\u2019un charlatan ou bien il s\u2019est soigné lui-même, soit en lisant, soit en écoutant certaines annonces tapageuses.Durant ce temps, la maladie a continué à progresser jusqu\u2019à devenir incurable.Les seuls moyens connus & date pour traiter et guérir le cancer sont la chirurgie, les rayons X et le radium, à la condition expresse, indispensable, que ce soit au tout début de la maladie, surtout pour certaines formes de cancer, comme celles de la vessie et du rectum.Je vais vous énumérer quelques signes ou troubles qui peuvent faire penser à un début de cancer.Un ulcère qui ne guérit pas, particulièrement dans la bouche.Une bosse, une tumeur inusitée en un endroit quelconque du corps.Un saignement, une hémorragie irrégulière venant des organes génito-urinaires ou des intestins.Un changement de forme, de couleur d'une verrue, d\u2019une marque de naissance.Une constipation ou une diarrhée prolongée s\u2019accompagnant souvent d\u2019un peu de sang.Toux chronique inexplicable avec amaigrissement.Difficulté d\u2019avaler.Perte d\u2019appétit ou de poids sans raison connue.Nous ne saurions, alors, trop vous recommander de consulter un médecin au moindre de ces malaises qui vous semblent anormaux.N'attendez pas que la souffrance vous décide à aller vous faire traiter.Souvent des formes de cancer sont silencieuses au début, mais préparent quand même des désastres irréparables.| CHAREST: CONFÉRENCE CLINIQUE SUR LA POLIOMYÉLITE Etudiez-vous et, au moindre signe insolite, agissez.Il vaut mieux se déranger une fois de trop, que d\u2019arriver trop tard au moment du danger.Une habitude qui serait avantageuse & contracter serait l\u2019examen médical périodique, même en bonne santé apparente.269 Soyons pratiques; il ne faut pas que la crainte du cancer nous fasse négliger notre sécurité.Bien des regrets seraient évités avant que la science puisse trouver la cause exacte du cancer et nous faire connaître les moyens de le prévenir ou de le guérir, d\u2019une façon plus efficace, à tous les stages de son évolution.CONFÉRENCE CLINIQUE SUR LA POLIOMYÉLITE \u2018 Gustave CHAREST, M.P.H., Surintendant, Division des maladies contagieuses À titre de délégué de la Ville de Montréal, J'ai assisté, les 15, 16 et 17 septembre 1947, aux journées cliniques organisées par la « National Foundation for Infantile Paral- Vsis», pour commémorer le vingtième anniversaire d\u2019une de leurs fiiliales, la « Warm Springs Foundation », fondée par feu le président F.D.Roosevelt, en 1927.Cette institution n\u2019est affiliée que depuis 1938 cependant, à l\u2019organisation « nationale » qui s\u2019occupe de ramasser des fonds pour promouvoir la lutte contre cette terrible maladie, dans leur campagne annuelle connue sous le nom de « March of dimes ».Ce centre hospitalier situé à Warm Springs, en Georgie, à 70 milles environ d\u2019Atlanta, ne reçoit pas de patients à la phase aiguë de la maladie mais seulement durant la con- va'escence et ne traite que la poliomyélite chronique, c\u2019est-à-dire les séquelles conséeu- tives à cette maladie: déformations de toutes sortes attribuables à la paralysie infantile.Aménagée dans un site légèrement élevé, cette institution est composée d\u2019une série d\u2019édifices à un ou deux étages seulement.La conférence était présidée par monsieur Basil O'Connor, président national de la fondation et, après une courte introduction, les sujets au programme furent présentés par les différents auteurs.1.«Séminaire » présenté au « Micro-Hicro-Actua- lités» de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Université de Montréal, le 25 février 1948.(Montréal).Le Dr Robert Ward, professeur associé de pédiatrie au Collège de Médecine de l\u2019Université de New-York, fit une revue de Phistoire naturelle de la poliomyélite.Il fit en quelque sorte l\u2019exposé des données et connaissances actuelles sur les propriétés physico-chimiques du virus de Ja poliomyélite et les caractères anatomo-pathologiques des lésions qu\u2019elle provoque.Beaucoup de travail a été fait pour en analyser les propriétés immunologiques et il est apparent qu\u2019il existe plusieurs souches de virus qui diffèrent par rapport à la protection conférée à l\u2019animal d\u2019expérimentation, en l\u2019occurrence, le singe et, de plus, les anticorps produits ne neutralisent pas toutes les souches mises en présence.Ce test de neutralisation chez le singe est une procédure de laboratoire fastidieuse et aucun autre test sérologique, i.e.recherche des agglutinines, précipitines et fixation du complément n\u2019est en usage présentement.Un vaccin utile devrait done contenir plusieurs souches du virus.Bien que le mode de transmission de la maladie soit inconnue, le Dr Ward émit l\u2019hypothèse que la porte d\u2019entrée du virus pouvait être une des trois voies suivantes : a) le nez; b) la bouche et la voie digestive; c) la peau.Le nez a été considéré, à la suite d\u2019expé- 570 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 rience sur le singe, comme le site de l\u2019invasion : on avait d\u2019abord décelé le virus dans la muqueuse nasale de l\u2019homme dans une sur trois expériences et également dans les sécrétions naso-pharyngées, mais en ignorant jusqu\u2019à quel point la bouche contribuait à cet apport et le singe «rhesus» pouvait être infecté par cette voie.Il y eut tentative en clinique humaine de bloquer par le sulfate de zinc l\u2019entrée du virus par le nerf olfactif, mais avec des résultats défavorables.De plus, d\u2019autres objections, telles l\u2019éclosion de la maladie durant l\u2019été alors que le flux des sécrétions nasales est réduit ou absent, et aussi des autopsies avec coupes en série du bulbe olfactif où l\u2019on n\u2019a pu déceler de lésions caractéristiques, ont fait douter de l\u2019accès du virus par la voie nasale.La bouche et le tractus digestif ont toujours joui de la faveur des chercheurs européens, tels Kling et Levaditi et, aux Etats-Unis, Toomey, de Cleveland, s\u2019en est fait le défenseur.Cette hypothèse a un regain de popularité depuis 1938, date à laquelle on a retrouvé le virus dans les fécès soit chez les malades atteints ou non de poliomyélite, les convalescents et même les porteurs apparemment sains.De plus, deux variétés de singes, le chimpanzé et le «cynomolgus» de Java ont pu, depuis, être infectés par la voie digestive et des études subséquentes chez l\u2019homme ont pu montrer la présence du virus dans le système nerveux central et également tout le long du tractus digestif.La peau pourrait être également la voie possible parce qu\u2019à la suite de l\u2019essai en clinique humaine de vaccins contenant le virus à l\u2019état actif, il en est résulté des attaques typiques de\u2019 poliomyélite.De plus, chez des animaux injectés par la voie sous-cutanée, il a été possible de recouvrer le virus dans les selles ou excréments, ce qui implique que sa présence dans l\u2019intestin ne signifie pas nécessairement que la bouche ait été la porte d\u2019entrée.Mais, cependant, la peau ne semble pas, à présent, la voie usuelle.Quant à la voie d\u2019élimination, il semble presque certain que le virus quitte le corps par les excréta de l\u2019intestin, mais le virus étant également décelable dans le naso-pha- rynx surtout au début de la maladie laisse encore un point d\u2019interrogation quant à la sortie possible de l\u2019organisme par cette dernière voie.À la suite de cette découverte, l\u2019on a procédé à la recherche du virus dans les eaux usées des systèmes d\u2019égouts, et les résultats furent positifs.Comme seconde conséquence de la présence dans les selles, l\u2019on s\u2019est demandé si les mouches pouvaient être les vecteurs de la maladie : l\u2019on examina ces insectes et les résultats démontrèrent, tant à la campagne que dans les villes, que les mouches hébergeaient le virus et, des aliments exposés à la contamination, transmirent l\u2019infection au chimpanzé qui devint porteur intestinal du virus.Il faudrait donc conclure, d\u2019après le Dr Ward, que le mode de transmission peut se faire de manières différentes et nombreuses.Le contact direct avec un malade ou un porteur est très important, mais jusqu\u2019à quel point ce contact doit-il être intime pour que la maladie se développe, demeure un problème encore inconnu.Enfin la transmission par voie digestive devrait être contrôlée par des études poussées et bien faites en même temps qu\u2019il faudrait en réduisant les mouches durant une épidémie, essayer de trouver l\u2019effet qui en résulterait.Cependant, dans certains pays où la salubrité laisse à désirer, les épidémies ne paraissent pas attirer l\u2019attention et, de plus, les sujets atteints étant plus jeunes dans ces pays, l\u2019on suppose qu\u2019une imprégnation presque continuelle de la population immuniserait à doses répétées mais minimes ceux qui vivent en ces pays.Le Dr Vlado A.Getting, de l\u2019Etat du Massachusetts, traita des aspects de la maladie au point de vue santé publique.Bien CHAREST: CONFÉRENCE CLINIQUE SUR LA POLIOMYÉLITE que les découvertes récentes surtout dans le domaine de la recherche ont enrichi nos connaissances, dit-il, nous ne possédons aucune mesure préventive et aucun traitement spécifique vis-à-vis cette infection.La poliomyélite demeure l\u2019un des problèmes les plus importants à solutionner.L\u2019étude épidémiologique démontre que la maladie est très répandue et que le transfert du virus se fait probablement de personne à personne et les officiers de santé publique doivent donc s\u2019en tenir à ces données actuelles.Les taux d\u2019attaque ou morbidité sont très variables de même que les taux de mortalité aux environs d\u2019un décès par 100,000 de population.Le taux de fatalité fut de 8% aux Etats-Unis, de 1943 à 1946, mais cependant des milliers de personnes sont affligées par des infirmités provoquant des incapacités plus ou moins graves et leur nombre s\u2019accroît avec les années.Approximativement, 1 sur 300 enfants sont victimes de la maladie vu qu\u2019ils sont plus deviennent pas nécessairement infirmes, puis- susceptibles que les adultes, mais tous ne que 50 à 75% de ces cas recouvreront complètement la santé.Au point de vue diagnostic clinique, la maladie est classifiée en deux groupes distincts: paralytique et non paralytique.En plus, il existe un autre groupe considérable de personnes infectées au sujet desquelles il est impossible de reconnaître ou même de suspecter la maladie.75% des adultes, vivant dans les centres urbains, auraient été infectés à une période quelconque de leur vie, sans développer de symptômes cliniques évidents de la maladie et de tels cas sont classifiés comme abortifs.Cette classification laisse supposer qu\u2019il est difficile, seulement qu\u2019en évaluant les cas rapportés, de tabler sur des données statistiques concernant les cas non paralytiques et les cas abortifs et ce n\u2019est qu\u2019en période épidémique que ce dernier groupe attire l\u2019attention.Une étude faite par Aycock, dans le Mas- 571 sachusetts, montre que les épidémies de poliomyélite ne suivent pas un cycle défini et qu\u2019elles ont été espacées dans cet Etat d\u2019intervalle de 2 à 9 ans et qu\u2019elles ont duré de 1 à 3 ans.Dans ce même Etat, les deux-tiers des cas dans les quarante dernières années sont survenus chez des enfants de 10 ans et moins.Le docteur Getting souligne qu\u2019en période épidémique, le public doit être mis au courant des facilités dont dispose l\u2019autorité sanitaire pour combattre la maladie, telles le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux, le nombre de respirateurs et celui du personnel qualifié à cet effet.À ce sujet, les hôpitaux généraux devraient ouvrir leur porte tout en observant les précautions d\u2019isolement recommandées en cette circonstance.Le Dr J.Wilson, de l\u2019Université du Michigan, parla du diagnostic de la poliomyélite.C\u2019est surtout dans la phase préparalytique de la poliomyélite que le diagnostic clinique est plus difficile car personne ne peut prévoir si un tel cas demeurera non paralytique.Le terme de poliomyélite «abortive» ne devrait être employé que dans les cas où une telle présomption existe à cause de maladie de nature non spécifique chez des enfants appartenant à une même famille où se trouve déjà un malade atteint de la poliomyélite.La ponction lombaire est-elle absolument nécessaire?Ce ne l\u2019est pas dans 100% des cas car l\u2019examen du liquide a été trouvé négatif dans des cas où il s\u2019agissait sûrement de poliomyélite.De plus, au tout début de la maladie, l\u2019examen cytologique peut encore être négatif, mais des ponctions subséquentes pourront indiquer une augmentation des leucocytes et le contraire est également vrai des ponctions lombaires pratiquées trop tardivement.Mais, cependant, il est permis de douter de la valeur du diagnostic des formes « preparalytique» et «non-paralyti- que», si l\u2019on n\u2019a pas fait une analyse du liquide céphalo-rachidien et, par conséquent, on ne devrait pas inclure de tels cas dans une étude statistique. 572 Le diagnostic des cas accompagnés de paralysie présente aussi des difficultés chez les jeunes enfants et les nourrissons et c\u2019est, par exemple, à cause d\u2019une claudication légère observée par la mère que l\u2019enfant est amené chez le médecin.Une telle claudication peut être due à de petites lésions qui causent de la douleur ou un malaise et, par conséquent, une pseudo- paralysie; la présence d\u2019un corps étranger dans une chaussure pouvant provoquer ces symptômes.Le diagnostic différentiel avec le scorbut et la chorée aiguë ou l\u2019hémichorée demande une analyse plus approfondie.I! faut analyser l\u2019évolution clinique de la maladie afin d\u2019en arriver au diagnostic exact : le type avec élévation de température apparaissant une première fois pour disparaître et revenir par la suite est nommé «type dromadaire » et se rencontre dans 1/5 des cas de poliomyélite.L\u2019atteinte du système nerveux central se traduit par de la raideur de la nuque et du dos: la paralysie, si elle survient, peut apparaître à n\u2019importe quel temps durant les cinq jours suivants.Enfin la forme bulbaire n\u2019est pas toujours facile à distinguer de la forme qui cause la paralysie des muscles respiratoires, c\u2019est-à- dire intercostaux et diaphragmatique: cette confusion entre les deux formes est fréquente.Le Dr W.Me D.Hammon, de l\u2019Université de la Californie, traita de l\u2019aide du laboratoire dans le diagnostic de la maladie.Quand il devient nécessaire de tenter d\u2019isoler le virus, ce sont les selles qui sont le matériel qui offre le plus de facilité: le virus est présent dès le début et persiste dans 50% des cas jusqu\u2019à la fin de la troisième et quatrième semaine: le coût de ce procédé d\u2019isolement est approximativement de cent dollars et un résultat négatif n\u2019a aucune signification.S\u2019il arrive un cas fatal de poliomyélite, un examen anatomo-pathologique des différentes sections du cerveau et de la moelle épinière peut être suffisant pour en arriver au diagnos- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 tic, mais des portions de tissu doivent être gardées en réserve pour isoler le virus si possible, en cas de doute.La rage occasionnellement en certains endroits peut faire l\u2019objet d\u2019un diagnostic différentiel.Au point de vue sérologique, le rapport entre la présence d\u2019anticorps de neutralisation dans le sérum et l\u2019immunité à cette infection paralytique n\u2019est pas élucidé.Des\u2018 tests sérologiques peuvent aider au diagnostic de certaines encéphalites transmises par les arthropodes (encéphalomyélite équine type ouest et type est, encéphalite de St-Louis et Japonaise «B» et d\u2019autres à prédominance estivale), la méningo-encépha- lite ourlienne sans gonflement de la parotide et la chorio-méningite lymphocytaire.De plus, le test pour la recherche d\u2019anticorps hétérophile connu sous le nom de Paul et Bunnell peut aussi être employé pour exclure une mononucléose infectieuse accompagnée de méningo-encéphalite.Quant au liquide céphalo-rachidien, à part l\u2019examen cytologique ordinaire, il n\u2019y a que dans la chorio-ménin- gite lymphocytaire qu\u2019il est possible d\u2019isoler le virus.(Le liquide rachidien contient ordinairement 1,000 lymphocytes ou plus dans cette infection.) Il est également possible d\u2019éliminer, par l\u2019examen du liquide, les infections bactériennes comme le bacille de la tuberculose, le bacille de l\u2019influenza de Pfeiffer, la présence de certains cocei et champignons.Enfin, plusieurs examens répétés du liquide doivent étre pratiqués au besoin dans la poliomyélite.Le Dr William Green, de Boston, traita des signes cliniques de la maladie.Il est bon de retenir que lorsque la fièvre, qui dure quelques jours, est disparue et que la température est demeurée normale pendant 24 heures, la paralysie, si elle existe déjà, n\u2019a pas tendance à s\u2019étendre par la suite.Quant à la paralysie, si elle survient, elle est ordinairement du type «flasque» et présente les caractères de la paralysie causée par le neurone moteur inférieur. CHAREST: CONFÉRENCE CLINIQUE SUR LA POLIOMYÉLITE Une paralysie du type «spastique» est possible s\u2019il s\u2019agit de polio-encéphalite.Le spasme dans la poliomyélite antérieure cliniquement n\u2019est pas de la paralysie « spas- tique » mais a plutôt le caractère d\u2019une contracture musculaire d\u2019origine réflexe auquel se trouve associée de la sensibilité.Cependant, le mécanisme actuel du spasme n\u2019a pas été démontré.Lovett, il y a plusieurs années, avait suggéré que les lésions des ganglions postérieurs étaient les facteurs desquels relevaient la sensibilité et le spasme.Plus la paralysie est prononcée au début et à mesure que le temps écoulé est plus long, moins il y a d\u2019espoir que le muscle ou le groupe de muscles touchés va recouvrer sa fonction.Pour clore les activités de la première journée, 11 y eut présentation de patients, sous traitement dans le département de médecine physique, par le Dr Robert L.Bennett, as- sistant-directeur de la «Georgia Warm Springs Foundation ».Le Dr Lee E.Sutton, Jr., de la Virgnie, traita, le lendemain, du rdle du pédiatre et de ses associés dans le traitement de la phase aiguë et de la convalescence de la poliomyélite.L\u2019emploi d\u2019enveloppements humides chauds fait disparaître le spasme: la prostigmine et le curare ont été également employés, mais avec des résultats variables et, ce dernier, est un médicament trop dangereux pour en faire usage d\u2019une façon routinière.L\u2019orthopédiste doit également être appelé en consultation pour chaque cas qui présente de la paralysie.L\u2019emploi du «respirateur» exige, également, des connaissances de son maniement: il faut distinguer, comme il a déjà été mentionné, entre la paralysie des muscles respiratoires due à la lésion de la portion cervicale de la moelle épinière et les troubles respiratoires qui relèvent du centre respiratoire lui- même localisé dans le bulbe.L\u2019oxygène peut être administré simultanément avec le respirateur et la trachéotomie peut être indiquée dans la forme bulbaire.573 Chez les sujets déshydratés à la suite de paralysie des muscles de la déglutition, des solutions concentrées de sérum glucosé ont semblé donner des effets bienfaisants et, \u2018dans ces cas, il faut se servir d\u2019aspirateurs pour nettoyer l\u2019arrière-gorge des sécrétions qui gênent la respiration.Enfin, durant la convalescence, l\u2019aide du psychologue et de la thérapeute qui s\u2019occupent de la réhabilitation est utile pour améliorer l\u2019état mental du patient et afin qu\u2019il s\u2019adapte sans trop de heurts à ses nouvelles conditions de vie.Le traitement de la poliomyélite requiert donc la coopération de tout un personnel spécialisé, mais le pédiatre doit avoir la responsabilité du patient durant la phase aiguë et l\u2019orthopédiste durant la convalescence s\u2019il y a des séquelles de paralysie.Mlle Jessie L.Stevenson, de New-York, traita du rôle de l\u2019infirmière.Elle insista surtout sur l\u2019esprit d\u2019observation que doit posséder l\u2019infirmière qui prend soin de ces cas plus que dans toute autre maladie, car étant en contact continu avec les malades, elle peut, en notant les changements rapides qui peuvent s\u2019opérer, être d\u2019un précieux concours surtout dans les formes graves.De plus, la manipulation des patients requiert des soins spéciaux qui doivent être donnés en faisant preuve d\u2019habileté et de délicatesse pour éviter de réveiller les douleurs musculaires.L\u2019infirmière peut également faire beaucoup pour conserver excellent le moral des patients.Le docteur Jesse Wright, femme médecin et directrice de l\u2019école de physiothérapie DT.Watson, de Leetsdale, Pennsylvanie, parla du rôle du spécialiste en ce domaine et de celui des assistants.La tendance actuelle est de commencer le plus tôt possible, même durant la phase aiguë, le traitement par les agents physiques à cause du' plus grand confort qu\u2019en éprouve le malade.Durant la convalescence, les exercices physiques dans une piscine afin de rééduquer les 574 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 muscles sous l\u2019eau, l\u2019exposition à la chaleur de radiation et les massages peuvent être indiqués suivant le cas de chacun des patients.Mlle Lucille Daniels, professeur associé et directrice de la division de physiotérapie à l\u2019Université Stanford, Californie, compléta les remarques du Dr Wright, surtout en ce qui concerne le rôle des thérapeutes physiques.Le docteur Chs.LeRoy Lowman, de Los Angeles, Californie, vint parler du rôle de l\u2019orthopédiste et de ses associés dans le traitement de la phase aiguë et de la convalescence de la poliomyélite.L\u2019axiome médical, à savoir qu\u2019aucun traitement par les agents physiques ne devrait être institué jusqu\u2019à ce que la douleur musculaire fut disparue, est, aujourd\u2019hui, une chose du passé.Quand nous voyons des victimes de cette maladie avec des séquelles telles que la déformation de la colonne vertébrale et celle du pied et de la jambe, nous reconnaissons, de nos jours, qu\u2019elles ont reçu un pauvre traitement médical ou qu\u2019elles ont été peu suivies durant leur convalescence ou pas du tout.Si, malgré tous les traitements appropriés, l\u2019enfant, après la phase aiguë, est atteint de paralysies musculaires, le concours du psychologue, d\u2019un personnel qui s\u2019occupe de réhabilitation, de conseillers et d\u2019éducateurs devient nécessaire pour procurer les meilleures conditions de recouvrement fonctionnel des lésions.Le docteur Lewis J.Pollock, de l\u2019Université Northwestern, de Chicago, parla de la neurologie en rapport avec le traitement.L\u2019on croit généralement que les lésions du système nerveux sont produites dans un intervalle de temps relativement court, probablement 72 heures, à la suite de l\u2019invasion de celui-ci par le virus, ce qui signifie qu\u2019il faudrait agir vite si une méthode quelconque de traitement devait être effective.Les trois grands noms dans la poliomyélite sont ceux de Heine, un chirurgien orthopédiste; de Medin, un pédiatre, et de Wickman, un neurologiste et un neuropathologiste.En 1890, au congrès international de médecine tenu à Berlin, Medin décrivit les caractéristiques épidémiologiques de la poliomyélite et émit l\u2019opinion que l\u2019infection pouvait être propagée par des cas bénins ou non reconnus.En 1894, Caverly publia le premier rapport d\u2019une épidémie aux Etats-Unis, dans l\u2019Etat du Vermont, mais l\u2019on crut d\u2019abord qu\u2019il s\u2019agissait de la méningite cérébro-spinale.Puis survint l\u2019épidémie de New-York, en 1906, et il n\u2019y eut aucune étude sérieuse faite pour en rechercher les causes.L\u2019intérêt des neurologistes devint, par la suite, négligeable parce que l\u2019on crut, à partir de cette date, que le traitement tombait dans le domaine des maladies contagieuses, de la chirurgie orthopédique et de la médecine physique.Mais, cependant, l\u2019on s\u2019aperçut que les symptômes dus aux lésions du système nerveux central demandaient le concours du neurologiste afin d\u2019en arriver à un diagnostic précis.En 1934, une épidémie de 2,055 cas que lon considéra comme de la poliomyélite, atteignit le comté et la ville de Los Angeles, et l\u2019on nota les caractéristiques les plus bizarres, telles la transmission fréquente de la maladie au personnel médical des hôpitaux où furent reçus ces patients.De plus, le taux de mortalité varie d\u2019une épidémie à l\u2019autre: par exemple, en 1916, l\u2019on enregistra, aux Etats-Unis, 27,000 cas de poliomyélite et le taux de léthalité fut de 22.2% et, dans la ville de New-York, de 26%, tandis qu\u2019une autre épidémie, survenue en 1907 dans la même ville, ne donna qu\u2019un taux de 5% seulement.Enfin, le neurologiste peut être utile non seulement pour établir le diagnostic mais également pour aider au traitement et même diriger des recherches dans ce domaine.Mlle Ethel Cohen, directrice du service social de l'hôpital Beth Israel, de Boston, termina les présentations théoriques de l\u2019après-midi en définissant le rôle du travailleur médical social.en vg \u2014 CHAREST: CONFÉRENCE CLINIQUE SUR LA POLIOMYÉLITE Le docteur C .E.Irwin, directeur médical de la « Warm Springs Foundation» et chirurgien orthopédiste, présenta un grand nombre de patients actuellement sous traitement dans son service; ces démonstrations cliniques cloturaient le programme de la deuxième journée.M.Morton Seidenfeld, Ph.D., directeur des services psychologiques & la « National Foundation for Infantile Paralysis», ouvrit la séance de la troisième et dernière journée en parlant du rôle du psychologue et de ses associés professionnels.Cet aspect du traitement est de date récente puisque mentionné que depuis 1930: le psychologue essaie de prévenir les troubles mentaux résultant du complexe d\u2019infériorité qui se développe chez le malade atteint d\u2019une infirmité causée par la poliomyélite.En 1937, durant l\u2019_épidémie de poliomyélite dans la province d\u2019Ontario, plus de 1,000 individus furent atteints de paralysies assez graves et l\u2019on ajouta au traitement donné à lPhôpital d\u2019orthopédie, un programme de médecine psychologique afin d\u2019aider les plus jeunes patients à s\u2019adapter à leur nouvel état qui nécessitait une longue convalescence.Le succès d\u2019une telle entreprise repose dans l\u2019effort coordonné de tout le personnel médical auxiliaire et des médecins pour que chacun soit au courant du rôle qu\u2019il est appelé à jouer.Mlle Sue P.Hurt, professeur et directrice de thérapeutique occupationnelle & \"Ecole de Médecine de l\u2019Université Washington, traita du sujet qui se rapporte à ce nouveau mode de traitement.Toute infirmité ou forme d\u2019incapacité doit être considérée en regard de ses effets psychosomatiques car tout patient est une personne et doit être traité comme tel, car l\u2019esprit et le corps sont intimement liés et exercent une influence mutuelle l\u2019un sur l\u2019autre.Le traitement consiste à procurer aux patients les activités les plus diverses qui incluent des périodes de récréation ou divertissement, une partie éducationnelle et une 575 autre qui se rapporte au problème du gagne- pain quotidien.La réhabilitation de ces patients demeure \u2018un problème complexe et la thérapeutique occupationnelle constitue l\u2019un des moyens dont on doit se servir pour atteindre cette fin.Le docteur A.B.Baker, de Minneapolis, présenta le travail suivant sur les signes neurologiques en poliomyélite, leur interprétation et leur traitement.Dans le Minnesota, il survint, en 1946, une épidémie très considérable de poliomyélite et 711 cas furent hospitalisés dans les services de pédiatrie et de neurologie du « University Hospital », parmi lesquels l\u2019on observa 183 cas à forme bulbaire.Des études détaillées de la symptomatologie appuyées par des constatations anatomo-pa- thologiques conduisirent à la distinction dans la forme bulbaire de quatre groupes principaux suivant la prédominance des signes neurologiques observés et de leur localisation: 1.le groupe des noyaux des nerfs criniens; 2.le groupe du centre respiratoire; 3.le groupe du centre circulatoire; 4.le groupe a forme encéphalitique.Les nerfs crâniens constituent le groupe le plus nombreux, c\u2019est-à-dire 54.6%, de tous les cas à forme bulbaire.La troisième, la cinquième, la sixième, la septième et la huitième paire de nerfs crâniens peuvent être touchées séparément ou par groupe et forment un syndrome connu autrefois sous le nom de polioencéphalite du type supérieur.Il n\u2019y à aucun danger pour la vie des patients lorsque l\u2019atteinte morbide se limite à ces cinq paires de nerfs mentionnées plus haut.La paire de nerfs crâniens la plus souvent touchée est la dixième ou pneumo-gastrique et 90% des patients présentèrent des symptômes caractéristiques de faiblesse ou paralysie du voile du palais, du pharynx et des cordes vocales.| Il faut attacher beaucoup d\u2019importance à ces lésions du dixième crânien surtout à cause de l\u2019obstruction possible du larynx et de la 016 trachée.Il faut pratiquer le drainage dit de posture en plaçant la tête du patient plus bas et en élevant le pied du lit ainsi que la succion par un aspirateur, mais il faut également recourir à un nouveau mode de traitement plutôt héroïque, la trachéotomie.Celle-ci doit être pratiquée à bonne heure dès que l\u2019on observe de l\u2019hypoxie ou de l\u2019anoxie, c\u2019est-à- dire un manque d\u2019apport d\u2019oxygène aux tissus nerveux lésés et c\u2019est à ce prix que l\u2019on obtiendra de meilleurs résultats.Chez les patients appartenant au second groupe, c\u2019est-à-dire présentant des 1irrégularités dans le rythme et l\u2019expansion des mouvements respiratoires, l\u2019on s\u2019aperçoit que ceux-ci sont superficiels et il se produit des intervalles prolongés entre les inspirations.A l\u2019autopsie de ces cas, des lésions furent trouvées dans la substance réticulo-ventrale du bulbe qui serait l\u2019endroit probable où serait localisé le centre respiratoire.Ici encore, la trachéotomie est indiquée en même temps que l\u2019administration d\u2019une quantité d\u2019oxygène aussi élevée que 60% en employant une pression positive de 2 à 6 em.d\u2019eau.Aucun sédatif ne doit être donné à cette variété de patients: 36 cas sur le total de 183 à forme bulbaire appartenaient à cette catégorie.Dans le groupe avec lésion du centre cirecu- latoire, le pronostic est extrêmement grave: les patients ont le visage rouge, congestionné et le pouls est rapide (150 pulsations et plus), et la pression veineuse baisse, bien que la pression systolique demeure normale.Les lésions sont localisées à la substance ventri- culo-dorsale du bulbe.Le traitement dans cette forme est moins satisfaisant que dans la forme précédente et les mêmes indications thérapeutiques sont recommandées.Dans le quatrième groupe où il y a prédominance de symptômes encéphalitiques, l\u2019on remarque que les patients manifestent de Pappréhension, de la crainte, qu\u2019ils sont irritables et inquiets.Les idées se succèdent avec une grande rapidité et dans le domaine de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurienIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 la motricité, il y a du tremblement et de la contraction des muscles du visage et des extrémités et il y a également tremblement des mains.Les patients sont incapables de dormir et demeurent éveillés plusieurs jours et plusieurs nuits avant que leur suractivité disparaisse.Des changements mentaux accompagnent les symptômes physiques, tels les idées fixes et l\u2019entêtement.L\u2019oxygénation adéquate de ces patients est recommandée dans cette forme.Après la présentation de ce travail, la discussion s\u2019engagea au sujet de la localisation exacte des deux centres respiratoire et cireu- latoire mentionnés plus haut, mais malgré les constatations faites à l\u2019autopsie, le docteur Baker, comme il en convint lui-même, ne pouvait émettre qu\u2019une hypothèse.La dernière séance de cette conférence clinique fut consacrée à la spécialité de l\u2019orthopédie, en rapport avec le traitement de la phase chronique de la poliomyélite, c\u2019est-à- dire les déformations consécutives à cette maladie.Le docteur A.Steind!'er, d\u2019Iowa City, lowa, traita des procédés chirurgicaux des membres supérieurs.Le docteur Verne T.Inman, de l\u2019Université de Californie, à San Francisco, parla de la «mécanique de la démarche ».Le docteur Chs.LeRoy Lowman, de l\u2019hôpital orthopédique de Los Angeles, Californie, présenta un travail sur les procédés de stabilisation dans la poliomyélite.Le docteur Joseph Barr, du « Massachusetts General Hospital », à Boston, traita, à son tour, du facteur de la croissance et de l\u2019égalisation des membres inférieurs dans la poliomyélite.Le docteur Frank R.Ober, professeur émérite de chirurgie orthopédique à l\u2019Université Harvard, à Boston, donna un résumé de tout ce que peut faire la chirurgie orthopédique pour venir au secours des patients atteints de paralysie. \u2014 ace MES oe mnie AE oe\u201d GROULX: BILAN-SANTÉ DE 1947 À MONTRÉAL 577 En conclusion de ces trois journées d\u2019exposés à la fois théorique et pratique, le docteur Hart E.Van Riper, directeur médical de la «National Foundation for Infantile Paralysis », donna un compte rendu sommaire des activités de la « fondation » et mentionna ce qu\u2019elle accomplit pour aider à défrayer le coût du traitement des patients atteints de cette maladie, du travail éducationnel qu\u2019elle poursuit, enfin des recherches qu\u2019elle subventionne pour en arriver à découvrir un traitement spécifique ou, encore mieux, un agent de prévention.LE BILAN-SANTÉ DE L\u2019ANNÉE 1947 À MONTRÉAL ! Ad.GROULX, Directeur du Service de Santé de Montréal.J\u2019ai le grand plaisir de vous présenter les préliminaires du bilan-santé de l\u2019année 1947 à Montréal, le dixième rapport annuel que je soumets depuis mon ascension à la direction du service de Santé.Grâce à cette émission du \u201cQuart d'heure de Concordia\u201d mis à notre disposition par le poste CKAC, le 3e lundi de chaque mois, je pourrai vous faire part de ce que le service de santé a accompli et des résultats très encourageants obtenus par un travail constant et assidu, avec l\u2019appui des administrateurs de la cité soucieux du bon état de santé de leurs commettants et du dévouement d\u2019un personnel compétent.L\u2019année 1947 a été exceptionnellement bonne au point de vue morbidité par maladies contagieuses et la population de Montréal s\u2019est maintenue en bonne santé encore cette année.Il y a eu 23,945 naissances, soit une augmentation sur l\u2019an dernier; le taux de la natalité a été de 23.4 par 1000 habitants; il faut remonter à l\u2019année 1932 pour trouver une natalité élevée.Le nombre des mariages a cependant diminué à 10,784 soit une baisse de 885 sur l\u2019an dernier.Le taux de mortalité générale s\u2019est maintenue à la baisse et indique une amélioration sensible de la santé à Montréal; il a atteint le taux le plus bas dans notre histoire, 9.4 par 1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Tribune des conférenciers du poste CKAC, le Quart d\u2019heure de Concordia », le 19 janvier 1948, à 10.30 heures p.m.1,000 habitants.Ce chiffre est comparable aux taux les plus bas des grandes villes de l\u2019Amérique du Nord.Cette amélioration est due en grande partie à la diminution de la mortalité par la diphtérie, la tuberculose, la rougeole, la poliomyélite, la méningite à méningocoque, la grippe et les pneumonies, les suicides et les accidents.La principale cause de décès en 1947 a été celle des maladies du cœur avec 1942 décès et un taux de 190.2 par 100,000 de population, soit une augmentation comparativement à l\u2019année 1946.Le cancer avec un taux de 142.3 par 100,000 et les néphrites avec un taux de 119.5 occupent les 2e et 3e rangs et accusent une diminution.Cependant les maladies des artères coronaires (angines de poitrine) montent au 4e rang avec un taux de 70.8 et accusant une augmentation sensible comparativement au taux de 60.4 en 1946.La tuberculose a atteint son taux le plus bas, 56.4 par 100,000 de population, avec 576 décès contre 658 en 1946, soit 82 décès de moins et une diminution de 8.9 dans le taux de décès par 100,000 qui était de 65.3 en 1946.La tuberculose est descendue au sixième rang de la quatrième position qu\u2019elle occupait en 1946.Les Autres causes sont: les pneumonies avec un taux de 38.2, les accidents, 38.1 et les hémorragies cérébrales 36.9 et elles accusent aussi une diminution. 578 Le diabète a augmenté de 259 décès en 1946 à 283 morts en 1947 avec un taux de 27.7 par 100,000 de population.La mortalité maternelle avec un taux de 1.6 décès par 1000 naissances vivantes est demeurée la même que l\u2019an dernier.La mortalité infantile, par contre, accuse une augmentation notable avec un taux de 54.1 par 1000 naissances vivantes, comparativement à 49.2 l\u2019an dernier, soit une différence de taux de 4.9 sur 1946.Plus de 80% de cette augmentation serait imputable à une épidémie de nature mal déterminée qui survint au début de l\u2019année (mois de février, mars et avril).Ces décès étaient attribués à des gastro- entérites, des otites compliquées de méningites et d\u2019hépatites toxiques (qui semblent avoir été causées par une variété de pneumocoques).Le taux de décès chez les bébés de moins de un an reste cependant inférieur à ceux des années antérieures où ils ont varié entre 90.0 en 1937 et 61.2 en 1945.Les maladies contagieuses à évolution aiguë n\u2019ont jamais été enregistrées à un taux aussi bas: 9,586 cas ont été déclarés en 1947, et le taux de morbidité : 93.9 par 100,000 de population, est inférieur à ceux des années antérieures.Il n\u2019y a eu, en 1947, que 36 décès par maladies contagieuses, ce qui donne un taux de mortalité de 3.5 par 100,000 de population.La diphtérie a causé 97 cas et 9 décès, soit un taux de 0.9 par 100,000; l\u2019année 1947 est la première où un taux de mortalité inférieur à 1.00 par 100,000 a été atteint.La mortalité a baissé de 58% par rapport à celle de 1946 où elle était de 2.2.La coqueluche fut la cause de 8 décès et de seulement 438 cas déclarés.Le nombre de cas de typhoïde et paratyphoïde fut de 30 avec 2 décès, comparativement à 34 cas et 2 décès en 1946.La scarlatine et la rubéole avec respectivement 961 et 257 cas n\u2019ont causé aucun décès.Les cas de varicelle, d\u2019oreillons et de rougeole, depuis le début de l'automne, ont été rapportés en plus grand nombre et la rougeo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 le, surtout à cause de son cycle épidémique biennal, devrait prendre une prédominance accrue au début de 1948.La poliomyélite qui avait évolué à l\u2019état épidémique en 1946, n\u2019a causé en 1947 que 45 cas et aucun décès.Il y a eu un seul décès attribuable à la méningite à méningocoque.La syphilis a causé 107 décès comparativement à 109 en 1946 et 150 en 1942; son taux de décès par 100,000 de population est de 10.1.Le contrôle des maladies contagieuses y compris la tuberculose et les maladies vénériennes, a nécessité en 1947, 18,796 visites et enquêtes épidémiologiques; 14,300 personnes ont été vaccinées contre la variole, 15,550 enfants ont été immunisés contre la diphtérie et 18,050 contre la coqueluche; 32,797 cartes de santé ont été émises aux manipulateurs d\u2019aliments et autres personnes pour qui elles sont requises.Je désire signaler une collaboration très appréciable à notre service dans l\u2019examen radiologique des poumons chez les personnes pour qui une carte de santé est requise.Déjà par suite d\u2019une organisation conjointe, laLi- gue antituberculeuse de Montréal, procédant par district sanitaire, a -visité, en 1947, les districts St-Jacques, Maisonneuve, Rosemont et, Delorimier ou 39,741 ont été radiographiés au point de vue pulmonaire, dont 9,529 manipulateurs d\u2019aliments, barbiers, etc.Au fichier central de la division de la tuberculose, on a enregistré en 1947, 2181 cas déclarés de tuberculose sous toutes ses formes, soit une nouvelle diminution sur le nombre de 19486.A la consultation radiologique municipale située à la clinique Laurier, 27,128 radiographies pulmonaires ont été prises, dont plus de 25,000 à la demande des médecins privés.Les cas de tuberculose nous sont connus dans une proportion plus élevée à un stade moins avancé de la maladie.En conséquence, il sera plus facile de guérir ces malades, pris au début, lorsque nous aurons à notre disposition le nombre de lits suffisants pour les hospitaliser le plus rapidement possible. GROULX: BILAN-SANTÉ DE 1947 À MONTRÉAL Je dois signaler la construction par les autorités provinciales d\u2019un sanatorium de 500 lits à Rosemont.L'organisation de la division des maladies vénériennes a été complétée par la nomination d\u2019un surintendant, le docteur F.Dussault.Le nombre de cas de syphilis déclarés pour Montréal pour les 10 premiers mois de 1947 est de 2,200 cas; il est plus élevé pour la gonor- rhée, soit 3,788 cas dans le même laps de temps.On a fait plus de 6,600 prises de sang pour la recherche de la syphilis et 5,030 prélèvements pour la recherche de la gonorrhée.Aux laboratoires municipaux, plus de 84,344 analyses bactériologiques et chimiques du lait, de l\u2019eau et des aliments, du sang et des sécrétions pour aider le diagnostic des maladies ont été faites.Les médecins vétérinaires et les inspecteurs sanitaires attachés aux deux divisions de l\u2019inspection des aliments et de l\u2019inspection sanitaire, ont fait 257,000 visites et inspections de toute nature.Parmi les activités d\u2019ordre sanitaire le Service de santé, par sa division de l\u2019inspection des aliments, a entrepris, au cours de l\u2019année, une campagne de propreté dans les restaurants.La destruction des mauvaises herbes, par le personnel de la division de l\u2019inspection sanitaire, a été très efficace, au cours des mois d\u2019été: plus de 1,400 acres de terrain ont été nettoyés.Une surveillance spéciale de la disposition des ordures ménagères a été poursuivie et a donné d\u2019excellents résultats.Dans une causerie récente mon collègue et assistant, le docteur J.-N.Laporte, vous a fait part du travail accompli dans les écoles par les médecins et les infirmières, au cours de l\u2019année scolaire 1946-47.J\u2019ajouterai seulement que les infirmières hygiénistes du service de santé ont fait plus de 112,000 visites à domicile.Dans les 6 consultations pré-natales municipales 480 mères se sont inscrites.Plus de 50,000 nourrissons et enfants d\u2019âge préscolaire ont été inscrits et suivis dans les 60 consultations municipales de nourrissons et 579 préscolaires.Ils ont requis 116,132 examens et consultations diverses.Le temps alloué ne me permet pas de vous signaler tous les points saillants et améliorations de l\u2019année.Je vous ai déjà causé d\u2019un fait important: la création d\u2019une division des districts sanitaires et l\u2019établissement du district sanitaire Ouest; quant aux autres nous aurons l'occasion d\u2019y revenir prochainement.Au point de vue éducation et enseignement de l\u2019hygiène, le service de santé a continué sa politique d\u2019octrois de bourses et de voyages d\u2019¢tude; de collaboration à l\u2019enseignement universitaire; ses campagnes d\u2019éducation populaire, ete.Au chapitre de l\u2019éducation du public en matière d'hygiène, je désire signaler une innovation importante qui a eu lieu au cours de l\u2019année 1947.Le poste CKAC dans un geste gracieux de son président l\u2019Hon.M.Du Tremblay et de son directeur, M.Phil.Lalonde, a mis à la disposition du directeur du service de santé le lundi de chaque mois, une période de 15 minutes à l\u2019émission de la \u2018Tribune des conférenciers\u201d de CKAC appelée \u201cLe quart d'heure de Concordia\u201d cela afin de lui permettre de s\u2019entretenir avec le public du fonctionnement et des activités de son service.De plus, à partir de septembre dernier, une autre émission hebdomadaire de 5 minutes connue sous la rubrique \u201cHygiène et santé\u201d a été radiodiffusée sous les auspices de notre service.M.Claude Bourgeois est l\u2019habile initiateur de ces deux programmes.Ces deux émissions nous permettent de tenir le public au courant de ce qu\u2019accomplit notre service pour la sauvegarde de l\u2019hygiène publique et de diffuser les notions de médecine préventive qui permettent à la population de conserver sa santé, l\u2019un des principaux facteurs d\u2019une vie saine et heureuse.En terminant, je désire exprimer la reconnaissance du service de santé aux administrateurs de la Cité, aux organisations professionnelles et sociales, officielles et volontaires 580 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 et à la population en général pour leur généreuse et bienveillante collaboration.Aux postes de radio et à la presse j'exprime ma gratitude pour l\u2019aide précieuse apportée.Un sentiment personnel que je crois devoir exprimer à cette occasion, c\u2019est un merci sincère et cordial au personnel du service de santé pour son dévouement et l'intérêt qu\u2019il a pris à son travail.L\u2019'EXAMEN MÉDICAL PÉRIODIQUE ! Adrien PLOUFFE, Directeur adjoint du Service de Santé, Ville de Montréal.De nos jours, les élèves ont un avantage que n\u2019avaient pas leurs aînés, il y a quarante ans.Leur santé est l\u2019objet d\u2019une sollicitude qui peut leur rendre de grands services.Ils sont examinés par le médecin-inspecteur, lors de leur entrée à l\u2019école, puis tous les deux ans et à la fin de leurs études.Cet examen médical a pour but d\u2019obtenir la correction des défauts physiques et le traitement des maladies, mais, surtout, cet examen contribue à élever l\u2019enfant dans une atmosphère de vie saine; il s\u2019habitue ainsi à attacher toute l\u2019importance désirable à sa santé.Cette méthode de contrôle médical scolaire s\u2019apparente à un système qui est recommandé à l\u2019enfant devenu grand, aux jeunes gens, aux jeunes filles, aux adultes: l\u2019examen médical périodique, c\u2019est-à-dire la visite au médecin, une fois l'an, afin de s\u2019assurer que notre santé est en bon état.C\u2019est ainsi que nous protégerons notre ca- pital-santé, que nous pourrons lui faire rapporter tous les intérêts possibles.Un homme peut ne pas être malade, mais a-t-il vraiment toute la plénitude de son bien-être physique, toute la vigueur qu\u2019il peut tirer de sa santé?Est-il sûr de ne pas être atteint d\u2019une affection qui, au début, passe inaperçue, mais que le médecin avec sa science et son expérience pourrait découvrir?L'homme 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Hygiène et santé », au poste CKAC, le vendredi 27 février 1948, à 7.00 heures p.m.sain pense-t-il qu\u2019une petite maladie guérit facilement, si elle est traitée dès le commencement, et que, non soignée, cette maladie peut passer à l\u2019état chronique et devenir quasi inguérissable?L'homme sain ne sait-il pas que, d\u2019après les statistiques, les examens de santé, pratiqués régulièrement, aident à rendre la vie plus heureuse et à la prolonger?Un plan idéal, c\u2019est que chacun de nous aille consulter son médecin de famille, une fois par année.Le médecin de famille connaît nos antécédents, notre histoire, notre cas; il doit avoir notre confiance.Et si nous lui procurons l\u2019occasion de nous suivre tous les ans, il nous avertira des précautions à prendre, du régime à suivre; s\u2019il découvre une maladie au début, il nous indiquera les moyens susceptibles de la guérir et le tour sera joué, tandis que notre négligence pourrait nous jouer des tours qui s\u2019avéreraient fâcheux, parfois désastreux.Abonnons-nous donc, sans hésiter, à la méthode saine de l\u2019examen médical périodique.Adopter ce système, c\u2019est prendre une assurance de santé, de bonne humeur, de vie plus saine, plus heureuse et qui pourra se prolonger ainsi jusqu\u2019à la vieillesse.Soumettons-nous de bonne grâce à l\u2019examen médical annuel.N\u2019attendons pas d\u2019être malades.Soyons plus sensés, plus prévoyants, sachons prévenir la maladie, cela nous évitera bien des ennuis, des souffrances multiples et des dépenses onéreuses.Si, chaque année, nous apprenons que tout VALOIS: L\u2019'ENREGISTREMENT DES NAISSANCES va bien, nous en serons ravis, la bonne nouvelle nous comblera d\u2019aise et nous ne regretterons pas d\u2019avoir dépensé quelques dollars pour le savoir; si le médecin nous apprend, un jour, que notre organisme commence à flancher, nous y verrons immédiatement, nous suivrons le régime prescrit par le médecin et tout rentrera dans l\u2019ordre.Certaines compagnies d\u2019assurance ont adopté la méthode de l'examen médical périodique pour leurs assurés.Certes, elles y trouvent un avantage, mais c\u2019est un avantage dont l\u2019assuré est le premier à profiter, puisque cet exa- 581 men médical l\u2019aide à conserver sa santé et son bonheur plus longtemps.En conséquence, pour demeurer en bonne santé, pour continuer de vivre en bonne santé, rien ne vaut l\u2019examen médical périodique.Ce système constitue, à l'heure actuelle, un des progrès les plus marquants de la médecine contemporaine qui, le fait est universellement connu, s\u2019oriente de plus en plus vers l'hygiène et la médecine préventive.C\u2019est une amélioration susceptible de servir tous ceux et toutes celles qui ont le bon esprit de comprendre la valeur intrinsèque de la santé et de la vie.L'ENREGISTREMENT DES NAISSANCES ET LA SANTÉ PUBLIQUE ! Antoine-B.VALOIS, M.P.H_, Démographe et surintendant de la division de la démographie, Service de Santé.L\u2019arrivée en ce monde de tout étre humain ouvre la première page d\u2019un livre, dans lequel seront inscrits tous les principaux événements de sa vie, pour se clore par son décès.Chaque livre varie quant au nombre de ses pages; certains n\u2019en comportent qu\u2019une seule, tel celui d\u2019un enfant mort-né.Habituellement, la première page de ce livre (celle où est enregistrée la naissance) est la plus importante pour l\u2019individu et pour la société.Pour l\u2019individu, cette inscription permet d'établir l\u2019identité, l\u2019âge, la légitimité et la filiation de sa personne.Pour la société, cet enregistrement permet de reconnaître ses concitoyens et tous ceux qui ont droit aux services des institutions publiques et privées, sans négliger le fait que l\u2019enregistrement des naissances se trouve à la base de tout inventaire du capital humain.1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Hygiène et santé », au poste CKAC, le vendredi, 20 février 1948, à 7 heures p.m.Parmi ces Services, celui de la Santé est sans aucun doute un des plus importants.C\u2019est ce qui explique pourquoi l\u2019intérêt de ce Service, à Montréal, dans la santé de chaque individu, non seulement commence-t-il dès le début de la grossesse par l\u2019entremise des services préventifs de ses cliniques prénatales, mais encore est-il accru au moment de la naissance.En effet, le Service de Santé voit à ce que tout enfant, qui n\u2019a pas l\u2019avantage dès sa naissance d\u2019être entouré des soins d\u2019un pédiatre et des facilités d\u2019un hôpital spécialisé, bénéficie des bienfaits que procure la puériculture la plus moderne.Pour ce faire, la division de l\u2019hygiène infantile a besoin de connaître, dès les premiers Jours de la naissance, où demeurent ces enfants, dans quel milieu ils vivent, à quels risques leur santé est exposée.La division de la démographie, grâce aux enregistrements et aux déclarations de naissances, lui fournit tous les jours les renseignements nécessaires, pour que les infirmières du Service de Santé localisent promptement ces 582 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 enfants et, ainsi, leur permettent d\u2019enseigner à leurs mamans les premiers préceptes de l\u2019hygiène.Pour rendre ce Service plus efficace, il faudrait que les parents enregistrent la naissance de leurs enfants le plus tôt possible.Actuellement, la procédure en usage à Montréal est régie par les prescriptions du Code civil de la province.Les officiers de l\u2019état civil sont les ministres du culte des différentes dénominations religieuses (reconnues par la Loi) et les greffiers de chaque municipalité.Depuis 1891, le greffier de Montréal a délégué ses fonctions au Service de Santé qui en a chargé la division de la démographie.À la chambre 35 de l\u2019annexe de l\u2019Hôtel de Ville, entre 9 heures a.m.et 5 heures p.m., les com- mis-greffiers du personnel de cette division enregistrent surtout la naissance des enfants dont les parents n\u2019appartiennent à aucun culte reconnu ou qui doivent être baptisés en dehors de la province.DG au fait que les quatre cinquiemes des naissances, à Montréal, sont catholiques, nous devons nous féliciter de ce que l\u2019enregistrement a lieu au moment du baptême, dès les premiers jours de l\u2019existence.Cependant, il y a encore trop de parents qui attendent des semaines et méme des mois avant d\u2019inscrire leurs enfants aux registres de l\u2019état civil.Bien que la loi accorde un délai de quatre mois, nous conseillons fortement aux parents d\u2019accomplir cette formalité dans les premiers jours qui suivent la naissance, afin de ne pas priver leurs enfants des avantages mentionnés au début de cette causerie.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019enseigne la circulaire que distribue le Service de Santé aux mères qui viennent d\u2019accoucher dans les hôpitaux et les maternités de la cité.De plus, le certificat de naissance est indispensable pour obtenir un passeport; pour l\u2019admission aux écoles; pour commencer à travailler; pour déterminer une prime d\u2019assurance, le droit de voter, le droit d\u2019hériter, etc.En terminant, je ne puis laisser passer cette occasion sans exprimer la reconnaissance du Service de Santé et celle de la division de la démographie, en particulier aux ministres des différentes dénominations religieuses de Montréal, aux greffiers ainsi qu\u2019aux officiers de santé des municipalités environnantes, pour la généreuse collaboration qu\u2019ils nous ont accordée dans le passé et la coopération bienveillante qu\u2019ils continuent d'apporter, dans le présent, aux améliorations effectuées à la collection de ces naissances, dans l\u2019intérêt de la santé publique.me CU pE VARIÉTÉS + + à dd OUVERTURE OFFICIELLE DE L'INSTITUT DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE EXPERIMENTALES DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL ALLOCUTION DU DOCTEUR EDMOND DUBE, DOYEN.Il y a environ trois ans, en juillet 1945, lorsque mon regretté ami et collegue Oscar Mercier et moi-même avions pensé à la possibilité de retenir les services du professeur Hans Selye, notre première démarche avait été auprès de deux membres de la Société d\u2019Administration que nous savions à Montréal et à qui nous avions demandé une entrevue, et pour Monseigneur le Recteur.Tous furent assez aimables pour nous recevoir même pendant les vacances.Après avoir exposé notre projet, nous recevions l\u2019encouragement que nous sollicitions et les événements se succédèrent rapidement.Nous avions tous compris l\u2019importance d\u2019un tel engagement et, dès le début, nous avions entrevu l\u2019installation d\u2019un département de médecine et de chirurgie expérimentales sous la direction d\u2019un maître dont l\u2019expérience en recherches était bien connue et dépassait même les limites de notre province et de notre pays.Je ne rappellerai pas à ceux qui les ont vécus, les premiers moments difficiles de l\u2019installation matérielle de M.Selye chez nous, mais je ne voudrais pas non plus laisser ignorer à ceux qui ne sont pas au courant, toute la complète collaboration qui nous a été accordée par la Société d\u2019Administration.Je voudrais également remercier tous ceux qui ont bien voulu sacrifier, à cette époque, un peu de l\u2019espace dont ils avaient besoin pour leur propre enseignement et leur répéter combien nous \u2018avons apprécié la patience qu\u2019ils ont manifestée à cette période de transition.Aujourd\u2019hui, notre département est complété et, depuis déjà quelques mois, le travail qui y est pratiqué sous la direction du professeur Hans Selye est considérable.Je ne vous mentionnerai pas les recherches que l\u2019on y poursuit, car M.Selye vous en parlera lui- même.Qu\u2019il me suffise de dire que la Faculté de Médecine s\u2019enorgueillit à juste titre de son département de recherches expérimentales et combien de fois jai personnellement eu l\u2019occasion de recevoir des commentaires élogieux de personnes venant du monde entier qui nous avaient fait l\u2019honneur d\u2019une visite.Cette réputation, avant tout, rejaillit sur l\u2019Université qui peut en être fière.Je prends la liberté, ici, de faire une mention spéciale à l\u2019égard de l\u2019architecte, M.Ludger Venne, qui se dépensa sans compter pour satisfaire à nos exigences et qui apporta une contribution personnelle à l\u2019élaboration des locaux.Je profite de l\u2019occasion pour rappeler que d\u2019autres chefs de nos laboratoires poursuivent des travaux dans le même sens et j\u2019entrevois déjà le jour où, aidé par un personnel suffisant et des ressources adéquates, il leur sera possible d\u2019entreprendre davantage.Une faculté de médecine qui ne s\u2019intéresse pas à la recherche ne remplit sûrement pas tout son rôle et soyez assurés que nous cherchons sans cesse à fournir à nos professeurs toutes les ressources nécessaires pour leur permettre de s\u2019engager dans cette voie.Notre Faculté de Médecine peut, à juste titre, jeter un regard encourageant dans l\u2019avenir.Nous devons comprendre et faire 584 comprendre que notre premier devoir doit résider dans la formation de bons médecins praticiens, mais il nous faut, en même temps, ne pas oublier et faire en sorte que nos dirigeants ne l\u2019oublient pas non plus, \u2014 que nous ne pouvons nous désintéresser de la recherche médicale.Avec l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, nous avons fait un grand pas en avant et nous devons en être fiers.Sachons tendre nos efforts afin d\u2019obtenir les mêmes facilités pour nos autres départements qui demandent depuis si longtemps qu\u2019on leur procure les moyens pour développer leurs sections de recherches.Je me plais L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 souvent à répéter «que cest l\u2019Université avant tout qui bénéficiera de cet essor, car sans une Faculté de Médecine bien équilibrée, l\u2019Université ne saura jouer tout son rôle ».Vous aurez, tout à Pheure, l\u2019occasion de visiter le département du professeur Selye et de vous rendre compte par vous-même de l'installation et des travaux qu\u2019on y poursuit.Je suis certain que vous comprendrez alors notre légitime fierté d\u2019avoir pu vous convoquer aujourd\u2019hui à cette ouverture officielle et que la Faculté de Médecine, en s\u2019engageant dans cette voie, n\u2019à pu que rehausser son prestige.ALLOCUTION DU DOCTEUR HANS SELYE L\u2019ouverture officielle de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales me fournit l\u2019occasion d\u2019exprimer ma vive reconnaissance à la Société d\u2019Administration, à la Faculté de Médecine et à tous mes collaborateurs qui ont rendu possible la réalisation de notre Département tel que vous le verrez aujour- d\u2019hui.Toute à l\u2019heure vous visiterez nos labora- tcires, nos salles d\u2019opération et notre bibliothèque construite avec art par notre architecte, M.Ludger Venne.L\u2019équipement des laboratoires et l\u2019aménagement de l\u2019Institut sauront vous convaincre, je l\u2019espère, que nous avons ce qu\u2019on peut attendre d\u2019un Institut moderne de recherche.Cette réalisation fut possible grâce à la largeur d\u2019esprit de nos autorités universitaires et à la générosité de plusieurs fondations scientifiques canadiennes et étrangères telles que le Conseil National des Recherches, l\u2019Institut Naticnal du Cancer du Canada, le « U.S.Public Health Service», le « Commonwealth Fund», la «Sugar Research Foundation », des Etats-Unis, et aussi à des subventions de l\u2019industrie pharmaceutique canadienne, en particulier, des maisons Frank W.Horner et Des Bergers.L'histoire de la médecine nous enseigne que l\u2019épanouissement d\u2019une œuvre pareille nécessite les efforts de plusieurs générations de chercheurs, la transmission de maître à élèves non seulement des connaissances et des laboratoires, mais aussi l\u2019établissement d\u2019une tradition scientifique dans une atmosphère de recherche.Nos élèves postscolaires sont déjà médecins quand ils commencent leurs études chez nous.En plus des locaux et de l\u2019appareillage, ils ont besoin, comme professeurs, de savants de grande expérience qui puissent les diriger et leur fournir instruction avancée et hautement spécialisée qu\u2019il leur faut, dans les divers domaines de la médecine expérimentale.Aucune université contemporaine ne possède une faculté qui pourrait à elle seule accomplir cette tâche.J'ai donc décidé de partager le travail, me réservant la direction du programme et l\u2019enseignement des sujets sur lesquels j'ai fait des recherches personnelles et confiant à des professeurs étrangers, spécialistes en leur domaine, l\u2019enseignement des sciences où ils sont passé maîtres.Sous le nom de « Leçons Claude Bernard », ils viennent régulièrement partager, durant quelques jours, la vie du département.Ainsi chaque élève a le grand avantage de bénéficier d\u2019un contact personnel INSTITUT DE MÉDECINE ET CHIRURGIE EXPÉRIMENTALES DE L'U.M.avec les maîtres, en plus d\u2019assister à leurs conférences et à leurs démonstrations techniques.Sont déjà venus, les professeurs Bernardo Houssay, de Buenos Aires, Argentine; Rocha y Silva, de Sao Paulo, Brésil; R.H.Smithwick, de Boston, et plusieurs autres.Ce caractère cosmopolite de l\u2019enseignement se retrouve aussi chez les élèves qui viennent de différents pays et apportent un peu de la tradition des écoles où ils ont été formés.À part des Canadiens de langue française et anglaise, nous comptons parmi nous des jeunes médecins d\u2019Itatie, de Belgique, du Brésil, de Grèce et du Mexique.D\u2019ailleurs le directeur lui-même cadre bien avec l\u2019internationalité de l\u2019Institut.Autrichien de naissance, Hongrois du côté paternel, Tchécoslovaque, par le traité de Versailles, et Canadien par naturalisation et par préférence.En visitant notre Institut, vous allez voir notre bibliothèque d\u2019endocrinologie, à beaucoup près, la plus grande collection de ce type au monde: transmise de maître à élève, elle s\u2019est enrichie pendant 4 générations au point de comprendre maintenant un total de 250,000 ouvrages.C\u2019est surtout grâce à cette bibliothèque de recherche que nous avons pu mettre au point une encyclopédie d\u2019endocrinologie qui sert de texte standard à plusieurs écoles de l\u2019Amérique du Nord.Mais, aujourd\u2019hui, je voudrais vous parler surtout de notre programme de recherche, pour vous aider à saisir le but des travaux en cours, et dont vous prendrez connaissance durant votre visite.Le rôle des hormones dans la pathogénie de l'hypertension.Depuis la description de la réaction d\u2019alarme, en 1936, nous avons pu faire une série d\u2019observations au sujet de la pathogénie de l\u2019hypertension dont les plus importantes sont les suivantes: 580 1.Les agents endommageants non-spécifi- ques élicitent, par l\u2019intermédiaire du « stress » (agression)! qu\u2019ils produisent, un syndrome non-spécifique d\u2019adaptation qui est essentiellement le même, quelque soit la nature spécifique de l\u2019agent endommageant.2.Des réactions de défense, notamment, une production excessive de corticotrophines hypophysaires et d\u2019hormones corticoïdes de la surrénale, jouent un rôle important dans l\u2019augmentation de la résistance qui se produit de cette manière.3.Sous certaines conditions expérimentales (rations riches en sodium et en protéines), la production et l\u2019activité des corticoïdes sécrétées sous l'influence du stress est excessive.Ceci peut conduire à des lésions anatomo- pathologiques ressemblant celles de l\u2019hypertension maligne, la néphrosclérose, la périar- térite noueuse, la fièvre rhumatismale et certaines autres maladies caractérisées surtout par la transformation hyaline des tissus mé- sodermiques.Ces maladies ont été attribuées à un processus d\u2019adaptation excessif ou « déraillé » et furent classifiées comme maladies de l\u2019adaptation (H.Selye: Textbook of Endocrinology, Acta Endocrinologica, de l\u2019Université de Montréal, 1948, et Ann.d\u2019endocrinologie, 7: 289, 1946).4.Un élément de stress (infections, intoxications, choes psychiques, froid, etc.) est fréquemment signalé comme précédant le développement d\u2019une de ces maladies de l\u2019adaptation, mais il faut admettre que ces derniers sont plutôt rares chez des individus exposés au «stress » de maladies causant de l\u2019émaciation avec perte de réserves de protides (tuberculose, carcinomatose chronique, ete.).Or, nos expériences sur le rat ont montré que les animaux obtenant une nourriture pauvre en protides et en sodium sont également très résistants à l\u2019effet toxique du stress.En 1.Le mot anglais «stress» ne.se traduit pas exactement et, comme le mot «shock», fut généralement accepté dans la littérature médicale fran- caise. 586 clinique comme chez l\u2019animal d\u2019expérience, la production excessive de corticoïdes est une réaction utile qui augmente la résistance aux agressions et il paraît que l\u2019effet des hormones devient toxique et conduit aux maladies d\u2019adaptation seulement si le stress, qui évoque leur formation, produit simultanément un catabolisme excessif de protides.5.Sous l\u2019influence de corticoïdes (telle que la désoxycorticostérone) nous avons pu produire des réactions prolifératives au niveau des tubes contournés proximaux du rein.Des lésions similaires furent produites par une opération chirurgicale (voir: Selye et Stone: J.of Urol, 56: 399, 1946) qui nous permet de transformer le rein en un organe qui ne sécrète plus d\u2019urine et ressemble, dans sa structure histologique, à une glande endocrine.Dans ces reins endocriniens comme dans les expériences avec la desoxycorticosterone, la prolifération des tubes contournés était accompagnée d\u2019hypertension, de néphrosclé- rose et de certaines manifestations ressemblant au rhumatisme cardiovaseulaire.Il semble donc possible que les maladies correspondantes de la pathologie humaine soient dues, non pas à un micro-organisme ou à n\u2019importe quel autre agent pathogène spécifique, mais plutôt à la stimulation de la sécrétion interne du rein, due à la production excessive de corticoïdes ou à la sensibilisation de l\u2019organisme à cette toxicité.6.Sous des conditions idéales le stress non-spécifique, les corticotrophines, les corti- coïdes et la stimulation de la sécrétion interne du rein par des méthodes chirurgicales ont produit chez l\u2019animal un syndrome caractérisé par l\u2019hyalinisation .vaseulaire, néphrosclérose, hypertension, périartérite noueuse, arthrite et myocardite du type rhumatismal.En clinique, ces manifestations n\u2019apparaissent pas toujours en combinaison.Il nous reste donc à expliquer comment une dissociation des manifestations L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 serait possible si elles étaient toutes dues au même agent.Nous avons pu montrer dans des expériences sur le rat qu\u2019il est possible de protéger ou de sensibiliser certains organes sélectivement contre les effets toxiques des substances vasopressives rénales} des prédispositions héréditaires, l\u2019alimentation, les actions spécifiques de certains micro-organismes, etc.en clinique pourraient agir de la même manière, en augmentant ou diminuant sélectivement la réceptivité de certains organes aux effets toxiques des hormones.Pour mieux expliquer cette interprétation on pourrait mentionner l\u2019exemple de la tuberculose, maladie provoquée par un seul micro-organisme, qui néanmoins peut se manifester sous les aspects les plus divers (tuberculose milliaire, pulmonaire, cutanée, maladie de Pott, etc.).7.Nous avons conclu que certains grands syndromes de la médecine interne appartiennent au groupe des maladies de l\u2019adaptation et sont dues non pas a l\u2019agent évocateur lui-même, mais à une réaction excessive ou anormale d\u2019adaptation à ces agents.Cette théorie nous a permis de trouver des moyens pour empêcher le développement de pareils syndromes expérimentaux chez l\u2019animal (rations pauvres en protides ou en sodium ainsi que l\u2019élimination forcée de sodium qu\u2019on peut obtenir en donnant du chlorure d\u2019ammonium).8.L\u2019application clinique de ces observations de laboratoire ne vient que d\u2019être commencée et ne nous permet pas encore de tirer des conclusions définitives, mais les résultats obtenus à date sont très encourageants et nous espérons qu\u2019en familiarisant le médecin praticien avec ces résultats de recherches nous pourrons accélérer l\u2019évaluation clinique de nos données expérimentales.?2.Ces recherches furent subventionnées par la «Commonwealth Foundation », de New-York, et le «CU.S.Public Health Service ». LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN AU PAYS DE LA NOUVELLE-FRANCE Gabriel NADEAU (Rutland).Sganarelle, en quête d\u2019un remède pour sa fille Lucinde qui souffre du mal d'homme, s\u2019en va sur le Pont-Neuf et s\u2019adresse à un opérateur : Sganarelle.Monsieur, je vous prie de me donner une boîte de votre orviétan, que je m\u2019en vais vous payer.L\u2019Opérateur chante.L\u2019or de tous les climats qu\u2019entoure l\u2019océan, Peut-il jamais payer ce secret d\u2019importance?Mon remède guérit.par sa rare excellence, Plus de maux qu\u2019on n\u2019en peut nombrer dans [tout un an: La gale, La rogne, La teigne, La fièvre, La peste, La goutte, Vérole, Descente, Rougeole.O grande puissance De l\u2019orviétan! Sganarelle.Monsieur, je crois que tout l\u2019or du monde n\u2019est pas capable de payer votre remède; mais, pourtant, voici une pièce de trente sols que vous prendrez, s\u2019il vous plaît.L\u2019Opérateur chante.Admirez mes bontés, et le peu qu\u2019on vous vend Ce trésor mervei!leux que ma main vous [ dispense.Vous pouvez, avec lui, braver en assurance Tous les maux que sur nous l\u2019ire du ciel [répand : La gale, La rogne, La teigne, La fièvre, La peste, La goutte, Vérole, Descente, Rougeole.O grande puissance De l\u2019orviétan! (1) Cette panacée universelle qui guérissait, au dire du Grand Comique, les hernies aussi bien que la gale, était avant tout un antidote.Importée d\u2019Italie, comme le meurtre par les poisons, elle jouit d\u2019une renommée imméritée à la fin du XVIIe siècle, précisément pendant ces années du règne de Louis XIV où des empoisonnements mystérieux et répétés vinrent jeter l\u2019épouvante dans tous les rangs de la Société.Elle a été employée en Nouvelle- France.Confection longtemps secrète, elle ne fut pas chez nous d\u2019un usage aussi commun que sa sœur la Thériaque; mais il est permis de supposer qu\u2019à l\u2019_époque de sa popularité en Europe nos chirurgiens la prescrivaient et que ses vertus, réputées merveilleuses, étaient connues des Canadiens.En tout cas, pendant la période des grandes explorations, elle devait se trouver dans les boëtes de médicamens et dans les coffres de chirurgie que découvreurs, officiers, simples voyageurs emportaient dans les postes éloignés et dans les bois.L\u2019ORVIÉTAN AU CANADA La Salle empoisonné deux fois.Robert Cavelier de La Salle avait commencé ses explorations en 1669.Sorti de chez les Jésuites où la vie de communauté lui était devenue intolérable, il avait quitté la France O88 en formant des projets grandioses.Il avait 23 ans.Accompagné de l\u2019abbé de Galinée, de M.Dollier de Casson, autre sulpicien, et d\u2019une vingtaine d\u2019engagés, le 6 juillet 1669 il partait de Montréal avec le dessein de se rendre dans la vallée de la rivière Ohio et de gagner ensuite le Mississipi.Ce premier voyage devait lui donner un avant-goût des dangers des forêts, car, s\u2019il faut en croire l\u2019abbé de Galinée, il fut un jour tellement effrayé par la vue de trois serpents à sonnettes qu\u2019il tomba malade et abandonna ses compagnons pour revenir à Ville-Marie.Cela se passait sur la rive septentrionale du lac Erié.M.de la Salle, raconte donc de Galinée, allant à la chasse, en rapporta une grosse fièvre qui le mit en peu de jours fort bas.Quelques-uns disent que ce fut à la veue de trois gros serpents à sonnette qu\u2019il trouva dans son chemin montant à un rocher que la fièvre le prit\u2026 Cependant la.maladie de M.de la Salle commençoit à luy oster l\u2019envie de pousser plus loin, et le désir de voir Montréal commencoit à le presser.(2) Cet incident n\u2019a aucune importance.Rete- nons-le tout de même, en nous rappelant que les serpents à sonnettes n\u2019étaient pas une menace 1llusoire.La Salle passa les trois années suivantes à parcourir les rivières et les lacs des environs de Montréal, à faire la chasse et la traite.En 1673, Frontenac, nouvellement arrivé, décida de l\u2019employer dans des explorations plus lointaines et lui confia d\u2019abord, pour éprouver sa capacité.une mission chez les Iroquois.Malis, pendant l\u2019été de 1672, il était arrivé à Québec un événement dont il a certainement eu connaissance: une double exécution capitale pour meurtre.La victime était Julien Latouche, mari d\u2019Isabelle Bertault.Jacques Bertault, beau-père de Latouche, et sa femme Gilette Baune, convaincus d\u2019avoir voulu empoisonner leur gendre et de l\u2019avoir assassiné, avaient été condamnés à mort.Le libellé de la sentence, signée du gouverneur de Courcelle, se lisait comme suit: Comdamne | Jacques Bertault et Gilette Baune, d\u2019être tirés des prisons de cette ville par l\u2019exécuteur de la haute justice, conduits au devant de la porte de l\u2019église paroissiale de cette ville, la corde au col, une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 torche ardente au point, savoir le dit Bertault nud en chemise, et la dite Baune, nue en chemise depuis les épaules jusqu\u2019à la ceinture, et là, à genoux, demander pardon à Dieu et au Roy des crimes par eux commis; condamne en outre le dit Bertault d\u2019être étranglé sur la croix de Saint-André qui sera mise sur l\u2019échafaud dressé pour cet effet à la grande place de la haute-ville, et ensuite à avoir les bras et les cuisses rompus de chacun un coup de barre: condamne aussi la dite Baune à être présente à l\u2019exécution de son mari, et à être pendue et étranglée à une potence qui sera aussi pour cet effet dressée en la dite place; ordonne qu'après l\u2019exécution du dit Bertault son corps sera porté sur une roue sur le cap aux Diamants, au l\u2018eu ordinaire, pour y servir d\u2019exemple.La fille de ces malheureux n\u2019était qu\u2019une enfant de treize ans et demi.Cependant elle fut reconnue coupable d\u2019avoir trempé dans le meurtre de son mari: « Ayant égard à l\u2019âge de la dite Isabelle Bertault, par grâce et sans conséquence, continuait la sentence, condamne la dite Bertault à faire la dite amende honorable en la forme et manière que dit est, et d\u2019assister à l\u2019exécution du présent arrêt des perscnnes ses père et mère ».(3) Rien qu\u2019assister à la pendaison et à l\u2019étranglement de son père et de sa mère! On peut s\u2019étonner d\u2019une telle clémence et il faut supposer que les mœurs avaient singulièrement dégénéré, car, moins de 25 ans plus tôt, en 1649, une autre fille, de 15 à 16 ans celle-là, avait été pendue pour simple vol.C\u2019était la première exécution par la main du bourreau à Québec (4).De cette affaire retenons l\u2019empoisonnement êt retournons à La Salle, qui reprenait ses explorations.Cette fois il allait consacrer le reste de sa vie à fouiller des régions lointaines et, dans sa détermination d\u2019agrandir le domaine de !a France, ne se laisser arrêter ni par les fatigues et les labeurs, ni par les épreuves, ni par les dangers de toutes sortes.Et parmi ces dangers, il faut mentionner le paludisme et les dysenteries, dysenteries bacillaire et amibienne, qui étaient maladies inconnues encore en Amérique mais inhérentes à ces régions.C\u2019est une des ces dysenteries, il n\u2019y a pas à en douter, que venait de contracter le Père Marquette en descendant le Mississipi NADEAU: LE GRAND ELECTUAIRE DE L'ORVIETAN et qui devait l\u2019emporter, au printemps de 1675, après une année de souffrances dans les bois (5).Les plus grands dangers que La Salle courut jamais cependant, il se les attira lui-même par ses défauts.Il à laissé un nom glorieux, certes; mais il faut reconnaître qu\u2019il fut un brutal, doué d\u2019un caractère violent et dénué des qualités qui font les vrais chefs.Il ne sut jamais se faire aimer de ses égaux et ne chercha pas non 589 , plus à se faire respecter de ses subalternes.Au contraire, il tâcha toujours à se faire craindre.Aussi, avant d\u2019être enfin abattu d\u2019un coup de fusil par un de ses hommes, fut-il victime de trois tentatives d\u2019assassinat, dont deux par les poisons.Et chose pénible à dire, dans le complot qui lui enleva la vie, fut mêlé son propre chirurgien, Liotot (6).Le premier empoisonnement de La Salle eut lieu vers l\u2019année 1677 au Fort Frontenac, 590 situé sur le lac Ontario.Voici comment !e raconte un ami de M.de Galinée: « M.de La Salle se sentit empoisonné d\u2019une salade dans laquelle on avoit meslé beaucoup de ciguë, qui est un poison en ce pays-là, et du verd de gris.Il en fut malade à l\u2019extrémité, vomissant presque continuellement quarante ou cinquante jours après, et il n\u2019eschappa que par la force extrême de sa constitution.Ce:uy qui lui donna le poison fut un nommé Nicolas Perrot, autrement Joly-Coeur, l\u2019un de ses domestiques.» (6a) Arrêtons-nous ici pour nous demander ce que pouvait être cette ciguë servie en salade à La Salle.Vraisemblablement, c\u2019était la Cicuta maculata, la terrible Carotte-a-Moreau, qui poussait dans ces régions et que mangeaient les Iroquois quand ils avaient résolu de se suicider (7).Perrot devait fort bien en connaître les effets, car elle croissait un peu partout dans la colonie et abondait aux alentours de Québec.Mais ce mot de ciguë pourrait être un terme générique désignant simplement une plante vénéneuse.Ces sortes de plantes ne manquaient pas dans l\u2019intérieur des terres.Il y avait le Citronmier dont la racine est mortelle, la Phytolaque ou Poke- Root, la Morelle à grappes, la Lobélie gonflée ou Tabac des Sauvages que ceux-ci employaient dans la syphilis (8).Quant au vert- de-gris additionné à la salade, ce condiment insolite pouvait facilement s\u2019obtenir des Sauvages venant du lac Supérieur (9).Nicolas Perrot, après avoir avoué son crime, fut mis aux fers par La Salle.Lui-même s\u2019embarqua à Québec à l\u2019automne de cette année de 1677.Il retournait à Paris pour intéresser la Cour et les ministres à des projets plus vastes.A la Cour La Salle avait un protecteur puissant.C\u2019était le propre gendre de Louis XIV, Louis-Armand de Bourbon, prince de Conti, qui avait épousé Mademoiselle de Blois, fille du roi et de Mademoiselle de La Vallière.Conti s\u2019intéressait aux travaux de La Salle.Deux ans auparavant, à l\u2019automne de 1675, il avait fait libérer à la garde de l\u2019explorateur L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Lorenzo Tonti et ses deux fils, enfermés à la Bastille depuis sept ans (10).Un des fils de ce Tonti, Henry, devait accompagner La Salle en Amérique en 1678 et un autre, Alphonse, quelques années plus tard.Parmi: les familiers du prince de Conti se trouvaient deux abbés, Bernou et Renaudot, qui se firent, après ce voyage de La Salle en France, ses défenseurs et les prôneurs de sa renommée.Leurs sentiments étaient fortement jansénistes; ils avaient done une bête noire, les Jésuites.Seul l\u2019abbé Eusèbe Renaudot nous intéresse ici; il a été assez mêlé à l\u2019histoire du Grand Découvreur.Il était le petit-fils de Théophraste Re- naudot, fondateur du journalisme en France, des bureaux d\u2019adresses, des monts de piété et des consultations gratuites pour les pauvres.Médecin ordinaire de Louis XITI et protégé de Richelieu, Théophraste Renaudot était aussi historiographe du roi et ce titre, il l\u2019avait obtenu, paraît-il, dans des circonstances assez curieuses.Mademoiselle de Lafayette, qui ne déplaisait pas au cardinal, à force de rire un jour s\u2019était oubliée devant le roi.Louis XIII, amusé, envoya ces vers à Renaudot: Petite Lafayette, Votre cas n\u2019est pas neu; Vous avez fait pissette Dedans le cabinet.A la barbe royale Et méme aux yeux de tous, Vous avez fait la sale, Ayant pi.sous vous.Richelieu, aussitôt averti, fit mander au journaliste de ne pas insérer ce billet dans sa Gazette de France.Théophraste rendit les vers au cardinal, mais à condition d\u2019être nommé historiographe de sa Majesté (11).Marié deux fois, Théophraste Renaudot eut trois fils de sa première femme: Théophraste, né en 1610, qui continua la publication de la Gazette à la mort de son père (12) ; Isaac, né en 1611 et qui fut médecin; et Eusèbe, né en 1613 et médecin aussi.Théophraste père était le chef du Parti de l\u2019Antimoine, ce qui en faisait aux yeux de la Faculté, du mordant - \u2014\u2014 5 a - Apes rs NADEAU: LE GRAND ELECTUAIRE DE L'ORVIETAN Guy Patin surtout, un renégat, un étre capable de tous les crimes.D\u2019ailleurs, ses entreprises paraprofessionnelles le faisaient détester de ses confrères.Sous divers prétextes donc, ses fils Isaac et Eusèbe furent refusés au doctorat et, en 1644, Théophraste lui-même, malgré l\u2019appui du roi, du Conseil du roi et de Richelieu, était condamné pour exercice illégal de la médecine.Mais à sa mort en 1653 ses fils avaient enfin été reçus médecins.Le deuxième fils de Théophraste, Eusèbe, fut premier médecin du Dauphin et de la Dauphine, Marie-Anne-Christine de Bavière.Il était, de même que ses frères, chaud partisan de l\u2019antimoine et osa !e prescrire en lavement à Pascal mourant.Il fut censuré pour cette thérapeutique et quelques-uns l\u2019ont même accusé d\u2019avoir empoisonné l\u2019auteur des Provinciales (13).En 1653 année de la mort de son père, Eusèbe Renaudot faisait paraître L\u2019Antimoine justifié et l\u2019antimoimme triomphant, ou Discours apologétique faisant voir que la poudre et le vin émétique et les autres remèdes tirés de l\u2019antimoine ne sont point vénéneux, mais souverains pour guérir la plupart des maladies, qui y sont exactement expliquées.C\u2019était pour soutenir !es prétentions de son ami Jean Char- tier qui, deux ans auparavant ,avait écrit: La Science du plomb sacré des Sages, ou de l\u2019Antimoine, où sont décrites ses rares et par- hiculières vertus, puissances et qualitez.Jean Chartier, dont le nom va revenir tantôt à propos de l\u2019orviétan, appartient à notre histoire.Il était fils de René-Pierre Chartier, médecin ordinaire de Louis XIII et des Dames de France.Il avait un frère consanguin, Philippe, qui était médecin aussi.On les appelait les deux Chartier.En 1651, un autre fils de René, Louis-Théandre Chartier, sieur de Lot- binière, passait dans la Nouvelle-France et, \u2018 Pannée suivante, était nommé Lieutenant et Procureur général de la Sénéchaussée.Ce Chartier fut le fondateur des Chartier de Lotbinière canadiens.Il est, par conséquent, l\u2019ancêtre de notre doyen, feu Louis de Lotbi- nière-Harwood.Cette famille a une histoire 591 très ancienne qui remonte jusqu\u2019à Alain Chartier le poète, auteur de la Belle Dame sans Mercy, et secrétaire de trois rois de France (14).Alain avait deux frères: Jean qui a écrit les Chroniques de France, et Guillaume, l\u2019un des commissaires chargés de la révision du procès de Jeanne d\u2019Arc.Il va sans dire que les deux livres de Renau- dot et de Chartier déclenchèrent une guerre violente, qui dura plus de dix ans.Cependant les partisans du Plomb sacré des Sages finirent par remporter une victoire signalée: l\u2019arrêt solennel du Parlement de Paris, par lequel l\u2019antimoine avait été condamné en 1566, était révoqué en 1666 (15).Mais, avant la Guerre de l\u2019Antimoine, une autre cause, moins honorable celle-là, avait réuni dans le même camp les deux Chartier et Eusèbe Renaudot.C\u2019était celle de l\u2019orviétan.Christophe Contugy, qui se faisait appeler L\u2019Orviétan, du nom de sa drogue, cherchait depuis longtemps à la faire approuver par la Faculté et cela, en vue d\u2019obtenir plus facilement du roi un privilège de vente exclusif.Il fit donc prévenir les Régents, leur offrit des sommes d\u2019argent, et plusieurs se laissèrent corrompre.Mais passons la parole au Saint- Simon de la Médecine, Guy Patin, qui va nous raconter cette histoire avec sa causticité ordinaire : L\u2019an 1647, L\u2019Orviétan pour mieux débiter sa drogue, s\u2019adresse à un homme d\u2019honneur, alors doyen de notre Faculté, nommé M.Perreau, pour obtenir de lui, moyennant une bonne somme d'argent qu\u2019il offrait, approbation de la Faculté pour son opiate.Il en fut refusé de belle hauteur.Ce charlatan s\u2019adressa ensuite à de Gorris, qui reçut de lui un présent considérable et lui promit de faire signer à plusieurs docteurs, l\u2019approbation de ce médicament qu\u2019il vend sur le Pont-Neuf; ce qu\u2019il fit faire par une douzaine d\u2019autres affamés d\u2019argent qui furent les deux Chartiers, Gué- naut, les Soubs, Rainssant, Beaurains, Pijart, du Cledat, des Fougerais, Renaudot et Mauvilain.Cet imposteur italien, non content de telles signatures, tâcha d\u2019avoir l\u2019approbation entière de la Faculté et pressa le nouveau doyen, qui était monsieur Piètre, mon prédécesseur, de la lui faire donner, moyennant 400 écus qu\u2019il offrait sur l\u2019espérance qu\u2019il avait de mieux débiter sa drogue, s\u2019il pouvait obtenir ce qu\u2019il désirait.Ce nouveau doyen ayant appris de la propre bouche du charlatan, tout ce que de Gorris luy avait 092 fait, luy demanda cette approbation, et dès qu\u2019il l\u2019eût, il fit assembler toute la Faculté, où il se rendit déla- - teur contre ces douze messieurs, qui ayant avoué leur féblesse et leur mauvaise action, furent chassez de la Compagnie par un décret solennel.On les a pourtant rétablis, avec de certaines conditions, et notamment celle de demander pardon à la Compagnie en pleine assemblée.Quelque chose qu\u2019ils ayent pu faire, depuis la tache leur en est demeurée.Voilà la prouesse de de Gorris avec l\u2019orviétan; mais ce n\u2019est pas sa faute, ce n\u2019est que sa coutume.(16) Les douze docteurs incriminés avaient dû quitter la salle des délibérations de la Faculté sous les huées de leurs collègues.Et en pius de demander pardon, ils avaient une rétractation écrite, qui fut consignée dans les Commentaires de la Faculté et déposée chez un notaire, «afin de perpétuer le souvenir de leur faute» (17).On pourrait peut-être coupconner Guy Patin d\u2019acrimonie, de parti- pris pour le moins; mais ses accusations sont confirmées par les Commentaires de la Faculté, qui étaient un journal, tenu par le doyen, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 ce qui se passait sous son décanat (18).Mais revenons à l\u2019abbé Eusèbe Renaudot.Il fut lui aussi directeur de la Gazette de France et partageait sur l\u2019antimoine et l\u2019orviétan les opinions de sa famille.Il avait, nous l\u2019avons dit, des sentiments jansénistes et son nom dans le chiffre de la secte était Pourpré (19).Avait-il le visage haut en couleurs?Nous l\u2019ignorons.Il était Pami du Grand Ar- nauld que Patin appelle quelque part «un petit homme noir et laid », l\u2019ami aussi de Bossuet, de Fleury, auteur de l\u2019Histoire ecclé- suastique, et de notre abbé de Galinée.Boileau lui dédia son Epitre sur l\u2019Amour de Dieu.Entré de bonne heure chez les Oratoriens, il en sortit quelques années après et ne reçut jamais les ordres.Quand il s\u2019agit de donner un précepteur au petit-fils du Grand Condé, on songea à lui; mais La Bruyère l\u2019emporta.Cependant, il fut chargé, avec Fleury, de l\u2019éducation du fils de Conti; mais en 1681, s\u2019il faut NADEAU: LE GRAND ELECTUAIRE DE L'ORVIETAN en croire certains historiens, Margry entre antres, les Jésuites le forcèrent à sortir de la cour de ce prince (20).C\u2019est sans doute à !a cour de Conti que La Salle, au printemps de 1678, fit la connaissance de Renaudot, de Bernou et de leurs amis.Il raconta ses voyages et l\u2019empoisonnement dont il avait été victime, accusant les Jésuites d\u2019être les instigateurs de cet attentat.Jaloux de ses découvertes, de ses empiétements dans une région qu\u2019ils disaient la leur, ils auraient voulu se débarrasser de lui en mettant à profit le mécontentement d\u2019un serviteur.Ses auditeurs le crurent sur parole.Cependant, une fois revenu au Canada, il reconnut s\u2019être grossièrement trompé et voici ce qu\u2019il écrivait à un ami de M.de Galinée, qui serait, selon Margry, Renaudot lui-même : Je suis pourtant obligé de leur rendre [aux Jésuites | une justice, que le poison qu\u2019on m\u2019avoit donné n\u2019estoit pas venu de leur instigation.Celuy qui s\u2019en sentoit coupable me croyoit leur ennemi, parce qu\u2019il voyoit de l\u2019opposition dans nos sentiments; il creut se disculper en les taxant, et je vous avoue qu\u2019alors j\u2019eus quelque plaisir à avoir cet indice de leur mauvaise volonté; mais depuis, ayant examiné sérieusement l\u2019affaire, j'ay descouvert manifestement la fausseté de l\u2019accusation que ce fripon avoit formée contre eux.Je lui ay néanmoins pardonné pour ne pas faire esclater une chose dont le seul soupcon pourroit ternir leur réputation.à laquelle je fero's serupule de faire la moindre brèche, à moins que je ne le creusse nécessaire à l'utilité publique et que le fait ne fust constant.C\u2019est pourquoy.Monsieur, si quelqu\u2019un estoit prévenu du soupçon que j'en avois.obligez- moy de les détromper.(21) Mais que s\u2019était-il passé à Paris depuis le départ de La Salle à l\u2019automne de 1675?Deux procès avaient mis à jour des crimes révoltants et ces révélations avaient jeté la terreur partout.La marquise de Brinvilliers avait été décapitée le 16 juillet 1676 et, le 27 février de l\u2019année suivante, deux autres empoisonneurs étaient brûlés en place de Grève.Et en septembre de la même année 1677.un billet déposé dans l\u2019église des Jésuites, allait faire découvrir un autre groupe d\u2019adeptes du poison, farci celui-là des noms les plus nobles et les plus respectés.593 I: faut parler de ces empoisonnements, de ceux commis par la Brinvilliers surtout, pour comprendre pourquoi La Salle, victime récente lui-même d\u2019un attentat par la ciguë, devait se munir d\u2019un antidote avant de repartir pour l\u2019Amérique.Le 30 juillet 1672 mourait à Paris un homme qui cherchait la pierre philosophale.Il avait son officine dans le cul-de-sac de la place Maubert, à deux pas de la chambre où Pascal était mort (22).C\u2019était le chevalier de Sainte- Croix et, en apprenant sa mort, la marquise de Brinvilliers s\u2019écria: La cassette! Cette cassette, rouge et de forme allongée, laissée par Sainte-Croix, contenait un billet par lequel il implorait qu\u2019on le remit à la marquise.qu\u2019elle concernait seu!e.Avec ce billet se trouvaient des fioles remplies de liquides de diverses couleurs, des lettres de la marquise au chevalier son amant et d\u2019autres papiers.Mme de Brinvilliers fit l\u2019impossible pour obtenir la cassette; mais les scellés avaient été mis chez Sainte-Croix.Ces démarches.accompagnées de tentatives de corruption, ével.lèrent les soupçcons.On décida d\u2019examiner le contenu de la boîte et les liquides furent soumis à l\u2019expertise.Tous les animaux sur lesquels on les essaya, moururent rapidement.Aussitôt le bruit se répandit que la mystérieuse cassette contenait un poison terrible dont on ne pouvait déterminer la nature, et les noms de Sainte-Croix et de la marquise furent sur toutes les lèvres.Mme de Brinvilliers partit de nuit pour l'Angleterre.Un domestique du nom de Jean Amelin dit La Chaussée, arrêté comme complice, fut condamné à mourir sur la roue.Il confessa ses crimes et révéla le rôle qu\u2019y avait joué la marquise.Briancourt, ancien précepteur des enfants de cette femme, arrêté aussi et habilement questionné, avait laissé échapper des mots compromettants.Craignant pour sa vie en Angleterre, Mme de Brinvilliers passa dans les Flandres en 1673.Elle était dans un couvent de Liège quand cette ville tomba au pouvoir de la France et Louvois la fit arrêter. 094 Son procès fut suivi avec le plus grand intérêt, surtout par la noblesse, car l\u2019inculpée et plusieurs de ses victimes étaient de sang noble.Elle se défendit avec habileté et sangfroid; mais devant les preuves accablantes elle avoua ses crimes et raconta sa vie.Peu de temps après son mariage avec le marquis de Brinvilliers et de connivence avec lui, elle avait pris pour amant cet alchimiste, le chevalier de Sainte-Croix.Le père de la marquise, M.d\u2019Aubray, plus sévère sur la morale, fit mettre Sainte-Croix à la Bastille.Dans cette prison se trouvait un autre détenu, un Italien du nom d\u2019Eggidi ou Exili, chenapan oui avait été empoisonneur attitré au service de certains prélats romains, puis gentilhomme de la reine Christine de Suède (23).De ce compagnon de prison Sainte-Croix apprit la composition d\u2019un certain poison secret et, à sa sortie de la Bastille, il se mit en relation avec Glaser, «apothicaire ordinaire du roi et de Monsieur, frère du roi » (24).Il possédait maintenant des armes redoutables, et lui et son amante décidèrent de se débarrasser de M.d\u2019Aubray, trop gênant.Mais d\u2019abord la marquise voulut se rendre compte par el'e- même de l\u2019efficacité de ce poison.Elle se fit infirmière bénévole et alla dans les hôpitaux visiter les malades à qui elle servait, avec des démonstrations de sollicitude et de pitié, des friandises et du poison.Après s\u2019être bien assurée qu\u2019il était infaillible, surtout que les médecins ne parvenaient pas à le retracer dans les cadavres, elle en donna à son père, par petites doses.Il prit huit mois à mourir.Elle empoisonna ensuite ses deux frères et allait supprimer sa sœur et sa belle-sœur, quand Briancourt, à qui elle avait confié son projet, fit prévenir Mlle d\u2019Aubray.La marquise alors décida que ces deux dames pouvaient attendre et qu\u2019il fallait s\u2019occuper tout de suite de ce confident indigne qui ne savait pas garder les secrets d\u2019une femme.« L\u2019infortuné Briancourt eut l\u2019intuition très nette qu\u2019à partir de ce moment ses jours étaient en danger.Il porta sans cesse sur lui de l\u2019orviétan, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 qui passait alors pour un contrepoison universel, et il en prenait, préventivement, quelques doses de temps en temps.Il était continuellement sur ses gardes.Il réussit ainsi à déjouer, à quelques jours d\u2019intervalle, une tentative d\u2019empoisonnement et une tentative d\u2019assassinat par le poignard.» (25) M.de Brinvilliers, ce cocu content, était au courant des crimes de sa femme; mais il avait Pair d\u2019assister à des expériences qui ne le concernaient pas du tout.Cependant, quand il apprit que la vie de Briancourt était menacée, il fut pris de panique.« Plusieurs fois pas jour, il avalait, comme contrepoison, de la thériaque, qui jouissait alors, comme antidote universel, d\u2019une vogue extraordinaire.C\u2019était un mélange où il entrait soixante- quatre substances depuis le miel jusqu\u2019à la poudre de vipère, et qui était considéré comme un remède infaillible à tous les maux.À table, le marquis avait, debout derrière lui, son domestique attitré, spécialement attaché à sa personne et seul chargé de son service.Il prenait la précaution de rincer soigneusement son verre chaque fois qu\u2019il se faisait verser à boire.» (26) Il est inutile de relater les autres crimes de la marquise.Elle fut exécutée le 16 juillet 1676.Nous allons citer une partie de la sentence qui la condamnait à mort, parce qu\u2019il est intéressant de comparer cette sentence à celle des Bertault.Elle devrait « faire amende honorable devant la principale porte de l\u2019église Notre-Dame, où elle serait menée, dans un tombereau, nu-pieds, la corde au col, tenant en ses mains une torche ardente, et là, étant à genoux, de dire et déclarer ses crimes.Après quoi, elle aurait la tête tranchée, en place de Grève, sur un échafaud, son corps serait brûlé et ses cendres jetées au vent » (27).A la différence des Bertault cependant, la question de l\u2019eau lui fut appliquée.Sa décapitation attira un nombre inouï de personnes.La Salle ne l\u2019a pas vue, parce qu\u2019il était reparti quelques mois auparavant; mais les frères Tonty, alors à Paris, y ont peut-être assisté.Mme de Sévigné, en tout cas, ne voulut NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L\u2019ORVIÉTAN pas manquer ce spectacle et, le lendemain, elle écrit à sa fille: Enfin c\u2019en est fait, la Brinvilliers est en l'air; son pauvre petit corps a été jeté, après l\u2019exécution, dans un fort grand feu, et les cendres au vent; de sorte que nous la respirerons, et par la communication des petits esprits, il nous prendra quelque humeur empoisonnante, dont nous serons tout étonnés.\u2026.À six heures on l\u2019a menée nue en chemise et la corde au cou, à Notre-Dame, faire l\u2019amende honorable; et puis on l\u2019a remise dans le même tombereau, où je l\u2019ai vue, jetée à reculons sur de la paille, avec une cornette basse et 595 sa chemise, un docteur auprès d\u2019elle, le bourreau de l\u2019autre côté: en vérité cela m\u2019a fait frémir.Ceux qui ont vu l\u2019exécution disent qu\u2019elle a monté sur l\u2019échafaud avec bien du courage.Pour moi, j'étais sur le pont Notre-Dame, avec la bonne d\u2019Escars; jamais il ne s\u2019est vu tant de monde, ni Paris si ému ni si attentif; et demandez-moi ce qu\u2019on a vu, car pour moi je n\u2019ai vu qu\u2019une cornette.Presque aussitôt après l\u2019exécution de Mme de Brinvilliers, s\u2019instruisait le procès de Charlotte Boucher, accusée d\u2019avoir empoisonné son mari, Nicolas de Clersin, Conseiller du 296 roi et Commissaire au Châtelet.Elle et sa servante, Marie Huguet, furent condamnées le 27 février 1677, et leur sentence est presque exactement la mêm eque celle des Bertault: Lesdites Boucher & Huguet condamnées d\u2019estre conduites dans un tombereau, nués en chemise, la corde au col, ayant chacune en leurs mains une torche ardente du poids de deux livres, au devant de la principale porte de l\u2019Eglise de Paris, & là à genoux dire & déclarer à haute & intelligible voix, que méchamment & cruellement, & comme mal avisées, elles ont fait lesdits empoisonnements, & eu part audit meurtre, comme complices d\u2019iceluy, dont elles demandent pardon à Dieu, au Roy & à Justice, auquel lieu ladite Boucher aura le poing dextre coupé; ce fait conduites en la Place de Grève, pour y estre penduës & étranglées à une potence, qui à cet effet v sera plantée, le corps mort de ladite Boucher brûlé, les cendres jetées au vent; & celuy de ladite Huguet y demeurer vingt-quatre heures, puis porté au Gibet de Paris.(28) Ces autodafés ne servirent pas d\u2019exemples; les empoisonnements continuèrent.Bientôt les agissements criminels de la Voisin, de la Vigouroux et de !eurs complices étaient découverts et Louis XIV instituait la Chambre ardente.La Voisin faisait commerce de poisons, de philtres, d\u2019essences et de parfums, et dans son procès, qui dura quatorze mois, les femmes les plus considérables de Paris et de la Cour furent impliquées: la comtesse de Soissons, la marquise de Polignac, la comtesse de Rouze, la marquise d\u2019Alluye, la duchesse de Foix.Ces dames s\u2019en tirèrent comme elles purent et la duchesse de Foix dut aller dans le cabinet du roi expliquer un petit billet qu\u2019un jour elle avait écrit à la Voisin.Ce papier portait simplement: «Plus je frotte, moins i's poussent.» A Louis XIV intrigué, elle confia qu\u2019elle avait les seins tout menus.Dans l\u2019espoir de les faire grossir, elle avait eu recours à l\u2019empoisonneuse (29).Quand l\u2019affaire eut été mise à jour dans toutes ses ramifications, il y avait à Vincennes et à la Bastille 147 prisonniers qui attendaient leur procès pour les mêmes crimes.Mais trop de noms illustres se trouvaient compromis, Louis XIV suspend la Chambre ardente et Colbert lui conseille d\u2019exiler au Canada ceux des complices qui n\u2019ont pas été jugés (30).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLern AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 Ils ne furent pas déportés chez nous; mais les terreurs suscitées dans l\u2019imagination populaire par toutes ces Affaires de Poisons ont laissé des traces dans notre folklore.M.Marius Barbeau a recueilli là-dessus deux chansons: Quand le roi entre dans Paris et Rossignol du bois joli.Voici les deux premiers couplets de cette dernière : Rossignol du bois joli, Mais enseigne-moi donc (bis), Enseigne-moi du poison, Mais pour empoisonner (bis), Pour empoisonner mon mari Qui est jaloux de moi (bis).\u2014 Là-haut, dedans la forêt, Mais vous en trouverez (bis).(31) Cette période, qui s\u2019étend de la mort de Sainte-Croix en 1672 à la Déclaration contre les poisons de Louis XIV en 1682, fut l\u2019âge d\u2019or des vendeurs d\u2019antidotes: thériaque et orviétan.De ces contrepoisons, l\u2019orviétan était considéré comme le plus efficace, parce qu\u2019il contenait de la thériaque.On peut donc supposer que c\u2019est de l\u2019orviétan que La Salle emportait en Nouvelle-France, en 1678.Et peut-être l\u2019emportait-il sur les conseils de son ami Renaudot, dont la famille, nous l\u2019avons vu, partageait sur cette drogue des opinions plus que partiales.En tout cas, il s\u2019était muni d\u2019un antidote, comme Henry de Tonty d\u2019ailleurs, qui passait avec lui au Canada.Tonty, lui \u2014 nous le savons par un texte explicite \u2014 c\u2019était de l\u2019orviétan qu\u2019il emportait (32).La Salle et Henry de Tonty débarquèrent à Québec le 15 septembre 1678 et partirent aussitôt pour les pays de l\u2019Ouest.C\u2019est aux alentours de 1680 que La Salle fut victime d\u2019un autre empoisonnement.Dans une relation écrite de Québec en 1684 et envoyée, selon Margry, à l\u2019abbé Eusèbe Renaudot, Tonty raconte cet attentat en ces termes: La veille des Rois, six de nos gens désertèrent et pensèrent mourir de faim, comme nous l\u2019apprismes ensuite.Apparemment que l'un des déserteurs avoit NADEAU: LE GRAND ELECTUAIRE DE L'ORVIETAN mis du poison dans la marmite de M.de La Salle, car le matin, en mangeant la soupe, il eut tous les sentimens qu\u2019on a quand on en a pris.L\u2019on ne voulut pas courir après de peur de donner de mauvaises impressions aux Sauvages.(33) Dans une autre relation, écrite quelques années plus tard celle-là, 11 donne plus de détails : Il fallut songer à se fortifier pour hiverner.C\u2019est à quoy l\u2019on s\u2019appliqua, et nous fismes un fort qui fut nommé Crèvecœur.Une partie de nos gens déserta et même ils mirent du poison dans nostre marmite.M.de La Salle en fut empoisonné, mais on le tira d'affaire avec du contre-poison qu\u2019un de ses amis luy avoit donné en France.(34) La Salle dut se féliciter de sa prévoyance; mais il reste à savoir si c\u2019est cette drogue, orviétan ou thériaque, qui lui sauva la vie.En 1684 1l retournait à Paris et, cette fois encore, dut faire bonne provision d\u2019électuaire, avant de revenir au Canada.Mais contre les balles, celles qu\u2019on reçoit à bout portant, il n\u2019y a pas d\u2019antidote.Et c\u2019est ainsi que mourut La Salle, d\u2019une balle en plein front, le 19 mars 1687.L'empoisonnement de Tonty.Le chevalier Henry de Tonty était le fils de Lorenzo Tonti, banquier napolitain réfugié en France avec sa famille en 1651.Sur Lorenzo Tonti, on sait deux choses certaines: qu\u2019il inventa !es T'ontines, espèces de rentes viagères (35), et qu\u2019il fut mis à la Bastille en 1668 avec deux de ses fils, dont l\u2019un était Henry (36).Lorenzo et ses enfants passèrent sept ans en prison.En 1675, comme il souffrait de calculs vésicaux, il fut élargi pour subir la taille.Il ne paraît pas avoir survécu à cette opération (37).Peu de temps après sa libération, les deux fils sortaient de prison à leur tour, mais à la garde de La Salle, comme nous l\u2019avons dit plus haut.Voici en quels termes était conçu l\u2019ordre du roi qui les élargissait.Il était adressé au gouverneur de la Bastille et daté du 26 novembre 1675: 597 Voulant bien permettre aux deux enfants du s'eur Tonti que vous détenez par mon ordre dans mon château de la Bastille, d\u2019aller voir leur père à qui j'ai permis d\u2019en sortir à la garde du sieur de la Salle pour se faire tailler, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est qu\u2019aussitôt que vous l\u2019aurez reçue, vous ayez à les sortir, en les remettant entre les mains du sieur de la Salle, duquel vous retirerez une promesse par écrit de les représenter toutes fois et quantes qu\u2019il en sera requis, moyennant quoi vous en demeurerez bien et valablement déchargé.(38) Comment expliquer que ces deux Italiens alent été confiés à La Sale?TI ne les connaissait pas et, de plus, aucune relation de famille ne les rattachait a lui.Il faut dire que leur père, Lorenzo, avait été le protégé de Mazarin dès son arrivée en France et avait reçu jusqu\u2019à la mort du ministre en 1661, une pension sur le trésor royal.Or, Mazarin avait une nièce qui se trouvait être la mère du prince de Conti, Louis-Armand de Bourbon, et Conti, nous l\u2019avons vu, avait épousé une bâtarde de Louis XIV.La raisson la plus plausible de ce\u2018te entrée de La Salle dans la vie des fréres Tonty.semble celle-ci: le découvreur se cherchait des hommes pour une nouvelle expédition et les Tonty obtinrent leur pardon & condition de le suivre en Amérique.Et cest Conti qui s\u2019entremit auprès de son beau-père pour les faire libérer (39).Des obligations de fami le sans doute retinrent Henry de Tonty à Paris.car c\u2019est seulement trois ans plus tard, en 1678, qu\u2019il se joignit à La Salle.Henry de Tonty, malgré un long séjour en France et cinq années à l\u2019ombre d\u2019une prison.avait gardé le teint des Italiens du Sud et, en Amérique, il passait pour un Peau-Rouge (40).Il avait eu la main droite arrachée par une grenade et portait, au bout de son moignon, un appareil prothétique de métal qui le fit bientôt nommer par !es Sauvages Bras- de-Fer et Main-de-Fer.Et pour cause, car il ne se faisait pas serupule de casser des gueules; on raconte même qu\u2019aux Illinois il abattait volontiers d\u2019un coup de poing les Sauvages récalcitrants ou querelleurs. 598 L\u2019empoisonnement d\u2019Henry de Tonty, au contraire de ceux de La Salle, n\u2019a rien de criminel.On ignore s\u2019il fut causé par des vivres gâtés, quelque plante vénéneuse ou une morsure de serpent.Cela n\u2019a aucune importance d\u2019ail'eurs et peut-être ne fut-il qu\u2019imaginaire.Tonty connaissait les crimes de la Brinvilliers et les antidotes les plus en vogue.A-t-il connu l\u2019empoisonneur Eggidi, ami de Sainte-Croix?Nous ne le savons pas; mais l\u2019Italien moisissait à la Bastille pendant la réclusion des Tonty.Quoi qu\u2019il en soit, Tonty avait emporté de l\u2019orviétan en Amérique.Voici à quelle occasion il eut à s\u2019en servir.Ces faits se passaient au printemps de 1679, c\u2019est-à-dire quelques mois après son départ de France: Les provisions que M.de La Salle avoit receues de la Cour luy avoient attiré quantité d\u2019ennemis, lesquels faisoient leur possible pour le faire eschouer dans son entreprise, desbauchant ses gens et troublant l\u2019esprit des Iroquois, vers lesquels il fut obligé d\u2019envoyer le sieur de La Motte pour adoucir ces barbares, lesquels auroient pu nous nuire, nous trouvant en petit nombre dans leur pays.Pendant son absence, je fus frappé d\u2019un poison ; mais, ayant recours » à l\u2019orviétan, Dieu me renvoya la santé.(42) Tonty mourut à la Mobile en 1704 et on prétend qu\u2019il succomba à la peste (43).Or, la peste était précisément l\u2019un des fléaux dont l\u2019orviétan avait la vertu de préserver.Voici ce que disait une réclame de 1620 : L\u2019orviétan est bon contre toutes sortes de venin.Contre morsure de bestes venimeuses et chiens enragés.Contre la peste.Contre les vers qui nous mange (sic).Contre la petite vérole et autres maux.(44) Mourir de la peste quand on a sur soi de l\u2019orviétan! Voilà un destin cruel et ironique.Tonty se trouva-t-il soudain dépourvu d\u2019antidote ou faut-il supposer que le fameux électuaire ne possédait pas, après tout, !es vertus que lui accordaient les batteurs d\u2019estrades?En tout cas, il aurait fallu un remède de meilleure force pour sauver Tonty en 1704, car, vraisemblablement, c\u2019est à la fièvre jaune L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 qu\u2019il succomba.Mais son sort est encore moins risible que celui de Descombes, marchand d\u2019orviétan, qui vivait en France quelques années avant lui.S\u2019il faut en croire, Descom- bes, après avoir vendu son antidote pendant vingt-cinq ans, fut emporté par la peste (45).Radisson et l\u2019orviétan.Pierre-Esprit Radisson, dont on connaît la carrière discutée, eut un jour, dans des circonstances vraiment pressantes, recours à l\u2019orviétan.Pour cette histoire, il faut aller chercher un titre dans Rabelais.Tiens! Celui du chapitre XXVI de Pantagruel.Il semble fait tout exprès: Comment Pantagruel et ses compagnons étaient fâchés de manger de la chair salée et comment Carpalin alla chasser pour avoir de la venaison.A l\u2019été de 1682, Radisson et son beau-frère Chouart des Groseilliers s\u2019embarquaient sur deux navires pour aller & la Baie d\u2019Hudson.L\u2019expédition comprenait 27 hommes.On atteignit le détroit de la baie vers le milieu du mois d\u2019août et l\u2019équipage, qui s\u2019était mutinée deux fois depuis le départ, commençait à trouver fastidieux le régime de la viande salée et du biscuit.On s\u2019avisa done de manger de l\u2019ours, sans songer qu\u2019en été, époque du rut, la chair de cet animal n\u2019est nullement propre à la consommation.Mais surtout on ne savait pas que son foie, en toute saison, est éminemment laxatif, toxique même.Ici encore Rabelais seul pourrait décrire bien ce qui arriva.Con- tentons-nous de dire, avec les mots les plus propres de son vocabulaire, que les matelots de Radisson éprouvèrent un ramollissement du boyau culier et que le fondement leur échappa.Et même ils firent peau neuve.Mais Grand- gousier n\u2019avait-il pas dit à Gargame.le se portant mal du bas: Courage, ma mie, vous vous êtes couchée sur l\u2019herbe; vous ferez bientôt pieds neufs?Radisson, lui, est plus sobre de style.Voici comment il raconte la fringale de ses hommes et ce qui en advint: NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN Les ventz se trouvans favorables a nostre navigation nous entrasmes dans le destroit de hudson que nous cottoyions du côté du nord, il y avoit quantité de glaces sur lesquelles les gens de ma barque tuerent un ours dune grosseur extraordinaire, jls mangerent de la chair de cet animal avec Exces, dont jls feurent tous malades a l\u2019extremité, ayant des grandes douleurs de teste et des desvoyement s]j violans que Je ne creûs pas quil en rechapast aucun, je feus obligé de faire signal a mon [beau]-frere pour luy donner advis de cet accident afin destre secouru, lorvietan et les sueurs tirerent ces pauvres malheureux daffaires, ma's jls ont tous changé de peau, nous avons apris depuis par les sauvages que cette espèce d\u2019ours blancs, a Du venin dans le foye qui se communique a toute la chair, et cause de pareilz accidens quand on en mange.(46) : Qui avait fourni l\u2019orviétan à Radisson?Peut-être le gendre de Chouart des Groseilliers, le chirurgien Jalot.Jean Jalot demeurait à Repentigny à cette époque.Un chirurgien dut faire partie de l\u2019expédition; mais ce ne fut pas Jalot, car sa femme accouchait de deux jumeaux en janvier 1684.Le chirurgien était donc forcément chez lui neuf mois auparavant, au printemps de 1683, a'ors que Radisson et Chouart n\u2019étaient pas encore revenus à Québec (47).On a pensé que le chirurgien Jacques Meneux-dit-Châteauneuf, qui accompagna une autre expédition à la Baie d\u2019Hudson en 1684, avait fait partie de celle de 1682 (48).C\u2019est possible; mais si nous connaissions le rôle de l\u2019équipage, il serait plus facile d\u2019en décider.Pour ce qui est de l\u2019orviétan, il s\u2019est peut-être trouvé parmi les provisions des navires.Ces provisions, c\u2019est Charles Aubert de La Ches- naye, marchand de Québec et associé de Ra- disson, qui s\u2019était chargé de les acheter (49).La Hontan et l\u2019orviétan.Il est probable que d\u2019autres explorateurs, d\u2019autres voyageurs, à l\u2019exemple de La Salle, de Tonty, de Radisson, emportèrent dans leurs bagages, comme un vade-mecum, à côté de la pacotille destinée aux Sauvages, de ces petites boîtes de plomb dans lesquelles on gardait les antidotes, et que cet antidote était le précieux orviétan.En 1693, Henry de Tonty envoie à la 'Cour un mémoire des agrès et 599 provisions nécessaires pour une expédition qu\u2019il propose de faire dans le Bas-Mississipi.On y lit: « Deux chirurgiens et leur coffre de chirurgie et médicaments.» (50) Comme il serait intéressant de savoir ce qu\u2019aurait contenu ce coffre de chirurgie et médicaments! Le 31 mars 1706 Lamothe Cadillac présente à Vaudreuil un mémoire des choses dont il a besoin à Détroit.L\u2019artic:e 8 de ce mémoire indique une boîte de médicaments pour l\u2019usage des officiers et soldats qui pourront être malades, « selon le mémoire qui vous sera présenté » (51).Dans l\u2019inventaire des biens de Cadillac, fait à Détroit le 25 août 1711, on relève: Un coffre de chirurgien, avec onze boîtes de plemb, et sa clef (52).Mais nulle part aucune description du contenu de ces boîtes de chirurgiens.Que'ques factures de marchandises livrées pour la traite des Sauvages, ont vu le jour.On y rencontre la thériaque une fois, en 1688, mais pas son succédané l\u2019orviétan (53).Il nous reste à parler d\u2019un autre voyageur: le baron de La Hontan.Le baron dut emporter de l\u2019orviétan au Canada, car il croyait à ses vertus.Dans une lettre écrite de Michillima- kinac, le 28 mai 1689, après avoir raconté son voyage à la Baie des Juants, dans l\u2019Etat actuel du Wisconsin, il s\u2019étend sur les difficultés et les fatigues des explorations et termine par des conseils sur la meilleure manière de s\u2019équiper pour un voyage dans les Pays de Ouest.Et cette lettre contient ce passage intéressant : Il ne me reste plus pour finir cette pédagogie de découverte, qu\u2019à vous faire un déta\u2019l des principales choses qui sont nécessaires pour ces sortes de voyages.Parmi les trois ou quatre cens hommes on doit avoir soin qu\u2019il y ait des Charpentiers de Chaloupes, des armuriers, des scieurs en long avec tous leurs outils, des Chasseurs & des Pêcheurs de profession, & des Chirurgiens munis d\u2019un étui complet, d\u2019onguens pour les blessures, de drogues pour les maladies, mais sur tout d\u2019Orvietan & de Sené.(54) Machel Sarrazin et l\u2019orviétan.Revenons aux serpents.Ces reptiles constituaient pour ceux qui s\u2019aventuraient en 600 dehors de la colonie ou simplement à sa périphérie un danger toujours présent.Aussi plusieurs relations de missionnaires et de voyageurs en par:ent-elles.Celle du Père Marquette, par exemple, celles de Raudot, de Franquet (55).Pour les chirurgiens de la Nouvelle-France, les meilleurs contrepoisons pour les morsures de serpents, de serpents à sonnettes surtout, devaient être la thériaque et l\u2019orviétan.C\u2019est l\u2019orviétan, en tout cas, que Michel Sarrazin recommandait.Sarrazin faisait, entre 1698 et 1707, des envois de plantes, graines et racines au Jardin du Roi, à Paris.Ces envois étaient accompagnés de descriptions, de commentaires proprement botaniques et quelquefois médicaux et thérapeutiques.Après 1707, Sébastien Vail'ant classa ces envois de Sarra- zin et en tira une Histoire des Plantes de Canada, qui est encore en manuserit.C\u2019est à la page 122 de cette compilation que l\u2019orviétan est conseillé par notre savant québécois comme antidote pour les morsures de serpents à sonnettes (56).Mais pour l\u2019empoisonnement par la ciguë, Sarrazin préférait la thériaque (57).En préconisant l\u2019emploi de l\u2019orviétan, drogue inventée par des charlatans et qu\u2019avaient décriée les meilleurs médecins de France, Sarrazin dérogeait-il à l\u2019étiquette professionnelle?Non.A l\u2019époque où il exerçait son art à Québec, cet électuaire jouissait de la reconnaissance officielle de la Faculté et de la Compagnie des Apothicaires, et sa formule s\u2019étalait tout au long dans les pharmacopées.Bien plus, les apothicaires se vantaient de le préparer mieux que les charlatans! Charas, dans le but de mettre les gens en garde contre les vendeurs d\u2019orviétan et de pousser sa formu'e a lui, écrivait en 1676 dans sa Pharmacopée royale Les bons effets que l\u2019orviétan bien préparé a pu produire autrefois, ont donné occasion à divers affron- teurs d'employer toutes sortes de moyens pour faire qu\u2019eux ou leurs devanciers en étaient les seuls inven- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 teurs, et qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019eux qui en eussent la vraye recepte; en sorte que plusieurs de ces trompeurs ont couru les provinces et les royaumes, et que sous l\u2019apparence frauduleuse de quelque bon succez, en pantalonnant et se jouant du peuple crédule dans les places publiques, ils ont attrapé son argent, et amassé des sommes considérables du débit extraordinaire qu\u2019ils ont fait d\u2019un orviétan supposé; pour la grande quantité duquel, il eut été du tout impossible qu\u2019ils eussent trouvé chemin faisant, les drogues nécessaires, ni qu\u2019ils eussent eu le temps d\u2019en faire une juste préparation, s\u2019ils en eussent eu la volonté et s\u2019ils en eussent été capables.Si ces affronteurs avaient rencontré dans toutes les villes des personnes méfiantes, ils n\u2019auraient pas couru tant de pays, ni trompé tant de monde, et ils ne continueraient pas dans leur malversation, comme ils font aujourd\u2019huy.Ils n\u2019auraient pas non plus obtenu des permissions de préparer et de débiter impunément un remède qui ne doit sortir que de la main de personnes fort fidèles et fort entendues.(58) On voit par ce réquisitoire que les apothicaires avaient adopté l\u2019orviétan et prétendaient seuls le bien dispenser.Quant aux médecins et aux chirurgiens, ils avaient sur la drogue les mêmes opinions que leurs confrères du pilon.Sarrazin pouvait donc la prescrire sans être accusé de charlatanisme.Il était d\u2019abord venu au Canada comme chirurgien et, plus tard, avait repassé en France pour étudier la médecine.Connut-il les vertus de l\u2019orviétan par !es bateleurs du Pont-Neuf ou par ses professeurs?Nous ne le savons pas.Les pharmacopées qu\u2019il avait dans sa bibliothèque pouvaient fort bien, en tout cas, le renseigner sur l\u2019électuaire.C\u2019était Daniel Tauvry: Traité des médicaments, et la manière de s\u2019en servir pour la guérison des maladies.Avec les formules pour la composition des médicaments (édition de Paris, 1691).C\u2019était aussi Thomas Fuller: Pharmacopoeia extemporanea, sive praescriptorum sylloge, in qua remediorum elegantium et efficacium paradigmata ad omnes fere me- dendi .intentiones accomodata candide pro- pronuntur, una cum viribus, operandt ratione, dosibus et indicibus annexis (59). NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN Résumons en quelques mots l\u2019histoire fort décousue que nous venons de faire de l\u2019orviétan au Canada.Cette drogue se vendait déjà en France depuis longtemps quand des événe- ments tragiques, qu\u2019on a appelés l\u2019Affaire des Poisons, vinrent la rendre extrêmement populaire.C\u2019est à cette époque exactement qu\u2019on la voit apparaître dans la colonie et, chose curieuse! sa venue coïncide avec des attentats qu\u2019on peut bien appeler \u2014 st parva licet componere magnis \u2014 notre Affaire des Poisons: les empoisonnements de La Salle, celui de Latouche.601 En France, l\u2019orviétan cesse d\u2019être le monopole des charlatans et est reconnu par les médecins et les apothicaires.Chez nous il reçoit un honneur aussi grand: après s\u2019être trouvé mêlé aux bagages des voyageurs des Pays d\u2019en Haut, il finit par obtenir la recommandation du Médecin du Roy lui-même, Michel Sarrazin.En Europe, l\u2019orviétan, après avoir été l\u2019une des drogues les plus considérées de la Pharmacopée, cède le pas devant la thériaque et puis disparaît.Chez nous aussi il disparaît; mais on continue pendant longtemps encore à croire aux vertus de la thériaque.(A suivre) CORRESPONDANCE ee LETTRE DE PARIS Ce premier trimestre de 1948 ne peut être marqué par les médecins français d\u2019une pierre blanche car de nombreuses difficultés ont surgà entre le Gouvernement et la Profession médicale.Cherchant à sauver notre pays de l\u2019inflation, le Ministre des Finances, M.René Mayer a imaginé un super-impôt, sorte de prélèvement qui frappe les revenus professionnels déclarés pour l'année 1946.Seuls en ont été exemptés les fonctionnaires et les salariés, mais les agriculteurs, les commerçants et les membres des professions libérales ont été taxés dans des proportions considérables.C\u2019est ainsi que les médecins, en plus des impôts qu\u2019ils ont versé pour cette année- là et qui s\u2019élèvent, sans compter la patente, la taxe sur les locaux professionnels, à 21% de leurs bénéfices, devront verser un super- impôt de 25%.C\u2019est donc plus de la moitié de ce qu\u2019ils ont pu gagner en 1946 que les médecins devront verser à l\u2019Etat d\u2019ici le mois de juin 1948.Cette loi qui a été votée après de nombreuses discussions au Parlement a suscité dans le pays une certaine agitation et a mécontenté grandement les médecins, d\u2019autant qu\u2019une campagne de presse, menée dans les journaux et à la radio, s\u2019est déclenchée juste à ce moment, dépeignant la profession médicale sous un jour peu flatteur.Cette fois les médecins se sont fâchés et fatigués d\u2019être non seulement tondus mais encore calommiés, ils ont, au cours du mots de février, décidé qu\u2019ils feraient une grève administrative, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils se refuseraient à signer les pièces notamment celles qui concernent la déclaration des naissances et des décès.Cette menace de grève émut le Gouvernement car elle pouvait être le prélude à une période d\u2019agitation peu souhaitable pour le moment.La grève administrative n\u2019eut pas lieu, car le Ministre de la Santé s\u2019entremit pour faire rectifier à la radio les propos désobligeants qui avaient été lancés contre le corps médical.Quant au prélèvement que les médecins n\u2019ont jamais refusé de payer et quà est devenu un emprunt forcé, des adoucissements et surtout des délais pour le paiement intégral furent obtenus.Malgré cet acte de discipline et l\u2019appel au calme, le médecin français reste inquiet.Il sent de plus en plus peser sur lui les menaces d\u2019une socialisation de la médecine.L\u2019exemple de ses voisins d'outre-Manche n\u2019est pas fait pour le rassurer et il suit avec un grand intérêt la lutte de la British Medical Association contre M.Aneurin Bevan.Il ne croit pas que l\u2019on puisse en France, imposer du jour au lendemain un service national de la Santé \u2014 les conditions politiques restant ce qu\u2019elles sont actuellement, mais ce qu\u2019il redoute c\u2019est qu\u2019en étant écrasés d\u2019impôts, trouvant difficilement un appartement, une place pour s\u2019installer, les jeunes médecins réclament eux-mêmes cette socialisation.Il n\u2019est pas douteux non plus que la Sécurité Sociale qui englobe actuellement plus de 40% de la population et qui s\u2019accroît chaque jour, en limitant la liberté de prescription, en violant à tout moment le secret professionnel, en intervenant dans la fixation des honoraires, transforme les conditions traditionnelles de l\u2019exercice de la médecine.Notre plan de la Sécurité Social, qui au lendemain de la Libération, fut conçu par des hommes de grand cœur, mais bien éloignés de la masse essentiellement mouvante que forment le malade et le médecin, coûte extrêmement .cher.Au mois de février dernier, M.Pierre Laroque, directeur de la Sécurité Sociale et un des auteurs de ce plan, a donné LETTRE DE PARIS quelques indications sur la gestion de la Sécu- -rité Sociale et sur la façon dont il comptait assurer l\u2019équilibre financier.On sait que le plan français est basé sur l\u2019état démographique du pays, c\u2019est-à-dire qu\u2019il faut pour qu'il réussisse, qu\u2019il puisse englober la majeure partie de la nation.Il faut que tous les assurés travaillent car les cotisations sont proportionnelles aux salaires.Une crise de chômage en tarissant les salaires ferait courir un grand danger à ce plan.Rappelons que ce plan assure une retraite aux salariés à partir de 65 ans, des allocations pour les familles nombreuses, des indemnités journalières aux malades et aux blessés et les soins médicaux et pharmaceutiques à tous Ceux-ci.Or les sommes dépensées pour les soins et les indemnités journalières dépassent de beaucoup les sommes qui sont réservées pour ce poste dans les cotisations ouvrières et patronales.Seule la caisse des retraites n\u2019est pas en déficit.Comme il ne peut être question de couvrir le déficit de l\u2019assurance-maladie par le bénéfice de l\u2019assurance-vieillesse, force est d\u2019envisager des économies.Elles porteront surtout sur les frais d\u2019hospitalisation qui devront être comprimés, sur le remboursement de la prothèse dentaire, sur le remboursement de certaines spécialités pharmaceutiques, et naturellement .sur les honoraires des médecins.Enfin, il faudra peut-être envisager de ne plus assurer la courte maladie qui est un jacteur de frais pharmaceutiques considérables et d\u2019un absentéisme qui se prolonge souvent indûment.De toutes façons, cela promet encore de nombreuses discussions entre la Sécurité Sociale et le Corps médical.* * * Parmi les communications qui ont attiré particulièrement l\u2019attention aux Sociétés Savantes, il nous faut signaler en première ligne celle du Professeur de Gennes, Bricaire et D.Hioco sur le traitement des hyperthyréoses par divers antithyroïdiens de synthèse (1).1.Soc.Méd.des Hôpitaux de Paris, 27 fév.1948.603 Avec un recul de deux ans, ces auteurs nous ont donné les résultats de 102 cas traités par l\u2019aminothiazol.Ces cas comprenaient 88 femmes pour 14 hommes; 68 goîtres diffus, 80 goîtres nodulaires, 4 hyperthyréoses sans goître.Dans les cas graves (métabolisme basal supérieur à + 50%) traités par une dose quotidienne de 0.80 centigr.pendant 8 semaines, puis avec une cure d\u2019entretien de 0.40 par jour, ls n\u2019ont eu qu\u2019un seul échec sur 10 cas.Sur 65 cas de gravité moyenne (métabolisme basal entre + 50 et + 30%) ils ont eu 70% de succès et dans les cas légers 80% de succès.L'exophtalmie est le symptôme le moins influencé.Les accidents d\u2019intolérance ont été fréquents \u2014- nausées, vomissements, urticaire et fièvre aux environs du 7e jour.\u2014 Ils ont été sans gravité, mais ont nécessité parfois l'interruption de la thérapeutique.Les récidives sont assez fréquentes; elles cèdent le plus souvent à une reprise du traitement à doses faibles.Elles doivent être prévenues par un traitement d\u2019entretien suffisamment prolongé pour obtenir une réduction totale du syndrome d\u2019'hyperthyroïdie tant clinique que biologique.Les mêmes auteurs ont également utilisé la tétraméthylthio-urée dans 14 cas de moyenne importance.La dose d'attaque a été de 250 milligr.par jour, soit 5 comprimés de 50 milligr.jusqu\u2019à la réduction complète des signes cliniques et retour à la normale du métabolisme basal; en moyenne la durée du traitement a été de 4 à 6 semaines plus une médication d\u2019entretien de 15 jours par mois a la dose de 150 milligr.par jour.L\u2019actwité de la tétraméthylthiourée a paru plus grande que celle de l\u2019aminothiazol.Certains échecs au passif de l\u2019aminothiazol ont bénéficié très favorablement de l\u2019emploi con- sécuhf de la tétraméthylthiourée.Un avantage majeur de ce corps semble résider dans sa remarquable tolérance.Certains auteurs cependant n\u2019ont pas souscrit complètement à ces vues.C\u2019est ainsi que 604 JM.Gilbert Dreyfus (2) a observé dans un tiers des cas une intolérance digestive de l\u2019ami- nothiazol et l'échec de ce médicament dans les cas graves.Il insiste sur le fait que le pourcentage de succès obtenu par l\u2019iode se montre très supérieur à celui obtenu par l\u2019aminothia- zol.Dans un numéro spécial (3) « La Presse Médicale » a réuni les rapports de 12 centres de streptomycine.En raison des faibles quantités que notre pays avait pu avoir, une réglementation rigoureuse avait été établie par le Ministère de la Santé.Le médicament avait été confié à un certain nombre de centres répartis sur le territoire.C\u2019est la première étude qui paraît en France sur cet antibiotique.Les conclusions du Professeur Cathala et du docteur R.Bastin semblent résumer l\u2019opinion générale des expérimentateurs fran- cats: « Dans certaines affections aiquës, non tuberculeuses, il est maintenant démontré que la streptomycine joue un rôle thérapeutique de premier plan.Les succès s\u2019imposent d\u2019au- 2.Société Méd.des Hôp.de Paris, 5 mars 1948.3.Revue Médicale, no 11, 11 fév.1948.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETiN AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 tant plus que cet antibiotique parvient à juguler les infections, comme les méningites à Pfeiffer, à Salmonella, à colibacille, qui avaient jusqu'alors un pronostic extrêmement grave, sinon fatal.Il est par contre plus délicat de situer avec précision le rôle de la streptomycine dans le cadre de la thérapeutique antituberculeuse.Nous croyons cependant pouvoir souligner les deux notions suivantes: Dans les tuberculoses aiguës, les résultats immédiats sont souvent favorables, voire impressionnants.Malheureusement, l\u2019évolution ultérieure doit être très réservée, car les rechutes, l'apparition de nouvelles localisations et les séquelles assombrissent le pronostic à distance.Dans la primo-infection, la streptomycine semble avoir une action efficace et d\u2019une manière générale, nous pensons qu\u2019il est nécessaire d\u2019étendre les indications de ce traitement aux tuberculoses réputées curables, mais dont le coefficient de gravité statistique est suffisamment lourd pour que la menace d\u2019accidents évolutifs justifie cette pratique.André PLICHET. CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE ee ++ XYLOSTOMASIE Roméo BOUCHER.Un signe nouveau?C\u2019est à voir.Car son existence remonte, pour le moins, au père Noé.Le père Noé, d\u2019après le déluge.Parce que ce vieux patriarche n\u2019aurait pas eu la chance de se nicher dans son arche s\u2019il se fût conduit comme un simple galopin.Après, dame! il v avait tout de même moins de risques.Il pouvait bien se payer par-ci par-là quelques grappes de raisin et dormir à son aise sans feuille de vigne.Toutefois, ce ne fut qu\u2019aux environs de 1910 que ce signe reçut en baptême le nom fantaisiste qu\u2019il porte aujourd\u2019hui et que tant de gens ignorent.Le nom, évidemment.Parce que la chose.Vous saurez me dire, tout à Pheure, que tout le monde sait ce qui en est.Par expérience, .plutôt qu\u2019autrement.Pour le constater, il faut cependant que notre malade (ou vous-même!) ait passé par un processus clinique spécial, quoique banal.Et, chose plus extraordinaire encore, ce n\u2019est qu\u2019à la période de convalescence qu\u2019il s\u2019accuse nettement.C\u2019est un signe purement subjectif, qu\u2019il est impossible d\u2019apprécier avec un sté- thoseope ou de rechercher avec un marteau à réflexe.Voici donc comment le malade en est conduit à ce terme amer et désagréable.La veille au soir, ayant rencontré quelques amis et les soucis du quotidien l\u2019ayant un peu plus que d'habitude fatigué, il s\u2019est senti, après un verre ou deux d\u2019alcool, l\u2019esprit plus clair, la tête plus légère, l\u2019appétit en forme.Puis, se rappelant que la vie est bien courte, il a continué le petit verre jusqu\u2019à percevoir une plénitude euphorique l\u2019envahir d\u2019une douce chaleur, laquelle a bientôt fait de chasser le remugle de la journée et tous les autres petits désagréments du corps qui permettent à l\u2019homme de se sentir vivre: un œil-de-perdrix, une molaire agaçante, une sinusite insistante, une démangeaison indiscrète, bref, des petites incommodités de rien du tout qui gâchent l\u2019existence, mais lui donnent du prix, quand on ne les ressent plus.À ce moment, qu\u2019il pleuve, qu\u2019il vente, qu\u2019il neige, la vie est belle, les amitiés faciles et nombreuses, la blague toujours plus drôle.On se dit que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes; on est content d\u2019être là pour le simple plaisir d\u2019être là, avec des amis intimes qu\u2019on voit pour la première fois, envers lesquels on se sent plein de largesses, qu\u2019on se jure de ne jamais quitter.Et notre malade se donne une importance extrême, ne songe qu\u2019à se grandir dans l\u2019esprit des autres.I] se joue et joue le grand jeu.Ne se sent-il pas en réserve des énergies ignorées qu\u2019il se découvre ce soir même?Tout lui paraît facile et simple.C\u2019est pourquoi il ne craint guère de parler haut et fort.Ses mains tremblent bien un peu, ses mouvements sont peut-être moins précis.Mais comme il sait rire en cascade aux bons mots qu\u2019il dit avec assurance! Il rit même de ceux qu\u2019on ne lui dit pas et qu\u2019il s\u2019imagine avoir entendus.Vivantes sont ses remarques; acerbes, parfois.Ses souvenirs nets, clairs et riches, il les raconte avec truculence, avec humour.Vient-il à renverser par mégarde son verre ou à échapper sa cigarette, il s\u2019excuse gentiment, mais avec insistance, de ce qui vient de lui arriver.« Surtout n\u2019allez pas croire que je suis ivre! » ajoute-t-il en se tapant sur les cuisses.C\u2019est alors qu\u2019il se lance en de longues narrations embrouillées où ses exploits sont des aventures et ses aventures de véritables exploits.Lui (il \u2018se frappe à grands coups la poitrine), lui, homme libre et indépendant, il domine le monde.Il peut se permettre maintenant n\u2019importe quelle incartade, se laisser aller à 606 n\u2019importe quelle impulsion.Non pas qu\u2019il soit bien dangereux.Oh, non! Il se sent plutôt sans défense.Mais il est prêt à affronter le plus violent champion de lutte ou de boxe, à faire, surtout, les paris les plus extravagants.Cependant, ses mains qu\u2019il frotte fréquemment l\u2019une contre l\u2019autre ou qu\u2019il se passe souvent dans la figure, trahissent une certaine incoordination de mouvement.Hésitations dans ses phrases, impuissance à faire quelque chose de simple, comme de se lever sans renverser sa chaise, par exemple, tout cela l\u2019oblige à commander lourdement aux autres ce qu\u2019il voudrait lui-même faire.Sa maladresse l\u2019amuse, c\u2019est vrai, mais il se prend bientôt à marmonner des mots sans suite, à se parler à voix basse, à s\u2019adresser des reproches et des injures.C\u2019est avec peine qu\u2019il se tient debout, titubant largement dès qu\u2019il veut faire quelques pas, ne pouvant endosser son pardessus et ne se rappelant plus avec qui il a passé la soirée.Tour à tour chantant, jurant, sanglotant, disputant, il se rend tant bien que mal chez lui pour tomber sur son lit, assommé et tout habillé, sombrant dans un sommeil hébété, entrecoupé de nausées, de vomissements et d\u2019incontinences, parfois de mouvements de violence pour les personnes qui veulent lui venir en aide.Le lendemain.Le lendemain, c\u2019est le lendemain de toutes les intempérances alcooli- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burretin AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 ques.Notre malade a un violent mal de tête.Son irritabilité est extrême.Il se sent à la fois nauséeux et en proie à une soif ardente et inextinguible.Son dégoût pour toute nourriture est insurmontable.Il a la bouche amère, pâteuse, épaisse et fétide.En termes vulgaires: la gueule de bois (de xylos, bois, et stoma, bouche), c\u2019est-à-dire la xylosto- maste.Quand je vous disais que c\u2019est un signe depuis longtemps connu! Ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est pourquoi on l\u2019a baptisé ainsi.Il y avait en 1910, à l\u2019hôpital militaire de Bruxelles, un médecin-adjoint pour qui tout officier d\u2019administration était un véritable choléra.Vis-à-vis de chacun d\u2019eux, ce médecin entendait garder le secret professionnel et ne se génait guère pour inscrire comme diagnostic sur la feuille d\u2019observation d\u2019un brave soldat qui, ma foi, avait peut-être des raisons de noyer sa permission: xylosto- maste.Et l\u2019administrateur, pour ne pas avoir Pair stupide ni trop ignorant, hochait la tête et faisait semblant de comprendre ce terme d\u2019allure si.scientifique.Le mot a fait fortune et le simple méde- cin-adjoint du temps \u2014 le docteur Henri Leman \u2014 est devenu aujourd\u2019hui le lieutenant général médecin comte Leman, ancien médecin en chef de Parmée secréte de Belgique. \u201cI Huicn Médicale Société Médicale APOPLEXIE Mai 1879.La Société Médicale doit être fière de sa dernière séance: elle a été rudement employée.La lecture du docteur Dagenais sur l\u2019« Apoplexie », suivie d\u2019une discussion très animée entre le lectureur et MM.E.-P.Lachapelle, Ricard, Filiatreault, Brosseau, Desjardins et Laramée, tel a été le programme de cette soirée scientifique; la discussion est à continuer.Rien d\u2019extraordinaire, le sujet est vaste, et je doute même qu\u2019une seconde discussion puisse réussir à l\u2019épuiser.En effet, quoi de plus important et, conséquemment, de plus long qu\u2019une guerre à la nosologie?Et l\u2019étude du docteur Dagenais n\u2019est pas autre chose que le premier coup de feu tiré parmi nous contre cet ennemi des médecins de tous les pays, qui, comme ces bêtes fabuleuses, semble renaître plus fort des blessures qui lui sont faites.Le grand philosophe allemand, Kant, écrivait: «Les jurisconsultes cherchent encore une définition de l\u2019objet même de leur science, le droit.» Nous, médecins, nous avons des définitions, mais nous ne sommes guères plus avancés que si nous n\u2019en avions pas du tout, nous sommes à peu près comme les jurisconsultes du temps de Kant et peut-être aujour- d\u2019hui.Voyons pour l\u2019apoplexie.Qu'est-ce que l\u2019apoplexie?C\u2019est une maladie foudroyante, caractérisée par une paralysie soudaine et une perte complète de l\u2019intelligence.Or l\u2019hyperrhémie cérébrale, l\u2019hémorragie cérébrale, l\u2019hydrocéphalie aiguë et le ramollissement du cerveau, qui sont autant de maladies auxquelles les anciens ont appliqué le nom d\u2019apoplexie, ne nous présentent-ils pas des ordres de symptômes et de caractères anatomiques tout à fait différents?Pourquoi donc alors un nom semblable?Il convient donc de le rayer du cadre nosologique: telle est la thèse du docteur Dagenais.Dr E.-P.Lachapelle ne craint pas d\u2019aller plus loin, ridiculise sans gêne ces apoplexies, qu\u2019on appelle nerveuses, quand l'examen post-mortem ne nous présente aucune lésion anatomique, baptisant ainsi une chose inconnue, et considère que le même nom ne saurait s'appliquer aux congestions de divers organes, même aux épanchements de sang dans ces mêmes organes: le simple nom, hémorragie ou congestion, serait alors plus convenable.Dr Ricard passe en revue les quatre maladies mentionnées par le lectureur et démontre combien il est injuste de leur donner le nom d\u2019apoplexie.du Canada\u2019 en 1879 D\u2019après le Dr Filiatreault, nos pères connaissaient peut-être plus le latin que la médecine, cela soit dit sans ingratitude, et il convient de corriger des noms qui n\u2019ont pas leur place.Les Drs Brosseau, Laramée, Desjardins, tout en approuvant parfaitement la réforme demandée, ne tombent pas dans le vif de la question, et préfèrent s\u2019étendre dans de sérieuses considérations d\u2019ailleurs, sur l\u2019effet produit par l\u2019apoplexie que les uns attribuent au caillot et, les autres, au choc nerveux causé par la déchirure (Dr Laramée), sur l\u2019état athéroma- teux et calcaire des artères (Dr Brosseau), sur l\u2019apoplexie rétinienne (Dr Desjardins).La question soulevée par le Dr Dagenais et soutenue par tous ceux que nous venons de nommer, est bien claire, et doit être facilement comprise et acceptée.Ce n\u2019est donc pas sans raison que Cabanis disait: ©Le sage ne découvre des vérités nouvelles qu\u2019en épurant son langage et lui donnant plus de précision.» Retrancher du langage médical un nom comme celui qui a été le sujet de la dernière discussion de la Société Médicale, équivaut, sans aucun doute, à plus de clarté dans le diagnostic, et plus de droiture dans le pronostic.Qu\u2019il n\u2019en soit plus parlé, si nous voulons nous bien comprendre et être bien compris * * * Les réformes sont bonnes en autant qu\u2019elles causent plus de bien que de mal.C\u2019est un principe de sens commun, qui saute aux yeux si vous voulez bien, et qui n\u2019en est pas moins très peu compris bien souvent.Ainsi voyez M.Piorry et son école, que demandent-ils?une réforme du langage médicale, mais absolue, ab imis fundamentis! Tout bouleverser de fond en comble de la base au sommet: la nomenclature ou la terminologie, et la classification pathologique que nous reconnaissons, parce qu\u2019elles sont classiques, n\u2019ont aucun prix aux yeux du célèbre réformiste qui, pour être extrême dans ses exigences, n\u2019en a pas moins son mérite de travailleur infatigable.M.Louis Pleisse répond d\u2019une manière triomphale à la doctrine de Piorry, nous empruntons: La méprise de M.Piorry, sur la prétendue nécessité d\u2019une réforme de la langue médicale se révèle de la manière la plus claire dans la critique qu\u2019il fait, dans ses livres, de la terminologie usitée généralement en pathologie.Il la trouve impropre, arbitraire, uniforme, monstrueuse, nulle.Les trois quarts des noms donnés aux maladies ne se rapportent à rien de précis, ou signifient tout autre chose que ce qui est et qu\u2019on veut leur faire signifier.Que signifie, par exemple, phtisie?le mot vient du grec: sécher, 608 périr.Il veut dire amaigrissement.Mais la maladie ainsi nommée, n\u2019est-elle donc qu\u2019un amaigrissement et suffit-il de maigrir pour être diagnostiqué phtisique?Que veut dire variole?On nommera ainsi une affection à cause des nuances variées que prend la peau.N\u2019est-ce pas une absurdité d\u2019établir sur un caractère si vague une espèce pathologique?Et le cancer qui tire son nom de la prétendue ressem- blanche de certaines tumeurs avec une écrévisse?Et l\u2019ulcère appelé lupus, parce qu\u2019il ronge la peau?ete.etc.Tel est le sens de la querelle faite par M.Piorry à la langue médicale.Il suffit pour montrer le peu de solidité de cette critique, de dire qu\u2019en fait tous ces mots n\u2019ont pas du tout le sens qu\u2019il leur suppose, ou veut supposer dans l\u2019intérêt de son attaque.Quand un médecin parle d\u2019une phtisie aujourd\u2019hui, d\u2019un cancer, etc.il entend et désigne certaines espèces de maladies, parfaitement déterminées dans son esprit et dans la nature par des caractères spéciaux; ces mots représentent non la notion qu\u2019on put avoir de ces maladies, au moment de l\u2019imposition du nom, ou à d\u2019autres époques, mais celles qu\u2019on en a actuellement, celle qui est admise dans la science, qui est la science même.La phtisie dans l\u2019esprit de Laënnec et de M.Louis n\u2019est plus ce qu\u2019elle était dans l\u2019esprit d\u2019Hippocrate.L'idée est bien différente L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriyx AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 quoique le mot soit resté le méme.Mais ce mot représente l\u2019idée moderne, aussi bien qu\u2019il représentait l\u2019idée ancienne; il remplit complètement sa fonction.Pourquoi alora le changer?Où en serions-nous avec la grande division de Piorry, en anatomo-pathologie, avec les dénominations suivantes par exemple: Dysorganotopies, Dysor- ganomorphies, Hyperorganotrophies, Sclérosies, Ma- lascies, etc, ete.Quelle clarté jetée brusquement sur la médecine; quels horizons nouveaux, n\u2019est-ce pas! Non, détruire pour rebâtir de cette manière ne vaut guère mieux que détruire par instinct pour le plaisir de mal faire.Et c\u2019est bien malheureux de voir un homme consacrer son existence et ses talents à une œuvre de désorganisation semblable, qui équivaut à la destruction complète de l\u2019édifice, non seulement médical, mais aussi scientifique.Car appliquer ces principes de réforme d\u2019une manière sérieuse à la médecine, il faussi conséquemment les appliquer aux diverses sciences; la révolution devient universelle.Non, le progrès n\u2019est pas là; il n\u2019y a pas de progrès dans une guerre de ce genre.La paix, voilà la source de tout progrès en science, comme en économie politique.Nous la réclamons donc, en conclusion: comme M.Dagenais et autres, retranchons les mots inutiles, et surtout les mots qui donnent une fausse idée de la maladie, mais ne faisons pas de révolution comme Piorry. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables.on est pré de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume.la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.PALAZOLLI.\u2014 La frigidité masculine.\u2018Paris médical\u201d, 52: 617 (27 déc.) 1947.Définition: Aptitude au coït conservée; érection possible; indifférence sexuelle totale; coït pratiqué dans l\u2019ennui suivi d\u2019aucune éjaculation.L\u2019A.parle d\u2019abord des formes congénitales dont il analyse quelques cas typiques.Ces cas ont de nombreux caractères communs.1° Constitution physique bien équilibrée.2° Aucune insuffisance glandulaire apparente.3° Organes génitaux normaux.4° Les attributs masculins apparaissent à la puberté \u2014 pilosité, répartition des graisses: normale.Psychisme perturbé.Excitabilité spécifique inexistante.Désir inexistant.Dans l\u2019enfance; hyperémotifs, timides, savent cependant cacher leurs émotions.Peu sociables, farouches, isolés.Gauches, maladroits, ils montrent souvent un sentiment d'infériorité.Tendance à la tendresse active, à la con- trectation, émoussée ou abolie.Très religieux \u2014 mystique.Mariage par raison \u2014 non par besoin \u2014 devoir chrétien.14° La fiancée sera une « bonne chrétienne » qui montrera souvent l'attitude plus d\u2019une mère que d\u2019une amante.La nuit de noce redoutée, la possession se passe sans aucune sensation voluptueuse, aucun désir, l\u2019érection est normale, 5° 6° 7° 8° go 10° 11° 12° 13° 15° + + presque mécanique.Elle n\u2019est pas le résultat de préliminaires excitants que le malade ne recherche pas.Le rythme des pulsions instinctives qui mènent au contact est troublé.Le malade n\u2019en perçoit pas le besoin.Aucune sensation d\u2019accumulation.Le contact peut durer indéfiniment, il n\u2019y aura pas éjaculation.16° Cependant ces malades présentent tous des pollutions nocturnes abondantes, intermittentes et parfois accompagnées de véritables sensations voluptueuses.L\u2019A.discute l\u2019étiologie, la pathogénie, les formes cliniques et le traitement de tels syndromes.Il est intéressant au sujet du traitement de noter l\u2019opinion de l\u2019A.1° « Dans les cas de frigidité totale, ni la psychanalyse, ni la psychothérapie n\u2019ont donné de résultats entre nos mains.» « Dans les formes incomplètes acquises, par contre, les résultats sont de beaucoup meilleurs.» « Les médicaments du sympathique se sont toujours montrés très décevants.» « Les antispasmiochiques ne sont pas plus agissants.» «Chez tous ces malades nous avons employés la centrothérapie de Bonnier.» L\u2019A.ne fait pas mention des hormones.Jean DARGIS.P.S.HENCH et al.\u2014 Rhumatisme et arthrite.(Rhumatism and Arthritis.Review of American and English Litterature of Recent Years.) \"Ann.Int.Med.\", 28: 66 (janvier) 1948.À.Définition: Les termes «rhumatisme » et « maladies rhumatismales » demeurent les meilleurs pour grouper les maladies caractérisées par la douleur, la raideur articulaire, musculaire ou associée. 610 B.Incidence: Aux Etats-Unis, le rhumatisme est en tête des maladies chroniques, dépassant la tuberculose (10:1), le diabète (presque 10:1) et le cancer (7:1).En Suède, une personne sur 25 souffre d\u2019une maladie rhumatismale.En Ecos- se, il survient 335,000 nouveaux cas de rhumatisme par année.C.Classification: L'Association américaine du Rhumatisme approuve la classification donnée par le «Standard Nomenclature.of Disease ».D.Maladies articulaires surtout traumatiques: Une articulation peut être lésée par une blessure directe, unique ou par des microtrau- matismes répétés.La blessure articulaire directe peut aller d\u2019une lésion ligamentaire ou capeulaire, jusqu\u2019à la fracture intra-articu- laire.Le genou est le plus souvent atteint dans ces lésions.Quand il y a rupture ou simplement lésion de la surface d\u2019un cartilage articulaire, il se forme une cicatrice qui peut amener une ostéoarthrite traumatique secondaire, avec changements hypertrophiques.Ces lésions se rencontrent au genou chez les obèses, à l\u2019épaule chez les lanceurs de base-ball, au poignet chez ceux qui manient les foreuses pneumatiques.Les entorses doivent être traitées par l'anesthésie locale pour permettre la marche dans le plus bref délai possible.E.Arthrite infectieuse spécifique.1.Arthrite et «rhumatisme » gonococcique: Malgré l\u2019existence annuelle de 1,000,000 de cas de gonorrhée aux Etats-Unis, les cas d\u2019arthrite gonococcique diminuent sensiblement: avant l\u2019emploi des sulfas, elle compliquait 1-5% des cas d\u2019urétrite neissérienne; aujourd\u2019hui le nombre n\u2019est plus que de 0.1 a 0.3%.Cette affection doit être différenciée de l\u2019arthrite rhumatoïde post-gonococcique qui est assez fréquente.La pénicilline ou les sulfas associés à la pyrétothérapie forment -le traitement de choix.Les échecs peuvent être attribués à plusieurs causes: doses insuffisantes, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLremin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 souches neissériennes pénicillino-résistantes, retards apportés au traitement et emploi de pénicilline K qui est maintenant reconnue comme étant sans effet, enfin, les erreurs de diagnostic: on classifierait souvent des cas d\u2019arthrite rhumatoïde comme étant d\u2019origine gonococcique, alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019arthrite rhumatoïde post-gonococcique.2.Arthrite tuberculeuse: 1) L\u2019atteinte articulaire ou osseuse forme 3.8% des cas de tuberculose.Une arthrite tuberculeuse est toujours une manifestation locale d\u2019une maladie de l\u2019organisme.Le diagnostic ne peut être seulement radiologique : la leucémie Ivmphoïde et l'arthrite septique donnent des images semblables.La biopsie ganglionnaire positive confirme le diagnostic; si elle est négative elle ne veut rien dire.La biopsie intra-articulaire est préférable.Cette infection atteint surtout les articulations de support: colonne et hanche.Les rapports préliminaires sur la streptomycine semblent encourageants.2) Maladie de Poncet: il n\u2019existe pas de destruction articulaire.Cette affection est due aux toxines tuberculeuses venues d\u2019un foyer éloigné et non au bacille de Koch lui-même.Ces notions ne sont pas admises par les Américains.3.Arthrite pneumococcique: Cette complication ne survient que dans 0.3% des cas.L\u2019atteinte se limite ordinairement à une ou deux grosses articulations.Il serait utile de faire des instillations intra- articulaires de sulfas.Il n\u2019existe ordinairement pas de séquelles si le traitement est précoce.4.Arthrite et synovite syphilitiques.Sur 2,400 cas de syphilis, 5% présentaient des lésions osseuses et 2.5% des lésions articulaires.Les destructions articulaires sont rares sauf dans les gommes syphilitiques.Cette forme d\u2019arthrite est toutefois très rare.On trouve l\u2019arthrite de Charcot non seulement dans le tabès mais aussi dans la syringomyélie, dans les tumeurs ou blessures de ANALYSES la moelle, dans le spina bifida, certaines névrites et la lèpre.La neuroarthropathie tabétique se rencontre dans 5 à 10% des cas de tabès.Ces lésions se développent après traumatisme d\u2019une articulation, s\u2019il existe une atteinte des cordons postérieurs de la moelle.25% des cas de syringomyélie présentent la maladie de Charcot.Le traitement anti-syphi- litique est peu encourageant dans ces cas.La plupart des auteurs associent la syphilis et le pian.La symptomatologie articulaire est presque identique.Le traitement arsenical est très efficace, de même que la pénicilline.5.Arthrite de la brucellose.Les cas de brucellose sont beaucoup plus nombreux qu\u2019on ne le croit, mais peu souvent diagnostiqués.Des arthralgies et des douleurs musculaires ont été décrites, mais ces cas sont assez rares.Les atteintes articulaires rappellent la fièvre rhumatismale.Le diagnostic se pose par la culture du microbe, l\u2019épreuve d\u2019agglutination et l\u2019intradermo-réaction.On ne connaît pas encore de traitement spécifique.6.Arthrite typhique.Occasionnellement, la typhoïde peut causer une arthrite ordinairement monoarticulaire.Les vertèbres peuvent parfois être atteintes.S'il n\u2019existe pas de suppuration, la guérison est de règle.7.Arthrite méningococcique: Comme le méningocoque produit une septicémie, on peut s\u2019attendre à bien d\u2019autres localisations que les méninges.L\u2019arthrite surviendrait dans 3 à 4% des cas.La fréquence aurait augmenté depuis l\u2019arrivée des sulfas, à cause de la diminution de la mortalité donnant le temps aux signes articulaires de se manifester.Les lésions sont ordinairement celles d\u2019une synovite aiguë, souvent suppurée.La chimiothérapie est le traitement de choix.Les méthodes conservatrices sont de rigueur.8.Arthrite suppurée: Elle est ordinairement causée par une maladie de l\u2019os voisin, par une plaie pénétrante ou par une septicémie.On identifie fréquem- 611 ment le staphylo ou streptocoque comme agent causal.Le traitement consiste dans l\u2019immobilisation, la chimiothérapie et parfois l\u2019arthro- tomie si les ponctions évacuatrices ne sont pas suffisantes.Les résultats sont peu encourageants.9.Rhumatisme post-scarlatineux: Il semble être identique à la fièvre rhumatismale.10.Arthrite due au Sodoku: Les manifestations articulaires sont assez rares et réagissent à la pénicilline.11.Arthmte due à la variole: Les cas d\u2019ostéomyélite et d\u2019arthrite suppurée sont ordinairement dus à une infection pyogène secondaire.On a toutefois décrit une nécrose aseptique qui serait due au virus lui- même.12.Arthrite due à des granulomes inguinaux : Le granulome vénérien à corps de Donovan ne donne que très rarement des manifestations articulaires.Par contre, dans le lymphogranu- lome inguinal, les foyers d\u2019infection à distance comme au niveau des articulations sont assez fréquents.| 13.Arthrite à H.influenzæ.On aurait identifié ce microbe au niveau d\u2019une arthrite suppurée chez un bébé de 15 mois.| F.Arthrite mycotique: 1.Les coccidioïdomycoses, jusqu\u2019à ces dernières années, confinées à la vallée de St-Joa- chim, en Californie, semblent s\u2019étendre maintenant à plusieurs Etats américains.Les spores sont aspirées avec production d\u2019une lésion pneumonique.Les manifestations articulaires semblent être du type allergique, sans effusion et, avec disparition des symptômes en moins d\u2019un mois.La médication demeure purement symptomatique.2.L\u2019actinomycose pénètre par la peau, le tube digestif ou les poumons.L\u2019atteinte vertébrale est rare et est souvent prise pour un 612 IUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 mal de Pott, malgré l\u2019image radiologique presque pathognomonique.L\u2019écrasement vertébral est rare.3.L\u2019histoplasmose atteint surtout le système réticulo-endothélial, du foie, de la rate, des ganglions lymphatiques, de la moelle osseuse et des poumons.L\u2019arthrite est rare et rappelle les lésions articulaires tuberculeuses.G.Fièvre rhumatismale.1.Fréquence : les écoliers souffrant de cœur rhumatismal varient en Angleterre de 0.10 à 2.08%, au Canada de 0.36 à 3.92% et aux Etats-Unis de 0.9 à 1.36%.40,000 personnes meurent vers l\u2019âge de 30 ans, chaque année, de pancardite rhumatismale, aux Etats-Unis.2.Facteurs prédisposants: 1) Géographie et climat: d\u2019après les rapports de l\u2019armée américaine, la fièvre rhumatismale est très fréquente dans la région des Montagnes Rocheuses, des Grands Lacs et dans les plaines centrales, tandis qu\u2019elle est rare sur la frontière sud des Etats-Unis.2) Saison: surtout hiver et printemps.3) Facteurs sociaux et hygiéniques: cette maladie atteint surtout les classes inférieures de la société et les endroits surpeuplés.4) Hérédité: la distribution suivrait les lois des caractères récessifs de Mendel.D\u2019autres auteurs nient ce caractère familial.5) Sexe: si l\u2019on excepte la chorée, les taux de mortalité sont légèrement plus élevés chez le mâle, mais l\u2019incidence est la même dans les deux sexes.6) Age: la première crise survient en moyenne aux environs de huit ans.7) Race: pas de différence marquée.3.Incidence de la symptomatologie: Les douleurs rhumatismales sont les plus fréquentes, suivies par les signes de chorée puis de pancardite.4.Pathologie: 1) Appareil cardio-vasculaire: des autopsies non sélectionnées ont montré des lésions rhumatismales abondantes dans 30% des cas et des stigmates dans presque tous les cœurs examinés.S\u2019agirait-il alors de lésions non spécifiques?Les souffles rencontrés, par ordre de fréquence, sont l\u2019insuffisance mitrale, la sténose mitrale, la maladie mitro-aortique, l\u2019insuffisance aortique et enfin la sténose aortique.La présence de péricardite assombrit considérablement le pronostic.Certains auteurs attribuent les lésions coronariennes des jeunes à la fièvre rhumatismale.2) Articulations: on connaît très peu la pathologie articulaire de rhumatisme polyar- ticulaire, faute de coopération de la part des pathologistes.3) Poumons et plèvres: il n\u2019existe pas de pneumonie rhumatismale spécifique.Les « corps de Masson » ne sont dus qu\u2019à une lésion des capillaires.4) Peau et muqueuse: l'érythème marginé et l\u2019érythème polymorphe surviennent dans 2% des cas de fièvre rhumatismale.5) Appareil nerveux: on rapporte des cas d\u2019épilepsie rhumatismale à la suite du rhumatisme polyarticulaire ou de la chorée.6) Reins: insuffisance rénale due à une en- dartérite oblitérante diffuse.7) Yeux: aucune modification pathognomonique.5.Analyses de laboratoire: 1) Electrocardiogramme: anomalies dans 50 à 75% des cas de rhumatisme et dans 39% de ceux de chorée.La pression sur le sinus carotidien augmente les troubles de conduction atrio-ventriculaire.2) Sédimentation globulaire très sensible dans le rhumatisme polyarticulaire mais non dans la chorée.L\u2019épreuve de Weltman plus fréquemment associée à l\u2019activité rhumatismale.3) Formule sanguine a peu de valeur.4) Résistance capillaire diminuée dans la plupart des cas.5) On peut maintenant doser l\u2019acide salicylique dans le sang.6) On trouve parfois une inversion du rapport sérine-globuline. A té der ANALYSES 7) La courbe d\u2019hyperglycémie provoquée suggère un hyperinsulinisme.6.Relations avec les autres maladies.1) Arthrite rhumatoïde: les rapports sont en conflit.2) Endocardite bactérienne subaiguë: on trouve assez fréquemment à la nécropsie la coexistence de la fièvre rhumatismale avec l\u2019endocardite d\u2019Osler.Les lésions du cœur rhumatismal forment le substratum de l\u2019endocardite lente maligne.3) Erythème noueux: il n\u2019existe pas d\u2019évidence pour supporter la théorie voulant que l\u2019érythème noueux soit une manifestation du rhumatisme aigu.Les auteurs ont encore discuté les relations avec la glomérulo-néphrite, la fièvre scarlatine, l\u2019immunisation anti-scarlatineuse, la rubéole et la fibrosite.7.Diagnostic différentiel.Les 5 grandes manifestations du rhumatisme polyarticulaire sont la pancardite, l\u2019arthralgie, la chorée, les nodules sous-cutanés et les récidives fébriles.On ajoute encore 7 signes mineurs : température, douleurs abdominales, couleur précordiale, éruptions cutanées, épistaxis, manifestations pulmonaires et signes de laboratoire.Les erreurs de diagnostic les plus fréquentes sont l\u2019appendicite, la poliomyélite, l\u2019ostéomyélite aiguë, les éruptions cutanées, la néphrite.8.Evolution: La durée moyenne des infections actives fut de 8 mois.L'atteinte cardiaque est d\u2019autant plus fréquente que l\u2019enfant est plus jeune.La mortalité s\u2019élève jusqu\u2019à 65% après 10 ans de survie.Seulement 10% sont encore vivants 30 ans après l\u2019attaque initiale.9.Etiologie: Facteur infectieux: les preuves semblent s'accumuler pour accuser le streptocoque hémolytique comme agent causal direct ou indirect de la fièvre rhumatismale.On a en effet noté la relation étroite entre les épidémies \u2019 d'infections à streptocoque hémolytique et la 613 fievre rhumatismale.Les épreuves sérologi- ques suggèrent une relation nette entre ces deux entités morbides.On peut éliminer le streptocoque viridans comme agent étiologique.On n\u2019a pas retrouvé de relation entre ce rhumatisme aigu et les épidémies de rubéole, de rougeole, de varicelle, de coryza et de diphtérie.On rapporte toutefois des cas où une infection non streptococcique a précédé l\u2019apparition d\u2019une attaque rhumatismale.Beaucoup d\u2019auteurs croient à l\u2019action directe d\u2019un virus possiblement en association avec le streptocoque hémolytique.Copeman a réussi à transmettre à des volontaires une infection rhumatismale à partir du sang d\u2019un patient souffrant de rhumatisme polyarticulaire aigu.Facteur allergique: on est parvenu à reproduire chez l\u2019enfant et chez l\u2019animal des 1é- sions ressemblant étrangement à celles du rhumatisme polyarticulaire aigu, par l\u2019injection de protéines purifiées, extraites de 40 types de streptocoques hémolytiques.Ces résultats n'ont pas pu être confirmés par d\u2019autres auteurs.Facteur déficitaire: 50 patients souffrant de fièvre rhumatismale furent trouvés déficients en vitamine À et D, en calcium et en phosphore.Facteurs physiques: certains cas ont débuté dans les jours qui ont suivi un traumatisme à une articulation.Les articulations qui portent le poids du corps sont souvent les premières atteintes.Le froid, l\u2019humidité, la fatigue excessive semblent être des facteurs pré- disposants importants.Malgré tout, la cause exacte de cette affection demeure inconnue.10.Traitement: Il faut le repos absolu durant la phase aiguë, suivi d\u2019un retour graduel à l\u2019activité une fois les symptômes guéris.Le repos trop long peut produire des névroses.Le salicylate demeure le médicament de choix.Il existe toutefois des divergences d\u2019opinions au sujet du dosage et des voies d'administration.Plusieurs condamnent même la 614 voie intraveineuse à cause de la toxicité du médicament.Les réactions surviendraient 6 fois plus souvent avec la voie intraveineuse, allant jusqu\u2019au délire maniaque.On rapporte même des morts avec des taux sanguins trop élevés.Le taux de prothrombine peut parfois tomber.L\u2019usage de la vitamine C diminuerait l\u2019intensité des réactions au salicylate.L\u2019empoisonnement salicylé se traite par l'injection intraveineuse de lactate-Ringer en grande quantité.L'association bicarbonate-salicylate diminuerait la concentration sanguine du salicylate.Les sulfamidés n\u2019ont aucune valeur thérapeutique mais seraient d\u2019un grand secours dans la prophylaxie.La pénicilline aggraverait même les symptômes mais pourrait être utile toutefois dans les infections secondaires à streptocoque hémolytique.Les résultats obtenus avec le sérum anti- réticulocytotoxique de Bogomoletz sont fort douteux.Le barbottage du liquide céphalo-rachidien préconisé par Speransky n\u2019est pas à recommander.Comme thérapeutique cardio-rénale les diurétiques à base de xanthine auraient donné les meilleurs résultats.La digitaline est utile mais il faut l\u2019employer avec beaucoup de prudence car on rapporte certains cas de mort par intoxication.11.Prévention: L\u2019emploi des sulfamidés à dose prophylactique, pendant l\u2019automne et l\u2019hiver représente un progrès important chez les patients qui ont déjà subi une ou plusieurs attaques de fièvre rhumatismale.En effet, la compilation des statistiques démontrent que les récidives chez les patients ainsi traités n\u2019ont été que de 2.2% avec 3 morts alors que chez un même nombre qui ne recevaient pas de sulfas, on a observé 13.7% de récidives avec 5 morts.Les réactions toxiques aux sulfas ont ordinairement été rares et de peu d\u2019importance.On préconise 50 cgm.chez l\u2019enfant et 1 gm.chez l\u2019adulte tous les matins, pendant la saison L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 froide.D\u2019après des études sur 1,000,000 de soldats dans l\u2019armée américaine pendant la guerre, on peut croire que, si cette prophylaxie était généralisée, on éliminerait la méningite méningococcique, on diminuerait grandement la fréquence de la scarlatine et autres maladies streptococciques, et on réduirait les admissions dans les hôpitaux pour maladies respiratoires et rhumatisme polyarticulaire aigu.On ne possède pas de rapport sur l\u2019effet prophylactique de la pénicilline.Certaines régions climatériques sont reconnues pour leur faible fréquence de fièvre rhumatismale.L\u2019armée américaine a établi des hôpitaux de convalescents pour leurs rhumatisants dans ces zones.Les rapports préliminaires sont très encourageants mais la question n\u2019est pas encore entièrement et définitivement résolue.Une observation très intéressante de Co- burn et Moore mériterait d\u2019être étudiée davantage: ils ajoutèrent deux œufs bouillis et deux jaunes d\u2019œufs à la diète d\u2019une quarantaine d\u2019enfants rhumatisants et n\u2019observèrent aucune récidive.La vitamine C aurait un effet désensibilisant sur le salicylate et permettrait des doses plus fortes.La vaccination anti-streptococcique aurait diminué grandement les récidives.Cette étude est toutefois à confirmer.| Le salicylate administré prophylactique- ment dès l\u2019apparition d\u2019une pharyngite à streptocoque chez les patients susceptibles de récidives empêcherait ces dernières à un moment où les sulfamidés demeurent impuissants à prévenir une nouvelle attaque de rhumatisme.On devrait organiser des campagnes sous la direction des services de Santé Publique pour renseigner le public sur cette terrible maladie.12.Chorée: Elle est une des grandes manifestations de la fièvre rhumatismale, survenant comme premier signe de cette maladie dans 25% des cas.Elle dure de 1 à 6 mois avec récidives fréquentes.Le traitement doit tendre à raccourcir la durée de la maladie, prévenir l\u2019atteinte ANALYSES cardiaque et diminuer les récidives.Le traitement spécifique est la pyrétothérapie.La vitamine Be aurait donné des succès de même que de petites doses quotidiennes d\u2019insuline.13.Erythéme noueux: Jadis regardé comme une manifestation spécifique du rhumatisme polyarticulaire aigu, on le considére aujourd\u2019hui comme une réaction non spécifique à divers agents toxiques ou infectieux, incluant la tuberculose, les streptococcies et plus rarement les sulfamidés, la coccidioïdomycose et la sarcoïdose.Cette analyse est la première de quatre qui résument cette très importante mise au point.J.-M.BEAUREGARD.Austin V.DEIBERT.\u2014 Développements récents dans le contrôle du cancer.(Recent Developments in Cancer control.) \"A.J.of Public Health\u201d, 38: 191 (février) 1948.Le Congrès américain, dans le budget de 1947-48, a voté $14,000,000 dans le but de lutter contre le cancer.L'Institut national du Cancer dépensera $8,250,000 pour les recherches, et $5,750,000 en octrois pour des activités diverses ayant pour but de contrôler le cancer.Signalons parmi ces activités 1° La coopération avec les écoles de médecine, les sociétés médicales, les hôpitaux afin que le médecin soit le mieux possible informé au sujet du cancer.On propose aux écoles de médecine un enseignement bien ordonné, complet et compétent sur le cancer.On suggère des centres spécialisés et modernes où les étudiants et les médecins pourraient s\u2019entraîner, où ils auraient un matériel abondant et varié, où ils pourraient venir de temps à autre rafraîchir leurs idées et leur mémoire.Il suggère des cliniques de diagnostic dont le but est «essentiellement de découvrir les cas insoupçonnés de cancer par des examens périodiques de personnes en bonne santé mais à l\u2019âge de la fréquence maxima du cancer.» Dans des centres de ce genre, il paraît que Pon trouve environ 1% de cancer chez les gens examinés et 15% de lésions précancé- reuses.615 Comme suite logique de cette clinique pour diagnostic existe la clinique anticancéreuse.Ici on a le matériel nécessaire pour examiner les personnes suspectes de cancer, on peut même offrir les traitements indiqués.On a institué aussi des laboratoires mis gratuitement au service des médecins pour l\u2019examen histopathologique, des tissus, et autres techniques spécialisées pouvant aider au diagnostic du cancer.Dans l\u2019état de New-York, le programme de contrôle du cancer emploie 8 travailleurs en permanence.Il dirige 22 centres de dépistage, 64 cliniques anticancéreuses, 1 clinique où l\u2019on se voue au diagnostic, 4 hôpitaux spécialisés dans le traitement des cancers, 1 département de statistiques.Un service d\u2019ana- tomo-pathologie gratuit est offert à tout médecin.Enfin, on a organisé un service d\u2019éducation adéquat.Jean DARGIS.PHTISIOLOGIE L.NEGRE et J.BRETY.\u2014 Le B.C.G.risque- til d\u2019être nocif pour les sujets déjà infectés.Revue de la Tuberculose\u201d, 10: 694, 1946.D\u2019après les nombreux faits obtenus par les auteurs, ceux-ci concluent que même si par erreur, on vaccine par le B.C.G.un sujet allergique ou même un porteur de lésions latentes, on ne peut lui faire aucun mal, surtout si on s\u2019est servi de la voie buccale ou de la voie cutanée par scarification.Aux doses employées, on ne peut causer aucun trouble immédiat, ou tardif.Il n\u2019y a aucune action défavorable sur l\u2019évolution des lésions d\u2019animaux ou de malades tuberculeux.Enfin, ces doses de B.C.G.ne peuvent activer des foyers latents d'individus allergiques.Le seul cas où l\u2019on peut provoquer des réactions focales ou générales très légèrement défavorables, c\u2019est lorsque des doses un peu fortes (au-dessus d\u2019un milligr.) sont introduites par voie sous- cutanée. 616 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Le B.C.G.administré par voie buccale surtout, ne présente aucun inconvénient chez les infectés ou non.Paul-René ARCHAMBAULT.André DUFOURT et Pierre MOUNIER-KUHN.Les infiltrats pulmonaires secondaires d'origine ganglionnaire.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 11: 156, 1947.Il arrive assez souvent qu\u2019une perforation ganglionnaire dans une bronche chez un enfant comme chez un adulte produise des in- filtrats très souvent discrets au cours de l\u2019infection primaire ou secondaire.La rupture ou la fistulisation de ganglions trachéo-bronchi- ques dans les bronches survient fréquemment au cours de la primo-infection.Ce pus déversé dans les bronches peut causer de l\u2019obstruction, de l\u2019atélectasie avec tous les ennuis qui s\u2019ensuivent.La bronchoscopie vient aider au diagnostic.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une phtisie pulmonaire mais d\u2019un accident parenchymateux au début d\u2019une période secondaire.C\u2019est le ganglion fistulisé qui en est le point de départ.Il est très difficile de préciser le moment de cette fistulisation.C\u2019est précocement, on peut dire 3 à 6 mois après la contamination.Si c\u2019est tardivement, c\u2019est entre le dixième et Ie douzième mois.Il semble que la perforation tardive survient après une maladie surajoutée telle la rougeole.À un degré moindre, la coqueluche, la grippe, la scarlatine favorisent la suppuration des ganglions bronchiques, eau- sant l\u2019ensemencement bronchique.Les rayons-X nous font voir une ombre plus ou moins dense avec des granules miliaires ou des nodules gros comme des pois.Tout cela peut prendre la forme d\u2019une bronchopneumo- nie caséeuse.L\u2019évolution de ces perforations est heureusement vers la guérison spontanée.Paul-René ARCHAMBAULLT.++ ++ ENDOCRINOLOGIE W.O.THOMPSON.\u2014 Nouveautés en endocrinologie.(What's new in Endocrinology.) \u201cJ.A.M.A.\u201d, 136: 314 (31 janv.) 1948.1.\u2014 Hypophyse: Evans est parvenu à purifier l\u2019hormone de' croissance du lobe antérieur de l\u2019hypophyse et à isoler une hormone adrénocorticotrope, mais les rapports sur cette dernière sont contradictoires.On ne sait pas encore si l\u2019administration de cette hormone produit des anticorps qui diminuent son efficacité, comme c'est le cas pour plusieurs extraits hypophysaires.Par exemple, les effets de la substance thyrotrope ne durent que quelques semaines.Les extraits gonadotropes ont quelquefois produit l'ovulation dans des cas de cycles menstruels anovulatoires.Il serait intéressant d\u2019essayer la nouvelle préparation d\u2019hormones de croissance.Des observations nombreuses attribuent un rôle de première importance à l'hypothalamus dans le contrôle de la sécrétion du facteur luthéinique de l\u2019hypophyse: autre preuve de l'influence du facteur neuro- gène dans les fonctions endocriniennes.Dans l\u2019hypopituitarisme, comme dans l\u2019adénome chromophobe et la cachexie hypophysaire, il existe une hypothyroïdie, une hypo- fonction du cortex surrénalien et de l\u2019hypogo- nadisme.On peut même rencontrer des crises addisoniennes, mais sans la pigmentation de la maladie bronzée.Dans le diabète insipide, on relève des confirmations du contrôle des symptômes par l\u2019insufflation nasale de poudre d\u2019hypophyse postérieur ou par l'injection intramuseulaire de pitressine.2.\u2014 Il existe une relation étroite entre le le lobe antérieur de l\u2019hypophyse et la thyroïde.L'hormone thyrotrope augmente le métabolisme basal sauf chez les myxœdémateux complets, rend toxiques les goitres non toxiques, produit un goitre exophtalmique chez les patients avec un métabolisme normal et enfin aggrave les goitres toxiques.Ces effets sont cependant éphémères.Dans le goitre toxique, la stimulation de 'hypophyse semble jouer un ANALYSES rôle important, en relation avec l\u2019hypothalamus.Cherchant à atteindre la cause fondamentale de la thyrotoxicose, l\u2019A.a irradié l\u2019hypophyse chez 43 goitreux avec rémission permanente dans 33% des cas: ceci ne doit pas toutefois devenir un traitement de routine, a cause du danger de léser des structures importantes du voisinage.La thyroïdectomie, les médications anti- thyroïdiennes et l\u2019iode radio-actif n\u2019atteignent pas le mal à sa racine mais ces méthodes sont satisfaisantes.Le propyl-thiouracil est un anti- thyroidien moins toxique que le thiouracil.11 semble que ces substances fourniraient un traitement médical adéquat des thyrotoxicoses, à condition que le métabolisme basal soit maintenu à des taux normaux pendant assez longtemps avant de discontinuer la médication.Comme traitement pré-opératoire, le propyl- thiouracil présente de grands avantages, permettant de contrôler dans presque tous les cas, les signes de thyrotoxicose et diminuant par le fait même la mortalité opératoire.Dans la dernière semaine avant l'opération, il faut ajouter l'iode au propyl-thiouracil pour diminuer l\u2019hyperplasie de la glande et empêcher les suffusions sanguines.Se basant sur la concentration de l\u2019iode au niveau de la thyroïde, on a tenté très ingénieusement de traiter le goitre toxique par l\u2019iode radio-actif: on obtiendrait un très fort pourcentage de guérisons.On ne peut encore se prononcer sur les complications éloignées possibles de ce mode de traitement.Comme le cancer de la thyroïde n\u2019est pas formé de cellules thyroïdiennes fonctionnelles, ce traitement est peu utile.L\u2019exophthalmie du Basedow disparaît ordinairement avec l\u2019amélioration du métabolisme basal, mais parfois il y a plutôt accentuation du trouble: il semblerait s\u2019agir d\u2019une lésion due à une hypersécrétion de l\u2019hormone thyrotrope.Il faut traiter l\u2019hyperthyroïdie et irradier l\u2019hypophyse.Le traitement chirurgical, qui enlève le toit et la paroi latérale de l\u2019orbite semble peu encourageant.3.\u2014 La tétanie après thyroïdectomie est maintenant très rare et son traitement est bien connu: de faibles doses de dihydrota- 617 chystérol avec sels de calcium par la bouche.La vitamine D à hautes doses, permettant une meilleure absorption du calcium \u2018intestinal, donne aussi de bons résultats.4.\u2014 Les produits de synthèse de la cortico- surrénale, comme l\u2019acétate de désoxycorticos- térone, agissent sur le métabolisme du sodium et du potassium mais non sur le métabolisme des glucides.Sous forme de « pellets » implantées dans le tissu sous- cutané, cette substance contrôle d\u2019une \u2018façon satisfaisante les addisoniens, malgré qu\u2019ils demeurent sujets aux infections.Les doses de maintien varient d'un individu à un autre.L' auteur préconise l\u2019implantation initiale de 300 mgms d\u2019acétate de désoxycorticostérone que l\u2019on pourra augmenter par la suite si la dose est insuffisante.Toutefois, comme certains patients tolèrent mal cette substance, il faut vérifier l'intolérance possible avant l'implantation.On croit que les 17-kétostéroïdes sont sécrétés au niveau de la zone réticulée et les hormones contrôlant le métabolisme du sodium et du potassium au niveau de la couche périphérique.5.\u2014 Dans l\u2019hypofonctionnement testiculaire, on obtient des résultats satisfaisants avec l'hormone gonadotrope du chorion comme thérapeutique de stimulation et le propionate de testostérone comme thérapeutique de substitution.Une déficience hypophysaire qui dure depuis plusieurs années endommage irréparablement le testicule: il faudra alors employer le propionate de testostérone.Chez les jeunes, le traitement devra commencer au moment où la puberté devrait avoir lieu, pour prévenir les anomalies du squelette et assurer la croissance maximum des organes génitaux.Le propionate de testostérone est contre-indiqué chez les gens âgés où l\u2019on suspecte un cancer de la prostate.Le mariage non fécondé est dû à la stérilité chez l\u2019homme dans 20% des cas.La stimulation de la spermatogénèse est peu satisfaisante, sauf dans de rares cas, par les nouvelles préparations gonadotropes hypophysaires. 618 66 \u2014 Moins de 10% des femmes sont menstruées régulièrement tous les 28 jours.Des fluctuations de 2 à 5 jours sont fréquentes et un.cycle anormalement long ou court peut survenir en tout temps, chez toutes les femmes.Les phases pré et postovulatoires varient indépendamment et l\u2019ovulation peut survenir à n\u2019importe quel moment du cycle, même à la fin des menstruations.Une observation intéressante a été la démonstration de la chute de température matutinale à la phase prémenstruelle et ovulatoire.Des hémorragies utérines peuvent survenir à tout âge après un traitement oestrogénique.Cette thérapeutique est contre-indiquée dans les cas de fibromyome ou cancer utérin.Dans le traitement de la ménopause, il faut donner la dose nécessaire pour contrôler les symptômes, afin d\u2019éviter les hémorragies.S\u2019il se produit des hémorragies graves, il faut discontinuer la thérapeutique.L\u2019hypogonadisme chez la femelle ne réagit pas aussi bien à l\u2019hormone gonadotrope du chorion que chez le mâle.I] faut ordinairement employer un traitement de substitution.par le benzoate ou le dipropionate d\u2019oestra- diol.Comme chez le mâle, il faut commencer le traitement vers l\u2019âge de la puberté normale, mais le diagnostic d\u2019hypogonadisme est beaucoup plus difficile chez la petite fille.7.\u2014 La pancréatectomie totale chez un diabétique n\u2019a modifié en rien les quantités d\u2019insuline nécessaires dans ce cas.8.\u2014 La pratique de l\u2019endocrinologie, au- jourd\u2019hui, demande de grandes facilités de laboratoire et pour le diagnostic et pour le contrôle du traitement: dosage des hormones, détermination du métabolisme basal, diagnostic de la grossesse, recherches quantitatives du sucre, sodium, potassium, calcium, phosphore, phosphatase, protéines, urée, acide urique, créatine et créatinine, examen radiologique du squelette, examen gynécologique, biopsie de l\u2019endomètre et enfin, frottis vaginaux.9.\u2014 On connaît déjà depuis plusieurs années les résultats surprenants obtenus par l\u2019orchiectomie dans le cancer de la prostate.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Les mêmes auteurs ont tenté la surrénalec- tomie bilatérale dans quelques cas de cancer de la prostate non améliorés par l\u2019orchiectomie double.Les résultats furent peu encourageants.Ce fut toutefois la première preuve directe que les 17 kétostéroides urinaires sont presque entièrement produits par les glandes sexuelles et les surrénales: en effet, le dosage urinaire tomba à moins de 2 mgm.par jour.Il semblerait donc exister dans le cancer de la prostate, un autre facteur que l\u2019activité androgène.La castration fonctionnelle par les cestrogénes a aussi donné des résultats intéressants en prolongeant la vie pendant un certain temps, sans trop de douleur.On ne peut pas parler de guérison.Les résultats de la castration fonctionnelle, dans le cancer du sein, ne sont pas aussi frappants que dans le cancer de la prostate.L\u2019A.ne croit pas qu\u2019un traitement oestrogé- nique puisse amener l\u2019apparition d\u2019un cancer du sein.J.-M.BEAUREGARD.NEURO-PSYCHIATRIE E.de SEZE et J.DURIEU.\u2014 Le spondylolis- thésis.\u2018La Semaine des Hôpitaux\", 23: 167 (novembre) 1947.Belle étude de cette affection appartenant aussi bien à l\u2019orthopédie par la nature de la lésion elle-même et accessoirement à la neurologie par les douleurs lombo-sacrées et, moins souvent, radiculalgiques qu\u2019elle détermine.Le spondylolisthésis est le glissement habituellement antérieur d'une vertèbre sur le segment susjacent.Ce glissement peut être total ou le plus souvent partiel, par rupture de l\u2019isthme interarticulaire de l\u2019arc postérieur de la vertèbre se trouvant entre les deux apophyses articulaires supérieure et inférieure.Il arrive que cette rupture soit précédée d\u2019un allongement de l\u2019isthme, c\u2019est la spondy- lolyse.Le spondylolisthésis est une conséquence de deux facteurs étiologiques agissant simultanément ou isolément; ils sont une prédisposition ANALYSES congénitale associée très souvent à d\u2019autres malformations vertébrales et le traumatisme.D\u2019autres causes, comme de l\u2019ostéoporose vertébrale, peuvent favoriser un tel accident, mais leur importance est secondaire.La symptomatologie est constituée de douleurs lombo-sacrées, parfois radiculalgiques surtout sous forme de sciatique.Cependant, ajoutons qu\u2019un certain nombre de spondyolisthésis peut être exempt de tout symptôme subjectif.Objectivement, le tronc est raccourci, les côtes sont rapprochées des crêtes iliaques, il peut exister des plis transversaux de la peau au niveau de la taille et on peut constater un sillon longitudinal sus-jacent au rachis s\u2019étendant de la région dorsale inférieure jusqu\u2019au niveau du spondylolisthésis, on peut enfin, par le palper, se rendre compte de la présence d\u2019un décalage, par projection postérieure, des apophyses épineuses au niveau même de la vertèbre glissée s\u2019il y a rupture de l\u2019isthme, au niveau de la vertèbre sous-jacente s\u2019il y a glissement de toute la vertèbre.Les symptômes se complètent par l\u2019étude radiologique qui fait voir, surtout en latérale, le déplacement postéro-antérieur d\u2019une vertèbre qui est le plus habituellement la 4e ou la 5e lombaire.Comme traitement: a) repos au lit en décubitus dorsal suivi de l\u2019usage d\u2019un corset orthopédique; b) intervention chirurgicale consistant en une greffe vertébrale amenant un verrouillage solide de la région.Roma AMYOT.H.C.NAFFZIGER et Edwin B.BOLDREY.\u2014 Tumeurs du système nerveux.(Cancer of the nervous system.) \u2018J.A.M.M.\u201d, 136: 96 (10 janvier) 1948.Excellente revue générale de la question, qu\u2019il nous est impossible de reproduire en résumé, vu l\u2019abondance de la matière exposée.Nous tenons, cependant, à signaler cet article afin que l\u2019on puisse s\u2019en inscrire et connaître les notions primordiales sur les tumeurs du système nerveux qui constituent un des plus 619 importants chapitres de la neurologie et la pierre angulaire de la neuro-chirurgie.Cette étude comporte l\u2019analyse des tumeurs intra- .crâniennes sous l\u2019angle des signes diagnostiques et de la catégorisation anatomo-patho- logique (gliomes, méningiome, tumeur de l\u2019angle droit cérébelleux, tumeurs pituitaires et cranio-pharyngiome, kystes épidermoïdes et -dermoïdes, tuberculome et gomme syphilitique, tumeurs métastatiques, hémangiomes hémangio-blastomes) sans négliger les processus tumoraux des vertèbres elles-mêmes et la hernie des disques intervertébraux.Les auteurs n\u2019oublient pas en dernier ressort les tumeurs des nerfs périphériques comme le neuro-fibrome ou neuro-gliome, le neuro fibro-sarcome et les éléments tumoraux des nerfs observés dans la maladie de Von Reck- linghausen.Tout cela est présenté d\u2019une façon facilement assimilable, pratique et pouvant servir à l\u2019observation du médecin non spécialisé en neurologie.Roma AMYOT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE J.FARRINGTON et J.TAMURA.\u2014 Les tests cutanés dans un cas de dermatite exfoliante et causée par la pénicilline.(Cutaneous testing in a case of exfoliative dermatitis caused by penicillin.) \"Amer.Arch.of Dermatology and Syphilology\u201d, 56: 807 (déc.) 1947.L\u2019érythrodermie œdémato-vésiculeuse pé- nicillinique est une réaction grave rarement observée.Les auteurs en rapportent un cas qu\u2019ils ont eu l\u2019occasion d\u2019étudier dernièrement.Le malade, âgé de 78 ans, est admis à l'hôpital pour une pneumonie franche.On commence immédiatement un traitement par la pénicilline que l\u2019on injecte à raison de 20,000 unités, toutes les 3 heures.Quatre jours après le début du traitement apparaît une éruption érythémato-papuleuse généralisée.A cause de l\u2019allure grave de la pneumonie et de l\u2019âge du malade on continue la pénicilline.Soixante-douze heures plus tard apparaissent des vésicules et des bulles qui, en se rompant 620 laissent de larges surfaces dénudées, L\u2019éruption .à ce moment est généralisée.La face est rouge et les paupières œdématiées.On note aussi de l\u2019œdème, des jambes et une lymphadénie généralisée.,La, muqueuse .buccale est :le.siège de nombreuses vésicules et érosions.On cesse alors la pénicilline.L\u2019épiderme.commence à desquamer et un mois plus tard l\u2019éruption est presque entièrement disparue.La pneumonie elle-même est parfaitement guérie.\u2026 De \u2018nombreux tests \u2018furent faits\u2019 chez ce malade.On observa des réactions du type « tuberculine » et des réactions urticariennes avec .différentes marques commerciales de pénicilline ainsi qu\u2019avec un échantillon de pénicilline K.Des épreuves quantitatives avec des dilutions graduées de pénicilline démontrèrent que le sujet ne réagissait plus quand on attei- gnaît des doses situées entre 2,5 et 0.25 unités.La réaction de Prausnitz-Kiistner fut négative.Les réactions a la trichophytine, gliotoxine et streptomycine furent également négatives.Les épidermo et les intradermo-réactions faites avec une pénicilline ayant séjournée à l\u2019autoclave ne déclenchèrent pas de réactions.Les auteurs concluent en disant que l\u2019éry- throdermie exfoliante grave peut être une complication du traitement par la pénicilline.Henri SMITH.HYGIENE R PETERSON.\u2014 Les infirmières des services publics de santé et le programme de contrôle du cancer des Services de Santé publique des E.-U.(Public Health Nursing in the Cancer control Program of the U.S.P.H.S.) \"A.].of Public Health\u201d, 38: 206 (fév.) 1948.L\u2019A., une infirmière, indique dans cet article comment l\u2019infirmière qui, au contact de tant de gens, reçoit souvent les premières confidences de leurs petites inquiétudes, si elle a des connaissances suffisantes en cancérologie et une certaine expérience des lésions au début, en dirigeant les cas suspects aux cliniques, ou, parfois, en prévenant les malades L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burigrin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 à temps, peut aider.au diagnostic et au trai- .tement.précoce dy-cancer.Pour \u2018cela, il faut \u2018qu\u2019elles reçoivent une éducation adéquate.| * Aux Etats-Unis, on: leur donne un mois d\u2019éntraînement spécial constitué! par un enseignement - théorique et \u2018un \u2018enseignement pratique au point de vue clinique.Les infir- miéres sont sur la ligne de front de la lutte anticancéreuse.: | Jean DARGIS.+ ANATOMIE PATHOLOGIQUE Paul Alexis GRETILLAT.\u2014 La morphologie de la Maladie de Banti.\u2018Annales d'Anatomie Pathologique et d'Anatomie normale Médico-Chirurgicale\u201d, 17: 166 (iév.) 1947.L\u2019auteur présente 8 cas de Banti pour rappeler la morphologie telle que décrite par Banti et faire rentrer dans son cadre primitif un syndrome que nombre d\u2019auteurs tant européens qu\u2019américains ont tenté de modifier.L\u2019étiologie du vrai Banti est inconnue.Pour expliquer le mécanisme on a invoqué plusieurs facteurs dont: 1° La stase discontinue dans la veine splé- nique; | 2° L'irritation par un toxique qui crée une lésion inflammatoire aiguë ou sub-aigué qui passe ensuite à la chronicité; 3° Une hémolyse abondante: à la suite d\u2019une hémolyse abondante, les produits de désintégration irritent sur place le système réticulaire qui devient fibreux.4° T\u2019action des leucocytes sur le syncitium \u2018qui le transforme \u2018en un gel identique à la fibre réticulée.5° Le rôle des lymphatiques.\u2014 Les lynipha- tiques de la rate entrent par le hile et se rendent jusqu\u2019aux corpuscules de Malpighi en suivant l'aventice des artères.La sclérose des artères serait consécutive à une péri-lymphangite.| L\u2019histologie du Banti est la suivante: Capsule et trabécules épaissies, fibrose des artéres folliculaires.Le corpuscule de Malpighi ° ANALYSES | s\u2019atrophie et est remplacé par de la fibrose \u2014 c\u2019est la- fibro-adénie.oo : La pulpe rouge est hyperplasiée aux dépens \u2018\u2019des cordons qui sont riches en fibroblastes - et qui montrent une multiplication des fibrilles argentaffines.Les sinus, d\u2019autre part, sont généralement petits et possèdent une lame sous-endothéliale épaissie.Les nodules sidéro- fibreux sont présents ou absents.Dans la rate de Bilharziose, on a une image identique à la rate de Banti.Mais ici l\u2019étiologie est connue.| Le foie, dans la maladie de Banti, est cir- rhotique et est caractérisé par une grande richesse \u2018en cellules et en vaisseaux dans les espaces de Kiernan.Dans la cirrhose de Laënnec ou de Hanot, il existe également une rate hypertrophique et fibreuse.Mais ici la rate est hypertrophique secondairement à cause d\u2019une stase portale et on retrouve des images de dilatation des sinus; l\u2019hyperplasie des cordons est exceptionnelle.L'auteur conclut en distinguant 3 ordres de rate fibreuse.1) Banti et splénomégalie égyptienne où la multiplication des fibrilles cordonales et l\u2019étroitesse des sinus est au premier plan.\u201c 2) Obstruction portale (cirrhose) où la multiplication fibrillaire est exceptionnelle ou peut manquer, et où les sinus sont dilatés.3) Ictère hémolytique et thésaurismose où l'hypertrophie des fibres est régulière dans les cordons sans que les sinus aient un aspect constant.Simon LAUZE.Jacques DeLARUE, Jean de BRUX et J.D.KERNEIS.\u2014 Les formes anatomo-cliniques de la tuberculose mammaire.\u201cAnn.d'Anatomie pathologique\u201d, 17: 146 (fév.) 1947.Les auteurs divisent les tuberculoses mammaires en: 1) T.B.miliaire au cours d\u2019une granulie.Elle n\u2019a rien de spécial.2) Abcès froid intramammaire; cavité centrale remplie de caséum fusant dans les ga- 621 lactophores.La paroi de l\u2019abcès est faite de _ céllules\u201d épithélioïdes, de collagène et de lymphocytes; SE 3) La lobulite mammaire tuberculeuse.Le lo- bule est rempli de caséum.Autôur il existe des follicules tuberculeux; 4) La lobulite tuberculeuse hyperplasique et fibreusé.Macroscopiquement, c\u2019est du tissu fibreux, lardacé, grisâtre, homogène.L\u2019examen microscopique peut s'avérer insuffisant et on doit inoculer un cobaye.5) T.B.mammaire superficielle péri-mame- lonnaire.Cette dernière forme atteint élec- tivement le galactophore qui est, tantôt distendu par le caséum, tantôt végétant à type bourgeon charnu dans lequel on reconnaît des follicules tuberculeux.La T.B.mammaire est une tuberculose isolée, «externe », en ce sens qu\u2019elle ne coexiste pas avec une lésion pulmonaire évolutive.Bien que la localisation de l\u2019affection soit dans le canal ou la glande, les auteurs croient que la voie d\u2019apport est sanguine et que la localisation canaliculaire ou glandulaire est le fait de la « biologie des tissus ».L\u2019influence de la lactation et des menstruations favorise la localisation ou la recrudescence de la maladie et, d\u2019autre part, I'injection de propionate de testostérone, frénateur de l\u2019activité glandulaire, a pu déterminer la guérison \u2018d\u2019un cas.Comme la glande mammaire contient une grande quantité de folliculine (un fibro-adé- nome contient 54 fois plus de folliculine que l\u2019ovaire), les A.en concluent que la folliculine influence la localisation et l\u2019évolution de la tuberculose mammaire.Simon LAUZE.LABORATOIRE H.R.COX.\u2014 Antigènes spécifiques pour le diagnostic des maladies & virus et à Rickettisia par la méthode de fixation du complément.(Specific complement-fixing diagnosis antigens for viral and ricket- tisias diseases.) \"A.J.of Public Health\u201d, 38: 351 (mars) 1948.I\u2019A.nous dit comment après de multiples 622 essais, on est parvenu à préparer des antigènes assez spécifiques pour être utiles au diagnostic dans un certain nombre de maladies à virus ou à rickettisia.Les laboratoires Lederle ont préparé les antigènes des maladies à virus suivantes: Encéphalite équimine de l\u2019est et de l\u2019ouest, encéphalite de St-Louis, rage, « Colorado tick fever », influenza type À et B, oreillons et psittacose.Ils ont aussi préparé les antigènes suivants pour le diagnostic des maladies dues aux ri- ckettisias, typhus épidémique, typhus marin, maladie de Tsutsugarmushi, fièvre tachetée des montagnes rocheuses, la fièvre Q.Ces antigènes sont préparés soit à partir de tissus cérébraux d\u2019animaux infectés, soit à partir de culture sur embryon de poulet.Ces produits subissent différents traitements physiques et chimiques, extraction à l\u2019éther au benzène.La technique de manipulation est celle du Kolmer.Jean DARGIS.George N.PAPANICOLAOU.\u2014 Méthode de diagnostic du cancer par la recherche des cellules pathologiques dans les sécrétions ou les exsudats pathologiques.(The cell smear method of diagnosing cancer.) \u201cA.J.of Public Health\", 38: 202 (février) 1948.L\u2019A.croit que cette méthode entre les mains de techniciens expérimentés et utilisée dans L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 certaines conditions peut être utile surtout à cause de son coût peu élevé, du peu d\u2019inconvénients qu\u2019elle comporte, du fait qu\u2019elle permet les examens répétés et de son utilisation facile comme moyen de tamisage (scruning test) lorsqu\u2019on examine beaucoup de malades.Les résultats présentés par l\u2019A.sont d\u2019ailleurs très intéressants.1.Examen de produits vaginaux: Statistiques de Meigs; 2749 cas.Erreur totale 3.2%.2.Examen d\u2019urine sédimentée; 240 cas; 163 négatifs.91.4%, exact.58 cas, positifs.94.83%, exact.19 cas douteux.47,37% démontrés positifs par d\u2019autres méthodes.3.Examen de crachats: Exactitude de 95% dans les rapports positifs.Exactitude de 85% dans les rapports négatifs.4.Liquide gastrique: Résultats moins bons parce que les sécrétions gastriques et l\u2019acide chlorhydrique détruisent l\u2019anatomie cellulaire.L\u2019A.conclut que cette méthode vaut d\u2019être utilisée avec d\u2019autres moyens diagnostiques.Elle pourrait être utilisée dans les cliniques anticancéreuses avec profit.Jean DARGIS. NÉCROLOGIE + + © + LOUIS VERSCHELDEN (1881-1948) La profession médicale déplore, aujourd\u2019hui, la perte d\u2019un de ses membres les plus estimés.Le docteur Louis Verschelden, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et chef de Service à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, est décédé le 18 mars, à l\u2019âge de 67 ans, après une longue maladie.Il était né à Sainte-Thérèse de Blainville, le 11 janvier 1881, du mariage de Domitille Vanier et de Louis Verschelden.Son père était belge et sa mère canadienne-française et l\u2019union de ces deux races fortes a transmis au docteur Louis Verschelden une nature virile, puissante et généreuse.Il fit ses études classiques au petit séminaire de Sainte-Thérèse et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal où il a été gradué en 1906.Après son doctorat, il a débuté comme médecin praticien dans la paroisse de Saint- Louis du Mile End.Son dévouement, sa générosité et sa grande sympathie lui ont rapidement acquis une nombreuse clientèle.La vie du praticien, à cette époque, était plus onéreuse que celle de nos jours, mais Louis Verschelden ne craignait pas les rigueurs du travail.En 1910, il fut un des premiers médecins de l\u2019Institut Bruchési et il fut le premier à pratiquer le pneumothorax.Quelques années plus tard, il fut nommé professeur agrégé à la chaire de phtisiologie de l\u2019Université de Montréal et, en 1936, il devint chef de service à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.Après 10 ans d\u2019une pratique médicale intense, voilà que se dessine sa vocation de phtisiologue.En 1915, il fit, à New-York, un cours de perfectionnement et, en 1922, il fit un stage d\u2019étude, à Paris, dans les services de Rist et Ameuille à l'hôpital Laënnec et chez Fernand Bezançon, à Boucicault.Ayant eu le plaisir d\u2019être un de ses compagnons de voyage à Paris, cette heureuse occasion m\u2019a permis de connaître son agréable personnalité, son grand cœur, son sens médical et sa maîtrise en auscultation.Ceux qui ont suivi ses cliniques ont pu apprécier comment il saisissait facilement les subtilités de l\u2019auscultation et avec quel brio il expliquait aux étudiants les modifications pathologiques de la respiration.Ses connaissances de la musique et son: oreille sensible aux diverses modalités des sons lui ont permis d\u2019être un as de l\u2019auscultation.Louis Verschelden s\u2019est toujours préoccupé des développements de la médecine.Il fut un ancien président et membre de la Société de Phtisiologie; ancien président et membre de la Société Médicale de Montréal; membre de la «Canadian Tuberculosis Association ».Il fut d\u2019abord le type idéal du médecin praticien et, par la suite, il fut un excellent phtisiologue.Il a conquis sa renommée par sa tenacité au travail, par sa grande sympathie, son inlassable dévouement et sa probité scientifique.La carrière médicale du docteur Louis Ver- schelden est un modèle pour la jeune génération étudiante.Que dire de son caractère et de son tempérament?On peut résumer en ces mots: « Il n\u2019avait pas d\u2019ennemi.» Louis Verschelden ne fut pas un innovateur, mais dans toutes organisations nouvelles, ses conseils étaient précieux.Il savait envisager impartialement une situation et son esprit de synthèse était remarquable. 624 Pour bien se rendre compte de la vie du docteur Louis Verschelden, il faut le connaître non seulement comme médecin et phtisiologue, mais aussi comme un véritable artiste.Doué d\u2019une admirable voix de baryton, il a pris part à plusieurs concerts, tant à Montréal qu\u2019à l\u2019étranger, avec l\u2019Association des Chanteurs de Montréal et avec l\u2019Orphéum de Montréal, dont il était président.De plus, il fut pendant quarante-deux ans maître de chapelle à l\u2019église de Saint-Louis du Mile End.: La vie du docteur Louis Verschelden fut bien remplie et, malgré les situations pénibles et difficiles inhérentes à la vie du médecin, il était toujours gai et, par sa voix chaude et captivante, il savait faire goûter aux autres la joie de vivre.À sa chère famille qu\u2019il aimait tant, j\u2019offre, au nom du personnel religieux et médical de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, au nom de la Société Médicale de Montréal, notre plus profonde sympathie.J.-A.VIDAL.LE DOCTEUR JOSEPH GARON Le docteur Joseph Garon est décédé récemment à l\u2019âge de 71 ans, à Drummondville.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec et il avait été admis à la pratique en 1901.L\u2019Union Médicale du Ca- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriNn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 nada offre ses condoléances à son fils, le docteur Gérard Garon, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.LE DOCTEUR EUSÈBE LORRAIN Le docteur Eusèbe Lorrain est décédé dernièrement à l\u2019Abord-à-Plouffe où il avait pratiqué durant de nombreuses années.: LE DOCTEUR BENOÎT BASTIEN Le docteur Benoît Bastien est mort subitement, ces jours derniers, à Montréal.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, en 1913.LE DOCTEUR ANDRÉ DUCHARME Le docteur André Ducharme est décédé récemment, à l\u2019âge de 54 ans, à Lewiston, Maine.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université de Montréal et il avait été chef interne de l\u2019hôpital Notre-Dame.LE DOCTEUR PAUL QUIDOZ Le docteur Paul Quidoz est décédé subitement, il y a quelques semaines, à l\u2019âge de 43 ans, à Sainte-Scholastique, où il pratiquait depuis sa graduation à l\u2019Université de Montréal, en 1932. NOUVELLES PROGRAMME DES JOURNÉES MÉDICALES 1948 Les Journées Médicales Annuelles de la Société Médicale se tiendront à l\u2019hôtel Windsor, les 10, 11, 12 et 13 mai, aux Salons York et Prince de Galles, sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019honorable Albini Paquette, et sous la présidence active du docteur L.-Henri Gariépy.Le lundi 10 mai, la séance du matin présentera un symposium sur les diagnostics par le laboratoire qui sera ainsi réparti: a) Les gonadrotropines dans le diagnostic des états abdomino-pelviens: M.N.Bouziane; b) Les produits terminaux du métabolisme des protides: M.Roger Beaulieu; c) La biopsie \u2014 pourquoi et comment la faire: M.Alphonse Bernier; d) Rôle du laboratoire dans la recherche des mauvaises fonctions du foie: M.Albert Bertrand.La séance de l\u2019après-midi sera divisée en deux sections: la première, sous la présidence du docteur René Dandurand, traitera du rhumatisme.Au programme: a) Syndrome de Reither: M.Robert Meunier; b) Syndrome de Felty: M.J.-A.Lessard; c) Acide hyalurique dans le rhumatisme poly-arti- culaire aigu: M.J-A.Blais: d) Acide hyalonurique: M.D.Vaillancourt.La deuxième section, sous la présidence du docteur Ulric Frénette, sera consacrée à l\u2019orthopédie.Au programme: a) Surveillance orthopédique de l'enfant rhumatisant: M.Bernard Gauthier; b) Spondxylolisthésis chez enfant: Marchand; c) Le praticien en face des principales malformations congénitales: M.J.-C.Favreau; d) Technique personnelle de correction de certaines cyphoses et des troubles statiques du thorax: M.Roger Gariépy: e) Les fractures du cou-de-pied et le praticien: M.J.-Ed.Samson ; f) Clou de Kuntscher pour fracture diaphysaire du fémur: M.Marcel Fortier.M.J.-C-A.Le 11 mai, deuxième journée, verra le développement, le matin.d\u2019un symposium sur les abdomens aigus, sous la présidence du professeur Roméo Pépin.te ve Au programme: a) Les abdomens aigus d'origine gastro-intestinale : MM.Albert Jutras et Paul Letendre ; b) Les abdomens aigus d\u2019origine hépato-vésicu- laire et pancréatique: M.Roger Dufresne : c) Les abdomens aigus d\u2019origine gynécologique : M.Pierre Meunier: d) Les abdomens aigus en urologie: M.Paul Bourgeois.La séance de l\u2019après-midi sera, dans sa première partie, tenue sous la présidence du docteur Hervé Lacharité, et traitera de l\u2019électroradiologie.Au programme: a) Diagnostic et traitement de certaines douleurs «rhumatismales»: M.Jean Bouchard; b) Radiothérapie et fibromyomes utérins: M.Ori- gène Dufresne ; ce) Radiothérapie et hypertrophie de la prostate (rapport préliminaire): M.Hervé Lacharité ; d) Urgence et radiographie: M.Yvan Vallée.La deuxième section, présidée par le docteur Antonio Cantero, s\u2019intéressera à la gastro-entérologie.Au programme: a) Maladie de Crohn: iléite terminale ; confrontation clinique et radiologie: M.Yves Chaput; b) Traitement par pneumopéritoine de la côlite ulcéreuse, avec rapport de treize cas: M.Antonio Cantero; ¢) Etude de la cholécystographie: revue des examens faits dans le service de radiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame au cours des années 1946 et 1947: MM.Paul Brodeur, Arthur-S.Vallée et J.Michon.Le mercredi 12 mai, la séance du matin consistera en un symposium sur la neurologie, sous la présidence du professeur Emile Legrand.Au programme: a) Diagnostic de certaines complications de la rachianesthésie: M.J.-L.Desrochers: b) Malformation du rachis cervical: M.Fernand Charest ; c) Importance du myélogramme pour le diagnostic des lésions radiculo-médullaires: M.Claude Bertrand ; d) Problèmes diagnostics de la délinquence juvénile: M.Alcide Pilon; e) Diagnostic différentiel entre le type central et le type périphérique de la paralysie faciale: M.Jean Saucier; f) Diagnostic topographique des paraplégies: Roma Amyot.M. 626 La première séance de l'après-midi sera consacrée à l\u2019anesthéste, sous la présidence du docteur Roméo Rochette.Au programme, les docteurs Edouard Lortie, Roger Lussier, Louis Lamoureux et Georges Cousineau.La deuxième séance se rapportera à la chirurgie et sera sous la présidence du docteur Edouard Desjardins.Au programme: a) Prolapsus du rectum: M.Ernest Cabana; b) Les possibilités et les limites du chirurgien dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle: M.Geo.-E.Cartier; ¢) Un cas de lipo-sarcome de la loge graisseuse du rein: M.Aimé Laplante.Le jeudi 13 mai, la séance du matin sera présidée par le professeur Albert de Guise et traitera des maladies du cœur.Au programme: a) Considérations générales et signes cliniques: M.Georges Garneau; b) Indications et limites de l\u2019électro- cardiographie : M.Paul David; ¢) L\u2019exploration radiologique du cœur: M.Rodrigue Lefebvre; d) Méthodes nouvelles d\u2019exploration en cardiologie \u2014 cathétérisme du cœur: M.Pierre Marion.La séance de l'après-midi, présidée par le professeur J-A.Leduc, traitera de la pédiatrie.Au programme: a) Les antibiotes en pédiatrie \u2014 généralités: M.Albert Guilbeault; b) La streptomycine dans la tuberculose de l\u2019enfance: M.E.Autotte; ¢) Les pénicillines d\u2019absorption lente: M.Norbert Vézina ; d) La sulfamidothérapie par voie parentérale et les associations de sulfamides: Mlle Ellen McKenzie; e) Streptomycine et méningites grippales: M.Jean Piette; f) Streptomycine et méningite tuberculeuse: M.Gilles Huard.ee INAUGURATION DE L'INSTITUT DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE EXPÉRIMENTALES Samedi, le 10 avril 1948, eut lieu, à 9.30 heures a.m, l'inauguration officielle de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie Expérimentales de l\u2019Université de Montréal.A cette occasion, le professeur Hans Selye prononça une causerie scientifique et invita, par la suite, les nombreux membres présents à parcourir les différentes salles de son Institut.Monseigneur Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal, assistait à la cérémonie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 COURS DE PERFECTIONNEMENT DE GAS- TRO-ENTÉROLOGIE DE L'HÔPITAL TENON Un cours organisé par MM.P.Hillemand et R.Cattan, médecins de l\u2019hôpital Tenon, avec la collaboration de MM.Moulonguet, J.Charrier, E.Gilbrin, A.Bensaude, R.Viguié et G.Brulé, sera donné à l\u2019hôpital Tenon, de Paris.En voici le programme: LUNDI, 14 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les diverticules de l\u2019estomac et du duodénum.10 heures \u2014 Docteur Brulé: L\u2019œsophagoscopie.11 heures \u2014 Docteur Viguié: Le traitement du cancer de l\u2019æsophage.15 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les schvannomes gastriques.15 heures 45 \u2014 Docteur Viguié: Présentation de clichés: maladies de l\u2019æsophage.16 heures 30 \u2014 Docteur Brulé: La gastroscopie.MARDI, 15 JUIN 1948 9 heures \u2014 Professeur Moulonguet: Les tumeurs villeuses du tube digestif.10 heure chés: les ulcères gastriques et duodénaux.11 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les acquisitions récentes en physiologie gastrique.15 heures \u2014 Docteur Cattan: Les ptoses gastriques.15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés: les cancers de l\u2019estomac.16 heures 30 \u2014 Docteur Bensaude: La rectoscopie.MERCREDI, 16 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Gilbrin: Les hernies diaphragmatiques.10 heures \u2014 Docteur Viguié: Présentation de clichés.11 heures \u2014 Docteur Hillemand: Les éventrations diaphragmatiques.15 heures \u2014 Docteur Cattan: Formes cliniques de l\u2019amibiase gastrique.15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés.16 heures 30 \u2014 Docteur Cattan: Les côlites et entérocôlites parasitaires.JEUDI, 17 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Cattan: Le traitement de l\u2019amibiase chronique.10 heures \u2014 Docteur Viguié: clichés.11 heures \u2014 Docteur Charrier: cancers du côlon.15 heures \u2014 Docteur Hillemand: La sprue.Présentation de Traitement des NOUVELLES 15 heures 45 \u2014 Docteur Gilbrin: Présentation de clichés.16 heures 30 \u2014 Docteur Cattan: La constipation.VENDREDI, 18 JUIN 1948 9 heures \u2014 Docteur Cattan: La diarrhée.10 heures \u2014 Docteur Bensaude: Le traitement médical des hémorroïdes.11 heures \u2014 Docteur Cattan: La rectocôlite hémorragique.14 heures \u2014 Docteur Hillemand: La maladie de Nicolas Favre rectale.14 heures 45 \u2014 Docteur Bensaude: Chirurgie ambulatoire des hémorroïdes.En outre, chaque matin, à 8 heures 15, les mardi, mercredi, jeudi et vendredi, le docteur Brulé fera, par petits groupes, une démonstration de gastroscopie.Si le nombre d\u2019adhérents est suffisant, un voyage d\u2019étude aura lieu le samedi, 19 juin, et le dimanche, 20 juin, à Plombières.Le droit d\u2019inscription pour le Cours est de 1,000 francs.S\u2019inscrire auprés du docteur Viguié, Laboratoire Marcel-Brulé, hopital Tenon, 4, rue de la Chine, Paris (XXe), France.CONFERENCE DU DOCTEUR PAUL LETENDRE, AUX TROIS-RIVIERES Jeudi, le 15 avril 1948, la Société Médicale des Trois-Rivières tenait une réunion à l\u2019hôpital Saint- Joseph, sous la présidence du docteur J.-A.Denon- court.Le docteur Paul Letendre, médecin de l\u2019Hôtel- Dieu, était le conférencier invité.Il traita du cancer du côlon et du cancer du rectum, ainsi que des difficultés de leur diagnostic.-e- ++ CONFÉRENCES DU DOCTEUR CAFFEY La Faculté de Médecine, grâce à la Fondation L.de G.Beaubien, a invité le docteur John Caffey, professeur agrégé à la chaire de Pédiatrie à l\u2019Université Columbia, New-York, à donner une série de conférences sur: la primo-infection tuberculeuse ; l\u2019hyperostose corticale chez l\u2019enfant et l\u2019incurvation congénitale des os longs; les malformations congénitales des voies digestives; la pneumonie par aspiration, et l\u2019abcès sous-phrénique.Ces cours ont eu lieu le mercredi 21 avril, à l\u2019hôpital Sainte-Justine, à 10.30 heures a.m; à la Faculté de Médecine, à 2 heures p.m.; le jeudi 22 avril, à l\u2019hôpital Sainte- Justine, à 10.30 heures a.m.; à la Faculté de Médecine, à 2 heures p.m., et, le vendredi 23 avril, à l\u2019hôpital Sainte-Justine, à 10.30 heures a.m.627 MONTMAGNY, DOTÉ D'UN HÔPITAL La ville et la région de Montmagny seront bientôt dotés d\u2019un hôpital de 75 lits.Cette nouvelle est annoncée par une délégation de cette ville qui s\u2019est rendue auprès des autorités provinciales.Le Premier Ministre de la province a offert un octroi de $200,000 pour la construction de cet hôpital.Les Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis prendront charge de l'hôpital.ee ++ LE DOCTEUR ROMÉO BOUCHER, À PARIS Le professeur Roméo Boucher, chef du service de médecine de l\u2019hôpital Saint-Luc et professeur titulaire de pathologie générale à l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être chargé d\u2019une mission culturelle en France.Sous le patronage de l\u2019Institut Scientifique Franco-canadien, il donnera une série de conférences dans les universités françaises .Il présentera des communications à certaines réunions scientifiques et il est également au programme de réunions paramédicales.Le docteur Roméo Boucher est un collaborateur régulier de L\u2019Union Médicale du Canada, où ses chroniques séméiologiques apparaissent chaque mois et il est membre de l\u2019Académie Canadienne-Française.ee + LE DOCTEUR MERCIER FAUTEUX, CONFÉRENCIER EN EUROPE Le docteur Mercier Fauteux, professeur à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019Université McGill, a été invité à donner une communication scientifique aux Journées Médicales de Bruxelles, qui auront lieu à partir du 13 au 16 juin 1948.Ensuite, il se rendra à Paris, où il a été invité à donner une leçon au Cours International sur les Actualités Thérapeutiques Cardio-vasculaires, dirigé par le professeur C.Lian.Delà, il ira à Londres où il doit donner une conférence sur la chirurgie du cœur.LE DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD PARLE DU CANCER Jeudi, le 22 avril 1948, le docteur Louis-Charles Simard, chef des laboratoires de l\u2019hôpital Notre- Dame et professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, a donné une conférence sur le cancer, sous les auspices du Club Saint-Laurent Kiwanis, à l\u2019hôtel Ritz Carlton.Le docteur Simard a illustré sa causerie de trois 628 exemples vivants de malades, anciens cancéreux, qui, après cinq ans, ne présentent plus trace de leurs lésions initiales.+ + CONFÉRENCES DU DOCTEUR ARMAND FRAPPIER Le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de la même université, a donné et donnera, les 19 et 26 avril, les 3, 10 et 17 mai, cinq causeries à l\u2019Université de Montréal, à 5 heures p.m., dans l\u2019amphithéâtre G-604.Ses causeries porteront sur certains aspects de la vaccination antituberculeuse.En voici les sujets: 1.Allergie et résistance; 2.Historique et bases scientifiques de la vaccination par le B.C.G.; 3.Nécessité de la vaccination antituberculeuse; 4.Modes, techniques, résultats; 5.Place du B.C.G.dans la lutte antituberculeuse.+ + INAUGURATION DU SANATORIUM PRÉVOST Le samedi 3 avril 1948, & 5.30 heures p.m., a eu lieu I'inauguration du Sanatorium Prévost, agrandi.Ce fut à l\u2019occasion de la première réunion des membres du Bureau Médical de cette institution.La visite des nouveaux pavillons fut organisée par la directrice du Sanatorium, Mlle Charlotte Tassé, GM.E,, et son assistante, Mlle Bernadette Lépine, G.M.E.Le président du Bureau Médical, le docteur Roma Amyot, prononca une allocution de circonstance.+ + SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL Mardi, le 20 avril, & 5 heures p.m., avait lieu une réunion de la Société de Biologie de Montréal.Les communications au programme étaient les suivantes: a) Etude de lésions cérébrales produites par un surdosage de désoxycorticostérone chez le rat: MM.H.Selye, P.Haour et C.Faribault; b) L\u2019influence des hydrolysats de protéines sur la néphrosclérose et l'hypertension produites par des extraits de L.A.P.: M.R.de Grandpré; c) Essais d\u2019inoculation de la maladie de Hodgkin à des animaux nouveau-nés: M.L.-C.Simard ; d) Réaction vaccinale cutanée chez des hodgki- niens: M.L.-C.Simard.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 RÉUNION, À HALIFAX, DE L\u2018\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d Le président de l\u2019« American College of Surgeons» annonce la tenue d\u2019une assemblée régionale de cette association, qui sera tenue à Halifax, à l\u2019hôtel Nova Scotian, les 17 et 18 mai 1948.Les séances seront tenues chaque matin et chaque après-midi.Parmi les sujets qui seront traités, on remarque les fractures du membre supérieur et du membre inférieur, la chirurgie infantile, l'importance des transfusions de sang et de la médication par les sérums en chirurgie, du diagnostic précoce et du traitement du cancer, de l\u2019occlusion intestinale, du traitement des plaies et de la chirurgie plastique.+ ++ LE DOCTEUR JEAN SAUCIER, NOMMÉ PROFESSEUR DE NEUROLOGIE À sa séance du 17 mars 1948, le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a pourvu la chaire de neurologie d\u2019un nouveau titulaire Son choix a porté sur le docteur Jean Saucier, chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu, neurologiste consultant de l'hôpital Sainte-Justine et du Montreal Neurological Institute.La vacance de la chaire a été créée par la mort du docteur Antonio Barbeau.+ ++ LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS, INVITÉ D'HONNEUR Jeudi, le 29 avril 1948, les membres de la Société Médicale de l\u2019Outaouais ont tenu leur séance annuelle à Hawkesbury.L\u2019invité d\u2019honneur au diner était le docteur Albert Jutras, vice-président de la Société Médicale de Montréal, professe-r agrégé à l\u2019Université de Montréal et chef du service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Le docteur G.-Henri Bergeron, de Hull, présenta le conférencier.La séance était sous la présidence du docteur E.Perras.Le docteur A.Perrier remercia le docteur Jutras.NEUROLOGISTES CANADIENS À L'HONNEUR La nomination récente de deux neurologistes canadiens vient d\u2019être rendue publique.La vice-présidence du Congrès International de Neurologie qui doit se tenir à Paris en juillet 1949, a été octroyée au directeur de l\u2019Institut Neurologique de Montréal, NOUVELLES le docteur Wilder Penfield et au nouveau professeur de neurologie de l\u2019Université de Montréal, le docteur Jean Saucier .GRANDE CAMPAGNE CONTRE LE CANCER Une grande campagne vient d\u2019être lancée par la section de Québec de la Société canadienne contre le cancer, sous le patronage d\u2019honneur du major-géné- ral Sir Eugène Fiset, lieutenant-gouverneur de la Province, et de l'honorable Maurice Duplessis, premier ministre, et sous la présidence conjointe de l\u2019honorable Albert Sévigny, de Québec, juge-en-chef de la Cour supérieure, et du docteur Jonathan C.Meakins, de Montréal.Les vice-présidents sont M.Elliot M.Little et le brigadier Marcel Noël.Le conseil médical se compose des docteurs W.A.G.Bauld.David Berger, Louis Berger, Jean Bou- chard, H.L.Dawson, Origène Dufresne, Charles Gauthier, J.Grégoire, Adélard Groulx, C.K.P.Henry, J.Kaufman, Hervé Lacharité, J.W.McKay, S.Jamieson Martin, Léo Payeur, Carleton B.Peirce et Louis-Charles Simard.OCTROI ACCORDÉ À L'HÔPITAL SAINT- EUSÈBE, DE JOLIETTE Par arrêté ministériel en date du 18 mars, le ministère de la Santé vient d\u2019accorder un nouvel octroi de $200.000, payable en dix annuités de $20,000 égales et consécutives, pour construction de l\u2019hôpital Saint- Eusèbe, à Joliette.TROISIÈME ASSEMBLÉE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE La troisième assemblée régulière de la Société de Phtisiologie de Montréal a eu lieu récemment aux bureaux du ministère de la Santé, 1570, rue Saint- Hubert Le docteur Octave Roy traita de la prévention de la tuberculose chez les écoliers, avec le docteur G.Poupart en discussion.Le docteur Jules Brahy fit un commentaire sur la laryngite tuberculeuse, avec le docteur V.Latraverse en discussion.Les docteurs E.Bousquet et F.Hurley donnèrent des explications sur le film « Collapsothérapie en tuberculose pulmonaire », des docteurs A.M.Vineberg et F.D.Ackman.629 PROJET D'HÔPITAL Un projet de près de $4,000,000 est actuellement à l\u2019étude pour la construction d\u2019un hôpital moderne de 300 lits pour les anciens combattants à Sainte- Foy, sur l\u2019emplacement de l\u2019ancien aérodrome du chemin Gouin.Le projet comprend aussi la construe- tion d\u2019un foyer pour les anciens combattants âgés, qui pourront y terminer leur vie paisiblement.+ + OCTROIS POUR RECHERCHES SUR LE CŒUR Les compagnies d\u2019assurance-vie américaines et canadiennes donneront, cette année, plus d\u2019un demi- million de dollars pour la recherche sur les maladies du cœur.Ces compagnies ont déjà accordé, depuis 1945, plus de $1,800,000 dans ce but.Trente-et-un hôpitaux, écoles de médecine et centres de recherches recevront $484,790, tandis que quatorze médecins se diviseront un montant de $52,600 pour des études de perfectionnement.Cet argent est exclusivement consacré aux travaux sur les maladies du cœur, des artères et autres vaisseaux sanguins, maladies qui causent plus de 45% des décès.TROISIÈME SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La troisième séance de la Société de Chirurgie de Montréal a eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, sous la présidence du docteur Edouard Desjardins, mercredi, le 7 avril 1948, à 4.30 heures p.m.Les communications au programme étaient les suivantes: a) Considérations sur la maladie de Christian Schueller: docteur J-Calixte Favreau; b) Un cas de sarcome endométrial: docteur Pierre Meunier.+ + LE DOCTEUR P.BERNARD EST BOURSIER DU QUÉBEC L\u2019hon.Paul Sauvé, ministre de la Jeunesse et du Bien-Etre Social, a accordé une bourse au docteur Pierre Bernard, pour des études chirurgicales en France et aux Etats-Unis.+ + 630 À L'ASSOCIATION MÉDICALE CHICOU- TIMI-LAC-SAINT-JEAN Le docteur A.Auger a été élu récemment président de l\u2019Association Médicale de Chicoutimi-Lac- Saint-Jean.Le docteur J.-A.Bergeron a été élu vice-président, et le docteur A.Gendron, secrétaire.ee CONFÉRENCES SUR L'ALIMENTATION POUR LA JEUNESSE Une réunion nationale de l\u2019Association canadienne de santé, de l\u2019éducation physique et des loisirs a eu lieu récemment, en l'hôtel Mont-Royal, sous les auspices de la ligue canadienne de santé.Les quatre conférenciers au programme étaient: le docteur J.-E.Sylvestre, directeur de la division de la nutrition du gouvernement provincial, qui a intitulé sa conférence «Un point faible dans la formation des jeunes»; Mille Rachel Beaudoin, directrice de l\u2019Institut de diététique à l\u2019Université de Montréal, qui traita de « L'alimentation saine pour la jeunesse, au foyer, au pensionnat et au restaurant»; le docteur E.W.Crampton, directeur du service de nutrition du College McDonald, qui parla des «Evidences biologiques à la base de notre standard de nutrition»; Mlle M.S.McCready, directrice du service de l\u2019enseignement ménager du Collège McDonald, qui traita également de l\u2019alimentation saine pour la jeunesse au foyer, au pensionnat et au restamant.2e -0-e LE DOCTEUR L.BOISVERT, ÉLU À LA PRÉSIDENCE Le docteur L.-R.Boisvert, de Sherbrooke, vient d\u2019être élu président de l\u2019Association des Médecins de langue française de la région des Cantons de l\u2019Est, succédant au docteur Richard Gaudet, qui a été choisi au poste de président honoraire, en abandonnant le poste de président actif qu\u2019il occupait depuis deux ans.Ont aussi été élus: comme vice-présidents: les docteurs Roméo Grégoire et Roger Goyette; comme secrétaire: le docteur Victor Brosseau; comme trésorier: le docteur Ovila Noël; comme directeurs: les docteurs Lionel Groleau, P.-P.Beaudry, Raoul Morissette et Philippe Leduc.Le docteur Georges Letendre, de Danville, a été élu vice-président honoraire.L'HÔPITAL SAINTE-THÉRÈSE DE SHAWINIGAN SERA AGRANDI Un octroi de $320,000 a été obtenu du gouvernement provincial, par l\u2019entremise de l\u2019hon.Dr Mare L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttemin AMLF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 Trudel, ministre d\u2019Etat, pour l\u2019agrandissement de l'hôpital Sainte-Thérèse.Le nombre des lits, pour l'hôpital et l\u2019hospice, sera porté à environ 175.DOCTORAT HONORIFIQUE AU DOCTEUR RALPH PEMBERTON Le lundi, 19 avril, à 4 heures p.m,, il y eut collation d\u2019un doctorat honorifique en médecine au docteur Ralph Pemberton, professeur de médecine à l\u2019Université de Pennsylvanie.Après la remise de ce doctorat faite par le recteur Mgr Olivier Maurault, le docteur Pemberton fit une conférence en langue française sur certains aspects philosophiques de l\u2019arthritisme.+-e- + LE DOCTEUR FERNAND HEBERT.RÉÉLU PRESIDENT Le comité provincial de prévention de la tuberculose a réélu, récemment, le docteur Fernand Hébert comme président, le docteur Adélard Groulx, vice- président, et le docteur Georges Grégoire, secrétaire- trésorier.Les directeurs élus sont: les docteurs J.-A.Vidal, J.-A.Jarry, J.-A.Couillard, Roland Desmeules, G.-H.Wherrett, Jean Grégoire, Fernand Hébert, Adélard Groulx, Hugh E.Burke, Learn Phelps, J.C.Mac- Millan, Georges Grégoire, A.-R.Foley, Lasalle La- berge, Gérard Michaud, Hervé Beaudoin, Alphonse Lespérance, Léo Ladouceur, Armand Frappier et Marc Bergeron.ee ee LE DOCTEUR GROULX, À L'INSTITUT DU RADIUM Lors de l\u2019assemblée générale annuelle de la Corporation de l\u2019Institut du Radium de l\u2019Université de Montréal et de la province de Québec, les membres présents ont approuvé à l'unanimité la proposition du Bureau des Directeurs de l\u2019Institut de nommer le docteur Ad.Groulx membre de la Corporation de l\u2019Institut.NOMINATION DU DOCTEUR JEAN-LÉON DESROCHERS À SAINTE-JUSTINE Le docteur Jean-Léon Desrochers vient d\u2019être nommé chef du service de neurologie de l'hôpital Sainte-Justine, en remplacement du docteur Jean Saucier. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LIE.C.\u2014 Montréal, mai 1948 XLI our le tra Ti Ld uquevuse; MT testinale rritée\u201d enfli LL le LA [TN {0B TICU TRANT QUE LES IEN SUPERIEUR RO [Ii Lh TL LH PHOTOGRA ES DE WY FO [171d] 1) pratt J STO D 4 NT COLLOID.Qu L\u2019A E CHLORHYDRIQUE, tra of TINEUSE, UN OÙCHE.IG ECTRICE SUR LA M DYSPEPSIES\u2019 HYPER! HLOR HYD 1E 5 v ULCERATIONS ES ET DUODEN COLITES, D RHÉ NSEQUENCES ROUGIER FRERES - 330 RUE LE MOYNE MONTRÉAL ( Spécialités de prescription: médicale 632 UN HÔPITAL POUR INCURABLES Les Sœurs Servantes de Notre-Dame-du-Clergé projettent la construction d\u2019un hôpital pour les incurables.Celui-ci sera construit au Lac-au-Saumon et coûtera près d\u2019un demi-million.Le ministère de la Santé a recommandé, à cet effet, un octroi de $140,000.+ + PROJETS D'ÉRECTION D'UN HÔPITAL POUR LES ENFANTS SUB-NORMAUX Lors de l\u2019assemblée annuelle du Conseil diocésain des œuvres de charité catholiques de Québec, il a été question du nouvel hôpital projetté pour les enfants sub-normaux.Cet hôpital sera érigé avec la pleine collaboration de l\u2019Université Laval.Les doyens de la Faculté de Médecine et de la Faculté des Sciences, le directeur de l\u2019école pédagogique ont offert leur participation à cette œuvre pour répondre à la demande expresse que leur avait faite le docteur Jean-Charles Miller, directeur de l'Ecole La Jemmerais et président du Comité d\u2019aide aux enfants sub-normaux.3 SAINT-JOSEPH-D'ALMA AURAIT SON HÔPITAL La Municipalité de Saint-Joseph-d\u2019Alma vient de recevoir de la compagnie Price une offre de contribution au fonds prélevé pour la construction d\u2019un hôpital.La compagnie Price est prête à souscrire la somme de $100,000.Les autorités municipales, de concert avec les chefs de la compagnie Price, étudient les plans d\u2019une construction susceptible de satisfaire aux besoins de la population.Une communauté religieuse prendrait charge de l\u2019hôpital.+ + PROGRÈS DANS LA CONSTRUCTION DE LA MATERNITÉ DES TROIS-RIVIÈRES Il est plus que probable que la nouvelle maternité des 'Trois-Rivières, qui portera le nom d'hôpital Sainte-Marie, sera complétée durant l\u2019été.Il s\u2019agit d\u2019un édifice de quatre étages, qui pourra recevoir 110 mères et un nombre égal d\u2019enfants.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenn AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE, DIVISION DE QUÉBEC Lors de son assemblée annuelle tenue à Sherbrooke, le vendredi 23 avril 1948.sous la présidence du docteur C-A.Gauthier, de Québec, l\u2019Association Médicale Canadienne, Division de Québec, a procédé au choix de ses officiers pour l\u2019année qui commence.En voici le résultat: prés\u2018dent: le docteur M.R.Stalker, d\u2019Ormstown; président-élu: docteur Jean Saucier, de Montréal: prés\u2018dent de l'Exécutif: docteur W.D.M.Scriver, de Montréal; secrétaire honoraire: docteur G.W.Halpenny, de Montréal; trésorier honoraire: docteur John Howlett, de Montréal.Les membres suivants feront partie de l\u2019Exécutif de l\u2019Association: les docteurs E.Morin, M.Langlois, W.Delaney et C.-A.Gauthier, de Québec; les docteurs E.S.Mills, R.V.Ward, Paul Robert et G.Copping, de Montréal; les docteurs H.B.Church et A.Powers, de Hull; les docteurs C.A.Hill et Jacques Olivier.pour la région de Sherbrooke; le docteur O.-E.Caza, de Valleyfield, et le docteur A.Tétrault, des Trois-Rivières.L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST L'Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal à tenu une réunion d\u2019intérêt scientifique et profes- x sionnel, mardi 27 avril 1948, à 9 heures p.m.au Club Canadien.Ordre du jour: 1.Lecture des minutes de la dernière assemblée ; 2.Correspondance ; 3.Affaires nouvelles: a) les médecins de garde par l\u2019année 1948; b) vovages d\u2019étude et impôt sur le revenu; 4.Rapport du trésorier; 5.Conférence par le révérend Père Marcel-M.Desmarais, o.p.: «Les hôpitaux au Brésil >; 6.Questions et interpellations.Clôture.NOMINATION À LA \u201cCANADIAN CLINICAL SURGEONS ASSOCIATION\u201d La «Canadian Clinical Surgeons Association » a fait place dans ses rangs au docteur Charles Le- françois, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burien AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 XLII Acides Aminés et Créatinine @ présentation @ formule Ampoules de 2 cc.Histidine chl.112 © Créatinine .2 2; = en boites de 10 oules.: > ce ampou Glycocolle .Méthyl Glycocolle .! .Méthyl N.Leucine L.Solution saccha Q.S.pour 1 cc.Préparée uniquement par les LABORATOIRES A.SAUVIN - PARIS - FRANCE Agents exclusifs pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE.LTÉE - - MONTREAL 0.0075 0.005 0.05 0.05 0.0075 18. 634 LE DOCTEUR ALBERT GUILBAULT, DÉLÉGUÉ CANADIEN AU CONGRÈS DU B.C.G.La nouvelle nous parvient, en dernière heure, du choix du docteur Albert Guilbault, chef du service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame et de la Clinique du B.C.G, comme délégué officiel du Canada au Congrès du B.C.G.qui se tiendra prochainement à Paris.+ + COMMENT ÉVITER LES MALADIES VÉNÉRIENNES Les hygiénistes du ministère de la Santé de la province de Québec donnent les conseils suivants à tous ceux qui se demandent comment éviter de contracter une maladie vénérienne.Voici: évitez les relations sexuelles illicites.Evitez les contacts louches des quartiers réservés, des lupanars et de certains hôtels, salles de danse, restaurants et maisons de chambres à louer.Evitez de boire en compagnie suspecte.Les futurs époux peuvent éviter les maladies vénériennes en subissant des examens médicaux et l\u2019épreuve du sang., Le bébé peut être protégé contre les maladies vénériennes si la mère insiste sur l\u2019obtention d\u2019une épreuve du sang avant le cinquième mois de la grossesse.Il sera préservé de la cécité si on lui met des gouttes dans les yeux dès sa naissance.Pour les imprudents qui, malgré tous les raisonnements et les moyens de persuasion, persistent dans une conduite qui compromet leur santé et même celle des autres, les médecins peuvent donner des conseils qui les protégeront dans une certaine mesure.La plupart des infections vénériennes pourraient être évitées si les gens songeaient constamment à leur foyer et à ceux qui, maintenant ou plus tard, dépendront d\u2019eux et auront une confiance absolue en eux.L'\u2019ancre de salut de la conduite humaine est la vie familiale.Evitez toute action qui mettrait votre foyer en danger.Vous éviterez par là les maladies vénériennes.+ + RECORD DE NOTRE ACCROISSEMENT NATUREL Au moins 113.918 naissances vivantes durant l'année 1947.La province de Québec vient d\u2019établir un nouveau record dans le domaine de la natalité.D\u2019après un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 rapport préliminaire du ministère provincial de la Santé, il appert qu\u2019il v a eu 113,918 naissances vivantes au cours de 1947, ce qui permettra à notre accroissement naturel de dépasser 82,000 lorsque tous les chiffres seront parvenus au démographe de la province.En 1946, l\u2019accroissement naturel, bien que fort élevé, n\u2019atteignait que 77,749.Un relevé préliminaire indique, en effet, que les naissances ont atteint, dans le Québec, 113,918 ce qui équivaut à un taux de 305 par mille naissances vivantes.Par ailleurs, il y a eu durant la même période 32,657 décès de tous âges.On estime à cinq cents le nombre des rapports de décès qui ne sont pas parvenus à date.Quant à la mortalité infantile, elle accuse un taux de 54.5 avec un nombre total de 6,215.En 1940, le taux de la mortalité infantile était de 698.On voit qu\u2019il y a amélioration de ce chef.La province enregistre, cependant, une légère diminution dans la nuptialité.Exactement, 35,442 mariages sont enregistrés actuellement, soit un diminution globale de 1,208 par rapport à 1946 alors qu\u2019on en avait célébré 36,650.L\u2019an dernier, notre taux de nuptialité était de 10.1; en 1947, il est de 9.5.Tels sont les chiffres que l\u2019on trouve dans le rapport provisoire du mois de décembre 1947.Ces données sont nécessairement préliminaires et sujettes a modification lorsque les relevés seront complétés.6-6 ++ LES RHUMES DU BÉBÉ Dans la livraison courante de Health, le docteur Elisabeth Chant Robertson prévient les parents d\u2019un jeune enfant qu\u2019ils ne doivent permettre l\u2019accès de leur foyer à aucune personne souffrant d\u2019un rhume, d\u2019un mal de gorge ou de l\u2019influenza.«La plupart des rhumes, écrit-elle, empêchent momentanément la croissance de votre bébé, et il y en a qui peuvent le rendre dangereusement malade.Chez un bébé, un rhume est beaucoup plus grave que chez un enfant plus 4gé et en santé.» Les rhumes sont provoqués par un petit virus qu\u2019on ne peut déceler avec un microscope ordinaire.Plus tard, dans le progrès de la maladie, des germes plus gros, comme les streptocoques et les pneumocoques, sont habituellement responsables de sa persistance et de diverses complications, comme les infections aux oreilles, la bronchite et la pneumonie.Les rhumes se répandent par le contact direct, par exemples par le baiser ou en serrant une main déjà contaminée par des germes provenant du nez ou d\u2019un mouchoir.La toux et l\u2019éternuement contribuent aussi à leur dissémination.«De toute évidence, affirme le docteur Robertson, toute personne désirant empêcher la propagation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buirerin AM.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 XLIII Laxative HE contains 2 ozs.av A FER de la LA CLINIQUE* [HPA douleur spastique CONFIRME PLEINEMENT à a LES OBSERVATIONS .EXPERIMENTALES f en i i Comprimés dosés a 60 mgr.du citrate r \u2019 Ampoules dosées à 45 mar.du chlorhydrate Bis-gamma-phénylpropyléthylamine Adultes ; à Suppositoires .Enfants à 24 mar.48 mar.ANTISPASMODIQUE | de la base SYNTHETIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la * The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.musculature lisse.Medical Times, vol.74, No 11, p.305, Nov.1946.LES NOUVEAUX ARTICLES EN ACIER 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suivants doivent être pris en considération : 1.La dilution immédiate de la solution par les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac.2.La précipitation de la drogue par les substances présentes dans les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac \u2014 ou sa combinaison chimique avec ces substances.Ce facteur est particulièrement important en présence d\u2019une sécrétion riche en albumine, ainsi qu\u2019en témoigne le précipité blanc d\u2019albuminate d'argent qui se forme lors de l'application de nitrate d\u2019argent sur des paupières recouvertes d'une sécrétion purulente.Cette combinaison rend natureilement inactive la majeure partie de la drogue.3.Le facteur le plus important de tous est la réaction du tissu et des larmes avec les solutions employées.Il a été démontré que la réaction des collyres d'usage courant est le principal facteur de lirritation ressentie lorsqu\u2019ils sont introduits dans le cul-de-sac.La réaction des solutions est beaucoup plus importante que leur pression osmotique.La réaction de la sécrétion conjonctivale normale correspond à un pH de 7.2 à 7.4.Dans certaines formes d\u2019irritation chronique ou de conjonctivite, le pH varie de 6.8 a 6.9.La simple instillation d\u2019un collyre a réaction alcaline suffit pour calmer les symptômes d\u2019irritation.Une forme simple de solution tampon est un véhicule idéal pour les gouttes dans les yeux.Une solution alcaline est moins irritante et constitue un milieu convenable pour certaines drogues.Une simple solution tampon alcaline est un collyre non irritant qui convient bien pour nettoyer l\u2019œil.A cause de son pH favorable, elle diminue le choc et augmente l\u2019efficacité.La Murine, collyre isotonique moderne, rencontre tous les desiderata précités.En outre, la Murine est isotonique avec les larmes, et c\u2019est vraiment une solution tamponnée.La formule de la Murine comprend les ingrédients suivants: Bicarbonate de Potassium, Borate de Potassium, Acide Borique, Chlorhydrate de Berbérine, Glycérine, Chlorhydrate d\u2019Hwydrastine, « Merthiolate » (Ethyl Mercurisalicylate de Sodium, Lilly) 0.001 pour cent, en solution dans de l\u2019eau stérilisée.Tout cela contribue à faire de la Murine un produit doux et d\u2019une efficacité thérapeutique unique comme nettoyeur dans les irritations légères de l\u2019œil.THE MURINE COMPANY TORONTO, Ontario L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerN AMLFC.\u2014 Montréal, mai 1948 LXXXV Votre tâche et la nôtre : CONSTITUER UNE BASE SOLIDE Vos soins attentifs donnent aux enfants cette structure osseuse et dentaire saine, si nécessaire à une croissance normale.Nous sommes heureux de prendre une certaine partie de cette responsabilité en vous fournissant le Lait Evaporé Nestlés \u2014 reconnu par le Monde médical comme élément essentiel pour une « ossature robuste ».Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes a: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.L\u2019HOPITAL SAINT-LUC DEMANDE DES MÉDECINS-INTERNES 1 L'hôpital Saint-Luc, de Montréal, demande des médecins-internes.La rotation d'internat dans les différents services de l'institution est obligatoire.L'hôpital Saint-Luc a une capacité de 456 lits.Il est approuvé par le «Canadian Intern Board», de l\u2019Association Médicale Canadienne, en même temps que par l'«American College of Surgeons».Le département des internes est des mieux organisés.Le salaire est de $75.00 par mois, pour la première année, et $100.00 par mois, par la suite.S'adresser au docteur Harold-l.Tétreault, 1058, rue Saint-Denis, Montréal, P.Q. LXXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 SAT reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.EXT AR NA VAND WE 0 LOR OO Te) 1 0212 VER Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITÉ INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LY m\u2014 I 000 AE ag: © The Borden Co.Ltd.oe , RR / EXD / BR LR 0 x) XS oY & 2 Le X/ 5 CEG So x J Les CES 0% XC S SRNR S000 BX S$ i SRM \u2018 rad / 4 SEE CRAY BS oo DA p $4 SEER EA FI RCA \u201cDocteur, je puis vous renseigner sur Dryco en trente secondes!\u201d s'exclama Elsie, la Vache Borden.\u201cLe nouveau Dryco amélioré est un aliment lacté flexible et scientifiquement équilibré, conçu spécifiquement pour l\u2019alimentation infantile.\u201cIl est fait avec du lait complet de qualité supérieure, pulvérisé puis déshydraté, et du lait écrémé sans aucune substance non lactée, sauf de la provitamine À et de la vitamine D.\u201cLes teneurs en vitamines A, B,, B: et D sont suffisantes.\u201cLes formules standards de Dryco fournissent 40% plus de protéines et 50% moins de matières grasses que les formules standards de lait complet.\u201cDryco se dissout dans l\u2019eau froide ou chaude.Il peut être employé avec ou sans hydrate de carbone, avec du lait ou avec du lait et un hydrate de carbone.Toutes pharmacies.\\ Yn co ain , NET WEIGHTY 1 POUND OR 553 GRAMS \u201cVoilà, Docteur! Avez-vous compté les secondes?\u201d R louveau DRYCO Amélioré \u2014 Aliment très protéiné \u2014 contenant |: \u2014 2 THE ORIGINAL op peu de matières grasses \u2014 pour bébés me un PIATED INFANT F9 » vaurss gow aus 50500 A5P0 ss» sud .ren 4SV4 .ow See aud LED HISD some ® Aliments Borden\u2019s pour Formules © moe an ne D: THE BORDEN COMPANY @ Lait Protéiné en Poudre Marque C.M.P.© Lait à l'Acide Lactique en Poudre C.M.P.118 eut pt 0 a 0 ise connue veus 1041 © Klim\u2014Lait complet en Poudre © Lait Evaporé Borden\u2019s © Mull-Soy\u2014 aliment émulsifié, à base de fèves de soya THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Aliments pour Formules \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario De la documentation sera envoyée aux médecins, sur demande Employez l\u2019eau qui est dans la boîte | experts en matière d\u2019alimentation ont depuis longtemps reconnu qu\u2019il y a extraction des vitamines et sels minéraux quand des aliments frais sont cuits dans l\u2019eau (1).Ils ont également fait ressortir que jeter l\u2019eau de cuisson\u2014une pratique ménagère courante\u2014entraîne une perte d\u2019éléments nutritifs essentiels (2, 3).Les méthodes modernes de mise en boîtes industrielle contribuent grandement à supprimer ce \u2018\u2018coulage\u2019\u201d pour les conserves préparées avec du sirop ou de la saumure.Ces conserves sont cuites d\u2019après un procédé thermique appliqué pendant qu\u2019elles se trouvent dans la boîte hermétique qui les contient.On emploie une quantité minimum d\u2019eau et celle-ci reste dans la boîte, conservant pour le consommateur les vitamines et les sels minéraux extractibles.Le tableau ci-dessous indique les teneurs en vitamines des parties solides et liquides de plusieurs légumes en boîtes (4).Les résultats indiquent qu\u2019environ le tiers des vitamines se trouve dans la partie liquide.Une constation à peu près identique a été faite par rapport aux sels minéraux (5).Les médecins peuvent assurer la conservation des vitamines et des sels minéraux essentiels, en recommandant aux ménagères de servir l\u2019eau de la boîte avec les conserves proprement dites, ou d\u2019employer cette eau pour les soupes et les sauces.Pourcentage de la Répartition des Vitamines Hydrosolubles dans les Légumes en Boites Acide Ascorbique Solide Liquide Asperges vertes 60 40 Haricots verts 64 36 Fèves de Lima 56 44 Carottes 66 34 Blé d'Inde, grains entiers 61 39 Petits Pois 63 37 Epinards 62 38 (1) J.Home Economics 28, 15 (1936) (2) Food Research 8, 115 (1943) (3) Food Research 7, 300 (1942) Thiamine Riboflavine Solide Liquide Solide Liquide 62 33 71 29 67 33 76 24 68 32 76 24 66 34 74 26 67 33 78 22 66 34 70 30 69 31 76 24 (4) J.Nutr.28, 131 (1944) (5) J.Am.Diet.Assn.21, 354 (1945) Cela fait partie d\u2019une nouvelle série d\u2019articles qui ont pour but de résumer, sous une forme pratique pour vous, les conclusions auxquelles sont arrivées les autorités en matière de recherches sur l\u2019alimentation et de procédés techr.ologiques dans l\u2019industrie des conserves.Surveillez cette publication chaque mois pour ces articles.AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE « MONTREAL - HAMILTON TORONTO + WINNIPEG « VANCOUVER L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mai 1948 LXXXIX 25,400 microns = 1 pouce FAITS \u201cRECONNUS\u201d Le Lait Carnation est un lait qui convient parfaitement à l\u2019alimentation des bébés et aux regimes spéciaux et légers.Il est: RAFFINÉ À CHAUD \u2014 et forme ainsi des grumeaux fins, doux, floconneux et mous, HOMOGENEISE \u2014 avec du gras OUS une pression allant jusqu'à 3,000 livres au de beurre finement divisé qui rend pouce carré, cet homogénéisat C .h l'assimilation facile énéisate : 5 ur arnation chasse IRRADIE \u2014 pour donner une activité vitaminique D de 400 unités le lait à travers des ouvertures d\u2019une ténuité extrême.internationales par chopine.Ainsi les globules primitifs contenant les corps gras sont UNIFORMISÉ \u2014 pour assurer pulvérisés, réduits à la dimension infime de 1 à 3 mi- une teneur constante en gras et crons et répartis également dans la masse du lait.Cette J ones rotates ir été meilleure répartition des corps gras les rend plus fa- scellé hermétiquement.Ceci le go: cilement assimilables, et rend possible I'uniformité des bactérienne ct diminue, considéra- formules dans laquelle on emploie ce lait.Ceci n\u2019est lorgiques.que de réactions oF pourtant qu'un des nombreux procédés scientifiques qui contribuent à donner au Lait Evaporé Carnation sa valeur exceptionnelle comme aliment pour bébés et régimes spéciaux.zeo + 1RRADATY EVAPORATED WOROGINiLeD - 1ARADA: IF \u201cProvenant de vaches bien nourries\u201d @COMPRIMÉSSRÉACTIFS®SAMES te pour CLINITEST / L'ANALYSE Pour l\u2019analyse qualitative du sucre dans l\u2019urine DU Clinitest constitue le plus récent perfectionnement en fait d\u2019analvse Ç basée sur la réduction du cuivre.Le Réactif \u2014 un comprimé qu\u2019on > SUCRE laisse tomber dans l\u2019urine diluée \u2014 fournit automatiquement la f ; , chaleur requise.Présenté en flacons de 100 ou de 250 pour les DANS L'URINE hôpitaux; sous forme d\u2019ensembles complets pour laboratoires et de 1 GO nécessaires de poche spéciaux en plastique pour le médecin et le CHINITÉ ol malade.: ALBUTEST (auparavant Albumintest) Pour l\u2019analyse qualitative de l\u2019albumine No pour Pour une analyse rapide et sûre \u2014 non toxique, non corrosif et ne EL nécessitant pas de chaleur.Le Comprimé Albutest se dissout rapide- LT Ly ment dans l\u2019eau et fournit ainsi le réactif.La réaction peut se faire SE 1 ANALYSE selon les deux méthodes d\u2019analyse: turbidité et cernes.S\u2019adapte 3 a DE tous les besoins de laboratoire.Les médecins et les fonctionnaires et de 100 comprimés.HEMATEST Pour l\u2019analyse qualitative du sang Méthode simple et sûre pour découvrir le sang dans les fèces, les urines et autres humeurs de l\u2019organisme.L\u2019échantillon est placé sur le papier filtre et un Comprimé Hematest est mis au centre de la surface humide: deux gouttes d\u2019eau sont alors placées sur le Comprimé.La coloration en bleu du papier filtre indique la présence de sang.Très utile pour le médecin, le fonctionnaire des services d\u2019hygiène et le technicien de laboratoire.En flacons de 60 comprimés avec papier à filtrer.des services d\u2019hygiène peuvent le porter sur eux.En flacons de 36 É I\u2019 ALBUMINE Les produits Ames se vendent chez les fournisseurs de produits pharmaceutiques ou d\u2019articles chirurgicaux.Littérature sur demande.oo ©O © Concessionnaires exclusifs pour le Canada: FRED.|.WHITLOW & CO.LTD, ee \u201cS§\u2019 Bidg.,, Malton, Ont.AMES COMPANY, INC.Elkhart, Indiana, U.S.AUNE DÉFENSE DURAB En chirurgie, en médecine et en obstétrique, 1l Sauf pour les cas de contamination massive, n\u2019est pas bon d\u2019employer un antiseptique à une pellicule à 30% de \u2018Dettol\u2019 séchée sur la action trop sélective.Celui-ci doit détruire, .peau confère une protection contre le strepto- sans doute, une grande variété d'organismes coque pyogène pendant environ deux heures pathogènes communs, comme le streptocoque au moins.™ ène et le staphylocoque doré, mais il est \u2018aussi _.i pyogen Pphytocog \u2019 *Cette expérience (Ff.Obstet.Gynaec.Brit.Emp.à souhaiter que son efficacité ne soit pas entravée Vol.40.No 6) a été confirmée par plus de vingt an: par la présence du sang, du pus ou des débris de pratique en obstétrique.cellulaires.Et le mieux de tout, c\u2019est qu\u2019il puisse offrir une défense durable contre la reinfection.\\D ETTOL\u2019 L\u2019ANTISEPTIQUE MODERNE Reckitt & Colman Ltd.Fournisseurs brevetés d'antiseptiques DIVISION DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES, RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, MONTREAL de Sa Majesté le Roi.M-18F.i. \"J'ai aidé beaucoup de médecins à soigner des cas d'allergie aly lait! i s\u2019exclama Elsie, la Vache Borden \u201cMon MULL-SOY \u2014 concentré liquide a base de féves de soya \u2014 est un aliment hypoallergénique convenant a la plupart des bébés, enfants et adultes qui sont allergiques au lait! \u201cLes formules sont exceptionnellement agréables au goût et faciles à préparer.La dilution standard équivaut à du lait de vache complet, et fournit de grandes quantités de calcium et de phosphore.\u201cNous n\u2019ajoutons pas de concentrés vitaminiques, parce que ceux-ci (vous le savez) occasionnent parfois des manifestations d\u2019allergie.\u201cMais les ingrédients contenus dans le MULL-SOY fournissent 100 unités internationales de vitamine B, naturelle par pinte de dilution standard.\u201cSi vous désirez de la documentation détaillée, envoyez-nous simplement un petit mot.\u201d MU LL - SOY_ produit hypoallergénique émulsifié, à base de féves de soya, qui remplace le lait de vache.Aliments Borden\u2019s pour Formules © Dryco\u2014aliment très protéiné\u2014contenant peu de matières grasses\u2014pour bébés ® Lait a I'Acide Lactique en Poudre C.M.P.® Lait Protéiné en Poudre Marque C.M.P.® Klim\u2014Lait complet en Poudre ® Lait Evaporé Borden's Em vhig e four : d concentrate of water, REG, U.8.PAT, OFF, or EMULSIFIED FOOD ts F Infants, Children, A4Y\"\" so¥ on \"toy .rose, ©° ret, or ohne, salt, 74.Yecithin, Homogenized and *! NET CONTENTS 15/72 FL OF T Manufactured by HE BORDEN CO NEW YORK, N.Y- MPA NY A THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Aliments pour Formules \u2014 De la documentation sera envoyée aux médecins, sur demande.Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario XCII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1948 L\u2019HOMOGÉNÉISATION des ALIMENTS Effets relatifs sur l'hémoglobine et les globules rouges chez des rats anémiés.À gauche, épinards tamisés et homogénéisés; à droite, épinards tamisés seulement.LE PROCÉDÉ D\u2019HOMOGÉNÉISATION DE LIBBY\u2019S BRISE les parois cellulaires, libére les éléments nutritifs et les disperse d\u2019une façon parfaitement homogène.PULVÉRISE les cellules in- digestesetlesfibrescoriaces.EXPOSE les aliments a l\u2019action des sucs digestifs sur une surface considérablement accrue, et facilite ainsi la digestion.AUGMENTE la disponibilité de la teneur nutritive, facilitant de la sorte son utilisation.POUR BÉBÉS AUGMENTE L\u2019APPORT NUTRITIF L\u2019homogénéisation des Aliments Libby's pour bébés possède le remarquable avantage de disperser les cellules nutritives; d\u2019exposer les aliments à l\u2019action immédiate des sucs digestifs.Ceci signifie que tous les éléments nutritifs contenus dans l\u2019alimentation sont immédiatement disponibles et utilisés.Des épreuves de laboratoire ont démontré clairement cet avancé.Les Aliments Libby\u2019s pour bébés possèdent donc un avantage nutritif incontestable et exclusif, parce que seuls les Aliments Libby\u2019s pour Bébés sont homogénéisés.Ces constatations, et d'autres aussi importantes, sont contenues et discutées dans une série de bulletins résumant les essais faits dans les Laboratoires Killian.Les médecins et les pédiatres peuvent s\u2019en procurer des exemplaires en écrivant a Libby's, Chatham, Ontario.POUDING A LA COSSE- LEGUMES AVEC B@EUF ET TARDE ORGE EPINARDS LEGUMES AVEC BACON ET CAROTTES ORGE BETTERAVES , SOUPE AUX LÉGUMES COURGE SOUPE AU FOIE POIS COMPOTE DE POMMES POIS, CAROTTES, ÉPI- POMMES ET PRUNEAUX NARDS POMMES ET ABRICOTS PÊCHES SEULS LES ALIMENTS LIBBY\u2019S POUR BÉBÉS SONT HOMOGÉNÉISÉS LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA, LIMITED, CHATHAM, ONTARIO Cellule nutritive avant Cellule nutritive apres I\u2019homogénéisation « l\u2019homogénéisation LMPI-48 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Pénicilline) .XXXIX - XL American Can Company .2.02200 000006 LXXXVIII Ames Co.Inc.(Clinitest) \u2014 (Albutest) \u2014 (Hematest) .XC Andrews Bros.(Ustensiles et accessoires d'hôpitaux ÂAtec).11000000 aa aa ana LXXXII Anglo-French Drug Co.(Bakolyse) .cco.XLII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Pénicilline procai- nique) .© cir ii i i een XIX - XX Banque Canadienne Nationale, La .LXXXIV Bayer Co., Ltd., The (Aspirin) .veo.LXXVI Borden Company Ltd., The (Dryco) .LXXXVII Borden Company Ltd., The (Mull-Soy) .XCI Bristol Laboratories of Canada Lid.(La pénicilline Bristol) «voi iit ie ite rere XXXVIII British Drug Houses (Canada) Ltd., (Dienoestrol B.D.H.) XLVIII Burroughs Wellcome & Co.(Bromures et Phénobarbital) .XV Burroughs Wellcome & Co.(Méthédrine) .XXIII Canada Drug Co.(Pavéral) .2.002000 000000 LXXXVI Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .XLIX Carnation Co.Ltd.(Le lait que tout médecin connaît) LXXXIX Casgrain & Charbonneau Ltée (Ferro-Crine) .XXXVII Casgrain & Charbonneau Ltée (Neurex) .XXXVI Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) -.00040000 LXXX Commission du Service Civil (Occasions d'emploi permanent cv to ov ve ee te ee te te tt tte tte ee eee .LXXX Connaught Medical Research Laboratories (Extrait hépatique) «vie tie te ee ee LVIII Compagnie Ciba Ltée (Pyribenzamine Antistine) XLVII Compagnie Ciba Ltée (Antistine-Privine) .XLV Curity Reg.in Canada (Tensor) .200422000 LX Denver Chemical Manufacturing Company, The (L'épreuve \"Eclair\u201d) .4040400 00100 a 0 ee 000 au 0 0 XXVII Dupuis Frères, Limitée (Examen de la vue) .LXXXIV Eddé, J.Limitée (Séti) \u2014 (Bis-Kam-Oil) .LXXIX Eddé, J.\u2026.Limitée (Alepsal) \u2014 (Hémostyl) \u2014 (Iodogénol) il = AAA AAA AAA RAA ae ee eee LXXI Eli Lilly and Companqg (Canada) Ltd.ES Première page de la couverture Ferranti Electric Ltd.(Appareil à ondes courtes) .\u2026.LVIII Frosst, Charles E.& Co.(Ostoforte) .IV Frosst Charles E.& Co.(Kondremul) .VIII - IX General Motors (Frigidaire) .LXXXIII Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) .\u2026.XLIV Herdt & Charton, Inc.(Anabile) .XLVI Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .LI Hoffmann - La Roche Ltée (Gouttes Vi-Penta) .LXXVII Joubert Limitée, J.J.122 2212 LL LXXXVI Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Riniphen) .LV Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Cholibile) .LIX Laboratoire Bio-Chimique Ltée (Gastritol) .LII Laboratoires Désautels (Vitogyl) .XXX Pages Desbergers-Bismol (B-Totum) \u2014 (Diaben) 4e page de la couverture Laboratoires .0.2% ++ + + + + + 5 0 + 2 6 Laboratoires Jean Olive (Dermosplénine) \u2014 (Liposplé- A1) AN LXIX Laboratoires Jean Olive (Pyocoline) \u2014 (Nestosyl) .LXVII Laboratoires Lafayette (Suppositoires Néo-Laryngobis) .II Laboratoires Lafayette (Profenil) .LXXXII Laboratoire Lancet Ltée (Apivéne) .LXXV Laboratoire Marois (Lacto-Bios) \u2014 (Amino-Vitol) .LXXIV Laboratoires Poulenc Freres (Néo-Antergan) .Ce ee ee 2e page de la couverture Laurentian Agencies Reg\u2018d.(Ertron) .XVI - XVII Lederle Laboratories (Lederplex) .XXI Libby, McNeill & Libby of Canada Ltd.(Homogénéisation des aliments) .020202000 140040 4 4e a La LL LL XCIT Librairie Beauchemin Limitée .LXVI Masson, Inc., Lucien (Dilatrane) .XXIV Mead Johnson & Company of Canada Ltd.(Pabena) Ce reteset eee 3e page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Pyridium) .22 122212 XXVI Merck & Co.Ltd.(Streptomycine) .2000000 00 I Merck & Co.Ltd.(Mandelamine) .oo.V Millet, Roux & Cie (Glandoplex) -.XIII Millet, Boux & Cie (Aracol) .«ceri.LXX Mowatt & Moore Ltd.(Jel-Lax) .20422220000 XXXV Murine Company, The (Murine) .LXXXIV Nestlé's Milk Products Ltd.LXXXV Picker X-Ray ot Can.(Support d'ampoule) .LVI Procter & Gamble (Ivory) .222022 21104 LXXVIII Reckitt & Colman (Canada) Ltd.(Dettol) .XC Reed & Carnerick (Canada) Ltd.(Substances cestrogé- NIQUES) + ov vv tt ee ee ee eee LXV Rougier Freres (Stomalumine) .220022 002000 XLI Rougier Frères (Xantophen) .0200000 00 4a canne II Sanatorium Prévost .002002001 0e Lanta Le LXXII Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(Caronamide) .L Shuttleworth Chemical Co.Ltd., The E.B.(Dilaxol) .XLII Smith & Nephew Ltd.(Elastoplast) .LVII Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .LXIII Squibb, E.BR.& Sons of Canada Ltd.(Liafon) .XI Starkman Chemists (Noire engagement envers vous.) LXXI Usines Chimiques du Canada Inc, (Adrésyncain) .XCIV U.S.Vitamin Corporation (Méthischol) .LIV Upjohn (Vitamines) .002 1020 0 0 0 4 00 a a ea ae 4e LXIV Vichy France (Vichy célestins) .0.00000 XLI- XLII Vinant Limitée (Pipérazine, Valerianate Pierlot, etc.) .XVIII Vinant Limitée (Stano-Plex, Complexe-B) .XXII White Laboratories of Canada (Aspergum) .XXVIII - XXIX Wingate Chemical Co.Ltd., The (Sulfadiazine et Lactate de Sodium-MRT) +c eri iit ities XXXI Wingate Chemical Co.Lid., The (Calcium, Calcibronat- SANZ) «tte ee te ee eee XXXII Winthrop-Stearns Inc.(Devegan) .20 22000000 LXXIII Winthrop-Stearns Inc, (Neocurtasal) .2244000 XXV Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Purodigin) \u2014 (Wythricin) 442000240000 4 ee 00000 XXXII - XXXIV XCIV 207 pi ae.Adresyncain rex sis ne A 4 gérer ii ii : Br min © si sieurs = > 9 dam phosphate nm CANADA 1NÈS QUES ve CANADA CREHITAL SHIRE i PACER TILE SS L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN AM.L.F.C.\u2014 Montréal mai 1948 Ahésyncain L'association de procaine et d\u2019épinéphrine est excellente pour nombre d'opérations mineures.En effet, avec un degré de toxicité infiniment moindre que celui de la cocaïne, la procaïne possède un pouvoir anesthésique presque aussi énergique que celui de la cocaïne.L'addition d'épinéphrine permet, en outre, de localiser l'anesthésie au champ opératoire et d'en augmenter la durée.L'injection est indolore et l\u2019anesthésie est obtenue presque immédiatement.Un grand nombre d\u2019anesthésiques ont été proposés a la profession médicale, mais Adrésyncain demeure encore un des meilleurs à cause de sa puissance anesthésique et de sa faible toxicité.USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.MONTREAL ga 20 Gud ue ne NTERROGÉ entre deux assiettées avidement avalées, ce bam- bin de 11 mois a déclaré énergiquement : J'ai été élevé au Pablum et je l\u2019aime encore.Mais quand j'ai envie de farine d'avoine, rien ne me fait plus plaisir que le Pabena ! » Pabena \u2014 farine d'avoine pré-cuite enrichie de vitamines et de sels minéraux ; Nourrissante, de préparation rapide et facile.Pablum et Pabena sont en vente dans les pharmacies.@ nero JOHNSON & COMPANY OF CANADA: LTD., BELLEVILLE, ITN IT TV TL TS \u201cB-ToTum\u201d EN NUTRITION Comprimés VITAMINE UN COMPLEXE DE PROVENANCE NATURELLE a un apport entier du Complexe B sous Thiaming CT 20Ue cOmPrimé contient: ma.forme d\u2019un concentré de levures sélec- Riboflavine 062 mg.tives.Il offre tout ce que l\u2019on peut dési- yridoxine 041 mg., .Acide pantothénique 132 mg.rer pour supplémenter l'alimentation Acide nicotinique 456 mg._@e .Catalyseurs minéraux 0 gm.déficiente en vitamine B complexe.Et tous les facteurs filtrants des levures ; Pour usage thérapeutique seulement POSOLOGIE: 8 comprimés par jour.INDICATIONS: Débilité générale, certains .états nerveux, perte d\u2019appétit et de poids.triques, déhydratations, douleurs musculaires, états nerveux, amaigrissement.2\" #1 | SLA 606,830 Indications: Conditions fébriles, troubles gas- Posologie: un à six comprimés par jour.A Fabrication Canadienne.Etiquette Adop.4/46 No 177 50 comprimés EN THERAPEUTIQUE repas, ou selon l'avis du médecin, *La signification de ces vitamines (Pyridoxine, Pantothenate de calcium et Choline) dans la , .nutrition de homme n\u2019a pas encore été établie.réalise la thérapeutique intensive des vitamines B ei P complexes Fabrication Canadienne Et, ad, 4/47 » Pour obtenir une action rapide chez les Chèque comprimé contient: débiles, chez ceux qui se plaignent de lassi- Chlorure (de thiamine 21110 1 ma | Nicotinamide .30 ma.tude constante, chez les convalescents.*Chiorure de pyridoxine .2 ma.| *Pantothenate de calcium .10 mq.| *Choline .\u2026.\u2026.\u2026.30 ma.À Methionine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.50 ma.Acide ascorbique .75 ma.; Pour usage thérapeutique seulement dans la débilité générale, fatigue, perte de poids, névrites.ob POSOLOGIE: Un comprimé aprés chaque | i Posologie : un comprimé apres les repas ( DESBERGERS BIOLOGISTES CHIMISTES PHARMACIENS MONTRÉAL - - - CANADA "]
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