L'union médicale du Canada, 1 juin 1948, Juin
[" Tome 77 \u2014 Numéro 6 MONTRÉAL, JUIN 1948 Bulletin de l'Hlssociation des (Médecins de Langue Jrancaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union aAdédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée & Montréal en 1872) Congrès de UF.M.L.F.\u20ac., Ottatna-Hull les 6, 7, 8, 9 septembre 1948 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT SECRÉTARIAT 128, 1ue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 Aux Laboratoires de Recherches Lilly; * la décision finale pour l'introduction + d\u2019une nouvelle drogue dépend entière- \u2019 .> > Pr Sel on / a Décis ion ment de l'efficacité clinique de cette * substance.Peu importe les résultats J obtenus au laboratoire, c\u2019est toujours du Clinicien mo Le * le clinicien qui a le dernier mot.Avant d\u2019y apposer l'étiquette Lilly, * l\u2019efficacité thérapeutique de toute .nouvelle préparation\u201d doit être définitivement établie par des épreuves * S72 pharmacologiques et cliniques précises.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED + TORONTO, ONTARIO DILYASERE Un nouveau vaso-dilatateur plus actif, plus stable ° ACTION Le Dilvasène (2249 F.) a une action essentiellement parasympatho- mimétique qui s'exerce sur le système vaso-moteur périphérique.Le Dilvasène provoque une vaso-dilatation des artérioles qui s\u2019accompagne en même temps d\u2019une vaso-constriction des veinules avec diminution de la stase capillaire périphérique.* AVANTAGES La stabilité du Dilvasène dans l\u2019organisme est telle que, contrairement - à l\u2019acétylcholine qui est rapidement détruite par la cholinestérase, ce produit est très actif par voie buccale.Le Dilvasène est bien toléré si la posologie est correctement calculée, et n\u2019est pas toxique aux doses thérapeutiques.© Le Dilvasène ne s\u2019accumule pas dans l\u2019organisme et peut être administré sans danger pendant des semaines et des mois.\"INDICATIONS Maladie de Raynaud et troubles vaso-moteurs des extrémités \u2014 Acrocyanose, érythrocyanose \u2014 Engelures \u2014 Acroparesthésie douloureuse et manifestations douloureuses périphériques \u2014 Sclérodermie \u2014 Artérite des membres inférieurs \u2014 Migraine, névralgie méningée, céphalée \u2014 Plaies atones, escarres, ulcères variqueux.*POSOLOGIE Le Dilvaséne doit étre administré presque toujours par voie buccale; il peut l\u2019être quelquefois par voie intramusculaire, jamais par voie -intra- veineuse.Chaque sujet réagit suivant l\u2019état d\u2019équilibre de son système vago-sym my pathique et la posologie est, de ce fait, individuelle.Documentation sur demande POULENC © MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuruLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 n Auxiliaire Efficace pour le Traitement de Certains Types de Tuberculose L'expérience clinique indique que la Streptomycine, comme auxiliaire de la thérapie ordinaire, est l\u2019agent chimiothé- rapeutique le plus efficace pour le traitement de certains cas de tuberculose.Dans des cas choisis, la Streptomycine s\u2019est avérée efficace pour abréger la période d'invalidité.La forme nouvelle et améliorée de ce | Grom Streptomycin Ban STREPTOMYCIN MERCK {ALCIUM CHLORIDE COMPLEL Maddrter unes the supervision of 3 Ph Consult accompunying crtulor MAKING \u2014 Store below 15°C 158 F1 LU, 108 précieux agent antibactérien \u2014 la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) \u2014 fournit ces trois remarquables avantages: 1 Pureté accrue D minimum de douleur après l\u2019injection efficacité uniforme. SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT \u2018aide financière du fédéral et la construction des hôpitaux .\u2026.655 Hermile TRUDEL Du nouveau .0.0020000 LL LL A Aa a a ae aa da aa La a a aa 658 © © © Paul DAVID Diagnostic \u201cin vivo\u201d des calcifications mitrales et aortiques .660 RECUEIL DE FAITS | Roma AMYOT Un cas d'agénésie du corps calleux: diagnostic par la pneumo-encé- Phalographie , .aan ae a ae ea a ea La a aa aa aan 667 Philippe PANNETON et René CHARBONNEAU Un cas de dystrophie marginale ectasique de la cornée .\u2026.670 Jean LACERTE Traitement de l'iritis chronique chez trois malades .673 CII lye BERRI IN, NEO-LARYNGOBIS a définitivemen désuètes et rejeté dans l'ombre les anciennes médications symptomatiques des infections SUPPOSITOIRES aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours NE( | ARYNGOBIS \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 = pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boites de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 3 6 ans: 14 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.ree = Agents Exclusifs: GRAVET LTEE, 1410-Wolfe, Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Une solution à 3.575 d'épinéphéne, stabilisée par un procédé spécial AEROSOL DE POCHE UN MICRO-BROUILLARD formé de particules d'une extrême finesse, de la limite de la vision jusqu'aux dimen- p sions microscopiques extrêmes A \" 5 2 FOURNIT UN MICRO- BROUILLARD Le SANS @, GOUTTELETTES 2 x ot NE VIA LES AERO-BRONCHES \u2014 Une particule de grosseur 5 mu chemine aisément jusqu'aux fines terminaisons alvéolaires pour y exercer son action thérapeutique.ALA PORTEE DE TOUS SOULAGEMENT RAPIDE de la FIEVRE DES FOINS de PEMPHYSEME des CRISES ASTHMATIQUES pour les INHALATIONS de PENICILLINE-AEROSOL.Un MICRO-BROUILLARD, sans gouttelettes.La désintégration mécanique fournit un brouillard très actif, dont l'efficacité thérapeutique peut aller jusqu'à 50 doses orales.Pour l'administration d'épinéphrine, de pénicilline, etc, Dyspné-inhal fournit la nébulisation la plus ténue pour un résultat thérapeutique optimum.Tout asthmatique peut se traiter n'importe quand et n'importe où, dans les meilleures conditions de commodité et d'économie.Le micro-brouillard fourni par le pulvérisateur Dyspné-Inhal prévient les dosages excessifs et leurs suites fâcheuses.FORMULE FABRICATION INDIVIDUELLE pour assurer un dosage rigoureux et un maximum d'efficacité.ROUGIER FRERES SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE 350, rue Le Moyne + MONTREAL III SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Albert LeSAGE Le plumbagol et la furonculose .675 Nouveau traitement de l'asthme, de la maladie de Quincke et autres syndromes paraphylactiques ou anaphylactiques .676 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE L'hon.Paul MARTIN Une ére nouvelle pour l'hygiéne, au Canada .678 J.-R.BOUTIN | | Médecine préventive a Montréal .687 'G.CHOQUETTE Aperçu du problème vénérien dans la Province de Québec .696 VARIETE Gabriel NADEAU .Le grand électuaire de l'orviétan, au pays de la Nouvelle-France (suite) 698 OSTOFORTE\u201d Pour les cas où le régime alimentaire habi- FORMULE : tuel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine À Dans chaque tidienne moyenne et de vitamines du capsule (# capsules) groupe B: Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine A .1,666 unités int.6,664 unités int.\u201c\u201c OSTOFORTE \u201d Vitamine B: (chlorhydrate de 0.67 mg.2.67 mg.(S.E C.No.651 \u2018\u201c FROSST \") thiamine) Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine B:) 1.00 mg.4.00 mg.50,000 unités int.de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d'Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne ; .; > doivent pas être donnés aux DOSE : Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Chanles & Frost & Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 V Le soulagement symptomatique rapide que confère le Pyridium est extrêmement agréable au malade souffrant de symptômes urinaires douloureux tels que: douleur, mictions impérieuses et fréquentes nycturie et ténesme.L'administration per os du Pyridium à la dose de 2 comprimés trois fois par jour, soulagera ces symptômes chez un grand nombre de malades ambulants, leur permettant ainsi de continuer des activités normales sans malaise appréciable: L'effet primordial du Pyridium est essentiellement local; il agit directement sur la muqueuse du tractus génito-urinaire.Le Pyridium ne comporte aucune action sédative centrale ni narcotique.On peut administrer le Pyridium à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute l\u2019évolution d\u2019une cystite, d\u2019une pyélonéphrite, d\u2019une prostatite ou d\u2019une urétrite.Documentation sur demande.Soulagement bienfacoant .est la réponse caractéristique de la Pyridiumthérapie SOMMAIRE (Suite) CORRESPONDANCE A.PLICHET Lettre de Paris .iit eee ee a a a aa aan CHRONIQUE SEMEIOLOGIQUE Roméo BOUCHER Où il n\u2019est question d'aucun signe en particulier .° ° ° \"L'Union Médicale du Canada\u201d en 1879 .ANALYSES .2 0222 LL La Aa Aa Ra ee a a a a en ee MÉDECINE Rhumatisme et arthrite.Revue des littératures anglaise et américaine des dernières années (719).Nouveautés thérapeutiques dans les maladies du poumons (724).Expérience des patients ayant fait du rhumatisme articulaire aigu, qui ont servi dans les forces armées, 1942-1946 (725).PHTISIOLOGIE L'action de la streptomycine sur la tuberculose pulmonaire.Rapport préliminaire (725).Le pneumothorax extrapleural dans un cas silico-tuberculose (726).La réinfection de la T.B.pulmonaire d'origine endogène et exogène.Un cas rapporté (726).La silicose crée-t-elle une prédisposition à la pneumonie?(727).CHIRURGIE Le traitement chirurgical de la cholécystite aiguë (727).Les amputations a mi-jambe pour la gangrène diabétique (727).Désastres à la suite de la ligature et de l'injection de veines variqueuses (728) Le syndrome de l'oblitération thrombosique du carrefour aortique (728).GASTRO-ENTÉROLOGIE L\u2019entérogastrone dans le traitement de l'ulcére peptique (729).NEURO-PSYCHIATRIE La thérapie intrathécale n\u2019est pas nécessaire dans le traitement de la méningite par \u201chemophilus influenzae\u201d (729).L'artériographie cérébrale dans l'hémorragie subarachnoïdienne (730).DERMATO-SYPHILIGRAPHIEF Teignes du cuir chevelu chez les enfants des écoles publiques d'Ottawa, 1946-1947 (730).ÉLECTRO-RADIOLOGIE Le cancer du sein: rôle de la chirurgie et de la radiothérapie; lère partie: étude des facteurs qui déterminent le succès ou la faillite du traitement (731).HYGIÈNE Diminution des taux de mortalité par rougeole et coqueluche dans la province d'Ontario, de 1900 à 1945 (733).SOCIÉTÉS .ote AL Aa aa aa ea aa ana La Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 9 avril 1948 (734); séance du 16 avril 1948 (734).Réunion scientifique du Bureau Médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 29 janvier 1948 (735).NOUVELLES .eee REVUE DES LIVRES .1221022 La aan ana ana nana LIVRES REÇUS.2.222220 LA AAA Aa aa aa aan aa 719 734 s1, 4 72 ES i, veh Doyen de la faculté de médecine, Université de Montréal, Montréal, Que.EDMOND DUBE, B.A, M.D, FRCS.(C), FACS.M.le docteur Edmond Dubé est né à Montréal en mai 1894, où il fit ses premières études.Plus tard, il entra au Séminaire de Joliette où il obtint son baccalauréat ès arts en 1913.Il gradua à l\u2019Université Laval, à Montréal, en 1918, et poursuivit ses études à Paris, de 1919 à 1922, se spécialisant en chirurgie.En 1922 il se joignit, a titre de chirurgien, au personnel de I\u2019h6 pital Ste- Justine ou il fut fait Directeur médical en 1931.Il devint professeur de chirurgie à l\u2019Université de Montréal en 1937, et professeur de chirurgie infantile et d\u2019orthopédie en 1942.Le docteur Dubé est un ancien président de la Société médicale de Montréal et de la Société de Chirurgie de Montréal; il est membre de \u201cThe Canadian Association of Clinical Surgeons\u2019.Il fut nommé Doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal en 1944.LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DU CANADA .troisième d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à la disposition des médecins ou étudiants en médecine.Ceci ne constitue pas une recommandation des produits \u201cÉroosl\u201d- L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C\u2014 Montréal, juin 1948 D NIL RT WTO raf 9 RET Un exposé ra 4 médecins canadicns & Froost &Co.- Sy SOURS En i 5 Ww ie me RACEUTIQUEZ 13 RECHERCHE At \"PROHEMA\" L\u2019anémie hypochrome est une maladie d\u2019insuffisance, et, comme dans la majorité des maladies de cette nature, l\u2019insuffisance est multiple.Bien que le fer puisse être la plus importante des substances qui fassent défaut, les observations (1) indiquent que quoique l\u2019administration du fer, seul, tende à améliorer l\u2019état des patients souffrant d\u2019anémie, cette amélioration pourrait être encore plus marquée, et des rechutes semblent se produire malgré que la médication au fer continue.Cette constatation a porté à croire que l\u2019insuffisance de fer ne causait pas, seule, l\u2019anémie du type hypochrome, mais que d\u2019autres insuffisances, probablement d\u2019origine diététique,y étaientassociées.Des recherches furent alors instituées en vue d\u2019élucider cet état.Puisque les cas d\u2019anémie hypochrome se présentent généralement chez les femmes, les observations portèrent uniquement sur ce sexe.Durant la guerre, des milliers de femmes furent employées dans de grandes industries, et l\u2019on profita de ces importantes concentrations d\u2019employées du sexe féminin pour faire des enquêtes préliminaires démontrant le taux de personnes souffrant d\u2019anémie et étudier les résultats qui se produisaient à la suite de l\u2019administration de suppléments variés.Les patientes souffrant d\u2019anémie furent classées en différents groupes.À l\u2019un de ces groupes l\u2019on donna des placebo; à un deuxième groupe l\u2019on n\u2019administra que du fer; un troisième fut traité exclusivement à l\u2019aide de vitamines; un quatrième reçut du fer et des vitamines; un cinquième, du fer et du cuivre; enfin, un sixième groupe fut traité au moyen de fer, cuivre et vitamines.Il fut tôt remarqué que chez les groupes à qui l\u2019on donnait uniquement des placebo ou des vitamines, il ne se manifesta aucune amélioration soutenue.L\u2019administration exclusive de fer produit une amélioration initiale considérable, mais cette amélioration ne fut pas soutenue, tandis que le groupe recevant du fer et des vitamines, et celui qui recevait du fer, des vitamines et du cuivre, furent ceux chez qui l\u2019amélioration fut le plus marquée et cette amélioration fut soutenue.Dans plusieurs cas, il sembla que les réactions éprouvées par les patientes recevant du fer, du cuivre et des vitamines furent plus favorables que chez les autres.(1) Denstedt, O.F., Division de la biochimie, université McGill Communication particulière.Les graphiques suivants fournissent le meilleur moyen d'illustrer les résultats obtenus: GRAPHIQUE No | GRAMME D'HÉMOGLOBINE PAR 100 CC.DE SANG à 20 30 40 So 60 7% JOURS GRAPHIQUE No Il « 2 3s 8 2 2 x 3 GRAMME JOURS À la faveur de ces observations, la formule de \u201cProhema\u2019 fut élaborée avec la conviction que bien des cas d\u2019anémie secondaire qui étaient auparavant réfractaires au traitement par le fer seul, réagiront maintenant de façon favorable au traitement par \u201cProhema\u201d. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Tablettes \u2018PROHEMA S.C.T.No 432 \u201cSil Chaque tablette enrobée de sucre contient: Sulfate ferreux (exsic.).\u2026.\u2026.0 0.3 G.Sulfatede cuivre.ooouunn 1.6 mg.Vitamine A.eee ate aaa.1500 unités int.Vitamine D.o.o i nana .333 unités int.Chlorhydrate de thiamine (Vitamine B1).1 mg.Riboflavine (Vitamine B2).1 mg.Acide ascorbique (Vitamine C).25 mg.Concentré de foie.0.000000 67 mg.Fraction anémie secondaire tirée de 3.33 G.de foie entier).Dose:\u2014une tablette trois fois par jour.Présentation:\u2014flacons de 100 et de 500 tablettes.L\u2019on reconnaît depuis quelque temps l\u2019importance de l\u2019acide folique comme facteur hématopoiétique, et, bien qu\u2019on admette que cette vitamine du groupe B n\u2019a généralement aucun effet dans le traitement de l\u2019anémie secondaire, elle peut avoir de la valeur dans le traitement des cas d\u2019anémie secondaire où il est évident que le développement des érythrocytes est imparfait.Pour de tels cas l\u2019on fabrique le produit \u201cProhema\u201d additionné d\u2019acide folique.\"PROHEMA\"\u2019 et acide folique S.C.T.No 433 Sass\" Chaque tablette enrobée de sucre contient: Sulfate ferreux (exsic.) .ueevevnrenennnn.0.3 G.Sulfate de cuivre.\u2026\u2026.1.6 mg.Vitamine A «sess 1500 unités int.Vitamine D.333 unités int.Chlorhydrate de thiamine (Vitamine Bi).1 mg.Riboflavine (Vitamine B2).eee a 0000 1 mg.Acide ascorbique (Vitamine C).25 mg.Concentré de foie.Cetera.67 mg.(Fraction anémie secondaire tirée de 3.33 G.de foie entier) Acide folique .1.67 mg.Dose:\u2014une tablette trois fois par jour.Présentation: \u2014flacons de 100 et de 500 tablettes.\"SEDOXIN\" Pour le traitement d'es vomissements associés à la grossesse La documentation (2) que renferme le compte rendu de Willis et de ses collaborateurs, portant sur leurs observations cliniques touchant le traitement, par les vitamines Bj et Bg, de la nausée et des vomissements de la grossesse, a naturellement soulevé le plus vif intérêt.Depuis sa publication, de nombreux médecins ont pratiqué cette méthode avec des résultats plus ou moins satisfaisants.On a, d\u2019autre part, obtenu des résultats plus heureux et plus certains par l\u2019injection d\u2019une combinaison de vitamines B1 et Be, avec\u2014comme complément \u2014 l\u2019ingestion d\u2019une combinaison analogue accompagnée d\u2019une faible dose d\u2019un barbiturate.Après avoir obtenu un soulagement on doit continuer le traitement per os en vue de prévenir toute rechute.On doit faire une injection intraveineuse quotidienne (de 2 à 4 doses) de 50 mg.de chlorhydrate de pyridoxine (vitamine Be) et de 50 mg.de chlorhydrate de thiamine (vitamine B1).Durant les intervalles d\u2019une injection à l\u2019autre, et comme agent prophylactique, administrer trois fois par jour, de façon ininterrompue durant plusieurs semaines, un comprimé de \u201cSédoxin\u201d (contenant 25 mg.de chlorhydrate de pyridoxine, 25 mg.de chlorhydrate de thiamine, et 30 mg.de \u201cNoctinal\u201d).On a noté chez plusieurs sujets un soulagement presque complet après une ou deux injections intraveineuses.Ce soulagement fut définitif en certains cas; chez d\u2019autres, il a fallu répéter la médication intraveineuse à intervalles irréguliers.Cette dernière occurrence est moins fréquente lorsque le traitement par voie intraveineuse est suivi de l\u2019administration per os de Sédoxin.On ne peut pas encore donner d\u2019explication raisonnée du traitement.Toutefois, les auteurs du compte rendu susdit suggèrent que le retour de l\u2019appétit et le maintien de la tonicité stomacale normale sont peut-être la cause des bons résultats obtenus.(2) Willis, Winn, Morris, Newsom and Massey, Am.J.Obst.& Gyn., 44, No 2, 265, août 1942.\u2018SEDOXIN\u201d (Marque d'un composé de pyridoxine et de thiamine) C.T.No 16 Sos Chaque comprimé contient: Chlorhydrate de pyridoxine (Vitamine B6).25 mg.Chlorhydrate de thiamine (Vitamine B1).25 mg.\u201cNoctinal\u201d (acide butyle secondaire éthyle barbiturique) .rere.30 mg.Dose:\u2014 un comprimé trois fois par jour.Présentation:\u2014flacons de 20 et de 100 comprimés.PYRIDOXINE et THIAMINE, R 50 Ampoule No 553 \"Sos Chaque ampoule d\u2019un cc.contient: Chlorhydrate de pyridoxine (Vitamine Bg).Chlorhydrate de thiamine (Vitamine B1).50 mg.Présentation: boite de 6 ampoules.Charles & root & C0.MONTREAL CANADA IX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLèrin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 Anion adédicale ou Canada Fondee en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutrTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XI Quand le diagnostic différentiel de I\u2019 anémie devient difficile Foie desséché | Sulfate ferreux SQUIBB J J Acide ascorbique Acide folique Nouvelle association hématogène pour l\u2019administration simultanée de quatre produits thérapeutiques essentiels FOIE DESSECHE : Foie total dont l\u2019eau seule a été éliminée.Apporte les éléments nutritifs du foie frais, y compris les facteurs indispensables, expérimentalement et cliniquement, qui agissent sur l\u2019anémie secondaire.SULFATE FERREUX ANHYDRE :L\u2019une des formes de fer la plus aisément utilisée, tolérée et absorbée.Comme traitement spécifique des anémies par carence de fer.ACIDE ASCORBIQUE : Constitue souvent une nécessité préalable dans les anémies liées à I'avitaminose C.Des travaux récents tendent à démontrer qu\u2019il favorise l'absorption du fer et la maturation des globules rouges.ACIDE FOLIQUE : Facteur du complexe vitaminique B stimulant de la moelle; agent spécifique des anémies macrocytaires de la sous-alimentation, de la grossesse, de la pellagre et de la sprue; associé au foie par voie parentérale, se révèle efficace dans l'anémie pernicieuse d'Addison.Ainsi, quand le tableau clinique est complexe, lorsque l\u2019on a raison de soupçonner plus d\u2019une forme d\u2019anémie, le Liafon apporte les éléments thérapeutiques essentiels.ÉQUIVALENTS POSOLOGIQUES UNE CAPSULE LIAFON RENFERME : |3 capsules par jour|6 capsules par jour Foie desséché .05 gm.*6 gm.*12 gm.eprésentant approx.2 gm.de foie .frais ) foie frais foie frais Sulfate ferreux anhydre .2.0 gr.\u201c8.5 gr.#17 gr.(Représentant approx.2.85 gr.de sul-| sulfate ferreux sulfate ferreux fate ferreux) .Liafon est présenté Acide ascorbique .50.0 mgms.| 150 mgms.300 mgms.en flacons de 100 et de 1.000.Acide folique.1.67 mgmsJ! 5 mgms.10 mgms.\u201cEquivalent approximatif Pour documentation, s\u2019adresser à E.R.SQUIBB & SONS CANADA LIMITED 36-48 CALEDONIA ROAD - TORONTO SQUIBB FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LE CORPS MÉDICAL DEPUIS 1858 XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 Bulletin de l'Association Des Médecins de Langue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 d'Union liDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Jean Saucier.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston): Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa): L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. AN = N = 2 NR Na LE 3 SR S 3 HR Ry oY A S RN .NN S .SE ce BS = a = .$ RR S > Ÿ ee = S $ nN Rn >.ss oR Nh RN en = = 5 .= S aN TR = .$ S .; ee Se 5 3 IN RN S .S | i = 3 se 5 .Se \\ S SN £ SR SN 2 x a as 23 ou = = NS fe = ps .« SS #5 i es Là 2 S 4 = A > \u20ac \\ % > = D LE & = ee & ee & = a oF Es .# i à ft * i & % ë = oe WW of Jet i = om SN = os a 2 s \\ Ne fs \\ so 16 ch ss ot A ge ess gO se oot ose: NA o\\ 2 pou ss ot \\e pe .ov Ae o> AV \\es ; aL zs We ab XN yw ov \\a É pe çv$ Hi Fi 7 Ze oué fl a \u2019 A A pe 2e « + > Ai) F4 sa FE mÉz f 2% CONS SE MPR den DE 50 5 ee 0 E T1000 CO SA 5 7 7 M AM i C5 2 Le a GE i Gi 2 XIV L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 OFFICIERS l'Association des (Dédecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE 165 est, DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph Montréal.® SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel Montréal.RE.VALIN rue Laurier, Ottawa, EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Chs VEZINA, Québec.A.L RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.- J.-A.LECOURS, Ottawa.J-E.PERRAS, Hull.COMITE DU XIXe CONGRES A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.Richard GAUDET, 2e \" J.-A.DENONCOURT 3e J.-B.JOBIN, 4e \u201c A.FONTAINE, Se \u201c G.LACASSE, sén., Ge \" J.-A.LECOURS, Secrétaire, 538, avenue King Edward, OTTAWA.J.-E.PERRAS, Trésorier, 192, rue Principale, HULL, P.Q.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, J.-H.LAPOINTE, Albert PAQUET, Chs-N.DeBLOIS, J.-A.JARRY, Chs VEZINA.e MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O.Calgary, Alberta .BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.BIBAUD, B., \u2018Valleyfleld, P.Q.BLAIN, Emile, 3464, St-Denis, Montréal | .BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec BOHEMIER, Anatole, 3425, rue St-Hubert, Montréal .BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .BROUSSEAU, L.-P., Malartic.P.Q.CARON, Syivio, Mastaï, Québec CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Montréal COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.D'ARGENCOURT, Cuy, Drummondville, P.Q.DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal \u2018 GAUTHIER, C.A.53, St- Louis, Québec .GAUTHIER, Henri- E., Woonsoket, R.|.JOANNETTE, Albert, Ste- Agathe-des- Monts, P.- Q.LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.1950 .1948 .1948 .1950 .1948 .1948 1948 : 1948 1948 1950 : 1950 1948 1929 1950 1950 ; 1948 .1948 1950 : 1950 1950 : 1948 1948 LAFRAMBOISE, J.-M, 692, St-Patrice, Ottawa .LAROCHELLE, J].-R., \u2018Manchester, N.H.LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal .LEMIEUX, ).-R., 17, Ste- Ursule, Québec MANSEAU, Georges, '244a, rue Principale, Ville Saint- | Laurent, P.MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .MILOT, J.-D., MORRISSETTE, Pierre, St-Georges, PELLETIER, A., Winchendon, Mass.PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.POWERS, A., 11, Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile, Ste- Anne- des-Monts, P.Q.ROULEAU, J.-M, St-Grégoire, Co.Nicolet, P.Q.SMITH, Pierre, 300, carré St-Louis, Montréal .SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.TANGUAY, R.Sudbury, Ont.TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P VIAU, Horace, 467, Rideau, Ottawa .1017, Stafford Road, Fall river : Beauce, P.Q.P.Q.0. SUGRE SANGUIN MEM.PAR 100cc.DE SANG DUAL 200 180 160 140 120 100 80 60 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Heures 3 6 9 12 Présentation au Médecin Canadien de la préparation d\u2019Insuline à L\u2019Action Intermédiaire.15 18 21 24 27 © © © © INSULINE d'action rapide == == INSULINE d'action lente GLOBINE INSULINE d'action INTERMEDIAIRE GLOBINE INSULINE AVEC ZINC \u2018WELLCOMF La Globine Insuline avec Zinc \u2018Wellcome\u2019 arrive au Canada, non pas comme préparation non éprouvée \u2014 mais plutôt comme une dont l'efficacité est prouvée.Dans un rapport au Canadian Medical Association Journal, Rabinovitch et al déclarent: \u201cLes informations compilées à date indiquent bien que la venue de globine insuline marque un avancement précis.Son adjonction aux insulines déjà en usage dans le traitement du diabète sucré est donc amplement justifiée.\u201d1 e D'action intermédiaire, la Globine Insuline est plus lente que l\u2019Insuline non-modifiée, et plus rapide que l\u2019Insuline Protamine Zinc.e L'effet apparaît en moins de deux heures, s\u2019accentuant régulièrement pour atteindre un niveau tel entre la Sième et la 16ième heure qu\u2019il offrira un maximum d'activité durant la période de rationnement d\u2019hydrate de carbone.© L'activité décroît la nuit, réduisant ainsi la possibilité de réaction nocturne.Après 24 heures, l'effet est à peu près nul, ce qui évitera l'effet cumulatif que pourrait produire la dose du lendemain.+ © Toute tendance à l\u2019hypoglycémie se produirait donc au milieu de l\u2019après-midi alors que le patient pourra facilement s\u2019en rendre compte et la corriger.e Globine Insuline ne cause pas de réactions locales ou d'allergie d\u2019importance.Globine Insuline avec Zinc \u201cWellcome\u2019 est présentée en flacons de 10 cc, 40 et 80 unités par cc.Acceptée par The Council on Pharmacy and Chemistry, American Medical Association.Fabriquée pour Burroughs Wellcome & Co.(The Wellcome Foundation Ltd.) par The Wellcome Research Laboratories, Tuckahoe, New York.1.Canad.M.Assn.J.556:595 (June) 1947.\"Wellcome\u2019 marque de fabrique enregistrée.+ BURROUGHS WELLCOME & CO.(THE WELLCOME FOUNDATION LTD.) MONTREAL XV L\u2019ERTRON Ce qu'il est: L\u2019ERTRON (complexe stéroide, Whittier) est un agent thérapeutique dont I'efficacité est amplement démontrée dans le traitement de l\u2019arthrite chronique et dont l'effet arthrokinétique est manifeste dans de nombreux cas.La composition chimique de l\u2019'ERTRON est unique.|| s'agit d'un mélange complexe de sous produits provenant de l'activation électrique d\u2019ergostérol vaporisé par la chaleur.D\u2019après les travaux cliniques entrepris par les principaux hôpitaux et universités depuis plus de treize ans, l\u2019'ERTRON s\u2019est révélé relativement sûr.Chaque capsule d\u2019ERTRON contient 5 milligrammes de produit d\u2019activation titrés biologiquement à une activité antirachitique de cinquante mille unités internationales.Flacons de 50, 100 et 500 capsules.\u201cEMI den = pt SES 5 us Eee ABORATORIES CORDIAb, dans l\u2019arthrite Ce qu'il n'est pas: L\u2019ERTRON n'est pas une panacée ni un y OB spécifique capable d'éliminer les moyens | médicaux, chirurgicaux ou physio- thérapeutique qui ont fait | leurs preuves.+ 9 L\u2019ERTRON ne doit pas être confondu avec les produits à base de vitamine D, obtenus par d\u2019autres méthodes (irradiation par l\u2019ultra-violet) ou provenant d'autres sources (huiles de foie de poisson).Il est peu probable que l\u2019ERTRON entraîne des effets secondaires fâcheux pouvant nécessiter la suspension du traitement, à condition qu\u2019il soit administré sous la surveillance du médecin.ide esearch) ERTRON INJECTABLE: Chaque ampoule contient des produits activés, dans l\u2019huile de sésame, titrés biologiquement à une activité antirachitique de cing cent mille unités internationales.En boîtes de six ampoules de 1 c.c.tou XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 GÉ N É SÉ R N E Sédatif des troubles sympathiques POLONOVSKI et NITZBERG.Composition: Indications: Posologie: Présentation: Salicylate de Génésérine.Hypo-acidité gastrique, Syndrome solaire, Dyspepsie atonique Palpitations et tachycardie des cceurs nerveux.La dose moyenne est de 4 & 6 granules par jour.Si l'on prescrit les gouttes, on en donnera 20 avant chaque repas, 60 par jour.Les injections sous-cutanées sont surtout indiquées dans les cas de crises douloureuses intenses, contre l'angoisse et l'insomnie persistante des dyspeptiques.Injecter une ampoule tous les jours pendant cinq jours, puis une ampoule tous les deux jours.Granules au 2 mar.flacon de 60 granules.Gouttes, solution au millième, flacon de 20 cc.Ampoules dosées à 2 mar., boîte de 10 amp.de 1 cc.Note: Chaque unité correspond à dix jours de traitement à dose journalière maximum.e- \u20ac à + Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.LA SOLUTION] DE SALICYLATE DE SOUDE | RHUMATISME TOLERANCE - ACTIVITÉ Flacon de 300 c.c.ARTHRITISME « SCIATIQUE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal U DOCTEUR CLIN | pour rétablir le bien-être à la ménopause \"PREMARINE\" NJ } | | \\ Les symptômes physiques de la ménopause, \\ déja si pénibles, sont trop souvent intensifiés par la dépression mentale et l'indifférence pour le milieu ambiant.Non seulement la \u201cPrémarine\u201d s'est montrée capable d'âpaiser les troubles physiques, mais elle procure à la patiente une sensation de bien-étre et partant un renouvellement \u2018d'intérêt pour ses occupations ordinaires.Cet Vestrogène de provenance naturelle, actif \u201cper os\u2019 N est exceptionnellement bien toléré.~ < \\ ~ ~ | \\ = DS \u201d PREMARINE N x substances oestrogènes conjuguées (équines) ™ COMPRIMES: No 866: dosés a 1.25 mg.No 867: dosés a 0.625 mg.\\ Bouteilles de 20 et de 100 No 868: dosés a 0.3 mg.Bouteilles de 100 LIQUIDE: No 869: dosé à 0.623 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides Ayerst, McKenna & Harrison Limitée « Biologistes et Pharmaciens + Montréal, Canada Le pectate de nickel, par ses propriétés antitoxiques et bactériostatiques et par son action antihémorragique, constitue une médication efficace dans divers états diarrhéiques, y compris la dysenterie bacillaire.La pulpe de tomate desséchée s\u2019est aussi montrée très utile pour enrayer la diarrhée sans cause organique.On trouve ces deux facteurs antidiarrhéiques associés dans le \u2018\u201c\u2019Tomectin\u201d.Le \u201cTomectin\u201d se dissout facilement dans l\u2019eau et donne une préparation ayant le goût du jus de tomate.Son agréable saveur, son efficacité thérapeutique et sa facilité d\u2019emploi en font un traitement précieux de la diarrhée chez les iy 5 Chaque gramme de \u2018\u201cTomectin nourrissons, les enfants ou les adultes.renferme: Pectate de nickel .150 mg.Chlorure de sodium .50 mg.Pulpe de tomate desséchée 800 mg.Boites de 50 grammes AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE + Biologistes et Pharmaciens » MONTRÉAL, CANADA F 2346 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurierIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XXI BOULEVERSEMENT Conception C\u2019est au moment où la femme commence à prendre conscience du profond bouleversement biologique qui affecte son être intime, que prennent souvent naissance les malaises désagréables qui viennent jeter une ombre sur sa gestation et qui, dans certaines formes graves, peuvent produire la déshydratation et Va as par a A Lu 15 Es De \u201c§ 5 iw he be i = fo vs ox = Si 2 as Je À i i 23 Xe is Si 4 8 a 5 és 2 Hots es a 2 2 es Lb PAINTED BY JULIO DE DI À a = 3 4 le is 7% Yo gs o A on 4 g en un 5 3 I A 3 Li > 3 = £3 i = os vig 7s SE Lit a Yo ws = 4 % i 3 ne = ry 53 a 23 \u201cx Ce x a Æ 8 5 J Ha % ee Po i #2 = 2 yg 504 a fis > ar LA fat = + .mA, & = Rs 4 x, AA Len 2 in ; A ;, cat pas 3 x ¢ 04, vy x # x GE 2 fe 3 #4 XN = cf XS a LES NEZ CAUSERON ÈS ee = fag Ci be) I; & i aa pe as + pr J ny are D sulagement.3 et les effets secondaires seront rares Au cours de la présente saison amenez toutes les victimes de la fièvre des foins à parler de leur sujet de conversation favori, et chez un plus grand nombre que jamais le thème sera le soulagement \u2014 le soulagement symptomatique avec moins de réactions secondaires.Ils parleront du nouvel antihistaminique d\u2019Abbott, le Chlorhydrate de THENYLENE.Des rapports cliniques ont démontré que le THENYLENE est environ 70 pour cent efficace dans une grande variété d\u2019états allergiques, surtout dans la fièvre des foins et Purti- caire.Parce qu\u2019il y avait moins de réactions secondaires, un nombre significatif de malades parmi un groupe qui avait reçu plusieurs différents antihistaminiques, ont exprimé une préférence pour le THENYLENE.Ce produit est apparenté À certains antihistaminiques plus anciens, mais par suite d\u2019une modification dans la molécule il est mieux toléré par certains malades.Bien qu\u2019on n\u2019ait rapporté aucun effet nuisible, tant qu\u2019on n\u2019aura pas établi nettement les possibilités exactes ou l\u2019absence de mauvais effets, il ne faut pas prescrire ou recommander des doses dépassant 400 mg.(0.4 mg.) par jour, ni un usage continu pendant plus de huit semaines.Comme pour tous les traitements symptomatiques, on ne peut s\u2019attendre à un soulagement complet dans tous les cas: la drogue devrait être employée comme adjuvant de la désensibilisation spécifique chaque fois que cela est possible.Par contre, si vous avez des malades qui ont essayé d\u2019autres antihistaminiques sans succès, il se peut que le THENYLENE leur procure du soulagement.Votre pharmacien peut fournir le Chlorhydrate de THE- NYLENE en comprimés dragéifiés de 50 mg.et de 0.1 gm.(100 mg.), en flacons de 100 et de 500 comprimés.LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE, MONTREAL 9.PRESCRIVEZ Chlorhydrate de T h é n y I e n e (Chlorydrate de Méthapyrilène, Abbott) Le NOUVEL Antihistaminique d\u2019Abbott ECHANTILLON GRATUIT ET LITTERATURE SUR DEMANDE Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 \"Anton lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 76 : MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur); Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baillargeon (Bernard); Beaudry (Maurice); Beaudoin (Robert) ; Beaulieu (David) ; Beauregard (J.-M.) ; Bé- gin (B.-H.); Bédard (Onésime) ; Bélanger (Emile) ; Bélisle (Louis-Philippe); Bélisle (Maurice) ; Bernier (Alphonse); Bernier (Jacques) ; Bertrand (A); Bertrand (Claude) ; Bigue (Germain) ; Bisson (Christophe) ; Bohémier (Charles) ; Bois (Elphége); Bonnier (Maurice) ; Boucher (Roméo); Boulanger (].-B.) ; Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourgoin (Louis) ; Bourque (Jean- Paul); Brahy (Jules); Cabana (L.-P.); Cauchon (Roland) ; Caumartin (Paul) ; Chabot (Cécile); Champoux (Roger); Chaput (Yves) ; Charest (F.) ; Charest (G.) ; Char- land (Richard-A.); Chartier (Aimé) ; Chi- ray (M.) ; Cholette (Albert-M.) ; Choquette (L.-P.-E.); Côté (Chs-E.); Cousineau (Georges) ; D\u2019Argencourt (Guy); Dargis (Jean) ; Darjet (Raymond) ; David (Paul) ; Débré (Robert); Demers (F.-X.); Dzshaies (Georges) ; Desjardins (Edouard) ; Desran- leau (Jean-Marc) ; Desrochers (J.-E.) ; Doré (Réal); Dubé (Louis-Félix); Dufault (Paul); Dufresne - (Roger-R.); Dufresne (Origéne) ; Dumas (Paul); Durocher (Juliette) ; Fauteux (Mercier); Foley (A.R.); Fortier (Cap.Jean) ; Fortier (De la Broque- rie) ; Fortier (Maurice) ; Frappier (Armand) ; Frenette (Olivier) ; Garceau (Eugène); Ga- riépy (Urgel) ; Gaudet (Richard) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (Gérard); Gauthier (Herman); Giroux (Maurice); Grandbois (Jean); Grégoire (Fernand); Grignon (Jean) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Hébert (Auguste): Hudon (Fernando); Hutton (D.V.); Jacques (André); Jarry (J.-A.) ; Julien (Lucien); Jutras (Albert): Kourilsky (Raoul et Simonne); Lacerte (Jean) ; Ladouceur-Dupuis (Paule); Laliberté (Brigitte); Langlois (Marcel); La- pierre (Gaston); Lapointe (J.-H.); Laro- chelle (J.-Louis); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Rémus); Laurier (Yvon); Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire) ; Laver- gne (J.-N.); Leblond (Wilfrid); Lecours (|.-Antonio) ; Lecours (Raymond) ; Lefeb- vre (Lucien); Lefrançois (Charles); Le- gault (Jean-Paul); Legresley (Louis-P.) ; Lemieux (Jean-M.) ; Lépine (Edgar); Lé- pine (Pierre) ; Leriche (René) ; LeSage (Albert); LeSage (Jean); Letondal (Paul); Lévesque (Georges-Henri, O.P.) ; Little (J.L.); Longpré (Daniel); Longtin (Léon); Lussier (Jacques); Maranda (E.); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Pierre) ; Marois (Paul) ; Masson (Pierre) ; McCormick (W.J.) ; Meunier (Pierre) ; Millet (].-A.); Morax (Pierre V.); Morissette (Léopold) ; Noël (J.-O.) ; Olivier (Jacques) ; O\u2019Neil (Cap.John) ; Ostiguy (Marcel); Panet-Raymond (Jean); Panneton (Philippe) ; Paquet (Adrien) ; Paradis (Bernard); Piette (Jean); Pilon (J.-L); Pin- sonneault (Georges); Plichet (André) ; Plouffe (Adrien); Poirier (Paul); Pou- lin (Gonzalve, O.F.M.); Pouliot (Ant); Robert (Paul) ; Robillard (E.) ; Roland (Gérard) ; Rousseau (Benoit); Rousseau (Marie) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Sanche (Hector) ; Saucier (Jean); Simard (Raymond) ; Simard (René); Sirois (Jean); Smith (Henri); Smith (Pierre); Sterlin (André); Sudré (René): Sylvestre (].-Ernest); Sylvestre (Lucien); Tassé (Léo) ; Thébaud (Jules) ; Thibaudeau (Roland); Tremblay (|.-Napoléon) ; Trudel (Hermile) ; Trudel (Marc); Turcot (R.); Vaillancourt (Pierre) ; Vallée (Louis-Ivan) ; Vallery-Radot (Pasteur) ; Verschelden (Marcel) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). L'hôpital Saint-Louis formait alors une ville dans la ville.Avec ses bâtiments anciens, ses religieuses à cornettes, il donnait une image frappante des lazarets de l\u2019ancien temps.Il n\u2019était point dépourvu de jardins et de verdures et c\u2019était un grand bienfait, car les malades atteints de lupus, c\u2019est-à-dire de tuberculose cutanée, finissaient par se fixer là; ils se mariaient entre eux et ne sortaient dans Paris qu\u2019à la pression des nécessités.Quelques-uns, finalement guéris, gardaient des cicatrices mutilantes: l\u2019affreuse maladie leur avait emporté le nez, dévié la bouche, gâté les traits.Chez d\u2019autres, en dépit des traitements, le mal continuait de gagner; beaucoup d\u2019entre ces pauvres gens devenaient infirmeers, femmes de charge, hommes de peine.Ils avaient de beaux enfants que l\u2019on voyait jouer au soleil, entre les carrés de gazon.En ce temps de ma jeunesse, le traitement en faveur était celui de Finsen, le génial médecin danois.L'activité du vieil Hallopeau ne s\u2019arrétait point aux lépreux et aux lupiques.Elle embrassait toutes les misères de cette étrange spécialité.Un jour par semaine, notre service assurait la consultation externe.Cela signifie que tous les élèves réums derrière le patron devaient recevoir les malades venus du dehors, les examiner et les traiter, les retenir s\u2019il y avait lieu.Cette cérémonie durant tout le jour, avec une interruption au début de l\u2019après-midi.Nous étions tous assis derrière une longue table, comme sur les lieux d\u2019un tribunal.Les malades patientaient dans une très grande salle d\u2019attente, rangés sur des bancs de bors, en devisant de leurs misères.Les femmes passaient d\u2019abord, purs les hommes.La méthode, inspirée par l\u2019expérience, prescrivait que les patients se présentassent tous à la file et nus jusqu\u2019à la ceinture, ce qui faisait gagner beaucoup de temps, mars ce qu\u2019ils n\u2019acceptaient pas toujours sans un mouvement d\u2019humeur.Après quelques jours, et si nos anciens consentaient à nous dispenser des lumières, nous arrwvions à faire, de loin, les diagnostics élémentaires.Beaucoup de cas, en revanche, embarrassarent tout le \u2018monde et méme le maitre de la cohorte.Le père Hallopeau était un vieillard à sourcils touffus.Un pince-nez oscillait devant ses petits yeux.Comme il était très myope, il était obligé de regarder ses patients de près, de si près parfois qu\u2019avec ses gros sourcils grisonnants àl balayait les pustules et les plates.N\u2019importe! il regardait et cherchait avec une attention, une passion très honorables.Et je pensais que toutes ces maladies terribles n\u2019étaient pas aussi contagieuses que nous l\u2019entendions dire, puisque le docteur Hallopeau ne les avait pas toutes contractées.Parfois, inquiet, hésitant, al relevait le nez et il appelait Gaston.L\u2019infirmier-chef du service aussitôt se présentait.C\u2019était un gaillard intelligent qui, depuis de longues années, voyait passer chaque jour de quatre à cinq cents personnes.Il considérait le malade et disait tranquillement, sans forfanterie, sans hésitation, comme un amateur sérieux qui juge un coup à la manille: « Monsieur, c\u2019est du xanthome.»\u2014« Ma foi, disait le patron, s\u2019inclinant avec simplicité, devant cette science pragmatique, ma foi, c\u2019est tout à fait possible.\u201d Sur quoi, Gaston retournait étaler ses pommades avec une large spatule et appliquer ses pansements.(Georges DUHAMEL \u2014 1947) BULLETIN 2-e ee L\u2019AIDE FINANCIÈRE DU FÉDÉRAL ET LA CONSTRUCTION DES HÔPITAUX Parmi les événements les plus récents, celui qui doit attirer le plus vivement l\u2019attention des médecins et celle de la population en général est bien le programme du gouvernement fédéral d\u2019aide à la santé nationale.Il s\u2019est engagé à verser annuellement aux provinces la somme de trente millions.Enquête sur la santé; services généraux de santé publique; lutte contre la tuberculose ; traitement des maladies mentales; lutte contre les maladies vénériennes; prévention et traitement des infirmités chez les enfants; prévention et traitement de la cécité; formation professionnelle ; recherches portant sur l\u2019hygiène publique; construction d\u2019hôpitaux, voilà les fins auxquelles le gouvernement désire destiner ses octrois à chacune des neuf provinces.Si on se place au-dessus du plan politique, des motifs purement électoraux qui seraient éventuellement mêlés à cette initiative, et des relations entre provinces et gouvernement central, on doit se louer qu\u2019on ait décidé en haut lieu d\u2019une telle contribution.L\u2019argent du public, en temps de prospérité, en temps d\u2019embauchage nombreux, de roulement généreux du papier monnaie, vient remplir par le jeu des impôts directs et indirects les coffres du gouvernement.Il est tout naturel que les surplus reviennent au public sous une forme qui crée une richesse réelle, celle de la santé individuelle qui fait celle de la nation.Selon ce que nous ont appris les journaux, ces $30,000,000 seront donnés aux provinces sans aucune restriction ni condition; il sera laissé à chacune d\u2019elles la discrétion d\u2019attribuer les sommes reçues à chacune des fins mentionnées selon leur système respectif d\u2019administration de la santé.De ces fins nous retiendrons celle qui a trait à la construction d\u2019hopitaux.Le Fédéral est prêt à fournir environ $1,000.00 par lit d'hôpital.Cette somme ne couvre, il est vrai, qu\u2019une fraction, probablement moins que le tiers du coût global, surtout en regard des niveaux actuels des prix du matériau et des salaires de la main- d\u2019œuvre. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 À tout événement, cette participation aidera l\u2019effort des provinces dans la réalisation d'un des besoins urgents pour le traitement moderne des malades.Dans le Québec, ces dernières années, on a construit des hôpitaux dans différentes régions, afin de décentraliser, afin d\u2019accommoder les habitants des petites villes et des centres ruraux.Le motif et l'intention en sont indiscutables; ils pourront sans doute, avec la contribution acceptée, être plus pleinement satisfaits.Mais encore faudrait-il que ces hôpitaux régionaux servent bien et répondent par une entière garantie de sécurité et de rendement à la confiance du public.Tous savent qu\u2019il est plus facile d\u2019ériger et d\u2019outiller un hôpital que de le confier à un personnel médical vraiment compétent eu égard aux exigences scientifiques, techniques de la médecine moderne.Médecins de laboratoire, radiologistes, chirurgiens et anesthésistes qualifiés et de carrière sont plus particulièrement difficiles à trouver et à distribuer dans ces hôpitaux régionaux.Et pourtant, ils constituent les éléments humains de première valeur dans l\u2019organisation médico-chirurgicale d\u2019une unité hospitalière.Sans ces compétences, l\u2019hôpital n\u2019offre pas la sécurité et l\u2019efficience ex1- gibles et 11 vaudrait mieux que, sans eux, l'hôpital ne fût pas.Mais les hôpitaux sont et seront; et il apparaît comme si les programmes de résidences uniformément établis dans nos hôpitaux universitaires, bien organisés et surtout méticuleusement réalisés puissent être la solution la plus facile et la plus efficace en vue de former ces compétences susceptibles de créer le prestige et la réelle valeur de nos hôpitaux régionaux.Nos grands hôpitaux pourront de la sorte devenir des écoles de formation postscolaire de première importance.Les jeunes médecins, futurs maîtres de la médecine et de la chirurgie régionales s\u2019y formeraient, sans déplacement, sans frais additionnels en approfondissant les sciences de base dans les laboratoires universitaires et en affrontant les problèmes quotidiens de la pratique de la médecine, en contact direct avec le malade, dans les salles de clinique, les laboratoires hospitaliers et les salles d\u2019opérations sous la direction constante et immédiate de leurs chefs.Le rôle dé nos hôpitaux universitaires pourrait se rehausser en contribuant ainsi au progrès de notre médecine en sus de procurer l\u2019ensei- BULLETIN gnement clinique du curriculum universitaire et de traiter les malades selon les données scientifiques et techniques les plus récentes.Une dernière remarque concerne également l\u2019organisation médicale de nos hôpitaux régionaux et nous croyons bien qu'elle fut déjà suggérée et même qu\u2019on en considéra l\u2019opportunité en certains milieux.Elle a trait à la création d\u2019un comité médical provincial qui, sinon verrait à la distribution de ces compétences dans les hôpitaux régionaux, du moins s\u2019oceuperait à ce qu\u2019elles y soient et surtout à ce que des incompétences n\u2019y soient pas, et cela pour le plus grand bien de la population.Il pourrait conseiller le ministère de la Santé sur la répartition géographique des hopi- taux selon les besoins locaux et y établir des centres hospitaliers plus importants, mieux pourvus aux endroits stratégiques autour desquels rayonneraient des unités d'importance secondaire.Ces quelques propos n\u2019ont aucune prétention de nouveauté, de révolution.Chacun sans doute les entretient dans son esprit, et même les communique à ses confrères.Nous les écrivons brièvement, afin qu\u2019on y pense plus communément et qu'ils puissent servir à promouvoir le progrès.; Roma AMYOT 657 DU NOUVEAU !! Trois ans se sont écoulés déjà depuis que la guerre d'Europe est terminée, et la France, continuant la tradition de porter haut le flambeau de la science, s'impose encore au monde savant comme un bastion d\u2019avant-garde.Comme en témoignent nos confrères qui reviennent de là-bas, la médecine française ne tient pas à rester en arrière; elle veut reprendre sa place comme auparavant et c\u2019est pour cela que la plupart des professeurs, se rendant bien compte qu\u2019entre 1940 et 1945, il y a eu un hiatus qu\u2019il faut combler, se tiennent au courant de tout ce qui se fait ou se publie dans le domaine médical, tant aux Etats-Unis qu'ailleurs dans le monde entier.Les revues médicales françaises ont repris le chemin du Canada, et elles nous convaincront de plus en plus de leur indispensabilité.Elles sont le lien qui unit la France au Canada en attendant que reprennent d\u2019une façon plus pratique les voyages en Europe.Diverses associations d\u2019ici ont formulé le vœu de voir nos jeunes médecins aller en France pour y puiser un complément de science dans la spécialité de la médecine qu\u2019ils ont choisie librement.Et encore faut-il que ces confrères soient dirigés vers le ou les professeurs français les plus aptes à leur fournir les avantages qu\u2019ils sont en droit d\u2019attendre.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a répondu aux vœux de l\u2019Union Médicale et de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal, et fait actuellement des démarches pour établir un comité de relations médicales franco-canadiennes.Le Directeur général de l'Association, le docteur Donatien Marion, qui à titre personnel, avait déjà facilité à plusieurs de nos médecins étudiants leur séjour en France, a déjà établi des pourparlers avec l\u2019Association des Médecins de Langue Française d\u2019Europe, dont le président était le Professeur A.Lemierre qui nous invite tous les deux ans à son congrès d\u2019octobre à Paris.De plus, le docteur Jean-Audet Lapointe, invité au congrès de la transplantation cornéenne à Nantes, en mai dernier, recevait de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada des lettres de créance auprès des professeurs Pasteur Valléry-Radot et L.J ustin-Besançon de Paris, Gabriel Pierre-Sourdille de Nantes, afin de travailler à l\u2019élaboration de ce comité de relations médicales franco-canadiennes. BULLETIN 659 D'ici peu, quand toute l\u2019organisation sera au point, vous en serez tenus au courant par notre organe officiel, le Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada « L'Union Médicale du Canada ».Les confrères qui se destineront à passer un ou plusieurs mois en France consulteront le comité, et le programme de leurs études pourra être entièrement organisé avant le départ.Cela évitera une foule de dépenses et de tâtonnements et le délégué sera assuré d\u2019un bon accueil.Il semble inutile d'ajouter que ceux qui songent à aller en Europe devront s\u2019y prendre assez d\u2019avance pour donner le temps suffisant au comité dont ils veulent recevoir l\u2019appui.Le secrétaire-trésorier général Hermile TRUDEL = Nous avons eu dernièrement dans notre service un patient chez qui nous avions fait in vivo le diagnostie de calcification des valvules sigmoïdes aortiques et des valvules mitrales.La nécropsie a vérifié ces constatations.Nous profitons de cette occasion pour vous présenter l\u2019histoire de ce malade, vous montrer les documents, et faire une revue de la littérature à ce sujet.Observation.R.B., 37 ans, a été hospitalisé à Notre- Dame à quatre reprises en 1947 (dossiers: 7562, 8384, 11520, 12074) du 8 août au 23 décembre.Il fait du rhumatisme polyarticulaire aigu à l\u2019âge de 9 ans et garde le lit pendant un mois.Il travaille comme journalier.A 25 ans, il constate une dyspnée d\u2019effort qui progresse et l\u2019oblige à cesser son travail à 30 ans.Quatre années plus tard, une dyspnée de repos s\u2019installe.Il tousse et expectore.A 36 ans, il est suivi à l\u2019Institut Bruchési et au « Montreal General Hospital » où on le garde une dizaine de jours.Il est hospitalisé ici le 8 août pour hémoptysies apparues à la suite d\u2019une indigestion.La situation est contrôlée rapidement.Azotémie: 59 mgm.Glycémie: 109 mgm.La recherche du bacille de Koch dans les crachats fut négative à trois reprises.On pose le diagnostic de maladie aortique et le patient quitte l'hôpital le 26 août.Il revient cinq jours plus tard, pour une crise d\u2019œdème sub-aigu.Pendant les premières semaines d\u2019hospitalisation, le moindre effort rend le malade très dyspnéique et anxieux.Je le vois pour la première fois le 25 septembre.L\u2019examen cardio-vaseculaire montre: Pointe dans le 1.Travail fait dans le service de cardiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame.DIAGNOSTIC IN VIVO DES CALCIFICATIONS MITRALES ET AORTIQUES | Paul DAVID, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).6e espace I.G.à 12 em.Im.s.Ligne clavieu- laire 15 cm.Il y a donc augmentation clinique considérable du volume du cœur.Thrill systolique dans le 2e espace intercostal droit.Souffle systolique râpeux très intense, grade V dans le 2e espace intercostal droit.Au même endroit, on entend le deuxième bruit suivi Fig.1.\u2014- Electrocardiogramme et phonocardiogram- me.Description dans le texte.d\u2019un souffle diastolique à timbre élevé.Ce souffle est maximum dans le 4e espace intercostal gauche.Souffle systolique de pointe en jet de vapeur intense, grade IV, s\u2019irradiant vers la base pulmonaire gauche.Galop proto- diastolique suivi d\u2019un roulement diastolique à timbre bas.De plus, on note la présence d\u2019un pouls capillaire et du double souffle DAVID: DIAGNOSTIC IN VIVO DES CALCIFICATIONS MITRALES crural de Duroziez.La P.A.donne des chiffres variant entre 150 et 120 pour la systolique, 40 à O pour la diastolique.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume et il n\u2019y a pas d\u2019ce- dème sacré ou malléolaire.: Standardisation adéquate.Rythme sinusal régulier à 75.P.R.: 0.15 sec.Q.R.S.: 0.10 sec.Axe électrique:\u2014 50°.ST abaissé en D1 et élevé en D3.Onde T inversée en D1 et D3, positive en D3, CF2 et CF4.Onde R de trés forte amplitude en CF5, avec abaissement du segment ST et inversion de l\u2019onde T.Conclusion: légère déviation à gauche de l\u2019axe électrique.Hypertrophie considérable du ventricule gauche.Ischémie myocardique.1° Membrane au foyer aortique; ler bruit distinct suivi d\u2019un souffle systolique; 2e bruit net \u2014 Souffle diastolique occupant les deux premiers tiers de la diastole.2° Membrane à la pointe: ler bruit net \u2014 Souffle systolique crescendo decrescendo; 2e bruit de faible amplitude; 3e bruit, renforcement présystolique.3° Grande cloche à la pointe; ler bruit claqué.Souffle systolique se confondant avec le deuxième bruit; 3ème bruit, roulement diastolique suivi d\u2019un renforcement présystolique.Fluoroscopie.Enorme cœur hypertrophié aux dépens surtout de son ventricule gauche.Aucune anormalité du segment moyen.Dynamique assez typique de l\u2019insuffisance aortique.L\u2019opacification œsophagienne montre une oreillette gauche augmentée de volume et expansive.On voit très nettement des calcifications dans l\u2019ombre cardiaque dont les mouvements sont synchromes avec ceux du cœur.Nous croyons qu'elles appartiennent à l\u2019orifice aortique.Nous demandons au département de radiologie de répéter cette fluoroscopie : «Sous l'écran fluoroscopique et en position O.A.G.l\u2019on note la présence de petites calcifications qui semblent se mouvoir en synchronisme avec les battements cardiaques, calcifications qui, sur le cliché, projettent leurs images au niveau des hiles pulmonaires.» \u201c 661 «Le diamètre transverse du cœur est de 18 em.et celui du thorax 29.5 em.Le rapport cardiothoracique est donc nettement au-dessus de la normale.Cet élargissement se fait surtout aux dépens de l\u2019arc inférieur gauche.À signaler une double ombre se projetant à droite de la colonne vertébrale et appartenant soit à l'oreillette gauche, soit à l\u2019aorte ascendante.La scissure horizontale droite est visible.» Fig.2.\u2014 Radiographie du thorax à 6 pieds.Diamètre transverse du cœur: 18 cm.Diamètre transverse du thorax: 29.5 em.Description dans le texte.Un traitement d\u2019abord à l\u2019Ouabaïne I.V.puis à la digitaline améliore la condition générale et cardiaque de ce malade.Il quitte l\u2019hôpital le 7 octobre avec le diagnostic de: Maladie cardiaque rhumatismale, Double lésion aortique et mitrale, Calcification de la valvule aortique, Légère insuffisance cardiaque.Il nous revient le 26 novembre.Entre temps, 11 fut hospitalisé dans une autre institution à la suite d\u2019une indigestion aiguë.Comme, pendant son traitement, la dyspnée augmenta et qu\u2019un œdème des membres inférieurs fit son apparition, il quitta les lieux pour revenir dans notre service.Un traitement digitalini- que, diurétique mercuriel et une diète déchlorurée firent disparaître les symptômes et signes 662 de décompensation.Nous le dirigeons vers une maison de convalescence.Le diagnostic posé est le même et on ajoute celui de calcification mitrale car une nouvelle scopie avait semblé nous montrer deux endroits de calcification.Malheureusement, les choses assez rapidement s\u2019aggravent car, pendant une semaine, le patient ne put suivre ni sa médication ni la diète déchlorurée prescrite.Quelques efforts physiques provoquèrent un œdème aigu sur lequel semble se surajouter une infection pulmonaire.L\u2019azotémie grimpa à 229 mgm.alors que trois semaines plus tôt, elle était de 69 mgm.La médication n\u2019a aucune action et le patient meurt le 23 décembre.Protocole d\u2019autopsie.Cadavre d\u2019un jeune homme décharné.Cœur: poids, 825 grammes (fig.3).Cou- Fig.3.\u2014 Aspect antérieur du cœur.Poids, 825 gm.Hypertrophie considérable du ventricule gauche.La flèche indique le sillon interventriculaire.La pointe est constituée en entier par le ventricule gauche.leur: brun jaunâtre.Trés gros ventricule gauche.L\u2019orifice aortique laisse passer le petit doigt qui sent des masses calcaires (fig.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuetiN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 4).Les valvules aortiques sont soudées et ne peuvent être déplacées.La valvule mitrale laisse passer l\u2019index et présente un anneau fibreux calcifié et de nombreuses granulations calcaires (fig.5).La plus grosse calcification Fig.4.\u2014 La paroi aortique a été disséquée aux %, afin de mettre à nu les valvules sigmoïdes aortiques.La flèche indique la principale calcification.présente en son centre une ulcération dont le fond est calcifié.Les valvules tricuspides et pulmonaires sont normales.L\u2019épaisseur du ventricule gauche est de 22 mm,, celle du ventricule droit, 10 mm., et celle de la cloison interventriculaire, 25 mm.Cette derniére bombe dans le ventricule droit dont la cavité est très réduite par rapport à la cavité gauche.L\u2019oreillette droite et l\u2019auricule droit sont dilatés.L\u2019oreillette gauche et l\u2019auricule gauche sont normaux.Les deux poumons, surtout le droit, sont congestifs.Les bronches contiennent du muco- pus.A la coupe, les deux reins présentent l\u2019aspect du gros rein blanc et pèsent 200 et 240 gms.Le foie est muscade et pèse 1,700 gms.A l\u2019examen histologique, le myocarde présente des cellules musculaires toutes atteintes va li DAVID: DIAGNOSTIC IN VIVO DES CALCIFICATIONS MITRALES 663 par une dégénérescence quelconque.La plupart des cellules musculaires sont dissociées par de la fibrose qui provient de l\u2019adventice des vaisseaux.La sclérose est compacte, abon- Fig.5.\u2014 L'oreillette gauche a été disséquée, afin de mieux visualiser les valvules mitrales.Les flèches montrent la valvule entièrement calcifiée.A noter l\u2019ulcération entre les deux flèches.dante et de là s\u2019infiltre entre les fibres cardiaques persistantes.On note la présence de cellules fusiformes, courtes, à noyau, en œil de hibou qui pourraient être les derniers vestiges de nodules d\u2019Aschoff.Le foie est interverti.Le poumon est un poumon cardiaque typique avec œdème intra-alvéolaire et cellules chargées d\u2019hémo- sérine.Rein de stase où chaque plomérule contient un croissant d\u2019urine fortement albumineuse.Présence de cylindres dans les tubes.» COMMENTAIRES Tout tissu mourant ou mort entouré de tissu vivant a tendance à devenir calcifié.Nombreux sont les exemples d\u2019un tel processus dans l\u2019organisme.Les valvules du cœur, les coronaires, le péricarde, le myocarde lésé par un ancien infarctus n\u2019échappent pas à cette loi (1).Les anatomopathologistes connaissent depuis longtemps la fréquence de calcifications de l\u2019appareil valvulaire.Ils demandaient aux radiologistes une confirmation in vivo de ce phénomène.Christian, en 1931 (2), fit une étude ana- tomo-clinique très détaillée de la sténose aortique avec calcification des valvules.Il put formuler des critères précisant les cas où cliniquement on pouvait ajouter le diagnostic de calcification à celui de sténose aortique.Il publia, cette même année, un cas où le diagnostic fut vérifié à l\u2019autopsie (3).Il demanda à Sosman de vérifier radiologiquement ses diagnostics qui presque toujours furent confirmés.Ce dernier prit l\u2019habitude de rechercher ces ombres intracardiaques et publia, en 1933, ses 23 premiers cas (4).Sosman se trouva le premier à décrire une série importante de constatations radiologiques objectives dont un certain nombre furent confirmées à l\u2019autopsie.Avant lui, quelques auteurs européens avaient publié des cas isolés de calcification trouvée radiologiquement: Flushner (1 cas), Saul (3 cas), Parade et Kuhlmann (4 cas).Dans cet écrit de base, Sosman avec une modeste sincérité avoue que, depuis 30 à 40 ans, l\u2019équipement radiologique était suffisant pour permettre la visualisation fluoroscopique de ces calcifications.Mais comme c\u2019est souvent le cas: «one only sees what one looks for» (l\u2019on ne voit que ce que l\u2019on cherche).Pour la graphie, les choses sont différentes car, à cette époque, l\u2019appareillage ne permettait pas de prendre des clichés assez rapidement.On peut trouver plusieurs types de calcification intracardiaque.Citons-les et nous analyserons en détail, plus loin, celles qui nous intéressent aujourd\u2019hui: calcification péricar- dique, calcification valvulaire, calcification de l\u2019anneau fibreux mitral, calcification des artères coronaires, calcification myocardique, calcification endocardique autre que celle des valvules mitrales ou aortiques, calcification 664 dans une tumeur du cœur.Disons pour mémoire que Wosika ct Sosman semblent avoir visualisé les premiers, en 1934, des calcifications des artères coronaire in.vivo.L\u2019un des deux cas fut vérifié à l\u2019autopsie.(5).J.Marks rapporte, en 1936, le premier cas de calcification de l\u2019annulus fibrosus diagnostiqué in vivo et confimé à l\u2019autopsie (6).Arrêtons-nous maintenant sur les seules calcifications qui nous occupent: celles de l\u2019appareil valvulaire mitral et aortique.Est-il possible de faire cliniquement le diagnostic de calcification mitrale ou aortique?Il semble impossible de faire celui de calcification mitrale trouvée dans 10% des cas environ (Sosman).Un certain nombre de signes permettent de faire celui de calcification aortique avec un minimum d\u2019erreur.Servons-nous du magnifique travail de J.Lenègre et A.Mathivat portant sur 101 de calcifications aortiques, pour en dégager les signes les plus saillants (7).La plupart des rétrécissements aortiques sont le siège de calcifications radiologique- ment visibles.Mais le rétrécissement aortique caleifié ne paraît pas différer fondamentalement ni dans son étiologie, ni dans ses signes, ni dans son évolution du rétrécissement aortique en général.On le trouve environ deux fois plus souvent chez l\u2019homme (69 cas) que chez la femme (39 cas).Son maximum de fréquence est entre 40 et 60 ans.Le souffle systolique a un timbre spécial comparable au bruit d\u2019une râpe.Dans la moitié des cas (53 sur 101) il est accompagné d\u2019un thrill ou frémissement.Le plus souvent le deuxième bruit est diminué ou même disparu.L\u2019évolution du rétrécissement aortique calcifié est : dominée par deux faits principaux: 1° l\u2019organisme tolère pendant longtemps cette cardiopathie; 2¢ lorsque l\u2019insuffisance cardiaque s\u2019installe, elle est généralement irréductible.Ces malades, enfin, présentent souvent une insuffisance coronarienne responsable d\u2019acei- dents angineux pouvant aboutir à l\u2019infarctus du myocarde et à la mort subite (8).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLEC.\u2014 Montréal, juin 1948 L'analyse étiologique de ces 101 cas a révélé: rhumatisme: 28 cas, syphilis: 5 cas, athérosclérose: 32 cas, cœur congénital: 2 cas, indéterminé: 34 cas.On doit penser systématiquement à la possibilité de calcification dans le rétrécissement aortique.On les trouve dans les 2/3 ou les 3/4 des cas pour Lenègre, dans 90% des cas pour Sosman.Toujours cette constatation signe le diagnostic de rétrécissement d\u2019une façon irrécusable.La scopie constitue dans cette recherche le temps crucial de l\u2019examen car, sur les radiographies standard, les calcifications ne sont généralement pas visibles.Chez qui doit-on rechercher ces calcifications?Je cite Sosman (9) : a) chaque fois qu\u2019une maladie cardiaque est suspectée; b) chaque fois qu\u2019une maladie cardiaque est confirmée; c) chaque fois qu\u2019un cœur est augmenté de volume; d) chez tout patient qui a 60 ans ou davantage.Pour visualiser ces calcifications à la scopie, il faut, avant tout, prendre le temps nécessaire à une bonne adaptation des yeux.Un minimum de quinze minutes dans une chambre complètement noire est indispensable.Les calcifications signent leur présence par des opacités plus ou moins sombres dont les mouvements sont synchrones à ceux du cœur.Il faut utiliser des rayons pénétrants avec un diaphragme très étroit (4 à 5 cm.) de diamètre.On localisera en antéro-postérieure la jonction auriculo-ventriculaire sur le contour gauche du cœur et on les cherche dans le cœur sur une ligne descendant de 45% vers l\u2019angle cardiophrénique droit (fig.6).Les deux valvules sont ou sur cette ligne ou près de celle-ci.La mitrale, plus près de l\u2019apex; l\u2019aortique, plus près de la base.La position CARLIE MITRALE + AORTIQUE DAVID: DIAGNOSTIC IN VIVO DES CALCIFICATIONS MITRALES 665 oblique antérieure droite est, d\u2019après Sosman (5), la meilleure position pour trouver les calcifications tandis que l\u2019oblique antérieure gauche est la meilleure position pour les différencier.En effet, la mitrale se trouve alors dans le tiers postérieur de l\u2019ombre cardiaque tandis que l\u2019aortique occupe le tiers antérieur.La calcification de l\u2019annulus fibrosus mitral constitue une masse plus opaque en forme de + CALCLE AORTIQUE (A.P) CALCIE MITRALE CAP) ® i 9°; i -\u2014\u2014\u2014-\u2014 CALCIE pe ANNULUS FIBROSLS en OAC an OAG.CARES MC.SOSHMAN AMO.ROENTG « RAD, THER.50 oct MUI Jo UAGI-MES CALL, DE Adi FAGRO5US aw JAD Fig.6.\u2014 Technique fluoroscopique pour la recherche des calcifications mitrale, aortique et de annulus, fibrosées.J, de U ou ).Ces ombres se déplacent en avant et vers la pointe pendant la systole pour remonter à leur position d\u2019origine, pendant la diastole.Pour éliminer toute calcification appartenant à l'appareil respiratoire, il est bon d\u2019observer les mouvements de ces calcifications pendant un arrêt respiratoire apres inspiration forcée.Une fois le diagnostic de calcification aortique ou mitrale posé par I'examen fluoroscopique, on peut utiliser la graphie afin d\u2019en conserver un document.Il faut alors se servir d\u2019une technique spéciale qu\u2019il appartient au radiologiste d\u2019exécuter et de modifier suivant l\u2019appareillage à sa disposition.La kymographie met en évidence le déplacement des valvules avec les mouvements du cœur (10).Sa technique est difficile, pas toujours réussie et ne doit jamais remplacer la fluoroscopie ordinaire.Il est important de rechercher les calcifications valvulaires pour les raisons suivantes: 1° Parce que leur recherche fait partie de tout bilan cardiaque complet; 2° La calcification aortique signe la sténose aortique.Elle élimine ipso facto tout doute sur l\u2019authenticité organique valvulaire d\u2019un souffle systolique de base; 3° La calcification de la valvule mitrale signe la sténose mitrale organique que les signes cliniques typiques soient présents ou non; 4c Ta calcification de l\u2019annulus fibrosus signe, en général, un changement dégénératif survenant chez des personnes âgées et n\u2019a pas une importance bien grande.Dans ces cas, les valvules peuvent être organiquement saines.On doit se demander enfin quelle est l'exactitude du diagnostic radioscopique de calei- fication.Walk a traité ce problème (11).Sosman avait déjà confronté avec l\u2019examen nécropsique 20 cas ou le diagnostic de calei- fication avait été fait par lui à la scopie.Dans chaque cas, ces calcifications furent retrouvées.Dans un cas, il y eut erreur de localisation.L\u2019erreur négative est plus fréquente en ce sens que l\u2019examen anatomique met en évidence des calcifications qui ont échappé à l\u2019œil du radiologiste.Walk a contrôlé ses résultats radioscopi- ques chez 33 malades venant à l\u2019autopsie.11 cas montrèrent des calcifications qui avaient été radiologiquement démontrées chez 8.L\u2019auteur a donc manqué 3 cas radiologiquement.22 cas ne montrèrent pas de calcifications.Chaque fois l'examen fluroscopique avait été négatif.Tous les examens radiologiques positifs ont été confirmés. 666 En résumé, si le radiologiste ou le cardio- logiste se donne la peine de bien observer ses patients à l\u2019écran, il est en mesure de trouver les calcifications et de les localiser.Les diagnostics seront d\u2019autant plus précis qu\u2019il y mettra plus de temps et plus de soin.BIBLIOGRAPHIE (1) W.BOYD: A Text-book of Pathology.Lea & Febiger, 1944.(2) H.A.CHRISTIAN: «Aortic stenosis with calcification of the cusps.» J.A.M.A, 97: 158, 1931.(3) H.A.CHRISTIAN: « Aortic stenosis with calcification.» Internat.Clin.3: 51, 1931.(4) M.C.SOSMAN et P.H.WOSIKA: « Calcification in aortic and mitral valves.With a report of twenty-three cases demonstrated in vivo by the roentgen ray.» Am.J.of Roent.and Radium Therapy, 30: 328 (sept.) 1933.(5) P.H.WOSIKA et M.C.SOSMAN: «The Roentgen demonstration of calcified coronary L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 arteries in living subjects» J.4.M.A.102: 490 (24 fév.) 1934.(6) J.MARKS: «Calcification in the annulus fibrosis of the mitral valve.» New Eng.J.Med, 214: 411 (27 fév.) 1936.(7) J.LENEGRE et A.MATHIVAT: «L\u2019insuffisance aortique du rétrécissement aortique.» Le Journal Médical Français, 30 août 1947, p.190.(8) P.SOULIE, R.R.HEIN de BALSAC et O.MARQUIS: «La sténose aortique calcifiée.» Archive Mal.du Cœur, 35: 177, 1942.(9) M.C.SOSMAN: «'The technique for locating and identifying pericardial and intracardiac calcifications.» Am.J.of Roentg.and Radium Ther., 50: 461 (oct.) 1943.(10) Leo G.RIGLER: «Roentgen Kymography in the Demonstration of calcified valves of the heart.» Am.J.Roentg.and Radium Therapy, 47: 480 (mars) 1942.(11) L.WALK: « How exact is the roentgen diagnosis of heart valve calcification.» Am.J.Roentg.and Radium Therapy, 56: 500, 1946. RECUEIL DE FAITS 2-e UN CAS D\u2019AGENESIE DU CORPS CALLEUX DIAGNOSTIC PAR LA PNEUMO-ENCÉPHALOGRAPHIE Roma AMYOT, Chef du service de neurologie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).En 1937, Hyndman et Penfield affirmaient que les cinq cas d\u2019agénésie du corps calleux dont ils rapportaient les observations étaient les premiers où le diagnostie avait été posé durant la vie des malades et cela grâce à la ventriculographie gazeuse.Le cas rapporté ici comporte le même diagnostic, de par l\u2019aspect particulier des ventricules du malade, visualisés par l\u2019injection d\u2019oxygène.L\u2019arrêt de développement du corps calleux, volumineuse commissure blanche inter-hémis- phérique, ne crée aucune symptomatologie typique.Il arrive que très souvent elle est couplée à de l\u2019oligophrénie et à des convulsions ou de l\u2019épilepsie (comme chez le malade dont il est question ici).Mais ces deux ordres de phénomènes sont loin d\u2019être exclusivement l\u2019apanage de l\u2019agénésie calleuse.Ils sont d\u2019une très grande fréquence et leurs causes sont d\u2019une variété et d\u2019un nombre déconcertants.En plus, on croit que les accidents mentaux et neurologiques qui accompagnent l\u2019agénésie calleuse ne sont pas la conséquence directe de cette dystrophie, mais plutôt l\u2019effet d\u2019autres lésions cérébrales associées.Et cela explique bien que le diagnostic ne peut être formulé que par un procédé complémentaire à la clinique: en l\u2019oceurrence la ventriculographie gazeuse.Tout dernièrement, on requérait une consultation neurologique pour un enfant du service de pédiatrie.Ce dernier avait 3 ans, et avait été hospitalisé pour des phénomènes convulsifs s\u2019étant manifestés durant les deux dernières semaines.Cet enfant de 3 ans ne parlait pas, ne pouvait marcher seul et éprouvait la plus grande difficulté à maintenir son équilibre en position verticale.L\u2019absence du réflexe cochléo-palpébral et l\u2019impossibilité à attirer son attention par un bruit provoqué ou par des interpellations firent présumer que cet enfant était sourd, ce qui aurait pu être la cause de sa mutité.Mais il y avait encore plus au point de vue mental: cet enfant ne s\u2019intéressait nullement à son entourage, il ne prêtait aucune attention à ce qui se passait autour de lui et n\u2019exprimait aucun indice mimique de sentiment ou de pensée.Ce petit malade avait été opéré, à un mois, d\u2019une sténose pylorique; nul autre incident, nulle autre maladie n\u2019avaient marqué ses antécédents.Une radiographie du crâne s\u2019était montrée normale, sauf peut-être des impressions digitiformes un peu plus marquées que normalement sur la table interne.Il fut décidé de procéder à une pneumo- encéphalographie pour compléter l\u2019examen clinique.Au cours de cet examen, sous anesthésie générale, il fut constaté que le liquide céphalo-rachidien avait une pression et un aspect normaux; l\u2019investigation biologique en fut trouvée négative.En incidence antéro-postérieure, le malade couché sur le dos, l\u2019oxygène occupant les portions 1, 2 et 3 des ventricules latéraux, on voit: 1° l\u2019écartement des ventricules surtout dans leur segment 3; 2° leur face interne est concave; 668 3° leur extrémité supérieure se montre en pointe; 4° une image aérée qui semble bien être le 3e ventricule remonte entre les 2 ventricules écartés, occupant la moitié inférieure de l\u2019espace interventriculaire (fig.1).Fig.1.En incidence antéro-postérieure, le malade couché sur le ventre, on voit l\u2019image aérée du 3e ventricule légèrement dilaté et celle des deux ventricules latéraux dans leur segment 4 légèrement dilaté et partiellement rempli d\u2019oxygène d\u2019où incomplètement visualisé (fig.2).En incidence latérale, on voit une image ventriculaire à peu près normale montrant tous les segments du ventricule latéral (fig.3).* Nous ne ferons que mentionner les impressions digitiformes sur la table interne de la voûte et l\u2019inclinaison exagérée de la fosse antérieure de la base du crâne.Cet aspect encéphalographique ou, plus précisément, ventriculographique suggère une agénésie du corps calleux.Si on consulte L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Davidoff et Dyke, Hyndman ct Penfield, on peut superposer la description de ces auteurs à l\u2019aspect des radiographies du malade actuel.Les caractères principaux ventriculographi- ques de l\u2019agénésie calleuse sont les suivants: l\u2019écartement des ventricules latéraux; la concavité de leur face interne; la présence d\u2019unc cavité aérée entre les deux ventricules qui est le 3e ventricule anorma!'ement remonté; enfin la forme en pointe de leur sommet; ils Fig.2.offrent, selon l\u2019expression de Hyndman et Penfield, un aspect biscornu.L\u2019écartement des deux ventricules peut être produit par une lésion tumorale interventri- culaire comme, par exemple, un lipome du corps calleux tel que nous en publiâmes un cas dans L\u2019Union Médicale du Canada, en novembre 1946 (fig.4), mais alors le 3c ventricule n\u2019est pas remonté et n\u2019apparaît pas sous l\u2019aspect d\u2019une cavité aérée entre les 2 ventricules écartés et le sommet de ces derniers n\u2019est pas en pointe, mais pourra être plutôt arrondi ou en dôme.Il se trouve aussi qu\u2019un kyste du septuum lucideum (Dandy) ou la dilatation du 5e ventricule (entre les deux feuillets du septum) puisse provoquer un tel écartement des ventricules latéraux et si ce AMYOT: AGÉNÉSIE DU CORPS CALLEUX 669 kyste ou cette dilatation du 5e ventricule les autres caractères, les deux ventricules communique avec le système ventriculaire, on n'ont pas leur extrémité en pointe, ils ne verra entre les deux ventricules latéraux écar- prennent pas la forme de deux cornes diver- tés une image aérée qu\u2019on pourra prendre gentes due à l\u2019écartement des segments ventriculaires 1, 2 et 3 et à sommet pointu, comme on les découvre dans l\u2019agénésie calleuse.Il va sans dire qu\u2019une telle précision diagnostique n\u2019apporte rien au problème thérapeutique.Mais, elle comporte un examen plus complet du malade, elle satisfait l\u2019esprit du médecin, lui permet de voir plus clair dans le cas étudié et de se prononcer plus catégoriquement auprès des parents anxieux de savoir sur le compte de leur enfant.Pour rendre plus démonstratives ces images ventriculaires, nous reproduisons, pour com- \u2014 - Fig.3.manne Te EE pour le 3e ventricule remonté et qui sera plutôt l\u2019image du kyste communiquant dans lequel l\u2019oxygène insufflé aura pénétré.Fig.5.paraison, une encéphalographie normale (incidence antéro-postérieure \u2014 nuque sur plaque) d\u2019une fillette de 5 ans (fig.5), que l\u2019on pourra confronter avec la fig.1.BIBLIOGRAPHIE DAVIDOFF et DYKE: «Agenesie of corpus cal- losum.» Am.Journ.Roent.Radwmtherapy, 32: 1 (Juillet) 1934.| HYNDMAN et PENFIELD: « Agenesie of the Mais ici, et c\u2019est le signe sur lequel insistent corpus callosum.» Arch.N.Psy., 37: 1251 (juin) 0 iculiè 1937.ue ou eroment Thyndman ef Penfield AMYOT: «Contribution à l\u2019étude du lipome du J R PS 9 corps calleux.» L'Union Médicale du Canada, 75: spécifique et sûrement plus particulier que 1391 (nov.) 1946. UN CAS DE DYSTROPHIE MARGINALE ECTASIQUE DE LA CORNÉE Philippe PANNETON, et Chef de Service en ophtalmo-oto-rhino-laryngologie, René CHARBONNEAU, Assistant bénévole en ophtalmo-oto-rhino-laryngologie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Observation.Monsieur D.de L., âgé de 51 ans, préposé à la lecture des compteurs pour une compagnie d\u2019électricité, arrive à la clinique se plaignant d\u2019une diminution marquée de la vision surtout à droite.Il y a environ 4 ans, le patient s\u2019apereut qu\u2019il avait de la difficulté à lire les chiffres des compteurs.Il consulta un oculiste et les verres prescrits améliorèrent sa vision.Il y a deux ans, il constata une nouvelle baisse de son acuité visuelle.T1 visita de nouveau son oculiste en avril 1947 et, cette fois, avec une nouvelle prescription il v eut amélioration à l\u2019œil gauche mais non à droite.Le patient nie tout passé, tant traumatique que pathologique à ses yeux et en aucun temps il n\u2019a ressenti de douleur oculaire.Il ne se plaint que de pauvre vision.L\u2019examen des annexes de l\u2019œil ne révèlent rien de particulier.L\u2019appareil lacrymal fonctionne normalement.Aucune lésion pathologique des paupières.Les conjonctives tant palpérales que bulbaires ne sont pas hyper- hémiées.Les deux pupilles sont égales et réagissent normalement à la lumière et à l\u2019accommodation.Aucune injection ciliaire.L\u2019acuité visuelle se lit comme suit: V.O.D.20/100 c.c.\u20141.00 + 2.50 x 140 = 20/200; V.O.S.20/70 ce.\u20140.25 + 0.50 x 180 \u2014 20/100.La rétinoscopie, très difficile (À cause d\u2019une impression de tache d\u2019huile) donne: O.D.\u20141.25 \u20142.75 x 60° = 20/70; O.S.\u20141.00 sphère = 20/70 Add.+ 2.00 sph.= Jeager 30.Avec le trou sténopéique, aucune amélioration À droite.mais à gauche, le patient lit 20/40.Avec l\u2019ophtalmomètre, l\u2019on découvre, à droite, un fort astigmatisme irrégulier contre la règle, soit: + 2.75 x 165° et, à gauche, + 0.75 x 90°.La tension est de 18 dans les deux yeux au tonomètre de Bailliart.Le champ visuel ne révèle aucune constriction périphérique ni scotome central.L\u2019ophtalmoscopie ne révèle aucune opacité du cristallin ni du vitré; le fond de l\u2019œil paraît normal dans les deux yeux.Toutefois, à l\u2019éclairage latéral, l\u2019on remarque à la partie supérieure de la cornée droite une bande d\u2019apparence cicatricielle, opaque, s\u2019étendant de midi jusqu\u2019à deux heures, séparée du limbe par une zone claire, surélevée en forme de bulle ou hernie (fig.1).L\u2019instillation d\u2019une goutte de fluorescéine ne produit qu\u2019une très pâle coloration diffuse. PANNETON Er CHARBONNEAU: DYSTROPHIE MARGINALE ECTASIQUE La sensibilité cornéenne normale au centre, est complétement abolie dans cette région surélevée.L\u2019examen à la lampe à fente de l\u2019œil droit, nous révèle (a) une bande irrégulière opaque intéressant toute l\u2019épaisseur de la cornée sur une largeur d\u2019environ un millimètre de midi à deux heures, avee une bulle (b) ou convexité claire un peu allongée, plus marquée entre cette bande et le limbe, de moitié plus mince que le reste de la cornée et s\u2019étendant de midi à une heure (fig.1-2); dans le segment entre une heure et deux heures, adjacent à la lésion précédente et en continuité, il y a un fossé également diminué d\u2019épaisseur (c) (fig.1-3).L\u2019épithélium est apparemment intact sur toute l\u2019étendue de la lésion sauf à l\u2019union de la bulle et du fossé où il semble y avoir une solution de continuité de cet épithélium.Le stroma présente quelques opacités et la partie ectasique contient des vaisseaux sanguins.L\u2019endothélium semble intact.Les bords du sillon sont bien délimités, apparaissant comme une ligne blanchâtre irrégulière.Le tout contient une pigmentation jaunâtre diffuse dans presque la totalité de la région opaque.Quelques traînées blanchâtres s\u2019irradient dans le stroma vers le centre de la cornée (fig.1).Le diagnostic de dystrophie marginale ecta- sique de la cornée est posé.« * * C\u2019est un «état bilatéral rare commençant par une opacité et une vascularisation de la périphérie de la cornée, progressant par un processus dégénératif de la substance cornéenne vers une gouttiére pour donner finalement une ectasie.» (1) Cette maladie aurait été décrite, la pre- miére fois, par Trumpy, en 1881, par Terrien, en 1900, par Fuchs, en 1901, sous le nom de sclérose périphérique et atrophie (1).C\u2019est une maladie trés rare et, des 100 cas décrits dans la littérature, 75% étaient chez des mâles dont l\u2019âge variait entre 10 et 70 671 ans.Cette maladie est habituellement bilatérale mais ne se présente pas au méme stade dans les deux yeux.«Elle est caractérisée essentiellement par une ectasie circonscrite au niveau du bord supérieur de la cornée entrainant un astigmatisme considérable.» (2) Terrien décrit cette affection comme suit: « Cette entité clinique se présente toujours dans des conditions sensiblement identiqués.C\u2019est une sorte de bande irrégulièrement mamelonnée, ectasique, d\u2019étendue variable, en forme d\u2019are, siégeant à la périphérie de la cornée un peu en avant du limbe, immédiatement contiguë à ce dernier avec lequel elle Fry 3 Coupe se he ma ligue aw \\ Coupe schematigue miveau de la bulle.au niveau du sillon.se continue par une transition insensible, tandis que, du côté de la cornée en allant vers le centre, elle en est séparée par une strie grisâtre, cireinée.Elle siège de préférence à la partie supérieure.Sa partie moyenne, la plus large, correspond souvent à l\u2019extrémité supérieure du méridien vertical, mais souvent aussi on constate en dedans ou en dehors, toujours contiguës au limbe et sur une étendue variable, semblables dystrophies.L\u2019anesthésie est plus ou moins complète à ce niveau, tandis que le reste de la cornée a conservé sa sensibilité normale.Jamais la fluorescéine ne pénètre ce tissu dystrophique et jamais on ne constate la moindre trace d\u2019ulcération.» (2) Il est à remarquer que, chez notre malade, contrairement à ce que vient de dire Terrien, la fluorescéine a imprégné la partie dystro- phique de chaque côté de la région ectasique.Axenfeld, dans son traité d\u2019ophtalmologie (1914), en parlant des processus dégénératifs de la cornée, décrit à son tour «l\u2019ectasie 672 marginale chronique », en disant: « Dans une zone vascularisée, falciforme du bord de la cornée, il se forme, juste à côté, au bord de la cornée, une ectasie transparente de cette membrane qui amène des troubles visuels considérables par obliquité de la cornée et déformation de sa courbure.La partie ecta- siée, transparente, traversée seulement par de fins pinceaux de vaisseaux est limitée du côté de.la cornée par une ligne cicatricielle ressemblant au gérontoxon.Quelquefois elle semble consécutive à une ulcération particulière, dégénérative, analogue à un sillon, du bord de la cornée.» (3) SYMPTÔMES Ordinairement, le patient ne se plaint que d\u2019une baisse lente, progressive de la vision due au développement d\u2019un astigmatisme irrégulier pouvant aller jusqu\u2019à une sorte de kératocône si la lésion encercle la cornée.Quelquefois, chez certains sujets, il se présentera quelques signes d\u2019irritation, sous forme de conjonctivite légère.EvoLUTION Le processus évolutif est très lent et le développement de l\u2019ectasie peut prendre de 10 à 20 ans.La partie supérieure de la cornée est d\u2019abord envahie et la maladie s\u2019y développe plus rapidement.Une gouttière, ou sillon, peut s\u2019étendre sur toute la circonférence de la cornée, mais on verra très rarement une ectasie à la partie inférieure.Cette déformation de la cornée a pour conséquence le développement progressif d\u2019un astigmatisme irrégulier toujours considérable qui n\u2019est guère amélioré par des cylindres.Dans certains cas, l\u2019on décrit des pseudo- ptérygions.PATHOGÉNIE La pathogénie de l\u2019ectasie marginale n\u2019est pas connue.Quelques auteurs croient à une origine inflammatoire; d\u2019autres la rejettent à cause, disent-ils, de l\u2019anesthésie de la cornée au niveau de l\u2019ectasie, l\u2019absence de tissu cicatriciel et de réaction périkératique ainsi L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 que la transparence des parties lésées.Ceux-là l\u2019attribuent à un trouble trophique sans relation d\u2019ailleurs avec d\u2019autres phénomènes généraux.D\u2019autres auteurs, voyant une grande ressemblance entre cette dystrophie marginale et le gérontoxon, lui donnent une cause commune, soit une infiltration lipoïdique.Toutefois, comme le fait remarquer Terrien, le gérontoxon est très fréquent tandis que l\u2019autre est rare et peut se manifester à un âge où l\u2019arc sénile n\u2019existe pas (2).Duke-Elder donne comme pathogénie l\u2019explication suivante: «Au début, au bord central du sillon, la membrane de Bowmann et les lamelles cornéennes se divisent en fibril- les qui, plus tard, se changent en tissu conjonctif, ou sont remplacées par ce tissu dans lequel courent des vaisseaux.Il en résulte une pseudo cornée de tissu de granulation montrant peu ou pas d\u2019infiltration inflammatoire remplaçant la substance propre.L\u2019épithélium est, en tout temps, intact, quoique les cellules basales puissent être modifiées.La Descemet peut être déchirée, détachée ou absente ou alternativement divisée en plusieurs couches.» (1) D\u2019autre part, certains auteurs prétendent que la membrane de Descemet n\u2019est jamais modifiée, se contentant de dire que, dans la zone ectasiée, la cornée est très amincie.TRAITEMENT Il n\u2019existerait aucun traitement curatif de la dystrophie marginale ectasique.Les auteurs s\u2019accordent à dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019atténuer l\u2019astigmatisme par la réduction de l\u2019ectasie, soit à l\u2019aide de galvanocautérisations prudemment répétées (Terrien), soit en pratiquant l\u2019excision combinée ou non avec un recouvrement conjonctival comme le conseillent Lauber et Seefelder (2).BIBLIOGRAPHIE 1.Textbook of Ophthalmology.Duke-Elder, vol.II, p.1996.2.Traité d\u2019ophtalmologie.Vol.IV, p.780-782.3.Traité d\u2019ophtalmologie.Th.Axenfeld, p.449, 1914 4.Bromicroscopy of the eye.Berliner, vol.I, p.363 TRAITEMENT DE L\u2019IRITIS CHRONIQUE CHEZ TROIS MALADES Jean LACERTE, Chef du Service d\u2019Ophtalmologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.L\u2019iritis à allure chronique, appelée parfois « Quiet iritis » évolue, comme son nom l\u2019indique, sans grands fracas.Remarquable par l\u2019absence de symptômes inflammatoires tapageurs, elle ne s\u2019accompagne au début d'aucun trouble subjectif bien évident: peu ou pas de douleurs, de photophobie ou de larmoiement.Le patient s\u2019inquiète lorsqu\u2019il s\u2019aperçoit que sa vision s\u2019altère.Il prend conseil à une phase déjà tardive.On note alors l\u2019atrophie de l\u2019iris qui se manifeste par une décoloration.La présence de nombreuses synéchies d\u2019ordinaire solides et bien organisées, conduisent vite vers une occlusion pupillaire.Les causes endogènes, susceptibles d\u2019entrai- ner l\u2019apparition d\u2019une telle iritis, sont nombreuses.Chez trois malades qui font l\u2019objet de cette communication, nous avons éliminé la principale cause connue: la syphillis.Ont aussi été éliminées, les causes d\u2019infection focale, telles que: amygdalite, sinusite, annex- ite, ete, ete.Ce sont des adultes: deux femmes et un homme, d\u2019âge moyen de 25 ans, chez qui le «Patch Test» a été négatif, de même que les radiographies pulmonaires, mais que nous suspectons quand même d\u2019une imprégnation bacillaire Koch.Observation 1.Thérèse C.20 ans, acuité visuelle de 20/200 des deux yeux à son entrée à l\u2019hôpital.Elle présente l\u2019aspect d\u2019une tuberculeuse du type floride; grosse et grasse, avec pommettes rouges.Sa vision est embrouillée depuis un an.Elle a consulté un médecin ophtalmologiste il y a quelques mois, lequel lui à prescrit de l\u2019atropine.De fait, il n\u2019y a peu ou pas de mydriase, quoique le réflexe à l\u2019accomodation soit paresseux.Dans le même temps, un traitement à la pénicilline n\u2019apporte aucune amélioration.À son arrivée à l\u2019hôpital, la malade n\u2019est pas du tout souffrante et elle ne présente pas de photophobie.Ses yeux ne sont pas rouges.Le « Patch Test » est négatif.La malade ne tousse ni ne crache.Sa température est normale.Les radiographies pulmonaires sont négatives.Le B.W.dans le sang et dans le liquide céphalorachidien est négatif.La malade est vue et examinée dans le service de médecine interne du professeur J.-B.Jobin, où on ne décèle aucune lésion pulmonaire.L\u2019examen des deux iris à la lampe à fente démontre surtout une atrophie de l\u2019iris, mais on ne note pas la présence de corpuscules jaunes.Il y a présence de synéchies importantes.Malgré que tous les examens soient négatifs, nous suspectons toujours une iritis de nature tuberculeuse.Après consultation avec le docteur Gaumond, dermatologiste de l\u2019Hôtel- Dieu, nous décidons de donner à la malade de la vitamine D?, selon la méthode de Char- pv.Au cours du traitement, l\u2019azotémie et la calcémie sont faites régulièrement.Au bout de quelques semaines, la vision des deux yeux s\u2019améliore sensiblement et les milieux oculaires sont plus limpides.La vision reste stationnaire à 20/70 pendant deux mois.Nous proposons à la malade une iridectomie pour obtenir une amélioration de la vision et nous en profitons pour faire une inoculation au cobaye.L\u2019inoculation ne donne aucun résultat.La vision s\u2019améliore encore à la suite de l\u2019iridectomie de l\u2019oeil droit.La vision de cet œil est maintenant de 20/20.Observation 2.M.À.âgé de 35 ans, est pratiquement aveugle à son arrivée à l\u2019hôpital.Acuité visuelle droite: perception lumineuse; acuité visuelle gauche: 20/200.Il se plaint de faiblesse visuelle depuis 1940.Il n\u2019y a jamais eu de douleur, de photophobie, mais une légère congestion oculaire.Les iris ne réagissent pas ou peu à l\u2019atropine.Nous notons au microscope, une atrophie marquée du parenchyme irien avec de nombreuses synéchies postérieures.L\u2019iris s L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 674 ne présente pas l\u2019aspect de l\u2019iris en tomate, car 1l n\u2019y a pas encore d\u2019hypertension oculaire.Les examens du sang, des urines et du liquide céphalo-rachidien ne révèlent rien d\u2019anormal.Les images radiologiques pulmonaires sont normales.Un traitement intensif au salicylate de soude intra-veineux n\u2019apporte aucune amélioration.Nous décidons de faire aux deux yeux une iridectomie.Après quelques semaines, nous notons que l\u2019iridectomie a été un succès, car l\u2019acuité visuelle est passée de perception lumineuse à 20/40.Observation 3.T.B.âgée de 25 ans, se plaint depuis quelques années, d\u2019une baisse de vision de son œil gauche, mais depuis un mois, se sont ajoutées à cet état, des douleurs très vives.Il y a congestion marquée du segment antérieur.L\u2019iris a la forme au niveau de la pupille, de «l\u2019iris en tomate».La tension oculaire est donc augmentée.C\u2019est la cause de la douleur oculaire.L\u2019atropine ne fait qu\u2019aggraver cet état.Il ne reste qu\u2019à tenter une iridectomie.L\u2019opération est ici plus difficile à pratiquer, vu que la chambre antérieure est pratiquement disparue et que le sphincter irien est adhérent a la capsule antérieure.Néanmoins, le résultat post-opératoire est appréciable à un double égard: 1° La tension oculaire est diminuée de même que tous les phénomènes de congestion oculaire et 2° la vision est rétablie à 20/100.Nous remarquons dans cette dernière observation, que l\u2019inflammation du diaphragme irido-ciliaire a abouti à locclusion et à la séclusion pupillaire.C\u2019est le sort de l\u2019iritis chronique, de l\u2019iritis à évolution lente.L\u2019iridectomie doit être pratiquée dès qu\u2019il y a menace d\u2019augmentation du tonus, avant que l\u2019iris révèle l\u2019aspect en tomate.Plus on temporise, plus l\u2019opération devient difficile.Nous croyons qu\u2019il est préférable de recourir à l\u2019iridectomie préventive dès que l\u2019iris ne se dilate pas ou peu sous l\u2019influence de l\u2019atropine et que l\u2019iritis chronique ne réagit plus à aucun traitement médical. ÉDITORIAL 675 Bulletin de l\u2019Hssociation des (Dédecins de Langue francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) L'UnionMédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 77 \u2014 No 6 \u2014 Montréal, juin 1948 LE PLUMBAGOL ET LA FURONCULOSE ! La furonculose est une maladie fréquente qui a résisté, jusqu'ici, à tous les traitements.Or, dans une communication récente, les auteurs ont rapporté le résultat de leurs expériences cliniques et de laboratoire.L'activité du plumbagol.à la dilution de 1/500,000, sur le staphylocoque, a démontré qu\u2019il possédait une action réelle sur ce microbe.On a donc fait des essais cliniques en vue de préciser la valeur thérapeutique de ce produit chez l\u2019homme.On a utilisé un extrait purifié de la racine du Plumbago europea, employé à la concentration de 0,25 p.1.000.On à injecté au patient une ampoule de 4 c.c.de solution isotonique dans les veines, chaque jour, jusqu\u2019à 6 ou 10 injections, suivant le cas.Les auteurs de cette méthode nouvelle rapportent une série de 9 observations, dont je citerai 3 principales.et qui démontrent l\u2019action favorable de ce médicament contre la furonculose.Voici un homme de 40 ans qui souffre de furonculose depuis un an.Il a suivi tous les traitements classiques, connus Jusqu\u2019ici.Le 26 septembre 1945, il se 1.E.Blanchon, L.de Saint-Rat et P.Bonét- Maury \u2014 Académie de Médecine de Paris, séance de février 1948.présente a I\u2019hopital avec un gros furoncle sur chaque fesse, surplombant une large aréole inflammatoire.On pratique une injection quotidienne de 4 c.c.de plumbagol à 0,25 p.1.000.Les bourbillons sont expulsés, l\u2019inflammation disparaît rapidement et tout rentre dans l\u2019ordre le cinquième jour.On cesse le traitement après la dixième injection.Au bout de 14 mois, on revoit le malade qui dit ne plus avoir eu de furoncle depuis ce traitement.Dans une autre observation, un homme de 40 ans vient consulter pour un anthrax de la face externe de la cuisse gauche datant de deux jours, et un furoncle sur la face latérale gauche du cou.Il déclare que, depuis 18 mois, il n\u2019est jamais resté plus de 3 mois sans furoncle.On commence le traitement avec le plumbagol, en suivant la technique que nous venons d\u2019exposer, le 17 novembre 1946.Le 19, les lésions sont affaissées, l\u2019inflammation a disparu.Après 5 injections subséquentes, le malade n\u2019a plus présenté de furonculose depuis ce traitement.Dans une troisième observation, il s\u2019agit d\u2019un médecin présentant de petits furoncles depuis 3 mois.Depuis 2 mois, il a des signes de cystite et de prostatite atténués temporairement.L'examen des urines ne montre que du staphylocoque.Après avoir subi des traitements par la pénicilline et les sulfamides, il commence un traitement par le plumbagol selon la méthode indiquée plus haut.Il reçoit, en tout, 10 injections.À ce moment, les urines sont claires, plus de cystite, prostate tou- Jours un peu grosse, mais plus de point ramolli.Le malade, revu 8 mois plus tard, va toujours très bien. 676 Les autres observations ressemblent à celles que nous venons de rapporter.Les auteurs prétendent que ces essais cliniques démontrent que le plumbagol naturel est supérieur aux essais synthétiques publiés par différents auteurs.A doses indiquées, le plumbagol, en solution isotonique, est bien toléré en injection intraveineuse ; il ne provoque aucune réaction locale ni générale.Cette action est rapide et efficace dans les infections staphylococciques comme la furonculose.Les auteurs n\u2019ont pas encore d\u2019interprétation du mécanisme d\u2019action du plumbagol; ils prétendent qu\u2019il peut résulter du «blocage de certains ferments essentiels aux phénomènes vitaux par combinaison de leurs groupements sulfhydrylés par les composés quininiques ».Nous suivrons, avec intérêt, les nouveaux renseignements sur cette question que les auteurs espèrent recueillir au moyen du photomètre.J\u2019ai pensé que cette nouveauté pourrait intéresser nos lecteurs.Albert LESAGE.+ ++ NOUVEAU TRAITEMENT DE L\u2019ASTHME, DE LA MALADIE DE QUINCKE ET AUTRES SYNDROMES PARAPHYLACTIQUES OU ANAPHYLACTIQUES Les auteurs ont adressé à l\u2019Académie de Médecine une communication très intéressante sur ce sujet.Ils ont fait des recherches sur l\u2019emploi de l\u2019anter- 2.Dr Danielopolu et L.Rosensweig \u2014 Académie de Médecine de Paris, séance de février 1948.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 gan-atropine et la pyramidon-atropine dans les syndromes paraphylactiques.Ces médicaments, d\u2019après ces auteurs, empécheraient non seulement les accidents histaminiques secondaires, mais encore l\u2019action du facteur initial qui déclenche le choc anaphylactique: l\u2019a- cétylcholine (ACh).Ils prétendent démontrer, par l\u2019action de ces médicaments, que c\u2019est l\u2019ACh qui déclenche le choc puisque l\u2019atropine exerce une action sur l\u2019ACh et aucune sur l\u2019'H (histamine).Danielopolu a soutenu que l'accès d\u2019asthme est déclenché par l\u2019ACh et qu\u2019il peut se produire, secondairement, de l\u2019H.(histamine).En 1936, il a publié plusieurs cas d\u2019asthme où l\u2019atropine administrée quelques semaines à doses progressives (2 à 4 milligrammes par jour de sulfate d\u2019atropine par la voie buccale) prévient les accès d\u2019asthme.L\u2019antergan et le pyramidon exercent une action fugace; tandis que l\u2019atropine renforce l\u2019action et la rend plus durable.Il emploie donc, actuellement, contre ces accès, l\u2019atropine-py- ramidon et l\u2019atropine-antergan.L\u2019association leur a démontré que les effets de ces deux médicaments sont infiniment plus durables, si on les associe à l\u2019atropine.Ils font accompagner leurs communications, d\u2019observations très détaillées, où l\u2019association de l\u2019atropine avec le pyramidon à la dose de 2 à 4 milligrammes par jour, par voie buccale, associée au pyramidon à la dose de 1 gr.50, font disparaître les crises anaphylactiques ou paraphylactiques en quelques minutes, ou quelques jours.Afin qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019obscurité sur toute cette question, nouvelle pour nous, et si importante au point de vue clinique, nous nous permettons de rap- ÉDITORIAL porter, textuellement, les conclusions de ces auteurs.«1° Le choc paraphylactique est déclenché par l\u2019acétylcholine (ACh).La libération d\u2019histamine (H) est chronologiquement secondaire.L\u2019H joue un rôle important, produisant des lésions secondaires, spécialement sur la peau, dans les phénomènes d\u2019immunité incomplète.Les phénomènes histaminiques, tout en étant chronologiquement secondaires, sont les plus durables et dominent le tableau clinique.«2° L\u2019antergan et le pyramidon sont d\u2019excellents médicaments curatifs et préventifs, d\u2019autant plus qu\u2019ils n\u2019empêchent pas seulement l\u2019action de l\u2019H, mais aussi celle de l\u2019ACh, qui est le facteur initial qui déclenche le choc.« Nous administrons 1 gr.20 à 1 gr.50 par jour de pyramidon.«3° L\u2019atropine, seule, qui empêche l\u2019action de l\u2019ACh et n\u2019empêche pas celle de l\u2019H, administrée en traitement prolongé prévient les accès d\u2019asthme, où le rôle de l\u2019H libérée secondairement est moindre.Elle coupe, comme on le sait, un accès d\u2019asthme en empêchant l\u2019action de l\u2019ACh.« Elle est capable aussi d\u2019empécher les accidents paraphylactiques cutanés, mais moins que le pyramidon et l\u2019an- tergan, qui empêchent tant l\u2019action de l\u2019ACh que celle.de l\u2019H.«4° Le pyramidon, associé à l\u2019atropine, donne de meilleurs résultats tant comme traitement curatif que préventif, ce qui prouve que l\u2019H libérée secondairement (phénomène d\u2019immunité incomplète) joue aussi un certain rôle.- 677 « Dans les syndromes cutanés où l\u2019H provoque des lésions durables qui dominent le tableau symptomatologique, l\u2019atropine, qui n\u2019empêche pas l\u2019action de l\u2019H, n\u2019a aucune action lorsque les symptômes ont déjà apparu.«5° Nous avons prouvé expérimentalement que l\u2019atropine renforce l\u2019action de l\u2019antergan et du pyramidon.« Les résultats thérapeutiques nous ont démontré que l'association de l\u2019atropine à l\u2019antergan ou au pyramidon renforce l\u2019action préventive et la rend plus durable.Le traitement de choix est l\u2019atropine-pyramidon et l\u2019atropine- antergan administrés pendant de longues périodes de temps.«Nous administrons l\u2019atropine par la voie buccale en commençant avec 2 milligrammes par jour et en augmentant progressivement la dose jusqu\u2019à 3 et même 4 milligrammes par jour, avec de courtes périodes d\u2019interruption.L\u2019atropine est très bien supportée car, comme nous l\u2019avons démontré antérieurement, ce médicament provoque de l\u2019accoutumance.Nous espérons, en associant l\u2019atropine, arriver à diminuer les doses de pyramidon ou d\u2019antergan, ce qui nous permettrait de nous servir de ce traitement pendant de très longues périodes de temps.«6° Nos recherches expérimentales ont trouvé que 2.377 R.P.est une substance anti-acétylcholinolytique et antihistaminique très puissante et les recherches thérapeutiques ont donné jusqu\u2019à présent d\u2019excellents résultats.Nous sommes en train de rechercher si l\u2019atropine renforce aussi l\u2019action de cette substance.» Albert LESAGE. & + HYGIENE ET MÉDECINE SOCIALE e © UNE ERE NOUVELLE POUR L'HYGIÈNE AU CANADA L\u2019hon.Paul MARTIN, 1.LE PROGRAMME NATIONAL D\u2019HYGIENE.Une ère nouvelle s\u2019est ouverte pour l\u2019hygiène publique, au Canada.Le programme national d'hygiène annoncé il y a quelques jours par le premier ministre permettra des progrès beaucoup plus rapides dans la lutte contre la maladie.Le Gouvernement fédéral va prendre immédiatement des mesures pour l'application de ce vaste plan d'hygiène nationale.Il y a plusieurs semaines que je pense à ce que je devrai dire à l\u2019Association canadienne d'hygiène publique, pendant son assemblée annuelle, à Vancouver.J'avais décidé de vous parler des perspectives d\u2019avenir de l\u2019hygiène publique dans notre pays, et de passer en revue les dernières phases du progrès qui nous permettra d\u2019atteindre un fort degré de santé pour tous.Mais la marche rapide des événe- ments, la semaine dernière, a modifié mon projet.Les objectifs lointains dont je devais parler sont devenus des objectifs prochains et possibles.Disposant de sommes beaucoup plus considérables pour les services d\u2019hygiène publique, nous abordons une nouvelle et plus belle étape du développement de notre hygiène publique.La date de vendredi dernier, 14 mai, restera mémorable dans l\u2019histoire de l\u2019hygiène publique au Canada.Le premier ministre annonça, ce jour-là, le programme en trois points destiné à mobiliser les ressources financières de la nation à l\u2019appui des campagnes d\u2019hygiène si vigoureusement exécutées par toutes les provinces du Canada.1.Discours prononcé à l\u2019assemblée annuelle de l\u2019Association Canadienne d\u2019Hygiène Publique, à l\u2019hôtel Vancouver, Vancouver, C.-B, le 18 mai 1948, à 1 heure de l\u2019après-midi.Ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.Pour vous, qui avez choisi la noble profession de l'hygiène publique, ce programme revêt une importance essentielle.Mais tous les citoyens doivent comprendre son importance, puisqu\u2019il doit, à la longue, assurer une vie plus saine à tous les Canadiens.Un tableau du mode de vie des Canadiens ne serait plus complet, désormais, sans allusion à cette mesure fédérale prise pour fortifier les services d'hygiène, déjà importants et efficaces, que toutes nos provinces ont établis, et qui valent une place d'honneur à notre pays parmi les nations les plus avancées dans ce domaine.Le Programme National d\u2019Hygiène comporte les subventions suivantes aux provinces: 1.Subvention pour enquêtes sur la santé: Cette subvention, au total de $625,000, permettra aux provinces d\u2019instituer les rouages nécessaires aux enquêtes sur les besoins, de formuler des plans pour la dépense des subventions nationales d\u2019hygiéne, d\u2019augmenter les ressources hospitalières et de bien organiser l\u2019assurance des soins hospitaliers et médicaux.2.Subventions nationales d\u2019hygiène: Ces huit subventions, de manière générale, couvrent tout le champ de l\u2019hygiène publique.Elles seront de 17,000,000 la première année pour s\u2019élever ensuite à environ $22,000,000, niveau qu\u2019elles conserveront indéfiniment par la suite.3.Subvention pour la construction d'hôpitaux: Ces subventions fédérales de $13,000,000 année stimuleront puissamment la cons- MARTIN: UNE ÈRE NOUVELLE POUR L\u2019HYGIÈNE AU CANADA truction d\u2019hôpitaux.Dans cinq ans, les besoins provinciaux seront examinés de nouveau et on prévoit que les subventions se continueront pour une autre période de cinq années probablement à raison de $6,500,000 par année.Au cours de mes années de service au Parlement et dans le Gouvernement, aucun événement n\u2019aura été plus encourageant pour moi que l\u2019entrée en vigueur de ce Programme National d\u2019Hygiène au moment où je suis ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Mes collègues et moi sommes fiers de nous associer au premier ministre pour adopter un programme ouvrant de si grandes possibilités pour la santé et pour le bien-être de nos compatriotes.Je veux cependant rendre hommage à tous les pionniers qui ont préconisé ces mesures: à tous mes prédécesseurs de l\u2019Etat fédéral; aux autorités provinciales qui ont toujours étroitement collaboré avec nous; aux associations nationales d'hygiène qui ont appuyé ces plans; et aux parlementaires de tous les partis qui ont étudié si attentivement les problèmes d\u2019hygiène du Canada au sein des comités de la Chambre et du Sénat.Je sais aussi que plus d\u2019un, parmi vous, a joué un grand rôle à cet égard, et que vous avez tous contribué à rendre l\u2019opinion publique consciente des lacunes et désireuse de les voir corriger.Le point culminant de toutes ces études poursuivies sur l\u2019initiative de l\u2019Etat fédéral fut le Programme National d\u2019Hygiène, compris dans les propositions fédérales aux provinces, au mois d\u2019août 1945.La mesure que le Gouvernement prend maintenant couvre et dépasse le programme en quatre points déjà proposé, sauf pour le Plan National d\u2019assurance-maladie, dont elle constitue cependant les préliminaires essentiels d\u2019un système complet sur l\u2019échelle nationale.Quand ce programme sera bien en cours de réalisation, il sera possible de considérer l\u2019adoption d\u2019un plan national d\u2019assurance comprenant l\u2019hospitalisation et les soins médicaux.679 Le plan annoncé par le premier ministre vise un double but: (1) Il aborde immédiatement et directement les points stratégiques du Programme Canadien d\u2019Hygiène; (2) il ouvre la voie à l\u2019assurance-maladie en appliquant les mesures préliminaires indispensables au succès de cette entreprise.L\u2019argent ne mesure pas l\u2019efficacité des services d'hygiène, mais on a une idée de l\u2019ampleur du Programme National d'Hygiène en considérant que dès ses débuts \u2014 en dehors des services d\u2019hygiène pour les anciens combattants \u2014 la somme totale dépensée par tous les gouvernements au Canada, pour l\u2019hygiène, s\u2019augmentera de 30%.C\u2019est presque la moitié de ce que les provinces dépensent actuellement, et presque le double des dépenses mum- cipales d\u2019hygiène.Dans sa première année pleine de fonctionnement, le Programme coûtera plus de $30,000,000 \u2014 plus du quadruple des dépenses actuelles de l\u2019Etat fédéral pour les services d'hygiène en dehors des sommes dépensées pour les anciens combattants.En vertu de la Constitution canadienne, l\u2019hygiène relève essentiellement des provinces.Le nouveau programme en tient compte.Des arrangements seront pris pour déterminer les conditions, mutuellement acceptables, de toutes les subventions; mais l'administration des sommes dépensées restera entièrement sous la juridiction des provinces.Celles-ci ont institué des services d'hygiène modernes et efficaces.Elles recevront à l\u2019avenir des subventions leur permettant d\u2019étendre leur programme et de faire le travail pour lequel vous attendez tous, depuis longtemps, les indispensables ressources financières.| 2.SUBVENTION POUR ENQUÊTES SUR LA SANTÉ.Un bon programme d\u2019hygiéne doit être fondé sur les faits.L\u2019action doit étre fondée sur la connaissance précise des besoins, et les programmes d\u2019hygiéne doivent suivre le progres des renseignements.Faute de bien connaitre la situation de l'hygiène au Canada, nous avons inévitablement, dans le passé, pensé 680 d\u2019une manière négative.Nous avons souvent évalué nos succès d\u2019après le nombre de nos échecs.Les statistiques de décès et de maladies contagieuses nous ont mal renseignés sur l\u2019étendue de la maladie.Les lacunes de notre information ont empêché les programmes à longue portée, dans plusieurs secteurs du champ de l\u2019hygiène.Tout cela changera, grâce aux subventions fédérales pour enquêtes sur la santé.Toutes les provinces pourront payer et exécuter des études sur leurs besoins.Elles commenceront probablement par déterminer leurs régions d\u2019hygiène, afin de mieux utiliser leurs subventions d'hygiène publique.Des enquêtes pourront s\u2019effectuer, sur une grande échelle, sur les locaux d\u2019hospitalisation nécessaires.Enfin, les provinces pourront s\u2019installer pour préparer leur propre organisation d\u2019un programme provincial d\u2019assurance, comportant l\u2019hospitalisation et les soins médicaux.3.LES SUBVENTIONS NATIONALES D'HYGIÈNE.Les subventions nationales d\u2019hygiène sont données sous huit chefs.Les possibilités qu\u2019elles ouvrent constituent un splendide programme en huit points pour le progrès de l\u2019hygiène.Mais je me bornerai, aujourd\u2019hui, à esquisser les principaux aspects de ces subventions, et quelques-uns des nombreux progrès qu\u2019elles rendent possibles pour tous les spécialistes de l\u2019hygiène publique.Les huit subventions sont les suivantes: (a) Subvention générale d'hygiène publique: $4,404,000 a $6,500,000.Une subvention de 35 cents par téte, soit $4,404,000 pour tous les Canadiens, sera versée aux provinces, pour consolider ceux de leurs services d\u2019hygiène publique qui, à leur avis, en ont le plus besoin.Ces subventions seront augmentées de 5 cents par année, à concurrence de 50 cents par tête, soit un total de $6,500,000.Avec ces fonds supplémentaires, les provinces pourront réduire encore leur taux, déjà déclinant, de mortalité infantile et maternelle.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Elles pourront prendre des mesures préventives contre la cécité.Elle pourront chasser des maladies comme la variole, la diphtérie et la typhoïde.Elles pourrant lancer une vigoureuse campagne contre ces fléaux estropiants: la poliomyélite, l\u2019arthrite et le rhumatisme, et développer et consolider leurs progrès dans tous les autres domaines.(b) Subvention pour la lutte antituberculeuse: $3,000,000 a $4,000,000.Il sera enfin possible de lancer une campagne finale et décisive pour la défaite complète de la tuberculose.L\u2019Etat fédéral versera, pour cette fin, une subvention annuelle de $3,000,000, portée à $4,000,000 en un certain nombre d\u2019années.Cette subvention aidera les provinces à intensifier leurs efforts antituberculeux et stimulera puissamment tous ceux qui luttent depuis longtemps pour débarrasser les Canadiens de cette maladie.(c) Subvention d\u2019hygiène mentale: $4,000,000 à $7,000,000.Dans la tension et la confusion de la vie actuelle, aucun problème d'hygiène n\u2019est plus alarmant et plus urgent que la propagation des maladies mentales.Il faudra toutes les ressources de votre intelligence et de votre labeur pour écarter ces menaces qui assiègent notre civilisation.Mais la lutte entre dans une phase nouvelle.Les subventions fédérales, qui seront portées de $4,000,000 à $7,000,000 dans une période de plusieurs années, permettront aux hygiénistes de sortir des limites de l\u2019hôpital pour porter leur action préventive au sein de la population.(d) Subvention pour la lutte antivénérienne: $500,000.L'Etat fédéral verse actuellement $225,000 par an pour aider les provinces dans la lutte antivénérienne.Il portera cette subvention à $500,000, pour permettre aux provinces leurs efforts et de hater leurs succes. MARTIN: UNE ERE NOUVELLE POUR L\u2019HYGIÈNE AU CANADA (e) Subvention pour les enfants infirmes: $500,000.Des progrès considérables ont été réalisés depuis quelques années dans la lutte contre les infirmités de l\u2019enfance, mais il n\u2019existe pas de programmes suffisants pour prévenir, enrayer et traiter les affections qui rendent les enfants infirmes.Une subvention annuelle de $500,000 sera versée à ces fins.(f) Subvention pour formation professionnelle: $500,000.Le Canada manque, depuis longtemps, de spécialistes en hygiène publique.Nous manquons aussi de personnel entraîné pour nos hôpitaux qui se développent sans cesse, et le Programme National d\u2019Hygiène provoquera des initiatives exigeant un personnel supplémentaire.Des subventions, au total de $500,000 par an, faciliteront la formation de ces spécialistes.C\u2019est le double du montant proposé en premier lieu.(g) Subventions aux recherches en hygiène publique: $100,000 à $500,000.L'esprit d\u2019initiative d\u2019un ministère de la Santé publique se traduit par l\u2019intérêt qu\u2019il porte aux recherches.L\u2019Etat fédéral donnera une subvention annuelle de $100,000, portée à $500,000 en cinq ans, pour encourager les recherches en hygiène publique.Ces subventions complèteront celles que le Conseil National de recherches donne déjà pour les recherches médicales.Ces dépenses seront un placement, récupéré plus tard sous forme de bonne santé.Les grands progrès permis par l'insuline, par l\u2019anatoxine diphtérique, par les sulfamidés et par les antibiotiques, au cours de ce siècle, sont des exemples des résultats lointains obtenus grâce à de patientes recherches.(h) Subvention.pour la lutte anticancéreuse: $3,500,000.Le cancer est la deuxième cause de décès au Canada.Pour la première fois, une campagne 681 nationale réellement intensive devient possible contre cette maladie.Une subvention entièrement nouvelle de $3,500,000 aidera au développement d\u2019énergiques programmes provinciaux.Elle permettra la mobilisation des spécialistes nécessaires pour procurer le diagnostic précoce et le traitement expert qui sont le meilleur espoir du cancéreux.Cet effort doit compléter, sans les supplanter, les travaux entrepris pour découvrir la cause de cette terrible maladie.4, SUBVENTIONS POUR CONSTRUCTION D\u2019HÔPITAUX La pénurie d\u2019hôpitaux est un des problèmes urgents qui se posent aujourd\u2019hui au Canada.Les propositions de 1945 comportaient des prêts à faible intérêt pour encourager la construction d'hôpitaux.Mais l\u2019urgence de ce problème est telle que nous avons envisagé une action directe et radicale.Pour obtenir les résultats voulus, l\u2019Etat fédéral versera aux provinces des subventions, atteignant un total de $13,000,000 par an pendant une période d\u2019au moins cinq ans, après quoi les besoins de la période suivante seront examinés, et les subventions ajustées en conséquence.Des formules seront étudiées, en consultation avec les provinces, pour la répartition de ces subventions, comme de toutes les subventions nationales d\u2019hygiène, mais nous espérons que ces subventions pour construction d\u2019hôpitaux procureront plus de 40,000 lits d\u2019hôpitaux.Les renseignements qui seront rassemblés grâce aux subventions pour enquêtes sur la santé feront connaître les besoins provinciaux, en matière d\u2019hôpitaux.En tenant compte des besoins régionaux pour choisir le type et l\u2019emplacement des nouveaux hôpitaux, il sera possible de corriger les défauts actuels dans la répartition des hôpitaux et des services médicaux, particulièrement entre zones rurales et zones urbaines.À l\u2019heure actuelle, on manque surtout d\u2019hépitaux pour maladies mentales, pour maladies chroniques, et d\u2019hôpitaux de convalescence.On manque aussi sérieusement d'installations pour soigner les tuberculeux. 682 5.ASSURANCE-MALADIE Le grand programme national d\u2019hygiène, en trois points, du Gouvernement fédéral, n\u2019indique pas l'inauguration immédiate d\u2019un plan national d\u2019assurance comportant l\u2019hospitalisation et les soins médicaux, mais il lui prépare les voies.Depuis 1945, la Division des Etudes sur l\u2019assurance-maladie et la Division des recherches du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social font étudier, par leurs fonctionnaires et par des spécialistes de l\u2019extérieur, des projets de législation sur l\u2019assurance-maladie.Il faut augmenter sensiblement le nombre des hôpitaux, fortifier et développer toute l\u2019organisation de l\u2019hygiène publique, augmenter considérablement l\u2019effectif du personnel.Mais tous ceux qui s\u2019intéressent aux progrès de l\u2019hygiène et qui veulent préparer les voies à un plan national d\u2019assurance-maladie doivent accueillir avec joie le programme, vaste et hardi, que l\u2019Etat fédéral met actuellement en vigueur.L\u2019adoption éventuelle de l\u2019assurance- maladie dépendra, dans une large mesure, de la sagesse et de l\u2019efficacité avec lesquelles nous auront dépensé les sommes considérables que l\u2019Etat fédéral met en disponibilité.6.RÉSULTATS DÉJÀ OBTENUS AU CANADA En évoquant les nombreuses ramifications du Programme National d\u2019Hygiène, en parlant des espoirs qui nous sont désormais permis dans tout le champ de l\u2019hygiène publique au Canada, je n\u2019oublie pas les résultats remarquables déjà obtenus grâce à vos efforts, à ceux de vos prédécesseurs et de vos collègues.L'histoire de votre profession au Canada est brève, mais honorable.En examinant le champ de l'hygiène publique, de l\u2019observatoire que constitue ce congrès, nous sommes frappés des résultats que les hygiénistes ont obtenu dans tous les secteurs, municipaux, provinciaux et fédéraux, et à titre de membres des grandes sociétés bénévoles d'hygiène du Canada.Le bilan compte plusieurs postes créditeurs très encourageants: la santé moyenne s\u2019est notablement améliorée depuis cinquante ans, L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 et le taux général des décès a été réduit de plus d\u2019un tiers.Les progrès de la science médicale, dans notre pays, ont accru de presque une génération la durée moyenne de la vie.Nous avons remporté de nombreux succès, grâce au développement et à la collaboration de tous les services d'hygiène, au Canada.Le prestige du Canada est universel, dans plusieurs domaines relevant de l\u2019hygiène.Et ces progrès témoignent du bon travail que vous avez accompli, car, ainsi que le constate le Dr.Lewis Dublin, qui fait autorité aux Etats- Unis, 1l existe, dans presque toutes les régions du Canada, un service permanent d\u2019hygiénistes professionnels plus complet que dans son propre pays.7.RAPPORTS DE L\u2019HYGIÈNE ET DU BIEN-ÊTRE Le Canada est un des pays où la conception de l'hygiène publique est élargie, pour embrasser tout ce qui influence la vie humaine.Nous comprenons maintenant que le bien-être social est nécessairement à la base d\u2019une vie saine.C\u2019est en application de cette idée que le Gouvernement fédéral a groupé les divisions de l\u2019hygiène et du bien-être dans un seul ministère.L\u2019existence du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social traduit dans la pratique notre conviction de l\u2019indivisibilité de l'hygiène et du bien-être.Mais cette juxtaposition ne doit pas obscurcir un fait important: à savoir que, dans le domaine de l\u2019hygiène publique, il ne peut être question d\u2019alléger le fardeau de la responsabilité qui incombe aux médecins.L'étude du niveau national de bien-être doit précéder tout examen de la situation de l\u2019hygiène publique, à cause de la corrélation presque directe entre l\u2019insuffisance des revenus, d\u2019une part, la sous-alimentation et la mauvaise santé, d\u2019autre part.Un réseau serré de mesures de bien-être social s\u2019est établi dans tout le Canada.Les provinces ont pris des mesures essentielles, telles que les allocations maternelles, l\u2019indemnisation des accidents du travail, les pensions MARTIN: UNE ÈRE NOUVELLE POUR L\u2019HYGIÈNE AU CANADA aux vieillards et aux aveugles, et la protection du bien-être des enfants.Les municipalités assument aussi leurs responsabilités, partiecu- lièrement en matière de secours au chômage et de récréation.L'Etat fédéral a créé les allocations familiales, des pensions aux vieillards et aux aveugles, une assurance contre le chômage, des mesures d\u2019aide financière à la construction de logements et diverses mesures d\u2019aide aux cultivateurs, aux pêcheurs et aux anciens combattants.Toutes ces initiatives ont eu des effets importants sur la santé nationale.8.L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE ÉLARGIT SES HORIZONS La lutte contre la maladie s\u2019est transformée en lutte contre les causes de la maladie; c'est la preuve des progrès réalisés par la conception de l\u2019hygiène publique, au Canada.Cette conception élargie tient pleinement compte de l\u2019influence du milieu.L\u2019hygiéne publique englobe aujourd\u2019hui des domaines comme l\u2019hygiène alimentaire, le logement, l'hygiène sanitaire, la récréation, les conditions de travail et la situation économique.On peut distinguer trois étapes dans l\u2019histoire des progrès de l'hygiène publique au Canada: 1.Action sporadique contre les épidémies Pendant les premières années, le travail se limitait presque toujours à des mesures d\u2019urgence contre la maladie, en comprenant les services de quarantaine et quelques mesures d\u2019hygiéne sanitaire.2.Mesures préventives Les campagnes se sont élargies, pour comprendre les aspects auxiliaires de la lutte contre la maladie: hygiène sanitaire, pasteurisation, immunisation, attaques directes contre des maladies déterminées.3.Effort général vers la bonne santé unwer- selle On arrive enfin à cette conception positive de la santé totale que la Constitution de l\u2019Organization mondiale d'hygiène définit ainsi: « Un état de bien-être physi- 683 que, mental et social, et non pas simplement l\u2019absence de maladie ou d\u2019infirmité ».Pendant des générations, les Canadiens ont livré, contre la maladie, ce qu\u2019on pourrait appeler des combats d\u2019arrière-garde.Ils ont obtenu de grands succès, mais ils disposent maintenant des ressources nécessaires pour passer à l\u2019offensive.Notre programme d\u2019avenir doit être dynamique.Il doit s\u2019adapter aux besoins des temps.Nous voulons que le niveau de l'hygiène au Canada soit le plus élevé du monde.Tout autre objectif serait indigne de nos efforts.Votre profession obtient des résultats tangibles et inappréciables, puisqu'ils se mesurent en vie humaine et en bonheur humain.C\u2019est une profession où l\u2019on doit entrer avec un idéal élevé et une ferme détermination.Aujourd\u2019hui, comme si souvent dans l\u2019histoire de l'humanité, les forces de destruction doivent être tenues en échec par un instinct supérieur de construction et de progrès.Un nuage d\u2019appréhension plane sur tout notre avenir.Un désastre économique mondial entraînerait une somme considérable de sous-alimentation et de maladie.Un autre désastre, la guerre atomique, pourrait ruiner la civilisation et balayer un siècle de progrès en employant les plus brillantes découvertes scientifiques pour détruire tout ce que la science a créé.Nous pouvons seulement espérer que des hommes de bonne volonté continueront à travailler pour l\u2019humanité, malgré ces menaces de chaos et de désastre.Dans ce monde instable, où tant d\u2019instincts et de facteurs poussent à la destruction, les services résolus et les sacrifices conscients des hygiénistes exercent une influence stabilisante.Dans la marche vers la santé universelle de l\u2019esprit et du corps, poursuivie à travers tant d\u2019obstacles et de désastres, les membres de votre profession portent le flambeau de la civilisation.Dans la conception élargie qui place la santé au nombre des droits essentiels de tout être humain, la nation ne peut assigner à ses efforts collectifs et à l\u2019emploi de ses ressources finan- 684 cières un plus noble but que de fortifier la santé de tous les citoyens.Le Gouvernement du Canada exerce un mandat démocratique et répond à la volonté du peuple en dépensant tant d\u2019argent pour assurer la santé des citoyens.L\u2019appui, le sti- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLEerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 mulant apportés par le Programme National d\u2019Hygiène à ceux qui travaillent actuellement dans le champ de l'hygiène publique contribueront à élever le niveau de vie de tous nos compatriotes, et fourniront un exemple au reste du monde.Les progrès accomplis ou réalisés dans le service de santé dans le passé, ont aidé grandement à la solution de certains problèmes de santé publique, grâce aux mesures prises et aux développements de l\u2019hygiène personnelle et publique.La moyenne de vie qui était de 45 ans est passée à 65 ans.L\u2019éducation a joué un rôle important dans le développement de la santé publique et dans la préparation de la population à en accepter les principes, et cela parce que les services de santé sont devenus des services éducatifs.L\u2019augmentation apportée dans les budgets et dans le personnel démontre l\u2019importance donnée à l\u2019évolution de l\u2019hygiène à Montréal.Au cours de cette causerie du «Quart d\u2019heure de Concordia» mis à notre disposition avec tant d\u2019amabilité par le poste CKAC, je désire vous signaler quelques-uns de ces développements que j'ai notés ici au hasard et quelques- uns des problèmes auxquels nous nous sommes attachés davantage.Le travail accompli a eu pour effet d\u2019apporter des résultats heureux que J\u2019ai eu l\u2019honneur de signaler lors de ma dernière causerie à cette émission, en vous présentant le «Bilan-Santé pour 1947».Je l\u2019ai fait avec joie, parce qu\u2019il indique une amélioration sensible dans l\u2019état de santé de notre population montréalaise, dont le taux de mortalité générale, vous vous souvenez, était descendu, en 1947, à son taux le plus bas soit 9.4 par 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers du poste CKAC, Quart d\u2019heure de Con- rordia », le 16 février 1948, à 10.30 heures p.m.DIX ANS DE PROGRES! Ad.GROULX, Directeur du Service de Santé, Ville de Montréal.1000 de population, comparativement à 11.0 il y à 10 ans, en 1937.Le premier fait saillant de la dernière décade qui est digne de mention est l\u2019augmentation très appréciable du budget et du personnel de notre Service.Pour l\u2019année fiscale 1937-1938, les dépenses du service de santé, pour fins d'hygiène s\u2019étaient élevées à $553,171.08, soit une dépense de $0.62 par tête de population ; le budget voté est de $1,348,051.00 pour l\u2019année fiscale actuelle, 1947-1948, représentant un montant de $1.35 par téte de population; ce qui veut dire une augmentation de plus de 100% depuis 10 ans.Il y a eu aussi une augmentation du personnel.En 1937, il y avait 302 employés et en 1947, ce nombre avait été porté à 472 employés, ce qui représente une augmentation de 170 employés.Les principaux problèmes dont nous nous sommes occupés sont d\u2019abord la lutte contre les maladies contagieuses, qui n\u2019évoluent plus aujourd\u2019hui au rythme ancien, malgré le cycle épidémique de quelques-unes d\u2019entre elles.La vaccination a eu raison de la variole.L\u2019immunisation est en train d\u2019avoir raison de la diphtérie et aura raison de la coqueluche, comme nous l\u2019ont laissé entrevoir les statistiques de 1947.Depuis 1928, au-delà de 315,000 enfants ont été inoculés contre la diphtérie et depuis 1944, plus de 75,000 ont été protégés contre la coqueluche par le vaccin combiné.Je prends ici la liberté de répéter l\u2019importance GROULX: DIX ANS DE PROGRÈS de procurer cette protection aux très jeunes enfants, dès qu\u2019ils ont atteint l\u2019âge de 6 mois.D\u2019autres maladies contagieuses nous ont causé quelques soucis, en particulier le polio- myé'ite qui, en 1946, a sévi à l\u2019état épidémique et a nécessité la formation d\u2019un «Comité de poliomyélite», l\u2019étude d\u2019un plan de lutte contre la poliomyélite et l\u2019achat, en 1938, de 10 pulmo-respirateurs.La lutte contre la tuberculose a été un objet d\u2019attention et de mesures nouvelles prises par le service de santé.Ce problème a été l\u2019une des premières études importantes que nous ayons faites après mon ascension à la direction en fin d\u2019année 1937.Parmi les mesures prises, je signalerai la coopération assurée au «Comité provincial de défense contre la tuberculose» et la grande campagne d\u2019éducation publique entreprise et poursuivie de 1938 à 1941; elle a nécessité plus de 400 réunions.Nous avons pourvu à la création en 1938 d\u2019une section de la tuberculose, devenue une Division importante du service de santé.Elle est dirigée par des médecins phtisiologues expérimentés comme surintendant et assistant- surintendant.Son but est d\u2019obtenir la déclaration des cas de tuberculose de la part des institutions et des médecins, d\u2019assurer la coordination des efforts dans la lutte contre cette maladie et de tenir un«Fichier central» appelé à rendre des services signalés.Elle doit en plus diriger les enquêtes épidémiologiques, rechercher les contacts familiaux et assurer la surveillanse des cas à domicile.Elfe pourveit à la distribution de la tuberculine et à l\u2019application de l\u2019_épreuve «Vollmer» dans les écoles et les consultations.En 1940, une consultation municipale de radiologie a été ouverte pour venir en aide aux médecins praticiens; à date, plus de 139,000 radiographies y ont été prises, dont 90% à la demande des médecins; ajoutons l\u2019organisation de l\u2019examen aux rayons-X des candidats à une fonction municipale, celle des manipulateurs de lait (1940) et la contribution du service de 685 santé dans l\u2019examen médical et radiologique des instituteurs (1941).La «Ligue antituberculeuse de Montréal», fondée en 1943, a prêté une aide précieuse dans cette lutte par l\u2019examen radiologique «en masse» dans les industries et actuellement parmi la population et les manipulateurs d\u2019ali- monts; depuis 1944, plus de 391,000 radiographies ont été prises par les officiers de cette ligue.Le prob!'ème des maladies vénériennes intensifié avec la dernière guerre, a nécessité la formation d\u2019un Comité spécial et a été l\u2019objet d\u2019une étude poussée et d\u2019un rapport fort élaboré.Il a entraîné la nomination, d\u2019abord, d\u2019un «officier de liaison» et une coopération plus efficace avec le Ministère provincial de la santé et la Police.Une\u2019 grande campagne d\u2019éducation publique a été lancée et poursuivie avec succès.Depuis 1945, une division des maladies vénériennes a été créée, organisme de liaison avec les deux services susmentionnés.D\u2019abord placée sous la direction de l\u2019officier de liaison, son organisation a été complétée en 1946 par la nomination d\u2019un surintendant.La distribution de la «Carte de santé» aux manipulateurs d\u2019aliments et à toutes personnes pour qui elle est requise, a été réorganisée et est devenue une «section de la division des maladies contagieuses»; dans l\u2019amélioration apportée à ce système, nous avons adopté le système «Cardwheel» et nous tendons à généraliser et exiger l\u2019examen radiologique des poumons et la prise de sang.Au point de vue de l\u2019administration générale du service de santé, notre premier geste en 1937 fut de faire une étude de l\u2019organisation du Service et, par la suite, de présenter un Projet en vue d'apporter des améliorations à son fonctionnement.Parmi les plus importantes à signaler, au cours de cette décade, et dont j\u2019ai déjà eu l\u2019occasion de vous parler, il y a le projet de décentralisation du service de santé par Uorganisa- tion des districts sanitaires complété récemment par la création de la nouvelle division qui en a la direction. ¢ 686 D\u2019autres améliorations importantes ont été apportées, telles la création, dès 1938, d\u2019une «Section de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène», attachée à la direction.Son programme est assez étendu et a rendu de grands services, grâce à la collaboration des journaux et revues et de la radio, ce qui nous a permis d\u2019atteindre les divers groupes de la population et semer un peu partout le bonne semence.L\u2019éducation en hygiène comprend la préparation et l\u2019entraînement du personnel et la vulgarisation.J\u2019ai déjà eu l\u2019occasion de vous signaler le nombre de bourses d\u2019études octroyées et les efforts faits pour avoir un personnel qualifié.Toute les mesures de vulgarisation sont utilisées: la presse, la radio, le cinéma, la littérature, etc.Dans le domaine de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, les activités ont aussi augmenté: 15 consultations mumcipales de nourrissons et préscolaires nouvelles ont été ouvertes.Le nombre des consultations municipales est actuellement de 60 et si nous ajoutons les «Gouttes de lait paroissiales» et celle de la «Child Welfare Association», cela veut dire que Montréal est pourvu de 87 consultations de nourrissons qui ont contribué à la diminution de la mortalité infantile à Montréal.En 1942 une «nutritionniste» a été nommée.Son travail a consisté à inculquer les principes de l\u2019alimentation rationnelle aux infirmières et donner des cours aux mères dans les consultations, les clubs sociaux, les organisations féminines, etc.Les méthodes de travail dans la surveillance médicale à l\u2019école ont été sans cesse améliorées et celle-ci a été étendue à presque toutes les écoles supérieures et collèges de la ville, y compris l\u2019Université de Montréal.Il faut aussi noter la création de la «Section de l\u2019hygiène dentaire» et l\u2019ouverture de 8 nouvelles cliniques dentaires, ce qui en porte le nombre à 12 et la création d\u2019une clinique d\u2019orthodontie (1940), à la suite d\u2019une entente avec la faculté de chirurgie dentaire de l\u2019Université de Montréal.Dans les débuts de cette décade, nous avons procédé à une réorganisation de l\u2019inspection du L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buren AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 lait en établissant des sous-sections d\u2019inspection dont le personnel inspecteur contrôle le lait dès le point de production sur les fermes et en ville, depuis son arrivée jusqu\u2019à sa distribution chez le consommateur.Ceci nous a permis de rendre ce travail plus pratique et plus efficace.L\u2019inspection sanitaire a aussi été l\u2019objet d\u2019une réorganisation complète et d\u2019une augmentation appréciable de son personnel.Je signalerai en particulier deux activités qui, depuis 2 ou 3 ans, ont été instituées: l\u2019éradication des mauvaises herbes dans les limites de la Ville, avec l\u2019aide de machines spéciales qui nous permettent d\u2019arroser ces terrains et de détruire les plantes nuisibles, et la création d\u2019une section nouvelle, dont le travail consiste dans la surveillance de l\u2019enlèvement des ordures ménagères.Dans les quelques quartiers où ce travail a été fait, des résultats très intéressants ont été obtenus.À la division de la démographie, signalons la «centralisation des statistiques vitales» qui nous permet d\u2019obtenir, pour nous et pour les autres villes, des statistiques plus précises.Nous avons également procédé à la «mécanisation du travail» de la statistique et à la réorganisation des fonctions et méthodes de travail.Un projet d\u2019établissement de «zones sociales» dans notre ville est à l\u2019étude et des travaux de recherches sont poursuivis à ce sujet avec la coopération des Universités de Montréal et McGill.À ces améliorations que je viens de vous signaler, je mentionne la formation d\u2019un Comité de nutrition et la campagne d\u2019alimentation rationnelle poursuivie en 1943, la campagne conjointe d\u2019alimentation et d\u2019hygiène dentaire dans les écoles qui se poursuit encore.Dans les laboratoires, le personnel a été augmenté et les méthodes de travail améliorées vers l\u2019application des standards reconnus.Aux études déjà signalées, je désire ajouter la contribution du service de santé et de ses officiers dans l\u2019étude du certificat prénuptial et la part prise à la Commission canadienne de la jeunesse et au Comité provincial de cette BOUTIN: MÉDECINE PRÉVENTIVE À L'HÔPITAL 687 commission et aussi dans l\u2019organisation de la nouvelle «Ecole d\u2019hygiène» de l\u2019Université de Montréal et l\u2019enseignement de l\u2019hygiène publique dans certaines facultés et écoles de nos deux universités locales.Toutes ces mesures et ces améliorations apportées au service de santé depuis 10 ans ont contribué à l\u2019amélioration de nos statistiques vitales.Nous ne pouvons pas cependant en rester là, et, si nous les comparons avec celles d\u2019autres villes, nous constatons qu\u2019il reste encore beaucoup à faire.D\u2019autre part, la diminution appréciable de la mortalité infantile, de la mortalité maternelle, de la mortalité attribuable aux maladies contagieuses, fréquentes surtout dans l\u2019enfance a augmenté la moyenne de vie, ce qui veut dire que la population vit plus vieille.Les maladies de l\u2019adulte qui prédominent comme causes principales de décès sont: les maladies du cœur, du rein, des artères, coronaires, etc.Le problème du cancer prend de l\u2019importance comme deuxième cause de décès: il est devenu un problème social auquel nous ne pouvons rester indifférents.Vous savez les travaux de recherches qui se poursuivent à l\u2019heure actuelle à son sujet.L\u2019examen médical périodique annuel est une excellente mesure à vulgariser chez l\u2019adulte comme il est appliqué chez le nourrisson et l\u2019enfant.Il permettra un dépistage et un traitement précoces de la maladie.Chacun de nous devrait s\u2019en prémunir; ce serait là seconder le service de santé dans sa lutte contre les maladies et vous aider vous- mêmes.MÉDECINE PRÉVENTIVE À L'HÔPITAL J.-R.BOUTIN, Directeur médical de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).On adresse souvent aux hôpitaux le reproche de ne s\u2019intéresser qu\u2019à la médecine curative.Le vieil adage « Mieux vaut prévenir que guérir » gravé sur le frontispice de nos institutions, semblerait donc paradoxal.Et pourtant, la médecine préventive est de la plus grande actualité.De véritables campagnes ont été organisées en ce sens depuis ces dernières années par nos différents corps publics.Faudrait-il croire que les hôpitaux retardent le mouvement d\u2019ensemble vers une conception plus juste de la médecine?Depuis les temps les plus reculés, l\u2019hôpital, il est vrai, a toujours eu comme unique fonction le soin des malades et des blessés.Par ailleurs, l\u2019hôpital du XXe siècle, complète son œuvre en y ajoutant trois autres grandes fonctions: l\u2019enseignement, la recherche scientifique et la protection de la santé publique ou, si l\u2019on préfère, la médecine préventive.| Nos hôpitaux remplissent-ils vraiment leurs obligations en ce qui concerne cette dernière responsabilité?Voyons le travail accompli en ce domaine et, le cas échéant, considérons les améliorations que l\u2019on peut y apporter.On a l\u2019habitude de considérer la médecine préventive comme étant l\u2019œuvre essentielle des services de santé publique.À l\u2019état, au gouvernement, aux édiles appartient la responsabilité de surveiller et de protéger la santé publique.Aux hôpitaux, aux médecins praticiens le soin de guérir ou de soulager ceux que la maladie ou un accident a frappés.Heureusement, quoique l\u2019on en pense, il n\u2019en est pas ainsi.La médecine préventive et la médecine curative dans les hôpitaux sont beaucoup plus intimement liées qu\u2019on ne le croit en général.L\u2019analyse un peu poussée des activités hospitalières démontre la place importante qu\u2019occupe la médecine préventive.S\u2019est-on arrêté à songer que dès l\u2019arrivée d\u2019un patient à l\u2019hô- 688 pital, la médecine préventive entre en action?Voici un malade qui se présente pour un trouble quelconque: va-t-on se contenter de diagnostiquer son mal et le traiter d\u2019une façon adéquate?Non, un questionnaire poussé, un examen général complet, des examens de laboratoire chercheront à découvrir dans l\u2019organisme de ce malade des déficiences qui pourraient facilement passer inaperçues si l\u2019on ne s\u2019en tenait qu\u2019aux troubles présentés par le malades.Ainsi.pourquoi exiger une histoire de cas complète et un examen détaillé chez un patient qui se présente uniquement pour amygdalectomie?ou encore, pour une simple fracture à la suite d\u2019un banal accident de ski, ou encore, chez une nouvelle accouchée?Pourquoi?Parce que l'hôpital comprend ses responsabilités et - entend remplir une de ses grandes fonctions: la médecine préventive.Une histoire de cas complète, des examens de routine de laboratoire, tels que l\u2019analyse des urines, la formule sanguine, l\u2019azotémie et la glycémie, le Bordet- Wiassermann ont prévenu des évolutions regrettables qui auraient entraîné un grand nombre de patients vers une issue fatale.Combien de malades tuberculeux ou cancéreux ignorés qui doivent aujourd\u2019hui la vie à un cliché pulmonaire, à un examen des seins ou à un simple toucher rectal à l\u2019occasion d\u2019un examen général, lors de leur administration à l\u2019hôpital pour toute autre cause?Qui dira le nombre de malades chez qui une simple glycémie ou un Bordet-Wassermann de routine ont conjuré un diabète ou une syphilis en évolution?Que d\u2019amygdalites chroniques passées inaperçues, de goîtres au début, de lésions cardiaques, de pointes de hernie, etc, ont été découverts lors de cet examen général pratiqué dans nos hôpitaux?Les hôpitaux exige- raient-ils seulement cet examen complet et les examens de laboratoire de routine à l\u2019admission de tous leurs malades que, déjà, ils rempliraient une large part de leurs responsabilités envers la protection de la santé publique.La L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 simple histoire de cas de nos hôpitaux fait plus pour la médecine préventive que bien des campagnes en faveur de la sauvegarde de santé de la population.Mais là ne se résume pas le travail des hôpitaux dans ce domaine.Considérons, par exemple, les statistiques de la mortalité maternelle au cours des vingt dernières années.Autrefois, les médecins entrevoyaient à peine la possibilité de diriger les futures accouchées vers l\u2019hôpital.Aujourd\u2019hui, il faudrait doubler et tripler le nombre des lits nécessaires aux cas de maternité.Les résultats?Alors que le taux de mortalité maternelle, en 1925, dépassait 5.pour 1,000 naissances, en 1945 le taux était diminué à 2.1 par 1,000 naissances.Depuis 20 ans, les mortalités dues aux maladies contagieuses ont diminué dans les proportions de 70 à 80% dans les diverses provinces du Dominion.Les hôpitaux ont joué un grand rôle dans ce résultat remarquable.Sans doute, dans les grandes villes, il existe des centres spécialisés pour recevoir les cas de maladies contagieuses.Mais il n\u2019en reste pas moins vrai que le dépistage se fait souvent à l\u2019hôpital général.Dans les petits centres, l\u2019hôpital reçoit les contagieux et assume ainsi la responsabilité de protéger la population.Parmi les maladies contagicuses, une attention toute spéciale doit être portée à la tuberculose.Le travail des hôpitaux dans le dépistage et la prévention de la tuberculose est considérable.Aujourd\u2019hui, les portes des hôpitaux s\u2019ouvrent de plus en plus grandes aux tuberculeux.En dépit de la crise d\u2019hospitalisation que nous traversons présentement, les les administrateurs d\u2019hôpitaux prêtent volontiers leur concours et se font un devoir d\u2019accepter les tuberculeux lorsqu\u2019ils ne présentent pas de lésions avancées ou une expectoration positive.Les décès par cette terrible maladie, au cours des vingt dernières années, accusent une diminution de 50%.Une grande part des excellents résultats obtenus revient sans doute à la vaccination anti-tuberculeuse par le B. BOUTIN: C.G.dans les pouponnières et les services de pédiatrie.Les statistiques de décès par suite du cancer ne sont pas aussi heureuses; en dépit de la lutte anti-cancéreuse, le taux des décès par cette maladie continue d\u2019augmenter.Cependant, cette lutte trouve un écho dans nos hôpitaux.Nos grandes institutions adoptent de plus en plus la formule du Centre Anti- Cancéreux qui réunit tous les spécialistes intéressés à la lutte contre le cancer.Pathologistes, radiologistes, chirurgiens, médecins et spécialistes consacrent beaucoup d\u2019énergie à tenter d\u2019enrayer la marche foudroyante de ce fléau.Les cliniques externes constituent peut-être le plus grand champ d\u2019action de la médecine préventive dans nos hôpitaux.L\u2019examen général de l\u2019admission superposable à l\u2019histoire de cas du dossier d'hospitalisation rend d\u2019immenses services à tous les malades qui fréquentent les cliniques.Cet examen faisait dire récemment à un médecin surpris du travail imposé par une telle organisation: « Nous en sommes rendus à un point où les malades des dispensaires sont mieux examinés qu\u2019à nos bureaux privés.» C\u2019est un hommage indirect à nos hôpitaux pour leur magnifique travail en faveur de la médecine préventive.La clinique maternelle dispense ses conseils aux futures mères, surveille l\u2019évolution de la grossesse, prescrit une alimentation appropriée et les analyses qui peuvent prévenir les complications, telles que les infections, les hémorragies, les toxémies, l\u2019avortement.Elle procède aussi à un examen périodique en vue de déceler une mauvaise présentation, un rétrécissement du bassin, ete.La clinique infantile suit les nourrissons, \u2018prescrit les régimes alimentaires adéquats, vaccine contre la coqueluche, la variole et la diphtérie.La clinique dentaire aide à la conservation de dents saines, élément indispensable à une bonne santé.| La clinique d\u2019Oto-Rhino-Laryngologie sup- MÉDECINE PRÉVENTIVE À L'HÔPITAL \u2018689 primera les foyers d\u2019amygdalite, précurseurs d\u2019infections diverses de l\u2019organisme.La clinique d\u2019Ophtalmologie préconisera le port de lunettes à un patient traité depuis longtemps, sans succès, pour des maux de tête, arrêtera le dév eloppement d\u2019une myopie ou empêchera l\u2019évolution d\u2019un glaucome.La clinique du diabète a sauvé bien des malades qui s\u2019acheminalent irrévocablement vers J\u2019acidose, le coma et la mort.La clinique de syphiligraphie et des maladies vénériennes, sous les auspices du Ministère de la Santé, joue également \u2018un rôle prépondérant dans la protection de la santé publique.Toutes les autres cl\u2018niques, quelles qu\u2019elles soient, sont appelées à servir ainsi la médecine préventive.Ju'qu\u2019à la clinique d'urgence qui, par une simple injection de sérum antitétani- cue, jouera son rôle de prévention.La défense du service médico-social dans nos hôpitaux n\u2019est plus à faire.Ce dernier-né dans la grande famille des services hospitaliers est déjà très vigoureux et s'impose à l\u2019attention de tous.Le travril médico-social constitue un grand facteur dans la médecine préventive.Grâce au service social, le tubereu- leux sera suivi à domicile et cette surveillance préviendra des complications graves.Le diabétique poursuivra son existence avec un régime bien balancé, sous l\u2019œil discret de l\u2019infirmière visiteuse.Le syphilitique qui se croit guéri et néglige son traitement sera repêché et ramené à la clinique.Le cancéreux sera prévenu à temps de se présenter à l'hôpital pour une autre série de traitements.Le rhumatisant, le bronchitique chronique qui retournent à leurs taudis humides verront, grâce à la travailleuse sociale, des organismes de bien-être s\u2019occuper de leur trouver un logement plus sain.Le patient qui refuse énergiquement toute opération subira l\u2019influence persuasive de la sympathique auxiliaire sociale qui le conduira à la salle d\u2019opération.Grâce encore à ce service, le « follow-up » des patients a permis de protéger bien des vies, en surveillant l\u2019évolution de maladies traitées antérieurement à l\u2019hôpital. 690 Nous pourrions continuer longtemps dans cette direction mais nous avons soulevé suffisamment le voile pour que tous les lecteurs comprennent le travail considérable des hôpitaux en faveur de la médecine préventive.Est-ce à dire que les hôpitaux donnent le rendement maximum dans ce domaine?Nous croyons, au contraire, qu\u2019il y a encore beaucoup à faire dans cette voie.Les hôpitaux se doivent de développer chez le médecin le souci de la préservation de la santé, l'habitude de l\u2019examen périodique, l\u2019établissement de sains régimes alimentaires, la responsabilité de l\u2019enseignement de l'hygiène générale auprès de leurs patients.Au sujet de l\u2019examen périodique, les hôp1- taux devraient systématiquement procéder à l\u2019examen de leur propre personnel: gardes- malades, auxiliaires et autres.Les employés d\u2019hôpitaux sont parfois bien mal servis dans leur propre institution.Tout hôpital doit comprendre que son devoir de protéger la santé publique commence par la protection de son personnel: cette notion fut quelque peu oubliée durant la guerre par suite du changement considérable et tellement rapide du personnel.Les cliniques externes doivent être réellement des centres de dépistage par un meilleur examen des malades qui s\u2019y présentent; mieux vaut ne recevoir que vingt patients et les faire vraiment bénéficier de leur passage à la clinique que de traiter sommairement cent patients pour des supposés troubles fonctionnels qui cachent des lésions organiques graves.Les hôpitaux devraient constituer dans leurs dispensaires des cliniques-diagnostiques qui rendraient des services précieux dans le domaine de la médecine préventive.Elles existent de plus en plus pour les malades fortunés, pourquoi les indigents n\u2019en retireraient-ils pas également les mêmes avantages?On pourrait ajouter sur la liste- des cliniques de nos grands hôpitaux la clinique d\u2019hygiène mentale.L\u2019examen physique périodique a fait ses preuves et recueille de nouveaux adeptes tous les jours.Il est à souhaiter qu\u2019il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 en soit bientôt ainsi pour l\u2019examen psychiatrique préventif.Que de psychonévroses et de calamités familiales et sociales seraient évitées par l\u2019organisation d\u2019une telle clinique.Les hôpitaux généraux doivent se faire un devoir de consacrer encore plus d\u2019énergie à la lutte anti-tuberculeuse.Ils doivent augmenter les facilités de traitement et d\u2019isolement de ces malades à l\u2019hôpital général.Un cliché pulmonaire de routine devrait être fait à tous les malades admis dans nos hôpitaux.Des statistiques dans ce domaine ont démontré que près de 10% des patients présentaient des lésions pulmonaires tuberculeuses ou autres.En plus de développer les centres anti-can- céreux, les hôpitaux devraient organiser des centres de dépistage du cancer; il ne suffit pas de traiter adéquatement un cancer en évolution, il faut essayer d\u2019en prévenir les ravages par la création de cliniques de dépistage sous la direction de spécialistes compétents.Enfin, une plus grande coopération devrait exister entre les hôpitaux et les services de santé publique.Dans les petits centres, l\u2019hôpital doit collaborer au programme de la médecine préventive en ouvrant ses portes à l\u2019Unité Sanitaire et en mettant ses laboratoires et ses locaux à la disposition des préposés à la garde de la santé publique.Dans les grands centres, les hôpitaux devraient concourir, avec les organismes d\u2019hygiène publique, à la création et à l\u2019organisation d\u2019un centre civique de la santé constitué par des représentants des hôpitaux, des bureaux de santé, des organismes de bien-être social, des diverses sociétés médicales, des associations de gardes-malades et de tous les corps intéressés.Un tel concours de toutes les bonnes volontés serait un merveilleux apport à l\u2019amélioration de la santé publique et compléterait l\u2019œuvre des hôpitaux en faveur de la médecine préventive.En terminant, nous demandons à tous de combattre cette fausse impression du désintéressement des hôpitaux vis-à-vis de la médecine préventive.Autrefois, dans l'esprit de la majorité des gens, l'hôpital constituait « l\u2019an- DUFRESNE : LA LUTTE CONTRE LE CANCER 691 tichambre de I'Au-dela » .Par suite du développement et du progrés de la science médicale, l\u2019hôpital devint le refuge de ceux qui venaient y chercher la guérison.Aujour- d\u2019hui, grâce à la médecine préventive, l\u2019hôpital moderne constitue vraiment une institution d\u2019enseignement où l\u2019on apprend à conserver sa santé et à se prémunir contre la maladie.LA LUTTE CONTRE LE CANCER ' Origène DUFRESNE, Sous-directeur et président du Bureau Médical de l\u2019Institut du Radium de Montréal.Le cancer, ce fléau social, qui occupe le second rang dans des causes de décès, (après les maladies du cœur), constitue à l\u2019heure actuelle, l\u2019un des problèmes les plus angoissant de la Santé Publique.Cette maladie qu\u2019est le cancer affecte lourdement notre capital humain.Durant la guerre 1940-45, le Canada a perdu deux fois plus de vies par le cancer que par les engins meurtriers (80,000 décès par cancer; 38,834 hommes tués ou disparus sur les champs de combat).La Province de Québec perd annuellement plus de 3,500 vies par cancer.Et, ce qui est plus alarmant encore, c\u2019est que ce taux augmente d\u2019année en année.En 1945, le taux de la mortalité par cancer dans la ville de Montréal a été de 134.7 pour 100,000 de population; en 1946, il était de 146.3 pour 100,000 de population; c\u2019est plus que le double du taux de mortalité par tuberculose, taux pourtant élevé dans notre grande ville.Au Canada, comme aux Etats-Unis, le taux de mortalité par cancer représente 13 pour cent de tous les décès.En face de ce grave péril, que font ceux qui sont chargés de la santé des citoyens canadiens?Dans presque toutes les provinces du Canada, la lutte est engagée contre le cancer.On avertit le public d\u2019être sur ses gardes, et de consulter le médecin, dès l\u2019apparition d\u2019un signe suspect de cancer; on établit des centres pour dépister les cancers à leur apparition; on installe des équipements ultra-complets et ultra-perfectionnés pour traiter les cancéreux; 1.Causerie prononcée au poste CKAC, le mardi, 5 avril 1948, à 7.45 heures du soir.puis on poursuit des recherches sur les causes du cancer et sur les meilleurs moyens de guérir cette maladie.C\u2019est dire que l\u2019on n\u2019hésite pas à affronter ce terrible fléau qu\u2019est le cancer, et à tout mettre en œuvre pour réduire sa mortalité et sa morbidité.Espérons que dans notre province, une lutte méthodique et efficace endiguera bientôt les méfaits de cette plaie sociale.QU\u2019EST-CE QUE LE CANCER?Le cancer n\u2019est pas une bête avec de longues pattes, s\u2019enfoncant si loin dans les tissus qu\u2019elles ne peuvent jamais être totalement extirpées de l\u2019organisme.Non! le cancer est un amas de cellules devenues anarchiques, que l\u2019on peut enlever en totalité, et il est possible de sauver ainsi la vie des individus, sur lesquels ces cellules monstrueuses évoluaient et se multipliaient indéfiniment.oo QUE FAUT-IL ENSEIGNER AU PUBLIC SUR LE CANCER?Avant tout, il ne faut pas cesser de répéter au public que le cancer est guérissable; il faut aussi le renseigner sur les signes précoces du cancer; enfin il faut l\u2019inviter instamment à consulter un médecin périodiquement, ou du moins dès l\u2019apparition d\u2019un signe inusité, faisant suspecter le cancer.Le cancer, masse de cellules autonomes et agressives, en prolifération indéfinie, se révèle extérieurement à nos yeux, soit par une bosse (au sein, au cou ou ailleurs); soit par une induration de consistance ferme (dans la peau, dans la langue; soit par une plaie tor- 692 pidc (sur la peau, sur les lèvres, sur la muqueuse des joues).Lorsqu'il évolue à l\u2019intérieur de l\u2019organisme, le cancer y manifeste souvent sa présence par certains symptômes généraux, dus à l\u2019atteinte de l\u2019urganisme, tels l\u2019amaigrissement et la perte de force.Mais ce sont surtout les troubles fonctionnels, provoqués par le dévelop- perient du cancer à l\u2019intérieur des organes, qui attirent notre attention.oici quelques-uns de ces signes révélateurs du cancer: une toux chromique avec de \u2019amaigrissement et des crachats suspects, dans le cancer du poumon; une difficulté à avaler, en plus d\u2019un amaigrissement, dans le cancer de l\u2019æsophage; un enrouement et une douleur à la déglutition, ainsi que de l\u2019amaigrissement, dans le cancer du larynx; une perte inexplicable d\u2019appétit et un dégoût sélectif pour les viandes, associés à de l\u2019amaigrissement et à de l\u2019anémie dans le cancer de l\u2019estomac; une constipation opinidtre ou une diarrhée prolongée, accompagnée de mucus teinté de sang et d\u2019amaigrissement dans le cancer d\u2019intestins; enfin le saignement capricieux et peu abondant, qui survient sans cause et qui disparaît comme il est venu, avec de l\u2019amaigrissement et une perte de force, dans les cancers de la matrice, des reins et de la vessie.À sa période initiale, le cancer respecte habituellement les nerfs et ne cause pas de douleurs, à moins qu\u2019il n\u2019évolue dans un os, où il comprime les filets nerveux; ou bien qu\u2019il ne se développe dans une cavité musculaire, où il provoque des contractions douloureuses.Cette absence de douleurs, durant une grande partie de l\u2019évolution des cancers, est un grand malheur pour \u2019humanité! Car beaucoup trop de gens, attendent l\u2019apparition des douleurs avant de consulter leur médecin.Or, à ce moment-là, il est souvent trop tard pour escompter une guérison.En effet, le cancer qui a envahi les tissus avoisinants est difficilement extirpable; et le cancer qui a essaimé par les vaisseaux lymphatiques ou sanguins, dans des organes situés à distance, est devenu incurable.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buren A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Il est donc extrêmement important d\u2019attirer l\u2019attention du public, par des conférences, des articles de revues ou de journaux, des causeries à la radio, des tracts, des affiches, des films, ete.sur les signes précoces des principaux cancers, afin que les gens aillent consulter leur médecin à la phase de curabilité des cancers.Car, ne l\u2019oublions jamais, les possibilités de guérison d\u2019un cancer sont d\u2019autant plus grandes, que ce cancer est traité plus à son début.PAR QUELS MOYENS PEUT-ON DIAGNOSTIQUER PRÉCOCEMENT UN CANCER?Lorsqu\u2019un patient va consulter son médecin pour les signes mentionnés précédemment, une grande responsabilité repose sur les épaules de ce médecin.Car, c\u2019est lui qui doit soupçonner ou reconnaître les signes du cancér; qui doit établir ou voir à obtenir un diagnostic de certitude, et qui doit appliquer ou conseiller un traitement adéquat.Comme il ne veut faire courir aucun risque à son malade, en laissant évoluer la lésion jusqu\u2019à ce qu\u2019elle deviènne facilement diagnosticable, il se sent obligé de prendre sur le champ, tous les moyens requis pour préciser la nature du mal.Par une histoire très détaillée de la maladie et un examen clinique bien fait, le médecin de famille pourra dépister bien des cancers à leur début.Avec ses yeux et quelques instruments simples, il constatera les modifications suspectes de la peau, et des muqueuses cavi- taires facilement accessibles, qui lui révéleront la présence d\u2019un épithélioma.Avec ses oreilles, il entendra l\u2019enrouement, la toux et les bruits qui lui feront penser au cancer des voies respiratoires.Avec ses doigts, il sentira les masses indolores et de consistance ferme qui siégeront dans la peau, dans un carrefour ganglionnaire, dans un organe ou dans une cavité explorable au toucher.Si son examen clinique lui laisse des doutes sur l\u2019existence d\u2019un cancer, le médecin praticien pourra alors recourir, suivant le siège de la lésion : à l\u2019examen aux rayons-X de la région suspecte; à l\u2019inspection d\u2019une cavité profonde à travers DUFRESNE: LA LUTTE CONTRE LE CANCER 693 un tube contenant lumière et lentilles; à l\u2019analyse du sang au point de vue cytologique, biochimique et physique; à la recherche de cellules cancéreuses dans les sécrétions de certaines cavités: enfin, et surtout, à l\u2019étude microscopique de la structure d\u2019un fragment prélevé au niveau de la lésion, ou mieux de la structure de toute la lésion extirpée, quand la chose est possible.Auditrices et auditeurs invisibles, n\u2019hésitez pas à vous soumettre à ces examens approfondis.Ils sont nécessaires pour dépister précocement un cancer et pour vous éviter de devenir une proie inéluctable de cette terrible maladie.EN QUOI CONSISTE UN TRAITEMENT ADÉQUAT DU CANCER?Pour guérir un individu souffrant de cancer, il faut le débarrasser de toutes les cellules cancéreuses ou anarchiques qu\u2019il porte.Mais les moyens à utiliser, pour atteindre cette fin, varient avec la nature, le siège et le stade de développement de la tumeur cancéreuse.Les cancers de la peau et de la bouche, s\u2019ils sont pris au début, peuvent être détruits par une coagulation électrique, ou par des rayons-X caustiques, en quelques minutes; mais les mêmes cancers, s\u2019ils ont déjà envahi les ganglions, ou les cancers difficilement curables, à cause de leur nature ou de leur siège, comme les cancers de l\u2019estomac, du reetum, du col utérin, du sein, etc, requièrent, pour leur extirpation complète et définitive, soit des opérations compliquées pratiquées par des chirurgiens expérimentés, soit des traitements de rayons-X ou de radium, administrés par des radiologistes versés en radiothérapie; soit encore des traitements chirurgicaux et radiothérapiques combinés, faits par des spécialistes compétents, travaillant en collaboration.Ce n\u2019est que par des traitements adéquats, que l\u2019on peut espérer obtenir la guérison des cancers difficilement curables.Et j\u2019ajouterai que ce n\u2019est que par des traitements adéquats: résection de nerfs sensitifs; extirpation de certaines glandes à sécrétion interne; radiothérapie sur le système nerveux sympathique; médication analgésiante sans être stupéfiante, que l\u2019on peut soulager les cancéreux incurables et leur assurer une survie tolérable.QUELS SONT LES DEVOIRS DES POUVOIRS PUBLICS VIS-A-VIS DES CANCÉREUX ?Pour faciliter le dépistage des cancers, nos pouvoirs publics pourraient instituer dans les unités sanitaires, ou dans les petites villes de notre province.des cliniques périodiques et gratuites, par des médecins préparés à cette fin.De plus, pour éviter à plusieurs cancéreux, de parcourir de grandes distances pour aller se faire traiter, nos gouvernements pourraient équiper et subventionner à peu de frais, des centres régionaux pour le traitement des cancéreux facilement curables, par des médecins entraînés à ces thérapeutiques un peu spéciales.- Pour les cancéreux difficilement curables, et pour les cancéreux incurables, nos dirigeants pourraient construire de grands centres anticancéreux, semblables à ceux des autres provinces du Canada et à ceux des autres pays.Dans ces centres, seraient groupés des médecins, des chirurgiens, des radiologistes et des hommes de laboratoire spécialisés en cancer; dans ces centres seraient installés des appareils de diagnostic et de traitement très complets et très perfectionnés, en nombre suffisant pour répondre au besoin des cancéreux; dans ces centres, l\u2019on poursuivrait des recherches cliniques, chimiques et biologiques sur le cancer: dans ces centres, l\u2019on permettrait aux futurs médecins de se bien familiariser avec les signes précoces et l\u2019évolution des cancers; dans ces centres, l\u2019on formerait des spécialistes en cancer (médecins, chirurgiens, radiothérapeutes, ete.); dans ces centres l\u2019on préparerait des gardes-malades pour prendre soin des cancéreux; dans ces centres enfin, l\u2019on entraînerait des techniciens et des techniciennes pour la prise des radiographies, pour le contrôle des appareils de rayons-X à très haut voltage, pour la manipulation du radium et pour l\u2019utilisation de l\u2019énergie nucléaire.\u201d Pour permettre aux cancéreux peu fortunés, 694 de se faire traiter, les pouvoirs publics pourraient peut-être défrayer le coût du transport de ces malades, s\u2019ils demeurent très éloignés des centres de diagnostic et de traitement, et assumer tous les frais de leurs traitements en vertu d\u2019une loi spéciale d\u2019assistance publique.A QUELLES OBLIGATIONS MORALES SONT TENUS TOUS LES CITOYENS DE NOTRE PROVINCE?Le cancer, on le sait, apparaît de préférence chez les gens âgés de 40 à 60 ans; mais on le rencontre aussi chez les enfants, chez les adolescents, chez les adultes jeunes et chez les vieillards.C\u2019est donc dire que l\u2019âge n\u2019est pas une garantie contre le cancer.Les femmes, bien que le plus fréquemment atteintes du cancer au sein et à l\u2019utérus; et les hommes, quoique le plus souvent frappés par le cancer à la peau, au tube digestif, aux voies respiratoires et au système urinaire, ne sont pas épargnés de cette affection dans tous leurs autres organes ou tissus.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Les obligations morales qui incombent à chacun de nous, victime possible du cancer, sont donc les suivantes: ne pas négliger de consulter un médecin, au sujet de troubles qui vont graduellement en s\u2019accentuant et dont on ignore la cause; approuver par nos paroles, par nos écrits et par notre conduite, ceux de nos gouvernants qui, conscients de leur responsabilité, veulent bien nous fournir les moyens de dépistage précoce et de traitement adéquat du cancer; enfin, répondre à l\u2019appel des organisateurs de la souscription actuelle pour organiser une lutte sans merci contre le cancer.C\u2019est en se donnant tous la main, que, a) publicistes, b) médecins, c) gouvernants, d) sociologues, et e) citoyens qui composent la population du Québec, réussiront à vaincre, par une étroite coalition de leurs efforts, ce terrible fléau social qui fait tant de ravages dans notre Province.Ce fléau social, contre lequel il nous faut lutter énergiquement, vous le connaissez tous, mesdames et messieurs, C\u2019est le Cancer.Durant la dernière guerre, vous avez beaucoup entendu parler des maladies vénériennes.Il faudrait, cependant, prendre garde de croire qu\u2019elles ne sont qu\u2019un phénomène de temps de guerre et qu\u2019elles cessent d\u2019être un problème en temps de paix.Il importe de vous rappeler que ces maladies sont toujours parmi nous et en grand nombre.Vous ignorez sans doute, et il est bon que vous le sachiez, qu\u2019au Canada les maladies vénériennes font plus de ravages que cinq maladies contagieuses réunies, maladies que vous connaissez bien et contre lesquelles vous cherchez à vous protéger: la paralysie infantile, la typhoïde, la diphtérie, la tuberculose et la scarlatine.1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Hygiène et santé », au poste CKAC, le vendredi, 6 février 1948, a 7 heures p.m.LES MALADIES VENERIENNES Fernand DUSSAULT, M.P.H., Surintendant de la division des maladies vénériennes (Montréal).Ici, à Montréal, on a déclaré, en 1946, (les chiffres de 1947 ne sont pas encore connus) 3,578 cas de syphilis et 4,173 cas de gonorrhée, ce qui fait un total de 7,751 cas de maladies vénériennes et ce qui donne une moyenne de 21 cas par jour.Notez bien que ceci n\u2019est qu\u2019un minimum; nous sommes sûrs qu\u2019ils y a au moins ce nombre, mais nous sommes également convaincus qu\u2019il y en a bien des fois plus.Cependant, nous avons des raisons de croire qu\u2019il y a moins de maladies vénériennes à Montréal qu\u2019en 1944, alors qu\u2019on a pris des mesures énergiques et qui sont toujours en force pour diminuer leur propagation.Aux Etats-Unis, où la déclaration des cas semble, en général, beaucoup plus satisfaisante et où les moyens de dépistage sont plus nombreux et plus efficaces, on estime que le DUSSAULT: LES MALADIES VÉNÉRIENNES 695 tiers seulement des cas de syphilis sont rapportés.On a aussi établi durant la guerre que, pour un cas de syphilis, il y en a six de gonorrhée.Or, en se basant sur le nombre de cas de syphilis déclarés à Montréal, si on appliquait ces données de 3 cas de syphilis pour un déclaré et de 6 cas de gonorrhée pour un de syphilis, on arriverait à des chiffres, pour notre ville, qui, tout en étant hypothétiques, ne manqueraient pas de vous étonner.Cet écart entre les cas connus et tous les cas existants est ce qui inquiéte et préoccupe actuellement les personnes qui s\u2019intéressent au contrôle des maladies vénériennes.Le docteur Albéric M'arin, professeur de dermatologie et de syphiligraphie à l\u2019Université de Montréal et chef de clinique à l\u2019hôpital Notre-Dame, déclarait au cours d\u2019une conférence publique au Monument National, le 5 février 1945: « À peine 10% des syphilitiques qui sont parmi nous se font traiter.Il y en a 90% qui sont infectés, qui non seulement sont menacés de tous les désastres que vous connaissez, mais qui, en plus, pour un bon nombre, disséminent cette infection, les uns sans le savoir, les autres sans s\u2019en soucier.» , Sans savoir ou sans se soucier: voilà le drame.Avec les moyens modernes de traitement sûr et rapide, il devrait y avoir de moins en moins de ces cas qui restent sans traitement et qui constituent le grand facteur de propagation des maladies vénériennes.Notez bien qu\u2019aujourd\u2019hui il n\u2019est plus question d\u2019années ou de mois pour guérir une syphilis au début de l'infection, mais bien plutôt de quelques jours; et pour guérir une gonor- rhée, il n\u2019est plus besoin de mois ou même de jours mais bien de vingt-quatre heures.Alors, quiconque a des raisons de croire qu\u2019il a une infection vénérienne, ou s\u2019il a le moindre doute, qu\u2019il n'hésite pas à consulter immédiatement ou son médecin ou une clinique ou son Service de Santé.Une telle démarche lui procurera la quiétude, le conduira à une guérison rapide, s\u2019il est infecté, et préviendra que d\u2019autres soient malades à cause de lui.Son propre intérêt et son devoir l\u2019invitent à agir ainsi.Si vous considérez le grand nombre de personnes qui en sont atteintes, les misères et les drames qu\u2019elles provoquent, les infirmités et les morts prématurées dont elles sont responsables, les victimes innocentes qu\u2019elles frappent, vous comprendrez facilement que les maladies vénériennes sont un problème de santé publique de premier ordre.Peut-on en espérer une solution satisfaisante?La réponse est oui.Cette solution a été trouvée ailleurs, pourquoi pas ici?Mais alors, que faut-il faire?Il faut d\u2019abord combattre et faire dispa- raitre ignorance au sujet de ces maladies.11 faut qu\u2019on sache ce qu\u2019elles sont et ce qui les causent, comment on les prévient et comment on les acquiert, comment on les traite et comment on les guérit; il faut que leurs victimes se présentent à un traitement précoce ou qu\u2019on les y amène; il faut dépister les cas qui s\u2019ignorent ou les malheureux qui négligent de se faire traiter et, de plus, il faut faire une guerre sans merci aux facteurs, agents ou éléments qui, dans une grande ville comme la nôtre, contribuent à la propagation des maladies vénériennes.Ce que je viens de vous dire est tout un programme et c\u2019est celui que nous nous efforçons de remplir au Service de Santé. Le contrôle des maladies vénériennes exige une organisation effective et un programme adéquat.Co Depuis 1941, la Province de Québec possède une loi destinée à prévenir les M.V.Cette loi comporte la déclaration des cas par le médecin traitant et le traitement obligatoire pour le malade à la période infectieuse.Consciente de ses responsabilités, la Cité de Montréal n\u2019a pas voulu demeurer à l\u2019écart de la lutte entreprise contre le péril vénérien.À l\u2019instar de la Province, la Ville de Montréal organisait en 1945 une division des maladies vénériennes.Cette dernière répondait à un pressant besoin dont un chef aussi expérimenté que M.le docteur Groulx avait depuis longtemps reconnu l\u2019existence.En 1947, M.le docteur F.Dussault, après un stage à l\u2019Université Harvard et dans les plus importantes cliniques de New-York s\u2019en voit confier la Surintendance.Nous sommes heureux de féliciter le Service de Santé de Montréal pour les louables efforts qu'il apporte à la lutte antivénérienne, en collaborant d\u2019une façon aussi effective, par l\u2019intermédiaire de sa Division des M.V.sous la direction éclairée de M.le docteur F.Dussault.Il y a présentement régression du nombre de nouveaux cas dans notre province.Comme la Ville de Montréal, avec 33% de la population totale de la province présentait en 1946 67% de tous nos cas, il faut reconnaître que le travail de parfaite collaboration le notre Division Provinciale avec la Division Municipale est d\u2019une extrème importance.De plus, la diminution déjà marquée de l\u2019incidence pour la Cité de Montréal nous laisse pressentir que les efforts de la Division Municipale Joints à ceux de la Province produiront les meilleurs résultats.Tout service de Santé bien organisé se doit de connaître tous les cas contagieux qui existent dans les limites du territoire sous sa 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Hygiène et santé », au poste CKAC, le 19 mars 1948, à 7 heures p.m.APERÇU DU PROBLÈME VÉNÉRIEN DANS LA PROVINCE DE QUEBEC! G.CHOQUETTE, D.P.H., Directeur de la Division des Maladies vénériennes du Ministère de la Santé.Juridiction.Les cas de M.V.sont de ce nombre et une Cité de l\u2019importance de Montréal ne devrait rien négliger pour être à la page dans le domaine des M.V.comme dans celui des autres maladies contagieuses.Des cliniques sont établies dans les hôpitaux généraux des centres importants de la Province.Il y a 28 cliniques dans la Province dont onze à Montréal où sont examinés et traités gratuitement les malades vénériens indigents.Un Service Médico-Social est attaché à chacune des cliniques.Le personnel de ce Service est spécialement entraîné pour approcher le malade et le convaincre de la nécessité du traitement, l\u2019éduquer de façon à ce qu\u2019il le réclame lui-même; le renseigner sur la marche de sa maladie, sa contagion, ses conséquences, l\u2019amener à collaborer à la recherche de sa source d'infection et de ses contacts.De plus, ce personnel est aussi préparé de manière à s\u2019intéresser aux problèmes familiaux et sociaux de leurs malades.En 1946, 2,875 personnes furent rapportées comme sources d\u2019infection ou contacts.À la suite d\u2019enquêtes et examens médicaux, 1,032 furent trouvées infectées de syphilis ou gonor- rhée.De ce nombre, 202 personnes étaient déjà sous traitement.La balance, soit 830 personnes, ignoraient leur infection ou négligeaient de se faire examiner.Le Service Médi- co-Social est donc essentiel dans la lutte pour combattre les maladies vénériennes car, sans celui-ci, nous pouvons dire que 830 personnes auraient semé leur infection durant un temps indéterminé.Il est incontestable que l\u2019éducation soit une nécessité pour la prévention et le traitement des maladies vénériennes.Elle est pratiquée individuellement par l\u2019entremise du Service Médico-Social et collectivement au moyen de conférences illustrées données à divers groupes de la société dans toute la Province, de causeries à la radio et brochures largement distribuées à l\u2019occasion de conférences ou sur demande. LA SCARLATINE ).DUPLESSIS, M.P.H., Division des maladies contagieuses (Montréal).Parmi les maladies contagieuses, la scarlatine partageait autrefois avec la diphtérie le premier rang par sa gravité et ses complications; cependant, depuis les vingt dernières années, l\u2019évolution de cette maladie a été caractérisée par un taux de mortalité moins élevé, qu\u2019il est difficile d\u2019attribuer à des facteurs précis au point de vue épidémiologique.La scarlatine est produite par un microbe qu\u2019on appelle le streptocoque hémolytique, lequel persiste à l\u2019état de virulence, durant tout le cours de la maladie.Bien qu\u2019elle s\u2019attaque parfois aux personnes adultes, elle est avant tout une maladie de l\u2019enfance.En effet, les statistiques nous révèlent que 90% des cas déclarés se rencontrent chez les enfants de moins de 15 ans.La scarlatine, en outre, existe à l\u2019état endémique, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle est permanente, avec prédominance durant les mois d\u2019automne et d\u2019hiver.Notre ville compte, à date, 118 cas enregistrés depuis janvier 1948, comparativement à 244 cas, à pareille date, l\u2019année précédente.Au point de vue médical, cette maladie évolue en quatre périodes successives: La première période, dite période d\u2019incubation, dure une semaine environ; il y a alors envahissement de l\u2019organisme par le microbe.La scarlatine se transmet, dans 90% des cas, par contact direct ou indirect avec des malades; elle peut également se transmettre par le lait et les aliments divers, ou encore par les linges et les objets souillés par les sécrétions du malade.La deuxième période, dite période d\u2019invasion, peut durer de quelques heures à 48 heures.À ce stade, la maladie se manifeste brutalement par une température élevée, avec parfois du délire, un mal de gorge intense, des nausées, des vomissements et des maux de tête.1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Hygiène et santé », au poste CKAC, le vendredi 12 mars 1948, à 7 heures p.m.Puis, s\u2019installe la troisième période, dite période d\u2019état ou de maladie proprement dite; en plus des symptômes ci-haut mentionnés, l\u2019enfant présente une éruption généralisée d\u2019un rouge vif écarlate, d\u2019où vient l\u2019origine du nom de la scarlatine: ce rash persiste de 5 à 10 jours.Cependant, il est reconnu, aujour- d\u2019hui, que cette éruption peut être absente, et nous nous trouvons en présence d\u2019une angine septique, causée par le même microbe, et qui peut occasionner chez un autre individu un cas typique de scarlatine.La quatrième période correspond à la période de convalescence.À ce stade, l\u2019enfant présente une desquamation généralisée mais surtout apparente aux extrémités des membres supérieurs et inférieurs.| Parmi les principales complications, nous avons par ordre de fréquence: les néphrites, les otites purulentes, les mastoidites, les adénites cervicales, l\u2019endocardite et la septicémie.Quelles sont les mesures de contrôle et de prévention?1.Déclaration obligatoire par le médecin ou par les parents; 2.Isolement du patient dans une chambre ensoleillée et bien aérée à domicile ou hospitalisation ; 3.Quarantaine absolue pour lés contacts susceptibles, à l\u2019exception des adultes qui ne sont pas des manipulateurs d\u2019aliments; 4.Désinfection rigoureuse de tous les linges et objets qui servent au malade; 5.Traitement médical immédiat: une diète sévère, composée de fruits, de liquide et surtout de lait, doit être suivie tant que persiste la température.Il existe un mode de prévention ou d\u2019immunisation qui n\u2019est pas couramment employé à cause du grand nombre d\u2019injections requises, soit cinq; mais cependant ce procédé est laissé à la discrétion du médecin de famille. VARIÉTÉS LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L\u2019ORVIÉTAN AU PAYS L\u2019ORVIÉTAN EN FRANCE Mais l\u2019orviétan, qu\u2019est-ce que c\u2019était?Il est temps de raconter l\u2019histoire de cette drogue, si bafouée après avoir été si estimée.C\u2019était d\u2019abord un remède secret et comme pour tous les remèdes secrets, qui pullulèrent au XVIIe et au XVIIIe siècles, ses origines sont difficiles à débrouiller.Entourée de mystère pour l\u2019appât de la clientèle, la composition de ces drogues était jalousement gardée et les formules s\u2019en transmettaient comme grimoires d\u2019alchimie.L\u2019histoire de l\u2019orviétan, compliquée qu\u2019elle est des longues disputes avec la Faculté, les médecins et les apothicaires, est peut-être la plus obscure de toutes.À la vérité, la nature de cet électuaire fut connue de bonne heure.Les problèmes qui confrontent l\u2019historien viennent plutôt de son origine, impossible à déterminer avec certitude, de la multiplicité des charlatans qui la débitèrent et des luttes livrées pour le monopole de sa fabrication.Les origines de l\u2019orviétan.Un fait semble certain: l\u2019orviétan fut apporté d\u2019Italie à la fin du XVIe siècle.Au temps des chicanes livrées par les apothicaires, on prétendit que son origine était très ancienne, qu\u2019elle remontait même au XIIIe siècle.Gustave Planchon, qui a écrit l\u2019une des histoires les plus complètes de cette panacée, s\u2019est donné la peine de consulter les antidotaires du Moyen-Age et de la Renaissance et n\u2019a trouvé ni description ni mention d\u2019une préparation ressemblant à l\u2019orviétan (60).S'il faut en croire de Bleigny, qui écrivait en 1692, Hieronimo de Ferranti serait l\u2019in- 1.La première partie de ce travail a paru dans la livraison de mai de L\u2019Union Médicale du Canada.DE LA NOUVELLE-FRANCE Gabriel NADEAU (Rutland).(suite) 1 venteur de l\u2019orviétan et l\u2019aurait introduit en France.Par ailleurs, un certain Jean Vitrario obtenait en 1628, du cardinal Aldobrandini, camerlingue d\u2019Urbain VIII, des lettres patentes qui lui donnaient le privilège exclusif de vendre cette drogue dans les Etats de l\u2019Eglise (61).Selon une autre théorie, Horace Levanti, de Rome, serait le véritable découvreur de lorviétan, qu\u2019il n\u2019appelait pas de ce nom cependant.Son descendant, Antoine Levantin dit L\u2019Orviétan, de Rome lui aussi, hérita du secret et donna son nom à l\u2019électuaire.Lui, il aurait obtenu en 1629, du Pape Urbain VITI et non d\u2019un camerlingue de ce pape, comme Vitrario, une bulle lui assurant le monopole de vente dans les Etats pontificaux, à peine d\u2019excommunication et d\u2019une amende de 1000 ducats.«Il vint en France et obtint des arrêts des Parlements de Grenoble et de Provence lui donnant même autorisation: la peine comminatoire prononcée contre les contrefacteurs était de 3.000 livres d\u2019amende; l\u2019excommunication était remplacée par la confiscation.Enfin le Levantin devait débiter son remède sous la marque du Soleil.» (62) Cependant Pomet, dans son Histoire générale des drogues, parue en 1694, écrit ceci, et son témoignage, presque contemporain, a quelque poids: Au commencement que l\u2019orviétan de Rome estait connu en France, nous en faisions venir de Rome et de quelques autres endroits d\u2019Italie, comme d\u2019Orviette, d\u2019où est venu son nom, mais depuis que le sieur Con- tugy est venu à Paris et que, sous prétexte d\u2019une permission de Sa Majesté, il a prétendu s\u2019en rendre le maître, les droguistes avaient abandonné ce commerce, soit par une terreur panique, ou parce que le débit n\u2019en était pas grand.(63) NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN 699 Charles Beaulieu enfin, et c\u2019est la dernière théorie que nous rapporterons, raconte ainsi, vers 1640, l\u2019origine de l\u2019orviétan : de ceux qui ont vendu l\u2019orviétan que le nommé Jean-Pierre Mazari, Vénitien, l\u2019avait vendu sous l\u2019enseigne du Soleil; que le nommé du Lis, qui se Une dame de qualité de cette province (du Lan- guedoc), excitée par un principe de charité, composa elle-même l\u2019orviétan, et a ajouté à cette composition des ingrédients qui rendent ce remède encore plus assuré et elle l\u2019a rendu ainsi public et commun à tout le monde.D'ailleurs on a justifié par les affiches disait fils de l\u2019Orviétan, natif de Rome, l\u2019a vendu et débité dans la même enseigne du Soleil; après tout, le nommé Christophe Contugy, Romain, qui demeure à Paris, ne le vend-il pas sur le quai des Augustins, au coin de la rue Dauphine, sous le nom du véritable orviétan de Rome, et avec l\u2019enseigne du Soleil.(64) 700 En France, c\u2019est sur le Pont-Neuf que l\u2019orviétan est d\u2019abord débité et le Pont-Neuf restera l\u2019endroit de prédilection des vendeurs de cet antidote.Qu\u2019est le Pont-Neuf à cette époque?C\u2019est «la promenade des désœuvrés, le quartier général des filous et des banquistes, le bazar de tous les petits commerces, le Parnasse de tous les Apollons.Les coupe- buurses et les tire-laine y ont un gouvernement régulier, tenant une audience et rendant des arréts, tout comme une justice sérieusement et sévèrement organisée.Parfois, ces faux justiciers sont pendus haut et court et le Pont-Neuf devient par instants la succursale de la Grève.Mais ce qui y attire surtout la foule badaude, ce sont les parades des histrions, les boniments des charlatans, qui débitent leurs baumes et leurs opiats, à grand renfort de cymbales et de grosses caisses.Les rapsodes ambulants, les chanteurs de carrefour ont leur publie, mais ils vendent leurs complaintes sans faire tort aux Tabarin, aux Mondor et autres pitres, dont les baraques ne désemplissent pas.Tabarin, avec son chapeau à transformations, Mondor avec sa belle prestance font florès, quelque temps qu\u2019il fasse.À côté d\u2019eux, les pédicures en plein vent, les triacleurs ou marchands de thériaque font commerce de leurs drogues sans trop de succès.» (65) Parmi ces batteurs d\u2019estrade s\u2019installe le vendeur d\u2019orviétan.Cet aventurier, doublé de ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui un crieur de cirque, à monté un petit théâtre pour attirer la foule.Un médecin du temps, Sonnet de Courval, nous le décrit «la grosse chaîne d\u2019or au col, déployant les maîtresses voiles de son cajol pour louanger les vertus occultes et admirables propriétés de.ses onguents, huiles, extractions, quintessenses, distillations et autres confections».Pour l\u2019assister, il a quatre joueurs, placés au quatre coins du théâtre, et un bouffon.Il vend toutes sortes de remèdes, contre les douleurs et les blessures, mais surtout un antidote universel, l\u2019orviétan.Il en vante les vertus en déblatérant contre ses confrères qui sont là dans le voisinage, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 \\ juchés sur d\u2019autres estrades.Ces crieurs de drogues, vendeurs de sirop de vipère, de thériaque et d\u2019orviétan, et arracheurs de dents, s\u2019appellent opérateurs.C\u2019est à l\u2019un de ces opérateurs que s\u2019adresse Sganarelle dans l\u2019Amour médecin.La première mention de l\u2019orviétan se trouve dans les écrits de Tabarin, comique burlesque et farceur célèbre qui égayait les rues et les places de Paris au commencement du XVIIe siècle.Il était le bouffon du marchand d\u2019orviétan Mondor.Il se fit assez de réputation par ses quo!ibets, ses prologues, ses discours amphigouriques, pour être critiqué de Boileau lui-même et d\u2019être imprimé plusieurs fois à Paris, à Lyon et à Rouen (66).Dans une de ses farces il s\u2019écrie: «On n\u2019y a que faire d\u2019orviétan ny d\u2019antidote, c\u2019est une herbe qui a bientost portez son effet.» Une estampe du Musée Carnavalet, de cette époque, représente la vente de l\u2019électuaire.Elle nous montre un chirurgien, tenant en main une fiole.Devant lui est placé un aveugle et à ses côtés, il y a deux farceurs de comédie: Brigandin et Polichinelle.A droite, une affiche avec les vers suivants: Théâtre et Boutique de l\u2019Orviétan Et de ses serviteurs domestiques.Ceux qui le vont voir le réjouisse (sc), Luy portant de leur argent, Leur baille de son Orviétan, Puis s\u2019en retourne fort content (67).En 1620, un charlatan français vient faire concurrence aux Italiens.C\u2019est Désiré Des- combes.«Il possède un antidote contre toutes sortes de venins et de poisons, morsures de vipéres, aspics, chiens enragés.Il s\u2019offre de prendre lui-même tous les poisons qu\u2019on voudra, il se guérira par son antidote.Une ordonnance du baillage du palais prescrit qu\u2019incessamment Descombes fera expérience de son antidote en la présence du procureur du roi, du doyen et de trois autres docteurs.» Ce Descombes est natif de l\u2019Angoumois, bien qu\u2019il se dise d\u2019origine italienne, et le véritable pre NADEAU: LE GRAND ELECTUAIRE DE L'ORVIETAN 701 orviétan, c\u2019est lui qui en est détenteur.Il a des certificats et des attestations des parlements de Rouen et de Rennes et de la plupart des villes de France pour le démontrer.Du moins il le prétend.Maintenant il veut conquérir Paris.Le 27 février 1620 il fait l\u2019épreuve de son remède devant la Reine-Mère, les princes et les seigneurs de la cour et le premier médecin du roi.Marie de Médecis, pour lui témoigner sa satisfaction, lui fait don de 150 livres.Fort de l\u2019appui de la Cour, il veut renouveler devant la Faculté l\u2019expérience de son antidote sur lui-même; mais la Faculté, par son doyen, repousse la demande du charlatan comme contraire à l\u2019honneur et à la dignité du corps.Descombes réussit, par ses intrigues, à se gagner des protecteurs puissants, si bien qu\u2019il devient bientôt «opérateur et distillateur ordinaire du Roi», et, sur recommandation de Marie de Médicis, le roi lui octroie, par lettres patentes, du 19 décembre 1625, le pouvoir de vendre et distribuer dans tous ses Etats «l\u2019antidote, appelé orviétan, unique et assuré remède contre toutes sortes de poisons et morsures d\u2019animaux venimeux, propre à guérir et garantir de la maladie contagieuse ».Il profita de son privilège pendant quinze ans, jusqu\u2019au jour où, comme nous l\u2019avons raconté plus haut à propos de Tonty, il mourut de la peste, en dépit de son antidote.Vers 1635, Jacques Ovyn, maître-chirurgien, s\u2019il vous plaît! se met à vendre de l\u2019orviétan.Il avait un petit théâtre au quartier de Nesle ou sur le Pont-Neuf et faisait concurrence à Tabarin et à Descombes.Au temps de la Fronde, on voit le nom de Porviétan sur plusieurs mazarinades: Les sanglots de l\u2019Orviétan sur l\u2019absence du cardinal Mazarin, 1649 \u2014 Dialogue de Jodelet et de l\u2019Orviétan sur les affaires de ce temps, 1649.Et à cette époque paraissait les vers suivants: L\u2019Orviétan, retirez-vous, Jetez le théâtre par terre, Vous n\u2019attirerez plus de fous! L\u2019Orviétan, retirez-vous, On ne saurait donner vingt sous D\u2019un pot d\u2019onguent en temps de guerre.L\u2019Orviétan, retirez-vous.Les Contugy et l\u2019orviétan.Maintenant apparaît sur la scène un charlatan qui va rester, par ses descendants, intimement lié à Phistoire de l\u2019orviétan jusqu\u2019à sa disparation un siècle plus tard.C\u2019est un Italien du nom de Contugy.Christophe Con- tugy ou Contugi, qui prétendra par la suite avoir hérité l\u2019antidote de son inventeur, pratiquait son métier de charlatan à Rome, quand il apprend que son remède est exploité en France.Il part done pour Paris et, en 1647, obtient de Louis XITI un privilège exclusif, succédant ainsi à Descombes qui était mort.Cette même année il publie un prospectus qui se lisait comme suit: EXTRAIT DU PRIVILEGE DU ROY Il est expressement défendu à tous Operateurs, & autres personnes, en dispensant leurs médica- mens, de se servir du nom d\u2019Orvietan, ni contrefaire, ni le vendre, sur peine de mille livres d\u2019amende, ainsi qu\u2019il est mentionné ès Lettres Royaux, sans l\u2019expresse permission dudit Contugi, Original Orvietan.Donné à Paris en la Grande Chancellerie, le 9 Avril 1647.JEAN-LOUIS CONTUGI, Dit L\u2019Orviétan de Rome, Seul heritier du Secret de l\u2019Orvietan, Dispense son Unique et Eprouvé Secret, NOMME ORVIETAN.Heritier de Jean Vitrario.Successeur du sieur Hierosmi Feranti, Original inventeur dudit ORVIETAN, Servant pour toutes les Maladies Cy-dessous écrites. 702 Si quelqu\u2019un par hazard en mangeant ou beuvant, a pris du venin, ou bien s\u2019il a été malicieusement empoisonné par quelqu\u2019un, il le pourra facilement connoître par les acci- dens & marques suivantes.Car l'on a un grand grincement de dents, avec inflammation & siccité au gosier & au palais, une grande douleur d\u2019estomac, lorsque par un grand vomissement, les intestins & les entrailles se soulevent presque toutes, avec une offuscation & éblouissement de vie, & défaillance de parole, ce qu\u2019on connoîtra par plusieurs autres signes & indices, selon la qualité & quantité du poison qu\u2019on aura pris: c\u2019est pourquoy le plûtôt qu\u2019on pourra, on prendra de l\u2019Orvie- tan la grosseur d\u2019une fève, qui est environ le poids d\u2019un écu d\u2019or, qu\u2019on pourra mesler avec de l\u2019huile commune, ou du beurre, ou du lait, ou du bouillon chaud, lequel aussi-tôt qu\u2019il sera entré dans l\u2019estomac, chassera le venin par vomissemens, ou bien par urine, flux de ventre, ou par une grande sueur, prenant dudit Orvietan trois ou quatre fois ensuite, jusqu\u2019a ce que le venin en soit sorti, puis après on boira plein une écuelle de bouillon bien gras, avec une once de sucre Rosat.Si quelqu\u2019un est mordu de quelques animaux, comme Viperes, Aspies, Chiens enragez, & autres bêtes venimeuses, il prendra aussi-tôt dudit Orvietan dissous dans du vin, & après faudra faire des scarifications sur la morsure, & tirer le sang avec une ventouse, puis y appliquer dudit Orvietan, & faire en sorte que le malade demeure éveillé au moins l\u2019espace de douze heures, & en cette sorte il trouvera la santé.Et comme par fois nos temperamens prennent une mauvaise complexion venimeuse, qui souvent cause des fievres putrides & exan- temes, & quantité d\u2019autres maux mortels, comme maladies contagieuses: on prendra à jeun dudit Orvietan dans un peu d\u2019eau de bouroche, scabieuse, ou d\u2019autres eaux cordia- less & au défaut, dans un peu de vin, du poids d\u2019un demi écu d\u2019or pour les grands: & si tant est que la fievre survienne aux en- fans, causée par la petite verole, on leur en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 fera prendre dans un peu de bon vin, de la grosseur d\u2019une petite feve; puis en les couvrant bien, il fera sortir le venin dehors, & les garantira.Ce Remede est préservatif & curatif de la peste, en prenant tous les matins à jeun, la grosseur d\u2019un pois dans deux doigts de vin ou de bouillon, ou en pilule: & pour ceux qui sont pestiferez, il en faudra user comme il est dit cy-dessus, en l\u2019article des morsures des Chiens enragez.Si on prend aussi dudit Orvietan la grosseur d\u2019un pois le matin à jeun, dissous dans du vin ou bouillon chaud, on bien en pilule, il corroborera la chaleur naturelle, aidera merveilleusement à la digestion, & empêchera les douleurs d\u2019estomach, les difficultez de respirer, les puanteurs d\u2019haleine, & empêchera que les vapeurs ne montent au cerveau, lesquelles pourroient causer des distillations poitrine.Pareillement, si on en boit avec du vin ou bouillon chaud, la grosseur d\u2019un pois, il guerit les grandes douleurs de ventre, coliques venteuses & rénales, mal de côté, & douleurs de matrice, & nettoye notre corps de toutes sortes de vermine & putrefaction, & principalement celuy des enfans.Pour les maladies, enflures & douleurs de ventre de Chevaux & de Boeufs, & autres animaux, il est fort souverain, leur en donnant le poids de demi once dissous dans un demi septier de vin chaud, & pour les petits animaux, le poids d\u2019un écu d\u2019or, qu\u2019il faudra pareillement dissoudre dans un demi verre de vin.Vous serez avertis que ledit Orvietan se conserve en sa bonté l\u2019espace de vingt cinq ans, & davantage, pourv qu\u2019on le tienne en lieu qui ne soit ni trop chaud, ni trop froid, & s\u2019il devient sec, il ne perd pas pour cela sa vertu: on le pourra pourtant mettre en sa consistance avec du miel Rosat.Et parce que nous avons appris, étant à Rome, qu\u2019il y a eu des personnes qui sont venues distribuer certaines compositions en ce Royaume sous le nom d\u2019Orvietan, se disans parens sur la or NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN 703 et associez, lesquelles pour faciliter leurs vol- leries, contrefont mes billets, boëtes & armoiries, & qui voulant imiter mes expériences par des subtilitez ou tours de mains, se preparent auparavant avec mon Secret, qu\u2019ils font acheter sous-main, & puis trompent le Public par la distribution de certaines mixtions capables de faire plus de mal que de bien : Et prévoyant Pavenir, je suis parti de Rome en personne, pour distribuer mon unique Secret, nommé ORVIETAN, & pour cet effet j\u2019ai établi Boutique à Paris, avertissant de ne croire aucune personne, qu\u2019il n\u2019ait ma permission auten- tique, autrement vous serez trompez.Cet unique Secret, nommé ORVIETAN, se dispense à Paris, en ma Boutique, au bout du Pont-Neuf, au coin de la rue Dauphine, à l\u2019Enseigne du Soleil, a Paris.Ce prospectus, à lui seul toute une Matière médicale, était décoré des armes papales, de celles de la Maison de France et de plusieurs autres.En haut, il y avait un grand soleil resplendissant, avec la devise: Solus ut Sal, Salus ut Sol.Dans l\u2019encadrement étaient représentés des aspics, des vipères, des crapauds, des chiens enragés, des araignées, des scorpions, des champignons, tous plantes et animaux qu\u2019il faut redouter.Planchon s\u2019est demandé comment Contugy était arrivé à obtenir des lettres patentes royales lui assurant un privilège exclusif.Et il suppose qu\u2019à titre d\u2019Italien Contugy aurait été protégé de Mazarin.C\u2019est bien possible; - mais nous avons vu qu\u2019il ne reculait pas devant Pemploi de moyens louches pour arriver à ses fins.C\u2019est l\u2019année même de l\u2019émission des lettres royales par la Grande Chancellerie, en 1647, que Jean Chartier, Philippe Chartier, Renaudot et quelques autres furent convaincus d\u2019avoir accepté des pots de vin de lui.Contugy a pu soudoyer le médecin du roi ou son chirurgien, et alors l\u2019obtention du privilège, recommandée par ce personnage, devenait chose assurée.L'histoire de l\u2019orviétan désormais va se confondre avec celle des Contugy et cette famille gardera jusqu\u2019à la fin un monopole souvent menacé, plusieurs fois entamé, mais jamais entièrement aboli.Les descendants de Christophe Contugy feront face à tous, à la Faculté, aux apothicaires, aux médecins, à d\u2019autres charlatans, comme Toscano, par exemple, qui a le front de se faire accorder par Fagon lui-méme, médecin de Louis XIV, une autorisation de vendre son antidote.Ils font face à tous et triomphent de tous.Ceux qui s\u2019acharnèrent le plus contre leur privilège furent les apothicaires.Mais avant de raconter ces luttes, parlons de l\u2019admission de l\u2019orviétan dans les pharmacopées.Schroeder fut le premier à parler de l\u2019orviétan.Il en donna la formule dans sa Pharmacopée médico-chimique, publiée à Lyon en 1665.C\u2019était la 2e édition.La première, parue en 1649, ne contenait rien sur l\u2019antidote.De qui s\u2019était-il procuré cette formule?Impossible de le dire.On peut seulement conjecturer, qu\u2019il l\u2019avait obtenue par surprise, car c\u2019étæit un secret bien gardé.Dix ans plus tard, en 1675, Hoffmann publie une formule censément améliorée de l\u2019orviétan dans sa Clavis Pharmaceutica Schroederiana.Il nous dit la tenir d\u2019un ami d\u2019Italie.C\u2019est cette formule amendée qui fut reproduite dans la Pharmacopoea Schroedero-Hoffmanniana Ilustrata et Aucta, parue à Cologne en 1687.En 1676, Moyse Charas donne la description de la drogue dans sa Pharmacopée royale, éditée à Paris.Puis ce fut Lemery en 1698, dans sa Pharmacopée universelle, rééditée en 1716.Dans cet ouvrage, Lemery, après avoir discuté de la valeur de quelques formules, s\u2019arrête à l\u2019orviétan d\u2019Hoffmann, qu\u2019il préfère.Ces hommes, Schroeder, Hoffmann, Charas, Lemery, étaient les apothicaires les plus en vue de leur temps.L\u2019orviétan, lavé, pourrait-on dire, des souillures du charlatanisme, était devenu drogue 704 respectable et siégeait maintenant dans les pharmacopées aux côtés de la Thériaque, du Lilium de Paracelse, de l\u2019Onguent catholique et de celui des Douze Apôtres, de l\u2019Eau divine et de l\u2019Eau de la Mère.C\u2019était l\u2019âge d\u2019or de la polypharmacie et quel apothicaire, dans ses rêves les plus fantastiques, eût osé souhaiter formule plus longue et plus compliquée?Disons seulement que la thériaque était l\u2019une de ses parties composantes, et qu\u2019une bonne thériaque devait contenir au moins 60 substances différentes.Pour être admis dans la Compagnie des Apothicaires, l\u2019apprenti, au terme d\u2019un long stage chez un maître, subissait un examen sévère sur la composition des médicaments et sur la lecture des vieux traités de Mésué, de Nicolas et de Ricou.Mais surtout il lui fallait, comme l\u2019apprenti-orfèvre, l\u2019apprenti- sculpteur, faire un chef-d\u2019œuvre, c\u2019est-à-dire préparer une drogue sous l\u2019œil des maîtres- délégués.Or, en 1694, à l\u2019examen de Geoffroy, l\u2019orviétan fut choisi pour chef-d\u2019œuvre, de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 préférence à toute autre drogue, et le candidat sortit victorieux de cette épreuve.L\u2019orviétan avait fait du chemin depuis que l\u2019Amour médecin avait été joué sur le théâtre de Versailles en 1665! Revenons maintenant aux Contugy.Le fils du charlatan Christophe Contugy, Charles- Louis, avait résolu d\u2019étudier la médecine et, en 1689, il était reçu docteur de la Faculté de Paris.Les Contugy se réjouirent grandement de cet honneur qui faisait rejaillir de la considération sur leur marchandise.Ce Char- les-Louis Contugy fut docteur-régent et professeur de pharmacie, «ce qui ne l\u2019empêchait pas de s\u2019enivrer une fois par jour, si ce n\u2019est plus, sans doute pour obéir au précepte d\u2019Hip- pocrate, qui ne recommande pourtant que de s\u2019enivrer une fois par mois.Sa fortune sombra dans ce déluge de spiritueux.Il fut condamné à rembourser la dot à sa femme et le tribunal prononça contre lui la séparation de biens.De nos jours, on l\u2019aurait pourvu d\u2019un conseil judiciaire ». NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN A la mort du Grand Contugy, sa femme, Roberte Richard, et un autre fils nommé Louis-Anne, se firent confirmer le privilège du roi pour «composer, vendre et distribuer, à Pexclusion de tous autres, par toutes les villes et lieux du royaume, pays, terres et seigneuries de l\u2019obéissance de Sa Majesté, la confection appelée orviétan\u2026 à peine de 1.000 livres d\u2019amende applicable, moitié à l\u2019Hôtel- Dieu de Paris, et l\u2019autre moitié au profit dudit Contugy, et de confiscation et de tous dépens, dommages et intérêts, mandant S.M.aux gens tenant des cours de Parlement, baillifs, sénéchaux, prévôts, leurs lieutenants et autres justiciers et officiers qu\u2019il appartiendra de faire lire, publier et enregistrer lesdites lettres de privilège et permission, et de faire jouir ledit Contugy du contenu en icelles, du dernier juillet 1681 ».L\u2019année suivante, un sieur Regnault, établi rue Dauphine, en face des Contugy, se mit à débiter un remède qu\u2019il appelait orviétan.Et ce remède, il le vendait sous l\u2019enseigne du Soleil qui était la marque des Contugy.La veuve porta plainte, et un commissaire de police se transporta chez Regnault, le 18 décembre, pour «y saisir les boëtes qui s\u2019y vendaient sous le nom d\u2019Orviétan».Mais ce Regnault n\u2019était que le commis de Boulogne, «ayde apothicaire du Roy » et demeurant à Versailles.Boulogne prit fait et cause pour son employé et comme il était lui-même maî- tre-apothicaire, les Syndics anciens et actuels des apothicaires des maisons royales, Rouvière, Hubert et Goubières, se portèrent à sa défense.Le procès, commencé en 1682, durant encore en 1684, année où La Salle se rendait à Paris pour la troisième fois.Les arguments des deux parties se résumaient à ceci.La veuve Con- tugy soutenait atteinte à sa propriété et transgression du privilège royal accordé à son mari et renouvelé en sa faveur.La formule de l\u2019orviétan, répliquait Boulogne, et les Syndics pées officielles, françaises et étrangères.Sa préparation et sa vente sont done du ressort avec lui, se trouve dans toutes les pharmaco- de tout maître-apothicaire.Et puis, conti- 705 nuaient-ils, le privilège renouvelé en faveur de la demanderesse en 1681, n\u2019a été enregistré qu\u2019après le commencement du procès.Ensuite, Christophe Contugy n\u2019aurait obtenu qu\u2019une faculté ambulante de vendre sa drogue et, dans son factum au roi, Boulogne rappelait les origines du charlatan : Il est constant que le père (Christophe) était de sa profession opérateur, courant toutes les villes du royaume avec une troupe de bateleurs; qu\u2019en l\u2019an 1647, il obtint, de Votre Majesté, permission de continuer cette profession dans le royaume, quoique étranger, étant Italien; son fils pourrait même trouver dans quelques titres de sa famille le fameux nom de son père, autrefois appelé Capitan Scapamonte, et sans chercher ailleurs que dans son sac, la preuve de son employ; l\u2019on y trouve deux arrêts par lesquels il paraist qu\u2019il en était si jaloux, que ne voulant point souffrir de compagnon, il fit abattre, à la Rochelle et à Paris, les théâtres et dispersa les troupes des nommés Bary et l\u2019Archambaud, basteleurs comme lui; c\u2019était là sa profession.Le suppliant et ses confrères n\u2019entendent pas priver (le fils) de la liberté de panta- lonner sur le théâtre; il peut continuer sa profession, rassembler les débris des troupes que son père a recherchées avec tant d\u2019empressement, le suppliant n\u2019en sera Jamais jaloux.Au cours du procès, Louis-Anne Contugy tenta de corrompre la Faculté, comme son père avait fait en 1647.Quelques Régents donnèrent leur approbation à l\u2019antidote.Le doyen n\u2019était plus Guy Patin, mais il avait le nez long quand même.« Dans la séance du 8 juillet 1683, il rapporte que quelques-uns des membres de la Compagnie avaient approuvé par leur signature l\u2019Orviétan, confection d\u2019un certain empyrique nommé Contugy, mais qu\u2019ayant compris qu\u2019ils avaient été induits à mal, ils avaient par un acte solennel de rétractation auprès du doyen retiré leurs signatures, et la Faculté leur donne acte de leur erreur ».Ces transactions louches n\u2019influencèrent pas l'issue du procès, qui se termina à l\u2019avantage des Contugy.Mais ils avaient à peine gagné leur procès que, le 14 août 1685, ils recouraient de nouveau à la police pour faire appréhender Léonard Bys, «apothicaire ordinaire des Cent Suisses de la garde du roy».Bys reconnut tout de suite s\u2019être mêlé à tort de la fabrication et de la vente de l\u2019orviétan. 706 En 1694, le petit-fils du premier Contugy, Jean-Louis, obtenait des lettres patentes lui assurant la jouissance du privilège de son grand-père et de son père.Ce Jean-Louis Contugy était valet de garde-robbe du duc d\u2019Orléans, et après la mort de Louis XIV, il faisait continuer son privilège à Florent-Jean- Louis Contugy, son fils, par le duc, devenu Régent.L\u2019apothicaire du Régent était Gilles- Francois Bouldue, par la suite premier apo- opposé à la continuation du privilège des Contugy.Notons, en passant, que Gilles- François Bouilduc, par la suite premier apothicaire de Louis XV, était le neveu de Louis Bouldue, venu au Canada vers l\u2019année 1664 et qui fut Procureur du Roi en la Prévôté de Québec.Louis est l\u2019ancêtre de nos familles Bolduc.Jean-Louis Contugy mourut aux alentours de 1724 et laissait un fils encore mineur, que nous avons nommé plus haut.Un docteur en médecine fut done chargé par le roi de surveiller la préparation de l\u2019orviétan chez les Contugy jusqu\u2019à la majorité de l\u2019enfant.Ce surveillant était Nicolas Andry qui recevait 400 livres pour ses fonctions.Andry jouissait d\u2019une grande réputation.Auteur de plusieurs ouvrages, entre autres d\u2019un traité sur les parasites intitulé De la génération des vers dans le corps de l\u2019homme, que Michel Sarrazin avait dans sa bibliothèque, il est surtout célèbre par son Orthopédie ou l\u2019Art de prévenir et de corriger dans les enfans les difformités du corps.C\u2019est lui qui a créé ce mot d\u2019orthopédie.Mais il faut revenir un peu en arrière.En 1716, les Contugy soutenaient un autre procès contre les apothicaires.Un nommé La Blache, empêché de vendre de l\u2019orviétan, avait été soutenu par le Corps des Apothicaires, comme jadis Boulogne.Cette fois encore, les Contugy restèrent maîtres du terrain.Enhardis par ces victoires, ils prétendirent en 1726 se soustraire à l\u2019une des prérogatives les plus importantes et les plus anciennes des apothicaires, celle « de visiter, en compagnie des docteurs de la Faculté, les boutiques des pharmaciens ».Ce L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 droit d\u2019inspection datait de 1353.Les prétentions exorbitantes des Contugy eurent un résultat fâcheux.Le 3 juillet 1728, le Conseil d\u2019Etat rendait la décision suivante: «Il est ordonné que tous ceux qui jouissent d\u2019un privilège ou d\u2019un brevet, ou d\u2019une permission pour la distribution de remèdes spécifiques doivent les soumettre à une Commission, à peine de voir annuler leur prérogative ».Les Contugy se trouvaient atteints.Mais il fallut un nouvel ordre du Conseil d\u2019Etat pour les amener à s\u2019exécuter.Cette Commission de révision, nommée par le Conseil, se composait de Dodart, premier médecin du roi; Helvétius.premier médecin de la reine; Geoffroy, doyen de la Faculté de médecine; Sylva, Vernage, médecins; Maréchal, premier chirurgien du roi; La Péronie, Malaval et Petit, chirurgiens; Boulduc et Georffroy, apothicaires.Les Con- tugy semblent avoir justifié leur monopole devant la Commission; mais les pouvoirs de cette commission restaient une épée suspendue sur leurs têtes.En 1729, Florent-Jean-Louis Contugy, par ministère d\u2019huissier, fait opérer dans les boutique des sieurs Geoffroy, Laban, Chillaud, Jeudon et Charas, des saisies de tous les pots étiquetés Orviétan, Orvetianum, Antidote, Orviétan d\u2019Hoffmann.Les pharmaciens ripostent et demandent au Lieutenant de police l\u2019autorisation de se transporter chez Contugy et de saisir les remèdes qui peuvent s\u2019y trouver.«Le procès-verbal de la visite est curieux: ils arrivent à sept heures du matin; demandent à la boutique, Contugy, absent, et vont le prendre dans sa chambre, au saut du lit, en chemise.On envoie chercher le docteur Andry, qui est chargé de l\u2019Orviétan, Perrin, le curateur, et, en leur présence, on fait poser les scellés sur les portes de la boutique, après avoir fait saisir plusieurs boîtes du remède.Chacune des parties, à la suite de ces saisies réciproques, demande justice; les maîtres apothicaires s\u2019adressent au lieutenant de police qui, d\u2019abord provisoirement, puis définitivement, rend par défaut contre Contugy une sentence déclarant les saisies faites par lui mes NADFAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN 707 nulles, injurieuses, tortionnaires et déraisonnables, le condamne à faire réparation d\u2019honneur aux dits maîtres apothicaires des insultes et outrages qui leur ont été faits tant par lui que par ses adhérents, et ce en la chambre de police, en la présence de douze témoins ou personnes qu\u2019ils voudront choisir, en outre à 30 livres de dommages et intérêts, 15 livres d\u2019amende et aux dépens, enfin à la publication et l\u2019affichage de la sentence.» Contugy évoque l\u2019affaire au Grand Conseil qui décide qu\u2019il sera maintenu dans son privilège.La sentence du Lieutenant de police est cassée et les maîtres apothicaires sont condamnés à 1.500 livres d\u2019amende.L\u2019affaire ne s\u2019arrête pas là.Après un autre procès, elle passe au Conseil privé du roi, qui après de longues délibérations accorde : A Florent-Jean-Louis Contugy, la jouissance du privilège à lui accordé par les lettres patentes du 10 avril 1727, le droit de composer, vendre et débiter l\u2019antidote appelé Orviétan, à l\u2019exclusion de tous opérateurs et autres personnes sans qualité tant en la ville et banlieue de Paris que dans les autres villes du Royaume.Aux Maistres et Marchands Apothicaires de la ville de Paris, le droit de faire et vendre l\u2019Orviétan dont la composition leur est enseigné par les livres de leur art.Le monopole des Contugy était définitivement entamé.D\u2019ailleurs, la dynastie va bientôt cesser de régner.Des lettres patentes, émises en 1741, font passer la privilège à Charles Dionis, docteur Régent de la Faculté.qui semble avoir été parent ou allié de la famille Contugy.Il était le petit-fils du céle- bre Pierre Dionis et fils du chirurgien ordinaire de la Dauphine.«Sans égard pour le nom glorieux qu\u2019il portait, Charles Dionis trafiqua misérablement de son remède traitant avec des dentistes et autres charlatans pour la vente de la fameuse drogue.Mais la vente baissait et les bénéfices diminuaient d\u2019autant.Dionis, au lieu d\u2019une boutique, dut se contenter d\u2019une chambre, sise au quatrième étage, et un épicier du voisinage resta seul dépositaire du précieux remède.A la mort de Charles Dionis, l\u2019orviétan tombe dans le domaine public, les médecins cessent de le prescrire, les apothicaires de le débiter.» A la fin du siècle dernier il n\u2019était plus employé que par les vétérinaires de la Basse-Normandie contre les maladies des bestiaux.LA COMPOSITION DE L\u2019ORVIÉTAN Il faut maintenant donner quelques formules de ce remède et en indiquer les vertus.Voici d\u2019abord la formule de Schroeder : Prenez racines de Carline ou Charderonnette, de Tormentille, de Pistoloche ou Petite Aristoloche, d\u2019Aristoloche ronde, de Cercifis d\u2019Espagne, d\u2019Acorus vrai, d\u2019Angélique, d\u2019Impératoire, de Santonine, graines et feuilles, de Dictame blanc, du Bol d\u2019Arménie, de Terre de Lemnos, de chacun une once; de la Vieille Thériaque, trois onces; du Miel d\u2019Espagne écumé, trois fois le poids du reste.Faites votre électuaire et donnez comme pour la Thériaque d\u2019Andromaque.Celle de Charas maintenant : Prenez: 1° des racines de Scorzonère, de Carline, d\u2019Impératoire, d\u2019Angélique, de Bistorte, d\u2019Aristoloche ténue ou Clématite, de Contrayerva, de Dictame blane, de Galanga, de Gentiane, de Coste, du vraye Acore, de la semence de Persil de Macédoine, des feuilles de Sauge, de Romarin, de Galega, de Chardon- Bénit, de Dictame de Crète, de bayes de Laurier et de Genièvre, de chacun un once; 2° de la Canelle, des Gyroffles et du Macis.de chacun demie once; 3° des troncs, foyes et cœurs de vipères desséchez et de la vieille Thériaque, de chacun quatre onces; 4° huit livres de bon miel écumé.Et composez votre antidote de tous ces ingrediens, selons les règles de la pharmacie.La formule de Charas représente le type le plus accepté d\u2019orviétan.Voici celle de Des- combes, assez simple, et que, pour cette raison, devait mépriser tout apothicaire digne de ce nom: Egales parties de bon.mithridate et de bonne thériaque.Egales parties, mais moindres que les précédentes, de poudre d\u2019Angélique et de Contrayerva et un peu moins de semences de perles en poudre.Après avoir fait un mélange sur un feu léger avec un sirop cord'al pour faire une bonne consistance, mêlez des essences d\u2019Anis, de Fenouil, de Romarin.Il y avait bien d\u2019autres formules, celles de Hoffmann, de Meyssonnier, de Pomet, de 708 Bates, de Contugy, mais elles étaient toutes des variantes de celles-là.La thériaque en faisait toujours partie.De cette drogue, qui a été en usage chez nous tout le long du Régime français et dont l\u2019histoire est très ancienne, nous parlerons dans une autre étude.L\u2019orviétan était contenu dans de petites boîtes de plomb.Descombes les vendait 8 sols et Contugy, jusqu\u2019à 20 sols.Pendant longtemps les charlatans, les épiciers et les apothicaires faisaient leur orviétan eux-mêmes.Les apothicaires cependant prétendaient que leur marchandise était de meilleure qualité et, afin qu\u2019elle ne fût pas confondue avec celle des bateleurs du Pont-Neuf, ils finirent par la préparer publiquement et avec solennité, en présence des magistrats et de la Faculté de médecine.Le 24 octobre 1731, par exemple, cette cérémonie eut lieu dans l\u2019après-midi, à l\u2019Ecole de Pharmacie, rue de l\u2019Arbalète.Les propriétés thérapeutiques de l\u2019orviétan ne nous retiendront pas longtemps.La prospectus de Contugy, que nous avons tenu à citer en entier plus haut, nous renseigne suffisamment là-dessus.A la vérité, on employait l\u2019orviétan pour toutes sortes de maladies.On a vu, par exemple, qu\u2019il guérissait la peste.Giles Bary, charlatan italien, avait à lui tout seul fait disparaître une épidémie de peste à Rome en quelques jours, au moyen de son orviétan! Il avait passé à Rouen ensuite, où le pourpre faisait de nombreuses victimes, et avait dissipé cette contagion avec autant de facilité que la peste.Mais l\u2019orviétan restait avant tout un antidote et les prospectus qui l\u2019annonçaient, commençaient toujours par une phrase rituelle, comme celle-ci: St aliquis esset invitatus ad aliquod convivium, haberetque suspitionem veneni sic sumendi, ante convivium debet sumere istius Electuarii tantum, quanta est magnitudo avellenae nucis\u2026 Si quelqu\u2019un est invité à un festin et qu\u2019il y soupçonne du poison, qu\u2019il prenne de cet électuaire gros comme une noisette.Un festin! des poisons! Cela nous reporte à l\u2019âge des Borgia, héritiers des coutumes de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 la vieille Rome impériale.Et c\u2019est seulement de la patrie de ces empoisonneurs que pouvait venir un remède aussi fantastique que l\u2019Orviétan.BIBLIOGRAPHIE 1.L\u2019Amour médecin, acte II, scène VII.Dans une comédie satirique contre Molière, intitulée Elomire hypocondre, ou les Médecins vengés et parue en 1670, l\u2019auteur, Le Bolanger de Chalussay, fait demander une consultation par Elomire (anagramme de Molière) au charlatan Bary et à l\u2019Orviétan.La consultation dégénère vite en querelle et Elo- mire s\u2019écrie: Je n\u2019enrage pas moins, ventre! et si ce.n\u2019étoit Que vous êtes chez moy, le gourdin trotteroit.Cf.CABANES, Grands névropathes, malades immortels, I, 118.La mère de Molière s\u2019appelait Marie Cressé.Aegidius Fauteux a pensé qu\u2019elle était la sœur de Michel Cressé, seigneur de la Rivière Nicolet.(« Pierre de Montalembert ou La fin dolente d\u2019un maumarié », La Patrie, 16 décembre 1933).2.Pierre MARGRY, Mémoires et documents pour servir à l\u2019histoire des origines françaises des pays d\u2019outremer, Paris, 1879, I, 140, 141, 144.3.TANGUAY, À travers les registres, Montréal, 1886, 58.Isabelle Bertault, lors du supplice de ses parents, venait d\u2019accoucher ou était enceinte.Cet enfant, une fille, se suicida en 1702.Elle fut inhumée aux Trois-Rivières Caprès plus:eurs mois de maladie qui la réduisit à une si extrême amentie, qu\u2019elle se précipita dans la rivière, sans aucune connaissance de ce qu\u2019elle faisait ».Le bourreau qui exécuta les époux Bertault deva\u2019t être Jacques Daigre (ou Daigle).(Cf.Pierre-Georges ROY, Le vieux Québec, I, 195).4.TANGUAY, Ibid.31.5.Aegidius Fauteux a pensé que le P.Marquette avait succombé à la tuberculose.Les symptômes décrits dans le journal du missionnaire et dans la relation de sa mort nous mettent en droit de conclure plutôt qu\u2019il mourut de dysenterie, ou bacillaire ou amibienne.Le 23 nov.1674, le Père écrit, par exemple: « Ce fut là que je sentis quelque atteinte d\u2019un flux de ventre ».Le 15 décembre: « Depuis le 14, mon incommodité se tourna en flux de sang».Et le ler avril 1675: «Comme je ne sais point encore si je demeurerai cet été au village ou non, à cause de mon flux de ventre.» (Relations inédites de la Nouvelle-France, Paris, 1861, IT, 322, 324, 329).Cependant il n\u2019est pas absolument impossible que le missionnaire ait été emporté par une complication tuberculeuse du côté de l\u2019intestin.6.Il s\u2019appelait Liotot ou Lanquetot.(Cf.Camille ba.NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN 709 de ROCHEMONTEIX, Les Jésuites de la Nou- velle-France au XVIIe siècle, Paris, 1896, III, 77, 78).Liotot fut assassiné plus tard par Ruter, un de ceux qui s\u2019étaient révoltés contre La Salle.MARGRY, Op.cit, I, 389-390.L\u2019empoisonneur de La Salle n\u2019est pas le Nicolas Perrot qui fut explorateur et a laissé des Mémoires.Il y avait deux Nicolas Perrot au Canada à cette époque.(Cf.J-Alfred PERRAULT, «Nicolas Perrot a-t-il tenté d\u2019empoisonner Cavelier de La Salle?» dans Revue d'histoire de l\u2019Amérique française, juin 1947, 49-53).Le titre de cet article de M.Perrault manque de clarté.Il aura\u2018t dû être intitulé comme ceci par exemple: Le Nicolas Perrot qui a tenté d\u2019empoisonner La Salle est-il celui qui a laissé des Mémoires?7.William-N.FENTON, « Contacts between Iroquois 8.9.10.11.12.13.14.Herbalism and Colonial Medicine » dans Annual Report of the Smithsonian Institution, 1941, 514.Sur l\u2019arbuste que Charlevoix appelle le citronnier, voir son Journal d\u2019un voyage fait par ordre du Ro?dans l\u2019Amérique septentrionale, Paris, 1744, 389.(Tome V de son Histoire.de la Nouvelle-France).En 1763, sept Acadiens exilés à Philadelphie, s\u2019empoisonnèrent en mangeant du Poke-Root.Admis à l\u2019hôpital de cette ville, ils furent soignés par le Dr Thomas Morton.« Admitted as Out Patients Seven French Neutrals accidently poisoned by Eating Poke Root which they had mistaken for Horse Raddish».(Cf.Francis-R.PACKARD, History of Medicne in the United States, New- York, 1931, I, 220).Sur la lobélie gonflée, voir O.LARSELL, « Medical Aspects of the Lewis and Clark Expedition (1804-1806) » dans Surgery, Gynecology and Obstetrics, novembre 1947, 667.MARGRY, Op.cit, VT, 12-13.Aegidius FAUTEUX, « De la Bastille au Canada ; Henri de Tonty et les frères Crisafy », dans La Patrie, 16 août 1934.Nous acceptons la théorie de Fauteux quant à l\u2019identité des fils de Tonty enfermés à la Bastille.Emile GILBERT.La Pharmacie à travers les siècles, Toulouse, 1892, 302.Michel Sarrazin recevait la Gazette de France (Cf.Antoine ROY, Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 pour 1943-1944, 25).Jean Nicolet en avait deux années dans sa bibliothèque.(Cf.J.-Edmond ROY, Histoire du notariat au Canada, Lévis, 1899, I, 58).CABANES, Légendes et curiosités de l\u2019histoire, IV, 58.Sur le docteur Eusèbe Renaudot, voir Le Maguet, Le Monde médical parisien sous le Grand Roi, Paris, 1899; et Paul Delaunay, La Vie médicale aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, 1935.Le juge Pierre-Amable de Bonne, décédé en 1816, avait les Œuvres de Maître Alain Chartier dans sa 15.16.17.18.19.20.21.22.bibliothèque.L\u2019auteur français contemporain bien connu, Emile Chartier, qui signe ses œuvres du nom d\u2019Alain, appartient, si nous ne faisons erreur, à cette famille des Chartier.Jean Chartier était mort depuis 1662.Philippe mourut en 1669.Sur les Chartier, voir A.de Léry MacDONALD, « Louis-Théandre Chartier de Lot- binière, père de la magistrature canadienne » dans le Bulletin des recherches historiques, 1927, 198-206.Gustave PLANCHON, « Notes sur l\u2019histoire de l\u2019orviétan » dans le Journal de Pharmacie et d Chimie, Paris, 1892, XXVI.CABANES, «Les panacées d\u2019autrefois: l\u2019orviétan» dans le Bulletin général de thérapeutique, Paris, 1897, II, 320.PLANCHON, Loc.cit.Hugolin LEMAY, Bibliographie du Père Louis Hennepin, Récollet, Montréal, 1937, 134.MARGRY, Op.cit, I, xx1.MARGRY, Op.cit, I, 393.Qui était cet ami de Bréhan de Galinée?Il serait bien important de le savoir.Parkman a cru que ¢\u2019était Conti.Rochemon- teix, qui a étudié la question, ne se prononce pas.Margry, se fondant sur des preuves intrinsèques tirées de la lettre de La Salle et de la relation qui la contient, croit qu\u2019il s\u2019agit plutôt de l\u2019abbé Eu- sèbe Renaudot.Le Père Delanglez semble accepter la version de Margry; mais il relève des erreurs dans le Récit et dit même à un endroit: « Most of the Récit is made out of whole cloth».(Cf.« Mlle De Roybon D\u2019Alonne: La Salle\u2019s Fiancée?» dans Mid-America, octobre 1939, 303; Some La Salle Journeys, Chicago, 1938, 23 ss.).A notre avis, Margry s\u2019est trompé.La lettre de La Salle, contenue dans le Récit, traite surtout de choses médicales.Elle s\u2019adresse à un homme d\u2019abord intéressé aux choses de la médecine, ensuite appartenant à cette école de médecins qui se flattaient de rester partisans des méthodes anciennes, comme Guy Patin et son groupe.Renaudot, il est vrai, s\u2019intéressait à la médecine; mais toute sa famille et ses amis préconisaient le système chémiatrique et tâchaient depuis des années à discréditer la médecine galénique.La Salle écrit: «S'il vouloit mander le chirurgien de.dont j\u2019eus l'honneur de vous parler à Paris, toutes ces matières, l\u2019usage de la médecine chymique et des maximes de Paracelse si contraires à la véritable médecine lui estant connues.» Par ces mots: sù contraires à la véritable médecine, il se range avec son correspondant contre les partisans de l\u2019école chimique.Cette lettre de La Salle, du 31 octobre 1678, a dû être écrite à un médecin et à un médecin qui n\u2019aime pas les Jésuites.S\u2019agirait-il de Monsieur Hamon, médec\u2018n de Port-Royal?CABANES, Légendes et curiosités de Uhistoire, 710 IV, 66.23.CABANES, L\u2019Enfer de l\u2019histoire, II, 236.24.Le poison était composé de vitriol, d\u2019arsenic et de venin de crapaud.25.HENRI-ROBERT, Les grands procès de l\u2019histoire, Paris, 1925, II, 32.Nos notes sur la Br.nvilliers sont tirées, pour la plus grande partie, de cette étude d\u2019Henri-Robert.26.HENRI-ROBERT, Op.cit., 11, 33.27.HENRI-ROBERT, Op.cit., II, 49.28.CABANES, Dans les coulisses de l\u2019histoire, II, 132-133.29.Emile GILBERT, Op.cit, 334.30.Le Dr Arthur VALLEE, Le poison dans l\u2019histoire et les grandes empoisonneuses, Québec, 1917, 18.31.Arthur VALLEE, Op.cit, 21.Ces deux chansons furent recueillies aux Eboulements et à Saint-Iré- née-de-Charlevoix.32.En 1684 et 1685, les hommes de l\u2019expédition de La Salle avaient emporté de la thériaque et s\u2019en servirent pour les morsures de serpents à sonnettes.Cf.MARGRY, Op.cit, III, 217, 252.33.MARGRY, Op.cit, I, 583.34.MARGRY, Relations et mémoires inédits pour servir à l\u2019histoire de la France dans les pays d\u2019outre-mer, Paris, 1867, 8.35.Le Sage, auteur de Gil Blas, a écrit une pièce, La tontine, ou il y a un médecin qui s\u2019appelle Trousse- Galant.Il y a eu une New York Tontine Association, fondée en 1790 et qui cessa d\u2019exister en 1878.36.FAUTEUX, « De la Bastille au Canada; Henri de Tonty et les frères Crisafy », Loc.cit.37.Il serait intéressant de savoir qui a taillé Tonti.Les lithotomistes les plus en vogue à cette date étaient François Tolet et Raoux.Sarrazin avait l\u2019ouvrage de Tolet sur la taille dans sa bibliothèque.Disons ici que le nom de Lorenzo Tonti s\u2019écrit généralement avec un i et celui de ses fils, avec un y.38.FAUTEUX, Op.cit.39.C\u2019est la supposition de Fauteux et elle semble la plus acceptable.Comme il se faisait tard dans la saison, La Salle dut reprendre les vaisseaux pour Québec sans attendre Tonty.40.Sur Tonty, voir MARGRY, Op.cit., passim.41.Ils l\u2019appelaient aussi Bras-Coupé.(Cf.MARGRY, Op.cit.II, 343; IV, 192).Deux romans ont été écrits sur la vie de Tontv: Tonty of the Iron-Hand Par Everett McNEIL (New-York) et The Story of Tonty, par Mary-Hartwell CATHERWOOD (Chicago, 1890).42.Relation de Henri de Tonty, dans MARGRY, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 55.Franquet recommandait du sel mâché pour les BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Op.cit, 1, 557.Ce sieur La Motte dont parle Tonty est Dominique de La Mothe-Lucière.La femme de son frère est la fameuse baronne d\u2019Aulnoy, auteur des Contes de Fées (Cf.LE JEUNE, Dictionnaire général.II, 193).Sa belle-fille, Jeanne Desgran- ges, fut la mère de Jean-Claude Helvétius, auteur du livre De L\u2019Esprit, brûlé par la main du bourreau en 1758.(Bull.rech.hist, 1945, 393).Il faut dire qu\u2019il y avait deux chirurgiens avec l\u2019expédition de La Salle et que ces chirurgiens ont pu avoir de l\u2019orviétan dans leurs bagages.C\u2019étaient Michel et La Rousselière.A cette date cependant, La Rousselière est absent et Michel est au fort Frontenac.43.Douglas BRYMNER, Rapport sur les archives canadiennes pour 1886, Ottawa, 1887, xcin.44.PLANCHON, Loc.cit.45.Remarques curieuses sur la Thériaque, avec un excellent Traité sur l\u2019Orviétan, dédiez à Messieurs les Médecins et Apothicaires de Guyenne et à Monsieur d\u2019Emery, par J.RIOLLET, Bordeaux, 1665.(Cité par Planchon).46.BRYMNER, Rapport sur les archives canadiennes pour 1895, Ottawa, 1896, Note A, 5.Voici ce que dit Charlevoix des ours: « Au mois de Juillet Ours est en rut.Il devient alors si maigre.sa chair est si fade, & d\u2019un si mauvais goût, que les Sauvages mêmes.ont de la peine à y toucher.Quand il a bien mangé des fruits, sa chair a un très bon goût, & elle le conserve jusqu\u2019au printemps.Elle a néanmoins toujours un grand défaut ; elle est trop huileuse.& si on n\u2019en use pas modérément, elle donne la dysenterie ».(Op.cit, V, 175).47.A-C.Laut a publié en 1902 un roman sur Radis- son et Chouart, intitulé Heralds of Empire.Dans ce roman il y a un Dr Picot, qui semble n\u2019avoir aucun vis-à-vis dans la réalité.48.Léon ROY, « Les (Le) Meneux-dit-Châteauneuf ».dans Bull.recher.hist, 1947, 152.Chouart et Ra- disson firent prisonnier, pendant l\u2019hiver, le chirurgien envoyé de Londres par la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.49.Rapport sur les archives canadiennes pour 1895, Note A, 4.50.The French Foundations, 1680-1693 (Collections of the Illinois State Historical Library, Vol.XXIII).Springfield, Illinois, 1934, 279.51.Michigan Pioneer and Historical Collections (Cadillac Papers).1903.Vol.33, 254.52.Ibid., 1904, 274.53.The French Foundations, 165.54.Voyages du Baron de La Hontan dans Amérique septentrional, Amsterdam, 1705, I, 257. NADEAU: LE GRAND ÉLECTUAIRE DE L'ORVIÉTAN 711 morsures de serpents à sonnettes.Le Dr Benjamin- Smith Barton, auteur d\u2019une étude intitulée An Account of the Most Effectual Means of Preventing the Deleterious Consequences of the Bite of the Crotalus Horridus, or Rattle-Snake (1791), conseille le traitement suivant: tourniquet, scarification de la blessure, application de sel et poudre à fusil.(Cf.Annals of Medical History, novembre 1936, 483-484).En 1685, le Gros, compagnon de La Salle, fut mordu par un serpent à sonnettes et en mourut.(Cf.MARGRY, Op.cit, III, 166 ss.).56.C\u2019est le Frère Marie-Victorin qui a démontré que l\u2019Histoire des plantes de Canada était de Vaillant et de Sarrazin.(Cf.«Un manuserit botanique prélinnéen», dans la Revue trimestrielle canadienne, septembre 1936, 225-237).Sébastien Vaillant naquit à Vigny, près de Pontoise, en 1669.Il fut secrétaire de Fagon et mourut de l\u2019asthme en 1722.Ne serait-il pas de la même famille qu\u2019Antoine Vaillant, chirurgien de Soissons, dont le fils épouse la fille du chirurgien Jourdain Lajus, à Québec, en 1732?57.Le Dr Arthur VALLEE, Michel Sarrazin, 1659- 1735.Sa vie, ses travaux et son temps, Québec, 1927, 272.58.PLANCHON, Op.cit.59.Antoine ROY, Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 pour 1943-1944, 26.60.Gustave PLANCHON, «Notes sur l\u2019histoire de Porviétan », dans le Journal de pharmacie et de chimie, 5e série, XXVTI, ler août, 15 août, ler septembre, 15 septembre, ler octobre 1892.CABANES, « Les panacées d\u2019autrefois: l\u2019orviétan», dans le Bulletth général de thérapeutique, IT, 1897, 312-324.Les notes de cette partie de notre 61.62.63.64.65.66.67.étude sont tirées, pour la plus grande partie, de Planchon et de Cabanès.Les armes d\u2019Urbain VIII peuvent se voir à Saint- Pierre-de-Rome sur huit bas-reliefs de marbre.Elles n\u2019ont rien de médical en elles-mêmes; mais l\u2019artiste a trouvé moyen, sans que cela paraisse aux non- avertis, de représenter sur ces huit panneaux les diverses phases de l\u2019accouchement, avec le visage de la parturiente, son ventre et une partie de ses organes génitaux externes.Ces sculptures sont placées à la base des colonnes qui supportent le baldaquin du maitre-autel.(Cf.Robert-E.SCHLUETER, «Obstetrical Art at St.Peter\u2019s in Rome», dans Annals of Medical History, mai 1936, 227-231).PLANCHON.PLANCHON.Selon Cabanés, un certain Lupi, d\u2019Orviéto en Toscane, serait aussi l\u2019inventeur de l\u2019orviétan.PLANCHON.CABANES.Martin Lister, médecin anglais qui séjourna à Paris à cette époque, écrit: «On rencontre sur le Pont-Neuf une infinité de charlatans, les uns remettent les dents tombées, les autres font des yeux de cristal; il y en a qui guérissent les maux incurables, celui-ci prétend avoir découvert la vertu cachée des simples, ou de quelques pierres en poudre pour blanchir et embellir le visage, celui-là assure qu\u2019il rajeunit les vieillards.» (Emile GILBERT, Op.cit, 314-315.) GIDEL et LOLIEE, Dictionnaire des écrivains et des littératures.Il y a aux Gobelins une tapisserie qui représente le vendeur d\u2019orviétan.(Cf.GARRISON, An Introduction to the History of Medicine, 2ème éd.1917, 387). La fin de ce premier trimestre a été marquée, à la Faculté de Médecine, par la leçon d\u2019ouverture du Professeur Lucien de Gennes qui vient d\u2019être nommé à la chaire de Pathologie et de Thérapeutiques générales en remplacement du Professeur Baudouin.Parmi la génération qui accède au professorat, le Professeur de Gennés est certainement un des plus brillants et des plus écoutés.Son savoir sans pédanterie, sa simplicité amicale, son talent d\u2019exposition lui ont conquis une audience particulière chez les jeunes et c\u2019est devant une assistance très nombreuse, très vivante, très enthousiaste qu\u2019il prit possession de sa chaire.Après les remerciements habituels et une esquisse rapide de son milieu familial, le Professeur de Gennes, par petites touches colorées, précises se mit à faire les portraits de ses maîtres, peignant ainsi une grande fresque de la médecine parisienne d\u2019avant-guerre.Le souvenir de Widal et de son école qui donna tant de professeurs ne cessa de planer sur cette leçon: Lesné, Sicard, Abrami, Lemierre, Pasteur Vallery-Radot, René Moreau furent les maîtres et les ams du nouveau professeur.En termes excellents, le Professeur de Gennes sut aussi parler de son maître Hartmann dans le service duquel il connut Lecène, Mondor et Gaudart d\u2019Allaines.Enfin il dit tout ce qu\u2019il devait au Professeur Fernand Bezançon et au Docteur Philippe Pagniez dont nous ressentons profondément la disparition.L\u2019auditoire écoutait avec une attention extrême cette leçon pleine de charme, de finesse et aussi d\u2019émotion sincère.Le Professeur de Gennes termina par un tour d\u2019horizon sur la Pathologie Générale, cette science de synthèse dont les possibilités sont infinies.Mais al limitera son cours à l\u2019étude de la pathologie des hormones parce qu\u2019il lui a consacré déjà de nombreuses études et aussi parce CORRESPONDANCE LETTRE DE PARIS que les maladies endocrines ont un retentissement sur les grands problèmes de la pathologie générale.C\u2019est ainsi par exemple que l\u2019injection quotidienne ou la greffe sous-cutanée d\u2019une hormone du cortex surrénal peut produire l\u2019artério-sclérose comme l\u2019a montré le professeur Selye dans une expérience portant sur plus de 6000 rats; c\u2019est ainsi que la chimie des hormones met pour la première fois en nos mains les corps animateurs de la multiplication cellulaire.Et longuement applaudi, le Professeur de Gennes achève sa leçon par cette phrase « C\u2019est avec une extrême prudence et un grand discernement que nous devons aborder ces problèmes de pathologie générale, si nous voulons sans nuire faire œuvre utile et tenter de modifier dans un sens favorable les ordres du destin.Pour autant que le destin ne se rit pas de nos infirmes tentatives.» La grève administrative des médecins que nous avions annoncée n\u2019a pas eu lieu à la demande du Ministre de la Santé et du Gouvernement qui ne tenait pas à voir une agitation sociale commencer par les médecins.Des promesses ont été faites au corps médical qui d\u2019ailleurs ne seront pas tenues.La nouvelle loi des finances que le Parlement est en train de discuter ne donnera en aucune facon satisfaction aux médecins qui continueront, comme par le passé, à être les victimes d\u2019une injustice fiscale excessive.Mais ils ne seront plus les victimes résignées, et il est très probable qu\u2019écrasés d\u2019impôts, gagnant difficilement leur vie , harcelés par les règlements de la Sécurité Sociale, menacés d\u2019une fonctionnarisation plus ou moins avouée, les médecins emploieront à regret, la seule arme qui semble leur être laissée, la grève.Parmi les communications aux Sociétés Savantes qui ont particulièrement retenu l\u2019attention au cours du mois de mars, citons mE LETTRE DE PARIS 713 d\u2019abord celle de MMrs Buyard, Chevallier et Trémolières ! qui, à l\u2019Académie de médecine, ont montré que, pendant l\u2019occupation allemande, la ration alimentaire quotidienne était tombée à Marseille à 1500 calories avec un taux de protides de 15 gr.; à Paris la ration.était légèrement supérieure avec un taux de protides légèrement supérieur également; dans les régions rurales riches, la ration était de 3000 calories en moyenne avec 35 gr.de protides; dans Uensemble elle était à la campagne plus riche et mieux équilibrée qu\u2019avant-guerre, car les paysans ne pouvaient écouler leurs produits en raison des difficultés de transports.Dans les villes d\u2019importance moyenne la ration était meilleure qu'à Paris.Depuis 1945, on note une amélioration, surtout marquée depuis le Sième trimestre 1946; le niveau est devenu physiologiquement acceptable à Paris et à Marseille alors que dans les régions riches, la ration tend à dimr- nuer.Les mêmes auteurs ont montré que la géographie de la surmortalité a été la même que celle de la sous-alimentation.La mortalité a été plus forte à Marseille qu\u2019à Paris, parce que cette ville avait une ration déficiente en calories avec un taux de protides très bas.Les groupes les plus atteints ont été ceux des vieillards de plus de 70 ans, des enfants de moins de 4 ans et ceux de 10 à 19 ans.A la société Médicale des Hômtaux, MMrs Guy Tardieu et B.Guillaumont ?ont fait part de leur essai de traitement des syndromes parkinsoniens par la radiothérame des noyaux gris centraux.Ils ont traité 14 malades au total.Les résultats globaux sont 8 améliorations franches, 8 améliorations modérées et 2 échecs.L\u2019ancienneté de la maladie ne semble pas entrer en ligne de compte.L'amélioration a été franche dans les cas datant de 12 à 14 ans alors que le succès était beaucoup moins affirmé dans un cas datant de & mois.Par contre l\u2019étiologie influence autrement les chan- 1.Séance du 16 mars 1948.2.Séance du 12 mars 1948.ces de succès.Sur 7 cas de parkinsonisme post- encéphalitique, l\u2019amélioration a été franche dans 6 cas.Au contraire sur 4 cas de maladie de Parkinson présénile, on compte un échec et deux améliorations seulement modérées contre un succès probant.Les diverses composantes de la maladie ont été inégalement influencées: l\u2019action sur la raideur a été manifeste: 9 améliorations franches contre 2 améliorations faibles et 2 échecs.Le tremblement a été nettement diminué ou n\u2019a disparu que dans 5 cas alors qu\u2019il a persisté intégralement dans 3 cas.Quant au retour des mouvements automatiques, il ne se produisit que dans 3 cas.Ce traitement wa pas eu d\u2019inconvément majeur.La fatigue qu\u2019accusent parfois les malades n\u2019a été vraiment marquée que dans un cas.La dose employée a été de 50 r les 2 ou 3 première séances.Puis elle a été de 100 et même de 150 r.On a fait deux séances hebdomadaires jusqu\u2019à 2,400 ou 3,000 r répartis par 2 ou 3 champs.Ce traitement devra être repris après 3 ou 4 mois de repos.Dans cette même séance, Mrs.L.Justin- Besançon, H.P.Klotz et Voisin ont rapporté l'observation de deux comas barbituriques guéris par l\u2019injection intraveineuse l\u2019une de 180 milligr., l\u2019autre de 50 milligr.de Phényl-I- amino-2-propane dextrogyre spécialisé sous le nom de « maxiton ».Les réveils ont été extré- mement rapides.A leur propos les auteurs demandent que l\u2019emploi de ce produit soit généralisé dans les hôpitaux, car il donne dans les cas de coma barbiturique une amélioration beaucoup plus rapide que la méthode employée actuellement, les injections de strychnine.Le Maxiton agit sur le cortex et le diencéphale alors que la strychnine w\u2019est qu\u2019un analeptique médullaire et à la rigueur pédonculaire.MM.J.Delay, P.Pichot et B.Romanet ont exposé longuement leurs travaux sur l\u2019action excitatrice centrale de certaines amines sympathicomimétiques et plus particuliére- ment sur la méthylamphétamine. 714 Ce corps administré chez un sujet normal a une action à la fois psychique et physique.L\u2019action psychique porte sur la sphère affective et sur la sphère intellectuelle.Au point de vue affectif, une dose moyenne de 10 milligr.per os produit en général un état euphorique, une activité accrue, une augmentation du goût au travail.L'action intellectuelle west pas seulement une impression subjective.Le rendement intellectuel, jugé par des tests, est incontestablement plus grand.Cette action psychique de la méthylamphé- tamine est en tout point comparable à celle de la Benzédrine, mars le premier corps est encore plus actif et plus puissant.L\u2019action physique est caractérisée par une diminution subjective de l\u2019impression de fatr- gue, par une augmentation considérable des performances physiques.La méthylamphéta- mine fut largement administrée pendant la guerre aux aviateurs, aux parachutistes et soldats des unités blindées dans l\u2019armée allemande.Chez des sujets normaux, à la dose de § a 10 milligr., la méthylamphétamine ne provoque pas de modifications appréciables de la respiration, de la température, de la tension artérielle, ni du pouls.Sous le nom de choc amphétaminique, les auteurs ont décrit la réaction brutale, intense de l\u2019injection intraveineuse de 15 milligr.de méthylamphétamine.La réaction provoque chez des sujets normaux un état voisin de l\u2019hypomame, avec extrême volubilité, impression de puissance et euphorie.Le choc peut servir a extérioriser les symp- tomes qui sont encore mal réalisés.Dans les états maniaques, le syndrome est toujours transitoirement aggravé, soit qu\u2019il s\u2019agisse du passage d\u2019un état hypomanmiaque à un état maniaque franc, soit qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une aggravation considérable d\u2019un accès franc.Dans les états mélancoliques, le même choc amphétaminique provoque.une L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 exaltation souvent spectaculaire de la symptomatologie portant à la fois sur l\u2019hyperthymie douloureuse fondamentale et sur les mécanismes de justification intellectuelle.L\u2019aggravation de l\u2019anxiété va jusqu\u2019à la provocation du raptus anxieux.Ces effets de choc peuvent être calmés intantanément par une injection de sodium amytal.L'intérêt diagnostique dans les états mélancoliques est surtout net dans les mélancolies atypiques et dans la mélancolie stuporeuse.Dans ce dernier cas, en effet, le choc amphéta- minique permet de rompre le mutisme et l\u2019extériorisation par la malade de ses thèmes délirants d\u2019auto-accusation permet de porter un diagnostic parfois difficile.Dans la schizophrénie, chez les sujets présentant des signes plus ou moins marqués de la série catatonique, le choc amphétaminique produit une accentuation trés nette.Chez les sujets ne présentant aucun signe de la série catatonique, le choc amphétaminique peut faire apparaître la catatonie ou bien aggraver tout ce qui dans leur langage ou leur comportement avait déjà une note schizophrénique: discordance, maniérisme, dissociation, adées délirantes.En somme dans les psychoses maniaco- dépressives, les états schizophréniques, le choc amphétaminique ne paraît présenter qu'un intérêt diagnostique.Dans d\u2019autres cas, les psychoses-névroses, les névroses, il peut être utilisé pour donner prise à la psychothérapie.IL fait disparaître passagèrement les états neurasthéniques, supprime instantanément le coma barbiturique et dans les intoxications alcooliques aiguës permet un réveil et un rapide retour à la normale.C\u2019est un premier essai d\u2019utilisation de cette drogue très prometteur et le jeune Professeur de Psychiatrie compte avec son école en faire une étude systématique et préciser certains points encore obscurs de la valeur pharmacodynamique de la méthylamphétamine.André PLICHET CHRONIQUE SÉMÉIOLOGIQUE 2-4 ++ OÙ IL N\u2019EST QUESTION D\u2019AUCUN SIGNE EN PARTICULIER Roméo BOUCHER.Quand Socrate d\u2019un simple coup d\u2019oeil reconnut la haute intelligence de Platon, il ne fit rien d\u2019autre que d\u2019en lire l\u2019expression sur sa figure.Quand le médecin de son regard investigateur cherche à saisir, chez son client, ce qu\u2019il y a d\u2019inavoué et d\u2019incomplet dans sa confession et qui en est souvent la partie la plus importante, l\u2019idée ne lui vient même pas qu\u2019il met à son service des siècles de recherches.La connaissance de la physionomie ne nous a pas été donnée comme cela, d\u2019un seul coup, à la façon d\u2019une découverte inattendue.Il faut remonter à Aristote pour trouver sur elle les premières notes à tendance scientifique comme pour le nez et les yeux.À cette époque, on savait déjà ce qu\u2019était le factes- hippocratique que le père de la médecine nous a laissé en une description qui a survécu à l\u2019usure des temps, mais il faut en arriver à Galien pour affirmer qu\u2019au milieu de ses hésitations celui-ci nous a laissé des fragments qu\u2019on peut considérer comme les premières études vers la connaissance de la mimétique.Léonard de Vinci lui-même, dans ses croquis, n\u2019a pas osé se mesurer avec les difficultés que la musculature faciale comportait encore dans son temps.Quant aux descriptions de Vésale, elles sont assez superficielles.Au début du 18e siècle, Santorini en donne enfin une véritable description scientifique et Albinus en fait des illustrations, ma foi, fort artistiques.Depuis, Charles Bell, dans son «Anatomie de l\u2019expression», et Darwin ont définitivement attaché leur nom a cette question, a laquelle tant d\u2019autres ont aussi travaillé: Cross, Duchenne, Gall, Lombroso, Parkinson, Basedow, Wells, Hutchinson, Charcot, Krae- pelin, pour ne pas parler de ceux de notre temps.Il a fallu reprendre non seulement l\u2019anatomie, mais aussi l\u2019embryologie et toute l\u2019histoire de l\u2019évolution de la face à travers les âges pour en arriver à ce que nous avons au- jourd\u2019hui.L\u2019expression faciale de l\u2019homme est faite de nuances subtiles et fugaces, variées et complexes.Dérivée embryologiquement du deuxième arc branchial, innervée par la septième paire ou nerf facial, elle présente des différences raciales extrêmement intéressantes sur lesquelles l\u2019anthropologie nous donne des renseignements précieux.Qu\u2019on compare entre eux les caractères d\u2019expression du noir avec sa large face battue, solidement musclée, inondée d\u2019un vaste sourire, et la finesse gracieuse et gracile des groupes musculaires faciaux de la race blanche.On s\u2019en rendra facilement compte.Et d\u2019autant plus si l\u2019expression, dite poker face, des Orientaux nous vient en même temps à l\u2019esprit.Mais, quelle que soit la race, la peau de la face est généralement mince, élastique, fortement vascularisée, ayant des replis naturels qui en font le siège idéal pour les interventions plastiques.Par contre, son élasticité, sa laxité la rendent propice à l\u2019ædème, au saignement abondant, mais d\u2019hémostase facile.Sous l\u2019épaisseur de la peau gisent dans le tissu con- joncetif des bourrelets graisseux, auxquels les anatomistes n\u2019attachent, en général, que peu d\u2019importance, mais que les cliniciens connaissent bien, au point de vue séméiologique : celui qui est à la racine du nez, celui qui se trouve sur la ligne médiane de la lèvre supérieure et qui se rattache au septum nasal et un troisième à la partie supérieure de la joue.Evidemment, ces bourrelets graisseux n\u2019ont pas, dans la mimétique, l\u2019importance des groupements musculaires.Mais si on ajoute, en plus, les parotides, l\u2019irrigation artérielle, veineuse et lymphatique de la face, nous avons à 716 peu près tout ce qui joue un rôle dans l\u2019expression faciale.Avec les plis et les sillons, bien entendu, dont nous n\u2019avons pas encore parlé et dont le rôle est important.Les sillons principaux sont le naso-labial qui part des ailes du nez pour contourner les joues à leur bord inférieur et externe, le mento- labial du maxillaire inférieur, le médian de la lèvre inférieure et, enfin, les orbito-palpébraux inférieur et supérieur.Avant de parler des plis, il serait imprudent de ne pas mentionner les rides: celles de la patte d\u2019oie en particulier, qui donnent à la figure une telle expression de jovialité.Sur la peau, les rides savent inscrire de bonne heure l\u2019irréparable outrage car elle perd vite toute son élasticité.Beaucoup d\u2019auteurs ont essayé de leur donner une signification pathologique, d\u2019après leur apparence, leur direction, leur situation, et Ranney en a tiré des conclusions étonnantes.De toute façon, leur apparition coïncide toujours avec une diminution du tissu adipeux ou une contraction anormale de certains muscles par irritation des branches motrices qui les animent.Quant aux plis de la face, on les distingue en : 1) plis du front, traversant le front horizontalement et servant à traduire la douleur du corps humain par cause extrinsèque; 2) plis oculo-frontauæ, tombant verticalement du front à la racine du nez et exprimant la détresse, l\u2019anxiété, l\u2019angoisse, une douleur interne aiguë; d\u2019après Thorek ils seraient l\u2019indice d\u2019une crise réelle ou simulée au cours d\u2019une maladie aiguë et, quand ils s\u2019unissent à ceux du front, un excellent signe de lésion cérébrale en voie de développement ou d\u2019une céphalalgie très intense; 3) plis oculo-zygomatiques, partant de l\u2019angle interne de l\u2019œil pour se diriger en bas et en dehors, indiquant, chez les enfants, une affection nerveuse ou cérébrale et, chez les adultes, une affection génitale, des habitudes de masturbation ou des excès vénériens; 4) plis nasaux, s\u2019élançant du rebord supérieur de l\u2019aile du nez pour se diriger vers le bas en suivant une ligne plus ou moins courbe, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 qu\u2019on observe dans la tuberculose et la cachexie, quoique l\u2019éxagération de sa partie supérieure ou nasale propre indiquerait une maladie intestinale et celle de la partie inférieure ou buccale une maladie de l\u2019estomac.Mais si l\u2019accentuation de cette ligne coïncide avec celle de la précédente, elle serait symptomatique .de vers intestinaux chez l\u2019enfant, surtout si la face est pâle et les yeux photophobiques.5) plis labiaux, laissant l\u2019angle de la bouche pour aller se perdre plus ou moins bas au niveau du menton, indices de dyspnée ou de douleur, chez les enfants; 6) plis collatéraux du nez, partant du nez pour se diriger vers les joues en passant en dehors des deux précédents, importants paraît-il, dans le diagnostic des affections viscérales du thorax et de l\u2019abdomen.Et voilà, brièvement esquissé, trop brièvement même, le mécanisme de la mimétique faciale.C\u2019est par elle que le malade peut livrer le secret de son corps et l\u2019homme celui de son âme.À certains états émotionnels correspondent toujours des expressions qui traduisent tour à tour, sinon presque simultanément, mais de toute façon très rapidement et très fugace- ment, la haine, la joie, la méfiance, la surprise, l\u2019honneur, le dégoût, le dédain, le rire, le mépris, la crainte, la piété, l\u2019extase, la dévotion et combien d\u2019autres qui peuvent glisser insensiblement sur le rideau mouvant et pathétique des traits.Le pleur, le sanglot, la rage, la furie, l\u2019anhélation, l\u2019agonie et une foule d\u2019états physiques peuvent s\u2019y greffer à leur tour.Ce qui permet au médecin d\u2019interpréter le jeu infiniment subtil de tous ces masques.Ils s\u2019intriquent souvent, il est vrai, pour réussir des complexes dont la gamme est infinie.Mais que le facies devienne impassible, que les émotions ne s\u2019y inscrivent plus ou que trop, mal ou de façon exagérée, et nous voilà immédiatement lancés sur la piste du pathologique, je dirai même de la séméiologie.Cette interprétation demande une grande psychologie et une longue expérience.Qui de nous peut se vanter de la posséder à fond? \u201cI Wnion Médicale du Canada\u2019 en 1879 Notre code.Juin 1879.Ontario vient de nous donner un magnifique exemple ou plutôt une séquelle d\u2019exemples magnifiques, qui nous prouvent que, là-bas, il y a protection (c\u2019est le mot) pour le médecin et que la loi n\u2019est pas lettre morte.On y est à sévir contre le charlatanisme et sans ménagement.Voici la manière qu\u2019on a employée pour parvenir à un résultat pratique, chose que nous méconnaissons ici, malgré les efforts réitérés d\u2019amis chez qui le dévouement abonde.La police est sœur puînée de tous les maux qui inondent la société; hâtons-nous de dire que née du mal, elle en est l\u2019antidote, simon du point de vue moral \u2014 rarement elle a fait des conversions \u2014 au moins au point de vue social, c\u2019est-à-dire que le violateur de la loi ne coudoie guère l\u2019agent de sûreté, et que fréquentations entre eux ne sont pas en usage.C\u2019est ce que se disent les charlatans d\u2019Ontario depuis qu\u2019on a mis la police à leur recherche: plus de deux cents victimes dans quelques semaines, quel massacre!! Le collège des médecins de Toronto, et celui des dentistes, confièrent la besogne à M.Smith, de la police secrète qui ne s\u2019en est pas mal acquitté comme on vient de le dire.Madame Lasel, clairvoyant physician (sic) condamnée à une amende de vingt-cinq dollars et n\u2019ayant pu les collecter chez ses ingrats patients, a fait un mois de prison.Dr Sutherland, grand guérisseur du bégaiement, fut plus heureux.il put payer la somme.Alex.Moore, pour qui le cancer n\u2019est qu\u2019un vain mot, eut le même sort.Un autre qui préfère soigner d\u2019après les portraits de ses patients, que d\u2019après leur examen, en fut quitte pour un montant semblable.Ainsi de suite pour tutti quanti.Pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant dans la Province de Québec?La police n\u2019est-elle pas notre amie?et la loi n\u2019est-elle pas la loi pour nous?Et surtout ne sommes-nous pas soucieux -des intérêts de la société?Ouvrons notre code médical, en force depuis deux ans déjà et voyons.25.«Toute personne qui sera convaincue sur le serment d\u2019un ou de plusieurs témoins, en conformité des dispositions de l\u2019acte de cette province, 38 Vict., ch.3f, d\u2019avoir pratiqué la médecine, la chirurgie ou l\u2019art obstétrique dans la province de Québec, soit à gages, soit pour argent, ou dans l\u2019espérance d\u2019une récompense, sera, sous conviction sommaire devant un shérif, ou magistrat de district, ou un recorder, ou un juge des sessions de la paix, condamnée à payer une amende de pas moins de vingt-cinq piastres ni de plus de cent piastres.» Et ailleurs, chose qu\u2019on oublie.21.«Toute personne qualifiée, suivant cet acte, à être enregistrée, mais qui néglige ou qui omettra de se faire ainsi enregistrer, ne pourra se prévaloir d\u2019aucuns droits ou privilèges conférés par cet acte tant que durera cette négligence ou cette omission, et elle sera passible de toutes les pénalités imposées par cet acte, ou par tout autre acte qui peut être maintenant en force contre les praticiens non qualifiés ou non enregistrés, et elle paiera une amende de cinq piastres, chaque année, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit enregistrée.» Gare donc! Les remèdes patentés.Les journaux, de temps en temps, nous apportent la triste nouvelle de l\u2019empoisonnement par des remèdes patentés: ils nous disent tout ce qu\u2019ils savent à ce sujet, mais nous savons qu\u2019ils n\u2019en connaissent pas long heureusement.En effet, quel est celui d\u2019entre nous qui n\u2019a pas été témoin de cas malheureux tels que celui mentionné ces jours derniers (un enfant, mort empoisonné par une dose trop élevée du Sirop des Enfants du Dr Coderre), et qui n\u2019a pas gardé un silence assez charitable.Les empoisonnements par les sirops sont nombreux.nous le savons tous.Et nous laissons faire le mal, comme s\u2019il était incontrôlable! On a donc raison de jeter le cri d\u2019alarme dans le public.Plusieurs causes peuvent donner lieu à ces accidents déplorables.Une première cause qui semble la plus évidente est la dose trop élevée.On meurt empoisonné parce que la dose de poison est trop forte! Cela paraît tout naturel.Relativement, néanmoins, il arrive souvent que ce n\u2019est pas le cas pour les médicaments patentés.Tel enfant pourra prendre une cuillerée à thé et plus de telle bouteille sans aucun effet, et qu\u2019une moindre dose d\u2019une autre bouteille jettera dans un sommeil profond.J\u2019ai vu plusieurs enfants avaler une demi-bouteille ou une once sans peu d\u2019effet, et néanmoins ils n\u2019avaient pas acquis la tolérance médicamenteuse, c\u2019était une dose prise accidentellement.La préparation est donc défectueuse, et cette deuxième cause est bien la première.Le dosage dans des préparations en grand n\u2019est pas sans difficulté: il n\u2019est pas de conséquence pour une préparation de fer, etc.; pour une potion calmante, il doit étre fait avec une rigueur des plus mathématiques: il sera même peut-être plus prudent de s\u2019abstenir de tout remède patenté qui contient un narcotique 718 quelconque.Il n\u2019agit bien qu\u2019en autant que le narcotique existe, et pourquoi ne pas donner celui-ci à dose raisonnable, mais tangible, visible?pourquoi le cacher ainsi?Chaque mère n\u2019a-t-elle pas le secret d\u2019un véhicule délicieux qui vaut bien le sirop du laboratoire?De cette manière, on donne la dose prescrite par le médecin, et les mères aveugles sont moins exposées au cruel martyre d\u2019être elles-mêmes les meurtrières de leurs enfants.Dans le cas qui fait le sujet de ces quelques remarques, le médecin demandé, convaineu qu\u2019il avait affaire à un empoisonnement par l\u2019opium, a employé, comme contre-poison les stimulants, \u2014 eau brandy, \u2014 les contre-irritants sur l\u2019épine dorsale ; la belladone a été oubliée, néanmoins l\u2019antagonisme de ces deux médicaments dans plusieurs de leurs effets physio- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 logiques a conduit le médecin à se servir de cette solanée dans une semblable circonstance, et ses propriétés antidotiques de l\u2019empoisonnement par Popium semblent être reconnues depuis longtemps.Les amis ne devront pas trouver étrange que nous venions souvent à la charge au sujet des réformes ou du perfectionnement de la science, comme du bien-être de la médecine: celle-ci, comme toute noble ambition, comme Balzac, a sa devise: «Etre célèbre et être aimée.» Or, cette double fin ne peut être acquise que par un travail réformateur partout où le besoin s\u2019en fait sentir; avec cela la devise deviendra un fait accompli; car nous ne devons pas être condamnés, comme Moïse, à ne voir la terre promise que de loin. Tr ME ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE P.S.HENCH et AL.\u2014 Rhumatisme et arthrite.Revue des littératures anglaise et américaine des dernières années.(Rheumatism and Arthritis.Review of American and English Literature of recent years.) \"Ann.Int.Med.\u201d, 28: 111 (janv.) 1948.\u2014 (suite)! A \u2014 Goutte.1 \u2014Fréquence.Il existerait un certain facteur héréditaire, variant selon les auteurs de 10 à 21%.Seulement 3 à 10% des goutteux seraient des femmes.La première crise peut survenir en tout temps, de l\u2019adolescence à la vieillesse.La race n\u2019a que très peu d\u2019influence.L\u2019obésité est un caractère prédominant chez ces malades.Il semble faux que l\u2019alcool et les aliments riches en purines puissent être incriminés domme facteur étiologique.2 \u2014Clinique.Un état goutteux asymptomatique existe ordinairement pendant un certain temps avant que ne se manifeste l\u2019arthrite aiguë; il ne sera caractérisé que par une hyperuricémie et parfois des coliques rénales.À la phase aiguë, le gros orteil est ordinairement le premier atteint, parfois ce peut être Ja cheville ou le pied.Plusieurs causes déclenchantes sont connues: le traumatisme, les infections, certaines médications, peut-être les indiscrétions alimentaires et les changements barométriques.Dans les arthrites aiguës, postopératoires, il faut toujours penser à la goutte.Les tophi sont présents dans 25 à 40% des cas.On relève une histoire de calculs urinaires dans 13% des cas environ.La goutte ne semble pas jouer un rôle important dans l\u2019étiologie de l'hypertension et de la glomérulonéphrite chronique.1.La première partie a paru en mai.+ + 3\u2014 Diagnostic.Les diètes d\u2019épreuve riches en purine ou en graisses peuvent conduire au diagnostic en provoquant une crise aiguë.Une monoarthrite aiguë chez un mâle, quelque soit l\u2019articulation atteinte doit toujours faire penser à la goutte.4 \u2014Pathologie.On trouve ordinairement des dépôts d\u2019urate dans la plupart des articulations sauf les sacro-iliaques, les vertébrales et les maxillaires.On a aussi trouvé des dépôts d\u2019urate dans les reins.On rencontre de gros tophi autour des vaisseaux sanguins et des nerfs, mais ils ne causent aucun trouble.Il existe aussi, assez fréquemment, des transformations cirrho- - tiques du foie.5\u2014Laboratorre.Certains auteurs croient que l\u2019on peut avoir des cas de goutte sans hyperuricémie.Il est toutefois à noter que les patients ont souvent pris de fortes doses d\u2019aspirine dans les jours qui ont précédé la recherche de l\u2019acide urique.Or ce médicament diminue notablement l\u2019uricémie.En comparant l\u2019acide urique libre et lié on a trouvé un rapport assez constant chez les gens normaux: l\u2019acide urique lié formant une moyenne de 15% de l\u2019uricémie totale.Dans la goutte et les maladies du foie, l\u2019acide urique libre diminue alors que s\u2019élève la portion liée.On ne connaît pas encore toutefois la relation entre les dysfonctions hépatiques et la goutte.On a rencontré des cas de goutte avec une hyperuricémie totale mais dont les rapports demeuraient normaux et par contre des patients chez qui l\u2019uricémie était normale mais la portion liée était augmentée.L'emploi de la méthode à l\u2019uricase pour le dosage de l\u2019acide urique dans l\u2019urine a montré que la caféine et la théophylline n\u2019augmentent pas l\u2019excrétion de l\u2019acide urique.Il ne semble pas exister de relations spécifiques entre l\u2019excrétion urinaire de l\u2019acide urique et de l\u2019urée.Mais le métabolisme de l\u2019acide lactique semble jouer un rôle prépondérant sur le débit urinaire de l\u2019acide urique.La sédimentation globulaire est très accélérée durant une crise mais revient rapidement à la normale.Aucune autre analyse de laboratoire n\u2019a donné de résultats caractéristiques.6 \u2014Etiologie.La cause demeuré imconnue: On considère la goutte .; Clr comme une manifestation d'un trouble du métabo- 720 lisme des purines L\u2019étiologie de l\u2019arthrite goutteuse peut être entièrement différente.Par exemple, dans les crises postopératoires, l\u2019hypoprotéinémie en stimulant le métabolisme des purines endogènes serait à l\u2019origine des dépôts d\u2019urates intra-articulaires.Ces données sont, toutefois, loin d\u2019être prouvées.7 \u2014Traitement.On n\u2019a pas décrit de nouveaux traitements.Le goutteux est incurable; on peut cependant contrôler la gravité et la fréquence des crises.Les parents d\u2019un goutteux doivent eux aussi mener une vie modérée.Durant une phase aiguë, on recommande la colchicine jusqu\u2019à soulagement ou apparition de troubles gastro-intestinaux.Il faut le repos absolu au lit et une reprise très lente des activités pour éviter une nouvelle crise.La physiothérapie peut provoquer une récidive.Entre les crises, les auteurs préconisent une diète riche en glucides, faible en graisses et en purines, un usage modéré d\u2019alcool et un emploi plus ou moins continu de colchicine selon le nombre de crises par année.Il ne semble pas se former d\u2019accoutumance à ce médicament et, si une crise survient, la pleine dose apportera toujours les mêmes bons résultats.Chez les goutteux qui doivent être opérés, on suggère la diète mentionnée précédemment avec colchicine pendant les cinq derniers jours préopératoires et les cinq premiers postopératoires.Il faut aussi prévenir l\u2019hypoprotéinémie.Les gros tophi qui peuvent s\u2019ulcérer doivent être enlevés chirurgicalement.Il faut rappeler que la colchicine est un médicament toxique et qu\u2019il faut en surveiller les complications: la granulopénie et la névrite.Le cinchophène est encore plus dangereux et peut produire des hépatites toxiques assez fréquemment mortelles.Toutefois, il semblerait que les mortalités rapportées sont survenues chez des patients non goutteux: on ne relève aucune mort à la suite de son emploi dans la goutte.Les auteurs recommandent son emploi seulement dans les cas de goutte impossibles à sou- \u201clager autrement.Il est surtout à éviter dans l\u2019arthrite rhumatoïde où les complications semblent les plus fréquentes pour une cause encore inconnue.B.Arthrites chroniques.1\u2014Arthrite rhumatoïde.1) Problème social: l\u2019importance de l\u2019arthrite rhumatoïde est sous-estimée à cause de son faible taux de mortalité.Il n\u2019existe aux Etats-Unis que 200 lits pour ces malades alors que l\u2019on compte 100,000 lits pour tuberculeux.Malheureusement, l\u2019opinion publique dédaigne ces malades.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 2) Fréquence: elle forme le tiers des maladies rhumatismales.Elle est le propre des climats tempérés et se rencontre surtout dans les classes pauvres.3) Symptomatologie générale: le début de la maladie survient aux environs de 40 ans et l\u2019on compte 2.3 femmes pour l homme.Le pronostic serait d\u2019autant plus grave que le début serait plus précoce.Il semblerait que le traumatisme articulaire jouerait un rôle dans la localisation initiale.À la phase pré- arthritique, elle peut donner le change pour une thyrotoxicose, une psychonévrose ou une tuberculose.On rencontre très souvent des cas atypiques où l\u2019atteinte est asymétrique, le début rapide, avec température, éruption cutanée et douleurs migratrices faisant souvent penser à du rhumatisme polyarti- culaire aigu et, parfois, plusieurs attaques sans lésions articulaires permanentes.Certains auteurs même vont jusqu\u2019à considérer les cas de fibrosite, synovite chronique et hydarthrose récidivente comme des formes de début de l\u2019arthrite rhumatoïde.4) Caractères cliniques spéciaux: l\u2019ictère, soit par hépatite ou obstruction biliaire, amène souvent des rémissions partielles ou complètes, mais temporaires.Toutefois, l\u2019injection de sels biliaires ou de bilirubine n\u2019a jamais donné de succès.L\u2019hépatite expérimentale a cependant donné certains résultats très encourageants.Le mécanisme de cette action de l'hépatite est très obscure; certains auteurs croient qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019une action directe de la bile sur l\u2019agent causal de l\u2019arthrite.Un autre phénomène assez étrange est le soulagement remarquable de la plupart des femmes rhumatisantes qui deviennent enceintes.Le mécanisme est ici aussi entièrement inconnu.Il est à noter que les réactivations sont fréquentes après une grossesse.Chez les enfants, qui souffrent d\u2019arthrite juvénile, on a souvent noté une opacité linéaire de la cornée, sans pouvoir trouver d\u2019explication.Dans un certain nombre de cas d\u2019arthrite rhumatoïde, on retrouve, à l\u2019autopsie, des lésions cardiaques, mais qui donnent rarement des signes pendant la vie.L\u2019amylose est assez rare même chez les arthritiques de vieille date.Il existerait parfois un trouble du métabolisme des 17-kétosréroïdes.5) Caractéristiques pathologiques: l\u2019arthrite rhumatoïde semble être une maladie de tout l\u2019organisme.Les changements articulaires précoces consistent en une infiltration de polynucléaires ou, plus tard, de lymphocytes et de plasmocytes avant de parvenir aux grandes lésions classiques de cette affection.On peut rencontrer une dégénérescence kystique des os, près des articulations atteintes On retrouve une périnévrite nodulaire généralisée au niveau des nerfs périphériques.Ces nodules ressemblent à des granulomes.Ces mêmes lésions nodulaires se retrouvent dans les muscles et peuvent même être considérées ANALYSES comme pathognomoniques.La fibre musculaire même montre des signes d\u2019atrophie et de dégénérescence possiblement responsables de la fonte musculaire ordinairement associée à l\u2019arthrite.Les lésions cardiaques, semblables & celles du cœur rhumatismal, se rencontrent dans 25 à 65% des cas autopsiés.Diverses hypothèses tentent d\u2019expliquer ces découvertes né- cropsiques: l\u2019arthrite rhumatoïde et la fièvre rhumatismale sont deux formes de la même maladie; les lésions seraient celles d\u2019une pancardite rhumatoïde, nécessitant un changement dans nos concepts sur la spécificité des caractères du cœur rhumatismal; enfin, il est possible que le patient ait souffert des deux affections.Chacune de ces explications n\u2019est toutefois pas satisfaisante.Les autres organes ne présentent pas de lésions spécifiques sauf peut-être un certain degré de glomérulite chronique.Les causes de mort sont très variables.6) Laboratoire: la plupart des patients ne présentent pas de signes radiologiques pendant les premiers temps de la maladie.Le diagnostic radiologique est très difficile à faire et l\u2019interprétation doit être prudente.Dans presque tous les cas, l\u2019hémoglobine est abaissée d\u2019une façon notable.Les protéines plasmatiques sont souvent modifiées.Le sens clinique est beaucoup plus important que le temps de sédimentation, pour parvenir au diagnostic et suivre l\u2019évolution de la maladie.Le fibrinogène plasmatique serait élevé dans ces cas.Les autres épreuves n\u2019ont pas donné, de résultats intéressants jusqu'ici.7) Etiologie: il n\u2019existe pas de preuve qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une maladie infectieuse.Il semblerait toutefois que l\u2019infection y joue un certain rôle à cause des signes cliniques d\u2019adénopathie, de température, de perte de poids et de force, des modifications du temps de sédimentation et de la leucocytose et de l\u2019augmentation des taux de streptolysine.Les modifications de l\u2019immunité sanguine à l\u2019égard du streptocoque signifient seulement que le patient a été infecté par ce microbe et non pas que l\u2019arthrite est due au streptocoque.Il est à noter qu\u2019il existe une différence entre un foyer d\u2019infection et une infection focale: le premier n\u2019implique nullement une réaction générale de l\u2019organisme.La plupart des auteurs ne considèrent pas le foyer d\u2019infection comme facteur étiologique important.On n\u2019a jamais pu cultiver de microbes à partir du sang ou du liquide synovial dans les cas d\u2019arthrite rhumatoïde.Pour plusieurs auteurs, il s\u2019agirait d\u2019une manifestation d\u2019allergie microbienne, au niveau de la synoviale.Le traumatisme, non considéré comme facteur étiologique, pourrait peut-être agir comme agent déclenchant.Certains ont étudié le facteur de vaso-spasme possible, de trouble du métabolisme du glucose.d\u2019insuffisance de la diète possiblement par augmentation des besoins de l\u2019organisme, de déficien- 2 721 ce vitaminée, de trouble du systéme neuroendocrinien.L\u2019inquiétude, le malheur et l\u2019anxiété seraient des facteurs étiologiques importants, surtout dans les récidives.En résumé, l\u2019étiologie de l\u2019arthrite rhumatoïde demeure encore un mystère.8) Traitement: la controverse dure encore au sujet des foyers d\u2019infection.Seuls les foyers, définitivement reconnus, doivent être enlevés, non pas pour guérir l\u2019arthrite mais pour améliorer l\u2019état général.Les vaccins sont à peu près inutiles.Les injections de protéines étrangères donnent des résultats dans certains cas bien choisis.Le venin d\u2019abeille donne certains résultats surtout sur la douleur.Le venin de cobra est à peu près inutile.Une diète riche en calories est nécessaire pour maintenir et améliorer l\u2019état général.L\u2019utilité de la vitamine D a été hautement exagérée: elle n\u2019agit que comme tonique général.De plus, les fortes doses comportent d\u2019assez graves dangers.L'auteur ne croit pas à l\u2019utilité de la vitamine E.Les oestrogènes ont donné des résultats douteux.Les transfusions sont à employer dans les anémies marquées.L\u2019iontophorèse de médicaments vaso-dilatateurs amène des améliorations de courte durée.Il n\u2019existe aucune raison d\u2019employer la médication soufrée, ni les sulfamidés.ni la pénicilline.Comme analgésiques, les salicylates sont encore les médicaments de choix; le démérol est a éviter cause de l\u2019addiction possible.Le sérum antiréticulocyto- toxique de Bogomoletz a été employé sans succès.Il est difficile de croire aux succès retentissants que certains auteurs disent avoir obtenu avec le barbot- tage du liquide céphalo-rachidien préconisé par Spe- ransky.Il est encore trop tôt pour se prononcer sur l\u2019emploi de la prostigmine dans le spasme musculaire malgré l\u2019engouement de P.De Kruif, dans le Reader\u2019s Digest.La valeur de la chrysothérapie demeure encore incertaine.L\u2019emploi précoce de ce médicament améliorerait beaucoup les chances de rémission complète.Ses deux seules indications sont l\u2019arthrite rhumatoïde et l\u2019arthrite psoriatique.Elle est contre indiquée dans le diabète grave, la néphrite, la colite ulcéreuse, l\u2019insuffisance hépatique, les dyscrasies sanguines et les tendances hémorragiques.Les préparations colloi- dales de sels d\u2019or sont à mettre de côté.Il faut toujours calculer la dose en équivalence d\u2019or et ne pas dépasser 50 mgm.de sel par semaine pour éviter les réactions toxiques; il faut poursuivre le traitement jusqu\u2019à un dosage total de 1,000 à 2,000 mgm.et ne pas répéter avant 2 à 6 mois.On ignore encore le mode d\u2019action de l\u2019or.On sait toutefois qu\u2019in vitro, l\u2019or possède une action bactériostatique sur le streptocoque.De plus, il semble prouvé, aujourd\u2019hui, que l\u2019action est due au radical or et non pas aux autres radicaux de la molécule, tels que le soufre.L\u2019étude de l\u2019absorpt:on a permis de démontrer que les sels cristallisés donnent de meilleurs résultats que les suspen- 722 sions colloïdales, ces dernières s\u2019éliminant surtout par les selles tandis que les premières prennent la voie urinaire.Les critères sont importants pour juger des résultats de la chrysothérapie: activité fonctionnelle, état d'activité morbide, degré de déformation, taux de sédimentation, valeur de l\u2019hémoglobine et poids.La plupart de auteurs semblent s\u2019accorder pour noter une amélioration dans 60 à 70% des cas, aucun résultat dans 15 à 20% des cas et récidive dans un autre 15 à 20%.Les meilleurs succès s\u2019obtiennent au début de la maladie et chez les jeunes.On rencontre malheureusement quelques signes de toxicité: dermites allant de l\u2019érythème simple à l\u2019érythroder- mie, stomatite ulcéreuse, colite ulcéreuse, hépatite, purpura thrombocytopénique, agranulocytose, anémie aplastique, etc.Les réactions sérieuses surviennent dans 5 à 10% des cas.Elles seraient dues à un blocage du groupe sulfhydryl du glutathion et de la cystéine, empéchant le processus normal de la respiration cellulaire par oxygéno-réduction.Pour diminuer la gravité des réactions, il faut toujours donner la dose minima nécessaire et vérifier tous les signes précurseurs d\u2019intoxication avant chaque injection.Si des complications surviennent, Pemploi du Bal semble donner l\u2019espoir d\u2019une diminution de la gravité des manifestations toxiques.Les autres métaux lourds n\u2019ont pas donité de résultats intéressants.La pyrétothérapie donne un résultat immédiat très bon dans 30 à 40% des cas: on ne connaît pas l\u2019évolution ultérieure de ces patients.La radiothérapie semble encourageante dans la spondylite rhumatoïde mais non dans les manifestations périphériques.L\u2019onguent au Radon n\u2019est pas suffisamment pénétrant pour atteindre une articulation malade.Le repos est très important mais il faut le doser pour éviter les ankyloses et compenser par des exercices passifs et actifs en rapport avec l\u2019activité de la maladie.L\u2019emploi de la chaleur, du massage et de l\u2019exercice passif et actif sont des éléments importants du traitement.Le grand avantage des places d\u2019eau pour ces malades est le changement de milieu et l\u2019oubli des préoceupations quotidiennes: les eaux minérales n\u2019ont aucune vertu thérapeutique par elles-mêmes.Un climat constamment sec et chaud est avantageux pour un rhumatisant.La psychoté- rapie est très importante pour restaurer l\u2019assurance du patient et développer son optimisme envers l\u2019avenir, découvrir et éliminer les craintes et les conflits.A la phase aiguë, une gouttière plâtrée, que l\u2019on enlève une fois par jour pour permettre l'exercice, prévient les déformations et permet la mobilisation.On décrit plusieurs techniques opératoires pour corriger les contractures et les ankyloses avec des résultats plus ou moins bons.La sympathectomie lombaire ne donne pas de résultats.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriyn AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 9) Pronostic: les rémissions spontanées sont fréquentes avec ou sans traitement, surtout durant les 5 premières années de la maladie.10) La maladie de Still est l\u2019arthrite juvénile avec splénomégalie, adénopathie et anémie.Le syndrome de Felty est caractérisé par une arthrite rhumatoïde associée à une splénomégalie, neutropénie, hépatomégalie, adénopathie, température, pigmentation, éosinophilie et monocytose.La splénectomie a souvent entraîné la mort dans les mois suivants.2 \u2014Ostéoarthrite.1) Ostéoarthrite primaire.Les dégénérescences articulaires après la troisième décade surviennent chez presque tous les gens, mais les manifestations se font rarement sentir avant la cinquième décade.L\u2019ostéo- arthrite cervicale se manifeste souvent par des paresthésies dans les doigts; de même l\u2019acroparesthésie accompagne souvent les nodules d\u2019Héberden.L\u2019os- téoarthrite temporo-mazxillaire provoque souvent des troubles neurologiques sur le trajet des nerfs crâniens.L\u2019examen de matériel nécropsique et chirurgical montre qu\u2019il existe des érosions cartilagineuses simultanées sur les faces articulaires opposées.On a décrit deux sortes de dégénérescence cartilagineuse: l\u2019une commence en surface et s\u2019étend en profondeur, l\u2019autre suit une marche inverse; dans le premier cas, l\u2019excision de cette portion lésée est suivie d\u2019une régéné- rescence hyaline parfaite.On a confirmé que le micro-traumatisme répété est un facteur étiologique très important, parfois aggravé par un facteur infectieux, chimique ou métabolique.Il semble exister une tendance familiale dans le développement des nodules d\u2019Héberden: caractère dominant chez la femme et récessif chez l'homme.Les troubles circulatoires périphériques seuls ne peuvent produire par eux-mêmes des signes d\u2019arthrite.Pour certains auteurs, un déséquilibre du système neuroendocrinien serait très important.Même si les foyers d\u2019infection ne sont pas des facteurs étiologiques, il vaut mieux les enlever au point de vue état général du patient.Il n\u2019existe pas de traitement; il s\u2019agit de ralentir autant que possible l\u2019usure articulaire.On a tenté l\u2019injection intra-articulaire de toutes sortes de substances avec des résultats également bons.On recommande encore la radiothérapie et l\u2019iontophorèse.Dans l\u2019arthrite de la hanche, l\u2019arthrodèse est le seul traitement permettant un soulagement à peu près permanent de la douleur.L\u2019arthroplastie peut parfois donner de bons résultats dans des cas choisis.2) Ostéoarthrite secondaire.Les causes sont fréquentes: chez l\u2019enfant, elles comprennent le coxa plana (maladie de Legg-Calvé-Perthes), la luxation ANALYSES coxo-fémorale, l\u2019arthrite infectieuse, la maladie de Still, l\u2019aplasie de l\u2019acétabulum, les anomalies congénitales du tiers supérieur du fémur et la coxa vara.Chez l\u2019adulte, on reconnaît les lésions suivies de nécrose aseptique de la tête fémorale, les fractures du bassin intéressant l\u2019acétabulum, les fractures du col fémoral, la luxation traumatique avec nécrose avas- culaire, l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019arthrite suppurée, la \u2018maladie osseuse de Paget, la maladie du caisson, la chondromatose, l\u2019ostéochondrite disséquante et la syphilis.C\u2014Mal de dos.De nombreuses lésions peuvent donner ces troubles: 1.Entorses et subluxations lombosacrées et sacro- illaques doivent être traitées comme les lésions ailleurs dans l\u2019organisme, par le repos la physiothérapie, l\u2019immobilisation, l\u2019injection analgésique locale.: 2.Les lombalgies dans l'industrie sont accrues par le facteur «compensation ».Il faut apprendre aux ouvriers à lever les objets lourds et leur faire suivre un retour progressif au travail.3.Les troubles dus à une mauvaise posture doivent être corrigés par des exercices appropriés, repos à intervalles réguliers, physiothérapie et prothèses.4.Les bandes aponévrotiques trop serrées peuvent être guéries par fasciotomie dans un grand nombre de cas.x 5.Les lombalgies et les sciatalgies dues à un spon- dylolisthésis sont souvent dues à des compressions par un disque intervertébral déplacé: la fusion des deux vertèbres intéressées après ablation du disque stabilise la colonne sans greffe osseuse.6.La névrite sciatique peut aussi entrer en ligne de compte, bien qu\u2019elle soit beaucoup moins fréquente qu\u2019on ne l\u2019a jadis cru.7.L\u2019ostéoporose, qui peut même se compliquer de fractures et de tassements vertébraux, se traite par le calcium avec vitamine D et œstrogènes.8.La chirurgie donne certains résultats dans l\u2019hypertrophie du ligament jaune.9.Les métastases donnent des douleurs violentes, constantes non modifiées par les changements climatériques.10.Parmi les lésions urologiques, la prostatite, la vésiculite et l\u2019hydronéphrose donnent le plus fréquemment des lombalgies.11.On ne rapporte pas de nouveaux faits au sujet des douleurs dues aux troubles gynécologiques.723 12.Les lésions gastro-intestinales peuvent parfois donner des douleurs dans le dos.13.Le syndrome dorso-lombaire serait une entité clinique définie due à une lésion ou.une irritation du carré des lombes.On peut le reproduire expérimentalement en élevant le talon d\u2019un soulier pendant \u2018quelques jours.La déformation compensatrice de la colonne et du thorax amène une traction indue sur le 12e nerf dorsal.Le traitement consiste dans la corree- tion de la posture et des exercices appropriés.14.La xyphose de l\u2019adolescent est due à une nécrose prématurée du nucleus pulposus avec écrasement du bord antérieur des corps vertébraux et déformation en coin, produisant une déformation douloureuse de la colonne.15.On a encore décrit un spasme du releveur de Panus, de l\u2019ischio-coccygien et du pyramidal.Le diagnostic se pose par le toucher rectal.Le traitement consiste en massages intrarectaux associés à des infiltrations des trois premiers nerfs sacrés.16.Des douleurs dorsales peuvent être dues à une maladie des ligaments interépineux ou au rachitisme.17.Lésions des facettes articulaires des vertèbres: ces articulations comme celles que l\u2019on rencontre ailleurs peuvent présenter toutes les lésions inhé- * rentes à ces articles.18.On reparlera plus loin des lombalgies dues à la fibrosite.19.Certaines anomalies congénitales peuvent causer des douleurs dorsales.20.Le mal de dos psychogène peut être caractérisé par des signes positifs assez précis: douleurs dans le coccyx irradiant le long de la colonne jusque sur la tête, aucun soulagement ni aggravation de la douleur par certaines positions, aucune modification de la douleur par la flexion, l\u2019extension ou le décubitus dorsal, ni par le repos ni immobilisation, engourdissement et fourmillement le long de la colonne, douleur qui voyage, sensations de pertes de contrôle sur certaines régions de la colonne ou de boules dans la région lombo-sacrée, ou de tension qui ne peut être soulagée ou enfin de pulsation dans la région de la colonne.On peut parfois rencontrer certains signes objectifs caractéristiques: paralysie hystérique, hypo- algésie, sensibilité diffuse, instabilité vasomotrice, tachycardie, inquiétude.Le traitement consistera dans la psychothérapie, exercice de posture, explications sur la dynamique de la posture.21.L\u2019ostéite condensante du bassin se rencontre surtout chez les femmes qui ont eu des enfants. 724 22.On peut encore citer de nombreuses causes de douleurs dans le dos: abcès épidural, troubles fonctionnels des pieds, les troubles réflexes, sacralisation de la cinquième vertèbre lombaire, hémorragie sous- arachnoïdienne, maladie osseuse de Paget, héman- giome vertébral, troubles endocriniens.23.Disque intervertébral: on le considère comme un organe plastique et non élastique; il se déforme sous l'influence du tonus musculaire, de la gravité et de la pression atmosphérique.La dégénérescence du disque s\u2019accompagne souvent de calcification.La ponction lombaire pourrait, dans certains cas, produire des lésions du disque.A la région cervicale, les signes peuvent simuler la thrombose coronarienne, le syndrome du scalène antérieur, de la côte cervicale ou une névrite du plexus bracchial.A la région lombaire, les symptômes sont ceux d\u2019une lésion d\u2019un nerf rachidien bien déterminé.Le lipiodol employé pour le radiodiagnostic doit être entièrement enlevé après l\u2019examen.Un espace intervertébral diminué ne signifie pas nécessairement la hernie du disque intervertébral.Le traitement conservateur doit être essayé d\u2019une façon sérieuse car il guérit dans bien des cas.La chirurgie s\u2019impose si le traitement médical n\u2019est pas satisfaisant ou s\u2019il existe des signes de lésions nerveuses progressives.24.Spondylite diverses infections.infectieuse spécifique: voir les 25.Spondylite rhumatoïde ou ankylosante: la cause est encore inconnue.Elle est assez fréquente chez le jeune homme.Les protéines du liquide céphalo- rachidien sont augmentées et les courbes à l\u2019or colloïdal sont modifiées.Radiologiquement, les articulations sacro-iliaques sont ordinairement les premiéres atteintes.Les lésions pathologiques atteignent les symphyses intervertébrales et les articulations au niveau des apophyses.C\u2019est l\u2019ossification des bords du disque qui donne l\u2019image radiologique d\u2019une canne de bamboo, et non pas la calcification des ligaments intervertébraux.Le traitement consiste dans le repos, la physiothérapie, les exercices correctifs et les supports orthopédiques.La vitamine D n\u2019est pas à recommander.La radiothérapie semblerait être le traitement de choix malgré l\u2019apparition des signes ordinaires de la maladie des rayons.La chrysothé- rapie ne donne pas de résultats encourageants.Les œstrogènes ne sont pas satisfaisants.26.Spondylite astéoarthritique ou hypertrophique: ce problème est double car il existe des lésions des symphyses vertébrales et des facettes articulaires.Les principaux signes de l\u2019osthéoarthrite cervicale sont la raideur, la douleur cervicale ou scapulaire, la céphalée, l\u2019otalgie, les faiblesses musculaires de la main ou du bras.Le meilleur traitement est la chaleur radiante et la traction sur la tête.Si malgré L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 le traitement les symptômes s\u2019aggravent, il faut penser aux métastases.J.-M.BEAUREGARD.J.J.WARING.\u2014 Nouveautés thérapeutiques dans les maladies du poumon.(Recent advances in the Treatment of Pulmon Diseases.) \"].A.M.A.\u201d, 136: 311 (31 janv) 1948.1- Si la streptomycine était absolument sans danger, on pourrait la donner à tous les cas de tuberculose active, malheureusement, il n\u2019en est pas toujours ainsi.Toutefois, il ne faut ni exagérer les dangers, ni amoindrir les succès.Près de mille tuberculeux ont été traités jusqu\u2019ici et il ne semble pas que l\u2019on ait à regretter cette expérience.Il faut donner la streptomycine dans la méningite tuberculeuse avec ou sans lésions miliaires: jadis tous mourraient, maintenant quelques- uns peuvent survivre.Il faut attendre avant de se prononcer.On sait qu\u2019il ne faut pas dépasser 100 mgm.en injection intra-rachi- dienne, afin d\u2019éviter certaines complications, telles que la paraplégie.Dans la tuberculose miliaire du poumon les résultats, sont parfois dramatiques.La guérison est fréquente dans la tuberculose buccale ou pharyngienne, de même que dans les laryngites et trachéo- bronchites tuberculeuses.La streptomycine est conseillée dans les formes pulmonaires exsu- datives aiguës et non dans les formes fibro- cavitaires ou caséeuses.Cette médication ne dispense pas du traitement orthodoxe.Pour éviter la surdité fréquente avec la streptomycine, il faut pratiquer des audiométries répétées pour arrêter à temps la médication.Il est encore à peu près impossible de prévoir et d\u2019empêcher l\u2019apparition des troubles de l\u2019équilibre.Il est possible qu\u2019un jour, l\u2019on parvienne à purifier suffisamment la streptomycine pour empêcher tous ces troubles neurologiques.Il faut espérer que l\u2019on pourra bientôt alterner ou combiner la streptomycine et d\u2019autres antibiotiques plus utiles contre le bacille de Koch.Il s\u2019agit actuellement de trouver un dosage ou ANALYSES un mode d\u2019administration qui éviterait le dommage actuellement causé au VIIIe nerf.Il faut espérer que l\u2019on découvrira bientôt un antibiotique encore plus puissant.2- Pour appliquer un traitement logique en pathologie pulmonaire, il faut identifier l\u2019organisme causal, déterminer sa sensibilité aux divers antibiotiques connus et répéter ces épreuves fréquemment pour apprécier des changements dans la résistance bactérienne et dans la flore microbienne.Les traitements par aérosols ne sont pas aussi efficaces que la voie parentérale.La streptomycine est le traitement idéal de la tularémie pneumonique.Les infections respiratoires à H.influenzae réagissent bien à l\u2019association sulfadiazine et streptomycine.Les pneumonites, qui se compliquent si souvent d\u2019abcès, se résorbent rapidement sans formation cavitaire, sous l\u2019influence de la sulfadia- zine-pénicilline.La streptomycine apporte de grands espoirs dans la pneumonie à P.pestis.Grâce à la chimiothérapie, la chirurgie thoracique n\u2019implique à peu près pas de risques plus graves que la chirurgie abdominale.3- Prévention des lésions pulmonaires: les sulfas et la pénicilline préviennent les complications pulmonaires après les interventions thoraciques; la streptomycine est indiquée contre l\u2019extension d\u2019une tuberculose au poumon sain après lobectomie ou thoracoplastie; les anti-coagulants et les ligatures veineuses préviennent les embolies pulmonaires.Pour la protection éloignée contre les lésions pulmonaires, le vaccin contre le virus de influenza semble comporter des promesses sérieuses, de méme que le BCG dans la prévention de la tuberculose.| M.G.WILSON, J.W.PAYSON et R.LUBO- CHEZ.\u2014 Expérience des patients ayant fait du rhumatisme articulaire aigu qui ont servi dans les forces armées, 1942- 1946.(Experience of rhumatic patients who served in the armed forces, 1942-1946.) \u201cA.J.of Public Health\u201d, 38: 398 (mars) 1948.Quand la guerre fut déclarée par les Etats- Unis en 1941, une partie des patients suivis 725 par la «New York Hospital Children\u2019s Cardiac Clinic » voulurent s\u2019enrégimenter.167 furent acceptés.68% traversèrent outre-mer.44% participèrent activement au combat.On avait les dossiers cliniques de ces patients depuis des années avant la guerre.On les a suivis pendant les hostilités.On les a revus après leur licenciement des forces armées.Durant leurs années de service, les taux de morbidité pour les maladies autres que le rhumatisme articulaire aigu ne furent pas de façon significative, plus élevés que pour la population générale de l\u2019armée et de la marine.La fréquence d\u2019attaque de rhumatisme fut de 2%.Elle fut donc moindre que dans la population civile de New York où elle s\u2019éleva à 4%.- Elle fut de 7% chez les patients rejetés par le service sélectif.Chez les patients qui demeurèrent dans le civil pendant 402 patients \u2014années on enregistre une mortalité.2 endocardites bactériennes, 2 fibrillations auriculaires; aucune défaillance cardiaque, aucune endocardite bactérienne, aucune fibrillation auriculaire chez les patients dans le service.Bien plus chez ceux qui ont été examinés à la clinique depuis leur retour à la vie civile, l'examen n\u2019a montré aucun changement des signes physiques de leur lésion cardiaque et aucun cas d\u2019hypertrophie du cœur.Jean DARGIS.PHTISIOLOGIE L'action de la streptomycine sur la tuberculose pulmonaire.Rapport préliminaire.(The effect of streptomycin upon pulmonary tuberculosis.Preliminary report of a comparative study of 223 patients by the Army, Navy and Veteran administration.) \"Am.Rev.of Tuberculosis\", 56: 485 (déc.) 1947.Numéro complet consacré a des rapports sur la streptomycine.Le premier article résume les 7 autres et sert de présentation globale.L\u2019étude a porté sur 223 cas pris en 7 institutions différentes désignées par le Comité de la Chimiothérapie et autres Agents 726 du Conseil National de Recherches employant les fonds de l\u2019Association des Fabricants de streptomycine.223 patients porteurs de lésions modérément ou très avancées de tuberculose pulmonaire ont été traités à la streptomycine de façon uniforme en 7 hôpitaux de l\u2019Armée, de la Marine et des Vétérans.Et on a compilé les rapports sous les titres: radiologie, clinique laboratoire.Un jury composé de phtisiologues nommés par \"American Trudeau Society a apprécié les changements radiologiques chez plus de la moitié des cas.De Tavis du jury il n\u2019y eut que peu de changements dans les lésions productives ou fibro caséeuses durant les 120 jours de traitement, mais il y eut un certain nettoyage chez 85% des lésions instables (lesquelles étaient figées avant la streptomycinothéra- pie).Ce changement uniforme dans le cours de la maladie est considéré comme une évidence de l\u2019effet favorable de la streptomycine, sur les lésions exsudatives lui octroyant une plus grande valeur que la cure seule.On n\u2019affirme pas cependant que ce nettoyage radiologique est souvent impressionnant et permanent; l\u2019aggravation des lésions est survenue chez 8% vers la fin du traitement et chez 16% dans les 4 mois qui ont suivi.Le virage des bacilloscopies a été de 40%.Dans l\u2019opinion des investigateurs, le rôle de la streptomycine est de faire un nettoyage des lésions exsudatives, soit final soit préliminaire à la collapsothérapie.Les changements cliniques vont de pair avec ceux de la radiologie et sont même plus impressionnants: la toux et l\u2019expectoration sont presque toujours réduites; la fièvre est influencée; plus de 80% des patients gagnent en moyenne plus de 12 livres.Deux gros désavantages: les troubles vestibulaires et le développement d\u2019une résistance par le bacille de Koch.Selon toute probabilité cette résistance rend les traitements prolongés sans profit.J.-P.PAQUETTE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 H.M.MAIER et S.HURST.\u2014 Le pneumothorax extrapleural dans un cas de silico- tuberculose.(Extrapleural Pneumothorax in Silico-Tuberculosis.) \u2018American Review Tuberculosis\u201d, 54: 509 (déc.) 1946.Les auteurs recommandent le pneumothorax extra-pleural dans la silico-tuberculose.Ils nous font part d'un cas qui avait une grosse caverne tuberculeuse.Par ce collapsus appliqué à temps, on assiste à la fermeture rapide de cette caverne.Devant un tel résultat, il est bon d\u2019essayer cette thérapeutique, surtout lorsque les autres moyens ne sont pas possibles.Paul-René ARCHAMBAULT William H.HARRIS, Jr.\u2014 La réinfection de la T.B.pulmonaire d'origine endogène et exogène.Un cas rapporté.(Endogenous versus Exogenous Origin of Reinfection Type Pulmonary Tuberculosis.With case report.) \u201cU.S.Navy Med.Bulletin\u201d, 46: 1702 (novembre) 1946.L\u2019auteur constate que la pneumonie atypique joue un grand rôle dans le réveil des lésions de tuberculose primaire latente.Cet état favoriserait la réinfection endogène.Un cas est rapporté.Il s\u2019agit d\u2019une réinfection tuberculeuse.Il y a absence de contage.Des radiographies antérieures et postérieures font voir un noyau calcifié près du hile.Il s\u2019est ouvert.Or des bacilles vivantes s\u2019introduisent dans le torrent circulatoire par cette porte, causant ainsi cette réinfection endogène.Mais on considère que la voie exogène est de beaucoup la plus fréquente.La réinfection tuberculeuse d\u2019origine endogène veut dire que les bacilles qui causent la maladie, proviennent d\u2019une infection primaire déjà constituée, tandis qu\u2019une infection exogène veut dire que la source est externe.La « réinfection tuberculeuse » ou la « tuber- eulose adulte\u201d ou \u201cl\u2019infection secondaire\u201d ou la \u201csuperfection\u201d sont des synonymes qui veulent dire que la maladie tuberculeuse est secondaire à une première infection, à une première atteinte.Paul-René ARCHAMBAULT \"CE TEE PE ET ANALYSES 727 F.SOMMER et M.DUMOULLIN.\u2014 La silicose créet-elle une prédisposition à la pneumonie?\u2018Paris Médical\u201d, 17: 207 (26 avril) 1947.Se basant sur plus de deux cents nécropies de malades atteints de silicose et d\u2019une pneu- mopathie concomitante, les auteurs concluent que les « pneumopathies aiguës ne sont ni favorisées ni aggravées par un processus silicosique préexistant ».L\u2019accord n\u2019étant pas fait, les auteurs sont bienvenus de nous rapporter un cas fort intéressant qui jette de la lumière sur cette question si controversée tout en favorisant la conclusion ci-haut mentionnée.Paul-René ARCHAMBAULT CHIRURGIE Edward S.JUDD, Jr.\u2014 Le traitement chirurgical de la cholécystite aiguë.(Surgical treatment of acute cholecystitis.) \"Proc.Staff Meet.Mayo Clin.\u201d, 23: 142 (17 mars) 1948.De 1942 3 1946, Kiernan a étudié 102 cas de cholécystite aiguë traités à la Clinique Mayo.Il y eut 68 cholécystectomies suivies d\u2019un décès, 19 eurent une cholécystostomie; aucun décès.Par contre trois décès parmi les quinze cas qui furent traités uniquement par les méthodes médicales.L'auteur préconise l'intervention chirurgicale précoce dans tous les cas de cholécystite aiguë quand il n\u2019y a pas de contreindication sérieuse.Il est aujourd\u2019hui reconnu que la perforation de la vésicule biliaire est beaucoup plus fréquente qu\u2019on était tenté de le croire il y a quelques années et on peut intervenir dans les cas de gangrène de la vésicule biliaire sans grands risques.Mais une fois la perforation déclarée, le problème est tout autre.Le diagnostic peut se poser habituellement sans difficulté tout en n\u2019oubliant pas que très souvent une crise cardiaque peut simuler une cholécystite aiguë.Après une préparation adéquate et rapide l\u2019auteur intervient et préfère une anesthésie générale à une rachi.En présence de la lésion, il décide ce qu\u2019il a de mieux à faire.Dans le cas idéal, sans trop de réaction inflammatoire, la cholécystectomie est facile, l\u2019œdème facilitant la dissection du canal et de l'artère cystiques.Le plus souvent toutefois, l\u2019inflammation est très marquée et l\u2019opération laborieuse.Si le danger devient trop grand, il n'hésite pas à faire une cholécystostomie et il a noté que seulement 30% de ces malades nécessitent une cholécystectomie ultérieurement, ce qui ne doit pas être fait avant au moins six mois à moins de colique lithiasique sérieuse.L\u2019auteur à eu aussi recours à la cholécys- tectomie partielle chez certains malades.Incision sur le fond de la vésicule jusqu\u2019à 2 em.du cystique, suivi d\u2019exérése de la majeure partie des parois et suture des lambeaux.Cette intervention facilite l\u2019accès aux caleuls de la région du cystique et les malades nécessitent rarement une seconde opération.L'emploi plus fréquent de la choléeystectomie partielle est À conseiller.Chez les cas de choléeystite aiguë qui présentent de l\u2019ictère, l\u2019auteur conseille une cholécystostomie comme premier temps et plus tard si nécessaire, une choléeystectomie avec exploration du cholédoque.Maurice GERVAIS.Samuel SILBERT.\u2014 Les amputations à mi- jambe pour la gangrène diabétique.(Mid- leg amputations for gangrene in the diabetic.) \u201cAnn.Surg.\u201d, 127: 503 (mars) 1948.L'auteur présente une série de 127 cas de gangrène diabétique grave avec ou sans infection traités par une amputation & mi-jambe de 1940 à 1946.La majorité des cas n\u2019avalent pas de pulsation à la poplitée et même quelques-uns n\u2019en avaient pas à la fémorale.L\u2019amputation à la cuisse n\u2019est nécessaire que très rarement et pour des raisons exceptionnelles comme la contracture du genou ou une condition très pauvre des tissus mous de la jambe.A l'intervention il évite l\u2019usage d\u2019une bande constrictive à la cuisse et fait une incision 728 circulaire à huit pouces sous la rotule.Il laisse la plaie ouverte avec un pansement à la paraffine et à la vaseline et place une gouttière plâtrée sous la jambe qu\u2019il n\u2019enlève qu\u2019une fois la plaie en voie de guérison.Le pansement est fait au bout d\u2019une semaine et par la suite pansements à un onguent à l\u2019huile de foie de morue tous les trois jours jusqu\u2019à guérison du moignon.La guérison complète nécessite de 10 à 12 semaines.Les opérés se lèvent le lendemain de l\u2019opération et quittent l\u2019hôpital de quatre à six semaines plus tard en s\u2019aidant de béquilles.L\u2019auteur n\u2019emploie aucun moyen de traction du moignon et la cicatrice définitive est habituellement très petite.Chez le patient ayant eu une thrombose de la fémorale suivie de gangrène il n\u2019est pas prudent d\u2019amputer sous le genou.C\u2019est la seule contreindication.Malgré la découverte et l'emploi de l\u2019insuline, le diabète reste une maladie très destructive et les amputations pour gangrène diabétique sont plus fréquentes.L\u2019amputation à mi-cuisse est suivie d\u2019une mortalité très élevée, d\u2019une perte inutile de fonction et souvent d\u2019un moignon douloureux.Par contre l\u2019amputation à mi-jambe est à conseiller à cause d\u2019une mortalité opératoire basse, 94% chez 127 opérés.Souvent les opérés peuvent marcher sans canne ni béquilles et ne boitent que très peu.Seulement 40% auront une survie de trois ans et 40% nécessitent l\u2019amputation de l\u2019autre jambe.Maurice GERVAIS J.C.LUKE et G.G.MILLER.\u2014 Désastres à la suite de la ligature et de l'injection de veines variqueuses.(Disasters following the operation of ligation and retrograde injection of varicose veins.) \u201cAnn.Surg.\u201d, 127: 426 (mars) 1948.Les auteurs présentent 21 cas d\u2019accidents survenus à la suite de la ligature de la crosse de la saphène suivie d\u2019injection sclérosante.Parmi ces accidents on note surtout des throm- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 bophlébites et des embolies pulmonaires mais aussi des amputations de la cuisse nécessitées par la gangrène post-opératoire, des ligatures de l\u2019artère fémorale et un cas de décès par hémorragie et choc opératoire.Ces accidents se divisent en deux classes.Ceux attribuables à des difficultés de technique opératoire et à des erreurs et ceux causés par une thrombose veineuse.Pour éviter ces accidents les auteurs suggèrent de toujours pratiquer l\u2019intervention dans un milieu bien outillé où un chirurgien de grande expérience peut être demandé en cas de complications.Le chirurgien doit bien connaître la région qu\u2019il opère et surtout les relations entre les divers vaisseaux superficiels et profonds au niveau de la crosse de la post- saphène, et toujours opérer avec délicatesse.Pour éviter la thrombose postopératoire, ils conseillent de ne jamais injecter plus de cinq c.c.de substance sclérosante et de faire l\u2019opération sous anesthésie locale ce qui permet de faire marcher le malade aussitôt l\u2019opération terminée pour assurer une circulation veineuse rapide aux veines profondes.Maurice GERVAIS René LERICHE et André MOREL.\u2014 Le syndrome de l'oblitération thrombosique du carrefour aortique.(The syndrome of thrombotic obliteration of the aortic bifurcation.) \u2018\u2019Ann.Surg.\u201d, 127: 193 (fév.) 1948.L\u2019embolie du carrefour aortique chez les cardiaques est très connue et ce nouveau syndrome est tout différent.C\u2019est une maladie de longue évolution sans manifestations bruyantes qui ne donne pendant longtemps que des signes insignifiants pour le médecin.Les malades consultent en général pour l\u2019un ou l\u2019autre de ces symptômes.1\u2014Chez l\u2019homme, impossibilité d\u2019une érection stable, le débit sanguin étant insuffisant pour remplir les corps caverneux, ceci étant causé par un spasme des grosses artères pelviennes.Si la maladie est abandonnée à elle-même, l\u2019impuissance devient permanente.2\u2014Une fatigabilité extrême des deux membres inférieurs.Ce n\u2019est pas la classique claudication intermittente mais une ANALYSES 729 lassitude qui survient à la marche et même à la station debout.3.\u2014Habituellement une atrophie globale des deux membres inférieurs.Ceci est difficile à noter parce que la comparaison manque.4\u2014 Une absence de troubles trophiques à la peau et aux ongles.Les orteils semblent normaux et il est difficile de croire que la circulation est troublée.5\u2014Une pâleur des jambes et des pieds même à la station debout, et si on lève les jambes la pâleur devient impressionnante.À l\u2019examen clinique, on ne trouve de pulsations ni à la jambe ni à l\u2019aine, les iliaques ne sont pas senties et le battement de l\u2019aorte n\u2019est perceptible qu\u2019au- dessus de l\u2019ombilie.Aucune oscillation ni à la jambe ni à la cuisse mais un léger frémissement au ras du ligament de Poupart.La tension artérielle est un peu plus élevée au membre supérieur.Il ne faut jamais poser un diagnostic de polynévrite du membre inférieur sans chercher les pulsations fémorales et vérifier l\u2019oscillo- métrie.L\u2019aortographie sous une courte anesthésie permet de vérifier le diagnostic.Bien tolérée, en apparence pendant des années, cinq et méme dix ans, la thrombose du carrefour aortique aboutit à la gangrène qui n\u2019est pas subite et pas toujours bilatérale.Elle est habituellement précédée d\u2019une exagération de l\u2019atrophie musculaire et d\u2019une plus grande difficulté à la marche.Comme traitement, dans les cas favorables, une aortectomie associée à une résection des artères iliaques primitives, externes et internes et une sympathectomie lombaire gauche par une incision iliaque sous-péritonéale.Quelques jours plus tard, une sympathectomie lombaire droite.Dans les cas moyens, une sympatheec- tomie lombaire haute à droite et plus tard une sympathectomie lombaire gauche associée si possible à une aortectomie ou à une artériectomie iliaque.Chez les malades déficients et affaiblis par la douleur, il faut procéder en plusieurs temps opératoires.Ils conseillent de commencer par des sympathectomies des deux côtés et si la condition s\u2019améliore, tenter de réséquer l\u2019iliaque primitive.Ainsi l\u2019amputation sera très retardée et cela permettra d\u2019amputer plus bas.Les auteurs analysent les difficultés de la technique opératoire et présentent quatre observations.Maurice GERVAIS GASTRO-ENTEROLOGIE H.M.POLLAND.\u2014 L'entérogastrone dans le traitement de l'ulcère peptique.(Use of Enterogastrone in Management of Peptic Ulcer.) 'Post-Grad.Met.\u201d, 21: 333 (nov.1947, Un résumé des travaux sur l\u2019entérogastrone est présenté dans ce travail.L\u2019action inhibitrice sur la sécrétion et la motricité gastrique par l\u2019entérogastrone, fut démontrée.L\u2019entéro- gastrone est encore effectif dans les ulcères peptiques créés spécialement par la méthode de Williamson-Mann, ainsi que dans les ulcères causés par l\u2019action de l\u2019histamine.Les résultats jusqu\u2019ici indiquent que l\u2019enté- rogastrone peut modifier le cours de la lésion ulcéreuse et que dans beaucoup de cas les malades ont bénéficié de résultats encourageants.Les auteurs concluent qu\u2019il faudra attendre que cette substance soit de nouveau purifiée pour juger de son efficacité intrinsèque.A.CANTERO.NEURO-PSYCHIATRIE A.L.HAYNE et R.H.BROWN.\u2014 La thérapie intrathécale n\u2019est pas nécessaire dans le traitement de la méningite par \"hémophi- lus influenzae\u201d.(Intrathecal therapy not required for H.Influenzae meningitis.) \u2018\u201cJ.A.M.A.\u201d, 136: 597 (28 février) 1948.Les auteurs ne croient pas qu\u2019il soit nécessaire d\u2019introduire dans l\u2019espace sub-arach- noïdien soit le sérum de lapin anti-influenza du type B soit la streptomycine.Ils ont la conviction que les injections intraveineuses de sérum et intramusculaires de streptomycine suffisent pour exercer une action efficiente et amener la guérison.D\u2019autre part, ils jugent que l'usage du sérum peut être délaissé quand 730 la streptomycine est à la disposition du médecin traitant.Cette opinion des auteurs s'appuie sur leurs constatations de 28 cas de méningites traités par eux.Tous ces malades reçurent un sulfamidé (de la sulfadiazine).Onze malades furent soumis à la streptomycine par voie intramusculaire et tous guérirent.D\u2019autre part les auteurs rapportent que 5 cas obtinrent la guérison par le seul emploi d\u2019un sulfamidé.Et 5 cas furent guéris par l\u2019administration du sérum par voie endovei- neuse.Ainsi, sur 28 malades, 21 furent guéris sans avoir eu recours à la voie intrathécale.Les auteurs en viennent à la conclusion que le traitement de la méningite par l\u2019dhémophi- lus influenzæ » doit comporter un sulfamidé (sulfadiazine) et la streptomycine intramusculaire, et le sérum spécifique de lapin que sl on ne pouvait pas employer la streptomycine, ce qui devient de moins en moins probable.Roma AMYOT.I.S.WECHSLER et S.W.GROSS.\u2014 L'\u2019artériographie cérébrale dans l'hémorragie subarachnoïdienne.(Cerebral arteriogra- phy in subarachnoid hemorrage.) \u201cJ.AM.A.\u201d, 135: 517 (21 février) 1948.Les AA.rapportent le résumé de 10 observations de malades ayant été l\u2019objet d\u2019une hémorragie subarachnoïdienne.Les 10 cas furent examinés par l\u2019excellent procédé de Moniz qui consiste dans la visualisation aux rayons-X de la circulation artérielle cérébrale par injection intracarotidienne d\u2019une substance opaque.Le « thorotrast » (bioxyde du thorium) fut employé généralement comme substance opaque, mais vu l'inconvénient de sa propriété radioactive, l\u2019auteur employa plutôt le « diodrast » (composé contenant de l\u2019iode).Les auteurs vantent l\u2019avantage d\u2019une telle exploration en présence d\u2019une hémorragie sous-arachnoïdien- ne; elle permet de découvrir dans le majorité des cas l\u2019origine de l\u2019hémorragie et la nature de la lésion qui lui a donné naissance.Conséquemment, le traitement peut devenir moins passif et être dirigé favorablement contre cette lésion.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Ainsi, des 10 cas des auteurs, l\u2019artériographie révéla une malformation artérielle dans 6 cas et un anévrysme des gros vaisseaux de la base (hexagone de Willis) dans 6 cas.Les 6 cas de malformation furent traités de la façon suivante : ligature de la carotide primitive homo- latérale dans 4 cas; les deux autres cas furent soumis à la radiothérapie.Des 4 cas d\u2019anévrysme, 3 eurent une ligature de la carotide et dans l\u2019autre cas on effectua une ligature intracrânienne.La ligature carotidienne réduit la circulation artérielle de 50% et peut sûrement prévenir la récurrence de l\u2019hémorragie; le danger d\u2019une hémiplégie ou de convulsions qu\u2019elle peut encourir est minime, selon l\u2019avis des auteurs (ce qui n'est pas admis par tous).Les auteurs croient que les hémorragies sub- arachnoïdiennes récidivantes ne sont pas généralement dues à un anévrysme, mais plutôt à une malformation vasculaire cérébrale ou encore mieux encéphalique.Roma AMYOT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE L.P.MacHAFFIE, S.F.PENNY et E.C.BECK.\u2014 Teignes du cuir chevelu chez les enfants des écoles publiques d'Ottawa, 1946-1947.(Ringworm of the scalp on Ottawa Public school children, 1946-1947.) \u201cCanadian Journal of Public Health\u201d, 39: 89 (mars) 1948.Les A.nous font profiter de leur expérience durant une épidémie de teigne qui eut lieu a Ottawa, dans les écoles publiques durant les années 1946-1947.\u2014 Beaucoup de cas peuvent étre diagnostiqués à l\u2019œil nu, mais l\u2019utilisation de la lampe à U.V.de Wood fait reconnaître un grand nombre de cas qui ne présentaient pas encore de lésions caractéristiques et qui seraient passés inaperçus au simple examen visuel.Elle nous permet en plus de mieux choisir les spécimens de cheveux pour le laboratoire.\u2014 Le laboratoire peut aider au diagnostic par l\u2019examen microscopique et la culture.Le milieu de Sabouraud semble être le meilleur.L\u2019unique champignon qui fut trouvé ANALYSES dans cette épidémie fut le microsporon au- douini.Traitement: L\u2019épilation aux rayons-X fut nécessaire dans presque tous les cas\u2014 L\u2019épilation manuelle, la coupe des cheveux, les onguents fungicides ont réussi à guérir quelques cas.Le service de santé pris les mesures de contrôle nécessaires pour juguler cette épidémie.1P Dépistage des cas.\u2014 2° Traitement par le médecin de famille\u2014 3°.\u2014 Instructions aux coiffeurs.\u2014 4° Instructions aux parents \u2014 5° \u2014Instructions aux médecins.La belle collaboration, service de santé \u2014 école \u2014 médecine \u2014 parents \u2014 coiffeurs \u2014 permit d\u2019arrêter rapidement l\u2019épidémie.Jean DARGIS ELECTRO-RADIOLOGIE G.E.RICHARDS.\u2014 Le cancer du sein: rôle de la chirurgie et de la radiothérapie; 1ère partie: étude des facteurs qui déterminent le succes ou la faillite du traitement.(Mammary Cancer: The place of Surgery and Radiotherapy in its management.Part 1: À study of the factor which determine success or failure in treatment.) \"British Jr.Radiology\u201d, 21: 109 (mars) 1948.Le cancer du sein est le quatrième en importance de tous les néoplasmes malins.Il est responsable de 12% des morts par cancer et cause au moins 1500 morts par année au Canada.Les deux méthodes de traitement disponibles sont la chirurgie et la radiothérapie.L\u2019une et l\u2019autre peuvent être employées seule ou en associations diverses.Leur usage a été sujet à controverse pendant de nombreuses années.La technique chirurgicale étant si parfaite à l\u2019heure actuelle, l\u2019on peut s'attendre à améliorer les résultats par modification de cette technique uniquement.Les résultats obtenus chirurgicalement doivent servir de critère d\u2019évaluation de toute autre méthode, c\u2019est-à-dire que les résultats de toute autre méthode employée, doivent être comparés à ceux de la chirurgie.731 Il est généralement admis à l\u2019heure actuelle que les résultats chirurgicaux se rapprochent des chiffres suivants: Stage 1.Stage 11.70% de survie aprés 5 ans.25 à 30% de survie après 5 ans.Stage III.5% de survie après 5 ans.La classification est celle de Stanthal.Entre 1933 et 1943, 1271 cas ont été observés et traités à «The Ontario Institute of Radiotherapy» dont le docteur Richards est le Directeur.1189 cas ont été opérés par 30 chirurgiens, et la moyenne générale de survie après 5 ans a été de 43%.Apparemment 921 de ces cas ont été soumis à la mastectomie radicale suivie de radiothérapie post-opératoire intensive.Voici les chiffres que donne l\u2019auteur pour cette méthode de traitement.Stage 1.147 cas - 81% de survie après 5 ans.À comparer avec 70%.Stage II.591 cas - 43% de survie après 5 ans.À comparer avec 25 à 30%.Stage 111.183 cas - 13% de survie après 5 ans.À comparer avec 5%.D\u2019après Darlau, en 1927, 22% des cas non traités survivent après 5 ans.Si ces chiffres sont véridiques, il est évident que les méthodes actuellement employées ne donnent pas satisfaction et l\u2019on estime que l\u2019on doit faire mieux avec les moyens à notre disposition.Certains facteurs ont une importance considérable dans l\u2019appréciation des résultats.Les uns sont dans les limites de notre contrôle et les autres sont inhérents à la nature même de la maladie.L\u2019auteur donne alors sa propre classification clinique de la maladie estimant que toutes les classifications antérieures sont insuffisantes.En marge de cette classification paraissent les résultats de l\u2019auteur. 732 I.Peau \u2014 non envahie ] Survie Tumeur \u2014 localisée au sein, mobile, | de 1 4 3 cms de diamétre.5 ans Métastases: aucune, pas de ganglion.J 81%.II.Peau \u2014 non envahie.Tumeur \u2014 localisée au sein, mobile, | survie de 3 à 6 cms de diamètre.5 ans Métastases \u2014 quelques ganglions 54%.axillaires seulement.J III.Peau \u2014 adhérente mais non envahie ou rétraction du mamelon.Tumeur localisée au sein, plus que 6 LE, cms de diamètre.Adhérente au fascia mais pas à la 5 ans paroi thoracique.| 38%.Métastases: quelques ganglions axillaires ou aucun ganglion.J IV.Peau \u2014 cedématiée ou indurée ou ) peau d\u2019orange ou ulcération, ou nodules cutanés ou signes d\u2019inflammation aiguë.Survie Tumeur: infiltration diffuse ou fixité | après à la paroi ou ædème du sein.5 ans Métastases: plusieurs ganglions axil- 16%.laires envahis ou adhérents.| Pas de métastases à distance, clini- | quement ou radiologiquement.J V.Peau \u2014 comme plus haut ou avec nodules secondaires en dehors du sein.| Tumeur \u2014 comme plus haut.| Survie Métastases \u2014 ganglions axillaires | après massifs ou ganglions sus claviculaires | 5 ans ou métastases à distance clinique- | 3%.ment ou radiologiquement.] Certaines tumeurs progressent plus rapidement que d\u2019autres.En moyenne une tumeur progresse d\u2019un cm.en 3 mois.Plus la croissance est rapide, plus la tumeur est maligne.Bartlett a prouvé par des statistiques que les tumeurs situées dans l\u2019hémisphère interne de la glande, sont plus graves que celles situées dans l\u2019hémisphère externe.Cette gravité s\u2019explique par le danger plus grand de métastases au médiastin et aux poumons.Richards résume le facteur anatomo-patho- logique comme ceci: « Histological studies alone have not yet proved to be the reliable guide we are seeking».Il prétend également après l\u2019étude de statistiques, que le pronostic L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 de la maladie n\u2019est pas plus défavorable chez les jeunes femmes que chez les plus âgées.L'avantage apporté par la castration radio- thérapique est si peu important qu\u2019il ne juge pas devoir l\u2019imposer à ses patientes bien qu\u2019il la recommande dans des cas choisis.Le cancer survenant chez une femme enceinte semble être plus grave, mais la grossesse survenant après un traitement bien conduit ne semble pas aggraver le pronostic.La mastectomie radicale est l'opération après laquelle 1l y à moins de récidive locale.La radiothérapie préopératoire semble diminuer considérablement les récidives locales, même chez les cas avancés (chiffres basés sur 70 cas de radiothérapie préopératoire).Il décrit ensuite son «Index clinique de malignité».(Clinical Index of Malignancy).C\u2019est une formule mathématique qui donnerait une idée du pronostic d\u2019après l\u2019examen clinique.Les différents facteurs en sont: la présence ou l\u2019absence de lactation, l\u2019âge de la malade, la situation de la lésion, le taux de croissance de la tumeur et le stage clinique.Plus l\u2019index est élevé, plus le pronostic est réservé.Richards étudie ensuite l'efficacité de la radiothérapie pré-opératoire.Cette radiothérapie pré-opératoire comprend: rayens X, et radium interstitiel (dans les ganglions ou la masse tumorale résiduelle ».D\u2019après les biopsies faites après irradiation, il conclut que la radiothérapie peut stériliser 25% des tumeurs du sein, 35% des ganglions axillaires et 50% sus-claviculaires.La radiothérapie pré-opératoire, si elle est bien faite, ne gêne pas l\u2019opération subséquente pourvu que celle-ci soit faite au moins six semaines après la fin du traitement, et les minces inconvénients sont plus que compensés par l\u2019amélioration des résultats.Résultats comparés des différentes méthodes (survie de 5 ans) non traitées - 22% - à tous les stages.Chirurgie seule - 30% - à tous les stages.Chirurgie et radiothérapie postopératoire à tous les stages, cas limités prédominants. ANALYSES Radiothérapie préopératoire et chirurgie - 47% - cas avancés seulement.D\u2019après son expérience personnelle, l\u2019auteur recommande dans les Stages 1 mastectomie radicale, radiothérapie postopératoire dans cas choisis seulement.Alors survie de 5 ans dans l\u2019ordre de 75% à 90%.et 111 - radiothérapie préopératoire suivie de mastectomie radicale et dans certains cas radiothérapie postopératoire.Survie de 5 ans dans l\u2019ordre de 65% à 70%.et V - radiothérapie intensive d\u2019abord.Quelques-uns de ces cas deviendront opérables et alors devront subir une mastectomie radicale.Survie de 5 ans dans l\u2019ordre de 35% à 43%.Jean-Louis HYGIENE N.E.McKINNON.\u2014 Diminution des taux de mortalité par rougeole et coqueluche dans la province d'Ontario, de 1900 à 1945.(Mortality reductions in Ontario, 1900-45.Measles and whooping cough.) \"Canad.Journal of Public Health\u201d, 89: 95 (mars) 1948.Voici les taux de mortalité de 1900 a 1945 respectivement \u2014 pour la province d\u2019Ontario et pour les maladies suivantes\u2014: Coqueluche: 8.5 et 1.4; Rougeole: 6.6 et 1.\u2014Maladies respiratoires 14.9 et 5.4.Stages 11 Stages 1V LEGER.733 L\u2019A.cherche à analyser les causes de ce déclin de la mortalité.Est-ce que la fréquence de ces maladies aurait diminué?L\u2019A.ne le croit pas \u2014 Rien ne le laisse croire \u2014 Est-ce que la virulence des microbes en cause aurait diminué?\u2014 C\u2019est très peu probable.\u2014 L\u2019A.ne le croit pas \u2014 Est-ce dû à certaines mesures prophylactiques ou thérapeutiques spécifiques?\u2014 Nous pensons au vaccin anticoque- lucheux, aux sulfamidés.\u2014 L\u2019A.fait remarquer que la courbe descendante des taux de mortalité était commencée beaucoup avant ces mesures spécifiques \u2014 et que d\u2019ailleurs elle n\u2019a pas été aggravée par elle (contrairement à ce qui est arrivé pour d\u2019autres groupes).L\u2019auteur présente l\u2019explication suivante qui à elle seule d\u2019ailleurs ne rend pas compte de tout.\u2014 Ces mortalités sont surtout attribuables a des complications, lesquelles surviennent surtout chez des enfants débiles, mal nourris malpropres, vivant dans un milieu pauvre ou encore dans des institutions mal tenues.Or ces conditions ont certainement disparu dans une certaine partie de la population.Où elles ne sont pas changées, les taux n\u2019ont pas tant diminué .Voici un facteur qui pourrait expliquer cette baisse de la mortalité.Une analyse de notre mortalité infantile, faite dernièrement dans notre ville semble confirmer les avancés de l\u2019auteur.Jean DARGIS SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doïvent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 9 \u2018 avril 1948, tenue à l'hôpital Laval.Endoscopie des bronches segmentaires.MM.J.HALLE et A.POTHIER Les auteurs désirent mettre en évidence: 10 l\u2019importance d\u2019une notion anatomique plus précise de la segmentation broncho-pulmo- naire.2° les conséquences cliniques et thérapeutiques qui en découlent.3° son indispensabilité en pathologie broncho- pulmonaire.Quatre observations de tumeurs thoraciques.M.L.ROUSSEAU Une première observation correspond à un sujet présentant des métastases d\u2019un cancer endobronchique généralisées aux deux poumons.Chez un deuxième malade, une image pseudokystique au sommet du poumon gauche éveille l\u2019idée d\u2019une tumeur neurogène.Ces tumeurs seraient bénignes durant des années mais évolueraient ultérieurement avec des caractères de malignité.Le diagnostic dans ce cas reste hypothétique.Un troisième malade tuberculeux a développé, au cours d\u2019une cure sanatoriale, un épanchement pleural et des ganglions dont la nature lymphosarcomateuse a été établie par un examen histopathologique.Rétrocession temporaire du processus tumoral par la radiothérapie.La quatrième observation est celle d\u2019un sujet porteur d\u2019un cancer endobronchique traité chirurgicalement et dont les résultats sont satisfaisants après.trois mois.Vitamine D?et tuberculose expérimentale du cobaye.M.M.GIROUX L\u2019expérience rapportée consiste dans l\u2019étude du mécanisme d\u2019action de la Vitamine D?(Calciférol) sur la tuberculose expérimentale de primo-infection du cobaye.10 La Vitamine D2 donnée en ingestion, à hautes doses, n\u2019a aucune action ni bactériostatique, ni bactéricide sur la tuberculose du cobaye.2° La vitamine D2 agissant sur le métabolisme du Calcium, déplace celui-ci et le fixe sur les lésions tuberculeuses, en voie de caséification.3° Le cobaye dont l\u2019organisme est saturé de Vitamine D?, avant l\u2019inoculation du bacille de Koch, résiste plus longtemps à l\u2019invasion bacillaire.Séance du 16 avril 1948.Tenue à l'hôpital de l'Enfant-Jésus.Un syndrome de Pel-Ebstein.M.M.TURCOTTE Un jeune homme de 33 ans est observé, du 22 novembre 1946 au 27 mars 1947, pour un syndrome infectieux qui a prêté à bien des difficultés quant au diagnostic. SOCIÉTÉS Un passé vide de faits pathologiques nota- .bles, si ce n\u2019est l\u2019excision d\u2019un ganglion cervical qui a été trouvé, par l\u2019anatomo-patholo- giste, suspect de lésions pouvant se rapporter à une maladie de Hodgkin au début, complique l\u2019anamnèse.Au moins quatre courbes de température extraordinairement semblables, quant aux tracés et au temps, avec des chutes brusques survenant après deux ou trois jours de vomissements, une lenteur relative du pouls, une rate qui fait longtemps douter de son hypertrophie, une anémie progressive, une certaine leucopénie, un amaigrissement lent et des alternances de pertes et de regains de forces physiques font penser à toutes sortes de choses.Durant l\u2019évolution de cette affection, nous avons à éliminer, tour à tour, la fièvre ondulante, la fièvre rhumatismale, l\u2019abcès du poumon, une collection purulente du médiastin, une infection aiguë de la vésicule biliaire, ce à quoi nous ne parvenons qu\u2019après bien des doutes et bien des difficultés.Enfin, par élimination et grâce à la perception d\u2019une rate qui est définitivement grosse avec le souvenir de cet biopsie ganglionnaire fait en avril 1945, nous nous rallions à une Maladie de Hodgkin (forme abdomino-splénique) et des recherches dans les publications nous font reconnaître le syndrome de Pel-Ebstein qui coiffe très bien notre malade.En fin de mars 1947, une autopsie pratiquée par le docteur Louis Berger confirme ce diagnostic qui nous avait coûté bien du labeur.Hernie discale cervicale.M.Jean SIROIS Quatre cas de hernie discale cervicale, opérés à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus depuis 1946, sont rapportés.L\u2019auteur en profite pour faire un rappel anatomique très bref et pour donner une description des variétés cliniques des lésions qui peuvent se rencontrer dans les hernies discales 735 cervicales et des deux principaux syndromes de compression.:médullaire.ou radiculaire qui se rencontrent le plus fréquemment à l\u2019occasion de telles lésions cervicales.a Un mot est :mentionné du traitement chirurgical que doivent recevoir ces malades sans que des explications techniques détaillées solent données.0 Pour terminer, les \u2018quatre observations sont rapportées en détails.Formes graves de fragilité essentielle des os.M.Antoine 1 POULIOT Présentation de deux malades souffrant d\u2019une ostéodystrophie, dont l\u2019une fut diagnostiquée « Ostéopsathyrose de Lobstein » et l\u2019autre «Ostéogenesis Imperfecta de Vrolik».Cette maladie est caractérisée par la présence du syndrôme de Van der Hœves: fragilité osseuse, coloration bleutée des sclérotiques, otosclérose.Il ne s\u2019agit pas chez nos deux malades d\u2019entités cliniques distinctes mais bien des formes différentes d\u2019une même maladie ratta- chable à des troubles de l\u2019ostéogénèse.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 29 janvier 1948 Présidence de M.P.-M.Ricard.La maladie fibrokystique du pancréas.(2 observations) M.Norbert VÉZINA Le but de la présente communication est d\u2019attirer l\u2019attention sur une entité clinique maintenant bien nettement établie en pédiatrie et à laquelle on ne pense pas habituellement: la maladie fibrokystique du pancréas.Dans chaque cas, la lésion caractéristique du pancréas existe dès la naissance: sclérose 736 abondante détruisant les acini, et épargnant les îlots de Langherans.Les canaux pancréatiques et les acini qui n\u2019ont pas été détruits forment des kystes plus ou moins importants remplis d\u2019une sécrétion visqueuse.Il s\u2019agit d\u2019une maladie familiale, héréditaire, mais en dehors du facteur génétique, il existe sûrement d\u2019autres facteurs étiologiques que nous ignorons encore.Sur la table d\u2019autopsie, ce n\u2019est pas le pancréas qui attire l\u2019attention, mais plutôt les poumons avec leurs noyaux de broncho-pneumonie.Dans la grande majorité des cas, il existe en outre une bronchiectasie marquée.On ne connaît pas encore le mécanisme qui préside à l\u2019apparition constante de lésions bron- cho-pulmonaires aussi importantes dans la maladie fibrokystique du pancréas.On estime que la maladie fibrokystique du pancréas est aussi fréquente que le bec-de- lièvre.Le diagnostic de la maladie fibrokysti- que du pancréas est avant tout un diagnostic clinique: en face d\u2019un nourrisson qui présente une toux chronique, récidivante, et qui n\u2019engraisse pas malgré un bon appétit, il faut toujours songer à la maladie fibrokystique du pancréas.Le dosage de la trypsine dans le suc duodénal est le seul examen de laboratoire capable d'apporter une confirmation de valeur à l\u2019impression clinique.Une façon de mesurer l\u2019activité tryptique du suc duodénal consiste à mettre ce dernier en présence de la caséine durant un temps donné et à calculer ensuite l\u2019azote ainsi libéré.Les résultats s\u2019énoncent en grammes d\u2019azote libéré par 100 ce.de liquide duodénal.Des valeurs inférieures à 4 grammes sont l'indice d\u2019un fonctionnement insuffisant du pancréas exocrine.Les signes radiologiques pulmonaires sont souvent très suggestifs.La radiographie des poumons montre une accentuation des arborisations péribronchiques des deux côtés, avec ou sans bronchiectasie.Les poumons examinés à une phase avancée de la maladie apparais- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 sent souvent chargés d\u2019infiltrations en flocons de neige semblables à celles que l\u2019on rencontre au cours de la tuberculose miliaire.Observations Première observation \u2014 Johanne B.est vue pour la première fois à domicile à l\u2019âge de 4 mois.Son poids, à ce moment, est le même qu\u2019à sa naissance: 7 lbs, 8 oz.La mère nous apprend que l\u2019enfant, depuis sa naissance, fait de la diarrhée et présente des accès de toux accompagnés de suffocation.L\u2019enfant vient à peine de sortir d\u2019un hôpital local où elle avait dû séjourner une semaine à cause d\u2019un tirage très intense accompagné de cyanose.On lui a fait, à cet endroit, des aspirations des sécrétions bronchiques sous le bronchoscope.Le bébé a quitté, hier, l\u2019hôpital grandement amélioré; mais cette amélioration n\u2019a duré qu\u2019une quinzaine d\u2019heures.Lorsque nous examinons l\u2019enfant, le tirage est réapparu et la cyanose s\u2019étend à tout le tégument.Il s\u2019agit d\u2019un nourrisson athrepsique, semi-comateux, refusant toute alimentation, et respirant très laborieusement.Le bébé est aussitôt admis à l\u2019hôpital Notre-Dame.Grâce à l\u2019oxygénothérapie et à la pénicilline, l\u2019enfant émerge rapidement de son marasme.À l'analyse, les graisses forment 35% du résidu sec des selles.La radiographie des poumons montre une infiltration des deux champs pulmonaires, que le radiologiste interprète comme étant d\u2019origine probablement bacillaire.La réaction à la tuberculine est négative toutefois.Le suc duodénal est retiré à l\u2019aide d\u2019une sonde dont on a contrôlé la position dans le duodénum par les rayons X.L'activité trypti- que est mesurée par la méthode de McClure, Wetmore et Reynolds, modifiée par Northrop et Kunitz.Sur 3 dosages et leurs blanks, le dosage de l\u2019azote après Kyeldalhisation et Nesslerisation et comparaison au spectro- photo-colorimètre Coleman, donne 0 gramme 075 d\u2019azote %.(normal \u2014 4 grammes %). SOCIÉTÉS L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital dans un état très satisfaisant bien que son poids reste toujours stationnaire.À domicile, la pénicilline est continuée sans interruption sous forme de tablettes orales.La pancréatine est prescrite à raison de 1 gramme par biberon de 6 oz.La formule de lait pasteurisé est changée pour du lait pro- téiné.Le régime est complété par des purées de fruits et de légumes.Malgré le traitement, l\u2019enfant meurt de broncho-pneumonie à l\u2019âge de 6 mois.Le poids est de 7 lbs et 11 0z., au décès.Il fut impossible d\u2019obtenir l\u2019autopsie.Deuxième observation.\u2014 Cette observation a trait à une enfant de 19 mois qui nous est envoyée pour un état semi-comateux.L'enfant arrive à l'hôpital dans une condition pitoyable après un voyage de quelque 350 milles.La mère raconte que les troubles chez sa petite ont débuté \u2018dès l\u2019âge de 15 jours par une diarrhée profuse (environ 20 selles par jour), diarrhée qui a toujours persisté depuis (présente encore 5 à 8 selles par jour).De poids normal à la naissance (6 lbs 9 oz.), l'enfant qui a actuellement 115 an, ne pèse que 17 lbs.Elle n\u2019a marché qu\u2019à 16 mois.Vers l\u2019Âge de 7 mois, elle a commencé à tousser.La toux est rapidement devenue quinteuse, accompagnée de cyanose et souvent suivie de vomissements.Cette toux a toujours duré jusqu\u2019à il y a quelques jours.Il y a 4 ou 5 jours, l\u2019enfant est devenue tellement somnolente qu\u2019on pouvait à peine l\u2019éveiller pour l\u2019alimenter: c\u2019est alors qu\u2019il a été décidé de la transporter à l\u2019hôpital.A l\u2019examen, on est en présence d\u2019une enfant moribonde.Le foie est gros, l\u2019abdomen ballonné, les narines remplies d\u2019un sang noir desséché.La glycémie est de 250 mgr.et l\u2019azote non protéique de 104 mgr.Il existe une légère lymphocytose dans le liquide céphalo-rachidien.La mort de l\u2019enfant survient 8 heures après son entrée à l'hôpital.737 A l\u2019autopsie on constate des lésions avancées de broncho-pneumonie disséminées dans les deux poumons.L\u2019examen histologique du pancréas montre une destruction de toute la glande exocrine par une fibrose abondante, avec conservation des îlots de Langherans.Ceux-ci cependant sont nettement hyperpla- siés.Dans ce pancréas il reste encore, ici et là, quelques agglomérations insignifiantes d\u2019acini étranglées par un tissu conjonctif épais.D\u2019autres acini sont devenus kystiques et contiennent un matériel qui semble très dense.Les canaux pancréatiques eux-mêmes sont fortement dilatés par endroits et renferment de cette même substance.À l\u2019examen microscopique du parenchyme pulmonaire il existe une bronchiectasie marquée et de nombreux noyaux purulents.(2 janvier 1948) Discussion.M.NorperT VEzINA.C\u2019est une maladie très fréquente, d\u2019un diagnostic facile avec les symptômes suivants: toux, diarrhée, l\u2019enfant perd du poids, ou du moins reste au même poids.Le laboratoire nous aide par la découverte de stéatorrhée dans les selles.La radiographie des poumons nous donne une image de granulie à la phase terminale.À l\u2019autopsie: le pancréas est normal apparemment; les poumons nous donnent une image de bronchiectasie ou de broncho-pneumonie; microsco- piquement les îlots de Lan- gherans sont hyperplasiés et les glandes exocrines sont détruites.L\u2019étiologie est inconnue \u2014 d\u2019origine congénitale.Le traitement.consiste en un régime riche en protéines.Pancréatine 1 cuil.à thé dans chaque biberon.: M.JEAN GrIGNON.La diminution du taux du calcium a-t-elle été mentionnée dans l\u2019étiologie? 738 M.N.VÉzINA.Non, cette diminution ne peut expliquer les troubles du poumon; il peut y avoir de la tétanie mais d\u2019origine congénitale.Anderson croit à une avitaminose À.M.L.©.SIMARD, ne croit pas au syndrome pancréatique pour expliquer les lésions pulmonaires.M.Yves CHuarur.Les reins étaient-ils polykystique ?\u2014 M.N.VÉzINA.Non.M.Y.Cxuarur.ŸY a-t-il eu dosage de la lipase et de l\u2019amylase ?\u2014 M.N.VÉzINA.Ces dosages n\u2019ont pas été faits.Un cas d'agénésie du corps calleux.Diagnostic par la pneumo-encéphalogra- phie gazeuse.M.Roma AMYOT En 1937, Hyndman et Penfield affirmaient que les cing cas d\u2019agénésie du corps calleux dont ils rapportaient les observations étaient les premiers ou le diagnostic avait été posé durant la vie des malades et cela grâce à la ventriculographie gazeuse.Le cas rapporté ici comporte le même diagnostic, de par l\u2019aspect particulier des ventricules du malade, vVisualisés par l\u2019injection d\u2019oxygène.L\u2019arrêt de développement du corps calleux, volumineuse commissure blanche inter-hémis- phérique, ne crée aucune symptomatologie typique.Il arrive que très souvent elle est couplée à de l\u2019oligophrérie et à des convulsions ou de l\u2019épilepsie (comme chez le malade dont il est question ici).Mais ces deux ordres de phénomènes sont loin d\u2019être exclusivement l\u2019apanage de l\u2019agénésie calleuse.Ils sont d\u2019une très grande fréquence et leurs causes sont d\u2019une variété et d\u2019une nombre déconcertants.En plus, on croit que les accidents mentaux et neurologiques qui accompagnent l\u2019agénésie calleuse ne sont pas la conséquence directe de cette dystrophie, mais plutôt l\u2019effet d\u2019autres lésions cérébrales associées.Et cela explique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButremiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 bien que le diagnostic ne peut être formulé que par un procédé complémentaire à la clinique: en l\u2019occurrence la ventriculographie gazeuse.Tout dernièrement on requérait une consultation neurologique pour un enfant du service de pédiatrie.Ce dernier avait 3 ans, et avait été hospitalisé pour des phénomènes convulsifs s\u2019étant manifestés durant les deux dernières semaines.Cet enfant de 3 ans ne parlait pas, ne pouvait marcher seul et éprouvait la plus grande difficulté à maintenir son équilibre en position verticale.L'absence du réflexe cochléo-palpébral et l'impossibilité à attirer son attention par un bruit provoqué ou par des interpellations firent présumer que cet enfant était sourd, ce qui aurait pu être la cause de sa mutité.Mais il y avait encore plus au point de vue mental: cet enfant ne s\u2019intéressait nullement à son entourage, il ne prétait aucune attention à ce qui se passait autour de lui et n\u2019exprimait aucun Indice mimique de sentiment ou de pensée.Ce petit malade avait été opéré, à un mois, d\u2019une sténose pylorique; nul autre incident, nulle autre maladie n\u2019avaient marqué ses antécédents.Une radiographie du crâne s\u2019était montrée normale, sauf peut-être des impressions digitiformes un peu plus marquées que normalement sur la table interne.Il fut décidé de procéder à une pneumo- encéphalographie pour compléter l\u2019examen clinique.Au cours de cet examen, sous anesthésie générale, il fut constaté que le liquide céphalo-rachidien avait une pression et un aspect normaux; l\u2019investigation biologique en fut trouvée négative.En incidence antéro-postérieure, \u2018le malade couché sur le dos, l\u2019oxygène occupant les por- : tions 1, 2 et 3 des ventricules latéraux, on voit: 10\u2014l\u2019écartement des ventricules surtout dans leur segment 3; a 5 20\u2014leur face interne est concave; SOCIÉTÉS 30o\u2014leur extrémité supérieure se montre en pointe 40\u2014une image aérée qui semble bien être le 3e ventricule remonte entre les 2 ventricules écartés, occupant la moitié inférieure de l\u2019espace inter-ventriculaire.En incidence antéro-postérieure, le malade couché sur le ventre, on voit l\u2019image aérée du 3e ventricule légèrement dilaté et celle des deux ventricules latéraux dans leur segment 4 légèrement dilaté et partiellement rempli d\u2019oxygène d\u2019où incomplètement visualisé.En incidence latérale, on voit une image ventriculaire à peu près normale montrant tous les segments du ventricule latéral, le segment 4 peut-être légèrement dilaté.Cet aspect encéphalographique ou plus précisément ventriculographique suggère une agénésie du corps calleux.Si on consulte Davidoff et Dyke, Hyndman et Penfield, on peut superposer la description de ces auteurs à l\u2019aspect des radiographies du malade actuel.Les caractères principaux ventriculographiques de l\u2019agénésie calleuse sont les suivants: l\u2019écartement des ventricules latéraux; la concavité de leur face interne; la présence d\u2019une cavité aérée entre les deux ventricules qui est le 3e ventricule anormalement remonté; enfin la forme en pointe de leur sommet; ils offrent, selon l\u2019expression de Hyndman et Penfield, un aspect biscornu.L\u2019écartement des deux ventricules peut être produit par une lésion tumorale inter-ventri- culaire comme par exemple un lipome du corps calleux tel que nous en publidmes un cas dans «l\u2019Union médicale du Canada » en novembre 1946, mais alors le 3e ventricule n\u2019est pas remonté et n\u2019apparaît pas sous l\u2019aspect d\u2019une cavité aérée entre les 2 ventricules écartés et le sommet de ces derniers n\u2019est pas en pointe, mais pourra être plutôt arrondi ou en dôme.Il se trouve aussi qu\u2019un kyste du septum luci- dum (Dandy) ou la dilatation du 4e ventricule (entre les deux feuillets du septum) puisse provoquer un tel écartement- des ventricules latéraux et si ce kyste ou cette dilatation 739 du 5e ventricule communique avec le système ventriculaire, on verra entre les deux ventricules latéraux écartés une image aérée qu\u2019on pourra prendre pour le 3e ventricule remonté et qui sera plutôt l\u2019image du kyste communicant dans lequel l\u2019oxygène insufflé aura pénétré.Mais ici, et c\u2019est le signe sur lequel insistent tout particulièrement Hyndman et Penfield et auquel ils attribuent un caractère quasi spécifique et sûrement plus particulier que les autres caractères, les deux ventricules n\u2019ont pas leur extrémité en pointe, ils ne prennent pas la forme de deux cornes divergentes due à l\u2019écartement des segments ventriculaires 1, 2 et 3 et à sommet pointu, comme on les découvre dans l\u2019agénésie calleuse.Il va sans dire qu\u2019une telle prévision diagnostique n\u2019apporta rien au problème thérapeutique.Mais, elle comporte un examen plus complet du malade, elle satisfait l\u2019esprit du médecin, lui permet de voir plus clair dans le cas étudié et de se prononcer plus catégoriquement auprès des parents anxieux de savoir sur le compte de leur enfant.Bibliographie DAVIDOFF et DYKE: «Agenesie of corpus callo- sum.» Am.Journ.Roent.Radiumtherapy, 32: l (juillet) 1934.HYNDMAN et PENFIELD: « Agenesie of the corpus callosum.» Arch.N.Psy., 37: 1251 (juin) 1937.| AMYOT: «Contribution à l\u2019étude du lipome du corps calleux.» L'Union Médicale du Canada, 75: 1391 (nov.) 1946.Discussion.M.Roma AMyoT, ajoute quelques explications à son travail \u2014 Pas de discussion.Un cas de péritonite biliaire.M.René GRIGNON En juillet dernier, j\u2019étais appelé auprès d\u2019une « jeune femme » de 83: ans qui accusait, depuis 12 heures, .de violentes douleurs abdominales.A début brusque: dans \u2019hypocondre 740 droit, ces douleurs constantes s\u2019étaient graduellement généralisées à tout l\u2019abdomen.À l\u2019examen, la patiente semblait très malade, elle était déshydratée, souffrante, avec une température à 100.4\u2019, un pouls à 120, une respiration thoracique à 23; son abdomen était ballonné; la palpitation révélait une douleur généralisée marquée ainsi qu\u2019une défense musculaire moyenne avec prédominance dans l\u2019hypocondre droit; la palpation révéla de plus un météorisme généralisé; les poumons étaient normaux; le cœur présentait un souffle systolique a la pointe; la T.A.était a 130/80, le toucher rectal fortement positif.Cette patiente avait quitté l\u2019hôpital 8 jours auparavant; elle avait été traitée médicalement durant 20 jours pour cholécystite aiguë avec T° 100%, 19,250 globules blancs, 91% de poly.neutro.Avec un traitement de soutien et de la pénicilline, graduellement, tout était entré dans l\u2019ordre.Elle quitta l\u2019hôpital apparemment guérie.Elle fut bien, chez elle, jusqu\u2019au moment où elle fit sa crise subite, à la suite d\u2019un repas copieux.Le diagnostic de perforation vésiculaire fut posé et l\u2019opération eut lieu d\u2019urgence.Protocole Opératoire A l\u2019ouverture du péritoine, s\u2019écoule un liquide jaune clair (bile) abondant; le carrefour hépatique est habité par un fouillis d\u2019adhérences englobant la vésicule, le pylore, le duodénum et recouvert en partie par l\u2019épiploon.La libération douce montre une perforation de la vésicule du volume d\u2019un soufre d\u2019allumette à la jonction de l\u2019adhérence entre la vésicule et le duodénum.La vésicule biliaire est de volume moyen, épaissie, en réaction phlegmoneuse et ne contient pas de caleul.Après la libération partielle de la lésion, une cholécystostomie est faite; on place \u2014 Penrose #2 au foyer.L\u2019abdomen est vidé à l\u2019aspirateur, le petit bassin est draîné.Avec ce traitement de soutien et la pénicilline, l\u2019évolution se fait normalement.Quarante-deux jours après l\u2019opération, la patiente L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtern AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 quitte l\u2019hôpital avec des plaies guéries et se sentant parfaitement bien.La péritonite biliaire, par définition, est la réaction péritonéale causée par une quantité variable de bile épanchée dans la cavité péritonéale.L\u2019épanchement peut se produire de quatre façons différentes: I.\u2014Péritonites biliaires sans évidence macroscopique de perforation.a) suintement idiopathique; b) perforation microscopique; 1\u2014à travers la vésicule biliaire; 2\u2014à travers les canaux extra-hé- patiques; 3.\u2014à travers les canaux intra-hé- patiques avec rupture de la capsule de Glisson.II.\u2014Péritonites biliaires à la suite d\u2019un traumatisme.: a) traumatisme de l\u2019abdomen; 1.\u2014rupture du cholédoque; 2.\u2014rupture de la vésicule biliaire; 3.\u2014rupture du foie; b) suintement du lit vésiculaire, a la suite de la cholécystectomie; c) absorption ou glissement de la ligature du cystique; d) pression augmentée dans l\u2019arbre biliaire apres cholécystectomie par la présence d\u2019un calcul dans le cholédoque.1.\u2014rupture du moignon cystique; 2.\u2014rupture du cholédoque; 3.\u2014rupture des canaux intra-hépa- tiques.III.\u2014Péritonites biliaires à la suite d\u2019infection.a) perforation de la vésicule biliaire; b) perforation du cholédoque; c) perforation des canaux sous-séreux du foie. SOCIÉTÉS 741 IV \u2014Péritonites biliaires secondaires à la pression augmentée dans les canaux et la perforation secondaire.a) stricture du cholédoque; b) néoformation occluant le cholédoque; e) dilatation kystique congénitale du cholédoque.Les péritonites biliaires sans perforation macroscopique évidente ont occupé longtemps les chercheurs.Ils en sont venus à la conclusion suivante que: 1o\u2014soit le changement d\u2019état du contenu; 20\u2014soit le changement d\u2019état du contenant; 30\u2014soit le changement d\u2019état des deux à la fois.pouvait permettre la transsudation, à travers la vésicule biliaire et les canaux biliaires intra ou extra-hépatiques, de la bile, soit par de fines perforations ou sans perforation sous forme du suintement.Ils ont conclu que la dévitalisation des contenants pouvait s\u2019effectuer sans ou avec nécrose micro ou macroscopique, sur des calculs, par l'infection ou même sans infection en des circonstances spéciales de reflux pancréatique dans les voies biliaires avec stase, changeant l\u2019état du contenu, par la transformation de la bile au moyen des ferments pancréatiques, de colloide en un cristalloide de pigments biliaires pouvant dialyser méme sans nécrose ou destruction de la muqueuse; cette conclusion explique l\u2019association possible de stéato-né- crose péritonéale.Le reflux pancréatique est favorisé par la présence de calcul dans l\u2019ampoule de Vater ou dans le cholédoque, ou bien par de l\u2019infection produisant un réflexe de vaso-constriction sur le sphincter d\u2019Oddi; le même mécanisme peut se présenter pour toute autre obstruction temporaire ou permanente au niveau du sphincter.Les péritonites biliaires, à la suite de traumatismes, quoique rares, sont plus fréquentes; en tête, viennent les fissures et les ruptures du foie, à la suite d\u2019accidents graves; les premières guérissent souvent seules, les secondes doivent être réparées.Quant aux accidents post-opératoires, ils sont évités par l\u2019exploration adéquate, les lavages des canaux, la bonne manipulation, le: drainage suffisant et l\u2019emploi de bon matériel.Les péritonites biliaires à la suite d\u2019infection, avec en tête celles causées par la vésicule biliaire, sont les plus fréquentes puis, très rarement, viennent celles causées par le cholédoque et les canaux sous-séreux du foie.Le mécanisme s\u2019explique par l\u2019hyperpression secondaire à un spasme du sphincter d\u2019Oddi causé par le processus inflammatoire.Ce troisième groupe est généralement précédé par de l\u2019ictère.Dans le 4ième groupe, la perforation est purement mécanique.Le diagnostic est généralement difficile, surtout lorsque le syndrome n\u2019est pas franchement aigu, les patients sont le plus souvent opérés pour cholécystite aiguë, appendicite aiguë ou pancréatite aiguë.La symptomatologie est variée; elle est le plus souvent caractérisée par une douleur subite, forte et constante dans l\u2019hypocondre droit avec, graduellement, les signes de péritonite, sauf que l\u2019abdomen est distendu et moins dur que le ventre de bois, il y a généralement du météorisme.Ces patients sont toujours très shockés.Le traitement comprend deux stades: 10\u2014Stade opératoire.Réparation du foie \u2014 cholécystostomie \u2014 cholécystectomie \u2014 cholédocotomie \u2014 cholécysto-entérostomie \u2014 plastie du cholédoque selon le cas avec drainage local et drainage pelvien.2°\u2014Stade post-opératoire.Traitement de soutien \u2014 solutés \u2014 plasma \u2014 transfusion \u2014 acides aminés \u2014 toni-cardiaques \u2014 sulfa \u2014 pénicilline \u2014 streptomycine et le traitement préventif de l\u2019iléus paralytique.Il est certain que si l\u2019un des deux stades est négligé, le résultat s\u2019en suit.Dans le cas présent, il s\u2019agit d\u2019une perforation à la suite d\u2019infection. 742 Cette patiente, à cause de son état général et de l\u2019état local des lésions, a eu une cholé- cystostomie avec drainage local et drainage pelvien.Son état général fut suivi tel que ci- haut mentionné et elle a survécu.Conclusion 10\u2014I] ne faut plus reculer devant l\u2019âge.20\u2014Dans ces cas, le diagnostic posé ou même soupçonné, il faut opérer immédiatement en évitant le plus possible le choc opératoire.30\u2014I] faut bien suivre ces patients après l\u2019opération car l\u2019iléus paralytique, installé, l\u2019est généralement définitivement.Discussion.M.RENÉ GRIGNON, présente cette observation: lo\u2014Parce qu'il ne faut plus reculer devant l\u2019âge: le malade ici est âgé de 83 ans.20\u2014 Lorsque le diagnostic posé, il faut opérer immédiatement en évitant le choc opératoire.M.JEAN GRIGNON.Ÿ a-t-il des statistiques de cholécystite aiguë guérie par traitement médical ?\u2014 M.RENÉ GRIGNON.Non, parce que le diagnostic n\u2019est pas toujours absolu.M.Rocrr DUFRESNE, dit qu\u2019ordinairement c\u2019est la cholécystite aiguë catarrhale que nous guérissons par la pénicilline.M.Paur-MavuricE Ricarp.Faudrait-il ajouter la péritonite biliaire typique à votre classification ?\u2014 M.RENÉ GRIGNON.les infections.Elle est comprise dans Danger du taxis dans les hernies étranglées.M.François ARCHAMBAULT Seule: la chirurgie peut offrir un traitement curateur au porteur de hernie non compliquée.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuueTin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 L'intervention reste toutefois un acte volontaire du patient, de l\u2019infirme.Il y a bien la bande herniaire ; cette dernière est souvent inefficace et toujours dangereuse.Seulement devant un cas d\u2019hernie étranglée, l\u2019acte chirurgical est impératif et à brève échéance.Toutes les manœuvres de réduction par taxis, si délicates soient-elles, sont dangereuses et interdites.Voici une histoire clinique qui le prouve.Examen Subjectif Le 20 décembre 1947, Monsieur J.R., 75 ans, nous est dirigé par son médecin de famille avec le diagnostic d\u2019hernie étranglée.Le début des troubles remonte au samedi 13 décembre, par des douleurs en barre de la région sous-ombilicale de l\u2019abdomen.Apparition de nausées et de vomissements, le lundi 15 décembre 1947, qui réapparaissent le vendredi le 19.Quant aux évacuations intestinales elles ont eu lieu vendredi le 12, mardi le 16, vendredi le 19.Mardi le 12, manceuvres de réduction par taxis d\u2019hernie inguinale droite.C\u2019est ce malade qui nous est dirigé samedi le 20 décembre, pour douleurs abdominales avec persistance de nausées et vomissements et sans arrêt de matières et des gaz.Examen Objectif Ventre de bois généralisé.Maximum de douleur dans l\u2019hémi-abdomen droit.Matité hépatique conservée.Présence d\u2019une hernie inguinale droite réductible.Toucher rectal: cri du Douglas.Diagnostic Pré-opératoire D\u2019emblée nous portons le diagnostic de péritonite généralisée :sans pouvoir préciser la cause exacte, que nous croyons être d\u2019origine appendiculaire.- SOCIÉTÉS Protocole Opératoire Anesthésie rachidienne: incision para-mé- diane droite para-ombilicale.À l\u2019ouverture du péritoine, liquide séro-purulent sans odeur.L\u2019exploration révèle, à cinq pieds du coecum, deux anses grêles accolées avec dilatation en amont et rétrécissement en aval.Diagnostic: péritonite généralisée secondaire à une perforation du grêle, elle-même secondaire à une réduction en masse d\u2019une hernie étranglée.Résection intestinale avec anastomose laté- ro-latérale.Examen Histologique Les anses intestinales sont soudées les unes aux autres par des adhérences scléreuses anciennes; au pourtour des anses existe une péritonite plastique sur laquelle s\u2019ajoute une péritonite suppurée récente.La muqueuse intestinale elle-même ne semble pas ulcérée dans les fragments examinés, mais elle est infiltrée par une infiltration inflammatoire chronique polymorphe.\u2018(Dr Claire Gélinas- Mackay) Conclusion Les accidents et dangers du taxis sont: lo\u2014réduction en masse du sac et de son contenu; 20\u2014réduction partielle avec persis- 743 tance d\u2019une anse étranglée; 3°\u2014réduction d\u2019un intestin gangrené ou soudé par des adhérences.Cette dernière possibilité est le cas de notre malade qui fort heureusement est sorti sans autres incidents de son ouverture, malgré son âge.Discussion.M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT.C\u2019est un document de plus contre le taxis dans les hernies étranglées.M.Paur Davrn.Pour un meilleur élément de pronostic y aurait-il lieu de faire des électrocardiogrammes avant les interventions chirurgicales chez les personnes agées?\u2014 M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT.Je suis de l\u2019avis du docteur David et nous abondons dans le même sens.M.Paur-Maurice Ricarm.Pourquoi le rapporteur n\u2019est-il pas en faveur du taxis?\u2014 M.F.ARCHAMBAULT.dents et dangers: A cause des acci- 10\u2014Réduction en masse du sac et de son contenu.20\u2014Réduction partielle avec persistance d\u2019une anse étranglée.30\u2014Réduction d\u2019un intestin gangrené ou soudé par des adhérences.Le secrétaire adjoint du Bureau Médical, J.-P.FOISY. NOUVELLES LES DOCTEURS ALBERT GUILBEAULT ET ARMAND FRAPPIER, À PARIS Le docteur Albert Guilbeault, chef du Service de Médecine des enfants, à l\u2019hôpital Notre-Dame, et chef du Service Médical de la Clinique du B.C.G, ainsi que le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et de Bactériologie de l\u2019Université de Montréal et directeur de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène, de la même université, ont été invités par l\u2019Institut Pasteur à représenter officiellement le Canada au premier Congrès International du B.C.G.qui doit se tenir à Paris du 18 au 23 juin.Les docteurs Albert Guilbeault et Armand Frap- pier présenteront les résultats obtenus à leur clinique montréalaise antituberculeuse, après treize ans.Le congrès de Paris a pour but de réunir toutes les observations au sujet du B.C.G.faites dans les différents pays du monde.Il va sans dire que la clinique montréalaise\u2019 du B.C.G.est la seule de son genre en Amérique du Nord.En plus d\u2019assister aux séances tenues à l\u2019Institut Pasteur, les membres du Congrès International visiteront Lille, où ils célèbreront le cinquantième anniversaire de l\u2019Institut Pasteur à cet endroit, fondation due au docteur Calmette et où il a fait les premières expériences du B.C.G.Le Congrès International du B.C.G.se tiendra sous le patronage du Président de la République Française et des membres du gouvernement.Le Président actif en sera le docteur Jacques Tréfouel, directeur de l\u2019Institut Pasteur de Paris.Le docteur Camille Gué- rin, un des initiateurs de la découverte du B.C.Gen sera le Président honoraire.+ + CONGRÈS, À BOSTON, DE L'\u2019AMERICAN UROLOGICAL ASSOCIATION\u201d La quarante-troisième assemblée annuelle de l\u2019« American Urological Association » eut lieu à Boston, à lhôtel Statler, du 17 au 20 mai.Des communications très nombreuses y ont été présentées.Parmi les plus remarquables, on signale le travail du docteur Terence Millen, de Londres, sur la technique qu\u2019il a décrite de la « prostatectomie rétro-pubienne ».Le docteur Jean Charbonneau, de Montréal, était au nombre des congressistes.DÉCORATION AU DOCTEUR GEORGES PRÉFONTAINE La Société Nationale d\u2019Acclimatation et de Protection de la Nature, une des sociétés scientifiques françaises les mieux connues, vient d\u2019accorder la grande médaille Isidore Geoffroy St-Hilaire au docteur Georges Préfontaine, directeur de l\u2019Institut de biologie générale et de zoologie de l\u2019Université de Montréal.ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE CONTRE LE CANCER Le 20 mai 1948, se tint, à l\u2019hôtel Laurentien, la deuxième assemblée de la division du Québec de la Société Canadienne contre le Cancer.À cette occasion se tinrent les élections dont voici les résultats: La société demeure sous le patronage de sir Eugène Fiset, lieutenant-gouverneur de la province, et de l\u2019honorable Maurice Duplessis, premier ministre du Québec.Présidents: M.le juge en chef Albert Sévigny et le docteur Jonathan C.Meakins; vice-présidents: M.Elliott M.Little et le brigadier Marcel Noël; trésorier: M.W.H.Collie.Conseillers honoraires: M.John Bassett, Mme L.de Beaubien, M.Henry G.Birks, M.Samuel Bronf- man, le Rév.Philip Carrington, M.Norman J.Dawes, le Très Rév.John Dion, M.Victor M.Drury, le Dr Edmond Dubé, l\u2019hon.Charles Dunning, M.P.Dupuis, l\u2019hon.P.-R.Du Tremblay, l\u2019hon.Wilfrid Gagnon, le Dr Léon Gérin-Lajoie, Mme R.G.Gilbride, le Dr F.Cyril James, M.Frederick Johnson, Mgr O.Mau- rault, M.J.W.McConnell, H.Herber, W.Molson, I\u2019hon.Jacob Nicol, 'hon.Albini Paquette, Mgr F.Vandry, M.Arthur B.Wood.Médecins-conseils: les docteurs W.A.G.Bauld, David Berger, Jean Bouchard, Paul Brodeur, H.L.Dawson, Origéne Dufresne, J.Grégoire, Adélard Groulx, M.R.Stalker, J.Kaufman, J.W.McKay, 8.Jamieson Martin, Jacques Olivier, Léo Payeur, Carle- ton B.Pierce, James Quintin et Louis-Charles Si- mard.Comité de direction: le lt-col.L.-J.-A.Amyot, le Dr Louis Berger, M.Bernard Couvrette, M.W.G.S.Cowie, Mme J.DeLalanne, M.D.D.Forrest, M. NOUVELLES 745 Philip S.Gregory, M.Mittle, M.R.Kane, Mme E.P.Larkin, le Dr Meakins, le brigadier Noël, le Dr Pierce, M.Thomas Maher, M.Gaston Pratte, lhon.juge Sévigny, le Dr Louis-Charles Simard, le major-général T.-L.Tremblay, le Dr Charles Vézina, le Dr I.M.Rabinovitch, I\u2019hon.Marc Trudel, Mme H.E.Vautelet, M.Percy W.Ward.+ + LE DOCTEUR J.-A.BAUDOIN, DÉLÉGUÉ À PARIS Le docteur J-A.Baudoin, professeur honoraire d'hygiène à l\u2019Université de Montréal, a été choisi comme délégué canadien par l\u2019Institut Pasteur de Paris, au Congrès International du B.C.G.qui doit se tenir, à Paris, en juin.+ + ÉLECTION DU DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD Le docteur Louis-Charles Simard vient d\u2019être élu président de l\u2019Institut National du Cancer du Canada.T1 succède au docteur Richards, de Toronto.+ + BOURSE OCTROYÉE AU DOCTEUR ANTONIO CANTERO La « Cancer Research Society », de Montréal, vient de décerner une bourse d\u2019un montant appréciable au docteur Antonio Cantero pour ses études expérimentales sur le cancer.Le docteur Antonio Cantero poursuit, depuis de nombreuses années, des recherches tout à fait originales sur le cancer.dans les laboratoires de l\u2019Université de Montréal.+ + SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'OUTAOUAIS Le 29 avril 1948, la Société Médicale de l\u2019Outa- ouais a tenu, sous la présidence du docteur Ephrem Perras, de Hull, une journée médicale à Hawkes- bury, Ont., dont voici le programme: Séance du matin: sous la présidence du Dr A.Perrier «Acide folique et acides aminés en thérapeutique.» \u2014 Dr L.Roussel (Ottawa) ; «L\u2019or et les vitamines D en thérapeutique.» \u2014 Dr L.-P.Mantha (Ottawa) ; « Syphilis et pénicilline, à l\u2019heure actuelle.» \u2014 Dr A.Lacourciére (Hull); «Thérapeutique de l\u2019œil» \u2014 Dr J.-L.Coupal (Ottawa).Deumème partie : sous la présidence du Dr Lafrance (Hawkesbury) « Maladies constitutionnelles, en clientèle générale.» \u2014 Dr L.-H.Gariépy (Montréal).Séance de l\u2019après-midi: sous la présidence du Dr Beaudin (Hawkesbury) «Fonctions rénales.» \u2014 Dr E.Gaulin (Ottawa) ; «Greffe.» \u2014 Dr A.Larocque (Ottawa) ; « Tuberculose et streptomycine.» \u2014 Dr P.Paris (Hull) ; « Maladies rhumatismales \u2014 nouveautés, thérapeutique.» \u2014 Dr Titley (Eastview).Deuxième partie: sous la présidence du Dr Laviolette.«La chirurgie, à la campagne.» \u2014 Dr Charles Bohémier (Montréal).Les élections eurent lieu à la fin de la séance et donnèrent lieu au choix, comme président, du docteur Léopold Mantha, d'Ottawa.Le soir, la journée médicale se termina par un dîner de clôture au Century Inn, de Grenville.La causerie fut prononcée par le docteur Albert Jutras, chef du service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et vice- président de la Société Médicale de Montréal.Le docteur Jutras fut présenté par le docteur Bergeron et remercié par le docteur À.Perrier.ÉLECTIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le Conseil Médical de l\u2019hôpital Notre-Dame vient de tenir ses élections pour le terme qui commence.Le docteur J.-A.Rouleau, chef du Service de médecine, a été nommé président, et le docteur Albert Bertrand, chef du laboratoire, vice-président.Le docteur Bernard Baillargeon a été élu secrétaire.Les autres membres de l\u2019Exécutif du Conseil Médical sont les docteurs Albert DeGuise, Albéric Marin, Arthur Magnan, Louis-Charles Simard et Chs- Emile Grignon. 746 LE DOCTEUR JEAN-AUDETTE LAPOINTE, A NANTES Le docteur Jean-Audette Lapointe, de l'hôpital Sainte-Justine de Montréal, qui vient de réussir un cas de greffe de la cornée chez un enfant, est parti pour Nantes.en France.où il soumettra sa technique au docteur Sourdille qui a une très vaste expérience de cette \u2018opération.Le docteur Lapointe est également délégué de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.ee ++ UN ÉTUDIANT EN MÉDECINE, DÉLÉGUÉ À LONDRES Un étudiant en médecine de la Faculté de Montréal, Monsieur Gilles Bertrand, a été choisi comme délégué de l\u2019Université de Montréal, qu\u2019il représentera au Congrès International des Etudiants en médecine qui doit se tenir en Angleterre, l\u2019été prochain.Les séences auront lieu à Londres, Oxford et Birmingham.ee ++ RÉUNION DES ANATOMO-PATHOLOGIS- TES, \u2018À QUÉBEC L'assemblée annuelle de l\u2019Association des anatomo- pathologistes de la province de Québec eut lieu en la Vieille Capitale, les 21 et 22 mai.La réunion se tint sous la présidence du docteur Louis Berger, professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université Laval de Québec.De nombreux anatomo-pathologistes de la province d'Ontario vinrent s\u2019unir à leurs confrères de la province de Québec à l\u2019occasion de ces assises scientifiques.Des communications du plus grand intérêt ont été présentées.Lors de la dernière réunion eurent lieu les élections de l\u2019association.Il nous fait plaisir de mentionner que le docteur Louis-Charles Simard a été élu président de l\u2019Association des anatomo-pathologistes pour l\u2019année qui commence et que le docteur J.-Luc Riopelle a été choisi comme secrétaire.+\u2014e- ++ MÉDECIN DE MONTRÉAL, HONORÉ À WASHINGTON A la 104e réunion annuelle de l\u2019« American Psychiatric Association 9, en congrès en l\u2019hôtel Statler, a Washington, le docteur J.-E.-Alexandre Marcotte, de Montréal, a été accepté dans les rangs de l\u2019association.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 LE DOCTEUR JUTRAS, ÉLU VICE-PRÉSIDENT DE L'UMFIA Nous apprenons que l\u2019Union Médicale Latine, mieux connue sous l\u2019abréviation de l\u2019UMFIA, vient de faire le choix de son bureau d\u2019administration pour 1948.Le docteur Albert Jutras, de Montréal, a été choisi comme vice-président étranger.Le docteur Adélard Tétreault, des 'Trois-Rivières, est également représentant du Canada au Bureau d\u2019administration de l\u2019Union Médicale Latine.DÉLÉGUÉS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTRÉAL Les professeurs Pierre Masson et Hans Selye ont été nommés délégués officiels de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, lors des congrès scientifiques qui se tiendront en Europe au cours des mois de juin et juillet.4 4 CONGRÈS DES PSYCHIATRES, À MONTRÉAL, L'AN PROCHAIN L\u2019Association américaine des Psychiatres se réunira à Montréal pour son congrès, en mai 1949.Le nombre des congressistes venant de l'extérieur sera d\u2019environ 3,000.Cette association est la plus ancienne société du genre sur le continent nord-américain et tient présentement son 104e congrès à Washington.DES RELIGIEUSES DE FRANCE DIRIGERONT L'HÔPITAL DE MONT-LAURIER Les Sœurs Marianites de Sainte-Croix viendront prendre la direction et l\u2019administration du nouvel hôpital dont sera dotée la ville de Mont-Laurier.L\u2019honorable Albini Paquette a fait voter par l\u2019Assemblée législative, à la dernière session, un crédit de plusieurs centaines de milliers de dollars pour la construction de cette institution.+ + AU CONGRÈS MÉDICAL DE WASHINGTON Trois savants du Canada sont au nombre des spécialistes invités par le gouvernement américain NOUVELLES à présenter des communications au 4e Congrès International de Médecine tropicale et de malaria, dont les assises se tiennent à Washington.Ce sont les docteurs A.H.Rhodes et C.Evan Rooyen, virologues de l\u2019Université de Toronto, et le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de microbiologie et de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, spécialiste de la tuberculose expérimentale.Le docteur Frappier a présenté l\u2019une des plus importantes communications de sa carrière, sur le sujet épineux du B.C.G., dans laquelle il a exposé le résultat de plus de quinze ans d\u2019expérimentation et d\u2019observations cliniques.Le docteur K.Birkhang, de Bergen, Norvège, a commenté les données du docteur Frappier.Le docteur Frappier et le docteur Roland Guy ont présenté un exhibit scientifique sur la « Contribution du Canada à la vaccination par le B.C.G.», qui est l\u2019un des plus achalandés.Il est question que des congrès nationaux américains retiennent cet exhibit.LA VILLE DE MONTRÉAL INTENSIFIE LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE Les autorités municipales viennent d\u2019annoncer que sur la recommandation du docteur Adélard Groulx, une section spécialement destinée à combattre la tuberculose a été constituée à la division des maladies contagieuses, au Service de Santé de la Cité de Montréal.C\u2019est le docteur Léo Ladouceur qui devient le premier surintendant de la nouvelle section et il aura pour assistant le docteur J.-M.Filiatrault.Tous deux, depuis plusieurs années, se sont spécialisés, à la division des maladies contagieuses, au service municipal de Santé, dans la lutte contre la tuberculose.\u2014ee LE DOCTEUR ALBERT BERTRAND, À L'HONNEUR Par ordre du Conseil, en date du 16 avril 1948, le docteur Albert Bertrand, professeur à l\u2019Université \u201cde Montréal et chef du laboratoire de bactériologie à l\u2019hôpital Notre-Dame, a été nommé membre du Conseil National des Recherches du Canada.e-e- DEUX DOYENS REELUS A L'UNIVERSITE LAVAL Le docteur Adrien Pouliot a été réélu doyen de la faculté des sciences de Laval, fonction qu\u2019il occupe 747 depuis 1939; le docteur Charles Vézina a été, lui aussi, réélu doyen de la Faculté de Médecine, poste auquel il avait été appelé en 1940.ee ++ CONFÉRENCES DU DOCTEUR NELLES SILVERTHORNE La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal recevait, dernièrement, le docteur Nelles Silver- thorne, professeur agrégé à la chaire de Pédiatrie à l\u2019Université de Toronto.Ce dernier a traité les deux sujets suivants: Jeudi, le 20 mai 1948 \u2014 «Les méningites», à lhôpital Sainte-Justine.Vendredi, le 21 mai 1948 \u2014 « La poliomyélite 9, l\u2019hôpital Sainte-Justine également.0s + + RÉUNION ANNUELLE DES TECHNICIENS EN RAYONS X Les techniciens en rayons X tenaient, le 8 mai, en lhôpital Saint-Jean-de-Dieu, leur réunion annuelle.La conférence fut donnée par le docteur J.-Panet Raymond, médecin de cette institution.2e SÉANCE D'ÉTUDE À L'HÔPITAL SAINTE- JUSTINE L'hôpital Sainte-Justine tenait, samedi le ler mai, à 10 heures a.m., une séance d\u2019étude avec présentation de malades.Etaient au programme: Docteur C.-H.Trudeau \u2014 «La gale: aspect social \u2014 aspect médical »; Docteur Paul Martin \u2014 « Morphologie de la fibrose kystique du pancréas » ; Docteur J-Alcide Martel \u2014 «Nanisme myxoédé- mateux » ; Docteur Edouard Lortie \u2014 «L'emploi du Vine- thène comme anesthésique ».+ + HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ADRIEN PLOUFFE Le docteur Adrien Plouffe a été récemment élu membre de la Société Royale du Canada dans la section des lettres.Le docteur Adrien Plouffe est bien connu pour ses écrits dans nos journaux quotidiens et pour son volume Hygie contre Vénus. 748 CHAIRE DE PHYSIOLOGIE, OUVERTE Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient de déclarer ouverte, pour la nomination d\u2019un titulaire, la chaire de physiologie.Ceux qui désirent poser leur candidature à ce poste de titulaire sont tenus de le faire par écrit avant le 31 mai 1948.Le règlement qui indique les conditions de nomination à ce poste sera fourni par le chef du secrétariat de la Faculté.La demande des candidats doit être adressée à Monsieur le docteur Edmond Dubé, doyen de la Faculté, avant l\u2019expiration du délai indiqué, soit le 31 mai 1948.ee ++ COURS DONNÉS PAR LE DOCTEUR MORRIS J.NICHOLSON Le docteur Morris J.Nicholson, de la Clinique Lahey, de Boston, donnait, aux dates suivantes, sous les auspices conjointes du Département d\u2019Anesthésie de l\u2019Université McGill et de la Société Canadienne des Anesthésistes, division de Québec, deux cours ainsi intitulés: « Anesthesia for Thyroid Surgery» \u2014 26 avril, à l'immeuble Ciba; «Cardiac Emergencies in the Operating Room » \u2014 28 avril \u2014 Morris J.Nicholson, M.D., a lhôpital Saint-Luc.ee ++ RÉUNION, À SAINT-LUC, DES ANESTHÉSISTES La section d\u2019anesthésie de la « Montreal Medico- Chirurgical Society » présenta les conférenciers suivants à sa séance du 28 avril, qui se tint à l'hôpital Saint-Luc: Dr W.Bourne \u2014 «A.S.A.Kansas City Meeting» et «Cas intéressants», sous la direction du docteur W.Tremblay.2-e- + ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'INSTITUT BRUCHÉSI «Si la lutte antituberculeuse, à l\u2019avant-garde de laquelle se trouve l\u2019Institut Bruchési, complète lentement son cycle pour atteindre des résultats vraiment appréciables, il n\u2019en demeure pas moins que nous ne pouvons nous charger, en entier, de l\u2019éducation populaire, qui reste toujours indispensable.J\u2019estime que la vaccination par le B.C.G.devra deve- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 nir générale pour tous les nouveau-nés et pour tous ceux qui ne réagiront pas positivement à la tuberculine.Le médecin de famille devrait se préoccuper de vacciner enfants et adolescents de sa clientèle.La méthode en est tellement simple qu\u2019elle pourra entrer dans sa pratique courante.» Voilà ce que déclarait le docteur J.-A.Jarry, directeur médical de l\u2019Institut Bruchési, à l\u2019assemblée annuelle de cette institution, en ajoutant que, dans la même ligne de conduite, il est, nécessaire de prendre le plus grand soin des enfants tuberculeux, chez qui l\u2019évolution de la maladie s\u2019opère quelquefois avec une rapidité foudroyante.A cette même réunion ont eu lieu les élections des divers bureaux.Le même conseil d\u2019administration a été réélu.Il se compose comme suit: président, le Dr J.-A.Jarry ; vice-président, M.Jean-C.Lallemand ; trésorier, M.J.-U.Boyer; secrétaire, M.Claude De- mers; directeurs, le Dr A.-M.Cholette, M.Eugène Doucet, le Dr Adélard Groulx, MM.Emile Massi- cotte, Jean-Marie Nadeau et Edouard Rinfret.e ee RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE CONTRE LE CANCER, EN L'HÔTEL LAURENTIEN La réunion annuelle de la Société Canadienne contre le Cancer, division du Québec, avait lieu le 20 mai 1948, en la salle des conférences de l\u2019hôtel Laurentien, à Montréal.Le conférencier fut le docteur O.H.Warwick, diplômé de la Faculté de Médecine de l\u2019Université McGill, membre du personnel enseignant de cette institution et membre du personnel médical de l'hôpital Royal Victoria, qui vient d\u2019être nommé directeur conjoint de l\u2019Institut National du Cancer et de la Société Canadienne contre le Cancer.Cette nomination a été annoncée par le docteur Louis-Charles Simard, président nouvellement élu de l\u2019Institut, et le docteur T.C.Routley, président du comité de direction de la Société Canadienne contre le Cancer.Un film traitant des problèmes quotidiens du cancer dans des milliers de familles du continent nord-américain fut également montré.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal tenait, le mercredi 12 mai, à 4 heures p.m., au Salon York de l\u2019hôtel Windsor, une séance régulière, sous la présidence du docteur Edouard Desjardins. NOUVELLES Les communications furent les suivantes: « Myxoliposarcome de la loge graisseuse du rein » \u2014 docteur Aimé Laplante; « Les possibilités et les limites du chirurgien dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle » \u2014 docteur G.-Etienne Cartier ; « Prolapsus du rectum » \u2014 Dr J.-Ernest Cabana.+ + CONGRÈS DE L'ASSOCIATION CANADIENNE ANTITUBERCULEUSE Le 48e Congrès de l\u2019Association Canadienne Anti- tuberculeuse- a été tenu à Ottawa, au Château Laurier, les 27, 28 et 29 mai et réunissait environ 125 phtisiologues de toutes les provinces.Le docteur Roland Desmeules, surintendant médical de l\u2019hôpital Laval, dirigea la première partie du congrès et céda ensuite la place, le soir du 28, au docteur Bruce H.Hopkins, de Kingston, Ont.La première journée fut marquée par des réunions de l\u2019exécutif, avec déjeuner officiel et réception.Le 28, il v eut deux séances générales, suivies d\u2019une réception et du dîner annuel, et le 29 fut consacré à deux séances cliniques.Au dîner annuel, l'invité d'honneur fut le docteur J.H.Harley Williams, de Londres, secrétaire général de l\u2019Association nationale pour la prévention de la tuberculose.Lors des séances générales, les principaux sujets traités étaient: le diagnostic précoce de la tuberculose \u2014 Dr E.L.Ross, de Winnipeg, et Dr S.A.Holling, de Toronto; la réadaptation des tuberculeux \u2014 le major E.A.Dunlop, du ministére des affaires des anciens combattants, et M.T.A.J.Cun- nings, de Winnipeg; la vaccination par le BC.G.\u2014 Drs R.G.Ferguson et A.B.Simes, de Qu\u2019Apelle, Sask.Etaient également inscrits pour d\u2019autres travaux, à la 2e séance générale, le Dr W.H.Hatfield, de Vancouver: \u201cLe bacille tuberculeux est-il la cause première de la tuberculose?»; le docteur Normand H.Halkott, médecin conseil auprès de la commission canadienne des pensions: «Pleurésie avec épanchement chez des pensionnés de la seconde grande guerre»; le docteur K.F.Davis, de Weston, Ont: «La tuberculose rénale guérit-elle?».Une étude sur la streptomycothérapie au Canada (traitement par la streptomycine) occupa la première des séances cliniques du 22 mai.Les travaux étaient alors présentés par le docteur E.J.Lehman, d\u2019Ottawa, les docteurs J.-A.Couillard et H.Gauthier, du sanatorium de Mont-Joli, le docteur A.L.Paine, de Mi- 749 nette, Man, le docteur J.E.Hiltz, de Kentville, N.-E., les docteurs Ruben Laurier et Léo Lynch, de Montréal, le docteur H.Meltzer, d\u2019Edmonton, et le docteur W.H.Hatfield, de Vancouver.Au programme de la 2ème séance clinique: « Etude sur la fonction pulmonaire par l\u2019oxymètre Milli- ken» \u2014 Dr John C.Douglas, de London, Ont.; «Le pneumothorax extrapleural» \u2014 docteurs Geo.Deshaies, Gérard Rolland et B.-G.Bégin, de Montréal; «Recours à la thoracoplastie du type Semb dans la tuberculose du sommet» \u2014 docteur E.-D.Gagnon, de Weston, Ont.; «La vitamine D2 dans le traitement de diverses formes de tuberculose non- cutanée » \u2014 docteurs R.Desmeules, L.Rousseau, P.Richard et C.-H.Dorval, de l\u2019hôpital Laval, Québec; «La tuberculose du crâne» \u2014 Dr D.B.Ait- chison, de Hamilton.PREMIÈRE CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA POLIOMYÉLITE 12 - 17 juillet Cette conférence sera tenue à New-York.Vingt rapporteurs de réputation internationale y présenteront des travaux qui couvriront le champ entier des connaissances actuelles sur la poliomyélite.En voici la nomenclature: Dr Albert B.Sabin \u2014 Epidémiologie de la poliomyélite dans les différentes parties du Canada.Dr H.J.Seddom \u2014 Aspects économiques de la lutte contre la poliomyélite.Dr Irvine McQuarrie \u2014 L\u2019évolution des signes et symptômes.Dr David Budian \u2014 L\u2019anatomie pathologique.Dr Fritz Buchthal \u2014 Physiopathologie.Dr John A.Anderson \u2014 Diagnostic et traitement.Dr E.T.Bell \u2014 Lésions pathologiques évolutives.Dr Arthur L.Watkins \u2014 Incapacités évolutives.Dr Ralph R.Ghormley \u2014 Déformations évolutives.Dr W.T.Green \u2014 Traitement durant la convalescence.Dr J.S.Barr \u2014 Traitement durant les stades tardifs.Dr K.T.Neubuerger \u2014 L\u2019anatomie pathologique des formes bulbaires.Dr A.B.Baker \u2014 Diagnostic de la forme bulbaire.Dr James L.Wilson \u2014 \"Traitement de la forme bulbaire.Dr Isabel M.Morgan \u2014 Mécanisme de l\u2019immunité dans la poliomyélite. 750 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Dr John R.Paul \u2014 Les virus immunogènes et tuberculeux, parce que l\u2019image radiographique démon- autres types de la poliomyélite.Dr Raymond N.Belter \u2014 Chimiothérapie expérimentale.Dr Joseph G.Molner \u2014 Mesures d'hygiène publique.Dr C.W.Munger \u2014 Hospitalisation des poliomyélitiques.Elizabeth P.Rice \u2014 od ov INSTITUT BRUCHESI Rapport triennal.J'ai bien l\u2019honneur de vous présenter le rapport triennal des activités de l\u2019Institut Bruchési, dans ses cliniques centrales et ses succursales, pour les années 1945, 46 et 47.Les rapports des années passées mentionnaient deux problèmes importants: le manque de lits d'hôpital et l\u2019exiguïté de nos locaux.Cette situation est bien malheureuse parce qu\u2019elle retardera pendant plusieurs années encore, l\u2019efficacité de la lutte contre la tubereu- lose, de même que l\u2019état de nos locaux, impropres au travail, empêche de donner le plein rendement de nos activités et éloigne sûrement des consultants.Inutile cependant d\u2019y revenir, il nous suffit maintenant de patienter.D'ici quelques mois le nombre des lits sera augmenté, dans une proportion très appréciable, par la construction du nouveau sanatorium des Sœurs de la Miséricorde et par l\u2019agrandissement de l'hôpital du Sacré-Cœur.Bientôt aussi nous espérons - voir s\u2019élever les assises du nouvel immeuble de l\u2019Institut Bruchési.Nous pouvons dire, avec raison, que le temps est à l\u2019optimisme.L\u2019organisation antituberculeuse complète son cycle, lentement mais sûrement, pour couronner le travail entrepris depuis bientôt quarante ans.Déjà nous constatons une descente, continuelle et appréciable, du taux de la mortalité tuberculeuse.Il ne faut pas oublier que nous sommes partis de loin.En 1910 le taux était de 210 par 100,000.Il est aujourd\u2019hui de 52.En même temps la mortalité diminue et la contamination s\u2019avère moins massive.Nous atteignons aux mêmes résultats qu\u2019obtenaient après le même temps les pays dont l\u2019organisation antituberculeuse est presque parfaite.Plusieurs années avant la guerre de 39, nous rapportions déjà la diminution considérable des grands tuberculeux: le dépistage intensif et le diagnostic précoce en étaient les principaux facteurs.Aujour- d\u2019hui, beaucoup de ceux que nous diagnostiquons tre des modifications pathologiques, sont au travail et nous n\u2019avons pas de raison pour les en empêcher, s\u2019ils demeurent sous la surveillance du médecin.Autrefois, ces cas-là n\u2019existaient qu\u2019en petite minorité.La contamination tuberculeuse révélée chez les enfants par la réaction tuberculinique a longtemps été presque générale dans les cas de contact.Sur un relevé de 36,000 réactions contrôlées, nous avons pu noter la diminution de la contamination, par périodes quinquennales de 1933 à 1947.C\u2019est un résultat vraiment imposant, non pas seulement à cause de la diminution des contacts, mais parce qu\u2019en même temps le nombre des non contaminés a augmenté.Nous constatons aussi que le nombre des adultes ne réagissant pas à la tuberculine, est aujourd\u2019hui plus grand, alors que c\u2019était autrefois l\u2019inverse.Cependant, cette amélioration de la situation n\u2019est pas sans créer un danger assez sérieux, d\u2019autant plus peut-être qu\u2019on y songe moins.Ces enfants et ces adolescents qui n\u2019ont pas d\u2019allergie tuberculeuse acquise peuvent rencontrer, à un certain moment, une contamination assez intense pour provoquer chez eux, une tuberculose, grave d\u2019emblée.Aussi la lutte antituberculeuse qui vise à réduire le nombre des tuberculeux, doit veiller aujourd\u2019hui à ce qu\u2019aucune personne ne demeure anergique.Il faut rendre hommage au grand Calmette qui eut l\u2019intuition scientifique que la défense contre la tuberculose aurait besoin, dans l\u2019avenir, d\u2019un moyen artificiel et comme sur demande, de créer une allergie inoffensive et efficace, chez les adultes comme chez les enfants.L'heure du vaccin B.C.G.est arrivée.Nous l\u2019avons employé à Montréal depuis 1925, pour la prémunition des nouveaux-nés, et nous devons bien connaître qu\u2019il a aidé à la diminution du nombre des tuberculeux; aujourd\u2019hui, c\u2019est également pour la défense des jeunes enfants et des adolescents, contre la contamination tardive, qu\u2019il faut l\u2019appliquer.L'organisation défensive contre la tuberculose doit admettre ce procédé à l\u2019égal du dépistage et du diagnostic précoces, à l\u2019égal de la prophylaxie en milieu contaminé, à l\u2019égal du traitement sanatorial et du traitement pour le pneumothorax.Il a la même importance.\u2019 Nous sommes amenés là par le développement de notre action et par le succès de notre travail.C\u2019est done de bon augure; mais nous avons maintenant l\u2019obligation de mettre ce moyen en œuvre de la manière la plus large possible, si nous ne voulons pas compromettre les bons résultats acquis par des épidémies de tuberculose qui pourraient être désastreuses.D'ailleurs la méthode nouvelle par scarifications nous permet de l\u2019ajouter aux fonctions de nos clini- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 ques, sans grave inconvénient, pour le moment.Pourtant nous ne pouvons nous charger, en entier, de l\u2019éducation populaire qu\u2019il est indispensable de faire pour tirer profit de cette nouvelle prophylaxie.J\u2019estime que la vaccination par le B.C.G.devra devenir générale pour tous les nouveaux-nés et pour tous ceux qui ne réagiront pas positivement à la tuberculine.Le médecin de famille devrait se préoc- euper de vacciner enfants et adolescents de sa clientèle.La méthode en est tellement simple qu\u2019elle pourra entrer dans sa pratique courante.Dans la même ligne de conduite il est nécessaire de prendre grand soin des -enfants tuberculeux.Autrement l\u2019évolution de la maladie s\u2019opère assez rapidement dans ces petits organismes.Souvent, après une sorte de sommeil de la lésion, le réveil soudain, à l\u2019âge de l\u2019adolescence, est dangereux.Nous avons déploré qu\u2019il n\u2019y ait point de lit d\u2019hôpital pour ces petits, parce que leur cas relève réellement d\u2019une cure sanatoriale.Nous sommes heureux d\u2019apprendre que le sympathique directeur du Service municipal de la Santé, entreprend des démarches pour mettre 200 lits à la disposition des petits tuberculeux.Nous remercions le Dr.Adélard Groulx de cette nouvelle manifestation de l\u2019intérêt qu\u2019il porte à la lutte antituberculeuse.J\u2019ai parlé d\u2019optimisme.Cette revue de la situation réjouira et encouragera tous ceux qui collaborent à la lutte, tous ceux qui s\u2019intéressent à nos travaux.L'aide du gouvernement provincial vient au moment opportun pour donner à notre armement antituberculeux toute l\u2019ampleur que nous réclamions.C\u2019est donc avec l\u2019assurance de la victoire que nous pouvons continuer la lutte, sans oublier cependant qu\u2019elle sera encore longue et qu\u2019elle ne cessera de réclamer le service personnel, à base de dévouement.La collaboration de tous les organismes sera toujours nécessaire.Nous n\u2019avons pas l\u2019outrecuidance de penser que les résultats heureux de la lutte contre la tuberculose sont dus à notre seule action.Il a fallu, pour obtenir ce succès, le travail généreux de toutes les organisations qui ont fait la lutte, dans le secteur particulier qu\u2019on leur a déterminé.Le ministère provincial de la santé, en établissant un plan d\u2019opérations et en finançant généreusement la coordination de tous les éléments, a permis d\u2019amplifier le travail et de l\u2019accomplir sans inquiétude.Le service de santé municipale et la division de la tuberculose ont donné un concours dont nous avons pu apprécier Popportunité et la valeur.La clinique Laurier a donné aux médecins une utile collaboration pour le diagnostic radiographique de leurs consultants.La ligue antituberculeuse de Montréal par ses campagnes de dépistage massif a aidé à découvrir les tuberculeux ignorés, pour les soigner et pour protéger leur entourage.751 Le Royal Edward Laurentian Hospital a pris une part généreuse au fardeau commun et, comme l\u2019Institut Bruchési, a défendu bravement son secteur.La clinique du B.C.G.et les divers organismes de revaccination ont assuré une prophylaxie véritable, dans les familles tuberculeuses.Ils ont le champ ouvert à d\u2019autres réalisations, pour protéger les adolescents et les adultes.\u2018 Le Service provincial de Placement Familial a fait, dans son rayon d\u2019action, une œuvre excellente de prophylaxie.Il a permis à certains enfants, de familles tuberculeuses, de refaire ou d\u2019affermir une résistance physique déficiente ou affaiblie.Dans un secteur identique, les Camps de Santé Bruchési, ont accompli un utile travail.De tous les enfants qui y ont fait des séjours, à peine 1% a développé plus tard une tuberculose ouverte.Si je cite en dernier lieu, les hôpitaux et les Sana ce n\u2019est pas que leur apport ait été le moindre.Bien au contraire, nous pouvons nous louer de leur efficacité dans le soin et dans le traitement des tuberculeux.D'ailleurs, souhaiter que le nombre des lits d'hôpital soit augmenté c\u2019est bien reconnaître leur valeur et leur nécessité dans la lutte contre la tuberculose.Il est réconfortant de constater que tant et de si excellentes organisations se dévouent à la lutte contre la tuberculose, pour améliorer les conditions de vie de notre peuple et relever le niveau de la santé publique.Dr.J.A.JARRY Président.Rapport des cliniques Nos Activités En présentant le rapport des activités de l\u2019Institut Bruchési, dans les cliniques du Centre et de ses deux succursales, il m\u2019a paru bon de donner une idée plus exacte du travail accompli en l\u2019illustrant au moyen de tableaux statistiques.Le rapport détaillé pour chacune des années 1945- 46-47.(Voir tableaux 1, 2, 3) ainsi que le tableau comparatif triennal (tableau 4) indiquent un léger fléchissement dans le nombre de nos consultants et de nos diagnostiqués tuberculeux.C\u2019est probablement l\u2019amorce d\u2019une stabilisation momentanée de notre travail de dépistage et de diagnostic.La dissémination de la tuberculose, maladie du peuple, dépend des conditions de sa vie et c\u2019est normal qu\u2019il puisse se produire des alternatives de hausse et de baisse dans le nombre de consultants comme il en existe dans la vie économique de la masse ouvrière.Le tableau des Statistiques de 20 années, (Tableau 5) de 1928 à 1948, par périodes quinquennales, établit plus régulièrement la marche de nos activités.D\u2019une année à l\u2019autre il peut y avoir des variations brus- 752 ques, en plus ou en moins, dont la cause n\u2019apparait pas toujours clairement, et qui s\u2019égalisent sur une période moyenne.Ains1, il est bon de noter que le nombre des décès tuberculeux a été de 5797 en 1946 au Canada, alors qu\u2019il avait été en 1945 de 5546, soit une différence de 251.De même le taux de la mortalité tuberculeuse était en 1946 de 47.3 alors qu\u2019il avait été de 45.8 en 1945.La tuberculose et la guerre.Un sixième tableau illustre quelques activités générales, pendant dix années consécutives, on pourra y constater l'influence du temps de guerre sur l\u2019intensité du dépistage et le grand nombre des tuberculeux découverts.Les grands mouvements de population exercent aussi une influence sur la dissémination tuberculeuse.L\u2019on sait, en effet, les dangers réels que courent des organismes préalablement non contaminés, quand ils viennent en contact avec des tuberculeux cracheurs de bacilles.Pendant les années de guerre, la population mouvante de la Métropole a été notablement accrue.Les besoins de l\u2019industrie ont attiré du fond des campagnes, hommes, femmes, jeunes filles qui, pour une grande part, n\u2019avaient eu aucun contact tuberculeux.Le phénomène ordinaire s\u2019est produit avec d\u2019autant plus de rapidité que le travail, dans les usines était plus prolongé, plus épuisant et plus insalubre et que les conditions de la vie, au dehors de l\u2019usine étaient plus anémiantes.L'oscillation du mouvement migratoire a, depuis, diminué d\u2019ampleur.La stabilisation revient peu à peu, également dans le mouvement des cliniques.Pour ce qui est du travail d\u2019un centre antituberculeux, c\u2019est une autre expérience, à côté de celle de la crise du chômage et de celle de la guerre, que nous allons subir.Expérience assurément intéressante, puisqu\u2019elle se fera dans des conditions différentes, avec un armement plus complet et une avance importante dans la lutte contre la tuberculose.Le désir de nos consultants.Les examens médicaux sont aujourd\u2019hui plus minutieux et plus longs, parce que nous savons qu\u2019il est de notre devoir d\u2019employer tous les moyens que la science met à notre disposition pour examiner nos consultants.Nous sommes loin de bouder ces progrès qui aident à accomplir plus parfaitement notre tâche.Mais nous savons aussi que nous n\u2019avons pas à suivre à l\u2019aveugle la tendance nouvelle, trop répan- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 due, à simplifier à l\u2019extrême une opération qui n\u2019est ni mécanique, ni répétée en série.Nous devons faire œuvre médicale.Le consultant qui se présente à nos cliniques a certes confiance dans les moyens que nous employons, parce que l\u2019éducation leur a appris qu\u2019ils étaient nécessaires et de première valeur et qu\u2019une clinique qui se respecte, doit les utiliser.Mais l\u2019organe humain n\u2019est pas une pièce d\u2019acier dans laquelle on découvre ou non une «paille» et que l\u2019on juge bonne à usiner ou à rejeter.Nos consultants viennent demander l'avis des médecins.Et cet avis ne peut se baser que sur une observation objective quelques fois assez longue et sur des analyses de laboratoire toujours répétées.Nous tenons à conserver une méthode qui nous à donné et nous donne encore d\u2019excellents résultats, qui correspond aux désirs de nos consultants aussi bien qu\u2019à ceux des médecins de famille qui veulent bien diriger leurs clients à notre clinique, pour discuter leur diagnostic.Les rapports d\u2019examen envoyés aux médecins ont toujours été une grande part de nos soucis.La proportion des trois années dans le tableau No.1 montrera que nous désirons donner à nos collègues une collaboration aussi rapide qu\u2019utile.Nous leur avions promis cette collaboration en sollicitant la leur.Nous croyons n\u2019avoir pas manqué à notre promesse.Bazsse de la contagion.Le tableau No.7 a une importance démonstrative considérable.Nous avons fait un relevé de 36090 réactions tuberculiniques contrdlées, chez nos enfants, de 1933 à 1947.Nous avons ainsi le plaisir de constater que, par périodes quinquennales, le nombre des enfants répondant négativement à la réaction, a augmenté; ce qui signifie que la contamination diminue dans les familles.A la clinique centrale le pourcentage a passé de 53.88 à 40.à la clinique de l\u2019est, de 61.33 à 40.60 et à la clinique du Nord de 53.08 à 38.06.Cette évolution nous permet de croire que notre travail de prophylaxie n\u2019a pas été vain.Mais il en est une autre, déjà suffisamment visible pour qu\u2019on s\u2019y intéresse; c\u2019est la diminution du nombre des adolescents et des jeunes adultes de l\u2019un et l\u2019autre sexe qui ne répondent pas à la réaction tuberculinique.Evidemment c\u2019est aussi le signe de la baisse considérable de la tuberculose chez nous.Il ne faudrait pas s\u2019en surprendre si l\u2019on ne savait que cette absence d\u2019allergie tuberculeuse peut devenir un danger.Le vaccin B.C.G.C\u2019est pourquoi devant ces faits nous avons jugé nécessaire d'organiser dans nos cliniques la vaccination et la revaccination par le B.C.G.des enfants, des adolescents et des jeunes adultes non contaminés. NOUVELLES Cette innovation ne dépasse pas le cadre de nos fonctions, puisqu\u2019elle vise à multiplier la prophylaxie, première fonction d\u2019un centre antituberculeux.Nous l\u2019avons entreprise avec l\u2019espoir que les médecins de famille, considérant l\u2019extrême facilité de son emploi, en fassent un usage courant dans leur pratique.Du reste, il faudrait qu\u2019à l\u2019instar des cliniques, ils utilisent la réaction tuberculinique dans l\u2019examen des enfants et des adolescents de plus en plus, afin de retracer ceux qui seraient tout désignés pour cette vaccination.In Memorian Au cours des dernières années nous avons eu la douleur de perdre plusieurs de nos médecins: en 1946, le Dr.Auguste Desjardins, chef de service conjoint, à la clinique d\u2019oto-rhino-laryngologie: en 1947, le Dr L.Jutras, pendant plusieurs années chef au laboratoire, le Dr E.Verdon, chargé de la clinique des enfants, le Dr R.Geoffroy, chef de la, clinique succursale de I'Est et secrétaire de l\u2019Exécutif médical de l\u2019Institut Bruchési.Nous gardons de ces confrères disparus qui ont travaillé avec tant de dévouement à la lutte contre la tuberculose, un souvenir ému et reconnaissant.Nous consacrons quelques pages à leur mémoire.Parmi nos anciens, la mort a aussi promené sa faux: le Dr Geo.Mignault, qui fut avec nous dès les débuts de FInstitut Bruchési et qui ne nous quitta que pour prendre charge de la direction médicale de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur; le Dr Y.Laurier qui, avec nous, avait fait de la clinique pendant plusieurs années et était allé lui aussi poursuivre son travail au Sacré-Cœur.Au moment où je rappelle le souvenir de ces deux confrères, la mort vient de frapper mon très grand ami, le.Dr L.S.Verschelden.Il fut, lui aussi, un des pionniers de la clinique, un initiateur des traitements par le pneumothorax artificiel.Il avait pris, au milieu de nous, une place prépondérante et son départ comme chef de service au Sacré-Cœur a causé un grand vide dans nos rangs.Nous le revoyions toujours avec beaucoup de plaisir à Bruchési, où il avait laissé tant de bons souvenirs, pour présider aux examens universitaires.Non content de mettre à contribution sa science médicale pour le bien de nos malades, il ne se refusait jamais de prêter sa collaboration à l\u2019organisation des concerts, au bénéfice de l\u2019Institut, sa participation était toujours un gage de succès.La relève.Aux anciens succèdent les nouveaux.Nous avons modifié nos cadres et ajouté à notre personnel les Drs A.Jeannotte, P-H.Lavergne, P-E.Roy, R.Archambault et M.Lesage.Le Dr J.-C.Blais a été nommé chef de la clinique succursale de l'Est.753 Notre reconnaissance.Le travail que j'ai exposé dans ce rapport est l\u2019œuvre conjugée des Religieuses de la Providence, .des médecins de service, des Infirmières du Service Social, du personnel de la Radiographie et du Secrétariat.Il me fait plaisir de reconnaître l\u2019immense dette que l\u2019Institut Bruchési assume envers tous et chacun.Je les remercie de leur collaboration.L\u2019aide du Bureau d'administration de l\u2019Institut Bruchési nous a rendu facile l\u2019accomplissement de notre mission.- Je remercie nos directeurs et, en particulier, notre président, son Excellence Mgr Joseph Charbonneau, dont la bienfaisante influence nous a permis d\u2019envisager l\u2019avenir sans crainte.Je remercie également les postes radiophoniques et les journaux qui nous ont aidés à garder le contact extérieur avec la population de Montréal, dans nos campagnes d\u2019éducation, indispensables dans la lutte contre la tuberculose.Après 37 ans d'existence, au service de la santé publique, l\u2019Institut Bruchési a la conviction d'avoir joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la tuberculose et d\u2019être de plus en plus un organisme nécessaire.Dr J-A.JARRY, Directeur médical.+ + GRANDE DIMINUTION DES CAS DE DIPHTÉRIE Le Québec immunise contre la coqueluche et la diphtérie 95.2 p.c.des naissances vivantes.Dans les territoires desservis par les Unités sanitaires de la province, au cours de 1947, la proportion des enfants immunisés contre la diphtérie et la coqueluche a été de 95.2 pour cent des naissances vivantes de 1946, selon un relevé publié par le ministère de la Santé de la province.Il s\u2019agit ici des comtés desservis par les 62 Unités sanitaires de la province, territoires qui comptent une population globale de 2,211,117 âmes, sur une population totale de 3,730,000.Par conséquent, on ne doit pas oublier que ces chiffres ne comprennent pas les îles de Montréal et Jésus, ni les villes de Québec et de Sherbrooke.Dans les régions pourvues d\u2019Unités sanitaires, la morbidité par diphtérie a diminué sensiblement au cours des dernières années.La division d\u2019Epidémio- logie du ministère provincial de la Santé nous apprend en effet que les cas de diphtérie se répartissent comme suit dans les années 1945, 1946 et 1947: 754 931, 739 et 391, soit, en 1947, un taux de morbidité de 17.7 par cent mille de population (desservie).Comme nous n\u2019immunisions pas les enfants de moins de six mois, pour établir notre proportion d\u2019immunisés en 1947, nous avons tablé sur les naissances de 1946.Les naissances sont de 72,998 et les immunisations de 69,465 dans le territoire en question, ce qui donne une proportion de 95.2 pour cent.De plus, on a donné 49,672 injections de rappel pour protéger les enfants immunisés au cours des années antérieures.Neuf Unités sanitaires n\u2019ont pas eu un seul cas de diphtérie en 1947 et 35 Unités sur 62 ont eu un taux de morbidité inférieur à 10.0 par cent mille.On voit par là le travail important accompli par les hygiénistes du ministère de la Santé.De plus, comme l\u2019immunisation antidiphtérique est une vaccination associée, les enfants des territoires desservis par les Unités sanitaires sont en même temps protégés contre la coqueluche.+ + SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES Réunion, à Sherbrooke, le 12 juin 1948 8.30 à 9.00 a.m\u2014Inscription gratuite \u2014 Salle Mayfair, hôtel New Sherbrooke.9.30 a.m\u2014 Hôpital St-Vincent-de-Paul.Président : docteur Roméo Veilleux.Séance pratique \u2014 Salles d\u2019opérations.Les anesthésistes de Sherbrooke.11.00 a.m \u2014Démonstrations de techniques personnelles d\u2019anesthésie pour extraction dentaire.Docteur Moise Clermont, Montréal.12.30 p.m.\u2014Déjeuner gracieusement offert par les Révérendes Sœurs de l\u2019hôpital St-Vincent-de-Paul.2.00 p.m\u2014Hôtel-Dieu de Sherbrooke.Président: docteur Paul McMahon, Sherbrooke.Programme scientifique: a) Use and advantages of the Stethetron in Anesthesia.Docteur Rouville Lamy, Sherbrooke.b) Anesthésie trachiale chez les enfants.Docteur C.R.Stephen, Montréal.c) Mélange pentothal-curare pour amygdalectomie.Docteur F.Hudon, Québec.d) Cardiocirculatory Disturbances during Intra- thoracic Surgery.Docteur Charles A.Burstein, New-York.e) Round-table \u201ccurare\u201d.Docteur Griffith, docteur Rochette, docteur Cousineau, docteur Lé- garé, docteur Pasquet, docteur Stephen.6.00 p.m \u2014Cocktail au New Sherbrooke.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLtetin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1948 7.15 p.m.\u2014Banquet, au New Sherbrooke, gracieusement offert par la maison Abbott.Président: docteur Ovila Noël.Programme pour les dames 1.45-p.m\u2014 Départ du New Sherbrooke pour le lac North Hatley où les dames de Sherbrooke ont organisé une heure récréative et un thé au chalet du docteur Roméo Veilleux.6.00 p.m.\u2014Cocktail au New Sherbrooke.7.15 p.m.\u2014Banquet au New Sherbrooke.(Apres le banquet, la salle restera à la disposition des con- gressites.) + + CONFISCATION DE PRÈS DE 156,000 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES À LA CONSOMMATION Plus de 81,000 inspections sanitaires pendant 1947, Parmi les mesures d\u2019hygiène qui peuvent prévenir les épidémies, l\u2019inspection sanitaire occupe une place importante.C\u2019est pourquoi les inspecteurs du ministère de la Santé exercent une étroite surveillance sur les différents établissements de denrées alimentaires.D\u2019après le rapport annuel de la division des Unités sanitaires, il appert que les inspecteurs ont procédé à la visite*des établissements suivants: 2,495 boulangeries, 15,812 épiceries, 8.123 restaurants, 21,025 boucheries, 2,421 marchés publics; ils ont confisqué 149,981 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Leurs visites dans les maisons de produits laitiers les ont conduit dans des usines de pasteurisations, de laiteries publiques, des beurreries et des fromageries.Les inspections de ce chef atteignent 12,566 en 1947.Le nombre des visites d\u2019inspection faites dans les autres établissements publics depuis les aqueducs et les égouts jusqu'aux écoles, boutiques de barbiers, salles publiques de toutes sortes, hôtelleries, tavernes, ainsi que celui des visites touchant l\u2019approbation des emplacements, se chiffre à plus de 81,000.La propreté est un rempart contre la maladie.La ménagère, le boucher, le laitier, le restaurateur et en général tous ceux qui manipulent des denrées se doivent d\u2019aider aux autorités à assurer la salubrité publique.Il a fallu encore en 1947 supprimer plus de dix mille nuisances.Un peu plus de propreté aurait évité ces démarches indispensables à l\u2019hygiène publique. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuemIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XLI our e fraitement vy vueuse NEA CIE inale itée; enf| mmee ou ule eree [LT Fad ANT QU (140.7 Er ELL ~ TA PHOTOGR iy NUL DE UR 134 PO E STO DRATE-D un YL A NT COLLO de, DE CIDE CHLORHYDRIQ ULENCE che TINEUSE, \u2018UNE\u2019 COUCH EMT ECTRICE\u201d R LA.M Us YPEREMIE ERSHES HYPERCHLORHYD ULCERA Melon LE ) - ç.| ROUGIER FRÈRE 350 RUE LE MO YNE - MONTREAL ( Spécialités de prescripi dicale CE 756 Ce n\u2019est pas réclamer du luxe que de vouloir une maison confortable, une provision constante d\u2019eau pure et un tout à l\u2019égout, car ce sont là des choses indispensables au maintien de l'hygiène publique.surtout dans les quartiers surpeuplés de nos centres urbains et méme de nos villages depuis la guerre, car c\u2019est là que l\u2019insalubrité d\u2019un logement porte nécessairement préjudice aux logements environnants.+ + INSTITUT NATIONAL DU CANCER DU CANADA Le Conseil d\u2019administration de l\u2019Institut national du Cancer du Canada a annoncé le 26 avril que des subventions au montant de $166,000 avaient été accordées à 46 spécialistes des recherches sur le cancer dans divers centres du Canada.Deux ou trois demandes sont en suspens et on annoncera plus tard la décision prise à leur sujet.Voici la liste des titulaires et des laboratoires où ils exécutent leurs travaux: Dr J.C.Aldous, université Dalhousie, Halifax: Dr Helen I.Battle, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London: Dr R.W.Begg, université Dalhousie, Halifax; Drs C.H.Best et E.A.Sellers, université de Toronto; Dr C.J.Bishop, université Acadia, Wolfville, N-E.: Dr O.Bluh, université de la Colombie-Britannique, Vancouver ; Dr Fldon Boyd, université Queen's, Kingston; Dr A.W.A.Brown, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London; Dr R.K.Brown, université de l\u2019Alberta, Edmonton; Dr A.Cantero, université de Montréal ; Dr George Duff, université de Toronto ; Dr Lyman Duff, université McGill, Montréal: Dr K.C.Fisher, université de Toronto; Dr A.W.Ham, université de Toronto; Dr F.R.Hayes, université Dalhousie, Halifax; Dr M.M.Hoffman, université McGill.Montréal; Dr H.R.Jones, université de la Saskatchewan, Saskatoon; Drs W.V.Cone et J.Kershman, université McGill, Montréal: Dr B.N.Kropp, université Queen\u2019s, Kingston; Dr C-P.Leblond, université McGill, Montréal; Dr J.M.Lederman, université du Manitoba, Winnipeg; Dr Jeanne Manery, université de Toronto; Dr H.D.McEwen, université Queen\u2019s, Kingston; Dr A.F.McKay, université Queen\u2019s, Kingston; Dr D.A.McLarty, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London; Dr D.Nicholson, Winnipeg General Hospital; Dr R.L.Noble, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London; Dr R.Parker.Laboratoires Connaught, Toronto; Dr Dorothy Pelluet, université Dalhousie, Halifax; Dr J.H.Quastel, Hôpital Général de Montréal; Dr H.E.Rawlinson, université de l\u2019Alberta, Edmonton; Dr H.V.Rice, université du Manitoba, Winnipeg; Dr R.J.Rossiter, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario.London ; Dr R.B.Sandin, université de l\u2019Alberta, Edmonton; Dr Hans Selye, université de Montréal; Dr L.-C.Simard, hôpital Notre-Dame, Montréal; Dr C.E.van Rooyen, Laboratoires Connaught, Toronto; Dr O.H.Warwick, université McGill, Montréal; Dr J.K.Watson, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London, et Dr A.M.Wynne, université de Toronto.Des bourses de membres associés ont été décernées aux spécialistes suivants: Dr S.Albert, université McGill, Montréal; Dr W.B.Ayre, Boston; Dr L.C.Coleman, Sannichton, C.-B.; J.D.Hamilton, université de l\u2019Ouest d\u2019Ontario, London ; Dr D.W.A.Roberts, université de Toronto, et Dr R.C.Ross, université McGill, Montréal.+ + VOUS ÊTES INVITÉS Pour la première fois, cette année, un Salon des Beaux-Arts fera partie de la convention annuelle de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Cet événement, d\u2019un intérêt particulier pour les médecins canadiens-français, aura lieu les 6, 7, 8 et 9 septembre 1948, au Château Laurier, à Ottawa, sous les auspices de la maison Frank W.Horner Limited, de Montréal.Les membres du comité sont: le docteur Albert Jutras, président; les docteurs A.-L.Richard, Paul Dumas et Georges Manseau et M.D.B.Mahoney, secrétaire.L'exposition comprendra trois sections où des certificats de mérite seront distribués: 1.Peinture et arts graphiques \u2014 comprenant la peinture à l\u2019huile, à la tempéra, les aquarelles, dessins au fusain, pastels, eaux-fortes, etc.2.Photographie \u2014 limitée aux photographies en blanc et noir.3.Sculpture et arts mineurs \u2014 comprenant la sculpture proprement dite, la céramique, le cuir et les métaux repoussés, la tapisserie et le tissage, la reliure, etc.Il est temps de préparer les pièces d\u2019exhibition que vous exposerez en septembre prochain.Les formules d\u2019admission sont actuellement sous presse ; elles vous seront distribuées par le courrier d\u2019ici quelques jours.Ne manquez pas de compléter la vôtre et de nous la retourner le plus tôt possible.Nous communiquerons avec vous très prochainement en ce qui concerne l\u2019envoi de vos œuvres.D'ici là, nous comptons bien que beaucoup d\u2019entre vous nous aurons déjà retourné leurs formules d\u2019inscription. L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XLII Acides Aminés et Créatinine @ présentation @ formule Ampoules de 2 cc.Histidine chl.Cee en boites de 10 ampoules.Créatinine .Glycocolle .Méthyl Glycocolle 11 2\u20ac Méthyl N.Leucine L.Solution saccha Q.S.pour 1 cc.Préparée uniquement par les LABORATOIRES A.SAUVIN - PARIS - FRANCE Agents exclusifs pour le Canada: ' ANGLO-FRENCH DRUG CIE., LTÉE - - MONTREAL 0.0075 0.005 0.05 0.05 0.0075 758 APPEL EN FAVEUR DES CLINIQUES DE \\ PUÉRICULTURE L'importance indéniable des cliniques de puériculture vient d\u2019être mise en vedette par un hygiéniste du ministère de la Santé de la province de Québec: « Les mamans de nos villages, aussi bien que celles de nos campagnes, connaissent la clinique de puériculture, dit-il.Il est de toute importance que votre bébé y soit conduit, mesdames, le plus tôt possible après sa naissance; il ne faut pas attendre qu\u2019il ait atteint l\u2019âge de deux ou trois mois.Une grande sœur, une parente, une voisine charitable peut remplacer la maman si cette dernière se trouve dans l\u2019impossibilité de le faire.Une telle démarche a son utilité pour le régime diététique auquel vous devez astreindre votre enfant durant les semaines qui suivront.En effet, celles qui fréquentent régulièrement ces cliniques sont convaincues de la nécessité de L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 Bue A.M L FC.\u2014 - Monts éal, a : trouble pour les soins vite, il est plus fort, la jeune.mère a moine de à donner, car elle se rend compte qu\u2019une lmaentation bien rationnée, la régu- se larité dans les boires, font que le bébé est plus facile à élever, sa dentition se fait d\u2019une manière : plus régulière, en temps normal, sans incident mi accident.Le bébé marche plus à bonne heure avec { de belles jambes droites: les soins de propreté s\u2019imprègnent dans les habitudes de l\u2019enfant.Les maladies de l\u2019enfance sont plus rares, moins violentes, c\u2019est-à-dire que l\u2019enfant résiste mieux aux infections: enfin, l\u2019enfant grandit sans donner le moindre trouble à la maman.Malheureusement, il y a encore des mères de familles qui ne fréquentent pas la clinique de puériculture, soit par insouciance, par manque de compréhension ou pour scepticisme sur le bien que leurs enfants peuvent en retirer.« Mesdames, allez à la clinique régulièrement et dès le premier mois de votre bébé; vous n\u2019aurez alors qu\u2019à bénéficier de grands avantages.» CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur ; nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l'exactitude de Ja Viste d'inscription. & PS Lucas > \\gasS © rg ral Yo XO ky > 5 I Zi 2 2 2 SE 5 PAR Le 4 a oe a on oe Se i 7 2% ca 2 is 55 se ce an 52 2 5 GE oa 2 = Jr CC LIN OF 3 or FNC NCR SKC ei EN GAIN A \u2014\u2014\u2014\u2014\"¢ 77 OS 7% Ta ESTD 1879 po 2 5 ë 2 ee pe us Bromatol E.B.S.Se ee Each fluid ounce represents: 0 °dium Bromide Va 1 i lerian (odorless) 18 g 25 Otassium Citrate 40 8 2 skal EBS.- 20 min 7: x - oe! 65 t.Hyoscyamus LS Dose: 2 One to two teaspoonfuls .6 diluted three or four times ell Avy y.2 Dans er Sedative and Nerve Tonic > es Qoût Dromato Non-Depressant 5, es lle | 2 Jreable EXtraj de 2 ZA 2 > Û >» ela) Ori Ure| ; LU æ, es 7 et Im 2 2 cs, In ; Fa a yd LE a a aL CJ 7 2 2 27 5 a ES 7 ES 7 7 SE pe es 5 ih es % \u201c7 CS 2 7 Lr Xe 24 % i 57 A: 7 él 7 7 7% 4 ca Li 2 2 A 2 5 i: EE = 5 I i 22 2 CI Ge 22 FN 2 .a 7 CE oo i 2 LE SE Ci i 2 2 acs i Fe 7 7 7 ie 7 Zi GE Lr 74 ed dre 2 7 7 we 7 THE 12.13 Shurriews RTH CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA REVUE DES LIVRES KOLMER.\u2014 Clinical Diagnosis by Laboratory Examinations.\u2014 D.Appleton-Cen- tury Co., Inc, édit, New-York et Londres, 1944, «L'Union Médicale du Canada » vient de recevoir de la Maison Wilson-Lafleur la première édition revisée du livre de Kolmer: « Clinical Diagnosis by Laboratory Examinations ».Ce volume de 1100 pages constitue à notre avis le-meilleur ouvrage d\u2019ensemble offert jusqu\u2019ici au publie médical dans ce domaine.: Le médecin, le chirurgien ou le spécialiste y trouvera soit sous forme de tableaux, soit sous forme de chapitres distincts des notions succintes mais au point sur la physiologie de tel ou tel organe en particulier et sur la signification de telle ou telle épreuve chimique ou fonctionnelle déterminée.En outre une partie importante du travail est consacré à la technique, permettant ainsi à quiconque n\u2019est pas familier avec les épreuves de laboratoire d\u2019en connaître les grandes lignes et même d\u2019en exécuter un certain nombre sans trop de difficulté.En résumé c\u2019est le livre par excellence pour tout médecin qui veut être à la page et qui désire faire bénéficier ses patients de toutes les ressources dont disposent les laboratoires bien organisés.A.BERTRAND P.LOUYOT.\u2014 Le sel en biologie.Etude d'ensemble sur le chlorure de sodium en physiologie et en pathologie.Préface du professeur Leeper.Un volume de 254 pages.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1947.Le problème du sel en biologie est immense.La présence de ce minéral est nécessaire à tous les échanges biologiques accomplis entre les cellules, le milieu intérieur et l\u2019extérieur; autrement dit, dans toute circonstance phy- e © e + slologique ou pathologique, il est constamment en mouvement pour répondre ici ou là à l\u2019appel de telle ou telle nécessité.De plus, il ne se meut pas seul et se déplace en fonction de divers éléments, soit des diverses substances minérales ou organiques, soit plus spécialement de l\u2019eau.C\u2019est assez dire la complexité de son rôle, et nous sommes loins d\u2019en posséder toute la connaissance.Le but de l\u2019auteur a été de présenter une synthèse des connaissances actuelles sur le problème du métabolisme salin, synthèse étayée sur les publications contemporaines et sur les recherches qu\u2019il a poursuivies en clinique depuis de nombreuses années.Après un rappel des principales méthodes de dosages habituellement utilisées, sont envisagés l\u2019aspect analytique, puis la synthèse du métabolisme salin.La première partie concerne l\u2019organisme normale : 1° Le sel à l\u2019état statique, c\u2019est-à-dire son taux normal dans les humeurs et les tissus.2° Le sel à l\u2019état dynamique, c\u2019est-à-dire son rôle dans le fonctionnement des organes, tube digestif et rein principalement, et des échanges du milieu intérieur.Là deuxième partie concerne l\u2019organisme malade : les modifications apportées dans l\u2019équilibre et les échanges chlorurés dans les diverses maladies où elles ont été étudiées jusqu\u2019à présent.La troisième partie est un essai de synthèse générale du métabolisme du sel, d\u2019après les données de la clinique et de l\u2019expérimentation.La quatrième partie contient les déductions thérapeutiques découlant des conceptions pa- thogéniques actuelles et de l\u2019expérience acquise au lit du malade. \u201cLE FRÉNATEUR DU VAGUE\u201d ce 0 Chaque comprimé contient: CL INDICATIONS ., Maladies nerveuses, épilepsie, né- Boro-potassium tartrate .0.20 vrose, danse de St-Guy, convulsions.; Modérateur de l\u2019éréthisme nerveux.Phémobarbital .0.05 Traitement préventif du mal de Extrait de hyocyamus .0.005 mer, du mal d\u2019auto, du mal d\u2019avion.tly POSOLOGIE 1 3 3 comprimés par jour.PRESENTATION Tube de 20 comprimés.Flacon de 100 et 500 comprimés.Echantillon médical et documentation complète envoyés aux médecins sur demande.Préparé par les Laboratoires Mexvl, Genève, SUISSE.Représentants exclusifs pour HERDT & CHARTON, IN .2027.Ave.du Collége McGill Montréal 762 Jacques MAHAUX.\u2014 Essai de physiopathologie thyro-hypophysaire.Préface du professeur E.J.BIGWOOD.Un volume de 268 pages, avec 29 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1947.Les notions nouvelles que cette étude développe visent à «intégrer dans une conception cohérente, synthétique, la physiopathologie thyro-hypophysaire ».Certaines notions devenues classiques dans le domaine de la physio-pathologie thyroi- dienne ne sont en réalité que des hypothèses dont la vérification expérimentale n\u2019a jamais pu être fournie.À mesure que progressent les connaissances dans ce chapitre de la science médicale, on doit reconnaître que ces conceptions ne permettent plus de concevoir des mécanismes physiologiques et pathogéniques cohérents.Le fait est d\u2019autant plus surprenant que l\u2019hormones thyroïdienne s\u2019incrit parmi les premières sécrétions internes de nature protidique dont la structure chimique ait été bien connue.Il suffit de rappeler, pour se convaincre de l\u2019obscurité dont reste entourée l\u2019action physiologique de I\u2019hormone thyroïdienne, qu\u2019aucune conclusion nette ne s\u2019est dégagée jusqu\u2019ici des tentatives, cependant nombreuses, de vérification d\u2019une action périphérique, directe ou spécifique, de cette hormone sur les oxydations cellulaires.Le développement des connaissances concernant l\u2019hypophyse antérieure n\u2019a fait que jeter plus de confusion dans le domaine de ces idées courantes, dites « classiques ».J.Mahaux, frappé du manque de cohésion de ces données classiques, a repris cette étude à sa base en écartant les conceptions qui paraissent devenir de plus en plus stérilisantes.Il présente dans cet essai la synthèse des observations cliniques et expérimentales qui Pont amené à renoncer aux interprétations classiques orthodoxes.Son livre, s\u2019il peut heurter ce que la force de la tradition a fixé dans les esprits, est cependant l\u2019aboutissement de longues recherches, cliniques et expérimentales, poursuivies pendant plus de dix ans.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction \u2014 Historique et notions acquises.Objet de notre étude.Etudes expérimentales \u2014 Action de la thyréosti- muline chez l\u2019animal.\u2014 Ftudes cliniques \u2014 Maladie de Simmonds et thyroxinorésistance par insuffisance hypophysaire.Les signes pituito-diencéphaliques de l\u2019insuffisance thyroïdienne.Les signes pituito-dien- céphaliques de l\u2019aciomégalie ; de l\u2019hyperthyroïdie chronique.\u2014 Les crises hypothyroxinémiques aiguës des hyperthyroïdiens \u2014 La thyroïde du sujet normal au cours des infections, des traumatismes et des émotions.Les crises aiguës médicales des basedowiens.Les crises aiguës chirurgicales des hyperthyroïdiens.Observations et hypothèses concernant l\u2019éventualité de manifestations hypothyroxinémiques aiguës chez des sujets non hyperthyroïdiens.Le traitement des hyperthyroïdies par les sulfo-dérivés organiques thy- roinhibiteurs.L\u2019exophtalmie maligne des hyperthyroïdies réduites.Influence des variations de l\u2019imprégnation œstrinique sur le métabolisme basal et l\u2019activité thyroïdienne.Les mécanismes thyréorégu- lateurs.Pathogénie des hyperthyroïdies chroniques.\u2014 Conclusions générales.P.PETAT et G.BLANCHON.\u2014 Principes élémentaires de gymnastique corrective et de réadaptation aux activités physiques.Guide de l'instituteur et du moniteur pour l'enseignement de l'éducation physique aux groupes d'enfants déficients en milieu scolaire, et memento du professeur d'éducation physique.Deuxième édition.Un volume de 212 pages, avec 155 figures.\u2014 Amédée Legrand & Cie, édit, Paris, 1947.Les ouvrages qui traitent de la gymnastique de maintien sont généralement excellents, mais ne sont pas, à proprement parler, des «Manuels scolaires ».C\u2019est pour combler cette lacune que furent écrits Les principes élémentaires de gymmas- tique corrective et de réadaptation aux activités physiques.La première édition, rapidement épuisée, il apparut nécessaire, tout en conservant à ouvrage les caractères pratiques qui le distinguent, de l\u2019étoffer d\u2019exercices plus nombreux et de chapitres nouveaux permettant aux maîtres une vue plus étendue du problème. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XLV \u201cLE SUPER-CONCENTRÉ\u201d.Possédant néanmoins toutes les propriétés érythropoiétiques des préparations à base de foie relativement peu raffinées ANAHAEMIN B.D.H.(Extrait de foie injectable, 15 unités par cc.) @ Les principales indications de l\u2019Anahaemin B.D.H.sont le traitement de l\u2019anémie pernicieuse et autres anémies mégalocy- taires et la prévention de l\u2019éclosion de la dégénérescence combinée subaiguë de la moelle épinière, ainsi que la correction des symptômes remédiables de ce syndrome s\u2019il est déjà établi.@ Une troisième application importante de l\u2019Anahaemin B.D.H.est dans le traitement de la débilité, la perte de vigueur et la fatigabilité excessive.@ Pour ces trois indications, l\u2019Anahaemin B.D.H.ne le cède en rien aux produits hépatiques moins raffinés pour ce qui est de l\u2019efficacité, du volume, de la fréquence d\u2019administration et de l\u2019économie.Présentée en : ampoules de 1 ce.fioles de 15 cc.ampoules de 2 cc.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 764 Entièrement revue, corrigée et augmentée, cette deuxième édition met entre les mains des instituteurs, moniteurs et professeurs, un outil de travail sûr dont les enseignements, puisés aux meilleures sources et pétris au creuset de la pratique, rendront les services les plus grands à tous les éducateurs pour qui l\u2019éducation physique n\u2019est pas un vain mot.Table des matières Première partie: L'enfant déficient.Deuxième partie: Technique et pédagogie de la gymnastique préventive et corrective.Troisième partie: L\u2019exercice naturel chez les enfants déficients.Alex ALTER.\u2014 La condition du corps humain ou psychologie de la culture physique.\u2014 Amédée Legrand & Cie, éditeurs, Paris, 1947.La doctrine de la condition du corps humain, c\u2019est-à-dire l\u2019équilibre du corps projette un rayon de lumière jusque dans le tréfonds de notre vie où se révélera un champ illimité de possibilités et de notions nouvelles.Cette œuvre démontre clairement que l\u2019homme, dès son enfance, doit acquérir une technique corporelle spécifique: par cet art il pourra façonner lui-même sa forme physique et, en conséquence, plus ou moins son caractère.Cette technique permettra à l\u2019individu de prévenir et de corriger les conséquences dues à sa participation à la civilisation et, par suite, de traverser la vie en se jouant.L\u2019ouvrage décrit aussi la naissance, l\u2019existence (Da-Sein) d\u2019un homme-type nouveau, l\u2019identité des équilibres du corps et de Ame, le langage visible, l'importance de la solution du problème de l\u2019éducation du pied et de la gymnastique préventive.Il fait voir également la puissante influence tantôt bienfaisante, tantôt malfaisante du mouvement mécanique extérieur sur les états biologique et psychologique: de la coopéra- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 tion harmonieuse de ces facteurs dépend l\u2019unité (l\u2019ensemble) indivisible de l\u2019homme.On verra qu\u2019il est une erreur d\u2019imposer le sport comme moyen d\u2019éducation physique.Un bon musicien peut jouer piano et planissimo; mais le sport connaît seulement le mouvement forte et fortissimo, bien que l\u2019organisme humain est l\u2019instrument le plus délicat.L\u2019équilibre, c\u2019est la condition de la santé, de la beauté, de la vie pratique, du sport, de la danse, etc.Equilibrer c\u2019est éduquer, corriger, former, libérer, affiner, c\u2019est prévenir, guérir et ainsi améliorer la race.Car la vie est mouvement et le mouvement est la vie.Ebba CHAMPETIER DE RIBES.\u2014 Le mouvement, source de santé du corps et de l'esprit.Amédée Legrand & Cie, édit.Paris, 1947.Cet ouvrage répond à une attente, au moment où le problème de la santé physique et morale de la jeunesse devient d\u2019une urgence vitale.Il apporte des idées directrices susceptibles d\u2019aider dans leur tâche tous ceux qui ont une responsabilité dans la formation des jeunes: éducateurs, médecins, parents.Il présente une méthode préventive et corrective édifiée sur les données de la biologie, les enseignements de la psychologie et spécialement adaptée au besoin des jeunes.De nombreuses photographies et des dessins illustrent ce livre où la recherche de la santé va de pair avec celle de la beauté et de l\u2019intelligence.Léon VANNIER.\u2014 Les tuberculiniques et leur traitement homéopathique \u2014 étude clinique et thérapeutique.Un volume de 460 pages.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris, 1947.Dans un ouvrage documenté et enrichi de nombreuses observations, l\u2019auteur étudie les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XLVI Oo Nguent de dibucaine \"Ciba\" A DE MULTIPLES USAGES Nupercainal est un onguent contenant 1% de Nupercaine.Son action anesthésique de surface, plus intense et plus prolongée, permet de l'employer avec avantage comme pansement dans: COUPS DE SOLEIL \u2014 - BRULURES PIQURES D'INSECTES HERBE À LA PUCE HEMORROIDES \u2014 FISSURES ANALES ULCERES DU DECUBITUS DERMATITES RADIOLOGIQUES CREVASSES DU MAMELON Présentation: Tube de 1 once et pot de 1 lb.COMPAGNIE CIBA LIMITÉE *Nom déposé MONTREAL 766 maladies qui étaient autrefois considérées comme des « prédisposés », mais qui, en réalité, étaient déjà des porteurs de toxines tuberculiniques.La toxine précède le microbe, affirme Léon Vannier qui nous présente une étude clinique très précise des tuberculiniques.L\u2019exposé de leur thérapeutique comprend deux parties: l\u2019une homæopathique, indiquant d\u2019une façon détaillée les remèdes utiles (remèdes de fond, remèdes de drainage, remèdes d\u2019états aigus) ; l\u2019autre, isothérapique, présentant les indications des tuberculines diluées: sérum de Marmoreck, immum Rôsper de Spengler, bouillon filtré de Denys, T.K.et T.R.de Koch.Les rapports qui unissent les toxines diluées et les remèdes homœopathiques sont longuement étudiés et précisés.Le tuberculinique est un prédisposé qui doit être reconnu, traité et immunisé.La guérison des tuberculiniques entraîne fatalement la disparition de la tuberculose.Aussi le travail de Léon Vannier pourrait-il s\u2019intituler : Pour ne pas devenir tuberculeux.F.DUMAREST.\u2014 La vie hygiénique du tuberculeux.Ze Édition revue et corrigée.Un volume de 146 pages.\u2014 G.Doin & Cie, édit.Paris, 1947.Ce petit livre n\u2019est pas, comme pourraient le faire supposer son format et son titre, un catéchisme élémentaire à l\u2019usage des malades.Le médecin qui lui fera l\u2019honneur de le parcourir pourra en juger.Au malade, il apporte, avec les conseils qui lui permettront d\u2019organiser rationnellement sa cure, les directives qui s\u2019appliquent à son existence tout entière, individuelle, familiale et sociale.Durant toute sa vie, en effet, il lui faudra concilier les exigences de tous ordres qu\u2019elle impose, profession, résidence, famille, avec celles d\u2019un état de santé qu\u2019il est toujours prudent de ne pas considérer comme borné à un épisode passager.Le tuberculeux a besoin, non seulement d\u2019être aidé, mais encore d\u2019être protégé contre les illusions et les erreurs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 qui sont peut-être pour le malade chronique le danger le plus redoutable.Au médecin, il offre quelques idées générales empreintes d\u2019un éclectisme ennemi des systèmes et ami du bon sens, et qui résument l\u2019expérience d\u2019une longue carrière mise tout entière au service des tuberculeux.Une COMMISSION de la Société de Pédiatrie: R.Fabre, H.Grenet, J.Hallé, Ed.Lesné, L.Ribadeau-Dumas, L.Tixier, R.Turpin; rédigé par L.TURPIN.\u2014 Mémento de posologie et de thérapeutique infantiles.Un volume de 160 pages.\u2014 G.Doin & Cie et Masson & Cie, édit.Paris, 1947.La thérapeutique est l\u2019art de mettre au service de ceux qui réclament ses soins les méthodes de prophylaxie et de traitement qui dérivent de découvertes médicales.Ces découvertes, qui se succèdent à un rythme de plus en plus rapide, supportent l\u2019épreuve du temps avec une fortune inégale.Certaines en sortent grandies, d\u2019autres remaniées ou approfondies; beaucoup perdent rapidement une renommée passagère.Pour guider le médecin dans une pratique de plus en plus nuancée, pour l\u2019aider à se familiariser avec des méthodes modernes, sans oublier les méthodes anciennes, sélectionnées par l\u2019usage, une commission choisie par la Société de Pédiatrie de Paris a composé ce Mémento de Posologie et de Thérapeutique infantiles.Un premier chapitre présente sous fôrme de tableaux les doses usuelles limites des médicaments utilisés par le pédiatre.Les doses maximum sont indiquées quand il y a lieu ainsi que le mode d\u2019emploi.Elles correspondent aux doses qui figureront au tableau de Posologie infantile qui prendra place dans la prochaine édition du Codex.Deux périodes d\u2019âge sont considérées, de 0 à 30 mois, de 30 \u2018mois à 15 ans.Ce formulaire général est complété par un formulaire ophtalmologique, oto-rhino-laryn- gologique et dermatologique. sous forme liquide La mortalité chez les nouveaux-nés a accusé une tendance persistante à remonter,! ce qui peut \u2018être attribué en grande partie au fait que la diarrhée épidémique est si répandue chez les nouveaux-nés.\u201d?L\u2019encombrement des pouponnières des hôpitaux et le manque de personnel sont des facteurs con- tribuants importants, et tant que persisteront ces conditions résultant de la guerre, il y a lieu d\u2019insister tout particulièrement sur l\u2019importance d'isoler les petits malades et de les traiter promp- lement.La CREMOSUXIDINE, UN nouveau produit d\u2019une grande efficacité et d\u2019un goût agréable, mis au point par Sharp & Dohme, aide à enrayer la \u201cNom déposé de Sharp & Dohme 1.Frant, S., and Abrahamson, H.: Brennemann\u2019s Practice of Pediatrics, 1:28; 22, 1945.2.Blattner, R.J.: J.Pediatrics, 32:220, February, 1948.diarrhée, quelle qu\u2019en soit la cause.La CREMO- SUXIDINE est une suspension de succinylsulfathiazol (10 pour cent), pectine (1 pour cent) et kaolin (10 pour cent), aromatisée au chocolat et à la menthe, qui agit promptement pour donner de la consistance aux selles, éliminer les produits de putréfaction, réduire l\u2019inflammation par son action adoucissante et enrayer l\u2019infection bactérienne.Posologie: Adultes \u20142 à 3 cuillerées à soupe 4 fois par jour.Enfants et bébés\u2014réduire la dose proportionnellement.La CREMOSUXIDINE se vend en flacons de 16 onces.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.CREMOSUXIDINE 768 Un autre chapitre concerne l\u2019hydro-clima- tologie, un autre la physiothérapie.Enfin, le traitement d\u2019urgence des intoxications achève cet exposé dont le but est d\u2019aider le médecin dans sa, pratique de chaque jour.Dans l\u2019esprit de ceux qui le composérent, ce livre n\u2019est que le premier exemplaire d\u2019une publication qui devra, grâce à des refontes périodiques, suivre l\u2019évolution d\u2019une des branches les plus vivantes de la médecine.Robert DEBRÉ.\u2014 Polycories.Un volume de 126 pages, avec 27 figures.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris, 1947.Cette monographie contient une description clinique complète de la polycorie hépatique glycogénique et de la polycorie lipidique que l\u2019auteur a décrite avec Semelaigne.Les différentes épreuves de laboratoire sont exposées avec détails, ainsi que l\u2019évolution, encore mal connue de la maladie.À propos de la physiopathologie, toutes les hypothèses sont envisagées et l\u2019auteur conclut en faveur du rôle d\u2019une insuffisance hypophysaire portant sur l'hormone glycogénotrope, comme l\u2019a démontré sa collaboratrice, Mme Lamotte-Barrillon.A cet exposé sont jointes les études complètes sur les différentes polycories du cœur, des muscles, ete.,, sur la polycorie des enfants diabétiques et sur le problème des vomissements cycliques.Des indications thérapeutiques et une bibliographie complète et raisonnée terminent cette monographie.Pierre RIILANT.\u2014 Eléments de physiologie psychologique.Un volume de 218 pages, avec 60 figures.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1947.L\u2019appréciation objective du travail mental ou de l\u2019activité psychique d\u2019un homme ou d\u2019un animal doit actuellement être basée sur une connaissance aussi précise que possible des caractéristiques structurelles et fonctionnelles de l\u2019être vivant, et en particulier de son système nerveux et de ses organes senso- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 riels, ou d\u2019exploration des mondes intérieur et extérieur.L\u2019esprit n\u2019est en somme que l\u2019un des aspects de l\u2019activité de la matière vivante.Telle est l\u2019idée qui commande les recherches actuelles de la physiologie.Le physiologiste en effet, utilise de plus en plus l\u2019hypothèse d\u2019un déterminisme absolu, analogue à celui qui régit le monde inanimé, pour tenter de définir le comportement psychique.Il recherche dans les propriétés élémentaires des substances constituant l\u2019être vivant, et dans l\u2019interaction de celles-ci, toutes les possibilités qui donneront au fait physiologique et psychologique sa réalité, après leur interférence avec les propriétés actuelles ou passées du monde extérieur.L\u2019auteur évoque dans cet ouvrage quelques données physiologiques essentielles qui sont la base et le substrat des caractéristiques psychologiques de l\u2019être vivant.DIVISIONS DE L\u2019'OUVRAGE Introduction.L\u2019être vivant.L\u2019irritabilité.Le système nerveux.Le réflexe nerveux.Le réflexe nocicep- tif de flexion.Le réflexe myotatique d\u2019extension.Les réflexes spinaux.Les réflexes dépendant du prolongement intracrânien de la moelle.La conduction sensible et motrice dans la moelle et ses prolongements crâniens.Le thalamus.Les corps striés.Les formations sous-thalamiques.L\u2019hypothalamus.L\u2019hypophyse.Le cortex cérébral.La projection sensorielle.Les localisations motrices.Le cortex prémoteur.Le cervelet.La sensibilité et la motricité autonomes au niveau du cortex.L\u2019arc réflexe cortical.Le réflexe conditionnel: type Pavlov, chez l\u2019homme.La conscience.La transformation de la modification du monde extérieur en une activité corticale.La localisation de la conscience.L\u2019activité spontanée du cortex.L\u2019électroencéphalogramme et l\u2019électro-cortico- gramme.La liberté.Les bases physiologiques de l\u2019instinet.Conclusions générales.Robert DEBRÉ.\u2014 Le syndrome de diabète rénal avec rachitisme ostéomalacique incurable et troubles du développement chez l'enfant.Un volume de 66 pages, avec figures.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris, 1947.«Le syndrome du diabète rénal avec rachitisme ostéomalacique incurable et troubles du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 XLVHH TRAÎTEMENT NOUVEAU et MODERNE DE LA CERVICITE L'on connaît depuis longtemps l'efficacité du Sulfate de magnésie dans le traditionnel paquet humide (solution concentrée de sulfate de magnésie dans un mélange de glycérine et d'alcool).OSMOPAK est une pâte molle constituée de 58% de sulfate de magnésie et de 14% de benzo- caine, laquelle contient à son tour le sulfate de tétra-éthyl-diamino-triphényl-méthane (vert brillant), le tout incorporé dans une base hydro-soluble.L'on en a corrigé le pH de façon à ce qu'il se main- VIN L (TS tienne entre 4 et 5.LA TECHNIQUE DE CE TRAITEMENT EST SIMPLE On pratique un soigneux examen bimamuel, on introduit le spéculum et on nettoie le col.Déposer environ une demie once d'Osmopak sur un morceau d'ouate de 3 pouces par 6 que l'on roule serré et que l\u2019on attache au milieu par une ficelle de façon à ce qu\u2019il ait une longueur de 3 pouces.A l'aide d'une pince à pansement utérin, intro- RÉSUMÉ L'expérience a montré que le traitement 3 FOSMOPAK était particulièrement recommandable pour les patientes enceintes ou très nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation ou des mesures plus radicales sont contre- indiquées.1 \u2014 OSMOPAK est efficace dans le traitement des cervicites banales.duire le tampon à l'intérieur du spéculum et le 2 \u2014 I est un adjuvant utile de la cautérisation placer sur le col.du col.La ficelle doit sortir d'un pouce à l\u2019orifice de 3 \u2014 Il est d'emploi facile.© Vulve.ed | 4 | 4 \u2014 C'est un mode de traitement peu co (teux n conseille la patiente de retirer le tampon Ay .par simple traction sur la ficelle, au bout de 5H ne cause aucune gêne à la patiente.24 heures au minimum et de 48 heures au maxi- 6\u2014 ll n'entraîne aucune réaction douloureuse mum, ou en moyenne au bout de 36 heures.ou irritante.PRÉSENTATION en pots d'une livre et quart pour emploi au bureau.Nl LLY Lo Echantillon médical et documentation sur demande IRWIN NEISLER & CO.\u2014DECATUR, HERDT & CHARTON, MÉDICAMENTS DE MARQUE 2027, avenue du Collège McGill, Montréal ILLINOIS INC. 770 développement chez l\u2019enfant » connue également sous le nom de Syndrome de Toni-Debré- Fanconi fait l\u2019objet de la présente monographie.Celle-ci nous apporte un exposé complet, clinique et biologique, de ce syndrome nouvellement .découvert, dont les liens avec la cystinose sont discutés.À propos de la physiopathologie l\u2019auteur montre quels aperçus de pathologie générale peut découvrir le biologiste qui s\u2019intéresse à ces problèmes.Jean HUGUET.\u2014 La radiothérapie anti- inflammatoire.Un volume de 200 pages, avec figures.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris, 1947.C\u2019est le fruit de près de huit ans de travaux que l\u2019auteur apporte.Frappé par la fortune si variable de la rœntgenthérapie anti-inflammatoire suivant les époques, et par la diversité considérable des méthodes d\u2019application des différents auteurs, il a essayé de se rendre compte par lui-même.Après un bref historique, il étudie systématiquement, dans une première partie, appareil par appareil, les résultats de la rœntgenthérapie anti-inflammatoire d\u2019après les différents auteurs.Les deuxième, troisième et quatrième parties forment une œuvre entièrement originale basée sur 390 cas personnels de radiothérapie anti-inflammatoire, dont 250 de furoncles et anthrax.Pour ceux-ci, l\u2019auteur, dans une étude approfondie, examine tour à tour les résultats obtenus, la posologie, le mode d\u2019action clinique.Il passe ensuite aux autres cas d\u2019inflammation qu\u2019il a traités par les rayons: panaris, adénites, abcès et inflammations d\u2019autres organes ou tissus.Il en apporte les observations, en fait la critique et, dans chaque cas, expose la conduite pratique qu\u2019il préconise.Dans la dernière partie, l\u2019auteur essaie de préciser le mode d\u2019action de la radiothérapie anti-inflammatoire.Le livre se termine par une vue générale L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burieriy A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1948 de la question, donnant en quelques pages synthétiques tout l\u2019essentiel de l\u2019œuvre.Au lieu des notions vagues, fragmentaires, incoordonnées, souvent contradictoires que la plupart des médecins avaient sur le sujet, le livre apporte non seulement aux radiologistes, mais à tous les praticiens une base solide.«Il fixe pour plusieurs années l\u2019état de la question.» (G.Duhamel).Jean QUENU, directeur.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 Fascicule I \u2014 Un volume de 276 pages, avec 239 figures, dessinées d'après nature, par S.Dupret.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris, 1947.La nouvelle pratique chirurgicale dllustrée, dirigée par le professeur Quénu, fait suite à la Pratique chirurgicale allustrée qui a été dirigée successivement par Victor Pauchet, Th.de Martel et Jean Quénu, et qui a compris 25 fascicules (dont les 21 premiers sont épuisés).Cette Nouvelle pratique chirurgicale sera rédigée dans le méme sens et sous la méme forme que l\u2019ancienne.Sommaire du Fascicule I Amputation abdomino-périnéale du rectum, pour cancer (J.Quénu).\u2014 Radiothérapie du cancer du col utérin (J.Pierquin et G.Richard).\u2014 Hystéropexie isthmique et appendicectomie (J.Quénu).\u2014 La voie d\u2019abord vagino-périnéale dans la cure opératoire des fistules vésico-vaginales haut situées (R.Couvelaire).\u2014 Traitement des pseudarthroses de la diaphyse humérale (R.Merle d\u2019Aubi- gné).\u2014 Résection arthroplastique de la hanche pour coxarthrie (Paul Mathieu).\u2014 Ostéotomie intertrochantérienne pour pseudarthrose du col du fémur (R.Merle d\u2019Au- bigné).Ch.GUILBERT.\u2014 Technique d'irradiation de tumeurs malignes \u2014 Rœntgenthérapie, curiethérapie.Un volume de 300 pages, avec 45 figures.\u2014 G.Doin & Cie, édit.Paris, 1947.Dans ce travail, nous nous sommes efforcés de confronter toutes les techniques d\u2019irradia- 2,000,000,000 NE PEUVENT se tromper / 26.280 ONT DÉMONTRE LA VALEUR DE TAMPAX ! Deux milliards \u2014 tel est le nombre de tampons TAMPAX qui ont été achetés durant les quatorze dernières années.On pourrait aisément se contenter d\u2019un chiffre aussi astronomique pour établir l'immense faveur dont jouit le produit auprès des patientes.Mais on a tenu à se livrer'\u2018à une étude rigoureuse portant sur 2,000 cas, pendant une année entière (durant laquelle 36 femmes se sont servies du TAMPAX deux fois par jour, pendant toute l\u2019année, ce qui fait un total de 26,280 insertions) pour confirmer pleinement la sécurité et le confort assurés par TAMPAX.Tout au long de ce projet extraordinaire, des observations détaillées et continues ont été recueillies, notamment des biopsies vaginales, des déterminations du pH et du taux de glycogène, des études bactériologiques, des auscultations générales et de la région pelvienne.Ces observations ont permis de démontrer sans conteste possible que les tampons TAMPAX n\u2019irritent pas la muqueuse vaginale, n\u2019enrayent pas le flux menstruel \u2014 et ne causent ni érosion ni vaginite.On a pu, accessoirement, déterminer que les TAMPAX améliorent le psychisme de la femme à l\u2019égard de la menstruation et éliminent l\u2019odeur qu\u2019elle peut occasionner.Ces constatations probantes, corroborées par celles de nombreuses autorités ?» 3.*.5.$.T ne laissent plus le moindre doute sur la protection interne réalisée par TAmPAX, au bénéfice du confort et de la liberté de mouvement de la femme menstruée.Bibliographie: 1.West.J.Surg., Obst.& Gyn., 51: 150, 1943 J.A.M.A, 128: 490, 1945.Am.J.Obst.& Gynec., 48: 510, 1944.Am.J.Obst.& Gynec., 46: 259, 1943.Med.Rec., 155: 316, 1942.Med.Rec.& Ann., 35: 851, 1941.La protection menstruelle interne de choix .Clin.Med.& Surg., 46: 327, 1939.NO Oh NN >) © © 00 0 ¥ CONVALESCENÇEs ; Poux Tepas day Frege Agent Général _J.EDDE Ltée MONTREAL PANCRINOL Ampoules buvables 5 cc.TONI-PANCRINOL (Elixir, flacon 240 cc.) BOEUF Gratté J Un Nouveau produit AYLMER Enfants normaux Quand vous désirez une protéine de bœuf bien tolérée, facile à introduire dans l'alimentation du bébé normal qui commence à manger de la viande.Cas spéciaux Quand vous voulez la meilleure qualité, du bœuf sélectionné par le gouvernement, pour prescrire des régimes spéciaux \u2014 comme dans les affections intestinales ou pour les petits, souffrant d\u2019embarras gastriques.Enfants en convalescence Quand vous voulez du bœuf finement tamisé, beaucoup mieux qu'il n\u2019est possible de le faire à la maison, et qui sera facile à digérer par les enfants relevant de maladie ou après une intervention chirurgicale.Malades adultes Quand vous voulez du bœuf spécialement cuit et préparé pour vos malades adultes atteints d\u2019anémie, d\u2019ulcères peptiques, de côlite \u2014 ou en convalescence après opération buccale ou abdominale.Personnes ägées Quand vous voulez un mets au bœuf, facile à préparer et prêt à servir, approprié pour les malades âgés dont le système digestif est délicat.Les médecins trouveront le BŒUF GRATTÉ AYLMER supérieur \u2014 parce qu'il est tamisé plus finement qu\u2019on ne peut le faire à la maison \u2014 et cuit à la température voulue avec une petite quantité de farine (6.5%) qui y est ajoutée pour absorber et garder les jus maturels de viande.Un produit agréable et savoureux.Bien toléré.Economique \u2014 parce qu\u2019il élimine le gaspillage du bifteck préparé à la maison.BOEUF CRATTE ET DECRAISSE AVEC FARINE la saveur.POUR DES ÉCHANTILLONS GRATUITS .écrivez à Canadian Canners Ltd., Hamilton, Canads LES FUTURS CITOYENS DU CANADA MÉRITENT LA QUALITÉ AYLMER Le bœuf sélectionné par le gouvernement, gratté et tamisé, est cuit avec une petite quantité de farine afin d\u2019absorber et garder les jus de viande.Un soupçon de sel y est ajouté pour en rehausser PE EVE 2 Les sutures \u201cEthicon\u201d sont soumises a l\u2019épreuve du noeud au moyen du plan incliné.L\u2019aiguille enregistre les résultats sur un graphique.Des épreuves quotidiennes démontrent re fras Dote 21, t Test No.A/~245\"_ SUTURES 3 {RESPITE H Sue | ome | Tobe | westts | star.ere | Quentity (Dos), CEE I TR \u2019 Boquires hrurages ACTUAL STRETCH Lory Yee ren ens Type de graphique 1945 ACTUAL STRETCH Type de graphique 1947 Required Avoroges.Jo worm 8 Brig Puta PREUVE VISUELLE DE LA RESISTANCE SUPERIEURE DU NOUVEAU CATGUT PERFECTIONNE ETHICON Les lignes grasses horizontales au chiffre 3, indiquent les exigences de l\u2019U.S.P.pour la tension au noeud du catgut No 00, type qui ne peut être bouilli.Les courbes indiquent les points de rupture.La production courante de toutes les grosseurs est plus forte de 307.- « © fy [ \u2018 [AJ [A] que I\u2019Ethicon est plus forte de 30% L\u2019épreuve définitive de la résistance a la tension d\u2019une suture se produit juste au moment où vous faites le noeud! C\u2019est alors que la tension est la plus forte.À ce moment, l\u2019efficacité de la suture est particulièrement importante à la bonne marche de l\u2019opération.Les nouvelles sutures Ethicon \u201cBonded\u201d vous procurent une marge de sécurité plus grande que jamais.Elles sont de 30% plus fortes que les sutures précédemment mises sur le marché.Le nouveau procédé Ethicon contribue à l'obtention de cette résistance supérieure. LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 TORQUEMADA N'AURAIT PAS FAIT MIEUX! 1 MAGINE-T-ON soumettre un produit a 216 épreuves distinctes! C\u2019est pourtant par la que le Savon Ivory doit passer \u2014 pour s\u2019assurer qu\u2019il est a la hauteur des normes élevées de qualité, de pureté et de douceur adoptées par Ivory.Seuls des graisses et autres ingrédients de toute première qualité servent à fabriquer l\u2019Ivory.Il en résulte un savon pur et blanc, exempt de toute impureté ou de parfums forts, susceptibles d\u2019ir- 99%, pour cent Pur Il flotte FABRIQUE AU CANADA riter la peau des millions de bébés baignés à l\u2019Ivory chaque jour.Et les études qui se poursuivent dans Peau démontrent clairement les bienfaits de la douceur de l\u2019Ivory.Il n\u2019est donc pas étonnant que l\u2019Ivory soit devenu le type de la pureté et de la douceur pour des millions de mamans.et des milliers de médecins.Vous pouvez le recommander en toute confiance. Erreurs disparues et autres qui survivent Pr = = == = Ces Len = Au Siam, il y a bien longtemps, après la naissance de son premier enfant, la mère devait exposer alternativement son dos et son abdomen à la flamme pendant trente jours.On croyait que cette torture apaisait les dieux et évitait les conséquences les plus désastreuses pour la mère et pour l\u2019enfant.KENTVILLE + MONTREAL + HAMILTON e AMERICAN CAN COMPANY Aujourd'hui, un grand nombre de gens croient que s\u2019il y a de la rouille à l\u2019extérieur de la boîte, les aliments qu\u2019il y a à l\u2019intérieur sont contaminés.Ceci est une erreur.À moins que la rouille n\u2019ait percé le métal, le contenu de la boîte est parfaitement sûr et nourrissant.TORONTO + WINNIPEG + VANCOUVER AUCUN AUTRE RECIPIENT NE PROTEGE COMME LA BOITE METALLIQUE \u201cBien sur que je connais un aliment pour bebes, tres proteine et contenant peu de matières grasses!\u201d s\u2019exclama Elsie, la Vache Borden \u201cC\u2019est mon nouveau Dryco amélioré \u2014 un aliment à base de lait, scientifiquement flexible, uniquement conçu pour l\u2019alimentation infantile.\u201cDryco est fait avec du lait complet de qualité supérieure pulvérisé puis déshydraté et du lait écrémé sans aucune substance non lactée sauf de la provitamine À et de la vitamine D.\u201cLes formules standards de Dryco fournissent 40 % plus de protéines et 50% moins de matières grasses que les formules standards de lait ordinaire, et ont une bonne teneur en vitamines À, B1, B», et D et en sels minéraux importants.a sv YO ane vane apne RU NET WEIGHT 1 pouND OR 453 GRAMS Ve T PE HE ORIGINAL 0D \u201cDryco se dissout rapidement dans l\u2019eau chaude ou a?JATED INF ANT FO ef froide.Il peut être employé seul, avec un hydrate de FL Nae nt à carbone, avec du lait, ou avec du lait et un hydrate C worn ain man me : de carbone.\"THE COROEN COMPANY © (89 tes et (Da \u201c\u2019Tous les pharmaciens ont du Dryco ou peuvent s\u2019en procurer\u201d.Nouveau DRYCO Amélioré \u2014 aliment très protéiné \u2014 contenant peu de matières grasses \u2014 pour bébés Aliments Borden\u2019s pour Formules © Mull-Soy\u2014 aliment émulsifié, à base de fèves de soya © Lait Protéiné en Poudre Marque C.M.P.© Lait à l\u2019Acide Lactique en Poudre C.M.P.© Lait Evaporé Borden\u2019s © Klim\u2014Lait complet en Poudre THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Aliments pour Formules \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario De la documentation sera envoyée aux médecins, sur demande COLE 0p Nivelle les Sommets \u201c3 de la pes LA CLINIQUE* douleur spastique \u201c*=æ, CONFIRME PLEINEMENT ee LES OBSERVATIONS EXPÉRIMENTALES PROFENIL Raid .BE M 7 Lee RP A Zl rz WY pac iii ny.\u201d i \u20ac ] } Bis-gamma-phénylpropyléthylamine Adultes à 48 mar.\u2018 ANTISPASMODIQUE Supposttolres Enfants à 24 marf O° 10 base SYNTHÉTIQUE NOUVEAU NON NARCOTIQUE Quelle que soit la thérapeutique employée dans les affections gastro-intestinales ou des voies biliaires, il est toujours avantageux d'utiliser le Profénil, pour relâcher le spasme de la musculature lisse.(TRAME Comprimés dosés à 60 mar.du citrate Ampoules dosées à 45 mar.du chlorhydrate * The Review of Gastroenterology, vol.12, number 6, pages 436-439, Nov.-Dec.1945.Medical Times, vol.74, No 11, p.305, Nov.1946.EEE EE arta Up © © ic 1010 me wate, Monta Le Spencerflex pour Homme @ coordonne le support de l\u2019abdomen et celui du dos @ permet entière liberté d\u2019action @ protège toute cicatrice consécutive à une opération pratiquée haut dans l\u2019abdomen.Dessiné, taillé et fait individuellement pour chaque patient, ce support procure maîtrise du bassin, relèvement abdominal et liberté à l\u2019action musculaire.Il est sûr parce que fait de tissu qui ne s\u2019étire pas et ne cède pas, même sous une tension subite.Il est confortable parce que dessiné individuellement pour chaque patient.La largeur de la partie dorsale assure un support exceptionnel au dos.Il est léger, flexible \u2014 et ne met aucune pression sur les parties sensibles des hanches.Il se met et s'enlève ( SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED en un instant.n ( Rock Island, Québec.Pour atteindre une mar- \u2018 Aux Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.4e { chande de Supports Spen- ( En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, cer, consultez le bottin du Oxon.téléphone sous \u2018Corsetière | N Spencer\u201d ou écrivez-nous.( om .4060 440000 0 1 40 0 3 04 0 4 0 1 0 0 0 + M.D ( n « Rue LL.LL LL LA 4e aa da 4 AA a aa ea ea aa Là { ( { 151-6-48 SUPPORTS »vovover SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins EXCELLENT DANS L'ALIMENTATION INFANTILE LACTOCEN + EAU = FORMULE 1 c.à soupe rase 2 onces 2 onces liquides 40 calories 20 calories (environ) par once (env.) Publicité et mode d'emploi à la profession médicale exclusivement.Si vous désirez des renseignements sur le mode d\u2019emploi et des blocs-or- donnances, envoyez votre carte professionnelle a: Iq Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited, Montréal et Toronto.The CANADA STARCH CO, Ltd.Montréal Veuillez m'envoyer D CALCULATEUR [J Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\" (] TABLETTES DE FORMULES [OJ La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d [J La brochure: \u2018\u201c\u201cDEXTROSOL\u201d Nom .iia Sse 8 sae ss es es et ss ae esse ase sees UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour l\u2019alimentation des bébés Les sirops de maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.\u2018 Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.SIROP DE MAÏS \u201cCROWN BRAND\u201d et SIROP DE MAÏS \u201cLILY WHITE\u201d AUX MÉDECINS SEULEMENT Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on trouve ces deux célèbres sirops de maïs.un traité scientifique, sous forme de livret, sur l\u2019alimentation des enfants.des tablettes de formules at une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 LXXXI \"\u2014\" = f conte?IP R Oo F E XRAY?cournissant : e UNE TABLE D'EXAMEN RÉGULIÈRE e UNE UNITÉ RADIOGRAPHIQUE © UNE UNITÉ FLUOROSCOPIQUE e UN COMPARTIMENT À FILMS ET CASSETTES EN DÉMONSTRATION CHEZ i» CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée MONTREAL _ LES ALIMENTS POUR BÉBÉS AIDENT À PRÉVENIR LES TROUBLES DIGESTIFS En changeant la forme matérielle des aliments, le procédé breveté d\u2019homogénéisation Libby's leur donne une forme qui s'adapte à l'appareil digestif du bébé.Les sucs gastriques n'ont plus à briser les parois cellulaires des aliments et commencent immédiatement à assimiler les éléments nutritifs libérés.Le danger d'\u2019irritation gastro-intestinale provoquée par les fibres coriaces n'est plus à craindre, car elles sont pulvérisées par le procédé d'homogénéisation.Le système digestif du bébé demandant des aliments qui puissent se digérer avec le minimum d'effort, il s'ensuit que le procédé d\u2019homogénéisation de Libby's offre aux pédiatres une aide trés précieuse.Ces constatations, et dautres aussi importantes, sont contenues et discutées dans une série de bulletins résumant les essais faits dans les Laboratoires Killian.Les médecins et les pédiatres peuvent s\u2019en procurer des exemplaires en écrivant à Libbys, Chatham, Ontario.CELLULE NUTRITIVE AVANT L\u2019HOMOGE- NEISATION.A Noter que la substance nutritive est emmurée dans une enveloppe de cellulose indigeste que ne brise pas le tamisage.Les sucs ~ gastriques à l\u2019état latent de l'estomac du nourrisson ne peuvent pénétrer la paroi de cellulose, ce qui fait perdre la substance nutritive nécessaire.Des aliments non digérés s'engagent dans le gros intestin où ils peuvent fermenter et occasionner des troubles graves.parfaitement homogène.utilisation.Betteraves Courge Epinards Carottes Pois SEULS LES ALIMENTS LIBBYS POUR BÉBÉS SONT HOMOGÉNÉISÉS orge LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA, LIMITED, CHATHAM, ONTARIO L \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Pois, Carottes, épinards Légumes avec bœuf et orge Légumes avec bacon et CELLULE NUTRITIVE APRES L\u2019HOMOGE- NEISATION.A noter que l'enveloppe de cellulose indigeste a été brisée et uniformément dispersée.La substance nutritive a été libérée pour favoriser une digestion rapide.Le danger de troubles intestinaux causés par la fermentation d'aliments partiellement digérés est pratiquement éliminé, et le bébé reçoit plus de substances nutritives pour la même quantité d'aliments.LE PROCÉDÉ D\u2019HOMOGENEISATION DE LIBBY\u2019S BRISE les parois cellulaires, libère les éléments nutritifs et les disperse d'une façon PULVÉRISE les cellules indigestes et les fibres coriaces.EXPOSE les aliments à l\u2019action des sucs digestifs sur une surface considérablement accrue, et facilite ainsi la digestion.AUGMENTE la disponibilité de la teneur nutritive, facilitant de la sorte son Soupe aux légumes Soupe au foie Compote de pommes Pommes et pruneaux Pommes et abricots Pêches Pouding à la cossetarde MPI-48 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1948 Lunoltes.vuves ophlalimiques oO Examen de la vue Q ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ Dupuis Srènes MONTREAL LXXXIII CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.Pour réaliser une douce sensation subjective de confort oculaire L'EFFET des Solutions de drogues introduites dans le cul-de-sac conjonctival est modifié par plusieurs facteurs, parmi lesquels les trois suivants doivent être pris en considération : 1.La dilution immédiate de la solution par les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac.2.La précipitation de la drogue par les substances présentes dans les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac \u2014 ou sa combinaison chimique avec ces substances.Ce facteur est particulièrement important en présence d\u2019une sécrétion riche en albumine, ainsi qu\u2019en témoigne le précipité blanc d\u2019albuminate d'argent qui se forme lors de l'application de nitrate d'argent sur des paupières recouvertes d\u2019une sécrétion purulente.Cette combinaison rend naturellement inactive la majeure partie de la drogue.3.Le facteur le plus important de tous est la réaction du tissu et des larmes avec les solutions employées.Il a été démontré que la réaction des collyres d'usage courant est le principal facteur de l\u2019irritation ressentie lorsqu\u2019ils sont introduits dans le cul-de-sac.La réaction des solutions est beaucoup plus importante que leur pression osmotique.La réaction de la sécrétion conjonctivale normale correspond à un pH de 7.2 à 7.4.Dans certaines formes d\u2019irritation chronique ou de conjonctivite, le pH varie de 6.8 à 6.9.La simple instillation d\u2019un collyre à réaction alcaline suffit pour calmer les symptômes d'\u2019irritation.Une forme simple de solution tampon est un véhicule idéal pour les gouttes dans les yeux.Une solution alcaline est moins irritante et constitue un milieu convenable pour certaines drogues.Une simple solution tampon alcaline est un collyre non irritant qui convient bien pour nettoyer l'œil.À cause de son pH favorable, elle diminue le choc et augmente l\u2019efficacité.La Murine, collyre isotonique moderne, rencontre tous les desiderata précités.En outre, la Murine est isotonique avec les larmes, et c\u2019est vraiment une solution tamponnée.La formule de la Murine comprend les ingrédients suivants: Bicarbonate de Potassium, Borate de Potassium, Acide Borique, Chlorhydrate de Berbérine, Glycérine, Chlorhydrate d\u2019Hydrastine, « Merthiolate » (Ethyl Mercurisalicylate de Sodium, Lilly) 0.001 pour cent, en solution dans de l\u2019eau stérilisée.Tout cela contribue & faire de la Murine un produit doux et d\u2019une efficacité thérapeutique unique comme nettoyeur dans les irritations légères de ceil.THE MURINE COMPANY TORONTO, Ontario | médite probablement sur son ese régime alimentaire A PLUPART des médecins savent que, depuis plusieurs années, l\u2019Alimentation Infantile est l\u2019objet d\u2019études sérieuses dans les laboratoires et cuisines Heinz.Aucun détail n\u2019est trop minime pour être négligé par nos hommes qui surveillent la récolte des produits et leur livraison à nos cuisines en parfait état.Il y a certains produits dont la récolte doit être faite au moment exact où ils sont à leur mieux pour être préparés.Il s\u2019écoule très peu de temps entre l\u2019arrivée du produit cru et sa mise en boîte.L\u2019aliment est immédiatement lavé à fond, épluché et cuit.Grâce aux méthodes de cuisson employées, il est possible de conserver tous les jus des légumes, assu- FÉLICITATIONS AUX INFIRMIERES DE L'ORDRE DE VICTORIA rant ainsi le minimum de perte de sels minéraux, vitamines et autres éléments nutritifs.Lorsque les aliments sont suffisamment cuits, ils sont passés à travers des plaques finement perforées.Ceci se fait dans une atmosphère de vapeur pour empêcher encore davantage la perte de vitamines.De cette manière, le produit est toujours uniformément lisse et nourrissant.Ilya maintenant 25 variétés d\u2019Aliments pour Bébés et 15 variétés d\u2019Aliments pour Enfants sur la liste des produits Heinz.Les médecins ont donc un grand choix de Soupes, Viandes, Légumes, Fruits, Poudings et Desserts à recommander pour leurs petits patients.À L'OCCASION DE LEUR 50e ANNIVERSAIRE ALIMENTS HEINZ POUR BÉBÉS TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.XXXIX - XL American Can Co.00000000000 005000000000 LXXVII American Sterilizer Co.(Marchette orthopédique) LXIV Anglo-French Drug Co.(Bakolyse) .+++-+ +0 00000 00 XLII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine) .-.XIX Ayerst, McKenna & Harrison Ltée .++0000.XX Aylmer (Boeuf gratté) +000 00e see sea 000 LXXIV Bard-Parker Co.Inc.(Manches de bistouri B-P) .LXVI Barnes, Co.Ltd., A.C.(Argyrol) + +-., SULE V7) Tep tien, \u2019 h(d (TH TO/p 0.Esy, SIMPLE 65 m Rong CES + Cong, ang Ph VAD, 400 P.Por jo or leg kde) Là 14 pe TH ou Cap 0.Ey, AD, Up 2 NN Adops En 5 avec PHÉNOBARBITAL ë; (ly Ge INDICATION: PERTURBATIONS DE LA MENOPAUSE Posologie : Un 3 trois comprimés par jour.DESBERGERS tee ed as?\u201cbr ° soe vs \u201ceM I : : es OO BIOLOGISTES so FUMIS .PHARMACIENS À.- A eo MONTREAL une oo \u201c 8» ANADA J : : .: .0 .J "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.